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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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21 janvier 2009

Litanies de sainte Thècle

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Sainte Thècle

Vierge et Martyre

Fête le 24 septembre


Sainte Thècle était originaire de la ville d'Iconium (Asie-Mineure). Elle était la fille d'une riche païenne nommée Théoclie. Agée de dix-huit ans, elle était fiancée à un jeune homme nommé Thamyris, qui l'aimait d'un amour ardent. C'est à cette époque que, descendant d'Antioche, Saint Paul fut accueilli à Iconium dans la maison d'Onésiphore, un voisin de Thècle, et y enseignait nuit et jour la parole de Dieu.

A tous ceux qui l'écoutaient dans une grande joie, il disait: «Heureux ceux dont le coeur est pur, parce qu'ils verront Dieu. Heureux ceux qui gardent la chasteté de leur chair, parce qu'ils seront le temple de Dieu. Heureux ceux qui ont renoncé à ce monde, car ils seront agréables à Dieu. Heureux ceux qui craignent les paroles de Dieu, parce qu'ils seront consolés. Heureux ceux qui embrassent la sagesse de Jésus-Christ, parcequ'ils seront appelés les fils du Très-Haut. Heureux ceux qui ont gardé le Baptême, car ils trouveront le repos auprès du Père et du Fils. Heureux ceux qui ont compris la science de Jésus-Christ, parce qu'il seront dans la lumière. Heureux ceux qui ont rejeté l'extérieur du monde par amour de Dieu, car ils jugeront les Anges et seront glorifiés à la droite du Père. Heureux les corps des vierges, parce que la parole du Père sera pour eux oeuvre de salut au Jour de son Fils, et ils goûteront le repos dans l'éternité de l'éternité».

Au comble de la joie et comme fascinée par ces paroles célestes, Thècle fut amenée à la foi en écoutant Paul cachée derrière une fenêtre qu'elle ne quitta pas pendant trois jours. Or Théoclie et Thamyris étaient dans une grande émotion en voyant ainsi Thècle oublier ce qui est terrestre pour s'attacher aux paroles de cet étranger qui enseignait à se détourner du mariage. Toute la ville était également en émoi, c'est pourquoi on se saisit de Paul et on l'amena devant le gouverneur. Celui-ci ordonna de l'enchaîner et de le conduire en prison. Après avoir donné ses bracelets au gardien, Thècle vint de nuit retrouver Paul dans sa prison, afin d'apprendre les grandeurs de Dieu, assise à ses pieds et baisant ses chaînes.

Lorsqu'on découvrit Thècle ainsi enchaînée par l'amour divin auprès de Paul, on les fit comparaître tous deux devant le gouverneur. Comme elle ne répondait pas aux questions du gouverneur, sa mère elle-même s'écria: «Brûle cette ennemie du mariage au milieu de l'amphithéâtre, afin que toutes les femmes instruites par cet exemple soient épouvantées!» Le gouverneur, contre son gré et sous la pression de la foule, fit flageller Paul, le chassa hors de la ville, et condamna Thècle à être brûlée vive. Alors qu'on l'emmenait nue au lieu du supplice et que dans une grande fébrilité les jeunes gens et jeunes filles rassemblaient les bois pour le bûcher, Thècle vit le Seigneur sous les traits de Paul, qui l'emplit d'une force divine en la regardant. S'armant du signe de la Croix, elle monta. sur le bûcher. Mais, bien que la flamme brillât haute, le feu ne la toucha pas et, ému par son amour, Dieu envoya une forte pluie qui éteignit le feu et inonda l'amphithéâtre. Conduite par Dieu, Thècle retrouva Paul, qui se cachait dans un tombeau à proximité de la ville avec Onésiphore et les siens. Ils partirent ensemble pour Antioche. A peine étaient-ils entrés dans la ville qu'un notable nommé Alexandre, frappé par la beauté de Thècle s'éprit furieusement de la jeune fille et se précipita pour l'étreindre en pleine place publique. Elle se défendit, déchira sa chlamyde, arracha la couronne de sa tête et le rendit ridicule. Pour se venger, celui-ci la livra au gouverneur qui la condamna aux bêtes. On l'attacha à une lionne farouche, mais celle-ci lécha les pieds de Thècle, comme pour rendre hommage à sa virginité. Le lendemain, on lâcha contre elle de nombreuses bêtes fauves, mais elles ne purent la toucher, car la jeune fille était protégée par une lionne. Voyant une grande fosse pleine d'eau, préparée pour un nouveau supplice, Thècle s'écria: «C'est maintenant le moment de recevoir le bain de la régénération!» Elle s'y jeta en disant: «Au nom de Jésus-Christ, je me baptise à mon dernier jour». Toute la foule sursauta d'émotion, pensant que les phoques allaient dévorer tant de beauté.

Au moment où elle plongeait dans l'eau, la flamme d'un éclair frappa les bêtes qui surnagèrent mortes, et un nuage de feu voila la nudité de l'épouse du Christ. On la livra alors à d'autres bêtes plus redoutables, mais les femmes de la ville, scandalisées par l'injustice de la condamnation de leur congénère, poussèrent de grands cris et les unes jetèrent des aromates, d'autres du nard, d'autres de la casse, d'autres de l'amone, en sorte que le théâtre fut rempli de parfums et les animaux, comme accablés de sommeil, ne touchèrent même pas la Sainte. On attacha ensuite Thècle entre les pattes de deux taureaux, auxquels on appliqua des fers brûlants afin de les rendre plus furieux. Ils bondirent, mais la flamme, s'étendant en cercle, brûla les cordes et laissa la Sainte comme si elle n'avait pas été liée. Constatant qu'aucune de leurs machinations ne pouvait quoique ce soit contre la servante de Dieu, le gouverneur et Alexandre lui rendirent la liberté.

Après s'être reposée quelques jours chez Triphaine, une riche femme de la ville qui l'avait prise comme fille adoptive dès le début de ses tribulations, Thècle, n'aspirant qu'à retrouver Paul, partit pour Myre. De là, elle retourna avec lui à Iconium pour y proclamer les merveilles de Dieu. Elle y trouva Thamyris mort et sa mère obstinée à rester sourde au message du salut. C'est pourquoi elle partit pour Séleucie, où elle demeura près de soixante-douze ans, à pratiquer l'ascèse dans une grotte située aux environs de la ville, dans la montagne de Calamon. Elle endura de violents combats contre les démons et se fit connaître de tous par les nombreux miracles qu'elle accomplissait. Jaloux de ses succès, les médecins païens de la ville envoyèrent des jeunes gens débauchés pour la perdre. Mais, par la providence de Dieu, elle entra vivante dans le rocher et s'enfonça sous la terre. (On raconte qu'elle serait allée à Rome pour retrouver Paul; mais qu'elle l'aurait trouvé mort. Elle serait restée là quelque temps, et se serait endormie d'un beau sommeil. Elle serait ensevelie à deux ou trois stades environ du tombeau de son maître).

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Visions de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich sur la vie de Sainte Thècle

22-23 septembre 1820 et 23 septembre 1821

Lorsque je reçus hier la relique de Sainte Thècle, je vis la sainte descendre d'en haut vers moi : elle était comme revêtue de lumière et portait à la main une branche couverte de fleurs d'un blanc jaunâtre qui étaient fermées. Elle me dit en montrant la relique : " C'est une parcelle de mes ossements ". Je vis après cela jusqu'au soir diverses scènes de sa vie, et ce matin tout son martyre me fut montré dans une vision qui dura à peu près une heure.

Je vis d'abord Thècle dans la maison de ses parents à Iconium : elle était de taille moyenne, ses cheveux étaient bruns. Son visage était grave et beau : elle n'avait pas le teint fleuri, mais brun. Son front et son nez formaient presque une ligne droite. Elle avait dans toute sa personne quelque chose de pieux et de grave et portait une longue robe de laine blanche avec une large ceinture dont les extrémités étaient courtes par devant : cette robe était relevée par endroits et formait des plis nombreux. Ses manches étaient larges et attachées avec des rubans cannelés au milieu et garnis de perles sur les bords. Ses cheveux partagés en trois parties et entremêlés d'une étoffe transparente qui brillait comme de l'argent, étaient masses à droite, a gauche et sur le derrière de la tête.

Je la vis d'abord dans la maison de ses parents avec son père, sa mère et son fiance qui était un grand homme de très bonnes manières. Elle avait avec lui les façons les plus amicales. La maison était comme celles de l'ancien temps, bâtie autour d'une cour avec des galeries soutenues par des colonnes. Devant la maison il y avait encore une autre cour entourée d'un mur au haut duquel était une terrasse avec une balustrade à hauteur d'appui. Au-dessus de cette terrasse étaient tendues des tapisseries pour préserver du soleil.

Paul était à Iconium avec un disciple : ce n'était pas Barnabé, autant que je m'en souviens. Il y avait dans la ville une synagogue : mais Paul enseignait aussi publiquement dans des maisons où il avait des amis et même au dehors. Ce fut ainsi qu'il prêcha sur une extrade à l'entrée d'une maison qui faisait face à celle de Thècle. Il avait un nombreux auditoire parmi lequel se trouvaient des jeunes filles. Il enseigna sur le mariage et dit entre autres choses : " Celui qui se marie ne pèche pas, mais celui qui ne se marie pas, fait mieux ; etc ". Thècle était assise sur la terrasse et elle entendit ces paroles de l'autre côté de la rue. Les jeunes filles de la ville venaient souvent s'asseoir ainsi sur leurs terrasses, parées de toute espèce d'atours, innocemment ou à mauvaise intention. Thècle fut très émue des paroles de l'apôtre. Après ce discours, Paul fut mis en prison.

Je vis qu'on préparait les présents de noces de Thècle, qu'un envoyé de son fiance la visita et qu'elle renonça à lui. Je la vis une fois seule dans sa chambre : elle avait un rouleau d'écritures de l'épaisseur du doigt dans lequel elle lisait : c'était un écrit de Paul dans lequel il était question du mariage et de la virginité. Cette lecture l'émut beaucoup. Elle joignit les mains et pria, prit sur sa poitrine un bijou qu'elle avait reçu de son fiancé, puis en prit un autre sur son épaule droite ou à son oreille c'était comme une pierre blanche avec un petit orne ment dessus. Elle mit tout cela dans une cassette où étaient renfermés plusieurs autres joyaux. Vers le soir je la vis, ayant sur le bras un voile de couleur sombre, quitter la maison et aller dans la ville à la recherche de quelqu'un. Elle rencontra un homme qu'elle connaissait, auquel elle remit ses bijoux. Lorsqu'elle fut de retour chez elle, cet homme vint lui apporter de petites plaques de métal carrées. Je la vis, accompagnée d'un serviteur, se glisser dans l'obscurité jusqu'à la prison de Paul. Elle avait la tête enveloppée d'un voile brun ; elle longea des murs épais et passa sous des arcades. Il y avait là des gardes auxquels elle ne parla pas : mais elle rencontra un homme qui semblait être le geôlier en chef et auquel elle donna de l'argent. Je vis celui-ci prendre une lampe et conduire Thècle dans la prison : il resta sur le seuil de la porte pour l'éclairer. Saint Paul n'était pas enchaîné : il était enveloppé dans un grand manteau. La prison était spacieuse : Paul avait près de lui des rouleaux d'écritures. Thècle s'entretint avec lui, lui exposa sa situation et les pensées qui l'agitaient. L'apôtre lui donna plusieurs explications : puis elle s'agenouilla et il la baptisa avec l'eau d'un flacon qu'il portait dans les plis de sa robe. Alors une lumière descendit d'en haut et les environna tous les deux. Le geôlier vit cela, et plus tard lui aussi se fit chrétien. Je vis Thècle quitter la prison et rentrer chez elle : j'eus alors des visions où je la vis renoncer à toute espèce de parure, se voiler entièrement et déclarer à ses parents et à son fiancé qu'elle était chrétienne et voulait rester vierge. Je vis là-dessus sa mère hors d'elle-même : Thècle fut conduite dans la maison d'une femme qui devait, à ce qu'on espérait, la faire changer de sentiment, mais elle n'y réussit pas Cette femme s'appelait Tryphène Je vis ensuite Thècle traduite devant le tribunal comme chrétienne sur l'accusation de sa Propre mère, puis interrogée, condamnée, jetée en prison et enfin conduite au lieu du supplice. On l'avait dépouillée de tous ses vêtements. mais un nuage vint l'entourer et lui servir de voile : on la fit passer au milieu d'un cercle de valets de bourreaux qui la frappèrent à coups de verges jusqu'à ce qu'elle tombât par terre. Je la vis plus tard attachée à un poteau et déchirée avec des ongles de fer : ses longs cheveux pendaient autour de son corps ensanglanté. On alluma un bûcher : quand on l'eût détachée du poteau, elle y sauta d'elle-même et resta les bras étendus au milieu des flammes qui l'environnaient sans lui faire de mal et qui bientôt s'éloignèrent d'elle. Puis la pluie se mit à tomber si abondamment que tout le monde s'enfuit du lieu du supplice et que le feu s'éteignit. Thècle pouvait s'enfuir : elle n'en fit rien et se laissa ramener en prison. Beaucoup de gens se convertirent. Je la vis priant la nuit dans son cachot : je Vis aussi saint Paul lui apparaître, la consoler et guérir toutes ses blessures. Paul alors n'était plus prisonnier : on avait écrit à Rome, je crois, à son sujet et il avait été mis en liberté.

Je vis de nouveau conduire Thècle de la prison au tribunal et de là dans une enceinte circulaire où elle devait combattre contre les bêtes féroces. On la dépouilla encore de ses vêtements et sa pudeur fut encore protégée miraculeusement. On attacha à ses côtés avec des chaînes un ours et une lionne. Elle avait une chaîne de chaque côté du corps et une à chaque bras, et ces quatre chaînes retenaient près d'elle les deux bêtes féroces. Une secousse violente qu'elles lui donnèrent la fit tomber a la renverse. Alors la lionne brisa les chaînes sans faire aucun mal à la sainte : elle marcha dessus et passa sa tête au-dessous en sorte qu'elles se rompirent. L'ours était assis à quelque distance, plein de rage, mais intimidé : la lionne se jeta sur lui et l'étrangla, puis, comme un chien caressant, elle revint à Thècle qui s'était débarrassée de ses chaînes et se mit à lui lécher les pieds, pendant que la sainte la dressait et lui passait la main sur la tête et même dans la gueule. Tout le peuple cria au miracle, le juge déclara qu'il ne ferait plus rien contre elle et se convertit.

Mais d'autres conduisirent Thècle couverte d'une souquenille brune dans le voisinage d'un cours d'eau. Il y avait là une profonde citerne revêtue en maçonnerie au fond de laquelle il y avait de la vase toute remplie d'affreux serpents. Les valets du bourreau s'étant saisis de la sainte pour l'y précipiter la tête la première, elle s'échappa de leurs mains, fit le signe de la croix sur la citerne et sauta dedans : mais les serpents se retirèrent devant elle et se serrèrent contre les parois. Alors les bourreaux ouvrirent une écluse et la citerne se remplit de l'eau de la rivière voisine ; mais Thècle s'éleva avec l'eau sans quitter la position verticale et n'en ayant que jusqu'à mi-corps. Les serpents de leur côté grimpèrent contre les parois sans se rapprocher d'elle et l'on fut obligé d'arrêter l'eau, car autrement ils seraient sortis et se seraient jetés sur le peuple. La pieuse vierge qui n'avait eu aucun mal rendit grâce à Dieu : on la retira de là et il y eut beaucoup de conversions. Elle fut alors ramenée chez Tryphène qui se convertit, elle aussi.

Comme après tout cela beaucoup de personnes et surtout de jeunes filles venaient se joindre à Thècle, on la bannit de la ville et je la vis parmi des rochers dans une grotte couverte de gazon. Plusieurs femmes et jeunes filles l'avaient suivie. Elle était tout enveloppée dans un vêtement de couleur brune : elle avait sur la tête un capuchon qui lui couvrait le cou et la poitrine et qui faisait des plis quand elle tournait la tête. La grotte était dans un lieu très retiré. Je la vis errer dans les environs et mendier sa subsistance. Elle instruisait les gens du voisinage sans faire d'éclat, priait auprès des malades et les guérissait par l'imposition des mains. Elle faisait tout cela très simplement et sans s'attribuer aucune autorité, mais comme une personne pieuse favorisée de grands dons sur naturels. Plus tard je la vis à Séleucie chez cette même Tryphène dont il a déjà été parlé. Elle partit de la pour aller rejoindre saint Paul et elle fit des prédications ; mais il la renvoya, disant que cela n'était pas convenable. Une fois pourtant il lui fit une visite.

23-24 septembre

Je vis cette nuit sainte Thècle avec environ sept autres femmes et jeunes filles établie près de Séleucie dans un ermitage très bien arrangé. Plusieurs cellules très propres avaient été pratiquées dans des rochers formant une enceinte semi-circulaire. Au milieu de cette enceinte était une colonne hexagone ou octogone soutenant un toit qui abritait tout l'espace compris entre la colonne et les cellules : il était couvert de gazon et de verdure. La partie antérieure était fermée par des arbres et des rochers : il y avait des deux côtés une entrée étroite. Le toit s'appuyait sur ces arbres et s'engageait dans leurs branches. La lumière arrivait dans l'enceinte couverte et dans les cellules par des ouvertures pratiquées dans le haut du toit. Tout cet ensemble avait beaucoup de grâce, d'élégance et de distinction. Les cellules étaient taillées dans des roches veinées de diverses couleurs : il y avait dans chacune un banc recouvert de mousse sur lequel ces femmes dormaient : on y avait aussi pratiqué des niches où se trouvaient des croix de bois ayant cette forme : quelques-unes portaient une image du Christ qui semblait découpée dans du parchemin ; sur d'autres c'était une image faite à l'aiguille ressemblant un peu à une poupée. Ces niches se fermaient au moyen de trappes, qui en s'abaissant, présentaient une petite table devant l'image. Je vis en outre chez les habitantes de l'ermitage des verges et des cordes de crin dont elles se servaient pour se mortifier. Je vis des petits plats bruns qui semblaient façonnes avec de la terre, mais pas de foyers pour faire du feu : je crois qu'elles ne mangeaient que des fruits et des aliments crus. Les portes des cellules étaient en clayonnage. Il y avait une source devant l'ermitage. Autour de la colonne centrale régnait un ressaut formant une espèce d'autel : elle était entièrement revêtue de tapis sur lesquels étaient brodées à l'aiguille des figures d'un travail fort simple, représentant entre autres certains apôtres et la sainte Vierge. Il me parut aussi qu'il y avait à l'intérieur de cette colonne comme une espèce d'armoire : je ne me rappelle plus ce qu'on y renfermait. Thècle et ses compagnes priaient ensemble autour de cette colonne. Une de leurs occupations était de tresser des couvertures.

Je vis Thècle, qui n'avait que dix-sept ans à l'époque de son martyre, couchée ici sur son lit de mort à l'âge de quarante. Ses compagnes étaient agenouillées autour d'elle et un prêtre, qui me parut aussi être un anachorète, lui donna la communion. Il portait la sainte Eucharistie dans une boîte oblongue de forme quadrangulaire, laquelle s'ouvrait à moitié. C'était un morceau de pain de forme ovale enveloppé dans un linge. Le prêtre avait une longue barbe et le corps ceint d'une corde. Thècle ne mourut pas tout de suite ; avant d'expirer elle resta longtemps encore étendue sur sa couche, silencieuse et immobile comme la sainte Vierge Marie au moment de sa mort. Plus tard j'eus une vision touchant ses funérailles. Ses compagnes l'enveloppèrent entièrement avec des bandelettes, comme on le faisait pour les morts dans ce pays. On la coucha sur une planche et celle-ci fut placée sur une autre qui était garnie de poignées pour l'aider à la porter. On déposa ensuite le corps dans une grotte sépulcrale où plusieurs autres reposaient déjà. Je crois que par la suite on bâtit là une chapelle.

Je me souviens encore que, me trouvant dans une chapelle près de son tombeau, la sainte m'apparut, me revêtit d'un vêtement blanc et me mit notamment sur la tête une coiffe blanche, très belle quoique fort simple et semblable à un capuchon qui recouvrait aussi la poitrine : elle était élégamment plissée et cachait presque entièrement je visage. J'ai oublié pourquoi Thècle m'habillait ainsi, mais je crois qu'il s'agissait d'une mission que je devais remplir quelque part dans ce costume pour n'être pas reconnue. La pieuse Anne Catherine avait vu toute la vie de sainte Thècle, mais elle ne put communiquer que ce qui précède. Il lui fut dit encore que sainte Thècle, en qualité de première martyre, avait été comparée à la sainte Vierge par des Pères de l'Eglise.

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Litanies de sainte Thècle

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, écoutez-nous

Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, Priez pour nous

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Thècle, priez pour nous

Sainte Thècle, qui êtes restée pure au milieu des païens, priez pour nous

Sainte Thècle, convertie par le Saint Apôtre Paul et qui êtes devenue sa première disciple, priez pour nous

Sainte Thècle, ardente élève de la Parole de Dieu, priez pour nous

Sainte Thècle, fidèle servante du Saint Apôtre Paul, priez pour nous

Sainte Thècle, qui l'avez nourri en prison, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez quitté, par amour pour le Christ, votre fiancé terrestre, priez pour nous

Sainte Thècle, dont la mère païenne vous a en vain et de façons multiples, forcée d'abandonner le Christ, priez pour nous

Sainte Thècle, dont les parents vous ont battue à cause de votre attachement à la Foi Chrétienne, priez pour nous

Sainte Thècle, dont le fiancé vous a dénoncé auprès de l'empereur à cause de votre Foi, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez été condamnée à brûler sur le bucher, priez pour nous

Sainte Thècle, qui, par le Signe de la Croix, avez provoqué une pluie pour éteindre le feu, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez été jetée en pâture aux animaux sauvages dans la fosse aux lions, priez pour nous

Sainte Thècle, qui, par la Force de Dieu, avez été préservée de toute les tortures, priez pour nous

Sainte Thècle, première martyre parmi les femmes, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez converti la pieuse Triphémia et toute sa maisonnée, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez servi Dieu jusqu'à un âge très avancé, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez été visitée par votre Epoux Jésus-Christ pendant votre prière, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez, par votre parole et votre exemple, gagné de nombreuses âmes pour le Christ, priez pour nous

Sainte Thècle, qui dans toutes les tribulations, êtes pour nous un refuge sûr, priez pour nous

Sainte Thècle, qui êtes les mère des veuves, des orphelins et des pècheurs repentis, priez pour nous

Sainte Thècle, qui intercèdez pour nous au trône de Dieu, priez pour nous

Sainte Thècle, acclamée par les patriarches, priez pour nous

Sainte Thècle, dont la tombe est visitée par d'innombrables et pieux pèlerins, priez pour nous

Sainte Thècle, qui obtenez pour tous ceux qui vous invoquent consolation et protection, priez pour nous

Sainte Thècle, miroir et modèle des vierges, priez pour nous

Sainte Thècle, servante du Père Eternel, priez pour nous

Sainte Thècle, délice de Dieu le Fils, votre Epoux choisi, priez pour nous

Sainte Thècle, temple magnifique de l'Esprit Saint, priez pour nous

Sainte Thècle, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

Priez pour nous, sainte vierge et Martyre Thècle,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ

Prions

O Dieu, qui avez tiré de l'obscurité du paganisme la Sainte Vierge et Martyre Thècle, et qui l'avez choisie comme épouse pour Votre Fils et l'avez revêtue de Grâces particulières pour la consolation de Vos fidèles; veuillez nous accorder par ses mérites et son intercession, d'être illuminés et réconfortés par sa grâce, de parvenir à la vraie conversion de notre vie et de partager avec elle, Votre Béatitude au Ciel. Par Jésus le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous, dans l'Unité du Saint Esprit pour les siècles et les siècles. Amen.

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Téléchargez le texte des Litanies de Sainte Thècle (pdf) en cliquant ici

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21 janvier 2009

Les épousailles de Marie et de Saint Joseph

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Les épousailles de Marie et de Saint Joseph

Texte extrait de la Vie Divine de la Très Sainte Vierge Marie, de Maria d'Agreda


La divine enfant fut rapportée par les anges dans le temple. Elle leur fit de douces plaintes et d'amoureuses instances, afin qu'il lui découvrissent la faute qui la privait de la présence de son divin époux. Le Seigneur entendit enfin ses plaintes et se manifesta à son épouse par une vision abstractive de sa divinité. Il dissipa ses ténèbres et remplit son âme de célestes consolations et des joies les plus pures. A l'âge de treize ans et demi il lui arriva ce que l'Écriture nous dit être arrivé à Abraham lorsqu'il lui fut commandé de sacrifier son fils Isaac. Elle avait fait voeu de virginité perpétuelle en présence de Dieu et des saints anges, et elle n'avait rien de plus à coeur que de conserver toujours ce beau lys de pureté. Mais le Seigneur lui commanda de prendre l'état du mariage, sans lui découvrir encore qu'elle fut choisie pour être la mère de Dieu. A cet ordre inattendu elle resta très affligée, mais elle suspendit son jugement, et croyant plus fermement qu'Abraham lui-même, elle espéra contre l'espérance, et se résigna à la divine volonté. Dieu dit en songe à Siméon de chercher un époux pour la fille de Joachim et de rassembler tous les prêtres et les docteurs pour leur exposer que cette enfant était orpheline et qu'elle n'avait aucune volonté de s'engager dans le mariage; mais que la coutume étant qu'aucune fille ne sortit du temple sans s'établir, il était convenable de lui trouver un mari. Le saint vieillard obéit aux ordres divins. Il exposa la chose aux prêtres, qui furent d'avis qu'il fallait prier le Seigneur de leur faire connaître quel était celui qu'il avait choisi pour son époux à cette enfant. Ils fixèrent donc un jour auquel tous les jeunes hommes de la famille de David, qui étaient présents à Jérusalem devaient se rassembler dans le temple; ils choisirent celui où Marie achevait, la quatorzième année de son âge. Simon voulut alors donner connaissance à la sainte enfant de leur résolution et l'engager à recommander cette affaire au seigneur. A cette nouvelle elle ressentit une si vive affliction qu'elle serai morte si Dieu ne l'eut fortifiée de sa divine vertu. Il lui donna cet avis neuf jours avant celui qui avait été fixé; en ce temps là, tandis que la sainte vierge redoublait ses prières afin que la divine volonté s'accomplit sur elle, le seigneur lui apparut et lui dit: Mon épouse et ma colombe, apaisez votre coeur affligé; je suis attentif à vos désirs et à vos prières, le prêtre sera conduit par ma lumière; je vous donnerai un époux qui ne s'opposera pas à vos désirs, et je vous viendrai en aide avec ma grâce. Je chercherai un homme parfait et selon mon coeur et je le choisirai parmi mes serviteurs; non pouvoir est infini et il sera toujours avec vous pour votre protection. Ces paroles du seigneur apaisèrent le coeur de la pure vierge et elle pria de nouveau le Très-Haut de lui conserver la pureté. Elle s'adressa aussi à ses anges qui la .consolèrent par les raisons tirées de la puissance de Dieu et de son amour infini envers elle. Le jour fixé arriva, tous les jeunes hommes de la famille de David s'assemblèrent et Joseph originaire de Nazareth, mais alors habitant à Jérusalem se trouva avec eux. Il était âgé de trente-trois ans, était bien fait de corps, d'un visage agréable et d'une modestie et d'une grâce incomparable. Dès sa douzième année il avait fait voeu de chasteté. Il était parent au troisième degré de la sainte vierge. Les prêtres se mirent- en prières afin de régler avec l'assistance divine ce qu'il fallait faire. Le seigneur inspira à Simon de faire prendre une baguette sèche à chaque prétendant et il leur dit que chacun demandât à Dieu de manifester sa divine volonté. Lorsqu'ils étaient tous en prière, on vit fleurir la baguette que tenait saint Joseph et voler au-dessus de sa tête une blanche colombe entourée d'une splendeur admirable. En outre saint Joseph entendit une voix qui lui dit intérieurement : Joseph mon serviteur, Marie doit être votre épouse, recevez-la avec soin et respect, car elle est agréable à mes yeux, juste, très-pure de corps et d'esprit et vous ferez ce qu'elle vous dira. Sur la déclaration du ciel les prêtres donnèrent la très-sainte Vierge pour épouse à saint Joseph, comme choisi de Dieu. Marie baisa la main à Siméon et à Anne sa maîtresse et sortit du temple avec son époux et quelques serviteurs du saint lieu et ils allèrent ensemble à Nazareth. Arrivés là, les saints époux visitèrent leurs parents et leurs amis ainsi qu'on la pratique dans ces sortes d'occasions et ils se retirèrent enfin à leur maison. Alors la très-pure Vierge pria les anges de l'assister dans ce premier entretien qu'elle devait avoir seule à seule avec un homme. Ils furent tous présents en forme visible; ils donnèrent une grande force à ses paroles et enflammèrent de charité le coeur de saint Joseph. Elle fit alors connaître à son époux le voeu de perpétuelle chasteté qu'elle avait fait, le suppliant de l'aider à l'accomplir; saint Joseph lui découvrit de son côté celui qu'il avait fait à l'âge de douze ans. Le coeur des deux chastes époux fut rempli de consolation en voyant l'oeuvre du seigneur dans la conformité de leurs sentiments; ils renouvelèrent leurs voeux, promirent d'y être fidèles et de s'entraider pour leur perfection. Après ces promesses, ils partagèrent, l'héritage que saint Joachim et sainte Anne leur avait laissé, ils en offrirent une part au temple, l'autre fut réservée pour les pauvres; ils gardèrent la troisième pour leur entretien Saint Joseph avait appris dans sa jeunesse le métier de charpentier comme un emploi honnête, dans le dessein de gagner sa vie. Il demanda à la sainte Vierge son épouse, s'il lui serait agréable qu'il exerçât ce métier. La sainte Vierge y Consentit, en l'avertissant que le Seigneur voulait qu'ils fussent pauvres et qu'ils secourussent les pauvres. Elle lui demanda la permission de distribuer des aumônes, ce que le saint époux lui accorda volontiers. Dieu pour augmenter dans saint Joseph le respect et la vénération qu'il devait à son épouse, voulut qu'elle répandît dans son époux par sa vue et sa présence une crainte respectueuse qui ne peut s'exprimer en paroles. Ces effets résultaient d'une rayonnante splendeur de la divine lumière, unie à une majesté ineffable dont saint Joseph était pénétré. Le saint mariage fut célébré le huit septembre, Marie ayant quatorze ans accomplis et saint Joseph trente-trois.

21 janvier 2009

Temps de prière de la famille Franciscaine

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Chers amis,

Comme vous le savez peut-être, j'organise, tous les 4 mois, pour l'Hospitalité Franciscaine Notre Dame de Lourdes du Sud Ouest, un temps de prière. Vous trouverez ci après les textes de notre temps de prières. Pour tous ceux qui peuvent venir, cette prière à lieu de 19 à 20 heures, chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, rue Kyrié à Bordeaux. Pour tous ceux qui ne peuvent se déplacer, je vous invite à prendre ce temps de prière en communion avec nous, de 19 à 20 heures ce soir, en lisant les textes. Nous prierons pour toutes vos intentions.

Bien fraternellement. Franck Monvoisin, rédacteur du blog

Temps de Prière de la Famille Franciscaine

Mercredi 21 janvier 2009

C’est notre première rencontre, en cette année où nous célébrons le 8ème centenaire de la naissance du charisme franciscain. Avant d’entrer dans la prière, vénérons François et Claire et demandons-leur de nous affermir dans notre vocation franciscaine.

Cloches de Lourdes

« Pour moi, vivre, c’est le Christ » « Suivre les traces de mon Seigneur Jésus-Christ » Paul, comme François se sont laissés saisir totalement par le Christ. En cette semaine de l’unité des chrétiens, alors que nous allons célébrer dimanche la fête de la conversion de St Paul, nous avons souhaité centrer notre prière sur cette conversion nécessaire pour chacun, afin qu’advienne l’unité des chrétiens.

Chant : «  C’est Jésus qui nous rassemble  » cf : Feuille A 22-99, couplets 1,2,4,5

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Lecture du Livre des Actes des Apôtres (22, 3-16)

La conversion de Paul devant la porte de Damas

Paul, menacé de mort par les Juifs de Jérusalem, leur parla ainsi: « je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. J'ai persécuté à mort cette doctrine, liant et mettant en prison hommes et femmes. Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m'en sont témoins. J'ai même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d'amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir. Comme j'étais en chemin, et que j'approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi. Je tombai par terre, et j'entendis une voix qui me disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Je répondis: Qui es-tu, Seigneur? Et il me dit: Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes. Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors je dis: Que ferai-je, Seigneur? Et le Seigneur me dit: Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire. Comme je ne voyais rien, à cause de l'éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi me prirent par la main, et j'arrivai à Damas. Or, un nommé Ananias, homme pieux selon la loi, et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage, vint se présenter à moi, et me dit: Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai. Il dit: Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche; car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues. Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur. »

Parole du Seigneur! nous rendons grâce à Dieu!

Chant de méditation : Apôtre des nations - Messager de la Nouvelle, (sur CD) Le monde est ta maison - Par ta voix, Dieu se révèle

1 – Pour toi, vivre, c’est le Christ 2 – Pour toi, vivre, c’est le Christ Et l’annoncer nourrit ta joie Sagesse offerte à qui te croit Antioche te reçoit Athènes où Dieu t’envoie Et les chrétiens se multiplient Entend le nom de l’inconnu Heureuse Eglise Heureuse ville Où l’Esprit souffle à tous les vents ! Où sur les places on dit Jésus !

3 – Pour toi, vivre, c’est le Christ 4 – Pour toi, vivre, c’est le Christ Et tu le portes aux gens sans droits Et la rencontre avec sa croix Corinthe s’ouvre à toi, Combien de durs combats Tu vois les pauvres se lever Jusque dans Rome tu mèneras Heureuse Eglise Heureuse Eglise Où des frontières sont tombées ! Où les prophètes gardent foi !

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Lecture de la Légende des Trois Compagnons (5, 13-14)

François à Saint Damien

Comme François passait près de l'église Saint Damien, une voix intérieure lui dit d'entrer pour y faire oraison. Il entra. Il commençait à prier avec ferveur devant une image du Christ en Croix, lorsqu'il entendit une voix lui dire avec douceur et bienveillance: « François, ne vois-tu pas que Ma Maison tombe en ruine? Va donc et répare-là par amour pour Moi. » Tremblant et frappé de stupeur, il répondit : »Je vais m'y mettre de toute mon âme Seigneur. » Il comprit qu'il s'agissait de l'église Saint Damien, que sa grande vétusté menaçait d'une chute prochaine. Les paroles Divine le remplirent de joie, et son âme s'éclaira d'une vive lumière: il eût l'intime conviction que c'était Jésus crucifié qui lui adressait cet appel. A la sortie de l'église, il trouva un prêtre assis tout près de la porte. Mettant la main à la bourse, il lui offrit de l'argent et lui dit: « Je t'en conjure, messire, achète de l'huile pour faire brûler sans interruption une lampe devant ce crucifix: et quand tu auras dépensé cette somme, je te donnerai de nouveau autant qu'il le faudra. » A partir ce ce jour, son cœur fut si frappé et si profondément meurtri au souvenir de la Passion du Seigneur que, tout le reste de sa vie, il garda en son âme la mémoire des stigmates du Seigneur Jésus. La chose fut bien connue plus tard, lorsque les stigmates du Sauveur se reproduisirent sur le corps de François par un miracle dont il y eût les preuves d'une évidente Charité.

Ref : Que ton règne vienne – Comme l’aube sur la nuit

Que ton règne vienne – Qu’il éclaire et change notre vie !

1 - Là où il y a la haine que surgisse ton amour – Là où il y a le doute, que s’élève un chant de foi !

2 - Là où règnent les ténèbres, que paraisse ta clarté – Là ou cesse l’espérance, que s’élève un chant d’espoir !

3 – Là où naissent les discordes, que s’installe l’unité – Là où il y a la guerre, que s’élève un chant de paix !

4 – Là où il y a l’offense, que s’éveille le pardon – Là où règne la tristesse, que s’élève un chant de joie !

5 – Là où germe le mensonge, Fais fleurir la vérité – Là où siège l’injustice, que s’élève un chant d’amour !

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Exposition du Très Saint Sacrement

« Aimer, c’est tout donner, et se donner soi-même … »

Intercession

1 – L’apôtre Paul a recherché la vérité et l’a trouvée dans le Christ. François a cherché Dame pauvreté et l’a trouvée dans le Christ. Pour tous ceux qui découvrent avec bonheur la présence de Dieu sur leur route, et pour ceux qui poursuivent leur quête de vérité, prions le Père

2 – L’apôtre Paul a été un grand missionnaire. François a envoyé ses frères aux quatre points de l’horizon; Prions pour ceux qui quittent leur confort, leurs projets et leurs peurs pour annoncer l’Evangile autour d’eux et jusqu’au bout du monde, prions le Père.

3 – L’apôtre Paul a vécu sur une terre à évangéliser. François n’a pas hésité à aller à la rencontre du sultan. Pour les pays où les chrétiens sont une faible minorité et sont persécutés, prions le Père.

4 – Les écrits de l’apôtre Paul témoignent d’innombrables rencontres. Les écrits de François et de Claire sont notre richesse. Pour nos amis, nos familles, nos proches, et pour ceux à qui nous avons promis notre prière, prions le Père

Intentions libres

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Antienne: « Celui qui plante n'est rien, celui qui arrose n'est rien. Dieu seul compte, qui donne la croissance ».

Très haut, tout puissant, bon Seigneur, à toi sont les louanges, la gloire et l’honneur, et toute bénédiction.
A toi seul, Très-Haut, ils conviennent ; et nul homme n’est digne de prononcer ton nom.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures : spécialement Messire frère soleil qui donne le jour, et par qui tu nous éclaires ;

il est beau et rayonnant avec une grande splendeur : de toi, Très-Haut, il est le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur lune et pour les étoiles :

dans le ciel tu les as créées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent, pour l’air et les nuages, et le ciel pur, et tous les temps,
par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur eau,

qui est très utile et humble, précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu, par qui tu éclaires la nuit ;

il est beau et joyeux, robuste et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la terre, qui nous soutient et nous nourrit,
et produit divers fruits avec les fleurs aux mille couleurs et l’herbe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent pour l’amour de toi, et supportent douleur et tribulation ;
bienheureux ceux qui persévèreront dans la paix, car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur la mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en état de péché mortel !

Bienheureux ceux qu’elle trouvera conforme à tes très saintes volontés, car la seconde mort ne leur fera point de mal.

Louez et bénissez mon Seigneur et rendez-lui grâces,

et servez-le avec grande humilité.

Antienne: « Celui qui plante n'est rien, celui qui arrose n'est rien. Dieu seul compte, qui donne la croissance ».

Comme Jésus nous l’a appris, avec confiance nous osons dire : Notre Père….

Dieu qui as instruit le monde entier par la Parole de l'Apôtre Saint Paul dont nous célébrons aujourd'hui la conversion, accorde-nous d'aller vers Toi en cherchant à lui ressembler, et d'être, dans le monde, les témoins de Ton Évangile. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse et nous garde ! Que le Seigneur fasse briller sur nous son visage, qu’il se penche vers nous ! Que le Seigneur tourne vers nous son visage, qu’il nous apporte la paix ! Et que Dieu nous bénisse, lui qui est Père, Fils et saint Esprit

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Reposition du St Sacrement et Chant final - Il dansera pour toi

Refrain : Il dansera pour Toi avec des cris de joie, Ton Dieu est en toi , Alléluia, alléluia, alléluia !

1- Pousse des cris de joie, Fille de Sion ! Éclate en ovations Israël !

2- Trésaille d’allégresse, réjouis-toi, Fille de Jérusalem !

3- Le Roi d’Israël , Adonaï est en toi , Tu n’as plus à craindre le malheur !

4- Ce jour-là on dira à Jérusalem, ne crains pas Sion ne faiblis pas !

5- En Toi , il y aura , sa joie et sa danse, Il te recréée par son Amour !

Prochaines rencontres :

Mercredi 18 février : Fraternité Ste Claire

Mercredi 18 mars : Marie Alexandrine et Christophe

Mercredi 15 avril : Fraternité St Michel

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Prière pour l'année jubilaire des 150 ans de la mort du Saint Curé d'Ars

Saint François d'Assise joua un très grand rôle dans la vie du Saint Curé d'Ars; à un moment donné de sa vie, il pensa à entrer chez les Frères Mineurs Capucins de Lyon, mais le Père Léonard de Port Maurice lui conseilla de rester dans sa Paroisse et d'entrer dans le Tiers Ordre Franciscain, ce qu'il fit en 1847; l'année suivante une Fraternité fut établie à Ars et il recommandait aux Curés voisins d'en faire autant. Totalement purifié et uni à Jésus, il entre dans la Vie le 4 août 1859 et fut canonisé en 1925. Il a été proclamé Saint Patron de tous les curés de l'univers. Le 8 décembre 2008, s'est ouverte à Ars l'année jubilaire des 150 ans de sa mort.

Saint Jean-Marie Vianney, vous qui avez indiqué le “chemin du Ciel” à tant de fidèles, montrez-nous le chemin de l’amitié et de la vie avec le Père. Aidez-nous à goûter le bonheur qu’il y a à connaître Jésus-Christ, à L’aimer et à Le faire aimer. Comme vous, que nous découvrions la joie de vivre dans la grâce de l’Esprit-Saint, afin de le suivre avec confiance dans la foi. Apprenez-nous à aimer et à vivre toujours plus des sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. C’est là que nous rencontrons le Seigneur en vérité pour grandir dans la vraie liberté et nous laisser sanctifier. Que Sa présence dans le Saint-Sacrement nous attire, nous comble et soit pour chacun source de consolation. Aidez-nous à découvrir que la Parole de Dieu est une lumière pour aujourd’hui et un guide pour aimer et servir nos frères avec joie, spécialement les plus pauvres et les plus petits. Vous êtes le “patron de tous les curés de l’univers” et un modèle plein de charité pour chaque prêtre. Nous venons vous les confier et prier pour eux ; gardez-les dans la paix et la fidélité à l’Église. Saint Curé d’Ars, aidez-nous à être toujours plus des témoins de la miséricorde ; faites grandir en nous le désir d’être des saints. Amen.

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Téléchargez la feuille du temps de prière (pdf) en cliquant ici

21 janvier 2009

La Messe avec Marie

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La Messe avec Marie

Méditation du Père Marie Antoine de Lavaur


« Un jour sans messe, dit saint François de Sales, est un jour sans soleil ». Une Messe bien entendue, « oh ! le trésor des trésors » ! Faites tous les sacrifices pour l’entendre chaque jour. Vouloir, c’est pouvoir. Ne vous privez jamais de ce bonheur : c’est une demi-heure de Paradis passée sur la terre. Voici une méthode admirable. En vous en servant, vous serez tout le temps avec Jésus. Vous le verrez, avec les sentiments du Cœur Immaculé de Marie, vivre sous vos yeux. Et être avec Jésus, n’est-ce pas être au Paradis ? Lui-même veut que nous fassions ainsi : « Faites ceci en vous souvenant de moi ». Suivez avec attention chacun des gestes du prêtre : vous y verrez parfaitement reproduite la vie tout entière de Jésus-Christ.

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Première partie de la messe: Adorer Dieu


Voyez le prêtre sortir de la sacristie : il porte la croix sur ses épaules et le calice dans ses mains : ceci rappelle que l’homme, qui a été perdu par l’arbre et le fruit du péché, est sauvé par l’arbre de la croix et le fruit de vie. Au pied de l’autel, le prêtre, en souvenir d’Adam pécheur, commence, avec tous les assistants, à confesser et à pleurer les péchés. "Seigneur, Dieu Tout-Puissant, me voici prosterné en votre présence, pour apaiser et honorer votre Majesté divine au nom de toutes les créatures. Mais comment le pourrai-je faire, étant moi-même pécheur? Pardon, Seigneur! Vous qui vous glorifiez d'être appelé le Père des miséricordes, mille fois pardon". Il monte ensuite à l’autel en tremblant et demandant miséricorde, par les mérites des Saints dont les reliques sont dans l’autel, et il baise l’autel. La prière d’ouverture: Au côté droit, il dit l’Introït avec les prophètes, qui annoncent le Rédempteur, et il revient au milieu de l’autel pour dire le Kyrie Eleison, qui rappelle les grandes prières faites pendant quatre mille ans pour demander ce Rédempteur. Adam les avait commencées, et Marie les disait encore quand l’Ange la salua. Le prêtre chante ensuite le Gloria, rappelant les joies de la crèche. "Mon enfant, le prêtre t'invite en disant "Dominus vobiscum", à venir à la crèche. Dis avec lui les Oraisons, unissant tes prières à celle des bergers et des rois mages". Les Oraisons qui suivent rappellent les adorations des bergers et des rois. L’Epître qui est l’enseignement des Docteurs apostoliques, rappelle la présence de Jésus au milieu des Docteurs. Le Graduel rappelle sa croissance jusqu’à trente ans. Voici la prédication de l’Evangile. "L'Evangile te rappelle la prédication divine de mon Fils. Lève-toi pour l'écouter, baise avec respect le livre qui la continue, et, avec les martyrs et les confesseurs de la foi, fais retentir les cieux et la terre de ce chant de victoire: Credo! Credo! Je crois! Je crois!" Le Credo en est la solennelle affirmation.

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Deuxième partie de la messe: Remercier Dieu


Voici la Passion qui commence. "Mon enfant, ici commence le grand sacrifice". Préparation des dons et Prière sur les Offrandes. L’Offertoire ou Oblation est la première partie de sacrifice. Le prêtre offrant l’hostie, c’est Jésus s’offrant au jardin des Oliviers. Le vin mis dans le calice rappelle la divinité de Jésus et le sang qu’il répand, et les gouttes d’eau qu’y mêle le prêtre rappellent son humanité et aussi les larmes que nous devrions mêler à son sang. "Verse quelques larmes brûlantes d'amour pour les unir au sang de mon Jésus". vIl faut s’offrir et s’immoler avec Jésus. Le Lavabo nous rappelle combien il faut être pur pour faire cette offrande et cette immolation. "Le prêtre se purifie encore en lavant l'extrémité des doigts qui doivent toucher l'hostie sainte, puis il revient au milieu de l'autel où, profondément incliné, il s'offre à Dieu pour le salut du peuple. En ce moment, il faut prier pour le prêtre. Il doit être si saint, si pur!" L’Orate fratres invite les fidèles à s’offrir avec le prêtre. "Le prêtre t'invite à venir t'immoler à ton tour avec Jésus et lui-même, et à offrir au Seigneur ta volonté, tes biens, ta famille et ta vie. Mais ce que Jésus te demande avant toute chose, mon enfant, c'est ton cœur, offre-le lui sans partage afin qu'il s'élève de la terre jusqu'au trône de Dieu, pour y chanter avec les anges: Sanctus! Sanctus! Sanctus!" La Préface chante la gloire que Dieu en retire. Le Sanctus et l’Hosanna transportent nos cœurs dans les cieux pour y tressaillir d’amour et y chanter avec les anges. Plusieurs Saint entendaient alors, dans l’extase, les célestes concerts.

Troisième partie de la messe: Pleurer ses péchés

Le prêtre met les bras en croix, baise l’autel et fait trois signes de croix sur le calice, rappelant ainsi le baiser de judas et les trois juges de Jésus. Quand il s’arrête au Memento, se souvenir de Pilate interrompant les supplices pour dire : Ecce Homo. "O Père, regardez sa face adorable! A cause de lui, accordez-nous telle... telle grâce pour telle... telle personne". Les prières qui suivent rappellent Jésus montant au Calvaire. "Mon enfant, viens avec moi à la suite de mon Fils". Le prêtre met alors ses deux mains juxtaposées sur le calice, pour placer tous les péchés sur la tête de la Victime. "Ne laisse pas pas perdre une goutte de ce sang adorable! Au pied de la croix de mon Jésus prie pour les justes, pour les morts, pour les pécheurs". Il prononce les paroles de la Consécration pour l’immoler, il l’élève pour la montrer au ciel et à la terre. Ensuite il fait, les bras en croix, les grandes prières que fit Jésus sur la croix et que rappelle le Pater. Puis il partage l’Hostie en deux, pour rappeler la mort de Jésus, par la séparation du corps et de l’âme. Il la brise encore pour rappeler le coup de lance. Il fait trois signes de croix pour rappeler les trois jours du sépulcre, et, laissant tomber une parcelle d’Hostie dans le calice, il rappelle la réunion de l’âme et du corps de Jésus dans le sépulcre et sa résurrection. "Les trois jours de ma grande douleur et la consolation que j'avais dans mon martyre de garder toujours dans mon cœur l'hostie que j'avais reçue la première au Cénacle".

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Quatrième partie de la messe: Demander les grâces

Le prêtre dit l’Agnus Dei et donne la Paix et la Communion pour rappeler que l’Agneau de Dieu ressuscité donna la paix aux Apôtres, les visita et s’assit à la même table. "Participe toi aussi au sacrifice par une communion fervente. Ne manque jamais au moins de faire la communion spirituelle en t'unissant à la joie qu'éprouvait mon cœur quand tous les jours je recevais mon divin Fils des mains de Jean, mon fils adoptif". Puis, de même que Jésus annonça à ses Apôtres que sa vie terrestre était finie et qu’il les bénit avant de monter au ciel, le prêtre dit : Ite Missa est, et bénit les assistants. "Incline la tête pour recevoir sa bénédiction, comme firent les apôtres au moment où mon Jésus monta au ciel". Après cette bénédiction, tous les fidèles debout pendant le Dernier Evangile, semblent, comme les Apôtres contempler Jésus montant au ciel et entendre les Anges leur annoncer que Jésus en descendra pour juger le monde. Ainsi, la Messe renferme tous les évènements accomplis dans tous les siècles, depuis la chute jusqu’au jugement dernier. Voilà les merveilles d’amour, qu’il faut contempler et méditer tout le temps de la Messe. Alors, quel trésor de grâces ! Quel avant-goût du Paradis !

Pour approfondir

Site de l'Association pour la mémoire du Père Marie Antoine

http://a.p.m.a.free.fr

Téléchargez le texte de la Messe avec Marie (pdf) en cliquant ici

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20 janvier 2009

Chapelet de saint Joseph

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Saint Joseph de Nazareth

Père nourricier du Seigneur

Fête le 19 mars et le 1er mai

Méditation sur Saint Joseph par Saint Alphonse de Liguori

Considérons quels sentiments de tendresse et de vénération Saint Joseph avait pour la bienheureuse Vierge Marie. A la bonté la plus accomplie elle joignait la plus profonde humilité, la plus aimable douceur, la plus complète pureté, la plus parfaite obéissance, le plus généreux amour de Dieu; élevée de la sorte par ses incomparables qualités au-dessus de tous les hommes et de tous les anges, Marie méritait l’affection de Saint Joseph, et Saint Joseph, pour qui la vertu avait tant de charmes, aimait Marie de tout son coeur. D’autant plus qu’il recevait incessamment les marques de l’affection dont sa sainte épouse était animée pour lui; nul doute, en effet, qu’elle n’aimât son chaste époux plus que n’importe quelle autre créature. Enfin, il voyait dans Marie la bien-aimée de Dieu, celle que le Seigneur avait choisie pour mère de son Fils unique. Combien donc le coeur si juste et si reconnaissant de Joseph devait aimer sa pure et admirable épouse ! Considérons ensuite l’amour que Joseph portait à Jésus. Dieu ne pouvait charger Joseph de tenir lieu de père à Jésus sans lui mettre au coeur l’amour dont il fallait qu’un père fût animé pour un tel Fils, un Fils si digne d’amour, un Fils qui était en même temps son Dieu. Aussi l’amour de Joseph, fort différent de celui que les pères ont d’ordinaire pour leurs enfants, ne fut pas seulement naturel, mais encore surnaturel, Jésus étant tout à la fois et le fils de Joseph et son Dieu. En effet, grâce à la révélation apportée du ciel par l’ange, Saint Joseph savait de science certaine que cet enfant, dont la vie s’écoulait près de lui, était le Verbe divin fait homme par amour pour les hommes, et en particulier pour lui, son père nourricier. Il se voyait choisi entre tous pour lui servir de gardien et de protecteur, en même temps qu’il l’entendait lui dire : mon père. Quel incendie d’amour ne devait pas allumer dans l’âme du saint patriarche la considération de ces merveilles! De quelles flammes d’amour il se sentait brûler lorsqu’il voyait son Dieu faire l’office d’un simple ouvrier, ouvrir et fermer l’atelier, aider à scier le bois, manier le rabot et la hache, ramasser les copeaux, balayer la maison, en un mot accomplir exactement tous ses ordres et n’agir jamais que par obéissance. Quels sentiments de tendresse inondaient son âme quand il portait l’Enfant Jésus dans ses bras et que tous deux se témoignaient leur amour par les plus douces caresses, quand il l’entendait proférer ces paroles de vie éternelle dont chacune était comme une flèche d’amour qui lui perçait le coeur, mais surtout quand il voyait donner l’exemple de toutes les plus sublimes vertus! Parmi les hommes, à force de vivre ensemble, on finit d’ordinaire par n’avoir plus l’un pour l’autre qu’un amour fort médiocre, parce que, au fur et à mesure que les relations durent, on découvre davantage les défauts l’un de l’autre. Saint Joseph, au contraire, ne cessait, en continuant de vivre avec Jésus, d’admirer davantage sa sainteté. Comprenons par là de quel amour il parvint à brûler pour lui, cette vie d’ineffable intimité n’ayant pas duré, selon le sentiment commun, moins de vingt-cinq ans. Grand saint Joseph, je me réjouis que Dieu vous ait jugé digne d’occuper ce poste éminent où, constitué le père de Jésus, vous avez vu se soumettre à votre autorité celui dont le ciel et la terre exécutent les ordres. Puisqu’un Dieu voulut vous obéir, moi je veux me mettre à votre service. Oui, je veux désormais vous servir, vous honorer et vous aimer, comme mon Seigneur et Maître. Daignez m’accepter au nombre de vos clients ; ensuite commandez-moi tout ce que vous voulez. Quoi que vous m’ordonniez, ce sera, je le sais, pour mon plus grand bien et pour la gloire de Jésus, mon Rédempteur et le vôtre. Mon bien-aimé Saint Joseph, soyez mon intercesseur auprès de Jésus. Il vous a si fidèlement obéi sur la terre; certainement il ne rejettera jamais aucune de vos prières. Dites-lui donc qu’il me pardonne toutes les offenses dont je me suis rendu coupable contre lui. Dites-lui qu’il me détache des créatures et de moi-même et qu’il m’enflamme de son amour; puis qu’il fasse de moi tout ce qui lui plaît.

Saint Alphonse-Marie de Liguori, Docteur de l'Église

Puis-je voir, ô divin Jésus, la fidélité admirable avec laquelle vous avez accompli toutes vos promesses, et avec laquelle vous ne manquez jamais d’être sur nos autels pour nous combler de grâces, sans me reprocher le peu de fidélité que j’ai pour vous servir ? Et puis-je voir cette vertu si éminente dans mon glorieux protecteur saint Joseph, sans rougir de l'infériorité où je suis devant tous mes devoirs ? Mais aujourd'hui, mon adorable Maître, je veux profiter de ces belles leçons et je commence à observer une fidélité si inviolable que non seulement je ne manquerai à aucune de mes obligations, mais encore avec une sainte opiniâtreté je me plierai aux plus petites pratiques que j'ai entreprises. Enfin je m’encourage à la fidélité en honorant saint Joseph et en adorant Jésus-Christ dans le Très Saint-Sacrement de l'autel.

Saint Jean Eudes

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Chapelet de saint Joseph

Le Chapelet de saint Joseph se récite sur un chapelet spécial composé de 3 dizaines séparées d'un grain. Il y 60 grains en l'honneur des 60 ans passés près de Jésus et de la Sainte Vierge. Il est possible de méditer les mystères des 7 Douleurs et allégresses de Saint Joseph.

Sur les 3 grains violet:  on récite le je vous salue Joseph, ces grains sont violets pour exprimer la piété de saint Joseph. Les grains qui les séparent sont blancs pour exprimer sa pureté.

 

Je vous salue, Joseph

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l'Enfant divin de votre virginale Epouse est béni. Saint Joseph, donné pour Père au Fil de Dieu, priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu'à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l'heure de notre mort. Amen.

Sur les grains blanc:  Loué et béni soit Jésus, Marie et Joseph !

Sur la médaille

V. Priez pour nous, ô saint Saint-Joseph.:

R. Afin que nous soyons dignes des promesses du Christ

Prions

O Dieu, Qui a prédestiné saint Joseph de toute éternité pour le service de ton Fils éternel et de sa Très Sainte Mère, et l'a fait digne d'être le conjoint de cette sainte Vierge et le père de ton fils. Par tous les services qu'il a rendus à Jésus et de Marie sur terre, que Tu veuilles nous rendre dignes de son intercession et accorde-nous de jouir du bonheur dans les cieux. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

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Prière

Béni soyez-vous, ô très aimable cœur de Marie, pour toutes les affections que vous avez pour ce grand saint ! Béni soit à jamais votre noble cœur, ô saint Joseph, pour tout l'amour qu'il a porté et portera éternellement à Jésus et à Marie, pour tous les soins qu'il a eu pour pourvoir aux besoins du Fils et de la Mère et pour toutes les douleurs et angoisses qu'il a souffertes en vue de leurs souffrances et des mépris et mauvais traitements qu'il leur a vu porter de la part des hommes ingrats ! O grand saint, nous vous offrons nos cœurs ; unissez-les avec le vôtre et avec celui de Jésus et de Marie, les priant de faire en sorte que cette union soit inviolable et éternelle.

Pour se procurer le Chapelet de Saint Joseph,

cliquer sur le lien suivant

www.le-chapelet.com

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Téléchargez le texte du Chapelet de Saint Joseph (pdf) en cliquant ici

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20 janvier 2009

Chapelet d'éloge à Marie

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Chapelet d'éloge à Marie

Le Chapelet d'éloge à Marie se récite sur un Chapelet classique. Il se récite particulièrement en réparation des blasphèmes commis contre la Mère de Dieu.

Sur la croix, on dit : Marie, ma Mère Immaculée, Je désire vous offrir réparation pour les offenses que votre Cœur Immaculé reçois des horribles blasphèmes qui sont proférés contre vous. Je vous offre ces prières, pour vous consoler de tant d’enfants ingrats, qui ne vous aiment pas, et pour consoler le Cœur de Votre Divin Fils, qui est si profondément offensé par les insultes qui vous sont réservées. Recevez, la plus pure de mes Mères, ce modeste acte d’hommage. Faites que je vous aime de plus en plus chaque jour, et regardez avec pitié sur ces blasphémateurs qu’ils ne retardent pas l’occasion de se réfugier dans vos bras maternels. Amen.

On laisse de côté les cinq grains près de la croix.

Sur les gros grains, dire : Accordez moi la grâce de pouvoir vous prier, O Sainte Vierge et donnez moi la force de faire face à vos ennemis.

Sur les petits grains, on dit :

1er grain. Bénie soit la Grande Mère de Dieu, Marie la plus Sainte.

2ème grain. Bénis soit sa sainte et immaculée conception.

3ème grain. Bénie soit sa Glorieuse Assomption.

4ème grain. Bénie soit le nom de Marie, vierge et mère.

5ème grain. Béni soit son cœur immaculé.

6ème grain. Bénie soit sa virginale pureté.

7ème grain. Bénie soit sa maternité divine.

8ème grain. Bénie soit sa médiation universelle.

9ème grain. Bénies soient ses douleurs et ses pleurs.

10ème grain. Bénies soient les grâces par lesquelles le Seigneur l’a couronnée reine du ciel et de la terre.

A la fin de chaque dizaine, dire : Bénie soit Marie, Mère du Père. Bénie soit Marie, Mère du Fils. Bénie soit Marie, épouse du Saint Esprit.

On termine par les 5 grains laissés de côté au début, on dit la prière 5 fois:  Ma Mère, je vous aime pour ceux qui ne vous aiment pas, je vous prie pour ceux qui blasphèment contre vous, je m’abandonne à vous, pour ceux qui ne vous reconnaissent pas comme leur Mère. Amen.

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Téléchargez le texte du Chapelet d'éloges à Marie (pdf) en cliquant ici

20 janvier 2009

Chapelet de Protection

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Chapelet de Protection

Le Chapelet de protection se récite sur un Chapelet classique.

Sur la croix, on récite le Credo.

Sur le gros grain suivant, réciter le Notre Père.

Sur les trois petits grains suivants, réciter le je Vous salue Marie: le 1er est récité en l'honneur de Dieu. Le 2ème est récité pour notre demande, Le 3ème en remerciement de la grâce.

Puis réciter le Gloire au Père

Ensuite, sur les gros grains, on dit : Dieu Saint, Dieu Fort, sauvez nous qui résidons sur cette terre.

Sur les petits grains, on dit : Jésus Sauveur, Miséricordieux Sauveur, épargne ton peuple.

A la fin du chapelet, on dit 3 fois : Fils de Dieu, Fils Eternel, merci pour toutes les choses que vous avez accomplies.

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20 janvier 2009

Chapelet d'adoration et de réparation

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Chapelet d'adoration et de réparation

Le Chapelet d'adoration et de réparation est basé sur les prières que l'ange apporta aux bergers de Fatima. Il a été crée par une religieuse Dominicaine du Rosaire Perpétuel dont le couvent se trouve à Fatima. Il se récite sur un chapelet classique.

On commence sur la croix par le Credo.

Sur les 5 grains suivants : 1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père, pour l'augmentation de la foi, l'espérance et la charité et les intentions de notre Saint-Père.

Sur les gros grains : Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément, et je Vous offre le très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son très Saint Coeur et du Coeur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs.

Sur les petits grains : Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je Vous aime. Je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.

Après chaque dizaine, 1 Gloire au Père puis : O très sainte Trinité, je Vous adore ! Mon Dieu, je t'aime dans le Très Saint Sacrement. ou/et : Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, surtout celles qui ont le plus besoin de votre miséricorde.

On termine le chapelet par le Salve Regina.

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20 janvier 2009

Chapelet de la miséricorde et du pardon

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Chapelet de la miséricorde et du pardon

Le Chapelet de la miséricorde et du pardon fut composé par Monseigneur Joseph Saïdi de Worcester, évêque maronite. Il se récite sur un Chapelet classique.

Sur la croix, on dit : Seigneur Jésus, nous croyons en Vous, vous êtes le Fils de Marie et le Fils du Dieu Vivant, créateur et rédempteur. Vous êtes venu du ciel sur la terre pour sauver tous les hommes. Vous êtes le Sauveur du Monde.

Sur tous les gros grains, on dit : Christ Miséricordieux, Notre rédempteur, vous nous avez dit : demandez et vous recevrez. Humblement, nous vous demandons d’écouter nos prières, pardonnez nous nos péchés et accordez nous Votre paix et Votre salut. Nous vous prions, maintenant et toujours. Amen.

Sur les petits grains, on dit : Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Immortel, ayez pitié de nous.

A la fin des dizaines, on dit : Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

A la fin du chapelet, on dit : Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, intercédez pour nous, pour le pardon de nos péchés, la paix et le salut éternel de votre Fils adoré, notre Seigneur Jésus Christ, le Fils unique de Dieu, nous vous prions et nous bénissons son Nom maintenant et toujours.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. Comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

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20 janvier 2009

Chapelet de sainte Gertrude

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Sainte Gertrude la Grande

Abbesse du monastère de Helfta

1256-1301

Fête le 17 novembre


L'abbaye de Helfta, fondée par les comtes de Mansfeld en 1229, près de Eisleben (Saxe), sous la règle de saint Benoît, était un milieu où l'on cultivait les lettres et les arts. Gertrude, née le 6 janvier 1256, sans que l'on puisse dire avec assurance dans quelle famille, fut y donnée au Seigneur par ses parents à l'âge de cinq ans et y vécut jusqu'à sa mort (16 novembre 1301 ou 1302). La jeune Gertrude, intelligente, vive, affable et diserte, sous la direction de Mechtilde de Hackeborn, se délecta dans l'étude de la langue et de la littérature latines, dans le chant et la peinture.

Elle venait d'avoir vingt-cinq ans lorsque, le 27 janvier 1281, après complies, elle découvrit la vie mystique dans une vision initiatrice : le Seigneur « la prit, la souleva et la plaça près de lui. » Ce fut une véritable conversion. « Que mon âme vous bénisse, Seigneur mon Dieu, mon Créateur ; que mon âme vous bénisse, et que mon être le plus intime confesse les miséricordes dont votre bonté sans nulle mesure m'a entourée avec une telle gratuité, ô mon très doux ami. Je rends grâces, autant que je le puis, à votre immense miséricorde ; avec elle je loue et glorifie votre patience longanime qui vous a fait dissimuler pendant toutes les années du bébé et de l’enfant, de l'adolescente et de la jeune fille, presque jusqu'à la fin de mes vingt-cinq ans : j'ai vécu dans une folie si aveugle que j'aurais fait sans remords, en pensée, parole et action, toutes mes volontés, partout où c'était possible, si vous ne m'aviez prévenu par un dégoût connaturel du mal, et un plaisir du bien, ainsi que par les corrections extérieures de mon entourage. Comme si j'avais été une païenne parmi des païens, sans jamais comprendre que vous, mon Dieu, vous récompensez le bien et châtiez le mal. Et pourtant vous m'aviez choisie dès l'enfance, dès ma cinquième année, pour vous être présentée parmi vos amis les plus dévoués au manoir de la sainte religion. Par la multitude et la grandeur de vos bienfaits, vous m’avez exaltée comme si, différente de tous les mortels, j’avais mené sur terre une vie angélique. c’est pendant cet Avent que vous commençâtes, avant que je finisse mes vingt-cinq ans pour l’Epiphanie, par un certain trouble dont mon cœur fut si ébranlé que toute légèreté juvénile commença à me paraître insipide. C’est ainsi que mon cœur fut quelque peu préparé à vous.

Que l'abîme de la Sagesse incréée appelle l'abîme de l'admirable toute-puissance, pour faire ressortir une si prodigieuse bienveillance, qui par le débordement de votre miséricorde coula par les profondeurs jusqu'au vallon de ma misère ! En la vingt-sixième année de mon âge, en cette seconde férie (lundi), si salutaire pour moi, avant la fête de la Purification de Marie, votre très chaste Mère - laquelle férie tomba alors le 6 avant les calendes de févier (27 janvier) - en cette heure désirable de l'après complies : vous, la Vérité, mon Dieu, plus serein que toute lumière, mais plus intérieur que tout secret, vous aviez résolu de diluer la densité de mes ténèbres, commençant bellement et doucement par calmer ce trouble qu'un mois auparavant vous aviez suscité en mon cœur. Par ce trouble, je pense, vous aviez essayé de détruire la tour de ma vanité et de ma curiosité, qu'avait bâtie ma superbe. Hélas! je portais alors en vain le nom et l'habit de la religion, mais cela vous servait pour trouver le moyen de me montrer mon salut. A cette heure donc, comme je me tenais au milieu du dortoir, et que je redressais ma tête inclinée pour saluer au passage une ancienne, selon le cérémonial de l'ordre, je vis un jeune homme aimable et délicat, âgé d'environ seize ans, réalisant l'idéal de beauté qui put charmer alors les yeux extérieurs de ma jeunesse. Il me dit d'un air doux et bénin : Bientôt viendra ton salut. Pourquoi te consumer de chagrin ? Tu n'as donc pas de directeur, pour que la douleur t'ait ainsi changée ? Comme il parlait, j’avais beau me savoir matériellement dans le dortoir, il me semblait que j’étais au chœur, en ce coin où j’avais accoutumé de faire une oraison si tiède, et c’est là que j’entendis la suite des paroles : Je te sauverai et te libèrerai : n’aie pas peur. J’entendis ; puis je vis une main tendre et délicate me serrer la main, comme pour appuyer ces paroles par un gage. Et il ajouta : Avec mes ennemis, tu as baisé la terre et tu as léché le miel dans les épines ; enfin, reviens à moi, et je t’enivrerai du torrent de ma volupté divine. Comme il parlait, je regardai, et vis entre moi et lui, à sa droite et à ma gauche, une haie d’une longueur si infinie que, ni devant moi, ni derrière moi, n’apparaissait la fin de cette longueur. Le haut de cette haie me semblait muni d’une telle masse d’épines que nul passage ne s’ouvrait à moi pour revenir au jeune homme. Je restai donc hésitant et haletant de désir, sur le point de défaillir, quand soudain, sans nulle difficulté, il me prit, me souleva et me plaça près de lui. Je reconnus alors, dans cette main reçue en gage, les joyaux éclatants de ces blessures qui ont annulé les actes rédigés par tous nos adversaires. Je loue, adore, bénis, remercie autant que je peux votre sage miséricorde et miséricordieuse sagesse de ce que vous, mon Créateur et Rédempteur, vous avez fait effort pour ployer ma nuque indomptable sous votre joug bénin, en me préparant un cordial si bien dosé pour ma faiblesse. Dès lors, en effet, dans une joie d’esprit nouvelle, je commençai à avancer, pacifiée par l’arôme de vos parfums, en sorte que j’ai pu estimer votre joug bénin et léger, lui que naguère je jugeais insupportable.

Alors commença pour la moniale, occupée à la copie des manuscrits du scriptorium, une vie d'humilité, d'attention aux autres et de patience dans la maladie qui, à la fin de sa vie la tenait éloignée des offices du chœur où elle était la seconde chantre aux côtés de sainte Mechtilde de Hackeborn (morte en 1298), elle aussi favorisée de grâces mystiques et de révélations dont elles se faisaient mutuellement la confidence. Gertrude ne renonça pas au travail intellectuel, mais elle passa de la grammaire à la théologie. Elle méditait l'Ecriture et les textes de la liturgie, lisait les Pères, spécialement saint Augustin et saint Bernard. Gertrude a laissé dans ses Révélations et ses Exercices spirituels un témoignage sur sa propre vie d'intimité avec Dieu, tout unifiée dans la contemplation de l'Amour incarné, dont le côté ouvert du Christ en Croix lui offre le signe merveilleux. Dans l'une de ses prières, Gertrude dit au Seigneur : « Je désire t'aimer non seulement avec douceur, mais avec sagesse. » La piété mariale de sainte Gertrude se comprend dans la dépendance du mystère du Christ : « Jésus est mon premier-né parce qu'après lui, que dis-je, par lui, vous choisissant pour que vous soyez ses frères et mes fils, dans le sein de mon amour maternel, je vous ai, tous, engendrés. »

Les demandes de sainte Gertrude furent agréées du Sauveur : « Je connus d'une manière spirituelle, que vous aviez imprimé sur des places très réelles de mon cœur les stigmates sacrés de vos plaies adorables ; au moyen de ces blessures, vous avez guéri les ulcères de mon âme et vous m'avez enivrée d'un nectar délicieux. »

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Chapelet de sainte Gertrude


Le chapelet de sainte Gertrude à été crée par sainte Gertrude la Grande suite à une révélation de Notre Seigneur. Il se récite sur un Chapelet classique.


Sur la croix, réciter le Credo.

Sur les grains suivant, dire 1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie et 1 Gloire au Père.


Sur les gros grains, on dit un Notre Père.


Sur les petits grains, on dit: Père éternel, je Vous offre le très précieux sang de votre divin fils, Jésus, en union avec les saintes messes célébrées aujourd’hui à travers le monde, pour toutes les âmes du purgatoire, pour les pécheurs dans l’église universelle, les pécheurs en tout lieu, ceux de mon entourage et de ma propre famille. Amen


A la fin des dizaines, on dit : Cœur Sacré de Jésus, ouvre les cœurs et les esprits des pêcheurs à la vérité et à la lumière de Dieu, le Père. Cœur Immaculé de Marie, priez pour la conversion des pêcheurs et du monde. Et 1 Gloire au Père.

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Prière lue par Sainte Gertrude

et adoptée pour le jour de la Purification de Notre Dame


O mon Seigneur Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant, donnez-moi d'aspirer vers vous, de tout mon cœur, avec les brûlants désirs d'une âme altérée ; donnez-moi de respirer en vous, ô très suave et très doux ami ; que mon esprit, que tout mon être haletant soupire après vous, ô seule vraie Béatitude. O Sauveur dont la clémence est infinie, daignez, par votre Sang précieux, imprimer dans mon cœur vos plaies sacrées afin qu'en elles je lise à chaque instant, et vos douleurs, et votre Charité pour moi. Faites que le souvenir de vos divines blessures, demeure enseveli toujours au plus intime de mon être afin d'y exciter une juste compassion à toutes vos souffrances, et d'y allumer le feu consumant de votre amour. Accordez-moi aussi de connaître le néant de la créature, diminuez sa valeur devant mes yeux, et soyez, Vous seul, ô Jésus, la douceur et la joie de mon âme. Gertrude aimait cette prière et la récitait tous les jours. Ses demandes agréées du Sauveur : Je connus d'une manière spirituelle, que vous aviez imprimé sur des places très réelles de mon cœur les stigmates sacrés de vos plaies adorables ; au moyen de ces blessures, vous avez guéri les ulcères de mon âme et vous m'avez enivrée d'un nectar délicieux.

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20 janvier 2009

Litanies de Notre Dame du Mont Carmel

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Notre Dame du Mont Carmel et le Saint Scapulaire
Fête le 16 juillet

L'Ordre du Carmel se donne une origine aussi ancienne que glorieuse; on croit, non sans raisons sérieuses, que cet Ordre n'est que la continuation de l'école des prophètes établie au mont Carmel par le prophète Élie. Les disciples de cette école furent au premier rang parmi les convertis au christianisme naissant, et le Carmel devint le berceau de la vie monastique depuis Jésus-Christ. Après la dispersion des Apôtres, l'an 38, ils bâtirent une chapelle en l'honneur de Marie et se vouèrent tout spécialement à célébrer Ses louanges. Plus tard, ils eurent beaucoup à souffrir des Sarrasins et des Musulmans, lorsque la France, de concert avec l'Europe entière, entreprit ces magnifiques, mais désastreuses Croisades qui avaient pour but d'arracher les Lieux Saints aux infidèles. C'est à l'occasion de ces épreuves subies par l'Ordre du Carmel que les Carmes vinrent en France avec le roi saint Louis. Ils y établirent plusieurs maisons et allèrent même s'implanter en Angleterre, où ils eurent le bonheur de voir saint Simon Stock embrasser leur Institut. Ce grand Saint devint, en 1245, supérieur général des Carmes, et n'oublia rien pour rallumer la dévotion à Marie dans son Ordre. La fête de Notre-Dame du Mont-Carmel a pour but de rappeler une grâce insigne accordée par Marie à l'Ordre du Carmel et par lui à toute l'Église. Dans la nuit du 16 juillet, Simon Stock demandait, avec une ferveur toute spéciale, la protection de la Sainte Vierge sur son Institut. Au lever de l'aurore, Marie lui apparut, accompagnée d'une multitude d'anges, environnée de lumière et vêtue de l'habit du Carmel. Son visage était souriant; dans Ses mains Elle tenait le scapulaire de l'Ordre. Devant le Saint Elle S'en revêtit Elle-même, en disant: "Ceci est un privilège pour toi et pour tous les Carmes. Quiconque mourra en portant cet habit ne souffrira pas le feu éternel." Le Saint fit des miracles pour confirmer la réalité de cette vision. Ce fut l'origine de la Confrérie de Notre-Dame du Mont-Carmel, pour les chrétiens qui, ne pouvant embrasser la Règle, veulent attirer sur eux les bénédictions promises au scapulaire. Le privilège le plus considérable accordé à la confrérie du Mont-Carmel après celui que Marie fit connaître à saint Simon Stock, est celui qui fut révélé au Pape Jean XXII: la délivrance du purgatoire, le samedi après leur mort, des confrères du Mont-Carmel qui auront été fidèles à l'esprit et aux règles de la Confrérie. Outre ces deux privilèges, il y a de nombreuses indulgences attachées au scapulaire.


D'après l'Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950

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Litanies de Notre Dame du Mont Carmel

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu,ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Reine du Ciel, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Victorieuse de Satan, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Fille très obéissante, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Vierge très pure, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Epouse très dévouée, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Mère très tendre, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Modèle parfait de vertu, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Ancre sûre d'espérance, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Refuge dans l'affliction, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Dispensatrice des dons de Dieu, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Bastion contre nos ennemis, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, notre Aide dans le danger, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Chemin menant à Jésus, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, notre Lumière dans les ténèbres, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, notre Consolation à l'heure de la mort, priez pour nous pécheurs

Notre-Dame du Mont Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour nous pécheurs

Pour ceux qui sont endurcis dans le vice, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui offensent votre Divin Fils, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui négligent de prier, nous venons à Vous avec confiance,O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui sont à l'agonie, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui diffèrent leur conversion, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui souffrent en purgatoire, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Pour ceux qui ne Vous connaissent pas, nous venons à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.

Notre-Dame du Mont Carmel, Espérance des désespérés,

intercédez pour nous auprès de Votre Divin Fils.

Prions

Notre-Dame du Mont Carmel, glorieuse Reine des Anges, Canal de la plus tendre miséricorde de Dieu envers les hommes, Refuge et Avocate des pécheurs, je me prosterne devant Vous avec confiance, vous suppliant de m'obtenir... En retour, je vous promets solennellement d'avoir recours à Vous dans toutes mes épreuves, mes souffrances, mes tentations, et je ferai tout en mon pouvoir pour engager les autres à Vous aimer, à Vous vénérer, et à Vous invoquer dans tous leurs besoins. Je vous remercie pour les grâces sans nombre que j'ai reçues de Votre miséricorde et de Votre puissante intercession. Continuez d'être ma défense dans le danger, mon guide pendant la vie et ma consolation à l'heure de la mort. Ainsi soit-il ! Notre-Dame du Mont Carmel, Avocate des pécheurs les plus abandonnés, priez pour l'âme du pécheur le plus abandonné de l'univers (ou pour l'âme de...). Alors les Anges du Ciel se réjouiront et l'enfer sera privé de sa proie. Je viens à Vous avec confiance, O Notre-Dame du Mont Carmel.

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19 janvier 2009

Litanies du Saint Nom de Marie

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Le Saint Nom de Marie

Fête le 2 septembre


La fête du Saint Nom de Marie, un temps disparue du calendrier liturgique, et réhabilitée par le Serviteur de Dieu Jean Paul II, venait de la ville de Cuenca, en Espagne (Nouvelle-Castille), à qui elle fut concédée en 1513, sous le rite double. Un temps abrogée par saint Pie V (1570), la fête du Saint Nom de Marie fut rétablie par Sixte V (1585-1590) et assignée au 17 septembre. Réservée à Cuenca, au diocèse de Tolède, puis à toute l'Espagne, la fête du Saint Nom de Marie fut ensuite permise par Clément X au royaume de Naples (1671) ; le diocèse de Milan la célébra le 11 septembre et d'autres le 22 septembre. La fête du Saint Nom de Marie ne fut instituée à Rome qu'en 1683, par Innocent XI, en action de grâce pour la délivrance de Vienne assiégée par les Turcs (12 septembre 1683). Tandis que la Hongrie se révoltait contre les Habsbourgs, les trois cent mille hommes des armées turques conduites par le grand vizir de Mehmed IV, Kara Mustapha Pacha, et guidées par le comte hongrois et protestant Tököly, bloquaient Vienne depuis le 14 juillet 1683. L'empereur Léopold I° (1640-1705) et son beau-frère, Charles de Lorraine, avaient déserté la ville où treize mille hommes attendaient sous le commandement du comte de Sarhenberg. Innocent XI qui eût voulu former une ligue catholique contre les Turcs, ne put compter que sur l'alliance de Jean III Sobieski  (1624-1696), roi de Pologne depuis 1674, que l'on joignit lors d'un pèlerinage à Chestokowa dont il partit le 15 août. Le dimanche 12 septembre 1683, Jean Sobieski servit la messe, communia, arma son fils chevalier et prit le commandement de l'armée catholique où, en plus de ses troupes polonaises, il y avait celles du duc de Lorraine et du prince de Waldeck ; « Aujourd'hui, s'écria-t-il, il y va tout ensemble de la délivrance de Vienne, de la conservation de la Pologne et du salut de la chrétienté entière ! » Puis, il se mit à la tête des coalisés et chargea en criant : « Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam ! » Les Ottomans furent battus à Kahlenberg et, dans Vienne délivrée, Jean Sobieski vint se prosterner avec ses généraux devant la statue de Notre-Dame de Lorette vénérée dans l'église des Augustins où l'on chanta un Te Deum ; ce jour-là, on avait fait à Rome une grande procession suivie, malgré sa goutte,  par la pape ; le 24 septembre, le cardinal-vicaire prescrit des sonneries de cloches et des prières d'action de grâces et, le 25 novembre, un décret établissait la fête du Saint Nom de Marie et l'assignait au dimanche dans l'octave de la Nativité de la Bienheureuse Vierge. Innocent XIII étendit la fête du Saint Nom de Marie à l'Eglise universelle en 1721. La fête du Saint Nom de Marie fut placée au 12 septembre par Pie X lors de la grande réforme du  Bréviaire romain. La fête du Saint Nom de Marie a disparu lors de la réforme du calendrier par Paul VI (1969), mais lui a laissé une messe votive ce qu'a ratifié Jean-Paul II dans Les messes en l'honneur de la Vierge Marie, publié à Rome le 15 août 1986, où la vingt-et-unième messe est en l'honneur du saint Nom de Marie.

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Le Saint Nom de Marie


La fête du saint Nom de Marie fut établie par le Pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les Turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel. Cent cinquante mille Turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la Nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la Messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du Sacrifice et s'écria: "Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l'assistance de la Très Sainte Vierge." Son espoir ne fut pas trompé: les Turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite en désordre. C'est depuis cette époque mémorable que la fête du saint Nom de Marie se célèbre dans l'octave de Sa Nativité. Il était bien juste que le nom de Marie trouvât sa place, dans nos fêtes catholiques, à côté du nom de Jésus, le nom de Marie est un nom glorieux, un nom tout aimable, un nom salutaire. Les Saints se sont essayés à l'envi à retracer les merveilles du nom de Marie. La première gloire de ce nom béni, c'est qu'il fut inspiré par Dieu aux parents de la Vierge naissante et que l'archange Gabriel le prononça d'une voix pleine de respect; et depuis, toutes les générations chrétiennes le redisent à chaque instant du jour; le Ciel prononce à la terre ce nom si beau, et la terre en revoie au Ciel l'écho mélodieux: "Au nom de Marie, dit Pierre de Blois, l'Église fléchit le genou, les voeux et les prières des peuples retentissent de toutes parts." "Que Votre nom est glorieux, ô sainte Mère de Dieu! s'écrie saint Bonaventure; qu'il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles!" – "O nom plein de suavité! s'écrie le bienheureux Henri Suzo. O Marie! Qui êtes-Vous donc Vous-même, si Votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes?" – "Votre nom, ô Marie, dit saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l'odeur de la grâce!" – Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut. Saint Éphrem l'appelle la Clef du Ciel. "Le nom seul de Marie, dit saint Bernard, met en fuite tous les démons..." Ce n'est là qu'un faible écho de l'apologie du nom de Marie faite par les Saints.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Litanies du Saint Nom de Marie


Seigneur, ayez pitié.

Christ, ayez pitié.

Seigneur, ayez pitié.

Fils de Marie, écoutez-nous.

Fils de Marie, exaucez-nous.

Père céleste, dont Marie est la fille, ayez pitié de nous.

Verbe éternel, dont Marie est la Mère, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, dont Marie est l'épouse, ayez pitié de nous.

Trinité divine, dont Marie est la Servante, ayez pitié de nous.


Mère du Dieu vivant, priez pour nous

Marie, fille de la Lumière éternelle, priez pour nous

Marie, notre lumière, priez pour nous

Marie, notre sœur, priez pour nous

Marie, fleur de Jessé, priez pour nous

Marie, la question des rois, priez pour nous

Marie, la bien-aimée de Dieu, priez pour nous

Marie, vierge immaculée, priez pour nous

Marie, très juste, priez pour nous

Marie, de la lumière dans les ténèbres, priez pour nous

Marie, notre repos sûr, priez pour nous

Marie, maison de Dieu, priez pour nous

Marie, sanctuaire du Seigneur, priez pour nous

Marie, autel de la divinité, priez pour nous

Marie, vierge mère, priez pour nous

Marie, qui englobe Dieu votre enfant, priez pour nous

Marie, repose avec la Sagesse éternelle, priez pour nous

Marie, océan d'amertume, priez pour nous

Marie, étoile de la mer, priez pour nous

Marie, qui avait souffert avec votre Fils unique, priez pour nous

Marie, percé par une épée de douleur, priez pour nous

Marie, déchirée par une cruelle blessure, priez pour nous

Marie, triste jusqu'à la mort, priez pour nous

Marie, privée de toute consolation, priez pour nous

Marie, soumis à la loi de Dieu, priez pour nous

Marie, debout par la Croix de Jésus, priez pour nous

Marie, notre-dame, priez pour nous

Marie, notre reine, priez pour nous

Marie, reine de la gloire, priez pour nous

Marie, gloire de l'église triomphante, priez pour nous

Marie, bienheureuse reine, priez pour nous

Marie, avocate de l'église militante, priez pour nous

Marie, reine de miséricorde, priez pour nous

Marie, consolatrice de l'église souffrante, priez pour nous

Marie, au-dessus des anges, , priez pour nous

Marie, couronnée de douze étoiles, priez pour nous

Marie, brillante comme le soleil, priez pour nous

Marie, distinguée au dessus de tout, priez pour nous

Marie, assis à la droite de Jésus, priez pour nous

Marie, notre espoir, priez pour nous

Marie, notre douceur, priez pour nous

Marie, la gloire de Jérusalem, priez pour nous

Marie, la joie d'Israël, priez pour nous

Marie, l'honneur de notre peuple, priez pour nous


Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, aie pitié de nous, Seigneur Jésus.

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, aie pitié de nous, Seigneur Jésus.

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, aie pitié de nous, Seigneur Jésus.


Fils de Marie, écoute nous

Fils de Marie, exauce nous.


Prions


O Dieu tout-puissant, qui bénis tes serviteurs sincèrement désireux de se placer à l'ombre du nom et de la protection de la Très Sainte Vierge Marie, nous vous en supplions, que par son intercession, nous soyons délivré de tout mal sur la terre et d'arriver aux joies éternels dans le ciel, par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

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Prière


Oui, ô Marie ! votre nom sublime et admirable est sorti du trésor de la Divinité ; car c'est la sainte Trinité tout entière qui vous a donné ce nom au-dessus de tous les noms après celui de votre divin Fils, et qui l'a enrichi de tant de majesté et de puissance, qu'il faut que, par respect pour ce saint nom, dès qu'il est prononcé, tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et aux enfers.


Richard de Saint-Laurent

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17 janvier 2009

La Maison de la Vierge

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La Maison de la Vierge

Ephèse, Turquie

Ceux qui ont eu la chance d'aller en pèlerinage à Ephèse y visitent les ruines de la Basilique de Saint Jean, la Caverne des Sept Saints Dormants et Meryem Ana sur la colline de Bülbül Dag. Ceux qui ne peuvent y aller recueilleront le témoignage de cette étonnante histoire.

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En préliminaire

Le dogme de l'Assomption de la Vierge Marie en tout cas depuis 1950, est objet de Foi. La Dormition de Marie était depuis la primitive Église reconnue par les Chrétiens et surtout par les Orthodoxes. Quand au lieu de cette élévation au Ciel, Jérusalem ou Ephèse, c'était une question disputée. Toutefois depuis le siècle dernier, le Cardinal Roncalli (Bienheureux Jean XXIII) et les Souverains Pontifes Paul VI, Jean Paul II et Benoît XVI ayant visité Meryem Ana légitimement en quelque sorte le sentiment que Marie, prise en charge par Saint Jean selon la demande de Jésus en Croix, ait vécu dans la dite Maison. Les circonstances de la découverte de cette maison au 19e siècle méritent, tel un signe providentiel, d'être contées. La Béatification d'Anne Catherine Emmerich en 2004, lève aussi l'hypothèque de ses révélations.

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La découverte

En 1881, un Prêtre Français du Diocèse de Paris, l'Abbé Gouyet, eût l'idée d'aller à Ephèse, pour vérifier l'exactitude de la description de la Maison de la Vierge, telle que la donnait la stigmatisée allemande Anne-Catherine Emmerich dans son livre « La Vie de la Sainte Vierge ». Bien qu'encouragé dans ses recherches par l'évêque du lieu, et après avoir trouvé des traces de cette maison, le rapport de l'Abbé de ne recueillit pas l'assentiment des autorités parisiennes et romaines. Dix ans plus tard, les Filles de la Charité, qui tenaient l'Hôpital Français de Smyrne (Izmir maintenant en Turquie), avaient la coutume de lire pendant le repas un livre pieux. Alors que cette « Vie de la Sainte Vierge » de la visionnaire allemande était lue au réfectoire, et que d'après ses dires Marie aurait vécu près d'Ephèse, la Supérieure de l'Hôpital, Sœur Marie de Mandat-Grancey, dit à l'aumônier, M. Jung, Lazariste « Ephèse n'est pas bien loin, il vaudrait bien la peine d'y aller voir » (Les Lazaristes comme les Filles de la Charité sont mêmes disciples de Saint Vincent de Paul). Le Père Jung demeurait toutefois sceptique.

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Marie et Jean à Ephèse, plan de la Maison de Marie

Le Père Eugène Poulin, Lazariste, Supérieur du Collège du Sacré Cœur à Izmir, qui avait lu le livre de Catherine Emmerich, décida avec le Père Jung de monter avec lui à Bülbül Dag, sur la montagne où était indiquée la fameuse Maison. Le Père Poulin, savant hébraïsant, connaissant le Liber Miraculorum de Grégoire de Tours (538-594) qui parle de Saint Jean vivant dans une maison d'Ephèse... mais n'attachait pas beaucoup de crédit aux déclarations de ce célèbre Evêque de Tours qui mêle parfois l'Histoire et la légende. Les Lazaristes se mettent donc en route vers cette montagne décrite dans le livre de la visionnaire. A 17 km de Meryem Ana, ils rencontre des Kirkindjiotes, Orthodoxes, habitant cette région, qui chaque année, le jour de l'Assomption montaient à un sanctuaire. C'était le Monastir, sorte de Chapelle, doté d'une source « miraculeuse », l'Ayassama. Près de cette chapelle délabrée se trouvait d'après les habitants Kirkindjiotes un lieu dit Panaghia Kapoulou (Panakia Kapoulou), les « Portes de la Toute-Sainte », c'est à dire la Maison de la Vierge. Ces Kirkindjiotes étaient des descendants des premiers Chrétiens d'Ephèse ayant fui cette ville et vivant au pied de la montagne, à une quinzaine de kilomètres d'Ephèse. Ils étaient Orthodoxes, et bien que pour l'Église Orthodoxe Marie soit « endormie » dans le Seigneur à Jérusalem, eux sur place, vénéraient Marie et sa Dormition-Assomption à Panaghia Kapoulou. Tradition multiséculaire. Les Pères Lazaristes vécurent beaucoup de péripéties dans cette région repaire de bandits, dépourvue de route.

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Le jeudi 13 août 1891, vers 11 heures du matin, après une ascension difficile, nos deux Lazaristes arrivent sur une terrasse près d'une chapelle en ruine et couverte de plantations. Livre en mains, ils scrutent le paysage et découvrent plusieurs ressemblances avec la description de la voyante allemande. D'abord les rochers derrière la « maison »; la montagne du haut de laquelle on voit Ephèse et la mer. Quant à la maison elle correspondait à la description de la vision: deux pièces, l'une devant, l'autre derrière. Seule la cheminée n'apparaissait pas. Des fouilles furent entreprises; on y trouva de nombreux indices de l'antiquité de cet établissement (pièce de monnaies, poteries). Le déblaiement des gravats, terres etc... fit apparaître un amas de pierres soigneusement rangées, et sous ces pierres des tuiles noircies d'un côté. C'était de la cendre. Le foyer de la maison, l'âme, était découvert. Les Pères chercheurs consignèrent leur découverte dans un procès verbal, aux fins de la transmission à l'évêque du lieu. (NDLR, en mars 1996, Monseigneur Bernardini nous affirma qu'au milieu des cendres se trouvaient des braises; témoignage transmis mais non consigné dans les PV officiels). A la suite des comptes redus des deux Prêtres, Monseigneur Timoni, évêque de Smyrne, forma une commission compétente, composée de sept Prêtres et de cinq laïcs dont lui-même se réservait la présidence. Le 1er décembre 1892, les douze membres, évêque en tête, montaient à Meryem Ana. Ils consignèrent leurs constatations et leur correspondances des lieux avec le texte d'Anne Catherine Emmerich, en procès verbal en bonne et due forme. Entre temps, la Sœur Marie de Mandat Grancey acheta pour 40 000 Francs le domaine, et utilisa l'argent de sa dot à la réparation de la Chapelle. De nombreux déboires administratifs et policiers vinrent assaillir les religieux gardiens des lieux. Pour certaines autorités Turques, une telle présence Chrétienne en pays Musulman semblait un blasphème. Et pourtant Chrétiens en Musulmans venaient de plus en plus nombreux en pèlerinage à Meryem Ana. Le Gouvernement Turc, en 1950, comprenant l'intérêt touristique du site, ordonna la construction d'une route.

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Meryem Ana et l'Église

Dès 1895, Léon XIII envoya en Orient une commission chargée d'étudier la question des rites orientaux. Le Commissaire principal de cette commission se rendit à Meryem Ana et enquêta sur place. A son retour à Rome il rendit compte directement à Léon XIII. En 1896, Saint Pie X et Pie XI prirent connaissance des brochures avec photos de la maison et félicitèrent les auteurs; en 1931, à l'occasion du 15e centenaire du Concile d'Ephèse, Monseigneur Roncalli (futur Bienheureux Jean XXXIII) manifesta le désir de monter sur la montagne; mais faute de route, il dut y renoncer.

En se rendant à la Maison de la Théotokos près d'Ephèse, les trois récents Papes ont encouragés le pèlerinage qui rassemble parfois autant de Musulmans que de Chrétiens. Marie Mère de Jésus, n'est-elle pas citée 34 fois dans le Coran? Leur pèlerinage n'est peut-être pas preuve de l'authenticité historique de la Maison de la Vierge, rien n'étant rajouté à l'Evangile, mais une incitation à vivre les signes, ces clins d'oeil de la Providence.

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Lieu de réconciliation: Chrétiens et Musulmans

En 1961, Louis Massignon, ce chantre de l'amitié Islamo-Chrétienne, déclarait: « Ephèse doit devenir, avant le rassemblement final à Jérusalem pour tous les groupes Chrétiens et Musulmans le lieu de la réconciliation en Marie « Hazrat Meryem Ana » (Notre Mère en Turc en attendant qu'Israël, la reconnaisse enfin comme la gloire de Sion, rejoigne cette unanimité tant désirée. » Le sanctuaire d'Ephèse est un lieu de rencontre exceptionnel entre les Chrétiens et les Musulmans, « où les divers ex-votos montrent que la Vierge accorde des miracles aux uns comme aux autres ».

Il ne reste plus guère de Chrétiens à Ephèse; mais au-delà du patrimoine Chrétien – la Basilique Saint Jean avec son tombeau, et Meryem Ana – on ressent dans un contact avec nos origines une Église secrète vouée au silence de l'amour. Ce patrimoine-source a marqué la Chrétienté primitive, « une empreinte d'exil, de vie commune érémitique », selon les mots de Louis Massignon (cité par Moncelon).

L'histoire de la Maison de la Vierge à Ephèse et les circonstances de sa découverte n'ont pas à être vues comme un récit merveilleux, un jeu de piste spirituel, mais comme un cadeau affectueux pour notre temps. De l' « Asie » où se réfugia Marie, on entend encore le « faites toute ce qu'Il vous dira » de Cana, et des dernières paroles de Jésus en Croix: « Femme voici Ton fils, puis il dit au disciple: voici ta Mère... Dès cette heure-là, le disciple l'accueillit chez lui » (JN 19, 27).

Texte paru dans le magazine Stella Maris, N° 453 de décembre 2008

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16 janvier 2009

La Tessera

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La Tessera

Prières d'ouverture

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Viens, Esprit-Saint, pénètre le cœur de tes fidèles, qu’ils soient brûlés au feu de ton amour.

V. Ô Seigneur, envoie ton Esprit,

R. Qui renouvelle la face de la terre.

Prions

Seigneur, par le mystère de la Pentecôte, tu sanctifies ton Eglise chez tous les peuples et dans toutes les nations : répands les dons du Saint-Esprit sur l’immensité du monde et continue, dans les cœurs des croyants, l’œuvre d’amour que tu as entreprise au début de la prédication évangélique. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

V. Seigneur, ouvre mes lèvres !

R. Et ma bouche publiera ta louange.

V. Dieu, viens à mon aide.

R. Seigneur à notre secours !

V. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,

R. Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen.

(Suivent les cinq dizaines du chapelet)

Salut ô Reine, Mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, salut ! Enfants d’Eve, exilés, nous crions vers vous ; vers vous nous soupirons, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. Ô vous, notre Avocate, tournez vers nous vos regards miséricordieux. Et après cet exil, montrez-nous Jésus, le fruit béni de vos entrailles, ô clémente, ô miséricordieuse, ô douce Vierge Marie !

V. Priez pour nous, sainte Mère de Dieu.

R. Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

Prions

Seigneur notre Dieu, par sa vie, sa mort et sa résurrection, ton Fils nous a procuré le salut éternel ; accorde-nous de conformer notre vie aux mystères du Rosaire que nous méditons et d’obtenir ce qu’ils promettent. Par le même Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

V. Cœur Sacré de Jésus,

R. Prends pitié de nous.

V. Cœur Immaculé de Marie,

R. Priez pour nous.

V. Saint Joseph,

R. Priez pour nous.

V. Saint Jean l’évangéliste,

R. Priez pour nous.

V. Saint Louis-Marie de Montfort,

R. Priez pour nous.


Au nom de Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

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Catena

Antienne – Quelle est celle-ci qui s’avance comme l’aurore, belle comme la lune, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille ?

Mon âme exalte le Seigneur.
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.
Il s’est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse.
Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est son nom.
Son amour s’étend d’âge en âge sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour.
De la promesse faite à nos pères, en faveur d’Abraham et de sa race à jamais.

Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,
Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles des siècles. Amen.

Antienne – Quelle est celle-ci qui s’avance comme l’aurore, belle comme la lune, éclatante comme le soleil, terrible comme une armée rangée en bataille ?

V. Ô Marie conçue sans péché,

R. Priez pour nous qui avons recours à vous.

Prions

Seigneur Jésus-Christ, notre Médiateur auprès du Père, tu as voulu que la Vierge bienheureuse, ta Mère, soit notre Mère et notre Médiatrice auprès de toi, accorde à ceux qui implorent tes faveurs la joie de les recevoir toutes par elle. Amen.

Prières finales

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

Nous avons recours à votre protection, sainte Mère de Dieu. Ne rejetez pas les prières que nous vous adressons dans tous nos besoins, mais délivrez-nous des dangers auxquels nous sommes exposés, ô Vierge comblée de gloire et de bénédiction.

V. Vierge Immaculée, Médiatrice de toutes grâces (ou vocable particulier du groupe),

R. Priez pour nous.

V. Saint Michel et saint Gabriel,

R. Priez pour nous.

V. Puissance célestes, Légion d’Anges de Marie,

R. Priez pour nous.

V. Saint Jean-Baptiste,

R. Priez pour nous.

V. Saint Pierre et saint Paul,

R. Priez pour nous.

Prions

Accorde-nous, Seigneur, à nous qui servons sous l’étendard de Marie, cette plénitude de foi en toi et de confiance en elle, qui sont assurées de vaincre le monde. donne-nous une foi vive et animée par la charité, qui nous rende capables d’accomplir toutes nos actions par un motif de pur amour pour toi, et de toujours te voir et te servir dans notre prochain ; une foi ferme et inébranlable comme un rocher, par laquelle nous demeurerons calmes et constants au milieu des croix, des labeurs et des déceptions de la vie ; une foi courageuse qui nous inspire d’entreprendre et d’accomplir sans hésitation de grandes choses pour Dieu et pour le salut des âmes ; une foi qui soit la colonne de feu de notre Légion pour nous conduire unis dans notre marche en avant pour allumer partout les feux de l’amour divin, pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et l’ombre de la mort, pour enflammer les tièdes, pour rappeler à la vie ceux qui sont ensevelis dans la mort du péché ; une foi qui guide nos pas dans le chemin de la paix afin qu’après les luttes de cette vie, et sans déplorer la perte d’un seul membre, notre Légion puisse se rassembler dans le royaume de ton amour et de ta gloire. Amen.

Que les âmes de nos Légionnaires décédés et les âmes de tous les fidèles trépassés reposent en paix par la miséricorde de Dieu. Amen.

Au nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. Amen.

(Si un prêtre est présent, il donne la bénédiction)

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16 janvier 2009

Le Serviteur de Dieu Alphonsus Lambe

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Le Serviteur de Dieu Alphonsus Lambe

1932-1959

Le Serviteur de Dieu Alphonsus Lambe, connu sous le diminutif d'Alfie, est né à Tullamore, en Irlande, en la fête de saint Jean-le-Baptiste, le vendredi 24 juin 1932, pendant le Congrès Eucharistique International qui s'est tenu à Dublin. Comme saint Jean, il fut un précurseur - précurseur de la Légion de Marie qui a été décrite par le Pape Paul VI comme "le plus grand mouvement qui a été fondé pour le bien des âmes depuis l'ère des grands ordres religieux". Après avoir passé une partie de sa jeunesse dans le noviciat des "Irish Christian Brothers", il le quitte en raison de sa santé délicate; il trouve sa vocation dans la Légion de Marie et est nommé "Envoyé" en 1953. Il part, cette année-là, pour Bogota, en Colombie, avec Seamus Grace, en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel (16 juillet). Pendant presque six ans, il travaille sans cesse en faisant connaître la Légion de Marie en Colombie, en Argentine, en Equateur, en Uruguay et au Brésil. Après une brève maladie, il meurt à Buenos Aires le jour de la sainte Agnès, le 21 janvier 1959. Dieu lui avait accordé de grands dons naturels, une personnalité qui attire les âmes à l'amour et au service de Dieu, un enthousiasme contagieux et des facilités pour apprendre les langues qui lui ont permis, rapidement, de parler couramment l'espagnol et le portugais. Pendant ces années passées en Amérique du Sud, il a fondé un grand nombre de groupes de Légion de Marie, et a entraîné de très nombreuses personnes dans l'apostolat de la Légion. Sa dévotion à Marie était exceptionnelle; dans les contacts avec les légionnaires et d'autres personnes, il expliquait et incitait à la pratique de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge. Il est enterré dans le caveau des "Irish Christian Brothers", dans le Cimetière Ricoleta à Buenos Aires.

Prière pour la Béatification d'Alphonsus Lambe

Ô Dieu, dans ton infinie miséricorde, Tu as enflammé le cœur de ton serviteur Alphonsus Lambe d'un amour ardent pour Toi et pour Marie notre Mère. Un amour qui s'est manifesté dans une vie de travail intense, de prière et de sacrifice pour le salut des âmes. Accorde-nous, si telle est ta volonté, d'obtenir par son intercession, ce que nous ne pouvons obtenir par nos propres mérites. Nous te le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Le Concilium de la Légion de Marie serait reconnaissant d'être informé des grâces reçues par l'intercession d'Alphonsus.

Legion of Mary

De Montfort House

Morning Star Avenue

Brunswick Street

DUBLIN 7 (Irlande)

www.legion-of-mary.ie

Légion de Marie

43 rue Boileau

F 75016 PARIS

http://legion-de-marie.org

15 janvier 2009

Chemin de Croix médité avec le Père Marie-Antoine de Lavaur

Chemin de Croix

médité avec le Père Marie-Antoine de Lavaur

Introduction

Le Chemin de la Croix est le chemin royal du Paradis; il n'y en a pas d'autre pour arriver dans la Céleste Patrie; Jésus y a marché le premier, Marie y a suivi Jésus et tous les saints sont venus à leur suite. L'Église à voulu qu'il fût après la Sainte Messe, l'exercice par excellence de la vie chrétienne; aussi le vrai Chrétien devrait-il mettre ses délices à le faire chaque jour, il ne peut, après la Messe, rien accomplir de plus glorieux pour Dieu et de plus utile à son âme; là est la source inépuisable des grâces de conversion pour les pécheurs et de persévérance pour les justes. Pour nous encourager à faire le Chemin de la Croix avec une piété et une ardeur toujours nouvelle, l'Église l'a enrichi des plus grandes indulgences plénières; toutes celles de la Terre Sainte, de Rome, de Saint Jacques de Compostelle, s'y trouvent réunies; le nombre en est si grand que L'Église ne veut pas qu'on les détermine, les grâces du Chemin de la Croix ayant, comme celles de la Passion de Jésus-Christ, le caractère de l'infini. Ces indulgences plénières sont toutes applicables aux pauvres âmes du Purgatoire; quel trésor pour payer leur rançon et leur ouvrir les portes éternelles. Deux conditions suffisent pour les gagner: 1 Etre en état de grâce, si avant de le faire on se sent coupable de quelque péché grave, il faut donc se confesser, et s'il est difficile de se confesser, il faut s'exciter à la contrition parfaite avec le désir du Sacrement de Pénitence et la ferme résolution de se confesser au plus tôt; 2 à chaque station, devant la croix canoniquement érigée, il faut méditer quelques instants sur la Passion de Jésus-Christ.

Note 1

S'il y a un empêchement de se rendre dans le lieu où sont les stations, on peut gagner les mêmes indulgences avec une croix indulgenciée dans ce but; pourvu qu'on dise un Pater et un Ave pour chaque station, suivi de 5 autres pour les Saintes Plaies et un pour le Pape.

Note 2

Au Calvaire de Bétharram, on honore la Passion tout entière, il y a à la fois le chemin de la captivité et le Chemin de la Croix; au lieu de commencer par le prétoire, les stations commencent donc par le jardin de Gethsémani et, par la suite, les sujets des stations sont différents; mais cette différence, loin de troubler l'esprit et de nuire à la contemplation, en rend les mystères de la Passion plus saisissants, la différence n'est qu'à la surface, au fond il y a l'harmonie parfaite: nous avons cherché à la mettre en relief dans les méditations suivantes; elle y est si naturelle, que ces méditations pourront servir aux pieux pèlerins pour faire le Chemin de la Croix ordinaire que pour faire celui de Bétharram.

Prière préparatoire

O mon Dieu qui avez dit par Votre Prophète: « Quel est celui qui s'arrêtera sur la montagne sainte et s'arrêtera près de l'autel du sacrifice? C'est celui qui a les mains pures et le cœur sans tâches, c'est celui dont la vie s'écoule tout entière employée à la gloire de Dieu et au service des frères ». Hélas! Seigneur, si je regarde mes mains et mon cœur, si je pèse dans la balance de Votre Justice toutes les actions de ma vie, je tremble, je m'affaisse sous le poids écrasant de ma misère et de tous mes péchés, un frisson de frayeur passe sur tout mon être, mes pieds s'arrêtent immobiles et je n'ose gravir la sainte montagne! Mais ô bonheur, j'entends deux voix qui m'appellent: votre voix, ô Jésus! l'ami des pécheurs; votre voix ô Marie, leur refuge et leur Mère, ces deux voix me parlent d'espérance et m'assurent du pardon. Oh! voix chéries que vous êtes douces à mon âme! Vous me donnez des ailes comme à la colombe pour voler sur la montagne sainte, vous me donnez des larmes comme à Madeleine pour y pleurer de repentir et d'amour. Oui, je pleure, ô Jésus, je pleure mes péchés si nombreux et si grands, je voudrais les pleurer avec les larmes de sang! O Notre Dame de Bétharram, Mère de la Sainte Espérance, Mère du Pardon, Vous qui portez toujours le rameau sauveur à l'âme qui périt, entendez mes gémissements, voyez couleur mes larmes et offrez-les à Jésus; avec mes gémissements et mes larmes offrez-lui mes résolutions et mes serments. Je le sais ô Jésus, Vous ne voulez à Votre suite dans le Chemin de la Croix que ceux qui renoncent à Satan et renoncent à eux-mêmes. Je fais à Vos pieds, en présence de Marie, des Anges et des Saints, ce double renoncement: je renonce à Satan, à ses œuvres et je m'attache à Jésus-Christ pour toujours. Vaines grandeurs du monde, je vous méprise, comme ces rois Chrétiens, qui, avant de monter au Calvaire, se dépouillèrent de leur manteau royal et de leur couronne d'or, je me dépouille de tout amour du monde et de moi-même; je ne veux ô Jésus, d'autre gloire que les humiliations, d'autres richesses que Votre Grâce et d'autres voluptés que Votre Amour. Pleurer au pieds de Votre Croix avec Marie, voilà désormais mes seules délices; je n'en veux pas d'autres jusqu'à celles que Vous me préparez dans l'éternelle Patrie que je désire et que j'attends par les mérites de Votre Sang Précieux et les Larmes et les Douleurs de ma Mère Immaculée. Ainsi soit-il.

J'offre ce même mérite pour la conversion des pécheurs et la délivrance des pauvres âmes du Purgatoire et je Vous prie, ô mon Dieu, de leur appliquer toutes les indulgences de ce Chemin de Croix. Ainsi soit-il.

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Première station

A Bétharram: Jésus à Gethsémani

Chemin de Croix ordinaire: Jésus est condamné à mort

La justice et la paix

Il ne faut jamais penser à Jésus expiant le péché à Gethsémani sans penser à Adam commettant le péché dans le Paradis terrestre. Le jardin du crime conduit directement au jardin de l'expiation. Mais Jésus, l'innocence même, n'aurait été condamné à mort, si Adam, le grand coupable, n'avait mérité la mort. Partout où il y a eu un crime, il faut une victime, voilà la justice. Ci cette victime est l'innocent mourant à la place du coupable et pour le coupable, voilà la paix et la miséricorde infinie. Il était écrit qu'un jour la justice et la paix devaient s'embrasser. Ce jour attendu depuis quatre mille ans, le voici: nous assistons à ce spectacle. Voici Jésus au Jardin des oliviers. L'olivier est le symbole de la paix, le lieu est bien choisi pour le baiser entre la justice et la paix, le dernier aura lieu sur le calvaire. Là, Jésus épuisera tout le fiel du calice de Gethsémani, là seulement, la justice sera entièrement satisfaite, la paix éternellement consommée, leur baiser sera éternel: Justitia et pax osculate sunt (Ps. 84, 11). Dans ce baiser se trouve toute l'économie du Salut, tout le nœud du grand poème de la Rédemption, et l'explication de tous les mystères du temps et de l'éternité. Fils d'Adam, le grand coupable, recueillons ce baiser de paix sur les lèvres de Jésus, le Divin Agneau. Fils d'Ève, recueillons ce baiser de paix sur les lèvres de Marie, la Vierge Immaculée. Ils boivent à notre place le fiel le plus amer du calice, à peine en reste-t-il une goutte pour le pécheur, mais cette goutte, il faut la boire: c'est justice. Bibent omnes peccatores terrae. (Ps 74, 9). Ne craignons pas, prenons en main le calice, c'est le calice du Salut. La goutte de fiel n'est qu'au bord de la coupe, au fond se trouve le miel. Oui, souffrir avec Jésus, souffrir avec Marie, c'est le miel, c'est le Ciel. Pati cum Jesu, pati cum Maria dulcis paradisus. Jouir avec Satan et les fils de Satan, c'est l'enfer! Dans leur calice orné de fleur, il y a le remords qui ronge et le feu qui dévore; il y a toute les tempêtes de l'âme, et toutes les révolutions et tous les malheurs des sociétés: Ignis et sulphur et spiritus procellarum pars calicis eorum. (Ps. 10, 7). O Jésus! O Marie! Votre calice!... Votre calice!... Je n'en veux pas d'autre!... O mon Dieu, faire votre sainte volonté, voilà mon Ciel! O qu'il est beau mon calice! Qu'il est glorieux! Qu'il est enivrant! Calix meus inebrians quam proeclarus est. (Ps. 22, 5).

Réciter après chaque station: Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père. Seigneur ayez pitié de nous et que les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Ainsi soit-il.

Chanter: Vive Jésus, vive sa Croix ou Sancta Mater.

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Deuxième station

A Bétharram: Jésus est trahi par Judas

Au Chemin de Croix ordinaire: Jésus est chargé de Sa Croix.

Les nouveaux Judas et les nouveaux Croisés

Judas est sans cœur, sans amour, il n'aime que l'argent, il fait à Jésus un baiser de traitre. Jésus, c'est le cœur, c'est l'Amour même, une seule passion Le dévore, le Salut de nos âmes; aussi, avant de mettre l'arbre du Salut sur Ses épaules, Il le couvre de ses baisers d'Amour. Y a-t-il encore des Judas sur la terre? Y a-t-il encore des amis de l'argent? Y a-t-il des traitres et des hommes sans cœur? Hélas! Qui pourrait les compter? Y a-t-il encore sur la terre de vrais amis de Jésus, de vrais fils de Jésus, de vrais chrétiens? Y a-t-il réellement des Chrétiens qui ne se contentent pas de porter ce grand nom, mais qui le sont en réalité? Y en a-t-il qui, comme Jésus, prennent la Croix, l'acceptent avec joie et la couvrent de leurs baisers d'amour? Oui, il en a. France, sois saintement fière! O Cieux réjouissez-vous! La France à eu ses glorieux croisés, et elle en a encore aujourd'hui; les Cieux les contemplent avec admiration, ils sont là, sous mes yeux. Gloire à vous, fils de la France! Gloire à vous nouveaux croisés! Oui, cette Croix va bien sur vos poitrines, elle va surtout bien sur vos cœurs, couvrez-là de vos baisers d'amour. C'est vrai, les nouveaux Judas nous trahissent, nous livrent comme le premier a trahi et livré Jésus, mais comme Jésus, ayant toujours sur le cœur et sur les lèvres le pardon, nous gardons pour eux un baiser d'amour: oui, donnons-leur franchement, Chrétiennement, le nom d'Ami comme l'a donné Jésus, mais n'oublions pas la grande leçon qui l'accompagne, adressons-là avec Jésus à nos malheureux traitres. « O mes chers amis, qu'êtes-vous venus faire ici? Et que faites-vous de cette France? Que faites-vous des enfants de cette chère France? Amice ad quid venisti? » (Math. 26, 50). Pour accomplir vos œuvres sataniques, il fallait choisir un autre séjour, vous vous êtes trompé de Patrie. La France des Croisés n'est pas votre Patrie, vous êtes des étrangers sur son sol. La France des Saints, la France de Clovis, de Charlemagne, de Saint Louis, ce sol trois fois sanctifié, trois fois illustré, trois fois béni, peut il être foulé par de nouveaux judas ? Cette patrie de la franchise peut-elle abriter la trahison? Cette France de la Charité peut-elle abriter l'égoïsme? Cette terre des lys, cette patrie de Clothilde, de Geneviève, de Jeanne d'Arc et de Vincent de Paul peut-elle devenir la patrie des impies, des impudiques et des voleurs? « Amice ad quid venisti? Mon ami, qu'êtes-vous venu faire ici? » Ah! Prions pour la conversion des nouveaux Judas, prions pour la France!... et demeurons jusqu'à la mort les vrais croisés du Christ.

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Troisième station

A Bétharram: Jésus est condamné par Caïphe

Au Chemin de la Croix ordinaire: Première chute de Jésus

Les trois condamnations et les trois chutes

La réunion de ces deux scènes de la Passion: Jésus est condamné par Caïphe et la première chute de Jésus, n'est pas fortuite, elle renferme un grand enseignement, et nous donne la clef d'un grand mystère. Vous remarquerez dans la Passion de Jésus-Christ, trois condamnations et trois chutes. Et pourquoi? Le voici: il y a trois abîmes ou est tombée l'humanité, trois abîmes où elle continue de s'engloutir, ces sont les trois concupiscences: l'orgueil, l'avarice, la volupté. Oh! Quels affreux abîmes! Quels terribles châtiments pour leurs victimes. L'orgueil, le péché de l'esprit est puni par la perte de l'intelligence; l'avarice, péché du cœur, est punie par la perte de tout amour; la volupté, péché du corps, est punie par des plaies douloureuses et les plus déchirantes douleurs. Chacun de ces trois abîmes appelle l'autre abîme: Abyssus abyssum invocat (Ps. 41, 8); et puis arrive la grande voix des cataractes de la Justice Divine: In voce cataractarum tuarum (ibid), cette grande voix qui retentit comme un tonnerre: allez maudits! Allez au fond des enfers allez brûler éternellement dans les feux vengeurs! Discedite a me maledicti in ignem aeternum. (Math 25, 41). Pendant votre vie, vous avez roulé de chutes en chutes, roulez maintenant d'abîmes en abîmes: vous avez saturé votre vie d'orgueil, d'avarice et de volupté, rassasiez-vous maintenant de souffre, de bitume et de feu! Voilà le sort malheureux et l'épouvantable sentence qui planait sur la tête de l'humanité; mais ô Jésus, ô Divin Agneau! Ô Doux Sauveur de nos âmes, l'Amour triomphe, la Justice accepte l'échange et c'est Vous qui voulez être la Victime; le Vous vois incliner les Cieux et descendre jusqu'au fond des abîmes. Pour nous délivrer des trois concupiscences, vous acceptez trois condamnations. Par Caïphe, l'orgueil Vous condamne. Par Hérode, la volupté. Par Pilate, l'avarice. Ce n'est pas assez, Vous consentez à faire trois chutes pour nous enseigner à nous relever nous mêmes et à sortir des trois abîmes. O Bonté, ô Sagesse infinie! J'étais esclave et me voici vainqueur! Et d'abord c'est toi que je foule aux pieds, maudit orgueil, toi la cause et le principe de tous les crimes: toi qui par la bouche de Caïphe prononce contre mon Jésus la première sentence, reçois ici ma première réprobation. Viens orgueilleux, viens contempler Ton Dieu dans cette première chute, regarde Le bien, le voilà tel que ton orgueil nous l'a fait! Le voilà écrasé sous la Croix, étendu dans le chemin, foulé aux pieds comme un ver de terre et la tête dans la poussière! Ose lever ton front superbe et prends garde, car les foudres du Ciel sont là et tout ce qui s'élèvera sera broyé. Humilions-nous profondément et sachons avec Jésus tomber jusqu'à terre pour être exalté avec Lui jusqu'au plus haut des Cieux!...

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Quatrième station

A Bétharram: La Flagellation de Jésus

Au Chemin de la Croix ordinaire: La rencontre de Jésus et de Sa Mère

La Mère de Douleur

Ces deux scènes de la Passion doivent-elles s'exclure? Non, il y a encore ici une harmonie parfaite. Voici ce que je lis dans les récits antiques de la Passion de Jésus-Christ: « Lorsque Notre-Seigneur subit l'ignominieux et si douloureux supplice de la Flagellation, Sa Sainte Mère, retirée dans un coin du Prétoire où la foule était admise, put Le voir de loin, lié à la colonne; Elle entendit le bruit des fouets tombant à coups redoublés sur la tendre Victime et Elle vit le sang découler de tout Son Corps meurtri et déchiré. » Ce qui est écrit dans le livre de la tradition est écrit dans le grand livre de la nature, et dans le livre plus grand encore de la Rédemption Divine. Là où se trouve l'enfant pour souffrir, là se trouve toujours, à moins d'obstacles invincibles, sa mère pour compatir et endurer dans son cœur toutes les souffrances que celui-ci endure dans son corps. Si peu que l'accès fut possible, il faut donc croire que Marie assistait à la Flagellation. Voilà le cri, la loi de la nature! Ah! C'est qu'il n'y a rien sur la terre de plus intimement uni que la mère et l'enfant. La naissance, en le séparant de sa mère, loin d'affaiblir l'union la fortifie. L'enfant entre alors dans son Cœur et rien ne saurait l'en arracher: « Les liaisons, dit le plus grand des orateurs Chrétiens, demeurent toujours si fermes qu'aussitôt que les enfants sont agités, les entrailles de la mère sont émues, de telle sorte que toutes les douleurs des enfants sont en même temps les douleurs de la mère. » Voilà la loi de la nature, elle est commune à toutes les mères, mais il est une autre loi, et celle-ci est exceptionnelle, elle ne regarde que Marie, la Mère par excellence, la plus aimante des mères, la Mère Immaculée! La grande loi de l'expiation... Marie expie pour Ève: la même part qu'Ève, la plus cruelle, le plus coupable des mères, a eu dans la prévarication, dit Saint Bernard, Marie doit l'avoir dans la Rédemption: Eva suggessit praevaricationem, Maria ingessit Redemptionnem. La flagellation n'est pas l'œuvre d'un jour ni d'une heure, dit le Saint Esprit, par la bouche du Roi-Prophète, elle date du premier péché, et elle ne finira qu'avec le dernier des crimes; l'Agneau qui est toujours immolé est toujours flagellé, écoutez Ses plaintes: Supra dorsum meum fabricaverunt peccatores, prolongaverunt iniquitpatem. (Ps. 128, 3). Ève ayant coopéré la première à la Flagellation, Marie doit, la première, en ressentir au Cœur les blessures. Toutes les blessures que Jésus reçoit dans Son Corps, Marie les reçoit dans Son Âme: Vulnera corporis Christi, vulnera cordis Mariae. Vous ne pouvez séparer ces deux Victimes: Quod Deux Conjuxit homo non separet (Math. 19, 6); liée à la même colonne pour la flagellation, elles seront, dit Saint Bernard, placées sur le même autel pour l'immolation. Car, ajoute Saint Bonaventure, s'il y a deux corps, il n'y a ici qu'une Âme et qu'un Cœur. Le Cœur vivant plutôt dans l'objet aimé que dans la poitrine de Celui qui aime, dans tout le Cœur, toute l'âme de Marie est passée en Jésus, et deux coupes d'or à la fois se remplissent pour la Rédemption. Dans la première est le Sang du corps de Jésus, dans la seconde, les Larmes de Marie, qui sont le Sang de Son Cœur. Une seule goutte suffit pour sauver tous les mondes, une seule larme suffit pour obtenir ce Salut. Mais ce qui suffit à la Justice ne suffit pas à l'Amour, et toutes les coupes d'or se remplissent toujours. O ! Sang Précieux, Sauvez-moi! O Larmes de Marie, sanctifiez-moi!

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Cinquième station

A Bétharram: Jésus couronné d'épines

Au Chemin de la Croix ordinaire: Simon le Cyrénéen porte la Croix avec Jésus

Le Roi d'Amour

Un roi porte une couronne, un roi à un trône. Voici le Roi d'Amour, Sa Couronne doit affirmer Son Amour, Son Trône doit exalter Son Amour! Jamais Couronne plus belle, jamais Trône plus beau: des épines, voilà la Couronne; une Croix voilà le Trône. Oh! Le beau trône de l'Amour! En face de Jésus, Satan, le roi de haine, a dressé son trône d'or, et placé sur son front une couronne de roses. Il faut choisir entre ces deux rois. Le Cyrénéen ne connaissait pas Jésus, aussi détournait-il sa tête; on dut le forcer à porter la Croix: Hunc angariaverunt ut tolleret Crucem Jesu. (Math. 27, 32). Mais à peine s'est-il approché de Jésus, a-t-il touché la Croix, le voilà transfiguré, le Roi d'Amour a remporté la victoire, son choix est fait, Jésus est son Roi. C'est sous son étendart qu'il vient combattre et mourir; Ses épines, Sa Croix, voilà l'unique trésor de son âme. Un jour, la france était en péril, nos vieux pères se trouvaient à Bouvines en face de légions formidables; l'amour seul remportant les victoires, Philippe Auguste, roi de France avant d'engager la terrible bataille veut un témoignage d'amour, que fait-il? Il dresse un autel au milieu du camp, il y place sa couronne et s'écrie: "Chevaliers, voilà ma couronne. Si vous connaissez un parmi vous plus digne que moi de la porter, qu'il vienne et il sera mon roi, soyez prêts à voler à ma suite et à mourir". Et tous d'agiter leur bouclier et leur lance, et de s'écrier à la foule: "Nous ne voulons pas d'autre roi que Philippe-Auguste, avec lui nous combattrons, avec lui nous mourrons", et l'ennemi fut broyé. Je vous offre le choix: voici Jésus couronné d'épines, voici Satan couronné de roses, voici Jésus vous offrant la Croix, voici Satan vous offrant les délices. O Jésus, notre choix est fait, Vous seul serez notre Roi, à Vous toujours, à Vous à la Vie, à Vous à la mort, à Vous dans le temps, à Vous dans les siècles des siècles.

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Sixième station

A Bétharram: l'Ecce Homo

Au Chemin de la Croix ordinaire: Sainte Véronique essuie la Face de Jésus

La Sainte Face

L'Ecce Homo, la Sainte Face! O touchante et et admirable harmonie ! La Face imprimée sur le suaire de Véronique n'est-elle pas celle que contemplèrent les Juifs quand Pilate leur dit, en leur montra Jésus: "Voici l'Homme! Ecce Homo!" Vous savez la réponse: "Nous ne voulons pas de cet homme! Donnez-nous Barrabas. - Que faire donc de ce Jésus? - Qu'il soit crucifié! Qu'il soit crucifié! Crucifigatur! Crucifigatur! (Math. 27, 23). Tandis que de la terre s'élèvent ces cris de blasphèmeses cris de fureur, des cieux descendent des louanges et des adorations; les anges prosternés, contemplent avec ravissement la Face de Jésus! “Voici Mon Fils Bien-aimé”, redit Marie; et ces louanges et ces adorations, ainsi que ces clameurs et ces blasphèmes continueront devant cette Face adorable, jusqu'à la fin des siècles. Le jour où l'adoration cessera et ou les blasphèmes triompheront, sera le dernier jour du monde. Ne dirait-on pas que nous approchons à grands pas de cette catastrophe suprême? Quelle ardeur pour le blasphème! Quelle tiédeur dans l'adoration! Voici donc l'heure du combat décisif, la Sainte Face de Jésus, voilà le signe de ralliement, Jésus a voulu rester invisible dans l'Eucharistie; mais Il a voulu se rendre visible par cette Sainte Face pour réunir autour d'elle tous ses soldats et par elle les confirmer dans l'amour. Il n'a pas voulu nous laisser la Face brillante qui avait ébloui les apôtres sur le Thabor, il nous a laissé la Face couverte de poussière, de sueur, la Face déchirée par les épines et ruisselante de Sang, la Face de l'Amour. Par elle il a conquis les coeurs, par elle il a conquis le monde. Des traditions respectables nous racontent cette conquête, écoutez: L'empereur Tibère entendit parler à Rome de Jésus, la lecture des Actes de Sa Vie et de Sa Mort envoyés par Pilate le touchèrent profondément; ayant appris qu'à Jérusalem se trouvait Sa Sainte Face et qu'elle y opérait de grands miracles, il veut la contempler; Véronique, accompagnée de deux disciples, vient elle-même la lui présenter; l'empereur ravi s'écrie: “Celui-ci n'est pas un homme, c'est un Dieu!” et assemblant le Sénat, il demande une place pour Jésus au milieu des dieux de l'empire. Pendant que Véronique était encore à Rome, un grand miracle s'accomplit. La Face de Jésus devint vivante sur son suaire, de nouveau elle est toute trempée de sueur et de sang. Véronique de tomber aussitôt à genoux, et, l'essuyant, d'en recueillir l'empreinte sur un second suaire. Dieu destinait ce trésor à notre France. Le premier suaire est laissé à Rome, et celui-ci nous est porté par Véronique, quand la barque fragile, sans aviron et sans voile, où l'avaient jetée les Juifs, avec Zachée son époux, aborda miraculeusement au rivage Bordelais, à peu près en même temps que celle de Marthe et de Marie-Madeleine. Voilà la France elle aussi conquise par l'Amour! O Rome! O France, toujours unies, toujours inséparables dans la tradition de l'histoire comme dans les conseils de Dieu, restez toujours inséparables, restez toujours fidèles à l'Amour. O Rome du Christ, regarde la face de ton Pontife! Voilà ton père, voilà ton roi! Respice in faciem Christi tui! (Ps. 83, 10). O France du Christ, regarde toujours la Face de Jésus, contemple, adore, tressaille, Il est ton Père, Il est ton Roi! Respice in faciem Christi tui! Malheur! Trois fois malheur si Dieu irrité entend encore monter jusqu'à la Face de Son Fils l'injure et le blasphème! O mon Dieu, par la Sainte Face de Jésus, pitié pour Rome! O mon Dieu, par la Sainte Face de Jésus, pitié pour la France!

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Septième station

A Bétharram: Jésus est condamné par Pilate

Au Chemin de la Croix ordinaire: Seconde chute de Jésus

Le temple du veau d'or

Encore ici harmonie parfaite. La seconde concupiscence de l'humanité, le second abîme où elle s'engloutit et dont la seconde chute de Jésus la délivre, c'est l'avarice; or Pilate, vous le savez, en est la vivante incarnation, ce n'est que par avarice et uniquement par la crainte de perdre une position lucrative qu'il condamne Jésus, dont il reconnaît l'innocence. L'avarice, l'égoïsme, la soif de l'or, quel abîme! Quel gouffre! Que d'âmes s'y engloutissent! Notre siècle à bati un temple: la bourse; et au milieu de ce temple il a placé le dieu qu'il veut seul adorer: le veau d'or! L'agiotage, l'injustice sous toutes ses formes, la cupidité effrénée; voilà l'encens qu'il brûle chaque jour devant son autel. “Je te donnerai de l'or, si tu te dégrades et si tu m'adores”, dit Satan! Si cadens adoraveris me! (Math. 4, 9) et le temple de Mammon se remplit, et l'encens fume, et la dégradation grandit, et les âmes se vendent. Il ne faut pas, hélas! Tout l'or de la terre pour les acheter, quelques deniers suffisent. O mon Jésus, par les mérites de cette seconde et si douloureuse chute, sortez tous vos chrétiens de ce second abîme! Sortez-en tous les Français! Ou il n'y aura bientôt plus de France! Un Chrétien, un Français ne doit-il pas être plus grand que le monde? Fouler la terre aux pieds et avec la tête et le coeur toucher au Ciel, voilà la taille du vrai Chrétien, voilà la taille du vrai Français. Assez, assez d'aorateur du Veau d'Or, assez de vils esclaves; soyons Français! Soyons Chrétiens!

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Huitième station

A Bétharram: Jésus rencontre Sa Mère

Au Chemin de la Croix ordinaire: Jésus console les filles de Jérusalem

Le Divin Consolateur

Ici encore il y a harmonie parfaite. A la tête des pieuses filles de Jérusalem qui suivent Jésus, se trouve Sa Très Sainte Mère: c'est Elle qui les précède et qui les conduit; la première, Elle est venue à la rencontre de Son Divin Fils; Jésus, dit Saint Bonaventure, voyant l'immense douleur où Elle est plongée, s'arrête, Il la regarde, et avec ce regard toute Son Ame, tout Son Coeur, entrent dans l'Ame de Marie: “Salut, ô Ma Mère”, dit Jésus, et immédiatement, une ineffable consolation inonda le Coeur de cette Mère affligée et fortifia Son corps tombé dans un spasme douloureux. Soutenue par ce regard et ce Doux Nom de Mère, Marie vole à la suite de Son Divin Agneau, Jean, Madeleine et les Saintes Femmes la suivent. A sa prière, un miracle de consolation s'opère: Jésus les voyant gémir a compassion de leur douleur: “Pourquoi pleurer sur Moi, leur dit-il, c'est sur vous et vos enfants qu'il faut pleurer. Ma Mère étant immaculée n'a pas à pleurer sur Elle, malheur aux fils du péché, qui ne pleurent pas sur eux-mêmes!” Pendant que Jésus parle ainsi, Marie prie, et immédiatement le miracle s'opère; la douleur et la faiblesse toute naturelle des filles de Jérusalem se change en contrition, en joie et en force surnaturelle. Ce miracle se renouvelle sans cesse pour toute âme affligée qui fait à la suite de Marie, avec persévérance et avec amour, le saint exercice du Chemin de la Croix. Là seulement se trouve la consolation et la paix parfaite. Malheur à celui qui la cherche au milieu du monde et des plaisirs; il est maudit, il ne trouve que déception, torture, désespoir. O Jésus, Vous seul soyez toujours notre unique et divin Consolateur.

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Neuvième station

A Bétharram: Jésus et les filles de Jérusalem

Au Chemin de la Croix ordinaire: Troisième chute de Jésus

Le Lys au milieu des épines

Arrivé presque au sommet du Calvaire, Jésus est saisi d'une immense douleur, ses genoux faiblissent et Il tombe écrasé sous la Croix; c'est la troisièle chûte. Est-ce la vue des préparatifs de Son Crucifiement qui L'afflige? Non, non! Vous savez bien combien Il le désire; ce qui L'afflige, c'est la vue du troisième abîme de perdition, et du nombre d'âme qui viennent s'y engloutir, ce troisième abîme, c'est l'impureté. O malheureux partisants des plaisirs impurs, voilà votre ouvrage! Arrêtez-vous sur ce chemin et voyez votre Victime! Vous passerez sur Mon Corps, vous dit Jésus, avant d'aller à l'abîme, et hélas, vous y passez en dansant; et après, vos danses criminelles et vos heures de honteuses volupté, vous vous réveillerez dans l'Enfer! Car, sachez-le bien, on entre au Ciel qu'avec le lys de l'innocence et ce lys ne croît que parmi les épines de la pénitence et de la mortification. Heureuses les âmes chastes et pures, qui commes les filles de Jérusalem, marchent à la suite de Jésus, à l'odeur de ces célestes Parfums: In odorem unguentorum currimus: adolescentulae dilexerunt te nimis! (Cant. 1, 3). Heureuse la Nation où fleurit les lys de la Chasteté! Le sol travaillé par des mains vigoureuses y produit au centuple, les familles y sont nombreuses et par conséquent toujours heureuses, toutes les vertus, toute les gloires, toutes les richesses en forment la couronne. Là seulement, se trouvent les intelligences élevées, les coeurs virils, les caractères fermes, les bras robustes, les sillons féconds et les drapeaux glorieux. A ces Nations, on peut dire comme à Judith triomphante: Parce que tu as aimé la Chasteté, la main de Dieu te protège et te garde, et tu seras toujours bénie, toujours heureuse. "Eo quod castitatem amaveris, manus Domini confortavit te, et ideo eris benedicta in aeternum". (Judith 15, 11). O Chasteté virginale, ô Chatesté conjugale! Ô céleste arôme! Ô charme de la vie! Ô France! Ô Nation des lys! Ô noble fille de l'Eglise, la Jérusalem de la terre soit saintement fière de tes lys, et ne les laisse plus flétrir dans tes mains criminelles! Vois le gouffre où t'a conduit le plaisir! Notre Dame de Bétharram vient au fond du gouffre t'offrir la branche du lys, prends cette branche, reviens chaste et pure. Voilà le Salut.

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Dixième station

A Bétharram: Jésus est attaché à la Croix

Au Chemin de la Croix ordinaire: Il est dépouillé de Ses vêtements

La robe nuptiale

Ces deux scènes de la Passion se suivent et n'en font qu'une. Après le dépouillement vient le crucifiement. L'homme était créé pour être assis éternellement au festin du bonheur, aux Noces de l'Agneau. Ayant perdu par sa faute la robe nuptiale, le voilà chassé de la salle du festin et cloué à la douleur. La tête d'Adam était depuis quatre mille ans, ensevelie sur la Montagne du Sacrifice, attendant le Rédempteur: le Calvaire en a pris le nom. Le Rédempteur y vient, Le voici sur la Sainte Montagne, Il s'y fait dépouiller pour revêtir l'homme tombé et Il s'y fait clouer à la Croix pour le délivrer. Fils d'Adam, prenez la robe de Jésus, c'est la robe nuptiale du festin des Noces éternelles; clouez-vous par l'amour sur la Croix avec Jésus, c'est la transfiguration de la douleur, et vous chanterez avec tous les élus, dans la salle de l'éternel festin, le cantique de la délivrance et de l'amour !!!

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Onzième station

A Bétharram: Jésus meurt sur la Croix

Au Chemin de la Croix ordinaire: Jésus est attaché sur la Croix

La Victime du Sacrifice

Nous voici à l'heure solenelle! C'est l'heure du grand sacrifice; où est la Victime? Un jour, un vieillard et un enfant gravissaient le Mont Moriah, voisin du Calvaire; le vieillard marchait accablé de tristesse. "Mon père, disait l'enfant, vous portez dans vos mains le couteau et le feu pour le sacrifice et moi j'en porte le bois, mais où est la victime?"Et le père inclinant la tête tristement et dérobant les larmes qui coulaient de ses yeux répondit: "Mon fils, Dieu y pourvoira." Arrivé au sommet de la montagne, Abraham dit, en poussant un profond soupir: "Mon fils, Dieu le veut; il faut mourir!" Il l'étreint dans ses bras, l'arrose de ses larmes, Mon fils, adieu!... Mon père, adieu! Et Isaac à genoux sur le bûcher inclinait sa tête... "Abraham! Abraham, arrête! Ne frappe pasce n'est pas ton fils qui doit mourir, c'est Mon Fils Bien-Aimé, c'est le Fils de la Vierge Immaculée! Voilà la Victime du Sacrifice!" Et Dieu, de loin, lui montre Jésus! Abraham tressaille d'amour et il L'adore! Celui qu'Abraham n'a vu, n'a adoré que de loin, le voici sous nos yeux, voici la Victime du Sacrifice! Regardez-là sur cette Croix. Voyez près de Lui Sa Mère, plus grande qu'Abraham! Tombons tous à genoux! Et remplis de douleur adorons dans la prière et dans les larmes (tomber à genoux). O Mère! Laissez-moi pleurer avec Vous!... O Madeleine, ne pleurez pas seule vos péchés!... Moi aussi, je veux pleurer et aimer avec le disciple fidèle. O Jésus ma Victime! O Jésus, mon Amour! Vous ne serez pas la seule Victime! Vous ne serez pas seul pour aimer! Voici nos coeurs, qu'ils soient tousVos victimes! Voici nos coeurs, qu'ils brûlent tous d'amour! Avant de mourir, un père bénit ses enfants, un père leur pardonne! O Jésus, bénissez-nous!... O Jésus, pardonnez-nous !...

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Douzième station

A Bétharram: Descente de la Croix

Au Chemin de la Croix ordinaire: Jésus meurt sur la Croix

Le Triomphe de la Croix

Remarquez ces mots: descente de la Croix, placés avant ceux-ci: Jésus meurt sur la Croix. Ceci paraît insolite, on ne descend jamais un crucifié de sa croix que lorsqu'il est mort; faire autrement, c'est folie! Dieu semble permettre ici cette contradiction apparente, pour nous rappeler le plus grand des miracles et le plus beau triomphe de la Croix. "Descends de la Croix, disaient les Juifs à Jésus, et nous croirons que Tu es Dieu: Si filius Dei es, descende de Cruce" (Math. 27, 40). Non, dit l'Amour infini, Il n'en descendra pas, il faut qu'Il y meure: Non, dit la Toute-Puissance infinie, Il n'en descendra pas, il faut qu'en mourant, Il triomphe. Il est mort sur la Croix. Il a triomphé par la Croix! Le Ciel, la terre, les enfers sont tombés à genoux pour l'adorer: Omne genu flectatur caelestium, terrestrium et infernorum!" (Philip. 2, 10). Toutes les Nations de la terre ont applaudi et chantent ce triomphe: "Dicite in gentibus regnavita lignoDeus!"

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Treizième station

A Bétharram et au Chemin de la Croix ordinaire: Jésus est remis à Sa Mère

La Reine des Martyrs

On place dans les mains des Martyrs l'instrument de leur supplice; voyez ce Corps inanimé dans les bras de la plus aimante, la plus Douloureuse des mères, et saluez la Reine des Martyrs. Voilà le Fruit béni de ses entrailles: qu'Il était beau dans la Crèche, les lèvres toutes humides de Son lait Maternel! Qu'Il est beau maintenant que l'Amour nous l'a mûri sur l'Arbre du Sacrifice, qu'Il est beau empourpré du Sang vermeil, et tout humide des Larmes Maternelles! Comme la branche s'incline quand son fruit est mûr pour l'offrir au voyageur altéré, ainsi s'incline Marie pour offrir Jésus à nos âmes!... O Reine des Martyrs! Quel Amour et quelle force dans l'Amour. Une femme errait un jour dans la solitude de Bersabée: Errabat in solitudine Bersabée (Gen. 21, 14). c'était une mère... Il n'y avait pas une goutte d'eau dans ce désert et son enfant mourait de soif. "Non! Non, s'écrie la mère, je ne verrai pas mourir mon enfant: Non videbo morientem puerum" (Gen. 21, 16), elle le laisse au pied d'un arbre et s'asseoit un peu plus loin pour gémir et pleurer: et sedens flevit (ibid.). Agar, c'est la mère avec son amour, mais avec sa faiblesse. Marie, c'est la Mère avec Son Amour, mais avec la force dans l'Amour!!! (Tomber à genoux) O Reine des Martyrs! Par le Corps inanimé de Jésus, notre Victime, par les Larmes que verse Votre Coeur désolé, obtenez pour tous vos enfants, l'Amour de Votre Doux Jésus, et l'amour fort jusqu'à la mort, l'amour qui fait les martyrs. O Jésus!... je baise Vos Plaies avec Marie! Je Vous presse sur mon coeur et je m'enivre du bonheur de Vous aimer, du bonheur de souffrir, de m'immoler et de mourir! Quel bonheur de Vous recevoir dans mon coeur! Que toutes Vos Plaies s'impriment dans mon âme! Consumez tout ce qu'il y a en moi qui n'est pas Vous. Par la Sainte Communion vivez toujours en moi. "Non, non, ce n'est plus moi qui veut vivre, Vous seul ô Jésus, vivez toujours en moi!"

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Quatorzième station

A Bétharram et au Chemin de la Croix ordinaire: Jésus est placé dans le Tombeau

Le glorieux Sépulcre

Le Prophète l'a dit: "Son sépulcre sera glorieux. Et in sepulcrum ejus gloriosum"(Isaïe 11, 10). Toute gloire se brise au tombeau, mais au Tombeau de Jésus toute Gloire commence! Vous dites c'est la mort, et Dieu de toute éternité a dit: C'est la Résurrection et la Vie. Ô Mort, où est ton aiguillon! Ô mort, où est ta victoire! Ô mort, Je serai ta mort! Ô mort Je briserai ton dard et te chasserai de l'empire que t'a créé le péché! Chantons la victoire du Divin Triomphateur et tressaillons d'espérance et de joie. Couvrons de nos baisers d'amour ce glorieux sépulcre! Ce n'est pas assez, allons à l'autel de la Résurrection. (Après la prière, se rendre à la Chapelle de la Résurrection) Ici, la prière ne suffit plus, il faut le chant, unissons nos voix aux voix du Ciel et de la terre, et avec toutes les générations qui la proclament Bienheureuse, félicitons la Mère de Jésus réssuscité. (chanter) Regina caeli laetare. Alléluia.

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Téléchargez le texte du Chemin de Croix avec le P. Marie-Antoine (pdf) en cliquant ici

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Le Père Marie-Antoine de Lavaur

"Le Saint de Toulouse"

1825-1907

Le Père Marie-Antoine (Léon Clergue) est né à Lavaur le 23 décembre 1825. Le centenaire de sa mort a été célébré le 8 février 2007. D'une famille très chrétienne, tout enfant il n'a qu'un désir : être prêtre. Il suit sa vocation et entre au petit séminaire de l'Esquile à Toulouse à 11 ans, et poursuit sa formation théologique au Grand Séminaire. Excellent élève, déjà apôtre zélé, il fonde plusieurs associations : Confrérie du Saint-Sacrement, Confrérie des Hôpitaux, des prisons, ou celle des petits métiers. Il est ordonné prêtre le 21 septembre 1850 et aussitôt nommé vicaire à Saint-Gaudens. Sa piété, son dévouement, son amour des plus pauvres marquent un ministère qui fait époque.

C'est à Saint-Gaudens qu'il entend l'appel de Saint-François. Il revêt l'habit de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins au noviciat de Marseille le 13 juin 1855, et l'année suivante prononce ses voeux solennels. Presque aussitôt, les Supérieurs lui confient le ministère de la prédication. Il est envoyé à Toulouse dès 1857 pour fonder le couvent de la Côte Pavée, qui sera sa seule résidence durant les cinquante ans que dure son apostolat. Les nombreuses missions qu'il prêche le font nommer « l'Apôtre du Midi ». Ses prédications puissantes produisent des fruits extraordinaires, attirent les foules dans les églises et à la pratique des sacrements. Il reçoit de Dieu la grâce de convertir les pécheurs les plus invétérés.

Il sera surtout le grand ouvrier de Notre Dame de Lourdes en sa qualité de confesseur qui lit dans les âmes et ramène la paix dans les coeurs, par le grand nombre de pèlerinages qu'il y conduit, et par les cérémonies populaires qui s'y déroulent encore et dont il est l'initiateur. Aucun genre de ministère, par la parole et une multitude d'écrits, ne lui est étranger : l'apostolat des enfants et des plus pauvres pour lesquels il propage l'oeuvre du Pain de St-Antoine de Padoue, l'éveil des vocations religieuses, son combat contre le mal sous toutes ses formes, la défense des droits de l'Eglise et du chrétien, la gloire de Dieu et la dévotion à l'Immaculée Conception... Par sa vie tout entière, qui est un chant d'amour à Dieu et à Marie.

Sa vie... un sentiment fort de la présence de Dieu même au milieu des plus dures épreuves et des persécutions, un amour dévorant pour ceux qui souffrent, la dure pénitence qu'il impose à son corps, et un modèle de vie religieuse : « Je meurs dans la pratique de la pauvreté, de l'obéissance, de la chasteté ». Le Père Marie-Antoine meurt en odeur de sainteté le 8 février 1907 dans ce couvent de la Côte-Pavée qu'il a défendu jusqu'au bout du séquestre. Cinquante mille personnes assistent à ses obsèques jusqu'au cimetière de Terre-Cabade. Le 14 novembre 1935 ont lieu l'exhumation et la reconnaissance de son corps parfaitement conservé, transféré dans la chapelle du couvent. C'est là que les fidèles continuent à le prier ; ils obtiennent par son intercession de nombreuses grâces, des guérisons et de grandes faveurs.

Les différents procès en vue de sa béatification ont été remis à la Sacrée Congrégation des Rites en 1932, le décret sur ces écrits a été publié en 1945. Selon un mot de Mgr Saliège qui s'est vivement intéressé au succès de la cause, « Le P. Marie-Antoine, qui a gagné de son vivant tant de victoires et, se jouant des obstacles, est toujours arrivé à ses fins, saura obtenir le même succès auprès des hautes personnalités romaines que la confiance du Souverain Pontife a établies pour être juges dans les causes des Bienheureux et des Saints».

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Prière pour demander la béatification du Père Marie-Antoine


"Seigneur, Tu aimes manifester Ta puissance et Ta miséricorde par l'appel d'apôtres consacrés totalement à Ton Royaume. Daigne glorifier le Père Marie-Antoine, ce fils de Saint-François qui, durant plus de cinquante ans, Te fit connaître et aimer, surtout des pauvres et des éprouvés, annonça Ton message de conversion et se dépensa sans compter au service de Ton Eglise. Amen."

Vu et approuvé, Toulouse, le 8 Décembre 1968, Père J. Chansou, Vicaire Général

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Pour approfondir

Site de l'Association pour la Mémoire du Père Marie Antoine de Lavaur

http://a.p.m.a.free.fr

14 janvier 2009

Une semaine avec Notre Dame du Sacré Cœur

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Une semaine avec Notre Dame du Sacré Cœur

Dimanche

O Notre Dame du Sacré Cœur ! J'adore, en union avec Vous le Père des Lumières, et Son Fils Jésus-Christ, vraie Lumière qui éclaire tout homme venant en ce monde, et le Saint Esprit qui est tout à la fois Lumière et Amour. Je remercie surtout le Fils de Dieu de ce qu'en Vous prenant pour Mère, Il Vous a donné un pouvoir ineffable sur Son Cœur. O Notre Dame du Sacré Cœur, demandez pour moi aux trois Divines Personnes, la Lumière pour les connaître et pour Vous connaître Vous-même, l'Amour pour répondre à leur Amour et au Vôtre. Ainsi soit-il.

Doux Cœur de Marie, soyez mon Salut

Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour nous.

Lundi

O Notre Dame du Sacré Cœur! J'adore plus particulièrement aujourd'hui, en union avec Vous, le Saint Esprit, Dieu comme le Père et le Fils, procédant de l'un et de l'Autre. Obtenez-moi de ce Divin Esprit, dont Vous êtes l'Epouse, et du Cœur de Jésus, dont Vous êtes la Trésorière, les lumières et les grâces nécessaires pour sanctifier les travaux de cette semaine, pour en supporter les épreuves et pour rapporter tout à la Gloire de Dieu, à la Vôtre, à l'édification du prochain, à ma propre sanctification. Souvenez-Vous Notre Dame du Sacré Cœur, des âmes du Purgatoire. Ainsi soit-il.

Doux Cœur de Marie, soyez mon Salut

Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour nous.

Mardi

O Notre Dame du Sacré Cœur! Je Vous salue aujourd'hui comme la Reine des Anges; je prie l'Archange Gabriel et tous les Chœurs Célestes et plus particulièrement mon Ange Gardien de Vous saluer, de Vous aimer, de Vous invoquer pour moi, afin que tous les tribus de leurs hommages, la ferveur de leurs prières, l'ardeur de leur amour, suppléant à mon insuffisance, m'aident à devenir moi-même un ange de vertu sur la terre, et que je mérite ainsi d'aller célébrer éternellement, avec la Cour Céleste, Votre Puissance et Votre Bonté, ô Notre Dame du Sacré Cœur. Ainsi soit-il.

Doux Cœur de Marie, soyez mon Salut

Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour nous.

Mercredi

O Notre Dame du Sacré Cœur! Je Vous salue aujourd'hui comme épouse de Saint Joseph; je remercie ce glorieux Patriarche du soin respectueux qu'il a pris de Vous et de Votre Divin Enfant. Je l'invoque avec confiance, sachant qu'il a une grande puissance sur Votre Cœur très Pur, ô Marie! Et par Vous, sur le Cœur Sacré de Jésus; je le prie de toujours m'aider à rendre mon cœur toujours plus semblable à ces trois Modèles, et à mériter ainsi toujours davantage Votre Puissante Protection, ô Notre Dame du Sacré Cœur! Ainsi soit-il.

Doux Cœur de Marie, soyez mon Salut

Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour nous.

Jeudi

O Notre Dame du Sacré Cœur! Voici le jour qui Vous est spécialement consacré puisque c'est à Vous qu'il appartient de nous disposer à honorer demain le Sacré Cœur de Jésus; nous Le remercions dès aujourd'hui, en union avec Vous, pour l'institution de la Divine Eucharistie, qui nous met en possession de tous les Trésors de Son Cœur. Aidez-moi à le recevoir toujours plus dignement et à montrer dans ma conduite les salutaires effets de cet Aliment Divin. Ainsi soit-il.

Doux Cœur de Marie, soyez mon Salut

Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour nous.

Vendredi

O Notre Dame du Sacré Cœur! Voici le jour de Vos grandes Douleurs; mais c'est aussi le jour où Vous avez conquis, par le plus généreux des sacrifices, le nouveau titre avec lequel nous Vous invoquons avec autant d'amour que de confiance. Plus nous compatissons aux Douleurs qu'il Vous a coûtées, plus nous sommes assurés d'en ressentir les salutaires effets. Obtenez-nous du Divin Cœur, avec lequel Vous avez tant souffert, la grâce de Le suivre généreusement avec Vous jusqu'au Calvaire, pour Vous rejoindre ensuite au Ciel. Ainsi soit-il.

Doux Cœur de Marie, soyez mon Salut

Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour nous.

Samedi

O Notre Dame du Sacré Cœur! Ce jour Vous était depuis longtemps consacré; Vous y étiez honorée sous différents titres, aussi glorieux pour Vous que salutaires au monde; mais nous aimons à tous les résumer dans celui que l'Église vient de Vous décerner; et qui est tout à la fois le plus doux à nos cœurs, et le plus propre à nous inspirer une confiance inaltérable au milieu même des plus grandes épreuves. Nous Vous saluons donc une dernière fois, ô Notre Dame du Sacré Cœur, Espérance des désespérés! Aidez-nous à bien terminer cette semaine, et surtout à bien achever le pèlerinage de cette vie, pour aller Vous bénir à jamais dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Doux Cœur de Marie, soyez mon Salut

Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour nous.

Texte extrait du livre « Notre Dame du Sacré Cœur, d'après l'Ecriture Sainte, les Saints Pères et la Théologie », du Père Jules Chevalier, (fondateur des Missionnaires du Sacré Cœur d'Issoudun), 1895

Téléchargez le texte de la Semaine avec ND du Sacré Coeur (pdf) en cliquant ici

9 janvier 2009

Neuvaine à la Reine du Rosaire de Pompéi

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Neuvaine à la Reine du Rosaire de Pompéi

Pendant 13 mois, Fortuna, fille du commandant Agrelli, souffrait de crampes extrêmement douloureuses, de vomissements et autres tortures physiques. Le 16 février 1884, la jeune malade entama alors des neuvaines de Rosaires et la Vierge lui apparut le 3 mars, entourée d'anges, de Saint-Dominique et de Sainte-Catherine de Sienne. Alors Elle expliqua que si on l'invoque sous le vocable de Notre-Dame du Rosaire en faisant trois neuvaines, on obtiendra tout ce que l'on désire, suivies de trois neuvaines en remerciement. La jeune fille fut instantanément guérie et cela impressionna profondément le pape Léon XIII qui encouragea alors officiellement cette forme de prière. Padre Pio récitait souvent cette neuvaine, qu'il recommandait chaleureusement à tous ceux qui voulaient obtenir des grâces. "Ceci est mon testament et mon héritage, disait-il : aimez et faites aimer la Sainte-Vierge, priez et faites prier le Rosaire". Sa devise : "sanctifie-toi et sanctifie les autres". D'après les indications de la Sainte-Vierge, il faut donc faire trois neuvaines de Rosaire en prière de demande et 3 neuvaines de Rosaire en action de grâce ! Cela veut dire qu'à raison d'un Rosaire par jour (trois chapelets), il faudra réciter ce rosaire pendant 54 jours.


Sainte-Catherine de Sienne, ma Protectrice et ma Maîtresse, toi qui assistes du Ciel ceux qui ont l'habitude de te prier lorsqu'ils récitent le Rosaire de Marie, assiste-moi en ce moment, et daigne réciter, en même temps que moi, la Neuvaine à la Reine du Rosaire qui a établi le trône de ses Grâces dans la vallée de Pompéi, afin que, par ton intercession, j'obtienne la grâce que je désire. Amen !


Dieu, viens à mon aide !

Seigneur, à notre secours !

Gloire au Père...

1 Ô Vierge Immaculée et Reine du Saint Rosaire, en ces temps où la foi est morte et où l'impiété triomphe, Tu as voulu établir Ton siège de Reine et de Mère sur l'antique terre de Pompéi, séjour des païens morts. Et de ce lieu où l'on adorait les idoles et les démons, Toi, aujourd'hui, comme Mère de la Grâce Divine, Tu répands partout les trésors des Miséricordes du Ciel ! Ah ! de ce trône où Tu règnes, pleine de pitié, jette sur moi aussi un regard bienveillant, Ô Marie, et prends pitié de moi qui ai tellement besoin de Ton secours. Comme Tu T'es révélée à tant d'autres, montre-Toi, à moi aussi, véritable Mère de miséricorde : « Monstra Te esse Matrem ! », alors que, de tout coeur, je Te salue et je T'invoque, ma Souveraine et Reine du Très Saint Rosaire !


Salve Regina...

2 Prosterné au pied de Ton trône, Ô grande et glorieuse Dame, mon âme Te vénère au milieu des gémissements et des angoisses qui pèsent lourdement sur elle. Dans ces craintes et ces agitations où je me trouve, je lève les yeux vers Toi avec confiance. Tu as daigné choisir pour demeure les campagnes des paysans pauvres et abandonnés. Et là, face à la ville et à l'amphithéâtre des plaisirs mondains où règnent le silence et la ruine, Toi, comme Reine des Victoires, Tu as élevé Ta voix puissante pour appeler de toutes les régions de l'Italie et du monde catholique, Tes fils spirituels pour Te construire un Temple. Prends enfin pitié de mon âme tombée misérablement dans la boue. Aie pitié de moi, Ô Dame, aie pitié de moi, je suis submergé de misères et d'humiliation. Toi qui es l'extermination des démons, prends ma défense ! Toi qui es le Secours des Chrétiens, sauve-moi de ces souffrances dans lesquelles je suis malheureusement plongé. Toi qui es notre vie, sois victorieuse de la mort qui menace mon âme au milieu des dangers où elle se trouve exposée. Redonne-moi la paix, la tranquillité, l'amour, la santé ! Amen !


Salve Regina...

3. Entendre que nombreux sont ceux que Tu as comblés de bienfaits uniquement parce qu'ils ont eu recours à Toi avec Foi, voilà qui met en moi une ardeur nouvelle et le courage de T'appeler à mon secours. Tu as assuré autrefois à Saint-Dominique que celui qui veut des grâces, les obtiendra par Ton Rosaire. Avec Ton Rosaire à la main, moi, je T'appelle, Ô Mère, à ne pas manquer à Tes maternelles promesses. Bien plus, Toi-même, Tu fais, de nos jours, de continuels prodiges pour appeler Tes enfants à T'honorer dans le Temple de Pompéi. Tu veux essuyer nos larmes, Tu veux adoucir nos craintes ! Et moi, le cœur sur les lèvres, je T'appelle et je T'invoque avec une foi vive : « Ma Mère... chère Mère... Mère si belle !... Très douce Mère, viens à mon aide ! Mère et Reine du Saint Rosaire de Pompéi, ne tarde plus à étendre Ta main puissante pour me sauver, car si Tu tardes à le faire, Tu vois que, pour moi, c'est la ruine ! »


Salve Regina...

4. Et à qui puis-je avoir recours, sinon à Toi, qui es le soulagement des malheureux, le réconfort des abandonnés, la consolation des affligés ? Oh, je Te l'avoue, mon âme est misérable, elle est chargée de péchés énormes, elle mérite le feu de l'enfer, elle n'est pas digne de recevoir Tes grâces... Mais n'es-Tu pas L'espérance des désespérés, la grande Médiatrice entre l'homme et Dieu, notre puissante Avocate auprès du Trône du Très-Haut, le Refuge des pécheurs ?... Oh, il suffit que Tu dises une parole en ma faveur à Ton Fils, et Lui, T'exaucera. Demande-lui donc, Ô Mère, cette grâce dont j'ai tellement besoin... (on formule la grâce désirée). Toi seule peux me l'obtenir, Toi qui es mon unique espérance, ma consolation, ma douceur, toute ma vie. Ainsi j'espère ! Amen.


Salve Regina...

5. Ô Vierge et Reine du Saint Rosaire, Toi qui es la Fille du Père Céleste, la Mère du Divin Fils, l'Épouse de l'Esprit Septiforme, Toi qui peux tout auprès de la Sainte Trinité, Tu dois implorer pour moi cette grâce dont j'ai tant besoin, pourvu qu'elle ne soit pas un obstacle à mon salut (on expose la grâce désirée). Je Te la demande par Ton Immaculée Conception, par Ta Divine Maternité, par Tes joies, par Tes douleurs, par Tes triomphes. Je Te la demande par le Cœur de Ton Jésus d'Amour, par ces neuf mois pendant lesquels Tu L'as porté dans Ton sein, par les souffrances de Sa vie, par Sa cruelle Passion, par Sa mort sur la Croix, par Son Nom très Saint, par Son Sang très Précieux. Je te la demande enfin par Ton Cœur très doux, en Ton Nom glorieux, Ô Marie, qui es L'Étoile de la mer, la Dame puissante, la Mère des Douleurs, la Porte du Ciel et la Mère de Toute Grâce. J'ai confiance en Toi. J'espère tout de Toi. Tu dois me sauver ! Amen !


Salve Regina...

Rends-moi digne de Te louer, Vierge très pure !

Donne-moi le courage contre Tes ennemis !

Prie pour nous, Reine du Très Saint Rosaire !

Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ !


Prions


Dieu, dont le Fils Unique, par Sa vie, Sa mort et Sa résurrection, nous a mérité la Grâce du Salut éternel, fais, nous T'en prions, qu'en méditant ces Mystères par le Très Saint Rosaire de la Bienheureuse Vierge Marie, nous imitions ce qu'ils contiennent et obtenions ce qu'ils promettent. Par le même Jésus-Christ, notre Seigneur.

Et l'on ajoute un « Ave Maria » pour le Bienheureux Bartolo Longo, tertiaire dominicain, fondateur du Sanctuaire dédié à Notre-Dame du Rosaire à Pompéi).

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Téléchargez la Neuvaine à la Reine du Rosaire de Pompéi (pdf) en cliquant ici

Notice sur la Reine du Rosaire de Pompéi,

cliquer sur le lien suivant

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-319994.html

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9 janvier 2009

Litanies de la Sainte Famille

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La Sainte Famille de Nazareth

La vie à Nazareth

Extraits des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

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Nazareth. Demeure et occupation de la sainte Famille.

(Le dimanche, 25 février). Je vis la sainte Vierge tricoter ou faire au crochet de petites robes. Elle avait un rouleau de laine assujetti à la hanche droite, et dans les mains deux petits bâtons, en os, si je ne me trompe, avec de petits crochets à l'extrémité. L'un d'eux pouvait être long d'une demi aune, l'autre était plus court. Elle travaillait ainsi debout ou assise près de l'Enfant-Jésus, qui était couché dans une petite corbeille. Je vis saint Joseph tresser différents objets, comme des cloisons et des espèces de planchers pour les chambres. avec de longues bandes d'écorces jaunes, brunes et vertes. Il avait une provision d'objets de ce genre, placés les uns sur les autres, dans un hangar près de la maison. J'étais touchée de compassion en pensant qu'il ne prévoyait pas qu'il faudrait bientôt s'enfuir en Egypte. Sainte Anne venait presque tous les jours de sa maison. située à peu près à une lieue de là.

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Nazareth.-Vie domestique de le sainte Famille.

(Le mardi, 27 février.) Je vis aujourd'hui sainte Anne avec sa servante aller de sa demeure à Nazareth. La servante avait un paquet pendu au côté ; elle portait une corbeille sur la tête et une autre à la main : c'étaient des corbeilles rondes, dont l'une était à jour. Il y avait dedans des oiseaux. Elles portaient des aliments à Marie, car celle-ci n'avait pas de ménage et recevait tout de chez sainte Anne.

(Le mercredi, 28 février.) Je vis aujourd'hui, vers le soir, sainte Anne et sa fille aînée chez la sainte Vierge. Marie Héli avait avec elle un petit garçon fort robuste de quatre ou cinq ans : c'était son petit-fils, le fils aîné de sa fille, Marie de Cléophas. Joseph était allé à la maison de sainte Anne. Je me disais : " Les femmes sont toujours les mêmes ", quand je les voyais assises ensemble, causant familièrement, jouant avec l'Enfant-Jésus, l'embrassant et le mettant dans les bras du petit garçon. Tout cela se passait comme de nos jours.

Marie Héli demeurait dans un petit endroit, à environ trois lieues de Nazareth, du côté du levant. Sa maison était presque aussi bien arrangée que celle de sainte Anne. Elle avait une cour entourée de murs. avec un puits à pompe. Quand on mettait le pied sur un certain endroit, l'eau jaillissait en haut et tombait dans un bassin de pierre. Son mari s'appelait Cléophas. Sa fille, Marie de Cléophas, mariée à Alphée, demeurait à l'autre bout du village.

Le soir, je vis les femmes prier. Elles se tenaient devant une petite table placée contre le mur, et sur laquelle était une couverture rouge et blanche. La lampe était allumée pendant la prière. Marie était devant Anne et sa soeur près d'elle. Elles croisaient les mains sur la poitrine, les joignaient et les étendaient. Marie lut dans un rouleau placé devant elle. Elles récitaient leurs prières sur un ton et un rythme qui me rappelèrent la psalmodie du choeur au couvent.

Textes extraits de la Vie de Notre Seigneur, par A.C. Emmerich

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Litanies de la Sainte Famille


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ , ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste , qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu , ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu , ayez pitié de nous.


Sainte Famille, du Verbe incarné , ayez pitié de nous.

Sainte Famille, image de l'auguste Trinité sur la terre, ayez pitié de nous.

Sainte Famille objet des complaisances du Père céleste,

Sainte Famille, comblée de tous les dons de la grâce ,

Sainte Famille, modèle parfait de toutes les vertus,

Sainte Famille, digne de l'amour de tous les coeurs,

Sainte Famille , trésor des élus,

Sainte Famille , délices des paradis,

Sainte Famille, objet de la vénération des Anges

Sainte Famille , méprisée des hommes mais grande aux yeux de Dieu,

Sainte Famille , qui avez été rebutée de Bethléem et obligée de vous réfugier dans une étable.

Sainte Famille, visitée par des bergers au moment de la naissance du Sauveur,

Sainte Famille, qui avez entendu les concerts des Anges en l'honneur de Jésus naissant ,

Sainte Famille, qui avez reçu les respects et les présents des Mages ,

Sainte Famille, qui avez obéis sans délai à la voix de l'Ange qui vous ordonnais de fuir en Egypte au travers de mille dangers,

Sainte Famille, qui été obligée de vous dérober par la fuite à la persécution d'hérode,

Sainte Famille , exilée dans une terre étrangère ,

Sainte Famille, qui avez vécu cachée et inconnue au monde ,

Sainte Famille, qui avez mené une vie pauvre, laborieuse et pénitente ,

Sainte Famille, qui avez gagnée votre pain à la sueur de votre front,

Sainte Famille, pauvre des biens de la terre, mais riche des biens du ciel,

Sainte Famille, modèle de charité, de paix et d'union,

Sainte Famille, dont toute la conversation était dans le Ciel, *Sainte Famille, dont la vie fut une oraison et une contemplation continuelle,

Sainte Famille, consolation des affligés, espérance de ceux qui vous invoquent, et modèle de toute les familles chrétiennes,


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Prions


Seigneur Jésus, Fils unique qui par amour pour nous, vous êtes fait enfant et n'avez pas dédaigné de mener pendant trente ans une vie pauvre et cachée au monde, humblement soumis à Marie, votre mère, et à Joseph , accordez-nous la grace d'imiter ici bas, votre profonde humilité, afin que nous puissions avoir part à votre gloire dans le Ciel; Vous qui vivez et régnez en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Téléchargez le texte des Litanies de la Sainte Famille (pdf) en cliquant ici

9 janvier 2009

Litanies de saint Pérégrin

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Saint Pérégrin Laziosi

1265-1345

Fête le 1er mai

Dans sa jeunesse, Pellegrino Laziosi, né à Forli en Italie vers 1265, milita chez les Gibelin (selon la tradition, c'était le cas dans beaucoup de familles à Forli), ce qui le conduisit à s'opposer au frère Philippe Benizi, alors Prieur général de l'Ordre des Servites de Marie, on raconte que Pellegrino lui a donné une gifle, ensuite il se convertit et, vers trente ans, entra même dans cet ordre, dont il est maintenant un des saints les plus célèbres et les plus vénérés. Vers 60 ans, il fut miraculeusement guéri de la gangrène à la jambe droite, la veille du jour où il allait être amputé. Cette nuit là, veille de l'opération, Pérégrin se traîne devant le crucifix de la salle du chapitre pour y prier. S'étant endormi de lassitude, il voit le Seigneur Jésus descendre de la croix et lui guérir la jambe. Le matin, le médecin qui vient pour procéder à l'amputation, ne trouve plus trace ni de plaie ni de cicatrice. Stupéfait, il répand dans toute la ville la nouvelle de cette guérison miraculeuse, ce qui accroît encore la vénération dont on entourait le frère. Motif pour lequel aujourd'hui il est connu partout dans le monde comme le protecteur des malades du cancer. Il mourut au Couvent de Forli, le 1er mai 1345. Son corps repose en la basilique qui porte son nom à Forli.

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Litanies de saint Pérégrin

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez nous.

Christ, exaucez nous

Dieu, le Père du Ciel, ayez pitié de nous.

Dieu, le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu, le Saint-Esprit,ayez pitié de nous.

Sainte-Trinité, un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Marie, Mère des Douleurs, priez pour nous.

Saint Pérégrin, (après les invocations, on dit : priez pour nous).

Converti par les prières de Saint Philippe Benizi,

Affligé d'une tumeur cancéreuse,

Complètement guéri par la main tendue de Jésus crucifié,

Qui a accompli de nombreux miracles dans ta vie,

Qui multiplié des aliments et des boissons,

Qui guéri les malades par la puissance du Nom de Jésus,

Qui converti les pécheurs endurcis par la prière et le jeûne,

Plein de confiante dans la prière,

Plein austérité dans la pénitence,

Patient dans la souffrance,

Humble dans le saint sacerdoce,

Zèlé pour les âmes,

Secours des affligés,

Consacré à la Passion de Jésus et la douleur de Marie,

Victime avec Jésus et Marie pour le salut des âmes,

Guérisseur des malades,

Espoir de cas incurables

Patron universelle de tous qui souffrent du cancer,

Gloire de l'Ordre des Servites de Marie,

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.

Priez pour nous, ô glorieux saint Pérégrin,

Afin que nous soyons dignes des promesses du Christ.

Prions

Ô Dieu, soyez bon et écoutez les prières que nous vous présentons en l'honneur de saint Pérégrin, votre bien-aimé serviteur. Nous nous confions à son intercession, lui dont la vie vous était si agréable. Par le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Prière à saint Pérégrin

Dieu qui, en saint Pérégrin, nous as donné un modèle de conversion et de persévérance, accorde-nous, à sa prière et à son exemple, de supporter avec courage les épreuves de cette vie pour entrer dans la joie du Royaume. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Téléchargez le texte des Litanies de Saint Pérégrin (pdf) en cliquant ici

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