07 septembre 2016

Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

ou

Le Précieux Sang et le Saints

 

« La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination ». (Saint Alphonse de Liguori)

 

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Huitième jour

Anges supérieurs et Anges inférieurs

 

Quand la sainte Ecriture parle des Anges, c'est par milliers et centaines et millions qu'elle indique leur nombre. Des milliers d'Anges, dit Daniel, exécutaient ses ordres, et un million assistaient devant lui ». Ces expressions signifient que le nombre des esprits célestes est incalculable. Ce serait donc la confusion dans le Ciel, si cette immense multitude était sans ordre. Mais, parmi les Anges comme parmi les hommes, il y a des degrés divers, c'est-à-dire des Anges qui administrent et des Anges qui sont administrés. Les Anges supérieurs, qui se tiennent plus près de Dieu communiquent aux Anges inférieurs les lumières et les ordres dont ceux-ci ont besoin pour bien remplir leurs fonctions spéciales. Avec quel bonheur et quelle docilité les Anges inférieurs reçoivent-ils ces communications des intelligences plus élevées ! Avec quelle charité, quel amour et zèle les Anges supérieurs communiquent-ils leur science !

Pourquoi commande-t-on et obéit-on si bien au Ciel ? C'est qu'il n'existe qu'une seule loi : la volonté divine, une seule ambition : l'accomplir fidèlement ; qu'un seul intérêt: procurer la gloire de Dieu. L'homme commande et obéit plus ou moins bien ou mal, selon qu'il recherche plus ou moins ou sa gloire ou celle de Dieu ; s'il cherche sa propre gloire, l'inférieur deviendra un marchepied que le supérieur foulera ; s'il cherche avant tout la gloire de Dieu, l'inférieur ne sera qu'un aide respecté et aimé, donné par Dieu pour le bien commun. Quant à l'inférieur, s'il recherche sa gloire, l'obéissance lui fera murmurer sans cesse, au moins dans le fond de son âme, le non serviam de l'ange déchu ; mais s'il ne considère son infériorité que dans l'ordre établi par la divine Providence, il comprendra qu'obéir à l'homme pour Dieu c'est servir Dieu, et, que servir Dieu, c'est régner.

O saints Anges, mettez la charité divine, c'est-à-dire l'amour de Dieu et du prochain, dans le cœur de ceux qui gouvernent et de ceux qui obéissent ; et bientôt tous comprendront que l'autorité de l'homme n'est rien autre chose que la volonté de Dieu manifestée à l'homme, comme elle l'est à l'Ange, c'est-à-dire par un de ses semblables. Aidez ceux qui commandent, aidez ceux qui obéissent, afin qu'un jour nous soyons tous, au pied du trône de Dieu, les serviteurs fidèles du Maître souverain de la terre et des cieux. Ainsi soit-il.

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Neuvième jour

L'Ange Gardien

 

Au moment de sa naissance, chaque créature humaine reçoit un Ange pour veiller sur elle et l'aider à parvenir à ses destinées éternelles ; c'est l'Ange Gardien. Saint Brunon de Segni enseigne que c'est à saint Michel qu'incombe le devoir de choisir l'Ange Gardien de chaque âme.

« Leurs Anges, a dit Notre Seigneur, voient sans cesse la face de mon Père qui est dans le ciel ». Et le psalmiste chante : « Dieu a ordonné à ses Anges d'avoir soin de vous et de vous garder dans toutes vos voies, de peur que votre pied ne heurte contre la pierre ». Et c'est en présence d'un aussi auguste témoin que nous ?faisons le mai !.. Au moins, à l'heure du péché, nous dérobons-nous aux regards de l'Ange et fuyons l'Envoyé céleste !..

Mais, où aller ?... car l'Ange Gardien est toujours avec nous ; il est toujours auprès de nous et la nuit et le jour. Ainsi que le dit saint Augustin : « Ses yeux sont sans cesse fixés sur nous et sur toutes nos œuvres ». O excessive bonté de Dieu envers l'homme ! O prodigalité du Précieux Sang ! Une goutte eût suffi pour racheter l'homme ; mais Jésus a voulu se créer le droit d'être prodigue d'excès d'amour envers sa créature privilégiée... et il a versé son Sang jusqu'à la dernière goutte !...

Seul, le Dieu capable de manifester ainsi son amour, a pu concevoir la pensée de confier à un Ange l'âme si extraordinairement aimée... Et ce Jésus, nous ne l'aimerions pas en retour ! Nous ne bénirions pas le Sang qui nous a acheté un Ange Gardien !... un ami Ange !

Ah ! oui, je l'aime mon Jésus ! je le bénis son Sang généreux ! Mais, mon bon Ange, mon Ange ami, aimons, bénissons de concert Jésus et son Sang ! Puisque vous êtes à moi, et que je suis à vous par et pour Jésus, ah ! Je vous en conjure, rendez efficaces, dans mon âme, les mérites infinis de son Sang Rédempteur. Ainsi soit-il.

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Dixième jour

L'Ange Conducteur

 

« Voici, dit le Seigneur, que j'envoie mon Ange, il marchera devant vous, vous protégera, il vous introduira dans le lieu que je vous ai préparé ».

Qu'il est difficile et dangereux le chemin qui conduit au ciel !... Que d'écueils sur cette mer du monde si fertile en tempêtes ! Comme il est puissant le monstre caché qui menace de submerger notre barque ! Mais l'Ange Gardien marche devant nous ; il nous protège, il nous défend, il lutte contre nos adversaires spirituels Si nous ne replions pas nos voiles ; si nous ne nous laissons pas glisser dans l'abîme ; si nous ne nous refusons pas à l'action du céleste pilote sous les auspices duquel nous avons levé l'ancre, notre frêle nacelle touchera le port ; elle abordera au rivage éternel !

Mon bon Ange Gardien, mon Ange conducteur, je vous en conjure, par le Précieux Sang que nous bénissons tous deux, prenez sous votre protection la plus efficace mon voyage vers l'éternité. Les flots de cette mer toujours en furie soulèvent souvent mon cœur, émoussent mon courage ! Au lieu de lutter avec plus d'énergie à ces heures dangereuses, hélas ! Vous le savez, souvent je dépose les rames, je cesse de regarder l'Etoile, de vous regarder, et je me laisse choir fatigué, ennuyé, dégoûté...

Dans ces moments d'accablement ah ! Je vous en supplie, cher Ange, libérez-moi de ma torpeur, en me parlant de Jésus et de la patrie. Si je demeure insensible, prenez-moi par la main ; si cela ne suffit pas, fixez-moi sous vos ailes, afin que je ne m'endorme pas un seul instant d'un sommeil de mort ; mais que, bientôt ranimé, je rame vigoureusement jusqu'à la Jérusalem céleste Ainsi soit-il.

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Onzième jour

Lucifer

 

« Je monterai dans le ciel, je placerai mon trône au-dessus des astres les plus élevés ».

Ainsi que nous l'avons dit ailleurs, l'orgueil s'introduisit au ciel de l'épreuve des premières créatures de Dieu. Volontairement admis dans le cœur de la troisième partie des Anges, il en fit des démons. Lucifer, le plus beau, le plus puissant de tous les Anges, leur chef aux jours de sa fidélité, un archi-Séraphin peut être, est devenu le chef des mauvais anges.

La Sainte Écriture lui donne plusieurs noms. Tantôt, elle l'appelle dragon, c'est-à-dire animal d'une forme épouvantable, d'une taille monstrueuse, d'une force égale à sa cruauté. Tantôt, elle l'appelle serpent, vieux serpent, à raison de sa ruse, de son venin, de sa puissance d'attraction ou de fascination. Le plus souvent il est appelé le diable, c'est-à-dire calomniateur, le Père du mensonge. On le nomme aussi Satan, c'est-à-dire ennemi Juré, ennemi implacable de Dieu et des hommes. Satan ! Voilà le chef d'oeuvre du péché ! Voila ce que c'est que de perdre Dieu !!

Satan apparut un jour à sainte Colette sous la forme d'un lion rugissant. En l'apercevant, elle lui dit ! « Ah ! Misérable ! Qui a perdu Dieu, retire-toi d'ici ». Le démon lui répondit : « Sais-tu bien ce que tu dis, petite créature ? Sais-tu bien ce que c'est que d'avoir perdu Dieu ? Avoir perdu Dieu ! répétait-il en frémissant, avoir perdu Dieu ! Nulle intelligence créée ne peut comprendre l'étendue de ce malheur irréparable : avoir perdu Dieu, c'est être exclu de tout bien, de toute félicité, puisque toute félicité est en lui. La peine du feu n'est rien en comparaison de la perte de Dieu ». « Et ce qui fait l'enfer de l'enfer, s'écria la Sainte, c'est qu'il durera toute l'éternité ». « Éternité ! Éternité ! Éternité ! répéta Satan avec un cri capable de fendre les pierres, si les chrétiens le comprenaient, nous ne réussirions jamais à leur faire perdre Dieu ». Ces paroles prouvent que le père du mensonge fait une terrible expérience de la peine du dam, puisqu'elle lui arrache des vérités dont la connais,sance nous est si utile.

Saint Michel Archange et vous tous saints Anges, nous vous en conjurons, par le Précieux Sang de Notre Seigneur Jésus-Christ, obtenez-nous la science profonde, intime, de tout le mal que comportent ces mots : « perdre Dieu pour l'éternité », afin que jamais plus nous ne nous exposions a un aussi épouvantable malheur. Ainsi soit-il.

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Douzième jour

Les Dons naturels des Démons

 

De même que les hommes, après avoir perdu la vie de la grâce, n'en conservent pas moins toutes leurs qualités humaines, ainsi les mauvais anges n'ont rien perdu de leurs dons naturels par leur chute.

Ils possèdent donc encore cette agilité, cette subtilité qui les rendent présents en un clin d'oeil et à volonté aux endroits les plus opposés de l'espace ; cette force extraordinaire que leur rendrait facile, selon saint Thomas, de soulever le poids énorme de la terre ; et, selon Bossuet, « cette action vive et vigoureuse, cet esprit délicat et ces vastes connaissances dont Dieu les dota en les créant ». « Les démon, dit l'abbé Soyer, ne peuvent se tromper en aucune science ; il n'y a, pour eux, d'erreur possible que dans les choses de l'ordre surnaturel ».

Concluons de là que la science la plus élevée, l'esprit le plus vaste, le génie le plus sublime, que tous les dons naturels, en un mot, sont fort peu de chose en eux-mêmes, puisque Dieu les laisse à ses plus grands ennemis. Hélas ! L'expérience prouve que ces dons sont même très dangereux, quand ils ne sont pas accompagnés d'humilité !.. En lisant cette réflexion, quel est celui qui ne se rappelle un génie tombé ?...

Périsse tout don extérieur qui m'entraînerait vers l'orgueil, ô mon Dieu !.. Anges de l'Humilité, vous qui, seuls, êtes demeurés fidèles, je vous en conjure, offrez à Dieu mon âme et mon corps, et obtenez que j'estime de préférence tout ce qui, en eux, m'abaisse. Que je rapetisse, me détruit, afin que, recouvert du Sang divin, mon néant germe l'humble vertu qui produit la gloire éternelle. Ainsi soit-il.

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Treizième jour

L'habitation des Démons

 

" Michel combattit avec ses Anges, dit l'Ecriture, et le dragon fut précipité sur la terre ». Suivant la doctrine de saint Pierre et de saint Paul, les démons habitent la terre et l'enfer. Voici comment saint Thomas explique la chose :

« La Providence conduit l'homme à sa fin de deux manières : directement, en le portant au bien : c'est le ministère des bons Anges ; indirectement, en l'exerçant h la lutte contre le mal. Il convenait que cette seconde manière de procurer le bien de l'homme fut confiée aux mauvais anges, afin qu'ils ne fussent pas entièrement inutiles à l'ordre général. De là, pour eux (d'ici à la fin du monde), deux lieux de tourments : l'un, à raison de leur faute, c'est l'enfer ; l'autre, à raison de l'exercice qu'ils doivent donner à l'homme, c'est l'atmosphère ténébreuse qui nous environne... »

Quel spectacle ! Les démons toujours en contact avec l'homme, luttant toujours contre l'homme ! Cette condition, que nous devons subir, prouve que l'homme aussi doit gagner sa couronne. Jésus, par l'effusion de son Sang, a rétabli l'humanité dans ses droits à l'héritage du royaume céleste ; mais l'homme n'y parviendra que par la guerre et la victoire... Eh ! Quelle guerre que celle qu'il nous faut soutenir contre ces légions de mauvais anges qui veulent à tout prix nous empêcher d'occuper les trônes qu'ils ont perdus !

Jésus ! Ô Marie ! Ô saints Anges ! Venez a notre aide. Tout l'enfer est déchaîné contre nous qui ne sommes que des roseaux d'autant mieux disposés à plier, au moindre souffle, que la chute de notre premier père a créé, dans notre être, des similitudes avec l'ange déchu qui nous inclinent, comme naturellement, vers les appas qu'il nous présente. Par pitié pour le Sang divin, envoyez saint Michel et ses légions terrasser nos implacables ennemis. Ainsi soit-il.

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Quatorzième jour

Le nombre des démons

 

Le nombre des démons qui infestent l'air est si grand que, s'ils n'étaient des êtres tout à fait spirituels, ils empêcheraient les rayons du soleil d'arriver jusqu'à nous.

Non seulement chaque homme a un démon particulier qui le moleste, mais il n'y a pas une seule créature visible dans l'univers qui n'ait aussi son démon spécial. Tertullien dit que le diable se plaît à reposer dans les eaux, dans les fontaines, dans les lacs et dans les ruisseaux. C'est peut-être pour cette raison que le Rituel s'ouvre par des exorcismes sur l'enfant qui se présente au baptême, et sur l'eau qui le doit baptiser. Un passage de Porphyre, cité par Eusèbe, attire notre attention : « Toute habitation, dit-il, est pleine de démons. C'est pourquoi on la purifie, en les chassant, toutes les fois qu'on veut prier Dieu ».

En quoi consiste cette purification ? Dans le Signe de la croix, qui épouvante l'enfer et met les démons en fuite ; dans le signe de l'Eau bénite qui produit le même effet. Ô sagesse de notre Mère la sainte Église ! Elle protège nos demeures et nos personnes contre les démons, en bénissant l'eau, les pieuses images, jusqu'aux branches d'arbres dont la piété se fait un bouclier contre Satan et en nous couvrant d'objets bénits !

« Bien plus, continue Porphyre, tous les corps sont remplis de démons... Ainsi, lorsque nous nous mettons à table, ils ne prennent pas seulement place près de nos personnes, ils s'attachent, encore à notre corps ».

Admirons encore ici la prévoyance de la sainte Église qui enseigne à ses enfants de ne se mettre jamais à table, pour prendre leurs repas, avant d'avoir dit le Bénédicité, et de l'avoir fait précéder et suivre du Signe de la croix. C'est le Précieux Sang qui donne à l'Eglise la puissance de ses bénédictions ; parce que l'Eglise est, en quelque sorte, le corps crucifié de Jésus-Christ, et que ce corps n'opère rien sans qu'il ne découle de sa tête, de ses mains ou de son Cœur le Sang qui rend son action efficace.

Ô saints Anges, protégez-nous contre les démons ; protégez nos familles, nos demeures, tout ce qui nous appartient. Augmentez chaque jour en nous la dévotion dans les objets bénits et dans toutes les saintes pratiques de notre Mère l'Eglise, lesquelles ne sont que de mystiques écoulements du Précieux Sang. Ainsi soit-il.

 

Extrait du « Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges », publié en 1893 par le Monastère du Précieux Sang, à Saint Hyacinthe (Canada)

 

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31 août 2016

Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

ou

Le Précieux Sang et le Saints

 

« La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination ». (Saint Alphonse de Liguori)

 

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Vive le Sang de Jésus !

 

À Saint Michel Archange

 

Chef des armées célestes, premier Adorateur du Verbe incarné et de son Sang précieux, premier Sujet de la Reine du ciel. Introducteur des âmes dans la gloire...

Le « Quis ut Deus » de votre fidélité à Dieu, et de votre triomphe sur son ennemi, vibre sans cesse sur les lèvres humaines qui célèbrent votre gloire. Adorateur (rice) du Précieux Sang, je voudrais faire résonner davantage, dans l'hymne d'amour que je vous consacre, une note qui remue bien délicieusement mon âme chaque fois que sa vibration arrive à mon oreille. Cette note, ô sublime Adorateur du Verbe incarné, tous deux nous la chantons à l'unisson, c'est la note de notre reconnaissance ! « Vive le Sang de Jésus ! » Oui, « Vive le Sang de Jésus ! » puisque c'est à ce Sang, ô saint Michel, que vous devez la grâce de votre « Quis ut Deus ». « Vive le Sang de Jésus ! » par lequel vous avez vaincu l'infernal ennemi. « Vive le Sang de Jésus ! » qui vous a couronné de tant d'honneur et de félicité dans le ciel de la gloire. Que les louanges rendues à ce Sang, au long de cet humble ouvrage, rejaillissent sur vous, ô glorieux Archange, et que celles dont vous serez directement l'objet retournent à la gloire de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Daignez bénir ces pages et les rendre fructueuses. Qu'elles Contribuent à étendre votre culte et à placer sous protection un grand nombre de ces pauvres humains qui luttent si difficilement pour conquérir leur couronne. Surtout, ô Saint Archange, qu'elles me valent votre assistance à la mort, afin que je sorte du dernier combat victorieu(x)se par le Sang de l'Agneau.

V. S. J.

Saint Hyacinthe, en la fête de saint Michel Archange, 29 septembre 1893.

 

Vive le Sang de Jésus !

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Le Précieux Sang et les Anges

 

Une belle page du R. P. Faber pour servir d'introduction

 

Dans son livre intitulé « Le Précieux Sang », Faber encadre l'histoire du Précieux Sang dans le tableau d'une « procession » qui nous montre le Sang du Christ sortant de l'éternelle pensée de Dieu, circulant dans le temps et remontant au ciel, après avoir pris, sur son passage, chacune de ces créatures de Dieu qui lui doivent leur beauté propre.

« La première fois que le Dieu invisible s'est rendu visible, ce n'a été que l'éclair d'un moment, et au loin s'étendait déjà le vaste monde des Anges palpitant de lumière... L'éclat qui les environnait était le reflet du Précieux Sang. C'est de lui qu'ils sortaient, et c'est à cause de lui qu'ils ont existe. C'est de lui qu'ils tiraient cette merveilleuse variété de grâces qui les ornaient. Leur sainteté n'était qu'un manteau fait de son royal tissu, et c'est à ses courants surnaturels qu'ils puisaient la beauté de leur nature.

Il semble ici que la procession se soit arrêtée un petit instant ou peut-être n'est-ce que le jaillissement soudain de la lumière qui a paru ressembler à un arrêt momentané. Les nouvelles créatures de Dieu, les premières intelligences créées, les premiers-nés de l'Intelligence Incréée reçurent ordre de prendre leur place dans les rangs, et d'accompagner la grande procession du Précieux Sang... C'est alors que, véritablement, trop véritablement, il y eut un moment d'arrêt, comme s'il se manifestait un refus de soumission et d'obéissance. Une lueur brille, qui semble indiquer une lutte à outrance ; un éclair des armes des Archanges traverse l'espace, et le cri de guerre de Michel, le premier cri créé, retentit parmi les montagnes éternelles. Un tiers de cette création de lumière si pure a refusé d'adorer le Sang humain du Verbe incarné, et ils sont, en un instant, précipités dans les sombres abîmes, et le cortège se resserre, et la lumière, restée fidèle, brille dans ses rangs diminués, avec plus de splendeur que jamais... »

Dans ce brillant exposé du grand Docteur du Précieux Sang, trois pensées doivent nous frapper : 1° les Anges doivent au Sang de l'Agneau immolé et les grâces dont ils ont été ornés dans leur création et celles de leur persévérance dans l'amitié de Dieu ; 2° Tous les Anges ne persévèrent point dans cette dernière grâce ; 3°Ceux qui la perdirent ne la recouvrirent point.

 

I- Les Anges doivent leur bonheur au Précieux Sang

 

Saint Jean nous dit dans son Apocalypse, qu'il vit dans le Ciel, « un agneau qui était là, comme égorgé » (Ap 5, 6). Pourquoi le ciel, comme la terre, présente-t-il à ses habitants un perpétuel emblème du Sang versé sur notre globe par le Verbe incarné ?

C'est que la créature angélique, comme la créature humaine, doit au Précieux Sang tous les trésors de grâce qu'elle possède. « Chacun des Anges, disait encore Faber, était resplendissant sous des milliers de faveurs célestes. Tous étaient admirables, tous revêtus de la sainteté et des dons les plus magnifiques.... Cependant, il n'y avait pas une seule de ces grâces qui, pour chacun deux, ne leur eût été méritée par le Sang de Jésus, et qui ne trouvât son type et son modèle dans ce Sang Précieux. Le Précieux Sang, le sang de l'homme, était comme la rosée qui recouvrait tout le royaume des anges..., C'est donc à juste titre qu'ils peuvent réclamer le droit d'entonner le chant de l'Agneau, à l'immolation et au sacrifice duquel ils sont redevables de tant de bénédictions ».

Et l'homme aussi doit tout au Précieux Sang !,... La moindre des grâces qu'il reçoit chaque jour ne lui arrive que par les mystiques canaux des plaies de Jésus immolé. C'est pourquoi, à l'instar de l'Ange qui, au sein de sa félicité, conserve un mémorial perpétuel de l'Agneau égorgé, l'homme élève partout, dans le lieu de sa rédemption, le signe sacré qui l'élèvera un jour, jusqu'à la patrie de l'Ange.

Et en union avec les anges, « ces roses plantées sur les eaux silencieuses de Siloé, ainsi que s'exprime saint Anselme, rendons nos hommages à l'Onde vivante qui baigne la cité de Dieu, et, avec le saint enthousiasme de la reconnaissance et de l'amour, écrions-nous comme le même saint Anselme : « O fleuve de paix ! Ô parfum du jardin de délice ! Ô sagesse qui embrasse toute l'étendue du Ciel ! C'est par vous que les esprits célestes brillent et resplendissent ! » c'est par vous aussi que nous espérons briller et resplendir un jour dans la cité des élus.

Ô Milice angélique, envoyez aux combattants d'ici-bas une une goutte de cet élixir divin dont les mérites anticipés vous fortifièrent à l'heure de l'épreuve, afin que, fidèles comme vous, nous soyons admis à nous abreuver avec vous aux eaux de l'éternelle félicité. Ainsi soit-il.

 

II. — Tous les Anges ne persévérèrent pas

 

« Dès le commencement, ajoute Faber, Dieu invita les Anges à adorer le Précieux Sang. Leur adoration devait être un double exercice d'humilité : d'humilité à l'égard de lui-même, d'humilité à l'égard des hommes qui étaient si fort au-dessous d'eux. C'était l'épreuve à laquelle il voulait soumettre leur fidélité. Il leur a montré son Fils bien-aimé, la seconde personne de la Sainte Trinité, dans sa sainte humanité. Le Verbe avait pris une nature inférieure à la nature angélique, et dans cette humble nature, il était couronné leur roi... le fils d'une mère terrestre devait être leur chef, et cette fille d'Eve devait elle-même être leur Reine ».

A cette révélation, l'Ange est interdit Sondant, de son regard profond, la distance qui sépare la nature angélique de la nature humaine. l'Esprit sublime et immortel se sent avili à la pensée d'adorer un Dieu-homme, un Dieu revêtu de chair et de sang... à la première vue, tous les Anges peut-être éprouveront un frémissement involontaire : c'était l'heure de la tentation... Plus rapide que l'éclair fut le regard qui .s'échangea entre ces purs Esprits. Un tiers des Anges, adhérant à la pensée du plus brillant d'entre eux, s'écria avec Lucifer : « Non serviam ! Je n'adorerai pas cet Homme-Dieu ». Au même instant, retentit le « Quis ut Deus ? » de Michel : « Qui est comme Dieu ? » lui répondent les légions demeurées fidèles... Et ce cri de victoire se répercute de cieux en cieux, pendant que Lucifer et ses phalanges orgueilleuses sont précipités dans l'abîme de feu que le Tout-Puissant vient de créer !

Et à l'homme, Dieu pardonne « jusqu'à soixante-dix-sept fois sept fois ! » Il lui pardonne aussi souvent qu'il se repent !.. Pourvu que l'homme, à la mort soit trouvé fidèle à la grâce de son dernier pardon, les péchés de sa vie eussent-ils été plus nombreux que les grains de sable du rivage, il occupera, un jour, au ciel, un des trônes des anges déchus ! Pourquoi, ô saints Anges, l'homme a-t-il été l'objet d'une telle miséricorde ? C'est parce que le Père céleste a tellement aimé l'homme qu'il lui adonné son Fils unique, afin que dans son Sang il lavât toute ses iniquités. Mais pourquoi Dieu aima-t-il l'homme plus que l'Ange ? Le cœur ne demande point pourquoi il est aimé, il se contente d'aimer en retour.

O Christ-Sauveur, en union avec l'Ange que votre Sang a préservé de toute chute ? Je vous aime et je vous bénis ! Pauvres enfants d'un père qui a prévariqué au paradis d'Eden, comme l'Ange au paradis des Cieux où en serions-nous avec notre triple concupiscence, ni la condition de notre Salut eût été celle de l'Ange ? Qu'il serait grand le nombre des âmes qui n'attendraient plus que la sentence de malédiction ! Ô saints Anges, qui pénétrez me mystère du Précieux Sang qu'il l'admirez plus que les hommes, parce que vous en saisissez mieux toute l'étendue , je vous en supplie, aimez, louez, bénissez pour moi le Sang qui nous a valu d'être placés ici -bas sous l'empire souverain de la miséricorde. Ainsi- soit-il.

 

III. — Pourquoi les Anges ne furent point rachetés

 

Mais pourquoi le Précieux Sang ne fut il pas un Sang rédempteur pour l'Ange comme pour l'homme ? C'est que, pour sauver l'Ange, il eût fallu un Ange-Dieu, Aucune hostie angélique et divine ne s'offrant pour la réparation de l'ange déchu, il fut voué à l'éternelle réprobation.

« Quand même, dit le P. Faber, tous les Anges ensemble, et les bons et les mauvais, auraient souffert volontairement les plus affreux tourments, volontairement subis, n'auraient pu satisfaire devant Dieu pour le péché du moins coupable des rebelles... il en eu été autrement si Notre-Seigneur s'était revêtu de la nature angélique ».

Mais « le Verbe s'est fait chair... » Et l'Homme-Dieu a racheté l'homme pécheur par l'effusion de tout son Sang sur la Croix ! Ah ! Que nous serions à plaindre si le Verbe ne s'était fait Homme, et si, devenu l'un de nous, il n'eût pris sur lui l'énorme dette de nos Péchés !.. Nés dans la malédiction nous aurions vécu misérables ; nous serions morts dans le désespoir, et notre éternité, comme celle de l'ange prévaricateur, eût été une éternité de pleurs et de grincements de dents. Mais, grâce à Jésus, notre Frère rédempteur, grâce à son Sang répandu, nous appellerons éternellement Dieu « notre Père ! » Si nous le voulons, oui, tous, nous serons sauvés.

L'enfant, qui vient de souiller sa robe d'innocence par un premier péché grave, n'a qu'à se plonger, avec confiance et amour, dans le bain du Sang divin, et une nouvelle grâce de régénération lui est accordée. L'adolescent et l'homme dans la vigueur de l'âge, qui ont eu le malheur d'égarer leurs pas dans les sentiers de la vie, peuvent, en recueillant le Sang dont le Bon Pasteur a rougi les ronces de son chemin, retrouver la voie qui conduit au ciel. Même le vieillard aux prises avec la mort, après une existence coupable, peut encore s'élancer vers le ciel, pourvu qu'avec un cœur contrit, il saisisse la main de Jésus crucifié et offre le Sang qui en découle, en expiation de ses péchés.

Après avoir fait ces considérations invitons les Anges à bénir et à remercier pour nous et avec nous le Dieu-Homme dont le Sang répandu nous associera à leur bonheur... Dans la véhémence de notre gratitude, écrions-nous sans cesse : « Mon Jésus, je vous remercie d'avoir bien voulu vous faire Homme par amour pour nous ». « Que Jésus soit à jamais béni et remercié pour nous avoir sauvés au prix se tout son Sang ». « Vive le Sang de Jésus, maintenant et toujours et dans tous les siècles des siècles ! » Ainsi soit-il.

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Mois de Saint Michel et des Saints Anges

Pieux exercices pour chaque jour du mois

 

Le Matin

 

Bonjour mon bon Ange, à vous je me recommande ; je vous remercie de m'avoir gardé cette nuit, gardez-moi, s'il vous plaît, aujourd'hui, sans péril, sans danger, sans mort subite, surtout sans offenser mon Dieu. Ainsi soit-il.

 

Le Soir

 

Bonsoir mon bon Ange, à vous je me recommande ; je vous remercie de m'avoir bien gardé pendant cette journée ; gardez-moi, s'il vous plaît, cette nuit, sans péril, sans danger de mort subite, surtout sans offenser mon Dieu. Ainsi soit-il.

 

Prières du Matin et du Soir

 

Ajoutez à vos prières ordinaires cette invocation de la Sainte Eglise : Saint Michel Archange et vous tous, ô saints Anges, défendez-nous dans nos combats, afin que nous ne périssions par au redoutable jugement de Dieu ».

 

En toutes sortes de nécessités

 

Glorieux Saint Michel archange, souvenez-vous de nous : ici et partout, priez toujours pour nous le Fils de Dieu.

 

Prières en l'honneur de saint Michel Archange

(Bienheureux Louis-Zéphirin Moreau)

 

Glorieux saint Michel, chef de la milice céleste et défenseur de la sainte Église, nous admirons les sublimes perfections dont le bon Dieu s'est plu à vous orner et à vous enrichir, et nous nous prosternons avec bonheur devant vous pour réclamer votre puissante intercession. Souvenez- vous que nous faisons partie de la grande famille des chrétiens que vous êtes particulièrement chargé de protéger ; que nous sommes continuellement exposés à tomber dans les pièges de Lucifer qui veut nous entraîner, comme ses complices les mauvais anges, dans une rébellion criminelle contre notre Dieu, et que, malheureusement et bien des fois, nous nous sommes laissé surprendre par les artifices de ce cruel ennemi de nos âmes.

Levez-vous, ô Prince de la milice céleste, et dissipez ces légions infernales, en faisant retentir à leurs oreilles le cri sublime : « Qui est semblable à Dieu ? », qui les terrassa et les fit tomber dans l'abîme de tous les maux. Nous avons à combattre le jour et la nuit contre ces esprits de malice répandus dans l'air, et ils ne nous laissent ni repos ni trêve : qui pourrait mieux nous défendre contre leurs morsures envenimées que vous, ô glorieux Archange, qui les avez mis en fuite lorsqu'ils eurent l'audace de s'attaquer à Dieu et de vouloir se rendre semblables au Très-Haut. Soyez notre protecteur et notre défenseur, et faites que nous combattions toujours à côté de vous dans les rangs de cette milice sacrée dont vous êtes l'auguste chef. C'est notre désir le plus ardent et la grâce que nous sollicitons en toute confiance de votre bonté.

En vous priant pour nous, nous ne pouvons oublier de vous prier aussi pour notre mère la sainte Église, et pour son chef visible, notre saint Père le Pape. Hélas ! depuis longtemps, il est aux mains de ses ennemis, et ne peut gouverner librement la sainte Église confiée à sa sollicitude. La ville éternelle est profanée de toute manière ; un gouvernement impie y est établi et travaille avec un acharnement infernal à la destruction des monuments religieux qui s'y sont accumulés depuis des siècles, et qui en faisaient l'ornement et la gloire. L'univers catholique est dans la stupeur : il prie et fait instance au ciel pour la délivrance de son pontife et pasteur bien-aimé. Aidez-nous, ô bienheureux Archange, levez votre glaive puissant ; faites disparaître de la cité sainte l'immonde cohorte d'hommes pervers qui la souillent ; rendez-lui ses solennités et ses joies, en lui redonnant son Pontife et son Roi. Délivrez notre saint Père le Pape de la captivité où il languit ; faites-le triompher au plus tôt de ses ennemis, et qu'il règne longtemps encore sur son vaste empire si heureux de lui obéir. C'est la grâce que nous vous demandons de tout notre cœur. Ainsi soit-il.

 

La Couronne Angélique

Ou Chapelet de Saint Michel

 

Cette dévotion doit son origine à la circonstance suivante : Saint Michel apparut, en 1751, une illustre servante de Dieu, Antonia d'Astonac, carmélite en Portugal. Il lui déclara qu'il voulait qu'on composât, en son honneur, neuf salutations correspondant aux neuf Chœur des Anges. Elles devaient consister chacune, dans la récitation d'un Pater et de trois Ave en l'honneur des trois hiérarchies angéliques ; puis de quatre Pater, dont le premier en son honneur, le deuxième en l'honneur de saint Gabriel, le troisième de saint Raphaël et le dernier de l'Ange Gardien. En compensation, le glorieux prince de la cour céleste promit que quiconque lui rendrait ce culte, aurait, en se rendant à la sainte table, un cortège de neuf anges choisis dans chacun des neuf chœurs. De plus, pour la récitation quotidienne de ces neuf salutations, il promit son assistance continuelle et celle des saints Anges durant tout le cours de la vie, et, après la mort, la délivrance du purgatoire pour soi et pour ses parents. Voilà ce qu'on trouve relaté dans la Vie de la Sainte, livre II, chapitre 14.

 

Formule de la Couronne

 

On commence en baisant la médaille, faisant le signe de la Croix, puis on dit, le plus parfaitement possible, un acte de contrition, à genoux devant l'image du Saint Archange, s'il se peut, on récite les salutations suivantes :

Dieu, viens à mon aide.

Seigneur, à notre secours.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit,

comme il était au commencement, maintenant et toujours, pour les siècles des siècles. Amen.


Sur les grains près de la médaille : Réciter quatre Notre Père : le premier en l’honneur de Saint Michel, le second en l’honneur de Saint Gabriel, le troisième en l’honneur de Saint Raphaël et le quatrième en l’honneur de notre Ange Gardien.


Puis, la salutation au premier Chœur des Anges, suivie d'un Notre Père sur le gros grain et trois Je vous salue Marie sur les trois petits grains rapprochés, … et ainsi de suite avec les choeurs suivants.


Salutations aux choeurs des Anges : Au premier Chœur des Anges. Par l'intermédiaire de saint Michel et du Chœur céleste des Séraphins, que le Seigneur nous rende dignes d'être enflammés d'une parfaite charité. Ainsi soit-il.


Au deuxième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Chérubins, que le Seigneur nous fasse la grâce d'abandonner la voie du péché et de courir dans celle de la perfection chrétienne. Ainsi soit-il.


Au troisième Chœur des Anges. Par l'intermédiaire de saint Michel et du Chœur céleste des Trônes, que le Seigneur répande dans nos cœurs l'esprit d'une véritable et sincère humilité. Ainsi soit-il.


Au quatrième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Dominations, que le Seigneur nous fasse la grâce de dominer nos sens et de nous corriger de nos mauvaises passions. Ainsi soit-il.


Au cinquième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Puissances, que le Seigneur daigne protéger nos âmes contre les embûches et les tentations du démon. Ainsi soit-il.


Au sixième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur admirable des Vertus célestes, que le Seigneur ne nous laisse pas succomber à la tentation, mais qu'il nous délivre du mal. Ainsi soit-il.


Au septième Chœur des Anges. par l'intermédiaire de saint Michel et du Chœur céleste des Principautés, que le Seigneur remplisse nos âmes de l'esprit d'une véritable et sincère obéissance. Ainsi soit-il.


Au huitième Chœur des Anges. Par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste des Archanges, que le Seigneur nous accorde le don de la Persévérance dans la foi et dans les bonnes œuvres, pour pouvoir arriver à la possession de la gloire du Paradis. Ainsi soit-il.


Au neuvième Chœur des Anges. par l'intercession de saint Michel et du Chœur céleste de tous les Anges, que le Seigneur daigne nous accorder d'être gardés par eux pendant cette vie mortelle, pour être conduits ensuite à la gloire éternelle du ciel. Ainsi soit-il.


Antienne : Très glorieux saint Michel, chef et prince des armées célestes, gardien fidèle des âmes, vainqueur des esprits rebelles, favori de la maison de Dieu, notre admirable guide après Jésus-Christ, vous dont l'excellence et la vertu sont suréminentes : daignez nous délivrer de tous les maux, nous tous qui recourons à vous avec confiance, et faites par votre incomparable protection, que nous avancions chaque jour dans la fidélité à servir Dieu.


V.: Priez pour nous, ô bienheureux saint Michel, Prince de l'Eglise de Jésus-Christ.

R.: Afin que nous puissions être dignes de ses promesses.


Oraison : Dieu tout puissant et éternel, qui par un prodige de bonté et de miséricorde pour le salut commun des hommes, avez choisi pour prince de votre Eglise le très glorieux Archange saint Michel ; rendez-nous dignes, nous vous en prions, d'être délivrés, par sa bienveillante protection, de tous nos ennemis, afin qu'à notre mort aucun d'eux ne puisse nous inquiéter, mais qu'il nous soit donné d'être introduits par lui en présence de votre puissante et auguste majesté. Par les mérites de Jésus-Christ N.-S.. Ainsi soit-il.

 

Pour obtenir des images, chapelets de Saint Michel, statuettes, offrande de messes, s'adresser à :


Maison du Pèlerin,

B.P. 1

50170 Le Mont Saint Michel (France)


Extrait de la prière d’exorcisme du Pape Léon XIII,

et recommandée par l’Abbaye du Mont Saint Michel


Prince très glorieux de la milice céleste, saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les esprits méchants répandus dans le monde pour perdre les âmes. Venez au secours des hommes que Dieu a créés à son image et à sa ressemblance, et qu’il a rachetés à grand prix de la tyrannie du démon. La sainte Église vous vénère comme son gardien et son protecteur. C’est à vous que le Seigneur a confié la mission d’introduire dans le bonheur du ciel les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de paix de vaincre Satan, afin qu’il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l’Église. Présentez au Très-Haut nos prières, afin que sans tarder le Seigneur nous fasse miséricorde. Amen.

 

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Premier jour

Motifs propres à nous exciter à la pratique fervente des pieux Exercices de ce Mois

 

Le P. Récupito, cite par saint Alphonse de Liguori, assure que La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination an paradis. La raison en est que, comme ministre du Verbe incarné, le glorieux Archange aime beaucoup les âmes rachetées par le Sang du Dieu-Homme ; et que, pouvant les secourir efficacement, à raison de son crédit auprès de Dieu, il ne manque jamais d'assister celles qui se placent sous sa protection. C'est ce qu'au rapport de Saint Anselme, il déclara à Satan qui tourmentait un religieux mourant : « Sache, lui dit saint Michel, que tu n'auras jamais aucun pouvoir sur les âmes qui ont recours à moi et qui sont sous ma protection ». Ou ces âmes ne perdent pas l'amitié de Dieu, ou elles la recouvrent et obtiennent la grâce de la persévérance finale. L'Eglise atteste, dans l'office du saint Archange, au 8 mai, que, « lorsqu'on honore saint Michel on participe à ses bienfaits, et que lorsqu'il s'intéresse à une âme, il lui obtient le royaume des cieux ». Les deux exemples suivants appuient cette assertion ; ils sont cités par saint Alphonse de Liguori.

Un trésorier du roi de Pologne nommé Hubert Salonic, après avoir vécu dans le crime, fut atteint d'une maladie mortelle. Aux prises avec la mort, il se regardait comme perdu, voyant que les démons accouraient en foule pour se saisir de lui. Il avoua qu'il allait être damné si le chef de la milice angélique ne l'eût secouru. Mais, au moment où tout lui paraissait désespéré, saint Michel, qu'il avait honoré pendant sa vie, lui apparut ; il chassa les démons et dit à l'agonisant que Dieu lui accordait huit jours de vie pour réparer les désordres de sa conscience. La lumière et l'onction de la grâce pénétrant dans son âme, le pécheur fait appeler un prêtre, se confesse avec les sentiments du plus vif repentir, reçoit avec piété les sacrements de l'Eglise et meurt avec une grande espérance de saint.

Un autre malheureux pécheur se trouvant aussi près de mourir, fut si violemment tenté de désespoir qu'il alla jusqu'à refuser les sacrements de la sainte Eglise. Mais, malgré ses crimes, il avait conservé certains sentiments de dévotion envers saint Michel : ce fut son salut. Au moment où il allait expirer, l'archange de la bonne mort lui apparut, lui révéla qu'il avait prié pour lui, et que Dieu lui accordait encore trois heures de vie Le moribond, après avoir remercié son céleste bienfaiteur, fit appeler un prêtre. On courut à un couvent de Dominicains qui se trouvait peu éloigné ; mais, en chemin, le courrier rencontra deux de ces religieux qui lui dirent qu'une personne inconnue les avait priés de se hâter d'aller confesser le malade, et qu'ils s'y rendaient en toute diligence. On présuma avec raison que cet inconnu n'était autre que saint Michel. Le moribond se confessa avec une vive componction, et, les trois heures étant écoulées, il expira dans la paix et l'espérance d'aller remercier, au ciel, celui dont la médiation l'avait sauvé.

Il ne faudrait pas conclure de ces exemples que, pourvu qu'on honore saint Michel, menât-on une vie dépravée, on mourra dans la grâce de Dieu : mais on en peut conclure que, si le saint Archange a couvert de sa protection des âmes qui la méritaient si peu, à plus forte raison ne manquera-t-il pas d'assister, à l'heure de la mort, les âmes qui l'auront invoqué habituellement et qui auront fait des efforts constants pour vivre dans la grâce de Dieu.

Afin de mériter la protection de saint Michel, nous pourrions peut-être adopter quelques-unes des pratiques suivantes. La meilleure sera celle que nous garderons le plus fidèlement : 1° Ajouter, à la prière du matin et du soir, la courte invocation suivante : Saint Michel Archange, défendez-nous dans nos combats, afin que nous ne périssions pas au redoutable jugement de Dieu. 2° Le prier, au moment de la tentation ou d'un danger quelconque, par très précieux Sang de Jésus-Christ. 3° Réciter, au moins le lundi, le Chapelet qu'il a fait composer, et à la récitation duquel il a promis de si nombreux avantages. 4° Célébrer la neuvaine qui précède ses fêtes ; 5° Jeûner la veille de celle de ses fêtes que les circonstances nous permettent de chômer avec plus de piété. 6° Faire, du mois de septembre, un mois de pieux exercices en son honneur. 7° Entrer dans quelqu'une de ses Confréries.

 

Prière très efficace qu'il serait avantageux de réciter tous les jours

 

Auguste Reine des cieux, souveraine Maîtresse des Anges, vous qui avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement, envoyez les légions saintes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. Qui est comme Dieu ? Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous. bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance. O divine Mère, envoyez les saints Anges pour me défendre et repousser loin le moi le cruel ennemi. Ainsi soit-il.

 

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Deuxième jour

L'Emploi de l'Ange

 

Le mot Ange n'indique point la nature de l'Esprit céleste ; il détermine son office, son emploi, le ministère qu'il exerce : ange signifie messager, envoyé. En faudrait-il davantage pour être tenté de croire que, même en son ciel, Dieu a tout créé pour l'homme ? Quoi ! ces Intelligences sublimes, dont l'auguste Trinité forme sa cour, portent un nom qui semble surtout indiquer leurs fonctions auprès de l'homme ! Les Anges sont les messagers, les envoyés de Dieu. Et où iront- ils exercer leur emploi ? Partout où se trouvera l'homme. Ils viennent demander à une fille d'Eve le sang dont l'Esprit Créateur veut se servir pour former la Victime qui doit sauver le monde par l'effusion de son Sang. Ils viennent annoncer à la terre la paix de celui qui veut tout pacifier par le Sang de son Fils. Ils viennent informer Joseph qu'il faut fuir, parce qu'on cherche à verser trop tôt le Sang de l'Enfant-Dieu. Et plus tard, ils descendent à Gethsémani apporter à la Victime déjà sanglante une réponse qui fait de son fiat l'acte de la plus sublime adoration de la volonté, du Père céleste, volonté immuablement fixée dans son décret de ne sauver l'homme qu'en l'inondant des flots d'un Sang divin. Et, depuis le Calvaire, combien d'envoyés célestes sont descendus vers l'homme ! Tous les jours, comme dans la vision de Jacob, ils montent et descendent.

Ô Esprits de lumière, divins Envoyés, apportez-moi du ciel, je vous en conjure, une grâce efficace qui me fasse correspondre à l'amour de mon Dieu, et qui me mérite de glorifier éternellement le Sang rédempteur. Ainsi soit-il.

 

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Troisième jour

L'Empire des Anges

 

Comme Messagers de Dieu ou Exécuteurs de ses ordres, les Anges exercent un grand empire sur nos âmes et sur nos corps. Dieu, cependant, ne leur a point communiqué la puissance de pénétrer jusqu'à l'intime de nos âmes : les anges ignorent nos pensées et nos sentiments secrets. Notre cœur est un sanctuaire que l'œil de Dieu s'est réservé, mais dont il nous a confié la clef. Cette disposition de la Providence le nous prouve-t-elle pas la divine jalousie du cœur de Dieu ? Son ardent amour pour l'homme ?

« Mon fils, donne-moi ton cœur », semble-t-il nous dire par cette réserve imposée à l'ange, « donne-le-moi, puisque seul j'ai le droit d'y entrer. C'est moi qui l'ai fait si tendre et si aimant, si affamé d'amour et de bonheur, et je ne l'ai fait ainsi que pour moi ... Si tu me le donnes, je me féliciterai du Sang qu'il m a fallu verser pour l'obtenir ; je le montrerai aux Anges comme une capture faite sur l'infernal ennemi, et, en me voyant ainsi aimé, ils chanteront, à la gloire de mon Sang triomphant, l'hymne delà jubilation et de l'action de grâce... Mais, si tu me le refuses, je me tiendrai tristement assis à sa porte ; je saisirai toutes les occasions de me le faire ouvrir, en m'efforçant de cacher à l'ange déchu le mystère d'ingratitude qui m empêche de jouir d'un butin conquis au prix de tant de Sang et de souffrances ».

Ô saints Anges, puisque les secrets de mon cœur vous sont cachés, je veux vous les révéler, afin que vous m'aidiez a réaliser ma sainte ambition. Je voudrais aimer mon Dieu comme vous l'aimez vous-mêmes. Ah ! Je vous en supplie, déposez dans mon cœur une goutte du Sang qui jaillit, un jour de sa poitrine transpercée, et je saurai rendre à mon Jésus amour pour amour, sang pour Sang. Ainsi soit-il.

 

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Quatrième jour

L'Ange et le cœur humain

 

A la vérité, Dieu n'a point voulu permettre à l'Ange de s'introduire par lui même jusqu'au sanctuaire intime de l'âme humaine ; mais il permet à l'homme d'y introduire l'Ange Pour cela il suffit d'un acte de notre volonté. Dès que nous désirons le regard de l'Ange, l'œil angélique est illumine sur tout ce que nous voulons qu'il voie de notre intérieur. Quelle dignité possède donc l'âme humaine, puisque Dieu la traite avec une si respectueuse réserve ! Sa ressemblance avec Dieu, le prix qu'elle coûte nous dit mieux que toute parole et sa valeur et sa noblesse : elle vaut e Sang d'un Dieu !

Et quelle réserve, quelle discrétion pratiquerons-nous dans nos rapports mutuels de société, si nous voulons imiter l'exquise délicatesse de Dieu envers nous ! Que les secrets du prochain nous soient toujours sacrés, quand il nous les communique ; et qu'ils nous le soient encore davantage, s'il se peut, quand il se les réserve. Sérieux examen à faire ici, si nous étions enclins à juger les intentions du prochain.

Ô saints Anges, si Je ne puis imiter la perfection de Dieu dans ses sublimités, obtenez-moi de lui ressembler, au moins, dans cette aimable réserve envers le prochain qui consiste à n'entrer chez lui que dans la mesure qu'il le veut, et à ne rien sortir des intimités de sa maison. Ainsi soit-il.

 

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Cinquième jour

Les neuf Choeurs des Anges

 

Les Anges sont divisés en neuf chœurs et forment trois hiérarchies. La première hiérarchie est composée des Séraphins, des Chérubins et des Trônes ; la seconde comprend les Dominations, les Puissances et les Vertus ; la troisième est formée des Principautés, des Archanges et des Anges. La fonction spéciale des Anges de chaque chœur est déterminée dans la prière suivante :

Séraphins ardents, vous qui, placés au foyer éternel de l'amour, plongez sans cesse vos regards dans les rayons du soleil de justice, allumez dans nos cœurs, par la vertu du Sang divin, le feu sacré dont vous être consumés.

Chérubins très éclairés, vous qui êtes admis dans les secrets de Dieu dissipez les ténèbres de nos âmes, et, par la vertu du Sang divin, faites briller à nos yeux cette lumière surnaturelle qui nous fasse bien comprendre les vérités du salut.

Trônes sublimes et éblouissants de beauté, vous sur qui repose le Tout- Puissant, et qui intimez ses ordres aux anges inférieurs, obtenez-nous, par la vertu du Sang divin, la paix avec Dieu, avec le prochain et avec nous-mêmes.

Dominations suprêmes, vous qui avez autorité sur tous les chœurs angéliques chargés d'exécuter les ordres de Dieu, régnez sur nos esprits et sur nos cœurs ; et, par la vertu du Sang divin, aidez-nous à connaître et à accomplir fidèlement la volonté de Dieu.

Puissances invincibles, vous qui avez pour mission d'écarter les obstacles et d'éloigner les ennemis qui s'opposent à l'exercice des volontés divines, défendez-nous contre les attaques du démon, du monde et de la chair ; et, par la vertu du Sang divin, rendez-nous victorieux dans nos luttes contre cette triple puissance.

Vertus célestes, qui veillez à l'harmonie de la création matérielle, vous dont le nom signifie force, ayez pitié de notre faiblesse ; et obtenez-nous par la vertu du Sang divin, que nous souffrions avec patience tons les maux de cette vie.

Principautés souveraines, vous qui êtes les princes des nations, nous vous conjurons de veiller d'une manière efficace sur notre patrie, afin qu'elle réalise les desseins de Dieu sur elle. Gouvernez aussi nos âmes et nos corps, et, par la vertu du Sang divin, daignez nous faire atteindre nos destinées éternelles.

Archanges très nobles, vous qui, sous le commandement de saint Michel, gardez et protégez la sainte Eglise, daignez la délivrer de ses ennemis intérieurs et extérieurs. Veillez aussi sur le Père commun des fidèles, ainsi que sur tous les enfants de cette épouse immaculée du Christ ; et, par la vertu du Sang divin, faites-nous vivre et mourir dans sa foi, son espérance et sa charité, afin que nous soyons éternellement unis à son divin chef, Jésus-Christ Notre-Seigneur.

Anges très saints, vous que le zèle des intérêts de Dieu transporte plus rapidement que l'éclair partout où ils doivent être sauvegardés, protégez sa cause dans nos âmes ; et, par la vertu du Sang divin, obtenez-nous la grâce insigne de la persévérance finale. Ainsi soit-il.

 

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Sixième jour

Les Anges assistants au Trône de Dieu

 

Les Anges qui n'ont point de ministère extérieur sont désignés plus particulièrement sous le nom d'assistants au Trône de Dieu.

Contempler sa face divine ; se baigner dans la source des délices ineffables qui constituent le bonheur du ciel ; offrir les louanges, les prières, les bonnes œuvres des mortels ; plaider la cause des humains contre les démons ; montrer incessamment, en leur faveur, le Précieux Sang de Jésus ; telles sont leurs attributions spéciales. Elles sont surtout exercées par les Séraphins, les Chérubins et les Trônes.

Il est des âmes ici-bas dont les fonctions ressemblent à celles des Anges qui n'ont aucun ministère extérieur ce sont les âmes vouées à la vie contemplative.

Regarder le ciel.... la croix... l'autel, contempler, à la lumière de la foi, les perfections divines, l'Homme de douleurs revêtu d'opprobres, de Sang et de plaies ; s'unir aux louanges, aux bénédictions, au perpétuel Sanctus des Anges et de toute la cour céleste plaider la cause des justes et des pécheurs auprès du Souverain des cieux, offrir incessamment, en leur faveur ainsi que pour tout ce qui souffre ici bas, le Très Précieux Sang de Jésus, telles sont leurs fonctions essentielles. Leur vie, c'est l'essai du ciel, le prélude de la béatitude, presque la condition de l'Ange avant sa confirmation dans l'état de grâce.

Le monde aveugle, qui n'entend rien aux choses de Dieu, n'a que du dédain pour cette classe d'ouvriers à genoux ; il la croit frappée de stérilité. Mais l'Eglise, mais les âmes que Dieu illumine assurent que l'action des contemplatifs est à peu près celle des anges assistants au Trône de Dieu : c'est-à-dire que, par leur perpétuelle médiation auprès de Jésus-Hostie, ils obtiennent le succès des œuvres que les Anges voués à l'action poursuivent avec tant de zèle, d'abnégation et de dévouement.

O vous. Séraphins, Chérubins, Trônes sublimes, qui contemplez sans cesse l'auguste Trinité ; ô vous, Esprits de lumière et de feu qui adorez sans interruption les Plaies glorieuses de l'Homme-Dieu assis à la droite du Père, je vous en conjure, par le bonheur même dont vous jouissez, offrez en ma faveur le Sang précieux de ma Rédemption ; plaidez, avec ce Sang, la cause de mon âme souillée ; rappelez les douleurs au milieu desquelles il a été versé, et faites en sorte que cette pauvre petite créature humaine, qui vous implore, ait un jour le bonheur de contempler son Dieu face a tace et de s'enivrer à la source de vos inépuisables délices.

De plus, saints Anges, daignez multiplier ici-bas les âmes contemplatives, ces assistantes au trône de Jésus-Hostie. Obtenez-leur de vous imiter si bien dans la. sainteté de leur vie, qu'elles méritent de participer aussi à la fécondité de votre ministère. Ainsi soit-il.

 

La synaxe des Archanges

Septième jour

Les sept Anges debout devant Dieu

 

« Je suis Raphaël, disait l'un de ces Anges à Tobie, un des sept qui nous tenons debout devant Dieu ». Les fonctions de ces Anges, est-il dit quelque part, sont de veiller aux sept dons du Saint-Esprit, afin de les obtenir, de nous les communiquer et de les faire fructifier ; de dompter les sept démons qui président aux sept péchés capitaux ; de nous faire pratiquer les sept vertus nécessaires au salut, c'est-à-dire les trois vertus théologales et les quatre vertus cardinales.

S'il en est ainsi, ne peut-on pas dire avec vérité que l'attribution spéciale de ces Anges est d'appliquer, de distribuer, d'administrer le Sang divin aux âmes ?

En effet, les dons du Saint-Esprit ne nous sont mérités que par les sept effusions du Sang infiniment précieux de Jésus-Christ ; le péché ne peut être dominé, vaincu, arraché d'une âme que par la force puisée dans ce Sang Divin ; et il n'y a également que la puissance émanant du Sang de l'Agneau immolé qui puisse nous rendre aptes à la pratique des vertus.

Le célèbre oratorien, Faber, facilite encore cette conclusion, en se montrant incliné à admettre la pieuse croyance développée dans les lignes suivantes dictées par l'éminent théologien : « Chacun des sept Anges qui se tiennent devant le trône de Dieu est, dit-on, commis à la garde d'un Sacrement. L'Eucharistie est assignée à saint Michel, le Baptême à saint Gabriel, la confirmation à saint Uriel, la Pénitence à saint Jéhudiel l'Extrême-Onction à saint Raphaël, l'Ordre à saint Sealtiel et le Mariage a saint Barachiel ».

Les sacrements étant, selon l'expression même du P. Faber, les vases du Précieux Sang, nous pouvons donc dire que les sept anges qui président aux sacrements sont, en vérité les gardiens, les dépositaires, les ministre du Précieux Sang.

O saints Anges. voici mon âme, baignez-la, submergez-la, noyez-la dans les flots du Sang qui nous a mérité toute grâce, toute protection, tout secours pour le temps et pour l'éternité et obtenez-moi par le Sang même auquel vous devez votre félicité, de recueillir bien précieusement dans mon âme toutes les gouttes qui m'en sont offertes dans les grâces de Dieu et dans les sacrements de la sainte Eglise. Ainsi soit-il.

 

Extrait du « Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges », publié en 1893 par le Monastère du Précieux Sang, à Saint Hyacinthe (Canada)

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23 juin 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Un Tertiaire Séculier

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« Nous avons tout reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

Vingt-quatrième jour

 

Dieu nous distribue ses grâces par les mérites du sang de son Fils. Il nous met, par là même, dans l'occasion d'acquérir des trésors immenses pour l'éternité. Mais il faut avouer que nous faisons chaque jour, par notre négligence, des pertes inconcevables. La plupart de nos actions perdent leur valeur faute d'une droite intention.

Pratique : Offrez vos bonnes œuvres et toutes vos actions au Cœur de Jésus afin qu'elles soient purifiées en passant par ce Cœur infiniment parfait.

Oraison jaculatoire : Ô Cœur de Jésus, embrasez-moi de votre amour !

 

Vingt-cinquième jour

 

Partout où le cœur de Jésus a trouvé des adorateurs, l'image de de Cœur divin a été révérée. En effet, lorsque nous avons un bon ami éloigné de nous, son portrait nous est agréable, sa vue nous fait plaisir :elle excite dans nos cœurs les mêmes affections que produirait la présence de notre ami. De là les sentiments de dévotion que les images du Sacré Cœur de Jésus doivent faire naître dans les âmes qui sont touchées de son amour. Sainte Thérèse disait qu'elle aurait voulu en rencontrer dans tous les lieux où se portait sa vue.

Pratique : Avoir toujours sur soi une médaille du Sacré Cœur de Jésus. Travailler, autant qu'on le pourra, à procurer à cet aimable Cœur un sanctuaire qui lui soit dédié.

Oraison Jaculatoire : Aimé soit partout le Sacré cœur de Jésus !

 

Vingt-sixième jour

 

Trois obstacles principaux nous arrêtent ordinairement dans le chemin de la vraie dévotion au Cœur de Jésus : le premier, c'est la tiédeur. L'âme tiède ne fait que ce qu'elle ne peut omettre, et l'apôtre Saint Jean dit que Jésus-Christ la vomira de sa bouche. Le second obstacle est l'amour propre. Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce soi-même, qu'il porte sa croix et qu'il me suive. Le troisième obstacle, c'est quelque passion favorite qu'on ménage, qu'on ne saurait sacrifier.

Pratique : Si vous désirez obtenir une vraie dévotion au Cœur de Jésus, il est important de vous assurer si vous n'avez pas à surmonter en vous quelqu'un des obstacles que l'on vient de signaler.

Oraison Jaculatoire : Dieu, créez en moi un cœur digne d'être uni au cœur de Jésus !

 

Vingt-septième jour

 

Si vous voulez marcher à grands pas dans la voie de la perfection, et attirer sur vous les bénédictions du cœur de Jésus, embrassez la mortification intérieure et la mortification extérieure : toutes deux sont nécessaires pour arriver à la gloire véritable ; l'une ne peut réellement pas subsister sans l'autre. Mais la plus nécessaire est sans contredit la mortification intérieure, dont personne ne peut se dispenser. C'est cette violence qu'il faut se faire sans cesse pour ravir le royaume des cieux...

Pratique : Joignez à l'examen général de votre conscience, l'examen particulier de chaque jour que vous ferez sur votre défaut dominant ou sur une vertu que vous cherchez à acquérir.

Oraison Jaculatoire : Doux Cœur de Marie, soyez mon salut.

 

Vingt-huitième jour

 

Le premier moyen d'obtenir un ardent amour pour Jésus Christ et une dévotion tendre à son Sacré cœur, c'est la prière. Il y a sujet de s'étonner que les chrétiens ne soient pas, pour ainsi dire, tout puissants, puisqu'ils ont un moyen infaillible d'obtenir tout ce qu'ils désirent. Or, ce moyen ne consiste qu'à demander, et il n'est rien à quoi Jésus-Christ se soit si souvent et si solennellement engagé qu'à exaucer nos prières.

Pratique : Vous ne pouvez rien faire de plus agréable au cœur de Jésus que de vous adresser à lui avec confiance dans tous vos besoins. Surtout, ne manquez pas de lui demander son amour.

Oraison Jaculatoire : Doux cœur de Jésus, soyez mon amour.

 

Vingt-huitième jour

 

La dévotion envers le Sacré Cœur de Jésus est proprement un exercice d'amour. Or il suffit de savoir ce que c'est que de communier, pour concevoir qu'il n'est point de moyen plus sûr pour être Bientôt embrasé d'amour pour Jésus-Christ, que de s'approcher souvent de ce divin sacrement. « Il n'est pas possible, dit le Sage, de porter du feu dans son sein et de n'en être pas brûlé ». Ce feu sacré, c'est l'adorable Eucharistie, qui, comme le dit Saint Bernard, est l'amour des amours. Allons donc souvent à cette source de tous les biens ; c'est là qu'unis et incorporés à Jésus-Christ, l'auteur même de la grâce, nous la verrons couler tous les jours sur nous avec de nouvelles profusions.

Pratique : tâchez de vous rendre digne de communier souvent ; de la préparation et de l'action de grâces dépend tout le fruit de cette grande action.

Oraison jaculatoire : Sang de Jésus-Christ, enivrez-moi !

 

Trentième jour

 

La divine Eucharistie ne profite pas seulement à ceux qui la reçoivent. Pour recueillir quelques-uns des fruits de vie qui y sont attachés, il suffit de visiter Jésus-Christ dans cet adorable sacrement, de le désirer, d'y penser, de se tourner en esprit vers quelque église où il repose. C'était la pratique de Saint Alphonse de Liguori et d'un grand nombre de Saints. Il n'est rien qui gagne plus sûrement le Cœur de Jésus que ces fréquentes adorations et ces visites.

Pratique : Prenez la ferme résolution de ne passer aucun jour sans visiter Jésus-Christ au Saint-Sacrement.

Oraison jaculatoire : Que rendrai-je au cœur de Jésus pour l'amour qu'il me porte au Saint Sacrement ?

 

Trente-et-unième jour

 

Marie a tout pouvoir sur le Cœur de Jésus, elle est la mère du parfait amour. Nous pouvons donc nous adresser à elle avec confiance pour demander à être embrasés de cet amour ineffable. Les sacrés Cœurs de Jésus et de Marie sont trop conformes et trop unis pour que l'un ne nous conduise pas toujours à l'autre. Que de pécheurs Marie n'a-t-elle pas dirigés vers le Cœur de Jésus, où ils ont reçu le pardon de leurs iniquités !

Pratique : Unir à la dévotion au Sacré Cœur de Jésus la dévotion si belle au Cœur Immaculé de Marie.

Oraison Jaculatoire : Doux Cœur de Marie, soyez mon salut !

 

Trente-deuxième jour

 

Pour être vraiment dévots au cœur de Jésus, nous devons l'être aussi envers le père nourricier du Fils de Dieu. Saint Joseph aima Jésus, il le porta dans ses bras, il eut soin de son enfance Et Jésus aime son père ; son Cœur adorable est plein de reconnaissance pour lui, et il ne saurait rien lui refuser : nous ferons donc quelque chose de bien agréable à notre divin Sauveur en nous adressant souvent au grand saint Joseph, à cet homme juste par excellence, qui est à la fois notre protecteur et notre modèle.

Pratique : Dire souvent dans la journée, des invocations, de cœur plutôt que de bouche, au glorieux Saint Joseph, si puissant sur le cœur de Jésus.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, faites que je vous aime, et faites que je vous imite !

 

Trente-troisième jour

 

On peut dire de la dévotion au Sacré Cœur ce que dit Saint Augustin de tout ce qui regarde la gloire de Dieu : quand on manque de zèle, on n'aime pas. On veut le bien de ceux que l'on aime, on cherche à procurer la satisfaction des cœurs auxquels on est uni d'affection. Or, le Cœur de Jésus ne désire rien tant que de voir les cœurs des hommes venir de toutes parts se ranger sous son joug si doux et si léger. Donc, si nous aimons Jésus notre Sauveur, travaillons de tontes nos forces à donner à son Cœur sacré le plus de dévots adorateurs qu'il nous sera possible. Pour cela prions, prions beaucoup ; et puis, ne manquons jamais de profiter de toutes les occasions qui se présenteront pour enchaîner de nouveaux captifs dans les filets d'amour du Cœur de Jésus.

Pratique : Employez une petite partie de vos économies à vous procurer des livrets, des images ou des médailles du Sacré Cœur, et lâchez de les répandre de tous côtés.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, que le zèle de votre gloire me dévore !

 

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Acte de consécration au Sacré cœur de Jésus

(Révélé par Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque)

 

Moi (N), je me donne et consacre au Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ. Je Lui donne ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus vouloir me servir d'aucune partie de mon être que pour l'honorer, l'aimer et glorifier. C'est ici ma volonté irrévocable que d'être toute à Lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à ce qui pourrait lui déplaire. Je vous prends donc, ô Sacré Cœur, pour l'unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie et mon asile assuré à l'heure de ma mort.

Soyez donc, ô Cœur de bonté, ma justification envers Dieu le Père, en détournant de moi les traits de sa juste colère. Ô Cœur d'amour ! Je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j'espère tout de votre bonté. Consommez donc en moi tout ce qui peut vous déplaire ou résister ! Que votre pur amour vous imprime si avant dans mon cœur que jamais je ne puisse vous oublier, ni être séparée de vous, que je conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur et toute ma gloire à vivre et à mourir en qualité de votre esclave. Amen.

 

Fin du Mois du Sacré Cœur de Jésus

Pour télécharger l'intégralité des méditations de ce mois (pdf), cliquer ici

Icône Année Sainte Miséricorde

Prochain Mois de Dévotion : Mois de Saint Michel Archange,

Rendez-vous le 31 août

15 juin 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Un Tertiaire Séculier

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« Nous avons tout reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

Seizième jour

 

Écoutons Saint Bernard nous parler de la plaie du Cœur de Jésus : « Ce Cœur adorable, dit-il, a été percé, afin que par cette plaie visible nous connaissions la plaie invisible que l'amour y a faite. Ah ! comment Jésus pouvait-il nous marquer plus efficacement son amour qu'en voulant que non-seulement son corps fut meurtri de coups, mais encore que son cœur fut transpercé pour nous ». « Ô aimable plaie ! s'écrie Saint Bonaventure, c'est par vous que je suis entré jusque dans les entrailles les plus intimes de la charité de Jésus-Christ. Là je fais ma demeure, là je trouve une si grande consolation que je ne puis l'exprimer ! »

Pratique : Consacrez un jour toutes les semaines, à honorer le cœur de Jésus d'une manière plus spéciale.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus ! Que j'ai tardé à vous aimer !

 

Dix-septième jour

 

Quatre flammes très ardentes brûlent continuellement dans le Cœur de Jésus. La première est le désir qu'il témoigna à ses apôtres, le jour de la Cène, lorsqu'il leur dit ces paroles : « J'ai un désir extrême de manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ». La seconde, c'est un grand désir qu'il eut de souffrir et de mourir pour nous ; et ce désir n'était que l'effet d'un troisième, encore plus pressant : il avait soif du salut des âmes : « Sitio ! », dît-il : « J'ai soif ! ». Mais le quatrième, et le plus grand de tous, était de glorifier son père, et de faire régner son amour dans le cœur des hommes.

Pratique : Aidez Jésus-Christ à satisfaire la soif ardente du salut des âmes qui le dévore. Hélas ! Elles se perdent par milliers, tandis que vous avez à votre disposition toutes sortes de biens spirituels. Priez donc pour ces pauvres âmes qui se perdent.

Oraison Jaculatoire : ô amour du cœur de Jésus, allumez-vous dans mon cœur !

 

Dix-huitième jour

 

Le Cœur de Jésus s'est donné tout entier à vous. Que demande-t-il en retour ? une seule chose : votre cœur : cœur pour cœur ! C'est vraiment une chose digne d'admiration que le Cœur de Jésus, la source de tous les biens, ne cesse de poursuivre le cœur de l'homme et de le lui demander sans cesse. « Mon fils, donnez-moi votre cœur... Convertissez-vous à moi de tout votre cœur... »

Pratique : Fixez chaque mois un jour uniquement destiné à réparer les forces de votre âme dans la retraite. « Je conduirai l'âme dans la solitude, et là je lui parlerai au cœur ». (Osée 2, 14).

Oraison Jaculatoire : Cœur agonissant de Jésus, ayez pitié des mourants !

 

Dix-neuvième jour

 

« Venez tous à moi ». « Que ces paroles sont belles, dit saint Basile ! « Venez tous à moi, je ne mets point de bornes à mes promesses : mon cœur est une source inépuisable de bonté qui peut effacer tous les crimes. Venez tous à moi, et je vous soulagerai. À vous les crimes, à moi le remède ; à vous les plaies, à moi la guérison. venez tous à moi, mon cœur est assez grand pour tous... »

Pratique : Un moyen efficace de consoler le Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ, et qui est à la portée de tous, c'est de travailler à délivrer les âmes du purgatoire.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, miséricorde !

 

Vingtième jour

 

Approchez-vous du Cœur de Jésus en esprit de pénitence, pour pleurer vos péchés et en obtenir le pardon, l'adorant comme l'apôtre Saint Thomas, avec un profond respect ; lui disant d'un cœur contrit et humilié : « Mon Seigneur et mon Dieu, mon unique espérance, souffrez que je cherche le remède à mes plaies dans les plaies de votre Cœur ». O Cœur blessé d'amour et de douleur, qui avez conçu tant de regret de tous les péchés du monde, N'est-il pas juste que je regrette les miens et que je vous aime de toute mon âme !

Pratique : Vous avez entendu mille fois la maxime de notre divin Sauveur : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ». Demandez-lui qu'il vous donne l'intelligence de cette maxime. La douceur et l'humilité, voilà les deux vertus qu'il tirera pour nous des trésors de son cœur.

Oraison Jaculatoire : Ô Amour du Cœur de Jésus qui n'êtes pas point aimé, faites-vous donc connaître et aimer !

 

Vingt-et-unième jour

 

« Il n'y a personne si pauvre qui n'ait quelque lieu où il puisse faire sa demeure. Les oiseaux mêmes ont leur nid et les renards leurs tanières », comme dit Notre-Seigneur. Il ne faut pas qu'un chrétien soit seul sans domicile, errant et vagabond dans le monde. Mais où pourrait-il mieux se fixer que dans le Cœur de Jésus, qui est plus auguste, plus magnifique, plus admirable que tous les palais des rois de la terre ? Les saints le savaient bien ; aussi y établissaient-ils leur demeure. Saint Bonaventure portait une sainte envie au fer de la lance qui nous a ouvert l'entrée de cet aimable cœur...

Pratique : Si vous ne pouvez aller prêcher Jésus-Christ dans les pays lointains, vous pouvez au moins le porter au cœur de vos amis ; c'est là votre mission, et elle est belle et sainte.

Oraison jaculatoire : Aimé soit partout le Sacré Cœur de Jésus.

 

Vingt-deuxième jour

 

Si le Cœur de Jésus ne reçoit pas des blessures et des plaies, il endure des ingratitudes étranges en sa personne depuis qu'il a institué le sacrement de son amour. Peut-on rien imaginer de plus indigne que ce que l'hérétique, l'impie, lui font souffrir depuis tant de siècles et lui feront souffrir jusqu'à la fin du monde ! » (Nouët), Que d'horribles attentats commis tous les jours contre adorable Eucharistie ! O Jésus ! Si tendre, si généreux, si plein d'amour pour nous, pouvons-nous faire une plaie si profonde à votre divin cœur ?

Pratique : Le Fils de Dieu, au dernier jour, dira à ses élus : « J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'étais nu, et vous m'avez vêtu ». Afin de vous rendre dignes de cette sentence favorable, efforcez-vous de faire quelques sacrifices pour l'ornementation des églises pauvres. Là habite Jésus-Christ dans le sacrement de son amour ; là son Cœur adorable est toujours ouvert pour consoler et bénir...

Oraison Jaculatoire : Par votre Cœur transpercé de douleur, ô Jésus ! daignez transpercer le mien du regret de ses ingratitudes !

 

Vingt-troisième jour

 

Écoutons les plaintes que daigne nous faire le Cœur de Jésus : elles sont une nouvelle preuve de son amour. car il ne se plaint que parce qu'il aime, et nous aime uniquement pour notre bonheur, sans aucune considération du sien propre, qui n'est ni diminué par notre perte ni augmenté par notre salut. « Qu'ai-je du faire pour vous, nous dit-il, ô peuple chrétien, ô mon peuple, que je n'ai-je pas fait? Vous étiez une belle vigne que j'avais plantée moi-même, et vous n'avez, eu pour moi qu'amertume, car, dans ma soif vous m'avez donné dû vinaigre à boire ».

Pratique : C'est dans l'oraison que vous apprendrez jusqu'où a été l'excès de l'amour du Cœur de Jésus pour vous et de quelle ingratitude vous l'avez 'payé. Prenez donc la sainte habitude de méditer un peu tous les jours.

Oraison Jaculatoire : « Cœur de Jésus, miséricorde ».

 

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07 juin 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Un Tertiaire Séculier

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« Nous avons tous reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

Huitième jour

 

Le cœur de Jésus est l'autel sur lequel il a offert le sacrifice du monde le plus agréable au Créateur. C'est sur ce même autel que nous devons mettre tous nos voeux et offrir tous nos coeurs, parce que c'est de là qu'il les reçoit et qu'il les écoute. Tout l'honneur que les créatures lui ont jamais rendu, toutes leurs louanges, leurs sacrifices, leurs adorations et leur amour sont des effets qui en dépendent ; ces effets ne sont rien en comparaison de l'honneur qu'il rend tout seul à la souveraine grandeur de Dieu, vu qu'il n'y a que lui seul qui l'aime et le respecte autant qu'il le mérite (Nouët). Ce que nous pouvons donc faire de plus agréable à Dieu, c'est de lui offrir les hommages et les adorations du coeur de son divin fils.

Pratique : Offrez à Dieu chaque jour vos prières par le cœur de Jésus, c'est le moyen de les rendre aussi méritoires qu'efficaces.

Oraison Jaculatoire : Coeur de Jésus, force des faibles, revêtez-moi de votre force.

 

Neuvième jour

 

C'est dans le coeur de Jésus que l'Eglise à pris naissance, par conséquent, les fidèles doivent l'aimer comme le lieu de leur véritable origine, et n'en sortir jamais. Jésus étant endormi du sommeil de la mort, l’Église fut tirée de son cœur ; il voulut que son cœur fût ouvert pour lui donner sujet de se glorifier d'être sorti du côté de son Sauveur. Le coeur de Jésus est le coeur de l’Église ; il veille pendant qu'elle dort. L'Ecriture sainte dit quo les premiers chrétiens n'avaient qu'un coeur et qu'une âme ; c'était le cœur de Jésus qui vivait en eux, et qui leur inspirait à tous l'amour des choses célestes. (Nouët).

Pratique : C'est faire une chose très agréable au divin cœur de Jésus, que de renouveler, au moment du réveil les promesses de votre baptême.

Oraison Jaculatoire : Si quelqu'un ne vous aime pas, ô cœur de Jésus ! Qu'il soit anathème !

 

Dixième jour

 

Aux qualités les plus éclatantes, aux titres les plus magnifiques, le Cœur de Jésus joint une tendresse qui va pour nous jusqu'à l'excès : « Mes délices, dit-il, sont d'être avec les enfants des hommes ». Sa douceur est si aimable qu'elle a charmé ses plus mortels ennemis. Tantôt il se compare à un père qui ne peut contenir sa joie ni retenir ses larmes au retour d'un fils débauché ; tantôt à un pasteur poursuivant une brebis égarée. Amène-t-on à ses pieds une femme adultère, il refuse de la condamner et couvre de honte ses accusateurs. Il s'assoit à la table des publicains et des pécheurs, pour les ramener à lui...

Pratique : Dans tous ses doutes, dans tous ses ennuis, s'adresser au Cœur de Jésus comme un enfant à son père, un ami à son ami, et le prier de nous éclairer et de nous aider.

Oraison Jaculatoire : J'ai trouvé le cœur de mon roi, de mon père, de mon ami Jésus : que puis-je désirer au ciel et chercher sur la terre ?

 

Onzième jour

 

Je n'étais pas encore que déjà le Cœur de Jésus ne respirait que pour moi, ne soupirait qu'après mon salut, n'aspirait qu'à se donner a moi, ne pensait qu'à moi, ne veillait que pour moi, ne s'inquiétait que de moi. Ce Cœur est si amoureux du mien qu'il ne fait pas difficulté de venir frapper à sa porte et de lui en demander l'entrée. Les saints en sont dans le ravissement, et ils auraient sujet de s'en étonner si tous les cœurs étaient faits comme les nôtres. Mais c'est que Dieu a mis tant de mérites dans le Cœur de son fils qu'il chérit même les nôtres en sa considération. Non, Seigneur, je ne m'étonne plus si vous voulez être appelé le Dieu de mon cœur, si vous êtes jaloux de son amour, mais je m'étonne qu'il vous rebute, qu'il puisse hésiter à se donner à vous (Nouët).

Pratique : Adressez-vous souvent aux Saints Anges chargés d'adorer le Cœur de Jésus, et priez-les de suppléer par leur amour à votre froideur.

Oraison Jaculatoire : Aimé soit partout le Sacré Coeur de Jésus.

 

Douzième jour

 

Notre Seigneur me fit connaître, dît Sainte Marguerite-Marie, que le grand désir qu'Il avait d'être aimé des hommes lui avait fait prendre le dessein de leur manifester son Cœur, et de le leur donner dans ces derniers temps, comme le dernier effort de son amour. Qu en cela il leur ouvrirait tous les trésors d'amour, de grâce, de miséricorde, de sanctification et de salut que ce cœur contient, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre et lui procurer tout l'amour et l'honneur qu'il leur serait possible, fussent enrichis avec profusion des trésors dont ce Cœur Divin est la source, source féconde et inépuisable.

Pratique : Ne vous laissez jamais aller au découragement, quelque grandes que soient vos fautes ; mais songez que vous avez à votre disposition, pour les réparer, tous les mérites du Cœur de Jésus.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, vous serez mon espérance dans le trouble et mon ombrage contre les ardeurs de mes passions !

 

Treizième jour

 

Le Sacré Cœur de Jésus, dit un grand serviteur de Dieu, est le siège de toutes les vertus, la source des bénédictions, la. retraite de toutes les âmes saintes : ce Cœur adorable est toujours brûlant d'amour pour les hommes, toujours touché de nos maux, toujours disposé à nous recevoir, à nous servir d'asile dès cette vie. Venez-y donc, vous surtout qui êtes chargés de croix, de tentations, de misères ; le Sacré Cœur vous invite, il vous attend, il vous presse, il désire vous soulager...

Pratique : La reconnaissance est un des caractères distinctifs de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus ; rappelez-vous chaque jour tous les bienfaits que vous en avez reçus.

Oraison jaculatoire : Tenez moi uni à vous ô Cœur de Jésus !

 

Quatorzième jour

 

Ce n'est pas le fer de la lance qui blessa le premier le Cœur de Jésus, l'amour le plus ardent pour les hommes l'avait tout d'abord blessé. Ce fut la première et la plus grande de ces plaies, qu'il ne put dissimuler lui-même : « Vous avez blessé mon cœur, ma sœur, mon épouse, vous avez blessé mon cœur » (Cantique des cantiques).

Pratique : prenez la résolution de faire, autant que possible, tous les premiers vendredis du mois, une communion que vous offrirez au Cœur de Jésus, en réparation d« toutes les négligences qui se seraient glissées dans celles que vous aurez faites dans l'intervalle, ou précédemment.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, rassasié d'opprobres, apprenez-moi à supporter les souffrances et les contradictions.

 

Quinzième jour

Toutes les plaies de notre Sauveur sont autant de portes de salut ouvertes à tout le monde ; mais celle du cœur est la plus large. Toutes ses plaies sont autant de ruisseaux de pourpre dans lesquels nous pouvons plonger les puissances de notre âme pour donner du prix à toutes nos pensées, à toutes nos paroles et à toutes nos actions ; mais celle du cœur leur fait prendre une plus belle couleur, un éclat plus vif, une teinte plus précieuse.

Pratique : Notre Seigneur, parmi les différents exercices qu'il prescrivit à Sainte Marguerite Marie pour honorer son Cœur, lui enseigna celui qui est connu sous le nom d'heure sainte. Il consiste à faire une heure d'oraison les nuits du jeudi au vendredi, et à s'unir aux douleurs du cœur de Jésus dans son agonie au jardin des Oliviers. Si l'âge, la santé ne vous le permettent pas, vous ne pourrez au moins vous excuser d'en former le désir... Priez votre bon ange de tenir votre place auprès du Cœur de Jésus.

Oraison Jaculatoire : Oh ! Qui me donnera d'entrer dans l'intérieur de votre Cœur, ô Jésus !

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31 mai 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 

Un Tertiaire Séculier

 

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« Nous avons tous reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

 

 

Pratique du Mois du Sacré Cœur

 

 

 

Cet exercice de dévotion au Sacré Cœur de Jésus, établi sur le modèle du Mois de Marie, a pour fin principale d'honorer les trente-trois années que Jésus-Christ a passées sur la terre. Ce mois commence le 1er juin.

 

 

 

Imprimatur

 

+ E.A.Archpus Quebecen

 

 

 

Hommage au Divin Cœur de Jésus

 

 

 

Divin Cœur de Jésus, je Vous offre ce petit livre par l'entremise du Cœur immaculé de Marie, et en union à toutes les intentions auxquelles vous vous immolez sans cesse vous-même sur nos autels. Puisse-t-il contribuer à faire augmenter chaque jour le nombre des soldats qui s'enrôlent dans la sainte ligue de Votre Cœur pour procurer le salut des âmes, le triomphe de l’Église et du Saint-Siège, et enfin le rétablissement de l'ordre social dans le monde. Ainsi soit-il.

 

 

 

Un Tertiaire Séculier

 

Québec, Pentecôte 1872

 

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Dévote offrande au Sacré cœur de Jésus

 

À réciter devant son image

 

 

 

Moi, N., pour Vous témoigner ma reconnaissance, et pour réparer mes infidélités, je Vous donne mon cœur, et me consacre entièrement à Vous, mon aimable Jésus, et, moyennant Votre secours, je me propose de ne plus pécher. Amen.

 

 

Acte de réparation

 

 

 

Dieu trois fois saint, je vous adore, je vous aime, je vous bénis par le cœur sacré de Jésus au Très-Saint-Sacrement de l'Autel, et je Vous offre, par les mains bénies de la Vierge Immaculée, toutes les Saintes Hosties qui sont sur nos autels et dans nos tabernacles, en sacrifice d'expiation, de réparation et d'amende honorable pour tous les sacrilèges, les profanations, les iniquités, les blasphèmes et les crimes qui Vous outragent par tout l'univers. Amen.

 

 

Communion spirituelle

 

 

 

Mon Seigneur Jésus-Christ au Saint-Sacrement, je crois en Vous, j'espère en Vous, je Vous aime, je me repens, je Vous désire, venez dans mon cœur que je Vous donne.

 

 

 

Prière de Saint Ignace

 

ou Consécration de soi-même à Jésus-Christ

 

 

 

Recevez, Seigneur, ma liberté sans restriction ; acceptez ma mémoire, mon entendement, ma volonté ; je n'ai rien, je ne possède rien qui ne soit un don de Votre libéralité ; je vous remets le tout, afin que Vous en disposiez comme il Vous plaira ; l'unique chose que je Vous supplie de m'accorder avec votre grâce, c'est un véritable amour pour Vous. Si je l'ai, je suis assez riche, et je ne demande rien de plus.

 

 

Prière au Sacré Cœur

 

 

 

Souvenez-vous, ô très-doux Jésus, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre Sacré Cœur, imploré son assistance ou réclamé sa miséricorde ait été abandonné ! Rempli et animé de la même confiance, ô Cœur roi des cœurs ! je viens, je cours à Vous, et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne devant Vous : ô Cœur Sacré, ne méprisez pas mes faibles prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.

 

 

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Considérations pour tous les jours du mois du Sacré Cœur

 

 

 

Premier jour

 

 

 

Le Cœur Sacré de Jésus, percé par une lance sur la Croix, fut dès lors ouvert à tous les Chrétiens comme un asile inviolable. Mais il était donné au 17e siècle de voir le Sacré Cœur de Jésus, honoré d'un culte spécial. Dieu se servit, pour établir cette dévotion, d'une sainte religieuse nommée Marguerite-Marie. Jésus-Christ lui apparut un jour, et lui dit : « Mon Cœur a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser pour leur témoigner son amour ; et, pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par les mépris, les irrévérences, les sacrilèges dans le sacrement de mon amour. C'est pour cela que je te demande que le premier vendredi, après l'octave du Saint-Sacrement, soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en lui faisant réparation et amende honorable ».

 

 

Pratique : Engagez les fidèles à célébrer la fête du Sacré Cœur de Jésus.

 

 

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, attirez-nous après vous, nous courons à l'odeur de vos parfums.

 

 

 

Deuxième jour

 

 

 

En commençant ce mois, il convient de nous rappeler les promesses que Jésus-Christ, faites à ceux qui embrasseront la dévotion au Sacré Cœur Ce divin Sauveur fit entendre à la bienheureuse Marguerite-Marie que c'était par un dernier effort de son amour envers les hommes qu'il avait résolu de leur découvrir les trésors de son Cœur en lui inspirant cette dévotion, qui doit faire naître l'amour de Jésus-Christ dans le cœur des plus insensibles, et embraser celui des moins fervents. Publiez partout, inspirez, lui dit Jésus-Chris et recommandez cette dévotion aux gens du monde, comme un moyen sûr et facile pour obtenir de moi un véritable amour de Dieu... à tous les fidèles, comme une dévotion des plus solides et des plus propres à faire obtenir la victoire sur les plus fortes passions, à remettre l'union et la paix dans les familles les plus divisées,, et à faire triompher des imperfections les plus invétérées.

 

 

Pratique : Parler quelquefois du Sacré Cœur de Jésus.

 

 

Oraison Jaculatoire : Votre amour seul, ô Cœur de Jésus, et je suis assez riche. (Saint Ignace).

 

 

 

Troisième jour

 

 

 

La dévotion au Sacré Cœur a pour objet le Cœur adorable de Jésus-Christ embrasé d'amour pour les hommes, et outragé par l'ingratitude de ces mêmes hommes. Il est aisé de voir que cette dévotion ne consiste pas à aimer seulement et à honorer d'un culte singulier ce cœur de chair, semblable au nôtre, qui fait partie du corps auguste de Jésus-Christ. L'objet et le motif de cette dévotion, c'est l'amour immense de Jésus-Christ pour les hommes. Christ nous a offert son cœur comme l'objet le plus capable de nous rappeler cet amour qui l'a porté à s'immoler pour nous et à demeurer avec nous dans l'adorable Eucharistie. La fin de ce culte rendu à ce divin cœur est : 1° de reconnaître et d''adorer par un retour d''amour et par un dénouement sans bornes l'amour infini du cœur de Jésus pour les hommes ; 2° de réparer par toutes les voies possibles les indignités et les outrages auxquels son amour l'a exposé durant sa vie mortelle et l'expose encore dans l'Eucharistie.

 

 

Pratique : L'offrande de nos actions à Dieu chaque jour n'est pas seulement une pieuse pratique, mais un véritable devoir, puisqu'il ne nous a donné l'existence que pour le servir ; soyez-y donc fidèle.

 

 

Oraison Jaculatoire : « Aimé soit partout le Sacré Cœur de Jésus ».

 

 

 

Quatrième jour

 

 

 

La dévotion au Cœur de Jésus est différente de celle que Ton rend à son corps dans l'Eucharistie : l'une a pour objet le Cœur seul de Jésus-Christ, l'autre a pour objet le corps entier de notre divin Sauveur sous les espèces sacramentelles, sans aucun rapport spécial à son cœur. Dans la dévotion au Saint Sacrement, le motif est d'honorer lu chair sacrée de Jésus-Christ unie avec le Verbe. Dans la dévotion au Sacré Cœur, le motif essentiel est d'honorer son cœur uni à la divinité, et surtout d'y reconnaître cet amour dont il est embrasé pour les hommes, et de lui faire amende honorable de ce qu'il a souffert dans le sacrement de son amour, l'invention la plus merveilleuse qui soit sortie de son cœur divin.

 

 

Pratique : Dans toutes les communions et les visites au Saint-Sacrement se proposer d'honorer le cœur de Jésus et de lui faire amende honorable pour les crimes des hommes.

 

 

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus-Christ, vivifiez-moi.

 

 

Cinquième jour

 

 

 

Le Cœur de Jésus est rempli de toutes les richesses de la grâce et de la gloire. Ses mouvements sont si généreux, ses inclinations Si nobles, ses qualités si admirables, qu'il n'y a rien dans tous les cœurs qui en puisse approcher. Il ne s'en trouvera aucun qui nous ait tant aimés, ou qui ait ressenti nos misères avec tant de tendresse, qui ait conçu des desseins si grands pour nous, ou enfin qui ait eu tant de joie de notre bien. Oh ! quand les cœurs de tous les hommes se fermeraient pour vous, ne vous troublez pas, dit un pieux auteur, le cœur de Jésus vous sera toujours fidèle et toujours ouvert.

 

 

Pratique : En vous préparant à la confession, suppliez Jésus qu'il veuille bien recevoir votre cœur dans le sien, pour vous faire quelque part de la douleur amère qu'il ressentit de vos péchés dans son agonie.

 

 

Oraison Jaculatoire : Qui nous séparera de voire amour, ô cœur de Jésus !

 

 

 

Sixième jour

 

 

 

Le Cœur de Jésus est saint de la sainteté de Dieu même ; d'où vient que tous les mouvements de ce cœur, tous ses soupirs, tous ses désirs, toutes ses affections, toutes ses demandes, toutes ses actions, suivant la dignité de la personne qui les opère, sont des actions munies en leur prix et en leur valeur. Il est donc juste qu'il soit honoré d'un culte singulier, puisqu'en l'honorant, nous honorons sa divine personne (Nouët). Si la vénération que nous avons pour les saints nous rend leur cœur si précieux, que devons-nous donc penser de l'adorable cœur de Jésus-Christ, puisque c'est dans ce cœur divin qu'ont été formés tous les desseins de notre salut, et que c'est par l'amour dont brûle ce même cœur qu'ils ont été exécutés.

 

 

Pratique : imitez sainte Claire, et ne laissez passer aucun jour sans honorer le cœur de Jésus.

 

 

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, tournez vers vous toutes les affections de mon cœur !

 

 

 

Septième jour

 

 

 

Le Cœur de Jésus est le roi de tous les cœurs par sa grandeur, par son pouvoir, par son mérite. Il est aussi le plus digne de commander l'amour à nos cœurs, parce qu'il est le plus obligeant, le plus aimable et aussi le plus aimant. C'est par amour qu'il a voulu être blessé pour guérir tous les autres cœurs, et leur faire un bain de son sang précieux. Sa plaie est sa couronne ; le droit qu'il a sur nous ne peut donc être plus légitime, et nous ne pouvons lui refuser obéissance sans injustice puisque nous lui devons tout, ni sans folie puisqu'il ne commande rien qui ne soit pour notre bien (Nouët). Ô Jésus ! fermez mon cœur à tous les objets de la terre, pour en diriger toutes les affections vers le vôtre.

 

 

Pratique : Le Cœur de Jésus, dit Sainte Marguerite-Marie, a un désir infini d'être connu et aimé ; il veut qu'on s'adresse à lui avec une grande confiance, et il n'y a pas de moyen plus efficace d'obtenir ce qu'on lui demande, que de le faire par l'entremise du Saint Sacrifice de la Messe.

 

 

Oraison Jaculatoire : Jésus, doux et humble de cœur, faites mon cœur semblable au vôtre.

 

 

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30 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Trente-et-unième jour

Reine conçue sans péché, priez pour nous.

 

Les Litanies sur lesquelles nous venons de méditer pendant trente jours, renferment tous les titres de gloire de Marie et forment le plus bel éloge en son honneur, la plus riche couronne qu'on puisse déposer sur son front. L'Eglise a mis pour ainsi dire dix-huit siècles à les composer. Et bien qu'il semble qu'il ne fût plus possible d'embellir cette couronne, elle vient d'y ajouter un nouveau fleuron dont l'éclat l'emporte sur tous les autres ; elle vient de donner à la Sainte Vierge un nouveau titre au nom duquel elle veut surtout qu'on l'invoque, et auquel la Sainte Vierge elle-même semble attacher désormais toutes ses faveurs. Ce nouveau rayon de gloire descendu du ciel sur le front de Marie, c'est la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. Jusque là, c'était une pieuse croyance, mais non un article île foi, que Marie par un privilège unique, avait été préservée du péché originel. En face de besoins plus grands qu'à une autre époque, l'Eglise voulant appeler la Sainte Vierge à son secours par un cri en quelque sorte irrésistible et qui fit jaillir de son cœur des trésors de grâces plus abondants, a défini solennellement et infailliblement que cette pieuse croyance serait élevée à la certitude d'une vérité dogmatique, vérité qu'il ne serait plus permis de nier sans se rendre coupable du crime d'hérésie. Le ciel et la terre ont applaudi à cette définition. À l'autorité et à la piété du grand pape Pie IX, revient la gloire d'avoir rendu ce suprême honneur à la Sainte Vierge, le 8 décembre 1854 ; à nous qui écrivons ces lignes, la consolation d'avoir assisté à cette fête uni que, et joui de ce spectacle le plus beau qu'il puisse être donné aux hommes de contempler sur la terre.

Oui, Marie a été conçue sans péché ! Dieu ayant prévu de toute éternité la chute du premier homme et la punition qu'il infligerait à ses descendants en suite de sa désobéissance, a décrété aussi de toute

éternité, que Marie destinée à devenir la mère du Rédempteur, serait mise à l'abri de l'anathème qui allait frapper Adam et sa malheureuse postérité. Et c'est dans ce sens, l'heure étant venue où le fils de Dieu avait résolu de se faire homme, que l'ange Gabriel put lui adresser ce salut que ne mérita et ne méritera jamais aucune autre créature : « Je vous salue, pleine de grâce ». Oui, Marie, vous êtes pleine de grâce ! Ce n'est pas un homme, mais un envoyé du ciel qui le déclare. La grâce dont vous êtes comblée â précédé le cours des siècles. Tandis que tous les autres hommes, infectés par le venin du serpent tentateur, sont conçus et naissent dans le péché, Marie par un privilège spécial est entrée dans la vie, non seulement sans souillure mais toute rayonnante de la grâce sanctifiante. Écoutons le beau langage de notre saint curé : « Le bon Dieu pouvait créer un plus beau monde que celui qui existe, mais il ne pouvait donner l'être à une créature plus parfaite que Marie.... Tenez, mes enfants, une faible comparaison. Vous savez ces œufs qui sont dans la mer, dont on voit sortir des petits poissons, qui fendent les eaux avec une si grande vitesse !... De même la Sainte Vierge aussitôt créée, a la plénitude de la vie et se promène dans le grand océan de la grâce ».

Nous ne pourrons jamais assez méditer et comprendre la grandeur du privilège de l'Immaculée Conception. Pour Marie comblée de tant de faveurs, c'est la plus grande entre toutes les autres. Son titre de Mère de Dieu la place au-dessus des anges et des archanges, l'établit reine du ciel et de la terre, et cependant elle préfère et s'estime plus heureuse d'avoir été conçue sans péché, de n'avoir jamais été sous l'empire du démon. Oh ! Quel enseignement pour nous ! Puissions-nous le bien comprendre et le mettre fidèlement en pratique. Il ne dépend pas de nous d'être riche et savant, mais il est en notre pouvoir de combattre nos tentations, d'éviter le péché, et de nous conserver purs aux yeux de Dieu. L'Esprit-Saint nous l'a révélé : Dieu résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles. Comme le péché est le plus grand de tous les maux, la grâce est le plus grand de tous les biens. Apprenons donc de Marie Immaculée à estimer la grâce sanctifiante autant qu'elle la estimée elle-même ; à la préférer à tous les trésors de la terre, à la vie même, si nous ne pouvions la conserver qu'à ce prix. La grâce, c'est l'amitié de Dieu ! La grâce, c'est le principe et la condition de tous nos mérites ! La grâce, c'est la paix de l'âme, le gage et l'avant-goût du paradis. Confions à Marie la garde de ce trésor au-dessus de tous les trésors, en nous réfugiant dans son sein maternel, en nous plaçant sous sa protection, et en nous consacrant pour toujours à son service.

Pratiques : Résumons les enseignements du Mois de Marie, par quelques pratiques générales qui s'appliquent à toutes les personnes, à tous les temps et à tous les lieux. 1° La première et la plus essentielle, c'est que, pour rester chers à Marie, nous devons concevoir une nouvelle et plus vive horreur du péché. Fuyons-le, quelque léger qu'il soit, comme on fuit à la vue d'un serpent. 2° Marie est le miroir de justice que nous devons avoir sans cesse sous les yeux. Avant de parler ou d'agir, adressons-nous intérieurement cette question : « Que dirait ou que ferait Marie si elle était à ma place ? » 3° Dans tous nos besoins et toutes nos tentations, invoquons Marie par son titre le plus cher et le plus glorieux : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

 

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Consécration

 

Ô Marie, ce n'est pas sans regret que nous voyons arriver la fin de ce beau mois qui vous est consacré. Chaque jour, réunis devant votre Image vénérée, nous vous avons invoquée avec amour et confiance, et chaque jour vous nous avez reçus avec bonté, vous avez daigné nous bénir. Après l'exercice de chaque soir, notre sommeil de la nuit a été plus paisible et le travail du lendemain moins lourd à porter. Il nous semble maintenant que nous sommes devenus meilleurs, que la vertu a pour nous plus de charmes et que le péché nous inspire plus d'horreur. Affermissez dans nos cœurs ces saintes dispositions qui sont le fruit de votre maternelle bonté.

Aujourd'hui, ce n'est point un adieu que nous venons vous adresser. Plus que jamais nous voulons nous tenir rapprochés de vous ; plus que jamais nous voulons vous avoir sans cesse présente à l'esprit et au cœur ; plus que jamais nous ne saurions faire un pas dans la vie sans que vous nous tendiez la main. Nous vous reconnaissons, nous vous proclamons Mère de la famille, maîtresse et gardienne de la maison (de la paroisse). De votre côté couvrez-nous de votre protection comme la poule abrite ses petits sous ses ailes. Écartez tout ce qui pourrait nuire à notre âme et à notre corps ; protégez-nous, fortifiez-nous contre nos passions qui sont nos ennemis du dedans, et contre les scandales du monde qui sont nos ennemis du dehors.

Nous ne vous demandons pas pour la famille, la fortune et les honneurs ; vous avez dédaigné tous ces biens. Obtenez-nous ce qui vaut mieux, la modération des désirs, l'amour du toit qui nous a vus naître, la patience dans les souffrances, le courage et la générosité dans les épreuves, et par dessus tout les vertus de Nazareth, la piété filiale, le respect de la paternité, la concorde et cette douce union des cœurs qui fait la richesse et assure la prospérité des familles. Si nous désirons quelque chose au-delà de nos besoins, c'est pour pouvoir soulager les malheureux ; si nous demandons à être affranchis des privations et des sollicitudes de la vie, c'est pour pouvoir remplir avec plus d'empressement et de liberté d'esprit, tout ce qui regarde le service de Dieu.

Veillez, ô divine Marie, sur la sainte Église catholique notre mère. Vous l'avez assistée dans ses premiers combats, soutenez-la dans ses luttes qui durent depuis dix-huit siècles et dont la violence va toujours croissant. Protégez le souverain Pontife, les évêques et tous les pasteurs qui ont mission de nous conduire dans les voies du salut. Du trône de miséricorde ou vous êtes assise, abaissez vos regards compatissants sur les âmes de nos parents et de nos amis qui souffrent dans les flammes du purgatoire ; et hâtez l'heure de leur délivrance. Veillez sur la France notre chère patrie, afin qu'elle montre toujours digne de son titre glorieux, de fille aînée de l'Église. Veillez sur nos malades et nos vieillards, sur les veuves et les orphelins, sur les voyageurs et sur ceux de nos enfants qui sont sous les drapeaux, surtout sur ceux qui souffrent persécution pour la justice et qui pleurent, dans celte vallée de larmes; obtenez à tous et à chacun de nous ce qui lui est nécessaire pour combattre le bon combat et mener une sainte vie. Le temps marche avec rapidité, bientôt nous toucherons à l'heure de la mort. C'est surtout pour ce moment suprême, que nous vous appelons à notre aide, que nous implorons votre secours. Quand notre âme se sera envolée de notre corps avec notre dernier soupir, ô Marie ! Marie ! Recevez-la dans vos bras et donnez-lui asile près de vous, dans le sein de la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il.

 

Bouquet spirituel du Mois de Marie

Répétez souvent cette courte et pieuse invocation : « Bénie soit la sainte et Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie ! ».

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Fin du Mois de Marie

 

Téléchargez l'intégrale des méditations du mois de Marie d'Ars (pdf) en cliquant ici

 

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Ce livre, datant de 1866 a été réédité par les Editions Saint Jean, pour vous le procurer cliquez ici

 

Prochain mois de Dévotion :

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29 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Trentième jour

Reine des Vierges, priez pour nous.

Reine de tous les Saints, priez pour nous.

 

Si nous pouvions interroger les saints du paradis, tous peut-être nous répondraient qu'ils sont redevables à Marie de la gloire dont ils jouissent. Nous pouvons invoquer le témoignage du curé d'Ars. « Tous les saints, disait-il, ont une grande dévotion en la Sainte Vierge ; aucune grâce ne nous vient du ciel sans passer par ses mains ». Ce qu'il y a de Certain et d'assuré, c'est qu'il n'y a aucun saint dans le ciel, qui pendant sa vie n'ait été dévot à la Sainte Vierge, ne se soit mis sous sa protection. Ouvrez et lisez le livre si édifiant de la vie des saints, et vous en trouverez la preuve à chaque page. Ce qu'il y a de certain et d'assuré, c'est que plusieurs saints sont aujourd'hui dans le ciel, qui sans la protection de la Sainte Vierge, n'y seraient jamais parvenus. Ils ont prié ou on a prié pour eux la Sainte Vierge ; et la Sainte Vierge les a retirés de l'état du péché et les a réconciliés avec Jésus-Christ son divin fils. Ce qu'il y a de certain et d'assuré ; c'est que si le démon pouvait parler et s'il osait l'avouer, il déclarerait qu'il ne redoute rien tant que la Sainte Vierge, qu'elle lui a arraché une foule d'âmes sur lesquelles il comptait comme sur une proie assurée. Combien de pécheurs endurcis, convertis tout à coup par un miracle de la protection de Marie ! Nous en avons cité quelques exemples dans nos lectures de chaque jour, mais il faudrait plusieurs volumes pour les contenir tous. Ce qu'il y a encore de certain et d'assuré, c'est que nous tous qui lui avons payé chaque jour .de ce beau mois, le tribut de notre amour et de nos louanges ; si nous continuons à l'honorer, à l'invoquer, a l'imiter, nous pouvons compter que sa protection ne nous fera jamais défaut, qu'elle nous .assistera dans toute l'étendue de nos besoins pour le présent, et surtout à l'heure de notre mort.

Marie est donc appelée ajuste titre la Reine des saints, puisqu'elle a concouru à la sanctification de tous, et qu'il n'en est aucun qui, après Dieu, n'ait mis en elle toute sa confiance. Mais elle porte à bien d'autres titres encore, le diadème incomparable qui rayonne sur son front. Les saints du ciel ressemblent aux étoiles qui dans le firmament brillent avec plus ou moins d'éclat. La gloire dont ils jouissent est en raison et en proportion de leurs mérites. Chacune de leurs vertus forme un rayon de leur couronne. On admire la pureté des vierges, le zèle brûlant des apôtres, la constance des martyrs, la foi des patriarches, l'humble dévouement des saintes femmes, et enfin l'amour de la vie cachée dans ceux qui se sont sanctifiés par la fidélité aux devoirs de leur état, et plus particulièrement au milieu des humbles mais rudes travaux de la campagne. Or, Marie a été ornée de toutes les vertus à la fois, et a porté leur pratique au plus haut degré de perfection. Aussi sa gloire éclipse-t-elle la gloire de tous les saints, ou plutôt tous les saints sont autant de diamants qui embellissent et relèvent l'éclat de sa couronne. Avec quelle reconnaissance ils se prosternent à ses pieds ! Tous lui rendent grâces et chantent ses louanges dans les. transports d'une éternelle admiration !

Ah ! Puissions-nous être un jour du nombre de ces fortunés habitants des cieux, et chanter avec eux les gloires de notre Reine ! Cela dépend de notre bonne volonté. Pendant ce beau mois, nous avons goûté le bonheur qu'il y a d'aimer et de servir Marie. Que notre dévotion envers elle, loin de cesser et de se ralentir, persévère et aille toujours croissant. Récitons au moins chaque jour une dizaine de chapelet ; communions aux principales fêtes en son honneur ; appelons-la à notre secours dans toutes nos peines et nos tentations ; et enfin, resserrons les liens qui nous unissent, et aimons-nous tous comme les membres de la Sainte Famille. Voilà les fruits que nous devons recueillir du Mois de Marie. À ces conditions très faciles à remplir, la Reine des saints nous protégera pendant tout le cours de notre vie, et après notre mort nous ouvrira les portes du ciel.

 

Exemple

L'heureux empressement

 

Demain ! Demain ! Un jeune apprenti avait fait depuis quelque temps sa première communion. Il avait pris une seule résolution, mais il l'avait prise sérieusement : « Si je viens à tomber dans le péché mortel, j'irai me confesser avant de me coucher, le jour même ». Ce malheur lui arriva : c'était un samedi ; il faisait mauvais temps. Le prêtre était loin ; il se dit d'abord : « J'irai me confesser demain ». Mais sa promesse lui revenait en la mémoire, et quelque chose lui disait : « Fais ce que tu as promis, va te confesser ». Il hésitait. Dans ce combat intérieur, il se met à genoux et récite un Ave Maria pour connaître la volonté de Dieu. Aussitôt il se relève et se met en chemin. À son retour, il est rencontré par sa marraine, qui lui demande d'où il vient ; il le lui raconté, la joie sur le visage, et lui dit qu'il va dormir en paix, ayant recouvré l'amitié de Dieu. Sa mère avait coutume de le laisser au lit un peu plus de temps le dimanche que les autres jours. Selon son usage donc, elle ne l'éveilla qu'à sept heures, en frappante la porte de sa chambrette et en l'appelant, un quart-d'heure après, Paul dormait encore. Sa mère l'appela de nouveau, et, impatientée de n'avoir pas de réponse, elle entre dans la chambre et s'approche de son enfant, qui ne bougeait pas. Elle lui prend la main qu'elle trouve glacée. Effrayée, elle regarde, et poussant un cri affreux, elle tombe par terre sans connaissance. L'enfant était mort, et son cadavre déjà froid !... Heureux jeune homme, de n'avoir pas remis sa confession au lendemain ! Heureux nous-mêmes si, avertis par cet exemple, nous mettons à profit sans retard toutes les bonnes résolutions que la Sainte Vierge nous a inspirées pendant ce mois ! Suivre à l'instant même le mouvement de la grâce, c'est tout le secret de la sainteté. (Nouveau Mois de Marie, par Ed. Terwecorem).

Pratiques : Faites votre confession comme si elle devait être la dernière de votre vie, pour vous préparer à la communion de demain. Si vous ne le faites déjà, prenez la résolution de lire en famille, la vie du saint de chaque jour.

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Prière

 

Reine de tous les saints ! C'est surtout sous ce nom glorieux que j'aime à vous honorer et à vous invoquer. Puissé-je être compté au nombre de vos plus fidèles et dévoués sujets. Pour couvrir mon insuffisance, je m'unis en ce moment aux âmes les plus ferventes qui vous ont honoré et servi pendant ce mois qui vous appartient, et sur lesquelles vos regards reposent avec le plus de complaisance. Je m'unis en particulier à l'un de vos plus grands serviteurs, que l'Eglise a placé dernièrement sur ses autels, et avec saint Alphonse je m'écrie : « Si je persévère, ô Vierge Sainte, à vous servir, à vous aimer, à vous prier. je suis assuré de mon salut. Ce que je crains, ô ma sainte mère, ce n'est pas que vous m'abandonniez la première, mais que moi malheureux et ingrat, je ne vienne peu à peu à quitter votre service ». Mais non, il n'en sera pas ainsi. Je vous jure aujourd'hui une inviolable fidélité, ratifiez vous-même mon serment, et soyez à jamais ma reine sur la terre et dans le ciel. Ainsi soit-il.

Dans les pas de St Jean-Marie Vianney

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28 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Vingt-neuvième jour

Reine des martyrs, priez pour nous.

Reine des confesseurs, priez pour nous.

 

Quelle couronne sur le front de Marie que celle de Reine des martyrs ! C'est dire que ses épreuves et ses souffrances ont surpassé celle des martyrs, de ces héros invincibles qui ont affronté les plus affreux supplices et versé leur sang pour la foi. Dans cette grande et vaillante armée des soldats de Jesus-Christ, plusieurs millions ont eu la tête tranchée par le glaive ; d'autres ont été livrés à la dent dévorante des tigres et des lions ; ceux-là ont été jetés dans des fournaises embrasées ou plongés dans des chaudières d'huile bouillante ; à ceux-là on arracha non seulement la barbe et les cheveux, mais les ongles et la peau. Tout ce que la cruauté la plus raffinée a pu inventer, tout ce que la rage de l'enfer a pu inspirer, a été mis en œuvre pour ébranler la constance des martyrs, et les rendre apostats.

L'Eglise en compte plus de 14 millions qui ont préféré la mort la plus cruelle à la honte et au crime de fouler aux pieds la croix et de renoncer à Jésus-Christ. Et cependant le supplice d'aucun de ces martyrs ne peut être comparé aux douleurs de Marie leur reine. Le supplice de plusieurs d'entre eux n'a duré que quelques jours, et souvent même quelques heures ; celui de Marie a duré autant et plus que la vie de Jésus-Christ son divin fils. Appelée à coopérer au grand mystère de la Rédemption, elle a partagé, dans un degré qu'on ne peut définir, les douleurs infinies de l'Homme- Dieu. Nous avons déjà considéré plusieurs fois Marie sur le Calvaire, mais ne nous lassons pas de revenir à ce spectacle douloureux qui met dans tout son jour la générosité de son cœur et l'héroïsme de son sacrifice. Lorsque les apôtres ont pris lâchement la fuite, Marie est là debout au pied delà croix, témoin de toutes les cruautés et de toutes les ignominies qu'on fait endurer à son divin fils, savourant jusqu'à la lie le calice d'amertume qu'on lui fait avaler. Mais pourrait-on dire : la main des bourreaux n'a pas frappé Marie et son sang n'a pas coulé ! Quoi donc ? La chair de Jésus en lambeaux, n'est-ce pas la chair de Marie ? Le sang que Jésus verse par torrents ne sort-il pas des veines de Marie ? Jésus-Christ meurt sur la croix, et ses souffrances cessent avec son dernier soupir ; mais le martyre de Marie continue avec un surcroît de douleur. Contemplez la recevant dans ses bras le corps de son divin fils, froid, inanimé et couvert de plaies encore saignantes. Comme elle l'arrose de ses larmes ! Comme elle le presse sur son cœur ! L'âme du Sauveur a quitté son corps, mais l'âme de Marie, dit saint Bernard, y est encore pour recevoir le coup de lance, pour souffrir par toutes ses plaies sur lesquelles ses lèvres restent collées. Voyez s'il est une douleur comparable à la sienne, et si ce n'est pas à juste titre qu'elle marche à la tête des martyrs ! qu'elle est appelée N.-D. de Pitié, N. D.-des-Sept-Douleurs ! Qu'elle nous est représentée avec sept glaives qui s'enfoncent dans sa poitrine et s'abreuvent de son sang.

Voilà le grand témoignage d'amour que Notre-Seigneur a donné à sa mère. Il l'a associée a ses souffrances plus qu'aucune autre créature. Ainsi en agit il pour l'ordinaire avec ceux qu'il aime. Il les appelle à partager ses souffrances pour accroître leurs mérites et enrichir leur couronne. Le plus souvent c'est en troublant la prospérité des pécheurs, c'est en leur envoyant des maladies ou d'autres épreuves qu'il leur ouvre. le sein de sa miséricorde. Ne murmurez donc pas, ne vous laissez pas aller à rabattement, lors que la main de Dieu vous touche à l'endroit sensible. Ou souffrir ou mourir, s'écriait sainte Thérèse. Vivre toujours pour souffrir toujours, s'écriait une autre sainte plus héroïque encore. Mais Dieu ne demande pas que vous vous éleviez tous à ce degré de perfection. Les instruments qui servent à votre profession, que vous baignez de vos sueurs, qui usent vos forces et votre vie, ne sont-ils pas pour vous de véritables instruments de martyre ? Prenez vos maladies et les fatigues de votre état en esprit de pénitence, supportez-les patiemment par amour pour Dieu ; et vous mériterez de participer à la gloire de la Reine des Martyrs.

 

Exemple

Lyon préservé du choléra

 

En 1832 et 1838, Lyon menacé par le choléra, leva les yeux vers la sainte Montagne de Fourvière. La contagion avait faillie si grands ravages dans la capitale ! Elle semblait s'attacher de préférence aux grandes cités. En 1835 surtout, elle se montrait presque aux portes de Lyon, et la ville était pleine de fugitifs qui, s'échappant à la hâte des lieux infectés, portaient le germe du mal dans leur sein. Tout faisait croire que le fléau destructeur allait se répandre et envahir un lieu où dans de semblables circonstances, l'ange de la mort avait autrefois frappé de si terribles coups. Le sage administrateur Mgr de Pins, archevêque d'Amasie, à qui la Providence, attentive aux besoins de son peuple, avait confié les enfants des martyrs, excita les fidèles à recourir à leur protectrice ; sa voix retentit jusqu'au fond des cœurs. Le concours à N.-D. De Fourvière fut grand, les vœux furent ardents, les œuvres de piété multipliées. Marie entendit les supplications de son peuple. Le ministre des vengeances divines eut ordre de respecter la cité qu'elle avait prise sous sa défense, cl le zélé prélat ne fut que l'interprète de la voix de ce même peuple, lorsqu'il ordonna deux fois des prières d'actions de grâces dans le sanctuaire protecteur. Depuis, le fléau destructeur a reparu plusieurs fois en France, et a éprouvé cruellement la population de nos principales villes. Lyon, la seconde capitale de l'Empire, bien que renfermant tous les éléments qui semblent appeler et favoriser le choléra, a toujours été épargné, grâce à la protection de celle qui veille à son salut du haut de la sainte Montagne. Aussi dans quelle autre ville la fête de l'Immaculée Conception est elle célébrée avec une ferveur plus générale et une plus brillante illumination. (Pèlerinages aux sanctuaires de la Mère de Dieu).

Pratiques : Évitez, pendant la journée, toute plainte et tout murmure au milieu des contradictions de la vie et des peines de votre état. Considérez les instruments qui servent à votre profession souvent si pénible, comme les instruments de votre martyre.

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Prière

 

Ô Reine des martyrs et des confesseurs ! Votre vie n'a été qu'une longue suite de souffrances dont la rigueur a égalé la durée. C'est à cause de nous et par amour pour nous, que vous avez été associée à toutes les douleurs de votre divin Fils. Faites-nous bien comprendre le mérite et la gloire des peines inséparables de la vie. Il faut passer par l'épreuve des mystères douloureux avant d'arriver à la joie des mystères glorieux. Le chemin du Calvaire est la route qui conduit au ciel. Tendez-nous une main secourable pour y marcher à votre suite et pour mériter de partager un jour avec vous la couronne des Martyrs. Ainsi soit-il.

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26 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

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Vingt-septième jour

Reine des patriarches, priez pour nous.

Reine des prophètes, priez pour nous.

 

Les patriarches et les prophètes sont les saints de l'ancienne loi. Ce qui forme le caractère particulier de leur sainteté, c'est la vivacité de leur foi, la fermeté de leur espérance, la pureté et la simplicité de leur vie. Nul n'a pu entrer au ciel avant que Notre-Seigneur ne nous en eut ouvert les portes ; mais dans tous les temps, ceux qui ont connu Jésus-Christ et espéré en lui, ont pu être saints. Adam et Eve ne laissèrent point ignorer à leurs enfants le malheur de leur chute, et pour les consoler leur révélèrent la promesse du Libérateur qui leur avait été faite. Eve en particulier, dans son repentir et son humilité, aimait sans doute à leur rappeler que si elle avait été la première cause de leur malheur, une fille qui descendrait d'elle, serait un jour aussi la première cause de la réparation en devenant la mère du Rédempteur, Marie était donc connue par les siècles qui l'ont précédée, comme elle ne cessera jamais d'être connue et invoquée par tous les siècles à venir. Dès le berceau du monde, tous les regards sont tournés vers elle ; tous les vœux l'appellent sur la terre, tous les cœurs soupirent après le jour heureux de sa naissance. Ainsi, bien longtemps avant qu'elle vînt au monde, elle était l'objet d'un culte anticipé, d'un culte d'amour et d'espérance. C'est par l'attente de Marie comme par la foi et l'espérance en Jésus-Christ, que les justes de l'ancienne loi se sont sanctifiés. Marie est donc la Reine des patriarches et des prophètes, la Reine de tous les saints de l'ancienne loi, comme elle est la Reine de tous les saints de la loi de grâce.

Comme Jésus-Christ a été annoncé et prédit plusieurs siècles avant sa venue, Marie aussi a été annoncée et prédite par les prophètes : « Voilà, s'écrie Isaïe plein d'admiration, qu'une vierge concevra et deviendra mère sans cesser d'être vierge ! »

Comme Jésus Christ a été figuré d'avance par plusieurs saints personnages, Marie aussi a été figurée par plusieurs saintes femmes. Esther et Judith qui, l'une par sa grâce et l'autre par l'énergie de son bras, ont sauvé le peuple de Dieu, ne sont-elles pas la figure de celle qui pleine de grâce et de force a sauvé le genre humain, en lui donnant un Rédempteur. Mais Marie n'a-t elle pas été elle-même le plus grand des prophètes ? Écoutez-la, annonçant et prophétisant, « que toutes les générations la proclameront bienheureuse ». Après dix-huit siècles, le culte et la gloire de Marie ne fout que grandir dans l'Eglise.

Mais comment honorerons-nous dans Marie ce titre glorieux de Reine des patriarches et des prophètes ? D'abord par la vivacité et la constance inébranlable de notre foi. Nous savons que l'Eglise catholique est dépositaire de la vérité, et jamais nous ne nous écarterons de ses enseignements, quoique nous puissions lire ou entendre dire d'ailleurs. Le ciel et la terre passeront, mais la parole de Dieu prêchée par les pasteurs que l'Eglise nous a donnés, demeurera éternellement.

Nous l'honorerons encore en aimant et en pratiquant la vie pure et simple des patriarches ; en préférant, si nous sommes nés dans la campagne, le séjour et les travaux des champs aux travaux et au séjour des villes. Oui, pour le chrétien qui a à cœur son salut, qui veut garder la simplicité des moeurs patriarcales, la vie des champs est préférable à celle des villes. Elle est plus calme, plus unie ; on y rencontre moins de scandales et d'occasions de pécher, tout nous parle de Dieu et nous porte à l'aimer. Nous contemplons sa gloire dans tes rayons du soleil qui dore et mûrit les moissons ; nous admirons sa libéralité dans ce grain de blé qui se multiplie en terre et fait courber les épis ; sa bonté dans la douceur des fruits qui pendent aux arbres. Comme on respire pour la santé du corps un air plus pur au milieu des champs, l'air y est plus pur encore pour la santé de l'âme. Sans une vocation particulière et bien prononcée, ne quittons donc pas le séjour de la campagne pour celui de la ville.

 

Exemple

Les pauvres de Marie

 

Deux pauvres vieillards, le mari et la femme, vivaient à grande peine dans un misérable galetas qu'ils payaient vingt francs par an ; ils habitaient Bruxelles. Souvent ils se couchaient sans souper, et souvent aussi ces jours là, leur déjeuner avait consisté en quelques croûtes dures détrempées dans l'eau ; pourtant ils avaient connu autrefois l'aisance, mais peu à peu il leur avait fallu tout vendre ! Un jour, un iamedi, ils se trouvèrent saris un sou, sans pain, sans aucune nourriture. La femme était impotente, le mari malade et couché.... La journée se passa sans manger, ils pleuraient et priaient : le dimanche fut encore plus affreux. Enfin le soir venu, la femme sortit pour mendier ; la honte la ramena chez elle les mains vides. « Nous allons mourir, dit le vieillard, Dieu nous abandonne ». La pauvre vieille se taisait ; tout-à-coup elle s'écrie : « Invoquons la Sainte Vierge, elle est la consolatrice des affligés, elle nous sauvera ». « Tiens, ajouta-t-elle, il me reste un petit bout de cierge dans le tiroir, faisons-le brûler devant son image, Marie viendra à notre secours ». Le cierge allumé, placé devant une petite statue de la Sainte Vierge qui n'avait point trouvé d'acheteurs, parce qu'elle n'avait aucune valeur matérielle, les deux vieillards se mettent à genoux, et appuyés l'un sur l'autre, appellent à leur aide celle qu'on n'invoque jamais en vain. Une ouvrière qui demeurait en face avait un enfant malade et veillait. Apercevant à cette heure une lumière à la fenêtre des pauvres gens : « Sont- ils malades ? » se dit-elle. Poussée par je ne sais quel instinct, elle monte au galetas. Quel spectacle frappe ses regards : Les deux infortunés haletants défaits, étaient affaissés plutôt qu'agenouillés devant l'image de la mère du Sauveur ! Ils avouent leur position. La charitable voisine court leur chercher quelques provisions,les embrasse, les console. Le lendemain, le curé et le président de la conférence de Saint Vincent de Paul avertis, assurent à ce pauvre ménage une existence sérieuse. Sans ce petit cierge, ou plutôt sans la confiance en Marie qui suggéra à ces vieillards la pieuse idée de le brûler devant son image, la bonne voisine ne fût pas venue à leur aide et les arracher ainsi à une mort certaine. (Petites Lectures, 1re série).

Pratique : N'allez à la ville que pour vos affaires, et revenez-en le plus tôt que vous pourrez.

 

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Prière

 

Ô Marie ! Doux espoir des patriarches et des prophètes, qui avez possédé d'une manière si intime celui qu'ils avaient tant désiré, faites-nous apprécier le bonheur infini que nous avons de le posséder nous-mêmes dans la divine Eucharistie. Puisse notre foi s'animer dans nos cœurs assez vivement, pour nous faire comprendre que le plus grand bonheur du chrétien est de s'unir à son Dieu dans la sainte communion, et que plus nous le recevrons souvent sur la terre, plus nous sommes assurés qu'il nous recevra un jour dans le ciel. Ainsi soit-il.

 

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