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10 juin 2009

Litanies de Saint Lazare

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Saint Lazare de Béthanie

Disciple du Christ, frère de Marthe et Marie de Béthanie

+ au 1er siècle

Fête le 29 juillet


Le ressuscité, le frère de Marthe et Marie. On ne le connaît que par l'évangile selon Saint Jean. Une tradition, sans autre fondement que la dévotion apostolique, le fait venir dans le sud de la France, tradition que chante le folklore provençal.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11, 1-44


Un homme était tombé malade. C’était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe. (Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, le malade, était son frère.) Donc, les deux soeurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa soeur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait; alors seulement il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ? » Jésus répondit : « Ne fait-il pas jour pendant douze heures ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s'est endormi ; mais je m'en vais le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » Car ils pensaient que Jésus voulait parler du sommeil, tandis qu'il parlait de la mort. Alors il leur dit clairement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n'avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) dit aux autres disciples : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! » Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem - à une demi-heure de marche environ - beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil. Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa soeur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t'appelle. » Marie, dès qu'elle l'entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus. Il n'était pas encore entré dans le village ; il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe l'avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie, et lui manifestaient leur sympathie, quand ils la virent se lever et sortir si vite, la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer. Elle arriva à l'endroit où se trouvait Jésus ; dès qu'elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu'elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d'une émotion profonde. Il demanda : « Où l'avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l'aimait ! » Mais certains d'entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l'émotion, arriva au tombeau. C'était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la soeur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours ; mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. » Après cela, il cria d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

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Le 8 décembre 2002, par décret du préfet de la Congrégation des évêques, le Pape Jean-Paul II fit de notre bonne ville de Marseille la Métropole de la Province ecclésiastique nouvellement créée et il éleva son archevêque au rang d’archevêque métropolitain. C’est pour cette raison, Monseigneur [Mgr Bernard Panafieu], que nous avons été heureux que vous ayez accepté de présider la Messe solennelle du traditionnel Pèlerinage de Pentecôte à la Sainte Baume, et nous vous en remercions. C’est aussi pour mettre l’Église de Marseille à l’honneur que nous avons choisi cette année de parler de son saint Patron : Lazare, le ressuscité, l’ami du Seigneur. C’est un beau patronage pour Marseille. Sainte Marie-Madeleine est la Patronne de la Provence, mais au gré des redécoupages administratifs et ecclésiastiques, c’est l’Église de Fréjus-Toulon qui reçoit plus particulièrement en dépôt son témoignage et les traditions qui la concernent à Saint-Maximin et à la Sainte Baume. L’Église d’Aix conserve précieusement le témoignage de sainte Marthe à Tarascon. L’Église de Marseille s’est placée sous le patronage de leur frère Lazare. Il me semble que les liens de nos trois diocèses dans l’unité de la foi au Christ et dans la communion de l’Esprit-Saint se trouvent renforcés par le patronage et les saintes traditions concernant les membres de la famille de Béthanie. Marthe est la femme forte de l’Évangile, femme de foi, femme de tête, femme forte dans l’adversité, femme qui croit en la puissance de Dieu qui peut ressusciter un mort de quatre jours. Elle est aussi une femme d’action, une femme qui sait offrir l’hospitalité de sa maison. Elle a le privilège d’être citée par deux évangélistes : Luc et Jean. Apparemment, c’est elle qui dirige la maison de Béthanie, mais le devant de la scène est tenu par sa soeur. Marie-Madeleine est, sans conteste, la figure la plus marquante et la plus attachante du trio. D’ailleurs, il semble que Jésus lui même ait marqué une préférence à son égard, tout au moins une connivence plus grande avec elle. " C’est le temps que tu as dépensé pour ta rose qui fait ta rose si importante " disait le Renard au Petit Prince de Saint-Exupéry. Marie-Madeleine venait de loin, mais elle a été convertie par le Seigneur Jésus. Délivrée de ses sept démons, purifiée de son péché, elle chercha avec avidité à recueillir l’enseignement du divin Maître. À la Croix elle recueillit son sang rédempteur, et au matin de Pâques, cherchant son Bien-aimé, la première, elle mérita de voir Jésus ressuscité ! Première messagère de la Bonne Nouvelle aux Apôtres, elle demeure une figure incontournable des Évangiles. " Partout où sera prêché l’Évangile, dans le monde entier, on redira à sa mémoire ce qu’elle a fait " avait dit Jésus en louant son geste prophétique accompli six jours avant la Pâque. Les quatre évangélistes ont retenu la consigne : Mt, Mc, Lc et Jn lui assignent une place de choix parmi les saintes femmes. Lazare, quant à lui, est le plus discret des trois. Ni Mt ni Mc ni Lc ne font mention de lui, ni les Ac, ni St Paul dans ses épîtres, ni l’Ap. Seul Jean lui fait la part belle dans son évangile au chapitre onzième qui lui est consacré et au chapitre douzième où on l’évoque à plusieurs reprises mais en passant. Que sait-on de lui ? Lazare, de Béthanie, est un disciple de Jésus, un ami du Seigneur. Il tombe malade. Les deux soeurs font avertir le Maître. Lorsque Jésus arrive à Béthanie, Lazare est déjà mort, mais, à la prière des deux soeurs, Jésus relève le mort de quatre jours. On dit aussi qu’il est présent au festin qu’on donne à Béthanie, chez Simon le lépreux, six jours avant la Pâques, en l’honneur de Jésus. Lazare est parmi les convives. Marthe fait le service, Marie, sa soeur, verse un parfum valant 300 deniers sur les pieds de Jésus. L’Évangile dit aussi que les juifs décidèrent de tuer non seulement Jésus, mais aussi ce Lazare que Jésus releva d’entre les morts, car à cause de lui, beaucoup s’en allaient et croyaient en Jésus. C’est donc grâce à St Jean que nous savons quelque chose de Lazare. Mais chose étonnante, c’est un personnage muet : il ne nous laisse aucune réplique. La discrétion de ce personnage n’a pas empêché qu’on lui consacre un culte très tôt dans l’Église. N’est-il pas celui que Jésus a rappelé à la Vie ? Dès le IVe siècle, au moins, les pèlerins se rendaient en masse au lieu de son tombeau à Béthanie, à quelques kilomètres de Jérusalem. Il s’agit évidemment de son premier tombeau, celui dont le Christ l’a relevé ! Le samedi précédent le dimanche des Rameaux, on y lisait le récit de la résurrection de Lazare. La tradition raconte qu’après la Pentecôte, Lazare est venu en Provence, peut-être après s’être arrêté à Chypre où l’on garde mémoire de son épiscopat. Les Actes des Apôtres nous disent qu’après la mort d’Etienne, le premier martyr, c’est-à-dire seulement quatre ans après la passion du Sauveur, " une violente persécution se déchaîna contre l’Église de Jérusalem. Tous à l’exception des Apôtres, se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie " (Ac 8:1). Dix ans plus tard, en l’an 44, Hérode mit la main sur quelques membres de l’Église. Il fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. Il fit arrêter Pierre (Ac 12:1-3). Comme on sait par l’Évangile selon Saint Jean que Lazare était menacé de mort par les juifs, on comprend aisément qu’il ait dû fuir la Judée. La tradition raconte qu’il est venu à Marseille, qu’il y a été évêque durant sept ans, avant d’être arrêté, enfermé dans un cachot sombre (aujourd’hui place de Lenche), et qu’il a été martyrisé. On raconte aussi qu’au huitième siècle ses reliques ont été transférées à Autun, mais les marseillais, qui sont des gens pratiques et astucieux, avaient pris soin de conserver son crâne, lequel, aujourd’hui encore, est proposé à la vénération des fidèles dans une chapelle de la cathédrale. Quelle valeur accorder à ces traditions ? Dans le fond, elles échappent à l’histoire. L’historien, qui examine, avec un regard critique, des documents et des monuments, peut nous renseigner sur l’émergence du culte et l’émergence des traditions concernant nos saints évangélisateurs. Il faut le reconnaître : aucun document historique du premier siècle ne permet de certifier avec certitude l’authenticité de ces traditions. Mais cela ne signifie pas pour autant que ce n’est pas vrai, car il existe beaucoup d’événements qu’on ne peut prouver de manière historique et qui se sont bel et bien déroulés. Et puis une tradition ne naît pas par génération spontanée : elle naît de la mémoire des peuples. Il est donc tout à fait raisonnable d’y accorder une certaine croyance. Mais il faut bien distinguer : ce que nous rapporte l’Évangile, nous devons le croire de foi certaine, de foi divine ; ce que rapportent les traditions de Provence, nous pouvons le croire, mais d’une croyance humaine, pour autant que les arguments ou les indices sont probants et pour autant qu’ils ne contredisent pas l’histoire. Ce que nous savons, c’est que la tradition existe bel et bien, qu’elle est ancienne, qu’elle est présente, qu’elle féconde notre prière et notre dévotion. Quel est donc son sens ? La tradition nous indique d’abord que l’Évangile est entré en Gaule par Marseille et par la vallée du Rhône et en cela elle rejoint l’histoire. Elle indique aussi que la foi a été solidement implantée, et que cela ne s’est pas fait sans effort, sans souffrance (la décapitation de Lazare), sans combat ni sans enracinement dans la vie contemplative (Madeleine à la Sainte-Baume). La tradition nous invite surtout à puiser à la source évangélique. Disons que cette tradition au sujet de nos saints évangélisateurs, en particulier Marthe, Marie et Lazare, produit une certaine résonance pour ne pas dire une connivence entre nous et certaines pages de l’Évangile. Comment ne pas vibrer à la lecture des récits qui mettent en scène ces saints qui nous sont si proches ? Cette tradition nous fait donc un devoir de nous approprier de façon plus intime et plus pressante les récits évangéliques où ils interviennent. Voyons donc ce que l’Évangile nous dit de Lazare et tâchons d’en dégager quelques leçons pour nous aujourd’hui.


La fraternité

Le chapitre onzième de l’Évangile selon saint Jean s’ouvre ainsi : " Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe. " Le verset 2 précise : " Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. " D’emblée, c’est une fratrie qui nous est présentée. On ne peut parler de Lazare sans parler de Marie et de sa soeur Marthe. L’Évangile renchérit : " Jésus aimait Marthe et sa soeur et Lazare. " Ce qui apparaît donc en premier dans cette page d’Évangile, ce sont ces liens de fraternité. Dans le seul chapitre 11, nous trouvons dix fois le mot frère ou soeur : cinq fois le mot frère, cinq fois le mot soeur, et une fois le mot Père, lorsque Jésus, devant la tombe, s’exclame : " Père, je te rends grâce de m’avoir exaucé ! " On pourrait dire que ces sont les membres de cette famille de Béthanie qui inaugurent ce grand thème de la fraternité, si cher aux chrétiens des premiers temps. Dans les Actes des Apôtres, saint Pierre donne aux disciples ce titre de frères dès qu’il s’adresse à eux. Dans ses épîtres, Paul fera de même : il s’adressera aux frères. C’est le titre que les chrétiens se donnent les uns aux autres. Pourtant avant la Passion du Seigneur, on ne voit pas que les disciples se soient considérés vraiment comme des frères. Jésus leur avait bien dit : " Ne donnez à personne le titre de Rabbi car vous n’avez qu’un seul Maître et vous êtes tous frères " (Mt 23:8). A part les frères de sang, tels Jacques et Jean ou Simon et André, ou les frères cousins de Jésus, on ne voit pas que les disciples se soient donner ce titre de frères de façon courante avant la passion. Or, à Béthanie, c’est le maître mot. Les liens entre Marthe, Marie et Lazare sont très forts : ce sont des liens de fraternité, et cela, l’Évangile le souligne à l’envie. La fraternité, c’est un aspect de la vie de l’Église. Ni Marthe ni Marie-Madeleine ni Lazare ne font partie du groupe des Douze. Ils n’assument pas un rôle de gouvernement dans le groupe primitif des disciples de Jésus. L’Évangile ne leur assigne pas un ministère. Mais ils transmettent le témoignage d’une fratrie. Sans renier la dimension hiérarchique et sacramentelle de l’Église il est bon de se souvenir que la sollicitude des uns pour les autres, l’amour fraternel, est comme le ciment qui joint les pierres vivantes que nous sommes pour former un Temple saint dans le Seigneur. Il me semble que dans l’Église la vie religieuse a plus particulièrement pour mission de souligner cette dimension fraternelle. Les religieux comme tels ne font pas partie de la hiérarchie de l’Église. Mais en vivant en communauté, en se donnant mutuellement les noms de frères ou de soeurs, ils reproduisent en quelque sorte les vertus de la famille de Béthanie. Déjà le psalmiste chantait les joies de la vie fraternelle : " Qu’il est bon, qu’il est doux d’habiter en frères dans l’unité. C’est une huile parfumée sur la tête, qui descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, sur le col de ses tuniques. " Saint Augustin affectionnait particulièrement ce psaume 132 en donne une jolie interprétation. L’huile excellente, explique-t-il, désigne l’Esprit-Saint qui se répand à partir du Christ, notre tête, sur le corps tout entier de l’Église symbolisé par la tunique du Grand Prêtre Aaron au jour de sa consécration. Or cette huile, avant d’imprégner la tunique, descend d’abord sur la barbe, qui désigne les anciens, les presbytres - c’est-à-dire les évêques et les prêtres - qui dispensent la grâce du Christ. Les communautés religieuses, d’après Augustin, sont ces noeuds qui sont au bord de la tunique, au col, et qui tiennent ensemble les fils, les empêchant en quelque sorte de s’effilocher. Les communautés religieuses font partie de la tunique du Christ, mais par le témoignage de la vie fraternelle elles aident le corps tout entier de l’Église à vivre la grâce de la fraternité. Ce que Augustin dit des communautés religieuses vaut aussi, me semble-t-il, pour les communautés paroissiales, les fraternités en tout genre dans l’Église et même pour les familles. Nous avons besoin d’être ensemble, de nous sentir frères et soeurs. Nous avons besoin de nous retrouver en Jésus dans l’unité de l’Esprit-Saint. La fraternité dans l’Église serait un mot tout à fait vide si elle n’était vécue de manière concrète, à petite échelle, là où nous sommes. La famille de Béthanie nous enseigne les vertus de la fraternité. Il y a d’abord l’hospitalité : savoir accueillir, recevoir chez soi l’ami, le frère. Il y a aussi l’affection réciproque, le soutien mutuel, la sollicitude les uns envers les autres. Voyez l’empressement des deux soeurs pour leur frère malade, puis leur solidarité dans le deuil. Et puis à Béthanie, il y a surtout l’esprit de foi, l’encouragement, au coeur même des épreuves, à persévérer dans la foi, avec cette phrase si belle de Marthe à sa soeur : " Le Maître est là et il t’appelle ! " Oui, frères et soeurs, " qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble dans l’unité. " Mais ce n’est pas toujours facile. Même à Béthanie. Que l’on se souvienne des critiques de Marthe, accaparée par les multiples soucis du service, à l’encontre de sa soeur assise aux pieds du Seigneur en train d’écouter sa Parole. La tradition a voulu y voir comme une parabole de la vie contemplative et de la vie active. La complémentarité des vocations n’est pas toujours comprise, pas toujours acceptée. Les Douze eux mêmes se chamailleront pour savoir qui a la première place. Les deux soeurs et leur frère Lazare ont dû apprendre à s’estimer d’un véritable amour fraternel. L’épreuve, le creuset de la souffrance, les ont peut-être rapprochés.


La maladie et la mort

Le deuxième aspect du témoignage de Lazare et de ses soeurs, c’est la manière d’affronter la maladie et la mort. " Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, " un homme gravement malade, qui souffrait, qui se trouvait face à l’inéluctable échéance de sa mort prochaine. Les deux soeurs font avertir Jésus : " Celui que tu aimes est malade. " Pourtant Jésus reste loin. Il reste au loin pour une raison humaine bien simple : les juifs veulent le tuer. Sa vie est en danger : il le sait, les apôtres aussi le savent. S’il revient dans les environs de Jérusalem, les juifs vont mettre la main sur lui. La maladie de Lazare, l’affection qu’il lui porte, place Jésus en face du mystère de sa propre mort et de sa souffrance. Lui aussi, Jésus, devra affronter la mort. Peut-être est-il tiraillé entre le désir de venir en aide à son ami Lazare et la crainte d’affronter la souffrance et la croix. " Père s’il est possible que ce calice passe loin de moi " (Mt 26:39). Il sait aussi qu’il met la vie des apôtres en danger en s’approchant de Jérusalem. D’ailleurs quand il décide enfin d’aller auprès de Lazare, Thomas s’écrie, valeureux : " allons, nous aussi, pour mourir avec lui ! " En plus de ces raisons humaines bien compréhensibles qui retiennent Jésus loin de son ami Lazare, l’évangéliste nous dévoile une raison plus profonde, théologique, celle que nous n’aurions pas pu deviner : c’est afin que la gloire de Dieu se manifeste. " Cette maladie, dit Jésus, ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. " Et un peu plus loin il ajoute : " Lazare est mort, et je me réjouis pour vous de n’avoir pas été là-bas afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui. " Comment comprendre que la maladie et la mort de Lazare manifestent la gloire du Messie Fils de Dieu ? En réalité, les destinées des deux amis sont mêlées. La mort du premier entraînera la mort du second et la victoire du second sur la mort s’amorce déjà par la résurrection de Lazare. On encourage souvent les malades à offrir leurs souffrances en union avec Jésus. Soit, mais souvent on leur dit que c’est une manière de rejoindre Jésus. Cela n’est pas tout à fait juste. Il faudrait dire plutôt : Jésus vous rejoint. De même qu’il va vers son ami Lazare, Jésus vient vers nous lorsque nous souffrons. Et de même qu’il n’a pas épargné à son ami l’épreuve de la mort, de même, il ne nous préserve pas de toute souffrance, mais il vient à nous. Et cela l’Évangile de Lazare nous l’enseigne : " Allons auprès de lui. " Mais il y a l’attente. Jésus vient à nous, nous le savons, mais on aimerait le voir agir plus vite. Notre confiance est mise à mal ! Et puis, il y a la douleur, il y a l’angoisse de la mort. Lui Jésus, savait bien qu’il allait ressusciter son ami. " Notre ami Lazare repose, dira-t-il à ses disciples, mais je vais aller le réveiller ! " Et les disciples de répondre : " S’il repose Seigneur, il sera guéri ! " Cependant Jésus parlait du sommeil de la mort. Jésus savait, mais Lazare lui ne savait pas qu’il allait revivre. Les deux soeurs non plus. Et lorsque Jésus arrive à proximité du village, tour à tour elles lui font ce reproche : " Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. " " Si tu avais été là ! " Combien de fois n’avons-nous pas entendu ce cri de détresse dans la bouche des croyants en butte à la maladie, à une souffrance morale très grande, en butte au deuil ou au suicide d’un proche. " Si tu avais été là Seigneur ! " Sous entendu : tu n’étais pas là quand il le fallait ! Pourquoi as-tu permis que cela se produise ! Pourquoi n’as-tu rien fait quand nous avons crié vers toi. " Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! " Et pourtant les deux soeurs avaient prié : " Seigneur, celui que tu aimes est malade ! " Ce mystère de l’absence de Dieu au moment de l’épreuve, même les disciples, même les proches de Jésus l’ont expérimenté. La douleur est le sort commun. La foi est un don de Dieu. Marthe exprime sa douleur et son incompréhension, qui revêt la forme d’un reproche à Jésus, et en cela elle est proche de nous : " Seigneur, si tu vais été là mon frère ne serait pas mort. " Mais elle ajoute : " Maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera ! " Quel acte de foi admirable ! En cela, Marthe nous enseigne. Elle croit en la résurrection des morts. " Oui, dit Marthe, je sais que mon frère ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. " C’est la foi de certains juifs de l’époque, ceux qui sont proches du courant pharisien ou du courant essénien. Ils croient aux prophéties de Daniel : au dernier jour, Dieu ressuscitera les morts. Mais Jésus va plus loin : " Je suis la résurrection et la vie. Qui croit en moi même s’il meurt vivra. Et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? " Elle répondit : " Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. " Il y a là, dans ce dialogue, comme ressaisie, toute l’espérance chrétienne sur les fins dernières. Jésus est la résurrection. Il le montrera par sa résurrection d’entre les morts au matin de Pâques. Il le laisse pressentir déjà en ranimant d’entre les morts son ami Lazare au tombeau depuis quatre jours. Entre la résurrection de Lazare et celle de Jésus il y a une énorme différence : lorsque Jésus ressuscitera d’entre les morts, il sera glorifié, il ne mourra plus. Sur lui la mort n’aura plus d’empire. Lazare, lui, meurt et revient à la vie. " Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. " Oui, nous mourrons tous. Et après ? Il y a quelques décennies, la grande tentation était celle de l’athéisme, c’est-à-dire d’une vision uniquement matérialiste de la vie humaine. La grande tentation c’était de penser : après la mort, il n’y a rien. C’est le néant. La poussière retourne à la poussière, et l’âme n’est rien. Mais de nos jours, il me semble que la grande tentation, c’est de se rassurer à bas prix en disant : quand je mourrai, je continuerai ma vie, je me réincarnerai. Réapparaissent aujourd’hui les erreurs des anciens philosophes qui croyaient en la métempsycose, à la transmigration des âmes, autrement dit à la réincarnation. D’autres pensent : après la mort, j’aurai une vie spirituelle libérée des contraintes d’ici-bas ! L’âme enfin libérée du corps pourra voguer vers les régions supérieures. Ce n’est pas vrai. L’âme sans le corps n’est que l’ombre d’elle même. Elle n’a pas, par elle-même, les moyens de connaître ni d’être heureuse. Non, ceux qui meurent dans l’insouciance se préparent une éternité fadasse. C’est Jésus qui est notre résurrection : il est la Vie de notre âme. Le bonheur de l’au-delà ne peut-être que surnaturel : un don de Dieu. Un don. Donc quelque chose que nous ne pouvons obtenir par nous mêmes. C’est pourquoi Jésus dit : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Il aura beau mourir de la vie du corps, il ne mourra pas de la seconde mort dont parle l’Apocalypse (Ap. 21:8). Car il y a une seconde mort : une mort spirituelle de l’âme lorsqu’elle reste livrée à elle même, sans recevoir de Dieu la plénitude de vie et de bonheur. La vie éternelle que nous promet Jésus est une vie divine injectée dans notre âme. Lazare ne ressuscite pas par lui-même. C’est la Parole de Jésus qui le réveille et lui rend la vie : " Veni foras ! (Lazare, viens dehors !) " Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. " Déliez-le, dit Jésus, et laissez-le aller. " Lazare, mon cher Lazare, tu es silencieux. Tu n’as pas raconté ce que tu as ressenti pendant ces quatre jours pendant lesquels ton cadavre gisait dans ce tombeau creusé dans le roc. Tu n’a rien dit. Mais tu n’avais pas besoin de raconter : il nous suffit de constater que tu es vivant. Tu es le témoin que Jésus a choisi de relever d’entre les morts pour signifier qu’il est la vie des morts, comme il a choisi ta soeur, Madeleine, pour signifier qu’il est la vie des âmes, qu’il est le pardon, qu’il est le rachat et la réhabilitation des âmes perdues, qu’il est la sainteté des âmes pécheresses sanctifiées par ta grâce. Oui, nous aussi nous jouirons de la vie éternelle qu’offre le Seigneur à ses élus, à condition d’expérimenter ici-bas la résurrection spirituelle, la résurrection de l’âme lorsqu’elle est recréée dans la grâce, à l’image de Marie-Madeleine, déliée de ses sept démons, le visage rayonnant de son pardon.


L’amitié

" Celui que tu aimes est malade. " Lazare est le disciple bien-aimé, un disciple bien-aimé de Jésus. L’Évangile insiste : " Jésus aimait Marthe et sa soeur et Lazare. " Et plus loin dans le texte : " Notre ami Lazare repose et je vais aller le réveiller. " Lorsque Jésus voit pleurer Marie, et pleurer aussi les juifs qui l’accompagnaient, s’approchant de la tombe, il pleura. On pourrait même traduire : il fondit en larmes. Les juifs dirent alors : " Voyez comme il l’aimait ! " Mais quelques-uns dirent : " Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire que celui-ci ne mourût pas ? " Oui, Jésus aimait Lazare, comme il aimait Marthe et Marie. Oui, il l’aimait, mais quelle drôle d’amitié que de laisser son ami mourir alors qu’il avait le pouvoir de le guérir ! L’amitié avec Jésus est quelque chose de grand et de beau. Nous devons d’abord admirer la proximité de celui qui se fait notre ami. Jésus s’est fait proche. Il a bien voulu avoir des amis, des amis à qui parler, des amis chez qui s’arrêter, se reposer, prendre un bon repas. Et la table était bien garnie à Béthanie, dans la maison de Marthe. Jésus aimait s’y arrêter. L’amitié est une forme très belle et très haute de l’amour. L’amour passion peut flamber très vite et retomber tout aussi vite. L’amour passion peut faire souffrir. L’amour d’amitié a quelque chose de plus paisible, de large, de réconfortant. _ L’amour d’amitié élargit le coeur. L’amour d’amitié a trois caractéristiques : la première, c’est que c’est une affection réciproque. Pour qu’il y ait amitié, il faut qu’il y ait réciprocité, affection mutuelle, donc une certaine connivence. On peut aimer quelqu’un qui ne nous aime pas. On peut se dévouer à soigner un malade, ou venir en aide à un pauvre ou rendre service gratuitement à un voisin avec qui il n’y a aucun atome crochu. C’est de l’amour, de l’amour généreux, beau, mais ce n’est pas une amitié. L’ami sait qu’il est aimé de celui qu’il aime ; et cette affection réciproque qui unit les âmes est toujours très comblante. Et à force d’échanges mutuels et de partage, l’amitié conduit à l’égalité, car un ami c’est un peu un autre soi-même. La deuxième caractéristique de l’amitié, c’est qu’elle est faite de bienveillance : littéralement cela signifie vouloir le bien de l’autre. Tel dit aimer quelqu’un mais uniquement pour le profit ou les avantages qu’il peut en tirer. C’est un profiteur, non un ami. L’ami a le souci du bien de l’autre. Enfin, troisième aspect de l’amitié, c’est qu’elle est fondée sur la communion à un bien, à certaines valeurs qui unissent les amis. Et c’est là qu’on peut juger de l’honnêteté de l’amitié, de sa profondeur aussi. Il y a des amitiés un peu superficielles, fondées sur l’amour d’une bonne bouteille ou sur la passion du jeu. Il y a des amitiés malhonnêtes fondées sur l’attrait pour les mauvais coups, par exemple l’amitié entre mafieux. Il y a bien sûr les amitiés belles et profondes, fondées sur les valeurs humaines les plus hautes. Dieu s’est lié d’amitié avec les hommes. Celui qui s’est fait l’ami de Lazare, de Marthe de Marie, celui qui se fait notre ami, c’est Dieu en personne. " Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis, avait dit Jésus à ses apôtres, car tout ce que j’ai appris de mon Père je vous l’ai fait connaître. " Oui, Jésus nous appelle ses amis : non seulement il nous aime : cela, nous le savions déjà, mais en plus il nous invite à l’aimer en retour. Jésus nous appelle ses amis : non seulement il a souci de nous, de notre bien, mais il attend aussi que nous ayons souci de lui, de son bien et de sa gloire et de son honneur. Jésus nous appelle ses amis, et il veut fonder cette amitié avec nous sur la réalité la plus haute qui se puisse trouver : la révélation de l’amour du Père. Notre amitié avec Jésus se fonde sur la manifestation de l’amour du Père. Jésus vivait dans l’émerveillement continuel de la connaissance de l’amour du Père, et son existence entière se comprend dans cette lumière. Jésus reçoit tout de l’amour du Père, et sa mission est de faire comprendre que l’humanité est aimée de cet amour dont le Père aime son Fils unique ; la mission de Jésus est d’aimer le Père et de le faire aimer. C’est pour cela que l’amitié avec Jésus est exigeante. Notre ami Lazare repose. Jésus parlait non du repos du sommeil, mais du repos de la mort. L’amitié que Lazare portait à Jésus lui a fait faire son chemin de croix avant l’heure. De quelque manière, il est un précurseur. Dans l’évangile de Jean, il y a trois personnages qui reçoivent le titre d’amis de Jésus, et ces trois personnages sont également témoins. Le premier est Jean-Baptiste, le précurseur. Il apparaît dans le récit de l’Évangile dès le chapitre premier et on le mentionne encore au chapitre dixième. Après on ne parle plus de lui. Il est venu, pour rendre témoignage au Christ Lumière. Il se désigne lui-même comme l’ami de l’époux. Il témoignera jusqu’au martyre. Le dernier ami et témoin de Jésus, c’est le disciple bien-aimé. Dans la trame du récit, il n’apparaît que dans la troisième partie de l’Évangile, à partir du chapitre treizième. Entre les deux, il y a Lazare, personnage qui ne figure que dans les chapitre onzième et douzième de S. Jean. Lui aussi est l’ami de Jésus, lui aussi est témoin de Jésus. À cause de lui, dit s. Jean, beaucoup de juifs s’en vont et croient en Jésus, c’est pourquoi les chefs des juifs décident de tuer non seulement Jésus, mais aussi ce Lazare qu’il avait relevé d’entre les morts (Jn 12:10-11). En quelque sorte, d’après la pensée de l’évangéliste S. Jean, il faut d’abord être ami de Jésus pour pouvoir devenir son témoin. Et devenir l’ami de Jésus, c’est entrer dans l’intimité de sa pensée, de sa volonté de salut pour l’humanité, c’est partager son sort. En raison de l’amitié qui le lie à Jésus, Lazare annonce dans sa mort et dans son retour à la vie le mystère pascal de Jésus. Sans doute n’avait-il pas conscience de la portée immense de ce qu’il a vécu sur le moment comme une épreuve. Après sa propre résurrection et surtout après la victoire de Jésus sur la mort, Lazare a pu mesurer la grâce insigne qui lui avait été faite de communier ainsi à la destinée de son sauveur. Mais sur le moment, dans l’épreuve, dans la maladie, dans l’apparent abandon de son ami - abandon si souvent expérimenté par les plus grands mystiques - dans l’épreuve même de la mort, il ne comprenait pas. Mais l’amitié avec Jésus avait forgé son âme si bien que ce qu’il vivait dépassait son simple destin personnel. Nous aussi, qui sommes invités à devenir les amis de Jésus, faisons-lui confiance. Grâce à l’amitié qui nous lie à Jésus, notre vie prend une dimension que lui seul connaît. Notre vie comme notre mort sont dans la main de Dieu, pour sa plus grande gloire. Voilà ce que nous enseigne saint Lazare !

Texte extrait du site www.saintebaume.dominicains.com

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Litanies de Saint Lazare

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Lazare, priez pour nous.

Saint Lazare, gloire éclatante d' une noble famille

Saint Lazare, illustre frère de Marthe et de Marie

Saint Lazare, ami de Jésus

Saint Lazare, hôte de Jésus-Christ

Saint Lazare, prodige de la toute puissance de Jésus-Christ

Saint Lazare, héraut des merveilles divines

Saint Lazare, soutien des soldats du Christ

Saint Lazare, terreur des démons

Saint Lazare, salut des lépreux,

Saint Lazare, consolateur des affligés

Saint Lazare, santé des infirmes

Saint Lazare, soutien des agonisants

Saint Lazare, la gloire de Jérusalem,

Saint Lazare, la joie de Marseille,

Saint Lazare, premier évêque de Marseille,

Saint Lazare, martyrisé Place de Lenche,

Saint Lazare, l'honneur du diocèse d'Autun,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Priez pour nous bienheureux saint Lazare

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ

Prions

O Dieu qui avez honoré du Pontificat et du martyre le Bienheureux Lazare, disciple de Jésus-Christ, ressuscité après être mort depuis quatre jours, accordez-nous par ses mérites de sortir de la mort du péché et de jouir de la vie éternelle. Par le même Jésus Christ Notre Seigneur, Ainsi soit-il

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Téléchargez le texte des Litanies de Saint Lazare (pdf) en cliquant ici

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7 juin 2009

Neuvaine à Saint Joseph

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Que savons-nous de saint Joseph ?

Que savons-nous de saint Joseph ? A vrai dire pas grand chose si nous nous en tenons aux évangiles. Saint Marc n’en dit rien du tout, saint Jean ne le cite que deux fois (Jn 1,45 ; 6,42). Il est vrai que ces deux évangélistes commencent leur récit (après un prologue) au début de la vie publique de Jésus. Matthieu et Luc, qui nous parlent de l’enfance du Seigneur, seront donc nos sources privilégiées. Mais les 25 citations en saint Luc et 17 mentions en saint Matthieu ne nous fournissent guère d’éléments. Nous ignorons tout du lieu et de sa date de naissance et aucune parole de saint Joseph ne nous est transmise. Cependant, les quelques versets qui nous parlent de lui nous font découvrir l’homme de confiance du Père qui lui confie sin Fils unique et celle dont il a pris chair : "Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus" (Mt 1,16). Dans le dessein de Dieu, le nom de Joseph est uni dans le temps et l’éternité à celui de Marie et de Jésus. Plus encore que saint Jean-Baptiste qui annonce l’agneau de Dieu, Joseph est le serviteur silencieux de la Parole qui s’efface derrière sa mission avec la quelle il fait corps jusque dans son nom : "celui qui fait grandir, qui veille sur la croissance" du Fils de Dieu. Il le fera dans un renoncement exemplaire, que la sobriété des récits matthéens de l’enfance parvient à bien mieux rendre que tous les commentaires théologiques. Après Marie, saint Joseph est incontestablement le plus grand saint du ciel. Saint Grégoire de Nazianze écrivait de lui : "le Seigneur a réuni en Joseph, comme dans un soleil, tout ce que les saints ont ensemble de lumière et de splendeur". Nul doute que saint Joseph a reçu toutes les grâces nécessaires pour exercer cette paternité unique qui constitue sa mission particulière. Aussi sommes-nous en droit de penser qu’il fut parmi les fils des hommes et bien sûr après le Christ, celui en qui le Père s’est le mieux reflété. Tout au long de l’histoire de l’Eglise, de saint Irénée, saint Ephrem, saint Basile à saint François de Sales, sainte Thérèse d’Avila, saint Vincent de Paul, en passant par saint Augustin, saint Bernard et tant d’autres, que d’inspiration puisée auprès de l’humble charpentier devenu l’ombre du Père en vertu de sa mission dans le mystère de l’Incarnation. Et les papes ne sont pas les derniers à chanter la gloire de saint Joseph ! De Pie IX à Jean-Paul II en passant par Jean XXIII (pour ne citer que les plus proches) que de confidences sur l’intimité de leur relation avec le protecteur de l’Eglise universelle. Car de même que Marie continue, au cœur de l’Eglise, son ministère maternel d’enfantement de l’Homme nouveau, ainsi saint Joseph continue-t-il à veiller sur la croissance du Corps mystique de Celui sur qui il reçut autorité paternelle. En cette fin de siècle où notre civilisation occidentale vit une crise de paternité qui ébranle jusqu’aux fondements mêmes de notre société, au moment où les psychologues, sociologues,… cherchent de nouveaux modèles du père, peut-être ferions nous bien de tourner nos regards et nos cœurs vers celui qui incarna, au cœur du monde, cette paternité divine "de qui toute paternité tient son nom au ciel et sur la terre" (Ep 3,15). Pourquoi ne pas suivre l’exemple du "bon pape Jean XXIII" qui avouait en toute simplicité : "saint Joseph, je l’aime beaucoup, à tel point que je ne puis commencer ma journée, ni la finir, sans que mon premier mot et ma dernière pensée soient pour lui."


Père Joseph-Marie Verlinde, 10 mars 2007


Texte extrait du site www.saint-joseph.fr

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Neuvaine à Saint Joseph


Prières quotidiennes pour la neuvaine


Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé ; le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux ; vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de votre virginale Épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen


Je vous salue Marie...


Marie et Joseph, offerts sur la terre d’Israël, Marie et Joseph morts à eux-mêmes, source du blé nouveau, source de l’Amour divin sur terre, engendrez-nous dans votre trinité sur terre à la sainteté. Faites que nous puissions nous revêtir des vêtements blancs de la naissance et de la Résurrection.


Premier jour

Saint Joseph, mémoire du Père


« Joseph fit comme l’Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son Épouse; et sans qu’il l’eût connue, elle enfanta un fils, auquel il donna le nom de Jésus. » (Mt 1,24)


Tout arbre a ses racines propres, et chaque arbre donne un fruit qui lui est propre. Mais tout arbre ne se développe pas n’importe où, n’importe comment ! Chaque terre a une consistance, une composition plus riche qu’une autre terre. Il en est de même de notre filiation : « Généalogie de Jésus-Christ, fils de David, fils d’Abraham » (Mt 1,1)…… « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie de laquelle naquit Jésus, que l’on appelle Christ. » (Mt 1,16) Fils et fille d’homme et de femme, nous nous reconnaissons en fils de Dieu par Jésus-Christ : « Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi pêcheur » ( prière de Jésus ) Joseph est mémoire du Père, il reconnaît la voix du Père, se lève la nuit, se retire en Égypte (« D’Égypte j’ai appelé mon fils » Os 11,1), puis revient au pays d’Israël (« De toi sortira un chef qui sera pasteur de mon peuple Israël » Mi 5,1). Joseph permet donc que s’accomplisse l’oracle des prophètes : « Lorsqu’ils eurent accompli tout ce qui était conforme à la Loi du Seigneur » (Lc 2,39a) et « chaque année ses parents se rendaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque » (Lc 2,41). A l’image de Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de nos pères et mères de la terre afin de faire mémoire de notre créateur au-delà de nos familles humaines. Ce matin, disons avec saint Joseph : « Je te fiance à moi à jamais. Je te fiance à moi pour la justice et le droit, par la grâce et la miséricorde, je te fiance à moi par la fidélité, et toi, tu connaîtras le Seigneur. » ( Os 2,21-22 )


Deuxième jour

Saint Joseph un guide pour l’homme d’aujourd’hui


« Marie sa mère était fiancée à Joseph ; or, avant qu’ils eurent mené vie commune… » (Mt 1,18)


Joseph fiancé, futur époux, envisage Marie comme une partenaire, une mère de famille pour qui il prépare un logis familial, il prépare un statut social : « Joseph parce qu’il était de la maison de la lignée de David monta en Judée afin de s’y faire inscrire avec Marie » ( Lc 2,4 et 5a) Joseph, chaque matin oeuvre physiquement, il a un métier dur. Il fournit à sa famille le pain quotidien et enseigne à Jésus la tradition. Il prépare et danse le Shabbat, se rend au Temple et assure une vie sociale pour sa famille à Nazareth. Saint Joseph peut être appelé le saint de l’incarnation. Il est frère consacré au monastère de Nazareth. Il est veilleur du silence. Mais en homme protecteur, il sera élève du Père pendant toute sa retraite à Nazareth. Fidèle et juste, saint Joseph va se souscrire aux temps de ce petit monastère, maison du Père sur terre. Que saint Joseph nous enseigne le respect des temps de prières comme purent les respecter les parents de sainte Thérèse de Lisieux. (Zélie Martin dans sa correspondance familiale rend grâce à saint Joseph pour tous les exaucements obtenus dans la confiance et la patience). N''hésitons pas à demander à saint Joseph d’être et de demeurer pour nous un modèle d’homme et de père juste et responsable dont le monde d’aujourd’hui a besoin pour sauver la famille.


Troisième jour

Saint Joseph et la maison familiale


« Ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville » (Lc 2,39b)


Après le temps de l’exil, le temps du désert, l’inquiétude, saint Joseph nous montre le chemin de Nazareth. Nazareth est une école du silence, de la patience et de l’apprentissage à la pauvreté. Nazareth est un atelier où se tisse le tissu le plus noble, l’écharpe royale ! Nazareth est un atelier où se construit le tabernacle au bois le plus noble. C’est un temple familial où s’amplifie la mémoire du Père. C’est un anneau fermé au nom de l’Alliance : « Je sais qu’à Nazareth, Marie pleine de grâces, tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus » ( sainte Thérèse, poésie : « Pourquoi je t’aime, ô Marie ») Dans cet enseignement au quotidien de la vie de famille, saint Joseph nous aide à comprendre que « vivre d’amour, ce n’est pas sur la terre fixer sa tente au sommet du Thabor. Avec Jésus, c’est gravir le calvaire, c’est regarder la croix comme un trésor » (sainte Thérèse PN17) Que nos maisons puissent accueillir Marie et l’Enfant-Jésus. Ne craignons pas d’accueillir la sainte famille à notre table. Saint Joseph, protecteur de la famille, aidez-nous à comprendre le sens de la paternité véritable.


Quatrième jour

Saint Joseph modèle d'incarnation


« Joseph résolut de la répudier sans bruit. Il avait formé ce dessin, quand l’Ange du Seigneur lui apparut en songe. » ( Mt 1,19b )


Saint Joseph devant l’Annonciation s’inscrit à l’école de l’acceptation d’une solitude humaine totale pour s’unir finalement à Marie. Avec la Sainte Vierge il nous présente la Foi, l’Espérance et la Charité comme choix de communion fraternelle dans une incarnation au jour le jour. Saint Joseph nous explique combien il est important de ne pas rompre des liens affectifs et conjugaux quand une difficulté, une déception, un sentiment de solitude nous envahit. Car au-delà de la souffrance, de la révolte, se présente à nous bien souvent le choix entre l’humilité et l’orgueil ; le choix entre l’amour et la haine ; le choix entre la vie et la mort. Soyons donc attentifs à tout message de foi. Devenons vigilants aux annonces du Seigneur qui vient toujours pour nous guérir, nous faire grandir dans l’épreuve. Le Seigneur attend de nous une incarnation au quotidien, dans les actes de la vie de tous les jours : « Que quand le Seigneur viendra, Il ne nous trouve pas endormi. » (séquence d’une prière à l’Archange saint Gabriel). Saint Joseph aidez-nous à triompher de toute solitude, de toute révolte, de tout divorce.


Cinquième jour

Saint Joseph lumière dans nos nuits


« Or, lorsque les Anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : allons donc à Bethléem…Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche. » (Lc 2, 15a et 16)


Quand nous désirons très fort quelque chose et que nous ne l’obtenons pas, la souffrance fait son apparition. Quand la nuit occulte nos pensées et nos décisions, nous sommes dans un désarroi parfois proche du désespoir. Saint Joseph dans l’inquiétude folle de ne pas offrir à sa famille un lieu pour la nativité, devant le non du monde et devant la nuit des cœurs des hommes reçoit dans l’obéissance et dans la confiance le lieu de l’oubli total : une crèche, un reposoir, un hôpital de pauvres. Et c’est ce lieu d’aboutissement de toute inquiétude et de toute obscurité qui recevra l’éclairage le plus doux, la lumière la plus forte : l’étoile de la Rédemption. Au-delà des nuits saint Joseph nous apprend à adorer, à prendre Jésus contre notre coeur, à embrasser sa tête délicate. Pour le feu que tu entretiens afin de garder la lampe allumée dans l’exil, dans Bethléem, à Nazareth : saint Joseph sois remercié ! Saint Joseph, berger de l’Agneau, conduisez-nous au long des nuits vers la crèche de nos vies.


Sixième jour

Saint Joseph protecteur dans la maladie


« Joseph, fils de David, ne crains point de prendre chez toi Marie, ton épouse : car ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit-Saint ; elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus. » (Mt 1,20b)


Toute atteinte physique ou psychologique peut entraver notre marche. Tout état de douleur ou de souffrance peut éveiller en nous dépit, rejet, voir désir de mort. Tout ce qui nous semble acquis, réussi, peut soudainement basculer, disparaître, s’anéantir, devenir le vide total. Saint Joseph en présentant Jésus au Temple, avec Marie, remplit le vide causé par la révélation de Anne et de Syméon. Il donne le nom de Jésus au monde. Au-delà de toute souffrance, saint Joseph nous désigne le Sauveur. Il nous montre le Père. Saint Joseph dit oui, il se laisse couvrir par l’Esprit, il reconnaît le nom de Dieu. Saint Joseph, aidez-nous à ne pas nous replier sur nous-même dans l’épreuve ; encouragez-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père.


Septième jour

Saint Joseph protecteur de l’Église


« Après leur départ, l’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : » Lève-toi, prends l’enfant et sa mère et fuis en Égypte » (Mt 2,13a) … L’Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi, prends l’enfant et sa mère, et reviens au pays d’Israël » (Mt 2,19b et 20a)


Quand le voile de Marie se souleva au souffle de l’Esprit, elle reconnut la voix du Père. Et au moment de ce « oui », la Sainte Vierge prenait déjà sous son manteau le premier consacré de Nazareth : saint Joseph. Quand Joseph sentit le souffle de l’Esprit, tous ses sens furent sollicités. Il reconnut au fond de lui la voix, le parfum et la couleur de l’Esprit. Ainsi, saint Joseph, gardien de l’Agneau, protecteur de la sainte Famille, est devenu par la grâce du Père le gardien de l’Eglise : « ce qui a été engendré en elle vient de l’Esprit-Saint et elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus ». A saint Joseph est donné la reconnaissance du fait. Car Marie passe par Joseph pour lui confirmer la voile mystérieux de la virginité et de l’Incarnation. Joseph en prenant Marie et Jésus sous sa protection viens le premier pour voiler le mystère. Joseph se tient debout le premier devant le « oui. » Joseph se tient debout le premier devant l’Église. Saint Joseph, enseignez-nous à respecter l’Église, à lui être toujours obéissant, dans l’Eucharistie et dans la prière fidèle.


Huitième jour

Saint Joseph est au coeur de la communion fraternelle


« Mon enfant, …vois ! ton père et moi, nous te cherchions. » (Lc 2,48b)


Par notre union avec le Coeur de Marie vient le règne d’amour du Coeur doux et humble de Jésus. Par l’union aux Coeur de Jésus et de Marie, nous communions au cœur doux et juste de Joseph. Par cette sainte communion familiale, nous reconnaissons l’union de tous les Coeurs au nom du Père. Saint Joseph nous garantit la sainteté du mariage et la garde du sacrement de l’Alliance en communiant à l’union de la Vierge Marie. ( l’époux étant garant du fruit et l’épouse étant porteuse du fruit) : « L’arbre du Vie qui était gardé par un Chérubin au glaive de feu, voici qu’il habite en Marie, la Vierge pure ; Joseph le garde. Le Chérubin a déposé son glaive, car le fruit qu’il gardait a été envoyé du haut du ciel. » (saint Ephrem, sermon) Saint Joseph, apprenez-nous à rendre grâce pour la communion fraternelle au sein de nos familles et qu’il nous soit donné de consacrer tous ceux que nous aimons et tous ceux que nous aimons moins à la sainte Famille.


Neuvième jour

Saint Joseph patron de la bonne mort et des âmes du Purgatoire


« Au bout de trois jours, ils le trouvèrent dans le temple. » (Lc 2,46a)


Après sa mort, Jésus est descendu rechercher Adam. A la Résurrection, nous contemplons le Mystère de Pâques. Mourir d’une mort, de dix morts, de mille morts; mourir de la maladie, de l’abandon; mourir du désir; mourir intellectuellement; mourir de dépression : il y a tant de morts différentes et possibles ! Pourtant, il en est une qui demeure la seule mort véritable : la mort d’Amour !, avec la Vierge Marie et avec saint Jean, debout dans la confiance au pied de la Croix. Saint Joseph peut nous tendre la main au moment de notre mort physique. Saint Joseph peut intercéder pour nous quand nous prions pour nos fidèles défunts. Saint Joseph protecteur des âmes du Purgatoire l’est d’autant plus qu’il a accepté et partagé pour nous une incarnation totale. « Seigneur, mon Dieu, j’accepte dès maintenant de votre main, volontiers et de bon cœur, tel genre de mort qu’il vous plaira, avec toutes ses angoisses, ses peines et ses douleurs. » « Domine Deus, jam nunc quodcumque mortis genus pro tibi placuerit, cum omnibus suis angoribus, poenis ac doloribus, de manu tua aequo ac libenti animo suscipio. » Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous au moment de la mort.


Prière finale


« Tu lui donneras le nom de Jésus »Seigneur Dieu, notre Père, combien je te remercie de nous avoir donné ce cadeau inestimable : t’appeler par ton nom : Jésus, homme et Dieu. Avec les Anges, avec Marie et Joseph, avec les bergers, je te bénis, je te loue, je t’adore, je te célèbre. Envoie sur moi ton Esprit, afin de dire et de redire avec le cœur ce Nom qui est au-dessus de tout nom. Par ce nom Tout Puissant et rempli d’amour : dissipe mes ténèbres et fais de moi un enfant de lumière, lave-moi de mes fautes et donne-moi un cœur nouveau, guéris mes blessures afin d’aimer comme tu aimes, délivre-moi de mes angoisses et donne-moi ta paix. Essuie toute larme de mes yeux, que la joie de l’Esprit m’habite. Donne-moi le don suprême de l’Esprit: la tendresse du Père. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus. Amen.


Imprimatur

Malines, 4 août 2001,

Chanoine E. Van Billoen.vic. Gén.

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7 juin 2009

Neuvaine au Saint Enfant Jésus de Prague

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Le Saint Enfant Jésus de Prague

Au XVIIè siècle, les guerres de religion faisaient rage en Europe et en 1617, la Bohême calviniste avec le roi Frédéric, menaçait l’Autriche catholique dans sa foi par sa domination. L’empereur Ferdinand II de Habsbourg, devant ce danger, sollicita alors du Pape Paul V, le secours de prières publiques. Les pères carmes répondirent à cet appel, obtenant une brillante victoire à l’armée catholique d’Autriche. En gage de reconnaissance, l’empereur Ferdinand II établit plusieurs monastères de carmes en Bohême, dont l’un à Prague, en 1624, avec une chapelle dédiée à Notre-Dame des Victoires. Le monarque pourvoyait également avec générosité aux besoins de cette communauté, mais après son départ, les religieux connurent un cruel dénuement que leur inaltérable confiance en la divine providence allait récompenser.


Il y avait à Prague, à cette époque, la pieuse princesse Polyxène de Lobkowitz qui, émue de leur détresse, leur offrit en 1628 une statuette de l’Enfant Jésus : « Mon père, dit-elle au supérieur des carmes, je vous confie ce que j’ai de plus précieux ici-bas. Vénérez bien l’Enfant Jésus et rien désormais ne vous manquera. » Il s’agissait d’une ravissante statuette de l’Enfant Jésus, haute de 48 cm, vêtue d’un splendide manteau brodé, un riche diadème d’or enrichi de pierreries sur la tête, la main droite levée en signe de bénédiction, l’index et le majeur réunis par une seule bague symbolisant ainsi l’alliance de l’Ancien et du Nouveau Testament. La main gauche portait le globe terrestre surmonté de la croix. La princesse Polyxène avait reçu, à l’occasion de son mariage, cette statuette offert par sa mère, Marie Manriquez de Lara qui, en réalité s’appelait Marie Manriquez de Pignatelli dont la famille italienne vénérait depuis longtemps la petite statue que l’on tenait pour miraculeuse ; c’était probablement la reproduction par un artiste espagnol, d’une statuette rapportée de Terre Sainte par une dame anglaise, Marguerite Kemp, qui en 1414, avait rapporté une figurine de l’Enfant Jésus de Behtléem. Cette représentation était restée en Italie et installée à l’Aracoeli (basilique de Rome). Sa ressemblance avec le Petit Roi de Gloire du carmel de Beaune (France) est frappante. Quoiqu’il en soit, le don de la princesse fut accueilli avec reconnaissance par les religieux, placé dans l’oratoire du noviciat et honoré avec ferveur. Une grande abondance de grâces spirituelles et temporelles y répondit dès lors. Le révérend père Cyrille de la Mère de Dieu était l’un des plus fervents apôtres de cette dévotion à l’Enfant Jésus de Prague, qui se répandit comme un ouragan de gloire, débordant les frontières.


Or, en 1630 la Bohême redevenait le théâtre de guerres, obligeant les carmes à se transporter à Munich. Dans la précipitation du départ, les religieux oublièrent d’emporter la précieuse statuette dont la dévotion se perdit pour le plus grand malheur des religieux, atteints de toutes sortes d’épreuves successives. Pendant ce temps, l’ennemi sacrilège détruisait églises et monastères ; l’Enfant Jésus, arraché de son socle, fut jeté à terre, derrière l’autel, dans les décombres. L’année suivante, l’empereur ayant repris Prague, les Carmes purent réintégrer leur couvent, mais, chose étrange, nul ne se soucia de la statuette et la communauté retomba dans une extrême pauvreté. En 1634, une nouvelle occupation de Prague, par les suédois cette fois, provoqua encore le départ des religieux. Leur retour définitif se situa en 1635 mais accompagné de la misère chez ces carmes oublieux, la décadence du couvent s’accentuant de jour en jour. Vers la Pentecôte 1637, le père Cyrille rentrait à Prague, à nouveau menacée par les hérétiques. Le danger remit en mémoire la protection obtenue par l’Enfant Jésus et le père Cyrille demanda au supérieur d’effectuer des recherches pour retrouver leur précieux trésor. Ce fut lui-même qui le découvrit dans les plâtras, derrière l’autel. Ce dévot religieux s’empressa de l’exposer dans le chœur de la chapelle, à la vénération de tous. Peu  après, tout danger disparaissait.


Un jour qu’il était agenouillé devant le divin enfant, le père Cyrille qui priait de toute son âme, entendit ceci : « Aie pitié de moi et j’aurai pitié de toi. Rends-moi mes mains et je te rendrai la paix. Plus tu m’honoreras, plus je te favoriserai ». Aussitôt, le père Cyrille supplia le supérieur de faire réparer la statuette dont les mains avaient été brisées, mais prétextant l’extrême pauvreté du couvent, la demande fut rejetée. Le père Cyrille eût recours à la prière et 3 jours plus tard, un don de 100 florins était fait pour le culte de l’Enfant Jésus ; mais cette fois encore, le prieur choisit d’acheter une nouvelle statue. Or, le jour même de son exposition, un lourd chandelier fixé au mur s’en détacha et vint la briser alors que ce même prieur tombait malade et devait abandonner sa charge. Le bon père Cyrille renouvela ses intentions auprès du nouveau supérieur, mais le manque d’argent faisait toujours remettre la réparation à plus tard ; les offrandes qui parvenait recevaient une autre affectation alors que la maladie et la mort frappaient rudement la congrégation, n’épargnant pas le supérieur qui finit par comprendre son erreur. La statuette attendait dans l’ombre la réparation réclamée et le père Cyrille en exprimait maintes fois son regret au Petit Roi qui lui dit un jour : « Place-moi à l’entrée de la sacristie ; quelqu’un viendra et me prendra en pitié. » En effet, peu après, un homme du nom de Daniel Wolf, se présenta et dit au père : « Confiez-moi la statue, je la ferai réparer à mes frais ». Ce qu’il fit à la plus grande joie de tous. Ce Daniel Wolf était sous le coup d’un grave procès or, dès qu’il se fut chargé de la réparation, tout s’arrangea pour lui de façon inespérée. Dès ce moment et grâce aux couvents des pères carmes et aux franciscains, la dévotion à l’Enfant-Jésus de Prague se répandit rapidement en Europe et au-delà. On ne compte pas les miracles et faveurs obtenus par son intervention. Les principaux lieux de pèlerinage sont à Prague, Tarragone (Espagne), Arezzano (Italie), Beaune (France), Bruxelles et Tongres qui, en Belgique, était devenu objet et centre des divines prédilections de l’Enfant Jésus de Prague. Le premier grand miracle de guérison que l’on peut lui attribuer eut lieu en 1639, au bénéfice de la Comtesse Liebsteinky, descendante des Lobkowitz qui avaient offert la divine statuette aux carmes. Abandonnée par les médecins, son pieux époux pria le père Cyrille de lui porter la statue miraculeuse qui fut placée au chevet de la mourante. Or, à peine le religieux l’avait-il déposée qu’on vint le prévenir de la parfaite guérison de la comtesse. De très nombreux miracles aussi éclatants ont été consignés dans tous les sanctuaires ; il en est certainement d’aussi nombreux sur le plan spirituel que l’on ignore.


A notre époque, derrière le redoutable rideau de fer communiste, un prêtre hongrois résidant dans une petite localité au milieu des sans-Dieu dont le but essentiel était d’éradiquer la foi catholique, spécialement chez les enfants, nous en rapporte un, tout à fait merveilleux : dans une classe de fillettes, l’une d’elles, Angèle, 10 ans, particulièrement intelligente et appliquée à son travail, était élevée dans la religion catholique, comme ses compagnes, malgré les interdits. L’institutrice, Mlle Gertrude, avait comme souci premier de détruire leur foi alors qu’Angèle, dans sa profonde piété avait obtenu du prêtre l’autorisation de communier chaque matin, sachant cependant la haine et toutes les vexations que déclencherait cette démarche. En effet, malgré sa conduite irréprochable, l’institutrice s’acharnait après la fillette et contre cette foi qu’elle sentait inébranlable. Elle décida de détruire chez ces enfants et surtout chez Angèle toute trace de religion selon un processus diabolique tendant à démontrer qu’un Dieu invisible n’existait pas et au bout de ses raisonnements, leur dit : « Appelez donc l’Enfant Jésus et vous verrez bien s’il vient. » Angèle, habituellement douce et timide, fit soudain face avec calme et assurance : « Eh bien ! Nous l’appellerons toutes ensembles. » Et galvanisées par Angèle, debout, toute cette classe d’enfants, les mains jointes, s’écria : « Viens, Enfant Jésus » ! L’institutrice ne s’attendait pas à cette réaction. Après un lourd silence, on entendit la voix pure d’Angèle dire : « Encore » ! De nouveau, elles appellent l’Enfant Jésus ! Et alors, la porte de la classe s’ouvrit sans bruit. Toute la lumière du jour s’en fut vers la porte, grandissant jusqu’à devenir comme un globe de feu. Elles n’eurent pas le temps de crier leur peur, que le globe s’entr’ouvrait pour livrer à la vue un enfant ravissant comme elles n’en avaient jamais vu, qui souriait sans dire une parole. De sa présence émanait une immense douceur ; elles n’avaient plus peur et ne ressentaient que de la joie.


Combien dura cette apparition ? Le temps n’avait plus sa durée habituelle et personne ne pourra le dire. L’enfant était vêtu de blanc et ressemblait à un petit soleil car la lumière émanait de lui et l’éclat du jour semblait noir à côté. Il ne dit rien, ne faisant que sourire, puis il disparut dans le globe de lumière qui se fondit peu à peu. La porte se referma doucement, toute seule. Le cœur inondé de joie, les fillettes ne pouvaient  proférer un mot. Soudain, un cri strident déchira le silence. Hagarde, Mlle Gertrude hurlait : « Il est venu ! Il est venu » ! Puis elle s’enfuit en claquant la porte. Sagement, les petites filles s’agenouillèrent, récitèrent un Pater, un Ave et un Gloria, puis sortirent de la classe car l’heure de la récréation venait de sonner. Mlle Gertrude a dû être placée dans un asile psychiatrique car elle ne cessait de crier : « Il est venu ! Il est venu ! » Les profanateurs de nos églises finissent presque toujours fous, dit le prêtre. Puis il ajouta tristement :« Des récits de ce genre, il y en  a beaucoup dans ces peuples opprimés. Mais en Occident, qui va croire ce qui n’est pas « matériellement » crédible ? Les occidentaux rationalistes ressemblent aux communistes sur ce point : le miracle les choque… ». 

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Neuvaine au Saint Enfant Jésus de Prague


Prières à dire chaque jour


Notre Père, Je vous salue Marie (3 fois), Gloire au Père.


Dieu fait Enfant pour moi, je Vous aime par-dessus toutes choses, et en toutes choses, de tout mon coeur, parce que Vous méritez d'être aimé infiniment. Donnez-moi Votre amour, donnez-moi Votre grâce, je ne veux rien de plus, Vous seul me suffisez, mon Jésus, ma vie, mon tout. Saint Enfant-Jésus. Bonté infinie, je veux Vous aimer autant que Vous le méritez


Premier jour


Mon Jésus, naissez dans mon coeur! Petit Enfant adorable, Ô Jésus, je Vous offre l'amour de Votre Très Sainte Mère et Son bonheur, chaque fois qu'Elle prononçait Votre doux Nom. Recevez la pure joie de Son âme immaculée lorsque, pour la première fois, Vous Lui avez donné Son doux titre de Mère. Ô Mère du Verbe, enseignez-moi à aimer comme Vous ce Nom que Vous prononcez avec tant d'amour et de respect.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...


V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.

R. Afin que nous soyons rendus dignes de Vos promesses, ô notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.


Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Deuxième jour


Mon Jésus, naissez dans mon coeur! Ô Saint Enfant-Jésus, je Vous aime par Votre Sainte Mère, je Vous offre Vos perfections, Votre gloire, la joie de Marie Immaculée à Bethléem, à Nazareth, Son amour et Sa vie parfaite, Son dévouement pour saint Joseph. Donnez-nous d'être des âmes apostoliques vivant sous Son regard et marchant dans la petite voie d'enfance de sainte Thérèse. A chaque instant, je désire penser à Vous, respirer, travailler pour Votre amour. Ô petit Enfant-Jésus, donnez-moi Votre Coeur pour Vous aimer et aimer Votre Mère Immaculée.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...


V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.

R. Afin que nous soyons rendus dignes de Vos promesses, ô notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.


Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Troisième jour


Mon Jésus, naissez dans mon coeur! Enfant-Jésus, Verbe incarné, cachez-nous sous le manteau protecteur de Votre Sainte Mère. Enfant-Jésus, Roi des coeurs, Trésor de la Sainte Famille, rendez la paix aux foyers éprouvés; transformez-les en véritable Nazareth de l'Amour Infini. Enfant-Jésus, lumière et consolation de toutes les âmes, attirez-nous à Votre Coeur, livrez-nous à l'Amour Eternel. En nous, trouvez toujours la tendresse et la joie qui Vous enveloppaient dans la pauvre étable de Bethléem.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...


V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.

R. Afin que nous soyons rendus dignes de Vos promesses, ô notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.


Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Quatrième jour


Mon Jésus, naissez dans mon coeur! Petit Enfant-Jésus, Christ Roi d'amour, Dieu tout-puissant, dont le Coeur est rempli de tendresse infinie pour les hommes, nous sommes à Vous. Soyez le souverain Maître de nos âmes. Ô Jésus, Amour Infini, embrasez nos coeurs de Vos flammes d'amour, et rendez-nous de dociles enfants, humbles serviteurs, toujours heureux de Vous servir par notre vie apostolique. Nous Vous proclamons Roi des rois et Seigneur des seigneurs, nous Vous consacrons l'univers, l'Église et les nations, et, nous confiant en Votre Miséricorde inlassable, nous Vous prions de régner sur le monde par l'amour et de nous associer un jour à Votre gloire dans le Ciel.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...


V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.

R. Afin que nous soyons rendus dignes de Vos promesses, ô notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.


Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Cinquième jour


Mon Jésus, naissez dans mon coeur! Ô Saint Enfant-Jésus qui avez été la joie de Votre Sainte Mère et du glorieux saint Joseph, durant Votre enfance et Votre vie à Nazareth, Vous qui avez sanctifié saint Jean-Baptiste, Vous qui êtes devenu la lumière des premiers adorateurs de la crèche, la consolation des justes du Temple, daignez nous partager Votre grâce et nous attirer à Votre Coeur tout aimant. Revêtez nos âmes des vertus d'humilité et de charité qui Vous sont si chères et rendez-nous chaque jour Vos humbles frères et soeurs Apôtres de l'Amour Infini.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...


V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.

R. Afin que nous soyons rendus dignes de Vos promesses, ô notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.


Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Sixième jour


Mon Jésus, naissez dans mon coeur! Seigneur Jésus, Lumière du monde, qui durant Votre vie sur terre, avez rendu aux hommes un si bon témoignage de Dieu, Auteur de la vie et Lumière incréée, aidez-nous à observer Ses commandements, à demeurer sans tache et sans reproche jusqu'à Votre manifestation qui fera paraître Dieu, Votre Père, le Roi des rois, le Seigneur des seigneurs, seul immortel, qui habite une lumière inaccessible que nul n'a vue, ni ne verra jamais, à qui soit honneur et puissance éternelle.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...


V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.

R. Afin que nous soyons rendus dignes de Vos promesses, ô notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.


Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Septième jour

Mon Jésus, naissez dans mon coeur! Ô Jésus, Lumière du monde, je suis tout Vôtre: la petite âme d'amour qui Vous suit de Bethléem au Calvaire et au Cénacle, victime et hostie qui, sans fin Vous dit et Vous redit: «Magnificat! Amour Infini, je Vous aime par Marie!» Soyez ma communion perpétuelle sur terre et offrez-moi sans fin à Notre-Dame de Lumière.

Je Vous salue Marie, Gloire au Père...


V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.

R. Afin que nous soyons rendus dignes de Vos promesses, ô notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.


Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Huitième jour


Mon Jésus, naissez dans mon coeur! Ô très doux Jésus, Lumière éternelle, Source de l'Amour Infini, Sanctuaire de la Divinité, associez-nous à Votre béatitude. Daignez exaucer les prières de Votre Mère et unir tous les apôtres en un seul coeur. Ô Jésus, Charité éternelle, embrasez nos coeurs, cachez-nous en Votre Coeur et faites de nous d'angéliques témoins de la lumière.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...


V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.

R. Afin que nous soyons rendus dignes de Vos promesses, ô notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.


Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix.


Neuvième jour


Mon Jésus, naissez dans mon coeur! Enfant-Jésus, Soleil d'amour, dissipez les orages de l'erreur et les guerres et faites luire l'arc-en-ciel divin, signez une alliance nouvelle avec Vos enfants; par Vos souffrances nous Vous le demandons. Petit Enfant- Jésus, commandez et l'on Vous obéira.


Je Vous salue Marie, Gloire au Père...


V. Priez pour nous, ô Saint Enfant-Jésus.

R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de notre doux Sauveur Enfant, Jésus de Bethléem, Rédempteur du monde.


Prions


Par Votre puissance dans l'étable de Bethléem, accordez-nous la grâce de comprendre, d'aimer et de vivre les enseignements de la pauvreté que Vous nous avez prêchée tant de fois par Vos divins exemples. Associez-nous intimement au grand mystère de Noël afin que nous puissions imiter Vos saintes vertus, unies à celles de Marie et Joseph, pour notre salut et celui des âmes, par les mérites infinis de Votre pauvreté, dans le dépouillement total, le dénuement complet de Votre immolation sur le gibet ignominieux de la Croix


Nouvelle Crise à Bayside

Partie intégrale de la Crise qui se développe depuis des années... 


Nous devons prier davantage à l'Enfant-Jésus


Jésus: "Mon enfant, Véronica, écoute-moi bien. Je sais qu'il y a de la discorde, de la grande discorde parmi les travailleurs...."

Notre Dame: "Véronica, Mon enfant, tu vas prier, et prier plus souvent l'Enfant-Jésus...."

Jésus: "Mon enfant et Mes enfants, Je voudrais souligner ce soir . . Regarde là-haut, Mon enfant, et comprends ce qui va se présenter, à mesure que l'image devient plus claire."

Véronica: Je vois ce qui semble être une sorte d'école; et c'est une école pour garçons, et ils sont tous assis à leurs pupitres. Mais qui est l'enseignant? Oh! Je peux le voir. Oh, C'est Frank! Oui! Je peux le voir.

Maintenant Jésus touche ses lèvres.

Jésus: "Mon enfant, il y a des leçons à conclure de cette image. Je vais te demander de rechercher la sagesse nécessaire pour la présente crise. Maintenant Je veux que tu saches, Mon enfant, que ceci n'a pas encore été résolu. Nous allons Nous fier à toi pour faire le nécessaire."

Afin de résoudre la Crise actuelle, Nous invitons tous les croyants aux Apparitions de Bayside de réciter ces Prières et Neuvaines à l'Enfant-Jésus, comme le Ciel nous l'a demandé dans les extraits ci-haut recueillis du Message de 18 juin, 1988.

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à l'Enfant Jésus (pdf) en cliquant ici

7 juin 2009

Chapelet des saintes plaies

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Chapelet des saintes plaies

Ce Chapelet se récite sur un chapelet spécial

Origine: Pères Passionistes, approuvé par Pie VII en 1822

Voici comment le réciter

Sur les cinq série de cinq grains, en méditation des cinq plaies de Jésus Crucifié (pieds, mains, côté)

Réciter cinq Gloire au Père

Sur les trois grains séparés, réciter un Notre Père, un Je vous Salue Marie et un Gloire au Père

NB : On peut commencer et terminer le chapelet en faisant 5 fois le signe de croix, en souvenir des cinq plaies.

On peut aussi, sur chaque plaies symbolisée par une médaille réciter l’invocation du chapelet des saintes Plaies : « Père éternel, je vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ. Pour guérir celles de nos âmes. »

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