02 avril 2010

La Passion corporelle de Jésus

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La Passion corporelle de Jésus


S'il est une légende ancrée dans les esprits, c'est celle de la dureté de cœur des chirurgiens : l'entraînement, n'est-ce pas, émousse les sensations et cette accoutumance, étayée par la nécessité d'un mal pour un bien, nous constitue dans un état de sereine insensibilité. Ceci est faux. Si nous nous raidissons contre l'émotion, qui ne doit ni paraître, ni, même extérieure, entraver l'acte chirurgical, comme le boxeur, d'instinct, contracte l'épigastre où il attend un coup de poing, la pitié en nous reste toujours vivante et s'affine même avec l'âge. Quand on s'est penché pendant des années sur la souffrance d'autrui, quand on y a goûté soi-même on est certes plus près de la compassion que de l'indifférence, parce que l'on connaît mieux la douleur, parce qu'on en sait mieux les causes et les effets. Aussi, lorsqu'un chirurgien a médité sur les souffrances de la Passion, quand il en a décomposé les temps et les circonstances physiologiques, quand il s'est appliqué à reconstituer méthodiquement toutes les étapes de ce martyre d'une nuit et d'un jour, il peut, mieux que le prédicateur le plus éloquent, mieux que le plus saint des ascètes (à part ceux qui en ont eu la directe vision, et ils en sont anéantis), compatir aux souffrances du Christ. Je vous assure que c'est abominable ; j'en suis venu pour ma part à ne plus oser y penser. C'est lâcheté sans aucun doute, mais j'estime qu'il faut avoir une vertu héroïque ou ne pas comprendre, qu'on doit être un saint ou un inconscient, pour faire un Chemin de Croix. Moi, je ne peux plus. Et c'est pourtant ce Chemin de Croix qu'on me demande d'écrire; c'est ce que je ne veux pas refuser, parce que je suis sûr  qu'il doit faire du bien. O bone et dulcissime Jesu, venez à mon aide. Vous qui les avez supportées, faites que je sache bien expliquer vos souffrances. Peut-être, en m'efforçant de rester objectif, en opposant à l'émotion mon « insensibilité » chirurgicale, peut-être pourrai-je arriver au bout. Lector amice, sub aliena potestate constitutus sum; si non possis portare modo, habe me excusatum. Si je sanglote avant la fin, hé bien, mon pauvre ami, fais comme moi sans honte; c'est simplement que tu auras compris. Suis-moi donc: nous avons pour guides les Livres sacrés et le Saint Linceul, dont l'étude scientifique m'a démontré l'authenticité.

 

La Passion, au vrai, commence à la Nativité, puisque Jésus dans Son omniscience divine, a toujours su, vu et voulu les souffrances qui attendaient Son humanité. Le premier sang versé pour nous le fut à la Circoncision, huit jours après Noël. On peut déjà imaginer ce que doit être pour un homme la prévision exacte de son martyre. En fait, c'est à Gethsémani que va commencer l'holocauste Jésus, ayant fait manger aux Siens Sa chair et boire Son sang, les entraîne à la nuit dans ce clos d'oliviers, dont ils ont l'habitude. Il les laisse camper près de l'entrée, emmène un peu plus loin Ses trois intimes et s'en écarte à un jet de pierre, pour se préparer en priant. Il sait que son heure est venue. Lui-même a envoyé le traître de Karioth: quod facis, fac citius. Il a hâte d'en finir et Il le veut. Mais comme Il a revêtu, en s'incarnant, cette forme d'esclave qu'est notre humanité, celle-ci se révolte et c'est toute la tragédie d'une lutte entre Sa Volonté et la nature. « Coepit pavere et taedere ». Cette coupe qu'il lui faut boire, elle contient deux amertumes: Tout d'abord les péchés des hommes, qu'Il doit assumer, Lui le Juste, pour racheter Ses frères et c'est sans doute le plus dur; une épreuve que nous ne pouvons pas imaginer, parce que les plus saints d'entre nous sont ceux qui le plus vivement sentent leur indignité et leur infamie. Peut-être comprenons nous mieux la prévision, la pré dégustation des tortures physiques, qu'Il subit déjà en pensée ; pourtant nous n'avons expérimenté que le frisson rétrospectif des souffrances passées. C'est quelque chose d'indicible. « Pater, si vis, transfer calicem istum a me; verumtamen non mea voluntas sed tua fiat ». C'est bien Son Humanité qui parle... et qui se soumet, car Sa Divinité sait ce qu'Elle veut de toute éternité ; l'Homme est dans une impasse. Ses trois fidèles sont endormis, « prae tristitia », dit saint Luc. Pauvres hommes!


La lutte est épouvantable; un ange vient Le réconforter, mais en même temps, semble-t-il, recevoir son acceptation. « Et factus in agonia, prolixius orabat. Et factus est sudor ejus sicut guttae sanguinis decurrentis in terram ». C'est la sueur de sang, que certains exégètes rationalistes, subodorant quelque miracle, ont traitée de symbolique. Il est curieux de constater que de bêtises ces matérialistes modernes peuvent dire en matière scientifique. Remarquons que le seul évangéliste qui rapporte le fait est un médecin. Et notre vénéré confrère Luc, medicus carissimus, le fait avec la précision, la concision d'un bon clinicien. L'hémathidrose est un phénomène très rare mais bien décrit. Elle se produit, comme l'écrit le Docteur Bec, "dans des conditions tout à fait spéciales : une grande débilité physique, accompagnée d'un ébranlement moral, suite d'une émotion profonde, d'une grande peur" (et cœpitpavere et taedere). La frayeur, l'épouvante sont ici au maximum et l'ébranlement moral. C'est ce que Luc exprime par « agonia », qui en grec, signifie lutte et anxiété. « Et Sa sueur devint comme des gouttes de sang roulant jusque par terre. »


A quoi bon expliquer le phénomène ? Une vasodilatation intense des capillaires sous-cutanés, qui se rompent au contact des culs de sacs de millions de glandes sudoripares. Le sang se mêle à la sueur ; et c'est ce mélange qui perle et se rassemble et coule sur tout le corps, en quantité suffisante pour tomber sur le sol. Notez que cette hémorragie microscopique se produit dans toute la peau, qui est déjà ainsi lésée dans son ensemble, en quelque sorte endolorie, attendrie, pour tous les coups futurs. Mais passons. Voici Judas et les valets du temple, armés de glaives et de bâtons ; ils ont des lanternes et des cordes. Comme le procès criminel doit être jugé par le procurateur, ils ont obtenu un peloton de la cohorte romaine ; le tribun de l'Antonia les accompagne, afin d'assurer l'ordre. Le tour des Romains n'est pas encore venu ; ils sont là derrière ces fanatiques, distants et méprisants. Jésus se met en avant; un mot de Lui suffit à renverser Ses agresseurs, dernière manifestation de Son pouvoir, avant qu'Il s'abandonne à la Volonté divine. Le brave Pierre en a profité pour amputer l’oreille de Malchus et, miracle dernier, Jésus l'a ressoudée. Mais la bande hurlante s'est ressaisie, a garrotté le Christ; elle L'emmène, sans aménité, on peut le croire, laissant filer les comparses. C'est l'abandon, tout au moins apparent. Jésus sait bien que Pierre et Jean Le suivent « a longe » et que Marc n'échappera à l'arrestation qu'en s'enfuyant tout nu, laissant aux gardes le drap qui l'enveloppait.


Mais les voici devant Caïphe et le sanhédrin. Nous sommes en pleine nuit, il ne peut s'agir que d'une instruction préalable. Jésus refuse de répondre : Sa doctrine, Il l'a prêchée ouvertement. Caïphe est désorienté, furieux et l'un de ses gardes, traduisant ce dépit, lance un grand coup dans la figure du prévenu : « sic respondes pontifici ! » Ceci n'est rien ; Il faut attendre le matin, pour une audition de témoins. Jésus est entraîné hors de la salle ; dans la cour, Il voit Pierre qui L'a renié par trois fois et, d'un regard, Il lui pardonne. On Le traîne dans quelque salle basse et la canaille des valets va s'en donner à cœur joie contre ce faux prophète (dûment garrotté) qui tout à l'heure encore les a jetés à terre par on ne sait quelle sorcellerie. On l'accable de gifles et de coups de poing, on Lui crache au visage, et, puisqu'aussi bien il n'y a pas moyen de dormir on va s'amuser un peu. Un voile sur Sa tête, et chacun y va de son coup; les soufflets retentissent et ces brutes ont la main lourde : « Prophétise; dis-nous, Christ, qui t'a frappé ». Son corps est déjà tout endolori, Sa tête sonne comme une cloche, des vertiges Le prennent... et Il se tait. D'un mot, Il pourrait les anéantir « et non aperuit os suum ». Cette racaille finit par se lasser et Jésus attend.

 

Au petit jour, deuxième audience, défilé lamentable de faux témoins qui ne prouvent rien. Il faut qu'Il se condamne Lui-même, en affirmant Sa filiation divine et ce bas histrion de Caïphe proclame le blasphème en déchirant ses vêtements. Oh, rassurez-vous ; ces bons Juifs prudents et peu portés à la dépense ont une fente toute préparée et légèrement recousue, qui peut servir un grand nombre de fois. Il n'y a plus qu'à obtenir de Rome la condamnation à mort qu'elle s'est réservée dans ce pays de protectorat. Jésus, déjà harassé de fatigue et tout moulu de coups, va être traîné à l'autre bout de Jérusalem, dans la ville haute, à la tour Antonia, sorte de citadelle, d'où la majesté romaine assure l'ordre dans la cité trop effervescente à son gré. La gloire de Rome est représentée par un malheureux fonctionnaire, petit romain de la classe des chevaliers, parvenu trop heureux d'exercer ce commandement difficile sur un peuple fanatique, hostile et hypocrite, très soucieux de garder sa place, coincé entre les ordres impératifs de la métropole et les menées sournoises de ces Juifs souvent très bien en cour auprès des Empereurs. En résumé, c'est un pauvre homme. Il n'a qu'une religion, s'il en a une, celle de Divus Caesar. C'est le produit médiocre de la civilisation barbare, de la culture matérialiste. Mais comment trop lui en vouloir ? Il est ce qu'on l'a fait ; la vie d'un homme a pour lui peu de prix, surtout si ce n'est pas un citoyen romain. La pitié ne lui a pas été enseignée et il ne connaît qu'un devoir : maintenir l'ordre. (Ils se figurent à Rome que c'est commode !) Tous ces Juifs querelleurs, menteurs et superstitieux avec tous leurs tabous et leur manie de se laver pour rien, leur servilité et leur insolence et ces lâches dénonciations au Ministère contre un Administrateur colonial qui agit de son mieux, tout cela le dégoûte. Il les méprise... et il les craint.


Jésus, tout au contraire (dans quel état pourtant paraît-Il devant lui, couvert d'ecchymoses et de crachats), Jésus lui en impose et lui est sympathique. Il va faire tout ce qu'il peut pour Le tirer des griffes de ces énergumènes « et quaerebat dimittere illum » : Jésus est Galiléen ; passons-Le à cette vieille canaille d'Hérode, qui joue les roitelets nègres et se prend pour quelqu'un. - Mais Jésus méprise ce renard et ne lui répond mot. - Le voici revenu, avec la tourbe qui hurle et ces insupportables pharisiens qui piaillent sur un ton suraigu en agitant leurs barbiches. Odieux ces palabres! Qu'ils restent dehors, puisqu'aussi bien ils se croiraient souillés, rien qu'à entrer dans un prétoire romain. Pontius interroge ce pauvre homme, qui l'intéresse. Et Jésus ne le méprise pas. Il a pitié de son ignorance invincible ; Il lui répond avec douceur et tente même de l'instruire. - Ah, s'il n'y avait que cette canaille qui hurle dehors, une bonne sortie de la cohorte ferait vite « cum gladio » taire les plus braillards et s'égailler les autres. Il n'y a pas si longtemps que j'ai fait massacrer dans le temple quelques Galiléens un peu trop excités. Oui, mais ces sanhédrites sournois commencent à insinuer que je ne suis pas l'ami de César, et avec ça il n'y a pas à plaisanter ? Et puis, mehercle; que signifient toutes ces histoires de Roi des Juifs, de Fils de Dieu et de Messie ? Si Pilate avait lu les Ecritures, peut-être serait-il un autre Nicodème, car Nicodème aussi est un lâche ; mais c'est la lâcheté qui va rompre les digues. Cet homme est bien un Juste : je le fais flageller (oh, logique romaine!) peut-être que ces brutes auront quelque pitié.


Mais moi aussi je suis un lâche ; car si je m'attarde à plaider pour ce Quirite lamentable, ce n'est que pour retarder ma douleur. « Tunc ergo apprehendit Pilatus Jesum et flagellavit ». Les soldats de garde emmènent Jésus dans l'atrium du prétoire et appellent à la rescousse toute la cohorte ; les distractions sont rares dans ce pays d'occupation. Pourtant le Seigneur a souvent manifesté une spéciale sympathie pour les militaires. Comme Il a admiré la confiance et l'humilité de ce centurion et son affectueuse sollicitude pour son serviteur qu'Il a guéri ! (Rien ne m'ôtera la conviction que c'était l'ordonnance de ce lieutenant d'infanterie coloniale.) Et tout à l’heure, ce sera le centurion de garde au Calvaire qui, le premier, proclamera Sa divinité. La cohorte semble prise d'un délire collectif, que Pilate n'a pas prévu. Satan est là, qui leur souffle la haine. Mais il suffit. Plus de discours, rien que des coups et tâchons d'aller jusqu'au bout. Ils Le déshabillent et L'attachent tout nu à une colonne de l'atrium. Les bras sont tirés en l'air et les poignets liés en haut du fût.


La flagellation se fait avec des lanières multiples, sur lesquelles sont fixées, à quelque distance de l'extrémité libre, deux balles de plomb ou des osselets. (C'est du moins à ce genre de flagrum que répondent les stigmates du Saint Linceul). Le nombre de coups est fixe à 39 par la loi hébraïque. Mais les bourreaux sont des légionnaires déchaînés; ils Iront jusqu'aux limites de la syncope. En fait, les traces du Linceul sont innombrables et presque toutes sur la face postérieure; le devant du corps est contre la colonne. On les voit sur les épaules, sur le dos, les reins. Les coups de fouet descendent sur les cuisses, sur les mollets ; et là, l'extrémité des lanières, au delà des balles de plomb encercle le membre et vient marquer son sillon jusque sur la face antérieure. Les bourreaux sont deux, un de chaque côté, de taille inégale (tout ceci se déduit de l'orientation des traces du Linceul). Ils frappent à coups redoublés, avec un grand ahan. Aux premiers coups, les lanières laissent de longues traces livides, de longs bleus d'ecchymose sous-cutanée. Rappelez-vous que la peau a été déjà modifiée, endolorie par les millions de petites hémorragies intradermiques de la sueur de sang. Les balles de plomb marquent davantage. Puis, la peau, infiltrée de sang, attendrie, se fend sous de nouveaux coups. Le sang jaillit ; des lambeaux se détachent et pendent. Toute la face postérieure n'est plus qu'une surface rouge, sur laquelle se détachent de grands sillons marbrés ; et, çà et là, partout, les plaies plus profondes dues aux balles de plomb. Ce sont ces plaies en forme d'haltère (les deux balles et la lanière entre les deux) qui s'imprimeront sur le Linceul.


A chaque coup, le corps tressaille d'un soubresaut douloureux. Mais Il n'a pas ouvert la bouche et ce mutisme redouble la rage satanique de Ses bourreaux. Ce n'est plus la froide exécution d'un ordre judiciaire; c'est un déchaînement de démons. Le sang ruisselle des épaules jusqu'à terre (les larges dalles en sont couvertes) et s'éparpille en pluie, des fouets relevés, jusque sur les rouges chlamydes des spectateurs. Mais bientôt les forces du supplicié défaillent ; une sueur froide inonde Son front ; la tête Lui tourne d'un vertige nauséeux ; des frissons Lui courent le long de l'échine, Ses jambes se dérobent sous Lui et, s'Il n'était lié très haut par les poignets, Il s'écroulerait dans la mare de sang. - Son compte est bon, bien qu’on n'ait as compté. Après tout on n'a pas reçu l'ordre de le tuer sous le fouet. Laissons-Le se remettre ; on peut encore s'amuser.


Ah ce grand nigaud prétend qu'il est roi, comme s'il en était sous les aigles romaines, et roi des Juifs encore, comble de ridicule ! Il a des ennuis avec ses sujets ; qu'à cela ne tienne, nous serons ses fidèles. Vite un manteau, un sceptre. On l'a assis sur une base de colonne (pas très solide la Majesté !) Une vieille chlamyde de légionnaire sur les épaules nues lui confère la pourpre royale ; un gros roseau dans sa main droite et ce serait tout à fait ça, s'il n'y manquait une couronne ; quelque chose d'original ! (Dans dix-neuf siècles, elle Le fera reconnaître, cette couronne, qu'aucun crucifié n'a portée). Dans un coin, un fagot de bourrées, de ces arbrisseaux qui foisonnent dans les buissons de la banlieue. C'est souple et ça porte de longues épines, beaucoup plus longues, plus aiguës et plus dures que l'acacia. On en tresse avec précaution, aïe, ça pique, une espèce de fond de panier, qu'on Lui applique sur le crâne. On en rabat les bords et avec un bandeau de joncs tordus, on enserre la tête entre la nuque et le front. Les épines pénètrent dans le cuir chevelu et cela saigne. (Nous savons, nous chirurgiens, combien cela saigne, un cuir chevelu.) Déjà le crâne est tout englué de caillots ; de longs ruisseaux de sang ont coulé sur le front, sous le bandeau de jonc, ont inondé les longs cheveux tout emmêlés et ont rempli la barbe. La comédie d'adoration a commencé. Chacun tour, de rôle vient fléchir le genou devant Lui, avec une affreuse grimace, suivie d'un grand soufflet : « Salut, roi des juifs! » Mais Lui ne répond rien. Sa pauvre figure ravagée et pâlie n'a pas un mouvement. Ce n'est vraiment pas drôle! Exaspérés, les fidèles sujets Lui crachent au visage. « Tu ne sais pas tenir ton sceptre, donne. » Et pan, un grand coup sur le chapeau d'épines, qui s'enfonce un peu plus ; et horions de pleuvoir. Je ne me rappelle plus ; serait-ce un de ces légionnaires, ou bien l'a-t-il reçu des gens du sanhédrin ? Mais je vois à présent qu'un grand coup de bâton donné obliquement a laissé sur la joue une horrible plaie contuse, et que Son grand nez sémitique, si noble, est déformé par une fracture de l'arête cartilagineuse. Le sang coule de ses narines dans ses moustaches. Assez, mon Dieu !


Mais voici que revient Pilate, un peu inquiet du prisonnier : qu'en auront fait ces brutes ? Aïe, ils l'ont bien arrangé. Si les Juifs ne sont pas contents ! Il va Le leur montrer au balcon du prétoire, dans Sa tenue royale, tout étonné lui-même de ressentir quelque pitié, pour cette loque humaine. Mais il a compté sans la haine : « Tolle, crucifige ! » Ah les démons ! Et l'argument terrible pour lui : « Il s'est fait roi ; si tu l'absous, tu n'es pas l'ami de César. » Alors, le lâche s'abandonne et se lave les mains. Mais, comme l'écrira saint Augustin, ce n'est pas toi, Pilate, qui L'as tué, mais bien les Juifs, avec leurs langues acérées ; et en comparaison d'eux, tu es toi-même beaucoup plus innocent. On lui arrache la chlamyde, qui a déjà collé à toutes ses blessures. Le sangs recoule; Il a un grand frisson. On lui remet Ses vêtements qui se teintent de rouge. La croix est prête, on la Lui charge sur les épaules. Par quel miracle d'énergie peut-Il rester debout sous ce fardeau? Ce n'est en réalité, pas toute la croix, mais seulement la grosse poutre horizontale, le patibulum,qu'Il doit porter jusqu'au Golgotha, mais cela pèse encore près de 50 kilos. Le pieu vertical, lestipes, est déjà planté au Calvaire. Et la marche commence, pieds nus dans des rues au sol raboteux semé de cailloux. Les soldats tirent sur les cordes qui Le lient, soucieux de savoir s'Il ira jusqu'au bout. Deux larrons Le suivent en même équipage. La route heureusement n'est pas très longue, environ 600 mètres et la colline du Calvaire est presqu'en dehors de la porte d'Ephraïm. Mais le trajet est très accidenté, même à l'intérieur des remparts. Jésus, péniblement, met un pied devant l'autre, et souvent Il s'effondre. Il tombe sur les genoux qui ne sont bientôt qu'une plaie. Les soldats d'escorte Le relèvent, sans trop Le brutaliser . ils sentent qu'Il pourrait très bien mourir en route.


Et toujours cette poutre, en équilibre sur l'épaule, qui la meurtrit de ses aspérités et qui semble vouloir y pénétrer de force. Je sais ce que c'est : j'ai coltiné jadis, au 5e Génie, des traverses de chemin de fer, bien rabotées, et je connais cette sensation de pénétration dans une épaule ferme et saine. Mais Lui, Son épaule est couverte de plaies, qui se rouvrent et s'élargissent et se creusent à chaque pas. Il est épuisé. Sur Sa tunique sans couture une tache énorme de sang va toujours en s'élargissant et s'étend jusque sur le dos. Il tombe encore et cette fois de tout son long ; la poutre Lui échappe ; va-t-Il pouvoir Se relever ? Heureusement vient à passer un homme, retour des champs, ce Simon de Cyrène, qui tout comme ses fils Alexandre et Rufus, sera bientôt un bon chrétien. Les soldats le réquisitionnent pour porter cette poutre ; il ne demande pas mieux le brave homme ; oh, comme je le ferais bien ! Il n'y a plus finalement que la pente du Golgotha à gravir et, péniblement, on arrive au sommet. Jésus s'affaisse sur le sol et la crucifixion commence. Oh, ce n'est pas très compliqué les bourreaux savent leur métier. Il faut d'abord Le mettre à nu. Les vêtements de dessus c'est encore facile. Mais la tunique, intimement, est collée à Ses plaies, pour ainsi dire à tout son corps et ce dépouillement est simplement atroce. Avez-vous jamais enlevé un premier pansement mis sur une large plaie contuse et desséché sur elle ? Ou avez-vous subi vous-même cette épreuve qui nécessite parfois l'anesthésie générale ? Si oui, vous pouvez savoir un peu de quoi il s'agit. Chaque fil de laine est collé à la surface dénudée, et, quand on le soulève, il arrache une des innombrables terminaisons nerveuses mises à nu dans la plaie. Ces milliers de chocs douloureux s'additionnent et se multiplient, chacun augmentant pour la suite la sensibilité du système nerveux. Or, il ne s'agit pas ici d'une lésion locale, mais de presque toute la surface du corps, et surtout de ce dos lamentable. Les bourreaux pressés y vont rudement. Peut-être cela vaut-il mieux, mais comment cette douleur aiguë, atroce, n'entraîne-t-elle pas la syncope ? Comme il est évident que, d'un bout à l'autre, Il domine, Il dirige Sa Passion.


Le sang ruisselle à nouveau. On L'étend sur le dos. Lui a-t-on laissé l'étroite ceinture que la pudeur des juifs conserve aux suppliciés ? J’avoue que je ne sais plus : cela a si peu d'importance ; dans tous les cas, en Son Linceul, Il sera nu. Les plaies de son dos, des
cuisses et des mollets s'incrustent de poussière et de menus graviers. On l'a mis au pied du stipes, les épaules couchées sur le patibulum. Les bourreaux prennent les mesures. Un coup de tarière, pour amorcer les trous des clous, et l'horrible chose commence. Un aide allonge l’un des bras, la paume en haut. Le bourreau prend son clou (un long clou pointu et carré, qui, près de sa grosse tête, est large de huit millimètres), il le pique sur le poignet, dans ce pli antérieur, qu'il connaît d'expérience. Un seul coup de son gros marteau : le clou est déjà fiché dans le bois, où quelques panpans énergiques le fixent solidement. Jésus n'a pas crié, mais Son visage horriblement s'est contracté. Mais, surtout, j'ai vu au même instant Son pouce, d'un mouvement violent, impérieux, se mettre en opposition dans la paume : Son nerf médian a été touché. Mais, alors, je ressens ce qu'Il a éprouvé : une douleur indicible, fulgurante, qui s'est éparpillée dans Ses doigts, a jailli, comme un trait de feu, jusqu'à Son épaule et éclaté dans Son cerveau. C'est la douleur la plus insupportable qu'un homme puisse éprouver, celle que donne la blessure des gros troncs nerveux. Presque toujours elle entraîne la syncope et c'est heureux. Jésus n'a pas voulu perdre Sa connaissance. Encore, si le nerf était entièrement coupé. Mais non, j'en ai l'expérience, il n'est que partiellement détruit ; la plaie du tronc nerveux reste en contact avec ce clou, et sur lui, tout à l'heure, quand le corps sera suspendu, il sera fortement tendu comme une corde à violon sur son chevalet. Et il vibrera à chaque secousse, à chaque mouvement, réveillant la douleur horrible. Il en a pour trois heures. L'autre bras est tiré par l'aide ; les mêmes gestes se répètent, et les mêmes douleurs. Mais cette fois, songez-y bien, Il sait ce qui l'attend. Il est maintenant fixé sur le patibulum, qu'Il suit étroitement des deux épaules et des deux bras. Il a déjà forme de croix comme Il est grand!


Allons, debout! Le bourreau et son aide empoignent les bouts de la poutre et redressent le condamné, assis d'abord et puis debout et puis, Le reculant, L'adossent au poteau. Mais c'est, hélas, en tiraillant sur Ses deux mains clouées (Oh, Ses médians!) D'un grand effort, à bout de bras, mais le stipes n'est pas très haut, rapidement, car c'est bien lourd, ils accrochent d'un geste adroit le patibulum en haut du stipes. A son sommet, deux clous fixent le titulus trilingue. Le corps tirant sur les bras, qui s'allongent obliques, s'est un peu affaissé. Les épaules blessées par les fouets et par le portement de croix ont raclé douloureusement le rude bois. La nuque, qui dominait le patibulum, l'a heurté en passant, pour s'arrêter en haut du pieu. Les pointes acérées du grand chapeau d'épines ont déchiré le crâne encore plus profond. Sa pauvre tête penche en avant, car l'épaisseur de Sa couronne l'empêche de reposer sur le bois; et chaque fois qu'Il la redresse, Il en réveille les piqûres. Le corps, pendant, n'est soutenu que par les clous plantés dans les deux carpes (oh, les médians!). Il pourrait tenir sans rien d'autre. Le corps ne se déplace pas en avant. Mais la règle est de fixer les pieds. Pour ce, pas besoin de console ; on fléchit les genoux, et l'on étend les pieds à plat sur le bois du stipes. Pourquoi, puisque c'est inutile, donner à faire au charpentier ? Ce n'est certes pas pour soulager la peine du crucifié. Le pied gauche à plat sur la croix. D'un seul coup (le marteau, le clou s'enfonce en son milieu (entre les deuxième et troisième métatarsiens). L'aide fléchit aussi l'autre genou et le bourreau ramenant le pied gauche devant le droit que l'aide tient à plat, d'un second coup, au même endroit, il perfore ce pied. Tout cela est facile, et puis à grands ahans, le clou est poussé dans le bois. Ici, merci mon Dieu, rien qu'une douleur bien banale, mais le supplice à peine a commencé. A deux hommes, tout le travail n'a guère duré plus de deux minutes et les plaies ont fort peu saigné. On s'affaire alors auprès des deux larrons ; pour ceux-là des cordes suffisent, et les trois gibets sont garnis face à la ville déicide.


N'écoutons pas tous ces Juifs triomphants, qui insultent à Sa douleur. Il leur a déjà pardonné, car ils ne savent ce qu'ils font. Jésus, d'abord, s'est affaissé. Après tant de tortures, pour un corps épuisé, cette immobilité semble presque un repos, coïncidant avec une baisse de Son tonus vital. Mais Il a soif. Oh, il ne l'a pas encore dit ; avant de se coucher sur la poutre, Il a refusé la potion analgésique, vin mêlé de myrrhe et de fiel, que préparent les charitables femmes de Jérusalem. Sa souffrance Il la veut entière ; Il sait qu'Il la dominera. Il a soif. Oui, « Adhaesit lingua mea faucibus meis ». Il n'a rien bu ni rien mangé depuis hier au soir. Il est midi. Sa sueur de Gethsémani, toutes Ses fatigues, la grosse hémorragie du prétoire et les autres et même ce peu qui coule de ses plaies, tout cela Lui a soustrait une bonne partie de Sa masse sanguine. Il a soif. Ses traits sont tirés, Sa figure hâve est sillonnée de sang qui se coagule partout. Sa bouche est entr'ouverte et Sa lèvre inférieure déjà commence à pendre ? Un peu de salive coule dans Sa barbe, mêlée au sang issu de Son nez écrasé. Sa gorge est sèche et embrasée, mais Il ne peut plus déglutir. Il a soif. Dans cette face tuméfiée, toute sanglante et déformée, comment pourrait-on reconnaître le plus beau des enfants des hommes ? « Vermis sum et non homo ». Elle serait affreuse, si l'on n'y voyait pas malgré tout resplendir la majesté sereine du Dieu qui veut sauver Ses frères. Il a soif. Et tout à l'heure Il le dira, pour accomplir les Ecritures. Et un grand benêt de soldat, voilant sa compassion sous une raillerie, imbibant une éponge de sa posca acidulée, acetum, disent les Evangiles, la Lui tendra au bout d'un roseau. En boira-t-il seulement une goutte ? On a dit que le fait de boire détermine chez ces pauvres suppliciés une syncope mortelle. Comment, après avoir reçu l'éponge, pourra-t-il donc parler encore deux ou trois fois ? Non, non, Il mourra à Son heure. Il a soif.


Et cela vient de commencer. Mais, au bout d'un moment, un phénomène étrange se produit. Les muscles de Ses bras se raidissent d'eux-mêmes, en une contracture, qui va s'accentuant ; Ses deltoïdes, Ses biceps sont tendus et saillants, Ses doigts s'incurvent en crochets. Des Crampes ! Vous avez tous, peu ou prou, senti cette douleur progressive et aiguë, dans un mollet, entre deux côtes, un peu partout. Il faut, toute affaire cessante, détendre en l'allongeant ce muscle contracté. Mais regardons ! Voici maintenant aux cuisses et aux jambes les mêmes saillies monstrueuses, rigides, et les orteils qui se recourbent. On dirait un blessé atteint de tétanos, en proie à ces horribles crises, que l'on ne peut pas oublier. C'est ce que nous appelons la tétanie, quand les crampes se généralisent ; et voici que c'est fait. Les muscles du ventre se raidissent en vagues figées ; puis les intercostaux, puis les muscles du cou et les muscles respiratoires. Son souffle peu à peu est devenu plus court, superficiel. Ses côtes, déjà soulevées par la traction des bras, se sont encore surélevées ; l'épigastre se creuse et aussi les salières au-dessus des clavicules. L'air entre en sifflant mais ne sort presque plus. Il respire tout en haut, inspire un peu, ne peut plus expirer. Il a soif d'air. (C'est comme un emphysémateux en pleine crise d'asthme.) Sa figure pâle a peu à peu rougi ; elle a passé au violet pourpre et puis au bleu. Il asphyxie. Ses poumons gorgés d'air ne peuvent plus se vider. Son front est couvert de sueur, Ses yeux exorbités chavirent. Quelle atroce douleur doit marteler son crâne ! Il va mourir. Hé bien, tant mieux. N'a-t-Il donc pas assez souffert ? Mais non, son heure n'est pas venue. Ni la soif ni l'hémorragie, ni l'asphyxie, ni la douleur n'auront raison du Dieu Sauveur et s'Il meurt avec ces symptômes, Il ne mourra vraiment que parce qu'Il le veut bien, « habens in potestate ponere animam suam et recipere eam ». Et c'est ainsi qu'Il ressuscitera. Alléluia !


Que se passe-t-il donc ? Lentement, d'un effort surhumain, Il a pris point d'appui sur le clou de Ses pieds, oui, sur Ses plaies. Les cous-de-pied et les genoux s'étendent peu à peu et le corps, par à coups remonte, soulageant la traction des bras (cette traction qui était de plus de 90 kilos sur chaque main.) Alors, voici que de lui-même, le phénomène diminue, la tétanie régresse, les muscles se détendent, tout au moins ceux de la poitrine. La respiration devient plus ample et redescend, les poumons se dégorgent et bientôt la figure a repris sa pâleur d'avant. Pourquoi tout cet effort ? C'est qu'Il veut nous parler « Pater dimitte illis ». Oh oui, qu'Il nous pardonne, à nous qui sommes ses bourreaux. Mais au bout d'un instant, Son corps commence à redescendre... et la tétanie va reprendre. Et chaque fois qu'Il parlera (nous avons retenu au moins sept de ses phrases) et chaque fois qu'Il voudra respirer, il Lui faudra se redresser, pour retrouver Son souffle, en se tenant debout sur le clou de Ses pieds. Et chaque mouvement retentit dans Ses mains, en douleurs indicibles (oh, Ses médians!) C'est l'asphyxie périodique du malheureux qu'on étrangle et qu'on laisse reprendre vie, pour l'étouffer en plusieurs fois. A cette asphyxie Il ne petit échapper, pour un moment, qu'au prix de souffrances atroces et par un acte volontaire. Et cela va durer trois heures. Mais mourez donc, mon Dieu !


Je suis là au pied de la croix, avec Sa Mère et Jean et les femmes qui Le servaient. Le centurion, un peu à part, observe avec une attention déjà respectueuse Entre deux asphyxies, Il se dresse et Il parle : « Fils, voici votre Mère ». Oh oui, chère Maman, qui depuis ce jour-là nous avez adoptés! ? Un peu plus tard ce pauvre bougre de larron s'est fait ouvrir le paradis. Mais, quand donc mourrez-vous, Seigneur ! Je sais bien, Pâques vous attend et votre corps ne pourrira pas, comme les nôtres. Il est écrit: « Non dabis sanctum luum videre corruptionem ». Mais, mon pauvre Jésus (excusez le chirurgien), toutes vos plaies sont infectées ; elles le seraient d'ailleurs à moins. Je vois distinctement sur elles suinter une lymphe blonde, et transparente, qui se collecte au point déclive en une croutelle cireuse. Sur les plus anciennes déjà des fausses membranes se forment, qui sécrètent un seropus. Il est écrit aussi : « Putruerunt et corruptae sunt cicatrices meae ». Un essaim de mouches affreuses, de grosses mouches vert et bleu, comme on en voit aux abattoirs et aux charniers, tourbillonne autour de Son corps ; et brusquement elles s'abattent sur l'une ou l'autre plaie, pour en pomper le sue et y pondre leurs œufs. Elles s'acharnent au visage ; impossible de les chasser. Par bonheur, depuis un moment le ciel s'est obscurci, le soleil s'est caché ; il fait soudain très froid. Et ces filles de Béelzéboub ont peu à peu quitté la place.


Bientôt trois heures. Enfin! Jésus lutte toujours. De temps en temps, Il se redresse. Toutes Ses douleurs, Sa soif, Ses crampes, l'asphyxie et les vibrations de Ses deux nerfs médians ne Lui ont pas arraché une plainte. Mais, si Ses amis sont bien là, Son Père, et c'est l'ultime épreuve, Son Père semble l'avoir abandonné. « Eli, Eli,lammasabachtani ? » Il sait maintenant qu'Il s'en va. Il crie « Consumatum est ». La coupe est vide, la tâche est faite. Puis, de nouveau se redressant et comme pour nous faire entendre qu'Il meurt de par Sa volonté « iterum clamans voce magna » : Mon Père, dit-Il, je remets mon âme entre Vos mains (habens in potestate ponere animam suam). Il est mort quand Il l'a voulu. Et qu'on ne me parle plus de théories physiologiques! « Laudato si Missignore per sora nostra morte corporale ! » Oh oui, Seigneur, soyez loué, pour avoir bien voulu mourir. Car nous n'en pouvions plus. Maintenant tout est bien. Dans un dernier soupir, Votre Tête vers moi, lentement, s'est penchée, droit devant Vous, Votre menton sur le sternum. Je vois à présent bien en face Votre visage détendu, rasséréné, que malgré tant d'affreux stigmates illumine la majesté très douce de Dieu qui est toujours là. Je me suis affalé à genoux devant Vous, baisant Vos pieds troués, où le sang coule encore, en se coagulant vers les pointes. La rigidité cadavérique Vous a saisi brutalement, comme le cerf forcé à la course. Vos jambes sont dures comme l'acier... et brûlantes. Quelle température inouïe Vous a donné cette tétanie? La terre a tremblé; que m'importe ? et le soleil s'est éclipsé. Joseph est allé réclamer Votre corps à Pilate, qui ne le refusera pas. Il hait ces Juifs, qui l'ont forcé à Vous tuer ; cet écriteau sur Votre Tête proclame bien haut sa rancune « Jésus, roi des Juifs », et crucifié comme un esclave ! Le centurion est allé faire son rapport, après Vous avoir, le brave homme, proclamé le vrai Fils de Dieu. Nous allons Vous descendre et ce sera facile, une fois les pieds décloués. Joseph et Nicodème décrocheront la poutre du stipes. Jean Votre bien aimé Vous portera les pieds; à deux autres, avec un drap tordu en corde nous soutiendrons Vos reins. Le linceul est prêt, sur la pierre ici tout près, face au sépulcre ; et là, tout à loisir, on déclouera Vos mains. Mais qui vient là? Ah oui, les Juifs ont dû demander à Pilate qu'on débarrasse la colline de ces gibets qui offensent la vue et souilleraient la fête de demain. Race de vipères qui filtrez le moucheron et déglutissez le chameau ! Des soldats brisent à grands coups de barre de fer les cuisses des larrons. Ils pendent maintenant lamentablement et, comme ils ne peuvent plus se soulever sur les cordes des jambes, la tétanie et l'asphyxie les auront bientôt achevés. Mais rien à faire ici pour vous! « Os non comminuetis ex eo ». Laissez-nous donc en paix ; ne voyez-vous pas qu'Il est mort? - Sans doute, disent-ils. Mais quelle idée a pris l'un d'eux ? D'un geste tragique et précis, il a levé la hampe de sa lance et, d'un seul coup oblique au côté droit, il l'enfonce profondément. Oh pourquoi ? « Et aussitôt, de la plaie est sorti du sang et de l'eau ». Jean l'a bien vu et moi aussi, et nous ne saurions mentir: un large flot de sang liquide et noir, qui a jailli sur le soldat et peu à peu coule en bavant sur la poitrine, en se coagulant par couches successives. Mais, en même temps, surtout visible sur les bords, a coulé un liquide clair et limpide comme de l'eau. Voyons, la plaie est au-dessous et en dehors du mamelon (5e espace), le coup oblique. C'est donc le sang de l'oreillette et l'eau sort de Son péricarde. Mais alors, mon pauvre Jésus, Votre cœur était tout, cette douleur angoissante et cruelle du cœur serré dans un étau.


N'était-ce pas assez de ce que nous voyions? Est-ce pour que nous le sachions que cet homme a commis son agression bizarre ? Peut-être aussi les Juifs auraient-ils prétendu que Vous n'étiez pas mort mais évanoui ; Votre résurrection demandait donc ce témoignage. Merci, soldat, merci, Longin; tu mourras un jour en martyr chrétien. Et ; maintenant, lecteur, remercions Dieu, qui m'a donne la force d'écrire cela jusqu'au bout ; non pas sans larmes ! Toutes ces douleurs effroyables, que nous avons vécues en Lui, Il les a toute sa vie prévues, préméditées, voulues, dans Son Amour pour racheter toutes nos fautes. « Oblatus est quia ipse voluit ». Il a dirigé toute Sa Passion, sans éviter une torture ; en acceptant les conséquences physiologiques, mais sans être dominé par elles Il est mort quand et comme et parce qu'Il l'a voulu. Jésus est en agonie jusqu'à la fin des temps. Il est juste, il est bon de souffrir avec Lui et de Le remercier, quand Il nous envoie la douleur, de nous associer à la Sienne. Il nous faut achever, comme l'écrit Saint Paul, ce qui manque à la Passion du Christ, et, avec Marie, Sa Mère et notre Mère, accepter joyeusement, fraternellement notre Compassion.


O Jésus, qui n'avez pas eu pitié de Vous-même, qui êtes Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur. 


Laus Christo. Circoncision 1940.

Docteur Pierre BARBET,

Chirurgien de l'Hôpital Saint-Joseph de Paris.

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01 octobre 2009

Le Rosaire avec la Servante de Dieu Lorena d'Alessandro

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La Servante de Dieu Lorena d'Alessandro

1964-1981

Lorena D'Alessandro est né à Rome, a Borgo La Rustica, le 20 Novembre 1964. A l'âge de dix ans se manifeste une tumeur du tibia de la jambe gauche et elle subit une intervention chirurgicale à la clinique Gemelli: et greffe de la moelle osseuse. Après plusieurs mois, elle reprend l'école et suis ses cours avec attention. Elle se sent poussée a faire des études littéraires, et elle écrit également des poésies. En Juin 1976, l'infection se reproduit à nouveau. L'on décide alors une solution radicale: l'amputation de sa jambe gauche. « Il n'y a pas d'autre d'alternatives : la jambe ou la vie, et mes parents ont choisi la vie pour moi! », écrit-elle dans son journal. Durant cette tragédie Lorraine montre un courage et sérénité supérieurs a son âge. Et c'est elle qui réconforte ses proches: « Maman, ne t'inquiète pas, j'aurai une jambe de bois et je pourrai marcher ». Et après une quinzaine de jours, au plus grand étonnement des médecins, elle pouvait marcher normalement avec le membre orthopédique. Entre-temps, elle a rejoint un groupe de garçons post confirmation de sa paroisse de Notre-Dame de Czestochowa, dirigé par des moines bénédictins de Silvestrini. Elle mûrit rapidement dans une spiritualité solide et manifeste un désir vif de se donner aux autres: « Je comprends que mon bonheur est et sera toujours de servir pour le bonheur des autres, en mettant au service des autres... » (de son journal). Au début d'août 1980, elle participe à un pèlerinage à Lourdes: «Je suis vraiment heureuse! Je sens plus que jamais le Christ à côté de moi ... Demain, je vais aller aux piscines. Il en sera selon ce que Dieu voudra. » Sortie des piscines, Lorena revient devant la Grotte de Massabielle se met à genou et entre dans une prière si profondément que ses amis peinent à l'en sortir quand est est l'heure de rejoindre le groupe. Le 8 Septembre, elle écrit son merveilleux testament. À la mi-Janvier 1981, la maladie se réveille, et elle est encore plus terrible, car cette fois, c'est le poumon gauche qui est atteint. Les médecins lui donnent trois mois de vie. Lorena en est pleinement consciente. A quelqu'un qui essaie de la réconforter en lui faisant constater quelques signes d'une amélioration, elle répondit brusquement: « Les médecins ne comprennent rien, je vais mourir ». Ainsi, avec ces certitudes, Lorena monte du Calvaire vers son Epoux qui l'accueille en on Royaume le 3 avril 1981 à 22 h 10. Elle était âgée de 16 ans et 4 mois.

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Prier le Rosaire avec Lorena pour les malades

Mystères joyeux

(samedi et lundi)

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Premier Mystère

L'Annonciation de Marie

Lc, 1, 26-38

Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, du nom de Nazareth, à une vierge fiancée à un homme du nom de Joseph, de la maison de David; et le nom de la vierge était Marie. II entra et lui dit: «Réjouis-toi, comblée de grâce, le Seigneur est avec toi.» A cette parole elle fut toute troublée, et elle se demandait ce que signifiait cette salutation. Et l'ange lui dit: «Sois sans crainte, Marie: car tu trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu concevras dans ton sein et enfanteras un fils, et tu lui donneras du nom de Jésus. II sera grand, il sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu donnera le trône de David, son père: il règnera sur la maison de Jacob pour les siècles et son règne n'aura pas de fin.» Mais Marie dit à l'ange «Comment cela sera-t-il, puisque je ne connais d'homme?» L'ange lui répondit: «L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous son ombre; c'est pourquoi saint qui naîtra sera appelé Fils de Dieu.» Et voici qu'Elisabeth, ta parente, vient, elle aussi, de concevoir un fils dans sa vieillesse, et elle en est à sixième mois, elle qu'on appelait la stérile: car rien n'est impossible à Dieu.» Marie dit: «Je suis la servante du Seigneur; qu'il me soit fait selon ta parole!» Et l'ange la quitta.

Extrait du Journal: « Je comprends que mon bonheur est et sera toujours de servir pour le bonheur des autres, en mettant au service des autres... Je ne suis rien, mais je peux être quelque chose, une personne servant à la joie des autres. »

Fruit du Mystère: une profonde humilité

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Deuxième Mystère

La Visite à Sainte Élisabeth

Lc, 1, 39-56

En ces jours-là, Marie partit et se rendit en hâte vers la région montagneuse, dans une ville de Juda. Elle entra chez Zacharie et salua Elisabeth. Et il advint, dès qu'Elisabeth eut entendu la salutation de Marie, que l'enfant tressaute son sein et qu'Elisabeth fut remplie d'Esprit Saint. Alors elle poussa un grand cri et dit: «Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein! Et comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? Car, vois-tu. Dès l'instant où ta salutation a frappé mes oreilles, l'enfant a tressailli d'allégresse en mon sein. Oui, heureuse celle qui a cru en l'accomplissement qui lui a été dit de la part du Seigneur!» Marie dit alors: «Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; Saint est son Nom! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles Il comble de bien les affamés; renvoie les riches mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.» Marie demeura avec elle environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.

Extrait du Journal: «Je me sens comme une fille tout à fait normale, j'ai la joie vivre dans le cœur!. »

Fruit du Mystère: la charité envers notre prochain

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Troisième Mystère

La naissance de Jésus à Bethléem

Lc, 2, 1-20

Or, il advint, en ces jours-là, que parut un édit de César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité. Ce recensement, le premier, eut lieu pendant que Quirinus était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de Galilée; de la ville de Nazareth, en Judée, dans la ville de David, qui s'appelait Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la lignée David afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte. Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter. Elle enfanta son fils premier-né, l'enveloppa de langes et le coucha dans une crèche, parce qu'ils manquaient de place dans la salle. Il y avait dans la même région des bergers qui vivaient aux champs et gardaient leurs troupeaux durant les veilles de la nuit. L'Ange du Seigneur se tint près d'eux et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa clarté; et ils furent saisis d'une grande crainte. Mais l'ange leur dit: «Soyez sans crainte, car voici que je vous annonce une grande joie, qui sera pour tout le peuple: aujourd'hui vous est né un Sauveur, qui est le Christ Seigneur, dans la ville de David. Et ceci sera pour vous un signe: vous trouverez un nouveau-né enveloppé de langes et couché dans une crèche.» Et soudain se joignit à l'ange une troupe nombreuse de l'armée céleste, qui louait Dieu, en disant: «Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur terre aux hommes qu'il aime.» Et il advint, quand les anges les eurent quittés pour le ciel, que les bergers se dirent entre eux: «Allons jusqu'à Bethléem et voyons ce qui est arrivé et que le Seigneur nous a fait connaître.» Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. Ayant vu, ils firent connaître ce qui leur avait été dit de cet enfant, et tous ceux qui les entendirent furent émerveillés de ce que leur disaient les bergers. Quant à Marie, elle conservait avec soin toutes ces choses, les méditant en son cœur. Puis les bergers s'en retournèrent, glorifiant et louant Dieu pour tout ce qu'ils avaient entendu et vu, suivant ce qui leur avait été annoncé.

Extrait du Journal: « La vie c'est la joie de savoir que Dieu est avec nous! »

Fruit du Mystère: le détachement des biens du monde, le mépris des richesses, et l'amour de la pauvreté

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Quatrième Mystère

La Présentation au Temple

Lc, 2, 22-38

Et lorsque furent accomplis les jours pour leur purification, selon la loi de Moïse, ils l'emmenèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon qu'il est écrit dans la Loi du Seigneur: Tout garçon premier-né sera consacré au Seigneur, et pour offrir en sacrifice, suivant ce qui est dit dans la Loi du Seigneur, un couple de tourterelles ou deux jeunes colombes. Et voici qu'il y avait à Jérusalem un homme du nom de Syméon. Cet homme était juste et pieux; il attendait la consolation d'Israël et l'Esprit Saint reposait sur lui. Et il avait divinement averti par l'Esprit Saint qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Christ du Seigneur. Il vint donc au Temple, poussé par l'Esprit, et quand les parents apportèrent le petit enfant Jésus pour accomplir les prescriptions de la Loi à son égard, il le reçut dans ses bras, bénit Dieu et dit: «Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu le salut, que tu préparais à la face de tous les peuples: lumière qui se révèle aux nations, et donne gloire à ton peuple Israël». Son père sa mère étaient dans l'émerveillement de ce qui se disait de lui. Syméon les bénit et dit à Marie, sa mère: «Vois! cet enfant amènera la chute et le relèvement d'un grand nombre en Israël; il sera un signe en butte à la contradiction, -et toi-même un glaive te transpercera l'âme!- afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs.» Il y avait aussi une prophétesse, Anne, fille de Phanouel, de la tribu d'Aser. Elle était fort avancée en âge. Après avoir, depuis sa virginité, vécu sept ans avec son mari, elle était restée veuve; parvenue à l'âge de 84 ans, elle ne quittait pas le Temple, servant Dieu nuit et jour dans le jeûne et la prière. Survenant à cette heure même, elle louait Dieu et parlait de l'enfant là tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.

Des Cassettes: « J'ai compris que la chose la plus importante était vivre d'amour, vivre pour amour vivre avec amour. C'est seulement ainsi, que l'on peut changer le monde. »

Fruit du Mystère: une grande pureté de corps et d'esprit

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Cinquième Mystère

trouvé Jésus dans le temple parmi les docteurs

Lc, 2, 41-51

Ses parents se rendaient chaque année à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Et lorsqu'il eut douze ans, ils y montèrent, comme c'était la coutume pour la fête. Une fois les jours écoulés, alors qu'ils s'en retournaient, l'enfant Jésus resta à Jérusalem à l'insu de ses parents. Le croyant dans la caravane, ils firent une journée de chemin, puis ils se mirent à le rechercher parmi leurs parents et connaissances. Ne l'ayant pas trouvé, ils revinrent, toujours à sa recherche, à Jérusalem. Et il advint, au bout de trois jours, qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs, les écoutant et les interrogeant; et tous ceux qui l'entendaient étaient stupéfaits de son intelligence et de ses réponses. À sa vue, ils furent saisis d'émotion, et sa mère lui dit: «Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois! ton père et moi, nous te cherchons, dans la douleur.» Et il leur dit: «Pourquoi donc me cherchiez-vous? Ne saviez-vous pas que je dois être aux affaires de mon Père?» Mais eux ne comprirent pas la parole qu'il leur avait dite. Il redescendit alors avec eux et revint à Nazareth; et il leur était soumis. Et sa mère gardait fidèlement toutes ces choses en son cœur.

Des Cassettes: « J'essaie de ne pas fermer les frontières de mon cœur à la paroisse, et d'être comme Jésus veut que je sois, c'est a dire être aussi pour les rues du monde."

Fruit du Mystère: la véritable sagesse

Mystères Lumineux

(le jeudi)

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Premier Mystère

Jean baptise Jésus dans le Jourdain

Mt, 3, 13-17


Alors Jésus arrive de la Galilée au Jourdain, vers Jean, pour être baptisé par lui. Celui-ci l'en détournait, en disant: «C'est moi qui ai besoin d'être baptisé par toi, et toi, tu viens à moi! Mais Jésus lui répondit: «Laisse faire pour l'instant: car c'est ainsi qu'il nous convient d'accomplir toute justice.» Alors il le laisse faire. Ayant été baptisé, Jésus aussitôt remonta de l'eau; et voici que les cieux s'ouvrirent: il vit l'Esprit de Dieu descendre comme une colombe et venir sur lui. Et voici qu'une voix venue des Cieux disait: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui toute ma faveur.»

Des Cassettes: « Jusqu'à il y a trois ans, ma vie était une existence que le monde définit comme normale! Puis quelque chose s'est passé, quelque chose qui m'a fait comprendre qu'il y a un quelqu'un plus important que tout et tous: il y a mon Dieu! »

Fruit du Mystère: la fidélité aux promesses de notre baptême

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Deuxième Mystère

Jésus change l'eau en vin

Jn, 2, 1-11


Le troisième jour, il y eut des noces à Cana de Galilée, et la mère de Jésus y était. Jésus aussi fut invité à ces noces, ainsi que ses disciples. Et ils n'avaient pas de vin, car le vin des noces était épuisé. La mère de Jésus lui dit: «Ils n'ont pas de vin.» Jésus lui dit: «Que me veux-tu, femme? Mon heure n'est pas encore arrivée.» Sa mère dit aux servants: «Tout ce qu'il vous dira, faites-le.» Or il y avait là six jarres de pierre, destinées aux purifications des Juifs, et contenant chacune deux ou trois mesures. Jésus leur dit «Remplissez d'eau ces jarres. Ils les remplirent jusqu'au bord. Il leur dit: «Puisez maintenant et portez-en au maître du repas. Ils lui en portèrent. Lorsque le maître du repas eut goûté l'eau devenue vin -et il ne savait pas d'où elle venait, tandis que les servants le savaient, eux qui avaient puisé l'eau- le maître du repas appelle le marié et lui dit: «Tout homme sert d'abord le bon vin et, quand les gens sont ivres, le moins bon, toi tu as gardé le bon vin jusqu'à présent!» Cela, Jésus en fit le commencement des signes, à Cana de Galilée et il manifesta sa gloire et ses disciples crurent en lui.

Extrait du Journal: « J'essaie de vivre comme la moitié du Seigneur, mais mon être, mon être me conduit parfois a m'égarer. Mais la main le Ciel me tend la main et me dit: «Ne craint pas: Je suis avec toi jusqu'à la fin du monde. »

Fruit du Mystère: une foi toujours plus profonde

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Troisième Mystère

Jésus annonce le Royaume

Mc 4, 26-29


Et il disait: «Il en est du Royaume de Dieu comme d'un homme qui aurait jeté du grain en terre: qu'il dorme et qu'il se lève, nuit et jour, la semence germe et pousse, il ne sait comment. D'elle-même, la terre produit d'abord l'herbe, puis l'épi, puis plein de blé dans l'épi. Et quand le fruit s'y prête, aussitôt il y met la faucille, parce que la moisson est à point.»

Des Cassettes: « Dans mon activité de catéchiste pour la ma paroisse, j'ai un groupe d'élèves de sixième. Ce sont des garçons doux, je leur également dois toute la joie de vivre que j'ai dans l'âme. »

Fruit du Mystère: la fidélité à l'Evangile

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Quatrième Mystère

La Transfiguration sur le Mont Thabor

Mt 17, 1- 9


Six jours après, Jésus prend avec lui Pierre, Jacques, et Jean son frère, et les emmène, à l'écart, sur une haute montagne. Et il fut transfiguré devant eux: son visage resplendit comme le soleil, et ses vêtements devinrent blancs comme la lumière. Et voici que leur apparurent Moïse et Élie, qui s'entretenaient avec lui. Pierre alors, prenant la parole, dit à Jésus: «Seigneur, il est heureux que nous soyons ici; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Élie.» Comme il parlait encore, voici qu'une nuée lumineuse les prit sous son ombre, et voici qu'une voix disait de la nuée: «Celui-ci est mon Fils bien-aimé, qui a toute ma faveur, écoutez-le.» A cette voix, les disciples tombèrent sur leurs faces, tout effrayés. Mais Jésus, s'approchant, les toucha et leur dit: «Relevez-vous, et n'ayez pas peur.» Et eux, levant les yeux, ne virent plus personne que lui, Jésus, seul. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur donna cet ordre: «Ne parlez à personne de cette vision, avant que le Fils de l'homme ne ressuscite d'entre les morts.»

Des Cassettes: « Beaucoup de lumière entre dans mon cœur et me laisse pleine de joie: Seigneur, sois ma Lumière! »

Fruit du Mystère: la grâce de contempler Jésus en Gloire dans l'éternité

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Cinquième Mystère

Jésus nous donne l'Eucharistie

Mt 26:26-29


Or, tandis qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna aux disciples en disant: «Prenez, mangez, ceci est mon corps.» Puis, prenant une coupe, il rendit grâces et la leur donna en disant: «Buvez-en tous; car ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui va être répandu pour une multitude en rémission des péchés. Je vous le dis, je ne boirai plus désormais de ce produit de la vigne jusqu'au jour où je le boirai avec vous, nouveau, dans le Royaume de mon Père.»

Extrait du journal: Du Journal: Tu as souffert par amour pour nous, comme récompense, comme le fit Pierre, nous Te renions, puis nous regrettons de l'avoir fait et toi, de la croix tu nous accueilles à nouveau.... »

Fruit du Mystère: de communier souvent et avec ferveur

Mystères Douloureux

(mardi et vendredi)

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Premier Mystère

L'agonie de Jésus à Gethsémani

Lc 22, 39-46


Il sortit et se rendit, comme de coutume, au mont des Oliviers, et les disciples aussi le suivirent. Parvenu en ce lieu, il leur dit: «Priez, pour ne pas entrer en tentation.» Puis il s'éloigna d'eux environ un jet de pierre et, fléchissant les genoux, il priait en disant: «Père, si tu veux, éloigne de moi cette coupe! Cependant, que ce ne soit pas ma volonté, mais la tienne qui se fasse!» Alors lui apparut, venant du ciel, un ange qui le réconfortait. Entré en agonie, il priait de façon plus ins tante, et sa sueur devint comme de grosses gouttes de sang qui tombaient à terre. Se relevant de sa prière, il vint vers les disciples qu'il trouva endormis de tristesse, et il leur dit: «Qu'avez-vous à dormir? Relevez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation.»

Extrait du Journal: « Il y a cinq ans, un matin du septembre, parce que j'avais sur la jambe gauche une bosse et des radiographies préoccupantes, mes parents décidèrent de me porter à la Clinique Gemelli. C'est ainsi que commença mon Calvaire. »

Fruit du Mystère: la contrition de tous nos péchés

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Deuxième Mystère

Jésus est flagellé

Mt 27, 26


Alors il leur relâcha Barabbas ; quant à Jésus, après l'avoir fait flageller, il le livra pour être crucifié.


Mc 15, 15


Pilate alors, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas et, après avoir fait flageller Jésus, il le livra pour être crucifié.


Jn 19,1


Pilate prit alors Jésus et le fit flageller.


Is 52, 14


(...) il n'avait plus figure humaine, et son apparence n'était plus celle d'un homme


Is 53, 5b-8


Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison. Tous, comme des moutons, nous étions errants, chacun suivant son propre chemin, et le Seigneur a fait retomber sur lui nos fautes à tous. Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche, comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir, comme devant les tondeurs une bre bis muette, il n'ouvrait pas la bouche. Par contrainte et jugement il a été saisi. Parmi ses contemporains, qui s'est inquiété qu'il ait été retranché de la terre des vivants, qu'il ait été frappé pour le crime de son peuple?

Extrait du Journal: « Le 9 Juillet de 76, pendant une matinée étouffante la jambe gauche m'était amputée, il n'y avait pas d'autre alternatives: la jambe ou la vie, mes parents, ont choisis la vie pour moi! »

Fruit du Mystère: la mortification de nos sens

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Troisième Mystère

Jésus est couronné d'épines

Mt 27, 27-31


Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le Prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte. L'ayant dévêtu, ils lui mirent une chlamyde écarlate, puis, ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite. Et, s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant: «Salut, roi des Juifs!» et, crachant sur lui, ils prenaient le roseau et en frappaient sa tête. Puis, quand ils se furent moqués de lui, ils lui ôtèrent la chlamyde, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.

Extrait du Journal: « Je veux partir missionnaire. Aller vers ceux qui peuvent avoir besoin de moi. Mon regard est là où les enfants meurent attendant aussi mon aide! »

Fruit du Mystère: le mépris du monde

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Quatrième Mystère

Le portement de Croix

Jn 19, 16-18


Alors il le leur livra pour être crucifié. Ils prirent donc Jésus. Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne -ce qui se dit en hébreu Golgotha- où ils le crucifièrent et avec lui deux autres: un de chaque côté et, au milieu, Jésus.

Des Cassettes: « J'ai compris que la chose la plus importante était vivre d'amour, vivre pour amour vivre avec amour. C'est seulement ainsi, que l'on peut changer le monde. »

Fruit du Mystère: la patience dans toutes nos croix

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Cinquième Mystère

Jésus meurt sur la Croix

Jn 19, 17-34


Et il sortit, portant sa croix, et vint au lieu dit du Crâne -ce qui se dit en hébreu Golgotha- où ils le crucifièrent et avec lui deux autres: un de chaque côté et, au milieu, Jésus. Pilate rédigea aussi un écriteau et le fit placer sur la croix. Il y était écrit: «Jésus le Nazaréen, le roi des Juifs». Cet écriteau, beaucoup de Juifs le lurent, car le lieu où Jésus fut mis en croix était proche de la ville, et c'était écrit en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate: «N'écris pas: ‘Le roi des Juifs', mais: ‘Cet homme a dit: Je suis le roi des Juifs.' » Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit.» Lorsque les soldats eurent crucifié Jésus, ils prirent ses vêtements et firent quatre parts, une part pour chaque soldat, et la tunique. Or la tunique était sans couture, tissée d'une pièce à partir du haut; ils se dirent donc entre eux: «Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura»; afin que l'Écriture fût accomplie: Ils se sont partagé mes habits, et mon vêtement, ils l'ont tiré au sort. Voilà ce que firent les soldats. Or près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la sœur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus donc voyant sa mère et, se tenant près d'elle, le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: «Femme, voici ton fils.» Puis il dit au disciple: «Voici ta mère.» Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui. Après quoi, sachant que désormais tout était achevé pour que l'Écriture fût parfaitement accomplie, Jésus dit: «J'ai soif.» Un vase était là, rempli de vinaigre. On mit autour d'une branche d'hysope une éponge imbibée de vinaigre et on l'approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit: «C'est achevé» et, inclinant la tête, il remit l'esprit. Comme c'était la Préparation, les Juifs, pour éviter que les corps restent sur la croix durant le sabbat -car ce sabbat était un grand jour-, demandèrent à Pilate qu'on leur brisât les jambes et qu'on les enlevât. Les soldats vinrent donc et brisèrent les jambes du premier, puis de l'autre qui avait été crucifié avec lui. Venus à Jésus, quand ils virent qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais l'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l'eau.

De ses écrits: « Mon Père je m'abandonne à Toi, fait de moi ce qu'il te plaira: quoi que tu fasse de moi, je te remercie. Je suis prête a tout, j'accepte tout, pourvu que ta volonté se fasse en moi. »

Fruit du Mystère: la conversion des pécheurs, la persévérance des justes, et le soulagement des âmes du Purgatoire

Mystères Glorieux

(dimanche et mercredi)

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Premier Mystère

Jésus est ressuscité

 

Mt 28, 1-10

Après le jour du sabbat, comme le premier jour de la semaine commençait à poindre, Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent visiter le sépulcre. Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre: l'Ange du Seigneur descendit du ciel et vint rouler la pierre, sur laquelle il s'assit. Il avait l'aspect de l'éclair, et sa robe était blanche comme neige. A sa vue, les gardes tressaillirent d'effroi et devinrent comme morts. Mais l'ange prit la parole et dit aux femmes: «Ne craignez point, vous: je sais bien que vous cherchez Jésus, le Crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'avait dit. Venez voir le lieu où il gisait, et vite allez dire à ses disciples: Il est ressuscité d'entre les morts, et voilà qu'il vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez. Voilà, je vous l'ai dit.» Quittant vite le tombeau, tout émues et pleines de joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples. Et voici que Jésus vint à leur rencontre: «Je vous salue», dit-il. Et elles de s'approcher et d'étreindre ses pieds en se prosternant devant lui. Alors Jésus leur dit: «Ne craignez point ; allez annoncer à mes frères qu'ils doivent partir pour la Galilée, et là ils me verront.»

Extrait de son Journal: "Alléluia, Alléluia! Le Christ est ressuscité, nos péchés ont été lavés dans Son Sang ... Nous nous élèverons avec Lui à une vie nouvelle!

Fruit du Mystère: l'amour de Dieu et la ferveur dans son service

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Deuxième Mystère

Jésus monte au ciel

Mc 16, 15-19


Et il dit [au Onze]: «Allez dans le monde entier, proclamez l'Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé, sera sauvé ; celui qui ne croira pas, sera condamné. Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom ils chasseront les démons, ils parleront en langues nouvelles, ils saisiront des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux infirmes et ceux-ci seront guéris.» Or le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et il s'assit à la droite de Dieu.

De son Testament: « Je ne veux pas de fleurs à mon enterrement, si l'argent ne devra pas être dépensé en vain, qu'il soit envoyé pour les missions des Pères Bénédictins de Silvestrini. »

Fruit du Mystère: un désir ardent du Ciel

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Troisième Mystère

La Descente de l'Esprit Saint

Ac 1, 13-14 , 2, 1-21


Rentrés en ville, ils montèrent à la chambre haute où ils se tenaient habituellement. C'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée et Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. Tous d'un même cœur étaient assidus à la prière avec quelques femmes, dont Marie mère de Jésus, et avec ses frères.(...) Le jour de la Pentecôte étant arrivé, ils se trouvaient tous ensemble dans un même lieu, quand, tout à coup, vint du ciel un bruit tel que celui d'un violent coup de vent, qui remplit toute la maison où ils se tenaient. Ils virent apparaître des langues qu'on eût dites de feu ; elles se partageaient, et il s'en posa une sur chacun d'eux. Tous furent alors remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler en d'autres langues, selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. Or il y avait, demeurant à Jérusalem, des hommes dévots de toutes les nations qui sont sous le ciel. Au bruit qui se produisit, la multitude se rassembla et fut confondue: chacun les entendait parler en son propre idiome. Ils étaient stupéfaits, et, tout étonnés, ils disaient: «Ces hommes qui parlent, ne sont-ils pas tous Galiléens? Comment se fait-il alors que chacun de nous les entende dans son propre idiome maternel? Parthes, Mèdes et Élamites, habitants de Mésopotamie, de Judée et de Cappadoce, du Pont et d'Asie, de Phrygie et de Pamphylie, d'Égypte et de cette partie de la Libye qui est proche de Cyrène, Romains en résidence, tant Juifs que prosélytes, Crétois et Arabes, nous les entendons publier dans notre langue les merveilles de Dieu!» Tous étaient stupéfaits et se disaient, perplexes, l'un à l'autre: «Que peut bien être cela?» D'autres encore disaient en se moquant: «Ils sont pleins de vin doux!» Pierre alors, debout avec les Onze, éleva la voix et leur adressa ces mots: «Hommes de Judée et vous tous qui résidez à Jérusalem, apprenez ceci, prêtez l'oreille à mes paroles. Non, ces gens ne sont pas ivres, comme vous le supposez ; ce n'est d'ailleurs que la troisième heure du jour. Mais c'est bien ce qu'a dit le prophète: ‘Il se fera dans les derniers jours, dit le Seigneur, que je répandrai de mon Esprit sur toute chair. Alors vos fils et vos filles prophétiseront, vos jeunes gens auront des visions et vos vieillards des songes. Et moi, sur mes serviteurs et sur mes servantes je répandrai de mon Esprit. Et je ferai paraître des prodiges là-haut dans le ciel et des signes ici-bas sur la terre. Le soleil se changera en ténèbres et la lune en sang, avant que vienne le Jour du Seigneur, ce grand Jour. Et quiconque alors invoquera le nom du Seigneur sera sauvé.'»

Extrait de son Journal: « J'ai assisté à deux réunions de prière du Renouveau dans l'Esprit Saint. Ce fut une sensation merveilleuse que de sentir mon corps peu a peu être saisi par la joie de la prière. »

Fruit du Mystère: la venue de l'Esprit Saint dans nos âmes

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Quatrième Mystère

L'Assomption de Marie

Ps 44 (45), 11-18

Ecoute, ma fille, regarde et tends l'oreille; oublie ton peuple et la maison de ton père: le roi sera séduit par ta beauté. Il est ton Seigneur: prosterne-toi devant lui. Alors les plus riches du peuple, chargés de présents, quêteront ton sourire. Fille de roi, elle est là, dans sa gloire, vêtue d'étoffes d'or; on la conduit, toute parée, vers le roi. Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège; on les conduit parmi les chants de fête: elles entrent au palais du roi. Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges: que les peuples te rendent grâce, toujours, à jamais!

De son Testament: «Je désire que mon enterrement soit animé par mes frères catéchistes, que l'on Chante des hymnes de joie parce que la mort est une libération, elle est un passage vers la joie éternelle. »

Fruit du Mystère: une tendre dévotion pour Marie

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Cinquième Mystère

Le Couronnement de Marie

Ap 12, 1-6, 17


Un signe grandiose apparut au ciel: une Femme! le soleil l'enveloppe, la lune est sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de l'enfantement. Puis un second signe apparut au ciel: un énorme Dragon rouge feu, à sept têtes et dix cornes, chaque tête surmontée d'un diadème. Sa queue balaie le tiers des étoiles du ciel et les précipite sur la terre. En arrêt devant la Femme en travail, le Dragon s'apprête à dévorer son enfant aussitôt né. Or la Femme mit au monde un enfant mâle, celui qui doit mener toutes les nations avec un sceptre de fer ; et son enfant fut enlevé jusqu'auprès de Dieu et de son trône, tandis que la Femme s'enfuyait au désert, où Dieu lui a ménagé un refuge pour qu'elle y soit nourrie mille deux cent soixante jours. (...) Alors, furieux contre la Femme, le Dragon s'en alla guerroyer contre le reste de ses enfants, ceux qui gardent les commandements de Dieu et possèdent le témoignage de Jésus.

De son Testament: « Si le Christ me veut avec Lui, je prierai pour que cette joie puisse être partout a travers le monde! »

Fruit du Mystère: la persévérance dans la grâce et la couronne de la gloire

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Prière pour demander la Glorification de la Servante de Dieu Lorena d'Alessandro

O Jésus, qui avec le Don de Votre Esprit, avez modelé le cœur et l'esprit de Lorena d'Alessandro, pour qu'il puisse Vous avec joie et générosité dans sa brève existence terrestre sur la voie de la croix dans le sacrifice total de sa jeunesse, nous Vous prions pour qu'a sur son exemple les jeunes aiment le Don de la vie et qu'ils sachent construire le troisième millénaire à la lumière de l'évangile. Nous Vous demandons de glorifier sur la terre Votre Servante Lorena, pour Votre plus grande gloire et le bien de l'humanité que Vous avez rachetée, en nous accordant les grâces que nous Vous demandons par son intercession. Amen.

Association "Les Amis de Lorena"

c / o Pars. N.S. de Czestochowa

Largo A. Corelli, 9

00155 - Rome

www.amicidilorena.it

Téléchargez le texte du Rosaire avec Lorena d'Alessandro (pdf) en cliquant ici

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03 août 2009

Chemin de croix des mères

Chemin de croix des mères

avec Marie et les femmes de Jérusalem


Femmes et mères comme Marie, imitons-la. Elle nous attend debout au pied de la croix; les sentiments intimes du cœur de Jésus à l’agonie trouvent en elle les mêmes échos : la «joie parfaite» du salut donné à l’humanité et une «tristesse à en mourir». Joie et souffrance, vie à l’autre et mort à soi-même, c’est l’offrande de nos vies de mamans que nous voulons faire à Jésus par Marie.

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Première station

Jésus est condamné à mort


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Faussement accusé, injustement condamné, Jésus endure devant le tribunal des hommes toutes nos « condamnations » de femmes: femmes au cœur de mère, mais que la stérilité condamne à la non-maternité… mères interrompant la vie et condamnant un enfant à mort… Tu es le pauvre Seigneur Jésus, en toi la gloire éternelle de Dieu, prends pitié de nous, de nos maternités déçues ou déjouées; ne nous condamne pas; remets-nous notre dette au Tribunal de l’Amour.


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Deuxième station

Jésus est chargé de la croix


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Jésus est brutalement chargé d’une croix de bois. Notre péché lui pèse lourdement comme à certains moments dans la vie d’une femme: la future mère fatiguée et joyeuse à la fois, portant l’enfant à naître… et celle, abandonnée, supportant seule le poids de l’enfant qui s’annonce… O Croix sagesse suprême, O croix de Jésus-Christ ! Le Fils de Dieu lui-même Jusqu’à la mort obéit ; Ton dénuement est extrême O Croix de Jésus-Christ ! Prends pitié de nous, de nos enfants à naître; libère-nous du poids de nos fautes; libère nos enfants à naître du poids trop lourd de notre arbre familial, de ce poids de péché que nous transmettons de génération en génération.


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Avec quelle douleur Marie a-t-elle dû voir son Fils tomber à terre ! C’est le jour où il fait son premier pas qu’une maman voit son petit tomber pour la première fois… c’est l’apprentissage de la vie: tomber pour se relever et avancer… Mais souffrons-nous autant de la chute et du premier péché d’un enfant ? Si l’espérance t’a fait marcher plus loin que ta peur... Tu auras les yeux levés, Alors tu pourras tenir, jusqu’au soleil de Dieu. Prends pitié des mères qui souffrent de voir leurs enfants laisser tomber toute pratique religieuse, tomber dans la drogue ou en d’autres déviances… et des mères indifférentes à l’âme de leurs enfants : « ils sont bien libres, ils choisiront plus tard ! » Seigneur, relève nos enfants de leurs chutes ; relève-nous nous-mêmes de nos chutes innombrables.


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Quatrième station

Jésus rencontre sa mère


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Que dire de cet échange de regards qui parlent un tout autre langage que celui du monde. Nous sommes habitués à un monde bruyant et voyeur. Sous prétexte « d’être vrai », on y dit tout, on y montre tout, on y fait tout librement et sans pudeur. Ces yeux-là disent et montrent autre chose ! Jésus et Marie lisent chacun dans le regard de l’autre cette vérité transparente et très pure de l’amour inconditionnel de Dieu pour chacun de nous. Vierge au cœur transpercé, viens guider nos pas; Vierge au pied de la croix, éclaire notre route; Vierge de ceux qui souffrent, donne-nous ton Fils. Jésus, prends pitié de ces jeunes éduqués dans des sociétés malsaines et dont le regard est déjà sali tout petit… Donne aux mères cette délicatesse du regard et du toucher, qui respecte l’autre quel qu’il soit…


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Personne ne s’offre à aider Jésus : Simon est désigné d’office, il va au service, résigné. Il y a dans la résignation quelque chose de servile. Marie n’est pas résignée devant la souffrance de son fils : elle dit « fiat » librement et le vit pleinement. Où sont amour et charité, Dieu lui-même est présent, Car l’amour est de Dieu, Car Dieu est amour. Il y a bien des manières d’être mère et de servir: en en faisant trop… ou pas assez ! Et puis, il y a tous ces comportements de mères résignées et anéanties à cause de grandes blessures familiales. Jésus, prends pitié des mamans qui n’en peuvent plus de voir souffrir l’un des leurs et qui se résignent sans un vrai fiat, ou qui se révoltent contre Toi.


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Sixième station

Véronique essuie le visage de Jésus


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Les humiliations, les crachats… le visage de Jésus en est couvert. Une femme s’avance et l’essuie. L’Évangile ne nous dit pas si Véronique était mariée, mère ou non. Mais ce geste de laver, d’essuyer, de panser est le geste féminin le plus maternel. Véronique le fait sans crainte des moqueries. Je cherche le visage, le visage du Seigneur, Je cherche son image, tout au fond de vos cœurs. Il y a des mères qui veulent que leurs enfants réussissent dans la vie… Jésus, donne-leur plutôt de désirer qu’ils réussissent leur vie, avec Toi. Prends pitié des mères qui subissent la honte du fils « qui a fait des bêtises » ou de la fille « qui tourne mal »… Donne à chacune la grâce de l’humilité dans la maternité.

Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Septième station

Jésus tombe pour la seconde fois


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Pour nous relever de toutes nos fautes « à répétition », Jésus tombe encore une fois. Il ne veut pas nous voir revenir et revenir sans cesse sur notre péché, le ressasser jusqu’à douter de sa miséricorde. Oui je me lèverai, et j'irai vers mon Père. Mon cœur a dit je cherche ta face, Entends mon cri, pitié réponds-moi. Jésus, prends pitié des mères qui se découragent, doutent, désespèrent de leur propre progéniture: l’exaspération suscitée par la mollesse et le peu de motivation de l’adolescent au lycée, ces jeunes qui s’abîment dans la drogue et les boîtes… et qui tombent dans la nuit du péché quand tombe la nuit. Donne aux mamans de vraies entrailles de mère: donne-leur d’être miséricordieuses…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Huitième station

Jésus rencontre les femmes de Jérusalem


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


L’évangile relève la présence des « femmes de Jérusalem »: où sont donc passés pères, maris, fils ? N’y a-t-il plus d’hommes dans les rues de Jérusalem ? Si, sans doute. Mais simplement peut-être sont-ils moins « présents » à la souffrance de Jésus: les femmes sont plus promptes à consoler et plus expansives à le traduire… Changez vos cœurs, croyez à la Bonne Nouvelle, Changez vos cœurs, croyez que Dieu vous aime. Je ne viens pas pour condamner le monde, Je viens pour que le monde soit sauvé. Jésus, prends pitié des mères qui élèvent seules un enfant, dont le père a déserté le domicile… Prends pitié des veuves qui doivent subvenir seules à l’éducation de leurs enfants.


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Notre poids de péché, notre lourdeur font trébucher Jésus… et tout l’amour qu’il nous porte le fait tomber pour la troisième fois. Nous n’avons guère conscience de la lourdeur de certaines de nos « légèretés »: trop espacer nos confessions, communier à la légère, se couler dans certaines modes vestimentaires qui salissent le regard des hommes et des enfants… Agneau de Dieu qui prend nos péchés. Tu donnes Vie au monde, vie, Tu donnes Vie au monde. Jésus, prends pitié des mères confrontées à la légèreté de leurs grands enfants, à leur refus de s’engager dans le mariage, à leurs modes de vie qui déroutent, à leurs inconséquences…


Nous te le demandons avec et par Marie : Je vous salue Marie…

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Dixième station

Les vêtements de Jésus sont partagés


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


C’est une suprême humiliation que Celui qui nous revêt d’un vêtement de roi au baptême soit dépouillé du sien ! Que Celui qui nous offre un vêtement de gloire par sa résurrection soit mis à nu par de simples mortels… Donne-nous Seigneur, un cœur nouveau, Mets en nous Seigneur, un esprit nouveau. Jésus, prends pitié de ces pays où des femmes subissent la violence et sont dépouillées de leur dignité: femmes humiliées et méprisées; mères qu’une extrême misère réduit à vendre leur corps pour donner à manger aux enfants… Prends pitié de ces toutes jeunes filles livrées aux plaisirs des hommes dans les rues de la misère…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Onzième station

Jésus est cloué à la croix


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Jésus est écartelé à l’extrême pour atteindre chaque extrémité de la croix. Ce n’est pas seulement aux dimensions de cette croix de bois qu’il se prête, mais à l’exacte dimension de l’humanité pour la sauver tout entière. Et si son corps est capable d’un tel don, qu’en est-il de son cœur transpercé ! Marie vit le même écartement, dans son cœur, comme dans sa chair sûrement : une femme sait bien ce que veut dire cet écartèlement de la chair au moment de mettre au monde. Mystère du Calvaire, Scandale de la Croix: Le maître de la terre, esclave sur ce bois ! Victime dérisoire, Toi seul es le Sauveur, Toi seul le roi de gloire, Au rang des malfaiteurs. Jésus qui enfante l’humanité à une vie nouvelle, prends pitié des mères en proie aux douleurs de l’enfantement, celles dont la douleur ne cessera jamais plus devant leur petit mal formé. Soutiens celles qui donnent courageusement la vie en pleine civilisation de mort, et celles qu’un cœur généreux a faites mères par la grâce de l’adoption…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Douzième station

Jésus meurt sur la croix


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Jésus jette sa dernière prière vers le Père et c’est un cri. Tant que nous n’avons pas crié vers le Père, avons-nous seulement déjà prié une fois ? Nous chantons la Croix du Seigneur, Qui se dresse sur l’univers, Comme un signe éclatant, de la gloire de notre Dieu. Jésus prends pitié des mères criant leur révolte devant le bébé mort-né; des mères criant leur douleur d’avoir perdu un petit enfant à la veille de grandir, un adolescent à la veille d’être adulte, un jeune adulte à la veille d’être à son tour père ou mère…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Treizième station

Jésus est déposé de la croix


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Marie le reçoit dans ses bras, mort. Sa foi ne la quitte pas, mais comme le jour doit alors ressembler à la nuit, à cet instant là ! Corps du Christ, livré pour nous ! Sang du Christ, versé pour nous ! Jésus prends pitié des mères pour qui le jour tarde à se lever: celles dont les bras attendent désespérément de serrer à nouveau ce fils parti en claquant la porte… celles dont l’enfant autiste s’est muré dans un silence de mort, celles qui pleurent le suicide d’un enfant…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…

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Quatorzième station

Jésus est mis au tombeau


Ta Croix ô Christ est notre lumière, nous acclamons ta Résurrection qui donne la Vie !


Comment ne pas être émerveillé de la foi de Marie, Celle qui a cru, la première des croyants, en cet instant où la réalité, dans toute sa cruauté, manifeste que tout est fini ! Marie, garde notre foi à l’abri de toutes les corruptions, garde-la dans toute sa jeunesse et sa vitalité. Grain de blé qui tombe en terre, si tu ne meurs pas, Tu resteras solitaire, Ne germera pas. Qui à Jésus s’abandonne, trouvera la vie, Heureux l’homme qui se donne, Il sera béni. Jésus prends pitié des mères dont les entrailles sont désormais tombeau: la mère vieillissante et oubliée, et qui souffre de l’ingratitude de ses enfants; prends pitié de ces femmes qui ont reçu et donné ce beau cadeau de la Vie, et que la société abandonne…


Nous te le demandons avec et par Marie: Je vous salue Marie…


Il est vraiment ressuscité, pourquoi chercher parmi les morts ?

Il est vivant comme il l’a promis, Alléluia.

Marie-Ghislaine Armand, Mère de famille.

Texte extrait du site www.notredameduchene.com

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01 août 2009

Saint Rosaire médité et récité

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Saint Rosaire médité et récité

en l'honneur du Précieux-Sang, du Sacré-Cœur et de la Sainte Face de Notre-Seigneur


« Le Rosaire est la prière la plus efficace pour accroître dans le cœur des fidèles la dévotion à, Marie... C'est un abrégé de l'Evangile ». (Bienheureux Pie IX).


« Le Rosaire est particulièrement agréable à la Sainte Vierge, propre a la défense de l'Eglise et à attirer toutes sortes de bienfaits publics et particuliers ». (Léon XIII)


Petite notice sur le Rosaire


La dévotion du Rosaire consiste à réciter quinze dizaines d'Ave Maria, chacune précédée d'un Pater et suivie d'un Gloria Patri, en joignant à cette récitation la méditation des quinze principaux mystères de la vie de Jésus et de Marie. Les quinze dizaines du Rosaire entier peuvent se diviser en trois chapelets, composés chacun de cinq dizaines, auxquelles correspondent cinq des principaux mystères de notre foi. Voici le tableau de ces mystères :


Mystères Joyeux


Annonciation de la Sainte Vierge, la Visitation, la nativité de Notre Seigneur, la Présentation de Jésus au Temple et la Purification Marie de Jésus au Temple, Jésus retrouvé au Temple.


Mystères Douloureux


Agonie de Jésus au jardin des oliviers, sa flagellation ; son couronnement d'épines ; le portement de croix ; son crucifiement.

Mystères Glorieux


Résurrection de Jésus; son Ascension; la descente du Saint-Esprit; l'Assomption de la Sainte Vierge; son couronnement.


On ne peut pas substituer à la méditation de ces 15 mystères des considérations sur d'autres sujets pieux (Décision de la S. C. des Ind.)


Quelques unes des principales indulgences du Saint Rosaire


Cent ans et cent quarantaines par jour, si étant contrit, on porte avec soi le Rosaire en l'honneur de la Ste-Vierge. Cinquante ans, si on récite la 3e partie du Rosaire devant l'autel du Rosaire. Cinq ans et cinq quarantaines, quand on prononce le Nom de Jésus qui se trouve dans l'Ave Maria. Trois indulgences plénières le 1er dimanche de chaque mois: 1e Indulgence plénière, si contrit et confessé, on communie dans l'église de la confrérie et on prie dans les intentions du Souverain Pontife. 2e Indulgence plénière, si contrit, confessé et ayant communié, on assiste à la procession qui se fait en l'honneur de la Ste Vierge et on prie dans les intentions du Saint- Père. 3e Indulgence plénière, si contrit, confessé et ayant communié, on visite l'autel du Rosaire. Pour gagner ces indulgences, il faut appartenir à la Confrérie du St-Rosaire. On s'y agrège en se faisant inscrire dans le registre de la confrérie. Il faut ensuite avoir un chapelet Rosarié, c'est-à-dire béni par un Père Dominicain ou un prêtre qui en ait reçu le pouvoir, suivant la formule et les cérémonies prescrites. On doit (non toutefois sous peine de péché) réciter un Rosaire par semaine. On conseille aux personnes qui ne peuvent dire le chapelet chaque jour, de réciter les trois premières dizaines le dimanche, et deux dizaines chacun des autres jours de la semaine, en suivant l'ordre des mystères. Le Rosaire se trouve ainsi complet à la fin de la semaine.

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Premier Mystère Joyeux

L'Annonciation


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine, en l'honneur de votre Miséricordieuse Incarnation, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, une profonde humilité.


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Précieux, offrez la 1ere Dizaine en disant :

« O Jésus, prenant dans le sein immaculé de Marie les premières gouttes du Sang qui a sauvé le monde, je vous rends grâces pour ce don an-dessus de tous les dons. »


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, adorez dans ce 1er mystère


le Cœur de Jésus, Sauveur des hommes.


Cœur sacré de Jésus, dont le premier battement dans le sein de la plus pure des Vierges a été un battement d'amour pour les hommes, je vous adore et je vous remercie. A vous, notre Sauveur, amour, gloire, honneur et bénédiction dans tous les siècles.


Si vous récitez le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face, adorez dans ce 1er mystère


La Sainte Face de Jésus, type de l'humanité régénérée


Je vous remercie, ô Jésus, qui étant Dieu, êtes devenu homme pour nous refaire tous à votre image. Imprimez dans nos âmes le sceau de la divine ressemblance.


Priez pour les pauvres païens, éloignés de l'Evangile.

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Deuxième Mystère Joyeux

La Visitation


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette deuxième dizaine eu l'honneur de la Visitation de Marie A Ste Elisabeth, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, l'amour du prochain.


Si vous dites le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 1e Dizaine en disant:

« O Jésus, faisant à l'âme de votre Précurseur Jean-Baptiste l'application de votre Sang libérateur , daignez nous délivrer nos âmes captives du démon et du péché. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré cœur, adorez dans le 2e Mystère


Le Cœur de Jésus, libérateur des captifs


Cœur adorable de Jésus, qui vous donnez à nous par Marie pour nous arracher de l'esclavage du démon, visitez et délivrez tant de pauvres captifs qui subissent la tyrannie de Satan. A vous, notre Libérateur, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez dans le 2e Mystère


La Sainte Face de Jésus, soleil de justice


O Jésus, votre divine Face, dissipant les ténèbres du péché originel, vient illuminer, avant sa naissance, votre Précurseur. Elle a lui sur nous aussi au jour de notre baptême : hélas ! N'avons-nous pas obscurci ses divins rayons ?


Priez pour les hérétiques qui fuient la vraie lumière.

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Troisième Mystère Joyeux

La Naissance de Jésus


Nous vous offrons, Seigneur, cette troisième dizaine en l'honneur de votre sainte naissance, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, l'esprit de pauvreté.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 3e dizaine en disant :

« Jésus, petit Enfant, à peine venez-vous de naître et déjà vous appelez avec une ardeur toute divine l'heure de la Circoncision, afin de verser votre Sang pour nous. Soyez mille fois béni pour cette marque de votre amour. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, considérez dans ce 3e mystère

Le Cœur de Jésus richesse de notre pauvreté


Cœur adorable de Jésus, infiniment digne d'être aimé dans vos abaissements, soyez béni de ce que, touché de notre misère vous nous avez communiqué les trésors de votre divinité. A vous le Tout de nos âmes, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face , considérez

La Sainte Face de Jésus, ravissement de ses premiers adorateurs


Petit enfant, couché dans une crèche, votre visage si plein de grâces inspire les chants angéliques, ravit les bergers et les mages beauté! ô bonté de Jésus ! enlevez tous les cœurs !


Priez pour les indifférents et les égoïstes.

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Quatrième Mystère joyeux

La Présentation de Notre Seigneur au Temple


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de la Purification de Marie et de votre Présentation au Temple, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, une grande pureté de corps et d'esprit.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette dizaine en disant:

« Je vous adore, Jésus, offrant à votre Père votre Sang précieux pour le substituer à celui des victimes figuratives immolées dans le Temple. — Sang de l'Agneau sans tache, purifiez nos unies ! »




Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur , adorez dans le 4e mystère :


Le Cœur de Jésus, parfait adorateur


Cœur adorable de Jésus, qui vous présentez dans le temple pour offrir à votre Père la seule Victime digne de Lui, renouvelez perpétuellement sur l'autel de nos cœurs ce sacrifice de louange et de parfaite adoration. A vous, la Victime pure et sans tache, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte-Face, considérez dans le 4e mystère :


La Sainte Face de Jésus, hostie de propitiation


Dieu éternel! dans ce temple où ont été immolées tant de victimes figuratives, se présente, enfin devant Vous, la seule Victime digne de votre Majesté. Regardez, ô Père très clé-ment, la très douce Face de Jésus, votre Fils, et pardonnez au monde coupable."


Priez pour le clergé.

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Cinquième Mystère Joyeux

Le recouvrement de Notre Seigneur au Temple


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette cinquième dizaine en l'honneur de votre recouvrement au Temple et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, de vous retrouver par la grâce et de ne plus jamais nous séparer de vous par le péché.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 5e dizaine en disant :

« Faire la volonté de votre Père, telle est, ô Jésus, au milieu des Docteurs comme à Nazareth, votre unique ambition ; verser la dernière goutte de votre Sang pour accomplir cette volonté sainte, c'est la soif incessante de votre Cœur! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, considérez dans ce 5e mystère :


Le Cœur de Jésus, asile des âmes intérieures


Cœur adorable de Jésus, qui continuez dans le Sacrement de votre amour les merveilles de votre vie cachée à Nazareth, daignez nous faire goûter les douceurs de cette vie cachée et nous inspirer l'horreur des plaisirs et des convoitises du monde. A vous, notre parfait Modèle, gloire, honneur et bénédictions! »


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez dans le 5e mystère :


La Sainte Face de Jésus, éclat de la sagesse éternelle


O Jésus, j'adore cette infinie sagesse qui ravit les docteurs d'Israël et que vous proportionnez à l'intelligence des plus humbles. "Je rechercherai votre Face, Seigneur, car vous êtes le seul Maître qui ne puisse tromper".


Priez pour les enfants qui se préparent à leur première communion.

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Premier Mystère Douloureux

L'Agonie de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine en l'honneur de votre Agonie mortelle au Jardin des Oliviers, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la contrition de nos péchés.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 6e dizaine, en disant :

« Mon Seigneur Jésus, j'adore votre Sang précieux coulant, à Gethsémani, de toutes les parties de votre corps sous la pression de votre amour. Sueur de Sang de Jésus, fortifiez mon âme à l'heure de mon agonie ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, considérez dans le 6e mystère :


Le Cœur de Jésus, notre caution


Cœur adorable de Jésus, qui acceptez de boire jusqu'à la lie le Calice de la Passion, soyez béni de ce qu'en prenant sur vous les péchés du monde, vous nous arrachez à la mort éternelle. A vous notre miséricordieux Rédempteur, amour, gloire, honneur et bénédiction dans tous les siècles des siècles.


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez dans ce 6e mystère :


La Sainte Face de Jésus inondée de la sueur de sang


Père éternel, je vous offre la Face de votre Fils, inondée des sueurs de l'agonie, couverte des ombres de la mort. Qu'à cette vue, votre justice s'apaise, qu'elle traite avec miséricorde les pécheurs, malgré tant de crimes dont ils ne savent plus rougir.

Priez pour les persécuteurs de l'Eglise.

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Deuxième Mystère Douloureux

La Flagellation de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus cette seconde dizaine en l'honneur de votre sanglante flagellation et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de Votre très Sainte Mère l'esprit de pénitence et de mortification.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 7e dizaine en disant :

« Mon Sauveur Jésus, j'adore votre Sang Précieux coulant à grands flots sous les fouets des bourreaux. Piscine sacrée de nos âmes, purifiez mon cœur de toutes ses iniquités ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, contemplez dans le 7e mystère :


Le Cœur de Jésus broyé pour nos péchés


Cœur adorable de Jésus, en acceptant, avec la douceur de l'agneau, la terrible flagellation, vous m'apprenez quelle injure fait à la Majesté divine le péché qui exige une telle expiation. Non, non, désormais, plus de péché ! A vous, notre Victime, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, contemplez dans ce 7e mystère :


La Sainte Face de Jésus couverte de confusion


Je vous salue, sainte Face de mon Sauveur, réparant par votre inénarrable confusion les excès abominables auxquels l'homme déchu se livre en obéissant à ses sens révoltés. Face adorable de Jésus, guérissez-nous !


Priez pour les esclaves de leurs passions.

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Troisième Mystère Douloureux

Notre Seigneur couronné d'épines


Nous vous offrons Seigneur Jésus cette troisième dizaine en l'honneur de votre Couronnement d'épines, et nous vous demandons par ce Mystère et par l'intercession de Votre Très Sainte Mère de nous délivrer de l'orgueil et de l'amour propre.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 8e Dizaine en disant:

« O Jésus, j'adore le Sang de votre tête auguste, Sang divin que fait couler chaque épine de votre couronne. O mon Maître et mon roi, par cette couronne sanglante, faites que je porte un jour la couronne des Saints. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 8e Mystère :


Le Cœur de Jésus, affamé d'opprobres.


Cœur adorable de Jésus, vous vous plongez avec délices dans toutes les humiliations pour guérir les profondes blessures faites à nos âmes par l'infernal orgueil. Ah ! que désormais ma gloire soit d'être méprisé à cause de vous. A vous, ô bon et divin Jésus couronné d'épines, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, considérez en ce 8e Mystère :


La Sainte Face de Jésus, indignement outragée


Je vous salue, sainte Face de mon Sauveur, ignominieusement voilée, couverte de crachats, couronnée d'épines, meurtrie par les soufflets. Effacez au milieu de nous l'orgueil satanique qui brave la colère de Dieu.


Priez pour la conversion des membres des sociétés secrètes.

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Quatrième Mystère Douloureux

Notre Seigneur porte la Croix


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de votre portement de la Croix et de la rencontre de votre très sainte Mère, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de Marie la patience.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 9e Dizaine en disant:

« Mon Sauveur Jésus, j'adore et je baise avec amour les traces de votre Sang, nous montrant la voie royale du Calvaire. Je suivrai fidèlement ces traces bénies, car leur terme est la gloire éternelle. »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur adorez en ce 9e mystère :


Le Cœur de Jésus, passionné pour la Croix


Cœur adorable de Jésus, qui depuis le premier instant de votre existence avez désiré d'un grand désir nous racheter par la Croix, apprenez-nous à aimer ce que vous avez chéri, à porter courageusement nos croix de chaque jour. A vous, Consolateur des âmes affligées, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 9e mystère :


La Sainte Face de Jésus testament de son amour


Je vous adore, sainte Face de mon Sauveur, miraculeusement imprimée sur le voile de Véronique, et conservée au milieu de nous pour être notre consolation et notre force. Puisse mon âme porter vos traits humiliés pour revêtir un jour votre gloire !


Priez pour le Saint-Père.

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Cinquième Mystère Douloureux

Notre Seigneur est crucifié


Nous vous offrons Seigneur Jésus cette cinquième Dizaine en l'honneur de votre mort du la Croix, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre Très Sainte Mère la mort à nous-mêmes et la douceur envers nos ennemis.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang offrez la 10e dizaine, en disant :

« Mon Sauveur Jésus, souffrez qu'avec Marie-Madeleine, le« lèvres collées à vos pieds transpercés, je reçoive sur ma tête coupable le prix infini de ma rédemption. Sang de Jésus crucifié, purifiez mon âme, embrasez-la de votre amour ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez dans ce 10e mystère :


Le Cœur de Jésus, ouvert par la lance


Cœur adorable de Jésus, retraite des élus, ouvrez et dilatez les bornes infinies de votre charité, afin de nous recevoir tous : pécheurs, nous n'avons de salut qu'en Vous ; justes, nous ne pouvons persévérer qu'en Vous. Cœur de Jésus, Victime d'amour, à Vous gloire, bonheur et bénédiction par toutes les créatures et à jamais !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 10e mystère ;


La Sainte Face de Jésus force du chrétien mourant


O traits de Jésus, traits de l'amour crucifié, votre ineffable expression a ravi tous les Saints; imprimez-vous de plus en plus au fond de mon cœur ! " Père éternel, regardez la face de votre Christ et faites-nous miséricorde!


Priez pour les pécheurs endurcis.

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Premier Mystère Glorieux

La Résurrection de Notre Seigneur


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette première dizaine en l'honneur de votre glorieuse Résurrection et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la grâce d'une véritable conversion et la persévérance.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 11e dizaine en disant :

« O Jésus, j'adore votre Sang précieux rentré fidèlement dans vos veines après une effusion généreuse. Sang divin, vie de Jésus, soyez la vie de nos âmes, bannissez-en toute langueur, toute infidélité. »


Pour le rosaire en l'honneur du Sacré-Cœur, adorez en ce 11e mystère :


Le Cœur de Jésus, vie de nos âmes

Cœur adorable de Jésus ressuscité, pénétrez nos âmes d'une vie nouvelle, cachée en Dieu avec Vous; détruisez en nous les germes de mort déposés par le péché et faites que, ressuscités spirituellement, nous ne mourrions plus. A Vous, notre Vie, amour, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 11e mystère :


La Sainte Face de Jésus, terrible à ses ennemis


Gloire à Vous, ô Jésus ressuscité, dont la Face, plus radieuse que le soleil, frappe de terreur vos ennemis. Faites luire sur moi votre visage, mais que ce soit afin de rendre à mon âme sa première beauté."


Priez pour les ennemis de l'Église.

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Deuxième Mystère Glorieux

L'Ascension de Notre Seigneur


Nous vous offrons, .Seigneur Jésus, cette seconde dizaine en l'honneur de votre triomphante Ascension, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, un désir ardent du ciel, notre chère patrie.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez la 12e dizaine, en disant:

« Jésus, divin Triomphateur, j'adore votre Sang précieux, notre caution auprès du Père céleste. Ah ! ne cessez de faire entendre cette voix plus puissante que les clameurs horribles de nos iniquités ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur adorez en ce 12'' mystère :


Le Cœur de Jésus, notre espérance


Cœur adorable de Jésus, glorifié à la droite du Père, inclinez-vous miséricordieusement vers les pauvres exilés, plaidez notre cause auprès de la justice divine, et au dernier jour soyez pour nous un Père et non un Juge sévère. A Vous, notre Médiateur, amour, gloire, honneur et bénédiction ! "


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 12e mystère :


La Sainte Face de Jésus, Juge des vivants et des morts


Gloire à vous, Jésus montant au ciel, le front ceint de l'auréole du triomphe. Aujourd'hui notre Médiateur, vous serez demain notre Juge, et "qui pourra se tenir debout devant votre Face indignée ? " Seigneur, sauvez-nous de la colère à venir !


Priez pour ceux qui négligent leur salut.

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Troisième Mystère Glorieux

La descente du Saint Esprit


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette troisième dizaine en l'honneur de la descente du Saint-Esprit, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la descente du St-Esprit dans nos âmes.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 13e dizaine en disant :

« Mon Jésus, j'adore votre Sang précieux coulant comme un fleuve de paix, avec les dons du Saint-Esprit, dans les veines de votre Corps mystique, la Sainte Eglise. Sang de Jésus, remplissez cette Epouse chérie d'une force nouvelle au milieu des épreuves présentes ! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 13e mystère:


Le Cœur de Jésus, sanctuaire du St-Esprit


Cœur adorable de Jésus, très fidèle à vos promesses, vous embrasez le cœur de vos Apôtres des flammes du Paraclet. Daignez aussi soumettre entièrement nos cœurs à Faction de ce divin Esprit. Ayez pitié des malheureux qui lui résistent et le combattent. A vous, l'Auteur de notre sanctification, gloire, honneur et bénédiction !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 13e mystère:


La Sainte Face de Jésus, notre Médiateur


Gloire à vous, Seigneur Jésus, qui paraissez sans cesse devant la Face de Dieu votre Père pour plaider notre cause.

Obtenez à votre Eglise une nouvelle effusion du St-Esprit et un sincère retour dans son sein à ceux qui l'ont abandonnée.

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Quatrième Mystère Glorieux

L'Assomption de Marie


Nous vous offrons, Seigneur Jésus, cette quatrième dizaine en l'honneur de l'Assomption de la très sainte Vierge au Ciel, nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la grâce d'une bonne mort.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang, offrez cette 14e dizaine en disant :

« O Jésus, je vous bénis de ce que vous élevez à la gloire la chair virginale qui vous a porté, le sang très pur de Marie, qui a été la source du vôtre. Que ce Sang précieux garde mon âme pour la vie éternelle! »


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré cœur, adorez en ce 14e mystère :


Le Cœur de Jésus, soutien de Marie.


Cœur adorable de Jésus, consolation de votre Mère exilée, quelle douceur ne répandez-vous pas en son cœur au moment de sa bienheureuse mort! Ah ! soyez aussi avec Elle auprès de nous à notre dernière heure. A vous, Espérance des mourants, gloire honneur et bénédiction!"


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face adorez en ce 14e mystère :


La Sainte Face de Jésus, consolation de Marie


Gloire à vous, ô Jésus apparaissant à Marie le visage radieux, afin d'introduire triomphalement cette Arche Sainte dans la Jérusalem céleste. A notre dernière heure, montrez-nous une face pleine de miséricorde et nous serons sauvés.


Priez pour les agonisants.

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Cinquième Mystère Glorieux

Le couronnement de Marie au Ciel


Nous vous offrons. Seigneur Jésus, cette cinquième dizaine en l'honneur du couronnement de la Ste Vierge, et nous vous demandons par ce mystère et par l'intercession de votre très sainte Mère, la conversion des pécheurs, la persévérance des justes et la délivrance des âmes du purgatoire.


Pour le Rosaire en l'honneur du Précieux Sang:


O Jésus, votre Sang a changé les souffrances de Marie en couronnes. Elle est assise sur un trône pour l'exalter. Ses prières dispensent les grâces que vous nous avez méritées. Sa Sainteté est un monument et un trophée à la gloire de votre Sang victorieux.


Pour le Rosaire en l'honneur du Sacré Cœur, adorez en ce 15e Mystère :


Le Cœur de Jésus, délices de la Cité des saints


Cœur adorable de Jésus, vous remplissez de joie la Cité bienheureuse, et votre possession assurée fera le bonheur de vos élus pendant les siècles sans fin. Donnez aux enfants du Rosaire une place près de Vous et de Marie pour louer vos infinies miséricordes. A l'Agneau qui nous a rachetés, gloire, honneur, bénédiction, à jamais !


Pour le Rosaire en l'honneur de la Sainte Face, adorez en ce 15 mystère :


La Sainte Face de Jésus, délices des Saints


Gloire à vous, Seigneur Jésus, couronnant la Reine votre Mère et la faisant asseoir à vos côtés. Faites que, durant l'éternité, nous puissions contempler avec Marie votre Face adorable.


Priez pour les âmes du Purgatoire.


Imprimatur

Eduardus Car., Ep. Mariaiiopolitaïuis.



Publié par J. Palatin, Prêtre S.S., Directeur de la Confrérie du Saint Rosaire à l'Église Saint Jacques, Montréal, 1884

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27 juin 2009

Que se passe-t-il à la Bénédiction d'un Prêtre ?

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Que se passe-t-il à la Bénédiction d'un Prêtre ?

D'après Thérèse Neuman, la sainte femme de Konnersreuth


Connaissez-vous cette explication de Jésus à la fameuse stigmatisée concernant la Bénédiction du prêtre ? La voici :


" Quelque chose de grand se passe quand tu reçois la bénédiction de mon prêtre : " La Bénédiction est un épanchement de ma Sainteté divine : Ouvre ton âme et laisse-la alors devenir sainte. La Bénédiction est une rosée céleste pour l'âme : tout ce qui est fait par elle peut alors être fructueux. Par le pouvoir de bénir J'ai donné au prêtre le pouvoir d'ouvrir le Trésor de mon Cœur et d'en verser une pluie de grâces sur les âmes : Quand le Prêtre bénit, Je bénis ! Alors un immense courant de grâces jaillit de mon Sacré Coeur et se répand dans l'âme, la remplissant à sa pleine capacité... Je regrette que la Bénédiction de l'Eglise soit si peu estimée et si rarement reçue : Ta volonté est fortifiée par elle, tes entreprises sont conduites par une Providence toute particulière, ta faiblesse est soutenue par ma Puissance, tes pensées et tes intentions sont spiritualisées et toute les mauvaises influences sont neutralisées : J'ai donné à ma Bénédiction un vaste Pouvoir : Il procède de l'Amour Eternel de mon Sacré-Coeur : plus on apportera de zèle à la donner ou à la recevoir plus son efficacité sera grande. Que ce soit un enfant ou le Monde entier qui La reçoive, la Bénédiction est encore bien des fois plus grande qu'un millier de mondes : Pense que Dieu est immense, infiniment immense. Qu'un ou plusieurs reçoivent la Bénédiction, c'est la même chose : Je donne à chacun selon la mesure de sa Foi. ... Tu ne peux jamais espérer trop de ma Bénédiction : Elle surpassera toujours tes plus profondes espérances : protège donc tout ce qui t'apporte des bénédictions, estime hautement tout ce qui est béni, alors tu Me plairas, à Moi ton Dieu. Quand tu es béni, tu deviens plus uni à Moi, sanctifié de nouveau, guéri et protégé par l'Amour... Souvent, Je tiens cachés les ouvrages de ma Bénédiction de sorte que l'on ne les connaisse que dans l'Eternité, et, si souvent il semble que les bénédictions ne portent pas de fruits... merveilleuses sont-elles quand même : une bénédiction cachée dans la Sainte Bénédiction, Mystère de ma Providence que Je ne désire pas manifester... Quand le Prêtre bénit... jaillit un immense courant de grâces de mon Sacré-Coeur, et se répand dans l'âme, la remplissant à sa pleine capacité. Par le recueillement, tiens ton coeur ouvert dans l'intention de ne pas perdre le profit de la Bénédiction : Par Ma Bénédiction, tu reçois la grâce d'aimer, la force d'endurer la souffrance, et le secours pour le corps et pour l'âme. Ma sainte Bénédiction contient tous les secours pour les besoins de l'humanité. Par la Bénédiction, tu acquiers la force et le désir de chercher le bien, de fuir le mal, et de te réjouir de la protection de mes enfants contre la puissance des ténèbres : c'est un grand privilège que de recevoir ma Bénédiction. Tu ne peux comprendre quelle Miséricorde elle t'apporte de ma part, alors, ne la reçois jamais... distraitement... Reçois la Bénédiction sincèrement car les grâces de la bénédiction n'entrent que dans un coeur humble : Reçois La avec une bonne volonté et l'intention de devenir meilleur, alors la Bénédiction pénétrera dans les profondeurs de ton cœur et produira ses effets. Sois enfant de Bénédiction, alors, tu seras toi-même une bénédiction pour les autres ! "

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Sitio, j'ai soif!

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Sitio, j'ai soif!

Méditation pour les Prêtres


Donne-moi à boire!


O mon prêtre, contemple-moi en Croix! Habitué que tu es à me voir sur la Croix, tu n'y fais presque plus attention. Pourtant, combien tu y gagnerais en bons sentiments, si tu considérais sérieusement à quel point je souffre! Rappelle-toi donc les heures de ma douloureuse agonie, heures de sang et de Rédemption!... J'étais cloué à la Croix comme un malfaiteur, moi l'innocence même! Mon corps, couvert de blessures, était consumé par une fièvre ardente. Une simple gorgée d'eau m'eût donné un certain soulagement, et je la réclamais: "J'ai soif"... Les saintes femmes, elles, ont entendu ma plainte, et elles auraient voulu me secourir: mais cela ne leur fut pas accordé. Ma sainte Mère, elle aussi, dut garder le silence et ne put rien faire pour me soulager. Mais son regard suppliant fut en quelque sorte compris par les gardes. Et on présenta à mes lèvres quelques gouttes de fiel et de vinaigre. Le Créateur demande une gorgée d'eau à sa créature, à cette créature à laquelle il donne lui-même la vie... Et cette goutte d'eau lui est refusée! Ma soif à moi, bien naturelle, certes, est surtout une soif symbolique... Ce n'est pas de l'eau que je réclame! J'ai soif des âmes, j'ai besoin d'amour! Prêtre de mon Cœur, c'est à toi qu'aujourd'hui j'adresse ma déchirante plainte du Golgotha!... Quand, au puits de Jacob, je demandais à la Samaritaine: "Femme, donne-moi à boire!", mes paroles ne furent pas comprises et je dus insister en ces termes. "Oh, si tu connaissais le don de Dieu et qui est Celui qui te demande à boire!..." Mais toi, mon Ministre, n'es-tu pas, ne devrais-tu pas être à même de comprendre toute la gravité de ma sollicitation?! Ne sais-tu pas que je suis le grand Assoiffé d'amour, le Mendiant d'amour?... Un Dieu qui mendie!... Mais que pourrait-il donc me manquer, à moi? Ne suis-je pas la félicité même? Eh bien, oui! C'est l'amour qui me consume, c'est l'amour qui me pousse à une telle folie! Et n'était-ce pas déjà cette même folie d'amour qui m'avait fait assumer la chair humaine, verser mon Sang et demeurer Prisonnier dans le Saint Tabernacle? Je suis l'Amour et ce que je cherche, c'est l'amour! Chaque âme est dans l'obligation de m'aimer. J'en ai fait à tous un commandement, et même le plus grand des Commandements. "Aime-moi de tout ton cœur, de tout ton esprit et de toutes tes forces". Tu prêches ce précepte aux fidèles, et tu fais bien. Mais... est-ce que tu le mets toi-même bien en pratique? Si tous les hommes ont le devoir de répondre à mon appel, à combien plus forte raison, toi même! C'est entre des millions d'hommes que je t'ai choisi! Non ce n'est pas toi qui a fais ce choix; mais c'est moi qui t'ai choisi! Ne dois-tu pas m'en être reconnaissant et m'aimer plus que les autres!? N'est-ce pas ce que j'ai demandé à Pierre: "M'aimes-tu plus que ceux-ci?". Je te le demande aussi, à toi: M'aimes-tu plus que les fidèles, plus que les âmes que je t'ai confiées! Peux-tu répondre en toute sincérité: Oui, ô Jésus, tu sais bien que je t'aime?... - De la part de mon Prêtre, j'exige un amour pur, désintéressé, de haute qualité. Me refuser cet amour, serait un vol. Je dois, moi seul, régner dans ton cœur! Je suis un Dieu jaloux et je ne puis tolérer qu'il y ait quelque réserve dans ton amour pour moi. Si ton cœur admet d'autres affections, ton Dieu alors n'y est plus à son aise. Fais le vide total dans ton cœur, et moi je le remplirai. Plus le vide sera complet, plus considérable sera la mesure de ma grâce. Prends modèle sur cette parole de St. François de Sales. "Si dans mon cœur je découvrais une seule fibre qui ne vibrât pas pour l'amour du Seigneur, je l'arracherais aussitôt et la jetterais dehors!" Chaque matin prends l'habitude de me dire: "je Vous adore, ô mon Dieu, et je vous aime de tout mon cœur!..." Prends bien garde! Car si une seule affection étrangère à mon amour, venait à s'introduire dans ton cœur, alors tu aurais menti! Débarrasse-toi donc de toute affection désordonnée! Ne t'aperçois-tu pas qu'elle pourrait faire saigner même ton propre cœur ? Moi seul apporte la paix, cette vraie paix que le monde ne peut pas donner. Fais-moi régner dans ton esprit. Pense souvent à moi; j'éprouve de la joie à voir que l'on pense à moi. Quand on aime vraiment une personne, on ne peut pas s'empêcher de penser souvent à elle... Même dans le monde j'ai des âmes aimants, qui ne laisseraient pas passer un seul quart d'heure, sans élever leurs esprits et leurs coeurs ves moi. Et toi, pourquoi n'en fais-tu pas autant? Est-ce que cela te serait moins utile qu'à eux? Crois-tu que ce serait du temps perdu, celui que tu passerais à t'unir à moi? Les prêtres qui pensent le plus à moi, sont davantage bénis de moi, et, par le fait même, les meilleurs apôtres. Que ta première pensée, à ton réveil, soit orientée vers moi. Les prémices me sont agréables. Dès le matin forme cette intention. "Que chaque battement de mon cœur soit un acte d'amour!" Crois-moi: tous ces battements de ton cœur je les considèrerai comme tels, et mon cœur en sera touché. Car cette intention de ton esprit sera pour moi un signe de ta confiance en moi, et en même temps l'aveu de ton impuissance; ce sera un acte d'humilité et un signe de ferveur. Cette intention, renouvelle-la tout le long du jour. Demande à la Sainte Vierge de le faire souvent pour toi. C'est là un moyen très efficace et combien doux et facile, de vie intérieure.


Pratique - Au cours de la journée élever souvent son esprit vers Dieu.

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17 juin 2009

Les morts ne sont pas des absents

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Les morts ne sont pas des absents

La grande et triste erreur de quelques-uns, mêmes bons, c’est de s’imaginer que ceux que la mort emporte nous quittent. Ils ne nous quittent pas, ils restent. Où sont-ils ? Dans l’ombre ? Oh ! Non ! C’est nous qui sommes dans l’ombre. Eux sont à côté de nous, sous un voile, plus présents que jamais. Nous ne les voyons pas, parce qu’un ”nuage obscur” nous enveloppe, mais eux nous voient. Ils tiennent leurs beaux yeux pleins de gloire, arrêtés sur nos yeux pleins de larmes. Ô consolation ineffable, les morts sont invisibles, mais ils ne sont pas des absents. J’ai souvent pensé à ce qui pourrait consoler ceux qui pleurent. Le voici : c’est à la foi, cette présence réelle et ininterrompue de nos morts chéris. C’est l’intuition claire, pénétrante, que par la mort, ils ne sont ni éteints, ni éloignés, ni même absents, mais vivants, près de nous.

Mgr Louis Bougaud, évêque de Laval en Mayenne

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Ne pleure pas si tu m'aimes

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Ne pleure pas si tu m'aimes

Si tu savais le don de Dieu et ce que c'est que le Ciel ! Si tu pouvais d'ici, entendre le chant des Anges et me voir au milieu d'eux ! Si tu pouvais voir se dérouler sous tes yeux les horizons et les champs éternels, les sentiers où je marche ! Si, un instant, tu pouvais contempler, comme moi, la Beauté devant laquelle toutes les beautés pâlissent ! Quoi ! tu m'as vue, tu m'as aimée dans le pays des ombres, et tu ne pourrais ni me revoir, ni m'aimer encore dans le pays des immuables réalités ? Crois-moi, quand la mort viendra briser tes liens comme elle a brisé ceux qui m'enchaînaient, et quand un jour que Dieu connait et qu'il a fixé, ton âme viendra dans le Ciel où l'a précédée la mienne, ce jour-là, tu reverras celle qui t'aimait et qui t'aime encore, tu en retrouveras les tendresses épurées. A Dieu ne plaise qu'entrant dans une vie plus heureuse, infidèle aux souvenirs et aux joies de mon autre vie, je sois devenue moins aimante ! Tu me reverras donc, transfigurée dans l'extase et le bonheur, non plus attendant la mort, mais avançant d'instant en instant, avec toi qui me tiendra la main, dans les sentiers nouveaux de la Lumière et de la Vie, buvant avec ivresse aux pieds de Dieu un breuvage dont on ne se lasse jamais et que tu viendras boire avec moi. Essuie tes larmes et ne pleure plus, si tu m'aimes.

Saint Augustin, Evêque d'Hippone, Docteur de l'Église (354-430)

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06 mai 2009

Méditation pour la fête de Saint Paul de la Croix

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Méditation pour la fête de Saint Paul de la Croix

I. Considère, ô mon âme, comment saint Paul de la Croix fut choisi de Dieu pour raviver dans le monde le souvenir de la Passion et de la mort de Jésus-Christ. Encore enfant, il sentit un tel amour pour le divin Crucifié, qu’il consacrait plusieurs heures de la nuit à la méditation de ses cruelles souffrances ; et son cœur attendri éclatait en sanglots. Son amour pour Jésus souffrant croissait avec les années : aussi Paul, comme l’apôtre dont il portait le nom, résolut de ne savoir autre chose que Jésus crucifié. Ce fut là, toute sa vie, l’objet de ses pensées, la matière de ses discours, le sujet principal de ses prédications. S’il fonda un Ordre religieux, ce fut pour réunir des apôtres sur le Calvaire, et, par eux, y conduire tous les hommes, autant que possible, pour méditer et pleurer la mort douloureuse du Rédempteur. O mon âme, quelles pensées, quels sentiments suggèrent en toi ces considérations ? Quel est ton amour pour le divin Sauveur ?... Ah ! que tu es froide et insensible à la vue de ton Dieu crucifié ! Ni ces plaies, ni ce sang, ni cette mort ne peuvent toucher ton cœur et réveiller en toi des sentiments de componction !... Et cependant ces larges plaies, qui les lui a faites ? tes péchés… Ce sang, qu’est-il ? le prix de ta rédemption… Car cette mort, Jésus l’a soufferte pour te donner la vie !... Et ce n’est pas assez pour t’embraser d’amour pour ton Sauveur ?... Déplore du moins ton ingratitude, et promets de ne laisser passer aucun jour sans méditer ses souffrances, sans penser à Lui dans tes actions, sans parler souvent de sa Passion. Ton cœur alors s’enflammera d’amour pour Lui, et tu recueilleras des fruits de vie éternelle ; car, comme dit saint Augustin, rien n’est plus salutaire que de penser chaque jour à tout ce que l’Homme-Dieu a souffert pour nous : « Nil tam salutiferum quam quotidie cogitare quanta pro nobis pertulit Deus et Homo. »


II Considère, ô mon âme, qu’on ne peut méditer le divin Crucifié sans concevoir un sincère mépris du monde, une haine salutaire contre soi-même, une souveraine horreur du péché : tels furent les effets que produisit dans l’âme de saint Paul son amour pour Jésus crucifié. Il méprisa le monde et ses biens trompeurs : les richesses, les honneurs, les plaisirs. Il mortifia son corps au point de l’exténuer par les veilles et les jeûnes, de le meurtrir par de sanglantes disciplines, de le torturer par les cilices et les chaînes de fer. Il avait une telle horreur du péché, que, dans sa vieillesse, on l’entendit s’écrier : « Vous savez bien, Seigneur, que votre Paul ne se souvient pas de vous avoir offensé, même légèrement, de propos délibéré. » Il est donc vrai que le souvenir continuel de la très sainte Passion de Jésus-Christ sanctifie les âmes !... Comment, en effet, serait-il possible d’avoir devant ses yeux un Dieu crucifié, et de suivre le monde qu’il condamne ? de contempler ses plaies sanglantes, et de flatter la chair en se livrant au plaisir ? Comment serait-il possible d’aimer les richesses à la vue d’un Dieu expirant dans un dépouillement universel ? de rechercher les honneurs à la vue d’un Dieu qui meurt dans les ignominies du Calvaire ? de commettre enfin le péché à la vue d’un Dieu mourant pour l’expier ? Ah ! s’il y a tant de désordres dans le monde, quelle en est la cause ? n’est-ce pas l’oubli de la Passion de Jésus-Christ. Ne cesse donc jamais, ô mon âme, de penser aux souffrances et à la mort du Sauveur, selon la recommandation de l’Apôtre : « Recogitate eum » ; et il te sera facile de vaincre le monde, de mortifier tes sens, de fuir le péché et d’opérer ton salut.


III Considère enfin, ô mon âme, que l’amour ne peut demeurer oisif, mais qu’il s’occupe sans cesse à plaire à l’objet aimé. Saint Paul aimait son Rédempteur crucifié, et, en le contemplant mort pour sauver les âmes, il fut embrasé de zèle pour leur salut, et forma la résolution de se sacrifier tout entier pour les gagner à Jésus-Christ. Dans ce but, il surmonta les obstacles, méprisa les fatigues, exposa sa vie même ; pour en faire la conquête, il les chercha partout, en tous et de toutes manières, mais il en gagna surtout un nombre incalculable par le ministère apostolique qui remplit et consuma toute sa vie. On pouvait donc l’appeler comme un autre grand Saint, saint Gaétan de Tiene : « Venator animarum, chasseur des âmes », et dire de lui comme de saint François de Sales : « Que le zèle des âmes était sa passion dominante ». Combien l’Église serait heureuse, si une telle charité et un tel zèle régnaient parmi les chrétiens ! Ils y règneraient si tous avaient soin de méditer Jésus crucifié ; mais parce que la plupart l’oublient, on peut s’écrier avec saint Bernard : « Un animal tombe-t-il dans une fosse, il se trouve quelqu’un pour l’en retirer ; mais une âme court-elle à sa perte, nul ne pense à la sauver. » Et cependant, avec un peu de prudence et de charité, on pourrait ramener son frère ; une visite aux malades pourrait les disposer à bien mourir ; un sage conseil pourrait retirer un ami de la voie de la perdition ; un bon exemple pourrait faire rentrer en lui-même un pécheur. Quel grand bien ne pourrait-on pas accomplir aisément !... L’as-tu fait, ô mon âme ? hélas ! peut-être pas même envers tes serviteurs, tes proches et ceux dont tu es particulièrement chargée ; peut-être n’as-tu pas même pensé à ton propre salut. O déplorable indifférence ! veux-tu désormais concevoir une grande estime pour les âmes ? contemple-les dans les profondes blessures de Jésus-Christ : Tanti vales !... dit saint Augustin ; une âme vaut le sang du Fils de Dieu, prix infini !... Conjure en ce jour saint Paul de la Croix de t’obtenir un amour sincère et une tendre dévotion pour Jésus crucifié ; tu te sanctifieras toi-même, et tu deviendras un instrument de salut pour les autres.

20 avril 2009

Chemin de Croix

Chemin de Croix

Méditation du père Xavier Snoëk

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PREMIÈRE STATION

Jésus au Jardin des Oliviers

Évangile selon saint Marc 14,32-36

Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani, Jésus emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Demeurez ici et veillez. » S’écartant un peu, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui. Il disait : « Abba… Père ! Tout est possible pour toi, éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux !

Gethsémani c’est l’envers de la Transfiguration. C’est l’heure des ténèbres. C’est l’heure où Satan revient pour tenter Jésus. Jésus qui sait ce qui va se passer est pris par l’angoisse de la mort. Il partage notre humanité jusque là. La pointe de l’Incarnation est là. Mais Jésus est Dieu. Il adhère totalement au projet du Père sur l’humanité qui passe par le sacrifice de la croix. Jésus avance résolument sur le chemin de la croix. Il ne se dérobe pas. Gethsémani c’est la tension extrême entre la divinité et l’humanité du Christ. Là Jésus vit nos combats mais il en sort vainqueur. Dieu est plus fort que Satan. L’Amour a vaincu. L’Amour est plus fort que tout.

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DEUXIÈME STATION

Jésus trahi par Judas

Marc 14,43.45-46

Judas, l’un des Douze, arriva avec une bande armée d’épées et de bâtons, envoyée par les chefs des prêtres, les scribes et les anciens. Judas, s’approchant de Jésus, lui dit : « Rabbi ! » Et il l’embrassa. Les autres lui mirent la main dessus et l’arrêtèrent.

C’est la confusion. Dans d’autres évangiles Jésus dit « c’est moi » ego eimi c'est à dire « Je suis » le nom divin et alors ils tombent à la renverse, l’adorant malgré eux. Cette confusion est celle qui est dans la tête de Judas, dont on ne connaîtra jamais le motif de la trahison. Combinaisons tordues, tentatives pour que Jésus s’impose par la force, use de son pouvoir à son profit. C’est une ultime tentation de Satan qui se sert de Judas. Tout est paradoxal. Cela est bien traduit par le baiser. Acte d’amour qui, dans ce cas, est complètement faux, puisqu’il n’est que signe de reconnaissance. Jésus en est conscient. Il ne fuit pas. Il fait face souverainement. Face au désordre et à la confusion qui règnent dans la tête de Judas et autour de lui, Jésus est le roi qui s’avance librement dans sa Passion. Jésus entre librement dans sa Passion comme le rappelle la liturgie eucharistique. C’est maintenant l’heure du Salut. Face aux bâtons dérisoires, face aux épées Jésus reste Fils de Dieu et guérit le blessé. Il pardonne même à ses ennemis.

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TROISIÈME STATION

Jésus jugé par le Sanhédrin

Marc 14,55.60-62.64

Les chefs des prêtres et tout le grand conseil cherchaient un témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort, et ils n’en trouvaient pas. Alors le grand prêtre se leva devant l’assemblée et interrogea Jésus : « Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni ? » Jésus lui dit : « Je le suis. » Tous prononcèrent qu’il méritait la mort.

Jésus affirme le nom divin. Il se proclame avec majesté et assurance « Dieu ». Ceci est inacceptable pour les grands prêtres. Le motif de la condamnation se trouve là. Au début ils ont fait arrêter Jésus par jalousie mais maintenant ils ont la vraie raison. Il n’y en a pas d’autre. C’est le refus de la nature divine de Jésus. Face au sanhédrin Jésus apparaît comme Dieu. Les grands prêtres ont perdu la partie.Ils n’ont rien compris. Enfermés dans leur raisonnement, ils n’ont pas reçu le Messie que Dieu leur envoyait. Ils accomplissent la parabole des vignerons homicides. Après avoir tué les prophètes et Jean Baptiste, ils vont tuer Jésus. Ils sont passés à côté de la grâce. C’est au nom de leur attachement à Dieu, qu’ils vont décider la mort de Jésus. D'une certaine manière, ils sont respectables dans leur logique. Leur foi en Dieu « un » est admirable, mais ils n’ont pas compris Jésus. Ils ne l’ont pas écouté. Ils n’ont pas non plus écouté les prophètes. Seul, un de leurs disciples comprend : saint Paul.

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QUATRIÈME STATION

Jésus renié par Pierre

Marc. 14,72

Un coq chanta pour la seconde fois. Alors Pierre se souvint de la parole de Jésus : « Avant que le coq chante deux fois, tu m’auras renié trois fois. » Et il se mit à pleurer.

Toute la misère humaine, toutes nos lâchetés sont rassemblées dans la trahison de Pierre. Fanfaron, il avait affirmé à Jésus qu’il ne le renierait pas. C’était une grave imprudence. Il a essayé de suivre Jésus mais s’arrête en chemin, comme nous mêmes, bien souvent. Mais Pierre pleure. Son repentir est immédiat. La miséricorde de Jésus s’exerce même pendant la Passion. Pierre en est le bénéficiaire. C’est pour nous, la source d’une grande espérance. Même après la trahison, le retour est possible. Nous mêmes, pécheurs, nous sommes appelés à demander pardon avec confiance. Jésus a pardonné, à Pierre, sa trahison, sa miséricorde est infinie il peut aussi nous pardonner. Il peut tout pardonner. Il faut seulement que nous nous tournions vers lui.

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CINQUIÈME STATION

Jésus jugé par Pilate

Marc. 15,14-15

Ils crièrent encore plus fort : « Crucifie le ! » Pilate, voulant contenter la foule, relâcha Barabbas. Et après avoir fait flageller Jésus, il le leur livra pour qu’il soit crucifié.

Pilate ne sait que faire. La foule crie. Il ne voit en Jésus aucun motif de condamnation. Sa femme lui conseille de ne pas s’occuper de cette affaire. Mais Pilate n’est pas scrupuleux. Une vie humaine ne compte pas. Il a déjà le sang de quelques massacres sur les mains. Il a même été convoqué à Rome pour cela. Alors un homme de plus, abandonné de tous ! Qu’est ce que la vérité ? Pilate semble avoir répondu à la question: Il s’en moque. Malgré l’absence de motif, il fait flageller Jésus et le condamne à mort. Ce qui l’a décidé est la peur de perdre sa place. Les juifs ont insinué qu’il n’était pas un ami de l’empereur s'il laissait en vie, un homme qui se dit Roi des juifs. Pilate va alors se servir de Jésus, pour ridiculiser les juifs en faisant rédiger l’écriteau « Jésus roi des juifs ». Quand les juifs viennent réclamer sa modification, il les refuse, trop content de sa trouvaille. Il apparaît en fait parfaitement cynique. Rien ne l’émeut, pas même Jésus méconnaissable « Voici l’homme ».

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SIXIÈME STATION

Jésus couronné d’épine

Marc. 15,1719

Ils lui mettent un manteau rouge et lui posent sur la tête une couronne d’épines qu’ils ont tressée. Puis ils se mirent à lui faire révérences : « Salut, roi des Juifs. » Ils lui frappaient la tête avec un roseau, crachaient sur lui, et s’agenouillaient pour lui rendre hommage.

Scène paradoxale : à la fois scène de torture et de dérision et en même temps parfaitement juste. Il faut adorer Jésus qui souffre les humiliations, les crachats, les tortures amour pour nous. La mort est nécessaire à notre salut. Non les tortures ni les outrages C’est le signe de l’amour surabondant de Jésus. Adorons et rendons grâce. Mais adorons aussi Jésus Roi des juifs, adorons le couronné, même si c’est avec des épines, voyons son sceptre, même si c’est un roseau, avec les soldats, agenouillons nous pour lui rendre hommage, même si ces derniers le font par moquerie, Jésus est vraiment roi, il en porte les insignes. À travers ces gestes et ces attitudes outrageantes, la vérité est affirmée. Jésus porte tous les attributs du roi, il va pouvoir monter sur son trône : la croix.

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SEPTIÈME STATION

Jésus chargé de sa croix

Marc. 15,20-21a

Quand ils se furent bien moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau rouge, et lui remirent ses vêtements. Puis ils l’emmenèrent pour le crucifier.

Jésus fait connaissance avec l’instrument de son supplice qui est aussi celui de notre salut. Abîmé, meurtri, exsangue, à bout de force déjà, il est chargé de sa croix. Les soldats brutaux, profitent de leur force. Jésus est le faible, l’humilié. Mais leur pouvoir est illusoire et leur force passagère. Jésus sera vainqueur. Dans cette scène, Jésus est vraiment l’esclave. Il porte sa croix, « travail » d’esclave. C’est l’humiliation suprême. Il est courbé sous le bois de la croix. Sous les outrages, il est roi, crucifié, il est sur son trône. Là, il est seulement le serviteur. Même si subsiste la couronne d’épine qui rappelle qu’il n’est pas un condamné comme les autres.

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HUITIÈME STATION

Jésus aidé par le Cyrénéen

Marc. 15,21

Et ils réquisitionnent, pour porter la croix, un passant, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus, qui revenait des champs.

Jésus est si faible qu’il ne peut porter sa croix. Il a besoin de Simon. Il a besoin de de nous. Simon n’a pas le choix. Il se retrouve, lui, innocent à porter la croix du condamné, Alors que l’instant est solennel. C’est le moment injuste pour Jésus qui lui aussi est innocent. Prenons conscience de tant d’injustice. Ceux qui portent la croix sont innocents. Les soldats qui les accompagnent sont les vrais coupables. La situation est inversée. Mais la situation se renverse, car si l’évangéliste Marc connaît Alexandre et de Rufus, c’est qu’eux mêmes, à la suite de leur père Simon, sont devenus chrétiens et sont connus de la communauté chrétienne. À travers cette simple mention, c’est la victoire du Christ qui est annoncée. Le pouvoir des soldats est illusoire, la force est vaine. L'humilité et la faiblesse triomphent.

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NEUVIÈME STATION

Jésus rencontrant les femmes

Évangile selon saint Luc. 23,27-28.31

Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants ! Car si l’on traite ainsi l’arbre vert, que deviendra l’arbre sec ? »

Cette foule c’est celle des disciples, celle de ceux qui croient en Jésus, c’est le petit reste d’Israël. Elle nous préfigure. Elle pleure sur les souffrances de Jésus alors qu’elle devrait pleurer sur ses péchés. Ce ne sont pas les Juifs qui mettent Jésus à mort Ce ne sont pas les Romains qui mettent Jésus à mort. Ils sont des acteurs que les circonstances ont mis là. Nous tous, sommes responsables de la mort de Jésus et de ses souffrances, par notre péché Ne reportons pas sur les autres la responsabilité de la mort de Jésus. Ne soyons pas comme les femmes de Jérusalem qui ne se lamentent pas sur ce qu’il faut. Ne nous laissons pas enfermer dans notre affectivité et nos bons sentiments, regardons nous en face et convertissons nous !

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DIXIÈME STATION

Évangile selon saint Marc. 15,24

Alors ils le crucifient, puis se partagent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir la part de chacun.

Jésus est enfin sur la croix. Nous y sommes arrivés avec lui. Le dénouement approche. Notre lassitude devant cet interminable chemin de souffrance semble voir la fin. Jésus est sur son trône. Il n’est plus courbé sous le poids de nos péchés. Il est dressé à la face du monde. Il est « désigné » roi. Mais il est aussi maintenant nu, dans la tenue de l’esclave. Jésus est bien Roi et serviteur. Nous levons maintenant les yeux vers lui comme on levait les yeux vers le serpent d’airain. C’est de la Croix que vient le salut. Les soldats ne se rendent compte de rien. Alors que l'instant est solennel. C'est le moment le plus important de l’Histoire de l’Humanité. C’est l’heure du Salut. Les soldats, eux, jouent aux dés, les dépouilles de Jésus, misérables bouts de tissus ensanglantés. Alors que le sort de l'humanité est en jeu, que la vie éternelle va être obtenue, ils cherchent à gagner quelques linges dérisoires.

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ONZIÈME STATION

Jésus et le bon larron

Évangile selon saint Luc. 23,39-43

L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait: « N’es-tu pas le Messie ? Sauve- toi toi-même, et nous avec ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après de ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il lui disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. » Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare, aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

Jésus est sur son trône avec à sa droite et à sa gauche ceux pour qui, les places ont été retenues. Le Tentateur est de retour. C’est son heure. Il était déjà présent à Gethsémani. Le voilà à nouveau. Cette fois, il passe par le condamné qui lui dit « sauve toi ! » Pourtant la victoire de Jésus est déjà présente, à travers l’autre condamné quand le Christ lui dit : « Tu seras en paradis ». La porte est ouverte. La victoire de Jésus sur la mort est déjà là. Le Tentateur vient de livrer son dernier combat et il l'a perdu. Jésus est victorieux même s'il agonise. Il est reconnu comme roi. Son règne a commencé sur la Croix. Le calvaire est la salle du trône du Christ.

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DOUZIÈME STATION

Jésus, sa Mère et Jean

Évangile selon saint Jean. 19,26-27

Jésus, voyant sa mère, et près d’elle le disciple qu’il aimait, dit à sa mère : « Femme, voici ton fils. » Puis il dit au disciple : « Voici ta mère. » Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui.

Dans cette scène s'expriment tout l'amour, toute la tendresse du Christ. Jésus se préoccupe du destin de sa mère, il la confie à Saint Jean. Toute la délicatesse de Jésus apparaît à ce moment. Cette scène nous montre également l’enracinement de Jésus, dans l’humanité. Il se soucie de l’avenir matériel de sa mère, veuve, sans autre enfant. Jésus donne aussi sa mère, à Jean, le disciple qu’il aimait. À travers lui il donne à chacun de nous, Marie, comme mère. Avec sollicitude, elle veille sur chacun d’entre nous. Marie, présente au pied de la croix, est aussi aux côtés de Jésus, dans la gloire. Aussi, elle intercède pour nous, de manière efficace, dans la gloire divine. Jésus est toujours sur son trône mais il y a deux personnes nouvelles à droite et à gauche, deux familiers, deux proches. La Vierge Marie, conçue sans péché et Jean, celui que Jésus aime. Ils ont pris la place des deux larrons. Pour entrer dans la gloire et siéger à la droite et à la gauche de Jésus, de larrons que nous sommes, il nous faut devenir sans péché comme la Vierge Marie ce qui nécessite une transformation qui ne peut être opérée que par Dieu et il nous faut aimer et être aimé, comme Jean.

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TREIZIÈME STATION

Jésus mourant sur la Croix

Évangile selon saint Marc. 15,34.36-37

Et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : « Éloï, Éloï, lama sabactani ? », ce qui veut dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » L’un d’eux courut tremper une éponge dans une boisson vinaigrée, il la mit au bout d’un roseau, et il lui donnait à boire en disant : « Attendez ! Nous verrons bien si Élie vient le descendre de là ! »Mais Jésus, poussant un grand cri, expira.

Le monde bascule à ce moment à cet instant précis. Le rideau du Temple se déchire. Il y a des tremblements de terre. Le ciel s’est obscurcit. L’Ancienne Alliance est rompue. Le Temple est ébranlé et va être détruit. La mort de Jésus concerne tout l’univers et l’humanité. Le cours de l’Histoire est changé. Une dernière fois à travers « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as tu abandonné ? » le Tentateur se manifeste. Mais la présence des cataclysmes montre sa défaite. Jésus dit sa soif. À travers sa plainte, c’est toute sa souffrance qui s’exprime, souffrance physique mais aussi morale. Jésus a soif de notre salut. Il a soif de nous voir dans la gloire. Sa mort est notre passage vers une autre vie. C’est une nouvelle naissance. du sabbat commencent à briller. Dans les douleurs de la Passion, Jésus nous enfante à la vie éternelle. Quelle disparité avec les réactions des témoins qui ne comprennent rien à ce qui se passe ! Adorons tant d’amour manifesté par tant de souffrance ! Contemplons l’ampleur du salut qui vient de s’accomplir à travers (ce dernier souffle rendu au Père.

La_Pierre_est_roulee

QUATORZIÈME STATION

Jésus mis au tombeau

Évangile selon saint Marc. 15,46

Joseph d’Arimathie acheta un linceul, il descendit Jésus de la croix, l’enveloppa dans le linceul et le déposa dans un sépulcre qui était creusé dans le roc. Puis il roula une pierre contre l’entrée du tombeau.

Après l’hostilité des soldats et les moque ries de la foule, les amis de Jésus se rassemblent autour de Marie. C’est l’Église qui est entrain de naître et qui, timidement, se réunit autour de Marie, pour rendre un dernier hommage à son Seigneur. Avec beaucoup de soins, son corps précieux est descendu de la croix. Avec Joseph d’Arimathie, la Vierge Marie, saint Jean et les autres, contemplons le corps souffrant de Jésus. Son corps, garde mémoire de chacun des outrages de la Passion. Son corps, garde mémoire de tant d’amour pour nous. Les plaies de Jésus sont les signes de l’amour infini qu'il nous donne. Ressuscité, ce sont ses plaies qui le feront reconnaître. Maintenant avec Marie, Nicodème et les saintes femmes, essayons de réparer les outrages. En accomplissant les soins mortuaires, ils veulent compenser toute la haine qui s’est déversée sur le corps de Jésus. Par leur amour, ils veulent réparer la haine. L’amour prend, alors, le pas sur la haine. Les lumières du sabbat commencent à briller. Elles annoncent la victoire sur la mort. Le sabbat va être le grand repos, comme toujours, mais au matin de Pâques, le monde va être recréé. Le Christ va sortir victorieux de son tombeau. Aussi ce tombeau où Jésus est déposé, est il également le signe de notre espérance. Maintenant avec Marie, contemplons les plaies de Jésus. Ce sont elles qui permettent à Thomas de reconnaître son Seigneur et son Dieu. Avec Jésus suivons ce chemin de Croix : il mène à la Résurrection.

Extrait de France Catholique n°3154, du 27 février 2009

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