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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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17 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Troisième jour

18 décembre

Le respect

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

Le respect est une qualité de l’amour qui nous pousse à accepter les autres tels qu’ils sont. Grâce au respect nous valorisons la grande dignité de toute personne humaine créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, même si cette personne est dans l’erreur. Le respect est source d’harmonie parce qu’il nous encourage à valoriser les différences, comme le fait un peintre avec les couleurs ou un musicien avec les notes ou les rythmes. Un amour respectueux nous empêche de juger les autres, de les manipuler ou de vouloir les modeler à notre taille. À chaque fois que je pense au respect, je vois Jésus conversant aimablement avec la samaritaine, tout comme le raconte Saint Jean en son Évangile (4:5-26):


« 
En ce temps-là, Jésus arrive ainsi à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit: « Donne-moi à boire ». (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit: « Comment! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit: « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit: « Donne-moi à boire », c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ». Elle lui dit: « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; avec quoi prendrais-tu l’eau vive? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle ». La femme lui dit: « Seigneur, donne-la-moi, cette eau: que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser ». Jésus lui dit: « Va, appelle ton mari, et reviens ». La femme répliqua: « Je n’ai pas de mari ». Jésus reprit: « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari: là, tu dis vrai ». La femme lui dit: « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi: nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem ». Jésus lui dit: « Femme, crois-moi: l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité: tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer ». La femme lui dit: « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses ». Jésus lui dit: « Moi qui te parle, je le suis. »


Jésus s’adresse à la Samaritaine dans un dialogue sans reproche, sans condamnation et où brille la lumière d’une délicate tolérance. Jésus n’approuve pas que la femme vive avec quelqu’un qui n’est pas son mari, mais au lieu de la juger, il la félicite pour sa sincérité. Il agit en bon pasteur et nous enseigne à être respectueux si vraiment nous voulons nous entendre avec les autres.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Chef de Votre peuple Israël, Vous vous révélez à Moïse dans le buisson ardent et Vous lui donnez la Loi sur la montagne, délivrez-nous par la vigueur de Votre bras, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « Ô Chef de Votre peuple Israël, Vous révélez à Moïse dans le buisson ardent et Vous lui donnes la Loi sur la montagne, délivrez-nous par la vigueur de Votre bras, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Frères bien-aimés, adressons notre prière confiante au Christ, venu pour sauver tous les hommes :

R. Venez, Fruit de la terre et don du Ciel !

V. Christ Seigneur, par le Mystère de Votre Incarnation, Vous avez fait connaître au monde la Gloire de Votre Divinité, que Votre venue soit notre Vie et notre Lumière.

V. Vous avez pris sur Vous notre faiblesse, revêtez-nous de Votre Force.

V. Venu d'abord dans l'humilité, Vous avez racheté le monde de sa faute, lors de Votre venue glorieuse, libérez-nous de tout ce qui témoigne contre nous.

V. Vous, le Béni, qui régnez sur toutes choses, dans Votre Bonté, donnez-nous part à l'Héritage Paternel.

V. Vous qui siégez à la droite du Père, réjouissez nos frères défunts par la Lumière de Votre Face.

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 3e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

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17 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dix-huitième jour

Biens et richesses immenses que nous possédons en Jésus-Christ

 

Ils sont si nombreux et si grands, les biens que nous a procurés l'Incarnation de Jésus, que la Sainte Eglise s'écrie dans un élan d'amour : « Heureuse la faute d'Adam, puisqu'elle nous a mérité un tel Sauveur ! » Grande avait été la perte occasionnée par le péché ; mais plus grand infiniment est le bienfait apporté par la Rédemption. « Oh ! Si nous connaissions, s'écrie le Père Rodriguez, ce don de la Rédemption ! Si nous comprenions les grands biens que nous avons en Jésus-Christ ! Si le Seigneur ouvrait devant nous cette veine féconde et nous montrait cette mine et ce trésor infinis, que nous serions riches et que nous serions heureux ! » « Nous avons de la peine, dit le Père Louis Lallemant, à certaine grâces extraordinaires qu'on trouve dans la vie des Saints ; mais celui qui croit à la faveur que Dieu a procurée aux hommes en s'incarnant Lui-même, ne voit plus rien de surprenant et d'incroyable. Toutes les communications que Dieu peut faire ne sont rien au prix de celle-là ; car du moment que Dieu s'est ainsi donné aux hommes, Il ne peut rien leur refuser. C'est pour leur procurer tout le reste qu'Il s'est donné Lui-même tout entier dans l'Incarnation ». Le Père d'Avila disait également à ceux qu'il voyait émerveillés de quelques grâces qu'ils avaient reçues du Seigneur : « Ne vous étonnez pas de cela ; mais étonnez-vous que Dieu vous ait aimés au point de sa faire Homme pour vous ».

 

Tous les biens que je possède, tous les dons que j'ai reçus, me sont venus par le moyen de Jésus et grâce à Ses mérites infinis. Si Dieu me conserve, s'Il me défend, s'Il coopère avec moi, c'est par amour pour Jésus ; c'est donc à Lui que je suis redevable de la faveur et de l'amitié du Père Eternel, de la qualité d'enfants de Dieu et d'héritier du Ciel. C'est par Jésus-Christ que je reçois toutes les lumières, les inspirations, les bonnes pensées, les pieux mouvements, la correspondance à la Grâce, la protection dans les dangers, la force dans les tentations, la résignation dans les souffrances, la patience dans les maux et la persévérance dans le bien. De telle sorte que les grâces et les faveurs, émanant de Lui comme de mon chef, retombent en abondance sur moi, et que je n'en ai pas une, si ce n'est de Lui et par Lui. Enfin je trouve en Jésus-Christ tout ce que je puis désirer. Il est mon Sauveur, puisqu'Il m'a délivré du péché et de la mort éternelle. Il est mon Père, puisqu'Il m'a conçu et engendré sur la Croix dans l'excès de Sa Douleur et au milieu des ardeurs de Sa Charité. Il est mon Frère, puisqu'Il a pris une nature semblable à la mienne. Il est l'Epoux de mon âme, mais un époux de sang, puisque Ses fiançailles Lui ont coûté tout Son Sang Précieux. Il est mon Pasteur, puisque non seulement Il me conduit et me défend, mais encore me nourrit de Sa propre Chair après avoir sacrifié Sa Vie pour moi. Il est mon Médecin, car Il est descendu du Ciel pour guérir tous mes maux. Enfin, Il est mon fidèle et constant Ami, comme Lui-même l'assure en disant : « Je ne vous appellerai plus Mes serviteurs, mais Mes amis ». Voilà comment je possède tout en Jésus ; par Jésus, je dois tout acquérir et je dois attribuer à Jésus tout ce que je possède.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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Pour recevoir chaque jour la méditation du Mois de l'Immaculée Conception, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

16 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Deuxième jour

17 décembre

La compréhension

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

La compréhension est un élément distinctif de tout véritable amour. Nous pouvons dire que l’incarnation d’un Dieu, qui se fait homme, permet de comprendre cette grande valeur appelée compréhension. C’est un Dieu qui se met à notre place, qui supprime les distances et partage nos soucis et nos joies. C’est grâce à cet amour compréhensif d’un Dieu Père que nous sommes enfants de Dieu et frères les uns des autres. Dieu nous montre la grandeur de son amour et nous appelle à vivre comme ses enfants, comme l’affirme Saint Jean; nous pouvons le lire dans sa première lettre (3:1-10) :


« 
Frères, voyez de quel amour le Père nous a gratifiés pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas: parce qu’il ne l’a pas connu, lui. Bien-aimés, voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés: il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître: puisqu’il n’a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons: lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est. Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. Tout homme qui commet le péché lutte contre Dieu; car le péché, c’est la lutte contre Dieu. Or, vous savez que lui, Jésus, est apparu pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui. Quand un homme demeure en lui, il ne pèche pas; quand il pèche, c’est qu’il ne l’a pas vu et ne le connaît pas. Mes petits enfants, ne vous laissez égarer par personne: celui qui vit selon la justice est juste comme lui, Jésus, est juste; celui qui commet le péché appartient au diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu. L’homme qui est né de Dieu ne commet pas le péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui: il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. Voici comment on distingue les enfants de Dieu et les enfants du diable: celui qui ne vit pas selon la justice n’appartient pas à Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère ».


Si vraiment nous agissons comme enfants de Dieu, nous n’imitons pas Caïn mais « 
nous donnons notre vie pour nos frères » (1 Jean 3:12-14). Avec un amour compréhensif nous sommes capables de voir les raisons des autres et d’être tolérants pour leurs défauts. Si Noël nous rend compréhensifs, c’est un excellent Noël. Un joyeux Noël, c’est apprendre à nous mettre à la place des autres.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « O Sagesse, qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, qui atteignez d'une extrémité à l'autre, et disposez toutes choses avec force et douceur : venez nous apprendre les voies de la prudence. »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « O Sagesse, qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, qui atteignez d'une extrémité à l'autre, et disposez toutes choses avec force et douceur : venez nous apprendre les voies de la prudence. »

 

Intercession

 

V. Prions Dieu notre Père, qui depuis toujours a décidé de sauver les hommes.

R. Sauvez votre peuple, Seigneur.

V. Vous qui avez promis à votre peuple un Messie de Justice, faites germer la paix là où il règne la guerre.

V. Renouvelez-nous par Votre Esprit, conduisez nos pas à la rencontre de Votre Miséricorde.

V. Donnez-nous un cœur qui écoute, pour que nous soyons prêts à recevoir Votre Parole.

V. Refaites nos forces, Dieu de Bonté, jusqu'au jour où viendra le Seigneur Jésus-Christ.

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 2e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

16 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dix-septième jour

Actes de vertus auxquels se livrait, aux approches de Noël, une âme dévouée à Jésus et à Marie

 

Voici, entre autres, quelques actes de vertus que pratiquait un pieux serviteur de Jésus et de Marie dans les jours qui précèdent la naissance du Sauveur : « Dans ces jours, disait-il, je me présenterai continuellement à Jésus et à Marie comme la créature la plus pauvre, la plus faible et la plus misérable qui ait été, qui soit ou qui puisse être sur la terre. La pensée que j'ai affaire à un si bon Père et à une si tendre Mère, doit réveiller en moi la plus entière confiance. Je suis tout souillé par le péché ; je suis la lie du monde ; je suis pire que les démons de l'enfer ; mais c'est précisément pour cela que j'ai plus de droit aux bonté et aux sollicitudes d'un tel Père et d'une telle Mère. Le sujet de mes réflexions sera celui-ci : je suis l'enfant prodigue ; mon Père est Jésus, ma Mère est Marie. Qu'ai-je à craindre ? Je me lèverai, j'irai vers mon Père et vers ma Mère. Je me jetterai à leurs pieds ; je leur dirai que je ne suis pas digne d'être appelé leur enfant, que j'ai été un ingrat, un rebelle, mais que je ne le serai plus désormais, que je les aimerai de tout mon cœur et que je ne les abandonnerai plus. Jésus mon Père et Marie, ma Mère, me voyant à leurs pieds tout abîmé dans les larmes et le repentir, et comprenant quel besoin j'éprouve de leur protection, de leur Miséricorde et de leur secours, ne sauraient me rejeter et m'abandonner ; Ils m'accueilleront au contraire avec le plus grand amour, et m'accorderont les faveurs les plus extraordinaires ».

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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Pour recevoir chaque jour la méditation du Mois de l'Immaculée Conception, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

15 décembre 2011

Neuvaine de Noël

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Neuvaine de Noël

 

Nous préparant à l’avènement de notre Sauveur, méditons sur sa Nativité et cherchons à en comprendre la transcendance. Par une Neuvaine conséquente, préparons-nous à la Nativité du Christ. Les Lazaristes, fondés par Saint-Vincent de Paul ont commencé en 1720 cette tradition de la Neuvaine de Noël. Vous êtes invités à participer à cette préparation spirituelle, vous qui voulez être totalement consacrés à Jésus par Marie. Déposons donc entre leurs mains notre Baptême pour que s’accomplisse sans cesse en nous la volonté de Dieu, en Église nous recommandons la célébration de cette Neuvaine. Que demeure cette importante tradition, surtout en famille ! On la commence le 16 décembre. « La Neuvaine de Noël, que nous célébrons au cours de ces journées, nous invite à vivre de façon intense et profonde la préparation à la grande Fête, désormais proche, de la naissance du Sauveur. La liturgie trace un savant itinéraire pour rencontrer le Seigneur qui vient, en proposant jour après jour des thèmes de réflexion et de prière. Elle nous invite à la conversion et à l’accueil docile du mystère de Noël… » (Bienheureux Jean Paul II, Audience Générale, le mercredi 19 décembre 2001)

Premier jour

16 décembre

La réconciliation

 

Chaque jour, pour commencer, nous prendrons le bel hymne de l’Avent Rorate Caeli :

 

Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

1. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

2. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

3. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation


En ce premier jour, nous allons raffermir nos valeurs de façon que Noël soit ce qu’il doit être : une fête dédiée à la réconciliation, dédiée au pardon généreux et compréhensif que nous apprenons d’un Dieu compatissant. Avec le pardon de l’Esprit Saint, nous pouvons nous réconcilier avec Dieu et avec nos frères et avancer en une vie nouvelle. C’est la bonne nouvelle que Saint Paul proclama en ses lettres, comme nous le lisons dans la lettre de Saint Paul aux Romains (5:1–11):

« Frères, Dieu a donc fait de nous des justes par la foi; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l’accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis; et notre orgueil à nous, c’est d’espérer avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas tout: la détresse elle-même fait notre orgueil, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance; la persévérance produit la valeur éprouvée; la valeur éprouvée produit l’espérance; et l’espérance ne trompe pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. A plus forte raison, maintenant que le sang du Christ nous a fait devenir des justes, nous serons sauvés par lui de la colère de Dieu. En effet, si Dieu nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils quand nous étions encore ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, nous serons sauvés par la vie du Christ ressuscité. Bien plus, nous mettons notre orgueil en Dieu, grâce à Jésus Christ notre Seigneur, qui nous a réconciliés avec Dieu ».

Vivre Noël c’est oublier les offenses si quelqu’un nous a offensé, et c’est demander pardon si nous avons maltraité les autres. Ainsi, du pardon naît l’harmonie et nous construisons cette paix que les anges annonçaient à Bethléem: paix sur la terre aux hommes qui aiment le Seigneur et s’aiment entre eux. Nous les êtres humains pouvons nous faire du tort par la haine, ou nous pouvons être heureux en un amour qui réconcilie. Cette bonne mission est pour chacun de nous: être agents de réconciliation et non de discorde, être instruments de paix et semeurs de fraternité.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité, viens, Seigneur. Viens nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'antienne :« Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité, viens, Seigneur. Viens nous sauver ! »

 

Intercession

 

Implorons le Père qui nous a envoyé Son Fils pour sauver les hommes :

 

R. Montrez-nous, Seigneur Votre Miséricorde !

 

V. Père très bon, quand nous proclamons notre foi dans le Christ, faites que notre vie s'accorde à nos paroles.

 

V. Vous qui avez envoyé Votre Fils pour notre Salut, pacifiez la terre et le pays que nous habitons.

 

V. La venue de Votre Christ est une grande joie pour les peuples; guidez-les, par Lui, jusqu'à la plénitude du bonheur.

 

V. Que Votre grâce nous donne de vivre avec sagesse, tendus vers la manifestation de la gloire du Christ.

 

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 1er jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

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15 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Seizième jour

Neuvaine et exercice préparatoire à la solennité de Noël

 

Aujourd'hui commence la grande Neuvaine de Noël ; je tâcherai de la passer avec la plus grande ferveur car c'est sur mes dispositions que le Cœur du Divin Enfant Jésus et Celui de Marie régleront en ce jour l'abondance de leurs grâces. Jésus-Christ Lui-même fit connaître un jour à Sainte Gertrude, combien Il agréait cette préparation à la grande solennité de Sa Naissance ; Il lui fit voir les actes de vertus pratiqués pendant ces jours, comme autant de pierres précieuses dont Il voulait composer une couronne de Gloire pour ceux qui honoreraient ainsi Sa Nativité. En faisant avec piété cette Neuvaine, et en m'efforçant de la sanctifier par des prières et des actes de vertus, je puis gagner chaque jour 300 jours d'Indulgence, et l'Indulgence Plénière le jour de Noël ou un jour de l'Octave, en m'approchant des Sacrements de Pénitence et de l'Eucharistie, et en priant selon l'intention du Souverain Pontife. Pie VIII a permis même de faire cette Confession et cette Communion un jour de la Neuvaine préparatoire. Voici les pratiques et les actes de vertus auxquels je pourrai m'exercer.

 

1° Chaque jour, je réciterai neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Mariez, et j'y ajouterai les belles paroles de l'Eglise à la Sainte Vierge : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

2° Tous les matins, j'unirai mon pauvre cœur aux Cœurs aimant de Marie et de Joseph, et je les conjurerai de suppléer à l'insuffisance de mon amour envers l'adorable Jésus.

3° En outre, je proposerai chaque matin de renouveler tous les actes de dévotion accomplis et tous les ardents soupirs poussés vers le Ciel, pendant des milliers d'années, par tant de Patriarches et de Prophètes impatients de voir le Messie.

4° Chaque jour, je conjurerai Jésus, mon bien-aimé, de naître spirituellement dans mon cœur et de le combler de Ses Grâces.

5° Je pratiquerai chaque jour quelque acte de mortification intérieure et extérieure, pour me rendre plus agréable au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.

6° Pendant cette Neuvaine, je tâcherai de vivre dans un grand recueillement, et, s'il se peut, dans une sorte de retraite, mais sans nuire à l'accomplissement de mes devoirs.

7° Par dessus tout, j'éviterai soigneusement toute faute de propos délibéré et toute infidélité volontaire à la Grâce.

 

Si je suis fidèle à ces pratiques et à ces actes de vertus, cette Neuvaine sera pour moi un temps de grâce et de Salut ; et le jour de Noël, j'aurai part aux bénédictions abondantes que Jésus et Marie répandent en cette solennité sur les âmes saintement disposées. Ainsi je l'espère. Ainsi soit-il.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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14 décembre 2011

Les Prêtres: Glorificamus Te

Les Prêtres

Glorificamus Te

 

R. Pater Omnipotens, Glorificamus te. (x3)*



On m'avait dit que le bonheur était
Un trésor à chercher.
Je suis parti loin de ma maison,
Très loin, très loin,
Au-delà des contrées.

Ici, là-bas et plus loin encore
J'ai cherché, cherché, et n'ai rien trouvé,
Car j'ignorais que le trésor est en moi
Et c'est Toi, mon Dieu, qui l'a déposé
Au fond de mon coeur.



R. Pater omnipotens, glorificamus te...


On m'avait dit que le bonheur était bien au-delà des cieux
Je l'ai trouvé, il est près de ma maison
Je sais enfin la vérité

Je sais désormais que le bonheur
C'est l'amour donné, c'est l'amour reçu
C'est le partage et c'est une main tendue
A ceux qui ont froid, à ceux qui ont faim, à ceux qui sont seuls.



R. Pater Omnipotens, Glorificamus te (X4)



Alors ne cherchez pas si loin ce qui est tout auprès de vous.
Il suffirait d'ouvrir grand, plus grand vos yeux
Et surtout d'ouvrir votre coeur.

Le sourire d'un tout petit enfant,
Celui d'un vieillard qui vous tend les bras
Ils espèrent de vous un petit peu d'amour
Là est le bonheur, ne l'oubliez pas
Et saisissez-le!



R. Pater Omnipotens, Glorificamus te...


On m'avait dit que le bonheur était bien au-delà des cieux
Je l'ai trouvé, il est près de ma maison
Je sais enfin la Vérité.



R. Pater Omnipotens Glorificamus te (x2)



(* Notre Père tout Puissant, nous te Glorifions.)

14 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Quinzième jour

Il faut espérer fermement obtenir de Jésus toutes les grâces qu'on peut désirer

 

Une âme tendrement attachée au Sauveur lui disait parfois : « Quand je pense, ô mon Jésus, que Vous m'avez aimée jusqu'à répandre pour moi tout Votre Sang, et à mourir sur un infâme gibet au milieu des plus atroces souffrances ; que Vous êtes allé jusqu'à cet excès d'Amour, de me donner Votre Corps en nourriture et Votre Sang en breuvage ; quand je pense à tout cela, je l'avoue, il me vient un désir invincible de Vous demander toutes les grâces que Vous pouvez communiquer à une créature ; car je me dis : Qui a fait d'avantage, ne voudra-t-il pas faire moins ? Toutes les faveurs que je puis demander, si grande, si extraordinaires et si nombreuses qu'on les supposes, ne sont rien en comparaison du bienfait immense de l'Incarnation, de la Rédemption et de l'Eucharistie. Combien n'a-t-il pas dû vous en coûter, ô mon Jésus ! Maisq toutes les autres grâces, tous les autres dons, tous les autres privilèges que Vous pourriez m'accorder, tout cela n'est rien, absolument rien pour vous ».

 

D'autres fois, elle disait : « Il me vient souvent à l'esprit, mon Jésus, d'accumuler toutes les grâces accordées aux Anges et aux Saints et à toutes les créatures passées, présentes, à venir et possibles, et de me les approprier toutes. Que vous en semble, mon Jésus ? N'y ai-je pas le droit ? Votre Apôtre ne me répète-t-il pas cent fois dans ses Epîtres que toutes choses, sur la terre et au Ciel, m'appartiennent à titre de donation ? Il vous a tout donné... Tout est à vous... » Cette parole, « Tout », renferme toutes choses. Si une chose, une seule, pouvait ne pas être à moi, l'Apôtre Saint Paul n'aurait pas dit la vérité. Voyez, mon Jésus, si je n'ai pas le droit de m'approprier toutes les grâces et les faveurs, tous les privilèges qui ont été, ou qui pourront être accordés à toutes les créatures ! Toute choses sont à moi et pour que je puisse les posséder définitivement, je n'ai qu'à les demander en Votre Nom, ô mon Jésus ; si je sais m'en servir, je puis m'enrichir autant que je veux.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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13 décembre 2011

Neuvaine à Sainte Agnès

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Sainte Agnès de Rome

Vierge et Martyre

+ 290-303

Fête le 21 janvier

 

Sa naissance et ses premières vertus

 

Sainte Agnès naquit à Rome de parents distingua aux yeux du monde, parce qu'ils étaient nobles et riches; mais plus illustres encore devant Dieu, parce qu'ils étaient chrétiens. Au baptême, ils donnèrent à leur enfant le nom d'Agnès. Et, dit Saint Ambroise, « son nom seul est une louange ». En grec, il signifie « chaste » et, en latin, il veut dire « brebis », Sainte Agnès, en effet, a toujours été une petite brebis chaste, qui a préféré souffrir un cruel Martyre et mourir plutôt que de perdre sa virginité. Dès le berceau elle conçut, sous la douce inspiration de sa mère, un brûlant amour pour Notre-Seigneur Jésus-Christ. Dès lors aussi elle l'appelait son Bien-Aimé, son Divin Epoux, et la méditation de ses souffrances faisait son aliment le plus ordinaire. Aussi devint-elle bientôt un modèle d'obéissance à ses parents, un ange de pureté, un chérubin d'amour divin, une petite fiancée noblement fière et jalouse de conserver son cœur uniquement à son Fiancé. A l'exemple du Divin Enfant, elle croissait en sagesse et en grâce, et la beauté de son âme, se reflétant au dehors, donnait à ses traits extérieurs une harmonie ravissante qui excitait l'admiration. La religion et la piété étaient si aimables et si gracieux en elle, qu'elle commença dès lors à attirer beaucoup de personnes à la vertu. Elle en convertit même plusieurs de son sexe à la Foi catholique. Vérifiant ainsi elle-même ce que la Sainte Ecriture à dit de la Très Sainte Vierge Marie: « D'autres vierges viendront à sa suite se donner au Roi » (Psaume 44).

 

Elle refuse la main de Procope pour se conserver à son Divin Epoux

 

Cependant le démon fut jaloux de Notre Seigneur Jésus-Christ. II aurait voulu, lui, posséder l'âme d'Agnès si fidèle à son Sauveur. Comme un lion rugissant, rôdant autour d'elle pour la dévorer, il résolut de lui ravir son innocence et sa Foi, lorsque Sainte Agnès approcha de sa treizième année, il voulut, comme pour bien d'autres jeunes personnes, se servir de la beauté de son corps, pour lui faire perdre celle de son âme. Dans ce but il alluma un violent amour pour Agnès dans le cœur de Procope, fils du gouverneur de Rome. Ce jeune seigneur, voyant qu'Agnès était noble, intelligente et belle, crut qu'il ne se mésallierait pas en la prenant pour épouse, et il mit tout en œuvre pour obtenir sa main virginale. D'abord il la demanda à ses parents, qui, connaissant les goûts de leur angélique enfant, ne se hâtèrent pas de répondre. Ensuite, il chargea plusieurs personnes de faire connaître sa passion à Agnès, qui, inspirée d'en Haut, sut confondre leur sagesse toute humaine bien que captieuse. Enfin, il fit en sorte de rencontrer lui-même Agnès pour lui ouvrir son cœur, lui découvrir son amour et lui faire personnellement sa demande. Après lui avoir dit tout ce que sa passion lui mit à la bouche et lui avoir supplié de ne pas refuser son alliance, il lui offrit les riches présents qu'il avait apportés pour achever de la convaincre. Mais Agnès, fiancée à Jésus lui répondit avec une fermeté toute chrétienne :

« Retire-toi, tison d'enfer, aiguillon de péché, pierre de scandale et appât de mort ! Ne pense pas que je sois jamais infidèle à mon Divin Epoux, à qui je me suis tellement unie, que mon âme ne vit que de son amour. Ne flatte pas non plus ta pensée qu'il y ait quelque mérite en toi qui te puisse justement faire prétendre à être son, rival; car il possède six qualités qui le rendent incomparable et uniquement digne d'amour; il est noble, il est beau, il est sage, il est riche, il est bon, il est puissant. Si tu veux avoir son extraction, il reconnaît un Dieu pour son Père, qui l'a produit sans mère, et la Mère qui l'a mis au monde n'a pas moins été Vierge pour avoir eu ce Fils. Il est si beau, que sa splendeur surpasse la clarté du soleil et de tous les astres, et que les deux mêmes sont ravis dans l'admiration de sa beauté, et disent, dans leur langage, qu'ils ne sont que ténèbres à son égard. Il est si sage et m'a tellement captivée de son amour, que je ne puis penser à d'autre qu'à lui. Et maintenant, que je parle de son excellence, je sens un si grand plaisir que, quoique je t'aie en horreur, je suis bien aise de te voir pour te le pouvoir dire. Il est si riche qu'il m'a donné un trésor qui vaut mieux que tout l'empire romain, et que personne ne le voit qui ne soit comblé de richesses. Que te dirai-je de sa bonté qui n'a point de mesure ! Pour la faire paraître avec plus d'éclat, il m'a marquée de son Sang. Il m'a donné sa foi et sa parole qu'il ne m'abandonne jamais. Il m'a prise pour son épouse, il m'a donné de belles robes et des joyaux d'un prix inestimable. Il est si puissant qu'il ne peut-être vaincu par toutes les forces du ciel et de la terre. Les malades sont guéris par le parfum céleste qui s'échappe de sa personne, et les morts reviennent en vie par l'éclat de sa voix. C'est pourquoi je suis toute à lui. Je l'aime plus que mon âme et que ma vie même, et je serais très heureuse de pouvoir mourir pour lui. Quand je l'aime, je suis chaste ; quand je m'approche de lui, je suis pure, et quand je l'embrasse, je suie vierge. Cela étant ainsi, vois si je puis l'abandonner dans l'espoir de quelques récompenses ou par la crainte de quelques peines ».

Ainsi devraient parler toutes celles qui, se sachant appelées par une vocation toute divine à un état plus parfait, sont cependant encore exposées aux dangers et aux illusions du monde.

 

Elle est condamnée au lieu infâme, mais elle met sa confiance en Dieu : ses cheveux croissent par miracle

 

En entendant la réponse d'Agnès, Procope crut qu'elle était éprise d'amour pour quelque autre grand seigneur, et que, étant enivrée de cette passion, elle parlait en frénétique, appelant celui qu'elle aimait son Dieu, son âme et sa vie. Et il devint si jaloux qu'il en tomba malade au lit. Le gouverneur de Rome, son père, fit venir Agnès pour lui persuader d'épouser son fils, l'assurant qu'il était le meilleur parti qu'elle pût souhaiter. Mais Agnès fût inébranlable. Elle lui dit même que pour tous les biens du monde elle ne changerait point l'Epoux qu'elle avait déjà pris. Alors il voulut savoir quel pouvait être celui qu'elle aimait tant, et quelqu'un lui dit : « Seigneur, cette fille est chrétienne ! Elle a été, dès le berceau nourrie en l'art magique, auquel s'appliquent fort les chrétiens, ainsi qu'on le voit par ce qu'ils font tous les jours. Soyez. assuré que cet Epoux dont elle parle, n'est autre que le Dieu des chrétiens ». Cette nouvelle Causa beaucoup de joie au gouverneur, car il y entrevit de suite un moyen de se venger d'Agnès. Le refus d'épouser Procope ne pouvait pas être fini ; car Agnès était noble ; mais elle était chrétienne, et ce nom pouvait servir à Symphrone pour la faire souffrir.

Il la fit donc comparaître de nouveau devant son tribunal, où il voulut d'abord la gagner par de belles et de douces paroles. Et, comme il vit que les promesses ne pouvaient pas détacher le cœur d'Agnès de son Divin Epoux, il prit le ton de la menace et lui dit: « Marie-toi, ô Agnès, ou, si tu veux être vierge, sacrifie à la déesse Vesta et sers-la toute ta vie comme le font toute les autres filles romaines, sinon je te châtierai comme tu le mérites et te ferai conduire en un lieu où tu souffriras toutes sortes d'indignités, sans pouvoir te retirer des mains de ceux qui te tiendront une fois ». La sainte fille lui répondit: « Ne vous échauffez pas d'avantage, ô gouverneur; car il n'y a rien au monde capable de me faire quitter l'Epoux que j'ai choisi. Je refuse le mariage de votre fils, et je ne me laisserai pas abuser jusqu'au point d'adorer des statues insensibles, qui n'ont ni oreilles, ni langue, ni vie. Vous me menacez de me faire traîner en un lieu infâme, pour y exposer ma pureté; c'est ce que je ne crains pas; parce que j'ai avec moi l'un des innombrables serviteurs de mon Epoux, un ange par qui je suis gardée et qui prendra merveilleusement ma défense. Et mon Seigneur Jésus, que vous ne connaissez pas, m'environne de toutes parts, comme un mur, que l'on ne saurait forcer ».

Cette réponse mit l'inique juge en une telle fureur qu'il ordonna qu'Agnès fût dépouillée de tous ses vêtements et traînée toute nue jusqu'au lieu infâme, auquel il l'aurait destinée. Il voulut de plus qu'une trompette allât devant elle, criant que c'était Agnès, la sorcière, la chrétienne, que le gouverneur avait condamnée aux maisons d'infâmie pour avoir blasphémé contre les dieux, afin que ceux qui en voudraient abuser puissent y aller librement. C'était ainsi que les païens vengeaient leurs dieux, faisant voir par là que ces dieux étaient impurs et malhonnêtes. Or, les filles et les femmes chrétiennes estimaient ce supplice plus horrible que les autres tourments et la mort même; car elles aimaient mieux, dans leur estime de la sainte vertu, être exposées aux griffes des lions qu'à des regards et à des mains impudiques. Dieu, cependant, souffrait cette impiété pour faire triompher les âmes pures, qui ne sont jamais abandonnées dans les tentations, si elles prient, et pour faire éclater sa Miséricorde sur elle. Des bourreaux donc se jetèrent sur Agnès et la dépouillèrent de ses vêtements; mais en un instant, ses cheveux grandirent par miracle, en si grande quantité qu'elle en eut assez pour cacher tous ses membres. De sorte que son corps ne pût être vu, ni servir de spectacle aux yeux sensuels de ses bourreaux. Lorsqu'elle fut contrainte d'entrer dans le lieu infâme, elle y trouva un ange pour la défendre et une robe plus blanche que la neige pour la couvrir, et même le lieu fut éclairé d'une brillante lumière. De quoi la sainte fille étant toute consolée et transportée de l'amour de son chaste Epoux, elle se mit en prière pour rendre grâce à celui qui avait fait tant de prodiges pour la sauver.

 

Un Ange la défend dans le lieu infâme et la venge de Procope

 

Défendue par un ange et par une clarté céleste, la chasteté d'Agnès ne fut point souillée, elle conserva intact et intègre son corps, son esprit et son cœur. De jeunes hommes lascifs entrèrent, il est vrai, dans la chambre où elle était enfermée; mais, tout étonnés de ce qu'ils voyaient, ils en sortaient chastes et convertis. Cependant Procope, plus impur et plus audacieux que les autres, voulut accomplir son abominable dessein. Il entra dans la chambre, et, sans voir ce qu'il y avait d'admirable, il voulut attaquer Agnès et lui faire violence. Mais Agnès fit une prompte et fervente prière, et l'Ange qui la gardait, frappant Procope au cœur, le renversa raide mort. Le bruit s'en répandit aussitôt dans toute la ville, et Symphrone au désespoir accourut au lieu où gisait le corps de son fils. Le voyant sans vie, il adressa la parole à Agnès avec rage et fureur. Il l'appela sorcière et enchanteresse, furie sortie des enfers, monstre né pour la désolation de ses jours, lui demandant avec imprécations pourquoi elle lui avait ravi son fils, comme si celui qui fait un tel outrage ne méritait pas la mort.

Agnès reçut ces injures avec douceur et répondit avec calme et réserve: « Je n'ai point ôté la vie à votre fils ; son effronterie et sa témérité ont seules causé sa mort. Ceux qui sont entrés ici avant lui en sont sortis librement, parce que, voyant cette chambre pleine de clarté, ils ont rendu au grand Roi du Ciel, l'honneur qui lui est dû. Ils ont su que, quand j'ai été dépouillée, il m'a revêtue; que, quand j'ai été seule et abandonnée, il m'a préservée de mes persécuteurs, et qu'il a conservé ma virginité, que je lui ai consacrée dès le berceau. Mais votre fils, transporté de fureur, sans avoir de respect pour mon Dieu, a voulu me souiller. C'est pourquoi l'Ange qui me garde la fait mourir misérablement ». Le démon le cède donc aux fidèles serviteurs de Dieu, puisqu'il a été vaincu par une jeune fille de treize ans, abandonnée de la terre et soutenue seulement par son courage et par la grâce; puisque, au milieu d'un abîme de corruption, la virginité a trouvé un asile sûr, et que ce lieu infâme est devenu un paradis de chastes plaisirs, un séjour angélique, un temple du vrai Dieu. Oui ! une église bâtie dans ce lieu perpétue encore le souvenir de l'illustre victoire remportée par une jeune vierge chrétienne.

 

Elle ressuscite Procope

 

Alors, le gouverneur lui dit d'une voix plus modérée: « Je te prie donc de rendre la vie à mon fils, afin que chacun connaisse que tu ne la lui as pas ôtée par des charmes et des magies ». La sainte lui répondit: « Sans doute que votre aveuglement vous rend indigne de cette faveur; mais, afin que la gloire de mon Epoux en soit mieux reconnue, et que toute la ville de Rome sache le bonheur de ceux qui le servent avec fidélité, sortez de cette chambre, vous et votre suite, tandis que je ferai ma prière pouf obtenir de lui ce que vous demandez ». Symphrone étant sorti, Agnès se jeta à terre, et, les joues baignées de larmes, elle pria son Bien-Aimé de rendre la vie à Procope. Pendant qu'elle priait, un Ange descendit du Ciel et ressuscita le jeune homme, qui, sortant aussitôt de la maison, se mit à crier: « Il n'est point d'autre Dieu au ciel, ni sur la terre, en la mer, ni dans les abîmes, que le Dieu adoré par les chrétiens. Lui seul doit être adoré. Les idoles ne sont que des esprits trompeurs, qui nous abusent pour nous traîner en enfer ». Mais à ses discours les pontifes idolâtres s'écrièrent: « Que la chrétienne meure! » Et le gouverneur qui avait vu de si grandes merveilles et qui tenait maintenant Agnès en haute estime, eût bien voulu la sauver. Cependant, à la manière des juges timides et lâches, qui, connaissant la vérité, n'osent pas la défendre, il céda à la fureur populaire et à la peur. Il se retira, en simulant la pitié, et chargea son lieutenant Aspase d'expédier cette cause.

 

Le feu l'épargne mais le bourreau l'immole

 

Aspase fit comparaître Agnès, puis, ayant fait allumer un grand feu, il la fit jeter dedans. Mais Dieu ne permit pas que celle qui n'avait jamais été brûlée par le feu de la concupiscence fut consumée par le feu matériel. Les flammes se divisèrent, laissant Agnès saine et sauve, et, tournant leur fureur contre les idoles, elles en réduisirent plusieurs en cendres. Pour Agnès, toute pénétrée de reconnaissance et de joie, elle se tourna vers son Divin Epoux et lui dit: « Mon Dieu! je loue et glorifie votre Saint nom de ce que, par la vertu de Jésus-Christ votre Fils unique, j'ai vaincu la violence des tyrans et passé par le chemin de l'impureté sans être souillée. Pour comble de merveilles, je vois que votre Ange adoucit l'ardeur de ce feu, et que les bourreaux, qui me tourmentent, éprouvent eux-mêmes la violence de cet élément. Béni soit votre saint nom, ô Seigneur, puisque je vois déjà ce que je désirais, je jouis de ce que j'espérais, je tiens entre mes bras ce que j'aimais. Mon cœur, ma langue, mes entrailles, mon âme vous louent vous glorifient. Je vais à vous, ô vrai Dieu éternel, qui régnez avec votre Fils unique Jésus Christ dans les siècles des siècles ».

A peine eût-elle achevé sa prière que le feu s'éteignit au point de ne pas même laisser de vestiges. Néanmoins, Aspase, pour apaiser le tumulte populaire, lui fit donner un coup d'épée dans la gorge (Que l'infidélité et le péché rendent cruel!) Il sortit de cette plaie une telle abondance de sang que le corps de la vierge en fut tout inondé. Quand le bourreau leva l'épée pour la frapper, il trembla et changea de couleur, comme s'il eût été lui-même condamné à mort, tandis qu'Agnès attendit le coup avec calme et résignation. Elle dit même au bourreau: « Que fais-tu ? Qu'attends-tu ? qui te retient ? Fais mourir ce corps qui peut être vu des yeux des hommes, dont je ne veux pas être regardée, et que mon âme aille rejoindre mon Dieu! Que ce Seigneur, qui m'a élue pour son épouse et auquel je veux plaire, me veuille, par sa bonté, recevoir entre ses bras! » C'est ainsi que, le 21 janvier 305, au sein des plus grandes tribulations, elle remporta la double couronne du martyre et de la virginité. « Avant de recevoir le coup, dit Saint Ambroise, elle s'enferme de ses vêtements. Elle est morte et sa pudeur veille encore. Elle est tombée à genoux, et sa main voile son visage ». Son âme environnée de lumière s'élança comme une colombe à travers les airs, et un groupe d'anges l'accompagna dans ce sentier lumineux. O Vierge bienheureuse, noble habitante des Cieux, Priez pour nous !

 

Sa sépulture et le martyre de Sainte Emérentienne

 

Les chrétiens déposèrent le chaste corps d'Agnès dans une terre de l'un de ses parents, au-delà de la porte de Numa, aujourd'hui sainte Agnès extra muros (Hors des Murs), non avec des pleurs et des sanglots, mais avec une grande allégresse et une grande dévotion. Les gentils en furent indignés. Ils se jetèrent sur les chrétiens, qu'ils maltraitèrent, entre autres une sœur de lait et compagne d'Agnès, Sainte Emérentienne, jeune vierge, qui, n'étant encore que catéchumène, fut martyrisée et baptisée ainsi dans son sang. Son corps fut placé auprès de celui d'Agnès, et l'église célèbre sa fête le 23 janvier, qui fut aussi le jour de son martyre. Pour permettre aux chrétiens d'aller honorer le sépulcre d'Agnès et de l'invoquer plus efficacement, Dieu épouvanta les infidèles par des tremblements de terre, par des éclairs, et par des tonnerres, qui, tombant sur eux, en firent mourir plusieurs et mirent les autres en fuite; en sorte que les fidèles demeurèrent maîtres de la place. Quant aux parents de la sainte, ils ne cessèrent, ni nuit ni jour, de faire leur dévotion en ce lieu. C'était une consolation pour eux.

 

Elle apparaît à ses parents et à Sainte Constance

 

Huit jours après le martyre d'Agnès, ses parents en prières sur son tombeau virent une grande multitude de vierges parées de robes de drap d'or recouvertes de pierres précieuses couronnées de guirlandes, de perles et de beaux diamants. Au milieu d'elles s'avançait Sainte Agnès triomphante et glorieuse, avec un agneau plus blanc que la neige sur son bras. La Sainte s'arrêta et pria ses compagnes de s'arrêter aussi ; puis, se tournant vers ses parents, elle leur dit : « Mes chers parents, ne me pleurez plus comme morte, réjouissez-vous plutôt avec moi de ce que j'ai acquis dans le Ciel la couronne de gloire en une si sainte compagnie, et ce que je possède celui, que vivant sur la terre j'aimais de tout mon cœur et de toute mon âme ». Ensuite elle se tut et passa outre avec le choeur de vierge dont elle était accompagnée. Cette révélation fut si célèbre que toute la ville en fut informée. L'Eglise en fait mémoire par une fête particulière, qui se célèbre le 28 janvier, et que l'on appelle Sainte Agnès Secundo.

Quelques années plus tard, Constance, fille de l'empereur Constantin, couverte de plaies des pieds jusqu'à la tête, ayant entendu parler de cette vision par ceux même qui l'avaient vue, voulut prier elle aussi au Sépulcre de la Sainte pour y être guérie. Et là, bien qu'elle ne fût pas encore Chrétienne, elle la pria avec beaucoup de confiance et de ferveur de lui obtenir sa guérison. Elle venait à peine de commencer à prier lorsqu'elle fut surprise par un doux sommeil. Pendant ce repos, la Bienheureuse Agnès lui apparut et lui dit : « Constance ! N'oubliez pas votre nom, embrassez immédiatement la Foi de Jésus-Christ par qui toute vos plaies seront dès ce moment parfaitement guéries. Vous ne sentirez plus la mauvaise odeur de votre corps, la douleur de vos plaies de nous tourmentera plus, et vous serez délivrée de la crainte d'autres nouvelles maladies. Souvenez-vous de ce que vous étiez et de ce que vous êtes maintenant: reconnaissez Notre Seigneur Jésus-Christ et remerciez-le de ses bienfaits ». Constance, à ces paroles, s'éveilla et se trouva parfaitement guérie. En reconnaissance de ce bienfait, elle fit faire un superbe sépulcre pour les ornemente de la Sainte, et bâtir une magnifique église, pour lui rendre les honneurs dues à ses mérites, et oh le peuple accourt toujours depuis en grand nombre. Même elle voulut suivre l'exemple de Sainte Agnès et demeurer toujours vierge. De concert avec plusieurs autres jeunes filles, elle fit profession de l'angélique vertu et reçoit aujourd'hui au Ciel la récompense de son sacrifice.

 

Bénédiction de deux agneaux le jour de la fête de Sainte Agnès, manières de la représenter

 

A l'église, où furent déposées les reliques de sainte Agnès, et qui fut bâtie par Constance, s'appelle aujourd'hui Sainte Agnès extra muros et elle est un titre de Cardinal. Chaque année il s'y fait une gracieuse et touchante cérémonie. A la fête de sainte Agnès, l'abbé de Saint Pierre-aux-Liens y bénit deux agneaux blancs à la grand'messe, après laquelle on les porte au Pape, qui leur donne aussi sa bénédiction. Ils sont ensuite portés dans un monastère de religieuses qui les élèvent avec soin. La laine de ces petits agneaux sert à tisser les Palliums, que le Pape envoie, comme signe de puissance et de juridiction, à tous les archevêques du monde catholique. Ainsi cet ornement de laine blanche que, à certaines grandes fêtes, ces prélats doivent porter sur leurs épaules à l'instar du Bon Pasteur qui porte sa brebis, et que le Pape prend sur l'autel même de Saint Pierre, va porter jusqu'aux extrémités du monde, dans une union symbolique, le sentiment de la puissance suprême de Pierre et celui de la douceur virginale d'Agnès.

On représente Sainte Agnès de différentes manières: 1° debout avec un diadème sur la tête et un livre à la main. A ses pieds sont un glaive et la flamme d'un bûcher qui indiquent les deux genres de tourmente qu'elle eut à souffrir. Vêtements riches ; 2° debout tenant une couronne; 3° A genoux et tenant un petit agneau sur un livre; 4° A genoux et près d'elle un agneau; 5° tenant une branche de lys; 6° défendue par un Ange dans le lieu publia, où elle a été exposée. L'ange frappe un jeune homme de mort; 7° recouverte de sa chevelure comme d'un manteau ; 8° brûlée vive; 9° enfin, à Notre-Dame de lourdes de Montréal, on voit une magnifique statue de la Sainte de trois pieds de hauteur. Sainte Agnès y est debout. Elle porte une robe de drap d'or recouverte d'un manteau empourpré de sang. Sur son bras gauche, dont la main est cachée dans les replis de son manteau, elle porte un petit agneau plus blanc que la neige, et, dans la main droite, la palme de son martyre. Ses longs cheveux ondulés, flottant sur ses épaules, rappellent le miracle dont nous avons parlé, et la tête élevée et radieuse de la Sainte ainsi que ses regard, perdus dans les cieux expriment un bonheur ineffable. Sur sa tête, une couronne de lys et de roses rappellent à la fois sa pureté virginale et son martyre. Enfin, on invoque Sainte Agnès contre les périls de la mer. Et son nom, étant au canon de la Sainte Messe, elle y est tous les jours invoquée par le Prêtre au nom de toute l'église.

 Sainte Agnès, priez pour nous.

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Neuvaine préparatoire à la Fête de Sainte Agnès

 

Premier jour

Vocation de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès était noble, riche et belle. Le fils du gouverneur lui demandait sa main. Elle aurait pu devenir l'une des plus grandes dames, de la ville de Rome. Maie elle méprisa tous ces avantages terrestres. Elle se sentait appelée à une vie plus parfaite. Une voix intérieure lui disait dans l'âme que le baptême est le plus grand titre de noblesse, que la grâce sanctifiante est le plus riche trésor et que Notre Seigneur Jésus-Christ chérit surtout les âmes virginales. Elle eût le courage de suivre cette inspiration, et se donna à son Dieu par le vœu de chasteté qu'elle fit au berceau. Elle dit à Procope : « Retire-toi, appât de mort, parce que je suis engagée à un autre amant ».

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.

Mère du Christ, priez pour nous.

Mère de la divine grâce, priez pour nous.

Mère très pure, priez pour nous.

Mère très chaste, priez pour nous.

Mère toujours vierge, priez pour nous.

Mère sans tache, priez pour nous.

Mère aimable, priez pour nous.

Mère admirable, priez pour nous.

Mère du bon conseil, priez pour nous.

Mère du Créateur, priez pour nous.

Mère du Sauveur, priez pour nous.

Vierge très prudente, priez pour nous.

Vierge vénérable, priez pour nous.

Vierge digne de louange, priez pour nous.

Vierge puissante, priez pour nous.

Vierge clémente, priez pour nous.

Vierge fidèle, priez pour nous.

Miroir de justice, priez pour nous.

Trône de la sagesse, priez pour nous.

Cause de notre joie, priez pour nous.

Vase spirituel, priez pour nous.

Vase d'honneur, priez pour nous.

Vase insigne de la dévotion, priez pour nous.

Rose mystique, priez pour nous.

Tour de David, priez pour nous.

Tour d'ivoire, priez pour nous.

Maison d'or, priez pour nous.

Arche d'alliance, priez pour nous.

Porte du ciel, priez pour nous.

Étoile du matin, priez pour nous.

Salut des infirmes, priez pour nous.

Refuge des pécheurs, priez pour nous.

Consolatrice des affligés, priez pour nous.

Secours des Chrétiens, priez pour nous.

Reine des Anges, priez pour nous.

Reine des Patriarches, priez pour nous.

Reine des Prophètes, priez pour nous.

Reine des Apôtres, priez pour nous.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

Reine des Confesseurs, priez pour nous.

Reine des Vierges, priez pour nous.

Reine de tous les Saints, priez pour nous.

Reine conçue sans le péché originel, priez pour nous.

Reine élevée au ciel, priez pour nous.

Reine du Très saint Rosaire, priez pour nous.

Reine de la Paix, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

V/. Vous êtes devenue Mère, ô Vierge Sainte, vous êtes demeurée sans tâche,

R/. Mère de Dieu, intercédez pour nous.

 

Prions : O Dieu, qui en rendant féconde la Virginité de la Bienheureuse Marie, avez assuré au genre humain le salut éternel, faites-nous éprouver, s'il vous plaît, combien est puissante auprès de vous l'intercession de celle par laquelle nous avons reçu l'auteur de la vie, notre Seigneur Jésus Christ votre Fils. Ainsi soit-il.

 

Réciter ensuite 3 je Vous salue Marie, 3 fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». Et 3 fois l'invocation : « Sainte Agnès, priez pour nous ».

 

Deuxième jour

Fidélité de sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, s'étant fiancée à Notre Seigneur Jésus-Christ, eût beaucoup à combattre pour lui demeurer fidèle. Procope, ses amis, son père firent des instances pour détacher son cœur de son Divin Epoux. On lui fit promesses et menaces. Mais, se rappelant son vœu et le bonheur qu'elle en éprouvait, elle répondit: « Jésus a entouré ma main droite et mon cou de pierres précieuses, il a mis à mes oreilles des boucles d'un prix inestimable ». Lui seul possédera ma main, son joug seul reposera sur mes épaules, et mes oreilles n'aimeront que sa voix.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Troisième jour

Constance de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, s'étant fiancée à Notre Seigneur Jésus-Christ, eût beaucoup à souffrir pour lui conserver son corps, son esprit et son cœur. Elle fut citée devant les tribunaux, menacée, dépouillée, traînée en un lieu infâme, jetée dans le feu, égorgée et tuée. Mais, se rappelant son vœu, elle dit : « Il a posé un signe sur ma figure, afin que je n'aie jamais d'autre amant que Lui ». Jamais mon visage ne servira à m'attirer d'autres regards. Je n'aimerai que lui.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Quatrième jour

Pureté de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès avait fait vœu de chasteté, dès son berceau. Elle avait promis à son Divin Epoux de n'avoir jamais de pensée et désir que pour lui et de ne faire jamais que des actions capables de lui paire. Et voilà, que malgré sa modestie, des bourreaux lui enlèvent ses vêtements. Dieu, qui voit sa honte et sa peine, fait en un instant croître ses longs cheveux et lui envoie son Ange pour la garder, et sa lumière pour l'éclairer. Et elle s'écrie dans sa reconnaissance : « Le Seigneur m'a revêtue d'un manteau brodé d'or, il m'a parée de joyaux magnifiques ». Toujours je m'environnerai de son amour et n'aimerai que lui.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Cinquième jour

Piété de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, étant chrétienne et fiancée au Divin époux des âmes pures, se voit en proie à la persécution la plus brutale,et abandonnée de la terre. Un juge inique veut lui faire abandonner son Dieu, lui faire adorer les fausses divinités, mais elle pense à son Ange et s'écrie: « J'adore le Christ dont la Mère est Vierge. Car, lorsque je l'aime, je suis chaste ; lorsque je le touche, je suis pure ; lorsque je l'embrasse, je suis vierge. Il m'a donné du miel et du lait et son Sang a décoré mes joues. Rien au monde ne saurait me faire quitter l'Epoux, que j'ai choisi ». Je ne savourai jamais que miel de ses délices, le lait de ses consolations.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Sixième jour

Charité de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès défendue par un Ange, voit à ses pieds le cadavre de Procope. Elle prie baignée de larmes et il est ressuscité. Elle voit ses parents éplorés sur son tombeau ; elle descend du Ciel et les console en disant : « Ne me pleurez pas, mais réjouissez-vous plutôt, j'ai acquis une couronne de gloire, je possède Celui que j'aimais de tout mon cœur ». Constance l'invoque dans ses souffrances et elle est guérie. Agnès a gardé sa Foi a son Jésus seul, à Lui seul elle s'est donnée entièrement.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Septième jour

Courage de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, âgée de treize ans, abandonnée de la terre, mais plaçant toute sa confiance en son Divin Epoux, refuse la main d'un prince, résiste au gouverneur, confond Aspase et défie le bourreau. Jésus était sa force, son ange l'aidait, et elle, dans le transport de son allégresse, elle disait : « Quand j'ai été dépouillée, il m'a revêtue ; quand j'ai été seule et abandonnée, il m'a conservée ».

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Huitième jour

Prédication de sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, fiancée à Notre Seigneur Jésus Christ, lui amène encore Emérentienne et d'autres épouses virginales. Elle apprend à Procope qu'il est noble, qu'il est beau, qu'il est sage, qu'il est riche, qu'a est bon, qu'il est puissant Et elle dit à Constance. « N'oubliez pas votre vœu, embrassez constamment la Foi de Jésus-Christ, par qui tontes vos plaies seront à l'instant parfaitement guéries, à qui je suis fiancé et que les Anges servent, et dont la lune et le soleil admirent la beauté.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Neuvième jour

Gloire de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, fiancée à Notre Seigneur Jésus-Christ, persécutée par les bourreaux, mais défendue de leurs mains impures, et gardée par les Anges, monte au Ciel escortée d'esprits glorieux. Elle revient avec un choeur de Vierges richement parées et dit: « Mon seigneur Jésus-Christ m'a gagée de son anneau, et comme une épouse il m'a couronnée. réjouissez-vous avec moi; car je vois ce que j'ai désiré: je tiens ce que j'ai espéré; je suis unie dans les Cieux à celui que sur la terre j'ai tant aimé ».

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge


Biographie et Neuvaine extraites de "Petite vie de Sainte Agnès, Vierge et Martyre", Abbé Moreau, Imprimerie de l'Institution des Sourds Muets, Montréal, 1886

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13 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Quatorzième jour

Merveilles que Jésus opère dans les âmes embrasées de Son Amour

 

Voici ce qu'on lit dans la vie de Sainte Catherine de Sienne (Livre 1er chapitre 20). Elle avait demandé au Seigneur un cœur autre que celui qu'elle avait : or, le Sauveur lui apparut un jour tenant à la main un cœur tout resplendissant ; Il lui ouvrit le côté gauche et y plaça ce cœur nouveau en lui disant que c'était Son propre Cœur, tellement que désormais la Sainte vécut avec le Cœur même de Jésus. Oh ! Quelle grâce ! Quelle inappréciable faveur ! « O mon Père, si vous pouviez connaître et ressentir ce que j'éprouve dans ce Cœur nouveau ! Tout ce que je puis dire n'est rien en comparaison de ce que je ressens au dedans de moi-même. C'est une si vive ardeur, c'est un feu tellement impétueux dans le Cœur de mon Jésus, que le feu matériel n'est que glace en comparaison de celui-là ».

 

Au rapport du P.H. Bourdon, un grand serviteur de Dieu, nommé Jean Chrysostome, du Tiers Ordre de Saint François, fut pénétré d'un tel amour pour le Sauveur, qu'il mérita pendant sa vie de devenir une seule et même chose avec Lui. Il avait promis à l'un de ses amis, qu'après sa mort, il lui apparaîtrait ; mais ce fut le Sauveur qui tint sa promesse. Il vint trouver cet ami et lui dit : « Jean, Mon serviteur, M'a tellement aimé pendant sa vie, qu'il a mérité de devenir un autre Moi-même. Sache donc qu'il t'apparaît dans Ma Personne Sacrée pour accomplir sa promesse ». En effet, ce personnage n'aperçut que le Divin Rédempteur. « Eh bien ! S'écrie l'auteur qui raconte ce fait, n'y a-t-il pas avantage à aimer Jésus ? Peut-on imaginer une bonté plus excessive ? N'est-on pas largement payé pour avoir servi un tel maître ? Quelle récompense, ô mon Dieu, quelle récompense Vous donnez à ceux qui Vous sont fidèles ! Etre une même chose, une même chose avec Vous ! C'est à ce terme heureux que conduit Votre pur et Divin Amour ! Ici les paroles manquent et l'on sent défaillir. O mon Dieu, mon Sauveur, si les hommes Vous connaissaient ; s'ils pouvaient comprendre l'immensité de Vos Miséricordes sur ceux qui Vous appartiennent en vérité !... »

 

Une sainte âme souhaitait ardemment d'être à jamais une seule chose avec Jésus, et chaque jour elle réclamait cette faveur avec les plus vives instances. Quelques fois, elle se tournait vers Dieu le Père, et Lui disait : « Père Eternel, je Vous prie de m'unir tellement à Jésus que je ne fasse plus qu'une chose avec Lui ; si bien que Jésus soit tout en moi et moi toute en Lui. Ainsi unie, ainsi confondue, pour ainsi dire, avec Jésus, je Vous aimerai en Jésus, avec Jésus et par Jésus, je Vous aimerai infiniment, puisque Lui-même Vous porte un Amour infini, l'Amour d'un Dieu égal en tout à Vous-même. Je Vous demande instamment cette faveur, au Nom de Jésus, à qui Vous ne pouvez rien refuser, puisqu'Il est la splendeur de Votre Gloire et l'objet de Vos complaisances. Je désire donc que tout mon être soit entièrement absorbé en Celui de Jésus, de telle sorte qu'il ne puisse plus jamais en être séparé, et que celui qui me cherchera au Paradis ne puisse me voir que dans Jésus et toute transformée en Jésus. Ainsi soit-il ».

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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12 décembre 2011

Chant à Notre Dame de Montligeon

12 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Treizième jour

Il faut imiter, autant que le permet la faiblesse humaine, les Vertus de Marie

 

Il est impossible que le véritable et dévot serviteur de Marie ne se sente pas intérieurement pressé d'imiter Ses Vertus pour Lui ressembler autant qu'il peut. Celui qui aime, dit le proverbe, ressemble ou cherche à ressembler à l'objet qu'il aime. « Depuis que la Sainte Vierge, dit Saint Alphonse, a soustrait une âme aux griffes de Lucifer pour l'unir à Dieu, Elle veut que cette âme travaille à l'imiter ; autrement si elle la voyait en opposition avec ses vertus, Elle ne pourrait la combler de Ses faveurs ». Quelle joie pour la Reine du Ciel, pour notre Avocate, de voir une âme s'attacher à ses pas et poursuivre les Vertus qu'Elle a pratiquées ici-bas et qui l'ont rendues si chère et si agréable au Très-haut ! « Non, dit un auteur célèbre, on ne saurait exprimer le contentement que cette imitation procure à Son Cœur aimant ; aussi, quelle récompense Elle lui ménage, et avec quelle abondance Elle verse ses faveurs sur ceux qui travaillent en vue de ce but !... Tout acte, si petit qu'il soit, d'humilité, de confiance, de prudence Chrétienne, de Charité, d'obéissance, de patience ou de toute vertu, est accueilli par Marie avec un gracieux sourire, gardé avec un soin jaloux et amplement récompensé ».

 

Plusieurs fois la Sainte Vierge Elle-même a daigné montrer à Ses serviteurs et à Ses amis combien la pureté, l'humilité, la Charité, l'obéissance, la patience, la modestie et les autres vertus Lui sont agréables, et combien Elle aime à secourir et à fortifier ceux qui travaillent à l'imiter parfaitement de ce côté. Sainte Jeanne de Valois, fondatrice de l'Annonciade, apprit à ne point passer un seul jour sans réciter dix Ave en souvenir des dix principales vertus qu'Elle a pratiquées à un si haut degré, et pour demander à Dieu la grâce de l'imiter. Ces dix vertus sont l'humilité, la pureté, l'obéissance, la Foi, l'espérance, la Charité envers Dieu et envers le prochain, la prudence, la pauvreté, la patience et la fermeté dans les souffrances. Sainte Hedwige, Duchesse de Pologne, portait un anneau sur lequel était représentée la Sainte Vierge, afin que la vue de cette image, qu'elle baisait avec amour, réveillait en elle le souvenir de son culte et le saint désir de l'imiter. Dieu manifesta combien cette dévotion lui était agréable : l'anneau qui portait l'image de Marie adhérait tellement au doigt de la princesse, qu'on ne put l'arracher après sa mort et qu'il fallut l'ensevelir avec le précieux joyau. Et vingt-cinq ans plus tard, quand, pour sa béatification, l'on releva ses ossements, on trouva tout le reste du corps réduit en poussière, mais le doigt auquel était passé l'anneau avec l'image vénérée de Marie fut retrouvé intact et sans aucune trace de décomposition. Puisque l'imitation des vertus de Marie réjouit le Cœur de cette Bonne Mère, je m'efforcerai de Lui procurer ce contentement. Oh ! Comme Elle accueillera mes efforts, et comme Elle les bénira du haut du ciel !

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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11 décembre 2011

Rosaire du Bienheureux Jean Paul II à Lourdes

Rosaire du Bienheureux Jean Paul II à Lourdes

14 août 2004

 

11 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Douzième jour

Il faut propager autant qu'on le peut la dévotion et l'amour de Marie

 

« Le fidèle et dévot serviteur de Marie, dit Saint Alphonse de Liguori, voudrait la louer sans cesse et la voir aimée de tout le monde ; aussi cherche-t-il toujours, en public comme en particulier, le moyen d'allumer dans les cœurs les douces flammes dont il sent le sien embrasé pour sa bonne et tendre Mère. Tous les Saints l'ont aimée de la sorte ; tous, pour la faire connaître et aimer de toutes les créatures, auraient volontiers versé leur sang et fait le sacrifice de leur vie ». Cette pieuse propagande plaît tellement à Marie qu'Elle-même la conseillait à Sainte Brigitte de Suède : « Faites en sorte, ô Brigitte, que tous vos enfants soient aussi les miens ». Dans les révélations de la même Sainte, nous lisons que le Bienheureux Evêque Emingo recommandait la dévotion à Marie dans toutes ses prédications, et que la Mère de Dieu, apparaissant un jour à Sainte Brigitte : « Annoncez à ce Prélat, lui dit-Elle, que Je veux être sa Mère et présenter Moi-même, après sa mort, son âme à Mon Fils ». Un jour que Saint Alphonse de Liguori prêchait sur les grandeurs de Marie et exhortait les fidèles à l'honorer avec confiance, un rayon lumineux, dit-on, partit du visage de la Madone et se dirigea sur celui du Saint, qui en fut tout illuminé. Ce trait dont tout l'auditoire fut témoin, se renouvela plusieurs fois. Les Saints nous disent, et l'expérience prouve que la dévotion à Marie est le moyen le plus efficace pour gagner beaucoup d'âmes au Seigneur et pour les conduire au Salut. Aussi Saint Alphonse a-t-il écrit ces mémorables paroles : « S'il est vrai, comme je le crois fermement, que toutes les grâces nous viennent par le canal de Marie, et que personnes ne se sauve si ce n'est par Elle, on peut dire sans crainte de se tromper que le Salut du monde dépend de la prédication des grandeurs de la Sainte Vierge et de la confiance en son intercession ». Telle est, au sentiment des Saints, l'importance et l'efficacité de la dévotion à la Mère de Dieu.

 

Tout ce qui peut développer dans les autres la connaissance et l'amour de Marie, tout ce qui peut contribuer à Sa Gloire, deviendra donc l'objet particulier de mes soins et de mon attention. Je parlerai d'Elle le plus que je pourrai, j'exalterai Sa Bonté, Ses Miséricordes, je propagerai Son culte en concourant dans la mesure du possible à la pompe de Ses Fêtes et à la diffusion de Ses images et des livres qui peuvent susciter et alimenter dans les âmes la confiance en Elle. J'exciterai les autres par mon exemple, en visitant avec dévotion Ses autels et Ses Sanctuaires, en assistant avec recueillement à Ses processions, en me préparant a bien célébrer Ses Fêtes par une bonne et sainte Communion. Oh ! Combien de mérites je pourrais acquérir en propageant ainsi la dévotion et le culte de l'Auguste Marie ! En multipliant par mon zèle et mon activité le nombre de ses serviteurs et de ses enfants, je paierai au Seigneur un tribut doublement agréable : d'une part, il désire ardemment voir honorer et glorifier Celle qu'Il a Lui-même comblée d'honneurs et élevée au dessus de toutes les créatures ; d'autre parts, il se complaît à voir les pécheurs ramenés dans la bonne voie par Sa Sainte Mère. Quel mérite ne sera pas le mien si je travaille à contenter Dieu de la sorte ! N'aurai-je pas droit aux plus abondantes bénédictions ici-bas et à la gloire éternelle en l'autre vie ?. S'il en est ainsi, Vierge Sainte, oh ! Faites que je Vous connaisse et Vous fasse connaître, que je Vous honore et Vous fasse honorer, que je Vous aime et Vous fasse aimer toujours d'avantage en cette vie, pour mériter de Vous connaître, de Vous honorer, de Vous aimer pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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11 décembre 2011

Que Soy Era Immaculada Counceptiou

10 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Onzième jour

Il faut célébrer les fêtes de la Sainte Vierge avec des sentiments particuliers de dévotion

 

Marie, ma Bonne Mère, tient singulièrement à ce que Ses Fêtes soient dignement célébrées. Tantôt Elle révèle les jours précis dans lesquels on doit les célébrer ; tantôt Elle recommande de les établir dans les pays où elles ne sont point en usage ; tantôt Elle en règle le cérémonial ; tantôt Elle remercie ceux qui ont ajouté de la pompe à Ses solennités, comme Elle fit pour le Saint Evêque Bernon, à l'occasion de la Fête de Sa Nativité. Eh bien ! Si Marie a tant à cœur que Ses Fêtes soient célébrées, combien je dois tenir à les solenniser dévotement, puisque tout à l'honneur que nous Lui rendons tourne à notre propre avantage ! La Sainte Eglise est-elle en butte à des grandes épreuves ; a-t-elle un besoin particulier de l'assistance de Marie : Elle ne voit pas de moyens plus convenable ni efficace de l'obtenir, que d'augmenter son culte par la célébration de nouvelles Fêtes.

 

Ce que je puis faire de mieux pour honorer la Sainte Vierge dans Ses solennités, c'est de m'approcher des Sacrements. Pour mieux me disposer à la Communion, ces jours de Fête, je pratiquerai spécialement ce qu'Elle-même daigne recommander à sa pieuse servante Sainte Gezrtrude : « 1° Vous prierez le Seigneur, lui dit-elle, de vous purifier de toute souillure par cette pureté sans tâche avec laquelle Je préparai dans Mon sein une digne habitation au Fils de Dieu ; 2° Vous le prierez de suppléer à toutes vos négligences par la profonde humilité qui m'a élevé au dessus de tous les choeurs des Anges et des Saints dans le Ciel. 3° Vous le conjurerez d'orner votre âme d'une riche couronne de vertus, par c et inestimable amour qui m'a pour toujours unie à Mon Divin Fils ».

 

Voici un des mille moyens employés par Saint Pierre Claver pour honorer Marie et pour solenniser Ses Fêtes. Il invitait à dîner les pauvres de la ville, leur faisait apporter des mets abondants et délicats, puis il les servait en personne. A la fin du repas, pour ranimer leur confiance en Marie, il leur faisait une courte exhortation sur Ses Fêtes, et récitait avec eux le Chapelet. Oh ! La belle pensée ! Qu'Elle est digne d'un tel apôtre ! A toutes les Fêtes de la Sainte Vierge, le docte et pieux Suarez employait deux heures à méditer sur les grandeurs, les gloires et les vertus de cette Divine Mère. Il n'y a point d'exercice plus propre à développer sa dévotion et son amour, que la méditation de ses grandeurs et de ses incomparables prérogatives. Saint Alphonse conseillait de choisir, chaque année, une Fête de la Sainte Vierge, celle pour laquelle on se sent le plus d'attrait, et de s'y préparer d'une manière spéciale pour se consacrer plus spécialement à Son service, en lui demandant pardon des négligences de l'année passée et en lui promettant plus de fidélité pour celle que l'on va commencer. C'était la pratique de Sainte Gertrude, qui, tous les ans, dans un jour déterminé, la choisissait solennellement pour Sa Protectrice et Sa Mère.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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9 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dixième jour

Honorer Marie spécialement le samedi

 

La Sainte Eglise a choisi le samedi pour rendre un culte plus spécial à Marie, parce qu'en ce jour, comme le dit Saint Bernard, Elle est demeurée constante et ferme dans la Foi, après la mort de son Divin Fils. Aussi ses fidèles serviteurs ont-ils l'habitude de lui rendre ce jour-là, quelques hommages particuliers. Saint Charles Borromée, Saint Nicolas de Tolentino, Saint Diego, Saint Elisabeth du Portugal, le Cardinal Tolédo, bien d'autre encore, jeûnaient le samedi au pain et à l'eau. Le même jour, Saint Alphonse de Liguori, pour honorer la Sainte Vierge, s'abstenait de toute boisson, non seulement entre ses repas, mais encore en prenant sa nourriture ; et cette pratique, il l'observa jusqu'à l'âge de quatre-vingt-huit ans.

 

On rapporte plusieurs grâces extraordinaires accordées par l'Auguste Mère de Dieu à ceux qui avaient jeûné le samedi en son honneur. Saint Grégoire raconte dans ses Dialogues qu'un cordonnier, Saint Adéodat, distribuait aux pauvres chaque samedi, pour honorer Marie, dans l'église de Saint Pierre de Rome, l'argent qu'il avait péniblement gagné pendant la semaine. Son apprenti reconnut combien cette aumône plaisait à Jésus et à Marie. Ravie au Ciel en esprit, il vit des architectes occupés à construire un splendide palais d'or, et il apprit que c'était l'habitation destinée à son maître, et que, chaque samedis, il s'y ajoutait des pierres qu'il avait fait d'aumônes en l'honneur de Marie. De même, Dominique du Paradis, qui fut plus tard une sainte Dominicaine, étant encore une pauvre paysanne, se privait d'une partie de la nourriture qu'on lui donnait et la distribuait le samedi aux pauvres en l'honneur de Marie ; elle mérita par cette générosité que Jésus et Sa Mère vinssent un jour, en habits de mendiants, lui demander l'aumône. La Vénérable Hyacinthe Marescotti, Franciscaine, allait tous les samedis, pieds nus, visiter les sept chapelles dédiées à Marie dans le jardin du monastère. La Reine Sainte Radegonde faisait venir à Cour, tous les samedis, un pauvre lépreux, et de sa propre main, elle lavait ses plaies hideuses et le servait à table. Le même jour également, Saint Louis, Roi de France, lavait les pieds à plusieurs mendiants et voulait les servir lui-même. Sébastien, Roi du Portugal, servait une Messe le samedi, vêtu très modestement et assistait ensuite à une autre.

 

Voilà comment les dévots serviteurs de Marie ont toujours eu plaisir à honorer le samedi par des hommages plus particuliers. Je dois agir de même, si je veux plaire à Ma Bonne Mère et mériter les faveurs spéciales qu'Elle distribue ce jour-là. Il y avait à Constantinople, rapporte le Père Spinelli,une célèbre image de la Vierge, toujours couverte d'un voile, qu'une main invisible tirait, pour le remettre à la fin des Vêpres. La Mère de Dieu voulait montrer par là que, ce jour là plus que les autres, Elle ouvre les yeux de Sa Miséricorde pour voir nos misères et nous secourir.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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8 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Neuvième jour

Vénérer et visiter les images de la Sainte Vierge et les églises qui lui sont dédiées

 

« Tous les serviteurs de Marie, disait Saint Alphonse de Liguori, ont l'habitude de vénérer les images de Marie, et de visiter avec une grande dévotion les églises dédiées en son honneur ». « Elles sont en effet, au dire de Saint Jean Damascène, les cités de refuge où nous échappons aux tentations et aux châtiments que nous avons encourus par nos péchés ». « Toutes les fois, disait Saint François de Sales, que j'entre dans un sanctuaire consacré à Marie, je sens aux battements de mon cœur que je suis près de ma Mère, parce que je suis le fils de Celle qu'on appelle le Refuge des pécheurs ». Un jour qu'il visitait un de ces sanctuaires, les chemins étaient si mauvais, qu'il eût les pieds tout ensanglantés. Quelqu'un voulut le faire reculer : « Oh non ! Répondit-il, ce m'est un sujet de joie d'avoir versé mon sang au service de la Mère de Dieu ! » Saint Bernardin de Sienne, encore jeune, allait tous les jours visiter Marie, la Bien-aimée de son cœur, comme il l'appelait, dans une chapelle voisine d'une porte de la ville et il disait qu'il ne pouvait faire moins que de la visiter souvent, puisqu'Elle avait conquis son cœur. On raconte également que le célèbre Thomas Sanchez allait faire sa visite dans un sanctuaire de Marie, chaque fois qu'une affaire l'obligeait à quitter la maison.

 

S'il m'est impossible de visiter chaque jour ma bonne Mère dans une de ses églises, je tâcherai du moins, selon la recommandation de Saint Alphonse de Liguori, de la vénérer dans une de ses images. « Il serai bon, ajoute le même Docteur, d'avoir dans l'endroit le plus solitaire de sa demeure, un petit oratoire où l'on placerait une image de la Vierge avec quelques fleurs, des bougies ou des lampes, et de réciter devant elle le chapelet ou les prières du matin et du soir ». L'auguste Mère de Dieu a montré par les miracles et les prodiges les plus surprenants, combien Elle agréé le culte de ses images. De son côté, le Démon les redoute à tel point, comme le rapporte l'histoire du second Concile de Nicée, qu'il promit à un solitaire de ne plus jamais le tenter contre la sainte vertu de pureté, s'il n'enlevait de sa cellule l'image de la Sainte Vierge.

 

Le célèbre Monsieur Olier, fondateur du Séminaire de Saint Sulpice, professait un culte particulier pour les statues et les images de la Mère de Dieu, et toujours il en avait une devant lui. Toutes celles qu'il rencontrait, il les saluait avec une profonde vénération, même quand il se trouvait en leur compagnie. Leur vue le comblait de joie et de confiance. Un jour qu'il traversait une rivière, il failli se noyer ; mais au moment le plus critique, il aperçut, de l'autre côté, une image de la Sainte Vierge, sur le mur d'une maison : « Courage! Dit-il à son compagnon, nous n'avons plus rien à redouter ; la Sainte Vierge nous garde et je ne crains rien. Elle est la protectrice des âmes et des corps, la trésorière universelles de tous les biens ». Chaque fois donc que je passerai devant une de ses images, je renouvellerai l'intention d'honorer cette bonne Mère dans tous les lieux du monde, spécialement dans ses Sanctuaires ; je m'unirai de cœur à tous ceux qui ont le bonheur de l'y vénérer en personne, et de plus, j'aurai l'intention de la remercier par le Cœur de Jésus de toutes les grâces et les faveurs qu'elle dispense en ces lieux privilégiés. Oh ! Que ces hommages plairont au Cœur aimant de Marie !

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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7 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Huitième jour

Fête de l'Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie

Quatre privilèges remarquables accordés à Marie au jour de Son Immaculée Conception

Saintes pratiques auxquelles l'âme qui lui est affectionnée doit s'exercer en cette Fête

 

En ce jour glorieux de Son Immaculée Conception, ma bonne Mère reçut de Dieu quatre privilèges : 1° Elle fut préservée du péché originel auquel elle était sujette comme fille d'Adam ; 2° Elle fut délivrée du foyer du péché, c'est à dire de la rébellion de la chair contre l'esprit ; tellement que jamais, pendant sa vie, Elle n'éprouva la révolte des sens contre la raison ; 3° Elle fut affermie dans la grâce, au point que jamais Elle ne pécha, ni par pensées, ni par paroles, ni par actions ; 4° Elle fut remplie de grâce et de Charité, et plus enrichie des faveurs divines que les plus grands Saints de la terre, et que tous les Anges du Ciel.

 

Je consacrerai dont entièrement ce grand jour à remercier la Très Sainte Trinité, par l'entremise des Saints Cœurs de Jésus et de Marie, de toutes les grâces et de tous les privilèges accordés à ma bonne Mère dans Son Immaculée Conception. Et comme c'est spécialement dans le Sacrifice non sanglant de l'Autel, que mon Jésus s'offre en reconnaissance à Dieu le Père, je dirai mentalement, au moins quand j'entendrai sonner les heures : « O Père éternel, je Vous offre toutes les Messes qui se disent actuellement dans le monde, avec toutes celles qui ont été dites et qui se diront jusqu'à la consommation des siècles, pour Vous remercier de toutes les grâces et de tous les privilèges que Vous avez daigné prodiguer à Marie, spécialement dans Son Immaculée Conception ». A cette fin je renouvellerai souvent aussi l'intention de remercier Dieu au nom de toutes les créatures passées, présentes et à venir. Je ferai de plus une chose fort agréable à Marie, si je récite de temps à autre, aujourd'hui et pendant toute l'octave, l'une ou l'autre des oraisons jaculatoires qui suivent : « Bénie soit la Sainte, Immaculée et très pure conception de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu ! » (Indulgence de 300 jours, concédée par S.S. Léon XIII). « A vous, ô Mère de Dieu, qui n'avez jamais été souillée d'aucune faute, ni actuelle, ni originelle, je recommande et confie la pureté de mon cœur ». « O Marie, qui êtes entrée dans le monde sans souillure, accordez-moi de Dieu que j'en puisse sortir sans être souillé d'aucune faute ! » (Indulgence de 100 jours, par concession du Bx. Pie IX).

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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6 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Septième jour

Comment la Sainte Vierge célébrait chaque année la fête de Son Immaculée Conception avec une entière allégresse, et combien Elle aime à la voir célébrer dévotement et affectueusement par ses enfants

 

Il fut révélé à la Vénérable sœur Marie de Jésus d'Agréda que la Très Sainte Vierge célébrait tous les ans la fête de Son Immaculée Conception avec une joie et un contentement inexprimables, parce qu'Elle appréciait cette grâce à sa juste valeur. Elle inaugurait cette fête dès la veille au soir, employait la nuit tout entière à des exercices admirables, répandait des larmes de joie, faisait des prostrations et témoignait à Dieu, par des actes de vénérations et des cantique de louanges, sa reconnaissance de ce qu'Il l'avait choisie, préservée de tous péché, comblée de grâces et de dons célestes. En outre, Elle invitait tous les esprits bienheureux et tous les Saints du Ciel à Lui prêter assistance pour louer et remercier dignement le Seigneur d'un si incomparable bienfait. Un jour, la Très Sainte Vierge dit à sa pieuse servante, Marie de Jésus : « Ma fille, Je veux que tu célèbres avec la plus grande dévotion toutes Mes fêtes, surtout celle de l'Immaculée Conception, dans laquelle Je fus merveilleusement favorisée de la Toute-Puissance Divine. J'éprouvais une si grande joie de cet inestimable bienfait, que même à présent je ressent un plaisir indicible, lorsque les hommes louent et remercient le Seigneur de cet incomparable miracle ». Je ferai donc une chose fort agréable au Cœur Immaculé de ma tendre Mère, si je célèbre demain la Fête de Son Immaculée Conception avec de véritables sentiments de reconnaissance et de dévotion. Saint Léonard de Port Maurice prit un jour la résolution suivante : « J'aurai la plus grande dévotion au mystère de l'Immaculée Conception de Marie. J'en porterai une image sur mon cœur, je la prendrai souvent entre mes mains, je la baiserai dévotement et je donnerai libre cours à mes affections. De plus, je ferai la Neuvaine de cette Fête en, récitant chaque jour neuf fois le Magnificat, accompagné de neuf génuflexions. A chacune de ces génuflexions, je produirai trois actes : un acte de remerciement à la Très Sainte Trinité, qui a comblé Marie de tant de grâces en ce Mystère ; un acte de contrition de mes fautes, et un acte d'amour envers Dieu et envers la Très Sainte Vierge ».

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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