Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Images Saintes
Publicité
Archives
Newsletter
Derniers commentaires
Images Saintes
  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
prieres
1 novembre 2013

Viens, ô Père des Lumières, un hymne de St L.M. Grignion de Montfort

Viens, ô Père des Lumières

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort)

Interprété par la Communauté des Béatitudes,

extrait du CD "La Louange du matin"

 

Viens, ô Père des Lumières, viens, ô Dieu de Charité,

Forme en nous notre prière, montre-nous la Vérité,

Fais descendre dans nos âmes une braise de Ton Feu,

Qui les pénètre de flammes et les remplisse de Dieu.

 

Publicité
30 octobre 2013

La Prière du Seigneur en Breton

La Prière du Seigneur en Breton

Images du Seigneur1
29 octobre 2013

Kantik di Maria, le Cantique de Marie en Breton

6861415817_03ae336670_o

Kantik di Maria

Le Cantique de Marie en Breton

 

Va ene a veul an Aotrou, ha va spered en em laouena e Doue va Salver,

abalamour m'en deus sellet ouzh izelded e servijerez.

Ha setu, diwar vremañ e vin galvet eürus gant an holl rummadoù,

rak an Holl-C'halloudeg en deus graet traoù bras din. E anv a zo santel,

hag e drugarez en em astenn a oad en oad war ar re a zouj anezhañ.

Diskouezet en deus nerzh e vrec'h.

Stlabezet en deus ar re o doa soñjezonoù lorc'hus en o c'halon.

Didronet en deus ar re c'halloudek ha savet en deus ar re vihan.

Leuniet en deus a vadoù a re o doa naon ha kaset en deus kuit ar re binvidik er goullo.

Sikouret en deus Israel e servijer, o kaout soñj eus e drugarez,

evel m'en doa henn lavaret d'hon tadoù, e-keñver Abraham hag e lignez da viken.

 

 

Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur.

Il s'est penché sur son humble servante ;

désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ;Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âgesur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras,il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes,il élève les humbles.

Il comble de bien les affamés,renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël son serviteur,il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères,en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.

 

24 octobre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 4/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

N

Vingt-cinquième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les calamités

 

Le péché est la cause unique de tous les châtiments que Dieu nous envoie. Comment peut-on être délivré des fléaux, quand on ne veut point cesser d'irriter le Ciel ? Cependant le Seigneur, en nous frappant, ne cherche point notre ruine, mais notre conversion ; voilà pourquoi Il nous a donné Sa propre Mère pour protectrice perpétuelle. La protection de Marie est plus puissante et plus efficace que tout ce que nous pouvons imaginer. « Depuis longtemps, s'écrie saint Fulgence, le monde serait abîmé, si Marie ne l'eût soutenu par son intercession ». Oh ! Que de sentences de châtiment Elle a dû faire révoquer par Ses douces prières en faveurs des pécheurs qui ont eu recours à Elle ! Quel refuge plus assuré pouvons-nous trouver ailleurs que dans le Cœur compatissant de Marie ? Là le pauvre trouve un asile, le malade un remède, l'affligé une consolation, le délaissé un appui. Que nous serions à plaindre si nous n'avions point cette Mère de miséricorde !

 

Prière à Marie, notre unique espérance après Dieu

 

O Mère du Saint Amour, qui êtes notre vie, notre Refuge et notre Espérance, Vous savez que, non content de se faire notre Perpétuel Avocat auprès du Père éternel, Jésus-Christ Votre Fils veut encore que Vous intercédiez Vous-même auprès de Lui pour nous obtenir les Divines Miséricordes : Il a décrété que Vos prières nous aideraient à nous sauver, et Il leur a donné tant d'efficacité qu'elles sont toujours exaucées. Misérable pécheur que je suis, je m'adresse donc à Vous, ô Espérance des misérables ; par les mérites de Jésus-Christ et par Votre intercession, j'espère sauver mon âme. Telle est ma confiance, et elle va si loin, que, si mon Salut éternel était entre mes mains, je le remettrais dans les Vôtres ; car je me fie plus à Votre Miséricorde et à Votre protection, qu'à toutes mes œuvres. O ma Mère, ô mon Espérance, ne m'abandonnez pas, comme je le mériterais ; considérez ma profonde misère, et laissez-Vous toucher de compassion ; ah ! Secourez-moi, sauvez-moi. J'avoue que, bien des fois, mes péchés ont mis obstacle aux lumières et aux secours que Vous m'obteniez de Dieu ; mais Votre compassion pour les misérables et Votre pouvoir auprès du Seigneur surpassent le nombre et la malice de mes iniquités. Le Ciel et la terre savent que Votre protégé ne saurait se perdre. Que toutes les créatures m'oublient donc, mais Vous, ne m'oubliez pas, Ô Mère du Tout-Puissant. Dites à Dieu que je suis Votre serviteur, dites-Lui bien que Vous prenez ma défense, et je serai sauvé. O Marie, je me confie en Vous ; à la vie et à la mort, toujours je proclamerai que Vous êtes toute mon espérance après Jésus. Ainsi soit-il.

 

Vingt-sixième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les calamités

 

Que nous serions à plaindre si nous n'avions pas cette Mère de Miséricorde pour nous secourir dans nos malheurs ! Mais béni soit le Dieu de Miséricorde qui nous a donné Marie tout exprès pour être notre perpétuel secours, afin que nous adressant à Son Cœur toujours Maternel, nous puissions échapper aux peines que nos crimes ont méritées ! Aucune créature ne peut, comme Elle, s'avancer jusqu'à arrêter la Main de Dieu armée du glaive de la Justice pour l'empêcher de frapper les coupables. Cette Reine est si Bonne et si Clémente que, lorsqu'un pécheur vient réclamer Son assistance, Elle ne commence point par examiner ses mérites, elle ne demande point s'il est digne ou non d'être exaucé ; mais Elle écoute et secourt tous ceux qui se présentent. Et qui ne connaît la force qu'ont auprès de Dieu les prières de Marie ? Chacune de Ses prières est comme une loi que le Seigneur a sanctionnée et qui garantit une sentence de Miséricorde et de pardon à tous ceux pour qui Elle intercède ;

 

Prière à Marie pour obtenir la sainte persévérance

 

O Reine du Ciel, Très Sainte Vierge Marie, j'ai ou le malheur autrefois d'être esclave du démon ; mais aujourd'hui je veux me consacrer pour toujours à Votre service : je m'offre pour Vous honorer et Vous servir toute ma vie ; acceptez-moi donc pour Votre serviteur ; je Vous en conjure, ne me rejetez pas comme je le mériterais. O ma Mère, j'ai mis en Vous toutes mes espérances. Je bénis et je remercie Dieu, de ce que, dans Sa Miséricorde, il me donne une si grande confiance en Vous. Il est vrai que, par le passé, j'ai eu le malheur de tomber dans le péché ; mais j'espère, par les Mérites de Jésus-Christ et par Vos prières, en avoir déjà reçu le pardon. Cela cependant ne me suffit pas, ô ma Mère ; je puis encore perdre la Grâce Divine, et cette pensée m'afflige. Je suis continuellement exposé au péril ; mes ennemis ne donnent point ; bien des tentations viendront encore m'assaillir. Protégez-moi donc, ô ma Souveraine, secourez-moi dans tous les assauts de l'Enfer. Ne permettez pas que je commette de nouveau le péché et que j'offense encore Jésus, Votre Divin Fils. Non, non, que je n'aie plus jamais le malheur de perdre mon âme, le Paradis, et mon Dieu. C'est la grâce que je Vous demande, ô Marie, ne me la refusez point ; j'espère l'obtenir par Votre intercession. Ainsi soit-Il.

 

Vingt-septième jour

Marie est le Perpétuel Secours de la Sainte Eglise

 

Qu'est ce que l'Eglise ? C'est l'épouse de Jésus-Christ qui l'a acquise au prix de Son Sang ; c'est donc la Fille bien-aimée de Marie. Saint Augustin dit que « l'Auguste Vierge a coopéré par Sa Charité à la naissance spirituelle de l'Eglise ». Nous pouvons ajouter qu'Elle y a coopéré par Ses douleurs ; car c'est sur le Calvaire, c'est du Côté percé, c'est du Cœur même de Jésus qu'est née l'Eglise. Saint Antonin nous dit en outre que Dieu a mis l'Eglise entière, non seulement sous le patronage, mais encore sous le domaine de Marie. Or, une mère ne peut pas délaisser sa fille dans la détresse, et une reine puissante ne peut abandonner son domaine à ses ennemis. Aussi, à peine le Sauveur fut-Il mort, que les apôtres regardèrent Marie comme leur Perpétuel Secours. Et Marie ne les a pas trompés dans leur attente ; et Marie n'a pas cessé d'assister la Sainte Eglise ; et l'Eglise reconnaissante n'a pas cessé de l'invoquer en tous ses périls et de lui attribuer l'extinction de toutes les hérésies.

 

Prière à Marie, secours de ceux gui l'invoquent

 

O Mère de Dieu, Reine des Anges et Espérance des hommes, écoutez une âme suppliante qui Vous implore. Aujourd'hui prosterné à Vos pieds, je me consacre pour toujours à Vous en qualité de serviteur, et je m'engage à Vous servir et à Vous honorer de tout mon pouvoir pendant le reste de ma vie. Vous êtes peu honorée, je le sais, par l'hommage d'un être aussi vil et aussi pervers que moi, malheureux qui ai tant offensé Jésus-Christ, votre Fils et mon Rédempteur ; mais si, malgré mon indignité, Vous me recevez pour Votre serviteur, et si, par Votre intercession, vous me rendez digne de l'être, cet acte même de Votre Miséricorde Vous procurera l'honneur qu'un misérable tel que moi ne saurait Vous rendre. Recevez-moi à Votre service, ô ma Mère, ne me refusez pas. C'est pour chercher les brebis perdues que le Verbe éternel est descendu du Ciel, c'est pour les sauver qu'Il s'est fait Votre Fils, et Vous repousseriez une pauvre brebis qui s'adresse à vous pour retrouver Jésus ! Déjà le prix de mon Salut est acquitté ; déjà mon Sauveur a répandu pour moi Son Sang Divin, ce Sang qui suffirait pour sauver des milliers de mondes ; il ne reste plus qu'à m'en appliquer le mérite, et cela dépend de Vous, ô Vierge bénie ; car, dit Saint Bonaventure, Vous pouvez sauver qui Vous voulez. Secourez-moi donc, ô ma Reine ! Ma douce Souveraine, sauvez-moi, je Vous confie mon Âme ; songez à la sauver. O Salut de ceux qui Vous invoquent, dirai-je en terminant, avec le même Saint, sauvez-moi. Ainsi soit-il.

 

Vingt-huitième jour

Marie est le Perpétuel Secours de la Sainte Eglise

 

Dès que parut à Rome, en 1888, l'Image miraculeuse de Notre Dame du Perpétuel Secours, il n'y eut qu'une voix pour s'écrier que Dieu voulait donner à son Eglise persécutée une protection de plus. Ce fut là le sentiment unanime des Romains, et le glorieux Pontife Pie IX semblait l'avoir partagé. Car, non content de s'empresser de rétablir le culte de la Sainte Image et d'enrichir d'indulgences les prières composées en son honneur, il voulut lui-même, comme le plus humble des fidèles, aller s'agenouiller à ses pieds. Le 6 mai 1800, au moment même où commençait l'exercice du soir dans l'Eglise Saint Alphonse. Pie IX apparut tout à coup et vint prier quelques instants à l'autel de Notre Dame du Perpétuel Secours. Il fut aussi l'un des premiers à inscrire son nom comme membre de l'Archiconfrérie de N.-D. du Perpétuel Secours. Il fit placer une copie de cette Image miraculeuse dans son oratoire, où elle fut un des objets privilégies de sa dévotion. C'est là, sans doute, en la contemplant, qu'il trouva le secret de cette confiance sans bornes qui l'anima au milieu de la crise terrible que traversait l'Eglise.

 

Prière à Marie, pour obtenir diverses faveurs

 

O Sainte Vierge Marie, qui, pour nous inspirer une confiance sans bornes, avez voulu prendre le nom si doux de Mère du Perpétuel Secours, je Vous supplie de me secourir en tout temps et en tout lieu ; dans mes tentations, après mes chutes, dans mes difficultés, dans toutes les misères de la vie et surtout au moment de la mort. Donnez-moi, ô Charitable Mère, la pensée et l'habitude de recourir toujours à Vous, car je suis sûr que, si je Vous invoque fidèlement, Vous serez fidèle à me secourir. Procurez-moi donc cette grâce des grâces, la grâce de Vous prier sans cesse et avec la confiance d'un enfant, afin que, par la vertu de cette prière fidèle, j'obtienne Votre Perpétuel Secours et la persévérance finale. Bénissez-moi, ô tendre et secourable Mère, et priez pour moi, maintenant et à l'heure de ma mort. O Mère du Perpétuel Secours, protégez aussi tous ceux que j'aime : le Souverain Pontife, l'Eglise, ma patrie, ma famille, mes amis, mes ennemis, tous les malheureux, et enfin les pauvres Ames du Purgatoire. Ainsi soit-il.

 

Vingt-neuvième jour

Marie est le Perpétuel Secours des mourants

 

Le saint homme Job a dit avec raison que la vie de l'homme ici-bas est une suite non interrompue de combats (Job, 7). mais de tous ces combats le plus redoutable est sans contredit le dernier, celui que nous appelons agonie, combat non seulement entre la vie et la mort, mais encore et surtout entre le Ciel et l'Enfer, qui se disputent une âme. Oui, c'est alors que l'Enfer déploie ses ruses et ses forces contre cette âme, car il sait qu'il lui reste peu de temps pour la gagner, et que, s'il la perd alors, c'est pour toujours. Ainsi le démon qui la tentait ordinairement pendant la vie, ne vient pas seul alors pour l'attaquer. Et quel homme, me direz-vous peut-être avec Saint Rémi, quel homme sera victorieux dans cette lutte suprême ? je réponds : Celui-là sera victorieux alors et sera sauvé, qui durant sa vie aura été un véritable serviteur de Marie. Cette tendre Mère ne saurait abandonner son enfant au moment décisif ; et Elle ne permettra point qu'il soit à jamais perdu.

 

Prière à Marie, pour obtenir une bonne mort

 

O Marie, Mère de bonté et de Miséricorde, quand je considère mes péchés et que je pense à ce moment où je dois rendre le dernier soupir, je tremble et je frémis. O ma tendre Mère, mes espérances sont dans le Sang de Jésus-Christ et dans Votre intercession. O Consolatrice des affligés, ne m'abandonnez point alors ; ne manquez pas de me consoler dans cette suprême affliction. Si à présent je suis déjà si tourmenté par le souvenir des péchés que j'ai commis, par l'incertitude de mon Salut, par le danger de retomber, par la rigueur de la Divine Justice, que deviendrai-je alors ? Ah ! Ma Souveraine, avant l'heure de ma mort obtenez-moi une vive douleur de mes péchés, un véritable amendement, et une grande fidélité à Dieu pendant le reste de ma vie. Et lorsque je toucherai à mes derniers moments, ô Marie, mon espérance, assistez-moi dans les terribles angoisses que j'aurai à subir ; fortifiez-moi contre le désespoir à la vue de mes péchés, que le démon me remettra sous les yeux ; obtenez-moi la grâce de Vous invoquer alors plus souvent, afin que j'expire ayant à la bouche Votre Doux Nom et celui de Votre Adorable Fils. Vous avez accordé cette grâce à tant d'âmes qui Vous ont été dévouées ; je la désire et je l'espère aussi pour moi. Ainsi soit-il.

 

Trentième jour

Marie est le Perpétuel Secours des mourants

 

Marie ne permettra pas que celui qui a espéré en Elle soit éternellement confondu, perdu. Ce serait imprimer une tâche à Son Nom, à Sa fidélité, à Sa bonté. Savez-vous ce que fait Marie ? Selon Saint Bonaventure, lorsque ses serviteurs sont sur le point de mourir, Elle envoie à leur secours Saint Michel et tous les Anges dont il est le chef ; Elle leur ordonne d'aller les défendre contre les tentations des démons, et de recevoir le dernier soupir de tous ceux qui n'ont pas cessé de se recommander d'une manière spéciale à Sa protection. Saint Vincent Ferrier nous assure la même chose en disant qu'Elle vient en personne recevoir les âmes des mourants. Oui, cette Reine pleine de tendresse les accueille sous Son Manteau et les présente Elle-même à leur Juge, qui est Son Fils ; en leur prêtant ainsi son appui, Elle leur obtient infailliblement la grâce du Salut. Oh ! Quel bonheur pour nous si, à la mort, la Mère de Dieu vient ainsi à notre secours !

 

Prière à Marie, consécration de soi-même

 

Très Sainte Vierge Marie, Mère de Dieu, que j'aime tant à honorer sous le beau titre de Mère du Perpétuel Secours, moi, N... quoique très indigne d'être Votre serviteur, excité néanmoins par Votre admirable Bonté et par le désir de Vous servir, je Vous choisis aujourd'hui en présence de mon Ange Gardien et de toute la Cour Céleste, pour ma Souveraine spéciale, mon Avocate et ma Mère ; je prends la ferme résolution de Vous aimer et de Vous servir toujours désormais, et de faire tout ce qui sera en moi pour que Vous soyez aimée et servie aussi des autres. O Mère de Dieu, ma bonne et très aimable Mère, par le Sang de Votre Divin Fils répandu pour moi. Je Vous supplie de me recevoir pour toujours au nombre de Vos enfants et de Vos serviteurs dévoués. Assistez-moi dans toutes mes pensées, mes paroles et mes actions, jusqu'à la fin de ma vie, en sorte que tous mes pas et tous mes soupirs tendent à la plus grande gloire de Dieu ; faites, par Votre puissante intercession, que je n'offense plus Jamais mon Bien-Aimé Jésus, mais que je le glorifie et que je l'aime. Faites que je Vous aime aussi, ô ma chère et Bien-Aimée Mère, afin que j'aie un jour le bonheur de Vous voir et de Vous aimer dans le Saint Paradis durant tous les siècles. Ainsi soit-il.

 

Trente-et-unième jour

Marie est le Perpétuel Secours des mourants

 

Grande sera notre joie à l'heure de la mort, si nous pouvons alors nous rendre le témoignage d'avoir aimé cette Bonne Mère, toujours fidèle à récompenser ceux de ses enfants qui ont été fidèles à la servir et à l'honorer par des visites, par la récitation du chapelet, etc. Nous ne serons pas même privés de cette consolation pour avoir vécu un temps dans le péché, si désormais nous tâchons de nous bien conduire et de servir fidèlement cette Reine si Clémente et si généreuse. Dans les angoisses de notre agonie et dans les tentations de désespoir que le démon nous inspirera, Elle nous fortifiera et portera la bonté jusqu'à venir Elle-même nous assister à nos derniers moments. Et pourquoi notre confiance n'irait-elle pas jusqu'à espérer que Marie viendra alors nous consoler par Sa présence, si nous la servons avec amour tout le reste de notre vie ! Elle a promis à Sainte Mechtilde d'accorder cette précieuse faveur à tous ceux qui la servent fidèlement en ce monde. Oh ! Quelle consolation de voir Marie à l'heure suprême !

 

Prière à Marie, consécration de sa famille

 

O Notre Dame du Perpétuel Secours. Vierge bénie et Immaculée, notre Reine et notre Mère, Refuge et Consolation de tous les malheureux, prosterné devant Votre Trône avec toute ma famille, je Vous choisis pour ma Souveraine, ma Mère et mon Avocate auprès de Dieu. Je me consacre pour toujours à Votre service, avec tous ceux qui m'appartiennent ; et je Vous prie, ô Mère de Dieu, de nous recevoir au nombre de vos serviteurs, en nous prenant sous Votre protection, en nous secourant durant notre vie et plus encore au moment de notre mort. O Mère de Miséricorde, je Vous établis maîtresse et gouvernante de toute ma maison, (de mes enfants), de mes intérêts, de toutes mes affaires ; ne refusez point d'en prendre soin, et disposez de tout selon Votre bon plaisir. Bénissez moi donc avec toute ma famille, et ne permettez pas qu'aucun de nous offense jamais Votre Divin Fils. Défendez-nous dans les tentations, délivrez-nous des dangers, pourvoyez à nos besoins, conseillez-nous dans les doutes, consolez-nous dans les afflictions, assistez-nous dans les maladies et principalement dans les angoisses de la mort. Ne souffrez pas que le démon se glorifie jamais de nous tenir sous son esclavage, puisque nous Vous sommes désormais consacrés ; mais faites que nous allions remercier, louer et aimer notre Rédempteur Jésus et Vous dans la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il.

 

olph8-2

Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.

 

 Ce Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours a été publié à Sainte Anne de Beaupré, Québec, Canada, en 1917.

 

Fin du Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

 

Téléchargez l'intégralité des Méditations du Mois de ND du Perpétuel Secours (pdf) en cliquant ici

 

Prochain Mois de Dévotion, Mois de Saint Joseph, rendez-vous le 28 avril 2014.

16 octobre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 3/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

N

Dix-septième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Tous les hommes sont pécheurs, dit Saint Jean. Aucun homme, par conséquent, n'est digne de s'approcher de Dieu. Heureusement nous avons un Avocat auprès du Père, c'est Jésus-Christ, le Juste par excellence. Frère Charitable, Il sollicitera certainement notre pardon, et, Fils chéri, Il ne manquera pas d'être exaucé. Mais peut-être que la Majesté Divine qui réside en Lui nous effraie ? Rassurons-nous, car nous avons aussi une Avocate en qui nous n'avons rien à redouter : c'est Marie, Sa Mère et la nôtre. Elle a toutes les qualités propres à nous inspirer une confiance sans bornes. Avocate zélée, Elle prend à cœur notre salut. Avocate très sage, Elle connaît les moyens d'apaiser notre juge. Avocate universelle, Elle ne refuse sa protection à personne. Dans nos chutes et nos rechutes, bien loin de nous décourager, recourons avec une perpétuelle confiance à Notre Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, refuge des pécheurs

 

Voici, ô Mère de mon Dieu, mon unique espérance, voici a vos pieds un misérable pêcheur qui implore Votre pitié. Toute l'Eglise et tous les fidèles vous proclament le Refuge des pécheurs ; Vous êtes donc mon Refuge, c'est à Vous de me sauver. Vous savez combien Votre Divin Fils aime notre Salut ; Vous savez ce que Jésus-Christ a souffert pour me sauver. ô ma Mère, je Vous présente les souffrances de Jésus ; le froid qu'Il endura dans l'étable de Bethléem, les pas qu'Il fit dans le voyage d'Egypte, Ses fatigues, Ses sueurs, le Sang qu'Il répandit, la Douleur qui le fit expirer à Vos yeux sur la Croix. Montrez, en me secourant, que Vous aimez ce Fils Adorable, puisque c'est au nom de Votre Amour pour Lui que je Vous prie de me secourir ; tendez la main à un malheureux qui, du fond de l'abîme, Vous supplie d'avoir pitié de lui. Si j'étais un saint, je ne Vous demanderais pas Miséricorde ; c'est parce que je suis un pécheur que j'ai recours à Vous, la Mère des Miséricordes. Je sais que Votre Cœur compatissant trouve sa consolation à aider les misérables, quand leur obstination ne met pas obstacle à Vos faveurs ; consolez donc Votre Cœur Compatissant et consolez-moi, aujourd'hui que vous avez l'occasion de sauver un malheureux condamné à l'enfer, aujourd'hui que Vous pouvez m'aider, puisque je ne veux pas être obstiné. Je me remets entre Vos mains : dites-moi ce que j'ai à faire, et obtenez-moi la force de l'exécuter. je suis résolu de faire tout ce que je puis pour rentrer dans l'amitié de Dieu. Je me réfugie sous Votre Manteau ; Jésus veut que j'aie recours à Vous, afin que, pour Votre Gloire et pour la sienne, car Vous êtes Sa Mère, je sois redevable de mon salut, non seulement à Son Sang, mais encore à Vos prières ; il m'envoie auprès de Vous, pour que Vous me secouriez. O Marie, me voici, je mets en Vous ma confiance ; Vous priez pour tant d'autres, priez, dites aussi une parole pour moi ; dites à Dieu que Vous voulez mon Salut, et Dieu me sauvera certainement. Dites-Lui que je suis à Vous, je ne vous demande pas autre chose. Ainsi soit-il.

 

Dix-huitième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Oui, telle est la compassion qu'Elle a de nos misères, tel est l'amour qu'Elle nous porte, qu'Elle prie toujours, et recommence toujours à prier, et ne se rassasie jamais de prier, afin de nous préserver des maux qui nous menacent et de nous obtenir les grâces dont nous avons besoin. Son zèle pour notre défense est insatiable. Cette belle expression est de Saint Germain, qui poursuit en s'écriant avec joie : « O Mère de Miséricorde, qui, après Votre Fils, a autant de zèle que Vous pour nous et pour notre bien ? Qui nous protège comme Vous dans les maux dont nous sommes affligés ? Qui, comme Vous, prend la défense des pécheurs, jusqu'à combattre en quelque sorte pour eux ? Certes, ô Marie, Votre patronage est plus puissant et plus affectueux que nous ne saurions le comprendre. Que nous serions à plaindre, nous, pauvres pécheurs, si nous n'avions pas cette grande Avocate ! Elle est si Puissante, si Miséricordieuse, que le Divin Juge, Son Fils, ne peut condamner les coupables qu'Elle entreprend de défendre ».

 

Prière à Marie, refuge des pécheurs (Voir ci-dessus au 17e jour).

 

Dix-neuvième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Avocate du genre humain, Marie est si bonne qu'Elle ne refuse de défendre la cause de personne. Elle prend soin du Salut de tous. Elle s'intéresse à tous les fidèles, justes et coupables. Elle se glorifie même d'être appelée l'Avocate des pécheurs, comme Elle l'a déclaré à la Vénérable Sœur Marie Villani. « Après le titre de Mère de Dieu, lui dit-Elle, Je Me fais gloire surtout d'être nommée l'Avocate des pécheurs ». Ah ! Celui-là ferait injure au Cœur de Marie, qui appréhenderait d'aller se jeter à Ses pieds. Loin d'avoir rien de sévère et de terrible, Elle n'est que prévenance, amabilité, bonté. Lisez et relisez tant que vous voudrez les Evangiles, et, si vous trouvez un seul acte de sévérité de la part de Marie, craignez alors de vous approcher d'Elle. Mais vous n'en trouverez aucun ; ayez donc recours à Elle en toute confiance, et Elle vous sauvera par Son intercession.

 

Prière à Marie, réconciliatrice des pécheurs

 

Voici, ô Sainte la plus élevée de toutes les créatures, que de cette terre d'exil, je Vous salue, moi misérable rebelle à mon Dieu, digne de châtiments plutôt que de grâce, de sévérité plutôt que de Miséricorde. Si je parle ainsi, ô ma Reine, ce n'est point par défiance de votre bonté. Je sais que Vous Vous glorifiez d'être d'autant plus bienfaisante que Vous êtes plus grande ; je sais que, si Vous Vous réjouissez de Vos richesses, c'est qu'il Vous est donné de les communiquer à des misérables tels que nous. Je sais que plus ceux qui Vous implorent sont coupables, plus Vous avez à cœur de les protéger, de les sauver. O ma Mère, offrez à Dieu, je Vous prie, ces précieuses larmes que Vous avez jadis répandues pour moi à la mort de Votre Fils, et, par leur mérite, obtenez-moi une vraie douleur de mes péchés. O Marie, faites que désormais je me garde bien de Vous affliger de nouveau par mon ingratitude. A quoi me serviraient les larmes que Vous avez versées pour moi, si je persistais à pécher ? À quoi me servirait Votre Miséricorde, si, en réitérant mes infidélités, j'allais me damner ? Oh ! Non, ma Reine, ne le permettez pas. Vous qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez et qui exaucez tous ceux qui Vous prient, voici les deux grâces que je Vous demande et que j'attends, et que j'exige même de Vous : être fidèle à Dieu en ne l'offensant plus, et l'aimer le reste de ma vie autant que je l'ai offensé. Ainsi soit-il.

 

Vingtième jour

Marie est le Perpétuel Secours des pécheurs

 

Consolez-vous, ô âmes craintives. respirez et prenez courage, ô pauvres pécheurs. Cette Auguste Vierge, Mère de votre Juge et de votre Dieu, est l'Avocate du genre humain. Elle accueille tout le monde et ne refuse de défendre personne. Lisez et méditez l'exemple suivant. Un pêcheur vivait depuis longtemps éloigné des Sacrements, et ne pensait à rien moins qu'à retourner à Dieu. La curiosité l'attire un jour dans une église ; là, pendant qu'il examine les objets les plus dignes de son attention, ses yeux tombent tout à coup sur la Vierge du Perpétuel Secours. Il s'arrête, contemple longtemps la Sainte Image. Un trouble inconnu vient bouleverser son âme ; des remords insupportables déchirent son cœur, et la grâce le poursuit tellement que, ne pouvant plus supporter la honte de son ébat, il va se jeter aux pieds d'un Prêtre, se réconcilie avec Dieu et devient ainsi l'heureuse conquête de Notre Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, réconciliatrice des pécheurs (Voir ci-dessus au 19e jour).

 

Vingt-et-unième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

L'Eglise nous enseigne à faire monter vers cette Mère compatissante nos cris de détresse, nos soupirs, à verser nos larmes dans son sein. Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — Ah ! si mon fils, mon époux, si mon père pouvait revenir à Dieu !... Adressez-vous à Marie ; Elle a un Cœur qui comprendra vos larmes. De même que Ruth trouva grâce aux yeux de Booz, ainsi Marie a trouvé grâce aux yeux du Seigneur, en obtenant le pouvoir de recueillir les épis échappés aux moissonneurs. Les moissonneurs, ce sont les ouvriers évangéliques, les missionnaires, les prédicateurs, les confesseurs, qui, par leurs travaux, gagnent chaque jour des âmes à Dieu. Mais il y a des âmes rebelles et endurcies, que, malgré tout leur zèle, ils se voient forcés d'abandonner. Il n'est accordé qu'à Marie de sauver par Sa puissante intercession, ces épis délaissés. Il n'est pas au monde de pécheur tellement désespéré et plongé dans la fange du vice, que Marie l'ait en horreur et le repousse. Ah ! Qu'il vienne seulement réclamer Son assistance et cette tendre Mère saura bien prouver qu'Elle a la volonté et le pouvoir de le réconcilier avec Son Divin Fils, en lui obtenant Son pardon.

 

Prière à Marie pour obtenir une faveur

 

O Notre-Dame du Perpétuel-Secours, montrez que vous êtes véritablement notre Mère, et obtenez-moi... (On spécifie ici quelle grâce on désire, par exemple : le rétablissement de sa santé, la guérison d'un enfant, la conversion d'un époux, d'un fils, d'un père, la réussite de telle affaire, la victoire sur tel vice, etc., etc..) et la grâce d'en user pour la gloire de Dieu et le salut de mon âme.

O Glorieux saint Alphonse, qui, par votre confiance en la bienheureuse Vierge, en avez obtenu tant de faveurs, et qui nous avez si bien prouvé, dans vos admirables écrits, que toutes les grâces nous viennent de Dieu par l'intercession de Marie, obtenez-moi la plus tendre confiance envers notre bonne Mère du Perpétuel Secoure, et conjurez-là de m'accorder la faveur que je réclame de sa puissance et de sa bonté maternelle.

Père éternel, au Nom de Jésus, et par l'intercession de notre Mère du Perpétuel Secours et de Saint Alphonse, je Vous supplie de m'exaucer, à la plus grande gloire de Dieu et au plus grand bien de mon âme. Ainsi soit-il.

 

Vingt-deuxième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — Je tremble pour mon salut.— Ecoutez Saint Bonaventure, cette âme si embrasée de l'Amour Divin, et entrez dans les sentiments de confiance qu'il avait envers notre très aimant Rédempteur Jésus et notre très aimante Avocate Marie. « Le Seigneur m'eût-il l'éprouvé, disait-il, je sais qu'Il ne peut se refuser à quiconque l'aime et le cherche de cœur. Je le serrerai dans les bras de mon amour, et, s'Il ne me bénit, je ne le laisserai point aller ; Il ne pourra se retirer sans m'en traîner avec Lui. Si je ne puis faire autre chose, je me cacherai dans ses plaies. Tant que je demeurerai dans cet asile sacré, Il ne pourra me trouver hors de Lui. Enfin, si mon Rédempteur, à cause de mes péchés, me chasse loin de Lui, j'irai me jeter aux pieds de Sa Mère ; et là, prosterné, je ne partirai point qu'Elle ne m'ait obtenu mon pardon. Car cette Mère de Miséricorde ne saurait être insensible aux misères de ses enfants, ni refuser d'exaucer les misérables qui ont recours à Sa protection, et leur obtenir pardon ».

 

Prière à Marie pour obtenir une faveur (Voir ci-dessus au 21e jour)

 

Vingt-troisième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

Ame désolée, pourquoi pleurez-vous ? — j'ai tant à souffrir !.... — Courage ! Le Cœur de Marie a tant souffert aussi ! Pouvez-vous craindre qu'Elle ne voit pas vos peines, qu'Elle n'y compatisse point ! Non, certes ; Elle les voit bien mieux que tout autre, et Elle est bien loin d'y être insensible. Entre tous les Saints, il n'en est aucun qui compatisse à nos maux comme la Reine des Saints. « Dans le temps même qu'Elle vivait sur la terre, dit Saint Jérôme, Elle avait le Cœur si compatissant et si tendre envers les hommes, que personne n'a jamais souffert de ses propres peines autant que cette Bonne Mère souffrait de celles des autres ». « Mais, demande ici Saint Pierre Damien, depuis qu'Elle est élevée à la dignité de Reine du Ciel, n'a-t-Elle pas oublié notre misère d'ici-bas ? — A Dieu ne plaise, répond-il, que nous ayons une telle pensée ! Une Miséricorde pareille à celle qui règne dans le Cœur de Marie ne saurait oublier une misère comme le nôtre ».

 

Prière à Marie pour obtenir sa protection

 

O ma très Sainte Mère, je vois les grâces que Vous m'avez obtenues, et je vois l'ingratitude dont j'ai usé envers Vous. L'ingrat n'est plus digne de bienfaits ; toutefois, je ne veux point pour cela désespérer de Votre Miséricorde, O ma puissante Avocate, ayez compassion de moi ; Vous êtes la dispensatrice de toutes les grâces que Dieu nous accorde, à nous qui sommes si misérables, et s'Il Vous a rendue si puissante, si riche et si bonne, c'est afin que Vous nous secouriez. Je veux me sauver. Je remets donc entre Vos mains mon Salut éternel, je Vous confie le soin de mon âme. Je veux être inscrit au nombre de vos serviteurs les plus dévoués, ne me Refusez point cette faveur. Vous allez à la recherche des malheureux pour les secourir ; n'abandonnez point un pauvre pécheur qui recourt à Vous. Parlez pour moi ; Votre Divin Fils fait tout ce que vous Lui demandez. Prenez-moi sous Votre protection, et cela me suffit ; car si Vous me protégez, je n'ai rien à craindre ; je ne crains rien de mes péchés, parce que Vous m'en obtiendrez, je l'espère, le pardon de mon Dieu ; je ne crains rien des démons, parce Vous êtes plus puissante que tout l'enfer ; je ne crains même rien de mon divin Juge Jésus-Christ, parce qu'à Votre prière, Il s'apaisera. O ma Mère, protégez-moi donc, et obtenez-moi le pardon de mes péchés, l'Amour de Jésus-Christ, la sainte persévérance, une bonne mort, et enfin le paradis. Il est vrai que je ne mérite point ces faveurs, mais si Vous les demandez pour moi au Seigneur, je les obtiendrais. Priez donc Jésus pour moi. O ma Reine Marie, je mets toute ma confiance en Vous, confiance sur laquelle je me repose, et dans laquelle je veux mourir. Ainsi soit-il.

 

Vingt-quatrième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les afflictions

 

Pour obtenir le perpétuel secours de Marie dans vos perpétuelles misères, honorez-là d'un culte perpétuel qui pourra se pratiquer de la manière suivante : 1° Culte de chaque jour : Réciter chaque jour, matin et soir, trois Ave Maria avec l'invocation suivante : « O Marie, Mère du Perpétuel Secours, priez pour moi ». 2. Culte de chaque semaine : Assister chaque samedi au Saint Sacrifice de la Messe. 3. Culte de chaque mois : Communier et faire la préparation à la mort un dimanche de chaque mois. 4. Culte de chaque année : Célébrer pieusement la fête de Notre Dame du Perpétuel Secours, le 27 juin, par une neuvaine préparatoire terminée par la Sainte Communion le jour de la fête. Ainsi sera réalisé le vrai culte de N.-D. du Perpétuel Secours, qui n'est autre qu'un culte perpétuel envers Marie, un culte de fidélité, de constance et de persévérance, et qui peut se traduire par cette parole : « Si vous êtes fidèle à recourir à Marie, Marie sera fidèle à vous secourir ».

 

Prière à Marie pour obtenir sa protection (Ci-dessus au 23e jour)

$(KGrHqF,!h8E5cho0EiBBOcjNRqCWw~~60_57

Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.

 

Pour recevoir par les méditations du Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours ainsi que des prières par e-mail, et pour être tenu au courant des mises à jours, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

Publicité
8 octobre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 2/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

N

Neuvième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

L'Amour est le deuxième motif qui porte le Cœur de Jésus à exaucer Marie en tout. Quand on aime quelqu'un, on est enclin à lui accorder tout ce qu'il demande. Mais qui a jamais aimé plus tendrement sa mère que Jésus ? Aussi ne peut-Il rien Lui refuser. Sainte Brigitte entendit un jour Jésus dire à Marie : « Ma Mère, Vous savez combien je Vous aime ; demandez-moi donc tout ce que Vous voudrez ; il est impossible à Mon Cœur de repousser Vos prières. Quand J'étais sur la terre, à la meilleure des mères, Vous ne M'avez jamais rien refusé ; maintenant que Je suis dans le Ciel, il est juste que Je Vous accorde tout ce que vous Me demanderez ». Et que doit faire Marie pour être exaucée ? Il suffit qu'Elle se présente devant Son Fils. Un seul soupir de Marie a plus de valeur, auprès de Dieu, que les suffrages de tous les saints ensemble.

 

Prière à Marie, notre Avocate toute-puissante

 

Très douce Souveraine, si c'est Votre office de Vous interposer comme Médiatrice entre Dieu et les pécheurs, daignez l'exercer en ma faveur. Ne me dites pas que ma cause est trop difficile à gagner ; car je sais, et tout le monde me l'assure, jamais une cause, si désespérée qu'elle parût, n'a été perdue lorsque Vous la défendiez ; et la mienne le serait ? Non, je ne le crains pas. Sans doute, si je ne considérais que la multitude de mes péchés, je devrais craindre que Vous ne refusassiez de me défendre ; mais quand je pense à Votre immense Miséricorde et à l'extrême désir qui anime Votre Cœur Maternel, de secourir les pécheurs les plus désespérés, toute crainte en moi s'évanouit. Qui s'est jamais perdu, après avoir eu recours à Vous ? Je Vous appelle donc à mon secours, ô Marie, ma puissante Avocate, mon Refuge, mon Espérance et ma Mère ; je Vous confie mon âme : si elle est perdue, c'est à Vous de la sauver. Je ne cesse de rendre grâces au Seigneur de la confiance sans bornes qu'Il m'inspire en Vous, et qui, nonobstant mon indignité, me donne l'assurance de mon Salut. Une seule crainte m'afflige, ô ma bien-aimée Reine : c'est de perdre un jour, par ma négligence, cette confiance que j'ai en vous. Je vous en supplie donc, ô Marie, au nom de l'Amour que Vous avez pour Votre Doux Jésus, conservez, augmentez de plus en plus en moi cette douce confiance en Votre intercession ; elle me fera certainement recouvrer l'amitié de Dieu, que j'ai si follement méprisée et perdue par le passé. Cette amitié, une fois recouvrée, j'espère la conserver par Votre secours, et, en la conservant, parvenir au Paradis, où j'aurai le bonheur de Vous remercier et de chanter les Miséricordes de Dieu et les Vôtres durant toute l'éternité. Amen.

 

Dixième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

Jésus exaucera toujours Sa Mère par un effet de l'obéissance qu'Il veut bien continuer à Lui rendre dans le Ciel. Saint Antoine dit que les prières de la Bienheureuse Vierge, venant d'une Mère, ont quelque chose qui tient du commandement ; en sorte qu'il est impossible qu'Elle ne soit pas exaucée, quand Elle prie. C'est pourquoi Saint Germain lui tient ce langage, bien propre à inspirer de la confiance aux pécheurs qui se recommandent à cette puissante avocate : « O Marie, puisque Vous jouissez de l'autorité d'une Mère auprès de Dieu, Vous obtenez le pardon aux plus grands pécheurs ; car le Seigneur, Vous reconnaissant toujours pour sa Mère, ne peut s'empêcher de Vous accorder tout ce que Vous Lui demandez ». Aussi sainte Brigitte entendit un jour les Bienheureux dans le Ciel dire à cette Reine bénie : « Qu'y a-t-il au-dessus de votre pouvoir ? Tout ce que vous voulez, se fait ».

 

Prière à Marie, notre avocate toute-puissante. (Voir ci-dessus au 9e jour)

 

Onzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

Et si vous voulez que Marie soit votre perpétuel secours, ayez un perpétuel recours à Elle. Voulez-vous La prier perpétuellement ? Prenez les trois résolutions suivantes. 1. Faire souvent des oraisons jaculatoires. 2. Renouveler chaque matin l'intention de tout faire pour plaire à Dieu... « Tout pour Jésus par Marie ».— 3. Assistez chaque jour, si vous le pouvez, au Saint Sacrifice de la Messe. Et combien grand sera le secours que vous y puiserez !.., Marie unit alors sa perpétuelle intercession pour vous aux supplications perpétuelles et toutes-puissantes de Son Divin Fils : « Semper vivens ad interpellandum pro nobis ». (Hébreux 7,25.) Si vous unissez alors vos prières à celles de Marie et à celles de Jésus, quelle force n'auront-elles pas pour obtenir ce que vous désirez !

 

Prière à Marie pour obtenir une vraie contrition

 

O Mère de douleur, Reine des Martyrs, Vous avez tant pleuré Votre Fils, mort pour mon Salut ! Mais, à quoi me serviront Vos Larmes, si j'ai le malheur de me damner ? Ah ! par les mérites de Vos Douleurs, obtenez-moi une vrai contrition de mes péchés et un sincère changement de vie, avec une continuelle et tendre compassion pour les Souffrances de Jésus et pour les Vôtres. Si Jésus et Vous, bien qu'innocents, avez tant souffert pour moi, obtenez-moi, puisque je mériterais d'être en enfer, de souffrir aussi pour Votre Amour. O ma Souveraine, Vous dirais-je avec Saint Bonaventure, si je Vous ai offensée, la justice exige que Vous blessiez mon cœur ; si je Vous ai servie, je demande les mêmes blessures pour ma récompense. Car il serait honteux pour moi de n'avoir rien à souffrir en Vous voyant, Jésus et Vous, transpercés par le glaive de la douleur. Enfin, ô ma Mère, par la peine que Vous avez éprouvée lorsque Votre Divin Fils, en proie à tant de souffrances, inclina la tête et expira sous Vos yeux sur la Croix, je Vous supplie de m'obtenir une bonne mort. De grâce, ô Avocate des pécheurs, ne manquez pas d'assister mon âme dans l'affliction et le combat terrible du passage de cette vie à l'éternité ; et comme la parole et la voix me manqueront peut-être alors pour prononcer Votre Nom, ainsi que Celui de Jésus, Noms qui sont toutes mes espérances, je Vous prie dès à présent, Votre Fils et Vous, de me secourir à cette dernière heure, et je dis : « Jésus et Marie, je Vous recommande mon âme ». Ainsi soit-il

 

Douzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

La guérison que nous allons rapporter en est encore une preuve. Notre-Dame du Perpétuel Secours a daigné manifester Sa Maternelle Bonté à l'égard du Père Hall, rédemptoriste. Il était, après plusieurs années de langueur, tombe gravement malade, et se trouvait réduit à un état de faiblesse extrême. Ses confrères commencèrent alors une neuvaine à N.-D. du Perpétuel Secours. La Sainte Vierge parut d'abord vouloir éprouver leur foi ; car on arriva au terme de la neuvaine, sans avoir obtenu aucune amélioration. Au contraire, l'état du malade n'avait fait qu'empirer ; et à tel point que, le neuvième jour, le supérieur, s'attendant à chaque instant à le voir entrer en agonie, voulut entendre une dernière fois sa confession. Mais le lendemain au son de l'Angélus, une révolution étrange s'opère chez le mourant. « Je sentis, raconte-t-il lui-même, comme une nouvelle vie s'insinuer dans tous mes membres ». A l'instant, il se lève, va célébrer la sainte messe, et se remet, comme si sa maladie n'avait été qu'un rêve, à toutes les occupations d'un homme bien portant, et à prêcher nombre de missions très fructueuses en Irlande.

 

Prière à Marie, pour obtenir une vraie contrition (Voir ci-dessus au 11e jour)

 

Treizième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

 

Le chrétien en cette vie est souvent assiégé par un ennemi cruel qui prétend lui ôter la vie, non la vie du corps, mais celle de l'âme. Et pour être secouru, pour être certainement délivré, que doit-il faire ? invoquer avec confiance le Nom de Marie. Oui, si nous invoquons dans nos tentations la Reine du Ciel, Elle viendra à notre secours. Elle est cette femme de l'Apocalypse, à qui deux ailes d'aigle furent données pour voler au désert. (Apocalypse 12.) Le Bienheureux Amédée dit que ces ailes d'aigle marquent la promptitude avec laquelle Marie, surpassant l'agilité des séraphins, vole toujours au secours de ses enfants. A peine invoquée, elle est là, pour nous protéger. Le moyen donc de vaincre les tentations, et de les vaincre à coup sûr, c'est de recourir à notre Mère en disant et en répétant sans cesse : « Je me réfugie sous votre protection, ô sainte Mère de Dieu ! » Que de victoires les fidèles n'ont-ils pas remportées sur l'Enfer par cette courte, mais puissante invocation !

 

Prière à Marie, à Son Cœur Immaculé

 

O Très pure Vierge Marie, je vénère Votre Très Saint Cœur, qui fut les délices et le repos d'un Dieu, ce Cœur tout plein d'humilité, de pureté et d'Amour Divin. Moi, malheureux pécheur, je viens à Vous le cœur rempli, de fange et d'ulcères ; ô Mère de Miséricorde, ne me rejetez pas cependant, mais redoublez à mon égard de compassion et de zèle. Je n'ai nulle crainte que Vous me repoussiez maintenant que j'implore Votre assistance, qui va cherchant les plus malheureux pour les secourir. O ma Souveraine, ne refusez pas Votre pitié à celui à qui Jésus-Christ n'a pas refusé Son Sang. Mais les mérites de ce Sang Précieux ne me seront point appliqués, si Vous ne me recommandez pas à Dieu. C'est de Vous que j'espère mon Salut : je ne Vous demande ni richesses, ni honneurs, ni autres biens terrestres : ce que je Vous demande, c'est la Grâce de Dieu, l'Amour de Votre Divin Fils, l'accomplissement de Sa Volonté, le Paradis pour l'aimer éternellement. Pourriez-Vous repoussez ma prière ? Non, Vous m'exaucez dès à présent, j'en ai la confiance ; déjà Vous priez pour moi ; déjà Vous me procurez les grâces que je sollicite ; déjà Vous me prenez sous Votre protection. O ma mère, ne m'abandonnez point ; continuez, oui, continuez à prier pour moi, jusqu'à ce que Vous me voyiez à Vos pieds dans le séjour des élus, occupé à Vous bénir et à Vous remercier durant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Quatorzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

 

Pour conserver la vie de la Grâce, il faut que nous ayons la force de résister à tous les ennemis de notre salut; or, cette force ne s'obtient que par le moyen de Marie. « C'est Moi qui possède la force spirituelle, dit l'Auguste Vierge. Dieu a remis ce don entre Mes mains, afin que Je le dispense à Mes serviteurs. Par Mon aide, Mes serviteurs règnent sur la terre en commandant à tous leurs sens et à toutes leurs passions, et ils se rendent ainsi dignes de régner éternellement dans le ciel ». (Proverbes 7). Oh ! Quelle force n'ont pas les sujets de cette grande Reine pour vaincre toutes les tentations de l'enfer ! Lorsque les poussins aperçoivent l'épervier, ils courent aussitôt se réfugier sous les ailes de leurs mères. Agissons de même : quand les tentations viennent nous assaillir, à l'instant, sans raisonner avec elles, allons nous mettre en sûreté sous le manteau de la Vierge Immaculée.

 

Prière à Marie, à Son Cœur Immaculé. (Ci-dessus au 13e jour)

 

Quinzième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

 

Si nous invoquons Marie dans nos tentations, non seulement le secours viendra, mais encore la victoire nous sera assurée. Marie est cette femme forte qui a vaincu le Démon et lui a brisé la tête, en abattant son orgueil. (Genèse 3). L'esprit superbe se voit, à son grand dépit, abattu et foulé aux pieds par cette Vierge bénie. Semblable à celui qui est fait esclave par le droit de la guerre, Satan est condamné pour toujours à obéir aux ordres de notre Reine. Eve, en se laissant vaincre par le serpent, nous a apporté les ténèbres et la mort ; Marie en domptant le Démon, nous a apporté la lumière et la vie, et Elle a si bien enchaîné notre ennemi, qu'il ne peut plus nuire aux fidèles serviteurs de Marie. Quand nous sommes tentés, recourons à Marie, appelons Marie à notre aide, et nous aurons la victoire !

 

Prière à Marie, notre défense, assurée

 

Mère de mon Sauveur, l'ingratitude dont j'ai payé pendant tant d'années les Miséricordes de Dieu et les Vôtres, mérite, je l'avoue, que, par un juste châtiment, Vous me priviez de vos soins ; car l'ingrat n'est plus digne de bienfaits. Mais, ma douce Souveraine, j'ai une grande idée de Votre bonté ; je la crois bien supérieure à mon ingratitude. Ne cessez donc point de secourir un pauvre pécheur qui se confie en Vous. O Refuge des pécheurs, ô Mère de miséricorde, daignez tendre la main à un malheureux qui Vous implore, afin de se relever de ses chutes. O Marie, ou défendez-moi, ou dites-moi à qui je dois m'adresser, pour trouver quelqu'un qui puisse me défendre mieux que Vous. Mais, où irai-je chercher une avocate plus compatissante et plus puissante auprès de Dieu, que Vous qui êtes Sa Mère ? En devenant la Mère du Sauveur, Vous avez reçu la mission de sauver les pécheurs et Vous m'avez été donnée pour mon Salut. O Marie, sauvez celui qui Vous implore. Je ne mérite point Votre Amour ; mais le désir que Vous avez de sauver les coupables, me fait espérer que Vous m'aimez : or, si Vous m'aimez, pourrais-je me perdre ? Ma bien-aimée Mère, si je me sauve par Votre secours, comme je l'espère, je ne serai plus ingrat ; je compenserai par d'éternelles louanges et par la plus vive tendresse mon ingratitude passée et Votre Amour pour moi. Au Ciel, où Vous régnerez éternellement, je chanterai à jamais Vos Miséricordes et je ne cesserai de baiser cette douce main qui m'a délivré de l'Enfer autant de fois que je l'ai mérité par mes péchés. O Marie, ô ma Libératrice, mon Espérance, ma Reine, mon Avocate, ma Mère, je Vous aime et Je veux Vous aimer à jamais. Voilà ma plus chère espérance. Ainsi soit-il.

 

Seizième jour

Marie est notre Perpétuel Secours dans les tentations

 

Un Père missionnaire anglais écrivait qu'il avait vu des pécheurs délivrés à l'instant des vices les plus enracinés, par une prière adressée à Notre Dame du Perpétuel Secours. Le fait suivant s'est passé à Rome. Deux frères de bonne famille se prirent un jour de querelle. Dans la violence de la dispute, l'un deux saisit un Stylet pour frapper son adversaire. A cette vue, la sœur de ce malheureux pousse un cri d'effroi, et s'écrie avec un accent d'indicible terreur : « Notre Dame du Perpétuel Secours, ayez pitié de nous ». A peine le jeune homme, ivre de fureur, eut-il entendu cette invocation, qu'il laissa tomber son arme homicide, puis, semblable à un paisible agneau, il embrassa son frère en lui disant avec calme : « Faisons la paix, je t'en prie ». La pieuse sœur ramassa le stylet et le porta à l'autel de la Madone, comme un trophée de la victoire que cette Reine puissante venait de remporter sur une des passions les plus terribles du cœur humain.

 

Réciter la « Prière à Marie, notre défense, assurée », (Ci-dessus au 15e jour)

N-D-Perpetuel-Secours

Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.

 

Pour recevoir par les méditations du Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours ainsi que des prières par e-mail, et pour être tenu au courant des mises à jours, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

30 septembre 2013

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours 1/4

Le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours

N

Premier jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours

 

Parmi les titres que nous aimons à donner a la Vierge, les uns priment Sa grandeur comme Mère de Dieu, Reine du Ciel, d'autres nous rappellent Ses douleurs, comme Reine des Martyrs, Notre Dame de pitié ; d'autres nous font connaître Sa puissance, comme Notre Dame des Miracles, Notre Dame des Victoires ; d'autres enfin proclament Sa bonté, comme Notre Dame de grâces, Notre Dame de Consolation. Mais il semble qu'aucun ne soit plus propre à nous inspirer une confiance sans bornes, condition requise pour être exaucé, que le Nom si doux que nous donnons à Marie, Mère du Perpétuel Secours. Qu'elles que soient les difficultés des temps, des lieux, des circonstances, ce Nom nous rappelle que Marie peut toujours nous secourir. Ainsi, quand il se présentera des situations, des peines, des maladies, des dangers, où tout nous paraîtra désespéré, souvenons-nous qu'il y a encore lieu d'espérer en Notre Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, à Son Saint Nom

 

O Mère du Perpétuel Secours, accordez-moi la grâce de toujours invoquer Votre Nom tout-puissant; car Votre Nom est notre secours pendant la vie et notre Salut au moment de la mort. O très pure Marie, ô très douce Marie, faites que Votre Nom soit désormais la respiration de ma vie. Ma Souveraine, ne tardez pas à me secourir chaque fois que je Vous invoquerai ; car dans toutes les tentations qui viendront m'assaillir, dans tous les besoins que j'éprouverai, je ne cesserai jamais de Vous invoquer en répétant toujours ; Marie ! Marie ! Quelle force, quelle douceur, quelle confiance, quelle tendresse ne réveillent pas dans mon âme votre seule pensée ! Je remercie le Seigneur, qui, pour mon bien, Vous a donné un Nom si doux, si aimable et si puissant. Mais je ne mécontenterai point de le prononcer avec amour, je veux que l'amour me rappelle sans cesse que je dois Vous invoquer, ô Mère du Perpétuel Secours !

 

Deuxième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours parce qu'elle est mère de Jésus-Christ

 

Ce Dieu infiniment et souverainement bon ne peut rien refuser à Sa Mère. Il Lui dit toujours : « Ma Mère, demandez-Moi tout ce que Vous voudrez, Vos prières sont des ordres pour Moi. Si Vous Me priez, Je suis Votre Fils Vous êtes Ma Mère ; en voilà assez pour que Vous ayez en quelque sorte le droit de Me commander, et pour que Je Me regarde comme obligé à Vous obéir ». C'est donc avec raison que Saint Bernard appelle Marie la « toute-puissance suppliante ». Elle est la Reine de l'Univers. Tout Lui est soumis, les Anges, les Saints, les hommes, les démons, les éléments, le Ciel, la terre, l'Enfer. Autant il y a de créatures qui servent Dieu, dit Saint Bernardin autant il y en a qui servent Marie. Rien ne résiste donc à Sa puissance, et par conséquent, Elle peut opérer tous les prodiges qu'Elle veut pour nous secourir.

 

Prière à Marie, a son Saint Nom (Voir Ci dessus, au 1er jour)

 

Troisième jour

Marie est vraiment notre Perpétuel Secours, parce qu'Elle a pour nous un Cœur vraiment maternel

 

Elle met Sa Gloire à être Mère d'Amour. « Je suis dit-elle, la Mère du bel amour ». (Ecclésiastique 24). Sa Bonté est si grande, que Ses entrailles maternelles ne peuvent cesser de produire des fruits de bonté en notre faveur. Que pouvait il, en effet, jaillir d'une source de bonté, sinon de la bonté ? L'Esprit Saint dit que Marie est semblable à un bel olivier planté dans les champs. (Ecclésiastique 24). Car de même que le fruit de l'olivier produit l'huile qui sert à nous éclairer, à nous nourrir et à nous guérir, ainsi du Cœur de Marie sortent toutes les grâces de lumière, de force et de Miséricorde dont nous avons besoins. Ce bel olivier se trouve au milieu des champs, et non dans un jardin entouré de murs ou de haies, afin que nous puissions tous nous en approcher pour obtenir les secours qui nous sont nécessaires.

 

Prière à Marie, la plus tendre des mères

 

Comment se peut-il, ô Marie, ma très Sainte Mère, qu'ayant une Mère si Sainte, je sois si pervers ; qu'ayant une Mère si embrasée d'Amour pour Dieu, je sois si porté à aimer les créatures ; qu'ayant une Mère si riche de mérites, je sois si pauvre en vertu ? O ma très aimable Mère, je ne mérite plus, il est vrai, d'être Votre enfant, je m'en suis rendu trop indigne par ma mauvaise vie ; il me suffit d'être admis au nombre de Vos serviteurs pour être le dernier de Vos sujets, je serais prêt à renoncer à tous les royaumes de la terre. Oui, je me contente de cette faveur ; cependant, ne me refusez pas celle de Vous appeler aussi ma Mère ; ce nom me console, me touche le cœur, et me rappelle l'obligation que j'ai de Vous aimer ; ce nom m'inspire une grande confiance en Vous ; quand le souvenir de mes péchés et de la justice divine me remplit de terreur, je me sens tout ranimé par la pensée que vous êtes ma Mère. Permettez-moi donc de Vous appeler: « Ma Mère, ma très aimable Mère ! » C'est le nom que j'aime à Vous donner, et que je Vous donnerai toujours. Après Dieu, c'est Vous qui serez mon Espérance, mon refuge et mon amour, tant que je serai dans cette vallée de larmes. J'espère mourir dans ces sentiments, en remettant à mon dernier soupir, mon âme entre Vos mains bénies, et en Vous disant : « O ma Mère, ô Marie, ma Mère, assistez-moi, ayez compassion de moi ». Ainsi soit-il.

 

Quatrième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours

 

Un ange l'a annoncé à l'univers, quand il l'a appelée pleine de grâces. Marie elle-même nous l'a appris par ces paroles que plus de dix-neuf siècles ont vérifiées : « Toutes les générations Me diront Bienheureuse ». Les fidèles le proclament à l'envi, en répétant la belle prière de Saint Bernard : « Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux, qui ont imploré votre secours, ait été abandonné ». La Sainte Eglise elle-même nous l'enseigne, car dans l'Oraison de la fête de Notre-Dame Auxiliatrice, le 24 mai, elle dit que Dieu a placé en Marie un Perpétuel Secours pour la défense du peuple chrétien. Elle a même approuvé un Office spécial en l'honneur de Notre-Dame du Perpétuel Secours.

 

Prière à Marie, la plus tendre des mères (Voir ci-dessus au 3e jour)

 

Cinquième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours, parce qu'elle est le vaste réservoir de toutes les grâces

 

Dieu les a remises toutes entre Ses mains, pour les distribuer à qui Elle veut, quand Elle veut, et comme Elle veut. Elle est notre vie, notre douceur, notre espérance. En Elle se trouve toute grâce de vérité, de vertu, de Salut et de persévérance. Innombrables sont les merveilles opérées dans ces derniers temps par l'Image miraculeuse de Notre Dame du Perpétuel Secours. Procurez-vous une de ces belles images, et placez-la dans l'endroit le plus honorable de votre maison ; c'est là que vous irez chaque jour offrir vos hommages à la Reine du Ciel. Faites-vous inscrire dans sa confrérie, et soyez fidèles aux pieuses pratiques recommandées. Introduisez son culte dans votre famille et partout où vous le pourrez. Portez perpétuellement sur vous sa médaille comme un gage assuré de sa protection.

 

Prière à Marie, pour obtenir l'amour envers Jésus et Marie

 

O Marie, Vous êtes la plus noble, la plus élevée, la plus pure, la plus belle, la plus Sainte de toutes les créatures. Ma Souveraine, oh ! Si tous les hommes Vous connaissaient et Vous aimaient comme Vous le méritez ! Mais je me console en pensant que tant de Bienheureux dans le Ciel et tant de Justes sur la terre sont embrasés d'amour pour Votre bonté et pour Votre Beauté. Je me réjouis surtout de ce que Dieu Lui-même Vous aime plus Vous seule que tous les hommes et tous les anges ensemble. Ma très aimable Reine, moi aussi, bien que misérable pécheur, je Vous aime, mais je Vous aime trop peu ; je désire Vous aimer davantage et plus tendrement ; mais cet amour, c'est à Vous de me l'obtenir ; car Vous aimer est un grand signe de prédestination ; c'est une grâce que Dieu accordent à ceux qui se sauvent. Je vois en outre, ô ma Mère, combien j'ai d'obligation à Votre Divin Fils ; je vois qu'Il est digne d'un amour infini. Vous ne désirez autre chose que de Le voir aimé : eh bien ! La grâce spéciale que Vous devez me procurer, c'est un grand amour pour Jésus-Christ. Obtenez-moi cette grâce, je Vous en conjure, Vous qui obtenez de Dieu tout ce que Vous voulez. Je ne Vous demande ni les biens terrestres, ni les honneurs, ni les richesses ; je Vous demande ce que Votre Cœur souhaite le plus, l'amour de mon Dieu. Serait-il possible que Vous ne voulussiez point m'aider à satisfaire un désir qui Vous est si agréable ? Non, car déjà Vous me secourez, déjà Vous priez pour moi ; priez ô Marie, priez, et ne cessez jamais de prier, jusqu'à ce que Vous me voyiez en paradis, assuré de posséder et d'aimer à jamais mon Dieu avec Vous, ô ma très tendre Mère. Ainsi soit-il.

 

Sixième jour

Marie est véritablement notre Perpétuel Secours

 

L'exemple suivant, entre mille, le prouve une fois de plus. En France, une personne se rendait de Saint Nicolas du Port chez elle en voiture. Chemin faisant elle tomba de son siège, et, dans sa chute, elle se cassa une jambe. La fracture fut tellement complète que son pied, prive de mouvement propre, allait en tout sens. Au fort de sa douleur, elle ranima ses forces et sa foi : « Notre Dame du Perpétuel Secours, s'écrie-t-elle, guérissez-moi ! Notre-Dame du Perpétuel Secours, venez à mon secours ». Cette prière terminée, la souffrante se fait replacer sur la voiture, rentre à la maison et fait de suite appeler le médecin. Celui-ci examine la jambe, et après avoir longtemps regardé cherché : « Mais, je ne remarque rien, dit-il, il n'y a rien de cassé, rien n'est démis. Votre pied n'a pas souffert de la chute : vous devez pouvoir vous en servir. Je sens bien que les os du bas de la jambe ont été cassés, mais je constate aussi qu'ils sont en ce moment parfaitement ressoudés ». La privilégiée de Marie pouvait effectivement marcher sa jambe était parfaitement guérie.

 

Prière à Marie, pour obtenir l'amour envers Jésus et Marie. (Voir ci-dessus, au 5e jour).

 

Septième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

L'autorité des mères sur leurs fils est si grande, que, fussent-ils monarques, et eussent-ils un pouvoir absolu sur toutes les personnes de leur royaume, jamais les mères ne peuvent devenir sujettes de leurs enfants. Il est vrai que Jésus-Christ, maintenant dans les Cieux, où Il est assis à la droite de Dieu le Père, a le souverain domaine sur toutes les créatures, sans en excepter Marie ; néanmoins, il est vrai aussi qu'il fut un temps où notre Divin Rédempteur, vivant sur cette terre, voulut s'humilier jusqu'à se soumettre à l'autorité de Marie. De là, nous concluons que dans le Ciel, quoique Marie ne puisse plus commander à Son Fils, Ses prières seront toujours les prières d'une Mère, et par conséquent bien puissantes pour obtenir tout ce qu'Elle demande. Marie, dit Saint Bonaventure, a ce grand privilège, qu'elle est toute-puissante auprès de Son Fils ; et pourquoi ? précisément pour la raison que nous venons d'indiquer, savoir, que les prières de Marie sont les prières d'une Mère.

 

Prière, Consécration à Marie, la plus Miséricordieuse des reines

 

O Marie, Mère de mon Dieu et ma Souveraine, tel se présente à une grande Reine un misérable tout couvert de plaies et de souillures, tel je me présente à Vous, qui êtes la Reine du Ciel et de la Terre. Du haut de ce Trône glorieux où Vous êtes assise, ne dédaignez pas. je Vous en supplie, d'abaisser Vos regards sur moi, pauvre pécheur. Si Dieu Vous a rendue si riche, c'est pour secourir le pauvres, et si Il Vous a établie Reine de Miséricorde, c'est pour Vous mettre à même de soulager les misérables; regardez-moi donc d'un œil compatissant, et ne m'abandonnez pas que Vous ne m'ayez changé de pécheur en Saint. Je ne mérite rien, je le reconnais, ou plutôt, je mériterais, pour mon ingratitude, d'être dépouillé de toutes les grâces que j'ai reçues du Seigneur par Votre entremise ; mais en qualité de Reine de Miséricorde, Vous n'allez pas cherchant des mérites, mais des misères, afin de secourir les nécessiteux. Eh ! Qui est plus pauvre et plus nécessiteux que moi ? O glorieuse Vierge, je sais que Vous êtes la Reine du monde, et par conséquent ma Reine ; je veux me consacrer à Votre service d'une manière toute spéciale, afin que Vous disposiez de moi comme il vous plaira. Gouvernez-moi, ô ma Reine, et ne m'abandonnez point à moi-même ; commandez-moi, disposez de moi selon Votre gré, et même, châtiez-moi quand je ne Vous obéirai point. Oh ! Combien me seront salutaires les châtiments qui me viendront de Votre main ! J'estime plus le bonheur d'être Votre serviteur, que d'être le maître du monde entier. O Marie, acceptez-moi pour Vôtre, et à ce titre pensez à me sauver. Je ne veux plus m'appartenir : c'est à Vous que je me donne. Si par le passé je Vous ai si mal servie, en laissant échapper mille belles occasions de Vous honorer, je veux désormais m'unir à Vos serviteurs les plus affectionnés et les plus fidèles. Non, je ne veux pas qu'à partir de ce jour personne Vous honore et Vous aime plus que moi, ô ma très aimable Reine ; c'est ce que je promets, et ce que j'espère exécuter avec votre secours. Ainsi soit-il.

 

Huitième jour

Marie est notre Perpétuel Secours par ses prières

 

Jésus exauce toutes les demandes de Sa Mère pour l'honorer. « Le Sauveur, nous dit Saint Pierre Damien, voulant honorer cette Vierge chérie qui l'a tant glorifié sur la terre, Lui accorde sans délai tout ce qu'Elle désire ». Selon Guillaume de Paris, il est certain qu'aucune créature ne peut nous obtenir autant de grâces, à nous malheureux pécheurs, que cette excellente avocate ; Elle est ainsi honorée de Dieu, non seulement parce que Elle est servante chérie, mais surtout parce qu'Elle est sa véritable Mère ! Oui, il suffit que Marie parle, pour que son Divin Fils exécute tout ce quelle désire. Pourquoi a-t-Il devancé le temps marqué pour les miracles ? Ce fut par déférence pour sa Mère. « Eh quoi ! S'écrie saint Augustin, n'est-ce pas une chose digne de la bonté du Seigneur de vénérer ainsi sa Mère, Lui qui est venu en ce monde, non pour abroger, mais pour accomplir la loi ? Or, entre autres choses, la Loi commande d'honorer ses parents ».

 

Consécration à Marie, la plus miséricordieuse des Reines. (Voir ci-dessus au 7e jour)

icon
Notre Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous

 

Pour recevoir par les méditations du Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours ainsi que des prières par e-mail, et pour être tenu au courant des mises à jours, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

30 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

9010S

Trente-et-unième jour

Marie figurée par l'aurore, la lune et le soleil

« Quelle est celle-ci qui s'avance comme l'aurore naissante, belle comme la lune, éclatante comme le soleil ? » (Cantique des Cantiques 6, 9).

 

L'aurore représente Marie

 

Avant la naissance de cette Bienheureuse Enfant, le monde, semblable à la terre durant la nuit, était enseveli dans l'obscurité et les ténèbres. L'erreur, le péché, la misère tenaient le genre humain comme accablé d'un sommeil léthargique et mortel. Marie Enfant, messagère du Soleil de la Grâce, éclaira le monde et fit naître la joie dans les cœurs.

 

Réflexion

 

Quand la dévotion à Marie Enfant commence à entrer dans une âme, si pécheresse soit-elle, au même moment commencent aussi pour cette âme l'oeuvre de la Miséricorde et l'espérance de la conversion et du Salut. Si donc cette sainte dévotion avait, au contraire, subi en moi quelque affaiblissement, quel signe serait-ce ? Un signe funeste. Je verrais par là que mon âme court à sa ruine et à sa perte. Aussi veux-je conjurer Marie de ne jamais permettre pour moi un tel malheur.

 

Marie est figurée, en second lieu, par la lune

 

La lune préside à la nuit, et vient en aide aux voyageurs en leur montrant, par sa douce clarté, où poser le pied sur la route, et en leur faisant apercevoir les précipices, ou encore en leur permettant de se défendre des voleurs. De même, la Très Sainte Vierge vient au secours des pauvres pécheurs, en leur obtenant la grâce de voir l'abîme vers lequel ils marchent, et de revenir dans le chemin du Paradis, qu'ils avaient abandonné ; Elle leur découvre les embûches des mondains, leurs ennemis visibles, et des démons, leurs ennemis invisibles, afin qu'ils s'en écartent, se défient de leurs trahisons, et sauvent leurs âme.

 

Réflexion

 

Marie, nous venons de le voir, est bien représentée par la lune. Heureux serais-je si, au milieu de mes égarements et des ténèbres de ma vie pécheresse, j'avais suivi les lumières, les inspirations et les secours spirituels de tous genres que cette lune resplendissante de Dieu est venue m'apporter. Mais hélas ! Il n'en n'a pas toujours été ainsi. Et pourquoi ? Parce que, pour ma part, imitant la lune qui paraît et disparaît et dont l'aspect change continuellement, j'ai agi comme un insensé. Mon inconstance dans le service de Marie m'a bien des fois mis dans le danger de devenir la proie de mes ennemis, et d'être entraîné par eux dans les feux éternels. Aidé du secours de Dieu et de la protection de la Très Sainte Vierge, je promets sincèrement de changer de conduite.

 

Marie est belle et radieuse comme le soleil

 

1° Par Sa Maternité, Elle participe à la dignité du Soleil Divin, c'est-à-dire de Dieu : de Dieu le Père, dont le Fils Jésus est aussi le Sien ; de Dieu le Fils, qui a voulu naître d'Elle et Lui être soumis ; de Dieu le Saint Esprit, avec qui Elle a coopéré à l'Incarnation du Verbe. 2° Par la plénitude de la Grâce qui est en Elle, par Sa Sainteté suréminente, par Sa Gloire incomparable, Marie resplendit, comme le soleil, d'un éclat qui fait pâlir celui de tous les autres astres, c'est-à-dire de tous les Saints.

 

Réflexion

 

Si j'aime véritablement Marie, je dois louer Dieu de l'avoir faite si grande, me réjouir de Son élévation et de Sa félicité, comme si ces avantages étaient mon propre bien, enfin me sentir pressé de la bénir, de l'honorer et de l'exalter sans cesse, dans un désir ardent de la voir connue, servie, aimée et glorifiée de tous.

 

Colloque

 

Aimable Petite Marie, quel est celui qui, connaissant Vos gloires futures, pourrait résister au besoin de Vous témoigner sa vénération, même en Vous voyant emmaillotée de langes, incapable de Vous aider Vous-même, et sujette à toutes les nécessités ? Mais, par ailleurs, si puissants sont Vos attraits qu'on se sent doucement pressé de s'approcher de Vous avec cet abandon et cette confiance qu'inspire une tendre enfant. Laissez-moi donc, ô Marie, Vous exprimer ma profonde admiration, comme à la Reine future de tous les Saints : laissez-moi, en même temps, cédant à l'amour qui me transporte, déposer un baiser tout brûlant sur Votre berceau, et Vous dire de cœur et de bouche : « O Marie Enfant, faites de moi un Saint. Régnez dès maintenant sur mon cœur, afin que je puisse Vous louer et Vous glorifier éternellement ». Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter avec beaucoup de dévotion ses prières journalières à Marie.

Aspiration : « Aimable Reine de tous les Saints, douce Enfant, conduisez-moi au Ciel ».

 

Exemple

Toute une série de grâces obtenues par la dévotion à Marie Enfant

 

Un Prêtre de Milan, pénétré d'une dévotion toute particulière pour Marie Enfant, est en mesure d'attester avoir reçu un nombre incalculable de grâces depuis le jour où il se sentit attiré vers Elle par les célestes charmes du visage de la Santissima Bambina vénérée chez les Sœurs de la Charité. Tantôt une inquiétude lui tourmentait l'esprit, et la Vierge Enfant, à sa prière, l'en délivrait avec une suavité surhumaine. Tantôt, de graves difficultés surgissant dans l'exercice de son ministère, il recourait à Marie Enfant et en recevait toujours une puissante assistance. D'autres fois les obstacles venaient à l'envi s'opposer aux projets qu'il formait pour honorer Sa céleste Bienfaitrice ; la peine où il se trouvait le conduisait aux pieds de la Sainte Image, afin d'y trouver le secours désiré, et jamais ce secours ne lui faisait défaut. En un mot, si ce digne Prêtre voulait raconter toutes les grâces extraordinaires reçues par lui de la très aimable Petite Madone, il ne pourrait y arriver. Et celle de ces grâces qu'il tient pour la plus insigne, c'est l'amour dont il est épris pour Marie Enfant, amour tel que, pour la faire aimer de tous, non seulement, lui semble-t-il, il offrirait volontiers ses fatigues et ses sueurs, mais de grand cœur il donnerait son sang et sa vie.

Dieu veuille que de tels sentiments soient le partage de tous, des Prêtres surtout. Du Clergé ils se répandraient facilement dans les cœurs des fidèles, et la dévotion à Marie Enfant deviendrait, entre les mains du peuple Chrétiens, une arme victorieuse pour briser l'orgueil des puissances infernales. Ainsi soit-il.

 

P3200035

Consécration à Marie Enfant

 

Douce Vierge Marie, nous venons humblement vénérer Votre Enfance. Sous ces faibles dehors Vous réjouissez le Ciel, et Dieu prenait en Vous ses complaisances les plus infinies en attendant Jésus, comme le disent de Vous les Livres Saints : « Parce que J'étais petite, J'ai plus au Très-Haut ».

Ô Doux Bijou de ce grand Dieu, Enfant chérie du Ciel, daignez nous associer à Votre Sainte Enfance. Puissions-nous par elle mériter de garder l'innocence, la sincérité et l'amour filial de cœurs d'enfants à l'égard de Dieu. Divine Vierge Enfant, donnez-nous d'attirer sur nous-mêmes, sur ceux que nous aimons, les regards complaisants du Seigneur.

Vierge Enfant, attente des Nations et du Ciel, effroi des enfers, daignez rendre aux familles Chrétiennes le sentiment de leurs plus nobles devoirs envers Dieu, envers l'Eglise, envers leur pays et envers eux-mêmes. Vierge Enfant, écartez des foyers Catholiques la mort qui vide les berceaux, écartez le péché qui tue les âmes et prépare la mort des corps.

Rendez, ô Vierge Enfant, au beau pays de France son âme sainte, chrétienne, vaillante, simple, laborieuse et héroïque des temps passés. Redonnez à notre cher et grand pays les nombreux foyers d'autrefois. Redonnez, ô Marie, à ces foyers de notre France, les légions d'Anges qui jadis peuplèrent son sol et, devenus hommes, firent à travers le monde rayonner la pensée libératrice du Christ Votre Fils.

Ô Vierge Enfant, douce Reine du noble Pays de France, prenez pitié de Votre Royaume, de Vos aimants sujets, et écartez-en toute trahison, toute perfidie, tout mal par la candeur, le charme et la faiblesse toute-puissante de Votre Enfance.

Soyez, ô Marie, à notre pays, l'aurore qui annonce le jour, la lune qui éclaire nos nuits, le soleil qui resplendit sur nos âmes et féconde leurs labeurs.

Aimable Vierge Enfant, sur Vous le Très-Haut ne peut jeter qu'un regard d'infini Amour ; Sa colère tombe et se désarme dès que Ses yeux voient la pauvre humanité en Votre douce Enfance. Protégez donc nos pères, nos mères, nos époux, nos épouses, nos enfants, nos frères, nos sœurs, tous nos amis. À Votre Enfance, ô Marie, nous remettons en toute confiance le soin de nos destinées temporelles et éternelles, l'avenir et le présent de notre patrie. Nous Vous consacrons nos vies, nos âmes, nos corps, nos pensées, nos familles, nos gloires, nos deuils, nos prêtres, nos hommes d'Etat, nos guerriers, nos écrivains, nos poètes, nos penseurs, nos artistes, nos ouvriers, nos artisans et nos laboureurs.

Ô Vierge Enfant, sauvez-nous, et sauve notre noble pays de France : Vous avez écrasé de Votre pied virginal toute hérésie en écrasant la tête du Démon. Vierge Enfant, écrasez les peuples hérétiques, les infidèles qui, par les armes, voudraient attaquer la liberté de Votre peuple, et faites de ce peuple roi, ô douce Enfant Marie, un peuple de saints en ce monde, pour qu'il soit éternellement le peuple chéri du Dieu dont Vous êtes la Mère, l'Epouse et la Fille. Ainsi soit-il.

 

Fin du Mois de Marie Enfant

284_001

Téléchargez l'intégralité du Mois de Marie Enfant (pdf), en cliquant ici

 

Prochain Mois de dévotion, le Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours, rendez-vous le 30 septembre, dans quelques instants...

 

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Notre Dame du Perpétuel Secours ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

29 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

5928959435_8508e446a0_b

Trentième jour

Marie figurée par la Femme de l'Apocalypse

« Un grand signe apparu dans le ciel : c'était une femme revêtue de soleil, ayant la lune sous ses pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles » (Apocalypse 12, 1).

 

La Femme de l'Apocalypse, figure de Marie

 

Saint Ambroise, Saint Augustin, Saint Bernard et plusieurs autres docteurs voient, dans cette mystérieuse femme, une admirable figure de la Très Sainte Vierge.

 

Réflexion

 

Dieu, voulant manifester aux hommes Sa Miséricorde préférablement à Sa Justice, choisit parmi les plus pures créatures le sexe le plus faible, la femme, et, ayant formé Marie, il l'éleva si haut, l'orna de dons si sublimes et si rares, et la fit participer à ses divines perfections à un degré tel, qu'Elle ne saurait Elle-même comprendre Sa grandeur. Je puis donc prendre courage au milieu de mes misères, en pensant que, malgré cela et même précisément à cause de cela, le Dieu de Miséricorde voudra bien faire éclater en moi Sa Miséricorde infinie.

 

Raisons de cette ressemblance

 

C'est chose certaine : dans la Femme de l'Apocalypse, tous les Saints Pères reconnaissent l'Eglise. Mais, dans un certain sens, l'Eglise, c'est Marie : car la Sainte Eglise est, pour ainsi dire, résumée tout entière en Marie, en tant que Marie est Mère de Jésus, Chef Divin de l'Eglise et de tous les membres qui la composent. Comme l'Eglise, Marie est revêtue de soleil, c'est-à-dire de Jésus-Christ, qui l'investit entièrement et l'orne de Son Esprit, de Ses Vertus et des Dons de Sa Grâce. Comme l'Eglise, Marie a sous Ses pieds la lune, c'est-à-dire, selon l'explication de Saint Grégoire, toutes les choses terrestres et instables, qu'Elle méprisa, et dont Elle se servit, comme d'un marche-pied, pour arriver à la possession des biens immuables et éternels. Enfin, douze étoiles, représentant les douze Apôtres, lui forment une couronne, car, après avoir reçu le Saint Esprit, au jour où Il descendit en même temps sur Marie et sur eux, les Apôtres travaillèrent à étendre le Royaume dont Jésus est le Roi et Marie la Reine. (Les douze étoiles symbolisent aussi les douze Tribus d'Israël ndlr).

 

Réflexion

 

Quelle consolation n'est-ce pas pour moi de savoir que j'appartiens à cette Sainte Eglise représentée par Jésus comme Chef, et par Marie comme Mère de tous les membres de ce Corps Mystique ! Je me garderais donc d'être dans l'Eglise comme un membre gangrené et difforme, m'efforçant au contraire de travailler à me perfectionner chaque jour davantage dans la pratique des vertus.

 

Pensée morale

 

Puisque Marie représente l'Eglise, la dévotion à Marie est conséquemment une des marques les plus évidentes, les plus indubitables qu'on appartient à la véritable Eglise militante, et un des signes les plus certains qu'on est prédestiné à faire un jour partie de l'Eglise triomphante dans le Paradis.

 

Réflexion

 

Serai-je sauvé ? Telle est la préoccupation qui, de temps en temps, vient m'assaillir et remplir mon cœur de perplexité. Qu'ai-je à répondre ? Je ferai tout mon possible pour honorer, servir et aimer Marie, et j'aurai ainsi l'assurance de mon Salut éternel. Oui, la dévotion à Marie est la marque des prédestinés.

 

Colloque

 

O la douce et consolante pensée que celle-ci, ô Marie ! En Vous voyant, Dieu voyait et Il voyait encore toute l'Eglise, particulièrement toute la famille de Ses élus. En Vous, en effet, Il voyait encore la Mère de tous les fidèles, la Reine de tous les Saints, en Votre qualité de Mère de Jésus, de Mère de la Grâce et de la Miséricorde. Je dois donc, ô très Sainte et très Aimable Enfant, faire tous mes efforts pour me tenir uni à Vous, pour m'attacher à Vous, Vous servir, Vous aimer et Vous imiter. Malheur à moi si Vous n'accueillez sous Votre égide maternelle les imparfaits et les pauvres pécheurs ! Je serai perdu ; le Seigneur ne me reconnaîtrait plus que pour un des siens ; Jésus me rejetterait comme un étranger, et c'en serait fait de moi. Mais Vous, ô Céleste Petite, j'en ai l'assurance, Vous me protégerez et me reconnaîtrez pour vôtre, malgré ma misère, pourvu que je désire me corriger et devenir meilleur. Oui, ô Marie, je le désire, et je l'espère de Votre toute-puissante intercession, car Vous êtes la Mère du Bel Amour, de la crainte, de la science et de la Sainte Espérance. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Demander pardon à Marie des fautes commises pendant ce mois qui s'achève.

Aspiration : « Vous qui êtes la Reine des Martyrs, donnez-moi la force dans les maux qui m'arrivent ».

 

Exemple

Deux grâces merveilleuses obtenues par la dévotion à Marie Enfant

 

Une excellente femme se voyait dans l'impossibilité de se servir de son pied gauche, à cause d'une vive douleur qu'elle ressentait au talon. S'étant présentée au chirurgien d'un grand hôpital de Milan, celui-ci, après un examen attentif, lui déclara que le traitement serait long et douloureux. En attendant, il ordonna à la pauvre estropiée d'appliquer pendant quarante-huit heure un vésicatoire énergique sur la partie malade, de revenir ensuite se faire visiter, et là, il verrait, par l'effet du vésicatoire, quels remède employer. Une des parentes de l'infirme lui mit donc le vésicatoire, mais en même temps elle plaça par dessus un de coton bénit par le contact de l'image miraculeuse de la Santissima Bambina, en exhortant la patiente à se recommander avec Foi à Marie. La malade ne tarda pas à s'endormir et reposa tranquillement toute la nuit. Le lendemain matin, voulant se lever, elle prenait, comme d'habitude, de grandes précaution pour ne pas se faire mal au talon en le heurtant par mégarde, et elle n'osait se décider à poser le pied par terre, alors surtout qu'elle était sous l'action du douloureux médicament. Pourtant elle ne sentait plus aucune douleur, et il lui semblait être guérie. « Ô chère petite Madone, dit-elle, serais-je donc guérie ? Essayons ». Tout doucement d'abord, elle pose le pied sur le pavé ; elle l'appuie ensuite d'avantage, le talon surtout, mais elle n'éprouve aucun mal. « Il n'y a plus de doute, s'écrie l'heureuse femme, mon mal a disparu ; Marie Enfant m'a guérie ». En effet, ayant enlevé l'emplâtre, on trouva le vésicatoire encore intact ; la guérison était visiblement due tout entière au coton béni de Marie Enfant.

Voici une autre grâce obtenue par l'intercession de la Santissima Bambina : Le jour de la Nativité de la Très Sainte Vierge, en 1886, venait au monde, à Trévise, une enfant qui reçut au Baptême ne nom de Maria Bambina, car on attribuait son heureuse naissance à la Vierge Enfant, à qui sa pauvre mère s'était recommandée. La pauvre femme s'était vue à toute extrémité à la naissance de ses deux premiers enfants, et les avait perdu en leur donnant le jour. Ce troisième accouchement s'annonçait dans des conditions encore plus alarmantes, et néanmoins Marie Enfant ne se contenta pas de sauver la mère, mais elle préserva l'enfant de tout accident. Aussi, en régénérant cette petite dans les eaux du baptême, voulut-on imprimer sur elle, pour ainsi dire, le souvenir de la faveur obtenue, en lui donnant, comme nous l'avons dit, le nom de Maria Bambina.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

28 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

_____20121226_1794187549

Vingt-neuvième jour

Marie figurée par l'épouse du Cantique des Cantiques

« Vous êtes belle, ô ma bien-aimée, et pleine de douceur ; Vous êtes belle comme Jérusalem, et terrible comme une armée rangée en bataille » (Cantique 6, 3).

 

Marie est représentée directement par l'épouse du Cantique des Cantiques

 

L'Abbé Rupert et d'autres interprètes expliquent le Cantique des Cantiques de Salomon dans le sens particulier, mais principal (comme le remarque Cornelius a Lapide), de l'Amour mutuel de Jésus et de Marie. C'est aussi ce que fait la Sainte Eglise, qui, dans le culte d'hyperdulie qu'elle rend à Marie, se plaît à tresser avec les versets de ce Cantique sacré la couronne de louanges qu'elle lui décerne.

 

Réflexion

 

Quand on veut se former une idée, au mois vraisemblable, de l'amour réciproque de Jésus et de Marie, on doit se représenter d'un côté l'amour de tous les enfants pour leurs mères, de l'autre amour de toutes les mères pour leurs enfants, et, après cela, reconnaître que l'amour mutuel de Jésus et de Marie est au-dessus de toute comparaison. Pour tout dire en un mot, c'est un amour immense et sans mesure, un amour digne d'un Dieu et de la Mère d'un Dieu. Et moi, malheureux pécheur, je laisse mon cœur rester encore si froid dans l'amour de Jésus et de Marie !

 

Marie est figurée indirectement par l'épouse du Cantique des Cantiques

 

Dans le sens premier, total et adéquat, le sujet du Cantique des Cantiques, c'est l'amour réciproque de Jésus et de son épouse, la Sainte Eglise ; mais l'Eglise est représentée par Marie, comme la fille par sa mère. Pareillement, dans son sens second, partiel, le Cantique sacré nous chante l'amour de Jésus-Christ pour l'âme juste ; mais l'âme de Marie n'a-t-elle pas été formée par Jésus lui-même comme une parfaite image de la sienne, et comme le prototype de tous les élus et de tous les saints ?

 

Réflexion

 

Quelle reconnaissance ne dois-je pas à Dieu de m'avoir fait naître dans la véritable Eglise ! Hélas ! Sans cela je n'aurais pas appris à aimer Marie. Quel malheur c'eût été pour moi ! Ô Marie, Marie, je reconnais que Vous méritez un culte tout particulier, et je me sens dans une vraie nécessité de Vous aimer de tout mon cœur. Plutôt mourir que de ne pas aimer Marie !

 

Conséquence pratique

 

Penser à Marie, c'est penser à l'oeuvre la plus parfaite, qui, parmi les pures créatures, soit jamais sortie des mains du Tout-Puissant, et ait été produite par l'Amour infini de Dieu pour les hommes. La dévotion à Marie doit donc être sans mesure, comme le culte que lui décerne l'Eglise est incomparablement supérieur à celui qu'elle rend aux autres Saints.

 

Réflexion

 

Voici ce que je me propose de faire à l'avenir : chaque fois que je prierai Jésus, je Lui demanderai la grâce qui m'est la plus chère, celle de m'apprendre à aimer Marie d'un filial amour ; et, quand je parlerai aux hommes, je les prierai de m'aider à aimer Marie, et je ferai tous mes efforts pour que tous les cœurs soient embrasés d'un si beau, si profitable, si délicieux amour.

 

Colloque

 

Anges du Paradis, et vous tous Saints du Ciel et de la terre, unissez-vous à moi pour louer Marie Enfant. Ô bien-aimée Petite, quelles louanges Vous donnerai-je ? Je ne sais, car Votre grandeur est au-dessus de toute louange ? Vous êtes les délices de Dieu, qui Vous aima toujours, qui Vous sanctifia dès le premier instant de Votre Conception, qui répandit dans Votre âme la plénitude de Sa Grâce. Soyez donc aussi toutes mes délices, ô Marie. Ô très belle, très gracieuse petite Marie, oui je veux Vous aimer, Vous aimer toujours, Vous aimer de tout mon cœur et à tout prix, parce que Vous le méritez, parce que Jésus, dont je dois imiter l'exemple pour pouvoir me sauver, m'a appris à Vous aimer ainsi. Je Vous en conjure, ô Sainte Enfant, accordez-moi de connaître toujours plus votre ineffable amabilité, afin de toujours mieux Vous servir, Vous louer, Vous glorifier et Vous aimer du plus ardent amour. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Visiter Marie Enfant, ou, si on ne le peut, prier quelques instants devant son image.

Aspiration : « Vous êtes assise dans la Gloire, ô ma Mère, obtenez-moi d'être assis à Vos pieds ».

 

Exemple

Deux guérisons obtenues par l'intercession de Marie Enfant

 

Une personne de Milan, nommée E.R., languissait depuis six mois sur son lit, par suite d'une paralysie qui lui avait complètement enlevé l'usage des jambes. Se voyant dans cet état, absolument incapable de venir en aide à sa famille, et sans espoir de guérir, abandonnée qu'elle était des médecins, l'infortunée se laissait aller à une affliction profonde et faisait compassion à tous ceux qui venaient la voir. Nul ne pouvait parvenir à relever son courage, tant il lui semblait impossible de recouvrer à jamais la santé. Il était réservé à Marie Enfant d'apporter à la pauvre paralytique une complète consolation. En effet, entendant parler des grâces signalées, parfois même miraculeuses, que la Santissima Bambina accordait à pleines mains à ceux qui se recommandaient à son intercession, elle songea à prendre, elle aussi, pour obtenir sa guérison, ce moyens si conforme aux sentiments de Foi et de piété qui l'animaient. Elle pria donc une de ses amies de faire toucher au saint Berceau de la Vierge Enfant quelques linges qu'elle lui remit. A peine les eût-on rapportés ainsi bénis, qu'elle les appliqua sur les parties paralysées de son corps et aussitôt elle fut guérie.

Une autre grâce presque semblable fut accordée à une jeune femme de la province de Milan. Depuis cinq mois elle gardait le lit, retenue par une si énorme enflure des jambes, qu'il lui était impossible de faire le moindre mouvement sans des douleurs assez violentes pour occasionner des spasmes. Comme la malade dont nous avons parlé précédemment, elle recourut par la prière à la Vierge Enfant, et, s'étant procuré du coton qui avait touché au saint Berceau, elle en enveloppa ses membres enflés et continua à se recommander assidûment à la Céleste Petite pendant neuf jours. Ce temps écoulé, toute l'enflure disparut comme par enchantement, la malade se trouva complètement guérie, et ses forces étaient si bien revenues qu'elle voulu consacrer ses premiers pas à se rendre à la Chapelle de Marie Enfant, en action de grâces de la faveur qu'elle venait de recevoir.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

27 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

mediafile-496763-002

Vingt-huitième jour

Marie figurée par Esther

« Le roi (Assuérus) aima Esther plus que toutes ses autres femmes, et elle trouva grâce et faveur devant lui au-dessus de toutes » (Esther 2, 17).

 

Esther, figure de Marie

 

Saint Bonaventure reconnaît en Esther cette ressemblance avec Marie, quand il dit : « La Souveraine des Anges et des hommes est figurée par la reine Esther ».

 

Réflexion

 

Esther signifie « cachée ». Or Marie, considérée dans toute la suite de sa vie sur la terre, peut être appelée à juste titre l'âme cachée par excellence. Sa vie, en effet, fut entièrement ignorée du monde, et les Evangélistes eux-mêmes n'en parlent qu'avec une brièveté mystérieuse. C'est qu'il convenait que la Mère du Dieu véritablement caché l'imitât jusqu'à l'héroïsme dans Sa vie cachée et inconnue aux hommes. Mais à cette obscurité devait succéder pour Elle une glorification qu'on pourrait dire presque divine, après Sa triomphante Assomption. Heureux serais-je, moi aussi, si je sais vivre inconnu au monde et uniquement occupé à louer Dieu.

 

Traits de ressemblance entre Marie et Esther

 

La reine Esther plut au roi Assuérus, plus que toutes les autres femmes, et fut si agréable à ses yeux qu'il lui promit la moitié de son royaume, et la révocation du décret ordonnant la destruction du Peuple Juif. De même Marie, à qui l'Ange adressa ces paroles : « Vous avez trouvé grâce devant le Seigneur » (Luc 1, 30), a été établie par Dieu Corédemptrice du monde, Reine du Ciel et de la terre, et Dispensatrice de Sa Miséricorde.

 

Réflexion

 

La beauté véritable, c'est la Beauté Divine. Marie fut divinement belle, non seulement dans Son corps, chef d'oeuvre du Dieu qui l'avait choisie pour Mère, mais aussi et bien plus encore dans Son âme, toute remplie de Grâce, de Dons Célestes et de Sainteté. Celui dont l'âme est belle, est assuré d'être aimé de Dieu et de faire ses délices. Ô vanité du monde, qui n'estime que la beauté matérielle ! Puissé-je ne jamais tomber dans une telle illusion !

 

Pensée morale

 

Voulons-nous que Marie nous fasse participer aux effets de la Miséricorde Divine ? Imitons-la en étant miséricordieux envers les autres : « Bienheureux les miséricordieux, parce qu'ils obtiendront eux-mêmes Miséricorde » (Matthieu 5, 7).

 

Réflexion

 

L'amour de miséricorde et de compassion le plus excellent, et qui révèle une vraie Charité envers le prochain, c'est celui qu'on pratique en compatissant aux peines des autres, quand leur défauts peuvent occasionner des désagréments et surtout leur faire perdre l'estime et la bienveillance. Je m'appliquerai donc de toutes mes forces à faire régner cet amour dans mon cœur.

 

Colloque

 

O Marie, quand je Vous contemple au Ciel, assise à la droite de Votre Divin Fils sur le Trône Auguste de Votre Gloire, et investie de cette Majesté ineffable qui convient à la Reine du Ciel et de la terre, j'éprouve une sentiment de souverain respect et en même temps de vive confiance, car, si Vous êtes Reine, Vous êtes aussi notre Avocate et le Refuge des pécheurs. Mais lorsque ensuite je Vous considère comme une toute petite Enfant, telle que Vous l'étiez aux premiers jours de Votre vie mortelle, ce que je ressent est plus que du respect, et je suis doucement pressé d'en user envers Vous avec tout l'abandon dont mon cœur est capable. Et alors, si je le pouvais, de combien de baisers ardents et pleins d'amour je couvrirais Votre gracieux visage ! Quelles caresses je Vous prodiguerais ! Comme je Vous embrasserais et Vous serrerais étroitement sur mon cœur ! Cependant, la Foi me découvrant sous ces dehors de l'enfance Celle qui doit être un jour la Mère de mon Dieu, vient arrêter mon élan, et me dire de me regarder comme indigne même de baiser le berceau où Vous reposez et les langes qui Vous enveloppent. Au milieu de ces sentiments différents, l'amour dont je suis enflammé pour Vous veut se faire une issue, et force ma langue à Vous répéter et à Vous protester que je Vous aime, ô très aimable Petite, que je veux Vous aimer toujours d'avantage, et Vous aimer toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Faire souvent des actes d'amour envers Marie.

Aspiration : «  O Mère aimable, Mère Tendre et Clémente, je Vous donne mon âme ».

 

Exemple

Marie Enfant console une mère qui la prie

 

Les grâces sont accordées à ceux qui prient avec dévotion et avec Foi. Et, parce que c'est un fait reconnu que, chez les femmes Chrétiennes, la prière réunit le plus souvent ces deux conditions, il n'y a pas lieu de s'étonner que souvent aussi, elles trouvent place dans les exemples de grâces que nous relatons ici. Celui que nous allons citer est encore une faveur obtenue par une mère au profit de sa jeune enfant.

Dans une ville de Lombardie, une femme dont les traits altérés annonçaient une grande douleur, se présenta à son Curé afin de savoir de lui quelle pratique de dévotion elle devait faire pour obtenir une grâce à sa petite fille : « « Si vous la voyiez, disait-elle, cette pauvre enfant ; elle est pleine de santé et belle comme un petit ange ; seulement, alors qu'à son âge les autres enfants balbutient déjà depuis longtemps quelques mots, ma petite continue à être complètement muette. Elle aura bientôt deux ans, et je n'ai pu l'entendre dire « maman » ou « papa ». Mon Dieu, quel malheur ! » Et, achevant ces mots, la mère toute émue se mit à pleurer. « Ne vous chagrinez pas, ma brave femme, lui répondit le Curé ; je connais un remède qui pet guérir même les enfants muets : c'est de prier la Santissima Bambina. Tenez, prenez ceci ». Et en même temps il lui présenta une médaille de Marie Enfant. « Suspendez cette médaille au cou de votre petite, ajouta-t-il, recommandez sa guérison avec confiance à Marie, et vous verrez que, par son intercession, le Bon Dieu vous consolera ». Encouragée par ces bienveillantes et saintes paroles, la bonne mère se retira, résolue à commencer sans délai une Neuvaine à la Vierge Enfant. Jusqu'à la fin de cette Neuvaine, sa ferveur alla toujours croissant. Le dernier jour arrivé, elle venait d'achever son pieux exercice, lorsqu'elle entendit soudain sa petite fille l'appelant de la chambre où elle était couchée, et prononçant distinctement le mot « maman ». Hors d'elle-même, la pauvre femme accourut, ne se possédant pas de joie, et de nouveau, à plusieurs reprises, l'enfant répéta : « Maman, maman... », au milieu des baisers dont la couvrait sa mère. La Santissima Bambina avait délié la langue de la petite fille de Sa servante.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

26 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

21450S

Vingt-septième jour

Marie figurée par Judith

« Et Judith dit :... Louez le Seigneur notre Dieu : Il n'a point abandonné ceux qui ont espéré en Lui, et, par moi sa servante, Il a fait éclater Sa Miséricorde » (Judith 13, 17-18).

 

Judith, figure de Marie

 

« Marie, dit Saint Bonaventure, a été bien représentée par Judith, cette femme dont le nom est si célèbre ».

 

Réflexion

 

Le nom de Judith signifie « qui loue Dieu », et, pour ce motif, Judith peut être déjà considérée comme une parfaite figure de Marie. Nous sommes, en effet, autorisés à le croire, Marie, depuis Sa Conception Immaculée, a toujours loué le Seigneur ; mais Sa louange revêtit un caractère plus sublime encore depuis le moment où Elle devint la Mère de Jésus. Son Cantique Magnificat devait être pour Elle comme une mélodie continuelle par laquelle Elle charmait le Cœur du Verbe Incarné. Et moi, jusqu'à présent ai-je imité Marie comme j'y étais obligé ? Tout devrait m'exciter à louer le Seigneur ; mais, au milieu de cet univers, immense concert de voix qui s'unissent pour bénir le Très-Haut, ne resté-je point muet et indifférent peut être pendant un temps considérable, ou, si quelque fois je loue Dieu, mon cœur de ne demeure-t-il point étranger à ce qu'expriment mes lèvres ? Combien j'ai mieux à faire à l'avenir !

 

Comment Judith a été la figure de Marie

 

Judith a été la figure de Marie d'abord par sa chasteté, louée en ces termes par le grand-prêtre et par le peuple : « Vous avez déployé un courage viril et vous avez eu un cœur ferme, parce que vous avez aimé la chasteté » (Judith 15, 11). Or, Marie fut un vrai prodige de chasteté. Par suite, Elle fut un prodige de force et de courage, et de même que Judith, en coupant la tête d'Holopherne, délivra Béthulie des Assyriens qui l'assiégeaient, de même Marie, en écrasant la tête du Serpent infernal, fut la Libératrice du monde entier.

 

Réflexion

 

Pour imiter Marie, il ne doit point suffire de ne pas obéir à mes passions, mais je dois, en outre, m'efforcer de leur couper la tête, c'est à dire travailler de tout mon pouvoir à mortifier celle qui domine toutes les autres ; le plus souvent cette passion est l'orgueil.

 

Application pratique

 

Le Démon est l'ennemi né de Marie, qui est destiné par Dieu à le combattre et à le vaincre, non seulement par son avantage personnel, mais encore pour le nôtre. Donc, un moyen assuré pour triompher des tentations, c'est le recours à Marie.

 

Réflexion

 

Pour résister aux tentations, il ne devra pas me suffire d'invoquer le Nom de Marie, si terrible à l'Enfer ; je ferai plus encore : afin de prévenir les assauts de l'Ennemi, je renouvellerai dons souvent cette salutaire invocation, et par là je me rendrai en même temps plus facile la pratique de la vertu.

 

Colloque

 

Quand je me rappelle, ô Très Sainte Petite Marie, l'action éclatante de Judith tranchant la tête d'Holopherne et délivrant ainsi ses concitoyens de la servitude et d'une ruine entière, je me sens pressée de louer le Dieu Tout-Puissant, qui, par la main d'une faible femme, a fait une œuvre si merveilleuse. Mais j'exalte bien plus encore cette puissance infinie de Dieu lorsque je pense qu'Il a voulu se servir de Vous, ô Marie, pour arracher à l'esclavage du tyran infernal l'humanité tout entière asservie à son empire. Ah ! Qu'il est vrai de dire : « Le Puissant fit pour moi des merveilles... Il a déployé la force de son bras ! » Louange donc et bénédiction au Seigneur ! Mais Vous, ô Bien-Aimée Petite, je Vous prie et Vous conjure de me retenir sur la pente du péché, qui aboutit à l'esclavage du démon. Il Vous suffit pour cela de me tenir à l'abri sous le bouclier de Votre Protection. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Dès qu'on est tenté, implorer aussitôt le secours de Marie.

Aspiration : « O Vous, la Vierge des vierges, rendez mes affections chaque jour plus pures ».

 

Exemple

Guérison d'un horrible mal obtenue par l'intercession de Marie Enfant

 

Depuis longtemps déjà une excellente femme ressentait aux narines de vives douleurs. Ce quelle redoutait devint bientôt une réalité : ce mal n'était autre qu'un affreux cancer se développant progressivement. Malgré toute la patience et la résignation de la malade, la nature de son mal et la vivacité de la douleur, qui ne lui laissait pas un instant de repos, la mettaient dans un état à faire pitié à tous. Parmi les personnes qui, de temps en temps, venaient la visiter pour la consoler, se trouvait une amie dont le cœur était rempli de Charité et de solide piété. Cette dame, apprenant de la maladie l'inutilité des remèdes non moins douloureux que variés employés pour la guérir : « Eh bien ! Lui dit-elle, puisqu'il en est ainsi, c'est un signe qu'il fait faire usage des remèdes surnaturels, et recourir à la prière, plus puissante que tous les remèdes naturels ». « Et qui devrais-je prier ? », répondit la pauvre malade. « Mon cœur me dit, repartit son amie, que si nous confions votre guérison à Marie Enfant, nos vœux seront exaucés ». La malade eut à peine entendu prononcer le nom de Marie Enfant qu'elle sentit naître en son âme une douce espérance d'être guérie. Les deux amies commencèrent immédiatement une neuvaine à la Santissima Bambina, et en même temps elle se procurèrent un peu de coton bénit par le contact de la sainte image, afin de l'appliquer sur le mal. Quand la malade eut reçu un flocon de ce précieux coton, elle ressentit qu'il était le remède souverain destiné à la guérir. Se recueillant alors un instant, elle prononça du fond de son cœur ces paroles : « O Marie Enfant, guérissez-moi, s'il Vous plaît ». Puis, avec une grande Foi, elle posa et pressa le coton son son mal, en répétant toute émue la même prière. Un moment après, avec l'impression d'une personne qui se sent guérie, elle enleva le coton. Non-seulement le cancer s'était arrêté subitement, mais il avait entièrement disparu, sans même laisser l'ombre d'une cicatrice qui rappelât l'horrible mal. Au pieux lecteur de juger de la joie et de la reconnaissance excitées par une si merveilleuse guérison, dans le cœur de celle qui en était l'objet.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

25 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

santito-33

Vingt-sixième jour

Marie figurée par Ruth

« Ruth recueillait les épis que les moissonneurs laissaient derrière eux » (Ruth 2, 3).

 

Ruth, figure de Marie

 

Ruth représente la Vierge Marie, comme le déclare Saint Bonaventure.

 

Réflexion

 

Le nom de Ruth signifie d'abord « rassasiée ». Or Marie, dans l'ordre des biens spirituels et surnaturel, mérite bien ce nom de « rassasiée », selon la parole de Son Divin Fils : « Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu'ils seront rassasiés ». La Très Sainte Vierge n'eut jamais d'autre désir que de plaire à Dieu, et toute son occupation fut d'accomplir de tout son pouvoir la Volonté Divine. Aussi s'éleva-t-Elle par là à un tel degré de Justice et de sainteté que nulle autre perfection, hormis celle de Dieu, ne surpasse la sienne. Quel stimulant pour moi, encore si peu avancé dans la voie de la vertu !

 

Traits de ressemblance entre Ruth et Marie

 

« Ruth, dit Saint Bonaventure, signifie aussi « qui voit et s'empresse ». Ainsi, Marie voit toutes nos misères et se montre tout empressée à nous témoigner Sa Maternelle Miséricorde. Ruth pouvait relever les épis que les moissonneurs laissaient derrière eux : Marie sauve les âmes des pécheurs que d'autres n'ont pu convertir : « Oh ! S'écrie notre Saint Docteur, véritablement grande est la grâce de Marie, qui recueille pour la Miséricorde une multitude d'âmes, abandonnées comme incorrigibles par les docteurs et les pasteurs ».

 

Réflexion

 

Je dois l'avouer : à mes nombreuses imperfections, qui me rendent si peu semblable à Marie, se joignent encore deux défauts : d'abord une sorte d'aveuglement qui m'empêche de voir mes maux et d'opérer le bien, puis une lâcheté et une négligence que je porte partout et dont je suis l'esclave. J'en suis effrayé ; aussi je m'empresserai de recourir à Marie pour obtenir de me corriger.

 

Conséquence pratique

 

Quand nous sommes tentés de désespérer de notre conversion ou de celle du prochain, recourons à Marie. Elle est la Ruth mystique qui nous fera recueillir les fruits les plus merveilleux et les plus au-dessus de notre portée. Saint Anselme va jusqu'à dire que nous sommes quelques fois plus vite exaucés par l'invocation du Nom de Marie que par celle du Nom Adorable de Jésus : nous devons l'entendre en ce sens que Jésus le veut ainsi pour glorifier Sa Très Sainte Mère.

 

Réflexion

 

La plus dangereuse des tentations, il m'est important de le retenir, est celle qui me ferait oublier ma Mère du Ciel et m'empêcherait de recourir à Elle. Malheur à moi si j'y succombe ! Ah ! Si dans le passé j'y ai parfois cédé, quel regret ne dois-je pas en avoir !

 

Colloque

 

Sans vous, ô très Sainte Enfant, qu'en serait-il de moi ? Ma perte serait certaine. Malgré les soins si assidus dont Dieu et ceux qui me tiennent sa place m'ont environné, ma malice me fait encore rester attaché à la terre par toutes les fibres de mon cœur : par là je suis toujours en danger d'échapper aux mains de ce Dieu Miséricordieux, qui veut pourtant mon Salut et ma sanctification, et je m'expose à tomber entre celles d'un Dieu Juste et sévère, qui me jettera comme une herbe inutile dans les flammes dévorantes de l'Enfer pour y brûler éternellement. Mais heureusement Vous êtes là, ô Enfant bénie, et Vous y êtes pour les pécheurs, par conséquent pour moi. Oui, Vous me recueillerez à temps, Vous me relèverez sans retard, et, grâce à Vous, je pourrai devenir un froment choisi et me voir au nombre des élus. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Veiller soigneusement à ne jamais parler avantageusement de soi.

Aspiration : « Siège mystique de la Sagesse, nous Vous en conjurons, conservez-nous une Foi ardente ».

 

Exemple

Un enfant guéri d'une très dangereuse maladie par l'intercession de Marie Enfant

 

Chéri comme la prunelle de l'oeil, le jeune Vincent P., de Venise, grandissait sous le regarde de son père et de sa mère, dont il faisait l'unique bonheur. Seulement, la faible complexion de ce petit être faisait toujours redouter à ses parents qu'en grandissant il ne fût atteint de quelques unes de ces maladies auxquelles est exposé cet âge si frêle et si délicat. En effet, toute une complication de maux vint bientôt s'abattre sur lui, et avec une telle violence qu'en peu de temps sa vie fut mise en danger. Il n'avait rien de moins qu'une pleuropneumonie double. Les pauvres parents en étaient dans une extrême consternation. Par bonheur pour eux et pour lui, ils avaient, dès sa naissance, consacré ce cher petit à la Vierge Enfant. Ce fut pour toute la famille un motif d'espérance ; en recourant à Marie Enfant, se disait-on, on le sauverait. Marie devant le considérer comme son bien et sa propriété. Les pieux parents convinrent donc de demander sa guérison à la bien-aimée Madonnina, et firent vœu, s'ils obtenaient cette grâce, de faire porter à l'enfant les couleurs de la Vierge, c'est à dire le bleu et le blanc, pendant un an, à partir du jour de son complet rétablissement. On était déjà au dernier jour du triduum de prières fait en famille à cette intention, et, ce jour là, une Messe pour le petit malade était célébrée à Milan à l'autel de la Santissima Bambina. Or, à l'heure même où la Divine Victime était offerte pour lui dans cette sainte Chapelle, le petit Vincent encore étendu sur son lit de souffrance, à Venise, donnait soudain de signes évidents d'un mieux sensible. La fièvre, auparavant si ardente, commençait à se calmer pour disparaître bientôt entièrement, et, au bout de quelques jours à peine, l'enfant qu'on avait désespéré de sauver par les moyens naturels, était délivré de tout mal et jouissait de la plus parfaite santé. Le père et la mère ne pouvaient se lasser d'en remercier Marie Enfant. Pendant une année entière, ce fut un plaisir et une consolation tout ensemble de voir le petit Vincent, plein de vie, se montrer à tous avec une certaine fierté angélique, paré des couleurs de Marie, comme un monument vivant et animé de la bonté et de la puissance de la Vierge Enfant.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

24 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

1097705_488517754574718_1064668661_o

Vingt-cinquième jour

Marie figurée par Déborah

« Or, il y avait une prophétesse nommée Déborah... Déborah et Barac chantèrent ce cantique ». (Juges 4, 4 ; 5, 1).

 

Déborah, figure de Marie

 

Le nom de Déborah signifie « abeille » et les Saints Pères comparent, en effet Marie à l'abeille. D'autre part, Cornelius a Lapide affirme que Déborah a été véritablement une figure de la Très Sainte Vierge.

 

Réflexion

 

Le nom d'abeille convient admirablement à Marie. En effet, au sens spirituel, elle a véritablement produit le miel céleste qui est Jésus, dont le Nom est doux comme le miel, dont la Miséricorde adoucit tous les cœurs, dont la grâce répand la suavité sur toutes les amertumes de l'esprit. En outre, Marie Elle-même, par Son Nom, par Sa Tendresse Maternelle, par Sa protection tout d'Amour, distille incessamment le miel dans l'âme de ses enfants et de ses serviteurs. Suis-je en droit de dire que je ressemble à ma Céleste Mère ? Mes procédés envers le prochain, au lieu d'être doux comm le miel, ne sont-ils point, au contraire, amers comme l'absinthe ?

 

Ressemblance entre Déborah et Marie

 

Barac ne consentit point à marcher contre l'ennemi, sans être accompagné par Déborah : de même Jésus, et après lui, les Apôtres et tous les Saints, ont pris et prendront toujours pour compagne, dans leurs entreprises, Marie, Mère de Jésus et Reine de tous les Saints. De plus Déborah, après la mort de Sisara, tué par Jahel, entonna un cantique sublime : de même Marie, devenue Mère du Vainqueur de l'Enfer a chanté Son Divin Cantique.

 

Réflexion

 

Si cette vie est un combat, et si je veux m'assurer le triomphe final, celui duquel dépend le cantique de la victoire, je devrai me couvrir du manteau de Marie, comme d'un bouclier impénétrable, et m'attacher à ma Céleste Reine par une dévotion constante. Je ne cesserai donc pas un instant de réclamer Son assistance, je ferai tout ce qu'Elle m'inspirera, et ainsi je bannirai toute crainte. Combattre avec Marie, c'est être certain de la victoire et du Salut.

 

Pensée pratique

 

Pour assurer le succès de toute entreprise, il suffit de mettre sa confiance en Marie, notre douce protectrice, qui peut et veut nous assister dans tous nos besoins.

 

Réflexion

 

Marie peut nous secourir en toute occasion : c'est une vérité aussi certaine que Sa qualité de Mère de Dieu. Elle est disposée à le faire en effet : c'est encore une vérité tout aussi indubitable, car c'est Elle notre Mère. L'essentiel est donc de la prier avec une Foi vive, parce qu'Elle est la Mère de Dieu, et de recourir à Elle avec la ferme confiance d'être exaucé, parce qu'Elle est notre Mère.

 

Colloque

 

O très gracieuse petite Marie, vos dévots serviteurs Vous comparent à l'abeille, non seulement parce que Vous en avez la pureté et l'activité infatigable, mais encore parce que, comme l'abeille a tout à la fois le miel et l'aiguillon, ainsi, pour ceux qui Vous honorent, Vous avez, malgré leurs fautes, la douceur du miel, et, pour les ennemis des âmes, Vous êtes terrible comme une armée rangée en bataille. Eh bien ! Aimable Petite, soyez pour moi toute douceur et toute clémence, j'en ai besoin, car je suis un grand pécheur ; mais, je Vous en conjure, combattez aussi avec moi et pour moi les ennemis de mon Salut, auxquels j'ai cédé tant de fois. De grâce, ô Marie, aidez-moi à leur résister, à les vaincre, à les désarmer, afin que je puisse chanter éternellement avec Vous l'hymne de la victoire. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Porter sur soi quelque objet de piété en l'honneur de la Très Sainte Vierge.

Aspiration : « O Vous qui êtes la Reine de tous les Saints, nous Vous demandons avec larmes grâce et miséricorde ».

 

Exemple

Marie Enfant guérit instantanément la fille d'une de ses fidèles servantes

 

Les grâces corporelles ont pour but le bien du corps ; cependant, quand Dieu les accorde, Il a toujours en vue le bien de l'âme, et c'est dans le même but que Marie Enfant intervient pour nous les obtenir. Le bienfait reçu soulage le corps, c'est vrai, mais, pour le recevoir, toujours il a fallu prier, quelquefois même longtemps et avec une ferme confiance. Une fois obtenu, ce bienfait produit nécessairement en celui qui en a été l'objet, un accroissement d'amour et de reconnaissance envers la céleste Bienfaitrice ; il opère en même temps un renouvellement de dévotion dans tous ceux qui en ont connaissance, en leur faisant comprendre toujours mieux la bonté et le pouvoir de Marie Enfant. Voici maintenant le récit de la guérison que nous avons annoncée :

La pieuse comtesse N.N., avait une petite fille de onze ans. Depuis trois semaines, cette enfant ne pouvait plus garder aucun aliment, si peu qu'elle prit. Tout les soins étaient inutiles, tous les remèdes impuissants. Cependant, elle dépérissait à vue d'oeil, et sa mère, qui l'aimait tendrement, était dans des angoisses mortelles. « Allons, dit un jour la comtesse à sa fille, recourons à Marie Enfant et Elle nous consolera ». L'enfant y consentit avec joie. Alors la mère et la fille commencèrent ensemble à implorer avec beaucoup de ferveur et de confiance l'intercession de la Santissima Bambina, et firent des prières spéciales à cette intention. Une grâce si ardemment sollicitée ne se fit pas longtemps attendre. Un soir, la petite fille, qu'un jeûne si prolongé avait exténuée et anéantie, se tourne tout à coup vers la comtesse : « Maman, dit-elle, tu ne sais pas, un ange, oui un ange vient de me dire que je suis guérie ». Et la mère hors d'elle-même : « Dieu le veuille, ma chérie, mais en attendant tu ne peux pas encore prendre de nourriture... » A quoi l'enfant répond : « Je me sens faim. C'est si vrai que j'ai envie de manger de la viande salée ; donne-m'en, et tu verras ». La mère n'était pas encore convaincue. Cependant elle fit apporter à sa fille ce qu'elle désirait. Il était onze heures du soir. L'enfant mangea sans difficulté, assurant que ce repas lui restaurait l'estomac et qu'elle ne s'était jamais sentie si bien depuis qu'elle était au monde. En effet, elle s'endormit ensuite, et passa toute la nuit dans un sommeil tranquille ; le lendemain son estomac était en parfait état : la guérison était manifeste. La comtesse s'empressa de la conduire au Sanctuaire de la Vierge Enfant, où toute deux rendirent à Marie les plus affectueuses actions de grâces.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

23 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

tumblr_m4g642X1a81qa2fuyo1_500

Vingt-quatrième jour

Marie figurée par Rahab de Jéricho

« Je me souviendrai de Rahab » (Psaume 86).

 

Rahab de Jéricho, figure de Marie

 

Dans le Psaume 86, que nous venons de mentionner, la cité de Dieu, c'est-à-dire Jérusalem, représente allégoriquement la Sainte Eglise ; il en est de même de Rahab. Et puisque l'Eglise applique d'une manière mystique à Marie, en qui elle est comme résumée tout entière, les figures sous lesquelles les Livres Sacrés la symbolisent elle-même, nous pouvons, selon le sentiment du Cardinal Huges, voir aussi en la célèbre Rahab une figure de Marie.

 

Réflexion

 

Rahab signifie « Dilatée ». Or, par son nom, par sa puissance, par sa protection, la Mère de Dieu est vraiment dilatée, et ne peut l'être davantage. Partout ou se trouve un Chrétien Marie est invoquée ; le Créateur ayant voulu Lui être soumis sur la terre, toutes les créatures Lui obéissent comme à leur reine. Et moi ai-je su en pratique reconnaître Marie pour ma Souveraine ? Ou plutôt n'abusè-je pas trop souvent de ma liberté pour secouer l'aimable joug de Son gouvernement ?

 

Rapports entre Rahab et Marie

 

Rahab crut au Dieu des Hébreux et pourvut à la sécurité des deux explorateurs envoyés par Josué ; par là elle se préserva de la mort avec toute sa famille, en faisant reconnaître sa demeure aux assaillants au moyen d'un cordon rouge suspendu à la fenêtre. De même, Marie, appelée Bienheureuse à cause de sa Foi, donna l'hospitalité dans son sein à Celui qui devait détruire le règne de Satan, et dont la Passion, suivant Saint Ambroise était figurée par le cordon rouge de Rahab.

 

Réflexion

 

S'il est un sujet dont la Très Sainte Vierge désire voir ses serviteurs occuper constamment leur esprit, c'est la Passion de Son Divin Fils. Le souvenir des souffrances endurées pour nous par Jésus-Christ, est, en effet, le moyen le plus propre à nous inspirer la crainte du péché, une sainte ardeur pour expier par la pénitence nos fautes passées, et un amour véritable pour Jésus, c'est-à-dire un amour qui vit de sacrifices.

 

Application pratique

 

Le Fils de Dieu ne dédaigna point de compter parmi ses ancêtres Rahab la pécheresse, comme l'affirme Saint Matthieu : « Salmon engendra Booz, de Rahab » (Matthieu 1, 5) ; de même Il a voulu que cette femme fut la figure de Sa Mère. Par conséquent, l'âme de notre dévotion envers Marie doit être une grande confiance en Elle, considérée comme les Refuge des pauvres pécheurs.

 

Réflexion

 

La Très Sainte Vierge, voulant sauver les pécheurs, emploie pour y parvenir le moyen indiqué par Jésus, lorsqu'Il compara ses apôtres à des pécheurs attirant les poissons dans leur filet par l'appât d'autres poissons semblables à eux. Ainsi, la vue de mes défauts et de mes péchés ne dois pas m'empêcher de travailler à attirer mon prochain dans les filets de Notre Seigneur. Marie saura faire de moi son instrument pour gagner à Dieu des pécheurs qui me ressemblent.

 

Colloque

 

O Sainte Marie Enfant, Vous sachant si grande devant Dieu, je n'oserai m'approcher de Vous, car je reconnais combien je m'en suis rendu indigne par mes grands péchés. Mais Votre âge si tendre et Votre amabilité enfantine m'attirent et m'encouragent à Vous parler sans crainte et avec simplicité. Laissez-moi donc, ô Céleste Enfant, Vous demander une grâce, et daignez, je Vous en conjure, l'implorer de Dieu en ma faveur avec une ardeur qui égale ma confiance en Votre médiation. Cette grâce, la seule que je réclame de Vous, est celle d'être admis au nombre de vos protégés. Je ne désire rien de plus, et cela me suffit pour être assuré de mon Salut. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Visiter quelques malades pour l'amour de Marie.

Aspiration : « O Marie, Vous avez guéri par milliers des âmes malades : mon cœur Vous découvre ses plaies ».

 

Exemple

Secours donné par Marie Enfant à un petit garçon

 

La Santissima Bambina n'est sourde aux prières de personne ; mais, on l'a remarqué, elle témoigne une prédilection particulière pour les petits enfants. On dirait que, vénérée et invoquée Elle-même comme enfant, telle qu'Elle est représentée dans la gracieuse Image des Sœurs de Milan, Elle a plus de sympathie pour l'âge de la pureté et de l'innocence. Si fréquentes sont, en effet, les grâces accordées par cette Vierge bénie à ces petites créatures, qu'on peut à peine en dire le nombre. Parmi ces heureux enfants, nous devons citer un petit garçon, nommé G.F., âgé de dix ans, favorisé dernièrement par la Santissima Bambina d'une assistance tout à fait miraculeuse.

Cet enfant s'amusait un jour à je ne sais quel jeu du genre de ceux qui ont tant d'attrait pour cet âge si vif et si volage. Tout à coup un cri perçant se fait entendre au milieu des ébats de la troupe bruyante. C'était le petit G., portant la main à une de ses oreilles, il pleurait à chaudes larmes, répétant qu'il souffrait à en défaillir. Sa mère épouvantée accourt et lui demande la cause de son mal. L'enfant répond qu'il à un noyau de cerise dans l'oreille et que la douleur est insupportable.

La mère essaya tous les moyens pour extraire le noyau, mais inutilement ; plus on employait d'expédient, plus l'enfant criait et se lamentait à navrer le cœur de la pauvre mère. A son tour, le chirurgien aux soins duquel il fut confié, usa de tous les instruments de son art, les plus propres à obtenir un résultat, mais sans plus de succès ; tous ses efforts augmentèrent plutôt les souffrances du petit patient : « Puisqu'il en est ainsi, dit alors la mère, je sais ce que je ferai. Voilà plusieurs mois écoulés déjà, et les moyens de la médecine empirent l'état de mon fils. Marie, Santé des Infirmes, se chargera de le guérir. Oh ! Oui ! Marie Enfant m'accordera cette grâce ». Aussitôt elle commença, en l'honneur de la Santissima Bambina, une neuvaine de prières, à laquelle s'unirent avec toute la ferveur possible son petit malade et toutes les personnes de sa maison. On pria, en effet, de manière à faire à la Vierge Enfant une douce et irrésistible violence ; avant la fin de la Neuvaine, les pieux suppliants étaient déjà exaucés. Voici comment : un matin l'enfant, toujours aussi souffrant et tellement agité qu'il passait les nuits sans sommeil, se tenait la tête inclinée sur un petit bassin pour se laver, quand tout à coup il sentit dans l'oreille un élancement si violent qu'il faillit en perdre connaissance. En même temps tomba de son oreille dans le petit bassin un petit corps dur comme un caillou. Il le prend, le regarde... c'était le fatal noyau, que la main charitable de Marie Enfant venait d'extraire elle-même. Une plaque commémorative placée contre un des murs du sanctuaire de la Santissima Bambina rappelle aux visiteurs de la petite chapelle cette grâce due à l'intercession de la Vierge au berceau. Vive Marie Enfant !

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

22 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

19 LIBRALATO MARINA

Vingt-troisième jour

La Très Sainte Vierge figurée par Marie, sœur de Moïse et d'Aaron

« Marie, la prophétesse, sœur d'Aaron, prit donc un tambourin et toutes les femmes marchèrent à sa suite, ayant aussi des tambourins et formant des choeurs de musique. Et Marie chantait la première, disant : « Chantons des hymnes au Seigneur, car Il a fait éclater Sa Gloire, et Il a précipité dans la mer le cheval et le cavalier » (Exode 15, 20-21).

 

Myriam, sœur de Moïse et d'Aaron, figure de la Très Sainte Vierge

 

Dans le texte du Livre de l'Exode que nous venons de citer, la sœur de Moïse et d'Aaron est pour la première fois appelée Marie (on ne lui donne pas ce nom aux versets 4 et 7 du chapitre 2) ; c'est seulement, en effet, après le passage de la Mer Rouge qu'elle commença à être la figure de la Très Sainte Vierge. Tel est le sentiment de Cornelius a Lapide sur ce texte.

 

Réflexion

 

Le nom de Marie signifie d'abord « élevée », et, à cause de cette signification, Marie, sœur de Moïse et d'Aaron, qui fut élevée au-dessus de toutes les femmes d'Israël pour être leur conductrice, figure bien la Vierge Marie, dont l'élévation à quelque chose de vraiment divin. Or, qu'ai-je fait, moi, pour exalter et glorifier ma céleste Reine ? Ai-je célébré Ses fêtes avec la dévotion convenable ? Me suis-je acquitté avec ferveur et assiduité des pratiques de piété qui vont à Son honneur ? Si j'ai à me réformer sur ce point, je promettrai sincèrement à Marie de le faire.

 

Raisons de cette ressemblance

 

Marie, sœur de Moïse, chante l'hymne de la délivrance de la servitude d'Egypte, et Marie, Mère de Jésus, chante son divin « Magnificat ». Celle-là, par Son exemple, invite les autres femmes d'Israël à se livrer à la joie, et Marie est pour les autres femmes le parfait modèle de toutes les vertus. Toutes les deux sont vierges : l'une est prophétesse, l'autre la Reine des Prophètes. « Dans l'Ancien Testament, dit Saint Ambroise, la vierge israélite guidait le peuple dans le passage de la mer : dans le Nouveau, la Vierge Marie, devenue Mère du Roi des Cieux, est choisie pour procurer le Salut des hommes ».

 

Réflexion

 

Pour ma part, je ne dois rien souhaiter plus vivement que d'avoir Marie pour guide et d'être aidé par Elle à effectuer heureusement, par une sainte mort, le passage de cette vie à l'éternité. Alors, là-haut, dans la Terre Promise du Paradis, je pourrais chanter éternellement un hymne de reconnaissance. Je suivrais donc toujours la route tracée par les exemples de ma Céleste Mère.

 

Application morale

 

Le caractère de la vraie dévotion à Marie, c'est la fidélité et l'application à marcher sur les traces de cette Vierge Sainte et à l'imiter dans la pratique de la vertu. Voilà la partie essentielle de cette dévotion ; tout le reste doit être considéré comme accessoire.

 

Réflexion

 

En ce qui la concerne, Marie est fidèle à me servir de guide sur la mer de ce monde, par les saints exemples qu'Elle m'a données de toutes les vertus. Le malheur est que je La perds facilement de vue et, au lieu de La suivre, je m'abandonne à l'impulsion de mes passions. Et qui sait combien peu il s'en faut encore peut être pour que mon sort soit fixé, et que je sois destiné à être bienheureux au Ciel avec Marie, ou damné dans l'Enfer avec les démons ? Au quoi je veux me résoudre ?

 

Colloque

 

O Marie, si le monde vous avait connu des Votre Enfance, il aurait pur comprendre le sens de Vos vagissements, et il les eût écoutés avec plus de joie qu'aucun hymne de triomphe ; car, en entendant cette voix enfantine, il eût appris qu'Elle venait enfin de paraître sur la terre Celle qui devait l'affranchir de l'esclavage du démon. Pour moi, ô Marie, je Vous reconnais avec bonheur comme notre Libératrice, et je remercie Dieu de vouloir bien par Vous, si je suis fidèle à Vous suivre dans les voies de la Sainteté, me faire traverser sain et sauf la mer orageuse de cette vie et arriver au port de la Bienheureuse éternité. Ô très aimable Marie Enfant, aidé de Votre secours, j'ai l'espérance d'être enfin délivré de mes ennemis et de pouvoir chanter avec Vous : « Il a renversé les grands de leur trône et exalté les humbles ».

 

Pratique : Prendre un temps pour méditer sur l'un des mystères de la Vie de la Très Sainte Vierge.

Aspiration : « Reine des Confesseurs, faites que ma vie rende gloire à notre Sainte Foi ».

 

Exemple

Guérison d'une religieuse converse, dévote à Marie Enfant

 

Nul ne peut douter : Marie, Mère de la Grâce, obtient de Dieu des faveurs de tous genre à ceux qui ont recours à Elle ; cependant se sont surtout celles de l'ordre temporel que mentionne l'histoire. Assurément les grâce accordées dans l'ordre spirituel sont en très grand nombre ; mais, étant surtout intérieures, elles demeurent plus facilement le secret de ceux qui les reçoivent. Par ailleurs, le commun des lecteurs trouve plus d'attrait au récit des faits sensibles. Tels sont les motifs pour lesquels, dans le catalogue des prodiges dus à l'intercession de Marie Enfant, on conserve surtout la relation des grâces temporelles. Voici une autre guérison opérée, au moyen de la dévotion à la Santissima Bambina, en faveur d'une Sœur converse du Couvent des Dames Anglaises établi à Darjeeling, dans l'Himalaya :

Depuis longtemps déjà, cette religieuse était atteinte de la spinite. Les douleurs très aiguës qu'elle éprouvait dans l'épine dorsale et aux genoux, l'empêchaient de marcher et de se tenir debout sans appui pour aller d'un lieu à un autre, elle était réduite à se traîner en rampant. Une personne dévote à Marie Enfant lui remit un jour une médaille de la Santissima Bambina. A cette vue, la malade se sentit l'âme inondée d'une joie inconnue, jointe à une confiance d'être bientôt guérie par l'intercession de cette douce Vierge et rendue ainsi plus utile à sa Communauté.

Sans tarder, elle commença avec beaucoup de ferveur une Neuvaine de prières à Marie Enfant. Les premiers jours, la Sainte Vierge voulut mettre sa Foi à l'épreuve ; le mal s'aggrava même à ce point que, dans l'excès de la souffrance, la pauvre Sœur ne pouvait plus prononcer une parole. Bien loin de perdre courage, elle prit alors la médaille bénie et la posa sur sa poitrine ; à l'instant même, elle recouvra la voix. Elle se la plaça ensuite sur l'estomac, puis sur les genoux. A ce contact sacré, elle se sentit inspirée de se lever ; aussitôt elle se dressa seule et se tint debout sans l'aide de personne. Soutenue par deux religieuses, elle voulut essayer de faire quelques pas, et, peu d'instants après, laissant tout appui, elle se mit à marcher seule et librement, à la stupéfaction et à la grande joie de celles qui furent témoins d'un fait si merveilleux. Par suite de cette guérison miraculeuse et inattendue, la dévotion à Marie Enfant commença, on le comprend, à jeter de profondes racines sur ces hautes montagnes de l'Asie, ce qui fait espérer pour ces Chrétientés lointaines une moisson abondante en fruit de Salut.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

21 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

i5453

Vingt-deuxième jour

Marie figurée par Rachel

« Rachel était belle, d'un visage agréable » (Genèse 29, 17). « Rachel, sentant que la violence du mal la faisait mourir, et étant près d'expirer, nomma son fils Bénoni, c'est-à-dire « le fils de m douleur » (Genèse 35, 18).

 

Rachel, figure de Marie

 

Les interprètes des Livres Saints ont vu, pour certaines raisons d'analogie, une figure de Marie en Rachel, la célèbre épouse de Jacob, comme dans les autres femmes illustres de l'Ancien Testament. Les traits de ressemblance entre l'une et l'autre sont, en effet, très frappants.

 

Réflexion

 

Rachel signifie « Brebis », et ce nom seul rappelle déjà Marie, choisie de Dieu pour être la Mère de Jésus, l'Agneau qui efface les péchés du monde, Agneau sans tache et plein de mansuétude. Moi aussi, j'appelle Marie ma Mère ; mais quelle différence entre Jésus et moi ! Jésus efface le péché, et moi je le commets et le fais commettre aux autres ; Jésus est la douceur même, et moi je suis d'un difficile caractère et vindicatif. Je l'espère, cependant, Marie agira envers moi comme une mère, et m'aidera à me corriger.

 

Traits de ressemblance entre Rachel et Marie

 

La beauté incomparable de Marie a été figurée par celle de Rachel. Le Patriarche Jacob aima Rachel d'un amour sans mesure, et Dieu aima Marie non seulement plus que toutes les autres femmes, mais plus que toutes les créatures. Enfin Rachel prit soin de Joseph, figure de Jésus, et Marie prit soin de Jésus : Rachel mourut en donnant le jour à Benjamin, et Marie souffrit les plus déchirantes angoisses en enfantant les hommes, que Jésus s'était substitués et en nous donnant par Jésus la vie de la Grâce.

 

Réflexion

 

Je dois en toute vérité être appelé par Marie « l'enfant de sa douleur », en raison de mes péchés sans nombre, et de l'affliction si profonde qu'ils ont causés à Son Cœur en procurant la douloureuse mort de Jésus, Son Fils Bien-Aimé. Si, au moins aujourd'hui, j'avais cessé de mériter ce triste nom ! Ah ! Je le promets à ma Mère désolée, ce nom ne sera plus le mien.

 

Pensée pratique

 

Nous considérant comme les enfants du Cœur transpercé de Marie, comprenons qu'il ne nous suffit pas de Lui rendre un amour quelconque ; nous Lui devons un amour vraiment filial, l'amour le plus tendre dont notre cœur soit capable.

 

Réflexion

 

Si je veux me montrer un véritable enfant de Marie, toutes les fois que je penserais à mes péchés, je me rappellerai en même temps Ses Douleurs, et ce souvenir contribuera puissamment, je l'espère, à faire naître en moi l'esprit de componction et à me maintenir dans la fidélité à mes devoirs.

 

Colloque

 

Le Saint Esprit me recommande de ne jamais oublier les gémissements de la mère qui me donna cette misérable et passagère existence. Combien plus dès lors ne suis-je pas obligé de garder le souvenir constant des douleurs de Celle qui souffrit bien plus encore pour m'enfanter à la vie surnaturelle de la grâce ! C'est Vous, ô belle et gracieuse petite Marie, c'est Vous qui fûtes destinée à devenir pour moi cette seconde mère. Je Vous reconnais dès maintenant pour telle, et jamais, je n'oublierai les cruelles angoisses que Vous avez endurées pour moi, pauvre pécheur. Afin de Vous témoigner ma reconnaissance, je prends la résolution d'être prêt à faire pour l'amour de Vous tous les sacrifices, comme une preuve que je Vous reconnais, ô Marie, pour ma véritable Mère. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Réciter sept je Vous salue Marie en l'honneur de Notre Dame des Sept Douleurs.

Aspiration : « Par Vos Douleurs, ô Mère très Douce, obtenez Miséricorde aux pécheurs ».

 

Exemple

Une grâce, qui n'en semble pas une, est obtenue de Marie Enfant

 

Une dame de Milan raconte ainsi le fait suivant, dans lequel elle eut la part principale :

« Au mois de juillet dernier, un télégramme m'appela inopinément à la campagne, hors de l'archidiocèse, pour assister un de mes petits neveux, âgé d'un peu plus de six ans, nommé Auguste, pris soudainement de la terrible maladie de la diphthérite. J'y volais en toute hâte, mais à dire vrai, le cœur brisé de douleur, persuadée que j'allais être témoin d'une scène des plus déchirantes. Je savais devoir trouver les parents du petit malade les yeux tout humide encore des larmes versées à la mort d'un autre de leurs enfants, nommé Gaston, ravi à leur amour depuis trois mois seulement, à l'âge de quatre ans.

Je me les représentait en proie à la douleur de perdre encore Auguste, qui allait être le neuvième de leurs enfants morts à cet âge si tendre. J'allais voir cet enfant que j'aimais tant, lutter en vain contre la violence de la fatale maladie, se débattre dans les étreinte d'une lente et cruelle agonie, et rendre enfin le dernier soupir. Ô mon Dieu, de quelle amertume ces tristes images ne remplissaient-elles pas mon cœur durant le voyage ! Mais une autre pensée venait de temps en temps rasséréner mon âme : je m'étais munie d'un remède qui, j'en avais la confiance, guérirait mon neveu en danger. Ce remède n'était autre que du coton béni par le contact de la Sainte Image de Marie Enfant. Cette pensée semblait me faire sortir d'un abîme de douleur.

A mon arrivée, je trouvai hélas ! Toutes choses telles que mon imagination ne me les avait que trop fidèlement dépeintes. Mon petit neveu était presque à l'extrémité ; tous les assistants versaient des larmes. Moi-même je laissai couler les miennes ; mais l'espoir de sauver l'enfant me donna du courage. « Allons, dis-je, prions Marie Enfant ». Nous priâmes quelques temps, mêlant nos pleurs à nos prières. Je mis ensuite un peu de coton bénit dans un verre d'eau et j'en donnai à boire au cher malade ; le pauvre petit, sachant que c'était une eau bénite par la Santissima Bambina, s'efforça – et avec quel élan de confiance ! – d'en avaler au moins quelques gouttes, car sa gorge si enflammée ne laissait plus rien passer et à peine pouvait-il respirer. J'appliquai ensuite le saint coton à la gorge de l'enfant, espérant toujours une crise heureuse et sa guérison. Monsieur le Curé vint peu après, pour la seconde fois, lui donner sa bénédiction. Qui pourrait dire avec quelle marques de dévotion le petit malade écoutait les paroles du Prêtre ; il priait avec lui et demandait pardon de ses péchés. Pour moi, je tremblais à l'idée de me résigner à la perte de ce petit ange. Chaque fois que je lui parlais de Marie Enfant, il me répondait par un sourire vraiment céleste.

Tout à coup il se tourna vers sa mère, qui se tenait près de lui, et, de son mieux, il la pria de le couvrir comme s'il eut voulu dormir. Sa mère le fit ; l'enfant resta alors dans cette position et ne fit plus aucun mouvement. Son âme innocente, sans secousse, sans agonie, s'était envolée dans les bras de la Sainte Vierge.

O vertueuse mère d'Auguste, je prends part à ta douleur : voilà, en effet, la neuvième victime que la mort te demande en si peu d'années ; mais aussi je te porte une sainte envie, attendu que c'est le neuvième enfant que tu donnes au Ciel. La Reine des Anges, éprise de tes enfants, te chérit tendrement, car tu es mère de petits anges ».

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

20 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

media-361898-1

Vingt-et-unième jour

Marie figurée par Rebecca, mère de Jacob

« Rebecca revêtit Jacob de très beaux vêtements d'Esaü..., elle lui mit autour des mains la peau des chevreaux et lui en couvrit les parties nues du cou » (Genèse 27, 15, 16).

 

Rebecca, figure de Marie

 

Comme mère de Jacob, qui fut tout ensemble l'ancêtre et la figure de Jésus-Christ, Rebecca est la figure de Marie, selon le sentiment de plusieurs commentateurs de nos Livres Saints.

 

Réflexion

 

Le nom de Rebecca signifie en latin « saginata », c'est-à-dire « nourrie ». Par là encore, cette femme Juive peut être considérée comme la figure de Marie dans l'ordre spirituel, attendu que la Très Sainte Vierge a été nourrie spirituellement par Dieu de l'aliment de la grâce plus parfaitement qu'aucune autre créature, au point d'être appelée « Mère de la Grâce. Si donc je veux recevoir une grâce proportionnée à mes besoins, je m'obtiendrai par une fidèle dévotion envers Marie, de qui je dois l'attendre.

 

Traits de ressemblance entre Rebecca et Marie

 

Rebecca connut, par une révélation d'en haut, les destinées de son fils Jacob : Marie apprit par l'Ange Gabriel et par le Saint Vieillard Siméon celles de Jésus. Rebecca revêtit Jacob, figure des Justes, des vêtements d'Esaü : Marie revêtit Jésus, le Juste par excellence, des dépouilles de l nature humaine pécheresse.

 

Réflexion

 

Quel motif d'humilité et de douleur je dois puiser dans la pensée que, par la coopération de Marie, Jésus s'est revêtu de la nature humaine déshonorée par les péchés des hommes, et souillée encore davantage par tous ceux dont j'ai eu le malheur de me rendre coupable jusqu'à présent ! Mais, j'en ai la confiance, grâce à la protection de Marie, Jésus, en s'en chargeant, les a déjà effacés par les mérites de Sa Passion et de Sa Mort.

 

Pensée morale

 

Marie, figurée par la mère de Jacob, est appelée par Saint Bonaventure « Mère Universelle de tous les fidèles ». Ainsi, pour éprouver plus parfaitement la douce efficacité de cette Maternité de Marie, attachons-nous à Jésus son Fils, avec une Foi de jour en jour plus vive, une Foi pratique, une Foi qui se manifeste par les œuvres.

 

Réflexion

 

Jamais je ne remercierai assez mon Dieu de m'avoir accordé le don de la Foi : mais aussi je dois ne pas cesser un seul instant de veiller sur moi-même, de peur que, ne vivant pas d'une manière conforme à ma croyance, je ne devienne semblable à ce serviteur paresseux de l'Evangile qui enfouit follement le talent qu'on lui avait confié à faire valoir. Toujours je me souviendrais que « le Juste vit de la Foi » (Hébreux 10, 38).

 

Colloque

 

O Sainte Marie Enfant, j'éprouve une joie ineffable en pensant que les plus illustres femmes de l'Ancienne Alliance ont été, dans l'idée de Dieu, prédestinées à Vous figurer, Vous la bénie entre toutes les femmes. Mais je me réjouis particulièrement de Vous voir figurée par Rebecca. Cette mère, en effet, favorisa Jacob son plus jeune fils, de préférence à l'aîné. Et Vous, ô Marie, n'aurez-Vous pas une spéciale affection pour nous autres Chrétiens, qui, venus après la Synagogue, avons été substitués à ses fils dans la fondation de l'Eglise ? Je Vous prie donc, ô très aimable Petite, de pousser vers Dieu Vos tendres vagissements, les Lui offrant, comme autant de prières pour m'obtenir la fidélité aux promesses de mon Baptême, et la grâce de vivre en vrai fils de l'Eglise Catholique, Apostolique et Romaine, dont Vous êtes, ô Marie, la Mère très aimante. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Se tenir avec beaucoup de respect et de modestie dans la Maison de Dieu

Aspiration : « O Marie, Vierge très Prudente, servez-moi de guide au milieu des ténèbres ».

 

Exemple

Opération chirurgicale très dangereuse, parfaitement réussie grâce à l'intercession de Marie Enfant

 

Une dame de Milan obtenait, il y a peu de temps, une guérison par l'intercession de Marie Enfant. Voici comment elle raconte le fait :

« Depuis plusieurs mois déjà, dite-elle, je sentais au côté droit une dureté qui me causait de la douleur. D'après les médecins, elle avait tous les caractères d'une tumeur ; aussi, de leur avis unanime, une opération était le seul moyen de guérison à essayer. Je demandais alors à Marie Enfant de m'inspirer s'il était mieux ou non pour moi de recourir à ce moyen douloureux et difficile, et j'allai la prier dans sa magnifique Chapelle, chez les Sœurs de la Charité. Après l'avoir longuement implorée, je me sentis le courage de me soumettre à l'opération, et en même temps j'eus comme une assurance de son plein succès. Ainsi fortifiée, je m'abandonnai sans la moindre peine aux mains des chirurgiens, étonnés de mon intrépidité. L'intervention terminée, on constata en effet l'évidente intervention de Marie ; en effet, étant données toutes les circonstances, l'art seul et les forces de la natures eussent été insuffisantes à amener une guérison si difficile et néanmoins si parfaitement obtenue. La tumeur était relativement énorme, et, pour l'extraire, je dus subir un véritable et sanglant martyre, d'autant plus pénible que j'étais devenue d'une maigreur effrayante et réduite à un état de prostration extraordinaire. Malgré cela, je n'eus, à la suite de cette opération, qu'une demi-heure de fièvre, et les profondes incision faites dans les chairs mirent relativement peu de temps à se cicatriser entièrement. Aussi ceux qui auparavant avaient craint une issue funeste, ne revenaient pas de leur étonnement en me voyant si promptement rétablie et ne pouvaient s'expliquer une telle merveille. Pour moi je n'avais pas de peine à la comprendre, sachant, à n'en pouvoir douter, que je devais attribuer cette guérison éclatante à la toute-puissante protection de la Santissima Bambina, dont la bénédiction avait rendu efficaces les efforts de l'art, comme je Lui avais demandé avec une si grande confiance ».

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

19 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

divina_infantita2

Vingtième jour

Marie figurée par Sara, Mère d'Isaac

« Et Sara dit : ''Dieu m'a donné un sujet de joie'' » (Genèse 21, 6).

 

Sara figure de Marie

 

Marie a été représentée par Sara, mère d'Isaac, dont le nom signifie « rire » ; en effet, Jésus, Son Divin Fils, a été véritablement la joie du monde entier, comme le déclare l'Abbé Rupert.

 

Réflexion

 

La Sainte mère d'Isaac est encore une figure de Marie. Sara attribua à Dieu la naissance de son fils ; ainsi Marie, après avoir dit à l'Ange : « Qu'il Me soit fait selon Ta Parole », attendit l'accomplissement du Mystère de Dieu qui Lui était annoncé. Dieu seul étant la cause principale de toutes choses, et dans l'ordre de la nature et dans l'ordre de la grâce, c'est à Lui que nous devons toujours rapporter tout bien, à Lui que nous devons en témoigner notre reconnaissance. Sans doute me trouverais bien infidèle sur ce point : désormais je m'efforcerai de me corriger.

 

Raisons de cette ressemblance

 

Sara, déjà avancée en âge, devint, par une faveur particulière de la Providence, mère d'Isaac, en qui toutes les générations devaient être bénies : de même Marie, sans intervention humaine, devait devenir Mère du Sauveur du monde. Sara en se disant sœur d'Abraham, le préserva de la violence des barbares : ainsi, nous adressant à Marie, pouvons-nous lui dire avec Saint Bonaventure : « O Sara, dites aussi que vous êtes notre sœur ; et, à cause de vous, Dieu nous accordera ses biens et nous préservera des assauts des Egyptiens de l'Enfer ».

 

Réflexion

 

Ce qui rendit célèbre l'épouse d'Abraham, c'est qu'Isaac, son fils, était la figure de Jésus-Christ ; et voilà principalement en quoi Sara représente Marie, dont toutes les grandeurs ont leur source dans Sa qualité de Mère de Dieu. À cette gloire, nous pouvons, nous devons même aspirer, nous aussi, en amenant, par l'apostolat Chrétien, à la connaissance, à l'amour, et à l'imitation de Jésus, tant d'infortunés en qui Dieu ne règne pas encore par Sa Grâce et Sa Charité.

 

Application pratique

 

La pensée qu'en recourant à Marie, nous recourons à un membre de l'humanité, appartenant à notre race et à notre famille, mais en même temps réellement et très étroitement uni de parenté avec Dieu, doit être pour nous le plus puissant encouragement à nous montrer ses serviteurs et à espérer tout bien de sa protection.

 

Réflexion

 

Les Saints disent vrai : Marie mérite tellement nos louanges et nos hommages, que tout ce que nous pourrons dire et faire restera toujours bien au-dessous de ce que nous Lui devons. Aussi est-il juste de conclure avec eux que, sauf ce qui appartient exclusivement à Dieu, nous pouvons attribuer à Marie toutes les excellences inimaginables ; or, n'y-a-t-il pas pour nous à le faire une sorte d'enthousiasme et d'ineffable complaisance, puisque, nous le savons, Marie étant de notre famille, toute cette splendeur de la Mère de Dieu rejaillit sur nous ?

 

Colloque

 

Elle fut bien favorisée la mère d'Isaac, en recevant de Dieu, d'une manière si éloignée de toute prévision, la grâce de mettre au monde ce grand Patriarche, qui fut la souche dont voulut naître le Sauveur. Mais, ô Sainte Enfant, Vous êtes sans comparaison plus heureuse et plus privilégiée, Vous qui, dès l'éternité, avez été appelée et prédestinée à devenir la Mère Elle-même de ce Divin Libérateur si longtemps attendu ! Oui, c'est bien à vous qu'il convenait de prononcer ces paroles : « Mon esprit est ravi de joie en Dieu mon Sauveur ! » O Céleste Petite, soyez aussi pour moi une cause de joie offerte par le monde, mais de cette joie véritable jaillissant du Cœur de Jésus et que Vous savez obtenir à Vos serviteurs, joie sainte qui les soutient et les fortifie dans le service de l'amour de Dieu. Cette joie-là, je Vous la demande et je l'attends de Vous. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Prendre la résolution de s'abstenir, pour l'amour de Marie, de boire et de manger hors l'heure des repas.

Aspiration : « Vous êtes la Cause de notre joie, ô Marie, donnez-moi la joie du cœur ».

 

Exemple

Guérison instantanée d'un aveugle obtenue par l'intercession de Marie Enfant

 

Il est facile de le constater, à notre époque où l'on cherche à entraîner le peuple dans l'indifférence religieuse et l'incrédulité, la Providence veille au salut des simples et soutient merveilleusement leur Foi, quelque fois même à l'aide des miracles. Au nombre de ces faits miraculeux, on doit placer la guérison dont nous allons faire le récit :

Le jeune G.G., fils unique d'une veuve indigente, fut pris d'une terrible fièvre typhoïde qui le conduisit aux portes du tombeau. S'il ne perdit pas la vie, il le dut assurément aux supplications ardentes par lesquelles sa mère inconsolable fit violence au Cœur de Marie Enfant. La maladie dont on redoutait l'issue fatale céda enfin à l'énergie des remèdes, rendus efficaces par la bénédiction de Marie. Le bonheur de la mère fut toute fois de peu de durée ; son fils était guéri, il est vrai, de la fièvre typhoïde, mais l'ardeur du mal et la force des remèdes l'avaient rendu totalement aveugle. Pauvre mère ! Elle avait demandé la guérison de son fils. L'unique soutien de son existences, ses prières, l'arrachent à la mort, cependant il va vivre hélas ! Pour lui être une charge et non un secours. Comment n'être pas ému de compassion à un tel spectacle ? Et Marie Enfant, en qui bat un Cœur digne d'être Celui de la Mère future de la Miséricorde même, de Jésus, qui un jour, s'incarnera dans son sein virginal, se montrera-t-Elle sans entrailles pour cette mère affligée ? La pauvre veuve comprit que sa prière ne pouvait être rejetée, et, sans rien perdre de sa confiance, elle commença avec son fils une neuvaine à Marie Enfant. La neuvaine finie, le petit aveugle voyait déjà assez pour se conduire tout seul. Bientôt, il pouvait distinguer les objets ; puis insensiblement, et toujours de mieux en mieux, il recouvra complètement la vue. L'heureux jeune homme en garde aujourd'hui une si vive reconnaissance à sa Céleste Libératrice, qu'il ne peut pas se lasser d'exalter Sa Puissance auprès de Dieu et de la remercier de la Bonté dont Son Cœur est rempli pour tous les malheureux.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

18 septembre 2013

Le Mois de Marie Enfant

Le Mois de Marie Enfant

ou le Mois de septembre consacré à Marie la Santissima Bambina

f1b70940

Dix-neuvième jour

Marie figurée par Eve

« Adam donna à sa femme le nom d'Eve, parce qu'elle était la mère de tous les vivants » (Genèse 3, 20).

 

Eve, figure de Marie

 

Il semblerait plus juste, dit l'Abbé Rupert, d'appeler Eve la mère des morts que la mère des vivants » ; il n'en est rien cependant, « car, ajoute Saint Epiphane, Eve pouvait porter ce nom en sa qualité de figure de celle qui devait être la véritable mère de tous les vivants, c'est à dire de Marie ».

 

Réflexion

 

Eve tomba dans le péché malgré sa sainteté et les dons de Dieu dont elle était enrichie. C'est une leçon pour moi : si je m'expose à l'occasion du péché, se serait une présomption de croire que je ne succomberai pas à mon tour. J'examinerai donc si de temps en temps, je ne me jette pas volontairement dans le danger d'offenser Dieu, et, si ma conscience me fait quelque reproche à cet égard, tout aussitôt et sans chercher de prétexte, j'y mettrai ordre et je fuirai généreusement l'occasion.

 

Traits de ressemblance entre Eve et Marie

 

Eve a été créée par Dieu dans un état d'innocence, et, avant sa chute, elle était ornée de la justice originelle, exempte de la concupiscence, et toute sainte : enfin, dans l'ordre naturel, elle était véritablement la mère de tout le genre humain. De même, Marie a été conçue sans la tache du péché, préservée de la concupiscence, établie dans une parfaite sainteté, et, en sa qualité de Mère de Dieu, Elle est devenue la Mère de l'Eglise Universelle.

 

Réflexion

 

Combien grande est la Miséricorde de Dieu envers l'homme ! Au lieu d'abandonner à la rigueur de Sa Justice Adam et Eve devenus pécheurs, et de laisser à la postérité l'héritage de Sa malédiction, ce Dieu de Bonté avait déjà décrété l'oeuvre de la Rédemption, et nous réserverait la seconde Eve pour en faire la réparatrice des maux que la première nous avait causés. Marie, la nouvelle Eve, est l'expression la plus belle de la Divine Miséricorde : Marie doit donc être tout mon amour.

 

Pensée pratique

 

Si dans les difficultés sans nombre qui se rencontrent au service de Dieu, nous avons soin de recourir à la protection de Marie en lui rappelant nos misères, comme étant l'héritage laissé à ses enfants par la première Eve, Marie, soyons-en certains, nous accordera Sa Miséricordieuse assistance.

 

Réflexion

 

Dans l'ordre de la Divine Providence, Marie est sans aucun doute destinée à être le Refuge des pécheurs ; Elle sert de contre-poids à la première mère universelle, dont la faute contribua à faire de nous des pécheurs. Oui, l'idéal de Marie est tout ce qu'il y a de plus cher et de plus consolant pour notre cœur. En Marie, les innocents ont un Refuge qui les met à l'abri de toute chute : en Marie, les pécheurs ont une protectrice efficace qui les aide efficacement à se relever ; en un mot, Marie est toute notre espérance.

 

Colloque

 

Quelle est merveilleuse, quelle est admirable cette prérogative par laquelle Dieu Vous a donné un rang à part entre toutes les femmes, ou plutôt entre toutes les créatures, ô très Sainte Petite Marie ! Vous aussi, selon la nature, Vous êtes fille d'Eve, oui, de la coupable et malheureuse Eve ; mais, prédestinée à la Maternité Divine, Vous lui avez obtenu la grâce qui l'a sanctifiée, et la vie éternelle qui l'a rendue bienheureuse. Vous méritez donc à bon droit, ô Marie, le titre de Mère de tous les vivants, des vivants de la vie surnaturelle et de la vie éternelle. Ah ! Je Vous en conjure, très gracieuse Petite, jetez un regard de Miséricorde sur moi, fils malheureux de la première Eve, sur moi l'héritier de son péché et de ses infortunes ! Que ce regard me dise tout de l'Amour que Vous me portez, et fortifie dans mon cœur l'espérance certaine que Vous m'aiderez à mériter ici-bas la mort des Justes, et ensuite la vie éternelle avec Vous dans le Ciel. Ainsi soit-il.

 

Pratique : Lire quelque ouvrage traitant de la Très Sainte Vierge.

Aspiration : « O Marie, Vous êtes la Mère du Créateur, c'est Sa Volonté que Vous soyez aussi la mienne ».

 

Exemple

Guérison miraculeuse d'un enfant opérée par la Santissima Bambina

 

Il y a quelques années, la Vierge Enfant remplissait d'une indicible consolation les cœurs de ses pieux serviteurs, en opérant une de ces guérisons qui font jaillir spontanément sur les lèvres des témoins le mot : « miracle ! » Le fait eut lieu à Milan dans la Chapelle des Soeurs de la Charité, voici comment :

Un jeune garçon âgé de moins de quinze ans, du nom de C.D., atteint de la spinite ou inflammation de la moelle épinière, était si étrangement courbé qu'il ne pouvait se tenir sur ses pieds et inspirait la pitié à tous ceux qui le voyaient. Son père et sa mère surtout en ressentaient une extrême affliction. Comme ils étaient profondément chrétiens, il n'y avait pas en Lombardie, leur Patrie, de sanctuaire de la Sainte Vierge où ils ne conduisissent leur pauvre enfant, dans l'espoir que Celle qui est la Santé des infirmes, la Consolatrice des affligés, les consolerait en le guérissant. Mais ce n'était dans aucun de ces sanctuaires que Marie voulu faire éclater la puissance de son intercession et la Tendresse de Son Cœur Miséricordieux. Le lieu choisi par cette Céleste Mère était la petite Chapelle des Soeurs de la Charité à Milan, devenue Sanctuaire de Marie par les grâces nombreuses qu'y ont reçues les pieuses personnes de toutes conditions qui la fréquentent depuis de plusieurs années, et dans laquelle on vénère avec une grande dévotion la gracieuse statue de la Vierge au berceau. Les parents du jeune infirme apprirent l'existence de ce Sanctuaire, et entendirent raconter les guérisons miraculeuses obtenues par ceux qui avaient recours à la Madonnina. Il y volèrent, eux aussi, pour recommander leur pauvre enfant à Marie, avec l'assurance d'être enfin exaucés. Ce qui se passa alors eut alors quelque chose de vraiment merveilleux et contribua puissamment à la gloire de la Santissima Bambina, en même temps qu'il excita dans les cœurs une dévotion qui alla jusqu'à l'enthousiasme. Le petit rachitique arriva tout courbé et difforme à la Sainte Chapelle, plutôt porté par ses parents que marchant. Dans le cher Sanctuaire régnait un pieux silence, interrompu seulement par les soupirs des parents et de l'enfant. Mais bientôt, dans cette atmosphère de dévotion et sous le gracieux regard de Marie, le petit malade parut se ranimer et revenir à la vie. Quelques moments s'écroulèrent encore dans la prière, et la transformation était complète : toute trace de difformité avait disparu, la spinite était guérie, et l'enfant, devenu agile, se tenait droit, comme si jamais il n'avait eu aucun mal.

 

284_001

Pour recevoir dans votre boite e-mail les méditations du Mois de Marie Enfant ainsi que des prières et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

Publicité
Publicité
Publicité