Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Images Saintes
Publicité
Archives
Newsletter
Derniers commentaires
Images Saintes
  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
6 janvier 2011

Fête de l'Epiphanie

1226wisemenvisit

Fête de l'Epiphanie


L'adoration des Mages


Livre d'Isaïe, chapitre 60


Lève-toi, Jérusalem, ouvre les yeux à la lumière; elle s'avance: la gloire du Seigneur a brillé sur toi. Les ténèbres enveloppent la terre, la nuit environne les peuples, et voilà que le Seigneur ton Dieu sort pour toi du sein de l'aurore; et sa gloire parait sur ton enceinte. Alors les nations marcheront à ta lumière, les rois se laisseront conduire à l'éclat de ta splendeur. Promène tes regards autour de toi. Cette foule de peuples s'avance vers toi; tes fils viendront de loin, tes filles s'élève les yeux à la lumière; elle s'avanceront à tes côtés. Dans une sorte d'étonnement mêlé d'effroi, ton cœur sera inondé de délices, quand tu verras se tourner vers toi la multitude des contrées de la mer et la force des nations. A tes cotés paraîtront les dromadaires de Madian et d'Epha; ils viendront t'offrir de Saba l'or et l'encens, avec des cantiques de louanges.

adorazione_magi_10

Évangile selon Saint Matthieu, chapitre 2



Jésus étant donc né à Bethléem de Juda, aux jours du roi Hérode, voilà que des Mages vinrent de l'Orient à Jérusalem, disant: « Où est celui qui est né le Roi des Juifs? car nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer ». Ce que le roi Hérode entendant, il se troubla et tout Jérusalem avec lui. Et assemblant tous les princes des prêtres et les scribes du peuple, il leur demandait où devait naitre le Christ. Ceux-ci lui dirent: « Dans Bethléem de Juda; car il a été écrit ainsi par le prophète: « Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es pas la moindre parmi les villes de Juda; car de toi sortira le chef qui régira Israël, mon peuple ». Alors Hérode, ayant appelé en secret les Mages, s'informa soigneusement du temps où l'étoile leur était apparue; et, les envoyant en Bethléem, il dit: « Allez, et informez-vous soigneusement de l'Enfant, et lorsque vous l'aurez trouvé, dites-le moi, afin que moi aussi je vienne et je l'adore ». Eux, après avoir entendu le Roi, partirent; et voilà que l'étoile qu'ils avaient vue en Orient allait devant eux, jusqu'à ce que, venant, elle s'arrêta au lieu où était l'Enfant. Or, voyant l'étoile, ils se réjouirent d'une grande joie; et, entrant dans la maison, ils trouvèrent l'Enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils lui offrirent en présents, de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Et ayant reçu un avertissement dans leur sommeil de ne point retourner vers Hérode, ils revinrent dans leur pays par un autre chemin.

1225adorationofmagi

Élévation sur l'Épiphanie par Fénelon


Mon Dieu, je viens à vous, et je ne me lasse point d'y venir. Je n'ai rien en moi, et je trouve tout en vous seul. O que je suis pauvre! O que vous êtes riche! Mais, qu'ai-je besoin d'être riche de mon propre fonds, puisque vous l'êtes pour moi, et que vous voulez me communiquer vos richesses? Je les adore, et je les désire; je me complais à n'être rien devant vous. Donnez-moi aujourd'hui votre esprit, pour contempler votre saint Fils Jésus adoré par les Mages; je l'adore avec eux. Ces Mages suivent l'étoile sans raisonner; eux qui sont si sages, ils cessent de l'être pour se soumettre à une lumière qui surpasse la leur. Ils comptent pour rien leurs commodités, leurs affaires, les discours du peuple. Que peut-on penser d'eux? Ils vont sans savoir où. Qu'est devenue la sagesse de ces hommes qui gouvernaient les autres? Quelle crédulité! Quelle indiscrétion! Quel zèle aveugle et fanatique! C'est ainsi qu'on devait parler contre eux, en les voyant partir; mais ils ne comptent pour rien ni le mépris des hommes, ni leur réputation foulée aux pieds, ni même le témoignage de leur propre sagesse, qui leur échappe. Ils veulent bien passer pour fous, et n'avoir pas même à leurs propres yeux de quoi se justifier. Ils entreprennent un long et pénible voyage, sans savoir ce qu'ils trouveront. Il est vrai qu'ils voient une étoile extraordinaire; mais combien y a-t-il d'autres hommes instruits du cours des astres, à qui cette étoile ne parait avoir rien de surnaturel ? Eux seuls sont éclairés et touchés par le fond du cœur : une lumière intérieure, de pure fui, les mène plus sûrement que celle de l'étoile. Après cela, il ne faut plus s'étonner s'ils adorent sans peine un pauvre enfant dans une crèche. O qu'ils sont devenus petits, ces grands de la terre! Que leur sagesse est confondue et anéantie ! Est-ce donc là, ô Mages, ce que vous êtes venus adorer du fond de l'Orient? Quoi! un enfant qui tette et qui pleure! Il me semble que je les entends répondre: « C'est la sagesse de Dieu qui aveugle la nôtre. Plus l'objet semble méprisable, plus il est digne de Dieu de nous abaisser jusqu'à l'adorer ». O Mages, il faut que vous soyez devenus vous-mêmes bien enfants, pour trouver le vrai Dieu dans l'Enfant Jésus.


Mais, qui me donnera cette sainte enfance, cette divine folie des Mages? Loin de moi la sagesse impie et maudite d'Hérode et de la ville de Jérusalem! On raisonne, on se complaît dans sa sagesse, on se rend juge des conseils de Dieu, on craint même de voir ce qu'on ne peut pas connaître. O sagesse hautaine et profane, je te crains, je t'abhorre, je ne veux plus t'écouter! il n'y a plus que l'enfance de Jésus que je prétends suivre. Que le monde insensé en dise tout ce qu'il voudra, qu'il s'en scandalise même. Malheur au monde, à cause de ses scandales! C'est l'opprobre et la folie du Sauveur que j'aime. Je ne tiens plus à rien. Nul respect humain, nulle crainte des railleries et de la censure des faux sages; les gens de bien même qui sont encore trop enfoncés par sagesse en eux mêmes, ne m'arrêteront pas. Quand je verrai l'étoile, je leur dirai, comme saint Paul aux fidèles encore trop attachés aux bienséances mondaines et à leur raison: Vous êtes sages en Jésus-Christ; et nous, nous sommes insensés en lui. Heureux dessein! mais comment l'accomplir? O vous, Seigneur, qui l'inspirez, faites que je le suive. Vous qui m'en donnez le désir, donnez-moi aussi le courage de l'exécuter. Plus d'autre lumière que celle d'en haut! Plus d'autre raison que celle de sacrifier tous mes raisonnements! Tais-toi, raison présomptueuse, je ne te puis souffrir. O Dieu, vérité éternelle, souveraine et pure, venez être l'unique raison qui m'éclaire dans les ténèbres de la foi.

The_nativity

Texte extrait du Mois de l'Enfant Jésus, du Frère Jacques Nilinse, Librairie Paul Mellier, Paris 1845

Publicité
3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 2/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Deuxième mercredi


Sur le voyage en Égypte

« L’ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et lui dit : Levez-vous ; prenez l’enfant et sa mère, et fuyez en Égypte. »


Méditation


Les saints mages ayant informé Hérode que le roi des Juifs venait de naître, ce prince barbare ordonna de mettre à mort tous les enfants qui se trouvaient alors dans les environs de Bethléem. Ainsi, comme Dieu voulait pour le moment préserver son fils de la mort, il envoya un ange avertir Joseph qu’il eût à prendre l’enfant et la mère et à s’enfuir en Égypte. Considérez ici la prompte obéissance de Joseph, qui, quoique l’ange ne lui eût pas prescrit le temps du départ, n’éleva aucune difficulté, ni quant au temps, ni quant au mode d’un pareil voyage, ni quant au lieu où il pourrait s’établir en Égypte, mais se disposa sur-le-champ à partir. Ainsi, à l’instant même il en fit part à Marie, et la nuit même, comme le veut Gerson, recueillant les pauvres outils de sa profession qu’il pouvait porter, et qui devaient lui servir en Égypte pour alimenter sa pauvre famille, il se mit en chemin avec son épouse Marie. Les voilà seuls, sans guide, faisant route vers l’Égypte, c’est-à-dire entreprenant un voyage d’une longueur de quatre cent milles, à travers les montagnes, des chemins âpres et de vastes déserts. Or, quelle dut être la peine de Joseph dans ce voyage, quand il voyait souffrir ainsi sa chère épouse, peu faite à la marche, portant entre ses bras ce cher enfant que Marie et Joseph, tout en fuyant, se passaient l’un à l’autre, dans la continuelle appréhension de rencontrer à chaque pas les soldats d’Hérode, et cela par le temps le plus rigoureux de l’hiver, avec l’incommodité du vent et de la neige. De quoi pouvaient-ils se nourrir dans ce voyage, si ce n’est d’un morceau de pain qu’ils avaient emporté de la maison ou qu’ils avaient reçu en aumône? La nuit où pouvaient-ils reposer, si ce n’est dans quelque mauvaise halte, ou en rase campagne à découvert, ou tout au plus sous quelque arbre? Joseph était bien tout résigné à la volonté du Père Éternel, qui voulait que son fils commençât dès son enfance à souffrir pour expier les péchés des hommes; mais le cœur tendre et aimant de Joseph ne pouvait pas ne pas ressentir une peine bien vive en entendant Jésus pleurer à cause du froid et des autres incommodités qu’il éprouvait. Considérez enfin combien Joseph dut souffrir pendant un séjour de sept années en Égypte, au milieu d’une nation idolâtre, barbare et inconnue; puisqu’il n’avait là ni parents ni amis qui pussent l’assister. Aussi S. Bernard disait-il que pour nourrir son épouse et ce divin enfant qui pourvoit à la nourriture de tous les hommes et de tous les animaux de la terre, le saint patriarche était contraint de travailler jour et nuit.


Prière


Mon saint protecteur, au nom de celle prompte soumission que vous montrâtes toujours à la volonté de Dieu obtenez-moi de votre Jésus la grâce d’une soumission parfaite aux divins commandements. Obtenez-moi dans le voyage que fait mon âme vers l’éternité, au milieu de tant d’ennemis, la grâce de ne jamais perdre la compagnie de Jésus et de Marie, jusqu’à mon dernier soupir. Ainsi accompagné, toutes les peines de cette vie et la mort même me seront douces et agréables. ? Marie, mère de Dieu, au nom des souffrances qu’étant si jeune et si délicate, vous dûtes éprouver dans votre voyage en Égypte, obtenez-moi la force de supporter avec patience et résignation toutes les incommodités et toutes les choses fâcheuses qui m’arrivent. Et vous, mon bien-aimé Jésus, ayez pitié de moi.


O Dieu, vous l’innocence même, vous qui êtes mon Seigneur et mon Dieu, vous avez voulu dès votre enfance tant souffrir pour moi, et moi pécheur, qui tant de fois ai mérité l’enfer, comment ai-je pu être si peu résigné et si impatient quand il s’est agi de souffrir quelque chose pour vous? Seigneur, pardonnez-moi. Je veux à l’avenir supporter tout ce que vous voudrez, et dès ce moment je m’offre à porter toutes les croix que vous m’enverrez. Soutenez-moi donc par votre grâce, autrement je ne vous serai pas fidèle. Je vous aime, mon Jésus, mon trésor, mon tout, et je veux vous aimer toujours; je veux, pour vous être agréable, souffrir tout ce qu’il vous plaira.


Bouquet Spirituel: « Je fais toujours ce qui lui plaît ». (Saint Jean 8: 29)

Résolution: Regardons-nous comme des voyageurs et des étrangers sur cette terre d'exil; que chacun de nos oeuvres soit un pas nouveau vers le Ciel, notre Patrie.


Exemple

Les médailles de saint Joseph


M. l'abbé Plumier, saint prêtre du diocèse de Marseille, mort il y a peu d'années en odeur de sainteté, avait beaucoup désiré la construction d'un édifice destiné à abriter les orphelines. Enfin, le jour arriva et monseigneur Cruice vint répandre sur la première pierre de cette maison comme les prémices de ses bénédictions, en récitant les prières liturgiques. Tandis que, avec la truelle d'argent, le prélat allait sceller cette pierre objet de tant de désirs, on vit M. Plumier s'approcher de la pierre avec une émotion profonde et y verser ce que contenait sa main et qui produisit en tombant un bruit de monnaie... « Que mettez-vous donc là, monsieur l'aumônier? », lui demanda-t-on avec surprise... « Ce sont, dit-il, des médailles de Saint Joseph »; puis, avec bonhomie, il répéta: « Quand les rois font bâtir des palais, ils placent dans la pierre des monnaies frappées à leur effigie: or, faut-il bien mettre ici les médailles du Saint Patriarche, car c'est lui seul qui peut construire cette maison ! » Chacun sourit de cette naïve confiance, et, peu de jours après, les rieuses recevaient de lui, et en diverses fois, des sommes qui se sont élevées à plus de cinq mille francs, et qui ont prouvé, une fois de plus, combien il fait bon de s'abandonner au glorieux Joseph pour la réussite des affaires temporelles. (L'abbé Payn D'Augeray, Vie de M. l'abbé Plumier.)

116_001

6 janvier 2011

Litanies des Saints du Mois de Janvier

049_Jesus_Christ_hoffman_500

Litanies des Saints du Mois de Janvier


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Dieu le Père, qui avez donné Votre Fils pour le salut du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, qui Vous êtes fait chair pour notre amour, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, qui avez opéré le mystère de l'Incarnation, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Jésus enfant, ayez pitié de nous.

Jésus, emmailloté dans une crèche, ayez pitié de nous.

Jésus, souffrant et pleurant, ayez pitié de nous.

Jésus, circoncis, ayez pitié de nous.

Jésus, commençant par l'effusion de Votre sang l'expiation de nos péchés, ayez pitié de nous.

Jésus, Agneau de Dieu, ayez pitié de nous.

Christ appelé Jésus, c'est-à-dire Sauveur, ayez pitié de nous.

Christ, manifesté par une étoile, ayez pitié de nous.

Christ, adoré par les Anges, ayez pitié de nous.

Jésus, adoré par Marie et Joseph , ayez pitié de nous.

Jésus, adoré par les Pasteurs, ayez pitié de nous.

Jésus, adoré par les Mages, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, mère de l'enfant Jésus, priez pour nous.

Sainte Marie, Vierge immaculée, priez pour nous.

Sainte Marie, mère de Dieu, priez pour nous.

Saint Joseph, élu de Dieu pour le mystère du salut, priez pour nous.

Saint Joseph, Époux de Marie, priez pour nous.

Saint Joseph, Père nourricier de l'enfant

Jésus, priez pour nous.

Saints Anges de l'enfant Jésus, priez pour nous.

Saints Pasteurs de Bethléem, priez pour nous.

Saints Rois Mages, Gaspard, Melchior et Balthazar, priez pour nous.

Saint Pierre, prince des Apôtres, priez pour nous.

Saint Paul, dont nous fêtons la conversion, priez pour nous.

Tous les saints Apôtres, priez pour nous.

Saint Tite, disciple de saint Paul, priez pour nous.

Saint Timothée, priez pour nous.

Saint Polycarpe, priez pour nous.

Saint Fabien et saint Sébastien, priez pour nous.

Saint Marcel, priez pour nous.

Saint Vincent, priez pour nous.

Saint Lucien, priez pour nous.

Saint Julien et Sainte Basilisse, priez pour nous.

Saint Savinien, priez pour nous.

Saint Canut, priez pour nous.

Tous les Saints Martyrs, priez pour nous.

Saint Cyrille, priez pour nous.

Saint Hilaire, priez pour nous.

Saint Sulpice, priez pour nous.

Saint Jean Chrysostôme, priez pour nous.

Saint Babylas, priez pour nous.

Saint Guillaume, priez pour nous.

Saint Ildefonse, priez pour nous.

Saint Bigobert, priez pour nous.

Saint François de Sales, priez pour nous.

Tous les saints Pontifes, priez pour nous.

Saint Paul, premier Ermite, priez pour nous.

Saint Antoine, priez pour nous.

Saint Macaire, priez pour nous.

Tous les saints Ermites, priez pour nous.

Saint Syméon Stylite, priez pour nous.

Saint Maur, priez pour nous.

Saint Théodose, priez pour nous.

Saint Félix de Noie, priez pour nous.

Saint Jean l'Aumônier, priez pour nous.

Saint Raymond, priez pour nous.

Saint Séverin, priez pour nous.

Saint Charlemagne, priez pour nous.

Tous les saints Confesseurs, priez pour nous.

Sainte Geneviève, priez pour nous.

Sainte Prisque, priez pour nous.

Sainte Paule, priez pour nous.

Sainte Agnès, priez pour nous.

Sainte Émérentienne, priez pour nous.

Sainte Gudule, priez pour nous.

Sainte Bathilde, priez pour nous.

Sainte Aldegonde, priez pour nous.

Sainte Martine, priez pour nous.

Sainte Angèle, priez pour nous.

Toutes les saintes Vierges et Veuves, priez  pour nous.

Tous les saints Anges et tous les Saints de Dieu, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Enfant Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Enfant Jésus.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Enfant Jésus.


Prions


O Seigneur, Vous commencez à peine à vivre, que déjà Vous répandez Votre Sang pour nous. Vous vous êtes fait enfant et Vous gardez le silence comme les enfants; mais la blessure que Vous endurez pour guérir les plaies faites par le péché dans nos âmes nous prêche la nécessité de faire pénitence.  Que cette Voix divine se fasse entendre à notre cœur, afin que la douleur de Vous avoir offensé nous fasse pleurer continuellement le malheur que nous avons eu de ne pas assez Vous aimer.

033_001

Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

6 décembre 2010

Neuvaine à Saint Ghislain

682_001__5_

Saint Ghislain

Abbé, Evangélisateur et Thaumaturge

+ vers 681-685

Fête le 9 octobre


Le nom de saint Ghislain est, sans contredit, un des plus illustres entre tous ceux des apôtres étrangers qui vinrent prêcher la Foi dans la Gaule Belgique. Il reçut le jour dans l'Attique, de parents nobles selon le monde et également distingués par leur vertu. Tous les auteurs sont d'accord sur le lieu de sa naissance, et quoique son nom paraisse plutôt d'origine franque que grecque, ils disent qu'il faut supposer ou que saint Ghislain le changea quand il arriva dans ce pays, ou bien qu'il descendait d'un de ces Francs qui, pendant les invasions barbares, s'établirent dans la Grèce, où ils avaient été envoyés comme ambassadeurs par les premiers chefs mérovingiens. Son heureux naturel lui fit faire de bonne heure de rapides progrès dans les études, et plus encore dans la piété, vers laquelle le portait son coeur innocent. Il paraît que plus tard on l'envoya suivre les cours d'Athènes qui, bien que déchue de son ancienne splendeur, était toujours la mère des arts et des belles-lettres dans la contrée. Le jeune étudiant y continua les beaux exemples qu'avaient donnés, quelques siècles auparavant, saint Grégoire de Nazianze et saint Basile. Comme eux il savait pratiquer la vertu malgré les séductions qui l'environnaient, et vivre d'une manière irréprochable au milieu de jeunes gens livrés au vice. Ne trouvant auprès des docteurs de ces écoles, au lieu de la vérité qu'il cherchait, qu'une sagesse toute terrestre, il résolut de s'attacher uniquement à Dieu et embrassa la vie religieuse dans un monastère de l'Ordre de Saint-Basile. On reçut avec joie ce jeune disciple qui portait l'innocence empreinte sur le front et dont toute la conduite annonçait un homme rempli de l'esprit de Dieu. Saint Ghislain eut promptement justifié cette haute opinion qu'on avait de son mérite: à peine fut-il admis dans la communauté, qu'on vit briller en lui les plus belles qualités unies aux plus rares vertus. D'une foi vive et inébranlable, d'une humilité qui le portait à se mettre au-dessous de tous ses frères, il était toujours disposé à leur rendre les services de la plus affectueuse charité. Ses paroles respiraient l'amour de Dieu, et tous ceux qui l'approchaient trouvaient dans sa personne un charme innocent qui les attachait et les enflammait d'ardeur pour l'imiter. Aussi le nouveau religieux faisait-il la consolation de ses frères dans le monastère. Lui-même remerciait sans cesse la Providence qui lui avait inspiré la pensée salutaire d'embrasser un si saint état. Il trouvait ce que son coeur avait souvent demandé à Dieu, une vie réglée et conforme en tout à Ses volontés adorables. Semblable à une industrieuse abeille, il cachait dans son coeur le miel composé des plus précieuses vertus, et offrait dans toute sa conduite d'admirables exemples d'obéissance et d'humilité. Ce doux parfum qui embaumait son âme lui permettait de dire comme le Roi-prophète : "Vos paroles sont douces à ma bouche, Seigneur, elles sont plus douces que le miel et son rayon". Une sainteté si éminente, dans un âge encore peu avancé, fit impression sur l'esprit des supérieurs, qui ne pouvaient douter que Dieu n'eût sur le jeune Ghislain de grands desseins. Ils jugèrent qu'il était digne d'être promu au sacerdoce, auquel, malgré toutes les résistances de son humilité, il dut se préparer. Des auteurs pensent même qu'il fut placé, quelques années plus tard, sur le siége épiscopal d'Athènes.


On peut voir dans les "Acta Sanctorum Belgii", la discussion de cette particularité de la vie de saint Ghislain sur laquelle les critiques sont fort partagés. Les raisons qu'apporte le docte J. Ghesquière, qui croit que saint Ghislain n'était point évêque, sont incontestablement très-fortes; d'un autre côté, des auteurs d'un grand poids soutiennent l'opinion contraire, et c'est celle de toutes les Eglises qui font l'Office du Saint de temps immémorial. S'ils ne peuvent répondre à toutes les questions qui leur sont faites, ne semble-t-il pas qu'il serait bien difficile aussi de renverser les raisons et la tradition sur lesquelles ils s'appuient? Quoi qu'il en soit de cette circonstance de sa vie sur laquelle les hagiographes ne s'accordent pas, saint Ghislain ne gouverna pas longtemps cette église. Un jour qu'il était en prière, une vision lui fit connaître qu'il devait aller à Rome rendre ses hommages aux saints Apôtres. Il ne paraît pas que cette révélation lui eût indiqué dès lors le pays de Hainaut où il vint ensuite. Plein de confiance en Dieu et de soumission à Sa volonté, il se hâta d'obéir à cet ordre du Ciel; et ayant pris avec lui un certain nombre de ses disciples, il se dirigea vers Rome avec les sentiments d'un digne pèlerin. Arrivé à Rome, prosterné au pied du tombeau des apôtres saint Pierre et saint Paul, il leur rendit tous les témoignages du plus filial attachement. C'est là que le Seigneur lui manifesta de nouveau Sa volonté, en lui disant de passer les Alpes et les autres pays au nord de ces montagnes, jusqu'à ce qu'il rencontrât une province appelée Hainaut, où il fixerait sa demeure. Soumis aux desseins de Dieu, le saint Apôtre renvoya alors dans leur pays tous les disciples qui l'avaient accompagné, à la réserve de Lambert et Bellère, avec qui il se dirigea vers les lieux que le Seigneur lui avait indiqués. En arrivant dans les contrées voisines du Hainaut, saint Ghislain entendit prononcer le nom d'un serviteur de Dieu dont l'éloge était sur toutes les lèvres. C'était saint Amand, alors évêque de Maastricht, homme admirable par les travaux qu'il avait déjà accomplis et les nombreux monastères qu'il fondait en tous lieux. Frappé de tout ce qu'on disait de lui, saint Ghislain se dirigea avec ses disciples vers ce saint évêque, qu'il trouva dans sa ville épiscopale. Après avoir conversé ensemble et s'être édifiés et encouragés mutuellement, saint Ghislain se retira et alla dans le Hainaut commencer un monastère à l'endroit où l'on voit aujourd'hui la ville qui porte son nom. Ce lieu était alors appelé Ursidongus, Ursidongue (retraite de l'ours ou de l'ourse). Ses vertus attirèrent bientôt auprès de lui des habitants du pays, à qui il enseignait les principes de la vie Chrétienne. On ne pouvait assez admirer sa profonde humilité, son inaltérable douceur, sa prière presque continuelle, et son infatigable ardeur au travail. Déjà plusieurs personnes, touchées de sa sainteté, voulaient s'attacher à lui et vivre sous sa conduite: tous se réjouissaient en voyant s'élever dans la contrée un monastère qui serait dirigé par cet homme de Dieu. Sa réputation ne tarda pas à parvenir jusqu'aux oreilles de saint Aubert, évêque de Cambrai, dont ce lieu dépendait. Aubert voulut connaître le pieux étranger qui instruisait et édifiait ainsi ses ouailles. Il le fit prier de venir auprès de lui. Saint Ghislain, dont les désirs étaient prévenus par cette demande, eut hâte de se rendre près du vénérable évêque. S'étant mis en route, il arriva le soir dans un village appelé Roisin, entre les villes actuelles de Saint-Ghislain et du Quesnoy. Là, après avoir cherché quelque temps, il trouva un homme de bien qui s'empressa de lui donner l'hospitalité. Le matin, au moment où il se disposait à continuer sa route, son hôte lui dit: « Mon Père, je reconnais que vos oeuvres sont agréables à Dieu; je vous supplie donc de vouloir bien revenir chez moi lorsque vous aurez terminé votre visite auprès de l'évêque ». Cette demande, où se révélait la piété de cet homme simple et droit, fut accueillie de saint Ghislain avec joie. Dieu plus tard la récompensera par une guérison inespérée. Arrivé à Cambrai, saint Ghislain fut présenté à saint Aubert qui lui adressa ces paroles: « Mon frère, dites-moi qui vous êtes et quelle est votre dignité? » « Je suis Grec de nation, répondit saint Ghislain, et Chrétien par le caractère: je suis né, j'ai été baptisé et élevé à Athènes. C'est de cette ville que, par l'ordre de Dieu, je suis venu d'abord à Rome, puis vers ce pays. Dans un lieu placé sur la rivière de Haine et qu'on appelle Ursidongus, j'ai entrepris de construire, en l'honneur de Dieu, un oratoire dédié à saint Pierre et à saint Paul, et votre bonté a prévenu l'intention que j'avais de me rendre auprès de vous, pour vous demander la permission d'achever cette oeuvre que j'avais commencée ». Ces paroles si sages firent impression sur le coeur du saint évêque de Cambrai, qui se sentit aussitôt pénétré de respect et d'affection pour le vertueux étranger. Il l'encouragea beaucoup dans son entreprise, et lui promit qu'il irait le visiter et bénir son oratoire aussitôt qu'il serait achevé. Comblé de joie par cette promesse, saint Ghislain se mit en chemin pour revenir à Ursidongus. Selon la parole qu'il avait donnée, il s'arrêta à Roisin chez l'hôte charitable qui l'avait reçu à son passage; mais cet homme, dont l'épouse commençait à ressentir les douleurs de l'enfantement, chercha dans le voisinage et procura à l'homme de Dieu une habitation plus convenable pour y passer la nuit. A peine était-il rentré dans sa demeure, qu'il accourut tout éperdu auprès de saint Ghislain: « Serviteur de Dieu, s'écrie-t-il, venez au secours de mon épouse qui va mourir; daignez prier Dieu pour elle ». Touché jusqu'au fond de l'âme par cette voix suppliante, le Saint lui répondit avec bonté: « Cessez de vous livrer à la tristesse, car quand vous rentrerez chez vous, vous trouverez votre épouse en pleine santé, et elle vous aura donné un fils ». Le Saint lui donna sa ceinture pour être placée en forme de baudrier autour du corps de la mère (de là, dit-on, le nom de Baudry que portèrent tous les aînés de cette noble famille de Roisin). La parole de l'homme de Dieu eut sur-le-champ son accomplissement; ce qui causa une joie inexprimable dans toute la famille et le village. Le Saint baptisa lui-même l'enfant, et le père, afin de témoigner sa reconnaissance, donna une partie de ses biens pour l'achèvement de l'église de Saint-Pierre et de Saint-Paul dans le nouveau monastère.


Revenu auprès de ses disciples, saint Ghislain acheva avec joie les travaux si heureusement commencés. Puis, quand tout fut préparé pour la consécration, il envoya un message au vénérable évêque de Cambrai. « Père, lui disait-il, le temps approche où, comme vous l'avez promis à votre serviteur, vous daignerez venir donner votre bénédiction à son oeuvre ». Saint Aubert, accompagné de saint Amand, qui avait repris sa vie apostolique, se rendit avec lui à Ursidongus. Ce lieu prit dès lors le nom de Cella ou La Celle. Tous furent reçus avec le plus profond respect par saint Ghislain et les disciples réunis auprès de lui. Au milieu d'un immense concours de peuple accouru pour assister à la cérémonie, ils consacrèrent à Dieu, sous les auspices de saint Pierre et de saint Paul, cette nouvelle maison de prière, autour de laquelle s'éleva dans la suite la ville de Saint-Ghislain. Parmi les nombreux assistants présents à cette solennité, on remarquait surtout le comte Mauger, époux de sainte Waudru, qui prit alors la résolution de se séparer du siècle pour s'attacher uniquement au service de Dieu - le futur saint Vincent de Soignies. Le Bienheureux Ghislain, témoin de cette conversion éclatante, l'encouragea de toutes les manières. Il fut aussi quelque temps après d'un grand secours à sainte Waudru pour l'exécution d'un semblable dessein. Cette sainte femme, qui nourrissait en son coeur le désir de vivre dans le silence et la prière, et qui n'avait pas été étrangère à la détermination de son époux, profita de la facilité que lui offrait sa retraite pour se réfugier elle-même dans quelque solitude. Saint Ghislain lui donna les moyens d'accomplir cette résolution, et ses sages conseils, en même temps qu'ils firent avancer sainte Waudru dans la pratique des plus sublimes vertus, augmentèrent encore dans le coeur d'Aldegonde, sa soeur, le désir de l'imiter. Ce bonheur fut en effet accordé à cette Sainte quelque temps après, quand elle alla bâtir le monastère de Maubeuge, où elle se renferma avec les filles de sainte Waudru.


On ne connaît point le détail des rapports qu'eurent ensemble jusqu'à la fin de leur vie ces saintes âmes, si ce n'est par quelques faits détachés qui montrent combien Dieu se plaisait à répandre sur elles Ses faveurs. Les auteurs qui citent la révélation, dans laquelle sainte Aldegonde aperçut l'âme du bienheureux Amand, s'envolant au Ciel sous la forme d'un beau vieillard environné d'une multitude joyeuse et triomphante, ajoutent qu'elle rapporta cette vision à sa soeur sainte Waudru et à saint Ghislain. Celui-ci lui dit alors: « Si vous avez mérité de voir le Dieu du Ciel couronner Son serviteur Amand, c'est pour votre bien; car sachez que la fin de votre vie approche. Demandez au Seigneur de vous envoyer quelque infirmité qui achève de vous purifier, et vous prépare à recevoir la récompense dont jouit déjà le bienheureux Amand ». Jusque dans la plus extrême vieillesse, saint Ghislain allait de temps en temps converser de choses spirituelles avec la vénérable sainte Waudru; et lorsque les infirmités de l'âge ne permirent plus à l'un et à l'autre de faire tout le trajet qui séparait les monastères de Celle et de Mons, ils bâtirent, d'un commun accord, un petit oratoire en l'honneur du saint martyr Quentin, dans un lieu appelé Quaregnon. C'est là qu'ils se rendirent quelquefois à l'exemple de saint Benoit et de sa soeur sainte Scholastique, dont ils reproduisaient parfaitement la conduite et la sainteté. Telle fut la vie de saint Ghislain, ornée de toutes sortes de vertus. Il répandit dans toute la contrée la bonne odeur de Jésus-Christ et se montra son véritable disciple par sa charité envers les pauvres, son amour pour Dieu, et par l'accomplissement fidèle de tous les devoirs de la vie religieuse. Il mourut en paix dans un âge avancé, et fut enterré par ses disciples dans l'église de son monastère. On peint fréquemment près de lui une ourse avec son ourson: nous avons indiqué la raison de cette caractéristique.


Culte et reliques


Son corps reposa dans l'église de son monastère, jusqu'à l'époque où Charlemagne chargea l'abbé Eléfaut d'en construire une autre plus spacieuse et plus magnifique. Halitgaire, évêque de Cambrai, la consacra, l'ais 818, sous le règne de Louis le Débonnaire. Le corps saint y fut alors porté et bientôt après oublié cause des invasions des Normands et du découragement général qui abattait tous les esprits. Le monastère lui-même resta en ruine jusqu'à ce que, en 929, un aveugle, averti pendant son sommeil, se rendit auprès de ces décombres pour prier et y recouvra la vue. Il fit faire aussitôt des recherches pour retrouver les reliques du Saint dont le culte reçut une nouvelle extension. En 933, le monastère fut relevé, mais 5 ans plus tard un incendie le réduisit encore en ruines : heureusement les reliques furent épargnées.


Ces reliques furent portées le 22 septembre 1023 à la consécration de l'église de Saint-André, du Cateau, faite par l'évêque Gérard de Florines ; en 1030, à la consécration de la cathédrale de Cambrai; en 1063, à celle de l'église du monastère de Saint-Sépulcre, sous le bienheureux Liébert, et en 1070 à celle de l'église des apôtres saints Pierre et Paul, à Hasnon. Tous ces faits prouvent d'une manière éclatante le respect et la dévotion que l'on avait au 11ième siècle pour ce grand serviteur de Dieu. On en trouve d'autres témoignages dans les siècles suivants : en 1101, la 6 juin, les reliques de saint Ghislain sont portées à Maubeuge pour assister à la translation solennelle de celles de sainte Aldegonde ; en 1180, elles sont placées dans une nouvelle châsse par Roger, évêque de Cambrai ; en 1491, le 15 janvier, l'évèque de Cambrai, Henri de Berghes, les visite et en sépare un bras pour être présenté à la vénération publique. Ce bras ayant disparu dans les guerres du 16ième siècle, l'archevêque de Cambrai, Louis de Berlaymont, le remplaca, en 1588, par l'autre bras qui fut exposé à la piété des lidèles. En 1626, le jour de Saint-Luc, François Vander-Burgh, aussi archevêque de Cambrai, plaça dans une nouvelle châsse, préparée à cet effet, une grande partie des reliques de saint Ghislain, et en 1628, le jour de Saint-Jean l'évangéliste, l'abbé de Crespin mit la tête du Saint dans une fierte particulière.


Enfin, une confrérie, appelée confrérie de la Charité, fut érigée en l'onneur de saint Ghislain, confirmée en 1120 par Burchard, évêque de Cambrai. On l'appela plus tard la confrérie de Saint-Ghislain. Beaucoup de seigneurs et de personnes nobles voulurent en faire partie, entre autres Philippe IV, roi d'Espagne, et son épouse. Les élèves du collège du Lys, en l'université de Louvain, avaient adopté saint Ghislain pour leur patron et célébraient chaque année sa fête avec solennité. Aujourd'hui encore, dans l'église métropolitaine de Cambrai, il existe une confrérie de Saint-Ghislain que la piété des fidèles a rendue célèbre. Peut-être quelques documents authentiques permettraient-ils de la rattacher à celle qui fut confirmée en 1120 par l'évêque Burchard. Avant la révolution de 1793, elle appartenait à la paroisse de Saint-Nicolas; mais cette église avant été détruite, les reliques du Saint ainsi que l'association furent transportées à la métropole. Cette confrérie est double; l'une est particulièrement destinée aux jeunes enfants, l'autre aux grandes personnes. Ces enfants, quelque temps après leur naissance, sont apportés dans l'église par leurs parents et recommandés à la protection du Saint, afin qu'il les délivre des maladies et des dangers auxquels ils sont exposés à cet âge. Si quelques-uns d'entre eux meurent dans les premières années de l'enfance, l'association fait chanter une Messe dite « des Anges ». Quant aux grandes personnes, qui se mettent aussi dans cette confrérie afin d'être délivrées d'accidents et surtout de certaines maladies, comme le mal caduc et autres semblables, leur nombre est aussi très-considérable. A la mort de chaque associé on fait célébrer une Messe pour le repos de son âme. De plus, le mercredi de chaque semaine, on chante un salut en l'honneur du saint patron, et le second dimanche d'octobre, sa Fête est célébrée avec solennité. Pendant l'octave qui la suit, une foule de pèlerins de la ville et des villages voisins viennent rendre leurs hommages à leur digne protecteur et se recommander à sa puissante intercession.


Le village de Roisin est devenu un lieu de pèlerinage à saint Ghislain pour les femmes dont les couches approchent. Elles y vont même quelquefois après, quand elles ont été heureusement délivrées. La ville de Saint-Ghislain est aussi un lieu de pèlerinage très-fréquenté. Les pauvres mères qui craignent pour la vie de leurs chers nourrissons, les portent à Saint-Ghislain. Le prêtre récite sur eux l'Evangile, leur fait toucher les reliques du Saint, et souvent, après ce pieux voyage, les hideuses convulsions et les frayeurs naturelles aux jeunes enfants, surtout à l'époque de la première dentition, se trouvent apaisées: touchant bienfait de la divine clémence qui récompense la foi naïve des mères par le Salut de leurs enfants!


Texte extrait des Petits Bollandistes Volume 12

627_001

Neuvaine à Saint Ghislain


Premier jour


Saint Ghislain qui, pour apporter à nos pères tes lumières de l'Evangile, avez quitté votre patrie et êtes venu planter la Croix de Jésus-Christ dans les sombres forêts, encore païennes, des Gaules, écoutez l'humble prière de vos serviteurs qui mettent en vous leur confiance. Donnez-nous l'esprit de Foi. Ne permettez pas que jamais nous nous laissions envahir par l'indifférence ou le respect humain. Ecartez de nous tout ce qui pourrait devenir un danger pour nos croyances. Que, fiers de notre glorieux nom de Chrétiens, nous ne rougissions jamais de nous montrer zélés disciples du Christ et ardents défenseurs de la Sainte Eglise.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Deuxième jour


Saint Ghislain, qui, avant d'entreprendre vos courses apostoliques, avez voulu retremper votre foi auprès du représentant de Jésus-Christ sur la terre; Saint Amand, évêque de Maastricht, sous la direction duquel vous avez voulu organiser votre entreprise; Saint Pierre et Saint Paul, colonnes de Notre Mère la Sainte Eglise, auxquels vous avez voulu dédier votre premier sanctuaire; inspirez-nous le plus grand respect pour la Parole de Jésus-Christ; rendez-nous dociles à la voix de nos évêques; pénétrez-nous de respect pour tous ceux que la Providence a chargés du soin de nos âmes.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Troisième jour


Saint Ghislain, qui, dans l'exercice de votre mission apostolique, avez connu les épreuves de la persécution et de la calomnie; donnez-nous la grâce du courage et de la résignation Chrétienne aux jours de l'épreuve. Ne permettez pas que l'esprit du mal profite de notre trouble pour nous écarter des voies de la charité. Saint Aubert, Evêque de Cambrai, qui avez soutenu Saint Ghislain contre la méchanceté de ses ennemis, soyez le défenseur de notre faiblesse maintenant et surtout à l'heure de notre mort.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Quatrième jour


Saint Ghislain, qui avez été inspiré de remettre votre baudrier au châtelain de Roisin pour arracher miraculeusement sa vertueuse épouse au danger d'une mort imminente, exaucez toute mère qui vous invoque à son heure critique. Et puisqe votre baudrier sauva en même temps le nouveau-né, sauvez encore nos petits enfants, menacés de convulsions et autres maux de leur âge. L'expérience nous a appris que votre miraculeux pouvoir s'étend aussi à toute personne souffrant de maladies nerveuses. Soulagez tous ceux qui ont recours à vous dans leurs douleurs.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Cinquième jour


Saint Ghislain, qui, en sauvant du péril de mort la châtelaine et l'enfant de Roisin, avez appris aux mères Chrétiennes à mettre leur confiance en la divine Providence, inspirez le sentiment de la sublimité de leur vocation à celles auxquelles vous réservez les honneurs de la maternité. Faites-leur comprendre qu'en trahissant leurs devoirs, elle contrecarrent les desseins de Dieu; elles méprisent les honneurs d'une coopération à l'oeuvre divine de la création; elles foulent aux pieds le sang de Jésus-Christ, elles restreignent les fruits de la Rédemption, elles se préparent d'inévitables et terribles châtiments sur terre et dans l'éternité.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Sixième jour


Saint Ghislain, qui, en rendant la vie à l'enfant de Roisin, l'avez associé, avec sa famille, à votre gloire immortelle; faites comprendre à nos mères qu'une situation n'est jamais désespérée mais que la divine Providence se joue des prévisions humaines et peut, si Elle le veut, nous faire trouver la prospérité là où nous n'attendions que l'épreuve. Donnez à ces vaillantes victimes du devoir, la grâce d'un saint abandon entre les mains de Dieu. Ne permettez pas qu'égarées par de fausses maximes, elles s'obstinent à se préparer les plus amères désillusions en disposant en dehors de Dieu, d'un avenir qui n'appartient qu'à Lui.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Septième jour


Saint Ghislain, dont le zèle se répandit autour de vous par la parole et par l'action : prédicateur zélé, ouvrier apostolique, fondateur d'abbayes, faites-nous partager votre amour pour le bien. Faites de nous des apôtres, dans nos familles, au sein de notre entourage, près de ceux que la Providence a mis sous notre direction. Rendez-nous fidèles à notre vocation et aidez-nous à réaliser tout ce que Dieu attend de notre bonne volonté.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Huitième jour


Saint Ghislain, dont la reconnaissance fut si vive à l'égard du Seigneur si hospitalier de Roisin, remplissez-nous de pareille gratitude envers nos bienfaiteurs. Accordez-nous la grâce, pleine de consolations, d'une charité sans borne et s'étendant à toutes les misères d'ici-bas. "C'est à ce signe qu'on reconnaîtra si vous êtes véritablement mes disciples",  dit Notre Seigneur, "si vous vous aimez les uns les autres". Rendez-nous surtout charitables envers ceux qui souffrent comme vous avez eu pitié de nos pères plongés dans les ténèbres du paganisme.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Neuvième jour


Saint Ghislain, dont le célèbre miracle de Roisin provoqua la confiance des femmes Chrétiennes qui implorent le secours du Ciel en prévision d'un évènement dont l'attente les glace d'effroi, calmez ces appréhensions exagérées par l'esprit mauvais. Bénissez leur confiant abandon en la puissance de votre intercession; exaucez leurs voeux; comblez-les de vos faveurs pour que celui ou celle dont elles attendent la délivrance, deviennent après avoir été l'objet de leur consolation ici-bas, le motif de leur gloire dans le Ciel. Ainsi-soit-il.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

878_001

Consécration des enfants par leurs parents


Seigneur Jésus, qui lorsque vous étiez sur la terre, attiriez à vous les petits pour les bénir et qui avez promis le Ciel à ceux qui leur ressemblent, nous vous consacrons aujourd'hui nos enfants, afin qu'étant vôtres avant d'être à nous, Vous nous aidiez à les rendre forts de corps et d'âme pour Votre gloire et notre consolation.


Saint Ghislain, protégez-nous. (trois fois)

Que par la miséricorde de Dieu, les âmes des fidèles trépassés reposent en paix. Amen.

734_001

Saint Ghislain bénissez nos enfants; accordez-leur la santé du corps, la pureté de l'âme, l'innocence du coeur.


Téléchargez le texte de ces prières (pdf) en cliquant ici

3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 7/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Septième et dernier Mercredi


La gloire de Saint Joseph

« Courage, bon et fidèle serviteur; puisque vous avez été fidèle en peu de choses, entrez dans la joie de votre maître. »


Méditation


La gloire que Dieu accorde à ses saints dans le ciel correspond à la sainteté de leur vie sur la terre: pour avoir une idée de la sainteté de Saint Joseph, il suffit de faire attention seulement à ce qu’en dit l’Évangile: « Joseph son époux étant un homme juste », homme juste veut dire un homme qui possède toutes les vertus, car celui à qui manquerait une seule vertu ne pourrait plus être appelé juste. Or, si l’Esprit-Saint appela Joseph homme juste, lorsqu’il fut choisi pour époux de Marie, considérez quelle abondance d’amour divin et de toutes les vertus, notre saint dut retirer des entretiens et du commerce habituel qu’il eut avec sa sainte épouse, ce parfait modèle de toutes les vertus. Si un seul mot de Marie suffit pour sanctifier Jean-Baptiste, et remplir Élisabeth de la vertu du Saint-Esprit, à quelle haute sainteté devons-nous penser que parvint la belle âme de Joseph par le commerce habituel et les entretiens familiers que, durant l’espace de vingt-cinq ans, d’après les traditions, il eut avec Marie? En outre, quel accroissement de vertus et de mérites ne devons-nous pas supposer que dut acquérir Joseph dans les rapports journaliers qu’il eut pendant plus de trente années avec la sainteté même, c’est-à-dire Jésus-Christ, chargé qu’il était de le servir, de le nourrir et de l’assister dans tous les besoins de la vie. Si Dieu promet une récompense à celui qui donne un simple verre d’eau froide à un pauvre pour l’amour de lui, songez quelle gloire il aura préparée dans le ciel à Saint Joseph qui le sauva des mains d’Hérode, le pourvut de vêtements et de nourriture, le porta tant de fois entre ses bras, et l’éleva avec une si tendre sollicitude? Certainement nous devons croire que la vie de Saint Joseph, passée ainsi en la présence et sous les yeux de Jésus, et de Marie, ne fut qu’une prière continuelle enrichie d’actes de foi, de confiance, d’amour, de résignation et d’offrande. Or, si la récompense répond aux mérites de la vie, pensez quelle sera la gloire de Joseph dans le paradis. Saint Augustin compare les autres saints aux étoiles, mais S. Joseph au soleil. Le P. Suarez regarde comme bien raisonnable le sentiment selon lequel S. Joseph, après Marie, a surpassé en mérite et en gloire tous les autres saints. D’où le vénérable Bernardin de Bustis conclut que S. Joseph dans le ciel commande en quelque sorte à Jésus et à Marie, lorsqu’il veut obtenir quelque grâce à ceux qui ont confiance en lui.


Prières


Mon saint patriarche, maintenant que dans le ciel vous êtes au comble du bonheur, assis sur un trône élevé ; auprès de votre bien-aimé Jésus, qui vous fut soumis sur la terre, ayez pitié de moi. Vous voyez que je vis au milieu d’innombrables ennemis, de démons, de passions mauvaises, qui viennent m’assaillir continuellement pour me faire perdre la grâce de Dieu. Ah! je vous en supplie, au nom de la faveur qui vous fut accordée de pouvoir sur la terre jouir continuellement de la compagnie de Jésus et de Marie, obtenez-moi la grâce de vivre le reste de mes jours toujours uni à Dieu, de résister à tous les assauts de l’enfer, et de mourir ensuite en aimant Jésus et Marie; afin que je puisse un jour être admis à jouir avec vous de leur compagnie dans le royaume des bienheureux.


Vierge très-sainte, ô Marie, ma mère, quand sera-ce que délivré de la crainte de pécher davantage, il me sera permis de me jeter à vos pieds, pour ne plus me séparer de vous? C’est vous-même qui devez m’aidera obtenir cette félicité.


Et vous, mon bien-aimé Jésus, mon cher Rédempteur? quand sera-ce que je serai admis à vous posséder dans le ciel et à vous aimer face à face, assuré alors de ne pouvoir plus vous perdre? Tant que je suis sur la terre, je suis toujours en péril. Ah! mon divin maître, et mon unique bien, par les mérites de S. Joseph, que vous aimez tant, et que vous honorez tant dans le ciel; par ceux de votre mère, mais plus encore par les mérites de votre vie et de votre mort, par lesquels vous m’avez assuré toute sorte de biens et d’espérances; ne permettez pas qu’il m’arrive jamais de me séparer de votre amour ici-bas. Mais faites que je vienne dans cette patrie d’amour vous posséder et vous aimer de toutes mes forces, pour ne plus me séparer de votre présence et de votre amour pendant toute l’éternité. Amen! ainsi je l’espère, ainsi soit-il.


Résolution: Que notre dévotion  envers les Saints ne se borne pas à les invoquer dans nos nécessités temporelles; intéressons-les surtout au Salut de nos âmes.

Bouquet Spirituel: Dieu rendra à chacun suivant ses œuvres. (Romains 2: 6)


Exemple

La dévotion de saint Joseph conseillée par ce bienheureux Patriarche


Deux religieux carmes déchaussés de Grenade sortaient du monastère des Carmélites de la même ville, lorsqu'ils virent venir à leur rencontre un homme assez avancé en âge et d'un aspect vénérable, qui se plaça entre eux et leur demanda d'où ils venaient. Le plus ancien des deux répondit qu'ils venaient du couvent des Carmélites déchaussées. « Mes pères, reprit l'inconnu, pourquoi donc ont-elles tant de dévotion à saint Joseph? » « C'est, répondit le même religieux, parce que notre sainte mère Thérèse de Jésus en avait elle-même beaucoup pour ce grand saint ». « Je le savais déjà, répliqua l'inconnu Regardez-moi en face et ayez pour saint Joseph une dévotion pareille à celle de votre mère; tout ce que vous demanderez, vous l'obtiendrez ». En disant ces mots, il disparut, les laissant dans la stupéfaction. De retour à leur couvent, ils rendirent compte à leur supérieur de ce qui venait d'arriver. « C'était saint Joseph, leur dit-il. Ce n'est pas pour vous, c'est pour moi qu'a eu lieu l'apparition; car je n'étais pas assez dévot a saint Joseph. Mais, dorénavant, je le serai ». Cet événement remonte à 1584, deux ans après la mort de sainte Thérèse. (Père Patrignani, Dévotion de Saint Joseph)


Acte de consécration au Glorieux Saint Joseph


O glorieux saint Joseph, très-digne Époux de la Mère de Dieu, Père nourricier du Verbe incarné, fidèle Protecteur des âmes qui aspirent à la vie chrétienne et intérieure et qui se confient en vous, à qui le Père éternel a daigné confier son Fils bien-aimé et la Vierge Immaculée! moi, N., indigne d'être votre serviteur, mais encouragé par votre extrême bonté, me prosternant à vos pieds dans le plus profond respect, en présence de la très sainte Trinité, de Jésus et de Marie, de mon Ange Gardien, et de toute la Cour céleste, je vous choisis pour mon Maître, pour Protecteur et Guide de mon âme, que je remets pour toujours entre vos mains; je vous consacre aussi mon corps, tous mes travaux et occupations, tous les moments de ma vie, et surtout celui duquel dépend mon éternité. Recevez-moi donc pour votre serviteur, ô saint Patriarche! soyez mon Maitre et mon Patron, et, en cette qualité, exercez sur moi une autorité entière; soyez ma force dans mes faiblesses, mon espérance dans mes misères, mon refuge dans mes besoins, mon appui pendant toute ma vie, et mon secours à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

174_001

Téléchargez l'intégralité des 7 Mercredis de St Joseph (pdf) en cliquant ici

Publicité
3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 5/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Cinquième Mercredi


L’amour que Joseph eut pour Marie et pour Jésus

« Jésus partit avec eux, et vint à Nazareth et il leur était soumis. »


Méditation


Considérez d’abord l’amour que Joseph eut pour sa sainte épouse. Elle était la plus belle femme qu’il y eût jamais eue ; elle était en même temps la plus humble, la plus douce, la plus pure, la plus obéissante, et la plus avancée dans l’amour de Dieu qu’il y ait jamais eu entre tous les hommes et entre tous les anges : ainsi elle méritait tout l’amour de Joseph qui aimait tant la vertu. Ajoutez encore à cela que Joseph voyait combien il était aimé de Marie, qui bien certainement préférait dans son Cœur son époux à toutes les créatures. Il la considérait d’ailleurs comme la bien-aimée de Dieu, choisie pour être la mère de son fils unique. Or à tous ces égards, considérez quelle devait être l’affection qu’entretenait dans son cœur le juste et reconnaissant Joseph pour une épouse si aimable. Considérez en second lieu l’amour que Joseph avait pour Jésus. Lorsque Dieu choisit ce saint pour tenir lieu de père à Jésus, il dut certainement graver dans son Cœur l’amour qui convenait à un père, au père d’un fils si aimable, au père d’un enfant Dieu. Ainsi l’amour de Joseph ne fut pas un amour purement humain, comme est l’amour des autres pères, mais un amour sur-humain, qui lui faisait trouver dans la même personne et un fils et un Dieu. Joseph savait bien par la révélation certaine et divine qu’il en avait eue de l’ange, que cet enfant dont il se voyait toujours accompagné était le Verbe divin qui, pour l’amour des hommes, et en particulier de lui s’était incarné. Il savait que lui-même l’avait choisi entre tous pour être le gardien de sa vie, et voulait être appelé son fils; Or considérez quel incendie de saint amour devait s’allumer dans le cœur de Joseph quand il songeait à tout cela, et quand il voyait son divin maître le servir comme un apprenti : tantôt ouvrir, tantôt fermer la boutique, tantôt l’aider à couper le bois, ou manier le rabot et la hache ; tantôt ramasser les copeaux et balayer la maison ; en un mot, lui obéir en tout ce qu’il ordonnait, et même ne faire aucune chose que sous la dépendance de l’autorité qu’il exerçait comme père. Quels sentimens affectueux devaient se réveiller dans son coeur, tandis qu’il le portait dans ses bras, le caressait et recevait les caresses que lui rendait cet aimable enfant ! Tandis qu’il recueillait de sa bouche les paroles de vie éternelle qui devenaient autant de flèches amoureuses dont son coeur était transpercé ; et particulièrement ensuite, lorsqu’il observait les saints exemples de toutes les vertus que lui donnait ce divin enfant ! La longue familiarité des personnes qui s’aiment refroidit quelquefois l’amour, parce que plus les hommes conversent longuement entre eux, plus ils connaissent les défauts les uns des autres. Il n’en était pas ainsi pour Joseph : plus il conversait avec Jésus, plus il connaissait sa sainteté. Jugez de là combien il aimait Jésus, ayant au rapport de plusieurs auteurs, joui de la compagnie de Jésus l’espace de vingt-cinq ans.


Prières


Mon saint patriarche, je me réjouis de votre bonheur et de votre élévation, vous qui avez été rendu digne de pouvoir commander comme père à celui auquel obéissent les cieux et la terre. Vous que j’invoque, puisque vous avez été servi par un Dieu, je veux moi aussi me mettre à votre service. Je veux vous servir dorénavant, vous honorer, et vous aimer comme mon Seigneur. Prenez-moi sous votre patronage, et ordonnez-moi ce qu’il vous plaira. Je sais que tout ce que vous me direz sera pour mon bien et pour la gloire de notre commun Rédempteur. Saint Joseph, priez Jésus pour moi. Certainement il ne vous refusera jamais rien après que sur la terre il a obéi à tous vos ordres. Dites-lui qu’il me pardonne les offenses qu’il a reçues de moi. Dites-lui qu’il me détache des créatures et de moi-même, qu’il m’enflamme de son saint amour, et puis qu’il fasse de moi tout ce qu’il lui plaira.


Et vous, ô Marie toute sainte, au nom de l’amour que vous porta Joseph, accueillez-moi sous votre manteau, et priez votre saint époux de m’agréer pour son serviteur. Et vous mon cher Jésus, qui pour expier mes désobéissances, voulûtes vous humilier et obéir à un homme, je vous en supplie par les mérites de l’obéissance que sur la terre vous critiquâtes à l’égard de Joseph, faites-moi la grâce d’obéir dorénavant à toutes vos divines volontés; et au nom de l’amour que vous eûtes pour Joseph, et qu’il eut pour vous, accordez-moi un grand amour envers votre bonté infinie, vous qui méritez qu’on vous aime de tout son cœur. Oubliez les outrages que je vous ai faits, et prenez pitié de moi.


Je vous aime, Jésus, mon amour; je vous aime, ô mon Dieu, et veux toujours vous aimer.


Résolution: Fuyons l'oisiveté et honorons notre vie par le travail; mais travaillons pour Dieu.

Bouquets Spirituels: « Marie chérissait son Époux plus que toutes les autres créatures ». (Saint Alphonse de Liguori) « A Joseph par Marie! »


Exemple

Le Bienheureux Hermann


Marie aima toujours particulièrement les amis de saint Joseph. Le bienheureux Hermann, de l'Ordre des prêcheurs, fut un des plus zélés pour notre saint Patriarche. Il s'appliqua à imiter sa vie cachée à Nazareth et ne passa aucun jour, en particulier le mercredi, sans faire quelque prière ou quelque œuvre de piété en son honneur. Aussi Marie le combla-t-elle de faveurs extraordinaires et de grâces de prédilection. Elle lui changea jusqu'à son nom et lui donna celui de Joseph en récompense de sa vive affection pour son chaste Époux. (L'abbé Deidier, Mois de saint Joseph à l'usage du clergé.)

087_0010

16 décembre 2010

Pour la canonisation des Chrétiens martyrisés en Irak

martyrs_irak_3

Pétition pour la canonisation des Chrétiens martyrisés en Irak

Le 31 octobre 2010, les pères Thair Sad-alla Abd-al and Waseem Sabeeh Al-kas Butros mourraient en martyrs avec les fidèles en prière avec eux. Leurs noms viennent dramatiquement s’ajouter à une liste déjà longue de chrétiens morts au nom de leur foi en Irak et tandis que la menace pèse sur les chrétiens de toute la région. Après la tenue à Rome de l’Assemblée spéciale du synode des évêques sur le thème « L’Église catholique au Moyen-Orient: communion et témoignage, « La multitude de ceux qui étaient devenus croyants avait un seul cœur et une seule âme » (Ac 4, 32) », Nous chrétiens arabes et, avec nous, tous chrétiens résidant au Moyen Orient et partageant notre situation de minorité, malgré l’affliction dans laquelle nous a plongés cet attentat, nous voulons réaffirmer notre joie et notre désir de vivre notre identité chrétienne sur la terre même où le Christ est mort et ressuscité pour notre Salut, sur la terre même que ses apôtres ont parcouru pour annoncer à nos ancêtres la Bonne Nouvelle qui nous vaut désormais le beau nom de Chrétiens. Le christianisme a toute sa légitimité au Moyen Orient, parce qu’il est né ici. Et il nous plaît de le vivre ici selon la diversité que l’Esprit, depuis la Pentecôte, a inspiré à nos Pères dans la Foi de l’exprimer et qui confessons une foi Une, catholique, et apostolique. Nous fondant sur la « proposition 5 » des pères synodaux ayant pour titre « Partage de la Croix » et spécialement son paragraphe 3 « Il faudra attirer l’attention du monde entier sur la situation dramatique de certaines communautés chrétiennes au Moyen-Orient, qui souffrent de toutes sortes de difficultés, allant parfois jusqu’au martyre. » Nous demandons que, comme dans l’antique tradition de l’Église, soient proclamés saints immédiatement ceux qui sont morts en martyrs. Aussi demandons-nous la canonisation :

— Des pères Thair Sad-alla Abd-al and Waseem Sabeeh Al-kas Butros et de leurs compagnons martyrs, assassiné le 31 octobre 2010 à Bagdad, de l’Église syriaque,

— Des sœurs religieuses, Fawzeiyah et Margaret Naoum, tuées à coups de poignard le 26 mars 2007, chaldéennes,

— De père Raghid Aziz Ganni, et trois sous-diacres Yousef Daoud, Wahid Hanna Isho et Gassan Issam Bidawid, abattus le 3 juin 2007 à Mossoul, chaldéens,

— De Mgr Paulos Faraj Rhô, archevêque de l’Église chaldéenne, retrouvé mort le 13 mars 2008 dans les environs de Mossoul. (liste à compléter)

S’il n’appartient pas à l’Église latine de canoniser des fidèles d’autres Églises, leurs noms pour nous ne sont pas séparés de ceux de

— Père Boulos Iskandar, abattu à Bagdad le 9 octobre 2006, syriaque orthodoxe,

— Père Joseph Petros, abattu à Bagdad le 9 octobre 2006,  ?

— Père Amer Iskander, retrouvé décapité le 11 octobre 2006, syriaque orthodoxe,

— Révérend Mundher Aldayr, abattu à Mossoul le 26 novembre 2006, pasteur protestant, (liste à compléter)

Comment mieux et plus chrétiennement attirer l’attention qu’en revenant à cette antique tradition de l’Église  ? Comment montrer davantage la sainteté de l’Église de Dieu qu’en revenant à ses origines où étaient déclarés saints les martyrs  ? Avec, par et grâce à cette reconnaissance ecclésiale, nous nous sentirons mieux accompagnés et plus soutenus dans la foi pour vivre à la hauteur de ce que l’Église attend de nous : « Le chrétien se rappelle qu’être chrétien comporte le partage de la croix du Christ. Le disciple n’est pas plus grand que son maître (cf. Mt 10, 24). Il se rappelle la béatitude des persécutés pour la justice qui auront le Royaume en héritage (cf. Mt 5, 10).  » (Proposition 5) Si, selon la parole de Tertullien, « le sang des martyrs est semence de chrétiens », alors nous demandons pour notre ensemencement et implantation sur notre terre, que soit reconnu officiellement le martyr des nôtres. C’est pourquoi nous signons cette pétition et souhaitons qu’elle atteigne son but : que tous les martyrs chrétiens d’Irak soient canonisés et que l’exemple de leur vie et de leur sacrifice nous soutiennent tous, chrétiens arabes et étrangers vivant au Moyen Orient.

IMG_1648

Signez la pétition pour demander leur canonisation,

en cliquant sur le lien suivant:

http://www.martyrs-iraq.org/?lang=fr

3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 4/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Quatrième mercredi


Le bonheur qu’eut le saint patriarche d’être continuellement en la compagnie de Jésus

« Il partit avec eux, et vint à Nazareth, et il leur était soumis. »


Méditation

 

Jésus, après avoir été retrouvé dans le temple par Marie et Joseph, retourna avec eux à Nazareth, et vécut avec Joseph jusqu’à sa mort, lui obéissant comme à son père. Considérez ici la sainte vie que mena depuis Joseph en la compagnie de Jésus et de Marie. Dans cette famille il n’y avait point d’autre affaire que la plus grande gloire de Dieu; point d’autre pensée ni d’autre désir que de plaire à Dieu, point d’autres discours si ce n’est de l’amour que les hommes doivent à Dieu, et de celui que Dieu porte aux hommes, surtout de celui qu’il leur a témoigné en envoyant dans ce monde son fils unique pour souffrir et terminer sa vie dans une mer de douleurs et d’ignominies, et par-là sauver le genre humain. Oh! avec quels torrents de larmes Marie et Joseph, parfaitement instruits dans les divines Écritures, devaient-ils parler de la cruelle passion et de la mort de Jésus-Christ en sa propre présence! Avec quel attendrissement devaient-ils se dire l’un à l’autre, suivant la prédiction d’Isaïe, que leur bien-aimé devait être l’homme des douleurs et des opprobres; que ses ennemis devaient tellement défigurer, que ce beau visage ne serait plus reconnaissable, qu’on devait tellement le déchirer à coups de fouets et lui meurtrir les chairs qu’il paraîtrait comme un lépreux couvert de plaies et de blessures; que leur fils chéri souffrirait tout avec patience, sans même ouvrir la bouche pour se plaindre de tant d’outrages, et comme un agneau se laisser conduire à la mort ; qu’enfin attaché à un bois infâme au milieu de deux larrons, il devait terminer sa vie dans l’excès des tourments. Or, considérez les sentiments de douleur et d’amour que de tels entretiens devaient éveiller dans le cœur de Joseph.


Prières


Mon saint patriarche, au nom de ces larmes que vous versiez en contemplant les souffrances futures de votre Jésus, obtenez-moi un tendre et continuel souvenir des tourments de mon Rédempteur. Mais aussi au nom de cette sainte flamme d’amour, que ces entretiens et ces pensées allumaient dans votre cœur, obtenez-en une étincelle à mon âme, qui par ses péchés a eu une si grande part dans la cause des tourments de Jésus.


Et vous, ô Marie, au nom de tout ce que vous souffrîtes dans Jérusalem à la vue des tourments et de la mort de votre cher fils, obtenez-moi un grande douleur de mes péchés. Et vous mon doux Jésus, qui pour l’amour de moi avez tant souffert et êtes mort, faites que je n’oublie jamais un si grand amour.


Mon Sauveur, votre mort est mon espérance. Je crois que vous êtes mort pour moi. J’espère mon salut par vos mérites. Je vous aime de tout mon cœur, je vous aime plus que toute autre chose, je vous aime plus que moi-même. Il n’est aucun mal qui me cause autant de déplaisir que de vous avoir contristé, ô mon souverain bien. je ne désire rien autre chose que de vous aimer et de vous être agréable. Assistez-moi, Seigneur, ne permettez pas que jamais je puisse me séparer de vous.


Bouquet Spirituel: « Joseph l'époux de Marie ». (Saint Matthieu 1 : 11)

Résolution: Dans nos doutes et nos difficultés, aimons à prendre conseil de personnes prudentes, et surtout de Dieu.


Exemple

La première église dédiée à saint Joseph


Le vénérable Père Pierre Cotton, célèbre orateur et fervent religieux, eut, dès le jour de son ordination, une grande dévotion pour saint Joseph. Il ne laissa jamais passer le plus court entretien sans parler de lui, ni la moindre occasion sans chercher à répandra son culte. C'est lui qui a eu l'honneur de faire ériger, près de la place Bellecour, à Lyon, la première église que la France ait consacrée au chaste l'époux de Marie. On y voyait de nombreux et riches ex-voto qui rappelaient les grâces signalées et les miracles obtenus par l'intercession de ce grand saint. Il eut le bonheur de mourir le jour de sa fête. Dans sa dernière maladie, Marie lui apparut et lui dit qu'elle venait l'aider à bien mourir, en reconnaissance de sa sincère dévotion pour son chaste époux. (L'abbé Deidier, Mois de Saint Joseph à l'usage du clergé.)

181_001

3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 3/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Troisième mercredi


Sur la disparition de Jésus dans le Temple

« L’enfant Jésus demeura dans Jérusalem, et ses parents ne s’en aperçurent pas. »


Méditation


Le temps de partir d’Égypte étant arrivé, l’ange avertit de nouveau Joseph de s’en retourner en Judée avec l’enfant et sa mère. Saint Bonaventure considère que, dans ce retour, la peine de Joseph et de Marie fut plus grande que pour aller, parce que Jésus étant alors âgé de sept ans environ, il était trop grand pour le porter sur les bras, et il était d’ailleurs trop petit pour faire à pied un long voyage : ainsi bien souvent cet aimable enfant était obligé de s’arrêter et de se coucher à terre par l’excès de la fatigue. En outre, considérons la peine que ressentirent Joseph et Marie, après leur retour, lorsqu’ils perdirent de vue Jésus dans la visite qu’ils firent au temple. Joseph était accoutumé à la douce jouissance que lui procurait la vue et la compagnie de son bien-aimé Sauveur; or, quelle dut être ensuite sa douleur quand il s’en vit privé pendant ces trois jours, sans savoir s’il devait jamais le retrouver, et sans savoir le motif de cette disparition? ce qui fut sa peine la plus cruelle; car le saint patriarche dans sa grande humilité, craignait que peut-être pour quelque manquement de sa part, Jésus n’eût résolu de ne plus habiter dans sa maison, et ne l’estimait plus digne de sa compagnie et de l’honneur de l’assister, en ayant soin d’un si grand trésor. Pour une âme qui a mis en Dieu tout son amour, il n’y a pas de plus grande peine que de douter si on lui a déplu. Aussi, pendant ces trois jours, Marie et Joseph ne purent prendre un instant de repos ; ne cessant de pleurer, ils allaient de toute part cherchant leur bien-aimé, comme la Vierge elle-même le lui dit ensuite quand elle le retrouva dans le temple: « Mon fils, oh! quelle peine cruelle vous nous avez fait éprouver pendant ces trois jours que nous sommes allés pleurant sans cesse et vous cherchant sans que nous pussions avoir de vos nouvelles. » Considérons d’autre part la joie de Joseph, quand ensuite il eut retrouvé Jésus, et qu’il sut que la cause de sa disparition n’avait pas été quelque manquement de sa part, mais le zèle de la gloire de son Père céleste.


Prières


Mon saint patriarche, vous pleurez pour avoir perdu de vue Jésus; mais vous l’avez toujours aimé, il vous a tant aimé qu’il vous a choisi pour son père nourricier et pour le gardien de ses jours. Laissez-moi pleurer, moi qui, pour les créatures et pour suivre mes caprices, ai tant de fois abandonné et perdu de vue mon Dieu, au mépris de sa divine grâce. Ah! vous que j’invoque, par les mérites de la peine que vous éprouvâtes pour avoir perdu de vue Jésus, obtenez-moi des larmes pour pleurer sans cesse les outrages que j’ai faits à mon divin maître. Et au nom de la joie que vous ressentîtes quand vous le retrouvâtes dans le temple, obtenez-moi le bonheur de le retrouver moi aussi, lorsque par sa grâce je rentre en moi-même et de ne plus, le perdre jamais.


Et vous, ô Marie, ma mère, vous qui êtes le refuge des pécheurs, ne m’abandonnez pas, ayez pitié de moi. Si j’ai offensé votre fils, je m’en repens aujourd’hui de tout mon cœur, et je suis prêt à perdre mille fois la vie, avant que de perdre sa divine grâce. Priez-le qu’il me pardonne, et qu’il me donne la sainte persévérance.


Et vous, mon bien-aimé Jésus, si vous ne m’avez pas encore pardonné, pardonnez-moi dans ce jour. Je déteste et je hais tout ce que j’ai pu faire d’injurieux contre vous; j’en suis marri, je voudrais en mourir de douleur. Je vous aime, et parce que je vous aime, j’estime votre amour et votre grâce plus que tous les royaumes du monde. Seigneur, assistez-moi, afin que toujours je vous aime et ne vous offense plus jamais.


Bouquet Spirituel: « Notre cœur n'était-il pas tout en feu, pendant qu'il nous parlait? » (Saint Luc 24 32).

Résolution: Gardons-nous de perdre Jésus par le péché mortel; et, si ce malheur nous arrivait, ne nous donnons aucun repos avant de l'avoir retrouvé.


Exemple

Une douce conversation


On lit dans les légendes de l'Ordre de Saint-François que la vénérable Pudentienne Zagnoni, qui fut très dévote à saint Joseph,eut le bonheur devoir, au moment de sa mort, le saint s'approcher de son lit avec Jésus au bras. Elle se mit alors à parler tantôt avec saint Joseph, tantôt avec Jésus, les remerciant de cette grande faveur. Ce fut dans cette douce compagnie qu'elle rendit doucement son âme à Dieu. (Saint Alphonse De Liguori).

069_001

30 novembre 2010

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2010

493_001

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception

Bénie et encouragée par le Pape Benoît XVI

Du 30 novembre au 8 décembre 2010

 

Prière

 

Très Sainte Vierge Marie, nous croyons qu’à la fin de votre vie terrestre, vous avez été élevée corps et âme au Ciel, parce que vous êtes la Mère de Dieu, Immaculée. La Très Sainte Trinité vous a couronnée Reine de l’univers, et avec tous les Anges et les Saints du Ciel, vous intercédez pour nous, Pèlerins de la terre, et pour les âmes des Défunts qui ont encore besoin de purification. Aidez-nous à orienter notre vie vers Dieu  qui a un Dessein d’amour sur chacun de nous, à prier, à recourir aux Sacrements de l’Église et à faire le bien,  pour notre bonheur véritable dès ici-bas. Donnez-nous une Foi et une Espérance inébranlables en l’Amour infini de Dieu, au milieu des luttes et des  épreuves inévitables et nécessaires de cette vie, car les souffrances du temps présent ne sont rien en comparaison du Bonheur qui nous attend. Amen.

 

Imprimatur du Vicaire Épiscopal de Paris, 30 avril 2010

 

1) Chaque jour une dizaine de Chapelet, suivie de 3 fois : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à vous ».

2) Une Communion le jour du 8 décembre ou un jour de l’octave. – Confession recommandée.

 

Images à commander à l'adresse suivante

Chapelet des Enfants

5 rue de l’Université

75007 Paris

 

29 octobre 2010

La Dévotion des Douze Privilèges de Marie

002

La Dévotion des Douze Privilèges de Marie


Origine


La Servante de Dieu Mère Costanza Zauli (1886-1954), fondatrice des Soeurs Ancelles de l'Adoration du Saint Sacrement de Bologne, reçut l'inspiration de pratiquer et de propager la dévotion des Douze Privilèges de Marie, en 1924, au cours d'une période de souffrance physique et morale. Elle écrit à propos dans son journal, le 30 juin 1939): « Dans cette bienheureuse visite, la Sainte Vierge m'a enseigné la pratique des Douze Privilèges, m'a ordonné de la répandre et de la faire connaître, parce qu'elle est agréable à Son Cœur. il faut faire mémoire de ces privilèges, en méditant mentalement et en récitant à chaque Ave Maria, la prière suivante de louange: « A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Premier privilège

La Prédestination de Marie


« Quand les abîmes n'existaient pas encore,qu'il n'y avait pas encore les sources jaillissantes, je fus enfantée ». (Proverbes 8:24).

 

Contemplation: Notre Divin Père, après avoir créé la terre, se félicitant de la perfection de la création, après avoir créé l'homme et la femme, pensait à son grand chef-d'oeuvre, le très précieux bourgeon, la Mère qui allait donner naissance à Son Fils.


Invocation: O très glorieuse et très Sainte Trinité,  aide-moi à accueillir et à accomplir le dessin d'amour que le Père a pour moi. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Deuxième privilège

La conception immaculée de Marie


« Je mettrai une inimitié entre toi et la femme ». (Genèse 3:15)

 

Contemplation: Les premières lueurs de l'aube de la Rédemption, après la promesse faite au Jardin d'Eden, s'accomplissent, ici, dans la conception immaculée de Marie. Lors de la première apparition  de l'étoile du matin, l'humanité commença à jouir des prémices de la réconciliation avec Dieu, car le rideau de la séparation d'avec Lui s'est déchiré, par la force des premiers battements du Cœur de la Créature élue, laissant déborder la miséricorde du Très Haut.


Invocation: O Marie, pleine de grâce, soyez ma force pour vaincre le péché et pour que je grandisse en sagesse et dans la grâce. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Troisième privilège

Parfaite conformité de Marie à la Volonté de Dieu

 

« Je suis la Servante du Seigneur, qu'il soit fait pour moi selon ta parole ». (Luc 1:38) « L'échelle de Jacob qui unit la terre au ciel, peut symboliser la volonté de Marie amoureusement liée au Seigneur ».


Contemplation: L'âme de Marie est un vrai paradis de délice pour le Fils et le plus bel ornement le plus glorieux pour la Sainte Trinité. Elle a su avec foi, faire confiance au Seigneur Dieu, voyant et  adorant sa très Sainte Volonté en lui disant le « fiat » avec un dévouement entier et parfait.


Invocation: O Marie, Mère de la Foi, faites que je sois toujours prêt à accomplir joyeusement la Sainte Volonté du Père. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Quatrième privilège

L'éminente sainteté de Marie


« ... Sans tache, ni ride, mais sainte et immaculée ». (Ephésiens 5:27 b). « La maison bâtie sur le roc ». (Matthieu 7:25).

 

Contemplation: La sainteté de la Sainte Vierge est tout un tissu d'or sur la simple trame de la fidélité parfaite à ses devoirs et dans l'état de vie le plus simple et commune, ce qui est facile à  imiter.


Invocation: O Marie, modèle de sainteté,  sauvez-moi de l'hypocrisie de la vertu apparente, enseignez-moi l'humilité, l'amour,  et la prière profonde. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Cinquième privilège

L'Annonciation


« Je Vous salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec Vous ». (Luc 1:28). « Le nuage, signe de la présence de Dieu ». (1 Rois 8.10).


Contemplation: Quand Marie eut la visite de l'Archange, était absorbé dans la prière. Son âme avait trois splendeur: le culte, l'amour et la dévotion, si parfaits et si élevés que cela attira les délices de Dieu sur cette créature merveilleuse qui deviendra le Siège de la Sagesse éternelle.


Invocation: O Marie, choisie entre toutes les femmes, donnez-moi la simplicité de Votre Cœur, Votre générosité et Votre confiance inébranlable dans la Parole du Seigneur. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Sixième privilège

La Maternité de Marie


« Voici que tu va concevoir un Fils, et tu Lui donnera le nom de de Jésus ». (Luc 1:31) « Un rameau sortira de la souche de Jessé ». (Isaïe 11:1)


Contemplation: Pendant le grand moment où le Verbe a pris chair en Marie, son âme bienheureuse  et tout son être furent couverts de l'ombre Saint Esprit, quelle extase dut être sa consécration! Le bonheur du Père la pénétrait et enrichissait sa joie maternelle.


Invocation: O Marie, Mère du Verbe, disposez-moi à accueillir les dons de l'Esprit Saint, afin que je puisse devenir semblable à Jésus et enfant obéissant de l'Église. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Septième privilège

La parfaite virginité de Marie


« Comment cela va-t-il se faire puisque je suis vierge? » (Luc 1:35). "Le lys entre les épines ». (Cantique 2:2).

 

Contemplation: La Sainte Vierge est la plus glorieuse et la plus lumineuse des créatures, car elle a extraordinairement préservé sa virginité. Les âmes qui se confient à son intercession et qui l'imitent, elle aussi, peuvent devenir des temples du Dieu vivant.


Invocation: O Marie, Vierge et Mère Vous êtes Mère, puisque rien n'est impossible à Dieu, intercédez auprès de Votre Divin Fils pour qu'il Il transfigure mon âme et mon corps et les rende pur et lumineux comme les vôtre. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Huitième privilège

Le martyre du Cœur de Marie


« Près de la Croix se tenait Marie, la Mère de Jésus » (Jean 19:25). « Et Toi-même, Ton Cœur sera transpercé par une épée » (Luc 2:35).

 

Contemplation: Marie, avec la force et la délicatesse de son amour maternel précédait les pas de Jésus, avec un dévouement parfait à toutes les dispositions qu'avait prise le Père de la Rédemption, prête à se donner avec Lui, sans réserve. Les battements de son Cœur étaient unis aux battements du  Cœur de Son Fils, de sorte qu'ils ne faisaient plus qu'une seule et même victime expiatrice.


Invocation: Dans la douleur, Vous m'avez engendré, ô Marie, Reine des martyrs. Soutenez-moi dans mon inconstance et enseignez-moi la persévérance et comment consoler ceux qui souffrent. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Neuvième privilège

La Joie de Marie au moment de la Résurrection et de l'Ascension de Jésus


« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ». (Luc 1: 46) « Un autre ange vint se placer près de l'autel ;il portait un encensoir d'or ;il reçut des parfums en abondance pour les offrir, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est en face du Trône de Dieu ». (Apocalypse 8: 3).

 

Contemplation: Jésus à versé avec une plénitude abondante sa joie sur Marie au moment de la résurrection. Pour une Mère comme Elle, voir de ses propres yeux l'exaltation du Fils qu'elle aimait ainsi que le bonheur et la richesse du Royaume dont il a pris possession, fut le motif d'une très grande joie.


Invocation: O Marie, Mère de Jésus, l'Agneau immolé, qui êtes avec avec Lui dans la gloire,  apprenez-moi à adorer la splendeur de la divinité de Votre Fils dans le don de l'Eucharistie. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Dixième privilège

l'Assomption de Marie au Ciel


« Aujourd'hui, l'arche sainte du Dieu vivant se trouve dans le temple du Seigneur » (1 Chroniques). « L'arche de l'Éternel, porté en triomphe au ciel est le symbole du transport de la Toute Sainte ». (1 Chronique 15:3).


Contemplation: Le Père, le Fils et l'Esprit Saint, ravis d'amour pour leur fille, le Mère et leur Epouse qui a achevé sa vie terrestre, la reçoivent corps et âme dans la gloire du Ciel, escortée par les anges, puis Elle arrive au trône de Son Dieu, dont Elle n'a cesse de proclamer la louange.


Invocation: O Marie, Femme revêtue de soleil, Vous n'êtes pas éloignée de nous, bien au contraire, Vous êtes ici es présente ici, près de nous, oeuvrant avec tendresse maternelle, pour nous conduire sur les chemins du Ciel. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Onzième privilège

Le règne de Marie


« Le Seigneur lui donnera le trône de David son père, et son règne n'aura pas de fin ». (Luc 1: 32,33). « Un signe grandiose apparut dans le ciel: une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles ». (Apocalypse 12:1).


Contemplation: Marie est au Paradis, avec la Sainte Trinité, en Elle, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont pris toutes leurs complaisances. Quel pouvoir a été attribué cette grande Reine! Et tout cela à notre avantage. Quel don inestimable de Dieu, que de nous avoir donné la Toute Douce pour mère!


Invocation: O Marie qui êtes Reine et Servante, pour Vous et pour Votre Divin Fils Jésus, le règne n'a pas d'autre sens que de servir la justice: apprenez-moi ô Mère du Divin Roi, à toujours savoir témoigner de la Vérité avec justice. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Douzième privilège

La Méditation de Marie et la puissance de son intercession


« Celui qui me trouve a trouvé la vie,il obtiendra la faveur du Seigneur ». (Proverbes 8:35). « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive, celui qui croit en moi! Comme dit l'Écriture: Des fleuves d'eau vive jailliront de son coeur ». (Jean 7:37-38).

 

Contemplation: La Très Sainte Vierge Marie se tient devant le Trône du Tout Puissant, ou Elle intercède pour obtenir le salut de ses enfants pécheurs. Comme Elle reçoit toutes les grâces descendantes de la Première Source, elle en devient Médiatrice, car Elle redistribue ces Richesses à ses enfants avec beaucoup de largesse.


Invocation: O Marie, La Très Sainte Trinité Vous a confié la mission de la maternité universelle, je Vous accueille, comme l'Apôtre Saint Jean, avec amour un filial et spontané, en me consacrant à Votre Cœur Douloureux et Immaculé. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


D'après un texte traduit de l'Italien, extrait du site www.preghiereagesuemaria.it

745_001

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

25 novembre 2010

Le Bienheureux Laurent-Marie de Saint François-Xavier Salvi

857_001

Le Bienheureux Laurent-Marie de Saint François-Xavier Salvi

« Le Missionnaire de l'Enfant Jésus »

1782-1856

Fête le 12 juin

Le Bienheureux Laurent-Marie de Saint François de Saverino est né à Rome en 1782. Son père était l'administrateur d'une des plus grandes familles de Rome. Il grandit dans une famille très aimante. A la maison, on appelait Lorenzo (Laurent) « le petit saint ». Il fit ses études avec Saint Gaspard de Bufalo, et reçut les leçons d'un prêtre, Mauro Capellari, qui deviendra pape sous le nom de Grégoire XVI. A 18 ans, il demande à son père la permission de devenir Passioniste. Il avait connu les passionistes grâce à des prédications de feu de Saint Vincent-Marie Strambi, alors célèbre à Rome. Son noviciat se déroule au mont Argentario. En 1802 il fait sa profession religieuse et devient prêtre en 1805. En 1810, le décret de suppression des ordres religieux par Napoléon l'oblige à reprendre la vie commune. L'année suivante, apprenant qu'une communauté s'est reformée clandestinement à Pievetorina, il y accourt aussitôt. En 1814, le décret anti-religieux est annulé, et Lorenzo retourne alors à la vie régulière. Supérieur vigilant, il fut un prédicateur itinérant et populaire, à la manière de st Paul de la croix. Apôtre de l'enfance de Jésus, et propagateur de cette spiritualité, il mourut en 1856, comme un véritable enfant de Dieu. Sa spiritualité est marquée à la fois par la force et par la douceur. Sa parole interpelle intensément, parce qu'elle est fondée sur une expérience personnelle. De plus, beaucoup de phénomènes prodigieux viennent confirmer son autorité spirituelle. Il avait une dévotion spéciale pour Jésus-enfant. C'est sous cette forme que le Seigneur lui était apparu à Pievetorina, et l'avait guéri d'une grave maladie. Avec l'image de Jésus-enfant, il opère de nombreux miracles. C'est ainsi qu'il arrête en 1855 une épidémie de choléra à Viterbe. Il sera surnommé « le Missionnaire de Jésus Enfant ». Parmi ses écrits, son oeuvre principale s'intitule: « L'âme, amoureuse de Jésus-enfant ». En plein siècle des lumières, il y développe une spiritualité affective et transparente.

Prière pour la Canonisation du Bienheureux Laurent-Marie de St François-Xavier

Passioniste, la grâce de Vous servir avec amour à travers les pauvres, par l'exercice inlassable des missions itinérantes et par la direction spirituelle des âmes: accordez-nous les Dons de foi, de  charité, de confiance, ainsi que le même ardent amour pour votre Sainte Enfance, Votre Douloureuse Passion et Votre Mort, que vous avez mis dans le cœur du Bienheureux Père Lorenzo, enfin, si il Vous plait que le Bienheureux soit élevé au rang des Saints de l'Eglise, accordez-nous les grâce que nous Vous demandons par son intercession (...). Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Merci de signaler les grâces reçues à

Postulation Générale des Passionistes

13, Piazza San Giovanni e Paolo

I-00184 Roma (Italia)

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 6/7

049_001

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Sixième Mercredi


La mort de Saint Joseph

« La mort des saints est précieuse devant le Seigneur. »


Méditation

 

Considérez comme S. Joseph, après avoir fidèlement servi Jésus et Marie, arriva au terme de sa vie dans la maison de Nazareth. Là, environné des anges, et assisté du roi des anges, Jésus-Christ, ainsi que de Marie son épouse, qui se placèrent de chaque côté de sa chétive couche, consolé par une si douce et noble compagnie, et conservant jusqu’à la fin un calme tout céleste, il sortit de cette vie misérable. Combien la présence d’une telle épouse et d’un tel fils, d’un fils à qui était dû le titre de Rédempteur, dut rendre douce et précieuse la mort de S. Joseph! Comment la mort aurait-elle pu lui devenir amère, quand il mourait entre les bras de la vie? Qui pourra jamais exprimer, ou même comprendre les pures délices, les consolations, les bienheureuses espérances, les actes de résignation, les flammes de charité qu’excitaient dans le cœur de Joseph les paroles de vie éternelle que lui faisaient entendre tour à tour Jésus et Marie à ce dernier instant de sa vie ? Elle est donc bien raisonnable l’opinion proposée par S. François de Sales, que S. Joseph mourut de pur amour envers Dieu. Telle fut la mort de notre saint toute paisible, toute suave sans angoisses et sans terreurs, parce que sa vie fut toujours sainte. Mais on ne peut aspirer à une semblable mort quand on a autrefois offensé Dieu, et qu’on a mérité l’enfer. Oui, sans doute; mais néanmoins ce sera certainement une grande consolation en ce dernier moment que de se voir protégé par S. Joseph. Lui qui jadis se vit obéi de Dieu même, le sera certainement par les démons. Il les chassera et les empêchera au moment de la mort de tenter ceux qui l’invoquent. Bienheureuse l’âme qui en cette extrémité a pour elle ce grand avocat, qui pour être mort avec l’assistance de Jésus et de Marie, et pour avoir sauvé Jésus enfant d’une mort imminente en fuyant en Égypte, jouit du privilège d’être le patron de la bonne mort, et de délivrer ses serviteurs moribonds du péril de la mort éternelle.


Prières


Mon saint protecteur, vous aviez bien droit à une si sainte mort, puisque toute votre vie fut sainte. Pour moi j’aurais bien raison de ne m’attendre qu’à une mort malheureuse, puisque je l’ai méritée par une mauvaise vie. Mais si vous me défendez je ne saurai me perdre. Non-seulement vous avez été un grand ami de mon juge, mais vous fûtes encore son gardien et son père nourricier. Si vous me recommandez à Jésus il ne saurait me condamner. Mon saint patriarche, je vous choisis après Marie pour mon principal avocat et protecteur. Je vous promets pour le reste de ma vie de vous honorer chaque jour par quelque hommage spécial, et de me mettre sous votre patronage. Je n’en suis pas digne, mais néanmoins, au nom de l’amour que vous portez à Jésus et à Marie, agréez-moi pour votre serviteur à perpétuité. Au nom de cette douce société que formèrent auprès de vous Jésus et Marie pendant tout le temps de votre vie, protégez-moi tant que je vivrai, afin que je ne me sépare jamais de Dieu, en perdant sa sainte grâce. Au nom de l’assistance que vous trouvâtes en Jésus et en Marie à l’heure de votre mort, protégez-moi spécialement à l’heure de la mienne, afin que mourant accompagné de vous, de Jésus et de Marie, je vienne un jour vous remercier en paradis, et que je puisse en votre compagnie louer et aimer éternellement votre Dieu.


Vierge très-sainte, vous mon espérance, vous savez bien que par les mérites de Jésus-Christ d’abord, et ensuite par votre intercession, j’espère faire une bonne mort et me sauver? ma mère, ne m’abandonnez pas, mais assistez-moi particulièrement au moment décisif de la mort; obtenez-moi la grâce d’expirer en vous invoquant et en vous aimant, vous, ainsi que Jésus. Et vous, mon bien-aimé Rédempteur, qui devez être un jour mon juge, je vous en supplie, pardonnez-moi toutes les offenses dont je suis coupable envers vous. Je m’en repens de toute mon âme, mais pardonnez-moi sans retard, avant que ne vienne l’heure de ma mort, où vous devez me juger. Que je suis malheureux d’avoir perdu tant d’années sans vous aimer! Ah! faites-moi la grâce de vous aimer et de vous aimer beaucoup pendant ce peu de jours qui me restent. Et quand sera venue l’heure de mon passage de celle vie à l’éternité, faites-moi mourir tout embrasé d’amour pour vous. Je vous aime, mon Rédempteur, mon Dieu, mon amour, mon tout; et je ne vous demande pas d’autre grâce que celle de vous aimer. Je désire et je demande le paradis pour vous aimer de toutes mes forces, et pendant toute l’éternité. Amen, ainsi je l’espère, ainsi-soit-il.


Jésus, Joseph, et Marie, je vous donne mon cœur et mon âme. Jésus, Joseph et Marie, dans cette agonie suprême faites-moi mourir en votre compagnie.


Bouquet Spirituel: « Le Seigneur l'avait établi maître de sa maison ». (Psaume 104: 21.)

Résolution: Penser souvent à la mort et aux fins dernières afin de nous rendre plus forts dans les tentations.


Exemple

La lettre d'une pauvre fille


Le R. Père Huguet cite la lettre suivante, comme ayant été écrite par une pauvre petite fille, enfant si misérable qu'elle n'avait que des haillons pour se couvrir. « Aimable saint Joseph, qui avez toujours été si pauvre, qui avez gardé l'enfant Jésus qui a voulu être pauvre pour nous, obtenez-moi la grâce d'aimer toujours ma pauvreté; que mes parents l'aiment aussi, qu'ils ne murmurent point contre le Roi-Dieu, qui nous veut pauvres et, par conséquent, plus semblables à son divin Fils. Oh! que nous sommes heureux! » (La dévotion à saint Joseph inspirée à la jeunesse.)

142_001

27 novembre 2010

Le Veni Sancte Spiritus paraphrasé

holyghost_bg2image

Le Veni Sancte Spiritus paraphrasé


O Saint-Esprit, venez, et envoyez du haut du ciel, le rayon de votre lumière


L'âme qui n'est pas éclairée par le Saint Esprit ne possède que sa propre lumière; c'est le comble du malheur. En voyant son indigence et sa profonde misère, son ignorance et l'imperfection de sa prétendue sagesse, elle pousse un cri de détresse, et la foi qui la soutient encore la porte à regarder en haut; de là cette fervente prière: O Saint Esprit, Esprit de Dieu, annoncé et promis par Jésus Christ, venez, ne demeurez pas loin de moi, descendez dans mon intelligence, visitez mon cœur, et, des profondeurs du ciel que vous habitez, dirigez vers moi le rayon lumineux de cette clarté surnaturelle et divine, sans laquelle mon âme demeurerait éternellement plongée dans la profonde nuit de l'ignorance et de l'erreur.


Venez, père des pauvres; venez, distributeur des dons; venez, lumière des cœurs


L'âme qui se connaît bien s'écrie avec le prophète: Oui, moi je suis cet homme qui voit sa pauvreté et son indigence. Comme elle est heureuse cette âme! La voilà qui entre dans le chemin du ciel; car la vue de son extrême indigence lui fait pousser ce cri plein d'humilité et de confiance : Venez, père des pauvres! Oui, le Saint Esprit est le vrai père des indigents, des délaissés, de ceux qui n'ont rien ou qui ont tout perdu. Il est leur Père, parce qu'il possède tous les dons surnaturels, tous les biens de la grâce dont il est le distributeur. Jésus-christ nous a mérité ces dons et ces biens; le Saint Esprit en est le donateur, c'est à lui qu'appartient l'œuvre de notre sanctification; il enrichit les cœurs dont il est la grande lumière. Oh! comme j'aime cette invocation: Venez, Père des pauvres, venez, distributeur des dons surnaturels! Venez, ô éternelle clarté qui seule dissipez par votre présence les sombres et funestes obscurités du cœur humain abandonné à lui-même! Père des pauvres, il n'y a peut-être pas une âme plus indigente que la mienne, venez à elle, et les dons qui vous accompagnent toujours m'enrichiront des seuls biens que je désire.


Consolateur excellent, doux et aimable hôte de l'âme, délicieux rafraîchissement


Oh! oui, sur cette terre d'exil, dans cette vallée de larmes, j'ai besoin d'un consolateur qui me soutienne, en me montrant la vanité des joies et des plaisirs du monde présent, en relevant mon courage par l'espérance des biens de la grâce et de la gloire. Jésus-christ m'a promis ce consolateur. C'est vous, ô Saint Esprit! Venez, venez à moi! Mais venez, pour habiter au dedans de moi! Qu'elle est heureuse l'âme qui vous possède, l'âme dont vous avez fait votre sanctuaire! Doux habitant, hôte aimable de mon cœur, comment pourrais-je consentir à vous éloigner de moi par mes infidélités? Non, jamais! Soyez tout et toujours dans mon âme. Cette âme infortunée est souvent altérée par la soif du bonheur, et le bonheur la fuit, parce qu'il n'est pas dans les choses créées; cette âme qui vous appelle est brûlée, desséchée par l'ardeur des passions et par des vents furieux; que serait-elle sans vous, ô céleste et ineffable rafraîchissement qui apaisez la soif, qui calmez les ardeurs mauvaises, qui, par une rosée divine, rendez la fécondité à la terre la plus desséchée? O venez, venez, rosée bienfaisante, hôte divin, aimable et doux consolateur.


Vous êtes le repos dans le travail, vous délivrez de la chaleur en la modérant, vous apportez la consolation au milieu des larmes


Ce sont presque les mêmes pensées, l'Eglise y revient pour que je m'en nourrisse mieux. Mais quelle douceur et quels charmes dans ces images sous lesquelles se cachent les plus intimes communications de l'Esprit Saint à l'âme fidèle! Oui, ici-bas le travail et la peine. Certes, personne n'arrive à la sainteté, sans de nombreuses et cruelles violences. Ne faut-il pas l'abdication de soi-même, le renoncement, la crois, pour suivre Jésus Christ? Mon Dieu, le travail est long et pénible; qui le supportera longtemps? Qui le continuera toujours avec courage? L'Eglise me le dit: Ce sera l'âme visitée par le Saint Esprit; il est le repos, le repos en Dieu; sa présence délasse; l'âme supporte tout avec joie, quand le Saint Esprit est avec elle. Qu'importe le poids de la chaleur et du jour, pour l'âme qui travaille et qui marche dans la voie laborieuse du ciel? Le Saint Esprit est là; il tempère cette chaleur qui pourrait nous accabler; son souffle céleste établit un doux printemps dans le cœur des justes. Non, les amis de Dieu ne pleurent pas, à cause de la peine qu'il faut prendre pour arriver au ciel, ou s'ils pleurent, ils ne se désolent jamais. Le Saint Esprit les soutient, il leur prodigue les consolations divines, il est le vrai soulagement qui vient d'En-Haut, et qui rend douces toutes les larmes versées dans l'oraison et sur les pieds de Jésus.


O bienheureuse lumière, remplissez le fond des cœurs de vos fidèles


Après ce qui vient d'être dit, il n'est pas étonnant de voir l'Eglise élever vers le ciel sa voix toujours mélodieuse, et faire entendre cette exclamation: O bienheureuse lumière! Sans doute, le Saint Esprit est cette lumière qui nous vient de l'éternité, et qui porte avec elle tous les genres de satisfactions et de joies. Les âmes pures, les âmes fidèles le savent. Qui dira ce qu'elles reçoivent dans le silence de la prière? Pourquoi faut-il que l'on voie un si grand nombre de chrétiens privés des faveurs singulières du Saint Esprit? Oh! vous qui méditez les belles paroles de l'Eglise, criez vers le ciel, criez bien fort, obtenez la réalisation de ce vœu ardent: Bienheureuse lumière, remplissez tous les cœurs, faites-en des cœurs fidèles, toujours dociles à l'impulsion du Saint-Esprit!


Sans votre assistance divine, il n'y a rien, non, il n'y a rien du pur dans l'homme


Telle est la vérité. Où est le bien, où est la vertu, où est l'innocence, si le Saint Esprit est loin? Des apparences trompeuses, on pourra les rencontrer; la réalité, jamais. Sans les dons surnaturels de la grâce, il y a des vertus humaines; mais que sont ces vertus? Hélas! l'histoire du genre humain est l'a pour faire pousser par un grand génie ce gémissement profond: Beaucoup sont loués sur la terre, tandis qu'ils brûlent dans l'enfer. Voilà ce que confesse l'Eglise, quand elle dit au Saint Esprit que, sans son assistance divine, il n'y a rien de bon dans l'homme. O mon Dieu, comme je comprends bien cette parole! Sans la grâce du Saint Esprit, sans les lumières qu'il m'a prodiguées, sans cette onction divine qui a si souvent pénétré mon cœur, de quelle vertu étais-je capable? Que serais-je devenu? O Saint Esprit, venez! Vous seul pouvez rendre mon cœur capable de voir Dieu, parce que vous seul pouvez le rendre pur de la pureté que Dieu exige.


Lavez ce qui est sale, arrosez ce qui est aride, guérissez ce qui est blessé


Que de grâces sont renfermées dans ces paroles! Grâces demandées par l'Eglise au Saint Esprit qui en est le distributeur. Hélas! je le sais bien; tout n'est pas propre, tout n'est pas pur dans beaucoup d'âmes; que de taches! que de souillures! Mais qui lave les âmes et les consciences? qui purifie les cœurs? Le Saint Esprit. N'ai-je rien à lui demander sous ce rapport? Mon âme est-elle plus blanche que la neige, comme le Roi-Prophète voulait la sienne?... Et puis encore, n'y a-t-il pas des cœurs qui sont semblables à une terre aride et desséchée? Je me suis plaint souvent du mien qui me semblait incapable de rien produire dans l'ordre du salut; j'avais tort. Le Saint Esprit arrose, il donne la fécondité. Oh! si je savais dire comme il faut, et répéter souvent cette prière: Riga quod est aridum! Ce n'est pas tout encore, car mon âme est souvent blessée par ses ennemis, elle a des plaies, et elle en souffre bien. Qu'elle fasse monter vers le ciel ce vœu ardent: O Saint Esprit, venez et guérissez mes maux, fermez toutes mes plaies: Sana quod est saucium.


Rendez flexible ce qui est raide, échauffez ce qui est froid, dirigez ce qui sort de la voie


O mon Dieu, voilà bien la pauvre nature humaine avec sa grande misère. Mais telle qu'elle est, voici le Saint-Esprit tout prêt à la réformer, en venant à elle. Il y a bien des âmes difficiles à plier, bien des cœurs que la grâce trouve peu flexibles. Si j'examine mes rapports avec les maximes, avec l'esprit de l'Evangile, je serai forcé d'avouer qu'il a toujours existé en moi, ce principe de résistance qui m'a constamment empêché de plier et de m'abaisser, pour descendre jusqu'au niveau de la véritable humilité chrétienne. Il appartient au Saint Esprit de corriger mon inflexibilité, de me rendre pliable et flexible sous l'action de la grâce. Quelquefois c'est la chaleur qui manque à ma volonté; le froid glacial de l'indifférence me jette dans une funeste torpeur; et je ne marche pas. L'Eglise veut que je m'adresse au Saint Esprit, parce que lui seul étant le feu éternel de l'amour, pourra fondre la glace de mon cœur,si le froid est parvenu à le gagner. Enfin l'imperfection de mes lumières et surtout de mon juge, ment, dans les choses de Dieu, me fait souvent quitter la voie droite et simple tant recommandée par Jésus Christ. Alors je dévie, je sors du vrai sentier; de là mille faux pas qui m'éloignent de Dieu, et de la perfection à laquelle il m'invite. O Saint Esprit, redressez mes jugements, conduisez-moi comme on conduit un homme qui n'y voit pas bien, et je ne quitterai jamais la route que m'a indiquée mon Sauveur Jésus, et que tous les Saints ont suivie ! O Saint Esprit, principe de rectitude, habitez en souverain mon âme tout entière.


Donnez à tous vos fidèles qui mettent en vous leur confiance vos sept dons sacres et divins


Oh! les sept dons du Saint Esprit, comme ils sont désirables! L'âme du juste les connaît, elle s'en occupe, elle les désire, elle les aime. Ces dons sont appelés saints et sacrés; ne sont-ils pas divins? Le Saint Esprit en est le principe et la source. C'est lui qui les distribue. Heureuse l'âme qui sait dire avec l'éloquence du cœur: Da, donnez, ô Esprit sanctificateur, donnez-moi ces dons précieux; je le sais, ils sont pour vos fidèles, pour les cœurs dociles qui s'ouvrent afin de les recevoir. Pourquoi ne seraient-ils pas pour moi?...


Donnez-moi le mérite de la vertu, donnez-moi le perfectionnement de l'œuvre de mon salut, donnez-moi la joie qui n'a point de fin

 

Quelle vivacité et quelle ardeur dans ces demandes, dans ces vœux et ces désirs de l'âme qui apprécie les grâces dont le Saint Esprit est le distributeur continuel! Oui, le mérite de la vertu, voilà l'objet de la pure et noble ambition du fidèle ami de Jésus; le mérite, et non la gloire qu'une certaine vertu pourrait obtenir de la part des hommes; le mérite, le mérite, et rien autre ici bas, ô mon Dieu! Ce mérite ne vient que des vertus dont le Saint Esprit est le principe et l'auteur. L'Eglise ajoute: Donnez le perfectionnement du salut;,la persévérance finale, voilà la perfection de la vie chrétienne; c'est un don gratuit. Oh! qui ne le demanderait avec une vive ardeur? Bien commencer, c'est quelque chose; marcher longtemps c'est davantage; mais persévérer et mourir dans l'amour, voilà l'absolu nécessaire. Comme je le sens, ô mon Dieu!... Enfin l'âme fidèle s'écrie avec l'Eglise: Da perenne gaudium, donnez-moi, ô Saint Esprit, la joie qui n'a pas de fin! Que d'autres cherchent les joies de la vie présente, s'ils les apprécient, je les plaindrai beaucoup. Pour moi, ô Saint Esprit, je veux les pures joies qui viennent de vous seul, je veux les joies de Jésus et de Marie, je veux les joies du ciel qui enivrent les élus dans le séjour de l'éternelle béatitude. Amen! Oh! oui, qu'il en soit ainsi! Je le demanderai tous les jours de ma vie, à chacun des instants qui doivent composer mon existence. Amen! Amen!


Imprimatur

Marseille, le 14 mai 1867

Guiol, Ach. Vic. Gen.


Prière extraite du « Saint Esprit », de l'Abbé Coulin, Paris, Librairie Casterman, 1867

854_001

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 1/7

095_001_1

Les sept Mercredis de Saint Joseph


Introduction


Qui est Saint Joseph?

Homélie de Monseigneur Théas,  ancien évêque de Lourdes, le 1er mai 1968


Saint Joseph est l’époux de Marie, le père de Jésus, le charpentier de Nazareth. Ces trois titres se trouvant textuellement dans l’Evangile, ils sont dès lors objet de foi.


Joseph, époux de Marie


A deux reprises au moins, l’Evangile appelle ainsi Saint Joseph. En saint Matthieu, la généalogie de Jésus se termine par ce verset: « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus qu’on appelle le Christ » (Mt 1: 6). A l’heure de sa plus grande angoisse, saint Joseph est éclairer et apaisé par l’Ange qui lui dit: « Joseph, ne crains pas de prendre avec toi ton épouse; car ce qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1: 20) Marie et Joseph sont donc unis par les liens d’un mariage authentique. Mariage singulier aussi, que Bossuet décrit ainsi: « deux virginités s’unissent pour se conserver éternellement l’une et l’autre ». La pureté étant essentiellement capacité d’amour, jamais deux époux ne s’aimèrent aussi profondément que Marie et Joseph. Ce virginal époux et cette virginale épouse s’appartiennent mutuellement avec une perfection d’amour jamais atteinte et dans laquelle s’harmonisent le respect et la tendresse, la réserve et la délicatesse. Nous sommes en face d’un mystère. Il ne s’agit pas de comprendre: contentons-nous d’adorer le plan de Dieu et d’admirer la façon dont Marie et Joseph l’ont réalisé dans une totale fidélité à leur vocation. Cette union mystérieuse entre Marie et Joseph ne réclame-t-elle pas que le culte de la virginale épouse soit complété par le culte de son virginal époux?


Joseph, père de Jésus


Quatre fois, dans l’Evangile, Jésus est appelé le « fils de Joseph ». Ici aussi, nous sommes en plein mystère: le fils de Dieu donne le nom de père à cet homme qui est seulement l’époux de sa mère. En éduquant Jésus, Marie lui apprend à traiter Joseph comme un père, à lui donner ce titre. Rappelons-nous le maternel reproche de Marie à son fils, lorsque, après trois jours de recherches, elle le trouva dans le temple de Jérusalem: « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois, ton père et moi nous te cherchions angoissés » (Luc 2: 48). De fait, Dieu a donné à Joseph le cœur, l’autorité, les responsabilités d’un vrai père vis-à-vis de Jésus: à certaines heures, cette charge paternelle fut particulièrement lourde. Mais jamais enfant n’a aimé son père comme Jésus aima Joseph! Quand on l’appelle « le fils du charpentier », Jésus n’est pas humilié. Il connaît la noblesse du travail manuel et d’un métier qu’il pratique lui-même. Il sait que ce charpentier est juste, c’est à dire qu’il est saint, et à un degré qu’aucune sainteté, celle de Notre-Dame mise à part, n’égale et n’égalera jamais.


Joseph, le charpentier de Nazareth


L’Evangile désigne encore saint Joseph par sa profession. L’époux de Marie, le père de Jésus, est un artisan du bois. Menuisier, charron, il fabrique des jougs et des charrues; il a pour clientèle les habitants de Nazareth et les petits paysans des environs. Dans son atelier, il manie les pièces de bois, il respire l’odeur des copeaux. Il gagne modestement sa vie, ce qui lui permet de vivre et de faire vivre pauvrement la Sainte Famille. Entrons dans la maison de Nazareth: « Il n’y a ici que trois pauvres gens qui s’aiment e c’est eux qui vont changer la face du monde! » écrira Paul Claudel. Enfin, sachons que saint Joseph est le plus parfait modèle de dévotion mariale. Plus que tout autre, il se donna et il appartint à Notre Dame. C’est pourquoi plus que tout autre après Marie, il fut rempli de la sainteté du Père, de Fils et du Saint-Esprit.

049_001

Avant-propos


Au cours des sept mercredis précédant les deux solennités du Bienheureux époux de la Vierge Marie et père nourricier de Jésus, nous sommes invités à faire spécialement mémoire de Saint Joseph. Ces deux fêtes sont, le 19 mars, Fête liturgique de Saint Joseph et le 1er mai, fête de Saint Joseph Travailleur, mais cette dévotion peut également être pratiquée à tout moment de l'année. Pour donner une âme à cette dévotion, qui n'est pas une formule magique, il est conseillé d'accéder au Sacrement de la Réconciliation et de recevoir la Sainte Eucharistie, sommet de la vie chrétienne, plus spécialement les jours de Fête de Saint Joseph. La dévotion qui vous est ici proposée à été complètement revisitée, car, traditionnellement, l'on ne récite que les oraison, suivies des 7 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père. Afin de la rendre plus profonde, nous y avons ajouté une méditation de Saint Alphonse de Liguori extraite du Mois de Saint Joseph du Chanoine Ricard, une prière commune aux sept mercredis, ainsi qu'un exercice à pratiquer durant la semaine, un bouquet spirituel, qui pourra être une base pour accompagner notre méditation et notre réflexion, un récit de grâce accordées par Saint Joseph, afin de faire grandir notre vénération pour le glorieux Patriarche, et enfin une consécration à Saint Joseph, que l'on récitera soit le dernier mercredi, soit le jour de la Fête de Saint Joseph, soit lorsque l'on a reçu la grâce que l'on a demandé. Nous espérons que cette pratique vous fera aimer Saint Joseph et vous aidera à vous rapprocher de celui qui est le glorieux père Nourricier de Jésus est l'époux chaste et virginal de la Mère de Dieu, la Vierge Marie.


F. Monvoisin


Prière à réciter au début de chaque Mercredi


Prière à Saint Joseph


Glorieux Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre votre protection paternelle, nous vous en supplions par le Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie. O vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités et qui savez rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants. Dans l’embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance. Daignez prendre sous votre charitable conduite cet intérêt important et difficile, cause de notre inquiétude. (...) Faites que son heureuse issue tourne à la Gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. O vous que l’on n’a jamais invoqué en vain, aimable Saint Joseph,  vous dont le crédit est si puissant auprès de Dieu, que l’on a pu dire « au Ciel Saint Joseph commande plutôt qu’il ne supplie », tendre père, priez pour nous Jésus, priez pour nous Marie. Soyez notre avocat auprès de ce Divin Fils dont vous avez été ici-bas le père nourricier si attentif, si aimant, et le protecteur fidèle. Soyez notre avocat auprès de Marie, dont vous avez été l’époux si aimant et si tendrement aimé. Ajoutez à toutes vos gloires celle de gagner la cause difficile que nous vous confions. Nous croyons, oui, nous croyons que vous pouvez exaucer nos vœux en nous délivrant des peines qui nous accablent et des amertumes dont notre âme est abreuvée. Nous avons de plus la ferme confiance que vous ne négligerez rien en faveur des affligés qui vous implorent. Humblement prosternés à vos pieds, bon Saint Joseph, nous vous en conjurons, ayez pitié de nos gémissements et de nos larmes. Couvrez-nous du manteau de vos miséricordes et bénissez-nous. Amen.


(Saint François de Sales)


7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie et 7 Gloire au Père


Premier mercredi


Sur le voyage à Bethléem où naquit Jésus

« Joseph monta aussi de Galilée eu Judée, savoir, de la ville de Nazareth, en la cité de David,

appelée Bethléem. »


Méditation


Considérez les doux entretiens que durent avoir ensemble, durant ce voyage, Marie et Joseph, touchant la miséricorde de Dieu, qui envoyait ainsi son fils au monde pour racheter le genre humain ; et touchant l’amour de ce fils qui venait dans cette vallée de larmes pour expier, par ses souffrances et par sa mort, les péchés des hommes. Considérez ensuite la peine de Joseph quand il se vit, en cette nuit où naquit le Verbe divin, repoussé partout avec Marie dans Bethléem, en sorte qu’ils furent contraints de chercher asile dans une étable. Quelle fut la peine de Joseph en voyant sa sainte épouse, jeune personne de quinze ans, sur le point d’accoucher, tremblant de froid dans cette grotte humide et ouverte de plusieurs côtés! Mais quelle dut être ensuite sa consolation quand il entendit Marie l’appeler et lui dire: Venez, Joseph, venez adorer notre Dieu enfant, qui vient de naître dans celle étable. Admirez sa beauté; contemplez dans cette crèche, sur ce foin le roi de l’univers. Voyez comme il tremble de froid, lui qui embrase d’amour les Séraphins! Voyez comme il pleure, lui qui est la joie des cieux! Or, considérez ici quel fut l’amour, et l’attendrissement de Joseph, alors qu’il vit de ses propres yeux le fils de Dieu fait enfant; qu’il entendit en même temps les anges chanter autour du Seigneur nouveau-né, et qu’il vit la grotte remplie de lumière! Alors, Joseph à genoux et pleurant d’attendrissement: Je vous adore, dit-il; oui, je vous adore, mon Seigneur et mon Dieu. Quel n’est pas mon bonheur d’être après Marie le premier à vous voir nouveau-né! et de savoir que vous voulez dans le monde être appelé mon fils et estimé tel! Permettez donc que moi aussi je vous donne ce nom, et que, dès maintenant, je vous dise: Mon Dieu et mon fils, je me consacre tout à vous. Ma vie ne sera plus à moi, elle sera toute à vous; elle sera uniquement employée à vous servir, ô mon Seigneur. Combien plus encore s’accrut la joie de Joseph quand il vit arriver cette nuit même les bergers, invités par l’ange à venir voir leur Sauveur nouveau-né; et plus tard les saints mages venus de l’Orient pour rendre leurs devoirs au roi du ciel, au Dieu fait homme pour sauver ses créatures.


Prières


Mon saint patriarche, je vous prie, au nom des peines que vous éprouvâtes lorsque vous vîtes le Verbe divin né dans une étable, en un tel état de pauvreté, Sans feu, sans linge, et lorsque vous l’entendîtes pleurer par la souffrance que lui causait la rigueur du froid; je vous prie, dis-je, de m’obtenir une vraie douleur de mes péchés, par lesquels j’ai été cause des larmes qu’a versées Jésus. Mais, au nom de la consolation que vous éprouvâtes lorsque, pour la première fois vous vîtes Jésus enfant, né dans une crèche, si beau, si gracieux, en sorte que dès cet instant votre coeur commença de brûler d’un plus ardent amour envers cet aimable et bien-aimé enfant, obtenez-moi la grâce de l’aimer moi aussi d’un grand amour sur la terre, pour être admis un jour à le posséder dans le ciel.


Et vous, ô Marie, mère de. Dieu et ma mère, recommandez-moi à votre fils, et obtenez-moi le pardon de toutes les offenses que j’ai commises envers lui, et la grâce de ne plus l’offenser. Et vous, mon bien-aimé Jésus, pardonnez-moi pour l’amour de Marie et de Joseph, et accordez-moi la grâce de pouvoir un jour vous voir en paradis pour vous y louer, et aimer votre beauté divine, et votre bonté qui vous a fait enfant pour l’amour de moi. Je vous aime, beauté infinie.


Je vous aime, mon Jésus. Je vous aime, mon Dieu, mon amour, mon tout.


Bouquet Spirituel: « Il descendit avec Joseph à Nazareth ». (Saint Luc 2: 51)

Résolution: Acceptons avec humilité les rebuts et les mépris, et pratiquons, selon notre pouvoir, les saintes traditions de l'hospitalité Chrétienne.


Exemple

Secours dans l'oraison


Pendant longtemps, raconte une jeune religieuse, je ne pouvais méditer sans être accablée des distractions les plus extravagantes, ce qui m'affligeait beaucoup. Or, un jour qu'accablée de tristesse, je me plaignais à Dieu de cette grande misère, je me sentis poussée à implorer le secours de saint Joseph. Fidèle à cette inspiration de la grâce, je le fis avec une grande confiance, et non seulement je fus délivrée de mes distractions, mais encore j'arrivai en fort peu de temps à l'oraison de quiétude. J'ai fait une expérience qui m'étonne, c'est que je ne puis méditer sur les vertus et les perfections de saint Joseph qu'à la manière des plus sublimes mystères, c'est-à-dire, par voie d'admiration et d'anéantissement. Je ne saurais énumérer toutes les grâces signalées dont je lui suis redevable. Si je veux me lever avant l'heure ordinaire, je lui fais une prière avant de m'endormir, et je m'éveille toujours à l'heure dite. Un simple désir que je lui manifeste me délivre de mauvais songes, et j'obtiens aussi facilement de ce grand saint de n'avoir pendant le jour que de bonnes pensées. (P. De Barry, Dévotion à saint Joseph.)

042wf

23 août 2010

Neuvaine à Saint Camille de Lellis

136_001

Saint Camille de Lellis

Patron Céleste des Malades, des hôpitaux, des infirmier et des infirmières Catholiques

1550-1614

Fête le 14 juillet

Saint Camille de Lellis naquit dans le royaume de Naples, et mourut à Rome, où il consacra la majeure partie de sa vie à l'assistance des malades et des mourants. Benoît XIV le canonisa en 1746. On l'invoque spécialement pour obtenir une heureuse délivrance, ainsi que pour la guérison des ulcères, des furoncles, de la gravelle et des hernies.

san_20camillo_20de_20lellis

Neuvaine à Saint Camille de Lellis

Dieu très clément, agréez les prières que nous Vous adressons  dans nos nécessités, en l'honneur de Saint Camille, Votre fidèle serviteur. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Premier jour

Glorieux Saint Camille, qui avant votre naissance, êtes apparu en songe à votre pieuse mère, à la tête d'une troupe de petits enfants, portant comme vous, sur leur poitrine, le signe adorable de la Croix, obtenez-nous la grâce de porter toujours dans nos coeurs la Croix de Jésus-Christ, et de placer en elle seule toute notre gloire.

Gloire au Père

Deuxième jour

Glorieux Saint Camille, véritable modèle de pénitence, dont les yeux furent changés en deux sources de larmes par le douloureux souvenir des égarements de votre jeunesse, daignez intercéder pour nous auprès du Seigneur, afin qu'il nous accorde un véritable repentir de nos fautes, et la grâce de les expier en portant toujours en nous la mortification de Jésus-Christ.

Gloire au Père

Troisième jour

Glorieux Saint Camille, par cette héroïque patience qui vous fit héroïquement supporter les cruelles douleurs d'une plaie qui rongeait vos chairs, et par cette admirable résignation à la Divine Volonté avec laquelle, deux fois, vous fîtes le sacrifice de vos attraits, en quittant par obéissance l'Habit de Saint François, obtenez-nous par vos prières l'esprit de patience et de résignation, afin qu'en toute rencontre, nous sachions toujours reconnaître et vouloir ce que Dieu veut.

Quatrième jour

Glorieux Saint Camille, vrai modèle de Charité Chrétienne, qui trouviez vos plus chers délices en soignant les malades, leur prodiguant les plus humbles services et travaillant à leur salut par de salutaires et pieuses exhortations, obtenez-nous la grâce de comprendre que nous ne pouvons être les vrais disciples de Jésus-Christ qu'en faisant aux autres, pour l'amour de Dieu, ce que nous voudrions qu'on nous fît à nous-mêmes.

Gloire au Père

Cinquième jour

Glorieux Saint Saint Camille, si plein de zèle pour la gloire de Dieu et pour le Salut des âmes, qui avez voulu que vos enfants soulageassent par voeu à l'assistance des malades, même pestiférés, et qui avez mérité de voir l'image du Crucifix vous tendre miraculeusement les bras en signe d'approbation, obtenez-nous la grâce de régler notre conduite sur cette admirable maxime du Divin Maitre: « Il n'y a pas de plus grande Charité que de donner sa vie pour son prochain ».

Gloire au Père

Sixième jour

Glorieux Saint Camille, vrai imitateur de Jésus Crucifié, qui faisiez votre nourriture de l'accomplissement de la Volonté de Dieu, et votre continuelle occupation de soulager les souffrances de votre prochain, vous dont la seule richesse était le manque de toutes choses, daignez nous obtenir le désir et la force de marcher sur vos traces, d'être toujours animés de votre esprit et de vivre de votre vie, afin que, revêtus de Jésus-Christ, nous méritions d'être admis au nombre des élus.

Gloire au Père

Septième jour

Glorieux Saint Camille, par cette Foi vive, cette ferme Espérance, et cette ardente Charité qui vous ont mérité le Don des miracles, et qui vous firent, tantôt multiplier les aliments, tantôt changer l'eau en vin ou délivrer d'innombrables personnes des plus graves dangers, obtenez-nous le véritable esprit de Foi,  d'Espérance et de Charité et le plus entier abandon à la Providence.

Gloire au Père

Huitième jour

Glorieux Saint Camille, exemple de parfaite obéissance, toujours disposé à la souffrance et à la mort pour obéir à Dieu, toujours si fort et joyeux au milieu des douleurs et de vos très pénibles infirmités, que vous appeliez avec amour les cinq miséricordes de Dieu, et qui avez eu le bonheur d'une mort paisible et heureuse, en prononçant les noms adorables de Jésus et de Marie, obtenez-nous, par votre intercession, de vivre et de mourir dans la plus parfaite conformité au bon plaisir de Notre Seigneur.

Gloire au Père

Neuvième jour

Glorieux Saint Camille, qui, déjà en possession de la plus riche récompense de vos sublimes vertus, jouissez des délices ineffables de la vision béatifique, et remerciez Dieu sans cesse de vous avoir accordé la grâce d'une sincère conversion et d'une sainte vie, intercédez pour nous auprès de la Divine Miséricorde, afin que, vivant constamment dans l'imitation de vos admirables vertus, nous méritions un jour d'être avec vous éternellement heureux dans la joie du Paradis.

Gloire au Père

Priez pour nous, ô Saint Camille,

Afin que nous méritions d'avoir part aux promesses de Jésus-Christ.

Prions

Jésus-Christ, notre Seigneur, qui avez accordé au Bienheureux Camille, Votre Serviteur, un remarquable esprit de miséricorde et de Charité pour aider les malades et conduire les agonisants au port du Salut éternel, faites que, remplis de son esprit et marchant sur ses traces, nous méritions, au jour du Jugement, d'entendre de vous ces paroles: « Venez les bénis de Mon Père, car J'étais malade et vous M'avez visité ». Vous qui vivez et régnez pour les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.

Imprimatur

Tournai, 2 octobre 1933

J. Lecouvet, Vic. Gen.

083_001

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Saint Camille de Lellis (pdf) en cliquant ici

23 août 2010

Litanies de Notre Dame des Armées

587_001

Litanies de Notre Dame des Armées

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, des Cieux où vous êtes assis, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Marie, fille du Dieu des Armées, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Mère du Roi des rois, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Épouse du Saint Esprit, conquérant du monde, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Aurore du Soleil de Justice, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Mère héroïque, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, terrible comme une armée rangée en bataille, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Étoile des mers, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Tour de David, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Rempart de l'Église, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Reine des Milices Célestes, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Reine de la France, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Reine des Soldats, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, Reine des Marins, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui dès le commencement avez écrasé la tête du Dragon infernal, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui soutenez le guerrier dans le combat et le marin dans la tempête, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui affermissez la vaillance dans les cœurs, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui avez rendu les armées des Chrétiens victorieuses, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui nous protégez dans le danger, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui pouvez écarter de nous les balles et la mitraille, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui secourez les mourants et les blessés, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui protégez l'innocence du jeune soldat qui vous implore, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui ramenez au port le marin qui se confie à vous, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui consolez nos familles, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui séchez les larmes de nos mères et de nos sœurs, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui avez eu le Cœur percé d'un glaive de douleur, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui avez bravé sur la voie douloureuse la fureur de la multitude, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui êtes demeurée pendant trois heures au pied de la Croix, priez pour nous.

Notre Dame des Armées, qui avez recueilli le Sang des Plaies de Jésus, priez pour nous.

Pour la Gloire du Christ, obtenez-nous de combattre, ô Notre Dame des Armées.

Pour le Salut de la France, obtenez-nous de nous dévouer, ô Notre Dame des Armées.

De la mort des lâches, préservez-nous, ô Notre Dame des Armées.

De l'impénitence finale, préservez-nous, ô Notre Dame des Armées.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.

Priez pour nous ô Notre Dame des Armées,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

Prions

Priez pour nous ô Notre Dame des Armées, priez pour que nous soyons de vrais soldats du Christ, et pour qu'après avoir rempli sur la terre nos devoirs envers notre patrie, nous obtenions, par votre puissante intercession, d'être admis à contempler dans le Ciel la Gloire de Votre Fils Adorable, Notre Seigneur Jésus-Christ, le Roi des Armées Célestes et des armées d'ici bas. Lui qui vit et règne avec le Père, dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et pour les siècles et les siècles. Amen.

Ces Litanies ont été autorisées pour l'usage particulier, par Monseigneur l'Évêque de Versailles, et enrichie, pour chaque fois qu'on les récite, de quarante jours d'Indulgence.

Téléchargez le texte des Litanies de Notre Dame des Armées (pdf) en cliquant ici

24 mai 2010

Chapelet du Saint Nom de Jésus

149_001

Chapelet du Saint Nom de Jésus

On le dit sur un chapelet ordinaire

 

V. Notre secours est dans le nom du Seigneur.

R. Qui a fait le ciel et la terre.

V. Que le nom du Seigneur soit béni.

R. Maintenant et dans toute l'éternité.

 

Sur la croix

 

O Dieu qui avez rendu aimable à tous vos fidèles, par le plus grand excès de votre amour, et redoutable aux démons mêmes, le Nom glorieux de Votre cher Fils, Notre-Seigneur Jésus-Christ, accordez, nous Vous en supplions, à tous ceux qui honorent ici-bas le Saint Nom de Jésus par une tendre dévotion, de ressentir, dans le temps, les douceurs de vos saintes consolations, et permettez qu'ils obtiennent, pour l'éternité, la joie de Votre béatitude éternelle. Par ce même Jésus, le Christ, Notre-Seigneur et notre Dieu, qui vit et règne avec vous en l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles et les siècles. Amen.

 

Sur les petits trois grains qui suivent

 

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

V. Gloire soit au Père au Fils et au Saint Esprit

R. Comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Première dizaine

 

Considérez que le Fils de Dieu, pour nous donner des preuves de son amour, a voulu, huit jours après sa naissance, répandre du sang et des larmes, pour mériter l'auguste Nom de Jésus! O Nom sacré, devant lequel toutes les puissances du Ciel, de la terre et des enfers doivent fléchir le genou! Nom seul, par, la vertu duquel nous pouvons être sauvés! Comment des chrétiens peuvent-ils l'entendre profaner sans en être touchés de douleur! Prions pour l'exaltation du saint nom de Jésus.

 

Sur les gros grains des cinq dizaines

 

Que le nom du Seigneur soit béni! Maintenant et dans tous les siècles des siècles.

Notre Père, je Vous salue Marie.

 

Sur chaque petits grains de la première dizaine

 

Jésus, fils de David, ayez pitié de nous! Gloire au Père.

 

Deuxième dizaine

 

Le Nom de Jésus est plein de majesté et de grandeur. A ce Nom, le ciel reconnaît son roi; la terre, son libérateur; l'enfer, son vainqueur: l'Église ne le prononce qu'avec un singulier respect. Comment le prononçons-nous? Nous vous faisons réparation, ô Jésus, pour toutes les fois ou il nous est arrivé  de prononcer Votre Saint Nom sans respect; nous vous prions pour la conversion de ceux qui l'outragent.

 

Sur chaque petits grains de la Deuxième Dizaine

 

Jésus de Nazareth, roi des Juifs, ayez pitié de nous! Gloire au Père...

 

Troisième dizaine

 

Considérez que le Nom de Jésus est plein de force et de puissance. C'est le seul Nom donné aux hommes en vertu et par l'invocation duquel ils puissent être sauvés. Ce nom a ouvert le ciel, fermé l'enfer, enchaîné le démon, renversé les idoles. Invoquons donc le Nom de Jésus avec Foi et avec une entière confiance.

 

Sur chaque petits grains de la troisième dizaine

 

Jésus, fils du Dieu vivant, ayez pitié de nous! Gloire au Père...

 

Quatrième dizaine

 

Considérez que le nom de Jésus est plein de pureté et de sainteté. C'est du ciel qu'il est venu, c'est un Ange qui l'a apporté, c'est Marie et Joseph, deux époux vierges, qui l'ont imposé. Il n'a d'ennemis que les âmes charnelles et les esprits immondes: appliquons-nous donc à une pureté parfaite, pour nous rendre digne des grâces attachées à ce saint nom.

 

Sur chaque petit grain de la quatrième dizaine

 

Jésus, exemple des vertus, ayez pitié de nous! Gloire soit au Père...

 

Cinquième dizaine

 

Le nom de Jésus ou de Sauveur n'annonce que la bonté dans celui qui le porte, et promet à tous ceux qui l'aiment la rémission de leurs péchés, la délivrance de l'enfer et la possession du ciel. O biens éternels, quel cœur peut résister à la douceur de vos charmes! Que le doux nom de Jésus soit donc sans cesse dans mon cœur et sur mes lèvres! O Jésus! O Marie! O Joseph! O Noms précieux et pleins d'amour, soyez imprimés dans mon esprit et gravés dans ma mémoire; soyez sans cesse sur ma langue; soyez les dernières paroles que prononceront mes lèvres mourantes!

 

Sur les petits grains de la Cinquième dizaine

 

Jésus, doux et humble de cœur, ayez pitié de nous! Gloire au Père...

 

Prière finale

 

O saint nom de Jésus! étoile favorable de ma vie et de ma mort, je marcherai désormais sous vos auspices. Si je veille, Jésus sera toujours devant mes yeux; si je repose, je n'aurai point d'autre idée pendant mon sommeil que la pensée de Jésus; si je marche, ce sera dans la compagnie de Jésus; si je suis assis, Jésus sera à mes côtés; si j'étudie, Jésus sera mon Maître; si j'écris, Jésus conduira ma main; si je prie, Il formera et animera mes prières; si je suis fatigué, Jésus sera mon soulagement et mon repos; si je meurs, je mourrai dans le Cœur de Jésus, qui est mon Asile. O Bon Jésus, Doux Jésus, Miséricordieux Jésus, soyez-moi Jésus, maintenant et à l'heure de ma mort! Ainsi soit-il.

calendar54

Téléchargez le texte du Chapelet du St Nom de Jésus (pdf) en cliquant ici

11 avril 2010

Litanies de Saint Pothin

saint_pothin

Saint Pothin et ses compagnons

Martyrs de Lyon

(+ 177)

Fête le 2 juin

Saint Pothin fut le premier évêque de Lyon. Il venait de l’Asie, avait été formé à l’école de saint Polycarpe, évêque de Smyrne, et envoyé par lui dans les Gaules.  Pothin, après avoir gagné un grand nombre d’âmes à Jésus-Christ, fut arrêté sous le règne de Marc-Aurèle. Il était âgé de quatre-vingt-dix ans, faible et tout infirme; son zèle et le désir du martyre soutenaient ses forces et son courage. Conduit au tribunal au milieu des injures de la populace païenne, il fut interrogé par le gouverneur, qui lui demanda quel était le Dieu des chrétiens: « Vous le connaîtrez si vous en êtes digne », répondit l’évêque. A ces mots, la multitude furieuse se précipite contre lui; ceux qui étaient plus près le frappèrent à coups de pieds et à coups de poings, sans aucun respect pour son âge. Le vieillard conservait à peine un souffle de vie quand il fut jeté en prison, où il expira peu après. Le récit du martyre des compagnons de saint Pothin est une des plus belles pages de l’histoire de l’Église des premiers siècles. Le diacre Sanctus supporta sans faiblir toutes les tortures, au point que son corps était devenu un amas informe d’os et de membres broyés et de chairs calcinées; au bout de quelques jours, miraculeusement guéri, il se trouva fort pour de nouveaux supplices. Il ne voulait dire à ses bourreaux ni son nom, ni sa patrie, ni sa condition; à toutes les interrogations il répondait: « Je suis chrétien! » Ce titre était tout pour lui; livré enfin aux bêtes, il fut égorgé dans l’amphithéâtre. Maturus eut à endurer les mêmes supplices que le saint diacre; il subit les verges, la chaise de fer rougie au feu, et fut enfin dévoré par les bêtes féroces. Le médecin Alexandre, qui, dans la foule des spectateurs, soutenait du geste le courage des martyrs, fut saisi et livré aux supplices. Attale, pendant qu’on le grillait sur une chaise de fer, vengeait les chrétiens des odieuses imputations dont on les chargeait indignement: « Ce ne sont pas, disait-il, les chrétiens qui mangent les hommes, c’est vous; quand à nous, nous évitons tout ce qui est mal ». On lui demanda comment S’appelait Dieu: « Dieu, dit-il, n’a pas de nom comme nous autres mortels ». Il restait encore le jeune Ponticus, âgé de quinze ans, et l’esclave Blandine, qui avaient été témoins de la mort cruelle de leurs frères; Ponticus alla le premier rejoindre les martyrs qui l’avaient devancé; Blandine, rayonnante de joie, fut torturée avec une cruauté particulière, puis livrée à un taureau, qui la lança plusieurs fois dans les airs; enfin elle eut la tête tranchée.

Litanies de Saint Pothin

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde , qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes. Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saint Pothin, priez pour nous.
Saint Pothin, notre père dans la foi,

Saint Pothin, premier anneau de la chaîne qui nous unit à l'Eglise de Jésus-Christ,

Saint Pothin, digne successeur des Apôtres

Saint Pothin, disciple fidèle de Saint Jean et de Saint Polycarpe,

Saint Pothin, embrasé du feu de la charité divine,

Saint Pothin, brûlant de zèle pour le salut des âmes,

Saint Pothin, sacrifiant tout ce que vous présente le monde pour venir éclairer un peuple idolâtre, Saint Pothin, ange de paix et de lumière pour les Gaules,

Saint Pothin, pasteur infatigable dans vos travaux,

Saint Pothin, père tendre d'un troupeau nombreux que vous enfantez à Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Pothin, pasteur vigilant, qui défendez et soutenez vos brebis contre la fureur des loups,

Saint Pothin, fidèle dispensateur de la parole divine,

Saint Pothin, répandant partout la bonne odeur de Jésus-Christ,

Saint Pothin, le soutien du faible au milieu des combats,

Saint Pothin, la terreur du paganisme par la vivacité de votre foi,

Saint Pothin, destructeur des idoles qu'adoraient nos pères,

Saint Pothin., intrépide confesseur de Jésus-Christ en face des tyrans,

Saint Pothin, brûlant du désir de verser votre sang pour Jésus-Christ,

Saint Pothin, copie fidèle du divin Agneau immolé pour le salut du monde, priez pour nous.

Saint Pothin, accablé d'outrages et de coups par une vile populace,

Saint Pothin, rassasié d'opprobres,

Saint Pothin, traîné inhumainement dans nos rues comme un criminel,

Saint Pothin, exposé à toute la fureur des ennemis du nom chrétien,

Saint Pothin, marquant de votre sang les traces de vos pas,

Saint Pothin, vénérable vieillard jeté au fond d'une étroite prison,

Saint Pothin, athlète invincible de Jésus-Christ au milieu de vos tourments,

Saint Pothin, encourageant vos enfants au martyre jusqu'au moment de votre mort,

Saint Pothin, consommant votre sacrifice dans les horreurs d'un noir cachot, 

Saint Pothin, digne chef des innombrables Martyrs de Lyon,

Saint Pothin, l'honneur et la gloire du diocèse de Lyon,

Saint Pothin, notre protecteur et le soutien de notre foi,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Saint Pothin, priez pour nous,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Dieu tout-puissant, qui, par la prédication du bienheureux Pothin, notre apôtre et pontife, et par le courage invincible de sainte Blandine, vierge, et de ses compagnons martyrs, avez daigné éclairer nos pères qui étaient assis dans les ténèbres et à l'ombre de la mort, daignez aussi nous accorder la grâce de conserver toujours le souvenir d'un si grand bienfait, et de montrer sans cesse, par nos œuvres, la foi que nous professons. Nous vous en supplions par Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

EBA0794_5770

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Pothin (pdf) en cliquant ici

2 avril 2010

La Passion corporelle de Jésus

821_001__4_

La Passion corporelle de Jésus


S'il est une légende ancrée dans les esprits, c'est celle de la dureté de cœur des chirurgiens : l'entraînement, n'est-ce pas, émousse les sensations et cette accoutumance, étayée par la nécessité d'un mal pour un bien, nous constitue dans un état de sereine insensibilité. Ceci est faux. Si nous nous raidissons contre l'émotion, qui ne doit ni paraître, ni, même extérieure, entraver l'acte chirurgical, comme le boxeur, d'instinct, contracte l'épigastre où il attend un coup de poing, la pitié en nous reste toujours vivante et s'affine même avec l'âge. Quand on s'est penché pendant des années sur la souffrance d'autrui, quand on y a goûté soi-même on est certes plus près de la compassion que de l'indifférence, parce que l'on connaît mieux la douleur, parce qu'on en sait mieux les causes et les effets. Aussi, lorsqu'un chirurgien a médité sur les souffrances de la Passion, quand il en a décomposé les temps et les circonstances physiologiques, quand il s'est appliqué à reconstituer méthodiquement toutes les étapes de ce martyre d'une nuit et d'un jour, il peut, mieux que le prédicateur le plus éloquent, mieux que le plus saint des ascètes (à part ceux qui en ont eu la directe vision, et ils en sont anéantis), compatir aux souffrances du Christ. Je vous assure que c'est abominable ; j'en suis venu pour ma part à ne plus oser y penser. C'est lâcheté sans aucun doute, mais j'estime qu'il faut avoir une vertu héroïque ou ne pas comprendre, qu'on doit être un saint ou un inconscient, pour faire un Chemin de Croix. Moi, je ne peux plus. Et c'est pourtant ce Chemin de Croix qu'on me demande d'écrire; c'est ce que je ne veux pas refuser, parce que je suis sûr  qu'il doit faire du bien. O bone et dulcissime Jesu, venez à mon aide. Vous qui les avez supportées, faites que je sache bien expliquer vos souffrances. Peut-être, en m'efforçant de rester objectif, en opposant à l'émotion mon « insensibilité » chirurgicale, peut-être pourrai-je arriver au bout. Lector amice, sub aliena potestate constitutus sum; si non possis portare modo, habe me excusatum. Si je sanglote avant la fin, hé bien, mon pauvre ami, fais comme moi sans honte; c'est simplement que tu auras compris. Suis-moi donc: nous avons pour guides les Livres sacrés et le Saint Linceul, dont l'étude scientifique m'a démontré l'authenticité.

 

La Passion, au vrai, commence à la Nativité, puisque Jésus dans Son omniscience divine, a toujours su, vu et voulu les souffrances qui attendaient Son humanité. Le premier sang versé pour nous le fut à la Circoncision, huit jours après Noël. On peut déjà imaginer ce que doit être pour un homme la prévision exacte de son martyre. En fait, c'est à Gethsémani que va commencer l'holocauste Jésus, ayant fait manger aux Siens Sa chair et boire Son sang, les entraîne à la nuit dans ce clos d'oliviers, dont ils ont l'habitude. Il les laisse camper près de l'entrée, emmène un peu plus loin Ses trois intimes et s'en écarte à un jet de pierre, pour se préparer en priant. Il sait que son heure est venue. Lui-même a envoyé le traître de Karioth: quod facis, fac citius. Il a hâte d'en finir et Il le veut. Mais comme Il a revêtu, en s'incarnant, cette forme d'esclave qu'est notre humanité, celle-ci se révolte et c'est toute la tragédie d'une lutte entre Sa Volonté et la nature. « Coepit pavere et taedere ». Cette coupe qu'il lui faut boire, elle contient deux amertumes: Tout d'abord les péchés des hommes, qu'Il doit assumer, Lui le Juste, pour racheter Ses frères et c'est sans doute le plus dur; une épreuve que nous ne pouvons pas imaginer, parce que les plus saints d'entre nous sont ceux qui le plus vivement sentent leur indignité et leur infamie. Peut-être comprenons nous mieux la prévision, la pré dégustation des tortures physiques, qu'Il subit déjà en pensée ; pourtant nous n'avons expérimenté que le frisson rétrospectif des souffrances passées. C'est quelque chose d'indicible. « Pater, si vis, transfer calicem istum a me; verumtamen non mea voluntas sed tua fiat ». C'est bien Son Humanité qui parle... et qui se soumet, car Sa Divinité sait ce qu'Elle veut de toute éternité ; l'Homme est dans une impasse. Ses trois fidèles sont endormis, « prae tristitia », dit saint Luc. Pauvres hommes!


La lutte est épouvantable; un ange vient Le réconforter, mais en même temps, semble-t-il, recevoir son acceptation. « Et factus in agonia, prolixius orabat. Et factus est sudor ejus sicut guttae sanguinis decurrentis in terram ». C'est la sueur de sang, que certains exégètes rationalistes, subodorant quelque miracle, ont traitée de symbolique. Il est curieux de constater que de bêtises ces matérialistes modernes peuvent dire en matière scientifique. Remarquons que le seul évangéliste qui rapporte le fait est un médecin. Et notre vénéré confrère Luc, medicus carissimus, le fait avec la précision, la concision d'un bon clinicien. L'hémathidrose est un phénomène très rare mais bien décrit. Elle se produit, comme l'écrit le Docteur Bec, "dans des conditions tout à fait spéciales : une grande débilité physique, accompagnée d'un ébranlement moral, suite d'une émotion profonde, d'une grande peur" (et cœpitpavere et taedere). La frayeur, l'épouvante sont ici au maximum et l'ébranlement moral. C'est ce que Luc exprime par « agonia », qui en grec, signifie lutte et anxiété. « Et Sa sueur devint comme des gouttes de sang roulant jusque par terre. »


A quoi bon expliquer le phénomène ? Une vasodilatation intense des capillaires sous-cutanés, qui se rompent au contact des culs de sacs de millions de glandes sudoripares. Le sang se mêle à la sueur ; et c'est ce mélange qui perle et se rassemble et coule sur tout le corps, en quantité suffisante pour tomber sur le sol. Notez que cette hémorragie microscopique se produit dans toute la peau, qui est déjà ainsi lésée dans son ensemble, en quelque sorte endolorie, attendrie, pour tous les coups futurs. Mais passons. Voici Judas et les valets du temple, armés de glaives et de bâtons ; ils ont des lanternes et des cordes. Comme le procès criminel doit être jugé par le procurateur, ils ont obtenu un peloton de la cohorte romaine ; le tribun de l'Antonia les accompagne, afin d'assurer l'ordre. Le tour des Romains n'est pas encore venu ; ils sont là derrière ces fanatiques, distants et méprisants. Jésus se met en avant; un mot de Lui suffit à renverser Ses agresseurs, dernière manifestation de Son pouvoir, avant qu'Il s'abandonne à la Volonté divine. Le brave Pierre en a profité pour amputer l’oreille de Malchus et, miracle dernier, Jésus l'a ressoudée. Mais la bande hurlante s'est ressaisie, a garrotté le Christ; elle L'emmène, sans aménité, on peut le croire, laissant filer les comparses. C'est l'abandon, tout au moins apparent. Jésus sait bien que Pierre et Jean Le suivent « a longe » et que Marc n'échappera à l'arrestation qu'en s'enfuyant tout nu, laissant aux gardes le drap qui l'enveloppait.


Mais les voici devant Caïphe et le sanhédrin. Nous sommes en pleine nuit, il ne peut s'agir que d'une instruction préalable. Jésus refuse de répondre : Sa doctrine, Il l'a prêchée ouvertement. Caïphe est désorienté, furieux et l'un de ses gardes, traduisant ce dépit, lance un grand coup dans la figure du prévenu : « sic respondes pontifici ! » Ceci n'est rien ; Il faut attendre le matin, pour une audition de témoins. Jésus est entraîné hors de la salle ; dans la cour, Il voit Pierre qui L'a renié par trois fois et, d'un regard, Il lui pardonne. On Le traîne dans quelque salle basse et la canaille des valets va s'en donner à cœur joie contre ce faux prophète (dûment garrotté) qui tout à l'heure encore les a jetés à terre par on ne sait quelle sorcellerie. On l'accable de gifles et de coups de poing, on Lui crache au visage, et, puisqu'aussi bien il n'y a pas moyen de dormir on va s'amuser un peu. Un voile sur Sa tête, et chacun y va de son coup; les soufflets retentissent et ces brutes ont la main lourde : « Prophétise; dis-nous, Christ, qui t'a frappé ». Son corps est déjà tout endolori, Sa tête sonne comme une cloche, des vertiges Le prennent... et Il se tait. D'un mot, Il pourrait les anéantir « et non aperuit os suum ». Cette racaille finit par se lasser et Jésus attend.

 

Au petit jour, deuxième audience, défilé lamentable de faux témoins qui ne prouvent rien. Il faut qu'Il se condamne Lui-même, en affirmant Sa filiation divine et ce bas histrion de Caïphe proclame le blasphème en déchirant ses vêtements. Oh, rassurez-vous ; ces bons Juifs prudents et peu portés à la dépense ont une fente toute préparée et légèrement recousue, qui peut servir un grand nombre de fois. Il n'y a plus qu'à obtenir de Rome la condamnation à mort qu'elle s'est réservée dans ce pays de protectorat. Jésus, déjà harassé de fatigue et tout moulu de coups, va être traîné à l'autre bout de Jérusalem, dans la ville haute, à la tour Antonia, sorte de citadelle, d'où la majesté romaine assure l'ordre dans la cité trop effervescente à son gré. La gloire de Rome est représentée par un malheureux fonctionnaire, petit romain de la classe des chevaliers, parvenu trop heureux d'exercer ce commandement difficile sur un peuple fanatique, hostile et hypocrite, très soucieux de garder sa place, coincé entre les ordres impératifs de la métropole et les menées sournoises de ces Juifs souvent très bien en cour auprès des Empereurs. En résumé, c'est un pauvre homme. Il n'a qu'une religion, s'il en a une, celle de Divus Caesar. C'est le produit médiocre de la civilisation barbare, de la culture matérialiste. Mais comment trop lui en vouloir ? Il est ce qu'on l'a fait ; la vie d'un homme a pour lui peu de prix, surtout si ce n'est pas un citoyen romain. La pitié ne lui a pas été enseignée et il ne connaît qu'un devoir : maintenir l'ordre. (Ils se figurent à Rome que c'est commode !) Tous ces Juifs querelleurs, menteurs et superstitieux avec tous leurs tabous et leur manie de se laver pour rien, leur servilité et leur insolence et ces lâches dénonciations au Ministère contre un Administrateur colonial qui agit de son mieux, tout cela le dégoûte. Il les méprise... et il les craint.


Jésus, tout au contraire (dans quel état pourtant paraît-Il devant lui, couvert d'ecchymoses et de crachats), Jésus lui en impose et lui est sympathique. Il va faire tout ce qu'il peut pour Le tirer des griffes de ces énergumènes « et quaerebat dimittere illum » : Jésus est Galiléen ; passons-Le à cette vieille canaille d'Hérode, qui joue les roitelets nègres et se prend pour quelqu'un. - Mais Jésus méprise ce renard et ne lui répond mot. - Le voici revenu, avec la tourbe qui hurle et ces insupportables pharisiens qui piaillent sur un ton suraigu en agitant leurs barbiches. Odieux ces palabres! Qu'ils restent dehors, puisqu'aussi bien ils se croiraient souillés, rien qu'à entrer dans un prétoire romain. Pontius interroge ce pauvre homme, qui l'intéresse. Et Jésus ne le méprise pas. Il a pitié de son ignorance invincible ; Il lui répond avec douceur et tente même de l'instruire. - Ah, s'il n'y avait que cette canaille qui hurle dehors, une bonne sortie de la cohorte ferait vite « cum gladio » taire les plus braillards et s'égailler les autres. Il n'y a pas si longtemps que j'ai fait massacrer dans le temple quelques Galiléens un peu trop excités. Oui, mais ces sanhédrites sournois commencent à insinuer que je ne suis pas l'ami de César, et avec ça il n'y a pas à plaisanter ? Et puis, mehercle; que signifient toutes ces histoires de Roi des Juifs, de Fils de Dieu et de Messie ? Si Pilate avait lu les Ecritures, peut-être serait-il un autre Nicodème, car Nicodème aussi est un lâche ; mais c'est la lâcheté qui va rompre les digues. Cet homme est bien un Juste : je le fais flageller (oh, logique romaine!) peut-être que ces brutes auront quelque pitié.


Mais moi aussi je suis un lâche ; car si je m'attarde à plaider pour ce Quirite lamentable, ce n'est que pour retarder ma douleur. « Tunc ergo apprehendit Pilatus Jesum et flagellavit ». Les soldats de garde emmènent Jésus dans l'atrium du prétoire et appellent à la rescousse toute la cohorte ; les distractions sont rares dans ce pays d'occupation. Pourtant le Seigneur a souvent manifesté une spéciale sympathie pour les militaires. Comme Il a admiré la confiance et l'humilité de ce centurion et son affectueuse sollicitude pour son serviteur qu'Il a guéri ! (Rien ne m'ôtera la conviction que c'était l'ordonnance de ce lieutenant d'infanterie coloniale.) Et tout à l’heure, ce sera le centurion de garde au Calvaire qui, le premier, proclamera Sa divinité. La cohorte semble prise d'un délire collectif, que Pilate n'a pas prévu. Satan est là, qui leur souffle la haine. Mais il suffit. Plus de discours, rien que des coups et tâchons d'aller jusqu'au bout. Ils Le déshabillent et L'attachent tout nu à une colonne de l'atrium. Les bras sont tirés en l'air et les poignets liés en haut du fût.


La flagellation se fait avec des lanières multiples, sur lesquelles sont fixées, à quelque distance de l'extrémité libre, deux balles de plomb ou des osselets. (C'est du moins à ce genre de flagrum que répondent les stigmates du Saint Linceul). Le nombre de coups est fixe à 39 par la loi hébraïque. Mais les bourreaux sont des légionnaires déchaînés; ils Iront jusqu'aux limites de la syncope. En fait, les traces du Linceul sont innombrables et presque toutes sur la face postérieure; le devant du corps est contre la colonne. On les voit sur les épaules, sur le dos, les reins. Les coups de fouet descendent sur les cuisses, sur les mollets ; et là, l'extrémité des lanières, au delà des balles de plomb encercle le membre et vient marquer son sillon jusque sur la face antérieure. Les bourreaux sont deux, un de chaque côté, de taille inégale (tout ceci se déduit de l'orientation des traces du Linceul). Ils frappent à coups redoublés, avec un grand ahan. Aux premiers coups, les lanières laissent de longues traces livides, de longs bleus d'ecchymose sous-cutanée. Rappelez-vous que la peau a été déjà modifiée, endolorie par les millions de petites hémorragies intradermiques de la sueur de sang. Les balles de plomb marquent davantage. Puis, la peau, infiltrée de sang, attendrie, se fend sous de nouveaux coups. Le sang jaillit ; des lambeaux se détachent et pendent. Toute la face postérieure n'est plus qu'une surface rouge, sur laquelle se détachent de grands sillons marbrés ; et, çà et là, partout, les plaies plus profondes dues aux balles de plomb. Ce sont ces plaies en forme d'haltère (les deux balles et la lanière entre les deux) qui s'imprimeront sur le Linceul.


A chaque coup, le corps tressaille d'un soubresaut douloureux. Mais Il n'a pas ouvert la bouche et ce mutisme redouble la rage satanique de Ses bourreaux. Ce n'est plus la froide exécution d'un ordre judiciaire; c'est un déchaînement de démons. Le sang ruisselle des épaules jusqu'à terre (les larges dalles en sont couvertes) et s'éparpille en pluie, des fouets relevés, jusque sur les rouges chlamydes des spectateurs. Mais bientôt les forces du supplicié défaillent ; une sueur froide inonde Son front ; la tête Lui tourne d'un vertige nauséeux ; des frissons Lui courent le long de l'échine, Ses jambes se dérobent sous Lui et, s'Il n'était lié très haut par les poignets, Il s'écroulerait dans la mare de sang. - Son compte est bon, bien qu’on n'ait as compté. Après tout on n'a pas reçu l'ordre de le tuer sous le fouet. Laissons-Le se remettre ; on peut encore s'amuser.


Ah ce grand nigaud prétend qu'il est roi, comme s'il en était sous les aigles romaines, et roi des Juifs encore, comble de ridicule ! Il a des ennuis avec ses sujets ; qu'à cela ne tienne, nous serons ses fidèles. Vite un manteau, un sceptre. On l'a assis sur une base de colonne (pas très solide la Majesté !) Une vieille chlamyde de légionnaire sur les épaules nues lui confère la pourpre royale ; un gros roseau dans sa main droite et ce serait tout à fait ça, s'il n'y manquait une couronne ; quelque chose d'original ! (Dans dix-neuf siècles, elle Le fera reconnaître, cette couronne, qu'aucun crucifié n'a portée). Dans un coin, un fagot de bourrées, de ces arbrisseaux qui foisonnent dans les buissons de la banlieue. C'est souple et ça porte de longues épines, beaucoup plus longues, plus aiguës et plus dures que l'acacia. On en tresse avec précaution, aïe, ça pique, une espèce de fond de panier, qu'on Lui applique sur le crâne. On en rabat les bords et avec un bandeau de joncs tordus, on enserre la tête entre la nuque et le front. Les épines pénètrent dans le cuir chevelu et cela saigne. (Nous savons, nous chirurgiens, combien cela saigne, un cuir chevelu.) Déjà le crâne est tout englué de caillots ; de longs ruisseaux de sang ont coulé sur le front, sous le bandeau de jonc, ont inondé les longs cheveux tout emmêlés et ont rempli la barbe. La comédie d'adoration a commencé. Chacun tour, de rôle vient fléchir le genou devant Lui, avec une affreuse grimace, suivie d'un grand soufflet : « Salut, roi des juifs! » Mais Lui ne répond rien. Sa pauvre figure ravagée et pâlie n'a pas un mouvement. Ce n'est vraiment pas drôle! Exaspérés, les fidèles sujets Lui crachent au visage. « Tu ne sais pas tenir ton sceptre, donne. » Et pan, un grand coup sur le chapeau d'épines, qui s'enfonce un peu plus ; et horions de pleuvoir. Je ne me rappelle plus ; serait-ce un de ces légionnaires, ou bien l'a-t-il reçu des gens du sanhédrin ? Mais je vois à présent qu'un grand coup de bâton donné obliquement a laissé sur la joue une horrible plaie contuse, et que Son grand nez sémitique, si noble, est déformé par une fracture de l'arête cartilagineuse. Le sang coule de ses narines dans ses moustaches. Assez, mon Dieu !


Mais voici que revient Pilate, un peu inquiet du prisonnier : qu'en auront fait ces brutes ? Aïe, ils l'ont bien arrangé. Si les Juifs ne sont pas contents ! Il va Le leur montrer au balcon du prétoire, dans Sa tenue royale, tout étonné lui-même de ressentir quelque pitié, pour cette loque humaine. Mais il a compté sans la haine : « Tolle, crucifige ! » Ah les démons ! Et l'argument terrible pour lui : « Il s'est fait roi ; si tu l'absous, tu n'es pas l'ami de César. » Alors, le lâche s'abandonne et se lave les mains. Mais, comme l'écrira saint Augustin, ce n'est pas toi, Pilate, qui L'as tué, mais bien les Juifs, avec leurs langues acérées ; et en comparaison d'eux, tu es toi-même beaucoup plus innocent. On lui arrache la chlamyde, qui a déjà collé à toutes ses blessures. Le sangs recoule; Il a un grand frisson. On lui remet Ses vêtements qui se teintent de rouge. La croix est prête, on la Lui charge sur les épaules. Par quel miracle d'énergie peut-Il rester debout sous ce fardeau? Ce n'est en réalité, pas toute la croix, mais seulement la grosse poutre horizontale, le patibulum,qu'Il doit porter jusqu'au Golgotha, mais cela pèse encore près de 50 kilos. Le pieu vertical, lestipes, est déjà planté au Calvaire. Et la marche commence, pieds nus dans des rues au sol raboteux semé de cailloux. Les soldats tirent sur les cordes qui Le lient, soucieux de savoir s'Il ira jusqu'au bout. Deux larrons Le suivent en même équipage. La route heureusement n'est pas très longue, environ 600 mètres et la colline du Calvaire est presqu'en dehors de la porte d'Ephraïm. Mais le trajet est très accidenté, même à l'intérieur des remparts. Jésus, péniblement, met un pied devant l'autre, et souvent Il s'effondre. Il tombe sur les genoux qui ne sont bientôt qu'une plaie. Les soldats d'escorte Le relèvent, sans trop Le brutaliser . ils sentent qu'Il pourrait très bien mourir en route.


Et toujours cette poutre, en équilibre sur l'épaule, qui la meurtrit de ses aspérités et qui semble vouloir y pénétrer de force. Je sais ce que c'est : j'ai coltiné jadis, au 5e Génie, des traverses de chemin de fer, bien rabotées, et je connais cette sensation de pénétration dans une épaule ferme et saine. Mais Lui, Son épaule est couverte de plaies, qui se rouvrent et s'élargissent et se creusent à chaque pas. Il est épuisé. Sur Sa tunique sans couture une tache énorme de sang va toujours en s'élargissant et s'étend jusque sur le dos. Il tombe encore et cette fois de tout son long ; la poutre Lui échappe ; va-t-Il pouvoir Se relever ? Heureusement vient à passer un homme, retour des champs, ce Simon de Cyrène, qui tout comme ses fils Alexandre et Rufus, sera bientôt un bon chrétien. Les soldats le réquisitionnent pour porter cette poutre ; il ne demande pas mieux le brave homme ; oh, comme je le ferais bien ! Il n'y a plus finalement que la pente du Golgotha à gravir et, péniblement, on arrive au sommet. Jésus s'affaisse sur le sol et la crucifixion commence. Oh, ce n'est pas très compliqué les bourreaux savent leur métier. Il faut d'abord Le mettre à nu. Les vêtements de dessus c'est encore facile. Mais la tunique, intimement, est collée à Ses plaies, pour ainsi dire à tout son corps et ce dépouillement est simplement atroce. Avez-vous jamais enlevé un premier pansement mis sur une large plaie contuse et desséché sur elle ? Ou avez-vous subi vous-même cette épreuve qui nécessite parfois l'anesthésie générale ? Si oui, vous pouvez savoir un peu de quoi il s'agit. Chaque fil de laine est collé à la surface dénudée, et, quand on le soulève, il arrache une des innombrables terminaisons nerveuses mises à nu dans la plaie. Ces milliers de chocs douloureux s'additionnent et se multiplient, chacun augmentant pour la suite la sensibilité du système nerveux. Or, il ne s'agit pas ici d'une lésion locale, mais de presque toute la surface du corps, et surtout de ce dos lamentable. Les bourreaux pressés y vont rudement. Peut-être cela vaut-il mieux, mais comment cette douleur aiguë, atroce, n'entraîne-t-elle pas la syncope ? Comme il est évident que, d'un bout à l'autre, Il domine, Il dirige Sa Passion.


Le sang ruisselle à nouveau. On L'étend sur le dos. Lui a-t-on laissé l'étroite ceinture que la pudeur des juifs conserve aux suppliciés ? J’avoue que je ne sais plus : cela a si peu d'importance ; dans tous les cas, en Son Linceul, Il sera nu. Les plaies de son dos, des
cuisses et des mollets s'incrustent de poussière et de menus graviers. On l'a mis au pied du stipes, les épaules couchées sur le patibulum. Les bourreaux prennent les mesures. Un coup de tarière, pour amorcer les trous des clous, et l'horrible chose commence. Un aide allonge l’un des bras, la paume en haut. Le bourreau prend son clou (un long clou pointu et carré, qui, près de sa grosse tête, est large de huit millimètres), il le pique sur le poignet, dans ce pli antérieur, qu'il connaît d'expérience. Un seul coup de son gros marteau : le clou est déjà fiché dans le bois, où quelques panpans énergiques le fixent solidement. Jésus n'a pas crié, mais Son visage horriblement s'est contracté. Mais, surtout, j'ai vu au même instant Son pouce, d'un mouvement violent, impérieux, se mettre en opposition dans la paume : Son nerf médian a été touché. Mais, alors, je ressens ce qu'Il a éprouvé : une douleur indicible, fulgurante, qui s'est éparpillée dans Ses doigts, a jailli, comme un trait de feu, jusqu'à Son épaule et éclaté dans Son cerveau. C'est la douleur la plus insupportable qu'un homme puisse éprouver, celle que donne la blessure des gros troncs nerveux. Presque toujours elle entraîne la syncope et c'est heureux. Jésus n'a pas voulu perdre Sa connaissance. Encore, si le nerf était entièrement coupé. Mais non, j'en ai l'expérience, il n'est que partiellement détruit ; la plaie du tronc nerveux reste en contact avec ce clou, et sur lui, tout à l'heure, quand le corps sera suspendu, il sera fortement tendu comme une corde à violon sur son chevalet. Et il vibrera à chaque secousse, à chaque mouvement, réveillant la douleur horrible. Il en a pour trois heures. L'autre bras est tiré par l'aide ; les mêmes gestes se répètent, et les mêmes douleurs. Mais cette fois, songez-y bien, Il sait ce qui l'attend. Il est maintenant fixé sur le patibulum, qu'Il suit étroitement des deux épaules et des deux bras. Il a déjà forme de croix comme Il est grand!


Allons, debout! Le bourreau et son aide empoignent les bouts de la poutre et redressent le condamné, assis d'abord et puis debout et puis, Le reculant, L'adossent au poteau. Mais c'est, hélas, en tiraillant sur Ses deux mains clouées (Oh, Ses médians!) D'un grand effort, à bout de bras, mais le stipes n'est pas très haut, rapidement, car c'est bien lourd, ils accrochent d'un geste adroit le patibulum en haut du stipes. A son sommet, deux clous fixent le titulus trilingue. Le corps tirant sur les bras, qui s'allongent obliques, s'est un peu affaissé. Les épaules blessées par les fouets et par le portement de croix ont raclé douloureusement le rude bois. La nuque, qui dominait le patibulum, l'a heurté en passant, pour s'arrêter en haut du pieu. Les pointes acérées du grand chapeau d'épines ont déchiré le crâne encore plus profond. Sa pauvre tête penche en avant, car l'épaisseur de Sa couronne l'empêche de reposer sur le bois; et chaque fois qu'Il la redresse, Il en réveille les piqûres. Le corps, pendant, n'est soutenu que par les clous plantés dans les deux carpes (oh, les médians!). Il pourrait tenir sans rien d'autre. Le corps ne se déplace pas en avant. Mais la règle est de fixer les pieds. Pour ce, pas besoin de console ; on fléchit les genoux, et l'on étend les pieds à plat sur le bois du stipes. Pourquoi, puisque c'est inutile, donner à faire au charpentier ? Ce n'est certes pas pour soulager la peine du crucifié. Le pied gauche à plat sur la croix. D'un seul coup (le marteau, le clou s'enfonce en son milieu (entre les deuxième et troisième métatarsiens). L'aide fléchit aussi l'autre genou et le bourreau ramenant le pied gauche devant le droit que l'aide tient à plat, d'un second coup, au même endroit, il perfore ce pied. Tout cela est facile, et puis à grands ahans, le clou est poussé dans le bois. Ici, merci mon Dieu, rien qu'une douleur bien banale, mais le supplice à peine a commencé. A deux hommes, tout le travail n'a guère duré plus de deux minutes et les plaies ont fort peu saigné. On s'affaire alors auprès des deux larrons ; pour ceux-là des cordes suffisent, et les trois gibets sont garnis face à la ville déicide.


N'écoutons pas tous ces Juifs triomphants, qui insultent à Sa douleur. Il leur a déjà pardonné, car ils ne savent ce qu'ils font. Jésus, d'abord, s'est affaissé. Après tant de tortures, pour un corps épuisé, cette immobilité semble presque un repos, coïncidant avec une baisse de Son tonus vital. Mais Il a soif. Oh, il ne l'a pas encore dit ; avant de se coucher sur la poutre, Il a refusé la potion analgésique, vin mêlé de myrrhe et de fiel, que préparent les charitables femmes de Jérusalem. Sa souffrance Il la veut entière ; Il sait qu'Il la dominera. Il a soif. Oui, « Adhaesit lingua mea faucibus meis ». Il n'a rien bu ni rien mangé depuis hier au soir. Il est midi. Sa sueur de Gethsémani, toutes Ses fatigues, la grosse hémorragie du prétoire et les autres et même ce peu qui coule de ses plaies, tout cela Lui a soustrait une bonne partie de Sa masse sanguine. Il a soif. Ses traits sont tirés, Sa figure hâve est sillonnée de sang qui se coagule partout. Sa bouche est entr'ouverte et Sa lèvre inférieure déjà commence à pendre ? Un peu de salive coule dans Sa barbe, mêlée au sang issu de Son nez écrasé. Sa gorge est sèche et embrasée, mais Il ne peut plus déglutir. Il a soif. Dans cette face tuméfiée, toute sanglante et déformée, comment pourrait-on reconnaître le plus beau des enfants des hommes ? « Vermis sum et non homo ». Elle serait affreuse, si l'on n'y voyait pas malgré tout resplendir la majesté sereine du Dieu qui veut sauver Ses frères. Il a soif. Et tout à l'heure Il le dira, pour accomplir les Ecritures. Et un grand benêt de soldat, voilant sa compassion sous une raillerie, imbibant une éponge de sa posca acidulée, acetum, disent les Evangiles, la Lui tendra au bout d'un roseau. En boira-t-il seulement une goutte ? On a dit que le fait de boire détermine chez ces pauvres suppliciés une syncope mortelle. Comment, après avoir reçu l'éponge, pourra-t-il donc parler encore deux ou trois fois ? Non, non, Il mourra à Son heure. Il a soif.


Et cela vient de commencer. Mais, au bout d'un moment, un phénomène étrange se produit. Les muscles de Ses bras se raidissent d'eux-mêmes, en une contracture, qui va s'accentuant ; Ses deltoïdes, Ses biceps sont tendus et saillants, Ses doigts s'incurvent en crochets. Des Crampes ! Vous avez tous, peu ou prou, senti cette douleur progressive et aiguë, dans un mollet, entre deux côtes, un peu partout. Il faut, toute affaire cessante, détendre en l'allongeant ce muscle contracté. Mais regardons ! Voici maintenant aux cuisses et aux jambes les mêmes saillies monstrueuses, rigides, et les orteils qui se recourbent. On dirait un blessé atteint de tétanos, en proie à ces horribles crises, que l'on ne peut pas oublier. C'est ce que nous appelons la tétanie, quand les crampes se généralisent ; et voici que c'est fait. Les muscles du ventre se raidissent en vagues figées ; puis les intercostaux, puis les muscles du cou et les muscles respiratoires. Son souffle peu à peu est devenu plus court, superficiel. Ses côtes, déjà soulevées par la traction des bras, se sont encore surélevées ; l'épigastre se creuse et aussi les salières au-dessus des clavicules. L'air entre en sifflant mais ne sort presque plus. Il respire tout en haut, inspire un peu, ne peut plus expirer. Il a soif d'air. (C'est comme un emphysémateux en pleine crise d'asthme.) Sa figure pâle a peu à peu rougi ; elle a passé au violet pourpre et puis au bleu. Il asphyxie. Ses poumons gorgés d'air ne peuvent plus se vider. Son front est couvert de sueur, Ses yeux exorbités chavirent. Quelle atroce douleur doit marteler son crâne ! Il va mourir. Hé bien, tant mieux. N'a-t-Il donc pas assez souffert ? Mais non, son heure n'est pas venue. Ni la soif ni l'hémorragie, ni l'asphyxie, ni la douleur n'auront raison du Dieu Sauveur et s'Il meurt avec ces symptômes, Il ne mourra vraiment que parce qu'Il le veut bien, « habens in potestate ponere animam suam et recipere eam ». Et c'est ainsi qu'Il ressuscitera. Alléluia !


Que se passe-t-il donc ? Lentement, d'un effort surhumain, Il a pris point d'appui sur le clou de Ses pieds, oui, sur Ses plaies. Les cous-de-pied et les genoux s'étendent peu à peu et le corps, par à coups remonte, soulageant la traction des bras (cette traction qui était de plus de 90 kilos sur chaque main.) Alors, voici que de lui-même, le phénomène diminue, la tétanie régresse, les muscles se détendent, tout au moins ceux de la poitrine. La respiration devient plus ample et redescend, les poumons se dégorgent et bientôt la figure a repris sa pâleur d'avant. Pourquoi tout cet effort ? C'est qu'Il veut nous parler « Pater dimitte illis ». Oh oui, qu'Il nous pardonne, à nous qui sommes ses bourreaux. Mais au bout d'un instant, Son corps commence à redescendre... et la tétanie va reprendre. Et chaque fois qu'Il parlera (nous avons retenu au moins sept de ses phrases) et chaque fois qu'Il voudra respirer, il Lui faudra se redresser, pour retrouver Son souffle, en se tenant debout sur le clou de Ses pieds. Et chaque mouvement retentit dans Ses mains, en douleurs indicibles (oh, Ses médians!) C'est l'asphyxie périodique du malheureux qu'on étrangle et qu'on laisse reprendre vie, pour l'étouffer en plusieurs fois. A cette asphyxie Il ne petit échapper, pour un moment, qu'au prix de souffrances atroces et par un acte volontaire. Et cela va durer trois heures. Mais mourez donc, mon Dieu !


Je suis là au pied de la croix, avec Sa Mère et Jean et les femmes qui Le servaient. Le centurion, un peu à part, observe avec une attention déjà respectueuse Entre deux asphyxies, Il se dresse et Il parle : « Fils, voici votre Mère ». Oh oui, chère Maman, qui depuis ce jour-là nous avez adoptés! ? Un peu plus tard ce pauvre bougre de larron s'est fait ouvrir le paradis. Mais, quand donc mourrez-vous, Seigneur ! Je sais bien, Pâques vous attend et votre corps ne pourrira pas, comme les nôtres. Il est écrit: « Non dabis sanctum luum videre corruptionem ». Mais, mon pauvre Jésus (excusez le chirurgien), toutes vos plaies sont infectées ; elles le seraient d'ailleurs à moins. Je vois distinctement sur elles suinter une lymphe blonde, et transparente, qui se collecte au point déclive en une croutelle cireuse. Sur les plus anciennes déjà des fausses membranes se forment, qui sécrètent un seropus. Il est écrit aussi : « Putruerunt et corruptae sunt cicatrices meae ». Un essaim de mouches affreuses, de grosses mouches vert et bleu, comme on en voit aux abattoirs et aux charniers, tourbillonne autour de Son corps ; et brusquement elles s'abattent sur l'une ou l'autre plaie, pour en pomper le sue et y pondre leurs œufs. Elles s'acharnent au visage ; impossible de les chasser. Par bonheur, depuis un moment le ciel s'est obscurci, le soleil s'est caché ; il fait soudain très froid. Et ces filles de Béelzéboub ont peu à peu quitté la place.


Bientôt trois heures. Enfin! Jésus lutte toujours. De temps en temps, Il se redresse. Toutes Ses douleurs, Sa soif, Ses crampes, l'asphyxie et les vibrations de Ses deux nerfs médians ne Lui ont pas arraché une plainte. Mais, si Ses amis sont bien là, Son Père, et c'est l'ultime épreuve, Son Père semble l'avoir abandonné. « Eli, Eli,lammasabachtani ? » Il sait maintenant qu'Il s'en va. Il crie « Consumatum est ». La coupe est vide, la tâche est faite. Puis, de nouveau se redressant et comme pour nous faire entendre qu'Il meurt de par Sa volonté « iterum clamans voce magna » : Mon Père, dit-Il, je remets mon âme entre Vos mains (habens in potestate ponere animam suam). Il est mort quand Il l'a voulu. Et qu'on ne me parle plus de théories physiologiques! « Laudato si Missignore per sora nostra morte corporale ! » Oh oui, Seigneur, soyez loué, pour avoir bien voulu mourir. Car nous n'en pouvions plus. Maintenant tout est bien. Dans un dernier soupir, Votre Tête vers moi, lentement, s'est penchée, droit devant Vous, Votre menton sur le sternum. Je vois à présent bien en face Votre visage détendu, rasséréné, que malgré tant d'affreux stigmates illumine la majesté très douce de Dieu qui est toujours là. Je me suis affalé à genoux devant Vous, baisant Vos pieds troués, où le sang coule encore, en se coagulant vers les pointes. La rigidité cadavérique Vous a saisi brutalement, comme le cerf forcé à la course. Vos jambes sont dures comme l'acier... et brûlantes. Quelle température inouïe Vous a donné cette tétanie? La terre a tremblé; que m'importe ? et le soleil s'est éclipsé. Joseph est allé réclamer Votre corps à Pilate, qui ne le refusera pas. Il hait ces Juifs, qui l'ont forcé à Vous tuer ; cet écriteau sur Votre Tête proclame bien haut sa rancune « Jésus, roi des Juifs », et crucifié comme un esclave ! Le centurion est allé faire son rapport, après Vous avoir, le brave homme, proclamé le vrai Fils de Dieu. Nous allons Vous descendre et ce sera facile, une fois les pieds décloués. Joseph et Nicodème décrocheront la poutre du stipes. Jean Votre bien aimé Vous portera les pieds; à deux autres, avec un drap tordu en corde nous soutiendrons Vos reins. Le linceul est prêt, sur la pierre ici tout près, face au sépulcre ; et là, tout à loisir, on déclouera Vos mains. Mais qui vient là? Ah oui, les Juifs ont dû demander à Pilate qu'on débarrasse la colline de ces gibets qui offensent la vue et souilleraient la fête de demain. Race de vipères qui filtrez le moucheron et déglutissez le chameau ! Des soldats brisent à grands coups de barre de fer les cuisses des larrons. Ils pendent maintenant lamentablement et, comme ils ne peuvent plus se soulever sur les cordes des jambes, la tétanie et l'asphyxie les auront bientôt achevés. Mais rien à faire ici pour vous! « Os non comminuetis ex eo ». Laissez-nous donc en paix ; ne voyez-vous pas qu'Il est mort? - Sans doute, disent-ils. Mais quelle idée a pris l'un d'eux ? D'un geste tragique et précis, il a levé la hampe de sa lance et, d'un seul coup oblique au côté droit, il l'enfonce profondément. Oh pourquoi ? « Et aussitôt, de la plaie est sorti du sang et de l'eau ». Jean l'a bien vu et moi aussi, et nous ne saurions mentir: un large flot de sang liquide et noir, qui a jailli sur le soldat et peu à peu coule en bavant sur la poitrine, en se coagulant par couches successives. Mais, en même temps, surtout visible sur les bords, a coulé un liquide clair et limpide comme de l'eau. Voyons, la plaie est au-dessous et en dehors du mamelon (5e espace), le coup oblique. C'est donc le sang de l'oreillette et l'eau sort de Son péricarde. Mais alors, mon pauvre Jésus, Votre cœur était tout, cette douleur angoissante et cruelle du cœur serré dans un étau.


N'était-ce pas assez de ce que nous voyions? Est-ce pour que nous le sachions que cet homme a commis son agression bizarre ? Peut-être aussi les Juifs auraient-ils prétendu que Vous n'étiez pas mort mais évanoui ; Votre résurrection demandait donc ce témoignage. Merci, soldat, merci, Longin; tu mourras un jour en martyr chrétien. Et ; maintenant, lecteur, remercions Dieu, qui m'a donne la force d'écrire cela jusqu'au bout ; non pas sans larmes ! Toutes ces douleurs effroyables, que nous avons vécues en Lui, Il les a toute sa vie prévues, préméditées, voulues, dans Son Amour pour racheter toutes nos fautes. « Oblatus est quia ipse voluit ». Il a dirigé toute Sa Passion, sans éviter une torture ; en acceptant les conséquences physiologiques, mais sans être dominé par elles Il est mort quand et comme et parce qu'Il l'a voulu. Jésus est en agonie jusqu'à la fin des temps. Il est juste, il est bon de souffrir avec Lui et de Le remercier, quand Il nous envoie la douleur, de nous associer à la Sienne. Il nous faut achever, comme l'écrit Saint Paul, ce qui manque à la Passion du Christ, et, avec Marie, Sa Mère et notre Mère, accepter joyeusement, fraternellement notre Compassion.


O Jésus, qui n'avez pas eu pitié de Vous-même, qui êtes Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur. 


Laus Christo. Circoncision 1940.

Docteur Pierre BARBET,

Chirurgien de l'Hôpital Saint-Joseph de Paris.

SabadoSanto_070407_081

28 février 2010

Message de Marie Reine de la Paix du 25 février 2010

Medj__Quilt

Message de Marie Reine de la Paix du 25 février 2010


Chers enfants! En ce temps de grâce, tandis que la nature se prépare à donner les plus belles couleurs de l'année, Je vous invite, petits enfants: Ouvrez vos cœurs à Dieu le Créateur afin qu'Il vous transforme et vous façonne à Son image, pour que tout le bien qui sommeillait dans votre cœur s'éveille en une nouvelle vie, et en un désir ardent de l'éternité. Merci d’avoir répondu à Mon appel.


Mot d'ordre


Désir ardent d’éternité… ces paroles résonnent en nous et éveillent la nostalgie de la Création parvenue à son terme. La création est encore inachevée et toutes ses beautés, ses couleurs, la bonté qui sommeille dans le cœur de l’homme nous rappelle que nous sommes créateurs avec le Créateur, que l’éternité commence dès ce monde et que nous sommes invités à vivre des réalités du monde à venir dans l’instant présent car comme le disait sainte Thérèse : « je n’ai rien qu’aujourd’hui ». Que Marie nous vienne en aide, que le Ciel nous assiste pour l’avènement d’un nouveau Printemps de l’Eglise.


Frère Ephraïm, Diacre Permanent,

Fondateur de la Communauté des Béatitudes

25 février 2010

Litanies des Saints Martyrs du Vietnam

Nd_MatyrsLarge

St André Dung-Lac et ses compagnons

« Ils ont purifiés dans le sang de l'Agneau »

+ entre 1745 et 1862

Fête le 24 novembre


André Dung-Lac était prêtre au Viêt-Nam. Avec ses compagnons, il eut à souffrir le martyre. Parmi eux, 10 missionnaires français, 2 missionnaires espagnols, 96 Vietnamiens dont 37 prêtres et 59 laïcs, hommes et femmes. Ils furent tous canonisés en même temps par Jean-Paul II le 19 juin 1988, lors d'un de ses voyages en Asie. L'oeuvre de l'évangélisation, entreprise dès le début, du XVIème siècle, puis établie dans les deux premiers Vicariats Apostoliques du Nord (Dâng-Ngoâi) et du Sud (Dâng-Trong) en 1659, a connu au cours des siècles un admirable développement. A l'heure actuelle, les Diocèses sont au nombre de 25 (10 au Nord, 6 au Centre et 9 au Sud). Les catholiques sont environ 6 millions (presque 10% de la population). La hiérarchie catholique vietnamienne a été érigée par le Pape Jean XXIII le 24 novembre 1960. Ce résultat est dû aussi au fait que, dès les premières années de l'évangélisation, la semence de la Foi a été mêlée sur la terre vietnamienne au sang abondamment versé des Martyrs, tant du clergé missionnaire que du clergé local et du peuple chrétien du Viêt-Nam. Tous ont supporté ensemble les fatigues de l'œuvre apostolique et ont d'un même cœur affronté aussi la mort pour rendre témoignage à la vérité évangélique. L'histoire religieuse de l'Eglise du Viêt-Nam enregistre qu'il y a eu en tout 53 Décrets, signés par les Seigneurs Trinh et Nguyen et par les Empereurs qui, pendant trois siècles XVIIème, XVIIIème, XIXème: exactement 261 ans (16251886), ont promulgué contre les chrétiens des persécutions l'une plus violente que l'autre. On compte environ 130.000 victimes tombées un peu partout sur le territoire du Viêt-Nam. Au cours des siècles, ces Martyrs de la Foi ont été ensevelis d'une manière anonyme, mais leur mémoire est restée toujours vivante dans l'esprit de la communauté catholique. Dès le début du XX siècle, dans cette foule de héros, 117 personnes - dont les épreuves sont apparues les plus cruelles - ont été choisies et élevées aux honneurs des autels par le Saint-Siège en 4 séries de Béatifications: en 1900, par le Pape Léon XIII, 64 personnes, en 1906, par le Pape Saint Pie X, 8 personnes;; en 1909, par le Pape Saint Pie X, 20 personnes; en 1951, par le Pape Vénérable Pie XII, 25 personnes. Ces Bienheureux peuvent être classés comme suit: 11 Espagnols: tous de l'Ordre des Frères Prêcheurs (Dominicains): 6 Evêques et 5 Prêtres. 10 Français: tous de la Société des Missions Etrangères de Paris: 2 Evêques et 8 Prêtres. 96 Viêtnamiens: 37 Prêtres (dont 11 Dominicains), 59 Laïcs (parmi eux 1 Séminariste, 16 Catéchistes, 10 du Tiers Ordre Dominicain et 1 femme). « Tous ceux-là viennent de la grande épreuve: ils ont lavé leurs vêtements, ils les ont purifiés dans le sang de l'Agneau » (Apoc 7, 13-14), et leur martyre a eu lieu aux différentes périodes: 2 ont subi le martyre au temps de Trinh-Doanh (1740-1767); 2 ont subi le martyre au temps de Trinh-Sam (1767-1782); 2 ont subi le martyre au temps de Canh-Trinh (1782-1802); 58 ont subi le martyre au temps de l'Empereur Minh-Mang (1820-1840); 3 ont subi le martyre au temps de l'Empereur Thieu-Tri (1840-1847); 50 ont subi le martyre au temps de l'Empereur Tu-Duc (1847-1883); Sur le lieu de supplice l'Edit royal, placé à coté de chaque martyr, a précisé le mode de sentence: 75 condamnés à la décapitation, 22 condamnés à l'étranglement, 6 condamnés à être brûlés vifs, 5 condamnés à être écartelés, 9 sont morts en prison des suites des tortures.

vietnam_martyrs_paul_mi_pierre_duong_pierre_truat_18_december_1838

Litanies des Saints Martyrs du Vietnam


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Reine des Martyrs, pour nous.

Sainte Marie, Reine de tous les Saints, priez pour nous.

Saint Matthieu Alonso Leciniana, priez pour nous.

Saint François Gil de Federich, priez pour nous.

Saint Hyacinthe Castaneda, priez pour nous.

Saint Vincent Le Quang Liem, priez pour nous.

Saint Emmanuel Nguyen Van Trieu, priez pour nous.

Saint Jean Dat, priez pour nous.

Saint Pierre Le Tuy, priez pour nous.

Saint François Isidore Gagelin, priez pour nous.

Saint Paul Tong Viet Buong, priez pour nous.

Saint André Tran Van Trong, priez pour nous.

Saint Joseph Marchand, priez pour nous.

Saint Jean Charles Cornay, priez pour nous.

Saint François Xavier Can, priez pour nous.

Saint François Do Van Chieu, priez pour nous.

Saint Dominique Henares, priez pour nous.

Saint Vincent Do Yen, priez pour nous.

Saint Joseph Nguyen Dinh Uyen, priez pour nous.

Saint Pierre Nguyen Ba Tuan, priez pour nous.

Saint Clement Ignace Delgado, priez pour nous.

Saint Joseph Fernandez, priez pour nous.

Saint Bernard Vu Van Due, priez pour nous.

Saint Dominique Nguyen Van Hanh, priez pour nous.

Saint Antoine Nguyen Dich, priez.

Saint Michel Nguyen Huy My, priez pour nous.

Saint Jacques Do Mai Nam, priez pour nous.

Saint Joseph Dang Dinh Vien, priez pour nous.

Saint Joseph Hoang Luong Canh, priez pour nous.

Saint Pierre Nguyen Van Tu, priez pour nous.

Saint François Jaccard, priez pour nous.

Saint Thomas Tran Van Thien, priez pour nous.

Saint Vincent Nguyen The Diem, priez pour nous.

Saint Pierre Dumoulin Borie, priez pour nous.

Saint Pierre Vo Dang Khoa, priez pour nous.

Saint Pierre Truong Van Duong, priez pour nous.

Saint Paul Nguyen Van My, priez pour nous.

Saint Pierre Vu Van Truat, priez pour nous.

Saint Dominique Vu Dinh Tuoc, priez pour nous.

Saint Augustin Phan Viet Huy, priez pour nous.

Saint Nicolas Bui Duc The, priez pour nous.

Saint Dominique Dinh Dat, priez pour nous.

Saint Thomas Dinh Viet Du, priez pour nous.

Saint Dominique Nguyen Van Xuyen, priez pour nous.

Saint Thomas Nguyen Van De, priez pour nous.

Saint François-Xavier Ha Trong Mau, priez pour nous.

Saint Augustin Nguyen Van Moi, priez pour nous.

Saint Etienne Nguyen Van Vinh, priez pour nous.

Saint Dominique Bui Van Uy, priez pour nous.

Saint André Tran An Dung Lac, priez pour nous.

Saint Pierre Truong Van Ti, priez pour nous.

Saint Pierre Nguyen Van Hieu, priez pour nous.

Saint Paul Pham Khac Khoan, priez pour nous.

Saint Jean-Baptiste Dinh Van Thanh, priez pour nous.

Saint Joseph Do Quang Hien, priez pour nous.

Saint Luc Vu Ba Loan, priez pour nous.

Saint Thomas Toan, priez pour nous.

Saint Antoine Nguyen Huu Quynh, priez pour nous.

Saint Pierre Nguyen Khac Tu, priez pour nous.

Saint Dominique Trach, priez pour nous.

Saint Jean-Baptiste Con, priez pour nous.

Saint Paul Nguyen Ngan, priez pour nous.

Saint Joseph Nguyen Dinh Nghi, priez pour nous.

Saint Martin Ta Duc Thinh, priez pour nous.

Saint Martin Tho, priez pour nous.

Saint Simon Phan Dac Hoa, priez pour nous.

Saint Agnès Le Thi Thanh, priez pour nous.

Saint Pierre Khanh, priez pour nous.

Saint Matthieu Le Van Gam, priez pour nous.

Saint Augustin Schoeffler, priez pour nous.

Saint Jean-Louis Bonnard, priez pour nous.

Saint Philippe Phan Van Minh, priez pour nous.

Saint Joseph Nguyen Van Luu, priez pour nous.

Saint André Nguyen Kim Thong, priez pour nous.

Saint Laurent Nguyen Van Huong, priez pour nous.

Saint Paul Le Bao Tinh, priez pour nous.

Saint Michel Ho Dinh Hy, priez pour nous.

Saint Pierre Doan Van Van, priez pour nous.

Saint Joseph-Marie Diaz Sanjurjo, priez pour nous.

Saint Melchior Garcia Sampedro, priez pour nous.

Saint François Tran Van Trung, priez pour nous.

Saint Dominique Ha Trong Mau, priez pour nous.

Saint Dominique Pham Trong Kham, priez pour nous.

Saint Luc Pham Trong Thin, priez pour nous.

Saint Joseph Pham Trong Ta, priez pour nous.

Saint Paul Le Van Loc, priez pour nous.

Saint Dominique Dinh Cam, priez pour nous.

Saint Paul Hanh, priez pour nous.

Saint Emmanuel Le Van Phung, priez pour nous.

Saint Pierre Doan Cong Quy, priez pour nous.

Saint Thomas Khuong, priez pour nous.

Saint Joseph Le Dang Thi priez pour nous.

Saint Pierre-François Néron, priez pour nous.

Saint Jean-Théophane Venard, priez pour nous.

Saint Pierre Nguyen Van Luu, priez pour nous.

Saint Joseph Tuan, O.P., priez pour nous.

Saint Jean Doan Trinh Hoan, priez pour nous.

Saint Matthieu Nguyen Van Phuong, priez pour nous.

Saint Pierre Almato Ribera, priez pour nous.

Saint Valentin Berrio Ochoa, priez pour nous.

Saint Jérôme Hermosilla, priez pour nous.

Saint Etienne-Théodore Cuenot, priez pour nous.

Saint Joseph Nguyen Duy Khang, priez pour nous.

Saint Joseph Tuan, priez pour nous.

Saint Laurent Ngon, priez pour nous.

Saint Joseph Tuc, priez pour nous.

Saint Dominique Ninh, priez pour nous.

Saint Paul Duong, priez pour nous.

Saint Dominique Huyen, priez pour nous.

Saint Dominique Toai, priez pour nous.

Saint Pierre Dinh Van Dung, priez pour nous.

Saint Vincent Duong, priez pour nous.

Saint Pierre Thuan, priez pour nous.

Saint Dominique Mao, priez pour nous.

Saint Dominique Nguyen, priez pour nous.

Saint Dominique Nhi, priez pour nous.

Saint André Tuong, priez pour nous.

Saint Vincent Tuong, priez pour nous.

Saint Pierre Da, priez pour nous.

Tous les Saints hommes et femmes, intercédez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du  monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.


Priez pour nous, Saints Martyrs du Vietnam, 

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Seigneur noter Dieu, Source et Origine de toute paternité, Vous qui avez donné aux Saints Martyrs André et ses Compagnons la grâce d'être fidèles à la Croix de Votre Fils jusqu'à l'effusion de leur sang, accordez-nous, par leur intercession, de savoir annoncer aux autres Votre Amour afin de pouvoir être appelés fils de Dieu et de l'être vraiment. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Martyrs_of_Vietnam

Téléchargez le texte des Litanies des Sts Martyrs du Vietnam (pdf) en cliquant ici

19 février 2010

Les sept Allégresses de Sainte Anne

Anna__3_

Les sept Allégresses de Sainte Anne


On peut les réciter les neufs Mardis qui précèdent la fêle de sainte Anne, ou bien chacun des jours de la neuvaine préparatoire à sa fête.

 


V. Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

V. Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.

R. Comme il était au commencement et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


O bonne sainte Anne, réjouissez-vous, parce que Dieu vous a choisie avant tous les siècles pour donner le jour à Marie, de qui devait naître le Sauveur du monde. Oh ! quel bonheur et quelle gloire pour vous d'être la mère de la mère de Dieu ! Mais combien vous avez dû être fidèle aux grâces qui vous ont été prodiguées pour devenir digne de donner au monde une Fille incomparablement supérieure à tous les chœurs des Anges. Par cette allégresse a laquelle je m'unis de tout mon cœur, obtenez-moi de vivre conformément aux glorieux titré» d'enfant de Dieu et de Marie, de frère de Jésus-Christ et de temple du Saint-Esprit qui m'ont été conférés avec le saint Baptême.


Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit...


Priez pour nous, bonne Sainte Anne,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


O bonne sainte Anne, réjouissez-vous parce que Marie, votre Fille, a été préservée de la tache originelle, comblée de grâces et ornée de tous les dons du Saint-Esprit, dès le premier instant de sa Conception. Je vous félicite dans la joie de mon âme de ce que vous êtes devenue la mère de la Vierge Immaculée. Mais combien votre sainteté a dû être parfaite, vous qui avez été la tige sur laquelle s'est épanouie cette fleur de la virginité! Par cette allégresse ineffable, obtenez-moi d'accomplir avec fidélité les solennels engagements que j'ai contractés au jour de mon baptême, de travailler sans relâche à vaincre les tristes effets du péché originel. et de ne plus jamais souiller mon âme par un péché grave et d'avoir même une sainte horreur du péché véniel.


Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit...


Priez pour nous, bonne Sainte Anne,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


O bonne sainte Anne, quelle joie pour vous d'avoir possédé, pendant neuf mois, de la manière la plus intime, Marie qui fut dés sa Conception Immaculée, l'objet des complaisances de Dieu, un chef-d'œuvre de perfection et un Océan de grâces! Oh ! si un parfum précieux communique pour toujours sa suave odeur au vase qui l'a contenu pendant quelques instants, combien les grâces dont cette bénite enfant était déjà remplie, ont-elles dû embaumer votre âme et vous récompenser de la vie temporelle dont elle vous était redevable! Par cette allégresse, obtenez-moi d'estimer la grâce de Dieu comme elle le mérite, de la préférer à tous les biens du monde et d'en désirer sans cesse l'accroissement parla médiation de Marie qui en est la mère et la dispensatrice.


Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit...


Priez pour nous, bonne Sainte Anne,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


O bonne sainte Anne, la naissance de Marie, votre enfant bien-aimée, annonça la joie au monde: c'était l'étoile du matin qui brillait au milieu des ténèbres; l'aurore pure et douce, messagère du divin soleil de justice qui devait éclairer tout homme venant en ce monde et diriger nos pas dans la voie du ciel. Mais qui pourrait comprendre, bienheureuse mère, le bonheur dont vous fûtes inondée en ce jour, lorsqu'il vous fut donné de contempler et de serrer sur votre cœur cette enfant de miracle, l'objet des complaisances de la Sainte Trinité. Par cette allégresse, obtenez-moi, sainte mère de Marie, de naître aujourd'hui à une vie toute nouvelle, à une vie de joie, d'espérance, de sacrifice et de ferveur, renonçant enfin à mon amour propre, source de tant de péchés, pour n'aimer plus que Dieu et mon prochain.


Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit...


Priez pour nous, bonne Sainte Anne,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


O bonne sainte Anne, quelles furent heureuses les trois années pendant lesquelles vous avez pris soin de Marie, votre bénite enfant ? Impossible d'exprimer les consolations dont vous étiez remplie, lorsque vous la portiez dans vos bras, que vous receviez ses caresses et les naïves expressions de son amour filial. Mais ce qui mettait le comble à votre joie, c'était de voir cette enfant, déjà pleine de grâces dès sa conception, grandir encore chaque jour en grâce, en science, en amabilité. O mère et nourrice de cette céleste enfant, que de grâces vous avez dû recevoir de la surabondance de son Cœur Immaculé! Par ces allégresses, communiquez-moi, je vous en supplie, sainte Mère, Une étincelle de cet immense amour dont vous étiez embrasée pour Marie. Je dois l'aimer et je veux l'aimer; faites donc que je pense fréquemment à Elle, que je médite ses vertus et que je travaille à les imiter.


Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit...


Priez pour nous, bonne Sainte Anne,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


O bonne Sainte Anne, cette enfant que vous aimiez plus que votre vie, qui était la joie de votre vieillesse et la récompense de votre sainteté, vous ne l'avez pas gardée pour vous. Le Seigneur, qui vous l'avait confiée, vous la redemande, et obéissant à sa voix, vous allez la lui offrir dans son temple, à Jérusalem, lorsqu'elle n'avait encore que trois ans. Oh! il faudrait avoir votre cœur pour comprendre l'héroïsme de ce sacrifice. Mais Dieu qui chérit ceux qui lui immolent généreusement ce qu'ils ont de plus cher, ne manqua pas de récompenser, au centuple, par des consolations célestes, votre immense sacrifice. Par ces consolations qui surpassent tout sentiment, qu'il plut à Dieu de faire abonder dans votre cœur pour récompenser votre générosité, obtenez-moi la grâce de faire à Dieu de bon cœur, les sacrifices grands ou petits qu'il me demande, afin de mériter aussi le centuple qu'il a promis en ce monde;en attendant le bonheur éternel dans le ciel.


Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit...


Priez pour nous, bonne Sainte Anne,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Ô bonne sainte Anne, qui pourra nous redire la douceur de votre mort et la grandeur de votre gloire dans le ciel ! Après une vie si humble, si pure, si bien remplie par l'accomplissement parfait de toute justice, qu'auriez-vous pu redouter? N'alliez-vous pas paraître devant le Dieu qui, s'étant choisi votre Fille pour son sanctuaire et sa propre Mère, vous avait préparée et ornée pour une dignité si éminente ? Peut-être même avez-vous eu le bonheur de mourir dans les bras de Marie ? Aussi votre mort fut si douce et si calme que l'Eglise la compare à un paisible sommeil. Et maintenant, dans le ciel, où vous serez éternellement reconnue et honorée comme la Mère de la Reine des Anges et des hommes, votre place est aussi près que possible de son trône et votre intercession est, pour ainsi dire, toute-puissante sur le Cœur de Marie, votre fille, et de Jésus, votre petit-fils. Par cette suprême et éternelle allégresse, daignez me recevoir sous votre protection, m'obtenir la grâce de persévérer jusqu'à mon dernier soupir dans l'amour de Jésus et de Marie et dans l'accomplissement des devoirs de ma vocation, afin daller au- ciel contempler votre gloire et vous bénir pendant l'éternité.


Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit...


Priez pour nous, bonne Sainte Anne,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Dieu, qui avez daigné conférer à la bienheureuse Anne votre grâce afin qu'elle méritât de donner le jour à la Mère de votre Fils unique, accordez-nous, dans votre bonté, d'être aidés auprès de vous du patronage de celle dont nous célébrons la mémoire. Par le même Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

0725ann

29 janvier 2010

Bienheureux Bartolo Longo

73100J

Bienheureux Bartolo Longo

1841-1926

Fête le 5 octobre


Etonnant itinéraire que celui de ce laïc, passé par l'anticléricalisme et le spiritisme avant de devenir l'ardent apôtre du Rosaire. Bartolo Longo naît près de Brindisi, en 1841, d'une famille riche et respectée. Sa mère lui inculque un grand amour de la Vierge et des pauvres. Enfant vif et turbulent, Bartolo est très doué. A 16 ans, il entreprend des études d'avocat. En même temps, il prend part à des réunions politiques, se passionne pour la musique, la danse, et l'escrime. En 1863, il va à l'université de Naples. Là, règne un anticléricalisme virulent. Subissant cette influence, Bartolo fait bientôt lui-même des conférences anticléricales, organise des manifestations contre l'Eglise et le pape. Mais son esprit est tourmenté. Un ami l'amène alors au spiritisme, présenté comme la réponse à ses questions. Conquis, Bartolo devient "médium de premier ordre", est ordonné "prêtre spirite". Plus tard, il témoignera avoir subi des assauts répétés du démon. Un ami professeur lui ouvre enfin les yeux et l'adresse à un saint prêtre dominicain. La conversion de Bartolo est radicale. Il fait vœu de chasteté et s'adonne entièrement à l'apostolat. Il reste cependant simple laïc, tertiaire dominicain. Il prie longuement, étudie la philosophie et la théologie, se fait infirmier volontaire à l'hôpital. En 1872, il se charge de l'administration des biens d'une jeune veuve, la comtesse De Fusco. Or, celle-ci possède un vaste domaine à Pompéi, qui n'est alors qu'un gros bourg. C'est là que Bartolo va réaliser l'œuvre de sa vie. Très vite, en effet, il constate l'ignorance religieuse des gens de la région. Découragé devant l'ampleur de la tâche, il se tourne vers la Vierge, et reçoit l'inspiration de propager le rosaire. Dès lors, il met sur pied des cours de catéchisme, apprend à chacun à réciter le rosaire, fait placer une image de la Vierge dans chaque maison, restaure l'église. Fin 1873, la mission qu'il organise est un triomphe. Il fonde alors une confrérie de la Madone du Rosaire, dont le succès est immédiat. Puis, à la demande de l'évêque du lieu, il entreprend la construction d'une église sur un terrain que donne la comtesse De Fusco. Une image miraculeuse de Notre-Dame du Rosaire y est intronisée. Les grâces et guérisons abondent. Les dons affluent de partout. Bientôt, dans ce lieu autrefois désolé, débute une nouvelle ville. L'amitié entre la comtesse De Fusco et Bartolo font naître des calomnies. Pour les faire taire, Bartolo l'épouse. Mais tous deux respectent le vœu de chasteté qu'ils ont fait. Plus tard, d'autres graves calomnies seront portées sur la gestion du nouveau Sanctuaire. Mais l'innocence de Bartolo sera prouvée, et plusieurs papes lui accorderont leur confiance. En lien avec le sanctuaire, qui est érigé en basilique pontificale en 1901, Bartolo publie une revue et des opuscules sur le rosaire qui ont un très grand succès. Il fonde la Congrégation des Filles du Rosaire, lance une croisade de prière pour obtenir la proclamation du dogme de l'Assomption. Il crée aussi un orphelinat et un institut pour les fils de détenus laissés à l'abandon. Lorsqu'il meurt, en 1926, la basilique de la Vierge du Rosaire, à Pompéi, est mondialement connue, et attire les foules. Et Bartolo, que Jean-Paul Il béatifiera en 1980, est alors déjà considéré comme un saint et un modèle pour les laïcs.


Prière pour la Canonisation du Bienheureux Bartolo Longo


Dieu, Père de Miséricorde, nous Te louons pour avoir donné à l'histoire des hommes le Bienheureux Bartolo Longo, apôtre ardent du Rosaire et exemple lumineux de laïc engagé dans le témoignage évangélique de la Foi et de la Charité. Nous Te remercions pour son extraordinaire chemin spirituel, ses intuitions prophétiques, son infatigable empressement envers le derniers et les marginaux, le dévouement avec le lequel il servit filialement Ton Eglise et construisit la nouvelle ville de l'amour à Pompéi. Nous T'en prions, concède que le Bienheureux Bartolo Longo soit bientôt compté parmi les Saints de l'Eglise Universelle, afin que tout le monde puisse le suivre comme modèle et jouir de son intercession. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Bl_Bartolo_Longo

Téléchargez le texte de cette Prière (pdf) en cliquant ici

14 janvier 2010

Prière du Vénérable Jean-Paul II à Notre-Dame de Lourdes

118_001

Jean Paul II a Lourdes


« Soyez libres! »

Homélie du Vénérable Jean-Paul II à Lourdes, le 15 août 2004


«Que soy era Immaculada Councepciou» : les paroles que Marie adressa à Bernadette le 25 mars 1858 résonnent avec une intensité toute particulière en cette année au cours de laquelle l’Église célèbre le cent cinquantième anniversaire de la définition solennelle du dogme proclamé par le Bienheureux Pie IX dans la Constitution apostolique Ineffabilis Deus. J’ai vivement désiré accomplir ce pèlerinage à Lourdes pour rappeler un événement qui continue à rendre gloire à la Trinité une et indivise. La conception immaculée de Marie est le signe de l’amour gratuit du Père, l’expression parfaite de la rédemption accomplie par le Fils, le point de départ d’une vie totalement disponible à l’action de l’Esprit. Sous le regard maternel de la Vierge, je vous salue tous cordialement, chers Frères et Soeurs venus à la grotte de Massabielle pour chanter les louanges de Celle que toutes les générations proclament bienheureuse (cf. Lc 1,48). Je salue en particulier les pèlerins français et leurs évêques, notamment Monseigneur Jacques Perrier, Évêque de Tarbes et Lourdes, que je remercie pour les aimables paroles qu’il m’a adressées au début de cette célébration. Je salue Monsieur le Ministre de l’Intérieur, qui représente ici le Gouvernement français, ainsi que les autres personnes qui font partie des Autorités civiles et militaires présentes. Ma pensée affectueuse rejoint aussi tous les pèlerins venus ici de diverses parties de l’Europe et du monde, et tous ceux qui sont unis spirituellement à nous par la radio et la télévision. Je vous salue avec une particulière affection, chers malades, qui êtes venus dans ce lieu béni pour chercher soulagement et espérance. Que la Vierge sainte vous fasse percevoir sa présence et qu’elle réconforte vos coeurs ! «En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne...» (Lc 1, 39). Les paroles du récit évangélique nous font percevoir avec les yeux du coeur la jeune fille de Nazareth en chemin vers la «ville de Judée» où demeurait sa cousine, pour lui offrir ses services. Ce qui nous touche avant tout en Marie, c’est son attention pleine de tendresse envers sa parente âgée. C’est un amour concret qui ne se limite pas à des paroles de compréhension mais qui s’engage personnellement dans une véritable assistance. A sa cousine, la Vierge ne donne pas simplement quelque chose qui lui appartient; elle se donne elle-même, sans rien demander en retour. Elle a parfaitement compris que, plus qu’un privilège, le don reçu de Dieu est un devoir, qui l’engage envers les autres dans la gratuité qui est le propre de l’amour. «Mon âme exalte le Seigneur...» (Lc 1, 46). Lors de sa rencontre avec Élisabeth, les sentiments de Marie jaillissent avec force dans le cantique du Magnificat. Par ses lèvres s’expriment l’attente pleine d’espérance des «pauvres du Seigneur» ainsi que la conscience de l’accomplissement des promesses, parce que Dieu «s’est souvenu de son amour» (cf. Lc 1, 54). C’est précisément de cette conscience que jaillit la joie de la Vierge Marie, qui transparaît dans l’ensemble du cantique : joie de se savoir «regardée» par Dieu malgré sa «faiblesse» (cf. Lc 1, 48); joie en raison du «service» qu’il lui est possible de rendre, grâce aux «merveilles» auxquelles l’a appelée le Tout-Puissant (cf. Lc 1, 49); joie pour l’avant-goût des béatitudes eschatologiques, réservées aux «humbles» et aux «affamés» (cf. Lc 1, 52-53). Après le Magnificat vient le silence; rien n’est dit des trois mois de la présence de Marie aux côtés de sa cousine Élisabeth. Ou peut-être il nous est dit la chose la plus importante: le bien ne fait pas de bruit, la force de l’amour s’exprime dans la tranquille discrétion du service quotidien. Par ses paroles et par son silence, la Vierge Marie nous apparaît comme un modèle sur notre chemin. C’est un chemin qui n’est pas aisé: par la faute de ses premiers parents, l’humanité porte en elle la blessure du péché, dont les conséquences continuent encore à se faire sentir chez les rachetés. Mais le mal et la mort n’auront pas le dernier mot ! Marie le confirme par toute son existence, en tant que témoin vivant de la victoire du Christ, notre Pâque. Les fidèles l’ont compris. C’est pourquoi ils accourent en foule près de la grotte, pour écouter les avertissements maternels de la Vierge, reconnaissant en elle «la femme revêtue de soleil» (Ap 12, 1), la Reine qui resplendit près du trône de Dieu (cf. Psaume responsorial) et intercède en leur faveur. Aujourd’hui, l’Église célèbre la glorieuse Assomption au Ciel de Marie avec son corps et son âme. Les deux dogmes de l’Immaculée Conception et de l’Assomption sont intimement liés. Ils proclament tous deux la gloire du Christ Rédempteur et la sainteté de Marie, dont la destinée humaine est dès à présent parfaitement et définitivement réalisée en Dieu. «Quand je serai allé vous préparer une place, je reviendrai vous prendre avec moi; et là oj je suis, vous y serez aussi», nous a dit Jésus (Jn 14, 3). Marie est le gage de l’accomplissement de la promesse du Christ. Son Assomption devient pour nous «un signe d’espérance assurée et de consolation» (Lumen gentium, n. 68). Chers Frères et Soeurs, de la grotte de Massabielle, la Vierge Immaculée nous parle à nous aussi, chrétiens du troisième millénaire. Mettons-nous à son écoute ! Écoutez d’abord, vous les jeunes, vous qui cherchez une réponse capable de donner sens à votre vie. Vous pouvez la trouver ici. C’est une réponse exigeante, mais c’est la seule réponse qui vaut. En elle, réside le secret de la vraie joie et de la paix. De cette grotte, je vous lance un appel spécial à vous, les femmes. En apparaissant dans la grotte, Marie a confié son message à une fille, comme pour souligner la mission particulière qui revient à la femme, à notre époque tentée par le matérialisme et par la sécularisation: être dans la société actuelle témoin des valeurs essentielles qui ne peuvent se percevoir qu’avec les yeux du coeur. A vous, les femmes, il revient d’être sentinelles de l’Invisible ! A vous tous, frères et soeurs, je lance un appel pressant pour que vous fassiez tout ce qui est en votre pouvoir pour que la vie, toute vie, soit respectée depuis la conception jusqu’à son terme naturel. La vie est un don sacré, dont nul ne peut se faire le maître. La Vierge de Lourdes a enfin un message pour tous, le voici : soyez des femmes et des hommes libres ! Mais rappelez-vous: la liberté humaine est une liberté marquée par le péché. Elle a besoin elle aussi d’être libérée. Christ en est le libérateur, Lui qui «nous a libérés pour que nous soyons vraiment libres» (Ga 5, 1). Défendez votre liberté ! Chers Amis, pour cela nous savons que nous pouvons compter sur Celle qui, n’ayant jamais cédé au péché, est la seule créature parfaitement libre. C’est à elle que je vous confie. Marchez avec Marie sur les chemins de la pleine réalisation de votre humanité !

090_001

Prière du Vénérable Jean-Paul II à Notre-Dame de Lourdes

Jean-Paul II, à la Grotte de Massabielle le 14 août 2004


« Je Te salue Marie, Femme pauvre et humble, Bénie du Très-Haut ! Vierge de l'Espérance, prophétie des temps nouveaux, nous nous associons à Ton hymne de louange pour célébrer les Miséricordes du Seigneur, pour annoncer la venue du Règne et la libération totale de l'homme. Je Te salue Marie, humble servante du Seigneur, Glorieuse Mère du Christ ! Vierge fidèle, Sainte demeure du Verbe, enseigne-nous à persévérer dans l'écoute de la Parole, à être dociles à la voix de l'Esprit, attentifs à ses appels dans l'intimité de notre conscience et à ses manifestations dans les événements de l'histoire. Je Te salue Marie, Femme de douleur, Mère des vivants ! Vierge épouse auprès de la Croix, nouvelle Ève, sois notre guide sur les routes du monde, enseigne-nous à vivre et à répandre l'Amour du Christ, enseigne-nous à demeurer avec Toi auprès des innombrables croix sur lesquelles Ton Fils est encore crucifié. Je Te salue Marie, Femme de Foi, première entre les disciples ! Vierge, Mère de l'Église, aide-nous à rendre toujours compte de l'Espérance qui est en nous, ayant confiance en la bonté de l'homme et en l'Amour du Père. Enseigne-nous à construire le monde, de l'intérieur : dans la profondeur du silence et de l'oraison, dans la joie de l'amour fraternel, dans la fécondité irremplaçable de la Croix. Sainte-Marie, Mère des croyants, Notre-Dame de Lourdes, prie pour nous. Amen. »

170_001

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

Publicité
Publicité
Publicité