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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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11 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 7/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Septième jour

Septième jour de la semaine à Nazareth

Attraction de la Croix et mort d'amour

Consécration du cœur pour le monde

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Viens, Consolateur souverain,

hôte très doux de nos âmes,

adoucissante fraîcheur.

 

Dans le labeur, le repos;

dans la fièvre, la fraîcheur;

dans les pleurs, le réconfort.

 

Ô lumière bienheureuse,

viens remplir jusqu'à l'intime

le cœur de tous tes fidèles.

 

Sans ta puissance divine,

il n'est rien en aucun homme,

rien qui ne soit perverti.

 

Lave ce qui est souillé,

baigne ce qui est aride,

guéris ce qui est blessé.

 

Assouplis ce qui est raide,

réchauffe ce qui est froid,

redresse ce qui est dévié.

 

À tous ceux qui ont la foi

et qui en toi se confient,

donne tes sept dons sacrés.

 

Donne vertu et mérite,

donne le salut final,

donne la joie éternelle.

(Séquence de la Pentecôte)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

La Parole de Dieu

 

Saint Marc 12, 29-33

 

« Jésus s'adressant au scribe qui l'interrogeait, lui fit cette réponse : « Voici le premier : « Écoute, Israël : le Seigneur notre Dieu est l'unique Seigneur. Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit et de toute ta force ». Voici le second : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Il n'y a pas de commandement plus grand que ceux-là. Le scribe reprit : « Fort bien, Maître, tu as raison de dire que Dieu est l'Unique et qu'il n'y en a pas d'autre que lui. L'aimer de tout son coeur, de toute son intelligence, de toute sa force, et aimer son prochain comme soi-même, vaut mieux que toutes les offrandes et tous les sacrifices ».

 

Jean 19, 28-30

 

« Après cela, sachant que désormais toutes choses étaient accomplies, et pour que l'Écriture s'accomplisse jusqu'au bout, Jésus dit : « J'ai soif ». Il y avait là un récipient plein d'une boisson vinaigrée. On fixa donc une éponge remplie de ce vinaigre à une branche d'hysope, et on l'approcha de sa bouche. Quand il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est accompli ». Puis, inclinant la tête, il remit l'esprit.

 

Apocalypse 14, 12-13

 

« C'est là qu'on voit la persévérance des saints,ceux qui gardent les commandements de Dieu et la foi de Jésus. Alors j'ai entendu une voix qui venait du Ciel. Elle me disait d'écrire ceci : « Heureux désormais les morts qui s'endorment dans le Seigneur. Oui, dit l'Esprit de Dieu,qu'ils se reposent de leurs peines,car leurs actes les suivent ».

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 mars 1991

 

« Chers enfants, aujourd'hui Je vous invite à vivre la Passion de Jésus dans la prière et en union avec Lui. Décidez-vous à donner davantage de temps à Dieu, Lui qui vous a donné ces jours de Grâce. Pour cela, chers enfants, priez et renouvelez l'amour pour Jésus d'une manière spéciale dans vos cœurs. Je suis avec vous, Je vous accompagne de Ma bénédiction et de Mes prières. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

Pour l'Immaculée, le corps n'offre-t-il pas comme la possibilité d'un double martyre : un martyre sanglant sous la pression extérieure des ennemis de Dieu et un martyre d'amour qui est une nouvelle mort d'amour, non plus dans la douceur et le repos du recueillement, mais dans la violence de ses ardeurs enflammées qui sont trop fortes pour le corps et font éclater le cœur ».

(Père Thomas Philippe, O.P., « La Vie Cachée de Marie)

 

« Bienheureuse celle qui a cru». Cette bénédiction atteint la plénitude de son sens lorsque Marie se tient au pied de la Croix de son Fils (cf. Jn 19, 25). Le Concile déclare que cela se produisit « non sans un dessein divin » : « Souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d'un cœur maternel à son sacrifice, donnant à l'immolation de la victime, née de sa chair, le consentement de son amour », Marie «garda fidèlement l'union avec son Fils jusqu'à la Croix» (Lumen Gentium, n° 58) : l'union p poiar la foi, par la foi même avec laquelle elle avait accueilli la révélation de l'ange au moment de l'Annonciation. (…) Par une telle foi, Marie est unie parfaitement au Christ dans son dépouillement ».

(Bienheureux Jean Paul II, « Redemptoris Mater », n°18)

 

« Jean, le sarment de la pureté, a puisé la plénitude du savoir dans l'océan inénarrable de la théologie, en se penchant sur la poitrine du Seigneur pendant le dîner (Jean 13, 25) ; mais l'époux de la Vierge, le Chaste Joseph, a puisé la Grâce de l'Esprit Saint dans cet océan divin, quand le Seigneur Jésus s'est penché sur sa poitrine en qualité de fils ».

(Gloria, t.4, Liturgie Gréco-Catholique du 19 mars)

 

Sacra-Famiglia (2)

Prières

 

Prière consécratoire

 

Marie, Mère du Christ, le Messie souffrant, qui par sa mort a vaincu la mort, prie pour moi maintenant et à l'heure de ma mort afin qu'elle soit une mort d'amour, une consommation totale de ma vie où, jour après jour, je serai mort d'amour pour le monde qui refuse de vivre d'amour. Marie, Toi qui mourais de ne pas mourir avec Ton Fils et que le glaive a transpercée, je Te consacre mon corps et mon cœur, afin que, dans le Corps du Christ, je sois ce cœur infiniment mourant et infiniment vivant, broyé mais rendant l'amour à la haine, la douceur à l'amertume, la bénédiction à l'injure.

 

Antienne

 

Ô sainte Mère,

daigne donc graver les plaies du Crucifié

profondément dans mon cœur.

Ton enfant n'était que blessures,

Lui qui daigna souffrir pour moi ;

donne-moi part à Ses souffrances.

Etre avec Toi près de la Croix

et ne faire qu'un avec Toi,

c'est le vœu de ma douleur.

Ô Christ, à l'heure de partir,

puisse Ta Mère me conduire

à la palme de la victoire.

(Séquence de la Messe de la Vierge des Douleurs)

 

Psaume 116 (114-115)

 

Alléluia !

J'aime ! Car le Seigneur écoute

le cri de ma prière,

il penche vers moi son oreille

le jour où j'appelle.

 

Les lacets de la mort m'enserraient,

les filets du Shéol ;

l'angoisse et l'ennui me tenaient,

j'appelais le Nom du du Seigneur.

Ah ! Seigneur, délivre mon âme !

Le Seigneur est justice et pitié,

notre Dieu est tendresse.

Le Seigneur défend les petits,

j'étais faible, il m'a sauvé.

Retourne, mon âme, à ton ton repos,

car le Seigneur t'a fait du bien.

Il a gardé mon âme de la mort,

et mes pieds du faux pas.

Je marcherai en présence du Seigneur

sur la terre des vivants.

 

J'ai foi ! Lors même que je dis :

« Je suis trop malheureux ».

J'en étais à me dire en mon trouble :

« L'homme n'est que mensonge ».

 

Comment rendrai-je au Seigneur

tout le bien qu'il m'a fait ?

J'élèverai la coupe du salut,

en appelant le nom du Seigneur.

J'accomplirai mes vœux envers le Seigneur ;

que tout son peuple soit présent !

 

Elle en coûte aux yeux du Seigneur

la mort de ses amis.

Ah ! Seigneur, moi ton serviteur,

moi ton serviteur, fils de ta servante,

tu défais mes liens.

 

Je t'offrirai le sacrifice d'action de grâces,

en appelant le nom du Seigneur ;

je marcherai en présence du Seigneur

sur la terre des vivants.

 

J'accomplirai mes vœux envers le Seigneur ;

que tout son peuple soit présent,

dans les parvis de la maison du Seigneur,

au milieu de toi, Jérusalem !

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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10 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 6/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Sixième jour

Sixième jour de la semaine à Nazareth

Amour de Charité

Consécration des relations affectives et spirituelles

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Venez, Père des lumières,

Venez Dieu de charité,

Formez en moi mes prières,

montrez-moi la vérité,

Faites descendre en mon âme

un charbon de Votre Feu

Qui la pénètre de flamme

et la remplisse de Dieu.

 

Venez, Saint-Esprit, qui faites

les martyrs, les confesseurs,

Les apôtres, les prophètes,

les grands héros, les grands cœurs,

C'est votre seule conduite

que mon Sauveur a suivie:

Afin donc que je l'imite,

Conduisez-moi comme lui.

(Saint Louis-Marie Grignon de Montfort)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

La Parole de Dieu

 

Première Lettre de Saint Pierre (1, 22 ; 2, 1)

 

« En obéissant à la vérité, vous vous êtes purifiés pour vous aimer sincèrement comme des frères. D'un cœur pur, aimez-vous intensément les uns les autres, Débarrassez-vous donc de toute méchanceté et de toute fausseté, de vos hypocrisies, de vos jalousies, de toutes vos médisances ».

 

Saint Matthieu 1, 20-21-24

 

« Joseph n'avait formé ce projet, lorsque l'Ange du Seigneur lui apparut en songe et lui dit : « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l'Enfant qui est engendré en Elle vient de l'Esprit Saint ; Elle mettra au monde un Fils, auquel tu donneras le nom de Jésus (c'est-à-dire : « Le-Seigneur-sauve »), car c'est Lui qui sauvera son peuple de ses péchés ». Quand Joseph se réveilla, il fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ».

 

Premier Livre de Samuel (18, 1-3)

 

« Dès que David eut fini de parler à Saül, Jonathan s'attacha à David et l'aima comme lui-même. Ce jour-là, Saül retint David et ne le laissa pas retourner chez son père. Alors, Jonathan fit alliance avec David, parce qu'il l'aimait comme lui-même ».

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 décembre 1987

 

« Chers enfants, réjouissez-vous avec Moi ! Mon Cœur est dans la joie à cause de Jésus, et aujourd'hui Je veux vous Le donner. Je souhaite, chers enfants, que chacun ouvre son cœur à Jésus et Je vous Le donne avec Amour. Je souhaite, chers enfants, que Jésus vous transforme, vous enseigne et qu'Il vous protège. Aujourd'hui, Je prie pour chacun de façon particulière, et Je vous présente à Dieu pour qu'Il se manifeste en vous. Je vous demande une prière sincère avec le cœur. Que chacune de vos prières soit une rencontre avec Dieu. Dans le travail et dans votre vie de tous les jours, placez Dieu à la première place. Aujourd'hui, Je vous appelle avec gravité : écoutez-Moi et faites ce que Je vous demande. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« Je me tourne ici un moment vers Vous, ô mon aimable Jésus, pour me plaindre amoureusement à Votre Divine Majesté de ce que la plupart des Chrétiens, même les plus savants, ne savent pas la liaison nécessaire qui est entre Vous et Votre sainte Mère. Vous êtes, Seigneur, toujours avec Marie, et Marie est toujours avec Vous et ne peut être sans Vous, autrement elle cesserait d'être ce qu'Elle est. Elle est tellement transformée en Vous par la Grâce qu'Elle ne vit plus, qu'Elle n'est plus. C'est Vous seul, mon Jésus, qui vivez et régnez en Elle, plus parfaitement qu'en tous les Anges et les Bienheureux. Ah ! Si l'on connaissait la Gloire et l'Amour que Vous recevez en cette admirable Créature, on aurait de Vous et d'Elle bien d'autres sentiments. Elle Vous est si intimement unie, qu'on séparerait plutôt la lumière du soleil, la chaleur du feu ! Je dis plus, on séparerait plutôt tous les Anges et les Saints de Vous, que la Divine Marie : parce qu'Elle Vous aime plus ardemment et Vous glorifie plus parfaitement que toutes vos créatures ensemble ».

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, « Traité de la Vraie Dévotion », 63)

 

« Ô Cœur de Jésus vivant en Marie et par Marie ! Ô Cœur de Marie vivant en Jésus et pour Jésus ! Ô liaison délicieuse de ces deux Cœurs ! Béni soit le Dieu d'Amour et d'Unité qui les unit ensemble ! Qu'Il unisse notre cœur à ces deux Cœurs, et qu'Il fasse que ces trois Cœurs vivent en unité, en l'honneur de l'Unité Sacrée qui est dans les Trois Personnes Divines ! »

(Bérulle)

 

« Pendant les années de la vie cachée de Jésus dans la maison de Nazareth, la vie de Marie, elle aussi, est « cachée avec le Christ en Dieu » (cf Col 3, 3) dans la foi. En effet, la foi est un contact avec le mystère de Dieu. Constamment, quotidiennement, Marie est en contact avec le mystère ineffable de Dieu fait homme, mystère qui dépasse tout ce qui a été révélé dans l'Ancienne Alliance. Dès le moment de l'Annonciation, l'esprit de la Vierge-Mère a été introduit dans la « nouveauté » radicale de la révélation que Dieu fait de lui-même, et elle a pris conscience du mystère. Elle est la première de ces « petits » dont Jésus dira un jour : « Père, ... tu as caché cela aux sages et aux intelligents et tu l'as révélé aux tout-petits » (Mt 11, 25) ».

(Bienheureux Jean Paul II, « Redemptoris Mater », n°17)

 

« Réjouis-toi, toi qui as déposé ton âme avec joie dans les mains du Doux Jésus et de l'épouse bien-aimée. Nous te supplions d'intercéder avec elle auprès de la Très Sainte Trinité à côté de qui tu es présent, pour nous accorder la grande miséricorde »

(Gloria, t.5, Liturgie Greco-Catholique du 19 mars)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Ô Cœur de Marie dans lequel a battu le Cœur de Dieu, Tu as donné à Joseph la plénitude de la béatitude des cœurs purs, lui qui par Ton Cœur, par Ton Sein, par Tes mains, a pu voir Dieu, Le toucher, Le couvrir de baisers et recevoir de Lui le plus tendre des Amours, le plus Humain et le plus Divin. Ô Marie, Toi dont le Cœur Immaculé contemplait le Père Eternel, Tu as communiqué à Joseph le don de la Paternité véritable le Tu lui as donné un Fils pour l'exercer. Épouse de Joseph, Mère de Dieu, je Te consacre mon cœur et tous ses mouvements, je Te consacre toutes mes affections humaines et spirituelles afin que, partageant avec moi les privilèges dus à Ta Conception Immaculée, Tu transfigures toutes ces relations.

 

Antienne

 

Ô Jésus, vivant en Marie,

venez et vivez en votre serviteur.

Ô Jésus, vivant en Marie,

dominez toute puissance adverse.

Ô Jésus, vivant en Marie,

en votre esprit à la gloire du Père.

(Jean-Jacques Olier)

 

Hymne à la Charité (1 Co 13, 1-8)

 

« J'aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n'ai pas la Charité, s'il me manque l'amour, je ne suis qu'un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J'aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu'à transporter les montagnes, s'il me manque l'amour, je ne suis rien. J'aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j'aurais beau me faire brûler vif, s'il me manque l'amour, cela ne me sert à rien. L'amour prend patience ; l'amour rend service ; l'amour ne jalouse pas ; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d'orgueil ; il ne fait rien de malhonnête ; il ne cherche pas son intérêt ; il ne s'emporte pas ; il n'entretient pas de rancune ; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout. L'amour ne passera jamais ».

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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9 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 5/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Cinquième jour

Cinquième jour de la semaine à Nazareth

Entrer dans la chambre nuptiale

Joseph époux du secret de Marie

Consécration de l'âme

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Esprit Saint ! Amour ! Amour ! Dites-moi quel chemin conduit à un si délicieux séjour, où est le sentier de la vie qui mène à ces prairies fécondées de la Rosée Divine, où se désaltèrent les cœur altérés.

Ô Amour, Vous seul connaissez ce chemin qui mène à la vie et à la Vérité ; c'est en Vous que s'accomplit l'alliance pleine de délices qui unit entre Elles les Divines Personnes de la Trinité Sainte.

Par Vous, ô Esprit Saint, son répandus sur nous les plus précieux dons. De Vous procèdent les semences fécondes qui produisent les fruits de la Vie. De Vous émane le miel si doux des délices qui ne sont qu'en Dieu. Par Vous descendent sur nous les eaux fertiles des bénédictions divines, les dons si chers de l'Esprit.

(Sainte Gertrude)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

La Parole de Dieu

 

Saint Jean 4, 10-14

 

Jésus répondit à la samaritaine : « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais Celui qui te dit : « Donne-moi à boire », c'est toi qui Lui aurais demandé, et Il t'aurait donné de l'Eau Vive ». Elle lui dit : « Seigneur, Tu n'as rien pour puiser, et le puits est profond ; avec quoi prendrais-tu l'Eau Vive ? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes ? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l'Eau que Moi Je lui donnerai n'aura plus jamais soif ; et l'Eau que Je lui donnerai deviendra en lui Source jaillissante pour la vie éternelle ».

 

Colossiens 3, 2-4

 

Tendez vers les réalités d'en haut, et non pas vers celles de la terre. En effet, vous êtes morts avec le Christ, et votre vie reste cachée avec lui en Dieu. Quand paraîtra le Christ, votre vie, alors vous aussi, vous paraîtrez avec lui en pleine gloire.

 

Luc 19, 1-10

 

Jésus traversait la ville de Jéricho. Or, il y avait un homme du nom de Zachée ; il était le chef des collecteurs d'impôts, et c'était quelqu'un de riche. Il cherchait à voir qui était Jésus, mais il n'y arrivait pas à cause de la foule, car il était de petite taille. Il courut donc en avant et grimpa sur un sycomore pour voir Jésus qui devait passer par là. Arrivé à cet endroit, Jésus leva les yeux et l'interpella : « Zachée, descends vite : aujourd'hui il faut que J'aille demeurer dans ta maison ». Vite, il descendit, et reçut Jésus avec joie. Voyant cela, tous récriminaient : « Il est allé loger chez un pécheur ». Mais Zachée, s'avançant, dit au Seigneur : « Voilà, Seigneur : je fais don aux pauvres de la moitié de mes biens, et si j'ai fait du tort à quelqu'un, je vais lui rendre quatre fois plus ». Alors Jésus dit à son sujet : « Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison, car lui aussi est un fils d'Abraham. En effet, le Fils de l'Homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu ».

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 juillet 1992

 

« Chers enfants, aujourd'hui Je vous invite à l'abandon total à Dieu. Tout ce que vous faites et tout ce que vous possédez, donnez-le à Dieu afin qu'Il règne sur votre vie comme un Roi sur tout ce que vous possédez. De cette manière, à travers Moi, Dieu peut vous conduire à la profondeur de la vie spirituelle. Petits enfants, n'ayez pas peur, car Je suis avec vous, même quand vous pensez qu'il n'y a pas d'issue et que Satan règne. Je vous apporte la paix. Je suis votre Mère et la Reine de la Paix. Je vous bénis avec la bénédiction de la joie afin que Dieu soit tout pour vous dans la vie. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« Il faut faire toute chose en Marie, c'est-à-dire qu'il faut s'accoutumer peu à peu à se recueillir au-dedans de soi-même pour y former une petite idée ou image spirituelle de la très Sainte Vierge. Elle sera à l'âme l'Oratoire pour y faire toutes ses prières à Dieu, sans crainte d'être rebutée ; la Tour de David pour s'y mettre en sûreté contre tous ses ennemis ; la Lampe allumée pour éclairer tout l'intérieur et pour brûler de l'amour divin; le Reposoir sacré pour voir Dieu avec elle ; et enfin son unique Tout auprès de Dieu, son recours universel. Si elle prie, ce sera en Marie ; si elle reçoit Jésus par la sainte communion, elle le mettra en Marie pour s'y complaire ; si elle agit, ce sera en Marie ; et partout et en tout elle produira des actes de renoncement à elle même ».

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, « Le Secret de Marie », 47)

 

« L’action de l’Église dans le monde est comme un prolongement de la sollicitude de Marie : en effet, l’amour diligent de la Vierge à Nazareth, à la maison d’Elisabeth, à Cana, au Golgotha – moments du salut d’une immense portée ecclésiale – se continue dans l’inquiétude maternelle de l’Église pour que tous les hommes arrivent à la connaissance de la vérité, dans son souci des humbles, des pauvres et des faibles, dans son engagement continuel pour la paix et la concorde sociale, dans son zèle pour que tous les hommes aient part au salut qui leur a été mérité par la mort du Christ. De cette façon, l’amour pour l’Église se traduira en amour pour Marie, et réciproquement ; car l’une né peut subsister sans l’autre, comme le fait observer avec perspicacité Saint Chromace d’Aquilée : « L’Église se réunit dans la chambre haute (du cénacle) avec Marie, qui fut la Mère de Jésus, et ses frères ».

(Paul VI, « Marialis Cultus », 28)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

O Marie, Jardin secret où le Verbe a grandi en silence, je T'ouvre les portes du sanctuaire de mon âme, ce lieu caché de mon esprit que seul visite l'Esprit du Dieu Vivant, la chambre nuptiale dans l'Epoux seul possède la clef. Fontaine scellée dont l'eau est réservée à ceux qui acceptent de vivre le mystère de la transformation de l'eau baptismale en sang du martyre, viens en Reine dans ma chambre royale et orne-la de Ton Amour infini, ô Fille e Jérusalem. Je Te consacre ce lieu très profond que je n'ai fait que pressentir et que je ne connaîtrai pleinement que dans la lumière de Ta présence.

 

Antienne

 

En attendant le Ciel, ô ma Mère chérie,

Je veux vivre avec toi, te suivre chaque jour.

Mère, en te contemplant, je me plonge ravie

Découvrant dans ton cœur des abîmes d’amour.

Ton regard maternel bannit toutes mes craintes,

Il m’apprend à pleurer, il m’apprend à jouir.

Au lieu de mépriser les joies pures et saintes,

Tu veux les partager, tu daignes les bénir.

(Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Poésie « Pourquoi je t'aime, ô Marie »).

 

Psaume 85 (84)

 

Ta complaisance, Seigneur, est pour la terre,

Tu fais revenir les captifs de Jacob ;

Tu lèves les torts de ton peuple,

Tu couvres toute sa faute ;

Tu retires tout Ton emportement,

Tu reviens de l'ardeur de ta colère.

Fais-nous revenir, Dieu de notre salut,

domine ton ressentiment contre nous,

seras-Tu pour toujours irrité contre nous,

garderas-Tu ta colère d'âge en âge ?

N'est-ce pas toi qui reviens nous vivifier ?

Et ton peuple en Toi se réjouis.

Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,

que nous soit donné Ton Salut !

J'écoute ! Que dit le Seigneur ?

Ce que Dieu dit, c'est la paix

pour son peuple, ses amis,

pourvu qu'ils ne reviennent à leur folie.

Proche est Son Salut pour ceux qui le craignent,

et la Gloire habitera notre terre.

Amour et Vérité se rencontrent,

Justice et Paix s'embrassent ;

Fidélité germera de la terre,

et des Cieux Justice se penchera.

Le Seigneur Lui-même donne le bonheur,

et notre terre donne son fruit ;

Justice marchera devant Lui

et Paix sur la trace de ses pas.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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8 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 4/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Quatrième jour

Quatrième jour de la semaine à Nazareth

Douceur et désir de la vie commune

Consécration des relations humaines

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

O Feu du Paraclet Consolateur,

Vie de la vie de toute créature,

Tu es Saint, qui vivifie les formes.

Tu es saint, qui couvres de baumes

les dangereuses fractures,

Tu es Saint, Toi qui panses les fétides blessures.

Ô Souffle de Sainteté, ô Feu de Charité,

Ô douce saveur dans les cœurs,

et pluie dans les âmes, odorante de vertus.

Ô très pure Fontaine,

où l'on voit Dieu assembler les étrangers

et rechercher les égarés.

Ô Cuirasse de la vie,

espoir d'union de tous les hommes,

retraite de la beauté, sauve les êtres !

Garde ceux qu'a emprisonné l'ennemi,

et délivre ceux qui sont enchaînés,

ceux que veut sauver la Divine Puissance !

Ô chemin très sûr, qui passes par tous lieux,

sur les cimes et dans les plaines

et dans les abîmes, pour rapprocher

et réunir tous les êtres.

Par Toi les nuages courent, l'air plane,

les pierres se couvrent d'humidité,

les eaux deviennent ruisseaux

et la terre transpire la verdoyante sève.

C'est Toi aussi qui toujours mènes ceux qui savent

et les remplis de joie par l'inspiration de Ta Sagesse.

Donc, louange à Toi qui fais résonner les louanges

et réjouis la vie, à Toi l'espoir, l'honneur et la force,

à Toi qui apportes la Lumière.

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

La Parole de Dieu

 

Lettre de Saint Paul aux Galates 5, 22-26

 

« Voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Face à tout cela, il n'y a plus de loi qui tienne. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses tendances égoïstes. Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit. Ne cédons pas à la vanité : pas de provocation entre nous, pas de rivalité ».

 

Lettre de Saint Paul aux Romains 12, 10-13

 

« Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur. Aux jours d'espérance, soyez dans la joie ; aux jours d'épreuve, tenez bon ; priez avec persévérance. Partagez avec les fidèles qui sont dans le besoin, et que votre maison soit toujours accueillante ».

 

Lévitique 19, 16-18

 

« Tu ne répandras pas de calomnies contre ton compatriote, tu ne réclameras pas la peine de mort contre ton prochain. Je suis le Seigneur. Tu n'auras aucune pensée de haine contre ton frère. Mais tu n'hésiteras pas à réprimander ton compagnon, et ainsi tu ne partageras pas son péché. Tu ne te vengeras pas. Tu ne garderas pas de rancune contre les fils de ton peuple. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Je suis le Seigneur ! »

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 juillet 1992

 

« Chers enfants, aujourd'hui encore Je vous invite tous à nouveau à la prière, une prière de joie, afin qu'en ces jours douloureux personne d'entre vous ne ressente de la tristesse dans la prière, mais une rencontre joyeuse avec son Dieu Créateur. Priez, petits enfants, pour pouvoir être plus près de Moi et pour sentir à travers la prière ce que Je désire de vous. Je suis avec vous, et chaque jour Je vous bénis de Ma Bénédiction Maternelle afin que le Seigneur vous comble tous de l'abondance de sa grâce, pour votre vie quotidienne. Remerciez Dieu pour ce don : que Je puisse être avec vous, parce que Je vous le dis : ceci est une grande grâce. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« La très sainte Vierge qui est une mère de douceur et de miséricorde, et qui ne se laisse jamais vaincre en amour et libéralité, voyant qu'on se donne tout entier à elle pour l'honorer et la servir, en se dépouillant de ce que l'on a de plus cher pour l'en orner, se donne aussi tout entière et d'une manière ineffable à celui qui lui donne tout. Elle le fait s'engloutir dans l'abîme de ses grâces, elle l'orne de ses mérites, elle l'appuie de sa puissance, elle l'éclaire de sa lumière, elle l'embrase de son amour, elle lui communique ses vertus : son humilité, sa foi, sa pureté etc.… Elle se rend sa caution, son supplément et son tout envers Jésus. Enfin, comme cette personne consacrée est toute à Marie, Marie est aussi toute à elle ; en sorte que l'on peut dire de ce parfait serviteur et enfant de Marie ce que saint Jean l'Evangéliste dit de lui-même, qu'il a pris la très sainte Vierge pour tous ses biens ».

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, 144)

 

« La Vierge Sainte, qui sera présente tout au long de la phase préparatoire, de manière transversale, pour ainsi dire, sera contemplée et invoquée en cette première année surtout dans le mystère de sa Maternité divine. C'est en son sein que le Verbe s'est fait chair! L'affirmation de la place centrale du Christ ne peut donc être disjointe de la reconnaissance du rôle joué par sa très sainte Mère. Son culte, s'il est bien compris, ne pourra en aucune manière porter atteinte « à la dignité et à l'efficacité de l'unique Médiateur, le Christ ». Marie, en effet, montre constamment son Fils divin et se propose à tous les croyants comme modèle de la foi vécue. « En se recueillant avec piété dans la pensée de Marie, qu'elle contemple dans la lumière du Verbe fait homme, l'Église pénètre avec respect plus avant dans le mystère suprême de l'Incarnation et devient sans cesse plus conforme à son Époux ».(Lumen Gentium, n°62) »

(Bienheureux Jean Paul II, « Tertio Millenio Adveniente », n°43)

 

« Joseph fit ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit : il prit chez lui son épouse ; ce qui est engendré en elle « vient de l'Esprit-Saint » (Mt 1,20) : ne faut-il pas conclure, devant ces expressions, que son amour d'homme est, lui aussi, régénéré par l'Esprit-Saint ? »

(Bienheureux Jean Paul II, Redemptoris Custos, n°19)

 

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Prières

 

Prière Consécratoire

 

Très douce Vierge Marie, Mère de la Miséricorde, Toi qui es parfaitement unie à Ton Fils qui pardonnes sans cesse aux hommes leurs offenses et leur rejet du Dieu d'Amour, prie pour qu'en mon cœur ne pousse aucune racine d'amertume ou de ressentiment. Je Te consacre toutes mes relations humaines afin qu'elles deviennent le lieu où se manifeste la douceur du Christ. Je Te consacre mes relations affectives afin que je poursuive l'intérêt de l'autre et celui de Dieu plutôt que le mien. Je Te consacre toutes relation familiale afin que, ne recherchant que l'accroissement de l'amour, je mette l'union et la tendresse là où il y a la dureté et la discorde.

 

Antienne

 

Sainte Famille de Nazareth,

petite Trinité sur la terre,

Jésus, Dieu sur la terre,

Marie, épouse de l'Esprit,

Joseph, ombre du Père,

Rendez-nous semblables à vous.

Petite Trinité sur la terre,

Joseph, mourant d'amour pour Marie,

Marie, mourant d'amour pour Jésus,

Jésus, mourant d'amour pour Marie,

rendez-nous semblables à Vous.

 

(Ephraïm)

 

Psaume 133 (132)

 

Voyez ! Qu'il est bon, il est doux,

d'habiter en frères, tous ensemble !

C'est une huile excellente sur la tête,

qui descend sur la barbe,

qui descend sur la barbe d'Aaron,

que le col de ses tuniques.

C'est une rosée de l'Hermon qui descendrait

sur les hauteurs de Sion.

C'est là que le Seigneur a voulu la bénédiction,

la vie à jamais.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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7 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 3/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

 

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Troisième jour

Troisième jour de la semaine à Nazareth

Pauvreté dans l'esprit

La pauvreté spirituelle

Consécration des biens intérieurs

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Viens Esprit Saint,

Viens, Feu d'amour,

Viens, Père des pauvre,

épris de mes blessures,

Viens, Esprit Saint, en nos cœurs

et envoie du haut du Ciel un rayon de Ta Lumière.

Viens en nous, Père des pauvres,

Viens, dispensateur des dons,

Viens, Lumière de nos cœurs.

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

La Parole de Dieu

 

Deuxième Lettre de Saint Paul aux Corinthiens 12, 9-10

 

« Mais il m'a déclaré : « Ma grâce te suffit : ma puissance donne toute sa mesure dans la faiblesse. » Je n'hésiterai donc pas à mettre mon orgueil dans mes faiblesses, afin que la Puissance du Christ habite en moi. C'est pourquoi j'accepte de grand cœur pour le Christ les faiblesses, les insultes, les contraintes, les persécutions et les situations angoissantes. Car, lorsque je suis faible, c'est alors que je suis fort ».

 

Saint Luc 1, 46-49

 

« Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, Mon esprit exulte en Dieu Mon Sauveur. Il s'est penché sur Son humble Servante ; désormais tous les âges Me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour Moi des merveilles ; Saint est son nom ! »

 

Lettre de Saint Paul aux Romains 11, 33-36

 

« Quelle profondeur dans la richesse, la Sagesse et la Science de Dieu ! Ses décisions sont insondables, Ses chemins sont impénétrables ! Qui a connu la pensée du Seigneur ? Qui a été son conseiller ? Qui Lui a donné en premier, et mériterait de recevoir en retour ? Car tout est de Lui, et par Lui, et pour Lui. A lui la gloire pour l'éternité ! Amen ».

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 novembre 1990

 

« Chers enfants, aujourd'hui Je vous invite à faire des œuvres de Miséricorde, avec amour et par amour pour Moi et pour nos frères et sœurs, les vôtres et les miens. Chers enfants, tout ce que vous faites pour les autres, faites-le dans une grande joie et avec humilité envers Dieu. Je suis avec vous, et de jour en jour Je présente vos sacrifices et vos prières à Dieu, pour le Salut du monde. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« Ce bon Maître n'a pas dédaigné de se renfermer dans le sein de la sainte Vierge comme un captif et un esclave amoureux, et de lui être soumis et obéissant pendant trente années. C'est ici, je le répète, que l'esprit humain se perd, lorsqu'il fait une sérieuse réflexion à cette conduite de la Sagesse incarnée, qui n'a pas voulu, quoiqu'elle le pût faire, se donner directement aux hommes mais par la très sainte Vierge : qui n'a pas voulu venir au monde à l'âge d'un homme parfait, indépendant d'autrui, mais comme un pauvre et petit enfant, dépendant des soins et de l'entretien de sa sainte Mère. Cette Sagesse infinie, qui avait un désir immense de glorifier Dieu son Père et de sauver les hommes, n'a point trouvé de moyen plus parfait et plus court pour le faire que de se soumettre en toutes choses à la très sainte Vierge ».

 

(Saint Louis-Marie Grigion de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, 139)

 

« Marie, poussée par la charité, se rend donc dans la maison de sa parente. A son entrée, Elisabeth répond à sa salutation et, sentant l'enfant tressaillir en son sein, «remplie d'Esprit Saint», à son tour salue Marie à haute voix: «Bénie es-tu entre les femmes, et béni le fruit de ton sein!» (cf . Lc 1, 40-42 ). Cette exclamation ou cette acclamation d'Elisabeth devait entrer dans l'Ave Maria, à la suite du salut de l'ange, et devenir ainsi une des prières les plus fréquentes de l'Eglise (…). Dans la salutation d'Elisabeth, tous les mots sont lourds de sens; cependant ce qu'elle dit à la fin semble d'une importance primordiale «Bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur!» (Lc 1, 45) 28. On peut rapprocher ces mots du titre «pleine de grâce» dans la salutation de l'ange. Dans l'un et l'autre de ces textes se révèle un contenu mariologique essentiel c'est-à-dire la vérité sur Marie dont la présence dans le mystère du Christ est devenue effective parce qu'elle «a cru». La plénitude de grâce, annoncée par l'ange, signifie le don de Dieu lui-même; la foi de Marie, proclamée par Elisabeth lors de la Visitation, montre comment la Vierge de Nazareth a répondu à ce don ».

 

(Bienheureux Jean Paul II, Rédemptoris Mater, n°12)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Marie, choix de Dieu, petite Pauvre dépouillée de tout regard sur Toi-même et riche en espérance des biens du Royaume, je Te consacre mon intelligence, mes pensées, surtout celles qui me semblent les plus élevées et les plus belles, car aucune pensée ne peut concevoir le Royaume que Dieu engendre dans les pauvres et en Toi d'abord, Chef d'oeuvre de la Création. Je Te consacre tout don, tout bien spirituel afin que jamais je ne m'en considère comme l'auteur ; que je puisse m'écrier avec Toi que Dieu exalte les humbles et qu'Il résiste aux orgueilleux. Marie, prends-moi à Ton école de douceur et d'humilité de cœur.

 

Antienne

(Luc 1, 46-50)

 

Mon âme exalte le Seigneur,

exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur.

Il s'est penché sur son humble servante ;

désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles,

Saint est Son Nom !

Son Amour s'étend d'âge en âge

sur ceux qui le craignent.

 

Psaume 113 (112)

 

Louez, serviteurs du Seigneur,

louez le Nom du Seigneur !

Béni soit le nom du Seigneur,

dès maintenant et à jamais !

Du soleil levant au soleil couchant,

loué soit le Nom du Seigneur !

Exalté par dessus tous les peuples, Adonaï !

Sa gloire domine les Cieux !

Qui est comme le Seigneur notre Dieu,

Lui, qui s'élève pour siéger siéger

et descend pour voir les cieux et la terre.

De la poussière il relève le faible,

du fumier il retire le pauvre,

pour l'asseoir avec les princes,

avec les princes de son peuple.

Il assied la femme stérile installe en sa maison,

heureuse mère au milieu de ses fils.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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6 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 2/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Deuxième jour

Deuxième jour de la semaine à Nazareth

Pour entrer dans la maison de la Sainte Famille

Consécration de nos sens

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Esprit Saint Ta saveur m’est douce

au-delà du rayon de miel

et de toute douceur mesurable.

Faim et désir toujours en moi demeurent,

car Te consommer, je ne le puis.

Est-ce moi qui Te mange ?

Toi qui me manges ?

Je ne sais ;

car, dans mon fond,

les deux semblent vrais.

Tu me réclames d’être avec Toi,

ce qui me donne grande peine,

car je ne veux quitter mon occupation

pour aller dormir entre tes bras.

Il me faut rendre grâce, louange et honneur,

car c’est là ma vie éternelle. Impatience en moi

je ressens, et ne puis savoir ce que c’est.

Si je pouvais acquérir l’unité avec Dieu,

tout en demeurant pour toujours en mes œuvres,

je tairais toute ma plainte.

Que Dieu qui connaît tout besoin fasse de moi

tout ce qu’il veut.

Je me livre tout entière en son pouvoir,

et reste ainsi, en toute souffrance, vigoureuse.

 

(Jan van Ruysbroeck)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

La Parole de Dieu

 

Saint Marc 10, 49-52

 

« Jésus s'arrête et dit : « Appelez-le ». On appelle donc l'aveugle, et on lui dit : « Confiance, lève-toi ; Il t'appelle ». L'aveugle jeta son manteau, bondit et courut vers Jésus. Jésus lui dit : « Que veux-tu que Je fasse pour toi ? » « Rabbouni, que je voie ». Et Jésus lui dit : « Va, ta Foi t'a sauvé ». Aussitôt l'homme se mit à voir, et il suivait Jésus sur la route ».

 

Livre de la Sagesse 13, 1-9

 

« Insensés par nature tous les hommes qui ont ignoré Dieu, et qui n'ont pas su, par les biens visibles, voir Celui qui est, ni, par la considération de ses œuvres, reconnaître l'Ouvrier. Mais ils ont regardé le feu, le vent, l'air mobile, le cercle des étoiles, l'eau impétueuse, les flambeaux du ciel, comme des dieux gouvernant l'univers. Si, charmés de leur beauté, ils ont pris ces créatures pour des dieux, qu'ils sachent combien le Maître l'emporte sur elles ; car c'est l'Auteur même de la beauté qui les a faites. Et s'ils en admiraient la puissance et les effets, qu'ils en concluent combien est plus puissant celui qui les a faites. Car la grandeur et la beauté des créatures font connaître par analogie Celui qui en est le Créateur. Ceux-ci pourtant encourent un moindre reproche ; car ils s'égarent peut-être en cherchant Dieu et en voulant le trouver. Occupés de ses œuvres, ils en font l'objet de leurs recherches, et s'en rapportent à l'apparence, tant ce qu'ils voient est beau ! D'autre part, ils ne sont pas non plus excusables ; car, s'ils ont acquis assez de science pour arriver à connaître le monde, comment n'en ont-ils pas connu plus facilement le Maître ? »

 

Saint Matthieu 6, 25-33

 

« Je vous dis : Ne vous faites pas tant de souci pour votre vie, au sujet de la nourriture, ni pour votre corps, au sujet des vêtements. La vie ne vaut-elle pas plus que la nourriture, et le corps plus que les vêtements ? Regardez les oiseaux du ciel : ils ne font ni semailles ni moisson, ils ne font pas de réserves dans des greniers, et votre Père céleste les nourrit. Ne valez-vous pas beaucoup plus qu'eux ? D'ailleurs, qui d'entre vous, à force de souci, peut prolonger tant soit peu son existence ? Et au sujet des vêtements, pourquoi se faire tant de souci ? Observez comment poussent les lis des champs : ils ne travaillent pas, ils ne filent pas. Or je vous dis que Salomon lui-même, dans toute sa gloire, n'était pas habillé comme l'un d'eux. Si Dieu habille ainsi l'herbe des champs, qui est là aujourd'hui, et qui demain sera jetée au feu, ne fera-t-il pas bien davantage pour vous, hommes de peu de foi ? Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : « Qu'allons-nous manger ? » ou bien : « Qu'allons-nous boire ? » ou encore : « Avec quoi nous habiller ? » Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché.

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 avril 1993

 

« Chers enfants, aujourd'hui je vous invite tous à éveiller vos cœurs à l'amour. Allez dans la nature et regardez comment la nature s'éveille, cela vous sera une aide pour ouvrir vos cœurs à l'amour de Dieu-Créateur. je désire que vous réveilliez l'amour dans vos familles, de telle sorte que là où se trouvent le manque de paix et la haine, l'amour règne. Et quand il y a l'amour dans vos cœurs, alors il y a aussi la prière. Et n'oubliez pas, chers enfants, que je suis avec vous et que je vous aide par ma prière, afin que Dieu vous donne la force d'aimer. je vous bénis et je vous aime de mon amour maternel. Merci d'avoir répondu à mon appel ».

 

Méditation

 

« Une personne qui s'est ainsi volontairement consacrée et sacrifiée à Jésus-Christ par Marie ne peut plus disposer de la valeur d'aucune de ses bonnes actions: tout ce qu'il souffre, tout ce qu'il pense, dit et fait de bien, appartient à Marie, afin qu'elle en dispose selon la volonté de son Fils, et à sa plus grande gloire, sans cependant que cette dépendance préjudicie en aucune manière aux obligations de l'état où l'on est pour le présent, et où on pourra être pour l'avenir ».

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion à Marie, 124).

 

« Il faut que les chrétiens approfondissent personnellement et dans chacune de leurs communautés l' « obéissance de la foi » dont Marie est l'exemple premier et le plus éclairant. (...) Ils doivent surmonter des désaccords doctrinaux... (…) Pourquoi, alors, ne pas la considérer tous ensemble comme notre Mère commune qui prie pour l'unité de la famille de Dieu, et qui nous « précède » tous à la tête du long cortège des témoins de la foi en l'unique Seigneur, le Fils de Dieu, conçu dans son sein virginal par l'Esprit Saint ? (…) L'icône de la Vierge au Cénacle, en prière avec les Apôtres dans l'attente de l'Esprit: ne pourrait-elle pas devenir comme le signe de l'espérance pour tous ceux qui, dans le dialogue fraternel, désirent approfondir leur obéissance dans la foi ? »

(Bienheureux Jean Paul II, Redemptoris Mater 29-33).

 

L'amour virginal de Marie rayonne aussi de l'intérieur sur tout son corps et sur toute sa vie physique, les enveloppant d'une sorte de pureté lumineuse et intime (…). L'amour virginal de Marie prend de l'intérieur toutes les capacités et toutes les forces de la vie de l'homme, même les plus profondes et les plus cachées, et les sanctifie en les unifiant de l'intérieur, en les attirant et les unissant à Dieu. Il a d'abord sanctifié les relations physiques de la toute petite Marie avec sa mère Anne, en faisant de ces relations naturelles comme un sacrement de l'Amour Divin (…). Marie est toujours demeurée dans le premier amour du nouveau-né, elle a gardé toute sa vie, dans le boire et le manger, comme dans tout son comportement physique, cette simplicité et cette profondeur du tout-petit (…). Pour elle, les aliments sont une nourriture animée de ce souffle de vie qui vient immédiatement de Dieu, un goût de Dieu, que l'Esprit y a disposé comme un vestige qui nous rappelle son amour, ayant tout créé en vue de l'homme et de son union avec lui ».

(Père Thomas Philippe, O.P., « La Vie Cachée de Marie »)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Vierge Marie, en qui Jésus a pris chair et corps, je Te consacre tous mes sens afin que, détournés des jouissances grossières, ils me servent à goûter la saveur véritable des choses belles et bonnes que le Créateur nous a destinées, à connaître la joie de régner sur la Création selon la Sagesse de Dieu. Car, comme le Fils de l'Homme est venu mangeant et buvant, je veux que toutes mes facultés concourent à la plus grande Charité. Marie, je Te consacre mes cinq sens, purifie-les afin qu'ils deviennent capables de se réjouir de la Vie et de peu à peu percevoir la réalité des biens à venir.

 

Antienne

 

Je sais qu’à Nazareth, Mère pleine de grâces

Tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus

Point de ravissements, de miracles, d’extases

N’embellissent ta vie, ô Reine des Elus !…

Le nombre des petits est bien grand sur la terre

Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux

C’est par la voie commune, incomparable Mère,

Qu’il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux.

 

(Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, extrait de la poésie « Pourquoi je t'aime, ô Marie »)

 

Psaume 122 (121)

 

O ma joie quand on m'a dit :

« Allons à la maison du Seigneur! »

Maintenant notre marche prend fin

dans tes portes, Jérusalem !

Jérusalem, bâtie comme une ville

où tout ensemble fait corps ;

C'est là que montent les tribus,

les tribus du Seigneur,

là qu'Israël doit rendre grâce

au nom du Seigneur.

Car les sièges de la Justice sont là,

les sièges de la maison de David.

Appelez la paix sur Jérusalem :

Paix à ceux qui t'aiment !

Que la paix règne dans tes murs,

le bonheur dans tes palais !

Pour l'amour de mes frères, de mes amis,

laisse-moi : « Paix sur toi ! »

Pour l'amour de la maison du Seigneur notre Dieu,

je prie pour ton bonheur.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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5 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 1/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Première semaine

Une semaine à Nazareth

 

Premier jour

La montée vers Nazareth

Quitter l'esprit du monde

Consécration des biens extérieurs

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Viens, Esprit Saint,

Viens, joie éternelle.

Viens, Toi qu'a désiré et désire mon âme.

Viens, Toi le seul, au seul,

puisque, Tu le vois, je suis seul.

Viens, Toi qui m'as séparé de tout

Et fait solitaire en ce monde.

Viens, Toi devenu Toi-même l'inaccessible.

Viens, mon souffle et ma vie.

Viens consolation de mon âme.

Viens, ma joie et ma gloire

Et mes délices sans fin.

Viens, Esprit, Toi qui m'as fait te désirer,

Toi l'inaccessible,

qui T'es fait Toi-même en moi désir.

 

(Syméon le Nouveau Théologien)

 

Symbole des Apôtres, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge. (La paix dans le monde, les familles, les jeunes, l'Eglise, la conversion des incroyants et, plus généralement, la prière, l'amour, la sainteté, la réconciliation et ses intentions particulière).

 

La Parole de Dieu

 

Saint Matthieu 19, 6-21

 

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ».

 

Saint Matthieu 19, 16-23

 

Un jeune homme riche s'approcha de Jésus et lui dit : « Maître, que dois-je faire de bon pour avoir la vie éternelle ? » Jésus lui dit : « Pourquoi m'interroges-tu sur ce qui est bon ? Il n'y a qu'un seul être qui soit bon ! Si tu veux entrer dans la vie, observe les commandements ». « Lesquels ? » lui dit-il. Jésus reprit : « Tu ne commettras pas de meurtre. Tu ne commettras pas d'adultère. Tu ne commettras pas de vol. Tu ne porteras pas de faux témoignage. Honore ton père et ta mère. Et aussi : Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». Le jeune homme lui dit : « Tout cela, je l'ai observé : que me manque-t-il encore ? » Jésus lui répondit : « Si tu veux être parfait, va, vends ce que tu possèdes, donne-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux. Puis viens, suis-moi ». A ces mots, le jeune homme s'en alla tout triste, car il avait de grands biens. Et Jésus dit à ses disciples : « Amen, je vous le dis : un riche entrera difficilement dans le Royaume des cieux ».

 

Saint Matthieu 6, 31-34

 

« Ne vous faites donc pas tant de souci ; ne dites pas : « Qu'allons-nous manger ? » ou bien : « Qu'allons-nous boire ? » ou encore : « Avec quoi nous habiller ? » Tout cela, les païens le recherchent. Mais votre Père céleste sait que vous en avez besoin. Cherchez d'abord son Royaume et sa justice, et tout cela vous sera donné par-dessus le marché. Ne vous faites pas tant de souci pour demain : demain se souciera de lui-même ; à chaque jour suffit sa peine ».

 

Message de la Sainte Vierge à Medjugorje du 25 août 1992

 

« Chers enfants, aujourd'hui je désire vous dire que je vous aime. Je vous aime de mon amour maternel et je vous invite à vous ouvrir complètement à moi, afin qu'à travers chacun de vous je puisse convertir et sauver ce monde où il y a beaucoup de péché et beaucoup de choses mauvaises. C'est pourquoi, mes chers petits enfants, ouvrez-vous complètement à moi pour que je puisse vous entraîner toujours davantage vers l'amour merveilleux de Dieu le Créateur qui se révèle à vous de jour en jour. Je suis avec vous et je désire vous révéler et vous montrer le Dieu qui vous aime. Merci d'avoir répondu à mon appel ».

 

Méditation

 

« Pour nous vider de nous-mêmes, il nous faut tous les jours mourir à nous-mêmes. C'est à dire qu'il faut renoncer aux opérations des puissances de notre âme et des sens du corps, qu'il faut voir comme si on ne voyait point, entendre comme si on n'entendait point, se servir des choses de ce monde comme si on ne s'en servait point (1 Co 7, 31), ce que saint Paul appelle « mourir tous les jours » (1 Co 15, 31) ! « Si le grain de froment tombant à terre ne meurt, il demeure seul et ne produit point de fruit qui soit bon ». (Jean 12, 24). Si nous ne mourons à nous-mêmes et si nos dévotions les plus saintes ne nous portent à cette mort nécessaire et féconde, nous ne porterons point de fruit qui vaille, nos dévotions nous deviendront inutiles, toutes nos œuvres de justice seront souillées par notre amour-propre et notre propre volonté, ce qui fera que Dieu aura en abomination les plus grands sacrifices et les meilleures actions que nous puissions faire. A notre mort, nous nous trouverons les mains vides de vertus et de mérites, et nous n'aurons pas une étincelle du pur Amour, qui n'est communiqué qu'aux âmes mortes à elles-mêmes dont la vie est cachée avec Jésus-Christ en Dieu ».

 

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, « Traité de la Vraie Dévotion à Marie, 8)

 

« Le Père des miséricordes que l’Incarnation fût précédée par une acceptation de la part de cette Mère prédestinée, en sorte que, une femme ayant contribué à l’œuvre de mort, de même une femme contribuât aussi à la vie. (…) Au Messager céleste auquel elle fait Elle-même cette réponse : « Voici la servante du Seigneur, qu’il en soit de moi selon ta parole » (Lc 1, 38). Ainsi Marie, fille d’Adam, donnant à la Parole de Dieu son consentement, devint Mère de Jésus et, épousant à plein cœur, sans que nul péché ne la retienne, la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce du Dieu tout-puissant, au mystère de la Rédemption. C’est donc à juste titre que les saints Pères considèrent Marie non pas simplement comme un instrument passif aux mains de Dieu, mais comme apportant au salut des hommes la coopération de sa libre foi et de son obéissance ».

 

(Concile Vatican II, Constitution Lumen Gentium, n°56)

 

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Prières

 

Prière Consécratoire

 

Marie, Toi qui as proclamé que Dieu renvoyait les riches les mains vides, je veux te dire que, sur la terre, le seul trésor que je désires, c'est Ton Fils, le Fruit de Tes entrailles, afin que là où est mon trésor, Ton trésor, là aussi soit mon cœur. Je Te consacre mes biens, toutes mes possessions matérielles afin que Tu en disposes en vue de l'avènement du Royaume. Toi qui nous as donné le Pain de la Vie, reçois le fruit de mon travail pour qu'il soit partagé et multiplié. La parole de Ton Fils qui nous dit que nul ne peut servir deux maîtres à la fois, cette parole me saisit et je Te déclaire que je ne veux rien d'autre que servir le seul Maître qui est Dieu et Son Humble Servante qui est ma Reine. Marie, je Te consacre mon travail, le fruit de mes efforts physiques et intellectuels, je mets à ta disposition mes biens matériels pour que tu en disposes selon Ton bon plaisir.

 

Antienne

 

Sainte Famille de Nazareth, petite Trinité sur la terre,

Jésus, Dieu sur la terre,

Marie, épouse de l'Esprit,

Joseph, ombre du Père,

Rendez-nous semblables à vous.

Petite Trinité sur la terre,

Joseph, mourant d'amour pour Marie,

Marie, mourant d'amour pour Jésus,

Jésus, mourant d'amour pour Marie,

rendez-nous semblables à Vous.

(Ephraïm

Psaume 130

 

Seigneur, je n'ai pas le cœur fier

ni le regard hautain ;

Je n'ai pas pris un chemin de grandeur,

ni de prodiges qui me dépassent.

Non, je tiens mon âme en paix et silence.

Mon âme est en moi comme un enfant

comme un petit enfant contre sa mère.

Mets ton espoir Israël dans le Seigneur,

dés maintenant et à jamais.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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Pour recevoir les prières des 33 jours de la Retraite de Consécration par e-mailabonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

19 août 2013

Acte de Consécration à l'Immaculée de Saint Maximilien-Marie Kolbe

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Acte de Consécration à l'Immaculée

de Saint Maximilien-Marie Kolbe

26 août 2011

Consécration des soldats Catholiques et des forces alliées au Sacré Cœur de Jésus

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Consécration des soldats Catholiques et des forces alliées au Sacré Cœur de Jésus

 

Au milieu des épreuves que traverse notre Patrie, nous venons à Vous, ô Seigneur Jésus, Vous offrir nos hommages et nos supplications. Nous Vous adorons comme notre Dieu et nous Vous reconnaissons comme notre Souverain Maître et Seigneur, parce que Vous nous avez créés par Votre Toute Puissance et rachetés par Votre Précieux Sang. Nous Vous demandons pardon pour toutes les fautes par lesquelles nous avons offensés Votre Cœur Sacré. Nous consacrons à ce cœur qui a tant aimé les hommes nos personnes, nos familles, nos armées, notre Patrie. Nous Vous consacrons nos personnes: nos esprits pour qu'ils croient toutes les Vérités que Vous nous enseignez par Votre Eglise; nos cœurs, pour qu'ils Vous aiment toujours par dessus tout; nos volontés, pour qu'elles obéissent à tous Vos Commandements; nos fatigues et nos souffrances, notre sang même, afin que Vous en disposiez à Votre gré pour le triomphe de Votre juste cause et l'extension de Votre Règne en ce monde. Nous Vous consacrons nos familles: nous voulons Vous y faire régner en remplissant tous nos devoirs de fils, d'époux, de pères, et en élevant chrétiennement nos enfants. Nous Vous consacrons nos armées: inspirez les chefs, donnez aux soldats le courage dans les combats et la générosité dans le sacrifice; couvrez-nous tous de Votre protection et conduisez-nous à la victoire. Nous Vous consacrons, autant qu'il dépend de nous, notre Patrie et les Nations alliées: faites régner par elles la « justice qui élève les peuples », et accordez leur la victoire dans la lutte qu'elles soutiennent pour la défense du droit. Cœur adorable de notre Dieu, les Nations alliées Vous implorent! Bénissez-les, protégez-les! Sauvez-les!

 

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Vous !

 

Montmartre, avril 1917

 

Imprimatur

+ Louis, Evêque de Poitiers

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

13 décembre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 16/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles

Septième jour

Consécration à Marie Mère

Qui mieux que Marie peut nous enseigner ce qu'est la maternité? L'Hymne Acathiste nous dit qu'Elle est porteuse de Celui qui porte tout. Chaque mère considère que l'enfant qu'elle porte est l'univers entier, son petit est son tout. Il est d'abord une partie intégrante d'elle-même qu'elle va mettre au monde puis une autre créature pour laquelle elle se donne sans compter puis elle devra, tout en gardant un lien unique et inaltérable, le laisser voler de ses propres ailes et accepter qu'il est tout autre qu'elle-même. Ce cheminement ne s'est pas fait sans douleur pour la Vierge qui a dû offrir Son Fils pour le monde, pour que le monde devienne par l'Eglise une immense famille dont Elle sera la Mère. Songeons à la Parole du Christ en Croix: « Femme voici ton fils, fils voici ta Mère ». Jésus enseigne à Sa Mère le renoncement au lien exclusif et Lui donne un enfant qu'Elle n'a pas enfanté. La maternité revêt un caractère universel, une mère est mère de tous les enfants du monde. D'une certaine manière, Marie perd son enfant qui va devenir Son Frère. L'achèvement de la maternité est dans une relation de fraternité, d'amitié humaine et spirituelle dont la source d'inspiration est la vie de Foi. La mère doit choisir que son enfant grandisse et s'affranchisse, la maternité doit grandir et se transformer en même temps que l'enfant. Dieu possède un caractère maternel qui trouve son expression en Marie, Mère de Miséricorde. La Miséricorde signifie littéralement, en hébreux, « l'utérus »; (hyster, en grec, qui a donné le mot « hystérique », la conception juive est plus optimiste et positive!), la matrice. Cet amour en effet ne passe pas par la raison, il est viscéral, plus fort que tout. Même si une mère arrivait à oublier son enfant, le Père de Miséricordes, le Père possédant des entrailles de mère, ne pourrait détourner de lui son amour. Dans le jugement de Salomon ce sont ces entrailles maternelles qui s'expriment chez la vraie mère. Vivre à la fois cet amour puissant et inconditionnel pour l'enfant et respecter sa liberté est une tâche difficile. L'exemple et le secours de la Vierge nous sont nécessaires. Comme la paternité, la maternité procède d'en-hait, elle se reçoit du créateur. Bien des mères aujourd'hui considèrent que l'accueil de la vie, et des vies nombreuses constitue un empêchement à vivre sur le plan humain alors qu'il est l'épanouissement d'une mission, d'une vocation reçue de Dieu.

Antienne

Sion chaque homme l'appelle sa mère, car en elle, tout homme est né. (Psaume 87).

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La Parole de Dieu

Premier Livre des Rois 3: 16-28

Alors deux femmes prostituées vinrent chez le roi, et se présentèrent devant lui. L'une des femmes dit: Pardon! mon seigneur, moi et cette femme nous demeurions dans la même maison, et je suis accouché près d'elle dans la maison. Trois jours après, cette femme est aussi accouché. Nous habitions ensemble, aucun étranger n'était avec nous dans la maison, il n'y avait que nous deux. Le fils de cette femme est mort pendant la nuit, parce qu'elle s'était couchée sur lui. Elle s'est levée au milieu de la nuit, elle a pris mon fils à mes côtés tandis que ta servante dormait, et elle l'a couché dans son sein; et son fils qui était mort, elle l'a couché dans mon sein. Le matin, je me suis levée pour allaiter mon fils; et voici, il était mort. Je l'ai regardé attentivement le matin; et voici, ce n'était pas mon fils que j'avais enfanté. L'autre femme dit: Au contraire! c'est mon fils qui est vivant, et c'est ton fils qui est mort. Mais la première répliqua: Nullement! C'est ton fils qui est mort, et c'est mon fils qui est vivant. C'est ainsi qu'elles parlèrent devant le roi. Le roi dit: L'une dit: C'est mon fils qui est vivant, et c'est ton fils qui est mort; et l'autre dit: Nullement! c'est ton fils qui est mort, et c'est mon fils qui est vivant. Puis il ajouta: Apportez-moi une épée. On apporta une épée devant le roi. Et le roi dit: Coupez en deux l'enfant qui vit, et donnez-en la moitié à l'une et la moitié à l'autre. Alors la femme dont le fils était vivant sentit ses entrailles s'émouvoir pour son fils, et elle dit au roi: Ah! mon seigneur, donnez-lui l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. Mais l'autre dit: Il ne sera ni à moi ni à toi; coupez-le! Et le roi, prenant la parole, dit: Donnez à la première l'enfant qui vit, et ne le faites point mourir. C'est elle qui est sa mère. Tout Israël apprit le jugement que le roi avait prononcé. Et l'on craignit le roi, car on vit que la sagesse de Dieu était en lui pour le diriger dans ses jugements.

Marie est la Mère du Verbe, qui plus qu'Elle écoute la Parole de Dieu et la met en pratique? Mais Jésus vient affirmer que les liens de la chair et du sang doivent être assumés par les liens de l'Esprit.

Saint Luc 8: 19-21

La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l'aborder, à cause de la foule. On lui dit: Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. Mais il répondit: Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique.

La traduction exacte n'est pas voici ta mère, mais voici la mère:

Saint Jean 19: 26-27

Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.

Sion chaque homme l'appelle sa mère, car en elle, tout homme est né.

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L'Enseignement de l'Eglise

Vénérable Jean Paul II, « La Dignité et la Vocation de la Femme », § 18

La maternité comporte dès son origine une ouverture particulière à cette personne nouvelle: c'est justement là le «rôle» de la femme. Dans cette ouverture, dans la conception et l'enfantement, la femme «se trouve par le don désintéressé d'elle-même». Le don de la disponibilité intérieure à accepter l'enfant et à le mettre au monde est lié à l'union matrimoniale qui, comme on l'a dit, devrait constituer un moment particulier du don de soi réciproque de la part et de la femme et de l'homme. La conception et la naissance d'un nouvel être humain s'accompagnent, selon la Bible, de ces paroles de la femme-mère: «J'ai acquis un homme de par le Seigneur» (Gn 4, 1). L'exclamation d'Eve, «mère de tous les vivants», se répète chaque fois que vient au monde un nouvel être humain, elle exprime la joie de la femme et sa conscience de participer au grand mystère de la génération éternelle. Les époux participent à la puissance créatrice de Dieu!

Pourtant, même si tous deux sont ensemble les parents de leur enfant, la maternité de la femme constitue un «rôle» particulier dans leur rôle commun de parents, et même le rôle le plus exigeant. Etre parents, même si cela concerne l'un et l'autre, cela se réalise beaucoup plus en la femme, spécialement dans la période prénatale. C'est la femme qui «paie» directement le prix de cet engendrement commun où se consomment littéralement les énergies de son corps et de son âme. Il faut donc que l'homme ait pleinement conscience de contracter une dette particulière envers la femme, dans leur fonction commune de parents. Aucun programme de «parité des droits» des femmes et des hommes n'est valable si cela n'est pas pris en compte d'une manière tout à fait centrale. La maternité comporte une communion particulière avec le mystère de la vie qui mûrit dans le sein de la femme: la mère admire ce mystère; par son intuition unique, elle «comprend» ce qui se produit en elle. A la lumière du «commencement», la mère accepte et aime comme une personne l'enfant qu'elle porte dans son sein. Ce genre unique de contact avec le nouvel être humain en gestation crée, à son tour, une attitude envers l'homme, non seulement envers son propre enfant mais envers l'homme en général, de nature à caractériser profondément toute la personnalité de la femme. On admet habituellement que la femme est plus capable que l'homme d'attention à la personne humaine concrète, et que la maternité développe encore cette disposition. L'homme, même s'il prend toute sa part dans cette fonction des parents, se trouve toujours «à l'extérieur» du processus de la gestation et de la naissance de l'enfant, et, à bien des égards, il lui faut apprendre de la mère sa propre «paternité». Cela, peut-on dire, entre dans le dynamisme humain normal de la fonction des parents, même quand il s'agit des étapes postérieures à la naissance de l'enfant, spécialement dans la première période. L'éducation de l'enfant, considérée dans son ensemble, devrait inclure la double contribution des parents: la contribution maternelle et la contribution paternelle. Cependant le rôle de la mère est décisif pour les fondements d'une personnalité humaine nouvelle.

Sion chaque homme l'appelle sa mère, car en elle, tout homme est né.

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L'exemple de la Famille Martin

Thérèse demande à sa maman si elle ira au Ciel: « Je lui ai dit que oui, si elle était bien sage. Elle me répond: « Oui, mais si je n'étais pas mignonne j'irais dans l'enfer, mais moi je sais bien ce que je ferais, je m'envolerais avec toi qui serais au Ciel, comment le Bon Dieu ferait-Il pour me prendre? Tu me tiendrais bien fort dans tes bras! » Et sa mère ajoute: « J'ai vu dans ses yeux qu'elle croyait positivement que le Bon Dieu ne lui pouvait rien si elle était dans les bras de sa mère! » (Zélie, lettre N° 170, « Correspondance Familiale », Ed. Du Cerf)

« La Sainte Vierge m'a fait sentir que c'était vraiment Elle qui m'avait souri et m'avait guérie. Je compris qu'Elle veillait sur moi, que j'étais son enfant, aussi je ne pouvais plus Lui donner que le nom de « Maman », car il me semblait encore plus tendre que celui de « Mère ». Avec quelle ferveur ne l'ai-je pas priée de me garder toujours et de réaliser bientôt mon rêve en me cachant à l'ombre de son manteau virginal. Ah! C'était là un de mes premiers désirs d'enfant. En grandissant, j'avais compris que c'était au Carmel qu'il me serait possible de trouver véritablement le manteau de la Sainte Vierge et c'était vers cette montagne fertile que tendaient tous mes désirs ». (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, « Manuscrits Autobiographique », Manuscrit A, folio 57, Oeuvres Complètes, aux Ed. Du Cerf).

Sion chaque homme l'appelle sa mère, car en elle, tout homme est né.

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Prière consécratoire

O Marie, Nouvelle Eve, je Vous consacre, aujourd'hui toutes mes capacités à être mère, et à vivre la maternité en Vous, Mère de tous les vivants. Je Vous consacre toutes les souffrances liées à mon enfance qui m'empêchent de vivre pleinement la grâce de la maternité. Que je puisse à Votre exemple, Marie, être réceptacle de ce mystère extraordinaire de fécondité, quelles que soient les circonstances humaines et psychologiques de ma vie. Donnez-moi, Marie, d'accueillir pleinement la vie, les vies, que le Créateur me donne ou me donnera de porter, tout en Lui remettant ces liens d'amour indestructibles, pour que je puisse vivre un amour oblatif avec chacun de mes enfants. Amen.

Sion chaque homme l'appelle sa mère, car en elle, tout homme est né.

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Exercice

Dans cet exercice, chaque mère consacrera toutes les souffrances liées à la maternité, afin de vivre dans la paix, le calme et la sérénité que la famille attend d'elle. Pour cela nous méditerons en premier lieu le merveilleux commentaire du Vénérable Jean Paul II sur le verset: « la femme qui enfante dans la douleur »: « En contemplant cette Mère, à qui «une épée a transpercé l'âme» (cf. Lc 2, 35), l'esprit se tourne vers toutes les femmes qui souffrent dans le monde, qui souffrent physiquement ou moralement. Dans cette souffrance, la sensibilité propre de la femme joue aussi son rôle; même si souvent elle sait mieux résister à la souffrance que l'homme. Il est difficile de faire le bilan de ces souffrances, il est difficile de les nommer toutes: on peut rappeler la préoccupation maternelle pour les enfants, surtout quand ils sont malades ou qu'ils prennent une voie mauvaise, la mort des personnes les plus chères, la solitude des mères qu'oublient les enfants adultes ou celle des veuves, les souffrances des femmes qui luttent seules pour survivre et des femmes qui ont été lésées ou qui sont exploitées. Il y a enfin les souffrances des consciences à cause du péché qui a blessé la dignité humaine ou maternelle de la femme, les blessures des consciences qui ne se cicatrisent pas facilement. C'est aussi avec ces souffrances qu'il faut venir au pied de la Croix du Christ. Mais les paroles de l'Evangile sur la femme qui éprouve de la tristesse lorsqu'est venue pour elle l'heure de donner le jour à son enfant expriment aussitôt après la joie: c'est «la joie qu'un homme soit venu au monde». Cette joie se rattache aussi au mystère pascal, c'est-à-dire à la joie qui est donnée en partage aux Apôtres le jour de la Résurrection du Christ ». (Dignité et Vocation de la Femme, Vénérable Jean Paul II, § 19).

Comme le dit le Saint Père, les souffrances de la maternité sont très nombreuses, nous allons en considérer quelques-unes dans la présence de Marie. L'accueil de la vie est parfois difficile à cause des circonstances pénibles dans lesquelles elle a été transmise, particulièrement quand elle est le fruit égoïste de l'homme, voire de violences conjugales s'apparentant au viol. Il s'agit de considérer que la puissance de la vie est infiniment plus grande que notre acquiescement. Au lieu de s'attarder sir les conditions de transmission de la vie, contemplons le désir de Dieu de donner la vie. Il n'est jamais trop tard pour dire oui. Le coût d'une vie peut paraître disproportionné? Evoquons, les grossesses difficiles qui ont comme effacé la joie d'attendre un enfant et trouvons des ressources dans la joie de Marie de porter en Elle le Fils de Dieu, même dans les fatigues et les soucis de la Fuite en Egypte. Emerveillons-nous devant le miracle de la vie. Remettons à la Vierge toute amertume d'être seule pendant le temps de la gestation, que l'absence du père soit physique ou psychologique. Apportons au pied de la Croix toutes formes de souffrances, afin qu'unies à celles de Jésus, elles deviennent rédemptrices pour notre famille. Enfin, acceptons avec Marie, de donner nos enfants, acceptons les séparations, les incompréhensions, les reproches, les mésententes.

Exercice supplémentaire pour les familles où s'est produite une interruption de grossesse

Pour une interruption volontaire, la première chose à faire est de recourir au Sacrement de la Réconciliation, on méditera avec un grand profit l'Encyclique du Vénérable Jean Paul II et plus spécialement la strophe 99: « le Père de toute miséricorde vous attend pour vous offrir son pardon et sa paix dans le sacrement de la réconciliation. Vous vous rendrez compte que rien n'est perdu et vous pourrez aussi demander pardon à votre enfant qui vit désormais dans le Seigneur. Avec l'aide des conseils et de la présence de personnes amies compétentes, vous pourrez faire partie des défenseurs les plus convaincants du droit de tous à la vie par votre témoignage douloureux. Dans votre engagement pour la vie, éventuellement couronné par la naissance de nouvelles créatures et exercé par l'accueil et l'attention envers ceux qui ont le plus besoin d'une présence chaleureuse, vous travaillerez à instaurer une nouvelle manière de considérer la vie de l'homme ». Dans les deux cas (interruption volontaire ou accidentelle), ce qui est sûr, c'est que votre enfant vit dans le Seigneur comme l'affirme le Saint Père, il est doc important de le reconnaître, de lui donner un nom, d'avoir recours à sa prière. Il est aussi important après un tel acte, de reconsacrer son sein à la vie, de prier la Sainte Vierge et de méditer sur l'instant où le Verbe est venu dans son sein. En effet, l'enfant qui sera conçu ensuite doit percevoir le sein maternel comme un lieu de vie et de lumière et non comme un lieu de mort.

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16 novembre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 15/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Sixième jour

Consécration à Marie Médiatrice de la paternité


Nous avons déjà parlé du rôle médiateur de la femme, il nous faut préciser ce que nous entendons par médiation. Ce terme est souvent compris comme intermédiaire incontournable. Dans ce cas il vaudrait mieux s'adresser directement à Dieu, se passer de cette médiation qui serait une sorte d'obstacle en contradiction avec les Saintes Ecritures qui nous disent que le Christ est l'unique Médiateur entre Dieu et les hommes. Le Cardinal Ratzinger (Benoît XVI) reprend l'étymologie de médiation pour mettre en valeur le « milieu ». La Vierge est un « milieu » comblé de grâces, autrement dit, Elle est un état de grâce auquel nous pouvons accéder dans un esprit d'enfance qui nous rend capables de recevoir les grâces qu'Elle a reçues et de voir Dieu comme Elle le voit, comme Elle le connaît. Marie est le milieu divin des humbles qui la choisissent pour Reine et Mère. C'est ainsi que dans les familles, la femme est le milieu où se révèlent bien des choses divines, dont l'autorité paternelle, car elle procède de Dieu. Si la mère n'autorise pas le père à exercer son autorité, elle n'existe pas, elle est disqualifiée aux yeux des enfants. Là encore nous trouvons une source d'un grand nombre de troubles identitaires. Ce devrait être un principe intangible que les parents ne se contestent pas l'un l'autre devant les enfants à propos d'une décision prise à leur égard. Le père doit prendre la décision en dernier recours et si elle fait l'objet d'un désaccord, il ne doit pas le manifester en présence des enfants, c'est les insécuriser, c'est briser le tuteur sur lequel ils grandissent. Lors de la Fuite en Egypte, Marie obéit à Joseph: dans sa grande humilité qui est le secret de sa force, Elle ne se demande pas pourquoi Dieu a parlé à son époux et pas à Elle directement, Elle ne met pas en avant l'erreur passée de Joseph qui voulait la répudier en secret. Il ne s'agit pas de savoir qui a raison ou tort, il s'agit de vivre saintement et de rayonner des vertus évangéliques sur les enfants, de leur inculquer par exemple l'esprit du Sermon sur la montagne.


Antienne


Maintenant, ma fille, ne crains point, Je ferai pour toi tout ce que tu diras; car tout le peuple à la porte de ma ville sait que tu es une femme vertueuse. (Ruth 3: 11)

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Parole de Dieu


A Cana, Marie est Médiatrice de la Volonté du Père, de hâter l'heure du Salut. Elle ne discute pas avec les serviteurs, ni avec Son Fils, dans l'humilité et la douceur, Elle prononce ces paroles d'une grande clarté: « Faites tout ce qu'Il vous dira ». La Bible nous offre l'exemple de femmes médiatrices comme Judith et Esther, prophéties vivantes du rôle de Marie.


Evangile selon Saint Jean 2: 1-5


Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n'ont plus de vin. Jésus lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs: Faites ce qu'il vous dira.


La médiation se traduit également par intercession. Intercession signifie étymologiquement s'asseoir entre, entre une situation, une personne et Dieu, entre le père et les enfants. Nous trouvons dans la Bible de nombreux exemples où des femmes intercèdent en faveur de leurs enfants comme la Cananéenne qui importune Jésus et ici, la Sunamite, des femmes étrangères qui font venir le Salut dans leur famille.


Deuxième Livre des Rois  4: 17-37


Cette femme devint enceinte, et elle enfanta un fils à la même époque, l'année suivante, comme Élisée lui avait dit. L'enfant grandit. Et un jour qu'il était allé trouver son père vers les moissonneurs, il dit à son père: Ma tête! ma tête! Le père dit à son serviteur: Porte-le à sa mère. Le serviteur l'emporta et l'amena à sa mère. Et l'enfant resta sur les genoux de sa mère jusqu'à midi, puis il mourut. Elle monta, le coucha sur le lit de l'homme de Dieu, ferma la porte sur lui, et sortit. Elle appela son mari, et dit: Envoie-moi, je te prie, un des serviteurs et une des ânesses; je veux aller en hâte vers l'homme de Dieu, et je reviendrai. Et il dit: Pourquoi veux-tu aller aujourd'hui vers lui? Ce n'est ni nouvelle lune ni sabbat. Elle répondit: Tout va bien. Puis elle fit seller l'ânesse, et dit à son serviteur: Mène et pars; ne m'arrête pas en route sans que je te le dise. Elle partit donc et se rendit vers l'homme de Dieu sur la montagne du Carmel. L'homme de Dieu, l'ayant aperçue de loin, dit à Guéhazi, son serviteur: Voici cette Sunamite! Maintenant, cours donc à sa rencontre, et dis-lui: Te portes-tu bien? Ton mari et ton enfant se portent-ils bien? Elle répondit: Bien. Et dès qu'elle fut arrivée auprès de l'homme de Dieu sur la montagne, elle embrassa ses pieds. Guéhazi s'approcha pour la repousser. Mais l'homme de Dieu dit: Laisse-la, car son âme est dans l'amertume, et l'Éternel me l'a caché et ne me l'a point fait connaître. Alors elle dit: Ai-je demandé un fils à mon seigneur? N'ai-je pas dit: Ne me trompe pas? Et Élisée dit à Guéhazi: Ceins tes reins, prends mon bâton dans ta main, et pars. Si tu rencontres quelqu'un, ne le salue pas; et si quelqu'un te salue, ne lui réponds pas. Tu mettras mon bâton sur le visage de l'enfant. La mère de l'enfant dit: L'Éternel est vivant et ton âme est vivante! je ne te quitterai point. Et il se leva et la suivit. Guéhazi les avait devancés, et il avait mis le bâton sur le visage de l'enfant; mais il n'y eut ni voix ni signe d'attention. Il s'en retourna à la rencontre d'Élisée, et lui rapporta la chose, en disant: L'enfant ne s'est pas réveillé. Lorsque Élisée arriva dans la maison, voici, l'enfant était mort, couché sur son lit. Élisée entra et ferma la porte sur eux deux, et il pria l'Éternel. Il monta, et se coucha sur l'enfant; il mit sa bouche sur sa bouche, ses yeux sur ses yeux, ses mains sur ses mains, et il s'étendit sur lui. Et la chair de l'enfant se réchauffa. Élisée s'éloigna, alla çà et là par la maison, puis remonta et s'étendit sur l'enfant. Et l'enfant éternua sept fois, et il ouvrit les yeux. Élisée appela Guéhazi, et dit: Appelle cette Sunamite. Guéhazi l'appela, et elle vint vers Élisée, qui dit: Prends ton fils! Elle alla se jeter à ses pieds, et se prosterna contre terre. Et elle prit son fils, et sortit.


Maintenant, ma fille, ne crains point, Je ferai pour toi tout ce que tu diras; car tout le peuple à la porte de ma ville sait que tu es une femme vertueuse.

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L'Enseignement de l'Eglise


Lettre de Jean Paul II « Familiaris Consortio »


En devenant parents, les époux reçoivent de Dieu le don d'une nouvelle responsabilité. Leur amour parental est appelé à devenir pour leurs enfants le signe visible de l'amour même de Dieu, «d'où vient toute paternité au ciel et sur la terre». (§ 14)


Pour construire une telle communion, (…) cela leur sera plus facile si les parents exercent sans faiblesse leur autorité comme un véritable «ministère», ou plutôt comme un service ordonné au bien humain et chrétien des enfants et plus particulièrement destiné à leur faire acquérir une liberté vraiment responsable (...) aucune famille n'ignore combien l'égoïsme, les dissensions, les tensions, les conflits font violence à la communion familiale et peuvent même parfois l'anéantir: c'est là que trouvent leur origine les multiples et diverses formes de division dans la vie familiale. Mais, en même temps, chaque famille est toujours invitée par le Dieu de paix à faire l'expérience joyeuse et rénovatrice de la «réconciliation», c'est-à-dire de la communion restaurée, de l'unité retrouvée.  (§ 21)


Là surtout où les conditions sociales et culturelles poussent facilement le père à se désintéresser d'une certaine façon de sa famille, ou du moins à être moins présent au travail d'éducation, il faut faire en sorte que l'on retrouve dans la société la conviction que la place et le rôle du père dans et pour la famille sont d'une importance unique et irremplaçable. Comme le montre l'expérience, l'absence du père provoque des déséquilibres psychologiques et moraux ainsi que des difficultés notables dans les relations familiales. (§ 25)


« Le Secret de Marie », de Saint Louis Marie Grignion de Montfort


Se consacrer ainsi à Jésus par Marie, c'est mettre entre les mains de Marie nos bonnes actions qui, quoiqu'elles paraissent bonnes, sont très souvent souillées et indignes des regards et de l'acceptation de Dieu devant qui les étoiles ne sont pas pures. (Cf Job 15: 15) Ah! prions cette bonne Mère et Maîtresse que, ayant reçu notre pauvre présent, elle le purifie, elle le sanctifie, elle l'élève et l'embellisse de telle sorte qu'elle le rende digne de Dieu. Tous les revenus de notre âme sont moindres devant Dieu, le Père de famille, pour gagner son amitié et sa grâce, que ne serait devant le roi la pomme véreuse d'un pauvre paysan, fermier de sa Majesté, pour payer sa ferme. Que ferait le pauvre homme, s'il avait de l'esprit et s'il était bien venu auprès de la reine? Amie du pauvre paysan et respectueuse envers le roi, n'ôterait-elle pas de cette pomme ce qu'il y a de véreux et de gâté et ne la mettrait-elle pas dans un bassin d'or entouré de fleurs; et le roi pourrait-il s'empêcher de la recevoir, même avec joie, des mains de la reine qui aime ce paysan... Si vous voulez offrir quelque chose à Dieu, dit saint Bernard, mettez-le dans les mains de Marie. (§ 37).


Maintenant, ma fille, ne crains point, Je ferai pour toi tout ce que tu diras; car tout le peuple à la porte de ma ville sait que tu es une femme vertueuse.

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L'exemple de la Famille Martin


Pour la retraite de Marie à la Visitation, tu sais comme il aime peu à se séparer de vous et il avait d'abord formellement dit qu'elle n'irait pas. Je le voyais si bien décidé que je n'avais pas essayé d plaider la cause. J'ai au contraire approuvé, bien résolue dans le fond à revenir à la charge. Hier soit, Marie se lamentait à ce propos; je lui ai dit: « Laisse-moi faire, j'arrive toujours à ce que je veux et sans combat; il y a encore un mois d'ici-là. C'est assez pour décider ton père dix fois ». Je ne me trompais pas, car à peine une heure après, lorsqu'il est entré, il s'est mis à parler très amicalement à ta soeur qui travaillait alors avec activité: « Bon, me dis-je, voilà le moment! » Et j'ai insinué l'affaire. « Tu désires donc beaucoup faire cette retraite? » dit son père à Marie. « Oui papa ». « Eh bien, vas-y! » Et lui qui n'aime ni les absences ni les dépenses, m'affirmait encore hier: « Je ne veux pas qu'elle y aille; et certainement elle n'ira pas: on n'en finit plus avec tous les voyages du Mans et de Lisieux ». Je disais tout comme lui, mais avec une arrière pensée. Il y a longtemps que je connais la ruse du métier! Aussi quand je dis à quelqu'un: « Mon mari ne veut pas », c'est que je n'ai pas plus envie que lui de la chose. Car lorsque les raisons sont justes de mon côté, je sais bien l'y décider et je trouve que j'avais une bonne occasion de vouloir que Marie aille à la retraite. Il est vrai que c'est une dépense, mais l'argent n'est rien quand il s'agit de la sanctification et de la perfection d'une âme; et l'année dernière, Marie m'est revenue toute transformée: les fruits durent encore. Cependant, il est temps aussi qu'elle renouvelle sa provision. Au fond d'ailleurs, c'est bien aussi la pensée de ton père, et c'est pour cela qu'il a cédé si gentiment ». (Zélie Martin, Lettre N° 201, Correspondance Familiale, Ed. du Cerf).


Maintenant, ma fille, ne crains point, Je ferai pour toi tout ce que tu diras; car tout le peuple à la porte de ma ville sait que tu es une femme vertueuse.

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Prière consécratoire


O Marie, Médiatrice de toute paternité, je dépose en Vous, dans Votre Cœur Immaculé, tout ce qui en moi refuse de donner et d'autoriser mon époux à exercer sa vocation de père. Je renonce à tout amour captatif envers mes enfants, amour d'où l'autorité paternelle serait amoindrie, exclue et même disqualifiée. Je Vous consacre ma vocation de médiatrice, prenant la décision de ne jamais contester une décision de mon époux et je Vous demande la justesse, la sagesse et l'humilité pour qu'ensembles, dans la prière, nous prenions toutes les décisions concernant notre famille. Ainsi notre amour parental sera le signe visible de l'Amour de Dieu d'où vient toute paternité. Donnez-moi, Marie, d'instaurer réellement mon  époux dans sa vocation de père, sans jugement, mais dans la confiance, afin que nos enfants puissent grandit dans un climat de sécurité.


Maintenant, ma fille, ne crains point, Je ferai pour toi tout ce que tu diras; car tout le peuple à la porte de ma ville sait que tu es une femme vertueuse.

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Exercice


Demandons à l'Esprit Saint de nous remettre en mémoire une scène, une situation de conflit où le comportement de l'un et de l'autre n'a pu s'ajuster, voire s'est opposé, laissant chacun dans une frustration, une amertume et dans la désunion. Nous nous remémorons les circonstances, les personnages de la scène, les arguments de chacun, tout en essayant de revivre les sentiments qui nous animent en ces instants. Maintenant, moi, épouse, je prends la place de Marie, Epouse de Joseph, mois époux, je prends la place de Joseph, époux de Marie, et nous revivons cette scène à leur place. Quelle est l'attitude de Joseph? Celle de Marie? Leur mots, leurs interventions ou leur silence, leurs sentiments, leur objectif en cette situation? Comment auraient-ils réagis? Un petit exemple: un couple accueille dans son foyer un homme troublé dans son affectivité. Lors d'un partage, l'épouse est choquée par l'attitude de proximité de son mari avec cet homme, tout en se rendant compte que son mari en est inconscient. Elle ne peut cependant s'empêcher de réagir assez ouvertement. Après cette scène, le couple se retrouve pour faire le point. Il faut se réajuster l'un à l'autre sans se justifier inutilement. Donc le couple demande à Marie et Joseph de les instruire sur l'attitude qu'ils auraient eu dans cette situation. Immédiatement, l'époux peut imaginer l'attitude du Juste Joseph. Dans ce cas, il est un peu plus distant, il est fort et accueillant en même temps. Il rassure et réajuste l'autre par ce qui émane de lui. L'épouse peut voir l'attitude de Marie qui reste toute écoute et paisible, participant à l'harmonie générale, dans aucune réaction violente. Le couple peut alors se réconcilier, chacun reconnaissant ses torts. Ainsi, lorsque plus tard la situation se reproduit, chacun peut réajuster son attitude, fort de cette expérience. Il est important de renouveler cet exercice à chaque nouveau conflit dans le couple et la famille, ajustant toujours plus ses attitudes dans l'imitation de Marie, Joseph et l'Enfant Jésus (pour les enfants).

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8 novembre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 14/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Cinquième jour

Consécration de l'union charnelle


L'Eglise nous enseigne que l'homme est un tout et que l'on ne peut séparer la réalité physique, psychologique et spirituelle. L'union des corps doit correspondre à l'union spirituelle et affective entre les époux. Elle doit être une célébration de la vie dans la joie et le plaisir, elle est une jubilation dans le don et le respect de soi et le respect de l'autre. Le corps traduit donc une réalité psychologique et spirituelle. Nous vivons malheureusement à une époque où le corps est dissocié de ces deux réalités. En ce jour de consécration nous nous attacherons à reconnaître la réalité charnelle pour en découvrir toute la beauté et la grandeur dans sa merveilleuse complexité. Ce serait le Paradis si nous n'avions pas certaines blessures qui prennent racine dans le manque d'amour. C'est ainsi que l'érotisme où se manifeste un désir égoïste ou l'autre devient objet de satisfaction s'origine dans le retard que le tout-petit enfant rencontre dans le besoin de satisfaction de ses désirs. Cette tension douloureuse qui aboutit à la satisfaction engendre le besoin de reproduire ce schéma retard-douleur-satisfaction lié à cette douleur. La théologie appelle cette pulsion d'un bien vilain nom: la concupiscence. Ecoutons ce qu'en dit le Pape Jean Paul II: « Donc, la concupiscence empêche de s'identifier soi-même avec son corps, non seulement de manière individuelle, mais aussi de manière relationnelle, et surtout de manière relationnelle, et c'est pourquoi on le cache devant l'autre de manière relationnelle, et c'est pourquoi on le cache devant l'autre. (…) Et ceci montre que la béatifique union originelle, qui était plénière dans l'union sponsale de l'origine, est déformée dans le cœur des personnes, par la concupiscence. Cette opposition confère à la réalisation de cette union une autre dimension et qui sera le propre de l'homme de concupiscence: l'homme et la femme sont, en effet, menacés par l'insatiabilité de cette union et de cette unité, car ils restent des personnes appelées de toute éternité à exister en communion plénière des personnes ». (18 juin 1980). Pour le Pape, la honte vient de la concupiscence puisque le don du corps n'est plus le don de la personne et la nudité devient obscène, c'est à dire détournée de sa vocation. La honte, à son tour, engendre la domination de la femme par l'homme et « cette domination » entraîne chez la femme un désir d'union différentes. L'insatisfaction sur le plan sexuel peut traduite un manque du don de soi, un refus de la chair sur le plan psychologique, mais aussi un désordre dans la finalité de l'acte sexuel. Jésus nous dit qu'un homme qui regarde une femme pour la convoiter a déjà commis l'adultère avec elle. En ce jour, nous demanderons pardon à Dieu pour les infidélités de notre cœur et nous Lui demanderons la grâce de nous revirginiser.


Antienne


Que ton amour a de charmes, ma soeur, ma fiancée, que ton amour est délicieux, plus que le vin! (Cantique 4: 10).

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La Parole de Dieu


1 Corinthiens 7: 3-7


Que le mari rende à sa femme ce qu'il lui doit, et que la femme agisse de même envers son mari. La femme n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est le mari; et pareillement, le mari n'a pas autorité sur son propre corps, mais c'est la femme. Ne vous privez point l'un de l'autre, si ce n'est d'un commun accord pour un temps, afin de vaquer à la prière; puis retournez ensemble, de peur que Satan ne vous tente par votre incontinence. Je dis cela par condescendance, je n'en fais pas un ordre. Je voudrais que tous les hommes fussent comme moi; mais chacun tient de Dieu un don particulier, l'un d'une manière, l'autre d'une autre.


Ephésiens 5: 22-33


Femmes, soyez soumises à vos maris, comme au Seigneur; car le mari est le chef de la femme, comme Christ est le chef de l'Église, qui est son corps, et dont il est le Sauveur. Or, de même que l'Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.


Que ton amour a de charmes, ma soeur, ma fiancée, que ton amour est délicieux, plus que le vin!

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L'enseignement de l'Eglise


Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2360-2362


La sexualité est ordonnée à l’amour conjugal de l’homme et de la femme. Dans le mariage l’intimité corporelle des époux devient un signe et un gage de communion spirituelle. Entre les baptisés, les liens du mariage sont sanctifiés par le sacrement. « La sexualité, par laquelle l’homme et la femme se donnent l’un à l’autre par les actes propres et exclusifs des époux, n’est pas quelque chose de purement biologique, mais concerne la personne humaine dans ce qu’elle a de plus intime. Elle ne se réalise de façon véritablement humaine que si elle est partie intégrante de l’amour dans lequel l’homme et la femme s’engagent entièrement l’un vis-à-vis de l’autre jusqu’à la mort » (…) « Les actes qui réalisent l’union intime et chaste des époux sont des actes honnêtes et dignes. Vécue d’une manière vraiment humaine, ils signifient et favorisent le don réciproque par lequel les époux s’enrichissent tous les deux dans la joie et la reconnaissance ». La sexualité est source de joie et de plaisir. Le Créateur lui-même (...) a établi que dans cette fonction [de génération] les époux éprouvent un plaisir et une satisfaction du corps et de l’esprit. Donc, les époux ne font rien de mal en recherchant ce plaisir et en en jouissant. Ils acceptent ce que le Créateur leur a destiné. Néanmoins, les époux doivent savoir se maintenir dans les limites d’une juste modération (Pie XII, discours 29 octobre 1951).


Que ton amour a de charmes, ma soeur, ma fiancée, que ton amour est délicieux, plus que le vin!

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L'exemple de la Famille Martin


Après dix mois de vie commune, l'opportune intervention d'un confesseur amena Monsieur et Madame Martin à modifier leurs vues et à réaliser d'une autre manière les desseins du Ciel à leur égard. Leur conception du mariage s'élargit. Il comprirent que, selon le mot du Père Sertillanges, « la chair mise à sa place n'offusque pas l'esprit, elle le sert ». Les répugnances primitives firent place à la pleine compréhension de l'oeuvre de vie, dans laquelle la théologie Catholique voit non seulement le moyen divinement ordonné à perpétuer la race et à peupler le Ciel d'élus, mais aussi le symbole concret de l'unité conjugale, l'expression achevée de l'amour sans réserve qui lie les conjoints l'un à l'autre, en un mot, le signe sensible du don total qu'ils se font de tout leur être pour « s'entreporter à Dieu », comme dit joliment Saint François de Sales. Ce qui par-dessus tout décida les époux à interrompre leur sainte expérience, ce fut l'ambition de donner des fils et des filles au Seigneur. La vision du Couvent et de l'Autel qui avait enchanté leur jeunesse, ne pourraient-ils la revivre dans une postérité façonnée de leurs mains pour le service de Dieu? Quelle allègre revanche qu'un tel destin: les enfants, gages et fruits de leur amour, incarnation vivante et synthèse de leurs traits, objet enfin de leur commun dévouement, prenant leur place pour se consacrer au Très-Haut et offrir à leur mariage un prolongement sacerdotal et religieux! L'exaltante perspective, et qui avait de quoi faire vibrer ces coeurs de chrétiens! Elle les réconcilia, oserons-nous dire, avec les mille contraintes matérielles de la vie conjugale. (Père Piat, Histoire d'une Famille », aux Ed. Téqui).


Que ton amour a de charmes, ma soeur, ma fiancée, que ton amour est délicieux, plus que le vin!

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Prière consécratoire


O Marie, toute pure, je Vous consacre l'union charnelle entre mon époux et moi-même. Je dépose dans Votre Cœur Immaculé toute peur et crainte par rapport à mon corps et à celui de mon époux. Que je Vous abandonne tout retour sur moi-même, tout sentiment d domination ou au contraire de soumission servile, tout sentiment de culpabilité et de honte. Que l'union de nos corps soit une hymne à notre union charnelle et affective, dans le don total de nous-mêmes et dans un grand respect. Je Vous consacre l'union de nos corps pour que toute crainte soit bannie et que nous nous donnions l'un à l'autre dans la joie, que ce soit une célébration dans le don désintéressé. Que nous respections, Marie, ce mystère de l'union des corps et des coeurs dans sa grandeur et sa finalité. Obtenez-nous la pureté de Votre regard sur toute créature et rendez l'innocence à nos coeurs infidèles.


Que ton amour a de charmes, ma soeur, ma fiancée, que ton amour est délicieux, plus que le vin!

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Exercice


Merveille que je suis! C'est ce que chacun d'entre nous devrait dire. Si nous examinons d'un oeil de mouche au microscope nous ne pouvons que nous émerveiller devant un tel chef d'oeuvre de miniaturisation et d'architecture. A plus forte raison devons-nous nous émerveiller devant la beauté du moindre atome, de la moindre cellule de notre corps. Pour retrouver la vocation du corps il nous faut d'abord l'accepter et nous réjouir d'avoir ainsi été créés. Si nos en avons honte c'est qu'au fond de nous, inconsciemment, nous croyons avoir transgressé une loi. Il nous faut découvrir laquelle. Avons-nous mesuré, abusé de notre corps? En avons-nous faut un instrument de domination? Avons-nous été conditionnés par des lois qui ne sont pas les nôtres? La réponse est certainement différente pour chacun. La source de la honte réside dans le sentiment de ne pas correspondre à une loi réelle ou supposée. Elle apporte donc un trouble dans la relation sociale. J'ai honte de mes parents parce qu'ils ne correspondent pas à l'image que je me fais de parents normaux, honorables aux yeux de mes amis par exemple/ La honte a conduit Adam et Eve à se cacher des yeux de Dieu, à se voiler avec des feuilles de vignes. Il y a là un désir de disparaître, de dit-on pas que dans telle situation de honte: « J'aurais voulu me cacher sous terre »? Les causes de honte sont multiples et vont de la grossesse en dehors du mariage, au fruit de l'adultère. Là encore, la vie n'est pas accueillie comme un don de Dieu, mais comme une effraction.


Pour guérir de la honte, il faut nous affranchir des lois humaines ou les faire passer au second plan en mettant au premier plan la Loi Divine, qui n'est qu'amour, élection, respect. Il nous fait prendre conscience de notre dignité de fils et de notre élection à l'instar de Saint Paul qui, bien qu'ayant un passé de persécuteur du Christ, peut déclarer: « Mais quand Celui qui m'avait mis à part dès le sein de ma mère, et qui m'a appelé par Sa Grâce, daigna révéler en moi Son Fils... » (Galates 1: 15). Prendre conscience de cette dignité, de cette correspondance au dessein de Dieu sur nous, nous affranchit de la crainte et de la honte: « C'est Toi qui as formé mes reins, qui m'as tissé dans le sein de ma mère. Je Te loue pour la merveille que je suis. Tes oeuvres sont admirables, et mon âme le reconnaît bien. Mon corps n'était point caché devant Toi, lorsque j'ai été fait dans un lieu secret, tissé dans les profondeurs de la terre. Quand je n'étais qu'une masse informe, Tes yeux me voyaient; et sur Ton Livre étaient tous inscrits les jours qui m'étaient destinés, avant qu'aucun d'eux existât » (Psaume 139: 13-16. Quelle est ma honte? 1° Il est bon d'identifier la situation où on a ressenti de la honte et se demander quelle loi on a transgressé. Cette loi est-celle valable? Est-elle celle de Dieu ou celle des hommes? 2° Entrer bien en contact avec le ressenti de cette expérience de transgression. 3° Se placer alors sous le regard de Dieu. Ancrer l'expérience du pardon total par un geste que vous maintiendrez pendant le reste du temps. 4° Revenir à l'expérience initiale en transférant tout ce que vous avez ressenti sous le regard de Celui qui ne nous fait jamais honte. Comparez les deux expériences et comment la seconde a transformé la première. 5° Décidez qu'à l'avenir, en essayant de ne pas transgresser Ses Lois, vous demeurerez sous le regard de Dieu, que Sa seule Loi est Son Amour Miséricordieux, qu'en Lui vous ne pouvez être confondu.

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1 novembre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 13/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Quatrième jour

Consécration à Marie Epouse de Saint Joseph


La leçon que nous donne la nature est précieuse, en elle tout tend à l'union. Même les arbres les plus éloignés unissent leur pollen par l'entremise des abeilles et du vent, tout est ordonné à l'union et à la fécondité. Dans la tradition juive on répond à la question de savoir ce que Dieu fait depuis qu'Il a achevé la Création en disant: il arrange des mariages! L'humanité est faite pour le mariage, sa vocation est nuptiale dans l'ordre de la création comme dans l'ordre de l'éternité. Toute âme est appelée à l'union intime avec Dieu dans des noces éternelles selon la parole du Prophète Isaïe: « Car ton Créateur est ton époux: le Seigneur des armées est Son Nom, et ton Rédempteur est le Saint d'Israël: Il se nomme Dieu de toute la terre » (Isaïe 54: 5). Bien sûr on n'épouse pas totalement que dans la mort, mais notre vie est un chemin où nous devons découvrir notre vocation sponsale et anticiper la vie du monde à venir. La femme est médiatrice dans l'ordre de l'amour, c'est pour cela que le démon la tente et non l'homme, afin qu'elle perde ce rôle et devienne médiatrice dans l'ordre du mal et de la chute. Il est essentiel qu'elle redécouvre la nature de cette médiation d'amour dont les fruits sont doubles: humains et spirituels. La femme est naturellement adoratrice et contemplative, dans le couple, c'est elle qui doit conduire l'homme à la découverte de la vocation nuptiale et ordonne l'humain au divin. C'est seulement dans la contemplation et l'adoration que se nourrit la vocation sponsale. Marie est le parfait exemple de la femme restaurée dans sa grâce initiale, c'est pour cela qu'elle est notre source et notre modèle.

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Antienne


Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, le pâtre parmi les lys. (Cantique 2: 16).

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La Parole de Dieu


Isaïe 54: 4-15


Ne crains pas, car tu ne seras point confondue; Ne rougis pas, car tu ne seras pas déshonorée; Mais tu oublieras la honte de ta jeunesse, Et tu ne te souviendras plus de l'opprobre de ton veuvage. Car ton créateur est ton époux: L'Éternel des armées est son nom; Et ton rédempteur est le Saint d'Israël: Il se nomme Dieu de toute la terre; Car l'Éternel te rappelle comme une femme délaissée et au coeur attristé, Comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu. Quelques instants je t'avais abandonnée, Mais avec une grande affection je t'accueillerai; Dans un instant de colère, je t'avais un moment dérobé ma face, Mais avec un amour éternel j'aurai compassion de toi, Dit ton rédempteur, l'Éternel. Il en sera pour moi comme des eaux de Noé: J'avais juré que les eaux de Noé ne se répandraient plus sur la terre; Je jure de même de ne plus m'irriter contre toi Et de ne plus te menacer. Quand les montagnes s'éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s'éloignera point de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera point, Dit l'Éternel, qui a compassion de toi. Malheureuse, battue de la tempête, et que nul ne console! Voici, je garnirai tes pierres d'antimoine, Et je te donnerai des fondements de saphir; Je ferai tes créneaux de rubis, Tes portes d'escarboucles, Et toute ton enceinte de pierres précieuses. Tous tes fils seront disciples de l'Éternel, Et grande sera la postérité de tes fils. Tu seras affermie par la justice; Bannis l'inquiétude, car tu n'as rien à craindre, Et la frayeur, car elle n'approchera pas de toi. Si l'on forme des complots, cela ne viendra pas de moi; Quiconque se liguera contre toi tombera sous ton pouvoir.


1 Pierre 3: 1-6


Femmes, soyez de mêmes soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n'obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu. Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris, comme Sara, qui obéissait à Abraham et l'appelait son seigneur. C'est d'elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte.


Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, le pâtre parmi les lys.

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L'enseignement de l'Eglise


Lettre de Jean Paul II aux femmes


L'Église voit en Marie la plus haute expression du « génie féminin » et trouve en elle une source d'inspiration constante. Marie s'est définie elle- même « servante du Seigneur » (Lc 1, 38). C'est par obéissance à la Parole de Dieu qu'elle a accueilli sa vocation privilégiée, mais pas du tout facile, d'épouse et de mère de la famille de Nazareth. En se mettant au service de Dieu, elle s'est mise aussi au service des hommes: service d'amour. C'est ce service qui lui a permis de réaliser dans sa vie l'expérience d'une mystérieuse mais authentique « royauté ». Elle n'est pas invoquée par hasard comme « Reine du ciel et de la terre ». Toute la communauté des croyants l'invoque ainsi; de nombreux peuples et nations l'invoquent comme « Reine ». Sa « royauté » est un service! Son service est une « royauté »! C'est ainsi que devrait être comprise l'autorité dans la famille comme dans la société et dans l'Église. La « royauté » est une révélation de la vocation fondamentale de l'être humain, en tant que créé à « l'image » de Celui qui est Seigneur du ciel et de la terre, et appelé à être son fils adoptif dans le Christ. L'homme est la seule créature sur la terre que « Dieu a voulu pour elle-même », comme l'enseigne le deuxième Concile du Vatican, qui ajoute de manière significative que l'homme « ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même » (Gaudium et Spes N)° 24). En cela consiste la « royauté » maternelle de Marie. Ayant été, dans tout son être, un don pour le Fils, elle devient aussi un don pour les fils et les filles du genre humain tout entier, ravivant la confiance très profonde de celui qui se tourne vers Elle pour être conduit le long des chemins difficiles de la vie vers son terme personnel, son destin transcendant. À travers les étapes de sa vocation particulière, chacun parvient à ce but final, qui oriente l'engagement dans le temps de l'homme comme de la femme.


Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 1624


Les diverses liturgies sont riches en prières de bénédiction et d’épiclèse demandant à Dieu sa grâce et la bénédiction sur le nouveau couple, spécialement sur l’épouse. Dans l’épiclèse de ce sacrement les époux reçoivent l’Esprit Saint comme Communion d’amour du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 32). C’est Lui le sceau de leur alliance, la source toujours offerte de leur amour, la force où se renouvellera leur fidélité.


Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, le pâtre parmi les lys.

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L'exemple de la Famille Martin


« Il me tarde d'être auprès de toi, mon cher Louis, je t'aime de tout mon cœur et je sens encore redoubler mon affection par la privation que j'éprouve de ta présence: il me paraît impossible de vivre éloignée de toi (…) J'essaierais de t'écrire demain, si c'est possible, mais je ne sais à quelle heure nous rentrerons de Trouville (…) Nous revenons mercredi soir à sept heures et demie. Que cela me paraît long. Je t'embrasse comme je t'aime ». (Lettre de Zélie à Louis Martin, après onze ans de mariage. Extraite de la « Correspondance Familiale, aux Ed. Du Cerf).


La vivacité naturelle de Louis lui faisait parfois refuser certaines propositions justifiées de Zélie. Celle-ci, intuitive et patience, savait lui faire accepter au bout d'un certain temps de réflexion les décisions toujours prises en commun. Ainsi, en mai 1877, Monsieur Martin, en bon gérant de ses biens, ne tenait pas à faire une dépense supplémentaire pour une retraite de Marie à la Visitation, alors qu'il finançait déjà un pèlerinage à Lourdes pour elle, Pauline, Léonie et leur mère. Mais il finit par accepter de satisfaire le désir de Marie à qui la retraite de l'année précédente avait fait beaucoup de bien. Zélie était intervenue. A ce propos, elle parle de « ruse du métier ». Ce mot paraît péjoratif, mais il s'agit bien d'un jeu psychologique qui prend pour comparaison la « ruse » de la dentellière, c'est à dire l'habileté qui lui permet d'obtenir des raccords invisibles. (Docteur Cadéot, « Zélie Martin, Ed. Oeil/ F.X. De Guibert).


Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, le pâtre parmi les lys.

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Prière consécratoire


O Marie, épouse de Joseph, je Vous consacre ma vocation d'épouse. Que par ma docilité à l'Esprit Saint, semblable à la femme parfaite des Proverbes, je m'ouvre à l'intelligence du cœur, que par mon désir de sainteté, je « séduise » et attire mon époux vers le Royaume. O Marie, que je rentre de plus en plus dans ce mystère de nuptialité où Dieu nous appelle, que par toute ma vie et par tous mes actes, je me prépare dès ici-bas avec mon époux à participer aux noces de l'Agneau. Que ma parure d'épouse, Vierge toute belle, soit la sagesse, la confiance, la force et la beauté réservées à toutes celles qui regardent vers Vous, Epouse et Reine. Donnez-moi de transformer chacune de mes tâches d'épouse en actes surnaturels et divins, cherchant toujours à Vous imiter.


Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, le pâtre parmi les lys.

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Exercice

Médiatrice dans l'ordre de l'amour


Les différentes lectures nous amènent à dégager un certain nombre de valeurs qui sont propres à la femme comme porteuse du mystère de l'union et riche d'un grand désir de s'unir, qu'elle transmet à l'homme. Le terme de soumission est une traduction dangereuse voire erronée, comme dans le Notre Père: ne nous soumets pas à la tentation. En effet, soumettre, en français, signifie mettre en dessous, ce qui voudrait dire que Dieu nous tente, nous place dans une situation où la tentation est sur nous. Il vaudrait mieux traduire: ne nous laisse pas aller dans la tentation. Quant à l'attitude de la femme envers son mari, il serait plus juste de dire: femme, montrez de la déférence envers vos maris. Ne vous révoltez pas contre leur inconduite, mais, que votre attitude de douceur et d'humilité, votre reconnaissance de leur autorité leur fasse peu à peu comprendre qu'ils se trompent, que votre sainteté les confonde et qu'ainsi, ils reviennent à Dieu. Le Livre des Proverbes nous offre un beau portrait d'épouse. Le premier verset est difficilement traduisible: eshet haïl signifie à la fois la femme parfaite (celle qui est achevée et non pas celle qui n'a pas de défaut), la femme forte (haïl veut dire aussi soldat, songeons à Marie, forte comme une armée rangée en bataille) et vertueuse (virtus en latin signifie également force). C'est le portrait d'une reine et d'une servante. Il s'agit dans cet exercice, de méditer ce texte, afin de comprendre en qui réside la grande force de la femme dans une sorte d'examen de conscience. Force dans le dévouement envers son  mari et ses enfants, force dans les choses matérielles et spirituelles. On voit que la renommée de son mari dépend d'elle, de même que le succès de ses affaires, elle montre l'exemple de la Charité, elle est rassurante, car confiante en la Providence.


« La femme forte, qui la trouvera? » Elle a bien plus de valeur que les perles. Le cœur de son mari a confiance en elle, et les produits ne lui feront pas défaut. Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie. Elle se procure de la laine et du lin, et travaille d'une main joyeuse. Elle est comme un navire marchant, elle amène son pain de loin. Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, et elle donne la nourriture à sa maison et la tâche à ses servantes. Elle pense à un champs, et elle l'acquiert, du fruit de son travail elle plante une vigne. Elle ceint de force ses reins, elle affermit ses bras. Elle sent que ce qu'elle gagne est bon, sa lampe ne s'éteint point pendant la nuit. Elle met la main à la quenouille, et ses doigts tiennent le fuseau. Elle tend la main au malheureux, elle tend la main à l'indigent. Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue de cramoisi. Elle se fait des couvertures, elle a des vêtements de fin lin et de pourpre. Son mari est considéré aux portes, lorsqu'il siège avec les anciens du pays. Elle fait des chemises, et les vend, et elle livre des ceintures au marchand. Elle est revêtue de force et de gloire, et elle se rit de l'avenir. Elle ouvre la bouche avec sagesse, et des instructions aimables sont sur sa langue. Elle veille sur ce qui se passe dans sa maison, et elle ne mange pas le pain de paresse. Se fils se lèvent, et la disent bienheureuse, son mari se lève, et lui donne des louanges: « Plusieurs filles ont une conduite vertueuse, mais toi tu les surpasse toutes ». (Proverbes 31: 10-29).

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26 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 12/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Troisième jour

Marie accordée en mariage

(les fiançailles bibliques)


Jésus enseigne ses disciples sur le mariage en leur disant que l'homme quitte son père et sa mère pour s'attacher à sa femme. 'Matthieu 19: 5). C'est également vrai de la femme. Le temps des fiançailles est donné pour les futurs époux accomplissent un travail de préparation qui commence par un travail de séparation et même de libération. En effet, on ne peut se donner que si on est libre, que si on s'est libéré. La véritable libération de la femme passe donc par une coupure. On parle beaucoup de couper le cordon ombilical. Cette expression symbolique traduit une réalité de souffrance, une pénible attraction en arrière. La régression vers le sein maternel est souvent vécue dans des rêves fusionnels comme en vivent les jeunes filles qui s'inventent un prince charmant avec lequel elles vivent une relation indifférenciée, dans une idéalisation de l'amour humain entretenue par la lecture des romans sentimentaux et la passion les feuilletons américains. Le lien mère-fille devra être purifié dans une solitude ontologique et spirituelle, ce n'est que dans la rencontre de notre solitude avec Dieu seul que s'abolit le sentiment de solitude. Cette solitude prépare la rencontre d'une autre solitude qui conduira à l'union dans le respect des personnes. C'est quand elle assume la séparation d'avec sa soeur, qui joua pour elle le rôle de mère, que Zélie Martin envisagea le mariage. L'Eglise et l'exemple des saints nous invitent au réalisme dans l'amour. Il nous faut nous décider à vivre nos rêves plutôt que de rêver notre vie.

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Antienne


Sortez, filles de Sion, regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur. (Cantique 3: 11).

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Parole de Dieu


Livre d'Osée 2: 16-22


En ce jour-là, dit l'Éternel, tu m'appelleras: Mon mari! et tu ne m'appelleras plus: Mon maître!  J'ôterai de sa bouche les noms des Baals, afin qu'on ne les mentionne plus par leurs noms. En ce jour-là, je traiterai pour eux une alliance avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre, je briserai dans le pays l'arc, l'épée et la guerre, et je les ferai reposer avec sécurité. Je serai ton fiancé pour toujours; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l'Éternel. En ce jour-là, j'exaucerai, dit l'Éternel, j'exaucerai les cieux, et ils exauceront la terre; la terre exaucera le blé, le moût et l'huile, et ils exauceront Jizreel.


Luc 1: 26-27


Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.


2 Corinthiens 11: 1-3


Oh! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie! Mais vous, me supportez! Car je suis jaloux de vous d'une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ.


Sortez, filles de Sion, regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur.

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L'enseignement de l'Eglise


Sermon 2, « Missus Est », Saint Bernard


La raison pour laquelle le Seigneur a voulu que Marie fût fiancée à Joseph est la même que celle pour laquelle il a permis de doute de Saint Thomas sur la résurrection. C'était la coutume chez les Juifs de confier, aussitôt après les fiançailles, la futur épouse au futur époux, jusqu'au temps des noces, pour qu'il fût le gardien de sa chasteté, et qu'ils se gardassent l'un à l'autre une fidélité plus grande. Or, de même que Saint Thomas, en doutant et en touchant, est devenu le plus généreux confesseur de la résurrection de Jésus-Christ; de même Joseph, étant fiancé à Marie et en faisant, pendant tout le temps qu'elle fut confiée à sa vigilance, l'épreuve de la sainteté de sa conduite, est devenu le témoin le plus irréprochable de sa chasteté. Rien de plus admirable que ce rapport du doute de Saint Thomas avec les fiançailles de Marie.


Discours du 14 novembre 1979, Jean Paul II


Avec la solitude biblique achemine l'homme vers la communion des personnes. Face aux animaux, face aux réalités créées, il est amené à découvrir l'aide qui lui est accordée. Donc, la solitude est préparation, attente, ouverture vers la communion des personnes. Ce qui montre, en lien avec le chapitre 1 de la Genèse, que l'image de Dieu se lit à travers cette communion que l'homme et la femme constituent à l'origine. L'homme devient image de Dieu, moins au moment de la solitude, qu'au moment de la communion des personnes. En effet, dès l'origine, il est non seulement une image qui reflète la solitude d'une personne qui régit le monde, mais aussi, et essentiellement, l'image d'une insondable communion divine de Personnes, tel est l'aspect théologique le plus profond de tout ce que l'on peut dire sur l'homme. Nous nous trouvons dans la moelle même de la réalité anthropologique dont le nom est « corps humain ».


Discours du 19 décembre 1979, Jean Paul II


La pudeur est une expérience complexe: elle implique une expérience externe et interne, qui éloigne  et qui rapproche, qui est crainte de l'autre moi-même, et de moi-même à travers lui. Elle est en vérité, la recherche de la juste valeur et donc, elle a une signification fondamentale quant à la recherche de « l'ethos » dans la communion des personnes, et, en particulier, dans les relations mutuelles entre l'homme et la femme. En même temps qu'elle m'éloigne de la nudité de l'autre, elle me rapproche de son intériorité. Ce caractère complexe de la pudeur s'exprime aussi par la crainte de l'autre moi-même et de moi-même à travers lui. Car la pudeur exprime les règles essentielles de la « communion des personnes » et est étroitement liée à la dimension de solitude originelle de l'homme. Loin d'exprimer une carence, cela indique, au contraire, une particulière plénitude de conscience et d'expérience, surtout la plénitude de compréhension de la signification du corps lié au fait « qu'ils étaient nus et n'en avaient pas honte » dans le texte de la Genèse, l'apparition de la honte  et de la pudeur est mise en liaison avec la perte de la plénitude originelle. Nous devons nous demander à quelle plénitude de compréhension, avant la honte du corps, correspond la nudité originelle qui dit: « Ils étaient nus et n'en avaient pas honte ».


Consitution Gaudium et Spes, § 49


Il faut instruire à temps les jeunes, et de manière appropriée, de préférence au sein de la famille, sur la dignité de l’amour conjugal, sa fonction, son exercice: ainsi formés à la chasteté, ils pourront le moment venu, s’engager dans le mariage après des fiançailles vécues dans la dignité.


Sortez, filles de Sion, regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur.

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L'exemple de la Famille Martin


C'est à l'heure de la séparation déchirante d'avec celle qui était vraiment l'âme de son âme, que Zélie Guérin va brusquement voir s'ouvrir devant elle la perspective du mariage. Y songeait-elle effectivement ou subissait-elle encore, à son insu, l'attirance du voile et du recueillement qu'il confère? De taille un peu en dessous de la moyenne, le visage très joli et d'une expression toute pure, les cheveux bruns solidement noués, le nez long et de ligne harmonieuse, les yeux noirs pétillants de décision, où passait par moments une ombre de mélancolie, la jeune fille avait de quoi plaire. Toute en elle était vivacité, finesse, amabilité. D'esprit sémillant et cultivé, de très haut sens pratique et de grand caractère, par dessus tout et de foi intrépide, c'était une femme supérieure qui devait attirer les regards. Un jour que Zélie Guérin passait sur le Pont Saint Léonard, elle croisa un jeune homme dont la noble physionomie, l'allure réservée, la tenue pleine de dignité l'impressionnèrent. Au même moment, une voix intérieure lui murmurait en secret: « C'est celui-là que j'ai préparé pour toi ». L'identité du passant lui fut bientôt révélée. Elle apprit à connaître Louis Martin. (…) Les deux jeunes gens ne tardèrent pas à s'apprécier et à s'aimer. Leur accord moral s'établit si promptement que les fiançailles religieuses scellèrent sans retard leur engagement mutuel et que, trois mois après leur première rencontre, ils purent s'unir devant Dieu. Le 12 juillet 1858, à 22 heures, eut lieu le mariage civil qui, à leurs yeux n'était dans les termes qu'un odieux contresens et, dans la réalité, qu'une vaine formalité. Deux heures plus tard – c'était donc le 13 – ils s'échangèrent leur serment dans la splendide église Notre Dame. L'abbé Hurel, Curé Doyen de Saint Léonard, qui avait sans doute appuyé le projet de son autorité de père spirituel, reçut le consentement des époux. La scène se passait à minuit, dans la plus stricte intimité, comme pour ne savourer de la cérémonie que le parfum chrétien, peut être aussi parce que les grandes oeuvres de Dieu s'opèrent dans le silence nocturne et qu'elle était marquée au coin de la grandeur, l'union d'où devait naître la Sainte de Lisieux. (…) Ce qu'il (Louis) entrevit de noblesse dans l'âme de sa fiancée lui fit concevoir l'espérance de nouer avec elle, à la façon de Cécile et de Valérien, des Saints Tertiaires Franciscains Elzéar de Sabran et Delphine de Glandève, une de ces unions fraternelles où, dépassant le domaine des sens, les âmes seules se fondent pour se porter vers Dieu de tout le dynamisme d'un amour divinement épuré. (…) Chaque jour, en effet, les deux époux appréciaient davantage le charme de leur tendresse spiritualisée. (…) Non, la résolution des époux Martins n'était le faux départ d'une idylle brusquée. C'était la providentielle préparation d'une race sainte entre toutes. Dieu qui fit naître Son Fils en terre virginale, voulut ne confier Thérèse de l'Enfant Jésus qu'à des parents capables, pour l'avoir pratiquée, de comprendre la splendeur de la virginité. (Père Piat, Histoire d'une Famille, Ed. Téqui).


Sortez, filles de Sion, regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur.

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Prière consécratoire


O Marie, Source de toute pureté, je Vous consacre le temps de mes fiançailles, je renonce à tous liens fusionnels, notamment avec ma mère, pour que, libre et adulte, je puisse honorer mon père et ma mère et, à mon tour, fonder une famille selon le Cœur de Dieu. Je Vous consacre ce temps afin que, libérée de tout rêve et fausses images de l'homme, je puisse vivre mes rêves au lieu de rêver ma vie. O Marie, je Vous consacre mon besoin d'amour et ma peur ontologique de la solitude. C'est dans l'union de plus en plus grande de mon être tout entier avec Dieu, mon Créateur, que je pourrai devenir une épouse véritable, à l'exemple de Marie vivant dans la Sainte Famille.


Sortez, filles de Sion, regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur.

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Exercice


L'autonomie psychologique et affective se traduit pas le sentiment de plénitude que chante David lorsqu'il s'exclame: « Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer ». L'expérience du manque est remplacée par la certitude d'être entier, accompli, parfait au sens étymologique du terme, c'est à dire « achevé ». C'est ce qu'exprime l'Apôtre quand il nous invite à atteindre la stature parfaite du Christ. Nous appellerons cet exercice: « Qui est en Dieu, rien ne lui manque » (Sainte Thérèse d'Avila). 1 – Identifier le manque en tant que sensation. Où ce manque se situe-t-il dans le corps? Je m'imagine vu de l'extérieur comme une silhouette en trois dimensions, j'évalue les manques dans cette silhouette, je les ressens et je les « ancre » en touchant les parties manquantes sur et dans mon propre corps. 2 – Je médite sur Dieu en qui il n'est pas de manque, il est plénitude. L'Esprit remplit tout, j'imagine les cieux et la terre, en qui il n'est pas de vide. Le Père, Créateur de tout, désire tout remplir, la nature comme le Cœur de l'homme, ce dernier à la liberté de refuser. Le Fils désire remplir le cœur des hommes de son amour. Je m'imagine une Pentecôte d'Amour, où tout est rempli jusqu'à l'ivresse, du monde géologique au règne animal avec l'humanité. Je précise bien quelle est la matière de ce « remplissage », j'en éprouve à la fois la constance et la fluidité, la température, la capacité d'imprégnation, je donne un nom à cette « matière » comme Amour ou Etre, ou un autre nom. Quand j'éprouve cette plénitude jusqu'à l'ivresse, « j'ancre » cet état par un chant ou une exclamation de joie. 3 – Je réactive « l'ancre » du manque en touchant les parties de mon corps ou se situe le manque et en visualisant la silhouette. J'entonne le chant ou l'exclamation de joie que je répète en voyant la silhouette se remplir de la « matière » dont j'ai éprouvé l'existence et que je nomme. Quand elle est pleine, je m'associe à elle, je la réintègre entièrement. Je note alors les changements positifs. 4 – Je m'imagine dans le futur, dans des situations bien concrètes, particulièrement celles où j'éprouvais les manque, dans la solitude ou en compagnie, dans le travail quotidien ou dans les transports en commun, etc. Je me vois dans cet état complet où rien ne me manque et j'en éprouve des sentiments nouveaux. Je peux alors me lever et célébrer cette victoire.

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25 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 11/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Deuxième jour

Consécration à Marie Enfant


La Tradition voit en Marie la fille préférée du Père. La psychologie de son côté nous apprend que le rôle de père est irremplaçable dans la formation de la personnalité de la jeune fille, c'est son regard d'homme qui lui révèle son identité de femme, transmise par la mère. Pour Marie, le regard du Père lui donnera son innocence, sa pureté e Cœur, car c'est un regard de bonté, de douceur et d'Amour Miséricordieux. Ce regard l'affranchit du regard des hommes, lui donne une immense sécurité, Elle habite ce regard. A l'exemple de la Vierge, il s'agit pour la femme de se placer sous le regard du Père et non pas sous le regard de l'homme qui convoite et qu'elle veut séduire, qui exige et dont elle veut mériter l'amour. La femme ne doit pas dépendre du regard de l'homme mais de celui du Père. Bien des femmes cherchent leur identité dans la considération que l'homme leur porte ou, au contraire, dans une indépendance réactionnelle. On n'est adulte que lorsqu'on est autonome et responsable. La femme responsable répond d'elle-même devant Dieu, comme le fit Marie à l'Annonciation: « Me voici, je suis la servante du Seigneur », elle décline son identité. Autonome signifie littéralement qui a sa loi (nomos en grec) en soi, sa loi, son principe. Elle ne peut dépendre d'un autre, sa dignité est dans cette autonomie, dans cette loi qui est divine et qui l'habite.

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Antienne


Tu me ravis le cœur, ma soeur, ma fiancée, tu me ravis le cœur par l'un de tes regards. (Cantique 4: 9).

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La Parole de Dieu


Il y a un secret entre le Père et elle, il est si jalousement gardé que l'on ne peut se servir pour en parler que des textes qui ne s'appliquent pas directement à elle, mais, que nous lisons métaphoriquement. Marie n'est pas la Sagesse, mais elle y est parfaitement transparente, ce qui fait que beaucoup de saints l'ont contemplée sous les traits de la Sagesse.


Sagesse 7: 22-30


En elle, en effet, un esprit intelligent, saint, unique, multiple, subtil, rapide, pénétrant, sans souillure, clair, impassible, ami du bien, acéré, incoercible, bienfaisant, ami des humains, constant, ferme, sans souci, qui peut tout, surveille tout, pénètre tous les esprits, les intelligents, les purs, les plus subtils. Car plus que tout mouvement, la Sagesse est mobile; elle traverse et pénètre tout grâce à sa pureté. Elle est un souffle de la puissance Divine, une effusion toute pure de la gloire du Tout-Puissant; aussi, rien de souillé ne pénètre en elle. Elle est un reflet de la lumière éternelle, un miroir sans tache de l'activité de Dieu,l'image de sa bonté, une image de son excellence. Bien qu'unique, elle peut tout, sans sortir d'elle-même, elle renouvelle toutes choses. Elle se répand au long des âges dans les âmes saintes, elle en fait des amis de Dieu et des prophètes; car Dieu n'aime que celui qui vit avec la Sagesse. Elle est en effet, plus belle que le soleil, elle surpasse toutes les constellations; comparée à la lumière, elle l'emporte: car la lumière fait place à la nuit,mais contre la Sagesse le mal ne saurait prévaloir.


Tu me ravis le cœur, ma soeur, ma fiancée, tu me ravis le cœur par l'un de tes regards.

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L'enseignement de l'Eglise


Les Grandeurs de Marie de Louis d'Argentan


Marie a été faite pour manifester en dehors de ce qu'il y a de plus grand et de plus profond dans la Divinité. Le Père, qui n'a qu'un seul Fils consubstantiel, voulait une fille qui lui donnât plusieurs enfants adoptifs dont il se ferait une famille très nombreuse. Le Fils unique, qui a un Père mais pas de mère, en voulait une selon l'humanité qui fût digne de Lui et ne blessât pas la dignité du Père éternel. Le Saint Esprit, seule personne au-dedans de Dieu qui ne produise une autre Personne, voulait une épouse avec laquelle Il devint si fécond en dehors de Dieu que par Sa divine opération le Fils de Dieu fût réellement produit selon l'humanité. Enfin, toute l'Adorable Trinité, qui ne demeurait qu'en elle-même, voulait un temple secret pour y faire sa demeure.


1er Livre des Révélations de Sainte Brigitte de Suède, chapitre 51


Ma très chère Mère, vous êtes semblable à cette fleur qui est éclose et qui a crû en une vallée proche de laquelle il y avait cinq hautes montagnes. Cette fleur est sortie de trois racines, avec une tige droite, laquelle n’avait aucuns nœuds; elle avait cinq feuilles pleines de toute sorte de suavité et de douceur. Or, cette humble vallée s’est élevée avec sa fleur par-dessus ces cinq montagnes, et ses feuilles se sont élargies et épandues sur toute l’étendue du ciel et par-dessus tous les chœurs des anges. C’est vous, ma Mère bien-aimée, qui êtes cette vallée, à raison de votre humilité, que vous avez eue par-dessus les autres. Celle-ci a dépassé les cinq montagnes. La première montagne, c’était Moïse, à raison de sa puissance, car par ma loi, il a eu puissance sur mon peuple comme si ce peuple eût été enfermé dans son poing: mais vous avez enfermé dans votre sein le Seigneur et le législateur divin de toutes les lois: partant, vous êtes plus élevée que cette montagne. La deuxième montagne était Élie, qui a été tellement saint qu’il fut ravi et élevé en corps et en âme en un lieu saint : mais votre âme, ma très chère Mère, est montée, et avec elle, votre corps très pur, par-dessus tous les chœurs des anges: partant, vous êtes plus haute et plus éminente qu’Élie. La troisième montagne, c’était la force incomparable de Samson, laquelle il a eue par-dessus tous les hommes, et toutefois, le diable l’a vaincu et surmonté par sa tromperie et sa subtilité: mais vous avez surmonté le diable par votre force admirable: partant, vous êtes plus forte que Samson. La quatrième montagne, c’était David, qui a été selon mon cœur et selon ma volonté, lequel toutefois est tombé en péché abominable et cruel: mais vous, ma Mère, vous avez suivi en tout et partout les arrêts et les décrets de ma volonté, et n’avez jamais péché. La cinquième et la dernière montagne, c’était Salomon, qui a été rempli de sagesse, et qui toutefois devint insensé: mais vous, ma Mère, vous avez été remplie de toute sagesse, et n’avez jamais été insensée, déçue ni trompée: partant, vous êtes bien plus éminente que Salomon. Or, cette fleur est sortie de trois racines, d’autant que, dès votre jeunesse, vous avez eu trois choses: l’obéissance, la charité et l’intelligence divine. Certes, de ces trois racines s’est élevée cette tige droite et sans aucun nœud, c’est-à-dire, votre volonté, qui ne fléchissait jamais qu’à la mienne.  Cette fleur aussi a eu cinq feuilles, qui se sont étendues par-dessus tous les chœurs des anges. Vraiment, ma Mère, vous êtes cette fleur à cinq feuilles. La première feuille, c’est votre honnêteté. (...)  La deuxième feuille, c’est votre miséricorde. (…) ,La troisième feuille, c’est votre douceur. (…)  La quatrième feuille, c’est votre prodigieuse et admirable beauté. (…), La cinquième feuille, c’était votre divine délectation.


Tu me ravis le cœur, ma soeur, ma fiancée, tu me ravis le cœur par l'un de tes regards.

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L'exemple de la Famille Martin


Comment pourrai-je redire toutes les tendresses que papa prodiguait à sa petite Reine? Il est des choses que le cœur sent, mais que la parole et même la pensée ne peuvent arriver à rendre. Ils étaient pour moi de beaux jours, ceux où mon roi chéri m'emmenait à la pêche avec lui. J'aimais tant la campagne, les fleurs et les oiseaux! Quelques fois, j'essayais de pêcher avec ma petite ligne, mais je préférais aller m'asseoir seule sur l'herbe fleurie. Alors mes pensées étaient bien profondes, et sans savoir ce que c'était de méditer, mon âme se plongeait dans une réelle oraison. Quelle journée que celle du dimanche! Thérèse était bien contente d'aller prendre la main de son Roi, qui ce jour-là l'embrassait encore plus tendrement qu'à l'ordinaire: puis toute la famille allait à la Messe. Tout au long du chemin et même dans l'église, la petite « Reine à papa » lui donnait la main. Sa place était à côté de lui. Quand nous étions obligés de descendre pour le sermon, il fallait encore deux chaises l'une auprès de l'autre. Ce n'était pas bien difficile... Tout le monde avait l'air de trouver cela si gentil de voir un beau vieillard avec une si petite fille, que les personnes se dérangeaient pour donner leur place. (Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face, Manuscrit A folio 17).


Tu me ravis le cœur, ma soeur, ma fiancée, tu me ravis le cœur par l'un de tes regards.

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Prière consécratoire


O Marie, Fille préférée du Père, je me consacre dans Votre Enfance, je confie à Votre Cœur Immaculé toutes les blessures et les souffrances liées à la paternité humaine, qui m'ont empêchée d'être fille et de me placer sous le regard du Père des Miséricordes. Je renonce à chercher mon identité dans une dépendance du regard de l'homme sur moi mais avec Vous, Marie Enfant, j'ose entrer dans ce regard amoureux du Père qui m'innocente et me donne la dignité de fille, source de mon identité. Libre en Vous, mon Dieu et mon Père, à l'exemple de Marie, je peux vous dire: me voici.


Tu me ravis le cœur, ma soeur, ma fiancée, tu me ravis le cœur par l'un de tes regards.

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Exercice


Il s'agit dans cet exercice, de visualiser le regard du Père comme un faisceau lumineux qui descend du Ciel, il est d'un beau jaune doré, il a un volume. Que voyez-vous dans cette lumière? La pureté, l'innocence, la joie, un amour infini fait de bonté, de tendresse, de douceur, de pardon, de Miséricorde. Recherchez dans votre vie des expériences de bonté, de tendresse, de douceur, etc. Revivez pleinement ces expériences et, chaque fois, placez dans le faisceau lumineux, le contenu de ces expériences en prononçant distinctement bonté, tendresse, douceur, etc... Entrez maintenant dans le faisceau lumineux et constatez ce que vous ressentez. Demeurez-y un long moment, puis laissez-vous aspirer par le regard du Père, jusqu'à entrer dans Sa Personne, jusque dans Son Cœur, ce lieu infiniment chaud et lumineux. Puis allez sur Ses genoux comme Thérèse était assise sur les genoux de Louis Martin pendant la prière du soir. Nommez bien ce que vous ressentez puis ouvrez les yeux et regardez autour de vous, votre mari (votre femme), vos enfants.

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16 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 10/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Deuxième semaine

Avec la Vierge Marie

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Premier jour

Consécration de la féminité


La Bible affirme que la femme est la gloire de l'homme (1 Co 11: 7), dans le langage biblique, la gloire traduit avant tout un rayonnement, ce qui suppose une lumière intérieure qui se manifeste à l'extérieur, l'émanation d'une beauté qui se donne à contempler. Le poète Tagore écrit: Tu vins un instant auprès de moi et tu m'émus par le grand mystère de la femme qui bat au cœur de la création ». Nous pouvons parler d'un mystère de la femme, c'est à dire, le plan caché de Dieu, en relation avec le salut du monde. Marie est l'incarnation de ce mystère par sa beauté (songeons à cette mystérieuse parole de Dostoïevski: la beauté sauvera le monde), par son intériorité, par sa force contre les puissances du mal. La beauté de Marie est faite d'harmonie et de pureté, de vertus et d'une puissance d'amour inépuisable. « Elle est si belle qu'on voudrait mourir pour la revoir », dit Sainte Bernadette Soubirous. Tous les voyons disent que sa seule vue ravit l'âme et la met en contact avec Dieu. Si la mission de l'homme réside avant tout dans l'agir, celle de la femme est avant tout dans le rayonnement de son être, elle est invitation pour l'homme à être et à aimer. Dans le Judaïsme, les femmes sont dispensées d'un grand nombre de commandements, particulièrement dans la prière, car elles sont considérées comme naturellement religieuses, naturellement en communion avec le divin. L'atteinte à la féminité dans l'image du corps et dans le rôle voulu par Dieu met en échec les plans de Dieu, elle est une autodestruction, une stérilisation de la vie. Retrouver sa féminité est le plus grand bien qu'une femme puisse faire à elle-même d'abord, mais à l'homme, à la famille et à la société.

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Antienne


Tu es toute belle mon amie, et il n'y a pas de tâche en toi. (Cantique des Cantiques 4: 7).

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La Parole de Dieu


Jésus va plusieurs fois appeler Sa Mère: « Femme », et chaque fois dans des situations où le Salut du monde est en jeu, comme aux Noces de Cana, où « Femme », provoque le Nouvel Adam à accomplir son premier miracle, autrement dit, à inaugurer son ministère. Marie hâte l'heure de la Rédemption. La femme est au commencement avec Eve, et à la fin avec Marie, la Femme revêtue de soleil, elle est au centre de l'histoire du Salut avec l'Annonciation.


Jean 2: 1-5


Trois jours après, il y eut des noces à Cana en Galilée. La mère de Jésus était là, et Jésus fut aussi invité aux noces avec ses disciples. Le vin ayant manqué, la mère de Jésus lui dit: Ils n'ont plus de vin. Jésus lui répondit: Femme, qu'y a-t-il entre moi et toi? Mon heure n'est pas encore venue. Sa mère dit aux serviteurs: Faites ce qu'il vous dira.


L'eau sera changée en vin, le vin en Sang et le Sang en Feu de l'Esprit à la Pentecôte, chaque fois, en présence de la Femme.


Jean 19: 25-27


Près de la croix de Jésus se tenaient sa mère et la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Jésus, voyant sa mère, et auprès d'elle le disciple qu'il aimait, dit à sa mère: Femme, voilà ton fils. Puis il dit au disciple: Voilà ta mère. Et, dès ce moment, le disciple la prit chez lui.


Apocalypse 12: 1-11


Un grand signe parut dans le ciel: une femme enveloppée du soleil, la lune sous ses pieds, et une couronne de douze étoiles sur sa tête. Elle était enceinte, et elle criait, étant en travail et dans les douleurs de l'enfantement. Un autre signe parut encore dans le ciel; et voici, c'était un grand dragon rouge, ayant sept têtes et dix cornes, et sur ses têtes sept diadèmes. Sa queue entraînait le tiers des étoiles du ciel, et les jetait sur la terre. Le dragon se tint devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer son enfant, lorsqu'elle aurait enfanté. Elle enfanta un fils, qui doit paître toutes les nations avec une verge de fer. Et son enfant fut enlevé vers Dieu et vers son trône. Et la femme s'enfuit dans le désert, où elle avait un lieu préparé par Dieu, afin qu'elle y fût nourrie pendant mille deux cent soixante jours. Et il y eut guerre dans le ciel. Michel et ses anges combattirent contre le dragon. Et le dragon et ses anges combattirent, mais ils ne furent pas les plus forts, et leur place ne fut plus trouvée dans le ciel. Et il fut précipité, le grand dragon, le serpent ancien, appelé le diable et Satan, celui qui séduit toute la terre, il fut précipité sur la terre, et ses anges furent précipités avec lui. Et j'entendis dans le ciel une voix forte qui disait: Maintenant le salut est arrivé, et la puissance, et le règne de notre Dieu, et l'autorité de son Christ; car il a été précipité, l'accusateur de nos frères, celui qui les accusait devant notre Dieu jour et nuit. Ils l'ont vaincu à cause du sang de l'agneau et à cause de la parole de leur témoignage, et ils n'ont pas aimé leur vie jusqu'à craindre la mort.


Tu es toute belle mon amie, et il n'y a pas de tâche en toi.

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L'enseignement de l'Eglise


Dans l'enseignement de l'Eglise, seul Jean Paul II nous découvre le mystère de la femme en tant que telle, aussi, nous faut-il le citer longuement, dans « La Dignité et la Vocation de la Femme ».


Mulieris Dignitatem, § 10-11 (extraits)


L'être humain, homme ou femme, est une personne et donc la «seule créature sur terre que Dieu ait voulu pour elle-même»; et en même temps cette créature-là, absolument unique, «ne peut se trouver que par le don désintéressé d'elle-même». C'est là que prend naissance le rapport de «communion» dans lequel trouvent leur expression l'«unité des deux» et la dignité personnelle de l'homme et de la femme. (§ 10) (…) De nos jours, la question des «droits de la femme» a pris une portée nouvelle dans le vaste contexte des droits de la personne humaine. Eclairant ce programme constamment déclaré et rappelé de diverses manières, le message biblique et évangélique sauvegarde la vérité sur l'«unité» des «deux», c'est-à-dire sur la dignité et la vocation qui résultent de la différence et de l'originalité personnelles spécifiques de l'homme et de la femme. C'est pourquoi même la juste opposition de la femme face à ce qu'expriment les paroles bibliques « lui dominera sur toi » (Gn 3, 16) ne peut sous aucun prétexte conduire à « masculiniser » les femmes. La femme ne peut, au nom de sa libération de la « domination » de l'homme, tendre à s'approprier les caractéristiques masculines, au détriment de sa propre « originalité » féminine. Il existe une crainte fondée qu'en agissant ainsi la femme ne « s'épanouira » pas mais pourrait au contraire déformer et perdre ce qui constitue sa richesse essentielle. Il s'agit d'une richesse énorme. Dans la description biblique, l'exclamation du premier homme à la vue de la femme créée est une exclamation d'admiration et d'enchantement, qui a traversé toute l'histoire de l'homme sur la terre. Les ressources personnelles de la féminité ne sont certes pas moindres que celles de la masculinité, mais elles sont seulement différentes. La femme, comme l'homme aussi, du reste, doit donc envisager son épanouissement personnel, sa dignité et sa vocation, en fonction de ces ressources, selon la richesse de la féminité qu'elle a reçue le jour de la création et dont elle hérite comme une expression de l' « image et ressemblance de Dieu » qui lui est particulière. Ce n'est que dans ce sens que peut être surmonté aussi l'héritage du péché qui est suggéré par les paroles de la Bible: « Le désir te portera vers ton mari, et lui dominera sur toi ». Dépasser ce mauvais héritage est, de génération en génération, un devoir pour tout être humain, homme ou femme. En effet, dans tous les cas où l'homme est responsable de ce qui offense la dignité personnelle et la vocation de la femme, il agit contre sa propre dignité personnelle et contre sa vocation. (§ 10) (…) Il est difficile de comprendre pourquoi les paroles du protévangile mettent aussi fortement en relief la « femme » si l'on n'admet pas qu'en elle l'Alliance nouvelle et définitive de Dieu avec l'humanité, l'Alliance dans le sang rédempteur du Christ, a son commencement. (§ 11) (…) La «femme» du protévangile est inscrite dans la perspective de la Rédemption. La comparaison entre Eve et Marie peut se comprendre aussi dans le sens que Marie assume en elle-même et fait sien le mystère de la «femme» dont le commencement est Eve, « la mère de tous les vivants » (Gn 3, 20) (§ 11) (…) Marie signifie, en un sens, dépasser les limites dont parle le Livre de la Genèse (3, 16) et revenir vers le « commencement» où l'on retrouve la « femme » telle qu'elle fut voulue dans la création et donc dans la pensée éternelle de Dieu, au sein de la très sainte Trinité. Marie est « le nouveau commencement » de la dignité et de la vocation de la femme, de toutes les femmes et de chacune d'entre elles. La clé pour comprendre cela peut se trouver en particulier dans les paroles placées par l'évangéliste sur les lèvres de Marie après l'Annonciation, lors de sa visite à Elisabeth: « Il a fait pour moi de grandes choses » (Lc 1, 49). Ces paroles concernent évidemment la conception de son Fils, qui est le « Fils du Très-Haut » (Lc 1, 32), le « saint » de Dieu; mais en même temps elles peuvent signifier aussi la découverte du caractère féminin de son humanité. « Le Tout-Puissant a fait pour moi de grandes choses »: telle est la découverte de toute la richesse, de toutes les ressources personnelles de la féminité, de l'originalité éternelle de la « femme » telle que Dieu l'a voulue, personne en elle-même, qui se trouve en même temps «par le don désintéressé d'elle-même».


Tu es toute belle mon amie, et il n'y a pas de tâche en toi.

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L'exemple de la Famille Martin


Sainte Edith Stein affirme que « la femme est la colonne invisible de l'Eglise ». Dans la Famille Martin, nous voyons comment Zélie joue ce rôle central qui relie les réalités matérielles à celles du Ciel. Elle écrit à son frère, dont la droguerie vient de brûler.


« J'ai dit à ma soeur de ne pas se creuser la tête pour cela, qu'il n'avait qu'une chose à faire: prier le Bon Dieu, car ni elle, ni moi, ne pouvions t'aider d'une autre manière. Mais Lui, qui n'est pas embarrassé, nous tirera de là quand Il trouvera que nous avons assez souffert et alors, tu reconnaîtras que ce n'est ni à tes capacités, ni à ton intelligence que tu dois ta réussite, mais à Dieu seul, comme moi et mon point d'Alençon. Cette conviction est très salutaire, je l'ai éprouvée par moi-même. Tu sais que nous sommes tous portés à l'orgueil et je remarque souvent que ceux qui ont fait leur fortune sont, pour la plupart, d'une suffisance insupportable. Je ne dis pas que j'en serais venue là, ni toi non plus, mais nous aurions été plus ou moins entachés de cet orgueil. Puis il est certain que la prospérité constante éloigne de Dieu. Jamais Il n'a conduit ses élus par ce chemin-là; ils ont auparavant passé par le creuset de la souffrance pour se purifier » (Lettre 90, Correspondance Familiale, Editions du Cerf).


« Crois-tu qu'elle aime déjà la toilette? Quand on lui dit qu'on doit aller promener, elle court vite à l'armoire où est sa plus belle robe et tend sa figure en disant « me débarbouiller ». Je trouve tout cela merveilleux, comme si ce n'était pas naturel » (Lettre 2, de Zélie à Isidore, Correspondance Familiale)


Pour le retour de son épetit ange », Zélie lui prépare une toilette bleu ciel avec de petits souliers bleus, une ceinture bleu et une jolie capeline blanche. « Ce sera charmant, dit-elle, je me réjouis à l'avance d'habiller cette poupée-là « . (Docteur Cadéot, Zélie Martin, Ed. F.X. De Guibert)


Dans la métaphore de la pêche, Thérèse nous montre le rôle de la beauté extérieure et celle de la beauté de l'être. N'y-a-t-il pas là une belle image du corps de la femme dans ses différents âges?


« Voici une belle pêche, rosée et si sucrée que tous les confiseurs ne sauraient imaginer une si douce saveur. Dis-moi ma Céline, est-ce que pour la pêche, le Bon Dieu a créé cette jolie couleur rose si veloutée et si agréable à voir et à toucher? Est-ce pour elle encore qu'Il a dispensé tant de sucre?... Mais non, c'est pour nous et non pas pour elle. Ce qui lui appartient, ce qui fait l'essence de sa vie c'est son noyau, nous pouvons lui enlever toute sa beauté sans lui enlever son être. Ainsi Jésus se plaît à prodiguer ses dons à quelques-unes de ses créatures, mais bien souvent, c'est pour s'attirer d'autres coeurs, et puis quand son but est atteint, il fait disparaître ces dons extérieurs, il dépouille complétement les âmes qui Lui sont les plus chères. En se voyant dans une aussi grande pauvreté, ces bonnes petites âmes ont peur, il leur semble qu'elles se sont bonnes à rien puisqu'elles reçoivent tout des autres et ne peuvent rien donner, mais il n'en est pas ainsi, l'essence de leur être travaille en secret, Jésus forme en elles le germe qui doit se développer là-haut dans les célestes jardins des cieux ». (Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Oeuvres Complètes, Lettre N° 147, Editions du Cerf).


Tu es toute belle mon amie, et il n'y a pas de tâche en toi.

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Prière consécratoire


Marie, Eve nouvelle, je Vous consacre ma féminité, tout ce qui en moi refuse cette vocation de  femme. Je renonce à toute tentation de compétition, inconsciente ou non, par rapport à l'homme, pour entrer pleinement dans le désir de me donner, sans retour sur moi-même, à Votre exemple. Marie, miroir de pureté angélique, je Vous consacre toute mon énergie, pour qu'elle soit avant tout spirituelle, que je sois attentive et présente au monde céleste, afin d'être colonne invisible de l'Eglise et aussi de la petite église domestique que Vous m'avez confiée. Marie, Beauté au-dessus de toutes beautés, je Vous consacre l'image que j'ai de moi-même, afin que je trouve ma beauté en Vous, la Toute Pure, et dans l'oblativité de ma vie.


Tu es toute belle mon amie, et il n'y a pas de tâche en toi.

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Exercice


Dans cet exercice, on méditera d'abord sur la beauté spirituelle et physique de Marie. Sa douceur. A quoi je la reconnais, comme se caractérise-t-elle? A l'intérieur et à l'extérieur. Sa beauté physique et spirituelle. L'harmonie entre les deux. Sa force. Où réside sa force? Comment se manifeste-t-elle? Y a-t-il le moindre soupçon de violence dans cette puissance? Quelle est sa place dans la famille, dans l'Eglise, dans le monde? Je me demande, maintenant que je perçois bien la Sainte Vierge, quelles qualités me manquent et que je voudrais avoir. J'imagine Marie assise en face de moi. Je ferme les yeux, je me lève et vais m'asseoir en Marie. Je ressent tout ce qu'elle ressent et fais l'expérience des qualités que je désire acquérir. Je retourne m'asseoir à ma place, j'ouvre les yeux et pense à l'avenir. Comment vais-je me comporter dans le futur avec ces ressources nouvelles?

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14 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 9/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Huitième jour

Consécration de l'identité sociale


On confond souvent l'engagement social avec le militantisme politique. Ce dernier revêt un caractère religieux avec ses meetings, ses réunions, ses célébrations, ses « processions », nous sommes donc tentés de nous tenir à l'écart de ces activités qui pourraient se trouver en contradiction avec notre Foi. Cependant l'Eglise nous dit que la famille est précieuse pour la rendre présente et vivante dans la société séculière. Louis Martin n'a jamais eu honte de témoigner de sa Foi et de vivre sa Foi sur la place publique. Nous sommes bien timides, intimidés par l'esprit du monde, nous craignons de manquer de respect envers les autres et nous cachons tout signe d'appartenance au Christ. Ce que nous vivons dans la famille doit déborder à l'extérieur et rayonner. Nous devons toujours tenir table ouverte, garder la place du pauvre. Bien plus, il nous faut aller au-devant des pauvres, là ou ils se trouvent, organiser des secours, provoquer à la solidarité. C'est d'abord le rôle de l'homme qui entraînera sa famille dans l'exercice de la Charité. L'enseignement du Christ est formel: « Ce que vous aurez fait au plus petit, c'est à Moi que vous l'aurez fait ». Ces paroles sont prononcées dans le contexte du jugement dernier. Comment ne pas évoquer cette maxime de Saint Jean de la Croix: « Au soir de la vie, nous serons jugés sur l'amour »? La grande difficulté est de reconnaître la beauté du Christ dans des êtres totalement défigurés sur le plan moral ou physique. Nous préférerions des pauvres bien propres, alors qu'il s'agit de lépreux, des malades comme chacun d'entre nous de la lèpre du péché.

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Antienne


Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés! (Matthieu 5: 6).

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Parole de Dieu


Matthieu 25: 34-40


Alors le roi dira à ceux qui seront à sa droite: Venez, vous qui êtes bénis de mon Père; prenez possession du royaume qui vous a été préparé dès la fondation du monde. Car j'ai eu faim, et vous m'avez donné à manger; j'ai eu soif, et vous m'avez donné à boire; j'étais étranger, et vous m'avez recueilli; j'étais nu, et vous m'avez vêtu; j'étais malade, et vous m'avez visité; j'étais en prison, et vous êtes venus vers moi. Les justes lui répondront: Seigneur, quand t'avons-nous vu avoir faim, et t'avons-nous donné à manger; ou avoir soif, et t'avons-nous donné à boire? Quand t'avons-nous vu étranger, et t'avons-nous recueilli; ou nu, et t'avons-nous vêtu? Quand t'avons-nous vu malade, ou en prison, et sommes-nous allés vers toi? Et le roi leur répondra: Je vous le dis en vérité, toutes les fois que vous avez fait ces choses à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous les avez faites.


1 Jean 3: 14-19


Nous savons que nous sommes passés de la mort à la vie, parce que nous aimons les frères. Celui qui n'aime pas demeure dans la mort. Quiconque hait son frère est un meurtrier, et vous savez qu'aucun meurtrier n'a la vie éternelle demeurant en lui. Nous avons connu l'amour, en ce qu'il a donné sa vie pour nous; nous aussi, nous devons donner notre vie pour les frères. Si quelqu'un possède les biens du monde, et que, voyant son frère dans le besoin, il lui ferme ses entrailles, comment l'amour de Dieu demeure-t-il en lui? Petits enfants, n'aimons pas en paroles et avec la langue, mais en actions et avec vérité. Par là nous connaîtrons que nous sommes de la vérité, et nous rassurerons nos coeurs devant lui.


Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

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L'enseignement de l'Eglise


Face à Dieu qui l'interroge sur le sort d'Abel, Caïn, au lieu de se montrer troublé et de demander pardon, élude la question avec arrogance: « Je ne sais pas. Suis-je le gardien de mon frère? » (Gn 4, 9). « Je ne sais pas »: par le mensonge, Caïn cherche à couvrir son crime. C'est ainsi que cela s'est souvent passé et que cela se passe quand les idéologies les plus diverses servent à justifier et à masquer les crimes les plus atroces perpétrés contre la personne. « Suis-je le gardien de mon frère? »: Caïn ne veut pas penser à son frère et refuse d'assumer la responsabilité de tout homme vis-àvis d'un autre. On pense spontanément aux tendances actuelles qui font perdre à l'homme sa responsabilité à l'égard de son semblable: on en a des symptômes, entre autres, dans la perte de la solidarité à l'égard des membres les plus faibles de la société – comme les personnes âgées, les malades, les immigrés, les enfants –, et dans l'indifférence qu'on remarque souvent dans les rapports entre les peuples même quand il y va de valeurs fondamentales comme la survie, la liberté et la paix. (Jean Paul II, Evangelium Vitae, § 8).


Puisque le Créateur a fait de la communauté conjugale l'origine et le fondement de la société humaine, la famille est devenue la cellule première et vitale de la société. La famille a des liens organiques et vitaux avec la société parce qu'elle en constitue le fondement et qu'elle la sustente sans cesse en réalisant son service de la vie: c'est au sein de la famille en effet que naissent les citoyens et dans la famille qu'ils font le premier apprentissage des vertus sociales, qui sont pour la société l'âme de sa vie et de son développement.  Ainsi donc, en raison de sa nature et de sa vocation, la famille, loin de se replier sur elle-même, s'ouvre aux autres familles et à la société, elle remplit son rôle social. La vie familiale est expérience de communion et de participation. (Jean Paul II, Les Tâches de la Famille Chrétienne, § 42).


Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

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L'exemple de la Famille Martin


Accostant en gare un épileptique totalement dénué de ressources et mourant d'inanition, Monsieur Martin tire son chapeau, y verse une généreuse aumône et n'hésite pas à quêter à la ronde dans les salles de pas perdus. Les pièces pleuvent nombreuses dans cette sébile d'un nouveau genre et le malade, pleurant de joie, peut enfin se restaurer et regagner son pays. Voici plus méritoire encore: dans une rue fréquentée, le bon samaritain rencontre, gisant à terre, un ouvrier tombé d'ivresse, sa boîte à outils près de lui. Les passant regardent et se détournent, peu soucieux de s'exposer aux hoquets de l'individu, Monsieur Martin se penche sur lui, l'empoigne, le soulève avec son attirail, et, lui donnant le bras, le conduit à son logis, quitte à lui faire, le lendemain, une utile semonce. Il aime à se dépenser ainsi sans mesurer le qu'en-dira-t-on, ni le péril. Excellent nageur, qui compte plusieurs sauvetages à son actif, il s'improvise soldat du feu quand sonne l'alarme d'incendie. C'est ainsi qu'il se porta tout seul au secours d'une personne âgée et l'arracha aux flammes. Chez lui, où l'on connaît sa bravoure téméraire, on tremble pour sa vie; quand il tarde, on redoute qu'il ne lui soit arrivé malheur. (Père Piat, Histoire d'une Famille, Editions Téqui)


Malgré ses multiples occupations, il trouvait le temps d'aller à la pêche, de jouer au billard et même de faire son cidre lui-même. Dans le domaine social, lecteur du journal La Croix, Louis Martin s'intéresse donc à l'oeuvre d'Albert de Mun qui avait quitté l'armée, comme son père, avec le grade de capitaine et avait pour but de remédier à la détresse des ouvriers en rappelant aux riches leurs devoirs à leurs égard. Le premier cercle fut fondé à Belleville, le 7 avril 1872. Louis Martin fut l'un des premiers souscripteurs du Cercle d'Alençon, avec son ami Vial Romet, lors de sa fondation, le 25 novembre 1875. (Docteur Cadéot, Louis Martin, Ed. François-Xavier de Giubert).


Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

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Prière consécratoire


Reine des cieux, Vous que Saint François appelait sa « Poverella », sa Petite Pauvre, conduisez-nous dans l'esprit des béatitudes, enseignez-nous la pauvreté dans l'Esprit des Béatitudes, dépouillés par le souffle de Dieu, doux et humbles de cœur. Mère de Miséricorde, communiquez-nous Votre Bel Amour, Votre prédilection pour les tout-petits, pour les plus blessés, inspirez-nous des nouvelles manières de témoigner du don total de Votre Fils Jésus-Christ dans la société où nous sommes insérés.


Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés!

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Exercice


Nous pourrions intituler cet exercice « voir comme Dieu voit ». L'Epitre aux Corinthiens nous dit que l'amour ne soupçonne pas le mal, que l'amour croit tout, excuse tout. Or, Dieu est amour, il ne nous juge pas, il nous considère avec miséricorde. Si nous devons éviter le péché ce n'est pas par peur de la condamnation, au contraire nous devons cultiver la confiance, mais parce que nous faisons souffrir Celui qui nous aime. C'est par amour et seulement par amour et non par crainte. Voir comme Dieu c'est souffrir de la souffrance de l'autre et lui pardonner tout ce qu'il a fait et tout ce qu'il pourrait faire. Recherchons donc dans notre entourage des personnes que nous avons du mal à aimer et posons-nous ces questions: Quelle blessure est à l'origine de ce comportement que je juge mauvais? (Il nous faut souvent beaucoup de temps, de psychologie et d'honnêteté pour admettre qu'à l'origine de ce que nous n'aimons pas et ne comprenons pas, il y a une blessure d'amour). Quelles souffrances accompagnent ces blessures? (Essayons de ressentir en nous les souffrances que la personne éprouve). Imaginons maintenant que nous sommes le père, la mère de ces personnes, un parent capable de s'approprier l'hymne à l'amour de Chapitre 13 des Corinthiens. Considérons notre enfant avec ses blessures et ses souffrances, comment réagissons-nous? Ne désirons-nous pas le protéger, lui donner plus d'amour qu'aux autres enfants plus « normaux »?

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11 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 8/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Septième jour

Consécration de notre identité sponsale


Le Sacrement du mariage n'a pas d'équivalent dans le monde, nous n'avons d'autre point de repère que dans la Sainte Trinité et dans la Sainte Famille car il est participation au mystère de Dieu. Dès les origines le Créateur dit qu'il n'est pas bon pour l'homme d'être seul, littéralement que ce n'est pas un bonheur pour lui. Il va donc le faire homme et femme et de leur union naît l'amour qui est la tierce personnes comme de l'union du Père et du Fils naît le Saint Esprit. La relation de dualité n'existe pas. C'est poursuivre une chimère que d'aspirer à une unité des deux qui ne serait pas orientée vers le don des deux en une troisième personne. Chaque Sacrement n'existe que dans sa matière. Comme dans l'Eucharistie la matière est le pain et le vin, comme dans le baptême la matière est l'eau, dans le Sacrement du Mariage la matière est le corps tel que Dieu l'a voulu sans honte, sans culpabilité, sans peur, sans désir égoïste que la théologie appelle concupiscence. Nous voyons qu'une telle union charnelle est humainement impossible, le mariage n'est donc possible que dans le recours au secret (sacramentum, en latin) de la vie divine. De plus l'union charnelle ne doit pas être considérée uniquement sur le plan sexuel. Joseph et Marie n'ont pas connu ce genre d'union et pourtant ils formaient une seule chair, nous pourrions dire que Joseph vivait dans le corps et dans le Cœur de Marie et que Marie vivait dans le corps et dans le Cœur de Joseph, ils ne sont pas restés extérieurs l'un à l'autre. Dans le Judaïsme biblique, après la signature du contrat de mariage, les époux vivaient un temps de « fiançailles », d'un an. Ce qui explique que Marie n'habitait pas encore chez son époux lors de l'Annonciation. Ce temps était réservé à la consommation du mariage d'une manière intériorisée, on devenait une seule chair avant même que les corps s'unissent pour la procréation. C'est ce que firent Louis et Zélie Martin. Un mariage blanc est invalide dans le Christianisme. Nous ne sommes bien sûr pas à la hauteur d'une telle vocation, mais, c'est en célébrant quotidiennement le mystère des épousailles, comme le Prêtre célèbre tous les jours l'Eucharistie, que nous grandissons dans ce mystère qui nous fait entrer dans l'union de l'Eglise et du Christ et dans les noces éternelles de l'Agneau, dans la contemplation et dans la participation à l'amour trinitaire qui est notre vocation pour l'éternité.

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Antienne


L'Esprit et l'Epouse disent: « Viens! » Que vienne Ta Grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous. (Epître à Diognète).

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Parole de Dieu


Tobie 8: 5-8


Tu es béni Dieu de nos pères et Ton Nom est béni das tous les siècles des siècles! Que Te bénissent les cieux, et toutes Tes créatures dans tous les siècles! C'est toi qui as créé Adam, c'est Toi qui as créé Eve sa femme, pour être son secours et son appui, et la race humaine est née de ces deux-là. C'est Toi qui as dit: « Il ne faut pas que l'homme reste seul, faisons-lui une aide semblable à lui ». Et maintenant, ce n'est pas le plaisir que le cherche en prenant ma soeur, mais je le fais d'un cœur sincère. Daigne avoir pitié d'elle et de moi et nous mener ensemble à la vieillesse! Et ils dirent de concert: « Amen, Amen! Et ils se couchèrent pour la nuit.


Genèse 2: 21-25


Alors le Seigneur Dieu fit tomber un profond sommeil sur l'homme, qui s'endormit; il prit une de ses côtes, et referma la chair à sa place. Le Seigneur Dieu forma une femme de la côte qu'il avait prise de l'homme, et il l'amena vers l'homme. Et l'homme dit: Voici cette fois celle qui est os de mes os et chair de ma chair! on l'appellera femme, parce qu'elle a été prise de l'homme. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et ils deviendront une seule chair. L'homme et sa femme étaient tous deux nus, et ils n'en avaient point honte.


Matthieu 19: 3-6


Les pharisiens l'abordèrent, et dirent, pour l'éprouver: Est-il permis à un homme de répudier sa femme pour un motif quelconque? Il répondit: N'avez-vous pas lu que le créateur, au commencement, fit l'homme et la femme et qu'il dit: C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair? Ainsi ils ne sont plus deux, mais ils sont une seule chair. Que l'homme donc ne sépare pas ce que Dieu a joint.


Ephésiens 5: 24-33


Or, de même que l'Église est soumise à Christ, les femmes aussi doivent l'être à leurs maris en toutes choses. Maris, aimez vos femmes, comme Christ a aimé l'Église, et s'est livré lui-même pour elle, afin de la sanctifier par la parole, après l'avoir purifiée par le baptême d'eau, afin de faire paraître devant lui cette Église glorieuse, sans tache, ni ride, ni rien de semblable, mais sainte et irrépréhensible. C'est ainsi que les maris doivent aimer leurs femmes comme leurs propres corps. Celui qui aime sa femme s'aime lui-même. Car jamais personne n'a haï sa propre chair; mais il la nourrit et en prend soin, comme Christ le fait pour l'Église, parce que nous sommes membres de son corps. C'est pourquoi l'homme quittera son père et sa mère, et s'attachera à sa femme, et les deux deviendront une seule chair. Ce mystère est grand; je dis cela par rapport à Christ et à l'Église. Du reste, que chacun de vous aime sa femme comme lui-même, et que la femme respecte son mari.


L'Esprit et l'Epouse disent: « Viens! » Que vienne Ta Grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous.

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L'enseignement de l'Eglise


« Le corps de l’homme participe à la dignité de l’" image de Dieu ": il est corps humain précisément parce qu’il est animé par l’âme spirituelle, et c’est la personne humaine toute entière qui est destinée à devenir, dans le Corps du Christ, le Temple de l’Esprit (cf. 1 Co 6, 19-20 ; 15, 44-45) :Corps et âme, mais vraiment un, l’homme, dans sa condition corporelle, rassemble en lui-même les éléments du monde matériel qui trouvent ainsi, en lui, leur sommet, et peuvent librement louer leur Créateur. Il est donc interdit à l’homme de dédaigner la vie corporelle. Mais au contraire il doit estimer et respecter son corps qui a été créé par Dieu et qui doit ressusciter au dernier jour ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 364).


« Créés ensemble, l’homme et la femme sont voulus par Dieu l’un pour l’autre. La Parole de Dieu nous le fait entendre par divers traits du texte sacré. « Il n’est pas bon que l’homme soit seul. Il faut que je lui fasse une aide qui lui soit assortie » (Gn 2, 18). Aucun des animaux ne peut être ce « vis-à-vis » de l’homme (Gn 2, 19-20). La femme que Dieu « façonne » de la côte tirée de l’homme et qu’il amène à l’homme, provoque de la part de l’homme un cri d’admiration, une exclamation d’amour et de communion: « C’est l’os de mes os et la chair de ma chair » (Gn 2, 23). L’homme découvre la femme comme un autre « moi », de la même humanité. L’homme et la femme sont faits « l’un pour l’autre »: non pas que Dieu ne les aurait faits qu’« à moitié » et « incomplets »; Il les a créés pour une communion de personnes, en laquelle chacun peut être « aide » pour l’autre parce qu’ils sont à la fois égaux en tant que personnes (« os de mes os... ») et complémentaires en tant que masculin et féminin (MD 7). Dans le mariage, Dieu les unit de manière que, en formant « une seule chair » (Gn 2, 24), ils puissent transmettre la vie humaine: « Soyez féconds, multipliez, emplissez la terre » (Gn 1, 28). En transmettant à leur descendants la vie humaine, l’homme et la femme comme époux et parents, coopèrent d’une façon unique à l’œuvre du Créateur. (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 371-372)


« Quand l'être humain, Adam, se réveille de sa torpeur, et qu'il voit l'être féminin tiré de lui, il découvre la signification sponsale du corps, c'est à dire qu'il saisit, à travers la « nudité » de l'autre, qu'il est fait pour la « communion des personnes » et la communion des personnes signifie exister l'un pour l'autre, dans une relation de don. Le don se révèle pour ainsi dire une caractéristique particulière de l'existence personnelle, ou mieux, de l'essence même de la personne. Et cette relation est précisément la conclusion de la solitude originelle de l'homme ». C'est précisément du fond de cette solitude originelle que l'homme émerge dans la dimension du don réciproque, dont l'expression est le corps humain, dans toute la vérité originelle de sa masculinité et féminité. Le corps, qui exprime la féminité pour la masculinité et vice-versa, la masculinité pour la féminité, manifeste la réciprocité et la communion des personnes. Il l'exprime dans le don comme caractéristique fondamentale de l'existence personnelle. Voici ce qu'est le corps: un témoin de la création en tant que don fondamental, un témoin d'amour comme source dont est né le fait même de donner. La masculinité-féminité est le signe originel d'une donation créatrice, d'une prise de conscience de la part de l'être humain, homme ou femme, d'un don vécu, pour ainsi dire, de la manière originelle. C'est avec cette signification-là que le sexe prend place dans la théologie du corps ». (Jean Paul II, Discours du 9 janvier 1980).


La fidélité exprime la constance dans le maintien de la parole donnée. Dieu est fidèle. Le sacrement du mariage fait entrer l’homme et la femme dans la fidélité du Christ pour son Église. Par la chasteté conjugale, ils rendent témoignage à ce mystère à la face du monde. Saint Jean Chrysostome suggère aux jeunes mariés de tenir ce discours à leur épouse: « Je t’ai prise dans mes bras, et je t’aime, et je te préfère à ma vie même. Car la vie présente n’est rien, et mon rêve le plus ardent est de la passer avec toi, de telle sorte que nous soyons assurés de n’être pas séparés dans celle qui nous est réservée ... Je mets ton amour au-dessus de tout, et rien ne me serait plus pénible que de n’avoir pas les mêmes pensées que les tiennes ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2365).


L'Esprit et l'Epouse disent: « Viens! » Que vienne Ta Grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous.

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L'exemple de la Famille Martin


Ces croyants d'élite, qui ont commencé par s'interdire les relations conjugales, évoquent la fraicheur de tendresse qui unissait à la Reine Marguerite le Roi Chevalier, Louis de Poissy. Entre les deux conjoints, il y a un lien substantiel, le Christ. Leurs mains ne sont étreintes que soudées aux siennes. Ils savent que le mariage est un sacrement des vivants dont ils sont eux-mêmes les ministres, un sacrement permanent qui vivifiera de Sa Grâce le cours entier de leur existence. La communauté ainsi fondée se trouve spiritualisée dans son essence. Elle prend un style quasi sacerdotal. La Sainteté, loin de dessécher l'amour, en fait une création continue, un chef d'oeuvre de compréhension mutuelle, de dévouement désintéressé, de don totale dans l'oubli de soi. Leur vie à deux n'est pas un égoïsme dans le mariage – ce dont il avaient l'instinctive horreur – ni une évasion mystique hors du mariage – ce dont il eurent peut être la tentation subtile, – mais une ascension collective dans et par le mariage. Ainsi réalisèrent-ils en plénitude le plan du Créateur. L'amour que se vouèrent ces chrétiens n'est pas quitessencié, sublimé, raffiné au point d'en paraître désincarné. Il joint les ferveurs de fiancés à toutes les délicatesses de la Charité, aux confidences surnaturelles de l'amitié. L'épouse admire son époux. Après quatre ans et demi d'union, elle écrit à son sujet: « Je suis toujours très heureuse avec lui, il me rend la vie bien douce. C'est un saint homme que mon mari, j'en désire un pareil à toutes les femmes, voilà le souhait que je leur fais pour la nouvelle année ».


L'Esprit et l'Epouse disent: « Viens! » Que vienne Ta Grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous.

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Prière consécratoire


O Marie, épouse de Saint Joseph, épouse de Dieu et qui vivez dans la Trinité Sainte, nous Vous consacrons le moment de notre mariage, dévoilez-nous la profondeur du mystère sponsal. Vous qui avez connu la solitude du cœur et du corps, apprenez-nous à ne chercher que Dieu, à ne trouver qu'en Lui la solution à nos limites humaines. Vous qui êtes l'épouse parfaite, la vivante image de l'Eglise, apprenez-nous à célébrer chaque jour notre mariage dans tous les actes de notre vie. Apprenez-nous la Charité qui ne soupçonne pas le mal mais qui croit tout et espère tout.


L'Esprit et l'Epouse disent: « Viens! » Que vienne Ta Grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous.

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Exercice


L'union n'est pas fusion. Comme la Trinité ne peut se concevoir dans une distinction des personnes, le couple doit vivre dans le respect e l'autre en tant qu'autre, on ne peut unir que ce qui est distinct. Seuls deux adultes, c'est à dire des personnalités mûres, autonomes (mais non indépendantes) et responsables d'elles-mêmes peuvent vivre une communion, une commune union, une unité. L'amour du semblable est une idée chère aux philosophes Grecs mais elle n'est pas chrétienne. C'est Carl-Gustav Jung qui a montré que l'homme cherche son anima dans l'autre, c'est à dire une projection de l'image féminine qu'il porte en lui, image formée dans l'enfance et imprimée dans la mémoire, influencée par l'aspect physique et la personnalité maternelle, par les toutes premières impressions sensorielles, par les premières émotions érotiques. Là encore nous ne sommes pas dans le respect de l'autre mais dans la recherche de nous-mêmes. Pour que le Sacrement soit valide, nous devons être conscient de tout cela au moment du mariage. Heureusement, il n'est jamais trop tard pour revisiter le moment où nous avons fait alliance et nous ajuster au sacrement. Notons que le Sacrement est indissoluble, on ne l'annule pas. Ce que l'on appelle annulation du mariage est la reconnaissance par l'Eglise qu'il n'y a jamais eu Sacrement. Nous ne devons donc pas considérer cette procédure à la légère. Découvrons, au contraire, que nous avons vécu un mystère qui nous dépasse infiniment et rendons grâce. Dans  cet exercice, nous allons: relire les textes de la liturgie du mariage pour en redécouvrir la beauté et les exigence. Reprendre notre préparation au mariage en considérant notre maturité: comment aujourd'hui être plus mûr, plus adulte, plus autonome sur le plan physique, psychologique et spirituel, plus responsable. Considérer notre désir de nous livrer inconditionnellement à un autre, totalement autre avec ses besoins propres, sa vocation propre, ses donc et toutes ses différences. Voir que le conjoint n'est plus le même que celui que nous avons épousé, tant sur le plan physique, que psychologique et spirituel. Nous découvrons alors ce que nous cherchions en lui de semblable à nous ou de complémentaire, il nous faut refaire le choix et nous souvenir de nos engagements. Relire notre désir de donner la vie, de nous donner aux autres (en général le choix des textes de la Messe de mariage nous rappelle la générosité de notre cœur à  cette époque). Actualiser le Sacrement au cours d'une Messe.

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7 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 7/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Sixième jour

Consécration de notre identité spirituelle


Notre paternité se se borne pas à être des géniteurs et des éducateurs, nous devons également, au sein de la famille, être des pères spirituels. Cela est possible par exemple, la prière et la parole. Thérèse, en regardant son père vivre et prier a su ce qu'était la sainteté. Le père est le liturge de la famille: Saint Joseph conduisait quotidiennement la prière familiale, Jésus le voyait prier à la synagogue toutes les semaines, et au Temple au moins trois fois par an, pour les fêtes de pèlerinage. Monsieur Martin a enseigné par son exemple, ce qu'est la Charité Chrétienne, l'accueil du pauvre, le sens de la justice et de la miséricorde. Ses paroles ont été des occasions de cheminement spirituel. Il a enseigné également ce qu'est l'oblativité, le don de soi désintéressé en donnant ses cinq filles à l'Eglise, renonçant ainsi à toute descendance humaine. Le père est également le transmetteur de la Parole de Dieu. Comme ce point est oublié alors que nous trouvons aujourd'hui des missels comme Ephata qui permettent au père de lire la Parole en famille et d'initier un commentaire! « Le père en tant qu'il est géniteur (la semence de l'homme se dit zarakh, d'une racine qui signifie souvenir – mémoire, en hébreux) mais aussi parce qu'il forme son enfant, est le transmetteur d'un immense savoir et le cultivateur de la mémoire de l'homme. Je suis toujours émerveillé, lorsque j'assiste au Shabbat dans une famille juive, de ce que les enfants connaissent aussi bien les Ecritures et les discutent. Le père de famille chante, à la maison et à la synagogue, les prières innombrables, les psaumes, les prophètes. Un enfant juif est frappé par la voix de son père. Il est pour lui un modèle. Nous sommes loin du père absent de l'Occident moderne ou l'enfant cherche en vain l'homme qui va lui donner son identité masculine. Cette identité, elle se rencontre dans une relation avec Dieu, au sein d'une communauté d'hommes qui prient et s'expriment sans pudeur ». (« Joseph, un père pour le nouveau millénaire », Frère Ephraïm).

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Antienne


C'est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom. (Ephésiens 3: 14-15).

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Parole de Dieu


Le Père est le gardien des commandements de Dieu, de la loi divine. Il est invité à une pratique permanente de la présence à Dieu. Il enseigne par l'exemple et la parole en toutes circonstances, qu'il se lève ou qu'il se couche, qu'il reste à la maison ou qu'il voyage.


Deutéronome 6: 1-12


Voici les commandements, les lois et les ordonnances que l'Éternel, votre Dieu, a commandé de vous enseigner, afin que vous les mettiez en pratique dans le pays dont vous allez prendre possession; afin que tu craignes l'Éternel, ton Dieu, en observant, tous les jours de ta vie, toi, ton fils, et le fils de ton fils, toutes ses lois et tous ses commandements que je te prescris, et afin que tes jours soient prolongés. Tu les écouteras donc, Israël, et tu auras soin de les mettre en pratique, afin que tu sois heureux et que vous multipliiez beaucoup, comme te l'a dit l'Éternel, le Dieu de tes pères, en te promettant un pays où coulent le lait et le miel. Écoute, Israël! l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel.  Tu aimeras l'Éternel, ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force. Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras et quand tu te lèveras.  Tu les lieras comme un signe sur tes mains, et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur les poteaux de ta maison et sur tes portes. L'Éternel, ton Dieu, te fera entrer dans le pays qu'il a juré à tes pères, à Abraham, à Isaac et à Jacob, de te donner. Tu posséderas de grandes et bonnes villes que tu n'as point bâties, des maisons qui sont pleines de toutes sortes de biens et que tu n'as point remplies, des citernes creusées que tu n'as point creusées, des vignes et des oliviers que tu n'as point plantés. Lorsque tu mangeras et te rassasieras, garde-toi d'oublier l'Éternel, qui t'a fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude.


C'est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom.

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L'enseignement de l'Eglise


« Si, en donnant la vie, les parents prennent part à l'œuvre créatrice de Dieu, par l'éducation ils prennent part à sa pédagogie à la fois paternelle et maternelle. La paternité divine, suivant saint Paul, constitue l'origine et le modèle de toute paternité et de toute maternité dans le cosmos (cf. Ep 3, 14-15), en particulier de la maternité et de la paternité humaines. Sur la pédagogie divine, nous avons été pleinement enseignés par le Verbe éternel du Père qui, en s'incarnant, a révélé à l'homme la dimension véritable et intégrale de son humanité, la filiation divine. Il nous ainsi révélé également ce qu'est le véritable sens de l'éducation de l'homme. Par le Christ, toute éducation, dans la famille et ailleurs, entre dans la dimension salvifique de la pédagogie divine, destinée aux hommes et aux familles, et culminant dans le mystère pascal de la mort et de la résurrection du Seigneur. Toute démarche d'éducation chrétienne, qui est toujours en même temps une éducation à la plénitude de l'humanité, part de ce « cœur » de notre rédemption ». (Jean Paul II, « Lettre aux Familles », § 16)


« L'éclipse du sens de Dieu et de l'homme conduit inévitablement au matérialisme pratique qui fait se répandre l'individualisme, l'utilitarisme et l'hédonisme. Là encore, on constate la valeur permanente de ce qu'écrit l'Apôtre: « Comme ils n'ont pas jugé bon de garder la vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur esprit sans jugement, pour faire ce qui ne convient pas » (Rm 1, 28). C'est ainsi que les valeurs de l'être sont remplacées par celles de l'avoir. La seule fin qui compte est la recherche du bien-être matériel personnel. La prétendue « qualité de la vie » se comprend essentiellement ou exclusivement comme l'efficacité économique, la consommation désordonnée, la beauté et la jouissance de la vie physique, en oubliant les dimensions les plus profondes de l'existence, d'ordre relationnel, spirituel et religieux ». (Jean Paul II, Evangelium Vitae, § 23).


C'est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom.

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L'exemple de la Famille Martin


« Quand le prédicateur parlait de Sainte Thérèse, papa se penchait et me disais tout bas: « écoute bien, ma petite reine, on parle de ta sainte Patronne. « J'écoutais bien en effet, mais je regardais papa plus souvent que le prédicateur, sa belle figure me disais tant de choses! Parfois ses yeux se remplissaient de larmes qu'il s'efforçait en vain de retenir, il semblait déjà ne plus tenir à la terre, tant son âme aimait à se plonger dans les vérités éternelles » (Manuscrit A, folio 17). « De sa belle voix, il chantait des airs remplissant l'âme de pensées profondes, ou bien nous berçant doucement il récitait des poésies empreintes des vérités éternelles. Ensuite nous montions pour faire la prière en commun et la petite reine était toute seule auprès de son Roi, n'ayant qu'à le regarder pour savoir comment prient les Saints ». (Manuscrit A, folio 18).


C'est pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom.

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Prière consécratoire


Très Sainte Vierge Marie, Vous qui avez vu prier Saint Joseph, je Vous remets ma honte de prier en public ou en présence de ma famille. Obtenez-moi l'esprit de force qui me donnera le courage de ne pas rougir du Nom de Jésus devant les hommes, afin que je devienne un modèle de piété pour mes enfants. Je Vous consacre mes lèvres pour qu'elles chantent la louange de Dieu, mes mains pour qu'elles s'élèvent dans la prière, ma voix pour qu'elle enseigne et reprennent en toute circonstance. Que l'Esprit ranime en moi la grâce de mon baptême pour que je sois pleinement prêtre, prophète et roi.

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Exercice


Méditez les strophes d'un poème que Thérèse, enfant, a écrit à son père, à l'occasion de sa fête, le 25 août 1885:


Je suis une timide aurore

un modeste bouton de fleur.

Le rayon qui me fait éclore,

Cher petit Papa, c'est ton cœur!


En grandissant je vois ton âme

Toute pleine du Dieu d'Amour,

Cet exemple béni m'enflamme

Et je veux te suivre à mon tour.


Je veux devenir sur la terre

Ta joie, ta consolation.

Je veux t'imiter, Petit Père,

Toi, si tendre, si doux, si bon.


Imaginez qu'un de vos enfants vous a écrit ces vers. Quel est son attente envers vous? Comment y correpondre?

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4 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 6/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Cinquième jour

Consécration de notre paternité humaine


Sur le plan humain, la paternité est source de grandes joies, mais c'est une tâche difficile que personne ne peut accomplir parfaitement. Nous avons déjà évoqué l'autorité qui fait grandir ainsi que la réserve respectueuse. Il nous faut maintenant parler du don de soi. La psychologie masculine est marquée par l'égoïsme. Si la mère vit essentiellement pour son foyer, dont elle est le centre, l'homme cherche en dehors de la famille son accomplissement, dans la réussite sociale, dans les liens amicaux, la chasse, la pêche qui lui rappelle ses anciennes origines, les cercles d'amis, les cafés, etc. Jean Paul II parle de « la vérité évangélique du don de soi, sans lequel l'homme ne peut pleinement se trouver », qui permet de comprendre à quelle profondeur ce « don désintéressé s'enracine dans le don de Dieu Créateur et Rédempteur », la grâce de l'Esprit-Saint », dont le célébrant demande l'effusion sur les époux au cours de la cérémonie du mariage. Sans cette « effusion », il serait vraiment difficile de comprendre tout cela et de le réaliser comme la vocation de l'homme ». (Lettre aux Familles). L'homme, par ce qu'il est, accomplit la tâche ingrate de séparateur. Il faut comprendre la noblesse de ce rôle et son absolue nécessité pour les enfants: « La séparation (et non la division) est une nécessité de la vie, une pédagogie du Père Eternel. Relisez le début du Livre de la Genèse: chaque fois que Dieu prononce une parole, il crée puis sépare la lumière des ténèbres, les eaux du ciel et les eaux de la terre. Le sixième jour, il crée l'homme (Adam) puis il sépare ish et isha, l'homme sexué et la femme. Le père provoque donc, par la prise de distance et la séparation maternelle, un travail de deuil: il faut quitter son pays et sa parenté. Abraham est devenu le père de tous les croyants parce qu'il a accepté d'obéir à l'ordre de Dieu lui enjoignant de quitter sa famille et son pays pour se rendre sur la terre que le Seigneur lui montrerait. Le père est le maitre de la séparation et du travail de deuil. Voyons un exemple. Qui invite la Petite Thérèse à quitter son enfance, à laisser l'état d'immaturité psycho-affective dans lequel elle était plongée depuis des années? Qui provoque un changement radical chez cette jeune adolescente le jour de Noël? Son père Louis Martin! Il lui reproche de vouloir encore fêter Noël comme une enfant. Sa parole ville le cœur de Thérèse et la pousse en avant. Ce sera le début d'une « course de géant ». Monsieur Martin a accompli son rôle paternel: pousser à la séparation. » (Séminaire Saint Luc).

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Antienne


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force. (Isaïe 30: 15).

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La Parole de Dieu


Lorsqu'on a compris que le père de la Parabole n'est autre que Dieu, on peut tirer une leçon d'authentique psychologie paternelle. Méditons sur le silence respectueux du père, sur sa façon de s'adapter au tempérament de chacun, sur son autorité paisible sur sa maison, sur son absence d'égoïsme: seul le bonheur de ses enfants l'intéresse. Notons encore l'absence de reproche, nous sommes loin des « je te l'avais bien dit », de l'homme qui a toujours raison contre ses proches.


Luc 12 : 11-32


« Il dit encore: Un homme avait deux fils. Le plus jeune dit à son père: Mon père, donne-moi la part de bien qui doit me revenir. Et le père leur partagea son bien. Peu de jours après, le plus jeune fils, ayant tout ramassé, partit pour un pays éloigné, où il dissipa son bien en vivant dans la débauche. Lorsqu'il eut tout dépensé, une grande famine survint dans ce pays, et il commença à se trouver dans le besoin. Il alla se mettre au service d'un des habitants du pays, qui l'envoya dans ses champs garder les pourceaux. Il aurait bien voulu se rassasier des carouges que mangeaient les pourceaux, mais personne ne lui en donnait. Étant rentré en lui-même, il se dit: Combien de mercenaires chez mon père ont du pain en abondance, et moi, ici, je meurs de faim! Je me lèverai, j'irai vers mon père, et je lui dirai: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils; traite-moi comme l'un de tes mercenaires. Et il se leva, et alla vers son père. Comme il était encore loin, son père le vit et fut ému de compassion, il courut se jeter à son cou et le baisa. Le fils lui dit: Mon père, j'ai péché contre le ciel et contre toi, je ne suis plus digne d'être appelé ton fils. Mais le père dit à ses serviteurs: Apportez vite la plus belle robe, et l'en revêtez; mettez-lui un anneau au doigt, et des souliers aux pieds. Amenez le veau gras, et tuez-le. Mangeons et réjouissons-nous; car mon fils que voici était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. Et ils commencèrent à se réjouir. Or, le fils aîné était dans les champs. Lorsqu'il revint et approcha de la maison, il entendit la musique et les danses. Il appela un des serviteurs, et lui demanda ce que c'était. Ce serviteur lui dit: Ton frère est de retour, et, parce qu'il l'a retrouvé en bonne santé, ton père a tué le veau gras. Il se mit en colère, et ne voulut pas entrer. Son père sortit, et le pria d'entrer. Mais il répondit à son père: Voici, il y a tant d'années que je te sers, sans avoir jamais transgressé tes ordres, et jamais tu ne m'as donné un chevreau pour que je me réjouisse avec mes amis. Et quand ton fils est arrivé, celui qui a mangé ton bien avec des prostituées, c'est pour lui que tu as tué le veau gras! Mon enfant, lui dit le père, tu es toujours avec moi, et tout ce que j'ai est à toi; mais il fallait bien s'égayer et se réjouir, parce que ton frère que voici était mort et qu'il est revenu à la vie, parce qu'il était perdu et qu'il est retrouvé ».


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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L'enseignement de l'Eglise


« Appelés à donner la vie, les époux participent à la puissance créatrice et à la paternité de Dieu (cf.  Ep 3, 14-15 ; Mt 23, 9). « Dans le devoir qui leur incombe de transmettre la vie et d’être des éducateurs (ce qu’il faut considérer comme leur mission propre), les époux savent qu’ils sont les coopérateurs du Dieu créateur et comme ses interprètes. Ils s’acquitteront donc de leur charge en toute responsabilité humaine et chrétienne ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 2367).


« En désignant Dieu du nom de « Père », le langage de la foi indique principalement deux aspects: que Dieu est origine première de tout et autorité transcendante et qu’il est en même temps bonté et sollicitude aimante pour tous ses enfants. Cette tendresse parentale de Dieu peut aussi être exprimée par l’image de la maternité (cf. Is 66, 13; Ps 131, 2) qui indique davantage l’immanence de Dieu, l’intimité entre Dieu et Sa créature. Le langage de la foi puise ainsi dans l’expérience humaine des parents qui sont d’une certaine façon les premiers représentants de Dieu pour l’homme. Mais cette expérience dit aussi que les parents humains sont faillibles et qu’ils peuvent défigurer le visage de la paternité et de la maternité. Il convient alors de rappeler que Dieu transcende la distinction humaine des sexes. Il n’est ni homme, ni femme, il est Dieu. Il transcende aussi la paternité et la maternité humaines (cf. Ps 27, 10), tout en en étant l’origine et la mesure (cf. Ep 3, 14; Is 49, 15): Personne n’est père comme l’est Dieu. Jésus a révélé que Dieu est « Père » dans un sens inouï: Il ne l’est pas seulement en tant que Créateur, Il est éternellement Père en relation à son Fils unique, qui éternellement n’est Fils qu’en relation au Père: « Nul ne connaît le Fils si ce n’est le Père, comme nul ne connaît le Père si ce n’est le Fils et celui à qui le Fils veut bien Le révéler » (Mt 11, 27) ». (Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 239-240).


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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L'exemple de la Famille Martin


En parlant de son père, Thérèse disait: « Il est des choses que le Cœur sent, mais que la parole et même la pensée ne peuvent arriver à rendre ». Elle eut une autre idée de la paternité divine en observant son père de la terre:


Toutes les après-midi j'allais faire avec lui une petite promenade, visiter le Saint Sacrement, un jour dans une église, le lendemain dans une autre. C'est ainsi que j'entrai pour la première fois dans la chapelle du Carmel. Papa me montra la grille du choeur, me disant que derrière étaient des  religieuses. J'étais bien loin de penser que, neuf ans plus tard, je serais parmi elles; que là, dans ce Carmel béni, je recevrais de si grandes grâces! Après la promenade (pendant laquelle papa m'achetait toujours un petit cadeau d'un ou deux sous) je rentrais à la maison, alors je faisais mes devoirs; puis, tout le reste du temps, je restais à sautiller dans le jardin autour de papa, car je ne savais pas jouer à la poupée. C'était une grande joie pour moi de préparer les tisanes avec de petites graines et des écorces d'arbres que je trouvais par terre. Quand mes infusions prenaient une belle teinte, je les offrais vite à papa, dans une jolie petite tasse, je les portais ensuite à papa dans une jolie petite tasse, ce pauvre petit père quittait son ouvrage et puis, en souriant, il faisait semblant de boire avant de me rendre la tasse, il me demandait (comme à la dérobée) s'il fallait en jeter le contenu, quelques fois je disais oui, mais souvent le remportais ma précieuse tisane, voulant la faire servir plusieurs fois. J'aimais à cultiver mes petites fleurs dans le jardin que papa m'avait donné; je m'amusais à dresser de petits autels dans l'enfoncement qui se trouvait au milieu dans le mur, quand j'avais fini, je courais vers papa et l'entraînant, je lui disais de bien fermer les yeux et de ne les  ouvrir qu'au moment ou je lui dirais de le faire, il faisait tout ce que je criais: « Papa, ouvre les yeux! », il les ouvrait et s'extasiait, pour me faire plaisir, admirant ce que je croyais être un chef-d'oeuvre ! » (Manuscrit A, folio 14).


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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Prière consécratoire


Marie, Mère du Bel Amour, je Vous consacre mon temps et mon argent, mes biens intérieurs et extérieurs, pour que Vous m'aidiez à les ordonner au bien commun. Donnez-moi d'être un bon époux et un bon père pour mes enfants en m'inspirant un amour pur et désintéressé. Je renonce à toute jalousie envers mes enfants, par rapport à ma femme, j'accepte de grand cœur que son corps se transforme dans les maternités, je renonce à mon égoïsme masculin. Intercédez auprès du Père du Ciel pour que me soient donnés les dons de sagesse, de conseil et de prudence.


C'est dans le calme et la confiance que sera votre force.

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Exercice


Cet exercice consistera en un examen de conscience du père. Il notera sur la page de gauche d'une feuille de copie les domaines dans lesquels se manifeste l'égoïsme masculin. Le temps: combien de temps je consacre à ma famille, à ma femmes, à l'éducation de mes enfants? Mon temps t'appartient-il? N'est-ce pas une fausse croyance de penser que le temps passé à une autre chose qu'à a accomplir ce que je désire vraiment ne m'appartient pas? La réussite sociale: est-ce vraiment réussir que de me donner totalement à mon activité professionnelle, à mes ambitions? Jésus ne dit-il pas qu'il ne sert à rien de gagner le monde entier si on le paie de sa vie? La première réussite n'est-elle pas l'harmonie de ma famille? L'argent: comment j'utilise mon argent? Est-ce que je me dis: c'est mon argent, puisque c'est moi qui le gagne, je peux l'employer comme bon me semble? Mes rêves: quels sont mes rêves que je poursuis en solitaire? Comment les réaliser en y associant ma famille? A quel rêve dois-je renoncer? Est-ce que je ne me rassure pas en me disant que ces rêves sont aussi pour leur bonheur, alors qu'ils ne sont que le fruit de mon égoïsme? Sur la page de droite en vis-à-vis, le père proposera des solutions et inscrira ses résolutions de changement.

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