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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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27 février 2010

Le Mois de Saint Joseph

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Mois de Saint Joseph


Pratique de ce mois


Pour faire le mois de saint Joseph, on peut se borner, il est vrai, à lire chaque Jour une méditation : mais nous sommes ainsi faits, que si des pratiques de piété ne viennent pas alimenter, pour ainsi dire, notre dévotion, nous courons risque de n'en pas retirer de grands fruits. On peut les comparer à ces petites racines qui communiquent à un arbre sa sève et sa fraîcheur, et lui font produire des fruits abondants. On proposera plusieurs pratiques à faire pendant ce Mois, afin que chacun puisse choisir celles qui lui conviendront le mieux. La veille du 1er Mars, on aura soin de dresser, dans un lieu retiré de sa maison, un petit autel sur lequel on mettra une image de saint Joseph, que l'on ornera suivant sa dévotion; Si on fait le mois de Mars en communauté ou avec plusieurs personnes, on chantera un couplet d'un cantique en son honneur avant de commencer ; puis la personne la plus respectable de l'assemblée lira le sujet de méditation. Elle récitera à la fin la prière; « Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. », « Je vous salue, Joseph, plein de grâces, le Seigneur est avec vous; vous êtes béni par-dessus tous les hommes ; et Jésus le fruit des entrailles de votre épouse est béni; saint Joseph père nourricier de Jésus, et époux de la bienheureuse Vierge Marie, priez pour nous maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit il. » Un Pater et un Ave pour les différentes classes de la société, ainsi qu'il est marqué. On terminera enfin, par le chant d'un second couplet du même cantique que l'on a chanté en commençant; On dira la prière : Je vous salue, Joseph, etc., tous les matins et tous les soirs, et au commencement des principales actions ; On prononcera souvent, pendant le jour, les saints noms de Jésus, Marie, Joseph ; Après avoir recommandé son âme à Dieu, avant de s'endormir on dira : « Saint Joseph, digne époux de la vierge Marie, souvenez-vous de moi pendant mon agonie. » On communiera le mercredi en l'honneur de saint Joseph, suivant l'avis de son confesseur; On pourra mettre l'image de saint Joseph dans un lieu apparent de sa maison, pour montrer qu'il en est le protecteur. On pourrait encore mettre dans son livre de prières, porter sur soi une petite image de Saint Joseph, que l'on baisera le matin et le soir affectueusement et dévotement.


Considération pour la veille du premier jour


But que l'on doit se proposer en faisant ce mois


Voici le mois de Joseph qui va commencer. Avec quelle joie les vrais et dévots serviteurs de ce grand Saint voient-ils arriver ce beau mois, pendant lequel ils pourront satisfaire leur dévotion par les hommages et les prières qu'ils lui adresseront, et recevoir avec abondance les grâces et les faveurs qu'il ne manquera pas de leur obtenir; car il est bien puissant auprès de Dieu. Si un saint a dit de sa vertueuse épouse, Marie, qu'elle était une toute-puissante suppliante, un vertueux personnage n'a pas craint d'avancer que Joseph au ciel ne demande pas, mais qu'il commande. Ce mois, ainsi que celui de Marie, est un mois de bénédictions, un mois d'abondantes moissons pour celui qui sait recueillir. C'est un de ces mois dont le souvenir nous sera bien doux au moment de la mort; nous le distinguerons parmi les autres, et ses jours seront comptés parmi les jours pleins qui seront inscrits au livre de vie. Mais quelle fin devons-nous nous proposer pendant ce mois ? Nous ferons trois choses : notre intention sera, premièrement, d'honorer saint Joseph ; deuxièmement, d'imiter surtout celle de ses vertus qui nous sera plus nécessaire ; troisièmement, comme c'est dans ce mois que l'on croit que saint Joseph est mort, et que Jésus l'a établi pour être le patron des mourants, nous ferons, à partir de sa fête, une préparation à la mort, afin de régler les affaires de notre salut et nous mettre par là en état de paraître devant Dieu. Honorer saint Joseph. Un saint mérite d'autant plus d'honneurs qu'il a retracé plus fidèlement en lui la vie de Jésus, qu'il a été comblé de plus de grâces, et que ses vertus ont été plus sublimes et plus héroïques. Or, peut-on trouver, après Marie, un saint qui ait été une copie plus parfaite de la vie du Sauveur ? Pendant dix-huit ans qu'il vécut avec Jésus, il conserva avec le plus grand soin les instructions qui sortaient de sa bouche adorable, pour les retracer dans sa conduite. Tout en usant de son autorité paternelle, il imita avec la plus grande fidélité celui dont il admirait chaque jour les vertus divines. Que de grâces de toutes sortes Dieu ne répandit-il pas dans son âme, à raison de sa sublime vocation de Père-nourricier de Jésus, d'époux de la plus pure des vierges, à raison de ion humilité et de sa fidélité à correspondre à tant de faveurs ? Non, jamais il ne sera donné à nos faibles regards de contempler toute l'étendue des grâces, dont le cœur de saint Joseph fut rempli. Ses vertus enfin ont été sublimes et héroïques. Sa seule humilité, qui l'a porté à cacher sous le voile de l'obscurité et du silence tous ses privilèges et les faveurs signalées dont Jésus l'a comblé, peut nous faire juger de la grandeur de toutes les autres. En effet, l'humilité est le fondement et la base de la perfection ; que dire donc de cet édifice de vertus, lorsque ses fondations sont si solides, si profondes et si parfaites ? Honneur donc vous soit rendu, ô glorieux saint Joseph ! Plus vous vous cachez, plus vous nous faites voir la gloire dont vous êtes revêtu ; plus vous vous abaissez, plus Dieu vous élève ! Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, qui ont opéré en vous tant de merveilles dignes de notre admiration et de nos hommages. Nous devons l'imiter. Dans le monde, un enfant se déshonore et déshonore sa famille, lorsqu'il s'écarte du chemin que lui ont tracé ses ancêtres, et que, par des actions indignes, il ternit la gloire de ses pères. Aussi les descendants ont-ils soin de soutenir l'honneur de leur famille en marchant sur les traces de leurs aïeux. Enfants de Joseph, montrons qu'il est notre père et que nous sommes ses enfants. Soutenons la gloire que nous avons de lui appartenir; étudions pendant ce mois ses vertus, et retraçons-les dans notre conduite; soyons, comme lui, humbles, doux, patients, obéissants, purs, pleins d'amour de Dieu, silencieux, recueillis; mais surtout examinons quelle est la vertu qui nous manque, et faisons tous nos efforts, avec le secours de son intercession, pour la faire croître en nous.  O bon Joseph, cette qualité que mon cœur ajoute naturellement à votre nom, me fait espérer que vous m'aiderez pendant ce mois, parce que, grand Saint, quoiqu'il m'en coûte, je veux, avec votre secours et celui de la grâce, qui ne me manquera pas, vous ressembler un peu. Priez donc pour que je ne manque pas à la grâce et que la racine amère du péché ne vienne pas en prenant de  l'accroissement dans mon cœur, arrêter ses progrès. Enfin nous nous préparerons à la mort. Que ce mois aura produit en nous de fruits abondants de grâce, si en le terminant, nous pouvons, avec la même tranquillité d'âme que le vieillard Siméon, dire à Dieu : Vous pouvez maintenant laisser mourir votre serviteur en paix ! Le bon Saint Joseph nous y disposera, et non-seulement nous mettrons ordre à nos affaires pour paraitre en sûreté devant Dieu, mais encore il nous obtiendra la grâce de mourir dans le baiser du Seigneur. Saint Joseph, nous vous la demandons instamment cette grâce, pour nous et pour tous ceux qui n'y pensent pas; elle est la plus précieuse de toutes, puisque c'est elle gui nous ouvrira la porte du Ciel, et nous mettra en possession du Trône qui nous est préparé dès le commencement du monde. Priez donc pour nous maintenant et a l'heure de notre mort.


Exemple


Deux religieux, Carmes déchaussés de Grenade, sortaient du monastère des Carmélites de cette ville, lorsqu'ils virent venir à leur rencontre un homme assez avancé en âge, et d'un aspect vénérable, qui se plaça entre eux et  leur demanda d'où ils venaient. Le plus ancien des deux répondit qu'ils venaient du couvent des Carmélites déchaussées. Mes Pères, reprit l'inconnu, pourquoi donc ont-elles tant de dévotion à saint Joseph? C'est, répondit le religieux, parce que notre sainte Mère, Thérèse do Jésus, en avait elle-même beaucoup pour ce grand Saint, qui la secondait puissamment  dans la fondation de ses monastères, et lui obtenait mille grâces du Ciel ; aussi a-t-elle, par reconnaissance, donné le nom de saint Joseph à presque tous ceux qu'elle a fondés. Je le savais déjà, répliqua l'inconnu, regardez-moi en face, et ayez pour saint Joseph une dévotion pareille à celle de votre Mère ; tout ce que vous lui demanderez, vous l'obtiendrez." A ces mots il disparut, et les deux religieux eurent beau regarder do tous côtés, ils ne virent plus personne. Arrivés à leur couvent, ils rendirent compte au supérieur de tout ce qui venait d'arriver. " C'était saint Joseph, leur dit-il, ce n'est pas pour vous, mais pour moi qu'a eu lieu cette apparition ; car je n'étais pas aussi dévot que j'aurais dû l'être à saint Joseph, mais désormais Je le serai." Cet événement arriva en 1584, deux ans après la mort de sainte Thérèse. (Dévotion à Saint Joseph, de Paltrigani, liv. 2, ch. 1.)


O Marie, conçue, etc.

Je vous salue, Joseph, etc.

Un Pater et un Ave

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14 janvier 2010

Neuvaine à Saint Pancrace

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Saint Pancrace de Rome

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Fête le 12 mai


Le 12 mai l’Eglise fête Saint Pancrace, un des nombreux martyrs de la persécution de l’empereur Dioclétien, qui gouverna l’empire romain de 284 à 305. Dans l’Eglise antique Pancrace représenta un modèle d’adolescent qui donna sa vie par amour de son Seigneur, restant fidèle au baptême qu’il avait reçu depuis peu. Il était né en 289 en Phrygie (région historique de l’actuelle Turquie occidentale) de Cledionuse et Cerada, tous deux nobles, qui professaient la religion païenne, dans laquelle ils éduquèrent aussi leur fils. Pancrace, orphelin en jeune âge, fut confié aux soins de son oncle Denis, élu administrateur dei biens patrimoniaux que la famille du neveu possédait en Phrygie et à Rome. Oncle et neveu se déplacèrent très tôt dans la ville impériale, où une communauté chrétienne vivait intensément la foi dans le Seigneur crucifié et ressuscité. Denis et le jeune Pancrace entendirent parler de la nouvelle religion et demandèrent d’en faire partie. Ils se soumirent à une catéchèse absorbante et, dans une solennelle veillée pascale, ils furent admis dans la communauté chrétienne avec le baptême, qui leur fut administré très probablement par le pape de l’époque, St Marcelin. En ce temps-là sévissant, sur la jeune Eglise de Rome, la persécution de Dioclétien, la plus grave et la plus longue de toutes: une vraie bataille entre christianisme et paganisme. Pancrace, déjà animé par le désir du martyre, fut arrêté et conduit devant le juge, qui lui demanda qui il était. L’adolescent répondit fermement: « Je m’appelle Pancrace et je suis chrétien ». C’était le mot d’ordre. Le juge essaya de toutes le façons de l’induire à un acte de culte vers l’empereur. Le jeune chrétien fut inflexible: il n’aurait jamais renoncé au Christ pour les faveurs d’un homme, fût-il l’empereur de Rome lui-même. Alors le juge fut obligé d’appliquer la loi et ordonna que Pancrace fût décapité hors de la ville, sur la voie Aurélia. La pie matrone romaine Ottavilla prit le corps du martyr et le fit enterrer dans le cimetière de Calepodio. Les persécutions contre l’Eglise terminées, sur la tombe du jeune martyr fut érigée une basilique, où la communauté chrétienne de Rome se rendait le dimanche après Pâques pour présenter au Saint les nouveaux baptisés, qui déposaient sur son autel l’habit blanc adossé au baptême. Ils le priaient de pouvoir imiter son courage et sa foi dans le Seigneur ressuscité.


Culte et reliques de Saint Pancrace


Il y a à Rome une église de son nom, et la porte anciennement appelée Aurelia, se nomme aujourd'hui de Saint-Pancrace. Saint Grégoire, pape, parle de sa tombe et de ses reliques dans l'Homélie 27 sur saint Jean et dans le troisième livre de son Registre, épitre 18. Saint Grégoire de Tours, qui vivait avant lui, raconte un miracle perpétuel que Dieu y faisait par les mérites de ce saint Martyr ceux qui allaient faire quelque serment solennel en l'église qui lui est dédiée, étaient visiblement punis de Dieu, quand ils ne disaient pas la vérité ou ils tombaient morts sur la place, on ils étaient possédés du démon, qui les tourmentait par mille sortes de supplices à la vue de tout le monde. « Il s'est fait », dit Baillet, « une grande distraction des reliques de saint Pancrace en diverses églises de l'Europe et comme il est assez ordinaire de voir que lorsqu'on a quelque ossement considérable d'un Saint, on se vante d'avoir son corps, on doit être moins surpris d'entendre dire que le corps de saint Pancrace se trouve en quinze ou vingt endroits différents, sans être obligé de recourir au mystère de la reproduction. Outre ce qui est resté de ses reliques dans l'église de son nom, à Rome, on voit son chef dans celle de Latran où son office se fait double en remettant celui des saints Nérée et Achillée an premier jour libre qui suit. On trouve aussi quelques parties de ses retiques dans celle de saint Clément et dans d'autres églises de la ville. On en montre pareillement à Albano, ville de la campagne de Rome dans trois églises différentes de la ville de Bologne, où il n'est pas possible que l'on n'ait pas donné son nom à quelque corps étranger, puisque l'on produit, parmi ces reliques, une tête de saint Pancrace, outre celle qui est dans la basilique de Latran. On aurait peut-être sujet de penser la même chose de celles que l'on garde sous le même nom à Venise, chez les religieuses de saint Zacharie dans le Milanais, quoiqu'il soit vrai que saint Grégoire le Grand en ait envoyé du tombeau de notre Saint à Fortunat, évêque de Milan ; à Lantosca, en Piémont, dans le comtat de Nice ; dans plusieurs autres villes d'Italie, où on l'appelle saint Brancas ou Brancaccio ; en divers endroits de la Sicile à Avignon, dans deux églises différentes en France, où en envoyèrent de Rome les papes Pélage, pour Marseille et Tours, saint Grégoire le Grand pour Pallade, évêque de Saintes ; d'autres à Saint-Riquier, à Saint-Malo et ailleurs. On ne peut nombrer tous les lieux du royaume qui se vantent d'en avoir, mais la plupart sans titre. La célébrité de son culte y est si grande, qu'il n'y a presque point de province qui ne s'en soit formé un Saint particulier en diversifiant son nom par la corruption de leur langage. Car c'est lui que l'on trouve appelé saint Blancat, saint Planchas ou Planchais, saint Plancart, saint Crampas ou Cranpace, par métathèse, saint Brachs, saint Branchais, saint Blanchars, saint Blansé, et peut-être encore autrement. Saint Pancrace est appelé Planchers en Normandie. Le pape Vitalien envoya de ses reliques à saint Wandrille, abbé de Fontenelle, qui construisit une église sous son invocation cette double circonstance répandit son culte dans le diocèse de Coutances et les diocèses voisins. Les Pays-Bas ne sont guère moins pourvus de reliques qui portent le nom de saint Pancrace. On en voit à Gand, à Douai et à Malices on en voyait aussi à Utrecht et à Leyde, ayant le changement de religion dans les Pays Bas unis. On en montre à Cologne dans plusieurs églises, à Dusseldorf sur le Rhin, au duché de Berg, à Trèves et même à Prague, en Bohême. On en a vu aussi en Angleterre, où la première église consacrée à Dieu depuis la conversion des Anglais par le moine saint Augustin, missionnaire de saint Grégoire le Grand, fut dédiée sous le nom et l'invocation de saint Pancrace, dans la ville de Cantorbéry. Il ne vint néanmoins des reliques de ce saint Martyr dans cette île que plus de cinquante ans après. Ce fut le pape Vitalien qui en envoya, vers l'an 656, à Oswi, roi de Northumberland, pour augmenter encore le culte que les missionnaires romains y avaient établi, ou plutôt pour reconnaître et récompenser les services que ce prince rendait à l'église du pays. La plupart des églises qui gardent des reliques sous le nom de saint Pancrace, ont quelque fête particulière en différents jours de l'année, pour célébrer leur réception ou leur translation mais elles se réunissent à solenniser celle de son martyre au 12 de mai, quoiqu'elles ne soient pas toutes persuadées que ce qu'elles ont soit véritablement de lui. Le 12 de mai, où sa fête est marquée dans les Martyrologes du nom de saint Jérôme, dans celui de Bède, ceux du IX siècle et les suivants, est le jour de sa sépulture plutôt que celui de sa mort. Le Calendrier romain du IV siècle n'en fait point mention, mais il est dans celui du VIII siècle et dans les suivants et dans les anciens Sacramentaires depuis le VI siècle ».

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Neuvaine à Saint Pancrace


Réciter, chaque jour de la neuvaine, l’acte de contrition avant la prière du jour et les prières à la très Sainte Trinité après celle-ci. Cette neuvaine est recommandée pour demander guérison et travail.


Prières à dire chaque jour


Acte de contrition


Mon Dieu, j'ai un très grand regret de Vous avoir offensé parce que Vous êtes infiniment Bon, infiniment Aimable, et que le péché Vous déplaît. Je prends la ferme résolution, avec le secours de Votre Sainte Grâce de ne plus Vous offenser et de faire pénitence.


Prières à la très Sainte Trinité

 

Prière au Père Éternel


Je crois, Père Céleste, ce qui vient de la Foi, et avec Elle je veux vivre et mourir ; par l’intercession de Saint-Pancrace, accordez-moi à moi et à ma famille une bonne santé pour accomplir mes obligations.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prière au Fils de Dieu 


Ô Bon Jésus, accordez-moi la vertu d’Espérance en Vos promesses, comme le fit Saint-Pancrace, qui eut toujours confiance en Votre Providence, et que je puisse obtenir ainsi, par son intercession, du travail et le don de la réussite dans les choses que je devrai entreprendre pour satisfaire mes besoins et ceux de ma famille.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prière à l’Esprit Saint


Accordez-moi la vertu de Charité pour aimer Dieu par-dessus toutes choses et mon prochain par amour pour Dieu, comme le faisait le glorieux Saint-Pancrace. Par son intercession, j’ai confiance pour obtenir cette Grâce et celle d’être préservé des malheurs et des personnes mal intentionnées.


Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.


Prière finale 


Ô glorieux Saint-Pancrace, je vous demande que vous m’obteniez les Grâces dont j‘ai besoin et en particulier, santé et travail, afin que je puisse me présenter devant votre image pour vous rendre grâce des faveurs reçues. Ainsi soit-il.


Neuvaine à Saint-Pancrace


Premier jour


Acte de contrition


Notre coeur a été créé pour aimer : ce que tu dois le plus aimer, c’est Dieu, plus que toutes les personnes, plus que toutes les richesses du monde et, de cette manière, tu éviteras aussi beaucoup de désillusions. Saint-Pancrace fit de cette manière et c’est pourquoi il obtint tant de faveurs de Dieu. Demande-lui cette Grâce du fond du cœur, tu vivras plus tranquille et tu obtiendras sa protection dans tout ce dont tu as besoin.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Deuxième jour 


Acte de contrition


Dieu permet que nous aimions notre famille et d'autres personnes, bien que ce ne soit pas un obstacle pour aimer Dieu. Ainsi faisait le glorieux Saint-Pancrace et, de cette manière, il a amené beaucoup d’âmes au Ciel. Demande-lui de tout ton cœur d’aimer les autres personnes comme de vrais frères, afin d’aimer Dieu davantage et d’obtenir beaucoup de Grâces du glorieux Saint-Pancrace.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Troisième jour 


Acte de contrition


Saint-Pancrace avait un cœur si bon qu’il éprouvait toujours de la compassion pour les pauvres et les malheureux, c’est pourquoi il obtint tant de Grâces du Ciel ; essaie, toi aussi, de l’imiter dans ces vertus et ainsi, tu obtiendras, par son intercession, beaucoup de Grâces de Dieu.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Quatrième jour 


Acte de contrition


Le glorieux Saint-Pancrace n’essaya pas seulement d’être bon, mais il travaillait aussi pour pouvoir guider d’autres âmes vers le Ciel, c’est pourquoi Dieu lui accorda tant de pouvoir en faveur de ses dévots. Essaie, toi aussi, de faire ce que tu peux pour propager cette dévotion et veille à ce que d’autres aillent par le chemin du Ciel. Ainsi, tu obtiendras beaucoup de Grâces, spécialement celles dont tu as besoin pendant cette neuvaine.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Cinquième jour 


Acte de contrition


Dans le monde, il y a beaucoup de personnes qui, d’un point de vue humain, sont mauvaises ; pour que tu n’en deviennes pas un admirateur, fais en sorte de ne pas être l’un des leurs mais au contraire, à l’imitation de Saint-Pancrace, défends toujours la vérité et les bonnes choses. De cette manière, tu obtiendras tout ce dont tu as besoin par l’intercession de Saint-Pancrace, qui exaucera toujours tes prières.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Sixième jour 


Acte de contrition


L’une des choses qui coûtent le plus à notre cœur, c’est de pardonner à ceux qui nous ont offensés. Prie le glorieux Saint-Pancrace pour qu’il t’obtienne cette Grâce quand quelqu’un t’aura offensé, puisque lui-même alla jusqu’à pardonner à ceux qui le martyrisèrent ; et sois assuré que tu seras plus tranquille après, et que tu obtiendras pour toi et ta famille plus que tu ne peux espérer.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Septième jour 


Acte de contrition


Dans ce monde, il faut avoir beaucoup de patience en tout, et puis viennent plus de contrariétés que l’on ne peut attendre. Prends comme modèle le glorieux Saint-Pancrace, qui se conformait en tout à la Volonté de Dieu, et il put ainsi vivre sereinement et devenir un grand Saint, au milieu de beaucoup de peines. Demande-lui de bon cœur qu’il t’aide et il t’accordera cette Grâce et bien d’autres.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Huitième jour 


Acte de contrition


Tout comme tu aimes le portrait de tes parents et d'autres personnes amies, il convient aussi que tu aimes l'image du glorieux Saint-Pancrace, en ne doutant pas que depuis le Ciel, il voie comment tu t'agenouilles devant l'autel sur lequel il est placé. Plus tu le feras avec grande ferveur, plus il priera Dieu qu'Il t'accorde ce que tu lui demandes pendant cette neuvaine, tant pour toi que pour les personnes de ta famille.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.


Neuvième jour 


Acte de contrition


Maintenant que tu termines la neuvaine, tu es en pleine forme et tu es plus désireux d’aimer Saint-Pancrace et, par conséquent, de te rendre digne d’aller au Ciel pour lui tenir compagnie. Sois sûr qu’il t’attend là-haut et que tu le rejoindras si tu accomplis bien tes obligations en vivant comme un bon chrétien, en obtenant déjà, dès maintenant, sa protection en tout, tant pour toi que pour ta famille.


Terminer par les prières à la très Sainte Trinité.

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à St Pancrace (pdf) en cliquant ici

15 février 2010

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation du 25 janvier 2010

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation du 25 janvier 2010

 

Chers enfants, que ce temps soit pour vous le temps de la prière personnelle, afin que la semence de la Foi croisse dans vos coeurs et grandisse en un joyeux témoignage envers les autres. Je suis avec vous et Je désire tous vous inciter à croître et à vous réjouir dans le Seigneur qui vous a créés. Merci d’avoir répondu à Mon appel.


Mot d'ordre

Dans sa déconcertante simplicité ce message de Marie nous révèle une loi du monde invisible, loi qui est incontournable, le Royaume commence dans nos cœurs. Seule la prière personnelle peut le faire grandir en chacun de nous. Donnons-nous tous les moyens possible, avec ferveur, avec véhémence, avec violence s’il le faut. Faisons-nous violence pour persévérer dans la prière, pour qu’elle devienne notre vie même, notre souffle et le battement de notre coeur ; pour que le germe pousse et se développe afin de donner des fruits de joie et de bonheur. Avec vous je partage la joie de la visite du cardinal Schöenborn à Medjugorje. C’est une lumière qui se lève dans la nuit du monde et de l’Eglise, prions ensemble pour que son rayonnement soit porté jusqu’à  l’incandescence.

Frère Ephraïm, Diacre Permanent

Fondateur de la Communauté des Béatitudes

Retrouvez l'intégralité des Messages de Marie Reine de la Paix

en cliquant sur le lien suivant

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-cat-83937-273707-marie_reine_de_la_paix_et_de_la_reconciliation.html

 

28 janvier 2010

Prière à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

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Prière à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

en souvenir de l'apparition du 17 novembre 1830

à dire le 27 de chaque mois à 17 heures

Révélée par la Vierge Marie à Carmela Carabini en 1976

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L'apparition du 27 novembre 1830

Chapelle de la Rue du Bac, Paris

Le 27 novembre, à cinq heures et demie, heure d’oraison pour la communauté, la Vierge Marie de nouveau se manifeste à Sœur Catherine agenouillée dans la chapelle parmi ses compagnes. Elle lui apparaît à droite, dans le chœur de la Chapelle, là où se trouve actuellement l’autel de la Vierge au Globe. Dressée sur le globe terrestre, le pied écrasant le serpent, Marie tient dans ses mains, à hauteur de poitrine, surmonté d’une croix, un globe plus réduit, qu’elle offre à Dieu dans un geste implorant. Les traits graves de son visage, durant la vision, s’illuminent de clartés radieuses, surtout à l’instant de sa prière. Sœur Catherine s’entend dire en elle : «Ce globe que vous voyez représente le monde entier, particulièrement la France, et chaque personne en particulier». Tout à coup, les doigts de la Vierge se comblent d’anneaux et de pierreries magnifiques ; les rayons qui en jaillissent brillent tout autour et illuminent sa personne. Dans le récit qu’a écrit Sœur Catherine sur l’ordre de son confesseur, nous lisons : «Les pierreries étaient plus belles les unes que les autres, les unes plus grosses, les autres plus petites jetaient des rayons plus beaux les uns que les autres et toujours en s’élargissant en bas». Comme la Sœur contemple la vision, la Vierge abaisse les yeux sur elle et la même voix intérieure lui dit : «Ces rayons sont le symbole des grâces que je répands sur les personnes qui me les demandent». Il se forme alors autour de la Vierge un tableau ovale, sur lequel est écrit en lettres d’or : «Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous !». Bientôt, chargées des grâces que symbolisent les rayons, les mains de Marie s’abaissent et s’étendent, comme sur la Médaille ; puis une voix se fait entendre : «Faites frapper une Médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront recevront de grandes grâces. Les grâces seront abondantes pour les personnes qui auront confiance». Ainsi, après avoir offert le monde à Dieu, la Vierge tend aux humains ses mains rayonnantes. A cet instant, elle fait comprendre à sa messagère «combien elle est généreuse envers les personnes qui la prient ; que de grâces elle accorde aux personnes qui les lui demandent ; quelle joie elle éprouve en les accordant !». Enfin Sœur Catherine ajoute que quelques unes des pierres précieuses fixées aux doigts de la Vierge, ne donnent aucun rayon ; comme elle s’en étonne, une voix intérieure lui dit : «Ces pierreries, qui restent dans l’ombre, figurent les grâces qu’on oublie de me demander». Bientôt, le tableau se retourne, et la Sœur voit au revers la lettre M surmontée d’une croix, et au dessous du monogramme de Marie, deux cœurs, l’un entouré d’épines, le second transpercé d’un glaive. Les notes de la voyante ne mentionnent pas les douze étoiles que l’on voit toujours autour du monogramme de Marie. Mais ce détail a été attesté par Sainte Catherine un peu plus tard. Comme elle se demande un jour, pendant sa méditation, ce qu’il faut graver au revers de la Médaille, la Vierge lui répond : «Le M avec la Croix et les deux Cœurs en disent assez». Dans le courant de décembre, elle a une nouvelle apparition très semblable à celle du 27 novembre, et au même moment, pendant l’oraison du soir : la messagère choisie par l’Immaculée reçoit de nouveau l’ordre de faire frapper la Médaille par l’entremise de son confesseur, le prudent Père Aladel. Ce sera quand même fait en 1832 avec la permission de l’archevêque de Paris, Monseigneur de Quélen. Symbole suffisamment clair, cette Médaille nous rappelle que nous sommes des chrétiens rachetés par un Dieu crucifié en face de sa mère douloureuse ; que nous sommes les enfants d’un Dieu qui nous aime, qui nous donne son cœur et qui demande en retour le nôtre pour étendre son royaume d’amour et de paix parmi les hommes, et en priorité parmi les plus souffrants, comme va le faire Sœur Catherine. Méditons ce langage convaincant de la Médaille ! Elle est un saisissant raccourci de notre foi chrétienne.

Texte extrait du site www.medaille-miraculeuse.fr

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Supplique à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

Ô Vierge Immaculée, nous savons que, toujours et partout, tu es disposée à exaucer les prières de tes enfants exilés en cette vallée de larmes, mais nous savons aussi qu'il y a des jours et des heures où tu te plais à répandre plus abondamment les trésors de tes grâces. Eh bien, ô Marie, nous voici prosternés devant toi précisément au jour même et à l'heure bénie, choisis par toi pour la manifestation de ta médaille. Nous venons à toi, remplis d'une immense gratitude et d'une confiance sans limites, en cette heure qui t'est si chère, pour te remercier du grand don que tu nous as fait en nous donnant ton image, afin qu'elle soit pour nous un témoignage d'amour et un gage de protection. Nous te promettons donc que, selon ton désir, la sainte médaille sera le signe de ta présence auprès de nous, le livre dans lequel nous apprendrons, selon ton conseil, combien tu nous as aimés et ce que nous devons faire pour ne pas rendre inutiles tant de tes sacrifices et des sacrifices de ton divin Fils. Oui, ton Coeur transpercé, représenté sur la médaille, s'appuiera toujours sur le nôtre et le fera battre à l'unisson du tien. Il l'embrasera d'amour pour Jésus et le fortifiera afin qu’il porte chaque jour sa croix derrière Lui. Cette heure est la tienne, ô Marie, l’heure de ton inépuisable bonté, de ta miséricorde triomphante, 1’heure à laquelle tu fis jaillir, par l'intermédiaire de ta médaille, ce torrent de grâces et de prodiges qui inonda la terre. Fais, ô Mère, que cette heure qui te rappelle la douce émotion de ton Coeur par laquelle tu fus poussée à nous rendre visite et à nous apporter le remède de tant de maux, soit aussi notre heure. L'heure de notre sincère conversion, et l’heure du plein exaucement de nos voeux. Toi qui as promis qu'en cette heure bénie, seraient grandes les grâces pour ceux qui les demanderaient avec confiance, pose ton regard bienveillant sur nous qui te supplions. Nous confessons que nous ne méritons pas tes grâces, mais à qui aurons-nous recours, sinon à toi qui es notre Mère, dans les mains de qui Dieu a placé toutes ses grâces ? Aie donc pitié de nous. Nous te le demandons par ton Immaculée Conception et par l'amour qui te poussa à nous donner ta précieuse médaille. Ô Consolatrice des affligés, toi qui t'es déjà apitoyée sur nos misères, considère les maux qui nous accablent. Fais que ta médaille répande sur nous et sur tous ceux que nous aimons ses rayons bienfaisants. Qu'elle guérisse nos malades, qu'elle donne la paix à nos familles, qu'elle nous préserve de tout danger. Que ta médaille apporte le réconfort à ceux qui souffrent, la consolation à ceux qui pleurent, la lumière et la force à tous les hommes. Mais spécialement, permets, ô Marie, qu'en cette heure solennelle nous te demandions la conversion des pécheurs, en particulier de ceux qui nous sont les plus chers. Rappelle-toi qu'eux aussi sont tes enfants, que pour eux tu as souffert, prié et pleuré. Sauve-les, ô refuge des pécheurs, afin qu'après t'avoir tous aimée, invoquée et servie sur la terre, nous puissions venir te rendre grâce et te louer éternellement dans le ciel. Amen.

Salve Regina et trois fois " Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous

 

Cette prière révélée par le Ciel nous a été transmise par une âme privilégiée italienne, Carmela Carabini en 1976 et est source de grâces sans nombre.

Association Fidelitas

B.P. 149

F- 74 101 Annemasse

Pour approfondir

http://web.tiscali.it/cenadimi

Téléchargez le texte de cette prières (pdf) en cliquant ici

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Remerciements à Mr Pottier qui m'a envoyé le texte de cette prière

14 janvier 2010

Litanies de Saint Padre Pio

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Saint Padre Pio de Pietrelcina

Vivante image de Jésus Crucifié

1887-1968

Fête le 23 septembre


«Mais pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil» (Ga 6, 14). Padre Pio de Pietrelcina, comme l'Apôtre Paul, plaça la Croix de son Seigneur au sommet de sa vie et de son apostolat, comme sa force, sa sagesse et sa gloire. Enflammé d'amour pour Jésus Christ, il se conforma à lui dans l'offrande de lui-même pour le salut du monde. En suivant et en imitant le Crucifié, il fut si généreux et si parfait qu'il aurait pu dire: «Avec le Christ, je suis fixé à la croix: je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi» (Ga 2, 19-20). Et les trésors de grâce que Dieu lui avait accordés avec une largesse singulière, il les distribua sans répit par son ministère, servant les hommes et les femmes qui accouraient à lui toujours plus nombreux, et engendrant une multitude de fils et de filles spirituels. Ce digne disciple de saint François d'Assise naquit le 25 mai 1887 à Pietrelcina, dans l'archidiocèse de Bénévent, de Grazio Forgione et de Maria Giuseppa De Nunzio. Il fut baptisé le lendemain et reçut le nom de François. À 12 ans, il fit sa Confirmation et sa première communion. À 16 ans, le 6 janvier 1903, il entra au noviciat de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins à Morcone, où, le 22 du même mois, il revêtit l'habit franciscain et prit le nom de Frère Pio. Une fois achevée l'année du noviciat, il fit profession en émettant les vœux simples et, le 27 janvier 1907, les vœux solennels. Après l'ordination sacerdotale, qu'il reçut le 10 août 1910 à Bénévent, il resta dans sa famille jusqu'en 1916, pour des raisons de santé. En septembre de la même année, il fut envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo et il y demeura jusqu'à sa mort. Enflammé de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain, Padre Pio vécut pleinement sa vocation qui consistait à participer à la rédemption de l'homme, selon la mission spéciale qui caractérisa toute sa vie et qu'il réalisa par la direction spirituelle des fidèles, la réconciliation sacramentelle des pénitents et la célébration de l'Eucharistie. Le moment le plus éminent de son activité apostolique était celui où il célébrait la messe. Les fidèles qui y participaient y percevaient le sommet et la plénitude de sa spiritualité. Dans le domaine de la charité sociale, il s'appliqua à soulager les souffrances et les misères de nombreuses familles, principalement par la fondation de la «Casa Sollievo della Sofferenza», inaugurée le 5 mai 1956. Pour Padre Pio la foi était la vie: il voulait tout et faisait tout à la lumière de la foi. Il s'investissait continuellement dans la prière. Il passait la journée et une grande partie de la nuit en dialogue avec Dieu. Il disait: «Dans les livres nous cherchons Dieu, dans la prière nous le trouvons. La prière est la clé qui ouvre le cœur de Dieu». Sa foi le porta constamment à accepter la volonté mystérieuse de Dieu. Il était en permanence immergé dans les réalités surnaturelles. Non seulement il était l'homme de l'espérance et de la confiance totale en Dieu, mais, par la parole et par l'exemple, il inspirait ces vertus à tous ceux qui l'approchaient. L'amour de Dieu le remplissait, répondant à toutes ses attentes; la charité était le principe qui dirigeait ses journées: aimer Dieu et le faire aimer. Sa préoccupation particulière: grandir et faire grandir dans la charité. Il manifesta le maximum de sa charité envers le prochain en accueillant, pendant plus de 50 ans, de très nombreuses personnes, qui accouraient à son ministère et à son confessionnal, à son conseil et à son réconfort. Il était comme assiégé : on le cherchait à l'église, à la sacristie, au couvent. Et il se donnait à tous, faisant revivre la foi, distribuant la grâce, portant la lumière. Mais il voyait l'image du Christ particulièrement dans les pauvres, en ceux qui souffrent ou qui sont malades, et il se donnait spécialement à eux. Il a exercé de manière exemplaire la vertu de prudence, il agissait et conseillait à la lumière de Dieu. Son intérêt était la gloire de Dieu et le bien des âmes. Il a traité toutes les personnes avec justice, loyauté et grand respect. La vertu de force a brillé en lui. Il ne tarda pas à comprendre que son chemin serait celui de la croix, et il l'accepta aussitôt avec courage et par amour. Il fit l'expérience pendant de nombreuses années des souffrances de l'âme. Pendant des années, il supporta les souffrances de ses plaies avec une admirable sérénité. Quand il fut objet d'enquêtes et que l'on restreignit son ministère sacerdotal, il accepta tout avec résignation et profonde humilité. Devant des accusations injustes et des calomnies, il sut toujours se taire, faisant confiance au jugement de Dieu, de ses supérieurs et de sa propre conscience. Il employait habituellement la mortification pour obtenir la vertu de tempérance, conformément au style franciscain. Dans sa mentalité et dans son mode de vie, il était tempérant. Conscient des engagements pris dans la vie consacrée, il observait avec générosité les vœux professés. Il a été obéissant en tout aux ordres de ses supérieurs, même lorsqu'ils étaient difficiles. Son obéissance était surnaturelle dans l'intention, universelle dans son étendue et intégrale dans son exécution. Il pratiqua l'esprit de pauvreté avec un total détachement de lui-même, des biens terrestres, des commodités et des honneurs. Il a toujours eu une grande prédilection pour la vertu de chasteté. Son comportement était modeste partout et avec tous. Il s'estimait sincèrement inutile, indigne des dons de Dieu, rempli à la fois de misères et de faveurs divines. Face à l'admiration que lui portait beaucoup de monde, il répétait: «Je veux être seulement un pauvre frère qui prie». Sa santé, depuis sa jeunesse, ne fut pas très florissante et, surtout au cours des dernières années de sa vie, elle déclina rapidement. «Sœur la mort» le frappa, alors qu'il était préparé et serein, le 23 septembre 1968, à l'âge de 81 ans. Ses obsèques furent célébrées en présence d'une foule tout à fait extraordinaire.


Le 20 février 1971, à peine trois ans après sa mort, parlant aux supérieurs de l'Ordre des Capucins, Paul VI disait de lui: «Regardez quelle renommée il a eue, quelle audience mondiale il a rassemblée autour de lui! Mais pourquoi? Peut-être parce qu'il était un philosophe? Parce qu'il était un sage? Parce qu'il avait des moyens à sa disposition? Parce qu'il célébrait la Messe avec humilité, confessait du matin au soir, et était, c'est difficile à dire, un représentant de notre Seigneur marqué de ses stigmates. C'était un homme de prière et de souffrance». Déjà durant sa vie il jouissait d'une grande renommée de sainteté, due à ses vertus, à son esprit de prière, de sacrifice et de consécration totale au bien des âmes. Au cours des années qui ont suivi sa mort,la renommée de sa sainteté et de ses miracles est allée en se développant, devenant un phénomène ecclésial, répandu dans le monde entier, auprès de toutes les catégories de personnes. Ainsi Dieu manifestait à l'Église sa volonté de glorifier sur terre son fidèle serviteur. Il ne se passa pas beaucoup de temps avant que l'Ordre des Frères Mineurs Capucins n'accomplît les étapes prévues par la loi canonique pour mettre en route la Cause de béatification et de canonisation. Toute chose examinée, le Saint-Siège, selon les normes du Motu proprio «Sanctitas clarior», concéda le Nihil obstat le 29 novembre 1982. L'Archevêque de Manfredonia put ainsi procéder à l'introduction de la Cause et à la réalisation du procès de reconnaissance (1983-1990). Le 7 décembre 1990, la Congrégation pour les Causes des Saints en reconnut la validité juridique. Une fois achevée la Positio, on discuta, comme d'habitude, pour savoir si Padre Pio avait pratiqué les vertus à un degré héroïque. Le 13 juin 1997, se tint l'assemblée spéciale des Consulteurs théologiens qui eut un résultat positif. Dans la session ordinaire du 21 octobre suivant, Mgr Andrea Maria Erba, Évêque de Velletri-Segni, étant chargé de la cause, les Cardinaux et les Évêques ont reconnu que Padre Pio de Pietrelcina a pratiqué à un degré héroïque les vertus théologales, cardinales et les autres. Le 18 décembre 1997, en présence de Jean-Paul II, fut promulgué le décret sur l'héroïcité des vertus. Pour la béatification de Padre Pio, la postulation a présenté au dicastère compétent la guérison de Madame Consiglia De Martino, de Salerne. À propos de ce cas, se déroula le Procès canonique régulier auprès du tribunal ecclésiastique de l'archidiocèse de Salerno-Campagna-Acerno, de juillet 1996 à juin 1997. Le 30 avril 1998, se tint, au siège de la Congrégation pour les Causes des Saints, l'examen du Conseil médical et, le 22 juin de la même année, l'assemblée spéciale des Consulteurs théologiens. Le 20 octobre suivant, au Vatican, se réunit la Congrégation ordinaire des Cardinaux et des Évêques membres du Dicastère. Le 21 décembre 1998, en présence de Jean-Paul II, fut promulgué le décret sur le miracle. Le 2 mai 1999, place Saint-Pierre, au cours d'une célébration eucharistique solennelle, Sa Sainteté Jean-Paul II, de par son autorité apostolique, déclara Bienheureux le Vénérable Serviteur de Dieu Pio de Pietrelcina et établit la date du 23 septembre pour sa commémoration liturgique. Pour la canonisation du Bienheureux Padre Pio, la postulation a présenté au dicastère compétent la guérison du petit Matteo Pio Colella de San Giovanni Rotondo. Le cas a été soumis à un procès canonique régulier devant le tribunal ecclésiastique de l'archidiocèse de Manfredonia-Vieste, du 11 juin au 17 octobre 2000. Le 23 octobre suivant, la documentation fut transmise à la Congrégation pour les causes des saints. Le 22 novembre 2001, à la Congrégation pour les causes des saints, on a procédé à l'étude de la consultation médicale. L'assemblée spéciale des théologiens consulteurs s'est tenue le 11 décembre et, le 18 du même mois, la session ordinaire des cardinaux et évêques. Le 20 décembre, en présence de Jean-Paul II, on a promulgué le décret sur le miracle. Le décret de canonisation a été promulgué le 26 février 2001.

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Litanies de Saint Padre Pio


Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous


Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Marie, Reine de l'Ordre Franciscain, priez pour nous

Padre Pio, priez pour nous.

Padre humble, priez pour nous.

Padre pauvre, priez pour nous.

Padre obéissant, priez pour nous.

Padre chaste, priez pour nous.

Père vénérable, priez pour nous.

Fils préféré du « Poverello » d’Assise, priez pour nous.

Fils de l’Obéissance, priez pour nous.

Homme discernant l’esprit humain, priez pour nous.

Homme de la Providence, priez pour nous.

Prêtre pieux, priez pour nous.

Âme sainte, priez pour nous.

Confesseur infatigable, priez pour nous.

Dévot de la Sainte-Vierge, priez pour nous.

Mystique de la Passion du Christ, priez pour nous.

Humble et fidèle serviteur, priez pour nous.

Administrateur habile et prudent, priez pour nous.

Grand cœur pétri d’une immense Charité, priez pour nous.

Homme patient et miséricordieux, priez pour nous.

Homme fort et craignant Dieu, priez pour nous.

Homme pénitent, priez pour nous.

Homme jovial, priez pour nous.

Homme de paix, priez pour nous.

Défenseur des faibles, priez pour nous.

Religieux observant la Règle franciscaine, priez pour nous.

Gloire de l’Ordre franciscain, priez pour nous.

Prêtre fidèle au Christ, priez pour nous.

Prêtre fidèle à la Sainte Église, priez pour nous.

Ami de ceux qui cherchent Dieu, priez pour nous.

Réprobateur des pécheurs, priez pour nous.

Guide éclairé, priez pour nous.

Consolateur des cœurs brisés, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, écoutez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, Saint Padre Pio,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ


Prions


Ô Dieu, qui en Saint Pio de Pietrelcina, pauvre et humble, as offert à Ton Église une image vivante du Christ Crucifié, accorde-nous, par son intercession, de suivre Ton Fils sur le chemin de la souffrance et de la Charité parfaite. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

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9 janvier 2010

Litanies de saint Benoît-Joseph Labre

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Saint Benoît-Joseph Labre

1748-1783

Fête le 16 avril


Il est l'aîné d'une famille de quinze enfants d'un laboureur d'Amettes dans le nord de la France. Il passe sa jeunesse dans les champs avec son père et ses frères. Mais il rêve d'être moine pour ne vivre que de Dieu. A 19 ans, il se présente dans plusieurs monastères de chartreux. L'un ne prend pas de novices à cause d'un incendie récent. Dans l'autre, on le trouve trop jeune. Admis à la chartreuse de Montreuil-sur-Mer, il n'est pas gardé à cause de sa santé trop fragile. A pied, il se rend à la Grande-Trappe de Soligny : il est toujours trop jeune. Il revient à Montreuil, c'est un nouvel échec. La Grande Trappe de Sept-Fons ne l'accepte pas non plus et le Père Abbé lui dit :"Dieu vous veut ailleurs." Désormais c'est "ailleurs" qu'il vivra dans l'errance et le pèlerinage perpétuel. Il ne cherche plus à se fixer. Son monastère sera la route, son seul compagnon de prière sera Dieu seul. En sept ans, il parcourut près de 30.000 kilomètres d'un sanctuaire à l'autre, en Espagne, en Suisse, en Allemagne et jusqu'en Pologne(*), vivant dans le plus extrême dénuement, partageant avec les pauvres les soupes populaires et les humiliations, toujours en oraison et toujours patient. Les prêtres qui le confessent sont émerveillés par sa vie mystique et son humilité. Mais son lieu de prédilection, c'est Rome où il passe ses journées en prière dans les églises, logeant avec tant d'autres pauvres dans les ruines du Colisée, distribuant à de plus pauvres ce qu'on lui donne. Dans les rues, les gamins se moquent de lui. Il les entend et rend grâces à Dieu. Le mercredi saint 1783, on le ramasse mourant sur les marches d'une église. Dès sa mort connue, les gamins et le peuple de Rome s'en vont par les rues de Rome en criant :"Le saint est mort!" Les miracles se multiplient sur son tombeau. Bénéficiant ainsi d'un culte précoce et populaire, il est un défi au matérialisme d'une société vouée à l'argent. Il est le saint des sans-domicile fixe, des pauvres et des exclus. Béatifié par Pie IX en 1860, il est canonisé par Léon XIII le 8 décembre 1883.

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Litanies de saint Benoît-Joseph Labre

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous,

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, patronne de saint Benoît-Joseph, priez pour nous.

Saint Benoît-Joseph, prédestiné du ciel, priez pour nous.

Saint Benoît-Joseph, enfant de bénédiction, priez pour nous.

Saint Benoît-Joseph, plein d’amour pour Dieu, priez pour nous.

Saint Benoît-Joseph, vrai disciple de Jésus-Christ,

Saint Benoît-Joseph, temple très pur de l’Esprit-Saint,

Saint Benoît-Joseph, fidèle à la grâce,

Saint Benoît-Joseph, fervent dans la prière,

Saint Benoît-Joseph, contempteur du monde,

Saint Benoît-Joseph, exemple d’humilité,

Saint Benoît-Joseph, abject à vos propres yeux,

Saint Benoît-Joseph, heureux dans les opprobres,

Saint Benoît-Joseph, pèlerin sur la terre,

Saint Benoît-Joseph, vivant sans asile,

Saint Benoît-Joseph, pauvre volontaire,

Saint Benoît-Joseph, dépouillé de tout,

Saint Benoît-Joseph, charitable pour les autres,

Saint Benoît-Joseph, zélé pour le salut de vos frères,

Saint Benoît-Joseph, amant de la croix,

Saint Benoît-Joseph, héros de la pénitence,

Saint Benoît-Joseph, passionné pour les souffrances,

Saint Benoît-Joseph, avide de mortification,

Saint Benoît-Joseph, admirable de patience,

Saint Benoît-Joseph, doué d’une pureté angélique,

Saint Benoît-Joseph, dévot des quarante-heures,

Saint Benoît-Joseph, adorateur constant de l’Eucharistie,

Saint Benoît-Joseph, zélé serviteur de Marie,

Saint Benoît-Joseph, imitateur de saint François d’Assise,

Saint Benoît-Joseph, gloire nouvelle de l’église d’Arras,

Saint Benoît-Joseph, puissant dans le ciel,

Saint Benoît-Joseph, par votre glorification,

Saint Benoît-Joseph, par votre crédit auprès de Dieu,

Saint Benoît-Joseph, par les miracles accordés à votre intercession,

Saint Benoît-Joseph, par votre ardente charité,

Saint Benoît-Joseph, par tous vos mérites,


Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.


Priez pour nous, saint Benoît-Joseph,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Prions


O Dieu, qui nous offrez dans la personne de saint Benoît-Joseph Labre, votre fidèle serviteur, un nouveau modèle de la perfection évangélique, accordez-nous par son intercession la grâce de suivre ses exemples et de vous aimer, comme lui, de tout notre cœur, afin que, par le mépris de nous-mêmes et de tout ce qui se passe, nous parvenions au bonheur de l’éternité. Nous vous en prions par Notre-Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

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Biographie de Saint Benoît joseph Labre

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1 décembre 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation du 25 novembre 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation du 25 novembre 2009

Chers enfants, en ce temps de grâce, je vous invite tous à renouveler la prière dans vos familles. Préparez-vous avec joie à la venue de Jésus. Petits enfants, que vos cœurs soient purs et agréables pour que l'amour et la chaleur commencent à couler à travers vous en chaque cœur qui est loin de Son amour. Petits enfants, soyez mes mains tendues, des mains d'amour pour tous ceux qui se sont perdus, qui n'ont plus ni la foi ni l'espérance. Merci d’avoir répondu à mon appel.

Mot d'ordre

Dieu est famille, la Trinité est une famille aux relations parfaites puisque chaque personne se donne dans un don d’amour parfait à l’autre personne, à chacune des deux autres personnes dans une circulation d’amour qui jamais ne s’arrête. A Nazareth Dieu est venu dans une famille humaine où chacun se donnait à l’autre dans une circulation de tendresse, de force, de dévouement, de dévotion reproduisant sur la terre le modèle de la Trinité. L’Eglise est une famille, l’humanité elle-même est une famille. Malheureusement il nous faut constater qu’au début de ce nouveau millénaire les liens familiaux sombrent dans un hiver affectif et dans la nuit de l’égoïsme matérialiste. Nuit de la foi sans espérance dans un avenir qui serait meilleur. Entendons cet appel de la Vierge à être ses mains tendues, mains douces et chaleureuses, mains fermes et secourables. Essayons de considérer tout homme comme membre de notre famille, de lui manifester un amour qui nous vient de notre famille divine. Faisons dans ce temps qui nous conduit à Noël des efforts d’humanité, d’accueil et de bonté pour donner un peu d’espoir et de foi.

Frère Ephraïm, Diacre Permanent, Fondateur de la Communauté des Béatitudes

28 décembre 2009

Message de Marie à Medjugorje du 25 décembre 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 décembre 2009

« Chers enfants, en ce jour de joie, je vous porte tous devant mon Fils Roi de la paix afin qu’Il vous donne sa paix et sa bénédiction. Petits enfants, partagez cette paix et cette bénédiction avec les autres, dans l’amour. Merci d’avoir répondu à mon appel. »

Parole de Dieu

(Jean 20, 20-21)


Le soir, ce même jour, le premier de la semaine, et les portes étant closes, là où se trouvaient les disciples, par peur des Juifs, Jésus vint et se tint au milieu et il leur dit: "Paix à vous !" Ayant dit cela, il leur montra ses mains et son côté. Les disciples furent remplis de joie à la vue du Seigneur. Il leur dit alors, de nouveau: "Paix à vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi aussi je vous envoie."

Retrouvez l'intégralité des Messages de Marie Reine de la Paix

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24 décembre 2009

Nativité du Seigneur

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Nativité du Seigneur

Prions pour que cet Enfant apporte au monde cette Paix qui lui manque tant, spécialement en Terre Sainte. 

Prions pour que cet Enfant donne aux malades le secours dont ils ont besoin, et qu'Il nous donne le courage et la Foi de nous conduire en Chrétiens responsables envers tous ceux qui nous entourent.

Qu'en ce beau jour l'Enfant Jésus vienne naître dans tous les coeurs et qu'Il vienne faire naître en nous son Innocence, sa paix et qu'Il règne!


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Evangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (2: 1-17)


En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. — Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple: Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. » Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant.

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Méditation de Saint Padre Pio sur Noël


C’est au cœur de la nuit, au cours de la saison la plus rigoureuse, dans la grotte la plus glaciale, habitation des troupeaux plus que d’une créature humaine, que vint à la lumière, à la plénitude des temps, le Messie promis – Jésus – le Sauveur des hommes. Aucun bruit autour de lui ; un bœuf et un âne réchauffent le pauvre Enfant nouveau-né ; une femme humble, un homme pauvre et fatigué en adoration devant lui. Ne se font entendre que les vagissements et les pleurs de Dieu devenu enfant. Et par ces pleurs, par ces vagissements, il offre à la justice divine la première rançon pour notre réconciliation. Depuis plus de quarante siècles il est attendu ; c’est avec des soupirs que les Patriarches en avaient invoqué la venue ; les auteurs sacrés avaient prophétisé clairement et le lieu et l’époque de sa naissance… Pourtant tout est silence et il semble que nul ne sait rien de ce grand avènement. Un peu plus tard seulement, des bergers qui gardaient leurs troupeaux dans les champs viennent lui rendre visite. Ils ont été avertis par des esprits célestes de cet avènement grandiose, et invités à se rendre à la grotte où il se trouve. Qu’ils sont nombreux et importants, ô chrétiens, les enseignements qui partent de la grotte de Bethléem ! Oh, comme notre cœur doit se sentir brûlant d’amour pour celui qui s’est fait toute tendresse pour nous ! Comme nous devrions avoir au cœur le désir de conduire le monde entier à cette humble grotte, refuge du roi des rois, plus grande que tout palais humain, parce que trône et demeure de Dieu ! Demandons à ce divin Enfant de nous revêtir d’humilité, parce que seule cette vertu nous fera goûter ce mystère rempli de tendresse divine. Les palais de l’Israël orgueilleux scintillent, mais ce n’est pas en eux qu’est venue au monde la Lumière ! Mettant leur assurance dans la grandeur humaine, baignant dans l’or : ainsi sont les notables de la nation juive ; les prêtres du temple sont pleins de vaine gloire et de superbe ; à l’encontre du sens véritable de la révélation divine ils attendent un Sauveur rabougri, venant dans le monde selon la grandeur humaine et la puissance. Mais Dieu, qui a toujours à cœur de confondre la sagesse de ce monde, balaie leurs projets et, à l’encontre de l’attente de ceux qui sont privés de la sagesse divine, descend parmi nous dans la plus grande abjection, renonçant à naître dans l’humble maison de Joseph ou même dans celle d’un parent ou d’une connaissance dans la ville de Juda ; et, en quelque sorte rejeté par les hommes, il demande asile et secours à de vils animaux, choisissant leur demeure comme lieu de sa naissance, leur paille pour réchauffer son petit corps délicat. Il fait en sorte que le premier hommage lui soit rendu par de pauvres et rustres bergers qu’il a lui-même, par l’intermédiaire de ses anges, informés de ce grand mystère. O sagesse et puissance de Dieu ! nous sentions le devoir de nous exclamer – entrés en extase avec ton Apôtre – combien tes jugements sont incompréhensibles et insondables tes voies ! Pauvreté, humilité, abjection et mépris entourent le Verbe fait chair ; nous, cependant, nous comprenons une chose de cette obscurité dans laquelle le Verbe fait chair est enveloppé, nous entendons une parole, nous entrevoyons une vérité sublime : Tout cela, il l’a fait par amour ; il ne nous invite qu’à l’amour, il ne nous parle que d’amour, il ne nous donne que des preuves d’amour. L’Enfant céleste souffre et gémit dans la crèche, afin que la souffrance nous devienne aimable et méritoire, afin que nous la recherchions : il manque de tout afin que nous apprenions de lui le renoncement aux biens terrestres, il prend plaisir en ces pauvres et humbles adorateurs, pour nous pousser à aimer la pauvreté et à préférer la compagnie des petits et des simples à celle des grands de ce monde. Ce petit Enfant, qui est tout mansuétude et douceur, veut insuffler en nos cœurs, par son exemple, ces vertus sublimes, afin que dans ce monde déchiré et bouleversé surgisse une ère de paix et d’amour. Par sa naissance il nous indique notre mission : mépriser ce que le monde aime et recherche. Oh ! Prosternons-nous devant la crèche, et avec le grand saint Jérôme, le saint enflammé d’amour pour Jésus enfant, offrons-lui tout notre cœur, sans réserve ; et promettons-lui de suivre les enseignements qui viennent à nous depuis la grotte de Bethléem, et peuvent presque se résumer en ceci : Vanité des vanités, tout est vanité.

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Prière à l'Enfant Jésus

O Saint Enfant-Jésus qui répandez Vos Grâces sur ceux qui Vous invoquent, regardez-nous prosternés devant Vous et écoutez notre prière. Nous Vous recommandons tous les nécessiteux qui se confient à Votre Divin Coeur. Etendez sur eux Votre main toute-puissante et venez au secours de leur indigence. Etendez la main sur les malades pour les guérir et sanctifier leurs peines; sur les affligés pour les consoler; sur les pécheurs pour les attirer à la lumière de Votre grâce; sur ceux qui, accablés par la douleur et la misère, invoquent avec confiance Votre aide pleine d'Amour. Etendez la main encore sur nous pour nous bénir. Accordez ô Petit Roi, les trésors de Votre Miséricorde au monde entier et gardez-nous maintenant et toujours dans la grâce de Votre Amour! Amen.

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21 septembre 2009

Le serviteur de Dieu Giuseppe Puglisi

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Le serviteur de Dieu Giuseppe Puglisi

Prêtre martyr de la mafia

1937-1993

Fête le 15 septembre


« Dieu a dit: tu ne tuera point! Dans toutes les zones humaines ou se trouve la mafia, elle ne doit pas aller contre ce saint commandement de Dieu. Au nom du Christ Crucifié qui est la vie, responsables de la mafia, convertissez-vous! Pour l'Amour de Dieu. Mafieux convertissez-vous! Un jour viendra le jugement de Dieu et vous devrez rendre compte de vos méfaits. »


(Jean-Paul II à Agrigento le 9 Mai 1993)


Don Giuseppe Puglisi est né dans le canton de Palermo Brancaccio le Septembre 1937, fils d'un cordonnier et d'une couturière,il fut assassiné par la mafia dans ce même canton le 15 Septembre 1993, pour son 56ème anniversaire. Entré au séminaire diocésain de Palerme en 1953 il fut ordonné prêtre par le Cardinal Ernesto Ruffini le 2 Juillet 1960. En 1961 il est nommé vicaire à la paroisse du Saint Sauveur dans le canton de Settecannoli, à côté de Brancaccio, et fut nommé recteur de l'église de Saint Jean de la Lepers. En 1967, il a été nommé) aumônier de l'Institut Rossvelt, pour les orphelins des travailleurs et le vicaire à la paroisse de Notre Dame de l'Assomption à Valdesi. Dès ces premières années, il a suivi de près les jeunes et s'intéresse aux problèmes sociaux de la ville. En Octobre 1970, il a été nommé curé de Godrano, un petit village situé près de Palerme - marqué par une vendetta sanglante - où il est resté jusqu'au 31 Juillet 1978, pendant cette période, il réussi à concilier la famille avec le pouvoir du pardon. Dans ces années, il suivit également les luttes sociales qui avaient lieu dans la périphérie Est de la ville, « Scaricatore». Le 9 Août 1978, il est été nommé vice-recteur du petit séminaire de Palerme et le 24 Novembre, administrateur du service des vocations du diocèse. En 1983, il devient directeur du Centre régional pour les vocation et membre du Conseil national de ce même service. Pour les étudiants et les vocations des jeunes du diocèse, au sein de son centre, il a consacré de nombreuses années à fonder, avec beaucoup de passion, au travers d'une série d '«école de terrain», un échantillon de formation pédagogique et chrétienne. Il enseigne au lycée classique Vittorio Emanuele II à Palerme de 1978 a 1993. Don Giuseppe Puglisi a été successivement professeur de mathématiques puis de religion dans différentes écoles. Du le 23 Avril, 1989 jusqu'à sa mort, il exerce son ministère sacerdotal à la Maison de l'accueil Madonna Opera Pia E. Card Ruffini, en faveur des femmes et des jeunes filles en détresse. En 1992, il prend la charge de directeur spirituel du séminaire de Palerme. A Palerme, en Sicile, il dirige plusieurs mouvements, dont Présence de l'Evangile, l'Action catholique, FUCI, les Equipes Notre-Dame. Le 29 Septembre 1990, il fut nommé curé de la paroisse de Saint Gaetano Brancaccio. Il désirait incarner l'annonce de Jésus Christ dans tout le territoire, en assumant tous les problèmes, afin de les rendre propres à la communauté chrétienne. Là son attention s'est tournée vers le recrutement des adolescents recrutés par la mafia à des fins criminelles, réaffirmant une culture de la légalité dans la zone éclairée par la foi. Son activité pastorale ayant été entièrement reconstruite lors des enquêtes judiciaires, cela a permis de trouver le mobile du meurtre qu'il subit, permettant l'arrestation et la condamnation des exécuteurs et des mandataires. En souvenir de lui et de son engagement, des écoles, des centres sociaux, des ensembles sportifs, des rues et des places portent son nom à Palerme et à travers toute la Sicile. Le 15 septembre 1994, anniversaire de sa mort, à marqué l'ouverture de l'année pastorale pour le diocèse de Palerme. Le 15 Septembre 1999, le cardinal Salvatore De Giorgi a créé le tribunal ecclésiastique diocésain pour procéder à la reconnaissance du martyre du père Giuseppe Puglisi, prêtre de l'Eglise de Palerme. Sa vie et sa mort sont une preuve de sa fidélité au Seigneur et ont dévoilé le mal et l'incompatibilité absolue de la mafia avec me message de l'Evangile.


Prière pour la béatification du Père Pino Puglisi


O Dieu, notre Père, par Votre Fils et avec la puissance de Votre Esprit, Vous nous avez prédestinés à être saints et immaculés devant Vous dans la charité, écoutez notre prière. Vous, qui avez associé votre serviteur, notre frère Giuseppe Puglisi, dans le sacerdoce de votre divin Fils, comme prédicateur du mystère pascal et dispensateur des dons du salut, daignez le glorifier ici-bas, par l'intermédiaire du ministère de l'Eglise en tant que témoin de l'amour du Christ qui a donné sa vie pour nous. Amen.

Relations de grâces et renseignements

www.padrepinopuglisi.net

Téléchargez la prière pour la glorification de Don Giuseppe Puglisi (pdf) en cliquant ici

14 août 2009

Fête de Saint Maximilien-Marie Kolbe

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Saint Maximilien-Marie Kolbe

Martyr de l'Immaculée

1894-1941

Fête le 14 août


Polonais, Catholique et Romain (1894-1919)


Raymond Kolbe est né le 8 janvier 1894, dans la ville de Zdunska-Wola, en Pologne. Il a été baptisé le jour même de sa naissance en l’église paroissiale dédiée à Notre-Dame de l’Assomption. Il était le deuxième fils de Julius Kolbe et de Maria Dabrowska, qui en auront cinq, dont trois seulement survécurent. (...)

Une enfance prédestinée


Les époux Kolbe étaient tous deux de pauvres ouvriers tisserands. Maria avait désiré se faire religieuse, mais elle ne put suivre sa vocation, car aucun monastère n’était en mesure de la recevoir sans dot. Après avoir beaucoup prié, elle avait épousé, à vingt et un ans, Julius Kolbe, catholique fervent et appartenant au tiers ordre franciscain, dont il était aussi dirigeant. Les Kolbe avaient peu d’argent et n’en désiraient pas, car ils considéraient la richesse comme un obstacle à la perfection, et même au salut. Très pieux, ils avaient une grande dévotion à la Vierge Marie, Reine de Pologne, et ils se rendirent plusieurs fois en pèlerinage à Czestochowa avec leurs enfants. En même temps qu’un trésor de mansuétude, Raymond avait reçu un tempérament naturellement fougueux. L’éducation sévère de ses parents lui fut très nécessaire pour dompter son caractère. (...)


La mère d'un Saint

La supérieure du couvent de Cracovie, où la mère de notre saint terminera sa vie, nous donne ce témoignage de première valeur : « Marie Dabrowska est née le 25 février 1870. Mère du P. Maximilien et du P. Alphonse, de l’Ordre des Franciscains, elle a été reçue dans notre Congrégation en 1913, en qualité de tertiaire, attachée aux services hors de la clôture, sur la demande du Père M. Sobolewski, Provincial des Franciscains de Pologne. Elle a vécu dans la Maison-Mère de Cracovie, rue Smolensk, jusqu’à la fin de sa vie, le 17 mars 1946. « Elle s’occupait avec abnégation des affaires de notre Congrégation, s’occupait d’expédier le courrier, était chargée des funérailles des religieuses et fut en toutes ces choses d’une grande utilité pour notre Congrégation. « C’était une personne de vertus éminentes qui édifiait ceux qui l’approchaient. Elle avait une dévotion particulière pour la Vierge Immaculée, elle avait dans sa chambre deux petits autels de l’Immaculée, toujours ornés de fleurs fraîches. Tard le soir, elle chantait à voix basse des cantiques, et le matin elle se levait à quatre heures pour avoir plus de temps à consacrer à la prière. « Elle se mortifiait sans cesse et n’exigeait jamais rien de la Congrégation, si bien que les Supérieures devaient veiller à ce que le nécessaire ne lui manquât pas. Après sa mort, on trouva dans son lit une discipline et une mauvaise planche entre son drap et le matelas. C’est ainsi que cette femme de soixante-seize ans savait mortifier son corps. « Elle pratiquait d’une façon peu commune la pauvreté religieuse et aidait les pauvres. Quand elle recevait de la Supérieure l’argent destiné à ses besoins, elle le redonnait aussitôt pour la célébration d’une sainte messe. Dans sa communion quotidienne, elle puisa les forces pour supporter les coups que lui ont portés la mort de son fils, le Père Alphonse, et le martyre du Père Maximilien. Durant son agonie, elle doit probablement avoir vu ce dernier, parce qu’elle prononça ces paroles : “ Mon fils ”. Inexplicablement elle dut supporter avec patience la calomnie d’une domestique, dont la fausseté ne fut connue qu’après sa mort. Elle passait tous ses moments de liberté en adoration devant le Saint Sacrement. Elle avait prédit qu’un jour elle ferait une chute dans la rue, et c’est ce qui arriva. »


La vision de l'Immaculée offrant les deux couronnes

C’est vers l’âge de dix ans qu’il faut situer l’épisode le plus important et le plus extraordinaire de l’enfance de Raymond : une très douce et maternelle apparition de la Vierge qu’il n’oubliera jamais et qui sera continuellement pour lui un stimulant dans son futur amour chevaleresque pour l’Immaculée et dans les fatigues de l’apostolat. Sa mère l’a racontée: « Une fois, quelque chose en lui m’avait déplu, et je lui dis : Mon petit Raymond, qu’est-ce que tu deviendras plus tard ? Après je n’y pensai plus, mais j’observai que l’enfant changeait de telle manière qu’on ne le reconnaissait plus. Nous avions un petit autel caché près duquel il se rendait souvent sans se faire voir, et il y priait en pleurant. En général, il avait un comportement au-dessus de son âge, étant toujours recueilli, sérieux ; quand il priait, il était en larmes. Je me demandai avec inquiétude si par hasard il n’était pas malade et lui dis alors : Qu’est-ce qui t’arrive ? Et je commençai à insister : Tu dois tout raconter à ta petite maman ! Tremblant d’émotion et les larmes aux yeux, il me dit : Maman, quand tu m’as grondé, j’ai beaucoup prié la Vierge de me dire ce que je deviendrais. Me trouvant ensuite à l’église, je la priai de nouveau ; alors elle m’est apparue tenant dans ses mains deux couronnes : une blanche et une rouge. Elle me regarda avec tendresse et me demanda si je voulais ces deux couronnes. La blanche signifiait la persévérance dans la pureté, et la rouge le martyre. Je répondis que je les acceptais. Alors elle me regarda avec douceur et disparut. Le changement extraordinaire survenu chez l’enfant attestait pour moi la vérité de la chose. Il en était pénétré en permanence et, en toute occasion, le visage rayonnant, il faisait allusion à cette mort de martyr qu’il désirait. C’est ainsi que j’y fus préparée comme la Vierge Marie après la prophétie de Siméon... ”(...) En octobre 1907, à l’âge de treize ans, il entre au petit séminaire des Frères mineurs conventuels, à Lwów, avec son frère ainé. Pendant les trois ans où il y fait ses études, il manifeste intelligence, application, esprit scientifique, mais aussi sensibilité, bonté, courtoisie, gaieté et piété. (...)


Un nouveau Saint François

Après avoir connu une forte tentation d’entrer dans l’armée, tentation qu’une visite inattendue de sa mère chassa, il revêtit l’habit franciscain et reçut le nom de frère Maximilien, le 4 septembre 1910. Il a seize ans et huit mois. (...) Le 5 septembre 1911, il faisait sa profession simple. Un an plus tard, il était désigné pour se rendre au Collège séraphique international de Rome, en vue d’obtenir des diplômes en philosophie et en théologie. Il y restera sept ans. C’est pendant cette période romaine, le 1er novembre 1914, qu’il fait profession solennelle et ajoute à son nom religieux celui de “ Marie ”, expression significative de la note dominante de sa spiritualité, qui s’affirme de plus en plus. (…) À Rome, il sera le disciple du Père Stéphane Ignudi, qui avait été lui-même le confident et le confesseur de saint Pie X. (…) Le frère Maximilien recevra de lui son amour pour la Vierge Immaculée, son esprit romain et sa vénération pour le Pape, sa volonté de lutter contre le mal, particulièrement la franc-maçonnerie, et pour la défense inflexible des droits spirituels et temporels de l’Église. (…) Le P. Ignudi notera en 1919 dans le registre journalier du Collège cette appréciation sur son disciple : sanctus juvenis (“ un jeune saint ”). (…)


1917: Le choc de la secte impie


Frère Maximilien-Marie souffrait cruellement de tout ce qu’il voyait se produire contre l’Église dans la ville de Rome. (…) L’anticléricalisme rageur et vulgaire éclatait en toute occasion contre les catholiques et contre le Pape et atteignit son paroxysme en pleine guerre, en 1917, année où l’on célébrait le quatrième centenaire de la Réforme protestante (1517) et le bicentenaire de la fondation de la franc-maçonnerie (1717). (…) Le jeune religieux en fut fortement impressionné, il écrira plus tard : « Cette haine mortelle pour l’Église de Jésus-Christ et pour son Vicaire n’était pas une simple gaminerie d’individus dévoyés, mais une action systématique découlant du principe de la franc-maçonnerie : Détruisez toute religion quelle qu’elle soit, surtout la religion catholique. »(…)

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La Consécration à l'Immaculée (16 octobre 1917)


Le 20 janvier 1917, alors que le Père Ignudi lit et commente la prodigieuse apparition de la Vierge Immaculée à Alphonse Ratisbonne et la conversion fulgurante du jeune juif, frère Maximilien-Marie conçoit l’institution de la Milice de l’Immaculée. Dès le lendemain, il confie son audacieux projet à six confrères parmi les clercs les plus exemplaires du Collège. Il leur propose de fonder une Association mariale, avec l’approbation de l’autorité ecclésiastique : le but principal serait d’endiguer ce flot d’impiété, d’arrêter ces mouvements hostiles à l’Église qui augmentaient sans cesse. (…) Selon le P. Pignalberi, présent lors de la fondation de la  M.I., frère Maximilien proposa cette réflexion : « Est-il possible que nos ennemis doivent déployer tant d’activité jusqu’à avoir la supériorité, tandis que nous resterions oisifs tout au plus appliqués à prier, sans pourtant nous mettre à l’œuvre ? N’avons-nous pas, peut-être, des armes plus puissantes, la protection du Ciel et de la Vierge Immaculée ? L’Immaculée, victorieuse et triomphatrice de toutes les hérésies, ne cédera pas la place à l’ennemi qui relève la tête, si elle trouve des serviteurs fidèles dociles à son commandement ; elle remportera de nouvelles victoires plus grandes que tout ce que l’on peut imaginer. (...) « Il faut que nous nous mettions, tels des instruments dociles, entre ses mains, employant tous les moyens licites, nous introduisant partout par la parole, par la diffusion de la presse mariale et de la médaille miraculeuse, valorisant notre action par la prière et le bon exemple. » (…) C’est ainsi que le soir du 16 octobre 1917, ces six premiers candidats à la nouvelle “ chevalerie ”, guidés par frère Maximilien-Marie, faisaient leur consécration à Marie devant l’autel de l’Immaculée, dans la chapelle du Collège séraphique. C’était trois jours après la sixième apparition de Notre-Dame le 13 octobre 1917 à Fatima.


La Milice de l'Immaculée


La M.I. est ainsi officiellement fondée. L’acte de consécration contient en germe toute sa doctrine sur le mystère de l’Immaculée Conception, telle qu’Elle s’est révélée à Lourdes, et le règlement de la M.I., rédigé aussi en ce 16 octobre, exprime toute la mission mariale que le Père Kolbe reçut de la Vierge Marie, à savoir : “ remettre à Dieu le monde entier par l’Immaculée ”. (…)


Acte de consécration de saint Maximilien Kolbe à l’Immaculée Conception


Daigne recevoir ma louange, ô Vierge bénie ! Immaculée – Conceptionn Reine du ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère très aimante à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la Miséricorde, me voici à tes pieds, moi, N..., pauvre pécheur. Je t’en supplie, accepte mon être tout entier comme ton bien et ta propriété ; agis en moi selon ta volonté, en mon âme et mon corps, en ma vie et ma mort et mon éternité. Dispose avant tout de moi comme tu le désires, pour que se réalise enfin ce qui est dit de toi : « La Femme écrasera la tête du serpent » et aussi : « Toi seule vaincras les hérésies dans le monde entier ». Qu’en tes mains toutes pures, si riches de miséricorde, je devienne un instrument de ton amour capable de ranimer et d’épanouir pleinement tant d’âmes tièdes ou égarées. Ainsi, s’étendra sans fin le Règne du Cœur divin de Jésus. Vraiment, ta seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la Grâce jaillit du Cœur divin de Jésus sur nous tous, en passant par tes mains maternelles.

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Croisade Mariale et Eucharistique


Les Supérieurs demanderont au Père Kolbe de ne pas parler de sa pieuse association, et ce, jusqu’à ce que le Pape Benoît XV lui accorde en avril 1919 bénédictions et encouragements. Trois années s’écouleront encore avant que la Milice de l’Immaculée reçoive l’approbation ecclésiastique définitive, le 2 janvier 1922. Maximilien avait reçu le sacerdoce le 28 avril 1918, et célébré sa première messe en l’église Sant’Andrea delle Fratte, à l’autel du miracle qui rappelle l’apparition de la Vierge Immaculée au juif Alphonse Ratisbonne. C’est sous sa direction qu’il obtiendra, le 22 juillet 1919, son doctorat en théologie. Déjà, dès cette époque, le P. Maximilien eut à souffrir de nombreuses critiques de la part de ses confrères pour ses plans d’apostolat audacieux, tels que ses projets futurs pour diffuser la dévotion à la Vierge Immaculée, spécialement par la presse et tous les moyens modernes. (...)


Cracovie (1919-1922)


Ayant obtenu ses diplômes, le Père Kolbe rentre en Pologne à Cracovie. À cause de sa mauvaise santé, un ministère de confessions et de petites prédications lui est alors confié, qui lui permettra d’enrôler de nouveaux membres dans la M.I. (…) Déjà, il songe à créer un petit journal. Il aura le temps de méditer ce projet jour et nuit durant son premier séjour au sanatorium. En effet, durant l’automne 1919 il est frappé de phtisie, et en janvier 1920 il est hospitalisé à Zakopane. Il y séjournera de façon intermittente jusqu’en avril 1921, y exerçant un apostolat de souffrance et d’évangélisation parmi les malades non catholiques. Là, il rédigera un premier livre destiné à faire connaître la M.I. Il a à peine vingt-six ans. (…) De retour à Cracovie, il lance, en janvier 1922, la publication de sa revue mariale : “ Le Chevalier de l’Immaculée ”. Comme les forces du mal se servent de la technique moderne, de la presse et de la radio pour diffuser l’erreur, le P. Kolbe veut aussi utiliser ces inventions pour la plus grande gloire de Dieu. Mais il manque d’argent. Ses confrères craignent un échec financier et critiquent la manière dont le bulletin est rédigé. Certains le surnomment : “ Max le naïf ”. (…) De ce fait, ces années 1922-1923 furent bien éprouvantes pour lui. Mais la “ caisse sans fond de la Divine Providence ” pourvoyait à tout, et le Chevalier put se maintenir et se développer.  (...)


Godno (1922-1927)


Lorsqu’il entra en possession de la première machine à imprimer, le P. Maximilien-Marie venait d’être envoyé par son Supérieur au couvent de Grodno. Il y demeurera cinq ans, tout occupés de ministère paroissial, de la direction de la M.I. et de la publication du Chevalier, qui tirera bientôt à 12 000 exemplaires. (…) De nombreux jeunes gens se pressèrent bientôt aux portes du couvent pour rejoindre le Père Kolbe dans sa mission évangélique. Certains Pères prirent ombrage de son influence sur les jeunes, de la force et de l’originalité de son caractère, de sa fidélité à la Règle et de son goût de la perfection. D’autre part, la présence de l’imprimerie à l’intérieur du monastère, même dans un dessein apostolique, suscita un certain nombre de conflits. (…) En 1926, le P. Kolbe est de nouveau hospitalisé pendant six mois, laissant la charge de la M.I. et du Chevalier à son frère Alphonse. Ses Supérieurs lui ayant ordonné de “ ne plus s’occuper de rien ”, il obéit scrupuleusement, se contentant de prier l’Immaculée pour qu’Elle aide son frère. Celui-ci s’acquittera à merveille de sa charge, en disciple convaincu du P. Kolbe plus encore qu’en frère. Quand le P. Maximilien-Marie revient de Zakopane en 1927, la M.I. et le Chevalier auront atteint un tel développement qu’ils ne pourront plus rester à Grodno. Le Chevalier tirait alors à 60 000 exemplaires.


Niepokalaw (1927-1930)


En juin 1927, le Chapitre provincial de Cracovie accorde au Père Kolbe la permission de fonder Niepokalanów (“ Cité de l’Immaculée ”), à une quarantaine de kilomètres de Varsovie. Le terrain lui a été offert gratuitement par son propriétaire. Le soir du départ, le Père Maximilien-Marie avait dit aux deux Pères et aux dix-huit frères qui l’accompagnaient :  « (…) Dans le nouveau couvent, notre sacrifice devra être total. La vie religieuse devra y fleurir dans la plus parfaite observance, particulièrement dans la pratique de l’obéissance. Il y aura beaucoup de pauvreté selon l’esprit de saint François. Il y aura beaucoup de travail, beaucoup de souffrances et de privations. La Règle et les Constitutions devront être rigoureusement observées parce que Niepokalanów devra être un modèle de vie régulière pour tous. (…) » Dès le mois d’août, il avait fait commencer la construction d’une chapelle en bois et de pauvres baraques sur le terrain nu où trônait seulement la statue de l’Immaculée. Quand la communauté y arriva le 21 novembre. L’ensemble était d’une grande pauvreté : pas de tables, mais des planches ; pas de lit, mais de la paille. Qu’importe le froid et les privations, tout était pour l’Immaculée, dans la joie, la fraternité, le travail et la prière. Le 7 décembre, le couvent est béni solennellement par le Père provincial, et érigé canoniquement. La Cité de l’Immaculée était fondée et elle allait connaître un essor extraordinaire grâce à la parfaite organisation et au génie de son fondateur. Peu à peu on verra apparaître des services de rédaction, d’impression et d’expédition d’une haute technicité. Des ateliers de maçonnerie, menuiserie, couture et cordonnerie, buanderie. Un corps de pompiers fut constitué, car tous les bâtiments étaient en bois. Au centre de tout : la chapelle, avec le Saint-Sacrement souvent exposé, autour de laquelle se trouvaient les logements des frères, d’une grande pauvreté, et un immense réfectoire. Devant de tels développements et l’afflux des vocations, les Supérieurs craignirent un échec, car le P. Kolbe n’avait aucune ressource financière. Mais lui n’avait ni doute ni crainte. « On avait l’impression que des assurances secrètes le soutenaient », témoignera son proche collaborateur. (…)


Nagasaki (1930-1936)


En janvier 1930, le Père Kolbe demanda la permission de partir en mission au Japon, pour y fonder une Cité de l’Immaculée ! (…) Ainsi, au début du mois de mars 1930, frère Maximilien-Marie s’embarque pour l’Orient avec quatre frères. Il laissait Niepokalanów aux mains de son frère, Alphonse, en qui il avait toute confiance. Arrivés au Japon, l’évêque de Nagasaki accepta de les garder, sans enthousiasme. (…) Un mois, jour pour jour, après avoir débarqué sans un sou, sans connaître personne, sans lire ni parler un seul mot de la langue, les religieux distribuaient dans la rue deux mille exemplaires du Chevalier japonais, le “ Seibo no Kishi ”. Malgré leur extrême dénuement, ils parviennent à se procurer les machines nécessaires à l’impression. (…) De juin à août, le P. Maximilien-Marie rentre en Pologne afin de participer au Chapitre provincial et d’obtenir la permission de fonder une nouvelle Cité de l’Immaculée. (…) Mais il est obligé de repartir brusquement pour le Japon. Ses frères sont aux prises avec d’inextricables difficultés pour l’impression et la diffusion du Seibo no Kishi. Ses deux collaborateurs prêtres se sont découragés. Croyant que le P. Kolbe allait à un échec certain, ils ont décidé de retourner en Pologne. (…) Quant à l’évêque, Mgr Hayasaka, ne voyant pas arriver les documents officiels, nécessaires à la fondation canonique, se prit à douter de cette entreprise. Il alla jusqu’à retirer l’autorisation, déjà accordée, de célébrer la messe dans la petite chapelle privée de leur Maison. Heureusement lorsqu’il reçut l’autorisation canonique du Saint-Siège en octobre, Monseigneur rendait aux religieux toute sa confiance. On commençait, semblait-t-il, à pouvoir travailler avec un peu de sérénité, quand brusquement, le 7 décembre 1930, arriva la nouvelle : le Père Alphonse était mort. Qu’allait devenir Niepokalanów ? Le Père Kolbe devait-il être rappelé en Pologne ? Fallait-il fermer la mission japonaise ? Le Père Maximilien-Marie écrivit à ses frères : « J’adhère à la volonté de Dieu, et je veux la réaliser particulièrement dans les moments les plus difficiles et les plus critiques. La croix est une école d’amour. Les croix purifient les intentions, parce que la souffrance nous permet d’agir uniquement par amour. » Les Supérieurs ne rappelèrent pas le Père Kolbe et ce fut le Père Koziura qui fut désigné à la tête de Niepokalanów.


Mugenzai no sono « Le Jardin de l'Immaculée »

Pour fonder la nouvelle Cité de l’Immaculée, le Père Maximilien-Marie ne put acquérir qu’un terrain dans les faubourgs de Nagasaki, à cause de la précarité de ses moyens. Ce lieu était éloigné, difficile d’accès, mais de là la vue pouvait embrasser la ville entière, et l’Immaculée rayonnerait sur tous. On ne manqua pas de critiquer ce choix, mais le Père refusa de changer sa décision. Plus tard, on y verra une inspiration divine, puisque, grâce à la pente du terrain, Mugenzai no Sono fut totalement épargnée lorsque éclata la bombe atomique le 9 août 1945 ! (…) En 1933, le Chevalier japonais tirait à plus de 50 000 exemplaires. En trois ans, il avait pris la première place parmi les périodiques catholiques. Cet apostolat n’était fructueux que parce qu’il était inspiré et soutenu par l’attrait qu’exercent sur les âmes, même païennes, la Vierge Immaculée, la pauvreté franciscaine de ses chevaliers et leur esprit vraiment apostolique. (…) En moins de deux ans, les baptêmes se succèdent, et parmi les baptisés de nombreux jeunes sont attirés par l’Immaculée et désirent recevoir la bure. En août 1931, le Père ouvre un noviciat et l’année suivante il crée un petit séminaire avec l’accord de ses Supérieurs. Mais tout cela ne se faisait pas sans difficultés. Le P. Kolbe les acceptait pour l’amour de Marie, les appelant des “ douceurs ” et des “ bonbons ”. Sa mauvaise santé était cause des “ douceurs ” les plus ordinaires. Le médecin qui le traitait a témoigné : « Comme médecin, je fus convaincu qu’il avait un besoin absolu de repos. Comme je le lui prescrivais, il me dit que les médecins européens avaient déjà déclaré sa maladie incurable, et que, voulant faire quelque chose sur cette terre, il ne le pourrait qu’avec de grands sacrifices. Son activité m’apparaissait impossible à mener à bien avec les seules forces humaines, sans une intervention spéciale de Dieu. Il avait souvent quarante degrés de fièvre, et malgré tout son activité était vraiment extraordinaire. » Mais lui, il exhortait ainsi ses frères : « Notre tâche ici est très simple : trimer toute la journée, se tuer au travail, passer pour fou à lier auprès des nôtres, et, anéanti, mourir pour l’Immaculée. Étant donné que nous ne vivons pas deux fois sur cette terre, mais une seulement, il est nécessaire par conséquent d’approfondir au maximum chacune des expressions indiquées pour manifester le plus possible notre amour pour l’Immaculée. N’est-ce donc pas un bel idéal de vie que celui-là ? (…) Notre espérance est toute entière dans l’Immaculée ; courage donc, frère, viens mourir de faim, de fatigue, d’humiliations et de souffrances pour l’Immaculée. » (…)


La crucifiante dissension


Entre 1930 et 1933, (…) les peines les plus amères lui vinrent de certains confrères, venus comme missionnaires au Japon, et qui n’acceptaient pas l’ “ esprit de Niepokalanów ”, c’est-à-dire le don sans limites à l’Immaculée, fondement de l’activité missionnaire. Ils refusaient également de reconnaître la médiation universelle de Marie, qui était le point central de la spiritualité du P. Kolbe, principe moteur de son activité, qui conférait à la Milice de l’Immaculée son caractère théologique. (…) Le Père Maximilien dira n’avoir jamais eu une croix aussi lourde à porter. Il souffrit profondément de voir qu’on condamnait une œuvre approuvée et bénie par l’autorité ecclésiastique, et que l’on menaçait de supprimer ou de vider de leur idéal les Cités de l’Immaculée. (...)


Le Père Kolbe est déposé (juillet 1933)


Le 8 avril 1933, le Père Maximilien-Marie quitta Nagasaki afin de participer en juillet au chapitre qui devait élire un nouveau Père provincial. (…) Au Chapitre provincial de Cracovie, il est démis de sa charge de Supérieur et reçoit l’obédience de repartir pour le Japon, avec la simple charge de professeur de philosophie et de théologie au collège, et de rédacteur du Chevalier japonais. (…) Dans les trois années qui vont suivre, le Père Maximilien-Marie se montrera pour son supérieur, qui le remplace à la tête de la Mugenzai no Sono, un collaborateur sincèrement et fidèlement soumis. Celui-ci lui confia la direction spirituelle des frères, car il mesurait à quel point le Père Kolbe était l’âme de ce monastère.

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Victime pour son peuple


Au Chapitre général de 1936, le Père Maximilien-Marie est rappelé en Pologne pour reprendre la tête de la Cité de l’Immaculée, où il arrive en juillet. Au cours de ce Chapitre, les Pères firent bon accueil à une motion qu’il avait déposée l’année précédente pour demander la consécration de l’Ordre tout entier à l’Immaculée. Ils fixèrent cette consécration au 8 décembre et décidèrent de la renouveler chaque année à la même date. Ainsi, à partir de ce 8 décembre 1936, fête de l’Immaculée Conception, l’esprit de la M.I. pouvait officiellement pénétrer et vivifier l’Ordre franciscain tout entier. (…)

Bruits de guerre

À cette époque, se souvient frère Luc, le Père Kolbe disait sa messe dans un tel “ état de grâce ” qu’il semblait “ rayonner d’une lumière surnaturelle. ” Cette intensité de vie intérieure ne l’empêchait pas de faire preuve d’un sens très aigu des réalités terrestres. Ainsi, dès 1936, il entrevoit, en analysant la situation politique de nos pays d’Europe, le terrible désastre de la deuxième guerre mondiale : « Il va se produire quelque chose dans le monde entier, mais à nous qui sommes consacrés à l’Immaculée, que peut-il arriver, où que nous soyons ? Tout au plus pourra-t-on nous ôter la vie. En ce cas, alors, on nous rendra le plus grand service, parce que nous pourrons ainsi travailler avec une grande efficacité à la conquête du monde entier à l’Immaculée. » Ne voulant rien négliger pour préparer ses “ enfants ” aux conflits douloureux qui les attendaient, Maximilien-Marie prit l’habitude de leur faire des sortes de causeries spirituelles deux fois par semaine et le dimanche. Il leur montrait comment utiliser la souffrance pour leur propre sanctification et celle d’autrui, comment demeurer dans la joie au milieu des épreuves et des appréhensions et comment rester libre aussi, en ne redoutant jamais rien ni personne. Il leur rappelait enfin l’importance de l’amour et de la prière pour les persécuteurs, pour ceux qui torturent et qui tuent. (…)


La « dernière cène »


Un jour, dans un entretien avec les frères profès, il leur révèle que le Ciel lui a été promis par la Sainte Vierge : « C’était le dimanche 10 janvier 1937. Après le repas du soir, la communauté devait assister à une représentation scénique du mystère de Noël. Tout le monde attendait avec impatience cet événement de la soirée. Le Père Maximilien annonça la représentation au cours du repas, en laissant cependant aux profès solennels la liberté de rester au réfectoire pour s’entretenir avec lui. Après le repas, la majorité se rendit au petit théâtre. Mais un certain nombre resta pour parler avec le P. Kolbe qui leur dit en substance : (...) Mes chers fils, maintenant je suis avec vous. Vous m’aimez et moi aussi je vous aime. Je mourrai et vous, vous resterez. Avant de quitter ce monde, je veux vous laisser un souvenir. Comme je veux moi aussi accomplir la volonté de l’Immaculée, j’ai demandé que ne restent que les profès de vœux solennels qui le désirent. Votre présence est le signe que l’Immaculée vous voulait ici. Vous m’appelez Père Gardien, et je le suis. Vous m’appelez Père Directeur, et vous dites bien, puisque je le suis, au couvent et à l’imprimerie. Mais qui suis-je encore ? Je suis votre père. Un père plus vrai encore que votre père charnel qui vous a donné la vie physique. C’est par moi, en fait, que vous avez reçu la vie spirituelle qui est vie divine, ainsi que cette vocation religieuse qui dépasse la vie temporelle elle-même. (...) « Il nous enveloppait tous de son regard ; il semblait maintenant préoccupé de quelque chose de grand qu’il aurait voulu révéler, qui lui tenait à cœur, mais qu’un sentiment d’humilité l’empêchait de dire. À la fin, comme s’il avait vaincu une réserve pleine de pudeur, il baissa les yeux, inclina la tête, et laissa voir sa vive émotion. L’atmosphère, à cet instant, semblait remplie du mystère qu’il allait nous révéler. Et il reprit : Mes chers enfants, vous savez que je ne peux pas être toujours avec vous. C’est pourquoi je désire vous dire quelque chose en souvenir de moi. Oui, oui, dites, Père ! s’écrièrent-ils tous ensemble, en retenant leur souffle. Oh, si vous saviez, mes chers enfants, comme je suis heureux ! Mon cœur déborde de bonheur et de paix, autant de joie et de paix qu’on peut en goûter ici-bas. Malgré les contrariétés de la vie, une paix ineffable demeure toujours au fond de mon cœur. Mes chers enfants, aimez l’Immaculée, aimez-la et elle vous rendra heureux ! Ayez confiance en Elle, une confiance sans limites. Il n’est pas donné à tout le monde de comprendre l’Immaculée. Cela ne s’obtient que par la prière. La Mère de Dieu est la Mère très sainte. Nous comprenons ce que veut dire mère... Mais Elle est la Mère de Dieu, et seul l’Esprit-Saint peut donner la grâce de connaître son Épouse à qui il veut et quand il veut. Je voulais vous dire encore quelque chose, mais peut-être cela suffit-il ? « Là, il nous regarda tous, avec une sorte de timidité, mais nous insistâmes, et nous lui demandâmes de ne rien nous cacher et de tout nous révéler. Bien, alors, je le dirai ! Ajouta-t-il aussitôt. Je vous ai dit que j’étais très heureux et débordant de joie, et cela, parce que le Ciel m’a été promis en toute certitude... Mes chers fils, aimez la Vierge Marie, aimez-la autant que vous savez et pouvez le faire ! « Il le dit avec tant d’émotion que ses yeux s’étaient remplis de larmes. Un autre instant de silence, puis : Cela vous suffit, peut-être, d’avoir appris cela ? C’est peu encore ! Père, dites-nous encore d’autres choses ! Nous n’aurons peut-être jamais plus une dernière cène comme cela. Puisque vous insistez tant, j’ajoute encore ceci : c’est arrivé au Japon ! Je ne dirai plus rien, mes chers enfants, ne m’interrogez pas davantage sur ce sujet ! « Certains des assistants réclamaient encore qu’il entre un peu plus dans les détails, mais tout fut inutile, il ne voulut rien ajouter sur son secret. Quand nos questions insistantes cessèrent, il continua à parler, paternellement. Je vous ai révélé mon secret, et je l’ai fait pour vous donner la force et l’énergie spirituelle dans les difficultés de la vie. Les difficultés et les épreuves, les tentations et la tristesse viendront. C’est alors que ces souvenirs vous rendront la force de persévérer dans la vie religieuse et vous pousseront à accepter les sacrifices que l’Immaculée vous demandera. Mes chers fils, n’aspirez pas à des choses extraordinaires, faites simplement la volonté de l’Immaculée. Que sa volonté s’accomplisse et non la nôtre ! (…) Je vous en prie, ne racontez tout cela à personne tant que je serai en vie... Promettez-le ! Nous le promettons ! répondirent tous ceux qui étaient là. « Après un silence, nous nous mîmes à poser des questions sur différents sujets, surtout sur l’avenir. Comment agir dans telle ou telle circonstance, comment se comporter dans telle éventualité. Le P. Maximilien répondit à tout, clairement, avec une assurance remplie de l’Esprit de Dieu. « La réunion extraordinaire était finie. Nous quittâmes le réfectoire avec dans le cœur et sur les lèvres ces paroles qui ne pouvaient rester secrètes : “ Aimez l’Immaculée, mes chers fils, aimez l’Immaculée ! ” Et ce qui dominait, dans nos pensées, c’étaient ces perspectives que le Père avait fait passer devant nos yeux, comme éclairées d’une lumière prophétique. Des temps difficiles vont venir, des temps d’épreuve, de tentations, de découragement. Mais le souvenir des grâces reçues sera pour vous un soutien ferme et une force victorieuse dans les difficultés de la vie. »


L’Immaculée triomphera...

Le Père Maximilien-Marie disait encore pendant cette année 1937 : « Qu’en sera-t-il dans vingt ou trente ans ? Les frères travaillent déjà en Extrême-Orient. Si cela continue ainsi, ils travailleront dans le monde entier. Le démon prévoit tout cela, et c’est pourquoi il se débat. Hier, j’ai appris que les socialistes, avec les communistes sont en train de préparer de nouvelles attaques pour en finir avec Niepokalanów. Mais nous savons par la Sainte Écriture que l’Immaculée écrasera la tête du serpent qui tend ses pièges : Ipsa conteret caput tuum (Gn 3, 15). Cela, ce sera toujours vrai. Nous devons donc nous mettre à l’œuvre pour nous rapprocher toujours plus de l’Immaculée, parce qu’on ne pourra jamais trop l’aimer. » (…) « L’amour de l’Immaculée ne consiste pas seulement dans un acte de consécration récité même avec une grande ferveur, mais dans le fait de beaucoup souffrir de privations et de travailler pour elle sans arrêt. » (…) Lors d’une conférence, à Rome, après avoir résumé l’apostolat de la M.I. au cours de ses vingt années d’existence, son fondateur dit d’un ton prophétique : « Nous ne croyons pas qu’il soit lointain, ni qu’il soit simplement un rêve, ce jour grandiose où la statue de l’Immaculée trônera, grâce à ses missionnaires, au cœur même de Moscou. »


... Mais après « l'épreuve du sang »


Pour que cela se réalisât, il y avait une condition préalable, énoncée par le P. Maximilien lui-même. (...) Il affirma en effet, « qu’au centre de Moscou se dresserait la statue de l’Immaculée, mais qu’auparavant l’épreuve du sang serait nécessaire. » (…) « Le 28 août, il nous parla des trois étapes de la vie : la première, qui consiste à se préparer à l’activité ; la seconde, qui est le temps de l’activité ; la troisième enfin, qui est celle de la souffrance. (…) » « Le 1er septembre 1939, la guerre éclata entre l’Allemagne et la Pologne, et en moins de trois semaines l’armée allemande atteignait Varsovie. Niepokalanów se trouva encerclée par les troupes de l’envahisseur et livrée à leur caprice. « Ce qu’avait prévu le Père Maximilien-Marie devenait la triste réalité. L’heure de l’épreuve avait sonné pour Niepokalanów. Les combats se déroulèrent avec une telle rapidité que, quatre jours seulement après l’ouverture des hostilités, le 5 septembre, la préfecture de Varsovie ordonna l’évacuation de Niepokalanów. (…) « En ce triste après-midi du 5 septembre 1939, après avoir béni ses frères qui partaient, et les avoir salués fraternellement, il ajouta : “ Adieu, chers fils. Pour moi, je ne survivrai pas à cette guerre. ” (…)  « À la mi-septembre, après un bombardement qui avait fait s’écrouler différents édifices, des groupes de soldats de la Wehrmacht firent irruption à Niepokalanów et saccagèrent tout ce qui leur tomba sous la main. Niepokalanów, la “ Lourdes ” spirituelle de la Pologne, qui avait coûté douze ans de sacrifices, n’était plus ce lieu de travail paisible et fructueux pour les âmes ; l’occupation militaire lui faisait tout perdre. Comme le saint homme Job, le Père Maximilien-Marie répétait : “ L’Immaculée nous a tout donné, Elle nous l’enlève. Elle sait bien ce qu’il en est ! Le dégoût et l’inquiétude qui suivent l’échec viennent de l’amour propre. ” »


Première déportation (septembre-décembre 1939)


Le matin du 19 septembre, la police allemande se présente à Niepokalanów. Rassemblement sur l’esplanade. Tous les religieux doivent partir en déportation, sauf deux qui devront prendre soin des blessés, réfugiés en grand nombre au monastère. Embarqués dans des camions, ils arrivent au camp de Amtitz. Dans cet univers de haine, de souffrance et d’humiliation, le P. Kolbe atteint les plus hauts sommets de l’amour et de l’oubli de soi. Ses compagnons en ont témoigné. (...) Il réconfortait et encourageait ses frères en les confessant, en les réunissant pour des entretiens spirituels où il ne cessait de parler de l’Immaculée, et en organisant des retraites. Il leur disait : « Nous ne savons pas ce que nous deviendrons. Essayons d’être prêts à tout ce que l’Immaculée voudra de nous. Donnons-nous complètement à Elle, pour qu’Elle nous guide toujours selon sa volonté. »(…) Ils restèrent à Amtitz jusqu’au 9 novembre où on les fit partir pour Ostrzesrów, en territoire polonais. (…) Et la vie reprit dans le froid, les privations, la souffrance. Le Père Kolbe ne manquait jamais une occasion de partager sa maigre ration avec les frères qui souffraient le plus de la faim. La sainteté du Père réussit à conquérir le respect et l’amitié d’un officier ennemi. Est-ce lui qui intervint auprès du commandant du camp ? Toujours est-il que le 8 décembre 1939, le P. Kolbe et ses frères sont libérés. (...)


La Cité de l'Immaculée dévastée


Quand ils arrivèrent à Niepokalanów, ce fut pour trouver un couvent saccagé. (…) Sans se décourager, le P. Kolbe entreprit de tout remettre en état, avec ses quarante-quatre frères présents. La statue de Notre-Dame, restaurée, retrouva vite sa place à la grille d’entrée. Le Saint-Sacrement rayonna à nouveau dans la petite chapelle de bois. Toute la journée, à tour de rôle, les religieux s’y relayèrent par groupes de six, adorant Jésus-Hostie. Petit à petit, les frères qui avaient fui revinrent. Ils se retrouvèrent au nombre de 349, tandis que les autres, recherchés par la Gestapo, devaient encore se cacher. Les autorités allemandes refusaient que le couvent abrite plus de 70 frères. Le Père Kolbe eut donc l’idée d’ouvrir des ateliers dont la production servirait aux populations voisines. (…) De nombreux frères étant nécessaires à la marche de ces ateliers, il obtint pour eux l’autorisation de résider à Niepokalanów. Le Père s’occupa aussi d’ouvrir un centre de Croix-Rouge pour soigner les blessés. Malgré la grande pauvreté du couvent, il accueillait tous les réfugiés. Ainsi, par camions entiers, les nazis débarquèrent 1 500 juifs et 2 000 autres en une seule fois ! Pour nourrir tant de malheureux, les frères étaient obligés d’aller mendier. En juillet 1940, une partie des logements sera réquisitionnée en plus pour offrir un abri provisoire à 1 500 Allemands vivant hors de leur patrie ! Le P. Kolbe manifesta envers eux la même charité, pratiquant le commandement de Notre-Seigneur qui demande d’aimer ses ennemis, de pardonner et de rendre le bien pour le mal.


Un « autre Christ »

Les témoignages nous font connaître comment il puisait dans la prière toutes les forces nécessaires : (…) « Le P. Maximilien savait prier dans toutes les circonstances de sa vie ; et c’est à cette source qu’il puisait les forces nécessaires. Plus d’une fois Niepokalanów eut à traverser de grandes difficultés dans son activité de Milice de l’Immaculée. Tout le monde, effrayé, se confiait au P. Kolbe : Quel va être le sort de notre couvent ? Mais lui, en ces moments là, préférait mettre le ciel en alarme. Avec une confiance sans faille, il se jetait aux pieds de l’Immaculée de Lourdes, dans la chapelle, saisissait à pleines mains la statue, et ainsi, quasi immobile, il persistait à prier durant quelques quarts d’heure. Souvent j’ai assisté à cette scène, et en moi même j’ai alors réfléchi : ces prières par lesquelles le P. Kolbe “ attaque ” le Ciel, ne peuvent pas rester sans être exaucées. » Un autre frère témoigne : « Quand les choses allaient mal, il était encore heureux et nous disait : “ Pourquoi être triste ? L’Immaculée ne sait-Elle pas tout ? ”. » (…) Pour comprendre les raisons de l’arrestation du P. Kolbe, il faut y reconnaître l’aversion radicale du nazisme pour la religion catholique : « En Allemagne, de courageux évêques avaient proclamé l’incompatibilité de l’idéologie nazie avec le christianisme. Les nazis avaient répondu par de très dures persécutions contre la religion. Les premiers camps de concentration furent créés pour les juifs et pour les chrétiens fidèles à leur conscience ; y furent enfermés beaucoup de dirigeants d’associations catholiques et de nombreux prêtres. (…) « C’est donc dans la haine anti catholique que l’on doit rechercher avant tout la cause déterminante de l’arrestation et de la mort du Père Kolbe. Il était un représentant brillant et influent de la religion catholique ; c’est pourquoi ils voulurent l’éliminer lorsqu’ils eurent compris qu’ils ne pouvaient s’en faire un collaborateur. Toutes les autres motivations –dénonciations, activités de conspirateur, publications de revues et du quotidien – ne furent que des prétextes. »


Fils de la Pologne Catholique


Au cours de l’année 1940, « le Père Maximilien laissait entendre dans ce qu’il disait qu’il ne resterait pas longtemps à Niepokalanów. Il pressentait qu’un jour ou l’autre on allait l’arrêter. (...) « Et pourtant, il aurait eu la possibilité d’éviter l’arrestation et toutes ses souffrances, s’il l’avait voulu. (...) En optant pour la nationalité allemande, grâce à son nom et à l’origine de sa famille. (…) “ Il repoussa la proposition, en affirmant qu’il avait toujours été, qu’il était et voulait rester fils de la Pologne. ” » (...) La Gestapo s’intéressait de très près au couvent. Régulièrement le Père voyait arriver ses agents pour fouiner ici ou là, interroger des habitants ou des réfugiés. (…)


La trahison d'un ancien Frère


Dès le mois de janvier 1941, le Père ne cessa de répéter à ses fils qu’il ne vivrait pas jusqu’à la fin de la guerre. (…) La Gestapo obtint un témoignage sur les “ activités subversives ” du Père Kolbe, en interrogeant un ancien frère de Niepokalanów qu’il avait dû renvoyer. En cachette de son supérieur, ce frère avait essayé de fabriquer de la fausse monnaie allemande. Heureusement le Père découvrit son trafic avant les Allemands, et chassa ce Judas. Le Père vit la déclaration de son ex-fils. « Il en fut rempli de tristesse, puis il pria, non pour lui-même mais pour celui qui le livrait. Pour ne pas inquiéter les religieux, il ne leur dit rien de ce qui se tramait, mais on le sentait soucieux. » (…)

L’arrestation

« Au matin du 17 février 1941, deux automobiles camouflées se présentèrent à Niepokalanów. En descendirent un interprète et quatre soldats des SS qui appartenaient à la Gestapo, laquelle, par ses méthodes brutales et aveugles, inspirait de la crainte même aux soldats allemands. Ils réclamèrent le P. Kolbe qui était en train de dicter à son secrétaire ses réflexions pour un “ projet de livre ” sur l’Immaculée. Il se présenta à la Gestapo avec gentillesse, mais sans complaisance et en toute tranquillité. (…) « Puis, ils ordonnèrent le rassemblement de tous les frères – ils étaient environ 350 – dans une cour et commencèrent une perquisition minutieuse des bâtiments. Vers midi, sans aucune justification, le P. Maximilien et cinq autres Pères furent arrêtés et on les fit monter à bord des voitures des SS. (...) « Ils furent conduits à Varsovie et enfermés à la prison Pawiak, où se faisait le triage vers des camps de concentration. (…) Les gardiens, dès la fin de 1940, étaient exclusivement des soldats et des officiers des SS, aidés plus tard par des Ukrainiens. La haine et le mépris anti-polonais des SS s’exprimaient par des brutalités de tous genres envers les prisonniers ; leur férocité redoublait lorsqu’il s’agissait de prêtres. S’ils découvraient, au cours de leurs minutieuses perquisitions, des médailles, des crucifix ou autres signes religieux, ils les arrachaient avec rage. Le Père Kolbe y entra vêtu de sa bure franciscaine, ce qui l’exposa particulièrement aux mauvais traitements. « Un jour du mois de mars 1941, pénétra dans sa cellule, qu’il partageait avec deux autres prisonniers, un chef de groupe des SS et, le voyant vêtu de sa bure de frère, le crucifix pendant du chapelet attaché à sa corde, il se jeta sur lui, saisit le crucifix et, en le secouant, siffla :

– Tu crois à ça ? Toi ?

– J’y crois, répondit le Père avec conviction.

« Le garde SS le frappa alors avec violence. Il répéta la question avec plus de rage encore :

– Tu y crois ?

« Le Père Kolbe répondit encore :

– J’y crois !

« Les coups redoublèrent jusqu’à ce que le gardien, rouge et écumant de haine, sortît en claquant la porte, laissant le Père meurtri et ensanglanté. « Ses deux compagnons de cellule, durant cette scène de haine sauvage, étaient restés silencieux ; ensuite, cependant, ils exhortèrent le Père à se défaire de sa bure franciscaine ; mais lui, avec une grande douceur, comme si rien ne s’était passé, fit remarquer qu’il n’y avait pas lieu de tellement se tourmenter : “ Cela, ce n’est rien du tout, c’est tout pour la Petite Mère. ” » (…) Le Père Kolbe resta cent jours à la prison de Pawiak. Comme il l’avait été à Amtitz et comme il le sera à Auschwitz, il se montra « le protecteur spirituel et le père de tous ses pauvres compagnons de prison. Il était très respecté des prisonniers, à cause de sa simplicité et de sa manière de réagir aux conditions de vie souvent dures de la prison. Toute sa personne respirait le calme, une douceur pénétrante, si bien que tous se serraient autour de lui. » (…)


La montée du calvaire

Le 28 mai 1941, il est transféré au camp d’Auschwitz que les Allemands avaient construit spécialement pour briser l’opposition des Polonais. Il y resta 79 jours pendant lesquels il souffrit, avec la même patience et sérénité que nous lui connaissons, la faim, le dénuement, le travail exténuant, les injures et les mauvais traitements. Il était toujours là pour aider, réconforter les autres. Des témoins racontent comment il fut spécialement victime de la cruauté de ses gardiens : « Il y eut un jour particulièrement dur pour le Père. Le chef sanguinaire le choisit comme victime, il le tourmenta avec une satisfaction visible, s’acharnant sur lui comme le rapace sur sa proie sans défense. » (…) Pour encourager un détenu, il lui avait dit : « Mon petit Henri, tout ce que nous souffrons est pour l’Immaculée. Qu’ils voient tous que nous sommes des confesseurs de l’Immaculée. » Épuisé, le P. Kolbe fit un séjour de trois semaines à l’hôpital du camp, puis il fut envoyé vers le 20 juillet au bloc 12, celui des invalides. On l’y laissa à peine une semaine, et comme il était un peu mieux, on l’envoya au bloc 14, occupé aux travaux agricoles... C’est là qu’il donnera sa vie.


« Ma vie, c'est Moi qui la donne » (Jn.10: 18)


Quelques jours après son arrivée au bloc 14, un prisonnier s’évada. Le lendemain, tous les détenus du bloc 14 durent rester au garde-à-vous toute la journée, avec un seul repas, sous un soleil brûlant. À l’appel du soir, dans un silence total, le commandant choisit dix condamnés qui iraient mourir dans le “ bunker de la faim ”. L’un d’eux sanglote, le sergent François Gajowniczek : “ Adieu, adieu, ma pauvre femme, mes pauvres enfants ”. Alors, le P. Kolbe s’avance : il est digne, droit, le visage très calme. Il s’arrête devant le commandant.“ Qu’est-ce que veut ce cochon de Polonais ? ” Le Père, désignant François Gajowniczek, répondit : “ Je suis un prêtre catholique polonais ; je suis vieux, je veux prendre sa place parce qu’il a femme et enfants... ” Le commandant, stupéfait, ne put parler. (…) D’un geste, il autorisa le Père Maximilien à prendre la place du condamné. Avec les neuf autres, il fut conduit au bunker de la mort. La Providence permit qu’un prisonnier polonais y fut employé par les geôliers. Grâce à lui, nous savons ce que fut la mort de notre saint : une mort d’amour dans la louange de Marie Immaculée.  « Je faisais alors office de secrétaire et d’interprète dans ce souterrain. En repensant à l’attitude sublime que cet homme héroïque a eue en face de la mort, à l’étonnement des gardes de la Gestapo eux-mêmes, je me souviens encore avec précision des derniers jours de sa vie. (…) « Les dix prisonniers du bloc 14, furent contraints de se déshabiller entièrement, devant le bloc où se trouvaient déjà environ vingt autres victimes d’un précédent “ procès ”. Les nouveaux arrivants furent emmenés dans une cellule séparée. En refermant, les gardes ricanèrent : “ vous vous dessécherez comme des tulipes ! ” « Depuis ce jour-là, ils n’eurent plus aucune nourriture. Chaque jour, les gardes faisaient les visites de contrôle et ordonnaient d’emporter les cadavres de ceux qui étaient morts dans la nuit. François Gajowniczek, le père de famille sauvé par le P. Kolbe, en visite à la cellule de la mort. « De la cellule où se trouvaient les malheureux, on entendait chaque jour des prières récitées à haute voix, le chapelet et des chants religieux, auxquels les prisonniers des autres cellules se joignaient. Quand les gardes étaient absents, je descendais dans le souterrain pour parler avec eux et les réconforter. Les prières ferventes et les hymnes à la Vierge se diffusaient dans tout le souterrain. J’avais l’impression d’être à l’église. Le P. Maximilien commençait, et tous les autres répondaient. Quelquefois ils étaient si plongés dans leurs prières qu’ils ne s’apercevaient pas que les gardes arrivaient pour la visite habituelle ; finalement, ce sont les cris de ceux-ci qui les faisaient taire. « Quand on ouvrait les cellules, les pauvres malheureux sanglotaient et imploraient un morceau de pain et un peu d’eau, ce qu’on leur refusait. Si l’un des plus forts s’approchait de la porte, il recevait aussitôt des coups de pied au ventre, et en retombant en arrière sur le ciment il se tuait, ou bien on l’abattait. (…) « Le P. Maximilien Kolbe se comportait héroïquement, il ne demandait rien et ne se plaignait de rien ; il encourageait les autres, persuadait les prisonniers que le fugitif serait retrouvé et eux-mêmes libérés. « Comme ils étaient déjà très affaiblis, ils récitaient les prières à voix basse. À chaque visite, tandis qu’ils étaient presque tous déjà étendus sur le sol, on voyait le P. Maximilien debout, ou à genoux au milieu, et son regard serein se posait sur les arrivants. Les gardes savaient qu’il s’était proposé lui-même, ils savaient aussi que tous ceux qui mouraient avec lui étaient innocents, c’est pourquoi ils avaient du respect pour le P. Kolbe et se disaient entre eux : “ Ce prêtre est tout à fait un homme d’honneur. Jusqu’à présent nous n’en avons pas eu un comme lui ”. » (…)


« Et moi, ver et non plus homme » (Ps. 22: 7)


« À la fin de la troisième semaine il en resta seulement quatre, parmi lesquels le P. Kolbe. Les autorités trouvaient que cela se prolongeait trop, on avait besoin de la cellule pour d’autres victimes. « C’est pourquoi un jour (le 14 août), on fit à chacun une piqûre intraveineuse de poison au bras gauche. Le P. Kolbe priait, et de lui-même il tendit son bras au bourreau. Ne pouvant supporter ce spectacle, je prétendis que j’avais du travail au bureau, et je sortis. « Le garde et le bourreau partis, je revins à la cellule, et j’y trouvai le P. Kolbe assis, appuyé au mur, les yeux ouverts, la tête inclinée sur le côté gauche (c’était son attitude habituelle). Son visage était calme, beau, et rayonnant. (...) » Ricciardi conclut : « Le P. Maximilien mourut le 14 août 1941, veille de la solennité de l’Assomption, cette entrée dans la gloire de celle qu’il appelait “ Petite Mère ”. Celle qui avait été tout pour lui, le poème de sa vie, la lumière de son intelligence et de son génie, le battement de son cœur, la flamme de son enthousiasme, son inspiratrice et son guide, la vie même de sa vie, l’attira au Ciel en ce jour de son entrée dans la gloire du Ciel. « Son pauvre corps lui-même, martyrisé, consumé, nu, parut ce jour-là comme transfiguré et lumineux. (...) “ Quand j’ouvris la porte de fer, témoignera Borgowiec, il avait cessé de vivre ; mais il me paraissait vivant. Le visage était radieux, d’une manière insolite, les yeux grands ouverts et fixés sur un point. Tout le visage était comme en extase. Ce spectacle, je ne l’oublierai jamais. ” » (…) Le Père Maximilien avait plusieurs fois exprimé le désir de mourir un jour de fête mariale. Comme si la Vierge Marie avait voulu exaucer son fidèle chevalier, c’est le jour de l’Assomption, vendredi 15 août 1941, qu’on fit les “ funérailles ” : son corps, après avoir été ôté de la cellule mortuaire, fut placé dans une caisse de bois, porté au four crématoire et brûlé, tandis que son âme chantait, au Paradis, l’Immaculée triomphante. (…) Béatifié par le Pape Paul VI le 17 octobre 1971, le Père Maximilien-Marie Kolbe fut canonisé le 10 octobre 1982 par Jean-Paul II. 

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Prière


Dieu qui as mis au cœur de Saint Maximilien un amour filial envers la Vierge Immaculée et une ardente Charité pour le prochain, accorde-nous par son intercession de travailler pour Ta Gloire et de nous mettre au service des hommes à la suite de Ton Fils Jésus-Christ, lui qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

6 août 2009

Litanies de Notre-Dame du Chêne

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Litanies de Notre-Dame du Chêne

de la Malcôte, près d'Ornans (Doubs)

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Notre-Dame du Chêne, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, qui Vous êtes révélée à nous par des apparitions miraculeuses, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Vierge très humble, si longtemps cachée dans le chêne de Grand-Champ, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, dont la douce image s'est montrée dans les branches d'un arbre séculaire, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, dont la bonté se signale toujours par les plus précieuses faveurs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, qui avez fixé votre demeure dans la vallée pour y répandre Vos Dons Maternels, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, gloire éclatante de la contrée, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, protectrice Toute-Puissante, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, asile ouvert à tous les malheureux,priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Mère de la Sainte Espérance, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, doux repos de l'âme affligée, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, espoir des âmes abattues, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, asile assuré durant la tempête, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, amie des humbles de cœur, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, arme de victoire, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, échelle mystérieuse, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, aimant des cœurs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Mère de Miséricorde, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Fontaine de Grâces, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Refuge des pécheurs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Salut des infirmes, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, paix et lien des familles, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, joie et douceur de notre exil, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, délice des cœurs purs, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Voie qui conduit à Jésus, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, Mère toute dévouée à ceux qui Vous implorent, priez pour nous.

Notre-Dame du Chêne, qu'on n'invoque jamais en vain, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Priez pour nous, Ô Notre-Dame du Chêne,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Oraison


Ô douce Vierge du Chêne, qui avez choisi la forêt de Grand-Champ pour théâtre de Vos merveilles, faites qu'en ces lieux bénis nous trouvions Grâces et Salut. Découvrez à nos âmes le prix de l'humilité, afin que, à Votre exemple, nous aimions à vivre cachés en Dieu ; et, puisque les pauvres et les humbles attirent plus particulièrement Vos regards, mettez en nous les dispositions qui Vous plaisent, afin que nous ayons part à Vos faveurs. Nous Vous bénissons, Ô Divine Mère, et nous Vous offrons le tribut de nos louanges et de notre amour, à Vous, si Bonne, si Puissante et si digne d'être la Souveraine et Bien-Aimée Reine de la terre et des Cieux. Ainsi soit-il.


Nous approuvons pour l'usage privé des fidèles de notre Diocèse ces Litanies composées en l'honneur de Notre-Dame du Chêne, et nous accordons QUARANTE JOURS D'INDULGENCE aux personnes qui les réciteront avec piété.

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Notice sur Notre Dame du Chêne, cliquez sur le lien suivant: http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1384431.html

Téléchargez le texte des Litanies de Notre Dame du Chêne (pdf) en cliquant ici

10 octobre 2009

Neuvaine en l'honneur de Saint Pierre

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Saint Pierre

Apôtre du Seigneur

+ au 1er Siècle

Fête le 29 juin


Pierre eut trois noms: il s'appela 1° Simon Barjona. Simon veut dire obéissant, ou se livrant à la tristesse. Barjona, fils de colombe, en syrien bar veut dire fils, et en hébreu; Jona signifie colombe. En effet, il fut obéissant; quand J.-C. l’appela, il obéit, au premier mot d'ordre du Seigneur: il se livra à la tristesse. quand il renia J.-C. « Il sortit dehors et pleura amèrement. » Il fut fils de colombe parce qu'il servit Dieu avec simplicité d'intention. 2° Il fut appelé Céphas, qui signifie chef ou pierre, ou blâmant de bouche: chef, en raison qu'il eut 1a primauté dans la prélature; pierre, en raison de la fermeté dont il fit preuve dans sa passion; blâmant de bouche, en raison de la constance de sa prédication. 3° Il fut appelé Pierre, qui veut dire connaissant, déchaussant, déliant: parce qu'il connut la divinité de J.-C. quand il dit: « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu vivant »; il se dépouilla de toute affection pour les siens, comme de toute oeuvre morte et terrestre, lorsqu'il dit: « Voilà que nous avons tout quitté pour vous suivre » ; il nous délia des chaînes du péché par les clefs qu'il reçut du Seigneur. Il eut aussi trois surnoms: 1° on l’appela Simon Johanna, qui veut dire beauté du Seigneur; 2° Simon, fils de Jean, qui veut dire à qui il a été donné ; 3° Simon Barjouay qui veut dire fils de colombe. Par ces différents surnoms on doit: entendre qu'il posséda la beauté de moeurs, les dons des vertus, l’abondance des larmes, car la colombe gémit au lieu de chanter. Quant au nom de Pierre, ce fut J.-C. qui permit qu'on le lui donnât puisqu'il dit: « Vous vous appellerez Képhas, qui veut dire Pierre. » 2° Ce fut encore J.-C. qui le lui donna après le lui avoir promis, selon qu'il est dit dans saint Marc: « Et il donna. à Simon le nom de Pierre. » 3° Ce fut J.-C. qui le lui confirma, puisqu'il dit dans saint Mathieu: « Et moi je vous dis que vous êtes Pierre et sur cette pierre je bâtirai mon église.» Son martyre fut écrit par saint Marcel, par saint Lin, pape, par Hégésippe et par le pape Léon.


Saint Pierre, fut celui de tous les apôtres qui eut la plus grande ferveur: car il voulut connaître celui qui trahissait le Seigneur, en sorte que s'il l’eût connu, dit saint Augustin, il l’eût déchiré avec les dents: et c'est pour cela que le Seigneur ne voulait pas révéler le nom de ce traître. Saint Chrysostome dit aussi que si J.-C. avait prononcé son nom, Pierre aussitôt se serait levé et l’aurait massacré sur l’heure. Il marcha sur la mer pour aller au-devant du Seigneur ; il fut choisi pour être le témoin de la Transfiguration de son maure et pour assister à la résurrection de la fille de Jaïre; il trouva, dans la bouche du poisson, la pièce d'argent de quatre dragmes pour le tribut; il reçut du Seigneur les clefs du royaume des cieux; il eut la commission de faire paître les brebis; au jour de la Pentecôte, par sa prédication, il convertit trois mille hommes; il prédit la mort d'Ananie et de Saphire: il guérit Enée de sa paralysie; il baptisa Corneille; il ressuscita Tabithe; il rendit la santé aux infirmes par l’ombre de son corps; mis en prison par Hérode, il fut délivré par un ange. Pour sa nourriture et son vêtement, il nous témoigne lui-même quels ils furent, au livre de saint Clément: « Je ne me nourris, dit-il, que de pain avec des olives et rarement avec des légumes; quant à mon vêtement, vous le voyez, c'est une tunique et un manteau, et avec cela je ne demande rien autre chose. » On rapporte aussi qu'il portait toujours dans son sein un suaire pour essuyer les larmes qu'il versait fréquemment; car quand la douce allocution du Seigneur et la présence de Dieu lui venaient à la mémoire, il ne pouvait retenir ses pleurs, tant était grande la tendresse de son amour. Mais quand il se rappelait la faute qu'il commit en reniant J.-C., il répandait des torrents de larmes: il en contracta tellement l’habitude de pleurer, que sa figure paraissait toute brûlée, selon l'expression de saint Clément. Le même saint rapporte qu'en entendant le chant du coq, saint Pierre avait coutume de se lever pour faire oraison et de pleurer abondamment. Saint Clément dit encore, comme on le trouve dans l’Histoire ecclésiastique, que lorsqu'on menait au martyre la femme de saint Pierre, celui-ci tressaillit d'une extraordinaire joie, et l’appelant par son propre nom, il lui cria : « O ma femme, souvenez-vous du Seigneur. » Une fois, saint Pierre avait envoyé deux de ses disciples prêcher; après avoir cheminé pendant vingt jours, l’un d'eux mourut, et l’autre revint trouver saint Pierre, et lui raconter l’accident qui était arrivé (on dit que ce fut saint Martial, ou selon quelques autres, saint Materné. On lit ailleurs que le premier fut saint Front, et que son compagnon, celui qui était mort, c'est-à-dire le second, fut le prêtre Georges). Alors saint Pierre lui donna son bâton avec ordre d'aller retrouver son compagnon et de poser ce bâton sur le cadavre. Quand il l’eut fait, ce mort de quarante jours se leva tout vivant. En ce temps-la, il se trouvait à Jérusalem un magicien, nommé Simon, qui se disait être la première vérité; il avançait que ceux qui croyaient en lui devenaient immortels; enfin il prétendait que rien ne lui était impossible. On lit aussi, dans le livre de saint Clément; que Simon avait dit: « Je serai adoré comme un Dieu; on me rendra publiquement les honneurs divins; et tout ce que j'aurai voulu faire, je le pourrai. Un jour que ma mère Rachel m’ordonnait d'aller dans les champs pour faire la moisson, je vis une faux parterre à laquelle je commandai de faucher d'elle-même: et elle faucha dix fois plus que les autres moissonneurs. » Il ajouta, d'après saint Jérôme: « Je suis la parole de Dieu; je suis beau, je suis le paraclet, je suis tout-puissant, je suis le. tout de Dieu. » Il faisait aussi mouvoir des serpents d'airain; rire des statues de bronze ou de pierre, et chanter des chiens: Simon donc, comme le dit saint Lin, voulant discuter avec saint Pierre et montrer qu'il. était Dieu, saint Pierre vint le jour indiqué, au lieu de la conférence, et dit aux assistants: « La paix soit avec vous, mes frères, qui aimez la vérité. » Simon lui dit : « Nous n'avons pas besoin de la paix, nous: car si la paix et la concorde existent ici, nous ne pourrons parvenir à trouver la vérité: ce sont les larrons qui ont la paix entre eux; n'invoque donc pas la paix, mais la lutte : entre deux champions il y aura paix, quand l’un aura été supérieur à l’autre. » Et Pierre répondit: « Qu'as-tu à craindre d'entendre parler de paix ? C'est du péché que naît la guerre, et là où n'existe pas le péché, règne la paix. On trouve la vérité dans les discussions et la justice dans les oeuvres. » Et Simon reprit: « Ce que tu avances n'a pas de valeur, mais je te montrerai la puissance de ma divinité afin que tu m’adores aussitôt. Je suis la première vertu et je puis voler parles airs, créer de nouveaux arbres, changer les pierres en pain, rester dans le feu sans en être endommagé et tout ce que je veux, je le puis faire. » Saint Pierre donc discutait contre lui et découvrait tous ses maléfices. Alors Simon, voyant qu'il ne pouvait résister au saint apôtre, jeta dans la mer tous ses livres de magie, de crainte d'être dénoncé comme magicien; et alla à Rome afin de s'y faire passer pour Dieu. Aussitôt que saint Pierre eut découvert cela, il le suivit et partit pour Rome.


La quatrième année de l’empire de Claude, saint Pierre arriva à Rome, où il resta vingt-cinq ans. Et il ordonna évêques Lin et Clet, pour être ses coadjuteurs, l’un, comme le rapporte Jean Beleth, dans l’intérieur de la ville, l’autre dans la partie qui était hors des murs. En se livrant avec grand zèle à la prédication, il convertissait beaucoup de monde à la foi, et guérissait la plupart des infirmes. Et comme dans ses discours il louait et recommandait toujours de préférence la chasteté, il convertit les quatre concubines d'Agrippa qui se refusèrent à retourner davantage au près de ce gouverneur. Alors celui-ci entra en fureur et il cherchait l’occasion de nuire à l’Apôtre. Ensuite le Seigneur apparut à saint Pierre et lui dit: « Simon et Néron forment des projets contre ta personne; mais ne crains rien, car je suis avec toi pour te délivrer, et je te donnerai la consolation d'avoir auprès de toi mon serviteur Paul qui demain entrera dans Rome. Or, saint Pierre, sachant, comme le dit saint Lin, que dans peu de temps il devait quitter sa tente, dans l’assemblée des frères, il prit la main de saint Clément, l’ordonna évêque et le força à siéger en sa place dans sa chaire. Après cela Paul arriva à Rome, ainsi que le Seigneur l’avait prédit, et commença à prêcher J.-C. avec saint Pierre. Or, Néron avait un tel attachement pour Simon qu'il le pensait certainement être le gardien de sa vie, son salut, et celui de toute la ville. Un jour donc, devant Néron (c'est ce qu'en dit saint Léon, pape), sa figure changeait subitement, et il paraissait tantôt plus vieux et tantôt plus jeune. Néron, qui Noyait cela, le regardait comme étant vraiment le fils de Dieu. C'est pourquoi Simon le magicien dit à Néron, toujours d'après saint Léon: « Afin que tu saches, illustre empereur, que je suis le fils de Dieu, fais-moi décapiter et trois jours après je ressusciterai. » Néron ordonna donc au bourreau qu'il eût à décapiter Simon. Or, le bourreau, en croyant couper la tête à Simon, coupa celle d'un bélier: grâce à la magie, Simon échappa sain et entier, et ramassant les membres du bélier il les cacha ; puis il se cacha pendant trois jours : or, le sang du bélier resta coagulé dans la même place. Et le troisième jour Simon se montra à Néron et lui dit « Fais essuyer mon sang qui a été répandu ; car me voici ressuscité trois jours après que j'ai été décollé, comme je l’avais promis. » En 1e voyant Néron fut stupéfait et le regarda comme le vrai fils de Dieu. Un jour encore qu'il était dans une chambre avec Néron, le démon qui avait pris sa forme parlait au peuple dehors : enfin les Romains l’avaient en si grande vénération qu'ils lui élevèrent une statue sur laquelle ils mirent cette inscription : Simoni Deo sancto, A Simon le Dieu saint.


Saint Pierre et saint Paul, au témoignage de saint Léon, allèrent chez Néron et dévoilèrent tous les maléfices de Simon, et saint Pierre ajouta due, de même, qu'il y a en J.-C. deux substances, savoir : celle de Dieu et celle de l’homme, de même en ce magicien, se trouvaient deux substances, celle de l’homme et celle du diable. Or, Simon dit, d'après le récit de Marcel et de saint Léon: « Je ne souffrirai pas plus longtemps cet ennemi ; je commanderai à mes anges de me venger de cet homme. » Pierre lui répondit: « Tes anges, je ne les crains point, mais ce sont eux qui me craignent. » Néron ajouta: « Tu ne crains pas Simon qui prouve sa divinité par ses oeuvres? » Pierre lui répondit : « Si la divinité existe en lui, qu'il nie dise en ce moment ce que je pense ou ce que je fais : je vais d'avance te dire tout bas à l’oreille quelle est ma pensée pour qu'il n'ait pas l’audace de mentir. » « Approche-toi, reprit Néron, et dis-moi ce que tu penses. » Or, Pierre s'approcha et dit à Néron tout bas : « Ordonne qu'on m’apporte un pain d'orge et qu'on me le donne en cachette. » Or, quand on le lui eut apporté, Pierre le bénit et le mit dans sa manche, et dit ensuite : « Que Simon, qui s'est fait Dieu, dise ce que. j'ai pensé, ce que j'ai dit, ou .ce qui s'est fait. » Simon, répondit : « Que Pierre dise plutôt ce que je pensé moi-même. » Et Pierre dit: « Ce que pense Simon, je prouverai que je le sais, pourvu que je fasse ce à quoi il a pensé. » Alors Simon en colère s'écria: « Qu'il vienne de grands chiens et qu'ils te dévorent. » Tout à coup apparurent de très grands chiens qui se jetèrent sur saint Pierre: mais celui-ci leur présenta le pain bénit, et à l’instant, il les mit en fuite. Alors saint Pierre dit à Néron: « Tu le vois, je t'ai montré que je savais ce que Simon méditait contre moi, et ce ne fut point par des paroles, mais par des actes: Car celui qui avait promis qu'il viendrait des anges contre moi, a fait venir des chiens, afin de faire voir que les anges de Dieu, ne sont autres que des chiens. » Simon dit alors : « Écoutez, Pierre et Paul; si je ne puis vous rien faire ici, nous irons où il faut que je vous juge; mais pour le moment, je veux bien vous épargner. »


Alors, selon que le rapportent Hégésippe et saint Lin, Simon, enflé d'orgueil, osa se vanter de pouvoir ressusciter des morts; et il arriva qu'un jeune homme mourut. On appela donc Pierre et Simon et de l’avis de Simon on convint unanimement que celui-là serait tué. qui ne pourrait ressusciter le mort. Or, pendant que Simon faisait ses enchantements sur le cadavre, il sembla aux assistants que la tête du défunt s'agitait. Alors tous se mirent à crier en voulant lapider saint Pierre. Le saint apôtre put à peine obtenir le silence qu'il réclama: « Si le mort est vivant, dit-il, qu'il se lève, qu'il se promène, qu'il parle : s'il en est autrement, sachez que l’action d'agiter là tête du cadavre est de la fantasmagorie. Qu'on éloigne Simon du lit afin que les ruses du diable soient pleinement mises à nu. » On éloigné donc Simon du lit, et l’enfant resta immobile. Alors saint Pierre, se tenant éloigné, fit une prière, puis élevant la voix : « Jeune homme, s'écria-t-il, au nom de Jésus de Nazareth qui a été crucifié, lève-toi et marche. » Et à l’instant il se leva en vie et marcha. Comme le peuple voulait lapider Simon saint Pierre dit: « Il est bien assez puni de se reconnaître vaincu dans ses artifices; or, notre maître nous a enseigné à rendre le bien pour le mal. » Alors Simon dit : « Sachez, vous, Pierre et Paul, que vous n'obtiendrez rien de ce que vous désirez ; car je ne daignerai pas vous faire gagner la couronne du martyre. » Saint Pierre reprit : « Qu'il nous arrive ce que nous désirons : mais à toi il ne peut arriver rien de bon, car chacune de tes paroles est un mensonge. » Saint Marcel dit qu'alors Simon alla à la maison de son disciple Marcel, et qu'il y lia à la porte un chien énorme en disant: « Je verrai à présent si Pierre, qui vient d'ordinaire chez toi, pourra entrer. » Peu d'instants après saint Pierre arriva, et eu faisant le signe de la croix, il délia le chien. Or, ce chien se mit à caresser tout le monde, et ne poursuivait que Simon : il le saisit, le renversa par terre, et il voulait l’étrangler, quand saint Pierre accourut et cria au chien de ne point lui faire de mal; or, cette bête, sans toucher son corps, lui arracha tellement ses habits qu'elle le laissa nu sur la terre. Alors le peuple et surtout les enfants coururent après le chien en poursuivant Simon jusqu'à ce qu'ils l’eussent chassé bien loin de la ville, comme ils eussent fait d'un loup. Simon ne pouvant supporter la honte de cet affront resta un an sans reparaître. Marcel, en voyant ces miracles, s'attacha désormais à saint Pierre. Dans la suite, Simon revint et rentra de nouveau dans les bonnes grâces de Néron. Simon donc, d'après saint Léon, convoqua le peuple, et déclara qu'il avait été outrageusement traité par les Galiléens, et pour ce motif, il dit vouloir quitter cette ville qu'il avait coutume de protéger; qu'il fixerait un jour où il monterait au ciel, car il ne daignait plus rester davantage sur la terre. Au jour fixé, il monta donc sur une tour élevée, ou bien, d'après saint Lin, il monta au Capitole et, couvert de laurier, il se jeta en l’air et se mit à voler. Or, saint Paul dit à saint Pierre : « C'est à moi de prier et à vous de commander. » Néron dit alors: « Cet homme est sincère, et vous n'êtes que des séducteurs. » Or, saint Pierre dit à saint Paul : « Paul, levez la tête et voyez. » Et quand Paul eut levé la tête et qu'il eut vu Simon dans les airs, il dit à Pierre : « Pierre, que tardez-vous? achevez ce que vous avez commencé déjà le Seigneur nous appelle. » Alors saint Pierre dit « Je vous adjure, Anges de Satan, qui le soutenez dans les airs, par N.-S. J.-C., ne le portez plus davantage, mais laissez-le tomber. » A l’instant il fut lâché, tomba, se brisa la cervelle, et expira. Néron, à cette nouvelle, fut très fâché d'avoir perdu, quant à lui, un pareil homme et il dit aux apôtres : « Vous vous êtes rendus suspects envers moi ; aussi vous punirai-je d'une manière exemplaire. » Il les remit donc entre les mains d'un personnage très illustre, appelé Paulin, qui les fit enfermer dans la prison Mamertine sous la garde de Processus et de Martinien, soldats que saint Pierre convertit à la foi : ils ouvrirent la prison et laissèrent aller les apôtres en liberté. C'est pour cela que, après le martyre des apôtres, Paulin manda Processus et Martinien, et quand il eut découvert qu'ils étaient chrétiens, on leur trancha la tête par ordre de Néron. Or, les frères pressaient Pierre de s'en aller, et il ne le fit qu'après avoir été vaincu par leurs instances. Saint Léon et saint Lin assurent qu'arrivé à la porte où est aujourd'hui Sainte-Marie ad passus, Pierre vit J.-C. venant à sa rencontre, et il lui dit : « Seigneur, où allez-vous? » J.-C. répondit : « Je viens à Rome pour y être crucifié encore une fois. » « Vous seriez crucifié encore une fois, répartit saint Pierre. » « Oui, lui répondit le Seigneur. » Alors Pierre lui dit : « Seigneur, je retournerai donc, pour être crucifié avec vous. » Et après ces paroles, le Seigneur monta au ciel à la vue de Pierre qui pleurait. Quand il comprit que c'était de son martyre à lui-même que le Sauveur avait voulu parler, il revint, et raconta aux frères ce qui venait d'arriver. Alors il fut pris par les officiers de Néron et mené au préfet Agrippa. Saint Lin dit que sa figure devint comme un soleil. Agrippa lui dit : « Es-tu donc celui qui se glorifie dans les assemblées ou ne se trouvent que la populace et de pauvres femmes que tu éloignes du lit de leurs maris? » L'apôtre le reprit en disant qu'il ne se glorifiait que dans la croix du Seigneur. Alors Pierre, en qualité d'étranger, fut condamné à être crucifié, mais Paul, en sa qualité de citoyen romain, fut condamné à avoir la tête tranchée.


A l’occasion de cette sentence, Denis en son épître à Timothée parle ainsi de la mort de saint Paul : « O mon frère Timothée, si,tu avais assisté aux derniers moments de ces martyrs, tu aurais défailli de tristesse et de douleur.0ui est-ce qui n'aurait pas pleuré quand fut rendue la sentence qui condamnait Pierre à être crucifié et Paul à être décapité ? Tu aurais alors vu la foule des gentils et des Juifs les frapper et leur cracher au visage. » Or, arrivé l’instant où ils devaient consommer leur affreux martyre, on les sépara l’un de l’autre et on lia ces colonnes du monde, non sans que les frères fissent entendre des gémissements et des sanglots. Alors Paul dit à Pierre: « La paix soit avec vous, fondement des églises, pasteur des brebis et des agneaux de J.-C. » Pierre dit à Paul : « Allez en paix, prédicateur des bonnes moeurs, médiateur et guide du salut des justes. » Or, quand on les eut éloignés l’un de l’autre, je suivis mon maître; car on ne les tua point dans le même quartier (saint Denis). Quand saint Pierre fut arrivé à la croix, saint Léon et Marcel rapportent qu'il dit : « Puisque mon maître est descendu du ciel en terre, il fut élevé debout sur la croix; pour moi qu'il daigne appeler de la terre au ciel, ma croix doit montrer ma tête sur la terre et diriger mes pieds vers le ciel. Donc, parce que je ne suis pas digne d'être sur la croix de la même manière que mon Seigneur, retournez ma croix et crucifiez-moi la tête en bas. » Alors on retourna la croix et on l’attacha les pieds en haut et les mains en bas. Mais, en ce moment, le peuple rempli de fureur voulait tuer Néron et le gouverneur, ensuite délivrer l’apôtre qui les priait de ne point empêcher qu'on le martyrisât. Mais le Seigneur, ainsi que le disent Hégésippe et Lin, leur ouvrit les yeux, et comme ils pleuraient, ils virent des anges avec des couronnes composées de fleurs de roses et de lys, et Pierre au milieu d'eux sur la croix recevant un livre que lui présentait J.-C., et dans lequel il lisait les paroles qu'il proférait. Alors saint, Pierre, au témoignage du même Hégésippe, se mit à dire sur la croix : « C'est vous, Seigneur, que j'ai souhaité d'imiter; mais je n'ai pas eu la présomption d'être crucifié droit : c'est vous qui êtes toujours droit, élevé et haut ; nous sommes les enfants du premier homme qui a enfoncé sa tête dans la terre, et dont la chute indique la manière avec laquelle l’homme vient au monde ; nous naissons en effet de telle sorte que nous paraissons être répandus sur la terre. Notre condition a été renversée, et ce que le monde croit être à droite est certainement à gauche. Vous, Seigneur, vous me tenez lieu de tout; tout ce que vous êtes, vous l’êtes,pour moi, et il n'y a rien autre que vous seul. Je vous rends grâce de toute mon âme par laquelle je vis, par laquelle j'ai l’intelligence et par laquelle je parle. » On connaît par là deux autres motifs pour lesquels il ne voulut pas être crucifié droit. Et saint Pierre voyant que les fidèles avaient été témoins de sa gloire, rendit grâces à Dieu, lui recommanda les chrétiens et rendit l’esprit. Alors Marcel et Apulée qui étaient frères, disciples de saint Pierre, le descendirent de la croix et l’ensevelirent en l’embaumant avec divers aromates: Isidore dans son livre de la Naissance et de la Mort des Saints s'exprime ainsi: « Pierre après avoir fondé l’église d'Antioche, vint à Rome, sous l’empereur Claude, pour confondre Simon ; il prêcha l’Evangile pendant vingt-cinq ans en cette ville dont il occupa le siège pontifical ; et la trente-sixième année après la Passion du Seigneur,- il fut crucifié par Néron, la tête en bas, ainsi qu'il l’avait voulu. Or, ce jour-là même, saint Pierre et saint Paul apparurent à Denys, selon qu'il le rapporte en ces termes dans la lettre citée plus haut: « Ecoute le miracle, Timothée, mon frère, vois le prodige, arrivé au jour de leur supplice: car j'étais présent au moment de leur séparation. Après leur mort, je les ai vus, se tenant par la main l’un et l’autre, entrer par les portes de la ville, revêtus d'habits de lumière, ornés clé couronnes de clarté et de splendeur. »


Néron ne demeura pas impuni pour ce crime et bien d'autres encore qu'il commit; car il se tua de sa propre main. Nous allons rapporter ici en peu de mots quelques-uns de ses forfaits. On lit dans une histoire apocryphe, toutefois, que Sénèque, son précepteur, espérait recevoir de lui une récompense digne de son labeur ; et Néron lui donna à choisir la branche de l’arbre sur laquelle il préférait être pendu, en lui disant que c'était là la récompense qu'il en devait recevoir. Or, comme Sénèque lui demandait à quel titre il avait mérité ce genre de supplice, Néron fit vibrer plusieurs fois la pointe d'une épée au-dessus de Sénèque qui baissait la tête pour échapper aux coups dont il était menacé ; car il ne voyait point sans effroi le moment où il allait recevoir la mort. Et Néron lui dit : « Maître, pourquoi baisses-tu la tête sous l’épée dont je te menace ? » Sénèque lui répondit: « Je suis nomme, et voilà pourquoi je redouté la mort, d'autant que je meurs malgré moi. » Néron lui dit: « Je te crains encore comme je le faisais alors que j'étais enfant : c'est pourquoi tant que tu vivras je ne pourrai vivre tranquille. » Et Sénèque lui dit « S'il est nécessaire que je meure, accordez-moi au moins de choisir le genre de mort que j'aurais voulu. » « Choisis vite, répondit Néron, et ne tarde pas à mourir. » Alors Sénèque fit préparer un bain où il se fit ouvrir les veines de chaque bras et il finit ainsi sa vie épuisé de sang. Son nom de Sénèque fut pour lui comme un présage, se necans, qui se tue soi-même : car ce fut lui qui en quelque sorte se donna la mort, bien qu'il y eût été forcé. On lit que ce même Sénèque eut deux frères : le premier fut Julien Gallio, orateur illustre qui se tua de sa propre main; le second fut Méla, père du poète Lucain ; lequel Lucain mourut après avoir eu les veines ouvertes par l’ordre de Néron, d'après ce qu'on lit. On voit, dans la même histoire apocryphe, que Néron, poussé par un transport infâme; fit tuer sa mère et la fit partager en deux pour voir comment il était entretenu dans son sein. Les médecins lui adressaient des remontrances par rapport au meurtre de sa mère et lui disaient : «Les lois s'opposent et l’équité défend qu'un fils tue sa mère : elle l'a enfanté avec douleur et elle t'a élevé avec tant de labeur et de sollicitude. » Néron leur dit : « Faites-moi concevoir un enfant et accoucher ensuite, afin que je puisse savoir quelle a été la douleur de ma mère. » Il avait encore conçu cette volonté d'accoucher parce que, en passant dans la ville, il avait entendu les cris d'une femme en couches. Les médecins lui répondirent « Cela n'est pas possible ; c'est contre les lois de la nature; il n'y a pas moyen de faire ce qui n'est pas d'accord avec la raison. » Néron leur dit donc: « Si vous ne me faites pas concevoir et enfanter, je vous ferai mourir tous d'une manière cruelle. » Alors les médecins, dans des potions qu'ils lui administrèrent, lui firent avaler une grenouille sans qu'il s'en aperçût, et, par artifice, ils la firent croître dans son ventre : bientôt son ventre, qui ne pouvait souffrir cet état contre nature, se gonfla, de sorte que Héron se croyait gros d'un enfant ; et les médecins lui faisaient observer un régime qu'ils savaient être propre à nourrir la grenouille, sous prétexte qu'il devait en user ainsi en raison de la conception. Enfin tourmenté par une douleur intolérable, il dit aux médecins : « Hâtez le moment des couches, car c'est à peine si la langueur où me met l’accouchement futur me donne le pouvoir de respirer. » Alors ils lui firent prendre une potion pour le faire vomir et il rendit une grenouille affreuse à voir, imprégnée d'humeurs et couverte de sang. Et Néron, regardant son fruit, en eut horreur lui-même et admira une pareille monstruosité : mais les médecins lui dirent qu'il n'avait produit un foetus aussi difforme que parce qu'il n'avait pas voulu attendre le temps nécessaire. Et il dit : « Ai-je été comme cela en sortant des flancs de ma mère ? » « Oui, lui répondirent-ils. » Il recommanda donc de nourrir son foetus et qu'on l’enfermât dans une pièce voûtée pour l’y soigner. Mais ces choses-là ne se lisent pas dans les chroniques; car elles sont apocryphes. Ensuite s'étant émerveillé de la grandeur de l’incendie de Troie, il fit brûler Rome pendant sept jours et sept nuits, spectacle qu'il regardait d'une tour fort élevée, et tout joyeux de la beauté de cette flamme, il chantait avec emphase les vers de l’Iliade. On voit encore dans les chroniques qu'il pêchait avec des filets d'or, qu'il s'adonnait à l’étude de la musique, de manière à l’emporter sur les harpistes et les comédiens : il se maria avec un homme, et cet homme le prit pour femme, ainsi que le dit Orose. Mais les Romains, ne pouvant plus supporter davantage sa folie, se soulevèrent contre lui et le chassèrent hors de la ville. Lorsqu'il vit qu'il nie pouvait échapper, il affila un bâton avec les dents et il se perça par le milieu du corps : et c'est ainsi qu'il termina sa vie. On lit cependant ailleurs qu'il fut dévoré par les loups. A leur retour, les Romains trouvèrent la grenouille cachée sous la voûte ; ils la poussèrent hors de la ville et la brûlèrent : et cette partie de la ville oit avait été cachée la grenouille reçut, au dire de quelques personnes, le none de Latran (Lateus rana) (raine latente).


Du temps du pape saint Corneille, des chrétiens grecs volèrent les corps des apôtres et les emportèrent; mais les démons, qui habitaient dans les idoles, forcés par une vertu divine, criaient : «Romains, au secours, on emporte vos dieux. » Les fidèles comprirent qu'il s'agissait des apôtres, et les gentils de leurs, dieux. Alors fidèles et infidèles, tout le monde se réunit pour poursuivre les Grecs. Ceux-ci effrayés jetèrent les corps des apôtres dans un puits auprès des catacombes ; mais dans la suite les fidèles les en ôtèrent. Saint Grégoire raconte dans son Registre qu'alors il se fit un si affreux tonnerre et des éclairs en telle quantité que tout le monde prit la fuite de frayeur, et qu'on les laissa dans les catacombes. Mais comme on ne savait pas distinguer les ossements de saint Pierre de ceux de saint Paul, les fidèles, après avoir eu recours aux prières et aux jeûnes, reçurent cette réponse du ciel : « Les os les plus grands sont ceux du prédicateur, les plus petits ceux du pêcheur. » Ils séparèrent ainsi les os les uns des autres et les placèrent dans les églises qui avaient été élevées à chacun d'eux. D'autres cependant disent que saint Sylvestre, pape, voulant consacrer les églises, pesa avec un grand respect les os grands et petits dans une balance et qu'il en mit la moitié dans une église et la moitié dans l’autre. Saint Grégoire rapporte dans son Dialogue, qu'il y avait, dans l’église où le corps de saint Pierre repose, un saint homme d'une grande humilité, nommé Agontus : et il se trouvait, dans cette même église, une jeune fille paralytique qui y habitait; mais réduite à ramper sur les mains, elle était obligée de se traîner, les reins et les pieds par terre: et depuis longtemps elle demandait la santé à saint Pierre; il lui apparut dans une vision et lui dit : « Va trouver Agontius, le custode, et il te guérira lui-même. » Cette jeune fille se mit donc à se traîner çà et là de tous côtés dans l’église, et à chercher qui était cet Agontius : mais celui-ci se trouva tout à coup au-devant d'elle : « Notre pasteur et nourricier, lui dit-elle, le bienheureux Pierre, apôtre,  m’a envoyé vers vous, pour que vous me délivriez de mon infirmité. » Il lui répondit : « Si tu as été envoyée par lui, lève-toi. » Et lui prenant la main, il la fit lever et elle fut guérie sans qu'il lui restât la moindre trace de sa maladie. Au même livre, saint Grégoire dit encore que Galla, jeune personne des plus nobles de Rome, fille du consul et patrice Symmaque, se trouva veuve après un an de mariage. Son âge, et sa fortune demandaient qu'elle convolât à de secondes noces ; mais elle préféra s'unir à Dieu par une alliance spirituelle, dont les commencements se passent dans la tristesse mais par laquelle on parvient an ciel, plutôt chie de se soumettre à des noces charnelles qui commencent toujours par la joie pour finir dans la tristesse. Or, comme elle était d'une constitution toute de feu, les médecins prétendirent que si elle n'avait plus de commerce avec un homme, cette ardeur intense lui ferait pousser de la barbe contre l’ordinaire de la nature. Ce qui arriva en effet peu de temps après. Mais Galla ne tint aucun compte de cette difformité extérieure, puisqu'elle aimait la beauté intérieure : et elle n'appréhenda point , malgré cette laideur, de n'être point aimée de l’époux céleste. Elle quitta donc ses habits du monde, et se consacra dans le monastère élevé auprès de l’église de saint Pierre, où elle servit Dieu avec simplicité et passa de longues années dans l’exercice, de la prière et de l’aumône. Elle fut enfin attaquée d'un cancer au sein. Comme deux flambeaux étaient toujours allumés devant son lit, parce que, amie de la: lumière, elle avait en horreur les ténèbres spirituelles comme les corporelles, elle vit le bienheureux Pierre, apôtre, au milieu de ces deux flambeaux, debout devant son lit. Son amour lui fit concevoir de l’audace et elle dit : « Qu'y a-t-il, mon maître ? Est-ce que mes péchés me sont remis? » Saint Pierre inclina la tête avec la plus grande bonté, et lui répondit : « Oui, ils sont remis, viens. » Et elle dit : « Que sueur Benoîte vienne avec moi, je vous en prie. » Et il dit : « Non, mais qu'une telle vienne avec toi. » Ce qu'elle fit connaître à l’abbesse qui mourut avec elle trois jours après. — Saint Grégoire raconte encore dans le même ouvrage, qu'un prêtre d'une grande sainteté réduit à l’extrémité, se mit à crier avec grande liesse : « Bien, mes seigneurs viennent ; bien, mes seigneurs viennent; comment avez-vous daigné venir vers un si chétif serviteur? Je viens; je viens, je vous remercie, je vous remercie. » Et comme ceux qui étaient là lui demandaient à qui il parlait de la sorte, il répondit avec admiration : « Est-ce que vous ne voyez pas que les saints apôtres Pierre et Paul sont venus ici ensemble ? » Et comme il répétait une seconde fois les paroles rapportées plus haut, sa sainte âme fut délivrée de son corps. — Il y a doute, chez quelques auteurs, si ce fut le même jour que saint Pierre et saint Paul souffrirent. Quelques-uns ont avancé que ce fut le même jour, mais un an après. Or, saint Jérôme et presque tous les saints qui traitent cette question s'accordent à dire que ce fut le même jour et la même année, comme cela reste évident d'après la lettre de saint Denys, et le récit de saint Léon (d'autres disent saint Maxime), dans un sermon où il s'exprime comme il suit : « Ce n'est pas sans raison qu'en un même jour et dans le même lieu, ils reçurent leur sentence du même tyran. Ils souffrirent le même jour afin d'aller ensemble à J.-C. ; ce fut au même endroit, afin que Rome les possédât tous les deux; sous le même persécuteur, afin qu'une égale cruauté les atteignît ensemble.


Ce jour fut choisi pour célébrer leur mérite; le lieu pour qu'ils y fussent entourés de gloire ; le même persécuteur fait ressortir leur courage. » Bien  qu'ils aient souffert le même jour et à la même heure, ce ne fut pourtant pas au même endroit, mais dans des quartiers différents : et ce que dit saint Léon qu'ils souffrirent au même endroit, doit s'entendre qu'ils souffrirent tous les deux à Rome. C'est à ce sujet qu'un poète composa ces vers: Paul fut couronné d'une épée; Pierre eut la croix renversée. Néron fut duc, si comme l’on nomme le lieu fut la cité de Rome. Un autre dit encore : Paul est sacré par le glaive, Pierre par la croix : à tous deux, la même gloire, le même bourreau, et Rome pour théâtre. Quoiqu'ils aient souffert le même jour, cependant saint Grégoire ordonna qu'aujourd'hui on célébrerait, quant à l’office, la solennité de saint Pierre, et que le lendemain, on ferait la fête de la Commémoration de saint Paul ; en voici les motifs : en ce jour fut dédiée l’église de saint Pierre; il est plus grand en dignité; il est le premier qui fut converti; enfin il eut la primauté à Rome.


Texte extrait de la Légende Dorée de Jacques de Voragine

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Neuvaine en l'honneur de Saint Pierre


Premier jour

Pour acquérir la docilité


Le premier discours de Pierre (Actes des Apôtres)


Le jour de la Pentecôte, Pierre, debout avec les onze autres Apôtres, prit la parole; il dit d’une voix forte: « Habitants de la Judée, et vous tous qui séjournez à Jérusalem, comprenez ce qui se passe aujourd’hui, écoutez bien ce que je vais vous dire. Non, ces gens-là ne sont pas ivres comme vous le supposez, car il n'est que neuf heures du matin. Mais ce qui arrive, c'est ce que Dieu avait dit par le prophète Joël: Il arrivera dans les derniers jours, dit Dieu, que je répandrai mon Esprit sur toute créature: vos fils et vos filles deviendront prophètes,vos jeunes gens auront des visions, et vos anciens auront des songes. Même sur mes serviteurs et sur mes servantes,je répandrai mon Esprit en ces jours-là, et ils seront prophètes. Je ferai des prodiges en haut dans le ciel, et des signes en bas sur la terre, du sang, du feu, une colonne de fumée. Le soleil se changera en ténèbres, et la lune sera couleur de sang, avant que vienne le jour du Seigneur, grand et manifeste. Alors, tous ceux qui invoqueront le Nom du Seigneur seront sauvés.


Prière


O glorieux et bien-aimé Saint Pierre, votre docilité aux divines inspirations m'entraîne passionnément à votre suite. Comme vous, je désire être docile aux inspirations que le Seigneur me fait entendre. Quand votre frère, André, vous a annoncé: « Nous avons trouvé le Messie », vous êtes parti sans délai. Quand vous avez reçu l'Esprit Saint, vous êtes parti immédiatement pour accomplir le mandat divin: « Allez et prêchez ». Comme vous, mon aimable Saint, je me mets à l'écoute attentive de la Voix de Dieu, et de désire travailler à acquérir toutes les vertus Chrétiennes qui m'unissent à Dieu, durant cette vie, comme je le serai dans le Ciel. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Deuxième jour

Pour acquérir la sainteté


Les premiers fruits (Actes des Apôtres)


Ceux qui l'entendaient furent remués jusqu'au fond d'eux-mêmes; ils dirent à Pierre et aux autres Apôtres: « Frères, que devons-nous faire ? » Pierre leur répondit: « Convertissez-vous, et que chacun de vous se fasse baptiser au nom de Jésus Christ pour obtenir le pardon de ses péchés. Vous recevrez alors le don du Saint-Esprit. C'est pour vous que Dieu a fait cette promesse, pour vos enfants et pour tous ceux qui sont loin, tous ceux que le Seigneur notre Dieu appellera. » Pierre trouva encore beaucoup d'autres paroles pour les adjurer, et il les exhortait ainsi : « Détournez-vous de cette génération égarée, et vous serez sauvés. »


Prière


O très aimable Saint Pierre, voyant le miracle de la pêche abondante, voyant devant vous, la Sainteté de Dieu, le Seigneur Tout-Puissant, vous vous crûtes indigne et lui avez dit: « éloignez-Vous de moi Seigneur, car je suis un homme pécheur! » Vous qui dans la nuit de la dernière Cène, n'aviez pas permis que le Seigneur puisse vous lavé les pieds, voyant le Créateur de tout l'Univers se prosterner devant vous, vous sentiez qu'un abîme s'ouvrait devant vous. Donnez-moi d'acquérir la vertu d'humilité, par laquelle je pourrai me soumettre docilement à la Sainte Loi. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Troisième jour

Pour acquérir la fidélité


La communauté Chrétienne (Actes des Apôtres)


Dans les premiers jours de l’Église, les frères étaient fidèles à écouter l’enseignement des Apôtres et à vivre en communion fraternelle, à rompre le pain et à participer aux prières. La crainte de Dieu était dans tous les cœurs ; beaucoup de prodiges et de signes s'accomplissaient par les Apôtres. Tous ceux qui étaient devenus croyants vivaient ensemble, et ils mettaient tout en commun; ils vendaient leurs propriétés et leurs biens, pour en partager le prix entre tous selon les besoins de chacun. Chaque jour, d'un seul cœur, ils allaient fidèlement au Temple, ils rompaient le pain dans leurs maisons, ils prenaient leurs repas avec allégresse et simplicité. Ils louaient Dieu et trouvaient un bon accueil auprès de tout le peuple. Tous les jours, le Seigneur faisait entrer dans la communauté ceux qui étaient appelés au salut.


Prière


O Saint Pierre, quel moment amer et douloureux quand, au chant du coq, vous vous rappeliez la prophétie de Jésus. Vous réalisez alors que vous aviez gravement péché contre votre Divin Seigneur et Maître. Saint Pierre, vous avez prolongé cette douleur toute votre vie, pleurant tous les jours l'heure de votre négation. Tant de larmes creusèrent vos joues. Faites, très clément Saint, que moi aussi je pleure mes innombrables fautes, dont maintenant je me repens et que je déteste de tout mon cœur. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Quatrième jour

Pour acquérir la persévérance


Les premières persécutions (Actes des Apôtres)


Le grand prêtre et tout son entourage, c'est-à-dire le parti des sadducéens, étaient remplis de fureur contre les Apôtres: ils les firent arrêter et jeter publiquement en prison. Mais, pendant la nuit, l'ange du Seigneur ouvrit les portes de la cellule et les fit sortir en disant: « Partez d'ici, tenez-vous dans le Temple et là, annoncez au peuple toutes les paroles de vie. » Ils obéirent et, de bon matin, ils entrèrent dans le Temple et se mirent à enseigner. En arrivant, le grand prêtre et son entourage convoquèrent le grand conseil, tout le sénat des fils d'Israël, et ils envoyèrent chercher les Apôtres à la prison. En arrivant, les gardes ne les trouvèrent pas dans la cellule. Ils revinrent donc avec cette nouvelle: « Nous avons trouvé la prison parfaitement verrouillée, et les gardiens en faction devant les portes; mais, quand nous avons ouvert, nous n'avons trouvé personne à l'intérieur. » En entendant ce rapport, le commandant de la garde du Temple et les chefs des prêtres, en plein désarroi, se demandaient ce qui se passait. Là-dessus, quelqu'un arriva avec cette nouvelle: « Les hommes que vous aviez mis en prison, les voilà qui se tiennent dans le Temple, et ils instruisent le peuple ! » Alors, le commandant partit avec les gardes, pour ramener les Apôtres, mais sans violence, parce qu'ils redoutaient que le peuple ne leur jette des pierres. Il amena les Apôtres devant le grand conseil, et le grand prêtre les interrogea: « Nous vous avions formellement interdit d'enseigner le nom de cet homme-là, et voilà que vous remplissez Jérusalem de votre enseignement. Voulez-vous donc faire retomber sur nous le sang de cet homme ? » Pierre, avec les Apôtres, répondit alors : « Il faut obéir à Dieu plutôt qu'aux hommes. Le Dieu de nos pères a ressuscité Jésus, que vous aviez exécuté en le pendant au bois du supplice. C'est lui que Dieu, par sa puissance, a élevé en faisant de lui le Chef, le Sauveur, pour apporter à Israël la conversion et le pardon des péchés. Quant à nous, nous sommes les témoins de tout cela, avec l'Esprit Saint, que Dieu a donné à ceux qui lui obéissent. » En entendant les Apôtres parler ainsi, les membres du grand conseil, exaspérés, projetaient de les faire mourir. Mais un membre du grand conseil se leva ; c'était un pharisien nommé Gamaliel, docteur de la Loi honoré de tout le peuple. Il ordonna de faire sortir les Apôtres un instant, puis il dit: « Hommes d'Israël, faites bien attention à la décision que vous allez prendre envers ces hommes. Il y a quelque temps, on a vu surgir Theudas; il prétendait être quelqu'un, et quatre cents hommes environ s'étaient ralliés à lui; il a été tué, et tous ses partisans ont été mis en déroute et réduits à rien. Après lui, à l'époque du recensement, on a vu surgir Judas le Galiléen qui a entraîné derrière lui une foule de gens. Il a péri lui aussi, et tous ses partisans ont été dispersés. Eh bien, dans la circonstance présente, je vous le dis: ne vous occupez plus de ces gens-là, laissez-les. Car si leur intention ou leur action vient des hommes, elle tombera. Mais si elle vient de Dieu, vous ne pourrez pas les faire tomber. Ne risquez donc pas de vous trouver en guerre contre Dieu. » Le conseil se laissa convaincre. On convoqua alors les Apôtres, et, après les avoir fouettés, on leur interdit de parler au nom de Jésus, puis on les relâcha. Mais eux, en sortant du grand conseil, repartaient tout joyeux d'avoir été jugés dignes de subir des humiliations pour le nom de Jésus. Tous les jours, au Temple et dans leurs maisons, sans cesse, ils enseignaient cette Bonne Nouvelle: Jésus est le Messie.


Prière


De vous, très aimable Saint, l'on peut dire que le zèle pour la gloire de Dieu vous consumait. Pour sa prédication, le Chef des Apôtres ne désirait rien de moins que Rome. La cité qui fut la capitale de la méchanceté deviendra le siège du Vicaire du Christ. Vous n'avez pas craint la fureur de l'empereur Néron. Plus fort que sa cruauté infernal, vous lui avez opposé le zèle qui brûlait en votre cœur pour Jésus et pour toutes les âmes. Vénérable Saint, faites de moi, si zélé parfois dans le mal, un infatigable apôtre au service de mes frères. Qu'avec mes bonnes oeuvres, je puisse payer pour les mauvaises action de ma vie, obtenant ainsi de mériter le Ciel. Accordez-moi, ô Saint Pierre, toutes les grâces que je vous demande. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Cinquième jour

Pour acquérir la Charité


Les premières Missions (Actes des Apôtres)


Les Douze convoquèrent alors l'assemblée des disciples et ils leur dirent: « Il n'est pas normal que nous délaissions la parole de Dieu pour le service des repas. Cherchez plutôt, frères, sept d'entre vous, qui soient des hommes estimés de tous, remplis de l'Esprit Saint et de sagesse, et nous leur confierons cette tâche. Pour notre part, nous resterons fidèles à la prière et au service de la Parole. » La proposition plut à tout le monde, et l'on choisit : Étienne, homme rempli de foi et de l'Esprit Saint.


Prière


O valeureux Saint Pierre, éclairé par le Père, avec hardiesse Vous confessiez la divinité de Jésus, en disant: « Vous êtes le Christ, le Fils du Dieu Vivant ». Votre confession fut si claire, si solennelle, si courageuse et sûre, que le Seigneur vous proclama bienheureux. Faites, ô glorieux Saint, qu'ayant reçu la Révélation, à votre exemple, je sache confesser le Christ en présence des ennemis de l'Église; que je sache confesser le Christ principalement par mes oeuvres; que mes oeuvres, ô Saint Pierre, confirment que je crois en Christ et en Sa Doctrine. Ne permettez pas que je puisse le renier. Ainsi, Saint Pierre, en vous imitant, faites que je mérite les faveurs divines et tout ce que je demande durant cette neuvaine.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Sixième jour

Pour acquérir la perfection


Le premier martyr (Actes des Apôtres)


Étienne était en face de ses accusateurs. Rempli de l’Esprit Saint, il regardait vers le ciel ; il vit la gloire de Dieu, et Jésus debout à la droite de Dieu. Il déclara: « Voici que je contemple les cieux ouverts: le Fils de l'homme est debout à la droite de Dieu. » Ceux qui étaient là se bouchèrent les oreilles et se mirent à pousser de grands cris ; tous à la fois, ils se précipitèrent sur lui, l'entraînèrent hors de la ville et commencèrent à lui jeter des pierres. Les témoins avaient mis leurs vêtements aux pieds d'un jeune homme appelé Saul. Étienne, pendant qu'on le lapidait, priait ainsi: « Seigneur Jésus, reçois mon esprit. » Puis il se mit à genoux et s'écria d'une voix forte : « Seigneur, ne leur compte pas ce péché. » Et, après cette parole, il s'endormit dans la mort.


Prière


O Saint Pierre, si un Saint multiplie les miracles c'est que Notre Seigneur se complaît à favoriser son rayonnement. A votre désir irrésistible de faire le bien, le Seigneur répond en vous donnant le pouvoir du miracle, pour qu'ainsi vous puissiez convertir avantage avec le pouvoir Divin qu'avec vos propres mérites. Puissant Saint Pierre, vous avez pour votre mission l'omnipotence de Dieu, d'une manière presque absolue: vous ressuscitez les morts, vous relevez les paralytiques, vous donnez la mort à deux menteurs, vous guérissez d'innombrables malades, même votre ombre, en passant sur les malades les libère. Par votre pouvoir, qui maintenant dans le Ciel est encore plus grand, obtenez-moi du Seigneur les remèdes et la Charité qu'il me faut pour soulager mon prochain. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Septième jour

Pour acquérir l'humilité


La première grande conversion (Actes des Apôtres)


Comme il était en route et approchait de Damas, une lumière venant du ciel l'enveloppa soudain de sa clarté. Il tomba par terre, et il entendit une voix qui lui disait: « Saül, Saül, pourquoi me persécuter ? » Il répondit: « Qui es-tu, Seigneur ? — Je suis Jésus, celui que tu persécutes. Relève-toi et entre dans la ville: on te dira ce que tu dois faire. » Ses compagnons de route s'étaient arrêtés, muets de stupeur : ils entendaient la voix, mais ils ne voyaient personne. Saul se releva et, bien qu'il eût les yeux ouverts, il ne voyait rien. Ils le prirent par la main pour le faire entrer à Damas. Pendant trois jours, il fut privé de la vue et il resta sans manger ni boire. Or, il y avait à Damas un disciple nommé Ananie. Dans une vision, le Seigneur l'appela: « Ananie ! » Il répondit: « Me voici, Seigneur. » Le Seigneur reprit: « Lève-toi, va dans la rue Droite, chez Jude: tu demanderas un homme appelé Saül, de Tarse. Il est en prière, et il a eu cette vision: un homme, du nom d'Ananie, entrait et lui imposait les mains pour lui rendre la vue. » Ananie répondit: « Seigneur, j'ai beaucoup entendu parler de cet homme, et de tout le mal qu'il a fait à tes fidèles de Jérusalem. S'il est ici, c'est que les chefs des prêtres lui ont donné le pouvoir d'arrêter tous ceux qui invoquent ton Nom. » Mais le Seigneur lui dit: « Va ! cet homme est l'instrument que j'ai choisi pour faire parvenir mon Nom auprès des nations païennes, auprès des rois et des fils d'lsraël. Et moi, je lui ferai découvrir tout ce qu'il lui faudra souffrir pour mon Nom. » Ananie partit donc et entra dans la maison. Il imposa les mains à Saül, en disant: « Saül, mon frère, celui qui m'a envoyé, c'est le Seigneur, c'est Jésus, celui qui s'est montré à toi sur le chemin que tu suivais pour venir ici. Ainsi, tu vas retrouver la vue, et tu seras rempli de l'Esprit Saint. » Aussitôt tombèrent de ses yeux comme des écailles, et il retrouva la vue. Il se leva et il reçut le baptême. Puis il prit de la nourriture et les forces lui revinrent. Il passa quelques jours avec les disciples de Damas et, sans plus attendre, il proclamait Jésus dans les synagogues, affirmant qu'il est le Fils de Dieu. Tous ceux qui l'entendaient étaient déconcertés et disaient: « N'est-ce pas lui qui, à Jérusalem, s'acharnait contre ceux qui invoquent ce nom-là, et qui était venu ici pour les faire prisonniers et les ramener devant les chefs des prêtres ? »


Prière


O Saint Pierre, très grand amant du Christ, s'il en avait été de votre pouvoir, vous n'auriez jamais permis la Passion de notre Divin Rédempteur. Vous auriez combattu et votre magnifique Seigneur n'aurait pas connu la souffrance.... Vous marchiez sur les eaux pour arriver plus vite à Lui qui vous attendait sur la plage.... rapidement, vous couriez voir le tombeau vide, votre sermon de la Pentecôte est un incendie dans lequel vous vous enflammiez pour votre Souverain Seigneur. Faites que moi aussi je brûle d'amour pour le Christ. Que je craigne de Le perdre. Que je puisse brûler d'amour pour les autres et me sacrifier pour Jésus. Qu'étant uni à mon Seigneur et à vous ici-bas, je le sois au Ciel pour l'éternité. O grand Saint Pierre, obtenez-moi toutes les faveurs que je vous demande durant cette neuvaine accomplie en votre honneur. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Huitième jour

Pour acquérir l'obéissance


Les premières Eglises (Actes des Apôtres)


L'Église de Jérusalem entendit parler de tout cela, et l'on envoya Barnabé jusqu'à Antioche. A son arrivée, voyant les effets de la grâce de Dieu, il fut dans la joie. Il les exhortait tous à rester d'un cœur ferme attachés au Seigneur ; c'était un homme de valeur, rempli de l'Esprit Saint et de foi. Une foule considérable adhéra au Seigneur. Barnabé repartit pour aller à Tarse chercher Saul. Il le trouva et le ramena à Antioche. Pendant toute une année, ils furent ensemble les hôtes de l'Église, ils instruisirent une foule considérable ; et c'est à Antioche que, pour la première fois, les disciples reçurent le nom de « chrétiens ».


Prière


O admirable Saint Pierre, Vicaire du Christ, Saint merveilleux, vous fûtes et vous serez toujours présent en chacun des Papes, guidant les agneaux et les brebis, les fidèles et les évêques. Saint Pierre, royal Vicaire du Christ, vous gouvernez votre Église comme jamais aucun souverain n'a gouverné un royaume ici sur la terre. Votre règne, à la différence des règnes du monde, a des influences sur l'éternité de toutes et chacune de vos brebis, puisque vous possédez toujours les clés du Royaume de Dieu. Obtenez-moi que je puisse vivre de telle manière que ce soit par de telles pensées salutaires que j'entretienne mon espérance des réalités d'en haut. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Neuvième jour

Pour acquérir la Sagesse


Les premiers martyrs (Apocalypse de Saint Jean)


Et quand il a ouvert le cinquième sceau, j'ai vu sous l'autel les âmes de ceux qui ont été immolés à cause de la parole de Dieu et du témoignage qu'ils portaient. Ils crièrent d'une voix forte : « Jusqu'à quand, Maître saint et véritable, resteras-tu sans juger et sans tirer vengeance des habitants de la terre pour avoir versé notre sang ? »


Prière


Bienheureux Saint Pierre, glorieux Martyr du Christ, athlète très courageux qui affrontas de façon héroïque la fureur du cruel Néron, jusqu'à votre martyre vos yeux contemplaient déjà le Ciel et vos pieds marchaient vers la Gloire Céleste. Dans cette attitude, sans jamais fermer les yeux à la misère de la terre, vous les avez ouvert aux grandeurs et aux délices de la Gloire Céleste. O Saint victorieux, bien que je ne sois pas appelé au martyre, faites qu'au moins je sache comment me sacrifier dans mes devoirs. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


D'après une Neuvaine extraite de « Recueil de Neuvaines » d'André Castella, aux Ed. du Parvis

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à St Pierre (pdf) en cliquant ici

2 août 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 juillet 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 juillet 2009

« Chers enfants, que ce temps soit pour vous le temps de la prière. Merci d’avoir répondu à Mon appel. »

Retrouvez les anciens messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation

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27 septembre 2009

Neuvaine à Jésus Prêtre infiniment Miséricordieux

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Neuvaine à Jésus Prêtre infiniment Miséricordieux

Extrait du journal spirituel de la Vénérable Sœur Santina Scribano


Commence le vendredi Saint et peut se faire à tous moments de l'année


Premier jour


Offrez-moi aujourd'hui toutes vos joies et vos souffrances, pour que Je puisse attirer tous mes Prêtres à Mon Saint Cœur transpercé, et plongez-les dans l'océan de Mon infinie Miséricorde.


Pater, Ave, Gloria


Mon Jésus Miséricorde

Deuxième jour


Priez, implorez, suppliez pour qu'en tous je fasse grandisse mon amour particulier pour les Prêtres, et pour Mon Œuvre Sacerdotale, ancre de salut des Prêtres


Pater, Ave, Gloria


Jésus, Miséricorde du Père, prends pitié de nous.

Troisième jour


Offrez-Vous à Moi sans interruption afin d'apaiser le Père, et, par la grande prière et par Mon Sacrifice, nous obtiendrons une grande Miséricorde sur le monde entier, en particulier sur les Prêtres.


Pater, Ave, Gloria


Jésus Prêtre infinie miséricorde, aie pitié de nous et du monde.

Quatrième jour


Aujourd'hui apportez-moi les âmes sacerdotales, plongez-les dans l'abîme de Ma Miséricorde, car Je donne par elles le Zèle pour la gloire du Père et le salut des âmes.


Pater, Ave, Gloria


Jésus, je Vous aime, que ton règne vienne.


Cinquième jour


Unissez-nous à Ma supplication au Père, afin qu'Il envoie l'Esprit Saint éclairer de sa lumière les Prêtres et faire leur comprendre ce que Mon Cœur désire par l'œuvre Sacerdotale


Pater, Ave, Gloria


Saint-Esprit, Amour Miséricordieux du Père manifesté en Jésus, donnez-nous de saints prêtres.

Sixième jour


Aujourd'hui je désire manifester à mes Prêtres le désir brûlant de Mon Cœur, l'œuvre et les trésors que je veux verser sur eux et par eux sur les âmes et sur me monde entier.


Pater, Ave, Gloria


Jésus, inondez la terre de Votre Sang, océan de miséricorde infinie, et sauvez-la.


Septième jour


Puisque vous êtes l'image vivante de Mon Cœur Miséricordieux, apportez-moi les âmes des prêtres, afin que Je puisse leur inculquer l'humilité et la docilité, pour qu'ils correspondent à Ma Divine Volonté.


Pater, Ave, Gloria


Jésus doux et humble de cœur, rendez nos cœur semblables au Vôtre.

Huitième jour


Emportés avec Moi dans le suave flot de Mon infinie Miséricorde, supplions le Père, pour qu'Il attirer sur les âmes religieuses qui se consacreront à l'œuvre et tout le nécessaire que demande leur haute mission et ce que Mon Cœur désire, en particulier: la réparation et le réconfort pour les nombreuses infidélités qu'Il subit.


Pater, Ave, Gloria


Cœur Sacré de Jésus, nous voulons Vous réconforter et Vous consoler.

Neuvième jour


Je compte sur vous pour accomplir Mes dessins de Miséricorde et d'Amour, Je répandrais sur Mes élus le feu d'amour, et ils seront des flambeaux qui éclaireront et réchaufferont le monde.


Pater, Ave, Gloria


Jésus, mon Doux Amour, enflammez mon cœur d'amour pour Vous.

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La Vénérable Santina de Jésus

Sœur du Sacré Cœur de Ragusa

1917-1968

Fête le 12 mai


L'institut du Sacré-Cœur de Ragusa a été fondé en 1889 par Bienheureuse Marie Schininà (1844-1910), pour les jeunes filles qui voulaient un terrain propice à la culture de leur vocation religieuse, un lieu sûr pour permettre une formation spirituelle, et avec le grand idéal du Cœur de Jésus, la possibilité d'exprimer la générosité de leur consécration à Dieu et à leurs frères dans le besoin. Dans les premières décennies du XXe siècle, il y avait une foule d'âmes élues qui ont fait un don à l'église de leur jeunesse, jouant un rôle important en leur temps, surtout si l'on considère la condition des femmes, qui jusqu'à ce qu'au siècle milieu du XXe, en particulier dans le sud de l'Italie, était synonyme d'infériorité et de non-réalisation. Dans cette foule se trouve Sœur Maria Santina de Jésus, qui, de son nom de baptême s'appelait Emanuela Scribano, elle naquit à Ragusa le 4 décembre 1917, dans une famille digne sur le plan économique, et dans laquelle la foi chrétienne était particulièrement forte, dans sa plus jeune enfance, elle perdit sa mère, et cette perte soudaine la marqua elle pour la vie, ce qui lui donnait une envie de pleurer et d'une certaine faiblesse de caractère que sa volonté savait surmonter. Après une enfance passée en subissant la jalousie de sa belle-mère, à quinze ans, elle entendit l'appel à la vie religieuse, ce fut comme un rayon de joie qui, soudainement l'inonda entièrement, au son des Ave Maria, le soir, alors qu'elle était plongé dans ses pensées, affligée par l'état dans lequel elle se trouvait, d'orpheline incomprise. Elle-même a raconté cet épisode dans son autobiographie que son père spirituel lui obligea à écrire et qui a été publiée en 1971 sous le titre de « La Messe de Sœur Santina ». Mais elle dut attendre jusqu'en avril 1938 pour mettre en pratique sa vocation, en entrant dans l'institut du Sacré Cœur de Ragusa, accueillie par la Générale de cette époque, Sœur Caterina De Pasquale. Pendant le noviciat on décide qu'elle sera infirmière, c'est une jeune intelligent, sérieuse, remplie bonne de volonté, mais elle ne dispose pas du diplôme élémentaire, en raison des études interrompues; elle obtient le diplôme d'infirmière après un avoir assisté a des cours à Palerme. Le 27 mai 1941, elle prononce ses vœux temporaires; à l'été 1943 le front allié de la seconde guerre mondiale se déplace en Sicile et elle est tout de suite engagée pour porter secours comme infirmière dans différents hôpitaux, tâche qui va durer les années suivantes: Ragusa, Messine, Syracuse, partout elle appréciée et reconnue pour sa douceur, pour le dévouement auprès des malades et pour sa volonté obstinée de soulager les souffrances. Déjà en 1946, elle est frappé par un abcès péri-anale, dont les effets compliquent sa vie et la font terriblement souffrir a tel point point qu'en 1962, elle est confinée à un fauteuil roulant, ce qui explique pourquoi elle doit arrêter son travail, passant les six dernières années de sa vie, dans l'infirmerie de la Maison-mère des Sœurs du sacré cœur, à Ragusa, offrant quotidiennement toutes ses souffrances pour les prêtres et les âmes consacrées. Quand elle meurt le 12 Mai 1968, âgée de 51 ans, la partie inférieure de son corps est réduit à un quelques lambeaux de tissu sur les os, et sa réputation de sainteté se répandit rapidement parmi ceux qui l'avaient connue. En 1985, est ouvert le procès diocésain de béatification, qui a pris fin en 1989, se poursuivant aujourd'hui à la Congrégation pour les Causes des Saints. Sœur Santina Scribano, alors que l'enseignement supérieur privé, a laissé un nombre considérable de ses écrits, qui est examiné en profondeur à sa dimension spirituelle et mystique que l'autobiographie déjà citée, les deux volumes du « Journal spirituel » ont été imprimés, dans lesquels sont recueillies ses nombreuses notes mystiques sur l'amour pour l'humanité du Cœur de Jésus. Elle vit dans les années où l'Eglise se prépare pour le Concile, et annonce un renouveau qui implique en particulier les prêtres et personnes consacrées, elle rencontre des prêtres éclairés l'aideront à comprendre comment le Seigneur désire une intimité particulière avec elle. L'un de ces prêtres, le père Francesco Sortino, confiant en l'inspiration évoquée par le Seigneur dans son cœur pour une oeuvre sacerdotale, dans laquelle les prêtres pourraient vivre en communauté et se consacrer, enrichis par leur expérience commune, avec un plus grand dévouement, à leur ministère sacré. Le Père Sortino avait aussi vu en son âme une Œuvre semblable et il travaillait pour sa réalisation depuis 1958, de la rencontre déterminante de ces deux âmes naquit l'œuvre Sacerdotale de Bétanie dont le centre et sa partie visible furent établis par le Père sur l'île de Syracuse et qui fut rapidement reconnu comme centre de spiritualité sacerdotale, Sœur Santina de Jésus fut un soutien important par sa prière, son mysticisme, ses écrits inspirés, ses souffrance physique qui ont transformé le fauteuil et son lit de douleur, en un autel sur lequel était offert sa vie pour l'exécution de l'œuvre tant désirée, pour la sanctification des prêtres et des âmes consacrées à s'élever et s'épanouir les vocations sacerdotales.

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27 septembre 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 septembre 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 septembre 2009

"Chers enfants, travaillez avec joie et persistance à votre conversion. Offrez toutes vos joies et vos tristesses à Mon Cœur Immaculé pour que Je puisse vous mener tous à Mon Fils bien-aimé, afin qu'en son Cœur, vous trouviez la joie. Je suis avec vous pour vous enseigner et vous mener vers l'éternité. Merci d'avoir répondu à Mon appel."


Parole de Dieu

(Actes des Apôtres 3, 19-21)


Repentez-vous donc et convertissez-vous, afin que vos péchés soient effacés, et qu'ainsi le Seigneur fasse venir le temps du répit. Il enverra alors le Christ qui vous a été destiné, Jésus, celui que le ciel doit garder jusqu'aux temps de la restauration universelle dont Dieu a parlé par la bouche de ses saints prophètes.


Retrouvez les Messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation

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14 septembre 2009

Neuvaine à Notre-Dame de la Salette

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Notre Dame de la Salette

Apparition en 1846

Fête le 19 septembre


Le 19 septembre 1846, l'auguste Vierge Marie apparaissait dans le diocèse de Grenoble, sur la montagne de La Salette qui domine le village de La Salette de plus de 2500 pieds. Comme témoins de Son apparition, Marie choisit deux petits bergers qui ne se connaissent que depuis la veille: Maximin Giraud âgé de onze ans et Mélanie Calvat âgée de quatorze ans. Maximin a raconté l'apparition comme suit: «Il est midi. Assis au sommet de la montagne, Mélanie et moi faisons notre frugal repas... quand tout à coup, Mélanie s'arrête, son bâton lui échappe des mains. Effrayée, elle se tourne vers moi en disant: 'Vois-tu là-bas cette grande lumière? -- Oui, je la vois.' «Cette lumière devant laquelle celle du soleil semble pâlir, paraît s'entr'ouvrir, et nous distinguons dans son intérieur la forme d'une Dame encore plus brillante... Quoiqu'à une distance de vingt mètres environ, nous entendons une voix douce disant: 'Avancez, Mes enfants, n'ayez pas peur. Je suis ici pour vous annoncer une grande nouvelle.' La crainte respectueuse qui nous avait tenus en arrêt s'évanouit, nous courons à Elle. La belle Dame S'avance aussi, et suspendue en face de nous, à dix centimètres du sol, commence ainsi Son discours: «Si Mon peuple ne veut pas se soumettre, Je suis forcée de laisser aller le bras de Mon Fils. Il est si lourd et si pesant que Je ne puis le retenir. Depuis si longtemps que Je souffre pour vous autres; si Je veux que Mon Fils ne vous abandonne pas, Je suis chargée de Le prier sans cesse et vous n'en faites pas cas. Vous aurez beau prier, beau faire, vous ne pourrez récompenser la peine que J'ai prise pour vous! J'ai donné six jours pour travailler, Je Me suis réservé le septième et on ne veut pas Me l'accorder; c'est cela qui appesantit tant le bras de Mon Fils. Aussi ceux qui mènent les charrettes ne savent plus jurer sans y mettre le nom de Mon Fils: ce sont ces deux choses qui appesantissent tant Son bras. Si la récolte se gâte ce n'est qu'à cause de vous autres... Il viendra une grande famine. Avant que la famine vienne, les enfants au-dessous de sept ans prendront un tremblement et mourront entre les bras des personnes qui les tiendront. Les autres feront pénitence par la famine. Les noix deviendront mauvaises et les raisins pourriront.' «Puis, continue Maximin, Elle nous demanda: ‘Faites-vous bien vos prières Mes enfants?' Tous les deux nous répondîmes d'une seule voix: ‘Non, madame, pas guère. -- Ah! Mes enfants, il faut bien la faire, soir et matin. Quand vous n'aurez pas le temps, récitez au moins un Pater et un Ave Maria, et si vous en avez le temps, il faut en dire davantage... Il ne va que quelques femmes âgées à la messe. Les autres travaillent le dimanche, tout l'été, et l'hiver, quand ils ne savent que faire, ils ne vont à la messe rien que pour se moquer de la religion. Le Carême, ils vont à la boucherie comme les chiens...» Elle termina Son discours par ces mots prononcés en français: «Eh bien! Mes enfants, vous le ferez passer à tout mon peuple!' «Immobiles comme des statues, les yeux fixés sur la belle Dame, nous La voyions glisser sur la cime de l'herbe sans la faire fléchir... Là, en notre présence, Elle S'éleva insensiblement, resta quelques minutes entre le ciel et la terre, à une hauteur de deux mètres. Puis, la tête et le corps se confondirent avec la lumière qui L'encadrait. Nous ne vîmes plus qu'un globe de feu s'élever dans le firmament...» Les prophéties de la Vierge ne tardèrent pas à se réaliser à la lettre. En 1848, la disette des pommes de terre fit baisser la population de l'Irlande de huit millions à cinq millions. La rareté et la cherté des vivres causèrent la mort de plus de cent cinquante mille personnes en France, et plus d'un million dans toute l'Europe. Le tzar de Russie augmenta alors du tiers le traitement de ses fonctionnaires. En 1851, la maladie du 'pictin' se déclara, occasionnant d'énormes pertes de blé. En 1852, la maladie des noyers détruisit toute la récolte des noix. On situe à la même époque l'arrivée du phylloxéra, insecte qui cause encore de grands ravages dans les vignobles de France. En 1854, la 'suette' provoqua la mort subite de soixante-quinze mille enfants en France. Un froid glacial les saisissait et les faisait expirer au bout de deux heures. Notre Mère du ciel est venue pleurer des larmes de corédemptrice sur les hauteurs dénudées de la terre dans le but de fléchir la colère de Dieu, de prier pour la conversion des pécheurs et d'attendrir nos coeurs endurcis. Impuissant devant l'endurcissement de Jérusalem, Son Fils pleura sur elle et sur ses enfants. Marie pleure aussi sur Son peuple et sur le monde, demandant que les hommes avouent leurs égarements et qu'ils réparent leurs torts. À cette condition seulement, le monde pourrait encore obtenir la Miséricorde de Dieu.

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Neuvaine à Notre-Dame de la Salette

Au cours de cette neuvaine, nous sommes invités à préparer notre cœur par la prière, et dans un geste d’humilité et d’amour, recevoir le sacrement du pardon, source de guérison et de réconciliation. De même, il est suggéré d’assister à la Sainte Messe et d’y communier. Cette neuvaine est conseillée du 11 au 19 de chaque mois.

Prières à dire chaque jours de la neuvaine


Pour commencer

Souviens-toi, ô Notre-Dame de la Salette, véritable Mère des douleurs, des larmes que tu as versées pour moi sur le Calvaire, aux pieds de la croix de ton Fils, et dans ta miséricordieuse apparition. Ranimé(e) par cette grande espérance, je viens me jeter à tes pieds malgré mes infidélités et mes ingratitudes. Ne repousse pas ma prière, ô Vierge Réconciliatrice, mais convertis-moi, accorde-moi la grâce d’aimer Jésus par-dessus tout et de te consoler toi-même par une vie sainte pour que je puisse un jour te voir au ciel. Amen

V. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs

R. Prie sans cesse pour nous qui avons une totale confiance en toi

V. Mon Jésus

R. Miséricorde



V. Doux cœur de Marie

R. Sois mon salut

Oraison

Seigneur Jésus, toi qui vois notre monde plongé dans la violence, l’angoisse et le deuil; Toi qui continues encore aujourd’hui à être cloué sur la croix par nos manques d’amour, merci de nous avoir envoyé sur la montagne de la Salette notre Maman du ciel afin qu’elle devienne un phare conduisant ton peuple dans la nuit. Accorde-nous la grâce, par nos prières et par l’acceptation de nos petites croix, d’être de ceux qui contribuent à Te soulager. ô Toi qui vis et règne dans tous les siècles, des siècles. Amen

Premier jour

Notre-Dame, je crois en ta venue sur la montagne de la Salette. Je crois en ton désir de me rappeler la voie à suivre qui est d’assurer mon bonheur et celui de tous tes enfants. La seule façon d’y accéder est de me laisser conduire par toi et ainsi marcher sur le chemin de la sainteté. Sans toi, Dispensatrice de toutes grâces, je ne puis y arriver. C’est pourquoi je te confie ma vie ainsi que l’intention qui fait l’objet de ma neuvaine… sachant qu’elles ont déjà trouvé refuge dans ton Cœur Immaculé et que ma prière, tout comme tes larmes, retombera en pluie de grâces à l’heure et selon la volonté de Dieu. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, allumes et ravives en moi ce feu ardent d’amour en union avec le cœur de Jésus.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Mère de Dieu …

Notre-Dame de la Salette, Reine et Mère des hommes …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui manifestes ta présence parmi nous …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui as fais jaillir à tes pieds une eau miraculeuse …

Oraison

Pratique du jour: Aujourd’hui, je prierai pour que nos cœurs de pierre deviennent des cœurs de chair.

Deuxième jour

Je ne puis mesurer le poids de tes larmes, Marie. Elles se traduisent par un vibrant appel à la conversion. Elles sont le cri muet de l’amour d’une Mère devant ses enfants plongés dans le désarroi. Tu unis à ta douleur les larmes de tous les parents dont les enfants sont aux prises avec le découragement, l’égarement et tous les fléaux de ce monde. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, fais que nos visages s’illuminent de l’Amour même de ton Fils. Que nos paroles et nos actions soient porteuses d’espérance, de courage et d’unité.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Toi qui est notre Guide …

Notre-Dame de la Salette, Espérance des familles …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui désires voir les cœurs brûler d’amour pour Dieu …

Notre-Dame de la Salette, Foyer de zèle et d’apostolat …

Oraison

Pratique du jour: Aujourd’hui je serai particulièrement attentif et sensible à une personne en difficulté.


Troisième jour


Lors de ton apparition à la Salette, tu portais une croix ayant les instruments de la Passion. Par les tenailles, tu nous invitais à offrir nos souffrances en réparation pour le mal que subit Jésus. Par le marteau, tu nous rappelais que nous continuons à crucifier ton Fils. Pourtant Jésus est allé jusqu’à la croix pour que jamais nous ne soyons séparés de Lui. Combien de fois, par nos calomnies, nos médisances ou nos manques d’amour, nous le crucifions à nouveau? Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, fais-nous participer à l’œuvre rédemptrice de Jésus par une conduite juste, pacifique et charitable.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous rappelle d’une manière si touchante la Passion de Jésus …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui te plains si douloureusement de la profanation des choses saintes…

Notre-Dame de la Salette, Consolatrice des malades et des affligés …

Notre-Dame de la Salette, Espérance des désespérés …

Oraison


Pratique du jour: Aujourd’hui, je me donne du temps pour contempler Jésus en croix.

Quatrième jour

Mélanie et Maximin ont relaté l’incroyable beauté de son visage, la douceur de son regard et la simplicité de son vêtement. Son rayonnement touche les cœurs les plus endurcis. Marie nous rappelle ainsi qu’il faut revenir à l’essentiel. L’amour n’a pas besoin d’artifice pour s’ouvrir et semer la bonne odeur de Jésus-Christ. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, aides-nous à vivre d’une vie toute intérieure et à n’y paraître que pour y semer l’amour de Dieu.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Ravissante Beauté …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous invite si maternellement à avoir recours à toi …

Notre-Dame de la Salette, par ton incomparable tendresse, fais que nous t’aimions de plus en plus…

Notre-Dame de la Salette, Toi qui prends tant de peine pour nous malgré toutes nos ingratitudes …

Oraison

Pratique du jour: Aujourd’hui, je ferai du bien à quelqu’un par un sourire ou un appel téléphonique, et ce, avec la simplicité d’un enfant.

Cinquième jour

Marie pleurait à la Salette. Pourquoi ces larmes encore aujourd’hui? Révolte contre Dieu et son Église, profanation du Jour du Seigneur, blasphème, mépris des avertissements surnaturels, avortement, haine, mensonge, guerre, infidélité, magie, sorcellerie, … Puissions-nous revenir dans le chemin étroit qui conduit à la sainteté. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, aides-nous à sécher tes larmes par une vie fondée sur les valeurs issues de l’amour et de la justice.


Invocations


Notre-Dame de la Salette, Toi qui promets tant de biens si nous nous convertissons …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous reproches le blasphème …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui pleures tant sur nos péchés …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui verses tant de larmes sur nos révoltes et sur nos malheurs …

Oraison

Pratique du jour: Aujourd’hui, je me priverai de quelque chose pour la conversion des pécheurs.

Sixième jour

Il faut toujours prier et ne pas cesser, car sans la prière, sans la grâce, nous ne pouvons rien faire. Demandons avec un cœur droit et pur, avec confiance, abandon et persévérance, et nous recevrons les faveurs, guérisons et même, les miracles les plus grands et les plus nombreux. La prière est la clé des trésors du ciel; si nous voulons devenir des saints (es), soyons des âmes priantes. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, augmentes en nous le désir de prier afin que nous recherchions sans cesse ce contact intime avec Jésus.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous recommandes tant la prière, surtout celle du matin et du soir…

Notre-Dame de la Salette, Soutien de l’Église militante …

Notre-Dame de la Salette, Avocate de l’Église souffrante …

Notre-Dame de la Salette, Gloire de l’Église triomphante …

Oraison

Pratique du jour: Dans un cœur à cœur avec Jésus et en union avec l’Église, je prie pour toutes les personnes qui se sont éloignées de Dieu.

Septième jour

La pratique religieuse était déjà une grande préoccupation en 1846 : Ils ne vont à la messe que pour se moquer de la religion dit la Vierge Marie à la Salette. Qu’en est-il aujourd’hui? Pourtant, l’Eucharistie est la plus grande des prières. Jésus se fait réellement présent au milieu de nous. Comment pouvons-nous refuser un tel cadeau? Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, je veux avec Toi adorer Jésus présent dans tous les tabernacles du monde entier.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous reproches le non respect du dimanche …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous invites si fortement à redoubler de ferveur …

Notre-Dame de la Salette, Providence des pauvres et des enfants …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui veut être honorée et invoquée dans l’univers entier …

Oraison

Pratique du jour: Je fais une démarche d’amour vers Jésus dans l’Eucharistie.

Huitième jour

Jésus, dans son infinie tendresse, nous a donné sa Mère pour veiller sur chacun de nous. Comment pourrions-nous L’empêcher de vouloir contribuer au bonheur de Ses enfants? Comment pourrions-nous Lui refuser de venir au secours de Son enfant en péril? Notre Mère sait ce dont nous avons réellement besoin. Pourquoi ne pas choisir de L’écouter? Faisons-lui entièrement confiance. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, sois indulgente pour toutes les fois où nous avons ignoré Ta Présence et sois un phare pour chacun de nous.

Invocations


Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous conduis toujours à Jésus …

Notre-Dame de la Salette, Épouse du Saint-Esprit …

Notre-Dame de la Salette, Source de salut pour les pauvres pécheurs …

Notre-Dame de la Salette, Étoile du matin …

Oraison

Pratique du jour: Je présente avec fierté ma Mère du ciel à quelqu’un.

Neuvième jour

Au terme de cette neuvaine, nous comprenons l’urgence de changer nos cœurs et de témoigner de l’Infinie Miséricorde de Jésus. Par les enseignements providentiels de notre Glorieuse Mère, nous sommes invité à nous tourner vers Dieu et à faire passer le message à tout son peuple. Notre-Dame de la Salette, Réconciliatrice des pécheurs, merci pour les grâces obtenues durant cette neuvaine. Conduis-nous vers le ciel, objet de notre pèlerinage terrestre.

Invocations

Notre-Dame de la Salette, Reine des anges …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui ressuscites la foi de tes enfants …

Notre-Dame de la Salette, Humble Servante du Seigneur …

Notre-Dame de la Salette, Toi qui nous invites à demeurer toujours fidèles aux enseignements de l’Église …

Oraison


Pratique du jour: Je laisserai sur une table un exemplaire de cette neuvaine pour qu’un cœur souffrant la trouve ou je la donnerai à quelqu’un.

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Le Chapelet de Notre Dame de la Salette

ou Chaîne de Notre Dame de la Salette


Selon Mélanie Calvat


Il se dit sur le chapelet ordinaire

Commencez par le signe de croix


1 Offrande du chapelet: Mon doux Jésus miséricorde! Et Vous bonne Vierge de la Salette, recevez le chapelet que nous vous adressons pour vous aider à soutenir le bras si lourd de votre divin Fils.

2 et 4.Sur le gros grain : Les actes de Foi,d’Espérance et de Charité.


Acte de Foi : Mon Dieu, je crois tout ce que la Sainte Église croit et enseigne, parce que c’est vous qui l’avez dit, et que vous êtes la vérité même.

Acte d’Espérance : Mon Dieu, appuyé sur vos promesses et sur les mérites de Jésus-Christ notre sauveur, j’espère avec une ferme confiance que vous me ferez la grâce d’observer vos commandements en ce monde, et d’obtenir par ces moyens la vie éternelle.

Acte de Charité : Mon Dieu, qui êtes digne de tout amour à cause de vos perfections infinies, je vous aime de tout mon cœur, et j’aime mon prochain comme moi-même pour l’amour de vous.

3 et 5. Sur les petits grains : Notre-Dame Réconciliatrice de la Salette, Priez pour nous qui avons recours à vous!

6. Acte de Foi ,d’Espérance et de Charité

7. Conclusion : Ô Vierge Sainte de la Salette, voyez notre foi en votre apparition, Notre confiance en vous et notre regret d’avoir offensé votre divin fils; Obtenez-nous de lui miséricorde et couvrez-nous à jamais de votre puissante Protection.

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à ND de la Salette (pdf) en cliquant ici

3 septembre 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 août 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 août 2009

Chers enfants, aujourd‘hui je vous invite à nouveau à la conversion. Petits enfants, vous n’êtes pas assez saints et vous ne rayonnez pas la sainteté pour les autres; c’est pourquoi, priez, priez, priez, et travaillez à votre conversion personnelle afin d’être signes de l’amour de Dieu pour les autres. Je suis avec vous, et je vous guide vers l’éternité à laquelle chaque cœur doit aspirer. Merci d’avoir répondu à mon appel.

16 août 2009

Le Chemin de Croix avec Notre Dame de Naju

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Le Chemin de Croix avec Notre Dame de Naju

Avant propos


Je crois au Mystère de notre Seigneur, Jésus-Christ Eucharistie qui s'est changée en chair et en sang, et en la présence réelle de Jésus-Christ dans le Sang Précieux qui est descendu sur la montagne de la Vierge à Naju. A mon humble avis et jugement, je considère ces spécialement ces manifestations: les Miracles Eucharistiques et la descente du Précieux Sang à Naju, manifestations dont j'ai été témoin, comme des signes certains donnés par Dieu. Ceux qui sont simples de cœur, acceptent ces phénomènes extraordinaires, en croyant avec la Foi d'un enfant. Ce que Jésus veut de nous n'est pas une foi intellectuelle axée sur la science et sur le raisonnement, mais une foi simple et enfantine. Je recommande ces textes, car je crois que de nombreuses âmes grandiront spirituellement, avec ce Chemin de la Croix où la Vierge marche avec son Fils Jésus, saignant avec Lui, et qu'elles recevront la grâce de la conversion et des guérisons spirituelles et physiques. "Faites connaître dans le monde entier l'Amour inestimable de Mon brûlant Cœur Sacré, et faites comprendre qu'Il (Mon brûlant Cœur Sacré qui a donné jusqu'à la dernière goutte de Sang et d'Eau) est le Refuge de tous les pécheurs du monde la plénitude du Salut." (Message du 15 août 2002) Que le saint nom de Jésus notre Seigneur soit béni à jamais ! Dans le Christ,


+ Dominic Su, Evêque de Sibu, Sarawak, Malaisie, 4 avril 2004, Dimanche des Rameaux et de la Passion


Préface


Notre Seigneur et la Vierge ont versé personnellement le Sang Précieux et les larmes du sang sur la montagne de la Vierge à Naju pour montrer que les souffrances misérables et affreuses de la Croix ne peuvent rester seulement dans le passé de deux mille ans, mais aujourd'hui encore. Pour cela, nous avons recueilli les prières que Julia Kim avait offertes sur le chemin de Croix pour la conversion des pécheurs et pour réparer les blessures du Sacré Cœur du Seigneur et du Cœur Immaculé de Marie qui gravirent péniblement, versant le sang sans cesse pour la conversion des pécheurs et le salut du monde. Cet ensemble de prières a pour but de méditer sur le Chemin de Croix où le Seigneur et la Vierge nous accompagnent, en versant le sang. Il contient les messages que Julia a reçus du Seigneur et de la Vierge et les témoignages portant sur les douleurs dont Julia a souffert, participant ainsi personnellement à la Passion du Seigneur sur le Chemin de la Croix. Si nous offrons tous tous ces prières, en faisant le Chemin de la Croix par une pénitence sincère et avec amour et dévotion, nous réparerons les blessures du Sacré Cœur du Seigneur et du Cœur Immaculé de la Vierge qui ont été déchirées en mille morceaux. Ainsi notre soif spirituelle et intérieure sera apaisée, et nos âmes seront comblées d'amour, de joie et de paix. "Le Précieux Sang qui jaillit des Plaies de Mon Sacré Cœur que Je vous ai montré, est le signe de Mon infinie Miséricorde, de Mon Profond Amour et de Mon Amitié pour tous les enfants de ce monde, ainsi que Ma Présence auprès de vous." (Message du Seigneur sur la montagne de la Vierge à Naju, le 15 août 2002).

Rev. Francis Su, Église Saint Antoine, Sarikei, Sarawak, Malaisie, 19 mars 2004, Solennité de saint Joseph

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Témoignage

Le sang fraîchement versé était trouvé dans la montagne de la Vierge à Naju


Le 15 août 2002, vers 9h 30 -10h 30 du matin, mes deux frères prêtres, le Père Francis et le Père Philip, ont concélébré avec moi en plein air sur la colline de Naju où les évènements mystérieux s'étaient produits ces dernières années. Ce jour-là, il y avait des pèlerins de Hong Kong, d'Indonésie, de Taiwan, du Japon, de Malaisie, de Singapour et de Corée, participant à la célébration de l'Eucharistie. Etant avertis que du sang frais fut trouvé sous le reposoir où l'évêque Roman Danylak du Canada célébra la messe le 22 septembre 1995, moi, je célébrai le 24 août 1995, nous sommes allés voir. C'était l'endroit où, les espèces Eucharistiques que Julia reçut en communion, se transformèrent en Chair et en Sang sous la forme d'un cœur humain de bébé pendant chacune de ces deux messes. Quelques minutes plus tard, nous avons vu que de plus en plus les pierres se recouvraient de sang. Vers 11h 20 du matin, Julia Kim est arrivée. Elle eut une vision de notre Seigneur Jésus dont le Cœur, déchiré en mille morceaux à cause des péchés et de l'ingratitude de Son peuple, saignait abondamment. Le sang est tombé sur les pierres. Je crois que le Seigneur Jésus a permis que ce phénomène extraordinaire arrive, pour nous faire comprendre que Ses douleurs comme le versement de Son Sang Précieux n'étaient pas simplement l'histoire passée qui eut lieu il y a 2 000 ans. Ce qui s'est produit alors est toujours et sera renouvelé et effectif jusqu'à la fin du monde. Comprenons que c'est un appel urgent du Seigneur et de la Vierge de prier pour la conversion des pécheurs, et continuons nos efforts pour accomplir ensemble leurs messages et leurs demandes.


Evêque Dominic Su, Diocèse de Sibu, Malaisie, 15 août 2002

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Introduction

Le Chemin de la Croix de la Montagne de la Vierge de Naju


Le Chemin de la Croix de la montagne de la Vierge de Naju en Corée est un endroit, rempli d'amour et de grâce, où Jésus et la Vierge marchent avec nous, représentant la Passion de la Croix vécue voici deux mille ans, et dont Jésus en subit encore des souffrances sur la Croix, transcendant le temps et l'espace. Le 9 novembre 2001, Julia faisant les Stations du Chemin de la Croix avec plusieurs amis sur la montagne de la Vierge, souffrit si atrocement qu'elle ne pouvait plus tenir les yeux ouverts. En faisant le Chemin de la Croix, Julia eut une vision de Jésus versant Son Sang Précieux et celle de la Vierge pleurent des larmes de sang. En fait, nous avons vu du sang frais ici et répandu par terre; plus de 3.000 pierres ainsi des feuilles mortes entre la Troisième et la Quinzième Station étaient tachées de sang. Beaucoup de pierres étaient couvertes de petits morceaux de chair et de sang coagulé. Il y avait même un morceau de chair qui avait des poils bruns qui a a été trouvé. Ce jour-là, la Vierge a dit, "J'écoute attentivement les prières ferventes que vous offrez en faisant le Chemin de la Croix. Je vous accompagne, en pleurant des larmes de Sang à côté de Mon Fils Jésus qui verse son Sang pour vous". (Message de la Vierge, le 9 novembre 2001) Ainsi, nous avons appris que les signes que nous avons reçus ce jour-là étaient le Sang Précieux de Jésus et les larmes de sang de la Vierge. Encore, le 18 janvier 2002, beaucoup de Précieux Sang coula entre la Septième et la Treizième Stations. En particulier, ce qui était plus étonnant, c'était que, cet après-midi là, nous avons vu du sang frais coulant à nouveau sur les dalles et sur une grande roche à la Douzième Station. Plusieurs pèlerins qui avaient prié en furent témoins. Une des taches de Sang qui avait coulé sur la grande roche a formé une croix au milieu de laquelle il y avait une image représentant le visage de la Vierge. A ce moment, Jésus a dit, "Deux mille ans ont passé, mais à cette heure-ci, Je viens à vous, versant encore Mon Sang afin d'être avec vous. ... si tous ceux qui font ce Chemin de Croix ouvrent largement leurs cœurs et désirent sincèrement l'union avec Moi, s'ils prient et partagent les peines que J'ai endurées, alors ils Me rencontreront et recevront la guérison spirituelle et physique de leurs épreuves." (Message de Jésus, le 18 janvier 2002) Le 27 janvier 2002, le Précieux Sang de Jésus coula à nouveau aux Neuvième, Onzième, et Douzième Stations, notre Seigneur a dit, "Si Je vous révèle Mon Amour, jusqu'à verser Mon Sang pour vous, c'est pour effacer définitivement vos péchés. C'est un témoignage de Mon immense Amour pour vous tous, c'est le Sang de l'Alliance". (Message de Jésus, le 27 janvier 2002) Le 2 février 2002, le Seigneur versa une sueur de sang et d'eau très épaisse sur les dalles de la Dixième à la Onzième Station du Chemin de Croix, et la Vierge a dit, "Je vous laisserai grandir spirituellement par les prières que vous offrez de tout votre cœur sur ce Chemin de Croix sur lequel Je marche avec Mon Fils Jésus, saignant avec Lui. Le Seigneur baignera aussi vos âmes et vos corps dans son Sang Précieux et vous accordera l'indulgence plénière qu'Il vous a promis". (Message de la Vierge, le 2 février 2002) Nous deviendrons tous, des âmes humbles et petites, répondant avec un 'Amen' volontaire à l'Amour de notre Seigneur et de la Vierge, qui est si grand, si profond, si et large, en témoignant plus vigoureusement de la force de l'amour et en nous offrant totalement au Seigneur, en toute loyauté et héroïsme. Le dernier jour, nous participerons au baquet céleste et éternel, dans la gloire, là où il n'y aura plus ni mort, ni faim, ni détresse, ni agonie, ni tristesse, ni souffrances, ni soupirs, et rien que l'Amour. Amen. Les échantillons de sang (tâches de sang sur les petites pierres, les feuilles d'arbre, et la gaze, qui ont étés prélevés sur le Chemin de Croix de la montagne de la Vierge, ont été à plusieurs reprises soumis aux essais d'ADN dans le Département de Pathologie clinique à l'université nationale de Séoul pendant 3 ans. Le résultat du test ADN a confirmé que le Précieux Sang qui était descendu à Naju, était d'origine humaine et masculine avec le groupe sanguin AB Rh (+) De plus, ayant effectué les essais à l'hôpital de la Croix Verte à Gwangju et à l'hôpital général de Naju aussi bien qu'aux laboratoires à l'étranger, nous avons tous tiré la même conclusion: le groupe sanguin AB Rh (+). Quand le miracle eucharistique se produisit au cours de la messe, il y a 1300 ans à l'église de Lanziano, en Italie, les saintes Espèces furent changées en chair et en sang ; une hostie se changea en un cœur humain de chair, et le vin en sang. Les essais des échantillons prélevés sur les espèces Eucharistiques dans les années 1970 ont aussi démontré que le groupe sanguin était AB.

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Prière d'ouverture


O mystère de l'Amour Infini du Seigneur qui est l'Alpha et l'Omega! Vous nous aimez, nous pécheurs, a tel point que Vous nous avez donné jusqu'à la dernière goutte de Sang et d'Eau. Nous désirons marcher avec la Vierge Marie, sur ce Chemin de la Croix où le Seigneur a marché portant la Croix lourde, versant le sang de Son corps tout lacéré et recouvert de blessures par toutes sortes d'insultes et de châtiments, pour la conversion des pécheur et nous désirons participer à la Passion du Seigneur en nous repentant de tous nos péchés. La Vierge de Naju nous a donné le message suivant, rempli d'amour, à nous qui sommes si indignes et pécheurs :


" Mes enfants du monde ! Si vous désirez Me suivre comme des enfants innocents, Je vous baignerai dans l'eau de la miséricorde, Je vous nourrirai de Mon lait spirituel et vous prendrai près du Seigneur. Je vous ferai grandir spirituellement et vous prendrai près du Seigneur. Je vous ferai grandir spirituellement par les prières que vous offrirez de tout votre cœur sur ce Chemin de Croix sur lequel Je marche avec Mon Fils Jésus, saignant avec Lui. Le Seigneur baignera aussi vos âmes et vos corps dans son Sang Précieux et vous accordera l'indulgence plénière qu'Il vous a promis. Donc, venez vite humblement à Moi, en petites âmes, méditant profondément sur les souffrances de la Croix endurées par le Seigneur infiniment saint, et reconnaissez toujours que vous êtes de pauvres pécheurs." (Message du 2 février 2002)


Qu'il nous advienne en nous selon ces paroles de la Vierge ! Bien que nous soyons indignes, nous désirons confesser au Seigneur et à la Vierge que nous sommes pécheurs, et marcher sur ce Chemin de la Croix, en méditant sur l'amour le plus sublime et le plus pur du Seigneur et de la Vierge qui ont endurés d'innombrables et d'infinies souffrances sur la Croix. Bien nos prières soient faibles, faites que nous devenions des mouchoirs d'amour pour essuyer le Sang et la Sueur de Jésus et les larmes de Sang de la Vierge, des panseurs d'amour pour réparer les blessures du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de la Vierge, et des pinces d'amour pour retirer du Corps de Jésus les clous que nous y avons enfoncés par nos péchés. Sanctifiez tout le clergé et accordez à tous les enfants du monde la grâce du repentir. Bien que nous en soyons indignes, aidez-nous à remporter la victoire sur les démons, qui remplissent la terre pour que le Seigneur et la Vierge soient consolés, et que nous puissions jouir de la paix, de l'amour, de la joie en transformant nos vie en prières, à chaque moment de la journée. Amen.


En marchant vers la Première Station : O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les Plaies de Jésus crucifié.

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Première Station

Méditons sur Jésus condamné à la mort

Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour est condamné à mort. Faisons pénitence, par les mérites de la Passion de notre Seigneur, pour toutes les fois ou nous jugeons, critiquons, diffamons, et condamnons notre prochain, et qu'ainsi nous faisons encore comparaître notre Seigneur devant le tribunal injurieux, et tous les mérites que nous avons accumulés, tombent à l'eau les uns après les autres.


Nous ne pouvons méditer profondément quand nous nous sommes infligés les uns aux autres des blessures aux âmes, en nous rejetant mutuellement, nous avons abandonné les lois de la morale, et lorsque nous nous sommes écrasés les uns les autres pour nous élever. Comme les enfants appelés, qui ne se sont pas battus les uns contre les autres, tels des démons affamés, pour supplanter leur prochain, combattons et rejetons les démons de la division qui cherchent à nous diviser. Prenons la résolution, en pénitence de nos péchés, de ne plus encore faire comparaître notre Seigneur devant le tribunal injurieux, veillons et prions toujours. (Méditez un moment.)


« Je parcours en personne ce Chemin de Croix (dans la Montagne de la Vierge) avec toi, en versant Mon Sang. Ainsi donc, si tous ceux qui font ce Chemin de Croix ouvrent largement leurs cœurs et désirent sincèrement l'union avec Moi, s'ils prient et partagent les peines que J'ai endurées, alors ils Me rencontreront et recevront la guérison spirituelle et physique de leurs épreuves.'' (Message du Seigneur, le 18 janvier 2002)


Notre Père... Je vous salue, Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les Plaies de Jésus crucifié.

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Deuxième Station

Méditons sur Jésus chargé de sa croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour, est chargé de sa Croix pour sauver toute l'humanité ! Comme le Seigneur a été condamné comme un criminel, il a porté la Croix pour sauver la race humaine, la Vierge de Naju a dit, "qu'on ne peut acquérir la sainteté que par la croix" (Message du 26 novembre 1989). Mais nous avons souvent tenté de ne pas porter la croix non causée par les autres mais par nos propres péchés, et nous avons essayé de déposer notre croix, en nous plaignant pour des petites souffrances (maux de tête, contusions, égratignures...). Ainsi Jésus subit des souffrances sous la lourde Croix causée par nous-même maintenant. O Père, Aidez-nous à nous repentir profondément de nos péchés et de nos erreurs du passé, et à nous approcher le plus près possible du Seigneur par la Vierge, sans refuser de porter la croix qui nous est donnée, en regardant Jésus qui gravit la colline du Golgotha portant Sa lourde croix, traînant Son Corps tout couvert de blessures provoquées par la couronne d'épines et la flagellation, et subissant les moqueries et les dédains de la foule. (Méditez un moment)


"Je vous accorderai tout ce que vous demanderez sincèrement avec amour pour Moi, mais des prières sans ferveur, sans profondeur, ne peuvent émouvoir ni Mon Père, ni Ma Mère, ni Moi. Il n'est plus temps de choisir, hâtez-vous d'unir vos efforts pour repartir dans la bonne direction." (Message du Seigneur du 11 juin 2002)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...
O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Troisième Station

Méditons sur Jésus tombant pour la première fois sous le poids de sa croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour Qui tombe sous le poids de nos péchés ! Quand nous sommes seuls, tristes et affligés, que nous ployons sous le poids de nos vies dures, et nous sommes épuisés et trépassés à cause des discordes et des angoisses, que nous tombons dans le péchés, que manquons de confiance en nous et en tout, et que voulons abandonner, quand nous tombons dans la déception et dans le désespoir, ô Père, aidez-nous toujours à méditer sur la Passion du Seigneur sur la Croix, à entendre les voix aimantes du Seigneur et de la Vierge, en nous repentant de nos péchés, et aidez-nous à nous relever et à prendre un nouveau départ. (Méditez un moment.)


"Mes enfants dans le monde, qui avez été appelés ! Hâtez-vous de vous éveiller et approchez-vous, car Mon Fils Jésus et Moi, Nous venons spécialement pour sauver vos âmes entachées de toutes vos péchés qui sont d'une saleté repoussante, en les dégageant de ce qui les entrave, en les lavant avec le Précieux Sang coulant des Cinq Plaies de Mon Fils et des Plaies de la Couronne d'Epines et de son Sacré Cœur; en les lavant par les larmes et les larmes de Sang que Je verse, et avec les flots de la Miséricorde." (Message de la Vierge du 18 janvier 2002).


"N'attendez pas votre dernier jour pour regretter vos attaches et vos compromissions aux choses matérielles, car la chair va se délabrer et disparaître; mais hâtez-vous de venir a Moi par Ma Mère, armez-vous des messages que Ma Mère et Moi vous avons donnés pour vous repentir, en vous donnant encore et encore les mêmes recommandations. Vous hériterez du Ciel qui a été gagné par les infinies souffrances de la Croix." (Message du Seigneur du 18 janvier 2002).


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


O Vierge Marie, daignez imprimer en cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Quatrième Station

Méditons sur Jésus rencontrant sa mère affligée


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour ressent la douleur déchirante de voir Sa Mère sur le Chemin de Croix ! Chaque fois que de nombreux enfants du monde et particulièrement la plupart des enfants qui ont été appelés commettent des péchés, le Cœur Sacré du Seigneur est impitoyablement transpercé par des épées tranchantes, des lances pointues et des poinçons, et sa Tête est, sans cesse et avec force, écrasée sous la couronne d'épines, et son Sang coule de plus en plus. N'est-ce pas déplorable et lamentable? D'ailleurs, qui pourrait imaginer les souffrances du Cœur Immaculé de Marie transpercé d'un coup de poignard ? Nous croyons fermement que, si nous portons bien la croix qui nous est donnée, en nous repentant profondément de nos péchés dorénavant, nous verrons le Seigneur et la Vierge qui nous donnent du courage et de la force avec des Paroles de consolation et d'encouragement à chaque moment. O Père, faites que nous veillions et priions en méditant toujours sur les atroces douleurs que le Seigneur et la Vierge souffrent pour et à cause de nous. (Méditez un moment.)


"Le Seigneur qui vous aime tant, continue à saigner. Mon Cœur se tord de douleur tandis que Je contemple tout ceci. N'allez-vous pas essuyer Son Sang et Sa Sueur?" (Message de la Vierge du 25 novembre, 1996)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Cinquième Station

Méditons sur Simon le Cyrénéen aidant Jésus à porter sa Croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur accorde sur nous l'Amour et la Miséricorde infinis ! O Père, que nous devenions tous un en Christ qui, Lui, est la Tête, en ne refusant jamais de porter la croix qui nous est donnée, en nous souvenant de Simon qui a aider le Seigneur à porter la lourde croix, et en nous repentant sincèrement de nos péchés à chaque moment, nous rappelant toujours que Vous avez donné jusqu'à la dernière goutte de Votre Sang pour expier nos péchés et nous sauver tous. Aidez-nous à nous encourager mutuellement d'un cœur sincère, à nous apprendre les uns les autres ce qui est bon, et à accueillir les conseils qui pourront corriger nos défauts, avec un amour généreux et sans limite, et faites que nous devenions de vrais enfants qui recevront le Seigneur et la Vierge dans notre cœur pour que ces liens d'amour ne puissent jamais se briser. (Méditez un moment)


"Je vous ai particulièrement appelés ici pour que vous puissiez jouir du rôle de Simon, le Cyrénéen qui a porté courageusement la lourde croix pour aider le Seigneur quand Il monte sur la Colline du Calvaire, et vous devriez donner cette joie au démon ? Aimez-vous les uns les autres dans un amour qui transcende les créatures, sans oublier la transcendance de mon Amour." (Message de la Vierge du 8 décembre 1995)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Sixième Station

Méditons sur sainte Véronique essuyant le visage de Jésus


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour porte la croix jusqu'à la fin pour la conversion des pécheurs malgré le sang et la sueur ruisselant sans cesse qui couvraient Ses yeux ! Nous sommes tous appelés dans la vie quotidienne à essuyer la sueur de sang du Seigneur et les larmes de sang de la Vierge, mais nous, remplis de colère et de passions déchaînées, et dominés par l’envie et la jalousie, offrons la joie au diable, en nous haïssant et en ne nous pardonnant pas. Que cela fait grand mal aux Cœur du Seigneur et de la Vierge ! Les soldats fouettent Jésus, Lui donnent des coups de pieds, Lui crachent au visage, et la foule le lapide, mais Sainte Véronique s'est frayée un chemin à travers la foule, s'approche courageusement du Seigneur sans se soucier du respect humain et de la crainte des critiques, et essuie le visage de Jésus couvert de sang et de sueur, elle nettoie Ses yeux aveuglés par le sang qui coule le long de son front transpercé par la couronne d'épines, qui est fortement enfoncée. O Père, Aidez-nous à rester toujours éveillés pour que nous soyons les apôtres du Cœur Sacré du Seigneur et du Cœur Immaculé de la Vierge Marie qui les consoleront, comme Sainte Véronique, témoignant plus vigoureusement de la force de l'amour, en toute loyauté et avec héroïsme, sans nous soucier du respect humain et de la crainte des critiques. (Méditez un moment)


"Si vous avez compris, que même maintenant, je verse des sueurs de sang et des larmes de sang pour vous, alors vous aussi essuyez maintenant mes sueurs de sang avec votre vie. Agir ainsi c'est vraiment mener une vie de pénitence et de réparation." (Message du Seigneur du 27 mai 1992)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Septième Station

Méditons sur Jésus, épuisé, tombant pour la deuxième fois


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour, épuisé par la flagellation et les innombrables coups de fouet, tombe misérablement sous le poids de la croix, et se relève avec toute sa force pour la conversion des pécheurs ! Quand le Seigneur est tombé une deuxième fois, un soldat romain L'a frappé impitoyablement sur Sa joue gauche avec son poing bagué. Son visage était déchiré et un morceau de chair s'en est arraché. D'autres soldats ont fouetté partout Son corps, Lui ont donné cruellement des coups de pied et l'ont écrasé. Comme la douleur était intense! O Père, alors que nous essayons de vivre juste selon la Volonté du Seigneur et de la Vierge, indignes pécheurs que nous sommes, et de nous convertir par les mérites de la Passion de Jésus qui pouvait se lever avec la plus grande difficulté sans aucune aide pour la conversion des pécheurs seulement, ayez pitié de nous pour que nous puissions nous relever et prendre un nouveau départ, même si nous sommes épuisés que nous titubons et que nous tombons. (Méditez un moment.)


"Mon Fils Jésus et Moi-Même sommes de nouveau près de vous aujourd'hui, par vos prières pleines d'amour et votre participation aux souffrances de Jésus, consacrant votre temps à la conversion des pécheurs, méditant sur le Mystère du Salut, obtenu par les infinies souffrances de la Croix de Jésus." (Message de la Vierge, le 2 février 2002)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

Sainte Mère, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Huitième Station

Méditons sur Jésus exhortant les femmes de Jérusalem


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'amour nous console même au milieu des souffrances atroces! Seigneur, Vous nous aimez tant, nous pécheurs, et nous consolez même quand vous ne pouvez plus tenir les yeux ouverts, que Vous perdez connaissance dans les douleurs de la Flagellation, des coups de barre de fer, les coups de massue, les coups de pierres, et dans les douleurs de tout Votre Corps déchiré et de Vos os broyés, traînant Vos pieds sur le sol avec votre Corps pesant et subissant les innombrables moqueries et insultes de la foule qui ne cesse jamais de vous insulter et de Vous railler. Le Seigneur et la Vierge nous attendent les bras ouverts, car Ils veulent que nous nous convertissions tous et soyons sauvés, même les bourreaux et les plus grands pécheurs qui commettent toutes sortes péchés, en succombant aux tentations du démon qui les conduit à l'amour égoïste et au manque de compréhension mutuelle. O Père, Aidez-nous à rester éveillés et a prier sans cesse à chaque moment de notre vie, en petites âmes, se souvenant que le jugement sévère de la justice est proche. (Méditez un moment.)


"Ne pleurez pas en voyant mes larmes, mais regardez et consolez mon Fils Jésus qui sue du sang et qui est couronné d'épines." (Message de la Vierge, le 11 août 2002)


En cette époque, la coupe de la juste colère de Dieu a été déjà remplie et levée très haut, et Son châtiment est sur le point de s'abattre sur le monde entier, car l'humanité commet indistinctement les péchés. Qu'il nous advienne selon ces paroles de la Vierge !


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Neuvième Station

Méditons sur Jésus tombant pour la troisième fois


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Le Seigneur de l'Amour se relève avec toute sa force pour accomplir la volonté du Père et le salut de l'humanité, en tombant misérablement et se roulant par terre avec la Croix ! Seigneur Jésus, avec Votre Corps sanglant et déchiré en mille morceaux, Vous portez non seulement la lourde Croix mais aussi les péchés de toute la race humaine, Vous tombez et subissez ces souffrances à cause de nos péchés. Seigneur, tombant à plat ventre avec la Croix, Vous roulant a terre et Vous débattant sous le poids de la Croix, Vous Vous êtes offert pour la conversion des pécheurs et le salut de l'humanité. Si nous ne nous convertissons pas, que c'est déplorable ! O Père, Aidez-nous à être Vos enfants qui consolent le Seigneur et la Vierge par l'aimable offrande de nos peines, de nos souffrances, de nos afflictions, de nos soucis et de nos désaccords, et aidez-nous a méditer profondément sur les douleurs horribles du Seigneur. (Méditez un moment.)


"Et une affreuse douleur de plus pour Mon Cœur de Mère fut quand Jésus parcourut Son terrible Chemin de Croix jusqu'au Calvaire sous toutes sortes de railleries, Son Corps fut entièrement couvert de sang à cause de la flagellation, Il était totalement épuisé et tombait misérablement avec Sa Croix. Je ressentis cette peine dans tout Mon Corps, et Mes os furent comme broyés. Mais ce ne fut pas tout ! Lorsque J'entendis le bruit du marteau clouant Mon Fils sur la Croix, Je ressentis ces martèlements dans Mon Corps et, lorsque la lance transperça le Cœur du Seigneur attaché à la Croix, pareillement Mon Cœur fut comme transpercé et écrasé. Après ce jour, (Vendredi Saint) Moi Sa Mère, qui fus incapable d'aider le Seigneur dans ces misérables circonstances, Je parcourus, jour après jour, le Chemin du Calvaire que Jésus avait suivi en versant Son Sang, priant intensément Dieu le Père pour la conversion des pécheurs. Et maintenant encore, deux mille ans plus tard, Je marche encore avec vous." (Message de la Vierge du 28 mars 2002, Jeudi-Saint)


O Père, aidez-nous à rester toujours éveillés et à transformer nos vies en prières à chaque moment de chaque jour selon les paroles de la Vierge, pour que nous soyons les apôtres des Cœurs de Jésus et de Marie qui réparent Leurs blessures.


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Dixième Station

Méditons sur Jésus dépouillé de ses vêtements, abreuvé de fiel et de vinaigre


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Quand les soldats déshabillent violemment Jésus, il tombe de son Corps, des morceaux de Chair et des gouttes de Sang. Mais le Seigneur, est rempli d'amour, et Il désire seulement la conversion des pécheurs, même au milieu des douleurs terribles! Le Seigneur, est misérablement épuisé et souffre d'abondants saignements, il a des frissons, subit toutes sortes de malédictions, railleries, insultes, et l'humiliation d'être déshabillé et d'être abreuvé de vinaigre et de fiel. Cette scène était si pénible qu'on ne pouvait garder les yeux ouverts. O Seigneur, la grande majorité du clergé et des religieux, et même des enfants que Vous avez spécialement choisis et appelés, Vous ont cloué sur la Croix, et, au lieu de Vous descendre de la Croix, ils restent comme endormis et se gonflent d'orgueil, de vanité et d'égoïsme et joignent leurs forces à celle du démon. Enfin ils s'égarent dans la mauvaise direction, et marchent sur la route de l'enfer avec la nombreuse troupe des damnés. Quelle peine le Seigneur et la Vierge ressentent-ils en voyant cela! O Père, bien que nous en soyons indignes, aidez-nous à nous débarrasser dès maintenant de l'orgueil et de l'égoïsme, à remporter la victoire sur les démons diables qui remplissent la terre, et à devenir les consolateurs des Cœurs de Jésus et de la Vierge, et d'humbles instruments qui essuient votre Sueur et vos Larmes de sang. (Méditez un moment)


"Souvenez-vous que, déjà, ce monde se transforme en cendres à cause de ses graves péchés mais Mon Fils Jésus prend encore patience grâce à vos ferventes prières, sacrifices et réparations. Mes petites âmes, vous devez vous laisser consumer dans le Cœur Sacré de Jésus, qui est la Victime offerte en Sacrifice de Réconciliation, et en Mon Cœur Immaculé. Transformez vos vies en prières afin de cicatriser les plaies sanglantes du Seigneur." (Message de la Vierge du 9 novembre 2001)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Onzième Station

Méditons sur la crucifixion de Jésus


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.

O mon Seigneur, mon Bien-aimé ! Vous aimez tant les âmes qui continuent à Vous enfoncer dans la boue. Comment pouvons-nous tenir compte de Votre immense Amour, si grand, si profond, si large? Des coups violents de marteau continuent à vous casser les oreilles. La Vierge observe Jésus saignant sans interruption, endurant ce cruel transpercement de Sa chair vivante et le broiement de Ses os. Elle sent une atroce douleur en sa poitrine, et Son Cœur se déchire en morceaux. Combien de prières pourront enlever tous ces clous enfoncés dans Votre Corps Seigneur! Bien que nous soyons en indignes, nous Vous aimons de tout notre cœur. Soyez consolé par les sacrifices, pénitences, et ferventes prières que nous Vous offrons, même s'ils sont petits comme la poussière. O mon Seigneur et ma Mère! Soyez consolés: et faites que nous devenions dès maintenant des pinces d'amour pour retirer les clous du Corps de Jésus que nous avons enfoncés par nos péchés, des mouchoirs d'amour pour essuyer votre Sang et votre Sueur, et enfin des tailleurs d'amour pour réparer les blessures du Cœur Sacré de Jésus, pour que notre gratitude envers Vous ne se démente jamais. (Méditez un moment)


"De même que Dieu sauva beaucoup d'Israélites dans le désert en érigeant, par Moïse, un serpent de bronze, Mon Fils Jésus et Moi avons l'intention de sauver beaucoup de nos enfants par les mérites infinis de Sa Croix et l'Amour brûlant de Mon Cœur Immaculé, vous accompagnant sur ce Chemin de Croix, répandant du sang tandis que vous méditez sur la Passion du Seigneur et que vous priez avec dévotion pour la conversion des pécheurs en ce temps dangereux." (Message de la Vierge du 28 mars 2002)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Douzième Station

Méditons sur la mort de Jésus crucifié


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Mon Seigneur qui êtes la Victime offerte en Sacrifice de Réconciliation, offrant Votre Corps pour le salut de l'humanité! Le Seigneur infiniment saint, a pardonné à ses bourreaux, et a même prié pour eux : "Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font". (Luc 23: 34) En blessant notre prochain, nous nous blessons mutuellement à cause de la jalousie, de l'envie, de la rancœur, de la haine, de la trahison, de la colère, du malentendu, le cœur en est inévitablement meurtri. Seigneur, ayez pitié de nous et faites que nous puissions nous repentir de tous les péchés que nous avons commis jusqu'ici, et pardonner à nos ennemis et les aimer, en méditant sur l'amour du Seigneur qui a pardonné même à ceux qui Lui ont fait du mal et qui l'on mis à mort. Lorsque le larron qui était à la droite de Jésus, condamné à mourir, supplia Jésus avec pleine confiance, en disant : "O Jésus, quand Tu seras dans Ton Royaume, souviens-toi de moi". Le Seigneur lui a répondu : "En vérité, Je te le dis, aujourd'hui même, tu seras avec Moi au Paradis." (Luc 23: 42-43), il a obtenu le Royaume des Cieux. O Père, quand nous nous considérons comme pauvres et incompétents, même si nous voulons mourir, désespérant et cédant à un sentiment de frustration et de découragement, aidez-nous, pécheurs que nous sommes, à nous repentir entièrement de nos péchés, par les mérites de la Passion sur la Croix pendant laquelle une lance a traversé son Côté et a pénétré son Coeur, et par l'amour infinie avec lequel le Seigneur a été cruellement cloué à la Croix pendant trois heures, versant pour nous les pécheurs jusqu'à la dernière goutte de Son Sang et d'Eau tandis qu'Il était attaché à la Croix, entouré de toutes sortes de haines et d'insultes, aidez-nous ainsi à devenir de petites âmes simples, selon la volonté de Dieu et de la Vierge comme le larron qui était à la droite de Jésus, condamné à mourir crucifié, supplia Jésus avec pleine confiance, pour que nous puissions entrer dans le Royaume des Cieux au dernier jour (Méditez un moment.)


"Mes petites âmes bien-aimées! Tandis que Moi qui étais Crucifié mourais misérablement au milieu des souffrances les plus aiguës, l'humiliation que Ma nature humaine a soufferte, était vraiment extrême. Mais ce n'était ni une haine, ni des insultes, mais un Amour infini pour le salut de l'humanité." (Message du Seigneur (5 août 1986)


En nous rappelant toujours de ces paroles du Seigneur, nous deviendrons de petites âmes réparant les insultes faites au Seigneur et qui consolent la Vierge, en offrant généreusement nos vies entières, en les transformant en prières.


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de Jésus crucifié.

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Treizième Station

Méditons sur Jésus descendu de la croix


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


O affligée Vierge Marie, vous, qui tenez sur vos genoux le cadavre du Christ, descendu de la croix, et qui pleurez misérablement! Comment pouvons-nous, qui sommes si indignes, tenir compte de vos souffrances misérables que vous avez subies à l'heure de l'agonie de votre Fils, en tenant dans vos bras Son corps brisé, fondant en larmes dans une profonde tristesse ? Nous sommes pécheurs et nous n'avons rien d'autre à vous offrir que notre honte, mais, bien que la solitude, les tristesses et les peines nous arrivent, que nous subissons toute espèce d'injures, et que l'on se couvre de critiques pleines de propos insensés, essayons d'offrir avec joie et amour notre vie entière pour le Seigneur et la Vierge, méditant sur les grandes douleurs de la Mère. Comme si nous voudrions offrir nos blessures non cicatrisées et bien enveloppées dans des bandages, en transformant nos vies en prières. Aidez-nous, ô Père à déployer la force de l'amour et à vous montrer pleinement et héroïquement notre fidélité, en imitant l'amour brûlant du Seigneur et de la Vierge qui ont versé leur Sang pour vos enfants dont les âmes sont mourantes. (Méditez un moment.)


"Je n'ai pas racheté les enfants du monde avec l'or, l'argent, les pierres précieuses, ou le pouvoir mondain, mais Je les ai racheté avec l'amour de Dieu qui est le plus pur et le plus suprême et avec lequel J'ai donné jusqu'à la dernière goutte de Sang et d'Eau en ouvrant Mon Sacré Coeur. J'emploierai ce Sang d'Amour pour le repentir des pécheurs." (Message du Seigneur du 28 juillet 1987)


Notre Père... Je vous salue, Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Quatorzième Station

Méditons sur Jésus mis au tombeau


Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons,

Parce que vous avez racheté le monde par votre Sainte Croix.


Seigneur, qui êtes l'Amour même, vous auriez pu Vous-même descendre de la Croix! Mais vous avez été cloué sur la Croix, êtes mort puis enseveli et ressuscité le 3e jour pour accomplir tout, car si Vous n'auriez pas connu la mort, Vous ne seriez pas ressuscité. Seigneur, qui êtes l'e début et la fin de toute chose, et qui détenez les clés de la mort, de l'enfer et des cieux, Vous vous êtes livré tout entier pour chacun d'entre nous. Comment pouvons-nous, pécheurs que nous sommes, tenir compte de Votre immense Amour, dans toute sa hauteur, sa profondeur et sa largeur? Marie, ma chère Maman, Vous qui êtes plus grand trésor de l'Église et la très sainte Reine de l'Univers! Combien ce fut une journée de cruelles souffrances pour Vous, oui, une longue, très longue journée au cours de laquelle vous restiez seule, alors que Vous aviez ayant perdu votre Fils Jésus, vous retrouvant sans Lui! Vous avez toujours souffert à partir du jour où vous avez conçu votre Fils Jésus, mais en ce Samedi Saint, vous exprimiez pour la première fois extérieurement votre Douleur et vous priez toute la nuit pour votre Fils Jésus et pour les pécheurs, pleurant dans la plus grande désolation sans avoir conscience du temps qui passe. O Seigneur, nous sommes de pauvres pécheurs, faites que nous transformions notre vie en une continuelle prière, et que toute notre vie Vous soit totalement consacrée par de petites et de grandes croix, en nous souvenant toujours de vos fortes douleurs.


"C'est pour vous que J'ai enduré toutes sortes de peines, et que Je suis mort crucifié. Mais la mort ne M'a pas anéanti, J'ai accepté de mourir, non seulement pour vous, mais aussi pour Mes bourreaux et les plus grands pécheurs pour qu'ils se repentent et soient sauvés, afin que vous soyez tous, un jour, unis dans la très Sainte Trinité. Je souhaite que vous réalisiez tous que Moi et Ma Mère, Nous avons tout donné pour vous sans rien Nous réserver; désirant que le monde entier se convertisse." (Message du 1er juillet 1996)


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

O Vierge Marie, daignez imprimer en mon cœur les blessures de mon Jésus crucifié.

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Quinzième Station

Méditons sur la Résurrection de Jésus au matin de pâques


Le Seigneur du grand amour, entre sa Mort et sa Résurrection, passe de la mort à la vie! Votre inestimable et infini Amour grâce auquel la mort ne Vous a pas anéanti mais grâce auquel Vous êtes ressuscité et vous nous avez donné de l'espoir, et Celui merveilleux avec lequel Vous nous avez promis à tous une nouvelle vie éternelle par le Sacrifice de la Croix, sont arrivés au Ciel. Vous nous aimez tellement que vous nous avez promis de nous grandir spirituellement et de nous accorder l'indulgence plénière. En cette époque où seront séparés le bon grain et l'ivraie, nous désirons comprendre le fait important que nous sommes appelés afin que tous les enfants du monde puissent se repentir, être sauvés et rendre gloire à Dieu. Nous souhaitons accomplir la volonté de la Vierge, travailler sans relâche à sauver ce monde pitoyable qui va vers sa destruction et sa ruine. Nous faisons entière confiance au Seigneur et à la Vierge qui nous garderont pour que nous ne perdions jamais notre intégrité, même dans l'adversité avec l'arme invincible, l'amour du prochain, qui nous permettra de vaincre les attaques rusées du démon. Père, faites que tous Vos enfants du monde, libérés de l'obscurité, renaissent spirituellement et jouissent de la paix, de l'amour, et de la joie. (Méditez un moment.)


"Il y a deux mille ans, J'aurais pu descendre de la Croix. Gardant en mémoire cette vérité qu'il faut mourir pour pouvoir ressusciter, vous au moins, qui avez répondu à Mon appel, vous devez Me suivre en restant unis, dans l'humilité et la droiture, imitant la foi des martyrs." (Message du Seigneur, le 12 avril 1998)


"Le Dernier Jour, vous participerez au Banquet céleste et éternel, dans la gloire, parmi les acclamations des anges et des saints, là où il n'y aura plus ni mort, ni faim, ni soif, ni tristesse, ni souffrances, ni soupirs, mais rien que l'Amour." (Message de la Vierge, le 9 novembre 2001)


Gloire, louange, grâces et adoration au Seigneur, maintenant et toujours. Amen.

Préparons nos esprits et cœurs pour recevoir la bénédiction de Jésus ressuscité


"Je vous accorde à tous une bénédiction sans limite à vous tous qui êtes venus Nous chercher, Moi et Ma Mère désirant que le monde entier soit sauvé." (Message du Seigneur du 30 juin 2002)


Pour l'accomplissement de la Volonté Divine que le Saint Père cherche, pour la sanctification du clergé et des religieux, pour la conversion des pécheurs et pour la sanctification de toutes les familles, nous disons:


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

Téléchargez le texte de ce Chemin de Croix (df) en cliquant ici

19 juillet 2009

Prière à la Vierge Marie pour la sanctification des Prêtres

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Prière à la Vierge Marie pour la sanctification des Prêtres

O Notre Dame, qui avez mis au monde Jésus, le Prêtre parfait, obtenez-nous de saints Prêtres! Donnez-leur assez d'amour pour aimer tous les hommes, assez de zèle pour se donner sans réticence et lassitude, assez de bonté pour être, à Votre image, Consolation des affligés, Secours des Chrétiens, Espérance des âmes en quête de Dieu. Que leur vie toute entière soit comme la Vôtre, une offrande! Qu'en leurs Messes ferventes, le Sang de Jésus-Christ, Votre Fils, soit fécond par eux de force et de lumière. Obtenez-leur persévérance dans leur labeur, ténacité dans leurs travaux, sérénité dans leurs échecs. Libres de toute attache et tout chargés de grâces, qu'ils trouvent Dieu partout pour le donner à tous. Amen.

25 juillet 2009

Mois de Sainte Anne 26e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

voir au 1er jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html

 

Vingt sixième jour

Fête de sainte Anne

La réjouissance


Prélude


Réjouissons-nous tous dans le Seigneur, en célébrant la Fête de la Bienheureuse Anne, dont la solennité réjouit les Anges, qui prient avec nous le Fils de Dieu. (Introït de la Messe du jour).


Méditation


D'où nous vient cette invitation, s'écriait Mgr Bécel, d'où nous vient cette invitation ? Oh ! qu'elle est bien en harmonie avec les pieuses odeurs qui transportent nos âmes ! Ne nous en étonnons pas. C'est la voix d'une mère. Ecoutons-la. Obéissons-lui. Aujourd'hui, ré-jouissons-nous. Gaudeamus ! Les mondains s'amusent et se fatiguent en pure perte. Certaines fêtes dégradent et dégoûtent. En est-il ainsi des joies chrétiennes ? Comprenez et jugez! Quel calme! Oh ! la douce ivresse ! C'est un avant-goût de la paix et de la félicité du Paradis. Ouvrons donc librement nos cœurs à l'allégresse : Gaudeamus ! Mais chez nous, enfants du même Père qui est aux Cieux, pas d'acception de personnes ! Que tous les membres de la famille s'approchent avec confiance ! Gaudeamus omnes ! L'Eglise chante en la fête de sainte Anne: « Dieu, qui avez daigné conférer à la bienheureuse Anne cette grâce de devenir la mère de la propre Mère de votre Fils Unique, accordez-nous dans votre miséricorde que nous soyons aidés auprès de vous par le patronage de celle dont nous célébrons la solennité ». Si notre dévotion envers sainte Anne pouvait grandir encore, ce serait dans la contemplation de ce privilège. Dieu daigne assister sainte Anne de grâces de choix. Sainte Anne y coopère avec un si grand zèle et un amour si parfait, qu'elle mérite de devenir la mère de la Mère du Fils Unique de Dieu. Taisons-nous. Tout commentaire me parait superflu. Ne serait-ce point une témérité ? Voilà l'explication du crédit immense dont sainte Anne jouit au Ciel. Notre confiance en elle a donc un fondement inébranlable. Les bienfaits dont elle ne cesse de nous combler sont autant de gages assurés de sa puissance et de sa bonté. Disons-lui tous ensemble, avec l'Eglise : « Pieuse Mère de la Mère du Christ, ô Mère de la Patrie, Anne très-puissante, soyez le salut de vos enfants, conservez leur foi, affermissez leurs moeurs, obtenez-leur la paix par votre sainte intercession. Ainsi soit-il ».


Pratique


Passez la fête de sainte Anne dans une sainte allégresse.

14 juillet 2009

Mois de Sainte Anne, 14e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir au 1er jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html

 

Quatorzième jour

l'épreuve


Prélude


Pénétrons avec un saint respect dans la modeste maison qu'habitaient les vertueux époux, et rendons-leur nos hommages.


Méditation


Saint Jean Damascène, parlant de la conduite de Dieu sur les parents de sa bienheureuse Mère, des longues humiliations et des épreuves à travers lesquelles ce Dieu infiniment sage les a amenés au degré de perfection nécessaire de ses desseins ; de leur patience héroïque, de leur inviolable fidélité, conclut, en s'écriant : Anne et Joachim ont travaillé pour la justice et ils ont moissonné le fruit de la vie. Ils ont allumé le flambeau de la vie." En apparence, Dieu ne bénissait pas l'union des saints époux, Joachim et Anne savaient bien, dans leur confiance, que leur vie pure n'avait pu attirer la malédiction du Seigneur, aussi, voyant que la providence divine les affligeait, ils bénissaient la main qui les frappait, ils adoraient en silence, et ils espéraient, comme le patriarche Abraham, contre toute espérance. L'épreuve est la condition de la vie humaine, elle est le meilleur aliment de la vie chrétienne. Sans épreuves, pas de mérite, et dès lors pas de récompense. Anne et Joachim le savaient bien. Ils la subirent avec une patience héroïque, et la récompense fut splendide. O mon Dieu, daigne votre grâce me soumettre aux humiliations que Votre justice voudra 'm'envoyer. Et vous, saints époux, parents de la Vierge très fidèle, aïeux du Christ, éprouvé jusqu'à la mort de la Croix, vous qui avez connu les épreuves et les peines de la vie, et qui aujourd'hui jouissez du bonheur promis aux justes éprouvés et trouvés fidèles, vous qui êtes si puissants auprès de Marie et de Jésus, soyez-moi propices, obtenez-moi la force et la résignation nécessaires pour traverser cette vie, en attendant le bonheur et la récompense éternelle promis aux âmes éprouvées dans le creuset de la souffrance, et qui auront persévéré dans la tentation.


Pratique


Ne jamais perdre courage, même dans les cas les plus désespérés.

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3 juillet 2009

Le Mois de Sainte Anne, 4e jour

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Mois de Sainte Anne


Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir le premier jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html

Quatrième jour

La sanctification


Prélude


Adorons le Saint-Esprit sanctifiant l'âme de sainte Anne, et l'ornant des vertus que suppose sa grande mission.


Méditation


Ce qui justifie une âme, qui la rend sainte, c'est la grâce qui vient de Dieu, que l'homme accepte et avec laquelle il fait le bien. La grâce va au-devant de l'homme, elle le prévient, elle l'accompagne, elle le soutient,, elle le conduit à la gloire par la seule et unique route de la sainteté. Mais, la grâce qui sanctifie a des degrés différents ; elle est pas donnée à tous avec la même mesure. Dieu, toujours infiniment sage, la distribue suivant les desseins qu'il a formés sur l'âme qui la reçoit. Voici à cet égard le principe tel qu'il a été énoncé par saint Bernardin de Sienne : La règle générale que Dieu observe dans la distribution des grâces particulières qu'il doit communiquer à une créature raisonnable est, qu'après avoir prédestiné une âme à quelque faveur particulière, à quelque état sublime, il donne à cette âme tous les biens spirituels qui lui seront nécessaires pour remplir dignement son ministère ; cette âme ne manque jamais d'être ornée de ses dons divins. Avant saint Bernardin de Sienne, l'Ange de l'école, saint Thomas d'Aquin, avait formulé cette même règle, dans ces termes plus concis mais non moins formels: Dieu prépare toujours ceux qu'il choisit pour une fin, de telle sorte qu'ils soient propres à la remplir. Quelles richesses spirituelles, quels dons divins on découvre quand, à l'aide de ce flambeau lumineux et à la clarté ravissante de ces principes, on s'efforce de pénétrer dans l'intérieur de sainte Anne ! Oh ! qui dira jamais les grâces de justification qui lui ont été prodiguées ! Que fera de son côté l'âme chrétienne, l'âme pieuse, l'âme religieuse, qui a compris la grâce de sa prédestination et de sa vocation ? Elle fera ce qu'a fait sainte Anne. Sa vie entière deviendra un acte d'amour reconnaissant. A quelque moment qu'on l'interroge, au milieu des occupations les plus absorbantes, parmi les travaux les plus divers, à cette question qu'on aura le droit de lui adresser, elle n'aura qu'une réponse : " Mon âme glorifie le Seigneur! "


Pratique


S'appliquer à correspondre et à faire correspondre fidèlement les autres aux grâces que Dieu donne en vue de la vocation de chacun.

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30 juin 2009

Message de Marie Reine de la Paix à Medjugorje du 25 juin 2009

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Message de Marie Reine de la Paix à Medjugorje du 25 juin 2009

28ème anniversaire des Apparitions

"Chers enfants, réjouissez-vous avec Moi, convertissez-vous dans la joie, et remerciez Dieu pour le don de Ma présence parmi vous. Priez afin que, dans vos coeurs, Dieu soit au centre de votre vie et que, par votre vie, vous témoigniez, petits enfants, pour que chaque créature ressente l'amour de Dieu. Soyez mes mains tendues pour chaque créature afin qu'elle se rapproche de l'Amour de Dieu. Je vous bénis de Ma bénédiction maternelle. Merci d'avoir répondu à Mon appel."

Mot d'ordre


Dieu nous prie plus que nous prions Dieu. C'est ce que je me disais en attendant le message, tout en sachant qu'il ne contiendrait pas de grandes révélations sinon cette grâce inouïe dans l'histoire de la présence de Marie, du don extraordinaire de sa présence. Nous pensons parfois que si nous avions vécu aux temps bibliques quand Dieu habitait d'une manière quasi visible au milieu de son peuple nous aurions d'enthousiastes adorateurs de sa présence, nous aurions dansé comme David devant l'Arche. Eh bien prenons conscience que nous sommes dans un temps analogue avec des miracles se produisant au quatre coins de la planète. Joie ! Joie ! Le Seigneur est au milieu de nous, nous vivons un temps de grâce sans précédent… et ce n'est que le commencement !

Retrouvez les messages précédents de Marie Reine de la Paix, en cliquant sur le lien suivant

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-273707.html

Frère Ephraïm, Diacre Permanent, Fondateur de la Communauté des Béatitudes

2 juillet 2009

Le Mois de Sainte Anne, 3e jour

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Mois de Sainte Anne

Troisième jour

La prédestination


Prélude


Adorons les conseils de la Trinité sainte prédestinant sainte Anne à sa glorieuse mission de mère de Marie et d'aïeule du Christ.


Méditation


Le décret de prédestination qui est incontestable pour le dernier des élus, est également certain pour ceux d'entre les justes que, par un effet de sa sagesse incompréhensible, Dieu appelle au plus haut degré de la gloire, et pour lesquels il a préparé des grâces sublimes, qu'il ne distribue pas indistinctement à toutes les âmes, quoi qu'il les aime toutes d'un amour très-réel. Ainsi le précurseur de Jésus-Christ, Jean-Baptiste, l'époux-vierge de la mère de Jésus, ont été évidemment l'un et l'autre l'objet d'un décret de prédestination, qui les sépare à jamais de tous les autres prédestinés. Que faut- il dès lors penser de la prédestination de sainte Anne ? Sondons ce mystère de puissance, de sagesse, d'amour, et, si nous le pouvons, disons ce que renferme de trésors célestes, et par là môme, ce qu'exige de respect la vocation à une pareille maternité ! N'est-il pas vrai que la pensée de sa prédestination à l'imminente dignité dont elle a été revêtue, est capable de faire entrer rame de la sainte dans une profonde méditation, dont la conséquence est une estime sans bornes pour la grâce qui l'a prédestinée et appelée? Ici, je m'arrête, et je me dis à moi-même : Qu'a pensé Jean-Baptiste, qu'a pensé Joseph, qu'a pensé Marie, que pense sainte Anne de sa prédestination ? Quelque chose pourrait-il me dispenser de la reconnaissance que Dieu attend de moi, quand je répète au fond de mon âme ce grand mot incontestablement vrai : Dieu ma prédestiné de toute éternité à devenir son enfant d'adoption! II m'a choisi entre tant de milliards d'âmes qui n'ont pas eu le bonheur de voir luire sur elles la lumière de l'Evangile ! Il m'a fait naître dans le sein de l'Eglise, hors de laquelle il n'y a pas de salut ! Si donc notre prédestination au catholicisme, si le choix que la sagesse divine à fait de nous est un bienfait très restreint par rapport au grand nombre d'âmes qui ont été laissées loin de l'Eglise, le bienfait ne devient-il pas pour nous un de ces privilèges qui obligent à une reconnaissance sans bornes ?


Pratique


Favoriser, suivant ses moyens, les vocations à la vie ecclésiastique ou à la vie religieuse.

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Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir le premier jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html

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