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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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clarisses
8 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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 Neuvième jour

L'entrée au cloître

 

Depuis de longues heures déjà, la nuit enveloppait de ses ombres la forteresse de Sasso-Rosso. Au château et aux alentours, tout était calme et silencieux. C’est l’heure propice, l’heure choisie pour le départ de Claire. Sans nulle hésitation et toujours parée de ses plus beaux habits, la jeune vierge se dispose à quitter la maison paternelle en compagnie de sa fidèle Bonna.

Par une porte dérobée du château, il leur serait facile, pensaient-elles, d'en franchir le seuil... et dans cet espoir, toutes deux s'y dirigent doucement et dans le plus grand silence...

Mais quel n’est pas l'étonnement des deux amies lorsqu’elles voient la porte, d'ordinaire si facile à ouvrir, fermée de manière à résister maintenant à tous leurs efforts. Elles la trouvent solidement barricadée avec de fortes barres et de grosses pierres. Que faire alors ?...

L’héroïque enfant adresse une prière à Dieu, et le miracle vient à son aide. De ses faibles mains, elle retire sans peine les énormes pieux et les grosses pierres qui lui barraient le passage et parvient ainsi à s’échapper sans bruit du château paternel... Nul ne peut soupçonner au manoir cette fuite imprévue.

Claire et sa fidèle compagne dirigent leurs pas vers la Portioncule. On les y attend avec une sainte impatience à laquelle se mêle depuis quelques instants une certaine anxiété. Le retard de Claire sème l'inquiétude dans la pieuse assemblée... François redoute que celle-ci n’ait été surprise au moment d’effectuer son départ, et que, arrêtée par ses parents, il ne soit plus libre à la sainte enfant d'accomplir ce qu’elle avait si courageusement résolu... Que fera-t-elle alors ?

L'arrivée bénie de l'angélique attendue calme aussitôt l‘angoisse. Angelis suis Deus mandavit de te... Le Seigneur avait commandé à ses anges de la garder dans toutes ses voies !

François et ses frères viennent au devant de l'illustre arrivante. Ils la conduisent au chant des psaumes dans cette humble chapelle de la Portioncule, leur ciel ici-bas … C'est là qu'ils assistent ravis à l‘admirable scène de son oblation à Dieu... Ils voient la jeune fille, d'un cœur joyeux fouler aux pieds ses riches atours, présenter ravie au tranchant du fer sa belle chevelure, réclamer avec impatience à la place du brocard, de la soie, des dentelles et des magnifiques boucles d’or, la bure grossière, le voile sombre le bandeau plat et la corde à nœuds.

François lui donne ces livrées séraphiques... Claire à échappé au monde ; elle est devenue l’épouse du Christ. Saluons en elle la fondatrice des Pauvres Dames. L'ordre à germé !

Ce grand acte accompli, le Saint, accompagné de plusieurs de ses frères, conduit la jeune vierge au cloître de Saint Paul de Chiascio, situé à faible distance de la Portioncule. C’était un monastère fervent de bénédictines. Claire y fut accueillie avec la plus sainte joie comme une recrue céleste. Mais la petite plante de Saint François n'y devait pas rester longtemps. L'enfer déjà suscitait l’orage contre elle.

 

Réflexions et Avis


Comme nous l’avons remarque hier, d‘admirables rapprochements se découvrent entre le grand acte accompli en ce jour par notre héroïne et le symbolisme délicieux du dimanche des Rameaux. L'entrée solennelle de Claire dans le cloître est un triomphe, une victoire que chantent les Anges du ciel... Elle est en même temps pour elle l‘indice d'un avenir de souffrance au devant duquel nous la voyons néanmoins s’élancer généreuse. La pensée du divin Rédempteur faisant son entrée triomphante à Jérusalem, et se disposant en même temps aux souffrances et aux ignominies prévues de sa douloureuse Passion, excitait l‘auteur de cette jeune vierge et encourageait ses premiers pas dans le chemin royal de l'immolation qu'elle devait parcourir. Les délicieux accents liturgiques semblaient merveilleusement appropriés aussi aux cérémonies touchantes d‘une telle oblation.

À celle qui venait d'abandonner le monde sur l‘appel divin, ils rappelaient la sortie d’Égypte du peuple d'Israël et en imploraient sur elle les bénédictions célestes comme les reçut alors le législateur du peuple de Dieu. Ailleurs, n’est-elle pas représentée par la blanche colombe pressée de s‘enfermer dans l'Arche ?... et s’il est question de ce peuple fidèle qui étendit ses vêtements sous les pas de Jésus, avec quel merveilleux à propos ne pouvait-on pas lui appliquer des paroles : « Que votre Élue, Seigneur, vous prépare les voies de la foi et que toute pierre de scandale étant ôtée, elle puisse suivre vos pas et voir fleurir devant vous les branches spirituelles de ses bonnes œuvres ».

Que le souvenir de la Passion de jésus nous soit comme à sainte Claire un stimulant de générosité et d'amour. Excitons-nous à pratiquer la vertu par la pensée de ce que Notre Seigneur a souffert pour nous. C’est un encouragement dont notre âme aura souvent besoin peut-être. Si belle qu'elle soit aux yeux de la foi, la vertu, quand il s’agit de la pratiquer, n'est pas toujours envisagée au point de vue de ses splendeurs. Ce n‘est pas toujours sur la tige d'un rameau verdoyant ou fleuri qu'elle se présente à nous, et lorsqu’elle nous apparaît desséchée, sans douceur et sans parfum, nous sommes tentés peut-être de la repousser ou de lui faire triste accueil... Ne recherchons pas le goût sensible dans la vertu. L'aurore de Pâques en fleur ne peut briller toujours pour l’âme chrétienne, pour l‘âme qui doit acheter le ciel au prix de luttes et de combats sans nombre.

La vertu, comme le royaume des cieux, souffre violence, il n’y a que les intrépides et ceux qui se font violence qui l‘emportent.


Avis des Saints


« Soyez dans la même disposition ou a été Jésus-Christ » (Saint Paul). « Offrons à Dieu ce que nous avons de meilleur » (Saint Bernard). « Regardez le ciel qui vous invite à prendre la Croix et à suivre Jésus-Christ qui vous précède » (Sainte Claire). « Nous sommes dans l’erreur si nous ne voulons être être saints de la manière dont Dieu veut que nous le soyons ». (Saint Ignace).

 

Couronne de sainte Claire

Fleur Séraphique

La Bienheureuse Bénédicte, particulièrement appréciée de saint François et de la bienheureuse fondatrice (XIIIe siècle).


Le Séraphique patriarche avait souvent prédit à sainte Claire que celle-là lui succéderait ajoutant qu‘elle en était digne. Le suite justifia en effet cette prédiction. Nommée Abbesse, le Ciel se se plut à confirmer cette élection par une série de prodiges. Les miracles naissaient délicieusement sous les pas de la Bienheureuse. On eût dit que toutes choses lui étaient soumises et qu’elle avait la puissance de se faire obéir de toute la création.

Pratique : Apporter au service de Dieu la ferveur et la générosité qu'il demande.


Prière


Ô glorieuse vierge, intrépide amante de Jésus Christ, obtenez-moi de l’aimer comme vous sans partage, de le chercher Lui seul au mépris de toutes les jouissances du monde et aux dépens même de mon repos et de ma vie. Qu'il me sera bon de participer ainsi aux dispositions de votre âme généreuse et si agréable à l’Époux divin. Ainsi soit-il.

 

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7 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

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Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

Huitième jour

L'adieu au Monde

 

À mesure que s'affermissait dans l'âme de Claire son généreux dessein, le vœu de le réaliser l'embrasait de plus en plus. Elle ne voyait et ne rêvait plus que le cloître, appelant de tout son cœur le jour béni qui l’y introduirait pour toujours. Touché de ses désirs et inspiré d’en haut, François comprit que l‘heure était venue de rompre les liens qui retenaient captive cette chaste colombe et qu'il devait lui permettre enfin de prendre son vol vers les régions solitaires que rêvait son amour. Le départ de Claire pour le cloître fut donc résolu. François le fixa à une solennité aussi mémorable que touchante, celle du' dimanche des Rameaux, qui, en cette année 1212, tombait le 19 mars.

Mais comment s'y prendre pour annoncer aux parents de Claire une telle décision ? Comment surtout espérer leur agrément en ce point ? Aucune ouverture préalable n'avait pu les induire à conjecturer pareil dessein dans l'esprit de leur fille aînée, de leur douce Claire admirablement soumise, obéissante et toujours si affectionnée et si tendre à leur égard.

François et Claire unirent leurs supplications auprès de Dieu pour obtenir d’être éclairés en cette grave et délicate circonstance. Malgré la piété qui distinguait les châtelains de Sasso-Rosso, tout faisait prévoir qu'elle n’irait pas jusqu’à les incliner volontiers à l'acceptation d'un pareil sacrifice... Claire était trop aimée, trop chérie de ses parents pour qu'ils puissent consentir à la voir s'éloigner d'eux pour embrasser un genre de vie si austère et si effrayant pour la nature.

« La situation était donc des plus délicates. Après y avoir réfléchi, François ne vit qu'une ressource, celle dont il avait usé lui-même, un parti hardi qui, en l’éloignant de son père, lui donnait contre lui la force d'un événement accompli. Claire déclarait que pour Dieu, elle irait jusque là, mais François semble avoir hésité à assumer sur lui une responsabilité aussi grave. Il jugea très sagement que l'intervention de l’Évêque était nécessaire » (Mgr Ricard). L’Évêque, ayant oui les raisons alléguées de part et d’autre, trancha la question et donna son autorisation.

Le jour de l'Adieu au monde resta donc fixé au dimanche des Rameaux, et il fut convenu que Claire, l’élue du Seigneur, quitterait secrètement la maison paternelle pendant la nuit.

Lorsque brilla l’aurore de Pâques fleuries, Claire entonna le chant de la jubilation et d'action de grâces. C‘était le jour béni de sa délivrance ; celui de son adieu au monde et de son entrée au cloître Son âme exultait dans la joie et l'amour.

Parée de ses plus riches habits, ainsi qu’avait réglé François, pour donner plus d’éclat à son dépouillement volontaire, Claire se rendit à la cathédrale où officiait l’évêque d’Assise. Toute à la contemplation de son Dieu et au bonheur qui l’attendait, l’angélique vierge ne parut point aux pieds du Pontife pour recevoir de sa main, comme c’était l'usage, le rameau bénit de ce tour. Elle demeura à sa place absorbée dans la contemplation... l’Évêque le remarqua, et, quittant soudain le sanctuaire, il apporta lui-même à Claire et déposa entre ses mains virginales la palme bénite, symbole anticipé du glorieux triomphe qu'elle allait remporter le soir même à l’admiration universelle du ciel et de la terre.


Réflexions et avis


Le beau jour pour se donner à Dieu que le dimanche des Rameaux, alors qu'on a la palme à la main, l’hosanna sur les lèvres et l'amour plein le cœur... Telle nous apparent la douce Claire a la cérémonie du matin dans la cathédrale d'Assise et le soir à sa sortie du château pour la chapelle de la Portioncule, ou doit avoir lieu son oblation solennelle... Quel beau jour pour une telle oblation ! et qu'en touchants et délicieux à-propos il abonde !... Claire n‘est-elle pas la vierge de Sion à laquelle il a été dit : Ne craignez pas fille de Sion. Ne craignez pas, fille privilégiée de Sion, voici votre Roi qui vient à vous, plein de douceur... Et si le Roi pacifique des cœurs est venu le premier vers elle, ne faut-il pas qu'elle aille maintenant à Lui le cœur en joie et l'âme aussi généreuse qu'ardente ?...

Poétique rapprochement entre le printemps de la nature et le printemps de la vocation. Le dimanche des Rameaux c’est, dans le printemps à son aurore, la fête qui parle de triomphe, d'espérance et de suffit, en même temps que tout refleurit dans un doux renouveau. C‘est le réveil de la nature, délicieux surtout dans la radieuse Ombrie, heure choisie précisément pour le sacrifice de Claire, à un âge ou tout semble sourire et chanter et où la vie pour elle s’annonçait si heureuse !

Tout quitter et tout sacrifier en face du séduisant tableau de l’avenir est un héroïsme qui étonne ! Le sacrifice de Claire n'en parait que plus admirable et plus spontané... Les splendeurs d'un autre printemps, celui de la vie religieuse, sont dévoilées à son âme, et les délices de l’amour de jésus, - sans comparaison aucune, - ont pour elle bien d'autres attraits... L’heure est venue d'en jouir, et l’Époux divin l’y convie : L’hiver a passé, les pluies ont cessé, le printemps a reparu sur notre terre ; lève-toi, ma Bien-Aimée, et viens... (Cantique 2, 11-12).

Rappelons cependant que tout n’était pas rose et fleurs devant les pas de Claire allant au devant de l’Époux sacré... Le dimanche des Palmes précède la Semaine sainte et les splendeurs des voies divines ne pouvaient être entrevues par la jeune vierge qu’à travers les ombres de la Passion… Elle sait qu’elle embrasse la croix... qu'elle va au devant des souffrances... qu’elle devra monter jusqu'au Calvaire... mais aucune de ces considérations ne l’arrête... Notre héroïne marche à la suite de jeans encouragée par cette pensée qu‘elle peut tout en Celui qui la fortifie (Phil. 4, 13). A l'exemple de Claire âme pieuse, comptez sur le secours divin, car les sacrifices qu'exige la vertu sont toujours accompagnés de grâces particulières aidant à les accomplir.


Avis des Saints

 

« Que le bruit et l‘éclat du monde ne vous émeuvent point, parce que les siècle disparaît avec la vitesse de l'ombre. Ne vous laissez pas éblouir par ses apparences, parce qu’elles sont trompeuses. L'antique serpent sifflera autour de vous, il est vrai, mais fermez l’oreille, résistez avec courage et il fuira loin de vous » (Sainte Claire). « Ceux qui méprisent la terre et qui n'y désirent rien, s’élèvent et volent jusqu'au ciel » (Saint Grégoire). « Jetez un regard sur la croix pour ne point perdre confiance ». (Saint Paul de la Croix).


Couronne de Sainte Claire

Fleur Séraphique

 

La Bienheureuse Balbina, sa nièce, sœur de la Bienheureuse Aimée (XIIIe siècle).


Elle fut par ses qualités une de ses auxiliaires les plus appréciées pour la réformation ou la fondation de diverses maisons. Dieu la favorisa du don des miracles. Sa vie exemplaire lui gagna tellement l'amour de sainte Claire que celle-ci, rapportent les chroniques, se plaisait à lui en donner des preuves en la soignant souvent elle-même à l'occasion. Elle mourut au monastère du Val de Gloire à Spello qu'elle avait fondé et dont elle était abbesse.


Pratique : La générosité au service de Dieu. Ne pas redouter les croix et les souffrances qui s’y rencontrent.


Prière


Daignez, céleste Mère, me faire comprendre le mystère de ta croix, me découvrir le prix et l‘excellence du sacrifice qui répugne tant à ma nature déchue. Obtenez-moi la sainte énergie d‘immoler à Dieu tout ce qu'il réclame, sans craindre même de porter le glaive jusqu' au plus profond de mon cœur. Ainsi soit-il.

 

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6 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

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Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

Septième jour

Épreuve

 

Éclairé d'un rayon céleste sur les destinées de Claire, François bénit le Ciel qui la lui amenait. il eut pour elle des paroles d‘encouragement et de flamme, des accents du ciel, et Claire, heureuse et confiante, lui ouvrit son âme avec abandon. Elle le supplia d'en être le guide et de la conduire sur les pas de Jésus, dans les voies du renoncement, de la pauvreté et du sacrifice que lui-même a tracées.

Elle était vraiment conquise à l'Époux céleste et prédestinée à de grandes choses cette jeune vierge d’Assise. François eût pu dès lors, et sans la moindre hésitation, se prononcer sur la vocation de Claire. D’un regard prophétique, il entrevoyait déjà l'admirable parcours qu‘allait traverser dans la perfection cette âme ardente et généreuse. Toutefois, avant d'accéder à ses désirs, il jugea bon, en guide prudent et sage, de la soumettre à une épreuve aussi extraordinaire que Sublime.

« Si les charmes de la Pauvreté vous attirent, prouvez-le, dit-il à Claire, prouvez-le en quittant la riche toilette que vous portez. Couvrez-vous d'un sac, et parcourez la ville en demandant l'aumône de porte en porte ». « Oh ! volontiers, s’écria Claire tout heureuse, Père, je le ferai de grand cœur pour vous convaincre et pour goûter la, pauvreté de mon Jésus ».

Et la fille du comte Favorino, vêtue à la mendiante, parcourut sa ville natale, allant, de porte en porte, solliciter humblement l’aumône d’un morceau de pain pour l’amour de Dieu.

Chose vraiment merveilleuse ! Personne, hormis le Saint, ne reconnut Claire de Sceffi sous les haillons qui la couvraient. Ces livrées de la pauvreté qu'elle avait si joyeusement revêtues ne la distinguèrent qu’aux yeux de Dieu et des anges.

« Après l’avoir accueillie, entendue, éprouvée, François, dit un pieux auteur, lui rendit visite au château paternel en compagnie sans doute du frère Rufin, parent de la famille. Ils se virent ainsi à plusieurs reprises. A mesure qu’ils le faisaient, ils étaient l’un et l’autre plus convaincus qu’une Providence attentive avait présidé à leur rencontre. Claire ne se laissait pas d’entendre la parole de François aussi éloquente dans le tête-à-tête qu'en présence de la foule, et qui, en la révélant à elle-même, la remplissait d’une lumière et d’une douceur divines. De son côté, François était ravi de ce qu'il découvrait dans son interlocutrice ; cet accent si sincère, ce courage simple et décidé à tous les sacrifices, plus encore, cette fois à un appel venant du ciel, c'étaient tous les caractères des âmes conviées aux noces de l’Époux divin. Claire était manifestement de ces âmes. il fallait se hâter de l’offrir au Seigneur comme une belle proie que le monde commençait à convoiter ». (M. Le Monnier).


Réflexions et Avis


Attachons-nous aux vertus solides et nous n'aurons pas à craindre de nous égarer. L'humilité et l'obéissance sont de ce nombre... et les saints nous disent qu’on ne peut excéder en ce point... C’est au moyen de ces vertus, l’obéissance et l'humilité, que saint François d’Assise voulut s'assurer et qu’il fut convaincu de la ferveur de Claire. La vertu qui tend à s'écarter de l‘obéissance est une vertu illusoire et sans fondement... de même celle qui est dépourvue d'humilité ; elles crouleront l’une et l’autre comme un édifice bâti sur le sable mouvant et que le moindre orage peut renverser.

Aspirant au cloître pour s‘y donner à Dieu, rien ne parut difficile à Claire et rien ne lui coûter pour atteindre ce but. Eût-on exigé mille et mille fois plus, sa ferveur n'eut pas hésité une seconde à l’accomplir... Plus il est demandé à l'âme fervente, plus elle est heureuse, estimant comme un grand bonheur l’occasion qui lui est donnée de témoigner son amour à Dieu en faisant pour lui quelque chose de plus signalé. Le prix d'un seul acte de cette nature est d’une valeur incompréhensible. Au ciel seulement nous en connaîtrons tout le mérite.

Cependant, l’occasion de faire de grandes choses pour Dieu se présente rarement, et nous devons nous porter d‘un cœur aussi généreux à la pratique des plus humbles vertus qu‘aux actes prévus d'une perfection plus relevée. Dieu ne demande pas l'impossible. Nous n'aurons à lui rendre compte que des choses que nous aurons pu faire. Par conséquent, double raison pour nous de les accomplir. Sachons donc apprécier l‘humble semence des petites vertus ; celles-ci germent en nombre dans le sillon de notre vie et peuvent se cueillir en quelque sorte sous chacun de nos pas. Oh ! La belle moisson qui nous est offerte ! Insensé et mille fois coupable qui la dédaigne et la méprise.

 

Avis des Saints

 

« On déplaît à Dieu quand on obéit avec chagrin, et en cherchant à connaître la raison de tel ou tel commandement » (Saint Bernard). « Le vrai obéissant doit considérer en toute chose non la difficulté plus ou moins grande du commandement, mais l‘autorité de celui qui le fait et le mérite de l’obéissance » (Saint François d'Assise). « Rappelons-nous que la sainteté ne consiste point à faire de grandes choses, mais à vivre chrétiennement dans la condition où nous a placés la Providence ». (Saint Pierre Chanel).

 

Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique


La Bienheureuse Benvenuta de Pérouse qui fut vraiment la bienvenue au petit cloître de Saint Damien (XIIIe siècle).


Elle avait connu Claire dans le monde, sa famille étant très liée avec celle des Sceffi Son entrée réjouit vivement la sainte Fondatrice, heureuse de voir cette âme si chère se donner à Dieu. Longtemps éprouvée par la maladie, et finalement privée de l'usage de la parole, Benvenuta fut l'heureuse miraculée de la Sainte Mère. Ce miracle est l'un des plus éclatants de l'illustre Fondatrice, touchée de compassion à la vue de sa fille toujours si obéissante et réduite a ce triste état, Claire fit sur elle le signe de la Croix et la pauvre malade guérit instantanément.

Pratique : S’exciter au détachement des choses de ce monde par Cette parole d‘un grand saint ; « Qu’est-ce que cela pour l’éternité ? »


Prière


Ô vous qui avez si généreusement renoncé aux honneurs du monde pour embrasser la pauvreté et l'humilité de Jésus-Christ, obtenez-moi la force dont j’ai besoin pour la pratiquer moi-même selon que l'imposent mes devoirs d’état, car toujours et partout l’âme chrétienne est tenue de vivre détachée des biens de la terre et de s’appliquer à devenir douce et humble de cœur. Ainsi soit-il.

 

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5 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Sixième Jour

Vocation révélée

 

En 1212. François vint à Assise prêcher le Carême, l'Esprit divin qui inspirait toutes ses démarches lui ayant appris déjà le grand mystère dont il allait devenir l’instrument.

Il n'était bruit dans toute la ville que des prédications du saint pénitent. Claire eut un vif désir de l’entendre, et la pieuse Hortulane. sa mère, cédant aux sollicitations de sa fille chérie, voulut bien la conduire elle-même, avec sa jeune sœur Agnès, à la cathédrale de Saint Rufin où prêchait François. La comtesse et ses filles eurent donc la joie de l'y entendre.

« Claire écoutait, profondément remuée par cette parole-neuve, imagée, ardente, qui pénétrait jusqu‘à la division de son âme. jamais homme n'avait parlé devant elle, comme parlait le séraphique apôtre. Tout à coup, est-ce une illusion ? Il semble que le regard pénétrant du prêcheur s'est arrêté sur la jeune fille et veut sonder dans les profondeurs de cette âme virginale ». (Mgr Ricard)

« Le Saint, disent les histoires des premières origines des deux Ordres, le Saint avait appris par révélation la vie si extraordinaire de la jeune vierge. il savait qu’elle devait être un jour la principale coadjutrice de ses travaux. le fondement du nouvel ordre qu‘il se proposait d‘établir et que c'était lui qui enlèverait au monde une si noble dépouille pour la consacrer à Jésus-Christ, le souverain Roi. Convaincu donc de l’importante mission de Claire, il désirait la voir et parler à son cœur ; il pensait déjà enlever au prince des ténèbres une proie qui devait n’appartenir qu’au Monarque de la lumière, et il ne cessait de coutume la bonté divine de venir à son secours et d’abriter au plus tôt dans son sanctuaire un trésor si précieux ».

Claire sortit tout émue de la cathédrale et rentra au château. Des pensées de vocation séraphique l'agitaient délicieusement. À l'exemple de ces Moines dont François était le fondateur et le chef, elle rêvait de vivre pauvre, mendiante, obscure, crucifiée au monde et toute à Jésus, au Dieu qu’elle aimait.

« Décidément, se dit la jeune Claire, François sera pour moi l’ange du grand conseil. C'est lui qui révélera à mon âme les desseins de Dieu et m‘indiquera ce que je dois faire ». Forte de cette persuasion, qu’elle fit partager bientôt à une de ses parentes, Bonne Guelfuccio, Claire eut l'inappréciable avantage par l’entremise de cette pieuse tante, et sous prétexte d'une visite au frère Rufin allié de la famille de Sceffi, d’obtenir une entrevue avec l‘admirable séraphin d‘Assise... Le résultat eut pour but de l'éclairer pleinement sur sa vocation.


Réflexions et avis


Claire avait prié le Seigneur de un montrer, sa voie, et son cœur en lui avait placé toute son espérance. Elle attendait confiante et toujours suppliante le rayon de lumière qui devait orienter sa marche, la guider vers la Montagne sainte et illuminer soit entrée dans les tabernacles du Seigneur... Son attente ne fut pas trompée, son espoir ne fut point déçu.

Ainsi qu'à l’illustre converti du chemin de Damas, une voix mystérieuse se fit entendre à son âme lui disant comme à Paul : « Va trouver mon serviteur, il te dira ce que tu dois faire ». Ce n’est jamais en vain que nous implorons le secours du Ciel : Grâces de lumière, de force, de direction, etc., aucune ne sera jamais refusée à l'âme qui la sollicite… Dieu nous aime trop pour rester sourd à nos prières et les laisser sans réponse. S‘il diffère, attendons, mais sûrement, l'heure du secours viendra. Sa divine lumière saura chasser les ombres et faire de la plus sombre nuit un jour illuminé de célestes clartés.

Comme pour Claire, c’est la divine obéissance qui nous trace la voie. Hors de là, nous marchons dans les ténèbres en faisant fausse route, et malheur à qui chemine au bord d’un tel précipice... Un aveugle peut-il conduire un autre aveugle ? a dit Jésus. Notre propre jugement, comme notre propre volonté, est aveugle. L’un ne saurait être guidé par l’autre, et tous deux sont des guides aveugles et insensés contre lesquels il tout se tenir en garde. Attachons-nous à l‘obéissance, car elle est la voie sûre qui conduit au ciel. L’âme qui cherche à connaître la volonté de Dieu et qui s‘offre à la suivre est dans le chemin de la vraie sainteté. Quelle paix délicieuse elle goûte à chercher le bon plaisir divin et à l‘accomplir ! C'est déjà le Paradis ici-bas ! Saint Bernard a dit : « Ôtez la propre volonté, et il n'y aura plus d‘enfer, on peut dire aussi qu‘aimer la volonté de Dieu, c’est avoir déjà le ciel ! »


Avis des Saints


« Celui qui manque de conseil ressemble à un vaisseau sans pilote ballotté ci et là par les vents » (Saint Basile). « Celui qui ne veut point d'autre maître que lui-même est le disciple d'un maître insensé » (Saint Bernard). « L’on ne peut tomber dans l’erreur aussi longtemps qu'on se défie de soi et qu'on préfère s’en rapporter à la sagesse d’autrui qu‘à se propre appréciation ». (Vénérable Louis de Blois). « Préparez-vous, mes enfants, à accomplir la volonté du Seigneur ». (Saint François d‘Assise).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Francisca, une de ses premières compagnes de Saint Damien (XIIIe siècle).


Elle fut favorisée, comme la sainte Mère des prédilections de l'Enfant Jésus. Un jour, le 1er mai, tandis qu’elle méditait sur la parole de Jésus à son apôtre : « Philippe, celui qui me voit, voit mon Père », Notre-Seigneur lui apparut tout à coup sous la forme d‘un petit enfant tout rayonnant de beauté. Un autre jour, c’est dans l’Hostie qu'elle aperçut son divin Époux tout environné de rayons éclatante. Elle tomba en extase et y demeura longtemps. Éprouvée de longues années par de violents maux de tête, qui ne la quittaient pas, sainte Claire la guérit miraculeusement.

Pratique : S‘affectionner à la volonté de Dieu : en prendre conseil en toute occasion : rien n'avance autant pour une âme son progrès vers la perfection.


Prière


Bienheureuse Mère sainte Claire, obtenez-moi l'amour de l'obéissance, cette vertu que vous avez tant aimée. Qu'elle me dirige en tout, partout et toujours, afin qu’en toute chose je n’agisse que pour Dieu avec le désir constant de faire ce qui lui plaît. Ainsi soit-il.

 

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4 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Cinquième Jour

Un Saint pour guide

 

Or, en ce temps, apparut à Assise un homme choisi du ciel pour en montrer la voie. C’était un jeune converti, enfant de cette cité même, que devaient illustrer son nom et ses vertus. On le nommait François, petit nom familier qu'avaient acquis au jeune assisiate son remarquable attrait et de rares aptitudes peur notre chère langue française, mais Jean était le nom que lui avaient donné ses parents au jour de son baptême. Fils de Bernadone, riche négociant d‘Assise, et de Pica, admirable chrétienne, François vit s'écouler sa jeunesse au sein de la richesse et en donna le meilleur aux attraits et aux amusements de, cet âge... Jusqu'à ses vingt-quatre ans, Jean Bernadone, ou plutôt, François l'aimable, « la Fleur de la jeunesse d'Assise », comme se plaisaient à l’appeler ses compatriotes, François prit bonne part des jouissances de la vie. Au sein du monde, et roi de ses fêtes, tout souriait à ses yeux, tout chantait à son oreille et tout semblait devoir y captiver son cœur.

Mais, sans qu’il put s'en douter, François était attendu par le Ciel au seuil de cette vingt-quatrième année de son âge. A Spolète, la maladie vient terrasser le jeune homme, et des ombres de la solitude où il languit, va briller la lumière. Une Voix mystérieuse l’interpelle soudain : « François, lut fut-il dit, durant une nuit d'insomnie pénible, François, lequel des deux peut faire le plus de bien: le serviteur ou le maître? » « Le maître », répondit-t-il vivement. « Eh bien, alors, reprit la Voix, pourquoi donc abandonnes-tu le mettre pour le serviteur, le seigneur pour le vassal? » « O mon Dieu, s’écria l'ardent jeune homme, que voulez-vous que je fasse ? » « Retourne à ta ville : là il te sera dit ce que tu dois faire ».

A partir de cette époque, date la conversion de François. Il vit en anachorète, tout occupé des pauvres, mais surtout de son Dieu, rêvant sans cesse à tous les moyens de l'aimer et de le servir plus parfaitement.

Deux ans plus tard, François jetait les fondements de son ordre après avoir abdiqué, sur la parole du Saint Évangile, tous les biens dont il pouvait jouir ici-bas et convié ses premiers disciples à s’enrôler, comme lui, sous l'étrange mais si glorieuse bannière de la très sainte et divine Pauvreté.

Tel est l'admirable guide destiné par le ciel à Claire de Sceffi. Dieu l’a choisi pour qu’il montre à la jeune vierge la voie qu’elle doit suivre. L'Esprit Saint, qui parle par sa bouche, va la ravir au monde, et les conseils, les Sublimes exemples d'un tel Saint, l’auront bientôt transportée elle-même aux sommets de cette perfection idéale que rêve son amour.


Réflexions et avis


Nous sommes les enfants des saints, motif incontestable pour nous de les imiter... Ce qu ’ils ont fait, ne le ferions-nous pas ? Sommes-nous d’une faiblesse, d'une fragilité plus grande que ces généreux élus, où furent-ils d‘une nature autre que la nôtre ? Nullement ! Les saints que nous admirons au ciel et qui nous sont donnés pour modèles ne furent point d’une autre nature que nous. Faibles créatures en eux-mêmes, inclinés au mal par la pente fatale qui y porte les malheureux humains, ils eurent, comme nous, cette vie de lutte et de souffrance, qui est le partage,des pauvres exilés d'ici-bas... ils surent ce qu'il en coûte pour résister en mal, faire le bien et remporter à ce prix, par ces pénibles mais glorieux combats, la patine du triomphe.

Saint François d'Assise lui-même, si ardent, si généreux qu il fût, n'échappa point à cette condition malheureuse, qui tend sans cesse à faire prévaloir la nature un détriment de la vertu. Mais s’il dut en éprouver les fâcheuses tendances, il eut, du même coup, les combattre et en triompher. Touchants, nombreux et admirables sont de pareils traits dans sa vie. Sent-il à la vue d’un lépreux le dégoût lui soulever le cœur ? Raison pour lui de courir vers le pauvre ladre et de l'embrasser... Est-ce une humiliation qui lui coûte ? Le voilà s'y enfonçant au double et au triple... Un acte de mortification qui lui pèse ? Il saura s'y livrer et l’accomplir au delà même de toutes ses rigueurs...

Soyons généreux à l’exemple des saints, n’écoutons pas la nature si opposée à l’esprit de Dieu. Il faut tout craindre, hélas ! de ses exigences le sentier est glissant sous nos pas ; cheminons avec précaution ; car nous portons dans des vases bien fragiles le don précieux de la grâce. Le démon, la chair et le monde cherchent à nous porter au mal... et de nous-mêmes, quelle est notre faiblesse pour y résister ! À chacun de se tenir en garde contre la tentation, et toujours l'arme en main pour combattre et nos ennemis du dehors et les mouvements déréglés qui s’élèvent en nous.


Avis des Saints

 

« Songe que l’ennemi a caché ses pièges et tendu ses filets dans le chemin où tu marches ». (Saint Bernard) « Veillez bien sur vous-même de peur de vous laisser écarter de la bonne voie par les enseignements et les conseils de qui que ce soit ». (Saint François d'Assise) « Fuyez le monde et mettez généreusement le respect humain sous vos pieds ». (Saint Paul de la Croix) « Le plus sûr chemin pour arriver au ciel, c'est le renoncement à sa propre volonté ». (Sainte Colette de Corbie).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Christine. dans le monde son amie intime et la pieuse confidente de ses pensées (XIIIe siècle).


Une fois au cloître, Claire ne tarda pas à l'y attirer par ses vertus, et Christine eut l'insigne bonheur de vivre de longues années en compagnie de sa sainte amie. devenue la mère de son âme. Ses historiens font l’éloge de sa grande pureté de cœur. « Elle vécut quarante-trois ans à Saint Damien et y mourut en 1258, laissant de sa longue vie dans le cloître un souvenir embaumé qui garde son sépulcre dans l'église de Sainte Claire à Assise.

Pratique : Choisir pour patron spécial et pour modèle de notre vie intérieure le Séraphin d’Assise, le conjurer de guider nos pas dans le sentier de la perfection chrétienne.


Prière


Comme vous, admirable Mère, j’ai l’ineffable bonheur de cheminer dans le sentier du Ciel, mais que la voie est glissante parfois sous mes pas mal affermis… Comme j’ai besoin alors d’encouragement et de force... Aidez-moi, ô Mère, de votre saint appui, afin que je surmonte vaillamment les difficultés de la route et que j’arrive heureusement au port du salut. Ainsi soit-il !

 

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3 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Quatrième Jour

Appel divin

 

Au manoir des Sceffi, Claire s’épanouissait dans tout l’éclat de son printemps. Elle était l'orgueil de son père, l’enfant des prédilections de sa mère, « qui lui portait un amour plus tendre qu’à ses sœurs, parce qu’elle les surpassait singulièrement dans la piété ». Tout en elle effectivement rappelait la vertu et en retraçait les charmes.

Claire brillait aux yeux de tous par son angélique modestie non moins que par sa beauté. Aussi vertueuse qu’aimable, spirituelle et belle, l’histoire nous la montre estimant bien au-dessus des avantages naturels dont elle était douée, ceux qui résultent de la sagesse et de la vertu. Sa piété allait croissant et l’attrait de la pénitence, déjà, la portait à ces mortifications secrètes et volontaires qui distinguent les saints. Sous la dentelle et la soie des riches habits que lui donnait sa mère, la jeune vierge cachait des instruments de pénitence qui constituaient pour sa chair délicate un douloureux supplice. Claire l'endurait avec bonheur pour l'amour de Jésus. et sous le dur cilice qui la meurtrissait et Que nul ne soupçonnait, elle restait la plus délicieuse et la plus parfaite jeune fille, la perle incomparable de l’Ombrie... Grâce et nature en effet semblaient rivaliser de concert pour l’enrichir des meilleurs dons. Au château, comme aux alentours, l’éloge de Claire était sur toutes les lèvres, tant étaient vrais, attrayants et doux les charmes de ses qualités morales et de ses vertus.

Devant leur belle adolescente. et dans une fierté bien légitime, ses parents eux-mêmes ne tarissaient pas d'admiration.

Faut-il s’étonner ensuite de voir les plus nobles et les plus opulentes familles de la péninsule aspirer à son alliance et les nobles châtelains de Sasso-Rosso, si fiers de leur fille, caresser l‘espoir de la fiancer bientôt à l‘un des plus riches et des plus brillants seigneurs de son temps ?

Mais ce n’est point à un époux de la terre que l'héritière des Sceffi donnera son cœur. Sa foi, comme son amour, elle l’a jurée au Christ, a Lui qu'elle a vu, qu'elle a aimé et chéri uniquement ! à Jésus, qui dès son jeune âge eut les prémices de sa tendresse et de son amour. Insensible aux propositions les plus séduisante de la terre, la jeune vierge n'entend qu’une voix. celle du Bien-Aimé divin qui l’attire, la voix de l’Époux céleste qui murmure à son cœur. et plus doux que jamais, son mystérieux « Veni... ! » Claire, docile et généreuse, brûle d'y répondre.


Réflexions et avis


Créée pour Dieu, l’Être suprême, le souverain Bien, pour l’aimer, le servir et le posséder un jour, est-ce merveille que l'âme tende à Dieu et rêve de s’unir à Lui ? « Dieu a des attraits, dit Lemann, et ces attraits sont tels que nous nous sentons emportés vers lui aspirant non seulement à le connaître, à l‘aimer, à le servir, mais, ce qui est plus fort, à nous unir à lui. Sa beauté nous attire, son infini nous captive, son inconnu nous semble la béatitude ; c'est pourquoi, à certaines heures, tout notre être s'élance vers lui soupirant avec le prophète : « Seigneur, qui est semblable à vous ? » ou avec l’Épouse du Cantiques des Cantiques ; Attirez-moi à vous, ô le Bien-aimé de mon cœur ; et je courrai à l'odeur de vos parfums ».... À ces moments-là, on aspire à posséder Dieu de la possession la plus forte et la plus intime... »

Telles furent furent déjà au printemps de sa vie respirations de Claire, et telles nous les voyons persister ardentes, généreuses, embrasées, à cette heure où le monde s‘acharne à la disputer à Dieu. Non ! la victoire ne sera pas au monde, mais au vainqueur du monde, au « Christ amour ! ». À Lui qui, douze siècles avant, laissait aux siens, pour les soutenir dans la lutte contre son éternel ennemi, ce magnifique encouragement : « Ne craignez pas, j’ai vaincu le monde ».

L'attitude ferme et généreuse de la jeune vierge était la réponse de son âme à l'appel divin.


Âmes privilégiées, qui entendez comme elle cet appel sublime, le doux « Veni » du Christ, ah ! N'endurcissez pas votre cœur. Ne résistez pas à l’appel du Seigneur, aux vues de son amour. La vocation religieuse est une grâce de choix à laquelle il faut répondre sous peine d'encourir la disgrâce de Dieu et d‘exposer son salut.

L’âme qui n’a pas le courage de le suivre chemine hors de la voie où Dieu l'invitait à marcher pour arriver au bonheur. et Au contraire, dit Saint Alphonse de Liguori, quel bonheur est le partage même ici-bas de ceux qui, renonçant au monde, se sont.donnés à Dieu sans réserve et lui ont consacré le peu de jours qu’ils ont à passer sur la terre, sans parler encore du trône éminent qui leur est réservé dans le ciel et des joies infinies qui les y attendent.

Mais si la vocation religieuse n’est pas donnée à tous, c'est néanmoins de tous que Dieu sollicite le cœur et qu'il demande l‘amour : « Enfant, donne-moi ton cœur ! »

Ces paroles sont le tendre appel du cœur de Dieu à l‘amour que nous lui devons, appel qu’il adresse avec une suavité ineffable à tous ses enfants. Âme pieuse, que votre cœur y réponde ! qu'il se donne à lui sans partage et qu’aucun rival n’y vienne partager un amour qui est dû entièrement à lui !


Avis des Saints

 

« Toute attache aux créatures nous empêche d‘être entièrement à Dieu ». (Saint Jean de là Croix). « Autant nous donnons d’amour aux créatures, autant nous enlevons à Dieu » (Saint Philippe de Néri). « Aimons donc le Seigneur de tout notre cœur et de tonte notre âme, puisque c'est là ce qu’il demande de nous ». (Saint François d'Assise).

 

Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Aimée, sa nièce chérie (XIIIe siècle)


Elle dut aux prières de la sainte Fondatrice la grâce de renoncer au monde pour s’attacher au céleste Époux. Il est dit que Jésus la traita en enfant gâtée. Un jour elle aborde Claire au moment où celle-ci est favorisée du bonheur de tenir l’enfant Jésus dans ses bras... En présence d'un tel prodige, Aimée se prosterne et adore l'adorable Enfant qui se rend visible à ses yeux... Jésus la bénit de sa divine main et laisse l'heureuse Aimée et ta tante, ses deux privilégiées, inondées de joie.

Pratique : Réitérer avec ferveur le don de soi à Dieu, et réitérer souvent cette aspiration ardente : « Seigneur, mon Dieu, je veux être tout à vous ! »


Prière

 

Aux appels d’en-haut que je réponde comme vous, ô séraphique Mère ; aux désirs de mon Dieu que tout cède chez moi. Est-ce en vain que Jésus formulerait ses vœux à mon âme, est-ce en vain qu’il me déclarerait sa douce volonté ? Obtenez-moi de l'aimer sans partage et de' lui être fidèle jusqu’à la mort. Ainsi soit-il.

 

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2 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Révérende Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Troisième Jour

Jeunesse

 

Heureuse et fière de son trésor, l'enfant des bénédictions divines, la pieuse Hortulane veillait sur elle avec un soin jaloux. Dépositaire émue d'une prophétie touchante, elle n’oublia rien. dans sa sollicitude maternelle, pour former l‘âme de son enfant, l’incliner au bien, la porter vers Dieu et la disposer ainsi à répondre fidèlement aux vues manifestes de son amour.

Comme l'adorable Fils de Marie, la douce petite Claire, en croissant en âge, croissait également en grâce et en vertu. La grâce, de bonne heure, l’avait prévenue de ses bénédictions, son parfum s'était, répandu sur elle, et c’est pourquoi, comme le chante l’Église, le Seigneur l’avait si merveilleusement bénie pour le temps et l'éternité.

« À peine sortie de l'enfance, dit un de ses hagiographes, Claire resplendissait déjà comme une étoile du matin dans l'obscure nuit du monde ». Elle ravissait par son naturel aimable, sa piété précoce, son obéissance pleine de toi, sa charité pour les pauvres et tout ont ensemble de qualités et de vertus qui en faisaient déjà aux yeux de tous la petite prédestinée du bon Dieu.

Au sein du noble foyer, c’était le bouton d‘espérance qui s‘épanouissait dans toute sa fraîcheur.

A l’œil des anges ravis, c‘était la vierge en fleur parée de merveilleux joyaux, la désignant déjà, dès le matin de sa vie, à l’inappréciable honneur des fiançailles divines.

Déjà, petite enfant, Claire trouvait son bonheur à converser avec Dieu dans la prière à faire étinceler devant l'autel de Marie les diamants parfumés de l'Ave Maria. L’histoire et la peinture nous la montrent, ici absorbée délicieusement dans l’oraison, la récitant avec une angélique ferveur ses nombreux Ave qu’elle comptait ingénument au moyen de petites pierres. Partout elle restait l‘enfant prédestinée, docile, pieuse, obéissante et, par-dessus tout, invariablement affectionnée au Dieu de son cœur.


Réflexion et avis


La dévotion à Marie, comme on l’a dit souvent, est une marque de prédestination. Il suffit pour s’en convaincre d'interroger la vie des saints. Tous, nous les voyons unir dans leur cœur l'amour de Marie à l'amour de Dieu, le culte de la Vierge à celui qu'ils rendent à son divin Fils. Claire, bien jeune encore, eut la merveilleuse intelligence de la dévotion à Marie. Dieu et Marie ! Le Christ et Sa Mère ! Voilà quelle double et tendre. affection faisait battre son cœur !

En l’honneur de sa céleste Mère, Claire, tout enfant, multipliait à ses pieds avec une ferveur ravissante sa belle et suave prière de l’Ave Maria.

Dominique cependant n‘avait pas encore pour le chapelet à la main et la fleur des Avé non plus sur le rosier mystique du très saint Rosaire, mais, sans être portée à cette aimable dévotion que par l’inspiration de son cœur, la douce prédestinée d'Assise en répondait avec élan déjà la précieuse semence.

Ce n’était donc point notre couronne fleurie d'Avé, telle que nous la tressons aujourd‘hui, que la sainte enfant venait offrir à sa divine Mère. Les fleurs d'Ave en couronne, elle les offrira plus tard lorsqu‘elles se seront épanouies dans la main du grand ami de François. Pour elle, c'est la délicieuse corbeille de son génie marial qu‘elle vient déposer aux pieds de la Reine du Ciel, une Corbeille de pierres précieuses, qu'elle vient lui offrir chaque jour.

Qui dira la valeur de ces brillants Avé, de ces diamants sans prix ?... la vertu des bénédictions célestes et des trésors spirituels de la grâce dont ils furent la source pour notre aimable Sainte ?...

À l’exemple de Claire, aimons à, réciter l'Avé Maria, cette incomparable salutation à la Vierge toute embaumée d'angéliques parfums. C’est une pieuse pratique de la,réciter à chaque heure du jour et au commencement de ses principale actions. Affectionnons-nous à cette sainte pratique... Un Avé Maria bien dit, quel trésor pour le ciel ! Le savant et pieux Suarez aurait donné volontiers toute sa science, disait-il, pour un Seul de ces Ave... C'est qu’il en avait compris l'inestimable valeur, et dès lors, il eût souhaite tout vendre et tout perdre pour s’acquérir un tel trésor, pour acheter cette pierre précieuse qu’il prisait infiniment plus que toute science et tout bien d'ici-bas.

« Au ciel, dit saint Athanase, les esprits célestes font retentir sans cesse l‘Ave Marin ; ils trouvent leur joie à le répéter » ; « et nous-mêmes, ajoute Saint Jean Damascène, ne suffit-il pas de le réciter pour être comblé de consolation ? ».


Avis des Saints

 

« Dans le danger, dans les angoisses, dans les choses difficiles, invoquer Marie, pensez à Marie : qu’elle ne sorte pas de votre cœur, qu‘elle ne sorte pas de votre bouche, et afin d’obtenir son suffrage, ne cessez pas d‘imiter ses exemples ». (Saint François d'Assise). « Ceux qui ont une grande confiance dans la protection de Marie doivent en remercier Dieu, car cette confiance est un grand gage de leur salut ». (Saint Alphonse de Liguori). « Pour Marie, faites peu si vous voulez, mais faites-le toujours ». (Saint Jean Berchmans).

 

Couronne de Sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Pacifique, se tante, dans le monde Bonne Guelfuccio (XIIIe siècle)


Choisie du Ciel pour faciliter a la Sainte le moyen de répondre à l’appel d'en haut, elle ne tarda pas à le suivre dans sa pieuse retraite où l’Époux divin se plut à la combler de ses grâces. Envoyée à Spello, à titre d'abbesse, Dieu l'y favorisa d’un miracle éclatant. À la suite d'une prière fervente adressée au ciel pour obtenir quelque adoucissement à l‘extrême pénurie d’eau où se trouvait la communauté, une biche, d une merveilleuse beauté, apparut tout à. coup au milieu au cloître, et frappant le sol de son pied gracieux, il en jaillit aussitôt une source abondante qu'on appela « la Fontaine des miracles » à cause des guérisons miraculeuses qui s'y opérèrent.

Pratique : Estimer beaucoup la dévotion envers Marie et ne perdre aucune occasion de l’inspirer aux autres. Ne passer aucun jour sans dire quelques paroles, ne fût-ce qu'un mot à la gloire de Marie.


Prière


Que la ferveur de votre âme embrasée, ô Séraphique Mère, se communique à celle de votre enfant. Je voudrais honorer, aimer et prier Marie comme vous, avec tout l'élan et l'ardent amour de votre cœur pour elle... Chacun de mes pieux Avé aurait ainsi quelque chose des vôtres, un peu de leur brillant éclat. Puissent-ils, à ce titre, figurer avec honneur dans le trésor de ma divine Reine et la glorifier éternellement. Ainsi soit-il.

 

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1 août 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Révérende Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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Deuxième Jour

Naissance

 

Claire naquit sous le beau ciel de l'Ombrie, dans les États Romains, tout prés d'Assise, au château de Sasso-Rosso dont son père, le comte Favorino de Sceffi, était seigneur absolu. Ce fut le 16 juillet 1194 que vint au monde cette enfant de bénédiction dont la naissance si vivement attendue par ses heureux parents vint les combler de joie et de bonheur.

Claire était la première enfant que leur donnait le ciel, la première fleur dont s’émaillait leur foyer, le plus doux rayon qui en illuminait l’avenir. Aussi, par Quels transports de joie fut saluée l’apparition radieuse de cet ange au berceau !... Parents, amis, serviteurs, tous en ce jour exultaient d’allégresse. Ce fut une joie universelle aussi parmi les habitants d’Assise et dans la campagne environnante, et tous s'unissaient au château et aux environs pour célébrer la venue de l’aimable enfant dont les charmes célestes ravissaient déjà tous les cœurs.

« En venant au monde, écrit Mgr Ricard, la fille d'Hortulana n’avait laissé voir aucune douleur, pas une larme, pas un cri. Quand sa mère la presse sur son cœur, un sourire de joie céleste sembla illuminer le visage de l'enfant, elle apparut avec une auréole de béatitude anticipée, présage des consolations qu'elle apportait à sa famille, à la ville d’Assise, à l’Église tout entière ». Faut-il s'étonner alors de la joie universelle que causa dans Assise et aux environs la naissance de l'heureuse prédestinée ? « Sans qu'ils pussent s'en rendre compte, les compatriotes de cette enfant bénie se sentirent transportés d’une allégresse irrésistible et tous s'abordaient joyeux et contents, se demandant, comme à la naissance de Jean-Baptiste : « Que pensez-vous donc que sera cet enfant ? »

Hortulane, sa mère, aurait pu leur répondre, elle qui, en donnant le jour à sa fille, entendit retentit de nouveau à l’oreille de son sœur, cette parole qui l’avait naguère si délicieusement consolée : « Ne crains point Hortulane, tu vas donner au monde une pure lumière, la joie et le salut des âmes ».

L’héritière des Sceffi fut baptisée à la cathédrale d’Assise et reçut le doux nom de Claire ou Clara, nom prophétique qu’elle devait illustrer par ses vertus en en réalisant d’une manière parfaite les lumineuses significations.

 

Réflexions et avis


« Que sera cet enfant ? Autour du berceau de Claire, où les attiraient les parfums de l‘innocence, les anges du ciel à leur tour durent également se poser la même question. Ne savons-nous pas que les esprits célestes aiment ces frais berceaux de nouveau-nés, et qu’ils font leur délice d’y accourir joyeux pour y contempler dans l’extase les ravissantes merveilles de la pureté et de la grâce ?

L’avenir de l'angélique baptisée d’Assise, s’il leur fut révélé, dut les remplir de joie et de consolation !

Puisse-t-il en avoir été ainsi du vôtre, âme pieuse, car nul doute que les anges du ciel n’aient entouré aussi votre éclatant berceau et ne s'y soient posé la même question qu’en face de celui.de Claire : « Quel sera cet enfant ? » Votre âme au sortir du baptistère leur apparut si complètement belle, si merveilleusement pure nous les splendeurs de la grâce, si grande avec son immortel titre d‘heureuse enfant des cieux qu'en l‘admirant sous l’éclat d’une telle beauté, l'ange ne pouvait que se demander aussi : « Que sera cette âme ? Que sera-t-elle pour le Seigneur qui l’a créée, pour le Dieu qui l’a tant aimée et si magnifiquement comblée ? »...

Que sera-t-elle cette âme ?... Grande question qui fut peut-être alors pour les anges un mystérieux secret... A vous de le résoudre aujourd’hui, âme pieuses. à vous d’y répondre. Qu'avez-vous été depuis votre apparition ici-bas ? Qu’êtes-vous à l’heure présente ?... Avez-vous été pour Dieu ce que vous devez être ?.. Êtes-vous bien pour lui ce qu’il désirait ?...

Êtes-vous bien pour Dieu l’âme véritablement chrétienne qui l’adore en esprit et en vérité ? L'âme invariablement fidèle qui n’est heureuse que dans sa volonté.

Lui gardez-vous ce cœur d’enfant avec lequel il veut être aimé, honoré, obéi, comme il en a le droit et selon que vous-même en avez la douce obligation ?...

Louer Dieu, l’aimer et le servir, tel est l’unique motif de notre existence, telle est la fin unique et suprême de l‘homme ici-bas. Tout est là pour nous dans ce lieu d’exil, et cependant, combien imparfaitement peut-être remplissons-nous cette obligation si grande et si importante... Écoutons plus docilement la voix de notre ange gardien. Nul ne sait mieux que lui l’importance de nos devoirs à cet égard... Ne le contristons pas en ne les remplissant qu'a demi. Dieu veut que nous soyons des saints, efforçons-nous de le devenir et répondons ainsi, comme l‘admirable vierge d’Assise, aux vues de Dieu sur nous et au désir de ses anges, car la volonté de Dieu est que nous soyons saints.


Avis des Saints

 

« Commençons maintenant à faire le bien et à y avancer, car jusqu'ici nous n’avons pas fait beaucoup de progrès ». (Saint François d'Assise). « Méprisons la créature pour apprendre a aimer le Créateur ». (Saint François d'Assise). « Songeons que le principe, la vie, et le terme de l’âme est l’union à Notre Seigneur ». (Saint François de Sales). « N’oublions pas que nous marchons vers l’éternité ». (Saint Pierre Chanel).


Couronne de Sainte Claire

Fleur séraphique

La Bienheureuse Béatrix, sa jeune sœur, célèbre par sa sainteté » (XIIIe siècle)


Elle vint avec sa pieuse mère rejoindre à Saint-Damien, Claire et Agnès, et eut le bonheur de revêtir en même temps qu elle l'habit religieux, « la mère suivant ainsi les traces de ses filles et la fille celle de ses sœurs ». Béatrix devint comme sa mère une religieuse de haute vertu. Toutes deux moururent avant sainte Claire au monastère de Saint-Damien ; mais leurs restes furent transportés plus tard en celui de Saint Georges, quand les sœurs vinrent l'habiter.

Pratique : Renouvelez les promesses du Baptême en déplorant d'y avoir manqué bien des foi Si Dieu ne cesse de nous donner son constant secours, ne cessons pas de nous montrer fidèles.

 

Prière

 

Daignez, ô glorieuse Mère, m'obtenir une fidélité parfaite aux vues de Dieu sur moi. Je veux désormais ne vivre que pour lui l’aimer, le servir et le glorifier en toute chose... Obtenez-moi cette grâce, je vous en conjure, et celle de ne jamais causer au cher Gardien de mon âme l'inexprimable peine d'avoir affaire à un cœur indocile et ingrat. Ainsi soit-il.

 

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31 juillet 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Révérende Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

BBI-13

Premier jour

Mystérieuse Prophétie

 

« Ne crains point, Hortulana, car de ton sein sortira une pure lumière, la joie et le salut des âmes ».

Ainsi avait été mystérieusement consolée dans un moment d'angoisse, Hortulana de Fiumi, la noble épouse du comte de Sceffi, l'heureuse mère de Claire d’Assise, lorsqu‘elle portait dans son sein l’enfant de son bonheur.

Quelle était donc cette voix mystérieuse qui avait trappe l’oreille de la noble matrone et remué délicieusement son cœur ? Était-ce la voix de l‘ange préposé à la garde de cette enfant de bénédiction ou celle d’un séraphin chargé d’en célébrer prématurément les gloires ? L’histoire ne le dit pas, mais à coup sûr, l’écho d‘une telle prophétie, si admirablement réalisée dans la suite, ne pouvait parvenir à l‘heureuse mère que par l‘entremise d‘un envoyé des cieux.

Claire sera le nom de ma fille, se dit incontinent l’heureuse Hortulana, nul autre ne saurait mieux traduire ses destinées futures et en perpétuer la gloire ! Et, comme nous le verrons, à l’heure de son baptême le nom prophétique de Claire fut donné à l’enfant.

Ainsi, avant même d’apparaître au monde, la séraphique Vierge d’Assise ; fut mystérieusement révélée Sous le doux symbole d'une pure lumière. La suite de ses considérations nous fera voir comment sa vie sut en refléter l'éclat et comment sa mort bienheureuse en fait rayonner sur les âmes la joie et les bienfaits.


Réflexions et Avis


En commençant le mois béni durant lequel nous viendrons chaque jour pour honorer Sainte Claire, tirons de cette première considération les réflexions suivantes :

Toute âme chrétienne porte en elle un reflet de l’éclat de Dieu, le Dieu de lumière, créée par lui à son image et à sa ressemblance. C‘est pourquoi, heureuses créatures et vrais enfants de Dieu, nous avons été nommés par l’Apôtre : « Enfants de lumière, filii lucis ».

Ne sommes-nous pas, en effet, d'heureux enfants de lumière, nous qui avons le bonheur d'être éclairés des rayons de la foi, d‘en espérer les promesses, d’en savourer les joies pures ?

Marchons donc aux célestes clartés qui nous illuminent, écoutant la voix du Christ qui nous dit : « Je suis la lumière du monde, celui qui me suit ne marche pas dans les ténèbres, mais il aura la lumière de la vie ».

Les saints ont entendu et compris cette voix : ils ont saisi la portée de cette parole, et vraiment désireux, impatients de la voir se réaliser en eux, ils se sont élancés sur les pas du Christ, heureux de marcher après lui dans les voies lumineuses que ses vertus nous ont tracées... Ils ont quitté ainsi les ténèbres pour la lumière, le faux pour le vrai, la voie du malheur pour celle des joies pures, et, dans l'allégresse d'un bonheur indicible, ils ont trouvé dès ce monde la lumière de la vie, cette lumière divine qui jaillit de la grâce, promesse et don du Christ à tout cœur généreux !

Que l’exemple des saints nous anime ! Laissons-nous, comme eux, entraîner par la grâce... Gardons-nous de résister aux bons mouvements qu'elle nous inspire. Sa voix n‘est autre que celle de Dieu. Qu’elle nous inspire ou rappelle ses ordres, qu'elle ait le ton du reproche au de l'encouragement, quelque avis, quelque enseignement qu'elle nous donne, la grâce a droit toujours au meilleur accueil et l’une de nos grandes préoccupations devrait être d'en saisir la portée et d'en retenir jusqu'au moindre de ses ineffables accents.

Âme pieuse ne l‘avez-vous souvent entendue vous murmurer cette parole : « Quittez les œuvres de ténèbres, revêtez-vous des œuvres de lumière », renoncez au mal, au péché, même à tout ce qui en a l'apparence, et armez-vous comme un athlète intrépide pour le combat chrétien qu'exige la vertu !

Nous faire passer du mal au bien de l'imperfection a la vertu, de la tiédeur à une vie fervente, tel est l’ardent labeur de la grâce en nous. Et ce labeur, on le verra d’autant plus actif, réel et fécond que nous saurons nous-mêmes nous prêter d'avantage à son action salutaire.

Le grâce ne peut agir en nous sans une coopération active de notre part. « Celui qui nous a créés sans nous ne nous sauvera pas sans nous ». Le fond de cette parole ne semble-t-il pas la base des principaux motifs qui ont inspiré si héroïquement les saints dans l'œuvre de leur sanctification ? Sainte Claire a dû elle-même se l'appliquer bien des fois. Ses disciples l'ont méditée à leur tour, et voilà peut-être le mystérieux secret qui a semé tant de générosité sur la route frayée par la séraphique Vierge d’Assise et qui nous apparaît tout illuminée encore de l’éclat de ses vertus.


Avis des Saints

 

« Conduisez-vous donc comme des enfants de lumière. Or le fruit de la lumière consiste à marcher dans la voie de la bonté, de la justice et de la vérité ». (Saint Paul). « Dans le ciel la nuit est inconnue... Nous devons aussi faire en sorte qu’il n’y ait point de nuit pour nous ici-bas, mais qu’un jour perpétuel nous éclaire. Pour y parvenir, tâchons de conserver Dieu au milieu de nous ». (Sainte Madeleine de Pazzi). « Admirez donc comme votre âme est près de Dieu, le Dieu de lumière ». (Saint Bonaventure).


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique

 

Sainte Agnès, son angélique sœur, devenue la première de ses filles en religion (1198-1253).


Elle seconda admirablement la sainte Fondatrice et s'attacha surtout à imiter ses vertus. Agnès s‘était offerte comme une victime au Sauveur immolé sur la croix ; son sacrifice fut de tous les jours, de tous les instants. Elle couvrit son corps d’un rude cilice et se livra aux plus austères pénitences. Son obéissance ponctuelle, son humilité à toute épreuve, sa charité inépuisable. Une nuit, retirée dans un coin du chœur, dans le silence de l’oraison, elle tut ravie en extase, et sa sœur, Claire la vit élevée au-dessus de terre et le front brillant d’une triple couronne. Elle fut aussi favorisée de la visite de l'Enfant Jésus auquel elle avait une tendre dévotion (Auréole séraphique).

Pratique : La fidélité à la grâce correspondre fidèlement à ses inspirations. Quelque peine et quelques difficultés que vous y trouviez, ne vous récriez pas. Dites plutôt du fond du cœur : Quoi qu'il m’en coûte, ô mon Dieu, j'y serai fidèle.


Prière

 

Ô glorieuse Mère sainte Claire, douce et pure lumière, inondez-moi de vos feux, éclairez-moi de vos rayons et ranimez tout dans mon cœur. Que je marche après vous aux clartés lumineuses de l'espérance et de l’amour, dans le sentier d’une fidélité parfaite. Ainsi soit-il.

 

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30 juillet 2017

Le Mois de Sainte Claire

Le Mois de Sainte Claire


Exercices pour honorer Sainte Claire pendant le mois d'août par une pauvre Clarisse

Révérende Mère Séraphine du Cœur de Jésus

 

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La veille du premier jour


L’Ordre Séraphique a consacré le mois d’octobre à honorer tout particulièrement son immortel fondateur saint François d'Assise et le mois d'août à célébrer sainte Claire, cette admirable disciple du saint Patriarche, la plus parfaite imitatrice de ses vertus.

Un tel choix se motive et bien justement, par la fête principale de l'un et de l‘autre celle de saint François fixée au 4 octobre, et celle de sainte Claire au 12 août. Il convenait donc que les exercices destinés à honorer ces glorieux Élus, durant tout un mois, soient fixés pour chacun à celui qui mène leur fête.

C‘est ainsi que le mois d’août est devenu le mois de sainte Claire.

Venez donc, âmes pieuses, vous agenouiller durant ces trente jours.aux pieds de notre illustre Mère Claire d‘Assise. Venez d‘un cœur joyeux lui rendre vos hommages, méditer ses vertus, implorer son secours. Votre empressement à venir l'honorer vous méritera sa puissante intercession.

« Enfant prédestinée, Claire fut attirée à la perfection évangélique par les discours de saint François ; elle voulut, comme cet admirable serviteur de Dieu, n’avoir plus d’autre héritage que Jésus-Christ ; elle se consacra à Dieu, par les mains de son serviteur, le jour des Rameaux de l‘an 1212, et fonda, ce jour-là même, l'Ordre des Pauvres Dames qui rivalisait de ferveur et de pénitence avec celui des Frères Mineurs. Elle reçut un grand nombre de vierges, parmi lesquelles fut sa propre sœur et les saintes Filles vécurent cette vie séparée de la terre, qui aujourd‘hui encore charme et ravit tant d‘âmes. La pénitence, la ferveur, la charité de sainte Claire exaltèrent l‘admiration des temps ou elle vécut elle fut favorisée des grâces les plus éclatantes. Le miracle du Saint Sacrement à ; souvent inspiré les peintres. Ils ont représentés les farouches soldats de Frédéric II, empereur d’Allemagne, qui, pénétrant dans Assise, escaladent déjà les murs du monastère. Sainte Claire saisit la pyxide d’ivoire dans laquelle étaient renfermées les saintes espèces et marcha au devant d’eux. Épouvantés, les soldats s’enfuirent et le couvent tut délivré. Sainte Claire vécut quarante-deux ans dans son couvent ; elle y mourut saintement le 11 août 1253 ».

Telle est en résumé la vie de Claire d’Assise, l’illustre Claire de l’Ombrie, fondatrice des Pauvres Dames, devenue depuis de longs siècles l’aimable et douce Patronne des âmes généreuses.

Nos lectures de chaque jour durant ce mois la feront mieux connaître. Le récit de sa vie, les réflexions qu’elle inspire serviront de sujets à nos pieuses méditations, et la pratique de la vertu venant s’y ajouter, il est aisé de conclure qu’une merveilleuse moisson spirituelle sera l'heureux résultat produit par ces pieux exercices en l’honneur de sainte Claire.


Pratiques particulières à cet effet


1° Exposer dès ce jour dons votre oratoire l’image de sainte Claire et proposez-vous de la saluer pieusement chaque fois que vous l‘apercevrez.

2° Assistez au saint sacrifice de la Messe en l'honneur de sainte Claire et en union de l’indicible ferveur de ses sentiments pour l’adorable sacrement de l‘autel dont elle fut sur la terre l‘une des plus parfaites adoratrices.

3° Fixez une heure dans la journée pour lire avec attention le petit Mois de sainte Claire, la considération sur sa vie et les réflexions qui suivent. Vous y joindrez la récitation pieuse des Litanies de notre Sainte dont les invocations pourront utilement vous servir d’oraisons jaculatoires pendant la journée.

4° Faites chaque jour en l'honneur de sainte Claire un acte de mortification positive. L'occasion n‘en manquera pas. Qui ne peut s’imposer une légère souffrance, tout au moins une simple mais réelle privation ? Sainte Claire est allée si loin dans la pratique de la pénitence volontaire ! Oserions-nous refuser de faire en son honneur et de bon cœur un seul petit acte de mortification prévue ?...

5° Sanctifiez avec une grande ferveur le 12 août, fête de sainte Claire, en faisant ce jour-là une fervente communion. Conjurez-la de vous prendre sous sa protection spéciale et de veiller particulièrement sur vous. L'âme qu'elle protège sera comblée de ses faveurs.

6° En rendant vos devoirs à la séraphique Mère, n’oubliez pas celles de ses filles qui partagent là-haut son bonheur. Chacune est à sa plume une Fleur Séraphique, brillant à sa couronne, un diamant précieux qui en rehausse l'éclat. Nous donnons sous ce titre de couronne de Sainte Claire, le nom des premières compagnes de la Sainte, mortes en odeur de sainteté, et des autres Clarisses, vierges ou veuves, que l’Église a placées sur les autels et qu’elle présente a notre vénération. Unissez-vous à elles pour honorer plus parfaitement durant ce mois leur immortelle et glorieuse Fondatrice.


Couronne de sainte Claire

Fleur séraphique


La Bienheureuse Hortulane ou Hortulana, sa glorieuse mère, une des plus pures gloires de son Ordre et la racine bénie qui en a produit la première et la plus éclatante Fleur (XIIIe siècle).

En latin, comme en italien, le nom de Hortulana signifie « Jardinière ». Or, de quelle admirable façon il fut justifié en la vénérable Hortulane, elle qui eut l‘insigne honneur de donner à l’Église une plante choisie ! Son amour pour le Christ immolé pour nous l’avant portée, avant la naissance de Claire à faire le pèlerinage des saints Lieux. Hortulana, ravie, conservait toutes ces choses en son cœur, et sa y piété trouvait un perpétuel aliment. Après la mort de son époux, la noble matrone, en compagnie de sa plus jeune fille, la douce Béatrix, vint rejoindre au cloître ses chères aînées, Claire et Agnès, et y termina ses jours chargés de précieux mérites.

Pratique : la fidélité aux exercices de ce mois.

 

Prière


En commençant votre mois, ô douce sainte Claire, j'implore avec instance votre puissant secours. Ne le refusez pas à ma prière et à mon espoir. Daignez m’aider à sanctifier ce beau mois en préservant de tout péché mon âme si fragile et en facilitant à sa faiblesse l’accès de la vertu. Ainsi soit-il !

 

Litanies de Sainte Claire


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, Reine des vierges, priez pour nous

Sainte Claire, Claire de nom et d’effet, priez pour nous

Sainte Claire, plus claire que la lumière, priez pour nousz

Sainte Claire, éclatante de mérites, priez pour nous

Sainte Claire, clarté sans éclipse, priez pour nous

Sainte Claire, éclairée par la lumière éternelle, priez pour nous

Sainte Claire, lumière qui avez honoré le monde, priez pour nous

Sainte Claire, astre nouveau, priez pour nous

Sainte Claire, étoile conductrice, priez pour nous

Sainte Claire, nouvelle aurore, priez pour nous

Sainte Claire, vierge illustre, priez pour nous

Sainte Claire, vierge consacrée, priez pour nous

Sainte Claire, vierge prudente, priez pour nous

Sainte Claire, qui avez donné à l'Eglise une nouvelle famille, priez pour nous

Sainte Claire, image de la Mère de Jésus, priez pour nous

Sainte Claire, reflet de la splendeur céleste, priez pour nous

Sainte Claire, amie de la Croix, priez pour nous

Sainte Claire, colombe gémissante, priez pour nous

Sainte Claire, épouse de Dieu, priez pour nous

Sainte Claire, disciple de Jésus-Christ, priez pour nous

Sainte Claire, cité du Sauveur, priez pour nous

Sainte Claire, vase de pureté, priez pour nous

Sainte Claire, modèle d’obéissance, priez pour nous

Sainte Claire, exemple de patience, priez pour nous

Sainte Claire, miracle d’abstinence, priez pour nous

Sainte Claire, prodige de sainteté, priez pour nous

Sainte Claire, mère de la pauvreté, priez pour nous

Sainte Claire, fleur de virginité, priez pour nous

Sainte Claire, palme de fécondité, priez pour nous

Sainte Claire, source de charité, priez pour nous

Sainte Claire, encensoir d’oraison, priez pour nous

Sainte Claire, ornée de toutes tes vertus, priez pour nous

Sainte Claire, germe de vierges saintes, priez pour nous

Sainte Claire, plante de l'Ordre des Mineurs, priez pour nous

Sainte Claire, maîtresse ineffable, priez pour nous

Sainte Claire, victorieuse du monde et de ses vanités, priez pour nous

Sainte Claire, triomphante des démons, priez pour nous

Sainte Claire, avide de la très sainte Eucharistie, priez pour nous

Sainte Claire, émule du séraphique saint François, priez pour nous

Sainte Claire, amoureuse de la divine parole, priez pour nous


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.


V. Priez pour nous, glorieuse sainte Claire,

R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.


Oraison


Accordez, ô Seigneur, à vos serviteurs, qui renouvellent-la mémoire de la Bienheureuse, sainte Claire, de devenir, par son intercession, participants des joies célestes et cohéritiers de Votre Fils unique, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec vous dans tous les siècles, Ainsi soit-il.

 

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17 avril 2012

Prière du 18 avril 2012

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Année Jubilaire Sainte Claire

Prière du 18 avril 2012


Mes très chers frères et soeurs,

voici le texte de la prière de demain, organisée par l'Hospitalité Franciscaine. Nous vous invitons à vous joindre à nous par la prière, de 19 à 20h00.


1 - Ecoute la voix du Seigneur

Prête l’oreille de ton cœur

Qui que tu sois, ton Dieu t’appelle

Qui que tu sois, il est ton Père

 

Ref : Toi qui aimes la vie, O toi qui veux le bonheur

Réponds en fidele ouvrier, De sa très douce volonté

Réponds en fidèle ouvrier, De l’évangile et de sa paix

 

2 – Ecoute la voix du Seigneur

Prête l’oreille de ton cœur

Tu entendras que Dieu fait grâce

Tu entendras l’Esprit d’audace.

 

Livre du Deutéronome (30 ; 10, 14 )

 

Moïse disait au peuple d’Israël : « Ecoute la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses ordres et ses commandements inscrits dans ce livre de la loi. Reviens au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme. Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au dessus de tes forces ni hors de ton atteinte. …Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur afin que tu la mettes en pratique. »

 

Poursuivons notre cheminement avec Claire. Aujourd’hui elle nous invite à

 

« Devenir écoute »

 

« Claire veille à ce que ses filles soient nourries de la parole de Dieu par des prédicateurs fervents. De cette nourriture spirituelle elle prend elle-même la meilleure part, car l’écoute d’une sainte prédication l’inonde de joie et lui fait goûter avec délices au souvenir de Jésus. Sans être elle-même hautement lettrée, elle éprouve cependant du plaisir à entendre les sermons des maîtres ; elle sait que l’amande se cache sous l’écorce des mots, elle l’apprécie avec finesse et la savoure avec délices. Elle connaît l’art de tirer profit, pour son âme, du sermon de n’importe quel prédicateur et se montre aussi habile à cueillir une fleur sur un buisson d’épines qu’à manger le fruit d’un arbre bien cultivé » (Cel 37)

Au fil des années, dans la patience du temps et la prière persévérante, Jésus nous devient plus proche, plus familier. Progressivement, nous apprivoisons les traits de son visage. La contemplation porte son fruit ; Elle nous rend peu à peu semblable à lui, participant d’un même souffle. Elle fait nôtres ses paroles et ses actions. L’esprit qui animait Jésus de Nazareth repose sur nous. Il nous inspire comme il a inspiré Claire, François et tant d’autres. Il nous fait désirer entrer dans les sentiments du Christ, aimer ce qu’il aime, souffrir de ce qu’il souffre. Au gré de notre docilité à son action, il imprime en nos vies les mœurs de Dieu telles que l’Ecriture nous les révèle.

Liées par l’amour fraternel, Claire et ses sœurs vivent cette transformation intérieure dans une existence humble et pauvre. Où puisent-elles une connaissance vraie et savoureuse du Christ sinon dans l’écoute de la Parole ?


Du livre de Jérémie

 

« Toi, tu sais Seigneur, prends soin de moi….. Dès que je trouvais tes paroles, je les dévorais. Ta Parole m’a réjoui, m’a rendu profondément heureux. Ton nom a été proclamé sur moi, Seigneur Dieu des puissances. .. »(15,16)

 

Musique - Silence - Adoration

 

Un cœur à l’écoute

 

Dieu est le Dieu de la parole ; Tel un miroir, la parole nous révèle à nous-mêmes. Elle nous atteint au plus intime. En elle, nous pouvons connaître notre cœur et entrer dans un dialogue souvent balbutiant, toujours responsable, avec le Dieu qui s’est fait proche : «  La Parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur « (Dt 30,14).

La Parole du Livre, entendue dans la liturgie, méditée dans le silence, s’imprime lentement en nous. Elle nous dit Dieu, nous explique la longue histoire de l’alliance qu’il noue avec chacun et chacune comme avec son peuple. Elle déchiffre avec nous notre propre histoire sainte et y découvre le désir de Dieu. Pour l’entendre il nous faut dépouiller notre imaginaire de tout ce qui ferait écran à l’accueil simple de la présence du Dieu pauvre et vulnérable. Pauvreté et silence du cœur creusent l’ouverture et la disponibilité pour nous laisser surprendre par lui. Amoureuse, la prière est d’abord écoute attentive de l’autre, de cet Autre, le Bien-aimé du Père (Mc 9,7)

Si nos yeux plongent dans le miroir pour y contempler le resplendissement de la gloire de Dieu, nos oreilles s’ouvrent larges pour que s’y engouffre la musique du langage humain par lequel Dieu choisit de nous parler ; Cette patiente assimilation de la Parole nous transforme tout entiers en l’image de Dieu et nous donne de savourer sa douceur secrète (3LAg13-14).

 

Comme un souffle fragile (U 45)

 

Refrain : Comme un souffle fragile, ta Parole se donne

Comme un vase d’argile, ton amour nous façonne

1– Ta Parole est murmure comme un secret d’amour

Ta Parole est blessure qui nous ouvre le jour

 

2– Ta Parole est naissance comme on sort de prison

Ta Parole est semence qui promet la moisson

3– Ta Parole est partage, comme on coupe du pain

Ta Parole est passage qui nous dit un chemin.

 

Silence - Adoration

 

L’amande sous l’écorce

 

Madame Claire prenait plaisir à écouter la parole de Dieu, déclare Sœur Agnès au procès de canonisation. La prédication et la liturgie s’offrent à elle comme les lieux privilégiés par les quels elle lui parvient. Malgré la pauvreté des moyens de connaissance exégétique de son temps, Claire fait preuve d’une étonnante familiarité avec la Bible. Ses écrits en sont imprégnés. Ni la rudesse du langage ni ses énigmes ne découragent son cœur tellement avide de connaître le Bien-aimé. Même les limites du discours des prédicateurs ne peuvent faire écran à son impérieux désir d’appendre du neuf sur le Seigneur (Cel 45). Toute lumière, toute intelligence qu’elle reçoit en partage rencontre en elle un accueil humble et joyeux. Elle s’émerveille du Dieu qui, au détour de nos mots humains, la surprend d’un éclat de son mystère. Aucun sermon, fut-il médiocre ne la rebute. La délicatesse de son amour la tient en éveil et lui permet de cueillir une fleur sur un buisson d’épines ! Libre de tout préjugé face aux prédicateurs fervents qui lui transmettent la parole, elle que pure et simple écoute du trésor enfoui dans le champ des Ecritures.

Elle sait que l’amande se cache sous l’écorce des mots, elle l’apprécie avec finesse et la savoure avec délices.

Claire mâche la Parole comme on mâche avec respect et bonheur le pain qui nous fait vivre. Sans répit, sa quête amoureuse brise l’écorce des mots du Livre, la gangue des discours humains, comme elle déchiffre le mystère caché dans la réalité la plus banale et quotidienne de sa communauté. Elle veut atteindre l’amande, le fruit savoureux de la Présence qui se livre, nourriture de vie pour son pèlerinage, pain du cœur qui fortifie les sœurs de St Damien plus que le pain mendié pour le corps. Quelle joie de forer sans cesse le puits de la Parole pour en boire une eau toujours neuve et s’abreuver, jour après jour, à la mémoire vivante de Celui qui l’a séduite, Jésus, le pauvre Crucifié. Son écoute accueille ce Dieu qui ne s’impose pas, mais vient à nous sous les dehors les plus humbles de la parole humaine. Sans hésiter, sa foi y reconnaît la trace de l’unique Parole de Celui qui domine ciel et terre (1LAg17)

 

Sous l’écorce des mots, le croquant d’une amande

(CD – Sur les pas de Claire d’Assise)


Sous l’écorce des mots, des senteurs de lavande

Sous l’écorce des mots, pourvu que tu l’entendes

Sous l’écorce des mots, la Parole en offrande

 

Ne restons pas sur notre faim

Et dégustons cette Parole

Partageons-la comme un bon pain

Les mots nous font la farandole

C’est Dieu qui régale aujourd’hui

Ses mots nous remplissent de Vie

 

Nous étions tous sans le savoir

Le tiers-monde de la Parole

Et nous avancions sans rien voir

Sans comprendre les Paraboles

Dans nos vies saturées de bruit

Nous n’entendions même plus nos cris

 

Savourons bien les mots de Dieu

Ils ne manquent pas sur la table

Ils sont subtils et délicieux

Que ce festin soit agréable

Attardons-nous pour écouter

Prenons du temps pour le goûter

 

Silence - Adoration

 

Quel n’est pas le bonheur de cette femme passionnée d’entendre les frères de François commenter la Parole et prêcher aux sœurs ! Comme Marie aux pieds de Jésus (Lc 10,38-42), avide de graver sur les tablettes de son cœur les traits du visage aimé et ses paroles vivifiantes, elle prend elle-même la meilleure part de cette nourriture spirituelle. Ce qu’un biographe nous dit de François convient parfaitement à Claire : il lisait parfois les Livres Saints et ce que son intelligence avait saisi, son cœur le retenait gravé de manière indélébile : sa mémoire lui servait de bibliothèque et ce n’est pas en vain que son oreille attentive percevait ce que son cœur aimant repassait ensuite sans répit. (2Cel 102)

Mettons-nous à l’école de Claire et de François. Laissons-nous ouvrir l’oreille chaque matin par la Parole toujours jeune du Dieu qui veut faire en nos vies toutes choses nouvelles (Ap21,5). Que nous instruise celui qui s’est dit la Voie, et dont la voix, au détour de chaque page de l’Ecriture, invite à se nourrir de sa parole d’amour : «  Je t’instruirai, je t’apprendrai la route à suivre, les yeux sur toi, je serai ton conseil » (Ps 31,8)

La Parole discrète du Seigneur se cache sous l’écorce de la lettre des Livres bibliques, des commentaires et des moyens actuels mis à notre disposition pour favoriser notre compréhension et notre méditation des textes. Mais à la suite de Claire, il nous faut nous aventurer au-delà. Au-delà de l’écorce que notre écoute amoureuse brise pour accueillir le Seigneur qui se donne. Par delà le bruit des mots et des discours, la communion personnelle avec le Fils de Dieu est fruit savoureux. Elle nous conduira peu à peu vers une existence évangélisée par la Parole entendue et reçue.

 

Ps 18 – 1

 

Ant : La loi du Seigneur est joie pour le cœur, lumière pour les yeux

 

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie

La charte du Seigneur est sûre, qui rend sage les simples

Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur

Le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard

La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours

Les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables

Plus désirable que l’or, qu’une masse d’or fin,

Plus savoureuse que le miel qui coule des rayons

Aussi ton serviteur en est illuminé, à les garder il trouve son profit

Qui peut discerner ses erreurs ? Purifie-moi de celles qui m’échappent.

Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil: qu’il n’ait sur moi nulle prise

Alors je serai sans reproche, pur d’un grand péché.

Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ;

Qu’il parvienne devant toi, Seigneur mon rocher, mon défenseur !

Rendons gloire au Père tout puissant, à son Fils Jésus-Christ le Seigneur

A l’Esprit qui habite en nos cœurs, pour les siècles des siècles. Amen

 

Silence – Adoration

 

Prière de louange

 

Ta Parole Seigneur est parfaite.

Par l’Eucharistie, elle nous redonne vie, Béni sois-tu Seigneur

 

Ta Parole Seigneur est sûre,

Par l’Eucharistie, elle nous donne la sagesse des simples. Béni sois-tu Seigneur

 

Ta Parole Seigneur est droite.

Par l’Eucharistie, elle réjouit notre cœur. Béni sois-tu Seigneur

 

Ta Parole Seigneur est limpide.

Par l’Eucharistie, elle clarifie notre regard. Béni sois-tu Seigneur

 

Ta Parole Seigneur, c’est Jésus crucifié,

Elle s’est révélée pour nous dans le discours de la croix,

Sagesse pour notre folie, force pour notre faiblesse. Béni sois-tu Seigneur

 

Expression libre


Nous t’adorons, ô toi le très saint

Nous t’adorons, Seigneur Jésus Christ

Dans toutes les églises et par toute la terre

Et nous te bénissons d’avoir sauvé le monde, par ta sainte Croix.

 

Prochaines rencontres

 

Mercredi 16 mai 2012 à 19h – «  Devenir amour » - préparé par la fraternité St Michel

Mercredi 20 juin 2012 à 19h – « Devenir bénédiction » - préparé par la fraternité Ste Claire

Mercredi 19 septembre à 19h – «  Devenir libre  » - préparé par l’hospitalité franciscaine

26 août 2011

La Vénérable Margaret Sinclair

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La Vénérable Margaret Sinclair

Religieuse de l'Ordre de Sainte Claire

1900-1925

 

Margaret Sinclair est née à Édimbourg, Ecosse, le 29 Mars 1900. Ses parents étaient de modestes ouvriers, son père, Andrew Sinclair, était balayeur de rue éboueur, et sa mère, Elizabeth Kelly, est mère au foyer, éduquant les nombreux enfants. Margaret aidera sa mère et agira si bien sur les caractères difficiles de ses frères et sœurs, que sa sœur Isabelle deviendra Petite Sœur des Pauvres. Par son tempérament, elle aimait le sport, les œuvres d'art et la beauté de la création. En août 1914, elle commence à travailler en tant qu'apprentie-française polisseuse, rapidement, on remarque sa parfaite conscience professionnelle, mais aussi son sourire et son silence. Elle fut membre engagée du syndicat de son métier. Un fiancé lui est présenté, mais il s'avère que l'individu est irreligieux et blasphémateur. Marguerite le repousse, car elle veut se donner totalement à Dieu. Le 22 Juillet 1923, elle entre au couvent des Clarisses Colletines de Notting Hill, à Londres, le plus pauvre des ordres religieux. Le 11 février 1924, elle prend l'habit religieux et reçoit le nom de Sœur Marie-Françoise des Cinq Plaies et deviendra sœur tourière, car elle exprime le désir de faire l'accueil des visiteurs et de quêter. Le 14 Février 1925, elle prononce ses voeux religieux. Le 9 avril 1925, après avoir contracté la tuberculose de la gorge, avec beaucoup de tristesse, elle entre au sanatorium de l'Essex. Digne émule de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, durant la période de sa maladie, elle ne se plaindra jamais de ses souffrances, même si elle est oubliée dans les soins. Elle remercie sans cesse, même dans les pires moments, et garde toujours le sourire. Lorsqu'elle est entrée dans la vie, le 24 Novembre 1925, un grand nombre des personnes souffrants de la phtisie qui s'étaient recommandés à ses prières furent guéris. Elle fut inhumée au Cimetière de Kensal Green de Londres. Le 22 Décembre 1927, en ouvrant sa cause de Béatification, l'Eglise l'a reconnue Servante de Dieu. Le 6 Février 1978 le pape Paul VI l'a déclarée Vénérable, reconnaissant qu'elle avait pratiqué les vertus à un degré héroïque Le concours des pèlerins venant à son tombeau et le nombre des grâces obtenues par son intercession sont un témoignage éloquent de la sainteté de sa vie.

 

Prière pour demander la béatification de la Vénérable Margaret Sinclair

 

Seigneur Jésus, qui avez doté Votre humble et toujours souriante vierge Margaret Sinclair, d'une part de Vos souffrances et de Votre zèle pour le Salut des hommes, accordez-nous, par sa glorification, d'avoir part à Votre Gloire, ô Dieu, qui vivez et régnez dans tous les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.

 

Trois je Vous salue Marie, suivis de l'invocation : « Margaret Sinclair, priez pour nous ».

 

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24 juillet 2011

La Servante de Dieu Maria de la Luz Pena Blanco

 

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La Servante de Dieu Maria de la Luz Pena Blanco

1923-1993

 

Marie de la Luz Pena Blanco, est née à Allariz (Ourense, Espagne), le 16 mars 1923, dans un foyer profondément chrétien. À l'âge de 15 ans, à l'occasion d'une grave maladie, le Saint Esprit lui révèle le Christ. Sa vie change. Elle écrit : « Un désir ardent embrase mon âme: t'aimer sans mesure, de toutes mes forces... » Elle rentre au Monastère Sainte Claire d'Allariz (Ourense), mais, en raison de la maladie, de la pénurie économique et du danger de contagion, les sœurs sont contraintes de la congédier. Rétablie, elle s'oriente vers le Magistère, en s'employant dans l'apostolat auprès des jeunes. Pour le sanctification des prêtres, elle fonde « l'Oeuvre de Santa Maria Oferente », a qui elle a remis toute sa vie. Sa vie a été un chemin vers l'union avec Dieu. « Mon âme te désire et te cherche. Elle te trouve et te désire toujours plus ». Elle est entrée dans la vie le 12 février 1993.

 

Prière pour demander la glorification de Maria de la Luz Pena Blanco

(Seulement pour un usage privé)

 

O Père infiniment miséricordieux, qui avez insufflé à votre Servante Maria de la Luz un ardent désir de s'unir à votre Fils Divin Jésus-Christ et qui l'avez conduit à fonder l'Oeuvre de Santa Maria Oferente, pour la formation et sanctification des Prêtres, nous Vous en supplions, daignez la glorifier dans Votre Sainte Église et accordez-moi les grâces que je Vous demande par son intercession. Par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Communiquer les faveurs reçues à

Monasterio de Santa Clara

E- 32600 Allariz (Ourense, Espana).

 

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10 juillet 2011

Neuvaine à Sainte Colette de Corbie

 Neuvaine à Sainte Colette de Corbie

 

« La femme qui craint Dieu est digue de de toute louange ». (Livre des Proverbes 31: 30)

 

Vu et approuvé

De Ladoue, Vicaire-Général.

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Abrégé de la Vie de Sainte Colette

Extrait de la bulle de canonisation

 

Naissance de sainte Colette et ensemble de sa vie

 

Sainte Colette naquit à Corbie, en Picardie, au diocèse d'Amiens, de pieux et honnêtes parents, le 13 Janvier, l'an du Seigneur 1380. Dès sa plus tendre enfance, elle donna des signes admirables de sainteté; car, méprisant les amusements ordinaires de son âge et les plaisirs trompeurs du siècle, elle s'appliquait sans relâche à l'oraison et à la contemplation des choses célestes; et elle trouvait tant de charmes dans ces exercices qu'elle a mérité à bon droit l'éloge que les Saintes Lettres accordent à Tobie dont il est dit, qu'étant encore fort jeune il ne faisait rien cependant qui ressentit l'enfance. Ensuite elle se prescrivit pour règle de vie de se contenter pour toute nourriture de pain et d'eau, de porter le cilice, de se flageller durant le silence de la nuit avec des disciplines de fer, et de n'accorder au sommeil qu'un temps fort court, à peine suffisant pour réparer les forces épuisées de la nature. Elle avait si bien contracté, dès sa jeunesse, l'habitude de soulager les misérables, qu'elle aurait pu dire comme Job avec vérité: « Dès mon enfance, la compassion pour les malheureux a grandi avec moi »; elle était sortie avec moi du sein de ma mère. Elle prodiguait, en effet, les marques de la plus grande bonté aux malades, et de la charité la plus ardente aux pauvres; elle s'étudiait à obtenir qu'on lui confiât les offices les plus bas; et tout ce qu'elle pouvait soustraire à sa dépense personnelle, ou à sa nourriture, elle le donnait en aumônes. Enfin, après avoir distribué aux pauvres tout ce qu'elle possédait, n'ayant de goût que pour la solitude, elle se voua à une clôture absolue. Là, fréquemment tourmentée par les démons, déchirée par leurs coups, elle n'en persévérait pas moins dans l'exercice de l'oraison avec tant de constance que, parfois ravie en extase, elle mérita de jouir de la vue et des entretiens des esprits célestes. Alors, ayant fait profession dans le Tiers Ordre de saint François, quoiqu'il parût impossible de rien ajouter aux saintes cruautés qu'elle exerçait sur son corps, elle trouva encore moyen de les augmenter considérablement, marchant toujours nu-pieds, même pendant les rigueurs de l'hiver, et s'exténuant par des jeûnes continuels. Elle entreprit de mener une vie toute céleste, ne se proposant qu'une seule chose, la gloire de Dieu à laquelle elle rapportait toutes ses paroles, toutes ses actions, toutes ses pensées. De là cette abondance de consolations et de délices spirituelles qui inondaient son âme; de là ces soupirs, ces paroles de feu par lesquelles éclataient au dehors les ardeurs de la charité dont son cœur était embrasé; de là ces ravissements admirables pendant lesquels l'Esprit, élevant dans les airs son corps mortel, semblait h transporter jusqu'au ciel.

 

Comment elle entreprit l'œuvre de la Réforme

 

Enrichie de tant de vertus, comblée de tant de dons célestes, la bienheureuse Colette, (un jour qu'elle priait Dieu ardemment pour la conversion des pécheurs), entendit une voix céleste qui lui assura que la conversion des méchants, objet de ses ardents désirs, s'opérerait par la réforme des ordres fondés par saint François. Cette révélation tint en suspens l'humble vierge qui, réfléchissant sur l'avertissement du ciel, et le repassant en elle-même, le jour et la nuit, craignait d'être trompée par les prestiges du démon. Mais, les bas sentiments qu'elle avait elle-même l'ayant fait résister trop longtemps à la volonté divine, elle perdit l'usage de la vue et de la parole, jusqu'à ce qu'elle s'y fût soumise sans réserve. Dès lors, inspirée par l'Esprit divin, éclairée d'en-haut sur les moyens à prendre pour opérer la Réforme, sans plus de retard, elle se mit en devoir d'accomplir la mission qui lui était confiée. Mais plusieurs obstacles s'opposaient à ce qu'elle obtînt les pouvoirs qui lui étaient nécessaires : sa grande jeunesse, l'obscurité de sa condition et la rigueur extrême de l'institut qu'elle voulait réformer. Cependant, elle vint à bout, non sans un miracle, de vaincre tous ces obstacles: non seulement elle obtint ce qu'elle demandait, mais elle fut contrainte par l'obéissance à accepter la charge d'abbesse des religieuses qui embrasseraient la Réforme. Elle n'eut donc plus d'autre soin, d'autre pensée que d'accomplir fidèlement l'œuvre dont Dieu l'avait chargée. La Savoie, où la plus haute réputation de sainteté l'avait précédée, vit, en 1407, les commencements de cette entreprise épineuse. Il serait difficile de raconter tout ce qu'elle eut à endurer, dès le début de son œuvre, d'injures, d'affronts, de calomnies, tant de la part des étrangers que de la part de ceux qui jusque là lui avaient été favorables. On ne se contenta pas de la traiter de sorcière, de magicienne, d'invocatrice des démons, mais on poussa si loin les fausses imputations, que ce fut là ce qui l'obligea de quitter sa patrie. Dans ce déluge de maux, au milieu de ce torrent d'afflictions, la servante du Seigneur ne perdit rien de l'héroïsme de son courage et de sa constance, et elle prouva la vérité de cet oracle: qu'aucun accident, quel qu'il soit, ne peut contrister le juste. Dans ce débordement d'invectives et d'insolences impudentes, elle se conduisait de manière à montrer qu'elle y trouvait de vrais délices. Et dès ce monde même, elle reçut de Dieu une récompense signalée de cette patience admirable. Car, ayant été attaquée d'une maladie grave et dangereuse, elle fut visitée par la Sainte Vierge Marie qui, après l'avoir consolée par sa présence et par ses entretiens, lui rendit la santé. De plus, par le secours de la divine Providence, elle vit la Réforme se propager en peu de temps, grâce au grand nombre de sujets qui se présentaient de toutes parts, et à la multiplicité des couvents qu'on lui construisit en différentes provinces

 

Ses vertus

 

Durant l'espace de quarante ans, Colette s'appliqua avec un courage invincible à l'exaltation du Saint Nom de Dieu; mais de telle manière cependant, qu'en même temps, elle construisait dans son cœur un édifice de vertus d'autant plus sublime, qu'elle l'avait fondé sur une humilité plus profonde. Quoique comblée des plus riches dons du ciel, et devenue l'objet des louanges singulières des peuples, des grands et des princes, elle avait néanmoins d'elle même de si bas sentiments, qu'elle se disait et se croyait indigne de la lumière du jour. Elle n'avait reçu qu'à regret et en se faisant une extrême violence, le gouvernement des monastères de la Réforme, et quoiqu'il fût bien certain par là, que c'était par l'ordre de Dieu lui-même qu'elle se trouvait placée à la tète de toutes les autres, elle s'appelait néanmoins la dernière et la plus misérable de toutes. Ce qui la distinguait encore, c'était une austérité de vie à peine croyable, une brûlante ardeur de charité envers Dieu et envers le prochain, une assiduité admirable à ses devoirs religieux, sans jamais rien relâcher de ses veilles ni de ses travaux. Elle mettait tous ses soins à faire garder par les religieuses, avec la plus parfaite exactitude, toutes les observances régulières, et elle n'avait rien de plus à cœur que de confirmer par ses exemples ce qu'elle avait enseigné par ses leçons. Affable, douce, prévenante, elle avait pour toutes la tendresse et la sollicitude d'une mère. Comme la renommée de ses vertus et de ses miracles s'était répandue en Italie, en France, en Allemagne et dans d'autres contrées, les peuples accouraient en foule à elle, pour obtenir de Dieu, par ses prières, toutes sortes de grâces spirituelles. On vit même des personnages distingués par leur vertu et par leur science, s'adresser à elle pour trouver dans ses lumières la solution de questions obscures et élevées, dans les matières qui regardaient la perfection chrétienne; de ce nombre fut saint Vincent Ferrier qui vint, de l'Aragon, la visiter comme un oracle de toute sainteté, et un modèle de la perfection chrétienne.

 

Sa mort et sa réputation de sainteté

 

La servante du Seigneur avait achevé sa soixante sixième année. Avertie qu'elle était appelée aux noces célestes de l'Epoux, afin d'entrer la lampe allumée, elle satisfit le désir ardent qui la consumait de recevoir la divine Hostie, et elle le fit avec tant de ferveur, que par les flammes de la charité qui étincelaient sur son visage et dans ses yeux, elle alluma dans le cœur de ses filles qui étaient présentes, le feu de la plus vive piété. Alors, abîmée dans la contemplation des douleurs de la passion du Sauveur, les pieds et les mains étendus comme ceux de Jésus-Christ sur la croix, au milieu des chants d'allégresse des chœurs angéliques, elle s'envola dans les bras du céleste Epoux, à Gand, le 6e jour de Mars, de l'année 1447. Après son trépas, la couleur et les traits de son visage furent tels, que son aspect parut plus agréable que pendant sa vie. Le bruit de cette mort s'étant répandu jusqu'à Corbie et dans toute la contrée, on vit accourir de toutes parts une foule immense de fidèles de toute condition, des personnages distingués par leur naissance, des dames, des magistrats, des ecclésiastiques, en outre, des sourds, des muets, des paralytiques, des infirmes de toute espèce, qui avaient tous l'espérance certaine d'obtenir leur guérison par l'intercession de la servante de Dieu; et tous répétaient d'une voix unanime: « Colette est digne d'être comptée parmi les habitants des cieux ». Ainsi, aussitôt après son décès, elle fut honorée d'un culte public que le Siège Apostolique a étendu depuis, en approuvant pour plusieurs maisons de la Réforme une messe et un office en l'honneur de la Sainte.

 

Canonisation

 

Enfin, aujourd'hui Dimanche, 24 Mai de l'an 1807, jour auquel l'Eglise célèbre la fête de la Très-Sainte Trinité, après avoir rempli toutes les formalités prescrites par les sacrées constitutions et par les usages de la sainte Eglise Romaine, Nous avons déclaré que la bienheureuse Colette Boylet, réformatrice de l'ordre de sainte Claire, admirable par l'éclat de ses vertus, comblée des dons célestes, illustrée après sa mort par des miracles et par des prodiges, est véritablement sainte: nous l'avons ajoutée au nombre des saintes Vierges, et nous avons défini, qu'en cette qualité, elle devait être honorée et invoquée, ainsi que par la teneur des présentes nous le décrétons, nous le décidons, nous le définissons, statuant de plus que chaque année, le 6e jour de Mars, dans toute l'Eglise, on célébrera pieusement sa mémoire comme d'une sainte Vierge et sous le rit convenable. Nous accordons miséricordieusement dans le Seigneur, que tous les fidèles qui, chaque année, le jour de sa fête, étant vraiment pénitents, et s'étant approchés des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, visiteront le sépulcre où son corps repose, puissent gagner une indulgence de sept ans et sept quarantaines des pénitences qui leur auraient été enjointes, ou de tontes autres dont ils auraient contracté l'obligation.

 

Conclusion

 

Maintenant donc que Sainte Colette a mérité ce culte religieux, qui permet d'ériger en son honneur des temples et des autels dédiés au Dieu Tout-Puissant, qui impose le droit de vénérer ses sacrées images, il est certainement convenable que les fidèles mettent tout leur soin à éloigner du Temple de Dieu, c'est-à-dire de leurs âmes, ce qui est impur ou profane, à offrir à Dieu leurs corps comme une hostie vivante, sainte et agréable, enfin à exprimer en eux et à y reproduire, avec zèle et avec le secours de la grâce divine, le modèle parfait des vertus de la Bienheureuse, et la ressemblance de sa sainteté. Qu'il en soit ainsi, afin que Dieu, apaisé par l'intercession de Sainte Colette, et des autres saints, daigne dans sa miséricorde éloigner de nous sa colère.

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Neuvaine à Sainte Colette de Corbie

 

Avis pour la Neuvaine

 

1° Chaque jour lire une des considérations qui suivent. Ne vous contentez pas d'une lecture rapide, réfléchissez avec recueillement et esprit de prière, afin de vous convaincre et de déterminer votre volonté à faire ce que Dieu demande de vous. Pendant la journée, revenez souvent, mais sans fatigue, sur la même pensée, afin de bien la comprendre, de l'aimer en la comprenant, de Vous résoudre à la pratiquer en l'aimant. 2° Si vos occupations vous le permettent, assistez chaque jour de la neuvaine au saint sacrifice de la Messe, en l'honneur de la Sainte, sinon, assistez-y au moins en esprit, en vous unissant à ceux qui y assistent. 3° Mettez-vous en état de participer à la divine Eucharistie dans l'intervalle de la neuvaine. Cet article est le plus important de tous. 4° Commencez avec confiance, vous proposant avant tout de chercher ce qui peut contribuer à la gloire de Dieu, à votre salut et au salut des personnes pour qui vous vous intéressez. 5° Lisez peu, réfléchissez beaucoup, priez encore plus, mais surtout déterminez-vous à agir.

 

Premier jour

La vue de la fin

 

Considération

 

Considérez pourquoi vous êtes sur la terre? Uniquement pour louer, révérer, servir Dieu, et, en faisant cela, sauver votre âme. Considérez encore pourquoi Dieu a fait tout ce qui existe et permet tout ce qui arrive? C'est afin d'aider l'homme à atteindre à la fin pour laquelle il a été créé. D'où il suit qu'il n'y a pour vous dans ce monde qu'une seule chose nécessaire : faire votre salut. Que rien de ce qui existe, ou de ce que vous voyez, ou de ce qui vous arrive, n'a de valeur qu'autant que vous pouvez vous en servir pour vous reporter vers votre fin. Que vous devez être dans une entière indifférence par rapport à quoi que ce soit. Que vous devez vous servir, vous abstenir, vous dépouiller des créatures dans la mesure de leur rapport avec votre fin. Sainte Colette l'avait compris. De là: Dieu toujours en vue; indifférence complète par rapport aux honneurs, aux biens de ce monde; sagesse et détachement admirable dans l'usage des créatures; esprit de sacrifice perpétuel par la pratique parfaite de la sainte pauvreté et de la sainte obéissance.

 

Prière à Sainte Colette

 

Glorieuse Sainte Colette, j'admire dans quelle perfection vous avez compris que Dieu est tout, que le monde entier n'est rien, et que nous ne sommes sur la terre que pour louer, révérer et servir Dieu. Loin de vous imiter, j'ai presque toujours perdu de vue cette vérité fondamentale dont l'oubli a été la source de tous mes égarements, Obtenez-moi la grâce de me convaincre de plus en plus que je ne suis au monde, ni pour obtenir l'estime des hommes, ni pour amasser des richesses, encore bien moins pour satisfaire mes passions, mais pour servir Dieu. C'est là mon unique destinée; si j'ai le bonheur de comprendre cette vérité comme vous l'avez comprise, j'aurai trouvé la vraie sagesse. Demandez-la pour moi à Notre-Seigneur qui vit et règne dans tous les siècles des siècles. Ainsi-soit-il.

 

Pratique: Porter à conviction au plus haut point sur ces vérités: la fin de l'homme, la fin des créatures, la nécessité d'être indifférent à tout, autant que possible, la nécessité de ne rien désirer et de ne rien choisir qui ne nous conduise à la fin pour laquelle nous sommes créés.

 

Second jour

Motifs de la fin

 

Considération

 

Considérez combien sont puissants les motifs qui vous pressent de vous occuper de l'unique nécessaire. Vos fins dernières, la Mort: je mourrai certainement et bientôt; le Jugement redoutable de Dieu: je serai certainement jugé sur toutes mes pensées, mes désirs, mes actions, mes paroles, mes omissions, par un Juge infiniment saint et infiniment clairvoyant, qui a tout vu et tout pesé; l'Enfer: il y en a un, il est éternel, il serait pour moi si je mourais en état de péché mortel; le Ciel: il y en a un aussi, il est éternel, il dépend de moi d'y entrer. Mort, Jugement, Enfer, Ciel, quels mots! Et je n'y pense pas! Souvenez-vous de vos fins dernières, a dit l'Esprit-Saint, et vous ne pécherez jamais.

 

Prière à Sainte Colette

 

La vue de leurs fins dernières a déterminé les Saints à tout entreprendre, pour opérer leur salut. Elle vous a déterminée vous-même, ô grande Sainte, à renoncer à toutes les espérances de ce monde, à vous renfermer pendant plusieurs années dans une solitude absolue, à supporter ensuite des fatigues sans nombre, et à vous imposer des mortifications de toute sorte. Vos exemples seront-ils perdus pour moi? Ne ferai-je rien pour m'assurer une sainte mort? pour me préparer un jugement favorable? pour éviter les peines éternelles de 1 Enfer et pour mériter le Ciel. C'en est fait, trop longtemps je me suis nourri de la frivolité de mes pensées. Je me recommande à vous; obtenez-moi de Notre-Seigneur la grâce de commencer sérieusement une vie nouvelle.

 

Pratique: Se déterminer aujourd'hui à mettre la main à l'œuvre. Coûte que coûte, il faut faire mon salut, c'est l'unique nécessaire.

 

Troisième jour

Encore les motifs de la fin

 

Considération

 

Comme il importe de rendre inébranlable cette détermination de prendre en main l'unique affaire de son salut, considérez encore aujourd'hui d'autres motifs également puissants. Pourquoi Dieu a-t-il créé le monde et tout ce qu'il renferme? Pour vous aider à faire votre salut. Pourquoi l'Incarnation de la seconde personne de la Sainte Trinité? Principalement en vue de votre salut. Pourquoi la vie pauvre, humble, laborieuse de Jésus-Christ? Pour l'œuvre de votre salut. Pourquoi le Calvaire et toutes les douleurs de l'Homme-Dieu? c'est encore pour votre salut. Pourquoi les marques ineffables d'amour que nous donne Notre-Seigneur dans l'Eucharistie où il devient chaque jour notre nourriture, notre Prêtre et notre Victime? toujours pour notre salut. Création, Incarnation, Rédemption, Eucharistie, encore quatre mots qui me rappellent l'amour de mon Dieu et qui me pressent de m'occuper enfin de ma grande, de mon unique affaire. D'ailleurs il n'y a pas pour moi d'affaire plus importante; il s'agit du Ciel, de l'Enfer et pour toujours. Il n'y en a pas de plus pressante; le temps passe vite, la mort arrive comme un voleur, demain peut-être il ne sera plus temps. Il n'y en a pas de plus irréparable; si cette affaire est perdue, tout est perdu sans ressources, si elle est gagnée, tout est gagné à jamais. O hommes insensés qui n'y travaillent pas! qui n'y pensent même pas!

 

Prière à Sainte Colette

 

Grande Sainte, la vue de ce que Dieu a fait dans la création pour notre salut vous remplissait d'une sainte ardeur pour travailler à cette unique affaire. Mais surtout les abaissements de Notre-Seigneur Jésus-Christ dans l'Incarnation, ses souffrances sur le Calvaire, son amour sans bornes dans la sainte Eucharistie vous rendaient tous les sacrifices possibles. Ne pas travailler sans relâche à votre perfection vous eût paru une profanation des abaissements, de la croix, et de l'amour de Jésus-Christ. Obtenez-moi de m'encourager par votre exemple. J'ai trop longtemps refusé de me rendre aux plus tendres sollicitations de mon Sauveur et méconnu mes plus chers intérêts. Je veux enfin commencer sous votre puissante protection. Ainsi soit-il.

 

Pratique: S'établir dans une parfaite indifférence de volonté à l'égard de toutes choses, ne voulant et ne choisissant que ce qui peut être plus utile à notre salut.

 

Quatrième jour

Le péché qui éloigne de la fin

 

Considération

 

Le péché est l'unique mal. Considérez quelques-uns des terribles effets d'un seul péché mortel. Sur Dieu : un seul péché mortel l'anéantirait s'il était possible, parce que Dieu est l'ordre et que le péché est le désordre; parce que Dieu est le bien et que péché est le mal; parce que Dieu veut le bien et que le péché empêche l'effet de cette volonté éternelle. Le péché force, pour ainsi dire, Dieu le Père à donner son Fils en expiation; le Fils à mourir comme homme sur la croix; l'Esprit-Saint à s'employer à nous faire incessamment l'application des mérites de Jésus-Christ. Le péché contredit tous les attributs essentiels de Dieu: sa Sagesse dont il renverse les plans, sa Bonté dont il arrête l'effusion, sa Toute-Puissance qu'il insulte, sa Sainteté qu'il outrage; il ne laisse d'action qu'à sa Justice. Le péché déconcerte tous les projets que Dieu avait faits pour sa propre gloire et pour le bonheur de l'homme. Dans le monde quel désordre! quel malheur y produit un seul péché mortel. Transportez-vous par la pensée sur les principaux théâtres où Dieu exerce sa vengeance contre le péché: Des millions d'anges précipités du ciel dans les flammes de l'enfer pour un seul péché! d'orgueil. Nos premiers parents chassés du Paradis terrestre, et tous les hommes jusqu'à la fin du monde justement condamnés aux souffrances, aux maladies, au travail, aux horreurs de la mort (sans parler de la perte des dons surnaturels ni des plaies faites à l'âme) pour un péché de désobéissance. L'enfer creusé, c'est-à-dire un feu dévorant, la séparation de Dieu à jamais pour un seul péché mortel. La croix dressée sur le Calvaire et l'Homme-Dieu expirant sur un infâme gibet. Faut-il dire ce que le péché fait de moi! Il me ravit la grâce de mon Dieu, il me fait perdre mes mérites, il m'enlève la paix de mon cœur, il déchire tous mes titres d'enfant de Dieu, de frère de Jésus-Christ et m'ôte tout droit à l'héritage du ciel. Il m'aveugle l'esprit, il m'endurcit le cœur, il me prépare une vie de remords, une mort affreuse, un jugement redoutable, une éternité malheureuse.

 

Prière à Sainte Colette

 

O bien-aimée Sainte Colette je me jette en ce moment à vos pieds. Je vous conjure de m'obtenir de Jésus, mon Sauveur, infiniment miséricordieux, la connaissance intime et la détestation de tous les péchés dont je me suis rendu coupable. O vous qui auriez mieux aimé mourir que de commettre un seul péché véniel volontairement, faites que j'obtienne de la bonté de Dieu le sentiment vif du sans-ordre de ma vie afin que je le déteste, que je me corrige et que je me rétablisse dans l'ordre. Obtenez-moi encore la grâce de connaître le monde et tout ce qui, dans le monde, pourrait être pour moi une cause de péché, afin que je l'abhorre et que je m'en éloigne.

 

Pratique: S'exciter à un profond regret de toutes ses fautes, accompagné d'une grande confiance dans la miséricorde de Dieu; et se mettre dans la disposition de tout perdre et de tout souffrir plutôt que d'offenser Dieu mortellement.

 

Cinquième jour

Jésus-Christ la voie qui conduit à la fin

 

Considération

 

Considérez combien il est nécessaire de vous déterminer à imiter Notre Seigneur Jésus-Christ. Lui-même n'a-t-il pas tous les droits à vous imposer cette obligation? Il est votre Dieu, vous n'avez rien que vous n'ayez reçu de lui; ses droits sur vous sont éternels, essentiels, imprescriptibles. Il est votre Père et quel père! il est votre Sauveur, et quel Sauveur! il est votre Roi et quel roi! lui qui a conquis votre âme par son sang ! Votre honneur y est engagé. Vous avez fait des promesses solennelles; des engagements sacrés ont été pris. Voudriez-vous y être infidèle? Votre bonheur en est inséparable. Vainement les hommes demandent le bonheur aux choses de ce monde; le bonheur n'est qu'en Dieu parce qu'en Dieu seul est l'ordre, et que Dieu seul est notre fin. Votre salut l'exige comme une douce et inévitable nécessité. Personne ne va au Père que par le Fils. Le Fils est la Voie, hors de cette voie, on ne va pas au but; il est la Vérité , hors de lui, mensonge; il est la Vie, hors de lui, la mort.

 

Prière à Sainte Colette

 

Vous avez compris, grande Sainte, que le secret aussi bien que le bonheur de la vie chrétienne est de connaître d'aimer et d'imiter Jésus-Christ. La connaissance que vous aviez des mystères de l'amour du divin Sauveur pour les hommes vous avait donné l'amour qui embrasait votre cœur. Cet amour lui-même vous faisait préférer à tout le pauvreté, les humiliations, les opprobres de votre Bien-aimé. D'où vient que je n'ai pas le courage d'agir à votre exemple contre ma sensualité, ou contre mon amour-propre, ou contre la vaine estime du monde! D'où vient que je travaille si faiblement à retracer en moi les vertus de notre souverain Modèle, si ce n'est de ce que je ne l'aime pas et de ce que je ne le connais pas. Obtenez-moi de son infinie bonté la grâce de le connaître moins imparfaitement, de l'aimer plus ardemment, de le suivre plus courageusement. Ainsi soit-il.

 

Pratique: Une grande paix du cœur, si l'on s'est approché du sacrement de Pénitence. Un grand désir de connaître, d'aimer, d'imiter de plus en plus Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Sixième jour

Encore Jésus-Christ qui conduit à la fin

 

Considération

 

Il ne suffit pas d'être convaincu de la nécessité d'imiter Jésus-Christ, il faut connaître ce divin Modèle. Considérez attentivement les principales vertus qu'il offre à votre imitation. Vertus de son intérieur: l'amour de l'humilité, il s'anéantit dans son incarnation prenant la forme d'esclave; l'amour de la sainte pauvreté, lui, le roi éternel de gloire naît dans une étable à Bethléem; l'amour de la dépendance, il fuit en Egypte et s'offre dans la présentation au Temple comme la victime prête à accomplir parfaitement la volonté de son Père. Vertus de sa vie privée: l'obéissance, il était soumis à Marie et à Joseph; le travail sanctifié, l'Evangéliste nous laisse entendre que Notre Seigneur Jésus-Christ n'a pas dédaigné, pour nous donner l'exemple de travailler dans l'humble atelier du patriarche saint Joseph; l'oubli de lui même, pendant trente ans il vit sans éclat aux yeux des hommes. Vertus de sa vie publique: l'amour de Dieu, il ne pense qu'à accomplir la volonté de son Père, il ne travaille que pour les intérêts de sa gloire; l'amour des âmes, après la gloire de Dieu Jésus-Christ ne fait rien que pour le salut des hommes; souffrir et mourir, la croix est le moyen qui glorifie Dieu et qui sauve le monde, Jésus-Christ l'embrasse, il meurt sur le Calvaire. Voilà notre Modèle. Jésus-Christ m'a donné l'exemple afin que je fasse comme il a fait lui-même. Où en suis-je pour cette imitation?

 

Prière à Sainte Colette

 

Glorieuse Sainte Colette, votre vie m'a fait connaître que vous avez été une fidèle copie de Notre Seigneur Jésus-Christ. Vous ne vous êtes pas contentée de travailler sans relâche à détruire en vous la sensualité, l'amour du monde et de vous même, vous vous êtes encore appliquée, avec une grande confiance en Dieu, à devenir une parfaite imitatrice de celui que votre cœur avait choisi pour époux. Vous vous êtes rendue par sa grâce pauvre comme lui, humble comme lui. A son exemple vous n'avez travaillé qu'en vue de la gloire de Dieu et du salut des âmes et vous avez voulu le suivre dans la voie douloureuse de la Croix. Et moi, je recherche incessamment la satisfaction de ma sensualité, je ne sais remporter aucune victoire sur mon amour propre, je m'inquiète des jugements d'un monde frivole, je ne suis pas humble, je sens dans mon cœur une secrète attache pour les honneurs de ce monde, je n'ose me glorifier en la croix du mon Sauveur. Grande Sainte, venez en aide à ma bonne volonté, je mets en vous ma confiance. Je sens bien que la voie qu'il faut suivre est difficile, mais la grâce de Dieu m'est toujours assurée, le ciel sera ma récompense, votre protection restera sur moi. Ainsi soit-il.

 

Pratique: En général un plus ardent désir de connaître, d'aimer, d'imiter Notre Seigneur. En particulier quelque chose des mystères de la vie intérieure, ou de la vie publique du divin Maître, par exemple: plus de simplicité, plus d'obéissance, plus de détachement, plus de résignation, plus de pureté d'intention, plus de zèle, plus d'oubli de soi-même en vue et à l'imitation de Jésus-Christ.

 

Septième jour

Les œuvres qu'il faut faire pour arriver à la fin

 

Considération

 

Il est nécessaire de faire des bonnes œuvres pour obtenir la récompense éternelle. Considérez combien celte nécessité est indispensable. Nous ne serons pas récompensés pour les belles pensées que nous aurons eues, ni pour les bonnes résolutions que que nous aurons prises, mais seulement pour le bien que nous aurons fait. Ce ne sont pas ceux qui disent: « Seigneur qui entreront dans le royaume des cieux, mais ceux qui font la volonté de mon Père ». Le royaume des cieux souffre violence. Parmi les œuvres saintes qui nous aident à avancer notre ressemblance avec Jésus-Christ il en est quelques-unes d'une efficacité plus certaine qu'il faut vous déterminer à accomplir: s'exercer à la pratique de l'humilité et de la mortification chrétienne; remplir fidèlement les devoirs de son état; pratiquer à l'égard du prochain quelque œuvre de charité corporelle ou spirituelle, selon son pouvoir.

 

Prière à Sainte Colette

 

Que j'aime à vous contempler, glorieuse Sainte Colette, dans l'exercice des bonnes œuvres que vous avez entreprises pour la gloire de Dieu et pour votre salut. De quels actes continuels d'humilité et de pénitence votre vie ne se trouve-t-elle pas remplie! Quelle fidélité scrupuleuse à accomplir les devoirs que votre charge de Réformatrice vous inspirait! De quelle charité à la fois douce et forte n'étiez-vous pas animée pour le soulagement des peines temporelles qui affligeaient les corps, et des misères spirituelles des âmes. Parla, semblable à un peintre habile, vous retraciez fidèlement dans votre âme la divine ressemblance de Jésus-Christ. Secourez-moi dans la résolution que j'ai prise de marcher sur vos traces en ne faisant plus consister ma perfection dans ce que je dis, ni même dans ce que j'éprouve mais dans les bonnes œuvres que je ferai. Ainsi-soit-il.

 

Pratique: Se déterminer à commencer la réforme de sa vie par l'exercice des trois œuvres saintes dont on vient de parler et qui suffisent pour nous faire arriver bientôt à une haute perfection: humilité et esprit de pénitence, fidélité aux devoirs d'état, pratique de la charité.

 

Huitième jour

Les moyens qui nous aident à atteindre notre fin

 

Considération

 

La volonté, dégradée par le péché, ne peut pas tout le bien dans l'ordre naturel; elle n'en peut aucun dans l'ordre surnaturel. Mais Dieu a remis entre nos mains des ressources d'une efficacité infaillible. Considérez la douceur et la nécessité de ces moyens. Le premier, c'est la prière. La prière est un devoir essentiel. Il faut prier, a dit Notre-Seigneur. Ne pas prier, s'est s'exclure volontairement, pour ainsi dire, du royaume des Cieux. Prier avec foi, confiance, persévérance, c'est être sûr d'avance d'obtenir ce que l'on demande, car Notre Seigneur a dit aussi: « Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom, il vous le donnera ». Le second moyen est encore plus efficace parce qu'il nous confère par lui-même les grâces dont nous avons besoin, c'est la fréquentation des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie. L'un nous remet nos péchés, nous rend ou augmente en nous la grâce sanctifiante. L'autre en nourrissant nos âmes du corps, du sang, de l'âme, de la Divinité de Jésus Christ Notre-Seigneur, nous donne vraiment et réellement l'Auteur de la grâce, Celui qui s'appelle la lumière et la vie, Celui qui nous convoque à son divin banquet en nous disant avec une bonté ineffable: « Venez à moi, vous tous qui souffrez et qui êtes chargés, et je vous soulagerai ». Enfin le troisième moyen c'est le secours et la protection des saints mais principalement de la Sainte Vierge. Nous ne sommes pas seuls pour travailler à notre salut; les saints sont nos protecteurs. Nous avons auprès du trône de Dieu une mère infiniment bonne qui nous aime tendrement, une mère qui peut tout auprès de Dieu, une mère qui se tient toujours prête à répandre sur nous ses faveurs les plus signalées. Confiance sans borne en Marie.

 

Prière à Sainte Colette

 

Ici plus que jamais, ô glorieuse Sainte, je vois que si vous êtes parvenue sur la terre à un si haut degré de perfection, et que si vous êtes maintenant si élevée dans le ciel, c'est pour avoir employé avec tant de soin les moyens que Dieu nous a donnés pour opérer notre salut. Quel esprit de prière et d'oraison continuelle! quelle préparation et quel saint empressement quand vous vous approchiez du sacrement de pénitence! quelle foi, quelle confiance, quelle ferveur dans vos communions! quelle piété envers la très Sainte Vierge! Je me plains de ne pas avancer dans la vertu, de me retrouver perpétuellement avec des imperfections qui m'affligent, avec une tiédeur qui m'inquiète, avec une lâcheté qui me désole, quelle peut en être la cause? n'est-ce pas parce que je ne prie pas ou que je prie mal? n'est-ce pas parce que je ne m'approche pas des sacrements de pénitence et d'Eucharistie assez fréquemment ou avec des dispositions assez parfaites? N'est-ce pas parce que je ne recours pas assez finalement à la protection puissante de la plus tendre des mères? Voilà la véritable source de mes imperfections et peut être de mes chutes. Je suis maintenant résolu à me servir, à votre exemple, ô glorieuse Sainte Colette, de ces moyens de salut que Notre-Seigneur a mis à notre disposition dans tous nos besoins, et principalement dans les attaques contre la plus belle des vertus. Obtenez-moi la grâce d'être fidèle à ces résolutions. Ainsi-soit-il.

 

Pratique: Regarder la prière comme un devoir essentiel et s'en acquitter avec l'attention et id ferveur convenable. S'approcher le plus fréquemment possible des sacrements. Faire profession d'une dévotion sincère à la Reine des Vierges.

 

Neuvième jour

L'Amour de Dieu

 

Considération

 

La charité est la plénitude de la loi. Pour rendre plus inébranlable encore la résolution où vous êtes d'être désormais tout à Dieu sans réserve, sans partage, sans retour, rappelez-vous quelques-uns des motifs qui vous pressent d'aimer un si bon Maître de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces. Le monde, en quelque sorte, n'existe que pour votre utilité. Le soleil vous éclaire, les astres vous réjouissent, les productions de la nature sont à vos ordres, les animaux vous servent, les anges mêmes sont employés à veiller sur vous pour votre bonheur. Ce que vous voyez, ce que vous entendez, ce dont vous vous servez, tout vous parle de l'amour de votre Dieu et vous aide à l'aimer. Dieu lui-même s'est prodigué à vous. Il vous prodigue sa Puissance, en créant et en conservant l'univers; sa Providence, en veillant sur tous vos pas; sa Miséricorde, en vous pardonnant toutes les fois que vous êtes revenu à lui dans la sincérité de votre cœur; sa Charité, en vous environnant sans cesse de nouveaux bienfaits. Il nous a donné son Fils pour nous sauver, son Saint-Esprit pour nous éclairer et pour nous sanctifier. Le Fils de Dieu, fait homme pour nous, nous a tout donné: sa gloire, son honneur, ses travaux, sa vie même sur la croix. Dans la sainte Eucharistie il demeure avec nous pour être notre nourriture, notre lumière, notre guide, notre consolation. Il nous y prodigue sa dignité, il y livre aux opprobres des méchants, non plus son corps sujet aux misères de l'humanité, mais son corps immortel. Et cependant j'ai vécu sans aimer mon Dieu! J'ai prodigué les affections de mon cœur à de viles créatures. Ce Maître, ou plutôt ce Père infiniment bon, me demande en ce moment mon cœur dont il veut bien encore agréer l'hommage. Ne le lui donnerai-je pas, décidé à n'aimer que lui, à ne vivre et à ne mourir que pour lui?

 

Prière à Sainte Colette

 

L'amour de Dieu, voilà, glorieuse Sainte Colette, le principe qui a produit votre vie admirable, qui vous a inspiré tant de saintes entreprises, qui vous a fait pratiquer tant d'héroïques vertus, qui vous a mérité pour l'éternité un poids immense de gloire. Vous aimiez votre Dieu et votre Sauveur de tout votre cœur, de toute votre âme, de toutes vos forces; tout est expliqué. L'amour vous inspirait du courage et vous faisait trouver le bonheur dans l'humilité, la mortification, la pauvreté, l'obéissance et toutes les autres vertus. Tout entière à Dieu, vous ne vous serviez plus de votre mémoire que pour vous rappeler ses bienfaits, de voire intelligence et de votre volonté que pour vous attacher plus étroitement à lui en toutes choses, de votre vie que pour vous immoler à chaque instant à son service et au salut des âmes. Obtenez-moi de Dieu un peu de cet amour qui embrasait votre cœur, afin que je commence aussi à aimer mon Dieu et à l'aimer comme vous d'un amour total qui donne tout, d'un amour perpétuel qui donne sans retour, d'un amour actif qui se manifeste principalement par les actions, d'un amour courageux qui supporte tout, d'un amour pur qui ne voit que Dieu. Ainsi-soit-il.

 

Pratique: Terminer sa neuvaine, avec une sainte joie dans le cœur, confirmé dans la résolution d'être tout à Dieu, déterminé à se vaincre et à souffrir à l'imitation de Jésus-Christ et par amour pour lui.

 

Avis à la fin de la Neuvaine

 

Voulez-vous assurer les fruits de votre neuvaine?

 

1° Donnez chaque jour quelque temps à la pratiqua de l'oraison et de l'examen particulier.2° Approchez-vous souvent des sacrements de Pénitence et d'Eucharistie, choisissant un confesseur arrêté que vous regarderez comme votre guide dans les voies spirituelles, et avec qui vous traiterez de tout ce qui regarde votre âme. 3° Entretenez la ferveur de votre âme par quelque pieuse lecture, par la fréquentation des personnes de piété, par la fuite des compagnies dangereuses ou dissipées. 4° Fixez-vous un règlement pour les actions journalières, afin que vous ne viviez pas sans ordre. 5° Faites passer avant tout l'accomplissement de» devoirs d'état. La perfection défend principalement de cela, et de la pureté d'intention avec laquelle on fait les petites choses qui composent la vie de presque tous les hommes. 6° Appliquez-vous avec constance, avec une confiance sans borne en Notre Seigneur et en sa Saints Mère et la nôtre, à l'acquisition des vertus solides, surtout de l'humilité, de la patience, de la charité. 7° S'il se peut, consacrez, chaque année, huit jours à la retraite spirituelle, et si la chose est impossible, ne manquez pas de faire chacune de vos confessions comme si c'était la dernière de votre vie. Courage et surtout confiance.

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Prière apportée du Ciel à Sainte Colette par un Ange

 

On dit le Je Vous salue Marie et le Gloire au Père avant de dire l'Oraison

 

Que l'heure de la naissance d'un Dieu-homme soit bénie; que le Saint-Esprit, dont Jésus-Christ a été conçu, soit béni; que la glorieuse Vierge Marie, dont ce Dieu-homme est né, soit bénie; que le Seigneur exauce mes prières, par l'intercession de cette glorieuse Vierge Marie, et par le souvenir de cette heure très sacrée, à laquelle l'Homme-Dieu est né, que tous mes désirs s'accomplissent pour leur gloire et pour mon salut. O bon Jésus! ô Jésus Rédempteur! ne m'abandonnez pas, et ne punissez pas mes péchés comme ils le méritent; mais exaucez ma très humble prière, et accordez-moi ce que je Vous demande par l'intercession de la Très Sainte Vierge, et pour la gloire de Votre Saint Nom.

 

Neuvaine publiée à Amiens, chez Alfred Garon, Imprimeur-libraire en 1855

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

30 juin 2011

8e Centenaire de la fondation de l’Ordre de Sainte-Claire

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2011-2012

8e Centenaire de la fondation de l’Ordre de Sainte-Claire

 

Sur terre elle fut claire, au ciel elle est lumière; toute sa vie chanta jusqu’au dernier moment: « Sois béni, Seigneur, éternellement béni de m’avoir créée ».

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Qui est Sainte Claire d'Assise ?


« Claire par son nom, plus claire encore par sa vie, très claire par son amour »: tels furent les premiers mots du pape Alexandre IV quand il canonisa Claire, deux ans après sa mort. Née à Assise en 1193 d’une famille noble, Claire réalise la prédiction faite avant sa naissance: « Cette enfant sera une lumière plus resplendissante que le jour ». Adolescente, elle est séduite par la vie de pauvreté et la prédication de François qui l’encourage dans son projet de se consacrer à Dieu. La nuit des Rameaux 1212, laissant derrière elle sa maison et sa famille, elle se rend à la petite église de la Portioncule où François lui coupe les cheveux. L’Ordre des clarisses est né. Claire a 18 ans. Non seulement les gens du peuple et les frères mineurs, mais aussi les papes et les cardinaux viennent prendre conseil auprès de soeur Claire et solliciter ses prières. Elle sera la première femme à rédiger une Règle, qu’elle appelle Forme de vie. Elle osera même solliciter du Pape le privilège de pauvreté qui lui permet de refuser toute possession. Après 42 ans d’une vie de prière, de travail et de joyeuse pauvreté, Claire meurt en remerciant Dieu de l’avoir créée. C’était le 11 août 1253. Aujourd’hui, c’est encore comme femme de lumière que Claire reste présente à notre monde. Femme réussie, sa vie jette une clarté d’Évangile sur notre génération en quête de sens. Car toute la Forme de vie que sainte Claire a écrite tient en ces trois mots: observer le saint Évangile.

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Clarté de Claire aujourd'hui


Pour toute l’Église : Lumière de sa prière contemplative: long regard d’émerveillement sur Dieu. Pour les âmes consacrées : Lumière d’une sainte liberté, dans une vie désencombrée qui chante et fait chanter la création. Pour les personnes en autorité : Lumière du sage discernement de Claire, miroir et modèle de ses soeurs durant plus de 40 années. Pour les jeunes : Lumière d’un amour qui donne tout, à 18 ans! et qui joue le grand risque d’ouvrir un chemin neuf. Pour tous les âges de la vie : Lumière de l’émerveillement de Claire qui chante au soir de sa vie: “Sois béni, Seigneur, de m’avoir créée!” Pour les malades : Lumière de la tendresse de Claire qui a tant de fois tracé la croix pour guérir. Pour les peuples en guerre : Lumière de la foi intrépide de Claire qui prend appui sur l’Eucharistie pour terrasser l’ennemi envahissant Assise. Pour le monde des médias : Lumière prophétique de Claire: au XIIIe siècle, elle voit déjà à distance une liturgie célébrée en l’église Saint-François; et elle devient, au XXe siècle, patronne de la télévision.

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Récit de la vocation de Claire

 

« Aimons tous le Seigneur Dieu de tout notre coeur, de toute notre âme, de tout notre esprit, de tout notre pouvoir et courage, de toute notre intelligence, de toutes nos forces, de tout notre effort, de toute notre affection, de toutes nos entrailles, de tous nos désirs, de toute notre volonté... » Devant ces paroles de feu que François, le nouveau converti, prêchait dans la cathédrale d’Assise, Claire n’y tint plus. Elle alla, en compagnie de sa chère Bona, exposer son dilemme à François. Ses parents voulaient la marier, or depuis son enfance, elle désirait se donner tout entière à Jésus Christ. Ce qu’elle voulait, ce n’était pas un couvent bien nanti, bien organisé, c’était simplement tout quitter pour vivre l’Évangile. François écoutait très attentivement. Chaque parole de Claire résonnait comme un écho dans son propre coeur. Il y retrouvait l’appel que lui avait adressé le Seigneur. Oui, ce qu’il avait voulu, ce qu’il voulait, c’était simplement suivre la vie et la pauvreté de notre Seigneur Jésus Christ. Claire se sentit comprise et encouragée dans son propos. Or, Claire était belle de visage, elle avait la réputation d’être intelligente. Sa famille était noble et riche. Elle avait reçu une éducation soignée. Les beaux partis ne manquaient pas. Et la famille de Claire commençait à s’inquiéter, car la jeune fille refusait obstinément le mariage. Jusque-là, elle était douce et docile. Très pieuse, elle avait le souci des pauvres. Alors que les jeunes filles de son âge étaient souvent à la fenêtre, à l’affut de tout ce qui advenait dans la rue, promptes à parler et à rire très fort lorsque passaient des jeunes gens, Claire, elle, ne se montrait jamais, ce qui, d’ailleurs, était tout à son honneur. Pourquoi, alors, ce refus catégorique du mariage? Que faire pour la convaincre? Un voisin et ami de la famille, messire Ranieri di Bernardo, fut envoyé en ambassade. Mais Claire refusa de l’écouter, pire encore, elle lui prêcha le peu de valeur de tous les biens terrestres. Claire le savait, il lui fallait prendre une décision. Jamais sa famille ne la laisserait partir. Avec Bona, elle alla à nouveau trouver François qui vint, accompagné de Frère Philippe. « Désormais que rien ne vous encombre, plus d’obstacle, plus de barrière, plus d’écran », proclamait François. La fête des Rameaux était tout proche. François, qui avait déjà prévenu l’évêque Guido de la détermination de la jeune fille, prescrivit à Claire de revêtir ses plus beaux atours et d’aller, avec tout le peuple, à la bénédiction des Palmes, puis, la nuit suivante, de sortir de la ville pour s’unir à la Passion du Christ.

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Claire


Lorsque Claire d’Assise rencontre François, elle fait preuve d’une audace inouïe : fille de la noblesse, femme encore jeune (elle n’a pas 18 ans), destinée au mariage par ses parents, il est tout à fait scandaleux qu’elle désire et, plus encore, arrive à avoir des entretiens avec François.

Pour son milieu, c’est un homme qui appartient à cette classe des bourgeois, ces nouveaux riches avides de supplanter la noblesse qu’ils ont forcée à l’exil et dont ils ont brûlé les châteaux. Claire elle-même, dans son enfance, a dû s’exiler à Pérouse avec sa famille. Maintenant qu’un accord a été trouvé et que tous ont pu revenir à Assise, François défraye la chronique et, même si le fils du drapier Bernadone intéresse bien peu les proches de Claire, dans cette petite ville où chacun se connaît, ils ne peuvent ignorer les frasques de François ; après avoir été le roi de la jeunesse, un vaniteux ne songeant qu’à s’amuser et à dépenser l’argent paternel à pleines poignées, il mène désormais une vie encore plus extravagante : il s’est brouillé avec son père, mendie sa nourriture, court les routes en clamant l’amour de Dieu. Pire encore, son exemple a séduit quelques jeunes d’Assise, dont Rufin, le cousin de Claire.

La jeune fille sait que François a le soutien de l’évêque, elle l’a entendu prêcher dans les églises d’Assise et a été bouleversée par sa parole simple et enflammée. Elle a été émue par son amour pour Jésus et par sa pauvreté. Elle a reconnu en lui ce que, depuis son enfance, elle désire du plus profond de son coeur : se donner totalement à Dieu dans une vie simple, pauvre, évangélique.

Après s’en être entretenu discrètement avec François, elle quitte en secret la demeure familiale le soir des Rameaux 1212 et vient rejoindre les frères à la Portioncule. Après lui avoir tondu les cheveux en signe d’appartenance à Dieu, François la revêt de la robe de bure et du voile des paysannes, puis il la conduit chez les bénédictines avant d’aménager un petit couvent à côté de Saint-Damien, la première église qu’il a restaurée. Malgré la fureur de la tribu familiale qui tente en vain de reprendre de force Claire et sa soeur venue la rejoindre, les jeunes femmes restent fermes dans leur propos et une petite communauté se forme rapidement autour d’elles.

Claire vécut quarante années avec ses soeurs dans le petit enclos de Saint-Damien. François leur a donné l’Évangile comme forme de vie. Leurs journées sont rythmées par l’office, souvent prolongé par la prière silencieuse. Elles partagent les travaux ménagers et la confection de linges d’autel pour les églises d’alentour. Leur pauvreté est grande : comme François et avec ses encouragements, elles ne veulent avoir aucune propriété. Des soeurs vont mendier leur subsistance, quelques frères les secondent pour la quête et leur assurent les secours spirituels. Claire est la mère mais aussi la soeur et la servante de ses compagnes. Elle veut qu’il en soit ainsi pour celles qui auront le service de l’autorité. Malgré une santé délabrée par les privations, elle partage autant qu’elle le peut les besognes les plus humbles, entre autres le soin des soeurs malades. La vie pauvre, joyeuse, fraternelle de Saint-Damien rayonne et des monastères de Soeurs Pauvres voient le jour dans toute l’Europe. Tout, cependant, n’est pas facile. Après la mort de François, Claire se trouve seule pour défendre sa forme de vie évangélique. Les papes veulent lui faire accepter des propriétés pour assurer la subsistance des soeurs, mais Claire refuse fermement et devra lutter toute sa vie pour n’avoir d’autre « privilège » que celui de suivre le Christ pauvre.

Le rayonnement de Claire a sa source dans son amour passionné pour le Christ, mais aussi dans sa riche personnalité toute entière au service de cet amour. Son obéissance envers l’Église n’altère pas sa vigueur à défendre son charisme. La fermeté qu’elle sait exercer envers ses soeurs s’allie à une grande douceur et même à une tendresse toute maternelle. Elle sait écouter les confidences, voir les détresses, panser les plaies. Son amour pour le Christ est pleinement incarné. Il met en oeuvre ses sens, tout son corps, autant que son intelligence, son coeur et sa mémoire. Il a épanoui et unifié tout son être de femme. C'est sans doute ce qui nous la rend si proche.

Nous avons la chance d’avoir des documents de première main pour connaître Claire : ses écrits comportent une règle et un testament composés à la fin de sa vie. Ils nous livrent sa manière de suivre le Christ. Il reste également cinq lettres qui nous dévoilent les richesses de sa vie spirituelle. Sa biographie a été écrite par son contemporain, Thomas de Celano, dont les dons d’historien sont reconnus par tous, même s’il faut les découvrir sous le style hagiographique de l’époque. Et, surtout, les témoignages du procès de canonisation, recueillis trois mois seulement après le décès de Claire, nous offrent les souvenirs très vivants de personnes qui l’ont connue.


Texte extrait de la revue « Arbre » n°284

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Prière à Sainte Claire

 

Salut, épouse du Christ, vierge sainte, fleur de l’Ordre des Frères Mineurs, ô vase de pureté, ô modèle de tes soeurs, Claire, par tes prières, conduis-nous au Royaume des cieux.


V. Prie pour nous, bienheureuse Claire,

R. Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

 

Prions


Dieu qui as voulu que, par l’éclat de ses vertus, la bienheureuse Claire illuminât les choeurs innombrables des vierges, accorde-nous, par ses mérites et son intercession, de marcher toujours ici-bas dans la lumière et de jouir éternellement des splendeurs de ta face dans le Royaume des cieux. Amen.

Claire

Pour approfondir sur Sainte Claire

http://www.franciscain.net/index.php?option=com_content&view=article&id=729:a-lire&catid=101:jubile&Itemid=351

28 juillet 2010

Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation

30 mai 2010

Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation

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Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation

Patronne et protectrice du blog Images Saintes

1878-1897

Fête le 30 mai

Sœur Marie-Céline de la Présentation est née à Nojals, le 23 mai 1978, près de Beaumont-en-Périgord, Jeanne Germaine Castang. Son père était issu d'une famille de propriétaires terriens et sa mère d'une famille de notaires. Cinquième de la famille, elle était très jolie, mutine, sensible et débrouillarde, ayant un fort caractère. Très vite, on la surnomma "la petite Maine". En 1882, Germaine a 4 ans. Avec quelques autres enfants du village, elle s'était aventurée dans l'eau froide du petit ruisseau proche de l'école. Après trois jours, sa jambe gauche se paralyse et peu à peu le pied se retourna complètement, très certainement sous l'effet d'une polyomélite. Elle ne put marcher que sur la cheville. Cette épreuve n'entama pas la foi et la piété de l'enfant. Les parents Castang élevaient leurs enfants dans l'amour de Dieu et du prochain. Les Sœurs de Saint-Joseph complétaient cette éducation. Germaine, malgré son jeune âge, se faisait déjà remarquer par sa dévotion à l'Eucharistie. Son père avait ouvert une épicerie-café dans le bourg de Nojals. L'affaire n'ayant pas marché, le père fut ruiné, et il dut quitter sa maison avec sa femme et ses enfants. Ils s'installèrent alors au lieu-dit Salabert, dans un abri délabré et insalubre où la santé de la famille allait se détériorer inexorablement. Leur misère était telle que Germaine dut parcourir le pays, allant d'une ferme à l'autre pour mendier de la nourriture, malgré sa plaie béante et purulente qui affectait sa jambe. Ne pouvant assurer la survie de sa famille, le père de Germaine se rendit à Bordeaux  pour  chercher du travail et loua une petite maison rue de Puységur. Au printemps 1890, toute la famille le rejoignit, quittant le logement insalubre de Salabert où trois des onze enfants avaient trouvé la mort. Deux autres mourront à Bordeaux de tuberculose et de malnutrition. En 1892, le père trouva du travail comme gardien d'un château à La Réole. Toute la famille se rendit à ce château, sauf Germaine qui resta à Bordeaux, où elle avait été hébergée par charité, dans une pension tenue par les sœurs de Marie-Joseph. C'est à Bordeaux qu'elle fut opérée du pied à l'hôpital des enfants. Elle apprit la couture et se prépara à la première Communion et à la Confirmation qu'elle reçut dans la Cathédrale de Bordeaux. Le 29 décembre 1892, sa mère mourut. Germaine vint prendre sa place auprès de son frères aîné Louis, gravement atteint par la tuberculose. Elle veilla sur lui jusqu'à sa mort le 6 février 1893, dormant sur le plancher de la chambre, où elle contracta certainement la maladie. Depuis sa jeune enfance, Germaine désirait devenir religieuse. Son premier souhait avait été d'entrer chez les Clarisses. Elle avait été refusée à cause de son handicap. Après la mort de sa mère, elle voulut rejoindre sa sœur Lucie dans la Congrégation de Saint-Joseph à Aubenas. Pour le même motif, elle ne put y entrer. De retour au pensionnat, Germaine reprit les travaux de couture tout en menant une vie de prière et de sacrifice qui édifiait son entourage. Au cours d'une promenade en compagnie d'une amie, cette dernière lui proposa de rendre visite à une Clarisse de sa connaissance. Elle reprit espoir de pouvoir devenir religieuse. La Mère supérieure et les religieuses discernèrent chez cette jeune fille, au-delà de son handicap, une âme d'exception. Elle fut admise dans la communauté de l'Ave Maria le 12 juin 1896. Elle prit l'habit le 21 novembre sous le nom de Sœur Marie-Céline de la Présentation. Malgré la tuberculose qui la minait, elle supportait la dure vie des moniales contemplatives dans un amour toujours croissant de Dieu, de ses sœurs, et de l'Eglise. Elle accueillit avec humilité et discrétion les manifestations surnaturelles qui lui furent accordées de l'amour de Dieu. Elle mourut le 30 mai 1897, à l'âge de 19 ans. Dès sa mort, elle se manifesta à de nombreuses personnes par des parfums. On la nomma "la Sainte aux parfums". La réputation de sa sainteté se répandit dans le monde entier. Elle fut déclarée vénérable le 22 janvier 1957. Sœur Marie-Céline, qui connut la misère, l'exclusion, le handicap et la souffrance jusqu'à sa mort, est un modèle pour tous ceux qui souffrent de maladie, handicap physique, pauvreté et exclusion sociale de nos jours. Elle qui écrivait avant de mourir à sa sœur: "Je meurs sans regrets et je te donne rendez-vous au ciel... Là haut, je n'oublierai personne". La cérémonie de béatification a eu lieu le dimanche 16 septembre 207 en la cathédrale Saint André de Bordeaux.

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Prière pour demander la canonisation de la Bienheureuse Soeur Marie Céline

Seigneur Jésus;, c'est au nom de Votre prédilection pour les humbles, les petits et les pauvres, que nous Vous demandons la Canonisation de la Bienheureuse Marie-Céline, en Vous priant de réaliser en cela, une fois de plus, cette parole de Votre Divine Mère, en Son admirable Cantique: "Il élève les humbles!" O Jésus, nous Vous en supplions, si cela est pour Votre plus grande Gloire et le bien de nos âmes, daignez élever dans la Gloire des Saints de Votre Eglise, la Bienheureuse Soeur Marie Céline de la Présentation, et donnez-lui de venir à notre secours en nous obtenant les faveurs que nous sollicitons par son intercession. Amen.

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Prière à la Bienheureuse Marie Céline

Bienheureuse Marie-Céline, fille de Nojals, toi qui au Ciel as promis de n'oublier personne, aide-nous à aimer Dieu plus que tout a marcher sur les chemins d'humilité, et ainsi à témoigner de la joie des coeurs qui cherchent Dieu. Amen.

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Toutes les personnes ayant reçu des grâces par l'intercession de Soeur Marie-Céline sont invitées à se faire connaître auprès du

Comité pour la Cause de Soeur Marie Céline

Monastère Sainte Claire

2, avenue de La Rochelle

F-17137 Nieul sur Mer

http://lafranclaire.free.fr

28 octobre 2008

Prières à Sainte Claire d'Assise

Prières à Sainte Claire d'Assise

Patronne de la Télévision

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Sainte Claire d'Assise, toi qui as appris, en contemplant sans te lasser la Beauté du visage du Christ, parfaite Icône de la gloire de Dieu et miroir de l'homme transfiguré‚ à "voir" la dimension intérieure des êtres et des choses, aide-nous à purifier et à convertir notre regard. Sainte Claire, toi notre sœur sur les chemins de la foi, accorde-nous ce regard du "cœur", illuminé par la lumière de l'Esprit, capable de discerner, à travers l'épaisseur des événements quotidiens, la lumineuse et discrète Présence du Christ qui éclaire la face cachée des hommes et de notre histoire. Sainte Claire d'Assise, toi dont le cœur brûlant d'amour a pu "voir" et "entendre", à distance, la joyeuse célébration de Noël en l'église Saint-François, accorde-nous la grâce de "voir" le Royaume de l'Amour qui émerge lentement, à travers tant d'hommes et de femmes, qui inventent, jour après jour, de nouvelles manières de vivre, de partager, d'espérer et "d'entendre" ceux qui crient la vérité. Sainte Claire d'Assise, Toi la Pauvre Dame, qui vécus toute ta vie dans le silence du cloître, puisque, par un étrange humour dont Dieu a le secret, tu es devenue la patronne de la télévision, accorde aux hommes du XXIe siècle la grâce de découvrir que l'adoration est la première école du regard, et que pour bien communiquer, il faut surtout être "câblé" sur le cœur où habite l'Esprit. Amen.

Sainte_Claire

Claire, cœur qui s’épanche, éveille la joie. Claire, folle d’amour, suscite la tendresse en leur demeure. Claire, de nom, de vie, guide-nous dans la nuit. Claire, tempête de l’Esprit, dissipe nos peurs. Claire, lumière sur notre table, réunis nos familles. Claire, fille aux yeux clairs, purifie nos paupières de leur poussière. Claire, mère et sœur, prie pour nous. Prie pour ces mains qui parfois se trompent, Prie pour ces yeux qui parfois se ferment, Prie pour ce cœur qui n’aime pas comme il convient. Claire, mère et sœur, prie pour la paix qui nous manque. Pour l’espérance que nous ne possédons pas, Pour la joie qui s’éteint. Claire, mèrWe et sœur, prie le Seigneur pour qu’il nous accorde le don de la fidélité et le don de nouveaux frères et de nouvelles sœurs. Amen.


Rome, Curie générale OFM, 11 août 2004

31 mai 2008

Bienheureuse Marie Céline de la Présentation

Prière pour demander la canonisation de la Bienheureuse Soeur Marie Céline

Seigneur Jésus;, c'est au nom de Votre prédilection pour les humbles, les petits et les pauvres, que nous Vous demandons la Canonisation de la Bienheureuse Marie-Céline, en Vous priant de réaliser en cela, une fois de plus, cette parole de Votre Divine Mère, en Son admirable Cantique: "Il elève les humbles!" O Jésus, nous Vous en supplions, si cela est pour Votre plus grande Gloire et le bien de nos âmes, daignez élever dans la Gloire des Saints de Votre Eglise, la Bienheureuse Soeur Marie Céline de la Présentation, et donnez-lui de venir à notre secours en nous obtenant les faveurs que nous sollicitons par son intercession. Amen.

Prière à la Bienheureuse Marie Céline

Bienheureuse Marie-Céline, fille de Nojals, toi qui au Ciel as promis de n'oublier personne, aide-nous à aimer Dieu plus que tout a marcher sur les chemins d'humilité, et ainsi à témoigner de la joie des coeurs qui cherchent Dieu. Amen.

Toutes les personnes ayant reçu des grâces par l'intercession de Soeur Marie-Céline

sont invitées à se faire connaître auprès du

Comité pour la Cause de Soeur Marie Céline

Monastère Sainte Claire

2, avenue de La Rochelle

F-17137 Nieul sur Mer

Notice sur Soeur Marie Céline et bien plus,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-239871.html

Bienheureuse Marie Céline de la Présentation

"J'ai résolu que je serais une violette d'Humilité..."

1878-1897

Fête le 30 mai

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