19 mai 2018

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

Le Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

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Vingtième jour

Notre Dame du Bon Conseil, Vierge très prudente

 

Le cinquième acte de la prudence, c’est de modérer ses discours. En cela Marie nous est aussi un parfait modèle. A qui parla la Sainte Vierge ? À l'Ange de l'Annonciation, et de choses qui intéressaient l'humanité ; à son fils, et des craintes que Son séjour au Temple pendant trois jours lui avait inspirées ; à Élisabeth, elle adressa des paroles de félicitations et chanta un hymne de reconnaissance ; aux serviteurs des noces de Cana elle dit ce qu'il fallait pour manifester la gloire du Verbe. Ô Admirable leçon ! Elle nous enseigne à nous abstenir des conversations stériles pour ne parler que de choses utiles ou capables d'édifier le prochain et de procurer la gloire de Dieu. Si nous parlions un peu plus souvent avec les Anges et avec Dieu dans l'oraison et un peu moins avec le monde ; si, dans nos conversations nous mettions plus de respect, de charité et de réserve, notre vie s'écoulerait limpide comme le cristal, dans le calme, la pureté, le bonheur et la paix.

Où parla Marie ? Marie n'alla point bavarder sur les places publiques ; elle parla, dans sa chambre, à l'Ange ; dans le Temple, à son fils ; dans la maison du grand-prêtre, à Élisabeth ; au milieu de noces honnêtes, aux serviteurs. Ainsi d'après l’Évangile, à l'Ange, elle parla deux fois, deux fois à son Fils, deux fois à sa cousine et une fois aux serviteurs ; en tout sept fois seulement. Elle parla peu dans la salutation et dans la demande, alors qu'il s'agissait d'elle plus directement, tandis qu'elle parla beaucoup, dans le cantique d'actions de grâces, parce qu'il s'agissait de la gloire de Dieu. Cette sobriété de paroles ne doit pas nous étonner. Comment pourra-t-elle se répandre en conversations inutiles avec la créature l'âme qui se plaît à contempler, à prier, à écouter son Créateur.

Quand parla Marie ? « L'interrogation, dit l'abbé Pasteur, est la clef du silence ». Marie observa mieux que personne cette règle de conduite : elle n'ouvrit jamais les lèvres sans motif, attendant pour parler d'avoir été interrogée ou prévenue. Jetons encore les yeux sur l'Image de Notre Dame du Bon Conseil : quel mystérieux entretien de la divine Mère avec Jésus son Fils ! Entretien silencieux et cependant si éloquent ! Ce spectacle n'est-il pas pour nous le conseil le plus convaincant ?… Ne nous contentons pas de dire à notre divine Conseillère que nous l'aimons, prenons d'elle un exemple dont nous trouverons l'usage et l'application bien des fois dans notre vie : la modération dans nos paroles et la pratique du silence.

 

Exemple

 

Vers le milieu du siècle dernier vivait à Rome, dans l'exercice de la charité et la pratique des bonnes oeuvres, André Bacci, chanoine de la Basilique de Saint Marc. Tourmenté dans son esprit et dans son âme, ce pieux ecclésiastique ne savait où se tourner pour trouver un remède. Le 7 décembre 1734, il alla visiter une jeune fille en proie depuis huit ans à de violentes contractions nerveuses. C'était là que la Sainte Vierge l'attendait. Il trouve sa malade parfaitement guérie !... Stupéfait, il s'informe comment s'est opéré un changement pareil et apprend qu'il est l'oeuvre de la Madone de Genazzano. En même temps naît en lui le pressentiment que ses maux spirituels disparaîtront sous les regards de la Madone vénérée. Il se met en route pour Genazzano. Chemin faisant il rencontra un pauvre enfant grelottant de froid et les pieds meurtris, il le fait monter dans sa voiture et tous les deux récitent le chapelet. La prière finie l'enfant lui adresse ces paroles : « Vous allez à Genazzano demander à Notre Dame du Bon Conseil une grâce dont vous avez grand besoin, ayez confiance, vous l'obtiendrez ». Le chanoine fut d'autant plus étonné que l'enfant ne pouvant savoir humainement le but ou le motif de son voyage. On arrive aux environs de Genazzano, le chanoine voit son compagnon disparaître. De plus en plus surpris il est obligé de continuer sa route, et il arrive à l’Eglise de Notre Dame du Bon Conseil. On lui découvre la Sainte Image, elle paraît sourire ! Bacci le voit : plus de doute, sa prière est entendue. Il revient à Rome complètement transformé ; il a retrouvé la paix, la sérénité, la joie, et s'estime le plus heureux des hommes. Il est devenu un des plus insignes apôtres de Notre Dame du Bon Conseil et a voulu être enterré près de la Sainte Image à Genazzano.

 

Prière

 

Avec la grâce de votre conseil maternel, ô Marie, vous veillez sur les Justes, vous les exhortez à la perfection, et vous soutenez leur persévérance. Vous recevez avec amour les pauvres pécheurs : vous les encouragez à suivre la voie du salut par une humble et sincère pénitence. Vos conseils maternels écartent tous les malheurs, éclairent tous les doutes, éloignent tous les dangers et surmontent toutes les difficultés. Vous êtes vraiment notre Mère, puisque vous êtes la Mère du Bon Conseil. Nous avons, il est vrai, mille fois mérité de perdre votre grâce, et, comme des fils ingrats, nous avons méprisé vos bons conseils. Ne nous repoussez pas cependant de votre présence, car vous n’avez pas cessé d'être notre Mère ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait du livre « Le Mois de Marie devant l'Image miraculeuse de Notre Dame du Bon Conseil de Genazzano », disponible aux Editions Rassemblement à son image

 

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29 avril 2018

Le Mois de la Passion

Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

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Trentième jour

Des motifs contre le désespoir à l’heure de la mort

 

I. Durant la vie humaine, l’ennemi de notre salut s’attache à nous perdre en nous inspirant une confiance présomptueuse dans la Miséricorde de Dieu : à l’heure de la mort il nous attaque par la tentation du désespoir, en nous représentant le nombre et l’énormité de nos péchés. Répondons-lui avec confiance, que nos péchés, quel qu’en soit le nombre, quelle qu’en soit l’énormité, sont propres à faire éclater en nous les richesses de la Miséricorde Divine et la vertu de la Croix du Sauveur. Cette vertu brille avec bien plus d’éclat dans la sanctification des pécheurs pénitents, que dans celle de ceux qui n’auraient pas péché. Jésus-Christ, comme il l’a dit lui-même, n’est pas venu sur la terre pour appeler les justes, mais les pécheurs ; Son Sang est le Sang de l’Agneau qui efface les péchés du monde. Quelques énormes que soient mes péchés, ce Sang précieux a encore plus de vertus pour les effacer et me sanctifier.

II. L’excellence de la Passion de Jésus-Christ serait comme obscurcie, le prix de Son Sang et la vertu de Sa Croix seraient comme éteints, s’il n’y avait eu ni pécheur à convertir, ni péché à expier. Les plus grands pécheurs, quand il se convertissent sont ceux qui contribuent le plus à sa gloire. La célébrité d’un médecin ne dépend pas du régime de santé qu’il prescrit à ceux qui se portent bien, mais de la guérison des maladies les plus compliquées et les plus désespérées. Jésus-Christ est le médecin de nos âmes ; plus je suis malade, plus Il apportera de soin à ma guérison, plus Il me prodiguera le baume de Son Sang précieux. Ah ! Avec un tel médecin, je ne puis périr, à moins que je n’aie pas recours à Lui, que je ne lui découvre pas mes plaies honteuses, ou que je ne mette pas toute ma confiance en Lui.

III. À qui le Sauveur du monde montra-t-il de la préférence, durant le cours de sa vie mortelle ? Aux pécheurs, et aux plus grands pécheurs. Il les prévenait, Il les recherchait, Il mangeait avec eux, Il en usait à leur égard avec tant d’indulgence et de bonté que ce fut un sujet de scandale pour les Pharisiens et les faux zélés. Il se représentait Lui-même sous l’image d’un bon pasteur qui abandonne son troupeau pour courir après une brebis égarée ; d’un bon père qui reçoit avec bonté un fils indigne qui revient à lui après les égarements les plus douteux ; d’un médecin zélé qui se consacre tout entier au soin des malades. Non content de recevoir les pécheurs avec bonté Il les invitait, Il les pressait de venir à Lui. « Venez à Moi, vous tous qui gémissez sous le poids de vos iniquités, et Je vous soulagerai ». Ô mon âme, le Coeur de Jésus n’a pas changé. C’est encore la même compassion pour les pécheurs, la même Miséricorde, le même zèle pour leur salut et Son Sang qui efface les péchés du monde, n’a rien perdu de ses mérites ni de sa vertu.

IV. Quand on présenta au Sauveur une femme adultère, n’aurait-on pas dit qu’Il allait la condamner à subir toute la rigueur de la Loi de Moïse ? Au contraire, Il la délivre de ses accusateurs, Il la console et comme personne ne l’a condamnée, Il ne veut pas être le premier à la condamner, Il la renvoie avec bonté, en lui recommandant de ne plus pêcher. Il vit avec plaisir à ses pieds une pécheresse publique les parfumer et les baigner de larmes. Il devint son défenseur contre ses censeurs indiscrets, et prédit que l’Evangile rendrait sa pénitence célèbre dans tous les siècles. Pleurons et aimons, à l’exemple de cette pécheresse scandaleuse ; et nos péchés, comme les siens, fussent-ils encore plus énormes, nous seront pardonnés.

V. Puis-je douter de la facilité de Jésus-Christ à pardonner les péchés, tous les péchés, et les péchés les plus énormes, lorsque je considère qu’Il a donné à Saint Pierre et à tous les ministres de Son Eglise le pouvoir de remettre tous les péchés sans en excepter un seul ? Ô Miséricorde inconcevable ! Dieu, pour obtenir ma grâce, me renvoie à Son Fils, et Son Fils me renvoie à des hommes faibles et pécheurs comme moi. Ô mon Dieu ! Pouviez-vous me rendre ma réconciliation plus facile ? Et si je me damne, ne sera-t-il pas vrai de dire que ma perte ne vient que de moi seul ? En vain dans l’enfer les réprouvés souffrent les plus affreux tourments, en vain ils poussent des cris et des hurlements ; jamais le feu qui les dévore ne consumera la tache de leurs péchés ; et sur la terre, si nous sommes pénitents, la seule parole d’un homme peut effacer tous nos péchés et éteindre tous les feux de l’enfer, en nous appliquant les mérites du Sauveur, en nous lavant dans son Sang Précieux. Ô mon Jésus ! Si de la conversion des pécheurs dépend Votre gloire, Vous avez de quoi Vous glorifier en moi. Je mets au pied de Votre Croix une vie souillée de mille et mille péchés. Puisque vous n’êtes que le Sauveur des pécheurs, soyez le mien, et que le salut de mon âme pécheresse ajoute à Votre gloire et au triomphe de Votre Croix, qui n’est enrichie que des dépouilles enlevées à l’enfer.

 

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Conclusion

Pratiques de piété qui doivent être le fruit des méditations du Mois de la Passion

 

I. Dans tout le cours de ma vie j’imiterai l’exemple de Saint Paul ; et comme cet apôtre zélé de la Croix de Jésus-Christ, je me ferai gloire de ne connaître en toutes choses que Jésus, et Jésus crucifié. Je graverai Sa croix divine dans mon coeur ; je l’imprimerai dans mon âme ; je la porterai sur mon corps ; je ne penserai qu’à elle ; je ne verrai qu’elle ; je ne parlerai que d’elle. Elle éteindra le feu de mes passions impures ; elle sera la garde de mes yeux, de ma langue et de mes oreilles ; elle me consolera dans mes afflictions ; elle me sanctifiera dans mes tentations ; elle me défendra des ennemis de mon salut ; elle soutiendra mes afflictions ; elle me rendra chaste et pur, doux et humble de coeur, elle imprimera à toutes mes actions le sacré caractère de la sainteté de Jésus-Christ.

II. Je n’adorerai pas seulement dans moi-même la croix de mon Sauveur, je l’adorerai dans tout ce qui m’environne ; je prendrai part et au bonheur de ceux qu’elle sanctifie par une vie sainte, et au malheur de ceux qui l’outragent par une vie criminelle. Quand je verrai se multiplier les enfants de Dieu par la vertu du baptême, ou les pécheurs convertis se purifier dans les eaux salutaires de la pénitence, je dirai : « Voici ceux qui ont lavé leur robe dans le Sang de l’Agneau » ; car on ne devient enfant de Dieu que par la vertu de la Croix : on ne peut être purifié de ses péchés que par le Sang précieux qui a coulé sur la Croix. Je m’efforcerai d’honorer la Croix de mon Sauveur en m’opposant au cours du péché, soit en moi-même par une vie conforme à son Saint Evangile, soit chez les autres, par mes exemples, par mes conseils, par tous les moyens qui seront en mon pouvoir ; et rien ne m’affligera plus que de voir le Seigneur renié, trahi, insulté, crucifié de nouveau par tant de péchés.

III. Dans les pauvres, dans les personnes souffrantes et affligées, j’honorerai mon Sauveur souffrant et crucifié ; je les regarderai comme ses membres et ses images vivantes : dans cette vue, je compatirai à leurs peines ; je les consolerai ; je les soulagerai, selon mon pouvoir ; me rappelant que Jésus-Christ nous a dit, qu’il regarderait comme fait à Lui-même ce qui serait au moindre des siens.

IV. Je regarderai toutes mes peines et mes afflictions comme une participation de la croix de mon Sauveur, sur laquelle je veux vivre et mourir ; je ne m’estimerai heureux qu’autant que je souffrirai avec Lui et pour Lui ; et pour que mon coeur ne cesse d’être attaché à Sa croix, j’aurai toujours dans l’esprit ces paroles divines : « Si quelqu’un veut marcher à Ma suite, il faut qu’il se renonce lui-même, que tous les jours il porte sa croix et Me suive ». Pour animer ma foi et soutenir mon courage, dans le plus fort de mes peines, je méditerai souvent ces paroles de Saint Paul : « Jetez les yeux sur Jésus, l’auteur et le consommateur de notre Foi, qui, au lieu de la joie qu’Il pouvait goûter, a souffert la croix, méprisant l’ignominie, et est maintenant assis à la droite de Dieu ». Représentez-vous donc celui qui a souffert une si grande contradiction de la part des pécheurs, afin que vous ne vous lassiez pas et ne manquiez pas de courage. Vous n’avez pas encore résisté jusqu’à répandre votre sang en combattant contre le péché.

V. Le plus grand soin, la plus douce consolation de ma vie sera de participer souvent et le plus dignement qu’il me sera possible aux Sacrements dans lesquels Jésus-Christ a enfermé le trésor de ses mérites, pour en faire part à ses membres ; j’y recueillerai fidèlement, et avec le respect le plus profond et le plus ardent amour, le Sang précieux qu’Il a répandu pour moi sur la croix. Chaque jour je m’unirai à Lui, comme un membre doit être uni à son chef, pour m’immoler avec Lui dans le Saint Sacrifice de l’Autel. Souvent, avec un coeur contrit et humilié, j’irai me plonger dans la piscine de la pénitence, où Son Sang qu’Il a répandu sur la croix pour effacer les péchés du monde, effacera de plus en plus les taches des mes iniquités. Souvent j’irai me présenter, avec une humble confiance à la table où Il nourrit les enfants de Dieu de Sa Chair et de Son Sang ; je le recevrai comme mon médecin qui me guérira de mes infirmités, comme mon Sauveur, comme l’Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde, et dont le Sang imprimera dans mon âme le sceau du salut. Ma mission ne sera pas une raison de m’éloigner de Lui ; elle en sera une de recourir à Lui, puisque je ne puis cesser d’être misérable que par Lui. En lui disant comme Saint Pierre : « Seigneur, éloignez-Vous de moi qui suis un pécheur » ; je ne cesserai de le tenir embrassé et de m’unir à Lui ; afin qu’Il me transforme en Lui et que je ne vive plus mais que Lui-même vive en moi comme un chef vit dans les membres qu’Il anime.

 

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Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

 

Téléchargez l'intégralité des méditations (pdf) en cliquant ici

 

Fin du Mois de la Passion

 

A suivre: Mois de Marie de Notre Dame du Bon Conseil

 

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28 avril 2018

Le Mois de la Passion

Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

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Vingt-neuvième jour

Combien notre rédemption est abondante ;

mais c’est le plus grand des malheurs d’en abuser

 

I. Pour connaître la fécondité de la rédemption de Jésus-Christ, considérons ce qui se passe dans une âme pécheresse qui retrouve la vie dans la mort de son Sauveur. Elle est tombée dans le péché, elle est coupable et ennemie de Dieu : il faut donc ou qu’elle périsse et soit condamnée à la mort éternelle, ou que Jésus-Christ meure pour elle et la régénère dans Son Sang. Car, comme disait Saint Pierre, il n’y a de salut qu’en Jésus-Christ ; il n’y a que Son Sang qui ait la vertu de nous laver de nos péchés. Que fera cette âme malheureuse entre l’espérance et la crainte ? Elle embrasse la Croix de Jésus-Christ ; Il s’offre à la mort pour elle ; Il meurt, Il offre de nouveau le sacrifice de Son Sang et cette âme est arrachée à l’enfer, qui menaçait de l’engloutir, et ses péchés sont effacés, et Dieu lui rend sa grâce et son amour.

II. Si elle est fidèle à conserver le trésor que Jésus-Christ lui a acquis au prix de Son Sang, il semble que ce Divin Sauveur peut se consoler de l’avoir rachetée aux dépens de sa vie, et qu’il lui est glorieux de jouir de sa conquête. Mais si, inconstante et volage, elle abandonne encore son Dieu, et se replonge dans ses premiers désordres, il semble alors qu’elle est sans ressource, et que son salut est désespéré. Jésus-Christ avait donné la vie pour sa réconciliation : ses nouveaux péchés ont éteint la vertu de sa mort, ils ont rendu ses mérites inutiles, ils ont anéanti le fruit de sa rédemption. Cette âme infidèle est à la veille de périr éternellement : quel parti prendra-t-elle ? Si accablée sous le poids de son iniquité, elle se prosterne devant Dieu, quel langage lui tiendra-t-elle ?

Ah ! Mon Dieu, j’ai perdu mon Sauveur : que ferai-je, si Vous ne me le donnez encore ? j’ai foulé Son Sang aux pieds : que ferai-je si Vous ne me le rendez, pour me laver et me purifier de nouveau ? Ah ! Si le sang d’Abel a demandé vengeance et s’il a été exaucé, Dieu sera-t-il sourd aux cris du Sang de Son Fils, dont le pécheur abuse indignement, et qu’il foule aux pieds toutes les fois qu’il s’abandonne au péché ?

III. Cependant, au lieu d’une éternelle malédiction, si le pécheur se reconnaît encore et fait pénitence, la mort de Jésus-Christ se ranime encore pour lui rendre la vie ; ce divin Sauveur, dont la Miséricorde est inépuisable, et dont les satisfactions sont assez abondantes pour l’expiation d’une infinité de péchés, ouvre encore ses plaies pour, y recevoir le coeur du pécheur contrit et humilié, et le laver dans Son Sang. Saint Paul parlait de nos rechutes réitérées et des conversions qui leur succèdent, lorsqu’il disait : « Il y en a qui crucifient de nouveau Jésus-Christ ». Nous le crucifions lorsque nous retombons dans le péché, parce qu’il a été attaché à la Croix en punition du péché : nous le crucifions encore, lorsque la pénitence nous fait recourir à sa croix, parce que, pour nous réconcilier avec Dieu, Il doit rouvrir Ses Plaies, Il doit encore faire couler Son Sang, et mourir, pour ainsi dire, de nouveau. C’est de quoi Il se plaint amèrement, en disant des pécheurs : « Ils ont ajouté de nouvelles douleurs à Mes douleurs ».

IV. Ainsi Jésus-Christ, à la conversion d’un pécheur auquel Il avait si souvent appliqué les mérites de Son Sang, est obligé de reprendre la qualité de Sauveur, et d’acquitter encore par l’effusion de Son Sang, les nouvelles dettes qu’il a contractées. Ô mon Jésus ! Doit s’écrier un pécheur que Dieu reçoit en grâce après tant d’infidélités, ô mon Sauveur ! Car Vous l’avez été tant de fois et Vous l’êtes encore aujourd’hui ! Sauveur ancien, Sauveur nouveau ! Ah ! Bonté ancienne, bonté nouvelle ! Vous serez toujours nouvelle à ma pensée ; votre dernier bienfait ne s’effacera jamais de ma mémoire et j’aimerais mieux mourir mille fois que de perdre par une nouvelle infidélité le fruit précieux de ma rédemption.

V. Que doit penser, que doit dire une âme à la vue des objets funestes qui ont corrompu son innocence ? Ah ! Mon Dieu, des beautés mortelles qui m’ont séduites et empoisonnées, ce vain éclat des richesses, ces faux honneurs du monde, ne sont que des fantômes propres à me séduire ; ce sont des appâts empoisonnés dont le démon et le monde se servent pour me corrompre et me perdre. Non, jamais je ne m’y laisserai prendre ; je ne serai jamais assez ingrat pour crucifier Jésus-Christ de nouveau et le contraindre à répandre encore Son Sang pour effacer mes nouvelles iniquités.

VI. Mais enfin que le pécheur d’habitude n’ait pas la présomption sacrilège de croire que plus il commettra de péchés, plus le Sang de Jésus-Christ en effacera. s’il est assez ingrat pour abuser des miséricordes divines, qu’il ne soit pas assez insensé pour croire qu’Il peut accumuler péchés sur péchés, crimes sur crimes, parce que Dieu est infiniment bon, parce que les satisfactions de Jésus-Christ sont infinies. Jésus-Christ ne sauvera pas tous ceux pour lesquels Il est mort ; Il ne sauvera que les pécheurs véritablement pénitents, et Son Sang criera vengeance contre tous ceux qui l’auront profané dans le péché et l’impénitence ; Il tombera sur eux comme Il est tombé sur les juifs impénitents et endurcis. Le Sauveur du monde ne peut être indifférent pour les hommes ; Il est établi où pour les sauver de leurs péchés, où pour les perdre dans leur impénitence. Il sauvera tous ceux qui invoqueront Son Saint Nom, qui mêleront les larmes de la pénitence au Sang Précieux qu’Il a répandu pour effacer leurs péchés, et qui auront profané dans l’habitude du péché et de l’impénitence le Sang qui devait les purifier et les sauver. Ô mon âme, n’abuse pas du Sang de Jésus-Christ ; il se répand sur toi dans les Sacrements ; n’en approche qu’avec le plus profond respect, avec un coeur vraiment pénitent et sincèrement converti. Alors ne mets pas de bornes à ta confiance et ne te désespère pas, ni pour le nombre, ni pour l’énormité de tes péchés.

 

Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

 

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14 avril 2018

Le Mois de la Passion

Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

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Quinzième jour

Sur les raisons qui engagent Jésus-Christ à aimer les hommes

 

I. Dieu voulant manifester sa Miséricorde dans les hommes pécheurs avec plus d’éclat encore qu’Il n’avait manifesté Sa Justice dans les ange rebelles, s’est fait homme dans Jésus-Christ, afin qu’un Homme-Dieu consacrant et fortifiant la nature humaine, rendit les hommes participants de la nature divine et enfants de Dieu. Par là Jésus-Christ est devenu le premier-né d’entre les hommes, notre chef, notre médiateur, le dépositaire de la Miséricorde de Dieu et de sa Providence sur tous les hommes. Si le Verbe s’est fait chair en notre faveur, nous ne devons pas nous étonner de l’amour infini de Jésus-Christ pour nous. Il était de sa glorieuse destinée d’unir les hommes à son Humanité pour les associer à Sa divinité ; et pour consommer cette œuvre admirable, Il n’a rient fait de trop, en nous consacrant ses travaux et sa vie, en expiant nos péchés dans sa Chair innocente, en s’humiliant devant la Majesté de Dieu, et Lui offrant pour prix de notre réconciliation le Sacrifice de Sa vie.

II. Ô admirable invention de la Sagesse et de la Miséricorde Divine ! Si Jésus-Christ n’était qu’un homme comme nous, son amour pour nous serait borné, il ne serait d’aucun mérite ni d’aucun prix aux yeux de Dieu. Si le Verbe de Dieu ne s’était pas fait chair, il n’y aurait entre Lui et nous aucune proportion, Il ne pourrait nous aimer. Il s’est approché de nous en se faisant homme ; Il s’est rendu semblable à nous pour avoir une raison d’avoir pitié de nous, de nous aimer et de nous sauver. Il s’est u ni à notre nature en Jésus-Christ, afin que l’amour de Jésus-Christ pour nous fût véritablement divin, et que le Sacrifice qu’Il a offert pour nous fût véritablement divin, et que le sacrifice qu’Il a offert pour nous fût d’une prix infini. Ô amour étonnant et inconcevable ! Mon Dieu s’est rendu semblable à moi en se faisant homme comme moi, en s’unissant à ma faiblesse et à mes misères, afin de me rendre semblable à Lui en m’élevant par sa grâce à la participation de sa nature. Ô que je serais malheureux, si je ne renonçais pas à moi et à mes misères pour m’unir à Lui, comme Il a bien voulu renoncer à Lui-même et à Sa souveraine grandeur pour s’unir à moi !

III. L’amour de Jésus-Christ pour tous les hommes, tout ce qu’Il a fait, tout ce qu’Il a souffert pour les sauver n’est plus un mystère pour moi, dès que je crois le mystère de l’Incarnation du Verbe. Sa Miséricorde et Son Amour pour nous ont dû être sans borne, puisque Dieu en était la source, puisque c’était l’Amour et la Miséricorde de Dieu même. Les moments éternels de l’enfer sont justifiés par la Justice infinie de Dieu : les richesses de Son Amour le sont par Sa Miséricorde infinie. Ô Jésus, Vous ne pouvez ne pas avoir pitié de moi, Vous ne pouvez ne pas m’aimer quelque indigne que j’en sois ; puisque c’est pour avoir pitié de moi, pour me sauver et m’aimer que le Verbe de Dieu s’est si intimement uni à Votre Humanité. Voilà ce qui anime ma confiance, ce qui me soutient sous le poids de mes misères, et qui me fait espérer qu’en me faisant sentir Votre Amour pour moi, ce sentiment embrasera mon coeur d’un ardent amour pour Vous.

IV. Combien de raisons engagent Jésus-Christ à nous aimer ? Nous sommes son héritage, nous sommes son bien qu’Il a acquis au prix de sa vie ; et naturellement on chérit un bien a proportion de ce qu’Il a coûté. Nous étions un champ stérile, une vigne sauvage ; Il a acheté ce mauvais fonds, Il l’a défriché, Il l’a cultivé, Il l’a arrosé de ses sueurs et de son Sang. Avec quelle ardeur ne doit-Il pas désirer d’en recueillir des fruits. Nous sommes ses frères quoique élevés dans la gloire, Il ne put nous méconnaître dans notre misère. Comme Joseph, son amour le fait descendre de son trône pour nous embrasser. Nous sommes ses enfants, puisqu’Il a souffert la mort pour nous donner la vie : un père peut-il ne pas aimer ses enfants ? Peut-il oublier, peut-il négliger ceux à la faiblesse de l’âge ou les infirmités de la santé rendent ses soins plus nécessaires ? Nous sommes ses membres et Il a promis de nous garder comme la prunelle de son œil. Comment pourrais-je, ô mon Sauveur, douter de Votre Amour ? Mais si Vous m’aimez si tendrement, pourquoi Vous aimé-je si peu ?

V. Nous sommes pécheurs, il est vrai ; mais nous avons dans nos péchés même un titre pour prétendre à la Miséricorde et à l’Amour de Jésus-Christ. Il n’a pas répandu Son Sang que pour effacer nos péchés ; Il n’est notre Sauveur que parce que nous sommes pécheurs : c’est sur nos péchés, j’ose le dire, qu’est établie la gloire de Sa Croix. Il est le Bon Pasteur qui donne sa vie pour son troupeau ; et ses plus vives inquiétudes sont en faveurs de ses brebis égarées. À qui, durant sa vie mortelle, témoigna-t-Il plus d’Amour qu’aux pécheurs et aux pécheurs les plus décriés ? Il les prévenait, Il les accueillait avec bonté, Il les attachait à sa suite. Semblable à un médecin charitable qui néglige ceux qui sont sains pour avoir soin des malades, il paraissait préférer les pécheurs aux plus justes. Ô mon Sauveur, Vous renouvelez tous les jours la Miséricorde dont Vous avez usé envers la pécheresse de Samarie, la femme adultère, Madeleine, plus célèbre par son tendre amour envers Vous que par les désordres de ses premières années. Il n’y a encore sur la terre des Zachée que Vous daignez convertir, des Matthieu que vous arrachez au service du monde pour les attacher au vôtre, des Pierre qu’un regard miséricordieux fait rentrer en eux-même. Hélas ! Il est encore plus perfide que Judas que Vous prévenez, a qui Vous présentez le baiser de la paix, et qui ne cessent d’être vos ennemis et d’affliger Votre Amour par leur impénitence. Non, mon Sauveur, mes péchés, quelque énormes qu’ils soient ne me feront jamais désespérer d’avoir part à Vos Miséricordes et à Votre Amour. Plus je suis pécheur, plus j’espère en vous. Je ne veux penser à mes péchés que pour m’en humilier, pour les détester, pour mêler mes larmes avec Votre Sang, afin de les effacer.

 

Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

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13 avril 2018

Le Mois de la Passion

Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

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Quatorzième jour

Le Crucifix nous apprends combien Jésus-Christ nous aime

 

I. Écoute, mon âme, la plus belle leçon que le Crucifix puisse te donner. Il n’est pas possible, te dit-il, d’aimer d’avantage que de se livrer à la mort pour ses amis, et pour des amis qui ne connaissent pas, pour des amis qui outragent leur bienfaiteur, et se rendent complices de sa mort. Voilà l’excès ou le Fils de Dieu a porté son amour ; lors même que nous étions les ennemis de son Père, Il a répandu Son Sang pour laver nos péchés, Il offre encore tous les jours le sacrifice de sa vie pour nous réconcilier et nous sauver. Nous nous révoltions contre le Dieu de majesté : pour gagner nos coeurs, Il s’est rendu le Dieu de Charité, Il s’est revêtu de la peau des brebis qu’Il voulait sauver, et à donné Sa Vie pour le salut de son troupeau. Ô Jésus, ô véritable Pasteur, ô Sauveur de mon âme ! Aurais-je le coeur assez insensible pour n’être pas touché de Votre bonté, pour ne pas Vous rendre amour pour amour, et anéantir en moi la gloire de Votre croix et les mérites de Votre Sacrifice ?

II. Lorsque Je serai élevé de terre, disait Jésus-Christ ; lorsque Je se serai attaché à la Croix J’attirerai tout à Moi. Qui pourra résister à tant d’amour ? Le coeur des hommes étant à Moi, Je me tiendrai dédommagé du sacrifice que Je fais pour eux. Leur amour Me tiendra lieu de Mon Sang et de Ma Vie. Il m’importe assez peu de mourir, pourvu qu’ils m’aiment ; et s’il faut souffrir pour leur prouver Mon amour, qu’ils considèrent et qu’il voient s’il est une douleur pareille à celle que Je souffre. Tel est le langage que le Crucifix semble me tenir toutes les fois que j’y contemple les souffrances de mon Sauveur. Serai-je assez malheureux pour tromper ses espérances ? Non, j’attacherai mon coeur à Sa Croix, afin qu’Il détruise en moi les inclinations qui m’attachent au monde et qu’il m’attire véritablement à Lui.

III. Jésus-Christ a été établi médiateur entre Dieu et les hommes. Il a fallu, pour remplir le devoir de cette admirable méditation, qu’Il fût Dieu et homme tout ensemble ; Dieu pour réconcilier son Père avec les hommes ; homme, pour gagner les hommes à Dieu. Il fallait qu’il fût homme pour être notre caution et satisfaire pour nous à la Justice Divine, et qu’Il fût Dieu pour donner à ses satisfactions un prix infini et pour faire mourir le péché dans l’homme par l’onction de la Divinité. Toute sa vie s’est passée dans l’exercice de cette glorieuse médiation. Son amour le partageait entre Dieu et les hommes il passait les nuits dans la prière et les jours à prêcher Son Evangile, à soulager les malheureux, à convertir les pécheurs. Il ne s’est pas contenté de ménager notre réconciliation durant sa vie, il a voulu l’assurer par Sa mort, et sceller de Son Sang le traité de paix qu’Il a fait entre le Ciel et la terre.

IV. Ô mystère incompréhensible d’amour et de miséricorde ! Dieu, qui a allumé le feu de l’enfer pour punir le péché, qui ne l’a pas même pardonné à ses anges rebelles, a bien voulu devenir Lui-même le Sauveur des hommes pécheurs. Au lieu de poursuivre la juste vengeance de nos iniquités, Il s’en est chargé Lui-même. Au lieu de punir des criminels, Il s’est rendu criminel en apparence ; Il a pris nos péchés, et nous a donné Ses mérites. Pour délivrer son peuple de l’esclavage, Il s’est rendu esclave ; pour expier nos péchés, Il a souffert tous les tourments qu’ils méritaient. Ô mon âme, si ton souverain Seigneur, si ton Dieu s’est rendu dans un corps mortel semblable à toi ; s’Il a vécu, s’Il est mort pour toi que peux-tu faire de moins que de vivre et de mourir pour Lui ? Tu le devrais par gratitude, quand même tu lui serais égal en nature et en majesté. Jésus-Christ, dit Saint Paul, est mort pour tous les hommes afin que ceux à qui Il a donné la vie ne vivent pas à eux-mêmes, mais à Celui qui est mort pour les sauver.

  

Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

 

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30 mars 2018

Le Mois de la Passion

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Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

 

Veille du premier jour

Combien il est juste de se soumettre à Dieu, à l’exemple de Jésus-Christ

 

I. Considère, ô mon âme, combien est grande la Majesté de Dieu, puisqu’il a fallu, pour lui rendre l’hommage qui lui est dû, qu’un Homme-Dieu, Son Fils unique, s’anéantit devant Lui, et se rendit obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la Croix.

Obéissance admirable, mais sanglante et terrible ! Dans la mort de Son Fils, Dieu a signalé son souverain pouvoir ; Il a fait éclater les droits de Son autorité, Il a été glorifié comme Il le mérite. Pour rendre un digne hommage à la souveraine grandeur de Dieu, il ne fallait rien moins que l’obéissance et l’anéantissement d’un Homme-Dieu.

II. Après un si grand exemple, qui osera résister à Dieu ? Des vers de terre, comme nous, oseront-ils secouer le joug de l’obéissance, sous lequel Jésus-Christ a plié et sous lequel il est mort ?

III. Considère, mon âme, ton Sauveur attaché à la Croix. Elle a été le terme de toute ses obéissances. Ce n’est qu’après avoir accompli dans le cours de sa vie toutes les Volontés de Son Père, qu’Il y est mort, et y a consommé Son Sacrifice. Pourrais-tu refuser à ton Dieu ta soumission et n’accomplir de ses Volontés que celles qui sont conformes à tes inclinations ?

IV. Considère surtout avec quel amour, avec quel zèle et quel respect Jésus-Christ s’est montré obéissant. « Je ne fais rien, dit-Il Lui-même, que ce qui plaît à Mon Père ; Ma nourriture est d’accomplir Sa Volonté : Mon Père, que Votre Volonté s’accomplisse et non la Mienne ». La seule consolation qu’il paraît avoir sur la Croix, c’est quand, avant d’expirer, se rappelant qu’Il avait accompli toutes les Volontés de Son Père, Il dit, en s’écriant avec une force toute divine : « Tout est consommé ».

V. Que signifient, ô mon âme, ces paroles de Saint Paul : « Jésus-Christ s’est rendu obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la Croix » ? que signifient celles que prononça Jésus-Christ Lui-même dans un triste état de sanglante agonie : « O Mon Père, que Votre Volonté soit faite, et non la mienne » ?

Jésus-Christ comprenait la grandeur et la Majesté infinie de Dieu. Il savait que rien n’est plus juste et raisonnable que de se soumettre à Lui, et quoique, comme Son Fils unique Lui fut égal, Il a voulu ajuster à ses éminentes qualités celle de Son Serviteur, se faisant gloire et s’estimant heureux de mourir par Ses ordres.

Imitons ce glorieux exemple, nous qui, par notre nature, sommes les esclaves de Dieu, et ne sommes ses enfants que par Sa grâce. Nous Lui devons une soumission parfaite, parce qu’Il est notre Souverain Seigneur ; nous la Lui devons parce qu’Il est notre Père ; et en nous soumettant à Ses ordres, nous Lui faisons en même temps hommage de notre dépendance, et nous Lui témoignons notre amour.

 

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Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

 

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26 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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27 décembre

Pauvre parmi les pauvres

 

« Marie mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire. Dans les environs, se trouvaient des bergers. L'Ange du Seigneur s'approcha et leur dit : « Aujourd'hui vous est né un Sauveur dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire ». (Luc 2, 7-10).

« Rien de merveilleux, rien d'extraordinaire, rien d'éclatant n'est donné comme signe aux bergers, commentait récemment le pape Benoit XVI. Ils verront seulement un enfant entouré de langes qui, comme tous les enfants, a besoin de soins maternels ; un enfant qui est né dans une étable et qui, de ce fait, est couché non pas dans un berceau, mais dans une mangeoire. Le signe de Dieu est l'enfant, avec son besoin d'aide et sa pauvreté ».

Cette simplicité est frappante en effet : le fils de Dieu n'est pas venu avec puissance ni grandeur visible. Il ne s'est pas imposé. Ainsi, en l'absence de place dans la salle commune, Il s'est contenté d'une mangeoire, habituellement réservée aux animaux. Dans l'étonnant déroulement de cet événement inouï – le Fils de Dieu s'est fait homme ! -, les Pères de l'Eglise ont vu bien des signes : d'abord parce que l'enfant de Bethléem est né pauvre parmi les pauvres qu'étaient les bergers. Également parce qu'enfant, il est faible et sans défense. Jésus vient ainsi parmi les hommes en partageant en tout leur condition humaine, à l'exception du péché. Il dira d'ailleurs plus tard « J'avais faim, et vous m'avez donné à manger ; j'avais soif, et vous m'avez donné à boire ; j'étais un étranger, et vous m'avez accueilli ; j'étais nu, et vous m'avez habillé ; j'étais malade, et vous m'avez visité ; j'étais en prison, et vous êtes venus jusqu'à moi ! ».

Il ne parlait pas, alors, des circonstances de sa naissance. Mais il exprimait ce que nous constatons lors de sa naissance : Il s'identifie à chacun de nous. « Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ».

Par ailleurs, la venue des rois mages manifeste que le Fils de Dieu est venu pour les hommes de tous les pays et de tous les temps. Et en effet, à la fin de sa vie terrestre, Jésus enverra ses apôtres en mission en leur disant : « Allez dans le monde entier, proclamez l'Evangile à toute la création ». La mangeoire, enfin, symbolise l'autel. Pour vivre, l'homme a besoin de nourriture. Mais, comme Jésus le dira souvent au cours de sa vie publique, l'homme n'a pas seulement besoin de pain, il a aussi besoin de nourriture pour son âme, d'un sens à donner à sa vie. C'est pourquoi les Pères de l'Eglise considèrent que la mangeoire est le symbole de l'autel, sur lequel est déposé le Pain, qui est le Christ lui-même : la vraie nourriture pour le cœur. De même, dans l'hostie consacrée au cours de la messe, il a l'humble apparence d'un morceau de pain. (Extrait de www.eglise.catholique.fr)

 

Méditation

 

O mon âme ! Viens mourir et renaître dans l'Eucharistie ! Et je meurs aussi dans chaque eucharistie, comme le dit saint Paul : « Je meurs chaque jour » (Rm 15). Si nous mourons dans l'eucharistie, nous savons que c'est pour avoir la vie nouvelle (du christ). La messe doit être précédée par une vie de prière intense à la maison. La célébration de l'eucharistie sera dense si chaque chrétien cultive une profonde intériorité et une intense vie de prière quotidienne. (Cardinal Robert Sarah).


Prière

 

Divin Enfant Jésus, ayez pitié des gens tout seuls, ayez pitié des âmes solitaires. Recueillez-les tous, prenez-les toutes avec Vous en ce soir de fête, en cette nuit d'Amour, en cette aurore de paix et d'espérance, afin que leur cœur endolori, leur âme en détresse trouvent un refuge près du plus aimant, du plus doux, du plus tendre, du seul tout-puissant et vrai Ami. Si je les sais, si je les sens blottis près de Vous, ô mon Roi ! Toutes mes souffrances seront fondues, oubliées dans l'amour. Saint Enfant de la crèche, qui apportez la bénédiction sur la terre, venez dans les âmes qui Vous attendent, Vous appellent, faites briller en elles votre Ciel, votre demeure aimée, votre maison de repos, votre crèche bénie…(Marthe Robin)


Résolutions : Pendant l'Eucharistie je laisserai mourir en moi le vieil homme et je la vivrai comme une nouvelle naissance en pensant à Jésus dans cette mangeoire.


Un Je vous salue Marie

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16 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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17 décembre

Un lumière dans la nuit

 

« Et tout à coup une foule d'anges de l'armée céleste se joignit à l'ange ». (Luc 2,13)


« "...le Sauveur qui est le Christ." L'ange brille d'une lumière plus éclatante. Ses deux ailes, maintenant arrêtées et tendues vers le ciel semblent deux voiles immobiles sur le saphir de la mer, deux flammes qui montent ardentes. "...Christ, le Seigneur !" L'ange replie ses ailes de lumière et s'en couvre comme d'un survêtement de diamant sur un habit de perles, il s'incline comme pour adorer avec les bras serrés sur le cœur et le visage qui disparaît, incliné comme il est sur la poitrine, dans l'ombre du haut des ailes repliées. On ne voit plus qu'une forme allongée et lumineuse, immobile pendant la durée d'un Gloria. Mais voici qu'il bouge. Il rouvre les ailes et lève son visage où la lumière s'épanouit en un sourire paradisiaque et il dit : « Vous le reconnaîtrez à ces signes : dans une pauvre étable, derrière Bethléem, vous trouverez un bébé enveloppé dans des langes couché dans une mangeoire d'animaux, parce que pour le Messie, il n'y a pas eu de toit dans la cité de David ». En disant cela, l'ange devient grave, même triste. Mais des Cieux arrive une foule – oh ! quelle foule ! - une foule d'anges qui lui ressemblent, une échelle d'anges qui descendent dans l'allégresse, éclipsent la lune par leur lumière paradisiaque. Ils se rassemblent autour de l'ange annonciateur, en agitant leurs ailes, en répandant des parfums, en une harmonie musicale où toutes les voix les plus belles de la création se retrouvent, mais portées à la perfection de leur sonorité. » (Maria Valtorta tome 1, chapitre 49)

 

Méditation

 

O mon âme ! Jésus est la « lumière qui éclaire les nations », la « lumière qui luit dans les ténèbres ». Mais pour suivre cette lumière, il ne suffit pas de voir une étoile ou un ange dans le ciel. Il faut aussi ouvrir son cœur à la foi, à la Providence, qui nous guide intérieurement. Par leurs cadeaux et leur présence, les bergers annoncent que Jésus est roi, qu'il est Dieu. C'est seulement avec la Foi que nous pouvons le découvrir. Mon Dieu ! Je n'oublierai jamais tous les témoignages d'amour que j'ai reçus de vous. Tandis qu'une infinité de peuples étaient plongés dans les ténèbres de l'idolâtrie, vous m'avez illuminé en me faisant connaître votre venue parmi nous. Vous avez fait luire sur moi l'admirable lumière de votre saint Evangile, et vous m'avez admis au nombre de vos enfants chéris.


Prière

 

Soyez béni ô mon Père ! Ne permettez pas qu'après avoir vu les portes ténébreuses de l'enfer fermées par votre main miséricordieuse, je puisse un jour m'y précipiter par ma faute. Donnez-moi aujourd'hui une part aux dons précieux de votre Esprit divin qui réside en vous dans toute sa plénitude, afin qu'étant toujours éclairé sur les volontés de votre Père céleste, je puisse travailler efficacement à accomplir ce qui lui est agréable.


Résolutions : Je prendrai quelquefois des moments sur l'heure de mon sommeil pour prier, afin de réparer les excès et les infamies qui se commettent trop souvent durant les ténèbres. J'estimerai mon titre de chrétien par-dessus tout le reste. Je fêterai spirituellement l'anniversaire du jour de mon baptême. Je renouvellerai souvent aux pieds des autels les engagements et les promesses que j'y ai contractés.

 

Un Je vous salue Marie

 

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15 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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16 décembre

Les bergers à Beth Saour

 

« Il y avait dans la même région des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour y garder leur troupeau ». (Luc 2,8)


« Je vois une vaste étendue de campagne. La lune est au zénith et elle cingle tranquille dans un ciel tout constellé. Les étoiles paraissent des clous de diamant enfoncés dans un immense baldaquin de velours bleu foncé. Sur ma droite, je vois une sorte de hangar qui est construit partie en maçonnerie, partie en bois. De là, sort de temps en temps un bêlement intermittent et bref. C'est une clarté, excessive même, tant elle est intense, et qui s'accroît comme si l'astre s'approchait de la terre ou étincelait par suite d'un mystérieux incendie. Un berger s'avance sur le seuil. Il lève le bras à hauteur du front pour ménager ses yeux et regarde en l'air. Il semble impossible qu'on doive s'abriter de la clarté de la lune, mais elle est si vive qu'elle éblouit, en particulier celui qui sort d'un enclos, d'ordinaire ténébreux. Tout est calme, mais cette clarté est étonnante. Le berger appelle ses compagnons. Ils vont tous à la porte. Un tas d'hommes hirsutes, de tous âges. Il y a des adolescents et d'autres qui déjà blanchissent. Ils commentent le fait étrange et les plus jeunes ont peur, spécialement un garçon d'une douzaine d'années qui se met à pleurer, s'attirant les moqueries des plus vieux. « De quoi as-tu peur, sot que tu es ?... » lui dit le plus vieux ».

Mais le pastoureau ne l'écoute plus. Il semble n'avoir plus peur. En effet, il quitte le seuil et s'esquive de derrière les épaules d'un berger musclé derrière lequel il s'était réfugié et sort dans le parc qui se trouve devant le hangar. Il regarde en l'air et marche. À un moment il crie : « Oh ! » et reste comme pétrifié, les bras légèrement ouverts. Les autres se regardent, étonnés. « Là, là » murmure-t-il en souriant. « Au-dessus de l'arbre regardez cette lumière qui arrive. On dirait qu'elle s'avance sur un rayon de lune. La voilà qui approche. Comme elle est belle ! » « Moi, je ne vois qu'une clarté un peu vive ». « Moi aussi » disent les autres. « Non. Je vois quelque chose qui ressemble à un corps» dit un autre en qui je reconnais le berger. qui a donné le lait à Marie. « C'est un ... c'est un ange ! » crie l'enfant. « Le voilà qui descend et s'approche ... Par terre ! À genoux devant l'Ange de Dieu ! » Un « Oh ! » prolongé et respectueux s'élève du groupe des bergers qui tombent le visage contre terre et paraissent d'autant plus frappés par l'apparition qu'ils sont plus âgés. Les plus jeunes sont à genoux et regardent l'ange qui s'approche toujours plus, et s'arrête en l'air déployant ses grandes ailes, blancheur de perles dans la blancheur lunaire qui l'enveloppe, au-dessus du mur d'enceinte. « Ne craignez pas, je ne vous porte pas malheur. Je vous apporte la nouvelle d'une grande joie pour le peuple d'Israël et pour tous les peuples de la terre. » La voix angélique, c'est une harpe harmonieuse qui accompagne des voix de rossignols ». (Maria Valtorta tome 1, chapitre 49)

 

Méditation

 

O mon âme ! Contemple les bergers de Bethléem qui sont l'image des bergers de l'Eglise. Comme ces bergers de Bethléem, ils vont annoncer à tous, la révélation reçue. Ils sont les disciples de Christ, les apôtres qui annoncent l'évangile, l'apôtre Pierre, les évêques, les prêtres, les diacres ou les recteurs de monastères, les prédicateurs, les docteurs de l'église, ceux qui s'occupent au moins de deux ou trois personnes… Les bergers de Bethléem sont évangélisés : ils sont bouleversés par la gloire du Seigneur qui, par son ange, leur annonce l'événement de Noël. Ils vont voir et trouvent Marie, Joseph et l'enfant. Ensuite, ils deviennent évangélisateurs : ils parlent, ils font connaître à tout le monde ce qu'ils ont entendu et vu. Tous s'émerveillent, et Marie garde toutes ces choses en son cœur. Et les bergers repartent louant et glorifiant Dieu. Prie pour tous les bergers actuels de l'Eglise qui donnent leur vie à Dieu pour sanctifier la tienne.


Prière


Établissez et fortifiez en moi, ô mon Dieu ! Cette foi sans foi sans laquelle je ne pourrais opérer ma sanctification ; cette foi qui est la marque distinctive de vos enfants, et comme le signe auquel ils de font reconnaître. Souvent, il est vrai, je me suis montré indigne d'une si grande faveur ; souvent j'ai repoussé les rayons de cette foi céleste lorsqu'ils s'approchaient de moi pour éclairer mon âme. Mais aujourd'hui je sens tout l'importance et la nécessité de ce don pour arriver au salut. Je vous le demande avec sincérité, et je l'attends avec confiance.

 

Résolutions : Dès ce moment, je veux faire profession d'une dévotion particulière au sacrement de l'autel : j'assisterai le plus souvent qu'il me sera possible au saint sacrifice de la Messe et je tâcherai d'avoir plus de ferveur en me persuadant que je suis le témoin de la Cène où l'adorable Eucharistie fut instituée. Je ne jugerai jamais des dispositions intérieures du prochain, sur le rapport d'autrui, ou sur d'autres apparences trompeuses. Lorsque j'entendrai proférer des médisances, je tâcherai de les faire cesser, si je le puis, ou je ne prendrai aucune part à la conversation.


Un Je vous salue Marie

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11 décembre 2017

Le Mois de Jésus Naissant

Le Mois de Jésus Naissant

Un mois proposé par l’Etoile Notre Dame

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12 décembre

La recherche d'un hébergement à Bethléem

 

« Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, à la ville de David, qui s'appelle Bethléem - parce qu'il était de la maison et de la lignée de David - afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle ». (Luc 2, 1-6)

Pour saint Luc, qui rapporte ces détails, cette naissance obscure annonce déjà le destin tragique de Jésus : pauvre et méprisé, à l’image de cette étable qui fut son lieu de naissance, Jésus donnera sa vie pour ses amis, à l’image de la mangeoire qui fut son berceau.

« Ils arrivèrent à Bethléem, le samedi au coucher du soleil. lIs cherchèrent un logement dans la ville chez les amis et les parents de saint Joseph. Mais ce fut en vain, personne ne voulut les recevoir et plusieurs les congédièrent avec mépris et avec des injures. La sainte Vierge savait bien que personne ne les recevrait, mais pour pratiquer l'humilité et la patience elle suivait son époux de maison en maison, de porte en porte dans les rues. En cherchant ainsi un logement ils rencontrèrent la maison où l'on tenait les registres, ils firent inscrire leur nom et payèrent leur tribut pour ne pas être obligés de revenir. Ils continuèrent à chercher un abri mais ils n'en trouvèrent point quoiqu'ils le demandassent à plus de cinquante maisons et auberges. Il était neuf heures du soir, lorsque saint Joseph accablé de tristesse se tourna vers son épouse : Je me souviens, dit-il, qu'il y a une grotte hors des murs qui sert pour les bergers; allons-y et si elle n'est pas occupée, nous y prendrons le logement qu'il est impossible ici de trouver ». (La Cité mystique de Dieu, Maria d’Agréda, chapitre XI)

 

Méditation

 

O mon âme ! O bienheureuse Sainte Famille ! Combien vous avez accepté de souffrir pour Jésus ! Mais quels glorieux privilèges vous ont été accordés. Vous avez été les premiers auxquels Dieu a voulu enseigner le chemin du véritable bonheur : il vous a admis à sa plus intime familiarité, vous a communiqué tous ses desseins, et vous a considérés comme les premières pierres de ce vaste et majestueux édifice qu’il est venu construire lui-même, et qu’il a promis de conserver jusqu’à la fin des siècles.

 

Prière


Que la joie de la présence constante de Dieu en moi m’habite et me fasse rayonner, malgré les difficultés extérieures que je rencontrerai.

 

Résolutions : Lorsque je serai dans l’affliction, je tournerai tous mes regards vers Dieu. J’attendrai de lui les consolations et j’invoquerai son secours par des prières humbles et persévérantes. Je ferai le chemin de la croix en demandant à Jésus qu’il daigne augmenter en moi la charité.

 

Un Je vous salue Marie

 

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