21 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

Holy_Eucharist_Trinity_Icon

Vingt-deuxième jour

Le sang très précieux de Jésus-Christ enrichit l'âme de toutes les vertus

 

Formé de la main toute-puissante de Dieu pour être l'heureux séjour de nos premiers parents dans l'état d'innocence, le paradis terrestre renfermait les sources abondantes de quatre fleuves qui se répandaient sur toute la terre. Quel était le sens symbolique de ces fleuves, sinon les plaies sacrées de Jésus? De ces plaies dérivent comme d'une source abondante toutes les grâces qui se répandent dans les âmes avec le sang précieux qui en découle. Voyez sainte Gertrude dans ses admirables extases; il lui semblait que des plaies très saintes de Jésus, sortait, pareil à de grands fleuves, le sang divin qui fertilisait les champs de la sainte Eglise. D'où il résulte que toutes les vertus qui ornent les âmes doivent emprunter leur éclat et leur vie à ce sang adorable, pour être méritoires de la vie éternelle. Et effectivement, comment l'âme pourrait-elle mériter, si Jésus n'avait répandu son sang? Comment former une bonne pensée, comment invoquer le nom très-saint de Jésus, comment observer sa sainte loi, si ce sang n'était pas là pour vivifier et animer toutes nos bonnes actions? Nos prières ne monteraient pas au ciel, nos pénitences ne seraient pas acceptées, nos œuvres de miséricorde ne seraient pas méritoires, sans la vertu de ce sang de propitiation: de même que le soleil donne sa lumière avec toutes ses splendeurs à la terre tout entière, qui sans lui ne serait que ténèbres; ainsi les âmes, faute de ce sang de lumière éternelle, seraient dans l'obscurité, et dans l'impossibilité de mériter. Oh! efficace admirable de ce très-précieux sang!

 

Pour nous rendre compte de cette vérité dans son principe même, nous devons attentivement considérer combien l'homme est naturellement faible pour la pratique des vertus; sa faiblesse est telle, qu'il ne peut concevoir, désirer, et à plus forte raison pratiquer de lui-même aucune vertu méritoire de la vie éternelle sans l'aide de la grâce: « Non quod suficientes simus cogitare aliquid à nobis, quasi ex nobis; sed sufficientia nostra ex Deo est ». Or, cette grâce de pratiquer le bien, d'où vient-elle, sinon des mérites de ce sang sacré qu'a répandu Jésus? C'est ce qui faisait dire à Jésus s'adressant à sainte Thérèse: « Je te donne mon sang », voulant dire qu'avec ce sang il lui donnait tous les biens, et qu'il pouvait avec cet or précieux enrichir son urne de toutes les vertus. Par ce sang, l'humilité mérite d'être exaltée, en vertu des humiliations de Jésus qui le répandit. Par ce sang, la patience est couronnée dans le ciel, en vertu des souffrances que Jésus Christ a supportées en le répandant. Par ce sang, la charité resplendit et rend l'âme qui la possède semblable aux anges du ciel, en vertu de cet Agneau immaculé qui s'est sacrifié sur la croix. Par ce sang, la charité s'enflamme et rend l'âme agréable à Dieu, en raison de l'amour ardent de Jésus, qui a voulu nous racheter avec son sang. O sang béni, quel trésor tu es pour nous! fais que tous connaissent ta valeur et ton prix incomparable.

 

Colloque

 

Qui ne serait pas surpris, aimable Jésus, de votre immense amour, par lequel vous nous avez enrichis de tant de biens, que nous trouvons dans les mérites de votre très-précieux sang? Et il est vrai de dire, que dans ce trésor nous trouvons toutes les vertus, comme nous en avertit l'apôtre saint Paul. Que deviendrais-je, quel mérite pourrais-je acquérir sans l'efficacité de ce sang qui me relève, me fortifie dans toutes les bonnes œuvres? Si je trouve en moi quelque faible bien, je le dois tout entier à vos mérites: c'est vous qui m'avez racheté, m'avez sanctifié avec les sacrements, et m'avez donné tant de grâces pour pratiquer le bien; et tout cela, je le reconnais, en vertu du sang très-saint que vous avez versé pour moi et que vous m'offrez chaque jour, afin que par lui je puisse me sauver. Sang adorable de mort Jésus, je t'adore du fond de mon cœur, je t'invoque ardemment; tu seras mon salut: par toi j'espère parvenir au paradis.

 

Exemple

 

Sainte Lutgarde entendit une nuit une voix qui lui disait: « A quoi perdez-vous votre temps, paresseuse? Levez-vous; c'est le moment de faire pénitence pour les pécheurs qui dorment dans les souillures de leurs fautes ». Effrayée, la sainte se rendit à l'église, et sur le seuil elle rencontra Jésus crucifié, dont le sang ruisselait de toute part, réduit par les pécheurs en cet affreux état; elle embrassa alors la croix, la pressa sur son sein, et approcha ses lèvres de la plaie de son côté: aussitôt elle y puisa une liqueurs! délicieuse, que dès lors elle sentit naître en elle un courage tout nouveau pour le service de Dieu et la pratique des saintes vertus. On sut plus tard parla sainte, que depuis cette heure, elle conserva dans sa bouche une douceur plus suave que celle du miel.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

559_001

Pour recevoir la méditation du Mois du Précieux Sang de Jésus, être tenu au courant des publications sur le blog Images Saintes et pour recevoir des prières dans votre boite e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes


20 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

Holy_Eucharist_Trinity_Icon

Vingt-et-unième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ allume la Charité dans les âmes

 

Combien était ardent dans le très-aimable coeur de Jésus le désir de répandre son sang pour la rédemption du monde! « Je dois être baptisé d'un baptême de sang, et qu'il me tarde qu'il soit accompli! » C'est ainsi que s'exprimait le Seigneur afin de nous montrer combien était grand son désir de répandre son sang pour la rédemption du monde et d'en former un bain salutaire à nos âmes. Si nous considérons la générosité avec laquelle il le répandit et le prix incomparable de ce sang précieux, nos cœurs ne seront-ils pas embrasés d'amour, et ne répèterons nous pas avec l'Apôtre: « La charité de Jésus-Christ nous presse ». Il faudrait avoir un cœur plus dur que la pierre, plus cruel que celui d'un tigre pour ne pas aimer avec ardeur celui qui le premier nous a tant aimés; et cependant par une monstrueuse ingratitude, dont Jésus-Christ se plaint en ces termes: « Oblivioni datus sum, tanquam mortuus à corde », il semble qu'on le traite, en effet, comme un mort pour lequel on n'a aucune affection. O douleur! combien de pécheurs ingrats méprisent ce sang adorable, l'outragent, le profanent, le foulent aux pieds! Ah! vous du moins, amantes de Jésus-Christ, âmes dévouées à ce sang précieux, honorez-le, adorez-le et offrez-le chaque jour au trône de Dieu avec l'affection de la plus ardente charité.

 

Pour enflammer de plus en plus dans nos cœurs ces bienheureuses flammes d'amour, considérons en outre pour qui Jésus-Christ a répandu ce sang précieux. Ah! vous le savez: il l'a répandu pour nous pécheurs, et il l'offre tout entier pour notre salut. Le cœur aimant de Jésus est, au dire du prophète Joël, une fontaine perpétuelle d'où se répand, et jusqu'à la consommation des siècles, ce fleuve d'amour. Le trésor de la croix, avec lequel Jésus-Christ a payé la dette contractée par toute la postérité d'Adam, envers la souveraine justice, ne nous est jamais et ne nous sera jamais fermé; mais il est toujours ouvert dans la blessure du côté de notre Sauveur: « Le bois delà croix exhale un baume intarissable de parfums spirituels », nous assure saint Bernard. La multitude de ceux qui empruntent à ce trésor ne l'épuiser» jamais, car il vient de ce cœur dont on a dit: « Il est riche en miséricorde ». Et il a beau fournir à nos besoins, il n'en est que plus abondant. Quoique Jésus-Christ soit monté glorieux à la droite de son divin Père, il n'en a pas moins voulu laisser à l'Eglise ce riche trésor de son sang et de ses mérites infinis; il a voulu que les âmes fussent toujours libres de s'en prévaloir, pour se réconcilier par ses mérites avec sa divine majesté, et participer aux richesses immenses de son amour. C'est là, mon Jésus, qu'on peut admirablement juger de toute la grandeur de votre excessive charité, si large, si profonde, si incompréhensible! Mon Dieu! que notre cœur s'enflamme donc enfin d'amour! aimons donc Jésus qui nous a ainsi aimés du fond de ses entrailles, et nous a unis à son cœur si doux par ce sang adorable; répétons: « Qui nous séparera de la charité de Jésus-Christ? »

 

Colloque

 

Aimable Rédempteur, que de votre cœur ouvert s'élancent des flèches d'amour aussi nombreuses que les gouttes de votre précieux sang, pour pénétrer nos cœurs si froids et si insensibles à votre amour! Que toute affection terrestre meure en nous et fasse place dans tous les cœurs à ce feu de charité que vous êtes venu apporter au monde. Que chacun vous aime de tout son cœur, de toute son âme, de toutes ses forces, et par-dessus toute chose; que cet amour ne fasse que s'enflammer davantage, jusqu'à ce que nous obtenions de vous aimer dans le ciel. Oui, mon Jésus, nous vous demandons votre amour, par ce sang que vous avez répandu pour nous avec tant d'amour. Votre amour, votre amour, et nous serons suffisamment riches: « Donnez-nous votre amour, dirons-nous avec saint Ignace, et nous sommes contents de mourir d'amour ». Oh! puissions-nous donner pour votre amour tout le sang de nos veines, comme vous nous avez donne par amour tout votre sang!

 

Exemple

 

Parmi les âmes les plus enflammées d'amour envers Jésus-Christ, brille le grand martyr saint Ignace, qui était très-dévoué au sang très-précieux du Rédempteur, et qui dans ses lettres aux habitants de Smyrne, d'Ephèse et de la Magnésie, fait plusieurs fois mention du sang de Jésus et de-sa passion. Plein du désir de répandre son sang pour Jésus-Christ, il eût excité les bêtes féroces à le dévorer, si elles s'étaient refusées à déchirer son corps; et soupirant après les plus cruels tourments pour imiter son Rédempteur qui avait répandu son sang sur une croix, il répétait: Feu, croix, bêtes féroces, rupture des os, séparation des membres, broiement de tout mon corps, que tous les tourments du démon fondent sur moi, pourvu que je puisse posséder Jésus-Christ. Et lorsque, condamné à mort, il entendait déjà le rugissement des lions prêts à le dévorer, il répétait dans les transports de sa joie: « Je suis le froment de Jésus-Christ; que les bêles me broient sous leurs dents, afin que je devienne un pain pur ». Et avec une voix d'exaltation et d'allégresse, il donna volontiers son sang et sa vie pour le Seigneur.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

335001

Pour recevoir la méditation du Mois du Précieux Sang de Jésus, être tenu au courant des publications sur le blog Images Saintes et pour recevoir des prières dans votre boite e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

19 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

Holy_Eucharist_Trinity_Icon

Vingtième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ fortifie notre espérance

 

Tant que nous vivons dans cet exil et dans cette vallée de larmes, notre ame est comme au milieu d'une mer orageuse, dit saint Bernard; à chaque instant elle court risque de faire naufrage, assaillie sans cesse de mille tentations, par lesquelles le démon cherche à la gagner et à la précipiter dans l'abîme du désespoir; tantôt par le souvenir des fautes passées, tantôt par la terreur du jugement, tantôt par la faiblesse et l'infirmité que nous éprouvons tous, notre ennemi commun cherche à nous entraîner dans la prévarication. Mais quel sera le moyen le plus efficace de ne pas faire naufrage ait milieu de ces flots et de ces tempêtes? Comment l'espérance se maintiendra-t-elle dans notre cœur? Comment chaque jour la vivifier? Comment la fortifier? Ah! vous le savez, âmes pieuses, c'est en regardant Jésus, en qui reposent toutes nos espérances, comme dit saint Paul: « Christi Jesu spei nostrae ». Regardez souvent avec de profonds sentiments de dévotion le sang très-précieux de Jésus; c'est le moyen lé plus précieux et le plus efficace. Offrir souvent au Père éternel ce sang divin, participer souvent aux sacrements, l'invoquer dans les tentations, l'opposer comme un écu inexpugnable à tous les assauts infernaux, et, de cette manière, marcher d'un pas assuré dans les voies du Seigneur, avec la vive confiance que celui qui nous a donné son sang nous donnera la force de ne pas tomber. « Poursuivons, nous dit l'apôtre, la carrière qui nous est proposée, les yeux tournés vers Jésus, l'auteur et le consommateur de la foi ». « Jésus, selon les paroles du même apôtre, nous a rachetés par son propre sang, afin de paraître devant la Face de Dieu où il intercède pour nous ». Au ciel cette hostie immaculée, le plus agréable des sacrifices, ne cesse pas d'être offerte au Père éternel. Contemplons donc ses plaies, et le sang dont elles sont inondées; et le cœur dilaté par ce sang vivifiant, nous cheminerons d'un pas rapide dans les voies du Seigneur.

 

L'âme qui considère ses défauts et ses continuelles imperfections pourrait quelquefois tomber dans le découragement, si ses regards ne se tournaient pas vers l'Agneau immaculé. Mais il n'en sera pas ainsi, si tel est l'objet de ses pensées, de ses regards. Evitez de pécher, mes enfants, disait saint Jean à ses disciples; mais si quelquefois vous tombez en faute, ne vous découragez pas, ne perdez pas la confiance du cœur, car nous avons près du trône du Père un puissant avocat, qui implore constamment pour nous la miséricorde, en faisant parler la voix de son sang innocent. Ainsi donc, si l'âme troublée par la considération trop attentive et réfléchie de ses imperfections, se plonge dans le sang sacré du divin Agneau qui efface les péchés du monde, elle y puisera une merveilleuse consolation: elle pensera que Jésus ne cesse d'implorer, pour notre guérison et notre salut ; elle pensera qu'il est toujours exaucé, et que ce sang tout puissant peut remédier à tous les défauts. Et alors avec une profonde paix du coeur, mais une grande horreur de ses fautes, l'âme supportera ses propres imperfections, se raffermira dans la vertu de l'humilité, et eh vertu de ce sang triomphera de toutes les tentations, comme nous en avertit la séraphique sainte Thérèse; et elle sera guérie par ce remède bienfaisant qui apporte Vie et salut.

 

Colloque

 

Ah! Jésus qui m'aimez tant, quelle force, quelle vie nouvelle mon espérance puise en votre amour! Cet amour va jusqu'à offrir pour moi, à chaque moment, votre sang tout puissant et efficace, devant le trône de votre Père éternel; afin qu'il ne regarde pas mes fautes, mais bien les mérites de ce sang. Ah! que ferais-je, misérable, dans cette vallée de larmes, si vous n'opposiez un aussi puissant remède à tous les maux qui m'assiègent? Je sens ma faiblesse, je vois les périls qui m'entourent, j'ai horreur de mes iniquités passées; mais après tout je me console quand je tourne ma pensée et mon cœur vers votre sang sacré; c'est là mon remède, ma force, mon salut; avec lui je brave tous les ennemis de mon salut: « Si consistant adversùm me castra, non timebit cor meum, dirai-je avec David; si exurgat adversùm me praelium, in hoc ego sperabo ». Que l'enfer se déchaîne contre moi, que le démon s'efforce à m'entraîner dans le gouffre du désespoir, je ne crains rien, car mon esprit et mon cœur sont munis de votre précieux sang: ce sang, vous l'avez répandu pour moi; ce sang, vous me l'offrez avec tant d'amour; ce sang, il a le pouvoir de me sauver. Ainsi donc, mon espérance ne sera pas trompée. J'espère, moi aussi, venir un jour répéter dans le ciel avec les saints, qui ont été sauvés par les mérites de ce sang: « Vous nous aces rachetés, Seigneur, par votre sang ».

 

Exemple

 

Le bienheureux Jacques de Bevagna fut surpris un jour d'une violente tentation, concernant son salut éternel, et quoiqu'il eût pratiqué beaucoup de vertus héroïques, il était extrêmement épouvanté de la crainte de la damnation. Un jour, dans sa désolation et son affliction, il se plaça devant l'image de Jésus crucifié, et il remarqua que de son côté sacré s'échappaient d'abondantes gouttes de sang; en même temps il entendit la douce voix de Jésus qui lui disait: « Que ce sang soit le signe de ton salut ». A cette vue et à ces paroles, toute terreur se dissipa, il sentit dans son cœur un indicible soulagement, et continua plus que jamais à marcher dans une voie de vertu, qui le conduisit à une haute perfection.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

749_001

Pour recevoir la méditation du Mois du Précieux Sang de Jésus, être tenu au courant des publications sur le blog Images Saintes et pour recevoir des prières dans votre boite e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

18 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

Holy_Eucharist_Trinity_Icon

Dix-neuvième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ confirme notre foi

 

Considérez, mon a me, le grand don que nous avons reçu dans le saint baptême, nous chrétiens, alors que le Seigneur mit dans nos âmes sa sainte foi, et, du milieu des ténèbres, nous appela à son admirable lumière. Don précieux qu'il nous a départi, de préférence à tant d'âmes infortunées qui gémissent dans l'infidélité, loin de cette arche de salut qui est l'Eglise. Don qui, moyennant la charité, nous rend participants à la filiation divine et à l'hérédité du ciel, don qui est le fondement et le principe de notre salut. C'est pour nous mériter un don aussi précieux, que Jésus-Christ a répandu son sang, et c'est en vertu de ce sang qu'il nous est départi. Et Jésus étant l'auteur et le consommateur de la foi, a voulu, avec son sang, mettre le sceau à cette vérité adorable, qu'il avait enseignée par ses paroles et ses exemples. Or cette foi que nous recevons par les mérites du sang très-précieux de Jésus, continue à habiter dans nos cœurs par les mérites de ce même sang, et il en est comme l'aliment : c'est lui qui l'affermit, qui la vivifie, la conserve constamment. Il est l'âme de cette charité, sans laquelle la foi ne saurait contenter le saint cœur de Dieu. D'où il résulte, mon âme, que plus tu seras dévote au sang sacré de Jésus, plus ta foi sera vive, et plus tes œuvres seront conformes à ses préceptes et aux vérités qu'elle propose à notre croyance. Oh! quels accents de reconnaissance et d'amour ne devons-nous pas envoyer au ciel, vers cet Agneau divin qui nous a rachetés, et nous a appelés par la foi à être participants de son royaume!

 

C'est pourquoi en effet tant de héros de la foi, animés à la vue de Jésus crucifié et sanglant, n'ont pas hésité à répandre aussi leur sang, et à sacrifier leur propre vie a leur croyance. Combien d'enfants innocents, combien de tendres vierges, se sont sacrifiés au milieu des plus atroces tourments, animés dans leur foi par ce sang divin! Une Agnès, une Catherine, une Viviane, un Venant et mille autres, seront toujours les éclatants témoins de cette vérité. Et nous, comment avons-nous imité de si illustres exemples? quelle a été en nous l'action efficace de cette foi, pour la quelle tant de glorieux martyrs de Jésus Christ ont donné leur sang et leur vie? Hélas! non-seulement nous méritons le reproche de l'apôtre de n'avoir pas encore répandu une seule goutte de sang pour Jésus Christ; mais nous devons être confus en songeant à toutes les occasions où nous n'avons pas agi selon les enseignements de cette foi que nous professons. Nous nous sommes contentés d'une foi morte ou languissante, et, à l'exemple des vierges folles, nous avons tenu la lampe de la foi sans l'huile de la charité. Ah! combien est vile et lâche une âme qui n'est pas prête à verser son sang pour Jésus-Christ!

 

Colloque

 

Mon Jésus, auteur et consommateur de notre foi, vous qui avez sacrifié votre vie sur une croix, et répandu tout votre sang pour confirmer les vérités que nous croyons, pourquoi, à votre imitation, ne puis-je répandre encore tout mon sang ? Je ne mérite pas cette faveur que vous avez accordée à tant de serviteurs fidèles; mais, si je ne puis répandre mon sang au milieu des plus cruels supplices, je puis pourtant souffrir avec patience les adversités et les amertumes de cette vie, je puis mortifier cette chair rebelle par la pénitence, je puis porter avec résignation cette croix que vous daignez m'envoyer. Oui, mon âme, soyez attentive à toujours porter dans votre cœur la mortification de Jésus-Christ; et de cette manière, sans le fer des bourreaux, vous pouvez, dit saint Bernard, avoir part à la gloire du martyre; et alors la foi sera animée par les oeuvres, et telle qu'elle pourra m'amener, par les mérites de votre sang très-précieux, à contempler sans voile les infaillibles vérités qu'elle m'enseigne.

 

Exemple

 

Parmi les innombrables exemples qu'on pourrait citer de glorieux martyrs qui ont répandu leur sang pour la foi, animés par le précieux sang de Jésus-Christ, je choisis les glorieux princes des apôtres, saint Pierre et saint Paul, le premier crucifié sur le Janicule, le second décapité aux Eaux Salviennes. Ces saints, après avoir supporté, à l'exemple de Jésus-Christ, les opprobres, les mépris, les coups, la prison, les chaînes, furent martyrisés, et donnèrent volontiers leur sang pour celui qui en avait tant répandu pour les âmes, confirmèrent avec leur propre sang les vérités qu'ils avaient crues et pratiquées, et nous laissèrent un grand et éclatant exemple par le courage avec lequel ils versèrent leur sang pour soutenir la foi. ( Histoire de leur martyre)

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

581_001

Pour recevoir la méditation du Mois du Précieux Sang de Jésus, être tenu au courant des publications sur le blog Images Saintes et pour recevoir des prières dans votre boite e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

17 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

Holy_Eucharist_Trinity_Icon

Dix-huitième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ remplit l'âme de douceur et de paix

 

Le prophète Isaïe avait depuis longtemps prédit que dans la plénitude des temps les âmes puiseraient avec joie les eaux suaves et douces que répandent les fontaines du Sauveur. Et quelles sont ces eaux suaves et douces, sinon les célestes consolations qu'on reçoit par les mérites du sang très-précieux du Rédempteur, qui se répand par autant de fontaines qu'il y a de plaies sacrées? Oh! avant-goût du paradis qu'éprouvent tous les jours ces âmes qui professent une sincère et constante dévotion à ce très-précieux sang! L'âme dévouée à ce sang adorable se console et par ce qu'elle possède déjà, et par ce qu'elle espère: ce qu'elle possède, c'est le trésor inappréciable de la grâce sanctifiante acquise moyennant l'effusion de ce sang de valeur infinie dans la participation des très-saints sacrements. Il n'y a pas de paroles pour décrire la tranquillité d'âme et la douceur d'esprit que le Seigneur répand dans celui qui est dévoué à ce sang divin; celui-là seul peut le dire qui l'a goûté: « C'est un perpétuel festin ». Les anges et la reine des anges, la très-sainte Vierge, et la très-sainte Trinité, regardent cette âme avec un œil d'amour. Oh! quelle paix! oh! quelle sérénité de conscience! Elle se figure déjà goûter sur la terre les délices du paradis: « Bona conscientia non solim sufficit ad solatium, sed etiam ad coronam », nous assure saint Jean Chrysostôme. Si quelquefois Dieu éprouve encore cette âme au creuset de la tribulation, s'il suspend ses délices, c'est pour lui faire acquérir plus de mérites, et elle se sent en paix au milieu même de l'amertume et de la désolation, en se résignant à la volonté de Dieu. Tout cela est l'effet de ce sang très-précieux.

 

Mais l'âme trouve sa consolation dans ce sang, non-seulement par ce qu'elle possède, mais plus encore par ce qu'elle espère; elle en espère tout dans ses prières. Telle est en effet son efficacité, que tout peut s'obtenir en son nom, et que nos prières ne pourraient rien obtenir si elles n'étaient pas accompagnées de ce sang de propitiation et de grâce. Le bienheureux Simon de Cascia nous dit que c'est la sueur de sang répandue par Jésus dans le jardin qui donne l'efficacité à nos prières auprès de Dieu. Si l'âme est tentée, elle sort victorieuse du combat, parce que couverte et armée de ce sang, elle met en fuite les démons; si elle est dans l'affliction, elle espère la consolation; dans les fatigues, le repos; dans les périls, le salut; au moment de la mort, la gloire. Elle connaît bien le trésor qu'elle possède; elle y voit le gage et les arrhes du paradis. Oh! que ces richesses sont inestimables! on peut dire à l'âme dévouée à ce sang ce que saint Jérôme disait à la vierge sainte Eustochie: « Vous êtes munie d'un or sans prix ». Et, en effet, saint Ambroise appelle ainsi le sang très-précieux de Jésus-Christ. Quel est donc celui qui ne voudra pas s'en enrichir? Ne serait-ce pas le comble de la folie, que d'être auprès d'une mine d'or, où l'on serait libre de puiser à volonté, et de préférer gémir dans sa pauvreté? Ah! n'y a-t-il pas folie mille fois plus dans une âme qui néglige une pareille dévotion, et se prive des délices célestes que verse au fond des coeurs ce baume salutaire!

 

Colloque

 

Je comprends maintenant, mon Jésus, ce qui fait mes angoisses et mes misères. Jusqu'ici j'ai peu apprécié votre sang, j'ai vécu dans la tiédeur, et j'ai montré peu d'empressement à le mettre à profit. Ah! que n'aurais-je pas obtenu si, avec une foi vive et une charité ardente, je l'avais souvent offert au pied de votre trône? si, avec un profond sentiment de piété et de respect, je l'avais adoré? si, dans de convenables dispositions, je m'étais approché des très-saints sacrements, qui sont les fontaines où nous le puisons? Mais il n'en sera pas ainsi pour l'avenir; dès aujourd'hui je veux professer la plus fervente dévotion à ce sang de vie éternelle: il fera les délices de mon cœur, le but de tous mes désirs, l'objet de toutes mes affections; et après avoir trouvé dans votre sang ma consolation, ma paix et ma tranquillité pendant cette vie, j'espère trouver par lui une gloire éternelle dans le ciel.

 

Exemple

 

On raconte de sainte Thérèse, qu'ayant un jour le très-saint sacrement dans la bouche, il lui sembla que son visage et sa personne tout entière étaient inondés d'un sang aussi chaud que s'il fût sorti à l'instant des veines qui le contenaient: en même temps la sainte éprouva une délicieuse consolation; et le Seigneur lui dit: « Je veux que mon sang te rende heureuse et confiante en ma miséricorde qui ne te manquera jamais; je l'ai répandu avec douleur, et tu le possèdes avec délices ». Et en effet; à mon Rédempteur, il a coûté le prix immense d'une douloureuse effusion; à moi, il ne coûte presque aucune peine et me procure au contraire la joie et les délices du cœur.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

024_001

Pour recevoir la méditation du Mois du Précieux Sang de Jésus, être tenu au courant des publications sur le blog Images Saintes et pour recevoir des prières dans votre boite e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes


16 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

Holy_Eucharist_Trinity_Icon

Dix-septième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ nous donne la vie éternelle perdue par le péché

 

Dieu avait menacé Adam de la mort, s'il goûtait jamais le fruit défendu de l'arbre de la science du bien et du mal. Mais lui, tenté par Eve, le mangea, transgressa le commandement du Seigneur, et encourut la loi de mort dont l'avait menacé la colère de Dieu. Outre cette mort apportée dans le monde par le péché originel, le péché actuel l'apporte encore tous les jours dans le monde, quand il est grave et mortel: la solde du péché c'est la mort; et on l'appelle mortel, parce qu'il apporte avec lui la mort spirituelle et éternelle. Si le sang de Jésus-Christ ne nous délivrait de cette double mort, s'il ne nous donnait de nouveau la vie perdue par le péché, nous gémirions dans les ombres de la mort, et, devenus fils de la colère, en butte au feu éternel, nous serions exclus pour toujours de la céleste béatitude. Jésus, cher Jésus, combien nous vous devons de gratitude! Avec l'effusion de votre sang sacré, vous nous avez apporté la vie, et une vie surabondante, en nous donnant à la fois la vie spirituelle et la vie éternelle. Vous avez bien raison de dire: « Je suis venu pour qu'ils aient la vie, et pour qu'ils l'aient plus abondante ».

 

Que dirait-on, selon la réflexion de suint Bernard, si on voyait le fils du roi donner son sang pour délivrer un esclave condamné à mort, et mourir à sa place? Qui n'admirerait pas cette condescendance inouïe? Mais n'est-ce pas une plus grande merveille encore, ô mon âme! de voir Jésus mourir sanglant sur une croix pour nous délivrer, nous misérables pécheurs, de la mort que nous avons méritée, et répandre ce sang d'une valeur infinie, qui vivifie et donne la bienheureuse immortalité? et c'est pourquoi tous les jours il est appliqué à nos âmes par la participation des saints sacrements et par l'offrande à la majesté divine sur l'autel sacré, afin que, par le moyen de ce sang, l'entrée de la vie éternelle nous soit ouverte, et que nous vivions perpétuellement dans le ciel. Voilà quelle est notre confiance; voilà l'espérance de nos coeurs: « Habentes itaque, dit l'apôtre, fratres, fiduciam in introitu sanctorum per sanguinem Christi ». Quel a été jusqu'ici notre désir de posséder cette vie éternelle, que le sang de Jésus-Christ a méritée? Comment avons-nous dirigé les affections de notre cœur? Oh! combien de fois, oublieux de cette éternité, avons nous cherché une félicité terrestre, et avons nous placé nos affections dans les vanités de la terre, dans les biens fragiles et caducs, qui n'apportent avec eux qu'une mort éternelle? Oublieux de la céleste patrie, nous avons aimé l'exil; oublieux de la félicité éternelle, nous avons aimé la terre; et combien de fois avons nous préféré la satisfaction d'une brutale passion à ces biens éternels et parfaits, qu'avec son sang Jésus nous a préparés dans le ciel!

 

Colloque

 

Oh! combien a été grande votre ineffable charité envers nous misérables pécheurs, qui, morts à la grâce, ne pouvions attendre qu'une mort éternelle! Pour nous, vous vous sacrifiez sur une croix, et avec votre mort vous nous avez donné la vie. Cette vie, je l'ai perdue toutes les fois que j'ai gravement péché; et vous, par les mérites du sang très-précieux, vous avez daigné me la rendre; mais que deviendrai-je, si je vous offense de nouveau ? Ah! mon Jésus, puissé-je mourir plutôt que de perdre le trésor de votre grâce, et Cette vie immortelle que vous m'avez acquise au prix de votre sang! Ah! puissé-je, moi aussi, donner pour vous mon sang et ma vie, comme ont fait tant d'âmes chéries de vous, qui pour vous répandirent leur propre sang! Et que vous donnerais-je, si je vous donnais tout le sang de mes veines, en échange de celui que votre amour infini a répandu pour moi? Ah! puisque je ne puis vous donner le sang de mon corps, je vous donne le sang de tout mon cœur. Ce cœur, je vous le donne avec ses douleurs et son repentir; je vous le donne, mon Jésus, je vous le consacre, certain que vous ne le rejetterez pas; et par les mérites de votre sang, faites que je ne perde plus la vie de la grâce que vous me donnez, pour posséder dans l'éternité cette vie de gloire, que vous m'avez méritée avec l'effusion de votre sacré sang.

 

Exemple

 

Considérez sur le Calvaire le bon larron converti. Voilà un grand pécheur qui, au jour de la grande effusion du sang très précieux de Jésus-Christ, obtint la vie de la grâce et de la gloire, et mérita, ce jour même, le paradis par l'efficacité de ce sang divin. Voyant Jésus répandre son sang avec tant de patience et tant d'amour, il sentit son coeur rempli de componction, eut recours à Jésus, se fia aux mérites efficaces de ce sang de vie éternelle, et il entendit ces douces et consolantes paroles: « Aujourd'hui, tu seras avec moi dans la maison du Père ». Aussi, le Seigneur a-t-il dit à sainte Mathilde: « C'est moi qui ai adouci la colère de mon Père céleste, et avec mon sang j'ai réconcilié l'homme avec Dieu »; et il dit à sainte Madeleine de Pazzi: « Ce sang lie les mains à ma justice; car elle n'est plus libre en quelque sorte, et ne peut punir le monde de ses péchés, comme elle le faisait, quand elle n'entendait pas la voix de ce sang qui n'avait pas encore été versé ».

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

035_001

Pour recevoir la méditation du Mois du Précieux Sang de Jésus, être tenu au courant des publications sur le blog Images Saintes et pour recevoir des prières dans votre boite e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

15 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

Holy_Eucharist_Trinity_Icon

Seizième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ nous ouvre l'entrée du paradis

 

Le péché avait fermé l'entrée de la béatitude éternelle, et le genre humain gémissait dans les ombres de la mort et au milieu des plus épaisses ténèbres, misérablement condamné à l'enfer, lorsque pour ouvrir les portes bienheureuses fermées par le péché, le Fils de Dieu descendit du ciel sur la terre, se revêtit de notre chair, se fit humble et petit et se sacrifia sur la croix. Par là il voulut, dit saint Paul, que, remplis de confiance dans le sang du Christ, nous pussions marcher dans cette voie nouvelle et vivante par le voile, c'est-à-dire par sa chair. Il nous a ouvert avec son sang l'entrée du royaume bienheureux: pour y entrer, il faut d'abord passer par la mer de la miséricorde, qui est ce sang de salut éternel; et de même que les Israélites, pour entrer dans la terre promise, devaient passer par la mer Rouge, ainsi celui qui veut pénétrer dans la céleste Jérusalem doit se plonger d'abord dans la mer immense du sang sacré de Jésus-Christ. L'âme qui, dans le cours de sa vie, s'est continuellement purifiée dans ce sang innocent, l'a fréquemment offert au Père divin, s'en est souvent alimentée dans la très-sainte communion, en a été pénétrée par la participation aux autres sacrements, arrivera sûrement par cette mer de miséricorde au port du salut éternel. Et quel est celui qui n'en voudra pas profiter?

 

Un autre motif de consolation qui doit faire naître en nos coeurs la confiance la plus vive d'avoir un jour entrée au paradis, grâce à ce sang divin, est tiré du docteur saint Augustin. Après avoir appelé le sang de Jésus-Christ le gage de son amour et de notre salut, il ajoute des paroles bien propres à enflammer tous les cœurs par une glorieuse espérance, fondée sur le sang du Rédempteur: Noli dicere: in coelo non ero; tenemus sanguinem Christi. Si quod plus est tenemus, quod minus est speramus »; Ne vous laissez jamais aller à cette pensée, que vous ne serez pas admis à l'éternelle félicité; car le sang du Christ est plus que la gloire du paradis. Si donc nous avons la possession du bien le plus précieux, qui est le sang du Sauveur, nous devons espérer obtenir un moindre bien, qui est la béatitude éternelle. Oh! paroles consolantes! Je ne sais pas si on peut présenter un motif plus puissant de consolation à une a me inquiète et timide, qu'agiterait l'incertitude de son salut. Vous avez entre vos mains le sang très-précieux de Jésus-Christ, dit le saint docteur; soyez donc sans crainte, la gloire céleste vous attend. Si Dieu vous a donné le don le plus grand, pourquoi craindriez-vous qu'il vous refusât un don moins grand? Ah! ravivez, ravivez en vous, âmes dévouées au sang précieux de Jésus, la plus forte espérance de votre salut éternel.

 

Colloque

 

Quelle joie m'inonde le cœur, aimable Jésus, à ces douces pensées, et quelle vive confiance de salut conçoit mon âme à votre vue, ô mon Jésus crucifié! car je vois de ces plaies sacrées couler le prix de mon salut, et cet or inestimable qui me permet d'acheter le paradis. Oui, je l'espère, et je veux le recevoir de vous par les mérites de ce sang précieux, qui non-seulement est le gage de votre amour, mais encore mon rachat et ma rédemption. En vertu de ce sang très-précieux, je surmonterai les obstacles que présente la voie du salut, je vaincrai les tentations, je dompterai les passions, et j'obtiendrai la grâce de persévérer dans le bien jusqu'à la mort. Cette espérance, ô mon Dieu, faites qu'elle soit inébranlable, qu'elle tienne mon âme bien affermie dans votre divin service et dans votre saint amour jusqu'au dernier souille de ma vie; et à travers les flots orageux de cette mer perfide du monde, faites que je ne fasse pas naufrage, mais que, plein d'espérance et de bonnes œuvres, j'arrive, moyennant la force et l'efficacité de votre grâce, que j'implore par ce sang, au port du salut éternel.

 

Exemple

 

Le Seigneur consola un jour sainte Mathilde qui le suppliait d'accorder un heureux passage à une personne pieuse, en lui disant: « Quel est le pilote qui, après avoir conduit jusqu'au port un navire chargé de marchandises, jetterait la cargaison à la mer au moment de l'arrivée? Oh! comment pouvez-vous douter qu'ayant toujours protégé cette âme pendant tout le cours de sa vie, maintenant qu'au terme de ses jours elle est parvenue au port, je songe à l'abandonner? » Ainsi celui qui a toujours navigué dans cette immense mer du sang précieux, ne pourra pas être privé à la fia de cette vie, du fruit inestimable de ce même sang, qui est la vie éternelle.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

228_001

Pour recevoir la méditation du Mois du Précieux Sang de Jésus, être tenu au courant des publications sur le blog Images Saintes et pour recevoir des prières dans votre boite e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

14 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

Holy_Eucharist_Trinity_Icon

Quinzième jour

Le sang de Jésus-Christ, soulagement des âmes du Purgatoire

 

Considère, mon âme, qu'on ne peut entrer dans le paradis, à moins d'être parfaitement purifié de la moindre tache, et qu'auprès avoir pleinement satisfait à la divine justice; rien de souillé ne pouvant entrer dans la bienheureuse Sion. C'est pour cela que Dieu, juste juge, retient dans le purgatoire les âmes qui ont quitté ce monde imparfaitement purifiées, afin de les admettre après leur purification dans le séjour éternel. Et comme, dans sa tendresse paternelle , il ne peut souffrir que ces âmes bénies vivent long-temps loin de lui, le désir de les voir bientôt délivrées de leurs peines l'a engagé à remettre en nos mains le prix de leur délivrance. Et quel est ce prix? c'est le sang très-précieux de son divin Fils unique. Oh! quelle consolation, quel rafraîchissement procure aux âmes ce sang bienfaisant! Il éteint leurs flammes, brise leurs chaînes, ouvre le cachot de tortures où elles sont enfermées. Se tournant vers le Seigneur, ces âmes peuvent à juste titre répéter: « Tu autem in sanguine testamenti tui emisisti vinctos tuos de lacu in quo non est aqua » (Zacharie 9, 11). Avec votre sang efficace, délivrez-nous, Seigneur, du lac de nos misères, et des peines amères que nous souffrons dans le purgatoire.

 

Le sang de la rédemption peut s'appliquer aux âmes du Purgatoire de plusieurs manières, mais combien il leur est efficace, quand on l'applique par le moyen du sacrifice non sanglant de l'autel! Oh! combien de ces âmes sortent par lui de leur prison! oh! combien d'anges descendent pour éteindre ce feu ardent, quand on offre pour elles à la divine Majesté ce sang adorable sur les saints autels! Oh! combien les malheureuses attendent impatiemment le moment où est versé sur leurs flammes ce sang précieux, le plus consolant des rafraîchissements! Quel est celui qui refusera de penser à elles, quand nous avons à notre disposition le moyen de les délivrer de leurs peines? qui sera assez dur pour fermer l'oreille à leurs voix, pour fermer ses entrailles à leurs besoins? « Levez-vous, vous dirai-je avec saint Bernard, levez-vous, secourez-les! » Et comment? En leur appliquant le saint sacrifice, en offrant pour elles à la majesté du Père le sang immaculé du divin Agneau: Conjurez par vos gémissement, intercédez par vos prières, satisfaites par le sacrifice unique, comme nous y exhorte en leur faveur le même saint. Oh! combien de fois le Seigneur a fait voir, et d'une manière sensible, que ces âmes s'envolent au ciel à l'instant même où s'offre pour elles ce très-précieux sang! Ayez donc à cœur la délivrance de ces âmes! Et si par vous elles prennent possession de la gloire, elles n'oublieront jamais d'intercéder près du trône de miséricorde et de grâce pour les âmes qui furent leurs bienfaitrices.

 

Colloque

 

Très-aimable Jésus, rappelez-vous que si vous êtes juge, vous êtes aussi père et époux de ces filles de Sion que, dans les profondeurs du purgatoire, vous livrez, pour leur purification, aux ardeurs d'un feu dévorant; acceptez donc les mérites de votre sang répandu aussi pour elles, et que nous offrons devant le trône de votre Majesté pour leur rafraîchissement! Délivrez-les par ce sang divin de leurs peines cruelles. Une seule goûte de ce sang suffit pour éteindre toutes leurs ardeurs, et nous, nous vous l'offrons tout entier pour elles. Faites que la rédemption soit abondante; délivrez-les toutes de cette prison; toutes appelez-les au ciel; toutes couronnez-les de gloire, afin qu'elles aussi, elles viennent aujourd'hui chanter au ciel ce cantique d'allégresse et de joie, répétant dans les splendeurs de l'éternelle lumière: « Seigneur, vous nous avez rachetés avec votre sang », et ne cessent de vous louer et de vous aimer pendant toute une éternité bienheureuse.

 

Exemple

 

Le bienheureux Henri Suso, dominicain, étudiant à Cologne, convint avec un religieux de son ordre qu'à la mort de l'un d'eux, le survivant dirait, à moins d'impossibilité, pour l'âme du défunt, le lundi la messe des Morts, et le vendredi celle de la Passion. Le saint ayant appris la mort de son ami lit pour lui beaucoup d'oraisons, et d'autres œuvres de piété, mais ne célébra pas la messe. Et un jour le défunt lui apparut, lui reprochant d'avoir manqué à sa promesse, oubli qui le retenait dans les peines du purgatoire. Henri lui répondit qu'il n'avait jamais cessé de le recommander au Seigneur; mais le défunt reprit: « C'est du sang, du sang que je demande: où sont les messes que tu m'as promises et qui nous sont si précieuses? » Alors le bienheureux avoua son oubli, et ayant offert les sacrifices promis délivra son ami du purgatoire.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

anime_del_purgatorio

Pour recevoir la méditation du Mois du Précieux Sang de Jésus, être tenu au courant des publications sur le blog Images Saintes et pour recevoir des prières dans votre boite e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

13 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

Holy_Eucharist_Trinity_Icon

Quatorzième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ nous obtient une sentence favorable au jugement particulier

 

Oh! combien sont terribles, Seigneur, vos jugements divins! Vous qui avez trouvé des taches dans les anges eux-mêmes, et devant qui les cieux ne sont pas purs; vous qui jugez toute parole oiseuse, hélas! que deviendrai-je, disait le saint homme Job, quand vous viendrez me juger? Et moi, misérable pécheur, que ferai-je? Ah! je le sais, je le sais, ce que j'ai à faire; sainte Marie-Madeleine de Pazzi m'en instruit: « Je me couvrirai de votre sang, et je viendrai vous supplier de ne pas regarder mes fautes, mais les mérites de ce sang sacré. C'est lui qui effacera mes péchés; c'est lui qui demandera miséricorde pour moi, pécheur ». Oh! combien elle est heureuse l'âme qui, teinte de ce sang, paraîtra devant son juge! On lui dira: « Quel est celui qui vient d'Edom, revêtu de la pourpre de Bosra »? Elle ne craindra pas ses ennemis; elle se présentera pleine de confiance devant le divin juge; elle verra ses fautes effacées par ce sang; elle présentera les mérites de ce sang divin au pied du trône de Dieu, et en vertu de ces mérites, recevra la sentence de vie éternelle. Mais malheur à l'âme qui ne sent pas le prix de ce sang, et ne lui rend pas honneur! O Dieu! quelle sentence pourra-t-elle attendre, sinon une sentence d'éternelle condamnation?

 

Vérité terrible, mais indubitable! Cette voix aussi sonore que la voix de la trompette, cette voix du sang du Rédempteur, qui t'invite maintenant à la pénitence, si tu la méprises et si tu lui fermes l'oreille, elle sera un jour pour toi, songes-y bien, comme le son de la trompette fatale, signal du plus rigoureux des jugements. Ne vois-tu pas, ô âme révoltée et obstinée dans le péché, que le sang divin te menace d'un feu éternel! Oh! purifie-toi avec ce sang, pendant que le Seigneur te donne le temps de te convertir; ou bien il te faudra bientôt brûler dans le feu éternel. L'eau et le feu sont les deux éléments qui purifient. Celui qui refuse maintenant de se purifier par les larmes de pénitence, ce bain salutaire qui, uni au sang très-précieux de Jésus-Christ, lave toutes les taches du péché, tombera dans un feu dévorant. Ce feu ne pourra jamais le purifier; mais il le tourmentera toute l'éternité avec des flammes ardentes allumées dans le sang divin, que tant d'hommes sont assez insensés pour mépriser: « Maintenant le Christ est une eau bienfaisante, dit l'abbé Guerric; il sera alors un feu qui consume », tout à l'heure, il était une fontaine ouverte pour l'ablution des péchés, il sera alors une flamme cruelle, un feu dévorant jusqu'à la moelle de l'ame. Ici, le bain du sang; là, la fournaise de feu; que choisis-tu? Ah! disons plutôt avec le même Guerric: « Il vaut mieux, mes frères, et il est plus doux d'être purifié par une fontaine que par le feu. Que l'âme se purifie dans cette fontaine de miséricorde et de grâce, pour ne pas brûler dans un gouffre de feu éternel; qu'elle se plonge dans cette mer du sang très-précieux de Jésus avec la plus sincère affection du cœur, pour éviter la sentence terrible d'éternelle malédiction.

 

Colloque

 

O juge très-juste, cher Jésus, vous ne voulez pas la mort du pécheur, mais vous désirez qu'il se convertisse et vive; et dans ce but, vous nous invitez avec tant de miséricorde à la pénitence, vous nous offrez votre sang très pur pour laver les souillures de notre coeur, et vous vous contentez de quelques larmes d'un cœur contrit et humilié qui s'unissent à ce sang de salut. Ah! quelle serait donc notre dureté de résister encore à votre grâce, et de fermer l'oreille à votre voix! Une pareille dureté ne mériterait-elle pas à juste titre l'éternelle condamnation? Accordez-moi donc, avant de m'envoyer la mort, la grâce de profiter de vos miséricordes, en me plongeant dans la fontaine de miséricorde, et de me purifier ainsi de toutes mes fautes. Faites que dans ce sang je trouve ma consolation à la vie et à la mort; afin que , par ses mérites. j'obtienne de votre divin tribunal une sentence favorable, et que ce sang ne se convertisse pas pour moi, comme pour les perfides Juifs, en une malédiction éternelle.

 

Exemple

 

On raconte dans la vie de saint François Borgia, qu'assistant un malade qui touchait au terme de sa vie et refusait obstinément de se confesser, le saint prit un crucifix et se prosterna à terre , auprès du lit du malade. Avec des paroles de feu, au nom du sang tout puissant de Dieu, au nom de l'immense amour que le Rédempteur nous a témoigné sur la croix, il l'exhorta à se réconcilier avec Dieu et à recevoir les saints sacrements. Mais comme celui-ci n'en restait pas moins endurci dans l'impiété, on vit un sang frais s'échapper des plaies de l'image. Le Seigneur voulait, par ce miracle, l'inviter à la pénitence, et lui offrir, avec une bienveillance inouïe, son Sang pour remède à son obstination: mais le misérable refusant d'écouter les paroles du saint et l'invitation de Dieu même, on vit l'image détacher une de ses mains de la croix, et la remplissant de sang, le jeter au visage du pécheur obstiné. Peu de temps après il mourut désespéré, et ce sang, miraculeusement échappé du crucifix, ne servit, en punition de son obstination criminelle, qu'à attiser contre lui les flammes dévorantes du feu infernal. (Vie de Saint François Borgia par Nierimber)

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

586_001

Pour recevoir la méditation du Mois du Précieux Sang de Jésus, être tenu au courant des publications sur le blog Images Saintes et pour recevoir des prières dans votre boite e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

12 juin 2011

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

 

Le Mois du Précieux Sang de Jésus

Saint Gaspard de Buffalo

Holy_Eucharist_Trinity_Icon

Treizième jour

Le sang très-précieux de Jésus-Christ adoucit la mort

 

L'homme craint naturellement la mort; et si à cette crainte naturelle se joint le souvenir des péchés commis, oh! combien elle sera plus terrible encore! Eh bien! pour dissiper cette crainte, et rendre notre mort douce, nous trouvons un secours admirable dans la dévotion au sang très-précieux de Jésus-Christ. Notre âme, en considérant Jésus crucifié dont le sang ruisselle de toute part, conçoit l'espérance (lu salut, et sent se dissiper toutes ses craintes; elle entend la voix de ce sang qui retentit comme une trompette et crie miséricorde: « Sanguis Christi, ut tuba clamat », dit saint Bernard. Voyez-la qui a traversé cette mer, et est au moment d'atteindre le port; elle tient à la main cet or précieux qui doit lui gagner une gloire éternelle: « Bonum aurum sanguis Christi », nous dit saint Ambroise. Elle se sert de ce sang comme d'une clef du paradis, s'écrie saint Thomas; alors elle sent renaître son courage et ne craint plus la mort. Et, en effet, combien sont consolantes ces paroles par lesquelles saint Chrysostôme dissipe en vertu de ce sang divin toute crainte de la mort? Ce sang chasse les démons, conduit vers nous les anges et le Seigneur des anges; et l'effusion de ce sang nous ouvre le ciel. A la fin de notre vie, le démon viendra, selon qu'il a coutume, assaillir notre âme de ses plus fortes tentations; mais la vue du sang de Jésus Christ dont nous serons trempés et armés, le mettra en fuite. Assistés de la très-sainte Vierge, assistés de nos anges gardiens, du prince des hiérarchies angéliques, le glorieux saint Michel, et pardessus tout du Seigneur tout-puissant et glorieux des anges, que pourrons-nous craindre? Heureuses alors les âmes dévouées à ce sang!

 

Considère en outre, ô mon âme, que si munie du sang de Jésus-Christ tu te présentes aux portes (lu ciel, elles s'ouvriront aussitôt devant toi; l'ange armé du glaive de feu préposé à leur garde ne pourra t'en défendre l'abord, puisque tu viendras marquée du sang de l'Agneau divin, en qui pour la vie comme pour la mort tu as placé tes espérances: « Virtus sanguinis à latere Christi profluentis removit angelum et hebetavit gladium », écrivait saint Antoine de Padoue. C'est là ce qui arriva en figure aux Hébreux, alors que l'ange, ministre de la colère de Dieu, exempta du châtiment de la mort tous ceux dont les portes étaient marquées de sang. Voilà la grâce accordée à la figure. Quelle vertu n'aura donc pas, à plus forte raison, la chose ainsi figurée? Telle est la pensée de saint Jean Chrysostôme : « Le sang de l'agneau servait à la délivrance de l'homme raisonnable, non par sa propre valeur, mais parce qu'il représentait le sang du Seigneur ». Quand l'âme fidèle sera baignée de ce sang très-saint du Fils de Dieu, lorsqu'il sera non-seulement sur les lèvres qui invoqueront ses mérites, mais encore dans le cœur purifié par ce même sang, cette âme pourrait-elle être soumise au glaive formidable de la colère vengeresse de Dieu, ce glaive qui arme, au jour de la mort, la main de l'ange exterminateur? Oh! heureuse la mort de celui qui se confie dans ce sang précieux!

 

Colloque

 

Si je réfléchis, mon Jésus, à ma vie passée, au nombre et à la gravité de mes fautes, la pensée de la mort m'épouvante. Je vois mes péchés, et je ne vois pas le repentir; je forme de bonnes résolutions, et je retombe. Mais si je tourne mes regards vers vous, mon Jésus crucifié, et vers le sang qui s'échappe de ces plaies sacrées, oh! quelle consolation pour moi! J'entends la voix de ce sang qui, devant votre trône, crie pour moi miséricorde; et puisque vous êtes mort sur la croix, et avez répandu votre sang avec tant d'abondance pour me délivrer de la mort affreuse des pécheurs, et me mériter la mort précieuse du juste, voici la grâce que je vous demande en toute humilité; c'est de mener une vie telle, qu'elle me conduise à cette sainte mort par les mérites de votre sang très-précieux, versé tout entier pour le salut de mon âme.

 

Exemple

 

Pendant que saint François Caracciolo travaillait à la propagation de l'ordre des clercs mineurs, on vint lui proposer la fondation d'une nouvelle maison à Agnone. Quoiqu'il fût très-affaibli par les mortifications et les fatigues, il s'y rendit de Rome en passant par Lorette; et deux jours après qu'il y fut arrivé, il fut saisi d'une fièvre violente qui le mit en peu de temps à toute extrémité. Le saint, qui prévoyait sa mort prochaine, voulut faire sa confession générale, et il reçut ensuite, avec la plus grande dévotion, le saint Viatique et l'Extrême-Onction. Le crucifix à la main, on l'entendit souvent répéter, plein d'amour et de confiance: « Sang de Jésus répandu pour moi, tu es à moi; je le veux, Seigneur, donnez-le-moi, ce sang qui est à moi; ne me refusez pas ce qui est à moi »; et imprimant de tendres baisers sur les plaies de son Rédempteur, il répétait: « Sang très-précieux de mon Jésus, tu es à moi, et par toi, et avec toi seulement j'espère mon salut ». Et c'est dans ces sentiments qu'il expira paisiblement.

 

Prière jaculatoire : Père éternel, je vous offre le sang de Jésus Christ pour le rachat de mes péchés et les besoins de votre Eglise.

522_001

Pour recevoir la méditation du Mois du Précieux Sang de Jésus, être tenu au courant des publications sur le blog Images Saintes et pour recevoir des prières dans votre boite e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes