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4 avril 2020

Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos

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Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos

Enfant des rues, pauvre et maître de Joie

(1994-2012)

 

Darwin Ramos naît le 17 décembre 1994 à Doña Marta Maternity Hospital, à Pasay City, dans le Sud de Manille (Philippines). Il passe les premières années de sa vie avec sa famille dans un bidonville de Pasay City. Darwin est le deuxième enfant d’une famille très pauvre qui en compte neuf. Sa mère fait des lessives pour nourrir toute la famille, mais son père sombre dans l’alcool. Afin d’aider sa famille, Darwin commence à trier les déchets, avec sa petite sœur Marimar qui a 2 ans de moins que lui. Les journées consistent à fouiller les poubelles pour récupérer les petits bouts de plastique afin de les revendre pour quelques pesos. L’urgence étant de se nourrir, aller à l’école est impossible.

 

Les débuts de la maladie

 

Darwin a environ 6 ans lorsque les premiers symptômes de ce qui sera diagnostiqué plus tard comme une myopathie de Duchenne apparaissent. Cela commence par une faiblesse musculaire au niveau des jambes : sa mère observe que Darwin chute de plus en plus souvent. Progressivement, Darwin ne peut plus se tenir debout et ses forces diminuent.

 

La pauvreté

 

L’immense pauvreté contraint la famille à quitter le bidonville pour vivre sur les trottoirs. Le père profite de la maladie de Darwin et, sans scrupule, il le dépose tous les matins à la station de métro Libertad pour mendier en apitoyant les passants. Malgré la terrible honte ressentie, Darwin gagne de l’argent, mais son père en récupère une grosse partie pour acheter de l’alcool. Darwin ne dit rien tant qu’il sait qu’une partie suffisante est utilisée pour nourrir ses frères et sœurs.

 

L’accueil à l’association ANAK-Tnk

 

En 2006, une équipe d’éducateurs de rue de l’association ANAK-Tnk (Tulay ng Kabataan, « un pont pour les enfants » en Tagalog, association qui accueille les enfants des rues de Manille) rencontre Darwin à la station de métro Libertad. L’enfant, qui ne peut plus se tenir debout mais peut encore utiliser ses mains et se tenir assis sans aide, accepte d’aller vivre à la Fondation. À l’association ANAK-Tnk, Darwin est accueilli dans une maison avec des garçons et des filles en situation de handicap.

 

La vie spirituelle

 

Darwin est un enfant totalement rempli de Dieu. Nul ne sait d’où cela vient, puisqu’il n’a probablement rien reçu de sa famille. À l’association ANAK-Tnk, il découvre la foi catholique. Le 23 décembre 2006, il est baptisé au Sanctuaire Notre-Dame d’EDSA (appelé couramment par les Philippins EDSA Shrine et construit sur les lieux de la révolution philippine de 1986). Un an après, il reçoit la première communion et la confirmation des mains de Mgr Broderick Pabillo, évêque auxiliaire de l’archidiocèse de Manille.

 

La mission

 

Darwin subit des crises d’asphyxie fréquentes qui nécessitent de nombreuses hospitalisations. Malgré cela, le personnel de l’association ANAK-Tnk et les autres enfants sont édifiés par la façon dont Darwin vit malgré sa maladie. Il répète constamment « Merci » (action de grâces) et « Je t’aime » (amour de Charité). Il ne se plaint jamais et sourit en permanence même dans les moments difficiles. Il est attentif à chacun et apporte son soutien aux autres enfants de l’association ANAK-Tnk quand ils vivent des épreuves ou des coups durs. Quand il parle de sa maladie, il ne parle jamais de sa myopathie mais de ce qu’il appelle sa mission : « Il ne parlait pas de sa maladie mais de la mission que le Christ lui avait donnée. Il a passé sa vie à dire merci et je t’aime » (un témoin).

Il prend l’habitude d’offrir ses souffrances. Un jour, il dit au prêtre de l’association ANAK-Tnk : « Vous savez, mon Père, je crois que Jésus veut que je tienne jusqu’au bout, comme lui ». Darwin développe une relation personnelle et une profonde intimité avec le Christ. Pas un jour ne passe sans que le jeune garçon ne prenne du temps pour prier et se confier à Jésus. Un aide-soignant de l’association témoigne : « Un jour, alors que Darwin était fiévreux, il a insisté pour être sorti de son lit et rejoindre les enfants de la Maison pour la prière du soir. C’était Jésus avant tout ». Sa vie est illuminée par son attachement au Christ.

 

La Semaine Sainte de Darwin

 

Le dimanche 16 septembre 2012, Darwin a de plus en plus de difficultés pour respirer. L’infirmier de l’association ANAK-Tnk décide de le conduire aux urgences de l’hôpital PCMC (Philippine Children’s Medical Center à Quezon City). Quand le prêtre de l’association arrive à ses côtés, Darwin commence d’abord par s’excuser de lui créer des soucis. Cherchant son souffle, il ajoute péniblement : « Mon Père, un immense merci pour tout ». Le lendemain, Darwin est intubé. Il n’est plus capable de parler, mais il est encore possible de lire sur ses lèvres pour le comprendre. Il peut aussi écrire sur un petit cahier. Commence alors « la Semaine Sainte de Darwin » à l’image de la Passion du Christ :

 

Le Jeudi, Darwin fait l’expérience d’un combat spirituel :

Darwin : « Il faut prier »

Prêtre : « Entendu Darwin, mais pourquoi ressens-tu le besoin de prier ? »

Darwin : « Parce que je me bats »

Prêtre : « Tu te bats contre la maladie ? »

Darwin : « Je me bats contre le démon »

Il reçoit alors l’onction des malades.

 

Le Vendredi, Darwin semble en paix et montre un large sourire. Il écrit péniblement ses deux dernières phrases sur un cahier : « Un immense merci » et « Je suis très heureux » comme le signe d’une bataille gagnée. C’est un véritable résumé de sa vie, un testament spirituel, car la vie de Darwin n’était que Joie et action de grâces. Darwin, intimement uni avec le Seigneur dans ses souffrances, partage déjà cette Joie de la victoire.

 

Le Samedi, Darwin entre dans un grand silence mais garde toute sa conscience.

 

Il meurt le Dimanche 23 septembre 2012 à l’hôpital (dans le diocèse de Cubao) : il est 5h30 du matin, le soleil se lève, au moment où le Christ ressuscité sort du tombeau.

 

Les funérailles

 

La messe de funérailles est célébrée dans une église comble, en présence de tous les enfants de l’association ANAK-Tnk habillés en blanc. Darwin est enterré dans le cimetière de Pasay City où de nombreuses personnes continuent de venir se recueillir aujourd’hui pour demander des grâces par son intercession.

Sa cause de béatification a été ouverte publiquement par Mgr Honesto Ongtioco en la cathédrale de l'Immaculée Conception de Cubao le 28 août 2019.

 

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Le message de Darwin Ramos

 

Darwin Ramos n’a rien fait d’extraordinaire. C’est dans l’ordinaire de sa vie qu’il a vécu la simplissime voie de la sainteté. Il a connu la pauvreté des rues de Manille et les souffrances d’une maladie dégénérative, mais sa vie a été totalement illuminée par son attachement au Christ. Jeune, pauvre et malade, il a vécu dans la Joie.

Son testament spirituel tient en deux phrases minuscules, pourtant d’une immense richesse. Alors qu’il sait qu’il va mourir, Darwin écrit : « Un immense merci. Je suis très heureux. » Ce n’est pas un merci de politesse, mais c’est un remerciement profond d’action de grâces. Il en est de même lorsqu’il écrit qu’il est heureux quelques heures avant sa mort : il a vécu tellement en union avec le Christ qu’il a atteint le niveau le plus profond de la Joie. Il a trouvé sa Joie dans celle du Christ.

Darwin est aujourd’hui un maître de Joie pour les jeunes, les pauvres et les malades. Il n’a rien fait d’extraordinaire ; il est pour nous un exemple extraordinaire.

 

Un maître de Joie pour tous les jeunes

 

Darwin est mort très jeune, à l’âge de 17 ans. Mais chaque jour de sa vie fut intense. Et sa courte vie fut fructueuse.

Il avait la générosité de l’enfance. Tout petit, il mendiait pour nourrir sa famille. Il savait bien que son père prenait une large part de ce qu’il gagnait pour acheter de l’alcool. Darwin ne s’en plaignait jamais. Même s’il avait honte, il acceptait de tendre la main parce qu’il savait que ce qu’il restait suffisait à nourrir ses frères et sœurs. Cela faisait sa Joie.

Plus grand, les amitiés étaient très importantes. Les enfants de l’association ANAK-Tnk étaient ses amis, et ceux de son centre étaient ses frères, comme une famille. Il s’agissait de vraies amitiés ancrées dans la fidélité et la charité, pas des amitiés virtuelles des réseaux sociaux comme Facebook ou Instagram, pourtant si prisées aux Philippines. Ses amis témoignent encore aujourd’hui de la façon dont Darwin les a marqués et édifiés. Il avait toujours une attention à chacun et savait les réconforter lorsqu’ils en avaient besoin. Il savait transmettre sa Joie car il la puisait dans les profondeurs de sa vie spirituelle.

Les enfants disent toujours : « Quand je serai grand, je deviendrai… ». Ils disent alors le métier qui les rendrait heureux plus tard. Mais le bonheur n’est pas dans l’avenir. La Joie n’est pas un rêve. Darwin n’a pas reporté au lendemain la Joie de sa vie. Il l’a vécue dans le moment présent, dans le quotidien. Il a vécu la Joie extraordinaire de l’ordinaire.

Les jeunes du monde entier sont capables d’une vie belle et grande. Darwin en est un exemple extraordinaire : il vécut la vertu de charité, l’amour de Dieu pour les hommes.

 

Un maître de Joie pour tous les pauvres

 

La famille Ramos est très pauvre. Au moment de la naissance de Darwin, ses parents habitent un bidonville misérable de Manille. Mais très vite, à cause de la pauvreté grandissante, ils sont contraints d’aller vivre dans la rue. Darwin devient alors un enfant des rues qui trie les poubelles pour récupérer de la nourriture et revendre le bois, les métaux et le plastique dur. Puis il est forcé par son père à mendier à la station de métro Libertad.

Très souvent, il ressent la faim. Mais il comprend que « l’homme ne se nourrit pas seulement de pain mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu » (Mt 4, 4). En expérimentant la faim et le manque, il apprend à se laisser remplir de Dieu. Ceux qui ont tout n’ont plus besoin de rien, ils en viennent à oublier Dieu. Ils ont l’impression de se suffire à eux-mêmes. Mais ceux qui n’ont rien ont besoin de tout, ils ont toujours une place libre pour Dieu dans leur cœur. Darwin dévora Dieu par amour, pour en nourrir chaque partie de son corps.

La misère déshumanise. Mais la pauvreté, parfois, permet de laisser à Dieu sa juste place. Car le pauvre ne se laisse pas encombrer par ce qui peut faire obstacle à Dieu.

Les pauvres du monde entier sont capables de Dieu. Darwin en est un exemple extraordinaire : il vécut la vertu de foi, il mettait toute sa confiance en Dieu.

 

Un maître de Joie pour tous les malades

 

Dès l’âge de 6 ans, la mère de Darwin constate qu’il chute de plus en plus souvent. Les premiers symptômes de ce qui se révèlera être une myopathie apparaissent. Darwin est atteint de cette maladie dégénérative qui atteint les muscles et se retrouve rapidement en fauteuil roulant. Pire, il souffre de fréquentes crises d’asphyxie. Il souffre beaucoup. Mais Darwin reste dans la Joie.

Le plus simple serait de dire que Darwin reste dans la joie malgré sa maladie et malgré ses souffrances. Mais non ! En vérité, ce n’est pas « malgré » la maladie, mais « dans » et « par » sa maladie que Darwin trouve la Joie. C’est dans ses souffrances qu’il rencontre le Christ. Darwin prend l’habitude d’offrir ses souffrances. Il dit : « Je crois que Jésus veut que je tienne jusqu’au bout, comme lui. » Darwin vit tellement uni au Christ qu’il en arrive à mettre ses pas dans ceux du Christ sur le chemin de la Croix, et à porter la Croix du Christ sur ses propres épaules comme Simon de Cyrène. Darwin vit jusque dans sa chair les paroles si mystérieuses du Nouveau Testament : « Réjouissez-vous de la part que vous avez aux souffrances de Christ, afin que vous soyez aussi dans la joie et dans l’allégresse lorsque sa gloire apparaîtra » (1P 4, 13).

Darwin ne parle jamais de sa maladie mais toujours de sa « mission ». Il vit sa maladie comme une mission confiée par le Christ pour témoigner de sa Joie dans les épreuves et les souffrances.

Darwin est tellement configuré au Christ souffrant que la dernière semaine de sa vie est à l’image de la Passion du Christ. Sa Semaine Sainte commence par un dimanche où il est hospitalisé en urgence : c’est comme un dimanche des Rameaux, le nom de famille Ramos venant de l’espagnol « rameaux ». Son Jeudi Saint est marqué par un combat spirituel contre le diable. Son Vendredi Saint est dominé par un large sourire révélant la Joie de la victoire. Son Samedi Saint est silencieux, comme celui de la Vierge Marie qui attend. Il meurt un dimanche matin, au lever du soleil, au moment où le Christ ressuscite le matin de Pâques, lui, le Soleil de Justice.

Les malades du monde entier sont capables de vivre de la Joie du Christ et d’espérer la vie après la mort. Darwin en est un exemple extraordinaire : il vécut la vertu d’espérance, il était tout tendu vers Dieu.

Darwin est donc un maître de Joie. Mais il ne s’agit pas de n’importe quelle joie. Il ne s’agit pas de la joie éphémère de partager un moment entre amis ou de la joie de recevoir un cadeau. C’est plus profond que cela. Il ne s’agit même pas de la joie de donner, plus profonde que celle de recevoir. C’est encore plus profond que cela. Il s’agit de la Joie spirituelle, la joie la plus profonde et la plus vraie qui soit, car elle est la Joie du Christ lui-même. Voilà pourquoi Darwin est un maître de Joie, car sa Joie n’est autre que celle du Christ. La vie de Darwin est comme un dimanche de Laetare en plein Carême : un moment de Joie dans un temps d’épreuves.

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Prière pour demander la béatification de Darwin Ramos

 

« Ô Dieu de toute Joie, Père, Fils et Saint Esprit, Tu ne laisses jamais seuls ceux qui sont dans l’épreuve. Nous Te rendons grâce de nous avoir donné, en Darwin Ramos, enfant de la rue, un modèle lumineux de vie chrétienne. Dans sa brève existence, Tu lui as donné la grâce d’une foi simple et inébranlable, d’une espérance joyeuse dans la maladie, d’une charité constante pour le prochain. Nous Te demandons la glorification sur terre de ton serviteur Darwin, afin que les jeunes et les malades puissent trouver en lui un maître de Joie. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici…). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. »

 

Imprimatur, Mgr Honesto Ongtioco (en),

évêque de Cubao (Philippines),

le 22 novembre 2018.

 

Relations de grâces et plus d'infos

https://darwin-ramos.org

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17 mars 2020

Neuvaine et prières à Saint Roch

 

Neuvaine et prières à Saint Roch

 

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Saint Roch de Montpellier

Tertiaire Franciscain

vers 1350-1378/79

Fête le 16 août

 

Invoqué contre toutes les épidémies et les maladies contagieuses

 

Saint Roch naquit à Montpellier, entre 1346 et 1350, en pleine guerre de Cent Ans,pendant la grande peste noire, qui dura deux ans, et décima un tiers de la population occidentale. C’est l’époque des grandes famines et des ravages perpétrés par les grandes compagnies (troupes de mercenaires).

Montpellier, rattachée à la couronne de France depuis 1349, était une république marchande, une grande ville du Midi, cosmopolite et tolérante, très réputée pour ses universités. C’est une ville étape importante de pèlerinage sur la via Tolosana, bénéficiant de plus de la proximité d’Avignon, siège de la papauté depuis plus de quarante ans.

Bien que Roch fût un prénom très courant en France et en Italie, il semble plutôt que notre saint était de la famille des Roch de La Croix, lignée devenue importante au XVIe siècle, sous le nom de Castries. Son père, Jean Roch de La Croix, dignitaire de la ville, en fut le premier consul, en 1363. Sa mère, Dame Libéria, était originaire de Lombardie. Fils désiré, et longtemps attendu, il passa une enfance dans un milieu profondément chrétien. Il fut baptisé au sanctuaire Notre Dame des Tables, qui était aussi le centre de la vie spirituelle, intellectuelle, administrative et sociale de Montpellier (on peut visiter de nos jours sa crypte sous l’actuelle place Jean-Jaurès).

Il fit probablement ses études chez les pères dominicains, avant d’étudier la médecine. Il connut les terribles épidémies de peste de 1358 et 1361. A Montpellier, cette dernière fit jusqu’à 500 morts par jour, pendant trois mois.

Orphelin à 17 ans, riche et instruit, il décida de partir pour Rome. Il distribua sa fortune aux pauvres, rejoignit le troisième ordre franciscain, revêtit l’habit de pèlerin, reçut la bénédiction de l’évêque de Maguelone et prit la route.

Il emprunta probablement la voie francigène en direction de Rome. Il arriva à Acquapendente, à quelques jours de marche de la ville éternelle, en juillet 1367. Il y resta trois mois, car la peste y sévissait. Il mit en pratique l’enseignement médical qu’il avait reçu, en l’associant à des signes de croix et une invocation sur les souffrants, et obtint de nombreuses guérisons.

Son charisme auprès des malades se révéla sans doute à ce moment-là. Ethymologiquement, le charisme est un don fait par Dieu à un homme pour qu’il manifeste l’amour divin parmi les hommes. Il reprit son chemin pour Rome, lorsqu’il apprit qu’à Cesena, à l’opposé de sa direction, l’épidémie faisait rage. Il s’y rendit, faisant ce que Dieu attendait de lui au fur et à mesure de son pèlerinage, et obtint là encore des guérisons miraculeuses. Il arriva enfin à Rome, au début de l’année 1368, et s’occupa sans doute des malades à l’hôpital du Saint Esprit, ordre fondé par son compatriote, Gui de Montpellier. Un prélat, peut-être un cardinal, guéri par ses soins, ou témoin de guérisons miraculeuses (il pourrait s’agir de Gaillard de Boisvert, régent Pro Tempore de la Sacra Penitenzieria, à cette période) lui fit rencontrer le pape Urbain V, qui s’écria, en le voyant : «Il me semble que tu viens du Paradis !», et lui donna l’indulgence plénière.

Roch avait sans doute vu, à Montpellier, ce pape d’Avignon, qui tenta de réinstaller la papauté à Rome de 1367 à 1370, lorsqu’il était venu consacrer l’autel majeur de l’église du monastère Saint Benoît, future cathédrale Saint-Pierre.

Roch quitta Rome, en 1370, pour s’en retourner vers sa patrie. Au mois de juillet 1371, Il était à Plaisance, à l’hôpital Notre Dame de Bethléem, près de l’église Sainte Anne, où il assista, guérit et réconforta les malades.

Atteint par la peste, Roch se rendit péniblement jusqu’à un bois, à l’orée du bourg fortifié de Sarmato, pour y mourir. A cet endroit, une source jaillit et un chien lui apporta chaque jour un pain. Le maître du chien pourrait être le noble Gothard Pallastrelli qui allait devenir son disciple. Il aurait été, également, le premier biographe du saint, et l’auteur de son unique et vrai portrait conservé à Plaisance, en l’église Sainte-Anne. On rapporte également qu’un ange secourut Roch. Il recouvra la santé et retourna à Plaisance, auprès des pestiférés, faisant preuve d’un courage et d’une humanité remarquable.

Il reprit sa route, mais les terres milanaises étaient le théâtre d’une guerre entre le Duc de Milan, Bernardo Visconti, son frère Galeazzo II, et la ligue constituée par Le pape Urbain V, conduite par Amedeo VI de Savoie. Ce conflit dura de 1371 à 1375. Pris pour un espion, Roch fut arrêté à Broni, et transféré à Voghera par Beccaria, intendant militaire des Visconti.

Sa renommée était déjà grande. De surcroît, il pouvait être identifié, grâce à sa marque de naissance en forme de croix sur la poitrine, par son oncle, gouverneur de la ville, ou l’un des plus proches collaborateurs de ce dernier. Mais, fidèle au voeu d’anonymat de tout pèlerin, Roch ne révéla pas son identité, et demanda à pouvoir reprendre son chemin, en tant qu’ «humble serviteur de Dieu». Sa requête fut rejetée, et il fut mis au cachot.

Son emprisonnement dura cinq ans. Selon la tradition, il ne dévoila son identité qu’à un prêtre, la veille de sa mort, survenue le 16 août d’une année comprise entre 1376 et 1379. On peut penser à présent qu’il s’agit du mardi 16 août 1379. Des témoins assurèrent que le cachot s’illumina et que le dernier souhait de Roch, à l’ange venu l’assister, fut d’intercéder pour les gens en souffrance.

Saint Roch fut enterré avec dévotion à Voghera qui, immédiatement après sa mort (avant 1391) lui consacra une fête. Sa dépouille, gardée dans l’église qui lui est toujours dédiée, fut volée, ou fit l’objet d’une transaction, en février 1485 (à l’exclusion de deux petits os du bras), et transportée à Venise. La majeure partie de son corps est toujours à Venise en l’église de la Scuola Grande di San Rocco. Au XIXe siècle, un tibia fut remis solennellement au Sanctuaire Saint-Roch de Montpellier, qui possède également un de ses bâtons de pèlerin. Un second se trouve à l’église Sainte Eulalie de Bordeaux, en la chapelle des Corps Saints, où l’on peut l’y voir et le vénérer. 

 

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Neuvaine à Saint Roch

 

Premier jour

 

Vous qui lirez ces lignes dans un esprit de foi, honorez les saintes actions de cet homme admirable.

Une atmosphère humide fournit un aliment au souffle contagieux de la peste ; un brouillard empoisonné porte au loin le virus que respirent les poumons suffoqués. Tout succombe : le vieillard et l'enfant ; le poison de l'air précipite le fort et le faible dans la nuit du tombeau. En voyant le nombre de morts, on dirait les flots amoncelés d'une mer en furie qui se brise sur le rivage.

Ah ! qui que vous soyez, dans un péril aussi imminent, vénérez saint Roch, appelez saint Roch à votre secours !

Oh ! miséricordieux saint, espoir des malheureux, refuge des affligés, écoutez-nous ! Roch exaucez-nous ! Le Très-Haut vous a donné une puissance assurée pour repousser la peste : les nations consternées placent leur unique espérance en vous. Ah ! puisse la terrible contagion, grâce à. votre intercession, s’éloigner de nos contrées ! Que l’ange exterminateur, cessant d’entasser ruines sur ruines, ne détruise pas entièrement notre race! Daigne le Dieu Tout-Puissant tourner ce fléau contre les infidèles et les méchants, et épargner ses ouailles soumises, en nous délivrant de l’horrible contagion !

Roch miséricordieux, nous vous demandons ces grâces avec une entière confiance ; obtenez du Seigneur notre prompte délivrance ; éloignez de vos serviteurs la peste de l’âme et du corps.

Miséricordieux saint Roch, qui avez secouru jadis tant de malheureux pestiférés et qui avez éprouvé dans vos membres le venin de cette horrible maladie, que par vos prières et celles de saint Sébastien, la peste soit à jamais éloignée du royaume de France ; que nos corps et nos âmes en soient à jamais préservés ! Nous ne serons pas ingrats ; et les torches qui brûleront devant vos autels témoigneront de notre reconnaissance. Amen.

 (Récitez les Litanies)

 

Deuxième jour

 

Antienne. — Salut, prudent médecin, vainqueur de la peste, secourez-nous contre toute atteinte des épidémies, et soyez, ô glorieux saint Roch ! notre avocat auprès du Roi de gloire.

Verset. Le Seigneur l’a aimé et l’a couronné, et il a revêtu ses épaules d'un manteau de gloire.

Collecte. Ô Dieu ! Sur qui rejaillit la gloire de vos saints et qui exaucez efficacement les prières de ceux qui les invoquent avec confiance, accordez à ceux qui recourent à l’intercession de saint Roch, votre confesseur, d’être délivrés des souffrances de la peste qu’il a lui-même endurées dans son corps pour l'amour de votre saint nom. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

(Récitez les Litanies)

 

Troisième jour

 

 Adorons le Seigneur qui a opéré des merveilles, quand il a donné au monde un nouveau dans sa personne de saint Roch.

Que l’univers retentisse des gloires de saint Roch ; que la voûte azurée tressaille d’allégresse, que le monde entier frémisse de bonheur. Chantons tous ses louanges d’une voix unanime.

Que le Ciel se réjouisse de l’avoir pour hôte ! Que la terre fleurisse sous sa puissante égide ; car elle possède maintenant dans Roch un merveilleux médecin, vainqueur de la peste hideuse.

Lui qui a distribué tous ses biens aux pauvres, s’est dépensé au service des malheureux. Rempli d’une puissance merveilleuse, il rend aux malades la santé : la croix sacrée, voilà son remède.

Ce don sacré était bien du à celui qui, dans la ferveur de son zèle et le feu de sa charité, a méprisé complètement les richesses et les délices, et tous les hochets des grandeurs, sans rien garder pour lui ; que chacun de nous dans la détresse recourt avec respect à son intercession. Que notre confiance soit parfaite et notre espérance sans borne, bientôt nous sentirons sa pieuse assistance.

Ô Trinité sainte ! exaucez nos prières. Par l’intercession de saint Roch, éloignez de nous tous les maux : donnez la paix à. vos serviteurs, donnez-nous la gloire dans les splendeurs de l’éternité bienheureuse. Amen.

(Récitez les Litanies)

 

Quatrième jour

 

Saint Roch, dans l'éclat de ses nombreuses vertus, ressemblait à un arbre magnifique planté sur le cours d’un fleuve.

Il a compris, et il a servi le Seigneur avec crainte et tremblement, en foulent à ses pieds tous les biens de la terre: il partit pour Rome, un bourdon à la main.

Dans sa prière, il disait à Dieu : « Vous êtes ma gloire, vous êtes mon diadème, vous êtes ma victoire ». Il quitte son pays, dirige ses pas vers la Cité sainte ; il trouve Césène et l’Italie en proie aux horreurs de la peste ; il assiste les malades et leur rend la santé par le signe de la croix.

Ô Notre Père ! ô médecin empressé des malades ! Guérissez les maux de nos âmes et de nos corps ; étendez votre protection sur vos serviteurs qui vous vénèrent et vous aiment.

(Récitez les Litanies)

 

Cinquième jour

 

Roch dédaigne les vanités d'un monde insensé et préfère se mettre au service de tous.

Dès l’aurore jusqu’à la nuit, Roch est en la présence de son Jésus, et son cœur s’élève au Ciel sur les ailes d’une perpétuelle prière. 

Votre nom, ô Roi admirable! a resplendi dans la personne de Roch, du moment où il a repoussé loin de ses lèvres la coupe traîtreusement enchanteresse du monde.

Enfin, après bien des périls, il touche au seuil sacré de la Ville Éternelle que la peste a couverte d’un immense linceul. Il imprime au front d’un prêtre le signe libérateur de la croix, et se retire pour aller à Plaisance, dont il sauva de la peste le reste des habitants. Bientôt lui-même est atteint des flammes dévorantes du fléau.

Ô vous, qui par le signe salutaire de la croix, rendez la santé aux malades, sauvez-nous du feu cruel dont nous sommes attaqués ; car nous n’avons pas de confiance dans la science de nos médecins.

(Récitez les Litanies)

 

Sixième jour

 

Jamais ses lèvres ne se sont souillées du mensonge et de la fausseté : aussi peuvent-elles dignement louer le Seigneur en présence duquel il marche toujours.

Jésus fait toute sa conversation, ses désirs et sa joie. Pour Roch, dévoré de la soif, jaillit une fontaine d‘eau vive; un chien fidèle lui apporta son pain ; la divine Providence ne fit pas défaut à celui qui avait distribué tous ses biens aux pauvres.

De retour en sa patrie, en l’arrête, on le jette dans un noir cachot. Sentant la fin de sa vie, il appelle un prêtre et de ses mains reçoit le Pain des Anges.

Ô vous, qui porté dans les Cieux au milieu de divines splendeurs, puisque (la sainte tablette en est le témoignage) vous le pouvez, sauvez-nous, glorieux saint Roch, du virus meurtrier de la peste.

(Récitez les Litanies)

 

Septième jour

 

Il brille le jour à jamais mémorable où saint Roch, enlevé aux sphères ténébreuses de la terre, est devenu citoyen de la céleste Patrie.

Constance l’invoque, et à son nom la peste disparaît miraculeusement ; Venise peut proclamer bien haut la puissance de son intercession et ses monuments en rediront l’efficacité à tous les âges de l’avenir. Toute la Picardie, Paris, la grande cité, attesteront leur fréquente délivrance de la peste par les mérites de Saint Roch.

Chantons en chœur.des hymnes joyeuses à la mémoire de saint Roch à qui tout l’univers doit tant de reconnaissance. Maintenant qu’il fait partie du cortège des saints, il est inondé d’une gloire éternelle.

Après une vie de souffrances, il entre, sur les pas de Jésus, en possession d’une couronne immortelle d’innombrables miracles prouvent avec quelle joie et quelle félicité il s’est assis aux noces de l’Agneau. Que tout le monde lui demande donc avec larmes la cessation des épidémies.

(Récitez les Litanies)

 

Huitième jour

 

Seigneur, apaisez votre colère et calmez votre courroux sur les péchés de votre peuple, comme vous l’avez juré par vous-même. Dieu saint, Dieu saint fort, Dieu saint immortel, ayez pitié de nous.

Dieu Tout-Puissant et miséricordieux, regardez d’un œil favorable votre peuple prosterné aux pieds de votre Majesté ; que votre fureur vengeresse ne nous atteigne pas, que la droite de votre miséricorde nous protège. Amen.

Dieu Tout-Puissant et miséricordieux qui, par les prières et les mérites de saint Roch,.votre confesseur, avez mis fin à une peste qui attaquait tout le monde, accordez à ceux qui viendront humblement et avec confiance devant vous vous demander la même grâce en pareille circonstance, qu’ils soient délivrés de ce fléau et de toute contagion par l’intercession de ce même glorieux confesseur. Amen.

(Récitez les Litanies)

 

Neuvième jour

 

Il est vraiment digne et juste, équitable et salutaire que toujours et partout nous vous rendions grâces, Seigneur saint, Père Tout-Puissant, Dieu éternel, qui, par votre seule miséricorde, avez suspendu l’arrêt de mort porté contre les Ninivites ; qui, en même temps que vous étiez leur propitiateur, avez exaucé la pénitence de leur prière : de grâce, a ce peuple prosterné en présence de votre gloire et vous suppliant, accordez la santé, faites lui sentir les effets de la délivrance qu’il implore, afin que ceux que vous aurez daigné racheter du sang précieux de votre Fils unique ne succombent pas aux atteintes de la mortalité : par Notre-Seigneur Jésus-Christ, par qui les Anges louent votre Majesté, les Dominations adorent, les Puissances tremblent, les Vertus du Ciel des Cieux, et les bienheureux Séraphins, dans un commun transport de joie célèbrent vos louanges, avec lesquels nous vous supplions humblement de nous permettre de mêler nos accents, en disant : « Saint, Saint, Saint le Seigneur Dieu des armées. Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur : Hosanna au plus haut des Cieux ».

Que votre nom est magnifique, ô bienheureux saint Roch ! Vous qui, par vos prières, savez guérir la multitude des malades languissants et vous montrer propice à tous ceux qui invoquent votre nom glorieux ; venez et sauvez-nous de la maladie, de la peste et des épidémies, et rendez-nous la salubrité de l’air.

(Récitez les Litanies)

 

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Litanies de Saint Roch

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous. nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie Immaculée, priez pour nous.

Saint Roch, le salut des malades, priez pour nous.

Saint Joseph, patron de l’Église universelle, priez pour nous.

Saint François, priez pour nous.

  

Saint Roch, priez pour nous.

Saint Roch, marqué du signe de la croix, priez pour nous.

Saint Roch, ami de la pauvreté, priez pour nous.

Saint Roch, l‘exemple des bons riches, priez pour nous.

Saint Roch, modèle des pèlerins, priez pour nous.

Saint Roch, noble tertiaire de saint François, priez pour nous.

Saint Roch, patron des pestiférés, priez pour nous.

Saint Roch, espoir des malheureux, priez pour nous.

Saint Roch, libérateur des fléaux, priez pour nous.

Saint Roch, refuge des affligés, priez pour nous.

Saint Roch, miroir de patience, priez pour nous.

Saint Roch, guérisseur miraculeux, priez pour nous.

Saint Roch, conservateur de la santé publique, priez pour nous.

Saint Roch, perle de la souffrance, priez pour nous.

Saint Roch, lys de la chasteté, priez pour nous.

Saint Roch, rose de la charité, priez pour nous.

Saint Roch, miracle de patience, priez pour nous.

Saint Roch, prodige d’humilité, priez pour nous.

Saint Roch, merveille de résignation, priez pour nous.

Saint Roch, visité parles anges, priez pour nous.

Saint Roch, joyeux dans les fers, priez pour nous.

Saint Roch couronné dans la gloire, priez pour nous.

 

Des maladies contagieuses, préservez-nous, saint Roch.

De la perte des bestiaux, délivrez-nous, saint Roch.

Des fièvres malignes, délivrez-nous, saint Roch.

De la peste, délivrez-nous, saint Roch.

Du choléra, délivrez-nous, saint Roch.

Du typhus, délivrez-nous, saint Roch.

De la contagion du péché, délivrez-nous, saint Roch.

De la mort subite, délivrez-nous, saint Roch.

Des peines de l’enfer, délivre-nous, saint Roch.

Des flammes du Purgatoire, délivrez-nous, saint Roch.

 

Dans nos maux temporels, assistez-nous, saint Roch.

Dans nos afflictions, assistez nous, saint Roch.

Dans notre corps, assistez-nous, saint Roch.

Dans notre âme, assistez nous, saint Roch.

Dans notre vie, assistez-nous, saint Roch.

Dans notre agonie, assistez-nous, saint Roch.

Dans notre mort, assistez-nous Saint Roch.

Dans notre passage à l’éternité, assistez-nous, Saint Roch.

 

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.

 

Priez pour nous glorieux saint Roch,

 Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

  

Prions

 

Seigneur, qui par le ministère d’un ange, avez fait remettre au glorieux saint Roch la promesse, gravée sur une tablette, que quiconque invoquerait son nom, ne souffrirait point des atteintes de la peste ; de grâce, faites que nous, qui révérons sa mémoire, nous soyons, par ses mérites et son intercession, délivrés de toute contagion mortelle dans notre corps et dans notre âme par Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

 

Autre oraison

 

Ô Dieu ! Notre refuge dans les tribulations, laissez-vous attendrir par l’excès de nos maux ; suspendez les fléaux de votre justice : éloignez, par l’intercession de saint Roch, tout ce qui pourrait nuire à nos corps et à nos âmes ; faites, par votre grâce, que nous puissions imiter son zèle dans le soulagement des souffrances et sa patience dans la douleur. Ainsi soit-il.

 

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Antienne à Saint Roch

 

Salut, ô très saint Roch ! 

né d’une famille illustre,

marqué au côté gauche

du signe de la croix.

 

Saint Roch, dans vos lointains voyages,

vous avez merveilleusement guéri

par votre toucher salutaire

les malades atteints d’une peste mortelle.

 

Saint, angélique saint Roch qui,

par l‘entremise d‘un céleste messager,

avez obtenu de Dieu le privilège de préserver

de la peste tous ceux qui vous invoquent.

 

- Priez pour nous, saint Roch,

- Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Ave Roche sanctissime,

Nobili natus sanguine,

Crucis signaris schemate

Sinistro tuo latere.

 

Roche peregre profectus,

Pestiferæ mortis ictus

Curavisti miriflce,

Tangendo salutifere.

 

Vale Roche Angelice

Vocis citatus flamine

Obtinuisti Deiflce

A cunctis pestem pellere.

 

Ora pro nobis, beate Roche,

Ut digni efiiciamur promissionibus Christi.

 

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Prière contre toute maladie contagieuse

 

Origine

 

La ville de Coïmbre, en Portugal, était ravagée par le fléau terrible de la peste ; l’abbesse du couvent des Clarisses Urbanistes de cette ville, vivement préoccupée du salut de ses filles, s'occupait de transférer ailleurs sa communauté, pour éviter le fléau et la mort, lorsqu'un jour se présenta à la porte du monastère un mendiant. Celui-ci s’étant informé de la cause du mouvement occasionné dans la communauté par les préparatifs du départ, remit à l’abbesse un petit parchemin en lui disant : « Si chaque jour vous faites réciter avec soin l’antienne et l’oraison écrites sur cette feuille, jamais la peste n’entrera dans ce monastère ». Il dit et disparut. Les religieuses crurent que ce mendiant était l’apôtre saint Barthélemy. Quoi qu’il en soit, jamais, en temps de peste, alors même qu’elle sévissait dans la ville, ce monastère n’en fut jamais atteint.

 

Voici ces prières fort en usage à Rome, en Espagne et en Portugal :

 

Antienne : L’Étoile du Ciel, qui a allaité le Seigneur, a extirpé le fléau de la mort implantée par notre premier père. Que cette Étoile daigne elle-même aujourd’hui calmer l’atmosphère dont le trouble cause aux peuples des plaies mortelles. Ô très-miséricordieuse Étoile de la Mer ! Sauvez-nous de la peste. Reine, écoutez-nous ; car votre Fils, qui ne vous refuse rien, vous honore. Sauvez-nous, ô Jésus ! La Vierge, votre Mère vous implore pour nous.

 

Priez pour nous sainte Mère de Dieu, 

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus Christ.

 

Prions

 

Dieu de miséricorde, Dieu de pardon, Dieu d’indulgence, qui êtes touché de compassion sur l’affliction de votre peuple et qui avez dit à l'ange exterminateur de votre peuple : « Arrête tes coups », pour l’amour de cette glorieuse Étoile, dont vous avez sucé avec douceur les précieuses mamelles contre le poison de nos fautes, donnez nous le secours de votre grâce, afin que nous soyons délivrés de tout fléau et à l’abri de la mort subite et que nous soyons miséricordieuse ment préservés du danger de toute perdition. Par vous, Jésus-Christ, roi de gloire, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.

 

Antiphone : Stella cœli extirpavit, quæ lactavit Dominum, mortis pestem, quam plantavit primus parens hominum. Ipsa stella nunc dignetur sidera compescere, quorum bella plebem cœdunt diras mortis ulcere. O piissima stella maris, a peste succurre nobis. Audi nos Domina : nam Filius tuus nihil negans te honorat. Salva nos Jesu, pro quibus Virgo Mater te orat.

 

- Ora pro nobis sancta Dei Genitrix. 

- Ut digni efliciamur promissionibus Christi.

 

Oremus

 

Deus misericordiæ, Deus pietatis, Deus indulgentiæ, qui misertus es super afflictionem populi tui, et dixisti Angelo percutienti populum tuum : contime manum tuam : ob amorem illius Stellæ gloriosæ, cujus ubera pretiosa contra venenum nostrorum delictorum, quam dulciter suxisti ; præsta auxilium gratiae tuæ, ut ab omni peste, et improvisa morte secure liberemur, et a totius perditionis incursu misericorditer salvemur. Perte, Jesù Christe, Rex gloriæ, qui vivis et regnas in sæcula sæculorum. Amen.

 

(Prières extraites du livre « Vie populaire et édifiante du glorieux Saint Roch », du P. Irénée d'Orléans O.F.M., Bordeaux, 1875).

 

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Téléchargez le texte de ces prières (PDF) en cliquant ici

 

21 avril 2019

Via Lucis

Via Lucis

 

Via Lucis

 

Le Chemin de Lumière


Le chemin de croix, qui fait méditer sur les évènements de la Passion et la mort du Christ, est une dévotion qui existe depuis longtemps dans la tradition chrétienne. Il semble logique de le prolonger par un chemin de lumière, illustrant le temps pascal, de Pâques à la Pentecôte. Cependant, jusqu‘ici, personne n'en avait eu l’idée.

Il y a quelques années, en Italie, un Père salésien, le P. Palumbieri, a eu cette inspiration, et l'artiste Giovanni Dragoni a sculpté dans du bois le premier chemin de lumière qui se trouve dans un des hauts-lieux salésiens près de Turin.

Un autre père salésien, François Dufour, a repris cette idée et a confié au Père de la Croix M.Afr, le soin d‘illustrer le chemin de lumière pour un Centre de retraites spirituelles près de Johannesbourg qui accueille quotidiennement des groupes de jeunes. Ce chemin a été inauguré le dimanche de la Pentecôte 1998.

Le chemin de lumière peut être une catéchèse de la foi et une forme de dévotion attirante pour les jeunes (et les moins jeunes). Ce chemin nous présente le parcours qui mène les apôtres et les premiers disciples du compagnonnage avec Jésus à la reconnaissance de sa présence nouvelle, invisible et spirituelle après sa résurrection.

Les 50 jours du Temps Pascal sont une marche paisible, toute empreinte d‘une joie puisée à une certitude: le Seigneur est ressuscité ! Marche nécessaire pour avancer dans l'insondable mystère qu'il nous est donné de célébrer.


Instructions

A chaque station :

1. L’évènement est annoncé par le titre.

2. Un court refrain :

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !

3. Le court passage d‘écriture sainte est lu par un lecteur.

4. À invitation « prions », la prière est récitée, tous ensemble.


Introduction


« Dieu a ressuscité Jésus d’entre les morts, et pendant de nombreux jours, il est apparu à ceux qui l'avaient accompagné de la Galilée à Jérusalem. Ils sont maintenant ses témoins pour le peuple d'Israël. Et nous-mêmes, nous sommes ici pour vous apporter la Bonne Nouvelle ! Ce que Dieu avait promis à nos ancêtres, il l’a accompli maintenant pour nous, qui sommes leurs descendants, en ramenant Jésus à la vie ! » (Ac. 13, 30-33 ).

 

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Première Station
Les femmes découvrent le tombeau vide

 

Jésus est ressuscité !

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« Très tôt le dimanche matin, les femmes allèrent au tombeau, emportant les huiles parfumées qu’elles avaient préparées. Elles trouvèrent la pierre roulée loin de l’entrée du tombeau ; elles entrèrent, mais ne trouvèrent pas le corps de Jésus. Soudain, deux hommes aux vêtements brillants leur apparurent et leur dirent : « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts celui qui est vivant ? Il n’est pas ici : il est ressuscité ! » (Luc 24, 1-9 ).

 

Prions


Seigneur Ressuscité, ta résurrection est véritablement bonne nouvelle ! Nous te louons pour ta victoire sur le péché et sur la mort ! Ta résurrection nous apporte l'espérance, le salut et le commencement d’une vie nouvelle en toi ! Aide-nous à croire de plus en plus fort que, arrivée à son terme, notre vie ne se termine pas, mais qu'elle est seulement transformée ! Amen.

 

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Deuxième Station

Pierre et Jean courent au tombeau

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« Pierre et Jean coururent jusqu’au tombeau. Ils entrèrent et virent le linceul resté là. Ils virent, et ils crurent ! » (Jean 20, 3-9).

 

Prions


Seigneur ressuscité, alors que nous nous tenons devant ton tombeau vide, tu nous invites à revivre l'expérience de Pierre et de Jean. Tandis que nous réfléchissons sur le mystère de ta mort et de ta résurrection, accorde-nous la grâce de mieux comprendre que tu nous rachètes par ton sang versé pour nous, et que nous renaissons par ton Esprit. Amen.

 

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Troisième station
Jésus apparaît à Marie-Madeleine

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !

 

« Marie restait là dehors, à pleurer devant le tombeau. Elle se pencha vers l’intérieur et, à l’endroit où Jésus avait été déposé, elle aperçut deux anges vêtus de blanc. « Femme, pourquoi pleures-tu ? », lui demandent ils. Elle se retourne, et voit Jésus qui était là, mais elle ne le reconnaît pas. Le prenant pour le jardinier, elle lui dit : « Dis-moi où tu l’as mis et j’irai le reprendre ! » Jésus lui dit : « Marie ! » Se tournant vers lui, elle répond : »Rabbouni ! » , ce qui veut dire « Maître ! » (Jean 20, 11-18).


Prions


Seigneur ressuscité, tu as donné à Marie-Madeleine d’être le premier témoin de ta résurrection, et tu l'as envoyée annoncer la nouvelle. De même, tu nous appelles, nous aussi, par notre nom et tu nous demandes de partager cette bonne nouvelle avec tous ceux que nous rencontrons. Aide-nous à témoigner avec courage. Amen.

 

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Quatrième Station

Jésus rejoint les pèlerins d'Emmaüs

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« Jésus leur dit : « De quoi parliez-vous tout en marchant ? » Ils s’arrêtèrent tout tristes. L’un d’eux répondit : « Tu dois être le seul à Jérusalem à ne pas savoir ce qui s’est passé ces derniers jours ! » Jésus leur dit alors : « Comme vous êtes lents à croire ce qu’ont écrit les prophètes ! » Et il leur expliqua ce qu’on disait de lui dans toute l’Ecriture, en partant de Moïse et tous les prophètes. ( Luc, 24, 13-27).


Prions

 

Seigneur ressuscité, tu as rejoint ces deux disciples alors que, déroutés, ils s’enfuyaient. Tu les as aidés à comprendre la vraie signification des évènements qui les attristaient tant. Leur invitation : « Reste avec nous ! » devient notre prière. Aide-nous à te reconnaître en tous ceux qui marchent près de nous, dans notre monde en désarroi. Amen.

 

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Cinquième Station

Ils reconnaissent Jésus à la fraction du pain

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !

 

« Quand ils arrivèrent près du village où ils se rendaient, Jésus fit comme s’il voulait aller plus loin, mais ils le retinrent en disant : « Reste avec nous, il fait bientôt nuit ». Il entra donc et se mit à table avec eux. Il prit le pain, le bénit, le rompit et le leur donna. Alors leurs yeux s'ouvrirent et ils le reconnurent, mais il disparut de leurs yeux. Ils se dirent l’un à l’autre : « Est-ce qu’il n’y avait pas comme un feu au dedans de nous lorsqu’il nous parlait sur la route en nous expliquant les Ecritures ? » (Luc 24, 28 35 ).

 

Prions


Seigneur ressuscité, les disciples d’Emmaüs t’ont reconnu à la fraction du pain, et eux-mêmes se sont reconnus. Ils étaient toujours tes disciples ! Tes paroles ont ranimé leur Foi en toi. Chaque fois que nous célébrons l'Eucharistie, tu nous invites à nous renouveler en tant que disciples en écoutant ta Parole et en partageant ton Corps et ton Sang. Amen.

 

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Sixième Station

Jésus apparaît à ses apôtres derrière les portes verrouillées

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« Tandis qu’ils étaient à table, soudain, Jésus lui-même se tint au milieu d’eux : « La Paix soit avec vous » dit-il. Mais ils étaient saisis de crainte, croyant voir un fantôme. Il leur dit : « Pourquoi avez-vous si peur ? Pourquoi tous ces doutes dans votre esprit ? Regardez mes mains et mes pieds, c’est bien moi ! Un fantôme n'a ni chair, ni os, comme vous pouvez voir que j’en ai ! » Ils n'arrivaient toujours pas à croire, tout en étant remplis de joie et d'étonnement. Il leur demanda : « Avez-vous quelque chose à manger ? » Ils lui donnèrent un morceau de poisson grillé. Il le prit et le mangea sous leurs yeux. (Luc, 24, 36-43).


Prions

 

Seigneur ressuscité, aujourd’hui encore, il nous est difficile de croire en ta résurrection et en la nôtre. Supplée à notre manque de foi. Amen.

 

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Septième Station

Jésus donne à ses apôtres le pouvoir de pardonner les péchés

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« De nouveau Jésus vint, et se tenant debout au milieu d’eux, il leur dit : « La Paix soit avec vous. Comme mon Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie ! » Puis il souffla sur eux et dit : « Recevez l’Esprit-Saint. Ceux à qui vous pardonnerez les péchés, ils obtiendront le pardon. Ceux à qui vous refuserez le pardon ne l’obtiendront pas ». (Jean 20, 21-23).


Prions

 

Seigneur ressuscité, tu es apparu à tes apôtres et tu leur as insufflé l'Esprit-saint. Verse en nous ton Esprit qui guérit, afin que nous puissions continuer ta mission qui est d'apporter ton pardon à notre monde blessé. Amen.

 

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Huitième Station

Jésus confirme la foi de Thomas

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« Thomas n'était pas avec eux lorsque Jésus était venu, et il refusait de les croire. Huit jours plus tard, les disciples étaient de nouveau réunis à la maison et Thomas était avec eux. Les portes étaient verrouillées, mais Jésus vint et se tint au milieu d’eux. Il dit à Thomas : « Avance ta main et mets-la dans mon côté. Regarde mes mains, cesse d’être incrédule ! Sois croyant ! » Thomas dit : « Mon Seigneur et mon Dieu ! » Jésus ajouta : « Tu crois parce que tu m'as vu. Heureux ceux qui croient sans avoir vu ». (Jean 20, 24-29).


Prions

 

Seigneur ressuscité, tu as renouvelé la Foi de Thomas en toi, le Ressuscité ! Sa Foi est la Foi de l’Eglise. Veille sur l’Eglise que tu as bâtie sur les apôtres, approfondis notre foi en ta victoire finale et aide-nous à nous fortifier en l’espoir de ton retour. Amen.

 

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Neuvième Station

Jésus apparaît sur le bord du lac de Tibériade

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


Simon-Pierre dit aux autres disciples : « Je vais pêcher ». Ils répondent : « Nous venons avec toi ! » Alors ils sortirent en barque mais ne prirent rien de toute la nuit. Au lever du jour, Jésus était là au bord de l’eau, mais les disciples ne savaient pas que c'était lui. Jésus les appela : « Avez-vous pris quelque chose les amis ? » Comme ils répondaient que non, il leur dit : « Jetez le filet à droite de la barque et vous en prendrez ». C’est ce qu’ils firent et il y avait tant de poissons qu’ils ne pouvaient plus sortir le filet de l’eau. Le disciple que Jésus aimait dit : « C’est le Seigneur ! » (Jean 21, 1-19).


Prions


Seigneur ressuscité, dans ce symbole de tant de poissons rassemblés dans un unique filet sans qu'il ne se rompe, tu nous dis ton désir de rassembler en un seul peuple saint tous les hommes et femmes de toutes les nations. De même que tu as fait prendre à tes disciples une telle quantité de poissons, continue de nous faire avancer dans la voie de l'unité. Amen.

 

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Dixième Station

Jésus confie à Pierre le soin de son troupeau

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« Jésus dit à Simon-Pierre : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment, plus que ceux-ci ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes agneaux. » Il lui dit une deuxième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu vraiment ? » Il lui répond : « Oui, Seigneur ! Toi, tu le sais : je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le pasteur de mes brebis. » Il lui dit, pour la troisième fois : « Simon, fils de Jean, m’aimes-tu ? » Pierre fut peiné parce que, la troisième fois, Jésus lui demandait : « M’aimes-tu ? » Il lui répond : « Seigneur, toi, tu sais tout : tu sais bien que je t’aime. » Jésus lui dit : « Sois le berger de mes brebis ». (Jean 21, 15-17).


Prions


Seigneur ressuscité, non seulement tu as pardonné à Pierre qui t'avait renié trois fois, mais tu l'as choisi pour être le chef de ceux qui te suivent, le Berger de ton troupeau. En se ré-engageant à t’aimer jusqu'au bout, Pierre a assumé la responsabilité de mener ton peuple à la découverte de la guérison grâce à ta tendre miséricorde. Puisse les successeurs de Pierre continuer à maintenir ton Eglise dans la voie de la vérité et de la vie, et puissions-nous être fidèles à remplir notre mission de répandre la bonne nouvelle du salut. Amen.

 

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Onzième Station

Jésus envoie ses disciples évangéliser le monde

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« Jésus se manifesta aux Onze eux-mêmes pendant qu’ils étaient à table : il leur reprocha leur manque de foi et la dureté de leurs cœurs parce qu’ils n’avaient pas cru ceux qui l’avaient contemplé ressuscité. Puis il leur dit : « Allez dans le monde entier. Proclamez l’Évangile à toute la création. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé ; celui qui refusera de croire sera condamné. Voici les signes qui accompagneront ceux qui deviendront croyants : en mon nom, ils expulseront les démons ; ils parleront en langues nouvelles ; ils prendront des serpents dans leurs mains et, s’ils boivent un poison mortel, il ne leur fera pas de mal ; ils imposeront les mains aux malades, et les malades s’en trouveront bien. » Le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s’assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils s’en allèrent proclamer partout l’Évangile. Le Seigneur travaillait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l’accompagnaient ». (Marc 16, 14-20).


Prions

 

Seigneur ressuscité, tu as aidé tes disciples à comprendre le mystère merveilleux de ta mort et de ta résurrection. Puis tu leur as confié la tâche d‘être des messagers d‘espérance et des porteurs de la bonne nouvelle de ta victoire sur le péché et sur la mort. Tandis que nous nous efforçons de poursuivre leur mission, aide-nous à manifester ta résurrection par toute notre vie. Amen.

 

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Douzième Station

Jésus monte au Ciel

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« Jésus les conduisit jusqu’à Béthanie. Il leva les mains et les bénit. Pendant qu’il les bénissait, il se sépara d’eux et fut enlevé au ciel. Ils avaient encore les yeux fixés sur lui quand deux hommes habillés de blanc se trouvèrent tout à coup auprès d’eux et leur dirent : « Hommes de Galilée, pourquoi restez-vous là à regarder le ciel ? Ce Jésus qui a été enlevé du milieu de vous pour aller au ciel, reviendra de la même manière que vous l’avez vu partir ». (Luc 24, 50-52 ; Actes des Apôtres 1, 9-11).


Prions

 

Seigneur ressuscité, ta promesse du don de l'Esprit-Saint, et celle d’être toujours avec nous, nous remplissent de joie. Là où tu nous as précédés dans la gloire, nous espérons te suivre. Tu es assis à la droite du Père, intercède maintenant pour nous, tandis que nous plaçons toute notre confiance en toi, notre prêtre éternel. Amen.

 

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Treizième Station

Marie et les apôtres attendent la venue de l'Esprit-saint

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« Les apôtres retournèrent alors à Jérusalem et montèrent à la chambre ou ils se tenaient d’habitude. Ils se réunissaient fréquemment pour prier ensemble, avec les femmes dont Marie, la mère de Jésus ». (Actes des Apôtres 1, 12-14).


Prions


Seigneur ressuscité, ce petit groupe de tes disciples dans l’attente et la prière au Cénacle était l'Eglise dans sa forme embryonnaire. Nous qui sommes rassemblés en communion avec tous les saints, nous te prions afin que, à nouveau, tu envoies les dons de l'Esprit-Saint sur tout ton peuple, et que tu réalises ainsi dans le coeur de tes fidèles ce que tu as accompli lorsque l’Evangile fut prêche à ses débuts sur la terre. Amen.

 

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Quatorzième Station

La Pentecôte, l'Esprit Saint descend sur les apôtres

 

V. Nous t'adorons, ô Christ, et nous te bénissons ;
R. Parce que, par ta résurrection, tu nous remplis d'espérance et de joie, Alléluia !


« Quand le jour de la Pentecôte arriva, tous les disciples étaient réunis au même endroit. Soudain il y eut un bruit venu du ciel. Il était semblable à celui d’un vent de tempête, et il remplissait la maison ou ils se trouvaient. Puis ils virent ce qui ressemblait à des langues de feu qui se séparèrent et se posèrent sur chacun d’eux. Ils furent tous remplis de l’Esprit-Saint et commencèrent à parler en d’autre langues, selon ce que l’Esprit leur faisait exprimer ». (Ac. 2, 1-4)


Prions


Dieu notre Père, nous te remercions de nous avoir envoyé ton Fils unique pour nous appeler en ton Royaume. Embrase-nous comme tu as embrasé les premiers disciples, avec la puissance de l‘Esprit-Saint. Pénètre nos coeurs et aide-nous à renouveler la face de la terre. Amen.


Réflexion finale


Jésus a fait encore, devant ses disciples, beaucoup d4autres miracles, qui ne sont pas racontes ici. Mais ceux-ci ont été rappelés afin que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu, et que, par cette foi, vous puissiez être sauvés et avoir la vie en lui. (Jean 20, 30-31).

 

ND de Pâques


Regina Coeli

 

Regina Cœli, laetare, alléluia

quia quem meruisti portare, alléluia.

Resurrexit, sicut dixit, alléluia.

Ora pro nobis Deum, alléluia.

 

V. Gaude et laetare, Virgo Maria, alléluia.

R. Quia surrexit Dominus vere, alléluia.

 

Oremus

 

Deus, qui per resurrectionem Filii tui, Domini nostri Jesu Christi, mundum laetificare dignatus es: praesta, quaesumus, ut, per ejus Genitricem Virginem Mariam, perpetuae capiamus gaudia vitæ. Per eumdem Christum Dominum nostrum. Amen.

  

Reine du Ciel, réjouis-toi, alléluia !

Car celui qu'il t‘a été donné de porter, alléluia !

comme il l‘avait dit, alléluia !

Prie Dieu pour nous, alléluia !


V. Réjouis-toi et sois heureuse ô Vierge Marie, alléluia !

R. Car le Seigneur est vraiment ressuscité, alléluia !


Prions


Ô Dieu qui a donné la joie au monde par la résurrection de ton Fils notre Seigneur Jésus Christ, accorde-nous de pouvoir obtenir par l’intercession de la Vierge Marie le bonheur de la vie éternelle, par ce même Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.



 

Textes extraits du livret « Le Chemin de Lumière, au de-là de la Croix », disponible aux Editions Téqui

 

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4 mars 2019

La Servante de Dieu Chiara Corbella Petrillo

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La Servante de Dieu Chiara Corbella Petrillo

1984-2012

 

Chiara Corbella naît à Rome le 9 Janvier 1984. Avec sa sœur Elisa, de deux ans son aînée, elle grandit dans une famille qui lui apprend à s’approcher de la foi depuis toute petite. Grâce à sa mère Maria Anselma, à partir de l’âge de cinq ans, Chiara fréquente une communauté du Renouveau dans l’Esprit. Ce parcours, où elle apprend à s’adresser à Jésus comme à un ami, lui enseigne surtout à partager la foi avec ses frères en chemin. Avec les années, grandit en elle une certaine autonomie qui la rend plus déterminée dans ses choix. Son tempérament est tranquille, non rebelle, et se révèle dans le service auprès des autres.

 

Ses fiançailles avec Enrico

 

Durant l’été 2002, Chiara passe des vacances en Croatie avec quelques amies du lycée. Vu que sa sœur est à Medjugorje (en Bosnie Herzégovine), et qu’elle s’en trouve proche, elle pense la rejoindre. C’est là que, le 2 août, elle rencontre Enrico Petrillo, un garçon romain de vingt-trois ans, qui est en pèlerinage avec sa communauté de prière du Renouveau charismatique. Chiara, qui a dix-huit ans et n’a jamais été fiancée, a l’intuition de se trouver devant son futur mari.

De retour à Rome, les deux jeunes se fréquentent, se connaissent et se fiancent. C’est une relation, pour certains aspects, tout à fait ordinaire, marquée de disputes, de ruptures et de réconciliations. Pendant les six années de leurs fiançailles, le Seigneur met à dure épreuve la foi de Chiara et les valeurs en lesquelles elle pense croire. Si bien qu’elle parlera de cette période comme celle la plus difficile qu’elle a eu à affronter, plus dure que celle de la maladie.

« Après 4 années, nos fiançailles ont commencé à chanceler jusqu’au point que nous nous sommes quittés – a écrit Chiara dans ses notes personnelles –. Dans ces moments de souffrance et de révolte contre le Seigneur, car je pensais qu’Il n’écoutait pas mes prières, j’ai participé à un Cours Vocationnel (NDLR : semaine de réflexion et de discernement sur sa propre vocation) à Assise, et là j’ai retrouvé la force de croire en Lui. J’ai essayé à nouveau de fréquenter Enrico et nous avons commencé à nous faire aider par un Père spirituel, mais les fiançailles n’ont pas marché ! Jusqu’au moment où j’ai compris que le Seigneur ne voulait rien m’enlever mais au contraire qu’Il me donnait tout, et que Lui seul savait avec qui je devais partager ma vie ; de mon côté, en fait, je n’avais encore rien compris ! »

 

Le mariage, la naissance de Maria Grazia Letizia et de Davide Giovanni

 

Ayant dépassé les peurs, Chiara et Enrico se marient à Assise le 21 septembre 2008. celui qui célèbre leur mariage, c’est le père Vito, frère mineur (franciscain) et guide spirituel des deux fiancés. De retour de leur voyage de noces, Chiara découvre qu’elle est enceinte. Les écographies montrent cependant une grave malformation. On diagnostique à l’enfant, à qui sera donné le nom de Maria Grazia Letizia, une encéphalite. Chiara et Enrico choisissent de poursuivre la grossesse et la petite fille, qui naît le 10 juin 2009, meurt une demi d’heure plus tard. Quelques jours plus tard, ses funérailles sont vécus avec la même paix qui avait accompagné les mois d’attente pour la naissance et qui se communique aussi aux personnes présentes, à qui est donnée la grâce de faire l’expérience de quelque chose de la vie éternelle.

Quelques mois après, Chiara est de nouveau enceinte. On diagnostique malheureusement à ce petit enfant, qui sera nommé Davide Giovanni, une grave malformation viscérale au bassin et l’absence des membres inférieurs. Lui aussi mourra peu après sa naissance, le 24 juin 2010. Ses funérailles seront vécus comme une fête.

« Au cours de notre mariage – écrit Chiara dans ses notes personnelles –, le Seigneur a voulu nous donner deux enfants spéciaux : Maria Grazia Letizia et Davide Giovanni, mais Il nous a demandé de les accompagner seulement jusqu’à leur naissance. Il nous a permis de les embrasser, de les baptiser et de les remettre dans les mains du Père dans une sérénité et une joie bouleversante ».

 

Francesco et le dragon

Il n’y a pas de relation entre les deux pathologies des enfants, ce qu’ont démontré les résultats des tests génétiques auxquels Chiara et Enrico se soumettent, en cédant à la pression de la part d’amis et de la famille. Surtout que le troisième enfant du couple, Francesco, est parfaitement sain ! Cette grossesse arrive peu après la naissance au Ciel de Davide Giovanni. Une semaine après avoir découvert d’être enceinte, Chiara s’aperçoit d’avoir une lésion à la langue. Après avoir compris qu’il s’agit d’un cancer, le 16 mars 2011, Chiara doit faire face, pendant sa grossesse, à la première des deux phases d’une intervention pour enlever la tumeur sur la langue. Pour la deuxième phase de l’opération, il faut attendre que Francesco soit né. Ayant eu la confirmation qu’il s’agit d’un carcinome à la langue, qu’elle appellera le dragon, Chiara choisit de reporter les soins pour ne pas faire de mal au bébé qu’elle porte dans son ventre. Elle choisit même le médecin qui la suit en fonction du temps qu’il lui accorde avant de déclencher l’accouchement.

« Pour la plupart des médecins – écrit Chiara -, Francesco n’était qu’un fœtus de sept mois. Et celle qui devait être sauvée, c’était moi ! Mais moi, je n’avais aucune intention de mettre en danger la vie de Francesco pour des statistiques, en rien certaines, qui voulaient me démontrer que je devais faire naître mon fils prématurément afin de pouvoir m’opérer ».

Francesco Petrillo naît le 30 mai 2011. Finalement, le 3 juin, Chiara, qui se trouve déjà à l’hôpital, fait face à la deuxième phase de l’intervention commencée en mars. De retour à la maison, elle commence, dès que possible, la chimiothérapie et la radiothérapie, mais le cancer est désormais étendu aux ganglions lymphatiques, aux poumons, au foie et jusqu’à son œil droit, que Chiara couvrira avec un bandeau pour limiter les difficultés visuelles.

 

La naissance au Ciel

 

La photo de Chiara souriante, avec son bandeau, est extraordinaire si l’on considère qu’elle a été prise en avril 2012, dix jours après avoir découvert qu’elle était une malade en phase terminale. Dans les semaines suivantes, Chiara vit avec son mari à l’écart, loin de Rome, dans la maison de famille à côté de la mer, et elle se prépare à la rencontre avec son Epoux. Soutenus par les sacrements célébrés chaque jour par le père Vito, qui partage avec eux ce temps intense, Chiara et Enrico sont plus que jamais forts de la fidélité de Dieu, qui les a toujours accompagnés dans une joie mystérieuse.

Chiara meurt à midi, le 13 juin 2012, après avoir salué sa famille et ses amis, un par un, et après avoir dit à tous : Je t’aime.

Ses funérailles sont célébrées à Rome, le 16 juin 2012, dans l’église Santa Francesca Romana all’Ardeatino. Les personnes présentes sont très nombreuses. Le cardinal Agostino Vallini, présent à la célébration, déclare : « ce que Dieu a préparé au travers de Chiara, c’est quelque chose que nous ne pouvons pas perdre ». Comme pour les funérailles de ses deux enfants, cette célébration devient aussi le témoignage chrétien du début d’une nouvelle vie. Chiara est inhumée au cimetière Verano de Rome.

Ouverture de la cause de Béatification de Chiara Corbella Petrillo 

 

Le 13 juin 2017, le temps d’attente dont l’Eglise a besoin pour vérifier si l’enthousiasme qui accompagnait les funérailles de Chiara Corbella Petrillo, et l’intérêt suscité par la façon dont elle a vécu sa brève et intense existence, ont été remplies un feu de paille ou de feu allumé par l’Esprit de Dieu pour réchauffer et éclairer la vie de ses enfants. La cause de béatification de Chiara Corbella Petrillo a été ouverte le 21 septembre 2018 dans le diocèse de Rome.

Le bien qui continue de recevoir les nombreux fidèles qui, de la manière la plus inattendue, viennent à connaître le témoignage chrétien de Chiara sont un signe clair de sa réputation de sainteté. Pour cela, nous nous préparons, en contact étroit avec le vicariat de Rome, à ouvrir la cause de la béatification et de la canonisation de Chiara.

 

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« La chose importante dans la vie n’est pas de faire quelque chose mais de naître et de se laisser aimer ». (Chiara Corbella Petrillo)

« … le Seigneur le dit, la vérité, en chacun de nous. Et il n’y a aucune possibilité de malentendu » (Chiara Corbella Petrillo)

« Le but de notre vie est d’aimer et d’être toujours prêt à apprendre à aimer les autres comme Dieu seul peut vous l’enseigner. » (Chiara Corbella Petrillo)

 

Lettre de Chiara Petrillo à son fils Francesco

« Si Dieu t’enlève quelque chose, c’est pour te donner davantage »

écrite une semaine avant sa mort

 

« Nous sommes nés un jour, et nous ne mourrons plus jamais. Quoi que tu fasses dans la vie, ne te décourage jamais, mon enfant : si Dieu t’enlève quelque chose, c’est pour te donner davantage. Il est beau d’avoir des exemples de vie qui te rappellent qu’on peut atteindre le maximum de bonheur, déjà sur cette Terre, en laissant Dieu nous conduire. L’Amour est la seule chose qui compte. Le but de notre vie sur terre est le paradis, et donner sa vie par amour est quelque chose de si beau. Je m’en vais au Ciel m’occuper de Maria et de David ; toi, tu restes avec Papa. De là-haut, je prierai pour vous. Francesco, le Seigneur t’a voulu depuis toujours et Il te montrera la route à suivre si tu Lui ouvres ton cœur. Fais-Lui confiance, cela en vaut la peine. Chiara, ta maman. »



« Ô Vierge Marie, accueille aujourd’hui mon désir de me consacrer à Toi »

Prière que récitaient chaque jour Chiara et Enrico Petrillo


« Ô Vierge Marie, Toi qui es ma Mère, qui m’aime tant de la part de Dieu, accueille aujourd’hui mon désir de me consacrer à Toi. Je Te donne toute ma personne et toute ma vie, je Te donne mon corps, mes pensées et ce qui m’est cher, ma capacité profonde d’aimer et de connaître la vérité. Tout ce que j’ai est à Toi et T’appartient. Je Te le donne pour pouvoir ainsi appartenir totalement au Christ, Vie de ma vie. Avec confiance et amour je Te le répète : Étoile du Matin qui me mènes vers Jésus, Totus Tuus. Amen. »

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Prière pour demander la Béatification de Chiara Corbella Petrillo

 

« Dieu infiniment bon, qui, dans ta grande miséricorde, as choisi Chiara comme ta fille bien-aimée et qui l’as guidée avec sagesse sur le chemin de l’Evangile, en lui enseignant, à travers Marie, à prendre soin de ton Fils avec un amour passionné et à Le suivre comme épouse et mère sur le chemin de la croix avec une confiance inébranlable, fais que la lumière de l’Evangile du Christ, qui resplendit en Chiara, ravive la certitude de la vie éternelle dans l’âme de nos frères. Par son intercession, accorde-nous la grâce que nous te demandons… et, si c’est ta volonté, fais que Chiara soit proclamée bienheureuse, pour notre bien et la gloire de ton Nom. Par le Christ Notre Seigneur. Amen. »

 

Avec approbation ecclésiastique

 

Les personnes qui recevraient des grâces sont invitée à le faire savoir à la Postulation générale

postgen@ocdcuria.org

 

Pour plus d’information

Site de la cause de béatification de Chiara Corbello Petrillo

www.chiaracorbellapetrillo.it/fr/

 

Bibliographie : « Nous sommes nés et ne mourrons jamais plus : l'histoire de Chiara Corbella Petrillo » Cristiana Paccini et Simone Troisi, aux Editions Artège, Paris, 2015.

 

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27 novembre 2017

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2017

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Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape François

Du jeudi 30 novembre au vendredi 8 décembre 2017

 

 

1) Chaque jour, une dizaine de chapelet, suivie de la prière ci-dessous et de trois fois l'invocation :

« Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous » (et pour ceux qui n'ont pas recours à Vous, spécialement les ennemis de la Sainte Eglise et pour toutes les personnes qui Vous sont recommandées »).

2) Une communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 novembre et le 8 décembre. Confession recommandée.

 

Prière de la Neuvaine

 

Très Sainte Vierge Marie, Reine des Anges et des saints, Médiatrice de toutes grâces, nous trouvons refuge et protection auprès de votre cœur Immaculé, car vous êtes notre Mère. Accordez-nous, comme vous l’avez promis aux trois pastoureaux de Fatima, de savoir offrir chaque jour notre vie pour le salut des pécheurs. Que votre amour maternel touche les cœurs endurcis par le péché pour que tous les hommes, sauvés par le sang de votre Fils, versé sur la croix, trouvent le chemin de l’amour, de la pénitence et de la réconciliation avec Dieu et avec leurs frères. Alors, nous pourrons chanter tous ensemble et d’un seul cœur le triomphe de votre maternelle Miséricorde. Amen.

 

Robert Cardinal Sarah,

Vatican, le 25 mars 2017

 

Chapelet des Enfants
5, rue de l’Université
75007 PARIS
Tel: 01 42 60 22 05

http://grande-neuvaine-de-l-immaculee-conception.com

 

Téléchargez le texte de cette neuvaine (pdf) en cliquant ici

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13 avril 2017

Neuvaine à la Miséricorde Divine

Neuvaine à la Miséricorde Divine

Du 14 au 23 avril 2017

 

« Dieu est Amour : celui qui demeure dans l'amour demeure en Dieu et Dieu demeure en lui. » (1 Jean 4,16)

 

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Présentation

 

Sœur Faustine naît en 1905 dans un petit village en Pologne. A l’âge de 20 ans, elle répond à l’appel de son cœur et devient religieuse. Son entourage a vu en elle une personne simple, discrète et recueillie, obéissante et attentive aux misères des autres. Elle rendit son âme à Dieu à l’âge de 33 ans en 1938. Nul ne soupçonne alors les fruits extraordinaires que Dieu va faire jaillir de la vie consacrée de Sœur Faustine. Bien plus tard alors que l’humanité a franchi le IIIe millénaire, le pape Jean-Paul II canonise Sœur Faustine en 2000. Et en 2002, il consacre le destin du monde entier et de chaque homme à la Miséricorde Divine. Il demande en particulier à Dieu que tous les habitants de la terre fassent l’expérience de sa miséricorde. Car Sœur Faustine a  eu pour mission de rappeler cette vérité connue mais oubliée : Dieu porte à l’homme un amour miséricordieux.

A la demande de Jésus, Sœur Faustine va écrire durant les 4 dernières années de sa vie un ouvrage intitulé Petit Journal. Elle y transcrit les échanges que Dieu a eu avec son âme concernant cette Miséricorde Divine. Jésus confie à Sœur Faustine : «Je désire guérir l’humanité en l’étreignant sur mon cœur miséricordieux.» (§ 1588 PJ). II lui précise : « Tu es la secrétaire de ma miséricorde, je t’ai choisie pour faire connaître aux âmes la grande miséricorde que j’ai envers elles.» (§ 1605,1567 PJ). « De toutes mes plaies, comme un torrent coule la miséricorde pour les âmes. Mais la plaie de mon cœur est la source de l’insondable miséricorde. De cette source jaillissent toutes les grâces pour les âmes. Parle de ma miséricorde au monde entier ». (§ 1190 PJ).

C'est Jésus lui-même qui ordonna à sœur Faustine d'écrire cette neuvaine et de la réciter avant la Fête de la Miséricorde. "Je désire que durant ces neuf jours, tu amènes les âmes à la source de ma miséricorde, afin qu'elles puisent force et fraîcheur, ainsi que toutes les grâces dont elles ont besoin dans les difficultés de la vie et particulièrement à l'heure de la mort. [...] Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma miséricorde... Chaque jour, tu amèneras à mon Cœur un groupe différent de ces âmes, et tu les plongeras dans l'océan de ma Miséricorde. Moi, je ferai entrer toutes ces âmes dans la demeure de mon Père. Tu feras cela dans cette vie et dans l'autre. Je ne refuserai rien aux âmes que tu amèneras à la source de ma Miséricorde. Chaque jour, par ma douloureuse Passion, tu solliciteras de mon Père des grâces pour ces âmes."  (§ 1209 PJ).

 

Prières et dévotions quotidiennes de la neuvaine

 

« A trois heures implore ma miséricorde, tout particulièrement pour les pécheurs, et ne fût-ce que pour un bref instant, plonge-toi dans ma passion, en particulier dans mon abandon au moment de mon agonie. C’est là une heure de grande miséricorde pour le monde entier. En cette heure, je ne saurais rien refuser à l’âme qui me prie, par ma passion. A cette heure-là, tu peux tout obtenir pour toi et pour les autres. Ma fille, essaie à cette heure-là d’entrer au moins un moment à la chapelle et célèbre mon cœur qui est plein de miséricorde dans le Très Saint Sacrement. ; Et si tu ne peux entrer à la chapelle, plonge-toi dans la prière là où tu te trouves, ne serait-ce que pour un tout petit moment ». ». (§ 1320, 1572 PJ). « Essayer d’être au rendez-vous de 15h, chaque jour de la neuvaine ».

 

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Honorer l’image de Jésus Miséricordieux

 

« Un soir, alors que j’étais dans ma cellule, je vis Jésus vêtu d’une tunique blanche, une main levée pour bénir, la seconde touchait son vêtement sur la poitrine. De la tunique entr’ouverte sur la poitrine sortaient 2 grands rayons, l’un rouge, l’autre pâle. Jésus me dit : ces 2 rayons indiquent le sang et l’eau. L’eau qui justifie les âmes, le sang qui est la vie des âmes. Peins un tableau selon l’image que tu vois, avec l’inscription : Jésus, j’ai confiance en Toi.  Je désire qu’on honore cette image dans le monde entier. Je promets que l’âme qui honorera cette image ne sera pas perdue. Moi-même, je la défendrai comme ma propre gloire. »

 

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Le Chapelet de la Divine Miséricorde

 

« Ma fille, incite les âmes à dire ce chapelet. Il me plaît de leur accorder tout ce qu’elles Me demanderont par cette prière, si cela est conforme à Ma volonté. » (§1741-1732 PJ)

Jésus explique à Sœur Faustine la manière simple dont Il aime l’entendre : 

- D’abord tu diras un « Notre Père », puis un « Je vous salue Marie » et le « Je crois en Dieu ».  

- Puis, sur les grains du Notre Père, tu vas dire les mots suivants :

« Père Eternel, je t’offre le Corps et le Sang, l’Ame et la Divinité de ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation de nos péchés et de ceux du monde entier ».

- Sur les grains du « Je vous salue Marie », tu diras les mots suivants : 

« Par Sa Douloureuse Passion, sois miséricordieux pour nous et le monde entier ».

- A la fin tu réciteras 3 fois ces paroles :

« Dieu Saint, Dieu Fort, Dieu Eternel, prends pitié de nous et du monde entier ». (§ 476 PJ)

« Jésus, j’ai confiance en Toi ».

« A l’heure de la mort, je défends chaque âme qui récite ce chapelet elle-même, ou bien si d’autres le récitent près de l’agonisant – l’indulgence est la même. Quand on récite ce chapelet auprès de l’agonisant, la miséricorde insondable s’empare de son âme et les entrailles de ma miséricorde sont émues par la douloureuse passion de mon Fils. Ma fille, incite les âmes à dire ce chapelet que je t’ai donné. Lorsque les pécheurs endurcis le réciteront, j’emplirai leur âme de paix et l’heure de leur mort sera heureuse. Ces âmes-là ont la priorité sur mon cœur empli de pitié. Dis-leur qu’aucune âme faisant appel à ma miséricorde n’a été déçue, ni n’a éprouvé de honte. Et si l’on récite ce chapelet auprès d’un agonisant, je me tiendrai entre le Père et l’âme agonisante, non pas en tant que Juge juste, mais comme Sauveur miséricordieux. » (§ 811 PJ)

 

Prière de Jésus donnée à sœur Faustine

 

Quand tu réciteras cette prière pour un pécheur avec un cœur contrit et avec foi, je lui donnerai la grâce de la conversion :

« O Sang et Eau, qui avez jailli du Cœur de Jésus comme source de miséricorde pour nous, j’ai confiance en Vous. »

La prière qui m’est la plus agréable est la prière pour la conversion des âmes pécheresses. Sache que cette prière est toujours exaucée. (§ 186, 1397 PJ).

 

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Acte de consécration à Jésus Miséricordieux

 

Très Miséricordieux Jésus, ta bonté est infinie et les trésors de Tes grâces sont inépuisables. J’ai une confiance sans bornes en ta Miséricorde qui dépasse toutes tes œuvres (Ps 144,9) Je me consacre totalement et sans réserve à Toi, afin de vivre et de tendre à la perfection chrétienne dans les rayons qui jailliront de ton Divin Cœur transpercé sur la Croix. Je désire propager ta Miséricorde en accomplissant des œuvres spirituelles et corporelles de miséricorde, et particulièrement en convertissant les pécheurs, en aidant les pauvres, en consolant les affligés et les malades, en priant pour les agonisants et les âmes qui souffrent au purgatoire. Protège-moi, car devant servir à ta propre gloire, je crains tout de ma faiblesse, mais, en même temps, j’espère tout obtenir de ton inépuisable Miséricorde. O bon Sauveur, puisse l’humanité entière connaître l’abîme insondable de ta Miséricorde, avoir confiance en sa toute puissance et la glorifier ici-bas et dans l’éternité. Amen.

 

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Honorer Marie, la Mère de la Miséricorde

 

Le pape Jean-Paul II a dit : « Marie est la Mère de la Miséricorde car elle est la Mère de Jésus, celle en qui Dieu a révélé au monde son cœur débordant d’amour. » Sœur Faustine dit : « J’entendis quelques-unes des paroles que la Mère de Dieu adressait au prêtre, mon confesseur : « Je suis non seulement la Reine du Ciel, mais aussi la Mère de Miséricorde ». Depuis ces jours-là, je vis sous le manteau virginal de la Mère de Dieu. Je suis tranquille près de son Cœur immaculé, car je suis si faible et si inexpérimentée que je me blottis dans Son Cœur comme un petit enfant. » ( § 331, 1097 PJ)

 

Terminer chaque jour les prières de la neuvaine par un Je Vous salue Marie et l’invocation : « Marie, Mère de Miséricorde, priez pour nous qui avons recours à Vous » (3 fois)

 

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Premier jour

Vendredi Saint

 

« Aujourd'hui, amène-moi l'humanité entière et particulièrement tous les pécheurs. Immerge-les dans l'océan de ma Miséricorde ; ainsi, tu me consoleras de cette amère tristesse en laquelle me plonge la perte des âmes ».

Très Miséricordieux Jésus, dont le propre est d’avoir pitié de nous et de nous pardonner, ne regardez pas nos péchés, mais la confiance que nous avons en Votre infinie bonté. Recevez-nous dans la demeure de Votre Cœur Très Miséricordieux et ne permettez pas que nous en sortions pour l’éternité. Nous Vous en supplions par l’amour qui vous unit au Père et au Saint-Esprit.

 

« Ô toute puissance de la miséricorde divine,

secours pour l’homme pécheur,

tu es miséricorde et océan de pitié,

tu viens en aide à celui qui Te prie avec humilité. »

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père éternel, pose ton regard de miséricorde sur l'humanité entière, et particulièrement sur les pauvres pêcheurs, enfermés dans le Coeur très compatissant de Jésus. Par sa douloureuse Passion, montre-nous ta miséricorde afin que nous glorifions la toute puissance de ta miséricorde pour les siècles sans fin. Amen.

 

Prière

 

Doux Jésus, océan de Miséricorde, j’amène tous les pécheurs à Votre Cœur miséricordieux, mettez Votre grâce en moi pour que je puisse Vous consoler et ôter de Votre cœur l’amère tristesse de voir les âmes qui se perdent. Seigneur, pitié et miséricorde pour ma faiblesse, ma misère, je viens à Vous pour Vous donner tous mes péchés. Aidez-moi à ne chercher la consolation que dans Votre miséricorde, à avoir foi, à espérer dans les miracles qu’opère Votre miséricorde. Recevez-moi dans la demeure de Votre Cœur si bon et ne me laissez pas en sortir. Amen.

 

« Je désire la confiance de mes créatures. Que l’âme faible ne craigne pas de s’approcher de moi, car même si elle compte plus de péchés qu’il y a de grains de sable sur terre, tout sombrera dans l’abîme de ma miséricorde » (§ 1059 PJ)

« Dis aux âmes qu’elles doivent chercher la consolation au tribunal de la miséricorde. Point n’est besoin, pour obtenir ce miracle de faire de lointains pèlerinages, ni de faire étalage d’un quelconque cérémonial. Mais, il suffit de se jeter avec foi aux pieds de celui qui tient ma place, de lui dire sa misère et le miracle de la miséricorde divine se manifestera dans toute sa plénitude. Même si une âme était en décomposition comme un cadavre, et même si humainement parlant il n’y avait plus aucun espoir de retour à la vie et que tout semblait perdu – il n’en est pas ainsi selon Dieu : le miracle de la miséricorde divine redonnera vie à cette âme dans toute sa plénitude. » ( § 1448 PJ)

Prières quotidiennes

 

Deuxième jour

Samedi Saint

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes sacerdotales et religieuses et immerge-les dans mon insondable Miséricorde. Ce sont elles qui m'ont donné la force d'endurer mon amère Passion. Par elles comme par des canaux, ma Miséricorde se répand sur l'humanité ».

Très Miséricordieux Jésus, de qui provient tout bien, fais abonder ta grâce en nous afin que nous accomplissions de dignes actes de miséricorde, et que ceux qui nous voient glorifient le Père de miséricorde qui est au Ciel.

 

« La source de l’amour divin demeure dans les cœurs purs,

plongés dans la mer de la miséricorde rayonnante comme les étoiles,

claire comme l’aurore. »

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, pose ton regard de miséricorde sur ce groupe d'élus dans ta vigne, les âmes prêtres et des religieux. Comble-les de la puissance de ta bénédiction. Par l'amour du Coeur de ton Fils dans lequel elles sont enfermées, accorde-leur ta force et ta lumière, afin qu'elles puissent guider les autres sur le chemin du salut et chanter d'une seule voix la gloire de ton insondable miséricorde, pour les siècles sans fin. Amen.

 

Prière

 

Doux Jésus, Pain de vie, j’immerge les âmes sacerdotales et religieuses dans Votre insondable Miséricorde. Accordez-nous de nouvelles, nombreuses et saintes vocations, afin que par toutes ces âmes consacrées, les canaux de Votre miséricorde se déversent sur le monde. Seigneur, pitié et miséricorde, donnez-moi la grâce de m’unir à Vous ardemment dans la sainte eucharistie. Versez dans mon pauvre cœur, la force et le réconfort dont il a besoin pour avancer malgré les difficultés. Ouvrez-moi les trésors de Votre cœur, apprenez-moi à y puiser les grâces et les bienfaits que je recherche. Amen.

 

« Sache ma fille que comme tu désires ardemment t’unir avec moi dans la sainte Communion, moi aussi je désire me donner complètement à toi. Et comme récompense pour ton ardeur, repose-toi près de mon cœur. La vie éternelle doit déjà commencer ici sur cette terre par la sainte Communion. Chaque communion rend capable d’être en relation avec Dieu pour toute l’éternité. » (§ 826, 1810 PJ)

Prières quotidiennes

 

Troisième jour

Saint jour de Pâques

 

« Aujourd’hui, amène-moi toutes les âmes pieuses et fidèles et plonge-les dans l’océan de Ma Miséricorde. Ces âmes me consolèrent sur le chemin du Calvaire. Elles furent cette goutte de consolation dans un océan d’amertume ».

Très Miséricordieux Jésus qui accordez surabondamment le trésor de votre Miséricorde à tous, recevez-nous tous dans la demeure de votre Cœur Très Compatissant. Et ne nous en laissez pas sortir pour l’éternité, je Vous en supplie par cet inconcevable amour dont brûle votre Cœur pour le Père Céleste.

 

« Impénétrables merveilles de la Miséricorde,

Insondables au pécheur comme au juste,

Lorsque sur nous, vous jetez un regard de pitié,

Vous nous attirez tous vers Votre Amour ! »

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes fidèles, héritage de votre Fils. Par sa douloureuse Passion, accordez leurs votre bénédiction et entourez-les de votre incessante protection afin qu’elles ne perdent l’amour ni le trésor de la sainte foi, mais qu’elles glorifient votre infinie Miséricorde avec le chœur des Anges et des Saints pour l’éternité. Amen.

 

Prière

 

Doux Jésus, Serviteur Souffrant et aimant, Je vous consacre toutes les âmes pieuses et fidèles qui vous réconfortent. Que Votre Miséricorde en augmente le nombre afin que ces âmes, soient également la consolation, pour ce monde dénué de compassion. Seigneur, pitié et miséricorde, pour mon incapacité à Vous aimer comme Vous le méritez, c’est à dire par-dessus tout. Faites grandir en moi une foi fervente, un amour rayonnant. Que je sois capable d’entrer dans l’intimité de Vos souffrances et devenir un témoin lumineux de Votre Miséricorde.

 

« Je vais célébrer les grâces de Yahvé pour tout ce que Yahvé a accompli pour nous, pour tout ce qu'il a accompli dans sa miséricorde, pour l'abondance de ses grâces ». (Is 63,7)

Message de Sœur Faustine : « Satan m’a avoué que je suis l’objet de sa haine. Il m’a dit que 1 000 âmes lui font moins de dommages que moi, quand je parle de la grande miséricorde du Tout-Puissant. Les plus grands pécheurs reprennent confiance et reviennent à Dieu et le mauvais esprit perd tout. J’ai pris conscience combien Satan hait la miséricorde divine, il ne veut pas reconnaître que Dieu est bon. » (§ 1167 PJ). « Plus grande est la misère, plus elle a droit à ma miséricorde. Toutes les âmes peuvent avoir confiance en l’inconcevable abîme de ma miséricorde car je désire les sauver toutes. Je n’exclus personne. » (§ 1182, 1517 PJ)

Prières quotidiennes

 

Quatrième jour

Lundi de Pâques

 

« Aujourd'hui, amène-moi tous les païens et ceux qui ne me connaissent pas encore. Je pensais également à eux durant mon amère Passion, et leur zèle futur consolait mon Cœur. Immerge-les dans l'océan de ma Miséricorde ».

Très compatissant Jésus qui êtes la lumière du monde, recevez dans la demeure de votre Cœur Très Compatissant les âmes des païens et de ceux qui ne Vous connaissent pas encore. Que les rayons de votre Grâce les illuminent, afin qu’elles aussi glorifient avec nous les merveilles de votre Miséricorde. Et ne les laissez pas sortir de la demeure de votre Cœur Très Compatissant.

 

« Faites que la lumière de votre amour, mon Dieu,

Illumine enfin toutes les âmes restées dans les ténèbres,

Et que n’hésitant plus à Vous reconnaître,

Elles chantent avec nous la gloire de votre Miséricorde ! »

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes des païens et de tous ceux qui ne Vous connaissent pas encore, mais qui sont enfermés dans le Cœur Très Compatissant de Jésus. Attirez-les vers la lumière de l’Evangile. Elles ne savent pas combien est grand le bonheur de Vous aimer. Faites donc qu’elles aussi, puissent glorifier la munificence de votre Miséricorde dans les siècles des siècles. Amen.

 

Prière


Doux Jésus, Bon Berger, je confie à Votre inépuisable Miséricorde, tous ceux qui ne Vous connaissent pas encore. Donnez à tous la Lumière de la foi. Que les âmes du monde entier viennent à Vous et vous consolent par leur zèle. Seigneur, pitié et miséricorde pour mon âme qui est fermée à Votre Présence d’Amour. Vous pouvez la transformer en une âme palpitante, glorifiant les largesses de Votre miséricorde. J’ai confiance en Votre Toute-Puissance d’Amour et je me confie à Vous totalement. Amen.

 

« Je te fiancerai à moi pour toujours. Je te fiancerai dans la justice et dans le droit, dans la tendresse et la miséricorde. » ( Os 2,21)

« Ecris que je suis plus généreux envers les pécheurs qu’envers les justes. Pour eux, je suis venu sur terre. Pour eux, j’ai versé mon sang. Qu’ils ne craignent pas de s’approcher de moi, ce sont eux qui ont le plus besoin de ma miséricorde. » (§ 1275 PJ) « Mon enfant, la vie sur terre est une lutte, mais n’aie pas peur car tu n’es pas seul. Je te soutiens toujours, appuie-toi donc sur mon épaule. Prends la confiance et puise à la source de la vie.» ( § 1488 PJ).

Prières quotidiennes

 

Cinquième jour

Mardi de Pâques

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes des hérétiques et des apostats et immerge-les dans l'océan de ma Miséricorde. Dans mon amère Passion, elles déchiraient mon Corps et mon Cœur, c'est à dire mon Eglise. Lorsqu'elles reviennent à l'unité de l'Eglise, mes plaies guérissent, et ainsi elles me soulagent dans ma Passion ».

Très Miséricordieux Jésus qui êtes la bonté même, Vous ne refusez pas la lumière à ceux qui Vous la demandent. Recevez dans la demeure de Votre Cœur Très compatissant les âmes des hérétiques et des apostats. Par Votre lumière ramenez-les à l’unité de l’Église. Ne les laissez sortir de la demeure de votre Cœur Très Compatissant, mais faites qu’elles aussi glorifient la munificence de Votre Miséricorde.

 

« Même pour ceux qui mirent en pièces le manteau de l’unité,

Coule en votre Cœur une source de pitié.

Par la Toute-puissance de votre Miséricorde, ô Dieu,

Vous pouvez aussi retirer ces âmes de l’erreur ».

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, jetez un regard miséricordieux sur les âmes des hérétiques et des apostats qui, persistant obstinément dans leurs erreurs, gaspillèrent Vos bontés et abusèrent de Vos grâces. Ne regardez pas leurs fautes, mais l’amour de Votre fils et Son amère Passion qu’Il souffrit égale-ment pour elles, puisqu’elles aussi sont enfermées dans le Cœur Très Compatissant de Jésus. Faites qu’elles aussi glorifient Votre immense Miséricorde dans les siècles des siècles. Amen.

 

Prière

 

Doux Jésus, Roi d’Amour, je consacre toutes les âmes rebelles, infidèles, ennemies à Votre Miséricorde infinie. Pardon pour les souffrances que vous endurez à cause de leur absence de foi, d’amour et d’adoration. Donnez-moi les vertus pour devenir une âme réparatrice et expiatrice qui versera du baume sur vos souffrances. Seigneur, pitié et miséricorde, Je suis souvent dans les ténèbres de l’erreur, de l’orgueil de l’égoïsme et je désespère. Venez à mon secours, Dieu si bon et Lumière du monde. Que mon âme gagne en humilité pour répondre à vos appels et permettre aux rayons de Votre grâce d’agir en moi, pauvre pécheur, afin de me redonner chaleur, vie, joie. Amen.

 

« Seigneur, Roi, tu as délivré mon corps de la ruine. Tu as été mon soutien et tu m’as délivré selon l’abondance de ta miséricorde. Mon âme a été tout près de la mort. Je cherchais du regard un homme secourable, et rien. Alors je me souvins de ta miséricorde, Seigneur, sachant que tu délivres ceux qui espèrent en toi. » (Si 51).

Prières quotidiennes

 

Sixième jour

Mercredi de Pâques

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes douces et humbles, ainsi que celles des petits enfants, et immerge-les dans ma Miséricorde. Ce sont elles qui ressemblent le plus à mon Cœur. Elles m'ont réconforté dans mon amère agonie. Je les voyais comme des anges terrestres veiller sur mes autels. Sur elles, je verse des torrents de grâces. Seule une âme humble est capable de recevoir ma grâce. En ces âmes-là, je mets ma confiance ».

Très Miséricordieux Jésus qui avez dit Vous-même : "Apprenez de Moi que Je suis doux et humble de Cœur", recevez dans la demeure de votre Cœur Très Compatissant les âmes douces et humbles, ainsi que celles des petits enfants. Ces âmes-là plongent dans le ravissement le Ciel entier, et sont particulièrement aimées du Père des Cieux. Elles forment un bouquet de fleurs devant le trône divin dont Dieu seul respire le parfum. Ces âmes-là demeurent pour toujours dans le Cœur très compatissant de Jésus, chantant sans cesse l’hymne de l’amour et de la Miséricorde pour l’éternité.

 

« L’âme véritablement humble et douce,

Respire déjà le Paradis sur terre,

D’un parfum d’humilité son cœur

Grise le Créateur Lui-même ».

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes douces et humbles, ainsi que sur celles des petits enfants demeurant dans le Cœur Très Compatissant de Jésus. Ce sont ces âmes-là qui ressemblent le plus à votre Fils. Le parfum de ces âmes montent de la terre et s’élève jus-qu’à votre trône. Père de Miséricorde et de toute bonté, je Vous implore par l’amour et la prédilection que Vous avez pour ces âmes, de bien vouloir bénir le monde entier, afin que toutes les âmes puissent chanter ensemble la gloire de votre Miséricorde pour l’éternité. Amen.

 

Prière


Doux Jésus, Amour Miséricordieux, recevez dans votre Sacré-Cœur toutes les âmes douces, humbles. En particulier les âmes des petits enfants. Je m’associe à l’offrande d’elles-mêmes pour vous réconforter, recevoir les torrents de Votre grâce, être digne de Votre confiance. Pitié et miséricorde Seigneur, ne permettez pas que je sois tiède et froid(e) quand vous venez dans mon cœur à la sainte communion. Mais que mon cœur soit pur et humble pour que Vous y trouviez Votre plaisir.

 

« Mais toi, notre Dieu, tu es bon et vrai, lent à la colère et gouvernant l’univers avec miséricorde. Pécherions-nous, nous sommes à toi. » (Sg 15)

« Je désire m’unir aux âmes humaines. Mon délice est de m’unir aux âmes. Lorsque je viens dans la sainte Communion jusqu’au cœur des hommes, j’ai les mains pleines de toutes sortes de grâces et je désire les donner aux âmes. » (§1385 PJ) « Ce n’est pas dans les grandes bâtisses, ni les constructions magnifiques, mais dans un cœur pur et humble que je trouve plaisir. » (§ 532 PJ)

Prières quotidiennes

 

Septième jour

Jeudi de Pâques

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes qui honorent et glorifient ma Miséricorde de manière spéciale et immerge-les dans ma Miséricorde. Ce sont ces âmes qui ont le plus vivement compati aux souffrances de ma Passion et qui ont pénétré le plus profondément en mon âme. Ces âmes brilleront d'un éclat particulier dans l'autre vie ; aucune d'elles n'ira dans le feu de l'enfer. Je défendrai chacune d'elles en particulier à l'heure de la mort ».

Très Miséricordieux Jésus dont le Cœur n’est qu’amour, recevez dans la demeure de Votre Cœur Très Compatissant les âmes qui vénèrent et glorifient plus particulièrement l’immensité de votre Miséricorde. Dotées de la puissance même de Dieu, elles avancent confiantes en votre Miséricorde au milieu de tous les tourments et contrariétés. Ces âmes sont unies à Jésus et portent le poids de l’humanité entière sur leurs épaules. Elles ne seront pas jugées sévèrement, mais votre Miséricorde les protégera au moment de l’agonie.

 

« L’âme qui célèbre la bonté du Seigneur

Est, de Lui, tout particulièrement chérie.

Près de la source de vie, elle a trouvé demeure,

Et puise mille grâces en la Miséricorde de Dieu ».

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Eternel, daignez jeter un regard de Miséricorde sur les âmes qui célèbrent et vénèrent votre plus grand attribut : votre infinie Miséricorde. Enfermées dans le Cœur Très Compatissant de Jésus, elles sont un vivant Evangile. Leurs mains sont pleines d’actes de miséricorde. Comblées de joie elles chantent l’hymne de la Miséricorde du Très-Haut. Je Vous en supplie, manifestez-leur Votre Miséricorde selon l’espoir et la confiance qu’elles ont mis en Vous. Que s’accomplisse en elles la pro-messe de Jésus qui a dit : « Je défendrai leur vie durant, comme Ma propre Gloire, les âmes qui vénéreront Mon infinie Miséricorde. Je les dé-fendrai tout particulièrement à l’heure de la mort ».

 

Prière

 

Doux Jésus, Prince éblouissant de sainteté, je Vous confie les âmes attachées à glorifier Votre Miséricorde. Je Vous demande la grâce de convertir tous Vos enfants. Que toutes les âmes compatissent vivement aux souffrances de Votre Passion, pénètrent le plus profondément dans Votre âme. Pitié et miséricorde Seigneur, venez à mon secours, je suis si souvent triste et abattu(e) car je retombe si souvent dans les mêmes erreurs. Je succombe aux tentations, aux doutes, aux scrupules. Je perds la paix et je me décourage. Aidez-moi à ne m’appuyer que sur Vous, Jésus, à vous faire confiance en tout et pour tout. Soutenez-moi, rassurez-moi, protégez-moi contre tout mal et tout péché. Amen.

 

« Je prends ta misère et je te donne ma miséricorde. Qui a confiance en ma miséricorde ne périra pas, car toutes ses affaires sont miennes et ses ennemis se briseront à mes pieds ». ( § 723 PJ).

Prières quotidiennes

 

Huitième jour

Vendredi de Pâques

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes de ceux qui sont dans la prison du Purgatoire et immerge-les dans l'abîme de ma Miséricorde. Que les flots de mon Sang rafraîchissent leurs brûlures ! Toutes ces âmes me sont très chères. Elles s'acquittent envers ma Justice. Il est en ton pouvoir de leur apporter quelque soulagement. Puise dans le trésor de mon Eglise toutes les indulgences, et offre-les en leur nom... Oh ! si seulement tu connaissais leur supplice, tu offrirais constamment pour elles l'aumône de tes prières, et tu paierais leurs dettes à ma justice ».

Très Miséricordieux Jésus qui avez dit vouloir Vous-même la Miséricorde, voici que j’amène à la demeure de votre Cœur Très Compatissant, les âmes du Purgatoire, qui Vous sont très chères, mais qui pourtant doivent rendre des comptes à votre Justice. Que les flots de Sang et d’Eau jaillis de votre Cœur éteignent les flammes du feu purificateur afin que, là aussi soit glorifiée la puissance de votre Miséricorde.

 

« De la terrible ardeur du feu purificateur,

Une plainte s’élève vers votre Miséricorde,

Demandant consolation, soulagement, fraîcheur,

Des seuls ruisseaux d’Eau à votre Sang mêlés ».

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, daignez jeter un regard de Miséricorde sur les âmes souffrant au Purgatoire, enfermées dans le Cœur Très Compatissant de Jésus. Je Vous implore par la douloureuse Passion de Jésus, votre Fils, et par toute l’amertume dont son âme Très Sainte fut inondée, de manifester votre Miséricorde aux âmes qui sont soumises à votre Justice sans dé-faut. Que Votre regard ne tienne compte que des mérites des plaies de Jésus, votre Très Cher Fils, car nous croyons que votre bonté et Votre pitié est infinie.

 

Prière

 

Doux Jésus, Merveilleux Prince de Lumière, Vous aimez les saintes âmes du purgatoire qui un jour Vous rejoindront dans Votre Royaume de Gloire. Je Vous prie instamment Jésus, que votre Sang Précieux les soulage, les désaltère, les rafraîchisse, les réconforte, hâte leur délivrance afin que, là aussi, soit glorifiée la puissance de votre Miséricorde. Que les flots de Sang et d'Eau jaillis de Votre Cœur éteignent les flammes du Purgatoire. Pitié et miséricorde Seigneur, Je ne comprends pas le pouvoir incroyable que vous me donnez pour aider mes frères vivants et défunts. Je suis sourd(e) aux appels de détresse de mes frères, je perds tant d’occasion d’aider, d’offrir, de réparer, d’expier, d’aimer. O, Seigneur, guérissez mon pauvre cœur souffrant, découragé. Apprenez-lui à être fortifié par Votre miséricorde.

 

« Je recours à Ta miséricorde, Dieu, Toi qui es seul bon. O Dieu de pitié, Tu ne me rejettes jamais lorsque je reviens à ton Cœur miséricordieux qui n’a jamais refusé personne, même le plus grand des pécheurs. » ( § 1730 PJ)

Prières quotidiennes

 

Neuvième jour

Samedi de Pâques

(Veille de la fête de la Miséricorde)

 

« Aujourd'hui, amène-moi les âmes froides et immerge-les dans l'abîme de ma Miséricorde. Ce sont ces âmes-là qui blessent le plus douloureusement mon Cœur. Ce son ces âmes froides qui, au Jardin des Oliviers, m'inspirèrent la plus grande aversion. C'est à cause d'elles que je me suis écrié : "Père, éloigne de moi ce calice, si telle est ta volonté." Pour elles, l'ultime planche de salut est de recourir à ma Miséricorde ».

Très Compatissant Jésus qui n’êtes que pitié, j’amène à la demeure de Votre Cœur Très Compatissant les âmes indifférentes et froides. Que ces âmes, dont la froideur cadavérique Vous emplit de répulsion, retrouvent la flamme de la vie au feu de votre pur amour. Très Compatissant Jésus, usez de la Toute-puissance de votre Miséricorde : entraînez-les dans le brasier même de votre amour et communiquez-leur le feu de l’amour divin, car Vous pouvez tout.

 

« Feu et glace ensemble il ne faut mêler,

Car le feu s’éteindra ou la glace fondra.

Mais par votre infinie Miséricorde,

Mon Dieu, vous pouvez suppléer de plus grandes déficiences ».

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Père Éternel, jetez un regard de Miséricorde sur les âmes indifférentes, qui sont cependant enfermées dans le Cœur Très Compatissant de Jésus. Père de Miséricorde, je Vous supplie par la Passion amère de votre Fils et par son agonie de trois heures sur la croix, permettez que ces âmes-là célèbrent aussi l’abîme de votre Miséricorde.

 

Prière


Doux Jésus, Brasier ardent de Pureté, accueillez toutes les âmes froides, celles qui vous blessent douloureusement. Que toutes les âmes froides aient recours à votre inconcevable miséricorde. Que dans le feu de Votre pur amour, elles s'enflamment à nouveau. O très compatissant Jésus, usez de la toute puissance de Votre Miséricorde et attirez-les dans le brasier de Votre amour. Pitié et miséricorde Seigneur, pour tous Vos enfants de la terre et du purgatoire. Vous êtes venus pour nous sauver. Attirez-nous tous à Vous par la puissance de Votre Miséricorde afin que nous allions tous Vous glorifier dans votre royaume de paix et de gloire, pour les siècles des siècles. Amen.

 

« Jetons-nous dans les bras du Seigneur, et non dans ceux des hommes, car telle est sa majesté, telle aussi sa miséricorde. » (Si 2,18)

Prières quotidiennes

 

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Fête de la Miséricorde Divine

 

« Ma fille, parle au monde entier de mon inconcevable Miséricorde. Je désire que la Fête de la Miséricorde soit le recours et le refuge pour toutes les âmes, et surtout pour les pauvres pécheurs. En ce jour les entrailles de ma Miséricorde sont ouvertes, je déverse tout un océan de grâces sur les âmes qui s'approcheront de la source de ma miséricorde ; toute âme qui se confessera (dans les huit jours qui précèdent ou suivent ce Dimanche de la Miséricorde) et communiera, recevra le pardon complet de ses fautes et la remise de leur peine ; en ce jour sont ouvertes toutes les sources divines par lesquelles s'écoulent les grâces ; qu'aucune âme n'ait peur de s'approcher de moi, même si ses péchés sont comme l'écarlate. [...] La Fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu'elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques. Le genre humain ne trouvera pas la paix tant qu'il ne se tournera pas vers la source de ma Miséricorde ». (Petit Journal, § 699).

La première Fête de la Divine Miséricorde pour toute l'Eglise - instituée par Saint Jean-Paul II le 30 avril 2000 à l'occasion de la canonisation de Sœur Faustine - a été célébrée le Dimanche 22 avril 2001. Elle est depuis célébrée tous les ans, conformément aux demandes du Seigneur, le premier Dimanche après Pâques.

 

Les prières concluant chaque jour de cette neuvaine sont extraite de la Neuvaine à la Miséricorde proposée par l'Etoile Notre Dame, disponible en CD dans leur boutique

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2 février 2016

Neuvaine à Notre Dame de Lourdes

Neuvaine à Notre Dame de Lourdes

Du 2 au 11 février

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Premier jour

 

Notre-Dame de Lourdes, dans votre tendresse maternelle, Vous as révélé à Sainte Bernadette votre nom : « Je suis l'Immaculée-Conception ». Ce doux nom, pour nous inviter à la confiance et nous apporter le réconfort. Marie, ma douce Mère, j'ai entière confiance en votre puissante intercession auprès du Seigneur. Soyez mon secours, O Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Deuxième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, Vous nous avez communiqué, par la voix de Sainte Bernadette, de prier pour « la conversion des pécheurs ». Vous connaissez ma faiblesse, ma lâcheté. O Marie venez m'aider à résister à toutes les tentations, moi qui suis pécheur. En ce jour, je Vous prie spécialement pour tous ceux qui souffrent dans leur esprit, leur cœur et leur corps. O Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous l'Immaculée-Conception, obtiens-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Troisième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, Vous nous dites : « Pénitence... pénitence... pénitence ». Marie, ô Mère, Vous nous assurez ainsi de l'importance, de l'efficacité de la prière, du sacrifice. Vous nous confirmez la possibilité de contribuer à l'œuvre du Salut des âmes, Marie donnez-moi une soif ardente de la prière, du sacrifice, par amour pour les âmes. Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Quatrième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, O Mère, Vous nous indiquez le moyen de purification : « Allez boire à la source et vous y laver ». O Mère, prenez-moi par la main, conduisez-moi à cette source pour y découvrir, y entendre, y comprendre, sans déformation, en toute pureté, vérité, clarté, « la Parole du Royaume de Dieu », telle que Jésus l'a révélée. Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Cinquième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, « qui guérissez les malades », priez pour eux, priez pour moi. O Mère Vous le savez, je trébuche et je tombe si souvent. Je Vous appelle. Venez m'aider à me relever de mes chutes et à poursuivre ma route, confiant en Votre maternelle sollicitude. Je Vous confie spécialement les malades, les désespérés. Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Sixième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, Soutien de la Sainte Eglise, apprenez-moi à vivre à tout moment en présence du Seigneur, à élever mes pensées, mon cœur, mon âme vers le Père, le Fils et l'Esprit d'amour. Je Vous prie spécialement d'intercéder de toute Votre puissance et de tout Votre Amour maternel, pour la Sainte Eglise, le Saint Père le Pape et tous les pasteurs. « Que tous soient UN ». Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Septième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, secours des chrétiens, je Vous appelle, priez pour moi Votre Fils Miséricordieux, implorez pour moi son Pardon, le pardon de mes fautes, le pardon de toutes les fautes de l'humanité. Vierge Sainte, Vierge Marie, voici le moment d'implorer par Vous, avec Vous, l'infinie Miséricorde de Dieu. Là est la source de tout Bien. O Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Huitième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des Bienheureux, O Mère qui voyez mes peines, mes douleurs. Soyez celle qui reste auprès de moi et quand mes yeux se fermeront à cette terre, soyez encore là pour me présenter à Votre Divin Fils. Sainte Marie, ma Mère, gardez-moi toujours à Vous et serrez-moi sur Votre Cœur, puisqu'à l'ombre de la croix de Votre Fils, je suis devenu « votre enfant ». Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de Notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Neuvième jour

 

Notre-Dame de Lourdes, qui avez fait couler sur la terre la source qui guérit tous les maux, laissez parler mon cœur et Vous dire combien je Vous aime. Voyez, c'est ma façon de Vous exprimer mon amour, de Vous dire merci. Vierge Marie, cet amour est bien peu de chose, bien insuffisant. Pour cela, faites grandir en moi mon amour pour Vous et pour Votre Fils. Ô Marie, Notre-Dame de Lourdes, Vous, l'Immaculée-Conception, obtenez-moi de notre Père des cieux, par les mérites de Votre Fils, la grâce...

 

Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre-Dame de Lourdes, Consolatrice des affligés, priez pour nous.

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21 septembre 2015

Septaine de prière en cas de besoin urgent

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Septaine de prière en cas de besoin urgent

 

Ceci implique sept jours de prière. En cas de problème très grave, la prière peut être dite à plusieurs reprises pendant sept semaines. L'Esprit-Saint est descendu lors du cinquantième jour. La cinquantième année fut l'année de la grâce du Seigneur. « Toutes les choses que vous demanderez au Père en mon Nom, Il vous les donnera ». (Saint Jean, 16, 23)

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Lundi

 

O Sagesse Eternelle et Incarnée, Doux et Adorable Jésus, vrai Dieu et vrai Homme, Fils unique du Père Eternel et de Marie toujours Vierge, je Vous adore profondément au sein et dans la splendeur de Votre Père dans l'éternité, et dans les entrailles virginales de Marie, Votre Digne Mère, au moment de Votre Incarnation. Je Vous rends grâce de Vous être dépouillé, prenant sur Vous la forme d'un esclave (Philippiens 2, 7), afin de me délivrer de l'esclavage cruel du diable. Maintenant j'accepte, et jusqu'à la mort je veux accepter cette humilité. Mon Seigneur, si j'excellais dans le jeûne, la prière, la générosité, l'innocence ou toute autre vertu, ce ne serait rien sans l'humilité. La vie est courte, et je ne connais pas le jour ni l'heure de ma mort. Vous m'appelez afin d’être prêt pour la mort, le jour du jugement et l'éternité. Par conséquent, je devrais en ce jour vivre par la foi, comme si c'était le premier et le dernier jour de ma vie. Seigneur Jésus, Vous frappez à la porte de mon cœur. Je Vous ouvre et Vous reçois comme mon Sauveur et Seigneur. « Je Vous reçois ». (Répétez ceci en esprit à plusieurs reprises et avec foi). A présent, c'est vrai en ce qui me concerne : « Tous ceux qui l'ont reçu, Il leur a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu ». (Saint Jean, 1, 12)

 

Trois Je vous salue Marie

 

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Mardi

 

Jésus, je confesse ma grande fierté cachée, car au fond de mon cœur, je me considère comme étant le meilleur, le plus important et le plus pieux. Chaque fois que je fais quelque chose de bien, cela augmente simplement mon sentiment de supériorité et le sentiment d'être unique, et me rend plus critique envers les autres. Je suis un plus grand pécheur que ceux que je condamne, parce que ce que je condamne, je le fais moi-même. J'ai reçu plus de grâce et de lumière, et pourtant je ne porte pas « les fruits dignes de la repentance » (Matthieu 3, 7-10). Je suis plein d'orgueil, de colère, d'envie, de critique, de volonté propre et de révolte contre la volonté de Dieu. Je suis le plus grand obstacle à mes voisins, et ainsi ils ne peuvent croire, être convertis et grandir en sainteté. Ce n'est que par l'humilité que je peux être sauvé de la punition éternelle, donc j'ai besoin de la pratiquer tous les jours. Mon Jésus, j'ai besoin d'apprendre de Vous, car Vous êtes Doux et Humble de Cœur (Matthieu 11, 29). Je regarde la couronne d'épines sur Votre Tête, je vois le crachat sur Votre Visage, le roseau dans Votre main, le manteau écarlate, je peux entendre les quolibets ! Vous êtes innocent et Vous souffrez pour moi ! Pour mes péchés passés, grognements, volonté propre, auto-indulgence et tout type d'infraction, je mérite d’être battu, que l’on me crache dessus, d’être méprisé et ridiculisé dans cette vie. C'est le plus grand bien pour lequel je dois faire mon possible et être reconnaissant, et je dois remercier tous ceux qui me dénigrent ou m'humilient. (Remerciez Jésus pour l’humiliation ou la souffrance qu'Il a permise par Amour pour vous.)

 

Trois Je vous salue Marie

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Mercredi

 

O Jésus, moi N, pécheur infidèle, je renouvelle et ratifie, en présence de Votre Mère, mes vœux de baptême : je renonce à Satan pour toujours, Je renonce à tout son orgueil pour toujours, je renonce à toute coopération avec lui pour toujours. De plus, je renonce à tous les démons impurs qui souillent et asservissent surtout mon corps : les démons de la gourmandise, de l'adultère, de l'alcoolisme, de l'hypocondrie, de la paresse, Mammon, le consumérisme... O Bonne Mère, obtenez-moi l'esprit de pureté et d'abnégation pour combler le vide en moi ! Je renonce également à tous les démons qui souillent et asservissent en particulier mon âme : l'esprit du mensonge, la peur de Vous suivre, l'esprit de la colère, l'envie, le fait de trouver des défauts, l'apitoiement sur soi, le blasphème, la rébellion, les esprits qui travaillent aujourd'hui à travers la musique impure, les magazines, la littérature, la télévision, l’Internet ou l'opinion publique. Je renonce à l'esprit d'orgueil, à l'hérésie, au pharisaïsme, au libéralisme, au rationalisme, au gnosticisme et à tous les démons religieux qui abusent des sentiments ou de la raison et qui détruisent la foi vivante. Je renonce à tous les démons qui manipulent l'opinion publique en lui faisant considérer le mal comme étant le bien, et le bien comme étant le mal. O Bonne Mère, obtenez-moi l'esprit d'autocritique véritable et l'obéissance, afin de combler le vide dans mon âme.

 

Trois Je vous salue Marie

 

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Jeudi

 

De plus, je renonce à tous les démons impurs qui souillent et asservissent en particulier mon esprit : les démons transmis par le spiritualisme, l'hypnose, l'homéopathie, les guérisseurs, les personnes extra-sensorielles, les paradiagnostics, les devins, les astrologues, les magnétiseurs, les magiciens blancs et noirs et leur travail. Je renonce aux démons transmis à travers le yoga, le Zen, le Reiki, la méthode Silva, la méditation transcendantale, l'horoscope, les graphiques du biorythme, l'acupuncture, le massage chinois et autres pratiques orientales, à travers la lecture de la littérature occulte, à travers différentes pratiques ou à travers la sympathie suscitée par les médias et l'opinion publique dominés par les forces démoniaques ! Je renonce aux démons qui m'ont été transmis en tant qu’héritage sombre de troisième et de quatrième génération dans le cas où mes ancêtres auraient donné foi à diverses formes de magie, de divination, de spiritisme ou de magnétisme. (Réalisez devant Dieu qu’à présent vous renoncez à tout cela. Répétez en esprit et à plusieurs reprises: « Je renonce ».) Je renonce complètement à tous ces démons dont j'ai hérité ou auxquels j’ai été ouvert, consciemment ou inconsciemment. O Bonne Mère, obtenez-moi la plénitude du Saint-Esprit afin de combler le vide en moi, le même Esprit que Vous avez reçu en même temps que les Apôtres le jour de la Pentecôte (Actes 2).

 

Trois Je vous salue Marie

 

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Vendredi

 

Merci, Seigneur Jésus, Fils de Dieu, d’être mort sur la croix pour moi et pour le fait que Votre Sang me purifie maintenant de tout péché (1 Jean 1, 7). En mourant sur la croix, Vous avez brisé la puissance du péché et du diable. Par le baptême, j'ai été enterré dans Votre mort (Romain 6, 4). Avant de mourir, Vous avez dit : « J'ai soif ! ». Ce n'était pas seulement de la soif physique, mais un désir intérieur pour l'accomplissement de l'œuvre du salut. Jésus, à présent avec Vous, j'ai soif de mon salut et du salut de mon prochain. En criant : « Eli, Eli, lama sabachthani ? », Vous avez exprimé le moment du combat le plus dur quand, prenant également tous mes péchés, Vous avez été torturé par les démons des ténèbres. En criant : « Tout est accompli », Vous avez terminé l'œuvre du salut. Le diable et le péché ont été vaincus. Il n'y a rien à ajouter, je dois simplement le recevoir et le réaliser. Vos derniers mots sont le point culminant de Votre mort et se rapportent à moi, aussi. Ces mots expriment le moment de Votre mort rédemptrice pour moi : « Père, entre Vos mains je remets mon esprit ». Mon Seigneur Jésus, par le baptême j'ai été enterré dans Votre Victoire sur la Croix - Votre mort. Je peux réaliser la puissance de Votre mort par la foi lorsque je renonce à ma volonté, même dans les petites choses (la paresse, la peur...). A présent, par la foi, je suis enterré dans Votre mort - le moment d'une victoire et d’un abandon complets : « Père, entre Vos mains je remets mon esprit ». (Luc 23, 46) (Répétez plusieurs fois, en esprit et avec foi: « Père, je remets mon esprit »).

 

Trois Je vous salue Marie

 

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Samedi

 

Seigneur Jésus, avant de dire les mots relatifs à Votre mort, Vous avez dit au disciple : « Voici Ta Mère » (Saint Jean, 19, 25-27). Afin d’être conscient du mystère du baptême, cela signifie mon union avec Votre mort et Votre résurrection, et que je dois rester debout en esprit près de la croix comme Votre disciple. Un disciple est celui qui est prêt à tout perdre (Luc, 14:33), même sa propre vie, pour Vous et l'Evangile (Marc, 8, 35). A présent, me tenant debout près de la Croix en esprit, je perds consciemment mon âme pour Vous et l'Evangile.

 

(Répétez plusieurs fois, en esprit et avec foi : « Je perds mon âme »). Regardez en esprit le visage de Jésus crucifié. Sa dernière volonté, même pour vous, c'est : « Voici Ta Mère ». Dites : « Je reçois ». (Répétez-le plusieurs fois, en esprit et avec foi.) Le disciple la reçut au plus profond de son être (Saint Jean, 19, 27). Jésus est venu sur cette Terre à travers Marie et l'Esprit-Saint. De la même manière, il veut naître et vivre dans votre cœur aussi. Réalisez ceci : une mère ne donne pas seulement la vie, mais apprend aussi à vivre correctement. La Mère de Jésus vous apprend à vivre avec Jésus et en Jésus.

 

Trois Je vous salue Marie

 

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Dimanche

 

Seigneur Jésus, Vous êtes ressuscité d'entre les morts historiquement et réellement, et donc Vous avez prouvé Votre Divinité. Chaque atome, chaque cellule et chaque créature vivante porte le témoignage de la Sagesse et de la Toute-Puissance de Dieu. Vous êtes Dieu. Le samedi soir, après le sabbat, Vous êtes ressuscité d'entre les morts. Le lendemain, Vous avez été vu par beaucoup de personnes, et puis Vous êtes apparu pendant 40 jours. Lorsque les Apôtres reçurent le Saint-Esprit, ils furent témoins de Votre mort rédemptrice, prêchant la repentance pour le pardon des péchés et prêchant Votre véritable résurrection. Ils ont donné leur vie pour ce témoignage, et moururent en martyrs. Dans le baptême, j'ai été uni non seulement à Votre mort, mais aussi à Votre vie et à Votre résurrection (Colossiens 2, 12). « Jésus, Vous êtes en moi, et moi en Vous ». (Répétez-le en esprit, plusieurs fois et avec foi.) Chaque dimanche, je devrais vivre Votre résurrection dans la prière, et recevoir la plénitude de l'Esprit Saint, afin que je puisse être Votre témoin, prêt à donner ma vie pour Vous, comme les Apôtres. Puisse le Saint-Esprit me donner lumière et force, puisse Votre Feu brûler toutes les formes d'égoïsme ou d'impureté en moi, et allumer en moi l'amour pur pour Vous et le zèle pour le salut des âmes. Vous me baptisez dans l'Esprit Saint et le feu. « Je reçois ». (Répétez-le en esprit, à plusieurs reprises et avec foi).

 

Trois Je vous salue Marie

 

Téléchargez le texte de ces prières (PDF) en cliquant ici

Je remercie les personnes qui auront reçu des grâces en priant cette septaine de bien vouloir en donner le témoignage en laissant un commentaire sur cette page.

31 mai 2014

Le Mois de Saint Pierre

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Le Mois de Saint Pierre

Ou dévotion à l'Eglise et au Saint Siège

 

Premier jour

L'Eglise universelle

 

Notre Père... Je vous salue Marie...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous!

 

I. Lorsque l'on considère le Créateur de toute chose, l'Esprit de Dieu planant avec son infinie majesté et sa toute-puissance sur les espaces et les abîmes ; lorsqu'on le voit faisant sortir du néant l'univers entier par la seule force de sa parole féconde, on tombe prosterné devant lui, et on l'adore. Si ensuite, entrant dans les détails de ce chef-d'œuvre, on étudie l'admirable harmonie qu'il a établie entre les différents corps qui le constituent, comment pourrait-on être surpris qu'après avoir créé aussi le monde des esprits, dont la dignité et la noblesse l'emportent autant sur celles du monde matériel que le ciel l'emporte sur la terre, le souverain Maître ait voulu en coordonner également les éléments, et les unir entre eux par un lien indissoluble, le lien divin de la charité ! Ce monde spirituel, ainsi organisé par la main même du Créateur, c'est l'Église universelle.

II. « Que vos œuvres sont magnifiques ! s'écriait le Roi-Prophète en méditant sur les merveilles de la création des êtres matériels : elles portent toutes le cachet de votre sublime sagesse ! » Pour nous, élevons notre âme plus haut encore, et contemplons avec admiration la ravissante ordonnance que Dieu a établie dans cette incomparable société des esprits. Les uns sont sur la terre, chargés encore du poids importun d'une chair rebelle, et s'exercent dans les combats; d'autres souffrent dans un lieu transitoire pour y expier leurs faiblesses ; les autres, enfin, jouissent dans la gloire des cieux du bonheur suprême, fruit de leurs travaux et de leurs victoires. Mais tous ne forment pourtant qu'une seule et même famille, dont Dieu est le Père; tous n'ont qu'un seul et même but qui est d'exalter la gloire du Très-Haut; tous sont unis entre eux par un seul lien, le plus doux et le plus fort, qui est la charité.

III. Que notre âme quitte donc un instant la terre, que notre cœur se dilate, à la pensée de ce royaume des esprits, immense et sans limites, où règne cependant l'ordre le plus parfait ; où se manifestent à la fois toutes les perfections divines de celui qui l'a fondé, sa grandeur, sa toute-puissance, sa sagesse, sa justice et son amour. Prions le Seigneur qu'il nous donne lui-même l'intelligence de cette œuvre de ses mains : car, sans son aide, comment pourrions-nous embrasser cet horizon sans bornes, et comprendre ce céleste ouvrage dont Dieu et l'éternelle béatitude sont l'unique objet et la dernière fin ? Pour contempler les choses divines, il faut un secours divin ; sans lui, notre faiblesse et les liens malheureux qui nous attachent à la terre nous empêcheraient de nous élever assez haut pour entrevoir au moins ces sublimes vérités.

 

Élévation sur l'Église universelle

 

I. Si, du haut des montagnes les plus élevées du globe, je jette un regard autour de moi, quel vaste horizon se déploie sous mes yeux ! et je m'écrie avec admiration : Que vous êtes grand, ô mon Dieu ! Si en parcourant les falaises qui bordent l'immensité des mers, je contemple l'Océan, ma vue s'y égare et s'y perd, je crois avoir une idée de l'infini, je reconnais, Seigneur, votre ineffable majesté, et l'ouvrage de votre toute-puissance. Mais, qu'est-ce que ces imposants spectacles à côté de celui que m'offre l'Église de Dieu, le royaume des esprits ? qu'est-ce que la terre en face de l'immensité des cieux ?

II. Oh non! l'Église n'est pas seulement la réunion de ces âmes fidèles qui combattent sur la terre les combats du Seigneur, ce n'est pas seulement ce Pontife suprême présidant aux destinées éternelles des peuples et du monde entier, à l'aide de cette majestueuse hiérarchie et de ces généreux apôtres qui sont la voix qui prêche dans le désert et qui prépare les voies à la vérité ; ils n'en forment qu'un bien faible élément et la moindre partie. — L'Église! ce n'est pas seulement encore cette assemblée sainte des âmes embellies de toutes les vertus, enrichies des trophées de leurs nombreuses victoires, parvenues à une difficile perfectionnais auxquelles, avant d'entrer dans la gloire, il reste quelques légères taches à effacer, quelques faibles dettes à acquitter par les travaux de l'expiation. C'est bien là un des peuples les plus parfaits qui concourent à former le royaume des esprits, c'est une des plus belles provinces de cet immense empire; mais ce n'est pas encore l'Église universelle.

III. C'est au ciel, ô mon Dieu, que je dois monter; c'est de ces hauteurs que je dois contempler le royaume des âmes, si je veux en avoir au moins une faible idée; c'est jusqu'au pied du trône de votre infinie majesté que je dois m'élever, et de là plonger mon regard sous ces voûtes azurées et resplendissantes de vos divines clartés. Je verrai alors cet innombrable sénat composé des saints de tous les siècles, ce lieu de délices ineffables , récompense des plus généreux combats, espérance suprême des âmes qui n'ont pas achevé de se purifier, ou qui travaillent encore dans la vigne du père de famille. Je serai témoin surtout de ces rapports intimes de la terre avec le séjour de l'expiation, et de l'une et l'autre avec les cieux. Mon œil verra ces légions d'anges qui apportent en foule les messages des pauvres âmes qui gémissent encore sous le poids des souffrances de l'expiation et des labeurs de la vie passagère de l'épreuve, ou qui retournent et descendent vers le lieu de l'exil chargés des secours célestes que la miséricorde infinie daigne répandre par leurs mains sur ceux qui la prient. Saintes et douces communication que la charité divine a établies entre l'Église militante, l'Église souffrante et l'Eglise triomphante pour n'en faire qu'un seul et gigantesque Empire, digne d'être l'oeuvre de sa sagesse et de sa toute-puissance ! Ah ! si le génie de l'homme, surprenant l'un des secrets du Créateur, peut faire parvenir sa pensée jusqu'aux extrémités de la terre avec la rapidité de l'éclair, comment votre toute-puissance, votre ineffable bonté, ô mon Dieu, aurait-elle pu être arrêtée par la distance qui sépare le ciel de la terre ? Soyez mille fois béni. Seigneur, de ces liens étroits que vous avez su former entre eux !

 

Je crois en Dieu...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous!

 

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19 février 2014

Souvenez-vous à Marie Reine du monde

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Souvenez-Vous à Marie Reine du monde

 

Souvenez-Vous, ô puissante Reine,

de l'ineffable pouvoir

que la Très Sainte Trinité

Vous a donné sur le monde.

Pleins de confiance en Vos Mérites

nous venons implorer Votre Miséricorde.

O Céleste Trésorière de toutes les grâces

dont Vous pouvez disposer pour les répandre,

selon la Volonté de Votre Fils,

sur l'univers entier,

accordez-nous l'insigne faveur

de nous abandonner totalement à Votre très doux Coeur,

puisque Vous êtes notre Mère

et que notre Salut est entre Vos mains.

O Reine de l'univers,

accueillez favorablement nos prières

et nous servirons avec joie

le Christ-Roi.

 

Amen.

12 décembre 2013

Une icône pour méditer pendant l'Avent

Une icône pour méditer pendant l'Avent

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Locutus sum in lingua mea notum fac mihi domine

finem meum et numerum dierum meorum quis est ut sciam qund desit mihi

 

J'ai laissé parler ma langue Seigneur,

fais-moi connaître ma fin, quel est le nombre de mes jours et je connaîtrai combien je suis fragile.

 (Psaume 38)

16 août 2013

Neuvaine à l'Enfant Jésus pour la guérison de notre enfance

Neuvaine à l'Enfant Jésus pour la guérison de notre enfance

 « Voici que je fais toute chose nouvelle » (Apocalypse 21,5).

 

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Explication

 

Notre enfance est le lit où nous avons appris, à travers la tendresse et aussi les orages, l'amour et ses contours. Mais il nous faut souvent plus que la vie d'enfant, pour quitter cette couche et nous tenir debout. Il reste en nous des « plis » souffrants, qui à l'âge d'être grand, nous gardent prisonnier de notre passé. Cette enfance humaine, Jésus l'a épousée pour qu'en chacun de nous, un enfant de lumière, libre de ses anciennes captivités, puisse enfin célébrer le don de la vie. Dans chacune de ces blessures, Dieu fait homme, peut semer une graine, d'un amour plus profond. Regardez les aveugles, ils développent des sens inconnus, c'est par leur cécité que le nouveau se fait. Oui, seul Dieu fait toute chose nouvelle. Confions à l'Enfant Jésus tous les déboires de nos enfances, les errances de l'amour, pour qu'Il y invente des trésors inconnus. A son école, dans la maison de la Sainte Famille, laissons le réinventer l'amour en nous. Il n y a pas de temps pour l'Esprit Saint, le Consolateur que Jésus nous envoie, il peut en un instant restaurer notre cœur.

 

Chaque jour


A la fin chaque jour, prière de Léonce de Grandmaison, puis un Notre Père, un Je vous Salue Marie, un Gloire au Père. Finir avec l'invocation: « Enfant Jésus Roi d'amour, j'ai confiance en toi ».

 

Prière du Père Léonce de Grandmaison

Sainte Marie, Mère de Dieu, Garde-moi un cœur d’enfant


Sainte Marie, Mère de Dieu, gardez-moi un cœur d’enfant, pur et transparent comme une source ; obtenez-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses ; un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n'oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d'aucun mal. Faites-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s'effacer dans un autre cœur devant Votre Divin Fils ; un cœur grand et indomptable, qu'aucune ingratitude ne ferme, qu'aucune indifférence ne lasse ; un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de Son Amour et dont la plaie ne guérisse qu'au Ciel.

 

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Premier jour


L'Esprit-Saint recouvre le Sein de Marie, Dieu fait homme est ici, sur terre, dans ce sein virginal. Enfant Jésus, venez au moment de ma conception dans le sein de ma mère. Je Vous présente mon père et ma mère en cet instant unique. Vous en connaissez toutes les circonstances. Innocentez en mon âme, toute trace de refus de la vie et de désolation. D'un divin baiser, embrassez et mon père et ma mère, et que cette eau nouvelle, rafraîchisse tout sur son passage.


Temps de prière silencieuse et d’accueil : Nommer à voix haute ce que vous connaissez de votre conception : circonstances difficiles, venue inattendue, conception dans la violence, dans l'infidélité, dans la colère... après une fausse couche, un avortement...


Deuxième jour


Enfant Jésus, petit embryon, Vous êtes devenu fœtus dans le Sein de Marie. Les trésors de la mère appartiennent à l'enfant, ces trésors sont à moi. Visitez ma gestation dans le sein de ma mère. Que la beauté de Votre croissance, irradie ses rayons jusque sur mon petit être. Mois après mois, caressez, consolez, apaisez mon petit être. C'est dans Vos bras d'Amour, que je désire me déployer, sur chacune de mes plaies posez Vos mains transpercées.


Temps de prière silencieuse et d’accueil : Nommer à voix haute toutes les circonstances que vous connaissez de votre temps dans le sein de votre maman : circonstances familiales (refus de cette grossesse, isolement....) de santé (risque de fausses couches, maladies, accidents) et tout ce qui revient a votre mémoire.


Troisième jour

 

Enfant Jésus, il y eu pour Vous, un jour, une date, ou du sein de Marie Vous êtes sorti, c'est Votre anniversaire. En Votre naissance virginale, point de souffrance. Je Vous consacre ma naissance. Recouvrez-là, je Vous en supplie, de la paix de Noël. Que toute mémoire de douleur amère, que tout traumatisme dû aux circonstances de ma naissance, soient visités et apaisés. Visitez en moi, toutes les émotions de ces heures. Souffle divin réveillez en mon âme, l’amour de la vie.

 

Temps de prière silencieuse et d’accueil : Nommer à voix haute des circonstances de votre naissance : naissance par césarienne, forceps, avance, retard, cordon autour du cou, souffrance maternelle, paternelle...


Quatrième jour


Marie tient son bébé dans ses bras, elle l'allaite, le berce et saint Joseph veille sur l'enfant et sa mère. Depuis toujours, il devait en être ainsi, mais le pêché a rompu l'harmonie de la vie. Enfant Jésus, je Vous consacre les premiers mois de ma vie jusqu'à ce que je marche. Souvenez-Vous de tout pour moi : mes premières perceptions dans les bras de ma mère, de la voix de mon père. Visitez aussi ces premiers contacts avec la nourriture et l'environnement. Visitez-moi dans mon berceau et dans mes attentes déçues quand la solitude et la peur se sont fait sentir. Visitez, je Vous en supplie, les premières expériences du manque en mon âme et mon corps.


Temps de prière silencieuse et d’accueil : Nommer à voix haute ce que vous connaissez de vos premiers mois : allaitement, sevrage, bébé en garde, séparations, père absent, frère ou sœur aîné jaloux...

 

Cinquième jour


Vous voici sur Vos jambes, Vous trottez dans la maison de Nazareth sous les yeux émerveillés de Joseph et Marie. Leur voix sont autant de caresses sur Votre enfance en croissance. Paix et sécurité sont les remparts de ce foyer. Enfant Jésus, je Vous consacre mes premiers pas et toute la relation qui grandit avec mes parents. Visitez mes premiers élans vers plus d'autonomie, marche, propreté, langage... Visitez tous les échanges, plaisirs et déplaisirs. Visitez ce que je vois, ce que je touche, ce que je sens... les premières sensations du petit enfant debout.


Temps de prière et silencieuse et d’accueil : Nommer à voix haute de que vous connaissez de vos trois premières années : accidents, retard, isolement, changements dans la famille (déménagements, décès, emplois..), maladies...

 

Sixième jour

 

Enfant Jésus, Vous parlez maintenant, presque comme un grand. Vous regardez Joseph et combien il est grand, Vous regardez Marie, et combien Elle est Belle. Vous le savez, Vous êtes un petit homme, alors avec Joseph Vous apprend à travailler à cette identité humaine, et Adam enfin se réjouit de se voir bientôt pleinement restauré. Enfant Jésus, je Vous consacre tous mes regards vers mon père et ma mère, je Vous consacre mon identité, masculine ou féminine. Visitez je Vous en supplie, tous les troubles de ma personnalité, afin que je devienne pleinement ce que je suis.


Temps de prière silencieuse et d’accueil : Nommer à voix haute : faire mémoire de la place de votre père et de votre mère, proches, lointains.. qui a l'autorité... Faire mémoire aussi de vos souffrances identitaires présentes dans votre vie adulte, leurs conséquences dans votre vie relationnelle. Difficultés sentimentales, (soumission/domination), célibat forcé, blocages, échecs, mésestime, dévalorisation...


Septième jour

 

Enfant Jésus, Vous avez maintenant 12 ans. Après avoir quitté Vos parents au Temple de Jérusalem, pour accomplir la mission que le père Vous a confiée, Vous redescendez à Nazareth, grandissant dans la sagesse et dans l'obéissance. Je Vous consacre ma propre adolescence et tous les tourments intérieurs de cette nuit de l’âme. Me séparer, grandir, savoir qui je suis, sont autant de chemins que parfois je cherche encore dans ma vie. Certains dérapages dans cette conduite délicate ont laissé des traces profondes. Visitez, je Vous en supplie, tous les détours de mon adolescence, quand grandir m'a fait peur, que je me sentais désarmé, vulnérable, et lorsque j'ai emprunté, des chemins de traverse. Je sais qu'en Vous, il n est jamais trop tard pour avoir une enfance heureuse.


Temps de prière silencieuse et d’accueil : Nommer à voix haute toutes les inquiétudes, les peurs, les dérives de notre adolescence. Faire mémoire de toutes les circonstances douloureuses, divorces, pertes, hontes, histoires avec nos camarades, professeurs...


Huitième jour

 

Enfant Jésus, Vous voici prêt pour partir en mission, équipé de l'amour pour un autre voyage. Vous avez préféré rester encore quelques temps avec Marie, peut être pour nous laisser le temps de devenir grands. Vous savez comme pour nous, il est long et douloureux ce chemin pour quitter, la terre de nos parents. Bien longtemps, en nous, elle pleure et gémit. Plus tard, Vous direz que Vous êtes venu non pas amener la paix, mais l'épée (Cf. Mt 10, 34), quelle étrange parole ! Mais cette épée sépare en mon âme, l'ancien du nouveau, car Vous le dites, si le grain de blé ne tombe à terre, il ne peut porter du fruit. Il m'arrive, encore aujourd'hui d'avancer avec mon passé devant moi, quelle impasse ! Mes pieds se traînent, mon âme est lourde. Enfant Jésus, je Vous en supplie, venez avec Votre épée, couper les liens mauvais qui me retiennent et défendre les bons. Je Vous consacre ce temps, tremplin de ma vie adulte. Achevez ce qui doit être achevé, sauvez ce qui doit être sauvé, restaurez ce qui doit être restauré.


Temps de prière silencieuse et d’accueil : Nommer à voix haute et faire mémoire de ce passage à l'âge adulte : les choix de cette époque, sentimentaux, orientation professionnelle, rencontre, vie de foi... toutes les événements et sentiments qui ont animé cette période de notre vie.


Neuvième jour

Consécration de toute notre enfance

passer de l'infantilisme à l'esprit d'enfance


Enfant Jésus, Vous nous dites que seuls ceux qui deviennent des petits entrent dans le Royaume. Je désire laisser derrière moi, tout ce qui s'est grandit en moi pour devenir fort selon l'esprit de ce monde. J'ai eu si peur, j'ai eu si mal, mais je voulais tant vivre, que j'ai trouvé, de-ci, de-là, des armes lourdes pour me défendre. Mais je vois aujourd'hui hui qu'elles sont un rempart qui m'empêche d'être libre, et Vos rayons d'Amour, sur ses pierres, se heurtent. Je dépose à Vos pieds, toutes ces armes et leur utilité. Je n'en n'ai plus besoin, car je sais que Vous êtes là, et que Votre Sainte Innocence, est le meilleur des boucliers. Je désire devenir un enfant de Votre Lumière, un enfant de Dieu au cœur de ce monde. A partir de ce jour, je Vous livre sans retenue mon passé, à partir de ce jour, mon passé est passé, et porté dans Vos bras d'amour, je m'élance, confiant, comme un enfant blotti sur le sein de sa mère, vers le Royaume des cieux. Merci de m'avoir conduit de mon père de la terre vers mon Père du ciel. Enfant Jésus, je Vous consacre tout ce temps qu'il me reste sur la terre, faites en un Noël de chaque jour, pour qu'au soir de cette vie, je naisse sans douleur, au Ciel de mon éternité. Amen.


Neuvaine écrite par Myriam Fourchaud. Cette prière est écrite avec le « vouvoiement », mais vous pouvez aussi utiliser le « tutoiement », selon votre cœur. (Source de la neuvaine : www.mariereine.com).

 

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

7 août 2013

Neuvaine à Sainte Hildegarde de Bingen

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Sainte Hildegarde de Bingen

Docteur de l'Eglise

1098-1179

Fête le 17 septembre

 

Hildegarde naît en 1098 à Bermersheim près d’Alzey. La date exacte de sa naissance n’est pas connue, contrairement à ce que disent certains sites d’astrologie ou comme le prétend Wikipedia. Elle est la dixième enfant d’une famille appartenant à la haute noblesse franque. Vers 1112, elle entre au couvent de Jutta de Sponheim, dépendant du monastère bénédictin du Disibodenberg. Hildegarde va donc être très tôt imprégnée du rythme de vie bénédictin alternant prière et travail, étude et lecture spirituelle, vie communautaire et solitude. Jutta meurt en 1136 et Hildegarde est élue abbesse du couvent à la tête d’une petite communauté qui s’était développée peu à peu, au fil des années. Jusqu’à sa 41ème année, Hildegarde s’applique aux tâches quotidiennes d’un couvent, enrichit ses connaissances et se dote d’une profonde culture. Bien que n'étant pas instruite, comme elle le dit elle-même – elle n’avait pas reçu un enseignement réel des disciplines classiques telle que la grammaire – Hildegarde possédait néanmoins de vastes connaissances de la Bible, en théologie, en philosophie et en sciences naturelles. C’est surtout la richesse des Écritures qu’elle découvre dans la liturgie et la Règle de Saint Benoît comme dans les Lectures des Pères de l’Église et des Pères du désert qui vont devenir pour elle une source intarissable d’inspiration et constituer la base de son œuvre entière.

En 1141, elle fait sa première rencontre avec la Lumière qui la foudroie comme un éclair et transforme soudainement sa vie, jusqu’alors effacée : « Et voici que, dans la 43ème année du cours de ma vie temporelle, alors que, dans une grande crainte et une tremblante attention, j’étais attachée à une céleste vision, j’ai vu une très grande clarté, dans laquelle se fit entendre une voix venant du ciel et disant : « Fragile être humain, cendre de cendre et pourriture de pourriture, dis et écris ce que tu vois et entends…. Ecris cela, non pas en te fondant sur toi-même, ni en te fondant sur un autre humain, mais en te fondant sur la volonté de celui qui sait, qui voit et qui dispose toutes choses dans les secrets de ses mystères. Et à nouveau, j’entendis une voix du ciel qui me disait : « Proclame donc ces merveilles, écris les choses que tu as ainsi apprises et dis-les. Et il arriva, en l’année 1141 de l’Incarnation de Jésus Christ, Fils de Dieu, alors que j’étais âgée de 42 ans et 7 mois, qu’une lumière de feu d’un éclat extraordinaire, venant du ciel ouvert, traversa tout mon cerveau et enflamma tout mon cœur et toute ma poitrine, comme le fait la flamme, non pas celle qui brûle, mais celle qui réchauffe, tout comme le soleil réchauffe un objet sur lequel il pose ses rayons. Et voici que, tout à coup, je pouvais savourer la connaissance du contenu des Livres, c’est à-dire du Psautier, des Evangiles et des autres livres, aussi bien de l’Ancien Testament que du Nouveau, et cela sans connaître la traduction des mots de leur texte, ni la division en syllabes, sans avoir non plus la connaissance des cas ou des temps. » Scivias : Commencement de la première partie du livre « Connais les voies ».

Le passage de la Lumière en elle ainsi que les dons appropriés à cette apparition ont valu à Hildegarde de Bingen son nom de visionnaire et de prophétesse. De 1141 à 1151, elle travaille alors à sa première œuvre de théologie «Scivias » qui retrace l’Histoire Sainte depuis la création de l’univers et de l’homme jusqu’à la rédemption et l’accomplissement de la fin des temps, en passant par la naissance et le développement de l’Église. L’histoire éternelle de Dieu et de l’homme, de l’éloignement au retour de l’homme vers son Créateur y est racontée de manière unique. Hildegarde essaie de décrire, sans cesse par de nouvelles images, le Mystère de Dieu. Dans le récit, ses visions sont toutes composées de la même manière (1. la vision, 2. l’explication, 3. le sens théologique et spirituel). En 1147/48, lors d’un synode à Trêves, le pape Eugène III reconnaît l’origine divine des écrits d’Hildegarde.

En 1150, Hildegarde s’installe avec 20 religieuses dans un nouveau monastère qu’elle fonde sur le Rupertsberg près de Bingen, sur les hauteurs du Rhin. En 1158, elle rédige des traités de médecine et de science « pour rendre les hommes attentifs aux moyens de guérison que Dieu a placés dans la nature. Elle manifeste ainsi par ses écrits la vivacité culturelle des monastères féminins du Moyen-Age ». Le livre « Causae et curae »  décrit plus de 50 maladies et leurs remèdes. « Le Physica » ou « Livre des subtilités des créatures divines » propose 2000 traitements issus des 3 règnes : animal, végétal et minéral. « Les arbres, les plantes, les animaux et même les pierres précieuses, toute la création recèle de forces secrètes qu’aucun homme ne peut connaître à moins que Dieu ne les lui ait révélées. » « Ces remèdes m’ont été indiqués par Dieu. Et l’homme sera libéré des maladies, sauf si cela est contraire à la volonté de Dieu. » De 1158 à 1173, elle rédige son deuxième ouvrage de théologie, «Liber Vitae Meritorum», « Le Livre des Mérites de la Vie », et écrit son «Liber Divinorum Operum», « le Livre des œuvres divines ». De 1158 à 1170, elle entreprend 4 voyages missionnaires (dont le dernier à plus de 70 ans) pour parler de Dieu aux hommes et pour rétablir la paix, l’unité dans l’Eglise. Elle prêche en public à plusieurs endroits, entre autres à Mayence, Wurtzbourg, Bamberg, Trêves, Metz et Cologne, appelant le peuple et le clergé à la pénitence et à la conversion du cœur.

En 1165, Hildegarde fonde un second cloître à Eibingen au-dessus de la ville actuelle de Rüdesheim, en face du Rupertsberg. En 1174/75, le moine Gottfried entame la «Vita» d’Hildegarde. Le 17 Septembre 1179, Hildegarde meurt au Rupertsberg, à l’âge de 81 ans. On a vu apparaître dans le ciel deux arcs qui s’entrecroisaient. A leur point d’intersection a grandi une croix lumineuse. Ce phénomène a été observé par plusieurs personnes au-dessus du Rupertsberg. Entre 1180 et 1190, le moine Theoderich achève le récit de la vie d’Hildegarde entamé par Gottfried. Entre 1223 et 1237, la procédure de canonisation d’Hildegarde est interrompue pour des raisons inconnues. Son nom a été introduit au martyrologe romain au XVe siècle. Longtemps vénérée comme une sainte par ses partisans, son culte a été étendu à l'Eglise Universelle en mai 2012 par Benoît XVI qui l'a proclamée Docteur de l'Eglise le 7 octobre 2012.

Bibliographie : « Sainte Hildegarde, Docteur de l'Eglise, sa vie, son message, ses visions, sa médecine, ses prières... », de Thierry Fourchaud, aux Editions La Bonne Nouvelle.

 

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Neuvaine à Sainte Hildegarde de Bingen

 

O Sainte Hildegarde, Dieu vous a révélé bien des mystères de l'univers. aidez-nous à découvrir dans la création toute la bienveillance du Père qui nous aime d'un Amour infini. Vous qui avez cultivé avec sagesse les arcanes de la théologie, de la médecine et des arts, nous vous prions pour les scientifiques, les médecins, les chercheurs, les artistes, intercédez auprès du Seigneur pour qu’ils reconnaissent l’origine divine dans tout ce qu’ils découvrent. Vous la Prophétesse de Germanie qui avez proclamé avec force et ardeur la vérité de Dieu, aidez-nous à être témoin, en Eglise, de cette vérité. Vous qui aviez le don de guérison, nous vous confions les maladies de l’âme et du corps. Aidez les plus souffrants à se tourner vers le Christ pour obtenir leur guérison pour la vie éternelle. Vous qui avez aimé et servi Dieu jusqu’à la mort, soutenez-nous dans notre chemin de foi ; que notre charité se fasse toujours plus ardente, et que l’amour de Dieu nous anime toujours. Amen.

 

1 Notre Père, 10 Je vous salue Marie, 1 Gloria

 

Sainte Hildegarde, priez pour nous !

 

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25 juin 2013

Litanies du Sacré Cœur de Jésus Enfant

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Litanies du Sacré Cœur de Jésus Enfant

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Cœur de Jésus Enfant, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus Enfant, formé dans le Sein de la Vierge Marie, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus Enfant, nourri du lait de Marie, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus Enfant, en Qui Votre Père se plaît uniquement, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus Enfant, chef d'oeuvre du Saint Esprit, ayez pitié de nous.

Cœur de Jésus Enfant, Tabernacle de la Très Sainte Trinité,

Cœur de Jésus Enfant, Fournaise d'Amour,

Cœur de Jésus Enfant, Trône d'Amour,

Cœur de Jésus Enfant, Demeure de la Justice et de l'Amour,

Cœur de Jésus Enfant, Source de lait et de miel,

Cœur de Jésus Enfant, puissant dans la faiblesse,

Cœur de Jésus Enfant, miracle d'obéissance,

Cœur de Jésus Enfant, abîme d'Humilité,

Cœur de Jésus Enfant, océan de Bonté

Cœur de Jésus Enfant, doux centre de nos cœurs,

Cœur de Jésus Enfant, notre félicité souveraine,

Cœur de Jésus Enfant, que l'Amour a désarmé,

Cœur de Jésus Enfant, Trésor ouvert à tous,

Cœur de Jésus Enfant, source de Bénédictions,

Cœur de Jésus Enfant, principe de Sainteté,

Cœur de Jésus Enfant, glorifié par les Anges et les bergers,

Cœur de Jésus Enfant, attirant les Rois des extrémités du monde,

Cœur de Jésus Enfant, délice du Ciel et de la terre,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

O Dieu, crééz en moi un cœur pur,

Et renouvelez en moi l'esprit d'innocence.

 

Prions

 

Dieu Tout-puissant qui avez formé par le Saint Esprit dans le sein de Marie une demeure Sainte et Immaculée à Jésus-Christ, créée en nous un cœur nouveau, afin que, Vous servant sur la terre avec un cœur pur, nous méritions de jouir de la beauté de Votre Face pendant l'éternité. Par le même Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

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19 janvier 2013

Le Serviteur de Dieu Antoine Kowalczyk

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Le Serviteur de Dieu Antoine Kowalczyk

Frère coadjuteur

Oblat de Marie Immaculée

1866-1947

 

Le Frère Antoine naquit en Pologne, le 4 juin 1866 et passa sa jeunesse en Allemagne. Entré au noviciat des Oblats de Marie Immaculée à Saint Gerlach, il fit profession en 1892 et partit pour les missions du Nord-Ouest Canadien. On le voit d'abord au Lac la Biche, puis à Saint Paul, enfin au Juniorat Saint Jean d'Edmonton. C'est là qu'il passe la plus grande partie de sa vie au servie des futurs prêtres, se distinguant particulièrement par sa dévotion à la Sainte Vierge. Il y mourut saintement le 10 juillet 1947.

 

Prière pour une neuvaine

 

O Dieu, qui voulez que toutes grâces nous viennent par Marie, et qui avez inspiré à Votre Serviteur le Bon Frère Antoine une grande dévotion envers l'Immaculée, faites, nous Vous en supplions, qu'une confiance inébranlable en Marie pénètre nos cœurs comme le sien, et, pour montrer le crédit dont il jouit auprès de Vous, daignez nous accorder par son intercession la grâce spéciale que nous sollicitons humblement. Ainsi soit-il.

 

Pater, Ave, Gloria.

 

Imprimatur

A. Traglia Archiepisc. Vicesgerens

 

Prière de signaler les faveurs obtenues soit au R.P. Postulateur, 290 Via Aurelia, Rome, soit à tout autre Oblat.

Site internet de la Postulation O.M.I.

http://postulationomifr.weebly.com

 

Pour approfondir

Biographie du Frère Antoine Kowalczyk sur le site Mon Dieu et mon Tout

http://mondieuetmontout.com/menu-Paul-Emile-Breton.o.m.i-Fr-Antoine-Kowalczyk-Le-forgeron-de-Dieu.htm

 

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19 octobre 2012

Passage des reliques du Bienheureux Jean Paul II à Bordeaux

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Passage des reliques du Bienheureux Jean Paul II à Bordeaux

 

Dimanche 21 octobre, les Bordelais auront la joie d’accueillir des reliques du bienheureux Jean-Paul II.

A cette occasion, l’Eglise du Sacré-Cœur a ouvert une chapelle dédiée au Bienheureux. Voici le programme de cette journée dédiée à l’Adoration et à la Compassion.

Les reliques seront accueillies au cours de la Messe, célébrée à 10 h 30.

Ensuite vous êtes conviés à partager un apéritif et un pique-nique tiré du sac au Centre Jean-Paul II. A 14 h 30 le Père Martin Pradère (Supérieur du séminaire Saint Joseph de Bordeaux) donnera une conférence sur « L’amitié avec Jésus » dans l’Eglise du Sacré-Cœur.

Cette conférence sera suivie, à partir de 15 h 30, d’un temps d’adoration et de confession.

 

La vénération des reliques et les Vêpres viendront terminer cette journée.

(Extrait du site http://sacrecoeur.info)

N'oublions pas que lundi prochain, 22 octobre, c'est la Fête Liturgique du Bienheureux Jean Paul II, a cette occasion, n'hésitons pas à le prier, à lui confier toutes nos intentions et à confier la paix mondiale et l'avenir de nos pays.

 

Fraternellement,

Franck Monvoisin, laïc Franciscain.

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9 septembre 2012

Neuvaine à Marie Enfant

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Neuvaine à Marie Enfant

(Du 9 au 17 Septembre)



1. O Marie, Sainte Enfant issue de la lignée royale de David, ô Céleste Reine des Anges, ô Mère de la grâce et de l'amour, je Vous salue avec toute affection de mon cœur. Obtenez-moi d'aimer le Seigneur Dieu avec une généreuse fidélité chaque jour de ma vie et obtenez-moi une tendre dévotion envers Vous qui êtes la première-née de l'amour divin.

 

Je Vous salue Marie...


2. O Marie, Céleste Enfant, Blanche Colombe, qui êtes venue belle et Immaculée en ce monde, mon âme exulte quand elle se trouve en Votre présence, car Vous êtes le véritable prodige de la Sagesse et de la Bonté de Dieu, aidez-moi à garder jalousement, et au prix de n'importe quel sacrifice, la vertu angélique de la sainte pureté.

 

Je Vous salue Marie...

 

3. Salut Marie, ô Gracieuse et Sainte Enfant, véritable Paradis de délices spirituels, le jour de l'Incarnation a été planté en Vous le vrai Arbre de Vie, Jésus, le Sauveur du monde. Confiant en Votre Amour, aidez-moi à fuir et à détester les fruits empoisonnés des vanités et des plaisirs de ce monde. Inspirez-moi les pensées, les sentiments et la vertu de Votre divin Fils, qui sont les plus doux fruit de la vie éternelle.

 

Je Vous salue Marie...

 

4. Réjouissez-Vous, ô Marie, merveilleuse Enfant, jardin clos, impénétrable aux créatures, ouvert seulement à l'Epoux céleste qui se plaît à se reposer parmi les fleurs odorantes de vos grandes vertus. O Lys du paradis, merveilleux exemple de la vie humble et cachée, faites que l'Epoux céleste trouve toujours ouverte la porte de mon cœur pour les visites amoureuses de Sa grâce et de ses amoureuses inspirations.

 

Je Vous salue Marie...


5. O Marie, Sainte Enfant, Aurore Mystique, heureuse Porte du ciel, en Vous se confie et espère mon âme. Combien est profonde ma tiédeur pour le service de Dieu et qu'il est grand le danger de me damner ! O ma puissante Avocate, de Votre petit berceau, étendez Votre main bénie afin de me sortir de cette pénible léthargie, soutenez-moi sur les chemins de la vie et faites que je serve le Seigneur avec une grande ferveur et une grande persévérance jusqu'à ma mort, pour pouvoir obtenir la couronne éternelle.

 

Je Vous salue Marie...

 

(Indulgence partielle une fois par jour. Approbation ecclésiastique)

 

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13 juin 2012

"Abba, Père Bien-aimé", Neuvaine à Dieu le Père

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Abba, Père Bien-aimé

Neuvaine à Dieu le Père

 

Avant-propos

 

Au cours des siècles, de nombreuses neuvaines ont vu le jour: neuvaines au Sacré Cœur, à la Sainte Vierge, à saint Joseph ou à d’autres saints. Pourquoi ne serait-il pas permis de s’adresser pendant neuf jours à notre Père du ciel en suivant les intentions de la prière du Seigneur ? Ceci d’autant plus qu’il ne s’agit pas ici d’une dévotion quelconque: la dévotion au Père était la dévotion de Jésus. Toute la personne de Jésus était comme polarisée par le Père. Sa mission était de nous révéler Dieu comme Père, de nous faire connaître son amour infini et de nous conduire à lui. Ce Père, il l’appelait « Abba », « Papa », comme un enfant, ce qui était révolutionnaire. « Abba, Père bien-aimé ! » s’exclamaient, dans l’enthousiasme de l'Esprit Saint, les premiers chrétiens, expression de leur nouvelle vie d’enfants de Dieu. Et aujourd’hui, sommes-nous vraiment avec Jésus en route vers le Père ? L’humanité est entrée dans le troisième millénaire. La solution de ses problèmes réclamera une solidarité toujours plus grande. L’heure n’est-elle pas venue de faire découvrir le fondement ultime de la fraternité humaine, à savoir la paternité universelle de Dieu ? Tâche immense dans laquelle les chrétiens ont un rôle primordial à jouer. A nous de commencer à vivre mieux notre véritable identité chrétienne et humaine: celle d’être enfants d’un même Père par le Christ dans l'Esprit. Puissent ces prières nous aider à entrer dans le courant d’amour filial du Christ et ainsi servir le dessein grandiose du Père: réunir tous les humains en une seule famille dans le Christ, « à la louange de sa gloire ». (Eph 1, 12)

 

Premier jour

Tu n'êtes qu’amour

 

« Voyez combien grand, est l'amour dont le Père nous a comblés... » (1 Jean 3, 1)

 

Père, que c’est merveilleux ! Avec Vous, tout est si simple. Je peux venir vers Vous comme un enfant. Je peux tout Vous demander, et Vous me donnez tout ce dont j’ai besoin. Je peux Vous dire mes joies et mes peines. Vous m'écoutez, Vous me prenez au sérieux, Vous me comprenez. Jamais Vous ne Vous lassez de moi. Jamais Vous ne Vous détournez de moi. A tout moment, Vous êtes entièrement disponible. Vous ne regardez ni mes avoirs, ni mon savoir, ni mes capacités. Vous m’acceptez tel que je suis. Vous ne regardez pas mes fautes et Vous ne me condamnez pas. Vous me pardonnez tout et Vous ne me gardez pas rancune. Vous me prenez tel que je suis maintenant, et non pas tel que j’ai été. Vous me donnez toujours la chance de repartir à zéro. Je n’ai rien à craindre de Votre part. Vous êtes le Père de tous. Chacun peut venir à Vous, personne n’est exclu. Vous aimez chacun d’un même amour, quel qu’il soit. Vous l'aimez comme Vous aimez Votre propre Fils ! Père, c'est inouï, c'est incroyable ! Pourtant, c'est la vérité. Jésus en est témoin: Vous n'êtes qu'amour, amour infini.

 

Notre Père qui êtes aux cieux,

Que Votre Nom soit sanctifié,

Que Votre Règne vienne,

Que Votre Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel.

Donnez-nous aujourd’hui notre pain de chaque jour,

Pardonnez-nous nos offenses comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés.

Ne nous laissez pas succomber à la tentation,

Mais délivrez-nous du mal.

Car c’est à Vous sont le règne, la puissance et la gloire, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Deuxième jour

Le don le plus grand

 

« Si donc vous, qui êtes mauvais, savez donner de bonnes choses à vos enfants, combien plus le Père céleste donnera-t-il l’Esprit Saint à ceux qui le lui demandent... » (Luc 11, 13)

 

Père, c'est Vous que êtes le donateur de tous les dons. Plus un don est grand et précieux, plus Vous êtes empressé à nous le donner. C’est pourquoi, Père très bon, je viens aujourd’hui Vous demander le meilleur don. Je viens Vous demander l'amour, je viens Vous demander l'Esprit Saint. Père, j'ai tellement besoin de l'Esprit Saint ! Je voudrais avoir la joie de vivre et ne pas être angoissé par la mort. Je voudrais rester jeune d'esprit, toujours apprendre, découvrir de nouveaux horizons. Je veux devenir généreux, compatissant, serviable. Je désire être libéré de tout ce qui me pèse, m'entrave, m’enchaîne. J'aimerais vaincre ma tiédeur, ma paresse, mon anxiété, mon découragement et ma tristesse. J'ai besoin de force pour souffrir, pour pardonner, pour prendre un nouveau départ. Je voudrais devenir un homme nouveau et contribuer tant soit peu à ce que le monde devienne un peu plus humain. C’est Vous qui avez mis ces désirs dans notre cœur. Votre joie, c'est de les exaucer en nous donnant l'Esprit Saint. Envoyez Votre Esprit qui fait de nous vos enfants, qui sanctifie Votre Nom en criant en nous : « Abba, Père bien-aimé ! » Faites que je ne cesse d’appeler l’Esprit Saint en redisant souvent: « Veni, Sancte Spiritus, Venez, Esprit Saint ! »

 

Notre Père…

 

Troisième jour

Votre dessein grandiose

 

« Il nous a, d’avance, destinés à devenir pour lui des fils par Jésus-Christ ». (Eph 1, 5)

 

Père bien-aimé, de toute éternité, Vous avez pensé à nous. Votre Cœur Paternel chérissait un plan grandiose: Vous désiriez Vous susciter des enfants pour les aimer en Votre Fils et comme Votre Fils. Avec un saint enthousiasme, Vous avez créé l’univers dans ce but. Vous vouliez constituer une seule et grande famille dans laquelle tous seraient fraternellement unis par l’amour du Christ. Cette communauté d’amour, c'est Votre Eglise: tout en elle est fondé sur l’amour. C’est pourquoi tout en elle doit se faire par amour, avec amour et pour l’amour. Quel rêve ! Une communauté qui ne connaisse que l'amour et qui accueille tous sans discrimination. Père, ce rêve doit devenir réalité ! Je veux commencer là où je me trouve: faites que j’accueille le prochain comme celui que Jésus veut aimer par moi. Rendez-moi patient, compréhensif, généreux. Donnez-moi assez d’humilité pour estimer les autres supérieurs à moi-même et m'abstenir de critiquer sans amour. Que mon esprit ne retienne que les pensées servant l'amour et l’unité et que je sois partout artisan de paix. Père, faites que l'Eglise devienne de plus en plus une communauté d’amour à l’image de la Très Sainte Trinité.

 

Notre Père…

 

Quatrième jour

Seul l’amour compte

 

« S’il me manque l'amour je ne suis rien ». (1 Corinthiens 13,2)

 

Père, Votre Volonté est Amour, car Vous êtes l’amour, amour sans conditions et sans limites; Vous n’êtes qu'Amour. Père, Vous êtes l'origine de tout amour. Remplissez mon cœur d’amour, de bonté, de miséricorde et faites-les rejaillir sur chacun de mes semblables. C’est dans le prochain que Vous voulez être aimé. Je ne suis pas plus proche de Vous que je ne le suis de mon voisin, voire de mon plus grand ennemi. Aidez-moi à aimer comme je veux être aimé moi-même. Accordez-moi la force de rendre le mal par le bien. Donnez-moi de m’aimer aussi moi-même, avec tous mes défauts, faiblesses et limites comme Vous-même Vous m'aimez. Faites-moi considérer toute chose comme une occasion d’aimer et faites-moi répondre à tout par l’amour: à ce qui est sombre et incompréhensible, par la Foi et la confiance, à la maladie et à la détresse, par une aide efficace et la compassion, à la haine et à la méchanceté, par la bonté et le pardon, à l’injustice et à l’oppression, par un engagement courageux pour la justice et la liberté. Seul l’amour compte. L’amour est le sens de ma vie. L’amour est ma vocation. C’est pourquoi je ne Vous demande qu’une chose: l’amour, toujours plus d’amour.

 

Notre Père…

 

Cinquième jour

Vous prenez soin de nous

 

« Votre Père sait de quoi vous avez besoin ». (Matthieu 6, 8)

 

Père, je ne sais pas ce que l’avenir me réservera. Trouverai-je toujours du travail ? Comment sera ma santé ? Quelle sera l’Eglise demain ? Où va la société ? Le monde ? Vous ne voulez pas que nous nous fassions du souci, car Vous prenez soin de nous. En effet, n’êtes-Vous pas notre Père ? Et ne sommes-nous pas Vos enfants ? Un enfant ne peut subvenir à ses besoins. Il ne peut gagner sa vie. Il a besoin que quelqu'un l’aide. Père, que serais-je sans Vous ? Qu’ai-je que je n’aie pas reçu? C’est à Vous, Père très bon, que je dois tout. Vous seul connaissez l'avenir. Vous savez tout, tu pouvez tout, et Vous m'aimez. C’est pourquoi, près de Vous, je suis en totale sécurité. Père, je confie tout à Votre Divine Providence. Vous ordonnez tout pour mon mieux. Je crois en Votre Amour. Je crois que Vous assistez toujours Votre Eglise par Votre Esprit et que, par ses pasteurs,Vous nous guidez sur de bons pâturages. Vous aimez notre terre, c’est pourquoi je suis sûr que Vous garantissez toujours un avenir à l’humanité. Père, je Vous fais entièrement confiance. Je ne désire qu’une chose: répondre à Votre Amour par un amour plein de reconnaissance et Vous réjouir par ma confiance. Tout pour Votre plus grande joie !

 

Notre Père…

 

Sixième jour

Pardonnez-moi

 

« Père, pardonnez-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font ». (Luc 23, 24)

 

Père, j'ai manqué à l'amour. J'ai manqué de respect pour les autres, de générosité, de reconnaissance... Je sais que pour Vous nos fautes ne sont pas des fautes de « lèse-majesté ». Ce qui Vous blesse, c'est le fait que par nos manquements à l'amour nous agissons contre notre propre bien. Pour Vous, ce qui compte, ce n’est pas Votre honneur, mais uniquement le bonheur de vos enfants. Père, combien je regrette de ne pas avoir écouté l'appel de Votre Amour ! Cependant, je ne peux demander Votre Pardon si moi-même je ne suis pas prêt à pardonner. Mais mes sentiments négatifs sont toujours là... Père, je sais que Vous ne regardez pas nos sentiments, mais notre volonté. Si j'ai la volonté sincère de pardonner, j’ai pardonné. Père, je veux pardonner à tous ceux qui m’ont fait du mal et prier pour eux. Pardonnez-moi aussi. Votre joie, c'est de pardonner. Père, préservez-moi de juger les autres, de leur faire des reproches, d'être implacable, rancunier. Que je n'oublie jamais que Jésus a excusé même ceux qui l’ont crucifié. Père, je Vous remercie de Votre amour et je loue Votre Miséricorde infinie.

 

Notre Père…

 

Septième jour

Malgré la souffrance, croire en Votre Amour

 

« Nos épreuves du moment présent sont légères par rapport au poids extraordinaire de gloire éternelle qu’elles nous préparent ». (2 Corinthiens 4, 17)

 

Père, quand il fait sombre dans mon âme, ne me laissez pas croire que Vous n’êtes plus avec moi. Quand je suis frappé d’une maladie ou soumis à une épreuve, ne me laissez pas croire que Vous voulez me punir. Quand je suis tombé dans le péché ou que j’ai commis une faute grave, ne me laisse pas croire que Vous m’en voulez et que Vous ne m’aimez plus. N’est-ce pas justement à ces moments-là que Vous m’êtes particulièrement proche ? Quand je me sens inutile et incapable, ne me laissez pas croire que je ne compte plus pour Vous. En effet, qu’est-ce qui est plus grand: travailler, réaliser des exploits ou accepter sa faiblesse, sa maladie, son incapacité ? Le plus grand exploit, c'est d’assumer sa souffrance, le plus grand acte, c’est d'aimer. Qu'est-ce que Jésus, cloué sur la croix, a pu faire encore ? Rien qu’aimer et souffrir. Ce n’est pas Vous qui avez voulu cette atrocité, car Vous n'êtes qu'Amour. Mais Vous en avez tiré le plus grand bien: Vie et salut pour le monde entier ! Victoire sur le péché et la mort ! Gloire éternelle pour tous ceux qui ouvrent leur cœur à l’amour ! Père, je crois que Vous êtes toute-puissance et Amour. Vous avez tout créé pour le plus grand bien de vos enfants. Tout est occasion d’aimer. Vous pouvez tirer le bien du mal. C’est entre vos mains que je remets tout. Que ce ne soit pas ma volonté qui se fasse, mais la Vôtre !

 

Notre Père…

 

Huitième jour

Plus près de Vous...

 

« Si je passe au ravin de la mort, je ne crains aucun mal car Vous êtes avec moi ». (Psaume 22 : 23, 4)

 

Père, le temps passe, je prends de l’âge, mes forces diminuent, je vais vers la mort... Dois-je m’en attrister ? Non ! Tout instant qui passe me rapproche de Vous... Même si l'homme extérieur va vers sa ruine, l’homme intérieur, Vous le renouvelez de jour en jour par Votre Amour. Cet Amour ne vieillit pas et ne diminue pas; il est jeunesse éternelle, beauté, force et fraîcheur. C’est pourquoi je peux continuer ma route d’un cœur joyeux et confiant. Je n'ai rien à craindre, car Votre Amour m'est assuré. De Vous non plus, je n'ai rien à craindre. Votre Justice ne s'oppose pas à Votre Bonté. Elle n'est pas une justice vindicative comme l'est souvent la nôtre, mais une justice qui rend juste. Elle ne condamne pas, mais redresse. Elle ne paie pas en retour, mais elle conduit sur le chemin du retour vers Vous. Votre Justice est Votre Sainteté. Et la sainteté consiste en l’amour. Père, aidez-moi à ne m’accrocher à rien, sinon à Vous et à n’accorder de l’importance à rien, sinon à l’amour. Faites que je sois toujours plus simple, plus généreux, plus reconnaissant, plus serein jusqu’à cette heure suprême de ma vie où je pourrai Vous offrir tout sans réserve et retourner à Vous !...

 

Notre Père…

 

Neuvième jour

Joie du ciel

 

« Rendez grâce à Dieu le Père car Il vous a rendus capables d’avoir part, dans la lumière, à l’héritage du peuple saint ». (Colossiens 1, 12)

 

Notre Père qui êtes aux Cieux, qu’ils sont peu nombreux ceux qui se réjouissent d’aller au Ciel !... Le Ciel ne semble plus guère intéresser les hommes ou bien, au fond de leur cœur, s’intéressent-ils à autre chose qu’au Ciel ? Tout le monde recherche la paix, la joie, le bonheur. Père, Vous nous avez créés pour la joie car Vous êtes l'Amour. L’amour veut faire plaisir. Qu’est-ce qu’un père peut souhaiter de meilleur que de voir ses enfants heureux ? Dans la joie, Vous nous ouvrez Votre Cœur. La jouissance des biens de cette terre nous fait goûter qui Vous êtes: bonté, infinie bonté... Le Ciel a déjà commencé ! Toutes les joies que Vous nous donnez ici-bas sont un avant-goût du ciel. Tous Vos Commandements sont des poteaux indicateurs pour le Ciel. Dès à présent, nous pouvons répandre autour de nous un « petit ciel » par notre amabilité et notre bonté, nous pouvons nous réjouir de la Très Sainte Trinité et de toutes les créatures et chanter les louanges de Votre Gloire. Oh ! comme ce sera beau un jour dans le Ciel ! Vous essuierez toute larme de nos yeux. Il n’y aura plus de mal. La mort n’existera plus. Une seule chose remplira notre cœur et le comblera de bonheur: l'amour... Louange à Vous, Père très bon, qui avez fait de nous vos enfants. Louange à Votre Fils, joie du monde, dans lequel Vous nous révélez Votre vrai Visage. Louange à l’Esprit, jubilation de l’amour, dans lequel nous pouvons crier: « Abba, Père bien-aimé ! »

 

Notre Père…

 

D'après une neuvaine extraite du site http://catholiquedu.free.fr

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13 mars 2012

Litanies de la Passion de Jésus

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Litanies de la Passion de Jésus

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Jésus, qui avez institué le saint Sacrement de l'autel, en mémoire de votre passion, ayez pitié de nous.

Jésus, sortant du cénacle pour aller mourir, ayez pitié de nous.

Jésus, priant dans le jardin des olives, ayez pitié de nous.

Jésus, consolé par un Ange, ayez pitié de nous.

Jésus, suant sang et eau, ayez pitié de nous.

Jésus, vendu et trahi par Judas, ayez pitié de nous.

Jésus, pris et lié par les soldats,

Jésus, abandonné de vos disciples,

Jésus, présenté à Anne et à Caïphe,

Jésus, souffleté par un valet,

Jésus, accusé par de faux témoins,

Jésus, jugé digne de mort,

Jésus, outragé, frappé pendant la nuit,

Jésus, renié trois fois par Saint Pierre,

Jésus, méprisé par Hérode,

Jésus, revêtu d'une robe blanche,

Jésus, a qui fut préféré Barrabas,

Jésus, flagellé,

Jésus, meurtri pour nos crimes,

Jésus, vêtu de pourpre,

Jésus, couronné d'épines

Jésus, frappé d'un roseau,

Jésus, présenté au peuple,

Jésus, condamné à mort par Pilate,

Jésus, livré à la volonté des Juifs,

Jésus, chargé de sa Croix,

Jésus, conduit au Calvaire,

Jésus, dépouillé de vos habits,

Jésus, attaché à la Croix,

Jésus, élevé en Croix,

Jésus, qui avez prié pour vos ennemis

Jésus, mis au rang des scélérats,

Jésus, blasphémé sur la Croix,

Jésus, qui avez promis le paradis au bon larron ,

Jésus, qui avez recommandé votre mère à Saint Jean,

Jésus, abandonné de votre Père,

Jésus, abreuvé de vinaigre dans votre soif,

Jésus, qui avez dit : Tout est consommé,

Jésus, qui avez recommandé votre âme à votre Père,

Jésus, obéissant jusqu'à la mort de la Croix,

Jésus, mort sur la Croix,

Jésus, percé d'une lance,

Jésus, qui avez fait éclater votre puissance après votre mort,

Jésus, descendu de la Croix,

Jésus, enseveli,


Soyez-nous propice, pardonnez-nous Seigneur.

Soyez-nous propice, exaucez-nous Seigneur.

De tout mal, délivrez-nous, Seigneur.

De tout péché, délivrez-nous, Seigneur.

De la peste, de la famine et de la guerre, délivrez-nous, Seigneur.

De tout danger de l'âme et du corps,

De la mort éternelle,

Par vos travaux et vos veilles,

Par votre douloureuse flagellation,

Par votre couronnement d'épines,

Par votre soif, vos larmes et votre nudité,

Par votre précieuse mort et votre Croix,

Par votre sang très précieux,

Par vos très-saintes plaies,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Le Seigneur Jésus-Christ s'est humilié lui-même,

Il s'est rendu obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la Croix.

 

Prions

 

Adorable Jésus, souffrant et mourant par Amour pour nous, accordez-nous la grâce de souffrir avec Vous, et pour Vous; afin que, vivant, souffrant et mourant dans Votre Amour, nous soyons éternellement heureux avec Vous et en Vous. Ainsi soit-il.

 

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30 avril 2012

Prière pour la France

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Prière pour la France

 

A l'approche des élections présidentielles, qui peuvent avoir de si grandes conséquences, tout Français se fera un devoir de demander à Sainte Jeanne d'Arc d'intercéder pour la France dont elle est la Sainte Patronne.

 

O Dieu, qui avez miraculeusement suscité Sainte Jeanne d'Arc pour défendre la Foi et la Patrie, faites, s'il Vous plaît, par son intercession, que les Français sachent choisir pour les gouverner et guider, des hommes sages et justes qui assureront à votre peuple, par le respect de Vos Saintes Lois, la tranquilité dans l'ordre et la liberté de Votre Eglise. Nous Vous le demandons, ô Père, par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Sainte Jeanne d'Arc, priez pour la France

17 avril 2012

Prière du 18 avril 2012

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Année Jubilaire Sainte Claire

Prière du 18 avril 2012


Mes très chers frères et soeurs,

voici le texte de la prière de demain, organisée par l'Hospitalité Franciscaine. Nous vous invitons à vous joindre à nous par la prière, de 19 à 20h00.


1 - Ecoute la voix du Seigneur

Prête l’oreille de ton cœur

Qui que tu sois, ton Dieu t’appelle

Qui que tu sois, il est ton Père

 

Ref : Toi qui aimes la vie, O toi qui veux le bonheur

Réponds en fidele ouvrier, De sa très douce volonté

Réponds en fidèle ouvrier, De l’évangile et de sa paix

 

2 – Ecoute la voix du Seigneur

Prête l’oreille de ton cœur

Tu entendras que Dieu fait grâce

Tu entendras l’Esprit d’audace.

 

Livre du Deutéronome (30 ; 10, 14 )

 

Moïse disait au peuple d’Israël : « Ecoute la voix du Seigneur ton Dieu, en observant ses ordres et ses commandements inscrits dans ce livre de la loi. Reviens au Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme. Car cette loi que je te prescris aujourd’hui n’est pas au dessus de tes forces ni hors de ton atteinte. …Elle est tout près de toi, cette Parole, elle est dans ta bouche et dans ton cœur afin que tu la mettes en pratique. »

 

Poursuivons notre cheminement avec Claire. Aujourd’hui elle nous invite à

 

« Devenir écoute »

 

« Claire veille à ce que ses filles soient nourries de la parole de Dieu par des prédicateurs fervents. De cette nourriture spirituelle elle prend elle-même la meilleure part, car l’écoute d’une sainte prédication l’inonde de joie et lui fait goûter avec délices au souvenir de Jésus. Sans être elle-même hautement lettrée, elle éprouve cependant du plaisir à entendre les sermons des maîtres ; elle sait que l’amande se cache sous l’écorce des mots, elle l’apprécie avec finesse et la savoure avec délices. Elle connaît l’art de tirer profit, pour son âme, du sermon de n’importe quel prédicateur et se montre aussi habile à cueillir une fleur sur un buisson d’épines qu’à manger le fruit d’un arbre bien cultivé » (Cel 37)

Au fil des années, dans la patience du temps et la prière persévérante, Jésus nous devient plus proche, plus familier. Progressivement, nous apprivoisons les traits de son visage. La contemplation porte son fruit ; Elle nous rend peu à peu semblable à lui, participant d’un même souffle. Elle fait nôtres ses paroles et ses actions. L’esprit qui animait Jésus de Nazareth repose sur nous. Il nous inspire comme il a inspiré Claire, François et tant d’autres. Il nous fait désirer entrer dans les sentiments du Christ, aimer ce qu’il aime, souffrir de ce qu’il souffre. Au gré de notre docilité à son action, il imprime en nos vies les mœurs de Dieu telles que l’Ecriture nous les révèle.

Liées par l’amour fraternel, Claire et ses sœurs vivent cette transformation intérieure dans une existence humble et pauvre. Où puisent-elles une connaissance vraie et savoureuse du Christ sinon dans l’écoute de la Parole ?


Du livre de Jérémie

 

« Toi, tu sais Seigneur, prends soin de moi….. Dès que je trouvais tes paroles, je les dévorais. Ta Parole m’a réjoui, m’a rendu profondément heureux. Ton nom a été proclamé sur moi, Seigneur Dieu des puissances. .. »(15,16)

 

Musique - Silence - Adoration

 

Un cœur à l’écoute

 

Dieu est le Dieu de la parole ; Tel un miroir, la parole nous révèle à nous-mêmes. Elle nous atteint au plus intime. En elle, nous pouvons connaître notre cœur et entrer dans un dialogue souvent balbutiant, toujours responsable, avec le Dieu qui s’est fait proche : «  La Parole est tout près de toi, elle est dans ta bouche et dans ton cœur « (Dt 30,14).

La Parole du Livre, entendue dans la liturgie, méditée dans le silence, s’imprime lentement en nous. Elle nous dit Dieu, nous explique la longue histoire de l’alliance qu’il noue avec chacun et chacune comme avec son peuple. Elle déchiffre avec nous notre propre histoire sainte et y découvre le désir de Dieu. Pour l’entendre il nous faut dépouiller notre imaginaire de tout ce qui ferait écran à l’accueil simple de la présence du Dieu pauvre et vulnérable. Pauvreté et silence du cœur creusent l’ouverture et la disponibilité pour nous laisser surprendre par lui. Amoureuse, la prière est d’abord écoute attentive de l’autre, de cet Autre, le Bien-aimé du Père (Mc 9,7)

Si nos yeux plongent dans le miroir pour y contempler le resplendissement de la gloire de Dieu, nos oreilles s’ouvrent larges pour que s’y engouffre la musique du langage humain par lequel Dieu choisit de nous parler ; Cette patiente assimilation de la Parole nous transforme tout entiers en l’image de Dieu et nous donne de savourer sa douceur secrète (3LAg13-14).

 

Comme un souffle fragile (U 45)

 

Refrain : Comme un souffle fragile, ta Parole se donne

Comme un vase d’argile, ton amour nous façonne

1– Ta Parole est murmure comme un secret d’amour

Ta Parole est blessure qui nous ouvre le jour

 

2– Ta Parole est naissance comme on sort de prison

Ta Parole est semence qui promet la moisson

3– Ta Parole est partage, comme on coupe du pain

Ta Parole est passage qui nous dit un chemin.

 

Silence - Adoration

 

L’amande sous l’écorce

 

Madame Claire prenait plaisir à écouter la parole de Dieu, déclare Sœur Agnès au procès de canonisation. La prédication et la liturgie s’offrent à elle comme les lieux privilégiés par les quels elle lui parvient. Malgré la pauvreté des moyens de connaissance exégétique de son temps, Claire fait preuve d’une étonnante familiarité avec la Bible. Ses écrits en sont imprégnés. Ni la rudesse du langage ni ses énigmes ne découragent son cœur tellement avide de connaître le Bien-aimé. Même les limites du discours des prédicateurs ne peuvent faire écran à son impérieux désir d’appendre du neuf sur le Seigneur (Cel 45). Toute lumière, toute intelligence qu’elle reçoit en partage rencontre en elle un accueil humble et joyeux. Elle s’émerveille du Dieu qui, au détour de nos mots humains, la surprend d’un éclat de son mystère. Aucun sermon, fut-il médiocre ne la rebute. La délicatesse de son amour la tient en éveil et lui permet de cueillir une fleur sur un buisson d’épines ! Libre de tout préjugé face aux prédicateurs fervents qui lui transmettent la parole, elle que pure et simple écoute du trésor enfoui dans le champ des Ecritures.

Elle sait que l’amande se cache sous l’écorce des mots, elle l’apprécie avec finesse et la savoure avec délices.

Claire mâche la Parole comme on mâche avec respect et bonheur le pain qui nous fait vivre. Sans répit, sa quête amoureuse brise l’écorce des mots du Livre, la gangue des discours humains, comme elle déchiffre le mystère caché dans la réalité la plus banale et quotidienne de sa communauté. Elle veut atteindre l’amande, le fruit savoureux de la Présence qui se livre, nourriture de vie pour son pèlerinage, pain du cœur qui fortifie les sœurs de St Damien plus que le pain mendié pour le corps. Quelle joie de forer sans cesse le puits de la Parole pour en boire une eau toujours neuve et s’abreuver, jour après jour, à la mémoire vivante de Celui qui l’a séduite, Jésus, le pauvre Crucifié. Son écoute accueille ce Dieu qui ne s’impose pas, mais vient à nous sous les dehors les plus humbles de la parole humaine. Sans hésiter, sa foi y reconnaît la trace de l’unique Parole de Celui qui domine ciel et terre (1LAg17)

 

Sous l’écorce des mots, le croquant d’une amande

(CD – Sur les pas de Claire d’Assise)


Sous l’écorce des mots, des senteurs de lavande

Sous l’écorce des mots, pourvu que tu l’entendes

Sous l’écorce des mots, la Parole en offrande

 

Ne restons pas sur notre faim

Et dégustons cette Parole

Partageons-la comme un bon pain

Les mots nous font la farandole

C’est Dieu qui régale aujourd’hui

Ses mots nous remplissent de Vie

 

Nous étions tous sans le savoir

Le tiers-monde de la Parole

Et nous avancions sans rien voir

Sans comprendre les Paraboles

Dans nos vies saturées de bruit

Nous n’entendions même plus nos cris

 

Savourons bien les mots de Dieu

Ils ne manquent pas sur la table

Ils sont subtils et délicieux

Que ce festin soit agréable

Attardons-nous pour écouter

Prenons du temps pour le goûter

 

Silence - Adoration

 

Quel n’est pas le bonheur de cette femme passionnée d’entendre les frères de François commenter la Parole et prêcher aux sœurs ! Comme Marie aux pieds de Jésus (Lc 10,38-42), avide de graver sur les tablettes de son cœur les traits du visage aimé et ses paroles vivifiantes, elle prend elle-même la meilleure part de cette nourriture spirituelle. Ce qu’un biographe nous dit de François convient parfaitement à Claire : il lisait parfois les Livres Saints et ce que son intelligence avait saisi, son cœur le retenait gravé de manière indélébile : sa mémoire lui servait de bibliothèque et ce n’est pas en vain que son oreille attentive percevait ce que son cœur aimant repassait ensuite sans répit. (2Cel 102)

Mettons-nous à l’école de Claire et de François. Laissons-nous ouvrir l’oreille chaque matin par la Parole toujours jeune du Dieu qui veut faire en nos vies toutes choses nouvelles (Ap21,5). Que nous instruise celui qui s’est dit la Voie, et dont la voix, au détour de chaque page de l’Ecriture, invite à se nourrir de sa parole d’amour : «  Je t’instruirai, je t’apprendrai la route à suivre, les yeux sur toi, je serai ton conseil » (Ps 31,8)

La Parole discrète du Seigneur se cache sous l’écorce de la lettre des Livres bibliques, des commentaires et des moyens actuels mis à notre disposition pour favoriser notre compréhension et notre méditation des textes. Mais à la suite de Claire, il nous faut nous aventurer au-delà. Au-delà de l’écorce que notre écoute amoureuse brise pour accueillir le Seigneur qui se donne. Par delà le bruit des mots et des discours, la communion personnelle avec le Fils de Dieu est fruit savoureux. Elle nous conduira peu à peu vers une existence évangélisée par la Parole entendue et reçue.

 

Ps 18 – 1

 

Ant : La loi du Seigneur est joie pour le cœur, lumière pour les yeux

 

La loi du Seigneur est parfaite, qui redonne vie

La charte du Seigneur est sûre, qui rend sage les simples

Les préceptes du Seigneur sont droits, ils réjouissent le cœur

Le commandement du Seigneur est limpide, il clarifie le regard

La crainte qu’il inspire est pure, elle est là pour toujours

Les décisions du Seigneur sont justes et vraiment équitables

Plus désirable que l’or, qu’une masse d’or fin,

Plus savoureuse que le miel qui coule des rayons

Aussi ton serviteur en est illuminé, à les garder il trouve son profit

Qui peut discerner ses erreurs ? Purifie-moi de celles qui m’échappent.

Préserve aussi ton serviteur de l’orgueil: qu’il n’ait sur moi nulle prise

Alors je serai sans reproche, pur d’un grand péché.

Accueille les paroles de ma bouche, le murmure de mon cœur ;

Qu’il parvienne devant toi, Seigneur mon rocher, mon défenseur !

Rendons gloire au Père tout puissant, à son Fils Jésus-Christ le Seigneur

A l’Esprit qui habite en nos cœurs, pour les siècles des siècles. Amen

 

Silence – Adoration

 

Prière de louange

 

Ta Parole Seigneur est parfaite.

Par l’Eucharistie, elle nous redonne vie, Béni sois-tu Seigneur

 

Ta Parole Seigneur est sûre,

Par l’Eucharistie, elle nous donne la sagesse des simples. Béni sois-tu Seigneur

 

Ta Parole Seigneur est droite.

Par l’Eucharistie, elle réjouit notre cœur. Béni sois-tu Seigneur

 

Ta Parole Seigneur est limpide.

Par l’Eucharistie, elle clarifie notre regard. Béni sois-tu Seigneur

 

Ta Parole Seigneur, c’est Jésus crucifié,

Elle s’est révélée pour nous dans le discours de la croix,

Sagesse pour notre folie, force pour notre faiblesse. Béni sois-tu Seigneur

 

Expression libre


Nous t’adorons, ô toi le très saint

Nous t’adorons, Seigneur Jésus Christ

Dans toutes les églises et par toute la terre

Et nous te bénissons d’avoir sauvé le monde, par ta sainte Croix.

 

Prochaines rencontres

 

Mercredi 16 mai 2012 à 19h – «  Devenir amour » - préparé par la fraternité St Michel

Mercredi 20 juin 2012 à 19h – « Devenir bénédiction » - préparé par la fraternité Ste Claire

Mercredi 19 septembre à 19h – «  Devenir libre  » - préparé par l’hospitalité franciscaine

23 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Neuvième jour

24 décembre

L’amour et l’espérance

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

L’amour et l’espérance vont toujours de pair avec la foi. C’est pourquoi, dans son hymne à l’amour, Saint Paul nous dit (1 Corinthiens 13:1-7) :

« J’aurais beau parler toutes les langues de la terre et du ciel, si je n’ai pas la charité, s’il me manque l’amour, je ne suis qu’un cuivre qui résonne, une cymbale retentissante. J’aurais beau être prophète, avoir toute la science des mystères et toute la connaissance de Dieu, et toute la foi jusqu’à transporter les montagnes, s’il me manque l’amour, je ne suis rien. J’aurais beau distribuer toute ma fortune aux affamés, j’aurais beau me faire brûler vif, s’il me manque l’amour, cela ne me sert à rien. L’amour prend patience; l’amour rend service; l’amour ne jalouse pas; il ne se vante pas, ne se gonfle pas d’orgueil; il ne fait rien de malhonnête; il ne cherche pas son intérêt; il ne s’emporte pas; il n’entretient pas de rancune; il ne se réjouit pas de ce qui est mal, mais il trouve sa joie dans ce qui est vrai ; il supporte tout, il fait confiance en tout, il espère tout, il endure tout ».

Une foi vive, un amour sans limites et une ferme espérance sont l’encens, l’or et la myrrhe qui nous donnent le courage de vivre et le courage de ne pas déchoir. C’est grâce à l’amour que nous rêvons d’idéaux élevés. C’est grâce à l’espérance que nous les atteignons. L’amour et l’espérance sont les ailes qui nous élèvent à la grandeur, malgré les obstacles et les désagréments. Si nous aimons Dieu, nous nous aimons nous-mêmes et nous aimons les autres. Nous pouvons réussir ce que conseille Saint Pierre dans sa première lettre (3:15–16):

« Mes enfants, c’est le Seigneur, le Christ, que vous devez reconnaître dans vos cœurs comme le seul saint. Vous devez toujours être prêts à vous expliquer devant tous ceux qui vous demandent de rendre compte de l’espérance qui est en vous; mais faites-le avec douceur et respect. Ayez une conscience droite, pour faire honte à vos adversaires au moment même où ils calomnient la vie droite que vous menez dans le Christ ».

Si nous allumons la flamme de l’espérance et le feu de l’amour, leur lumière rayonnante brillera durant la nouvelle année après que se seront éteintes les lumières de Noël.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Lorsque le soleil se lèvera, vous verrez le Roi des rois : comme l'époux de la chambre nuptiale Il vient de chez son père ».

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « Lorsque le soleil se lèvera, vous verrez le Roi des rois : comme l'époux de la chambre nuptiale Il vient de chez son père ».

 

Intercession

 

V. Prions Dieu notre Père, qui, depuis toujours a décidé de sauver les hommes.

R. Sauvez votre peuple, Seigneur.

V. Vous qui avez promis à Votre peuple un Messie de Justice, faites germer la Paix là où règne la guerre.

V. Renouvelez-nous par Votre Esprit, conduisez nos pas à la rencontre de Votre Miséricorde.

V. Donnez-nous un cœur qui écoute, pour que nous soyons prêts à recevoir Votre Parole.

V. Refaites nos forces, Dieu de Bonté, jusqu'au jour où viendra le Seigneur Jésus-Christ.

Intentions Libres.

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 9e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

 

Fin de la Neuvaine de Noël

 

Téléchargez l'intégralité des Textes de la Neuvaine (pdf) en cliquant ici

15 décembre 2011

Neuvaine de Noël

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Neuvaine de Noël

 

Nous préparant à l’avènement de notre Sauveur, méditons sur sa Nativité et cherchons à en comprendre la transcendance. Par une Neuvaine conséquente, préparons-nous à la Nativité du Christ. Les Lazaristes, fondés par Saint-Vincent de Paul ont commencé en 1720 cette tradition de la Neuvaine de Noël. Vous êtes invités à participer à cette préparation spirituelle, vous qui voulez être totalement consacrés à Jésus par Marie. Déposons donc entre leurs mains notre Baptême pour que s’accomplisse sans cesse en nous la volonté de Dieu, en Église nous recommandons la célébration de cette Neuvaine. Que demeure cette importante tradition, surtout en famille ! On la commence le 16 décembre. « La Neuvaine de Noël, que nous célébrons au cours de ces journées, nous invite à vivre de façon intense et profonde la préparation à la grande Fête, désormais proche, de la naissance du Sauveur. La liturgie trace un savant itinéraire pour rencontrer le Seigneur qui vient, en proposant jour après jour des thèmes de réflexion et de prière. Elle nous invite à la conversion et à l’accueil docile du mystère de Noël… » (Bienheureux Jean Paul II, Audience Générale, le mercredi 19 décembre 2001)

Premier jour

16 décembre

La réconciliation

 

Chaque jour, pour commencer, nous prendrons le bel hymne de l’Avent Rorate Caeli :

 

Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

1. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

2. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

3. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation


En ce premier jour, nous allons raffermir nos valeurs de façon que Noël soit ce qu’il doit être : une fête dédiée à la réconciliation, dédiée au pardon généreux et compréhensif que nous apprenons d’un Dieu compatissant. Avec le pardon de l’Esprit Saint, nous pouvons nous réconcilier avec Dieu et avec nos frères et avancer en une vie nouvelle. C’est la bonne nouvelle que Saint Paul proclama en ses lettres, comme nous le lisons dans la lettre de Saint Paul aux Romains (5:1–11):

« Frères, Dieu a donc fait de nous des justes par la foi; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l’accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis; et notre orgueil à nous, c’est d’espérer avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas tout: la détresse elle-même fait notre orgueil, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance; la persévérance produit la valeur éprouvée; la valeur éprouvée produit l’espérance; et l’espérance ne trompe pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. A plus forte raison, maintenant que le sang du Christ nous a fait devenir des justes, nous serons sauvés par lui de la colère de Dieu. En effet, si Dieu nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils quand nous étions encore ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, nous serons sauvés par la vie du Christ ressuscité. Bien plus, nous mettons notre orgueil en Dieu, grâce à Jésus Christ notre Seigneur, qui nous a réconciliés avec Dieu ».

Vivre Noël c’est oublier les offenses si quelqu’un nous a offensé, et c’est demander pardon si nous avons maltraité les autres. Ainsi, du pardon naît l’harmonie et nous construisons cette paix que les anges annonçaient à Bethléem: paix sur la terre aux hommes qui aiment le Seigneur et s’aiment entre eux. Nous les êtres humains pouvons nous faire du tort par la haine, ou nous pouvons être heureux en un amour qui réconcilie. Cette bonne mission est pour chacun de nous: être agents de réconciliation et non de discorde, être instruments de paix et semeurs de fraternité.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité, viens, Seigneur. Viens nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'antienne :« Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité, viens, Seigneur. Viens nous sauver ! »

 

Intercession

 

Implorons le Père qui nous a envoyé Son Fils pour sauver les hommes :

 

R. Montrez-nous, Seigneur Votre Miséricorde !

 

V. Père très bon, quand nous proclamons notre foi dans le Christ, faites que notre vie s'accorde à nos paroles.

 

V. Vous qui avez envoyé Votre Fils pour notre Salut, pacifiez la terre et le pays que nous habitons.

 

V. La venue de Votre Christ est une grande joie pour les peuples; guidez-les, par Lui, jusqu'à la plénitude du bonheur.

 

V. Que Votre grâce nous donne de vivre avec sagesse, tendus vers la manifestation de la gloire du Christ.

 

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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12 juin 2011

Neuvaine à Saint Gaspard de Bufalo

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Saint Gaspard de Bufalo

Fondateur des Missionnaires du Précieux Sang

1786-1837

Fête le 28 décembre

 

Gaspard del Bufalo est né à Rome, le 6 janvier 1786. Il est le fils du cuisinier employé par la famille Altieri, dont le palais était voisin de l'église du Gesu. Sous l'influence de sa mère, Annunziata, il avait une grande dévotion pour Saint François Xavier, dont l'église du Gésu possédait une relique. Il fut ordonné Prêtre en 1808. Refusant allégeance à Napoléon 1er, avec d'autres membres du Clergé, après la déportation du Pape Pie VII, il fut envoyé en exil dans le nord de l'Italie. À son retour à Rome en 1814, en réponse à l'appel de Pie VII, il consacra sa vie à la mission évangélique et à la prédication, fondant une société de prêtres qui prirent le nom de Missionnaires du Précieux Sang. Jusqu'à sa mort, il fut un évangélisateur infatigable, dans tout le centre de l'Italie, particulièrement dans les Etats Pontificaux. Il était réputé pour sa foi et son éloquence, sa dévotion pour les pauvres, et sa compassion pour les brigands. Son contemporain, Saint Vincent-Marie Strambi disait de ses homélies qu'elles étaient comme un tremblement de terre spirituel. Il était aussi ami de Saint Vincent Pallotti, qui était auprès de lui au moment de sa mort. Gaspard a eu une influence prépondérante sur Sainte Maria de Mattias, fondatrice de la Congrégation des Sœurs adoratrices du Sang du Christ, destinée à l'éducation des jeunes filles, et sur le vénérable Jean Merlin. En 1837, malgré la maladie, il revint à Rome pour sa dernière mission, et mourut le 28 décembre de cette même année. Ses restes sont aujourd'hui conservés en l'église Sainte Marie de Trévi, à Rome. Gaspard de Bufalo a été béatifié le 18 décembre 1904 à Rome, par le Pape Saint Pie X à la suite de la reconnaissance d'un miracle (guérison obtenue par son intercession en 1861) et il a été canonisé le 12 juin 1954 par le Vénérable Pape Pie XII. Saint Gaspard est le patron des marchands de soie.

 

Neuvaine à Saint Gaspard de Bufalo

 

O Glorieux Saint Gaspard, qui, avec zèle et ardeur, avez répandu la dévotion au Précieux Sang de notre Seigneur Jésus-Christ, nous Vous en supplions, par les mérites et les vertus de ce Sang Divin, obtenez-nous les grâces dont nous avons besoin.

 

Trois Gloire au Père

 

O Glorieux Saint Gaspard, qui avez trouvé dans le Précieux Sang Précieux de Jésus Christ l'inspiration et le courage pour accomplir vos œuvres au profit du prochain, aidez-nous et obtenez-nous les grâces que nous vous demandons humblement.

 

Trois Gloire au Père

 

O Saint Gaspard, les témoignages de grâces et de prodiges obtenus par votre intercession attestent chaque jour de la gloire dont vous jouissez près du trône de l'Agneau Divin, nous vous en supplions, tournez votre regard vers nous, voyez les grâces dont nous avons besoins et exaucez-nous.

 

Trois Gloire au Père

 

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16 avril 2011

Dimanche des Rameaux

 

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Semaine Sainte 2011

Dimanche des Rameaux

L'entrée de Jésus à Jérusalem

 

Jésus passe son bras autour des épaules de sa Mère qui s'est levée quand Jean et Jacques d'Alphée l'ont rejointe pour lui dire: « Ton Fils arrive », et puis ils sont revenus en arrière pour se réunir à leurs compagnons qui avancent lentement en parlant, alors que Thomas et André ont couru vers Bethphagé pour chercher l'ânesse et l'ânon et les amener à Jésus. Jésus, pendant ce temps, parle aux femmes: « Nous voici près de la ville. Je vous conseille d'y aller et d'y aller en toute sûreté. Entrez dans la ville avant Moi. Près de En Rogel, se trouvent les bergers et les disciples les plus fidèles. Ils ont l'ordre de vous accompagner et de vous protéger ». « C'est que... Nous avons parlé avec Aser de Nazareth et Abel de Bethléem de Galilée et aussi avec Salomon. Ils étaient venus jusqu'ici pour guetter ton arrivée. La foule prépare une grande fête. Et on voulait voir... Tu vois comme remue le haut des oliviers? Ce n'est pas le vent qui les agite ainsi. Mais ce sont des gens qui coupent des branches pour en joncher le chemin et t'abriter du soleil. Et là-bas?! Regarde, ils sont en train de dépouiller les palmiers de leurs éventails. On dirait des grappes et ce sont des hommes grimpés sur les fûts qui n'en finissent pas de cueillir... Et sur les pentes tu vois des enfants qui se baissent pour cueillir des fleurs. Et certainement les femmes dépouillent les jardins des fleurs et des plantes odorantes pour en joncher le chemin. Nous voulions voir... et imiter le geste de Marie de Lazare qui recueillit toutes les fleurs foulées par ton pied quand tu es entré dans le jardin de Lazare », demande Marie de Cléophas au nom de toutes. Jésus caresse sur la joue sa vieille parente qui semble une enfant désireuse de voir un spectacle, et il lui dit: « Dans la grande foule, tu ne verrais rien. Allez en avant, à la maison de Lazare, celle qui a Matthias comme gardien. Je passerai par là, et vous me verrez d'en haut ». « Mon Fils... et tu vas seul? Je ne puis rester près de Toi?, dit Marie en levant son visage si triste et en fixant ses yeux de ciel sur son doux Fils. Je voudrais te prier de rester cachée. Comme la colombe dans le creux du rocher. Plus que ta présence, ta prière m'est nécessaire, Maman aimée! » « Si c'est ainsi, mon Fils, nous prierons, toutes, pour Toi ». « Oui. Après l'avoir vu passer, vous viendrez avec nous dans mon palais de Sion. Et j'enverrai des serviteurs au Temple et toujours à la suite du Maître pour qu'ils nous apportent ses ordres et ses nouvelles », décide Marie de Lazare toujours rapide pour saisir ce qu'il y a de mieux à faire et pour le faire sans retard. « Tu as raison, ma sœur. Bien qu'il me peine de ne pas le suivre, je comprends le bien fondé de cet ordre. Et du reste Lazare nous a dit de ne contredire le Maître en rien, et de Lui obéir même dans les plus petits détails. Et nous le ferons ».

 

« Et alors, allez. Vous voyez ? Les routes s'animent. Les apôtres vont me rejoindre. Allez. La paix soit avec vous. Je vous ferai venir aux heures que je jugerai bonnes. Maman, adieu. Sois en paix. Dieu est avec nous ». Il l'embrasse et la congédie. Et les disciples obéissantes s'en vont sans tarder. Les dix apôtres rejoignent Jésus: « Tu les as envoyées en avant? » « Oui. Elles verront mon entrée d'une maison ». « De quelle maison ? » demande Judas de Kériot. « Eh! elles sont désormais si nombreuses les maisons amies! » dit Philippe. « Pas chez Annalia? » insiste l'Iscariote. Jésus répond négativement et se met en chemin vers Bethphagé qui est peu éloignée. Il en est tout proche quand reviennent les deux qu'il a envoyés prendre l'ânesse et l'ânon. Ils crient: « Nous avons trouvé comme tu l'as dit, et nous t'aurions amené les animaux. Mais leur maître a voulu les étriller et les orner des meilleurs harnachements pour te faire honneur. Et les disciples, unis à ceux qui ont passé la nuit dans les rues de Béthanie pour t'honorer, veulent avoir l'honneur de te les conduire, et nous avons consenti. Il nous a paru que leur amour méritait une récompense ». « Vous avez bien fait. Avançons, en attendant ». « Sont-ils nombreux les disciples? » demande Barthélémy. « Oh! une multitude. On n'arrive pas à passer par les rues de Bethphagé. Aussi j'ai dit à Isaac de conduire l'âne chez Cléonte, le fromager », répond Thomas. « Tu as bien fait. Allons jusqu'à cet escarpement des collines, et attendons un peu à l'ombre de ces arbres ». Ils vont à l'endroit indiqué par Jésus. « Mais nous nous éloignons! Tu dépasses Bethphagé en la contournant par derrière! » s'écrie l'Iscariote. « Et si je veux le faire, qui peut m'en empêcher? Suis-je peut-être déjà prisonnier, pour qu'il ne me soit pas permis d'aller où je veux? Et est-on pressé que je le sois et craint-on que je puisse échapper à la capture? Et si j'estimais juste de m'éloigner pour des lieux plus sûrs, y a-t-il quelqu'un qui pourrait m'en empêcher? » Jésus darde son regard sur le Traître qui ne parle plus et hausse les épaules, comme pour dire: « Fais ce que bon te semble ». Ils tournent en effet en arrière du petit village, je dirais un faubourg de la ville elle-même car, du côté ouest, il est vraiment peu éloigné de la ville, faisant déjà partie des pentes de l'Oliveraie qui couronne Jérusalem du côté oriental. En bas, entre les pentes et la ville, le Cédron brille au soleil d'avril.

 

Jésus s'assoit dans cette silencieuse verdure et se concentre dans ses pensées. Puis il se lève et va réellement sur la cime de l'escarpement. Jésus me dit: « Ici tu mettras la vision du 31 Juillet 1944: Jésus qui pleure sur Jérusalem, à partir de la phrase que je t'ai dite pour commencer la vision ». Et ensuite, il recommence à me montrer les phases de son entrée triomphale. (30 Juillet)Je ne sais comment faire pour décrire, car je ressens au cœur un tel malaise que j'ai peine à rester assise. Mais il y a si longtemps que c'est ainsi. Je dois écrire ce que je vois. Pour moi s'éclaire l'Évangile d'aujourd'hui: 5e dimanche après la Pentecôte. D'un coteau près de Jérusalem, Jésus regarde la ville qui s'étend à ses pieds. Le coteau n'est pas très haut. Au maximum comme peut l'être la petite place Saint Miniato du mont, à Florence; mais cela suffit pour que l'œil domine l'étendue de toutes les maisons et des rues qui montent et descendent sur les petits accidents de terrain sur lesquels se trouve Jérusalem. Cette colline est certainement bien plus haute, si on prend le niveau le plus bas de la ville, que ne l'est le Calvaire, mais elle est plus proche de l'enceinte que ce dernier. Elle commence exactement tout près des murs et s'élève rapidement en s'éloignant de ceux-ci, alors que de l'autre côté elle descend mollement vers une campagne toute verte qui s'étend vers l'est, vers l'orient si j'en juge du moins par la lumière solaire. Jésus et les siens sont sous un bosquet, à l'ombre, assis. Ils se reposent du chemin parcouru. Puis Jésus se lève, quitte l'endroit boisé où ils étaient assis et s'en va tout à fait au sommet du coteau. Sa haute personne se détache nettement dans l'espace vide qui l'entoure. Il paraît encore plus grand ainsi, debout, et seul. Il tient les mains serrées sur sa poitrine, sur son manteau bleu, et regarde extrêmement sérieux. Les apôtres l'observent, mais ils le laissent faire sans bouger ni parler. Ils doivent penser qu'il s'est éloigné pour prier. Mais Jésus ne prie pas. Après avoir longuement regardé la ville en tous ses quartiers, en toutes ses élévations, en toutes ses particularités, parfois avec de longs regards sur tel ou tel point, parfois en insistant moins, Jésus se met à pleurer sans sanglots ni bruit.

 

Les larmes gonflent ses yeux, puis coulent et roulent sur ses joues et tombent parterre... des larmes silencieuses et tellement tristes, comme celles de quelqu'un qui sait qu'il doit pleurer, seul, sans espérer de réconfort ni de compréhension de personne. A cause d'une douleur qui ne peut être annulée et qui doit être soufferte absolument. Le frère de Jean, à cause de sa position, est le premier à voir ces pleurs et il le dit aux autres qui se regardent entre eux, étonnés. « Personne de nous n'a fait de mal », dit quelqu'un, et un autre: « La foule aussi ne nous a pas insultés. Il ne s'y trouve personne qui Lui soit ennemi ». « Pourquoi pleure-t-il alors? » demande le plus âgé de tous. Pierre et Jean se lèvent ensemble et s'approchent du Maître. Ils pensent que l'unique chose à faire c'est de Lui faire sentir qu'ils l'aiment et de Lui demander ce qu'il a. « Maître, tu pleures? », dit Jean en mettant sa tête blonde sur l'épaule de Jésus, qui le dépasse de la tête et du cou. Et Pierre, en Lui mettant une main à la taille, en l'entourant presque d'un embrassement pour l'attirer à lui, Lui dit: « Quelque chose te fait souffrir, Jésus? Dis-le à nous qui t'aimons ». Jésus appuie sa joue sur la tête blonde de Jean et, desserrant ses bras, il passe à son tour son bras autour de l'épaule de Pierre. Ils restent ainsi embrassés tous les trois, dans une pose si affectueuse. Mais les larmes continuent de couler. Jean, qui les sent tomber dans ses cheveux, recommence à Lui demander: « Pourquoi pleures-tu, mon Maître? Peut-être que de nous il te vient de la peine? » Les autres apôtres se sont réunis au groupe affectueux et attendent anxieusement une réponse. « Non, dit Jésus. Pas de vous. Vous êtes pour Moi des amis et l'amitié, quand elle est sincère, est baume et sourire, jamais larme. Je voudrais que vous restiez toujours mes amis. Même maintenant que nous allons entrer dans la corruption qui fermente et qui corrompt celui qui n'a pas une volonté décidée de rester honnête ». « Où allons-nous, Maître? Pas à Jérusalem? La foule t'a déjà salué joyeusement. Veux-tu la décevoir? Allons-nous peut-être en Samarie pour quelque prodige? Justement maintenant que la Pâque est proche? » Les questions viennent en même temps de différents côtés.

 

Jésus lève la main pour imposer le silence et puis, de sa main droite, il montre la ville. Un geste large comme celui du semeur qui jette son grain devant lui et il dit: « Elle est la Corruption. Nous entrons dans Jérusalem. Nous y entrons. Et seul le Très-Haut sait comment je voudrais la sanctifier en y amenant la Sainteté qui vient des Cieux. La resanctifier, cette ville qui devrait être la Cité Sainte. Mais je ne pourrai rien lui faire. Corrompue elle est, et corrompue elle reste. Et les fleuves de sainteté qui coulent du Temple vivant, et qui couleront encore davantage dans peu de jours jusqu'à le vider de la vie, ne suffiront pas pour la racheter. Ils viendront au Saint la Samarie et le monde païen. Sur les temples mensongers s'élèveront les temples du vrai Dieu. Les cœurs des gentils adoreront le Christ. Mais ce peuple, cette ville sera toujours pour Lui une ennemie et sa haine l'amènera au plus grand péché. Cela doit arriver. Mais malheur à ceux qui seront les instruments de ce crime. Malheur!... » Jésus regarde fixement Judas qui est presque en face de Lui. « Cela ne nous arrivera jamais. Nous sommes tes apôtres et nous croyons en Toi, prêts à mourir pour Toi ». Judas ment effrontément et soutient sans embarras le regard de Jésus. Les autres unissent leurs protestations. Jésus répond à tous pour éviter de répondre directement à Judas. « Veuille le Ciel que vous soyez tels, mais vous avez encore beaucoup de faiblesse en vous et la tentation pourrait vous rendre semblables à ceux qui me haïssent. Priez beaucoup et veillez beaucoup sur vous. Satan sait qu'il va être vaincu et il veut se venger en vous arrachant à Moi. Satan est autour de nous tous: de Moi, pour m'empêcher de faire la volonté du Père et d'accomplir ma mission; de vous, pour faire de vous ses serviteurs. Veillez. Dans ces murs Satan prendra celui qui ne saura pas être fort. Celui pour lequel cela aura été une malédiction d'être choisi parce qu'il a donné à ce choix un but humain. Je vous ai choisis pour le Royaume des Cieux et non pour celui du monde. Souvenez-vous-en. Et toi, cité qui veux ta ruine et sur qui je pleure, sache que ton Christ prie pour ta rédemption. Oh! si au moins en cette heure qui te reste tu savais venir à Celui qui serait ta paix! Si au moins tu comprenais à cette heure l'Amour qui passe au milieu de toi et si tu te dépouillais de la haine qui te rend aveugle et folle, cruelle pour toi-même et pour ton bien ! Mais un jour viendra où tu te rappelleras cette heure! Trop tard alors pour pleurer et te repentir! L'Amour sera passé et sera disparu de tes routes et il restera la Haine que tu as préférée. Et la haine se tournera vers toi, vers tes enfants. Car on a ce qu'on a voulu, et la haine se paie par la haine. Et ce ne sera pas alors la haine des forts contre le désarmé. Mais ce sera haine contre haine, et donc guerre et mort. Entourée de tranchées et de gens armés, tu souffriras avant d'être détruite et tu verras tomber tes fils tués par les armes et par la faim, et les survivants être prisonniers et méprisés, et tu demanderas miséricorde, et tu ne la trouveras plus parce que tu n'as pas voulu connaître ton Salut. Je pleure, amis, car j'ai un cœur d'homme et les ruines de la patrie m'arrachent des larmes. Mais que ce qui est juste s'accomplisse puisque dans ces murs la corruption dépasse toute limite et attire le châtiment de Dieu. Malheur aux citoyens qui sont la cause du mal de leur patrie! Malheur aux chefs qui en sont la principale cause! Malheur à ceux qui devraient être saints pour amener les autres à être honnêtes, et qui au contraire profanent la Maison de leur ministère et eux-mêmes! Venez. A rien ne servira mon action. Mais faisons en sorte que la Lumière brille encore une fois au milieu des Ténèbres! »

 

Et Jésus descend suivi des siens. Il s'en va rapidement par le chemin, le visage sérieux et je dirais presque renfrogné. Il ne parle plus. Il entre dans une maisonnette au pied de la colline et je ne vois pas autre chose. Jésus dit: « La scène racontée par Luc paraît sans liaison, pour ainsi dire illogique. Je déplore les malheurs d'une ville coupable et je ne sais pas compatir aux habitudes de cette ville? Non. Je ne sais pas, je ne puis les compatir, puisque même ce sont justement ces habitudes qui engendrent les malheurs, et de les voir rend plus aiguë ma douleur. Ma colère contre les profanateurs du Temple est la conséquence logique de ma méditation sur les malheurs prochains de Jérusalem. Ce sont toujours les profanations du culte de Dieu, de la Loi de Dieu, qui provoquent les châtiments du Ciel. En faisant de la Maison de Dieu une caverne de voleurs, ces prêtres indignes et ces indignes croyants (de nom seulement) attiraient sur tout le peuple malédiction et mort. Inutile de donner tel ou tel nom au mal qui fait souffrir un peuple. Cherchez le nom exact en ceci: « Punition d'une vie de brutes ». Dieu se retire et le Mal s'avance. Voilà le fruit d'une vie nationale indigne du nom de chrétienne. Comme alors, maintenant aussi, dans cette partie de siècle, je n'ai pas manqué par des prodiges de secouer et de rappeler. Mais comme alors, je n'ai attiré sur Moi et mes instruments que moquerie, indifférence et haine. Pourtant que les particuliers et les nations se souviennent que c'est inutilement qu'ils pleurent quand auparavant ils ne veulent reconnaître leur salut. Inutilement qu'ils m'invoquent quand à l'heure où j'étais avec eux ils m'ont chassé par une guerre sacrilège qui en partant de consciences particulières, vouées au Mal, s'est répandue dans toute la Nation. Les Patries ne se sauvent pas tant par les armes que par une forme de vie qui attire les protections du Ciel. Repose, petit Jean, et fais en sorte d'être toujours fidèle au choix que j'ai fait de toi. Va en paix ». Quelle fatigue! Je n'en peux vraiment plus...

 

Jésus a à peine le temps d'entrer dans la maison pour en bénir les habitants que l'on entend une gaie sonnerie de grelots et des voix en fête. Et tout de suite après, le visage émacié et pâle d'Isaac apparaît dans l'ouverture de la porte et le fidèle berger entre et se prosterne devant son Seigneur Jésus. Dans l'encadrement de la porte grande ouverte se pressent de nombreux visages et en arrière on en voit d'autres... On se bouscule, on se presse, on veut s'avancer... Quelques cris de femmes, quelques pleurs d'enfants pris au milieu de la cohue, et des salutations, des cris joyeux: « Heureux jour qui te ramène à nous! La paix à Toi, Seigneur! C'est un heureux retour, ô Maître, pour récompenser notre fidélité ». Jésus se lève et fait signe qu'il va parler. Tout le monde se tait, et on entend nettement la voix de Jésus. « Paix à vous! Ne vous entassez pas. Maintenant nous allons monter ensemble au Temple. Je suis venu pour être avec vous. Paix! Paix! Ne vous faites pas de mal. Faites place, mes aimés! Laissez-moi sortir et suivez-moi, pour que nous entrions ensemble dans la Cité Sainte ». Les gens obéissent tant bien que mal, et font un peu de place, assez pour que Jésus puisse sortir et monter sur l'ânon. Car Jésus indique le poulain jamais monté jusqu'alors comme sa monture. Alors de riches pèlerins, qui se pressent dans la foule, étendent sur la croupe de l'ânon leurs somptueux manteaux et quelqu'un met un genou à terre et l'autre à servir de marchepied au Seigneur qui s'assoit sur l'ânon, et le voyage commence. Pierre marche à côté du Maître et de l'autre côté Isaac tient la bride de la bête qui n'est pas entraînée, et qui pourtant marche tranquillement comme si elle était habituée à cet office sans s'emballer ou s'effrayer des fleurs qui, jetées comme elles le sont vers Jésus, frappent souvent les yeux et le museau de la bête, ni des branches d'olivier et des feuilles de palmiers agitées devant et autour de lui, jetées par terre pour servir de tapis avec des fleurs, ni des cris de plus en plus forts: « Hosanna, Fils de David! » qui montent vers le ciel serein pendant que la foule se tasse de plus en plus et grossit à cause des nouveaux venus.

 

Passer par Bethphagé, par les rues étroites et contournées, n'est pas chose facile et les mères doivent prendre les enfants dans leurs bras, et les hommes protéger les femmes de coups trop violents, et il arrive qu'un père place son fils sur ses épaules à califourchon et le porte élevé au-dessus de la foule alors que les voix des petits semblent des bêlements d'agneaux ou des cris d'hirondelles et que leurs menottes jettent des fleurs et des feuilles d'oliviers que leurs mères leur présentent, et envoient aussi des baisers au doux Jésus... Une fois sorti des rues étroites de la petite bourgade, le cortège se range et se déploie, et de nombreux volontaires s'en vont en avant pour prendre la tête et désencombrer le chemin, et d'autres les suivent en jonchant le sol de branches et quelqu'un, le premier, jette son manteau pour servir de tapis, et un autre, et quatre, et dix, et cent, et mille, l'imitent. Le chemin a en son milieu une bande multicolore de vêtements étendus sur le sol, et après le passage de Jésus ils sont repris et portés plus en avant, avec d'autres, avec d'autres, et toujours des fleurs, des branchages, des feuilles de palmiers s'agitent ou sont jetés par terre, et des cris plus forts s'élèvent tout autour en l'honneur du Roi d'Israël, à l'adresse du Fils de David, de son Royaume! Les soldats de garde à la porte sortent pour voir ce qui arrive. Mais ce n'est pas une sédition et, appuyés sur leurs lances, ils se rangent de côté pour observer, étonnés ou ironiques, le cortège étrange de ce Roi assis sur un ânon, beau comme un dieu, simple comme le plus pauvre des hommes, doux, bénissant... entouré de femmes et d'enfants et d'hommes désarmés criant: « Paix! Paix! », de ce Roi qui, avant d'entrer dans la ville, s'arrête un moment à la hauteur des tombeaux des lépreux de Hinnon et de Siloan (je crois bien parler de ces lieux où j'ai vu d'autres fois des miracles de lépreux) et s'appuyant sur l'unique étrier sur lequel il appuie son pied, puisqu'il est assis sur l'âne et non à cheval, il se lève et ouvre les bras en criant dans la direction de ces pentes horribles, où des visages et des corps effrayants se montrent en regardant vers Jésus et élèvent le cri lamentable des lépreux: « Nous sommes infectés! », pour écarter des imprudents qui pour bien voir Jésus monteraient aussi sur les terrasses contaminées: « Que celui qui a foi invoque mon Nom et ait la santé grâce à cela! » et il les bénit en reprenant sa route et en ordonnant à Judas de Kériot: « Tu achèteras de la nourriture pour les lépreux et avec Simon tu la leur porteras avant le soir ».

 

Le cortège entre sous la voûte de la Porte de Siloan et puis comme un torrent se déverse dans la ville en passant par le faubourg d'Ophel, où chaque terrasse est devenue une petite place aérienne remplie de gens qui crient des hosannas, jettent des fleurs et renversent des parfums en bas, sur la route, en essayant de les jeter sur le Maître, et l'air est saturé par l'odeur des fleurs qui meurent sous les pas de la foule et des essences qui se répandent dans l'air avant de tomber dans la poussière de la route, le cri de la foule semble augmenter et se renforcer comme si chacun criait dans un porte-voix, car les nombreux archivoltes dont Jérusalem est remplie l'amplifient ne cessant pas de le faire résonner. J'entends crier, et je crois que cela veut dire ce que disent les évangélistes: « Scialem, Scialem melchil! » (ou malchit: je m'efforce à rendre le son des paroles, mais il est difficile car elles ont des aspirations que nous n'avons pas). C'est un bruit continu, semblable à celui d'une mer en tempête dans laquelle n'est pas encore tombé le bruit de la lame qui fouette la plage et les écueils, qu'une autre lame ramasse et relève en un nouveau claquement sans jamais s'arrêter. J'en suis assourdie! Parfums, odeurs, cris, des branches et des vêtements qui s'agitent, couleurs... C'est une vision étourdissante. Je vois la foule qui n'en finit pas de se mélanger, des visages connus qui apparaissent et disparaissent: tous les disciples de tous les coins de la Palestine, tous ceux qui suivent Jésus... Je vois pendant un instant Jaïre, je vois Jaïa l'adolescent de Pella (me semble-t-il) qui était aveugle avec sa mère et que Jésus guérit, je vois Joachim de Bozra et ce paysan de la plaine de Saron avec ses frères, je vois le vieux et solitaire Matthias de cet endroit près du Jourdain (rive orientale) auprès duquel Jésus se réfugia alors que tout était inondé, je vois Zachée avec ses amis convertis, je vois le vieux Jean de Nobé avec presque tous ses concitoyens, je vois le mari de Sara de Jutta... Mais qui peut retenir ces visages et ces noms si c'est un kaléidoscope de visages connus et inconnus, vus plusieurs fois ou une seule?... Voici maintenant le visage du pastoureau pris à Ennon. Et près de lui le disciple de Corozaïn qui quitta la sépulture de son père pour suivre Jésus; et tout près, pour un instant, le père et la mère de Benjamin de Capharnaüm avec leur jeune fils qui manque de tomber sous les pieds de l'ânon en se jetant en avant pour recevoir une caresse de Jésus. Et, malheureusement, des visages de pharisiens et de scribes, livides de colère à cause de ce triomphe, qui, arrogants, fendent le cercle d'amour qui se serre autour de Jésus, et Lui crient: « Fais taire ces fous! Rappelle-les à la raison! Ce n'est qu'à Dieu que l'on adresse des hosannas. Dis-leur de se taire! »

 

À quoi Jésus répond doucement: « Même si je leur disais de se taire et qu'ils m'obéissent, les pierres crieraient les prodiges du Verbe de Dieu ». En effet les gens crient: « Hosanna, hosanna au fils de David! Béni Celui qui vient au nom du Seigneur! Hosanna à Lui et à son Règne! Dieu est avec nous! L'Emmanuel est venu! Il est venu le Royaume du Christ du Seigneur! Hosanna! Hosanna de la Terre jusqu'en haut des Cieux! Paix! Paix, mon Roi! Paix et bénédiction à Toi, Roi saint! Paix et gloire dans les Cieux et sur la Terre! Gloire à Dieu pour son Christ! Paix aux hommes qui savent l'accueillir! Paix sur la Terre aux hommes de bonne volonté et gloire dans les Cieux très Hauts car l'heure du Seigneur est venue! » (et ceux qui poussent ce dernier cri, c'est le groupe compact des bergers qui répètent le cri de la naissance). Outre ces cris continuels, les gens de Palestine racontent aux pèlerins de la Diaspora les miracles qu'ils ont vus et à ceux qui ne savent pas ce qui arrive, aux étrangers qui passent par hasard par la ville et qui demandent: « Mais qui est Celui-là? Qu'arrive-t-il? », ils expliquent: « C'est Jésus! Jésus, le Maître de Nazareth de Galilée! Le Prophète! Le Messie du Seigneur! Le Promis! Le Saint! » D'une maison dont on a dépassé depuis peu la porte, car la marche est très lente dans une telle confusion, il sort un groupe de robustes jeunes gens portant en l'air des vases de cuivre pleins de charbon allumé et d'encens qui brûle en répandant des nuages de fumée odorante. Et leur geste est bien vu et on le répète. Plusieurs courent en avant ou reviennent en arrière vers leurs maisons pour se faire donner du feu et des résines odorantes pour les brûler en hommage au Christ. La maison d'Annalia apparaît. La terrasse enguirlandée de vigne avec ses feuilles nouvelles qui tremble à un doux vent d'avril, a sur le côté qui donne sur la rue toute une rangée de jeunes filles vêtues de blanc et voilées de blanc, au milieu desquelles se trouve Annalia, avec des corbeilles de pétales de rosés effeuillées et de muguets qui déjà voltigent en l'air. « Les vierges d'Israël te saluent, Seigneur! » dit Jean qui s'est frayé un chemin et qui maintenant est à côté de Jésus, pour attirer son attention sur la guirlande de pureté qui se penche en souriant du parapet pour joncher le chemin de pétales rouges comme du sang et de muguets blancs comme des perles.

 

Jésus retient un instant les rênes et arrête l'ânon. Il lève son visage et sa main pour bénir cette virginité énamourée de Lui, jusqu'à renoncer à tout autre amour terrestre. Et Annalia se penche et crie: « Ton triomphe, je l'ai vu, Ô mon Seigneur! Prends ma vie pour ta glorification universelle! » et en criant très fort, pendant que Jésus passe au-dessous de sa maison et avance, elle le salue: « Jésus! » Et un autre cri, différent, dépasse la clameur de la foule. Mais les gens, bien qu'ils l'entendent, ne s'arrêtent pas. C'est un fleuve d'enthousiasme, un fleuve de peuple en délire qui ne peut s'arrêter. Et alors que les derniers flots de ce fleuve sont encore en dehors de la porte, les premiers montent déjà les pentes qui conduisent au Temple. « Ta Mère! » dit Pierre en montrant une maison presque à l'angle d'un chemin qui monte au Moriah et par lequel le cortège s'est engagé. Et Jésus lève son visage pour sourire à sa Mère qui est en haut, parmi les femmes fidèles. La rencontre d'une caravane nombreuse arrête le cortège quelques mètres après que la maison est dépassée. Et pendant que Jésus s'arrête avec les autres, en caressant les enfants que les mères Lui présentent, un homme accourt et se fraie un passage en criant: « Laissez-moi passer! Une femme est morte. Une jeune fille. Subitement. Sa mère appelle le Maître. Laissez-moi passer! Lui l'a déjà sauvée une fois! » Les gens lui font place et l'homme accourt près de Jésus: « Maître, la fille d'Elise est morte. Elle t'a saluée de ce cri, puis elle s'est affaissée en disant: « Je suis heureuse », et elle a expiré. Son cœur s'est brisé dans l'allégresse de te voir triomphant. Sa mère m'a vu sur la terrasse près de sa maison et elle m'a envoyé t'appeler. Viens, Maître ». « Morte! Morte Annalia! Mais hier seulement, elle était saine, en bonne santé, heureuse? » Les apôtres se groupent agités, les bergers aussi. Tout le monde l'a vue hier en parfaite santé. Tout à l'heure ils l'ont vue rose, riante... Ils n'arrivent pas à se persuader du malheur... Ils demandent, s'informent des détails... « Je ne sais pas. Vous avez tous entendu ses paroles. Elle parlait fort, avec assurance. Puis je l'ai vue s'affaisser plus blanche que ses vêtements et j'ai entendu crier sa mère... Je ne sais pas autre chose. »

 

« Ne vous agitez pas, elle n'est pas morte. Une fleur est tombée et les anges de Dieu l'ont recueillie pour la porter dans le sein d'Abraham. Bientôt le lys de la Terre s'ouvrira heureux au Paradis, ignorant pour toujours l'horreur du monde. Homme, dis à Élise qu'elle ne pleure pas le sort de son enfant. Dis-lui qu'elle a eu une grande grâce de Dieu, et que d'ici six jours elle comprendra quelle grâce Dieu a faite à sa fille. Ne pleurez pas. Que personne ne pleure. Son. triomphe est encore plus grand que le mien parce que les anges escortent la vierge pour la conduire à la paix des justes. Et c'est le triomphe éternel qui grandira sans jamais connaître de descente. En vérité je vous dis que c'est pour vous tous, mais non pour Annalia, que vous avez raison de pleurer. Allons ». Et il répète aux apôtres et à ceux qui l'entourent: « Une fleur est tombée. Elle s'est couchée en paix et les anges l'ont recueillie. Bienheureuse celle qui est pure de chair et de cœur car bientôt elle va voir Dieu ». « Mais comment, de quoi est-elle morte, Seigneur? » demande Pierre qui ne peut y croire. « D'amour. D'extase, De joie infinie. Heureuse mort! » Ceux qui sont loin en avant ne savent pas; ceux qui sont très en arrière ne savent pas. Aussi les hosannas continuent, bien qu'auprès de Jésus il s'est formé un cercle de pensif silence. C'est Jean qui le rompt: « Oh! je voudrais le même sort avant les heures qui vont venir! » « Moi aussi, dit Isaac. « Je voudrais voir le visage de la jeune fille morte d'amour pour Toi... » « Je vous prie de me sacrifier votre désir. J'ai besoin de vous près de Moi... » « Nous ne te laisserons pas, Seigneur. Mais pour cette mère aucun réconfort? », demande Nathanaël. « J'y pourvoirai... » Ils sont aux portes de l'enceinte du Temple. Jésus descend de l'ânon que quelqu'un de Bethphagé prend en garde. Il faut se rappeler que Jésus ne s'est pas arrêté à la première porte du Temple, mais qu'il a suivi l'enceinte, en s'arrêtant seulement quand il se trouve sur le côté nord de l'enceinte, près de l'Antonia. C'est là qu'il descend et entre dans le Temple comme pour faire voir qu'il ne se cache pas au pouvoir qui domine, se sentant innocent dans toute sa conduite. La première cour du Temple présente le chahut habituel des changeurs et des vendeurs de colombes, passereaux et agneaux, seulement que maintenant les vendeurs sont délaissés car tout le monde est accouru pour voir Jésus. Et Jésus entre, solennel dans son vêtement de pourpre, et il tourne ses regards sur ce marché et sur un groupe de pharisiens et de scribes qui l'observent de dessous un portique.

 

Son regard est fulgurant d'indignation. Il se précipite au milieu de la cour. Son saut inattendu paraît un vol. Le vol d'une flamme, car son vêtement est une flamme dans le soleil qui inonde la cour. Et il tonne d'une voix puissante: « Hors de la maison de mon Père! Ce n'est pas un lieu d'usure et de marché. Il est écrit: « Ma maison sera appelée maison de prière ». Pourquoi donc en avez-vous fait une caverne de voleurs, de cette maison où on invoque le Nom du Seigneur? Hors d'ici! Purifiez ma Maison. Qu'il ne vous arrive pas qu'au lieu de me servir de cordes je vous frappe avec les foudres de la colère céleste. Hors d'ici ! Hors d'ici les voleurs, les brocanteurs, les impudiques, les homicides, les sacrilèges, les idolâtres de la pire idolâtrie: celle du propre moi orgueilleux, les corrupteurs et les menteurs. Dehors! Dehors! Ou bien le Dieu Très-Haut balayera pour toujours ce lieu et exercera sa vengeance sur tout un peuple ». Il ne répète pas la fustigation de l'autre fois, mais comme les marchands et les changeurs tardent à obéir, il va au comptoir le plus proche et le renverse en répandant balances et pièces de monnaie sur le sol. Les vendeurs et les changeurs se hâtent de suivre l'ordre de Jésus, après avoir eu ce premier exemple. Et Jésus crie derrière eux: « Combien de fois devrai-je vous dire que ce ne doit pas être un lieu de souillure mais de prière? » Et il regarde ceux du Temple qui, obéissant aux ordres du Pontife, ne font pas un geste de représailles. La cour purifiée, Jésus va vers les portiques où sont rassemblés des aveugles, des paralytiques, des muets, des estropiés et autres affligés qui l'invoquent à grands cris. « Que voulez-vous que je vous fasse? » « La vue, Seigneur! Les membres! Que mon fils parle! Que ma femme guérisse! Nous croyons en Toi, Fils de Dieu! » « Que Dieu vous écoute. Levez-vous et dites des hosannas au Seigneur! » Ce n'est pas un par un qu'il guérit les nombreux malades, mais il fait de la main un geste large, et grâce et santé en descendent sur les malheureux qui se dressent sains avec des cris de joie qui se mêlent à ceux des nombreux enfants qui se serrent près de Lui en répétant: « Gloire, gloire au Fils de David! Hosanna à Jésus de Nazareth, Roi des Rois, et Seigneur des Seigneurs !" Des pharisiens, en feignant le respect, Lui crient: « Maître, tu les entends? Ces enfants disent ce qu'il ne faut pas dire. Reprends-les! Qu'ils se taisent! »

 

« Et pourquoi? Le roi prophète, le roi de ma race n'a-t-il pas dit peut-être: « De la bouche des enfants et des nourrissons tu as fait sortir la louange parfaite pour confondre tes ennemis? » N'avez-vous pas lu ces paroles du psalmiste? Permettez aux petits de dire mes louanges. Elles leur sont suggérées par leurs anges qui voient sans cesse mon Père et connaissent ses secrets et les suggèrent à ces innocents. Maintenant laissez-moi tous aller prier le Seigneur » et passant devant les gens il passe dans l'atrium des Israélites pour prier... Et puis, sortant par une autre porte, en frôlant la piscine probatique, il sort de la ville pour revenir sur les collines du mont des Oliviers. Les apôtres sont enthousiastes... Le triomphe leur a donné de l'assurance, et ils sont oublieux, complètement oublieux de toutes les terreurs que les paroles du Maître avaient suscitées... Ils parlent de tout... Ils brûlent d'être renseignés sur Annalia. Jésus les retient, non sans peine, d'y aller, en les assurant qu'il y pourvoira d'une manière qu'il sait, Lui... Sourds, sourds, sourds à toute parole d'avertissement divin... Hommes, hommes, hommes, qu'un cri d'hosanna rend oublieux de tout... Jésus parle aux serviteurs de Marie de Magdala qui l'ont rejoint au Temple et puis les congédie... « Et maintenant, où allons-nous? » demande Philippe. « A la maison de Marc de Jonas? » dit Jean. « Non. Au camp des galiléens. Peut-être que mes frères sont venus et je veux les saluer » dit Jésus. « Tu pourrais le faire demain », lui fait observer le Thaddée. « C'est une bonne chose de le faire pendant qu'on peut le faire. Allons chez les galiléens. Ils seront contents de nous voir. Vous aurez des nouvelles de vos familles. Moi, je verrai les enfants... » « Et ce soir ? Où allons-nous dormir? Dans la ville? En quel endroit? Là où est ta Mère? Ou bien chez Jeanne? » demande Judas Iscariote. « Je ne sais. Certainement pas dans la ville. Peut-être encore sous quelques tentes galiléennes... » « Mais pourquoi? » « Parce que je suis le Galiléen et que j'aime ma Patrie. Allons ». Ils se remettent en route pour monter vers le camp des galiléens, qui est sur l'oliveraie du côté de Béthanie et c'est tout un groupement de tentes toutes blanches sous le gai soleil d'avril.

 

Extraits de « L’Évangile tel qu'il m'a été révélé », de Maria Valtorta

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Prière

 

O Dieu, qui, par un ordre merveilleux de votre Providence,avez voulu vous servir des choses même insensibles pour exprimer l'admirable économie de notre salut, éclairez, s'il vous plaît, les cœurs de vos fidèles serviteurs, et faites-leur comprendre, pour leur salut, le mystère représenté dans l'action de ce peuple qui, poussé par l'inspiration céleste, marcha en ce jour au-devant du Rédempteur, et joncha de rameaux de palmier et d'olivier la route qu'il devait parcourir. Les branches de palmier marquaient la victoire qui allait être remportée sur le prince de la mort; et les branches d'olivier publiaient en quelque manière que l'onction spirituelle allait se répondre. Cette heureuse multitude d'hommes pressentit alors que notre Rédempteur, touché des misères de l'humanité, allait livrer le combat avec le prince de la mort pour la vie du monde entier, et qu'il triompherait par sa mort même. C'est pour cela qu'il lui fit hommage de ces branches d'arbre dont les unes exprimaient la victoire et le triomphe, et les autres l'effusion de la miséricorde. Nous donc qui possédons la foi dans sa plénitude, voyant dans cet événement le fait et la signification, nous vous supplions, Seigneur saint, Père tout-puissant, Dieu éternel, par le même Jésus-Christ notre Seigneur, dont vous nous avez rendus les membres, de nous faire triompher en lui et par lui de l'empire de la mort, et de nous rendre participants de sa glorieuse Résurrection. Lui qui, étant Dieu, vit et règne avec vous, en l'unité du Saint-Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

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