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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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26 mars 2009

Les 7 Paroles de Jésus en Croix

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Les 7 Paroles de Jésus en Croix

Texte de Saint Bonaventure, Docteur de l'Église

Crucifixion

Première Parole

Mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font.

Jésus, hostie, sacrifice, bienfait et grâce de salut; Jésus, confiance assurée, refuge inébranlable : pour racheter le genre humain de sa captivité, pour anéantir les crimes dont nous étions coupables, pour nous unir à Dieu et nous combler de ses dons, vous n'avez point refusé de souffrir les chaînes, les fouets, les meurtrissures. Vous avez accepté la croix et ses ignominies, ses tourments et ses plaies. Et alors qu'elle vous recevait, alors que vos ennemis frémissaient contre vous, que le marteau frappait et que les clous déchiraient votre chair, que la douleur se faisait sentir plus atroce, que votre sang adorable coulait en abondance, que la souffrance vous oppressait et que votre angoisse s'aggravait, vous avez supplié votre Père de pardonner à vos ennemis, à ceux qui vous attachaient; vous l'avez conjuré en faveur de leur ignorance, et vous lui avez dit: Mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font.

Prière

O douce patience ! ô mansuétude ineffable, clémence infinie, bénignité sans limites ! Comme une brebis pleine de douceur, vous ne laissez échapper aucune plainte; comme une mère pleine de tendresse, vous excusez l'injure dont on vous couvre; comme l'âme dont la bouté est inépuisable, vous gardez toute votre bienveillance; comme celui dont la volonté est d'une tendresse sans bornes, vous ne mettez en avant que la miséricorde. L'espérance de nos coeurs se tourne vers vous; vers vous montent nos soupirs, vers vous coulent nos larmes, vers vous s'élèvent nos désirs, et nous crions avec confiance: Seigneur, daignez nous pardonner.

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Seconde Parole

« Oui, je vous le promets, vous serez avec moi dans la gloire. »

Jésus, auteur de tout pardon, consolation de ceux qui pleurent; Jésus, gloire de notre repentir, espoir des pénitents : alors que, suspendu sur la croix, vous étiez associé au supplice de deux scélérats, l'un d'eux s'élevait contre vous, vous blasphémait injurieusement, et vous disait: « Si tu es le Fils de Dieu, sauve-toi et nous sauve en même temps; exerce à ton égard la puissance que tu montras en sauvant les autres. » L'autre le reprenait, lui montrait sa folie, se déclarait coupable et vous suppliait en disant: « Souvenez-vous de moi lorsque vous serez parvenu en votre royaume, en ce royaume plein de douceur, lorsque vous vous montrerez roi. » Et vous, Seigneur, qui aimez le repentir et y attirez les coeurs par votre grâce, vous ne vous êtes point contenté de lui promettre un souvenir, mais vous l'avez assuré de votre gloire, et vous lui avez dit : « Oui, je vous le promets, vous serez avec moi dans la gloire. »

Prière

O charité empressée de mon Dieu! miséricorde diligente, libéralité sans retard, munificence vraiment prompte, c'est vers vous que s'élance notre ferveur, vers vous que se, tourne notre pensée, devant vous que nous confessons nos fautes et que nous ouvrons le fond de nos coeurs. Nous vous supplions avec confiance, vous qui, seul, êtes sans péché et pur de tout crime, et nous vous disons: Souvenez-vous de nous, Seigneur, dans votre patience.

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Troisième Parole

« Femme voilà votre Fils », « Fils Voilà votre Mère »

Jésus, lumière éclatante, Roi de gloire, Fils de Dieu et Fils de l'homme; Jésus, fleur de la pureté virginale, Fils de la Vierge Marie; cette Vierge très-sainte, cette Vierge accablée d'amertumes, cette Mère pleine d'amour et brisée par tant de douleurs, votre Mère bien-aimée, qui entoura votre enfance de soins si diligents, se tenait inondée de ses larmes et anéantie par ses sanglots au pied de votre croix, vous y voyait suspendu, contemplait vos tourments, et, dans l'excès de son affliction, elle semblait prête à défaillir. Mais vous, Seigneur, vous avez abaissé un regard sur cette Mère dans les pleurs, en proie à l'amertume, votre Mère vénérable, digne de la suprême béatitude; vous avez considéré votre Disciple bien-aimé, ce Disciple si digne de votre amour, Jean, le serviteur fidèle de Dieu, l'homme dont la vie est demeurée sans tache, et votre parole s'est adressée, pleine de douceur et avec un accent prophétique, à Marie et à Jean; vous avez recommandé tendrement votre Mère au Disciple, et vous avec dit: Femme voilà votre Fils; et ensuite au Disciple: Voilà votre Mère.

Prière

Oh! quel changement! quel partage inégal! quelle désolation! quelle tristesse profonde pour une mère, alors que pour soutien c'est le Disciple qui lui est donné à la place du Maître, alors qu'au lieu de Dieu c'est un homme qui devient son appui; qu'au lieu du loi, c'est un simple serviteur qui demeure à Marie! Et moi aussi, ô Jésus! je me recommande humblement à votre grâce, et je m'abandonne pour toujours à votre providence, afin qu'aidé des prières que la Vierge vous adressera pour moi avec amour, je puisse être en tout temps à l'abri des orages du péché.

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Quatrième Parole

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné! »

Jésus, vertu, sagesse du Père incréé; Jésus, force et soutien de toute créature: par votre puissance admirable vous aviez multiplie les pains; avec une force non moins grande, faible enfant, vous aviez conduit l'étoile qui guidait les Mages; vous aviez rappelé les morts à la vie, vous aviez opéré des merveilles sans nombre, vous aviez guéri les malades, vous aviez tiré le monde du néant, vous aviez chassé les démons par la terreur de votre parole, vous aviez, au jardin des Olives, renversé vos ennemis par la force de cette même parole; et voilà que vous êtes attaché à la croix pour obéir à votre Père; voilà que vous êtes, par sa volonté, en proie aux angoisses; voilà que, pour accomplir ses ordres, vous êtes enchaîné et vous souffrez comme un Criminel, et qu'il ne vous permet point de faire usage de votre puissance pour vous soustraire aux tourments. Alors, vous inclinant sous le poids des douleurs qui vous oppressent, vous faites entendre un cri, et vous dites, en pleurant, d'une voix lamentable: Eli, Eli, lamina sabachtani, c'est-à-dire: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ?

Prière

O cri miraculeux, qui opère le salut du monde! O coeur innocent et humble! Vous pleurez les peines méritées par nos crimes; la compassion m'entraîne vers vous; je sens que vous souffrez pour moi; je me prosterne devant vous, je mêle mes pleurs aux vôtres; et ces pleurs me sont avantageux: ils me consolent, car ils seront pour moi une source de récompense et de joie éternelle.

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Cinquième Parole

« J'ai soif »

Jésus, dont le souvenir est si doux et dont l'amour pénètre d'ardeur; Jésus, ma tendre confiance, vous qui êtes la nourriture qui réjouit mon âme: alors qu'étendu sur l'autel de la croix, vous accomplissiez, en vous immolant, la rédemption des hommes, le monde vous contemplait nu et dépouillé comme un objet de spectacle; la terre faisait entendre contre vous un cri de mort; vos ennemis vous lançaient leurs injures; vos proches vous fuyaient; les clous perçaient vos membres; vos nerfs se contractaient sous l'excès de la douleur; vos plaies se gonflaient; votre sang coulait à grands flots; votre chair devenait palpitante; vos forces s'épuisaient. Alors, Seigneur, vous avez été embrasé d'une soif dévorante, d'une soif qui languissait d'amour, d'une soif désireuse des vertus et avide de notre salut. Vous avez dit avec tendresse: J'ai soif: je désire la foi chez tous les hommes, je soupire après leur salut, et je m'offre encore à de nouveaux tourments, afin de l'obtenir.

Prière

O soif vraiment salutaire qui ne demandez que notre amour! ô soif intime du coeur qui brisez nos ardeurs perverses! Faites, ô mon Dieu, que j'aie soif de vous, que je brûle de cette soif, que je fuie la soif du mal, jusqu'à ce que j'arrive à la fontaine de vie, que je m'y désaltère, que j'y sois heureux pour toujours, et, qu'entré dans la sainte patrie, j'y contemple mon Dieu à jamais.

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Sixième Parole

« Tout est consommé »

Jésus, notre rédempteur, sauveur de tous les hommes; Jésus, noire amour, salut de ceux qui croient: alors que vous accomplissiez avec un zèle ardent par le mystère de la Croix l'oeuvre de notre rachat, afin d'être ainsi notre libérateur; alors que vous vous soumettiez au supplice pour nous en arracher, consommant le sacrifice de votre chair et de votre sang, en même temps que le combat terrible qui devait mettre le sceau à notre paix; terminant la course passagère de cette vie fugitive et achevant le grand acte de notre rédemption, au moment où l'heure de la mort approchait, où la vie vous abandonnait, où vous touchiez au terme de vos souffrances, et où tout allait se trouver conduit à sa fin, pour exprimer toutes choses en un mol vous vous écriâtes: Tout est consommé ! En effet, Jésus est crucifié, l'Agneau est immolé, son sang est répandu, le prix du salut est payé, le démon est vaincu, la guerre est terminée, la sentence de condamnation est détruite et l'homme est racheté.

Oraison

O bon Jésus! bonté suprême qui êtes notre justice; ô vrai jésus! vérité souveraine qui êtes notre science; ô nous Jésus! charité ineffable et notre rédemption; ô saint Jésus! sainteté sans tache et notre sanctification; consommez en nous la grâce, consommez la justice, consommez notre conscience, consommez notre joie.

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Septième Parole

« Mon Père, je remets mon âme entre vos mains »

Jésus, voie de toute droiture et porte du salut; Jésus, refuge inébranlable et protecteur de tous les hommes ; Jésus, vérité salutaire et lumière brillante des âmes; Jésus, félicité de la vie et douceur enivrante des cœurs: alors que vous livriez les derniers combats, afin de détacher votre âme de votre corps sacré, et que vous abandonniez cette terre pour descendre aux enfers, voulant nous montrer la voie que nous devions parcourir, instruire les hommes formés d'une vile poussière, et nous faire reconnaître le défenseur en qui doivent se confier ceux que la mort environne, vous avez recommandé votre âme vénérable à votre Père très-saint et vous lui avez dit en gémissant dans un langage d'amour: Mon Père, je remets mon âme entre vos mains. Et ensuite, inclinant la tête, toujours attaché au gibet de la Croix, couvert île plaies cruelles, honteuses et injustes, vous avez rendu l'esprit. Mais en même temps vous imprimâtes à l'univers un tel frémissement que tous ceux qui furent témoins de vos tourments versèrent des larmes abondantes; que les éléments se troublèrent, les rochers se fendirent, les sépulcres laissèrent aller leurs morts, la terre trembla, le voile du temple se déchira, la lotie recula en arrière, le soleil se couvrit de ténèbres, le monde gémit, et la nature désolée s'écria: Hélas! voici mon dernier jour, ou bien le Dieu qui m'a créée est à cette heure en proie aux souffrances.

Prière

O mort digne de larmes, que toute créature a pleurée! O mort lamentable, sur laquelle les êtres insensibles se sont désolés! mort admirable, où les morts ont puisé la vie; mort toute aimable, qui as exalté le courage des forts; mort sacrée, mort glorieuse, qui as été la ruine des crimes; mort pieuse, mort profitable, en qui nous avons trouvé des récompenses, fais que ton souvenir ne nous abandonne jamais; qu'il excite notre âme et transperce en tout temps notre coeur; qu'il verse la lumière en nos pensées et nous dirige en toutes nos démarches ; qu'il nous délivre de nos fautes et nous accorde le bienfait de la vie céleste. Ainsi soit-il.

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Saint Bonaventure

Cardinal-Évêque, Docteur de l'Église

1221-1274

Fête le 15 juillet


Saint Bonaventure, né en Toscane, reçut au baptême le nom de Jean. À l'âge de quatre ans, il fut attaqué d'une maladie si dangereuse, que les médecins désespérèrent de sa vie. Sa mère alla se jeter aux pieds de saint François d'Assise, le conjurant d'intercéder auprès de Dieu pour un enfant qui lui était si cher. Le Saint, touché de compassion, se mit en prière, et le malade se trouva parfaitement guéri. Par reconnaissance, Jean entra dans l'Ordre fondé par saint François, et en devint l'ornement et la gloire. Le saint patriarche, près de finir sa course mortelle, lui prédit toutes les grâces dont la miséricorde divine le comblerait, et s'écria tout à coup, dans un ravissement prophétique: "O buona ventura! O la bonne aventure!" De là vint le nom de Bonaventure qui fut donné à notre Saint. Bonaventure fut envoyé à l'Université de Paris, où il devait lier avec saint Thomas une amitié qui sembla faire revivre celle de saint Grégoire de Nazianze et de saint Basile. Tous deux couraient plus qu'ils ne marchaient dans la carrière des sciences et de la vertu, et, d'étudiants de génie, ils parvinrent en peu de temps à la gloire des plus savants professeurs et des docteurs les plus illustres. Les études de Bonaventure n'étaient que la prolongation de sa fervente oraison. Saint Thomas d'Aquin vint un jour le visiter et lui demanda dans quels livres il puisait cette profonde doctrine qu'on admirait en lui. Bonaventure lui montra quelques volumes: mais, son ami faisant l'incrédule, il finit par montrer un crucifix qui était sur sa table, et lui dit: "Voilà l'unique source de ma doctrine; c'est dans ces plaies sacrées que je puise mes lumières!" Élu général de son Ordre malgré ses larmes, il continua ses travaux; mais, de tous, celui qui lui fut le plus cher fut la Vie de saint François d'Assise, qu'il écrivit avec une plume trempée dans l'amour divin, après avoir visité tous les lieux où avait passé son bienheureux père. Saint Thomas vint un jour lui rendre visite, et, à travers sa porte entrouverte, l'aperçut ravi, hors de lui-même et élevé de terre, pendant qu'il travaillait à la vie du saint fondateur; il se retira avec respect, en disant: "Laissons un Saint faire la vie d'un Saint." Bonaventure n'avait que trente-cinq ans quand il fut élu général des Franciscains, et il avait à peu près cinquante-et-un ans quand le pape Grégoire X le nomma cardinal-évêque d'Albano. Les envoyés du Pape le trouvèrent, lui, général de l'Ordre, occupé, avec plusieurs frères, à laver la vaisselle. Ce grand Saint mourut deux ans après.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.



Site du Sanctuaire Saint Bonaventure de Lyon

http://saintbonaventure-lyon.cef.fr

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Téléchargez le texte des 7 Paroles de Jésus en Croix (pdf) en cliquant ici

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26 mars 2009

Le Salve Regina paraphrasé

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Le Salve Regina paraphrasé

Texte de Saint Bonaventure, Docteur de l'Église


Salve.

Salut! Vierge des vierges, étoile du matin, remède véritable des crimes les plus infâmes, consolatrice des hommes en proie au malheur, ennemie irréconciliable du péché.


Regina.

Reine de ceux qui règnent, Vierge immaculée, Mère unique entre les mères, vous avez mis au monde un Fils, et l'on vous appelle le palais sacré du Seigneur: versez donc sur nous les secours abondants du ciel.


Mater misericordiae.

Vous avez mérité d'être nommée la source de la miséricorde et la Mère de la grâce, car vous avez conçu le Roi suprême de gloire, vous lui avez donné la vie, et vous avez offert au monde l'auteur de tout pardon.


Vita.

La vie, la voie, la vérité est sortie de la terre, et votre virginité est demeurée sans tache, car votre humilité vous a rendue digne d'être choisie de Dieu lorsqu'il se revêtit de notre chair.


Dulcedo.

La douceur par excellence, Celui qui est appelé l'Agneau de Dieu, Celui dont le sang, comme un bain salutaire, a lavé les crimes de l'homme abandonné, Celui qui a vaincu le démon, est le fruit béni de votre sein.


Et spes nostra.

Vierge Marie, vous êtes notre espérance inébranlable, vous la tige fleurie de Jessé, vous que le Prophète nous a montrée couverte de la rosée du Ciel, vous qui êtes belle comme la neige la plus pure, tendre Mère de Dieu.


Salve.

Salut! lumière des Fidèles, brillante comme l'aurore, plus ravissante et plus suave que le lis. Eloignez de nous sans retard tout ce qui peut nous être un danger, et implorez pour nous le secours du Seigneur.


Ad te.

Malheureux, plongés dans une infortune profonde, nous élevons nos cris jusqu'à vous; ouvrez à nos prières les oreilles de votre coeur sacré, afin que, délivrés par vous des gouffres de l'abîme, nous puissions librement suivre la voie montrée par votre Fils.


Clamamus.

Nous poussons vers vous des soupirs pleins de ferveur, et nous vous supplions avec un tendre amour : « détruisez tout ce que nos pensées perverses ont pu produire au dehors d'actions criminelles.


Exules.

Nous sommes tous condamnés à un dur exil. En punition du crime de nos pères, nous avons été privés de la gloire et déshérités des félicités du ciel; mais le don de votre tendresse nous a rendu tous nos droits.


Filii.

Vos enfants ne peuvent qu'exprimer par Leur gémissements les misères dont ils sont assiégés de toutes parts en ce monde. Sans cesse ils se sentent, entraînés vers des crimes clignes des châtiments éternels; mais ils sont affermis par votre miséricorde.


Evæ.

La chute d'Eve nous a causé un tort irréparable; elle nous a ravi la joie bienheureuse du ciel. Mais après Eve, elle nous a valu, incarné de la Vierge , Celui qui a brisé la mort et détruit le péché.


Ad te.

Vos serviteurs crient sans cesse vers vous et font entendre des soupirs fidèles; ils implorent humblement le secours de votre puissance. Que votre miséricorde écoute leurs prières.


Suspiramus.

Nous soupirons et nous versons des larmes, nous gémissons sans cesse sur les péchés que nous avons commis. Mais, ô Mère de piété! nous avons mis en vous notre confiance; vous obtiendrez grâce et miséricorde au pécheur brisé par un vrai repentir.


Gementes.

Nous nous rappelons les fautes de nos jours anciens, les fautes dont notre esprit pervers s'est souillé librement, et nous en gémissons. Mais en même temps, ô Vierge immaculée ! nous espérons en vous, et nous vous demandons que nos voeux soient exaucés.


Et flentes.

Nous pleurons et notre âme est en proie à la honte et à la douleur; versez donc en nous la lumière. Vierge bienfaisante, purifiez avec amour les taches que le péché imprima en nos coeurs; aimable Marie, veuillez nous réunir aux habitants de la céleste patrie.


In hâc valle.

En cette vallée misérable et environnée de ténèbres, je vois des hommes sans nombre dont la vie est détestable et hideuse; leurs exemples se propagent à raison des crimes qu'ils ont commis et des hontes dont ils sont couverts.


Lacrymarum.

Des larmes abondantes ont coulé vainement de nos yeux : « les vieillards, les enfants et le peuple tout entier craignent de perdre ce que l'ambitieux cherche avec ardeur et ce que l'homme du inonde poursuit en tous lieux.


Eia ergo.

Relevez donc nos âmes de leurs chutes; dirigez leur course vers vous. Fortifiez ceux qui tremblent, redressez ceux qui se sont égarés et vous cherchent avec amour; soyez le guide assuré des malheureux qui se confient en vous.


Advocata.

Vous êtes notre puissante avocate auprès du Sauveur: « hâtez-vous donc d'intercéder pour nous, selon votre miséricorde accoutumée. Que votre amour maternel nous fasse sentir sa bénigne influence; qu'il apaise votre Fils en faveur d'un peuple infortuné.


Nostra.

Toujours la Vierge Mère fut l'espoir des fidèles; elle l'est encore de nos jours, elle le sera à jamais. Elle est pour nous la cité royale qui nous met à l'abri des coups de nos ennemis; elle est le remède qui chasse tous les maux loin de nous.


Illos tuos misericordes oculos ad nos converte.

Oui! tournez ces yeux pleins de tendresse et de miséricorde vers des serviteurs si peu unis dans le bien et si unanimes à courir au mal; détruisez l'aiguillon de noire chair , détruisez tous ses crimes.


Et Jesum benedictum.

Jésus, votre Fils unique, est le fruit béni de votre sein ; daignez-le montrer à nos yeux: « il est glorieux, plein de tendresse et ennemi du mensonge. C'est par lui que le genre humain après s'être éloigné de Dieu et perdu pour un temps , s'est relevé invincible des liens de la mort.


Ventris tui.

Vos entrailles ont porté Jésus, et vos mamelles bienheureuses ont allaité Celui que plus tard les Juifs couvrirent de blessures cruelles et qu'ils condamnèrent à la mort de la croix après l'avoir ainsi traité.


Nobis post hoc exilium ostende.

Après cet exil montrez-nous plein de miséricorde , donnez-nous Jésus votre Fils. Etendez sur nous votre protection maternelle et puissante; daignez prendre notre défense en ce moment où nous serons jugés.


O clemens !

O clémence ineffable de la souveraine bonté ! fille d'Adonaï, fleur de la virginité, pardon des pécheurs endurcis, mère de tendresse, joie des vierges et manteau de la charité !


O pia!

O pieuse et tendre Reine des cieux! vous êtes la plus digne et la plus riche des créatures sorties des mains de Dieu; vous êtes la Vierge prudente par excellence, la gloire des Confesseurs et l'honneur le plus éclatant des Apôtres.


O dulcis.

O Vierge d'une douceur inaltérable, plus douce que le miel et le rayon le plus suave, colombe très-pure, jamais le fiel le plus léger ne reposa en votre coeur. Mère de bénignité, repoussez loin de nous, nous vous en supplions, tout ce qui peut imprimer une tache à notre innocence.


Virgo Maria.

Bonne Marie, conjurez votre Fils de daigner recevoir en sa gloire quiconque, pour vous honorer, voudra redire avec amour ce que je viens d'écrire à votre louange.

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Téléchargez le texte du Salve Regina paraphrasé (pdf) en cliquant ici

26 mars 2009

Louanges en l'honneur de la Sainte Croix

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Louanges en l'honneur de la Sainte Croix

Texte de Saint Bonaventure, Docteur de l'Église


Souvenez-vous de la Croix sainte, ô vous qui menez une vie parfaite, trouvez-y en tout temps votre bonheur. Souvenez-vous de la Croix sainte; qu'elle soit l'objet de vos méditations sans jamais vous en lasser. Demeurez sur la Croix avec Jésus, votre Maître, tant que vous êtes en cette vie, sans jamais hésiter un instant. Ne ralentissez point votre course, ne vous laissez point aller à la tiédeur, mais, au contraire, croissez en l'amour de la Croix, et que votre cœur s'embrase de son désir. Aimez la Croix : c'est la lumière du monde, et Jésus-Christ sera votre guide durant les siècles éternels. Environnez votre corps de la Croix; unissez-le à la Croix d'une manière inséparable, et que votre main en imprime partout la trace. Que votre cœur soit sur la Croix; que la Croix soit en votre cœur; qu'elle le trouve sans aucune tache et qu'elle y fasse régner la paix. Que votre langue devienne une croix ; qu'elle enseigne et célèbre la Croix sans jamais se fatiguer.


Que la Croix soit en votre cœur, qu'elle soit en votre bouche ; qu'elle vous fasse goûter sa douceur et vous pénètre de sa suavité. Que la Croix règne sur vos membres, et qu'en vous l'homme ne possède rien où son empire ne soit établi. Que la Croix absorbe tout votre cœur; qu'il soit ravi en elle par un incendie d'amour. Que les combats de la chair disparaissent ; que votre âme soit crucifiée tout entière dans les délices de l'esprit. Portez un amour spécial, rendez un hommage singulier à la Croix d'où vous vient le salut. Efforcez-vous de l'aimer de toute l'ardeur de votre âme, de toute la puissance de vos forces. Que cette Croix glorieuse soit l'objet de vos études; faites-en le lieu de votre demeure avec une joie sans limites. Avec Jésus, soyez attaché à la Croix, afin que vous puissiez ainsi parvenir avec lui dans les Cieux. Cherchez la Croix, cherchez les clous, cherchez les mains et les pieds qu'ils ont transpercés, cherchez l'ouverture du côté de Jésus. Et là, réjouissez-vous; là, faites entendre sans réserve et autant qu'il sera en vous les accents d'une allégresse et d'une louange suprêmes. Voici une alliance qui doit être inébranlable: que la Croix précède chacun de vos actes, et ils vous seront toujours profitables. La Croix est un remède excellent contre les traits de démon, un remède vraiment salutaire.


Soyez tout en la Croix de Jésus, avec un dévouement sans limites, avec des accents de bonheur. La Croix défend le serviteur de Dieu; elle le prend par la main et lui montre la voie qui conduit à la vie. Lorsque la tentation et les chagrins viendront fondre sur vous; lorsque vous serez abandonné, presque vaincu, et en proie à toutes les angoisses, oh! alors, empressez-vous, hâtez-vous avec un soin pieux de fortifier votre front du signe de la croix. Durant votre repos, au milieu du travail, dans l'allégresse et dans les larmes, dans la douleur et dans la joie; que vous alliez, que vous veniez; dans les consolations et les peines, que la Croix soit en votre cœur Au milieu des tribulations de tout genre, dans l'affliction et les calamités, la Croix est un remède souverain. Dans les peines et les tourments , la Croix est la douceur qui récrée l'âme pieuse; elle est son refuge assuré. La Croix est la porte du ciel. Les saints ont mis en elle leur confiance, et ils ont été partout vainqueurs. La Croix est la médecine du monde; c'est par elle que la bonté divine a opéré des merveilles. La Croix est le salut des âmes; elle est la lumière véritable et brillante, le baume qui réjouit les cœurs La Croix est la vie des bienheureux ; elle est le trésor des parfaits; elle est leur gloire et leur félicité.


La Croix est le miroir de la vertu; elle est le guide glorieux du salut et toute l'espérance des fidèles. La Croix est l'étendard d'honneur des élus; elle est leur consolation et tout leur désir. La Croix est un vaisseau; elle est un port; elle est un jardin de délices, où tout fleurit avec éclat. La Croix est une armure impénétrable; elle est un rempart assuré contre lequel le démon voit se briser ses efforts. La Croix est un arbre magnifique, arrosé par le sang de Jésus-Christ, et abondant en fruits de toute espèce. C'est par là que l'âme s'arrache de l'abîme, qu'elle se nourrit des célestes aliments dont jouissent les habitants de la patrie. Oh! quel sera votre bonheur si, dès maintenant et durant votre vie mortelle, vous dirigez toutes vos pensées vers la Croix ! Oui ! vous serez heureux sans fin, vous qui courez à la recherche de la Croix sainte, si la persévérance couronne vos efforts. Cherchez donc la Croix; portez la Croix; contemplez la Croix de Jésus-Christ jusqu'à languir d'amour. Regardez la Croix avec une foi profonde; mettez en elle une confiance sans limites, tant que vous demeurerez en cette vie. Faites de la Croix l'occupation de vos pensées; efforcez-vous de lui plaire en votre âme et de la porter en votre cœur C'est un travail salutaire de consacrer à la Croix son cœur, sa bouche et ses œuvres.


Sept fois, durant le jour, souvenez-vous, mon frère bien-aimé, de la Passion du Seigneur. C'est par elle que nous avons été délivrés; par elle que la vie éternelle nous est donnée, et que nous jouissons de la céleste lumière. Si vous l'aimez, si vous la vénérez, offrez-lui vos hommages avec un soin empressé à des moments déterminés. Célébrez-la au milieu de la nuit, au lever du soleil, à la troisième, à la sixième et à la neuvième heure du jour; célébrez-la le soir et avant votre sommeil. Célébrez-la assis, debout, couché, dans le silence et dans vos entretiens, et lorsque, fatigué, vous goûtez les douceurs du repos. Cherchez Jésus en qui se trouve votre espérance; portez-le, crucifié en votre cœur, en quelque lieu que vous soyez. Reposez avec empressement votre esprit sur Jésus-Christ souffrant, et compatissez à ses douleurs. O chrétien! pleurez la mort de Jésus; pleurez-la le soir et le matin, et que votre bonheur réside en vos larmes. Combien le Roi des cieux s'est humilié ! Combien il s'est abaissé afin de sauver le monde ! Il a enduré et la soif et la faim; il a vécu dans la misère et dans les privations, et il est mort. sur un gibet. Souvenez-vous de sa pauvreté, de ses abaissements profonds et de son effroyable supplice. Si vous voulez faire usage de votre raison, rappelez-vous ce supplice, rappelez vous et l'absinthe et le fiel.


Lorsque celui qui est infini fut conduit et suspendu à la Croix, en ce moment ses Disciples prirent la fuite. On perça ses pieds et ses mains; on l'abreuva de vinaigre; et il était le Roi suprême des siècles! Ses yeux, qui répandent le bonheur, se sont obscurcis sur la Croix, et son visage s'est couvert d'une pilleur effrayante. Aucune beauté ne demeura en son corps nu et dépouillé, et tout éclat disparut. C'est à cause des péchés des hommes que sa chair fut déchirée au milieu des horreurs de la flagellation. Ses membres se roidirent au milieu de tourments effroyables et des blessures profondes dont ils furent couverts. En proie à des douleurs cruelles, sur la Croix il pleura et il rendit l'esprit. Pleurons aussi et soupirons ; pleurons du fond de notre cœur, comme on pleure sur un fils unique. O vous qui entendez ces choses, gémissez amèrement et mêlez à ces douleurs les amertumes et la tristesse de votre âme. Livrez votre corps aux angoisses, remplissez votre cœur d'affliction ; que votre esprit se brise et que votre main se repose sur les plaies sacrées de Jésus expirant. Contemplez l'homme de douleurs; il est le dernier des hommes, et, dans le supplice, il demeure inébranlable. Qu'il nous soit doux, qu'il nous soit cher de mourir


avec lui sur la Croix et de partager l'ignominie de ses tourments. Lorsque vous êtes plongé dans l'affliction, lorsque la désolation vous assiège et que, vaincu, vous vous sentez presque défaillir; Alors pensez aux douleurs de Jésus; rappelez-vous ses peines et ses chagrins cruels, les crachats dont il fut couvert, les injures dont il fut l'objet. O bon frère ! quoique vous fassiez, contemplez les blessures de Jésus crucifié et soyez-lui toujours compatissant. Qu'en tout temps ces plaies soient pour votre âme comme des mets délicieux; jouissez-en avec bonheur. O Jésus crucifié! rendez-moi fort afin que, durant ma vie entière, je me plaise à pleurer votre mort. Je veux être avec vous couvert de blessures ; je désire, dans l'ardeur de mon âme, vous embrasser sur la Croix. Répandez en moi la douleur, comme la rosée du matin, afin que je pleure sur vous, ô Jésus mon rédempteur, afin que vous renaissiez en mon cœur Non, vous ne me cacherez pas ces cicatrices bienheureuses, ces cicatrices qui sont à vous à tant de titres; mais vous me les montrerez avec amour existantes en vous-même. Que tout ce que je viens d'exprimer soit à l'honneur de Jésus crucifié; qu'il soit à sa louange et à sa gloire; Afin que ce roi triomphant des cieux daigne m'accorder le pardon des fautes dont mon cœur est souillé. Ainsi soit-il.

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13 mars 2009

Litanies du Bienheureux John Duns Scot

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Le Bienheureux John Duns Scot

Défenseur de l'Immaculée Conception

1266 - 1308

Fête le 8 novembre

Les recherches entreprises au XXè siècle ont permis de déterrer quelques faits concernant la vie de Jean Duns Scot sur laquelle on ne savait jusque là pratiquement rien. Jean (John) naît en 1266 (peut-être fin 1265) dans la petite ville de Duns en Ecosse (d'où son surnom de Duns Scot), et commence sa scolarité à l'école de Haddington.

Franciscain, enseignant aux Universités d'Oxford et de Paris, il défend courageusement le Pape

Il entre au couvent franciscain de Dumfries comme novice puis est admis, en 1280, dans l'ordre des Frères Mineurs. Il est ordonné prêtre le 17 mars 1291 à Northampton. Les preuves manquent sur son passage à Paris de septembre 1293 à juillet 1297, pour compléter sa formation, comme sur son installation à Cambridge entre 1297 et 1300 en tant qu'enseignant. Plus probablement passe-t-il ces années, de 1288 à 1300, dans les collèges de son ordre, puis à l'Université d'Oxford où il a comme maître Guillaume de Ware. Il y enseigne en commentant les Sentences de Pierre Lombard, puis passe peut-être quelque mois à l'Université de Cambridge. En 1302 (ou 1300) il enseigne à l'Université de Paris comme bachelier. Le milieu universitaire connaît, l'année suivante, une grave crise consécutive à la querelle entre le roi Philippe le Bel et le pape Boniface VIII. Pour entretenir financièrement ses armées en conflit avec l'Angleterre, Philippe taxe les biens de l'Eglise. Boniface réplique par l'excommunication. Philippe tente alors de réunir un concile pour le déposer : 80 frères, parmi lesquels Duns Scot et son maître Gonzalves d'Espagne, refusent de signer un manifeste anti-papal et doivent prendre le chemin de l'exil.

Pour avoir défendu la doctrine de l'Immaculée Conception de Marie, il est persécuté par les siens

Après la mort de Boniface et grâce à la diplomatie de son successeur Benoit XI, le roi autorise les exilés à revenir enseigner à Paris. Duns Scot quitte donc sa retraite d'Oxford (ou de Cambridge ?) vers la fin de l'année 1304, et rentre en France. Gonzalves d'Espagne recommande au provincial de son ordre "l'excellente science, le très subtil génie" de Duns Scot, dont la réputation grandit auprès de ses pairs. Il est honoré à Pâques 1305 docteur en théologie et est promu, l'année suivante, maître régent du studium général du couvent franciscain de Paris. Il semble qu'il participe à une dispute avec le maître dominicain Guillaume Pierre Godin, à propos du rôle de la matière dans l'individuation. A la requête du chapitre général de Toulouse, il part en octobre 1307 enseigner à Cologne comme lector principalis. En fait, la raison de son départ est probablement sa propre sécurité. Sa défense de l'Immaculée Conception provoque l'indignation des Dominicains, et le maître Jean de Pouilly en appelle aux sanctions que mérite ce qu'il qualifie d'hérésie. De plus, les poursuites consécutives à la condamnation des Templiers par Philippe le Bel mettent en péril Duns Scott, qui avait fait parti des bannis au moment de la crise entre Philippe et Boniface. Jean Duns Scot meurt à Cologne le 8 novembre 1308. Il est béatifié le 20 mars 1993 par le pape Jean-Paul II à Rome.

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Litanies du Bienheureux John Duns Scot


Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ exaucez-nous

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils de Dieu, rédempteur du monde, ayez pitié de nous

Esprit saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous


Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte MarieVierge conçue sans péché, priez pour nous

Sainte Marie, Protectrice de l'Ordre Franciscain, priez pour nous

Notre Père Saint François, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, humble fils de Saint François, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, disciple fidèle à sa mission et à la vie exemplaire,

Bienheureux John Duns Scot, profond investigateur des mystères divins, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, prédicateur du Divin Amour éternel, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, héraut du Royaume de Jésus-Christ, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, ardent témoin du Cœur Sacré de Jésus, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, dévôt constant de la Bienheureuse Mère de Jésus, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, humble confesseur de l'Immaculée Conception, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, serviteur obéissant de notre Sainte Mère l'Église, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, brave défenseur de l'autorité du Pape, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, confesseur croyant en la prospérité de tous ceux qui sont appelé en Christ, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, éloquent prédicateur de la dignité de ceux qui sont enracinés en Christ, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, adversaire distingué des fausses doctrines, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, noble Docteur de l'Église, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, étoile de connaissance et de science, priez pour nous.

Bienheureux John Duns Scot, modèle des théologiens, priez pour nous


Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, Bienheureux John Duns Scot

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus Christ


Prions


Seigneur Dieu, Source de toute Sagesse, en la personne du Bienheureux John, défenseur de la Vierge Immaculée, Vous nous avez donné un maître de vie et de sagesse: faites, nous Vous en prions, qu'éclairés par son exemple et nourris de ses enseignement, nous adhérions fidèlement au Christ. Lui qui vit et règne avec Vous dans l'Unité du Saint Esprit, un seul Dieu, pour les siècles et les siècles. Amen.

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29 janvier 2009

Le Serviteur de Dieu Fra Nazareno de Pula

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Le Serviteur de Dieu Fra Nazareno de Pula

1911-1992

Giovanni Zucca est né à Pula, (Cagliari) fils de Joseph et de Faustine Pibiri 21 Janvier 1911. Il a été baptisé dans la paroisse de Pula le 6 Février suivant et a reçu le sacrement de confirmation le 23 Février 1922. Sixième d'une fratrie de neuf enfants composée de six garçons et de trois filles, il ira seulement à l'école primaire, car devra aider son père aux travaux aux champs, et il s'occupera en particulier l'exploitation des bovins destinés à la vente. A l'âge de 25 ans, il partit en Afrique Orientale où s'occupa d'un restaurant qui devint très rapidement prospère, ce qui attira aussi très vite l'attention de population locale, qui était en grande partie composée de soldats italiens. L'activité s'arrêta avec le début de la guerre, car il fut enrôlé dans l'artillerie, dans laquelle il obtint le grade de sergent.

Pendant la guerre de 1940-1941, il fut fait prisonnier en Afrique de l'Est par les Anglais, qui le conduisirent au Kenya, où il est restera jusqu'en 1946, année où il rentrera en Italie. Pendant la période où il fut emprisonné il a expérimenté la dureté de la vie et les tristes conditions des prisonniers de guerre, constamment humiliés par la brutalité et le cynisme des ennemis. C'est précisément à cette période, qu'il sut se démarquer et se faire apprécier par les autres soldats, même par les anglais, par ses vertus et son fort sentiment de patriotisme. Il ne s'abaissa jamais à la flatterie et la servilité à l'égard des Britanniques, comme le firent nombre de ses camarades. De retour en Sardaigne, il retrouva son village et ses amis et eût une liaison une fille du pays avec qui il envisagea de former une famille.

Mais cela ne devait pas durer, car, il entendit l'appel du Seigneur, et désira se consacrer à Dieu dans la vie religieuse. Il alla demander conseil au Padre Pio de Pietrelcina, qu'il alla rencontrer à San Giovanni Rotondo. Le Padre Pio, l'accueillit aussi et lui dit: « Tu est finalement arrivé! Voici longtemps que je t'attendais! » Et il le renvoya sèchement mais le lendemain, il l'accueillit avec bonté et l'écouta avec bienveillance. A partir de ce jour leur relation devint de plus en plus intense et le Padre Pio, recevant beaucoup de pèlerins venant de Sardaigne, dit un jour à l'un d'entre eux : «Pourquoi venez-vous ici? En Sardaigne, vous avez Fra Nazareno.... " La rencontre avec le Padre Pio fut déterminante dans la vie du jeune Zucca. Il le réconforta et lui assura que sa place était parmi les fils de Saint François, non pas à San Giovanni Rotondo, ce que Nazareno désirait, mais en Sardaigne dans sa région: "Tu seras capucin en Sardaigne - lui dit un jour le Padre Pio – et tu feras beaucoup de bien à la population de ta région. Je ne te laisserai jamais seul. " Les événements qui se dérouleront plus tard confirmeront cette promesse.

Le 23 Décembre 1950 Giovanni Zucca demande, au Père Provincial des Capucins de Sardaigne, d'être admis dans l'Ordre des Frères Mineurs Capucins en qualité de frère laïc, "ayant un grand désir d'embrasser la spiritualité de Saint François, à l'école du Bienheureux Père Ignace de Laconi, rempli de vie et de bonne volonté " malgré ses 39 ans. A Sanluri, Le 23 Septembre 1951, le postulant reçu le saint habit des capucins, des mains du Père Innocent Demontis de Neoneli, et prit le nom en religion de Fra Nazareno. Le 24 Septembre 1952, il émet ses vœux temporaires, toujours dans les mains du Père Innocent et le 29 Novembre 1955, dans les mains du Père Filippo Pili de Cagliari, commissaire provincial, il émet ses vœux perpétuels, toujours à Sanluri, où il restera jusqu'en 1955, y occupant le poste de cuisinier, faisant le plus grand plaisir et apportant beaucoup de satisfaction aux membres de la communauté, car il était un excellent cuisinier! Ensuite, il a été envoyé à Sassari et à Iglesias et deux ans, il quêtera. Dans cette fonction, il rencontra des gens qui se rendirent rapidement compte de ses grandes vertus, ainsi, rapidement se répand parmi la population de Sulcis-Iglesiente la réputation de la sainteté de sa vie et a il se dit aussi qu'il possède des dons reçus de Dieu.

Ainsi, en 1958, à Cagliari, Fra Nazareno occupe le poste de quêteur qui, jusqu'au mois de juin de même année était tenu par le Bienheureux Nicolas de Gesturi; Fra Nazareno, s'y employa de tout son cœur, à l'exemple et à la suite de Fra Nicolas, et cet apostolat connut rapidement un très grand succès. Cela lui valut le respect et la vénération des gens qui voyaient el lui celui qui prenait la suite de la mission de Fra Nicolas. Les habitants de la région étaient de plus en plus nombreux à demander ses services et à venir le trouver, ce qui le contraint à beaucoup réduire le temps de quête, pour pouvoir écouter et aider les gens et faisaient appel à lui et pour visiter les malades, car il était continuellement appelé, soit à l'hôpital soit chez les gens.

À la fin de l'année 1972, il revient à Sanluri pendant quelques mois et ensuite il est envoyé de nouveau à Cagliari, où il restera jusqu'en 1977, année de son transfert à Sorso, où il est reste jusqu'en 1986. Le transfert à Sorso, voulu par les supérieurs pour que le couvent de Cagliari puisse respirer et retrouver son calme, car il était constamment pris d'assaut à toute heure par une multitude de pèlerins désirant voir et parler à Fra Nazareno, sera providentiel. La renommée de Fra Nazareno est assez rare, même dans le nord de la Sardaigne, où Saint Ignace de Laconi et le Bienheureux Nicolas de Gesturi sont assez connus peu connus à cette époque. Son séjour à Sorso était considéré une bénédiction par les gens du coin, mais, cela ne découragea pas les gens de Cagliari et du sud de la Sardaigne, car beaucoup venaient à Sorso le rencontrer, soit en voiture, en bus ou en train pour rencontrer le Frère.

De 1986 jusqu'à sa mort, survenue a Cagliari le 29 février 1992, il faisait partie de la Fraternité du couvent de Cagliari, même si de temps en temps d'abord, puis continuellement, il vécu dans une maison de Pula, afin de pouvoir être plus disponible pour la réception et l'écoute de personnes, qui, de plus en plus nombreux, faisaient appel à lui et qui venaient de toutes les régions de la Sardaigne et du continent. Sa disparition en 1992, a profondément affligé un grand nombre de personnes qui se sentirent alors privés d'un ami, d'un bienfaiteur et d'un intercesseur, quelqu'un sur qui ils pouvaient s'appuyer afin d'obtenir d'appui et espoir. Lors de ses funérailles, présidées par l'archevêque de Cagliari, Mgr Pietro Ottorino Alberti, étaient présentes plusieurs dizaines de milliers de personnes (les journaux locaux parlent d'au moins 30 à 40 mille personnes) et la ville entière s'est arrêtée de vivre pendant quelques heures pour accompagner et rendre hommage au pauvre Frère Mineur Capucin, rentrant à la Maison du Père. Sa cause de Béatification a été ouverte et est en bonne voie.

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Prière à la Sainte Trinité pour demander la glorification du Serviteur de Dieu Fra Nazareno da Pula

Très Sainte Trinité, Vous nous avez donné en Fra Nazareno, un bel exemple de vie et de Charité Chrétienne, de disponibilité envers les plus pauvres. Daignez le glorifier sur la terre et accordez-nous les grâces que nous Vous demandons, par son intercession, avec confiance. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Relations de grâces et renseignements

Padre Jean Marcel Rossini



Chiesa Madonna della Consolazione
Complesso fra Nazareno
Bivio Is Molas - Pula (CA)


Viale Sant'Ignazio da Laconi, 94
09123 Cagliari

www.franazareno.tk

http://users.libero.it/cappuccini.cagliari/nazarenohome.htmMail: vicepostulazione.franazareno@gmail.com

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26 janvier 2009

Litanies de Saint Pie X

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Saint Pie X

"Tout restaurer dans le Christ"

1835-1914

Fête le 21 août


Le père de saint Pie X, Jean-Baptiste Sarto, exerçait le métier de facteur rural. Il avait épousé Margherita Sanson, un nom bien digne d’être honoré. L’aîné de ses dix enfants, Joseph, devenu saint Pie X, a proclamé bien haut tout ce qu’il devait à sa sainte mère. Cet enfant grandit dans l’humble village de Riese. Le jour de sa première communion, il promit à Dieu de rester chaste et de se préparer à la prêtrise. Malgré l’obstacle de la pauvreté qui sévissait au foyer, l’enfant était prêt à tous les sacrifices pour réaliser cet idéal. Ses études terminées au grand Séminaire de Padoue, la prêtrise lui fut conférée et il fut envoyé comme vicaire à Tombolo, puis curé à Salzano, en Vénétie. Là, le choléra ayant éclaté, l’abbé Sarto soigne ses paroissiens jour et nuit, les administre, les ensevelit. Nommé évêque de Mantoue en 1884, il s’objecte d’abord à cette élévation à l’épiscopat, mais devant l’insistance des supérieurs, il se soumet à la décision des autorités ecclésiastiques. Mgr Sarto se propose d’être tout à tous : « Mon peuple me trouvera toujours ferme à mon poste, toujours doux et plein de charité. » Né pauvre, Mgr Sarto resta toujours pauvre et au service des pauvres. Vivant modèle du troupeau, il donne l’exemple d’une vie sainte et sacrifiée sans se démentir jamais.

Les degrés hiérarchiques qu’il ne cessa de gravir sont marqués par son entière soumission à la volonté de Dieu et une rare facilité d’adaptation. Il ne s’occupait pas du passé, de ses aspirations personnelles, de sa liberté, mais abandonnait tout à la divine Providence. En 1903, le souverain pontife Léon XIII expire et le cardinal Sarto est choisi pour le remplacer. Devant ce choix inattendu, celui qui avait toujours désiré demeurer simple curé de campagne, ne sut que balbutier la prière de l’agonie : « Que ce calice s’éloigne de moi... Que la volonté de Dieu soit faite... » Il dut prononcer à haute voix : « J’accepte. » Il termina plus bas : « In crucem, » c’est-à-dire : « jusqu’à la croix. » La confusion régnait au sein de l’Eglise et de la société, la franc-maçonnerie lançait ses attaques, les hérésies modernes élevaient prétentieusement la tête. On accusa saint Pie X d’opposer une barrière désuète au progrès. Mais rien n’ébranla le courage et les convictions du chef de la chrétienté qui condamna fermement toutes les erreurs qui tentaient de détruire subtilement la foi : « Nous réprouvons ces doctrines qui n’ont de la vraie philosophie que le nom et conduisent au scepticisme universel et à l’irréligion. » Possédant à un haut degré le don du discernement des esprits, saint Pie X s’est constamment signalé comme défenseur de l’intégrité de la foi en condamnant entre autres l’hérésie moderniste qu’il a qualifiée de « carrefour de toutes les hérésies. » En 1914, ce saint pape écrivit à l’empereur d’Autriche pour le conjurer d’empêcher la déclaration de la guerre. Devant l’inutilité de ses efforts, il s’offre généreusement à Dieu en victime d’expiation pour le peuple chrétien et l’humanité toute entière. Le soir du 19 août 1914, le bourdon de St-Pierre sonnait le glas... « Un Saint est mort » proclamait le peuple. En 1954, Pie XII canonisait celui dont on avait dit : « L’histoire en fera un grand pape, l’Eglise en fera un grand Saint. » Saint Pie X a été surnommé le pape de l’Eucharistie, car c’est sous son heureux pontificat que les petits enfants furent appelés à communier dès l’âge de raison.


Texte extrait du site http://viechretienne.catholique.org

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Saint Pie X, Tertiaire Franciscain

Le village de Riese (Treviso) a eu, de temps immémorial, une fraternité Franciscaine, dont la mère de Giuseppe Sarto était membre. Celui-ci, est né en 1835 et fut ordonné Prêtre en 1858. Il s'adonna au ministère pastoral, d'abord Vicaire à Tombolo, puis Curé à Salzano. C'est là qu'en 1870 il devint Tertiaire et établit une double fraternité dans sa paroisse; il ne cessa dans la suite d'encourager le Tiers Ordre: à Mantoue, à Venise et dans toute l'Église, le recommandant tout particulièrement aux Prêtres. Il devint Evêque de Mantoue en 1884, Patriarche de Venise en 1893 et en 1903 fut élu Pape sous le nom de Pie X. Sa devise « Instaurare omnia in Christo », il la mit en pratique avec fermeté et fouceur à la fois. Il avait le soucis de vivre simplement et il se plaisait auprès des humbles, pratiquant envers tous, petits et grands, une grande délicatesse de sentiments. Il est entré dans la Vie le 20 août 1914 et fut canonisé en 1954.


Texte extrait du Sanctoral Franciscain, aux Editions Franciscaines

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Litanies de Saint Pie X


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Saint Joseph, Patron de l'Eglise universelle, priez pour nous.

Saint Pie X, modèle pour les prêtres, priez pour nous.

Saint Pie X, évêque sage, priez pour nous.

Saint-Pie-X, humble cardinal-patriarche, priez pour nous.

Saint Pie X, pape de paix, priez pour nous.

Saint Pie X, modèle de zèle pour les enseignants, priez pour nous.

Saint-Pie-X, consacré aux pauvres, priez pour nous.

Saint-Pie-X, consolateur des malades, priez pour nous.

Saint-Pie-X, amant de la pauvreté, priez pour nous.

Saint-Pie-X, humble de cœur, priez pour nous.

Saint-Pie-X, fidèle au devoir, priez pour nous.

Saint Pie X, héroïque dans la pratique des vertus, priez pour nous.

Saint-Pie-X, rempli de l'esprit de sacrifice de soi, priez pour nous.

Saint Pie X, qui désiriez restaurer toutes choses dans le Christ, priez pour nous.

Saint Pie X, qui a amené des petits enfants à la table du Seigneur, priez pour nous.

Saint Pie X, qui a conseillé à tous la communion fréquente et quotidienne, priez pour nous.

Saint Pie X, qui nous a demandé de connaître et d'aimer la sainte liturgie, priez pour nous.

Saint Pie X, qui a cherché partout la diffusion de la doctrine chrétienne, priez pour nous.

Saint Pie X, qui a réformé la musique de l'Eglise, priez pour nous.

Saint Pie X, qui nous a enseigné la valeur de l'action Catholique, priez pour nous.

Saint Pie X, qui a consacré les fidèles à l'apostolat des laïcs, priez pour nous.

Saint Pie X, qui teniez à être connu comme un pasteur des pauvres âmes, priez pour nous.

Saint Pie X, qui répondez aux prières de ceux qui crient à toi, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, saint Pie X

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.


Prions


Seigneur, pour défendre la Foi Catholique, et fonder toutes choses dans le Christ, Vous avez comblé le Pape Saint Pie X de Sagesse Divine et de courage apostolique; permettez que, dociles à ses instructions et à ses exemples, nous obtenions l'éternelle récompense. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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23 janvier 2009

A propos des contre vérité propagées sur le Père Marie Antoine

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A propos des contre vérité

propagées dans certains milieux sur le Père Marie Antoine

« Si je n’ai plus de dents, c’est que je les ai toutes laissées dans la peau du diable » dit le P. Marie-Antoine dans son Satan maitre d’école . Il n’est pas surprenant que depuis plus d’un demi-siècle, le diable veuille se venger. En particulier à propos des Protestants. Et il vient de m’être répété qu’il « était si dur avec les Protestants qu’il ne marchait pas sur le même trottoir qu’eux ! ». Cette réflexion venant d’un religieux de la famille franciscaine. Tout journaliste, et telle a été ma profession, sait que, pour glaner des informations, si possible croustillantes, sur un homme politique, la meilleure voie est auprès des amis du dit homme politique. Et, bien sûr, dans notre cas, et comme toute calomnie, on ne sait jamais ni qui l’a répandue, ni sur quelle source on s’appuie. On se contente d’un « cela se dit », « il paraît que ». Deux faits pour montrer en quelle vénération ses confrères capucins et franciscains, en autres, tenaient le Père Marie-Antoine.

-Les mots improvisés de son Provincial en larmes venu exprès d’Espagne où la communauté est en exil (nous sommes en 1907), lors de sa mise en terre: «Vous avez été la lumière pour nous, fils de saint François, et un exemple pour nos frères de cette province. Soyez béni, mon Père. Nous marcherons sur vos traces. Nous travaillerons à vous imiter en parcourant le chemin que vous avez parcouru. Vous nous aiderez du haut du ciel, de vos prières, et Dieu vous écoutera. Nous ferons aimer la vérité, la vertu et la charité. Le peuple immense qui vous entoure en cet instant a fait à vos pieds le serment d’aimer tout ce que vous avez aimé. Il saura être fidèle aux engagements qu’il a pris en ce suprême coeur à coeur. Priez pour nous. Vous prierez pour nous, n’est-ce pas ? »

Lors de ses noces d’or, le P. Marie-Antoine va de surprise en surprise, et celles de sa hiérarchie ne sont pas les moindres, tant à Rome : « Le P. Bernard, général, ayant appris qu’il doit célébrer dans quelques jours ses noces d’or, veut que cette solennité ait à Rome sa préface, il lui fait la surprise d’une fête en son honneur. Un magnifique bouquet l’attend au réfectoire, devant son couvert. Le P. Bernard d’Adermatt interrompt la lecture de l’Ecriture sainte pour lui adresser quelques mots émus et dispenser en son honneur les convives, grands dignitaires de l’Ordre, du silence habituel. Le P. Paul de la Pieve, prédicateur attitré du Vatican, élève un toast en son honneur et le P. Pacifique de Seggiano, futur général de l’Ordre, a composé une ode latine pour celui que chacun considère comme un saint et une gloire de l’Ordre. »

… qu’à Toulouse : « Les noces d’or sacerdotales du P. Marie-Antoine, commencées à Rome, sont célébrées de façon très solennelle au couvent de la Côte-Pavée, en présence des quatre curés doyens de Toulouse, des délégations de tous les couvents, des représentants de la Compagnie de Jésus, de l’Ordre de saint Dominique, et de nombreux amis venus montrer leur attachement aux Capucins en ces temps menaçants. Et en particulier, les trente-deux élèves de l’Ecole séraphique de Millau, qui ont fait le déplacement. Le Père y répond par une litanie de « Je vous aime ô mon Dieu, avec le cœur de… », énumérant chacun des présents ou le groupe qu’ils représentent. Le P. Jean-Chrysostome lui fait écho avec des alexandrins de sa composition. Le Père gardien, lui, rappelle comment, tout petit enfant à Cahors, sa ville natale, porté dans les bras de sa mère, il a été présenté au P. Marie-Antoine pour en être béni. Cette bénédiction n’est sans doute pas étrangère à la vocation dont la Providence m’a favorisé. Le lendemain matin, le Père, qui doit prêcher dans le Dauphiné, est à la gare pour le premier train. Sa surprise est grande le 7 décembre, de recevoir de Rome le titre d’ex-provincial, qui lui donne le droit d’assister à tous les chapitres et d’user de tous les privilèges concédés à ceux qui ont réellement exercé cette charge. Le secret autour de lui a été bien gardé ! »

A propos des Protestants et du sentiment du P. Marie-Antoine a leur égard

Il serait peut-être bon de se remémorer les actes et les écrits des grands missionnaires de l’Eglise, par exemple, pris au hasard, saint Louis Grignon de Montfort ou saint Antoine de Padoue… Le Père Marie-Antoine, comme eux, mettra tout son cœur pour combattre et convertir les Protestants, ou plutôt pour combattre leur erreur et les convertir. Et quand il en rencontrait un sur le trottoir ou ailleurs, en serviteur de Dieu très avisé, il tentait bien davantage d’opérer un rapprochement qu’une fuite vers l’autre trottoir. Il cultiva, patiemment, une correspondance importante, parfois qui dura plus d’une décennie avec tel ou tel protestant qu’il espérait convertir… et il y parvint souvent. Avant que la Grotte de Lourdes connaisse l’aspect qu’elle a aujourd’hui, au temps où les béquilles et autres trophées des miraculés de l’Immaculée étaient suspendus à ses parois, il y avait au sol deux plaques : deux conversions de protestantes, deux conversions célèbres du P. Marie-

Antoine nommément désigné. Le cœur déchiré du P. Marie-Antoine est tout entier dans cette phrase, extraite d’une lettre à un pasteur protestant de Vabre (Tarn) qu’on trouve dans l’éditions de 1879 de son Protestantisme confondu par le principe d’autorité, sa mission de Vabre ayant eu lieu en janvier 1879 : « Oui, toujours il y aura un ami qui lèvera pour vous au ciel ses mains suppliantes et qui vous attendra sur le Cœur de Jésus pour vous y donner le baiser de l’éternel amour ».

Nous sommes prêts à fournir à la communauté des Franciscains de Toulouse, toutefois s’ils le souhaitent, une copie reliée des cinq ouvrages que le Père a publiés sur les Protestants. Dotés de nombreuses annexes, on peut dire que tout y est. Ce sont :

- Le Protestantisme confondu par le seul argument d'autorité, ou conférence et controverse entre un ministre protestant et un missionnaire catholique (Paris 1865, 313 pages: Bref élogieux du Pape).

- Le Protestantisme confondu ou le protestantisme et la révolution en face du principe d'autorité - controverse de Gabre, controverse de Vabre (Marseille 1879, 317 pages).

- Le protestantisme en face de l'histoire de la Bible et de la logique (Notre-Dame de Lérins 1893, 8l pages).

- Souvenirs de la mission de Saint-Antoine de Breuil 1894 : la débâche du Protestantisme - le retour au bercail (Bergerac 1895, 168 pages).

- Souvenirs de la mission de Saint-Antoine de Breuil 1894 : Un missionnaire catholique et un pasteur protestant (Bergerac 1895, 70 pages)

Troisième point : Les Capucins ne sont pas très chauds à le faire béatifier. Conclusion hâtive à partir d’une réalité : les Capucins d’aujourd’hui, de tous âges, ne connaissaient plus, à part de rares exceptions, qui était le P. Marie-Antoine, même si à peu près chacun connaissait son existence. Les plus instruits en la matière parlaient du miracle du chou ou de la conversion de l’ivrogne chantant –air connu- « Père Capucin, confessez ma femme ! Père Capucin, confessez-là bien ! », qui les faisaient la risée, pensaient-ils, de tous les couvents de France et de Navarre depuis cent ans. Je peux, pour ma part, affirmer ceci : C’est le gardien des Capucins de Toulouse qui a presque complètement rédigé les statuts de l’APMA à l’automne 2005, le Provincial est membre de droit de son conseil d’administration (avec la paroisse de Lavaur et le prieur des Carmes de Toulouse). Et si, en ce mois de janvier 2009, tribunal et experts s’activent pour faire avancer le procès de béatification à Toulouse, et ce, avec l’avale actif de Mgr Le Gall, cela est possible grâce au rôle déterminant du Postulateur général des Capucins à Rome.


Jacqueline Baylé

A.P.M.A.

Association du Père Marie-Antoine, le Saint de Toulouse

25 rue de la Concorde

31000 Toulouse

Tél. 05 61 62 65 81

Fax : 05 61 62 16 99

E.mail : a.p.m.a@free.fr

www.marieantoine.com

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Je publie une notice envoyée par Jacqueline Baylé, car, l'on entend encore souvent des choses sur le Père Marie Antoine, qui sont fausses. Dans le but d'apporter des éléments de réponses à ces fausses "rumeurs", voici donc cette notice reçue. Merci à Madame Baylé. F.M.

22 janvier 2009

Un conte pour les enfants par le Père Marie-Antoine de Lavaur

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Un conte pour enfants du Père Marie-Antoine de Lavaur

Dans toutes les missions que le Père Marie Antoine de Lavaur a prêché, le jeudi était consacré aux enfants. Pour eux, il a inventé de délicieux contes de fées, comme celui de la petite voiture en or qui mène Henri au Paradis... chute aussi émouvante qu'inattendue. Voici donc le texte de ce conte...


La petite voiture d’or


Le petit Henri est un enfant sage. Chaque matin, quand il se lève, il se met à genoux au pied de son lit, il joint les mains, il ferme les yeux et aussitôt voici qu'une petite voiture d'or est devant lui, et un ange pour lui ouvrir la portière, puis la refermer. La voiture part, elle quitte la chambre, traverse les rues où de petits enfants courent déjà pour jouer, pour aller à l'école. Ils regardent émerveillés et disent: « Mais qu'y a-t-il dans cette petite voiture d'or?» La voiture monte, monte, et les oiseaux qui chantent et les fleurs des champs se disent en la voyant: «Qu'y a-t-il dans cette voiture d'or?» EIle traverse les nuages qui se posent la même question. Mais les stores sont baissés. On ne sait qui est dedans. Puis ce sont les étoiles du ciel, au milieu desquelles passe la voiture plus brillante que la plus brillante d’entre elles. Elles voudraient bien savoir qui se trouve dans cette belle voiture. La voiture arrive au paradis. Les anges s'écartent: “Place à la petite voiture d'or !” La Vierge Marie la recoit, ouvre la portière, et les anges, les étoiles, les nuages, les fleurs voient sortir.... l'âme du petit Henri. La voilà maintenant aux pieds du bon Dieu qui l'embrasse et la bénit. Le petit Henri est toujours agenouillé au pied de son lit; mais il n'y a que son corps. Son âme est là haut, au ciel. Dieu la comble de caresses et de cadeaux, dont la voiture d'or est toute remplie. L'âme y rentre de nouveau et revient sur la terre. Henri se relève. Il a fini sa prière.

Texte extrait du site de l'Association pour la mémoire du P. M. Antoine

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Site de l'Association pour la Mémoire du Père Marie Antoine de Lavaur

http://a.p.m.a.free.fr

21 janvier 2009

Temps de prière de la famille Franciscaine

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Chers amis,

Comme vous le savez peut-être, j'organise, tous les 4 mois, pour l'Hospitalité Franciscaine Notre Dame de Lourdes du Sud Ouest, un temps de prière. Vous trouverez ci après les textes de notre temps de prières. Pour tous ceux qui peuvent venir, cette prière à lieu de 19 à 20 heures, chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, rue Kyrié à Bordeaux. Pour tous ceux qui ne peuvent se déplacer, je vous invite à prendre ce temps de prière en communion avec nous, de 19 à 20 heures ce soir, en lisant les textes. Nous prierons pour toutes vos intentions.

Bien fraternellement. Franck Monvoisin, rédacteur du blog

Temps de Prière de la Famille Franciscaine

Mercredi 21 janvier 2009

C’est notre première rencontre, en cette année où nous célébrons le 8ème centenaire de la naissance du charisme franciscain. Avant d’entrer dans la prière, vénérons François et Claire et demandons-leur de nous affermir dans notre vocation franciscaine.

Cloches de Lourdes

« Pour moi, vivre, c’est le Christ » « Suivre les traces de mon Seigneur Jésus-Christ » Paul, comme François se sont laissés saisir totalement par le Christ. En cette semaine de l’unité des chrétiens, alors que nous allons célébrer dimanche la fête de la conversion de St Paul, nous avons souhaité centrer notre prière sur cette conversion nécessaire pour chacun, afin qu’advienne l’unité des chrétiens.

Chant : «  C’est Jésus qui nous rassemble  » cf : Feuille A 22-99, couplets 1,2,4,5

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Lecture du Livre des Actes des Apôtres (22, 3-16)

La conversion de Paul devant la porte de Damas

Paul, menacé de mort par les Juifs de Jérusalem, leur parla ainsi: « je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. J'ai persécuté à mort cette doctrine, liant et mettant en prison hommes et femmes. Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m'en sont témoins. J'ai même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d'amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir. Comme j'étais en chemin, et que j'approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi. Je tombai par terre, et j'entendis une voix qui me disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Je répondis: Qui es-tu, Seigneur? Et il me dit: Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes. Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors je dis: Que ferai-je, Seigneur? Et le Seigneur me dit: Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire. Comme je ne voyais rien, à cause de l'éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi me prirent par la main, et j'arrivai à Damas. Or, un nommé Ananias, homme pieux selon la loi, et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage, vint se présenter à moi, et me dit: Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai. Il dit: Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche; car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues. Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur. »

Parole du Seigneur! nous rendons grâce à Dieu!

Chant de méditation : Apôtre des nations - Messager de la Nouvelle, (sur CD) Le monde est ta maison - Par ta voix, Dieu se révèle

1 – Pour toi, vivre, c’est le Christ 2 – Pour toi, vivre, c’est le Christ Et l’annoncer nourrit ta joie Sagesse offerte à qui te croit Antioche te reçoit Athènes où Dieu t’envoie Et les chrétiens se multiplient Entend le nom de l’inconnu Heureuse Eglise Heureuse ville Où l’Esprit souffle à tous les vents ! Où sur les places on dit Jésus !

3 – Pour toi, vivre, c’est le Christ 4 – Pour toi, vivre, c’est le Christ Et tu le portes aux gens sans droits Et la rencontre avec sa croix Corinthe s’ouvre à toi, Combien de durs combats Tu vois les pauvres se lever Jusque dans Rome tu mèneras Heureuse Eglise Heureuse Eglise Où des frontières sont tombées ! Où les prophètes gardent foi !

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Lecture de la Légende des Trois Compagnons (5, 13-14)

François à Saint Damien

Comme François passait près de l'église Saint Damien, une voix intérieure lui dit d'entrer pour y faire oraison. Il entra. Il commençait à prier avec ferveur devant une image du Christ en Croix, lorsqu'il entendit une voix lui dire avec douceur et bienveillance: « François, ne vois-tu pas que Ma Maison tombe en ruine? Va donc et répare-là par amour pour Moi. » Tremblant et frappé de stupeur, il répondit : »Je vais m'y mettre de toute mon âme Seigneur. » Il comprit qu'il s'agissait de l'église Saint Damien, que sa grande vétusté menaçait d'une chute prochaine. Les paroles Divine le remplirent de joie, et son âme s'éclaira d'une vive lumière: il eût l'intime conviction que c'était Jésus crucifié qui lui adressait cet appel. A la sortie de l'église, il trouva un prêtre assis tout près de la porte. Mettant la main à la bourse, il lui offrit de l'argent et lui dit: « Je t'en conjure, messire, achète de l'huile pour faire brûler sans interruption une lampe devant ce crucifix: et quand tu auras dépensé cette somme, je te donnerai de nouveau autant qu'il le faudra. » A partir ce ce jour, son cœur fut si frappé et si profondément meurtri au souvenir de la Passion du Seigneur que, tout le reste de sa vie, il garda en son âme la mémoire des stigmates du Seigneur Jésus. La chose fut bien connue plus tard, lorsque les stigmates du Sauveur se reproduisirent sur le corps de François par un miracle dont il y eût les preuves d'une évidente Charité.

Ref : Que ton règne vienne – Comme l’aube sur la nuit

Que ton règne vienne – Qu’il éclaire et change notre vie !

1 - Là où il y a la haine que surgisse ton amour – Là où il y a le doute, que s’élève un chant de foi !

2 - Là où règnent les ténèbres, que paraisse ta clarté – Là ou cesse l’espérance, que s’élève un chant d’espoir !

3 – Là où naissent les discordes, que s’installe l’unité – Là où il y a la guerre, que s’élève un chant de paix !

4 – Là où il y a l’offense, que s’éveille le pardon – Là où règne la tristesse, que s’élève un chant de joie !

5 – Là où germe le mensonge, Fais fleurir la vérité – Là où siège l’injustice, que s’élève un chant d’amour !

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Exposition du Très Saint Sacrement

« Aimer, c’est tout donner, et se donner soi-même … »

Intercession

1 – L’apôtre Paul a recherché la vérité et l’a trouvée dans le Christ. François a cherché Dame pauvreté et l’a trouvée dans le Christ. Pour tous ceux qui découvrent avec bonheur la présence de Dieu sur leur route, et pour ceux qui poursuivent leur quête de vérité, prions le Père

2 – L’apôtre Paul a été un grand missionnaire. François a envoyé ses frères aux quatre points de l’horizon; Prions pour ceux qui quittent leur confort, leurs projets et leurs peurs pour annoncer l’Evangile autour d’eux et jusqu’au bout du monde, prions le Père.

3 – L’apôtre Paul a vécu sur une terre à évangéliser. François n’a pas hésité à aller à la rencontre du sultan. Pour les pays où les chrétiens sont une faible minorité et sont persécutés, prions le Père.

4 – Les écrits de l’apôtre Paul témoignent d’innombrables rencontres. Les écrits de François et de Claire sont notre richesse. Pour nos amis, nos familles, nos proches, et pour ceux à qui nous avons promis notre prière, prions le Père

Intentions libres

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Antienne: « Celui qui plante n'est rien, celui qui arrose n'est rien. Dieu seul compte, qui donne la croissance ».

Très haut, tout puissant, bon Seigneur, à toi sont les louanges, la gloire et l’honneur, et toute bénédiction.
A toi seul, Très-Haut, ils conviennent ; et nul homme n’est digne de prononcer ton nom.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures : spécialement Messire frère soleil qui donne le jour, et par qui tu nous éclaires ;

il est beau et rayonnant avec une grande splendeur : de toi, Très-Haut, il est le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur lune et pour les étoiles :

dans le ciel tu les as créées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent, pour l’air et les nuages, et le ciel pur, et tous les temps,
par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur eau,

qui est très utile et humble, précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu, par qui tu éclaires la nuit ;

il est beau et joyeux, robuste et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la terre, qui nous soutient et nous nourrit,
et produit divers fruits avec les fleurs aux mille couleurs et l’herbe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent pour l’amour de toi, et supportent douleur et tribulation ;
bienheureux ceux qui persévèreront dans la paix, car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur la mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en état de péché mortel !

Bienheureux ceux qu’elle trouvera conforme à tes très saintes volontés, car la seconde mort ne leur fera point de mal.

Louez et bénissez mon Seigneur et rendez-lui grâces,

et servez-le avec grande humilité.

Antienne: « Celui qui plante n'est rien, celui qui arrose n'est rien. Dieu seul compte, qui donne la croissance ».

Comme Jésus nous l’a appris, avec confiance nous osons dire : Notre Père….

Dieu qui as instruit le monde entier par la Parole de l'Apôtre Saint Paul dont nous célébrons aujourd'hui la conversion, accorde-nous d'aller vers Toi en cherchant à lui ressembler, et d'être, dans le monde, les témoins de Ton Évangile. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse et nous garde ! Que le Seigneur fasse briller sur nous son visage, qu’il se penche vers nous ! Que le Seigneur tourne vers nous son visage, qu’il nous apporte la paix ! Et que Dieu nous bénisse, lui qui est Père, Fils et saint Esprit

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Reposition du St Sacrement et Chant final - Il dansera pour toi

Refrain : Il dansera pour Toi avec des cris de joie, Ton Dieu est en toi , Alléluia, alléluia, alléluia !

1- Pousse des cris de joie, Fille de Sion ! Éclate en ovations Israël !

2- Trésaille d’allégresse, réjouis-toi, Fille de Jérusalem !

3- Le Roi d’Israël , Adonaï est en toi , Tu n’as plus à craindre le malheur !

4- Ce jour-là on dira à Jérusalem, ne crains pas Sion ne faiblis pas !

5- En Toi , il y aura , sa joie et sa danse, Il te recréée par son Amour !

Prochaines rencontres :

Mercredi 18 février : Fraternité Ste Claire

Mercredi 18 mars : Marie Alexandrine et Christophe

Mercredi 15 avril : Fraternité St Michel

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Prière pour l'année jubilaire des 150 ans de la mort du Saint Curé d'Ars

Saint François d'Assise joua un très grand rôle dans la vie du Saint Curé d'Ars; à un moment donné de sa vie, il pensa à entrer chez les Frères Mineurs Capucins de Lyon, mais le Père Léonard de Port Maurice lui conseilla de rester dans sa Paroisse et d'entrer dans le Tiers Ordre Franciscain, ce qu'il fit en 1847; l'année suivante une Fraternité fut établie à Ars et il recommandait aux Curés voisins d'en faire autant. Totalement purifié et uni à Jésus, il entre dans la Vie le 4 août 1859 et fut canonisé en 1925. Il a été proclamé Saint Patron de tous les curés de l'univers. Le 8 décembre 2008, s'est ouverte à Ars l'année jubilaire des 150 ans de sa mort.

Saint Jean-Marie Vianney, vous qui avez indiqué le “chemin du Ciel” à tant de fidèles, montrez-nous le chemin de l’amitié et de la vie avec le Père. Aidez-nous à goûter le bonheur qu’il y a à connaître Jésus-Christ, à L’aimer et à Le faire aimer. Comme vous, que nous découvrions la joie de vivre dans la grâce de l’Esprit-Saint, afin de le suivre avec confiance dans la foi. Apprenez-nous à aimer et à vivre toujours plus des sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. C’est là que nous rencontrons le Seigneur en vérité pour grandir dans la vraie liberté et nous laisser sanctifier. Que Sa présence dans le Saint-Sacrement nous attire, nous comble et soit pour chacun source de consolation. Aidez-nous à découvrir que la Parole de Dieu est une lumière pour aujourd’hui et un guide pour aimer et servir nos frères avec joie, spécialement les plus pauvres et les plus petits. Vous êtes le “patron de tous les curés de l’univers” et un modèle plein de charité pour chaque prêtre. Nous venons vous les confier et prier pour eux ; gardez-les dans la paix et la fidélité à l’Église. Saint Curé d’Ars, aidez-nous à être toujours plus des témoins de la miséricorde ; faites grandir en nous le désir d’être des saints. Amen.

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Téléchargez la feuille du temps de prière (pdf) en cliquant ici

21 janvier 2009

La Messe avec Marie

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La Messe avec Marie

Méditation du Père Marie Antoine de Lavaur


« Un jour sans messe, dit saint François de Sales, est un jour sans soleil ». Une Messe bien entendue, « oh ! le trésor des trésors » ! Faites tous les sacrifices pour l’entendre chaque jour. Vouloir, c’est pouvoir. Ne vous privez jamais de ce bonheur : c’est une demi-heure de Paradis passée sur la terre. Voici une méthode admirable. En vous en servant, vous serez tout le temps avec Jésus. Vous le verrez, avec les sentiments du Cœur Immaculé de Marie, vivre sous vos yeux. Et être avec Jésus, n’est-ce pas être au Paradis ? Lui-même veut que nous fassions ainsi : « Faites ceci en vous souvenant de moi ». Suivez avec attention chacun des gestes du prêtre : vous y verrez parfaitement reproduite la vie tout entière de Jésus-Christ.

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Première partie de la messe: Adorer Dieu


Voyez le prêtre sortir de la sacristie : il porte la croix sur ses épaules et le calice dans ses mains : ceci rappelle que l’homme, qui a été perdu par l’arbre et le fruit du péché, est sauvé par l’arbre de la croix et le fruit de vie. Au pied de l’autel, le prêtre, en souvenir d’Adam pécheur, commence, avec tous les assistants, à confesser et à pleurer les péchés. "Seigneur, Dieu Tout-Puissant, me voici prosterné en votre présence, pour apaiser et honorer votre Majesté divine au nom de toutes les créatures. Mais comment le pourrai-je faire, étant moi-même pécheur? Pardon, Seigneur! Vous qui vous glorifiez d'être appelé le Père des miséricordes, mille fois pardon". Il monte ensuite à l’autel en tremblant et demandant miséricorde, par les mérites des Saints dont les reliques sont dans l’autel, et il baise l’autel. La prière d’ouverture: Au côté droit, il dit l’Introït avec les prophètes, qui annoncent le Rédempteur, et il revient au milieu de l’autel pour dire le Kyrie Eleison, qui rappelle les grandes prières faites pendant quatre mille ans pour demander ce Rédempteur. Adam les avait commencées, et Marie les disait encore quand l’Ange la salua. Le prêtre chante ensuite le Gloria, rappelant les joies de la crèche. "Mon enfant, le prêtre t'invite en disant "Dominus vobiscum", à venir à la crèche. Dis avec lui les Oraisons, unissant tes prières à celle des bergers et des rois mages". Les Oraisons qui suivent rappellent les adorations des bergers et des rois. L’Epître qui est l’enseignement des Docteurs apostoliques, rappelle la présence de Jésus au milieu des Docteurs. Le Graduel rappelle sa croissance jusqu’à trente ans. Voici la prédication de l’Evangile. "L'Evangile te rappelle la prédication divine de mon Fils. Lève-toi pour l'écouter, baise avec respect le livre qui la continue, et, avec les martyrs et les confesseurs de la foi, fais retentir les cieux et la terre de ce chant de victoire: Credo! Credo! Je crois! Je crois!" Le Credo en est la solennelle affirmation.

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Deuxième partie de la messe: Remercier Dieu


Voici la Passion qui commence. "Mon enfant, ici commence le grand sacrifice". Préparation des dons et Prière sur les Offrandes. L’Offertoire ou Oblation est la première partie de sacrifice. Le prêtre offrant l’hostie, c’est Jésus s’offrant au jardin des Oliviers. Le vin mis dans le calice rappelle la divinité de Jésus et le sang qu’il répand, et les gouttes d’eau qu’y mêle le prêtre rappellent son humanité et aussi les larmes que nous devrions mêler à son sang. "Verse quelques larmes brûlantes d'amour pour les unir au sang de mon Jésus". vIl faut s’offrir et s’immoler avec Jésus. Le Lavabo nous rappelle combien il faut être pur pour faire cette offrande et cette immolation. "Le prêtre se purifie encore en lavant l'extrémité des doigts qui doivent toucher l'hostie sainte, puis il revient au milieu de l'autel où, profondément incliné, il s'offre à Dieu pour le salut du peuple. En ce moment, il faut prier pour le prêtre. Il doit être si saint, si pur!" L’Orate fratres invite les fidèles à s’offrir avec le prêtre. "Le prêtre t'invite à venir t'immoler à ton tour avec Jésus et lui-même, et à offrir au Seigneur ta volonté, tes biens, ta famille et ta vie. Mais ce que Jésus te demande avant toute chose, mon enfant, c'est ton cœur, offre-le lui sans partage afin qu'il s'élève de la terre jusqu'au trône de Dieu, pour y chanter avec les anges: Sanctus! Sanctus! Sanctus!" La Préface chante la gloire que Dieu en retire. Le Sanctus et l’Hosanna transportent nos cœurs dans les cieux pour y tressaillir d’amour et y chanter avec les anges. Plusieurs Saint entendaient alors, dans l’extase, les célestes concerts.

Troisième partie de la messe: Pleurer ses péchés

Le prêtre met les bras en croix, baise l’autel et fait trois signes de croix sur le calice, rappelant ainsi le baiser de judas et les trois juges de Jésus. Quand il s’arrête au Memento, se souvenir de Pilate interrompant les supplices pour dire : Ecce Homo. "O Père, regardez sa face adorable! A cause de lui, accordez-nous telle... telle grâce pour telle... telle personne". Les prières qui suivent rappellent Jésus montant au Calvaire. "Mon enfant, viens avec moi à la suite de mon Fils". Le prêtre met alors ses deux mains juxtaposées sur le calice, pour placer tous les péchés sur la tête de la Victime. "Ne laisse pas pas perdre une goutte de ce sang adorable! Au pied de la croix de mon Jésus prie pour les justes, pour les morts, pour les pécheurs". Il prononce les paroles de la Consécration pour l’immoler, il l’élève pour la montrer au ciel et à la terre. Ensuite il fait, les bras en croix, les grandes prières que fit Jésus sur la croix et que rappelle le Pater. Puis il partage l’Hostie en deux, pour rappeler la mort de Jésus, par la séparation du corps et de l’âme. Il la brise encore pour rappeler le coup de lance. Il fait trois signes de croix pour rappeler les trois jours du sépulcre, et, laissant tomber une parcelle d’Hostie dans le calice, il rappelle la réunion de l’âme et du corps de Jésus dans le sépulcre et sa résurrection. "Les trois jours de ma grande douleur et la consolation que j'avais dans mon martyre de garder toujours dans mon cœur l'hostie que j'avais reçue la première au Cénacle".

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Quatrième partie de la messe: Demander les grâces

Le prêtre dit l’Agnus Dei et donne la Paix et la Communion pour rappeler que l’Agneau de Dieu ressuscité donna la paix aux Apôtres, les visita et s’assit à la même table. "Participe toi aussi au sacrifice par une communion fervente. Ne manque jamais au moins de faire la communion spirituelle en t'unissant à la joie qu'éprouvait mon cœur quand tous les jours je recevais mon divin Fils des mains de Jean, mon fils adoptif". Puis, de même que Jésus annonça à ses Apôtres que sa vie terrestre était finie et qu’il les bénit avant de monter au ciel, le prêtre dit : Ite Missa est, et bénit les assistants. "Incline la tête pour recevoir sa bénédiction, comme firent les apôtres au moment où mon Jésus monta au ciel". Après cette bénédiction, tous les fidèles debout pendant le Dernier Evangile, semblent, comme les Apôtres contempler Jésus montant au ciel et entendre les Anges leur annoncer que Jésus en descendra pour juger le monde. Ainsi, la Messe renferme tous les évènements accomplis dans tous les siècles, depuis la chute jusqu’au jugement dernier. Voilà les merveilles d’amour, qu’il faut contempler et méditer tout le temps de la Messe. Alors, quel trésor de grâces ! Quel avant-goût du Paradis !

Pour approfondir

Site de l'Association pour la mémoire du Père Marie Antoine

http://a.p.m.a.free.fr

Téléchargez le texte de la Messe avec Marie (pdf) en cliquant ici

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15 janvier 2009

Chemin de Croix médité avec le Père Marie-Antoine de Lavaur

Chemin de Croix

médité avec le Père Marie-Antoine de Lavaur

Introduction

Le Chemin de la Croix est le chemin royal du Paradis; il n'y en a pas d'autre pour arriver dans la Céleste Patrie; Jésus y a marché le premier, Marie y a suivi Jésus et tous les saints sont venus à leur suite. L'Église à voulu qu'il fût après la Sainte Messe, l'exercice par excellence de la vie chrétienne; aussi le vrai Chrétien devrait-il mettre ses délices à le faire chaque jour, il ne peut, après la Messe, rien accomplir de plus glorieux pour Dieu et de plus utile à son âme; là est la source inépuisable des grâces de conversion pour les pécheurs et de persévérance pour les justes. Pour nous encourager à faire le Chemin de la Croix avec une piété et une ardeur toujours nouvelle, l'Église l'a enrichi des plus grandes indulgences plénières; toutes celles de la Terre Sainte, de Rome, de Saint Jacques de Compostelle, s'y trouvent réunies; le nombre en est si grand que L'Église ne veut pas qu'on les détermine, les grâces du Chemin de la Croix ayant, comme celles de la Passion de Jésus-Christ, le caractère de l'infini. Ces indulgences plénières sont toutes applicables aux pauvres âmes du Purgatoire; quel trésor pour payer leur rançon et leur ouvrir les portes éternelles. Deux conditions suffisent pour les gagner: 1 Etre en état de grâce, si avant de le faire on se sent coupable de quelque péché grave, il faut donc se confesser, et s'il est difficile de se confesser, il faut s'exciter à la contrition parfaite avec le désir du Sacrement de Pénitence et la ferme résolution de se confesser au plus tôt; 2 à chaque station, devant la croix canoniquement érigée, il faut méditer quelques instants sur la Passion de Jésus-Christ.

Note 1

S'il y a un empêchement de se rendre dans le lieu où sont les stations, on peut gagner les mêmes indulgences avec une croix indulgenciée dans ce but; pourvu qu'on dise un Pater et un Ave pour chaque station, suivi de 5 autres pour les Saintes Plaies et un pour le Pape.

Note 2

Au Calvaire de Bétharram, on honore la Passion tout entière, il y a à la fois le chemin de la captivité et le Chemin de la Croix; au lieu de commencer par le prétoire, les stations commencent donc par le jardin de Gethsémani et, par la suite, les sujets des stations sont différents; mais cette différence, loin de troubler l'esprit et de nuire à la contemplation, en rend les mystères de la Passion plus saisissants, la différence n'est qu'à la surface, au fond il y a l'harmonie parfaite: nous avons cherché à la mettre en relief dans les méditations suivantes; elle y est si naturelle, que ces méditations pourront servir aux pieux pèlerins pour faire le Chemin de la Croix ordinaire que pour faire celui de Bétharram.

Prière préparatoire

O mon Dieu qui avez dit par Votre Prophète: « Quel est celui qui s'arrêtera sur la montagne sainte et s'arrêtera près de l'autel du sacrifice? C'est celui qui a les mains pures et le cœur sans tâches, c'est celui dont la vie s'écoule tout entière employée à la gloire de Dieu et au service des frères ». Hélas! Seigneur, si je regarde mes mains et mon cœur, si je pèse dans la balance de Votre Justice toutes les actions de ma vie, je tremble, je m'affaisse sous le poids écrasant de ma misère et de tous mes péchés, un frisson de frayeur passe sur tout mon être, mes pieds s'arrêtent immobiles et je n'ose gravir la sainte montagne! Mais ô bonheur, j'entends deux voix qui m'appellent: votre voix, ô Jésus! l'ami des pécheurs; votre voix ô Marie, leur refuge et leur Mère, ces deux voix me parlent d'espérance et m'assurent du pardon. Oh! voix chéries que vous êtes douces à mon âme! Vous me donnez des ailes comme à la colombe pour voler sur la montagne sainte, vous me donnez des larmes comme à Madeleine pour y pleurer de repentir et d'amour. Oui, je pleure, ô Jésus, je pleure mes péchés si nombreux et si grands, je voudrais les pleurer avec les larmes de sang! O Notre Dame de Bétharram, Mère de la Sainte Espérance, Mère du Pardon, Vous qui portez toujours le rameau sauveur à l'âme qui périt, entendez mes gémissements, voyez couleur mes larmes et offrez-les à Jésus; avec mes gémissements et mes larmes offrez-lui mes résolutions et mes serments. Je le sais ô Jésus, Vous ne voulez à Votre suite dans le Chemin de la Croix que ceux qui renoncent à Satan et renoncent à eux-mêmes. Je fais à Vos pieds, en présence de Marie, des Anges et des Saints, ce double renoncement: je renonce à Satan, à ses œuvres et je m'attache à Jésus-Christ pour toujours. Vaines grandeurs du monde, je vous méprise, comme ces rois Chrétiens, qui, avant de monter au Calvaire, se dépouillèrent de leur manteau royal et de leur couronne d'or, je me dépouille de tout amour du monde et de moi-même; je ne veux ô Jésus, d'autre gloire que les humiliations, d'autres richesses que Votre Grâce et d'autres voluptés que Votre Amour. Pleurer au pieds de Votre Croix avec Marie, voilà désormais mes seules délices; je n'en veux pas d'autres jusqu'à celles que Vous me préparez dans l'éternelle Patrie que je désire et que j'attends par les mérites de Votre Sang Précieux et les Larmes et les Douleurs de ma Mère Immaculée. Ainsi soit-il.

J'offre ce même mérite pour la conversion des pécheurs et la délivrance des pauvres âmes du Purgatoire et je Vous prie, ô mon Dieu, de leur appliquer toutes les indulgences de ce Chemin de Croix. Ainsi soit-il.

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Première station

A Bétharram: Jésus à Gethsémani

Chemin de Croix ordinaire: Jésus est condamné à mort

La justice et la paix

Il ne faut jamais penser à Jésus expiant le péché à Gethsémani sans penser à Adam commettant le péché dans le Paradis terrestre. Le jardin du crime conduit directement au jardin de l'expiation. Mais Jésus, l'innocence même, n'aurait été condamné à mort, si Adam, le grand coupable, n'avait mérité la mort. Partout où il y a eu un crime, il faut une victime, voilà la justice. Ci cette victime est l'innocent mourant à la place du coupable et pour le coupable, voilà la paix et la miséricorde infinie. Il était écrit qu'un jour la justice et la paix devaient s'embrasser. Ce jour attendu depuis quatre mille ans, le voici: nous assistons à ce spectacle. Voici Jésus au Jardin des oliviers. L'olivier est le symbole de la paix, le lieu est bien choisi pour le baiser entre la justice et la paix, le dernier aura lieu sur le calvaire. Là, Jésus épuisera tout le fiel du calice de Gethsémani, là seulement, la justice sera entièrement satisfaite, la paix éternellement consommée, leur baiser sera éternel: Justitia et pax osculate sunt (Ps. 84, 11). Dans ce baiser se trouve toute l'économie du Salut, tout le nœud du grand poème de la Rédemption, et l'explication de tous les mystères du temps et de l'éternité. Fils d'Adam, le grand coupable, recueillons ce baiser de paix sur les lèvres de Jésus, le Divin Agneau. Fils d'Ève, recueillons ce baiser de paix sur les lèvres de Marie, la Vierge Immaculée. Ils boivent à notre place le fiel le plus amer du calice, à peine en reste-t-il une goutte pour le pécheur, mais cette goutte, il faut la boire: c'est justice. Bibent omnes peccatores terrae. (Ps 74, 9). Ne craignons pas, prenons en main le calice, c'est le calice du Salut. La goutte de fiel n'est qu'au bord de la coupe, au fond se trouve le miel. Oui, souffrir avec Jésus, souffrir avec Marie, c'est le miel, c'est le Ciel. Pati cum Jesu, pati cum Maria dulcis paradisus. Jouir avec Satan et les fils de Satan, c'est l'enfer! Dans leur calice orné de fleur, il y a le remords qui ronge et le feu qui dévore; il y a toute les tempêtes de l'âme, et toutes les révolutions et tous les malheurs des sociétés: Ignis et sulphur et spiritus procellarum pars calicis eorum. (Ps. 10, 7). O Jésus! O Marie! Votre calice!... Votre calice!... Je n'en veux pas d'autre!... O mon Dieu, faire votre sainte volonté, voilà mon Ciel! O qu'il est beau mon calice! Qu'il est glorieux! Qu'il est enivrant! Calix meus inebrians quam proeclarus est. (Ps. 22, 5).

Réciter après chaque station: Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père. Seigneur ayez pitié de nous et que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Ainsi soit-il.

Chanter: Vive Jésus, vive sa Croix ou Sancta Mater.

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Deuxième station

A Bétharram: Jésus est trahi par Judas

Au Chemin de Croix ordinaire: Jésus est chargé de Sa Croix.

Les nouveaux Judas et les nouveaux Croisés

Judas est sans cœur, sans amour, il n'aime que l'argent, il fait à Jésus un baiser de traitre. Jésus, c'est le cœur, c'est l'Amour même, une seule passion Le dévore, le Salut de nos âmes; aussi, avant de mettre l'arbre du Salut sur Ses épaules, Il le couvre de ses baisers d'Amour. Y a-t-il encore des Judas sur la terre? Y a-t-il encore des amis de l'argent? Y a-t-il des traitres et des hommes sans cœur? Hélas! Qui pourrait les compter? Y a-t-il encore sur la terre de vrais amis de Jésus, de vrais fils de Jésus, de vrais chrétiens? Y a-t-il réellement des Chrétiens qui ne se contentent pas de porter ce grand nom, mais qui le sont en réalité? Y en a-t-il qui, comme Jésus, prennent la Croix, l'acceptent avec joie et la couvrent de leurs baisers d'amour? Oui, il en a. France, sois saintement fière! O Cieux réjouissez-vous! La France à eu ses glorieux croisés, et elle en a encore aujourd'hui; les Cieux les contemplent avec admiration, ils sont là, sous mes yeux. Gloire à vous, fils de la France! Gloire à vous nouveaux croisés! Oui, cette Croix va bien sur vos poitrines, elle va surtout bien sur vos cœurs, couvrez-là de vos baisers d'amour. C'est vrai, les nouveaux Judas nous trahissent, nous livrent comme le premier a trahi et livré Jésus, mais comme Jésus, ayant toujours sur le cœur et sur les lèvres le pardon, nous gardons pour eux un baiser d'amour: oui, donnons-leur franchement, Chrétiennement, le nom d'Ami comme l'a donné Jésus, mais n'oublions pas la grande leçon qui l'accompagne, adressons-là avec Jésus à nos malheureux traitres. « O mes chers amis, qu'êtes-vous venus faire ici? Et que faites-vous de cette France? Que faites-vous des enfants de cette chère France? Amice ad quid venisti? » (Math. 26, 50). Pour accomplir vos œuvres sataniques, il fallait choisir un autre séjour, vous vous êtes trompé de Patrie. La France des Croisés n'est pas votre Patrie, vous êtes des étrangers sur son sol. La France des Saints, la France de Clovis, de Charlemagne, de Saint Louis, ce sol trois fois sanctifié, trois fois illustré, trois fois béni, peut il être foulé par de nouveaux judas ? Cette patrie de la franchise peut-elle abriter la trahison? Cette France de la Charité peut-elle abriter l'égoïsme? Cette terre des lys, cette patrie de Clothilde, de Geneviève, de Jeanne d'Arc et de Vincent de Paul peut-elle devenir la patrie des impies, des impudiques et des voleurs? « Amice ad quid venisti? Mon ami, qu'êtes-vous venu faire ici? » Ah! Prions pour la conversion des nouveaux Judas, prions pour la France!... et demeurons jusqu'à la mort les vrais croisés du Christ.

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Troisième station

A Bétharram: Jésus est condamné par Caïphe

Au Chemin de la Croix ordinaire: Première chute de Jésus

Les trois condamnations et les trois chutes

La réunion de ces deux scènes de la Passion: Jésus est condamné par Caïphe et la première chute de Jésus, n'est pas fortuite, elle renferme un grand enseignement, et nous donne la clef d'un grand mystère. Vous remarquerez dans la Passion de Jésus-Christ, trois condamnations et trois chutes. Et pourquoi? Le voici: il y a trois abîmes ou est tombée l'humanité, trois abîmes où elle continue de s'engloutir, ces sont les trois concupiscences: l'orgueil, l'avarice, la volupté. Oh! Quels affreux abîmes! Quels terribles châtiments pour leurs victimes. L'orgueil, le péché de l'esprit est puni par la perte de l'intelligence; l'avarice, péché du cœur, est punie par la perte de tout amour; la volupté, péché du corps, est punie par des plaies douloureuses et les plus déchirantes douleurs. Chacun de ces trois abîmes appelle l'autre abîme: Abyssus abyssum invocat (Ps. 41, 8); et puis arrive la grande voix des cataractes de la Justice Divine: In voce cataractarum tuarum (ibid), cette grande voix qui retentit comme un tonnerre: allez maudits! Allez au fond des enfers allez brûler éternellement dans les feux vengeurs! Discedite a me maledicti in ignem aeternum. (Math 25, 41). Pendant votre vie, vous avez roulé de chutes en chutes, roulez maintenant d'abîmes en abîmes: vous avez saturé votre vie d'orgueil, d'avarice et de volupté, rassasiez-vous maintenant de souffre, de bitume et de feu! Voilà le sort malheureux et l'épouvantable sentence qui planait sur la tête de l'humanité; mais ô Jésus, ô Divin Agneau! Ô Doux Sauveur de nos âmes, l'Amour triomphe, la Justice accepte l'échange et c'est Vous qui voulez être la Victime; le Vous vois incliner les Cieux et descendre jusqu'au fond des abîmes. Pour nous délivrer des trois concupiscences, vous acceptez trois condamnations. Par Caïphe, l'orgueil Vous condamne. Par Hérode, la volupté. Par Pilate, l'avarice. Ce n'est pas assez, Vous consentez à faire trois chutes pour nous enseigner à nous relever nous mêmes et à sortir des trois abîmes. O Bonté, ô Sagesse infinie! J'étais esclave et me voici vainqueur! Et d'abord c'est toi que je foule aux pieds, maudit orgueil, toi la cause et le principe de tous les crimes: toi qui par la bouche de Caïphe prononce contre mon Jésus la première sentence, reçois ici ma première réprobation. Viens orgueilleux, viens contempler Ton Dieu dans cette première chute, regarde Le bien, le voilà tel que ton orgueil nous l'a fait! Le voilà écrasé sous la Croix, étendu dans le chemin, foulé aux pieds comme un ver de terre et la tête dans la poussière! Ose lever ton front superbe et prends garde, car les foudres du Ciel sont là et tout ce qui s'élèvera sera broyé. Humilions-nous profondément et sachons avec Jésus tomber jusqu'à terre pour être exalté avec Lui jusqu'au plus haut des Cieux!...

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Quatrième station

A Bétharram: La Flagellation de Jésus

Au Chemin de la Croix ordinaire: La rencontre de Jésus et de Sa Mère

La Mère de Douleur

Ces deux scènes de la Passion doivent-elles s'exclure? Non, il y a encore ici une harmonie parfaite. Voici ce que je lis dans les récits antiques de la Passion de Jésus-Christ: « Lorsque Notre-Seigneur subit l'ignominieux et si douloureux supplice de la Flagellation, Sa Sainte Mère, retirée dans un coin du Prétoire où la foule était admise, put Le voir de loin, lié à la colonne; Elle entendit le bruit des fouets tombant à coups redoublés sur la tendre Victime et Elle vit le sang découler de tout Son Corps meurtri et déchiré. » Ce qui est écrit dans le livre de la tradition est écrit dans le grand livre de la nature, et dans le livre plus grand encore de la Rédemption Divine. Là où se trouve l'enfant pour souffrir, là se trouve toujours, à moins d'obstacles invincibles, sa mère pour compatir et endurer dans son cœur toutes les souffrances que celui-ci endure dans son corps. Si peu que l'accès fut possible, il faut donc croire que Marie assistait à la Flagellation. Voilà le cri, la loi de la nature! Ah! C'est qu'il n'y a rien sur la terre de plus intimement uni que la mère et l'enfant. La naissance, en le séparant de sa mère, loin d'affaiblir l'union la fortifie. L'enfant entre alors dans son Cœur et rien ne saurait l'en arracher: « Les liaisons, dit le plus grand des orateurs Chrétiens, demeurent toujours si fermes qu'aussitôt que les enfants sont agités, les entrailles de la mère sont émues, de telle sorte que toutes les douleurs des enfants sont en même temps les douleurs de la mère. » Voilà la loi de la nature, elle est commune à toutes les mères, mais il est une autre loi, et celle-ci est exceptionnelle, elle ne regarde que Marie, la Mère par excellence, la plus aimante des mères, la Mère Immaculée! La grande loi de l'expiation... Marie expie pour Ève: la même part qu'Ève, la plus cruelle, le plus coupable des mères, a eu dans la prévarication, dit Saint Bernard, Marie doit l'avoir dans la Rédemption: Eva suggessit praevaricationem, Maria ingessit Redemptionnem. La flagellation n'est pas l'œuvre d'un jour ni d'une heure, dit le Saint Esprit, par la bouche du Roi-Prophète, elle date du premier péché, et elle ne finira qu'avec le dernier des crimes; l'Agneau qui est toujours immolé est toujours flagellé, écoutez Ses plaintes: Supra dorsum meum fabricaverunt peccatores, prolongaverunt iniquitpatem. (Ps. 128, 3). Ève ayant coopéré la première à la Flagellation, Marie doit, la première, en ressentir au Cœur les blessures. Toutes les blessures que Jésus reçoit dans Son Corps, Marie les reçoit dans Son Âme: Vulnera corporis Christi, vulnera cordis Mariae. Vous ne pouvez séparer ces deux Victimes: Quod Deux Conjuxit homo non separet (Math. 19, 6); liée à la même colonne pour la flagellation, elles seront, dit Saint Bernard, placées sur le même autel pour l'immolation. Car, ajoute Saint Bonaventure, s'il y a deux corps, il n'y a ici qu'une Âme et qu'un Cœur. Le Cœur vivant plutôt dans l'objet aimé que dans la poitrine de Celui qui aime, dans tout le Cœur, toute l'âme de Marie est passée en Jésus, et deux coupes d'or à la fois se remplissent pour la Rédemption. Dans la première est le Sang du corps de Jésus, dans la seconde, les Larmes de Marie, qui sont le Sang de Son Cœur. Une seule goutte suffit pour sauver tous les mondes, une seule larme suffit pour obtenir ce Salut. Mais ce qui suffit à la Justice ne suffit pas à l'Amour, et toutes les coupes d'or se remplissent toujours. O ! Sang Précieux, Sauvez-moi! O Larmes de Marie, sanctifiez-moi!

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Cinquième station

A Bétharram: Jésus couronné d'épines

Au Chemin de la Croix ordinaire: Simon le Cyrénéen porte la Croix avec Jésus

Le Roi d'Amour

Un roi porte une couronne, un roi à un trône. Voici le Roi d'Amour, Sa Couronne doit affirmer Son Amour, Son Trône doit exalter Son Amour! Jamais Couronne plus belle, jamais Trône plus beau: des épines, voilà la Couronne; une Croix voilà le Trône. Oh! Le beau trône de l'Amour! En face de Jésus, Satan, le roi de haine, a dressé son trône d'or, et placé sur son front une couronne de roses. Il faut choisir entre ces deux rois. Le Cyrénéen ne connaissait pas Jésus, aussi détournait-il sa tête; on dut le forcer à porter la Croix: Hunc angariaverunt ut tolleret Crucem Jesu. (Math. 27, 32). Mais à peine s'est-il approché de Jésus, a-t-il touché la Croix, le voilà transfiguré, le Roi d'Amour a remporté la victoire, son choix est fait, Jésus est son Roi. C'est sous son étendart qu'il vient combattre et mourir; Ses épines, Sa Croix, voilà l'unique trésor de son âme. Un jour, la france était en péril, nos vieux pères se trouvaient à Bouvines en face de légions formidables; l'amour seul remportant les victoires, Philippe Auguste, roi de France avant d'engager la terrible bataille veut un témoignage d'amour, que fait-il? Il dresse un autel au milieu du camp, il y place sa couronne et s'écrie: "Chevaliers, voilà ma couronne. Si vous connaissez un parmi vous plus digne que moi de la porter, qu'il vienne et il sera mon roi, soyez prêts à voler à ma suite et à mourir". Et tous d'agiter leur bouclier et leur lance, et de s'écrier à la foule: "Nous ne voulons pas d'autre roi que Philippe-Auguste, avec lui nous combattrons, avec lui nous mourrons", et l'ennemi fut broyé. Je vous offre le choix: voici Jésus couronné d'épines, voici Satan couronné de roses, voici Jésus vous offrant la Croix, voici Satan vous offrant les délices. O Jésus, notre choix est fait, Vous seul serez notre Roi, à Vous toujours, à Vous à la Vie, à Vous à la mort, à Vous dans le temps, à Vous dans les siècles des siècles.

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Sixième station

A Bétharram: l'Ecce Homo

Au Chemin de la Croix ordinaire: Sainte Véronique essuie la Face de Jésus

La Sainte Face

L'Ecce Homo, la Sainte Face! O touchante et et admirable harmonie ! La Face imprimée sur le suaire de Véronique n'est-elle pas celle que contemplèrent les Juifs quand Pilate leur dit, en leur montra Jésus: "Voici l'Homme! Ecce Homo!" Vous savez la réponse: "Nous ne voulons pas de cet homme! Donnez-nous Barrabas. - Que faire donc de ce Jésus? - Qu'il soit crucifié! Qu'il soit crucifié! Crucifigatur! Crucifigatur! (Math. 27, 23). Tandis que de la terre s'élèvent ces cris de blasphèmeses cris de fureur, des cieux descendent des louanges et des adorations; les anges prosternés, contemplent avec ravissement la Face de Jésus! “Voici Mon Fils Bien-aimé”, redit Marie; et ces louanges et ces adorations, ainsi que ces clameurs et ces blasphèmes continueront devant cette Face adorable, jusqu'à la fin des siècles. Le jour où l'adoration cessera et ou les blasphèmes triompheront, sera le dernier jour du monde. Ne dirait-on pas que nous approchons à grands pas de cette catastrophe suprême? Quelle ardeur pour le blasphème! Quelle tiédeur dans l'adoration! Voici donc l'heure du combat décisif, la Sainte Face de Jésus, voilà le signe de ralliement, Jésus a voulu rester invisible dans l'Eucharistie; mais Il a voulu se rendre visible par cette Sainte Face pour réunir autour d'elle tous ses soldats et par elle les confirmer dans l'amour. Il n'a pas voulu nous laisser la Face brillante qui avait ébloui les apôtres sur le Thabor, il nous a laissé la Face couverte de poussière, de sueur, la Face déchirée par les épines et ruisselante de Sang, la Face de l'Amour. Par elle il a conquis les coeurs, par elle il a conquis le monde. Des traditions respectables nous racontent cette conquête, écoutez: L'empereur Tibère entendit parler à Rome de Jésus, la lecture des Actes de Sa Vie et de Sa Mort envoyés par Pilate le touchèrent profondément; ayant appris qu'à Jérusalem se trouvait Sa Sainte Face et qu'elle y opérait de grands miracles, il veut la contempler; Véronique, accompagnée de deux disciples, vient elle-même la lui présenter; l'empereur ravi s'écrie: “Celui-ci n'est pas un homme, c'est un Dieu!” et assemblant le Sénat, il demande une place pour Jésus au milieu des dieux de l'empire. Pendant que Véronique était encore à Rome, un grand miracle s'accomplit. La Face de Jésus devint vivante sur son suaire, de nouveau elle est toute trempée de sueur et de sang. Véronique de tomber aussitôt à genoux, et, l'essuyant, d'en recueillir l'empreinte sur un second suaire. Dieu destinait ce trésor à notre France. Le premier suaire est laissé à Rome, et celui-ci nous est porté par Véronique, quand la barque fragile, sans aviron et sans voile, où l'avaient jetée les Juifs, avec Zachée son époux, aborda miraculeusement au rivage Bordelais, à peu près en même temps que celle de Marthe et de Marie-Madeleine. Voilà la France elle aussi conquise par l'Amour! O Rome! O France, toujours unies, toujours inséparables dans la tradition de l'histoire comme dans les conseils de Dieu, restez toujours inséparables, restez toujours fidèles à l'Amour. O Rome du Christ, regarde la face de ton Pontife! Voilà ton père, voilà ton roi! Respice in faciem Christi tui! (Ps. 83, 10). O France du Christ, regarde toujours la Face de Jésus, contemple, adore, tressaille, Il est ton Père, Il est ton Roi! Respice in faciem Christi tui! Malheur! Trois fois malheur si Dieu irrité entend encore monter jusqu'à la Face de Son Fils l'injure et le blasphème! O mon Dieu, par la Sainte Face de Jésus, pitié pour Rome! O mon Dieu, par la Sainte Face de Jésus, pitié pour la France!

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Septième station

A Bétharram: Jésus est condamné par Pilate

Au Chemin de la Croix ordinaire: Seconde chute de Jésus

Le temple du veau d'or

Encore ici harmonie parfaite. La seconde concupiscence de l'humanité, le second abîme où elle s'engloutit et dont la seconde chute de Jésus la délivre, c'est l'avarice; or Pilate, vous le savez, en est la vivante incarnation, ce n'est que par avarice et uniquement par la crainte de perdre une position lucrative qu'il condamne Jésus, dont il reconnaît l'innocence. L'avarice, l'égoïsme, la soif de l'or, quel abîme! Quel gouffre! Que d'âmes s'y engloutissent! Notre siècle à bati un temple: la bourse; et au milieu de ce temple il a placé le dieu qu'il veut seul adorer: le veau d'or! L'agiotage, l'injustice sous toutes ses formes, la cupidité effrénée; voilà l'encens qu'il brûle chaque jour devant son autel. “Je te donnerai de l'or, si tu te dégrades et si tu m'adores”, dit Satan! Si cadens adoraveris me! (Math. 4, 9) et le temple de Mammon se remplit, et l'encens fume, et la dégradation grandit, et les âmes se vendent. Il ne faut pas, hélas! Tout l'or de la terre pour les acheter, quelques deniers suffisent. O mon Jésus, par les mérites de cette seconde et si douloureuse chute, sortez tous vos chrétiens de ce second abîme! Sortez-en tous les Français! Ou il n'y aura bientôt plus de France! Un Chrétien, un Français ne doit-il pas être plus grand que le monde? Fouler la terre aux pieds et avec la tête et le coeur toucher au Ciel, voilà la taille du vrai Chrétien, voilà la taille du vrai Français. Assez, assez d'aorateur du Veau d'Or, assez de vils esclaves; soyons Français! Soyons Chrétiens!

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Huitième station

A Bétharram: Jésus rencontre Sa Mère

Au Chemin de la Croix ordinaire: Jésus console les filles de Jérusalem

Le Divin Consolateur

Ici encore il y a harmonie parfaite. A la tête des pieuses filles de Jérusalem qui suivent Jésus, se trouve Sa Très Sainte Mère: c'est Elle qui les précède et qui les conduit; la première, Elle est venue à la rencontre de Son Divin Fils; Jésus, dit Saint Bonaventure, voyant l'immense douleur où Elle est plongée, s'arrête, Il la regarde, et avec ce regard toute Son Ame, tout Son Coeur, entrent dans l'Ame de Marie: “Salut, ô Ma Mère”, dit Jésus, et immédiatement, une ineffable consolation inonda le Coeur de cette Mère affligée et fortifia Son corps tombé dans un spasme douloureux. Soutenue par ce regard et ce Doux Nom de Mère, Marie vole à la suite de Son Divin Agneau, Jean, Madeleine et les Saintes Femmes la suivent. A sa prière, un miracle de consolation s'opère: Jésus les voyant gémir a compassion de leur douleur: “Pourquoi pleurer sur Moi, leur dit-il, c'est sur vous et vos enfants qu'il faut pleurer. Ma Mère étant immaculée n'a pas à pleurer sur Elle, malheur aux fils du péché, qui ne pleurent pas sur eux-mêmes!” Pendant que Jésus parle ainsi, Marie prie, et immédiatement le miracle s'opère; la douleur et la faiblesse toute naturelle des filles de Jérusalem se change en contrition, en joie et en force surnaturelle. Ce miracle se renouvelle sans cesse pour toute âme affligée qui fait à la suite de Marie, avec persévérance et avec amour, le saint exercice du Chemin de la Croix. Là seulement se trouve la consolation et la paix parfaite. Malheur à celui qui la cherche au milieu du monde et des plaisirs; il est maudit, il ne trouve que déception, torture, désespoir. O Jésus, Vous seul soyez toujours notre unique et divin Consolateur.

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Neuvième station

A Bétharram: Jésus et les filles de Jérusalem

Au Chemin de la Croix ordinaire: Troisième chute de Jésus

Le Lys au milieu des épines

Arrivé presque au sommet du Calvaire, Jésus est saisi d'une immense douleur, ses genoux faiblissent et Il tombe écrasé sous la Croix; c'est la troisièle chûte. Est-ce la vue des préparatifs de Son Crucifiement qui L'afflige? Non, non! Vous savez bien combien Il le désire; ce qui L'afflige, c'est la vue du troisième abîme de perdition, et du nombre d'âme qui viennent s'y engloutir, ce troisième abîme, c'est l'impureté. O malheureux partisants des plaisirs impurs, voilà votre ouvrage! Arrêtez-vous sur ce chemin et voyez votre Victime! Vous passerez sur Mon Corps, vous dit Jésus, avant d'aller à l'abîme, et hélas, vous y passez en dansant; et après, vos danses criminelles et vos heures de honteuses volupté, vous vous réveillerez dans l'Enfer! Car, sachez-le bien, on entre au Ciel qu'avec le lys de l'innocence et ce lys ne croît que parmi les épines de la pénitence et de la mortification. Heureuses les âmes chastes et pures, qui commes les filles de Jérusalem, marchent à la suite de Jésus, à l'odeur de ces célestes Parfums: In odorem unguentorum currimus: adolescentulae dilexerunt te nimis! (Cant. 1, 3). Heureuse la Nation où fleurit les lys de la Chasteté! Le sol travaillé par des mains vigoureuses y produit au centuple, les familles y sont nombreuses et par conséquent toujours heureuses, toutes les vertus, toute les gloires, toutes les richesses en forment la couronne. Là seulement, se trouvent les intelligences élevées, les coeurs virils, les caractères fermes, les bras robustes, les sillons féconds et les drapeaux glorieux. A ces Nations, on peut dire comme à Judith triomphante: Parce que tu as aimé la Chasteté, la main de Dieu te protège et te garde, et tu seras toujours bénie, toujours heureuse. "Eo quod castitatem amaveris, manus Domini confortavit te, et ideo eris benedicta in aeternum". (Judith 15, 11). O Chasteté virginale, ô Chatesté conjugale! Ô céleste arôme! Ô charme de la vie! Ô France! Ô Nation des lys! Ô noble fille de l'Eglise, la Jérusalem de la terre soit saintement fière de tes lys, et ne les laisse plus flétrir dans tes mains criminelles! Vois le gouffre où t'a conduit le plaisir! Notre Dame de Bétharram vient au fond du gouffre t'offrir la branche du lys, prends cette branche, reviens chaste et pure. Voilà le Salut.

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Dixième station

A Bétharram: Jésus est attaché à la Croix

Au Chemin de la Croix ordinaire: Il est dépouillé de Ses vêtements

La robe nuptiale

Ces deux scènes de la Passion se suivent et n'en font qu'une. Après le dépouillement vient le crucifiement. L'homme était créé pour être assis éternellement au festin du bonheur, aux Noces de l'Agneau. Ayant perdu par sa faute la robe nuptiale, le voilà chassé de la salle du festin et cloué à la douleur. La tête d'Adam était depuis quatre mille ans, ensevelie sur la Montagne du Sacrifice, attendant le Rédempteur: le Calvaire en a pris le nom. Le Rédempteur y vient, Le voici sur la Sainte Montagne, Il s'y fait dépouiller pour revêtir l'homme tombé et Il s'y fait clouer à la Croix pour le délivrer. Fils d'Adam, prenez la robe de Jésus, c'est la robe nuptiale du festin des Noces éternelles; clouez-vous par l'amour sur la Croix avec Jésus, c'est la transfiguration de la douleur, et vous chanterez avec tous les élus, dans la salle de l'éternel festin, le cantique de la délivrance et de l'amour !!!

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Onzième station

A Bétharram: Jésus meurt sur la Croix

Au Chemin de la Croix ordinaire: Jésus est attaché sur la Croix

La Victime du Sacrifice

Nous voici à l'heure solenelle! C'est l'heure du grand sacrifice; où est la Victime? Un jour, un vieillard et un enfant gravissaient le Mont Moriah, voisin du Calvaire; le vieillard marchait accablé de tristesse. "Mon père, disait l'enfant, vous portez dans vos mains le couteau et le feu pour le sacrifice et moi j'en porte le bois, mais où est la victime?"Et le père inclinant la tête tristement et dérobant les larmes qui coulaient de ses yeux répondit: "Mon fils, Dieu y pourvoira." Arrivé au sommet de la montagne, Abraham dit, en poussant un profond soupir: "Mon fils, Dieu le veut; il faut mourir!" Il l'étreint dans ses bras, l'arrose de ses larmes, Mon fils, adieu!... Mon père, adieu! Et Isaac à genoux sur le bûcher inclinait sa tête... "Abraham! Abraham, arrête! Ne frappe pasce n'est pas ton fils qui doit mourir, c'est Mon Fils Bien-Aimé, c'est le Fils de la Vierge Immaculée! Voilà la Victime du Sacrifice!" Et Dieu, de loin, lui montre Jésus! Abraham tressaille d'amour et il L'adore! Celui qu'Abraham n'a vu, n'a adoré que de loin, le voici sous nos yeux, voici la Victime du Sacrifice! Regardez-là sur cette Croix. Voyez près de Lui Sa Mère, plus grande qu'Abraham! Tombons tous à genoux! Et remplis de douleur adorons dans la prière et dans les larmes (tomber à genoux). O Mère! Laissez-moi pleurer avec Vous!... O Madeleine, ne pleurez pas seule vos péchés!... Moi aussi, je veux pleurer et aimer avec le disciple fidèle. O Jésus ma Victime! O Jésus, mon Amour! Vous ne serez pas la seule Victime! Vous ne serez pas seul pour aimer! Voici nos coeurs, qu'ils soient tousVos victimes! Voici nos coeurs, qu'ils brûlent tous d'amour! Avant de mourir, un père bénit ses enfants, un père leur pardonne! O Jésus, bénissez-nous!... O Jésus, pardonnez-nous !...

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Douzième station

A Bétharram: Descente de la Croix

Au Chemin de la Croix ordinaire: Jésus meurt sur la Croix

Le Triomphe de la Croix

Remarquez ces mots: descente de la Croix, placés avant ceux-ci: Jésus meurt sur la Croix. Ceci paraît insolite, on ne descend jamais un crucifié de sa croix que lorsqu'il est mort; faire autrement, c'est folie! Dieu semble permettre ici cette contradiction apparente, pour nous rappeler le plus grand des miracles et le plus beau triomphe de la Croix. "Descends de la Croix, disaient les Juifs à Jésus, et nous croirons que Tu es Dieu: Si filius Dei es, descende de Cruce" (Math. 27, 40). Non, dit l'Amour infini, Il n'en descendra pas, il faut qu'Il y meure: Non, dit la Toute-Puissance infinie, Il n'en descendra pas, il faut qu'en mourant, Il triomphe. Il est mort sur la Croix. Il a triomphé par la Croix! Le Ciel, la terre, les enfers sont tombés à genoux pour l'adorer: Omne genu flectatur caelestium, terrestrium et infernorum!" (Philip. 2, 10). Toutes les Nations de la terre ont applaudi et chantent ce triomphe: "Dicite in gentibus regnavita lignoDeus!"

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Treizième station

A Bétharram et au Chemin de la Croix ordinaire: Jésus est remis à Sa Mère

La Reine des Martyrs

On place dans les mains des Martyrs l'instrument de leur supplice; voyez ce Corps inanimé dans les bras de la plus aimante, la plus Douloureuse des mères, et saluez la Reine des Martyrs. Voilà le Fruit béni de ses entrailles: qu'Il était beau dans la Crèche, les lèvres toutes humides de Son lait Maternel! Qu'Il est beau maintenant que l'Amour nous l'a mûri sur l'Arbre du Sacrifice, qu'Il est beau empourpré du Sang vermeil, et tout humide des Larmes Maternelles! Comme la branche s'incline quand son fruit est mûr pour l'offrir au voyageur altéré, ainsi s'incline Marie pour offrir Jésus à nos âmes!... O Reine des Martyrs! Quel Amour et quelle force dans l'Amour. Une femme errait un jour dans la solitude de Bersabée: Errabat in solitudine Bersabée (Gen. 21, 14). c'était une mère... Il n'y avait pas une goutte d'eau dans ce désert et son enfant mourait de soif. "Non! Non, s'écrie la mère, je ne verrai pas mourir mon enfant: Non videbo morientem puerum" (Gen. 21, 16), elle le laisse au pied d'un arbre et s'asseoit un peu plus loin pour gémir et pleurer: et sedens flevit (ibid.). Agar, c'est la mère avec son amour, mais avec sa faiblesse. Marie, c'est la Mère avec Son Amour, mais avec la force dans l'Amour!!! (Tomber à genoux) O Reine des Martyrs! Par le Corps inanimé de Jésus, notre Victime, par les Larmes que verse Votre Coeur désolé, obtenez pour tous vos enfants, l'Amour de Votre Doux Jésus, et l'amour fort jusqu'à la mort, l'amour qui fait les martyrs. O Jésus!... je baise Vos Plaies avec Marie! Je Vous presse sur mon coeur et je m'enivre du bonheur de Vous aimer, du bonheur de souffrir, de m'immoler et de mourir! Quel bonheur de Vous recevoir dans mon coeur! Que toutes Vos Plaies s'impriment dans mon âme! Consumez tout ce qu'il y a en moi qui n'est pas Vous. Par la Sainte Communion vivez toujours en moi. "Non, non, ce n'est plus moi qui veut vivre, Vous seul ô Jésus, vivez toujours en moi!"

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Quatorzième station

A Bétharram et au Chemin de la Croix ordinaire: Jésus est placé dans le Tombeau

Le glorieux Sépulcre

Le Prophète l'a dit: "Son sépulcre sera glorieux. Et in sepulcrum ejus gloriosum"(Isaïe 11, 10). Toute gloire se brise au tombeau, mais au Tombeau de Jésus toute Gloire commence! Vous dites c'est la mort, et Dieu de toute éternité a dit: C'est la Résurrection et la Vie. Ô Mort, où est ton aiguillon! Ô mort, où est ta victoire! Ô mort, Je serai ta mort! Ô mort Je briserai ton dard et te chasserai de l'empire que t'a créé le péché! Chantons la victoire du Divin Triomphateur et tressaillons d'espérance et de joie. Couvrons de nos baisers d'amour ce glorieux sépulcre! Ce n'est pas assez, allons à l'autel de la Résurrection. (Après la prière, se rendre à la Chapelle de la Résurrection) Ici, la prière ne suffit plus, il faut le chant, unissons nos voix aux voix du Ciel et de la terre, et avec toutes les générations qui la proclament Bienheureuse, félicitons la Mère de Jésus réssuscité. (chanter) Regina caeli laetare. Alléluia.

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Téléchargez le texte du Chemin de Croix avec le P. Marie-Antoine (pdf) en cliquant ici

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Le Père Marie-Antoine de Lavaur

"Le Saint de Toulouse"

1825-1907

Le Père Marie-Antoine (Léon Clergue) est né à Lavaur le 23 décembre 1825. Le centenaire de sa mort a été célébré le 8 février 2007. D'une famille très chrétienne, tout enfant il n'a qu'un désir : être prêtre. Il suit sa vocation et entre au petit séminaire de l'Esquile à Toulouse à 11 ans, et poursuit sa formation théologique au Grand Séminaire. Excellent élève, déjà apôtre zélé, il fonde plusieurs associations : Confrérie du Saint-Sacrement, Confrérie des Hôpitaux, des prisons, ou celle des petits métiers. Il est ordonné prêtre le 21 septembre 1850 et aussitôt nommé vicaire à Saint-Gaudens. Sa piété, son dévouement, son amour des plus pauvres marquent un ministère qui fait époque.

C'est à Saint-Gaudens qu'il entend l'appel de Saint-François. Il revêt l'habit de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins au noviciat de Marseille le 13 juin 1855, et l'année suivante prononce ses voeux solennels. Presque aussitôt, les Supérieurs lui confient le ministère de la prédication. Il est envoyé à Toulouse dès 1857 pour fonder le couvent de la Côte Pavée, qui sera sa seule résidence durant les cinquante ans que dure son apostolat. Les nombreuses missions qu'il prêche le font nommer « l'Apôtre du Midi ». Ses prédications puissantes produisent des fruits extraordinaires, attirent les foules dans les églises et à la pratique des sacrements. Il reçoit de Dieu la grâce de convertir les pécheurs les plus invétérés.

Il sera surtout le grand ouvrier de Notre Dame de Lourdes en sa qualité de confesseur qui lit dans les âmes et ramène la paix dans les coeurs, par le grand nombre de pèlerinages qu'il y conduit, et par les cérémonies populaires qui s'y déroulent encore et dont il est l'initiateur. Aucun genre de ministère, par la parole et une multitude d'écrits, ne lui est étranger : l'apostolat des enfants et des plus pauvres pour lesquels il propage l'oeuvre du Pain de St-Antoine de Padoue, l'éveil des vocations religieuses, son combat contre le mal sous toutes ses formes, la défense des droits de l'Eglise et du chrétien, la gloire de Dieu et la dévotion à l'Immaculée Conception... Par sa vie tout entière, qui est un chant d'amour à Dieu et à Marie.

Sa vie... un sentiment fort de la présence de Dieu même au milieu des plus dures épreuves et des persécutions, un amour dévorant pour ceux qui souffrent, la dure pénitence qu'il impose à son corps, et un modèle de vie religieuse : « Je meurs dans la pratique de la pauvreté, de l'obéissance, de la chasteté ». Le Père Marie-Antoine meurt en odeur de sainteté le 8 février 1907 dans ce couvent de la Côte-Pavée qu'il a défendu jusqu'au bout du séquestre. Cinquante mille personnes assistent à ses obsèques jusqu'au cimetière de Terre-Cabade. Le 14 novembre 1935 ont lieu l'exhumation et la reconnaissance de son corps parfaitement conservé, transféré dans la chapelle du couvent. C'est là que les fidèles continuent à le prier ; ils obtiennent par son intercession de nombreuses grâces, des guérisons et de grandes faveurs.

Les différents procès en vue de sa béatification ont été remis à la Sacrée Congrégation des Rites en 1932, le décret sur ces écrits a été publié en 1945. Selon un mot de Mgr Saliège qui s'est vivement intéressé au succès de la cause, « Le P. Marie-Antoine, qui a gagné de son vivant tant de victoires et, se jouant des obstacles, est toujours arrivé à ses fins, saura obtenir le même succès auprès des hautes personnalités romaines que la confiance du Souverain Pontife a établies pour être juges dans les causes des Bienheureux et des Saints».

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Prière pour demander la béatification du Père Marie-Antoine


"Seigneur, Tu aimes manifester Ta puissance et Ta miséricorde par l'appel d'apôtres consacrés totalement à Ton Royaume. Daigne glorifier le Père Marie-Antoine, ce fils de Saint-François qui, durant plus de cinquante ans, Te fit connaître et aimer, surtout des pauvres et des éprouvés, annonça Ton message de conversion et se dépensa sans compter au service de Ton Eglise. Amen."

Vu et approuvé, Toulouse, le 8 Décembre 1968, Père J. Chansou, Vicaire Général

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Pour approfondir

Site de l'Association pour la Mémoire du Père Marie Antoine de Lavaur

http://a.p.m.a.free.fr

4 janvier 2009

Prières à Saint Antoine de Padoue

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Saint Antoine de Padoue

Le marteau des hérétiques

1195-1231

Fête le 13 juin

L'enthousiasme des peuples a fait de saint Antoine de Padoue, surnommé le Thaumaturge, presque l'égal du fondateur de l'Ordre des mineurs auquel il appartient. Le nom de la ville de Padoue a été joint à son nom de religieux parce qu'il y est mort et que ses reliques y sont conservées. Fils de Martin de Bouillon et de Maria Tavera, il naquit à Lisbonne, en Portugal, le 15 août 1195, et reçut au baptême le prénom de Fernando. A dix ans, il entra à l'école de la cathédrale pour étudier le latin, l'histoire ecclésiastique, la liturgie et le chant sacré. A quinze ans, il fut admis chez les chanoines réguliers de Saint-Augustin, à Saint-Vincent de Fora, et deux ans plus tard, passa au monastère de Sainte-Croix de Coïmbe où, pendant huit ans, il fit, sous d'habiles maîtres, des études de philosophie, de théologie, d'Écriture Sainte et de patristique, étonnant ses confrères par ses progrès dans la science et la sainteté. Dès cette époque, il fut l'objet de plusieurs faveurs miraculeuses : ce fut probablement pendant ce laps de temps qu'il fut ordonné prêtre. En 1220, la translation des reliques de cinq frères mineurs récemment martyrisés, orienta définitivement sa vie, vers l'Ordre franciscain. Il voulut lui aussi devenir franciscain pour aller prêcher la foi aux infidèles. Admis dans l'ordre sous le nom de frère Antoine d'Olivarès, il obtint de passer en Afrique, quelques semaines plus tard, mais à peine débarqué au Maroc, il fut saisi d'une fièvre violente : les remèdes demeurant sans effet, il lui fut ordonné de rentrer en Espagne. Le vaisseau qui le ramenait, assailli par une violente tempête, fut jeté sur les côtes de Sicile. Apprenant que saint François avait convoqué à Assise un chapitre général pour la Pentecôte 1221, Antoine s'y rendit. Quand tout fut terminé et que l'on procéda à la distribution des charges, comme personne n'avait réclamé cet étranger inconnu, Gratien, provincial de Romagne, consentit à le prendre au couvent de Montepaolo, près de Forli. Antoine passa environ dix mois dans cette retraite, inconnu du monde, ignoré même de ses frères : il partageait son temps entre la contemplation et les humbles emplois du couvent. En 1222, il accompagna son supérieur à Forli, où quelques Franciscains et Dominicains devaient recevoir les saints ordres. Comme chacun se récusait pour adresser quelques mots d'édification aux ordinands, Antoine dut, par obéissance, prendre la parole, et manifesta tant de science et d'éloquence que François d'Assise en fut informé et l'envoya prêcher aux peuples. Ainsi, à vingt-sept ans, l'humble religieux inaugura un ministère de neuf années où il obtint un succès vraiment prodigieux : il parcourut les villes et les campagnes pour y détruire le désordre et l'erreur, pour ranimer la foi et faire fleurir la vertu ; les nombreux et éclatants prodiges qui accompagnèrent sa prédication lui firent décerner le titre d'Apôtre et de Thaumaturge. Partout où il parut, les foules se pressaient pour le voir et l'entendre, si bien que les églises étaient trop étroites et qu'il dut souvent prêcher en pleine campagne. Les pécheurs se convertirent, les hérétiques eux-mêmes abjurèrent leurs erreurs, ce qui valut à Antoine le surnom de Marteau infatigable des hérétiques. Plus tard, le pape Grégoire IX, émerveillé de sa connaissance profonde des Écritures, lui donnera le titre d'Arche du Testament. Après avoir prêché en Lombardie et en Romagne, il passa les Alpes (1224), évangélisa Montpellier, où l'on constata un phénomène de bilocation, puis le silence imposé aux grenouilles d'un étang (le lac de Saint-Antoine). Pour la fête de l'Assomption, il était à Toulouse où il resta jusqu'à la fin de 1225, époque où il fut nommé gardien au couvent du Puy. Durant son séjour dans cette ville, il fit deux prophéties. En 1226, il était à Bourges où il fit le miracle de la mule : soutenant un jour une dispute avec une hérétique sur la présente réelle de Jésus-Christ dans l'eucharistie, il obtint qu'une mule, privée de nourriture depuis trois jours, se prosternât à deux genoux devant l'hostie consacrée au lieu de manger l'avoine qu'on lui présentait ; à ce spectacle, l'hérétique se convertit et se déclara sur-le-champ catholique. De Châteauroux où il était allé en quittant Bourges, Antoine descendit en Arles pour assister au chapitre de Provence (septembre 1226) qui le nomma custode de Limoges où il opéra d'autres prodiges. En 1227, à la nouvelle de la mort de saint François, Antoine repartit pour l'Italie. A Rome, d'innombrables pèlerins de toutes langues et de toutes nations entendirent les paroles d'Antoine aussi nettement que s'il eut parlé la langue de chacun d'eux. A Rimini, il convoqua au bord de la mer les hérétiques insensibles à ses exhortations et, en leur présence, parlaa aux poissons. Il prêcha ensuite à Aquilée, Goritz, Udine, Gemona, Trévise et Venise. Il donna le carême à Padoue, puis visita Vérone, Florence, Milan, Verceil ... En 1230, il était à Assise pour la translation du corps de saint François. Après le chapitre général, il reparut à Padoue pour le carême de 1231. Ce fut l'apogée de son apostolat et de sa popularité. Épuisé de fatigue, il se retira au début de juin, avec deux compagnons, dans l'ermitage de Campo Sanpietro. Sentant ses forces l'abandonner, il demanda à être transporté au couvent de Padoue, pour y mourir ; mais quand on arriva à l'entrée de la ville, on dut le déposer au monastère des clarisses de l'Arcela, près duquel les frères mineurs avaient une modeste habitation. Le vendredi 13 juin, Antoine se confessa et communia ; dans le transport de sa joie, il chanta d'une voix affaiblie : O Gloriosa Domina, son hymne favorite. Puis il expira doucement, le 13 juin 1231. Il n'était âgé que de trente-six ans.

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Litanies de saint Antoine de Padoue

Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.
Dieu le Père, du haut des cieux, ayez pitié de nous.
Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.
Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.
Trinité-Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, conçue sans la tache originelle, priez pour nous.
Saint Antoine de Padoue, priez pour nous.
Saint Antoine de Padoue , gloire de l'Ordre séraphique,
Saint Antoine de Padoue , arche du Testament,
Saint Antoine de Padoue , sanctuaire de la céleste Sagesse,
Saint Antoine de Padoue, foulant aux pieds les vanités du monde,
Saint Antoine de Padoue, vainqueur de la concupiscence,
Saint Antoine de Padoue, ami de la pénitence,
Saint Antoine de Padoue, miroir d'obéissance,
Saint Antoine de Padoue, perle de pauvreté,
Saint Antoine de Padoue, lis de céleste pureté,
Saint Antoine de Padoue, type d'humilité,
Saint Antoine de Padoue, amateur passionné de la croix,
Saint Antoine de Padoue, martyr de désir,
Saint Antoine de Padoue , fournaise de charité,
Saint Antoine de Padoue, zélateur de la justice,
Saint Antoine de Padoue , apôtre de l'Evangile,
Saint Antoine de Padoue , lumière éclairant les pécheurs,
Saint Antoine de Padoue, effroi des infidèles,
Saint Antoine de Padoue , modèle des parfaits,
Saint Antoine de Padoue , consolateur des affligés,
Saint Antoine de Padoue , vengeur du crime,
Saint Antoine de Padoue, défenseur de l'innocence,
Saint Antoine de Padoue , libérateur des captifs,
Saint Antoine de Padoue, guide des voyageurs,
Saint Antoine de Padoue, guérisseur des malades,
Saint Antoine de Padoue, semeur de miracles,
Saint Antoine de Padoue, qui rendez la parole aux muets,
Saint Antoine de Padoue, qui donnez l'ouïe aux sourds,
Saint Antoine de Padoue , qui rendez la vue aux aveugles,
Saint Antoine de Padoue , qui redressez les boiteux,
Saint Antoine de Padoue , qui chassez les démons,
Saint Antoine de Padoue, qui faites retrouver les choses perdues,
Saint Antoine de Padoue, qui domptez la fureur des tyrans.

Des embûches du démon, saint Antoine, délivrez-nous.
De la foudre et de l'orage, saint Antoine, délivrez-nous.
Par votre intercession, saint Antoine, protégez-nous.
Dans tout le cours de notre vie, saint Antoine, protégez-nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

V. Saint Antoine, priez pour nous.

R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Seigneur, faites, nous vous en supplions, que le bienheureux Antoine, votre illustre confesseur, secoure votre peuple par sa fervente et confinuelle intercession, qu'il nous rende dignes maintenant de votre grâce, et nous donne les joies éternelles de la vie future. Par le Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

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Prière pour obenir une grâce particulière

Saint Antoine, puissant thaumaturge, j'ai recours à vous dans ma détresse; je viens implorer votre secours et votre protection, votre conseil et votre consolation. O consolateur plein de commisération, vous venez si puissamment au secours de ceux que l'épreuve fait gémir. Je viens donc à vous dans ma pauvreté et ma misère, avec une confiance toute filiale, afin d'obtenir du Dieu puissant et miséricordieux la grâce que je sollicite en toute humilité. (Ici l'on désigne la grâce que l'on veut obtenir.) Bon saint Antoine, il est vrai, je suis indigne de votre commisération, car trop souvent j'ai offensé votre Dieu et le mien. Cependant je mets ma confiance en vous, le bienfaiteur de tant d'hommes éprouvés par la douleur. J'ai le ferme espoir que vous ne refuserez pas votre aide paternelle à votre indigne enfant. Daignez donc intercéder pour moi auprès de Dieu jusqu'au jour où ma demande sera agréée. Ainsi soit-il.

Imprimatur

Metz, le 3 juin 1938.

Fr. Paul Wolfersperger O.F.M.,

Vic. Prov., A. Louis, pro-vic. Cap.

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Prière à Saint Antoine de Padoue


Saint Antoine, toi que l'on n'invoque jamais en vain, une fois encore je me tourne vers toi, pour que tu m'obtiennes du Seigneur Dieu les grâces dont j'ai grand besoin, et particulièrement ce qui me tient tant à Cœur (préciser votre intention personnelle). Tu as toujours été mon bon et fidèle protecteur. Accueille, s'il te plaît, ma demande, pour que grâce à ton intercession, Dieu veuille bien m'exaucer, si elle est sa Volonté. Que le Seigneur augmente ma foi et me garde le coeur ouvert et miséricordieux ! Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Neuvaine à Saint Antoine de Padoue


Dieu soit loué!

O Reine du très Saint Rosaire, Priez pour nous !

Saint Antoine de Padoue, Jj’ai recours à votre protection et, comme preuve de ma foi et de mon affection pour vous, je vous offre cette bougie.


Saint Antoine, je vous supplie, voyez la situation où je me trouve, réconfortez moi dans ma détresse.

Intercédez pour moi et ma famille auprès du sauveur Jésus-Christn afin que nous conservions toujours l’amour de Dieu dans nos cœurs. Assistez-nous dans les nécessités de la vie, ô Saint Antoine de Padoue, Ecoutez nos prières, ayez pitié de nous, accordez-nous les faveurs que nous sollicitons (Exposer vos demandes). Je vous prie, aidez-moi à surmonter toujours ces difficultés que nous venons déposer à vos pieds. Je crois en vous. J’ai confiance en vous.


Dire 3 notre père, 3 je vous salue Marie et 3 Gloire au père.


Cette neuvaine doit être dite pendant 9 mardis consécutifs et, chaque fois, laisser une bougie allumée à l’église et une copie de la prière pour aider d’autres personnes en détresse et aussi protéger la dévotion à Saint Antoine de Padoue. Le grand Saint Antoine accordera ce que vous lui demandez, quelles que soient les difficultés, les peines et les tourments. Demandez lui la paix afin qu’elle soit aussi dans votre cœur…

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Téléchargez le texte des prières à Saint Antoine de Padoue (pdf) en cliquant ici

30 décembre 2008

Le Rosaire médité avec le Père Marie Antoine de Lavaur

Méthode par excellence pour le Saint Rosaire

par le Père Marie-Antoine de Lavaur


Au moyen de cette méthode, on récite le Rosaire sans distraction et on y goûte de célestes consolations.(Celui qui préside à la récitation du Saint Rosaire n'a qu'à lire d'une voix très lente et très accentuée tout ce qui suit, et tous les assistants ensemble à haute voix le Notre Père et le je Vous salue Marie). Quand, seuls, on récite le Rosaire, il suffit à chaque Ave de se souvenir de la circonstance du Mystère, sans la formuler de bouche.

Mystères Joyeux

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Premier Mystère Joyeux

L'Annonciation

vertu à demander: l'humilité

Notre Père...

1. Le monde entier attend l'Incarnation. Je Vous salue Marie...

2. Les Patriarches la demandent.

3. Les Prophètes l'annoncent.

4. Les évènements la figurent et la préparent.

5. Marie prie pour l'obtenir.

6. L'heure venue, la Sainte Trinité entre en conseil.

7. L'Ange Gabriel est envoyé.

8. Il salue Marie.

9. Marie s'humilie.

10. Le Verbe de Dieu s'incarne dans son sein Virginal.

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Deuxième Mystère Joyeux

La Visitation

Vertu à demander: la Charité pour le prochain

Notre Père...

1. La Charité pour le prochain rempli le Cœur de Marie. Je Vous salue Marie...

2. Le zèle pour le Salut des âmes la consume.

3. Elle fait le sacrifice des douceurs de sa solitude.

4. D'un pas rapide, elle franchit les montagnes de la Judée.

5. Elle arrive à la maison d'Élisabeth.

6. Elle salue sa sainte cousine.

7. L'enfant d'Élisabeth tressaille dans son sein.

8. Élisabeth la salue.

9. Élisabeth proclame sa maternité Divine.

10. Marie chante le Magnificat.

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Troisième Mystère Joyeux

La naissance de Jésus

Vertu à demander: l'esprit de pauvreté.

Notre Père...

1. Jésus naît dans une pauvre étable. Je Vous salue Marie...

2. Marie le place dans une pauvre Crèche et le couvre de pauvres langes.

3. Le Ciel s'illumine au milieu de la nuit.

4. Les Anges chantent.

5. La Paix et la Joie sont accordées à la terre.

6. Les Anges vont l'annoncer aux bergers.

7. Ceux-ci tremblent, mais les Anges les rassurent.

8. Ils disent: « Partons et allons voir ».

9. Les Anges les guident jusqu'à la Crèche.

10. Ils adorent le Divin Enfant, ils Lui offrent leurs cœurs et leurs présents, et Jésus les bénit.

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Quatrième Mystère Joyeux

La Présentation de Jésus au Temple

Vertu à demander: l'obéissance

Notre Père...


1. Jésus, Marie, Joseph sont la Trinité de la terre. Je Vous salue Marie...

2. Ils ne vivent que pour obéir à la Trinité du Ciel.

3. Pour cela, ils se rendent au Temple.

4. Ils y portent le Présent des pauvres.

5. Le Saint vieillard Siméon est averti par le Saint Esprit.

6. Il reconnaît son Sauveur dans ce petit Enfant.

7. Il l'adore et le prend dans ses bras.

8. Il le presse sur son cœur.

9. Il chante le Nunc Dimittis.

10. Et il le rend à Sa Mère.

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Cinquième Mystère Joyeux

Jésus retrouvé au Temple


Vertu à demander: ne jamais perdre Jésus


Notre Père...


Marie et Joseph se rendent avec Jésus à Jérusalem. Je Vous salue Marie...

Ils y célèbrent ensemble les fêtes de Pâques.

Quand il faut partir, Jésus se dérobe à leur présence.

Ils sont profondément affligés de Sa perte.

Ils le cherchent sans trêve, nuit et jour.

Ils reviennent à Jérusalem pour le trouver.

Ils le trouvent enfin dans le temple.

Les docteurs l'écoutent dans l'admiration.

Marie et Joseph sont dans la joie.

Jésus revient avec eux à Nazareth et Il leur est soumis.


Mystère Lumineux

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Premier Mystère lumineux

Le Baptême de Jésus


Vertu à demander: l'humilité

Notre Père...

1. Jésus se fait baptiser par Jean dans le Jourdain. Je Vous salue Marie...

2. Il vit l'Esprit de Dieu descendre sur lui comme une colombe

3. Et des cieux une voix disait: Tu es mon Fils bien-aimé

4. Il est conduit par l'Esprit au désert durant 40 jours et 40 nuits

5. Le tentateur par trois fois l'aborda: "Si tu es fils de Dieu..."

6. Et les anges le servaient

7. Jean, le voyant venir à lui, dit: "Voici l'agneau de Dieu qui ôte le péché du monde"

8. Les deux disciples, l'entendant parler ainsi, suivirent Jésus

9. Celui dont il est parlé dans la loi de Moïse, nous l'avons trouvé!

10. D'où tu me connais? -Avant que Philippe t'appelât, je t'ai vu

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Deuxième Mystère lumineux

Les noces de Cana


Vertu à demander: la confiance


Notre Père...


1. Il eut des noces à Cana de Galilée. La Mère de Jésus y était. Je Vous salue Marie...

2. Jésus fut invité à ces noces ainsi que ses disciples

3. La Mère de Jésus lui dit: -Ils n'ont plus de vin

4. Que me veux-tu, Femme, mon heure n'est pas venue

5. Tout ce qu'il vous dira, faites-le

6. Le maître du repas goûta l'eau changée en vin

7. Il aperçut Simon et André son frère. -Venez et je ferai de vous des pécheurs d'homme

8. Il vit deux autres frères, Jacques et Jean, en train d'arranger les filets et il les appela

9. Laissant leur père dans la barque, ils partirent à sa suite

10. Beaucoup crurent en son Nom à la vue des signes qu'il accomplissait

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Troisième Mystère lumineux

L'Annonce du Royaume de Dieu.


Vertu à demander: l'esprit missionnaire


Notre Père...


1. Jésus se rendit avec ses disciples en Judée et il baptisait. Jean aussi baptisait, à Aenon. Je Vous salue Marie...

2. Nicodème, un notable juif, vint de nuit à Jésus. Jésus lui parla du Royaume de Dieu

3. A la femme de Samarie: Qui boira l'eau que je lui donnerai n'aura plus jamais soif

4. Jésus inaugure sa prédication dans les synagogues. Repentez-vous et croyez à la bonne Nouvelle

5. A la synagogue de Nazareth, il se leva pour faire la lecture du livre du prophète

6. Imposant les mains à chacun des malades et des possédés qu'on lui présentait, par sa Parole il les guérissait.

7. De grandes foules le suivaient. Voyant cela, il gravit la montagne et les enseignait

8. A ses disciples il disait: Vous êtes le sel de la terre et la lumière du monde

9. Montrez-vous miséricordieux comme votre Père qui est aux cieux est miséricordieux

10. Il passa toute la nuit à prier Dieu, et le jour venu, il appela ses disciples et en choisit douze

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Quatrième Mystère lumineux
La Transfiguration


Vertu à demander: l'émerveillement


Notre Père...


1. Jésus prend avec lui Pierre, Jacques et jean et les emmène sur une haute montagne. Je Vous salue Marie...

2. Son visage resplendit comme le soleil et ses vêtements devinrent éblouissants comme la lumière

3. Moïse et Élie apparurent, qui s'entretenaient avec lui

4. Seigneur, il est heureux que nous soyons ici

5. Une voix disait dans la nuée: Celui-ci est mon fils bien-aimé. Écoutez-le

6. Jésus les toucha et leur dit: N'ayez pas peur.

7. Qui est le plus grand? Jésus prit un petit enfant et dit: Qui se fera petit, voilà le plus grand dans le Royaume de Dieu

8. Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux

9. Les gens, en très grande foule, étendirent leur manteau sur le chemin, d'autres coupaient des branches aux arbres

10. Ce que vous avez fait à l'un des plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait

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Cinquième Mystère lumineux
L'Eucharistie


Vertu à demander: l'amour


Notre Père...


1. Les disciples firent comme il leur avait ordonné et préparèrent la Pâque. Je Vous salue Marie...

2. Tandis qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain, le bénit, le rompit et le donna à ses disciples.

3. Prenez et mangez, ceci est mon corps, et ceci est mon sang.

4. Il va être versé pour une multitude en rémission des péchés.

5. La main de celui qui me livre est avec moi sur la table.

6. Je suis au milieu de vous comme celui qui sert.

7. Vous allez tous vous scandaliser à cause de moi, cette nuit même.

8. Après ma résurrection je vous précèderai en Galilée.

9. Je ne boirai plus de ce produit de la vigne, jusqu'au jour où je boirai avec vous le vin nouveau du Royaume de mon Père.

10. Après le chant des psaumes, ils partirent sur le mont des Oliviers.


Mystères Douloureux

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Premier Mystère Douloureux

L'Agonie de Jésus


Vertu à demander: la contrition de nos péchés.


Notre Père...


1. Jésus lave les pieds à ses apôtres. Je Vous salue Marie...

2. Il institue le sacrement adorable de l'Eucharistie.

3. Il se rend au Jardin des Oliviers.

4. Il prend avec Lui Pierre, Jacques et Jean.

5. Il recommande à Ses apôtres la vigilance et la prière.

6. Son Père Lui présente le Calice de la Passion.

7. Il Lui demande de l'éloigner.

8. Mais Il ajoute: « Que Votre Volonté soit faite ».

9. Il la boit jusqu'à la lie. Il tombe en Agonie.

10. Un Ange vient Le soutenir.

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Deuxième Mystère Douloureux

La Flagellation


Vertu à demander: la Chasteté


Notre Père...


1. Jésus est lié par les bourreaux. Je Vous salue Marie...

2. Il franchit le torrent de Cédron.

3. Il est conduit chez Anne.

4. De là chez Caïphe.

5. Il est présenté à Pilate et Pilate l'envoie à Hérode.

6. On Lui préfère Barrabas.

7. On demande Sa mort.

8. Pilate Le fait flageller.

9. On Le dépouille et on L'attache à la colonne.

10. On Le flagelle cruellement.

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Troisième Mystère Douloureux

Le Couronnement d'épines


Vertu à demander: le support des injures


Notre Père...


1. On couronne Jésus d'épines. Je Vous salue Marie...

2. On Le revêt d'un manteau de pourpre.

3. On met, dans Ses main, un sceptre de roseau.

4. On frappe sur sa tête pour enfoncer les épines.

5. On le place sur un trône d'ignominie.

6. On Lui crache au visage.

7. On Le soufflette.

8. On Lui dit: « Devine qui T'a frappé ».

9. On Le bafoue et on Le méprise.

10. Pilate Le montre au peuple en disant: « Ecce Homo ».

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Quatrième Mystère Douloureux

Le portement de Croix


Vertu à demander: la patience.


Notre Père...


1. On présente la Croix à Jésus. Je Vous salue Marie...

2. Il la baise avec Amour.

3. Il la place Lui-même sur Ses épaules.

4. Il faiblit sous son poids et fait trois chutes.

5. Il rencontre Sa Très Sainte Mère.

6. Simon le Cyrénéen L'aide à Porter Sa Croix.

7. Sainte Véronique L'adore et essuie Sa Face Adorable.

8. Il s'arrête pour consoler les femmes qui pleurent.

9. Il leur dit: « Ne pleurez pas sur Moi, mais sur vous et vos enfants ».

10. Il arrive au sommet du Calvaire.

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Cinquième Mystère Douloureux

Le Crucifiement


Vertu à demander: l'Amour de Jésus


Notre Père...


1. On cloue Jésus à la Croix. Je Vous salue Marie...

2. Quatre ruisseaux de Sang coulent de Ses Plaies.

3. Marie entend les coups de marteaux et voit le Sang.

4. Elle ressent dans Son Cœur toutes les Douleurs de Jésus.

5. La Croix est dressée.

6. Jésus y prie pour ses bourreaux.

7. Il pardonne au bon larron et lui promet le Paradis.

8. Il nous donne Marie pour Mère.

9. Il a soif de notre bonheur et de notre amour et on L'abreuve de fiel et de vinaigre.

10. Il dit: « Tout est consommé », Il incline Sa Tête et Il expire.


Mystères Glorieux

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Premier Mystère Glorieux

La Résurrection


Vertu à demander: la Foi vive.


Notre Père...


1. Jésus ressuscite le troisième jour. Je Vous salue Marie...

2. Il apparaît à Marie Sa Mère.

3. Il apparaît à Sainte Madeleine et aux autres Saintes Femmes.

4. Il apparaît aux disciples d'Emmaüs.

5. Il apparaît aux apôtres réunis dans le Cénacle.

6. Il leur donne Sa Paix.

7. Il leur donne le pouvoir de remettre les péchés.

8. Huit jours après Il montre Ses Plaies à Saint Thomas.

9. Il apparaît sur la montagne de la Galilée aux apôtres et aux disciples.

10. Il converse avec eux pendant quarante jours.

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Deuxième Mystère Glorieux

L'Ascension


Vertu à demander: une espérance ferme.


Notre Père...


1. Jésus annonce à Ses apôtres Sa prochaine Ascension. Je Vous salue Marie...

2. Il leur promet de ne pas les laisser orphelins.

3. Il veut demeurer avec nous jusqu'à la fin des siècles.

4. Il va faire ses adieux à Ses amis de Béthanie.

5. Il conduit ses apôtres et Ses disciples sur la Montagne des Oliviers.

6. Il les blâme de n'avoir pas la Foi assez vive.

7. Il leur recommande d'aller au Cénacle avec Marie.

8. Pour prier avec Elle et attendre le Saint Esprit.

9. Il les bénit et s'élève dans les Cieux.

10. Un Ange annonce qu'Il viendra juger le monde.

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Troisième Mystère Glorieux

La descente du Saint Esprit


Vertu à demander: l'ardente Charité


Notre Père...


1. Les apôtres et les disciples se rendent au Cénacle. Je Vous salue Marie...

2. Marie s'y trouve au milieu d'eux.

3. Ils y persévèrent ensemble dans la prière.

4. Ils y attendent ensemble le Saint Esprit.

5. Le jour de la Pentecôte Il descend du Ciel.

6. Il vient sous la forme de langue de Feu.

7. Les esprits sont illuminés et les cœurs enflammés.

8. Les apôtres sont compris dans toutes les langues.

9. Les hommes se convertissent par milliers.

10. Les apôtres vont prêcher dans toute la terre.

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Quatrième Mystère Glorieux

La Sainte mort de la Sainte Vierge


Vertu à demander: la préparation à la mort.


Notre Père...


1. Marie est la Mère et la Gardienne de l'Église naissante. Je Vous salue Marie...

2. Elle dirige les apôtres par Ses conseils.

3. Elle les console et les fortifie dans leurs épreuves.

4. Elle annonce Sa mort prochaine.

5. Elle envoie Ses Anges l'annoncer aux Apôtres.

6. Les apôtres sont transportés autour de leur Mère.

7. Elle leur donne Ses suprêmes conseils et les bénit.

8. L'Amour brise les liens qui la retiennent sur la terre.

9. Jésus vient avec Ses Anges recevoir Son Âme.

10. On Lui fait de pieuses et Saintes funérailles.

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Cinquième Mystère Glorieux

L'Assomption et le Couronnement de Marie


Vertu à demander: un grand amour pour cette Sainte Mère.


Notre Père...


1. Après trois jours Marie est portée au Ciel. Je Vous salue Marie...

2. Les Anges Lui font le plus magnifique triomphe.

3. Les apôtres ne trouvent que des fleurs dans son tombeau.

4. Toute la Cour Céleste vient au devant d'Elle.

5. Elle est placée sur un trône glorieux.

6. La Trinité Sainte la couronne.

7. Les Anges et les Saints la proclament leur Reine.

8. Elle est établie Reine du Ciel et de la Terre et reçoit la France pour apanage.

9. Marie intercède sans cesse pour ses enfants.

10. Elle vient du Ciel les visiter, les consoler et les faire triompher. La France, Royaume de Marie, ne périra jamais.

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Le Père Marie Antoine de Lavaur


Le Père Marie-Antoine (Léon Clergue) est né à Lavaur le 23 décembre 1825. Le centenaire de sa mort a été célébré le 8 février 2007. D'une famille très chrétienne, tout enfant il n'a qu'un désir : être prêtre. Il suit sa vocation et entre au petit séminaire de l'Esquile à Toulouse à 11 ans, et poursuit sa formation théologique au Grand Séminaire. Excellent élève, déjà apôtre zélé, il fonde plusieurs associations : Confrérie du Saint-Sacrement, Confrérie des Hôpitaux, des prisons, ou celle des petits métiers. Il est ordonné prêtre le 21 septembre 1850 et aussitôt nommé vicaire à Saint-Gaudens. Sa piété, son dévouement, son amour des plus pauvres marquent un ministère qui fait époque. C'est à Saint-Gaudens qu'il entend l'appel de Saint-François. Il revêt l'habit de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins au noviciat de Marseille le 13 juin 1855, et l'année suivante prononce ses vœux solennels. Presque aussitôt, les Supérieurs lui confient le ministère de la prédication. Il est envoyé à Toulouse dès 1857 pour fonder le couvent de la Côte Pavée, qui sera sa seule résidence durant les cinquante ans que dure son apostolat. Les nombreuses missions qu'il prêche le font nommer « l'Apôtre du Midi ». Ses prédications puissantes produisent des fruits extraordinaires, attirent les foules dans les églises et à la pratique des sacrements. Il reçoit de Dieu la grâce de convertir les pécheurs les plus invétérés. Il sera surtout le grand ouvrier de Notre Dame de Lourdes en sa qualité de confesseur qui lit dans les âmes et ramène la paix dans les cœurs, par le grand nombre de pèlerinages qu'il y conduit, et par les cérémonies populaires qui s'y déroulent encore et dont il est l'initiateur. Aucun genre de ministère, par la parole et une multitude d'écrits, ne lui est étranger : l'apostolat des enfants et des plus pauvres pour lesquels il propage l'œuvre du Pain de St-Antoine de Padoue, l'éveil des vocations religieuses, son combat contre le mal sous toutes ses formes, la défense des droits de l'Eglise et du chrétien, la gloire de Dieu et la dévotion à l'Immaculée Conception... Par sa vie tout entière, qui est un chant d'amour à Dieu et à Marie. Sa vie... un sentiment fort de la présence de Dieu même au milieu des plus dures épreuves et des persécutions, un amour dévorant pour ceux qui souffrent, la dure pénitence qu'il impose à son corps, et un modèle de vie religieuse : « Je meurs dans la pratique de la pauvreté, de l'obéissance, de la chasteté ». Le Père Marie-Antoine meurt en odeur de sainteté le 8 février 1907 dans ce couvent de la Côte-Pavée qu'il a défendu jusqu'au bout du séquestre. Cinquante mille personnes assistent à ses obsèques jusqu'au cimetière de Terre-Cabade. Le 14 novembre 1935 ont lieu l'exhumation et la reconnaissance de son corps parfaitement conservé, transféré dans la chapelle du couvent. C'est là que les fidèles continuent à le prier ; ils obtiennent par son intercession de nombreuses grâces, des guérisons et de grandes faveurs. Les différents procès en vue de sa béatification ont été remis à la Sacrée Congrégation des Rites en 1932, le décret sur ces écrits a été publié en 1945. Selon un mot de Mgr Saliège qui s'est vivement intéressé au succès de la cause, « Le P. Marie-Antoine, qui a gagné de son vivant tant de victoires et, se jouant des obstacles, est toujours arrivé à ses fins, saura obtenir le même succès auprès des hautes personnalités romaines que la confiance du Souverain Pontife a établies pour être juges dans les causes des Bienheureux et des Saints».


Prière pour demander la béatification du Père Marie-Antoine


"Seigneur, Tu aimes manifester Ta puissance et Ta miséricorde par l'appel d'apôtres consacrés totalement à Ton Royaume. Daigne glorifier le Père Marie-Antoine, ce fils de Saint-François qui, durant plus de cinquante ans, Te fit connaître et aimer, surtout des pauvres et des éprouvés, annonça Ton message de conversion et se dépensa sans compter au service de Ton Église. Amen."

Site de l'Association pour la mémoire du Père Marie-Antoine

http://a.p.m.a.free.fr

Téléchargez le texte du Rosaire avec le Père Marie Antoine (pdf) en cliquant ici

Vu et approuvé,

Toulouse, le 8 Décembre 1968,

Père J. Chansou, Vicaire Général

17 décembre 2008

Litanies de Saint Conrad de Parzham

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Litanies de Saint Conrad de Parzham

Né à Parzham, près de Passau, en Bavière (Allemagne). Il entra chez les Frères Mineurs Capucins comme Frère Lai et passa plus de quarante ans comme portier de son couvent. Il avait le de don de Prophétie et pouvait lire dans les cœurs. Il entra dans la Vie à Altötting, (Basse Bavière, Allemagne) en 1894. Béatifié en 1930, il fut canonisé en 1934. Sa fête liturgique est le 21 avril.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Reine de l'Ordre Séraphique, priez pour nous.

Saint François d'Assise, priez pour nous

Saint Conrad, priez pour nous

Saint Conrad, fidèle serviteur de l'Église, priez pour nous.

Saint Conrad, modèle de la jeunesse paysanne et du travail inspiré par Dieu, priez pour nous.

Saint Conrad, protecteur strict de la virginité, priez pour nous.

Saint Conrad, miroir de la patience et de la douceur, priez pour nous.

Saint Conrad, modèle de l'obéissance et de la parfaite pauvreté, priez pour nous.

Saint Conrad, abîme de soumission et d'humilité, priez pour nous.

Saint Conrad, exemple élevé de la pénitence et de l'abnégation, priez pour nous.

Saint Conrad, maître de l'Amour de Dieu et de la prière intérieure, priez pour nous.

Saint Conrad, Chérubin ardent devant le Très Saint Sacrement, priez pour nous.

Saint Conrad, fervent admirateur de l'aimable Mère de Dieu, priez pour nous.

Saint Conrad, apôtre assidu à la porte du Couvent d'Altötting, priez pour nous.

Saint Conrad, ami des enfants, priez pour nous.

Saint Conrad, noble bienfaiteur des pauvres, priez pour nous.

Saint Conrad, charitable médiateur des pécheurs, priez pour nous.

Saint Conrad, soutien infatigable du peuple, priez pour nous.

Saint Conrad, gloire de l'Ordre Séraphique, priez pour nous.

Saint Conrad, grand médiateur auprès du Trône de Dieu, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Priez pour nous, Saint Conrad de Parzham,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur

Prions

Dieu de Bonté, par le ministère de Saint Conrad de Parzham, Tu as ouvert aux croyants la porte de Ta Miséricorde; à sa prière, ouvre-nous l'esprit de pauvreté et l'humilité du cœur au service de nos frères. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Conrad de Parzham (pdf) en cliquant ici

20 novembre 2008

Saint Joseph de Copertino

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Saint Joseph de Copertino

1603-1663

Fête le 18 août

La vie de Joseph de Cupertino est assurément l’une des plus extraordinaires et des plus déroutantes de l’hagiographie, mais que son procès de canonisation se soit déroulé sous les yeux des Lumières, suffit à garantir que l’Eglise s’est posé toutes les questions qu’on était en droit d’attendre en pareil cas. Le père de Joseph Désa, un menuisier de grande vertu, avait si peu d’entendement dans les affaires que sa femme, pour se protéger des agents de justice, dut se cacher dans une étable où elle accoucha (17 juin 1603). L’enfant fut baptisé à Notre-Dame-des-Neiges de Cupertino (diocèse de Nardo), petite ville du royaume de Naples, entre Brindes et Otrante, où il vécut toute son enfance sous la conduite énergique de sa mère, Françoise Zanara. Si, comme le disent les actes de sa canonisation, dès sa plus tendre enfance, à l’âge de cinq ans, il donna de tels signes de sainteté que, pour être déjà vénéré comme un homme parfait, l’âge seul lui manquait, il n’en n’était pas moins extrêmement maladroit, manuellement et intellectuellement. Atteint d’une étrange maladie, il attribua sa guérison à la Sainte Vierge et, résolu à consacrer sa vie à Dieu, il s’imposa de grandes mortifications. A dix-sept ans, comme deux de ses oncles étaient franciscains conventuels, il se présenta dans leur Ordre où il fut refusé pour insuffisance intellectuelle. Les Capucins l’acceptèrent comme frère convers mais, en extase continuelle, il se montra si malhabile dans les travaux qu’ils le congédiairent pour manque d’esprit, d’aptitude et de santé. Sa mère qui était fort humiliée et ne voulait plus s’occuper de lui, réussit à fléchir son frère, Jean Donato, qui était franciscain conventuel et l’on reçut Joseph, sous l’habit du Tiers-Ordre, au couvent de Grottella où il fut chargé de s’occuper de la mule. Or, Joseph, toujours joyeux, fit preuve de tant d’obéissance et d’humilité, de tant de piété et de pénitence, que ses supérieurs décidèrent de le recevoir comme clerc. Au mois de juin 1625, à Altamura, il reçut l’habit de l’Ordre. Il arriva péniblement à lire et à mal écrire mais jamais à apprendre. Le 3 janvier 1627, l’évêque de Narto, Jérôme de Franchis, qui lui faisait passer l’examen d’admission aux ordres, ouvrit la Bible au hasard et lui fit expliquer le passage Beatus venter qui te portavit (heureux le sein qui t’a porté) ; à la surprise générale, Joseph fit un superbe commentaire et l’évêque, le jour même, lui conféra les ordres mineurs puis le sous-diaconat (27 février) et le diaconat (20 mars). L’année suvante, l’examen pour le sacerdoce, fait par le sévère évêque de Castro, Jean-Baptiste Deti, se passa à Bogiardo. Joseph était accompagné de jeunes moines savants dont les premiers firent si vive impression sur l’évêque qu’il admit indistinctement tous les candidats ; Joseph fut admis au sacerdoce qu’il reçut le 4 mars 1628, et devint ainsi le patron des candidats aux examens. Lors d’un voyage qu’il fit sur l’ordre de ses supérieurs pour visiter les couvents du royaume de Naples, il se fit un peu trop remarquer par un vicaire général qui le dénonça à l’inquisition napolitaine. Déclaré innocent du crime d’imposture dont on l’accusait, il venait de célébrer la messe à Saint-Grégoire-l’Arménien, il fut ravi en extase. Les inquisiteurs l’envoyèrent à Rome, près du général de son Ordre qui, après avoir montré beaucoup de méfiance, fut si persuadé de sa sainteté qu’il voulut le présenter au pape Urbain VIII. Lorsque Joseph se prosterna pour baiser le pied du Pape, considérant qu’il était devant le vicaire du Christ, il entra en extase et fut transporté jusqu’au plafond de la salle d’audience ; Urbain VIII se tourna vers le père général et lui dit : Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, nous voulons servir de témoin à son procés de canonisation pour déposer du prodige dont nous venons d’être témoin. Joseph eut fort voulu qu’on le renvoyât dans son couvent de Grottella, mais on l’envoya au couvent d’Assise où il eut fort à souffrir du dédain du gardien (supérieur). Il perdit alors toutes les consolations divines qu’ils connaissaient depuis l’enfance et fut assailli de terribles tentations. Averti, le général de l’Ordre le fit revenir à Rome où il retrouva plus abondamment les consolations divines. Pour avoir assisté à une extase de Joseph, Jean-Frédéric, duc de Brunswick et de Hanovre, abjura le protestantisme. Au prince Casimir de Pologne, second fils de Sigismond III, qu’Innocent X avait fait cardinal et qui lui demandait s’il devait recevoir les ordres, Joseph répondit : Ne le faites pas, vous seriez obligé de rentrer dans le monde ; Dieu ne tardera pas à vous faire connaître sa volonté ; en effet, le frère aîné du prince mourut et Casimir fut élu roi de Pologne. De retour au couvent d’Assise où les esprits avaient changé, il fut reçu triomphalement par les religieux et les notables de la ville ; lorsqu’il entra dans l’église, voyant une image de la Vierge de Grottella, il s’écria : O ma Mère, vous m’avez accompagné jusqu’ici ! puis, en extase, il s’éleva jusqu’à l’image. En 1653, on parvint à prévenir contre Joseph Innocent X qui chargea l’inquisiteur de Pérouse, Vincent-Marie Pellegrini de le tenir enfermé au couvent des capucins de Petra-Rubea, puis dans celui de Fossombre. Au matin du 7 janvier 1655, alors que les sacristains cherchaient les ornements sacerdotaux pour qu’il célébrât la messe, il leur commanda de prendre les ornements noirs car le Pape venait de mourir. Le nouveau pape, Alexandre VII Chigi le fit libérer et conduire au couvent d’Osimo, dans la Marche d’Ancône, où il mourut, un peu avant minuit, le mardi 18 septembre 1663. Il fut béatifié par Benoît XIV, en 1753, et canonisé par Clément XIII, le 16 juillet 1767.

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Prière pour les examens

O bienheureux Joseph de Cupertino, qui aimez à vous montrer favorable envers vos dévoués serviteurs, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail, ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement. Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que par l’obéissance et la puissante protection de votre père spirituel vous en êtes sorti heureusement. Faites de même à mon égard. Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité. Je vous le demande pour l’amour de Jésus, de Marie et de saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous je me confie, très saint Patron des examens, et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé.

Prière

Je suis mort au monde et ma vie est cachée en Dieu avec le Christ.

Le Seigneur a conduit le juste par les voies droites

- Et lui a montré le royaume de Dieu.

O Dieu, qui avez voulu attirer toute chose à votre Fils unique, Jésus-Christ, faites que, par les mérites et à l’exemple de votre séraphique confesseur Joseph de Cupertino, nous élevant au-dessus de toutes les cupidités terrestres, nous mérition d’arriver à celui qui, avec vous et le Saint-Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles. - Amen.

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Prière à Saint Joseph de Copertino pour les examens

Ô Bienheureux Joseph de Copertino, qui aimez à vous montrer favorable envers vos dévoués serviteurs, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail, ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement. Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que par l’obéissance et la puissante protection de votre père spirituel vous en êtes sorti heureusement. Faites de même à mon égard. Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité. Je vous le demande pour l’amour de Jésus, de Marie et de saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous je me confie, très saint Patron des examens, et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé.

Téléchargez le texte des Prières à Saint Joseph de Copertino (pdf) en cliquant ici

4 novembre 2008

Bienheureux Frédéric Ozanam

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Bienheureux Frédéric Ozanam

Tertiaire Franciscain, fondateur de la Société de Saint Vincent de Paul

1813-1853

Fête le 9 septembre

Frédéric Ozanam est né à Milan le 23 avril 1813, mais il passa presque toute sa vie en France. Il a été un des fondateurs de la Société de Saint Vincent de Paul pour l'assistance des pauvres et s'est engagé fortement dans sa diffusion. Il en fut aussi vice-président. Professeur à l'université de la Sorbonne à Paris, il se distingua par sa science et, à travers la culture, il défendit et communiqua la Vérité de la Foi. Marié, il fut un père excellent et fit de sa famille une petite Église. Il vécut dans un contact intime avec Dieu et fut exemplaire dans la pratique des vertus Chrétiennes. Il mourut à Marseille, après une longue maladie, le 8 septembre 1853. Il fut béatifié par Jean Paul II, à Paris, le 22 août 1997.

Frédéric Ozanam est affilié à l'Ordre Séculier de Saint François à la suite d'une lettre qu'il reçut du Ministre Général peu de temps avant sa mort et dont il parla lui-même avec fierté: « Le Père Général me met au nombre des bienfaiteurs de la Famille Franciscaine et m'associe aux mérites des Frères Mineurs qui travaillent et prient par tout le monde, ce n'est pas le moins touchant de mes titres. »

Texte extrait du Missel Franciscain, Editions Franciscaines

Oraison Liturgique de la Fête du Bienheureux Frédéric Ozanam

Dieu qui as suscité le Bienheureux Frédéric Ozanam, brûlant de Ton Esprit de Charité pour promouvoir des associations de laïcs en vue d'assister les pauvres: accorde-nous de suivre, à son exemple, Ton Commandement d'Amour pour être un ferment dans le monde où nus vivons. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Prière pour demander la canonisation du Bienheureux Frédéric Ozanam

O Dieu, qui as mis l'amour des pauvres au Cœur du Bienheureux Frédéric Ozanam et de soulager ses compagnons et qui leur inspiras de fonder une société pour soulager les misères spirituelles et temporelles de nos frères souffrants, daigne bénir cette oeuvre de Charité et d'apostolat, et, s'il être dans Tes desseins que le Bienheureux Frédéric Ozanam soit canonisé par l'Eglise, nous Te supplions de manifester par des faveurs célestes son crédit auprès de Toi. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Téléchargez la notice sur le Bienheureux Frédéric Ozanam (pdf) en cliquant ici

Notice sur le Bienheureux Frédéric Ozanam,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1027511.html

3 novembre 2008

Prière de Sainte Claire d'Assise aux Cinq Plaies de Jésus

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Prière de Sainte Claire d'Assise aux Cinq Plaies

Oraison et louange à la Plaie de la main droite

Louange et Gloire à Toi, Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ta main droite. Par cette Plaie sacrée, pardonne-moi tous les péchés que j'ai commis contre toi, par pensée, par parole et par action, par négligence à Ton service ou par sensualité, soit en dormant, soit en veillant. Par Ta Passion rends-moi capable de célébrer dignement le souvenir de Ta Mort par amour et de Tes Saintes Plaies; et de Te rendre grâces, avec Ton aide, en mortifiant mon corps. Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie de la Main Gauche

Louange et Gloire à Toi, très Doux Seigneur Jésus-Christ, pour la très Sainte Plaie de Ta main gauche. Par cette Plaie sacrée, aie pitié de moi; tout ce qui Te déplaît en moi, daigne le transformer; donne-moi de vaincre Tes ennemis: que, par Ta Force, je puisse les terrasser. Par Ta très douce Mort, délivre-moi de tous les dangers de la vie présente et de la vie future, et rends-moi digne de la Gloire de Ton Royaume. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du pied droit

Louange et Gloire, très Doux Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton pied droit. Par cette Plaie Sacrée, accorde-moi de faire pénitence pour mes péchés. Par Ta très douce Mort , je T'en supplie: garde Ta servante jour et nuit dans Ta Volonté, arrache-moi aux malheurs de l'âme et du corps, reçois mon âme au jour du jugement dans Ta Foi et Ta Miséricorde et conduis-moi aux joies éternelles. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du pied gauche

Louange et gloire à Toi, très Bon Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton pied gauche. Par cette Plaie Sacrée et avec toute Ton Indulgence, accorde-moi Ton Pardon: que Ta Grâce vienne à mon secours pour me mettre à l'abri du châtiment de Ta Justice. Et par Ta Mort très Sainte, je T'en prie, très Bon Seigneur Jésus-Christ, qu'avant l'heure de ma mort je mérite de recevoir, pour mon Salut éternel, le sacrement Ton Corps et de Ton Sang, après l'aveu loyal et contrit de mes péchés, une parfaite pénitence, en toute pureté de l'âme et du corps, et après avoir reçu l'onction de l'huile sainte. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du Côté

Louange et Gloire à Toi, très Bon Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton Côté. Par cette Plaie Sacrée, par l'immensité de l'Amour que Tu as manifesté, à Longin autrefois, et maintenant encore à nous tous, par Ton Côté ouvert, je T'en prie Très Bon Jésus, Toi qui m'as purifiée par le Baptême de toutes les taches originelles, délivre-moi de tout mal passé, présent et futur, par Ton Sang très Précieux encore offert et versé aujourd'hui sur toute la terre. Par Ta mort très amère, donne-moi la grâce d'une Foi droite, d'une ferme Espérance et d'une Charité parfaite. Que je T'aime de tout mon Cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces; fortifie-moi dans le bien, donne-moi une persévérance virile à Ton service, afin que je puisse Te plaire parfaitement maintenant et toujours. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie.


V- Que les cinq Plaies de Dieu

R- Soient un remède à mes blessures.

V- Par Tes cinq Plaies, ô Christ

R- Délivre-moi de mes péchés.

V- Par Tes cinq Plaies, ô Christ

R- Donne-nous la Paix


Prions


Dieu Tout-Puissant et Eternel, Tu as racheté le genre humain par les cinq Plaies de Ton Fils Jésus-Christ, notre Seigneur; donne à celles qui Te supplient en vénérant chaque jour ces Plaies, d'échapper, par les mérites de Ton Sang Précieux, à la mort subite et à la mort éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Texte extrait du livre "Sainte Claire d'Assise, Documents" aux Editions Franciscaines

Téléchargez la Prière de Sainte Claire aux 5 Plaies (pdf) en cliquant ici

2 novembre 2008

Le Vénérable Angelico de None

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Le Vénérable Angelico de None

Prêtre de l'Ordre des Frères Mineurs capucin

1875-1953

Fête le 15 janvier


Matteo Pittavino est né a None, un village de la campagne de Turin, 28 Mai 1875, le premier de huit enfants. Il était un bon garçon, intelligent, vif, mais parfois un peu "impulsif. Il reçut une solide éducation chrétienne, et bientôt mûri en lui la vocation religieuse. Mais son père préféra qu'il devienne prêtre et non moine. A l'âge de quinze ans, il entre au Grand séminaire de Chieri et deux ans après la mort de ses parents, il entre chez les Frères Mineurs Capucins à Racconigi. Le 2 Octobre 1896, à Caraglio, il émet sa profession solennelle. Le 18 Décembre 1897, il fut ordonné prêtre. Pendant une quinzaine d'années il enseigne la théologie dans les couvents de Busca, Villafranca et au Monte di Torino. En 1902, il est nommé vicaire de la paroisse de Busca, puis trois ans plus tard, il est élu Définiteur de la province de l'Ordre. Malgré ses engagements et ses charges, il prenait soin des pauvres du pays. Un jour, en soignant un malade, il contracta la variole et fut miraculeusement guéri par la Madonne de la Consolata de Turin. En 1908, à seulement trente-trois ans, il est élu ministre provincial. Homme de prière de prière vivant joyeusement la pauvreté, il fut toujours considéré comme un exemple et un modèle par ses Frères. Il portait en son cœur, depuis toujours, un grand désir, de partir évangéliser en Afrique, cela put se réaliser le 2 février 1914. Pendant trente ans, il se dépensa sans compter pour le bien des populations éthiopiennes et Érythréennes, sans faire jamais de rendement dans le pays. Dans la ville de Cheren (Érythrée), parmi les gens, il vécut des années de dévouement extraordinaire. Il était, en retour, profondément aimé des populations locales. Il partageait la condition de ceux qui vivaient dans la plus grande pauvreté. Sous sa direction, le séminaire local vit le nombre d'étudiants passer de deux à soixante séminaristes. Il les a formés culturellement et spirituellement le samedi et le dimanche, puis il les a envoyé dans les villages voisins pour qu'ils enseignent le catéchisme. Pour les aider dans l'étude, il a écrit, éclairé à la bougie, des traités de théologie d'éthique et de philosophie. Il ouvrit et construisit de nombreuses petites chapelles et des centres missionnaires. Il a ouvert des écoles qui devinrent rapidement très populaires dans les villages, ainsi que des infirmeries. Grâce a son engagement, il semblerait, d'après les calculs, que plus de 6000 personnes aient embrasé la Foi Catholique. En 1919-1921 il y eût une épidémie appelée "Espagnol" ainsi qu'une grande famine, le Père Angelico réalisa de véritables miracles et d'authentiques prodiges grâce à sa Foi inébranlable.

En 1937, il a été transféré dans un pays voisin, en Éthiopie, et est nommé Vicaire général de la ville de Harar. Il enseigne au séminaire, puis dans la capitale, Addis-Abeba, et il est nommé à la tête de la pro-cathédrale. Là encore, il est rapidement devenu le point de référence de la communauté. Il se réservait les tâches les plus humbles, tels par exemple les travaux de charpente et de maçonnerie. Il était si modeste, que la plupart des gens pensaient qu'il n'était qu'un frère laïc. Il a fait de longs voyages à pied, un jour, il fit un trajet de quarante km. Jusqu'à la fin, il marcha pieds-nus. Son sourire était inexprimable, un collaborateur a dit à ce sujet: "le meilleur cadeau pour les bureaux de prêts était son sourire." La Corne de l'Afrique pendant des décennies fut occupée par les puissances coloniales européennes et par les les luttes sanglantes des habitants qui voulaient retrouver leur indépendance. Le Père Angelico, en dépit de son apostolat, s'occupant uniquement de la défense du plus petit et du plus vulnérable, a été incarcéré et interné dans un camp de concentration (à Mandera, en Somalie Britannique). Bien que le climat était torride et la chaleur fortement pesante,, cela n'a pas empêcher le Frère Mineur Capucin, de porter de l'aide et de consoler ses compagnons qui étaient emprisonnés avec lui. Plus tard, Il a raconté que pendant ces mois terribles, son esprit était en paix et dans une grande sérénité. Il a été chassé de l'Éthiopie, avec d'autres missionnaires en 1943. Il rentra en Italie et prit sa retraite au couvent de Bra (Cuneo), où il demeura jusqu'à sa mort. Il a encore occupé le poste de professeur pour les étudiants de grec et de latin. Il a dit: "Je me soumets à la charité universelle, à la communion des saints", que "je poursuivrais jusqu'à ce que le bon Dieu veuille m'accueillir." Il Passa de nombreuses heures au confessionnal et absorbé dans la prière. L'amour qu'il a porté à l'Eucharistie, nous le trouvons dans la brochure qu'il a publié "Une heure avec Jésus-Sacrement". Après des mois de grandes souffrances, il rendit l'esprit à 14h00 le 15 Janvier 1933. Depuis Juin 1978, son corps repose dans l'église des Capucins de Santa Maria degli Angeli à Bra. En 1966 s'est ouverte sa cause de Béatification. Le 7 Mars 1992, a eu lieu la reconnaissance de l'héroïcité de ses vertus, il a été déclaré Vénérable.

Prière pour demander des grâces par l'intercession du Père Angelico

Jésus, doux et humble de cœur, qui avez rendu le Père Angelico semblable à Vous, accordez-nous la grâce d'aimer comme lui, avec fidélité et sincérité. Daignez glorifier votre inlassable apôtre, et envoyez des missionnaires en Afrique, cette terre qu'il a tant aimé et servie et, par son intercession, accordez-nous les grâces que nous demandons. Amen.

Téléchargez la prière au Père Angelico (pdf) en cliquant ici

2 novembre 2008

Le Bienheureux Balthazar Ravaschieri de Chiavari

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Bienheureux Balthazar Ravaschieri de Chiavari

Prêtre de l'Ordre des Frères Mineurs

1419-1492

Fête le 17 octobre


Balthazar Ravaschieri est né à Chiavari en 1419, d'une noble famille originaire de Gênes. Il est entré dans l'Ordre des Frères Mineurs (franciscains). Il fit sa profession et a été ordonné prêtre, après avoir obtenu son diplôme de théologie. Entré au couvent de Chiavari, il assuma la fonction de Gardien de Fraternité, c'est à dire de supérieur et, plus tard, il a été nommé responsable de l'ensemble de la province de Gênes. Pendant qu'il exerçait son apostolat très fructueux, il contracta la maladie de la goutte. Ainsi, progressivement il ne put plus du tout bouger. Il décida alors de prendre sa retraite au Couvent de Binasco, petite ville située entre Milan et Pavie. Là, il était conduit tous les jours à l'église pour assister à la Sainte Messe et pour prier les Heures avec ses Frères. Son ministère, n'en est pas resté pour autant infructueux, car il fut un apôtre de la confession, comptant parmi ses nombreux pénitents un grand nombre de fils spirituels. Parfois, pour trouver le calme, le Bienheureux Balthazar, "demandait à être emmené, de temps à autre, dans un bois, à proximité du couvent, où il pouvait ainsi prier dans la solitude. On rapporte qu'un jour, il fut privilégié par visite de la Très Sainte Vierge Marie. Le Père Ravaschieri était un ami très estimé du bienheureux Bernardin de Feltre, il l'aida efficacement dans ses œuvres apostoliques. Il a été le confesseur et le conseiller spirituel de la Bienheureuse par Véronique de Binasco, qui était une humble mystique, analphabète, qui avait le don de lire dans les cœurs et dans les consciences, comme dans un livre ouvert. Il était aussi un ami de Giovanni Antonio Amadeo, sculpteur, architecte et ingénieur distingué. Le père Balthazar est entré dans la Vie à Binasco, le 17 Octobre 1492. Son culte, grandissant constamment au fil des siècles, a été approuvé par le Pape Pie XI en 1930. Ses reliques ont étés apportées à Pavie en 1805, en raison de la législation de répression des ordres religieux, puis elles ont étés transférées en l'église paroissiale de Baselica Bologna, un hameau de Giussago, où elles se trouvent toujours

Prière au Bienheureux Balthazar Ravaschieri de Chiavari


O Bienheureux Balthazar, vous qui pendant la jeunesse vous êtes sanctifiés par la pratique des vertus chrétiennes, et qui, devenu religieux Franciscain, êtes devenu un parfait et entier disciple de votre Père Saint François d'Assise, un ardent apôtre du Salut des âmes, un modèle de patience et de soumission à la Volonté de Dieu au cours de votre longue et douloureuse maladie, priez pour nous et assistez-nous dans tous nos besoins. Faites que, comme vous, nous sachions nous conformer à la Volonté de Dieu, de tout notre Cœur, pour, qu'au terme de notre vie, ayant imité vos vertus, nous soyons avec vous dans la Gloire du Ciel, où nous chanterons les louanges du Dieu trois fois Saint. Amen.

Téléchargez la prière au Bienheureux Balthazar (pdf) en cliquant ici

28 octobre 2008

Prières à Sainte Claire d'Assise

Prières à Sainte Claire d'Assise

Patronne de la Télévision

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Sainte Claire d'Assise, toi qui as appris, en contemplant sans te lasser la Beauté du visage du Christ, parfaite Icône de la gloire de Dieu et miroir de l'homme transfiguré‚ à "voir" la dimension intérieure des êtres et des choses, aide-nous à purifier et à convertir notre regard. Sainte Claire, toi notre sœur sur les chemins de la foi, accorde-nous ce regard du "cœur", illuminé par la lumière de l'Esprit, capable de discerner, à travers l'épaisseur des événements quotidiens, la lumineuse et discrète Présence du Christ qui éclaire la face cachée des hommes et de notre histoire. Sainte Claire d'Assise, toi dont le cœur brûlant d'amour a pu "voir" et "entendre", à distance, la joyeuse célébration de Noël en l'église Saint-François, accorde-nous la grâce de "voir" le Royaume de l'Amour qui émerge lentement, à travers tant d'hommes et de femmes, qui inventent, jour après jour, de nouvelles manières de vivre, de partager, d'espérer et "d'entendre" ceux qui crient la vérité. Sainte Claire d'Assise, Toi la Pauvre Dame, qui vécus toute ta vie dans le silence du cloître, puisque, par un étrange humour dont Dieu a le secret, tu es devenue la patronne de la télévision, accorde aux hommes du XXIe siècle la grâce de découvrir que l'adoration est la première école du regard, et que pour bien communiquer, il faut surtout être "câblé" sur le cœur où habite l'Esprit. Amen.

Sainte_Claire

Claire, cœur qui s’épanche, éveille la joie. Claire, folle d’amour, suscite la tendresse en leur demeure. Claire, de nom, de vie, guide-nous dans la nuit. Claire, tempête de l’Esprit, dissipe nos peurs. Claire, lumière sur notre table, réunis nos familles. Claire, fille aux yeux clairs, purifie nos paupières de leur poussière. Claire, mère et sœur, prie pour nous. Prie pour ces mains qui parfois se trompent, Prie pour ces yeux qui parfois se ferment, Prie pour ce cœur qui n’aime pas comme il convient. Claire, mère et sœur, prie pour la paix qui nous manque. Pour l’espérance que nous ne possédons pas, Pour la joie qui s’éteint. Claire, mèrWe et sœur, prie le Seigneur pour qu’il nous accorde le don de la fidélité et le don de nouveaux frères et de nouvelles sœurs. Amen.


Rome, Curie générale OFM, 11 août 2004

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