15 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Seizième jour

 

Sainte Philomène délivre de l’enfer et guérit une femme qui lui était affectionnée

 

Les moindres choses faites pour plaire à l’Éternel, dans la vue de le glorifier dans sainte Philomène, ne sont jamais sans récompense. Que sera-ce donc que d’être dévoué, autant qu’il est dans l’ordre de Dieu, à la cause de cette si grande Sainte ! Que n’obtiendra-t-on pas alors de son inépuisable bonté ? Il est de ces faveurs, que la Sainte a accordées, qui ne peuvent guère s’expliquer que par le crédit puissant dont elle jouit dans la gloire céleste, près de Jésus-Christ, pour lequel elle a vécu Vierge et a versé par les tourments les plus douloureux, son sang précieux jusqu’à la dernière goutte.

Assurément, l’Éternel ne peut rien refuser aux prières d’une Vierge martyre. Ainsi s’expliquera le fait suivant :

Dans un pays voisin de Nole vivait une femme mariée, toute dévouée à sainte Philomène ; elle avait environ trente ans. Sa famille avait coutume de se réunir chaque année pour célébrer une fête en grande pompe en l’honneur de la Sainte.

En 1830, cette personne fut réduite à toute extrémité par une dangereuse maladie. Ayant perdu tout sentiment, luttant depuis trois jours avec la mort, elle semblait devoir mourir d’un instant à l’autre ; l’on s’occupait même des apprêts de son enterrement.

Le peuple, qui lui portait grand intérêt, adressait pour elle au ciel des prières ferventes et se plaignait à sainte Philomène du peu de zèle qu’elle montrait en cette occasion, où, selon lui, il y allait de son honneur et de sa gloire.

Il lui disait : « Tandis que cette pieuse femme se prépare à vous fêter, qu’elle dépense son argent pour vous faire un beau tableau, que tout le monde, édifié de sa générosité, vous demande sa grâce, vous, la plus intéressée à sa guérison, la laissez mourir ».

Mais ni les prières ni les plaintes n’arrêtaient le mal ; et, vers la fin du troisième jour de son agonie, on s’attendait à la voir expirer, quand un grand bruit causé par des bêtes de somme, qui étaient à l’écurie, attira l’attention des personnes qui la veillaient.

Craignant que ce vacarme ne hâtât le moment de sa mort (car l’écurie était précisément au-dessous de la chambre), ils se hâtèrent d’aller apaiser ces animaux, et revenant aussitôt après, ils se disaient : « Nous allons, peut-être, la trouver morte... » Mais ils la trouvèrent pleine de vie, assise sur son lit. À peine les a-t-elle aperçus que d’une voix forte et sonore elle s’écrie : « Je reviens de l’autre monde et je dois mon salut à sainte Philomène ».

Elle leur raconte alors la vision qu’elle vient d’avoir et comment sainte Philomène l’avait délivrée des mains du dé­ mon et lui avait obtenu sa guérison.

La maladie cessa en effet dès ce moment-là ; et une multitude de personnes venant s’assurer du prodige par leurs propres yeux, il opérait sur leurs cœurs les plus salutaires effets ; leur dévotion envers la Sainte s’en accrut aussi ; et les habitants érigèrent en son honneur une grande et belle statue.

 

Pratique : Dans toutes les maladies du corps comme dans toutes les peines d’esprit, invoquez sainte Philomène et que jamais le désespoir ne s’empare de vous, elle veillera sans cesse à vos côtés et vous délivrera de tous maux.

 

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14 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Quinzième jour

 

Sainte Philomène délivre un condamné à la mort

 

Si nous sommes délaissés, confions-nous en la Providence et prions sainte Philomène de nous aider.

C’est toujours quand les causes semblent le plus désespérées que le secours divin est plus près de nous. Voyons-en la preuve dans le trait suivant, qui montre qu’il n’y a point de malheur dans la vie auquel sainte Philomène ne puisse remédier, si on la prie avec toute la foi et la confiance possible.

C’est la délivrance d’un homme condamné à mort.

Il s’appelait Pellegrino Ruocco. La cour spéciale d’Avellino, dont les jugements sont sans appel, venait de lui appliquer cette peine, on ne dit pas pour quel crime, et deux autres coupables la partageaient avec lui La sentence leur ayant été intimée, on ne songea plus qu’à les disposer à bien mourir. Elle devait s’exécuter le lendemain, 19 août 1832.

Ce misérable avait dans la ville une tante qui lui portait une grande affection. La funeste nouvelle lui parvient presque aussitôt ; et sur-le-champ, de compagnie avec quelques autres personnes pieuses, elle se rend à l’église, et y fait de ferventes prières pour son malheureux neveu.

On y célébrait un triduum solennel en l’honneur de la sainte Martyre. Après avoir imploré le secours de la reine des Vierges, ces femmes, pleines de foi, se dirigent vers l’autel de sainte Philomène, et lui demandent à grands cris, au milieu d’un torrent de pleurs, qu’elle veuille s’intéresser pour la grâce du condamné.

La foule qui se trouvait là pour rendre ses hommages à la Sainte, ne put, en les entendant, se défendre de les désapprouver. Comment, se disait-on, demander la grâce d’un criminel, après que la sentence a été portée? Ne valait-il pas mieux la prévenir ? Eh ! quel moyen maintenant d’obtenir cette grâce ?

Ainsi raisonnait le peuple ; la bonne tante pensait bien différemment. Persuadée qu’au Seigneur et à ses Saints il n’est rien d’impossible, elle rentre dans son logis, et prosternée devant une image de sainte Philomène, elle persiste à demander avec foi la grâce du malheureux.

Il lui semblait alors entendre une voix intérieure qui lui disait avec clarté : « Va, pars pour Naples; jette-toi aux pieds du Roi, et la grâce te sera accordée ».

Comme elle ne savait pas d’où pouvait lui venir cette invitation, elle poursuivit sa prière. Plus elle priait, plus cette voix se faisait entendre. Mais, lorsqu’elle commençait à y voir quelque chose de surnaturel, une difficulté l’arrêtait ; il lui paraissait que jamais elle ne viendrait à bout d’une pareille entreprise. La lumière divine l’emporte ; le voyage est décidé.

Elle part d’Avellino, vers les six heures trois quarts du même jour. Après avoir couru trente milles, elle arrive dans la capitale, vers le milieu de la nuit. Cette nuit-là même, son neveu, qui ne pouvait savoir les projets qu’elle avait formés, se recommandait vivement à la sainte Martyre. S’étant assoupi, il crut la voir et lui entendre proférer ces mots : « Ne crains pas ; sois content ; lors même que tu serais tout auprès de la potence, je saurai bien t’arracher aux mains de tes bourreaux ».

Il s’éveille, et sur-le-champ il fait part à ses compagnons de ce songe favorable. Le lendemain, il le racontait à ceux qui venaient le voir. La joie qui animait alors son visage décelait ce qui se passait dans son cœur. Il était inébranlable dans sa confiance.

La tante se trouvait néanmoins dans un grand embarras, La supplique était faite, l’audience obtenue, mais le Roi n’était visible qu'à deux heures environ de l’après midi, et la sentence devait s’exécuter à Avellino, le même jour, à cinq heures.

N’importe ; Dieu peut tout. Déjà, contre toute espérance humaine, la grâce est accordée. Les légalités vont se remplir ; et s’il faut un miracle pour que la grâce arrive avant l’exécution, sainte Philomène est là pour l’opérer.

Il est impossible de ne pas remarquer ici l’attention de Dieu à rehausser la gloire de sa servante. Il permit de nouvelles et de presque insurmontables difficultés. Car, au lieu d’expédier sur-le-champ les lettres de grâce, on laissa s’écouler encore deux mortelles heures. Quatre heures sonnaient (il n’en restait donc plus qu’une seule avant l’exécution), quand le Roi se souvient du par­ don accordé, des lettres qui n’ont pas été expédiées.

Nouvel embarras pour lui. Il fait chercher la supplique ; on ne peut la trouver. Il veut du moins se rappeler les noms des trois coupables. Car la grâce avait été sollicitée et obtenue pour tous les trois également. Mais, quoi qu’il fasse, le nom d’un seul vient se retracer à sa mémoire, celui de Pellegrino Ruocco.

Sur-le-champ, sans autre formalité, il ordonne à l’un de ses officiers de porter au télégraphe l’expression de sa volonté royale ; et l’oubli des noms amenant celui des personnes, Pellegrino Ruocco est le seul aussi dont il se souvienne de prononcer la grâce. Il était temps qu’elle arrivât.

Déjà, dans Avellino, tout était en mouvement pour l’exécution de la sentence. Les criminels, tirés de la prison, s’avançaient vers le lieu du supplice. Ils y arrivaient.

Au même instant, la dépêche télégraphique paraît. C’est un ordre du Roi; mais l’expression n’en est pas claire. Elle porte un seul mot : « Que l’on suspende ». Le directeur de l’observatoire flotte irrésolu. Cependant, s’il s’agit des condamnés, il n’y a pas de moments à perdre. Il laisse un suppléant ; il arrive sur la place, et de par le Roi, il commande un sursis.

La chose était si extraordinaire, que l’officier de justice eut toutes les peines du monde à se rendre à cet avis. L’on était encore à discuter avec chaleur, quand le suppléant accourt, et apporte en termes clairs et précis la grâce tout entière. Pellegrino est pardonné.

Seul, il avait intéressé en sa faveur la puissante sainte Philomène.

Le malheureux se trouvait déjà sur l’échelle ; on lui apprend son bonheur ; et il tombe, accablé sous le poids de sa joie. Il revient peu après à lui-même ; la liberté, l’honneur, la vie lui sont rendus ; il doit tout à son admirable Protectrice. Dieu ! que ne peut votre bonté ! Et nous, chrétiens, que ne peut aussi la foi qui nous a été donnée !

 

Pratique : Comme nous sommes tous condamnés par la divine justice à la mort temporelle, et que nous devons tous prier les uns pour les autres, nous ne saurions mieux exercer notre zèle qu’en suppliant sainte Philomène de protéger tout particulièrement les pauvres agonisants qui expirent à chaque moment !

 

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13 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Quatorzième jour

 

Sainte Philomène protège et secourt les veuves

 

Les veuves semblent être comme les orphelins, le plus à la merci des bons soins de la Providence, qui ne leur fera jamais défaut si elles savent l’intéresser par la confiance, la résignation et la prière.

Qu’elles recourent assidûment à sainte Philomène. Elle les protégera comme elle l’a fait des veuves dont nous allons parler, dans tout ce qui sera le plus avantageux pour elles.

L’an 1832, un terrible ouragan se fit sentir dans une grande partie de la Pouille, et y causa de grands ravages. Une pauvre veuve, nommée Anne-Marie de Philippo, se trouvait, quand il survint, à la campagne, d’où elle retournait alors pour se rendre à Foggia, qu’elle habitait.

Au moment où elle passait près de l’église de Jésus-Maria, l’un de ces tourbillons qui firent à la même époque périr tant de personnes, vint s’abattre sur cette pauvre femme, l’enleva de terre, puis l’y repoussant avec force, la saisit de nouveau, la fit pirouetter avec violence, la dépouilla de sa chaussure et d’une partie de ses vêtements.

L’infortunée, se voyant en butte à l’ouragan, qui redoublait à chaque instant de fureur, effrayée, hors d’haleine, se recommande à la Mère des douleurs et à sainte Philomène, dont elle se rappelle avoir vu, dans l’église voisine, la chapelle et le tableau.

Le tourbillon lui laisse un moment de repos, elle en profite pour s’élancer vers la porte du temple ; mais la trouvant fermée : « Ah ! Ciel ! S’écrie-t-elle ; bonne sainte Philomène, ayez pitié de moi ! pour l’amour de Dieu, ouvrez-moi cette porte, et que je ne meure pas sans sacrements ! » Elle dit, et la porte s’ouvre d’elle-même, autant qu’il le fallait pour qu’elle pût y trouver un abri. Au même moment, elle entend une voix qui disait : « Anne, Anne, entre ici, entre bien vite ; c’est moi qui t’ai ouvert ».

C’est ainsi que, délivrée d’un si pressant danger, la veuve reconnaissante racontait le miraculeux événement aux personnes dont bientôt elle se vit environnée. La porte dont le sacristain avait alors les clefs, restait ouverte ; on était assuré, par son propre témoignage, qu’il l’avait fermée le matin ; la pauvre femme, mouillée par la pluie jusqu’aux os, avec ses habillements moitié perdus, moitié déchirés, affirmait ce que nous venons de dire en des termes qui ne laissaient aucun doute. Plusieurs autres circonstances concouraient à appuyer la vérité de son récit. Enfin cet admirable événement fut consigné par un notaire dans les archives de Foggia, pour qu’on n’en perdît pas le souvenir.

Autre fait qui montre combien sainte Philomène est secourable envers les veuves qui l’implorent dans leurs chagrins.

C’était en 1831 ; le nom de la Thaumaturge sainte Philomène devenait populaire à Martorano, ville de la Calabre ultérieure, par une relation des miracles de la Sainte que propageait Nicolas Lauza.

Une pauvre veuve, en ce moment bien affligée, entend le récit de tant de merveilles. Elle commence à respirer dans ses douleurs.

Elle avait une belle jeune fille, âgée de dix-sept ans, nommée Rose. Tous les efforts de la médecine n’avaient pu la guérir ni même la soulager. Le mal chaque jour allait empirant. Il arriva à tel point, que la pauvre fille resta muette, Après avoir essayé tous les moyens, la maladie fut jugée mortelle.

La veuve et sa chère enfant étaient consternées. Ô Providence ! tout à coup le nom de Philomène retentit à leurs oreilles. Elles vont trouver le chanoine Lauza, le prient d’être leur médiateur auprès de la Sainte. Il se refuse d’abord.

Cependant, vaincu par les sollicitations pressantes des deux affligées et de la fille surtout, qui en pleurant lui montrait sa langue desséchée, il se décide à intervenir pour elles. Il prend le livre, déploie l’image, l’applique sur la tête de la jeune fille qui était à ses genoux, gémissante. Il demande à la sainte Martyre de la guérir. Puis il dit à Rose : « Depuis quel temps, ne pouvez-vous plus parler ? » Rose de répondre : « Ah ! Ah ! Ah ! depuis tant de jours », et elle indique ce nombre de jours. Depuis lors, elle parla avec une facilité qui étonnait tout le monde.

 

Pratique : Demander à sainte Philomène la prudence et la modestie dans le discours. Priez-la de vous inspirer dans vos projets à venir ; elle est un guide sûr et fidèle.

 

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12 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Treizième jour

 

Sainte Philomène apaise les tempêtes

 

Sainte Philomène est la protectrice des mariniers, parce qu’elle fut précipitée dans les eaux du Tibre avec une ancre au cou. C’est aussi peut-être parce qu’elle a maintes fois apaisé des tempêtes sur les mers, des ouragans sur la terre.

Dans le mois d’octobre de l’année 1832, il s’éleva, sur le golfe Adriatique, une horrible tempête, et deux barques de pêcheurs firent naufrage à la vue même du port.

Aussitôt la nouvelle en court par toute la ville de Vieste ; et l’on se précipite vers le rivage. Le spectacle était affreux.

En vain on essaie de porter du secours à ces infortunés, la fureur des flots ne permet pas d’avancer vers eux ; ils appellent, ils crient ; leurs gémissements percent tous les cœurs ; on ne peut leur répondre que par de stériles désirs, des sanglots et des plaintes.

Mais le souvenir de sainte Philomène vient tout à coup faire renaître l’espoir dans ces âmes consternées. La Thaumaturge peut tout auprès de Dieu ; elle sauvera de la mort ces infortunés qui nous implorent. Un cri part aussitôt de tous les points ; et le nom de sainte Philomène retentit jusqu’aux deux, dont il obtient un miracle.

Car, quelques moments après, ces malheureux naufragés, sans qu’ils sussent comment, se trouvent transportés sur le rivage. Ils bénissent de concert avec leurs compatriotes, celle dont l’invisible main les a sauvés du trépas.

Le prodige n’était pas toutefois si complet, qu’il ne laissât plus d’amertume ni de crainte.

Le patron de l’une des deux barques, nommé Paul d’Aposto, en jetant ses regards autour de lui, ne voit pas ses deux enfants, dont le plus jeune comptait seulement huit années. Les vagues furieuses les avaient rejetés loin du port ; on crut les apercevoir se débattant contre elles ; mais quel moyen de leur porter un prompt secours ?

Le même précisément qui venait d’être employé avec un succès si admirable.

« Sainte Philomène, achevez votre ouvrage ; sauvez ces deux pauvres enfants ! » Ce fut la prière qui se forma dans tous les cœurs, qu’exprimèrent toutes les bouches.

Dieu voulut, pour la plus grande gloire de la Sainte, que la même prière fût faite par l’un de ces deux petits malheureux ; et c’était le plus jeune, qui se souvenant, au milieu du péril, de la statue miraculeuse de sainte Philomène, placée dans l’église des Capucins, recourut à elle avec confiance.

« Vierge nouvelle, s’écria-t-il, qui êtes venue dernièrement chez les Capucins de Vieste, sauvez-nous ; ayez pitié de nous ! »

Et pendant qu’à côté de son frère, il luttait contre les flots, pendant que, sur le rivage, son père se désolait, et que le peuple, animé d’une vive confiance, persévérait dans ses supplications à la Sainte, voilà que tout à coup on voit les enfants sauvés.

Ils sortent du milieu des flots écumants, s’élancent sur le port, à la vue de la multitude étonnée ; et mille cris de joie et de reconnaissance proclament la bonté du Seigneur et la puissance de sa glorieuse Servante.

En pensant au pouvoir de sainte Philomène sur le plus terrible des éléments pour secourir ceux qui y sont en danger de périr, priez-la de calmer aussi les flots qui agitent le pauvre vaisseau de votre cœur qui vogue sur la mer orageuse de ce monde, et de diriger avec sécurité notre âme vers les rivages de la bienheu­ reuse éternité, afin qu’elle entre au port du Paradis.

 

Pratique : Dans les tentations, celles surtout contraires à la pureté, dans la tourmente des passions, priez sainte Philomène, conjointement avec la Vierge Immaculée Marie.

 

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11 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Douzième jour

 

Sainte Philomène guérit dans les maladies et les infirmités désespérées

 

Quand les hommes sont insuffisants à nous aider, à nous guérir dans nos maladies, n’est-il pas naturel que nous nous adressions alors aux Saints ! Pourquoi ? Sans doute parce que nous sommes persuadés qu’ils peuvent, par la puissance dont l’Eternel les a investis, nous guérir surnaturellement, sans le concours même des remèdes. C’est ce qui s’appelle miracle, c’est-à-dire intervention directe de la puissance divine. Or c’est ainsi que sainte Philomène a guéri plusieurs causes désespérées. Il serait trop long d’énumérer ici ces guérisons. Nous nous contenterons de rapporter celle surprenante et instantanée qui eut lieu à Rome, en décembre 1833, au couvent des religieuses franciscaines, quartier Trastevere.

Jesual de Garelli, romaine, que des infirmités très graves retenaient au lit depuis le mois d’août précédent, avait reçu les derniers sacrements. Elle était sans parole, elle avait les yeux fermés. Depuis trente-trois heures, elle n’avait pris que quelques gouttes de bouillon. Elle se trouvait donc à la dernière extrémité. Alors le confesseur lui appliqua sur la figure l’image de sainte Philomène, devant laquelle la communauté avait fait des prières pendant trois jours pour la malade.

Tout à coup, cette religieuse demanda du bouillon.

Ses compagnes, surprises de l’entendre parler, le furent bien plus en voyant celle qui,0 un instant auparavant, ne pouvait se mouvoir qu’à l’aide de deux ou trois personnes, s’asseoir d’elle-même sur son lit, et répéter sa demande en ajoutant : « Je suis guérie ».

On lui apporta du bouillon, sa guérison ne fut plus douteuse.

Ses sœurs s’empressèrent d’aller chanter le Te Deum à l’église. La religieuse, auparavant mourante, y alla aussi le lendemain pour rendre grâces à Dieu et à sainte Philomène de son rétablissement.

Ce fait a été constaté à Rome par l’ordre du vicaire de Sa Sainteté, et le cardinal Galeffi l’a affirmé par le témoignage même de la religieuse.

Nous concevons, diront quelques-uns, que sainte Philomène ait guéri une religieuse. La Sainte a pu avoir des égards pour une Vierge qui servait le Seigneur dans toute la piété de son âme ; mais, nous qui vivons dans le monde où nous sommes engagés, voudrait-elle nous aider, nous guérir ainsi ?

Et pourquoi pas, pourvu que ce soit le bon plaisir de Dieu. Tant de faits rapportés dans cet opuscule et dans la Vie complète de la Sainte, sont la preuve la plus convaincante que sainte Philomène soulage et guérit tous ceux qui ont confiance en elle, pourvu qu'ils veuillent se corriger, s’ils sont pécheurs.

 

Pratique : Dans les infirmités corporelles, recourir à sainte Philomène et se résigner. Elle finira par nous accorder ce que nous lui demandons, si notre prière est constante et surtout sincère. « Frappez, frappez, dit l’Evangile, et la porte vous sera ouverte ».

 

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10 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Onzième jour

 

Sainte Philomène assiste le pauvre

 

Les Saints sont d’autant plus vivement touchés de la misère du pauvre et d’autant plus empressés à le secourir qu’ils sont grands devant l’Eternel. Le proverbe malheureusement trop vrai et trop commun : « Les honneurs changent les mœurs », ne s’applique pas à ces amis de Dieu. Et si certains pauvres parvenus tout à coup au faite des honneurs et des richesses dédaignent et méprisent, persécutent peut-être le pauvre ; les Saints au contraire, parce qu’ils ne voient que Dieu de grand, aident, favorisent, assistent le pauvre de toutes les manières. Mille preuves sont là sous nos yeux ; citons seulement l’exemple de sainte Philomène.

À Vieste, ville située au pied du monte Gargano, vivait une famille très honnête, mais misérable. L’extrême besoin où elle se trouvait à la campagne l’avait forcée de venir à la ville, pour voir s’il y aurait moyen de gagner quelques sous. Le mari s’appelait Jean Troya, et sa jeune femme, Marie-Thérèse Bovini.

Une chaumière délabrée, autour de laquelle était un modique jardin, formait tout leur avoir et toute leur espérance.

Dans cette situation affligeante, l’avenir leur offrait peu de consolation ; Marie-Thérèse surtout, qui se voyait sur le point d’accoucher, ne pouvait songer à la petite créature quelle allait mettre au jour sans en avoir le cœur inondé d’amertume. Où mettre son enfant? Comment se pourvoir des langes nécessaires ? Mais enfin, dit-elle. Dieu peut tout, et sainte Philomène, si elle veut bien m’aider, peut pour moi aussi faire un miracle.

C’est ainsi qu’elle s’animait à supporter son chagrin, et souvent elle priait la Thaumaturge de ne pas l’abandonner dans sa détresse.

Enfin le moment redouté arriva, mais le secours tant demandé ne paraissait pas encore. L’embarras, soit de la mère, soit de la sage-femme qui l’avait assistée, était on ne peut pas plus grand. Marie-Thérèse se plaignait à notre Sainte ; la sage-femme cherchait de tous côtés un peu de linge, pour en couvrir l’enfant ; mais le dénuement de cette pauvre famille était tel, que pas seulement un misérable haillon ne s’offrait à la vue. Touchée d’un vif sentiment de pitié, celle-ci prend alors un mouchoir qu’elle avait sur les épaules; elle en enveloppe la petite fille, et la mère désolée voyant qu’il manquait une bande pour ajuster le maillot, dit en avoir une, quoique usée et à moitié déchirée.

La sage-femme court ; elle ouvre la boîte où elle était renfermée ; Dieu ! quel est son étonnement, en voyant un petit trousseau, où rien ne manquait, ni pour la propreté, ni pour l’arrangement, ni même pour l’élégance ! Il en sortait une odeur si suave, que l’air en fut embaumé.

Elle prend ce trésor, elle le baise. La mère, au comble de la joie, en fait autant, et ne sait comment témoigner sa gratitude à sa céleste bienfaitrice. L’enfant, ainsi richement emmaillotée, est portée aux fonts baptismaux. La nouvelle du miracle se répand, et l’on vient de tous côtés voir, baiser les langes merveilleux, et respirer le céleste parfum qu’ils exhalent.

La Sainte ne s’en tint pas là. La nuit d’après, Marie-Thérèse est réveillée par les vagissements de la petite créature. À la lueur de la lampe, qui éclairait l’appartement, elle cherche des yeux l’enfant, qui ne se trouve plus à l’endroit où elle l’avait mise. Incertaine, timide, elle se retourne d’un autre côté, et elle voit, ô prodige ! une jeune personne, vêtue de blanc et d’une beauté toute céleste. Ses bras soutenaient la petite fille ; et de ses mains, elle la caressait amoureusement.

Quelle consolation pour la pauvre mère ! Saisie de respect, de joie, de confusion, et de reconnaissance, elle ne peut que s’écrier : « Ah ! sainte Philomène ! » Et sainte Philomène se levant alors de dessus la chaise où elle était assise, donne un baiser à l’enfant, la remet à sa place, et disparaît. Marie-Thérèse, pendant plusieurs jours, en fut dans une espèce d’extase, et nous, qui lisons ceci, pourrions-nous contenir les transports de notre admiration ?

 

Pratique : Recourir à sainte Philomène dans les souffrances et les nécessités de la vie, et quel que soit notre besoin, quelle que soit notre pauvreté, ne jamais désespérer de la puissante protection de sainte Philomène.

 

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09 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Dixième jour

 

Sainte Philomène vient en aide aux ouvriers

 

L’ouvrier est l’enfant de Dieu tout comme le grand seigneur. Souvent il suit mieux sa voie que le premier, parce qu’il travaille pour gagner son pain et celui de sa famille à la sueur de son corps, et que le travail est le lot de l’homme. Dieu a dit : « Tu mangeras ton pain à la sueur de ton front ». Le riche, le grand seigneur, comprend-il ce précepte ? Pas toujours. Aussi combien souvent il s’enrichit aux dépens de l’ouvrier, soit en ne lui payant pas son salaire, soit en ne le lui payant pas aussi fortement qu’il doit et qu’il le peut faire.

Les Saints ne pensent pas comme les hommes. Ils aiment et honorent l’homme qui sait remplir sa destinée de chrétien ici-bas, quelque esclave qu’il puisse être. Que dis-je, les vrais esclaves sont-ils autres que les riches qui n’en ont jamais assez ? Voyons, par la protection que Philomène a accordée à certains ouvriers, ce que peuvent attendre d’elle ceux d’entre eux qui ont recours à ses bontés.

Un bûcheron de Sirignano, appelé Carluccio Napoletano, favorisé pour sa dévotion envers la Sainte, de plusieurs grâces particulières, avait en elle une vive confiance. Ce brave homme portait toujours sur lui une de ses images, et c’était devant elle qu’il ouvrait son cœur, dans ses divers besoins.

Un jour, se trouvant en voyage, et surpris par la nuit, il entre dans une auberge. Le discours y tomba sur sainte Philomène ; et lui, de tirer son image, pour la montrer à ceux qui étaient là présents. Elle plaît à l’un d’eux ; il lui offre en échange deux pièces de monnaie ; un autre lui en propose trois, puis quatre, cinq, et même jusqu’à douze. Mais Carluccio répond qu’il ne la céderait pas pour un écu romain ; qu’elle lui faisait trop bonne compagnie; et là-dessus, il la remet, dans son portefeuille.

Le lendemain, de très bonne heure, il se lève, dirige ses pas vers un village, dit le Sorbo, où il avait à travailler. En traversant une épaisse forêt, il s’égare ; et bientôt, ne sachant plus ni où il est, ni où il va, son cœur se replie sur la bonne Sainte, à laquelle il se met à parler ainsi : « Comment donc, ma chère Sainte ? hier, je n’ai pas voulu vous céder, même pour une bonne somme d’argent ; j’ai préféré à tout votre compagnie ; et aujourd’hui, vous me voyez égaré dans ce bois, et vous ne venez pas à mon aide ! » Il n’avait pas fini ces mots, que voici venir une jeune personne d’environ treize ans, vêtue d’une robe d’azur, et belle autant que modeste. Elle le regarde et lui dit : « Brave homme, qu’avez-vous ? Que vous est-il arrivé de triste ? » Carluccio s’ouvre à elle de son embarras. « Ceci n’est rien, lui répond-elle ; suivez-moi ; je vous remettrai sur le chemin ; et sans autre discours, elle va en avant, comme pour lui indiquer la route. Chemin faisant, notre bûcheron, un peu étonné de l’aventure, se disait à lui-même : « Voyez donc ; qu’elle est grande, la bonté de sainte Philomène ! À peine invoquée, elle accourt pour m’aider ; car enfin, puis-je douter que ce ne soit elle qui m’ait envoyé cette aimable petite fille ? »

Il allait s’entretenant de ces pensées pieuses, quand la jeune personne s’arrête, se tourne vers lui, et lui dit : « Suivez maintenant cette route, pendant à peu près un mille ; vous rencontrerez ensuite une femme qui aura une corbeille sur la tête ; elle va au lieu que vous cherchez. Vous vous mettrez en sa compagnie, et peu après vous arriverez ». Garluccio la remercie affectueusement, et ils se séparent.

Voulant se retourner ensuite, pour voir de quel côté se dirigeait la demoiselle charitable, il ne l’aperçoit plus ; et sans autre réflexion, il continue sa route. Bientôt le voilà une seconde fois dans l’embarras. Le sentier par lequel il allait vient aboutir à plusieurs autres. Lequel choisira-t-il ? il n’en sait rien. Tout à coup, en levant les yeux, il voit, s’avancer de son côté la femme dont on lui avait parlé ; il la reconnaît à sa corbeille. « Savez-vous, lui crié-t-il aussitôt, lequel de ces sentiers conduit au village de Sorbo ? » - « Le Sorbo ? répond la villagoise ; si j’en connais le chemin ? c’est mon pays ; venez ; je vais vous y conduire ». Ils y arrivèrent en effet, peu de temps après.

Ce fut alors que les yeux de Carluccio s’ouvrirent. Comment cette jeune personne si bien élevée, si modeste, si proprement vêtue, se serait-elle trouvée sur son chemin ? Comment aurait-elle deviné son embarras, et répondu à sa pensée ? Comment prévoir ce qui allait lui arriver, lui dépeindre, avec tant de détails, cette femme, la charge qu’elle portait et le but, où, ainsi que lui, elle dirigeait sa marche ? « Non, non, se disait-il, ce n’est point là un jeu de hasard, c’est sainte Philomène en personne que j’ai vue et qui m’a tiré de ma peine » ; et pendant plusieurs jours, ce brave homme fut comme hors de lui, son cœur s’enflammait d’un amour, d’une dévotion tout extraordinaire pour sa céleste compagne.

Voilà comment le ciel aide le pauvre ouvrier. Mais pour mériter eu quelque sorte ces assistances des Saints, il faut que l’ouvrier vive en bon chrétien, qu’il aime le travail, l’ordre, l’économie, qu’il évite les défauts si funestes de la paresse, de l’ivrognerie, de l’indocilité et du cynisme, qui ruinent à la fois l’âme et le corps et déshonorent celui qui s’y livre.

 

Pratique : Recommandez toutes vos entreprises, vos voyages à sainte Philomène. Confiez-lui vos desseins et considérez-la comme le plus sur Mentor qui guidera vos pas vers le but que vous vous proposez.

 

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08 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Neuvième jour

 

Sainte Philomène étend sa protection sur les familles chrétiennes

 

Personne n’est exclu, s’il le veut bien, de la protection de sainte Philomène. Elle s’empresse de secourir, nous l’avons vu par mille faits, tous ceux qui ont recours à ses bontés. Il semble cependant qu’elle a un soin particulier à combler de ses plus douces faveurs les familles qui lui sont dévouées, qui l’honorent sincèrement dans le but de plaire au Seigneur.

Un jour que Don François entrait dans l’église de Mugnano, pour y célébrer la sainte messe, il vit accourir vers lui sa mère qui lui dit d’un air tout effaré : « Donnez-moi un instant, j’ai quelque chose à vous raconter, je me sens forte­ ment poussée à vous le dire ». - « Parlez donc », lui répondit celui-ci.

Alors elle se met à lui faire le récit d’une vision ou d’un songe qu’elle avait eu la nuit précédente. Je voyais la Sainte comme se préparant à un voyage, et, craignant qu’elle ne voulût nous quitter, je pleurais avec quelques habitants de Mugnano et la suppliais de rester avec nous. Alors, avec l’accent de la bonté la plus touchante, elle nous rassura, nous dit qu’elle serait de retour le lendemain ; mais que la famille Terres, à qui elle avait des obligations, devant se trouver exposée à un grand péril, la reconnaissance exigeait qu’elle y allât pour l’en défendre.

Don François regarda ce songe comme l’effet de l’imagination; il ne put s’empêcher néanmoins, après y avoir un peu réfléchi, d’en écrire à la même famille Terres.

Celle-ci reçoit la lettre, l’ouvre et s’étonne d’y voir décrit un événement qui avait failli la faire périr la nuit précédente.

Des voleurs déguisés en soldats étrangers, dont ils empruntaient le langage, s’étaient présentés pour avoir, disaient-ils, le logement. Comme la porte leur fut refusée, ils se mirent en devoir de l’enfoncer ; ils menaçaient ouvertement de mettre tout à feu et à sang, et déjà le massacre allait commencer, lorsqu’un incident, ménagé par le ciel, vint déjouer leurs projets.

Les Terres ne s’étaient pas plutôt vus en péril, que toute la famille implora le secours de sainte Philomène. Non, non, disaient-ils, la Sainte ne nous abandonnera pas, ayons confiance en elle, nous serons délivrés de ce danger.

Leur espérance ne fut pas vaine. À l’instant où les assassins, après avoir enfoncé les portes, se précipitent vers l’escalier, on entend plusieurs voix bien connues crier en dehors de la maison : « De la lumière ! de la lumière ! vite, vite, portez-nous de la lumière ! » Ces cris plusieurs fois répétés, parvenant aux oreilles des brigands, comme à celles des gens de la maison, rassurèrent les uns et épouvantèrent les autres, en sorte que le danger cessa en un clin d’œil.

Les voleurs ayant pris le fuite, la famille Terres voit entrer chez elle plusieurs de ses amis. On s’étonne, on se réjouit, on rapproche les circonstances diverses de l’événement ; elles paraissent toutes plus singulières les unes que les autres.

Enfin, le lendemain matin, lorsque la lettre de Don François arriva, le mystère se trouva expliqué. La famille Terres et ses voisins, qui, sans trop savoir pourquoi, étaient venus lui rendre visite, reconnurent dans ce qui s’était passé le doigt de la Sainte, et la remercièrent dans toute l’effusion de leur cœur.

 

Pratique : Avoir dans sa maison une statuette ou une image de sainte Philomène et lui rendre ses hommages devant cette image. Rien ne doit coûter pour honorer la mémoire des saints. Renouvelez vos offrandes comme vos prières. Sainte Philomène ne se lasse jamais de venir à votre aide.

 

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07 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Huitième jour

 

Sainte Philomène secourt les époux

 

Nous voudrions bien qu’il nous fût permis ici de traiter longuement des devoirs des époux chrétiens, tant par rapport à eux-mêmes que par rapport à l’éducation de leurs enfants.

Ce serait peut-être le sujet le plus important de cet opuscule. Il suffit de dire que le bonheur mutuel des époux comme le bien-être et la prospérité même temporelle d’une nation reposent tout entiers sur la bonne conduite de ces époux et la bonne éducation qu’ils peuvent donner à leurs enfants. Tout est là ; tout dans ce monde doit converger vers cette fin : l’éducation chrétienne des enfants.

Un des plus affreux désordres, celui qui trouble le plus la paix et l’union sainte des époux, qui scandalise le plus le jeune âge et qui met un obstacle incroyable à son éducation, c’est l’inconduite des époux ou seulement de l’un deux. Or, c’est à sainte Philomène qu’il faut recourir pour obtenir de la divine bonté, un prompt remède à un si grand mal.

Nicolas de Lanze, Italien, s’efforçait de propager le culte de sainte Philomène, au moyen de petites feuilles contenant des prières imprimées qu’il distribuait gratis. Le ciel, par ce moyen, opérait des merveilles.

L’an 1832, une religieuse, sœur de la Conception, fit demander une de ces feuilles. Elle l’envoya de suite à une femme que les désordres de son mari plongeaient dans la plus amère affliction.

Ce malheureux, au mépris des engagements sacrés qu’il avait contractés à la face des autels, et sans égards, ni pour son épouse, ni pour sa famille, que sa conduite infâme déshonorait et appauvrissait en même temps, entretenait de coupables liaisons avec une autre personne du dehors. Rien jusque-là n’avait pu le réduire, et quoique la misère fût entrée dans sa propre maison, il aimait mieux porter ailleurs le fruit de son travail.

Le don de la zélée religieuse parvint à l’épouse de cet homme, à l’instant où celui-ci allait sortir de chez lui pour se rendre au lieu accoutumé. Sans perdre de temps, la femme, pleine de foi, et secondée assurément par la Sainte, dont elle implore le secours, fait glisser la feuille miraculeuse dans la doublure du surtout de son mari, et pendant que celui-ci commence à s’éloigner, elle redouble ses prières à la puissante Thaumaturge.

Ô prodige ! le misérable avait à peine fait quelques pas hors de la maison, qu’il s’arrête. Une foule de pensées viennent se présenter à son esprit ; et, pour la première fois, son âme endurcie devient accessible aux remords. Il rougit ; il s’indigne contre lui-même ; il blâme sa conduite ; il renonce à son dessein ! « Eh quoi, se dit-il en gémissant, serai-je donc toujours le jouet d’une passion insensée et criminelle ? Vivrai-je toujours comme un homme sans conscience ? Je suis en vérité atteint d’une folie bien honteuse » ; et là-dessus, il rebrousse chemin et rentre chez lui.

Dès ce moment, la concorde et la-joie reparurent au milieu de cette famille. Il ne manqua rien au bonheur des deux époux, au triomphe de sainte Philomène.

 

Pratique : Promettez aujourd’hui à sainte Philomène de propager le plus que vous le pourrez son culte dans les familles. Distribuez à l’occasion son image, sa médaille et les prières composées en son honneur : vous aurez la plus large part dans sa protection.

 

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06 août 2022

Le Mois de Sainte Philomène

Le Mois de Sainte Philomène

 

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Septième jour

 

Sainte Philomène protège et secourt les vierges

 

La prédilection de Philomène pour les vierges est dans la vocation qu’elle inspire au cœur pur et candide des jeunes chrétiennes dé se vouer au Seigneur sous son nom et sa protection.

En même temps qu’il plaisait au Seigneur de glorifier sa servante par de nombreux prodiges, il inspira aussi à de jeunes personnes le désir de retracer en elles ses vertus ; et celle qui les charma le plus fut la virginité dont elles voyaient le symbole fleuri dans les mains de la Thaumaturge.

Ce désir fut pesé, pour ainsi dire, dans la balance du sanctuaire ; et il reçut son approbation de qui de droit.

On dressa une règle ; on détermina un vêtement ; on établit certaines pratiques ; et en un clin-d’œil, les villes et les villages, qui se trouvaient dans la circonférence de Mugnano, se peuplèrent de vierges, consacrées à Dieu par le vœu de chasteté. On les appela dès lors, et on les connaît aujourd’hui en Italie, sous le nom de Monacelle di santa Filomena, c’est-à-dire, jeunes Religieuses de sainte Philomène.

Elles ne vivent pourtant ni en communauté, ni dans l’enceinte d’un monastère. C’est au sein même de leurs familles, au milieu du monde, auquel assurément elles n’appartiennent pas, et confondues avec le reste des fidèles, que ces vierges du Seigneur pratiquent leur règle, et gardent, avec l’édification commune, le vœu qu’elles ont fait.

Léon XII, d’heureuse mémoire, à qui fut présentée la seconde édition de la Relation historique (8 décembre 1827), en entendant le célèbre missionnaire Don Salvatore Pascali, parler de ces jeunes personnes, désira connaître avec quelque détail ce qui les concernait ; et à mesure qu’on les lui donnait, la joie qu’il en éprouvait se peignait sur ses traits d’une manière sensible ; mais, en apprenant, ce qu’il ne pensait point d’abord, qu’elles vivaient au sein de leurs familles, et que leur présence dans le monde était un grand sujet d’édification, il ne put contenir la satisfaction qu’il en ressentit, et il s’écria : « C’est là sans contredit le plus grand des miracles de cette grande Sainte. Quoi ! dans un siècle où la corruption est universelle, dans un royaume où naguère la religion a eu tant à souffrir, il se trouve des âmes pures et généreuses qui osent publiquement fouler aux pieds et la chair et le monde ! Je les bénis d’ici toutes ».

Et le représentant de Jésus-Christ élevant alors ses mains, riches des trésors de la grâce, les bénit en disant : « Qu'elles soient toutes bénies ! »

C’était là donner une approbation bien éclatante à cette salutaire institution, et proclamer hautement les desseins de Dieu dans l’apparition de la nouvelle Sainte.

Ô Vierges ! consacrez-vous intérieurement à sainte Philomène. Il n’est pas besoin que vous fassiez un vœu exprès. Il suffit que vous disiez à la Sainte : « Je vous consacre ma virginité pour Dieu, et je lui promets, avec sa sainte grâce et votre protection jointe à celle de la Vierge Marie, de garder mon esprit, mon cœur et mon corps chastes, de mourir plutôt que de les souiller par la moindre tache du péché ». Puis estimez-vous non-seulement honorées, mais encore heureuses de votre profession : c’est ce qu’a fait Philomène.

Sainte Philomène honorait singulièrement Marie très sainte et les Anges ; imitons-la. Si nous confions notre pureté à ces puissants protecteurs, elle sera sauvegardée, pourvu que nous fassions de notre côté ce qu’il convient.

Enfin, la défiance de soi-même, la fréquentation des sacrements, sont encore deux moyens sûrs de triompher du péché, de l’enfer. Plaise à sainte Philomène, nous obtenir la grâce de Jésus-Christ Notre Seigneur.

 

Pratique : Veiller exactement sur ses sens et s’abstenir de tout ce qui a l’apparence du mal, en l’honneur de sainte Philomène. La modestie, la réserve dans nos vêtements surtout, sont comme autant de voiles qui couvrent nos défauts et ne donnent aucune prise à l’ennemi.

 

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