17 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Dix-huitième jour

Marie figurée par le lys

« Israël germera comme le lys » (Osée 14, 6).

 

Le lys, figure de Marie

 

« Comme un lys entre les épines, telle est ma bien-aimée parmi les filles d'Israël » (Cantique 2, 2). Cette bien-aimée que l'Epoux Divin chérit à cause de son exemption de toute souillure, c'est Marie. (Saint Bernard).

 

Réflexion

 

Autant le lys est beau quand il est intact et dans toute sa blancheur, autant il est désagréable à voir quand il commence à se faner et à jaunir. Ainsi de l'âme ; autant elle doit être belle aux yeux de Dieu lorsqu'elle conserve son innocence, autant elle doit lui inspirer d'horreur et de dégoût dès qu'elle est souillée par le péché. Si donc j'avais eu le malheur de perdre la blanche robe de l'innocence baptismale, quel déplorable changement se serait opéré en moi pour l'oeil de Dieu ! Je devrais en être inconsolable.

 

Traits de ressemblance entre le lys et Marie

 

Par l'élévation de sa tige, la blancheur de sa corolle et la suavité de son parfum, le lys est considéré comme la reine des fleurs : de même, Marie s'élève au milieu de tous les Saints par Sa Dignité en quelque sorte Divine, par Sa miraculeuse Virginité, l'éminente sainteté de Sa Vie et l'éclat de Ses Vertus.

 

Réflexion

 

Si j'avais perdu la blancheur de l'innocence, je pourrais encore la recouvrer par la pénitence. En effet, par la Vertu du Sang de l'Agneau Divin, la pénitence donne à l'âme souillée une blancheur supérieure à celle du lys et de la neige. Et si j'ai été semblable à un lys brisé et flétri, aujourd'hui réparé par la Grâce, je puis contribuer, par mes bons exemples et mon zèle, à ce que d'autres lys se conservent toujours intacts et purs de toutes souillures.

 

Application morale

 

A l'exemple de Marie, élevons notre cœur et notre esprit au-dessus des choses terrestres, en nous éloignant des occasions de porter atteinte à la chasteté, et en nous efforçant, par notre exemple, d'attirer les autres à la pratique des vertus.

 

Réflexion

 

Le lys est l'emblème de la sainte pureté, et puisque, par cette Vertu, Marie est devenue la Reine des Vierges, je dois m'efforcer aussi d'être comme un lys blanc au milieu de tant de souillures dont le monde actuel est inondé. Il me fait pour cela une grande circonspection, afin d'éviter les occasions de scandale et de séduction qui se rencontrent partout. Dans ce but, à l'exemple de Marie, je me tiendrai éloigné du monde, et je m'adonnerai à une vie pénitente et mortifiée.

 

Colloque

 

Si Jésus est le Bien-Aimé qui se nourrit parmi les lys, Vous, ô Marie Enfant, Vous devez être, entre tous les lys, celui qui Lui est le plus agréable. Il Vous a choisie pour Mère, précisément parce que, entre toutes les femmes, Vous lui avez paru la plus Sainte, la plus parfaite, la plus Immaculée. Auprès de Vous toutes les autres femmes, même saintes, tous les hommes, même parfaits, n'ont été, aux yeux de Jésus, que de grossières épines. Vous seule n'avez jamais été souillée d'aucune tache du péché, et si grand a été votre amour pour la pureté virginale que le Cœur très pur du Fils de Dieu en a été épris. Par là je comprends, ô Céleste Petite, ce que je dois faire pour plaire à Jésus et pour Vous plaire. Je dois être si exempt de toute faute, si pur, si immaculé que, de plante desséchée et d'épine très dure, comme je l'ai été par le passé, je devienne à l'avenir, en menant une tout autre vie, semblable à un lys par la vertu. Je Vous en conjure, ô très aimable Enfant, aidez-moi à réaliser mon désir. Ainsi soit-il.

 

Pratique : S'appliquer avec soin à la garde des yeux, qui sont les fenêtres de l'âme.

Aspiration : « Vous qui avez été conçue sans la tâche du péché originel, sauvez la race malheureuse qui en a été infectée ».

 

Exemple

Marie Enfant guérit de la surdité une de ses fidèles servantes

 

Dans le monde, on tient pour un grand avantage d'avoir l'amitié des personnes influentes, leur faveur étant considérée comme un moyen d'obtenir un secours efficace dans les nécessités de la vie. Mais trop souvent ces espérances sont déçues, tant il est rare de trouver des amis dans le malheur. Heureux, doit-on dire au contraire, celui qui a pour amis ceux qui dont les crédit est puissant auprès de Dieu, car, en sollicitant leur intercession, il obtient toutes sortes de bienfaits, ceux-là même qui sont au-dessus de l'ordre naturel.

C'est de ce trésor d'une amitié sainte que jouissait une vertueuse dame, affligée d'une surdité presque totale. Une de ses amies, personne très pieuse et très dévote à Marie Enfant, la voyant, lui suggéra de recourir aux moyens que nous offre la Foi, et que nous fournit la dévotion pratique. Un jour donc, c'était en l'année 1885, après avoir visité la Santissima Bambina et l'avoir priée avec ferveur pour son amie, cette pieuse personne se fait donner du coton béni mis en contact avec la Sainte Image. Du même pas, elle va trouver l'infirme et lui présente ce coton comme un excellent remède à sa surdité, l'engageant à le mettre dans ses oreilles avec une grande confiance en la protection de Marie. Celle-ci y consent bien volontiers, et sur les champ toutes les deux commencent une dévote Neuvaine à la Vierge Enfant.

Le lendemain matin, à peine éveillée, la sourde d'hier entendait, à son grand étonnement, sonner les heures, chose absolument nouvelle pour elle. C'en fut assez pour inonder son cœur de joie et lui donner l'assurance que la Santissima Bambina avait déjà commencé à exaucer ses prières. Elle poursuivit donc sa Neuvaine avec plus de dévotion encore, et, quand elle l'eut terminée, elle continua de se recommander à Marie, constatant chaque jour une amélioration sensible dans son état, et déclarant à tous qu'assurée maintenant de sa guérison, elle irait bientôt remercier Marie Enfant de l'avoir entièrement délivrée de sa surdité. Elle fut bientôt guérie, en effet, et accomplit sa promesse.

 

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16 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Dix-septième jour

Marie figurée par la rose de Jéricho

« Portez des fruits comme le rosier planté sur le bord des eaux » (Eccl. 39, 17).

 

La rose symbole de Marie

 

« Je me suis élevée comme les plants des rosiers de Jéricho » (Eccl. 24, 18). La Sainte Eglise invoque Marie sous le titre de Rose Mystique, et Saint Epiphane écrit que « c'est à juste titre qu'Elle est appelée Rose de Jéricho ».

 

Réflexion

 

La beauté de la rose vient de la délicatesse et de la vivacité de ses couleurs, non moins que la variété et la multitude de ses pétales étroitement unis les uns aux autres ; elle représente la beauté d'une âme parvenue à la Charité parfaite, dont toutes les vertus sont les filles et les servantes. Je travaillerai donc à rendre chaque jour plus éclatante en moi cette belle rose de la Charité, dont l'épanouissement dans mon âme y perfectionnera en même temps les autres vertus.

 

Ressemblance entre la rose et Marie

 

La rose, par sa beauté et l'exquise délicatesse de son parfum, est considérée comme la reine des fleurs. De même, Marie est appelée par les Saints, spécialement par le Bienheureux Hermann, « Rose d'une merveilleuse beauté », et, par Saint Jean Damascène, « rose qui, par l'odeur divine de ses vertus, embaume toutes les âmes d'un parfum céleste ».

 

Réflexion

 

C'est un fait certain, l'âme qui agit par un principe de vraie vertu, surtout de Charité, procure, par le mystique parfum de son exemple, des délices ineffables à ceux qui sont témoins de sa conduite. Les moins vertueux eux-mêmes se sentent comme stimulés par les œuvres de la Charité, et doucement excités par ce suave attrait à imiter ceux qui le pratiquent. Si je veux édifier mon prochain, je dois donc avant tout animer mes actes par la Charité

 

Pensée morale

 

Il n'y a pas de vraie dévotion à Marie si l'on ne s'exerce à imiter Ses Vertus. Ainsi, nous devons méditer souvent les grands exemples de Marie, afin de pouvoir être, comme Elle, autant de roses mystiques, et de nous rendre, par le parfum de nos bonnes œuvres, un sujet d'édification pour ceux qui nous entourent.

 

Réflexion

 

Que devient un rosiers dont les fleurs sont cueillies ou tombées ? Un arbuste sans beauté, extrêmement désagréable par ses épines, qui blessent ceux qui le touchent. Or, n'étiez-vous point autrefois un rosier garni de belles fleurs, et aujourd'hui, par suite de votre négligence et de votre tiédeur, n'êtes-vous point devenu cet arbuste qui n'a plus que les épines acérées du remords ?

 

Colloque

 

O belle et gracieuse, ô suave Rose, ô Marie ! Votre pensée délecte mon cœur ; la méditation de Vos Vertus incomparables est pour mon âme un parfum du Paradis ; l'amour que j'ai pour Vous, quelque faible, quelque imparfait que soit cet amour, me fait jouir déjà par anticipation de la béatitude éternelle. De grâce, bien-aimée petite Marie, daignez me parler. Et si, parce que Vous êtes encore toute Enfant, Vous ne voulez me faire entendre que Vos vagissements, eh bien ! Ils me suffisent, et c'en serait assez pour m'enivrer d'un bonheur céleste. Cependant, ô Marie, même si Vous gardez les silence, Vos petits yeux, si brillants de beauté, ont encore un langage qui m'envivre d'amour : Votre doux regard me répète que, comme Vous, je dois être une rose, mais une rose sans les épines du péché, une rose embaumée des vertus exemplaires, une rose éclatante de beauté par la ferveur de la dévotion. Oui, je Vous le promets, ô très aimable Petite, aidé de Votre secours, je satisferai Votre désir le mieux qu'il me sera possible. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Veiller avec le plus grand soin à ne jamais scandaliser en rien le prochain.

Aspiration : « Rose du mystique du Paradis, rendez-moi digne de l'un de Vos sourires ».

 

Exemple

Grâce d'une bonne mort obtenue en faveur d'un jeune homme par l'intercession de Marie Enfant

 

Au mois de juin 1885, un excellent jeune homme, d'une famille très chrétienne et des plus honorables de Lombardie, tomba malade. On peut penser dans quelle profonde affliction furent plongés tous les siens, d'autant plus que les médecins ne donnaient aucun espoir de guérison. Ce jeune homme, dont l'esprit était vif et le caractère très ardent, était loin de songer que cette maladie dût l'emporter. L'amour de la vie, si facilement entretenu dans la jeunesse par les ardentes espérances d'un avenir plein de charme, tenait son cœur bien éloigné de prendre la plus grave des déterminations, celle de se préparer à une mort prochaine. Personne dans la famille ne se sentait le courage d'annoncer franchement et sans détour au malade la fatale nouvelle, tant il se montrait inaccessible à toute parole qui, même indirectement, aurait pu lui inspirer quelque crainte de la mort. En attendant, le mal faisait des progrès, et le malade s'affaiblissait rapidement ; peut s'en fallait qu'il n'eût plus assez de forces pour songer à son âme. Dans une si triste situation, ses parents désolés, souhaitant avant tout le Salut éternel de leur enfant, commencèrent une neuvaine à la Santissima Bambina, pour obtenir à ce fils chéri la grâce de la mort des Justes. Or, plus la Neuvaine s'avançait, plus le malade donnait des signes évidents de résignation Chrétienne et de soumission à la Volonté de Dieu. Les pieux exercices n'étaient pas encore terminés quand, de son propre mouvement, ce bon jeune homme, appelant sa mère et la faisant approcher de son lit, lui dit tout bas et d'une voix émue : « Maman, je veux me confesser ». La grâce demandée à la Vierge Enfant était donc obtenue, et non d'une façon quelconque, mais d'une manière si extraordinaire que, et le Confesseur qui assista le mourant jusqu'au dernier soupir, et les parents, et les personnes présentes en furent au comble de la joie et de l'admiration. Il était, en effet, impossible d'expliquer naturellement un tel changement dans les dispositions de ce jeune homme, d'abord si rebelle à la pensée de la mort, et ensuite, si transporté du désir de quitter la vie ; d'abord si inquiet, si effrayé, et ensuite, si calme, si heureux, qu'on eût envié son bonheur. Cette mort édifiante engage beaucoup de personnes à embrasser la dévotion à Marie Enfant, dont tous se plaisaient à reconnaître l'aimable intervention dans ce prodige.

 

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15 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Seizième jour

Marie figurée par le palmier

« Le juste fleurira comme le palmier » (Psaume 91)

 

Le palmier figure de Marie

 

« J'ai étendu mes branches comme le palmier de Cadès » (Eccl. 24, 18) « Le palmier, dit Cornelius a Lapide, représente mystiquement la Bienheureuse Vierge ». Aussi l'Eglise fait-elle de ce symbole, comme des autres, l'application à Marie, dans le culte qu'elle lui rend.

 

Réflexion

 

Le Juste est celui qui, fidèle à toutes ses obligations, s'applique à suivre en tout et toujours le bon plaisir de Dieu. On le compare pour ce motif au palmier fleuri, parce qu'il embellit son âme des fleurs de toutes les vertus, et par suite s'enrichit de magnifiques fruits de bonnes œuvres et de mérites excellents pour le paradis. À ce compte, suis-je en droit d'être appelé Juste ? Désiré-je au moins me rendre digne d'un si beau titre ?

 

Raisons de la ressemblance entre le palmier et Marie

 

Le palmier est un très bel arbre, dont la tendance est de toujours s'élever ; il produit des dattes, espèce de fruit très doux, et ses branches sont employées comme un emblème de victoire. Ainsi en est-il de Marie. Dans l'église (appelée par les Saints Pères le « délicieux jardin de palmiers de Jésus-Christ »), Elle s'élève au-dessus de tous les Saints comme leur Reine ; Elle offre aux hommes les doux fruits de Sa Clémence, et leur donne la victoire sur leurs ennemis spirituels.

 

Réflexion

 

Si je ne travaille pas à acquérir la perfection propre à mon état, au lieu d'édifier le prochain en m'élevant aux plus hauts sommets de la vertu, j'irai toujours en déclinant et en me traînant dans la fange d'imperfections de toutes sortes, et je mériterai d'être foulé aux pieds comme un vil arbrisseau et jeté au feu comme un herbe inutile.

 

Pensée morale

 

Marie invite ses serviteurs à apprendre d'Elle la sainte crainte de Dieu. « Venez, mes enfants, écoutez-moi, je vous enseignerai la crainte du Seigneur » (Psaume 33). Profondément enracinés dans ce sol de la sainte crainte de Dieu, nous pourrons, nous aussi, semblables à des palmiers croissant et grandissant près de Marie, résister victorieusement aux tentations et produire des fruits de sainteté.

 

Réflexion

 

On ne peut se passer de la sainte crainte de Dieu ; si nous n'avons pas celle des parfaits, qui craignent Dieu parce qu'ils l'aiment, ayons au moins celle des imparfaits, qui le craignent parce qu'il châtie les pécheurs. Cette seconde crainte doit toujours demeurer dans notre âme, tant que nous sommes sujets au péché ; elle est comme la racine de la vie du Juste, qui, malgré son avancement dans la perfection, sent néanmoins de temps en temps le besoin de recourir à ce frein pour ne pas offenser Dieu.

 

Colloque

 

O très aimable Petite Marie, l'Esprit Saint Vous compare à un beau palmier, élevé et chargé de fruits ; c'est de moi au contraire qu'Il parle lorsqu'Il compare les pécheurs à la paille, à la balayure, aux épines et aux productions viles et infructueuses de ce genre. Et ce n'est que trop juste. Vous, par Votre sublime sainteté, Vous êtes digne de cet honneur ; mais moi, avec toutes mes misères et mes péchés sans nombre dont je me suis rendu coupable jusqu'ici, je mérite toutes les qualifications les plus humiliantes. Malgré cela, je me sens encore le courage de m'approcher de Vous, de Vous contempler et de Vous adresser mes supplications. Et pourquoi ? Ah ! Sainte Enfant, parce que, si Vous êtes un palmier, les fruits de grâce que Vous produisez si abondamment me sont réservés. Je Vous en conjure donc, inclinez-Vous vers moi, Palmier céleste, daignez me faire part des doux fruits de vos faveurs ; alors, j'en ai la confiance, nourri de cet aliment délicieux, je deviendrai moi-même un arbre fécond en fruits dignes de la gloire éternelle. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Faire une pratique de piété extraordinaire pour honorer Marie Enfant.

Aspiration : « Mère très Chaste, obtenez-moi, je Vous en supplie, la grâce d'être toujours maître de mes sens et de mon cœur ».

 

Exemple

Marie Enfant préserve d'une mauvaise mort un malheureux égaré

 

Une jeune dame, plongée dans une grande affliction, venait souvent se prosterner dans l'oratoire de Marie Enfant, la priant avec une dévotion qui indiquait une confiance sans borne en Sa protection. Quel était l'objet de ses supplications ? C'était la conversion d'un de ses frères, qui, depuis longtemps menait une vie indigne d'un Chrétien et en était arrivé jusqu'à se moquer de la religion. Sur ces entrefaites, ce pauvre jeune homme fut atteint d'une maladie ayant tous les caractères de la phtisie ; le malheureux marchait donc à grands pas vers l'éternité. Tremblant pour le sort de son frère, la pieuse dame essaya, mais en vain de lui persuader de se préparer à la mort, si prochaine pour lui humainement parlant. Mais chaque fois qu'elle ouvrait la bouche pour prononcer le mot de Confession, il entrait dans une fureur et ne lui répondait que par d'horribles blasphèmes. Sa pauvre sœur en était consternée et désolée à un point qu'on ne saurait dire. Cependant la Santissima Bambina lui réservait la plus douce consolation. Un jour, s'approchant du malade pour lui présenter à boire, elle eût soin de mêler à l'eau un peu de coton béni. Le malade but quelques gorgées, et au même instant survint le Curé de la paroisse. La bonne dame demanda à son frère s'il voulait bien le recevoir ; celui-ci répondit que ce qu'il voulait c'était d'être laissé tranquille. A cette annonce, le Curé se retira, disant qu'en cas d'accident, aussitôt averti il serait là. Peu après, le malade demanda lui-même d'un ton très calme à sa sœur si le Curé était encore dans la maison. « Et pourquoi me le demandes-tu ? », lui dit-elle. A quoi il répondit : « Je désire le voir... lui parler... me confesser. » On peut s'imaginer l'étonnement et la joie de la pieuse sœur à cette réponse inattendue ! En toute hâte, elle fait appeler le Curé, qui en un instant est au chevet du malade, et reconnaît en lui un de ces changements opérés par la Droite du Très-Haut : le pauvre moribond était devenu plein de résignation, le pécheur endurci était un pénitent sincère, le contempteur obstiné des Sacrements était animé du désir de se réconcilier avec Dieu et affamé du Pain des Anges. L'heureux converti de Marie Enfant reçut, en effet, toutes les consolations et les secours de la Religion, avant d'être, par la mort, séparé de sa sœur et des autres membres de sa famille fondant en larmes, larmes de douleur, parce que le défunt leur était enlevé, mais aussi larmes pleines de suavité et d'intime douceur devant une mort si belle, dans laquelle se révélait bien la puissance de Marie Enfant auprès de Dieu, en faveur de ceux qu'on Lui recommande avec confiance.

 

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14 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Quinzième jour

Marie figurée par l'olivier

« (Israël) sera beau comme l'olivier » (Osée 14, 7).

 

L'olivier figure de Marie

 

« Je me suis élevée comme un bel olivier planté dans la campagne » (Eccl. 24, 19). L'Eglise et les Père, avec saint Jean Damascène, appliquent ces paroles à Marie qu'ils appellent un olivier fécond.

 

Réflexion

 

L'olivier ne vient pas dans les pays froids, et ses branches flexibles ne font pas de bruit au souffle du vent. De même, si je veux ressembler à Marie, dont l'olivier est la figure, je dois me garder, autant qu'il peut dépendre de moi, de la froideur et de l'indifférence spirituelles, et de m'efforcer de ne pas me laisser troubler ni émouvoir par les dires et les murmures du monde.

 

Raisons de la ressemblance entre l'olivier et Marie

 

« De cet olivier mystique qui est Marie, dit le Cardinal Hugues, découle l'huile de la grâce, l'huile de la sagesse, l'huile de la joie ». Saint Bonaventure dit que « Marie est pleine de l'huile de la dévotion ». La Sainte Eglise, en effet, invoque Marie sous les titres de Mère de la grâce, de Trône de la Sagesse, de Cause de notre joie, et de Vase insigne de la dévotion.

 

Réflexion

 

Je m'appliquerai à retracer en moi ces trois qualités de Marie, et, pour y arriver, je tâcherai, moi aussi, d'obtenir par ma prière la grâce divine à mon prochain ; je veillerai sur moi pour parler et agir toujours avec sagesse et prudence, afin de ne pas offenser Dieu et d'être utile aux autres ; et enfin je me montrerai toujours calme et joyeux dans tous les événements, acceptant tout de la main de Dieu, qui, étant la bonté même, veut qu'on le serve avec joie.

 

Conséquence pratique

 

Pour adoucir l'amertume des tribulations et des épreuves auxquelles il plaît au Dieu tout à la fois Juste et Bon de nous soumettre, invoquons souvent le beau et très doux Nom de Marie, dont il est dit que, semblable à l'huile, il pénètre doucement dans le cœur de celui qui le prononce : « Votre nom est une huile répandue » (Cantique 1, 2).

 

Réflexion

 

L'invocation du Nom de Marie a une vertu secrète pour consoler. Il suffit même de penser à Celle qui, en raison de ses innombrables douleurs, mérita le nom de Consolatrice des Affligés et de Reine des Martyrs, pour trouver légères les peines de cette vie comparées aux souffrances endurées par Elle.

 

Colloque

 

Tout ce qu'on peut dire de beau, de gracieux et d'aimable, le Saint Esprit et ceux qui connaissent Votre grandeur et Votre excellence l'ont dit de Vous, ô Sainte Enfant. Mais quand on Vous compare à l'olivier, cet arbre calme, fécond et toujours vert de nos campagnes, mon âme est remplie d'une bien douce consolation. Sous cet emblème, en effet, Vous m'apparaissez comme une Céleste bienfaitrice, disposant en ma faveur de la Grâce de Dieu pour oindre mon âme, illuminer mon intelligence, et inonder mon cœur de joie. En un mot, semblable à l'olivier mystique, Vous embellissez le jardin de l'Eglise, et je Vous considère comme l'objet le plus digne de mon amour. Je Vous promets donc, ô Sainte Petite, de ne négliger aucun moyen pour conserver et accroître en moi Votre Amour jusqu'à mon dernier soupir, afin de pouvoir Vous aimer à jamais dans le beau Paradis. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Invoquer souvent le très doux Nom de Marie.

Aspiration : « Secours des Chrétiens, je puis tout espérer de vous ».

 

Exemple

Guérison merveilleuse d'une enfant obtenue par l'intercession de la Santissima Bambina

 

Il y a peu d'années, deux petites filles d'un riche négociateur, habitant une des principales villes de Lombardie, furent atteintes du croup en même temps. L'une d'elles ne tarda pas à succomber à la violence de ce mal si funeste aux enfants ; l'autre, malgré les soins empressés des hommes de l'art les plus expérimentés, paraissait vouée comme sa petite sœur à une mort certaine. Les médecins ayant un jour déclaré qu'il ne restait plus à cette enfant que quelques heures de vie, les parents désolés ne pouvaient se résigner à ce second sacrifice, et il leur semblait impossible de survivre à la perte de ce dernier fruit de leur amour. Par bonheur, une de leur parentes, personne de grande vertu et très dévote à la Vierge Enfant, se trouvait présente à cette scène déchirante. Elle suggéra à la pauvre mère de mettre son enfant sous la protection de la douce Madone, et en même temps, elle lui donna du coton béni par la Santissima Bambina, en lui conseillant de le placer sous l'oreiller de la petite malade. La mère le fit, toutefois, à dire vrai, plutôt par complaisance que par un sentiment de confiance en l'efficacité du moyen. Il lui semblait qu'il eût fallu bien autre chose qu'un peu de coton pour ressusciter une morte, selon son expression. Ainsi pensait cette mère affligée, mais elle ignorait combien grande était la Foi de sa parente en la puissance de Marie Enfant. Cependant quelques instants s'étaient à peine écoulés, et la petite malade auparavant inquiète et agitée, parut calme et s'endormit : c'était déjà d'une excellente augure. Les parents s'imaginèrent, au contraire, que ce sommeil était un assouplissement léthargique, précurseur de la mort. Pour la pieuse parente, elle continuait à prier, pleine de confiance. Au bout de trois heures, la petite fille s'éveilla, ouvrit les yeux, et, avec un sourire angélique, tournant la tête vers sa mère, qui se tenait pâle et consternée près du berceau, elle s'écria : « Maman, maman... » la grâce obtenue devenait évidente : tout symptôme du mal avait disparu. Aussitôt cette enfant, déjà vive et alerte, étendit ses petits bras vers sa mère, qui demeurait comme frappée de stupeur, les lui passe autour du cou en la couvrant de baisers, et donne ainsi à tous les assistants la certitude de sa parfaite guérison. La nouvelle d'un fait si merveilleux se répandit avec la rapidité de l'éclair dans le voisinage et par toute la ville. Les médecins n'hésitèrent pas d'ailleurs à déclarer qu'une guérison si soudaine ne pouvait être attribuée à une cause naturelle, et toutes les personnes qui en eurent connaissance demeurèrent pénétrées de dévotion envers Marie Enfant.

 

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13 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Quatorzième jour

Marie figurée par le Cyprès de Sion

 

« (Le Pontife Simon) paru comme un cyprès qui s'élève en haut » (Eccl. 50,11).

 

Le cyprès, figure de Marie

 

La Sainte Eglise applique à Marie ce passage de l'Ecriture, où, parlant de la Sagesse, il lui fait dire : « Je me suis élevée comme le cyprès de la montagne de Sion » (Eccl. 24, 17).

 

Traits de ressemblance entre le cyprès et Marie

 

Le cyprès est un arbre de forme très élégante, toujours vert, et dont les feuilles, aux dires des naturalistes, ont une propriété médicinale. De même, Marie est un prodige de beauté, Elle est et a toujours été Sainte et l'Eglise l'invoque sous le nom de « Santé des infirmes ». L'Abbé Rupert ajoute pieusement que, comme on emploie le bois du cyprès a faire des tables pour écrire ou pour servir les repas et des lits pour prendre son repos, ainsi la Bienheureuse Vierge nous fournit tout secours dans nos différentes nécessités : Elle nous est un livre, une nourriture, un repos.

 

Réflexion

 

Je dois, moi aussi, dans la mesure du possible, m'occuper du bien spirituel du prochain : seulement, si je veux faire aux autres tout le bien que je dois, il faut, avant tout et par dessus tout, m'efforcer de devenir bon moi-même, mais de cette bonté qui consiste à pratiquer le bien véritable, le bien qui est tel aux yeux de Dieu. Combien de fois, au contraire, le bien que je fais au prochain n'est-il pas vicié par mon amour-propre !

 

Application pratique

 

Une des marques de la dévotion à Marie est et doit être la persévérance dans son service. Les plantes qui ne demeurent pas toujours vertes, ne sont pas à leur place à côté du cyprès, symbole de Marie.

 

Réflexion

 

De sa nature, il est vrai, la volonté de l'homme est changeante et mobile, et facilement, de bonne qu'elle était, elle devient mauvaise ; mais si l'âme tend toujours en haut comme le cyprès, si elle cherche constamment à conformer sa volonté à celle de Dieu, elle peut s'enrichir de tant de grâces qu'elle demeurera habituellement bonne et droite, et, par suite, dans une disposition permanente de produire des actes qui procurent la gloire de Dieu et le bien du prochain.

 

Colloque

 

Je ne voudrais pas, ô toute aimable petite Marie, que, comparée au cyprès par le Saint Esprit en raison de vos inestimables qualités, et digne par conséquent de figurer avec honneur parmi ceux qui cherchent à Vous ressemble par l'excellence de la vertu, Vous fussiez obligée, en ce qui me concerne, de faire l'effet d'un cyprès, oui sans doute, mais d'un cyprès servant à l'ornement d'un cimetière. En effet je ne puis le dissimuler et le Vous le confesse, ô Marie, je ne sais quelle est en moi la vertu qui ne soit, sinon entièrement morte, du moins flétrie et presque desséchée. Malgré cela, je prétends et je me persuade Vous être tout dévoué ! Oh ! Oui, céleste Petite, je reconnais mon erreur, et je recours à vous, afin que par Votre puissante intercession, Vous fassiez reverdir en mon âme les vraies et solides vertus : alors je n'aurais plus honte de paraître en Votre présence, et je pourrai, sans illusion de ma part, me croire Votre serviteur. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Examiner quelle est la pratique de piété envers Marie pour laquelle on est le moins fervent, et travailler à se réformer sur ce point.

Aspiration : « O Vase admirable d'ardente dévotion, remplissez mon esprit et enflammez mon cœur ».

 

Exemple

Grâce spirituelle obtenue par une personne dévote à Marie Enfant, en faveur de ses deux fils

 

Il y a quelques années, dans la ville de M. une veuve désolée et profondément affligée, mais très dévote à Marie Enfant, expérimenta l'efficacité de sa protection en faveur des pauvres pécheurs. Elle avait deux fils, depuis longtemps éloignés de Dieu et vivant en dehors de toute pratique religieuse ; le souvenir de l'époque où, pour la dernière fois, ils avaient accompli leur devoir pascal s'était même effacé de son esprit. Mais à force de prier et de supplier la Vierge Enfant, elle se sentit le courage de livrer un suprême assaut au cœur de l'aîné, prenant pour cela occasion de l'approche de Pâques. « Allons mon cher enfant, lui dit-t-elle, tu feras tes Pâques cette année, n'est-ce pas ? Il y a si longtemps que tu ne les fais pas ». « Ma mère, répondit aussitôt le jeune homme, je vous le promets, le temps prescrit pour accomplir le devoir pascal ne passera pas cette année sans que j'y aie satisfait ». Et il tint parole. Mais ce n'était pas tout : restait à faire la conquête du plus jeune ; celui-ci fut moins facile à gagner et résista assez longtemps. Sa mère pensa alors à se servir de l'entremise de son fils aîné, dont l'exemple et les conseils seraient, espérait-elle, les meilleurs moyens à employer, et lui communiqua son désir. Il consentit à venir à sa bonne mère, puis, cherchant une occasion favorable, il finit par persuader à son jeune frère de faire, lui aussi, sa communion pascale. Certes, ce fut alors une véritable Pâque pour la dévote servante de Marie Enfant ! Qui pourrait dire avec quelle joie et quelle allégresse elle alla ensuite visiter sa céleste bienfaitrice ! Et ce ne fut point là une grâce passagère et momentanée, car le changement de vie opéré chez les deux fils, leur persévérance et leur conduite de plus en plus chrétienne, furent pour la pieuse veuve les preuves les plus évidentes qu'ils avaient été véritablement convertis par l'intercession de Maria Santissima Bambina. Combien de mère pourraient espérer la même consolation, si elles savaient s'adonner la la piété, à la prière et à la dévotion envers Marie !

 

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12 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

Maria Bambina 2010

 

Treizième jour

Marie figurée par le cèdre du Liban

 

« Le juste se multipliera comme le cède du Liban » (Psaume 91).

 

Le Cèdre du Liban, figure de Marie

 

La Sainte Eglise applique elle-même à Marie, aux jours de Ses Fêtes, ces paroles de l'Ecclésiastique : « Je me suis élevée comme le cèdre du Liban » (Eccl. 24).

 

Réflexion

 

Deux sortes d'âmes peuvent être représentées par le cèdre : 1° les âmes saintes et parfaites, et, parmi elles, la Mère de Dieu, tenant le premier rang, est, pour ce motif, figurée par le cèdre du Liban, supérieur à tous les autres ; 2° les impies, à cause de leur orgueil, c'est le Saint Esprit Lui-même qui établit cette ressemblance ; mais, plus ils s'élèvent et s'enorgueillissent, plus ils sont près de l'humiliation : « J'ai vu l'impie exalté et élevé comme les cèdres du Liban : j'ai passé et voilà qu'il n'était plus » (Psaume 36). Malheur à moi si je suis orgueilleux ! Mon humiliation sera proportionnée à mon orgueil.

 

Traits de ressemblance entre le Cèdre et Marie

 

Le cèdre du Liban est renommé pour trois qualité spéciales : son élévation, sa beauté, son incorruptibilité. De même, Marie est une créature incomparable, d'abord par l'excellence de la grâce dont Elle est ornée, et de Sa dignité ; puis, par Sa Sainteté suréminente, qui en fait la Reine de tous les Saints ; enfin, par Son exemption absolue de tous péchés et Son admirable virginité.

 

Réflexion

 

Bienheureux serai-je si, convaincu de ma misère et de ma faiblesse, je m'applique de toutes mes forces, avec l'aide de Dieu, à être fidèle à mes résolutions, et à demeurer ferme et inébranlable au milieu des tribulations qu'il plaira au Seigneur de m'envoyer, des tentations du démon, et des persécutions du monde. Je veux donc m'attacher à l'arbre de la Croix, et Jésus me communiquera Sa Force divine.

 

Pensée pratique

 

L'exaltation de Marie a pour fondement son humilité : « Il a regardé la bassesse de Sa Servante ». Si nous voulons, nous aussi, avancer dans la perfection, qui est la véritable grandeur, enfonçons-nous toujours d'avantage dans la sainte humilité : « Il a exalté les humbles ».

 

Réflexion

 

Pour ne pas m'égarer, je m'appliquerai à pratiquer cette humilité qui me fasse aimer sincèrement et véritablement le mépris de moi-même. Croire faire des progrès dans cette vertu si nécessaire et en même temps céder à l'horreur naturelle que nous inspire le mépris, c'est être dans l'illusion et se tromper soi-même.

 

Colloque

 

O Marie, dès le berceau Vous fûtes très grande aux yeux de Dieu. Vous étiez très petite de corps, mais Votre âme, remplie des Dons divins les plus excellents, paraissait aux regards du Très-Haut, comme un magnifique cèdre du Liban, qui s'élève avec majesté au-dessus des autres arbres. Dès les langes, ô Vierge Enfant, Vous fûtes l'objet des divines complaisances, l'admiration des Anges, un miracle de perfection, de beauté et d'amabilité. Combien je me réjouis, ô Marie, en pensant à cette glorieuse prérogative ! Je tressaille de joie en voyant Vos grandeurs, et aussi, parce que j'espère, en Vous honorant et en Vous aimant, obtenir, par votre entremise, que le Dieu très Miséricordieux ait pitié de moi, qui suis un abîme de misère, et pouvoir, moi aussi, aidé de Votre protection, avancer dans la Vertu et acquérir enfin la sainteté. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Faire quelques actes d'humilité pour plaire à Marie Enfant.

Aspiration : « Le Ciel et la terre Vous admirent, ô Marie. Ô Mère, tous les cœurs soupirent vers Vous ».

 

Exemple

Double grâce obtenue par une femme dévote à Marie Enfant

 

Un des désirs qu'éprouvent les mères, c'est de voir leurs petits enfants, à mesure qu'ils croissent en âge, s'affermir sur leur jambes, de manière à se tenir tout seuls debout, et à marcher sans le secours de leur petit chariot roulant ou des lisières. Une femme Milanaise se trouvait dans une profonde affliction ; son enfant ne marchait pas encore, et ne pouvait pas pas même non seulement faire un pas même non seulement faire un pas, mais rester droit sur ses pieds, si peu de temps que ce fût, à moins que sa mère ou quelques autres ne le soutînt. L'excellente femme avait essayé tous les moyens de la nature ou de l'art. Alors, en bonne chrétienne qu'elle était et inspirée par sa grande dévotion à Marie Enfant, elle comprit qu'elle n'avait plus qu'une chose à faire, recourir à la puissante intercession de la Santissima Bambina. C'est ce qu'elle fit. Étant donc aller prier plusieurs fois devant la statue miraculeuse, et ayant recommandé son cher enfant à Marie, elle sentit intérieurement la confiance que, pour fortifier les jambes inertes de l'enfant, il lui suffirait simplement d'employer un peu de coton ayant touché à la Sainte Image. Elle en demanda quelques flocons, et, arrivée chez elle, les présenta à baiser à l'enfant. On eût dit que le petit innocent comprenait la vertu secrète communiquée à ce coton par la Vierge Enfant, et c'était plaisir de voir avec quel contentement il baisait et baisait encore le papier qui l'enveloppait. Tout à coup, sans autre remède, se débarrassant vivement de toute entrave et s'échappant des mains de sa mère, il lui montra qu'il n'avait plus besoin ni d'elle ni de personne pour se tenir sur ses jambes et marcher seul librement. Comment peindre la joie de l'heureuse mère à la vue d'un changement si extraordinaire ! Mais là, ne s'arrêtèrent pas les merveilles. Confirmée dans sa confiance en Marie Enfant, la pieuse femme cacha une image de la Santissima Bambina dans l'oreiller de son mari, afin que, d'homme vicieux qu'il était, la douce Madone en fît un bon Chrétien. En effet, à dater du jour ou sa femme avait employé ce pieu stratagème, le mari changea complètement de vie et se donna tout à Dieu.

 

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11 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Douzième jour

Marie figurée par la verge d'Aaron

 

« Moïse retourna en Egypte portant à la main la verge de Dieu » (Exode 4, 20).

 

La verge d'Aaron, figure de Marie

 

« Vous êtes la verge fleurie d'Aaron, dit Saint Taraise, s'adressant à Marie. Et Saint Ambroise : « Marie est la verge dont le Christ est la fleur ».

 

Réflexion

 

Au lieu d'être semblable à la verge puissante d'Aaron par la vertu, je ne ressemble que trop à un roseau fragile et pliant à tout vent, tant que je suis faible, tant que je cède facilement à toutes les tentations, et suis promptement découragé par les difficultés qui se rencontrent dans la pratique de la vertu. Que cette pensée serve au moins à m'humilier : de l'humilité naît la force.

 

Analogie entre la verge et Marie

 

Comme Aaron et Moïse, à l'aide de leur verge, délivrèrent le Peuple Hébreu de la tyrannie de Pharaon, et lui procurèrent tous les secours nécessaires dans sa longue marche vers la Terre Promise, ainsi Dieu, par l'entremise de Marie, a délivré le monde de la captivité du Démon, et dispense incessamment aux élus toutes les grâces dont ils ont besoins pour arriver à la conquête du Paradis.

 

Réflexion

 

Pauvre roseau tremblant, si je veux devenir une verge puissante, je dois à l'humble connaissance de moi-même unir une confiance en Dieu entière et sans limites.Cette confiance m'attachera à Lui, me donnera l'abandon à Ses Volontés, et me rendra capable de résister à mes ennemis et de les vaincre.

 

Conséquence pratique

 

« Nous sommes assurés, dit Saint Bonaventure, d'arriver par la verge, qui est Marie, à la fleur, qui est Jésus. Voulons-nous donc saisir Jésus ? Que notre prière incline Marie vers nous. Si Jésus, étant Dieu, nous paraît trop élevé au-dessus de nous, Marie, qui est la verge, est flexible à notre prière, et, s'abaissant vers nous, Elle nous donne sa belle Fleur, c'est-à-dire Jésus avec Sa Grâce ».

 

Réflexion

 

La confiance en la médiation de Marie, Mère et Dispensatrice des Grâces, fait toute ma force : c'est elle qui donne à mes prières leur efficacité. Ainsi, l'âme de ma dévotion envers Marie, ce qui la vivifie, c'est assurément la ferme espérance d'être exaucé Elle. Lorsque je prierai, je demanderai donc surtout la confiance.

 

Colloque

 

O Sainte Marie Enfant, prosternée en esprit à vos pieds, je sens tout naturellement se placer sur mes lèvres ces belles paroles du Psalmiste : « Virga tua et baculus tuus, ipsa me consolata sunt » (Psaume 22, 5). Oui, avec votre très dévot serviteur Saint Pierre Damien, je reconnais bien en vous la verge, et dans la Croix de Jésus le bâton dont parlait le Roi Prophète, et l'une et l'autre sont pour moi la source d'une consolation ineffable. Tous les maux nous sont venus par cette première femme, Eve, qui porta la main sur l'arbre du paradis terrestre : mais par Vous, Vierge Sainte, nous sont promis tous les biens, et c'est de Vous, ô Vierge Mystique, ô nouvelle Eve, et des mérites de mon Sauveur Jésus, Votre Fils, que je les attends avec confiance. Soyez donc pour moi, ô Marie, cette Vierge miraculeuse, à l'aide de laquelle je puisse me tenir assuré de ne pas succomber dans mes luttes contre mes ennemis, et arriver sain et sauf au Paradis. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Entendre la Sainte Messe avec beaucoup de dévotion.

Aspiration : « Tous se tournent vers Vous et Vous prient, ô Sainte Mère de Dieu, et, moi aussi, j'implore Votre Miséricorde ».

 

Exemple

Marie Enfant délivre du service militaire le fils d'une pieuse femme qui l'invoque

 

Le 6 juin 1888, un jeune conscrit du Diocèse de Milan, bon fils d'une mère meilleure encore, devait se présenter au Conseil de Révision. Grande était son appréhension d'être trouvé apte au service ; mais bien autrement était grande celle de sa mère, redoutant pour son fils non pas tant les fatigues qu'impose le rude métier des armes, surtout au temps des manœuvres, que les dangers de toutes sortes auxquels se trouverait exposée l'âme de son cher enfant au milieu des occasion terribles que tant de jeunes rencontrent à la caserne, où ils perdent la crainte de Dieu jusqu'au sentiment religieux. C'est pourquoi, depuis bien longtemps déjà, cette excellente mère recommandait son fils à Marie Enfant, dont elle allait quelque fois visiter la Sainte Image. Mais à l'approche du jour décisif, elle persuada son cher conscrit de lui adresser, lui aussi, des prières spéciales à cette intention, l'exhortant à mettre en Elle toute sa confiance, et espérer que la puissante médiation de la Vierge au Berceau lui obtiendrait assurément d'être exempté du service. Appelé devant les docteurs qui devaient l'examiner, le jeune homme entendit l'un des deux prononcer un jugement de nature à déconcerter son attente. D'après ce jugement, l'unique défaut constaté en lui était sa stature légèrement en dessous de la mesure fixée par la loi ; en conséquence, ce docteur voulait l'ajouter. L'autre, au contraire, se basant sur certaines observations techniques faites sur la constitution du jeune homme, le jugeait absolument impropre au service. Il s'ensuivit une discussion très vive entre les deux docteurs, chacun soutenant son opinion. Pendant ce temps, le cœur du jeune homme battait violemment sous l'impression de la crainte, ce qui ne contribua pas peu à faire prévaloir enfin le sentiment du médecin qui voulait l'exempter. Mais évidemment, ce qui surtout obtint cette exemption, ce furent les prières ardentes adressées en ce moment par la pieuse mère à Marie Enfant. Aussi quand son fils vont lui-même lui apprendre l'heureuse nouvelle, ne put-elle retenir ses larmes, tant était grande sa consolation. Tous deux allèrent aussitôt se prosterner aux pieds de Marie Enfant pour lui payer le tribut de leur reconnaissance.

 

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10 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

 

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Onzième jour

Marie figurée par l'Arche d'Alliance

 

« Vous ferez une arche de bois de Setim » (Exode 25, 10)

 

L'Arche d'Alliance, figure de Marie

 

Saint Jean Chrysostome appelle Marie « L'Arche vivante du Divin Législateur ». De plus, la Sai,te Eglise l'invoque sous le nom d'Arche d'Alliance.

 

Réflexion

 

Pour plaire à Marie, je dois, autant qu'il peut dépendre de moi, travailler à lui ressembler : je devrais donc, moi aussi, être semblable à l'Arche d'Alliance. Mon corps, il est vrai, tend de sa nature à la corruption, et, au lieu de m'aider à conserver intacts les trésors de l'âme, de la grâce et de la vertu, il me met, au contraire, par ses penchants dépravés, dans un continuel danger de les perdre. Mais, par la pratique de la mortification, par l'exercice persévérant de la prière et la fréquentation des Sacrements, je parviendrais à tenir ma chair soumise à l'esprit, et ainsi mon corps, conservant sa véritable noblesse, qui est la sainteté, pourra surpasser en dignité l'Arche d'Alliance, et être, comme il le doit, un vrai Temple de l'Esprit Saint.

 

Traits de ressemblance entre l'Arche et Marie

 

L'arche était d'un bois incorruptible et Marie a été conçue sans péché. L'arche était revêtue d'or à l'intérieur et l'âme de Marie fut parfaitement sainte. Au dessus de l'arche était le Propitiatoire et Marie est propice et favorable à tous. Dans l'arche étaient conservées la verge d'Aaron, les Tables de la Loi et une mesure de Manne ; de Marie nous est venu le Pain de Vie, le Verbe de Dieu, l'Auteur de la Loi.

 

Réflexion

 

Mon principal soin devrait être de garder toujours dans mon cœur, comme dans une arche, l'adorable Trinité : le Père, auquel est attribué la Puissance, représentée par la verge miraculeuse ; le Fils, qui est la Sagesse du Père, figurée par les Tables de la Loi ; le Saint Esprit, Amour du Père et du Fils, et dont la Manne, qui renfermait en soi tout ce qu'il y a de précieux, est le symbole. Oui, le Règne de Dieu est au-dedans de nous, tant que nous l'aimons et que nous nous maintenons en état de grâce.

 

Application pratique

 

Si l'Arche d'Alliance, simple figure de la réalité, fut pour le Peuple Hébreu la source de tout bien, Marie, l'Arche véritable, ne sera-t-Elle pas bien plus encore pour ses serviteurs une cause de bonheur et de félicité ? « Celui qui Me trouvera, trouvera la Vie, et puisera le Salut dans le Seigneur » (Proverbes 8, 35). Qui trouve Marie, trouve la vie éternelle.

 

Réflexion

 

Marie, figurée par l'Arche, est pour nous bien autrement digne d'amour que l'Arche ne l'était pour les Hébreux ; en effet, Marie, malgré sa dignité incomparable, nous inspire cependant une souveraine confiance, car Elle est notre Mère.

 

Colloque

 

En Vous voyant si petite, ô Marie, je ne pourrais, naturellement parlant, me faire quelques idées de vos grandeurs. Mais, éclairés par la Foi, les yeux de mon âme découvrent, dans cette petitesse extérieure, un objet digne de toute admiration, la Mère future du Sauveur, la Reine du Ciel et de la Terre, l'Arche Mystique de la Nouvelle Alliance, en un mot, tout ce qui est sorti et peut sortir de plus beau et de plus saint des mains du Dieu Créateur et Sanctificateur. Ô très auguste Enfant, le cœur attendri, je Vous vénère et Vous rends très humblement mes hommages. Et parce que je sais que, quoique Enfant, Vous m'entendez, je Vous supplie d'être aussi pour moi cette arche qui me défende contre tous mes ennemis et attire sur moi les bénédictions du Ciel. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Faire un acte de mortification dans le boire ou le manger, pour plaire à Marie Enfant.

Aspiration : « Arche auguste d'Alliance, usez de Votre puissance en ma faveur ».

 

Exemple

Une jeune enfant guérie par la Vierge Enfant

 

Au mois de juillet 1885, à Milan, une enfant de trois ans à peine, ayant échappé à la vigilance de sa mère et s'amusant près du feu, se brûla horriblement, on ne sait par quel accident. Aux cris désespérés de la pauvre petite, la mère accourt, et voyant la gravité du mal, appelle immédiatement le médecin. Celui-ci, après avoir examiné les plaies, déclare à cette mère affligée que, la nuit suivante, sa chère enfant aurait un très violent accès de fièvre. À cette nouvelle, malgré l'heure avancée, la mère courut chez les Sœurs de la Charité pour faire bénir par la Santissima Bambina deux petites pièces de linge, en les faisant toucher à son berceau. Pleine de confiance en Celle qui est la santé des infirmes, elle se disait intérieurement que ces linges ainsi bénis guériraient son enfant. De retour dans sa demeure, la pieuse mère fit usage sans tarder du précieux remède dont elle s'était munie, et appliqua ces linges successivement sur les membres endoloris de sa fille, en répétant en même temps ces paroles : « Sainte Marie Enfant, sauvez ma petite fille ». La nuit se passa sans aucun symptôme de fièvre. Seulement les brûlures restaient encore, et la pauvre enfant poussait des cris continuels que rien ne pouvait apaiser ; la pauvre mère en avait le cœur déchiré, car elle l'aimait ardemment. Quinze jours s'étaient déjà écoulés sans aucune amélioration. Dans sa douleur, la pieuse femme prend alors sa petite malade dans ses bras et va tout droit à la Chapelle des Sœurs de la Charité. Là, elle prie longuement, et avec une telle ferveur qu'en la voyant on eût put assurer qu'elle serait exaucée. Sa prière terminée elle demanda et obtint qu'on fit toucher son enfant au berceau dans lequel repose la statue miraculeuse. À ce contact, la petite donna aussitôt les signes d'un mieux sensible, et, quand elle fixa son regard sur la gracieuse Madone, on vit un doux sourire sur ses lèvres enfantines. La Foi de la mère avait obtenu la grâce si ardemment désirée. Dès ce moment les plaies de la petite malade commencèrent à se cicatriser, et, au bout que quelques jours, elle avait entièrement recouvré la fraîcheur et la santé.

 

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09 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Dixième jour

Marie figurée par la toison de Gédéon

 

« Gédéon, s'étant levé de grand matin, pressa la toison et remplit une coupe de la rosée qui en sortit » (Juges 6, 38).

 

La toison de Gédéon, figure de Marie

 

Le Psalmiste fait allusion à cette figure quand il dit : « (Le Verbe de Dieu) descendra comme la pluie sur la toison » (Psaume 61). C'est pourquoi Saint Proclus affirme que Marie est la toison immaculée, tout imprégnée d'une rosée céleste.

 

Réflexion

 

Afin de me disposer à recevoir la rosée de la Grâce Divine, il faut que mon cœur soit, non pas comme une pierre dure laissant écouler l'eau sans en être imbibée et sans même en garder une seule goutte, mais comme une douce peau d'agneau, couverte de sa laine, qui reste toute pénétrée de l'eau qu'elle reçoit. Le cœur s'attendrit par l'usage des choses spirituelles, aussi, mettrai-je tous mes soins à m'y adonner.

 

Raison de la ressemblance entre la toison de Gédéon et Marie

 

La toison de Gédéon, couverte de rosée sur la terre desséchée qui l'entoure, est la vive image de Marie, pleine de grâce : dans le sein de Marie, en effet, les nuées célestes firent pleuvoir le Juste, qui ensuite inonda le monde entier des flots de Sa Grâce. Ainsi parle Saint Bernard.

 

Réflexion

 

Les faveurs du monde sont impuissantes à satisfaire le cœur de l'homme, car Dieu a fait ce cœur capable de l'aimer, Lui le Bien infini, et c'est pourquoi Il a dit : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur » (Deutéronome 6, 5). Quand donc serais-je véritablement heureux ? Quand tous les biens et toutes les faveurs des hommes seront pour moi aussi viles et aussi insipides que le sable aride du désert. Si, au contraire, le monde et ses biens excitent mon intérêt et commencent à me plaire, alors aussi je commencerai à sentir le désert dans mon cœur.

 

Conséquence pratique

 

La Volonté de Dieu est manifeste : pour obtenir Sa Grâce, nous devons recourir à Marie, en qui, comme l'enseigne le même Saint Bernard, le Rédempteur a déposé le prix de notre rançon, avant de nous le communiquer.

 

Réflexion

 

Voulons-nous éprouver l'efficacité de la protection de Marie et de son intercession auprès du Trône de la Grâce ? Prions-la incessamment de nous obtenir les biens spirituels, les biens célestes, les biens de l'éternité. Quant à ceux du temps, de la terre et du corps, n'y songeons que comme un surcroît, et seulement en tant qu'ils peuvent nous aider au bon usage des biens éternels. Les joies, les richesses et les honneurs du Ciel, voilà ce que nous devons sans cesse demander à Marie, et sans aucun doute Elle nous exaucera.

 

Colloque

 

O très aimable Petite Marie, Vous voyez en moi une pauvre et très misérable créature, incapable de quoi que ce soit, sinon que de pécher. Vous le savez, je ressemble à une terre brûlée par les ardeurs du soleil, où il ne peut pas même pousser un brin d'herbe. Oui, je le répète, je ne suis en votre présence qu'une terre sans eau. Vous au contraire, dès le premier instant de Votre existence, Vous avez été comblée avec surabondance des dons de Dieu les plus riches et les plus précieux.

Je Vous félicite du fond de mon cœur d'un tel privilège, ô Marie, mais en même temps je Vous supplie de jeter sur moi un regard plein d'Amour de Vos ravissants petits yeux. Cela suffit à mon bonheur, car, je le sais, par expérience, ô Sainte Enfant, de Votre aimable regard découle une source de grâces qui inonde mon âme de douceur et fait de mon cœur un paradis. Cette prière je Vous l'adresse donc avec toute la confiance que Votre Bonté m'inspire, et je n'attends pas moins de la tendresse de Votre Cœur. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Travailler à faire connaître le pouvoir de Marie Enfant.

Aspiration : « Vous qui êtes la Mère du Sauveur, Vous me sauverez, moi pauvre pécheur ».

 

Exemple

Une jeune Luthérienne se fait Catholique au moyen de la Dévotion à la Santissima Bambina

 

Dans le courant du mois de mai 1891, se présentait chez une dame de Milan une jeune fille étrangère, pour la prier de lui procurer une place dans une famille honnête. Il y avait dans sa physionomie je ne sais quoi de candide et de mélancolique à la fois, qui lui concilia de suite les sympathies de sa bienfaitrice. Celle-ci, la voyant émue jusqu'aux larmes : « Pourquoi pleurez-vous mon enfant ? » lui dit-t-elle. Et la jeune fille de répondre : « Parce que je crains beaucoup les dangers auxquels je vais être exposée dans le monde actuel, loin des yeux de ma mère au milieu des pièges et des séductions du siècle ». La pieuse dame apprit alors qu'elle appartenait à la religion luthérienne et sentit toute la difficulté de l'entreprise dont elle allait se charger. Cependant elle ne se découragea pas : soutenue par son amour de Marie et par la confiance qu'elle avait en Sa protection, elle se mit à consoler de son mieux la pauvre affligée et lui proposa de porter à son cou une médaille de la Santissima Bambina. La jeune fille accepta la médaille avec de grandes marques d'affection, et, comme cette dame l'exhortait à se recommander à la Vierge Enfant, elle promit de la faire, ajoutant que, dans son jeune âge, elle avait appris le je Vous salue Marie, et qu'elle le récitait pour trouver la place qu'elle désirait. Il n'en fallut pas davantage à la pieuse dame pour avoir l'assurance que la chère petite Madone accorderait pleinement à cette jeune personne la ferveur souhaitée. En effet, Marie ne s'en tint pas à lui procurer une place où elle pût honnêtement gagner sa vie ; une grâce bien autrement précieuse que reçut son heureuse protégée, ce fut de se sentir intérieurement pressée d'un désir ardent de sa faire Catholique, puis de trouver dans une maison religieuse des secours prompts et dévoués pour l'aider à s'instruire autant qu'il était nécessaire avant d'abjurer l'hérésie, enfin, de recevoir le Baptême et de faire sa Première Communion avec une ferveur dont les Sœurs qui en furent témoins se sentirent extrêmement consolées et édifiées.

Rose, c'était le nom de la nouvelle baptisée, toute vêtue de blanc, et le visage rayonnant d'un air angélique, reflet de la beauté intérieure dont son âme était ornée par la grâce, s'empressa d'aller se jeter aux pieds de la Vierge Enfant et de lui témoigner sa reconnaissance pour un bienfait qu'elle considérait comme l'événement le plus heureux de sa vie. Non contente de son bonheur : « Ah ! Disait-elle, si mon père et ma mère pouvaient un jour goûter la joie que je sens aujourd'hui dans mon cœur ! Je ne cesserais pas désormais de prier Marie Enfant jusqu'à ce que j'obtienne encore cette grâce de sa bonté ».

 

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08 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

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Neuvième jour

Marie figurée dans la colonne de nuée et de feu du désert

 

« Jamais la colonne de nuée ne manqua de paraître devant le Peuple pendant le jour, ni la colonne de feu pendant la nuit ». (Exode 13, 22).

 

La colonne de nuée et de feu, figure de Marie

 

Saint Epiphane salue Marie en lui donnant les noms de « nuée semblable à une colonne, et de nuée lumineuse ».

 

Réflexion

 

Celui qui, à l'exemple de Marie, vit d'une vie toute spirituelle, peut dire avec l'Apôtre, écrivant aux Philippiens, qu'il vit non sur la terre, mais dans le Ciel, n'étant occupé que de choses spirituelles, saintes et divines, telles que les vertus, les vérités révélées, la gloire de Dieu, la félicité célestes. Ces âmes bienheureuses peuvent être comparées aux nuages, qui, suspendus dans les régions d'en-haut, sont si bienfaisants pour la terre. La prière, les bons exemples, les avertissements charitables de ces pieux serviteurs de Dieu, sont une bénédiction pour le prochain. Plaise à Dieu que je leur ressemble !

 

Analogie entre les deux colonnes et Marie

 

Marie est pour nous une colonne de nuée, car, semblable à une nuée, Elle s'interpose, par Sa médiation, entre Dieu et nous, et tempère le feu du courroux céleste, provoqué par nos péchés ; de plus, elle se place entre nous et le démon, et par sa puissance, émousse les traits des tentations. Elle est pour nous une colonne de feu, en nous éclairant par l'effusion des lumières et des grâces sans nombre qu'Elle nous obtient de la Divine Miséricorde.

 

Réflexion

 

Marie est Mère de la Grâce, et, dans les secours incessants que Sa médiation nous procure, Elle se conforme à la nature de la Grâce, dont les deux effets principaux sont d'éclairer l'esprit et de fortifier la volonté. Et, en effet, un vrai serviteur de Marie ne tombe pas dans le péché, quoi que puisse faire l'ennemi pour obscurcir son intelligence, quelque affaibli que soit son cœur par les ardeurs des passions. Je vois maintenant à qui je suis redevable de tant d'éclatantes victoires que j'ai remportées jusqu'ici. Je les dois à Marie, et ainsi c'est pour moi une obligation de lui en être éternellement reconnaissant.

 

Pensée morale

 

Pour arriver à la terre promise du Paradis, nous devons, durant le voyage à travers le désert de cette vie, prendre garde de ne pas tomber dans le péché et de mériter les châtiments divins. Or, pour l'un comme pour l'autre, la dévotion à Marie, protectrice et avocate des pécheurs, nous sera d'un puissant secours.

 

Réflexion

 

Lorsque je me trouverai sous le coup des épreuves auxquelles il plaira à Dieu de me soumettre, je songerai à l'amour de mon Père Céleste qui veut par là m'exciter à Lui témoigner le mien, et cette pensée adoucira mes peines. Quand, au contraire, Dieu daignera inonder mon cœur de ses consolations, je n'oublierai point mon indignité et mon manque absolu de mérites, et ce souvenir me sera comme un frein pour ne point me laisser aller à la vaine gloire et perdre ainsi le fruit de ces faveurs.

 

Colloque

 

Je suis, ô très Sainte Enfant, un de ces voyageurs errants à travers le désert de cette vie, et je marche vers la Palestine mystique du Ciel. Hélas ! Je sens combien j'ai besoin d'être secouru par Vous ; mais aussi, quelle n'est pas la puissance de Votre très douce protection ! Je Vous en conjure, ô Marie, ayez pitié de moi. Éclairez mon esprit et faites-lui apercevoir tous les pièges que le Démon me tend dans l'ombre. Abritez-moi sous votre manteau tutélaire, et aidez-moi à me soustraire à la rigueur des châtiments de Dieu, que mes infidélités et les fautes n'ont que trop irrité. En un mot, faites, ô Vierge Enfant, que je puisse parvenir sain et sauf à la bienheureuse Jérusalem, où je louerai Dieu avec Vous dans tous les siècles. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Apporter une attention particulière à ne jamais faire de mensonge d'aucune sorte.

Aspiration : « O Vierge Puissante, priez pour moi et Dieu usera de clémence en ma faveur.

 

Exemple

Confiance d'un jeune homme récompensée par Marie Enfant

 

Dans une grande ville de Lombardie, un homme marié était malade à l'extrémité et presque agonisant. Sa femme, excellente Chrétienne, se sentait navrée de douleur à l'idée que l'âme de son mari était dans un état plus alarmant encore, et dans un danger imminent de damnation ; depuis longtemps, en effet, le malheureux avait abandonné toute pratique de notre Sainte Religion, dans laquelle il était né et avait été élevé. Sa femme ne savait quel moyen prendre, car les médecins lui avaient recommandé de ne pas troubler le moribond et de ne lui donner aucun sujet de contrariété, dans la crainte fondée que le moindre mouvement ou la moindre émotion ne vint hâter sa mort.

Un bon jeune homme, dévot à Marie Enfant, apprenant la triste nouvelle, se sentit alors inspiré d'aller lui-même à la chapelle de la Santissima Bambina plaider la cause de cet infortuné. S'étant rendu devant la statue miraculeuse, il laissait voir, par son attitude, de quelle importance était la grâce qu'il venait solliciter, tant il paraissait absorbé dans sa prière. On l'entendait répéter sans cesse : « Ou la guérison ou la conversion ! » L'une des deux grâces allait, en effet, lui être accordée d'une manière vraiment étonnante. De son côté, le malade, déjà aux prises avec la mort, continuait par signes et par gestes, ne le pouvant plus de parole, à témoigner qu'il était résolu à mourir comme il avait vécu. Sa femme et les autres membres de la famille en étaient dans la plus profonde désolation. Mais que se passa-t-il ? Le jeune suppliant était encore aux pieds de Marie Enfant, l'implorant pour ce pauvre pécheur, lorsqu'on vit le mourant sortir subitement de cet état désespéré et reprendre peu à peu ses forces : tout indiquait qu'une crise non moins heureuse qu'inattendue venait de se produire. A peu de temps de là, le malade était complètement rétabli.

Et la conversion ? Nous aimons à penser que Marie inspirera à quelque personne dévote à sa Sainte Enfance de solliciter avec non moins de confiance la guérison spirituelle de ce malheureux, et Marie, c'est certain, l'accordera avec d'autant plus de bonté qu'elle s'intéresse plus au Salut de l'âme qu'à la santé du corps.

 

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