05 juillet 2009

Mois de Sainte Anne, 6e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir au premier jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html

 

Sixième jour

Le Nom


Prélude


Adorons le Saint-Esprit inspirant aux parents de l'enfant qui vient de naître l'imposition d'un nom qui nous révélera ses vertus et la sublimité de sa mission.


Méditation


Les pieux interprètes de la sainte Ecriture se sont complu à nous transmettre les différentes significations attachées au nom de la glorieuse aïeule de Jésus-Christ. Anne signifie grâce, gracieuse. Quelle mère, après Marie, fut plus favorisée de la grâce que la mère de cette bienheureuse Vierge elle-même ? Quelle mère peut se glorifier auprès d'une mère si vénérable? Anne signifie miséricordieuse, parce que celle qui devait porter ce nom donnerait le jour à la mère de miséricorde, à celle par qui nous obtenons tous miséricorde, à celle qui devait enfanter le Dieu miséricordieux. Anne signifie paisible, car, celle qui porta ce nom a enfanté la reine de la paix, la mère de celui qui, en venant au monde, a fait annoncer par ses célestes hérauts que l'heure était venue où gloire serait rendue à Dieu dans les hauteurs des cieux, et la paix accordée sur terre aux âmes de bonne volonté. Anne signifie généreuse. Nous le verrons dans la suite de ces pieuses méditations en son honneur. Sainte Anne s'est toujours montrée d'une générosité incomparable envers tous ceux qui ont eu la bonne inspiration de recourir à elle, dans les périls de l'âme et du corps.


Pratique


Professer un tendre respect pour le nom de sainte Anne, le prononcer fréquemment et avec piété; l'associer avec celui de Joachim, aux très-saints noms de Jésus, de Marie et de Joseph.

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04 juillet 2009

Mois de Sainte Anne, 5e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Cinquième jour

La naissance


Prélude


Avec les anges que Dieu envoie auprès du berceau de la glorieuse enfant qui doit remplir une si belle mission et un si grand rôle dans l'œuvre de l'Incarnation, entourons la naissance de sainte Anne des plus tendres hommages de notre vénération.


Méditation


L'Eglise, chaque année, au huit septembre, fait éclater ses transports d'allégresse autour du berceau de la vierge Immaculée: il est bon d'emprunter cet exemple pour entourer des témoignages de notre joie la naissance de la mère de Marie. Chantons donc avec l'Eglise, qui dans la liturgie de l'Eglise grecque, consacre une si belle hymne à fêter cette naissance bénie: « Accourez, vous tous qui aimez le Christ, et, avec nous, en des hymnes ornées de toutes les fleurs du langage, élevez la voix et chantez : Anne, vous êtes digne de toute vénération ! Heureuses les entrailles qui ont porté la mère du Verbe divin ! Heureuses les mamelles qui ont allaité la jeune vierge dont le lait a nourri le créateur de tous les êtres vivants! Anne est au-dessus de tous les éloges : elle a mis au monde cette tige qui fleurit avant toute autre, sans avoir jamais été flétrie. Salut, ô terre bénie, qui avez donné au monde un sol habité par un Dieu ! O vous qui, attachée à la loi divine par une pratique incessante, avez tracé avant toutes les autres les premiers traits de la loi de grâce, lorsque, par la naissance d'une illustre vierge, vous avez vu briser lés liens de votre stérilité ! O glorieuse Anne, vous avez enfanté le ciel sur la terre, et, peu après, ce ciel a reçu son créateur, qui vous à transportée, vous, la mère de ce ciel, dans le royaume éternel. » Avec la liturgie sacrée, les pères de l'Eglise entonnent leurs plus sublimes cantiques en l'honneur de cette naissance bienheureuse : '' Anne, dit saint Jérôme, est l'arbre excellent dont un rameau détaché a fleuri sous une influence divine. Elle est la terre sainte qui a produit le Buisson ardent, mais incombustible. Elle est le ciel élevé du haut duquel l'Etoile des mers s'est avancée vers son lever. Anne est la stérilité féconde et visitée des anges. Elle est bénie entre les femmes, mère heureuse entre les mères : de son chaste sein s'est échappé, resplendissant aux regards des hommes, le temple du Seigneur, le sanctuaire du Saint-Esprit, la mère de Dieu. « Que l'on paie un juste tribut d'hommages à toutes les femmes qui, dès l'origine du monde, se sont illustrées par les plus rares vertus, o nulle d'entre elles cependant on ne reconnaîtra le privilège d'avoir donné le jour à la mère de Dieu, à la mère de toute consolation ; ce privilège fut réservé h cette glorieuse princesse, " dont nous célébrons la naissance.


Pratique


Prier pour les personnes qui ont reçu le nom de sainte Anne au baptême; pour le Canada, les paroisses, les églises, les communautés qui sont placées sous son patronage.

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03 juillet 2009

Le Mois de Sainte Anne, 4e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

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Quatrième jour

La sanctification


Prélude


Adorons le Saint-Esprit sanctifiant l'âme de sainte Anne, et l'ornant des vertus que suppose sa grande mission.


Méditation


Ce qui justifie une âme, qui la rend sainte, c'est la grâce qui vient de Dieu, que l'homme accepte et avec laquelle il fait le bien. La grâce va au-devant de l'homme, elle le prévient, elle l'accompagne, elle le soutient,, elle le conduit à la gloire par la seule et unique route de la sainteté. Mais, la grâce qui sanctifie a des degrés différents ; elle est pas donnée à tous avec la même mesure. Dieu, toujours infiniment sage, la distribue suivant les desseins qu'il a formés sur l'âme qui la reçoit. Voici à cet égard le principe tel qu'il a été énoncé par saint Bernardin de Sienne : La règle générale que Dieu observe dans la distribution des grâces particulières qu'il doit communiquer à une créature raisonnable est, qu'après avoir prédestiné une âme à quelque faveur particulière, à quelque état sublime, il donne à cette âme tous les biens spirituels qui lui seront nécessaires pour remplir dignement son ministère ; cette âme ne manque jamais d'être ornée de ses dons divins. Avant saint Bernardin de Sienne, l'Ange de l'école, saint Thomas d'Aquin, avait formulé cette même règle, dans ces termes plus concis mais non moins formels: Dieu prépare toujours ceux qu'il choisit pour une fin, de telle sorte qu'ils soient propres à la remplir. Quelles richesses spirituelles, quels dons divins on découvre quand, à l'aide de ce flambeau lumineux et à la clarté ravissante de ces principes, on s'efforce de pénétrer dans l'intérieur de sainte Anne ! Oh ! qui dira jamais les grâces de justification qui lui ont été prodiguées ! Que fera de son côté l'âme chrétienne, l'âme pieuse, l'âme religieuse, qui a compris la grâce de sa prédestination et de sa vocation ? Elle fera ce qu'a fait sainte Anne. Sa vie entière deviendra un acte d'amour reconnaissant. A quelque moment qu'on l'interroge, au milieu des occupations les plus absorbantes, parmi les travaux les plus divers, à cette question qu'on aura le droit de lui adresser, elle n'aura qu'une réponse : " Mon âme glorifie le Seigneur! "


Pratique


S'appliquer à correspondre et à faire correspondre fidèlement les autres aux grâces que Dieu donne en vue de la vocation de chacun.

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02 juillet 2009

Le Mois de Sainte Anne, 3e jour

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Mois de Sainte Anne

Troisième jour

La prédestination


Prélude


Adorons les conseils de la Trinité sainte prédestinant sainte Anne à sa glorieuse mission de mère de Marie et d'aïeule du Christ.


Méditation


Le décret de prédestination qui est incontestable pour le dernier des élus, est également certain pour ceux d'entre les justes que, par un effet de sa sagesse incompréhensible, Dieu appelle au plus haut degré de la gloire, et pour lesquels il a préparé des grâces sublimes, qu'il ne distribue pas indistinctement à toutes les âmes, quoi qu'il les aime toutes d'un amour très-réel. Ainsi le précurseur de Jésus-Christ, Jean-Baptiste, l'époux-vierge de la mère de Jésus, ont été évidemment l'un et l'autre l'objet d'un décret de prédestination, qui les sépare à jamais de tous les autres prédestinés. Que faut- il dès lors penser de la prédestination de sainte Anne ? Sondons ce mystère de puissance, de sagesse, d'amour, et, si nous le pouvons, disons ce que renferme de trésors célestes, et par là môme, ce qu'exige de respect la vocation à une pareille maternité ! N'est-il pas vrai que la pensée de sa prédestination à l'imminente dignité dont elle a été revêtue, est capable de faire entrer rame de la sainte dans une profonde méditation, dont la conséquence est une estime sans bornes pour la grâce qui l'a prédestinée et appelée? Ici, je m'arrête, et je me dis à moi-même : Qu'a pensé Jean-Baptiste, qu'a pensé Joseph, qu'a pensé Marie, que pense sainte Anne de sa prédestination ? Quelque chose pourrait-il me dispenser de la reconnaissance que Dieu attend de moi, quand je répète au fond de mon âme ce grand mot incontestablement vrai : Dieu ma prédestiné de toute éternité à devenir son enfant d'adoption! II m'a choisi entre tant de milliards d'âmes qui n'ont pas eu le bonheur de voir luire sur elles la lumière de l'Evangile ! Il m'a fait naître dans le sein de l'Eglise, hors de laquelle il n'y a pas de salut ! Si donc notre prédestination au catholicisme, si le choix que la sagesse divine à fait de nous est un bienfait très restreint par rapport au grand nombre d'âmes qui ont été laissées loin de l'Eglise, le bienfait ne devient-il pas pour nous un de ces privilèges qui obligent à une reconnaissance sans bornes ?


Pratique


Favoriser, suivant ses moyens, les vocations à la vie ecclésiastique ou à la vie religieuse.

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Prières pour le mois de Sainte Anne

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01 juillet 2009

Le Mois de Sainte Anne, 2e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

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Deuxième jour

Le silence des Evangélistes


Prélude


Adorons, dans le silence de la foi humble et soumise, les secrets desseins du Saint-Esprit, inspirant aux Evangélistes de se taire sur les parents de la bienheureuse Vierge Marie.


Méditation


Des esprits superficiels se demandent pourquoi l'Evangile a été si sobre de détails sur la parenté de Marie et de Jésus, et en particulier, pourquoi le nom de sainte Anne n'y est, pas même prononcé. Il ne convenait pas, suivant la remarque d'un savant commentateur, de rendre la Vierge Marie recommandable par les vertus de ses parents, de même qu'on ne saurait faire valoir Notre-Seigneur par sa Mère; mais au contraire, de la sainteté infinie de Jésus-Christ, ou a dû conclure à celle de Marie, et de la sainteté de Marie à celle de ses parents, sainte Anne et saint Joachim. Or, comme par là même les fidèles devaient leur supposer les vertus et les mérites les plu rares, l'Esprit-Saint n'a pas permis aux évangélistes de raconter leur vie. . . En effet, c'est là une règle infaillible, indiquée par la sagesse divine elle-même, '' vous les reconnaîtrez à leurs fruits. " Ce beau texte, saint Jean Damascène l'applique à notre sujet. Si sainte Anne a été la mère de la Vierge toute pure et l'aïeule de Dieu môme, cette postérité sublime suppose chez la grande sainte un trésor de vertus et une réunion de mérites qu'on ne saurait assez exalter. Anne fut la mère de l'Immaculée, et sa fille fut la mère de Jésus ! En faut-il davantage pour nous révéler ce qu'elle était elle-même, puisqu'elle a été trouvée digne devant Dieu de tenir cette place dans le plan divin de la Rédemption ?


Pratique


Invoquer souvent sainte Anne en faveur des mères chrétiennes.

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30 juin 2009

Mois de Sainte Anne

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne


Litanies de Sainte Anne


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu, Père céleste, ayez pitié de nous.

Dieu, Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu, Esprit-Saint, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Anne, priez pour nous.

Sainte Anne, mère de la Vierge Marie, priez pour nous.

Sainte Anne, épouse de Joachim,

Sainte Anne, belle-mère de Joseph,

Sainte Anne, arche de Noé,

Sainte Anne, arche d'alliance du Seigneur,

Sainte Anne, mont d'Horeb,

Sainte Anne, racine de Jessé,

Sainte Anne, arbre qui portez le bon fruit,

Sainte Anne, vigne féconde,

Sainte Anne, issue des rois,

Sainte Anne, joie des anges,

Sainte Anne, fille des Patriarches,

Sainte Anne, oracle des prophètes,

Sainte Anne, gloire des saints et des saintes,

Sainte Anne, gloire des prêtres et des lévites.

Sainte Anne, nuée qui répandez la rosée du ciel.

Sainte Anne, nuée d'éclatante blancheur,

Sainte Anne, nuée resplendissante de lumière,

Sainte Anne, vase rempli de grâces,

Sainte Anne, miroir d'obéissance,

Sainte Anne, miroir de patience,

Sainte.Anne, miroir de dévotion,

Sainte Anne, rempart de l'Église,

Sainte Anne, refuge des pécheurs,

Sainte Anne, secours des chrétiens,

Sainte Anne,délivrance des captifs

Sainte Anne,consolation des époux,

Sainte Anne, mère des veuves,

Sainte Anne, gouvernante des vierges,

Sainte Anne, port de salut des navigateurs,

Sainte Anne, chemin des voyageurs,

Sainte Anne, remède des infirmes,

Sainte Anne, santé des malades,

Sainte Anne, lumière des aveugles,

Sainte Anne, langue des muets,

Sainte Anne, oreille des sourds,

Sainte Anne, consolatrice des aflligés.

Sainte Anne, secourable pour tous ceux qui crient vers vous, intercédez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous. Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous. Seigneur.


Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.


V. Le Seigneur a chéri Sainte Anne,

R. Et il s'est épris de la beauté de son âme


Prions


Dieu tout-puissant et éternel, qui avez daigné choisir la bienheureuse Anne pour mère de la Mère de votre Fils unique, accordez avec bonté que nous, qui honorons sa mémoire par une dévotion fidèle, obtenions par ses mérites et ses suffrages la vie éternelle, ô Dieu qui vivez et régnez dans les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.


Souvenez-vous à Sainte Anne


Souvenez-vous, ô sainte Anne, vous dont le nom signifie grâce et miséricorde, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance et réclamé votre intercession, ait été abandonné. Animé d'une pareille confiance, j'ai recours à vous, sainte épouse de Joachim, notre bonne et tendre mère; je me réfugie à vos pieds, et tout pécheur que je suis, j'ose paraître devant vous en gémissant. Ne méprisez pas mes prières, ô sainte mère de l'Immaculée Vierge Marie, et glorieuse aïeule de Jésus-Christ, Notre Seigneur ; mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer, en intercédant pour nous auprès de Jésus et Marie, vos glorieux enfants. Ainsi soit-il.


Prière à Sainte Anne


Nous vous saluons, très glorieuse sainte Anne ; soyez bénie entre toutes les femmes de ce que vous avez eu le bonheur de porter en votre sein la très sainte et Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu. Nous prenons part à la joie que vous ressentîtes au moment de cette heureuse naissance et au généreux sacrifice que vous fîtes au Père éternel lorsque vous la présentâtes au Temple. Présentez-nous vous-même, grande sainte, à votre chère fille et à Jésus-Christ son Fils, et soyez notre avocate et notre protectrice auprès de Jésus et de Marie ; car que ne devons-nous pas espérer de votre crédit, si nous avons le bonheur d'avoir trouvé grâce auprès de vous, ô glorieuse sainte Anne. Ainsi soit-il.


Courtes prières à Sainte Anne


Je vous salue, mère de la Mère de Dieu, par qui le salut vient aux coupables ; je vous salue, Anne, mère miraculeuse d'une Fille que Dieu s'était réservée. Pour tout le peuple fidèle, exercez voire zèle auprès du Christ.


Sainte Anne, ô mère, je vous en conjure, venez à mon secours avec votre fille Marie et son Fils Jésus.


Fils du Dieu vivant, Jésus-Christ, ayez pitié de nous, par les mérites d'Anne et de Joachim, vos glorieux parents.


Salutation à Sainte Anne


Je vous salue, ô Anne, pleine de grâce, Jésus et Marie sont avec vous, vous êtes bénie entre les femmes, et béni soit le fruit de vos entrailles, la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu et conçue sans péché. Sainte Anne, épouse de Joachim, belle-mère de Joseph, tendre mère de Marie et aïeule du Christ selon la chair, priez pour nous, pauvres pécheurs, vos protégés, maintenant et à l'heure de notre mort, ainsi que pour les fidèles trépassés. Ainsi soit-il.


Bienheureuses les entrailles qui portèrent la Vierge Marie, Mère de Dieu, et bienheureux le sein qui l'a nourrie.


Consécration à Sainte Anne


Très sainte mère de la Vierge Marie, Mère de Dieu, Anne glorieuse et vénérable aïeule de Notre Seigneur Jésus-Christ selon la chair, je vous choisis aujourd'hui pour ma mère et mon aimable protectrice. Je confie et je recommande à votre garde maternelle tout mon être, mon corps, mon âme, ma vie, ma mort, mes douleurs, mes jours, mes espérances, je les jette avec confiance dans le sein de votre miséricorde, ainsi que ma famille et tout ce qui m'intéresse. A mon tour, je promets de vous servir, de vous aimer, de vous vénérer, par amour de votre fille ; je me propose de défendre et de répandre votre honneur et votre gloire, selon mon pouvoir. Ainsi donc, ô bonne et douce mère, mon aimable et puissante protectrice, au nom de votre Fille bien-aimée, daignez me recevoir pour votre petit serviteur, m'adopter pour votre enfant, me prendre pour votre ami très pur et très dévoué. Obtenez-moi d'imiter ces belles vertus par lesquelles vous avez ravi le cœur de Dieu, afin que je sois toujours pleinement agréable à votre petit-fils Jésus, à Marie votre fille, et à vous-même. Obtenez-moi une heureuse mort; venez, à mes derniers moments, me secourir et me consoler; faites qu'en cette vie, par les douleurs, les mérites et les miséricordes de Jésus, je mérite d'expier tous mes péchés, d'être délivré des peines qu'ils ont mérité , afin que, libre dans la mort, je passe de ce corps mortel au repos éternel, près de vous, de Jésus et de Marie. Amen.


Nous nous réfugions sous votre protection, sainte mère de la Vierge Marie; ne méprisez pas nos prières dans les nécessités de notre vie; mais délivrez-nous de tout péril et tout danger, bonne Sainte Anne, Mère glorieuse et bénie. Ainsi soit-il.


Premier jour

La famille de Sainte Anne


Prélude


Pénétrons, par la pensée, jusqu'au sein de l'éternité bienheureuse, où la glorieuse sainte Anne est entourée des marques de la filiale sollicitude de Marie, et de la vénération affectueuse de Jésus. Offrons à cette grande sainte l'ardent désir où nous sommes de célébrer sa gloire et d'imiter ses vertus. Implorons dans ce but sa maternelle intercession.


Méditation


Sainte Anne était de la tribu de Juda et de la race de David. Elle eut pour père Stollan ou Nathan, de la famille sacerdotale d'Aaron. Sa mère, Emérentienne, voulant conserver pur un cœur qu'elle avait consacré à Dieu, ne se décida à embrasser la vie conjugale que sur le conseil d'hommes pieux et éclairés, et le ciel témoigna par différents miracles les vues qu'il avait sur la chaste union d'Emérentienne et de Nathan. Trois filles furent le fruit de cette union bénie de Dieu : l'aînée, Marie, mère de saint Jacques-le-Mineur; de saint Jude, deux des douze Apôtres ; de Siméon, premier évêque de Jérusalem ; et de Joseph, surnommé le Juste!, dont il est parlé aux Actes des Apôtres. Ces quatre grands saints, qui tous quatre moururent martyrs, devaient être un jour les cousins issus de germains de Notre-Seigneur Jésus-Christ et les propres neveux de la sainte Vierge et de saint Joseph. La seconde fille de Natkan et d'Emérentienne fut Sobé, mère de sainte Elizabeth et par conséquent aïeule de saint Jean-Baptiste. Enfin, la troisième fille de cette union, si manifestement favorisée d'en haut, fut sainte Anne, la glorieuse fille de Juda, prédestinée à concevoir et à enfanter la très-sainte et immaculée Vierge Marie, mère de Dieu.


Pratique


S'unir à tous les saints personnages dont il vient d'être parlé pour honorer sainte Anne et obtenir la grâce de célébrer dignement le mois que nous allons lui consacrer.

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03 mai 2009

Mois de Marie

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Mois de Marie

Prières pour le mois de mai

Historique

On se souvient qu'au XIII° siècle, le roi de Castille, Alphonse X le Sage, avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et le mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l'époque des fleurs, l'habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge. En 1549, un bénédictin, Seidl, avait publié un livre intitulé "Le mois de mai spirituel", alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le moi de mai où il réunissait les enfants autour de l'autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps. Un peu plus tard, les jésuites recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l'honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain (pour cela vous pouvez utiliser la liste des bonnes résolutions). Cette dévotion mariale c’est perpétuée de part le monde jusqu’à aujourd’hui. Alors en ce mois de Mai, comme les enfants du moyen âge, offrons des fleurs et des prières à Marie ! Offrons un bouquet de 31 fleurs pour Marie ! Les 7 premiers jours de Mai nous vous invitons à faire mémoire des 7 joies de Marie. Puis chaque jour de nouvelles prières de saints amoureux de Marie, apporteront de nouvelles fleurs à notre Maman du Ciel. Ajoutez chaque jour : Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie et un petit chant à Marie de votre choix.

1er Mai

Joie de Marie : L'Annonciation


O Vierge, temple de la Trinité, le Dieu de bonté et de miséricorde ayant vu votre humilité et votre pureté, vous envoie un messager pour vous apprendre qu'il veut naître de vous. L'Ange vous salue ; vous demandez comment s'opérera la merveille, l'Ange vous l'explique ; vous consentez, et aussitôt le Roi de gloire s'incarne en vous. Par cette allégresse, ô Marie , nous vous en prions, apprenez-moi que Jésus demeure en moi par la sainte communion comme il a demeuré jadis dans votre sein.

Prions

Marie en ce mois qui commence et qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie

2 Mai

Joie de Marie : La Nativité


Votre seconde joie est lorsque vous enfantez le Soleil, vous étoile ; le rayon lumineux, vous semblable à la lune. Cet enfantement vous laisse vierge. Comme la fleur ne perd pas son éclat en envoyant ses parfums autour d'elle, ainsi votre virginité ne perd rien de son éclat au moment où le Créateur daigne naître de vous. Par cette allégresse, ô Marie, soyez pour nous la voie droite qui conduit à votre Fils

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

3 Mai

Joie de Marie : L’Adoration des Mages


Une étoile vous annonce votre troisième joie; cette étoile que vous voyez s'arrêter au-dessus de votre Fils, au moment où les mages l'adorent et lui présentent la richesse variée des biens de la terre. En cette offrande, l'étoile rappelle l'unité, les trois rois la trinité, l'or la pureté de l'âme, la myrrhe la chasteté des sens, l'encens les vœux de l'adoration. Par cette allégresse, ô Marie, rendez-nous féconds en vertus.

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

4 Mai

Joie de Marie : La Résurrection


La quatrième joie vous est donnée, ô Vierge, au moment où le Christ ressuscite d'entre les morts, le troisième jour. Par ce mystère, la foi se fortifie, l'espérance renaît, la mort est chassée. L'ennemi est vaincu; l'homme captif est délivré. Par cette allégresse, ô Marie, priez pour nous afin que nous comptions, après le labeur de cette vie, parmi les habitants du ciel.

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

5 Mai

Joie de Marie : L’Ascension


Votre cinquième joie fut, ô Vierge, lorsque vous vîtes votre Fils monter au ciel. La gloire dont il était environné vous révélait alors plus que jamais que celui dont vous étiez la mère était votre propre Créateur. En montant ainsi dans les cieux, il nous montre la voie par où l'homme s'élève aux palais célestes. Par cette allégresse, ô Marie, intercédez pour que nous montions au ciel, où nous jouirons avec vous et avec votre Fils, du bonheur éternel.

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

6 Mai

Joie de Marie : La Pentecôte


En descendant des cieux sous la forme des langues de feu, pour fortifier, protéger, remplir, purifier et enflammer les apôtres, l’Esprit Saint vient, ô Marie toute pure, guérir l’homme blessé par le péché originel. Par cette allégresse, ô Marie, priez votre Fils afin qu’Il daigne effacer nos péchés en vu du jour du jugement

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

7 Mai

Joie de Marie : L’Assomption

Le Christ vous donna votre septième joie lorsqu'il vous appela de ce monde au séjour céleste, et vous éleva sur le trône où vous recevez des honneurs incomparables. Par cette allégresse, ô Marie, faites-nous sentir les effets de votre tendresse ; gardez-nous du péché et conduisez-nous aux éternelles allégresses.

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

8 Mai


Qui que tu sois, lorsque les tentations se lèvent en tempête, lorsque les épreuves te brisent, regarde l'Etoile, invoque Marie. Si l'orgueil, l'ambition, l'envie, menacent de te submerger de leur flot, regarde l'Etoile, invoque Marie. Si la colère, l'avarice, la luxure, ébranlent le frêle esquif de ton âme, regarde l'Etoile, invoque Marie. Si confondu et effrayé de l'énormité des crimes qui chargent ta conscience, tu te sens près de sombrer dans le désespoir, regarde l'Etoile, invoque Marie. Dans les périls, dans les angoisses, dans le doute, regarde l'Etoile, invoque Marie. Que jamais son nom ne s'éloigne de tes lèvres, ni de ton cœur. (Saint Bernard)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

9 Mai

O Marie, Temple de la Trinité, O Marie, porteuse de feu, Marie, distributrice de miséricorde, Marie, qui as fait germer le fruit divin !… O Marie, mer tranquille, distributrice de paix, Marie, terre féconde. Tu es l'arbre nouveau qui a porté la fleur odorante du Verbe, Fils unique de Dieu. En toi, terre féconde, fut semé le Verbe. Tu es à la fois la terre et l'arbre. O Marie, bénie sois-tu à jamais entre toutes les femmes, car en ce jour tu nous a donné le pain de ta farine : la divinité a été unie et pétrie avec l'humanité, si fortement que rien désormais, ni la mort, ni nos ingratitudes, ne pourra rompre l'union. (Sainte Catherine de Sienne)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

10 Mai


Je te salue, Marie, Mère de Dieu, trésor vénéré de tout l'univers, lumière qui ne s'éteint pas, toi de qui est né le soleil de la justice, sceptre de la vérité, temple indestructible. (Saint Cyrille d’Alexandrie)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

11 Mai

Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur. Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu. Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes. Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur, je te loue et te dise et redise doucement : "Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces." (Saint Ephrem)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

12 Mai


Ayez mémoire et souvenance, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis votre fils ; que vous êtes puissante et que je suis un pauvre homme vil et faible. Je vous supplie, très douce Mère, que vous me gouverniez et me défendiez dans toutes mes voies et actions. Ne dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez ; car votre bien-aimé Fils vous a donné tout pouvoir, tant au ciel comme en la terre. Ne dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains et particulièrement la mienne. Si vous ne pouviez, je vous excuserais disant : il est vrai qu'elle est ma mère et qu'elle me chérit comme son fils, mais la pauvrette manque d'avoir et de pouvoir. Si vous n'étiez ma Mère, avec raison je patienterais disant : elle est bien assez riche pour m'assister ; mais hélas, n'étant pas ma mère, elle ne m'aime pas. Puis donc, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ? Vous voyez, ma Mère, que vous êtes contrainte d'acquiescer à toutes mes demandes. Pour l'honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi comme votre enfant, sans avoir égard à mes misères et péchés. Délivrez mon âme et mon corps de tout mal et me donnez toutes vos vertus, surtout l'humilité. Enfin, faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces, qui plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Ainsi soit-il. (Saint François de Sales)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

13 Mai


Je vous choisis, aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre, en toute soumission et amour, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. (Saint Louis-Marie Grignion de Montfort)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

14 Mai


Immaculée-Conception, Reine du ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère très aimante, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la Miséricorde, me voici à tes pieds, moi N... pauvre pécheur. Je t’en supplie, accepte mon être tout entier comme ton bien et ta propriété ; agis en moi selon ta volonté, en mon âme et mon corps, en ma vie et ma mort et mon éternité. Dispose avant tout de moi comme tu le désires, pour que se réalise enfin ce qui est dit de toi : « La Femme écrasera la tête du serpent » et aussi « Toi seule vaincras les hérésies dans le monde entier ». Qu’en tes mains toutes pures, si riches de miséricorde, je devienne un instrument de ton amour, capable de ranimer et d’épanouir pleinement tant d’âmes tièdes ou égarées. Ainsi s’étendra sans fin le Règne du Cœur divin de Jésus. Vraiment, ta seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la Grâce jaillit du Cœur divin de Jésus sur nous tous, en passant par tes mains maternelles. (Saint Maximilien Marie Kolbe)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

15 Mai

Magnificat

Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur :
Il s’est penché sur son humble servante ;
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
Sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
Il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
Renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
Il se souvient de son amour.
De la promesse faite à nos pères,
En faveur d’Abraham et de sa race à jamais.
Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Pour les siècles des siècles. Amen.

Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

16 Mai


Ave Maria Stella

Salut, Étoile de la mer,
Sainte Mère de Dieu,
Toi, toujours vierge,
bienheureuse porte du ciel...
Brise les chaînes des pécheurs,
rends la lumière aux aveugles,
délivre-nous de nos misères,
obtiens pour nous les vrais biens.
Montre-nous que tu es mère,
et que le Christ par toi accueille nos prières
lui qui, né pour nous,
accepta d'être ton fils.
Vierge sans pareille
et douce entre toutes,
obtiens le pardon de nos fautes,
rends nos cœurs humbles et purs.
Accorde-nous une vie sainte,
rends sûre notre route
pour que, contemplant Jésus,
nous partagions sans fin ta joie.

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

17 Mai

Ô Mère Bien-Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l'amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur Elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la lumière de l'Amour, emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l'auguste Mystère, jusqu'au jour où notre âme, pleinement épanouie aux illuminations de l'union divine, verra toutes choses dans l'éternel Amour et dans l'Unité. Amen. (Marthe Robin)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

18 Mai


Il est midi. Je vois l'église ouverte, il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n'ai rien à offrir et rien à demander. Je viens, seulement, Mère, pour vous regarder. Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela que je suis votre fils et que vous êtes là. Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête. Etre à vous, Marie, en ce lieu où vous êtes. Ne rien dire, regarder votre visage, laisser le cœur chanter dans son propre langage. Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein, comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains. Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée, la femme dans la Grâce enfin restituée, la créature dans son bonheur premier et dans son épanouissement final, telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale, intacte ineffablement. Parce que vous êtes la mère de Jésus-Christ, qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit. Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée, dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées... Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui, parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez, Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée ! (Paul Claudel)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

19 Mai

Sainte Marie, Mère de Dieu,garde-moi un cœur d'enfant, pur et transparent comme une source; obtiens-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses; un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n'oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d'aucun mal. Fais-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s'effacer dans un autre cœur devant ton divin Fils; un cœur grand et indomptable, qu'aucune ingratitude ne ferme, qu'aucune indifférence ne lasse; un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu'au Ciel. Ainsi soit-il. (Léonce de Grandmaison)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

20 Mai


Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas. Alors il faut prendre son courage à deux mains. Et s'adresser directement à celle qui est au-dessus de tout. Être hardi. Une fois. S'adresser hardiment à celle qui est infiniment belle. Parce qu'aussi elle est infiniment bonne. À celle qui intercède. La seule qui puisse parler de l'autorité d'une mère. S'adresser hardiment à celle qui est infiniment pure. Parce qu'aussi elle est infiniment douce. À celle qui est infiniment riche. Parce qu'aussi elle est infiniment pauvre. À celle qui est infiniment grande. Parce qu'aussi elle est infiniment petite. Infiniment humble. À celle qui est infiniment joyeuse. Parce qu'aussi elle est infiniment douloureuse. À celle qui est Marie. Parce qu'elle est pleine de grâce. À celle qui est pleine de grâce. Parce qu'elle est avec nous. À celle qui est avec nous. Parce que le Seigneur est avec elle. (Prière de Charles Peguy)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

21 Mai


Je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t'aime

Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l'éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
Ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux !...
Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
Et tu consens pour nous à t'éloigner de Lui.
Aimer c'est tout donner et se donner soi-même
Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
Il savait les secrets de ton cœur maternel,
Refuge des pécheurs, c'est à toi qu'Il nous laisse
Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel.

(Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

22 Mai

Ô sainte et Souveraine Mère de Dieu, lumière de mon âme dans les ténèbres, tu es mon espérance, mon appui, ma consolation, mon refuge et mon bonheur. Toi qui as donné le jour à la vraie lumière de l'immortalité, éclaire les yeux de mon cœur. Toi qui as mis au monde la source de l'immortalité, donne-moi la vie, car le péché me fait mourir! Mère du Dieu miséricorde, aie pitié de moi et mets le repentir dans mon cœur, l'humilité dans mes pensées, la réflexion dans mes raisonnements. Rends-moi digne jusqu'à mon dernier soupir d'être sanctifié par ces mystères, pour la guérison de mon corps et de mon âme. Accorde-moi les larmes de la pénitence, afin que je te chante et te glorifie tous les jours de ma vie, car tu es bénie pour les siècles des siècles. (Saint Siméon)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

23 Mai


Que mon âme était heureuse, Ô Bonne Mère, quand j'avais le bonheur de vous contempler ! Que j'aime à me rappeler ces doux moments passés sous vos yeux pleins de bonté et de Miséricorde pour nous. Oui, tendre Mère, Vous Vous êtes abaissée jusqu'à terre, pour apparaître à une faible enfant. Vous la Reine du Ciel et de la Terre, Vous avez bien voulu vous servir de ce qu'il y avait de plus humble selon le monde. (Sainte Bernadette Soubirous)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

24 Mai


Souvenez-vous, Ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné. Animé d’une pareille confiance, Ô Vierge des vierges, Ô ma Mère, je viens à vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. (Prière attribuée à St Bernard)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

25 Mai

Chers enfants, de nouveau je vous invite à vivre mes messages dans l'humilité. Témoignez-en particulièrement maintenant, alors que nous nous approchons de l'anniversaire de mes apparitions. Petits enfants, soyez signe pour ceux qui sont loin de Dieu et de son amour. Je suis avec vous et je vous bénis tous de ma bénédiction maternelle. Merci d'avoir répondu a mon appel. (Medjugorje, le 25 mai 2005)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

26 Mai

Vierge Sainte, au milieu de vos jours glorieux, n'oubliez pas les tristesses de la terre. Jetez un regard de bonté sur ceux qui sont dans la souffrance, qui luttent contre les difficultés et qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de cette vie. Ayez pitié de ceux qui s'aimaient et qui sont séparés ! Ayez pitié de l'isolement du cœur ! Ayez pitié de notre foi ! Ayez pitié des objets de notre tendresse ! Ayez pitié de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent ! Donnez à tous l'espérance et la paix. Ainsi soit-il. (Abbé Peyrreve)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

27 Mai


Vierge des Pauvres, tu es venue il y a bien longtemps, en ce coin sauvage et solitaire, et depuis lors tu n'as cessé de venir, tu fais des signes à chacun de nous, tu nous appelles sur le chemin. Tu nous souris, tu ne dis rien, tu marches devant nous. Tu nous conduis dans les bois, où siffle le vent, où souffle l'Esprit, où l'eau jaillit des lacs cachés. Vierge des Pauvres, nous te disons merci d'être venue et de venir encore pour soulager notre solitude et nous remettre sur le chemin, pour dissiper nos doutes et nos angoisses, et nous ouvrir aux Béatitudes. Vierge des Pauvres, apprends-nous à prier davantage, à croire sans réserve, à crier au fond de notre fange, pauvres et pécheurs que nous sommes, prisonniers de notre confort, pour que nous ouvrions notre porte, que nous ouvrions nos frontières, que nous ouvrions notre cœur aux appels de notre Père et aux détresses de nos frères. (Léon Wuillaume)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

28 Mai


Auguste Reine des cieux et souveraine Maîtresse des Anges. Vous qui avec reçu de Dieu, dès le commencement, le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement : envoyez vos légions célestes pour que sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme.
Qui est comme Dieu ? O Bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.
O divine Mère, envoyez les saints Anges pour nous défendre et repousser loin de nous le cruel ennemi. Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous. Amen !

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

29 Mai


Ô Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la vie : regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l'on empêche de naître, des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, des hommes et des femmes victimes d'une violence inhumaine, des vieillards et des malades tués par l'indifférence ou par une pitié fallacieuse. Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps avec fermeté et avec amour l'Evangile de la Vie. Obtiens leur la grâce de l'accueillir comme un don toujours nouveau, la joie de le célébrer avec reconnaissance dans toute leur existence et le courage d'en témoigner avec une ténacité active, afin de construire, avec tous les hommes de bonne volonté, la civilisation de la vérité et de l'amour, à la louange et à la gloire de Dieu Créateur qui aime la Vie. (Jean-Paul II)

Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

30 Mai


Marie, comme Jésus enfant, je me laisse à tes bras, je m'abandonne à la chaleur de ton cœur aimant, à la sécurité que procure la douceur de ton regard maternel. Je sais que tu m'aimes d'un amour de préférence et que sans considérer mes péchés, tu m'as élevé jusqu'au bonheur de reposer sur ton Cœur Immaculé. J'accepte de demeurer sans force sur la paille de la pauvreté et du dénuement puisque tu me revêts de la plus chaude des tendresses. O Marie, écho de Dieu, ta voix me rassure, elle est effusion de l'Esprit qui t'a étreint de son ombre et sur tes genoux, trône de la sagesse, j'abandonne tout souci. O ma Mère aimant jusqu'au transpercement, comme Jésus descendu de la croix je me livre à tes bras, et dans la nuit du monde, je sais que mon bonheur est le fruit de tes larmes. Il est si simple d'être uni à toi et de goûter l'union parfaite qui t'unit à Celui dont il est dit: mon Bien-Aimé est à moi et je suis à mon Bien-aimé. Marie, ma colombe blottie dans le creux du Rocher qui nous sauve, toi qui chantes le cantique de douleur et de joie dans la plaie du Cœur de ton Fils et me ravis d'une douceur et d'une ivresse plus douce que celle du vin, par un de tes regards, je demeure suspendu à la Croix, et là je demeure tout extasié de toi endormi, fixé à l'arbre du Paradis redonné. (Frère Ephraïm)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

31 Mai : Pentecôte


Consécration à la Sainte Trinité par Marie


En ce jour de grâce, en présence de l’Eglise Céleste, je renouvelle solennellement ma consécration et celle du monde à Dieu, mon créateur et Sauveur, Père, Fils et Saint-Esprit par le Cœur Immaculé de Marie ma mère. Je renouvelle les vœux de mon baptême. Je renonce définitivement à Satan, et à toute forme de mal. Je me donne tout entier et pour toujours à l’indivisible Trinité Sainte. Quoiqu’il arrive, je décide aujourd’hui (date : _________) avec la grâce de Dieu, de m’abandonner totalement à l’heure de ma mort dans le Cœur de Jésus mon Sauveur. Je me place sous la protection de la Sainte Famille de Nazareth, pour vivre en son amour sur le Chemin, la Vérité et la Vie qui mène à la Lumière Éternelle. Amen ! (extrait du livre de consécration de la Communion Marie Reine de la Paix)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré et qui se termine, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence) Gardes-moi toujours sur ton Cœur qui est chemin vers le Dieu trois fois Saint ! Amen !

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Téléchargez le texte du Mois de Marie (pdf) en cliquant ici

20 novembre 2008

Un Mois avec nos amies les âmes du Purgatoire (2e partie)

Un mois avec nos amies les âmes du Purgatoire (2e partie)

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Quinzième jour

L’oubli des morts


Il dénote une grande insensibilité

Un pauvre appelé Lazare, couvert d’ulcères et de haillons, gisait à la porte d’un homme riche et opulent ; il demandait peu : les miettes seulement qui tombaient de la table du riche. Mais celui – ci les refusait impitoyablement. Quelle insensibilité, quelle dureté ! Faut –il s’étonner si ce mauvais riche, après sa mort, descendit en enfer, pendant que Lazare montait dans le sein d’Abraham ? Le souvenir de nos parents défunts est sans cesse présent à notre esprit et à nos cœurs. La maison que nous habitons, le nom que nous portons, les biens dont nous jouissons, tout nous rappelle leur image. Pourtant ils ne crient pas, leur tombe est muette, mais l’Eglise, leur mère commune, ne nous dit –elle pas sans cesse : « Ayez pitié de vos morts. Laissez tomber de votre table quelques miettes pour apaiser leur faim, quelques gouttes pour étancher leur soif. Méchant serviteur, ne dois –tu pas prendre pitié de ton frère ? » Quoi donc, il a vécu, il a travaillé pour vous dans sa vie, et maintenant qu’il vous demande quelques miettes de l’héritage qu’il vous a laissé, vous les lui refusez ?... Si comme le mauvais riche, nous sommes insensibles aux cris de détresse de nos frères, Dieu sera insensible aux nôtres. Comment pourrait – il nous accueillir en son sein ?


Il révèle une noire ingratitude

Un officier de Pharaon ayant encouru la disgrâce du roi fut jeté en prison avec Joseph. Homme doux et compatissant, Joseph se lia d’amitié avec son compagnon d’infortune, adoucit son chagrin, interpréta ses songes et lui donna l’assurance d’un prompt rétablissement. Pour toute récompense de ses services, il lui demanda seulement de se souvenir de lui auprès du roi. Hélas ! Cet ingrat, enivré des douceurs de ses nouvelles prospérités, oublia entièrement son bienfaiteur, et l’infortuné Joseph languit encore deux années dans les fers. Ce cruel oubli n’est – il pas révoltant ? Et comment pouvez – vous oublier vous – même tant de parents, tant de bienfaiteurs dont vous avez reçu la vie, dont vous possédez les biens, à qui vous devez votre fortune, votre réussite ? Naguère, quand ils vous disaient adieu, et vous priaient de ne pas les oublier, vous répondiez en pleurant. Mais le temps a séché vos larmes et vous les avez bientôt oubliés. Vous n’avez plus pour eux ni regret, ni tendresse ni reconnaissance. Vous vous repaissez, comme l’officier de Pharaon, du bien – être qu’ils vous ont acquis, à la sueur de leur front, et vous lez laissez gémir comme Joseph, dans la prison du purgatoire. Où sont donc votre foi, votre conscience, votre cœur, votre mémoire ?  «  Seigneur, Seigneur, réparez cet étrange oubli, et donnez à nos frères souffrants et abandonnés le repos et la gloire éternelle. »


Exemple

Chaganus, ayant mis en fuite l’armée de Maurice, exigea de l’empereur une somme d’argent considérable pour le rachat des nombreux prisonniers qu’il avait faits. Maurice refusa. Le vainqueur demanda alors une somme moins forte qui ne lui fut pas accordée. Après avoir réduit à bien peu de choses la rançon qu’il désirait sans pouvoir l’obtenir, le barbare irrité fit couper la tête à tous les soldats impériaux qu’il avait eus en son pouvoir. Peu de jours après, Maurice eut une épouvantable vision. Il vit une multitude d’esclaves qui portaient des chaînes pesantes. Ces infortunés, avec des accents horribles, criaient vengeance contre lui. Le Juge Souverain, irrité, lui disait : « Aimes – tu mieux être puni en monde ou en l’autre ? » « Ah Seigneur ! Je préfère être châtié en ce monde. » répondit l’empereur consterné. « Et bien, en punition de ta cruauté envers ces pauvres soldats, dont tu n’as pas voulu sauver la vie, lorsque tu le pouvais à si peu de frais, l’un d’eux t’enlèvera ta couronne, ta réputation et ta vie, et toute ta famille te suivra dans ta chute ! » En effet, peu de jours après, l’armée s’insurgea et proclama Phocas empereur. Maurice, fugitif, s’enfuit sur un petit navire ; mais ce fut en vain. Les partisans de Phocas se saisirent de lui, et le chargèrent de chaînes. Ce malheureux père eut la douleur de voir massacrer ses cinq fils et il mourut lui – même ignominieusement. Âme chrétienne, qui lisez ces lignes, pensez – y : ce ne sont pas de pauvres soldats, ce sont vos propres frères, vos chers parents qui gémissent, devenus prisonniers aimants de la Justice Divine. Dieu miséricordieux vous demande pour leur rachat une prière, une communion, une aumône. Serez – vous assez dur ou assez insensible pour les refuser ?


Prions


Comment pourrais – je oublier, Seigneur, ces âmes auxquelles la mienne était liée par les liens de l’affection et de la parenté ? Comment pourrais – je abandonner dans leurs cruelles souffrances ces êtres chéris, qui m’ont donné pendant leur vie des preuves si nombreuses d’une affection toute tendre et dévouée ? Tous les jours de ma vie et jusqu’à mon dernier soupir, je prierai pour eux. O Jésus, soyez leur propice. Appelez vos enfants et nos frères dans la Cité Sainte. Qu’ils reposent dans la paix éternelle !

Seizième Jour

Premier motif de soulager les âmes du purgatoire : la gloire de Dieu


Cette dévotion glorifie Dieu

Le premier motif qui doit nous engager à hâter par tous les moyens possibles la délivrance des saintes âmes du purgatoire, est la gloire qui en revient à Dieu. En effet, rien ne glorifie le Très – Haut, ne fait bénir son nom, ne dilate son cœur paternel, rien ne contribue davantage à l’accomplissement de Sa Volonté adorable, que le soulagement des morts. Comprenons – le bien, en leur ouvrant le Ciel, nous donnons à Dieu des voix pour Le louer, des cœurs pour L’aimer et Le bénir ; nous lui donnons des âmes qui vont se consumer au pied du trône de son éternité, dans les ardeurs d’un amour si pur, si parfait et si grand, qu’il ne nous est pas même donné de le comprendre dans le lieu de notre exil. « Il n’est rien de plus agréable à Dieu, disait Saint Augustin, que le soulagement et la délivrance des fidèles trépassés. » « C’est, ajoutait Bourdaloue, un apostolat plus beau, plus grand et plus méritoire, que la conversion des pécheurs, des infidèles, des païens. » Hâtons – nous donc de satisfaire aux droits de la Justice Divine pour procurer cette Glorification. Ces âmes feront pour nous dans le Ciel ce que nous faisons si mal dans ce monde. Ce sont des voix pures, angéliques, qui diront pour nous ce cantique de la patrie que nous ne pouvons pas chanter sur une terre étrangère. C’est par leurs chants de triomphe que nous glorifierons le Dieu de toute gloire et de toute majesté. Et ce Dieu, qui a promis de ne point laisser sans récompense un verre d’eau froide, donné à un pauvre en Son Nom, comblera de largesses ceux qui se dévouent pour Lui donner des âmes qu’Il aime tendrement.


Elle réjouit Ses Saints

Souvenons – nous qu’en délivrant ces âmes par nos actes d’amour, non seulement nous glorifions Dieu, mais nous réjouissons le Ciel tout entier. L’entrée d’un nouvel élu dans cette belle patrie est une fête de famille pour tous ses heureux habitants ; chacun d’eux l’accueille et le félicite avec une joie fraternelle. Marie, la Mère de Miséricorde, la Consolatrice de l’Eglise Souffrante tressaille d’une sainte allégresse, s’unit à Jésus pour déposer sur son front la couronne de gloire et d’immortalité promise aux vainqueurs. Son Ange Gardien et son Saint Patron le saluent avec une joie ineffable et le félicitent de sa délivrance et de son bonheur. Toute la Cour Céleste, qui se réjouit à la conversion d’ un pécheur, se réjouit davantage encore en voyant augmenter le nombre des élus ; elle entonne de nouvelles hymnes à la gloire de l’Agneau Divin dont la grâce, victorieuse de la faiblesse humaine, élève les fils d’Adam sur les trônes des anges déchus. Attachons – nous à une dévotion si agréable à Dieu et à tous ses amis. Prêtons l’oreille, non plus aux gémissements des âmes du purgatoire, mais aux pressantes invitations de Jésus – Christ, de la Sainte Vierge et des Saints qui nous supplient d’introduire près d’eux, dans la Cité du Bonheur, nos frères qui pleurent dans le purgatoire. Rendons ces orphelins à leur Père qui est au Ciel, ces pauvres exilés à leur Patrie Éternelle Un jour bientôt, nous irons les rejoindre et partager leur félicité.


Exemple

Il est raconté au Livre de Daniel, que le roi de Perse, Darius, avait fait une loi dont la violation comportait la peine d’être exposé aux lions et dévoré par eux. Le prophète Daniel, adorateur du vrai Dieu, ne pouvant se soumettre à cette loi païenne, fut accusé comme violateur de la volonté royale. Le roi qui aimait Daniel fur désolé de savoir qu’il venait d’être accusé d’un crime le faisant condamner à la fosse aux lions. Mais pour ne pas se mettre en opposition avec la loi qu’il venait de porter, il consentit à ce que le prophète fut précipité dans cette épouvantable fosse. Cependant en le laissant partir, il lui dit : « Daniel, Serviteur de Dieu, va tranquille ; ce que je ne puis pas faire moi, sans blesser ma justice, j’ai confiance que le Dieu que tu adores le fera, et Il te délivrera dans Sa Miséricorde. » EN effet, Dieu veilla miraculeusement sur Daniel. Il ferma d’abord la gueule des lions qui, au lieu d’être ses bourreaux, étaient devenus ses gardiens. Ensuite, il envoya son Ange pour lui porter à manger. Voilà l’image de ce qui arrive aux âmes du purgatoire. Dieu, en les voyant entachées de péchés, endettées envers Sa Justice, ne peut pas les admettre dans Son Royaume, Il est obligé de les laisser aller dans la prison de l’expiation, et Il leur dit : « Allez avec confiance, car ce que Je ne puis pas faire à cause de Ma Justice, vous âmes chrétiennes, vous le ferez, vous serez les ministres de Ma Miséricorde, vous êtes constituées libératrices du purgatoire, comme Moïse fut libérateur du peuple Israël en Égypte. A vous de soulager et délivrer ces pauvres prisonnières ; à vous de leur porter la nourriture spirituelle qu’elles attendent avec impatience. » Quelle noble et sainte mission !


Prions


O Dieu infiniment Bon et infiniment Aimable, oubliez, je vous en supplie, les droits de Votre Justice pour ne Vous souvenir que de ceux de Votre Miséricorde ; exercez – la dans toute son étendue sur ces âmes qui Vous sont si chères. Ouvrez leur Votre sein Paternel et permettez leur de Vous glorifier dans le Ciel par leurs actions de grâce et leurs éternelles louanges. Douce Marie, Saintes et Saints du Ciel, intercédez pour elles. O Jésus, soyez leur propice. Montrez leur Votre Face dans la Jérusalem céleste ! Qu’elles reposent en paix.

Dix septième jour

Deuxième motif : l’amour de Notre Seigneur


Combien Il aime les âmes du purgatoire

Considérez que NSJC a pour les âmes du purgatoire, comme pour toutes les âmes rachetées au prix de son sang, un amour infini. Chacune peut dire : « Il m’a aimé et s’est livré pour moi » Et s’il y a des mesures et des degrés dans l’infini, Il doit les aimer plus que nous, parce – que confirmées en grâce,  ne pouvant plus pécher, elles ne L’offenseront jamais plus, et parce -qu’elles Le bénissent et Le chérissent plus tendrement que nous. Oui, n’en doutons pas, les yeux et le cœur du Miséricordieux Jésus, sont sans cesse attachés sur ces martyrs d’outre – tombe, sur nos frères les morts. Loin de les oublier, de les délaisser dans les souffrances, on peut dire qu’Il souffre en quelque sorte en eux. Il souffre comme Rédempteur dans ces âmes qu’Il a rachetées par tant de sacrifices ; comme Père, comme Époux, comme Chef, dans les membres de Son Corps Mystique. Leurs douleurs lui rappellent Ses propres douleurs, leur amour appelle Son Amour. S’Il pouvait mourir, Il mourrait encore pour payer leurs dettes et leur ouvrir la porte du Paradis ; et pour retenir la force de Son Amour, il faut toute la Sagesse et toute la Miséricordieuse Justice d’un Dieu qui a horreur de la moindre tâche. Ayons les sentiments du Cœur de NSJC. Comme Lui, aimons nos frères de l’Eglise Souffrante, aimons les tendrement à cause de leur sainteté et de la durée de leurs tourments. Aimons – les comme nous – même pour l’amour de Dieu. Alors, nous prendrons une large part à leurs peines et nous leur tendrons une main secourable.


Combien Notre Seigneur désire que nous soulagions les âmes du purgatoire

Notre Seigneur Jésus Christ ne peut pas délivrer lui – même les âmes du purgatoire ; la Justice Divine s’y oppose, mais du Tabernacle, où l’Amour le rend captif, il incite tous les fidèles de la terre à prier pour elles, à faire descendre le rafraîchissement et la paix dans le lieu de l’expiation. Il dit un jour à Ste Gertrude : « Toutes les fois que vous délivrez une prisonnière, cela m’est aussi agréable que si vous me rachetiez moi – même de la captivité, et je saurai bien vous en récompenser. » A l’autel où il s’immole, Il ne veut pas que Son Sacrifice soit offert une seule fois, sans que le prêtre et les assistants aient un souvenir pour l’Eglise Souffrante. Enfin, Il réunit en un seul trésor tous Ses Mérites, tous ceux de sa Divine Mère et des saints et Il demande à tous les fidèles d’y puiser à pleines mains, afin d’acquitter les âmes du purgatoire ; la Justice Divine s’y oppose mais du Tabernacle, Il s’écrie : « Rendez moi mes enfants, délivrez les par la prière, par le St Sacrifice, par les indulgences ; hâtez le moment où il Me sera donné de les couronner dans la gloire et de les inonder d’un torrent de délices. » Pour exciter notre charité, Il ne cesse de nous répéter ce qu’Il disait à Ses disciples en leur parlant des pauvres : « Tout ce que vous ferez pour le moindre d’entre eux, je le regarderai comme fait à Moi – même. » Et Il nous récompensera un jour, comme si Lui – même eût été délivré. Chers amis, quel puissant motif, pour nous enflammer de zèle en faveur d’une œuvre si grande, si facile à accomplir ! Quelle joie de pouvoir si aisément satisfaire les désirs brûlants du Cœur de NSJC. Le Divin Sauveur dit un jour à la Vénérable Marie Lataste :  « Vous ne sauriez rien faire de plus agréable à Dieu que de venir au secours de ces âmes » Parmi les âmes du purgatoire ne sont pas assez recommandées à la prière des fidèles. Et cependant combien sont grands et nombreux les bienfaits que nous devons aux prêtres ! La plupart des biens et des bénédictions de la religion nous arrivent par le prêtre. Du berceau jusqu’à la tombe, il est pour nous le distributeur de grâces, le consolateur, le soutien, le conseiller. NS lui disait un jour : « Ma fille, priez beaucoup, beaucoup pour mes prêtres, car on ne prie pas assez pour eux ; les fidèles oublient trop qu’il est de leur devoir de prier pour les prêtres, qui sont leurs pères par rapport à leur salut. » Plus grande est la dignité d’une personne, plus grande aussi sa responsabilité, plus le jugement sera sévère. Voilà pourquoi, nombre de prêtres doivent aussi passer par le purgatoire. Prions donc pour leur libération, afin que parvenus dans la gloire du Paradis, ils soient nos intercesseurs puissants auprès de Dieu !


Exemple

Dans une lettre écrite à une dame du monde, le Père Lacordaire racontait qu’un paysan de Pologne venant à mourir, fut placé par la Justice Divine dans les flammes de l’expiation. Sa pieuse épouse ne cessait de prier pour le repos de son âme. Ne croyant pas ses prières assez efficaces, elle désira s’adresser au Cœur de Notre Seigneur Jésus Christ et faire célébrer le Saint Sacrifice de la Messe en son honneur, pour la délivrance de celui qu’elle pleurait. Mais elle était pauvre et ne possédait pas le modeste honoraire qu’il est d’usage d’offrir pour la célébration de l’office divin. Elle se présenta devant un riche personnage qui était philosophe, incrédule, et lui exposa humblement l’objet de sa demande. Celui – ci se laissant attendrir lui donna l’offrande qu’elle sollicitait. La veuve aussitôt fit célébrer la Sainte Messe, à la Chapelle du Sacré – Cœur, pour la délivrance de son cher époux, et y assista avec toute la ferveur possible. Dieu permit que quelques jours après, le paysan défunt apparut au riche bienfaiteur : « Je vous remercie, lui dit – il, de l’aumône que vous avez faite pour l’offrande du Divin Sacrifice : cette oblation a délivré mon âme du purgatoire où elle était détenue, et maintenant en reconnaissance de votre charité, je viens de la part du Seigneur vous annoncer que votre mort est prochaine, et que vous devez vous réconcilier avec Lui. » Et ce riche incrédule se convertit et mourut en effet dans les sentiments les plus chrétiens. Amour, reconnaissance au Cœur de Notre Seigneur Jésus Christ !


Prions


O Jésus, plein de Miséricorde et de bonté, Vous qui avez tant aimé les hommes, qui les justifiez par la foi, les glorifiez par la grâce, je vous en prie, par la vertu de la blessure de Votre Côté Sacré, ouvert par la lance sur la croix, délivrez les trépassés du feu du purgatoire et rendez les dignes de la gloire de vos saints. Soyez leur propice Ô Jésus. Appelez vos enfants et nos frères au séjour Éternel Qu’ils reposent en paix.

Dix huitième jour

Troisième motif : l’amour de Marie


Elle console les âmes du purgatoire

Marie ne se contente pas d’encourager et de consoler ses chers enfants de la terre, elle est aussi la Consolatrice de ceux que la Justice et l’Amour retiennent dans le lieu de l’expiation. Quelle mère voyant son enfant tombé dans un brasier ardent et pouvant le secourir, ne volerait pas à son secours ? Et Marie, la plus aimante des mères, resterait insensible aux tortures de ses enfants tombés dans les flammes expiatrices de la Justice Divine ? Oh non, mille fois non ! Pleine de compassion pour eux, elle s’occupe de les soulager. Il n’y a pas de peine dans cette sombre prison qu’elle n’adoucisse ; il n’y a pas d’heure pendant laquelle elle ne verse sur ce feu purificateur, une pluie rafraîchissante. « Oh, comme Marie est bonne, s’écrie St Vincent Ferrier, pour ces âmes captives qui gémissent dans le purgatoire ! Par son entremise, elles sont à chaque instant soulagées et secourues. » La Ste Vierge disait à Ste Brigitte : « Je suis la mère de tous ceux qui sont au purgatoire, et toutes les peines qui sont infligées aux morts, pour l’expiation de leurs fautes, sont allégées par mes prières. » Heureux sont les vrais enfants de Marie. Sa protection ne les accompagne pas seulement en ce monde, mais elle va les chercher pour consoler leurs misères invisibles, impalpables, qu’on pourrait appeler misères d’outre – tombe. Que cette pensée est douce et consolante. Qu’il est agréable d’espérer l’assistance de la Ste Vierge à notre heure dernière, de savoir qu’elle viendra nous visiter, nous consoler, si malheureusement nous tombons dans l’abîme du purgatoire. Quel puissant motif de l’aimer tendrement en ce monde ! O Marie ! Mère de Miséricorde ! Consolatrice des affligés, préservez – nous, délivrez – nous du purgatoire.


Elle les délivre

La Très Ste Vierge ne se borne pas à visiter, à soulager les âmes captives, elle les délivre par son intercession. Pour hâter la fin de leurs peines, elle inspire aux vivants de les aider de leurs suffrages, et elle supplie son Divin Fils de les admettre dans le séjour de la Paix. Or, ce que Marie demande, elle l’obtient toujours. Aussi combien d’âmes oubliées ou insuffisamment secourues gémiraient pendant des siècles dans ce lieu d’indicibles tourments si la Vierge clémente ne hâtait l’heure de leur délivrance ! Combien s’envolent dans le Ciel sur les ailes de son amour, surtout lorsque l’Eglise célèbre ses touchantes solennités. Gerson assurait que le jour où elle monta au Paradis, une multitude d’âmes qui étaient en purgatoire furent délivrées par son intercession. St Louis – Marie Grignon de Montfort, lui, affirmait qu’à ce moment – là, la joie dans le Ciel augmentait de moitié ! C’est aussi une pieuse croyance que tous les samedis et les jours de ses fêtes, cette Bonne Mère descend dans le lieu de la Justice Divine pour en retirer un grand nombre de prisonnières dont elle a obtenu la grâce, heureuse d’emmener ses enfants avec elle pour les associer au bonheur de sa famille du Ciel. Oui, il y a là – haut un nombre incalculable de bienheureux qui doivent leur délivrance du purgatoire à l’Auguste Reine du Ciel. Âmes chrétiennes, priez tous les jours Marie en faveur de vos chers défunts, demandez – lui leur soulagement. A cette fin, offrez – lui de temps à autres quelque mortification, une communion, une visite à la chapelle où elle est spécialement honorée. La Mère de Dieu déclara à Ste Brigitte : « Je suis la mère de toutes les âmes du purgatoire et toutes les peines qu’elles ont méritées sont à toute heure plus ou moins adoucies par mon intercession. » Les dévots de Marie ne sont pas malheureux en purgatoire, ils ne sont pas abandonnés ; Marie est puissante pour les secourir ; mais nous devons la prier, surtout en récitant le Rosaire. St Alphonse de Liguori disait : « Si nous désirons secourir efficacement les âmes du purgatoire, nous devons toujours les recommander dans nos prières à la Très Ste Vierge, et surtout offrir pour elles le chapelet ou le Rosaire par lequel elles sont soulagées. » Bonne Mère, ayez pitié de mes frères souffrants, procurez – leur le repos éternel. Souvenez – vous qu’ils sont vos enfants et que vous êtes toujours leur mère.

Exemple

Une sainte religieuse avait donné pendant quelques temps ses soins à une pauvre fille qui était dans un état déplorable tant pour l’âme que pour le corps. Après avoir menée une vie scandaleuse, elle avait été frappée d’une maladie honteuse qui la rendait un objet de dégoût et de mépris pour tout le monde. L’infection qu’elle répandait autour d’elle était telle que ses voisines l’avait contrainte de chercher un gîte dans une vieille masure isolée. Son caractère était si acariâtre que, seule notre religieuse, surmontant le dégoût qu’elle lui inspirait, venait comme un ange du Ciel de quoi supporter sa malheureuse existence. Toutefois, ses services n’étaient payés que par des injures. Lorsque la Sœur lui parlait de Dieu, cette créature ne répondait que par des blasphèmes. Un jour, survint une crise épouvantable, et l’infortunée malade mourut presque subitement. Sur le point de paraître devant le Souverain Juge, elle se souvint des miséricordes de Marie, qu’elle avait quelquefois invoquée dans sa jeunesse, et elle lui dit : « O vous qui n’abandonnez pas ceux que tout le monde repousse, Mère pleine de tendresse, venez à mon secours ! Si vous mes laissez, je suis perdue ! » Et Marie vint au secours de la pécheresse, lui inspira des actes de repentir et la préserva de l’enfer. Le lendemain, on trouva le cadavre hideux étendu par terre, et chacun de s’écrier que l’âme était réprouvée. La sœur en était elle – même si convaincue, qu’elle l’effaça de son souvenir. Cependant, un jour, celle qu’elle croyait damnée, lui apparut par la permission de Dieu, et lui dit : « Vous qui priez pour tout le monde, m’oubliez – vous ? » « Quoi ? s’écria la sainte religieuse, vous ? en purgatoire ??? »  La pauvre pécheresse lui raconta le miracle de salut qui s’était opéré en elle, à son agonie, la suppliant de prier la Ste Vierge de la délivrer du purgatoire comme elle l’avait préservée de l’enfer. La Sœur pria Marie de tout cœur et bientôt, elle apprit par une seconde apparition que ses supplications étaient exaucées, que la Bonne Mère avait ouvert la porte du Ciel à cette âme pénitente. Merci Marie, pour votre bonté.

Prions


Nous vous saluons, Ô Reine de Miséricorde, notre Vie, notre Douceur, notre Espérance, non seulement dans cette vallée de larmes, mais aussi dans le lieu d’expiation, nous vous saluons. Nous crions vers Vous, consolatrice des affligés ; nous soupirons et gémissons, pour nos frères souffrants du purgatoire. Tournez vers eux, ô notre Avocate, vos regards miséricordieux. Faites – leur voir Jésus, le fruit de vos entrailles. C’est ce que nous vous demandons instamment pour eux, ô Reine pieuse et douce Vierge Marie.

Dix neuvième jour

Quatrième motif : la reconnaissance des défunts


Dans le purgatoire

C’est une opinion bien reçue parmi les théologiens, que les âmes souffrantes intercèdent même dans le purgatoire pour ceux qui les assistent. Elles ne peuvent rien obtenir pour elles – même et leurs prières sont sans fruit, quand elles demandent la fin de leurs tourments ; mais il n’en n’est pas de même des prières qu’elles font pour leurs bienfaiteurs. Ces supplications sont dans l’ordre de la Providence, elles touchent le Cœur de Dieu, et ne sont point accompagnées des défauts qui rendent les nôtres trop souvent infructueuses. Ces bonnes âmes sont pures et saintes, chéries du Seigneur et toujours parfaitement unies à lui. Elles prient sans distractions, avec ferveur, avec persévérance, et leur crédit est si grand que, si l’expérience de chaque jour n’était là pour en rendre témoignage, à peine pourrait – on le croire. Il y a donc tout à gagner pour nous à échanger ainsi nos prières contre celles de nos frères les morts, et le meilleur moyen d’obtenir de Dieu ce que nous sollicitons, c’est de les intéresser à notre cause, en leur confiant et en offrant pour eux, à cette intention, nos bonnes œuvres, le Saint Sacrifice de la Messe, et toutes le indulgences que nous pouvons leur appliquer. Prions donc souvent, prions beaucoup pour les âmes bénies et reconnaissantes du purgatoire, et elles prieront efficacement pour nous ! Elles offriront à Dieu pour nous tout le mérite de leurs indicibles souffrances. C’est une occupation sainte et salutaire que la pensée des morts, nous dit l’Ecriture.


Dans le Ciel

Le Ciel est la patrie de la reconnaissance, et délivrées par nos actes d’amour et nos prières, les âmes nous resteront attachées par les liens d’une gratitude éternelle. Pourront – elles nous oublier lorsque nous les auront mises en possession des richesses éternelles ? Lorsque nous leur aurons rendu leur place au banquet de l’Agneau, où elles pourront enfin manger le pain des Anges dont elles sont affamées ? Non, assurément, elles ne nous oublierons jamais : elles seront attentives à tous nos besoins, elles veillerons sur nous comme d’autres anges gardiens. Du haut de leurs trônes, elles jetteront les yeux sur nos périls et sur nos maux, supplieront Dieu sans cesse de nous épargner les épreuves, d’éloigner de nous toutes les tentations et les dangers, et uniront leurs supplications aux nôtres, pour faire une sainte violence au Cœur de Dieu. Quel soulagement dans nos peines ! Quels auxiliaires précieux ! A notre agonie, quels consolateurs et quels soutiens ! Quels avocats puissants au Jour redoutable de la Rencontre avec Dieu ! Et si nous allons dans le purgatoire, ces âmes que nous aurons délivrées, ne viendront – elles pas à leur tour nous visiter, nous consoler, jusqu’à ce que nous soyons parvenues auprès d’elles, dans les splendeurs de la béatitude éternelle ? Mon Dieu, que d’avantages, que de consolations de toutes sortes dans la dévotion aux fidèles trépassés ! Heureux donc et bienheureux ceux qui prient pour les morts ! « Tout ce que nous leur donnons par charité, disait St Ambroise, se change en grâces, et après notre mort, nous en trouvons le mérite cent fois doublé. »


Exemple

Une personne pieuse et digne de foi a écrit les lignes suivantes, qui sont une preuve de l’efficacité des prières des âmes du purgatoire : « Je désirais le rétablissement de ma pauvre santé bien compromise, et je m’étais adressée à Notre – Dame de Lourdes, à L’Enfant Jésus, à St Joseph, sans rien obtenir. Ce n’est qu’après avoir supplié les saintes âmes du purgatoire de prier pour moi, que j’ai été exaucée. Je leur avais donné jusqu’à Noël, leur promettant des prières et des messes, si à cette époque je pouvais remplir mes devoirs religieux et reprendre mes occupations. Bénies et remerciées soient ces chères protectrices : je suis radicalement guérie ! Aussi, me suis – je empressée d’accomplir ce que je leur avais promis. Vous voyez combien le Bon Dieu désire la délivrance des âmes captives du purgatoire, puisqu’Il force pour ainsi dire à recourir à elles, à prier pour elles, pour obtenir une foule de grâces qu’Il veut faire passer par leurs mains. Quant à moi, je suis convaincue de cette vérité car j’affirme que toutes les faveurs que Dieu m’accorde, je les dois à la prière de mes bonnes amies du purgatoire. Avec elles, je ne désespère de rien, j’espère même contre toute espérance. » Instruisez – vous par cet exemple, et soyez convaincus que vous pourrez tout obtenir par l’entremise de vos frères les morts.

Prions


Saintes âmes du purgatoire, je prie le Seigneur Jésus qui est mort pour vous, d’avoir pitié de vos douleurs. Puisse – t – il, par l’aspersion de Son Sang, vous rafraîchir au milieu de vos tourments ! A votre tour, âmes charitables, daignez intercéder pour moi. Vos prières seront entendues, car vous êtes dans la grâce. Demandez donc pour moi les faveurs spirituelles et temporelles qui me sont le plus nécessaire ; demandez que je fasse une sainte mort et que je sois un jour au Ciel avec vous.

Vingtième jour

Premier moyen de soulager les âmes du purgatoire : la prière


Moyen facile

Après avoir étudié les motifs qui nous pressent de soulager les âmes du purgatoire, examinons maintenant les moyens les plus efficaces de leur venir en aide. Le premier de ces moyens est la prière ; il est à la portée de tous, des pauvres et des riches, des faibles comme des forts, des petits enfants comme des vieillards ; personne ne peut alléguer de motifs raisonnables pour s’en dispenser. Vous ne pouvez pas faire pénitence par le jeûne ? Vous ne pouvez pas faire beaucoup la charité ? Priez alors, priez souvent pour vos frères les trépassés ; priez le matin, priez le soir ; priez le jour, priez même la nuit. Qui donc ne peut la faire, cette charité de la prière qui rachète la douleur ? Qui ne peut trouver dans son cœur un cri de supplication pour ces incomparables misères ? Qui, parmi nous, pleurant la mort des siens, ne peut supplier Dieu ? Nous verrions souffrir un saint, un ami, un parent qu’une prière pourrait soulager et rendre heureux, et nous ne la ferions pas ? Prions pour des frères malheureux ! C’est non seulement aisé et facile, mais consolant et agréable ! Il est si doux de parler de ceux qu’on aime, de s’occuper de ceux que l’on chérit ! Prenez la résolution de ne laisser passer aucun jour sans prier pour vos parents qui ne sont plus. Offrez en leur faveur la peine que vous causent les distractions, ou l’aridité de votre cœur pendant ce saint exercice. Du moins, répétez souvent ces courtes invocations : « Doux Jésus, soyez leur propice ! Seigneur, donnez leur le repos éternel ! Mon Dieu, qu’ils reposent en paix ! »


Moyen efficace

« La prière, c’est la clé d’or qui ouvre le Ciel » disait St Augustin. Plus puissante que toutes choses, elle jaillit du cœur de l’homme, s’élève sur l’aile des anges, monte jusqu’au trône de Dieu, va droit à Son Cœur, Le touche, L’attendrit, fait taire la Justice pour ne plus laisser parler que l’Amour. Vaincue par la prière, la Justice Divine cède, fléchit, pardonne et revêtue du pardon, la prière descend du trône de Dieu dans l’abîme ; là, elle s’épanche sur ces pauvres âmes qui attendent l’heure de la délivrance, éteint le feu purificateur qui les embrase, et brisant à jamais les liens de leur captivité, les rend à la liberté et au bonheur. La prière pour les morts ne connaît pas d’obstacles, pas de distances, pas de durée ; le Ciel s’ouvre devant elle, l’abîme se ferme derrière elle, elle obtient tout, elle triomphe de tout. Et St Thomas assurait que Dieu accueille avec plus de ferveur la prière pour les morts que celle que nous lui adressons pour les vivants. Le Divin Sauveur l’a révélé à Ste Gertrude en ces termes : « Ma tendresse acceptera un pas, un brin de paille ramassé par terre, une parole, un salut, une prière pour les pécheurs ou pour les justes, pourvu qu’on y joigne la bonne intention. » Faisons souvent des actes d’amour pour Dieu : ces actes intérieurs ont une valeur inexprimable comme le déclarait le Père Faber dans son livre : Tout pour Jésus. Chaque acte d’amour mérite la vie éternelle. Or il est aisé de dire et de penser : « Mon Dieu et mon Père, je Vous aime… Je veux Vous aimer… » De tels actes d’amour procurent secours et soulagement aux âmes par tous ces moyens. Nous obtiendrons ainsi des biens ineffables et notre récompense sera éternelle. « Il n’est pas d’occupation plus pieuse et plus sainte que de prier pour les fidèles trépassés. » affirmait St Augustin. L'Église a consacré le psaume De Profundis comme prière spéciale pour les défunts, et Elle nous engage à le réciter souvent à leur intention. Les paroles de ce psaume sont en effet autant de voix qui expriment tour à tour, d’une manière vive et saisissante la douleur, la résignation, l’amour, l’espérance des pauvres âmes qui brûlent dans les profondeurs de l’abîme. Prenons la résolution de la réciter à la fin de notre prière habituelle.

Exemples

Sur le point de mourir, Ste Monique appela près de son lit son fils Augustin : « Mon enfant, lui dit – elle, je meurs contente, j’ai obtenu de mon Dieu ce que j’ai désiré pendant toute ma vie. Oh oui ! Je meurs contente ! Mon fils, mon cher Augustin, quand j’aurai rendu mon dernier soupir, n’oubliez pas dans vos prières, n’oubliez pas à l’autel celle qui a été doublement votre mère. Souvenez vous toujours de l’âme de Monique. » Augustin, attendri, ne put répondre que par ses larmes, et sa mère expira dans la joie du Seigneur. Pendant les vingt années qu’il vécut encore, il ne cessa de prier et de célébrer la messe pour le repos de celle qui l’avait tant aimé. Il fit plus : il demanda instamment à tous les prêtres de sa connaissance, à tous ceux qui liraient ses ouvrages dans la suite des siècles, de se souvenir, au saint autel, de Monique sa mère, afin, ajoute – t –il que cette multitude de supplications lui ouvre la porte du Ciel. Un des exemples les plus touchants de l’efficacité de la prière pour les défunts est rapporté dans les Actes du martyre de Sainte Perpétue, cette sainte d’Afrique qui subit la mort pour le Christ au commencement du troisième siècle. Pendant que Perpétue était en prison, elle eut une vision : elle vit son jeune frère Dinocrate, mort à sept ans, sortir d’un lieu ténébreux et s’approcher d’un puits rempli d’eau jusqu’au bord. Mais ce bord était trop haut pour la taille de l’enfant qui n’y pouvait puiser, et tout triste, il regardait sa sœur. Celle – ci comprit que Dinocrate souffrait pour expier des fautes commises sur la terre. Elle offrit alors ses souffrances et ses prières pour cette jeune âme. Peu après, Perpétue fut favorisée d’une nouvelle vision : elle revit Dinocrate. Mais cette fois – ci, il était tout joyeux, il puisait avec plaisir l’eau du puits mystérieux, dont le bord s’était abaissé à sa portée ; et les ténèbres avaient fait place autour de lui à une lumière éclatante. Il venait donc d’être délivré de sa peine par les prières et les souffrances offertes par sa sœur Perpétue, et il jouissait du bonheur du Ciel symbolisé par le breuvage vers lequel il avait aspiré dans le purgatoire et dont il pouvait maintenant étancher sa soif. L’image de cette vision se trouve exprimée par l’Eglise, lorsqu’elle demande à Dieu d’accorder aux âmes des défunts « le lieu du rafraîchissement, de la lumière et de la paix ». A l’exemple de St Augustin, prions beaucoup, prions sans cesse et toujours pour nos chers parents défunts. Et si notre mère est décédée, ne l’oublions jamais ! Même si elle est au Ciel, nos prières lui seront bienfaisantes dans son intercession près de Dieu pour nos intentions.


Prions


Seigneur Jésus qui avez dit : « Demandez et vous recevrez, cherchez et vous trouverez, frappez et on vous ouvrira » je vous prie, je vous implore, par les mérites de vos saintes plaies et par votre grande Miséricorde, d’avoir pitié des pauvres âmes qui gémissent dans le purgatoire. Ne rejetez pas, doux et tendre Sauveur, mes prières ; entendez mes gémissements et ouvrez à mes amis, à mes parents infortunés, les portes du Céleste Séjour. Que la lumière qui ne s’éteint pas luise sur eux ! Qu’ils reposent dans la paix éternelle !

Vingt et unième jour

Second moyen de soulager les âmes du purgatoire : la charité


La charité corporelle

La charité est une des vérités qui nous sont le plus souvent et le plus fortement recommandées dans l’Evangile. Elle possède même, d’après St Thomas, une puissance de satisfaction plus grande que la prière ; ou plutôt elle double la force de nos prières et en assure le succès. L’ange disait à Tobie : « La charité sauve de la mort ; c’est elle qui efface les péchés ; elle retire l’âme des ténèbres, lui fait trouver grâce devant Dieu et lui assure la Vie Éternelle» Quel moyen plus efficace pour soulager les âmes souffrantes ? Si en leur nom, nous exerçons la charité, les cris de reconnaissance des pauvres montent vers Dieu et triomphent de tout auprès de Lui. C’est une douce rosée qui tombe dans les flammes du purgatoire et en tempère les ardeurs. Le denier qui donne le pain du moment à un misérable de ce monde, donne peut – être à une âme délivrée une place éternelle, à la table du Seigneur. Soyons donc miséricordieux autant que nous pouvons l’être ; si nous avons beaucoup, donnons beaucoup ; si nous avons peu, donnons peu, mais donnons de bon cœur. « Heureux, s’écriait le psalmiste, celui qui comprend la douleur du pauvre et du délaissé : le Seigneur le délivrera au jour mauvais, Il l’assistera sur son lit d’angoisse et le récompensera éternellement. » A l’œuvre donc, secourez les affligés de la terre, et vous soulagerez en même temps ceux qui pleurent. Mettez l’obole de la veuve dans la main du pauvre ; les captifs deviendront libres.

La charité spirituelle

Si les biens nous manquent, si l’argent nous fait défaut, il nous reste la charité spirituelle qui fait du bien à l’âme et au cœur qui souffrent et gémissent. « Elle surpasse, suivant l’expression de St Thomas, la charité corporelle, comme l’esprit surpasse le corps » Les misères spirituelles sont bien plus nombreuses et plus déplorables que les misères corporelles. Or, la Divine Bonté permette que rejaillissent sur nos frères aimés du purgatoire les mérites que nous pouvons obtenir ainsi. Donc pour eux, soignons les pauvres malades. Pour eux, veillons au chevet des agonisants. Pour eux, protégeons les orphelins. Pour eux, consolons les veuves. Pour eux, essuyons les larmes de ceux qui pleurent. Ainsi notre charité diminuera les souffrances de ce monde, qui est un purgatoire de l’autre vie. Qu’est – ce - qui nous arrête quand il s’agit du soulagement et de la délivrance de ces chères âmes ? Qu’est – ce – qui pourrait nous servir d’excuse si nous les oublions, quand il nous est si facile de leur venir en aide ? Et qui viendra un jour à notre aide, si nous ne faisons rien pour les autres ??

Exemple

A Bologne, en Italie, une veuve avait un fils unique qui avait coutume de jouer sur la place publique avec les enfants de son âge. Un jour, un étranger troubla ses jeux, avec un mauvais vouloir évident. L’enfant lui cria de rester tranquille. L’inconnu, vexé, tira son épée et le transperça. Saisi de crainte, et surpris par la violence du geste imprévu qu’il venait d’effectuer, son épée sanglante à la main, il se mit à courir et se précipita dans une maison pour s’y cacher. Or, il se trouve que c’était la maison de l’enfant assassiné… Il arriva dans l’appartement de la veuve qu’il ne connaissait pas. A la vue de cet homme, de cette épée couverte de sang, elle demeura interdite. Mais entendant l’étranger lui demander « Au nom de Dieu » asile contre ceux qui le poursuivaient, elle promit de le cacher et de ne le point le livrer. Cependant, les gendarmes apprenant qu’il était entré dans cette maison, le cherchèrent partout, sans le trouver. Comme ils allaient repartir, ils demandèrent à la dame si elle savait que son fils avait été tué par cet assassin… A ces paroles, la mère tomba évanouie. Quand elle revint à elle, on crut qu’il serait impossible de la sauver, tant ce coup l’avait abattue. Mais s’en remettant en la Divine Providence, elle retrouva une grande énergie et résolut de pardonner au meurtrier de son fils, et plus encore, de le traiter avec charité. Elle alla à la cachette de l’assassin, ne lui fit pas de reproche, lui remit une bourse et lui indiqua une issue discrète, au bout de laquelle l’attendait un cheval sellé, prêt à partir. Sur ce, elle se mit en prière pour l’âme de son fils. A peine s’était – elle agenouillée, les bras en croix, devant un crucifix, pour supplier Jésus de prendre pitié de l’âme de son enfant, que son fils lui apparut, le visage heureux, rayonnant comme le soleil, et lui dit : « Chère Maman, ne pleure pas ! Il ne faut pas me plaindre, mais envier mon sort. Car la charité chrétienne dont tu as fait preuve envers mon meurtrier, m’a tiré immédiatement du purgatoire. La Justice Divine m’avait condamné à de longues années de souffrance, mais ton pardon a terminé, en un instant, toute mon expiation, et je suis auprès de Dieu où je resterai pour l’éternité. » Puis il disparut, laissant sa mère dans la joie, malgré son chagrin.

Prions


Confiant en vos paroles, O mon Sauveur, je ne verrai plus désormais que votre Personne adorable, cachée sous celle du mendiant qui implorera ma pitié. Je pratiquerai la charité à celui qui me la demandera comme si je devais la faire à Vous – même. Mais ma charité ne se bornera pas aux vivants. Je veux qu’elle s’étende jusqu’aux morts et que celle que je ferai pour les pauvres de la terre serve aux pauvres du purgatoire et attire sur eux l’effusion de Votre Miséricorde. Doux Jésus, donnez leur le repos éternel !


Vingt deuxième jour

Troisième moyen de soulager les âmes du purgatoire : la Ste communion


Communion sacramentelle

Quand nous avons le bonheur de communier, nous sommes unis à Notre Seigneur Jésus Christ d’une manière si intime que chacun de nous peut s’écrier avec l’Apôtre : « Non, ce n’est plus moi qui vis, c’est Jésus – Christ qui vit en moi » Alors notre chair devient sa propre chair, son cœur fait palpiter le nôtre, son sang coule dans nos veines, sa divinité réside en nous, Il regarde avec nos yeux, Il dilate notre cœur. Dans cet heureux instant envié des anges, même sans parole, il nous est facile de parler à Dieu, pour lui dire avec plus de confiance encore que le roi prophète : « O Dieu protecteur des affligés, jetez les yeux sur moi, vous y verrez la face de votre Christ : ce n’est plus moi qui parle et qui prie : c’est Jésus, Votre propre Fils, qui parle et prie pour moi ; c’est lui qui demande pour moi la délivrance de ma mère, la délivrance des pauvres âmes abandonnées. Je suis sûr, ô Père Miséricordieux, qui vous ne rejetterez pas ces justes supplications car le visage, les larmes, le sang de Jésus – Christ ont une voix toute - puissante pour apaiser Votre Justice et obtenir le pardon. » Communions souvent pour ces âmes tant aimées qui n’ont plus le bonheur de participer au Banquet Eucharistique. Avec quelle ardeur elles attendent que nous répandions sur elles la rosée rafraîchissante et libératrice du Sang du Christ. Bientôt l’éternelle communion commencera pour elles et elles iront contempler dans le Ciel, le Sauveur, Pain de Vie, l’adoreront, le béniront et le loueront sans fin.


Communion spirituelle

Si vous ne pouvez pas faire souvent la communion sacramentelle, c’est – à – dire recevoir réellement Notre – Seigneur Jésus – Christ dans votre cœur à la Messe, faites du moins la communion spirituelle. Elle consiste dans un désir ardent de s’unir au Divin Sauveur et de recevoir son esprit et ses grâces. C’est une pratique si salutaire aux vivants et aux morts que St Alphonse de Liguori allait jusqu’à dire qu’on peut en tirer autant et plus de fruit si on la fait avec ferveur, que de la communion sacramentelle faite avec tiédeur. Elle a en outre, cet avantage qu’on peut la faire tous les jours, à tous les moments du jour et de la nuit, et en tout lieu, soit profane soit sacré. C’est un moyen simple, facile, puissant de soulager nos chers défunts. Faites donc cette communion spirituelle à chaque visite du Saint – Sacrement. Voici la formule que vous pouvez employer : « Mon Jésus ! Je vous crois ici présent ; je vous aime, je vous désire, je m’unis d’esprit et de cœur, en attendant que je puisse vous recevoir réellement. Bénissez – moi, bénissez aussi les pauvres âmes si souffrantes du purgatoire. Oui, Seigneur, appelez vos enfants et nos frères au repos éternel et que la lumière qui ne s’éteint plus luise sur eux ! Qu’ils reposent en paix ! »


Exemple

Louis de Bois, célèbre maître de la vie spirituelle et homme d’une remarquable sagesse, rapporte qu’un pieux serviteur de Dieu, qu’il connaissait et aimait, fut visité par une âme du purgatoire, et que celle – ci lui fit voir tout ce qu’elle endurait de tourments. Elle était punie pour avoir reçu la Divine Eucharistie avec une préparation insuffisante, et beaucoup de tiédeur. C’est pourquoi la Divine Justice l’avait condamné au supplice d’un feu dévorant qui la consumait.  « Je vous demande, vous qui avez été mon ami intime et fidèle, et qui devez l’être encore, de communier une fois en mon nom et de le faire avec toute l’ardeur et toute la charité dont vous êtes capable. Je suis sûre que cette fervente communion suffira pour ma délivrance et que par ce moyen seront compensées mes coupables froideurs. » Celui – ci s’empressa de participer à la Sainte Messe et de communier pieusement pour le repos de l’âme de son ami. Après l’action de grâces, l’âme lui apparut de nouveau, parée d’une lumière incomparable, heureuse et pleine de reconnaissance. « Soyez béni, ô le meilleur des amis,  votre communion m’a délivrée et je vais voir face – à – face mon Adorable Maître. » Rappelons le conseil de St Bonaventure : « Que la charité vous porte à communier, car il n’y a rien de plus efficace pour le repos éternel des défunts. »


Prions


Vous retenez, ô mon Dieu, les âmes de mes proches dans votre Justice, mais vous voulez qu’en mangeant le Pain des Anges, je puisse leur ouvrir le Paradis. Soyez donc béni, Père Miséricordieux, et je promets que désormais je communierai souvent en faveur de ces saintes âmes du purgatoire. Vous ne verrez plus ainsi en moi que Votre Fils, et ma voix, couverte par la sienne, parviendra ainsi jusqu’à vous et m’obtiendra plus sûrement la grâce que je sollicite. O Jésus, soyez propice à nos chers défunts. Qu’ils reposent en paix !

Vingt troisième jour

Quatrième moyen de soulager les âmes du purgatoire : le sacrifice de la Messe


Il est offert par Jésus Christ

De tous les moyens que nous avons indiqués jusqu’ici, pour le soulagement des âmes du purgatoire, aucun n’est aussi puissant, aussi efficace que le Saint Sacrifice de la Messe : c’est un article bien consolant de notre foi. La raison en est que toute l’efficacité du Divin Sacrifice vient de ce qu’il est offert en la personne et au nom de Notre – Seigneur Jésus – Christ. A l’autel comme au calvaire, même victime, même sacrificateur, et par conséquent même efficacité. Là, Jésus – Hostie offre à son Père tout ce qu’Il est et tout ce qu’il a. Il offre toute l’Eglise Militante et toute l’Eglise Souffrante. Quelle joie dans ce royaume des pleurs, pour ces âmes victimes de la Justice Divine lorsque Jésus les embrasse et les offre toutes à son Père ! Et le Père reçoit l’oblation du Fils ; à travers les flammes expiatrices, il reconnaît en elles, même dans leur disgrâce, les traits de ce Fils adorable, et Il pardonne en considération des mérites de cet Agneau sans tache. Comment se fait – il qu’en un moment si solennel toutes ces âmes ne soient pas délivrées ? Nous ne le savons pas, nous ne pouvons pénétrer les secrets de l'infinie Justice et Sainteté de Dieu. Mais il est certain que toutes sont soulagées. Un saint docteur de l’Eglise affirme même qu’après chaque messe beaucoup d’âmes quittent le purgatoire et s’envolent vers le Paradis. A Rome dans un monastère, une peinture représente St Bernard disant la messe et des âmes qui sortent du purgatoire et montent au Ciel à mesure que le Sacrifice continue. Pourquoi pensons – nous si peu à ces grâces exceptionnelles ? Dans la plupart des familles chrétiennes, on fait célébrer une messe de huitaine et des messes anniversaires chaque année. Y pensez – vous ?


Nous l’offrons avec Lui

Si vos ressources ne vous permettent pas de faire célébrer souvent des messes, n’oubliez pas que vous pouvez les offrir vous – même d’une certaine manière, en y assistant avec dévotion, en unissant vos prières à celle du prêtre, à celle de Notre – Seigneur. Oui, quand vous êtes là, près de l’autel, vous disposez des mérites de l’Agneau sans tache, vous pouvez les appliquer à tous ceux qui vous sont chers, et de même que Marie et Joseph réglaient les actes et les démarches de l’Enfant – Dieu, vous exercez une autorité sur Jésus – Eucharistie, vous devenez le maître, le distributeur de ses mérites. Vous pouvez donc prendre son Sang Divin et le répandre à profusion sur les âmes bénies du purgatoire. Vous pouvez leur appliquer le fruit du Sacrifice, ainsi que la part qui vous revient de droit, de toutes les messes qui se disent dans l’univers. C’est là un trésor auquel nous ne pensons pas assez ; un trésor avec lequel nous pouvons solder la rançon de nos parents et de nos amis et leur ouvrir la porte du Ciel. Nous sommes coupables d’exiger un moyen si facile et si efficace de mettre un terme aux tourments de ces chères âmes qui nous demandent par les mérites du Sauveur, de penser à elles, au St Sacrifice, pendant le Mémento des morts.


Exemple

Le St Curé d’Ars racontait un jour, dans son catéchisme, à ses paroissiens, le trait suivant : «  Mes enfants, un bon prêtre avait eu le malheur de perdre un ami qu’il chérissait tendrement, aussi priait – il beaucoup pour le repos de son âme. Un jour, Dieu lui fit connaître qu’il était en purgatoire et qu’il souffrait horriblement. Ce saint prêtre ne crut rien faire de mieux que d’offrir le Saint Sacrifice de la messe pour son cher défunt. Au moment de la Consécration, il prit l’Hostie entre ses doigts et dit : ‘Père Saint et Éternel, faisons un échange, vous tenez l’âme de mon ami qui est en purgatoire, et moi je tiens le Corps de Votre Fils qui est entre mes mains. Eh bien, Père Bon et Miséricordieux, délivrez mon ami et je Vous offre Votre Fils avec tous les mérites de sa mort et de sa passion’. Sa demande fut exaucée, en effet au moment de l’élévation, il vit l’âme de son ami toute rayonnante de gloire, qui montait au Ciel. Dieu avait accepté l’échange. Eh bien, mes enfants, ajoutait le curé d’Ars, quand nous voulons délivrer du purgatoire une âme qui nous est chère, faisons de même. Offrons à Dieu, par le Saint – Sacrifice Son Fils bien aimé avec tous les mérites de sa mort et de sa passion. Il ne pourra rien nous refuser. » Suivons le conseil du Saint Curé d’Ars. Autre exemple – des messes pour les défunts… Ste Élisabeth, reine du Portugal, venait de perdre sa fille Constance, reine de Castille. Elle se rendait à Santarem. Comme elle passait près d’un bois, un ermite en sortit et se mit à courir derrière le cortège royal, criant qu’il voulait parler à la reine. Les gardes le repoussaient mais la reine l’ayant entendu, ordonna qu’on le lui amenât. Il lui expliqua que plusieurs fois, pendant qu’il priait dans son ermitage, la reine Constance lui était apparue et l’avait conjuré de faire savoir à sa mère qu’elle gémissait dans le purgatoire et qu’il fallait dire la messe pour elle tous les jours, pendant un an… L’ermite se retira et l’on ne le revit plus… Les courtisans qui l’avaient entendu s’en moquaient et le traitait de visionnaire, de fou et même d'intrigant. La reine Élisabeth trouva qu’il était plus sage de faire ce qui lui était demandé par cet homme si peu ordinaire. « Après tout, se dit – elle, faire dire des messes pour notre chère fille défunte est dans la logique chrétienne. » Le Père Ferdinand Mendez, réputé pour sa piété, fut chargé de célébrer les 365 messes pour le soulagement de l’âme de Constance… Sainte Élisabeth priait pour sa fille ; mais elle avait complètement oublié la consigne, donnée à ce bon prêtre… Un jour, Constance apparut à sa mère, vêtue de blanc, éclatante de lumière, et lui dit ; « Maintenant, je m’envole vers la béatitude éternelle ! » Le lendemain Élisabeth alla à l’église pour remercier le Bon Dieu de la délivrance de sa fille. Le père Mendez l’y aperçut et vint lui dire qu’il venait de terminer la veille, la série des 365 messes… Juste au moment de l’apparition de sa fille délivrée… Élisabeth se souvint de l’ermite !

Prions


Aussi coupables que soient à vos yeux les âmes du purgatoire, laissez vous apaiser Ô Dieu de miséricorde et pardonnez leur en voyant le Sang Précieux de Votre Fils répandu chaque jour sur l’autel pour les laver de leurs souillures. Écoutez la voix de ce Sang Adorable qui ne crie pas pour demander vengeance, mais grâce et miséricorde. O Jésus, Agneau sans tache qui effacez les péchés du monde, soyez propice à mes frères défunts. Qu’ils soient délivrés et qu’ils reposent en paix près de Vous !

Vingt quatrième jour

Cinquième moyen : la souffrance


Souffrance volontaire

« Soulageons les âmes du purgatoire, disait St Jean Chrysostome, soulageons – les par tout ce qui nous peine. Car Dieu a soin d’appliquer aux morts les mérites des vivants. » La souffrance ! C’est la grande satisfaction que le Seigneur demande à leur amour débiteur de Sa Justice. Nous souffrons donc pour eux afin qu’ils souffrent moins. Si nous avions une fois plus vive, une charité plus ardente, quelles mortifications ne nous imposerions – nous pas pour soulager et délivrer des parents, des amis qui nous ont tant aimés et qui souffrent maintenant d’une manière si horrible ? La pénitence, le jeûne, les austérités seraient nos exercices ordinaires. Mais au moins ayons le courage d’accomplir quelques légers sacrifices : celui d’un plaisir, d’une affection dangereuse, d’une lecture mauvaise, sacrifice d’une habitude coupable, d’un objet de luxe ou de pure vanité. « Choisissez la meilleure victime, disait le Père Félix, choisissez la surtout au fond de votre cœur pour ceux que vous aimez le plus, sacrifiez ce que vous avez de plus cher ; sacrifiez – vous vous – même et que le prix du sacrifice personnel devienne le rachat de la souffrance paternelle. » Ces âmes bienheureuses s’élèvent vers le Ciel sur les ailes de nos sacrifices, de nos austérités, de nos souffrances. Elles s’envolent triomphantes et elles nous remercient de notre générosité et quand elles seront dans la gloire, elles nous rendrons surabondamment ce que nous aurons fait pour elles. Quel sujet de consolation et d’espérance ! O Jésus crucifié, faites nous comprendre le prix de la souffrance !


Souffrance involontaire

Mais si la souffrance volontaire déconcerte notre courage, la Providence nous impose des souffrances plus méritoires pour nous et pour nos défunts parce – qu’elles ne sont pas de notre choix. Ce sont les afflictions, les peines de l’esprit, du cœur et du corps, inévitables en ce monde. Nous le savons, on en trouve partout, dans tous les états, dans toutes les conditions. Notre vie sur la terre est un combat de tous les jours, un long et pénible martyre. Devons – nous nous en plaindre ? Non, puisque toutes nos peines peuvent devenir un moyen de salut pour nous et pour les autres. Puisque nous pouvons nous en servir pour soulager les plus cruelles de toutes les douleurs, celles que subissent les saintes âmes du purgatoire. Avec cette croix que la Providence jette sur nos épaules, avec cette épine qui ensanglante notre cœur, avec une larme, avec un soupir, avec un acte de résignation, nous pouvons soulager ces grandes misères du purgatoire et sécher les pleurs de nos parents aimés. Courage donc, endurons un peu de froid, nous rafraîchirons des victimes qui brûlent au milieu du feu de la colère de Dieu. Souffrons un peu de chaleur, nous changerons les ardeurs de ce feu en une douce rosée. Supportons une incommodité, nous arracherons des âmes au plus profond des abîmes. Acceptons une fatigue, une lassitude, nous les porterons sur des trônes de gloire dans le Ciel : pour nous un moment de peine, pour elles une éternité de bonheur !


Exemple

Un malade, rapportait St Antonin, était en proie aux plus excessives souffrances et demandait à Dieu avec des larmes, la délivrance de ses maux. Un ange lui apparut et lui dit : « Le Seigneur m’envoie vers vous pour vous donner le choix d’une année de souffrances sur la terre ou un seul jour dans le purgatoire. » Le malade n’hésita pas. Un seul jour dans le purgatoire, se dit – il, je verrai du moins un terme à mes douleurs. Il expira aussitôt et son âme fut précipitée dans l’abîme de l’expiation. Alors l’ange, compatissant, vint s’offrir à lui pour le consoler. A cette vue, le malheureux poussa une clameur déchirante, semblable à un rugissement et s’écria : « Ange séducteur, vous m’avez trompé ! Vous m’avez assuré que je ne serai qu’un jour dans le purgatoire et voilà déjà 20 ans que je suis livré aux plus affreux supplices ! » « Détrompez vous ; à peine quelques minutes se sont écoulées depuis votre trépas, et votre cadavre n’est pas encore froid sur votre lit de mort. » lui répondit l’Ange. « Alors obtenez que je retourne sur la terre pour y souffrir pendant un an, tout ce qu’il plaira à Dieu » Sa demande lui ayant été accordée, le malade incitait tous ceux qui venaient le voir à accepter de bon cœur toutes les peines de ce monde, plutôt que de s’exposer aux tourments de l’autre. « La patience dans les peines, disait – il souvent, est la clé d’or du Paradis. Profitons en donc pour offrir nos souffrances. » Et il mourut au terme de l’année, comme convenu…


Prions


Soyez béni, O mon Dieu, qui avez bien voulu que les souffrances et les peines dont ma vie est semée, deviennent pour moi une source abondante de mérites, et un moyen de satisfaire à Votre Justice pour les âmes qui me sont chères. Désormais, loin de me plaindre de la pesanteur de mes croix, je les supporterai avec patience et résignation, et vous abaisserez sur moi et sur mes parents défunts, un regard de miséricorde. O Jésus, soyez leur propice ! Appelez près de vous vos enfants et nos frères, qu’ils reposent en paix !

Vingt cinquième jour

Sixième moyen, le chemin de croix


C’est le chemin du Ciel pour les vivants

Cette dévotion si grande pour les souvenirs qu’elle réveille, si précieuse pour les avantages qu’elle procure, est le moyen le plus efficace pour vaincre nos passions et la route la plus sûre pour arriver rapidement au sommet de la perfection. A chaque pas du chemin de croix, nous comprenons ce qui a causé tant de douleurs à NSJC. Nous devons craindre de pécher pour ne pas renouveler les souffrances de Sa Passion et chercher l’esprit d’immolation et de pénitence pour devenir semblable, le zèle du salut des âmes, l’amour de l’humilité et de la pureté, le pardon des injures, la patience dans les épreuves et le renoncement au monde. Si vous voulez croître dans la foi, disait St Bonaventure, attirer à vous grâces sur grâces, et devenir semblable, non seulement aux anges mais au Fils de Dieu, livrez vous souvent à cet exercice : le Chemin de la Croix, et vous prendrez le chemin royal qui conduit au Paradis. Il n’y a pas de méthode plus sûre pour avancer dans la vertu et pour imiter le divin exemple qui est montré dans la voie du Calvaire. Faites souvent le chemin de croix, à l’exemple de la Ste Vierge, des premiers disciples, des saints et chaque fois, vous vous sentirez meilleur, plus chrétien, plus près du Ciel, dans le Cœur de Jésus.


C’est le chemin du Ciel pour les morts

Le chemin de croix est aussi une pratique très salutaire à nos chers défunts. En suivant Jésus dans la voie du calvaire, nous recueillons chacune des gouttes de son Précieux Sang, chacun des mérites de son précieux martyre et nous les offrons à la Justice de Dieu pour éteindre la dette des âmes du purgatoire ; c’est un soupir de joie, de soulagement. Le chemin de croix est surtout salutaire aux morts à cause des précieuses indulgences qui y sont attachées et qui sont toutes applicables aux défunts. Elles sont si nombreuses que nous ne pouvons les préciser ainsi que l’enseigne Benoît XIV, et il suffit pour les gagner d’être en état de grâce. On peut accomplir cet exercice plusieurs fois dans la même journée. Si vous désirez soulager et délivrer beaucoup d’âmes du purgatoire, pratiquez pour elles cette dévotion. Vous trouverez sur cette voie douloureuse, consacrée par les souffrances et la mort de NSJC, la consolation dont votre cœur a besoin pour supportez les pertes des personnes que vous pleurez encore et le moyen de leur ouvrir le Ciel. Quel trésor pour vous et pour vos chers absents ! Prenez donc aujourd’hui la résolution de faire le chemin de croix chaque semaine, jour mémorable, qui parle si bien à notre reconnaissance.


Exemple

Une Mission avait lieu dans une petite paroisse ; les paroissiens venaient en foule entendre la parole de Dieu et solliciter son pardon. Trois hommes seulement refusaient avec obstination d’en profiter. Ils avaient juré de ne pas mettre les pieds à l’église et s’étaient surtout promis de ne pas se confesser. La femme de l’un d’eux vint en parler à l’un des missionnaires. « Avez-vous des enfants ? lui demanda l’homme de Dieu. « J’en ai deux, jeunes encore » « Eh bien, amenez les à l’église, faîtes dévotement avec eux le Chemin de Croix pour les âmes les plus délaissées du purgatoire ; demandez par l’entremise de ces âmes que vous aurez soulagées, la conversion de votre époux, et je vous assure que vous l’obtiendrez. Car l’expérience m’a appris deux choses : que l’exercice du Chemin de Croix est le moyen le plus efficace pour soulager nos défunts et pour obtenir par leur intercession les secours dont nous avons besoin. » Chaque jour à midi, l’épouse venait s’agenouiller au pied du Tabernacle avec ses deux jeunes enfants et faisait avec eux le Chemin de Croix. A chaque station, les enfants disaient du fond du cœur : « O Jésus, donnez le repos aux morts et convertissez mon père ! » La veille de la clôture de la Mission, le pécheur s’agenouillait aux pieds du prêtre, et le lendemain, il recevait joyeux aux côtés de son épouse, le Sauveur Notre Seigneur Jésus Christ. Après la messe, il pressait sur son cœur et bénissait ses deux enfants. O Chemin précieux de la Croix ! Utile à tous mais surtout aux pécheurs et aux âmes souffrantes du purgatoire !

Prions


O Marie, Mère des douleurs ! Vous qui avez si souvent médité le Mystère de la Passion de votre Divin Fils, vous qui avez parcouru la première les lieux consacrés par ses douleurs, enseignez nous à méditer et à pratiquer comme vous cette sainte et salutaire dévotion. Faites que nous y trouvions des grâces de conversion pour les pécheurs, de persévérance pour les justes, de consolation pour les âmes du purgatoire. Doux Jésus, donnez à ces âmes bénies le repos éternel.

Vingt sixième jour

Septième moyen : les indulgences


Combien elles sont précieuses

Nos péchés sont si nombreux et si graves, nos réparations si légères, que nous nous acquitterions difficilement en ce monde de la peine temporelle due à nos iniquités, si l’Eglise ne suppléait à notre faiblesse en ouvrant le trésor des indulgences. Trésor immense, inépuisable, qui se compose des mérites surabondants de NSJC, de la bienheureuse Vierge Marie et des Saints. La clé en est confiée au Souverain Pontife. Après la Ste Messe et la Ste Communion, il n’y a rien de plus admirable, de plus riche, soit pour les vivants soit pour les morts. C’est si l’ont peut ainsi parler, le dernier effort de la Miséricorde Divine pour le salut des âmes. Par les indulgences qui sont nombreuses, faciles à gagner, à la portée de tout le monde, nous avons le moyen de contenter la Justice Divine, de racheter des âmes qui nous sont chères et qui expient dans les flammes, les fautes et les torts de leur vie passée. Nous pouvons considérer cette multitude d’indulgences que l’Eglise nous prodigue avec tant de libéralité, comme une pluie merveilleuse qui devient le rafraîchissement de ceux qui sont altérés, la consolation de ceux qui pleurent, le bonheur béatifique de ceux qui sont en captivité. Admirable et paternelle invention ! Quel trésor ! Empressons nous donc d’acquérir ces richesses spirituelles, plus précieuses que l’or, plus abondantes, plus multipliées que jamais. Gagnons en beaucoup, gagnons en souvent. Quel encouragement dans cette pensée : c’est pour mes parents bien – aimés ; c’est pour elle ; c’est pour lui ; c’est pour l’âme la plus délaissée ; c’est pour l’âme qui souffre le plus ; ils seront secourus ceux que j’aime et que je pleure !


Comment il faut les gagner

Trois conditions sont requises pour gagner les indulgences : D’abord il faut être en état de grâce. Dieu veut qu’avant de secourir les autres, nous fermions d’abord l’enfer sous nos pas. D’ailleurs toutes les œuvres faites en état de péché mortel sont des œuvres mortes et dépourvues de mérites. Ensuite il faut avoir l’intention, au moins générale, de gagner l’indulgence. Il est donc à propos de renouveler chaque jour à la prière du matin, le désir de gagner des indulgences attachées aux pratiques de piété que l’on peut faire dans la journée. Enfin, il faut accomplir intégralement les œuvres prescrites. Ce sont ordinairement des actes très faciles à accomplir, qui durent peu et qui sont à la portée de tous les fidèles : une courte prière, une légère offrande, une mortification, une communion… De grâce, âmes chrétiennes, ne négligez pas de procurer aux fidèles trépassés des trésors si faciles à gagner. Votre insouciance serait elle excusable aujourd’hui surtout, alors que les indulgences qui leur sont applicables sont si nombreuses et à la portée de tous ? Il dépend de vous de venir en aide à vos frères souffrants et il vous en coûte peu. Si vous gagnez pour eux une indulgence partielle, vous abrégez le temps de leur expiation ; si vous êtes assez généreuse pour en gagner une plénière, l’âme à laquelle vous l’appliquez, est probablement libérée de toute sa dette, le Ciel s’ouvre pour elle, elle s’y envole radieuse, emportant aux pieds du Seigneur la reconnaissance qu’elle voue éternellement à son bienfaiteur. « Mon fils, disait St Louis à la fin de son testament, souvenez vous de gagner les indulgences de l’Eglise ». (Nous avons la possibilité de gagner aux conditions requises une indulgence plénière lors de visites sur certains lieux de pèlerinage comme à Ste Marie des Anges près d’Assise à Collevalenza, à la Scala Santa à Rome, et au cours des années saintes, lorsque le Saint Père l’accorde)


Exemple

Un prédicateur de l’ordre de St François venait de faire un sermon sur la charité et il avait accordé à ses auditeurs 10 jours d’indulgence, selon le pouvoir qu’il avait reçu du Souverain Pontife. Une dame de condition, qui n’avait conservé de son ancien rang que la crainte d’avouer sa misère présente, vint la lui exposer secrètement. Le bon Père lui fit la même réponse qu’autrefois St Pierre au boiteux de Jérusalem : « Je n’ai ni argent ni or, mais ce que j’ai, je vous le donne. Je vous renouvelle l’assurance que vous avez gagné 10 jours d’indulgence en assistant à ma prédication ce matin. Allez donc chez tel banquier lequel n’a guère eu souci jusqu’à présent des trésors spirituels et offrez lui en retour de l’aumône qu’il vous fera, de lui céder votre mérite, afin que les peines qui l’attendent en purgatoire en soient diminuées. J’ai tout lieu de croire qu’il vous donnera quelque secours. » La pauvre femme s’y rendit en toute simplicité et avec beaucoup de bonne foi. L’homme l’accueillit avec bonté. Il lui demanda, amusé, combien elle prétendait recevoir, en échange de ses 10 jours d’indulgences. « Autant qu’ils pèsent dans la balance ». « Eh bien, reprit le banquier, voici une balance. Écrivez sur un papier vos dix jours, et mettez le dans un des plateaux, je pose sur l’autre, une pièce… » Prodige ! Le premier plateau ne s’éleva pas, mais au contraire, enleva celui de l’argent. Étonné, le banquier ajouta une pièce, qui ne changea rien à ce poids. Il en mit cinq, dix, trente, cent, autant qu’il en fallait à la suppliante dans sa nécessité actuelle ; alors seulement les deux plateaux s’équilibrèrent. Ce fut une leçon précieuse pour lui, car il comprit enfin la valeur des intérêts célestes. Mais les pauvres âmes la comprennent bien mieux encore ; pour la plus légère indulgence, elles donneraient tout l’or du monde. A nous de leur en procurer le plus possible !


Prions


Vous connaissez mon indigence, O mon Jésus ! Et dans l’excès de votre miséricorde, vous avez voulu que je trouve dans le trésor de vos mérites et de vos satisfactions le moyen de suppléer à tout ce qui me manque. Chaque jour je viendrai puiser dans ce trésor toujours ouvert de précieuses indulgences qui acquitteront la dette de mes frères trépassés. O Jésus, soyez leur propice ! Qu’ils reposent en paix !


Vingt septième jour

Huitième moyen : l’acte héroïque de charité


Sa nature

L’acte héroïque consiste dans l’abandon, entre les mains de Marie, au profit des âmes du purgatoire, de toutes les bonnes œuvres, même de celles que d’autres feront pour nous, avant ou après notre mort. Le Pape Pie IX dans son décret du 20 novembre 1864, a recommandé cet acte à tous les fidèles et lui a accordé des indulgences spéciales. Toutes les indulgences que les fidèles gagnent, profitent aux âmes du purgatoire sans qu’on ait besoin de former l’intention de les gagner pour elles. Pie IX appelle cet acte la plus grande consolation des âmes du purgatoire. Par un tel acte, toutes nos bonnes œuvres, toutes nos souffrances, toutes nos peines, tous nos actes intérieurs, semblables à un grand fleuve intarissable, coulent vers les âmes du purgatoire. On peut donc dire que l’acte héroïque est l’œuvre de Miséricorde par excellence, l’acte de charité le plus salutaire. Il est incontestable que l’on ne perd rien en abandonnant quelque chose à Dieu. Notre – Seigneur regarde ce que nous faisons pour les âmes du purgatoire, comme si nous l’avions fait à Lui-même, comme si nous l’avions délivré d’une prison de feu, ainsi qu’Il l’a révélé à Ste Gertrude. Cet acte de charité est pour Marie aussi un grand honneur et une grande joie, parce – que nous remettons tous entre ses mains, afin qu’elle puisse délivrer ses enfants souffrants. Remarque : Bien que cet acte soit appelé parfois du nom de vœu, il n’en n’est pas un en réalité. Il n’est pas non plus nécessaire de prononcer pour le faire, une formule déterminée. Un acte de volonté et l’offrande faite du cœur suffisent pour donner droit aux indulgences et aux privilèges. D’ailleurs cet acte de volonté peut être révoqué au gré de celui qui l’a fait.


Les avantages de l’acte héroïque de charité

Cette pratique est très utile aux saintes âmes du purgatoire. Quels secours ne reçoivent elles pas tous les jours, à chaque instant du jour, de toutes nos œuvres satisfactoires, et surtout de celles qui nous seront appliquées durant notre vie, à notre mort, et après notre passage à l’éternité ? C’est une douce et continuelle rosée de suffrages et d’indulgences qui tombe sans interruption sur les âmes brûlantes du lieu de l’expiation, adoucit leur peine et les console. Cette donation héroïque n’est pas moins avantageuse pour nous. Dieu qui est si bon ne nous rendra-t-il pas au centuple tout ce que nous faisons pour ses enfants souffrants ? « Donnez et on vous donnera, et vous recevrez une mesure bonne, pressée et abondante ». La Ste Vierge à qui nous aurons confié tous nos trésors spirituels pour soulager ses enfants, ne viendra-t-elle pas à notre secours ? Cet abandon filial ne nous donnera-t-il pas droit aux largesses de sa miséricorde ? Enfin, ne pouvons nous pas compter sur la reconnaissance des âmes que nous aurons soulagées ? Aussi croit on généralement que celui qui a fait le vœu héroïque, n’a pas beaucoup à craindre le purgatoire ; Dieu lui fournira le moyen de l’éviter ou du moins il ne le laissera pas souffrir longtemps dans les flammes. Je vous conseille de faire aujourd’hui même le vœu de charité héroïque, si vous ne l’avez déjà fait. Suivez l’exemple d’un nombre très considérable de personnages illustres en dignité, en science, en sainteté. Suivez les conseils du vénéré Pie IX qui recommandait souvent le vœu héroïque et qui l’a enrichi d’indulgences.

Vingt huitième jour

Comment pouvons-nous éviter le purgatoire ?


En pensant souvent au purgatoire

La pensée du purgatoire ramène tout naturellement à notre esprit celle de la mort et du jugement, et par là -même ne peut que nous inspirer de salutaires réflexions. « Pensez à vos fins dernières, dit le St Esprit, et vous ne pécherez pas » Elle a pour second avantage d’inspirer l’esprit de pénitence et de mortification. A la vue de ces souffrances et de ces angoisses si cruelles et si longues, à la vue de ces innombrables victimes qui exhalent des plaintes, l’âme rentre en elle – même et s’écrie : « Je veux enfin expier et racheter, profiter des jours que me laisse la Miséricorde de Dieu ; je veux racheter mes péchés avec un peu de générosité et d’amour. Je veux à tout prix éviter les tourments du purgatoire. Je réussirai avec ma bonne volonté et la grâce d’En Haut ! » Si avec la grâce de Dieu, nous avions toujours cette vérité devant les yeux ! Il serait impossible que nous ne devenions pas des saints et de grands saints. La pensée constante du purgatoire retrancherait de notre vie une multitude de fautes légères, nous inspirerait la pratique des plus sublimes vertus, et à notre heure dernière, ornée de mérites, notre âme s’envolerait vers les Demeures Éternelles, sans avoir à être purifiée au purgatoire.


En priant souvent pour les âmes du purgatoire

Les Pères et les Docteurs de l’Eglise pensent que ceux qui s’intéressent vivement aux âmes du purgatoire échappent au purgatoire, ou n’y séjournent pas longtemps. Car, disent-ils, la marque la plus infaillible de prédestination est de sauver des âmes puisque Dieu a promis de nous faire le même bien que nous ferions aux autres. Bienheureux les miséricordieux, parce - qu’ils obtiendront eux -même Miséricorde. Nous ne pouvons qu’espérer la reconnaissance des âmes que nous aurons délivrées. Pourraient – elles se montrer moins sensibles et moins charitables que nous ? A l’heure de notre mort et de notre jugement, elles accourront et seront là comme des protecteurs, des témoins à décharge, pour faire pencher la balance du côté de la Miséricorde. Elles déjoueront les pièges de l’esprit infernal et nous obtiendront la plus précieuses des grâces : celle d’une sainte mort. « Je ne me souviens pas, disait St Augustin, d’avoir jamais lu que celui qui prie volontiers pour les trépassés, ait eu une mort mauvaise ou douteuse. » Quel moyen presque assuré d’éviter les rigueurs du purgatoire ! Suivons donc le conseil de l’Evangile : « Faisons – nous des amis afin qu’au moment de notre mort, ceux que nous aurons soulagés nous introduisent dans les Tabernacles Éternels » Nos frères les morts sont maintenant dans le besoin, mais pour peu que nous les aidions, ils montreront au Ciel et nous ouvrirons eux -même la porte. Délivrons les du purgatoire et ils nous empêcherons d’y tomber. Il est rapporté de Ste Catherine de Cortone, qu’à sa mort, toutes les âmes qu’elle avait contribué à délivrer vinrent la recevoir en triomphe.


Exemple

On raconte qu’une personne particulièrement amie des âmes du purgatoire avait consacré sa vie à les soulager. Etant arrivée à l’heure de sa mort, elle fut assaillie avec fureur par le démon qui la voyait sur le point de lui échapper. Il semblait que l’abîme tout entier ligué contre elle l’entourât de ses infernales cohortes. La mourante luttait depuis quelques temps au milieu des plus pénibles efforts, lorsque tout à coup elle vit entrer dans son appartement une foule de personnages inconnus, mais resplendissants de beauté, qui mirent en fuite le démon, et s’approchant de son lit, lui adressèrent des encouragements et des consolations toutes célestes. Poussant alors un profond soupir et transporté de joie, elle s’écria : « Qui êtes vous, qui êtes vous de grâce, vous qui me faites tant de bien ? » « Nous sommes des habitants du Ciel, que votre aide a conduit à la béatitude, et nous venons à notre tour et par reconnaissance, vous aider à franchir le seuil de ce lieu d’angoisses pour vous introduire dans les joies de la Sainte Cité. » A ces paroles, un sourire éclaira le visage de la mourante, ses yeux se fermèrent et elle s’endormit dans la paix du Seigneur. Son âme, blanche et pure comme une colombe, se présentant au Seigneur trouva autant de protecteurs et d’avocats qu’elle avait délivré d’âmes, et reconnue digne de la gloire, elle y entra comme en triomphe, au milieu des applaudissements et des bénédictions de tous ceux qu’elle avait tiré du purgatoire. Puissions nous avoir un jour le même bonheur ! Au profit des âmes du purgatoire, il est aussi possible d’offrir : une visite à l’église, un pèlerinage, l’usage de l’eau bénite, messes, neuvaines, prières, sacrifices, actes d’amour, humiliations, jeûnes… L’usage de l’eau bénite plaît au Divin Sauveur. Chaque fois que le prêtre impose sa bénédiction à l’eau, il agit en qualité de représentant de l’Eglise dont le Sauveur accueille toujours les prières avec complaisance, quelque soit celui pour qui l’Eglise lui adresse des prières « Quand vous prenez de l’eau bénite, faites tomber quelques gouttes à terre pour les âmes du purgatoire en faisant le signe de la croix » nous dit Maria Simma.

Prions


Ne permettez pas ô mon Dieu, que j’éloigne de mon esprit, par une fausse sensibilité, la pensée si salutaire du purgatoire. Gravez la profondément dans mon cœur comme un puissant moyen de me préserver moi – même du purgatoire et de venir en aide aux âmes qui y séjournent. Aidez moi à mettre un terme à leur exil et à leur ouvrir la porte du Ciel.


Vingt neuvième jour

Les apparitions


Dieu permet-il aux âmes du purgatoire de revenir sur la terre ?

Un des amis de St Augustin, évêque d’Usale, lui posa un jour cette question : « Que faut – il penser de ce qu’on a vu plusieurs personnes apparaître après leur mort, aller et venir dans les maisons comme auparavant ? Que faut – il penser encore de ce que, dans certains lieux où il y a des corps enterrés, on entend souvent du bruit, à une certaine heure de la nuit ? » « Je ne suis pas loin de croire, répond le grand docteur, que ces sortes d’apparitions soient fréquentes et naturelles aux morts ; car si cela dépendait d’eux, il n’y a pas de nuits où je ne devrais voir apparaître ma pieuse mère, elle qui pendant sa vie ne se séparait jamais de moi, et qui m’a suivi par terre et par mer, jusque dans les contrées les plus lointaines. Mais je suis convaincu que la Toute Puissance Divine peut leur permettre et leur permet quelquefois d’apparaître pour des raisons pleines de sagesse et que nous devons respecter. » Pourquoi Dieu en effet ne permettrait – il pas aux âmes suppliantes qui nous sont chères et qui souffrent encore, de nous parler elles – mêmes, de nous dire leurs douleurs, d’implorer notre pitié ? En fait, la Ste Écriture, la Vie de Saints, l’Histoire nous montrent des apparitions bien constatées, à toutes les époques, dans tous les pays, devant toutes sortes de témoins. Sans doute, il faut vous tenir en garde contre la crédulité trop facile de ces personnes qui pensent à chaque instant voir paraître et revenir les morts, et qui prennent pour une réalité les vains fantômes d’une imagination exaltée par la douleur ou par les souvenirs. Mais gardez vous de nier la possibilité des apparitions, puisque la raison dit que Dieu peut les autoriser et que l’expérience démontre qu’Il les a en effet autorisées plus d’une fois. Elles sont rares mais possibles.


Pourquoi Dieu le permet-Il ?

L'écriture Ste nous apprend que Samuel après sa mort, apparut à Saül pour lui adresser de justes et sévères reproches. Pour moi je ne crains pas de dire hautement qu’une des raisons qui paraissent les plus fortes pour déterminer Dieu d’accorder aux morts une semblable permission, c’est sans contredit l’ingratitude de ceux qui les oublient sur la terre, eux qui uniquement occupés à s’enrichir de leurs dépouilles, les laissent souffrir indéfiniment dans le purgatoire, sans penser à leur soulagement et à leur délivrance. Aussi ces pauvres âmes apparaissent – elles ordinairement aux vivants sous une forme et dans une attitude qui excitent la pitié et la commisération. Souvent leur visage est triste, des flammes ardentes les environnent, elles poussent de profonds soupirs, des cris plaintifs, elles exhalent des reproches. Quelquefois elles révèlent leur présence par un bruit retentissant, par des symboles extraordinaires : c’est toujours un signe matériel qui nous étonne et éveille en nous leur souvenir, en nous poussant à prier avec plus de ferveur pour leur délivrance.


Exemple

Un jeune homme, issu d’une famille chrétienne, fidèle à ses pratiques de piété, se mettait cependant peu en peine de secourir les âmes du purgatoire. Il ne priait jamais ou presque jamais pour ses parents défunts. Non content de ne pas pratiquer cette salutaire dévotion par lui – même, il en dissuadait les autres, sous prétexte d’une charité mieux placée. Pourquoi, disait – il tant s’occuper du sort des trépassés, puisqu’ils sont assurés de leur salut et qu’ils ne peuvent ni offenser Dieu ni le perdre ? Il ne croyait pas non plus aux apparitions, qu’il tournait souvent en ridicule. Pour le corriger, Dieu permit à ces âmes affligées de sortir de leur prison et d’apparaître sous des formes effrayantes à celui qui leur causait un si grand dommage. Elles l’assiégèrent en tout lieu et à toute heure, poussant des cris déchirants, remplissant ses yeux de fantômes étranges, glaçant son âme de stupeur, ne la laissant reposer ni le jour ni la nuit. Le moyen fut efficace. Le jeune homme changea entièrement de conduite et de langage. Il quitta le monde et entra dans l’ordre de St Dominique. Devenu prêtre, il voua aux âmes du purgatoire un culte si éloquent en leur faveur, qu’il inspira à beaucoup le désir de les soulager et on l’appelait amicalement : l’avocat des morts. Il l’était en effet. Jamais on entendit de raisons si fortes, si convaincantes, si nombreuses, que celles qui sortaient de sa bouche, pour prouver que la charité la plus éminente que l’on puisse exercer en ce monde envers le prochain est de prier pour les défunts. Il mourut en odeur de sainteté et son âme sans doute s’envola au Ciel, près de celles qu’il avait lui – même délivrées par ses suffrages. Imitons un si bel exemple de charité.

Prions


Mon Dieu, Vous êtes assez puissant et assez bon pour nous envoyer des messagers extraordinaires, afin de nous rappeler le souvenir et les besoins de l’Eglise Souffrante. Vous désirez que nous venions à leur aide. Soyez leur propice, Seigneur. Appelez vos enfants au séjour éternel et que la lumière qui ne s’éteint plus, luise sur eux ! Qu’ils reposent en paix.


Trentième jour

Les dernières volontés des défunts


Il faut les exécuter fidèlement

Les dernières volontés des mourants sont sacrées ! Nous sommes obligés de les respecter. Le Concile de Trente recommande aux évêques de veiller attentivement à l’accomplissement des legs pieux faits par les fidèles défunts. D’autres conciles vont jusqu’à priver de la communion ceux qui s’approprient les dons des mourants ou qui diffèrent d’accomplir leurs dernières volontés. Des lois si sévères nous font assez comprendre à quel point on se rend coupable, en privant les défunts des suffrages qu’ils ont voulu s’assurer après leur mort. Malheur donc à ceux qui profitent de la substance des pauvres âmes du purgatoire ! Ils les privent du soulagement qu’elles auraient reçu, se constituent en quelque sorte leurs bourreaux et deviennent responsables de leurs souffrances. Dieu ne les absoudra pas aussi facilement, qu’ils le sachent bien, et le jour viendra où Il leur demandera un compte rigoureux des ces injustices qu’ils ne songent pas même à se reprocher. Ils seront probablement punis, même dès ce monde, par des châtiments temporels, et qui nous dira la longueur et la rigueur des peines qu’ils auront à endurer dans l’autre ? Âme chrétienne, réfléchissez ; vos parents, vos amis, vos bienfaiteurs, ne vous ont-ils pas fait en mourant de pieuses recommandations ? Ne vous ont-ils pas demandé de vive voix ou par testament, des prières et des messes ? Ne vous ont-ils pas au moins suppliés avec des larmes de penser souvent à eux devant le Seigneur ? Avez-vous justifié la confiance qu’ils avaient en vous ? Avez-vous satisfait pleinement et consciencieusement à toutes les obligations qu’ils vous ont laissées ? Si vous ne l’avez pas fait, hâtez vous donc d’acquitter cette dette sacrée de justice !


Il faut les exécuter promptement

Non seulement il faut accomplir avec fidélité les suprêmes volontés des morts mais on doit le faire le plus tôt possible, afin de ne pas priver ces âmes du soulagement que leur obtiendront soit les messes qui seront célébrées pour elles, soit les dons aux nécessiteux en prenant soin de les engager à prier pour leurs bienfaiteurs. Chaque jour de retard est une faute dont nous sommes responsables. Si nous comprenions ce que sont ces terribles expiations du purgatoire ! Au lieu de différer l’accomplissement de ce qui peut les adoucir, nous nous empresserions d’apporter de prompts et efficaces secours à ces âmes si dignes de notre compassion, et dont certaines nous ont été si chères. Que d’héritiers peu consciencieux ont de graves reproches à se faire, à cause de leur négligence à remplir les engagements sacrés qu’ils ont contractés envers leurs frères les morts ! Instruisez vous et ne donnez qu’à des personnes de confiance le soin d’exécuter vos dernières volontés. Déposez entre des mains bien sûres les sommes que vous destinez à de bonnes œuvres, ou à faire célébrer des messes pour votre délivrance, après votre décès. C’est le seul moyen d’être certain que vos volontés dernières seront accomplies, à moins que vous n’ayez le bonheur d’appartenir à une de ces familles chrétiennes qui avec la foi, ont conservé le respect dû au souvenir des morts.


Exemple

Ce trait montre à que point sont punis parfois, ceux qui n’exécutent pas les volontés dernières des mourants. Il est rapporté dans « les gestes de Charlemagne » qu’un vaillant capitaine dont tout le monde vantait la bravoure, touchait au terme de sa carrière. Il fit appeler alors un de ses parents qu’il avait souvent obligé et lui dit : « J’ai passé soixante ans au service de mon roi sans jamais acquérir autre chose que ma solde habituelle. Il ne me reste en mourant que mon fidèle cheval qui m’a rendu tant de services. Quand j’aurai rendu le dernier soupir, vous le vendrez et vous en donnerez le prix aux pauvres pour le soulagement de mon âme. »  Le parent promit. Quand le capitaine eût rendu son âme à Dieu, cet homme séduit par la beauté et les qualités du cheval, le garda pour lui sans faire aux pauvres l’aumône convenue. La moitié de l’année s’était à peine écoulée que l’âme du défunt apparut à ce parent égoïste si peu fidèle à sa promesse : « Malheureux ! Tu n’as point tenu tes engagements ! Aussi tu es la cause de tous les tourments que j’ai endurés, car mon aumône m’en aurait préservé. Et bien sache que ta conduite sera punie par une prompte mort et qu’un châtiment tout particulier t’est réservé ; tu porteras la peine due à tes propres fautes et tu souffriras à ma place toutes celles que je devrais encore souffrir pour satisfaire à la Justice Divine. » Le coupable fut accablé par cette menace et voulant mettre ordre à sa conscience, il se hâta de remplir les dernières volontés du défunt, il fit tout ce qu’il put pour éviter les foudres. Il ne put cependant éviter la mort du corps qui lui avait été annoncée et qui l’enleva aussitôt après avoir accompli les volontés du défunt. L’injustice et l’ingratitude envers les morts sont détestées de Dieu et encourent Sa Sainte Colère dans ce monde et dans l’autre. Empressons nous nous – même, de réparer nos injustices envers des défunts, si nous en avons commis.


Prions


Ne permettez pas, ô mon Dieu, qu’une coupable négligence me fasse manquer à mes devoirs de justice envers les morts. Leurs droits sont sacrés, leurs dernières volontés seront également sacrées pour moi. Je satisferai pleinement à toutes les obligations qu’ils m’ont laissées, et si je puis, je vais accomplir dès maintenant celles que j’ai pu négliger, par mon empressement, par mes prières, pour hâter l’heure de leur délivrance. Jésus Miséricordieux ; Marie, reine du purgatoire, soyez leur propice et qu’ils reposent dans la paix du Ciel.


Exemple à méditer…

Un homme avait trois amis et deux surtout qu’il aimait d’un amour de prédilection. Un jour, il fut accusé devant la justice d’un grand crime bien qu’il fût innocent. Qui de vous, dit il à ses amis, veut m’accompagner jusqu’au Tribunal et protester énergiquement en faveur de mon innocence ? Le premier s’excusa prétextant des occupations. Le second l’accompagna jusqu’à la porte du tribunal, il s’y arrêta et revint bientôt chez lui tremblant, redoutant la colère du juge. Le troisième, celui sur lequel l’accusé comptait le moins, entra, parla en sa faveur, attesta son honorabilité et son innocence avec une telle conviction que le juge lui rendit non seulement la liberté mais lui accorda réparations. En ce monde, l’homme a trois amis. Quand Dieu l’appelle, à l’heure de la mort pour le juger : - l’argent, son ami de prédilection, ne va pas avec lui, il l’abandonne complètement et ne lui sert plus à rien - ses parents, et ses proches l’accompagnent jusqu’à la tombe, lui jettent un peu d’eau bénite au dernier adieu, et retournent tranquillement chez eux - ses bonnes œuvres, le troisième ami, celui dont il s’est peut être le moins préoccupé durant sa vie. C’est tout le bien qu’il aura accompli pour l’amour de Dieu. Seules ses bonnes œuvres lui restent fidèles, l’accompagnent devant le Seigneur, le précèdent, parlent en sa faveur et obtiennent pour lui Pardon et Miséricorde. Âmes chrétiennes, dans votre testament, n’hésitez pas à effectuer des dons pour des œuvres d’église et vous aurez des amis dévoués qui vous ouvriront les portes du Ciel.

Quelques « révélations » sur le purgatoire

Avant d’accéder au Paradis, les âmes des élus passent en moyenne 30 à 40 ans dans le purgatoire. Après la mort, chaque âme subit le jugement particulier. En un instant défilent devant elles tous les détails de sa vie terrestre. A moins d’une rare préparation et si elle est morte en amitié avec Dieu, elle se sauvera d’elle –même dans ce lieu de purification… En effet, elle ne peut accepter le face à face avec la Majesté Divine si elle n’est pas absolument pure ou purifiée. Lors du jugement particulier, certains ne voient que St Michel et leur Ange Gardien, mais c’est déjà un morceau du Ciel si merveilleux… Et l’impatience de jouir enfin de la vision de Dieu et de son Paradis se transforme en un véritable martyre. Il est certain que dans le purgatoire, les âmes gardent une forme humaine ; et les parties du corps humain qui ont été souillées par des péchés non expiés, deviennent incandescentes dans le feu de la purification. Au fur et à mesure de leur purification, les âmes du purgatoire s’élèvent dans des lieux moins douloureux. Il existe trois étages dans le purgatoire et à l’intérieur de chacun, de nombreux degrés. Le purgatoire inférieur ou grand purgatoire est très proche de l’Enfer. La différence avec l’Enfer est que l’âme ne se révolte pas contre Dieu, elle ne désespère pas et ne souhaite pas son malheur aux autres… Au contraire elle remercie Dieu de l’avoir sauvée, malgré ses fautes et elle prie pour que ses proches se convertissent. Pendant cet éventuel séjour dans le grand purgatoire, les âmes des élus ne peuvent pas profiter des soulagements que leur offrent leurs parents ou amis de la terre (sauf au « jour des morts »). Par contre dans le purgatoire ordinaire, les âmes profitent des rafraîchissements offerts par la terre mais à la condition expresse, que de leur vivant, elles aient été elles – même charitables envers les pauvres âmes du purgatoire… Justice oblige…

Offrez des messes pour les âmes du purgatoire

A Cologne, deux dominicains étaient réunis par une grande piété et une égale dévotion aux âmes du purgatoire. Ils vinrent à se promettre que le premier qui mourrait serait secouru par l’autre, de deux Messes par semaine, toute une année. Un jour, l’un des deux, le bienheureux Suzo, apprit que son ami venait de mourir. Il s’empressa de beaucoup prier pour lui, de s’imposer de grandes pénitences, mais il avait totalement oublié les Messes promises… Un matin où Suzo priait à la chapelle, il vit tout à coup son ami lui apparaître ; le cher défunt lui reprocha son infidélité… Suzo cherchait à s’excuser en lui rappelant les nombreuses prières et les bonnes œuvres qu’il avait faites pour lui. Mais le défunt s’écria : « Oh non non ! Cela n’est rien comparé à la Sainte Messe pour éteindre les flammes qui me brûlent ! »… Et il disparut. Suzo, très impressionné, se promit de réparer cet oubli au plus vite. Il alerta plusieurs prêtres pour l’aider à soulager son cher défunt par de nombreuses messes. Au bout de quelques jours de ce charitable secours, le défunt apparut à Suzo environné d’une grande lumière, le visage rayonnant de bonheur et lui dit : « Je vous remercie, mon fidèle ami, de la délivrance que je vous dois. Grâces aux Saintes Messes qui ont été dites pour moi, je suis sorti du purgatoire et je monte au Ciel où je verrai, face à face le Bon Dieu que nous avons adoré si souvent ensemble. » Et il disparut. Grâce à cet évènement et jusqu’à sa mort, le bienheureux Suzo offrit le St Sacrifice de la Messe avec une ferveur renouvelée en faveur des âmes du purgatoire. Faisons dire des Messes… Offrons à Dieu le sang de Jésus… St Jean Chrysostome recommandait cette pieuse pratique : « Ayez dans votre maison à une place apparente, une boîte où chacun puisse y déposer l’obole des morts. Employez ces offrandes à faire dire des messes pour vos défunts. »

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Un Mois avec nos amies les âmes du Purgatoire (1e partie)

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Un Mois avec nos amies les âmes du Purgatoire
les connaître, les prier, les délivrer

Pourquoi des lectures et des prières pendant un mois ? Soulager les morts et être utile aux vivants, tel est le double but que nous avons voulu atteindre en composant ce petit opuscule. On sait bien dans le monde chrétien, que la prière des vivants est utile aux morts, mais on ne sait pas assez que les suffrages pour les morts sont utiles aux vivants. Oui, la puissance et la gratitude des saintes âmes du purgatoire sont trop peu connues et appréciées, et l’on ne se préoccupe pas assez de recourir à leur intercession. Et pourtant, leur crédit est si grand que si l’expérience de chaque jour n’était là pour en rendre témoignage, à peine pourrait-on le croire. A la vérité, ces âmes bénies ne peuvent plus gagner de mérites, mais elles ont la faculté de faire valoir leurs mérites antérieurs en notre faveur. Elles ne peuvent rien obtenir pour elles -même mais les prières qu’elles font pour nous et les souffrances qu’elles endurent touchent vivement le Cœur de Dieu. Et si elles peuvent déjà nous être grandement utiles pendant qu’elles sont dans le lieu de l’expiation, que ne feront-elles pas pour nous lorsqu’elles seront au Ciel ! Comme elles seront reconnaissantes envers leurs bienfaiteurs ! Aussi, le plus grand nombre des théologiens, entre autre les saints Liguori, Bellarmin, Suarez… enseignent que l’on peut légitimement et très utilement invoquer les âmes du purgatoire, pour obtenir de Dieu les grâces et les faveurs dont on a besoin, soit pour l’âme, soit pour le corps. Ste Thérèse avait coutume de dire que tout ce qu’elle demandait à Dieu par l’intermédiaire des fidèles trépassés, elle l’obtenait. « Quand je veux obtenir sûrement une grâce, disait Ste Catherine de Bologne, j’ai recours à ces âmes souffrantes, afin qu’elles présentent ma requête au Seigneur, et la grâce est toujours accordée. » Elle assurait même qu’elle avait reçu par leur entremise bien des faveurs qui ne lui avaient pas été accordées par l’intercession des Saints. Il y a notamment certaines faveurs temporelles qui semblent être plus particulièrement réservées à ces âmes : la guérison d’une maladie grave, la préservation d’un danger physique, moral ou spirituel, le mariage et l’entente dans les foyers, trouver un travail… Dieu, sachant combien les hommes attachent de prix à ces biens de second ordre, les a mis, pour ainsi dire, à la disposition des âmes souffrantes, afin de nous inciter par là à leur procurer les plus abondants suffrages. Il y a donc tout à gagner pour nous à échanger ainsi nos prières contre celles de nos frères les morts. Admirable don de la Providence et mystère de la Communion des Saints ! En même temps que nous les soulageons par nos prières et que nous les délivrons du purgatoire, ils offrent à Dieu pour nous, leurs mérites acquis sur la terre et nous recevons ainsi, des bénédictions spirituelles et temporelles. Que d’avantages, que de consolations de toutes sortes dans la pratique de la charité chrétienne à l’égard des membres de l’Eglise souffrante ! Connaître les âmes du purgatoire, les délivrer, les prier : voilà les trois raisons de ce livret. Qui pourrait affirmer qu’il n’y a personne de sa famille ou de ses proches au purgatoire ? Vous pouvez commencer ces lectures et prières, soit : début novembre pour le mois qui leur est concerné, soit : le 25 novembre pour terminer le plus grand jour de la libération des âmes du purgatoire : Noël, soit : à partir du moment où vous recevrez ce livre, soit : au décès d’une personne aimée, soit : lorsque vous vous y sentirez appelé…


Abbé Berlioux

Prières à dire chaque jour suivies d'une dizaine de chapelet


Litanies pour les âmes du purgatoire


Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus – Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus – Christ, écoutez nous
Jésus – Christ, exaucez nous
Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié des âmes du purgatoire
Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié des âmes du purgatoire
Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié des âmes du purgatoire
Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié des âmes du purgatoire
Sainte Marie, priez pour les âmes du purgatoire
Sainte Mère de Dieu, priez pour les âmes du purgatoire
Sainte Vierge des vierges, priez pour les âmes du purgatoire
Sainte Michel, priez pour les âmes du purgatoire
Tous les Anges et les Archanges, priez pour les âmes du purgatoire
Tous les chœurs des Esprits Bienheureux, priez pour les âmes du purgatoire
Tous les saints Patriarches et prophètes, priez pour les âmes du purgatoire
Saint Jean - Baptiste, priez pour les âmes du purgatoire
Saint Joseph, priez pour les âmes du purgatoire
Saint Pierre, priez pour les âmes du purgatoire
Saint Jean, priez pour les âmes du purgatoire
Tous les saints Apôtres et Évangélistes, priez pour les âmes du purgatoire
Saint Étienne, priez pour les âmes du purgatoire
Saint Laurent, priez pour les âmes du purgatoire
Tous les saints Martyrs, priez pour les âmes du purgatoire
Saint Grégoire, priez pour les âmes du purgatoire
Saint Ambroise, priez pour les âmes du purgatoire
Saint Augustin, priez pour les âmes du purgatoire
Saint Jérôme, priez pour les âmes du purgatoire
Tous les saints Pontifes et Confesseurs, priez pour les âmes du purgatoire
Tous les saints Docteurs, priez pour les âmes du purgatoire
Tous les saints Prêtres et Lévites, priez pour les âmes du purgatoire
Tous les saints Moines et Ermites, priez pour les âmes du purgatoire
Sainte Marie - Madeleine, priez pour les âmes du purgatoire
Sainte Catherine, priez pour les âmes du purgatoire
Sainte Barbe, priez pour les âmes du purgatoire
Toutes les saintes Vierges et Veuves, priez pour les âmes du purgatoire
Toutes les saints de Dieu, priez pour les âmes du purgatoire
Soyez leur propice, pardonnez leur, Seigneur
Soyez leur propice, exaucez nous, Seigneur
De tout mal, délivrez les, Seigneur
De votre colère, délivrez les, Seigneur
De la sévérité de votre justice, délivrez les, Seigneur
Du ver rongeur de la conscience, délivrez les, Seigneur
Des ténèbres effroyables, délivrez les, Seigneur
De leurs pleurs et gémissements, délivrez les, Seigneur
Par votre Incarnation, délivrez les, Seigneur
Par votre Sainte Nativité, délivrez les, Seigneur
Par votre Nom très doux, délivrez les, Seigneur
Par votre Baptême et votre Saint Jeûne, délivrez les, Seigneur
Par votre profonde humilité, délivrez les, Seigneur
Par votre grande obéissance, délivrez les, Seigneur
Par votre amour infini, délivrez les, Seigneur
Par vos angoisses et vos souffrances, délivrez les, Seigneur
Par votre sueur de sang, délivrez les, Seigneur
Par vos liens et vos chaînes, délivrez les, Seigneur
Par votre couronne d’épines, délivrez les, Seigneur
Par vos très saintes plaies, délivrez les, Seigneur
Par votre Croix et votre passion, délivrez les, Seigneur
Par votre mort ignominieuse, délivrez les, Seigneur
Par votre sainte Résurrection, délivrez les, Seigneur
Par votre admirable Ascension, délivrez les, Seigneur
Par l’avènement du Saint Esprit Consolateur, délivrez les, Seigneur
Tout pécheur que nous sommes, nous vous en prions, écoutez- nous
Vous qui avez pardonné à la pécheresse et exaucé le Bon Larron, nous vous en prions,…
Vous qui sauvez par votre Grâce, nous vous en prions,…
Qu’il vous plaise de délivrer nos parents, amis et bienfaiteurs des flammes expiatrices, nous vous en prions,…
Qu’il vous plaise de délivrer tous les fidèles trépassés de leurs souffrances, nous vous en prions,…
Qu’il vous plaise de prendre en pitié ceux qui n’ont point en ce monde d’intercesseurs particuliers, nous vous en prions,…
Qu’il vous plaise de faire grâce à tous et de les délivrer de leurs peines, nous vous en prions,…
Qu’il vous plaise d’exaucer leurs désirs, nous vous en prions,…
Qu’il vous plaise de les admettre au Ciel parmi les élus, nous vous en prions,…
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, donnez leur le repos
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, donnez leur le repos
Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, donnez leur le repos éternel
Jésus – Christ, écoutez nous
Jésus – Christ, exaucez nous
Seigneur, écoutez ma prière
Et que ma supplication parvienne jusqu’à Vous.


Credo

Je crois en Dieu le Père Tout Puissant….


De Profundis

Des profondeurs de l’abîme, j’ai crié vers Vous, Seigneur : écoutez ma prière. Que Vos oreilles soient attentives à la voix de ma supplication, si vous tenez compte de nos iniquités, Seigneur, Seigneur, qui pourra subsister devant Vous ? Mais Vous êtes plein de miséricorde, et j’espère en Vous Seigneur, à cause de Votre Loi. Mon âme s’est appuyée sur Votre Parole, mon âme a mis toute sa confiance dans le Seigneur. Depuis le matin jusqu’au soir, Israël espère dans le Seigneur ; car dans le Seigneur est la Miséricorde et une abondante rédemption. C’est Lui qui rachètera Israël de toutes ses iniquités. Donnez- leur Seigneur le repos éternel Et que la lumière éternelle les éclaire.


Salve Regina

Salut, ô Reine, notre vie, notre consolation, notre espoir, salut. Enfants d'Ève, nous crions vers vous. Vers vous, nous soupirons gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. Ô vous, notre avocate, tournez vers nous, vos regards compatissants, et après l’exil de cette terre, obtenez nous de contempler Jésus, le fruit béni de vos entrailles, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie.

Priez pour nous, Sainte Mère de Dieu,

afin que nous soyons dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ


Prière pour les âmes du Purgatoire


Seigneur Jésus, prenez en pitié les âmes détenues en purgatoire, pour le salut desquelles Vous avez daigné prendre notre nature humaine et subir la mort la plus douloureuse. Ayez pitié de leurs aspirations brûlantes à vous voir, ayez pitié de leurs larmes de repentir, et par la vertu de Votre Passion, remettez leur les peines encourues par leurs offenses. Très doux Jésus, que Votre Sang descende sur ces chères âmes ! Qu’il abrège leur temps d’expiation et qu’elles puissent bientôt être appelées auprès de Vous dans l'éternel bonheur ! Amen.

Premier jour


Prière


Seigneur, exaucez les prières que nous vous adresserons chaque jour de ce mois pour la consolation de nos frères les morts, et procurez leur un lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix ! Écoutez aussi la prière que ces âmes du purgatoire vous adresserons pour nous, afin que nous obtenions désormais, par leur entremise, les grâces que nous vous aurons demandées.


Motifs de sanctifier ce mois

L’origine du mois des morts remonte jusqu’à la loi ancienne, jusqu’au peuple d’Israël. Ce peuple, en effet, qui seul possédait alors le véritable esprit de Dieu, ne se contentait pas de proclamer dans ses livres inspirés que c’était une simple et salutaire pensée de prier pour les morts, mais il voulut encore régler le temps et la durée de cette prière. C’est pourquoi il fut établi que le deuil ne serait achevé, dans chaque famille, que lorsque chaque mort aurait été pleuré pendant un mois entier. Ainsi, après le trépas du patriarche Jacob, ses fils le pleurèrent et firent des prières pendant trente jours. Encouragés par une pratique si ancienne et si autorisée, la piété des fidèles a consacré un mois entier au soulagement des âmes du purgatoire. Et comme l’Eglise célèbre la commémoration de tous les fidèles trépassés le deuxième jour de novembre, ce mois a semblé le plus convenable pour cette dévotion. Le mois des âmes du purgatoire, recommandés par les Souverains Pontifes, enrichi de faveurs spirituelles, est célébré publiquement par un grand nombre de communautés religieuses et de paroisses chrétiennes. Saluez avec bonheur l’aurore de ce mois qui répond admirablement aux besoins de votre cœur. Il va nous rappeler les souvenirs les plus tendres de la famille, les promesses les plus sacrées, les adieux les plus touchants. Il va développer votre compassion en faveur de frères et d’amis qui doivent vous être d’autant plus chers, qu’ils sont souffrants et malheureux. Oui, la dignité de ces âmes infortunées, la rigueur de leurs peines, leur impuissance à se secourir elles – mêmes, la Gloire de Dieu, votre intérêt personnel enfin, tout vous presse de les visiter et de leur venir en aide, chaque jour de ce mois. C’est par excellence le mois de la charité et de la reconnaissance, le mois des vivants et des morts, le mois véritablement libérateur ! Enthousiasmée par ces motifs, une Sainte s’écriait en commençant les exercices du mois de novembre : « vidons le purgatoire ! » Ayez à cœur de soulager beaucoup d’âmes du purgatoire pendant ce mois de bénédictions qui leur est consacré ! N’oubliez pas ce devoir.


Moyen de bien le sanctifier

Pour bien célébrer le mois des morts, prenez aujourd’hui les résolutions suivantes, auxquelles vous serez fermement fidèle. Chaque jour, dès le matin, offrez à Dieu pour les âmes du purgatoire, les mérites de vos travaux, de vos souffrances, tout pour le soulagement de vos parents défunts. Ayez une heure fixe dans la journée pour lire attentivement votre mois des âmes du purgatoire. Cette lecture éclairera votre esprit, attendrira votre cœur : ne l’omettez jamais. Allez quelquefois au cimetière déposer sur la tombe de tous ceux qui vous ont été chers, vos prières qui les consoleront. Il fait bon prier ! Chaque semaine, consacrez un jour plus spécial aux âmes du purgatoire, le mercredi par ex, et assistez à la Messe à cette intention. Dans le courant du mois, faites célébrer des messes, confessez vous et communiez avec ferveur. Oui, faîtes cela, et à la fin du mois, vous aurez envoyé vers l’Eglise triomphante du Ciel un grand nombre de vos frères qui gémissent et pleurent dans les flammes purifiantes de l’Eglise souffrante. Quel sujet de consolation ! Quel gage d’espérance ! « Allons, levez – vous, disait St Bernard,  volez au secours des âmes des défunts, appelez sur elles la clémence divine par vos participations aux messes, implorez la miséricorde divine par vos pénitences et intercédez par vos prières ».


Exemple

Voici comment une personne digne de foi raconte sa guérison extraordinaire, obtenue par l’entremise des âmes du purgatoire, durant le mois de novembre : « J’étais depuis plusieurs années, atteinte d’une cruelle maladie qui faisait de mon corps un squelette, de ma vie un martyre, et me conduisait vers la tombe. J’avais consulté plusieurs médecins spécialistes ; mais tous les remèdes qu’ils me prescrivaient, après quelques rares instants de soulagement, me laissaient plus faible et plus oppressée. Ne pouvant rien obtenir des ressources de la médecine, j’ai laissé de côté tous les médicaments et j’ai eu recours aux âmes du purgatoire qui comprennent bien le mystère de la souffrance. Le mois de novembre, qui leur est spécialement consacré, allait commencer. Je pris la résolution de le célébrer avec toute la ferveur possible. Mes parents et les personnes ferventes de ma connaissance unirent leurs prières aux miennes. Chaque soir, assemblés dans ma chambre au pied d’une statue de St Joseph, nous demandions avec confiance deux choses : la délivrance des âmes du purgatoire et ma guérison. Vers la fin de la première semaine, j’éprouvais une amélioration sensible, et chose admirable, le jour de la clôture du mois, j’étais à l’église. Ma guérison était complète. Il ne restait plus trace de la maladie qui m’avait torturée si longtemps et qui, au dire même des médecins, était incurable. Ils ont été singulièrement surpris d’apprendre que j’avais échappé à la mort. Grâces soient rendues aux saintes âmes du purgatoire dont la protection s’est manifestée d’une manière si visible à mon égard ! » Que de faveurs nous obtiendrons aussi si nous prions pendant un bon mois pour les saintes âmes du purgatoire ! Courage donc et confiance !

Prions


Dieu bon et miséricordieux, daignez exaucer les prières ferventes que nous vous adresserons durant ce mois de bénédictions. Nous en consacrerons tous les jours et toutes les heures au soulagement et à la délivrance de ces âmes captives qui crient vers vous et vers nous du fond de leurs ténèbres. Seigneur, appelez vos enfants et nos frères au repos éternel, et que la lumière qui ne s’éteint plus, luise sur eux ! Qu’ils reposent en paix.


Dîtes ensuite chaque jour: une dizaine de chapelet, les litanies des fidèles défunts, le Credo, le Salve Regina, la prière pour les âmes du purgatoire, le De Profundis.


Deuxième Jour

Le Purgatoire


Qu’est-ce - que le purgatoire ?

La foi nous apprend que le purgatoire, comme l’étymologie de ce mot l’indique, est un lieu de douleur et d’expiation, où la Justice divine achève de purifier les âmes pas assez pures pour être admises au Ciel. Ce n’est pas le Paradis, où rien de souillé ne peut pénétrer ; ce n’est pas l’Enfer où il n’y a plus de Rédemption ; c’est un lieu intermédiaire entre le séjour des joies infinies et le séjour des infinies douleurs. Il tient de l’enfer par la rigueur de ses supplices, il tient du Ciel par la sainteté de ceux qui y gémissent. C’est un feu dévorant mais qui purifie ; c’est un séjour de larmes, mais ce n’est pas le lieu des « pleurs éternels » dont parle l’Evangile. Le travail de purification terminé, Dieu appellera près de Lui, ces âmes affranchies par la souffrance, pour les associer à son propre bonheur. Le purgatoire est donc une peine temporaire, et il n’existera plus après le Jugement dernier. Tel est le purgatoire. C’est là que souffrent et gémissent la plupart des âmes qui ont terminé leur pèlerinage d’ici-bas. Car l’entrée immédiate dans le Paradis n’est la privilège que d’un petit nombre. C’est là que certains de nos parents, de nos bienfaiteurs, de nos amis sont peut-être encore. C’est là que nous – même serons vraisemblablement un jour ! Et peut – être bientôt ! Et qui pourrait se flatter de mourir assez pur pour ne rien avoir à expier ? Il importe donc de bien connaître l’état de ces pauvres âmes pour compatir à leurs douleurs et pour mériter d’être soulagés à notre tour !


Pourquoi le purgatoire ?

Lorsqu’une âme paraît devant le Souverain Juge, si elle est exempte de toute souillure, Jésus lui ouvre le Ciel et lui décerne la couronne promise aux justes. Mais, si cette âme ne porte sur la robe de son innocence que quelques légères souillures, que deviendra – t – elle ? Où ira – t –elle ? Que deviendront tant d’autres âmes pas assez pures pour monter au Ciel, pas assez obscures pour choisir l’enfer ? Ne verront – elles donc jamais la face de Dieu ? Bénissons le Seigneur qui a trouvé le moyen de concilier les droits de sa Justice et de sa Miséricorde, en plaçant le purgatoire comme un jalon entre le Ciel et l’enfer. Là, ces âmes s’épurent comme l’or dans le creuset. Là, s’effacent la rouille et les traces du péché. Aussi Tertullien, faisant allusion aux souffrances qu’on y endure, les appelle les tourments de la Miséricorde. Considérez donc que le Purgatoire a sa raison d’être. Oui, il est nécessaire pour compléter la pénitence que nous n’aurons pas faite en ce monde pour satisfaire à la Justice divine, et mériter par l’expiation, une immense gloire. C’est une invention de la bénignité du Sauveur, que nous pourrions appeler un huitième sacrement, le ‘sacrement du feu’, pour les âmes auxquelles les sacrements véritables de l’Eglise, n’ont pas suffi à conférer une pureté parfaite. Gloire donc à la Miséricorde divine qui sauve par le purgatoire ceux que nous avons aimés, et nous fournit les moyens d’abréger leurs souffrances et de leur ouvrir le Ciel.


Exemple

Un prêtre prêchant sur le purgatoire, terminait ainsi son instruction : « Ces derniers jours, j’ai reçu la nouvelle que mon père venait de mourir. Etant éloigné de ma famille, cette nouvelle m’a brisé le cœur. Je n’ai pas eu le bonheur de l’embrasser pour la dernière fois ; je n’ai pas pu lui fermer les yeux de ma main qu’il aimait tant à baiser lorsqu’elle reçut l’onction du sacerdoce. Dans la peine que je ressens, dans la douleur qui m’accable, l’unique consolation que j’éprouve, c’est de pouvoir le recommander à vos prières à vous tous qui êtes si bons et si indulgents pour moi. Lorsque dans cette pensée, je monte à l’autel, afin d’offrir le saint sacrifice pour le repos de l’âme de mon père, il me semble que je ne l’ai pas perdu ; il me semble enfin que ma prière adoucit, abrège ses peines, le délivre du purgatoire et lui ouvre le Ciel, où il m’a donné rendez – vous dans la maison de Dieu. C’est une pensée sainte et salutaire de prier pour les morts ! Oh que le purgatoire est bien une invention de la Miséricorde de Dieu ! »


Prions


J’adore, ô mon Dieu, vos éternels décrets ; je confesse que le purgatoire, en conciliant votre Justice et votre Miséricorde, est une œuvre de votre Amour. Faites, Seigneur, que j’évite par la pénitence, ce lieu de peines et de privations, et que ma prière obtienne de votre indulgence paternelle, la fin de l’exil de ces âmes souffrantes qui vous appellent avec tant d’ardeur. Ô Jésus, soyez leur propice ! Appelez vos enfants et nos frères au repos éternel, et que la lumière qui ne s’éteint plus luise sur eux. Qu’ils reposent en paix !

Troisième jour

Existence du purgatoire


La Parole de Dieu


L’existence du Purgatoire n’est pas seulement une pieuse croyance, que nous sommes libres d’accepter ou de rejeter, c’est un dogme formel enseigné par la foi et que nous devons professer sous peine d’anathème. C’est une sainte et salutaire pensée, dit l’Ancien Testament, de prier pour les morts, afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés. Les Juifs étaient tellement convaincus de cette vérité qu’ils avaient dans leur rituel une prière spéciale, que le chef de famille devait faire, pour la délivrance des trépassés, avant de se mettre à table. Jésus – Christ lui – même enseignait : « Réglez vos comptes avec votre adversaire pendant que vous êtes dans la vie ; car autrement votre adversaire vous remettra entre les mains du juge, et le juge vous livrera à son ministre qui vous jettera dans une prison, d’où vous ne sortirez que lorsque vous aurez payé votre dette jusqu’à la dernière obole ». Or cet adversaire, disait St Augustin, c’est Dieu lui – même, l’ennemi irréconciliable du péché. Ce juge inexorable, c’est Jésus – Christ qui s’appelle dans l’Ecriture, le juge des vivants et des morts. Enfin, cette prison redoutable, c’est le purgatoire d’où l’on ne peut sortir qu’après avoir entièrement satisfait à la Justice divine, après avoir éliminé tous les ténèbres qui nous obscurcissent. Jésus ne s’est pas contenté de graver dans nos cœurs le souvenir du purgatoire. Il nous a donné l’exemple en descendant dans les limbes après sa mort. Il a entraîné dans la joie immense du Ciel ouvert à jamais, les âmes qui attendaient là depuis la chute d’Adam, cette chute qui avait fermé l’accès du Paradis. Mon Dieu, je crois au purgatoire, j’adore l’équité de vos jugements, même dans les rigueurs de votre Justice !


L’enseignement de l’Eglise

La foi de l’Eglise n’est pas moins explicite. Voici comment l’a formulé le Concile de Trente : « Qu’il soit anathème celui qui affirmerait que, après avoir reçu la grâce de la justification, tout pécheur obtient tellement la rémission de sa faute et l’acquittement de la peine éternelle, qu’il ne lui reste aucune dette temporelle à payer, ou en ce monde ou en l’autre, dans le purgatoire, avant que lui soit ouverte l’entrée du Royaume des Cieux ». Tous les docteurs grecs et latins, tous les peuples anciens et modernes, ont professé la même croyance. D’après ce point de foi, l’Eglise, mère tendre et compatissante, prie tous les jours au cours de la messe pour les âmes du purgatoire. Elle recommande à ses enfants d’offrir souvent à Dieu, prières, sacrifices, souffrances et messes pour la délivrance de leurs frères décédés. Enfin, elle a un solennel anniversaire, où elle appelle la chrétienté entière au secours des fidèles trépassés. Il est consolant de penser qu’après notre mort, l’Eglise priera pour nous, Elle invitera tous ses fidèles à demander à Dieu notre délivrance, Elle ne cessera de prier que lorsqu’elle nous aura introduit dans le sein de l’Eglise triomphante. Notre Église catholique est comme une bonne mère, elle connaît la faiblesse de ses enfants !


Exemple

Judas Macchabée, cet homme de foi et de cœur, à qui le Seigneur avait confié le soin de défendre Israël et sa loi, Jérusalem et son temple, venait de remporter une grande victoire et de mettre en fuite les ennemis de Dieu et de sa patrie. Le premier mouvement de ce guerrier aussi pieux que brave fut de ployer le genou pour rendre grâce au Dieu des armées. Puis se relevant avec les siens, il vit autour de lui les corps de ses compagnons d’armes qui étaient morts, ensevelis dans leur triomphe. Pénétré alors d’un sain respect pour les restes inanimés de ces braves, Judas les recueillit avec soin pour les déposer dans le sépulcre de leurs pères. Enfin, songeant aux âmes de ces martyrs de la religion et de la patrie, il fit faire une collecte et envoya à Jérusalem douze mille drachmes d’argent, afin d’obtenir un sacrifice pour les péchés des morts. Car il pensait avec sagesse et piété à la résurrection, considérant que ceux qui étaient endormis dans la foi avaient en réserve une récompense précieuse. Voilà ce qui se passait il y a plus de deux mille ans, et confirmant toutes ces choses à la fois graves et touchantes, l’Esprit de Dieu répétait par la bouche de l’historien sacré : « C’est donc une sainte et salutaire pensée de prier pour les morts afin qu’ils soient délivrés de leurs péchés. »

Prions


Enfant soumis de votre Église, je crois fermement, ô mon Dieu, à l’existence du purgatoire. J’y crois parce – que votre Esprit de vérité l’a révélé, parce – que vos saints et vos docteurs l’enseignent. Augmentez ma foi afin que grandisse ma charité envers les âmes captives. Soyez leur propice, ô Jésus ! Seigneur, appelez vos enfants et nos frères au repos éternel, et que la lumière qui ne s’éteint plus, luise sur eux ! Qu’ils reposent en paix !

Quatrième jour

Existence du purgatoire


Témoignage de notre raison

D’accord avec la foi, la raison proclame aussi l’existence du purgatoire ; sa voix nous parle comme l’Eglise et les Écritures Elle nous dit d’abord que Dieu, étant la sainteté même, rien d’impur ne peut entrer dans son Royaume ; qu’il y a une éternelle, une invincible répulsion entre le moindre mal et le bien par excellence, et qu’une âme, ne fut – elle souillée que d’une légère tache, est indigne de s’unir à Lui tant qu’elle ne sera pas purifiée. Car pour la première fois, elle introduirait le péché dans le Ciel. « Seigneur, s’écrie le Roi Prophète, qui habitera votre tabernacle et qui se reposera sur votre montagne sainte ? Celui – là seul qui est sans péché, et qui possède la perfection de la Justice. » La raison nous dit encore que Dieu, étant infiniment Juste, exige une réparation, Il ne peut pas davantage laisser sans purification le plus léger péché, qu’Il ne peut laisser sans récompense le plus petit acte de vertu. Donc, celui qui n’aura pas réparé ses fautes en ce monde, les réparera infailliblement dans l’autre. Les satisfactions que nous n’aurons pas rendues à la Justice de Dieu pendant cette vie, la Justice de Dieu se les rendra elle – même après notre mort. Et où se les rendra – t – elle ? Dans le purgatoire. Prouvons notre foi au dogme du purgatoire par une tendre charité pour les âmes qui en subissent les rigueurs, et en évitant des fautes légères qui peuvent nous y conduire nous – même. Que celui qui est juste devienne plus juste encore, et que celui qui est saint devienne encore plus saint.


Témoignage de notre cœur

« Il n’y a pas de dogme catholique qui n’ait ses racines dans les profondeurs du cœur humain » disait Joseph de Maistre. C’est pourquoi nous somme naturellement enclins à embrasser certaines vérités révélées. De ce nombre est le purgatoire. Les impies eux – même, qui ont abjuré toute croyance, tout sentiment religieux, avouent avec sincérité, qu’ils ne peuvent, en ces graves circonstances, retenir des prières secrètes qui s’échappent de leur cœur, pour des personnes auxquelles de tendres liens les unissent étroitement. Preuve évidente que c’est là un sentiment imprimé dans le cœur de l’homme par le Doigt de Dieu. Aussi le retrouve – t – on dans tous les pays et chez tous les peuples du monde. Qu’y a-t-il en effet de plus suave au cœur que cette croyance et ce culte pieux, qui nous rattachent à la mémoire et aux souffrances des morts ? Oui, nous avons besoin de croire qu’il existe au – delà des rives du temps, un lieu d’expiation, qui n’est pas l’enfer, mais la Voie du Ciel. Nous avons besoin de croire, et nous devons croire, que nos parents et amis qui sont emprisonnés, sont soulagés par nos prières et nos bonnes œuvres, qu’ils nous voient et nous entendent. Nous avons besoin de croire que nous – même, un jour, nous serons soulagés à notre tour. Cette pensée est douce et consolante !


Exemple

Un jeune Écossais, luthérien, avait un frère unique, qu’il aimait tendrement. Une apoplexie foudroyante le lui enleva subitement au milieu d’une fête mondaine, où l’on ne s’attendait guère à une aussi lugubre catastrophe. A partir de ce moment, il fut en proie à une angoisse profonde et incessante. Il pensait constamment à ce passage si brusque d’un festin au redoutable jugement de Dieu. Il craignait que son frère ne fut pas trouvé assez pur pour entrer immédiatement au Ciel. Sa religion protestante ne lui enseignait pas de lieu purificateur entre les parvis célestes et les profondeurs de l’abîme. Pour se distraire, on lui ordonna de voyager et il vint en France. Il y rencontra un prêtre et lui fit part de son chagrin : « Mon ami, lui dit l’homme de Dieu, il est nécessaire pour tout homme d’expier ses péchés, même dans l’au – delà. Notre foi catholique nous dit qu’il y a entre le Ciel et l’enfer, un lieu intermédiaire, où les âmes achèvent de se purifier, et où nous pouvons les secourir par nos prières. » Il accepta l’enseignement de l’Eglise catholique, qui lui demandait de prier pour son frère, afin qu’il entre dans le bonheur éternel tant il est vrai que la croyance au purgatoire est un besoin du cœur humain !


Prions


Mon Dieu, que mes prières, mes sacrifices, mes souffrances servent à toucher votre bonté et à hâter l’instant de la délivrance des âmes de nos chers défunts. Soyez béni, ô mon Jésus, pour vos consolations ! Appelez nos frères dans ce séjour éternel ! Qu’ils reposent en paix.

Cinquième jour

Souffrances du purgatoire, peine du feu


Feu véritable

La grande Tradition de l’Eglise nous dit que les âmes ne sont admises dans le séjour de la gloire qu’après avoir été purifiées par le feu. Évidemment, ce n’est pas celui de l’enfer qui ne s’éteindra jamais ; c’est donc celui qui fera ressentir ses rigueurs en purgatoire. Telle est l’affirmation unanime de tous les grands docteurs de l’Eglise. Saint Augustin et Saint Thomas appelaient cela : le supplice du feu ! Ce seul mot fait frémir. Etre tout entier dans le feu, dans un feu actif, pénétrant, qui atteint l’intime même de l’être, quel cruel supplice ! Le feu matériel n’agit que sur le corps, et combien ses effets sont horribles ! Qui pourrait soutenir un charbon ardent sur sa main, une seule minute ? Mais le feu du purgatoire agit sur l’âme elle-même ; il atteint l’intelligence, la mémoire, la sensibilité : toutes les facultés en sont saisies et pénétrées. Devant ce supplice que nous pouvons à peine imaginer et que nous avons si souvent mérité par nos fautes journalières, posons nous cette question: qui parmi nous pourra habiter dans ce feu dévorant ? Mon Dieu, préservez nous du feu du purgatoire ! C’est le souffle de la Justice de Dieu qui l’allume et l’entretient. Il n’agit pas comme élément, mais comme instrument de la puissance divine, il purifie les âmes sans les détruire. Le feu de ce monde n’est rien comparé à celui du purgatoire. Le feu de ce monde est un don de la Providence, celui du purgatoire est une création de Sa Justice. « Non, disait St Thomas, les fournaises les plus ardentes, les feux les plus cuisants auxquels on condamnait les martyrs, ne sont qu’une ombre légère, en comparaison des flammes dévorantes qu’on souffre au purgatoire ». « Ce feu, ajoutait un Saint Père, est égal en tout à celui de l’enfer, moins la durée. Les peines de cette vie quelles qu’elles soient, ne peuvent entrer en comparaison avec celles du purgatoire. Qui serait donc assez inhumain pour ne pas écouter les cris déchirants de ces êtres infortunés, qui du fond de leur prison où ils brûlent nuit et jour, implorent notre assistance ? Si vous étiez à leur place et que tout le monde eût pour vous aussi peu de charité que vous en avez pour eux, comment qualifieriez vous une pareille cruauté ? Réfléchissez sérieusement et prenez des résolutions en conséquence. »


Exemples

Le vénérable Stanislas Kostka, Jésuite polonais, vit apparaître une âme du purgatoire, toute enveloppée de flammes et poussant des cris lamentables. Il lui demanda si ce feu était comparable à celui de la terre. L’âme lui répondit que le feu de la terre, à côté de celui du purgatoire, était un doux zéphyr. Mais le bon religieux, ayant de la peine à le croire, lui dit qu’il voudrait bien en sentir l’ardeur, si cela était possible. « Ah ! lui répondit l’âme du purgatoire, un homme encore vivant n’est pas capable d’en sentir même une petite partie. Cependant, pour vous convaincre, étendez la main vers moi et vous en aurez une idée. » Stanislas étendit la main sur laquelle le défunt laissa tomber une goutte de sueur. La douleur fut si vive que le vénérable Stanislas poussa un grand cri et tomba sans connaissance, comme s’il allait mourir. Aussitôt les religieux accoururent ; quand il fut revenu à lui, ils s’informèrent de la cause de ce mal subit et du cri… Au récit de l’évènement, ils furent tous remplis de crainte, et prirent la résolution de multiplier leurs pénitences, de fuir les plaisirs du monde et de raconter partout ce prodige, afin d’éviter aux fidèles le terrible feu du purgatoire ! Saint Stanislas Kostka vécut encore un an, toujours en proie aux plus vives douleurs de sa plaie qui ne se ferma pas… Le Père Ferdinand de Castille rapporte cet autre fait qui se réalisa dans le couvent St Dominique, à Zamora, en Espagne. Dans ce couvent vivait un Dominicain très vertueux, uni d’amitié avec père Franciscain non moins saint. S’entretenant souvent des mystères de l’au – delà, ils s’étaient promis de ne pas s’oublier après la mort. Ce fut le Franciscain qui mourut le premier. Peu de temps après sa mort, il apparut au Dominicain. Après l’avoir salué affectueusement, il lui apprit qu’il lui restait beaucoup à souffrir pour des choses légères qu’il n’avait pas expiées… Pour exciter son ami à travailler à sa délivrance, il lui fit voir les flammes dont il était dévoré. « Rien sur la terre, lui dit – il, ne peut vous donner une idée de l’ardeur de ce feu. En voulez – vous une preuve ? » Il posa sa main sur une table et elle s’y enfonça profondément. Cette table, témoin du feu du purgatoire, est toujours conservée à Zamora, province de Léon en Espagne. Écoutez ce que Ste Catherine de Gènes nous disait dans sa biographie : « De ce Divin Amour, je vois jaillir de l’âme certains rayons et flammes brûlantes, si pénétrants et si forts, qu’ils sembleraient capables de réduire au néant non seulement le corps, mais l’âme elle – même s’il était possible. Ces rayons opèrent de deux manières : l’une est de purifier, l’autre d’anéantir. » Telle est l’effet du feu dans les choses matérielles. Il y a cette différence que l’âme ne peut s’anéantir en Dieu, mais uniquement dans son être propre. Plus elle se purifie, plus aussi elle s’anéantit en elle – même et pour finir elle est toute purifiée en Dieu. L’or, purifié à vingt – quatre carats, ne se consume plus, quel que soit le feu par où il passe. Ce qui peut être consumé en lui, ce n’est que sa propre imperfection. Ainsi s’opère dans l’âme, le Feu Divin. Dieu la maintient dans le feu jusqu’à ce que toute imperfection soit consumée. Il la conduit à la pureté totale de vingt-quatre carats, chaque âme cependant selon son degré. Quand elle est purifiée, elle reste toute entière en Dieu, sans rien en elle qui lui soit propre, et son être est Dieu. Une fois que Dieu a ramené à Lui l’âme purifiée, celle – ci, n’ayant plus rien à consumer, ne peut plus souffrir. Dans cet état de pureté, l’âme ne peut plus sentir que le Feu du Divin Amour de la Vie Éternelle, sans rien de pénible.

Prions


O mon Dieu, combien je redoute votre feu divin, quand je me rappelle ma vie sensuelle, mes innombrables péchés, le peu que j’ai fait pour vous ! Ayez pitié de moi, Seigneur ! Mais ayez aussi pitié des âmes de mes frères, qui m’ont précédé dans l’éternité, et qui sont maintenant sous l’empire de votre Justice. O Jésus, soyez - leur propice, et placez - les près de vous, au séjour de la gloire ! Qu’ils reposent en paix !


Sixième jour

Peine du dam


Privation de Dieu

La principale peine du purgatoire n’est pas celle du feu, si terrible soit – elle. Une peine plus grande est celle que les théologiens appellent la peine du dam. En ce monde,  nous ne comprenons pas l’intensité de ce supplice de privation de Dieu parce – que nous ne le voyons pas directement, nous ne l’aimons pas de tout notre cœur, nous ne pensons pas souvent à Lui. Mais les âmes du purgatoire ont entrevu Dieu au jour du Jugement, et « un grand spectacle, selon l’expression de St Ambroise, s’est offert à leurs regards. »  Dieu s’est découvert à elles avec toutes ses perfections adorables. Il a imprimé si vivement son image dans leur esprit, il les a tellement investies de l’éclat de Sa Majesté Infinie, qu’elles pensent continuellement à Lui et L’aiment d’un amour pur et sans mélange. Cet amour insatiable, cette privation, cette faim, cette soif de Dieu les accablent et les torturent. Elles sont sans cesse mourantes sans mourir, expirantes sans expirer, et l’Eglise appelle avec raison cet état, une mort : « Seigneur, dit-elle, délivrez-les de la mort ». Pour vous faire une idée de ce supplice, supposez un homme qui se meurt faute d’air. Voyez quelle oppression, quels efforts il fait pour respirer ! Comme sa poitrine se soulève, se gonfle ! C’est une lutte affreuse entre la vie et la mort. Mais qu’est-ce qu’un peu d’air en comparaison de Dieu ? Qu’est – ce – que mourir à tout moment, privé de Dieu, qui est la respiration de l’âme ? Quelle faim vivante, quelle douloureuse agonie ! Oh, Seigneur, délivrez les de cette mort perpétuelle, montrez leur votre face adorable. O Père qui êtes aux Cieux, attirez près de vous vos enfants exilés !


Privation du Ciel

L’âme dans le purgatoire, est exilée non de sa patrie de la terre, mais de sa patrie véritable, le Ciel. Elle a entrevu de loin les splendeurs de cette patrie bienheureuse, quand au sortir de cette vallée de larmes, elle parut devant Jésus – Christ qui fait la joie et le bonheur des élus. Elle l’a pressentie, lorsque condamnée au purgatoire, elle s’est rappelée cette invitation, adressée aux âmes justes : « venez, les bénis de mon Père, possédez le Royaume qui vous a été préparé dès le commencement du monde. » Elle en a aperçu, elle en a entrevu toutes les magnificences. Or ne pouvoir se lancer vers cette patrie tant désirée, attendre un jour, des années, des siècles avant de se plonger au torrent de ses voluptés, mon Dieu, quel exil ! Quelle cruelle attente ! Aussi qu’elles sont attendrissantes les souffrances de cette âme infortunée, « pauvre exilée, quand donc verrai-je ma patrie, ma famille qui est aux cieux ? Pauvre orpheline, quand serai-je réunie à mes parents, à mes frères, à mes sœurs qui sont dans la gloire et me tendent les mains ? Quand me sera – t – il donné de m’unir à Jésus, mon céleste époux ? O portes éternelles, ouvrez – vous, ouvrez – vous ! » Mais hélas ! Une voix mystérieuse lui répondit : « pas encore, plus tard ! » Âmes, vous pouvez les ouvrir, ces portes. Ne savez vous pas que la prière, les aumônes, sont les clés d’or qui ouvrent le Ciel ? Priez et donnez beaucoup, et ces âmes exilées du purgatoire monteront dans la patrie bienheureuse, pour y chanter éternellement les miséricordes du Seigneur.

Exemple


Quand les enfants d’Israël, emmenés captifs loin de la patrie, ne voyaient plus que les rivages de l’Euphrate, ils s’asseyaient, tristes, sur cette terre étrangère, et ils pleuraient au souvenir de Jérusalem absente : il n’y avait ni paroles de joie, ni cantiques d’allégresse, leurs harpes, suspendues aux saules du rivage, étaient silencieuses. "Enfants d’Israël, pourquoi pleurez-vous ?" leur demandaient les Babyloniens. "C’est que nous nous souvenons de Sion, notre patrie ! Nous nous souvenons et nous regrettons !" "Mais, fils exilés de Sion, si vous chantiez pour calme votre douleur et distraire votre tristesse !... Chantez quelques uns des cantiques de la patrie ! Chantez le chant national ! Chantez !" "L’exilé peut-il chanter les hymnes de la patrie sur les rives étrangères ? Loin d’elle on se souvient, on regrette, on soupire, on pleure, et on attend dans les larmes, la consolation du retour. O Jérusalem ! Que notre langue s’attache à notre palais, si nous devions t’oublier un jour !" Les âmes de nos frères sont retenues par la Justice, loin de la Patrie que leur amour appelle. Au bord de l’abime où l’expiation les condamne à un douloureux exil, elles s’arrêtent sur ces rivages mille fois plus désolés que ceux de la terre. Là, en pensant à la céleste patrie, elles se prennent elles aussi à pleurer son absence. Mais leurs larmes diffèrent des nôtres, comme le ciel diffère de la terre et le temps de l’éternité. L’homme, à moins d’être malade, à l’instinct naturel de manger. S’il venait à ne plus manger tout en étant préservé de la maladie et de la mort, sentirait sa faim grandir continuellement, puisque son instinct ne diminuerait jamais. Supposons qu’il existerait au monde un seul pain capable d’enlever la faim à toute créature, l’homme resterait dans un tourment intolérable de ne pouvoir le posséder, sa faim ne passant pas. Supposons aussi que la seule vue de ce pain suffirait pour être rassasié, son instinct le pousserait au seul désir de le voir afin d’être contenté. Mais il apprendrait avec certitude, que jamais il ne serait donné de voir ce pain, à ce moment là alors, ce serait pour lui l’enfer. Il serait dans l’état des âmes damnées qui sont privées de toute espérance de voir Dieu, Pain Véritable, leur vrai Sauveur. Mais les âmes du purgatoire ont l’espérance de contempler le pain et de s’en rassasier pleinement. Par suite, elles souffrent la faim et restent dans leur tourment aussi longtemps qu’elles ne peuvent se rassasier de ce pain, Jésus-Christ, vrai Dieu Sauveur, notre Amour.


Prions


Dieu miséricordieux, Dieu si Saint, Dieu si juste, laissez-vous fléchir par l’amour de ces saintes âmes. Ne vous dérobez pas plus longtemps à l’ardeur de leurs désirs, ne les repoussez plus : ouvrez leur votre sein et laissez-les se perdre et s’abîmer en vous. O Jésus ! Appelez vos enfants et nos frères au bonheur éternel et que la lumière qui ne s’éteint plus, luise sur eux ! Qu’ils reposent en paix !

Septième jour

La peine du remord


Le mal qu’il fallait éviter

Les tourments dont nous venons de parler ne sont pas les seuls qui torturent les âmes retenues dans le lieu d’expiation. Elles éprouvent encore la tristesse, la désolation, les regrets amers, les reproches cuisants de la conscience coupable, mille fois plus insupportables pour elles que les plus fortes douleurs du feu matériel qui les fait souffrir sans les consumer. "En enfer, dit l’Evangile, le ver qui ronge les réprouvés ne meurt jamais". Dans cette cité du purgatoire, il mourra certainement un jour ; mais tant qu’il est vivant, il mord cruellement et déchire d’une manière affreuse les victimes infortunées dont il est devenu le bourreau. Ah ! Elle est terrible la lutte d’une âme aux prises avec le remords ! Du fond de son lieu de souffrance, cette âme captive jette un regard douloureux sur toute son existence d’ici-bas, et à la lueur des flammes qui l’enveloppent, elle voit distinctement tout le mal qu’elle a commis et qu’elle pouvait facilement éviter avec la grâce de Dieu et dont elle ne s’est jamais confessée. Elle découvre des milliers de fautes inaperçues jusqu’alors, ou qu’elle jugeait sans gravité du fait du manque de confession et d’examen de conscience. Forcée de se reconnaître coupable, tandis qu’il n’aurait tenu qu’à elle de faire l’effort d’aimer plus et d’être juste en tout, cette pauvre me s’afflige profondément et s’écrie dans le délire de sa douleur : "mon Dieu, vous êtes juste, et vos jugements sont équitables. Je suis seul l’auteur de ma souffrance. Ah, si je pouvais recommencer ma vie sur terre, comme je vous servirais, Seigneur, et avec quel soin je me préserverais du purgatoire". Regrets vains et stériles. Hélas ! C’est trop tard ! Instruisons-nous, âmes de foi, fuyons le péché, faisons pénitence ici-bas, afin d’éviter cet aiguillon douloureux, ce ver rongeur du purgatoire. Mon Dieu ! Frappez, brûlez, broyez en ce monde, pourvu que vous nous épargnez dans l’autre le bien qu’il fallait pratiquer. Ce qui augmente encore la peine de cette âme exilée, c’est la vue de tout le bien qu’elle pouvait pratiquer et qu’elle a souvent omis ; de tous les bienfaits qu’elle a reçus de la bonté de Dieu et dont elle n’a pas toujours fait un saint usage. En effet, que pouvait de plus le Seigneur pour lui faire porter des fruits de salut ? Il l’avait nourrie de ses sacrements, fortifiée par sa grâce, encouragée par l’exemple des bons. Aidée de tant de secours, elle devait parcourir à pas de géant la carrière de la sainteté et arriver, comme tant d’autres, à la plus haute perfection. Mais, malgré tout, elle s’est arrêtée souvent dans la voie, souvent elle a marché avec lenteur. Ah ! Si elle avait été généreuse pour s’infliger quelques pénitences, quelques mortifications ; si même elle avait accepté avec résignation les peines inévitables de la vie, elle aurait fait son purgatoire sur la terre, et éventuellement elle jouirait de la vision béatifique. Et maintenant, elle endure par sa faute, et sans mérite, des peines incomparablement plus grandes. Au lieu d’une couronne de gloire qu’elle pourrait avoir dans le Ciel, elle est torturée par une couronne de flammes en purgatoire. Oh ! que ce souvenir est affligeant. Âmes, n’avons-nous pas, nous aussi fait peu de bien ? Avons-nous prié pour le soulagement de nos parents défunts ? Prenons la résolution de faire mieux à l’avenir, avec l’aide de Dieu et le secours de Marie.

Exemple


Gerson, chancelier de l’Université de Paris, aussi distingué par ses vertus que par son éloquence, rapporte dans un de ses ouvrages, qu’une pauvre mère, oubliée depuis longtemps par son enfant, re4ut de Dieu la permission de lui apparaître pour lui dire de ses peines et solliciter des prières. "Mon fils, s’écria-t-elle, mon cher fils ! Pense un peu à ta pauvre mère qui souffre tant. Considère les affreux supplices au milieu desquels la Justice de Dieu me fait expier les autres de ma vie mortelle. Le plus insupportable de tous est le remords, le regret d’avoir si peu aimé Dieu qui m’avait accordé tant de grâces. Quoi ! Avoir offensé un Dieu si grand, si saint, si juste, si éclairé, un Père si tendre, un bienfaiteur si généreux ! Ah ! Cette pensée m’accable et me tue à chaque instant ; ce ver rongeur est comme un poignard aigu qui me transperce sans pouvoir me donner la mort. Qui me torture jour et nuit et m’arrache des larmes de sang. Néanmoins, je suis forcée de m’écrier, en frappant sans cesse la poitrine : mon Dieu, vous êtes juste et équitable ; si je souffre cruellement, c’est par ma faute, ma très grande faute ! O mon fils, si tu m’aimes encore, aie pitié de moi, arrache ce poignard, délivre-moi de ce ver rongeur, ouvre-moi le ciel. Je te demande encore, mon cher enfant, de servir Dieu mieux que ta mère, de mourir la contrition dans le cœur !" Fidèle à ces avertissements, l’enfant pria beaucoup pour sa mère et mourut lui-même en sainteté.

Prions


Faites-moi la grâce, ô mon Dieu ! De devenir saint et parfait, comme vous le désirez. Les âmes du purgatoire, pour s’être un peu négligées, en sont sévèrement punies par les regrets qui les déchirent sans relâche. Apaisez leurs remords, Seigneur, en leur pardonnant leurs fautes. Car, il est trop aigu le glaive qui les transperce. O, Jésus ! Soyez-leur propice ! Appelez vos enfants et nos frères au sein de la gloire ! Qu’ils reposent en paix !

Huitième jour

Durée des peines du purgatoire


Quelle est cette durée ?

L'Église n’a rien défini sur la durée des peines du purgatoire, mais elle nous montre assez ce qu’elle en pense, en célébrant des messes anniversaires, des trentains pour le repos de l’âme des défunts. Elle croit donc que l’expiation peut donc être longue et peut même se prolonger pendant des siècles. C’est aussi le sentiment des saints Pères. Le cardinal Bellarmin disait que pour certaines âmes, la durée des peines du purgatoire, d’après des révélations très dignes de foi, pourrait se prolonger jusqu’au Jour du Jugement Dernier, si l’Eglise ne venait pas à leur secours. Hélas ! Il y en a qui y gémissent depuis de longues années. Qui nous dira la mesure de temps et de peine qu’il faut pour expier nos péchés ? Pour enlever la rouille que laissent à l’âme les suites de nos péchés et lui rendre l’éclat de la beauté des Anges ! O insondable mystère des jugements de Dieu… Combien la durée n’ajoute – t –elle pas à la rigueur des peines ! Souffrir horriblement et longtemps… Attendre… Attendre indéfiniment… Quelle douleur, quel martyre pour ces âmes ! Ajoutez que l’intensité des maux qu’elles endurent leur fait paraître les moments comme des mois, et les mois comme des siècles. Seigneur, abrégez ces souffrances, mettez un terme à l’intensité, à la durée des douleurs de nos amies, de nos sœurs, de celles surtout qui doivent rester le plus longtemps dans ce lieu d’expiation.


Quelles en sont les causes ?

Ne nous étonnons pas de la terrible durée des supplices du purgatoire. Une des plus saintes religieuses de la Visitation, sœur Marie – Denise, que toutes les histoires de cet ordre reconnaissent comme ayant été favorisée de grâces extraordinaires pour le soulagement des morts, disait que plusieurs causes rendaient inévitable la longue durée des peines de ce lieu d’expiation : la véritable pureté que l’âme doit avoir avant de posséder Dieu, la multitude de nos péchés véniels, le peu de regret que nous avons et le peu de pénitence que nous faisons pour nos péchés confessés, l’impuissance absolue où sont les âmes des défunts de se soulager elles – mêmes, l’oubli, l’étrange oubli des morts, notre coupable négligence à les soulager. Ces réflexions sont sérieuses et malheureusement trop fondées. Donc à l’avenir, ne soyons pas pressés de canoniser nos chers défunts. Nous avons tant besoin de les croire dans le lieu de la paix et de la béatitude, que nous nous hâtons de nous dire que certainement ils y sont parvenus. Alors, nous cessons de prier pour eux. Voyez les saints, comme ils pensaient et agissaient autrement. Toute leur vie, ils priaient pour ceux que le trépas leur avait ravis. Faisons de même. Nous ne saurions tenir un doigt dans le feu pendant une minute, sans pousser des cris de détresse. Pourquoi souffririons – nous  que des âmes que nous avons tant aimées, soient plongées dans le feu dévorant du purgatoire, des années entières, par notre négligence ? Ce serait trop cruel !  Âmes aimées, non, jamais nous ne vous oublierons ! Jésus, Marie, Joseph, aidez nous à prier !


Exemples

Un homme enfermé depuis des années dans une prison, las de souffrir, s’adressa à une femme puissante. Elle avait assez de crédit et la main assez forte pour briser les fers du prisonnier et mettre fin à ses souffrances. Voici en quels termes, le malheureux lui adressait sa supplique : « Madame, le 25 de ce mois de mars 1760, il y aura cent mille heures que je souffre, et il me restera deux cents mille heures à souffrir encore. O Madame, soyez touchée d’un si long et si douloureux martyre ! » Le cœur de cette femme se trouva – t – il assez dur pour résister à cette éloquence ? Je l’ignore ; mais il me semble qu’on ne peut mettre davantage en si peu de mots : il y a cent mille heures que je souffre, et il m’en reste deux cents mille à souffrir. Il les avait donc comptées !... Dans un monastère, deux Pères étaient d’un très grand zèle pour leur sanctification et pour le soulagement des âmes du purgatoire. Ils s’étaient promis qu’après la mort du premier d’entre eux, l’autre dirait la messe du lendemain pour le défunt… L’un des deux Pères mourut. Son confrère ne manqua pas de dire la messe promise, dès le matin suivant. Sa messe terminée, pendant son action de grâce, le Père vit soudain apparaître son ami défunt, rayonnant de bonheur et de gloire… Puis l’âme glorieuse prit un visage sévère pour dire à son ami : « Mon frère, où donc est votre promesse ? Vous mériteriez que Dieu n’ait pas beaucoup de pitié de vous ! Ne m’avez – vous pas laissé en purgatoire plus d’une année, sans dire la messe promise ? » - «  Vous me surprenez ! s’écria le moine, votre corps n’est pas encore enseveli ! Vous avez quitté notre monde il y a quelques heures et je viens juste de terminer la Messe promise !?... » Alors, l’âme du défunt dit avec un douloureux soupir : « Oh !!! qu’ elles sont épouvantables les souffrances du purgatoire… Je vole au Ciel où je supplierai le bon Dieu de vous rendre ce que vous venez de faire pour moi. Car cette Messe m’était nécessaire pour quitter le purgatoire, dans les délais les plus courts. » C’est ainsi que les âmes bénies du purgatoire calculent la durée de leurs souffrances. Mais ce n’est ni par heure ni par jour qu’elles comptent, c’est par années, par siècles peut – être. Et ces années, et ces siècles leur paraissent éternels. Mon Seigneur, pardon et miséricorde ! Par les mérites de Vos Saintes Plaies, délivrez les âmes de nos défunts !


Prions


Saisi d’effroi à la pensée de redoutables tourments, longs et intenses, endurées par les âmes du purgatoire, je tombe à vos Pieds, ô mon Dieu. Et plein de compassion pour ces prisonnières infortunées, je viens vous supplier, au nom de Jésus – Christ, de jeter sur elles un regard de miséricorde et de mettre un terme à leur martyre ! O Marie ! Douce consolatrice des affligés, soyez leur propice ! Délivrez vos enfants de la captivité ! Qu’ils reposent en paix près de vous, dans le Ciel !


Neuvième jour

Impuissance des âmes du purgatoire


Impuissance de leurs souffrances

Considérez qu’à la mort cesse tout mérite, parce – que l’âme n’a plus son libre choix entre le bien et le mal. Le purgatoire est cette nuit dont parle Jésus – Christ, durant laquelle nul ne peut agir ; ceux qui y gémissent sont comme ce fermier de l’Evangile auquel le père de famille ne permet plus de cultiver son champ. Voilà pourquoi nos chers défunts ne peuvent rien pour adoucir leurs souffrances. Leur résignation parfaite, leur amour pour Dieu, la grandeur de leurs tourments, n’en abrègeront pas d’un instant la durée. La plus petite des souffrances du purgatoire leur aurait acquis sur la terre un poids immense de gloire céleste ; dans ce lieu d’expiation, ces souffrances sont stériles pour eux, stériles pour le Ciel ; elles sont simplement l’acquis d’une dette. Hélas, souffrir pendant des siècles, peut-être sans profit pour elles – même ! Combien cette pensée est désolante pour ces âmes et combien n’ajoute – t – elle pas à leurs tourments ! Aussi est – ce de nous qu’elles attendent secours et soulagement. Oui, nous sommes la ressource des morts, nous sommes leur providence libératrice. Le Ciel les console, nous, nous les soulageons ; le Ciel les encourage, nous, nous les délivrons : les saints leur ouvrent leurs bras pour les y recevoir, nous, nous les introduisons dans le séjour du bonheur. Telle est notre puissance, tel est notre devoir. Y pensons – nous ?


Impuissance de leurs prières

Les âmes du purgatoire sont aussi impuissantes à se soulager par leurs prières que par leurs souffrances. C’est en vain que du fond de leurs brûlants abîmes, elles font monter vers Dieu le cri de leur douleur, c’est en vain qu’elles essaient de fléchir sa Justice et qu’elles lui disent avec David : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’avez – vous abandonnée ? Je crie vers vous pendant le jour, et vous ne m’exaucez pas. La nuit, je gémis et personne ne me répond. Souvenez – vous, Seigneur, de Votre Miséricorde. Rompez les liens qui me retiennent loin de Vous, délivrez – moi des tourments que j’endure. Miséricorde, Seigneur, Miséricorde ! » Au Purgatoire, le temps de la Miséricorde n’est plus. Le règne de la Justice a commencé. Les supplications réitérées n’ont aucune efficacité. Lorsque la dette aura été entièrement acquittée par la souffrance, l’âme s’envolera dans le Ciel. Mais si les prières n’ont aucun crédit pour eux, les nôtres sont toutes puissantes sur le cœur de Dieu. A mesure qu’elles montent vers le Ciel, la miséricorde descend dans le purgatoire en torrents de grâces, de pardon, de liberté et de gloire. C’est par la prière que Marthe et Marie obtinrent la résurrection de Lazare. C’est par elle aussi que nous obtiendrons la délivrance de nos parents défunts. Oh ! Prions de tout cœur, prions sans cesse pour eux. Disons souvent : « Bon et Miséricordieux Jésus, donnez leur le repos éternel. O Marie, Mère et consolatrice des affligés, hâtez vous de les secourir ! Saints et saintes du Paradis, intercédez pour eux ! »


Exemple

Le Sauveur traversant la Judée, rencontra un jour un homme qui était paralytique, et qui attendait tristement assis près de la piscine de Siloé. Certains jours, l’ange descendait dans la piscine, en remuait l’eau, et le premier malade qui pouvait ensuite s’y laver, était guéri. Il y avait cependant bien longtemps que le pauvre paralytique de l’évangile était là, attendant toujours sans jamais pouvoir descendre à temps. Touché de compassion, le doux Sauveur s’approche de lui et lui demande avec bonté pourquoi il ne va pas se laver avec les autres. « Seigneur, répond ce malheureux, c’est que je suis perclus de tous mes membres et incapable de tout mouvement, et je n’ai personne pour me jeter le premier dans la piscine salutaire. Ma guérison tant désirée ne dépend pas de moi, pauvre paralytique, il me faut un ami généreux, qui me prête son aide et me donne la main ! » Tel est le triste sort des saintes âmes du purgatoire ; elles restent presque immobiles dans les flammes, incapables par elles – même de se secourir, incapables de se jeter dans la piscine salutaire du Sang Précieux de Jésus qui a sauvé le monde. Elles attendent qu’un ami secourable les y plonge. Soyez cet ami charitable, l’ange libérateur des pauvres paralytiques du purgatoire !


Prions


Mon Dieu, je vous recommande ces pauvres âmes qu’une nuit terrible enveloppe aujourd’hui dans ses ombres. Hélas ! Elles ne peuvent plus rien. Permettez moi d’être leur médiateur et de m’interposer entre votre Justice et elles. Je vous en supplie, abrégez leur douloureux exil ! O Jésus, soyez leur propice ! Appelez vers Vous vos enfants et nos frères ! Qu’ils reposent en paix.

Dixième jour

Les deux chemins qui conduisent en purgatoire


Le chemin des fautes mortelles

De par sa nature, le péché mortel conduit plus loin que le purgatoire : il précipite dans l’abîme de l’enfer. Les âmes, obscurcies par le mal qui a fini par les pénétrer, s’engouffrent vers les ténèbres. Elles ne supportent pas la lumière de Dieu qui leur apparaît au moment de la mort. Mais si le pécheur se repend et se confesse, le pardon du Seigneur descend sur lui par la grâce sacramentelle. Qu’arrive – t – il alors ? Les fautes sont pardonnées, l’amitié de Dieu est rendue. Il reste la peine faite au Bon Dieu qu’il faut expier : ou en ce monde par la pénitence, la prière, les messes… ou dans l’autre, par les souffrances du purgatoire. Après de longues années d’égarement, quel effroyable, quel long purgatoire l’attend ! Quelle énorme dette il devra solder à la Justice Divine ! Il est vrai que la pénitence sacramentelle réduit notre dette. Mais elle est ordinairement si légère, et faite avec si peu de ferveur ! Il est vrai aussi que les mortifications et les indulgences peuvent nous préserver ou nous délivrer du purgatoire. Mais il y a si peu de chrétiens qui se mortifient et qui jeûnent. Ceux qui sont les plus coupables sont précisément ceux qui font le moins de pénitences… Enfin, combien n’ont pas la contrition suffisante pour gagner des indulgences ! Qu’il y en a peu qui évitent cet effroyable abîme ! Tant de péchés et si peu d’expiation ! Si notre vie passée a été ternie par des fautes graves, cette considération doit nous faire réfléchir et nous arracher des désirs de pénitence. Elle doit aussi nous inciter à prier pour les âmes les plus coupables de ce lieu d’expiation. O mon Dieu ! Pénétrez mon esprit d’une crainte salutaire, à la pensée de vos redoutables jugements.


Le chemin des fautes vénielles

Est-ce que vous faites pénitence ? Chrétiens, que vous soyez innocents ou que vous ayez conservés la pureté de votre baptême, comme saint Louis, combien n’avez-vous pas à vous reprocher de fautes vénielles qui vous constituent débiteurs envers Dieu ? En vérité, ces fautes sont innombrables. Votre vie n’est peut – être qu’un tissu de péchés véniels. Ainsi que de pensées inutiles, de paroles oiseuses ! Que de jugements téméraires, de distractions, de médisances ! Que de vanités, de temps perdu inutilement ! N’offensez vous pas Dieu très souvent, tous les jours, sous le futile prétexte que vos fautes ne sont que légères ? Ne vous rendez vous pas souvent coupables de certaines fautes vénielles qu’on pourrait appeler graves parce – qu’elles avoisinent le péché mortel ? Faites – vous pénitence ? Or si votre vie est pleine de dettes et vide de satisfactions, il est bien évident que vous êtes dans la seconde voie qui conduit directement en purgatoire. Alors, que de jours, que de mois, que d’années, vous aurez à gémir dans ce terrible lieu d’expiation. Que votre purgatoire sera long et rigoureux ! Réfléchissez sérieusement et dîtes – vous : « Je veux enfin régler mes comptes avec Dieu, je veux profiter du temps que me laisse sa Miséricorde pour satisfaire à sa Justice ; je veux acquitter les dettes qu’il est si facile de solder avec un peu de générosité et d’amour. Âmes du purgatoire, venez à mon aide. Demandez – moi l’esprit de pénitence, je demanderai pour vous soulagement et consolation. »


Exemple

En 1848, vivait à Londres une veuve de 29 ans, qui était fort riche et passablement mondaine. Parmi les habitués qui fréquentaient sa demeure, on remarquait un jeune lord d’une conduite peu édifiante. Un soir, près de minuit, cette dame lisait un roman pour appeler le sommeil. A peine venait – elle d’éteindre la lumière, qu’apparut une lumière étrange, venant du côté de la porte et se répandant dans la chambre en augmentant d’intensité. Étonnée, inquiète, elle vit la porte s’ouvrir lentement, laissant apparaître le jeune lord, complice de ses désordres. Avant qu’elle n’ait pu proférer une parole, il était à ses côtés ; il la saisissait au poignet lui disant :  « Il y a un enfer où l’on brûle, sache – le… » La douleur que la malheureuse ressentit au poignet était si aiguë qu’elle s’évanouit. Revenue à elle une demi – heure après, elle appela sa femme de chambre. Celle – ci, en entrant dans la pièce, sentit une forte odeur d’objets brûlés… Elle constata que sa maîtresse avait au poignet une brûlure qui laissait apparaître l’os ; et cette plaie montrait l’empreinte d’une main d’homme. Elle remarqua encore que de la porte au lit, et du lit à la porte, le tapis portait les marques de pas d’homme et que, à l’endroit des pas, le tissu du tapis était calciné de part en part ! Le jour suivant, la dame apprit que le jeune lord était mort, cette nuit – là même…


Prions


Que de fautes, ô mon Dieu, je me permets à moi – même sans regrets, comme si c’était autant de bagatelles ! Ah, si je pensais aux comptes que j’en rendrai un jour à Votre Justice, combien je serais plus vigilant. Daignez soutenir ma faiblesse et ranimer mon courage languissant. Daignez aussi faire miséricorde à mes frères de l’Eglise triomphante. Qu’ils reposent en paix !

Onzième jour

Sainteté des âmes du purgatoire


Elles aiment Dieu

« Toute âme, disait Ste Catherine de Gênes, dès qu’elle est en purgatoire, se trouve élevée à un état de perfection et d’union divine qui pourrait servir de modèle aux plus grands saints d’ici – bas. » Il y a là, en effet, une multitude d’âmes prédestinées qui ont triomphé de leurs passions, qui ont vaincu le monde et le démon, qui ont pratiqué les vertus les plus héroïques et sont sorties de ce lieu d’exil chargées de mérites. Elles brilleraient comme des étoiles aux firmaments, si la robe de leur innocence n’avait été ternie par quelques grains de la poussière de la terre. Oui, ce sont des âmes belles, saintes, mortes à toutes imperfections. La moins précieuse vaut mieux que tout l’univers physique. Elles aiment leur Dieu, souverainement, totalement. Cet amour leur fait aimer leurs souffrances et la justice qui les retient dans le lieu de l’expiation. Leur ouvrirait – on les portes du Ciel, qu’elles préféreraient rester dans les flammes purificatrices plutôt que de rentrer dans la gloire avec de légères imperfections. Elles ne peuvent assez remercier leur Bien – Aimé de leur avoir préparé un lieu d’expiation pour leur permettre d’acquérir cet éclat de beauté qui convient à ses épouses. Et mieux que Job, au milieu de leurs douleurs, elles redisent sans cesse : « Que le Saint Nom de Dieu soit béni ! » Soyez donc compatissant pour ces saintes âmes, puisqu’elles ont, plus que jamais, besoin de notre assistance. Un jour, les rôles changeront, elles deviendront nos protections dans le Ciel, nos médiatrices auprès de Dieu, et alors, elles nous rendront avec bonheur, ce que nous aurons fait pour elles, au jour de leur affliction.


Elles sont aimées de Dieu

« Si Dieu, dit un auteur, nous aime, nous, pauvres pécheurs, si imparfaits, si dépourvus de vertus et de mérites, combien plus il aime ces saintes âmes du purgatoire, elles qui sont à lui pour toujours, et en qui Il voit resplendir la beauté de ses élus. » Elles lui sont infiniment plus chères. Ce sont Ses épouses, Ses enfants chéris, les héritières de Sa gloire, appelées à le bénir éternellement dans le Ciel. Toutes sont des pierres vivantes destinées à l’édifice de la divine Jérusalem, et que le ciseau du divin sculpteur achève de tailler et de polir, avant de les faire entrer dans la place qu’Il leur a destinée de toute éternité. Il les aime tendrement, Il les contemple avec amour, Il désire vivement s’unir à elles. Son Cœur Paternel souffre de leur triste exil, mais Sa justice qui a ses droits aussi bien que Sa bonté, les retient dans la prison jusqu’à ce qu’elles aient payé toutes leurs dettes. Aussi, quelle joie pour ce Père bon et tendre, si un ami, un médiateur, s’interposant entre le châtiment et la faute, vient désarmer sa rigueur et la réconcilier avec l’enfant de son amour !  Que de raisons d’aimer ces âmes bénies, et d’exercer largement la miséricorde envers elles ! Elles sont si dignes de notre affection ! Quand nous faisons l’aumône à un pauvre, nous ne savons pas s’il le mérite, s’il n’en sera pas plus coupable, plus ingrat. Mais ici, nous travaillons à coup sûr. La terre où nous semons est invariablement fidèle : pour chaque grain qu’on y jette, le Ciel récolte un fruit, et nous une bénédiction.


Exemple

Ste Gertrude, dans un ravissement, vit l’âme d’une religieuse qui avait passé sa vie dans l’exercice des plus grandes vertus. Elle se tenait en présence de Notre – Seigneur, revêtue des insignes de la charité, mais n’osant porter ses regards sur la face adorable du Sauveur. Elle demeurait les yeux baissés, dans l’attitude d’un criminel, témoignant par ses gestes, l’envie de s’éloigner du divin Maître. Gertrude, étonnée d’une conduite aussi étrange voulut en connaître la raison : « Dieu de bonté, dit –elle, pourquoi ne recevez – vous pas cette âme auprès de vous ? » A ces mots, Notre – Seigneur étendit les bras avec amour, comme pour attirer cette âme vers Lui ; mais celle – ci s’en alla dans une respectueuse humilité. La Sainte, de plus en plus surprise, demanda à l’âme de la religieuse pourquoi elle fuyait ainsi les embrassements d’un aussi tendre époux : « Parce – que je ne suis pas encore purifiée des souillures que mes fautes m’ont laissées et si Dieu m’accordait dans l’état où je suis, la libre entrée du Ciel, je n’y consentirais pas, quelque brillante que je paraisse à ses yeux, je sais que je ne suis point encore une épouse digne de mon Sauveur. » Ainsi ces saintes âmes endurent leurs souffrances de très bon cœur, dans une résignation parfaite. Elles sont tellement transformées en Dieu, qu’elles ne voudraient pas, quand elles le pourraient, se soustraire à la moindre partie de leurs tourments. Elles les acceptent avec une joie qui grandit toujours à mesure qu’elles se rapprochent du terme de leur expiation. Qu’elles sont dignes de notre amour, de nos sympathies, de toute notre charité !


Prions


Ô Dieu, qui pardonnez aux pécheurs et qui voulez le salut de tous les hommes, jetez un regard de bonté sur les âmes du purgatoire. Elles sont vos épouses, vos enfants de prédilection ; elles vous ont aimé tendrement et servi courageusement. Montrez – leur votre divine Face. Ô Jésus, soyez – leur propice ! Seigneur, appelez vos enfants et nos sœurs au séjour éternel, et que la lumière qui ne s’éteint pas, luise sur eux ! Qu’ils reposent en paix !

Douzième jour

État des âmes du purgatoire vis-à-vis de nous


Elles nous sont unies par les liens de la charité

Souvenez – vous que nous somme unies à ces saintes âmes par les anneaux d’une chaîne spirituelle et toute divine. Comme nous, elles ont été créées à l’image de Dieu, rachetées par le sang de Jésus – Christ, régénérées par les eaux du baptême, et nous pouvons dire en vérité que le même sein, celui de l’Eglise, nous a portés : que nous sommes enfants de la même mère. Comme nous aussi, et peut – être à côté de nous, elles ont pris place à la table des Anges et elles ont reçu ce gage sacré de la vie éternelle. Elles ont emporté dans le monde futur les mêmes espérances qui adoucissent maintenant les amertumes de notre pèlerinage. Membres du même corps, héritières du même royaume, elles seront un jour nos compagnes d’éternité. Mais entre elles et nous, il y a cette différence, qu’elles sont malheureuses, captives, prisonnières, martyres, impuissantes à se secourir elles – même, et qu’elles attendent de nous aide et consolation. Nous leur devons assistance. Ne sont – ce pas les droits incontestables à notre compassion et à notre amour ? Si les enfants d’une même famille s’aiment tendrement entre eux, si les peines de l’un deviennent les peines de tous, ne doit – il pas en être de même des enfants de l’Eglise ? Où serait notre charité, si nous n’aimions pas ces pauvres âmes, abîmées dans la douleur ? Serait – il possible qu’étant homme, et surtout chrétien, nous fussions insensibles à leurs maux ? Aimons – les comme nous – même, aimons – les comme Jésus – Christ nous a aimés. Alors nous les soulagerons,  nous les délivrerons. « Mes petits enfants, écrivait l’apôtre St Jean, peu de temps avant de mourir, n’aimons pas seulement en paroles, mais véritablement en le prouvant par des actes. »


Elles nous sont unies par les liens de la fraternité

Parmi ces voix qui appellent, ne retrouvez – vous pas la voix d’un frère, d’une sœur, d’un enfant chéri, d’un époux, d’une épouse bien – aimée, que l’amour avait unis et que la mort a séparés, la voix d’un père, d’une mère dont le sang coule dans nos veines ? Ce cri du sans, cette voix de la famille, que vous dit – elle ? « Viens, viens à mon secours : il y a si longtemps que je t’appelle, je n’ai que toi et tu ne viens pas. Viens donc avec ton cœur, avec ta prière, avec tes bonnes œuvres, avec ton dévouement ; viens m’arracher à ces brûlants abîmes, viens me donner le Ciel, Dieu, l'éternité, viens ! » Comment résister à ce cri de détresse ? Savons – nous si nous n’avons pas contribué à augmenter le purgatoire de ceux qui nous ont tant aimés ?


Exemple

En 1864, un artiste juif, converti pendant un sermon sur l’Eucharistie, avait quitté le monde après avoir reçu le baptême et s’était retiré dans un ordre religieux très austère ; il passait chaque jour plusieurs heures à adorer le Saint – Sacrement, et dans ses effusions de ferveur, il demandait à Jésus – Christ surtout la conversion de sa mère qu’il entourait de la plus filiale tendresse. Il ne l’obtint point cependant, sa mère mourut. Pénétré d’une amère douleur, ce bon fils va se prosterner devant le Tabernacle, et donnant libre cours à ses plaintes : « Seigneur, disait – il, je vous dois tout il est vrai, mais que vous ai – je refusé ? Ma jeunesse, mes espérances dans le monde, le bien – être, les joies de la famille, un repos peut – être légitime, j’ai tout sacrifié dès que vous m’avez appelé. Mon sang, je l’eusse donné de même. Et Vous, Seigneur, Vous l'éternelle Bonté, qui avez promis de rendre au centuple, vous m’avez refusé l’âme de ma mère ! Mon Dieu, je succombe à ce martyre, le murmure va s’exhaler de mes lèvres. » Les sanglots étouffaient ce pauvre cœur. Tout à coup une voix mystérieuse frappe ses oreilles et dit : « Homme de peu de foi, ta mère est sauvée. Sache que la prière a tout pouvoir auprès de Moi, j’ai recueilli toutes celles que tu m’as adressées pour ta mère, et ma Providence lui en a tenu compte, à son heure dernière. Au moment où elle expirait, je me suis présenté à elle, et à ma vue elle s’est écriée : Mon Seigneur et mon Dieu ! Relève donc ton courage : ta mère a évité la damnation et tes supplications ferventes délivreront bientôt son âme de la prison du purgatoire. » Le père Hermann apprit bientôt, par une seconde apparition, que sa mère montait au ciel. Prions beaucoup pour nos parents défunts !

Prions


Miséricorde, Seigneur, pour les âmes auxquelles vous m’avez uni par des liens si doux, si étroits, et que vous me faisiez un devoir d’aimer. Oui, Miséricorde pour les âmes de mes parents, de mes bienfaiteurs, de mes amis. Seigneur, laissez vous fléchir par les prières et les larmes que je vous offre par elles. O Jésus ! O Marie ! Soyez leur propice ! Appelez vos enfants et nos frères dans le lieu du rafraîchissement, de la lumière et de la paix.


Treizième jour

Les âmes délaissées


Délaissées par leurs amis

Considérez qu’il y a au purgatoire des âmes entièrement délaissées, auxquelles personne ne s’intéresse, et qui souffrent sans consolations. L'Église, il est vrai, n’oublie aucun de ses enfants et les âmes dont nous parlons ont droit comme les autres aux prières que cette tendre Mère adresse tous les jours au Seigneur en faveur des défunts ; mais à part ces prières communes, il ne leur vient de la terre aucun secours particulier. Elles sont abandonnées de leurs amis qui leur avaient promis et juré une affection impérissable. Mais comme cette affection était purement humaine et souvent égoïste, elle s’est éteinte avec le dernier son de la cloche. Quel surcroît d’affliction ne cause pas à ces pauvres prisonnières ce délaissement si inattendu ! Écoutez ces justes reproches qu’elles adressent à ceux qui ont si tôt oublié les devoirs de l’amitié : « Ayez donc pitié de nous, vous du moins qui êtes nos amis. Nous vous avons donné tant de gages de notre affection et de notre dévouement, à vous qui nous aimiez si tendrement ! Vous aviez promis, à notre heure dernière, en nous disant adieu, que vous ne nous oublieriez jamais ! Et vous ne pensez plus à nous : pas une prière, pas une aumône, pas une larme, pas un soupir. Parce – que nous sommes loin des yeux, vous nous avez bannies de votre cœur. » O inconstance des affections humaines qui s’en vont, comme dit Bossuet, avec les années et les intérêts ! Ces reproches ne s’adressent – ils pas à vous ? Pensez –vous quelque fois aux amis de votre enfance, de votre jeunesse, que la mort vous a ravis ? « Ces chers morts, nous les oublions beaucoup trop, disait St François de Sales, et pourtant ils nous ont tant aimés pendant leur vie ! » Craignons d’être délaissé à notre tour, car il est écrit que celui qui oublie sera oublié.


Délaissées par leurs parents

Délaissées de leurs amis, ces pauvres âmes dont nous parlons le sont aussi de leurs parents, soit qu’ils n’existent plus en ce monde, soit qu’ils aient abjuré tout sentiment de charité et de reconnaissance. Oui, leur père, mère, frères, sœurs, ou héritiers les ont abandonnées. Où qu’elles portent leurs regards, elles ne rencontrent que l’oubli, le délaissement. L’oubli sur toute vie qu’aucune parole ne rappelle plus ; l’oubli sur leur nom que personne ne prononce ; l’oubli sur leur tombeau qui ne reçoit ni visite ni prière ; l’oubli sur leurs souffrances d’outre – tombe que personne ne cherche à soulager ; l’oubli partout et toujours. Pauvres âmes ! Qui sait combien dureront leurs douleurs, leur séjour dans ce terrible purgatoire où elles ne reçoivent aucun secours ? Comme ce cruel isolement doit ajouter à leurs souffrances ! Elles ont le droit de s’écrier avec le Prophète : « Mes proches se sont éloignés de moi et ma famille m’a jetée dans l’oubli ; mon père et ma mère m’ont abandonnée, je suis devenue pour eux tous comme un vase brisé qu’on laisse de côté et auquel personne ne pense plus. » Comme Jésus, abandonné de tout le monde au jardin de Gethsémani, elles peuvent dire : « J’ai cherché un consolateur et je n’en ai point trouvé ! » Priez souvent, allez à la Messe en semaine pour les morts les plus délaissés. Devenez leur père, leur mère, leur frère, leur sœur, leur ami. Est – il une œuvre plus digne de votre zèle, et de votre charité ? Un jour, ils prieront pour vous, si, ce qui est probable, vos parents et vos héritiers vous oublient et vous délaissent.


Exemple

Dans une paroisse de campagne, un crime affreux était venu consterner les cœurs. Un jeune homme, endurci par ces passions qui rendent le cœur féroce avait eu la cruauté de conspirer avec un infâme, l’assassinat de sa propre mère. Ces deux bourreaux l’avaient jeté dans une mare d’eau boueuse. La pauvre mère se débattait dans les flots et tendaient les bras vers ses assassins. L’étranger, de sa main barbare, repoussait la malheureuse femme, qui essayait de se rattacher à la rive. Mais le fils, tout scélérat qu’il était, quand il vit sa mère tendre vers lui ces bras qui l’avaient porté, fut vaincu par la nature et sa férocité tomba. Il lui tendit la main pour la retirer de l’abîme, mais son complice la repoussa et la plongea dans la mort. Le purgatoire est comme un lac invisible où des amis, des proches, des parents nous tendent les bras pour que nous les secourions. Peut – être avons-nous participé à les plonger dans cet effroyable supplice. Et pendant que nous poursuivons follement nos plaisirs, ils souffrent et nous appellent. Ne les délivrerons – nous pas ? Saintes âmes ! Nous serons votre famille, vos amis, vos sauveurs. Et un jour, vous viendrez aussi à notre aide.


Prions


O Jésus ! Abandonné de tout le monde et même de vos apôtres, dans le jardin de Gethsémani, ayez pitié de toutes les saintes âmes du purgatoire, en particulier de celles qui ne reçoivent ni prières ni consolations de la part des vivants . Soyez leur consolateur, leur libérateur. O Jésus, appelez enfin ces enfants délaissés au sein de leur famille du Ciel. Qu’ils reposent en paix.

Quatorzième jour

Soulagement des âmes du purgatoire


Nous pouvons les soulager

« Nous croyons, définit le Concile de Trente, que les âmes détenues en purgatoire sont soulagées par les suffrages des fidèles. » C’est ainsi que dans sa magnifique et divine unité, l’Eglise comprend les chrétiens de tous les temps et de tous les états. La charité qui les unit et rend commun leurs biens spirituels, ne s’étend pas seulement aux vivants, elle passe au – delà du tombeau avec ceux qui sont morts dans la paix du Seigneur. « La charité, disait St Paul, n’est pas comme la foi et l’espérance, qui s’éteignent pour nous, à notre dernier soupir, elle survit à la mort et ne périt jamais. » Ainsi les justes, après leur trépas, ne sont pas séparés de l’Eglise, ni retranchés de la communion des saints, ils sont toujours nos frères, nos amis, notre prochain. Comme les anges et les élus du Ciel, nous pouvons aussi délivrer ces âmes de leur prison. Bien plus, les anges et les saints ne le peuvent que par leurs prières, et nous le pouvons, nous, par toutes sortes d’actes d’amour, de bonnes intentions, de prières et de charité. « Dieu nous a donné une telle puissance sur le sort de ces âmes, dit le père Faber, qu’il semble plus dépendre de la terre que du Ciel. Telle est la consolante doctrine de l’Eglise ! Telle est la touchante économie de la Communion des Saints. » Quelle joie pour vous qui pleurez un père, une mère, un époux, un enfant ! Consolez vous, vous pouvez encore leur donner des preuves de votre amour, de votre dévouement ; vous pouvez être leur ange libérateur. Hâtez vous donc, venez briser leurs chaînes, venez solder leurs dettes, afin que ces chères âmes puissent s’envoler dans le sein de l’Eglise Triomphante.


Nous pouvons les soulager

Non seulement nous pouvons, mais encore nous devons venir au secours de ces âmes malheureuses. Nous le devons à Dieu. Père bon et tendre, il les aime comme ses épouses et désire vivement leur ouvrir la porte du Ciel, mais sa justice s’y oppose. Alors, Il se tourne vers nous et nous supplie de les aider ; Il nous en fournit les moyens et regarde comme fait à Lui – même ce que nous ferons pour la plus coupable et la plus souffrante d’entre elles. Nous le devons à ces pauvres exilées. Quelques unes, ou un grand nombre peut – être, souffrent en purgatoire par notre faute, par suite de notre négligence, de nos mauvais conseils, de nos scandales. Et nous ne ferions rien pour les soulager ! Et nous oserions dire : je suis innocent des larmes de sang répandues par ce juste ! Enfin nous le devons à nous – même. N’oublions pas que nous aurons besoin un jour, peut-être bientôt, qu’on exerce envers nous, la charité que nous pouvons maintenant exercer envers les autres. « Tout ce que la piété nous inspire de faire pour nos défunts, disait St Ambroise, se change en œuvres méritoires pour nous et à la fin de notre vie, nous recevrons au centuple ce que nous aurons donné. » Interrogez votre conscience. Avez – vous bien compris et pratiqué jusqu’à ce jour, cet important devoir ? Pensez – vous souvent, pensez – vous chaque jour aux âmes souffrantes du purgatoire ? Ayez donc à l’avenir cette charité que Dieu commande et bénit ; cette charité qui ouvre le Ciel à celui qui l’exerce et à celui qui en est l’objet ; cette charité qui est le ‘passeport’ du chrétien pour l’autre monde.

Exemple

Catherine de Cortone était issue d’une famille ducale. Petite enfant, sa piété et sa ferveur étaient celles d’un ange. Elle n’avait pas encore atteint sa huitième année lorsqu’elle perdit son père. Un jour, il lui apparut tout enveloppé des flammes du purgatoire. « Ma fille, lui dit – il, je serai dans le feu jusqu’à ce que tu aies fait pénitence pour moi. » Le cœur empli de compassion, Catherine s’éleva avec un courage viril au-dessus de la faiblesse de son âge. Elle préluda dès ce jour à ces austérités étonnantes qui ont fait d’elle un prodige de pénitence. Ses larmes, ses prières, ses mortifications eurent bientôt désarmé la Justice Divine et acquitté la dette paternelle. Son père, rayonnant de l’éclat des bienheureux, lui apparut de nouveau et lui adressa ces paroles : « Dieu a accepté tes actes d’amour, tes prières, ma fille ; je vais jouir de la Gloire. Continue toute ta vie de t’immoler en victime pour le salut des âmes souffrantes, c’est la Volonté Divine. » L’héroïque vierge fut fidèle à sa mission sublime. Toute sa vie, elle pria et pratiqua des austérités effrayantes pour le soulagement des morts. Ses pieuses compagnes voulurent l’engager à diminuer un peu ses pénitences. Elle répondit par ses remarquables paroles qui trahissent tout le secret de sa vie : « Quand on a vu comme moi ce que sont le purgatoire et l’enfer, on n’en fera jamais trop pour tirer les âmes de l’un et les préserver de l’autre. Je ne dois donc pas m’épargner, parce – que je me suis offerte en sacrifice pour elles. » Et nous aussi, nous avons la mission et le devoir de secourir les âmes que Jésus a rachetées ; ne l’oublions jamais.

Prions


Soyez béni, Ô mon Dieu, d’avoir bien voulu me confier le soulagement de ces âmes que vous aimez et qui ont tant de titres à ma compassion. Qu’il m’est doux de pouvoir essuyer leurs larmes et leur ouvrir le Ciel ! Rappelez-moi souvent ce grand devoir de la charité et aidez-moi à l’accomplir. O Jésus, soyez propice à nos chers défunts. Appelez vos enfants et nos frères au Bonheur Éternel, et que la lumière qui ne s’éteint plus luise sur eux ! Qu’ils reposent en paix.

Suite du Mois des Ames du Purgatoire

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23 juin 2008

Le mois de Sainte Thècle

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Sainte Thècle

Vierge et première Martyre

+ au 1er siècle

Fête le 24 septembre

Première martyre au premier siècle de notre ère, elle est née dans l'isaurie en Turquie. À icônium (cette ville s'appelle maintenant Konya), elle fut convertie et instruite par saint Paul lors de son premier voyage missionnaire. Dénoncée aux magistrats comme chrétienne, on la condamna à périr par le feu, mais elle sortit miraculeusement intacte du milieu des flammes. Alors elle fut exposée, dans l'amphithéâtre, aux bêtes féroces, qui se couchèrent à ses pieds. Ainsi elle fut jetée dans une fosse remplie de toute espèce de serpents mais un globe de feu consomma tous les reptiles. Enfin le dernier supplice fut d'attacher ses deux pieds chacun à un taureau afin de l'écarteler mais les liens se brisèrent. Les plus illustres Pères de l'Église, saint Ambroise, saint Chrysostome, saint Grégoire de Nazianze, qui ont parlé de ces circonstances merveilleuses, donnent à sainte Thècle le titre de martyre, à cause des persécutions qu'elle eut à subir pour sa foi. Elle mourut à Séleucie, ville principale de l'isaurie.

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Le Mois de Sainte Thècle

Prières pour le mois de septembre

Prières d'ouverture à dire chaque jour

Je vous vénère, Sainte Thècle, première Martyre de la Foi Chrétienne, victorieuse par la Bonté de Dieu des tourments et des attraits du monde.

Sainte Thècle, défendez-nous du Démon et de ses embûches et obtenez-nous miséricorde et la vie éternelle. Amen. (10 fois)

Premier jour

Sainte Thècle docile à la Grâce

Dieu a fait que Sainte Thècle entend par une fenêtre Saint Paul louant la virginité et son cœur est pénétré du désir de se consacrer à Dieu. Les plus grandes grâces dépendent souvent d'un instant passager. Malheur à celui qui laisse échapper ce précieux moment! Le moment de la conversion est celui de la Grâce, et celui de la Grâce est indépendant. Souvent dans la jeunesse, dans la plus grande dissipation, Jésus-Christ nous crie: « Suivez-Moi! » Différer de se rendre, ce n'est pas attendre un temps plus favorable c'est peut-être perdre celui de la grâce, pour ne plus jamais les recouvrer. O admirable servante de Jésus-Christ, véritable héros de la Vérité, écoutez avec bonté ceux qui vous prient et aidez-nous de vos puissantes prières au tribunal de la Majesté Divine.

Prions

O Dieu qui avez si admirablement embrasé de l'amour de Votre Saint Nom l'esprit de Sainte Thècle, accordez-nous, s'il Vous plaît, la grâce de triompher des tentations de ce monde pour Vous posséder éternellement. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Deuxième jour

Sainte Thècle méprise les honneurs

La grâce touche Sainte Thècle et Jésus-Christ est obéit sincèrement et effectivement. Cette fille née d'une famille illustre dans le monde est sur le point de contracter un brillant mariage. Elle quitte de grands biens et de grandes espérances dont la jouissance serait bientôt passée pour des biens célestes, dont elle jouit encore et jouira éternellement. Elle aurait été confondue au milieu des personnages du monde, tandis que par son mépris des honneurs, elle a l'insigne honneur d'être la première femme martyre de la Foi Chrétienne et son nom sera à jamais béni en ce monde et glorieux dans les siècles des siècles. Un grand nombre seraient devenus de grands personnages et des grands saints, s'ils avaient su mépriser l'esprit du monde pour se consacrer à Dieu. O très bonne Sainte Thècle, patronne débonnaire, du faut du Ciel, daignez nous regarder.

Prions

Seigneur Jésus-Christ, Modèle et Récompense de la vraie humilité, faites-nous, nous Vous en conjurons, que comme Vous avez glorifié Votre Bienheureuse Servante Sainte Thècle en lui faisant imiter votre mépris pour les honneurs terrestres, Vous nous fassiez imiter ses vertus et partager sa Gloire. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'Unité du Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

Troisième jour

Sainte Thècle sacrifie ses dorures

Sainte Thècle vendit ses dorures pour avoir de quoi gagner le geôlier, afin de voir Saint Paul dans sa prison, elle abandonne pour son Dieu et pour le Salut de son âme ce que les filles de son âge recherchent avec le plus grand empressement, mais aussi, si elle détache son cœur de l'objet terrestre le plus précieux en retour Dieu lui accordera une grande magnificence dans la vie céleste. Parce que les apôtres avaient tout quitté pour suivre le Sauveur du monde, ils deviennent en récompense les 12 juges des tributs d'Israël. O Sainte Thècle, glorieuse martyre, vase de pureté, docteur de Vérité et modèle de sainteté, obtenez, par vos suffrages, le pardon de nos péchés et la vie dans la Gloire éternelle avec les Bienheureux.

Prions

Faites, s'il Vous plaît, Dieu Tout-Puissant, que nous imitions avec un zèle digne de Vous, la Foi de la Bienheureuse Sainte Thècle, Votre première Martyre, qui pour la propagation de cette même Foi, a mérité la palme du martyre. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Quatrième jour

Sainte Thècle écoute Saint Paul avec amour fidélité

Sainte Thècle écoutait, Saint Paul lui enseignant les premières Vérités de la Foi avec attention, débarrassant son esprit et son cœur du tumulte des créatures, elle lui redisait ce que le grand Apôtre avait dit sur la route de Damas: « Apprenez-moi ce que Vous voulez que je fasse ». Sachons bien que ceux qui nous instruisent ne parlent point d'eux-mêmes, ils le reçoivent de l'Eglise; l'Eglise le reçoit des Apôtres et du Saint Esprit, qui a appris aux Saints des choses admirables et ensuite leur a fait pratiquer les plus héroïques vertus. Hors de cette voie, point de Salut. O Bienheureuse Sainte Thècle, épouse de l'Agneau sans tâche, en Lui suivant, vous avez reçu la palme céleste.

Prions

Faites, Seigneur, que nous soyons aidés par les mérites de Votre martyre Sainte Thècle, afin que Vous proclamant admirable dans Votre Servante, nous puissions nous glorifier de Votre Miséricorde dans l'heureuse Éternité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Cinquième jour

Sainte Thècle prie avec piété

Rentrée dans sa chambre, Sainte Thècle devait se bien pénétré de la Présence de Dieu et excitée jusqu'au fond de l'âme par les paroles ardentes de Saint Paul, elle adressait à Dieu de si ferventes prières que de païenne qu'elle était, elle était devenue fidèle. Comme dans ses prostrations il y avait piété, modestie, attention, humilité, elle se relevait pleine de courage et d'intrépidité. Ne devons-nous pas faire de même, si nous voulons sauver notre âme? Aussi, Sainte Thècle, préparée à l'arrivée de l'Epoux, entra avec Lui au Festin des Noces.

Prions

O Dieu, qui avez daigné illustrer l'Eglise par les mérites des ferventes prières de la Bienheureuse Sainte Thècle, Votre martyre, accordez à Vos serviteurs la Grâce d'être instruits par ses exemples et délivrés par sa protection de toute adversité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Sixième jour

Sainte Thècle recherche Jésus dans Saint Paul

Le Pape seul est le Vicaire de Jésus-Christ, comme Chef suprême de l'Eglise et comme proposé à la garde de tout le troupeau: l'univers entier est son diocèse et tous les fidèles, quel que soit leur rang et leur dignité, lui sont soumis. Les Évêques, dans l'exercice du Saint Ministère et dans le gouvernement de leurs diocèses respectifs, remplacent Jésus-Christ comme Prêtre, comme Pontife, comme Docteur, comme Législateur. Ils exercent, nous dit Saint Paul, la charge d'ambassadeurs pour Jésus-Christ, et c'est Dieu Lui-même, qui exhorte les fidèles par leur bouche. Ils sont, selon l'expression du même Apôtre, les coopérateurs de Dieu. Jésus est la Fleur des Vierges, l'Epoux chéri de Sainte Thècle, qui, par Son ardent Amour, transforma son cœur en un cœur nouveau.

Prions

Exaucez-nous, ô Dieu, qui êtes notre Salut, et faites que par l'intercession de la Bienheureuse Sainte Thècle, nous soyons nourris du Pain de la Céleste Doctrine et formés aux sentiments de la fervente piété. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Septième jour

Sainte Thècle était silencieuse

Sainte Thècle pensait continuellement aux bienfaits de Dieu.. Elle cessa toute lecture mondaine; elle ne fit plus de visites inutiles. Les nouvelles et les bruits qui courent ne l'occupèrent plus, et elle demeurait autant qu'il lui était possible cachée dans l'intérieur de sa maison, toujours craignant de déplaire à Dieu. De jour en jour, elle se détachait de ce monde, pour ne s'occuper que de l'éternité. Le chœur glorieux des Vierges, la nombreuse phalange des Martyrs, dans toute l'étendue de l'univers, l'Eglise vous honore, ô Sainte Thècle, jetez sur nous, qui vous vénérons, un regard favorable.

Prions

O Dieu qui avez fait la Grâce à Sainte Thècle d'arriver à la naissance de Votre grand Apôtre, faites qu'en avançant à son exemple dans la vertu, nous célébrions sa Gloire et qu'en la célébrant nous avancions toujours de plus en plus dans la piété. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Huitième jour

Sainte Thècle soumise aux ordres de Dieu

Saint Paul avait appris à Saint Thècle que la plus grande Gloire, c'est de suivre le Seigneur. Aussi, elle s'abandonnait entièrement à Dieu pour faire de son corps et de son âme dans le temps et dans l'éternité selon Son bon Plaisir. Elle recevait avec une entière résignation et en actions de grâces toutes les contradictions corporelles et spirituelles. Souvent elle s'offrait à mourir pour la gloire de Son Saint Nom. Il est digne du souvenir des hommes, celui qui, par ses mérites, passe à la Joie des Anges.

Prions

O Dieu, qui avez orné la Bienheureuse Sainte Thècle d'un amour si ardent pour Vos préceptes, nous Vous demandons, par son intercession, de répandre sur nous tous qui Vous implorons, les Trésors de Votre Miséricorde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Neuvième jour

Sainte Thècle méprise les richesses et aime la pauvreté

Sainte Thècle, bien pénétrée de ces paroles de nos saints Livres, que l'or ne rassasie pas l'avare, et que celui qui aime les richesses n'en goûte pas les fruits, renonça à la belle position qu'elle allait avoir dans le monde pour se consacrer à Dieu. Les richesses sont un fardeau pour ceux qui les possèdent, blessent ceux qui les aiment et chagrinent ceux qui les perdent. La pauvreté nous rend semblables à Notre Seigneur. Sainte Thècle, l'honneur et la gloire des Martyrs, aidez-nous à monter au Ciel, que vous possédez.

Prions

O Dieu, qui avez appris à la Bienheureuse Sainte Thècle à quitter les pompes du Ciel pour suivre Votre Croix avec humilité et avec amour, faites que par son intercession et son exemple nous foulions les biens périssables de ce monde, et, qu'attachés à Votre Croix, nous surmontions tous les obstacles qui s'opposent à notre Salut. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'Unité du Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

Dixième jour

Sainte Thècle toujours unie à Jésus

Sainte Thècle savait que c'est une grande science que de savoir converser avec Jésus-Christ et une grande prudence que de savoir le retenir dans son cœur. Elle était humble et pacifique et Jésus était avec elle; elle était si dévote et paisible que Jésus avait établi Sa Demeure dans le cœur de Sa pieuse Servante. Aussi, avec Jésus tout lui était bon et lui paraissait facile et elle vivait heureuse sans ami. Nous avons au Ciel une grande patronne, allons avec confiance auprès du Trône de la Grâce, car elle nous obtiendra Miséricorde.

Prions

O Dieu qui nous entourez et nous protégez par le Glorieux témoignage que Vous a rendu Sainte Thècle; faites que nous marchions sur ses traces et que nous nous réjouissions de son intercession. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Onzième jour

Sainte Thècle menait une vie cachée

Sainte Thècle veillait en toute chose sur elle-même, au milieu de tout ce qu'on disait d'elle ou ce qu'on faisait contre elle, son unique attention avait pour but de ne plaire qu'à Dieu seul. Elle s'offrait de tout son cœur à la Volonté Divine. Elle avait en Dieu une telle espérance qu'au milieu des peines que lui faisait sa famille, elle marchait vraiment dans le droit de la paix et goûtait déjà la joie de la présence Divine. La sagesse dans le cœur de Sainte Thècle était comme une eau profonde, où elle puisait continuellement.

Prions

O Dieu Tout-Puissant et Miséricordieux, qui après avoir embrasé de Votre Amour la Bienheureuse Sainte Thècle, lui avez donné cette force d'âme admirable qui la fit avancer en perfection au milieu des plus grandes peines de la vie, faites que, par ses mérites et ses prières, nous surmontions avec les secours des grâces célestes tout ce qui nous est contraire dans la voie du Salut. Par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne dans tous les siècles et les siècles. Amen.

Douzième jour

Sainte Thècle était charitable dans ses paroles

Sainte Thècle considérait la conduite de Dieu à l'égard des hommes qui l'offensent. Hélas! À tous les moments, par toutes sortes de personnes, Il est offensé en toutes les manières, et Il ne s'emporte pas, Il ne se venge pas, quoiqu'Il ait mille moyens pour perdre ceux qui s'en prennent à Lui, Il les souffre, Il les comble même de Ses biens. A l'exemple de son Dieu, Sainte Thècle ne cessait de rendre ses devoirs à sa mère et à ceux qui cherchaient à la perdre sans prononcer la moindre parole désobligeante. Quand on l'a baisé pour la trahir, elle avait toujours des paroles charitables à leur égard. Revêtez-vous, comme les élus de Dieu, Saints et Biens-Aimés, d'entrailles de miséricorde, de bonté, d'humilité, de modestie et de patience.

Prions

O Dieu qui avez embrasé l'âme de Sainte Thècle du Feu de Votre Amour afin qu'elle pu supporter sans mesure les outrages les plus humiliants, faites, s'il Vous plaît, que par ses mérites nous soyons purifiés de nos vices par le Feu de Votre Charité pour jouir des biens éternels. Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur. Amen.

Treizième jour

Sainte Thècle injustement contrariée par sa mère

Quoique la mère de Sainte Thècle, en la détournant de l'état religieux, commit deux péchés mortels: l'un contre la Charité, qui commande aux parents de prendre soin de leurs enfants, et l'autre contre la religion, Sainte Thècle, en fille bien née, ne se plaignit pas ouvertement. Elle priait Dieu de la convertir et de lui donner des moyens pour fuir le monde sans blesser en rien les devoirs qu'elle devait à l'égard de ses parents. Personne ne quittera la maison, ou ses frères ou ses sœurs, ou son père, ou sa mère, ou ses enfants ou ses biens pour Dieu, qu'il ne retrouve au centuple en ce monde et la vie éternelle dans l'autre.

Prions

O Dieu, Dispensateur de tous les biens, qui avez réuni en Votre Servante Sainte Thècle la fleur de la virginité et la palme du Martyre, daignez par son intercession, nous détachez des biens de ce monde pour nous accorder les biens éternels. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Quatorzième jour

Sainte Thècle dévouée au service de Dieu

Sainte Thècle bien persuadée qu'elle avait été créée pour, connaître, aimer et servir Dieu, ne tendait qu'à l'amour et au service qu'elle pouvait rendre à Sa Divine Majesté. Son désir unique était de faire Sa Volonté et d'accomplir ses desseins. Elle ne voulait qu'aucune action, ni aucun moment de sa vie ne fussent selon les desseins de Dieu, aussi il n'y avait aucune partie ou action de sa vie, même dans les actes les plus communs qui ne fût faite avec l'intention de Lui plaire, et elle était toujours appliquée à connaître qu'elle était la Volonté de Dieu. La sagesse de Sainte Thècle atteignait d'une extrémité à l'autre avec force et disposait toutes choses avec douceur.

Prions

O Dieu, qui nous faites admirer les merveilles que Vous avez opéré dans Sainte Thècle, faites que nous devenions ses imitateurs pour participer à Vos Grâces dans l'éternité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Quinzième jour

Sainte Thècle joyeuse de souffrir pour Jésus-Christ

Sainte Thècle considérait continuellement ce que Jésus-Christ avait souffert et comment Il avait souffert en Ses biens, ayant été laissé tout nu, à la Colonne et sur la Croix. Il a souffert en Son Honneur, ayant été injurié, calomnié, traité outrageusement et avec toutes les indignités possibles. Il a souffert en Son Corps, chaque partie ce ce Corps Adorable eut son tourment particulier. Il a souffert en Son Âme, qui fut plongée dans une tristesse si profonde et une Agonie si violente qu'Il en éprouva une sueur de Sang. A ces considérations, Sainte Thècle était toute embrasée d'Amour Divin et brûlait de souffrir pour Lui. Nous vous saluons, Sainte Thècle, miroir de vertu, guide de la vérité, soyez notre protectrice du sein de notre exil au Royaume Céleste.

Prions

O Dieu qui nous voyez troublés par les maux qui nous environnent de toutes parts, faites, que, pénétrés des souffrances de Votre Sainte Passion et protégés par l'intervention de la Bienheureuse Sainte Thècle, nous parvenions à la glorieuse éternité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Seizième jour

Sainte Thècle veille à sa chasteté

Sainte Thècle avait entendu Saint Paul parlant des avantages de la chasteté, elle aurait voulu être un ange sur la terre, et sachant les prérogatives que cette vertu avait donné à Saint Jean sur les autres apôtres, elle aurait voulu avoir tous les privilèges de sa grande innocence et de sa grande pureté. Sainte Thècle a voulu paraître devant le Seigneur pleine de gloire n'ayant ni tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et sans aucun défaut.

Prions

O Dieu qui avez fait la grâce aux vierges, en menant une vie pure et aux martyrs en souffrant courageusement la mort, de suivre l'Agneau, accordez-nous par l'intercession de Sainte Thècle, de mener une vie sainte, afin de mériter de contempler éternellement Sa Face dans le Ciel. Par ce Même Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Dix-septième jour

Sainte Thècle forte devant les tyrans

A la parole de Saint Paul, Sainte Thècle s'était, par la Miséricorde de Dieu, convertie sincèrement; elle ne pensait pas tout abandonner et de consacrer sa personne au service d'un si Bon Maître. Tous, jusqu'à ses parents prirent des moyens pour la perdre, mais elle était Chrétienne et refuser un mariage très avantageux, étaient des crimes prétendus. Entendant la sentence qui la condamnait à une terrible mort, elle, appuyée sur le secours de Dieu, qui ne se déconcerte pas, veut que son sacrifice soit complet et son unique préoccupation est de conserver sa virginité. Quand on maudissait Sainte Thècle, elle ne répondait pas par des injures; quand on la maltraitait, elle ne menaçait pas; mais elle s'abandonnait au Pouvoir de Celui qui la jugeait maintenant.

Prions

O Dieu Consolateur des affligés et Salut de ceux qui espèrent en Vous, qui avez donné à Sainte Thècle la force de supporter avec énergie les sarcasmes des ennemis de notre Sainte Foi, faites que protégés par son secours, nous nous attachions tellement à Votre service, qu'après avoir triomphé des ennemis de notre Salut, nous goûtions les délices de la Paix éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Dix-huitième jour

La Foi de Sainte Thècle dans les tourments

Sainte Thècle n'aimait pas moins Dieu quand Il l'exerçait par des souffrances et à la vue des tourments les plus affreux que quand Il la favorisait des Dons de Sa Grâce. A la vue des supplices, elle mettait en Dieu sa confiance et les regardait comme des Don de la Suprême Majesté, par lesquels elle allait, en union des souffrances du Calvaire, prendre par aux récompenses éternelles. Sa Foi étonnait les hommes et maîtrisait les bêtes féroces même. Ils ont semblé mourir aux yeux des insensés et leur fin a été estimée une affliction et leur sortie au milieu de nous, l'anéantissement, mais ils sont en Paix.

Prions

Dieu Tout-Puissant et Éternel, qui choisissez ce qu'il y a de plus faible dans le monde, pour confondez ce qui paraît fort, accordez-nous dans Votre Miséricorde, par l'intercession de Sainte Thècle, de surmonter les obstacles de cette vie pour posséder la gloire du Ciel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Dix-neuvième jour

Sainte Thècle victorieuse des tourments

Dieu prend un soin spécial de ceux qui se consacrent à Lui. Il lui donna la force d'esprit d'affronter les plus terribles tourments, sans perdre un instant sa confiance en Dieu. Comme elle avait eu la force de s'élever au-dessus des avantages de sa condition et du monde, elle méprisa les tourments, comme elle avait méprisé les offres que le tyran lui faisait. Elle eut la force et un courage invincible au milieu des tourments dont Dieu voulu bien la faire triompher et rendre inutiles; et elle en sorti ni plus fière, ni plus confiante en elle-même, mais bien plus humble et attachée à Dieu. Sainte Thècle, victorieuse du monde, disait que son corps était le Temple du Saint Esprit et qu'elle venait de le recevoir de Dieu, et qu'ainsi, elle n'était plus à elle-même.

Prions

O Dieu, qui êtes la force invisible de ceux qui combattent, daignez écouter nos humbles prières, afin que par les mérites et l'intercession de la Bienheureuse Sainte Thècle, dont nous honorons le glorieux triomphe, nous soyons vainqueurs des attaques de l'Esprit de malice. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Vingtième jour

Sainte Thècle se sanctifiait tous les jours

Le désir ardent de Sainte Thècle, était de prendre le plus de peine qu'il lui était possible pour correspondre aux desseins que Dieu avait sur elle. Elle demandait instamment cette grâce aux Trois Personnes de la Sainte Trinité: au Père, qu'Il sanctifiât sa mémoire par une continuelle pensée de Sa Divine Présence, pleine de respect et de crainte; au Fils, qu'Il fortifiât son entendement et conduisit ses pas dans les voies du Salut par le flambeau de la Foi; au Saint Esprit qu'Il sanctifiât sa volonté par un amour si fervent et une Charité si forte et si constante que rien ne pût la séparer de Lui. Sainte Thècle tâchait de plaire à Dieu en toutes choses, portant les fruits de toutes les bonnes œuvres et croissant dans la science de Dieu.

Prions

Dieu des Vertus, unique auteur de tout bien, imprimez dans nos âmes l'amour de Votre Saint Nom, augmentez en nous la Foi, l'Espérance et la Charité, afin de faire fructifier en nous le bien que nous avons reçu de Vous pour mériter les biens que Vous nous promettez. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Vingt et unième jour

Sainte Thècle vivait dans le recueillement

A l'exemple de Notre Seigneur, Sainte Thècle se retirai de longues heures pour prier; elle fuyait la compagnie pour s'occuper à conserver avec Dieu au-dedans de son cœur et pour ne pas Le laisser seul, elle Lui offrait ses hommages dans le plus intime sentiments de son âme. Elle pensait toujours à Dieu et pour Dieu. Aux pieds de la Croix de son Sauveur, elle avançait ainsi à grands pas dans la connaissance des choses saintes. Toujours occupées de Dieu, elle n'avait qu'un désir, celui de se glorifier. Sainte Thècle s'écriait dans l'élan de son cœur: «Parlez, Doux Seigneur, Votre servante écoute. »

Prions

O Dieu qui avez accordé de si grandes grâces à Votre humble servante Sainte Thècle, et surtout d'être Sainte de corps et d'esprit, nous Vous prions, par son intercession, de nous accorder, à son exemple, de ne chercher qu'à Vous bénir éternellement. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Vingt-deuxième jour

Sainte Thècle vivait dans la ferveur

Etre fervent, c'est aspirer à être plus Saint, c'est vouloir mieux faire aujourd'hui qu'hier, mieux ce soir que ce matin...etc. C'est essayer non pas d'ajouter à son travail, mais aux soins donnés à ce travail. La ferveur, c'est la vie, c'est la marche ardente de l'âme vers le Ciel, vers Dieu Lui-même. Sainte Thècle, enflammée de zèle par les exhortations de Saint Paul, continuait chaque jour à s'attirer la Grâce de Dieu. Faire aujourd'hui quelque chose de mieux ou de plus, était l'ardent désir de son cœur. Sainte Thècle se réjouissait de ce qu'elle avait pris part aux souffrance de Jésus-Christ: afin de se réjouir avec transport au jour de la manifestation de Sa Gloire.

Prions

Protecteur de ceux qui espèrent en Vous, Dieu sans qui rien n'est solide, rien n'est Saint, par l'intercession de Sainte Thècle, multipliez sur nous Votre Miséricorde, afin que sous Votre conduite et par Votre direction, nous passions par les biens temporels, de telle sorte que nous ne perdions pas les biens éternels. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Vingt-troisième jour

Sainte Thècle vivait dans l'humilité

Etre humble, ce n'est pas dire en tous cas qu'on ne fait rien de bon, mais c'est attribuer à Dieu nos succès et Lui rapporter toujours les éloges qu'on nous fait. Sans le secours de Dieu, nous ne pourrions rien faire de bien. Notre intelligence, nos membres, tout nous a été donné, nous n'avons rien que nous ne l'ayons reçu de l'infinie Bonté de Dieu. Sainte Thècle devint une grande Sainte, parce qu'elle était véritablement humble. Sainte Thècle savait que Dieu ne méprise jamais la prière d'un cœur contrit et humilié.

Prions

Accordez-nous, s'il Vous plaît Seigneur, avec Bonté, de penser et d'agir toujours saintement, afin que, nous qui ne pouvons pas être sans Vous, nous sachions vivre selon Votre propre Volonté. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Vingt-quatrième jour

Sainte Thècle vivait dans une probité parfaite

Sainte Thècle se gardait en toutes rencontres avec tant de soin et de circonspection qu'elle tombait fort rarement en quelque peine d'esprit. Car celui qui met son entière confiance dans le Seigneur et qui le cherche avec un cœur simple et droit, est bien moins exposé aux chutes, et s'il tombe dans quelques affliction, ou de quelque manière qu'il soit embarrassé, le Seigneur l'en retire bientôt et lui inspire des consolations. Le Seigneur n'abandonne jamais celui qui espère en Lui jusqu'à la fin. Sainte Thècle priait et l'esprit de Sagesse était venu en elle.

Prions

O Dieu qui glorifiez les humbles et relevez Vos fidèles serviteurs, répandez dans nos cœurs cet Amour persévérant par lequel Sainte Thècle s'était attachée inséparablement à Vous, afin que ressentant continuellement les effets de sa protection nous soyons probes de corps et d'esprit et nous portions avec honneur et gloire les gages de la vie éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Vingt-cinquième jour

Sainte Thècle était charitable

Dans sa retraite, Sainte Thècle ne rejeta jamais personne, voyant des membres de Jésus-Christ en tous ceux qui s'adressaient à elle dans leur besoins, lui demandait-on l'aumône, elle se privait pour les pauvres, lui demandait-on la santé? Dieu lui avait accordé le grand privilège de guérir les malades les plus délaissés, jusqu'à s'attirer la jalousie des médecins locaux. Elle fut vengée d'une manière terrible, car Dieu n'abandonne jamais les siens. Les justes sont miséricordieux et il leur est fait miséricorde.

Prions

Dieu Créateur et Rédempteur du genre humain qui n'abandonnez aucun de ceux qui ont recours à Vous, faites-nous la grâce de profiter des exemples et des mérites de Sainte Thècle et d'être aidés du secours de ses prières. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.

Vingt-sixième jour

Sainte Thècle était reconnaissante

Selon le précepte de Saint Paul: « rendez grâce à Dieu en toutes choses, car c'est là que Dieu veut que vous fassiez tout pour Jésus-Christ », Sainte Thècle rapportait tout à Dieu, elle voyait la Providence attentive à l'entourer de tout ce qui lui était nécessaire. Elle disait à tous ceux qui venaient la trouver: « Venez et écoutez, vous tous qui craignez le Seigneur, et je vous raconterai tout ce qu'Il a fait pour mon âme. Sainte Thècle était reconnaissante envers Dieu et aussi envers le prochain. Voudrions-nous, disait-elle, oublier Dieu, commettre une faite, une ingratitude au moment ou nous recevons du bien de Dieu et du prochain. » Sainte Thècle était pénétrée de cette maxime de nos Saints Livres: « Les justes et les sages et toutes leurs œuvres sont dans la main de Dieu. »

Prions

O Dieu qui avez voulu nous donner en Sainte Thècle, un exemple de vertu, daignez accorder à Votre peuple de suivre si parfaitement ses pas, qu'il puisse obtenir sa récompense. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Vingt septième jour

Sainte Thècle était continuellement occupée

Sainte Thècle était entièrement convaincue que l'exercice ou l'occupation unique du Chrétien est de travailler continuellement à son Salut. Elle ne perdait pas un instant, tous les moments lui étaient précieux. Elle craignait d'être surprise par la mort et d'être perdue pour l'éternité. Elle se servait des choses et du temps uniquement pour le Salut de son âme, pour le Salut du prochain dans un continuel amour de Dieu. « Cieux, célébrez le Seigneur; terre, tressaillez de joie; montagnes, faites retentir Ses louanges, le Seigneur a consolé Son peuple, Il prends pitié des opprimés », tels étaient les cris de reconnaissance de Sainte Thècle.

Prions

O Dieu, qui par une grande merveille, avez créé l'homme, et par une plus grande encore l'avez racheté, faites que par l'intercession et par les mérites de Sainte Thècle, confus de tant de bienfaits, nous participions à ses grâces et à son bonheur. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Vingt-huitième jour

Sainte Thècle était avare du temps

Les Saints ont toujours quelque chose à faire et ils le font sans orgueil; mais par devoir et par amour pour Dieu. Ils n'ont pas le temps de s'occuper de ce qui ne les regarde pas. Mais ils se font un crime de perdre un moment que le Bon Dieu leur donne, ils en connaissent la valeur et sont jaloux de la gloire du Bon Dieu. C'est pourquoi, lui disait Saint Paul, « pendant que nous avons le temps, faisons du bien à tous ». Sainte Thècle était continuellement occupée pour ne pas donner le temps à l'esprit de discorde et de négligence de la tenter. Nous vous conjurons... de vous appliquer de vivre en paix; de faire tout ce que vous avez à faire; enfin de vous conduire avec honneur.

Prions

Seigneur, que les mérites et l'intercession de Sainte Thècle nous donnent la grâce de diriger toutes nos actions à la Lumière de Votre Loi et de rapporter à la Gloire de Votre Nom humblement et sans présumer en rien de nous-mêmes tout le fuit de notre travail. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Vingt-neuvième jour

Mort glorieuse de Sainte Thècle

Sainte Thècle était arrivée à l'âge de 90 ans, en sanctifiant chaque jour de ses années, en offrant à Dieu son travail, ses peines, ses consolations, sa santé et ses malaises, et tâchant, par ses saintes inspirations, de les unir aux souffrances et aux mérites de la Sainte Passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Elle sortit de ce monde pleine de jour et sa mort, comme sa vie, fut signalée par de nombreux miracles. Son corps enseveli à Séleucie fut bientôt l'objet d'un culte que l'Eglise accorde aux Saints. Heureux ceux qui meurent dans le Seigneur, parce qu'ils vont se reposer en Lui et leurs œuvres les suivent.

Prions

O Dieu qui avez bien voulu accorder à Sainte Thècle la grâce d'une sainte mort, faites qu'à l'exemple de celle qui fut à la fois martyre de la Vérité et de la Justice, nous combattions les ennemis de notre Salut et obtenions une sainte mort. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Trentième jour

Sainte Thècle patronne des agonisants

A l'exemple de Sainte Thècle, nous devons apprendre à nous vaincre nous-mêmes en bien des choses. Si nous voulons vivre en paix et acquérir la grâce d'une bonne et sainte mort. Ce n'est pas peu de demeurer longtemps dans le monde sans avoir la moindre contrition, et sans commettre de péché et d'en obtenir le pardon par une sincère et véritable pénitence. Bienheureux celui qui couronne par une mort heureuse la vie sainte qu'il a mené! Si nous voulons être fermes et avancer dans la Vertu, regardons-nous ainsi que Sainte Thècle, comme des exilés, comme des étrangers sur la terre. A la mort, l'homme ne recueillera que ce qu'il aura semé pendant cette vie.

Prions

O Dieu qui avez voulu que Sainte Thècle fut rappelée à l'agonie des mourants, répandez, s'il Vous plaît, sur nous, par ses mérites, l'esprit de Votre Amour, afin qu'à l'heure de notre mort nous méritions de vaincre l'ennemi et d'arriver à la Couronne Céleste. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

D'après un texte extrait du livre "Lys du Ciel, Sainte Thècle", de l'Abbé P. Pourcher, Editions St Jean

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Voir aussi: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/04/22/8913545.html

Notices et documents sur Sainte Thècle

cliquer sur les lien suivants:

Biographie de Sainte Thècle

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-752117.html

Les Actes de Paul et de Thècle

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-841151.html

Téléchargez le texte du mois de Sainte Thècle (pdf), en cliquant ici

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