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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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vierge marie
8 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Neuvième jour

Le Cœur de Marie, Temple de Dieu, renfermé dans le Temple

Considérez encore aujourd'hui Marie cette petite Enfant,introduite dans le Temple, où elle a fixé sa demeure. Son Cœur est, dans ce Temple, un autre Temple où Dieu réside, ce Cœur est véritablement le Tabernacle du Dieu vivant. Ecoutons ici sainte Madeleine de Pazzi, qui, ravie dans une sublime extase, s'adresse ainsi à Marie: « Tu étais ce beau Temple, ô Marie, où devait se faire la digne Offrande du Sauveur des hommes ». Et peu après elle ajoute: « J'ai vu le trône de Dieu élevé au plus haut des cieux; Marie, Mère de Jésus, y était assise. Ce trône était entouré de lys, et porté par quatre Anges ». Comment glorifier dignement Marie pour sa foi si vive et si inébranlable, et de ce qu'elle a été appelée à un rang si sublime par le Verbe éternel?

Nous devrions être tous le Temple du Saint-Esprit, et nous l'avons été en effet par le Baptême; mais le sommes-nous maintenant? Pensons-y sérieusement. Ah! ne suis-je pas plutôt devenu le temple de l'Esprit immonde, et n'ai-je pas chassé de mon cœur l'Esprit-Saint par mes péchés? Ah ! que de larmes ne me faudrait-il pas verser pour purifier ce cœur si souillé! O Esprit-Saint, venez, « Lavez nos taches, arrosez nos sécheresses, guérissez nos blessures ».

Fleur: Répéter souvent aujourd'hui cette oraison jaculatoire: « Lavez nos taches, pardonnez-nous nos péchés ».

Fruit: Dans les tentations, surtout dans celles d'impureté, redire souvent le mot de saint Paul: « Absit! Que je ne devienne jamais membre du diable! »

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7 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Huitième jour

Consécration du Cœur de Marie quand elle fut présentée au Temple

Sa bienheureuse mère, sainte Anne, se souvenant du vœu qu'elle avait fait au Seigneur, « ne tarda pas, dit saint Grégoire de Nazianze, de la conduire au Temple et de l'offrir à Dieu ». « La Vierge bénie avait alors trois ans », ainsi que le rapportent saint Germain et saint Epiphane. Maintenant considérons avec attendrissement cette Vierge immaculée qui va faire à son Dieu la magnifique offrande, le sacrifice de tout elle-même. Son Bien-aimé lui avait fait entendre ces paroles: « Lève-toi, hâte-toi, ma bien-aimée, et viens a moi ». Il voulait que dès lors elle mit en oubli pour lui ses parents et sa patrie, tout enfin: « Ecoutez, ô ma Fille, voyez, et prêtez une oreille attentive, et oubliez votre peuple et la maison de votre père »; et la voilà prompte à obéir à la voix divine qui l'appelle. Elle monte rapidement les marches du Temple, et se prosternant à terre elle verse des larmes de tendresse. Elle renouvelle alors, et confirme entre les mains du Grand-Prêtre le don d'elle-même qu'elle avait fait irrévocablement à son Souverain Seigneur dès le premier instant de son immaculée Conception. Mais qui pourrait pénétrer les sentiments intimes dont ce Cœur admirable était animé en se consacrant tout à son Dieu? Quelle profonde humilité! Quelle vive foi! quel ardent amour! Elle disait peut-être: « O grand Dieu d'Abraham, d'Isaac, de Jacob! vous êtes infini, vous êtes immense ; à vous sont dus des honneurs et dons infinis. Je ne suis, moi, qu'une misérable petite créature, et telle que je suis je ne m'appartiens même pas, mais c'est à vous que j'appartiens, qui m'avez tirée du néant. Qu'ai-je donc à vous offrir, ô mon Créateur, ô mon Tout ? Néanmoins, mon Dieu, daignez accepter ce qui est vôtre. Je me donne et me consacre tout à vous. Je vous consacre ma volonté; disposez-en à votre gré: je vous consacre mon corps; faites qu'il soit toujours comme un beau lys qui exhale une odeur suave en présence de votre divine Majesté ». Il ne s'était jamais fait de semblables offrandes dans ce Temple. Quel n'aura pas été l'étonnement des saints Anges, la surprise et l'admiration des Prêtres et de tous les assistants? Mais en quels termes Dieu aurait-il témoigné combien ce don lui était agréable? Les voici: « Que ta démarche est belle, ô Fille du Roi! »

Nous aussi, nous avons été conduits au Temple, la première fois encore en bas âge, pour y assister au grand Sacrifice que le Fils de Marie fait de son Corps et de son Sang pour nous. Mais nous sommes-nous offerts nous-mêmes véritablement à Dieu? O que d'irrévérences, que de profanations n'y avons-nous pas commises?  Je les pleure aujourd'hui, mon Dieu; et aujourd'hui je m'offre tout à vous. Faites ô mon Jésus, que votre Sang offert sur nos autels expie mes péchés et soit mon salut.

Fleur: Se rendre à son Eglise paroissiale et y renouveler près des Fonts baptismaux, les promesses du Baptême.

Fruit: A l'Eglise s'y tenir comme une victime liée et destinée au sacrifice.

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6 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Septième jour

Docilité du Cœur de Marie dans la maison paternelle

Considérez jusqu'à quel point devait être docile le Cœur de cette Enfant, qui, depuis le premier moment de son existence ne s'appartenait plus, mais était tout à Dieu, et qui ne suivait d'autre règle que celle de faire en tout la volonté de Dieu. Il ne s'est jamais vu de créature qui fût envers Dieu plus soumise et plus obéissante. Eclairée de l'Esprit-Saint, qui la possédait dès le commencement, elle pénétrait les pensées de ses heureux parents et prévenait leurs intentions. Pendant les trois premières années de sa vie, qu'elle passa dans la maison paternelle, tous ses mouvements et toutes ses actions étaient réglés sur l'obéissance la plus parfaite. Celle qui devait voir un jour le Fils de Dieu lui obéir et lui être soumis, s'exerçait ainsi à la pratique de cette vertu dont le Fils de Dieu devait être le premier modèle, comme elle le second. Que n'auront pas dit saint Joachim et sainte Anne , à la vue d'aussi grands, d'aussi extraordinaires prodiges d'obéissance dans une aussi petite enfant? Dans leur étonnement et leur admiration, quels présages n'ont-ils pas dû en tirer ?

Mais, au contraire, de quelles amertumes n'ont pas été abreuvés nos propres parents, et quels fâcheux pressentiments n'ont-ils pas eus, en nous voyant, dès notre enfance, si indociles, si revêches, si opiniâtres, si désobéissants! Plût au Ciel que notre conduite eût été différente de celle qu'ils prévoyaient et redoutaient avec tant de raison! Hélas, non, ils né s'étaient pas trompés. De bonne heure n'ai-je pas secoué le joug de la sainte obéissance, et n'ai-je pas ainsi couru vers l'abîme? Ah! par pitié, sainte Vierge Marie, tendez-moi votre main secourable pour m'en retirer.

Fleur: Offrir son cœur à Marie, au pied d'une de ses images, pour qu'elle daigne se charger de le diriger.

Fruit: Obéissance à tous les Supérieurs, et spécialement à son Confesseur.

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5 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Sixième jour

Le sacrifice du Cœur de Marie quand elle fut offerte à Dieu par ses parents dans le Temple

Considérez quels furent les sentiments et les affections du tendre Cœur de Marie, quand elle fut offerte à Dieu, dans le temple, par sa bienheureuse Mère sainte Anne, accompagnée de saint Joachim. Les Cœurs de ses parents brûlaient sans doute d'amour, ils étaient pénétrés d'une vive reconnaissance pour le Seigneur, qui leur avait accordé cette fille tant désirée: mais qu'elle ne dût pas être la piété, la dévotion de cette sainte Enfant dont la sainteté surpassait déjà de beaucoup celle de tous les Saints? Nous pouvons bien croire qu'elle dit à Dieu, de routes les puissances de son âme: « Mon Dieu, vous m'avez tirée du néant, et m'avez donné l'être, quoique je n'eusse aucunement mérité une si grande grâce; Vous m'avez comblé de vos bénédictions: je ne m'appartiens pas, je suis tout à vous; me voici; disposez de moi selon votre bon plaisir. Lorsque je me donne, irrévocablement tout à vous, mon Dieu, agréez cette chétive offrande; une pauvre petite créature telle que je suis, n a rien autre à vous Offrir ». A ces paroles, le Cœur du Très-Haut est ravi, les Anges les plus sublimes sont étonnés, les hommes les plus orgueilleux sont confondus.

Quels ont été jusqu'à présent les sentiments de notre cœur? Quelle a été notre gratitude pour les bienfaits de la Création, de la Rédemption, du Baptême, et pour tant d'autres grâces que nous avons reçues? Ah! qu'un cœur ingrat est un horrible monstre aux yeux de Dieu! Dans les saintes Ecritures, un tel cœur est l'objet de ses plaintes les plus touchantes et de ses reproches les plus amers. O mon Dieu, mon Bien, mon Tout, arrachez de mon cœur un vice si abominable, pour l'amour de celle qui, de toutes les créatures, fut envers vous la plus reconnaissante.

Fleur: Se priver de quelque chose que l'on aime, et la donner aux pauvres.

Fruit: S'offrir tout entier à Dieu, chaque matin, et unir son cœur à celui de Jésus et de Marie.

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4 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Cinquième jour

Le Cœur de Marie quand elle vint au monde

Considérez quels furent les premiers mouvements et les premiers sentiments du Cœur de Marie  quand elle vint au monde. A peine eut-elle vu le jour, qu'en elle tout exprima son amour pour son Créateur: ses yeux, brillants du feu de la divine charité qui les embrasait, et mouillés des douces larmes de la plus vive et de la plus tendre reconnaissance, se tournèrent aussitôt vers le Ciel. Ses petites mains se levaient en action de grâces, le maintien de son corps délicat était modeste, saint, édifiant. Elle consacrait à son Dieu tous ses regards, tous ses mouvements; elle ne respirait que pour lui; elle lui renouvelait sans cesse l'offrande de tout son être. Jamais la naissance d'aucun Saint n'avait offert un aussi beau spectacle. Ses pieux parents Joachim et Anne, en sont dans le ravissement; les Anges dans la jubilation; l'air retentit à l'entour de joyeux applaudissements; et les Envoyés célestes chantent l'hymne qui annonce la paix aux hommes de bonne volonté, ainsi que l'apprit sainte Brigitte par révélation.

Hélas! que notre naissance a été différente! Nous sommes nés tous « Enfants de colère ». Qu'il est heureux pour nous, d'avoir été régénérés par le Sang du Fils de Marie, et d'être nés de nouveau à la grâce dans le Saint Baptême! Mais cette grâce ne l'avons-nous pas perdue? Ah! Dieu, combien de fois ne l'avons-nous pas chassée de notre cœur, en tournant nos affections vers le monde, la chair, et d'indignes objets? O mon Jésus, ayez pitié de moi. Mon cœur est changé, il est maintenant tout à vous; vous serez à l'avenir l'unique objet de mon amour.

Fleur: Réciter à genoux le chapelet de la sainte Vierge, vous imaginant d'être au pied du berceau de cette sainte Enfant.

Fruit: Faire fréquemment des actes de contrition, et d'amour de Dieu.

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3 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Quatrième jour

Le Cœur de Marie prisonnier d'amour pendant les neuf mois qu'elle fut renfermée dans le sein de sainte Anne

Considérez que par le péché d'Eve, notre première mère, nous sommes tous condamnés à passer, avant de naître, neuf mois dans le sein de notre propre mère, privés du jour, et dans les ténèbres d'une complète ignorance, infectés du péché, et incapables de mériter. Il n'en fut pas ainsi de Celle qui vint exempte de la tache originelle. Loin de subir la peine de l'ignorance, elle passa les neuf mois dans une continuelle contemplation de la divine Sagesse, dont elle était le siège, et pour laquelle son Cœur brûlait d'un feu plus ardent que celui des Séraphins dans le Ciel. C'est par ce long emprisonnement de neuf mois que fut faite a première épreuve de cet amour que Dieu purifie dans les peines, comme on purifie l'or dans la fournaise. Cet amour si grand, si parfait, lui faisait supporter avec, joie les gênes et les incommodités d'une prison si obscure, si étroite et sachant que c'était la volonté de celui qu'elle aimait tant. Ame dévote, réfléchissez ici sur une aussi sublime résignation.

Mais réfléchissez en même temps sur votre impatience à supporter le joug que le péché d'Adam vous a imposé. Marie innocente chérit le joug auquel elle a été assujettie, non par le péché, mais seulement par la nature et l'amour; elle le chérit avant même de naître: et vous, avant de mourir au moins, n'aimerez-vous pas le joug des enfants d'Adam, que vous avez d'ailleurs si fort mérité par vos propres péchés? Oui, mon Dieu, je l'embrasse avec joie ce joug que votre grâce rend si léger et si doux; et je veux le porter par amour et avec amour jusqu'à la fin de ma vie.

Fleur: Faire quelque acte de mortification.

Fruit: La patience dans les adversités et les tribulations.

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2 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Troisième jour

Le Cœur de Marie sans tache originelle

 

Considérez la pureté du Cœur de Marie, dans le premier instant de sa formation. Le serpent infernal n'eut pas le temps de le mordre et de l'infecter de son mortel venin, il ne put même y avoir accès. Dans un seul et même instant ce Cœur fut formé et possédé de Dieu; et Marie eût le droit de dire que « le Seigneur l'avait possédée au commencement de ses voies ». Le fatal ennemi n'eut donc pas le temps de l'attaquer. Il ne put pas même l'aborder, puisque ce Cœur, à peine formé, fut aussitôt uni à son Créateur. Dès ce moment Marie put dire mieux que personne :  « Mon bien-aimé est a moi, et je suis à lui; nous ne faisons qu'un ensemble ». Privilège tout particulier! Pureté incomparable! source de toutes les félicités dont la Vierge fut ornée comme étant ce nouveau Paradis où devait descendre pour y prendre son repos le Seigneur qui paît parmi les lys!

Notre origine fut bien différente! Nous sommes tous nés infectés du péché originel. Combien n'en devons-nous pas être humiliés! Mais combien plus ne devons- nous pas l'être de tous les péchés que nous avons commis pendant notre vie? Hélas! combien de fois ne nous sommes-nous pas approchés de la gueule de l'antique dragon, n'avons-nous pas reçu ses morsures, et ne nous sommes-nous pas faits ses esclaves? Et maintenant, dans quel état se trouve notre cœur? est-il sain, ou couvert de plaies? Mon Dieu, que vois-je? Quel état misérable! O vous qui êtes venu guérir les cœurs contrits et pénétrés d'une sincère douleur, ah! guérissez le mien.

Fleur: Répéter fréquemment aujourd'hui l'oraison jaculatoire: « Bénie soit la sainte et immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie ».

Fruit: Résister aux tentations du démon ; et dans le combat invoquer sans cesse Marie.

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1 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

 

Deuxième jour

Premiers mouvements du Cœur de Marie

 

Considérez les premiers mouvements, les premières affections du Cœur de Marie, au moment même de sa formation. La Lune ne fut pas plutôt créée et placée dans le ciel, qu'à l'instant même elle commença son cours, et sans s'arrêter le continua autour de l'astre brillant dont elle reflétait les rayons. De même, le Cœur de Marie ne fut pas plutôt formé, qu'au même instant ce Cœur se porta rapidement vers le divin Soleil de Justice, et s'en approcha au point d'être entièrement plongé dans cette ineffable Lumière. C'est ce que disent saint Bernard, et saint Bernardin de Sienne: « Marie pénétra, au-delà de tout ce qu'on peut croire, dans les abîmes les plus profonds de la Sagesse de Dieu; de sorte qu'elle semble plongée dans cette Lumière inaccessible autant que peut le comporter la condition de la créature ». Et cela peut bien s'entendre du premier moment de la formation de ce divin Cœur. Comme Cœur de Fille, il s'humilia et se consacra totalement à l'obéissance envers le Père Éternel: comme Cœur de Mère, il fut tout brûlant d'amour pour Celui qui devait être un jour son Fils, et qu'elle ne connut pour lors que comme son Créateur: comme Cœur d'Épouse, ce fut avec le transport le plus vif et le plus véhément qu'il s'élança pour s'unir intimement d'un nœud indissoluble avec son divin Époux, l'Amour incréé. Car, dit encore saint Bernardin de Sienne, « dès le premier instant, la Vierge eût constamment ses regards fixés sur le bon plaisir de Dieu, et mit toujours le plus fervent empressement a s'y conformer ».

 

Que de moments de notre vie ne sont-ils pas déjà écoulés? mais comment les avons-nous employés? Que de lumières, que d'avis intérieurs, que de saintes inspirations, que de touches de la grâce n'avons-nous pas reçus? mais comment y avons-nous répondu? Comment avons-nous coopéré à cette grâce qui nous excite à travailler à notre conversion ou à notre perfection? Mon Dieu, par les mérites de votre divine Mère, ayez pitié de moi. Dès à présentée ne vous résiste plus, je suis à vous, et je forme la résolution d'être toujours tout à vous.

 

Fleur: Réciter trois Pater et Ave, pour remercier la Très Sainte Trinité des grâces quelle a accordées à Marie.

Fruit: Correspondre fidèlement à la grâce.

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31 juillet 2010

Le Mois du Cœur de Marie

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Le Mois du Cœur de Marie

Abrégé historique et pratique sur la Dévotion au Sacré Cœur de Marie

La Dévotion au Cœur de Marie est une suite naturelle et une conséquence naturelle de la Dévotion au Cœur de Jésus. Comme Marie est intimement unie à Jésus, soit dans l'ordre de la grâce soit dans l'ordre de la nature, les fidèles qui sont dévots au Cœur de Jésus doivent l'être aussi au Cœur de Marie. C'est ce qui semble nous être insinué et recommandé par la conduite merveilleuse de la Providence envers Marie, et par l'ordre que suit l'Église dans le culte qu'elle lui rend. Sans entrer dans le détail de ce que Dieu a fait pour Marie, de toute éternité, remarquons l'union très-intime de Marie avec Jésus, dans les Mystères de la Vie, de la Mort et de la Résurrection de son divin Fils. Dans l'Incarnation, le Verbe éternel, renfermé pendant neuf mois dans lé sein de Marie, ne fut-il pas comme une seule et même chose avec elle? A sa naissance il fut reçu dans ses bras; et pendant son enfance, reposant sur son sein virginal, il en suça le lait, de sorte que la substance de la Mère devint la substance même du Fils. C'est avec elle qu'il vécut, jusqu'à l'âge de trente ans, dans la même maison, à la même table. Tout leur fut commun, les biens, la fortune, les occupations, les inclinations, les sentiments. Quelle union plus intime et plus continue! Les Bergers et les Mages vont à la crèche, ils y trouvent Jésus avec Marie. Jésus est présenté au Temple, et les cérémonies de la Loi se rapportent à Marie comme à Jésus. L'ordre que reçoit Joseph, pour la fuite en Égypte concerne Jésus et Marie. Et ce n'est pas seulement dans la vie privée que Marie et Jésus furent unis; dans la vie publique ils ne furent pas séparés. Marie fut avec lui aux noces de Cana; elle fut avec lui à Capharnaüm; et il résulte du texte de l'Évangile, que Marie suivait Jésus partout où il exerçait son ministère apostolique. Elle fut enfin sa compagne inséparable dans tout le cours de sa vie; elle participa à toutes ses fatigues, à toutes ses douleurs, à tous ses travaux, à tous ses opprobres. Elle fut à Jérusalem dans le temps de sa Passion, et ne se sépara pas de lui sur le Calvaire; au contraire, au pied de la Croix, elle y souffrit avec son Fils d'immenses douleurs, dans le même esprit et pour la même fin qu'il souffrait lui-même. La sainte Église, que l'Esprit-Saint assiste et instruit, donne à Marie les titres qui sont propres de son divin Fils. Jésus est notre Roi, Marie est notre Reine. Jésus  est notre Avocat et notre Médiateur, Marie est aussi notre Avocate et notre Médiatrice. Jésus est notre Espérance, notre Secours , notre Refuge, notre Consolation; il en est de même de Marie. Jésus  est la Voie pour aller au Ciel, Marie est la Porte du Ciel. Dans cette Voie, Jésus est notre Guide et notre Lumière, et Marie est l'Étoile qui nous guide et nous dirige au port du salut. Jésus est l'Auteur de la grâce, Marie est la Mère de la grâce. En un mot, Marie participe par grâce à tous ces titres glorieux que Jésus possède par nature. Mais ce qui est encore plus décisif, l'Église unit Jésus et Marie dans les honneurs qu'elle leur rend aux jours de leurs solennités. Lorsqu'il s'est introduit une Fête, une cérémonie, une pratique de dévotion à la gloire de Jésus-Christ, aussitôt il s'en est établi une semblable à l'honneur de Marie; et l'Église, qui célèbre par des fêtes particulières les Mystères du Fils depuis l'Incarnation jusqu'à l'Ascension, solennise également les Mystères de la Mère depuis sa Conception jusqu'à son Assomption dans le Ciel. La Dévotion au Cœur de Marie est donc naturellement liée à la Dévotion au Cœur de Jésus, Cette dévotion au Cœur de Jésus étant établie dans l'Église, celle au Cœur de Marie ne pouvait manquer de s'y établir. Et de fait, les dévots à ces divins Cœurs ont la douce satisfaction de voir maintenant introduits dans l'Église la Fête, l'Office, la Dévotion, les Congrégations du Cœur de Marie, comme du Cœur de Jésus. Mais ce qui est bien remarquable, la divine Providence a voulu que la première Église dédiée au Cœur de Jésus (celle du Séminaire de Coutances en Normandie), fût aussi et en même temps consacrée au Cœur de Marie. En 1688, on y célébra la Fête des sacrés Cœurs solennellement et avec Octave; et on y érigea sous leurs titres une Confrérie à laquelle le Pape Clément X accorda un Bref d'indulgence, en 167, l'an 5 de son Pontificat. Le Souverain Pontife Pie VII daigna accorder la grâce de l'extension de la Fête, de l'Office, et de la Messe, par le Décret ci-dessous indiqué, émané de la sacrée Congrégation des Rites. Le même Souverain Pontife, par son Bref du 5 Septembre 1807, a accordé un grand nombre d'Indulgences aux fidèles Associés à la Pieuse Union du Sacré Cœur de Marie canoniquement érigée à Rome dans l'insigne Église collégiale et paroissiale de Saint-Eustache. Cette Congrégation a le pouvoir de recevoir dans la Dévotion du très-saint Cœur de Marie, de s'agréger toutes les autres Congrégations canoniquement érigées, et de les rendre participantes des indulgences qui lui ont été accordées. On se fait recevoir dans cette Pieuse Union, et l'on y agrège les autres Congrégations, comme dans celle du Sacré Cœur de Jésus; on s'adresse pour cela au Secrétaire de l'Union du Sacré Cœur de Marie, à l'Église de Saint-Eustache, à Rome. Il y a plusieurs manières de mettre. en pratique la Dévotion au Sacré Cœur de Marie: 1° Se faire recevoir de la Pieuse Union du Sacré Cœur de Marie, et tâcher de gagner les Indulgences qui ont été accordées par le Souverain Pontife, aux fidèles Associés à cette Pieuse Union. Le Précis de ces Indulgences se trouve à la fin de ce Volume. 2° Prier sans cesse la très-sainte Vierge de charger son Cœur si chaste et si pur de nous diriger et nous animer dans la sincère imitation des vertus de son divin Fils. 3° Invoquer fréquemment cette divine Mère, la saluer, la visiter dans ses Images, la glorifier dans ses Fêtes , prendre part à ses douleurs, et réciter l'Oraison: O Cœur de Marie, Mère de Dieu, etc. que l'on trouvera à la suite de cette Introduction, avec l'indication des Indulgences que le Souverain Pontife Pie VII a accordées, à ceux qui réciteront cette Oraison. 4° Faire des Neuvaines ferventes aux approches des Fêtes de la Sainte Vierge. 5° Enfin, et conformément à ce qui se pratique dans l'Église de Saint Eustache, à Rome, consacrer tout le mois d'Août au Sacré Cœur de Marie, en faisant chaque jour une Méditation à son honneur, afin de se préparer à célébrer dignement sa Fête, qui est fixée au dernier jour de ce mois. On pourrait faire en même temps la Neuvaine pour la Fête de l'Assomption , laquelle Neuvaine commence le 6 Août. En conséquence on a réuni dans ce livre, et les Méditations pour tous les jours du mois d'Août, en l'honneur du Sacré Cœur de Marie; et les Méditations pour la Neuvaine de la Fête de l'Assomption. Ces dernières Méditations, qui peuvent servir pour toutes les Neuvaines des principales Fêtes de Marie, sont de Saint Alphonse de Liguori. Il en a tiré le sujet des Litanies de la Sainte Vierge, qu'il a paraphrasées dans le cours des neuf Méditations.

Oraison au Très Saint Cœur de Marie

O Cœur de Marie, Mère de Dieu, et notre Mère; Cœur très-aimable, objet des complaisances de l'adorable Trinité, digne de toute la vénération et de l'amour des Anges et des hommes; Cœur le plus ressemblant à celui de Jésus, dont vous êtes la plus parfaite image; Cœur plein de bonté, et si compatissant à nos misères, ah! daignez fondre la glace de nos cœurs, et faites qu'ils se convertissent entièrement à celui de notre divin Sauveur. Remplissez-les de l'amour de vos vertus, enflammez-les de ce feu céleste dont vous brûlez sans cesse. O divin Cœur, prenez la sainte Église sous votre protection; ou plutôt recevez-la, renfermez-la en vous-même; soyez ainsi toujours son doux asile, et sa forteresse inexpugnable à toutes les tentations, à tous les assauts de ses ennemis. Soyez notre voie pour aller à Jésus, et le canal qui nous transmette toutes les grâces nécessaires à notre salut. Soyez notre aide dans nos besoins, notre soulagement dans nos afflictions, notre force dans les tentations, notre refuge dans les persécutions, notre secours dans tous les périls, mais surtout dans les derniers combats que nous aurons à soutenir à la fin de la vie, aux approches de la mort. quand tout l'enfer se déchaînera contre nous pour ravir nos âmes, dans ce moment formidable, dans cet instant terrible dont notre éternité dépend. Ah! Vierge tendre, miséricordieuse et secourable, c'est alors qu'il faut nous faire goûter la douceur de votre Cœur maternel, et nous faire connaître combien il est grand le pouvoir que vous avez sur le Cœur de votre divin Fils, en nous ouvrant à la source même de la miséricorde un refuge assuré d'où nous puissions parvenir à le bénir avec vous dans le Paradis, pendant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Louange aux Sacrés Cœur de Jésus et de Marie

Que le très-divin Cœur de Jésus et le très-immaculé Cœur de Marie soient connus, loués et bénis, aimés, servis et glorifiés, toujours et en tout lieu. Ainsi soit-il.

Indulgences accordées a ceux qui réciteront l'Oraison et la Louange précédentes

A la sollicitation de plusieurs Évêques et Prêtres dévots au saint Cœur de Marie, Sa Sainteté Pie VII, par son Rescrit du 18 Août 1807, a accordé l.° a quiconque récitera dévotement chaque jour l'Oraison et la Louange précédentes, une Indulgence de soixante jours; à ceux qui la réciteront journellement et pendant le cours d'une année entière, une Indulgence plénière aux trois Fêtes de la Nativité, de l'Assomption, et du Très Saint Cœur de Marie, pourvu qu'outre les conditions ordinaires des Sacrements de Pénitence et de la Sainte Eucharistie, ils visitent une Église quelconque dédiée à la Bienheureuse Vierge Marie, et qu'ils y prient suivant les intentions de Sa Sainteté; 3.° à qui n'aura pas manqué de pratiquer ce pieux exercice tous les jours de sa vie, Indulgence Plénière au moment de la mort. Toutes ces Indulgences sont applicables par voie du suffrage aux saintes Âmes du Purgatoire.

16

Premier jour

Création du Cœur de Marie

Considérez l'Œuvre du Très haut, cette Œuvre sublime, ce Vase admirable, créé pour recevoir le dépôt des trésors célestes qui devaient être ensuite répandus sur l'univers; considérez le Cœur de la Vierge Marie, élue de toute éternité pour être un jour Mère de Dieu. Cette Œuvre surpassa toutes les autres œuvres du Tout-Puissant. Les cieux et ses astres brillants, la mer et ses innombrables habitants, la terre et toutes ses productions et tout ce qu'elle renferme sont appelés, dans les saintes Écritures, « les Œuvres des doigts de Dieu »; mais la formation du Cœur de Marie fut l'œuvre de ses mains et de son bras, ainsi qu'elle le dira elle-même un jour: « Dieu a manifeste la puissance de son bras; c'est en moi que le Tout Puissant a fait de grandes choses ». Dans la formation de ce grand Cœur, la très-sainte Trinité employa toute sa vertu. Le Père éternel y concourut, par sa Puissance: il y forma un Cœur de Fille, qui devait être à jamais rempli de l'amour filial envers son Créateur, à l'exclusion de tout autre amour contraire, et qui devait toujours surpasser en docilité, en soumission, en obéissance, tous les cœurs des plus pures créatures. Le Fils y concourut, par sa divine Sagesse ; il s'y forma un Cœur de Mère, auquel il serait soumis, et par lequel il serait dirigé dans les actions de son Humanité. Le Saint-Esprit y concourut, par ses ineffables Ardeurs: il s'y forma un Cœur d'Épouse si enflammé d'amour et si fécond, que d'un seul Fiat émané de ce Cœur, serait produite une Œuvre infiniment plus étonnante que la Création de l'univers opérée immédiatement par un Fiat de cette même très-auguste Trinité. Quelle Œuvre admirable! Quelle Œuvre sublime! Et qui peut la comprendre ?

Répétons nous-mêmes, d'après cette Fille, Épouse et Mère de Dieu, et disons-lui: « C'est en Vous que le Tout Puissant a fait de grandes choses, et qu'il a manifesté la puissance de son bras ». Voilà l'œuvre préparée pour remporter la victoire sur les ennemis de Dieu, et pour disperser les superbes.  Gardons-nous bien d'être de ce nombre, et tâchons, pendant ce mois, de réformer notre propre cœur, en le faisant ressembler autant que nous pourrons au divin Cœur de Marie.

Fleur: Réciter le Cantique Magnificat et le Salve Regina.

Fruit: S'humilier à la vue des souillures de notre propre cœur, et s'empresser de le purifier par une confession exacte et un sincère repentir.

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18 juin 2010

Invocations en l'honneur de l'Immaculée Conception

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Invocations en l'honneur de l'Immaculée Conception

Nous vous louons, ô Marie, et nous proclamons avec joie votre Conception immaculée.

La terre et les cieux admirent votre pureté divine, ô Vierge, Mère du Sauveur !

Dans tous les lieux du monde, les âmes coupables ont recours à vous, ô Marie, refuge des pécheurs !

Les Chrétiens de toutes les nations, les cœurs les plus purs s'unissent pour célébrer votre Conception sans tache.

Ô Immaculée, toujours immaculée !

Ô Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu !

Vous êtes aimable comme une aurore naissante ; votre clémence est pour les mortels comme un soleil bienfaisant.

Toute la cour céleste célèbre votre gloire, ô Fille bien-aimée de Dieu le Père !

À votre nom l'enfer tremble, ô Mère admirable de Dieu le Fils !

Vous abrégez la peine des âmes qui souffrent dans le Purgatoire, ô épouse du Saint Esprit !

Tous les enfants de la sainte Église se plaisent à répéter : Salut à vous, Reine des Cieux, Mère de miséricorde !

Bienheureuse est votre mère sainte Anne ; saint Joseph, fidèle gardien de votre virginité, est digne de tout respect.

C'est par vos mains toutes célestes que Dieu répand l'abondance de ses grâces et de ses faveurs.

C'est en vous, Vierge très pure, que le Fils de Dieu est descendu pour racheter tous les hommes.

L'archange vous a saluée pleine de grâces, et le Très-Haut a mis en vous toutes ses complaisances.

C'est près du trône de Dieu même que vous êtes assise, ô Reine du Ciel, et les Séraphins admirent la gloire qui vous environne.

Vous êtes notre Avocate, et vous demandez miséricorde pour les pécheurs.

Daignez donc, ô Marie, nous vous en supplions, daignez nous secourir, nous qui célébrons avec joie et amour votre immaculée Conception.

Obtenez-nous de partager un jour, dans le Ciel, la félicité des Anges et des Saints.

Protégez votre famille chérie, protégez vos enfants.

Comblez-les de vos faveurs, enrichissez-les de vos vertus.

Nous nous réunissons en cette solennité pour vous bénir ; et les siècles futurs rediront vos louanges.

Nous exaltons le nom de Marie, aimable par-dessus tous les noms ; ce nom est la gloire de la terre et des cieux.

Daignez, en mémoire de votre Conception sans tache, nous obtenir une inviolable pureté.

Montrez-vous toujours notre Mère, en vertu des paroles sacrées de votre divin Fils sur la croix.

Qu'à votre prière, Jésus montre à son Père les plaies qu'il a reçues pour nous.

Qu'il montre surtout son cœur percé par la lance en faveur des pauvres pécheurs.

Ô Marie pleine de clémence ! ô Marie notre Mère ! ne nous abandonnez jamais.

Que tous les esprits, tous les cœurs et toutes les bouches s'unissent pour célébrer le privilège de votre immaculée Conception, ô Marie !

Ainsi soit-il.

 

Vous êtes toute belle, ô Marie !

Et la tache originelle ne fut jamais en vous.

Prions

Ô Dieu, qui, par l'immaculée Conception de la Vierge Marie, avez préparé à votre Fils une demeure digne de lui, accordez à tous ceux qui célèbreront cette fête sacrée, la prospérité et la paix en cette vie, et donnez-leur, après leur mort, la félicité et la gloire du Paradis : par les mérites de Notre-Seigneur Jésus-Christ votre Fils, qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

17 mai 2010

Prière à la Dame de Tous les Peuples

15 mai 2010

Neuvaine à Notre Dame de la Garde

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Notre Dame de la Garde

Notice historique


Lorsque Marie était debout au pied de la croix, si l'on eût dit aux Pharisiens: « Voilà la mère du crucifié »; pendant qu'elle portait dans son sein le fils qu'elle a vu mourir, elle a fait sur elle-même cette prophétie: « Toutes les générations me proclameront bienheureuse! » les cœurs cruels eussent peut-être ressenti quelque mouvement de pitié, et plaignant les déceptions de cette infortunée, ils se seraient écrié : La mère du faux prophète ne connaissait pas mieux que lui l'avenir. Pourtant quelle prédiction s'est mieux réalisée que celle de la Sainte Vierge? Toutes les générations, en adorant la croix de leur Sauveur, ont proclamé Bienheureuse, Marie de qui est né Jésus, le fils de Dieu fait homme. Dans la vierge de Nazareth, de Bethléem et du Calvaire, elle ont salué leur mère, leur patronne et leur protectrice. Cette vénération, ces hommages ne seront jamais interrompus. Jusqu'au dernier jour du monde, Marie sera proclamée le plus doux espoir des chrétiens, la cause de leur joie, la consolatrice de leurs douleurs. Toutes les contrées de la terre voudront avoir de magnifiques cathédrales et d'humbles oratoires élevés en son honneur. Ces temples porteront le nom béni de Notre-Dame. On s'y pressera pour implorer sa protection. Sur les falaises battues par l'Océan, au bord des lacs, au fond des vallées, sur la crête des montagnes, il y aura des sanctuaires vénérés où les peuples accourront en foule, comme à des sources plus abondantes de grâce et de salut. Que de prières ont été adressées à Marie au pied de l'autel de Notre Dame de Paris, de Notre Dame de Chartres, de Notre Dame de Fourvières, de Notre Dame de la Garde, de Notre Dame du Puy, de Notre Dame de Rocamadour!


Le pèlerinage de Notre Dame de la Garde ne remonte pas au-delà du treizième siècle. Il eut d'humbles commencements. En 1244, Guillaume de Pelra permit à un ermite, nommé Pierre, d'élever une chapelle et une maison entourée d'un jardin sur le sommet de la colline de la Garde, qui appartenait alors à l'antique abbaye fondée jadis par Saint Jean Cassien. Cette colline, aux pentes abruptes et rocailleuses, s'élève au sud du port de Marseille, à une hauteur d'environ cent cinquante mètres au-dessus du niveau de la mer. Quand on en gravit le sommet, vers quelque point de l'horizon que se porte le regard, on peut admirer un panorama grandiose. Ici la mer, la vaste mer, depuis les îles qui regardent l'Italie jusqu'aux terres basses où le Rhône décharge ses flots limoneux; là;, un demi-cercle de collines détachant sur un ciel azuré leurs vives arêtes que les feux du soleil nuancent de mille couleurs. Dès qu'une chapelle eut été élevée sur le plateau qui dominait la colline de Notre-Dame-de-la-Garde, quelques pèlerins commencèrent à la visiter. D'année en année, les pèlerinages devinrent plus nombreux. En 1371, un clerc, simple tonsuré, attaqué à l'improviste, avait tué son agresseur en défendant sa vie. Il fut cité au tribunal de l'évêque, et condamné à monter nu-pieds, tous les samedis, pendant un an, à Notre-Dame-de-la-Garde, la tête couverte d'un capuchon et jeûnant au pain et à l'eau. Ce fait nous prouve que vers la fin du quatorzième siècle la chapelle de Villeneuve-la-Garenne était déjà un pèlerinage très-fréquenté. Les familles plongées dans le deuil par la mort de l'un de leurs membres se faisaient un devoir d'aller prier dans celte chapelle pour le repos de l'âme chérie qui les avait quittées. Plusieurs, pour allonger le pèlerinage et le rendre plus pénible, s'éloignaient d'abord d'une dizaine de lieues, puis se dirigeaient, pieds nus, vers le sanctuaire de Notre-Dame.

À la fin du quinzième siècle (1477), l'oratoire primitif étant devenu trop petit pour recevoir les visiteurs, de plus en plus nombreux, une nouvelle chapelle fut construite. Quelques années après, sous le règne de François 1er, la chapelle fut entourée d'un fort. Marseille se préparait ainsi au siège glorieux qu'elle soutint avec tant de succès contre l'armée du connétable de Bourbon. En 1622, le sanctuaire de Notre Dame de la Garde fut visité parle roi Louis XIII, et sa renommée, qui avait déjà franchi les frontières de la Provence, s'étendit dans la France entière. Mais aucun événement ne contribua plus puissamment à augmenter la dévotion à la Sainte Vierge et à multiplier les pèlerinages à Notre Dame de la Garde que la terrible peste qui dépeupla Marseille et ravagea la plupart des villes d'alentour. Le 8 novembre de l'année 1721, Mgr de Belsunce ordonna à toutes les confréries de pénitents de monter avec lui en procession au sanctuaire de la Vierge protectrice des Marseillais. Les consuls se rendirent à cette procession, qui fut suivie d'un peuple immense. Le vénérable évêque adressa une touchante exhortation à la foule recueillie, l'invitant à remercier Dieu de ce que Marseille était enfin délivrée du fléau qui l'avait si longtemps désolée, et à le prier pour Avignon, où la peste exerçait alors de cruels ravages. Quelques années après, les prêtres du Bon Pasteur donnèrent une mission aux pénitents de la Très Sainte-Trinité. Cette confrérie comptait alors près de trois mille membres. A la suite de la mission, qui produisit les plus heureux fruits, tous les pénitents montèrent nu-pieds à la chapelle de Notre Dame de la Garde, précédés par les saints prêtres qui les avaient évangélisés.


Consacré par une dévotion déjà plusieurs fois séculaire, et par des signes sans cesse renouvelés de la protection de la Sainte Vierge, le pèlerinage de Notre Dame de la Garde devint une des plus chères habitudes de la piété marseillaise. Chaque jour de nombreux visiteurs gravissaient d'un pied joyeux les pentes pierreuses de la sainte colline, pour implorer dans son sanctuaire celle que les affligés n'ont jamais invoquée en vain. Ce concours de pèlerins n'a été interrompu que pendant les plus mauvais jours de la terreur. Lorsque la foi chrétienne put briller de nouveau de tout son éclat dans notre patrie, qui semblait sortir des ténèbres d'une éclipse, la radieuse beauté du culte catholique resplendit aussitôt dans le sanctuaire de Notre Dame de la Garde, pareil à ces cimes élevées qui reçoivent les premiers rayons du soleil. La sainte colline retrouva ses pèlerins. Depuis lors, elle a été fréquentée plus que jamais par les Marseillais et par tous ceux qui abordent sur leur rivage. Tous les rangs, toutes les positions, tous les âges, toutes les joies, toutes les douleurs se confondent dans la chapelle de Notre Dame de la Garde. Ici, une mère prie pour son enfant et demande pour lui, à celle qui est le secours assuré des chrétiens, la guérison du corps ou la guérison de l'âme. Là, une jeune fille conjure celle qui est le refuge des pécheurs d'obtenir enfin à son père une grâce de conversion longtemps désirée. Ailleurs, on supplie l'Étoile de la mer pour que le voyageur exposé au courroux des flots apaise par son heureux retour les angoisses de sa famille.. Toute âme visitée par la douleur vient confier à Marie ses amères tristesses et lui demander une consolation. Les marins, avant d'entreprendre une longue navigation, viennent se mettre sous la protection maternelle de la Sainte Vierge, dans la chapelle où, pendant leur absence, tous ceux qui leur sont chers se réuniront souvent et prieront pour que Notre Dame veille sur eux à l'heure du danger, guide leur voyage et les ramène au port. Que de matelots, la veille de leur départ, se font un devoir d'entendre la messe, au point du jour, entourés de leur famille, dans la chapelle de Notre Dame de la Garde. A leur retour, ils ne manqueront pas de se réunir encore sous les voûtes du sanctuaire vénéré, pour remercier leur auguste patronne de les avoir préservés de tout péril. Peut-être suspendront-ils aux murs de la chapelle un ex-voto naïf, un tableau où la piété fait oublier l'absence de Part, un petit bateau déployant ses voiles, image du navire qui les a portés sur l'Océan, un fragment de cordage qui, pendant la tempête, a maintenu le gouvernail. Aux ex-voto des marins s'en joignent d'autres tout aussi expressifs. Le malade rendu à la santé se fait représenter tel qu'il était lorsque la Sainte Vierge a intercédé pour lui et l'a sauvé du trépas. Le paralytique et le boiteux, qui ont recouvré l'usage de leurs membres, suspendent leur béquille désormais inutile, comme un témoignage de l'efficace intercession de la Reine du Ciel.


Souvent d'illustres visiteurs se sont mêlés à la foule des pèlerins obscurs dans la chapelle de Notre-Dame-de-la-Garde. Deux rois d'Espagne, sur le chemin de l'exil, ont incliné leur tête, rendue plus vénérable par la consécration du malheur, aux pieds de la Mère de Celui dont le règne n'aura point de fin. Le 4 juin 1816, la duchesse de Berry vint unir ses prières et associer d'avance ses épreuves aux épreuves et aux prières des Bourbons d'Espagne. Lorsque Marie-Caroline, alors princesse de Naples, se disposait à quitter la terre natale pour venir en France où l'attendaient tant de douleurs, elle reçut par la poste un pli cacheté qui ne contenait qu'une image de la Sainte Vierge, avec cette inscription: « Notre Dame de la Garde, patronne des marins, priez pour nous ». La princesse étonnée ne put savoir qui lui adressait cette image; aucune lettre n'accompagnait le mystérieux envoi. Elle apprit seulement que Notre Dame de la Garde était un pèlerinage marseillais où la Sainte Vierge était implorée avec une touchante confiance par tous ceux qui devaient braver l'inconstance des flots. Elle résolut d'accomplir ce pèlerinage en arrivant à Marseille, et voulut porter sur elle, pendant la traversée, l'image invisible que lui avait envoyée un ami inconnu. Lorsque le navire eut perdu de vue les côtes napolitaines, il fut assailli par une violente tempête; mais il fut protégé, tant que dura le péril, par la présence de l'image sainte dont la vue rassurait les matelots. C'est à elle que le commandant de la frégate crut devoir son salut. Dès qu'elle eut touché le rivage de la France, la princesse voulut aller remercier la Sainte Vierge dans le sanctuaire où elle reçoit les actions de grâces des marins échappés à la fureur des flots. Un temps magnifique favorisa son pèlerinage. Près de cinquante mille personnes couvraient la colline. Chacun voulait voir de près la courageuse princesse qui allait unir sa destinée à celle de l'héritier de nos rois, menacé déjà par le fer régicide qu'un assassin aiguisait dans l'ombre. De joyeux drapeaux flottaient partout, dans la ville, dans le port, dans toutes les campagnes voisines. D'innombrables navires livraient au souffle du vent les couleurs de toutes les nations. Mais deux immenses drapeaux blancs dominaient toutes les banderoles qui pavoisaient le fort : l'un portait les armes de France, l'autre celles des Deux Siciles.

La duchesse d'Angoulême visita Notre Dame de la Garde le 15 mai 1823. Le vent du nord-ouest, le terrible mistral, soufflait avec une violence effrayante lorsque la magnanime princesse accomplit son pèlerinage. On la pria de remettre à un autre jour sa pieuse visite, lui disant qu'elle s'exposait à être renversée par le mistral sur les hauteurs de la colline. Mais l'intrépide femme, qui avait traversé sans en être vaincue toutes les tempêtes que peuvent soulever les passions humaines, pouvait-elle être arrêtée par le souffle du vent? Peu de jours furent plus mémorables pour les pèlerins de Notre-Dame-de-la-Garde que le jour où leurs majestés Napoléon III et l'Impératrice Eugénie, gravirent la colline sainte dont les flancs escarpés disparaissaient sous les rangs pressés de la foule qui les couvrait d'une mosaïque vivante. Dans ce sanctuaire où tant de rois avaient prié, quels vœux ardents ont formés pour la gloire et le bonheur de la France, quel divin secours ont imploré l'énergique souverain et la gracieuse souveraine, en inclinant leurs fronts couronnés aux pieds de la Reine du ciel! A l'occasion de cette auguste visite, l'accès de la chapelle fut rendu plus facile. Un escalier, habilement tracé et solidement construit, permit d'y arriver sans trop de fatigue. Une semaine suffit pour achever ce travail, qui fut poussé avec la prodigieuse activité que Marseille sait déployer quand elle veut se donner en quelques heures un ornement de plus. Ce fut le dimanche, 9 septembre 1860, que Leurs Majestés allèrent entendre la messe à Notre Dame de la Garde. La colline dont le sommet, richement pavoisé, ne pouvait être atteint que par un petit nombre de privilégiés, était entourée jusqu'à sa base d'une fourmilière humaine. Près de quatre-vingt mille personnes s'y étaient amassées. Mgr de Mazenod reçut Leurs Majestés à la porte de la chapelle provisoire, rapidement bâtie à côte du splendide sanctuaire qui commençait à s'élever sur les ruines de l'ancien. Il prononça un discours où il rappela l'histoire du sanctuaire cher aux Marseillais, et la nécessité de sa reconstruction encore inachevée. « La  présence de Vos Majestés dans ce sanctuaire, dit le vénérable prélat, ajoute un nouvel éclat à son illustration séculaire. L'histoire de notre ville dira qu'après avoir contribué par votre munificence à la réédification du temple consacré à la Mère de Dieu, vous ayez voulu venir visiter les travaux de cette pieuse entreprise avant qu'ils fussent achevés, et donner ainsi un solennel témoignage de la part que vous prenez à la grande dévotion marseillaise... » S'adressant à l'Impératrice, il ajouta: « Et vous, Madame, qui attirez les peuples  vers votre glorieux époux par le charme de vos bontés, vous continuerez votre vocation tutélaire devant la Mère de Dieu, en appelant sur l'Empereur des bénédictions que nous invoquons aussi sur votre personne et sur le Prince impérial, déjà béni par moi le jour de sa naissance, du haut de ce sanctuaire dont l'image fut suspendue sur son berceau. Ce souvenir nous est un motif de plus de le tenir pour présent au milieu de ses augustes parents, heureux et exaucés dans ce gage d'avenir donné à la France ».


Avant la tourmente révolutionnaire, le sanctuaire de Notre Dame de la Garde possédait une statue en argent de la Sainte Vierge qui jouissait du privilège, considéré comme unique dans le monde chrétien, de tenir à la main le Saint-Sacrement exposé. Pendant la terreur, cette statue fut portée à la Monnaie pour être convertie en numéraire. Lorsque la paix fut rendue à l'Église de France, le bruit se répandit que l'image en argent de Notre Dame de la Garde avait été vendue aux Génois, et qu'elle devait se trouver quelque part. On se livra aux plus minutieuses perquisitions; mais on acquit bientôt la conviction que la statue avait été détruite et changée en pièces d'argent à l'effigie de la république. La piété marseillaise, désireuse de réparer ce sacrilège, voulut donner au sanctuaire de Notre Dame de la Garde une image de la Sainte Vierge plus riche que celui qu'il possédait avant la révolution. La duchesse d'Angoulême, en 1823, mit à la disposition des administrateurs de la chapelle une somme de trois mille francs, comme sa souscription personnelle à l'érection d'une statue d'argent. L'exemple de l'auguste fille de Louis XVI ne pouvait manquer d'être imité, il fut décidé qu'on remplacerait l'ancienne image par une statue où la richesse du travail le disputerait à la richesse de la matière. M. Channel, artiste aussi distingué que pieux, se chargea de doter d'un chef d'œuvre la chapelle de Notre-Dame-de-la-Garde. Il l'exécuta au repoussé sur un modèle en plâtre de Corlot, statuaire à Paris. La Sainte Vierge est représentée portant sur son bras l'enfant Jésus, et présentant à l'adoration des fidèles, Celui qui donne à ses maternelles prières, le droit d'être exaucées. Celte statue, haute de six pieds, d'une beauté et d'une perfection de travail admirables, fut solennellement bénie au mois de juillet 1837, sur le cours de Beizunce, au milieu d'une foule immense où le peuple des campagnes et des villes voisines se mêlait aux habitants de Marseille. M. Fortuné de Mazenod, alors âgé de 89 ans, adressa aux fidèles quelques paroles émues qui furent comme les adieux de ce vénérable vieillard. Pour la dernière fois donna la bénédiction pontificale à ses ouailles assemblées autour de lui. Chaque année, à l'époque delà Fête-Dieu, la statue d'argent de Notre Dame de la Garde descend de son sanctuaire, et vient passer un jour entier au milieu de la ville, exposée sur un trône entouré de flambeaux et de fleurs, comme une reine bien-aimée au milieu de son peuple. Les fidèles se pressent sur le passage de l'image vénérée. Dès le matin, les rues que le saint cortège doit parcourir se parent de pavillons et de guirlandes. Gracieux interprètes de leur famille, des enfants récitent une prière à la Mère de Dieu portée en procession, et lui offrent un cierge, soit pour implorer sa protection, soit pour la remercier d'un bienfait reçu. Quand des jours de douleur et de deuil se lèvent sur Marseille, quand un fléau destructeur jette l'épouvante au sein de la riche cité, tous les regards se tournent vers Notre Dame de la Garde. On se forme en procession, on va pieds nus chercher la précieuse image de la protectrice des malheureux. Au lieu de ne demeurer qu'un jour au milieu de la ville, elle reste exposée pendant huit jours à la piété dos fidèles. C'est avec des larmes qu'on l'implore. Quand elle reprend le chemin de son sanctuaire, on la laisse partir à regret, mais avec la douce persuasion que la justice de Dieu est apaisée.


En 1845, la chapelle de Notre Dame de la Garde reçut un bourdon sonore dont les puissantes vibrations portent jusqu'aux extrémités du territoire marseillais l'annonce des fêtes de la Sainte Vierge et des cérémonies pratiquées en son honneur dans son sanctuaire de prédilection. Cette cloche colossale, dont les flancs sont enrichis d'ornements en relief d'une exécution parfaite, est sortie des ateliers de Mr Morel, de Lyon. Elle reçut son baptême le 5 octobre 1845, sur la plaine Saint-Michel, au milieu d'un peuple immense, et fut appelée « Marie-Joséphine ». Dix jours après, elle fut posée sûr le clocher provisoire de Notre Dame de la Garde. Depuis lors, trois fois par jour, aux heures de l'Angélus, le bourdon de Notre Dame remplit la ville de ses vibrations graves et prolongées, invitant les fidèles à prier la Vierge sainte, la Mère de Dieu, Celle que l'ange Gabriel, de la part du ciel, et Élisabeth, de la part de la terre, saluèrent pleine de grâces et bénie entre toutes les femmes. Cependant Marseille, dont la prospérité commerciale rendait nécessaire la création de deux nouveaux ports, et qui tendait à devenir la plus opulente des villes de France après Paris, en même temps que la plus peuplée, Marseille comprenait que l'antique sanctuaire de Notre Dame de la Garde était à la fois trop modeste et trop étroit. Les jours de fête, la plupart des pèlerins ne pouvaient trouver place à l'intérieur de la chapelle. Le vœu populaire demandait avec instance la construction d'une nouvelle église. Le 1er novembre 1852, un mandement de Mgr Charles de Mazenod annonça aux fidèles que leurs justes désirs allaient être satisfaits. Il fit un appel à la générosité des fidèles; une souscription fut ouverte, et le premier nom inscrit sur la liste de souscripteurs fut le nom immortel de Pie IX. « Ce nom, disait Mgr de Mazenod, vaut a lui seul un riche présent. Il est une bénédiction sur notre œuvre et sur tous ceux qui y prendront part. » Des fonds abondants furent bientôt réalisés, et la première pierre du nouveau sanctuaire fut posée solennellement le 28 août 1853. Une chapelle byzantine, ornée à l'intérieur d'un riche revêtement de marbre, devait s'élever sur une crypte ou église inférieure. Mgr de Mazenod put voir achever cette chapelle souterraine dont les proportions heureuses, la décoration, le demi-jour favorable au recueillement, rappellent les plus belles cryptes que nous a léguées le moyen-âge ; mais il ne lui fut pas donné de consacrer le nouveau sanctuaire de Notre Dame de la Garde: cette gloire était réservée à son successeur. Dès qu'il eut pris possession du siège de Marseille, Mgr Cruice déploya un zèle infatigable pour le pèlerinage si cher à ses diocésains. Il fit reprendre et activer les travaux de construction, interrompus depuis quelque temps. Des murs de marbre, que nulle voûte ne dominait, s'élevaient au sommet de la colline, comme des ruines, jouets de la pluie et des vents. Un des premiers mandements du nouvel évêque eut pour objet d'adresser à la généreuse piété des fidèles une pressante demande de souscriptions. « Le nouveau sanctuaire de Notre Dame de la Garde, leur dit-il, est plus que l'œuvre d'un pontife: c'est le monument de tout un peuple, des riches et des pauvres, des ouvriers et des artisans, des matelots et des pêcheurs. C'est la prière d'une grande ville qui s'élève du sommet de cette colline et monte vers les cieux. Pour les uns, c'est l'hymne de la reconnaissance; pour d'autres, c'est l'invocation du repentir; pour tous, c'est le cantique de l'amour ».   Aux souscripteurs qui apporteraient à Notre Dame de la Garde un don de mille francs, il accorda le droit de faire poser dans la crypte du sanctuaire une plaque de marbre portant leur nom de famille.  « Ces noms passeront à la postérité; les pèlerins les liront avec reconnaissance; les enfants s'honoreront de la charité de leurs pères; elle deviendra pour eux un litre de gloire, et auprès de ces ex-voto, ils prieront avec confiance pour ceux qui leur étaient si chers et qui reposent alors dans la paix du Seigneur ». En faisant cet appel à toutes les familles pieuses, Monseigneur s'adressa aussi aux corporations d'ouvriers, aux administrations, aux confréries, aux institutions religieuses de toutes dénominations. Des plaques de marbre, revêtant la crypte du monument, devaient rappeler les divers tributs d'hommage offerts par toutes les classes de la société à la Mère de Dieu. La voix de l'évêque fut entendue. Aucun Marseillais ne pouvait rester indifférent au prompt achèvement du temple de la Bonne Mère. Toutes les grandes familles se firent un devoir d'offrir le don qui permettait à leur nom de figurer dans la crypte de Notre Dame de la Garde, dans cette espèce de statistique en marbre qui fera connaître à la postérité la plus reculée tout ce qu'il y avait de pieux et de généreux à Marseille en 1861.


L'abondance des souscriptions permit d'espérer qu'au bout de deux ans le nouveau sanctuaire serait achevé et pourrait être consacré. En attendant ce jour si désiré, la chapelle de Notre Dame de la Garde fut témoin de deux fêtes magnifiques. Le 17 août 1862, Mgr Cruice annonça aux fidèles, par une lettre pastorale, qu'il consacrerait son diocèse au Saint Cœur de Marie, le jour où l'Église célèbre la fête de ce Cœur immaculé. « Au jour solennel de notre consécration épiscopale, disait-il, jour de la fête du très Saint Cœur de Marie, prosterné au pied de ses autels, nous lui adressions cette prière: « O Cœur immaculé, dont la tendresse maternelle n'a jamais été vainement implorée, nous recourons à vous dans notre faiblesse, nous vous consacrons tous les travaux de notre épiscopat.... Le lendemain, célébrant à l'autel de Notre Dame des Victoires notre première messe d'évêque, nous mêlions les mêmes prières aux prières et au sang du divin Fils de Marie; peu après, au soir de la fête de Saint-Lazare, nous passions au milieu de ce peuple qui devenait notre famille, et nous appelions sur lui toutes les bénédictions qu'un évêque peut puiser à pareil jour dans le Cœur adorable de Jésus et dans le Cœur immaculé de Marie. Et lorsque le soleil, qui avait éclairé cette fête de ses derniers feux, se leva le lendemain à l'horizon, nous montions la colline qui conduit au sanctuaire de Notre Dame de la Garde; C'était dans ce temple privilégié, ou vos pères ont versé tant de prières et de larmes, où vous-mêmes vous avez épanché si souvent les vœux, les anxiétés et les espérances de vos cœurs, où Marie s'est toujours montrée votre bonne Mère, par des prodiges de puissance et d'amour si touchants et si nombreux, que la renommée en a été portée jusqu'aux extrémités de la terre. C'est là, au pied des autels, que nous devions confier notre ministère pastoral et notre diocèse à la garde de la Très-Sainte Vierge. Mais ces prières étaient proférées dans le silence de notre âme, et il nous tardait de voir revenir l'anniversaire de notre sacre et la fête du Très-Saint Cœur de Marie, pour vous conjurer, nos très chers frères, de vous unir à nous dans un acte solennel de consécration à la Sainte Vierge, et d'implorer publiquement avec nous sur ce diocèse, sur les travaux de notre ministère, sur notre clergé, sur vos familles, sur vous-mêmes, les faveurs précieuses du Cœur immaculé de notre céleste Mère ». La cérémonie de la consécration du diocèse de Marseille au Saint Cœur de Marie s'accomplit avec une imposante magnificence, à la suite d'une procession comme les Marseillais savent les faire. Quatre évoques étaient venus joindre leurs prières à celles de monseigneur Cruice. La colline de Notre Dame de la Garde présentait un spectacle qu'il est plus facile d'imaginer que de décrire, au moment où les cinq pontifes, sur une estrade élevée devant la chapelle provisoire, étendirent leurs mains au-dessus de la foule agenouillée, en invoquant sur elles les bénédictions du Très-Haut. L'anniversaire de cette solennité mémorable fut célébré avec un éclat inaccoutumé. A cette occasion, les reliques des saints du diocèse de Marseille furent portées processionnellement dans la crypte de Notre Dame de la Garde, avec une pompe où la savante ordonnance des fêtes du nord se mêlait à l'élan populaire des fêtes du midi. De riches reliquaires, œuvres d'art en même temps que de piété, avaient reçu une portion des restes précieux des huit saints protecteurs du diocèse de Marseille: saint Vincent de Paul, saint Victor, saint Ferréol, saint Sérèmes, saint Théodore, sainte Marthe, sainte Marie-Madeleine, saint Lazare. Les huit reliquaires étaient précédés de huit cortèges d'aspects variés. Chaque paroisse avait rivalisé de zèle et d'imagination pour former ces brillants cortèges. Ici, flottaient des bannières, des guidons, des oriflammes; là, s'agitaient des palmes et des branches fleuries. D'innombrables encensoirs, étincelant au soleil, jetaient à la brise, des nuages de fumée odorante. Des plumes blanches et roses s'arrondissaient en couronnes, s'allongeaient en guirlandes, et formaient au-dessus des reliquaires un dais aérien. Jamais l'admiration de la foule, habituée cependant aux magnificences des processions marseillaises, n'avait été si vivement excitée.


Cependant la fête du 23 août 1863 ne devait être que le prélude de celle du 5 juin 1864,jour de la consécration du nouveau sanctuaire de Notre-Dame de la Garde. Pour préparer les fidèles à la splendeur de cette fête exceptionnelle, notre Saint-Père le Pape, sur les instances de Mgr l'évoque de Marseille, a bien voulu accorder un jubilé extraordinaire dont les indulgences ont pu être gagnées pendant tout le mois de mai. Pie IX a déclaré qu'en accordant une faveur si rare, il voulait récompenser la piété des Marseillais envers la Sainte Vierge. L'inauguration du nouveau sanctuaire devait dépasser en magnificence toutes les solennités dont l'antique chapelle a été témoin. Ne fallait-il pas qu'on pût appliquer au nouveau monument élevé en l'honneur de Notre-Dame-de-la- Garde ces paroles de l'Écriture: « La gloire du second temple sera plus grande que la gloire du premier ». Comment rie pas être ému a la pensée de cette incomparable fête, manifestation grandiose de la dévotion de tout un peuple envers la Sainte Vierge? Quelle imposante réunion de prêtres venus de tous les points de la France, de religieux de tous les ordres, de chanoines, d'évêques, de cardinaux Quel pieux soulèvement d'une ville entière! quelle procession triomphale! ô beauté sublime du culte catholique! ô jour de joie et de transports ! ô jour « que le Seigneur a fait! » ô jour dont le souvenir ne s'effacera jamais.


O Vierge sainte! ô Notre-Dame-de-la-Garde nous avons raconté les gloires de votre sanctuaire; nous terminerons nous aussi, notre pèlerinage en vous adressant une prière filiale. Vous êtes la Mère de grâce, ô Marie! Maria Mater gratiae. Augmentez la piété dans nos âmes; unissez-les à votre divin Fils par les fortes chaînes de l'amour. Inspirez-nous des pensées qui embellissent nos joies et adoucissent l'amertume de nos afflictions. Souvenez-vous aussi des pécheurs, puisque vous êtes une Mère de miséricorde, Mater misericordiae. Tendez-leur votre main bénie. Faites apparaître à leurs regards troublés un rayon de la gloire préparée à ceux qui se convertissent. Si la justice de Dieu les effraie, rappelez-leur votre bonté. Protégez-les, protégez-nous tous contre les attaques de notre implacable ennemi, tu nos ab hoste protege. Toutes les fois que le monde menacera notre faiblesse, nous accourrons auprès de vous, comme des enfants épouvantés auprès de leur mère. Chaque prière que nous vous adressons est un glaive qui met en fuite les esprits de l'abîme. Nous portons sur notre cœur votre image protectrice, comme un bouclier divin qui émousse tous les traits. La vie est pour tous les hommes un difficile combat; mais pour vos enfants, ô Marie! ce combat est une victoire. Viendra le jour du triomphe. Au terme de notre pèlerinage dans cette vallée de larmes, vous nous accueillerez, ô bonne Mère! Vous nous assisterez à l'heure de notre mort, ex hora mortis suscipe. Votre nom, mille fois répété, consolera notre agonie. Vous nous fermerez les yeux. Vous recevrez notre âme s'échappant enfin de sa prison de chair; vous la conduirez devant le juste Juge, afin que nous: trouvions grâce devant lui, et que notre voix s'unisse à la Voix des élus et des anges pour vous louer et vous bénir pendant toute l'éternité. Ainsi-soit-il.

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Neuvaine à Notre Dame de la Garde


L'usage des Neuvaines est devenu fréquent de nos jours, parce qu'on en a reconnu les immenses avantages. Une neuvaine bien faite porte toujours ses fruits. La prière se fait alors avec plus de foi et plus d'amour; les dispositions sont plus chrétiennes: la confession, le retour sur soi-même, le grand désir, quelquefois même le grand besoin d'être exaucé, tout agit puissamment sur l'âme, la rapproche de Dieu, la rend plus fervente et plus détachée de la terre; la prière devient plus pure, plus humble; et alors ce qui souvent ne devait servir qu'à obtenir un bien temporel et passager, nous obtient des grâces de salut pour l'éternité. Il ne suffit donc pas de faire une Neuvaine pour obtenir une grâce particulière, un secours, un miracle peut-être; il faut sanctifier ce temps de prière, descendre dans le secret de son âme, reconnaître combien peu on mérite les faveurs du ciel, et prendre la résolution de s'avancer dans la charité et la pratique de la vertu. N'oublions pas que la prière est bien imparfaite si elle n'est accompagnée d'une vie chrétienne. Comme chacun a ses besoins particuliers qui peuvent varier beaucoup, voyez à vous imposer, pendant la Neuvaine, telles prières, méditations, lectures, pratiques, bonnes œuvres, qui seront plus appropriées à votre état. Consultez, au reste, voire confesseur; prenez ses conseils, et suivez en tout point la marche qu'il vous tracera. Pour faire la Neuvaine avec fruit, il est bon de commencer parla confession, et de se mettre en état de grâce, afin de s'approcher de la sainte table au moins le dernier jour. Il faut, autant que possible, faire dire la sainte messe dans l'intention de la Neuvaine, ou du moins y assister pendant les neuf jours.

Prière à Notre Dame de la Garde
A dire chaque jour au début de la Neuvaine


O sainte Mère de Dieu, nous nous unissons avec amour à tant d'âmes pieuses qui, depuis une longue suite de siècles, se sont prosternées à vos pieds dans ce sanctuaire. Hélas! héritiers d'une génération qui a cru que la liberté était aussi l'abandon de la Foi et le mépris des institutions religieuses, nous marchons faibles et languissants dans les voies de la piété; nous avons laissé dépérir cette sève du Christianisme qui animait nos pères, et les amenait au pied de vos autels dans les joies comme dans les douleurs, avec les larmes du repentir ou de la reconnaissance; faites revivre, ô divine Marie ! cette foi puissante qui est la vie des peuples et des individus; excitez dans nos cœurs le tendre amour pour Jésus et Marie, dont ces heureuses populations étaient pénétrées, afin que vous veniez encore à nous, toute pleine de votre amour de mère, et toute prête à répandre sur vos enfants les bienfaits qu'ils sollicitent pour accomplir leur pèlerinage dans cette vallée de larmes. Ainsi soit-il.

Réciter en suite les Litanies en l'honneur de l'Immaculée Conception à la fin de la Neuvaine

Premier jour

O Marie conçue sans péché, priez pour nous.


O Dieu! quelle abondance de miséricorde, et que les sujets d'espérance se multiplient devant nous; puisque en même temps que par la première femme le genre humain tombait de la splendeur de l'état d'innocence, vous avez daigné prédestiner une autre femme pour le relever. O Marie! vous êtes la nouvelle Ève, la fille chérie du Créateur; comme la première, vous paraissez au monde toute pure, toute brillante de beauté, toute enveloppée des grâces et des bienfaits du Seigneur; mais vous venez pour sauver, par votre maternité divine, ce que la première femme a perdu pour arracher à la mort les victimes héréditaires de sa désobéissance. Voilà la nouvelle Mère que vous donnez à l'homme, ô mon Dieu, pour qu'elle soit médiatrice entre nos misères et votre miséricorde. Pure et sans aucune tache, sa voix sera plus puissante quand elle priera pour le pécheur. O Marie immaculée! Vierge toute parfaite, beauté toute céleste dont jamais la moindre souillure n'a terni l'éclat, n'êtes-vous pas cette radieuse espérance qui vient tout d'un coup briller au sein même de l'abîme de la désolation? Qu'allions-nous devenir sans le Christ qui vient nous-sauver? et vous êtes sa mère à jamais chérie, la plus parfaite créature de Dieu, la plus pure des vierges, la plus aimante des mères! O privilège admirable! notre faible intelligence ne saurait se faire une idée de votre estimable valeur.

O Vierge sainte! arche d'alliance! aidez-nous à correspondre aux desseins ineffables du Dieu qui, après s'être glorifié dans votre pureté incomparable, veut maintenant se glorifier dans notre indignité, et qui ne nous a arrachés au démon que pour faire de nous son temple et sa demeure la plus chère. Venez donc à notre secours, ô vous qui, par la miséricorde de votre Fils, n'avez jamais connu le péché! Que l'éclat de votre innocence virginale, rejaillissant en nos âmes, nous découvre la beauté de la grâce; que votre amour nous obtienne d'en sentir tout le prix, afin que désormais nous préférions toutes les douleurs et la mort même plutôt que de consentir à perdre le plus précieux des biens, le trésor inestimable de la grâce!

O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous.

Deuxième jour
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous


Mère de Dieu! quel honneur plus grand! quel titre plus magnifique! ô Marie! il n'y a rien qui vous soit égal, rien qui vous soit comparable, car Dieu seul est au-dessus de vous. Dire, en effet, que vous êtes la Mère de Dieu, c'est vous élever au-dessus de toutes les grandeurs qui existent, ou qu'on peut imaginer au-dessous du Très-Haut, Cette dignité, selon la pensée de saint Thomas, est en quelque sorte infinie, elle est incompréhensible à l'esprit humain, parce qu'elle a pour terme Dieu lui-même; car qui dit une mère dit un fils, et qui dit une Mère de Dieu dit nécessairement un Fils qui est Dieu; c'est pourquoi, comme il n'y a point d'esprit créé qui puisse comprendre la dignité d'un fils de Dieu, il n'y en a pas davantage qui puisse comprendre celle de sa Mère. « Concevez, dit saint Grégoire, ce que c'est qu'un Fils de Dieu, et vous concevrez ce que c'est que sa Mère: l'excellence de l'une vous fera connaître l'excellence de l'autre: si vous dites que l'une est infinie, je dirai que l'autre l'est aussi ».

O très Sainte et très Immaculée Vierge, Mère de mon Dieu! vous êtes plus noble que tous les esprits célestes, plus pure que les rayons du soleil, plus digne d'honneur que toutes les hiérarchies des anges. O sainte Mère de mon Dieu! ayez pitié de moi qui suis un misérable pécheur. Souvenez-vous qu'en mettant au monde Celui qui est notre frère, vous êtes devenue véritablement notre Mère, et qu'ainsi vous êtes plus élevée on puissance et en gloire, plus nous devons ressentir les effets des sollicitudes de votre Cœur maternel. Je viens, ô Marie! me réfugier sous les ailes de votre protection; couvrez-moi de votre miséricorde. Oui, les yeux baignés de larmes, je vous supplie d'intercéder pour moi, afin que votre Fils, notre clément Sauveur, ne me rejette point à cause de mes péchés, et ne me retranche point comme un arbre stérile.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Troisième jour
Marie source de grâces, priez pour nous


Reconnaissons la conduite de la sagesse et de la miséricorde de notre Dieu. Dès lors qu'il a conçu le dessein du salut des hommes, il en a mis tout le prix et tout le succès entre les mains de Marie. Il a voulu que la chute de la première femme fût relevée par un de ses enfants; et que si une Vierge nous a perdus, une Vierge vînt aussi nous sauver. Honorons de toute l'étendue de nos cœurs, de toute l'affection de nos entrailles, de toute notre force et de tous nos désirs, cette divine Mère; car telle est la volonté de Celui qui veut que nous ayons tout pour Marie. Qui dit tout n'excepte rien; il veut que nous ayons par Marie la grâce et la gloire; il veut que les hommes reçoivent tout de son abondance et de sa plénitude. Il veut que tous les hommes soient sauvés par les mérites du Fils et par l'intercession de la Mère, parce que Dieu a résolu de ne nous faire aucune grâce qui ne passe par les mains de Marie. Comme on ne peut être sauvé sans grâce, il faut dire qu'on ne peut l'être que par Marie, le canal de toutes les grâces qui descendent du ciel en terre.

O Marie! Vierge de bonté, qui êtes notre consolation et notre ressource auprès de Dieu; vous qui êtes seule la rosée céleste qui donne du rafraîchissement à nos peines; vous qui faites distiller en nos cœurs une pluie divine, lorsqu'ils sont dans la sécheresse et l'aridité; vous qui êtes la lumière céleste qui éclairez nos âmes lorsqu'elles sont environnées de ténèbres; vous qui êtes notre guide dans les voyages, notre force dans les faiblesses, notre trésor dans la pauvreté, notre remède dans les plaies incurables, et notre consolation dans les larmes; vous qui êtes la fin de nos gémissements, la ressource de nos misères; vous qui rompez nos chaînes et qui êtes l'espérance de notre salut; exaucez nos prières, ayez compassion de nos soupirs, recevez nos plaintes, ayez pitié de nous. Que nos larmes touchent de compassion les entrailles de votre bonté, comme il est convenable à la Mère de Dieu qui a tant d'affection pour les hommes. Mère de Dieu, vous avez le pouvoir de nous exaucer; vous en avez aussi la volonté: ayez donc pitié de nous.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Quatrième jour

O Marie, notre avocate, priez pour nous.


C'est dans vous, ô Marie! que réside toute l'assurance de la vie et de la vertu; vous êtes le secours de ceux qui combattent, l'avocate des pauvres, le refuge charitable des pécheurs: vous êtes la dispensatrice des dons célestes, notre unique espérance après Dieu; vous êtes le salut de tous ceux qui vous invoquent. Ah! qui que nous soyons, nous pouvons nous approcher de Dieu avec assurance, nous avons Marie pour nous présenter et pour nous défendre. Elle est le trône où Dieu s'est reposé afin que nous puissions, comme le dit l'Apôtre, obtenir grâce et miséricorde; elle est pleine de grâces, afin de les répandre avec profusion sur ses enfants chéris. Malheur à celui qui n'aura pas Marie pour avocate! qui pourra le défendre? Et comment peut espérer son intercession celui qui ne la prie point, qui ne l'aime point, et qui, négligeant son service, ne s'efforce pas d'imiter ses vertus pour mériter son amour?


O Vierge Immaculée ! vous êtes l'unique avocate et l'unique secours de ceux qui sont sans défense. Vous êtes le port assuré de ceux qui ont fait naufrage; vous êtes le salut et l'espérance de tous, la ressource de l'univers, la couronne et la gloire des justes. Mère de Dieu, couvrez-nous des ailes de votre charité et de votre miséricorde; ayez pitié de nous qui sommes pécheurs: nous n'avons confiance qu'en vous, ô Vierge sainte! nous sommes dévoués à votre service, nous portons le nom de vos serviteurs. Ne souffrez donc pas que l'ennemi de notre salut nous enlève à votre amour. Vous êtes le port de notre navigation, ô Vierge Immaculée! Nous sommes sous votre sauvegarde et votre protection; c'est pourquoi nous avons recours à vous, nous vous invoquons avec larmes, ô bienheureuse Mère! Nous nous prosternons devant vous, et nous vous supplions très humblement d'empêcher que Jésus, votre Fils, notre Sauveur et la vie de toutes choses, irrité par la multitude de nos crimes, ne nous coupe comme l'arbre infructueux, et ne livre nos âmes à la puissance du lion infernal.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Cinquième jour

O Marie, notre médiatrice, priez pour nous

Quelles louanges ne devons-nous point rendre à celle qui à mérité entre tous les saints d'être notre médiatrice et de nous obtenir les biens précieux de la grâce! C'est par Marie, ô mon Dieu! que nous avons reçu votre miséricorde, c'est par elle que nous recevons notre Seigneur Jésus-Christ. Elle seule a eu quelque part à la gloire de son Fils dans le salut du monde, car elle ne nous obtient rien qu'elle ne nous ait mérité pendant qu'elle était sur la terre; elle a aussi offert toutes ses actions et toutes ses souffrances unies à celles de Jésus-Christ pour le salut de tous les hommes, et Dieu a accepté cette offrande. La miséricorde de Marie était grande lorsqu'elle était encore dans l'exil de ce monde; mais maintenant qu'elle est dans le ciel, elle est incomparablement plus étendue.


O sainte Mère de Dieu! véritable médiatrice de notre salut, nous espérons obtenir par votre moyen le royaume des cieux. C'est vous qui nous aidez, qui nous défendez, qui nous excusez auprès de votre Fils, et qui travaillez puissamment à notre salut. Nous vous supplions donc d'exaucer nos prières, et de nous obtenir ce que nous demandons. Vous le pouvez, car vous avez, comme Mère, auprès de votre Fils, un crédit qui ne peut souffrir de refus; vous avez des forces insurmontables; et quelque grande que soit la multitude de nos péchés, elle ne saurait égaler la grandeur de votre miséricorde. Rien ne résiste à votre puissance, tout cède à votre force et à vos commandements, tout obéit à votre empire. Celui qui est né de vous vous a élevée au-dessus de tout; votre Créateur fait sa gloire de la vôtre, et se tient honoré de ceux qui vous honorent. Votre Fils se réjouit de voir l'honneur que nous vous portons; il vous accorde volontiers ce que vous lui demandez; priez-le donc pour nous, qu'il nous fasse la grâce de vivre et de mourir dans son saint amour.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Sixième jour
O Marie, refuge des pécheurs, priez pour nous


O douce et bonne Vierge ! Marie, Mère de Dieu, espérance des plus désespérés, c'est par vous que nous avons été réconciliés avec Jésus-Christ votre Fils et notre Dieu. Priez pour nous, pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. O Mère de Miséricorde! apaisez le Seigneur et rendez-le favorable aux misères communes de notre nature. Vous êtes toute-puissante pour sauver les pécheurs, et vous n'avez pas besoin d'autres recommandations auprès de Dieu, car vous êtes la mère de la véritable vie. La plus belle qualité que porte la très sainte Vierge est en effet celle de Mère et de Reine de Miséricorde; parce que la miséricorde est une vertu divine qui procède d'une plénitude de bonheur; car il faut être plein pour se répandre, riche pour donner, heureux pour soulager. Marie doit donc regarder les pécheurs comme ses enfants, car la misère est l'objet de la miséricorde: il n'y en a point de plus grande que celle d'un homme qui est dans le péché. Non-seulement Marie est Mère, mais encore Reine de Miséricorde, parce que son Fils l'a établie Reine des misérables et Médiatrice des pécheurs, qu'elle demande toujours miséricorde pour eux et jamais justice.


O Marie! les sollicitations que l'on vous adresse pour la conversion des pécheurs ne vous importunent jamais; au contraire, toute votre joie est de prier pour les misérables et d'assister, par vos prières toujours efficaces, ceux qui sont en danger de se perdre. Vous savez, ô très douce Mère de Dieu! mieux que tous les hommes et tous les anges, combien notre salut est cher et agréable à votre divin Fils; combien sa Miséricorde le presse de nous sauver; c'est pourquoi nous venons réclamer votre bonté pour les pécheurs. Ayez pitié de nous, Vierge sainte; voyez notre profonde misère et secourez-nous. Obtenez de votre divin Fils un regard de miséricorde qui soit une Lumière à notre esprit, et un feu dévorant pour notre cœur, afin que, reconnaissant avec un profond repentir nos égarements passés, nous remplacions une vie de péché par une vie de pénitence et d'amour.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Septième jour
O Marie, Vierge fidèle, priez pour nous


Conçue dans l'amour de Dieu, sans aucune tache du péché, sans aucune inclination au péché, ô Marie! vous n'avez pas eu sujet de craindre, comme nous, ces chutes funestes qui détruisent la grâce; et cependant, à examiner votre conduite, on aurait pu penser que vous aviez autant et plus que nous à craindre. C'est que cette Vierge prudente et fidèle veillait sans cesse sur son Cœur, comme si les créatures eussent pu en obtenir les affections; elle veillait sur toutes ses paroles, comme si elle eût eu à se défier de ses lèvres; conçue avec tous les privilèges de l'innocence, elle voulut toujours vivre dans la pénitence. Admirable modèle, sublime exemple que vous nous avez donnés, ô mon Dieu! pour nous maintenir dans la grâce de la régénération. Hélas! environnés d'ennemis flatteurs et trompeurs qui ne cherchent qu'à mettre à profit notre faiblesse naturelle, nous ne craignons pas, nous ne veillons point! Nous reconnaissons que nous sommes la faiblesse même; cependant nous nous exposons souvent aux occasions qui ont fait tomber les plus forts. Eussions-nous été ravis, comme saint Paul, jusqu'au troisième ciel, nous devons toujours craindre d'être précipités au plus profond des abîmes avec l'ange rebelle. Dans le chemin de la vertu, un jour ne répond pas de l'autre; et faute de fidélité, une âme, après avoir été l'objet des faveurs de Dieu, peut encore devenir un objet de réprobation.

O Marie ! vraie fontaine scellée où le démon ne pénétra jamais pour la troubler; lys éclatant de blancheur qui, vous élevant parmi les épines des enfants d'Adam, vous êtes maintenue pure et sans tache au milieu des crimes de la terre, ayez pitié de nous; voyez notre misère, et sauvez-nous de l'ennemi qui nous poursuit. Inspirez-nous cette vigilance active qui assure la fidélité. Veillez vous-même sur nous, soyez notre protectrice dans le chemin de la vie; dirigez nos pas à travers les dangers qui nous menacent. Que par vous nos cœurs s'élèvent jusqu'à Dieu; et que toutes nos œuvres soient autant d'actes d'amour qui nous garantissent une éternelle persévérance.


O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous.

Huitième jour
O Marie, mère aimable, priez pour nous


Est-il possible d'aimer le Seigneur sans aimer l'auguste Vierge sa Mère? Comment ne point éprouver pour elle les plus vifs sentiments d'amour, quand on considère ce que fut Marie, ce qu'elle est devant Dieu et devant l'homme? Oh! que les apôtres et les disciples durent la vénérer profondément et l'entourer d'hommages quand ils conversaient avec le divin Rédempteur que cette Mère avait enfanté, à laquelle il avait été soumis pendant les trente premières années de sa vie, et qu'il honorait jusqu'à attendre son intercession, en quelque sorte, pour commencer le cours de ses miracles? Le cœur de l'homme brisé par le péché originel réclamait une mère pure et sans tache, et le Cœur de Dieu créa Marie. En elle, dit saint Bernard, la justice et la paix s'embrassent; en elle, se confondent la tendresse d'une mère et la miséricorde d'un Dieu. Le don d'une mère! tel fut le dernier acte du testament de Jésus-Christ. Il avait donné la grâce, la lumière et la parole de vie: il donna encore ses mérites, ses expiations et ses souffrances pour le salut du monde; et comme il aimait les siens autant qu'un Dieu peut aimer, il leur légua, dans un ineffable sacrement, la substance même de son amour et de sa personne; et enfin, mettant le comble aux largesses d'une bonté infinie, il donna sa Mère: Voici votre Mère! dernier mot de l'amour, gage d'une indissoluble union, prémices de toutes les grâces de l'Esprit saint et de tous les trésors du ciel!


O toute aimable Marie! vous ne pouvez être nommée sans enflammer d'amour. La pensée ne peut se porter vers vous sans que le cœur qui vous aime n'éprouve un redoublement de tendresse; jamais vous ne venez à notre mémoire sans nous remplir de cette sainte joie qui vous est donnée de Dieu, Et maintenant, ô notre Souveraine! nous crions vers vous de toutes les forces de notre âme; aidez notre faiblesse; enlevez notre opprobre; ô bienheureuse Vierge qui jouissez si pleinement de son affection filiale. Parlez, votre Fils écoute: il exaucera toutes vos demandes. Invoquez son nom sur nous, afin que nous soyons guéris de l'ancienne lèpre du corps et de l'âme. Qu'à votre prière, notre jeunesse se renouvelle comme la jeunesse de l'aigle; que le voile tombe de nos yeux, afin qu'unis à l'Esprit du Seigneur par les liens de l'amour, nous ne fassions qu'un avec lui. O Marie! obtenez-nous cette grâce par vos demandes auprès de Jésus-Christ notre Seigneur, à qui louanges, gloire et actions de grâce sont dues dans les siècles des siècles.


O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous.

Neuvième jour
O Marie, reine des gloires, priez pour nous


Comment pourrons-nous exprimer l'excellence de celle Vierge, la plus parfaite des créatures? Quelles louanges lui donnerons-nous, qui égalent son mérite et son incomparable beauté? Quels cantiques spirituels chanterons-nous à la gloire de Celle qui est très glorieuse entre les anges? C'est elle qui a été plantée comme un bel olivier en la maison de Dieu et que le Saint- Esprit, par sa grâce, a rendue divine ment féconde. C'est par elle que nous avons été appelés à la dignité d'enfants de Dieu, et fait héritiers du royaume de Jésus-Christ. Elle est la gloire et l'honneur des vierges, la joie et la consolation des mères, l'appui des fidèles, le parfait exemple des saints, le palais des vertus elle temple de la vérité. Elle est la source vivante qui a enfanté ce Seigneur qui est le principe de notre vie. Le nom de Marie réjouit l'univers; elle est la gloire de notre terre. Mais quel dut être le bonheur des esprits célestes, quand ils purent entendre sa voix, contempler son visage, jouir de sa présence! La divine patrie brille d'un nouvel éclata la lumière du flambeau virginal. Plus les grâces dont elle avait été comblée sur la terre étaient abondantes, plus sa grandeur au ciel est sublime. Oui, bienheureuse et mille fois bienheureuse la Vierge Marie, soit qu'elle conçoive le Fils de Dieu sur la terre, soit que le Fils de Dieu la couronne dans le ciel !

Glorieuses sont les choses qui ont été dites de vous, ô Marie! Non, il n'est point de langue, point de paroles, chez aucune des nations qui vivent sous le soleil, qui puissent dignement célébrer votre grandeur. Et maintenant, des splendeurs de votre gloire, abaissez vos regards sur notre misère. Fils d'Ève, exilés de la patrie, nous gémissons ici-bas dans les liens du péché, enveloppés de ce corps de poussière qui nous détourne des cieux; venez à notre secours, ô reine de bonté! aidez-nous à vaincre nos passions, à dominer nos inclinations perverses, afin que, fortifiés par votre assistance, nous parvenions à vous bénir dans la gloire.


Bénie soit la très-sainte et immaculée Conception de la bienheureuse Vierge Marie. Ainsi soit-il.

Textes extraits de « Manuel du Pèlerinage à Notre Dame de la Garde », Librairie Eugène Michel, Marseille, 1864

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15 mai 2010

Litanies en l'honneur de l'Immaculée Conception

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Litanies en l'honneur de l'Immaculée Conception


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, objet des prédilections du Père, du Fils et du Saint-Esprit, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, modèle de la vie de foi, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, Mère de la douce espérance, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, Mère du bel Amour, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, aurore sans nuage du plus beau des jours, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, nouvelle Ève promise à nos pères pour écraser la tête de l'antique serpent, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, joie d'Israël, dont le Nom est si plein de douceur et de bénédiction, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, lys brillant de blancheur au milieu des épines, priez pour nous qui avons recours a vous.

O Marie conçue sans péchés, véritable chandelier d'or, merveilleusement orné des sept dons de l'Esprit saint, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, Mère de Jésus, toujours vierge, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, gloire de l'Église, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, figurée par les femmes illustres de l'ancienne loi, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, annoncée par les prophètes, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, bénie entre toutes les femmes, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, reine des anges et des hommes, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, terreur des démons, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, avocate des pécheurs, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, appui des faibles, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, trésor des parfaits, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, dont le Cœur fut si ressemblant à celui de Jésus, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, dépositaire des grâces que vous répandez à pleines mains sur tous, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, consolation des affligés et des mourants, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, protectrice spéciale de tous ceux qui vous invoquent, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, mère la plus tendre pour tous vos enfants, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, transpercée du glaive de douleur au pied de la croix, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, porte du séjour de la gloire et des délices éternelles, priez pour nous qui avons recours à vous.

O Marie conçue sans péchés, attirez vos enfants par l'odeur de vos vertus; conduisez-nous au ciel.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Marie est cette vierge admirable qui n'a contracté ni la tache du péché originel,

Ni celle du péché actuel.

Prions


Dieu tout-puissant et éternel, qui ordonnez à votre Église de célébrer la gloire de l’Immaculée Conception de la Mère de votre divin Fils, faites, nous vous en supplions, que ceux qui l’honorent pieusement sur la terre, jouissent un jour dans le ciel de l’éternelle béatitude. Ainsi soit-il.

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O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous.

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28 janvier 2010

Prière à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

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Prière à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

en souvenir de l'apparition du 17 novembre 1830

à dire le 27 de chaque mois à 17 heures

Révélée par la Vierge Marie à Carmela Carabini en 1976

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L'apparition du 27 novembre 1830

Chapelle de la Rue du Bac, Paris

Le 27 novembre, à cinq heures et demie, heure d’oraison pour la communauté, la Vierge Marie de nouveau se manifeste à Sœur Catherine agenouillée dans la chapelle parmi ses compagnes. Elle lui apparaît à droite, dans le chœur de la Chapelle, là où se trouve actuellement l’autel de la Vierge au Globe. Dressée sur le globe terrestre, le pied écrasant le serpent, Marie tient dans ses mains, à hauteur de poitrine, surmonté d’une croix, un globe plus réduit, qu’elle offre à Dieu dans un geste implorant. Les traits graves de son visage, durant la vision, s’illuminent de clartés radieuses, surtout à l’instant de sa prière. Sœur Catherine s’entend dire en elle : «Ce globe que vous voyez représente le monde entier, particulièrement la France, et chaque personne en particulier». Tout à coup, les doigts de la Vierge se comblent d’anneaux et de pierreries magnifiques ; les rayons qui en jaillissent brillent tout autour et illuminent sa personne. Dans le récit qu’a écrit Sœur Catherine sur l’ordre de son confesseur, nous lisons : «Les pierreries étaient plus belles les unes que les autres, les unes plus grosses, les autres plus petites jetaient des rayons plus beaux les uns que les autres et toujours en s’élargissant en bas». Comme la Sœur contemple la vision, la Vierge abaisse les yeux sur elle et la même voix intérieure lui dit : «Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent». Il se forme alors autour de la Vierge un tableau ovale, sur lequel est écrit en lettres d’or : «Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !». Bientôt, chargées des grâces que symbolisent les rayons, les mains de Marie s’abaissent et s’étendent, comme sur la Médaille ; puis une voix se fait entendre : «Faites frapper une Médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces. Les grâces seront abondantes pour les personnes qui auront confiance». Ainsi, après avoir offert le monde à Dieu, la Vierge tend aux humains ses mains rayonnantes. A cet instant, elle fait comprendre à sa messagère «combien elle est généreuse envers les personnes qui la prient ; que de grâces elle accorde aux personnes qui les lui demandent ; quelle joie elle éprouve en les accordant !». Enfin Sœur Catherine ajoute que quelques unes des pierres précieuses fixées aux doigts de la Vierge, ne donnent aucun rayon ; comme elle s’en étonne, une voix intérieure lui dit : «Ces pierreries, qui restent dans l’ombre, figurent les grâces qu’on oublie de me demander». Bientôt, le tableau se retourne, et la Sœur voit au revers la lettre M surmontée d’une croix, et au dessous du monogramme de Marie, deux cœurs, l’un entouré d’épines, le second transpercé d’un glaive. Les notes de la voyante ne mentionnent pas les douze étoiles que l’on voit toujours autour du monogramme de Marie. Mais ce détail a été attesté par Sainte Catherine un peu plus tard. Comme elle se demande un jour, pendant sa méditation, ce qu’il faut graver au revers de la Médaille, la Vierge lui répond : «Le M avec la Croix et les deux Cœurs en disent assez». Dans le courant de décembre, elle a une nouvelle apparition très semblable à celle du 27 novembre, et au même moment, pendant l’oraison du soir : la messagère choisie par l’Immaculée reçoit de nouveau l’ordre de faire frapper la Médaille par l’entremise de son confesseur, le prudent Père Aladel. Ce sera quand même fait en 1832 avec la permission de l’archevêque de Paris, Monseigneur de Quélen. Symbole suffisamment clair, cette Médaille nous rappelle que nous sommes des chrétiens rachetés par un Dieu crucifié en face de sa mère douloureuse ; que nous sommes les enfants d’un Dieu qui nous aime, qui nous donne son cœur et qui demande en retour le nôtre pour étendre son royaume d’amour et de paix parmi les hommes, et en priorité parmi les plus souffrants, comme va le faire Sœur Catherine. Méditons ce langage convaincant de la Médaille ! Elle est un saisissant raccourci de notre foi chrétienne.

Texte extrait du site www.medaille-miraculeuse.fr

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Supplique à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

Ô Vierge Immaculée, nous savons que, toujours et partout, tu es disposée à exaucer les prières de tes enfants exilés en cette vallée de larmes, mais nous savons aussi qu'il y a des jours et des heures où tu te plais à répandre plus abondamment les trésors de tes grâces. Eh bien, ô Marie, nous voici prosternés devant toi précisément au jour même et à l'heure bénie, choisis par toi pour la manifestation de ta médaille. Nous venons à toi, remplis d'une immense gratitude et d'une confiance sans limites, en cette heure qui t'est si chère, pour te remercier du grand don que tu nous as fait en nous donnant ton image, afin qu'elle soit pour nous un témoignage d'amour et un gage de protection. Nous te promettons donc que, selon ton désir, la sainte médaille sera le signe de ta présence auprès de nous, le livre dans lequel nous apprendrons, selon ton conseil, combien tu nous as aimés et ce que nous devons faire pour ne pas rendre inutiles tant de tes sacrifices et des sacrifices de ton divin Fils. Oui, ton Coeur transpercé, représenté sur la médaille, s'appuiera toujours sur le nôtre et le fera battre à l'unisson du tien. Il l'embrasera d'amour pour Jésus et le fortifiera afin qu’il porte chaque jour sa croix derrière Lui. Cette heure est la tienne, ô Marie, l’heure de ton inépuisable bonté, de ta miséricorde triomphante, 1’heure à laquelle tu fis jaillir, par l'intermédiaire de ta médaille, ce torrent de grâces et de prodiges qui inonda la terre. Fais, ô Mère, que cette heure qui te rappelle la douce émotion de ton Coeur par laquelle tu fus poussée à nous rendre visite et à nous apporter le remède de tant de maux, soit aussi notre heure. L'heure de notre sincère conversion, et l’heure du plein exaucement de nos voeux. Toi qui as promis qu'en cette heure bénie, seraient grandes les grâces pour ceux qui les demanderaient avec confiance, pose ton regard bienveillant sur nous qui te supplions. Nous confessons que nous ne méritons pas tes grâces, mais à qui aurons-nous recours, sinon à toi qui es notre Mère, dans les mains de qui Dieu a placé toutes ses grâces ? Aie donc pitié de nous. Nous te le demandons par ton Immaculée Conception et par l'amour qui te poussa à nous donner ta précieuse médaille. Ô Consolatrice des affligés, toi qui t'es déjà apitoyée sur nos misères, considère les maux qui nous accablent. Fais que ta médaille répande sur nous et sur tous ceux que nous aimons ses rayons bienfaisants. Qu'elle guérisse nos malades, qu'elle donne la paix à nos familles, qu'elle nous préserve de tout danger. Que ta médaille apporte le réconfort à ceux qui souffrent, la consolation à ceux qui pleurent, la lumière et la force à tous les hommes. Mais spécialement, permets, ô Marie, qu'en cette heure solennelle nous te demandions la conversion des pécheurs, en particulier de ceux qui nous sont les plus chers. Rappelle-toi qu'eux aussi sont tes enfants, que pour eux tu as souffert, prié et pleuré. Sauve-les, ô refuge des pécheurs, afin qu'après t'avoir tous aimée, invoquée et servie sur la terre, nous puissions venir te rendre grâce et te louer éternellement dans le ciel. Amen.

Salve Regina et trois fois " Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous

 

Cette prière révélée par le Ciel nous a été transmise par une âme privilégiée italienne, Carmela Carabini en 1976 et est source de grâces sans nombre.

Association Fidelitas

B.P. 149

F- 74 101 Annemasse

Pour approfondir

http://web.tiscali.it/cenadimi

Téléchargez le texte de cette prières (pdf) en cliquant ici

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Remerciements à Mr Pottier qui m'a envoyé le texte de cette prière

14 janvier 2010

Prières à la très Sainte Vierge pour chaque jour de la semaine

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Prières à la très Sainte Vierge pour chaque jour de la semaine

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Le dimanche

Pour obtenir le pardon de ses péchés


Voici, Ô Mère de Dieu, un misérable pécheur esclave de l'enfer, à Vos pieds, qui recourt à Vous, qui met en Vous sa confiance. Je ne suis pas digne que Vous jetiez même un seul regard sur moi ; mais je sais qu'en vue de Votre Fils mort pour sauver les pécheurs, Vous avez un ardent désir de les aider. Ô Mère de Miséricorde, jetez les yeux sur mes misères, et prenez pitié de moi. Je Vous entends appeler partout le Refuge des pécheurs désespérés, le Secours des abandonnés. Soyez donc mon Refuge, mon Espérance et mon Secours. Vous me sauverez par Votre intercession. Secourez-moi pour l'Amour de Jésus-Christ. Tendez Votre main secourable à un misérable tombé qui recourt à Vous. Je sais que Vous Vous faites un plaisir d'aider un pécheur quand Vous le pouvez. Ah ! Aidez-moi donc maintenant que Vous le pouvez. J'ai perdu par mon péché la Grâce Divine et mon âme. En ce moment je me remets entre Vos mains, inspirez-moi ce que je dois faire pour rentrer dans la Grâce de mon Dieu. Je suis prêt à tout faire pour cela. Il m'envoie à Vous pour que Vous me secouriez ; Il Veut que je recoure à Votre Miséricorde, afin que non seulement les mérites de Votre Divin Fils, mais encore Vos prières m'aident à me sauver. Je recours donc à Vous ; Vous priez pour tant d'autres, daignez prier aussi Jésus pour moi ; priez-Le de me pardonner, et Il me pardonnera. Dites-Lui que Vous désirez mon salut, et Il me sauvera. Faites connaître le bien que Vous savez faire à qui se confie en Vous. Ainsi, je l'espère. Ainsi soit-il. 

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Le lundi

Pour obtenir la persévérance


Ô Reine du Ciel, après m'être trop longtemps rendu le malheureux esclave du démon, je me consacre aujourd'hui à Vous pour serviteur perpétuel, et me présente pour Vous honorer et Vous servir pendant toute ma vie. Daignez m'agréer et ne me rejetez pas comme je le mériterais. Ô ma Divine Mère, j'ai mis en Vous toutes mes espérances ; c'est de Vous que j'attends toutes mes ressources. Je bénis et remercie le Seigneur, qui par Sa Miséricorde m'a donné cette confiance en Vous, que je regarde comme un gage de mon salut. Ah ! Si j'ai fait autrefois de tristes chutes, ce n'est que pour n'avoir pas recouru à Vous. Mais maintenant j'espère, par les mérites de Jésus-Christ et par Vos prières, en avoir obtenu le pardon. Cependant je puis de nouveau perdre encore la Grâce Divine. Le danger n'a pas cessé, mes ennemis ne dorment pas : combien de novelles tentations ne me reste-t-il pas à vaincre ! Ah ! Ma Divine Souveraine, pleine de Bonté, protégez-moi, et ne permettez pas que je redevienne jamais leur esclave ; assistez-moi toujours. Je sais que Vous m'aiderez, et que je remporterai la victoire avec Votre Secours si je ne cesse de me recommander à Vous : mais c'est sur cela même que je crains que dans les occasions de chute je ne manque de Vous invoquer, et que par là je ne vienne à me perdre. C'est donc cette Grâce que je Vous demande : obtenez-moi que, dans les assauts de l'enfer, je recoure toujours à Vous en Vous disant : Ô Marie, secourez-moi ; Ô Bonne Mère, ne permettez pas que je perde Dieu.

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Le mardi

Pour demander une bonne mort


Ô Marie, quelle sera ma mort ? Quand je considère mes péchés, et que je pense à ce moment décisif de mon salut et de ma damnation éternelle, lorsque j'expierai et comparaîtrai au Jugement de Dieu, je suis saisi de crainte et de tremblement. Ô Mère pleine de Bonté, c'est le Sang de Jésus-Christ, c'est Votre intercession qui font toutes mes espérances. Ô Consolatrice des affligés, ne m'abandonnez point alors, ne refusez pas de me consoler dans cette grande affliction. Si dès aujourd'hui je suis tourmenté par le remords de mes péchés, par l'incertitude du pardon, par le danger d'y retomber, par la rigueur de la Justice Divine, que deviendrai-je alors ? Si Vous ne venez pas à mon secours, je serai perdu. Ah ! Ma Divine Souveraine, avant le moment de ma mort, obtenez-moi une vive douleur de mes péchés, un véritable amendement et une entière fidélité à Dieu pour tout ce qu'il me reste de temps à vivre. Ô Marie, mon Espérance, aidez-moi dans ces grandes angoisses où je dois me trouver. Encouragez-moi pour ne pas me désespérer à la vue de mes fautes, que le démon me remettra sous les yeux. Obtenez-moi la Grâce de Vous invoquer alors plus souvent, afin que j'expire en prononçant Votre Doux Nom et celui de Votre Divin Fils. Je Vous demanderai plus encore, Ô Divine Reine, pardonnez ma hardiesse : daignez venir me consoler Vous-même par Votre Présence. Vous avez accordé cette Grâce à tant de serviteurs ! J'ose Vous la demander et l'espérer aussi pour moi. Je suis pécheur, il est vrai, et je ne la mérite pas ; mais je vous suis dévoué et consacré ; je Vous aime, et j'ai en Vous une grande confiance, Ô Marie : j'attends donc Votre Présence et Votre Assistance. Vous ne me laisserez pas sans consolation ; du moins, si je suis trop indigne d'une si grande faveur, assistez-moi du haut du Ciel, pour que je sorte de cette vie en aimant Dieu et Vous, ma Sainte Mère, pour continuer à Vous aimer éternellement dans le paradis.

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Le mercredi

Pour obtenir d'être préservé de l'enfer


Ô Mère pleine de Bonté pour moi, je Vous rends grâces de ce que Vous m'avez préservé de l'enfer autant de fois que j'ai mérité d'y tomber par mes péchés. Malheureux que je suis ! J'étais condamné à cette éternelle prison, et la sentence se serait peut-être exécutée dès mon premier péché, si par Votre Bonté Vous n'étiez venue à mon secours. Sans que je Vous en eusse même priée, uniquement par Votre Tendre Charité, Vous avez arrêté les coups de la Divine Justice : ensuite, surmontant la dureté de mon cœur, Vous me fîtes prendre confiance en Vous. Eh ! Dans combien d'autres fautes ne serais-je pas tombé par la suite, parmi tant de dangers que j'ai rencontrés, si Vous, Ô Mère pleine de Bonté, ne m'en aviez préservé par les Grâces que Vous m'avez obtenues ! Ô ma Divine Reine, continuez à me préserver de l'enfer. Eh ! Que me servira Votre Miséricorde, que me serviront tant de bienfaits dont Vous m'avez comblé, si je me damne ? S'il y eu un temps où je ne Vous ai pas aimée, maintenant, après Dieu, je Vous aime par-dessus toutes choses. Ah ! Ne permettez pas que je sois assez malheureux pour m'éloigner de Vous et de mon Dieu, qui par Votre intercession m'a fait tant de Miséricordes. Ô mon Aimable Souveraine, ne souffrez pas que je sois jamais réduit au malheur de Vous haïr et de Vous maudire pour jamais dans l'enfer : souffrirez-Vous de voir condamner un de Vos serviteurs qui Vous aime ? Ô Marie, que me dites-Vous ? Me damnerai-je ? Ah ! Si je Vous laisse, je me damnerai. Mais comment pourrai-je me résoudre à Vous abandonner jamais ? Comment pourrai-je oublier jamais l'Amour que Vous m'avez porté ? Ô ma Mère, puisque Vous avez déjà tant fait pour mon salut, achevez Votre ouvrage, continuez à m'assister. Le voulez-Vous faire ? Mais que dis-je ? Si Vous m'avez tant favorisé lors même que je Vous oubliais, que ne dois-je pas espérer maintenant que je Vous invoque ! Non, on ne peut périr, quand on se recommande à Vous ; ce n'est qu'en manquant de Vous invoquer qu'on se perd. Ô ma Divine Reine, ne me laissez point à moi-même, je me perdrais ; mais faites que je recoure constamment à Vous. Vous êtes toute mon Espérance, sauvez-moi de l'enfer, et d'abord du péché, qui peut seul m'y conduire.

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Le jeudi

Pour obtenir le paradis


Ô Reine du paradis qui êtes élevée au-dessus de tous les chœurs des Anges, la plus près de Dieu, du fond de cette vallée de misères, misérable pécheur que je suis, je Vous rends mes hommages, et je Vous conjure de tourner vers moi ces yeux charitables qui répandent la Grâce partout où ils portent leurs regards. Voyez, Ô Divine Marie, en combien de périls je me trouve maintenant et dois me trouver tant que je vivrai, de perdre mon âme, le paradis et Dieu. C'est en Vous que j'ai placé toutes mes espérances. Je Vous aime et soupire après le bonheur de Vous voir et de chanter Vos louanges dans le paradis. Ah ! Marie, quand viendra le jour où je me verrai enfin bienheureusement sauvé, en possession du Ciel, à Vos pieds, et que je considérerai la Mère de mon Dieu et la mienne en même temps, qui s'est tant employée à me sauver ? Quand est-ce que je baiserai cette main si bienfaisante, qui m'a tant de fois préservé de l'enfer, et qui m'a fait recevoir tant de Grâces, dans le temps même que mes péchés me rendaient digne d'être haï et abandonné de tout l'univers ? J'ai été pendant ma vie, hélas ! bien ingrat envers Vous ; mais si je parviens au terme du salut dans le Ciel, non, je ne tomberai plus dans l'ingratitude : là je Vous aimerai de toute l'étendue de mon pouvoir durant toute l'éternité ; là je réparerai, Ô Marie, mon ingratitude en Vous rendant d'éternelles actions de grâces. Je remercie de tout mon cœur le Seigneur, qui me donne cette confiance dans le Sang Précieux de Jésus ; et cette persuasion que Vous me sauverez, que Vous me préserverez du péché, que Vous m'obtiendrez les lumières et la force nécessaires pour exécuter Ses Divines Volontés, et enfin que Vous me conduirez à l'heureux port du paradis. Un si grand nombre de Vos serviteurs ont eu cette Espérance, et aucun n'a été trompé. Je ne le serai donc pas non plus, Ô Marie ; cela sera ainsi, Vous me sauverez. Priez Votre Fils Jésus, je Le prie moi-même aussi, par les mérites de Sa Passion ; priez-le de conserver et d'augmenter toujours en moi cette confiance, et je serai sauvé.

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Le vendredi

Pour obtenir le saint amour envers Marie et envers Jésus


Ô Marie, je reconnais que Vous êtes la créature la plus noble, la plus élevée, la plus pure, la plus belle, la plus douce, la plus sainte, la plus aimable enfin de toutes les créatures. Oh ! Si tous Vous connaissaient, Vierge Sainte, et Vous aimaient comme Vous le méritez ! Mais je me réjouis de ce que tant d'âmes saintes dans le Ciel et sur la terre sont tout embrasées d'amour pour Votre Bonté et Votre Beauté. Je me réjouis plus particulièrement encore de ce que Dieu même Vous aime Vous seule plus que tous les hommes et tous les Anges ensemble. Ô Reine très Aimable, tout misérable pécheur que je suis, je Vous aime aussi, mais je Vous aime trop peu, je désire un amour plus tendre envers Vous : et cet amour, c'est à Vous que je m'adresse pour l'obtenir ; obtenez-le moi donc, Ô mon Aimable Mère, puisque Votre Amour est une grande marque de prédestination et une Grâce que Dieu n'accorde qu'à ceux qu'Il Veut sauver. Je reconnais encore, Ô Divine Mère, que mes obligations sont infinies envers Votre Adorable Fils, et qu'Il mérite un amour infini ; Vous, de Votre côté, Vous ne désirez que de Le voir aimé. C'est donc la Grâce que je Vous conjure d'obtenir par-dessus toutes les autres : oui, obtenez-moi un ardent amour pour Jésus-Christ. Vous obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez : ah ! obtenez-moi la Grâce d'être toujours tellement uni à Sa Divine Volonté, que je ne m'en sépare jamais ! Je ne Vous demande point les biens de la terre, ni honneurs ni richesses ; je Vous demande ce que Votre Cœur désire le plus : je Vous demande d'aimer mon Dieu. Serait-il possible que Vous ne voulussiez pas m'aider dans un désir qui Vous est si agréable ! Non, déjà Vous m'aidez, déjà Vous priez pour moi. Priez, priez, Ô Vierge Sainte, et ne cessez pas de prier que Vous ne me voyiez dans le Ciel, hors de tout danger de perdre mon Dieu, et assuré de L'aimer durant toute l'éternité avec Vous, ma Bonne et Charitable Mère. Ainsi soit-il.

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Le samedi

Pour obtenir la protection de la Sainte-Vierge


Ô ma très Sainte Mère, je vois les Grâces que Vous m'avez obtenues, et je vois en même temps l'ingratitude dont je Vous ai payée. Un ingrat ne mérite plus de bienfaits ; mais je ne désespérerai cependant pas pour cela de Votre Miséricorde, qui l'emporte de beaucoup sur mon ingratitude. Ô ma Charitable Avocate, ayez pitié de moi : Vous êtes la dispensatrice de toutes les Grâces que le Seigneur nous accorde, à nous misérables pécheurs ; et c'est pour cela qu'Il Vous a rendue si Puissante, si Riche, si Tendre, afin que Vous nous secouriez dans nos misères. Ô Mère de Miséricorde, ne me laissez pas dans la pauvreté. Vous êtes l'Avocate des pécheurs les plus misérables, les plus abandonnés, qui recourent à Vous : prenez donc aussi ma défense, puisque c'est à Vous que je recours. Ne me dites point que ma cause est très difficile à gagner, puisque les causes les plus désespérées réussissent toutes dès que Vous entreprenez de les défendre. Je remets donc mon salut éternel entre Vos mains, je Vous confie mon âme ; elle était perdue, Vous la sauverez par Votre intercession. Je veux être du nombre de Vos serviteurs les plus fidèles, Vous ne me rebuterez pas. Vous cherchez les plus misérables pour les soulager : n'abandonnez pas un pauvre pécheur qui recourt à Vous. Priez pour moi ; Votre Divin Fils fait tout ce que Vous Lui demandez. Prenez-moi donc sous Votre protection, et cela suffit. Oui, si Vous me protégez, je ne craindrai rien, ni du côté de mes péchés, parce que Vous m'obtiendrez le remède aux maux qu'ils m'ont causés ; ni du côté des démons, parce que Vous êtes plus Puissante que tout l'enfer ; ni du côté de mon Juge, parce qu'une seule de Vos prières suffit pour L'apaiser. Je crains seulement d'omettre, par ma négligence, à Vous invoquer et à Vous réclamer, parce que cela ferait ma perte. Ô ma Tendre Mère, obtenez-moi le pardon de tous mes péchés, l'amour de Jésus, la sainte persévérance, la bonne mort, enfin le paradis ; et spécialement obtenez-moi la Grâce de Vous prier et de Vous invoquer toujours. Il est vrai que ces Grâces sont trop grandes pour un pécheur comme moi, et que j'en suis bien indigne ; mais elles ne sont pas trop grandes pour Vous, qui êtes la Bien-Aimée du Seigneur, à laquelle Il accorde tout ce que Vous Lui demandez. Il suffit que Vous ouvriez la bouche pour Le prier, Il ne sait rien Vous refuser. Priez donc Jésus pour moi ; dites-Lui que Vous me protégez, et dès lors Il ne manquera pas d'avoir pitié de moi. Ô ma Tendre Mère, je me confie en Vous, et c'est dans cette confiance que je repose, et que je veux vivre et mourir ! Ainsi soit-il.


Source : « Visites au Saint Sacrement et à la Sainte Vierge », "Prières à la très Sainte Vierge pour chaque jour de la semaine", par S. Liguori, pages 183 à 193 ; Alfred MAME et fils, éditeurs, Tours, 1896.
 

Paix

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29 octobre 2009

Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi

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Supplique à la Reine du Rosaire de Pompéi


La Supplique à Notre-Dame du Saint-Rosaire de Pompéi, peut être récitée à tout moment de l'année, mais avec elle est récitée avec beaucoup de solennité à Pompéi et dans de nombreux lieux en Italie et du Monde entier à Midi, le 8 Mai, Fête de la Reine du Rosaire de Pompéi et le premier Dimanche d'octobre, Fête de jour Notre-Dame du Saint-Rosaire à Pompéi, à midi, car cette heure est "l'heure du Monde", avait dit le Bienheureux Bartolo Longo.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Ô Auguste Reine des Victoires, ô Souveraine du Ciel et de la Terre, à ton nom se réjouissent les cieux et tremblent les abysses, ô Reine glorieuse du Rosaire, nous, tes fils dévoués, réunis dans ton Temple de Pompéi en ce jour solennel, nous épanchons les affections de notre cœur et avec une confiance toute filiale, nous t’exprimons nos misères. Du Trône de clémence, où tu es assise en Reine, tourne, ô Marie, ton regard compatissant sur nous, sur nos familles, sur l’Italie, sur l’Europe, sur le monde. Aie compassion des angoisses et des tourments qui assombrissent notre vie. Vois, ô Mère, combien de dangers dans l’âme et dans le corps, combien de calamités et d’afflictions nous oppressent. Ô Mère, implore pour nous la miséricorde de ton divin Fils et vaincs, par la clémence, le cœur des pécheurs. Ce sont nos frères et tes fils qui coûtent tant de sang à ton doux Jésus et qui contristent ton Cœur très sensible. Montre-toi à tous telle que tu es, Reine de paix et de pardon.

Je vous salue Marie

Il est vrai que nous, en premiers, bien que nous soyons tes fils, par nos péchés, nous crucifions de nouveau en notre cœur Jésus et nous transperçons encore une fois ton Cœur. Nous le confessons: nous méritons les plus durs châtiments, mais tu, rappelle-toi que sur Golgotha, tu as recueilli, avec le Sang divin, le testament du Rédempteur moribond qui t’a désignée comme notre Mère, Mère des pécheurs. Comme notre Mère, tu es donc notre Avocate, notre espérance. Et nous, en gémissant, nous étendons nos mains suppliantes vers toi, et crions: Miséricorde! Ô Mère de bonté, aie pitié de nous, de nos âmes, de nos familles, de nos parents, de nos amis, de nos défunts, et surtout de nos ennemis et de tous ceux qui se disent chrétiens et qui pourtant offensent le Cœur aimable de ton Fils. Nous implorons aujourd’hui pitié pour les Nations dévoyées, pour toute l’Europe, pour le monde entier, afin que, repenti, il retourne à ton Cœur. Miséricorde pour tous, ô Mère de Miséricorde!

Je vous salue Marie


Daigne, bienveillamment, ô Marie, nous exaucer! Jésus a remis dans tes mains tous les trésors de ses grâces et de ses miséricordes. Tu es assise, couronnée Reine, à la droite de ton Fils, resplendissante de gloire immortelle sur tous les Chœurs des Anges. Tu étends ta domination sur toute l’étendue des cieux et la terre et toutes les créatures sont soumises à toi. Tu es la toute-puissante par grâce, tu peux donc nous aider. Et si tu ne voulais pas nous aider, parce que nous sommes des fils ingrats et indignes de ta protection, nous ne saurions à qui nous adresser. Ton cœur de Mère ne permettra pas de voir, nous, tes fils, perdus. L’Enfant que nous voyons sur tes genoux et la Couronne mystique que nous admirons dans ta main, nous inspirent confiance que nous serons exaucés. Et nous, nous avons pleine confiance en toi, nous nous abandonnons comme de faibles fils entre les bras de la plus tendre des mères, et, aujourd’hui même, nous attendons de toi les grâces tant désirées.

Je vous salue Marie

Demandons la bénédiction à Marie

Une dernière grâce, nous te demandons maintenant, ô Reine, et tu ne peux pas nous la refuser en ce jour très solennel. Accorde-nous, à tous, ton amour fidèle et d’une façon spéciale, ta bénédiction maternelle. Nous ne nous détacherons pas de toi, jusqu’à ce que tu nous auras bénis. Bénis, ô Marie, en ce moment, le Souverain Pontife. Aux splendeurs antiques de ta Couronne, aux triomphes de ton Rosaire, pour lesquels tu es appelée Reine des Victoires, ajoute encore ceci, ô Mère: accorde le triomphe à la religion et la paix à la Société humaine. Bénis nos Évêques, nos prêtres et particulièrement tous ceux qui se dévouent pour l’honneur de ton Sanctuaire. Bénis enfin tous les associés à ton Temple de Pompéi et tous ceux qui cultivent et diffusent la dévotion au Saint Rosaire. Ô Rosaire béni de Marie, douce Chaîne qui nous relie à Dieu, lien d’amour qui nous unit aux Anges, tour de salut contre les assauts de l’enfer, port sûr dans le naufrage commun, nous ne te lâcherons jamais plus. Tu seras notre réconfort à l’heure de l’agonie, à toi le dernier baiser de la vie qui s’éteint. Et le dernier accent sur nos lèvres sera ton nom suave, ô Reine du Rosaire de Pompéi, ô notre Mère très chère, ô Refuge des pécheurs, ô Souveraine consolatrice des affligés. Sois partout bénie, aujourd’hui et toujours, sur la terre et dans le ciel. Amen.

Salut, ô Reine

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Notice sur la Reine du Rosaire de Pompéi

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14 septembre 2009

Neuvaine à Notre Dame des Ghiaie de Bonate

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Neuvaine à Notre Dame des Ghiaie de Bonate

Dans le petit village de di Ghiaie di Bonate du Diocèse de Bergame, la Vierge Marie est apparue 13 fois à une petite fille de sept ans, Adélaide Roncalli, entre le 13 et le 31 mai 1944.. Au cours des apparitions plus de 3 millions de pèlerins sont venus dans ce petit village, en mettant leurs vies en danger à cause des bombardements continuels ou des feux de mitrailleuse de la deuxième guerre mondiale. Notre Dame a choisi le 13 mai pour envoyer au monde, déchiré par la guerre, ses messages d'espoir et de paix, comme elle l'avait déjà fait à Fatima le 13 mai 1917 pendant la première guerre mondiale! Les apparitions de Ghiaie di Bonate ont été appelées "l'épilogue" de Fatima


Premier jour


O Notre Dame des Ghiaie de Bonate, Reine de la paix et de la Réconciliation, ayez pitié de moi, obtenez-moi la pureté du cœur et de l'esprit, et accordez-moi toutes les grâces dont j'ai besoin, en particulier (...)


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...

Deuxième jour


O Vierge des Ghiaie de Bonate, qui en apparaissant à la petite voyante nous avez demandé la prière et la pénitence, faites qu'en utilisant ces moyens, nous libérions nos âmes du péché afin que nous soyons être plus dignes de recevoir votre miséricorde, et spécialement pour la grâce que je vous demande aujourd'hui, plein d'espoir en votre bonté maternelle (...).


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Troisième jour


O Mère de toute grâce, qui, en apparaissant aux Ghiaie de Bonate avec le chapelet dans les mains ainsi que deux colombes, avez invité la petite voyante à la prière, procurez-nous cet esprit de prière, pour pouvoir vous invoquer avec ferveur pour pouvoir obtenir la vie éternelle et obtenez-moi les grâces qui me tiennent à cœur et pour lesquelles je jour invoque (...).


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Quatrième jour


O Mère du Ciel, qui, aux Ghiaie de Bonate, avez confirmé Votre présence par le miracle du soleil, ayez pitié de moi avec l'abondance de Vos grâces et donnez-moi un rayon de Lumière afin que je puisse obtenir les grâces que je désire de tout mon cœur.


Rein de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Cinquième jour


O Vierge des Ghiaie de Bonate, au glorieux endroit que Vous avez daigné visiter, les fidèles accourent de très loin pour y prier, et tous se prosterner devant Vous en signe de foi, de gratitude, d'espoir et d'amour. Avec les mêmes sentiments, je viens vers Vous aujourd'hui et Vous supplie de bien vouloir m'obtenir la grâce que je désire.


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Sixième jour


O Immaculée Reine de la Paix, devant Vous s'inclinent pieusement les riches et les pauvres, les jeunes et les vieux, et tous partent réconforté et protégés par Vous; protégez-moi aussi et réconforte-moi et accordez-moi les grâces que je Vous demande et que je désire ardemment.


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Septième jour


O Protectrice des familles, vraie lumière les familles du monde entier vous invoquent et vous demandent la confiance et l'espoir!


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Huitième jour


Quand vous êtes apparue, Mère Compatissante des Ghiaie de Bonate, on ne peut dire combien de larmes Vous avez tu essuyées, combien de cœurs Vous avez consolés, combien d'infirmité Vous avez guéris, de sorte que nous pouvons aisément dire que par vos mains, Vous déversez largement Vos grâces; aujourd'hui déversez-en aussi sur moi. Ne regardez pas mon indignité, mais l'urgence de mon besoin et Votre miséricorde à laquelle je me recommande de tout mon cœur.


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...

Neuvième jour


O chère Mère, serai-je le seul malheureux qui Vous aura invoqué en vain? Oh non! Je suis sûr que Vous m'obtiendrez la grâce que je vous ai demandé. Et pour celle j'unis ma pauvre voix à celle des Anges et des Saints du Ciel en disant: Ave Maria, gratia plena...


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...

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14 septembre 2009

Neuvaine à Notre-Dame de la Salette

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Notre Dame de la Salette

Apparition en 1846

Fête le 19 septembre


Le 19 septembre 1846, l'auguste Vierge Marie apparaissait dans le diocèse de Grenoble, sur la montagne de La Salette qui domine le village de La Salette de plus de 2500 pieds. Comme témoins de Son apparition, Marie choisit deux petits bergers qui ne se connaissent que depuis la veille: Maximin Giraud âgé de onze ans et Mélanie Calvat âgée de quatorze ans. Maximin a raconté l'apparition comme suit: «Il est midi. Assis au sommet de la montagne, Mélanie et moi faisons notre frugal repas... quand tout à coup, Mélanie s'arrête, son bâton lui échappe des mains. Effrayée, elle se tourne vers moi en disant: 'Vois-tu là-bas cette grande lumière? -- Oui, je la vois.' «Cette lumière devant laquelle celle du soleil semble pâlir, paraît s'entr'ouvrir, et nous distinguons dans son intérieur la forme d'une Dame encore plus brillante... Quoiqu'à une distance de vingt mètres environ, nous entendons une voix douce disant: 'Avancez, Mes enfants, n'ayez pas peur. Je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle.' La crainte respectueuse qui nous avait tenus en arrêt s'évanouit, nous courons à Elle. La belle Dame S'avance aussi, et suspendue en face de nous, à dix centimètres du sol, commence ainsi Son discours: «Si Mon peuple ne veut pas se soumettre, Je suis forcée de laisser aller le bras de Mon Fils. Il est si lourd et si pesant que Je ne puis le retenir. Depuis si longtemps que Je souffre pour vous autres; si Je veux que Mon Fils ne vous abandonne pas, Je suis chargée de Le prier sans cesse et vous n'en faites pas cas. Vous aurez beau prier, beau faire, vous ne pourrez récompenser la peine que J'ai prise pour vous! J'ai donné six jours pour travailler, Je Me suis réservé le septième et on ne veut pas Me l'accorder; c'est cela qui appesantit tant le bras de Mon Fils. Aussi ceux qui mènent les charrettes ne savent plus jurer sans y mettre le nom de Mon Fils: ce sont ces deux choses qui appesantissent tant Son bras. Si la récolte se gâte ce n'est qu'à cause de vous autres... Il viendra une grande famine. Avant que la famine vienne, les enfants au-dessous de sept ans prendront un tremblement et mourront entre les bras des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront mauvaises et les raisins pourriront.' «Puis, continue Maximin, Elle nous demanda: ‘Faites-vous bien vos prières Mes enfants?' Tous les deux nous répondîmes d'une seule voix: ‘Non, madame, pas guère. -- Ah! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin. Quand vous n'aurez pas le temps, récitez au moins un Pater et un Ave Maria, et si vous en avez le temps, il faut en dire davantage... Il ne va que quelques femmes âgées à la messe. Les autres travaillent le dimanche, tout l'été, et l'hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe rien que pour se moquer de la religion. Le Carême, ils vont à la boucherie comme les chiens...» Elle termina Son discours par ces mots prononcés en français: «Eh bien! Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple!' «Immobiles comme des statues, les yeux fixés sur la belle Dame, nous La voyions glisser sur la cime de l'herbe sans la faire fléchir... Là, en notre présence, Elle S'éleva insensiblement, resta quelques minutes entre le ciel et la terre, à une hauteur de deux mètres. Puis, la tête et le corps se confondirent avec la lumière qui L'encadrait. Nous ne vîmes plus qu'un globe de feu s'élever dans le firmament...» Les prophéties de la Vierge ne tardèrent pas à se réaliser à la lettre. En 1848, la disette des pommes de terre fit baisser la population de l'Irlande de huit millions à cinq millions. La rareté et la cherté des vivres causèrent la mort de plus de cent cinquante mille personnes en France, et plus d'un million dans toute l'Europe. Le tzar de Russie augmenta alors du tiers le traitement de ses fonctionnaires. En 1851, la maladie du 'pictin' se déclara, occasionnant d'énormes pertes de blé. En 1852, la maladie des noyers détruisit toute la récolte des noix. On situe à la même époque l'arrivée du phylloxéra, insecte qui cause encore de grands ravages dans les vignobles de France. En 1854, la 'suette' provoqua la mort subite de soixante-quinze mille enfants en France. Un froid glacial les saisissait et les faisait expirer au bout de deux heures. Notre Mère du ciel est venue pleurer des larmes de corédemptrice sur les hauteurs dénudées de la terre dans le but de fléchir la colère de Dieu, de prier pour la conversion des pécheurs et d'attendrir nos coeurs endurcis. Impuissant devant l'endurcissement de Jérusalem, Son Fils pleura sur elle et sur ses enfants. Marie pleure aussi sur Son peuple et sur le monde, demandant que les hommes avouent leurs égarements et qu'ils réparent leurs torts. À cette condition seulement, le monde pourrait encore obtenir la Miséricorde de Dieu.

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Neuvaine à Notre-Dame de la Salette

Au cours de cette neuvaine, nous sommes invités à préparer notre cœur par la prière, et dans un geste d’humilité et d’amour, recevoir le sacrement du pardon, source de guérison et de réconciliation. De même, il est suggéré d’assister à la Sainte Messe et d’y communier. Cette neuvaine est conseillée du 11 au 19 de chaque mois.

Prières à dire chaque jours de la neuvaine


Pour commencer

Souviens-toi, ô Notre-Dame de la Salette, véritable Mère des douleurs, des larmes que tu as versées pour moi sur le Calvaire, aux pieds de la croix de ton Fils, et dans ta miséricordieuse apparition. Ranimé(e) par cette grande espérance, je viens me jeter à tes pieds malgré mes infidélités et mes ingratitudes. Ne repousse pas ma prière, ô Vierge Réconciliatrice, mais convertis-moi, accorde-moi la grâce d’aimer Jésus par-dessus tout et de te consoler toi-même par une vie sainte pour que je puisse un jour te voir au ciel. Amen

V. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs

R. Prie sans cesse pour nous qui avons une totale confiance en toi

V. Mon Jésus

R. Miséricorde



V. Doux cœur de Marie

R. Sois mon salut

Oraison

Seigneur Jésus, toi qui vois notre monde plongé dans la violence, l’angoisse et le deuil; Toi qui continues encore aujourd’hui à être cloué sur la croix par nos manques d’amour, merci de nous avoir envoyé sur la montagne de la Salette notre Maman du ciel afin qu’elle devienne un phare conduisant ton peuple dans la nuit. Accorde-nous la grâce, par nos prières et par l’acceptation de nos petites croix, d’être de ceux qui contribuent à Te soulager. ô Toi qui vis et règne dans tous les siècles, des siècles. Amen

Premier jour

Notre-Dame, je crois en ta venue sur la montagne de la Salette. Je crois en ton désir de me rappeler la voie à suivre qui est d’assurer mon bonheur et celui de tous tes enfants. La seule façon d’y accéder est de me laisser conduire par toi et ainsi marcher sur le chemin de la sainteté. Sans toi, Dispensatrice de toutes grâces, je ne puis y arriver. C’est pourquoi je te confie ma vie ainsi que l’intention qui fait l’objet de ma neuvaine… sachant qu’elles ont déjà trouvé refuge dans ton Cœur Immaculé et que ma prière, tout comme tes larmes, retombera en pluie de grâces à l’heure et selon la volonté de Dieu. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, allumes et ravives en moi ce feu ardent d’amour en union avec le cœur de Jésus.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Mère de Dieu …

Notre-Dame de la Salette, Reine et Mère des hommes …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui manifestes ta présence parmi nous …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui as fais jaillir à tes pieds une eau miraculeuse …

Oraison

Pratique du jour: Aujourd’hui, je prierai pour que nos cœurs de pierre deviennent des cœurs de chair.

Deuxième jour

Je ne puis mesurer le poids de tes larmes, Marie. Elles se traduisent par un vibrant appel à la conversion. Elles sont le cri muet de l’amour d’une Mère devant ses enfants plongés dans le désarroi. Tu unis à ta douleur les larmes de tous les parents dont les enfants sont aux prises avec le découragement, l’égarement et tous les fléaux de ce monde. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, fais que nos visages s’illuminent de l’Amour même de ton Fils. Que nos paroles et nos actions soient porteuses d’espérance, de courage et d’unité.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Toi qui est notre Guide …

Notre-Dame de la Salette, Espérance des familles …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui désires voir les cœurs brûler d’amour pour Dieu …

Notre-Dame de la Salette, Foyer de zèle et d’apostolat …

Oraison

Pratique du jour: Aujourd’hui je serai particulièrement attentif et sensible à une personne en difficulté.


Troisième jour


Lors de ton apparition à la Salette, tu portais une croix ayant les instruments de la Passion. Par les tenailles, tu nous invitais à offrir nos souffrances en réparation pour le mal que subit Jésus. Par le marteau, tu nous rappelais que nous continuons à crucifier ton Fils. Pourtant Jésus est allé jusqu’à la croix pour que jamais nous ne soyons séparés de Lui. Combien de fois, par nos calomnies, nos médisances ou nos manques d’amour, nous le crucifions à nouveau? Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, fais-nous participer à l’œuvre rédemptrice de Jésus par une conduite juste, pacifique et charitable.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous rappelle d’une manière si touchante la Passion de Jésus …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui te plains si douloureusement de la profanation des choses saintes…

Notre-Dame de la Salette, Consolatrice des malades et des affligés …

Notre-Dame de la Salette, Espérance des désespérés …

Oraison


Pratique du jour: Aujourd’hui, je me donne du temps pour contempler Jésus en croix.

Quatrième jour

Mélanie et Maximin ont relaté l’incroyable beauté de son visage, la douceur de son regard et la simplicité de son vêtement. Son rayonnement touche les cœurs les plus endurcis. Marie nous rappelle ainsi qu’il faut revenir à l’essentiel. L’amour n’a pas besoin d’artifice pour s’ouvrir et semer la bonne odeur de Jésus-Christ. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, aides-nous à vivre d’une vie toute intérieure et à n’y paraître que pour y semer l’amour de Dieu.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Ravissante Beauté …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous invite si maternellement à avoir recours à toi …

Notre-Dame de la Salette, par ton incomparable tendresse, fais que nous t’aimions de plus en plus…

Notre-Dame de la Salette, Toi qui prends tant de peine pour nous malgré toutes nos ingratitudes …

Oraison

Pratique du jour: Aujourd’hui, je ferai du bien à quelqu’un par un sourire ou un appel téléphonique, et ce, avec la simplicité d’un enfant.

Cinquième jour

Marie pleurait à la Salette. Pourquoi ces larmes encore aujourd’hui? Révolte contre Dieu et son Église, profanation du Jour du Seigneur, blasphème, mépris des avertissements surnaturels, avortement, haine, mensonge, guerre, infidélité, magie, sorcellerie, … Puissions-nous revenir dans le chemin étroit qui conduit à la sainteté. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, aides-nous à sécher tes larmes par une vie fondée sur les valeurs issues de l’amour et de la justice.


Invocations


Notre-Dame de la Salette, Toi qui promets tant de biens si nous nous convertissons …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous reproches le blasphème …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui pleures tant sur nos péchés …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui verses tant de larmes sur nos révoltes et sur nos malheurs …

Oraison

Pratique du jour: Aujourd’hui, je me priverai de quelque chose pour la conversion des pécheurs.

Sixième jour

Il faut toujours prier et ne pas cesser, car sans la prière, sans la grâce, nous ne pouvons rien faire. Demandons avec un cœur droit et pur, avec confiance, abandon et persévérance, et nous recevrons les faveurs, guérisons et même, les miracles les plus grands et les plus nombreux. La prière est la clé des trésors du ciel; si nous voulons devenir des saints (es), soyons des âmes priantes. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, augmentes en nous le désir de prier afin que nous recherchions sans cesse ce contact intime avec Jésus.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous recommandes tant la prière, surtout celle du matin et du soir…

Notre-Dame de la Salette, Soutien de l’Église militante …

Notre-Dame de la Salette, Avocate de l’Église souffrante …

Notre-Dame de la Salette, Gloire de l’Église triomphante …

Oraison

Pratique du jour: Dans un cœur à cœur avec Jésus et en union avec l’Église, je prie pour toutes les personnes qui se sont éloignées de Dieu.

Septième jour

La pratique religieuse était déjà une grande préoccupation en 1846 : Ils ne vont à la messe que pour se moquer de la religion dit la Vierge Marie à la Salette. Qu’en est-il aujourd’hui? Pourtant, l’Eucharistie est la plus grande des prières. Jésus se fait réellement présent au milieu de nous. Comment pouvons-nous refuser un tel cadeau? Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, je veux avec Toi adorer Jésus présent dans tous les tabernacles du monde entier.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous reproches le non respect du dimanche …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous invites si fortement à redoubler de ferveur …

Notre-Dame de la Salette, Providence des pauvres et des enfants …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui veut être honorée et invoquée dans l’univers entier …

Oraison

Pratique du jour: Je fais une démarche d’amour vers Jésus dans l’Eucharistie.

Huitième jour

Jésus, dans son infinie tendresse, nous a donné sa Mère pour veiller sur chacun de nous. Comment pourrions-nous L’empêcher de vouloir contribuer au bonheur de Ses enfants? Comment pourrions-nous Lui refuser de venir au secours de Son enfant en péril? Notre Mère sait ce dont nous avons réellement besoin. Pourquoi ne pas choisir de L’écouter? Faisons-lui entièrement confiance. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, sois indulgente pour toutes les fois où nous avons ignoré Ta Présence et sois un phare pour chacun de nous.

Invocations


Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous conduis toujours à Jésus …

Notre-Dame de la Salette, Épouse du Saint-Esprit …

Notre-Dame de la Salette, Source de salut pour les pauvres pécheurs …

Notre-Dame de la Salette, Étoile du matin …

Oraison

Pratique du jour: Je présente avec fierté ma Mère du ciel à quelqu’un.

Neuvième jour

Au terme de cette neuvaine, nous comprenons l’urgence de changer nos cœurs et de témoigner de l’Infinie Miséricorde de Jésus. Par les enseignements providentiels de notre Glorieuse Mère, nous sommes invité à nous tourner vers Dieu et à faire passer le message à tout son peuple. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, merci pour les grâces obtenues durant cette neuvaine. Conduis-nous vers le ciel, objet de notre pèlerinage terrestre.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Reine des anges …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui ressuscites la foi de tes enfants …

Notre-Dame de la Salette, Humble Servante du Seigneur …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous invites à demeurer toujours fidèles aux enseignements de l’Église …

Oraison


Pratique du jour: Je laisserai sur une table un exemplaire de cette neuvaine pour qu’un cœur souffrant la trouve ou je la donnerai à quelqu’un.

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Le Chapelet de Notre Dame de la Salette

ou Chaîne de Notre Dame de la Salette


Selon Mélanie Calvat


Il se dit sur le chapelet ordinaire

Commencez par le signe de croix


1 Offrande du chapelet: Mon doux Jésus miséricorde! Et Vous bonne Vierge de la Salette, recevez le chapelet que nous vous adressons pour vous aider à soutenir le bras si lourd de votre divin Fils.

2 et 4.Sur le gros grain : Les actes de Foi,d’Espérance et de Charité.


Acte de Foi : Mon Dieu, je crois tout ce que la Sainte Église croit et enseigne, parce que c’est vous qui l’avez dit, et que vous êtes la vérité même.

Acte d’Espérance : Mon Dieu, appuyé sur vos promesses et sur les mérites de Jésus-Christ notre sauveur, j’espère avec une ferme confiance que vous me ferez la grâce d’observer vos commandements en ce monde, et d’obtenir par ces moyens la vie éternelle.

Acte de Charité : Mon Dieu, qui êtes digne de tout amour à cause de vos perfections infinies, je vous aime de tout mon cœur, et j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de vous.

3 et 5. Sur les petits grains : Notre-Dame Réconciliatrice de la Salette, Priez pour nous qui avons recours à vous!

6. Acte de Foi ,d’Espérance et de Charité

7. Conclusion : Ô Vierge Sainte de la Salette, voyez notre foi en votre apparition, Notre confiance en vous et notre regret d’avoir offensé votre divin fils; Obtenez-nous de lui miséricorde et couvrez-nous à jamais de votre puissante Protection.

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à ND de la Salette (pdf) en cliquant ici

14 septembre 2009

Neuvaine à la Divine Enfant

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La Divine Enfant de Mexico


A Mexico, au couvent Conceptionniste de San José de Gracia, se trouvait une soeur laïque, nommée soeur Madeleine de Saint Joseph, une femme distinguée, illustre et riche, qui, par humilité, avait fait don de sa propre dot à une jeune fille afin qu'elle puisse être une « soeur de choeur ». Le jour de de Noël de l'année 1840, la mère Madeleine étant en prière devant la crèche de l'enfant Jésus, et l'adorant dans le mystère sacré reçut le texte suivant: « Pourquoi à Vierge Très sainte n'est pas aussi vénérée aussi dans sa naissance, et pourquoi il n'est-elle pas célébrée par des chants de joie comme cela se fait pour l'Enfant Jésus ? » Et tandis qu'elle songeait à cela la Vierge lui apparut sous les traits d'une Nouvelle née, sur les nuages, habillée comme une reine et elle l'entendit lui dire: "J'accorderai toutes les grâces que me demanderont les personnes qui m'honoreront dans mon enfance, puisque c'est une dévotion qui est très oubliée". Profondément impressionnée la Mère Madeleine ressenti un grand désir de faire connaître à Vierge-enfant, et communiqua tout à la mère abbesse Guadalupe de San Lorenzo. Ensuite, elle demanda la permission de exécuter faire une image représentant ce qu'elle avait vu et elle exprima son désir que chacun puisse savoir ce que la Vierge lui avait demandé. Mais l'abbesse, qui ne croyait pas trop en l'authenticité des dires de la soeur, n'y préta guère attention, pensant que si cela était de Dieu cela perdurerait. Un jour, alors que Mère Madeleine nettoyait la sacristie, elle trouva la statue d'un d'un ange qui avait la tête cassée. Très contente, elle porta statue à l'abbesse pour qu'elle lui accorde la permission de faire l'image de la Divine Enfant en utilisant la tête de la statue de l'ange. Après beaucoup d'hésitations la Mère lui donna la permission et immédiatement elle appela un le sculpteur. Mère Madeleine lui expliqua comment était la vision qu'elle avait eu, afin qu'elle soit le mieux possible représentée. Et pour un prix modique le sculpteur réalisa la précieuse statue de la Divine enfant sous les traits d'une bambine. Mère Madeleine porta la statue pour qu'elle soit bénie, et immédiatement, elle fut remplie d'une grande ferveur et d'une grande joie et elle commença à promouvoir le culte de la Divine Enfant, en faisant connaître tout ce qui lui était arrivé quand elle était en prière. Cette dévotion à la Vierge dans le mystère de sa Nativité a très bien été accueillie par le peuple, et toutes les personnes qui connaissaient cette dévotion avaient une grande affection et une tendresse spéciale pour la Mère de Jésus enfant. Le culte s'est rapidement répandu, ainsi que les grâces et les faveurs extraordinaires que les personnes recevaient de Dieu par l'intercession de Marie Enfant. Cependant tout de suite les preuves sont arrivées, puisque les autorités ecclésiastiques ont défendu ce culte jusqu'à la vérification de authenticité. Mère Madeleine se rendit à Rome pour rencontrer Sa Sainteté le Pape Grégoire XVI. Au cours de l'audience, elle lui raconta les apparitions dont elle fut témoin et ce que la Vierge lui avait demandé et les faveurs que les gens reçurent par l'intercession de la Vierge dans le mystère de sa Nativité. Ici à nouveau notre Seigneur montre que cette dévotion lui est agréable, puisqu'il l'a approuvée et fait enrichir d'indulgences par le biais de Son Église. Rapidement, Mère Madeleine, avec l'appui du Pape, a commencé à faire imprimer triduum, neuvaines, ainsi que des prières en l'honneur de la Divine Petite fille, qui ont été répandue par le peuple mexicain. Mère Madeleine a commencé à fêter les 8 de chaque mois, comme jour de mémoire particulier en l'honneur de la Vierge Enfant, et surtout la fête principale, celle de la Nativité, le 8 septembre. Notre Seigneur a accomplis de grands miracles à travers sa petite Reine. Entre autres il a rendu la vue à une petite fille qui était aveugle de naissance à qui les médecins avaient déclaré que cela était humainement impossible. Les pécheurs sont revenus à la foi; les enfants malades se sont miraculeusement remis après avoir été placés sous la protection de la Divine Petite fille, les adultes, les vieillards, tous ceux qui demandaient au Seigneur une grâce par l'intercession de sa Petite Mère, la recevaient. Prions et confions-nous à Marie Enfant.

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Neuvaine à la Divine Enfant

Prière d'ouverture

O Sainte Marie! choisie et destinée par l'auguste et l'éternelle Trinité pour être la Mère du Fils unique du Père, annoncée par les Prophètes, attendue par les Patriarches, et désirée par toutes les nations; sanctuaire et un temple vivant de l'Esprit Saint, conçue sans la tâche du péché originel, Reine du ciel et de la terre et la Reine des Anges, nous nous prosternons humblement devant Vous, et nous nous réjouissons de la commémoration solennelle de votre Naissance très heureuse chaque année; et du plus profond de notre cœur nous vous supplions de bien vouloir venir à naître spirituellement en nos âmes, pour que séduites par votre amabilité et douceur, elles vivent toujours unies à votre cœur Immaculé très doux et très aimable.

Premier jour

Avec neuf salutations, Vierge Marie, nous contemplerons les neuf mois pendant lesquels que vous fûtes enfermées dans le sein de votre mère, en vous disant qu'il était de la descendance du Roi David, vous êtes venue avec un grand honneur à la lumière par les entrailles de sainte Anne votre bienheureuse mère.

Je vous salue Marie

Deuxième jour

Nous vous saluons, ô Petite fille du Ciel, très candide colombe de pureté, qui, en dépit du dragon infernal avez été conçue sans le péché originel.

Je vous salue Marie

Troisième jour

Nous vous saluons, ô très brillante Aurore, précurseur du Soleil de justice, car vous avez apporté la première lumière au monde.

Je vous salue Marie

Quatrième jour

Nous vous saluons,ô élue Choisie par le Ciel, soleil sans tâche, qui brillez dans la nuit ténébreuse du péché.

Je vous salue Marie

Cinquième jour

Nous vous saluons, ô très belle Lune, qui avez illuminé les gentils dans ce monde enveloppé de ténèbres.

Je vous salue Marie

Sixième jour

Nous vous saluons, Femme courageuse qui, comme une armée rangée en bataille, mettez en fuite toutes les puissances infernales.

Je vous salue Marie

Septième jour

Nous vous saluons, ô belle âme de Marie, que le Père a possédé depuis l'éternité.

Je vous salue Marie

Huitième jour

Nous vous saluons, ô Petite fille bien aimée, et vénérons votre saint berceau dans lequel vous fûtes couchée, les langes sacrés dont vous avez été enveloppés, et le berceau sacré dans lequel vous fûtes couchés, et nous bénissons le moment ou vous êtes née.

Je vous salue Marie

Neuvième jour

Nous vous saluons finalement, ô Petite fille aimée, ornée de toutes les vertus avec un degré immensément plus élevé que les autres Saints, qui êtes la digne Mère du Sauveur, pour avoir conçu par l'Esprit Saint, le Verbe incarné.

Je vous salue Marie.

Prière finale

O Vierge Marie, gracieuse Petite fille! Par votre bienheureuse naissance vous avez consolé le monde, réjoui le ciel et terrifié l'enfer; vous donnez le secours aux Chrétiens, la consolation à ceux qui sont tristes, la santé aux malades et la joie à tous vos enfants; nous vous en supplions, venez naître en nos âmes avec votre saint amour; renouvelez notre esprit pour que nous puissions toujours mieux vous servir, réchauffez notre cœur pour que nous puissions toujours plus vous aimer; faites fleurir en nous toutes les vertus grâces auxquelles nous pourrons devenir toujours plus agréables à vos yeux. O Marie! Faites que nous puissions enfin expérimenter les effets salutaires de votre très doux et très Saint Nom; permettez que par l'invocation de ce Nom, nous ayons le soulagement dans nos épreuves, l'espérance dans le danger, le soutien dans les tentations, et enfin le réconfort au moment de la mort. Que le Nom de Marie soit pour tous comme le miel dans la bouche, la mélodie dans l'oreille, et la joie dans le cœur. Ainsi soit-il.

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16 août 2009

Notre Dame de Naju

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Notre Dame de Naju

« Voyez s’il est une douleur semblable à la mienne… »

Diocèse de Kwangjun

Corée du Sud


La Corée, connue par le passé comme le Royaume Solitaire, est maintenant une société d’affaires internationales. Là coexistent les valeurs anciennes et les valeurs modernes. D’un coté, elle s’enracine dans 5000 ans d’histoires avec les traditions du Bouddhisme et du Confucianisme, et de l’autre, elle vit depuis un siècle une évolution économique et une transformation sociales importantes. Ce pays a beaucoup souffert ; le peuple a été étouffé entre le très vieil empire de Chine et le Japon, moderne et agressif. Aujourd’hui, la péninsule reste divisée entre la Corée du Sud et la Corée communiste au Nord. Naju, petite ville paisible d’environ 80 000 habitants, située près de l’extrémité du sud-ouest est un endroit modeste, loin des centres politiques, financiers, industriels et touristiques. C’est là qu’une statue de la Sainte Vierge a commencé à pleurer le 10 juin 1985 chez Julia Kim. Julia est femme au foyer, mère de quatre enfants. Née en 1947, elle s’est mariée en 1972 et fut baptisée le Dimanche de Pâques 1981. Sa vie est marquée par de nombreuses souffrances. Elle a perdu son père pendant la guerre de Corée, en 1950, quand sa famille essayait de fuir le communisme, et elle n’a plus jamais eu de nouvelle de lui. Son grand père a été tué par les communistes et elle-même fut affligée de nombreuses maladies au point que l’hôpital la renvoya chez elle pour y attendre la mort. Après son baptême, elle a joui d’un temps de bonne santé puis elle a recommencé à souffrir. Mais cette fois, elle l’a accepté avec joie, comprenant la Volonté de Dieu sur sa vie. Depuis juin 1985, une petite statue de la Sainte Vierge que Julia avait reçue en cadeau a pleuré pendant 700 jours, des larmes et des larmes de sang. Le phénomène était accompagné de visions de la Sainte Vierge et de Jésus qui délivraient des messages de paix, d’amour et de salut pour le monde. A partir du 22 novembre 1992, une huile parfumée a suinté de la statue et le phénomène s’est reproduit pendant 700 jours.


La position de l’Eglise


La nouvelle s’est répandue rapidement et à causé une grande émotion, attirant des foules de plus en plus nombreuses de curieux de toutes confessions : des Catholiques, des Protestants et des non Chrétiens. L’Archevêque du Diocèse, Mgr Gong-Hee, de Kwangju, à déclaré en juillet 1989 : « Le fait des larmes est incontestable. Tant de personnes en sont témoins. Nous ne pouvons pas empêcher les pèlerins d’aller prier devant la statue. Nous ne pouvons pas empêcher que les messages se répandent, par la publication que va en faire le Père Raymond Spies, un missionnaire Belge, Père spirituel de Julia depuis 1987. Je suis l’affaire, j’observe les faits, le développement des événements…Et j’examine les fruits. »


Miracles Eucharistiques


Il y a une grande ressemblance entre les messages de Fatima et les messages donnés à Julia. Notre Dame à mentionné plusieurs fois qu’il faut croire et trouver refuge dans son Cœur Immaculé, et offrir sa prière et ses souffrances pour la conversion des pécheurs. Elle pleure sur le monde, sur l’humanité en ruine, jusqu’à verser des larmes de sang et elle nous demande de faire pénitence et de revenir à Dieu. Le phénomène des larmes que l’on a est déjà connu dans divers pays était nouveau en Corée. Les plus proche s’est déroulé à Akita, au Japon. A Naju, la Sainte Vierge dit qu’elle est le Lien entre le Ciel et la terre, elle est l’Arche du Salut et elle nous appelle à la conversion. A partir du 5 juin 1988, le jour de la Fête-Dieu, plusieurs fois, l’hostie s’est transformée en Chair et en Sang du Christ, après la communion de Julia. Jésus a dit à Julia : « Je viens à toi en personne sous la forme du Pain à cause de Mon grand Amour pour toi. Mais beaucoup d’âmes prêtent peu d’attention à Ma Présence réelle, M’insultent par des communions sacrilèges et Me négligent avec ingratitude. Ma fille ! Enseigne le mystère de la Sainte Eucharistie avec ferveur aux enfants qui ne le comprennent pas afin que beaucoup de gens qui vivent dans l’ingratitude puissent êtres sauvés par les sacrifices unis à Mon Amour. » Le 29 janvier 1987, Julia a reçu les stigmates du Christ quand Il lui a demandé de souffrir pour les péchés du monde d’aujourd’hui. Un jour, par exemple, elle a traversé les souffrances et les angoisses du fœtus dans le sein de sa mère durant l’avortement. La Sainte Vierge dit à Julia : « Je suis écrasée de tristesse parce que ces vies innocentes, ces vies précieuses, qui sont un don de Dieu, sont cruellement bafouées, brutalement malmenées, déchirées et tuées par des parents ignorants ou indifférents. Donc, je veux vous montrer ces petits bébés qui mendient leur vie et de cette façon convertir beaucoup de pécheurs pour les ramener vers moi. Dites à tout le monde que le fœtus n’est pas un morceau de chair mais que la vie circule en lui à partir du moment de sa conception dans le sein maternel. »


Naju, un Message pour le monde entier


Naju n’est pas encore reconnu par l’Eglise mais celle-ci garde un esprit d’ouverture à cause des bons fruits qui naissent en ce lieu. Un de ces fruits est que la population Catholique double chaque année. Naju aide de nombreux pèlerins comprendre le sens de la souffrance et à unir leurs souffrances à celles de la Sainte Vierge, pour le salut de l’humanité. Dans un de ses messages, la Sainte Vierge a dit à Julia de suivre la petite voie de Sainte Thérèse de Lisieux : « La porte du Ciel est petite et seuls les enfants y entrent. Pour cette raison, les petites âmes doivent s’unir les unes aux autres solidement et me suivre pour sauver le monde ». Selon la Sainte Vierge, les messages sont plus importants que les phénomènes visibles : larmes, huile, miracle eucharistiques… A Naju, comme dans bien des lieux d’apparitions, elle insiste sur l’importance de prier le Rosaire pour la paix du monde et la conversion des pécheurs. Elle demande de prier pour les prêtres, pour la sanctification des familles, pour les bébés victimes de l’avortement. La Sainte Vierge précise que ces messages ne concernent pas uniquement la Corée mais le monde entier. Puissions-nous, avec elle, nous mettre à son école de douceur et de paix, afin que le monde soit sauvé par l’Amour d’une Mère. Saint Jean et Sainte Marie Madeleine ont obtenu, par leurs prières et leur ouverture de cœur, cette grâce sublime de l’Amour Divin. Pour cela, ils ont dû acquérir une force spirituelle, dans leur cœur, leur âme et leur esprit de pouvoir rester debout au pied de la Croix, près du Crucifié et proches de la Vierge Marie qui souffrait en union avec Son Fils. Comme eux, restons près de la Croix, le regard tourné vers Jésus et Marie qui continuent à souffrir sur chaque âme pécheresse. N’est-ce pas là le plus grand signe d’amour que nous puissions donner en cherchant à nous unir au mystère de la Rédemption ?


Texte paru dans le journal « Feu et Lumière »

Notice sur les évènements de Naju, cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1396686.html

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