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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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apparitions
28 décembre 2009

Message de Marie à Medjugorje du 25 décembre 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 décembre 2009

« Chers enfants, en ce jour de joie, je vous porte tous devant mon Fils Roi de la paix afin qu’Il vous donne sa paix et sa bénédiction. Petits enfants, partagez cette paix et cette bénédiction avec les autres, dans l’amour. Merci d’avoir répondu à mon appel. »

Parole de Dieu

(Jean 20, 20-21)


Le soir, ce même jour, le premier de la semaine, et les portes étant closes, là où se trouvaient les disciples, par peur des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit: "Paix à vous !" Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur dit alors, de nouveau: "Paix à vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie."

Retrouvez l'intégralité des Messages de Marie Reine de la Paix

en cliquant sur le lien suivant

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-cat-83937-273707-marie_reine_de_la_paix_et_de_la_reconciliation.html

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1 décembre 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation du 25 novembre 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation du 25 novembre 2009

Chers enfants, en ce temps de grâce, je vous invite tous à renouveler la prière dans vos familles. Préparez-vous avec joie à la venue de Jésus. Petits enfants, que vos cœurs soient purs et agréables pour que l'amour et la chaleur commencent à couler à travers vous en chaque cœur qui est loin de Son amour. Petits enfants, soyez mes mains tendues, des mains d'amour pour tous ceux qui se sont perdus, qui n'ont plus ni la foi ni l'espérance. Merci d’avoir répondu à mon appel.

Mot d'ordre

Dieu est famille, la Trinité est une famille aux relations parfaites puisque chaque personne se donne dans un don d’amour parfait à l’autre personne, à chacune des deux autres personnes dans une circulation d’amour qui jamais ne s’arrête. A Nazareth Dieu est venu dans une famille humaine où chacun se donnait à l’autre dans une circulation de tendresse, de force, de dévouement, de dévotion reproduisant sur la terre le modèle de la Trinité. L’Eglise est une famille, l’humanité elle-même est une famille. Malheureusement il nous faut constater qu’au début de ce nouveau millénaire les liens familiaux sombrent dans un hiver affectif et dans la nuit de l’égoïsme matérialiste. Nuit de la foi sans espérance dans un avenir qui serait meilleur. Entendons cet appel de la Vierge à être ses mains tendues, mains douces et chaleureuses, mains fermes et secourables. Essayons de considérer tout homme comme membre de notre famille, de lui manifester un amour qui nous vient de notre famille divine. Faisons dans ce temps qui nous conduit à Noël des efforts d’humanité, d’accueil et de bonté pour donner un peu d’espoir et de foi.

Frère Ephraïm, Diacre Permanent, Fondateur de la Communauté des Béatitudes

29 octobre 2009

Messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje

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Messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje

 

Message a Mirjana du 2 octobre 2009

«Chers enfants! Tandis que je vous regarde, mon cœur se serre de douleur. Où allez-vous mes enfants? Etes-vous tellement rongés par le péché que vous ne savez pas vous arrêter? Vous vous justifiez par le péché et vous vivez selon le péché. Agenouillez-vous au pied de la Croix et regardez mon Fils. Il a vaincu le péché et Il est mort afin que vous, mes enfants, viviez. Permettez-moi de vous aider afin que vous ne mourriez pas mais que vous viviez avec mon Fils pour toujours. Merci!»

Message du 25 octobre 2009

«Chers enfants, aujourd’hui encore je vous apporte ma bénédiction et je vous bénis tous; je vous invite à croître sur ce chemin que Dieu a commencé à travers moi pour votre salut. Priez, jeûnez et témoignez joyeusement de votre foi, petits enfants,et que votre cœur soit toujours rempli par la prière. Merci d’avoir répondu à mon appel. »

Retrouvez l'intégralité des Messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation,

en cliquant sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-cat-83937-273707-marie_reine_de_la_paix_et_de_la_reconciliation.html

27 septembre 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 septembre 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 septembre 2009

"Chers enfants, travaillez avec joie et persistance à votre conversion. Offrez toutes vos joies et vos tristesses à Mon Cœur Immaculé pour que Je puisse vous mener tous à Mon Fils bien-aimé, afin qu'en son Cœur, vous trouviez la joie. Je suis avec vous pour vous enseigner et vous mener vers l'éternité. Merci d'avoir répondu à Mon appel."


Parole de Dieu

(Actes des Apôtres 3, 19-21)


Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés, et qu'ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, celui que le ciel doit garder jusqu'aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.


Retrouvez les Messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation

en cliquant sur le lien suivant

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-cat-83937-273707-marie_reine_de_la_paix_et_de_la_reconciliation.html

14 septembre 2009

Neuvaine à Notre Dame des Ghiaie de Bonate

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Neuvaine à Notre Dame des Ghiaie de Bonate

Dans le petit village de di Ghiaie di Bonate du Diocèse de Bergame, la Vierge Marie est apparue 13 fois à une petite fille de sept ans, Adélaide Roncalli, entre le 13 et le 31 mai 1944.. Au cours des apparitions plus de 3 millions de pèlerins sont venus dans ce petit village, en mettant leurs vies en danger à cause des bombardements continuels ou des feux de mitrailleuse de la deuxième guerre mondiale. Notre Dame a choisi le 13 mai pour envoyer au monde, déchiré par la guerre, ses messages d'espoir et de paix, comme elle l'avait déjà fait à Fatima le 13 mai 1917 pendant la première guerre mondiale! Les apparitions de Ghiaie di Bonate ont été appelées "l'épilogue" de Fatima


Premier jour


O Notre Dame des Ghiaie de Bonate, Reine de la paix et de la Réconciliation, ayez pitié de moi, obtenez-moi la pureté du cœur et de l'esprit, et accordez-moi toutes les grâces dont j'ai besoin, en particulier (...)


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...

Deuxième jour


O Vierge des Ghiaie de Bonate, qui en apparaissant à la petite voyante nous avez demandé la prière et la pénitence, faites qu'en utilisant ces moyens, nous libérions nos âmes du péché afin que nous soyons être plus dignes de recevoir votre miséricorde, et spécialement pour la grâce que je vous demande aujourd'hui, plein d'espoir en votre bonté maternelle (...).


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Troisième jour


O Mère de toute grâce, qui, en apparaissant aux Ghiaie de Bonate avec le chapelet dans les mains ainsi que deux colombes, avez invité la petite voyante à la prière, procurez-nous cet esprit de prière, pour pouvoir vous invoquer avec ferveur pour pouvoir obtenir la vie éternelle et obtenez-moi les grâces qui me tiennent à cœur et pour lesquelles je jour invoque (...).


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Quatrième jour


O Mère du Ciel, qui, aux Ghiaie de Bonate, avez confirmé Votre présence par le miracle du soleil, ayez pitié de moi avec l'abondance de Vos grâces et donnez-moi un rayon de Lumière afin que je puisse obtenir les grâces que je désire de tout mon cœur.


Rein de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Cinquième jour


O Vierge des Ghiaie de Bonate, au glorieux endroit que Vous avez daigné visiter, les fidèles accourent de très loin pour y prier, et tous se prosterner devant Vous en signe de foi, de gratitude, d'espoir et d'amour. Avec les mêmes sentiments, je viens vers Vous aujourd'hui et Vous supplie de bien vouloir m'obtenir la grâce que je désire.


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Sixième jour


O Immaculée Reine de la Paix, devant Vous s'inclinent pieusement les riches et les pauvres, les jeunes et les vieux, et tous partent réconforté et protégés par Vous; protégez-moi aussi et réconforte-moi et accordez-moi les grâces que je Vous demande et que je désire ardemment.


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Septième jour


O Protectrice des familles, vraie lumière les familles du monde entier vous invoquent et vous demandent la confiance et l'espoir!


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...


Huitième jour


Quand vous êtes apparue, Mère Compatissante des Ghiaie de Bonate, on ne peut dire combien de larmes Vous avez tu essuyées, combien de cœurs Vous avez consolés, combien d'infirmité Vous avez guéris, de sorte que nous pouvons aisément dire que par vos mains, Vous déversez largement Vos grâces; aujourd'hui déversez-en aussi sur moi. Ne regardez pas mon indignité, mais l'urgence de mon besoin et Votre miséricorde à laquelle je me recommande de tout mon cœur.


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...

Neuvième jour


O chère Mère, serai-je le seul malheureux qui Vous aura invoqué en vain? Oh non! Je suis sûr que Vous m'obtiendrez la grâce que je vous ai demandé. Et pour celle j'unis ma pauvre voix à celle des Anges et des Saints du Ciel en disant: Ave Maria, gratia plena...


Reine de la Paix, priez pour nous!


Ave Maria ...

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Téléchargez la neuvaine à ND de Bonate (pdf) en cliquant ici

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3 septembre 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 août 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 août 2009

Chers enfants, aujourd‘hui je vous invite à nouveau à la conversion. Petits enfants, vous n’êtes pas assez saints et vous ne rayonnez pas la sainteté pour les autres; c’est pourquoi, priez, priez, priez, et travaillez à votre conversion personnelle afin d’être signes de l’amour de Dieu pour les autres. Je suis avec vous, et je vous guide vers l’éternité à laquelle chaque cœur doit aspirer. Merci d’avoir répondu à mon appel.

16 août 2009

Notre Dame de Naju

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Notre Dame de Naju

« Voyez s’il est une douleur semblable à la mienne… »

Diocèse de Kwangjun

Corée du Sud


La Corée, connue par le passé comme le Royaume Solitaire, est maintenant une société d’affaires internationales. Là coexistent les valeurs anciennes et les valeurs modernes. D’un coté, elle s’enracine dans 5000 ans d’histoires avec les traditions du Bouddhisme et du Confucianisme, et de l’autre, elle vit depuis un siècle une évolution économique et une transformation sociales importantes. Ce pays a beaucoup souffert ; le peuple a été étouffé entre le très vieil empire de Chine et le Japon, moderne et agressif. Aujourd’hui, la péninsule reste divisée entre la Corée du Sud et la Corée communiste au Nord. Naju, petite ville paisible d’environ 80 000 habitants, située près de l’extrémité du sud-ouest est un endroit modeste, loin des centres politiques, financiers, industriels et touristiques. C’est là qu’une statue de la Sainte Vierge a commencé à pleurer le 10 juin 1985 chez Julia Kim. Julia est femme au foyer, mère de quatre enfants. Née en 1947, elle s’est mariée en 1972 et fut baptisée le Dimanche de Pâques 1981. Sa vie est marquée par de nombreuses souffrances. Elle a perdu son père pendant la guerre de Corée, en 1950, quand sa famille essayait de fuir le communisme, et elle n’a plus jamais eu de nouvelle de lui. Son grand père a été tué par les communistes et elle-même fut affligée de nombreuses maladies au point que l’hôpital la renvoya chez elle pour y attendre la mort. Après son baptême, elle a joui d’un temps de bonne santé puis elle a recommencé à souffrir. Mais cette fois, elle l’a accepté avec joie, comprenant la Volonté de Dieu sur sa vie. Depuis juin 1985, une petite statue de la Sainte Vierge que Julia avait reçue en cadeau a pleuré pendant 700 jours, des larmes et des larmes de sang. Le phénomène était accompagné de visions de la Sainte Vierge et de Jésus qui délivraient des messages de paix, d’amour et de salut pour le monde. A partir du 22 novembre 1992, une huile parfumée a suinté de la statue et le phénomène s’est reproduit pendant 700 jours.


La position de l’Eglise


La nouvelle s’est répandue rapidement et à causé une grande émotion, attirant des foules de plus en plus nombreuses de curieux de toutes confessions : des Catholiques, des Protestants et des non Chrétiens. L’Archevêque du Diocèse, Mgr Gong-Hee, de Kwangju, à déclaré en juillet 1989 : « Le fait des larmes est incontestable. Tant de personnes en sont témoins. Nous ne pouvons pas empêcher les pèlerins d’aller prier devant la statue. Nous ne pouvons pas empêcher que les messages se répandent, par la publication que va en faire le Père Raymond Spies, un missionnaire Belge, Père spirituel de Julia depuis 1987. Je suis l’affaire, j’observe les faits, le développement des événements…Et j’examine les fruits. »


Miracles Eucharistiques


Il y a une grande ressemblance entre les messages de Fatima et les messages donnés à Julia. Notre Dame à mentionné plusieurs fois qu’il faut croire et trouver refuge dans son Cœur Immaculé, et offrir sa prière et ses souffrances pour la conversion des pécheurs. Elle pleure sur le monde, sur l’humanité en ruine, jusqu’à verser des larmes de sang et elle nous demande de faire pénitence et de revenir à Dieu. Le phénomène des larmes que l’on a est déjà connu dans divers pays était nouveau en Corée. Les plus proche s’est déroulé à Akita, au Japon. A Naju, la Sainte Vierge dit qu’elle est le Lien entre le Ciel et la terre, elle est l’Arche du Salut et elle nous appelle à la conversion. A partir du 5 juin 1988, le jour de la Fête-Dieu, plusieurs fois, l’hostie s’est transformée en Chair et en Sang du Christ, après la communion de Julia. Jésus a dit à Julia : « Je viens à toi en personne sous la forme du Pain à cause de Mon grand Amour pour toi. Mais beaucoup d’âmes prêtent peu d’attention à Ma Présence réelle, M’insultent par des communions sacrilèges et Me négligent avec ingratitude. Ma fille ! Enseigne le mystère de la Sainte Eucharistie avec ferveur aux enfants qui ne le comprennent pas afin que beaucoup de gens qui vivent dans l’ingratitude puissent êtres sauvés par les sacrifices unis à Mon Amour. » Le 29 janvier 1987, Julia a reçu les stigmates du Christ quand Il lui a demandé de souffrir pour les péchés du monde d’aujourd’hui. Un jour, par exemple, elle a traversé les souffrances et les angoisses du fœtus dans le sein de sa mère durant l’avortement. La Sainte Vierge dit à Julia : « Je suis écrasée de tristesse parce que ces vies innocentes, ces vies précieuses, qui sont un don de Dieu, sont cruellement bafouées, brutalement malmenées, déchirées et tuées par des parents ignorants ou indifférents. Donc, je veux vous montrer ces petits bébés qui mendient leur vie et de cette façon convertir beaucoup de pécheurs pour les ramener vers moi. Dites à tout le monde que le fœtus n’est pas un morceau de chair mais que la vie circule en lui à partir du moment de sa conception dans le sein maternel. »


Naju, un Message pour le monde entier


Naju n’est pas encore reconnu par l’Eglise mais celle-ci garde un esprit d’ouverture à cause des bons fruits qui naissent en ce lieu. Un de ces fruits est que la population Catholique double chaque année. Naju aide de nombreux pèlerins comprendre le sens de la souffrance et à unir leurs souffrances à celles de la Sainte Vierge, pour le salut de l’humanité. Dans un de ses messages, la Sainte Vierge a dit à Julia de suivre la petite voie de Sainte Thérèse de Lisieux : « La porte du Ciel est petite et seuls les enfants y entrent. Pour cette raison, les petites âmes doivent s’unir les unes aux autres solidement et me suivre pour sauver le monde ». Selon la Sainte Vierge, les messages sont plus importants que les phénomènes visibles : larmes, huile, miracle eucharistiques… A Naju, comme dans bien des lieux d’apparitions, elle insiste sur l’importance de prier le Rosaire pour la paix du monde et la conversion des pécheurs. Elle demande de prier pour les prêtres, pour la sanctification des familles, pour les bébés victimes de l’avortement. La Sainte Vierge précise que ces messages ne concernent pas uniquement la Corée mais le monde entier. Puissions-nous, avec elle, nous mettre à son école de douceur et de paix, afin que le monde soit sauvé par l’Amour d’une Mère. Saint Jean et Sainte Marie Madeleine ont obtenu, par leurs prières et leur ouverture de cœur, cette grâce sublime de l’Amour Divin. Pour cela, ils ont dû acquérir une force spirituelle, dans leur cœur, leur âme et leur esprit de pouvoir rester debout au pied de la Croix, près du Crucifié et proches de la Vierge Marie qui souffrait en union avec Son Fils. Comme eux, restons près de la Croix, le regard tourné vers Jésus et Marie qui continuent à souffrir sur chaque âme pécheresse. N’est-ce pas là le plus grand signe d’amour que nous puissions donner en cherchant à nous unir au mystère de la Rédemption ?


Texte paru dans le journal « Feu et Lumière »

Notice sur les évènements de Naju, cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1396686.html

16 août 2009

Le Chemin de Croix avec Notre Dame de Naju

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Le Chemin de Croix avec Notre Dame de Naju

Avant propos


Je crois au Mystère de notre Seigneur, Jésus-Christ Eucharistie qui s'est changée en chair et en sang, et en la présence réelle de Jésus-Christ dans le Sang Précieux qui est descendu sur la montagne de la Vierge à Naju. A mon humble avis et jugement, je considère ces spécialement ces manifestations: les Miracles Eucharistiques et la descente du Précieux Sang à Naju, manifestations dont j'ai été témoin, comme des signes certains donnés par Dieu. Ceux qui sont simples de cœur, acceptent ces phénomènes extraordinaires, en croyant avec la Foi d'un enfant. Ce que Jésus veut de nous n'est pas une foi intellectuelle axée sur la science et sur le raisonnement, mais une foi simple et enfantine. Je recommande ces textes, car je crois que de nombreuses âmes grandiront spirituellement, avec ce Chemin de la Croix où la Vierge marche avec son Fils Jésus, saignant avec Lui, et qu'elles recevront la grâce de la conversion et des guérisons spirituelles et physiques. "Faites connaître dans le monde entier l'Amour inestimable de Mon brûlant Cœur Sacré, et faites comprendre qu'Il (Mon brûlant Cœur Sacré qui a donné jusqu'à la dernière goutte de Sang et d'Eau) est le Refuge de tous les pécheurs du monde la plénitude du Salut." (Message du 15 août 2002) Que le saint nom de Jésus notre Seigneur soit béni à jamais ! Dans le Christ,


+ Dominic Su, Evêque de Sibu, Sarawak, Malaisie, 4 avril 2004, Dimanche des Rameaux et de la Passion


Préface


Notre Seigneur et la Vierge ont versé personnellement le Sang Précieux et les larmes du sang sur la montagne de la Vierge à Naju pour montrer que les souffrances misérables et affreuses de la Croix ne peuvent rester seulement dans le passé de deux mille ans, mais aujourd'hui encore. Pour cela, nous avons recueilli les prières que Julia Kim avait offertes sur le chemin de Croix pour la conversion des pécheurs et pour réparer les blessures du Sacré Cœur du Seigneur et du Cœur Immaculé de Marie qui gravirent péniblement, versant le sang sans cesse pour la conversion des pécheurs et le salut du monde. Cet ensemble de prières a pour but de méditer sur le Chemin de Croix où le Seigneur et la Vierge nous accompagnent, en versant le sang. Il contient les messages que Julia a reçus du Seigneur et de la Vierge et les témoignages portant sur les douleurs dont Julia a souffert, participant ainsi personnellement à la Passion du Seigneur sur le Chemin de la Croix. Si nous offrons tous tous ces prières, en faisant le Chemin de la Croix par une pénitence sincère et avec amour et dévotion, nous réparerons les blessures du Sacré Cœur du Seigneur et du Cœur Immaculé de la Vierge qui ont été déchirées en mille morceaux. Ainsi notre soif spirituelle et intérieure sera apaisée, et nos âmes seront comblées d'amour, de joie et de paix. "Le Précieux Sang qui jaillit des Plaies de Mon Sacré Cœur que Je vous ai montré, est le signe de Mon infinie Miséricorde, de Mon Profond Amour et de Mon Amitié pour tous les enfants de ce monde, ainsi que Ma Présence auprès de vous." (Message du Seigneur sur la montagne de la Vierge à Naju, le 15 août 2002).

Rev. Francis Su, Église Saint Antoine, Sarikei, Sarawak, Malaisie, 19 mars 2004, Solennité de saint Joseph

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Témoignage

Le sang fraîchement versé était trouvé dans la montagne de la Vierge à Naju


Le 15 août 2002, vers 9h 30 -10h 30 du matin, mes deux frères prêtres, le Père Francis et le Père Philip, ont concélébré avec moi en plein air sur la colline de Naju où les évènements mystérieux s'étaient produits ces dernières années. Ce jour-là, il y avait des pèlerins de Hong Kong, d'Indonésie, de Taiwan, du Japon, de Malaisie, de Singapour et de Corée, participant à la célébration de l'Eucharistie. Etant avertis que du sang frais fut trouvé sous le reposoir où l'évêque Roman Danylak du Canada célébra la messe le 22 septembre 1995, moi, je célébrai le 24 août 1995, nous sommes allés voir. C'était l'endroit où, les espèces Eucharistiques que Julia reçut en communion, se transformèrent en Chair et en Sang sous la forme d'un cœur humain de bébé pendant chacune de ces deux messes. Quelques minutes plus tard, nous avons vu que de plus en plus les pierres se recouvraient de sang. Vers 11h 20 du matin, Julia Kim est arrivée. Elle eut une vision de notre Seigneur Jésus dont le Cœur, déchiré en mille morceaux à cause des péchés et de l'ingratitude de Son peuple, saignait abondamment. Le sang est tombé sur les pierres. Je crois que le Seigneur Jésus a permis que ce phénomène extraordinaire arrive, pour nous faire comprendre que Ses douleurs comme le versement de Son Sang Précieux n'étaient pas simplement l'histoire passée qui eut lieu il y a 2 000 ans. Ce qui s'est produit alors est toujours et sera renouvelé et effectif jusqu'à la fin du monde. Comprenons que c'est un appel urgent du Seigneur et de la Vierge de prier pour la conversion des pécheurs, et continuons nos efforts pour accomplir ensemble leurs messages et leurs demandes.


Evêque Dominic Su, Diocèse de Sibu, Malaisie, 15 août 2002

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Introduction

Le Chemin de la Croix de la Montagne de la Vierge de Naju


Le Chemin de la Croix de la montagne de la Vierge de Naju en Corée est un endroit, rempli d'amour et de grâce, où Jésus et la Vierge marchent avec nous, représentant la Passion de la Croix vécue voici deux mille ans, et dont Jésus en subit encore des souffrances sur la Croix, transcendant le temps et l'espace. Le 9 novembre 2001, Julia faisant les Stations du Chemin de la Croix avec plusieurs amis sur la montagne de la Vierge, souffrit si atrocement qu'elle ne pouvait plus tenir les yeux ouverts. En faisant le Chemin de la Croix, Julia eut une vision de Jésus versant Son Sang Précieux et celle de la Vierge pleurent des larmes de sang. En fait, nous avons vu du sang frais ici et répandu par terre; plus de 3.000 pierres ainsi des feuilles mortes entre la Troisième et la Quinzième Station étaient tachées de sang. Beaucoup de pierres étaient couvertes de petits morceaux de chair et de sang coagulé. Il y avait même un morceau de chair qui avait des poils bruns qui a a été trouvé. Ce jour-là, la Vierge a dit, "J'écoute attentivement les prières ferventes que vous offrez en faisant le Chemin de la Croix. Je vous accompagne, en pleurant des larmes de Sang à côté de Mon Fils Jésus qui verse son Sang pour vous". (Message de la Vierge, le 9 novembre 2001) Ainsi, nous avons appris que les signes que nous avons reçus ce jour-là étaient le Sang Précieux de Jésus et les larmes de sang de la Vierge. Encore, le 18 janvier 2002, beaucoup de Précieux Sang coula entre la Septième et la Treizième Stations. En particulier, ce qui était plus étonnant, c'était que, cet après-midi là, nous avons vu du sang frais coulant à nouveau sur les dalles et sur une grande roche à la Douzième Station. Plusieurs pèlerins qui avaient prié en furent témoins. Une des taches de Sang qui avait coulé sur la grande roche a formé une croix au milieu de laquelle il y avait une image représentant le visage de la Vierge. A ce moment, Jésus a dit, "Deux mille ans ont passé, mais à cette heure-ci, Je viens à vous, versant encore Mon Sang afin d'être avec vous. ... si tous ceux qui font ce Chemin de Croix ouvrent largement leurs cœurs et désirent sincèrement l'union avec Moi, s'ils prient et partagent les peines que J'ai endurées, alors ils Me rencontreront et recevront la guérison spirituelle et physique de leurs épreuves." (Message de Jésus, le 18 janvier 2002) Le 27 janvier 2002, le Précieux Sang de Jésus coula à nouveau aux Neuvième, Onzième, et Douzième Stations, notre Seigneur a dit, "Si Je vous révèle Mon Amour, jusqu'à verser Mon Sang pour vous, c'est pour effacer définitivement vos péchés. C'est un témoignage de Mon immense Amour pour vous tous, c'est le Sang de l'Alliance". (Message de Jésus, le 27 janvier 2002) Le 2 février 2002, le Seigneur versa une sueur de sang et d'eau très épaisse sur les dalles de la Dixième à la Onzième Station du Chemin de Croix, et la Vierge a dit, "Je vous laisserai grandir spirituellement par les prières que vous offrez de tout votre cœur sur ce Chemin de Croix sur lequel Je marche avec Mon Fils Jésus, saignant avec Lui. Le Seigneur baignera aussi vos âmes et vos corps dans son Sang Précieux et vous accordera l'indulgence plénière qu'Il vous a promis". (Message de la Vierge, le 2 février 2002) Nous deviendrons tous, des âmes humbles et petites, répondant avec un 'Amen' volontaire à l'Amour de notre Seigneur et de la Vierge, qui est si grand, si profond, si et large, en témoignant plus vigoureusement de la force de l'amour et en nous offrant totalement au Seigneur, en toute loyauté et héroïsme. Le dernier jour, nous participerons au baquet céleste et éternel, dans la gloire, là où il n'y aura plus ni mort, ni faim, ni détresse, ni agonie, ni tristesse, ni souffrances, ni soupirs, et rien que l'Amour. Amen. Les échantillons de sang (tâches de sang sur les petites pierres, les feuilles d'arbre, et la gaze, qui ont étés prélevés sur le Chemin de Croix de la montagne de la Vierge, ont été à plusieurs reprises soumis aux essais d'ADN dans le Département de Pathologie clinique à l'université nationale de Séoul pendant 3 ans. Le résultat du test ADN a confirmé que le Précieux Sang qui était descendu à Naju, était d'origine humaine et masculine avec le groupe sanguin AB Rh (+) De plus, ayant effectué les essais à l'hôpital de la Croix Verte à Gwangju et à l'hôpital général de Naju aussi bien qu'aux laboratoires à l'étranger, nous avons tous tiré la même conclusion: le groupe sanguin AB Rh (+). Quand le miracle eucharistique se produisit au cours de la messe, il y a 1300 ans à l'église de Lanziano, en Italie, les saintes Espèces furent changées en chair et en sang ; une hostie se changea en un cœur humain de chair, et le vin en sang. Les essais des échantillons prélevés sur les espèces Eucharistiques dans les années 1970 ont aussi démontré que le groupe sanguin était AB.

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Prière d'ouverture


O mystère de l'Amour Infini du Seigneur qui est l'Alpha et l'Omega! Vous nous aimez, nous pécheurs, a tel point que Vous nous avez donné jusqu'à la dernière goutte de Sang et d'Eau. Nous désirons marcher avec la Vierge Marie, sur ce Chemin de la Croix où le Seigneur a marché portant la Croix lourde, versant le sang de Son corps tout lacéré et recouvert de blessures par toutes sortes d'insultes et de châtiments, pour la conversion des pécheur et nous désirons participer à la Passion du Seigneur en nous repentant de tous nos péchés. La Vierge de Naju nous a donné le message suivant, rempli d'amour, à nous qui sommes si indignes et pécheurs :


" Mes enfants du monde ! Si vous désirez Me suivre comme des enfants innocents, Je vous baignerai dans l'eau de la miséricorde, Je vous nourrirai de Mon lait spirituel et vous prendrai près du Seigneur. Je vous ferai grandir spirituellement et vous prendrai près du Seigneur. Je vous ferai grandir spirituellement par les prières que vous offrirez de tout votre cœur sur ce Chemin de Croix sur lequel Je marche avec Mon Fils Jésus, saignant avec Lui. Le Seigneur baignera aussi vos âmes et vos corps dans son Sang Précieux et vous accordera l'indulgence plénière qu'Il vous a promis. Donc, venez vite humblement à Moi, en petites âmes, méditant profondément sur les souffrances de la Croix endurées par le Seigneur infiniment saint, et reconnaissez toujours que vous êtes de pauvres pécheurs." (Message du 2 février 2002)


Qu'il nous advienne en nous selon ces paroles de la Vierge ! Bien que nous soyons indignes, nous désirons confesser au Seigneur et à la Vierge que nous sommes pécheurs, et marcher sur ce Chemin de la Croix, en méditant sur l'amour le plus sublime et le plus pur du Seigneur et de la Vierge qui ont endurés d'innombrables et d'infinies souffrances sur la Croix. Bien nos prières soient faibles, faites que nous devenions des mouchoirs d'amour pour essuyer le Sang et la Sueur de Jésus et les larmes de Sang de la Vierge, des panseurs d'amour pour réparer les blessures du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de la Vierge, et des pinces d'amour pour retirer du Corps de Jésus les clous que nous y avons enfoncés par nos péchés. Sanctifiez tout le clergé et accordez à tous les enfants du monde la grâce du repentir. Bien que nous en soyons indignes, aidez-nous à remporter la victoire sur les démons, qui remplissent la terre pour que le Seigneur et la Vierge soient consolés, et que nous puissions jouir de la paix, de l'amour, de la joie en transformant nos vie en prières, à chaque moment de la journée. Amen.


En marchant vers la Première Station : O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les Plaies de Jésus crucifié.

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Première Station

Méditons sur Jésus condamné à la mort

Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour est condamné à mort. Faisons pénitence, par les mérites de la Passion de notre Seigneur, pour toutes les fois ou nous jugeons, critiquons, diffamons, et condamnons notre prochain, et qu'ainsi nous faisons encore comparaître notre Seigneur devant le tribunal injurieux, et tous les mérites que nous avons accumulés, tombent à l'eau les uns après les autres.


Nous ne pouvons méditer profondément quand nous nous sommes infligés les uns aux autres des blessures aux âmes, en nous rejetant mutuellement, nous avons abandonné les lois de la morale, et lorsque nous nous sommes écrasés les uns les autres pour nous élever. Comme les enfants appelés, qui ne se sont pas battus les uns contre les autres, tels des démons affamés, pour supplanter leur prochain, combattons et rejetons les démons de la division qui cherchent à nous diviser. Prenons la résolution, en pénitence de nos péchés, de ne plus encore faire comparaître notre Seigneur devant le tribunal injurieux, veillons et prions toujours. (Méditez un moment.)


« Je parcours en personne ce Chemin de Croix (dans la Montagne de la Vierge) avec toi, en versant Mon Sang. Ainsi donc, si tous ceux qui font ce Chemin de Croix ouvrent largement leurs cœurs et désirent sincèrement l'union avec Moi, s'ils prient et partagent les peines que J'ai endurées, alors ils Me rencontreront et recevront la guérison spirituelle et physique de leurs épreuves.'' (Message du Seigneur, le 18 janvier 2002)


Notre Père... Je vous salue, Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les Plaies de Jésus crucifié.

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Deuxième Station

Méditons sur Jésus chargé de sa croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour, est chargé de sa Croix pour sauver toute l'humanité ! Comme le Seigneur a été condamné comme un criminel, il a porté la Croix pour sauver la race humaine, la Vierge de Naju a dit, "qu'on ne peut acquérir la sainteté que par la croix" (Message du 26 novembre 1989). Mais nous avons souvent tenté de ne pas porter la croix non causée par les autres mais par nos propres péchés, et nous avons essayé de déposer notre croix, en nous plaignant pour des petites souffrances (maux de tête, contusions, égratignures...). Ainsi Jésus subit des souffrances sous la lourde Croix causée par nous-même maintenant. O Père, Aidez-nous à nous repentir profondément de nos péchés et de nos erreurs du passé, et à nous approcher le plus près possible du Seigneur par la Vierge, sans refuser de porter la croix qui nous est donnée, en regardant Jésus qui gravit la colline du Golgotha portant Sa lourde croix, traînant Son Corps tout couvert de blessures provoquées par la couronne d'épines et la flagellation, et subissant les moqueries et les dédains de la foule. (Méditez un moment)


"Je vous accorderai tout ce que vous demanderez sincèrement avec amour pour Moi, mais des prières sans ferveur, sans profondeur, ne peuvent émouvoir ni Mon Père, ni Ma Mère, ni Moi. Il n'est plus temps de choisir, hâtez-vous d'unir vos efforts pour repartir dans la bonne direction." (Message du Seigneur du 11 juin 2002)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...
O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Troisième Station

Méditons sur Jésus tombant pour la première fois sous le poids de sa croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour Qui tombe sous le poids de nos péchés ! Quand nous sommes seuls, tristes et affligés, que nous ployons sous le poids de nos vies dures, et nous sommes épuisés et trépassés à cause des discordes et des angoisses, que nous tombons dans le péchés, que manquons de confiance en nous et en tout, et que voulons abandonner, quand nous tombons dans la déception et dans le désespoir, ô Père, aidez-nous toujours à méditer sur la Passion du Seigneur sur la Croix, à entendre les voix aimantes du Seigneur et de la Vierge, en nous repentant de nos péchés, et aidez-nous à nous relever et à prendre un nouveau départ. (Méditez un moment.)


"Mes enfants dans le monde, qui avez été appelés ! Hâtez-vous de vous éveiller et approchez-vous, car Mon Fils Jésus et Moi, Nous venons spécialement pour sauver vos âmes entachées de toutes vos péchés qui sont d'une saleté repoussante, en les dégageant de ce qui les entrave, en les lavant avec le Précieux Sang coulant des Cinq Plaies de Mon Fils et des Plaies de la Couronne d'Epines et de son Sacré Cœur; en les lavant par les larmes et les larmes de Sang que Je verse, et avec les flots de la Miséricorde." (Message de la Vierge du 18 janvier 2002).


"N'attendez pas votre dernier jour pour regretter vos attaches et vos compromissions aux choses matérielles, car la chair va se délabrer et disparaître; mais hâtez-vous de venir a Moi par Ma Mère, armez-vous des messages que Ma Mère et Moi vous avons donnés pour vous repentir, en vous donnant encore et encore les mêmes recommandations. Vous hériterez du Ciel qui a été gagné par les infinies souffrances de la Croix." (Message du Seigneur du 18 janvier 2002).


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


O Vierge Marie, daignez imprimer en cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Quatrième Station

Méditons sur Jésus rencontrant sa mère affligée


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour ressent la douleur déchirante de voir Sa Mère sur le Chemin de Croix ! Chaque fois que de nombreux enfants du monde et particulièrement la plupart des enfants qui ont été appelés commettent des péchés, le Cœur Sacré du Seigneur est impitoyablement transpercé par des épées tranchantes, des lances pointues et des poinçons, et sa Tête est, sans cesse et avec force, écrasée sous la couronne d'épines, et son Sang coule de plus en plus. N'est-ce pas déplorable et lamentable? D'ailleurs, qui pourrait imaginer les souffrances du Cœur Immaculé de Marie transpercé d'un coup de poignard ? Nous croyons fermement que, si nous portons bien la croix qui nous est donnée, en nous repentant profondément de nos péchés dorénavant, nous verrons le Seigneur et la Vierge qui nous donnent du courage et de la force avec des Paroles de consolation et d'encouragement à chaque moment. O Père, faites que nous veillions et priions en méditant toujours sur les atroces douleurs que le Seigneur et la Vierge souffrent pour et à cause de nous. (Méditez un moment.)


"Le Seigneur qui vous aime tant, continue à saigner. Mon Cœur se tord de douleur tandis que Je contemple tout ceci. N'allez-vous pas essuyer Son Sang et Sa Sueur?" (Message de la Vierge du 25 novembre, 1996)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Cinquième Station

Méditons sur Simon le Cyrénéen aidant Jésus à porter sa Croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur accorde sur nous l'Amour et la Miséricorde infinis ! O Père, que nous devenions tous un en Christ qui, Lui, est la Tête, en ne refusant jamais de porter la croix qui nous est donnée, en nous souvenant de Simon qui a aider le Seigneur à porter la lourde croix, et en nous repentant sincèrement de nos péchés à chaque moment, nous rappelant toujours que Vous avez donné jusqu'à la dernière goutte de Votre Sang pour expier nos péchés et nous sauver tous. Aidez-nous à nous encourager mutuellement d'un cœur sincère, à nous apprendre les uns les autres ce qui est bon, et à accueillir les conseils qui pourront corriger nos défauts, avec un amour généreux et sans limite, et faites que nous devenions de vrais enfants qui recevront le Seigneur et la Vierge dans notre cœur pour que ces liens d'amour ne puissent jamais se briser. (Méditez un moment)


"Je vous ai particulièrement appelés ici pour que vous puissiez jouir du rôle de Simon, le Cyrénéen qui a porté courageusement la lourde croix pour aider le Seigneur quand Il monte sur la Colline du Calvaire, et vous devriez donner cette joie au démon ? Aimez-vous les uns les autres dans un amour qui transcende les créatures, sans oublier la transcendance de mon Amour." (Message de la Vierge du 8 décembre 1995)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Sixième Station

Méditons sur sainte Véronique essuyant le visage de Jésus


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour porte la croix jusqu'à la fin pour la conversion des pécheurs malgré le sang et la sueur ruisselant sans cesse qui couvraient Ses yeux ! Nous sommes tous appelés dans la vie quotidienne à essuyer la sueur de sang du Seigneur et les larmes de sang de la Vierge, mais nous, remplis de colère et de passions déchaînées, et dominés par l’envie et la jalousie, offrons la joie au diable, en nous haïssant et en ne nous pardonnant pas. Que cela fait grand mal aux Cœur du Seigneur et de la Vierge ! Les soldats fouettent Jésus, Lui donnent des coups de pieds, Lui crachent au visage, et la foule le lapide, mais Sainte Véronique s'est frayée un chemin à travers la foule, s'approche courageusement du Seigneur sans se soucier du respect humain et de la crainte des critiques, et essuie le visage de Jésus couvert de sang et de sueur, elle nettoie Ses yeux aveuglés par le sang qui coule le long de son front transpercé par la couronne d'épines, qui est fortement enfoncée. O Père, Aidez-nous à rester toujours éveillés pour que nous soyons les apôtres du Cœur Sacré du Seigneur et du Cœur Immaculé de la Vierge Marie qui les consoleront, comme Sainte Véronique, témoignant plus vigoureusement de la force de l'amour, en toute loyauté et avec héroïsme, sans nous soucier du respect humain et de la crainte des critiques. (Méditez un moment)


"Si vous avez compris, que même maintenant, je verse des sueurs de sang et des larmes de sang pour vous, alors vous aussi essuyez maintenant mes sueurs de sang avec votre vie. Agir ainsi c'est vraiment mener une vie de pénitence et de réparation." (Message du Seigneur du 27 mai 1992)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Septième Station

Méditons sur Jésus, épuisé, tombant pour la deuxième fois


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour, épuisé par la flagellation et les innombrables coups de fouet, tombe misérablement sous le poids de la croix, et se relève avec toute sa force pour la conversion des pécheurs ! Quand le Seigneur est tombé une deuxième fois, un soldat romain L'a frappé impitoyablement sur Sa joue gauche avec son poing bagué. Son visage était déchiré et un morceau de chair s'en est arraché. D'autres soldats ont fouetté partout Son corps, Lui ont donné cruellement des coups de pied et l'ont écrasé. Comme la douleur était intense! O Père, alors que nous essayons de vivre juste selon la Volonté du Seigneur et de la Vierge, indignes pécheurs que nous sommes, et de nous convertir par les mérites de la Passion de Jésus qui pouvait se lever avec la plus grande difficulté sans aucune aide pour la conversion des pécheurs seulement, ayez pitié de nous pour que nous puissions nous relever et prendre un nouveau départ, même si nous sommes épuisés que nous titubons et que nous tombons. (Méditez un moment.)


"Mon Fils Jésus et Moi-Même sommes de nouveau près de vous aujourd'hui, par vos prières pleines d'amour et votre participation aux souffrances de Jésus, consacrant votre temps à la conversion des pécheurs, méditant sur le Mystère du Salut, obtenu par les infinies souffrances de la Croix de Jésus." (Message de la Vierge, le 2 février 2002)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

Sainte Mère, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Huitième Station

Méditons sur Jésus exhortant les femmes de Jérusalem


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'amour nous console même au milieu des souffrances atroces! Seigneur, Vous nous aimez tant, nous pécheurs, et nous consolez même quand vous ne pouvez plus tenir les yeux ouverts, que Vous perdez connaissance dans les douleurs de la Flagellation, des coups de barre de fer, les coups de massue, les coups de pierres, et dans les douleurs de tout Votre Corps déchiré et de Vos os broyés, traînant Vos pieds sur le sol avec votre Corps pesant et subissant les innombrables moqueries et insultes de la foule qui ne cesse jamais de vous insulter et de Vous railler. Le Seigneur et la Vierge nous attendent les bras ouverts, car Ils veulent que nous nous convertissions tous et soyons sauvés, même les bourreaux et les plus grands pécheurs qui commettent toutes sortes péchés, en succombant aux tentations du démon qui les conduit à l'amour égoïste et au manque de compréhension mutuelle. O Père, Aidez-nous à rester éveillés et a prier sans cesse à chaque moment de notre vie, en petites âmes, se souvenant que le jugement sévère de la justice est proche. (Méditez un moment.)


"Ne pleurez pas en voyant mes larmes, mais regardez et consolez mon Fils Jésus qui sue du sang et qui est couronné d'épines." (Message de la Vierge, le 11 août 2002)


En cette époque, la coupe de la juste colère de Dieu a été déjà remplie et levée très haut, et Son châtiment est sur le point de s'abattre sur le monde entier, car l'humanité commet indistinctement les péchés. Qu'il nous advienne selon ces paroles de la Vierge !


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Neuvième Station

Méditons sur Jésus tombant pour la troisième fois


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour se relève avec toute sa force pour accomplir la volonté du Père et le salut de l'humanité, en tombant misérablement et se roulant par terre avec la Croix ! Seigneur Jésus, avec Votre Corps sanglant et déchiré en mille morceaux, Vous portez non seulement la lourde Croix mais aussi les péchés de toute la race humaine, Vous tombez et subissez ces souffrances à cause de nos péchés. Seigneur, tombant à plat ventre avec la Croix, Vous roulant a terre et Vous débattant sous le poids de la Croix, Vous Vous êtes offert pour la conversion des pécheurs et le salut de l'humanité. Si nous ne nous convertissons pas, que c'est déplorable ! O Père, Aidez-nous à être Vos enfants qui consolent le Seigneur et la Vierge par l'aimable offrande de nos peines, de nos souffrances, de nos afflictions, de nos soucis et de nos désaccords, et aidez-nous a méditer profondément sur les douleurs horribles du Seigneur. (Méditez un moment.)


"Et une affreuse douleur de plus pour Mon Cœur de Mère fut quand Jésus parcourut Son terrible Chemin de Croix jusqu'au Calvaire sous toutes sortes de railleries, Son Corps fut entièrement couvert de sang à cause de la flagellation, Il était totalement épuisé et tombait misérablement avec Sa Croix. Je ressentis cette peine dans tout Mon Corps, et Mes os furent comme broyés. Mais ce ne fut pas tout ! Lorsque J'entendis le bruit du marteau clouant Mon Fils sur la Croix, Je ressentis ces martèlements dans Mon Corps et, lorsque la lance transperça le Cœur du Seigneur attaché à la Croix, pareillement Mon Cœur fut comme transpercé et écrasé. Après ce jour, (Vendredi Saint) Moi Sa Mère, qui fus incapable d'aider le Seigneur dans ces misérables circonstances, Je parcourus, jour après jour, le Chemin du Calvaire que Jésus avait suivi en versant Son Sang, priant intensément Dieu le Père pour la conversion des pécheurs. Et maintenant encore, deux mille ans plus tard, Je marche encore avec vous." (Message de la Vierge du 28 mars 2002, Jeudi-Saint)


O Père, aidez-nous à rester toujours éveillés et à transformer nos vies en prières à chaque moment de chaque jour selon les paroles de la Vierge, pour que nous soyons les apôtres des Cœurs de Jésus et de Marie qui réparent Leurs blessures.


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Dixième Station

Méditons sur Jésus dépouillé de ses vêtements, abreuvé de fiel et de vinaigre


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Quand les soldats déshabillent violemment Jésus, il tombe de son Corps, des morceaux de Chair et des gouttes de Sang. Mais le Seigneur, est rempli d'amour, et Il désire seulement la conversion des pécheurs, même au milieu des douleurs terribles! Le Seigneur, est misérablement épuisé et souffre d'abondants saignements, il a des frissons, subit toutes sortes de malédictions, railleries, insultes, et l'humiliation d'être déshabillé et d'être abreuvé de vinaigre et de fiel. Cette scène était si pénible qu'on ne pouvait garder les yeux ouverts. O Seigneur, la grande majorité du clergé et des religieux, et même des enfants que Vous avez spécialement choisis et appelés, Vous ont cloué sur la Croix, et, au lieu de Vous descendre de la Croix, ils restent comme endormis et se gonflent d'orgueil, de vanité et d'égoïsme et joignent leurs forces à celle du démon. Enfin ils s'égarent dans la mauvaise direction, et marchent sur la route de l'enfer avec la nombreuse troupe des damnés. Quelle peine le Seigneur et la Vierge ressentent-ils en voyant cela! O Père, bien que nous en soyons indignes, aidez-nous à nous débarrasser dès maintenant de l'orgueil et de l'égoïsme, à remporter la victoire sur les démons diables qui remplissent la terre, et à devenir les consolateurs des Cœurs de Jésus et de la Vierge, et d'humbles instruments qui essuient votre Sueur et vos Larmes de sang. (Méditez un moment)


"Souvenez-vous que, déjà, ce monde se transforme en cendres à cause de ses graves péchés mais Mon Fils Jésus prend encore patience grâce à vos ferventes prières, sacrifices et réparations. Mes petites âmes, vous devez vous laisser consumer dans le Cœur Sacré de Jésus, qui est la Victime offerte en Sacrifice de Réconciliation, et en Mon Cœur Immaculé. Transformez vos vies en prières afin de cicatriser les plaies sanglantes du Seigneur." (Message de la Vierge du 9 novembre 2001)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Onzième Station

Méditons sur la crucifixion de Jésus


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.

O mon Seigneur, mon Bien-aimé ! Vous aimez tant les âmes qui continuent à Vous enfoncer dans la boue. Comment pouvons-nous tenir compte de Votre immense Amour, si grand, si profond, si large? Des coups violents de marteau continuent à vous casser les oreilles. La Vierge observe Jésus saignant sans interruption, endurant ce cruel transpercement de Sa chair vivante et le broiement de Ses os. Elle sent une atroce douleur en sa poitrine, et Son Cœur se déchire en morceaux. Combien de prières pourront enlever tous ces clous enfoncés dans Votre Corps Seigneur! Bien que nous soyons en indignes, nous Vous aimons de tout notre cœur. Soyez consolé par les sacrifices, pénitences, et ferventes prières que nous Vous offrons, même s'ils sont petits comme la poussière. O mon Seigneur et ma Mère! Soyez consolés: et faites que nous devenions dès maintenant des pinces d'amour pour retirer les clous du Corps de Jésus que nous avons enfoncés par nos péchés, des mouchoirs d'amour pour essuyer votre Sang et votre Sueur, et enfin des tailleurs d'amour pour réparer les blessures du Cœur Sacré de Jésus, pour que notre gratitude envers Vous ne se démente jamais. (Méditez un moment)


"De même que Dieu sauva beaucoup d'Israélites dans le désert en érigeant, par Moïse, un serpent de bronze, Mon Fils Jésus et Moi avons l'intention de sauver beaucoup de nos enfants par les mérites infinis de Sa Croix et l'Amour brûlant de Mon Cœur Immaculé, vous accompagnant sur ce Chemin de Croix, répandant du sang tandis que vous méditez sur la Passion du Seigneur et que vous priez avec dévotion pour la conversion des pécheurs en ce temps dangereux." (Message de la Vierge du 28 mars 2002)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Douzième Station

Méditons sur la mort de Jésus crucifié


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Mon Seigneur qui êtes la Victime offerte en Sacrifice de Réconciliation, offrant Votre Corps pour le salut de l'humanité! Le Seigneur infiniment saint, a pardonné à ses bourreaux, et a même prié pour eux : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font". (Luc 23: 34) En blessant notre prochain, nous nous blessons mutuellement à cause de la jalousie, de l'envie, de la rancœur, de la haine, de la trahison, de la colère, du malentendu, le cœur en est inévitablement meurtri. Seigneur, ayez pitié de nous et faites que nous puissions nous repentir de tous les péchés que nous avons commis jusqu'ici, et pardonner à nos ennemis et les aimer, en méditant sur l'amour du Seigneur qui a pardonné même à ceux qui Lui ont fait du mal et qui l'on mis à mort. Lorsque le larron qui était à la droite de Jésus, condamné à mourir, supplia Jésus avec pleine confiance, en disant : "O Jésus, quand Tu seras dans Ton Royaume, souviens-toi de moi". Le Seigneur lui a répondu : "En vérité, Je te le dis, aujourd'hui même, tu seras avec Moi au Paradis." (Luc 23: 42-43), il a obtenu le Royaume des Cieux. O Père, quand nous nous considérons comme pauvres et incompétents, même si nous voulons mourir, désespérant et cédant à un sentiment de frustration et de découragement, aidez-nous, pécheurs que nous sommes, à nous repentir entièrement de nos péchés, par les mérites de la Passion sur la Croix pendant laquelle une lance a traversé son Côté et a pénétré son Coeur, et par l'amour infinie avec lequel le Seigneur a été cruellement cloué à la Croix pendant trois heures, versant pour nous les pécheurs jusqu'à la dernière goutte de Son Sang et d'Eau tandis qu'Il était attaché à la Croix, entouré de toutes sortes de haines et d'insultes, aidez-nous ainsi à devenir de petites âmes simples, selon la volonté de Dieu et de la Vierge comme le larron qui était à la droite de Jésus, condamné à mourir crucifié, supplia Jésus avec pleine confiance, pour que nous puissions entrer dans le Royaume des Cieux au dernier jour (Méditez un moment.)


"Mes petites âmes bien-aimées! Tandis que Moi qui étais Crucifié mourais misérablement au milieu des souffrances les plus aiguës, l'humiliation que Ma nature humaine a soufferte, était vraiment extrême. Mais ce n'était ni une haine, ni des insultes, mais un Amour infini pour le salut de l'humanité." (Message du Seigneur (5 août 1986)


En nous rappelant toujours de ces paroles du Seigneur, nous deviendrons de petites âmes réparant les insultes faites au Seigneur et qui consolent la Vierge, en offrant généreusement nos vies entières, en les transformant en prières.


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Treizième Station

Méditons sur Jésus descendu de la croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


O affligée Vierge Marie, vous, qui tenez sur vos genoux le cadavre du Christ, descendu de la croix, et qui pleurez misérablement! Comment pouvons-nous, qui sommes si indignes, tenir compte de vos souffrances misérables que vous avez subies à l'heure de l'agonie de votre Fils, en tenant dans vos bras Son corps brisé, fondant en larmes dans une profonde tristesse ? Nous sommes pécheurs et nous n'avons rien d'autre à vous offrir que notre honte, mais, bien que la solitude, les tristesses et les peines nous arrivent, que nous subissons toute espèce d'injures, et que l'on se couvre de critiques pleines de propos insensés, essayons d'offrir avec joie et amour notre vie entière pour le Seigneur et la Vierge, méditant sur les grandes douleurs de la Mère. Comme si nous voudrions offrir nos blessures non cicatrisées et bien enveloppées dans des bandages, en transformant nos vies en prières. Aidez-nous, ô Père à déployer la force de l'amour et à vous montrer pleinement et héroïquement notre fidélité, en imitant l'amour brûlant du Seigneur et de la Vierge qui ont versé leur Sang pour vos enfants dont les âmes sont mourantes. (Méditez un moment.)


"Je n'ai pas racheté les enfants du monde avec l'or, l'argent, les pierres précieuses, ou le pouvoir mondain, mais Je les ai racheté avec l'amour de Dieu qui est le plus pur et le plus suprême et avec lequel J'ai donné jusqu'à la dernière goutte de Sang et d'Eau en ouvrant Mon Sacré Coeur. J'emploierai ce Sang d'Amour pour le repentir des pécheurs." (Message du Seigneur du 28 juillet 1987)


Notre Père... Je vous salue, Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Quatorzième Station

Méditons sur Jésus mis au tombeau


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Seigneur, qui êtes l'Amour même, vous auriez pu Vous-même descendre de la Croix! Mais vous avez été cloué sur la Croix, êtes mort puis enseveli et ressuscité le 3e jour pour accomplir tout, car si Vous n'auriez pas connu la mort, Vous ne seriez pas ressuscité. Seigneur, qui êtes l'e début et la fin de toute chose, et qui détenez les clés de la mort, de l'enfer et des cieux, Vous vous êtes livré tout entier pour chacun d'entre nous. Comment pouvons-nous, pécheurs que nous sommes, tenir compte de Votre immense Amour, dans toute sa hauteur, sa profondeur et sa largeur? Marie, ma chère Maman, Vous qui êtes plus grand trésor de l'Église et la très sainte Reine de l'Univers! Combien ce fut une journée de cruelles souffrances pour Vous, oui, une longue, très longue journée au cours de laquelle vous restiez seule, alors que Vous aviez ayant perdu votre Fils Jésus, vous retrouvant sans Lui! Vous avez toujours souffert à partir du jour où vous avez conçu votre Fils Jésus, mais en ce Samedi Saint, vous exprimiez pour la première fois extérieurement votre Douleur et vous priez toute la nuit pour votre Fils Jésus et pour les pécheurs, pleurant dans la plus grande désolation sans avoir conscience du temps qui passe. O Seigneur, nous sommes de pauvres pécheurs, faites que nous transformions notre vie en une continuelle prière, et que toute notre vie Vous soit totalement consacrée par de petites et de grandes croix, en nous souvenant toujours de vos fortes douleurs.


"C'est pour vous que J'ai enduré toutes sortes de peines, et que Je suis mort crucifié. Mais la mort ne M'a pas anéanti, J'ai accepté de mourir, non seulement pour vous, mais aussi pour Mes bourreaux et les plus grands pécheurs pour qu'ils se repentent et soient sauvés, afin que vous soyez tous, un jour, unis dans la très Sainte Trinité. Je souhaite que vous réalisiez tous que Moi et Ma Mère, Nous avons tout donné pour vous sans rien Nous réserver; désirant que le monde entier se convertisse." (Message du 1er juillet 1996)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Quinzième Station

Méditons sur la Résurrection de Jésus au matin de pâques


Le Seigneur du grand amour, entre sa Mort et sa Résurrection, passe de la mort à la vie! Votre inestimable et infini Amour grâce auquel la mort ne Vous a pas anéanti mais grâce auquel Vous êtes ressuscité et vous nous avez donné de l'espoir, et Celui merveilleux avec lequel Vous nous avez promis à tous une nouvelle vie éternelle par le Sacrifice de la Croix, sont arrivés au Ciel. Vous nous aimez tellement que vous nous avez promis de nous grandir spirituellement et de nous accorder l'indulgence plénière. En cette époque où seront séparés le bon grain et l'ivraie, nous désirons comprendre le fait important que nous sommes appelés afin que tous les enfants du monde puissent se repentir, être sauvés et rendre gloire à Dieu. Nous souhaitons accomplir la volonté de la Vierge, travailler sans relâche à sauver ce monde pitoyable qui va vers sa destruction et sa ruine. Nous faisons entière confiance au Seigneur et à la Vierge qui nous garderont pour que nous ne perdions jamais notre intégrité, même dans l'adversité avec l'arme invincible, l'amour du prochain, qui nous permettra de vaincre les attaques rusées du démon. Père, faites que tous Vos enfants du monde, libérés de l'obscurité, renaissent spirituellement et jouissent de la paix, de l'amour, et de la joie. (Méditez un moment.)


"Il y a deux mille ans, J'aurais pu descendre de la Croix. Gardant en mémoire cette vérité qu'il faut mourir pour pouvoir ressusciter, vous au moins, qui avez répondu à Mon appel, vous devez Me suivre en restant unis, dans l'humilité et la droiture, imitant la foi des martyrs." (Message du Seigneur, le 12 avril 1998)


"Le Dernier Jour, vous participerez au Banquet céleste et éternel, dans la gloire, parmi les acclamations des anges et des saints, là où il n'y aura plus ni mort, ni faim, ni soif, ni tristesse, ni souffrances, ni soupirs, mais rien que l'Amour." (Message de la Vierge, le 9 novembre 2001)


Gloire, louange, grâces et adoration au Seigneur, maintenant et toujours. Amen.

Préparons nos esprits et cœurs pour recevoir la bénédiction de Jésus ressuscité


"Je vous accorde à tous une bénédiction sans limite à vous tous qui êtes venus Nous chercher, Moi et Ma Mère désirant que le monde entier soit sauvé." (Message du Seigneur du 30 juin 2002)


Pour l'accomplissement de la Volonté Divine que le Saint Père cherche, pour la sanctification du clergé et des religieux, pour la conversion des pécheurs et pour la sanctification de toutes les familles, nous disons:


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

Téléchargez le texte de ce Chemin de Croix (df) en cliquant ici

2 août 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 juillet 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 juillet 2009

« Chers enfants, que ce temps soit pour vous le temps de la prière. Merci d’avoir répondu à Mon appel. »

Retrouvez les anciens messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation

en cliquant sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-273707.html

30 juin 2009

Message de Marie Reine de la Paix à Medjugorje du 25 juin 2009

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Message de Marie Reine de la Paix à Medjugorje du 25 juin 2009

28ème anniversaire des Apparitions

"Chers enfants, réjouissez-vous avec Moi, convertissez-vous dans la joie, et remerciez Dieu pour le don de Ma présence parmi vous. Priez afin que, dans vos coeurs, Dieu soit au centre de votre vie et que, par votre vie, vous témoigniez, petits enfants, pour que chaque créature ressente l'amour de Dieu. Soyez mes mains tendues pour chaque créature afin qu'elle se rapproche de l'Amour de Dieu. Je vous bénis de Ma bénédiction maternelle. Merci d'avoir répondu à Mon appel."

Mot d'ordre


Dieu nous prie plus que nous prions Dieu. C'est ce que je me disais en attendant le message, tout en sachant qu'il ne contiendrait pas de grandes révélations sinon cette grâce inouïe dans l'histoire de la présence de Marie, du don extraordinaire de sa présence. Nous pensons parfois que si nous avions vécu aux temps bibliques quand Dieu habitait d'une manière quasi visible au milieu de son peuple nous aurions d'enthousiastes adorateurs de sa présence, nous aurions dansé comme David devant l'Arche. Eh bien prenons conscience que nous sommes dans un temps analogue avec des miracles se produisant au quatre coins de la planète. Joie ! Joie ! Le Seigneur est au milieu de nous, nous vivons un temps de grâce sans précédent… et ce n'est que le commencement !

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Frère Ephraïm, Diacre Permanent, Fondateur de la Communauté des Béatitudes

26 avril 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 avril 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 avril 2009

Chers enfants, aujourd'hui Je vous appelle tous à prier pour la Paix et à en témoigner dans vos familles, afin que la paix devienne le plus grand trésor sur cette terre sans paix. Je suis votre Reine de la Paix et votre Mère. Je désire vous emmener sur le chemin de la Paix qui vient uniquement de Dieu. C'est pourquoi, priez, priez, priez. Merci d'avoir répondu à Mon appel."


Commentaire

La prière juive que l'on appelle "Kadish", sanctification du nom et qui est l'ancêtre du "Notre Père" dit : Toi qui fait régner la paix dans le Ciel fait aussi régner la paix sur nous et sur tout Israël. En effet la paix vient d'En-Haut et nos prières peuvent la faire descendre sur la terre. La Paix totale viendra avec la réconciliation finale de la terre et du Ciel et seulement lors de la venue du Christ dans la Gloire. En attendant nous avons à être des artisans de paix, et ce travail ne s'opère que dans la prière. Quand comprendrons-nous que Dieu ne peut rien faire sans nous, ne veut rien faire en dépit de nous ? C'est ce que signifie la salutation des anges à Noël : paix sur terre aux hommes de bonne volonté, c'est-à-dire aux hommes qui le veulent bien, qui le désirent. La Reine de la Paix est venue pour nous aider à demander comme il faut et pour le demander au bon moment, au moment où la terre est dans un grand danger d'embrasement général. Ecoutons la voix de notre Mère et ne serait-ce que pour lui faire plaisir, si nous ne comprenons pas vraiment que c'est notre intérêt; supplions pour la Paix, à cause d'elle, à cause de ses venues.

Frère Ephraïm, Diacre permanent, fondateur de la Communauté des Béatitudes

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11 avril 2009

La Nuit de la Résurrection

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La Nuit de la Résurrection

Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich

Bientôt après je vis la tombeau du Seigneur ; tout était calme et tranquille alentour : il y avait six à sept gardes, les uns assis, les autres debout vis-à-vis et autour de la colline. Pendant toute la journée, Cassius n'avait presque pas quitté sa place dans le fossé, à l'entrée de la grotte. En ce moment il était encore là, dans la contemplation et dans l'attente, car il avait reçu de grandes grâces et de grandes lumières : il était éclairé et touché intérieurement. Il faisait nuit, les lanternes placées devant la grotte jetaient alentour une vive lueur. Je m'approchai alors en esprit du saint corps pour l'adorer. Il était enveloppé dans son linceul et entouré de lumière et reposait entre deux anges que j'avais vus constamment en adoration à la tête et aux pieds du Sauveur, depuis la mise au tombeau. Ces anges avaient l'air de prêtres ; leur posture et leurs bras croisés sur la poitrine me firent souvenir des Chérubins de l'arche d'alliance, mais je ne leur vis point d'ailes. Du reste, le saint sépulcre tout entier me rappela souvent l'arche d'alliance à différentes époques de son histoire. Peut-être cette lumière et la présence des anges étaient-elles visibles pour Cassius, car il était en contemplation prés de la porte du tombeau, comme quelqu'un qui adore le Saint Sacrement.

En adorant le saint corps, je vis comme si l'âme du Seigneur, suivie des âmes délivrées des patriarches, entrait dans le tombeau à travers le rocher et leur montrait toutes les blessures de son corps sacré. En ce moment, les voiles semblèrent enlevés : je vis le corps tout couvert de plaies, c'était comme si la divinité qui y habitait eut révélé à ces âmes d'une façon mystérieuse toute l'étendue de son martyre. Il me parut transparent de manière que l'intérieur était visible ; on pouvait reconnaître dans tous leurs détails les lésions et les altérations que tant de souffrances y avaient produites, et voir jusqu'au fond de ses blessures. Les âmes étaient pénétrées d'un respect indicible mêlé de criante et de compassion.


J'eus ensuite une vision mystérieuse que je ne puis pas bien expliquer ni raconter clairement. Il me sembla que l'âme de Jésus, sans avoir encore rendu la vie à son corps par une complète union, sortait pourtant du sépulcre en lui et avec lui : je crus voir les deux anges qui adoraient aux extrémités du tombeau enlever ce corps sacre, nu, meurtri, couvert de blessures, et monter ainsi jusqu'au ciel à travers les rochers qui s'ébranlaient ; Jésus semblai ; présenter son corps supplicié devant le trône de son Père céleste, au milieu de choeurs innombrables d'anges prosternés : ce fut peut-être de cette manière que les âmes de plusieurs prophètes reprirent momentanément leurs corps après la mort de Jésus et les conduisirent au temple, sans pourtant revenir à la vie réelle, car elles s'en séparèrent de nouveau sans le moindre effort. Je ne vis pas cette fois les âmes des patriarches accompagner le corps du Seigneur. Je ne me souviens pas non plus où elles restèrent jusqu'au moment où je les vis de nouveau rassemblées autour de l'âme du Seigneur.


Pendant cette vision, je remarquai une secousse dans le rocher : quatre des gardes étaient allés chercher quelque chose à la ville, les trois autres tombèrent presque sans connaissance. Ils attribuèrent cela à un tremblement de terre et en méconnurent la véritable cause. Mais Cassius fut très ému : car il voyait quelque chose de ce qui se passait, quoique cela ne fût pas très clair pour lui. Toutefois, il resta à sa place, attendant dans un grand recueillement ce qui allait arriver. Pendant ce temps les soldats absents revinrent.


Ma contemplation se tourna de nouveau vers les saintes femmes : elles avaient fini de préparer et d'empaqueter leurs aromates et s'étaient retirées dans leurs cellules. Toutefois elles ne s'étaient pas couchées pour dormir, mais s'appuyaient seulement sur les couvertures roulées. Eues voulaient se rendre au tombeau avant le jour. Elles avaient manifesté plusieurs fois leur inquiétude, car elles craignaient que les ennemis de Jésus ne leur tendissent des embûches lorsqu'elles sortiraient, mais la sainte Vierge, pleine d'un nouveau courage depuis que son fils lui était apparu, les tranquillisa et leur dit qu'elles pouvaient prendre quelque repos et se rendre sans crainte au tombeau, qu'il ne Leur arriverait point de mal. Alors elles se reposèrent un peu.


Il était à peu près onze heures de la nuit lorsque la Sainte Vierge, poussée par l'amour et par un désir irrésistible, se leva, s'enveloppa dans un manteau gris, et quitta seule la maison. Je me demandais avec inquiétude comment on laissait cette sainte mère, si épuisée, si affligée, se risquer seule ainsi au milieu de tant de dangers. Elle alla, plongée dans la tristesse, à la maison de Caïphe, puis au palais de Pilate, ce qui l'obligeait à traverser une grande partie de la ville, et elle parcourut ainsi tout le chemin de la croix à travers les rues désertes, s'arrêtant à tous les endroits où le Sauveur avait eu quelque chose à souffrir ou quelque outrage à essuyer. Elle semblait chercher un objet perdu ; souvent elle se prosternait par terre et promenait sa main sur les pierres : après quoi elle la portait à sa bouche, comme si elle eût touche quelque chose de saint, le sang sacré du Sauveur qu'elle vénérait en y appliquant ses lèvres. L'amour produisait en elle quelque chose de surhumain : car toutes les places sanctifiées lui apparaissaient lumineuses. Elle était absorbée dans l'amour et l'adoration. Je l'accompagnai pendant tout le chemin et je ressentis et fis tout ce qu'elle ressentit et fit elle-même, selon la faible mesure de mes forces.


Elle alla ainsi jusqu'au Calvaire, et comme elle en approchait, elle s'arrêta tout d'un coup. Je vis Jésus avec son corps sacré apparaître devant la sainte Vierge, précédé d'un ange, ayant à ses côtés les deux anges du tombeau, et suivi d'une troupe nombreuse d'âmes délivrées. Il ne faisait aucun mouvement et semblait planer dans la lumière qui l'entourait ; mais il en sortit une vois qui annonça à sa mère ce qu'il avait fait dans les limbes, et qui lui dit qu'il allait ressusciter et venir à elle avec son corps transfiguré ; qu'elle devait l'attendre près de la pierre où il était tombé au Calvaire.


L'apparition parut se diriger du côté de la ville, st la sainte Vierge, enveloppée dans son manteau, alla s'agenouiller en priant à la place qui lui avait été, désignée. Il pouvait bien être minuit passé, car Marie était restée assez longtemps sur le chemin de la croix. Je vis alors le cortège du Sauveur suivre ce même chemin, tout le supplice de Jésus fut montré aux âmes avec ses moindres circonstances : les anges recueillaient, d'une manière mystérieuse, toutes les portions de sa substance sacrée qui avaient été arrachées de son corps. Je vis que le crucifiement, l'érection de la crois, l'ouverture du côté, la déposition et l'ensevelissement leur furent aussi montrés. La sainte Vierge de son côté contemplait tout cela en esprit et adorait, pleine d'amour.


Il me sembla ensuite que le corps du Seigneur reposait de nouveau dans le tombeau, et que les anges y rejoignaient, d'uns façon mystérieuse, tout ce que les bourreaux et leurs instruments de supplice en avaient enlevé. Je le vis de nouveau resplendissant dans son linceul, avec les deux anges en adoration à la tête et aux pieds. Je ne puis exprimer comment je vis tout cela. Il y a là tant de choses, des choses si diverses et si inexprimables, qua notre raison dans son état ordinaire n'y peut rien comprendre. D'ailleurs, ce qui est clair et intelligible quand la le vois, devient plus tard complètement obscur et je ne puis le rendre avec des paroles.


Lorsque le ciel commença à blanchir à l'orient, je vis Madeleine, Marie, fille de Cléophas, Jeanne Chusa et Salomé quitter le Cénacle, enveloppées dans leurs manteaux. Elles portaient des aromates empaquetés, et l'une d'elles avait une lumière allumée, mais cachée sous ses vêtements. Les aromates consistaient en fleurs fraîches qui devaient être jetées sur le corps, en sucs extraits de diverses plantes, en essences et en huiles dont elles voulaient l'arroser. Je les vis se diriger timidement vers la petite porte de Nicodème.

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2 avril 2009

Chemin de Croix médité avec Soeur Josefa Menedez

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Chemin de Croix médité avec Soeur Josefa Menedez

Méditations extraite d'Un Appel à l'Amour


Le Mercredi-Saint 25 mars 1923, Jésus fit le Chemin de Croix avec Sœur Josefa...


Que cette méditation, guidée par Jésus lui-même, nous conduise tous à la pleine révélation de son Amour infini pour nous…

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Première station

Jésus est condamné à mort par Pilate


"Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur" Mt 11,29


Ecoutez prononcer ma sentence de mort. Voyez avec quel silence et quelle patience mon Cœur la reçoit. Vous qui voulez imiter ma conduite, apprenez à garder le silence et la sérénité devant ce qui vous mortifie et vous contrarie.

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Deuxième station

Jésus est chargé de Sa Croix


"Qui veut venir après moi, qu’il se renonce et porte sa croix chaque jour". Lc 9,23

Regardez la Croix chargée sur mes épaules. Son poids est grand mais combien plus mon amour pour les hommes ! Vous qui m’aimez, comparez vos souffrances avec l’amour que vous avez pour moi et ne laissez pas l’abattement éteindre la flamme de cet amour.

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


"Voici l’Agneau. Voici celui qui ôte le péché du monde". Jn 1,29


Le poids de la croix me fait tomber à terre. Mais mon amour pour vous me relève et me rend un nouveau courage afin de poursuivre le chemin. Vous que j’appelle à partager ma croix, voyez si l’amour de vos frères vous donne une nouvelle vigueur pour avancer sur le chemin du don total ou si l’amour excessif de vous-même vous abat sous le poids de la croix.

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Sainte Mère


"Vous êtes maintenant dans l’affliction, mais votre affliction se changera en joie, comme celle de la femme qui enfante." Jn 16, 20-21

Ici, je rencontre ma Mère très Sainte et très aimée. Contemplez le martyre de ces deux Cœurs... Mais la douleur les unit. Elle les fortifie et l’amour triomphe. Vous qui cheminez par le même sentier et qui m’aimez, que l’union dans la douleur vous soutienne et vous fasse embrasser généreusement les épines du chemin.

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


"Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait." Mt 25,40

Voyez comment cet homme accepte pour un faible gain cette charge pénible et cruelle. Contemplez aussi mon corps qui perd ses forces. Si le courage vous manque en face de l’effort que vous devez soutenir en face de votre nature, comprenez bien que ce n’est pour pour une jouissance terrestre que vous vous êtes engagés à porter ma croix, mais pour acquérir la Vie éternelle et procurer le même bonheur à beaucoup d’autres.

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Sixième station

Véronique essuie la Face de Jésus


"Il était défiguré. Son aspect n’était plus celui d’un homme." Is 52,14

Voyez avec quel amour cette femme vient essuyer mon visage sans aucun respect humain. Ne permettez pas que la crainte de perdre l’estime des hommes vous empêche aujourd’hui d’essuyer, par des actes généreux, les blessures de mon visage. Regardez le sang qui l’inonde.

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Septième station

Jésus tombe pour la deuxième fois


"Venez à moi, vous tous qui ployez sous le fardeau et je vous soulagerai".Mt 11,28

La croix épuise mes forces, le chemin est long et pénible. Personne ne s’approche de moi pour me soutenir et mon angoisse est telle que je tombe pour la seconde fois. Ne vous découragez pas, vous qui cheminez à ma suite si votre vie est sans consolation, pleine de sècheresse et d’aridité, abandonné de tout appui spirituel. Ranimez votre courage en me contemplant sur le chemin du calvaire. C’est la seconde fois que je tombe... Mais je me relève et poursuis ma route jusqu’à la fin.

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Huitième station

Jésus console les femmes de Jérusalem


"Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez sur vous-mêmes...Car si l’on traite ainsi le bois vert, que fera-t-on du bois sec ?"Lc 23, 28-31

Les femmes de Jérusalem pleurent en me voyant dans un tel état d’agonie. Le monde pleure devant la souffrance. Vous qui me suivez sur la voie étroite, sachez que ceux qui vous méprisent vous verront dans les verts pâturages. Ceux qui font le mal marcheront sur le feu qu’ils auront eux-mêmes préparé.

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois

"Ayez entre vous les sentiments dont était animé le Christ Jésus... Il s’est anéanti en prenant la condition d’esclave." Ph 2, 5-7

Contemplez-moi approchant du calvaire et tombant pour la troisième fois...Ici, je fortifierai ceux qui sont sur le point de tomber dans la mort éternelle. Le sang des blessures que me causa cette troisième chute les purifiera. Il leur obtiendra de se relever une dernière fois, afin d’arriver à la vraie Vie. Vous qui désirez me ressembler, ne refusez jamais un acte coûteux, dût-il vous faire une nouvelle blessure. Qu’importe !... Votre offrande donnera la vie à d’autres.

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Dixième station

Jésus est dépouillé de Ses vêtements


"Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ". Rom 13,14

Voyez avec quelle cruauté on me dépouille de mes vêtements. Contemplez dans quel silence et dans quel abandon je demeure ! Laissez-vous dépouiller de vos biens, de votre volonté propre, de tout ce que vous possédez... En échange, je vous revêtirai de pureté et je vous couvrirai des trésors de mon Cœur !

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Onzième station

Jésus est mis en Croix

"Il a été transpercé à cause de nos péchés. Par ses meurtrissures, nous sommes guéris." Is 53,5

Me voici au sommet du calvaire où je vais me livrer à la mort. On m’étend, on me cloue sur la croix. Je n’ai plus rien... Pas même la liberté de mouvoir une main... un pied...Mais ce ne sont pas les clous qui me retiennent : c’est l’Amour ! Aussi ne sort-il de mes lèvres ni une plainte, ni un soupir. Si vous êtes cloués sur la croix, ne vous plaignez pas, ne murmurez pas quand les clous vous déchirent. Venez et baisez mes plaies : là vous trouverez la force.

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Douzième station

Jésus meurt en Croix

"Et moi, une fois élevé de terre, j’attirerai tout à moi." Jn 12,32

La croix est ma compagne sur le chemin du calvaire et c’est sur la croix que je rends mon dernier soupir. Vous qui avez eu la croix comme compagne inséparable de votre vie, soyez sûrs qu’elle sera la porte par où vous entrerez dans la Vie. Embrassez-la avec amour et aimez-la comme le plus grand de vos trésors.

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Treizième station

Jésus est détaché de la Croix


"Ne fallait-il pas que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire ?" Lc 24-26

Considérez avec quelle charité cet homme juste descend mon Corps de la croix. Il le remet entre les bras de ma Mère. Elle l’adore, le baise, laisse tomber ses larmes sur mon visage et sur tous mes membres. Puis elle le livre à ceux qui vont l’embaumer et le déposer dans le sépulcre. Avec Marie, venez et contemplez mon Corps meurtri. Adorez ses plaies. Dites une parole de compassion à ma Mère chérie qui est la vôtre.

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Quatorzième station

Jésus est mis au tombeau


"Mon coeur est dans la joie, mon corps repose en sécurité. Tu ne permettras pas que celui qui t’aime voie la corruption." Ps 16, 9-10

Voyez avec quelle délicatesse on me dépose dans le sépulcre. Il est neuf et net de la plus légère souillure. Cherchez toutes les délicatesses que vous suggèrera l’amour. Que votre cœur soit pur et prêt à m’ensevelir dans votre amour tendre, fort, constant et généreux.

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Sœur Josefa Menéndez

1890-1923


Josefa Menéndez voit le jour à Madrid le 4 février 1890, au sein d'une famille chrétienne, et vit une enfance heureuse, entourée de trois sœurs plus jeunes qu'elle. Le R.P. Rubio, grand zélateur de la dévotion au Sacré-Cœur, reçoit ses premières confidences, et, frappé de ses aptitudes surnaturelles, l'initie à la vie intérieure. En février 1901, elle est admise chez les Réparatrices, pour y préparer sa première communion, qui a lieu le 19 mars suivant. Elle y fait le vœu d'être toute à Dieu. Après avoir étudié durant deux ans à l'Institut pour le développement des Arts de Madrid, où elle apprend la couture et la confection, elle est placée avec ses sœurs à l'école des Religieuses du Sacré-Cœur. En 1907 meurt à l'âge de douze ans l'une de ses jeunes sœurs, Carmen. Quelques jours après, sa grand mère maternelle meurt à son tour, et la même année, ses parents tombent gravement malades. Josefa expérimente la souffrance et les privations. Elle subvient aux besoins de sa famille en travaillant comme couturière, rythmant ses journées par une pratique religieuse intense. Son père meurt en 1910, et sa sœur part l'année suivante pour le Noviciat de Chamartin, à Madrid. En février 1912, le R.P. Rubio guide Josefa vers les Réparatrices, où elle reste six mois. Mais sa mère la rappelant à la maison, elle obéit et se remet à la tâche. En 1917, elle demande son admission au Sacré-Cœur, où elle est acceptée, et obtient le consentement de sa mère. Mais devant le chagrin de celle-ci, Josefa recule, et abandonne son projet. Deux ans plus tard, elle renouvelle sa demande, mais cette fois elle essuie un refus. Elle supplie Jésus de la faire accepter au sein de la Société du Sacré-Cœur. Le 19 novembre, un courrier de Poitiers annonce que l'on y recherche de nouvelles vocations, pour le Noviciat qui vient d'y être fondé. Josefa s'offre à partir, avec le consentement de sa mère. Le 4 février 1920, elle quitte l'Espagne pour la France. "Ce n'est pas pour ce que tu es que je t'ai choisie, mais pour ce que tu n'es pas. J'ai trouvé ainsi où placer ma Puissance et mon Amour" lui dira le Christ. Elle arrive aux Feuillants, premier Noviciat de la Société du Sacré-Cœur fondée en 1800 par Madeleine Sophie Barat (1779-1865). Elle y expérimente douloureusement les assauts diaboliques, à plusieurs reprises, mais aussi les grâces du Cœur divin. A partir du mois de juin, elle est favorisée de visions et de locutions intérieures, qui deviennent quasi quotidiennes jusqu'en 1923. Le 16 juillet 1920, elle prend l'habit. "Et maintenant, Je vais commencer mon Œuvre" lui dit Jésus. Et comme elle lui demandera un jour "Seigneur, je ne comprends pas ce que c'est que cette Œuvre dont Vous me parlez toujours ? – Elle est d'Amour ! lui répondra Jésus. Je veux Me servir de toi pour faire connaître encore plus la Miséricorde et l'Amour de mon Cœur… Les paroles et les désirs que Je transmets par ton moyen, exciteront le zèle de beaucoup d'âmes et empêcheront la perte de beaucoup d'autres, et on connaîtra toujours davantage, que la Miséricorde de mon Cœur est inépuisable." Elle devient ainsi une intermédiaire entre le Cœur de Jésus et les hommes, notant par obéissance la teneur de tous ses entretiens avec le Christ, témoin de son amour infini, mais aussi de ses douleurs et de sa Passion – dont il l'entretient au Carême 1923, et dont elle aura à souffrir les tourments - , de sa soif des âmes et de l'amour qu'il porte à chacune d'elles, témoin aussi de la haine de Satan, dont elle aura encore à subir les assauts. Le Seigneur lui redira à de nombreuses reprises la nécessité de la souffrance, sa valeur réparatrice, et son rôle rédempteur pour les âmes. En 1923, par deux fois, elle quittera les Feuillants : d'avril à juin pour le monastère de Marmoutier, près de Tours, et en octobre pour Rome, où elle se rend avec sa Supérieure. De retour à Poitiers, elle y meurt après d'intenses souffrances, le 29 décembre de cette année 1923. Ses cahiers ont été rassemblés, et de larges extraits ont été publiés pour la première fois en 1938, sous le titre Un appel à l'Amour. Le cardinal Eugenio Pacelli, futur Pie XII, dans une Lettre-Préface, en recommande chaudement la lecture. Une seconde édition, beaucoup plus complète, a vu le jour en 1944, et n'a cessé d'être rééditée depuis.


« - J'irai ainsi consumant ta petitesse et ta misère. J'agirai en toi, Je parlerai par toi, Je Me ferai connaître par toi. Que d'âmes trouveront la vie dans mes Paroles ! Combien reprendront courage en comprenant le fruit de leurs efforts ! Un petit acte de générosité, de patience, de pauvreté… peut devenir un trésor et gagner à mon Cœur un grand nombre d'âmes… Toi, Josefa, tu disparaîtras bientôt, mais mes Paroles demeureront. » (7 août 1922)

« - Mon Cœur n'est pas seulement un Abîme d'Amour : Il est encore un Abîme de Miséricorde. Et connaissant toutes les misères humaines dont les âmes les plus aimées ne sont pas exemptes, J'ai voulu que leurs actions, si petites soient-elles, puissent se revêtir, par Moi, d'une valeur infinie pour le bien de celles qui ont besoin de secours et pour le salut des pécheurs.


« Toutes ne peuvent prêcher, ni évangéliser au loin les peuples sauvages, mais toutes, oui toutes, peuvent faire connaître et aimer mon Cœur… toutes peuvent s'aider mutuellement à accroître le nombre des élus en empêchant la perte éternelle de beaucoup d'âmes… et cela, par un effet de mon Amour et de la Miséricorde.


« Je dirai à mes Ames comment mon Cœur va plus loin encore : non seulement Il se sert de leur vie ordinaire et de leurs moindres actions, mais Il veut utiliser aussi, pour le bien des âmes, leurs misères... leurs faiblesses… leurs chutes mêmes.


« Oui, l'Amour transforme et divinise tout, et la Miséricorde pardonne tout ! » (5 décembre 1922)


« - Je suis l'Amour ! Mon Coeur ne peut plus contenir la Flamme qui Le dévore.


« J'aime à tel point les âmes, que J'ai donné ma vie pour elles.


« Pour leur amour, J'ai voulu rester emprisonné dans le tabernacle. Depuis vingt siècles, Je demeure là, nuit et jour, voilé sous les espèces du pain et caché dans l'Hostie, supportant, par amour, l'oubli, la solitude, les mépris, les blasphèmes, les outrages, les sacrilèges ....


« Pour l'amour des âmes, J'ai voulu leur laisser le Sacrement de Pénitence, afin de leur pardonner, non pas une fois ou deux, mais aussi souvent qu'elles auront besoin de recouvrer la grâce. Là, Je les attends... là, Je désire qu'elles viennent se laver de leurs fautes, non avec de l'eau, mais dans mon propre Sang. « Au cours des siècles, J'ai révélé, de différentes manières, mon Amour pour les hommes : je leur ai montré combien le désir de leur salut Me consume. Je leur ai fait connaître mon Cœur. Cette dévotion a été comme une lumière répandue sur le monde. Elle est aujourd'hui le moyen dont se servent, pour toucher les coeurs, la plupart de ceux qui travaillent à étendre mon Règne.


« Je veux maintenant quelque chose de plus, car si Je demande l'amour pour répondre à celui qui Me consume, ce n'est pas le seul retour que Je désire des âmes : Je désire qu'elles croient en ma Miséricorde, qu'elles attendent tout de ma Bonté, qu'elles ne doutent jamais de mon Pardon.


« Je suis Dieu, mais Dieu d'Amour ! Je suis Père, mais un Père qui aime avec tendresse et non avec sévérité. Mon Cœur est infiniment saint, mais aussi infiniment sage et, connaissant la misère et la fragilité humaines, Il s'incline vers les pauvres pécheurs avec une Miséricorde infinie.


« J'aime les âmes après qu'elles ont commis leur premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon .... Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, Je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliards, Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave, dans le même sang, le dernier comme le premier péché !


« Je ne Me lasse pas des âmes et mon Coeur attend sans cesse qu'elles viennent se réfugier en Lui, et cela d'autant plus, qu'elles sont plus misérables ! Un père n'a-t-il pas plus de soin de l'enfant malade que de ceux qui se portent bien ? Pour lui, sa sollicitude et ses délicatesses ne sont-elles pas plus grandes ? Ainsi, mon Cœur répand-Il sur les pécheurs, avec plus de largesse encore que sur les justes, sa Compassion et sa Tendresse.


« Voilà ce que Je désire expliquer aux âmes : J'enseignerai aux pécheurs que la Miséricorde de mon Cœur est inépuisable ; aux âmes froides et indifférentes, que mon Cœur est un Feu qui veut les embraser, parce qu'Il les aime ; aux âmes pieuses et bonnes, que mon Cœur est le Chemin pour avancer vers la perfection et arriver en sécurité au terme bienheureux. Enfin, aux âmes qui Me sont consacrées, aux prêtres, aux religieux, à mes Ames choisies et préférées, Je demanderai, une fois de plus, qu'elles Me donnent leur amour et ne doutent pas du Mien, mais surtout qu'elles Me donnent leur confiance et ne doutent pas de ma Miséricorde ! Il est si facile d'attendre tout de mon Coeur. » (11 juin 1923)

« - Je veux pardonner. Je veux régner. Je veux pardonner aux âmes et aux nations. Je veux régner sur les âmes, sur les nations et sur le monde entier. Je veux répandre ma Paix jusqu'aux extrémités du monde, mais d'une manière spéciale, sur cette terre bénie, berceau de la dévotion à mon Cœur. Oui, Je veux être sa Paix, sa Vie, son Roi ! Je suis la Sagesse et le Bonheur, Je suis l'Amour et la Miséricorde, Je suis la Paix, Je régnerai ! Pour effacer son ingratitude, Je répandrai un torrent de Miséricorde. Pour réparer ses offenses, Je prendrai des victimes qui obtiendront le pardon.... Oui, il y a dans le monde beaucoup d'âmes qui désirent Me plaire.... Il y a encore des âmes généreuses qui Me donneront tout ce qu'elles ont, afin que Je Me serve d'elles selon mes Désirs et ma Volonté. Pour régner, Je commencerai par faire Miséricorde, car mon Règne est de Paix et d'Amour : Voilà la fin que Je veux réaliser, voilà mon Œuvre d'Amour ! » (12 juin 1923)


« - Aide-Moi, Josefa, aide-Moi à découvrir mon Cœur aux hommes ! Voici que Je viens leur dire qu'en vain cherchent-ils le bonheur en dehors de Moi, ils ne le trouveront pas… Souffre et aime, car nous avons à conquérir des âmes ! » (13 juin 1923)


Texte extrait de « Rayonnement du Cœur Miséricordieux de Jésus » N° 6 –d'Avril 2003


Prière pour obtenir des grâces par l'intercession de Sœur Josefa


O Jésus qui ne pouvez résister à la supplication d'une âme qui attend tout de Vous, donnez-nous la foi, la confiance et l'abandon qui touchent votre Cœur, afin que sûrs de Vous, nous puissions obtenir de votre Toute-Puissante Bonté, ce que nous Vous demandons humblement pour votre Gloire et l'accomplissement de votre Règne d'Amour et de Miséricorde. O Jésus, glorifiez votre Cœur en nous accordant la grâce (conversion ou guérison, faveur spirituelle ou temporelle) que nous sollicitons, par l'intercession de votre humble servante Josefa.

Imprimatur: Monpellier, 1er November 1938, + Gabriel, Evêque de Monpellier.

Pour approfondir

Site officiel des Oeuvres du Sacré Coeur

www.oeuvre-du-sacre-coeur.be

Téléchargez le texte de ce Chemin de Croix (pdf) en cliquant ici

30 mars 2009

Chemin de Croix avec la Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa

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Chemin de Croix avec la Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa

Prologue


Combien elle fut difficile à Jésus, sa vie sur la terre ! Ce ne fut pas le seul Jardin des Oliviers, le Calvaire et la souffrance de quelques heures: Toute sa vie fut un Jardin des Oliviers et un Calvaire. Il grandissait en âge et en sagesse, et avec Lui et en Lui la Croix aussi grandissait; Il ne s’en sépara un seul instant: En elle Il grandissait et en elle Il souffrait, Mais toujours souriant et plein de bonté.

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Première station

Jésus est condamné


"Alors il le leur livra pour être crucifié." (Jn 19, 16)


Je vois et j’entends la grande foule qui d’une seule voix, sans pitié pour moi, crie demandant ma crucifixion. Mes oreilles entendent ce cri : « Qu’il meurt ! Qu’il soit condamné ! » Quels cris, ceux de la foule ! Entendant la sentence de mort.

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Deuxième station

Il reçoit la croix


"Et ils prirent Jésus et l'emmenèrent. Jésus, portant sa croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Calvaire, en Hébreu Golgotha." (Jn 19, 17)


Le poids de la croix est tel que je me sens écrasée ; Je ne porte pas uniquement la croix, mais le monde entier. Il reste peu d’amis… Presque tous sont des ennemis.

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


J'ai regardé, et personne pour m'aider ; j'étais étonné, et personne pour me soutenir. Alors mon bras m'a sauvé, et ma fureur m'a soutenu. (Is. 63, 5)


Je tombe sous le poids de la croix. Il me semble perdre la vie. La perdre pour donner la vie à tous me redonne force. Je reprends mon chemin.

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Mère


"Jésus ayant vu sa mère…" (Jn, 19, 26)


La Petite-Maman vient à ma rencontre. Nous nous regardons intensément. Je continue de marcher. Elle aussi chemine, Guidée par mon regard, Qui l’a blessée et ravit son cœur et son âme. Je ne porte pas uniquement ma croix, mais aussi sa douleur.

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Cinquième station

Simon de Syrène aide Jésus


"Comme ils l'emmenaient, ils saisirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix." (Lc 23, 26)


À chaque pas je crois défaillir. J’ai besoin que quelqu’un porte ma croix. Quelqu’un la porte, non pas par amour, mais par obligation. Malgré cela je lui dispense beaucoup d’amour On me prend la croix, mais j’ai l’impression de porter toujours le même poids.

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Sixième station

Il rencontre Véronique


"En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." (Mt 25, 40)


Une femme qui compatit à ma douleur, vient à ma rencontre. Avec quelle délicatesse et avec quel amour elle essuie de mon visage la sueur, le sang, la poussière ! Mon visage et l’amour de mon cœur restent imprimés sur son tissu.

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Septième station

Jésus tombe pour la deuxième fois


"Parce qu'il a livré son âme à la mort et qu'il a été compté parmi les malfaiteurs." (Is 53, 12)


À moitié chemin, la chute est cruelle. J’embrasse la terre dans laquelle je me blesse : Mes lèvres sont ouvertes, le sang coule. Les regards de mon âme couvrent toute l’humanité.

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Huitième station

Il rencontre les saintes femmes


"Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants." (Lc 23, 28)


Quelques femmes me suivent ; elles pleurent amèrement. Je les regarde avec compassion et je leur murmure : « Ne pleurez pas pour moi, mais pour vous ; pleurez vos fautes : elles sont la cause de mes souffrances ».

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


"Tu m’as réduit en poussière, je suis entouré par une motte de chiens." (Si 22, 16-17)


Le monde et le ciel sont contre moi ! Je tombe. Une fois encore, avec fureur, mes bourreaux me traînent avec force. Malgré cela, de mon cœur ne coule que de l’amour et de la compassion.

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Dixième station

On lui enlève ses vêtements


"Ils se partagèrent ses vêtements, en les tirant au sort, à qui aurait quelque chose." (Mc 15, 24)


Ils me déshabillent avec une violence capable de m’arracher la chair en lambeaux : quelles douleurs atroces ! Être déshabillé en public ! Les rires moqueurs sont nombreux. Je sens que la Petite-Maman veut me couvrir avec son manteau.

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Onzième station

Jésus est crucifié


"Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Calvaire, ils l'y crucifièrent, ainsi que les malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche." (Lc 23,33)


Ils m’allongent sur la croix. J’offre moi-même mes mains et mes pieds pour être crucifié : C’est une étreinte éternelle à la croix, à l’œuvre de la rédemption.

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Douzième station

Jésus meurt sur la Croix


"Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « Tout est consommé », et baissant la tête il rendit l'esprit." (Jn 19, 30)


Tout s’assombrit sur le Calvaire. Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! Père, mon Père, toi aussi tu m’abandonnes ? Mes enfants, j’ai soif de vous ! Ma Mère, accepte le monde : il est à toi ! C’est l’enfant de mon sang, c’est le fils de ta douleur. Tout est accompli. Père, je te remets mon esprit : il est pour toi mon dernier soupir.

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Treizième station

Jésus est déposé de la Croix


"Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc." (Mt 27,59)


La Mère portant son fils mort sur les genoux ! Ce fut l’amour qui amena Jésus à donner la vie. La Petite-Maman continue la même mission d’amour : Nous aimer comme Jésus.

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Quatorzième station

Jésus est déposé au tombeau


"[Joseph] le descendit, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis." (Lc 23,53)


L’amour, uni à la grâce et à la vie divine, triompha de la douleur et sur la mort. Ce fut un être humain qui a souffert ; une vie divine qui a vaincu.


Épilogue

Ô Calvaire glorieux ! Ô Croix du Salut ! Le sang arrose la terre : pluie féconde, pluie d’amour, qui réconcilie le Ciel et la Terre ! Le Ciel et la Terre se sont réconciliés !


Chemin de Croix, établi d’après le livre « La Passion de Jésus en Alexandrina Maria da Costa », traduit d’ un petit dépliant publié à Milan, Italie, par « Spirito e Verità ».

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La Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa

1904-1955

Fête le 13 octobre


Alexandrina (Alexandrine) Maria da Costa naît le Mercredi Saint de l’année 1904 au lieu-dit Gresufes du village de Balasar dans le district de Porto et l’archidiocèse de Braga. Elle est baptisée le Samedi Saint suivant. Quelques années plus tard, la famille se déplace au lieu-dit Calvário (nom prédestiné! ) du même village de Balasar. Dès l’âge de 9 ans, Alexandrina travaille aux champs puis, comme journalière. A 12 ans, elle fait une première chute d’un chêne et on doit lui donner l’extrême-onction. Elle se rétablit. Alexandrina est nommée catéchiste et membre de la chorale. Elle a une belle voix et aime beaucoup la musique. A 14 ans, en 1918, survient le drame qui bouleverse sa vie : le Samedi Saint, trois hommes entrent dans la chambre où elle fait de la couture avec sa sœur Olinda et une amie et ils tentent de la violenter. Elle n’a d’autre ressource que de sauter par la fenêtre ; elle tombe dans le jardin, quatre mètres plus bas. Il s’ensuit une compression de la moelle épinière et un handicap permanent. Ni cure ni médecins ne réussissent à améliorer son état. Parfois, elle peut marcher en se traînant jusqu’à l’église mais on se moque de sa démarche ; elle réussit au prix de grands efforts à assister au congrès eucharistique de Braga en 1924. Peu après, elle s’alite définitivement, pour les trente dernières années de sa vie. Dès lors, sa sœur plus âgée, Olinda, devient son infirmière, son assistante en tout et, plus tard, sa secrétaire. Au début, Alexandrina demande à Dieu la guérison et lui promet de devenir missionnaire si elle l’obtient. Finalement, elle comprend qu’il faut se résigner. Elle accepte et s’offre. Jésus se révèle à elle et lui parle familièrement jour et nuit. Souvent, elle lui demande ce qu’il faut faire et invariablement, il lui répond : “souffrir, aimer, racheter”. Il lui propose de s’assimiler complètement à sa passion. Chaque Vendredi, et cela jusqu’en 1942, elle revit la Passion d’une façon si concrète que son directeur spirituel, le Père Pinto, peut en voir le déroulement, et, à cette occasion-là, Alexandrina retrouve la liberté de ses mouvements. A ces souffrances s’en ajoute une autre : Sa mère s’est portée garante pour une parente, mais celle-ci n’ayant pu rembourser, les poursuites se retournent contre la famille d’Alexandrina qui, pendant six ans, connaît le cauchemar de la pauvreté et même le risque d’être chassée de leur maison.


En 1938, le Seigneur demande à Alexandrina de faire connaître sa volonté que le monde soit consacré au Cœur Immaculé de Marie par le pape (et chaque diocèse par son évêque). Sinon, on connaîtra le terrible châtiment de la guerre à cause des péchés, notamment celui de l’impureté et des communions sacrilèges. Pendant un an, son directeur, chargé de faire parvenir ce message à Rome, fait la sourde oreille. Au début de 1939, il écrit enfin au cardinal Pacelli, lequel, devenu Pape sous le nom de Pie XII, réalisera cette consécration en 1942. A partir de cette année-là, Alexandrina obtient la grâce que sa passion et ses stigmates ne soient plus visibles à l’extérieur. C’est alors aussi qu’elle cesse totalement de se nourrir, et cela jusqu’à sa mort, c'est-à-dire pendant 13 ans. Ces événements mystiques étant de plus en plus connus (à son grand regret, mais Jésus lui explique qu’elle revit sa vie publique), des foules, de plus en plus nombreuses, commencent à affluer chez elle : 15000 personnes le 29 juin 1953. (L’archevêché avait interdit toute visite en 1944 et 1952, mais finalement était revenu sur sa décision). Alexandrina voit la mort approcher avec lucidité ; alors, par deux fois, elle dicte un testament spirituel adressé aux pécheurs. Elle meurt le Jeudi 13 octobre 1955 (jour anniversaire de la dernière apparition  à Fatima).

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Prière pour demander la Canonisation de la Bienheureuse Alexandrina de Balasar


Très Sainte Trinité, source de toute sainteté, je Vous adore et Vous rends grâce pour les vertus que Vous avez fait jaillir dans le cœur de votre servante la Bienheureuse Alexandrina Maria. Faites que je sache imiter son zèle ardent pour Votre Gloire. Suscitez en mon cœur l’horreur du péché, un amour plus grand pour l’Eucharistie, un vif esprit de prière. Glorifiez aussi sur la terre Votre Servante et accordez-moi, par son intercession, la grâce qu’ardemment je vous demande... Glorifiez-la par le Cœur Immaculé de Marie, par elle aimé avec une filiale prédilection.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloria.

Alexandrina Maria, prie le Seigneur pour nous.

Pour approfondir

http://alexandrina.balasar.free.fr

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Téléchargez le texte de ce chemin de Croix (pdf) en cliquant ici

23 mars 2009

Prière à Notre Dame de Beauraing

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Prière à Notre Dame de Beauraing

Notre Dame de Beauraing, Vierge immaculée, porte à Jésus, ton Fils, toutes les intentions que nous te confions aujourd'hui. Mère au Cœur d'or, reflet de la tendresse du Père, regarde avec amour les hommes et les femmes de notre temps, et comble-les de la joie de ta présence. Toi qui as promis de convertir les pécheurs fais-nous découvrir l'infinie miséricorde de notre Dieu. Éveille en nous la grâce de la conversion afin que toute notre vie devienne le reflet de cette miséricorde. Sainte Mère de Dieu, penche-toi sur nos misères ; console-nous dans nos peines ; donne force et réconfort à tous ceux qui souffrent. Reine des cieux, couronnée de lumière, aide-nous à grandir dans la foi, l'espérance et l'amour, et nous pourrons rendre grâce sans fin. Tu as mis Jésus au monde ; puissions-nous, par la prière, le partage de sa Parole et le témoignage d'une vie remplie d'amour et de joie, Le faire naître dans tous les Cœurs. Fais que chaque instant de notre existence soit un oui à la question que tu nous poses aujourd'hui : "Aimez-vous mon Fils ? M'aimez-vous ?" Alors le règne de Jésus viendra dans le monde. Amen.

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Site du sanctuaire de la Vierge au Cœur d'Or de Beauraing

http://beauraing.catho.be

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23 mars 2009

Notre Dame de Beauraing

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Notre Dame de Beauraing

La Reine au Cœur d'Or

Apparitions en 1932

Beauraing, Belgique

Beauraing est une localité des Ardennes Belges, dans la grisaille du pays marinier. Le soir du 29 novembre 1932, Fernande Voisin et son frère André, accompagnés de leurs amies Andrée et Gilberte Degeimbre, vont chercher leur sœur Gilberte au pensionnant situé en contrebas de la voie du chemin de fer. La nuit tombe. Chemin faisant, la petite bande s'amuse à tirer les sonnettes des maisons proches, puis tous repartent en courant vers l'école. Albert sonne à la porte et, en attendant qu'une religieuse vienne ouvrir, il se retourne machinalement: dans la nuit, il voit au-dessus du pont une Dame toute blanche qui va et vient, les mains jointes. Il s'exclame, mais sa sœur lui répond sans même se retourner: « Tais-toi, sot, c'est une auto qui descend de la route de Feschaux. » Finalement tous regardent et voient la Dame. Ils ont peur. A ce moment, la porte du pensionnat s'ouvre, et la religieuse, à qui ils en parlent se moque d'eux: comment la statue de la grotte de Lourdes, aménagée près de l'école pourrait-elle voler? Les enfants repartent en courant; ils se retournent, revoient la Dame, courent de plus belle. Ils rentrent chez eux très émus, racontent ce qu'ils ont vu. On ne les croit pas. Le lendemain, l'incident se reproduit, le surlendemain, jeudi 1er décembre, la Dame apparaît quatre fois: la mère Degeimbre et quelques personnes ont accompagné les enfants qui tombent à genoux, comme foudroyés, dès que l'apparition se manifeste. Il se passe décidément quelque chose! Bientôt la nouvelle se répand, des gens viennent se joindre aux cinq voyants; la Vierge – elle a répondu affirmativement quand les enfants lui ont demandé si Elle est l'Immaculée Conception – apparaît désormais dans une aubépine, près de la grille du pensionnat: chaque soir jusqu'au 8 décembre, fête de l'Immaculée Conception, les enfants vont y réciter le Chapelet, en attendant l'apparition; ce soir-là, la Vierge est plus lumineuse que d'habitude.989_001__2_

Puis quatre jours se passent, sans que les enfants ne voient rien. Est-ce fini? Le « message » est bref; la Vierge a demandé aux enfants « d'être bien sages » et de revenir le jour de l'Immaculée Conception. C'est tout. Mais il y a ces chutes à genoux, spectaculaires, synchronisées, et ces extases où les enfants paraissent insensibles au monde extérieur, absorbés dans la vision de la Vierge toute de blanc vêtue, lumineuse, une couronne d'or posée sur le voile qui couvre ses cheveux, tenant entre ses mains jointes un chapelet, qui leur dira le dernier jour: « Je suis la Mère de Dieu, la Reine des Cieux. »

Le 13 décembre, les apparitions reprennent, se succédant à un rythme irrégulier, souvent silencieuses; mais, tous les soirs, les enfants récitent le Chapelet à l'aubépine, et fidèles et curieux se joignent à eux, de plus en plus nombreux. Le Curé reste sur la réserve, note que le mouvement de ferveur populaire s'amplifie, que des conversions et des retours à la pratique religieuse s'opèrent, notamment dans les familles des voyants, plutôt indifférentes. La presse s'empare de l'évènement, le monte en épingle. Dès médecins interviennent, étudient les extases, une polémique s'ensuit. L'évêque de Namur préconise prudence et discrétion. On écarte toute supercherie, toute suggestion des plus jeunes par les aînées, Andrée et Fernande, qui ont près de 15 ans. La Vierge parle peu: Elle vient pour donner l'exemple de la prière, faire prier une population devenue tiède en matière de religion; le 29 décembre, écartant les mains, Elle dévoile sur Sa poitrine un Cœur d'Or, entouré de rayons; les appels à la prière et au sacrifice se multiplient. La Vierge confie un secret aux enfants, puis c'est la dernière apparition, le 3 janvier 1933.

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Avec le temps, le sens des apparitions se précise: c'est un message en profondeur, au-delà des paroles, intériorisé. Il n'y a pas de sensationnel, de surenchère au merveilleux. L'élan de ferveur initial ne s'est jamais démenti, la vie exemplaire des voyants – tous mariés, (dont il ne reste plus qu'un de vivant) – constitue un beau témoignage de la grâce reçue. Des miracles de guérisons ont déterminé Monseigneur Charue à reconnaître, en 1949, au terme d'une enquête rigoureuse, le caractère surnaturel des faits. Actuellement, le sanctuaire de la Vierge au Cœur d'Or est un des pèlerinages les plus importants de Belgique.

D'après « Les Apparitions de la Vierge », de Joachim Boufflet, Ed. Calmann-Lévy

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Prière à Notre Dame de Beauraing

O Vierge Marie! Vierge de Beauraing! Mère de Dieu, Reine des Cieux! Qu'il fait bon pour l'âme, de vivre en ce lieu que Vous Vous êtes choisi, en ce Beauraing qu'hier encore j'ignorais totalement, et où, je viendrais volontiers me fixer, près de Vous à jamais. O Divin et Gracieux Prophète qui venez et nous! Nous Vous reconnaissons à Vos fruits de Grâce et de Miséricorde. Depuis des mois, Vous en inondez les âmes qui viennent ici Vous visiter. D'aucuns réclament de Vous un miracle extérieur, telle n'est pas notre prière, Vierge de Beauraing! Tout autre l'objet de nos désirs! Notre prière! C'est tout d'abord un acte de profonde et filiale reconnaissance pour Vos bienfaits: bienfaits d'apparitions, bienfaits de conversion, de sanctification! Ce que nous Vous demandons, Mère Bien-Aimée, c'est de réaliser de plus en plus Votre promesse et de donne à ce nouveau centre de pèlerinage que Vous instituez, ce caractère spécifique et durable: lieu de conversion des âmes! A d'autres, les faveurs temporelles: à nous les âmes, ô Marie. Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Permis d'imprimer

Verdun 2 février 1933

Maximilien Huart, Vicaire Général

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Site du sanctuaire de la Vierge au Cœur d'Or de Beauraing

http://beauraing.catho.be

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4 mars 2009

Jésus dans le désert

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Jésus dans le désert. Son jeûne de quarante jour

Extraits des révélations de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich


Avant le sabbat, Jésus, accompagné de Lazare, alla à l'hôtellerie que celui ci possédait sur le chemin du désert. Il lui dit en particulier qu'il reviendrait dans quarante jours. à partir de l'hôtellerie, il continua son chemin seul et pieds nus. Il n'alla pas d'abord dans la direction de Jéricho, mais vers le midi, comme s'il eût voulu aller à Bethléhem, en passant entre la résidence des parents de sainte Anne et celle des parents de saint Joseph près de Maspha : alors il se dirigea vers le Jourdain, faisant le tour de tous les villages par des sentiers ; il passa tout contre le lieu où l'arche d'alliance s'était arrêtée, et où Jean avait célébré une fête. Il commença à gravir la montagne à une lieue environ de Jéricho ; et il entra dans une caverne spacieuse. Cette chaîne de montagne, à partir de Jéricho, court entre le levant et le midi, et, de l'autre côté du Jourdain, elle se dirige vers Madian. Jésus commença son jeûne ici, près de Jéricho ; il le continua en divers endroits situés au delà du Jourdain et revint le terminer sur cette première montagne, qui est celle où le diable le transporta. Au sommet de cette montagne, on a une vue très étendue. Elle est en partie couverte de buissons, en partie nue et sauvage. Elle ne s'élève pas jusqu'au niveau de Jérusalem, mais sa base est située beaucoup plus bas, et elle est dans une situation plus isolée. Lé point lé plus élevé des hauteurs de Jérusalem est la colline du Calvaire qui se trouve au niveau du faîte du temple. Du côté de Bethléhem, et vers le midi, Jérusalem aboutit à des escarpements coupés à pic : de ce côté aussi il n'y a pas d'entrée, et tout l'emplacement est occupé par des palais. Jésus gravit pendant la nuit la montagne escarpée et sauvage qu'on appelle aujourd'hui montagne de la Quarantaine. Il y a trois crêtes et trois grottes placées l'une au dessus de l'autre. Derrière la grotte supérieure dans laquelle entra Jésus, l'oeil plongeait dans les sombres profondeurs d'un précipice escarpé : toute la montagne était pleine de fentes effroyables et dangereuses. Cette même grotte, quatre siècles auparavant avait été habitée par un prophète dont j'ai oublié le nom. Elle aussi, à une époque, a longtemps résidé ici en secret : il élargit même l'une des grottes. Il descendit de là parmi le peuple sans que personne sût d'où il venait ; il prophétisait et pacifiait. Cent cinquante ans avant Jésus, des Esséniens, au nombre d'environ vingt cinq, y avaient fait leur demeure. Le camp des Israélites était au pied de cette montagne lorsqu'ils firent le tour de Jéricho en portant l'Arche d'alliance au son des trompettes. La fontaine dont Elisée rendit douces les eaux amères, est aussi dans les environs. Sainte Hélène fit disposer des chapelles dans ces grottes. J'ai vu sur le mur de l'une d'elles une peinture représentant la Tentation. Il y eut plus tard un couvent sur cette hauteur. Je ne puis m'imaginer comment les ouvriers pouvaient venir travailler là. Sainte Hélène a fait construire des églises dans beaucoup de lieux saints de la Palestine. Ce fut elle qui bâtit l'église placée au lieu de la naissance de sainte Anne, deux lieues avant Séphoris. Les parents d'Anne avaient aussi une maison à Séphoris même. Combien il est triste que la plupart de ces saints lieux aient été tellement dévastés, que le souvenir même s'en est perdu ! Lorsque étant jeune fille, j'allais avant le jour dans la neige à l'église de Coesfeld, je voyais distinctement tous ces lieux sanctifiés, et je vis souvent des hommes pieux qui se prosternaient à terre dans le chemin devant les guerriers qui les dévastaient, afin de les préserver de la destruction. Les paroles de l'Ecriture : " II fut conduit par l'Esprit dans le désert, "doivent s'interpréter ainsi : " Le Saint Esprit qui vint sur lui dans le baptême " , en ce sens que Jésus fit participer son humanité à tout ce qui appartient à la Divinité, le poussa à aller dans le désert, et à se préparer, en tant qu'homme, en présence de son Père céleste, aux souffrances auxquelles il était appelé.


27 et 28 octobre

Je vis Jésus à genoux et les bras étendus dans la grotte. Il demandait à son Père céleste de le fortifier et de le consoler dans toutes les souffrances qui lui étaient préparées. Il vit d'avance toutes ses souffrances, et demanda la grâce nécessaire pour chacune d'elles en particulier. Je vis cette vision depuis deux heures jusqu'à quatre heures trois quarts du matin : elle contenait tant de choses, que c'était comme si elle eut duré pour moi une année. Je vis des représentations de toutes les peines, de toutes les douleurs de Jésus jusqu'à sa mort. Je le vis implorer son Père, et recevoir pour chacune d'elles la force, la consolation et tout ce qui la rendait méritoire. Je vis s'abaisser sur lui une nuée blanche et lumineuse aussi grande qu'une église, et après chacune de ses prières, s'approcher de lui de grandes figures incorporelles, lesquelles prenaient la forme humaine quand elles étaient près de lui, lui rendaient hommage et lui apportaient chacune une consolation et une promesse. Je ne puis exprimer tout ce que je vis et comment je le vis. Je vis que Jésus conquit pour nous dans le désert tout ce qui nous est donné de consolations, d'encouragements, de secours, de victoires dans les luttes que nous avons à soutenir ; qu'il acheta pour nous tout ce qui peut rendre méritoires nos combats et nos triomphes ; qu'il prépara d'avance pour nous tout ce qui fait la valeur de nos mortifications et de nos jeûnes ; qu'enfin il offrit à Dieu le Père tous les travaux et toutes les souffrances qui l'attendaient pour donner du prix aux travaux futurs, aux luttes spirituelles, aux efforts faits dans la prière par tous ceux qui croiraient en lui. Je vis aussi le trésor que Jésus amassait par là pour l'Eglise et qu'elle ouvre dans le temps du Carême. Je vis Jésus avoir une soeur de sang pendant cette prière, et je me trouvai moi même, lors de cette vision, ha tête et la poitrine inondées de sang. En ce moment, le jour commençait à poindre. Aujourd'hui, Jésus descendit de la montagne vers le Jourdain, entre Galgala et le lieu où Jean baptisait, qui était environ une lieue plus au midi. Il s'embarqua lui même sur une poutre qui se trouvait là pour traverser le Jourdain dans cet endroit étroit et profond que je ne connaissais pas auparavant. Il passa sur la rive orientale, puis, laissant à droite Bethabara et coupant plusieurs routes qui conduisaient au Jourdain, il entra dans les montagnes par le désert, en suivant des sentiers escarpés qui se dirigeaient entre le levant et le midi il passa par une vallée qui va vers Callirrhoé, et où il traversa une petite rivière, puis il s'avança plus au nord, en suivant une arête de montagne jusqu'à un endroit où l'on a en face de soi, dans la vallée, la ville de Jachza. C'était là que les enfants d'Israël avaient battu Sehon, roi des Amorrhéens. Dans ce combat, les Israélites étaient trois contre seize : mais il y eut un miracle en leur faveur. un bruit effrayant se fit entendre au dessus des Amorrhéens et les frappa de terreur. Jésus était alors sur des montagnes extrêmement sauvages : c'était quelque chose d'encore plus âpre que la montagne voisine de Jéricho. On se trouve à peu près en face de celle ci. Le mont du désert où est Jésus est à environ neuf lieues du Jourdain. C'est ici que Jésus fera son jeûne de quarante jours. Ici aussi il a prié et vu dans toute leur étendue les souffrances qui l'attendent. Satan n'est pas encore venu près du Sauveur. La divinité et la mission de Jésus lui sont tout à fait cachées. Il n'a compris les paroles : ' C'est mon Fils bien aimé dans lequel je me complais, "que comme s'il s'agissait d'un homme, d'un prophète. Toutefois, Jésus a déjà à souffrir des luttes intérieures fréquentes et de diverse nature. La première tentation fut cette pensée : " Ce peuple est trop pervers : dois je souffrir tout cela pour eux, sans pourtant faire l'oeuvre complètement ". Mais sa charité et sa miséricorde infinies lui firent vaincre cette tentation causée par la vue de toutes ses souffrances.


29 octobre

Je vis Jésus dans une étroite grotte de montagne située dans la contrée de Jachza. Il était à genoux, priait sans relâche et parlait à son Père. Je vis tous les péchés du monde entier se présenter devant ses yeux, à partir de la chute originelle de l'homme. Tout cela vint sur lui comme de grands nuages orageux : il vit tout ce qu'il avait à souffrir pour cela, ce qui serait gagné et ce qui serait perdu. Des anges vinrent encore près de lui. Je vis Satan se glisser près de là : il s'approcha de l'entrée de la grotte et y fit du bruit. Il avait pris la figure d'un des fils des trois veuves que Jésus affectionnait particulièrement. Il pensait que Jésus se mettrait en colère en voyant que ce disciple l'avait suivi malgré sa défense. C'était ridicule et absurde à Satan. Jésus ne tourna même pas les yeux de son côté. Satan regarda dans la grotte et se mit à tenir toute espèce de propos sur Jean Baptiste, qui, disait il, en voulait beaucoup à Jésus de ce qu'il faisait baptiser en certains endroits, ce qu'il ne lui appartenait pas de faire.


Le 30 octobre, la narratrice ne communiqua aucune vision, mais le mercredi 31 octobre, elle dit : "Jusqu'à quatre heures du matin, j'ai eu la vision qui suit. Je vins près de Jésus dans la grotte. Elle me parut cette fois plus spacieuse : hier je n'en avais vu que l'entrée. Il s'y trouvait une ouverture par laquelle entrait un air pénétrant et froid. Dans cette saison de l'année, le temps ici est très froid et très nébuleux. La grotte était âpre et rocailleuse et le sol très inégal. Elle était formée d'une pierre veinée de couleurs variées, qu'on aurait prises pour de la peinture si elle eût été polie. Aux alentours du rocher, il venait quelques broussailles : on voyait là aussi des quartiers de roc qui ressemblaient presque à des buissons. La grotte était assez spacieuse pour que Jésus put s'agenouiller et se prosterner à une place où il n'avait pas l'ouverture au dessus de sa tête. Lorsque je vins près de Jésus, il était étendu la face contre terre. Je me tins longtemps près de lui, et je regardai ses pieds que sa robe laissait découverts jusqu'aux chevilles : ils étaient rouges et blessés par les rudes sentiers qu'il avait suivis, car il était allé pieds nus dans le désert. Je le vis tantôt se redresser, tantôt prier la face contre terre. Je pus tout voir, car il était environné de lumière. une fois un bruit partit du ciel, et une grande clarté se répandit dans la grotte : il vint toute une troupe d'anges qui portaient divers objets. Je me sentis tellement oppressée et accablée, qu'il me sembla entrer, pour ainsi dire, dans la paroi du rocher : j'eus l'impression que j'enfonçais, et je me mis à crier : "J'enfonce ! je vais enfoncer près de mon Jésus ! "Là dessus je m'éveillai, j'allumai ma lumière, j'entendis sonner l'heure, et je vis tout ce qui suit étant éveillée. Je vis les anges s'incliner devant Jésus, lui rendre hommage et lui demander s'ils devaient lui présenter ce qu'ils étaient chargés de lui apporter ; ils lui demandèrent aussi si c'était toujours sa volonté de souffrir comme homme pour les hommes, ainsi que ç'avait été sa volonté lorsqu'il était descendu du sein de son Père céleste et s'était incarné dans le sein de la Vierge. Jésus ayant accepté de nouveau ces souffrances, les anges érigèrent devant lui une grande croix dont ils avaient apporté séparément les différentes parties. Cette croix avait la forme que je lui ai toujours vue, mais elle se composait de quatre pièces de même que les pressoirs en forme de croix, que je vois dans mes visions. Ainsi, la partie supérieure de l'arbre de la croix, qui s'élève entre les deux bras, était séparée. Je crois avoir vu là environ vingt cinq anges. Cinq portaient la partie inférieure de la croix, trois la partie supérieure, trois le bras gauche, trois le bras droit, trois le morceau de bois où posaient les pieds, trois portaient une échelle, un autre une corbeille avec des cordes et des outils, d'autres une lance, un roseau, des verges, des fouets, une couronne d'épines, des clous et aussi les habits dont il devait être revêtu par dérision ; enfin tout ce qui figura dans sa passion se trouvait là. La croix était creuse : elle s'ouvrait comme une armoire, et elle était remplie partout d'innombrables instruments de martyre de toute espèce. Au milieu, à l'endroit où le coeur de Jésus fut percé, un assemblage des instruments de supplice les plus variés représentait toutes les tortures imaginables. La couleur de la croix était d'un rouge de sang dont la vue causait une émotion douloureuse. Toutes les parties et toutes les places de cette croix étaient teintes de couleurs différentes d'après lesquelles on pouvait reconnaître la peine qui y serait endurée ; de chacun de ces endroits partaient des rayons qui aboutissaient au coeur. Les instruments mis chacun à leur place étaient également la figure des tortures qu'ils devaient causer. Il y avait en outre dans la croix des vases avec du fiel et du vinaigre, puis aussi de l'onguent, de la myrrhe et quelque chose qui ressemblait à des aromates ; tout cela vraisemblablement avait rapport à la mort du Sauveur et à sa sépulture. Il y avait encore une quantité de longues banderoles déroulées comme des écriteaux de différentes couleurs, de la largeur de la main, sur lesquelles étaient inscrites des souffrances de divers genres. Les couleurs indiquaient avec leur différents degrés d'épaisseur les ténèbres où les souffrances du Sauveur avaient à faire pénétrer la lumière. La couleur noire désignait ce qui devait se perdre ; la couleur brune, ce qui était trouble, desséché, mélangé, souillé ; la couleur rouge, ce qui était appesanti, terrestre, sensuel ; la couleur jaune marquait la mollesse et la répugnance à souffrir. Il y avait des bandes moitié jaunes, moitié rouges, qui devaient devenir entièrement blanches ; d'autres étaient complètement blanches, d'une blancheur de lait, et l'écriture y était lumineuse ; on voyait à travers. Celles ci désignaient ce qui était gagné, ce qui était accompli. Tous ces rubans avec leurs couleurs donnaient comme le compte des douleurs et des travaux de toute espèce, que Jésus aurait à supporter dans sa carrière avec ses disciples et d'autres personnes. On lui mit aussi devant les yeux, tous les hommes par lesquels devaient lui venir le plus souvent des souffrances cachées ; ainsi les Pharisiens avec leur malignité, le traître Judas, les Juifs sans pitié pour sa mort cruelle et ignominieuse. Les anges disposèrent et firent passer tout cela sous les yeux du Sauveur avec un respect indicible et une solennité sacerdotale ; quand toute la passion fut figurée et représentée devant lui, je le vis pleurer ainsi que les anges. Ensuite les anges se retirèrent et je fus ravie dans une vision concernant les pauvres âmes du purgatoire.


2 novembre

Comme j'étais près du Seigneur, je le vis prier, la face contre terre. Le diable avait fait apparaître devant lui sept à huit de ses disciples. Ils entrèrent un à un dans la grotte et dirent qu'ils avaient appris par Eustache où il était, qu'ils l'avaient cherché pleins d'inquiétude, qu'il ne devait pas les abandonner pour se réduire à la dernière détresse sur le haut de cette montagne. On tenait tant de propos sur son compte, disaient ils ; il ne devait pourtant pas se laisser imputer telle et telle chose. Mais Jésus ne répondit rien, si ce n'est : `` Retire toi de moi, Satan, le temps n'est pas encore venu. " Alors tout disparut.


3 novembre

Je vis le Seigneur prier dans la grotte, la face contre terre. I| était tantôt agenouillé, tantôt debout ; je l'ai vu aussi une fois couché sur le côté. Je vis un homme très vieux, très faible, d'un aspect vénérable, gravir péniblement la montagne escarpée. C'était chose si difficile pour lui que j'en avais pitié. Il s'approcha de la grotte et tomba tout épuisé à l'entrée en poussant un gémissement plaintif. J'étais presque chagrine de ce que Jésus ne venait pas à son aide ; mais il ne le regarda même pas. Le vieillard se releva lui même et dit à Jésus qu'il était un Essénien du mont Carmel, qu'il avait entendu parler de lui et que, quoique mourant, il était venu à sa suite jusqu'ici. Il le priait donc de vouloir bien l'accueillir et s'entretenir avec lui de choses saintes ; lui aussi savait ce que c'était que jeûner et prier, disait il, quand deux personnes s'unissent ensemble en Dieu, l'édification est plus grand, etc. Jésus ne répondit que quelques mots, comme : " Arrière, Satan, le temps n'est pas encore venu. " Alors, je commençai à voir que c'était Satan, car lorsqu'il se retira et s'évanouit, je le vis devenir sombre et plein de rage. Alors je trouvai risible qu'il se fût jeté par terre et qu'il eût été obligé de se relever à lui tout seul. Satan ne connaissait pas la divinité du Christ. Il le prenait pour un prophète ordinaire. Il avait vu sa sainteté dès sa jeunesse et aussi la sainteté de sa mère qui ne faisait aucune attention à Satan. Elle n'était accessible à aucune tentation. Il n'y avait rien en elle à quoi il pût se prendre. Elle était la plus belle des 20 vierges et des femmes, mais elle n'avait jamais eu sciemment de prétendants, sinon lors de l'épreuve qui fut faite dans le temple avec des branches d'arbre, et à la suite de laquelle il lui fallut prendre un mari. Ce qui induisait le mauvais esprit en erreur, c'était que Jésus n'avait point vis à vis de ses disciples la même sévérité que les pharisiens, en ce qui touchait certains usages de peu d'importance. Il le croyait un homme parce que quelques irrégularités de ses disciples scandalisaient les Juifs. Comme il avait souvent vu Jésus plein de feu et d'ardeur, il chercha d'abord à l'irriter en lui montrant ses disciples le suivant malgré lui ; l'ayant vu plein de miséricorde, il voulut le toucher en se montrant sous la figure d'un pauvre vieillard tombant en défaillance, puis entrer en discussion avec lui en qualité d'Essénien.


4 et 5 novembre

Je vis près de la grotte une nuée lumineuse dans laquelle j'aperçus comme des visages. Il en sortit des anges qui avaient la forme humaine. Ils allèrent à Jésus, le fortifièrent et le consolèrent. Le dixième jour, 5 novembre, je vis Jésus prosterné dans la grotte, la face contre terre. Je le vis prier agenouillé et debout et je vis des anges entrer et sortir.


6 novembre

Je vis Jésus dans la grotte couché sur le côté et je vis apparaître l'essénien Eliud qui s'approchait de lui. C'était encore Satan, et je compris qu'il devait avoir connaissance que tout récemment la croix avait été présentée à Jésus, car il lui dit avoir appris par une révélation quels terribles combats lui avaient été montrés, combats qu'il avait bien senti être au dessus des forces de Jésus. Il n'était pas non plus, disait il, en état de jeûner quarante jours, c'est pourquoi il était venu, poussé par l'affection qu'il lui portait, pour le voir encore une fois, et pour le prier de lui permettre de lui tenir compagnie dans sa solitude, ajoutant qu'il voulait se charger d'une partie de son voeu. Jésus ne prêta aucune attention à tout cela. Il se releva, leva les mains au ciel et dit : " Mon père, retirez moi cette tentation ! " Je vis alors Satan se montrer plein de rage et disparaître. Jésus alors se mit à genoux pour prier. Au bout de quelque temps, je vis s'approcher trois jeunes gens qui l'avaient accompagné lorsqu'il était sorti pour la première fois de Nazareth et qui l'avaient quitté plus tard. Ces jeunes gens s'avancèrent d'un air timide, se prosternèrent devant Jésus et se plaignirent de ne pouvoir trouver de repos nulle part tant qu'il ne leur avait pas pardonné. Ils le prièrent de les prendre en pitié, de les admettre de nouveau et de les laisser jeûner avec lui comme pénitence. Ils voulaient, dorénavant, être les plus fidèles de ses disciples. Ils se lamentaient très haut et ils étaient entrés dans la grotte en faisant toute sorte de bruit autour de lui. Jésus se releva, étendit les mains et invoqua Dieu, et ils disparurent.


7 et 8 novembre

Comme je regardais Jésus qui priait à genoux dans la grotte, je vis Satan, vêtu d'une robe resplendissante, arriver à travers les airs et planer près de l'endroit où le rocher était coupé à pic. De ce côté, il n'y a pas d'entrée dans la grotte, mais seulement quelques fissures : c'est le côté du levant.


9 novembre

Remarque de l'écrivain le 8 novembre 1821 : La vision de ce jour sur le jeûne de Jésus fut continuellement mêlée à d'autres visions où la narratrice se livrait à ces travaux qu'elle avait coutume de faire la nuit dans son oraison : c'est du reste ce qui arrive le plus souvent et de là vient qu'elle a rarement le temps de faire des communications complètes. Toute la série de ses contemplations nocturnes a la forme d'un voyage qu'elle fait sous {a conduite de son ange gardien. Le but spirituel de ce voyage se détermine d'après les travaux en oraison qui lui sont assignés, suivant les circonstances de l'époque où elle vit ou suivant le temps de l'année ecclésiastique. Le point central de ce voyage est la Terre Promise, où elle retrouve chaque jour ses visions sur la vie de Jésus et où la tâche qu'elle a pour le moment, remplir dans son oraison s'unit aux mérites de ce jour de la vie du Rédempteur. Dans ce voyage, elle passe par les contrées où ont vécu les saints dont on fait la fête ce jour là, elle se mêle à leur vie, unit leurs mérites aux mérites de Jésus, et les applique au succès des prières qu'elle a à faire pour les pays avec lesquels ces saints ont quelque relation particulière. Il en est ainsi sur tout le chemin qu'elle parcourt soit pour aller, soit pour revenir et à cela se mêle la vue de tous les besoins et de toutes les misères du présent et de l'avenir. Or depuis le 2 novembre, jour des Morts, sa principale occupation était de prier pour l'Eglise souffrante. Elle faisait ainsi l'oeuvre d'un chrétien, qui, priant et contemplant. suit, à travers le temps, comme un fit conducteur, la série des jours de l'année ecclésiastique. La vision d'aujourd'hui sur la vie de Jésus se présenta de la manière suivante : Je vis cette nuit Jésus prier dans la grotte, tantôt couché, tantôt à genoux, tantôt debout. Pendant la plus grande partie de la nuit, j'ai été dans la grotte près de Jésus, agenouillée moi même et priant. J'ai eu une terrible nuit. Il faisait si mauvais et si froid sur cette montagne. Il y eut de l'orage et il est tombé beaucoup de pluie et de grésil. J'ai vu les misères morales du monde entier et aussi ma propre abjection. J'ai vu le triste état de l'Eglise et les chutes de tout genre des prêtres. J'ai vu les grâces et les ressources innombrables que Jésus nous a octroyées, et j'ai eu le sentiment de tout ce qu'il a déjà conduis pour nous, rien que dans ce pénible jeûne du désert. J'étais toute brisée et comme broyée : j'éprouvais en outre pour Jésus qui était près de moi, une compassion qui me déchirait le coeur, et j'avais en même temps le sentiment de ma propre méchanceté. Et pourtant au milieu de toutes ces douleurs, ma faiblesse faisait que je ne pouvais m'empêcher de me dire de temps en temps : " Pourquoi Jésus ne me dit il rien ? Pourquoi ne me dit il pas : Lève toi ! " car je me croyais hors d'état de supporter toutes ces peines. Comme j'étais prête à m'impatienter, il ne me dit rien que ce seul mot : Patience ! et je me sentis soulagée. Je restai là encore quelque temps étendue par terre et j'eus le sentiment complet du désert, avec son âpre température et celui des douleurs de Jésus. Alors à travers le froid, il m'arriva un air tiède et une sensation agréable. Trois âmes pleuraient près de moi dans la grotte et chacune avait deux anges à côté d'elles : elles remercièrent à propos de souffrances qui les avaient soulagées et disparurent. Je les connaissais alors, maintenant je ne les connais plus. Je suis encore dans un état misérable. Il m'a été aussi ordonné de prier pour prévenir des malheurs imminents que j'ai vus, mais surtout à l'occasion des mariages mixtes à propos desquels il m'a été montré que des maux innombrables en résultent pour l'Eglise.


10 et 11 novembre

Je vis Jésus comme toujours prier dans la grotte prosterné, agenouillé ou debout. Il porte son vêtement ordinaire. Seulement sa robe est lâche et n'est pas attachée : il n'a pas de ceinture et il a les pieds nus. Son manteau est posé par terre avec sa ceinture et une paire de poches comme en portent les Juifs, et il s'y appuie quelquefois il ne mange ni ne boit : il souffre souvent de la faim. Des anges le réconfortent. Alors il descend sur lui comme une nuée légère, et il coule dans sa bouche comme une espèce de rosée. Les quarante jours, dans le désert, sont un nombre mystérieux et se rapportant, comme les quarante années des Israélites dans le désert, à quelque chose que j'ai oublié. Jésus a chaque jour un nouveau travail à accomplir par sa prière ; chaque jour il conquiert pour nous de nouvelles Grâces, et ce qui a précédé ne se représente jamais. Sans ce travail auquel il s'est soumis, jamais notre résistance aux tentations n'aurait pu être méritoire. Le il j'ai vu Jésus prier comme précédemment dans différentes postures.


12 novembre

Je vis Satan sous la figure d'un vieil ermite du mont Sina venir vers Jésus dans là grotte. Il gravissait péniblement la montagne ; il était à moitié nu ; son corps était couvert comme de peaux de bêtes, et il avait une longue barbe ; il y avait dans sa physionomie quelque chose de moqueur et d'astucieux. Il lui dit qu'un Essénien du mont Carmel, qui était venu le voir, lui avait parlé du baptême de Jésus, de sa sagesse, de ses miracles et du jeûne rigoureux qu'il faisait actuellement. Là dessus, malgré son grand âge, il avait entrepris ce long voyage pour venir le trouver : il voulait s'entretenir avec lui, d'autant plus qu'il avait une longue expérience de la mortification. Il pensait que Jésus en avait assez fait et devait maintenant se reposer : il voulait, lui, se charger d'une partie de ce qu'il s'était imposé. Il dit beaucoup de choses dans ce sens. Jésus regarda de côté et dit : "Retire toi de moi, Satan ! "Alors je vis Satan tout ténébreux et, sous la forme d'un globe noir, rouler avec fracas jusqu'au bas de la montagne. Je demandai alors intérieurement comment il se faisait que la divinité de Jésus restât si parfaitement cachée pour Satan, et je reçus à ce sujet de belles et admirables instructions ; je me préoccupais vivement de savoir comment je pourrais raconter tout cela, mais je l'ai tout à fait oublié : je vis clairement l'extrême avantage qu'il y avait pour les hommes à ce que ni Satan, ni eux n'en eussent connaissance ; il leur fallait apprendre à croire. Le Seigneur me dit notamment quelque chose que j'ai retenu. "L'homme n'a pas su que le serpent qui l'a séduit était Satan, c'est pourquoi Satan, non plus, ne doit pas savoir que c'est Dieu qui rachète l'homme. c J'eus, à cette occasion, de très belles visions, et je vis que Satan ne connut la divinité du Christ que lorsqu'il délivra les âmes des limbes.

Du 14 au 16 novembre, elle fut trop malade pour pouvoir rien raconter. Le 17, elle dit : J'ai vu tous ces jours ci Jésus prier dans la grotte et jeûner. J'ai oublié les détails La grotte n'est pas tout à fait au sommet de la montagne.


18 novembre

Je vis aujourd'hui Satan entrer dans la grotte sous la figure d'un homme de distinction de Jérusalem. Il dit qu'il venait par suite du grand intérêt qu'il lui portait, car il situait que sa mission était de rendre la liberté aux Juifs. Il lui raconta en outre toutes les contestations qui avaient eu lieu à Jérusalem à son sujet et tout ce qui avait été dit. Il venait le voir pour prendre sa cause en main. Il voulait aller avec lui à Jérusalem où ils demeureraient ensemble dans le palais d'Hérode (elle croit qu'il s'agit de l'Hérode dont l'autre Hérode, qui habitait à Callirrhoé, avait enlevé la femme). Il me sembla que c'était un agent de cet Hérode. Il ajouta que Jésus pouvait faire venir là ses disciples en secret et procéder à la réalisation de ses projets. Il le pressa de venir avec lui sans retard. Il débita tout cela à Jésus très au long. Jésus ne le regarda pas, nais il pria avec ardeur, et je vis Satan se retirer ; sa figure devint hideuse, et il sortit de son nez comme du feu et de la vapeur, après quoi il disparut.


19-20 novembre

Pendant cette nuit où je fus malade à mourir, j'étais depuis la veille au soir en contemplation prés de Jésus dans la grotte, et je vis toute sa passion grandir devant lui comme un arbre qui croît. J'en vis tous les détails dans des tableaux merveilleux jusqu'à son crucifiement avec ses tortures et ses affreuses souffrances. Dans ces représentations je vis, comme toujours, la croix faite de cinq espèces de bois, avec des bras insérés dans le tronc, un coin sous chaque bras et un morceau de bois pour soutenir les pieds. La partie de l'arbre qui était au dessus de la tête et où l'écriteau était attaché était surajoutée, car d'abord l'arbre était trop court pour qu'on pût placer l'inscription au dessus de la tête. à propos de cette addition, la Soeur mentionne quelque chose comme des feuilles : elle dit aussi une fois : " C'est placé au dessus comme un couvercle sur un étui. " Je vis tout cela dans un merveilleux tableau symbolique, et je vis en outre toutes sortes de transformations mystérieuses dans le Saint Sacrement. Je crois que Jésus eut aussi ces visions, car je vis près de lui des anges qui vénéraient ces mystères. Je m'éveillai alors dans les douleurs les plus cruelles, mais je me réjouissais toujours de m'endormir de nouveau pour éprouver ces souffrances. Tous ces jours ci je vis Jésus dans la grotte riant et jeûnant, et je m'unis à lui pour prier, pour renoncer et pour surmonter toute répugnance.


Le 28 novembre, elle dit : J'ai vu aujourd'hui des anges montrer à Jésus, dans plusieurs tableaux, l'ingratitude des hommes, le doute, la raillerie, l'injure, la trahison, le reniement, tout ce que devaient faire ses amis et ses ennemis jusqu'à sa mort et après sa mort, et tout ce qui devait se perdre de ses travaux et de ses peines. Il vit tout cela, et dans son angoisse, il eut une soeur de sang. Pour le consoler, ils lui montrèrent alors tout ce qui était gagné. Ils lui montraient tout du doigt, à mesure que les tableaux se succédaient.


Le 29, elle dit : J'ai vu aujourd'hui Jésus tout épuisé de ses luttes et plongé dans la tristesse, en considérant la grandeur des pertes et l'inutilité de ses efforts pour le salut d'un bien grand nombre d'hommes.


30 novembre

J'ai vu aujourd'hui Jésus soumis à une tentation : il commençait à avoir grand faim et surtout à souffrir beaucoup de la soif. Je le vis, il est vrai réconforté quelquefois par des anges, mais jamais manger ni boire : je ne je vis jamais non plus hors de la grotte. il n'y avait pas en lui d'amaigrissement sensible, mais il était devenu très blanc et très pâle. Je vis Satan s'approcher de lui sous la figure d'un vieil ermite et lui dire : " J'ai bien faim, je vous prie de me donner des fruits qui sont là sur la montagne devant la grotte, car je ne peux pas en cueillir sans la permission du propriétaire (il feignait de prendre Jésus pour le propriétaire) ; asseyons nous donc ensemble et parlons de choses édifiantes. À, Il y avait, non pas à l'entrée, mais ailleurs, à quelque distance, près du côté opposé de la grotte qui regardait le levant, des figues et une espèce de fruit semblable à la noix, mais avec une enveloppe plus molle, comme celle des nèfles : il y avait aussi des baies. Jésus lui dit : " Retire toi de moi ! toi qui es menteur depuis le commencement des siècles, et n'endommage pas ces fruits '. Alors je vis l'ermite, transformé en une petite figure noire, fuir comme un trait par dessus la montagne et une vapeur sombre sortir de sa bouche. Je ne savais pas qu'il pût endommager ces fruits, quoique je pensas bien qu'il laissait après lui une odeur infecte.


Aujourd'hui, jour de la fête de saint André, elle parla de lui et raconta ceci entre autres choses : André est allé aujourd'hui chez un frère ou demi frère qu'il avait, indépendamment de Pierre, et qui est devenu disciple. André s'entretint avec lui : il était triste et inquiet de ce que Jésus était dans le désert depuis si longtemps : il était agité au sujet de son retour, et il avait des doutes à combattre. Il s'entretint aujourd'hui avec son frère à ce sujet.


2 décembre

Satan vint encore trouver Jésus sous la figure d'un voyageur. Il lui demanda s'il ne voulait pas manger des beaux raisins qui étaient dans le voisinage et qui étaient si bons pour apaiser la soif. Jésus ne répondit rien et ne tourna même pas les yeux de son côté. Le jour d'après, il le tenta de la même façon en lui parlant d'une source.


3 décembre

Vers midi, je vis Satan venir vers Jésus dans la grotte. Il vint en qualité de savant faiseur de tours : il lui dit qu'il venait à lui comme à un sage, et voulait lui montrer que lui aussi savait faire quelque chose, l'engageant à le regarder faire. Alors il lui fit voir, suspendue à son bras, une machine semblable à une boule, ou plutôt à une cage d'oiseau. Jésus ne le regarda pas, tourna le des et entra plus avant dans la grotte. Ce fut la première fois que je vis pareille chose. J'ai vu ce qu'il y avait à voir dans la boîte. On y avait sous les yeux un paysage ravissant, un jardin de plaisance agréable, plantureux, plein de beaux ombrages, de sources fraîches, d'arbres chargés de fruits et de raisins magnifiques. Tout cela était si rapproché, qu'on semblait le toucher, et il s'y produisait des changements à vue de plus en plus attrayants. Jésus lui tourna le des, et Satan disparut. Cette tentation avait encore pour but d'interrompre le jeûne de Jésus, qui maintenant commençait à ressentir vivement la faim et la soif. Satan ne sait pas comment s'y prendre avec lui. Il connaît les prédictions faites à son sujet, et il sent aussi que Jésus a autorité sur lui, mais ignore qu'il est Dieu, qu'il est le Messie que rien ne peut empêcher de faire son oeuvre, parce qu'il le voit jeûner, soutenir des luttes, avoir faim, en un mot, parce qu'il le voit pauvre, sujet à bien des souffrances, semblable en tout à un homme ordinaire. En cela, Satan est, à quelques égards, aussi aveugle que les pharisiens : mais il le regarde comme un saint homme que dans tous les cas il peut tenter et faire faillir.


4 décembre

Je vis Jésus agité et très combattu il souffrait de la faim et de la soif. Je le vis plusieurs fois devant la grotte. Je vis vers le soir Satan gravir la montagne sous la figure d'un homme grand et robuste ; il avait pris en bas deux pierres qui étaient de la grandeur de deux petits pains, mais anguleuses, et je vis qu'en montant il les maniait et leur donnait complètement la forme de pains. Il y avait dans son aspect quelque chose d'incroyablement farouche lorsqu'il vint vers Jésus dans la grotte. Il tenait une des pierres dans chaque main, et il lui parla à peu près en ces termes : " Tu fais bien de ne pas manger de fruits, ils ne font qu'irriter l'appétit ; mais si tu es le Fils bien aimé de Dieu sur qui l'Esprit est descendu à son baptême, vois ces pierres auxquelles j'ai fait prendre la forme de pains : change les maintenant en pain." Jésus ne regarda pas Satan : je l'entendis seulement prononcer ces paroles : " L'homme ne vit pas seulement de pain. "Je n'ai entendu distinctement ou retenu que ces paroles : dans l'Evangile il y en a d'autres encore qui vraisemblablement m'ont échappé, car alors je vis Satan au comble de la rage. Il étendit ses griffes vers Jésus, et je vis alors les deux pierres posées sur ses bras. Après cela il s'enfuit, et je ne pus m'empêcher de rire en le voyant obligé de remporter ses pierres.


Vers le soir du jour suivant, je vis Satan, sous la figure d'un ange puissant, voler vers Jésus avec grand bruit Il avait une espèce de vêtement de guerre, comme je le vois aux apparitions de saint Michel ; mais à travers son plus grand éclat on peut toujours distinguer quelque chose de sombre et de furieux. Il se vanta en présence de Jésus, et lui dit à peu près : " Je veux te faire voir qui je suis, ce que je puis, et comment les anges me portent dans leurs mains. Voilà Jérusalem ! voilà le temple ! Je te porterai sur son faite le plus élevé. Montre alors ce que tu peux faire : voyons si les anges te porteront jusqu'en bas. "Pendant qu'il parlait ainsi, il me sembla voir Jérusalem et le temple tout contre la montagne, mais je crois que c'était seulement une vision. Jésus ne lui fit aucune réponse. Alors Satan le prit par les épaules et le porta à travers les airs, à Jérusalem, mais en volant près de terre : il le posa sur la cime d'une des quatre tours qui s'élevaient aux quatre coins de l'enceinte du temple, et que jusqu'alors je n'avais pas remarquées. Cette tour était du côté occidental, vis à vis la forteresse Antonia. La montagne du temple était presque à pic en cet endroit. Ces tours étaient comme des prisons : dans une d'elles on gardait les vêtements précieux du grand prêtre. Elles étaient terminées par une plate forme autour de laquelle on pouvait marcher. Au milieu s'élevait encore une coupole creuse que surmontait une grosse boule sur laquelle il y avait place pour deux personnes. On pouvait de là voir au dessous de soi le temple tout entier. Ce fut sur ce point culminant de la tour que Satan plaça Jésus : celui ci gardait le silence. Mais Satan vola d'en haut jusqu'au sol et lui dit : "Si tu es le Fils de Dieu, montre ta puissance et descends à ton tour, car il est écrit : il ordonnera à ses anges de te porter dans leurs mains, de peur que tu ne te heurtes contre la pierre. "Mais Jésus répondit : `` il est écrit aussi : Tu ne tenteras pas ton Seigneur. "Sur quoi Satan revint à lui plein de rage, et Jésus dit : " use du pouvoir qui t'a été donné. Alors Satan, saisi d'une nouvelle fureur, le saisit de nouveau par les épaules et vola avec lui au dessus du désert, dans la direction de Jéricho. Satan, cette fois, me parut voler plus lentement. Je le vis, dans sa colère et sa rage contre Jésus, planer tantôt haut, tantôt bas, et en vacillant, comme quelqu'un qui veut décharger sa colère, et qui n'est pas maître de le faire. Il porta Jésus à sept lieues de Jérusalem, sur cette même montagne ou il avait commencé son jeûne. J'ai vu qu'en le portant il passa tout contre le grand et vieux térébinthe dont j'ai eu récemment près de moi une relique que j'ai reconnue. Ce bel et grand arbre s'élève dans l'ancien jardin d'un Essénien, de ceux qui ont autrefois habité ici : Elle aussi y séjourna. Le térébinthe était derrière la grotte, à peu de distance de l'escarpement à pic. Trois fois par an on fait des entailles aux arbres de celle espèce, et on en tire un baume d'assez médiocre qualité. Satan posa le Sauveur au point culminant de la montagne sur un rocher inaccessible qui surplombait : ce point est beaucoup plus haut que la grotte. Il faisait nuit : mais pendant que Satan montrait les divers points de l'horizon, tout était éclairé, et on voyait dans toutes les directions les plus beaux pays du monde. Le démon parla à peu près en ces termes : "Je sais que tu es un grand docteur, que lu veux rassembler des disciples autour de toi et répandre ta doctrine. Vois tous ces magnifiques pays, ces puissantes nations, et vois aussi ce qu'est en comparaison d'eux la petite Judée. C'est là qu'il faut aller : Je te donnerai tous ces pays si tu te prosternes devant moi pour m'adorer. Par cette adoration, le démon entendait une posture humble et suppliante que prenaient souvent les Juifs d'alors et en particulier les Pharisiens devant de grands personnages et des rois quand ils voulaient obtenir d'eux quelque chose. Le démon présentait ici à Jésus, sur une plus grande échelle, une tentation semblable à celle par laquelle il avait cherché à le séduire lorsqu'il était venu le trouver, sous la figure de l'agent d'un Hérode de Jérusalem, et l'avait engagé à venir dans le palais que le roi avait dans cette ville, en lui promettant de l'aider dans son entreprise. Lorsque Satan montrait ainsi les divers points de l'horizon, on voyait apparaître de grands pays avec les mers qui les baignaient, puis leurs villes, puis leurs monarques dans tout l'éclat d'une pompe triomphale, avec leur cortège et leurs armées. On voyait tout cela aussi distinctement que si l'on en eût été tout près et même encore plus distinctement ; on était réellement dans tous ces lieux, et chaque scène, chaque peuple se montrait avec la pompe et l'éclat qui lui étaient propres, avec ses moeurs et ses usages particuliers. Satan fit ressortir les prérogatives de chaque peuple et montra avec une insistance particulière un pays où l'on voyait de grands et beaux hommes magnifiquement vêtus, ressemblant presque à des géants. Je crois que c'était la Perse : il conseilla à Jésus d'aller de préférence enseigner là. Il lui montra là Palestine comme une petite contrée insignifiante. C'était un spectacle merveilleux : on voyait tant de choses et si clairement, et tout était si brillant et si magnifique ! Jésus ne dit que ces mots : "Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul. Retire toi de moi, Satan. Alors je vis Satan, sous une forme incroyablement hideuse, s'élancer du haut du rocher dans le précipice, et disparaître comme si la terre l'eut englouti. Aussitôt après, je vis une troupe d'anges s'approcher de Jésus et s'incliner devant lui : ils le portèrent, je ne sais de quelle manière, comme sur leurs mains, et, planant doucement avec lui près du rocher, ils le ramenèrent dans la grotte où il avait commencé son jeûne de quarante jours. Il y avait douze anges principaux avec d'autres troupes d'assistants qui formaient aussi un nombre déterminé : je ne sais plus bien s'ils étaient soixante douze, mais je suis portée à le croire : car il y eut dans toute cette vision quelque chose qui me rappela les apôtres et les disciples. Il y eut alors dans la grotte comme une fêle d'actions de grâces pour une victoire et comme un festin solennel. Je vis la grotte tapissée intérieurement de feuilles de vigne par les anges : elle était ouverte, et une couronne triomphale de feuillage était suspendue en l'air au dessus de la tête de Jésus. Tout cela se fit avec un ordre et une solennité merveilleuse : tout y était clair, symbolique et lumineux, et ce fut promptement fait, car ce qui était planté ou apporté dans une intention répondait comme de soi même à cette intention et se développait suivant la destination qui lui était assignée. Les anges apportèrent aussi une table couverte d'aliments célestes qui, petite au commencement, s'accrut et grandit rapidement. Les mets et les vases étaient semblables à ceux que je vois toujours sur les tables du ciel : je vis Jésus, les douze anges principaux et les autres aussi en prendre leur part. On ne faisait pas passer les aliments par la bouche, et pourtant on se les assimilait ; l'essence des fruits passait jans ceux qui les prenaient, et il y avait réfection et participation. C'est quelque chose qu'il est impossible d'exprimer.

A l'extrémité de la table se trouvait seul un grand calice lumineux, entouré de petites coupes : il était de la même forme que celui qui figura à l'institution de la sainte Cène ; seulement il était plus grand et avait quelque chose de plus immatériel. il y avait aussi une assiette avec des petits pains ronds très minces. Je vis Jésus verser quelque chose du calice dans les coupes et y tremper des morceaux de pain : après quoi les anges les prirent et les emportèrent. Dans ce moment, le tableau disparut, et Jésus quitta la grotte et descendit vers le Jourdain. Les anges qui servaient Jésus parurent sous des formes différentes et suivant un ordre hiérarchique : ceux qui, en dernier lieu, disparurent avec le pain et le vin étaient en habits sacerdotaux. Je vis, dans le même instant, des consolations : merveilleuses de toute espèce arriver aux amis présents et futurs de Jésus. Je vis à Cana Jésus apparaître en vision à la sainte Vierge et la réconforter. Je vis Lazare et Marthe très émus et remplis d'un nouvel amour pour Jésus. Je vis Marie la Silencieuse recevoir réellement de la main d'un ange un aliment pris sur la table du Sauveur. Je vis l'ange près d'elle, et elle reçut ce qu'il lui apportait avec la simplicité d'un enfant. Elle avait vu constamment toutes les souffrances et les tentations de Jésus ; sa vie se passait à les contempler et à y compatir, et elle n'éprouva aucune surprise. Je vis aussi Madeleine singulièrement remuée. Elle était occupée à se parer pour une fête, lorsqu'elle fut saisie inopinément d'une vive inquiétude sur sa vie et d'un ardent désir du salut, si bien qu'elle jeta là sa parure, ce qui lui attira force moqueries de la part de son entourage. Je vis aussi plusieurs des futurs apôtres réconfortés et pleins d'ardeur. Je vis Nathanaël dans sa demeure pensant à tout ce qu'il avait entendu dire de Jésus et très ému à ce sujet, mais chassant encore ces pensées de son esprit. Je vis Pierre, André et tous les autres fortifiés et touchés. C'était une vision admirable dont je ne me rappelle que peu de chose. Au moment où Jésus commençait son jeûne, Marie résidait dans sa maison, près de Capharnaum. Il en était alors comme à présent, et la faiblesse humaine reste toujours la même. Il venait s'installer chez la sainte Vierge des voisines indiscrètes, qui, sous prétexte de la consoler, reprochaient à Jésus de s'en aller on ne savait ou, de la négliger complètement, quoi que ce fût son devoir, depuis la mort de Joseph, de prendre une profession pour soutenir sa mère, etc. En général, on tenait beaucoup de propos sur Jésus dans tout le pays, car les circonstances merveilleuses de son baptême, le témoignage de Jean, les récits de ses disciples dispersés, tout concourait à attirer l'attention sur lui. Il n'y eut autant dé bruit à son sujet que plus tard, lors de la résurrection de Lazare et avant sa passion. La sainte Vierge était très sérieuse et concentrée en elle même : lorsque Jésus était séparé d'elle, elle avait toujours des mouvements intérieurs et des pressentiments, et souffrait avec lui.


Vers la fin des quarante jours, Marie était allée à Cana, en Galilée, chez les parents de la fiancée de Cana. Ce sont des gens considérés et comme les principaux personnages de l'endroit : ils ont une belle maison presque au centre de la ville, qui est très agréable et bien bâtie. Elle est traversée par une route, je crois que c'est celle de Ptolémaïs : on voit la route descendre des hauteurs qui s'élèvent en face de la ville. Les rues sont moins tortueuses, et le terrain moins inégal que dans bien d'autres endroits. Le mariage doit se faire dans cette maison. Ils en ont une autre qu'ils donnent toute meublée avec leur fille. La sainte Vierge y habite pour le moment. Le fiancé est à peu près de l'âge de Jésus : c'est, je crois, un fils du premier lit d'une des trois veuves de Nazareth : il n'est pas de ceux qui suivirent une fois Jésus jusqu'à Hébron. Il est, chez sa mère, comme maître de la maison : il est à la tête de son ménage. Il est maintenant près d'elle : je crois que plus tard il doit assister son beau père dans son emploi. Ces bonnes gens consultent la sainte Vierge pour l'éducation de leurs enfants et ils lui confient tout : elle s'entretient aussi avec la fiancée, qui est une belle jeune fille. Je vois celle ci se rencontrer avec son fiancé en présence d'autres personnes, mais toujours voilée. Je vis Jean pendant ce temps continuer toujours à baptiser. Hérode s'efforçait d'obtenir de lui qu'il vint le voir : il lui envoyait aussi des messagers pour tâcher de savoir de lui quelque chose sur Jésus. Mais Jean le traitait toujours avec aussi peu d'égards que précédemment, et il répétait ce qu'il avait dit de Jésus. Des envoyés de Jérusalem sont encore venus près de lui pour lui faire subir un interrogatoire sur Jésus et sur lui même. Jean répondit comme toujours qu'il n'avait pas vu Jésus de ses yeux, antérieurement à son baptême, mais qu'il était envoyé pour lui préparer la voie. Je vis que Jean, depuis ce temps, enseignait toujours que l'eau avait été sanctifiée par le baptême de Jésus et par le Saint Esprit qui était venu sur lui. J'appris que la descente du Saint Esprit sur Jésus, pendant qu'on le baptisait, avait donné plus de sainteté au baptême, et qu'il était alors sorti de l'eau beaucoup de mauvais éléments. C'était pour cela que j'avais vu la noire figure de Satan et toutes ces affreuses bêtes se presser au sein du nuage qui était sur le Jourdain, au moment où le Saint Esprit descendit. C'était comme un exorcisme de l'eau. Jésus voulut recevoir le baptême, afin que l'eau tût sanctifiée par là, car il n'en avait aucun besoin. Le baptême de Jean fut dès lors plus pur et plus saint : c'est pourquoi je vis Jésus baptisé dans un bassin séparé qu'on mit en communication avec le Jourdain et avec le réservoir où l'on baptisait tout le monde : c'est aussi pour cela que Jésus et ses disciples y prirent de l'eau et l'emportèrent avec eux pour qu'elle servît dans d'autres baptêmes.

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28 février 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 Février 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje

du 25 Février 2009

« Chers enfants, en ce temps de renoncement, de prière et de pénitence, Je vous appelle à nouveau : allez, confessez vos péchés afin que la grâce ouvre vos cœurs et permettez-lui de vous changer. Convertissez-vous, petits enfants, ouvrez-vous à Dieu et à Son Plan pour chacun de vous. Merci d’avoir répondu à Mon appel. »


Mot d'ordre


Dieu n'est jamais loin de nous, il est le tout proche, plus intime à nous-mêmes que nous le sommes comme le dit saint Augustin, mais c'est nous qui sommes loin de nous-mêmes et donc loin de Dieu. Nous faisons tout pour nous distraire de l'éternité qui nous habite parce que nous avons peur ou parce que nous fuyons en avant. Revenir vers soi-même c'est retourner à Dieu ! Marie en ce mercredi des Cendres nous indique une porte vers notre profondeur, celle de la confession des péchés. Il ne s'agit pas de se mettre en règle ou de "pratiquer" un sacrement, il s'agit de le vivre, de se laisser toucher en profondeur et de demander à l'Esprit de nous donner le don des larmes, la grâce du véritable retour. Découvrant notre abîme, notre néant nous nous précipiterons dans Celui qui est, nous découvrirons alors que notre vie à un sens et que Dieu a un plan bien spécifique pour chacun de nous.

Frère Ephraïm, Diacre, Fondateur de la Communauté des Béatitudes

Retrouvez les Messages précédents de Marie Reine de la Paix

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8 février 2009

Message donné par Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Mirjana le 2 février 2009

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Message donné par Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Mirjana

le 2 février 2009


La voyante Mirjana, qui a cessé d'avoir des apparitions quotidiennes le 25 décembre 82 et voit désormais la Vierge le 18 mars de chaque année - est régulièrement gratifiée d'apparitions le "2" du mois. Avec Marie, elle prie alors pour les non-croyants. Ces messages ne sont pas toujours rendus publiques:

"Chers enfants, aujourd'hui, avec Mon Amour Maternel, Je désire vous rappeler ou attirer votre attention sur l'incommensurable Amour de Dieu et la Patience qui en découle. Votre Père M'envoie et attend. Il attend vos cœurs ouverts, disposés pour Ses oeuvres. Il attend vos coeurs unis dans l'amour chrétien et la miséricorde dans l'esprit de mon Fils. Enfants, ne perdez pas de temps, car vous n'en êtes pas les maîtres. Je vous remercie."

Retrouvez les anciens messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje

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2 février 2009

La Présentation de Jésus au Temple

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La Présentation de Jésus au Temple

Extrait des révélations de la Vénérable Maria d'Agreda

La très-sainte Vierge et saint Joseph restèrent avec le divin enfant dans la pauvre maison de Bethléem, jusqu'au temps prescrit par la loi de le présenter au temple, qui étaIt de quarante jours. Le temps étant accompli, ils résolurent d'aller à Jérusalem, et d'offrir suivant la loi le fils unique du père éternel, connaissant le désir qu'il avait d'être soumis à la loi et d'être offert à son divin Père. Ayant fixé le jour du départ, il prirent congé de la pieuse femme qu'ils laissèrent comblée de célestes bénédictions. Ils allèrent d'abord visiter la sainte grotte, et prosternés à terre, ils vénérèrent ce lieu sacré avec de tendres émotions. Après avoir accompli cette dévotion, la sainte Vierge demanda pour satisfaire sa profonde humilité la permission à son époux de faire le voyage à pied nu, et de porter dans ses bras le saint enfant. Saint Joseph lui accorda sa dernière demande, mais non la première dans la crainte qu'elle éprouvât une trop grande souffrance. L'humble Vierge ne répliqua rien, elle demanda avec saint Joseph la bénédiction à son fils, qui la leur donna d'une manière visible et ils se mirent en voyage; elle fut accompagnée non-seulement des dix mille anges qui l'assistaient depuis l'incarnation mais de plusieurs autres légions. Il faisait un froid très-vif qui n'épargnait pas son créateur ,et plusieurs fois le saint enfant en pleura dans les bras de sa mère, comme homme véritable. Touchée de ces souffrances elle se servit de son autorité sur les créatures, et changea ces rigueurs à un temps très-doux pour son fils, mais elle n'usa jamais pour elle de ce pouvoir.

Les trois saintes personnes s'approchaient déjà de Jérusalem, lorsque Dieu par des lumières intérieures prévint saint Siméon et Amie la prophétesse que le Messie venait pour être présenté au temple, mais dans un état pauvre et humble Siméon et Anne s'étant communiqués leurs saintes inspirations résolurent d'envoyer un des serviteurs à la rencontre sur le chemin de Bethléem pour les conduire dans sa maison, sans lui découvrir la qualité des personnes au-devant des quelles il allait. Le serviteur exécuta avec soin ce qu'on lui avait ordonné, il rencontra les trois pauvres pèlerins, les conduisit dans sa maison et vint en donner avis au saint prêtre. Pendant ce temps la sainte Vierge et saint Joseph recherchèrent ce qu'ils devaient faire, ils arrêtèrent que le soir même Joseph irait offrir au temple les présents des rois mages, afin que l'offrande restât plus secrète, et au retour il achèterait les tourterelles qu'il fallait offrir le jour suivant en public. Il exécuta ponctuellement tout cela, et le matin la Vierge mère ayant enveloppé l'enfant divin dans ses langes et préparé toutes choses, se dirigea vers le temple accompagnée de saint Joseph et de milliers d'anges en forme humaine, visibles à ses yeux. Étant arrivée, elle se prosterna à terre, et adora le Très-Haut, en ce moment la très-sainte Trinité se manifesta à elle par une vision intellectuelle et elle entendit une voix qui dit : Hic est filius meus dilectus, in quo mihi benè complacui. En même temps Siméon conduit par l'esprit de Dieu vint au temple, et s'approchant du lieu où était Marie avec Jésus, il les vit tous rayonnants d'une vive lumière. Anne vint aussi au temple conduite par l'esprit de Dieu et vit la même chose. Siméon prit l'enfant dans ses bras, l'offrit au père éternel et entonna le célèbre cantique : Nunc dimittis servum tuum, domine, secundum verbum tuum in pace. Il annonça ensuite la passion cruelle qu'elle devait souffrir dans son coeur à la vue des souffrances de Jésus. Lorsque le saint prêtre prophétisa la passion, l'enfant inclina humblement la tête pour témoigner qu'il acceptait la prophétie et voulait l'accomplir. Après cela la sainte Vierge prit congé du prêtre à qui elle demanda la bénédiction et baisa la main, elle se tourna ensuite vers sainte Anne sa maîtresse et la pria de la bénir. Étant sortis du temple, ils retournèrent à la maison que leur avait fait préparer Siméon où ils restèrent encore plusieurs jours. Ils allaient chaque jour au temple renouveler leur offrande, et ils restaient en prières, depuis l'heure de tierce jusqu'au soir, dans le lieu le plus humble et le plus retiré du temple.

Texte extrait de la Vie Divine de la Très Sainte Vierge

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