18 septembre 2010

Le Message de Notre Dame de la Salette

Le Message de Notre Dame de La Salette

Ce dimanche 19 septembre 2010, il y aura 164 ans que la Très Sainte Vierge Marie est descendue dans les Alpes Dauphinoises, délivrer un message très important à notre monde. Par cette vidéo, je vous invite à le lire, le méditer, à le redécouvrir, ou le découvrir si vous ne le connaissez pas. Que Notre Dame de La Salette vous bénisse et vous garde...


11 septembre 2010

Neuvaine à Notre Dame des Douleurs

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Neuvaine à Notre Dame des Douleurs


Manière de la pratiquer


Cette œuvre de piété est en tout temps agréable à Notre-Dame, et la pratique en est toujours avantageuse aux fidèles qui s'y livrent, soit pour obtenir des grâces spirituelles, soit même pour solliciter des faveurs temporelles; mais le temps le plus favorable est du cinquième jeudi de Carême au sixième vendredi, qui est l'époque précise des douleurs. Le jour où elles commencent ou au moins celui où elles finissent, on devra se confesser et communier. Il sera à propos de le faire même aux deux époques. Tous les jours de cette neuvaine on devra lire pour le moins une des méditations de la douleur qui correspond à ce jour. Si l'on ne s'impose pas d'actes de mortification corporelle, il faut au moins faire l'aumône et visiter les autels après la messe qu'on doit entendre chaque jour. Les grandes indulgences qu'on gagne en visitant les autels sont beaucoup plus méritoires en Carême, en les appliquant aux âmes du Purgatoire, saintes âmes, les plus dévotes aux douleurs de Marie. Cette aumône spirituelle sera d un puissant effet pour que Notre-Dame des Douleurs nous obtienne ce que nous demandons, par notre compassion aux tourments du Fils et des douleurs poignantes de la Mère. C est en cette neuvaine que se manifeste le plus grand élan des dévots aux douleurs de Marie, en fuyant les divertissements dangereux, les conversations inutiles et tout autre emploi du temps qui pourrait être un sujet d'offense envers Dieu, même faiblement; et, afin de fortifier davantage, on devra examiner sa conscience avec la plus scrupuleuse exactitude avant les repas, et le soir avant de se coucher. Celui qui s'habituera à le taire d'heure en heure trouvera un grand avantage pour le salut de son âme; cette œuvre de piété sera la plus agréable à la très sainte Vierge, et la plus propre à nous en faire écouter et exaucer. La prière que l'on fera dans cette neuvaine devra être celle de la douleur qui correspond à chaque jour, selon l'ordre de celles qui se font en second lieu; c'est la seule qui change, et elle commence toujours ainsi:


Premier jour


Se mettant à genoux devant une image de la Très Sainte Vierge des douleurs, (si l'on en possède une), faire le signe de la croix avec toute la ferveur possible, dire l'acte de contrition ainsi qu'il suit:


Acte de Contrition


Mon Seigneur Jésus-Christ, Dieu et Homme tout ensemble, mon Créateur et mon Rédempteur, par Votre essence divine, et parce que je Vous aime par-dessus toutes choses, comme Bonté infinie, je me repens, Seigneur; bien contrit, mon Dieu, de Vous avoir offensé, à cause de Votre grandeur. Je me propose fermement, moyennant Votre Sainte Grâce, de ne jamais plus pécher, et de m'éloigner de toutes les occasions de Vous offenser et de me confesser entièrement de toutes mes fautes. Par Votre Mère très affligée dont le Cœur est transpercé d'autant de glaives que j'ai commis de péchés contre Vous: pardonnez-moi, Seigneur, parce que j'espère en Votre infinie Miséricorde, que par Ses Très Saintes Douleurs, il Vous plaise m'admettre en Votre grâce, m'accorder de me repentir, et pour persévérer dans Votre service et en celui de Votre très Douloureuse Mère, ma souveraine jusqu'à la mort. Amen.


Oraison


Très Douloureuse et très Pure Vierge Marie, Mère du meilleur des Fils, et la plus affligée de toutes les mères du monde, prosterné à Vos pieds, profondément humilié, ô ma souveraine! si la faveur que je sollicite tend à la gloire de Dieu et au salut de mon âme, obtenez-la-moi de Sa Divine piété; s'il en est autrement, que Sa Très Sainte Volonté s'accomplisse. Très affligée et très douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, suivant les pas de Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus Christ, chargé du fardeau de la Croix, avez parcouru le chemin de l'amertume, et arrivâtes sur le Calvaire, où l'Esprit Saint Vous invita comme sur un mont de myrrhe; embrasez-moi, ô ma Souveraine, unissez-moi à toutes les douleurs qui Vous ont été réservées, et offrez-les au Père Éternel, souffertes dans le Corps de Votre Fils, et placées en votre Cœur, pour attendrir la dureté du mien. Obtenez-moi la faveur que je sollicite en cette neuvaine, si elle tend à la gloire de Dieu et au salut de mon âme. Amen,


Ici, on récite sept je Vous salue Marie, suivis de Gloire au Père, en mémoire des grandes et innombrables douleurs qu'éprouva la Très Sainte Mère de Dieu, depuis la naissance jusqu'à la Passion de son Fils. On continue à intercéder la Sainte Vierge.


Souveraine Vierge Marie, ma tendre Mère, et de tous les pécheurs, qui Vous tenez près de l'autel de la Croix de Votre Fils unique, offert au Père Éternel en agréable sacrifice pour le salut des hommes et pour satisfaction entière et surabondante de leurs fautes; priez-le, ô ma Souveraine, qu'Il regarde Son Fils crucifié, ainsi que Vous, Mère très aimante, et qu'Il prenne compassion des infidèles et des hérétiques, et les réunisse dans le sein de sa Sainte Église.


Ici, élevant son cœur vers Dieu et vers sa très sainte Mère, avec la confiance d'obtenir, si cela convient, ce qu'on désire, chacun en particulier fera sa demande avec le plus de ferveur possible, et l'on continue:


Mon Seigneur Jésus-Christ crucifié, ne permettez pas qu'aucune âme se perde, puisque Vous nous placez sous les ailes de la protection de Votre très aimante Mère comme enfants de Ses Douleurs, nés au sein de Ses Larmes; principalement, Seigneur, ceux qui s'unissent à Elle en faisant cette sainte neuvaine en mémoire de Ses Douleurs, et se confessent malgré l'enfer, ses fils, ses serviteurs, favorisés de ses larmes et baignés de Votre Précieux Sang, pour qu'à l'heure de notre mort, Vous nous receviez comme Ses enfants. Amen.


A cet instant, on vénère les cinq plaies du divin Fils, pour être plus agréable à sa très douloureuse Mère.


A la plaie du pied gauche


Je vous salue, ô très Sainte Plaie de mon Seigneur Jésus-Christ! et je vous prie, Seigneur, que par elle, Vous me pardonniez toutes les offenses commises tant par mes démarches que par mes gestes.


Notre Père, et Gloire au Père


A la plaie du pied droit


Je Vous salue, ô très Sainte Plaie de mon Seigneur Jésus-Christ! et je Vous prie, Seigneur, que par elle, Vous me pardonniez toutes les offenses commises tant par mes actions que par mes paroles.


Notre Père, et Gloire au Père


A la plaie de la main gauche


Je vous salue, ô très Sainte Plaie de mon Seigneur Jésus-Christ! et je Vous prie, Seigneur, que par elle, Vous me pardonniez toutes les offenses commises tant par ma vue que par mes autres sens.


Notre Père et Gloire au Père


A la plaie de la main droite


Je vous salue, ô très Sainte Plaie de mon Seigneur Jésus-Christ! et je Vous prie, Seigneur, que par elle, Vous me pardonniez toutes les offenses commises par le mauvais emploi de ma mémoire, de mon entendement et de ma volonté.


Notre Père, et Gloire au Père


A la plaie du très Saint Côté

 

Je vous salue, ô très Sainte Plaie de mon Seigneur Jésus-Christ! Et je Vous prie, Seigneur, que par elle, ainsi que fut blessé Votre Cœur par le fer de la lance ainsi que Celui de Votre très Douloureuse Mère par le glaive de Ses Douleurs, de vous pénétrer le mien de Vos Souveraines Lumières, afin de Vous aimer toujours, ne jamais plus Vous offenser, et souffrir plutôt la mort que de pécher. Amen.


Notre Père, et Gloire au Père


Oraison que Saint François Xavier apôtre des Indes et Patron des Mission récitait tous les jours


Dieu de mon cœur, et mon Seigneur Jésus Christ, par Vos cinq Plaies, souffertes sur la croix, et par les innombrables que Vous avez reçues dans Votre Passion par Amour pour nous, nous Vous prions, selon Votre Miséricorde, d'être favorable à ceux que Vous avez rachetés au prix de Votre Précieux Sang, et de les conduire à la vie éternelle. Amen.


Note. Ceux qui auront les livres de la Passion du Christ et des Douleurs de Notre-Dame y liront, le matin, les Méditations de la première douleur, et le soir, celles de la Passion, selon le jour et connue elles se trouvent dans ces livres. Ceux qui ne les auraient pas, liront dans un livre de piété pendant une demi heure.


Deuxième jour


Ayant fait l'acte de contrition et récité la première oraison du premier jour, Très douloureuse et très Pure Vierge Marie, qui se dit aussi le second, ou dit celle qui change tous les jours, selon la douleur correspondante à chaque jour. C'est l'oraison suivante:


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, étant agenouillée au pied de la Sainte Croix sur laquelle a été crucifié Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ, le considériez souffrant, agonisant et mourant pour les péchés du monde; tournez, puissante Reine, Vos très chastes yeux inondés de Vos larmes, regardez moi pour que j'aie compassion en voyant ce dont mes péchés sont la cause, et obtenez-moi la Miséricorde de Votre Fils Crucifié et la faveur que je sollicite, si elle tend à la gloire de Dieu et au salut de mon âme. Amen.


Ici, on récite les sept Ave Maria, et on continue, avec les oraisons, la prière et la salutation aux saintes plaies, avec l'oraison comme au premier jour; et ainsi tous les jours suivants, avec l'observation de la seconde oraison et de la seconde leçon.


Troisième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, que, lorsqu'Il expira, Votre. Fils unique, mon Seigneur Jésus Christ, fit mère du genre humain en la personne vierge de l'apôtre Jean, pour que Vous regardiez tous les hommes comme enfants nés de vos douleurs, adoptés par l'Amour de Jésus, et recommandés à Votre sollicitude; recevez-moi pour fils, Mère très douce, et dirigez vers Dieu mes paroles, mes œuvres et mes pensées, et obtenez-moi de Votre Très Saint Fils cette faveur que je sollicite, si elle tend à sa gloire ou au salut de mon âme. Amen.


Le surplus et la note comme aux premier et second jour.


Quatrième jour


Très affligée et très douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, au milieu de la multitude des Scribes et des Pharisiens qui crucifiaient Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ, entendîtes les ignominieuses paroles, les injures et les blasphèmes qu'ils proféraient contre Sa Divine Innocence; purifiez mes lèvres, ô ma Souveraine, pour que je répare ces offenses par mon amour; écoutez le vœu de mon cœur, qui s'écrie: « Mon Dieu, mon Seigneur, Saint des Saints, Bonté souveraine, suprême innocence, la vérité par excellence »; et obtenez-moi de Sa Miséricorde cette faveur que je sollicite, si elle tend à sa gloire et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.


Cinquième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, après que Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ, eut rendu l'esprit au Père Éternel, et paraissait avoir consommé tous les tourments, vîtes un soldat lever la lance et percer Son Très Saint Côté, déchirant le tendre Cœur du Crucifié mourant, blessure qui resta ouverte pour le salut des hommes; baignez-moi, ô ma Souveraine, dans ce Sang et cette Eau, et introduisez-moi par cette ouverture à l'éternité de la gloire, et obtenez-moi de Dieu cette faveur que je sollicite, si elle tend à sa gloire et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.


Sixième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, au pied de la sainte Croix où Vous vous teniez, voyant déclouer Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ, reçûtes en Vos mains la couronne d'épines et les clous baignés de Son Très Précieux Sang; posez, ma Souveraine, ces cruelles épines sur mes yeux et ces clous aigus en mon cœur pour que je ressente quelque chose de ce que Vous éprouvâtes et que je prenne part à Vos Douleurs, ayant en horreur plus que la mort le péché, qui fut la cause de tant de mal; et obtenez-moi de Votre Fils, avec le pardon de toutes mes fautes, cette faveur que je sollicite, si elle tend à sa plus grande gloire et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.

Septième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, après avoir adoré et baisé la couronne et les clous de Votre Fils, avez reçu en Vos mains délicates et virginales Son Très Saint Corps; regardez, Souveraine très affligée, ces blessures cruelles, ce Sang caillé; voyez ce Corps si beau, que forma le Saint-Esprit, déjà tant défiguré par la souffrance; arrosez-le de Vos Larmes, ma souveraine Mère, et de ma douleur, misérable pécheur, pour que je me repente d'avoir causé tant de tourments, par la position cruelle où j'ai placé Votre Fils, mon Seigneur; remplissez mon cœur de lamentations, et obtenez-moi cette faveur que je sollicite, si elle tend à la plus grande gloire de Dieu et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.


Huitième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, qui, inondée des larmes avec lesquelles Vous lavâtes le corps décomposé de Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ, avez appliqué Sa Divine Face sur Votre très pur Visage; Vous l'avez embaumé et enseveli pour le placer dans le sépulcre, où Vous laissâtes aussi Votre Cœur très aimant: permettez, ô ma Souveraine, que j'aille, comme le serviteur le plus humble de Votre famille, accompagner la sépulture de mon Seigneur, pour que le regret de mes fautes ne me sépare jamais de Son Sépulcre où elles l'ont fait descendre; et obtenez-moi de Sa Bonté cette faveur que je sollicite, si elle tend à sa plus grande gloire et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.


Neuvième jour


Très affligée et très Douloureuse Vierge Marie, ma Souveraine, déjà Votre Fils unique, mon Seigneur Jésus-Christ demeure enseveli, et Vous, Souveraine, Vous vous en retournez seule sans la lumière de Vos yeux et sans la vie de Votre Cœur. Tous les Esprits du ciel Vous accompagnent, ô Marie, très douloureuse! Qu'il m'est pénible d'être la cause de tant d'oppression par mes péchés! J'ai été, Mère très affectionnée, un malfaiteur et cruel homicide; j'ai, par mes fautes, arraché la Vie à Votre très Doux Fils: je me prosterne à Vos pieds, pour mériter Votre Pitié, après avoir été si cruel envers Vous; je me confie en Votre suprême Miséricorde, pour espérer, par ces mêmes Douleurs que je Vous ai causées, le pardon que je ne mérite pas. Je me propose, ô ma Souveraine, et ma très affligée Mère, de m'amender sincèrement, et de commencer une nouvelle vie, pour me rendre digne de Votre refuge, et, par ce moyen, jouir en votre compagnie de l'Éternité avec cette faveur que je sollicite, si elle tend à la plus grande gloire de Dieu et au salut de mon âme. Amen.


Le reste comme aux premier et second jour.

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

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30 août 2010

Neuvaine à Notre Dame de Talence

Neuvaine à Notre Dame de Talence

Du 7 au 15 septembre 2010

Chers amis, le Sanctuaire Notre Dame de Talence, dont j'ai déjà parlé plusieurs fois sur le blog Images Saintes, et auquel je suis très attaché, organise une Neuvaine. Vous trouverez ci-après l'intégralité du texte de la Neuvaine pour chaque jour. Je vous invite à la réciter, avec moi.

Renseignements sur le site: http://talence-catho33.cef.fr/index.php

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Notre Dame de Talence

Historique

Notre Dame de Pitié est vénérée à Talence depuis le XIIème siècle. La tradition raconte que, dans la fôret qui entourait au midi les murs de Bordeaux, la Vierge Marie apparut tenant sur ses genoux, le corps inanimé de son fils Jésus. On construisit alors, sous le vocable de Notre-Dame de la Rame une chapelle où bientôt les fidèles accoururent pout honorer la Mère des Douleurs. Mais, l’origine de la chapelle de la Rame est plus certainement due à un prieuré de moniales dédié à la Vierge Marie, qui attirait des pèlerins heureux de s’unir à la prière des religieuses de Notre-Dame. Au XVIème siècle, la chapelle est restaurée par l’abbaye de Fontevrault en Anjou qui y fait don de la statue que nous connaissons aujourd’hui et les archives de cette époque font mention de nombreuses grâces reçues de Dieu par l’intercession de Notre-Dame de Pitié. Mais hélas, les années passant, la chapelle de la Rame qui abritait la Piéta tombe peu a peu en ruine. Mais Notre-Dame veillait. Le 29 Décembre 1729, deux enfants découvrent dans la chapelle en ruine, la statue de la Vierge. Et à deux reprises, celle-ci est mystérieusement retrouvée descendue de sa niche séculaire. Ces faits se colportent vite et dès le début de Janvier des groupes, puis bientôt des foules reprennent le chemin de Talence. Dès 1731, les pèlerins accourent, non seulement de tout le diocèse de Bordeaux, mais aussi de tous les diocèses environnants. Dès cette époque, de nombreux ex-votos témoignent de la puissante protection de la Vierge de Talence et des nombreuses grâces, guérisons et heureuses naissances obtenues du Seigneur par l’intercession de Notre-Dame de Pitié, invoquée également sous le nom de Notre-Dame des Douleurs. Aujourd’hui encore, nombreuses sont les personnes qui reçoivent paix, force et consolation auprès de notre Madone Bordelaise. Aussi, une équipe de laïcs s’est-elle constituée autour du curé de la Paroisse pour redonner au Sanctuaire de Talence sa vocation à la prière et à l’accueil.

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Neuvaine à Notre Dame de Talence

Prologue

La Vierge Marie, source pure et comblée de grâce, manifeste par sa vie toute donnée, que le Seigneur comble de joie celles et ceux qui s'appuient sur Lui. Par Son Immaculée Conception, la Vierge Marie, qui n'a pas été souillée par le péché, est une voix puissante pour porter au Père toutes nos intercessions. Vénérée en ces lieux depuis l'an 1132 sous le vocable de Notre Dame des Sept Douleurs, tenant le corps de Son Fils inanimé dans ses bras, Notre Dame de Talence nous exhorte à ne pas rester sur le corps mort de Son Enfant mais, bien plus, à sans cesse nous plonger dans l'espérance de la promesse de la Résurrection. La Neuvaine que nous souhaitons adresser à Notre Dame des Sept Douleurs, se veut être un élan d'espérance, bien plus qu'une prière d'affliction. En effet, si notre espérance  ne s'arrête qu'au corps inanimé de Jésus, à quoi serviraient nos dévotions et nos pratiques sacramentelles, qui sont résolument tournées vers l'espérance de la Résurrection. La Vierge Marie nous encourage à croire que rien n'est jamais perdu à ceux qui mettent leur Foi dans le Seigneur. Nos faiblesses ne doivent pas être vécues comme une fatalité. Au contraire, elles doivent, par l'intercession des Saints et l'appui des Pasteurs, devenir une force comme le dit l'Apôtre Paul: « C'est quand je suis faible que je deviens fort », signifiant que le Christ assiste de sa grâce suprême ceux qui avancent dans la nuit. Afin que se lève dans nos vies, parfois sombres, la Lumière de la Résurrection, nous aurons à cœur de toujours prier cette Neuvaine sans jamais perdre le cœur de notre Foi: la promesse de la Résurrection se lèvera un jour pour dissiper nos obscurités.

« Cependant, tout comme dans le ciel où elle est déjà glorifiée corps et âme, la Mère de Jésus représente et inaugure l’Église en son achèvement dans le siècle futur, de même sur cette terre, en attendant la venue du jour du Seigneur (cf. 2 P 3, 10), elle brille déjà devant le Peuple de Dieu en pèlerinage comme un signe d’espérance assurée et de consolation ». (Lumen Gentium, n°68)

Notice pour le bon emploi de la Neuvaine

Tout d'abord, la Neuvaine n'est pas une prière magique. Elle est une supplication adressée à Dieu par l'intermédiaire d'une ou d'un saint. Par conséquent, il ne fait pas en attendre un résultat immédiat. Dieu seul est juge pour attribuer en son temps les grâces demandées. Il est bon que votre Neuvaine soit accompagnée par une bougie de neuf jours que vous allumerez au premier jour de votre Neuvaine et qui veillera Notre Dame de Talence tout le long de votre dévotion. Ensuite, une Neuvaine doit se prier, comme son nom l'indique, pendant neuf jours consécutifs devant la statue de Notre dame de Talence. S'il vous était impossible de venir vénérer Notre Dame en son Sanctuaire, il est souhaitable de prier avec une image de Notre Dame de Talence. Mais il convient de faire une visite au sanctuaire le premier et dernier jour. Enfin, la prière de Neuvaine ne dispense par de la pratique des Sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation. Aussi, est il souhaitable de profiter de ce temps de méditation pour commencer par le Sacrement de Réconciliation et participer à l'Eucharistie chaque jour de la Neuvaine.

Prière à Notre Dame de Talence

O Marie, Mère de Jésus et notre Mère, qui au Calvaire, avez partagé si courageusement la Passion de Notre Sauveur. O Marie, qui dans Votre Sanctuaire de Talence, savez si bien réconforter les âmes douloureuses, accueillez maternellement Vos enfants qui viennent Vous implorer. Mère du Bon Conseil, guidez-nous dans nos résolutions et nos efforts. Mère sans tâche, inspirez-nous l'horreur du péché. Étoile du matin, fortifiez notre confiance. Salut des infirmes, soutenez notre faiblesse. Vierge fidèle, apprenez-nous la vraie Charité. Consolatrice des affligés, aidez-nous à offrir généreusement toutes nos épreuves. Secours des Chrétiens, faites de tous Vos enfants une grande famille fraternelle et accueillante. Reine des Apôtres, donnez-nous une âme missionnaire. Reine des martyrs, soutenez ceux qui donnent leur vie pour le Règne de Dieu. Reine de la Paix, donnez la paix à notre monde. Reine de Talence, priez pour nous. Ainsi soit-il.

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Premier jour

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

La Présentation de Jésus au Temple

La Parole de Dieu

Évangile selon Saint Luc, 2: 25-35

« Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant: « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes,et gloire d'Israël ton peuple ».  Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère: « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton cœur sera transpercé par une épée. Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre ».

Réciter:

Credo

Notre Père

3 dizaines de Chapelet

Intentions

Prière

O Notre Dame, l'annonce du Prophète Syméon fut pour Vous une première Douleur. Malgré votre peine, Vous n'avez pas laissé votre Cœur être submergé par l'affliction, mais Vous avez confié à Dieu cet événement dans une totale confiance. Obtenez-moi, Sainte Vierge de Talence, de toujours persévérer sans ma laisser accablé par l'adversaire et daignez intercéder en ma faveur pour la grâce que j'implore (nommer la grâce)

Réciter ensuite:

2 Dizaines de Chapelet

Gloire au Père

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Amen.

Réciter ensuite la prière à Notre Dame de Talence

Terminer par trois fois: O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Deuxième jour

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

La fuite en Égypte

La Parole de Dieu

Évangile selon Saint Matthieu 2: 7-15

« Alors Hérode convoqua les mages en secret pour leur faire préciser à quelle date l'étoile était apparue; puis il les envoya à Bethléem, en leur disant: « Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant. Et quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que j'aille, moi aussi, me prosterner devant lui ». Sur ces paroles du roi, ils partirent. Et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue se lever les précédait; elle vint s'arrêter au-dessus du lieu où se trouvait l'enfant. Quand ils virent l'étoile, ils éprouvèrent une très grande joie. En entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie sa mère; et, tombant à genoux, ils se prosternèrent devant lui. Ils ouvrirent leurs coffrets, et lui offrirent leurs présents: de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Mais ensuite, avertis en songe de ne pas retourner chez Hérode, ils regagnèrent leur pays par un autre chemin. Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit: « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr ». Joseph se leva; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète: « D'Égypte, j'ai appelé mon fils ». »

Réciter:

Credo

Notre Père

3 dizaines de Chapelet

Intentions

Prière

O Notre Dame, la fuite en Égypte fut pour vous une deuxième douleur. Quel manque d'humanité de la part du roi Hérode, qui persécuta Notre Seigneur en voulant le faire périr dans son jeune âge. Permettez-moi, ô Notre Dame de Talence, de ne pas faire souffrir le Christ par mon propre péché, mais donnez-moi la force de toujours m'en repentir. Que le Seigneur par votre inlassable intercession me donne une compassion plus grande pour vos peines et celles de l'humanité et daignez intercéder en ma faveur pour la grâce que j'implore (dire la grâce).

Réciter ensuite:

2 Dizaines de Chapelet

Gloire au Père

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Amen.

Réciter ensuite la prière à Notre Dame de Talence

Terminer par trois fois: O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Troisième jour

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

La disparition de Jésus

La Parole de Dieu

Evangile selon Saint Luc 2: 41-52

Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi: il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit: « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi! » Il leur dit: « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché? Ne le saviez-vous pas? C'est chez mon Père que je dois être ». Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et il leur était soumis. Sa mère gardait dans son coeur tous ces événements. Quant à Jésus, il grandissait en sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes.

Réciter:

Credo

Notre Père

3 dizaines de Chapelet

Intentions

Prière

O Notre Dame, la perte de Votre Fils au Temple fut pour Vous une troisième Douleur. Quelle angoisse pour une mère de perdre son enfant parmi une grande foule. Quelle énergie la Vierge Marie et son époux glorieux Saint Joseph ont déployé pour retrouver leur Bien le plus précieux. Et moi, quels efforts est-ce que je déploie quand en mon Cœur je perds la présence de Notre Seigneur, par mon manque de Foi, d'Espérance et de Charité? Souvent, je m'éloigne de Dieu sans en ressentir tristesse et repentir! O Notre Dame de Talence, par les larmes que Vous avez versées par la perte de Votre Enfant, que le Seigneur me donne la grâce du repentir, qu'Il rende tendre mon cœur afin que je puisse ressentir Sa présence en mon âme et daignez intercéder en ma faveur pour la grâce que j'implore (dire la grâce).

Réciter ensuite:

2 Dizaines de Chapelet

Gloire au Père

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Amen.

Réciter ensuite la prière à Notre Dame de Talence

Terminer par trois fois: O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Quatrième jour

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Marie voit Son Fils chargé de la Croix

Parole de Dieu

Evangile selon Saint Luc 23: 23-27

« Mais eux insistaient à grands cris, réclamant qu'il soit crucifié; et leurs cris s'amplifiaient. Alors Pilate décida de satisfaire leur demande. Il relâcha le prisonnier condamné pour émeute et pour meurtre, celui qu'ils réclamaient, et il livra Jésus à leur bon plaisir. Pendant qu'ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu'il la porte derrière Jésus. Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus ».

Réciter:

Credo

Notre Père

3 dizaines de Chapelet

Intentions

Prière

O Notre Dame, la vision de Votre Fils chargé de la Croix fut pour Vous une quatrième Douleur. Une mère pourrait-elle supporter de voir son enfant souffrir à cause de l'orgueil, de l'égoïsme et du pouvoir des hommes? Quelle peine pour Votre Enfant, bafoué, portant l'instrument de ce supplice qui pourtant, deviendra l'instrument de notre délivrance? O Notre Dame de Talence, par la force intérieure qui Vous a permis de ne pas succomber lorsque Vous avez accompagné Votre Fils jusqu'au point ultime, que le Seigneur m'accorde la grâce de porter avec patience les peines que je dois endurer, sans jamais perdre l'espérance de voir se lever la lumière de la Résurrection, et daignez intercéder en ma faveur pour la grâce que j'implore (dire la grâce).

Réciter ensuite:

2 Dizaines de Chapelet

Gloire au Père

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Amen.

Réciter ensuite la prière à Notre Dame de Talence

Terminer par trois fois: O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Cinquième jour

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Marie contemplant la souffrance et le décès de Jésus sur la Croix

La Parole de Dieu

Evangile selon Saint Jean 19: 25-30

« Or, près de la croix de Jésus se tenait sa mère, avec la soeur de sa mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant sa mère, et près d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple: « Voici ta mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit: « J'ai soif ». Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit: « Tout est accompli ». Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit.

Réciter:

Credo

Notre Père

3 dizaines de Chapelet

Intentions

Prière

O Notre Dame, la vision de Votre Fils Crucifié, remettant Son Esprit, fut pour Vous une cinquième Douleur. Quelle vision dramatique. O Notre Dame, que de voir le Corps sans vie de Celui que Vous avez porté! Une mère pourrait-elle supporter un tel drame? Vous avez su être présente, sans Vous détourner de cette tragédie; en contemplant le Corps sans vie de Votre Enfant, Votre Cœur se liait intimement à la prière de toutes celles et ceux qui vivent des moments si graves. O Notre Dame de Talence, Consolatrice des affligés, que le Seigneur m'accorde par Votre intercession que le Caroix de Votre Fils soit à jamais attachée à mes passions déréglées, et que, fortifié par la vertu de cette Croix et de Votre secours, je puisse m'unir par mon humble prière aux douleurs de ceux qui souffrent plus gravement que moi, et daignez intercéder en ma faveur pour la grâce que j'implore (dire la grâce).

Réciter ensuite:

2 Dizaines de Chapelet

Gloire au Père

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Amen.

Réciter ensuite la prière à Notre Dame de Talence

Terminer par trois fois: O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Sixième jour

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Marie accueille Son Fils mort dans ses bras lors de la descente de la Croix

La Parole de Dieu

Evangile selon Saint Matthieu 27: 57-59

« Le soir venu, arriva un homme riche, originaire d'Arimathie, qui s'appelait Joseph, et qui était devenu lui aussi disciple de Jésus. Il alla trouver Pilate pour demander le corps de Jésus. Alors Pilate ordonna de le lui remettre. Prenant le corps, Joseph l'enveloppa dans un linceul neuf, et le déposa dans le tombeau qu'il venait de se faire tailler dans le roc. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla. Cependant Marie Madeleine et l'autre Marie étaient là, assises en face du tombeau ».

Réciter:

Credo

Notre Père

3 dizaines de Chapelet

Intentions

Prière

O Notre Dame, la vision de Votre Fils descendu de la Croix fut pour Vous une sixième douleur. Joseph d'Arimathie déposa dans Vos bras le corps de Votre Fils sans vie: ce ne fut pas sans miracle que vous n'expiriez pas de douleur! Quelle compassion avez-Vous fait naître dans le Cœur de Saint Jean et des deux Marie qui se tenaient auprès de Vous pour passer cette heure sombre. O Notre Dame de Talence, Consolatrice des affligés, que le Seigneur m'accorde par Votre puissante intercession, de ne jamais détourner mon cœur de celles et ceux qui sont dans la peine. Puisse mon cœur être rempli d'autant de compassion que le furent ceux de Saint Jean et des deux Marie, et daignez intercéder en ma faveur pour la grâce que j'implore (dire la grâce).

Réciter ensuite:

2 Dizaines de Chapelet

Gloire au Père

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Amen.

Réciter ensuite la prière à Notre Dame de Talence

Terminer par trois fois: O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Septième jour

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit

Marie accompagne le Corps de Son Fils lors de la mise au Tombeau

La Parole de Dieu

Evangile selon Saint Jean 19: 40-42

« Ils prirent le corps de Jésus, et ils l'enveloppèrent d'un linceul, en employant les aromates selon la manière juive d'ensevelir les morts. Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf dans lequel on n'avait encore mis personne. Comme le sabbat des Juifs allait commencer, et que ce tombeau était proche, c'est là qu'ils déposèrent Jésus ».

Réciter:

Credo

Notre Père

3 dizaines de Chapelet

Intentions

Prière

O Notre Dame, la déposition du Corps de Votre Fils dans le Sépulcre fut pour Vous une septième Douleur. La vue de Votre Fils sans vie vous a donné une grande tristesse, mais elle est sans comparaison avec la grande peine de voir cette pierre roulée, Vous privant ainsi de ce regard qui Vous donnait encore quelques forces. O Notre Dame de Talence, aimable et secourable consolatrice de ceux qui sont dans la peine, que le Seigneur m'accorde par Votre intercession, la contrition de mes péchés. Obtenez-moi, ô Notre Dame, que je ne perdre jamais l'amitié et la grâce de Notre Seigneur Jésus-Christ, et daignez intercéder en ma faveur pour la grâce que j'implore (dire la grâce).

Réciter ensuite:

2 Dizaines de Chapelet

Gloire au Père

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Amen.

Réciter ensuite la prière à Notre Dame de Talence

Terminer par trois fois: O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Huitième jour

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

L'Assomption de la Sainte Vierge

La Parole de Dieu

Livre de l'Apocalypse de Saint Jean 11 19a; 12: 1-6a, 10b

« Alors s'ouvrit le Temple de Dieu, qui est dans le ciel, et l'arche de l'Alliance du Seigneur apparut dans son Temple, et il y eut des éclairs, des fracas, des coups de tonnerre,un tremblement de terre et une terrible grêle. Un signe grandiose apparut dans le ciel: une Femme,ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel: un énorme dragon, rouge feu,avec sept têtes et dix cornes,et sur chaque tête un diadème. Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter,afin de dévorer l'enfant dès sa naissance. Or, la Femme mit au monde un fils, un enfant mâle, celui qui sera le berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer. L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu'elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours. Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante,qui proclamait: « Voici maintenant le salut,la puissance et la royauté de notre Dieu,et le pouvoir de son Christ! Car l'accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu ».

Réciter:

Credo

Notre Père

3 dizaines de Chapelet

Intentions

Prière

O Notre Dame, par Votre vie toute donnée, Vous nous avez montré combien les souffrances de notre temps ne sont rien comparées à la Gloire qui nous attend dans les Cieux. Par ce corps qui a enduré tant de peines, par ce corps qui a supporté tant de douleurs, le Seigneur Dieu, après la Résurrection de Son Fils, à voulu Vous témoigner un signe éclatant de Sa Gloire en Vous élevant corps et âmes dans les cieux. Par Votre Sainte Assomption, obtenez-moi, ô Note Dame de Talence, de ne jamais tourner mon regard vers la désespérance, mais de toujours me convertir en me tournant vers la Lumière. Que le Seigneur m'accorde de faire miennes ces paroles de l'Apôtre Paul: « En effet le Dieu qui a dit: « que des ténèbres resplendisse la lumière », est Celui qui a resplendi dans nos coeurs, pour faire briller la connaissance de la Gloire de Dieu, qui est sur la face du Christ » (2 Corinthiens 4:6), et daignez intercéder en ma faveur pour la grâce que j'implore (dire la grâce).

Réciter ensuite:

2 Dizaines de Chapelet

Gloire au Père

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Amen.

Réciter ensuite la prière à Notre Dame de Talence

Terminer par trois fois: O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Neuvième jour

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Le Couronnement de la Vierge Marie

La Parole de Dieu

Apocalypse de Saint Jean 12: 1

« Un signe grandiose apparut dans le ciel: une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles ».

« C'est pourquoi l'auguste Mère de Dieu, unie de toute éternité à Jésus-Christ, d'une manière mystérieuse, par « un même et unique décret » de prédestination, Immaculée dans sa Conception, Vierge très pure dans sa Divine Maternité, généreuse associée du Divin Rédempteur qui remporta un complet triomphe sur le péché et ses suites, a enfin obtenu comme suprême couronnement de ses privilèges d'être gardée intacte de la corruption du sépulcre, en sorte que, comme son Fils, déjà auparavant, après sa victoire sur la mort, elle fût élevée, dans son corps et dans son âme, à la gloire suprême du Ciel où Reine, elle resplendirait à la droite de son Fils, Roi immortel des siècles ».

(Vénérable Pie XII, Constitution Apostolique Munificentissimu Deus)

Réciter:

Credo

Notre Père

3 dizaines de Chapelet

Intentions

Prière

O Notre Dame, Dieu récompense par d'inépuisables dons de sa grâce celles et ceux qui apportent leur contribution à Son oeuvre de Salut. Permettez-moi, ô Notre Dame de Talence, par Votre intercession inlassable, de toujours me garder sur la voie de Dieu afin qu'au jour où moi aussi je serai appelé à rejoindre le Royaume des Cieux, je puisse bénéficier des immenses largesses de Notre Seigneur. Que ma vie soit illustrée par les mots de l'Apôtre Paul: « Gloire, honneur et paix à quiconque fait le bien » (Lettre aux Romains 2: 21), et daignez intercéder en ma faveur pour la grâce que j'implore (dire la grâce).

Réciter ensuite:

2 Dizaines de Chapelet

Gloire au Père

O mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de Votre Miséricorde. Amen.

Réciter ensuite la prière à Notre Dame de Talence

Terminer par trois fois: O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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Si vous avez reçu des grâces à la suite de cette Neuvaine, je vous serai gré reconnaissant de bien vouloir m'en faire parvenir le témoignage par e-mail, à franck.monvoisin@laposte.net Vos témoignages seront transmis aux Chapelains du Sanctuaire Notre Dame de Talence. Merci d'avance

Téléchargez le texte de la Neuvaine (pdf) en cliquant ici

11 avril 2010

Les Sept Vendredis de Notre Dame des Douleurs

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Les Sept Vendredis de Notre Dame des Douleurs

 

Depuis plusieurs siècles les Fidèles se sont empressés de pratiquer la Dévotion des sept Vendredis dans tous les lieux où elle est répandue; voulant la faire embrasser à ceux qui l'ignorent, nous chercheront, en la leur faisant connaître, de leur apprendre les principaux avantages qu'ils peuvent en retirer. Dès la semaine de la Septuagésime, ils doivent s'appliquer, tous les Vendredis Jusqu'à la fête de la Compassion, aux pieux exercices de cette dévotion, qui leur fourniront un moyen facile de satisfaire leur tendre piété pour la très Sainte Vierge en partageant ses douleurs, et un puissant secours pour se sanctifier pendant le Carême. Chacun des Vendredis dont nous avons parlé, les Fidèles doivent, autant qu'il sera possible, observer la méthode suivante: 1° Lire au commencement de la journée la méditation du Mystère; 2° Réciter le Chapelet des sept Douleurs, ou au moins sept Notre Père et sept je Vous salue Marie; 3° Visiter une chapelle ou une statue de Notre Dame des Douleurs, y réciter le Stabat, et s'ils ne le savent pas, au moins un Notre Père et un je Vous salue Marie; 4° Approcher avec ferveur des Sacrements de Pénitence et d'Eucharistie. Les Pratiques de cette dévotion peuvent servir utilement dans le courant de l'année, pour obtenir quelque grâce par l'intercession de la très-Sainte Vierge.

01

Premier Vendredi

Le Glaive qui perça le cœur de Marie dans la prophétie de Syméon

 

Jérusalem renfermait, à cette époque, un juste nomme Syméon, plus charge de mérites que d'années, quoiqu'il fût d'un âge avancé. Pendant que Marie et Joseph entraient dans le temple, Syméon y arrive au moment même où ils présentaient le Messie nouveau-né. Eclairé d'une lumière supérieure, il regarde la mère, il admire le divin Enfant avec des yeux étincelants et d'un visage enflammé, il prend Jésus dans ses bras, le presse sur son cœur, et dans une douce extase, il bénit Dieu d'une si haute faveur, et lui fend de vives et solennelles actions de grâces d'avoir exaucé ses longs désirs à ce sujet. Ensuite, s'adressant à Marie, par l'inspiration du Saint-Esprit, il lui fait cette célèbre prédiction: « Cet enfant est pour la ruine et pour la résurrection de plusieurs en Israël, et pour être en butte à la contradiction des hommes ». Qui pourrait exprimer la douloureuse impression que fit cette triste prophétie sur le cœur maternel de Marie? Malgré les lumières qu'elle avait déjà reçues, elle vit alors encore plus clairement se dérouler à son esprit le sombre tableau des souffrances que son Fils devait endurer; elle connut plus que jamais qu'entre toutes les mères elle était la seule qui rachetait son premier-né pour peu de temps, puisqu'il était destiné aux douleurs, aux opprobres et aux supplices. Dès lors, au sentiment de Saint Jérôme, l'âme de Marie eut à subir un martyre plus dur que celui de tous les martyrs ensembles; martyre qui, selon Saint Bernard, dura trente-trois ans, pendant lesquels Marie vécut en mourant sans cesse, parce que son cœur souffrait une douleur pire que la mort, sans remède et sans adoucissement. Comme les eaux des fleuves, en entrant dans l'Océan, deviennent salées et amères, les consolations de Marie, depuis ce jour mémorable, se changeaient pour elle en violentes amertumes. De là, elle ne pouvait arrêter ses yeux sur l'admirable humanité du Sauveur, sans penser aussitôt aux mépris, aux tortures, à la croix qui l'attendaient. Déjà Marie croyait voir les blessures de ses pieds, de ses mains et de son côté toutes couvertes de sang!... Mère infortunée, ce ne fut pas seulement pendant la vie de son Fils qu'elle souffrit ce dur martyre, la plaie que lui fit la prophétie de Syméon ne se ferma jamais tant qu'elle vécut: « Cette-douleur dit-elle un jour à Sainte Brigitte, affligea mon cœur jusqu'au moment où je fus élevée en corps et en âme dans le Ciel ». O glaive douloureux! O peine sans égale!

 

Colloque

 

O mère affligée! quel cœur ne se fondra pas de douleur et de componction en considérant le vôtre percé du glaive que lui annonça Syméon! Ah! quel cruel martyre pour vous, de penser que votre divin Fils, après une vie entière de souffrances, après une mort cruelle et ignominieuse, serait encore déchiré et crucifié de nouveau, avec plus d'impiété que jamais, par les monstrueux péchés des hommes! Non de semblables tortures n'étaient point faites pour votre beau cœur; elles me convenaient bien mieux à moi qui suis coupable de fautes graves! Vous savez d'ailleurs que j'ai lancé contre vous, non pas un seul glaive, mais cent, mais mille traits meurtriers, autant de fois que j'ai eu le malheur de pécher. Purifiez maintenant, par votre douloureux martyre, tout mes sentiments impurs; blessez si profondément la dureté de mon cœur, qu'il soit pénétré de la plus vive douleur d'avoir renouvelé, par mes péchés, la dure Passion de Jésus, et d'avoir de nouveau percé son cœur adorable.

02

Deuxième Vendredi

Souffrances de la très Sainte Vierge dans la fuite en Egypte

 

Après la cérémonie de la Purification de Marie et de la Présentation de son Fils au temple, la sainte Famille retourna à Nazareth. Or, Hérode, roi des Juifs, ayant appris des Mages la naissance d'un nouveau prince, et déjà instruit par la voie publique de ce qui s'était passé au temple quand le divin Enfant y avait été présenté, il n'en fallut pas davantage à ce roi soupçonneux pour craindre que ce rejeton de David ne lui enlevât la couronne. Il prit donc, sans délai, des mesures pour affermir son trône, qu'il jugea en péril, et il forma le dessein de mettre à mort le nouveau-né. Misérable orgueil humain! La Mère et le nourricier de Jésus n'étaient occupés, dans leur chétive demeure, qu'à contempler le Fils de Dieu qui croissait en grâce chaque jour. Contents de leur état en vue de Dieu, ils travaillaient et dormaient en paix. Une nuit, entre autres, dans laquelle, plus fatigué qu'à l'ordinaire, Joseph dormait profondément, un Ange lui dit à l'oreille de se lever promptement et de fuir en Egypte, avec son épouse et le divin Enfant, attendu qu'Hérode cherche à faire mourir Jésus. Docile à la voix de l'Ange, Joseph, étonné, va réveiller Marie et lui communique l'ordre du Ciel. Tendre Mère! quelle triste nouvelle! dans quelle fâcheuse situation elle se trouve! faible, délicate, avec un tendre nourrisson et un époux âgé et fatigué, que fera-t-elle? Ah! je la vois dans une véritable agonie; son cœur tombe en défaillance en pensant au danger que court le divin Enfant!.. Mais à quoi servent les délais? elle se prépare à exécuter au plus tôt les ordres du Ciel. Elle s'approche en tremblant du berceau où l'Enfant Jésus dormait paisiblement; elle le lève, le prend entre ses bras, l'enveloppe promptement de ses langes, le couvre de son mieux pour le défendre des injures de l'air rigoureux de la saison; et sans tarder davantage, sans dire adieu à ses voisins et à ses amis, sans dire un seul mot, ne portant aucune provision, mais seulement quelques hardes, elle part dans le silence de la nuit, sous la protection des ténèbres, appuyée du côté gauche sur le bon vieillard Joseph, et de sa main droite pressant l'Enfant Jésus sur son cœur. C'est en soupirant, qu'elle part et fuit en Egypte. Au moindre bruit qu'elle entend, elle frémit, son cœur palpite, son sang se glace dans ses veines, elle craint que les émissaires du roi inhumain ne viennent dans l'ombre arracher son Fils de son sein, et le massacrer. Si l'on considère ensuite la longueur et la difficulté du chemin, que n'eut pas à souffrir cette Vierge sainte! Il lui a fallu marcher pendant trente jours au moins; traverser des déserts; gravir des montagnes, et passer dans des forêts inhabitées. Pendant combien de jours n'aura-t-elle eu pour toute nourriture que des herbes crues et des racines sauvages? combien en aura-t-elle passé sans boire ni manger? combien de nuits, dans cette saison froide, a-t-elle dû passer couchée sur la pierre? Mais quel Surcroît de douleur pour elle de sentir l'Enfant Jésus souvent tout glacé, malgré les soins qu'elle prenait de le couvrir, de le presser sur son sein, et de l'échauffer par ses soupirs enflammés! combien de fois pour apaiser ses pleurs, lui aura-t-elle donné, en l'allaitant, son cœur fondant de douleurs? O souffrances universelles! ô peines incompréhensibles!


Colloque

 

O Vierge affligée! que votre exemple me confond. Dans un âge si tendre, vous fuyez en Egypte avec tant de peines, foulant aux pieds les aises et les plaisirs du monde; modèle accompli de résignation, d'obéissance, de charité, de confiance en Dieu; tandis que non-seulement je ne fuis pas le danger d'offenser Dieu, mais encore je m'y expose souvent de propos délibéré, m'abandonnant à ma présomption, à ma négligence, à mon esprit d'indépendance, à mon orgueil! O Mère de miséricorde! rendez-moi semblable à vous, je vous en supplie; daignez aussi m'accorder votre puissant secours dans le voyage terrible que je fais maintenant vers l'Eternité. Faites que j'évite les dangers de l'Egypte de ce monde, afin que je partage un jour votre bonheur dans la céleste Jérusalem.

03

Troisième Vendredi

Tristesse de la très Sainte Vierge lorsqu'elle perdit Jésus dans le temple

 

La sainte Famille avait demeuré sept ans en Egypte par l'ordre exprès du Seigneur, et avait beaucoup souffert dans ce long exil, lorsqu'un Ange signifia à Saint Joseph de retourner en Israël. Le retour fut plus pénible encore que n'avait été le voyage précédent. Quand il fallut fuir, l'Enfant Jésus pouvait se porter au bras; mais à l'âge de sept ans, dit Saint Bonaventure, il était trop grand pour être porté, et trop petit pour faire à pied un si long voyage. Le cœur de Marie était donc plus affligé qu'auparavant en cette circonstance, et par rapport à son cher Fils, et par la peine de Joseph devenu plus âgé. Dans la fuite, la très-Sainte Vierge éloignait son Fils de ses ennemis; en retournant en Judée, elle leur allait au-devant et conduisait Jésus à la mort; car elle savait qu'il serait un jour la victime de leur barbarie. Enfin, de retour à Nazareth, Jésus, Marie et Joseph y vécurent dans le travail et avec beaucoup de peine; ils n'en sortaient qu'aux jours de fêtes, où, suivant la loi, ils allaient au temple de Jérusalem, pour écouter les divins oracles des livres saints, participer aux sacrifices, et célébrer les solennités légales. Ils avaient toujours eu l'Enfant Jésus avec eux, et rien de fâcheux ne leur était encore arrivé dans ces voyages; mais lorsque le Sauveur eut atteint l'âge de douze ans, ils le conduisirent, selon leur coutume, à Jérusalem, pour y faire la Pâques. Ils assistèrent pieusement aux sacrifices de la solennité, pendant sept jours,dans le temple. Lorsqu'ils retournèrent à Nazareth, le divin Enfant demeura à Jérusalem sans qu'ils y fissent attention, et ils ne s'en aperçurent qu'après une journée de chemin. Quelle douleur pour Marie et pour Joseph! Ils étaient arrivés dans l'asile où ils devaient passer la nuit, et ne virent point leur bien-aimé. Jésus s'était caché ou rendu invisible à leur départ de Jérusalem. Sa tendre Mère et son fidèle gardien, par une disposition admirable de la Providence, pensèrent que Jésus s'était joint à d'autres familles de Nazareth, également venues à la fête. Mais quelles furent les angoisses de Marie quand elle vit que son divin Fils ne s'y trouvait pas! Joseph dit: nous l'avons donc perdu! que sera devenu ce cher Fils? Puis-je vivre sans lui! retournons sur le champ sur nos pas; demandons-le; cherchons-le... non, mon cœur ne pouvait être frappé plus douloureusement; allons, ne perdons pas un moment; hâtez-vous... de grâce, hâtez-vous.... En effet, Marie se met en marche quoiqu'il soit dejà nuit, elle cherche Jésus parmi les parents et les connaissances qu'elle rencontre, et retourne à Jérusalem. Ses larmes sont plus nombreuses que ses pas; ses soupirs continuels embarrassent sa respiration; et à tout instant, elle dit aux passants comme l'épouse du Cantique: « Avez-vous vu le bien-aimé de mon âme? » Mais, hors de Jérusalem comme dans Jérusalem, personne ne lui en donne des nouvelles. Elle s'écrie dans sa douleur: « Saints Anges, qui accompagnez ce Fils adorable; éléments, qui lui obéissez; soleil, qui éclairez son séjour; montrez-le-moi! Cette Vierge désolée pleure le jour et la nuit; inconsolable, son amertume va toujours croissant, elle ne peut prendre ni nourriture ni repos, parce qu'elle a perdu à la fois son Fils, son père, son époux, son trésor, son Dieu. L'esprit agité de mille lugubres pensées, le cœur déchiré par une séparation si inattendue et si douloureuse, elle se meurt: Père Eternel, ayez pitié de cette mère désolée, sa vie est en danger; de grâce faites-lui trouver son. Fils!... Mais non, elle en sera privée pendant trois jours... Elle court, elle revient, elle demande encore Jésus dans les maisons et dans les rues; peine inutile! son deuil augmente, ses angoisses n'ont plus de bornes!... Enfin, au bout du troisième jour, elle vient au temple toute éplorée, et en y entrant elle voit son divin Fils assis au milieu des Docteurs? les écoutant et leur proposant des questions sur la loi de Moïse... La douleur de Marie avait été si vive pendant ces trois jours, son cœur en avait été oppressé à un tel point, qu'en revoyant Jésus elle ne put s'empêcher de lui faire cette douce plainte: « Mon fils, pourquoi en avez-vous usé ainsi envers nous? Nous vous cherchions, votre père et moi, étant fort affligés ».

 

Colloque

 

O Vierge admirable! que de larmes vous répandîtes pendant les trois funestes jours où vous fûtes privée de votre souverain bien! Ah! combien ce cruel martyre m'apprend à connaître et à pleurer l'aveuglement et la dureté de mon cœur! Vous étiez l'innocence même, par une grâce spéciale vous étiez impeccable, et vous gardiez Jésus dans votre cœur comme sur un trône ou il prenait ses complaisances; et cependant vous pleurates amèrement jour et nuit sa perte, et vous le cherchâtes sans délai et sans relâche. Et moi, j'ai eu le malheur de le perdre volontairement tant de fois, et de le chasser de mon cœur par tant de péchés et avec une si noire ingratitude!... Toute autre perte, dit Saint Augustin, plonge les imprudents dans la tristesse, l'abattement et le désespoir... Mais bêlas! en perdant Jésus, je perds mon Dieu, et néanmoins, par une indifférence qui tient du sacrilège, je mange, tranquillement, je vis content, et j'ose goûter les douceurs du repos! Quelle folie! et qui me donnera une fontaine de larmes intarissable pour pleurer mon, âme privée de son Dieu? O sainte Mère! apprenez-moi à chercher Jésus, puisqu'en le perdant je perds tout à la fois, mon âme, mon Dieu, ma félicité, le Ciel. O Mère de miséricorde, faites que je le cherche avec ardeur et constance, de peur qu'après ne l'avoir pas cherché, maintenant que je puis le trouver, je ne le cherche en vain dans la suite. O Marie ! faites-moi trouver Jésus pendant ma vie et à l'heure de ma mort, en me faisant trouver sa grâce; mais surtout faites qu'après ma mort je retrouve Jésus dans sa gloire. Et vous, ô mon Dieu! qui voulûtes peut-être vous cacher pour que Votre tendre Mère vous retrouvât par le mérite de ses larmes, de grâce exaucez sa prière tandis que je vous adresse ces désirs du chartreux Lodolphe: « Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, que vos parents cherchèrent pendant trois jours, et qu'ils trouvèrent enfin dans le temple, faites que ma pauvre âme vous désire, qu'en vous désirant elle vous cherche, qu'en vous cherchant elle vous trouve, qu'en vous trouvant elle vous aime, qu'en vous aimant elle rachète ses péchés, et qu'en les rachetant elle n'y retombe jamais. Ainsi soit-il.

04

Quatrième vendredi

Douleur de la sainte Mère de Jésus quand elle le rencontra portant sa croix, et en l'accompagnant au Calvaire

 

A peine le faible et inique gouverneur eut-il abandonné le divin agneau à la fureur du peuple déicide, que la croix fut préparée et que le funèbre cortège se mit en marche. Tendre Mère! qui aura l'attention de vous éloigner d'un pareil spectacle? O Madeleine! Salomé! Marie de Cléophas! et vous, disciple bien-aimé, empêchez à la très Sainte Vierge de voir son Fils chargé du bois infâme, hors d'haleine, déchiré, tout sanglant, à demi mort, et de chute en chute se rendant au Calvaire..., Hélas! cette vue ne lui sera pas épargnée; rien ne l'arrête, ni sa timidité virginale, ni la multitude des assistants, ni l'horreur du supplice. Marie, en proie elle-même à des angoisses mortelles, accourt pour faire le dernier adieu à Jésus, et le voir pour la dernière fois. Il va passer, le bruit des armes, le son de la trompette funèbre se font entendre et annoncent le prochain supplice du Sauveur du monde; déjà apparaît le drapeau noir, suivi d'un peuple en délire et transporté d'une joie infernale; on voit les ennemis de Jésus applaudissant dans les groupes à leur barbare triomphe; et, au milieu de cette troupe furieuse, Marie voit son doux Jésus, elle le distingue aux cordes et aux chaînes tient il est inhumainement garrotté, à la lourde croix dont il est chargé, et aux coups que ses bourreaux féroces ne cessent de lui porter. Marie voit Jésus, mais quelle vue déchirante! quelle rencontre mortelle! Elle le voit couvert de sang de la tête aux pieds, inondé de sueur, de boue et de crachats: les yeux du Fils et de la Mère se rencontrent; Marie, les yeux fixés sur Jésus, s'élance vers lui, et lui tend les bras; mais elle ne peut ni l'atteindre, ni lui parler. Les archers la repousse avec cruauté, et la foule, la rapidité de la marche n'ont pas permis l'échange d'un seul mot entre Jésus et Marie! mais quelle expression dans leur rapide regard! quel langage ineffable entre leurs cœurs! Marie reçoit dans le sien, comme dans un miroir fidèle, toutes les douleurs et les amertumes de Jésus, qui est accablé de ses peines et de celles de sa Mère; et du cœur de Marie viennent se refléter, dans le cœur de Jésus, les douleurs de sa Mère et les siennes propres. O mon Dieu! quel cruel moment pour Jésus et pour Marie! son cœur maternel succombe à une si dure épreuve; elle pâlit et tombe en défaillance. Ah! si les femmes juives furent touchées de compassion jusqu'à ne pouvoir retenir leurs larmes, si la pieuse Véronique, n'écoutant que son émotion, courut appliquer un Suaire à Jésus, pour lui essuyer le visage, que dut éprouver le cœur de la Mère du Sauveur? Revenue un peu de sa langueur mortelle, elle lance un regard de douleur sur le chemin du Calvaire, et voit qu'un nouvel achoppement précipite à terre le Sauveur mourant sous le fardeau de la croix, et que le sang divin coule des blessures qui sont rouvertes par le choc. A cette vue, ses pleurs redoublent; et cependant, sans s'arrêter, elle porte plus loin ses pas chancelants. Pâle, languissante, ne cessant de soupirer, à l'aide des saintes femmes et du disciple chéri, elle suit son Fils, portant elle-même, suivant l'expression d'un Père, une croix meurtrière dans son cœur; et lorsqu'elle apercevait la voie douloureuse toute arrosée du sang précieux du Sauveur, qui pourrait dire les impressions qu'elle en recevait? qui pourrait imaginer ses soupirs et ses larmes?

 

Colloque

 

O Marie! quel affreux supplice pour vos yeux très-purs, de voir votre divin. Fils sur le chemin du Calvaire, meurtri, déchiré et tombant sous le poids de la croix! Ah! jetez sur moi un regard de compassion, brisez la dureté de mon cœur, afin qu'il compatisse à vos douleurs et que je conçoive une vive contrition de mes péchés, qui furent la véritable cause des souffrances de Jésus et des vôtres. Ah! puissé-je, docile à la grâce, imiter votre patience sur le chemin du Calvaire, votre fidélité inviolable à suivre Jésus souffrant, et votre générosité à mépriser les insultes de ce peuple insolent et barbare! De grâce, obtenez-moi la force de suivre l'exemple de Jésus et le vôtre, en supportant mes peines avec patience, et d'alléger à mon Sauveur le fardeau de sa croix, en renonçant aux péchés qui la lui rendirent si pesante, et qui mirent le comble à votre douleur quand vous le rencontrâtes.

05

Cinquième Vendredi

Crucifiement du cœur de Marie au crucifiement de son Fils

 

Le cœur du divin Rédempteur étant uni au cœur de sa sainte Mère par le sang et par l'amour, il s'ensuit nécessairement que les souffrances de l'un étaient communes à l'autre. Il y a plus, Marie aimant son divin Fils beaucoup plus qu'elle ne s'aimait elle-même, elle devait ressentir les douleurs de Jésus plus vivement que si elle les avait endurées dans son propre corps. Qui pourrait donc, je ne dis pas expliquer mais seulement imaginer ses angoisses mortelles, lorsqu'arrivée à la cime du Calvaire, elle vit les Juifs dans la jubilation et la lie du peuple, se livrant aux transports d'une joie satanique, parce que le Dieu de Nazareth allait être crucifié? O Ciel! quels furent les déchirements de son cœur, en voyant étendre la croix à terre, préparer les clous, approcher les marteaux, dépouiller de nouveau l'agneau divin avec tant de violence que les plaies de tout son corps en furent toutes rouvertes; le jeter d'un seul coup sur l'instrument du supplice; en voyant Jésus se collant à la croix avec un amour infini, et comme une victime volontaire, entendant les bras et offrant volontiers ses mains et ses pieds pour être cloués? Quel spectacle pour Marie! quel océan de douleurs pour elle, comme elle le révéla à Saint Anselme! Les bourreaux étendent cruellement la main droite du Sauveur, et, ouvrant la paume, ils y placent un clou. meurtrier que l'un d'entre eux enfonce d'un coup de marteau si violent, que le fer déchire les tendons, perce les os et le bois de part en part. O atroce barbarie! O tendre Mère! le coup retentit dans son cœur déchiré, elle tombe et demeure quelque temps hors de ses sens! Le crucifiement continue, et quand il est terminé on élève la croix sur la cime du Golgotha, et en ce moment les cris de la multitude furieuse rappellent Marie de son évanouissement: elle se lève tremblante sur ses pieds, elle lève les yeux, et voit son. amour crucifié, dont le corps pose sur ses plaies, la tête baissée, n'ayant que son sang pour tout vêtement; couvert de la pâleur de la mort, et presque expirant dans les convulsions et les angoisses du supplice. Marie l'aperçoit au milieu de deux voleurs crucifiés avec lui, exprès pour mettre le comble à son ignominie. Elle voit le sang qui coule à flots de ses mains et de ses pieds cloués, sa tête qui ne peut s'appuyer sur le bois meurtrier sans que la couronne d'épines ne s'enfonce davantage dans sa tête auguste; elle voit... ô mon Dieu! elle finit par baisser les yeux, car elle ne peut plus tenir à une vue si horrible. Cependant, elle force la nature à se taire, et s'élevant au-dessus d'elle-même, du fond de l'autel secret de son cœur, elle offre à la fois au Père Eternel, la victime de son Fils sacrifié, et celle du martyre de son propre cœur.

 

Colloque

 

O sainte Mère! je suis saisi d'horreur en pensant au martyre de votre cœur sur la cime du Calvaire, auprès de la Victime si chère à votre âme, qui s'immolait pour le salut des hommes. O mon Dieu! vous voyiez les marteaux lancés dans l'air, vous en entendiez les coups redoublés, vous considériez les clous meurtriers qui attachèrent Jésus au bois infâme, le sang divin qui coulait de nouveau de ses plaies rouvertes, les convulsions, le tremblement, les angoisses de l'Agneau de Dieu, vous pûtes voir tout cela, et vous n'en mourûtes pas! Mais je comprends que le prodige qui vous soutint dans cette épreuve sans pareille, ce fut votre volonté constante, invincible et héroïque qui vous fit souscrire d'une manière admirable au décret du Père céleste, et à la volonté de son Fils pour la rédemption désirée du genre humain. Le Père adorable voulut donner son Fils unique pour le salut du monde, et vous, la mère de ce Sauveur selon son humanité, vous offrîtes ce même Fils pour la même fin. Ainsi Jésus offrait son corps adorable en holocauste, et du fond de votre cœur vous immoliez votre esprit et vous ne vous appliquiez à ne vouloir que ce qui était écrit dans le Ciel, soit sur votre Fils, soit sur vous, pour que les hommes fussent rachetés. O bonté! ô amour inexprimable! Mais, ô tendre coopératrice de notre rédemption ! puisque vous avez tant souffert pour cette grande œuvre, faites au moins que je n'en perde jamais le souvenir!

06

Sixième vendredi

Gémissements de la très Sainte Vierge à la descente de la Croix

 

Joseph d'Arimathie et Nicodème, disciples secrets de Jésus, munis de la permission de Pilate, s'empressèrent de remplir eux-mêmes le pieux et charitable devoir de descendre de la croix le corps mort du Sauveur, en face de Jérusalem et sous les yeux d'un peuple nombreux, ne comptant pour rien le grave déshonneur qu'il y avait pour eux à se montrer les disciples d'un homme crucifié. Ils arrivèrent au pied de la croix, avec les outils et les échelles, pour en détacher Jésus. Ils y trouvent sa mère désolée, et impatiente de recueillir le corps de son Fils dans ses bras. Elle les pria avec larmes d'agir promptement, pour soustraire ce corps adorable à de nouveaux outrages. Les pieux disciples, les larmes aux yeux, appuient les échelles à la croix, ils y montent, ils arrachent avec force, mais respectueusement, les clous: en ce moment Marie redouble ses soupirs en voyant les bras pendants du Sauveur, sa tête sacrée tombe sur la poitrine, et enfin le corps entier sur les épaules des disciples! Anges de paix, qui pleurez amèrement, suspendez vos larmes! Hâtez-vous de venir fortifier Marie maintenant qu'elle reçoit dans son sein les membres froids de son cher Fils! O mon Dieu! quel spectacle! quels tourments! quel palpitement! quelle immense douleur! Ah! c'est ici qu'on peut dire avec raison que Marie passe d'une croix à l'autre, ou plutôt qu'elle est une croix vivante d'angoisses et de déchirements. Dans le Cénacle, le Sauveur avait dit aux Apôtres qu'il était sorti du sein de son Père pour entrer dans le monde, et qu'il allait bientôt y retourner; mais il put dire, ajuste titre, quand il fut rendu à Marie sur le Calvaire: « Je suis sorti du sein de ma Mère pour venir sur la croix, et je quitte maintenant la croix pour retourner à ma Mère ». Mais quelle douleur inexprimable pour Marie que ce retour! Elle presse, il est vrai, ces divins membres contre son cœur, mais ils sont gelés et défigurés. Au lieu d'entendre l'aimable voix de Jésus, au lieu de voir le plus beaux des enfants des hommes, et de contempler ses grâces ravissantes, elle n'a sous les yeux que des plaies sanglantes et d'horribles blessures! A la vue de ses épines qui ont percé cette tête auguste, elle s'écrie: « O cruelles épines! êtes-vous rassasiées maintenant du sang d'un Dieu? Elle sonde la profondeur des blessures et surtout de celle du divin côté, et parcourant des yeux tous ces membres déchirés », elle dit, comme autrefois Jacob affligé à l'occasion du jeune Joseph: « Hélas! une bête féroce à dévoré mon Fils! O mon Dieu! vit on jamais plus de barbarie exercée sur l'innocence même? O Père Eternel! ce n'est plus qu'un squelette et la victime de la cruelle mort; je vous offre cette adorable humanité de votre Fils, telle qu'elle est à ce moment, toute déchirée et toute sanglante! Voyez, ô Père saint! si c'est la tunique de votre Fils bienaimé! Et vous , pécheurs, approchez et voyez les suites funestes de vos péchés! Qui a blessé cette tête auguste? qui a percé ces pieds et ces mains? qui a ouvert ce sein divin? Ah! voilà le fruit de vos crimes et de vos infamies! » Suivant Saint Augustin, Marie, l'âme sur les lèvres,couvrit de ses baisers et de ses larmes le visage divin, les mains augustes et les membres ensanglantés de son divin Fils; et si, comme Saint Germain l'assure, Marie, à force de pleurer, finit par répandre des larmes de sang, il s'en suit que la Mère arrosa de ses larmes vermeilles le corps de son Fils, et que réciproquement le Fils teignit du sang de ses plaies le visage éclatant de Marie. Parmi tant d'angoisses et tant de sang, cette Mère accablée aurait voulu mourir en embrassant son Fils mort, comme Féclie, mère du saint martyr Calliope, expira en embrassant son fils crucifié. Mais Marie ne l'obtint pas, parce que la mesure des tourments que la Providence lui réservait n'était pas épuisée.

 

Colloque

 

O Sainte Mère de Dieu! quel cruel moment pour vous! Le cœur me manque en vous voyant pleurer sans la moindre consolation sur la mort de votre divin Fils! Hélas! que mes péchés l'ont défiguré! Si la justice divine a puni avec tant de rigueur un Fils qui n'avait que l'ombre et l'apparence du péché, à quoi dois-je m'attendre? Ah! tendre Mère! Mère désolée, comment pourrais-je réparer un si grand mal? que voulez-vous que je fasse? que je déteste mes fautes?je les déteste. Que je fasse pénitence? j'y suis résolu. Que je compatisse à vos souffrances? Ah! amollissez mon cœur, afin que je remplisse dignement ce devoir de religion. Enfin, par votre compassion et votre douleur à la vue de Jésus mort, ne permettez pas que, par de nouvelles fautes, j'accumule de nouvelles cruautés sur le corps de votre Fils, et de nouvelles rigueurs sur votre cœur affligé.

07

Septième vendredi

Sanglots de la très Sainte Vierge pendant la sépulture du Sauveur

 

Le pieux Joseph et le vertueux Nicodème attendaient le moment d'embaumer le corps de leur divin Maître pour le placer ensuite dans le tombeau, Mais le jour déclinait, ils voyaient que sa Mère affligée ne pouvait arrêter le cours de sa douleur, et dans la crainte qu'elle n'expirât sur son Fils mort, après un doux combat de compassion, ils lui ôtèrent respectueusement cet objet chéri, et retendirent sur un linge blanc. Marie voulut encore, suivant un grave auteur, aider à rendre ce dernier devoir. D'une main respectueuse et tremblante, elle enleva de la tête de Jésus la couronne d'épines; mais les sanglots lui rendaient la respiration pénible, elle avait peu de force pour arracher les épines, et à la vue de ces profondes plaies et des chairs déchirées de toutes parts et dans les endroits les plus sensibles, elle pleurait amèrement en fermant les yeux et la bouche de son Fils; elle essuya le sang des blessures et des plaies, et lui rangea décemment les pieds. Mais, suivant la révélation de Sainte Brigitte, malgré tous ses efforts, il lui fut impossible de plier les bras du Sauveur; Jésus voulant montrer par là qu'il les tient toujours ouverts pour recevoir les pécheurs repentants. Les disciples environnèrent le corps d'aromates, suivant l'usage des Juifs, et l'ayant enveloppé d'un suaire, ils le portèrent dans un jardin, près du Calvaire, où était un tombeau taillé à neuf dans le roc. La Providence voulut ainsi que la douloureuse Passion de Jésus-Christ commençât dans un jardin et finit dans un autre jardin. Le corps de l'Homme-Dieu, au milieu de l'abjection et de la douleur, porté sur les épaules des pieux disciples, ouvrait la marche; venait ensuite le disciple bien-aimé plongé dans la douleur, puis les Maries en pleurs, qui assistèrent jusqu'à la fin au sacrifice sanglant, et qui tour à tour se partageaient le soin de soutenir la Vierge désolée, qui, à demi-morte, voulut, d'un pas mal assuré et tremblant, accompagner son Fils au tombeau; mais quand elle vit qu'on y déposait le corps adorable de Jésus, quel coup mortel pour son cœur! Elle se jette elle-même sur ce corps divin; elle demande avec larmes qu'on lui découvre encore ce visage sacré; elle veut le voir et lui donner un dernier baiser; elle l'étend et l'enveloppe de ses propres mains, et pendant qu'elle l'adore profondément, elle sent défaillir son cœur maternel par la violence de la douleur Elle ne peut l'en séparer, et semble demander, par ses soupirs et ses sanglots, d'être ensevelie avec son Fils bien-aimé. Ce spectacle arrache les larmes des fidèles disciples et des pieuses Maries qui pleurent d'attendrissement et de compassion; Saint Jean verse des larmes encore plus abondantes que les saintes femmes; enfin, la Mère de Dieu, mourante, fait son dernier adieu, et une grosse pierre ferme le monument. Mais en ce moment, quel redoublement de sanglots! Marie embrasse étroitement cette pierre fortunée qui renferme son trésor; elle veut y laisser son cœur, ou plutôt elle voudrait renfermer le tombeau tout entier dans son cœur. Ses larmes en ce moment furent si abondantes, que, suivant Saint Bernard, on en voit encore les vestiges sur le marbre tumulaire. Au reste, son martyre devait être extrême, puisqu'il ne reçut de.. soulagement ni divin ni humain

 

Colloque

 

Mère désolée, vous confiez enfin au tombeau le corps sacré du Sauveur. Quelle cruelle séparation! Oui, c'est ici le plus dur moment de votre martyre! Votre tendresse va donc survivre à la mort douloureuse d'un Fils adoré, sans en contempler même la froide dépouille! O douleur au-dessus de toute force humaine! Si le doux Jésus, pendant sa vie, se troubla vivement au tombeau de Lazare, parce qu'il était son ami, quelle dut être l'émotion de votre cœur maternel au tombeau d'un Fils infiniment aimable, d'un Fils Homme-Dieu! Cette seule pensée attriste l'âme et la trouble, elle glace le cœur! O Vierge désolée! je ne puis vous consoler, car vous ne pouvez plus recevoir de consolation humaine; mais, par votre douleur incompréhensible, consolez vous-même mon malheureux esprit dans ses épreuves; faites-moi mériter de pleurer avec vous auprès du divin tombeau, pour que j'arrive un jour à une résurrection glorieuse et immortelle.

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Fête de la Compassion de Marie

Tristesses de la très Sainte Vierge pendant le reste de sa vie

 

La très Sainte Vierge ne pouvant plus voir sur la terre son amour crucifié, depuis sa glorieuse Ascension au Ciel. espérait qu'elle pourrait trouver quelque consolation dans la possession des instruments de la Passion de son divin Fils; elle pensait que leur vue lui aurait rappelé son bien-aimé. Elle désirait conserver ses clous et la couronne d'épines consacrés parle sang du Sauveur; mais, suivant Baronius, cela ne fut pas en son pouvoir, car les Juifs avaient la coutume d'ensevelir avec le corps des condamnés, les instruments de leur supplice, comme sujets à la même malédiction. En conséquence, les clous et les épines furent ensevelis avec Jésus-Christ; et la croix, qui n'aurait pas pu entrer dans le tombeau, fut enterrée séparément. Suivant ce même auteur et d'autres encore, la très Sainte Vierge réussit à recueillir respectueusement et à conserver un peu du sang précieux et de l'eau mystérieuse qui sortirent du côté de Jésus. Elle retint aussi de petits linges teints du divin sang, sans parler des diverses empreintes qu'en avaient conservé ses habits. Or, ayant presque toujours sous les yeux ces reliques sanglantes de la cruelle Passion de son Fils, que de soupirs et que de larmes cette vue a dû lui arracher! On peut donc affirmer, sans crainte de se tromper, que dès l'instant funeste où son divin Fils fut mis dans le tombeau, son âme fut dans une affliction continuelle; et que, non contente de renouveler ses peines par la vue de ces objets, elle parcourait, tant qu'elle vécut, les lieux consacrés par le sang de l'Homme Dieu. Cette Vierge sainte se rappelait ainsi successivement, la noire trahison de Judas, les divers tribunaux, l'horrible flagellation; elle se représentait les peines de son Fils, la malice des hommes, la justice sévère du Père céleste, la voie douloureuse teinte du divin sang; lorsqu'elle était seule, elle se rappelait sa fécondité par l'opération du St-Esprit, la longue suite des mépris et des persécutions du Verbe fait chair parmi les hommes, jusqu'au moment où il scella le testament de la Rédemption par sa mort sur la croix. Marie pesait tout et connaissait tout parfaitement. Son imagination lui retraçait les Apôtres fugitifs et dispersés dans la nuit fatale, et abandonnant leur Maître dans le danger: elle en exceptait Jean, qui suivit Jésus sans pouvoir le secourir, et Pierre qui lui fut infidèle et le renia au foyer du Vestibule. Ensuite Marie jetant au Ciel un regard qui dit tout sans prononcer un mot; et puis, baissant le front vers la terre, elle s'écriait avec tristesse: « O humanité inconsidérée! combien coûte ton crime? » Telles furent les sombres pensées qui occupèrent Marie le le plus souvent, jusqu'à ce que son divin Epoux lui lança un trait d'amour plus ardent, qui la pénétra tout entière et l'enleva à cette vie pénible et mortelle.

 

Colloque

 

Vierge sainte, votre vie fut un martyre continuel, et les puissances mêmes de votre belle âme, lui fournirent une ample moisson. Votre mémoire fut toujours frappée du souvenir déchirant de la Passion de votre divin Fils. Votre entendement vous donnait les motifs les plus forts de compatir à ses tourments. Votre volonté était occupée à la fois des actes les plus ardents d'amour et de douleur. C'est donc à juste titre qu'un diadème douloureux convient mieux à votre tête auguste, comme Reine des martyrs, parce qu'il vous rend plus semblable à Jésus, qui est le Roi des martyrs; et que le sang d'un Dieu crucifié, dont votre manteau fut arrosé sur le Calvaire, vous a orné d'une pourpre plus vive et plus éclatante que le manteau d'or que forme l'astre du jour. Je vous salue, Vierge auguste, je compatis à vos peines sur la terre, et je vous félicite en même temps de tout mon cœur, maintenant que vous régnez dans le Ciel, parce que vous n'avez pas moins de gloire dans les souffrances que dans les joies. Je vous prie, ô ma bien-aimée Reine! de m'obtenir une constance chrétienne dans l'adversité, et de me regarder toujours comme un des sujets les plus fidèles de votre empire.

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08 avril 2010

Le Chapelet de Notre Dame des Sept Douleurs

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Le Chapelet de Notre Dame des Sept Douleurs


Manière de le réciter


On doit d'abord se recueillir en se rappelant quelque circonstance des douleurs de la très Sainte Vierge, et en produisant du fond de son cœur un acte de contrition. On commence ensuite par réciter le Venez Esprit Créateur; le Notre Père et les trois je Vous salue Marie qui suivent les Septaines, se récitent pour honorer les larmes que répandit la Mère de Dieu dans ses douleurs, et afin d'obtenir, par son intercession, que nous en répandions de semblables pour nos péchés.


Acte de contrition


Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères, que j'ai péché en pensée, en parole, par action et par omission. Oui, j'ai vraiment péché. C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les anges et tous les saints, et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.


Venez Esprit Créateur


Venez, Esprit Créateur, visitez l'âme de vos fidèles, emplissez de la grâce d'En-Haut les cœur que Vous avez créés. Vous que l'on nomme le Conseiller, le Don du Dieu Très Haut, Source Vive, feu, charité, invisible consécration. Vous êtes l'Esprit aux sept dons, le doigt de la main du Père, l'Esprit de vérité promis par le Père, c'est Vous qui inspirez nos paroles. Allumez en nous Votre Lumière, emplissez d'amour nos cœurs, affermissez toujours de Votre Force la faiblesse de notre corps. Repoussez l'ennemi loin de nous, donnez-nous Votre Paix sans retard, pour que, sous Votre  conduite et Votre conseil, nous évitions tout mal et toute erreur. Faites-nous connaître le Père, révélez-nous le Fils, et Vous, leur commun Esprit, faites-nous toujours croire en Vous. Gloire soit à Dieu le Père, au Fils ressuscité des morts, à l'Esprit Saint Consolateur, maintenant et dans tous les siècles. Amen.


Offrande du Chapelet


O Vierge sans tache! Mère désolée et plongée dans un océan d'amertumes et d'angoisses, je supplie très humblement votre cœur abattu et navré de douleur, de m'obtenir de votre divin Fils la grâce de contempler les mystères douloureux qui sont proposés ici dans la sainte Couronne, et d'acquérir les faveurs promises à tous ceux qui s'appliquent dévotement à ce saint exercice.

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Première Douleur

La prophétie de Syméon


Le saint vieillard Syméon ayant le bonheur de reconnaître dans l'Enfant Jésus le Sauveur du monde, et le tenant entre ses bras le jour de la présentation au temple, prédit à Marie qu'un glaive de douleur transpercerait son âme au sujet de ce divin Fils. O très-Sainte Mère! je prends part à la cruelle peine que vous fit éprouver la prophétie du saint vieillard Symèon; obtenez-moi la grâce de conserver précieusement au fond de mon cœur, à votre exemple, le souvenir de la Passion et de la mort de mon Sauveur, pour détester mes péchés qui en ont été la cause!


Un Notre Père, sept je vous salue Marie à Notre Dame des Douleurs:


Je vous salue Marie, Mère pleine de douleurs, le Seigneur crucifié est avec vous. Vous êtes éplorée entre toutes les femmes, et Jésus le fruit béni de vos entrailles, est éploré. Sainte Marie, Mère de Jésus crucifié, donnez nous vos larmes, nous qui avons crucifié Votre fils, maintenant et à l’heure de notre mort! Amen. (Saint Bonaventure)

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Deuxième Douleur

La fuite en Egypte


Marie est obligée de fuir en Egypte emportant son divin Enfant. Considérez les. circonstances de ce pénible et douloureux voyage! C'est au milieu de la nuit que l'ordre en est donné... C'est vers des lieux bien éloignés que Marie va porter ses pas,,. C'est au moment d'une saison rigoureuse et dans une extrême pauvreté, que la faible Vierge va se mettre en marche. O divine Marie! je m'afflige du cruel exil que vous fit souffrir la persécution d'Hérode, pendant lequel vous éprouvâtes tant de peines, de misère et de pauvreté. Faites, ô Mère de douleurs! que je sois délivré de la persécution de mes ennemis, et qu'à votre exemple je sois pénétré de résignation et de patience dans toutes les épreuves qu'il plaira au Seigneur de m'envoyer.


Un Notre Père, sept je vous salue Marie à Notre Dame des Douleurs.

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Troisième Douleur

Le recouvrement de Jésus au Temple


Marie désolée, cherche pendant trois jours son divin Fils, qui, à l'âge de douze ans, était resté à Jérusalem dans le temple, au milieu des docteurs de la loi. Suivez cette bonne Mère, et, à son exemple, cherchez Jésus avec douleur et empressement. O tendre Mère! je m'unis aux excessives douleurs que vous ressentîtes en cherchant votre divin Fils, Hélas! combien de fois je l'ai perdu par ma faute, cet aimable Sauveur! Faites, ô Mère de pitié! que, par les larmes abondantes que vous avez répandues, je le retrouve une fois pour toujours ce tendre Maître, et que je ne me sépare jamais de lui.


Un Notre Père, sept je vous salue Marie à Notre Dame des Douleurs.

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Quatrième Douleur

Marie voit son Fils chargé de la Croix


Marie rencontre son divin Fils dans sa Passion, portant sa croix et montant au Calvaire. Quelle cruelle circonstance pour une aussi tendre Mère!.... Méditez... et compatissez. O divine Marie! je m'associe à cette profonde douleur dans laquelle vous fûtes submergée en voyant votre Fils adorable chargé de sa croix, et succombant sous cet énorme fardeau sans pouvoir le soulager! Quel affreux supplice pour une mère! Faites, ô très Sainte Vierge! que pour vous honorer dans ce mystère, je supporte avec patience et résignation les croix qui me seront imposées par la divine Providence.


Un Notre Père, sept je vous salue Marie à Notre Dame des Douleurs.

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Cinquième Douleur

Marie au pied de la Croix


Marie voit son adorable Fils élevé sur la croix, versant son sang pour le salut des hommes, et souffrant les tortures les plus cruelles. Placez-vous, comme elle, au pied de la croix, et associez-vous à ses douleurs. O très-douloureuse Mère! dans quel affreux supplice votre cœur a dû être plongé en voyant ce divin Fils cloué sur la croix! Combien je désire participer à vos douleurs! C'est pour l'amour de moi que ce tendre Sauveur a voulu supporter de si horribles tourments! O Reine des Martyrs! je vous supplie, par la tendresse de votre cœur, de m'obtenir la grâce de vivre crucifié au monde et à .moi-même, et de déposer au pied de la Croix de votre divin Fils toutes mes afflictions.


Un Notre Père, sept je vous salue Marie à Notre Dame des Douleurs.

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Sixième Douleur

Jésus, descendu de la Croix, est remis à Marie


Marie reçoit le corps de Jésus au moment où on le détache de la croix... Quel spectacle pour cette divine Mère!... Soutenez avec Marie ce dépôt sacré, et arrosez-le de vos larmes; ses blessures vous ont rendu la vie! O la plus affligée des mères! vous recevez entre vos bras le corps sacré de votre cher Fils, tout couvert de plaies et entièrement défiguré par les horreurs de la mort. Faites, ô Mère de douleurs! que je participe à vos angoisses, et que tout le feu de mes passions s'éteigne en méditant l'affreux état où mes péchés ont réduit mon Sauveur sur la croix.


Un Notre Père, sept je vous salue Marie à Notre Dame des Douleurs.

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Septième Douleur

Marie au Tombeau de Jésus


Marie voit mettre dans le tombeau lé Corps adorable du Sauveur; elle en est entièrement séparée... Quelle désolation: et quelles angoisses pour son cœur maternel! Offrez-vous à cette incomparable Reine des Martyrs et que votre fidélité à la servir ne s'altère jamais. O la plus affligée des mères! je m'unis aux amertumes et aux angoisses que vous éprouvâtes lorsque vous fûtes entièrement privée du corps de votre divin Fils; au moment de sa sépulture, votre âme resta alors comme ensevelie dans un océan de douleur; d'épaisses ténèbres l'enveloppèrent de toutes parts, et le glaive le plus déchirant perça d'outre en outre votre cœur maternel. Obtenez-moi, ô divine Mère, par les mérites de vos inexprimables douleurs, le pardon de toutes mes fautes, et à l'heure de ma mort, protégez-moi par votre présence, et conduisez-moi dans le séjour de la gloire.


Un Notre Père, sept je vous salue Marie à Notre Dame des Douleurs.

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Le Chapelet terminé, on peut réciter le Stabat Mater:


La Mère de Jésus au pied de la Croix où son Fils est attaché, sent au-dedans d'elle-même la plus vive de toutes les amertumes.

C'est là que son âme est percée du glaive de douleur, que le saint vieillard Syméon lui avait prédit.

Quelle tristesse s'empare de cette sainte Mère du Fils unique de Dieu,

Lorsqu'elle voit souffrir le plus honteux supplice à un Fils qu'elle sait être le Dieu de gloire!

Qui pourrait retenir ses larmes, en voyant la Mère de Jésus-Christ dans cet excès de douleur?

Qui pourrait demeurer insensible, en considérant cette tendre Mère souffrant avec son Fils?

Elle voit Jésus dans les tourments pour les péchés de sa nation; elle voit son corps déchiré à coups de fouets.

Ce Fils qu'elle aime uniquement, elle le voit dans la dernière agonie, abandonné de tout le monde, expirer sur une croix.

O Mère pleine d'amour! obtenez-moi la grâce de sentir les traits qui vous percent; faites, par vos prières, que je partage avec vous la douleur qui vous pénètre.

Faites que mon cœur soit embrasé de l'amour de Jésus-Christ, en sorte que je ne pense plus qu'à lui plaire.

Chaste Mère d'un Dieu attaché pour moi sur la croix, demandez-lui qu'il imprime profondément ses plaies dans mon cœur.

Daignez partager avec moi les tourments de ce Fils adorable, qui veut bien souffrir la mort pour me racheter.

Demandez-lui qu'il me fasse sincèrement compatir toute ma vie aux douleurs qu'il endure sur la croix.

Mon désir le plus ardent est de me tenir avec vous auprès de cette croix, et de l'arroser de mes larmes.

Vierge incomparable , montrez-vous sensible à mes vœux, et obtenez-moi la grâce de pleurer avec vous.

Que votre divin Fils me fasse sans cesse porter sa croix et sa mort, et qu'il grave dans ma mémoire les tourments et l'ignominie de sa Passion.

Qu'il me blesse de ses blessures, et que son amour me fasse boire, comme un vin délicieux, les amertumes de sa croix.

Que cet amour embrase mon cœur, et que votre protection puissante obtienne pour moi le salut éternel au jour du jugement.

Que la croix de votre Fils soit ma défense; que sa mort soit ma sûreté, et que sa grâce soit mon soutien.

Et quand mon corps mourra, obtenez à mon âme la gloire de la félicité, du ciel.


O vous tous, qui passez par le chemin,

Considérez et voyez s'il y a une douleur comme la mienne.


Prions


Nous vous supplions, Seigneur, que la bienheureuse Vierge Marie, votre sainte Mère, dont l'âme a été percée par un glaive de douleur au temps de votre Passion, intercède pour nous auprès de votre clémence, maintenant et à l'heure de notre mort. Vous qui vivez et régnez dans l'unité du Saint-Esprit. Amen.

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