21 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Vingt-deuxième jour

Notre Dame du Bon Conseil, notre douce conseillère

 

Que de délicatesse dans la bonté de Marie ! Combien affectueuse est sa tendresse ! Elle ne refuse ses conseils à personne et sa générosité les communique avec un désintéressement tout à fait maternel. La continuité de nos demandes ne la fatigue point, l'instance de nos prières ne saurait l'importuner ; ce n'est pas elle qui nous reproche les bienfaits accordés, pour s'exempter du souci de nous en accorder d'autres. Que ses grâces profitent à notre avancement spirituel, à la sanctification de notre âme voilà ce qu'elle veut et rien de plus. Souverainement riche des divins trésors, elle désire nous faire participer à l'abondance de ses dons et nous communiquer de la plénitude de sa félicité. Se rencontrerait-il un chrétien assez ennemi de lui-même pour refuser les faveurs d'une mère si tendre ! Que personne ne s’éloigne de Marie ! Que personne ne ferme le coeur à sa parole et à ses libéralités ! Allons tous à elle, allons-y avec une piété confiante et humble, avec le dési sincère de demander à la grâce de ses conseils guide, soutien, protection, salut, et nous trouverons près de la charité de cette bonne Mère une aide favorable, nous verrons nos prières exaucées, nos périls éloignés, nos besoins secourus.

La Vierge Marie s'offre à nous, comme notre conseillère. Elle se proclame notre Mère, la Mère du Bon Conseil, et cela, afin que nous lui ouvrions notre coeur en toute confiance. « Mes fils nous dit-elle, mes fils, soyez à moi, vous faire du bien, vous rendre heureux, vous sauver, voilà mon unique désir. Mes conseils vous guideront à travers les incertitudes d'ici-bas et vous assureront l'éternel héritage du Paradis. Mes bien-aimés, appliquez votre esprit à mes paroles, et faites-vous un trésor de mes préceptes. Oh ! Ne les perdez jamais de vue ; si vous gardez la loi divine et mes conseils, votre âme possédera la vie et le salut ». Recourons donc chaque jour avec une grande piété, à la Mère du Bon Conseil, demandons-lui sa protection, prions-la de se constituer notre guide et de nous aider à conquérir le ciel. Bienheureux celui qui veille constamment à la porte de cette Mère de miséricorde et d'amour !

 

Exemples

 

Un ecclésiastique avait besoin d'une assez forte somme. Il fait avec les siens le mois de Notre Dame du Bon Conseil. Quelques jours après on lui envoie, au nom de cette Mère généreuse entre toutes, 500 frs et une magnifique chasuble.

Une soeur tourière désirait arracher à l'école laïque et impie une enfant qu'elle aimait. Tout semblait conspirer contre ce désir : en demander la réalisation, c'était demander un miracle. Peu importe ! La Sainte Vierge se plaît à exaucer les demandes extraordinaires, quand la foi les soutient et que la charité les anime : notre religieuse le savait. Plus les difficultés s'accumulent, plus aussi grandit sa confiance. Elle commence une neuvaine en l'honneur de Notre Dame du Bon Conseil ; à la fin, le miracle se fait tout naturellement.

Un vieillard était sur le point de mourir. En vain sa vertueuse épouse le suppliait de songer au salut de son âme et de revenir, par la confession, au Dieu qu'il avait depuis longtemps abandonné. Le vicaire de la paroisse se présente, mais le moribond refuse poliment son ministère. Sur ces entrefaites passe dans la localité un membre de la Pieuse Union ; il envoie au malade une image de Notre Dame du Bon Conseil. Le malade regarde l'image, la baise, la prie et demande un confesseur. Il meurt le lendemain après avoir reçu les derniers sacrements avec une piété qui émeut et console les siens.

 

Prière

 

Ô Mère très aimable du Bon Conseil, qui, sinon vous, m'arrachera au danger de la mort éternelle, et par la voie de la sainteté me conduira au ciel ? Que votre nom est admirable ! Il me revêt de force, me pénètre de confiance, me remplit de courage. Ce nom délicieux entre tous, est comme l'huile répandue. Il cicatrise et guérit les blessures, il rend la vigueur et la santé, il inonde l'âme d'une joie divine. Oui, tendre Mère du Bon Conseil, je veux à chaque instant, invoquer votre saint nom : ce nom si agréable à Dieu, je veux le graver au fond de mon coeur. Quand les afflictions et les chagrins m'accableront sous leur poids, il sera mon seul repos, mon unique trésor ; à l'heure du combat suprême, j'en ferai ma grande force. Invoquer la Mère du Bon Conseil, et puis... partir ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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20 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

MDBC

Vingt-et-unième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Non seulement nous devons modérer nos discours, mais aussi nous devons les régler à l'exemple de Marie ; c'est le complément de la prudence. Marie parla avec modestie, sagesse, douceur. Ses lèvres étaient comme une bandelette d’écarlate ; la censure de la discrétion les régla et la méditation des souffrances du Christ les maintint dans le silence. À l'exemple du Fils qui, durant les longues heures de la Passion, se tait comme l'Agneau sous le fer du tondeur, la Mère au pied de la Croix, resta debout dans un silence résigné et dans un solennel recueillement que ne troublèrent ni les cris, ni les soupirs, ni les lamentations. « Si la bouche parle de l'abondance du coeur, dit un écrivain sacré, que pouvait-il sortir de ce coeur, si ce n'est le miel et le rayon ? »

Salomon nous exhorte à l'étude de la prudence quand il nous dit : « Allez à la fourmi, paresseux ! » Pourquoi nous envoyer à la fourmi ? Parce que la fourmi travaille sans faire entendre aucun bruit ; il veut par là nous apprendre à unir le travail au silence. Les anciens avaient élevé des autels aux dieux amis du silence. Plus heureux que les anciens nous n'avons point à imiter de fausses divinités, mais la Vierge divine qui nous obtiendra, en récompense de notre imitation, l'éternelle béatitude. Quel magnifique modèle ! Combien la prudence de Marie l'emporte sur la prudence des femmes les plus célébrées dans l'Ancien Testament !

Abigaïl calme David irrité contre Nabal et Napaïse, Marie rétablit la paix entre Dieu et l'homme. Rebecca couvre Jacob de peaux de chevreaux et lui fait obtenir ainsi la bénédiction d'Isaac, Marie revêt le Fils de Dieu de la substance de notre chair, et par là, les bénédictions du Très-Haut descendent sur l'humanité régénérée. Judith tranche la tête d'Holopherne, et la ville de Béthulie est délivrée de la servitude, Marie foule aux pieds la tête de Satan, et le genre humain est arraché à la tyrannie du roi des Enfers.

Celle qui a déjoué les ruses du serpent peut donc dire avec juste raison : « la prudence m’appartient, la puissance m’appartient ». Allons souvent à Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente, et cette Vierge qui est aussi notre Mère, nous donnera la sagesse et la force pour mettre sa prudence en pratique et ne jamais nous en départir.

 

Exemple

 

Une religieuse écrit en janvier 1888 : « Laissez-moi vous raconter en quelques mots une faveur obtenue par la sainte Madone du Bon Conseil. Un jour (il y a de cela deux ans environ), Notre Mère Supérieure recevait une petite boîte au fond de laquelle se trouvait une enveloppe à mon adresse, une grande et belle médaille de Notre Dame du Bon Conseil, bénite par S. S. Léon XIII, souvenir du R. P. Pifferi. Je me trouvai par hasard présente au dépouillement de la petite boîte. Notre bonne Mère me remit immédiatement la précieuse médaille en me disant : « il faudra la donner à votre frère ». Un seul mot s'échappa de mes lèvres : « O ma Mère ! si elle lui conseillait seulement de faire ses Pâques » ? Cette chère médaille fut remise quelques jours plus tard à ma belle-soeur qui s'empressa de la coudre au scapulaire de mon frère. Elle et moi avions fait bien des instances auprès de lui, pour le ramener à de meilleurs sentiments, mais en vain. La douce Madone plus habile que nous, réussit à merveille. Une fois près de ce coeur récalcitrant, elle fit si bien que le cher frère dut se rendre à ses pressantes sollicitations. Nous avons eu la consolation de le voir rentrer au bercail pendant le carême de 1887. De lui-même, sans que nous ayons eu besoin de lui dire un seul mot, il se rendit à l'Église, fit sa confession et ses Pâques. Depuis ce temps il va à la messe tous les dimanches, ce qu'il ne faisait plus depuis quelques années ». Puisse le récit de cette faveur stimuler le zèle des membres de la Pieuse Union, et les encourager à se servir de la médaille de Notre Dame du Bon Conseil auprès des pécheurs les plus endurcis !

 

Prière

 

Nous voici devant votre image, ô douce Mère ; pourquoi donc ne pas nous exaucer ?... Si nous n'avons pas le bonheur de contempler vos traits et d'entendre votre voix, vous du moins, vous nous voyez, vous nous entendez, vous savez notre détresse. Notre attachement aux vanités de la terre, notre infidélité à la grâce, notre mépris de la loi divine, notre coupable ignorance, le désordre de nos passions mauvaises, nos rechutes fréquentes, tout cela, ô Marie, vous le connaissez. Eh bien donc ! guérissez notre coeur, ô tendre Mère du Bon Conseil, cicatrisez nos blessures... Donnez-nous la lumière, donnez-nous la force, donnez-nous le courage, donnez-nous la paix, donnez-nous la grâce, et parce que notre dénuement est absolu, ayez égard à notre misère et comblez-nous de tous les biens ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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19 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Vingtième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Le cinquième acte de la prudence, c’est de modérer ses discours. En cela Marie nous est aussi un parfait modèle. A qui parla la Sainte Vierge ? À l'Ange de l'Annonciation, et de choses qui intéressaient l'humanité ; à son fils, et des craintes que Son séjour au Temple pendant trois jours lui avait inspirées ; à Élisabeth, elle adressa des paroles de félicitations et chanta un hymne de reconnaissance ; aux serviteurs des noces de Cana elle dit ce qu'il fallait pour manifester la gloire du Verbe. Ô Admirable leçon ! Elle nous enseigne à nous abstenir des conversations stériles pour ne parler que de choses utiles ou capables d'édifier le prochain et de procurer la gloire de Dieu. Si nous parlions un peu plus souvent avec les Anges et avec Dieu dans l'oraison et un peu moins avec le monde ; si, dans nos conversations nous mettions plus de respect, de charité et de réserve, notre vie s'écoulerait limpide comme le cristal, dans le calme, la pureté, le bonheur et la paix.

Où parla Marie ? Marie n'alla point bavarder sur les places publiques ; elle parla, dans sa chambre, à l'Ange ; dans le Temple, à son fils ; dans la maison du grand-prêtre, à Élisabeth ; au milieu de noces honnêtes, aux serviteurs. Ainsi d'après l’Évangile, à l'Ange, elle parla deux fois, deux fois à son Fils, deux fois à sa cousine et une fois aux serviteurs ; en tout sept fois seulement. Elle parla peu dans la salutation et dans la demande, alors qu'il s'agissait d'elle plus directement, tandis qu'elle parla beaucoup, dans le cantique d'actions de grâces, parce qu'il s'agissait de la gloire de Dieu. Cette sobriété de paroles ne doit pas nous étonner. Comment pourra-t-elle se répandre en conversations inutiles avec la créature l'âme qui se plaît à contempler, à prier, à écouter son Créateur.

Quand parla Marie ? « L'interrogation, dit l'abbé Pasteur, est la clef du silence ». Marie observa mieux que personne cette règle de conduite : elle n'ouvrit jamais les lèvres sans motif, attendant pour parler d'avoir été interrogée ou prévenue. Jetons encore les yeux sur l'Image de Notre Dame du Bon Conseil : quel mystérieux entretien de la divine Mère avec Jésus son Fils ! Entretien silencieux et cependant si éloquent ! Ce spectacle n'est-il pas pour nous le conseil le plus convaincant ?… Ne nous contentons pas de dire à notre divine Conseillère que nous l'aimons, prenons d'elle un exemple dont nous trouverons l'usage et l'application bien des fois dans notre vie : la modération dans nos paroles et la pratique du silence.

 

Exemple

 

Vers le milieu du siècle dernier vivait à Rome, dans l'exercice de la charité et la pratique des bonnes oeuvres, André Bacci, chanoine de la Basilique de Saint Marc. Tourmenté dans son esprit et dans son âme, ce pieux ecclésiastique ne savait où se tourner pour trouver un remède. Le 7 décembre 1734, il alla visiter une jeune fille en proie depuis huit ans à de violentes contractions nerveuses. C'était là que la Sainte Vierge l'attendait. Il trouve sa malade parfaitement guérie !... Stupéfait, il s'informe comment s'est opéré un changement pareil et apprend qu'il est l'oeuvre de la Madone de Genazzano. En même temps naît en lui le pressentiment que ses maux spirituels disparaîtront sous les regards de la Madone vénérée. Il se met en route pour Genazzano. Chemin faisant il rencontra un pauvre enfant grelottant de froid et les pieds meurtris, il le fait monter dans sa voiture et tous les deux récitent le chapelet. La prière finie l'enfant lui adresse ces paroles : « Vous allez à Genazzano demander à Notre Dame du Bon Conseil une grâce dont vous avez grand besoin, ayez confiance, vous l'obtiendrez ». Le chanoine fut d'autant plus étonné que l'enfant ne pouvant savoir humainement le but ou le motif de son voyage. On arrive aux environs de Genazzano, le chanoine voit son compagnon disparaître. De plus en plus surpris il est obligé de continuer sa route, et il arrive à l’Eglise de Notre Dame du Bon Conseil. On lui découvre la Sainte Image, elle paraît sourire ! Bacci le voit : plus de doute, sa prière est entendue. Il revient à Rome complètement transformé ; il a retrouvé la paix, la sérénité, la joie, et s'estime le plus heureux des hommes. Il est devenu un des plus insignes apôtres de Notre Dame du Bon Conseil et a voulu être enterré près de la Sainte Image à Genazzano.

 

Prière

 

Avec la grâce de votre conseil maternel, ô Marie, vous veillez sur les Justes, vous les exhortez à la perfection, et vous soutenez leur persévérance. Vous recevez avec amour les pauvres pécheurs : vous les encouragez à suivre la voie du salut par une humble et sincère pénitence. Vos conseils maternels écartent tous les malheurs, éclairent tous les doutes, éloignent tous les dangers et surmontent toutes les difficultés. Vous êtes vraiment notre Mère, puisque vous êtes la Mère du Bon Conseil. Nous avons, il est vrai, mille fois mérité de perdre votre grâce, et, comme des fils ingrats, nous avons méprisé vos bons conseils. Ne nous repoussez pas cependant de votre présence, car vous n’avez pas cessé d'être notre Mère ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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18 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Mater Boni Consilii

Dix-neuvième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Le quatrième acte de la prudence, c'est de diriger nos actes suivant la raison, de manière qu'ils soient tous droits et louables. Telle se présente à nous la Mère du Bon Conseil. Chez elle, la volonté rester toujours soumise à la raison, la raison à la volonté divine ; les appétits sensitifs furent dominés par la loi. Son âme ressemblait à une horloge habilement construite dans laquelle la roue principale entraîne dans son mouvement les roues secondaires. En nous, la partie inférieure est continuellement en révolte contre la partie supérieure, la chair lutte sans cesse contre l'esprit et l'esprit contre la chair. Marie, Immaculée dès sa conception, ne sentit pas les aiguillons du mal ; par conséquent, en elle point de guerres, point de troubles, mais la plus grande paix, la plus grande concorde ; concupiscence, appétits, coeur, sens, tout obéissait à la raison, et raison, intelligence, mémoire, volonté obéissaient à Dieu.

Le Psalmiste s'écrie dans un élan d'admiration : « Venez et voyez les oeuvres du Seigneur, qu'Il a étalées comme des prodiges, en faisant cesser les guerres jusqu'aux extrémités de la terre ». Quels sont donc ces prodiges ?... Vivre dans la chair et ne pas en ressentir les mouvements, être composé d'esprit et de matière et ne voir entre eux aucun antagonisme. « Quelle, est, se demande Richard de Saint Victor, cette terre d'où toute guerre est bannie jusqu'à ses extrémités, si ce n'est celle dont le prophète dit ailleurs : « La vérité s'est élevée du sein de la terre. Tout combat en est éloigné, la paix y règne pleinement ? »

Cette terre, Enfants de la Vierge Mère du Bon Conseil, c'est notre Mère ! Soyons-en fiers ; contemplons avec l’Église cette chaste colombe qui ne vit que dans l'atmosphère infiniment pure de la divinité, cette rose parfaite qui répand autour d’elle les plus suaves parfums, ce lis dont la fleur est toujours éclatante de la plus pure blancheur ! Demandons-lui son assistance et ses conseils, nous qui, comme dit le Sage, ne pouvons être chastes qu'à l'aide de la grâce, et pour cela comme pour toute autre chose, Marie se montrera généreuse et débonnaire envers nous.

 

Exemple

 

Il est un petit coin de la terre auquel le Ciel sourit et que les Anges s'arrêtent à contempler pour reposer leurs ailes rapides, c'est l'Orphelinat Saint-Jean à Albi. Les Associés de la Pieuse Union imiteront bien les Anges et ne dédaigneront pas de faire une petite visite à cet établissement où s'impriment les chères Annales de Notre Dame du Bon Conseil : « L'orphelinat Saint-Jean abrite deux cents enfants arrachés à l'abandon, à la misère et au vice. Entrons dans la chapelle : elle est simple, bien comprise, parfaitement placée ; l'autel a des lumières, des fleurs, de vrais trésors, sortis des mains de la charité. Mais quel repos pour le coeur de voir ces enfants prier dans ce cher sanctuaire ! Quels élans pour l'âme de les entendre chanter les cantiques de la Mère du Bon Conseil. Dans cette chapelle, cette fraîche corbeille de Marie élève ses parfums vers son Image bénie et ne cesse d'intercéder pour ceux qui entretiennent sa fraîcheur et sa vie, pour les Bienfaiteurs. On y prie pour la propagation du culte de Notre Dame du Bon Conseil, pour la diffusion des Annales et pour les membres de la Pieuse Union vivants et défunts. Et comme on y prie pieusement, tendrement, ardemment !... Mêlons nos prières aux prières de ces orphelins qui travaillent pour Notre Dame du Bon Conseil et pour les membres de la Pieuse Union.

 

Prière

 

Vers vous nous crions, ô Mère du Bon Conseil ; oui, vers vous, car c'est vous ô Souveraine, qui nous avez donné l'Homme-Dieu ; c’est vous, et vous seule, qui écrasez la perversité des hérésies ; vous seule, qui êtes Souveraine du royaume céleste, vous seule, distributrice de la récompense. A vous, notre Mère ; à vous, notre conseillère ; à vous, notre secours ; oui à vous qui daignez laver les souillures de nos péchés, qui consolez l'enfant vagissant dans les langes, qui allaitez les petits affamés, qui portez dans les bras les faibles en défaillance, qui soutenez les blessés, qui guérissez les infirmes ; à vous qui n'abandonnez pas ceux qui vous abandonnent, qui recevez les fugitifs ; à vous qui êtes Reine, impératrice et Souveraine des Anges ; à vous qui nous attirez par vos charmes, qui nous réchauffez, qui nous nourrissez de vos délices ; à vous Mère des orphelins, à vous ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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17 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Dix-huitième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Le troisième acte de la prudence, c'est de trouver les moyens aptes à atteindre la fin proposée. Notre fin, c'est la béatitude éternelle. Or pour atteindre cette béatitude, il n'existe qu'une voie, la voie des bonnes oeuvres.

La Mère de Dieu suivit cette voie, sans jamais s'en écarter. Elle s'occupa continuellement à de saintes oeuvres, se levant au milieu de la nuit et passant de la prière et des pieuses méditations aux travaux manuels. Toutes ses actions tendaient à la gloire de Dieu ; aussi pouvait-elle chanter : « Mes mains dégouttent de la myrrhe la plus précieuse, c’est-à-dire, ne connaissent ni les plaisirs, ni les délices ». Puisque la fin complète l'acte et que tout acte est vain s'il ne tend pas à Dieu, plaçons-nous sous la direction et le patronage de Marie. Près d'elle tout deviendra léger, facile, méritoire et suave.

Se souvenir du passé, ordonner le présent, prévoir l'avenir, voilà d'après un ancien, en quoi consiste la prudence. Marie s’acquitta de ces trois devoirs en perfection, alors surtout que l'Archange Gabriel la salua Mère de Dieu. Le passé s’offrit à sa mémoire pour lui rappeler la chute d'une multitude d'âmes, et ce souvenir lui faisant craindre que l'antique serpent n'essayât de la tromper, la tint dans l'hésitation et la porta à régler sa pensée. Elle songeait également à l'oracle d'Isaïe : « Voici qu'une Vierge concevra et enfantera un Fils dont le nom sera Emmanuel ».

Marie ordonnait le présent. Le discours de l'Ange, rempli de si grands événements, l'exaltait trop pour ne pas lui paraître suspect. Marie désirait être bénie entre toutes les Vierges, et on la proclamait bénie entre toutes les Femmes ! Elle, humble enfant de Nazareth, était saluée pleine de grâces par un céleste messager ! Satan ne se serait-il point transformé en Ange de lumière ? Marie prévoyait l’avenir. Elle se demandait comment elle pourrait préparer au Sauveur une couche convenable, comment la créature enfanterait le Créateur, I'oeuvre son ouvrier, la fille son père. Comment traiterait-elle son nouveau-né ? Le nourrirait-elle de son lait, ou l'adorerait-elle comme son Dieu ? Le serrerait-elle dans ses bras comme son Fils, ou l'invoquerait-elle, en le suppliant comme son Maître ?...

O Mère du Bon Conseil, éclairez notre esprit de votre douce et salutaire lumière, fortifiez notre âme et dirigez-la sans cesse de vos conseils maternels, afin que nous ayons en toute occasion et surtout dans notre conduite spirituelle, la prudence qui fait les saints.

 

Exemple

 

« Deux dames de ma connaissance, écrit un Associé de la Pieuse Union, avaient prêté à un ami pour l'établissement d’un jeune neveu une somme de 30 000 francs, dont les intérêts leur furent fidèlement servis. Cet ami vint à mourir. Jugez de la stupéfaction de ces dames lorsque l'exécuteur testamentaire les pria de rapporter à la succession et sur le champ toutes les sommes que leur ami leur avait soi-disant avancées. Elles eurent beau affirmer que ces sommes leur étaient dues et qu’il y avait une erreur manifeste, elle ne furent point écoutées ; elles se résignèrent donc, pour éviter un procès, à verser immédiatement la totalité des intérêts reçus. Que faire devant une pareille injustice ? de faibles et simples femmes obtiendraient-elles gain de cause ? En attendant, la gêne entrait dans la maison, il fallait se restreindre en tout, se passer même de domestique, chose dure pour deux personnes maladives. Par bonheur, l’une d'elles eut l'inspiration de confier ses intérêts à la Mère du Bon Conseil, elle acheta des images de la Madone et les répandit, fit brûler des cierges devant la Sainte Image et commença une neuvaine avec la plus grande ferveur. La neuvaine était à peine achevée que celui qui semblait vouloir nier la dette remboursait 3 500 francs, montant des intérêts ; par ce fait, il se reconnaissait le détenteur des 30 000 francs. Pour comprendre la grandeur de cette grâce, il faudrait connaître tous les détails délicats et multiples de l'affaire. Toujours est-il que les deux heureuses privilégiées ne cessent de publier leur reconnaissance à Notre-Dame du Bon Conseil ».

 

Prière

 

O Mère du Bon Conseil, merci de la grâce de vos conseils ; ils nous délivrent des ennuis ici-bas, nous fortifient dans les épreuves et nous procurent après les victoires de cette vie mortelle, les joies éternelles du paradis. Oh ! Que votre nom est suave et consolant, ô Mère du Bon Conseil ; attirez donc notre coeur à vous ; faites que nous vous aimions avec une filiale tendresse et que nous vous servions avec une constante fidélité. Accordez-nous enfin qu'en éprouvant la suave efficacité de vos conseils maternels, notre nonchalance ne les rende pas inutiles. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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16 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Mater Boni Consilii (2)

Dix-septième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Le second acte de la prudence, c'est de se garder des maux et de choisir les biens : La Sainte Vierge se garda des maux :

1° Parce qu'elle surveilla son coeur avec une extrême vigilance ; elle posséda tout en paix, n'éprouvant aucune concupiscence de la chair, aucune agitation des passions, aucun tumulte de pensées mauvaises ou profanes. O grâce merveilleuse ! Un chérubin avait défendu le paradis terrestre, le Saint-Esprit Lui-même garda la Bienheureuse Vierge.

2° Parce qu'elle ne ternit jamais la pureté de son âme. « Dieu, comme dit le Prophète, ne fut point ébranlé en elle », Sa grâce, en effet, ne lui manqua pas un seul instant.

Marie garda ses sens avec tant de sollicitude que le germe du moindre péché ne parut jamais en elle. Ses yeux n’aperçurent rien d'opposé à la volonté divine ou à la raison. Toujours recueillis et modestes, ils ne se levèrent même pas sur l'ange Gabriel. Ses oreilles, qui avaient entendu le Verbe de Dieu, ne s'ouvrirent qu'aux discours sérieux, utiles et pudiques. Loin de flatter son goût, son odorat ou son toucher, Marie se tint dans une mortification continuelle, méprisant les parfums, les repas somptueux, les vêtements délicats.

Marie choisit le bien, parce qu'elle négligea toujours les choses de la terre, méprisa le monde, observa la loi, dédaigna la chair et eut le courage de se vouer à la virginité : « O Vierge prudente, s'écrie saint Bernard, qui vous enseigna que la virginité était agréable à Dieu ? Quelle loi, quelle justice, quelle page de l'Ancien Testament ordonne, recommande ou seulement conseille de mener sur la terre la vie des Anges ? »

Où aviez-vous lu : « Bienheureux ceux qui garderont la continence pour le Roi des cieux ? » Où aviez-vous entendu dire : « Il est bon pour l'homme de suivre mon conseil ; je n'ai point d'ordres à donner de la part de Dieu au sujet de la virginité, mais je donne un conseil ? » Vous n'avez eu ni précepte, ni conseil, ni exemple, mais vous étiez instruite par le Verbe vivant de Dieu, qui fut votre maître avant d'être votre Fils, et qui éclaira votre coeur avant de revêtir votre chair.

Enfants de la Mère du Bon Conseil, efforçons-nous d’acquérir la prudence de notre Mère, élevons notre âme au-dessus des désirs de la terre, évitons le péché, veillons sur nos coeurs, aspirons aux biens célestes, observons la loi, pratiquons la charité, et nous obtiendrons le Royaume des Cieux.

 

Exemples

 

Georges est élève de quatrième dans un Petit Séminaire. Une de ses parentes lui fait connaître la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil. Le pieux enfant se met à l'invoquer avec ferveur surtout aux jours de compositions ; la Madone récompense généreusement sa confiance ; les places sont heureuses et à la fin de l’année les prix abondent.

Joseph subissait naguère un examen important ; avant et pendant les épreuves il avala plusieurs images de Notre-Dame Du Bon Conseil. Le succès fut complet.

Une mère de famille d'Alençon s'exprime ainsi au mois de juillet 1890 : « Mon fils âgé de 4 ans, a été atteint du croup. Le cher enfant a dû subir l'opération : il a été pendant plusieurs jours entre la vie et la mort, complètement désespéré !… Un jour, j'ai envoyé une personne aux pieds de Notre-Dame du Bon Conseil : à partir du jour où Notre-Dame du Bon Conseil a été invoquée, mon enfant s’est trouvé mieux, et depuis ce jour, il jouit d'une parfaite santé ».

« Que de fois, écrit un prêtre le 8 Septembre 1892, que de fois, des examens difficiles ont été passés avec plein succès par l'assistance de la Mère du Bon Conseil Un enfant me dit avoir trouvé soudain la réponse à une question difficile et dont il n'avait jamais entendu parler, en serrant de toute sa force la médaille de la Madone qu'il avait eu soin de mettre dans sa poche. Un candidat aux écoles de l'Etat obtient un succès inespéré après une neuvaine en l'honneur de Notre-Dame du Bon Conseil ».

 

Prière

 

Ô Marie, Mère du Bon Conseil ! Dans ce nom vous nous donnez un abrégé de vos privilèges et de vos titres glorieux, un gage de votre merveilleux pouvoir. Merci de la grâce de vos conseils : ils éclairent l'esprit, enflamment la volonté, et prévoient toujours nos avantages ; ils nous apportent en toute rencontre un puissant secours ; ils sont pour nous un soutien dans l'adversité ; dans les doutes et les difficultés de la vie nous trouvons, en eux un guide sûr qui nous maintient dans le droit sentier du salut. O Mère conseillez-nous et protégez-nous ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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15 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Seizième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Les vertus se manifestent par leurs actes. La prudence qui est une vertu, ne peut donc briller qu’en se produisant au dehors. Connaître les choses de la Terre et les choses du ciel, les unes pour les mépriser, les autres pour les aimer, c'est le premier acte de la prudence. La Sainte Vierge écarta de ses regards et de ses affections la gloire temporelle, les faveurs et les caresses de la fortune. Elle qui avait reçu des mages de grandes sommes d'or, n'eut pas, au jour de la Purification, de quoi acheter un agneau. Les présents des rois étaient allés aux mains des pauvres.

La Sainte Vierge fut très prudente par la connaissance des choses divines et humaines. Elle eut l'intelligence la plus parfaite de nos Saints Livres, sachant mieux la Bible que ne la connaissaient les prophètes. C'est avec raison que les écrivains sacrés l'appellent l'armoire des Ecritures, le sceau de l’un et de l'autre Testament. Marie conservait et repassait dans son coeur, avec les paroles de son divin Fils, tout ce qui avait été dit et fait avant comme après l'Incarnation ; bien plus, elle le comparait avec les antiques prophéties et pénétrait leur admirable correspondance, leur intime liaison. Aussi pouvait-elle répéter avec l’Épouse du Cantique des Cantiques : « Toutes sortes de fruits, les nouveaux et les anciens, je Vous les ai gardés, ô mon bien-aimé ».

Marie connaissait également les pensées de son Fils. Aux noces de Cana, à peine le Christ lui a-t-Il répondu : « Qu'y a-t-il de commun entre vous et Moi ? » Qu’elle-même se tournant vers les serviteurs leur dit : « Faites ce qu’Il vous ordonnera ».

Mais, comment la Sainte Vierge a-t-elle mérité de posséder une si heureuse connaissance ? « Parce que, répond saint Anselme, Marie avait porté le Christ dans son sein et que le Christ est la vertu et la sagesse de Dieu ».

En outre, la prudence est la science du juste et de l’injuste ; savoir ce qu’il faut faire et examiner, comment il faut le faire, voilà son principal office. « La discrétion, dit saint Bernard, est le modérateur et le guide des vertus ; elle règle notre affection et forme nos mœurs : supprimez-la et la vertu sera un défaut ».

Prions la Mère du Bon Conseil de nous donner la connaissance des choses spirituelles et salutaires, de nous apprendre non seulement la science, mais encore la charité : la science toute seule est folie, la science avec l'amour est prudence. Son meilleur disciple est celui qui s'efforce d'imiter ses vertus ; accourons à l'odeur des parfums incomparables qui s'en échappent, et ces parfums calmeront nos douleurs, guériront nos blessures et nous conduiront à la vie éternelle.

 

Exemple

 

Une jeune fille, élevée par les Soeurs de Saint-Vincent de Paul, avait été promise en mariage, par ses parents, à un jeune homme qu'ils désiraient vivement lui voir épouser, et que d'ailleurs elle aimait elle-même, le connaissant depuis sa tendre enfance. Dès qu'elle eut l'âge voulu, la jeune fille quitta l'établissement des soeurs pour se placer comme femme de chambre et ramasser aussi un peu d'argent avant d'entrer en ménage. Elle vit alors de plus près son fiancé et constata que le jeune homme était impie et libertin, et qu'ainsi la misère, allait devenir sa part. Néanmoins la force d'une affection d'enfance l'emportant sur tout, la pauvre jeune fille restait bien résolue à se marier. On était sur le point d'acheter la toilette des noces qui devaient avoir lieu très prochainement, quand elle fut inspirée d’aller prier aux pieds de la Madone du Bon Conseil exposée dans la chapelle de ses anciennes maîtresses. Notre jeune fille, après avoir prié avec ferveur devant la sainte Image, se relève emportant non seulement le Bon Conseil, mais encore la force de le suivre. « Je ne me marierai pas, dit-elle, c'est fini, je romps ». C'est ainsi qu'elle déclara sa résolution à ses anciennes maîtresses en quittant la chapelle, et elle y tint si bien qu’elle quitta la ville pour que tout fût mieux brisé.

 

Prière

 

Priez pour nous, ô vous qui avez été enrichie de tous les dons célestes, et en particulier de celui du Bon Conseil. Nous sommes aveugles, faites que nos yeux s'ouvrent à la véritable lumière. Nous avons à remplir des obligations multiples, embarrassantes, donnez-nous la main, afin que, dans les difficultés d'ici-bas, nous marchions appuyés sur vous. Oui, soyez notre guide et notre conseillère, ô Vous qui participez si abondamment aux faveurs de la Sagesse éternelle. Soyez, après Dieu, notre Providence, non pas un jour, mais à toute heure. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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14 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Quinzième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Mère de la Charité

 

Nous lisons ces paroles aux premières Vêpres de l'office de Notre-Dame du Bon Conseil : « Moi, la Sagesse, je suis la Mère du pur et bel amour, de la crainte, de la connaissance et de la sainte espérance ». Ces biens dépendent l'un de l'autre : l’amour de Dieu produit l'adoration, l'adoration l'intelligence des mystères de la nature ou de la grâce, et cette intelligence remplit l'âme de confiance en la justice, la miséricorde et la bonté de notre Père des cieux.

Un jour qu’il entendait lire ce verset, le Bienheureux Henri Suso, de l’Ordre de saint Dominique, entra en extase. La Sagesse lui apparut au loin, élevée sur une colonne de nuée et sur un trône d'ivoire, avec une majesté plus brillante que le matin, plus éblouissante que le soleil ; sa couronne était l'éternité ; son voile et son vêtement la félicité ; son langage la douceur et ses embrassements l'abondance et la possession de tout bien ; elle paraissait à la fois éloignée et proche, sublime et humble, évidente et cachée, simple et pourtant incompréhensible, plus élevée que les hauteurs des cieux, plus profonde que les abîmes de la mer ; c'était comme une reine qui régnait avec puissance, jusqu'aux limites de la terre, et qui gouvernait toute créature avec douceur ; tantôt elle lui semblait une pure et charmante vierge, tantôt un jeune homme d'une exquise beauté ; tantôt c'était une maîtresse savante en toutes choses, tantôt une tendre amie qui se tournait doucement vers lui et lui souriait avec grâce et majesté, en disant : « Mon fils, donne-moi ton coeur ! » Alors il se précipitait à ses pieds et lui rendait les plus humbles, les plus amoureuses actions de grâces... Ainsi s'agitait et se tourmentait l'âme de Henri, en présence de la divine Sagesse, tout enivré qu'il était par le torrent des consolations célestes. Un matin qu'il saluait son étoile d'amour, la Souveraine du ciel, il entendit une voix mélodieuse lui dire : « Voici Marie, l'étoile de la mer qui se lève ». Puis cette douce Mère, se penchant avec bonté vers son enfant, lui dit : « Plus tu m'embrasseras amoureusement sur la terre, plus je t'embrasserai tendrement en paradis ; plus ton âme m'aura poursuivie d'un amour chaste et dégagé des sens, plus aussi, au jour de l'éternelle clarté, tu régneras uni et attaché à mon coeur ».

C'est le langage que nous tient la Mère du Bon Conseil. Elle est la Mère du Bel Amour, de la crainte, de la science et de la sainte espérance : Mère du bel amour contre l'impureté, de la crainte contre l'audace orgueilleuse et superbe qui engendre l'incrédulité, de la science contre l'ignorance et l'ingratitude, de l'espérance contre la confusion du désespoir. Hâtons-nous d'aller à Elle et de la choisir comme la Souveraine de notre coeur. Prions-la de nous entourer de sa tendresse, de nous soutenir de sa puissance et de nous éclairer de ses lumières.

 

Exemples

 

Un membre de la Pieuse Union écrit de Bordeaux au directeur des Annales de Notre-Dame du Bon Conseil : « Je suis heureux de vous communiquer plusieurs grâces nouvelles accordées par Notre-Dame du Bon Conseil depuis le commencement de cette année 1892 ; les voici, telles que je les ai constatées moi-même ; je vous les expose simplement et franchement :

Une petite enfant se mourait ; je lui fais servir dans une potion une image de Notre-Dame du Bon Conseil. « Maman, dit la malade, je viens d'avaler la Sainte Vierge et la Sainte Vierge va me guérir ». Effectivement, deux ou trois jours après, elle était en parfaite santé.

Joséphine Delrien est arrivée à l'âge de 18 ans sans éprouver le moindre malaise ; tout à coup une fluxion de poitrine se déclare et semble devoir être mortelle. Nous recourons à Notre-Dame du Bon Conseil et nous administrons son remède ; aussitôt les souffrances diminuent et le lendemain la chère malade entre en convalescence.

Une vieille femme se trouvait à toute extrémité : sa vie s'était passée dans l'abandon presque total des pratiques religieuses. Notre-Dame lui accorde, sinon la santé du corps, du moins la santé de l'âme, le repentir et la paix de la dernière heure, la gloire de l'éternité.

Mme Victorine Duchêne attendait, au milieu d'atroces douleurs, son premier-né. On lui donne une image de Notre-Dame du Bon Conseil ; aussitôt après, une charmante enfant vient au monde. La joie est d'autant plus épanouie que la crainte avait été vive et l’anxiété profonde ».

 

Prière

 

Ô Mère du Bon Conseil, vous la mère de Celui qui nous aime, vous qui L'avez porté dans votre sein et nourri de votre lait, pourrez-vous ne pas nous obtenir Son amour et votre amour ?... Refusez-nous plutôt de le demander !... Ah ! Que mon esprit vous révère, ô Jésus, ô Marie, autant que Vous le méritez ; que mon coeur Vous aime autant que Vous en êtes dignes ; que mon âme Vous soit attachée autant que son bien l'exige ; que mon être tout entier Vous serve autant qu'il le doit et qu'ainsi ma vie se consume jusqu’au jour où je chanterai le cantique éternel: Béni soit le Seigneur à jamais ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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13 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Quatorzième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Mère de la Charité

 

Le père et l'enfant sont placés à un même foyer : le premier représentant la force, demeurera pour le second, qui est la personnification de la faiblesse, un éternel mystère, si un tiers ne vient pas les rapprocher. Aussi entre le père et l'enfant, Dieu a placé, comme nous le savons bien, une médiation, la mère. Portant en elle l'autorité du père, mais tempérée par la tendresse, elle semble dire à l'enfant : Comprenez-la sous mes baisers. Portant en elle la faiblesse de l'enfant, mais embellie par le sacrifice, elle semble dire au père : Comprenez-la par les séductions de mon dévouement. Elle incline la majesté du père jusqu’à l'enfant, elle élève la naïveté de l'enfant jusqu'à la sévérité paternelle. A l'une elle donne la condescendance, à l'autre la confiance nécessaire pour que la sympathie s'établisse ; et, de cette rencontre de la force et de la faiblesse au sein des étreintes maternelles, naissent les saints amours de nos foyers.

La même chose se retrouve dans la religion. Un jour, Dieu résolut d'abaisser la hauteur des cieux pour Se mettre à la portée des affections de Sa créature. Mais il y avait trop loin, de Sa grandeur qui trône dans les splendeurs éternelles, à notre petitesse tremblante et souillée. Alors, Il place entre les deux la médiation d’une femme. Quand les temps sont accomplis, cette créature semblable à la Sagesse antique dont elle est l'image, atteint d'un extrême à l'autre. D'une main elle semble faire descendre la divinité, de l'autre faire monter l'humanité jusqu'à elle ; et quand Dieu et l'homme se furent vus de près en ses chastes entrailles, unis dans la personnalité adorable de Jésus, alors la loi de crainte cessa pour la famille surnaturelle, et la loi d'amour avait commencé. Voilà, en effet, comment s'explique l'origine de cette réciprocité sublime que le monde ne connaissait pas avant le christianisme, l'amour de Dieu pour l'homme et l'amour de l'homme pour Dieu. Voilà comment Marie est devenue le trait d'union entre le ciel et la terre, et, pour les nations comme pour les individus, la médiatrice de la sainte Charité. N'en avons-nous pas une preuve manifeste dans l'apparition miraculeuse de l'incomparable Image de Notre-Dame du Bon Conseil et dans sa continuelle bienveillance pour tous ceux qui l’implorent ?

 

Exemple

 

Une religieuse, Soeur Agathe de Jésus, raconte ce qui suit : « En passant par une des rues de la ville, je trouve plusieurs personnes, tristes et désolées devant une maison qui m'était connue : « Ma soeur, me disent ces personnes, Louise D... est très malade. Montez, nous vous en supplions, votre visite lui fera du bien ». Je connaissais parfaitement cette jeune fille, ancienne élève d'une de mes compagnes. Je monte... Je trouve la malade très mal. Ses parents sont au désespoir. Louise ne prend rien depuis une semaine ; elle rejette les boissons les plus légères. Le médecin est découragé, il ne sait que faire, que prescrire... Alors, saisissant la main de la jeune fille, je lui dis tout haut : « Louise, je sais que vous aimez la Sainte Vierge ; eh bien ! puisque les médecins n'ont pas de remèdes pour vous guérir, nous commencerons, dès ce soir, une neuvaine à Notre-Dame du Bon Conseil ». L'enfant et la mère y consentent ; quant à moi je me retire. Le soir, il faut l'avouer, j'oubliai la neuvaine ; je ne la commençais que le lendemain matin à 6 heures. Vers 8 heures, on vint m'annoncer que la malade dont la nuit avait été mauvaise éprouvait un mieux très prononcé et avait pu avaler de la tisane et du lait. Dans l'après-midi, je me rendis chez Louise ; elle était assise sur son lit, rayonnante de joie. Parents et amis furent exhortés à redoubler de confiance et de ferveur. Bref, le second jour, la malade put supporter un oeuf à la coque, le quatrième une côtelette, le cinquième elle se levait. Avant la fin de la semaine, elle se trouvait complètement guérie et reprenait ses occupations habituelles ».

 

Prière

 

Ô Mère très aimable du Bon Conseil, appliquez le baume de vos bons conseils sur les plaies de notre coeur : triomphez de sa dureté, détruisez en lui l'orgueil, la vanité, l'amour pervers des créatures ; purifiez-le de toutes ses souillures et allumez en lui une étincelle de votre amour pour Jésus. Puissions-nous à votre imitation, chercher uniquement à Lui plaire, à Le servir en tous temps et en toutes choses, et à supporter toutes les adversités avec une parfaite résignation à Sa sainte volonté. Ô Mère du Bon Conseil, qui aimez tant votre Jésus et qui désirez Le voir aimé partout, exaucez nos prières et accordez-nous la grâce que nous implorons ardemment ici à vos pieds de vivre et de mourir dans votre amour et dans celui de Jésus votre fils. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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11 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Douzième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Mère de la Foi

 

Il existe dans l'Église, un empire surnaturel partagé en trois provinces dont Marie a la régence. Ces trois dominations forment le plus grand fief dont une souveraine puisse être investie, car il comprend les vastes domaines sur lesquels Marie règne comme Mère de la foi, de l'espérance et de la charité.

Marie règne comme Mère de la Foi ; elle en est, en effet, le premier témoin, le premier champion, et elle la prouve. Et d'abord Marie témoigne pour la vérité catholique. Parce qu'elle a mis au monde cette vérité en son Fils Notre-Seigneur, elle la certifie et la montre aux peuples qui depuis dix-huit siècles la lui demandent. Évangéliste des Évangélistes, elle révèle aux historiens de Jésus les circonstances de sa maternité et la visite de l'ange, événement capital entre tous, événement qui constitue la pierre angulaire du christianisme. De témoin, Marie ne tarde pas à devenir champion. Maintes fois par son titre de Mère de Dieu proclamé par les conciles, elle terrasse les hérésies sur la notion et la divinité du Verbe. Et de nos jours comment Pie IX répond-il aux négations superbes de notre siècle ? En décrétant que Marie est Immaculée dans sa conception ; ce qui est affirmer à la fois et l'existence du péché d'Adam et la divinité de Jésus-Christ.

Non seulement Marie certifie la Foi et la défend, mais encore elle l'enseigne et la prouve. Comment et par quel procédé Marie enseigne la Foi, nous le savons. Dans le ministère de la vérité, Marie insinue et ne démontre pas ; au lieu de former des convictions avec des preuves, elle les forme avec sa parole et son amour. Un simple regard de cette divine Mère est toute une révélation, l'incrédule ne voit pas autre chose, et pourtant il comprend tout et se relève converti à la Foi. La voilà la maîtresse des maîtresses, le voilà le docteur plus qu'angélique de notre univers ; c'est elle qui met à mort les hérésies ; c'est elle qui répand la vérité dans le peuple chrétien.

Marie est Mère de la Foi, parce qu'elle la prouve. Point de preuve plus certaine de la vérité que le miracle, et Marie est le principal instrument de cette démonstration incessante dans l'Eglise. Prenez en main la chronique des gestes de Marie dans tous ses Sanctuaires depuis dix-huit cents ans, comptez tous ces ex-voto, ramassez en faisceau toutes ces grâces accordées, dénombrez cette immense série de bienfaits attribués à son intervention ; et vous verrez si la raison n'est pas sommée de s'incliner devant un tel ensemble, comme devant une évidence historique que l'on n'élude pas avec des sourires. Serviteurs de Notre-Dame du Bon Conseil, admirons combien notre douce Mère a magnifiquement prouvé notre Foi depuis plus de quatre cents ans par ses innombrables miracles devant l'image bénie de Genazzano.

 

Exemple

 

Un prêtre écrit à la date du 4 janvier 1892 : « Mgr Pifferi, Sacriste de Sa Sainteté, me fit connaître, l'année dernière, la dévotion à Notre-Dame du Bon Conseil ; que Sa Grandeur ait droit à ma plus vive reconnaissance, vous allez en juger. Dès mon retour de Rome, j'exposai à la vénération de mes paroissiens, la belle image grand format, bénite par Sa Sainteté, qui m'avait honoré du plus paternel accueil ; quelque temps après, Notre-Dame du Bon Conseil opérait, ce que j'appelle (sous toutes réserves) un éclatant miracle. Un jeune poitrinaire de vingt ans, protestant et parisien, venait recevoir dans ma paroisse les soins de sa nourrice. Ayant appris la présence de ce malade, dont l'état était désespéré, et ignorant qu'il appartenait à la religion protestante et à une famille de protestants endurcis, j'allai le voir et l'engageai à se mettre entre les mains de la Sainte Vierge. Quand je sortis, on m'éclaira sur la religion de ce jeune homme et sur l'obstination de ses parents, et on m'assura que je perdais mon temps à m'occuper de son âme, puisque ni lui ni les siens ne consentiraient à une conversion. Je le recommandai à Notre-Dame du Bon Conseil et attendis, mais je n'attendis pas longtemps ; le lendemain, sur les instances du jeune homme, on venait me chercher. Dès qu'il m'aperçut, mon pauvre malade me demanda de recevoir son abjuration et de lui administrer tous les sacrements de l’Église ; je l’instruisis sommairement sur les principaux articles de notre foi : la tâche n'était pas difficile, la grâce aidant merveilleusement ; je lui administrai le baptême sous condition, et, le lendemain, il fit sa première communion, reçut l’Extrême-Onction, l'indulgence plénière, et mourut aussitôt comme un saint ».

 

Prière

 

Ô Vierge admirable ! Mère du Bon Conseil, qui par une multitude de prodiges avez voulu rendre célèbre en tout le monde l’apparition de votre Sainte Image, qui pourrait compter les miracles et les grâces que vous avez daigné accorder jusqu'à nos jours à ceux qui vous invoquent ? Le ciel et la terre, ô Mère très miséricordieuse, sont les témoins de vos continuels bienfaits et mille voix font retentir des cris de joie et de reconnaissance à la vue de votre bonté maternelle. Oh ! Que de larmes ont été essuyées, que de peines ont été dissipées, que de dangers ont été éloignés, que de coeurs ont été éclairés par votre sainte et merveilleuse Image ! Daignez nous faire éprouver les mêmes bienfaits ô notre Mère bien-aimée ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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