31 octobre 2016

Mois des Âmes du Purgatoire

Mois des Âmes du Purgatoire

775_001

Les voix du Purgatoire

Petit mois des morts à l'usage des fidèles

Par un tertiaire de Saint François

 

« Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous au moins qui êtes mes amis »

 

Permis d'imprimer

Montréal, 20 octobre 1890

L. D. A. Maréchal, V.G.

 

Aux âmes compatissantes

 

Que dirai-je pour toucher vos cœurs ? Venez avec moi dans ce lieu terrible où nos parents, nos frères, nos amis expient si cruellement leurs fautes sous le fouet de la terrible justice de Dieu. Voyez-les enveloppés de flammes, tristes et gémissants. Leurs plaintes déchirantes feraient sécher de frayeur toute créature humaine qui les entendrait. Mais à travers tant d'horreurs et de souffrances, ces pauvres âmes n'ont pas perdu l'espérance.

Hélas ! Pauvre âme, offrez donc vos douleurs à Dieu. Il est si bon qu'il vous pardonnera. Nous ne pouvons rien pour nous, s'écrie-t-elle ; mais vous, mon époux, mon frère, mon ami, vous pouvez beaucoup ; la moindre prière, la moindre bonne œuvre faite pour nous, nous apporte un grand soulagement dans nos peines, ah ! ayez pitié de nous. Au Ciel nous prierons pour vous, et un jour, alors que vous-même souffrirez dans cet horrible lieu, à notre tour nous vous soulagerons ; ne restez pas insensible à nos souffrances. Nous aimons tant Dieu, nous brûlons d'un si grand désir d'être unis à Lui ; vous qui l'aimez aussi, par amour pour Lui, soulagez-nous.

C'est pour vous, chrétiens au cœur sensible, que nous avons préparé ce mois des morts. Faites-le. bien, et il suffira pour soulager considérablement ces saintes âmes. N'oubliez pas qu'au moyen des Sacrements, de la sainte messe, des prières, des bonnes œuvres et des indulgences vous pouvez non seulement soulager, mais délivrer les âmes du purgatoire : et qu'en faisant cela, vous faites l'œuvre la plus agréable à Dieu, et vous abrégez les jours de votre propre purgatoire.

 

mediafile-3GZomYT3Aio-1

Prière pour tous les défunts

A réciter chaque jour

 

Dieu tout-puissant, en présence des terribles rigueurs de votre justice, nous nous humilions. Oui, chaque coup que vous frappez est bien mérité ; nous avons tous péché contre vous, et les flammes du Purgatoire sont bien peu de chose pour compenser l'injure que nous vous avons faite. Mais, Seigneur, dans votre divin Cœur, il y a un océan de miséricorde. Nous nous jetons à vos genoux, et nous vous présentons les souffrances et la mort de notre Sauveur crucifié, votre Fils ; l'amour et les douleurs de Marie, sa mère et la nôtre ; la sainteté, les pénitences de tous les saints du ciel, et, en particulier, de saint Joseph, de sainte Anne et de saint François d'Assise, ainsi que les prières, les sacrifices et les souffrances de toute l'Eglise militante ; nous vous conjurons d'avoir pitié des pauvres âmes du purgatoire ; délivrez-les toutes de leurs peines, du moins allégez leurs souffrances, et qu'au plus tôt elles s'élèvent au ciel pour chanter vos louanges et prier pour nous, pauvres pécheurs, sur la terre. Ainsi soit-il.

 

De Profundis

 

Du fond de l'abîme j'ai crié vers vous, Seigneur :

Seigneur, écoutez ma voix.

Que vos oreilles soient attentives à la voix de ma prière.

Si vous exigez, Seigneur, un compte sévère de nos iniquités,

qui pourra Seigneur, subsister devant vous ?

Vous aimez à pardonner ; aussi, à cause de votre loi,

j'ai attendu, Seigneur, votre secours.

Mon âme l'a attendu sur votre parole,

mon âme a espéré dans le Seigneur.

Depuis le matin jusqu'au soir,

qu'Israël espère dans le Seigneur.

Car dans le Seigneur est la miséricorde

et une abondante Rédemption.

Et il rachètera Israël de toutes ses iniquités,

 

V, Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.

R. Et que la lumière éternelle luise sur eux.

 

V, Seigneur, exaucez ma prière.

R. Et que mes cris s'élèvent jusqu'à vous.

 

Prions

 

O Dieu, Créateur et Rédempteur de tous les fidèles, accordez aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes la rémission de tous leur péchés ; afin par que nos très humbles supplications, elles obtiennent le pardon qu'elles ont toujours désiré. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Seigneur, nous vous en supplions : secourez vos serviteurs, que vous avez rachetés par votre précieux sang.

 

V. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.

R. Et que la lumière éternelle luise sur eux.

V. Qu'ils reposent en paix. t

R. Ainsi soit-il.

 

5 Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père.

 

Offrande à faire tous les jours

 

Je Vous offre, ô mon Dieu, tout ce que j'ai fait ou ferai et tout ce que j'ai obtenu ou obtiendrais, aujourd'hui de mérites devant Vous, pour le soulagement des âmes du purgatoire, particulièrement aux intentions de ce jour.

 

Acte héroïque

 

Commençons ce mois en faisant ou en renouvelant l'Acte héroïque :

O Marie, Mère de miséricorde, je mets entre vos mains, en faveur des saintes âmes du Purgatoire, l'entier abandon de mes œuvres satisfactoires pendant ma vie et des suffrages qui me seront appliqués après ma mort, ne me réservant que la compassion du Cœur de Jésus et la vôtre. Ainsi soit-il.

 

Premier jour

Prions pour nos pères et nos mères défunts

 

Voix du Purgatoire – Vous ne saviez, sur la terre, comment nous témoigner votre amour ; c'est maintenant qu'il faut prouver que vous n êtes pas des ingrats. Nous souffrons pour vous. Ce fut l'objet de notre tendresse, ce fut la crainte de vous contrarier qui fit notre malheur. Aujourd'hui nous brûlons... ayez pitié de de nous... !!!

 

Prière

 

Seigneur, qui nous avez fait un commandement d'honorer nos pères et mères et de les aimer : laissez vous toucher par nos prières. Le cœur rempli de tristesse à la pensée des souffrances qu'ils peuvent endurer au Purgatoire, nous vous supplions de les délivrer de leurs peines. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Deuxième jour

Prions pour nos parents

 

Voix du Purgatoire — Nous avez-vous donc oubliés, vous auxquels des liens étroits nous unissaient sur la terre ? Vous, mon époux, mon épouse bien-aimés ; mon frère, ma sœur chéris ; vous les membres de notre famille, liés à nous par la nature. Nous avons reçu tant de marques de votre bonté que c'est avec confiance que nous crions vers vous : allégez nos souffrances. Vous pouvez nous soulager par vos prières et vos bonnes œuvres : N'oubliez pas ceux que vous aimiez autrefois...

 

Prière

 

Oubliez, ô mon Dieu, les offenses de nos parents défunts. Souvenez-vous des prières que nous avons fait monter ensemble, de cette vallée de misères, vers votre trône au ciel ; et, touché de leurs larmes et de nos supplications, que votre divine miséricorde leur vienne en aide et leur accorde le repos éternel. Ainsi soit- il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Troisième jour

Prions pour nos enfants nos élèves et nos protégés

 

Voix du Purgatoire — Ah ! que nous souffrons pour ne pas avoir suivi les conseils de nos parents, de nos maîtres et de nos bienfaiteurs. Il était si facile d'éviter ces routes pour lesquelles nous sommes maintenant au milieu des flammes. Souvenez-vous de nous, vous qui prîtes soin de notre jeunesse et de notre éducation. Continuez toujours vos charitables soins, et que vos prières nous soient un nouveau gage de votre amour.

 

Prière

 

Ayez pitié. Dieu de miséricorde, de nos élèves et de nos protégés décédés, qui souffrent pour expier les fautes de leur vie. Hélas ! peut-être avons-nous failli à nos devoirs envers eux, et sommes-nous la cause de leurs souffrances. Pardonnez-leur et recevez-les dans votre paradis. Ne refusez pas cette grâce à ceux auxquels vous avez confié ces chères âmes ici-bas, c'est la récompense que nous vous demandons pour nos peines et nos labeurs. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Quatrième jour

Prions pour nos amis

 

Voix du Purgatoire — Amis, nous avons autrefois partagé les mêmes plaisirs ; nous avons offensé ce Dieu juste qui aujourd'hui se venge sur nous. Ah ! Il est temps encore pour vous, faites pénitence. Rachetez nos fautes communes. Ici l'on souffre sans mérite. Pitié chers amis, laissez-vous toucher de compassion au souvenir de notre ancienne amitié.

 

Prière

 

Âmes saintes de mes amis, nous implorons pour vous le Dieu des miséricorde : Que sa justice se laisse fléchir par nos accents douloureux et contrits. Nous sommes bien coupables d'avoir offensé un Dieu si bon ; mais le cœur plein de repentir, bien décidés de ne plus vous déplaire à l'avenir, nous crions vers vous, Seigneur : ayez pitié de nos amis qui souffrent dans le purgatoire, et remettez-leur la peine due à leurs fautes. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Cinquième jour

Prions pour les papes, les évêques et les prêtres

 

Voix du Purgatoire — Nous avons consacré notre vie au service des autels, n'est-ce pas vous qui en retiriez le plus grand bénéfice ? Qui vous a baptisé ? Qui vous a transmis le pardon de vos fautes ? Qui vous a distribué le Dieu d'amour à la sainte Table ?.... Nous avons failli quelquefois à nos saints devoirs ! Oh ! Âmes fidèles, priez pour nous en reconnaissance des bons services que vous avez reçus de nous ou de nos successeurs.

 

Prière

 

Mon Sauveur Jésus, qui avez créé, conformé et sanctifié la hiérarchie ecclésiastique dans votre Eglise. Vous, qui êtes le chef et le Père des papes, des évêques et des prêtres catholiques. Vous, qui connaissez le zèle, l'amour qui les a toujours guidés dans votre service sur la terre. Pardonnez-leur les fautes que la fragilité humaine leur a fait commettre : Daignez satisfaire sans délai le désir ardent qu'ils ont vous voir et de vous bénir éternellement dans le ciel. Ainsi soit il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Sixième jour

Prions pour les religieux et les religieuses

 

Voix du Purgatoire — Dieu nous avait donné plus qu'aux autres, c'est pourquoi nous sommes plus cruellement tourmentées : on nous croit au ciel, et l'on ne prie pas pour nous. Secourez-nous, âmes chrétiennes, toute notre vie a été employée à prier pour vous, à instruire vos enfants, à soigner vos malades. Maintenant c'est à votre tour de nous être utile. Nous soufrons d'affreux tourments, n'endurcissez pas vos cœurs.

 

Prière

 

O Sainte Trinité, vous aimez les âmes parfaites, voyez donc combien vos plus chers amis sont affligés dans la prison où le feu où votre Justice les a plongés. La plus grande souffrance est de ne pouvoir vous aimer et vous glorifier d'avantage dans le ciel. Daignez donc, en ce moment même, les introduire en votre présence, les combler de joie et de félicités. Ainsi soit il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Septième jour

Prions pour nos bienfaiteurs

 

Voix du Purgatoire — Vous rappelez-vous les bienfaits dont nous vous avons été comblés ? Vous nous devez la vie, la santé, l'éducation, vos biens, votre conversion, votre persévérance. Et pendant que vous jouissez de tout avec tranquillité et indifférence, nous souffrons ! Écoutez donc nos accents plaintifs ; secourez- nous, priez pour nous, nous vous demandons peu, mais ce peu, ne fut-ce qu'une prière, qu'un jeûne, faites-le bien en reconnaissance de ce que nous avons fait pour vous.

 

Prière

 

Seigneur, qui avez placé la reconnaissance parmi les vertus que vous honorez, nous venons à vos pieds vous supplier de pardonner à nos bienfaiteurs, et de leur faire la remise du temps qu'ils ont encore à souffrir avant d'être admis au nombre des bienheureux. Veuillez ne pas refuser cette grâce à nos prières, afin que ces saintes âmes puissent nous continuer dans le ciel protection qu'ils nous ont accordée sur la terre. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

803_001

Téléchargez les méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

 

Pour recevoir chaque semaine du mois de novembre les méditations du Mois des Âmes du Purgatoire,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes


21 septembre 2016

Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

ou

Le Précieux Sang et le Saints

 

« La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination ». (Saint Alphonse de Liguori)

 

01

Vingt-deuxième jour

Quis ut Deus ?

 

Le mot Michel (Mi-cha-el) signifie « Qui est comme Dieu ? » C'est le nom que l'Ange de la Victoire conquit au jour de son grand triomphe sur Lucifer.

Depuis ce jour glorieux, nommer, invoquer saint Michel avec confiance, c'est ou se prémunir contre une défaite, ou triompher soi-même de Satan et de ses légions, puisque ce Prince de la milice céleste n'a plus à diriger son invincible armée que vers les champs de bataille où l'homme lutte contre les esprits infernaux.

Oh ! Qu'il aime à venir à notre secours, dès le premier appel de notre âme, cet Adorateur de la sainte Humanité de Jésus et de son Sang précieux, ce Sujet fidèle de la Vierge-Mère, cet Ami de l'homme racheté par le Sang même qui l'a préservé du mal.

Adorateurs du Précieux Sang, les armes de saint Michel, son bouclier impénétrable, son armée toujours victorieuse, lui-même est à notre service. Appelons-le à notre aide aussi souvent que nous en avons besoin pour protéger en nous les intérêts de Jésus et de Marie, et il se hâtera d'accourir pour nous faire entendre d'une manière efficace son « Quis ut Deus ? »

Jeunes enfants, vous toutes, âmes privilégiées, qui ressemblez encore à l'Ange par le parfum d'innocence que vous exhalez, placez- vous aujourd'hui même, sous la protection de saint Michel, afin qu'il vous en revête comme d'une cuirasse impénétrable, et dites-lui :

« Saint Michel Archange, protégez-moi contre les ruses et les séductions de Satan. Je vous consacre toutes les avenues de mon âme, cette âme elle-même et toutes ses puissances. Protégez si bien les parties faibles de ma pauvre nature que toutes les luttes qu'elle aura à soutenir se changent en autant de victoires, à l'éternelle gloire du Sang très précieux de Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

 

10-SR74552

Vingt-troisième jour

Saint Michel et les vaincus de Satan

 

Mais, hélas ! Ce n'est pas seulement la troisième partie des hommes qui sont vaincus par les démons et laissés comme morts sur le champ de bataille spirituel ; plus que les trois quarts de l'humanité ne parviennent à leurs destinées éternelles qu'après avoir reblanchi leur robe dans le bain du Sang divin.

Saint Michel est trop ami de l'homme à cause de l'Homme-Dieu, trop ami du Sang précieux à raison de la grâce de préservation qu'il en a reçue, pour ne point s'efforcer de ressusciter la vie spirituelle dans lame du pécheur. Nous aider à recouvrer la grâce sanctifiante, quand nous avons eu le malheur de la perdre, constitue donc une des plus importantes missions du saint Archange. Il est l'Ange du Pardon.

Matin et soir, en disant le Confiteor, nous nous confessons « à Dieu, à la bienheureuse Vierge Marie et à saint Michel Archange d'avoir péché, grandement péché » ; matin et soir, nous conjurons « la bienheureuse Vierge Marie et saint Michel Archange de prier pour nous le Seigneur notre Dieu », parce que nous avons péché, grandement péché. Que cette accusation et cette supplication ne soient pas routinières sur nos lèvres ; disons-les de tout cœur, avec l'intention d'obtenir la contrition de nos péchés, la grâce de les confesser sincèrement, d'en recevoir le pardon, de ne les plus commettre et d'en faire pénitence. Si nous ne sommes pas de ces âmes qui ne font usage des pratiques de piété que pour pécher plus facilement, à l'aide de la présomption, saint Michel rendra efficace notre bonne volonté, notre désir sincère de rentrer en grâce avec notre Dieu rédempteur : il blanchira, dans le Sang de l'Agneau, notre vêtement spirituel, fût-il plus rouge que l'écarlate.

O glorieux Archange, j'ai péché, mille fois péché, et, en péchant, j'ai méprisé les souffrances et le Sang de mon Jésus, victime d'expiation et de réparation. S'il ne me convertit, s'il ne me pardonne, j'habiterai éternellement en la compagnie et sous les pieds des démons. Je vous en conjure, ô saint Michel, aidez-moi à me retirer de cet abîme de misère ; priez pour moi, et obtenez que mon âme resplendisse encore de l'éclat de la grâce ici bas ; faites qu'elle la conserve jusqu'à la mort, afin que, sortant de cette vie revêtue du Sang rédempteur, elle puisse aller le glorifier éternellement au ciel. Ainsi soit-il.

 

270

 Vingt-quatrième jour

Saint Michel, notre Secours universel

 

Pantaléon assure que saint Michel nous délivre des dangers, et même des nécessités temporelles, lorsque nous l'invoquons avec confiance. Citons deux faits à l'appui de cette assertion : l'un est ancien et l'autre récent.

Sozomène raconte la guérison suivante. Un de ses amis souffrait d'une maladie qui finit par lui rendre impossible la digestion de tout aliment, même de tout médicament. Le médecin ayant perdu tout espoir de guérir son malade, Aquilin se fit porter dans une église consacrée à saint Michel, « afin d'y guérir ou d'y mourir ». Pendant la nuit, le saint Archange lui apparut et lui dit : « Faites-vous faire une potion composée de miel, de vin et de poivre et assaisonnez-en quelques aliments légers que vous prendrez ; ce remède vous rendra votre santé première ». Le médecin, consulté, jugea que, de soi, cette potion ne pouvait qu'être funeste au malade : celui-ci en usa néanmoins et fut guéri.

Le fait suivant a été publié dans les pieuses Annales du Mont-Saint Michel : « Ma mère allant à l'église par un sentier détourné, passait au bord d'une vigne en côtoyant un ruisseau profond. A moitié chemin, la tête lui tourne, elle perd l'équilibre et se sent tomber. Soudain, il lui semble être soulevée par les bras , et elle est transportée dans la vigne. Elle en a été tout effrayée. Moi, j'ai cru reconnaître là un trait de protection de saint Michel puisque ma mère dit tous les jours son chapelet ; mais, pour savoir s'il y avait eu réellement intervention surnaturelle, je fis cette prière : « Saint Archange, si c'est vous, il me faut une autre grâce : une personne nous doit de l'argent ; si, dans trois jours, la somme nous est remise par votre intercession, je croirai que c'est vous qui avez ainsi préservé ma mère dans cet imminent danger ». Le lendemain du jour où j'avais ainsi prié saint Michel, on me remit l'argent dont nous avions si grand besoin ».

Bon saint Michel, protégez-nous en tous temps, en tous lieux et en toutes circonstances. Soyez le médecin de nos corps et de nos âmes ; assistez-nous en toutes sortes de nécessités ; gardez-nous de tout accident et surtout du péril d'offenser Dieu : nous vous en conjurons par les mérites du très précieux Sang de Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

 

 

3

Vingt-cinquième jour

Saint Michel nous aide à obéir à Dieu

 

Saint Michel, d'après Pantaléon, aide ses fidèles serviteurs à faire la volonté de Dieu. Jeunes gens, jeunes personnes qui êtes indécis, perplexes, embarrassés sur la voie qu'il vous faut prendre pour entrer dans les desseins de Dieu sur vous, recourez à saint Michel, l'Ange de l'Obéissance, et il vous enseignera le sentier de la soumission à la volonté divine.

Vierges, qui aspirez à donner à Dieu la première sève de votre jeunesse, la fleur de vos sentiments, votre être tout entier, et qui ne pouvez réaliser vos désirs de solitude, de vie cachée, de tête à tête, de cœur à cœur avec Jésus, recourez à saint Michel, et il écartera les obstacles qui entravent l'accomplissement de la volonté de Dieu sur vous ; il comblera vos saintes aspirations en vous conduisant au sentier de la perfection.

Aspirants au Sacerdoce et à l'Etat religieux, qui hésitez entre le monde et le sanctuaire, entre la bure et la soie ; vous qui craignez d'être téméraires en choisissant le calice du Sang divin, le calice de la souffrance pour votre partage dans la vie, recourez à Saint Michel, et il vous dira le secret de la volonté de Dieu sur vous.

Pauvres affligés que l'épreuve accable, que le pressoir de la douleur écrase, qui versez des larmes que l'Ange de la Résignation ne recueille pas, parce que votre agonie est sans Fiat, pauvres affligés, souvenez-vous que saint Michel porte l'étendard de la croix, que cet étendard est rougi du Sang divin, et qu'il suffit d'une goutte de ce Sang pour adoucir votre joug et alléger votre fardeau. Recourez à saint Michel, invoquez-le avec persévérance et il versera sur vos douleurs une telle onction, ou dans votre âme une telle force que l'Ainsi soit-il jaillira insensiblement de vos lèvres, et deviendra comme le baiser, l'Alléluia de votre âme à la volonté du Dieu qui vous crucifie.

Saint Michel Archange, dirigez et maintenez nos pas dans les sentiers de la volonté de Dieu, soit qu'ils mènent dans la plaine ou sur le Calvaire ; car, quoi qu'il m'en coûte, je veux sauver mon âme et glorifier éternellement, avec les Anges et les élus, le Précieux Sang de mon Rédempteur.

 

 

arcangeles3

Vingt-sixième jour

Saint Michel à l'heure de la mort

 

« Michel, mon archange, je vous ai établi prince sur toutes les âmes qui doivent être reçues dans mon royaume ». Ces paroles; que l'Eglise met sur les lèvres de Notre-Seigneur, nous apprennent que saint Michel a aussi pour fonction de nous assister à la mort.

Quelle heure terrible ! Quelle heure épouvantable ! C'est l'heure de la faiblesse de l'homme à qui il ne reste plus qu'un souffle de vie ; c'est l'heure de la puissance des esprits de ténèbres, l'heure où ils s'assemblent en légions pour tourmenter notre âme, afin de lui faire perdre la grâce de la rédemption. Mais saint Michel arrive aussi, avec la multitude de ses Anges, auprès du juste mourant. Là, la lutte s'engage de nouveau entre les deux armées ; mais, comme toujours, Satan est vaincu et repoussé dans le noir abîme.

Pour mériter cette grâce insigne de la protection de saint Michel à l'article de la mort, il faut : 1° être fidèle à Dieu pendant la vie ; 2° ou si la faiblesse en empêche, se hâter, au moins, après une faute, de purifier son âme dans le bain du Sang de Jésus ; 3° honorer le grand Archange et l'invoquer habituellement dans ce but, ne fût-ce que par l'une ou l'autre des deux courtes prières qui suivent :

 

Prière de la Sainte Eglise

 

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au redoutable jugement de Dieu. Ainsi soit-il.

 

Prière de Saint Anselme

 

« Saint Michel, archange de Dieu, gardien du ciel, venez à mon secours au moment de la mort ; soyez ma défense contre l'ennemi malin, et conduisez mon âme dans le paradis de la jubilation éternelle » que Jésus-Christ nous a acquis par l'effusion de tout son Sang. Ainsi, soit-il.

 

 

san_michele_arcangelo

Vingt-septième jour

Saint Michel au Tribunal de Dieu

 

Saint Michel archange ne présente pas seulement les âmes au tribunal de Dieu, il est encore chargé de procéder au pèsement de leurs œuvres. (C'est pourquoi saint Michel est souvent représenté portant une balance). Ce pèsement des œuvres ne signifie pas que ceux qui auront fait un plus grand nombre de bonnes œuvres que de péchés seront sauvés, ni que ceux qui en auront fait un moindre nombre seront damnés ; cela signifie seulement que l'âme qui aura quitté la terre dans la grâce de Dieu aura le bonheur de contempler le Sang Divin dans le plateau de la balance opposé à celui de ses péchés.

Or, c'est Saint Michel, le premier adorateur de la sainte humanité de Jésus et de son Sang précieux, qui remplit l'auguste fonction d'ajouter ce prix de la rédemption aux œuvres des âmes qui sortent de cette vie dans l'amitié de Dieu.

L'âme revêtue de la grâce n'eut-elle à opposer à des iniquités incalculables que le seul acte de contrition qui l'aura sauvée, cet acte de contrition étant une une goutte du Sang de Jésus, c'est à dire un fruit de sa passion et de sa mort, c'en est assez pour que je jugement favorable qu'elle recevra soit un jugement plein d'équité ; son éternelle couronne sera un tissu des miséricordes du Sang rédempteur.

Cette raison n'est-elle point assez puissante pour nous engager à rendre chaque jour, quelque hommage au Sang infiniment précieux dont les mérites, sont destinés à nous couvrir des mérites, si nous savons obtenir qu'ils nous soient appliqués.

Saint Michel Archange, ô vous qui aimez mon âme, et qui la voulez voir éternellement heureuse, je vous en conjure, manifestez-moi votre amour dès cette vie, en m obtenant une grande dévotion envers le Précieux Sang et la douloureuse Passion de mon bien-aimé Rédempteur. Si j'obtiens cette grâce et celle de vous invoquer chaque jour, je suis certain d'entendre une sentence de salut au tribunal du Souverain Juge, et de chanter éternellement la puissance, la miséricorde et la charité du Sang de l'Agneau immolé. Ainsi soit-il.

 

 

arcangeles2

Vingt-huitième jour

Saint Michel après la sentence du Juge

 

Après le jugement, l'âme n'a plus qu'à prendre le chemin de son éternité. Si elle a entendu la sentence de salut qui lui ouvre le ciel sans délai, saint Michel l'y introduit au milieu des concerts de sa triomphante armée. Si l'enfer est son partage, saint Michel la livre à Satan qui la précipite dans le gouffre de feu.

Si l'âme doit séjourner au purgatoire, saint Michel, nous pouvons le conjecturer, l'y conduit en compagnie de l'Ange gardien. Et si cette âme a souvent invoqué saint Michel pendant la vie, si elle l'a fait honorer et aimer, le glorieux archange intercède pour elle et lui obtient une diminution de temps et de peine.

Jacques Massi rapporte qu'un prêtre, célébrant la Messe des morts recommandait quelques âmes d'une manière spéciale, en prononçant ces paroles : « Que le prince des Anges, Saint Michel, les introduise dans la Sainte Lumière » ; et à l'instant même, il vit le saint archange descendre du ciel dans le purgatoire pour les délivrer.

Le même auteur rapporte qu'un moine de Citeaux apparut à un prêtre et lui dit qu'il serait délivré du Purgatoire, si, à la messe, il le recommandait à saint Michel. Le ministre de l'autel se rendit à son désir, et il vit ainsi que d'autres personnes, l'âme de son ami conduit au ciel par le saint Archange.

Remarquons que l'âme du défunt demande qu'on invoque saint Michel pendant la messe. N'est-ce point dire que le glorieux dépositaire des âmes est plus promptement propice à celles qui l'invoquent en lui rappelant les souffrances, le Sang répandu et la mort de notre bien-aimé Rédempteur ?

O saint Michel, qu'elle sera longue mon expiation en l'autre vie, si vous ne m'obtenez, dès celle-ci, cet amour douloureux qui expie toute faute !... Ah ! si je ne suis pas digne d'une grâce aussi insigne, si je dois connaître le feu du purgatoire, je vous en prie, je vous en supplie, je vous en conjure par toutes les plaies de Jésus-Christ, versez abondamment sur mon âme la rosée rafraîchissante du Sang divin, afin que je ne gémisse pas longtemps loin de mon Dieu. Par ce même Sang si généreusement répandu, ayez pitié, ô saint Archange, de toutes les âmes détenues dans ce lieu d'expiation, particulièrement de celles qui m'intéressent davantage. Ainsi soit-il.

 

 

st michel

Vingt-neuvième jour

Fête de Saint Michel Archange

 

La sainte Eglise ayant fait de ce jour la fête principale de Saint Michel, considérons-je aujourd'hui comme son protecteur spécial. Le dragon, dit saint Jean dans son apocalypse, se mit à persécuter la femme. Quelle femme est donc l'objet de cette persécution ? « Voulez-vous la connaître, dit Mgr Gaume ? Prêtez l'oreille à la voix des siècles passés et présents, tous répètent le nom de Marie »

Voici comment le docte abbé Soyer met le texte que nous lui empruntons en rapport avec Saint Michel considéré comme le protecteur de l’Église universelle.

« Marie, dit-il, est la femme immortelle, quarante siècle avant sa naissance, elle vivait dans Eve ; et Satan le savait. Depuis dix-neuf siècle, elle vit dans l’Église et Satan le sait encore.

Marie, en effet, vit dans l'Eglise, sa fille et sa ressemblance. Nous disons sa fille ; car le Sang divin qui a enfanta l'Eglise est le sang de Marie. Nous disons sa ressemblance ; comme Marie, l'Eglise est vierge et mère tout ensemble. Vierge, jamais l'erreur ne l'a souillée ; mère, elle enfante autant de Christs qu'elle enfante de chrétiens. Ainsi la femme, objet de la haine éternelle du Dragon, c'est l'Eglise, ou plutôt Marie vivant dans l'Eglise.

Le défenseur, le protecteur de Marie et de l'Eglise dans laquelle elle vit, est toujours celui qui fit entendre, dans le ciel, ce cri : « Qui est comme Dieu ? »

La sagesse divine a ses vues sur l'Eglise comme elle a eu ses vues sur Marie. L'épée du chef de la milice céleste n'empêche pas toujours l'Eglise de perdre ses possessions matérielles, ou plutôt de se les voir usurpées ; car la victoire de l'Archange, aux époques des spoliations et des persécutions qu'il laisse faire, est dans la défaite elle-même. En effet, la vie de l'Eglise n'est jamais plus vigoureuse et plus forte que quand celui qui la gouverne n'a plus qu'un sceptre brisé, une couronne dérisoire, un palais d'emprunt. D'ailleurs comme Marie, comme le Christ, l’Église doit ensanglanter sa voie à travers les siècles, par la souffrance...

Mais, comme ministre de Jésus-Christ qui a promis l'immortalité à son église, Saint Michel la protège toujours victorieusement contre le mal réel auquel les méchants veulent arriver par leur persécution : jamais elle ne sera détruite ; jamais son action sur la terre ne sera interrompue ; jamais elle ne cessera d'être une, sainte, catholique, apostolique ; jamais elle ne sera atteinte dans ce qui la constitue à proprement parler : sa foi, ses principes, son autorité, son infaillibilité. Dans ces circonstances, le « Qui ut Deus ? » de Saint Michel retentit toujours triomphalement ; et quand la conversion ne fait pas rentrer les oppresseurs de l’Église dans les voies du pardon, la lance de Saint Michel les précipite, au jour de la reddition des comptes, avec les premiers révoltés.

Saint Michel est aussi chargé de protéger les hommes apostoliques qui travaillent à l'extension de la sainte Eglise Un jour, il entre dans la prison de saint Erasme, martyr, et lui dit : « Je suis l'Archange Michel envoyé vers toi pour te mener dans la province de Campanie où tu dois enseigner le peuple ». Il rompt les chaînes du martyr, le sort de sa prison et le transporte au lieu de son apostolat. Une légende ajoute que, pendant sept ans, il fournit à l'apôtre le pain de chaque jour.

O saint Archange, au nom et pour la gloire du Sang de Jésus, secourez l'Eglise et son auguste chef, qui vous fait invoquer quotidiennement par toute la chrétienté, depuis si longtemps déjà ; secourez les hommes apostoliques qui vont annoncer la Bonne Nouvelle aux quatre coins du ciel ; soyez avec eux dans leurs tribulations, dans leurs prisons et à leurs derniers instants, et que le Sang vivificateur qu'ils distribuent aux âmes soit le Sang qui en fasse d'autres Christs sur la terre et au ciel. Ainsi soit-il.

 

 

90636736_o

Trentième jour

Saint Michel à la fin du monde

 

« Aussitôt, dit l'apôtre, que le signal aura été donné par la voix de l'Archange, et par le son de la trompette de Dieu, le Seigneur descendra du ciel et ceux qui seront morts avec Jésus-Christ ressusciteront les premiers ».

Bernardin de Picquigny dit que cet Archange est Saint Michel, et que c'est d'après ses ordres que les esprits angéliques rassembleront... des extrémités du ciel les élus de Dieu. « Alors, dit l'Evangile, le signe du Fils de l'Homme paraîtra dans le ciel ». Quel est ce signe ? La Croix de Jésus-Christ, le porte-étendard des élus ? L'église nous l'apprend : « Sed explicat vidor Crucem Michael, salutis signifier » : c'est-à-dire : « à leur tête l'Archange Saint Michel porte l'étendard de la Croix, emblème de la victoire ». C'est donc saint Michel qui a pour mission de réunir les élus sous ce drapeau du chef des prédestinés.

Si nous voulons que cette croix, que ces plaies nous attirent au jour de la grande victoire ; si nous voulons qu'elles nous glorifient, rendons hommage, pendant la vie, à la Croix du Calvaire aux plaies sanglantes du Rédempteur ; et souvenons-nous qu'il n'y aura, pour suivre Jésus dans sa gloire, que ceux qui l'auront suivi dans ses humiliations et ses souffrances.

Oserions-nous prendre place sous ce royal étendard, le saluer avec confiance, au jour de son triomphe, si pendant la vie, le mystère de la croix nous avait été indifférent. Surtout si nous avions été des ennemis pratiques de la croix de Jésus ?

O saint Archange, la terreur me saisit quand je réfléchis à cette sortie du tombeau, à ce voyage vers le lieu du jugement, à cette apparition de la Croix du Christ dans les nues... En quel état ressusciterai-je ?.. Sera-ce comme les amis du Crucifié ? Ah ! je vous en prie et je veux vous en prier tous les jours de ma vie, fortifiez-moi, ô saint Archange, dans mes combats contre la croix, afin qu'elle remporte sans cesse de nouvelles victoires sur ma nature, et qu'après avoir ainsi triomphé de moi ici-bas, elle me fasse participer aux joies de l'éternel triomphe. Ainsi soit il.

 

 

21600BU

Prière pour choisir saint Michel Archange comme protecteur spécial

 

O grand Prince du ciel, gardien très fidèle de l’Église, Saint Michel Archange, moi N, quoique très indigne de paraître devant vous, confiant néanmoins dans votre spéciale bonté, touché de l'excellence de vos privilèges et de la multitude de vos bienfaits, je me présente à vous, accompagné de mon Ange gardien et, en présence de tous les Anges du ciel que je prends a témoin de ma dévotion envers vous, je vous choisis aujourd'hui pour mon protecteur et mon avocat particulier et je me propose fermement de vous honorer toujours et de vous faire honorer de tout mon pouvoir. Assistez-moi pendant toute ma vie, afin que jamais je n'offense les yeux très purs de Dieu, ni en œuvres, ni en paroles ni en pensées. Défendez moi contre toutes les tentations du démon, spécialement pour la foi et la pureté ; et à l'heure de ma mort, obtenez la paix à mon âme et introduisez-la dans l'éternelle patrie. Ainsi soit-il.

Grand saint Michel et vous tous, ô saints Protégez-nous dans les dangers présent : les ennemis de vos saintes phalanges nous font la guerre en tous lieux, en tous temps : luttez pour nous, Anges de la victoire, et que le Sang qui vous rendit vainqueurs un jour, au ciel, nous couronne de gloire, et nous unisse à vos célestes chœurs.

 

Épilogue

 

Les exercices de ce Mois ressemblent à ceux de la vie : ils fatiguent. Pourquoi ? Parce qu'il ne s'y rencontre un pas seul jour de parfait repos. L'Ange et l'âme reparaissent invariablement les armes à la mains, revêtus du casque de guerre, de l'armure et du bouclier... Est-ce que ce Mois n'eut pas plu d'avantage si l'Ange et l'âme eussent été montrés sous des vêtements plus diaphanes ? Oui, sans doute. Mais la lutte étant de tous les instants, il a fallu sonner le clairon, se remettre sous les armes tous les jours, afin de rappeler à l'homme que l'heure du repos ne sonnera pas avant le jour éternel : et qu'il importe, pour réunir l'Ange et l'âme dans le triomphe des cieux, qu'ils soient toujours militants l'un près de l'autre sur le champ de bataille de la terre.

 

 

Extrait du « Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges », publié en 1893 par le Monastère du Précieux Sang, à Saint Hyacinthe (Canada)

 

 

Téléchargez les méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

 

Fin du Mois de Saint Michel et des Saints Anges

 

djxuc7hQ4KKrYTBq_0dEVCEbg7E

Téléchargez l'intégralité du Mois de St Michel (pdf) en cliquant ici

 

Prochain mois de dévotion: Mois des âmes du Purgatoire, rendez-vous le 31 octobre

 

 

Pour recevoir chaque semaine les méditations du Mois des âmes du Purgatoire par mail,

Abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

14 septembre 2016

Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges

ou

Le Précieux Sang et le Saints

 

« La dévotion à saint Michel est un signe de prédestination ». (Saint Alphonse de Liguori)

 

21600BG

Quinzième jour

L'action des démons ici-bas

 

L'action des démons dans l'univers et sur l'homme serait à peu près sans borne, si elle n'était restreinte et dirigée par Dieu. Ainsi, d'après le Rituel et le Pontifical, ils peuvent corrompre l'air, l'eau, répandre la peste, soulever des tempêtes, envoyer des ouragans, des grêles, des foudres, en un mot déchaîner tous les éléments. Ils peuvent attaquer l'homme dans son corps, Se présenter à lui sous forme de spectres et de fantômes : souvent même ils se donnent pour les âmes des morts. Ils peuvent encore communiquer à l'homme leur vertu malfaisante, s'emparer de lui, habiter en lui, infester sa demeure, la hanter et la lui rendre dangereuse. Enfin, ils peuvent le harceler d'une manière terrible à l'heure de la mort, et disputer à son âme, au sortir du corps, le passage à la bienheureuse éternité. Quelle puissance ! Comme elle est propre à nous jeter dans l'épouvante !

L'éclair brille, la foudre éclate... C'est peut-être Satan qui déchire la nue pour atteindre une âme en péché mortel avant qu'elle n'ait le temps de se repentir... Pauvre âme, tremblez... et priez les saints Anges de vous secourir en offrant, en votre faveur, le Sang du Dieu bon qui n'acheva pas le roseau à demi brisé et qui n'éteignit pas la mèche encore fumante ; puis, hâtez-vous de vous blanchir dans l'Onde régénératrice de la pénitence.

Deux cavaliers bien coupables chevauchaient l'un près de l'autre, en un jour d'orage. Tout à coup, une voix formidable, criant : « Frappe ! Frappe ! » se fait entendre. Au même instant la foudre éclate, abat l'un des cavaliers et l'étend sans vie sur le sol. Terrifié, à ce spectacle, l'autre cavalier lance son cheval vers les premières habitations. Il allait les atteindre quand, tout à coup, la même voix terrifiante retentit : « Frappe ! Frappe ! » « Non, non », reprend une voix majestueuse, paraissant sortir de la nue, « épargne celui-là, car, ce matin, il a entendu ces paroles : « Et Verbum caro factun. est ». N'était-ce point la voix de saint Michel couvrant de sa protection l'adorateur du Précieux Sang ?... Ah ! De combien de malheurs nous préserve 'audition de la sainte messe à laquelle les saints Anges assistent par légions !

Comme tous ne peuvent l'entendre chaque jour, la pratique suivante pourrait peut être y suppléer, surtout si, d'esprit et de cœur, l'on s'unit à toutes les messes qui se célèbrent dans l'univers entier.

Un religieux Passionniste de Rome, le P. Fr.-J. Barthélemy, eut, un jour, en célébrant la sainte messe, la révélation que de grands maux allaient fondre sur le monde, et que, quiconque réciterait, avec piété, la prière suivante en serait préservé.

« Ô Jésus, divin Rédempteur, soyez-nous miséricordieux ; miséricorde pour nous et pour le monde entier ! Ainsi soit-il.

Dieu saint. Dieu fort, Dieu immortel, ayez pitié de nous et de tout le monde. Ainsi soit-il.

Grâce et miséricorde ! Miséricorde, mon Jésus ! Pendant les dangers présents, couvrez-nous de votre Sang précieux.

Père éternel, faites-nous miséricorde, au nom du Sang de votre Fils unique ; faites-nous miséricorde, nous vous en conjurons. Ainsi soit-il ».

 

21600BC

Seizième jour

Les Tentations du Démon

 

Mais c'est surtout sur nos âmes que Satan et ses légions exercent leur action malfaisante. Perdre l'homme pour l'éternité ; rendre stérile le Sang répandu avec une telle profusion ; anéantir les fruits de la douloureuse Passion de l'Homme-Dieu : voilà ce que veulent obtenir les anges déchus. C'est pourquoi le tentateur rôde sans cesse autour de nous, qu'il épie chacun de nos mouvements ; c'est pourquoi il nous présente la tentation sous ses formes les plus variées, les plus séduisantes, et dans les circonstances les plus dangereuses à notre fragile nature.

Puisque la vie de notre âme est si continuellement exposée, couvrons-nous du bouclier de la vigilance et armons-nous du glaive de la prière, c'est-à-dire ne nous exposons point à la tentation et protégeons-nous contre elle. Si, malgré ces précautions l'enfer nous attaque, invoquons le Sang divin, la Reine des Anges, Saint Michel, notre Ange Gardien, toute la milice angélique, et nous serons victorieusement défendus.

Rendons-nous familières les deux prières suivantes, que l'Eglise a enrichies d indulgences, et qui sont, à la fois un bouclier et une arme contre les démons :

Saint Michel archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au redoutable jugement de Dieu (100 jours d'indulgences).

Ange de Dieu, qui êtes mon fidèle gardien, et au soin duquel j'ai été confié par la bonté suprême, daignez m'éclairer, me garder, me conduire et me gouverner. Ainsi soit-il. (100 jours d'indulgences).

 

434

Dix-septième jour

Satan n'est pas plus fort que nous

 

Pauvres combattants de la vie, reprenons courage ! Car il est un asile où Satan ne pénètre pas, une citadelle qu'il ne peut prendre malgré nous : c'est notre volonté.

Quelles que soient les séductions de Satan, eussent-elles comme pénétré toutes les fibres de la partie inférieure de notre âme : nous semblât-il même que toutes les pensées, tous les sentiments de l'enfer sont en nous, pourvu que notre volonté les subisse seulement, pourvu qu'elle ne dise pas ; J'accepte tout cela ; je consens à tout cela, notre âme est triomphante et l'enfer est vaincu : car ce qui fait le péché, c'est le consentement et non la tentation.

La victoire sur les démons est toujours possible à l'homme ; car, ainsi que le dit saint Paul, « Dieu ne permettra pas que nous soyons tentés au delà de nos forces », c'est-à-dire des forces que recevra du ciel l'âme qui les demande, car de nous-mêmes nous ne pouvons rien.

C'est vrai, mon Dieu, vous prêterez toujours votre force à l'âme qui lutte pour protéger en elle le Sang de votre Fils ; toujours vous la rendrez triomphante des ennemis qui veulent lui faire fouler aux pieds ce Sang divin. Vous ne mettez qu'une condition à ce secours : c'est qu'on l'implore avec ferveur. Nous vous en conjurons donc, ô mon Dieu, enseignez-nous à prier de cette manière efficace qui vous fait accourir à notre aide à l'heure de la tentation, et nous en rend victorieux.

Et vous, saints Anges, infatigables lutteurs, soldats intrépides de la milice céleste, venez, sous la conduite de saint Michel, votre chef, venez, à l'heure de la lutte, terrasser et mettre en fuite tous nos ennemis spirituels Ainsi soit-il.

 

 

Icône ange-au-sourire A4

Dix-huitième jour

Les Anges des Mères chrétiennes

 

« Le pouvoir des Anges est tel, dit Saint Thomas d'Aquin, que le dernier 'entre eux commande à Lucifer lui-même et s'en fait obéir ». Saint Jean vit descendre du ciel un Ange qui avait la clef «le l'abîme et une longue chaîne à la main. Il prit le dragon et l'enchaîna ; puis, le jeta dans l'abîme, qu'il ferma et scella sur lui.

C'est pourquoi les puissances infernales ne pourront jamais nuire à l'homme qui invoque les saints Anges avec confiance, ceux-ci étant chargés de le protéger et de le défendre. Marie d'Agréda donne sur ce sujet des détails qui intéresseront vivement les mères chrétiennes.

« Dès l'instant, dit-elle, qu'un enfant a été conçu, le Seigneur ordonne aux anges de le garder, ainsi que la mère... De ce moment, les anges ont de grandes disputes avec les démons pour défendre les enfants qu'ils prennent sous leur protection. Les démons allèguent qu'ils ont juridiction sur eux, parce qu'ils sont conçus dans le péché... Les Anges les défendent, mettant en avant que, malgré le péché originel. Dieu les crée afin qu'ils le connaissent, et qu'en vertu de la passion et du Sang de Jésus-Christ, ils puissent mériter la gloire... Si les parents ont reçu le sacrement et la bénédiction de l’Église ; s'ils sont charitables envers les pauvres ; s'ils sont pieux et dévots ; s'ils pratiquent quelques bonnes œuvres, les Ancres se servent de ces vertus et de ces œuvres comme d'armes contre les démons pour défendre ceux qui leur ont été recommandés...

Les démons continuent leur persécution et les Anges leur défense, après la naissance des enfants. C'est alors que le dragon redouble sa fureur contre ceux qui peuvent recevoir le baptême, et qu'il fait tous ses efforts pour l'empêcher... Les saints Anges les gardent avec une sollicitude vigilante, car tous les soins de ceux qui les élèvent ne sauraient prévenir tant de périls qui les environnent dans un âge si tendre... Leurs Anges les défendent quand ils dorment, quand ils se trouvent seuls et en d'autres occasions dans lesquelles un grand nombre d'enfants périraient, si leurs Anges ne les protégeaient.

Quand, parvenus à l'âge de raison, les enfants commencent à pécher, la résistance que font les démons pour empêcher les Anges de les tirer du péché est plus forte. Alors, les Anges mettent en avant les vertus de leurs parents et les bonnes actions des mêmes enfants. N'eussent-ils fait que prononcer le Nom de Jésus ou celui de Marie, lorsqu'on leur apprend à l'articuler, ils l'allèguent pour les défendre ; et s'ils ont d autres dévotions, s'ils savent et récitent les prières chrétiennes, les saints Anges se prévalent de tout cela comme d'armes propres à l'homme pour le défendre du démon ».

Parents chrétiens, pères et mères, aidez vos enfants alors qu'ils ne peuvent s'aider eux-mêmes ; et que votre piété, vos prières, vos bonnes œuvres leur soient une protection contre l'enfer.

O saints Anges, c'est ainsi que vous avez gardé et protégé mon corps et mon âme, dès mon entrée dans la vie Si, du sein de ma mère, je suis passé dans le sein de la sainte Eglise, par l'eau de la régénération baptismale ; si je me suis purifié de mes premières souillures dans le Sang de l'Agneau, c'est à votre protection que je le dois... Merci, saints Anges, de tout ce que vous avez fait pour moi jusqu'à aujourd'hui. Daignez me continuer votre assistance pendant tout le cours de ma vie ; et, lorsque poindra l'aurore de mon dernier jour, accourez par légions, je vous en conjure, afin de veiller sur mes derniers instants, de me rendre victorieux contre tous les assauts de l'enfer et de garder mon âme pour la vie éternelle. Ainsi soit-il.

 

L'enfant et son Ange Gardien

 

L'enfant

 

Aimes-tu Marie,

Mon Ange Gardien ?

Là dans la patrie,

Ne lui dis-tu rien ?

 

As-tu le Rosaire

Pour la saluer?

Dans son sanctuaire,

Vas-tu l'honorer ?

 

Est-ce que tressaille

Pour elle ton cœur ?

As-tu sa médaille

Qui fait mon bonheur ?

 

Est-elle ta mère ?

Es-tu son Enfant ?

N'es- tu pas mon frère,

Toi que j'aime tant ?

 

Fais-tu des guirlandes

Pour son cher autel ?

Que sont tes offrandes

A Marie, au ciel ?

 

Sais-tu le cantique

Où j'apprends ces noms

De Rose mystique,

De Lys des vallons ?

 

L'Ave de louanges

Qu'a dit Gabriel,

Est-il, par les Anges,

Chanté dans le ciel ?

 

Oh ! Dis-moi ces choses

Bel Ange d'amour :

J'offrirai des roses

Pour elle en retour ?

 

L'Ange

 

Ah ! Si je l'aime, Marie !...

Enfant, que demandes-tu ?

Elle est ma Reine chérie,

Pour elle j'ai combattu.

Je suis serviteur fidèle

De cette Vierge plus belle

Que les anges radieux ;

Sa gloire efface ma gloire ;

Elle est un Trône d'Ivoire

Pour le fils du Roi des cieux.

 

Près de ma Reine, ta Mère,

Je suis ton frère en amour ;

Et pour moi, son sanctuaire

C'est tout l'éternel séjour.

Les rosaires angéliques

Ce sont les joyeux cantiques

Chantés sur nos harpes d'or ;

Pour médaille, pour image.

Nous la voyons sans nuage

Dans un céleste décor ?

 

Les fleurs que nos mains recueillent

Pour la Mère du Sauveur,

Enfant, jamais ne s'effeuillent :

Ce sont les vœux de ton cœur.

Elle accepte ces guirlandes,

Et sourit à tes offrandes

Gages d'amour filial.

Elle répète à ses Anges ;

Apprenez-lui mes louanges ;

J'aime son cœur virginal !

 

Exhale encor ta prière,

Tes Ave délicieux ;

Ils se disent sur la terre

Ils se chantent dans les cieux !

L'écho des saintes collines

A ces notes enfantines

Donne un immortel accent ;

Et, comme un lys sur sa branche,

Marie est là qui se penche

Pour écouter ses enfants !

 

13912391_1288208644532112_6734425244548854698_n

Dix-neuvième jour

Neuvaine en l'honneur des saints Anges

Pour la seule gloire de Dieu

 

Demain commence la Neuvaine en l'honneur de saint Michel Archange le chef de la milice céleste. Ce mot Neuvaine, qui est si usité, n'est peut-être pas aussi généralement connu quant à son origine.

Le mot Neuvaine (neuf jours) est né de la dévotion aux Neuf chœurs des Anges, et c'est cette dévotion qui a présidé à l'institution de ces excellentes pratiques de piété répandues parmi les fidèles et reconnues pour être d'une si grande efficacité.

La Neuvaine que nous plaçons ici est fortement recommandée. On pourra la faire en préparation à la fête du saint Ange Gardien. Dans ce cas elle devra commencer le 23 septembre. Les personnes qui n'auraient pas l'intention de faire cette Neuvaine pourront ne réciter, pour ce dix-neuvième jour, que l'une on l'autre des prières qui suivent :

 

Intentions générales de la Neuvaine

 

Contrition pour les péchés passés. Reconnaissance pour les faveurs reçues. De nouvelles grâces à obtenir. Par dessus tout, le règne et la gloire de Dieu.

 

Prière de la Neuvaine

 

9 Pater, 9 Ave, 9 Gloria Patri, en l'honneur des neuf Chœurs des Anges, ou le Chapelet Angélique ou la prière suivante :

Saint Michel, saint Raphaël, saint Gabriel, mon Ange Gardien, vous tous Anges, Archanges, Trônes, Dominations, Principautés, Puissances, Vertus, Chérubins et Séraphins, obtenez-moi de la Sainte Trinité la grâce dont j'ai besoin (spécifiez-la) : je vous en conjure par le Sang, la passion et la mort de Jésus, aux mérites duquel vous devez votre bonheur éternel. Ainsi soit-il.

Marie Immaculée, reine des Anges, priez pour nous qui avons recours à vous. Ainsi soit-il.

Le cinquième jour de la neuvaine, recevez la sainte communion en l'honneur des Puissances.

« J'ai vu, dit le pieux Boudon, des merveilles de grâce obtenues par de telles neuvaines : des personnes délivrées des plus terribles tentations, des machinations de l'enfer ruinées et détruites, etc ».

 

michelafricain

Vingtième jour

Beauté de Saint Michel Archange

 

Au jugement de saint Anselme, « la beauté du dernier des Anges est si éclatante qu'elle est capable d'effacer autant de soleils, s'ils existaient, qu'il y a d'étoiles au firmament « . Quelle est la gloire de l'illustre chef de cette création de lumière ? « Aucune intelligence céleste ne lui est supérieure », dit le même saint Anselme. « Aucune ne l'égale », enseignent saint Basile, saint Alphonse de Liguori, etc. « L'éclat de la beauté et de la puissance de saint Michel serait capable, dit le P. Faber, de nous donner la mort, s'il nous était manifesté dans la chair ». D'après Pantaléon, diacre de l'Eglise de Constantinople, « saint Michel est la plus grande et la plus radieuse étoile de l'ordre angélique ; il occupe le rang le plus distingué parmi ces milliers et myriades d'Anges qui peuplent le fortuné séjour ».

Félicitons saint Michel, et, avec l'abbé Soyer, disons-lui : « Illustre Archange, votre grandeur est sans égalée ! Les limites de votre royaume sont celles du ciel. Vos sujets seront plus nombreux que les étoiles du firmament et que les sables de la mer ; un prophète, qui les a vus, ne parle que de myriades, de légions, de millions et de centaines de millions ; un seul vaut l'armée la plus nombreuse et la plus aguerrie ; sous votre commandement ils ont conquis le ciel où ils jouissent de tous les biens ».

Que je suis heureux de votre gloire, ô illustre Archange ! Avec quel bonheur et quelle gratitude envers Dieu je vous en félicite ! Qu'il m'est doux de savoir que c'est au Précieux Sang que vous devez tous les dons, toutes les prérogatives dont vous jouissez, et qu'avec nous, vous vous écriez sans cesse : « Que Jésus soit à jamais béni et remercié pour nous avoir mérité toute grâce par l'effusion de son Sang précieux ! »

 

san_michele_arcangelo3

Vingt-et-unième jour

Fidélité de Saint Michel

 

Mais il est quelque chose de plus éclatant, de plus éblouissant, de plus sublime encore que cette beauté dont Dieu a revêtu saint Michel : c'est la cause qui la lui a conservée, sa fidélité à Dieu.

Créature de Dieu, saint Michel fut fidèle à son Créateur jusqu'à l'adoration de la volonté divine dans ce qui lui paraissait être un abaissement de sa propre nature. Sujet du Monarque des cieux, il fut fidèle à son Souverain jusqu'à déserter, combattre, ruiner ceux de ses frères rebelles qui ne voulaient s'élever qu'en abaissant l'Homme-Dieu.

Constamment fidèle, le chef des armées de Dieu ne cesse de protéger la fidélité des âmes que Lucifer veut révolter contre son Souverain.

O Saint Archange, qui n'êtes parvenu si près de la divinité qu'en consentant à abaisser votre nature angélique jusqu'à celle de l'homme, je vous en conjure, par le Sang même de l'Homme-Dieu, obtenez-moi de bien comprendre que le sentier de l'humiliation mène directement à la gloire, quand on y marche par un principe de fidélité à Dieu. Daignez préparer vous-même ma couronne, en ne me laissant manquer aucune occasion d'accepter les anéantissements propres à me rendre conforme à l'Homme-Dieu couvert d'opprobres et de confusions. Ainsi soit-il.

  

Extrait du « Nouveau Mois de Saint Michel Archange et des Saints Anges », publié en 1893 par le Monastère du Précieux Sang, à Saint Hyacinthe (Canada)

Seraphim 2 a

Téléchargez les méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

 

Pour recevoir chaque semaine les méditations du Mois de Saint Michel Archange par mail,

Abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

23 juin 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Un Tertiaire Séculier

icône

« Nous avons tout reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

Vingt-quatrième jour

 

Dieu nous distribue ses grâces par les mérites du sang de son Fils. Il nous met, par là même, dans l'occasion d'acquérir des trésors immenses pour l'éternité. Mais il faut avouer que nous faisons chaque jour, par notre négligence, des pertes inconcevables. La plupart de nos actions perdent leur valeur faute d'une droite intention.

Pratique : Offrez vos bonnes œuvres et toutes vos actions au Cœur de Jésus afin qu'elles soient purifiées en passant par ce Cœur infiniment parfait.

Oraison jaculatoire : Ô Cœur de Jésus, embrasez-moi de votre amour !

 

Vingt-cinquième jour

 

Partout où le cœur de Jésus a trouvé des adorateurs, l'image de de Cœur divin a été révérée. En effet, lorsque nous avons un bon ami éloigné de nous, son portrait nous est agréable, sa vue nous fait plaisir :elle excite dans nos cœurs les mêmes affections que produirait la présence de notre ami. De là les sentiments de dévotion que les images du Sacré Cœur de Jésus doivent faire naître dans les âmes qui sont touchées de son amour. Sainte Thérèse disait qu'elle aurait voulu en rencontrer dans tous les lieux où se portait sa vue.

Pratique : Avoir toujours sur soi une médaille du Sacré Cœur de Jésus. Travailler, autant qu'on le pourra, à procurer à cet aimable Cœur un sanctuaire qui lui soit dédié.

Oraison Jaculatoire : Aimé soit partout le Sacré cœur de Jésus !

 

Vingt-sixième jour

 

Trois obstacles principaux nous arrêtent ordinairement dans le chemin de la vraie dévotion au Cœur de Jésus : le premier, c'est la tiédeur. L'âme tiède ne fait que ce qu'elle ne peut omettre, et l'apôtre Saint Jean dit que Jésus-Christ la vomira de sa bouche. Le second obstacle est l'amour propre. Si quelqu'un veut venir après moi, qu'il se renonce soi-même, qu'il porte sa croix et qu'il me suive. Le troisième obstacle, c'est quelque passion favorite qu'on ménage, qu'on ne saurait sacrifier.

Pratique : Si vous désirez obtenir une vraie dévotion au Cœur de Jésus, il est important de vous assurer si vous n'avez pas à surmonter en vous quelqu'un des obstacles que l'on vient de signaler.

Oraison Jaculatoire : Dieu, créez en moi un cœur digne d'être uni au cœur de Jésus !

 

Vingt-septième jour

 

Si vous voulez marcher à grands pas dans la voie de la perfection, et attirer sur vous les bénédictions du cœur de Jésus, embrassez la mortification intérieure et la mortification extérieure : toutes deux sont nécessaires pour arriver à la gloire véritable ; l'une ne peut réellement pas subsister sans l'autre. Mais la plus nécessaire est sans contredit la mortification intérieure, dont personne ne peut se dispenser. C'est cette violence qu'il faut se faire sans cesse pour ravir le royaume des cieux...

Pratique : Joignez à l'examen général de votre conscience, l'examen particulier de chaque jour que vous ferez sur votre défaut dominant ou sur une vertu que vous cherchez à acquérir.

Oraison Jaculatoire : Doux Cœur de Marie, soyez mon salut.

 

Vingt-huitième jour

 

Le premier moyen d'obtenir un ardent amour pour Jésus Christ et une dévotion tendre à son Sacré cœur, c'est la prière. Il y a sujet de s'étonner que les chrétiens ne soient pas, pour ainsi dire, tout puissants, puisqu'ils ont un moyen infaillible d'obtenir tout ce qu'ils désirent. Or, ce moyen ne consiste qu'à demander, et il n'est rien à quoi Jésus-Christ se soit si souvent et si solennellement engagé qu'à exaucer nos prières.

Pratique : Vous ne pouvez rien faire de plus agréable au cœur de Jésus que de vous adresser à lui avec confiance dans tous vos besoins. Surtout, ne manquez pas de lui demander son amour.

Oraison Jaculatoire : Doux cœur de Jésus, soyez mon amour.

 

Vingt-huitième jour

 

La dévotion envers le Sacré Cœur de Jésus est proprement un exercice d'amour. Or il suffit de savoir ce que c'est que de communier, pour concevoir qu'il n'est point de moyen plus sûr pour être Bientôt embrasé d'amour pour Jésus-Christ, que de s'approcher souvent de ce divin sacrement. « Il n'est pas possible, dit le Sage, de porter du feu dans son sein et de n'en être pas brûlé ». Ce feu sacré, c'est l'adorable Eucharistie, qui, comme le dit Saint Bernard, est l'amour des amours. Allons donc souvent à cette source de tous les biens ; c'est là qu'unis et incorporés à Jésus-Christ, l'auteur même de la grâce, nous la verrons couler tous les jours sur nous avec de nouvelles profusions.

Pratique : tâchez de vous rendre digne de communier souvent ; de la préparation et de l'action de grâces dépend tout le fruit de cette grande action.

Oraison jaculatoire : Sang de Jésus-Christ, enivrez-moi !

 

Trentième jour

 

La divine Eucharistie ne profite pas seulement à ceux qui la reçoivent. Pour recueillir quelques-uns des fruits de vie qui y sont attachés, il suffit de visiter Jésus-Christ dans cet adorable sacrement, de le désirer, d'y penser, de se tourner en esprit vers quelque église où il repose. C'était la pratique de Saint Alphonse de Liguori et d'un grand nombre de Saints. Il n'est rien qui gagne plus sûrement le Cœur de Jésus que ces fréquentes adorations et ces visites.

Pratique : Prenez la ferme résolution de ne passer aucun jour sans visiter Jésus-Christ au Saint-Sacrement.

Oraison jaculatoire : Que rendrai-je au cœur de Jésus pour l'amour qu'il me porte au Saint Sacrement ?

 

Trente-et-unième jour

 

Marie a tout pouvoir sur le Cœur de Jésus, elle est la mère du parfait amour. Nous pouvons donc nous adresser à elle avec confiance pour demander à être embrasés de cet amour ineffable. Les sacrés Cœurs de Jésus et de Marie sont trop conformes et trop unis pour que l'un ne nous conduise pas toujours à l'autre. Que de pécheurs Marie n'a-t-elle pas dirigés vers le Cœur de Jésus, où ils ont reçu le pardon de leurs iniquités !

Pratique : Unir à la dévotion au Sacré Cœur de Jésus la dévotion si belle au Cœur Immaculé de Marie.

Oraison Jaculatoire : Doux Cœur de Marie, soyez mon salut !

 

Trente-deuxième jour

 

Pour être vraiment dévots au cœur de Jésus, nous devons l'être aussi envers le père nourricier du Fils de Dieu. Saint Joseph aima Jésus, il le porta dans ses bras, il eut soin de son enfance Et Jésus aime son père ; son Cœur adorable est plein de reconnaissance pour lui, et il ne saurait rien lui refuser : nous ferons donc quelque chose de bien agréable à notre divin Sauveur en nous adressant souvent au grand saint Joseph, à cet homme juste par excellence, qui est à la fois notre protecteur et notre modèle.

Pratique : Dire souvent dans la journée, des invocations, de cœur plutôt que de bouche, au glorieux Saint Joseph, si puissant sur le cœur de Jésus.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, faites que je vous aime, et faites que je vous imite !

 

Trente-troisième jour

 

On peut dire de la dévotion au Sacré Cœur ce que dit Saint Augustin de tout ce qui regarde la gloire de Dieu : quand on manque de zèle, on n'aime pas. On veut le bien de ceux que l'on aime, on cherche à procurer la satisfaction des cœurs auxquels on est uni d'affection. Or, le Cœur de Jésus ne désire rien tant que de voir les cœurs des hommes venir de toutes parts se ranger sous son joug si doux et si léger. Donc, si nous aimons Jésus notre Sauveur, travaillons de tontes nos forces à donner à son Cœur sacré le plus de dévots adorateurs qu'il nous sera possible. Pour cela prions, prions beaucoup ; et puis, ne manquons jamais de profiter de toutes les occasions qui se présenteront pour enchaîner de nouveaux captifs dans les filets d'amour du Cœur de Jésus.

Pratique : Employez une petite partie de vos économies à vous procurer des livrets, des images ou des médailles du Sacré Cœur, et lâchez de les répandre de tous côtés.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, que le zèle de votre gloire me dévore !

 

sacro cuore11

Acte de consécration au Sacré cœur de Jésus

(Révélé par Jésus à Sainte Marguerite-Marie Alacoque)

 

Moi (N), je me donne et consacre au Sacré Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ. Je Lui donne ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus vouloir me servir d'aucune partie de mon être que pour l'honorer, l'aimer et glorifier. C'est ici ma volonté irrévocable que d'être toute à Lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à ce qui pourrait lui déplaire. Je vous prends donc, ô Sacré Cœur, pour l'unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie et mon asile assuré à l'heure de ma mort.

Soyez donc, ô Cœur de bonté, ma justification envers Dieu le Père, en détournant de moi les traits de sa juste colère. Ô Cœur d'amour ! Je mets toute ma confiance en vous, car je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j'espère tout de votre bonté. Consommez donc en moi tout ce qui peut vous déplaire ou résister ! Que votre pur amour vous imprime si avant dans mon cœur que jamais je ne puisse vous oublier, ni être séparée de vous, que je conjure, par toutes vos bontés, que mon nom soit écrit en vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur et toute ma gloire à vivre et à mourir en qualité de votre esclave. Amen.

 

Fin du Mois du Sacré Cœur de Jésus

Pour télécharger l'intégralité des méditations de ce mois (pdf), cliquer ici

Icône Année Sainte Miséricorde

Prochain Mois de Dévotion : Mois de Saint Michel Archange,

Rendez-vous le 31 août

15 juin 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Un Tertiaire Séculier

icône

« Nous avons tout reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

Seizième jour

 

Écoutons Saint Bernard nous parler de la plaie du Cœur de Jésus : « Ce Cœur adorable, dit-il, a été percé, afin que par cette plaie visible nous connaissions la plaie invisible que l'amour y a faite. Ah ! comment Jésus pouvait-il nous marquer plus efficacement son amour qu'en voulant que non-seulement son corps fut meurtri de coups, mais encore que son cœur fut transpercé pour nous ». « Ô aimable plaie ! s'écrie Saint Bonaventure, c'est par vous que je suis entré jusque dans les entrailles les plus intimes de la charité de Jésus-Christ. Là je fais ma demeure, là je trouve une si grande consolation que je ne puis l'exprimer ! »

Pratique : Consacrez un jour toutes les semaines, à honorer le cœur de Jésus d'une manière plus spéciale.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus ! Que j'ai tardé à vous aimer !

 

Dix-septième jour

 

Quatre flammes très ardentes brûlent continuellement dans le Cœur de Jésus. La première est le désir qu'il témoigna à ses apôtres, le jour de la Cène, lorsqu'il leur dit ces paroles : « J'ai un désir extrême de manger cette Pâque avec vous avant de souffrir ». La seconde, c'est un grand désir qu'il eut de souffrir et de mourir pour nous ; et ce désir n'était que l'effet d'un troisième, encore plus pressant : il avait soif du salut des âmes : « Sitio ! », dît-il : « J'ai soif ! ». Mais le quatrième, et le plus grand de tous, était de glorifier son père, et de faire régner son amour dans le cœur des hommes.

Pratique : Aidez Jésus-Christ à satisfaire la soif ardente du salut des âmes qui le dévore. Hélas ! Elles se perdent par milliers, tandis que vous avez à votre disposition toutes sortes de biens spirituels. Priez donc pour ces pauvres âmes qui se perdent.

Oraison Jaculatoire : ô amour du cœur de Jésus, allumez-vous dans mon cœur !

 

Dix-huitième jour

 

Le Cœur de Jésus s'est donné tout entier à vous. Que demande-t-il en retour ? une seule chose : votre cœur : cœur pour cœur ! C'est vraiment une chose digne d'admiration que le Cœur de Jésus, la source de tous les biens, ne cesse de poursuivre le cœur de l'homme et de le lui demander sans cesse. « Mon fils, donnez-moi votre cœur... Convertissez-vous à moi de tout votre cœur... »

Pratique : Fixez chaque mois un jour uniquement destiné à réparer les forces de votre âme dans la retraite. « Je conduirai l'âme dans la solitude, et là je lui parlerai au cœur ». (Osée 2, 14).

Oraison Jaculatoire : Cœur agonissant de Jésus, ayez pitié des mourants !

 

Dix-neuvième jour

 

« Venez tous à moi ». « Que ces paroles sont belles, dit saint Basile ! « Venez tous à moi, je ne mets point de bornes à mes promesses : mon cœur est une source inépuisable de bonté qui peut effacer tous les crimes. Venez tous à moi, et je vous soulagerai. À vous les crimes, à moi le remède ; à vous les plaies, à moi la guérison. venez tous à moi, mon cœur est assez grand pour tous... »

Pratique : Un moyen efficace de consoler le Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ, et qui est à la portée de tous, c'est de travailler à délivrer les âmes du purgatoire.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, miséricorde !

 

Vingtième jour

 

Approchez-vous du Cœur de Jésus en esprit de pénitence, pour pleurer vos péchés et en obtenir le pardon, l'adorant comme l'apôtre Saint Thomas, avec un profond respect ; lui disant d'un cœur contrit et humilié : « Mon Seigneur et mon Dieu, mon unique espérance, souffrez que je cherche le remède à mes plaies dans les plaies de votre Cœur ». O Cœur blessé d'amour et de douleur, qui avez conçu tant de regret de tous les péchés du monde, N'est-il pas juste que je regrette les miens et que je vous aime de toute mon âme !

Pratique : Vous avez entendu mille fois la maxime de notre divin Sauveur : « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ». Demandez-lui qu'il vous donne l'intelligence de cette maxime. La douceur et l'humilité, voilà les deux vertus qu'il tirera pour nous des trésors de son cœur.

Oraison Jaculatoire : Ô Amour du Cœur de Jésus qui n'êtes pas point aimé, faites-vous donc connaître et aimer !

 

Vingt-et-unième jour

 

« Il n'y a personne si pauvre qui n'ait quelque lieu où il puisse faire sa demeure. Les oiseaux mêmes ont leur nid et les renards leurs tanières », comme dit Notre-Seigneur. Il ne faut pas qu'un chrétien soit seul sans domicile, errant et vagabond dans le monde. Mais où pourrait-il mieux se fixer que dans le Cœur de Jésus, qui est plus auguste, plus magnifique, plus admirable que tous les palais des rois de la terre ? Les saints le savaient bien ; aussi y établissaient-ils leur demeure. Saint Bonaventure portait une sainte envie au fer de la lance qui nous a ouvert l'entrée de cet aimable cœur...

Pratique : Si vous ne pouvez aller prêcher Jésus-Christ dans les pays lointains, vous pouvez au moins le porter au cœur de vos amis ; c'est là votre mission, et elle est belle et sainte.

Oraison jaculatoire : Aimé soit partout le Sacré Cœur de Jésus.

 

Vingt-deuxième jour

 

Si le Cœur de Jésus ne reçoit pas des blessures et des plaies, il endure des ingratitudes étranges en sa personne depuis qu'il a institué le sacrement de son amour. Peut-on rien imaginer de plus indigne que ce que l'hérétique, l'impie, lui font souffrir depuis tant de siècles et lui feront souffrir jusqu'à la fin du monde ! » (Nouët), Que d'horribles attentats commis tous les jours contre adorable Eucharistie ! O Jésus ! Si tendre, si généreux, si plein d'amour pour nous, pouvons-nous faire une plaie si profonde à votre divin cœur ?

Pratique : Le Fils de Dieu, au dernier jour, dira à ses élus : « J'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger ; j'étais nu, et vous m'avez vêtu ». Afin de vous rendre dignes de cette sentence favorable, efforcez-vous de faire quelques sacrifices pour l'ornementation des églises pauvres. Là habite Jésus-Christ dans le sacrement de son amour ; là son Cœur adorable est toujours ouvert pour consoler et bénir...

Oraison Jaculatoire : Par votre Cœur transpercé de douleur, ô Jésus ! daignez transpercer le mien du regret de ses ingratitudes !

 

Vingt-troisième jour

 

Écoutons les plaintes que daigne nous faire le Cœur de Jésus : elles sont une nouvelle preuve de son amour. car il ne se plaint que parce qu'il aime, et nous aime uniquement pour notre bonheur, sans aucune considération du sien propre, qui n'est ni diminué par notre perte ni augmenté par notre salut. « Qu'ai-je du faire pour vous, nous dit-il, ô peuple chrétien, ô mon peuple, que je n'ai-je pas fait? Vous étiez une belle vigne que j'avais plantée moi-même, et vous n'avez, eu pour moi qu'amertume, car, dans ma soif vous m'avez donné dû vinaigre à boire ».

Pratique : C'est dans l'oraison que vous apprendrez jusqu'où a été l'excès de l'amour du Cœur de Jésus pour vous et de quelle ingratitude vous l'avez 'payé. Prenez donc la sainte habitude de méditer un peu tous les jours.

Oraison Jaculatoire : « Cœur de Jésus, miséricorde ».

 

bandeau- pele- Paray Vezelay-vocation

Pour recevoir, chaque semaine, pendant le mois de Juin,

les méditations du Mois du Sacré Coeur de Jésus,

Abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes


07 juin 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Un Tertiaire Séculier

icône

« Nous avons tous reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

Huitième jour

 

Le cœur de Jésus est l'autel sur lequel il a offert le sacrifice du monde le plus agréable au Créateur. C'est sur ce même autel que nous devons mettre tous nos voeux et offrir tous nos coeurs, parce que c'est de là qu'il les reçoit et qu'il les écoute. Tout l'honneur que les créatures lui ont jamais rendu, toutes leurs louanges, leurs sacrifices, leurs adorations et leur amour sont des effets qui en dépendent ; ces effets ne sont rien en comparaison de l'honneur qu'il rend tout seul à la souveraine grandeur de Dieu, vu qu'il n'y a que lui seul qui l'aime et le respecte autant qu'il le mérite (Nouët). Ce que nous pouvons donc faire de plus agréable à Dieu, c'est de lui offrir les hommages et les adorations du coeur de son divin fils.

Pratique : Offrez à Dieu chaque jour vos prières par le cœur de Jésus, c'est le moyen de les rendre aussi méritoires qu'efficaces.

Oraison Jaculatoire : Coeur de Jésus, force des faibles, revêtez-moi de votre force.

 

Neuvième jour

 

C'est dans le coeur de Jésus que l'Eglise à pris naissance, par conséquent, les fidèles doivent l'aimer comme le lieu de leur véritable origine, et n'en sortir jamais. Jésus étant endormi du sommeil de la mort, l’Église fut tirée de son cœur ; il voulut que son cœur fût ouvert pour lui donner sujet de se glorifier d'être sorti du côté de son Sauveur. Le coeur de Jésus est le coeur de l’Église ; il veille pendant qu'elle dort. L'Ecriture sainte dit quo les premiers chrétiens n'avaient qu'un coeur et qu'une âme ; c'était le cœur de Jésus qui vivait en eux, et qui leur inspirait à tous l'amour des choses célestes. (Nouët).

Pratique : C'est faire une chose très agréable au divin cœur de Jésus, que de renouveler, au moment du réveil les promesses de votre baptême.

Oraison Jaculatoire : Si quelqu'un ne vous aime pas, ô cœur de Jésus ! Qu'il soit anathème !

 

Dixième jour

 

Aux qualités les plus éclatantes, aux titres les plus magnifiques, le Cœur de Jésus joint une tendresse qui va pour nous jusqu'à l'excès : « Mes délices, dit-il, sont d'être avec les enfants des hommes ». Sa douceur est si aimable qu'elle a charmé ses plus mortels ennemis. Tantôt il se compare à un père qui ne peut contenir sa joie ni retenir ses larmes au retour d'un fils débauché ; tantôt à un pasteur poursuivant une brebis égarée. Amène-t-on à ses pieds une femme adultère, il refuse de la condamner et couvre de honte ses accusateurs. Il s'assoit à la table des publicains et des pécheurs, pour les ramener à lui...

Pratique : Dans tous ses doutes, dans tous ses ennuis, s'adresser au Cœur de Jésus comme un enfant à son père, un ami à son ami, et le prier de nous éclairer et de nous aider.

Oraison Jaculatoire : J'ai trouvé le cœur de mon roi, de mon père, de mon ami Jésus : que puis-je désirer au ciel et chercher sur la terre ?

 

Onzième jour

 

Je n'étais pas encore que déjà le Cœur de Jésus ne respirait que pour moi, ne soupirait qu'après mon salut, n'aspirait qu'à se donner a moi, ne pensait qu'à moi, ne veillait que pour moi, ne s'inquiétait que de moi. Ce Cœur est si amoureux du mien qu'il ne fait pas difficulté de venir frapper à sa porte et de lui en demander l'entrée. Les saints en sont dans le ravissement, et ils auraient sujet de s'en étonner si tous les cœurs étaient faits comme les nôtres. Mais c'est que Dieu a mis tant de mérites dans le Cœur de son fils qu'il chérit même les nôtres en sa considération. Non, Seigneur, je ne m'étonne plus si vous voulez être appelé le Dieu de mon cœur, si vous êtes jaloux de son amour, mais je m'étonne qu'il vous rebute, qu'il puisse hésiter à se donner à vous (Nouët).

Pratique : Adressez-vous souvent aux Saints Anges chargés d'adorer le Cœur de Jésus, et priez-les de suppléer par leur amour à votre froideur.

Oraison Jaculatoire : Aimé soit partout le Sacré Coeur de Jésus.

 

Douzième jour

 

Notre Seigneur me fit connaître, dît Sainte Marguerite-Marie, que le grand désir qu'Il avait d'être aimé des hommes lui avait fait prendre le dessein de leur manifester son Cœur, et de le leur donner dans ces derniers temps, comme le dernier effort de son amour. Qu en cela il leur ouvrirait tous les trésors d'amour, de grâce, de miséricorde, de sanctification et de salut que ce cœur contient, afin que tous ceux qui voudraient lui rendre et lui procurer tout l'amour et l'honneur qu'il leur serait possible, fussent enrichis avec profusion des trésors dont ce Cœur Divin est la source, source féconde et inépuisable.

Pratique : Ne vous laissez jamais aller au découragement, quelque grandes que soient vos fautes ; mais songez que vous avez à votre disposition, pour les réparer, tous les mérites du Cœur de Jésus.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, vous serez mon espérance dans le trouble et mon ombrage contre les ardeurs de mes passions !

 

Treizième jour

 

Le Sacré Cœur de Jésus, dit un grand serviteur de Dieu, est le siège de toutes les vertus, la source des bénédictions, la. retraite de toutes les âmes saintes : ce Cœur adorable est toujours brûlant d'amour pour les hommes, toujours touché de nos maux, toujours disposé à nous recevoir, à nous servir d'asile dès cette vie. Venez-y donc, vous surtout qui êtes chargés de croix, de tentations, de misères ; le Sacré Cœur vous invite, il vous attend, il vous presse, il désire vous soulager...

Pratique : La reconnaissance est un des caractères distinctifs de la dévotion au Sacré Cœur de Jésus ; rappelez-vous chaque jour tous les bienfaits que vous en avez reçus.

Oraison jaculatoire : Tenez moi uni à vous ô Cœur de Jésus !

 

Quatorzième jour

 

Ce n'est pas le fer de la lance qui blessa le premier le Cœur de Jésus, l'amour le plus ardent pour les hommes l'avait tout d'abord blessé. Ce fut la première et la plus grande de ces plaies, qu'il ne put dissimuler lui-même : « Vous avez blessé mon cœur, ma sœur, mon épouse, vous avez blessé mon cœur » (Cantique des cantiques).

Pratique : prenez la résolution de faire, autant que possible, tous les premiers vendredis du mois, une communion que vous offrirez au Cœur de Jésus, en réparation d« toutes les négligences qui se seraient glissées dans celles que vous aurez faites dans l'intervalle, ou précédemment.

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, rassasié d'opprobres, apprenez-moi à supporter les souffrances et les contradictions.

 

Quinzième jour

Toutes les plaies de notre Sauveur sont autant de portes de salut ouvertes à tout le monde ; mais celle du cœur est la plus large. Toutes ses plaies sont autant de ruisseaux de pourpre dans lesquels nous pouvons plonger les puissances de notre âme pour donner du prix à toutes nos pensées, à toutes nos paroles et à toutes nos actions ; mais celle du cœur leur fait prendre une plus belle couleur, un éclat plus vif, une teinte plus précieuse.

Pratique : Notre Seigneur, parmi les différents exercices qu'il prescrivit à Sainte Marguerite Marie pour honorer son Cœur, lui enseigna celui qui est connu sous le nom d'heure sainte. Il consiste à faire une heure d'oraison les nuits du jeudi au vendredi, et à s'unir aux douleurs du cœur de Jésus dans son agonie au jardin des Oliviers. Si l'âge, la santé ne vous le permettent pas, vous ne pourrez au moins vous excuser d'en former le désir... Priez votre bon ange de tenir votre place auprès du Cœur de Jésus.

Oraison Jaculatoire : Oh ! Qui me donnera d'entrer dans l'intérieur de votre Cœur, ô Jésus !

image-001

Pour recevoir, chaque semaine, pendant le mois de Juin,

les méditations du Mois du Sacré Coeur de Jésus,

Abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

31 mai 2016

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 

Un Tertiaire Séculier

 

stacks_image_200

« Nous avons tous reçu de sa plénitude ». (Jean, 1, 16).

 

 

 

Pratique du Mois du Sacré Cœur

 

 

 

Cet exercice de dévotion au Sacré Cœur de Jésus, établi sur le modèle du Mois de Marie, a pour fin principale d'honorer les trente-trois années que Jésus-Christ a passées sur la terre. Ce mois commence le 1er juin.

 

 

 

Imprimatur

 

+ E.A.Archpus Quebecen

 

 

 

Hommage au Divin Cœur de Jésus

 

 

 

Divin Cœur de Jésus, je Vous offre ce petit livre par l'entremise du Cœur immaculé de Marie, et en union à toutes les intentions auxquelles vous vous immolez sans cesse vous-même sur nos autels. Puisse-t-il contribuer à faire augmenter chaque jour le nombre des soldats qui s'enrôlent dans la sainte ligue de Votre Cœur pour procurer le salut des âmes, le triomphe de l’Église et du Saint-Siège, et enfin le rétablissement de l'ordre social dans le monde. Ainsi soit-il.

 

 

 

Un Tertiaire Séculier

 

Québec, Pentecôte 1872

 

sgcor

Dévote offrande au Sacré cœur de Jésus

 

À réciter devant son image

 

 

 

Moi, N., pour Vous témoigner ma reconnaissance, et pour réparer mes infidélités, je Vous donne mon cœur, et me consacre entièrement à Vous, mon aimable Jésus, et, moyennant Votre secours, je me propose de ne plus pécher. Amen.

 

 

Acte de réparation

 

 

 

Dieu trois fois saint, je vous adore, je vous aime, je vous bénis par le cœur sacré de Jésus au Très-Saint-Sacrement de l'Autel, et je Vous offre, par les mains bénies de la Vierge Immaculée, toutes les Saintes Hosties qui sont sur nos autels et dans nos tabernacles, en sacrifice d'expiation, de réparation et d'amende honorable pour tous les sacrilèges, les profanations, les iniquités, les blasphèmes et les crimes qui Vous outragent par tout l'univers. Amen.

 

 

Communion spirituelle

 

 

 

Mon Seigneur Jésus-Christ au Saint-Sacrement, je crois en Vous, j'espère en Vous, je Vous aime, je me repens, je Vous désire, venez dans mon cœur que je Vous donne.

 

 

 

Prière de Saint Ignace

 

ou Consécration de soi-même à Jésus-Christ

 

 

 

Recevez, Seigneur, ma liberté sans restriction ; acceptez ma mémoire, mon entendement, ma volonté ; je n'ai rien, je ne possède rien qui ne soit un don de Votre libéralité ; je vous remets le tout, afin que Vous en disposiez comme il Vous plaira ; l'unique chose que je Vous supplie de m'accorder avec votre grâce, c'est un véritable amour pour Vous. Si je l'ai, je suis assez riche, et je ne demande rien de plus.

 

 

Prière au Sacré Cœur

 

 

 

Souvenez-vous, ô très-doux Jésus, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre Sacré Cœur, imploré son assistance ou réclamé sa miséricorde ait été abandonné ! Rempli et animé de la même confiance, ô Cœur roi des cœurs ! je viens, je cours à Vous, et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne devant Vous : ô Cœur Sacré, ne méprisez pas mes faibles prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer.

 

 

icône

Considérations pour tous les jours du mois du Sacré Cœur

 

 

 

Premier jour

 

 

 

Le Cœur Sacré de Jésus, percé par une lance sur la Croix, fut dès lors ouvert à tous les Chrétiens comme un asile inviolable. Mais il était donné au 17e siècle de voir le Sacré Cœur de Jésus, honoré d'un culte spécial. Dieu se servit, pour établir cette dévotion, d'une sainte religieuse nommée Marguerite-Marie. Jésus-Christ lui apparut un jour, et lui dit : « Mon Cœur a tant aimé les hommes qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser pour leur témoigner son amour ; et, pour reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes, par les mépris, les irrévérences, les sacrilèges dans le sacrement de mon amour. C'est pour cela que je te demande que le premier vendredi, après l'octave du Saint-Sacrement, soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Cœur, en lui faisant réparation et amende honorable ».

 

 

Pratique : Engagez les fidèles à célébrer la fête du Sacré Cœur de Jésus.

 

 

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, attirez-nous après vous, nous courons à l'odeur de vos parfums.

 

 

 

Deuxième jour

 

 

 

En commençant ce mois, il convient de nous rappeler les promesses que Jésus-Christ, faites à ceux qui embrasseront la dévotion au Sacré Cœur Ce divin Sauveur fit entendre à la bienheureuse Marguerite-Marie que c'était par un dernier effort de son amour envers les hommes qu'il avait résolu de leur découvrir les trésors de son Cœur en lui inspirant cette dévotion, qui doit faire naître l'amour de Jésus-Christ dans le cœur des plus insensibles, et embraser celui des moins fervents. Publiez partout, inspirez, lui dit Jésus-Chris et recommandez cette dévotion aux gens du monde, comme un moyen sûr et facile pour obtenir de moi un véritable amour de Dieu... à tous les fidèles, comme une dévotion des plus solides et des plus propres à faire obtenir la victoire sur les plus fortes passions, à remettre l'union et la paix dans les familles les plus divisées,, et à faire triompher des imperfections les plus invétérées.

 

 

Pratique : Parler quelquefois du Sacré Cœur de Jésus.

 

 

Oraison Jaculatoire : Votre amour seul, ô Cœur de Jésus, et je suis assez riche. (Saint Ignace).

 

 

 

Troisième jour

 

 

 

La dévotion au Sacré Cœur a pour objet le Cœur adorable de Jésus-Christ embrasé d'amour pour les hommes, et outragé par l'ingratitude de ces mêmes hommes. Il est aisé de voir que cette dévotion ne consiste pas à aimer seulement et à honorer d'un culte singulier ce cœur de chair, semblable au nôtre, qui fait partie du corps auguste de Jésus-Christ. L'objet et le motif de cette dévotion, c'est l'amour immense de Jésus-Christ pour les hommes. Christ nous a offert son cœur comme l'objet le plus capable de nous rappeler cet amour qui l'a porté à s'immoler pour nous et à demeurer avec nous dans l'adorable Eucharistie. La fin de ce culte rendu à ce divin cœur est : 1° de reconnaître et d''adorer par un retour d''amour et par un dénouement sans bornes l'amour infini du cœur de Jésus pour les hommes ; 2° de réparer par toutes les voies possibles les indignités et les outrages auxquels son amour l'a exposé durant sa vie mortelle et l'expose encore dans l'Eucharistie.

 

 

Pratique : L'offrande de nos actions à Dieu chaque jour n'est pas seulement une pieuse pratique, mais un véritable devoir, puisqu'il ne nous a donné l'existence que pour le servir ; soyez-y donc fidèle.

 

 

Oraison Jaculatoire : « Aimé soit partout le Sacré Cœur de Jésus ».

 

 

 

Quatrième jour

 

 

 

La dévotion au Cœur de Jésus est différente de celle que Ton rend à son corps dans l'Eucharistie : l'une a pour objet le Cœur seul de Jésus-Christ, l'autre a pour objet le corps entier de notre divin Sauveur sous les espèces sacramentelles, sans aucun rapport spécial à son cœur. Dans la dévotion au Saint Sacrement, le motif est d'honorer lu chair sacrée de Jésus-Christ unie avec le Verbe. Dans la dévotion au Sacré Cœur, le motif essentiel est d'honorer son cœur uni à la divinité, et surtout d'y reconnaître cet amour dont il est embrasé pour les hommes, et de lui faire amende honorable de ce qu'il a souffert dans le sacrement de son amour, l'invention la plus merveilleuse qui soit sortie de son cœur divin.

 

 

Pratique : Dans toutes les communions et les visites au Saint-Sacrement se proposer d'honorer le cœur de Jésus et de lui faire amende honorable pour les crimes des hommes.

 

 

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus-Christ, vivifiez-moi.

 

 

Cinquième jour

 

 

 

Le Cœur de Jésus est rempli de toutes les richesses de la grâce et de la gloire. Ses mouvements sont si généreux, ses inclinations Si nobles, ses qualités si admirables, qu'il n'y a rien dans tous les cœurs qui en puisse approcher. Il ne s'en trouvera aucun qui nous ait tant aimés, ou qui ait ressenti nos misères avec tant de tendresse, qui ait conçu des desseins si grands pour nous, ou enfin qui ait eu tant de joie de notre bien. Oh ! quand les cœurs de tous les hommes se fermeraient pour vous, ne vous troublez pas, dit un pieux auteur, le cœur de Jésus vous sera toujours fidèle et toujours ouvert.

 

 

Pratique : En vous préparant à la confession, suppliez Jésus qu'il veuille bien recevoir votre cœur dans le sien, pour vous faire quelque part de la douleur amère qu'il ressentit de vos péchés dans son agonie.

 

 

Oraison Jaculatoire : Qui nous séparera de voire amour, ô cœur de Jésus !

 

 

 

Sixième jour

 

 

 

Le Cœur de Jésus est saint de la sainteté de Dieu même ; d'où vient que tous les mouvements de ce cœur, tous ses soupirs, tous ses désirs, toutes ses affections, toutes ses demandes, toutes ses actions, suivant la dignité de la personne qui les opère, sont des actions munies en leur prix et en leur valeur. Il est donc juste qu'il soit honoré d'un culte singulier, puisqu'en l'honorant, nous honorons sa divine personne (Nouët). Si la vénération que nous avons pour les saints nous rend leur cœur si précieux, que devons-nous donc penser de l'adorable cœur de Jésus-Christ, puisque c'est dans ce cœur divin qu'ont été formés tous les desseins de notre salut, et que c'est par l'amour dont brûle ce même cœur qu'ils ont été exécutés.

 

 

Pratique : imitez sainte Claire, et ne laissez passer aucun jour sans honorer le cœur de Jésus.

 

 

Oraison Jaculatoire : Cœur de Jésus, tournez vers vous toutes les affections de mon cœur !

 

 

 

Septième jour

 

 

 

Le Cœur de Jésus est le roi de tous les cœurs par sa grandeur, par son pouvoir, par son mérite. Il est aussi le plus digne de commander l'amour à nos cœurs, parce qu'il est le plus obligeant, le plus aimable et aussi le plus aimant. C'est par amour qu'il a voulu être blessé pour guérir tous les autres cœurs, et leur faire un bain de son sang précieux. Sa plaie est sa couronne ; le droit qu'il a sur nous ne peut donc être plus légitime, et nous ne pouvons lui refuser obéissance sans injustice puisque nous lui devons tout, ni sans folie puisqu'il ne commande rien qui ne soit pour notre bien (Nouët). Ô Jésus ! fermez mon cœur à tous les objets de la terre, pour en diriger toutes les affections vers le vôtre.

 

 

Pratique : Le Cœur de Jésus, dit Sainte Marguerite-Marie, a un désir infini d'être connu et aimé ; il veut qu'on s'adresse à lui avec une grande confiance, et il n'y a pas de moyen plus efficace d'obtenir ce qu'on lui demande, que de le faire par l'entremise du Saint Sacrifice de la Messe.

 

 

Oraison Jaculatoire : Jésus, doux et humble de cœur, faites mon cœur semblable au vôtre.

 

 

sacro cuore12

 

Pour recevoir, chaque semaine, pendant le mois de Juin,

 

les méditations du Mois du Sacré Coeur de Jésus,

 

Abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

30 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

photo-003

Trente-et-unième jour

Reine conçue sans péché, priez pour nous.

 

Les Litanies sur lesquelles nous venons de méditer pendant trente jours, renferment tous les titres de gloire de Marie et forment le plus bel éloge en son honneur, la plus riche couronne qu'on puisse déposer sur son front. L'Eglise a mis pour ainsi dire dix-huit siècles à les composer. Et bien qu'il semble qu'il ne fût plus possible d'embellir cette couronne, elle vient d'y ajouter un nouveau fleuron dont l'éclat l'emporte sur tous les autres ; elle vient de donner à la Sainte Vierge un nouveau titre au nom duquel elle veut surtout qu'on l'invoque, et auquel la Sainte Vierge elle-même semble attacher désormais toutes ses faveurs. Ce nouveau rayon de gloire descendu du ciel sur le front de Marie, c'est la proclamation du dogme de l'Immaculée Conception. Jusque là, c'était une pieuse croyance, mais non un article île foi, que Marie par un privilège unique, avait été préservée du péché originel. En face de besoins plus grands qu'à une autre époque, l'Eglise voulant appeler la Sainte Vierge à son secours par un cri en quelque sorte irrésistible et qui fit jaillir de son cœur des trésors de grâces plus abondants, a défini solennellement et infailliblement que cette pieuse croyance serait élevée à la certitude d'une vérité dogmatique, vérité qu'il ne serait plus permis de nier sans se rendre coupable du crime d'hérésie. Le ciel et la terre ont applaudi à cette définition. À l'autorité et à la piété du grand pape Pie IX, revient la gloire d'avoir rendu ce suprême honneur à la Sainte Vierge, le 8 décembre 1854 ; à nous qui écrivons ces lignes, la consolation d'avoir assisté à cette fête uni que, et joui de ce spectacle le plus beau qu'il puisse être donné aux hommes de contempler sur la terre.

Oui, Marie a été conçue sans péché ! Dieu ayant prévu de toute éternité la chute du premier homme et la punition qu'il infligerait à ses descendants en suite de sa désobéissance, a décrété aussi de toute

éternité, que Marie destinée à devenir la mère du Rédempteur, serait mise à l'abri de l'anathème qui allait frapper Adam et sa malheureuse postérité. Et c'est dans ce sens, l'heure étant venue où le fils de Dieu avait résolu de se faire homme, que l'ange Gabriel put lui adresser ce salut que ne mérita et ne méritera jamais aucune autre créature : « Je vous salue, pleine de grâce ». Oui, Marie, vous êtes pleine de grâce ! Ce n'est pas un homme, mais un envoyé du ciel qui le déclare. La grâce dont vous êtes comblée â précédé le cours des siècles. Tandis que tous les autres hommes, infectés par le venin du serpent tentateur, sont conçus et naissent dans le péché, Marie par un privilège spécial est entrée dans la vie, non seulement sans souillure mais toute rayonnante de la grâce sanctifiante. Écoutons le beau langage de notre saint curé : « Le bon Dieu pouvait créer un plus beau monde que celui qui existe, mais il ne pouvait donner l'être à une créature plus parfaite que Marie.... Tenez, mes enfants, une faible comparaison. Vous savez ces œufs qui sont dans la mer, dont on voit sortir des petits poissons, qui fendent les eaux avec une si grande vitesse !... De même la Sainte Vierge aussitôt créée, a la plénitude de la vie et se promène dans le grand océan de la grâce ».

Nous ne pourrons jamais assez méditer et comprendre la grandeur du privilège de l'Immaculée Conception. Pour Marie comblée de tant de faveurs, c'est la plus grande entre toutes les autres. Son titre de Mère de Dieu la place au-dessus des anges et des archanges, l'établit reine du ciel et de la terre, et cependant elle préfère et s'estime plus heureuse d'avoir été conçue sans péché, de n'avoir jamais été sous l'empire du démon. Oh ! Quel enseignement pour nous ! Puissions-nous le bien comprendre et le mettre fidèlement en pratique. Il ne dépend pas de nous d'être riche et savant, mais il est en notre pouvoir de combattre nos tentations, d'éviter le péché, et de nous conserver purs aux yeux de Dieu. L'Esprit-Saint nous l'a révélé : Dieu résiste aux orgueilleux et donne sa grâce aux humbles. Comme le péché est le plus grand de tous les maux, la grâce est le plus grand de tous les biens. Apprenons donc de Marie Immaculée à estimer la grâce sanctifiante autant qu'elle la estimée elle-même ; à la préférer à tous les trésors de la terre, à la vie même, si nous ne pouvions la conserver qu'à ce prix. La grâce, c'est l'amitié de Dieu ! La grâce, c'est le principe et la condition de tous nos mérites ! La grâce, c'est la paix de l'âme, le gage et l'avant-goût du paradis. Confions à Marie la garde de ce trésor au-dessus de tous les trésors, en nous réfugiant dans son sein maternel, en nous plaçant sous sa protection, et en nous consacrant pour toujours à son service.

Pratiques : Résumons les enseignements du Mois de Marie, par quelques pratiques générales qui s'appliquent à toutes les personnes, à tous les temps et à tous les lieux. 1° La première et la plus essentielle, c'est que, pour rester chers à Marie, nous devons concevoir une nouvelle et plus vive horreur du péché. Fuyons-le, quelque léger qu'il soit, comme on fuit à la vue d'un serpent. 2° Marie est le miroir de justice que nous devons avoir sans cesse sous les yeux. Avant de parler ou d'agir, adressons-nous intérieurement cette question : « Que dirait ou que ferait Marie si elle était à ma place ? » 3° Dans tous nos besoins et toutes nos tentations, invoquons Marie par son titre le plus cher et le plus glorieux : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ».

 

34143220

Consécration

 

Ô Marie, ce n'est pas sans regret que nous voyons arriver la fin de ce beau mois qui vous est consacré. Chaque jour, réunis devant votre Image vénérée, nous vous avons invoquée avec amour et confiance, et chaque jour vous nous avez reçus avec bonté, vous avez daigné nous bénir. Après l'exercice de chaque soir, notre sommeil de la nuit a été plus paisible et le travail du lendemain moins lourd à porter. Il nous semble maintenant que nous sommes devenus meilleurs, que la vertu a pour nous plus de charmes et que le péché nous inspire plus d'horreur. Affermissez dans nos cœurs ces saintes dispositions qui sont le fruit de votre maternelle bonté.

Aujourd'hui, ce n'est point un adieu que nous venons vous adresser. Plus que jamais nous voulons nous tenir rapprochés de vous ; plus que jamais nous voulons vous avoir sans cesse présente à l'esprit et au cœur ; plus que jamais nous ne saurions faire un pas dans la vie sans que vous nous tendiez la main. Nous vous reconnaissons, nous vous proclamons Mère de la famille, maîtresse et gardienne de la maison (de la paroisse). De votre côté couvrez-nous de votre protection comme la poule abrite ses petits sous ses ailes. Écartez tout ce qui pourrait nuire à notre âme et à notre corps ; protégez-nous, fortifiez-nous contre nos passions qui sont nos ennemis du dedans, et contre les scandales du monde qui sont nos ennemis du dehors.

Nous ne vous demandons pas pour la famille, la fortune et les honneurs ; vous avez dédaigné tous ces biens. Obtenez-nous ce qui vaut mieux, la modération des désirs, l'amour du toit qui nous a vus naître, la patience dans les souffrances, le courage et la générosité dans les épreuves, et par dessus tout les vertus de Nazareth, la piété filiale, le respect de la paternité, la concorde et cette douce union des cœurs qui fait la richesse et assure la prospérité des familles. Si nous désirons quelque chose au-delà de nos besoins, c'est pour pouvoir soulager les malheureux ; si nous demandons à être affranchis des privations et des sollicitudes de la vie, c'est pour pouvoir remplir avec plus d'empressement et de liberté d'esprit, tout ce qui regarde le service de Dieu.

Veillez, ô divine Marie, sur la sainte Église catholique notre mère. Vous l'avez assistée dans ses premiers combats, soutenez-la dans ses luttes qui durent depuis dix-huit siècles et dont la violence va toujours croissant. Protégez le souverain Pontife, les évêques et tous les pasteurs qui ont mission de nous conduire dans les voies du salut. Du trône de miséricorde ou vous êtes assise, abaissez vos regards compatissants sur les âmes de nos parents et de nos amis qui souffrent dans les flammes du purgatoire ; et hâtez l'heure de leur délivrance. Veillez sur la France notre chère patrie, afin qu'elle montre toujours digne de son titre glorieux, de fille aînée de l'Église. Veillez sur nos malades et nos vieillards, sur les veuves et les orphelins, sur les voyageurs et sur ceux de nos enfants qui sont sous les drapeaux, surtout sur ceux qui souffrent persécution pour la justice et qui pleurent, dans celte vallée de larmes; obtenez à tous et à chacun de nous ce qui lui est nécessaire pour combattre le bon combat et mener une sainte vie. Le temps marche avec rapidité, bientôt nous toucherons à l'heure de la mort. C'est surtout pour ce moment suprême, que nous vous appelons à notre aide, que nous implorons votre secours. Quand notre âme se sera envolée de notre corps avec notre dernier soupir, ô Marie ! Marie ! Recevez-la dans vos bras et donnez-lui asile près de vous, dans le sein de la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il.

 

Bouquet spirituel du Mois de Marie

Répétez souvent cette courte et pieuse invocation : « Bénie soit la sainte et Immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie ! ».

IC000060

Fin du Mois de Marie

 

Téléchargez l'intégrale des méditations du mois de Marie d'Ars (pdf) en cliquant ici

 

I-Grande-5355-un-mois-avec-le-saint-cure-d-ars

Ce livre, datant de 1866 a été réédité par les Editions Saint Jean, pour vous le procurer cliquez ici

 

Prochain mois de Dévotion :

Le Mois du Sacré Coeur de Jésus,

rendez-vous demain.

29 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

973_001-001

Trentième jour

Reine des Vierges, priez pour nous.

Reine de tous les Saints, priez pour nous.

 

Si nous pouvions interroger les saints du paradis, tous peut-être nous répondraient qu'ils sont redevables à Marie de la gloire dont ils jouissent. Nous pouvons invoquer le témoignage du curé d'Ars. « Tous les saints, disait-il, ont une grande dévotion en la Sainte Vierge ; aucune grâce ne nous vient du ciel sans passer par ses mains ». Ce qu'il y a de Certain et d'assuré, c'est qu'il n'y a aucun saint dans le ciel, qui pendant sa vie n'ait été dévot à la Sainte Vierge, ne se soit mis sous sa protection. Ouvrez et lisez le livre si édifiant de la vie des saints, et vous en trouverez la preuve à chaque page. Ce qu'il y a de certain et d'assuré, c'est que plusieurs saints sont aujourd'hui dans le ciel, qui sans la protection de la Sainte Vierge, n'y seraient jamais parvenus. Ils ont prié ou on a prié pour eux la Sainte Vierge ; et la Sainte Vierge les a retirés de l'état du péché et les a réconciliés avec Jésus-Christ son divin fils. Ce qu'il y a de certain et d'assuré ; c'est que si le démon pouvait parler et s'il osait l'avouer, il déclarerait qu'il ne redoute rien tant que la Sainte Vierge, qu'elle lui a arraché une foule d'âmes sur lesquelles il comptait comme sur une proie assurée. Combien de pécheurs endurcis, convertis tout à coup par un miracle de la protection de Marie ! Nous en avons cité quelques exemples dans nos lectures de chaque jour, mais il faudrait plusieurs volumes pour les contenir tous. Ce qu'il y a encore de certain et d'assuré, c'est que nous tous qui lui avons payé chaque jour .de ce beau mois, le tribut de notre amour et de nos louanges ; si nous continuons à l'honorer, à l'invoquer, a l'imiter, nous pouvons compter que sa protection ne nous fera jamais défaut, qu'elle nous .assistera dans toute l'étendue de nos besoins pour le présent, et surtout à l'heure de notre mort.

Marie est donc appelée ajuste titre la Reine des saints, puisqu'elle a concouru à la sanctification de tous, et qu'il n'en est aucun qui, après Dieu, n'ait mis en elle toute sa confiance. Mais elle porte à bien d'autres titres encore, le diadème incomparable qui rayonne sur son front. Les saints du ciel ressemblent aux étoiles qui dans le firmament brillent avec plus ou moins d'éclat. La gloire dont ils jouissent est en raison et en proportion de leurs mérites. Chacune de leurs vertus forme un rayon de leur couronne. On admire la pureté des vierges, le zèle brûlant des apôtres, la constance des martyrs, la foi des patriarches, l'humble dévouement des saintes femmes, et enfin l'amour de la vie cachée dans ceux qui se sont sanctifiés par la fidélité aux devoirs de leur état, et plus particulièrement au milieu des humbles mais rudes travaux de la campagne. Or, Marie a été ornée de toutes les vertus à la fois, et a porté leur pratique au plus haut degré de perfection. Aussi sa gloire éclipse-t-elle la gloire de tous les saints, ou plutôt tous les saints sont autant de diamants qui embellissent et relèvent l'éclat de sa couronne. Avec quelle reconnaissance ils se prosternent à ses pieds ! Tous lui rendent grâces et chantent ses louanges dans les. transports d'une éternelle admiration !

Ah ! Puissions-nous être un jour du nombre de ces fortunés habitants des cieux, et chanter avec eux les gloires de notre Reine ! Cela dépend de notre bonne volonté. Pendant ce beau mois, nous avons goûté le bonheur qu'il y a d'aimer et de servir Marie. Que notre dévotion envers elle, loin de cesser et de se ralentir, persévère et aille toujours croissant. Récitons au moins chaque jour une dizaine de chapelet ; communions aux principales fêtes en son honneur ; appelons-la à notre secours dans toutes nos peines et nos tentations ; et enfin, resserrons les liens qui nous unissent, et aimons-nous tous comme les membres de la Sainte Famille. Voilà les fruits que nous devons recueillir du Mois de Marie. À ces conditions très faciles à remplir, la Reine des saints nous protégera pendant tout le cours de notre vie, et après notre mort nous ouvrira les portes du ciel.

 

Exemple

L'heureux empressement

 

Demain ! Demain ! Un jeune apprenti avait fait depuis quelque temps sa première communion. Il avait pris une seule résolution, mais il l'avait prise sérieusement : « Si je viens à tomber dans le péché mortel, j'irai me confesser avant de me coucher, le jour même ». Ce malheur lui arriva : c'était un samedi ; il faisait mauvais temps. Le prêtre était loin ; il se dit d'abord : « J'irai me confesser demain ». Mais sa promesse lui revenait en la mémoire, et quelque chose lui disait : « Fais ce que tu as promis, va te confesser ». Il hésitait. Dans ce combat intérieur, il se met à genoux et récite un Ave Maria pour connaître la volonté de Dieu. Aussitôt il se relève et se met en chemin. À son retour, il est rencontré par sa marraine, qui lui demande d'où il vient ; il le lui raconté, la joie sur le visage, et lui dit qu'il va dormir en paix, ayant recouvré l'amitié de Dieu. Sa mère avait coutume de le laisser au lit un peu plus de temps le dimanche que les autres jours. Selon son usage donc, elle ne l'éveilla qu'à sept heures, en frappante la porte de sa chambrette et en l'appelant, un quart-d'heure après, Paul dormait encore. Sa mère l'appela de nouveau, et, impatientée de n'avoir pas de réponse, elle entre dans la chambre et s'approche de son enfant, qui ne bougeait pas. Elle lui prend la main qu'elle trouve glacée. Effrayée, elle regarde, et poussant un cri affreux, elle tombe par terre sans connaissance. L'enfant était mort, et son cadavre déjà froid !... Heureux jeune homme, de n'avoir pas remis sa confession au lendemain ! Heureux nous-mêmes si, avertis par cet exemple, nous mettons à profit sans retard toutes les bonnes résolutions que la Sainte Vierge nous a inspirées pendant ce mois ! Suivre à l'instant même le mouvement de la grâce, c'est tout le secret de la sainteté. (Nouveau Mois de Marie, par Ed. Terwecorem).

Pratiques : Faites votre confession comme si elle devait être la dernière de votre vie, pour vous préparer à la communion de demain. Si vous ne le faites déjà, prenez la résolution de lire en famille, la vie du saint de chaque jour.

34143220

Prière

 

Reine de tous les saints ! C'est surtout sous ce nom glorieux que j'aime à vous honorer et à vous invoquer. Puissé-je être compté au nombre de vos plus fidèles et dévoués sujets. Pour couvrir mon insuffisance, je m'unis en ce moment aux âmes les plus ferventes qui vous ont honoré et servi pendant ce mois qui vous appartient, et sur lesquelles vos regards reposent avec le plus de complaisance. Je m'unis en particulier à l'un de vos plus grands serviteurs, que l'Eglise a placé dernièrement sur ses autels, et avec saint Alphonse je m'écrie : « Si je persévère, ô Vierge Sainte, à vous servir, à vous aimer, à vous prier. je suis assuré de mon salut. Ce que je crains, ô ma sainte mère, ce n'est pas que vous m'abandonniez la première, mais que moi malheureux et ingrat, je ne vienne peu à peu à quitter votre service ». Mais non, il n'en sera pas ainsi. Je vous jure aujourd'hui une inviolable fidélité, ratifiez vous-même mon serment, et soyez à jamais ma reine sur la terre et dans le ciel. Ainsi soit-il.

Dans les pas de St Jean-Marie Vianney

Pour recevoir chaque publication des mois de prières,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

28 mai 2016

Le Mois de Marie d'Ars

Le Mois de Marie d'Ars

Un mois avec le Saint Curé d'Ars

167_001

Vingt-neuvième jour

Reine des martyrs, priez pour nous.

Reine des confesseurs, priez pour nous.

 

Quelle couronne sur le front de Marie que celle de Reine des martyrs ! C'est dire que ses épreuves et ses souffrances ont surpassé celle des martyrs, de ces héros invincibles qui ont affronté les plus affreux supplices et versé leur sang pour la foi. Dans cette grande et vaillante armée des soldats de Jesus-Christ, plusieurs millions ont eu la tête tranchée par le glaive ; d'autres ont été livrés à la dent dévorante des tigres et des lions ; ceux-là ont été jetés dans des fournaises embrasées ou plongés dans des chaudières d'huile bouillante ; à ceux-là on arracha non seulement la barbe et les cheveux, mais les ongles et la peau. Tout ce que la cruauté la plus raffinée a pu inventer, tout ce que la rage de l'enfer a pu inspirer, a été mis en œuvre pour ébranler la constance des martyrs, et les rendre apostats.

L'Eglise en compte plus de 14 millions qui ont préféré la mort la plus cruelle à la honte et au crime de fouler aux pieds la croix et de renoncer à Jésus-Christ. Et cependant le supplice d'aucun de ces martyrs ne peut être comparé aux douleurs de Marie leur reine. Le supplice de plusieurs d'entre eux n'a duré que quelques jours, et souvent même quelques heures ; celui de Marie a duré autant et plus que la vie de Jésus-Christ son divin fils. Appelée à coopérer au grand mystère de la Rédemption, elle a partagé, dans un degré qu'on ne peut définir, les douleurs infinies de l'Homme- Dieu. Nous avons déjà considéré plusieurs fois Marie sur le Calvaire, mais ne nous lassons pas de revenir à ce spectacle douloureux qui met dans tout son jour la générosité de son cœur et l'héroïsme de son sacrifice. Lorsque les apôtres ont pris lâchement la fuite, Marie est là debout au pied delà croix, témoin de toutes les cruautés et de toutes les ignominies qu'on fait endurer à son divin fils, savourant jusqu'à la lie le calice d'amertume qu'on lui fait avaler. Mais pourrait-on dire : la main des bourreaux n'a pas frappé Marie et son sang n'a pas coulé ! Quoi donc ? La chair de Jésus en lambeaux, n'est-ce pas la chair de Marie ? Le sang que Jésus verse par torrents ne sort-il pas des veines de Marie ? Jésus-Christ meurt sur la croix, et ses souffrances cessent avec son dernier soupir ; mais le martyre de Marie continue avec un surcroît de douleur. Contemplez la recevant dans ses bras le corps de son divin fils, froid, inanimé et couvert de plaies encore saignantes. Comme elle l'arrose de ses larmes ! Comme elle le presse sur son cœur ! L'âme du Sauveur a quitté son corps, mais l'âme de Marie, dit saint Bernard, y est encore pour recevoir le coup de lance, pour souffrir par toutes ses plaies sur lesquelles ses lèvres restent collées. Voyez s'il est une douleur comparable à la sienne, et si ce n'est pas à juste titre qu'elle marche à la tête des martyrs ! qu'elle est appelée N.-D. de Pitié, N. D.-des-Sept-Douleurs ! Qu'elle nous est représentée avec sept glaives qui s'enfoncent dans sa poitrine et s'abreuvent de son sang.

Voilà le grand témoignage d'amour que Notre-Seigneur a donné à sa mère. Il l'a associée a ses souffrances plus qu'aucune autre créature. Ainsi en agit il pour l'ordinaire avec ceux qu'il aime. Il les appelle à partager ses souffrances pour accroître leurs mérites et enrichir leur couronne. Le plus souvent c'est en troublant la prospérité des pécheurs, c'est en leur envoyant des maladies ou d'autres épreuves qu'il leur ouvre. le sein de sa miséricorde. Ne murmurez donc pas, ne vous laissez pas aller à rabattement, lors que la main de Dieu vous touche à l'endroit sensible. Ou souffrir ou mourir, s'écriait sainte Thérèse. Vivre toujours pour souffrir toujours, s'écriait une autre sainte plus héroïque encore. Mais Dieu ne demande pas que vous vous éleviez tous à ce degré de perfection. Les instruments qui servent à votre profession, que vous baignez de vos sueurs, qui usent vos forces et votre vie, ne sont-ils pas pour vous de véritables instruments de martyre ? Prenez vos maladies et les fatigues de votre état en esprit de pénitence, supportez-les patiemment par amour pour Dieu ; et vous mériterez de participer à la gloire de la Reine des Martyrs.

 

Exemple

Lyon préservé du choléra

 

En 1832 et 1838, Lyon menacé par le choléra, leva les yeux vers la sainte Montagne de Fourvière. La contagion avait faillie si grands ravages dans la capitale ! Elle semblait s'attacher de préférence aux grandes cités. En 1835 surtout, elle se montrait presque aux portes de Lyon, et la ville était pleine de fugitifs qui, s'échappant à la hâte des lieux infectés, portaient le germe du mal dans leur sein. Tout faisait croire que le fléau destructeur allait se répandre et envahir un lieu où dans de semblables circonstances, l'ange de la mort avait autrefois frappé de si terribles coups. Le sage administrateur Mgr de Pins, archevêque d'Amasie, à qui la Providence, attentive aux besoins de son peuple, avait confié les enfants des martyrs, excita les fidèles à recourir à leur protectrice ; sa voix retentit jusqu'au fond des cœurs. Le concours à N.-D. De Fourvière fut grand, les vœux furent ardents, les œuvres de piété multipliées. Marie entendit les supplications de son peuple. Le ministre des vengeances divines eut ordre de respecter la cité qu'elle avait prise sous sa défense, cl le zélé prélat ne fut que l'interprète de la voix de ce même peuple, lorsqu'il ordonna deux fois des prières d'actions de grâces dans le sanctuaire protecteur. Depuis, le fléau destructeur a reparu plusieurs fois en France, et a éprouvé cruellement la population de nos principales villes. Lyon, la seconde capitale de l'Empire, bien que renfermant tous les éléments qui semblent appeler et favoriser le choléra, a toujours été épargné, grâce à la protection de celle qui veille à son salut du haut de la sainte Montagne. Aussi dans quelle autre ville la fête de l'Immaculée Conception est elle célébrée avec une ferveur plus générale et une plus brillante illumination. (Pèlerinages aux sanctuaires de la Mère de Dieu).

Pratiques : Évitez, pendant la journée, toute plainte et tout murmure au milieu des contradictions de la vie et des peines de votre état. Considérez les instruments qui servent à votre profession souvent si pénible, comme les instruments de votre martyre.

34143220

Prière

 

Ô Reine des martyrs et des confesseurs ! Votre vie n'a été qu'une longue suite de souffrances dont la rigueur a égalé la durée. C'est à cause de nous et par amour pour nous, que vous avez été associée à toutes les douleurs de votre divin Fils. Faites-nous bien comprendre le mérite et la gloire des peines inséparables de la vie. Il faut passer par l'épreuve des mystères douloureux avant d'arriver à la joie des mystères glorieux. Le chemin du Calvaire est la route qui conduit au ciel. Tendez-nous une main secourable pour y marcher à votre suite et pour mériter de partager un jour avec vous la couronne des Martyrs. Ainsi soit-il.

579718_300544400029317_1114522109_n

Pour recevoir chaque jour pendant le mois de mai

les méditations du Mois de Marie d'Ars,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes