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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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3 novembre 2008

Notre Dame de la Trinité

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Notre Dame de la Trinité

Notre Dame des Trois Ave

Blois, France


Historique de l'Ave Maria


L'Ave Maria n'a trouvé la forme définitive que nous connaissons, que lorsque saint Pie V l'introduit dans le bréviaire, en 1568. Tout commence bien sûr dans l'Évangile. Dès le Ve siècle, on trouve dans des liturgies orientales, la réunion des deux salutations à Marie, de l'Évangile de saint Luc. « Je vous salue, pleine de grâce, le Seigneur est avec vous » (1, 28) et : « Vous êtes bénie entre les femmes et le fruit de vos entrailles est béni » (1, 42). Au VIle siècle un antiphonaire grégorien y ajoute le nom « Maria » , et c'est le pape Urbain IV qui y place en finale le nom « Jésus ». De la liturgie, la salutation passe dans la dévotion privée des monastères, puis du peuple chrétien. On connaît les belles homélies de saint Bernard sur l'Ave Maria. On y ajoute une supplication empruntée aux Litanies des Saints : « Sainte Marie, priez pour nous, pécheurs ». L'usage s'en répand en particulier avec le franciscain saint Bernardin de Sienne au XVème siècle. C'est sans doute, spontanément, sans qu'on puisse préciser une date, que l'on prend l'habitude de la répétition litanique des Ave. Au Xlème siècle, saint Bruno demande qu'on les récite avant Matines. Puis ce sont tous les fidèles qui sont invités à prier Marie pour le succès de la croisade en 1095 sous Urbain Il. Au début du Xlllème siècle, saint François d'Assise contemple Marie dans la lumière trinitaire. « Fille et Servante du Roi très-Haut, le Père sdu Ciel, Mère de Notre Très Saint Seigneur Jésus-Christ, Epouse du Saint Esprit ».

Les premiers franciscains, frères itinérants à travers toute l'Europe, répandirent et popularisèrent les trois Ave Maria. Saint Bonaventure, ministre général de l'Ordre, fit une ordonnance en 1262, donc à peine plus de 35 ans après la mort du Saint d'Assise, invitant les frères à « exhorter le peuple à saluer la glorieuse Vierge Marie, Mère de Jésus, par trois Ave Maria au son de la cloche qui se fait entendre après Complies, parce que, d'après la tradition, c'est l'heure où elle fut saluée par l'ange. » (Pensons à la cloche offerte par Louis XI à Béhuard, au XVème siècle, et appelée cloche de l'Ave Maria). La coutume de l'Angélus est sans doute venue par là. Marial et franciscain sont donc légitimement mêlés. Sainte Colette de Corbie, réformatrice des Clarisses au XVème siècle et saint Léonard de Port-Maurice au XVlllème, entre autres, furent de grands fervents des trois Ave Maria. Mais dès la fin du Xlllème cette pratique avait, en quelque sorte, été déjà approuvée par le ciel lors des apparitions de Marie à la cistercienne sainte Mechtilde, lui révélant la dimension trinitaire de cette louange. C'est à partir du contenu de cette révélation, qu'au début de notre siècle le Père Jean-Baptiste composa la neuvaine appelée à une si grande diffusion. On peut citer quelques extraits : « Récite chaque jour trois Ave Maria. Par le premier tu t'adresseras à Dieu le Père, qui, dans sa souveraine Puissance a exalté mon âme... et tu lui demanderas que je sois présente à l'heure de ta mort. « Par le second tu t'adresseras au Fils de Dieu, qui, dans son insondable Sagesse, m'a douée d'une plénitude de science et d'intelligence... et tu lui demanderas que je remplisse ton âme, à l'heure de ta mort, des lumières de la foi et de la science.. « Par le troisième tu t'adresseras au Saint-Esprit qui m'a inondée de son Amour et tu lui de¬manderas que je sois présente à l'heure de ta mort... pour répandre en ton âme la suavité du divin Amour... » Vous pouvez découvrir d’autres saints qui se sont illustrés dans la récitation des Trois Ave Maria en visitant les petits vitraux dans les chapelles latérales de la basilique Notre Dame de la Trinité à Blois.

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La Prière de l’Ave Maria


« Ave Maria, gratia plena, Dominus tecum, benedicta tu in mulieribus, et benedictus fructus ventris tui Jesus. Sancta Maria, Mater Dei, ora pro nobis peccatoribus nunc et in hora Mortis nostrae. Amen. »

Ancienne traduction française

« Je vous salue, Marie, pleine de grâces, le Seigneur est avec vous, vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Amen. »

« Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces, le Seigneur est avec toi, tu es bénie entre toutes les femmes et Jésus, ton enfant, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, prie pour nous, pauvre pécheurs, maintenant et à l’heure de la mort. Amen.

Traduction moderne

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L'histoire de l'Œuvre Notre Dame de la Trinité

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1890: Le Père Jean-Baptiste de Chémery, capucin du couvent de Blois, se fait l’ardent apôtre de la dévotion populaire aux « 3 AVE MARIA » par sa prédication, puis par des tracts rédigés en de multiples langues qui connaissent une diffusion foudroyante.

1902: N° 1 de la Revue « Le propagateur des 3 Ave Maria » Début de la prière appelée : « Neuvaine à Notre Dame des Trois Ave ». En raison des difficultés que connaissent à l’époque les religieux (expulsions, spoliations, expropriations), l’œuvre trouve refuge dans une petite maison près de la Cathédrale St-Louis. Un oratoire y est érigé qui devient le « Centre National » de la confrérie. L’œuvre recevra le soutien des Papes successifs.

1918: Le Père Clovis succède au Père Jean-Baptiste, décédé cette année-là.

1921: Le 30 juillet Benoit XV approuve « l’archiconfrérie des 3 Ave Maria » Le Père Clovis lance le projet d’une église qui en soit le digne centre international. Il ouvre une souscription. Il sera l’artisan obstiné de la construction de l’édifice. En même temps, sous son impulsion, la réflexion théologique s’approfondit. On parle de plus en plus de « Notre Dame de la Trinité ». En 1934 Pie XI utilisera ce vocable.

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1932: Le 16 octobre, pose de la première pierre de l’église.A la suite de nombreuse difficultés, le chantier est interrompu pendant plusieurs années. Les travaux reprennent en 1936 sous l’impulsion de l’architecte Paul Rouvière qui en a complètement modifié les plans.

1939: Le gros œuvre de l’édifice est terminé quand éclate la guerre. L’Architecte Paul Rouvière y est tué en 1939. l’ornementation intérieure est largement avancée mais les travaux  arrêtés. 

1945: Le Père Grégoire succède au Père Clovis décédé au mois d’Août. Les travaux reprennent : Louis Barillet et Jean Le Chevallier poursuivent la pose des vitraux. Lambert-Rucki termine ses bas-reliefs polychromes : chemin de croix et scènes évangéliques. Puyforcat habille le sanctuaire de son orfèvrerie. Louis et Jean Barillet mettent en place la mosaïque de la voûte. L’Architecte Yves Froidevaux, prenant la suite de Paul Rouvière, conçoit et aménage la crypte. La revue connaît à ce moment-là une grande diffusion. Le Propagateur des 3 AVE MAIA » devient « Notre Dame de la Trinité » revue mariale et franciscaine (1946)

1949: Le 16 juillet, l’église est ouverte au culte. Consécration solennelle de l’édifice, du maître-autel, de l’autel du St-Sacrement et de celui de la crypte. Le gros bourdon (5.300 Kgs) et les 48 cloches du carillon (Maison Paccard, d’Annecy) en place depuis longtemps dans le campanile l’annoncent à tous les horizons. Durant trois jours on fête l’événement par des célébrations, des conférences, des jeux scéniques. Le service du Pèlerinage est confié à la communauté des capucins de Blois.

1952: Monseigneur Roncalli, Nonce du Pape à Paris et futur Jean XXIII préside les fêtes du cinquantenaitre de l’œuvre.

1956: Le Pape Pie XII érige l’église Notre-Dame de la Trinité de Blois en Basilique.

1959: Inauguration du Foyer Notre-Dame pour accueillir et héberger les Pèlerins.

Novembre 1992: la Revue Notre Dame de la Trinité sort son N° 1000.

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Le Père Jean-Baptiste de Chémery (1861-1918 )

Apôtre des Trois Ave Maria, ce capucin de Blois consacra sa vie à étendre le Royaume de Dieu par son amour envers la Vierge Marie. Originaire de Chémery dans le Loir-et-Cher, c'est dans une terre fertile qu'il naît le 8 avril 1861 ; son père, Auguste Jousse, tient un commerce de grains, tout en cultivant des vignes. On compte, parmi ses oncles et tantes directs, un prêtre et cinq religieuses. Quand l'enfant a 7 ans, sa mère le sauve de la tuberculose en invoquant pour lui Marie et Joseph. Une fois guéri, il apprend avec son oncle prêtre les rudiments du latin, puis entre au petit séminaire de Tours, où il fait de brillantes études. À 17 ans, au cours d'un pèlerinage à Lourdes, il reçoit le désir de la vie religieuse. 


A la suite de saint Jean-Baptiste

Au noviciat capucin du Mans, il choisit le nom de Jean-Baptiste et prend l'habit le 4 octobre, fête de la saint François. À la suite des expulsions de 1880, le jeune profès rejoint le couvent de Budel la Hollande pour y continuer ses études. Là, il lutte contre son amour-propre qu'il appelle « un monstre ».Après sa profession solennelle le 4 octobre 1885, il est ordonné prêtre le 19 juin 1886. Un an plus tard, il commence à prêcher « pour l'utilité et l'édification du peuple » et trouve, en son saint patron, un exemple. Missionnaire à Calais, en 9 ans il prêchera 112 missions ou retraites. Il adopte bientôt pour devise la parole de saint Bernard « À Jésus par Marie » ; il propose aux fidèles de porter le scapulaire, de dire le rosa ire. Il assure que « ce qui convertit, c'est moins la parole que la sainteté de la vie » et s'efforce pour cela de mener une vie évangélique. 

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Blois

Les capucins reviennent à Blois en 1895 ; le Père Jean-Baptiste sera bientôt un des leurs. Les saints sont ses guides dans son travail d'évangélisation Antoine de Padoue, Léonard de Port-Maurice qui recommande de réciter les trois Ave, matin et soir, Mechtilde, qui récite elle aussi cette prière. À leur école, il découvre que les trois Ave amènent les fidèles à prier chaque jour. En 1901, il commence la « relation de tous les faits qui concernent » cette pratique. Afin d'aider les fidèles, il diffuse de petites feuilles intitulées : « Tout à Jésus par Marie et Joseph ». Le Pape Léon XIII soutient la récitation de cette prière, ce qui la rend très populaire. Au cours du premier congrès marial qui se réunit à Lyon en septembre 1900, le Père Jean-Baptiste fait connaître à un large public cette pratique.


« Le Propagateur »


En 1901, il commence à rédiger une chronique dans le Bulletin fondé par l'Association réparatrice envers la Sainte Trinité. En 1902, celle-ci est remplacée par « Le Propagateur des Trois Ave Maria ». L'auteur évoque les liens entre les apparitions de la Vierge à Lourdes, Pontmain et Pellevoisin et la pratique de Blois. Une neuvaine est bientôt proposée. Peu à peu, le Père Jean-Baptiste se consacre à la revue, où l'on trouve des articles de théologie mariale, des cantiques à Marie, des témoignages de reconnaissance pour les grâces reçues. Il doit parfois défendre l'oeuvre avec les armes de sa plume, en vaillant chevalier de la Vierge Marie. En effet, en cette période troublée, l'Église vit de nombreuses persécutions ; les capucins de Blois, pour leur part, sont expulsés de leur couvent, le 19 mars 1904, et accueillis chez des laïcs de la ville.

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Dans toutes les langues, pour tous les âges


L'oeuvre naît bientôt au Brésil, au Mexique, en Espagne, au Canada. Le feuillet Le ciel ouvert de Lyon est traduite en flamand, italien, allemand, anglais. À la veille de la guerre, 8 millions d'exemplaires sont parus. Images, médailles, statues se multiplient. Les évêques de Blois encouragent l'oeuvre naissante. Le Père Jean-Baptiste marque une prédilection envers les enfants et fonde pour eux en 1905 le « Petit Propagateur des Trois Ave Maria », qui vise à l'éducation religieuse des 7 à 14 ans. Il insiste pour que les parents leur apprennent à prier. Il fait envoyer au pape saint Pie X un recueil de milliers de signatures d'enfants, en reconnaissance pour leur admission précoce à la première communion.Au milieu des persécutions religieuses de ce début de siècle où se multiplient les fermetures d'écoles religieuses et les expulsions de religieux, il confie la France à Marie Reine et encourage chacun à prier le chemin de Croix. Il publie dans Le Propagateur le nombre de chemins de croix que les lecteurs se sont engagés à accomplir pendant l'année 1904 : presque un million. Pendant la guerre, il entretient l'espoir des lecteurs. Dès ce moment, dans un petit oratoire dédié à Notre-Dame des Trois Ave Maria, brûle en permanence une lampe aux intentions recommandées. Une confrérie est fondée ; son but est de « remercier les trois Personnes divines des grands privilèges de Puissance, Sagesse et Miséricorde dont fut gratifiée la Vierge Immaculée ». Vers la fin de sa vie,le Père de Chémery ne cesse de s'offrir à la volonté de Dieu. II rend son âme le samedi 27 juillet 1918, au prieuré de Saint Louans, près de Chinon.


Depuis, à l'ombre de la Basilique, un petit couvent abrite la Fraternité des Capucins de Blois


Menant la vie fraternelle {Selon la règle de St. François d'Assisse) sept ou huit frères se relayent au service de Notre Dame pour accueillir les pèlerins, maintenir la récitation des heures, assurer les messes de chaque jour. Bien insèrés dans le diocèse et la paroisse de Blois - Centre.. En semaine , ils assurent trois heures de permanence chaque jour pour le sacrement de réconciliation et un entretien spirituel. Selon leurs charismes et leurs dons personnels, ils répondent à certains engagements. Les frères accompagnent certains groupes, tels que La Fraternité séculière de St François, ouverte à tous ceux, jeunes, anciens, célibataires et couples, qui veulent vivre dans l'esprit de St François; le groupe de prière de Padre Pio avec sa réunion mensuelle et divers autres groupes (adoration et dévotions mariales). Toute la journée, la crypte reste ouverte à ceux qui veulent s'y recueillir dans le silence ou partager l'office des Laudes et des Vêpres. Chaque soir, nous récitons la Neuvaine mariale aux intentions de tous les membres la grande famille de Notre Dame de La Trinité.


Qui sont les Capucins? 


Des Fils de Saint François d'Assisse. Dès 1516 ; parmi les nombreux disciples de François, certains se concertèrent pour vivre plus à la manière de François retrouvant son immense amour de Jésus et son amour de la création. Aujourd'hui, avec les Frères Conventuels, les Frères Franciscains de l'union Léonienne, les Frères Capucins forment le 1er Ordre de Saint François, le 2nd Ordre groupant nos Seours Clariesse et toutes les Sœurs Franciscaines et le 3ième tous les Frères et Sœurs de nos fraternités séculières.


Puis-je devenir capucin? 


Oui bien sûr et c'est tout simple. Prends contact avec un frère ou exprime ton désir au frère qui s'occupe des jeunes:


Couvent des Capucins 

5, rue Mgr Hoch/BP 12 

F-67035 Strasbourg cedex 2 (France)


Tél: 08 88 30 81 50 

Fax: 03 88 30 81 79 

Site Web: www.capucins.org



La revue Notre Dame de la Trinité


La revue Notre Dame de la Trinité
paraissant chaque mois est un moyen d’approfondir la Foi, une aide pour progresser dans la prière et porter un regard chrétien sur les questions du monde et celles que chacun se pose. Etre abonné à la revue ‘’Notre Dame de la Trinité’’ c’est rejoindre une grande famille spirituelle groupée autour de Marie, et faire partie de la communauté des amis de Notre Dame de la Trinité.


Renseignements sur le site internet du Sanctuaire Notre Dame de la Trinité (voir plus bas)

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Neuvaine à Notre Dame de la Trinité

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Notre Dame de la Trinité, fille et Servante du Père des Cieux,

nous te proclamons bienheureuse! Le Seigneur t'a choisie dès avant la création du monde pour accomplir son œuvre d'amour. Eve nouvelle, par ton obéissance, l'humanité retrouve la beauté qu'elle avait perdue par le péché. Accompagne notre marche dans la foi. Enseigne-nous l'abandon simple et joyeux à la volonté du Père. Vierge attentive à la Parole du Seigneur, aide-nous dans nos efforts contre le mal qui nous éloigne de Dieu. A l'heure de l'épreuve, du doute et de la tentation, sois avec nous. Apaise nos soucis, guéris nos blessures, remplis-nous de patience, soutiens notre espérance. Donne-nous un cœur attentif, qui accueille avec tendresse et compassion nos frères souffrants et brisés. Mère de Miséricorde apprends-nous à aimer, et nous découvrirons la joie du pardon.


O Marie, par ton Fils et dans l'Esprit-Saint, conduis-nous au Père. 

Notre-Dame de la Trinité, prie pour nous. AVE MARIA...

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Notre Dame de la Trinité, Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ,

tu es bénie entre toutes les femmes!Tu as été comblée de grâce par Dieu, pour être la Mère de son Fils Bien-Aimé. En ton sein virginal, le Verbe de Dieu s'est fait homme afin de sauver l'homme. Au pied de la croix tu as reçu le testament de Jésus ton Fils et tu es devenue notre Mère. Toi que le Rédempteur associe pleinement à son mystère de Pâques nous avons recours à ta protection. Montre-toi notre Mère et donne-nous le Christ, source de Vie et d'Amour. Aide-nous à demeurer fidèles à notre baptême en faisant tout ce que ton Fils nous enseigne dans l'Evangile. Mère des croyants, puissions-nous à ton exemple, rayonner la Paix et la Joie du Ressuscité. Fais que les hommes découvrent le Christ, Lumière des nations.

O Marie, par ton Fils et dans l'Esprit-Saint, conduis-nous au Père.

Notre-Dame de la Trinité, prie pour nous. AVE MARIA...

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Notre Dame de la Trinité, Epouse Virginale,

à la plénitude des temps l'Esprit-Saint t'a couverte de son ombre pour que tu sois l'arche de l'Alliance Nouvelle. Le Seigneur fait en toi des merveilles et par toi sont bénies toutes les familles de la terre. Dans l'Eglise naissante, avec les apôtres, tu as imploré le Don de l'Esprit -Saint. Regarde avec bonté l'Eglise dont tu es la Mère et la parfaite image. Qu'elle soit, comme toi, disponible aux appels de l'Esprit, fidèle aux exigences du Royaume de Dieu et de sa justice. Soutiens sa mission au service de l'Evangile, et que les ouvriers ne manquent jamais à la moisson du Seigneur. Appelle l'Esprit sur l'Eglise, afin que la communion fraternelle l'emporte sur les germes de division. Mère du Rédempteur, nous remettons entre tes mains nos intentions les plus chères, présente-les au Seigneur et obtiens-nous la grâce de les voir exaucées. Étoile de notre vie, guide nos pas jusqu'à la cité du Ciel, où les saints, déjà rassemblés, chantent avec toi la gloire de l'éternelle Trinité. 


O Marie, par ton Fils et dans l'Esprit-Saint, conduis-nous au Père.

Notre-Dame de la Trinité, prie pour nous. AVE MARIA...

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21 octobre 2008

Prière aux Bienheureux Louis et Zélie Martin

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Prière aux Bienheureux Louis et Zélie Martin

Parents de Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte-Face

"Bienheureux Louis et Zélie que le Père a choisis pour père et mère de Sa choisie, vous qui avez puisé dans la vie de l'Église la force et le courage de donner à Dieu votre enfant, apprenez-nous à donner à Dieu ce que nous avons de plus cher, et de recevoir de Lui toute grâce et toute bénédiction nécessaires à l'éducation et à la réalisation de votre volonté à suivre Sa volonté. Que la grâce que vous avez reçue de Lui soit aussi sur nous et nous permette de vivre intensément notre Foi de Baptisé. Merci Louis, merci Zélie, merci à Thérèse, que notre prière soit par vous élevée au Ciel pour y être déposée dans les Mains du Père, par Jésus le Christ notre Seigneur." Amen.

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Retrouvez des documents, biographies, neuvaines, sur Louis et Zélie Martin,

en cliquant sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-173690.html

24 octobre 2008

L'Ave Maria de Saint Pio

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Ave Maria du Padre Pio

"Réjouis-toi, comblée de grâces, Vierge Marie, le Seigneur est avec toi." "Tu es bénie entre les femmes et le Fruit de ton Cœur est béni" : Jésus !"

Précisions données par le Père Joseph-Marie Hêtêt, fils spirituel du Padre Pio et exorciste :

1°) C'est une louange.

2°) Ce sont les Paroles de l'Évangile, la première phrase est de l'Archange Gabriel, la deuxième de sainte Elisabeth, cousine de Marie.

3°) C'est plus court, les jeunes, les gens pressés peuvent facilement réciter le Chapelet, voire le Rosaire.

4°) Marie est nommée Vierge Marie, le démon a horreur de la Virginité de Marie, c'est par sa Virginité qu'elle écrase la tête du serpent.

5°) C’est le Fruit de son Cœur, car c’est son Cœur qui a dit : FIAT !

6°) Jésus est dit en dehors des guillemets, car Elisabeth ne connaissait pas le nom de Jésus.

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24 octobre 2008

Chemin de Croix avec Marie

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« Nous vous adorons, ô Christ dans toutes les églises du monde entier, et nous vous bénissons parce que vous avez racheté le monde par votre sainte croix! ». (Saint François d'Assise, Legenda Major 4: 3)

Chemin de Croix avec Marie

Introduction

Marie, célébrée par la liturgie comme Notre Dame des douleurs, a accompagné son fils Jésus sur le chemin du Calvaire. Dans la chapelle du Rosaire de Vence (Alpes-Maritimes), l’artiste Matisse présente dans son Chemin de croix Marie qui marche devant son fils. Marie n’a pas ressenti uniquement la souffrance de son enfant comme toute mère peut l’éprouver dans ses entrailles maternelles. À la suite de Jésus, Marie priait méditant dans son cœur les paroles et les événements de la vie de son fils. Fille d’Israël, pleinement juive, Marie faisait aussi mémoire des paroles des prophètes qui avaient annoncé la venue du Messie Serviteur souffrant (Isaïe 52, 13 ; 53, 12). Dans les rues de Jérusalem, le vendredi saint, Marie communie à la Passion de Jésus tout en demeurant ancrée dans le mystère du Père que son propre fils lui a fait comprendre à travers ses prédications et la prière du Notre Père. La spiritualité mariale ne consiste pas à dire « Marie, Marie » mais à croire en Jésus. Marie ne nous demande pas de la regarder mais elle oriente notre cœur vers son fils : « Faites tout ce qu’il dira » (Jean 2, 5). La mort de Jésus élevé sur la croix conduit l’humanité au zénith de son histoire par son amour plus puissant que les puissances de mort. Avec Marie, guide et modèle des chrétiens, mettons nos pas dans les pas de Jésus qui avance librement vers la mort pour nous réconcilier avec son Père et notre Père, son Dieu et notre Dieu.

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Première station : Jésus est condamné à mort

De l’évangile selon saint Jean : « Pilate prend Jésus et le fait flageller. Les soldats, tressant une couronne avec des épines, la lui posent sur la tête, et ils le revêtent d’un manteau de pourpre ; et ils s’avancent vers lui et disent : "Salut, roi des Juifs ! " Et lui donnent des coups. De nouveau, Pilate sort dehors et leur dit : "Voyez, je vous l’amène dehors, pour que vous sachiez que je ne trouve en lui aucun motif de condamnation." Jésus sort donc dehors, portant la couronne d’épines et le manteau de pourpre ; et Pilate leur dit : "Voici l’homme !" Lorsqu’ils le voient, les grands prêtres et les gardes vocifèrent, disant : "Crucifie-le ! Crucifie-le !" Pilate leur dit : "Prenez-le, vous, et crucifiez-le ; car moi, je ne trouve pas en lui de motif de condamnation." Les Juifs lui répliquent : "Nous avons une loi et d’après cette loi il doit mourir, parce qu’il s’est fait Fils de Dieu" » (Jean 19, 1-7). D’après les autorités juives Jésus est condamné à mort pour blasphème. De son côté, Pilate craint la réaction de la foule manipulée par les grands prêtres et la mauvaise image de marque auprès de César qui découlerait d’une éventuelle agitation politique à Jérusalem. Sa carrière pourrait être compromise. Il s’agit d’un procès truqué où les responsables juifs et romains se renvoient mutuellement la balle. Pilate publiquement se lave les mains : « Je ne suis pas responsable de ce sang ; à vous de voir » (Matthieu 27, 24). « Voici l’homme ! », voici l’homme parfait sans idée du mal, conduit à la mort comme un agneau à l’abattoir. Seigneur Jésus, par les souffrances de ta Passion, nous te prions de nous délivrer de l’aveuglement, de l’orgueil et de la jalousie. Accorde-nous le discernement, la droiture et la force nécessaire pour vaincre le mal par le bien même dans la persécution.

02
Deuxième station : Jésus est chargé de sa croix

Du prophète Isaïe : « Objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleur, familier de la souffrance, comme quelqu’un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n’en faisions aucun cas. Or ce sont nos souffrances qu’il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous rend la paix est sur lui, et dans ses blessures nous trouvons la guérison » (Isaïe 53, 3-5).Il y a le poids de la croix en bois, il y a le poids du péché de chaque homme. Jésus souffre dans son corps et dans son âme. Souffrance infinie à la mesure de son amour infini pour l’humanité. Seigneur Jésus, fils de David, aie pitié de nous, pécheurs.

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Troisième station : Jésus tombe pour la première fois

De l’évangile selon saint Jean : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruit. Qui aime sa vie la perd » (Jean 12, 24-25). Jésus qui a dit « sans moi vous ne pouvez rien faire » (Jean 15, 5) tombe maintenant par terre sans forces. Lui, de condition divine, s’est dépouillé de la gloire qui était la sienne dès avant la fondation du monde. Devenu semblable aux hommes, il s’est abaissé jusqu’à porter une croix. Donnez-moi quelqu’un qui aime et il comprendra ce que Jésus fait ! Seigneur Jésus, apprends-nous à aimer comme toi. Délivre-nous de la volonté de puissance et de domination ! Fais-nous passer de l’amour qui prend à l’amour qui donne.

04
Quatrième station : Jésus rencontre sa mère

De l’évangile selon saint Luc : à Jérusalem, lors de la présentation de Jésus au temple, Syméon avait dit à Marie : « Vois ! cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; il doit être un signe en butte à la contradiction, – et toi-même, une épée te transpercera l’âme ! – afin que se révèlent les pensées intimes de bien des cœurs » (Luc 2, 34-35). Sur le chemin du Calvaire, les hurlements de la foule et la souffrance de Jésus transpercent le cœur de Marie, sa mère. Il ne s’agit pas de se lamenter devant l’injustice. Il faut choisir et agir. Les uns injurient Jésus, Judas l’a trahi, Pierre l’a renié, d’autres l’ont oublié. Il y a débat en Israël : qui est cet homme, Jésus ? Les réponses apportées sont contradictoires. Dans les ténèbres du vendredi saint, la foi de Marie comme une petite flamme résiste aux vents contraires. Le cœur aimant et lumineux de Marie attire notre regard. Jésus pose son regard sur sa mère fidèle. En elle il peut contempler l’humanité telle que Dieu son Père l’a voulue. Aujourd’hui encore nous contemplons en Marie comme dans un miroir très pur l’humanité réussie, épanouie, en état de grâce, comblée de l’amour de Dieu à la mesure de sa foi. Seigneur Jésus, nous te prions pour les condamnés sans foi ni espoir ; nous te prions aussi pour leurs mères, remuées dans leurs entrailles, lors de leur emprisonnement ou de leur mort. Nous te confions ceux qui sont seuls dans la détresse. Fais de nous des artisans d’amitié. Accorde à chacun le regard aimant des proches dont il a besoin pour continuer à vivre et à espérer.

05
Cinquième station : Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix

De l’évangile selon saint Luc : « Les soldats mettent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revient des champs, et le chargent de la croix pour la porter derrière Jésus » (Luc 23, 26). Simon de Cyrène n’a pas demandé à porter la croix. Il rentrait fatigué d’une journée de travail aux champs. Il méritait le repos à la maison. Nous pouvons imaginer les murmures de Simon qui se voit imposer une corvée : aider un condamné sur le chemin de la mort. Mais nous pouvons aussi imaginer Simon en train de découvrir  le mystère de Jésus aidé par la proximité physique et le partage du poids de la croix. Il a pu alors changer d’avis transformé par l’amour si proche du Fils de Dieu fait homme et considérer ce vendredi saint comme le jour le plus important de son existence. Seigneur Jésus, apprends-nous à être généreux, à servir Dieu et les autres, à donner sans compter, à travailler sans chercher le repos, à nous dépenser pour les autres, sans attendre  d’autre récompense que d’accomplir ta Volonté. (Saint Ignace de Loyola)

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Sixième station : Véronique essuie la face de Jésus

De l’épître aux Colossiens : « Jésus Christ est l’image du Dieu invisible, premier-né de toute créature » (Colossiens 1, 15). Nul n’a jamais vu Dieu. Jésus est l’image du Dieu invisible. Qui voit Jésus voit le Père. Celui qui entend la parole de Jésus entrevoit le mystère caché du Père. La Parole de Jésus fait voir Dieu. D’après une pieuse tradition, une femme nommée Véronique aurait essuyé le visage ensanglanté de Jésus dont les traits seraient restés gravés sur le linge en signe de la reconnaissance divine envers ce geste de compassion. L’étymologie de Véronique, « véritable image », fait bien penser au sens de cet événement : le visage de Jésus – Dieu fait homme – nous révèle le visage invisible du Père. Pour les chrétiens Dieu est Esprit et nulle image ne saurait le représenter correctement. En revanche, à la lumière du mystère de l’Incarnation, les artistes ont peint le visage humain, image de Dieu, qui rappelle le visage de Jésus. La connaissance de Dieu passe par des médiations terrestres dont la plus belle est celle du visage de l’homme, sommet et but de toute la création.Véronique nous rappelle que le moindre geste d’amour accompli envers quelqu’un concerne Jésus lui-même qui s’identifie à tout homme sans distinction de race ni de religion : « Ce que vous aurez fait au plus petit d’entre les hommes c’est à moi que vous l’avez fait », dit Jésus (Matthieu 25,45). Pardon, Seigneur Jésus, de n’avoir pas voulu te reconnaître en chaque homme.

07
Septième station : Jésus tombe pour la deuxième fois

Du psaume 90 : « Le malheur ne pourra te toucher, ni le danger approcher de ta demeure : Dieu donne mission à ses anges de te garder sur tous tes chemins. Les anges te porteront sur leurs mains pour que ton pied ne heurte les pierres ; tu marcheras sur la vipère et le scorpion, tu écraseras le lion et le dragon. » À la synagogue Jésus a chanté ce psaume. Et pourtant Jésus tombe pour la deuxième fois. Où est Dieu ? Que fait-il ? Pourquoi le saint subit-il des outrages alors que le méchant prospère ? Dans sa chair d’homme, semblable à la nôtre, Jésus fait l’expérience de la faiblesse et du découragement. Il continue de faire confiance à son Père. Parole donnée à son Père jamais reprise : « Voici, je suis venu pour faire ta volonté » (Hébreux 10, 9). Seigneur Jésus, délivre-nous du découragement qui est la tentation préférée du diable.

08
Huitième station : Jésus parle aux femmes qui le suivent

De l’évangile selon saint Luc : « Le peuple, en grande foule, suit Jésus, ainsi que des femmes qui se frappent la poitrine et se lamentent sur lui. Se retournant vers elles, Jésus dit : "Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants !" » (Luc 23, 26-28). Jésus ne cherche pas à nous apitoyer sur son sort mais à éveiller notre conscience. Ce n’est pas celui qui pleure ou qui s’exclame « Seigneur, Seigneur » qui entrera dans le Royaume des cieux mais celui qui se reconnaît pécheur et qui change de mentalité et de conduite. Seigneur, fais de moi un instrument de ta paix. Là où il y a la haine que je mette l’amour. Là où il y a l’offense que je mette le pardon. Là où il y a la discorde que je mette l’union. Là où il y a l’erreur que je mette la vérité. Là où il y a le désespoir que je mette l’espérance. Là où il y a les ténèbres que je mette la lumière. Là où il y a la tristesse que je mette la joie. Fais que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer. (Saint François d’Assise)

09
Neuvième station : Jésus tombe pour la troisième fois

Du psaume 34 : « Des gens se rient de ma chute, ils s’attroupent contre moi, ils m’éprouvent, moquerie sur moquerie, grinçant des dents contre moi. » Par trois fois Jésus tombe, par trois fois il pardonne dans son cœur. C’est par ignorance qu’ils torturent Jésus. Ils ne l’auraient jamais fait s’ils avaient reconnu en lui le Saint d’Israël, le Seigneur de gloire (Actes des Apôtres 3, 17). Seigneur Jésus, accorde-nous la grâce de ne faire à  personne ce que nous redoutons pour nous.

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Dixième station : Jésus est dépouillé de ses vêtements

De l’évangile selon saint Jean : « Les soldats prennent les vêtements de Jésus dont ils font quatre parts, une pour chaque soldat, et la tunique. Cette tunique était sans couture, tissée d’une pièce de haut en bas, ils se disent entre eux : "Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l’aura" » (Jean 19, 23-24). Jésus n’a pas révélé le mystère de son Père en déployant la puissance des armées ou la séduction de l’argent. Il a fait resplendir l’amour de Dieu par la folie de la croix. Jésus parle avec autorité car il fait ce qu’il dit. Doux et humble de cœur, il prêche par la parole et par l’exemple. En lui point d’égocentrisme ou de narcissisme. Né à Bethléem dans la pauvreté, Jésus va mourir sur le Calvaire dépouillé de sa réputation, de ses vêtements, de sa gloire divine tenue cachée sous le voile de sa chair. En danger de mort, il ne retire pas ses billes : « Aimer c’est tout donner et se donner soi-même » (sainte Thérèse de l’Enfant Jésus). Les paroles de l’Eucharistie s’accomplissent au cours de la Passion : « Voici mon corps livré pour vous ; voici mon sang versé pour vous ». Jésus donne sa vie pour le salut du monde dans un acte d’amour absolu et parfait : « Il n’y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis » (Jean 15, 13). Sa tunique sans couture symbolise la vocation de l’Église appelée à vivre l’unité par la charité : « Que tous soient un, Père, comme tu es en moi et que je suis en toi, qu’ils soient en nous eux aussi, afin que le monde croie que tu m’as envoyé » (Jean 17, 21). L’apôtre Paul exhorte les chrétiens à offrir leur existence en sacrifice vivant, saint et agréable à Dieu, à la suite du Christ qui offre sa vie et sa mort au Père. Seigneur Jésus, accorde-nous la grâce de t’offrir toute notre vie par amour sans partage.

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Onzième station : Jésus est crucifié

De l’évangile selon saint Matthieu : « Au Golgotha, les soldats donnent à boire à Jésus du vin mêlé de fiel. L’ayant goûté, il ne voulut pas boire […] Les passants l’insultaient hochant la tête et disant : "Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix !" » (Matthieu 27, 40). « Qu’est-ce que j’ai fait au bon Dieu pour mériter cela ? » disent certains au moment de la maladie, de l’échec ou du deuil. Nous avons à passer d’une image de Dieu qui peut tout et qui n’agirait pas par mollesse ou distraction au véritable visage de Dieu manifesté par Jésus. Autrement nous resterions déistes mais pas chrétiens. Par la grâce de la foi, le disciple de Jésus croit que Dieu est venu habiter la souffrance et la mort de manière à les vaincre par l’énergie de sa résurrection. Ceux qui aiment entrevoient le sens de la Passion de Jésus. Il faut aller au-delà des apparences pour rejoindre le cœur – le Sacré Cœur – de Jésus. Seigneur Jésus, quand les gens se moquent de notre foi chrétienne, donne-nous la grâce de l’humilité et de la parole juste.

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Douzième station : Jésus meurt sur la croix

Accueillons dans notre âme les sept paroles du Christ en croix : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27, 46) « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font » (Luc 23, 34) « J’ai soif » (Jean 19, 28) « À sa mère lui montrant son disciple bien-aimé Jean : "Femme, voici ton fils", au disciple : "Voici ta mère" » (Jean 19, 26-27) Au bon larron qui lui demandait « Souviens-toi de moi quand tu seras dans ton royaume »,  Jésus répondit : « Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis » (Luc 23, 43) « Père, entre tes mains je remets mon esprit » (Luc 23, 46) « Tout est accompli » (Jean 19,30) Pitié, Seigneur, car nous avons péché !

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Treizième station : Jésus est descendu de la croix et mis au tombeau

« Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par peur des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent donc et enlevèrent son corps. Nicodème – celui qui précédemment était venu, de nuit, trouver Jésus – vint aussi, apportant un mélange de myrrhe et d’aloès, d’environ cent livres. Ils prirent donc le corps de Jésus et le lièrent de bandelettes, avec des aromates, selon le mode de sépulture en usage chez les Juifs » (Jean 19, 38-40). Jésus est mort pour le salut de tous les hommes : Juifs et païens. Nicodème, notable juif de la secte des Pharisiens, est là sur le Calvaire. Le centurion romain, symbole des païens, s’est exclamé en voyant Jésus mourir : « Vraiment cet homme était Fils de Dieu » (Marc 15, 39). Seigneur Jésus, nous te prions pour tous les hommes afin qu’ils parviennent à la connaissance de ta Vérité et au salut par la foi.

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Quatorzième station : Le tombeau vide...

Au matin de Pâques, les apôtres et Marie-Madeleine trouvent le tombeau de Jésus vide. Dans la nuit, le tombeau est devenu le berceau du premier-né d’entre les morts (Colossiens 1, 18). Là où le péché avait abondé la grâce a surabondé (Romains 5, 20). Là où la mort avait abondé la Vie et la Résurrection ont surabondé. Comme la chrysalide se transforme en papillon, Jésus abaissé et enseveli a été relevé par l’énergie du Saint-Esprit. À l’image du grain de blé semé en terre qui devient épi, Jésus répand la grâce de la résurrection à la multitude de sœurs et de frères qui croient en lui. « Je te dis que si tu crois tu verras la gloire de Dieu » (Jean 11, 40).

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... Le Christ est ressucité !

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2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 13/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

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Troisième Mystère Douloureux: Le couronnement d'épines


Il peut finalement se revêtir. Il remet aussi le vêtement blanc resté propre dans un coin. Il semble qu'il veuille cacher son pauvre vêtement rouge, qui hier seulement était si beau et qui maintenant est sale et taché par le sang versé au Gethsémani. Et même, avant de mettre sa tunicelle sur la peau, il essuie avec elle son visage mouillé et le nettoie ainsi de la poussière et des crachats. Et lui, le pauvre, le saint visage, apparaît propre, marqué seulement de bleus et de petites blessures. Il redresse sa coiffure tombée en désordre, et sa barbe, par un besoin inné d'être ordonné dans sa personne. Et puis il s'accroupit au soleil, car il tremble, mon Jésus... La fièvre commence à se glisser en Lui avec ses frissons, et aussi se fait sentir la faiblesse venant du sang perdu, du jeûne, du long chemin. On Lui lie de nouveau les mains, et la corde revient scier là où il y a déjà un rouge bracelet de peau écorchée. "Et maintenant ? Qu'en faisons-nous ? Moi, je m'ennuie !" Attends. Les juifs veulent un roi, nous allons le leur donner. Celui-là..." dit un soldat. Et il court dehors, certainement dans une cour qui se trouve derrière, d'où il revient avec un fagot de branches d'aubépine sauvage. Elles sont encore flexibles car le printemps garde les branches relativement souples, mais bien dures avec leurs épines longues et pointues. Avec leur dague ils enlèvent les feuilles et les fleurettes, ils plient les branches en forme de cercle et les enfoncent sur la pauvre tête. Mais la couronne barbare Lui retombe sur le cou. "Elle ne tient pas. Plus étroite. Enlève-la." Ils l'enlèvent et griffent les joues en risquant de l'aveugler et arrachent ses cheveux en le faisant. Ils la resserrent. Maintenant elle est trop étroite et bien qu'ils l'enfoncent en faisant pénétrer les épines dans la tête, elle menace de tomber. Ils l'enlèvent de nouveau en Lui arrachant d'autres cheveux. Ils la modifient de nouveau. Maintenant, elle va bien. Par devant un triple cordon épineux. En arrière, là où les extrémités des branches se croisent, c'est un vrai noeud d'épines qui entrent dans la nuque. "Vois-tu comme tu es bien ? Bronze naturel et vrais rubis. Regarde-toi, ô roi, dans ma cuirasse" bougonne celui qui a eu l'idée du supplice. "La couronne ne suffit pas pour faire un roi. Il faut la pourpre et le sceptre. Dans l'écurie il y a un roseau et aux ordures une chlamyde rouge. Prends-les, Cornélius." Et quand ils les ont, ils mettent le sale chiffon rouge sur les épaules de Jésus. Avant de mettre dans ses mains le roseau, ils Lui en donnent des coups sur la tête en s'inclinant et en saluant : "Salut, roi des juifs" et ils se tordent de rire. Jésus les laisse faire. Il se laisse asseoir sur le "trône", un bassin retourné, certainement employé pour abreuver les chevaux. Il se laisse frapper, railler, sans jamais parler. Il les regarde seulement... et c'est un regard d'une douceur et d'une souffrance si atroce que je ne puis le soutenir sans m'en sentir blessée au cœur. Les soldats n'arrêtent leurs railleries qu'en entendant la voix âpre d'un supérieur qui demande que l'on traduise devant Pilate le coupable.


Fruit du mystère, demandons la contrition de nos péchés d'orgueil

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2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 7/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

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Deuxième Mystère Lumineux: Les Noces de Cana


Les noces de Cana : Je vois une maison, une vraie maison orientale : un cube blanc plus large que haut, avec de rares ouvertures, surmontée d'une terrasse qui sert de toit et est entourée d'un muret de un mètre environ et ombragée par une tonnelle de vigne qui grimpe jusque là et étend ses rameaux au delà du milieu de cette terrasse ensoleillée. Un escalier extérieur monte le long de la façade au niveau d'une porte qui s'ouvre à mi-hauteur de la façade. Au dessous, il y a au niveau du sol des portes basses et rares, pas plus de deux de chaque côté, qui donnent accès dans des pièces basses et sombres. La maison s'élève au milieu d'une espèce de cour plutôt une pelouse, au centre de laquelle se trouve un puits. Il y a des figuiers et des pommiers. La maison donne sur la route sans être à bord de route. Elle est un peu en retrait et un sentier traverse la pelouse jusqu'à la route qui semble être une maîtresse route. On dirait que la maison est à la périphérie de Cana : maison de paysans propriétaires qui vivent au milieu de leur petit domaine. La campagne s'étend au delà de la maison avec ses lointains de tranquille verdure. Il fait un beau soleil et l'azur du ciel est très pur. Au début, je ne vois rien d'autre. La maison est solitaire. Puis je vois deux femmes avec de longs vêtements et un manteau qui sert aussi de voile. Elles avancent sur la route et puis sur le sentier. L'une plus âgée, sur les cinquante ans, en habits foncés de couleur fauve marron, comme de laine naturelle. L'autre est en vêtements plus clairs, avec un habit d'un jaune pâle et un manteau azur. Elle semble avoir à peu près trente cinq ans. Elle est très belle, svelte et elle a une contenance pleine de dignité bien que toute gentillesse et humilité. Quand elle est plus proche, je remarque la couleur pâle du visage, les yeux azurés et les cheveux blonds qui apparaissent sur le front, sous le voile. Je reconnais Marie la Très Sainte. Qui est l'autre, brune et plus âgée, je ne sais. Elles parlent entre elle et la Madone sourit. Quand elles sont tout à côté de la maison, quelqu'un sûrement chargé de guetter les arrivées, avertit et à leur rencontre arrivent des hommes et des femmes, tous en habits de fête. Tout le monde leur fait fête et surtout à Marie la Très Sainte. L'heure semble matinale, je dirais vers les neuf heures peut-être plus tôt, car la campagne a encore cet aspect de fraîcheur des premières heures du jour avec la rosée qui rend l'herbe plus verte et la pelouse qui n'est pas empoussiérée. La saison me paraît printanière car l’herbe des prés n'est pas brûlée par le soleil d'été et dans les champs, les blés sont en herbe, sans épis, tout verts. Les feuilles du figuier et du pommier sont vertes et encore tendres mais je ne vois pas de fleurs sur le pommier et je ne vois pas de fruits, ni sur le pommier ni sur le figuier ni sur la vigne. C'est que le pommier a déjà fleuri depuis peu, mais les petits fruits ne se voient pas encore. Marie, très fêtée et accompagnée par un homme âgé qui doit être le propriétaire, monte l'escalier extérieur et entre dans une grande salle qui paraît occuper tout ou en grande partie, l'étage. Je crois comprendre que les pièces du rez-de-chaussée sont les vraies pièces d'habitation, les dépenses, les débarras et les celliers et que l'étage est réservé à des usages spéciaux : fêtes exceptionnelles ou à des travaux qui demandent beaucoup de place ou à l'emmagasinage des produits agricoles. Pour les fêtes on la débarrasse et on l'orne, comme aujourd'hui de branches vertes, de nattes, de tables garnies. Au centre, il y en a une très riche, avec dessus déjà; des amphores et des plats garnis de fruits. Le long du mur, à ma droite une autre table garnie mais moins richement. A ma gauche une sorte de longue crédence avec dessus des plats de fromages et d'autres aliments qui me semblent des galettes couvertes de miel et de friandises. Par terre, toujours à ma gauche d'autres amphores et six grands vases en forme de brocs de cuivre, plus ou moins. Pour moi ce serait des jarres. Marie écoute avec bienveillance ce que tous lui disent puis gentiment quitte son manteau et aide à terminer les préparatifs pour la table. Je la vois aller et venir rangeant les lits de table, redressant les guirlandes de fleurs, donnant meilleur aspect aux coupes de fruits;veillant à ce que les lampes soient garnies d'huile. Elle sourit et parle très peu et à voix très basse. Par contre, Elle écoute beaucoup et avec combien de patience. Un grand bruit d'instruments de musique (peu harmonieux, en vérité) se fait entendre sur la route. Tout le monde, à l'exception de Marie, court dehors. Je vois entrer l'épouse toute parée et heureuse, entourée des parents et des amis, à côté de l'époux qui est accouru à sa rencontre le premier. Ici il se produit un changement dans la vision: Je vois, au lieu de la maison, un pays. Je ne sais si c'est Cana ou une autre bourgade voisine. Je vois Jésus avec Jean et un autre qui pourrait être Jude Thaddée, mais pour ce second, je pourrais me tromper. Pour Jean, je ne me trompe pas. Jésus est vêtu de blanc et a un manteau azur foncé. En entendant le bruit de la musique, le compagnon de Jésus demande un renseignement à un homme du peuple et en fait part à Jésus. " Allons faire plaisir à ma Mère" dit Jésus en souriant et il se met en route à travers les champs avec ses deux compagnons dans la direction de la maison. J'ai oublié de dire mon impression que Marie est ou parente ou très amie des parents de l'époux car je les vois en grandes confidences. Quand Jésus arrive, le veilleur habituel prévient les autres. Le maître de maison, en même temps que son fils, l'époux, et que Marie, descend à la rencontre de Jésus et le salue respectueusement. Il salue aussi les deux autres et l'époux fait la même chose. Mais, ce qui me plaît, c'est le salut plein d'un amoureux respect de Marie à son Fils et réciproquement. Pas d'épanchements, mais un tel regard accompagne les paroles de la salutation : "La paix avec Toi", et un tel sourire qui vaut cent baisers et cent embrassements. Le baiser tremble sur les lèvres de Marie, mais Elle ne le donne pas. Elle pose seulement sa petite main blanche sur l'épaule de Jésus et effleure une boucle de sa longue chevelure. Une caresse d'une pudique énamourée. Jésus monte à côté de sa Mère, suivi des deux disciples et du propriétaire et il entre dans la salle de réception où les femmes s'occupent à ajouter des sièges et des couverts pour les trois hôtes qu'on n'attendait pas, me semble-t-il. Je dirais que la venue de Jésus était incertaine et celle de ses deux compagnons absolument imprévue. J'entends distinctement la voix pleine, virile; très douce du Maître dire en entrant dans la salle: " La paix soit dans cette maison, et la bénédiction de Dieu sur vous tous." Salut cumulatif à toutes les personnes présentes et plein de majesté. Jésus domine tout le monde par sa stature et son aspect. C'est l'hôte et inattendu, mais il semble le roi de la fête, plus que l'époux, plus que le maître de maison. Tout en restant humble et condescendant, c'est Lui qui en impose. Jésus prend place à la table centrale, avec l'époux, l'épouse, les parents des époux et les amis plus influents. Aux deux disciples, par respect pour le Maître, on donne des sièges à la même table. Jésus tourne le dos au mur où sont les jarres. Il ne les voit donc pas, ni non plus l'affairement du majordome autour des plats de rôti qu'on amène par une trappe auprès des crédences. J'observe une chose. Sauf les mères des époux et Marie, aucune femme ne siège à cette table, Toutes les femmes se trouvent, et elles font un grand bruit, à la table le long du mur. On les sert après les époux et les hôtes de marque. Jésus est près du maître de maison et a en vis-à-vis Marie qui est à côté de l'épouse. Le repas commence, et je vous assure que l'appétit ne manque pas et encore moins la soif. Deux mangent et boivent peu, ce sont Jésus et sa Mère, qui aussi parle très peu. Jésus parle un peu plus. Mais tout en parlant peu, il n'est, dans sa conversation, ni renfrogné ni dédaigneux. C'est un homme courtois, mais pas bavard. Quand on l'interroge, il répond, s'intéresse à ce qu'on Lui dit et donne son avis, mais ensuite se recueille en Lui-même comme quelqu'un habitué à la méditation. Il sourit mais ne rit jamais. S'il entend quelque plaisanterie trop aventurée, il fait celui qui n'entend pas. Marie se nourrit de la contemplation de son Jésus et aussi Jean qui est au bout de la table et reste suspendu aux lèvres de son Maître. Marie s'aperçoit que les serviteurs parlottent avec le majordome et que celui-ci est gêné et Elle comprend qu'il y a quelque chose de désagréable. "Fils" dit-elle doucement en attirant l'attention de Jésus avec cette parole, "Fils, ils n'ont plus de vin." "Femme, qu'y a-t-il, désormais entre Moi et Toi ?" Jésus en disant cette phrase sourit encore plus doucement et Marie sourit, comme deux qui savent une vérité qui est leur joyeux secret que tous les autres ignorent. Marie ordonne aux serviteurs: "Faites ce que Lui vous dira. " Marie a lu dans les yeux souriants de son Fils l'assentiment, voilé d'un grand enseignement pour tous les "appelés ". Et Jésus ordonne aux serviteurs : "Emplissez d'eau les cruches, " Je vois les serviteurs emplir les jarres de l'eau apportée du puits. (J'entends le grincement de la poulie qui monte et descend le seau qui déborde). Je vois le majordome qui se verse un peu de ce liquide avec un regard de stupeur, qui ressaie avec une mimique d'un plus grand étonnement et le goûte. Il parle au maître de maison et à l'époux son voisin. Marie regarde encore son Fils et sourit; puis recevant un sourire de Lui, incline la tête en rougissant légèrement. Elle est heureuse. Dans la salle passe un murmure. Les têtes se tournent vers Jésus et Marie. On se lève pour mieux voir. On va vers les jarres. Un silence, puis un chœur de louanges à Jésus. Mais Lui se lève et dit une seule parole : "Remerciez Marie " et puis il quitte le repas. Sur le seuil il répète : "La paix à cette maison et la bénédiction de Dieu sur vous" et il ajoute : "Mère, je te salue."


Fruit du Mystère, demandons l'intercession de Marie

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 1/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

Num_riser0032
Premier Mystère Joyeux: L'Annonciation


Voici ce que je vois : Marie, une très jeune adolescente - quinze ans au plus à la voir - est dans une petite pièce rectangulaire. Une vraie chambre de jeune fille. Contre le plus long des deux murs, se trouve le lit : une couchette basse, sans rebords couverte de nattes ou de tapis. On les dirait étendus sur une table ou une claie à roseaux. Ils sont en effet rigides et ne forment pas de courbes comme il arrive sur nos lits. Sur l'autre mur, une étagère avec une lampe à huile, des rouleaux de parchemin, un travail de couture soigneusement plié que l'on dirait de la broderie. A côté, vers la porte qui est ouverte sur le jardin, mais couverte d'un rideau qu'un vent léger remue, est assise sur un tabouret bas la Vierge. Elle file du lin très blanc et doux comme de la soie. Ses petites mains, un peu moins claires que le lin, font tourner agilement le fuseau. Le petit visage, jeune est si beau, si beau, légèrement courbé, avec un léger sourire, comme si elle caressait ou suivait quelque douce pensée. Un profond silence, dans la petite maison et le jardin. Une paix profonde, tant sur le visage de Marie que dans son environnement. La paix et l'ordre. Tout est propre et en ordre et le milieu très humble en son aspect et dans l'ameublement, presque comme une cellule, a quelque chose d'austère et en même temps de royal à cause de la netteté et du soin avec lequel sont disposées les étoffes sur le lit, les rouleaux, la lumière, le petit broc de cuivre près de la lumière et, avec dedans un faisceau de branches fleuries, branches de pêchers ou de poiriers, je ne sais, mais ce sont certainement des arbres à fruit avec des fleurs légèrement rosées. Marie se met à chanter à voix basse et puis elle élève un peu la voix. Ce n'est pas du grand "chant", mais c'est déjà une voix qui vibre dans la petite pièce et où on sent vibrer son âme, Je ne comprends pas les paroles, c'est certainement de l’hébreu. Mais comme elle répète fréquemment : "Jéhovah" je comprends qu'il s'agit de quelque chant sacré, peut-être un psaume. Peut-être Marie se rappelle les cantiques du Temple et ce doit être un doux souvenir car elle pose sur son sein les mains qui tiennent le fil et le fuseau et elle lève la tête en l'appuyant en arrière sur le mur; son visage brille de vives couleurs et ses yeux, perdus dans je ne sais quelle douce pensée, sont rendus plus luisants par des pleurs retenus mais qui les font paraître plus grands. Et pourtant ses yeux rient, sourient à une pensé qu'ils suivent et l'abstraient de ce qui l'entoure. Le visage de Marie émerge du vêtement blanc et très simple, rosé et encadré par les tresses qu'elle porte comme une couronne autour de la tête. On dirait une belle fleur. Le chant se change en une prière : "Seigneur, Dieu Très-Haut, ne tarde pas d'envoyer ton Serviteur pour apporter la paix sur la terre. Suscite le temps favorable et la vierge pure et féconde pour l'avènement de ton Christ. Père, Père Saint, accorde à ta servante d'offrir sa vie dans ce but. Accorde-moi de mourir après avoir vu ta Lumière et ta Justice sur la terre et d'avoir vu, accomplie, la Rédemption. O Père Saint envoie à la terre ce qui a fait soupirer les Prophètes. Envoie à ta servante le Rédempteur. Qu'à l'heure où se terminera ma journée s'ouvre pour moi ta demeure parce que ses portes auront déjà été ouvertes par ton Christ, pour tous ceux qui ont espéré en Toi. Viens, viens, ô Esprit du Seigneur. Viens vers tes fidèles qui t'attendent. Viens, Prince de la Paix !..." Marie reste ainsi hors d'elle-même... Le rideau remue plus fort, comme si quelqu'un, par derrière faisait un courant d'air ou le secouait pour l'écarter. Et une lumière blanche de perle, associée à l'argent pur, rend plus clairs les murs légèrement jaunes, plus vives les couleurs des étoffes, plus spirituel le visage levé de Marie. Dans la lumière, et sans que la tenture soit écartée sur le mystère qui s'accomplit - même elle ne remue plus : elle pend absolument rigide contre les montants, comme si c'était un mur qui isole l'intérieur de l'extérieur - dans cette lumière se prosterne l'Archange. Il doit nécessairement prendre un aspect humain. Mais cet aspect transcende l'humain. De quelle chair est formée cette figure très belle et fulgurante ? De quelle substance Dieu l'a-t-elle matérialisée pour la rendre sensible aux sens de la Vierge ? Seul Dieu peut posséder ces substances et s'en servir si parfaitement. C'est un visage, c'est un corps, ce sont des yeux, une bouche, des cheveux et des mains comme les nôtres, mais ce n'est pas notre opaque matière. C'est une lumière qui a pris la couleur de la chair , des yeux, de la chevelure, des lèvres, une lumière qui se meut et sourit et regarde et parle. "Salut, Marie, pleine de Grâce, salut !" La voix est un doux accord comme de perles qui tombent sur un métal précieux. Marie tressaille et baisse les yeux. Et elle tressaille davantage quand elle voit cette créature de lumière agenouillée à un mètre environ de distance d'elle, les mains croisées sur la poitrine la regardant avec un infini respect. Marie se dresse debout et se serre contre le mur. Elle devient pâle, puis rouge. Son visage exprime étonnement, effarement. Elle serre inconsciemment les mains sur son sein, en les cachant sous ses longues manches. Elle se courbe presque pour cacher le plus possible son corps. Une attitude de suave pudeur. "Non. Ne crains pas. Le Seigneur est avec Toi ! Tu es bénie entre toutes les femmes." Mais Marie continue à craindre. D'où est venu cet être extraordinaire ? Est-ce un envoyé de Dieu ou du Trompeur ? "Ne crains pas, Marie !" répète l'Archange. "Je suis Gabriel, l'Ange de Dieu. Le Seigneur m'a envoyé vers Toi. Ne crains pas parce que tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Et maintenant, tu vas concevoir dans ton sein et enfanteras un Fils et tu Lui donneras comme nom "Jésus". Il sera grand, On l'appellera le Fils du Très- Haut (et il le sera en réalité) et le Seigneur Dieu Lui donnera le trône de David son père et il régnera éternellement sur la maison de Jacob et son Règne n'aura jamais de fin. Comprends, ô sainte Vierge, aimée du Seigneur, sa Fille bénie, appelée à être la Mère de son Fils, quel Fils tu engendreras." "Comment cela peut-il se faire si je ne connais point d'homme ? Est-ce que le Seigneur Dieu n'accueille pas l'offrande de sa servante et ne me veut pas vierge par amour pour Lui ?" "Non, ce ne sera pas par œuvre d'homme que tu seras Mère, ô Marie. Tu es l'éternelle Vierge, la Sainte de Dieu. L'Esprit Saint descendra sur Toi et la puissance du Très-Haut te couvriras de son ombre. Pour cela, on appellera Saint celui qui naîtra de toi, Saint et Fils de Dieu. Tout est possible au Seigneur notre Dieu. Élisabeth, stérile, a conçu dans sa vieillesse un fils qui sera le Prophète de ton Fils, celui qui Lui préparera le chemin. Le Seigneur lui a enlevé son opprobre et son souvenir restera parmi les peuples uni à ton nom, comme le nom de sa créature à celui de ton Saint, et jusqu'a la fin des siècles les nations vous proclameront bienheureuses pour la grâce du Seigneur venue jusqu'à vous et jusqu'à toi spécialement, venue aux nations par ton intermédiaire. Élisabeth en est à son sixième mois et le poids qu'elle porte fait monter en elle la joie et la fera monter davantage quand elle connaîtra ta propre joie. Rien n'est impossible à Dieu, Marie, pleine de Grâce. Que dois-je dire à mon Seigneur ? Ne te laisse pas troubler par aucune pensée. Le Seigneur veillera sur tes intérêts si tu te fies à Lui. Le monde, le Ciel, l'Éternel attendent ta parole !" Marie, croisant à son tour ses mains sur sa poitrine et se courbant en une profonde inclination dit : "Voici la servante du Seigneur. Qu'il me soit fait selon sa parole." L'Ange étincelle de joie. Il adore, parce que certainement il voit l'Esprit de Dieu s'abaisser sur la Vierge, toute courbée dans son consentement. Puis il disparaît, sans remuer la tenture qu'il laisse tirée sur le Mystère saint.


Fruit du Mystère, demandons l'humilité et la confiance en Dieu

22 juillet 2008

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

1873-1897

Fête le 1er octobre

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La naissance de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

Thérèse Martin naît au 12 rue Saint-Blaise à Alençon, le 2 janvier 1873. Son père, Louis Martin (1823 - †1894), est horloger et sa mère, Zélie-Marie Guérin (°1831 - †1877), dentellière du fameux point d'Alençon. Tous les deux, de la plus grande piété, font partie de la bourgeoisie aisée d'Alençon. Louis aurait voulu devenir chanoine dans la congrégation des Chanoines Réguliers du Grand Saint Bernard (Valais, Suisse), mais son ignorance du latin l’en empêcha. Zélie-Marie avait voulu entrer au couvent, mais on lui avait répondu qu’elle n’avait pas la vocation. Aussi s'était-elle promis, si elle se mariait, de donner si possible tous ses enfants à l'Église. Louis et Zélie-Marie se rencontrent en 1858 et se marient le 13 juillet, tout en ayant décidé de vivre comme frère et sœur dans une continence perpétuelle. Leur confesseur les en ayant dissuadés, ils ont neuf enfants, mais seules cinq filles parviennent à l'âge adulte. Thérèse est la plus jeune ; c'est elle qui devient en religion « Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face ». Ses quatre sœurs deviennent également toutes religieuses : Marie, née le 22 février 1860, morte le 19 janvier 1940, carmélite (sœur Marie du Sacré-Cœur) à Lisieux, Pauline, née le 7 septembre 1861, morte le 28 juillet 1951, carmélite (Mère Agnès de Jésus) à Lisieux, Léonie, née le 3 juin 1863, morte le 16 juin 1941, visitandine (sœur Françoise-Thérèse) à Caen, Céline, née le 28 avril 1869, morte le 25 février 1959, carmélite (sœur Geneviève de la Sainte-Face) à Lisieux. (sources wikipedia)

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« Je choisis tout »

Un jour Léonie pensant qu’elle était trop grande pour jouer à la poupée vint nous trouver toutes les deux avec une corbeille remplie de robes et de jolis morceaux destinés à en faire d’autres ; sur le dessus était couchée sa poupée. « Tenez mes petites sœurs, nous dit-elle, choisissez, je vous donne tout cela. » Céline avança la main et prit un petit paquet de ganses qui lui plaisait. Après un moment de réflexion j’avançai la main à mon tour en disant : « Je choisis tout! » et je pris la corbeille sans autre cérémonie ; les témoins de la scène trouvèrent la chose très juste, Céline elle-même ne songea pas à s’en plaindre (d’ailleurs elle ne manquait pas de jouets, son parrain la comblait de cadeaux et Louise trouvait moyen de lui procurer tout ce qu’elle désirait). (extrait de l'Histoire d'une Ame)

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La séparation

Je tâchai de bien profiter de ma Pauline chérie pendant les quelques semaines qu’elle resta encore dans le monde ; chaque jour, Céline et moi lui achetions un gâteau et des bonbons, pensant que bientôt elle n’en mangerait plus ; nous étions toujours à ses côtés ne lui laissant pas une minute de repos. Enfin le 2 Octobre arriva, jour de larmes et de bénédictions où Jésus cueillit la première de ses fleurs, qui devait être la mère de celles qui viendraient la rejoindre peu d’années après. Je vois encore la place où je reçus le dernier baiser de Pauline, ensuite ma Tante nous emmena toutes à la messe pendant que Papa allait sur la montagne du Carmel offrir son premier sacrifice… Toute la famille était en larmes en sorte que nous voyant entrer dans l’église les personnes nous regardaient avec étonnement, mais cela m’était bien égal et ne m’empêchait pas de pleurer, je crois que si tout avait croulé autour de moi je n’y aurais fait aucune attention, je regardais le beau Ciel bleu et je m’étonnais que le Soleil puisse luire avec [27r°] autant d’éclat, alors que mon âme était inondée de tristesse !… Peut-être, ma Mère chérie, trouvez-vous que j’exagère la peine que j’ai ressentie ?… Je me rends bien compte qu’elle n’aurait pas dû être aussi grande, puisque j’avais l’espoir de vous retrouver au Carmel ; mais mon âme était loin d’être mûrie, je devais passer par bien des creusets avant d’atteindre le terme tant désiré.. Le 2 Octobre était le jour fixé pour la rentrée de l’Abbaye, il me fallut donc y aller malgré ma tristesse… L’après-midi ma Tante vint nous chercher pour aller au Carmel et je vis ma Pauline chérie derrière les grilles… Ah ! que j’ai souffert de ce parloir au Carmel ! Puisque j’écris l’histoire de mon âme, je dois tout dire à ma Mère chérie, et j’avoue que les souffrances qui avaient précédé son entrée ne furent rien en comparaison de celles qui suivirent… Tous les Jeudis nous allions en famille au Carmel et moi, habituée à m’entretenir cœur à cœur avec Pauline, j’obtenais à grand’peine deux ou trois minutes à la fin du parloir, bien entendu je les passais à pleurer et m’en allais le cœur déchiré… Je ne comprenais pas que c’était par délicatesse pour ma Tante que vous adressiez de préférence la parole à Jeanne et à Marie au lieu de parler à vos petites filles… je ne comprenais pas et je disais au fond de mon cœur : « Pauline est perdue pour moi!!! » Il est surprenant de voir combien mon esprit se développa au sein de la souffrance ; il se développa à tel point que je ne tardai pas à tomber malade. (extrait de l'Histoire d'une Ame)

Circonstances de la maladie

La maladie dont je fus atteinte venait certainement du démon, furieux de votre entrée au Carmel, il voulut se venger sur moi du tort que notre famille devait lui faire dans l’avenir, mais il ne savait pas que la [27v°] douce Reine du Ciel veillait sur sa fragile petite fleur, qu’elle lui souriait du haut de son trône et s’apprêtait à faire cesser la tempête au moment où sa fleur devait se briser sans retour…Vers la fin de l’année je fus prise d’un mal de tête continuel mais qui ne me faisait presque pas souffrir, je pouvais poursuivre mes études et personne ne s’inquiétait de moi, ceci dura jusqu’à la fête de Pâques de 1883. Papa étant allé à Paris avec Marie et Léonie, ma Tante me prit chez elle avec Céline. Un soir mon Oncle m’ayant emmenée avec lui, il me parla de Maman, des souvenirs passés, avec une bonté qui me toucha profondément et me fit pleurer ; alors il dit que j’avais trop de cœur, qu’il me fallait beaucoup de distraction et résolut avec ma Tante de nous procurer du plaisir pendant les vacances de Pâques. Ce soir-là nous devions aller au cercle catholique, mais trouvant que j’étais trop fatiguée, ma Tante me fit coucher ; en me déshabillant, je fus prise d’un tremblement étrange, croyant que j’avais froid ma Tante m’entoura de couvertures et de bouteilles chaudes, mais rien ne put diminuer mon agitation qui dura presque toute la nuit. Mon Oncle, en revenant du cercle catholique avec mes cousines et Céline, fut bien surpris de me trouver en cet état qu’il jugea très grave, mais il ne voulut pas le dire afin de ne pas effrayer ma Tante. Le lendemain il alla trouver le docteur Notta qui jugea comme mon Oncle que j’avais une maladie très grave et dont jamais une enfant si jeune n’avait été atteinte. Tout le monde était consterné, ma Tante fut obligée de me garder chez elle et me soigna avec une sollicitude vraiment maternelle. Lorsque Papa revint de Paris avec mes grandes sœurs, Aimée les reçut avec une figure si triste que Marie [28r°] Ms A Folio 28, r° crut que j’étais morte… Mais cette maladie n’était pas pour que je meure, elle était plutôt comme celle de Lazare afin que Dieu soit glorifié… Il le fut en effet, par la résignation admirable de mon pauvre petit Père qui crut que « sa petite fille allait devenir folle ou bien qu’elle allait mourir. » Il le fut aussi par celle de Marie !… Ah ! qu’elle a souffert à cause de moi… combien je lui suis reconnaissante des soins qu’elle m’a prodigués avec tant de désintéressement… son cœur lui dictait ce qui m’était nécessaire et vraiment un cœur de Mère est bien plus savant que celui d’un médecin, il sait deviner ce qui convient à la maladie de son enfant… Cette pauvre Marie était obligée de venir s’installer chez mon Oncle car il était impossible de me transporter alors aux Buissonnets. Cependant la prise d’habit de Pauline approchait ; on évitait d’en parler devant moi sachant la peine que je ressentais de n’y pouvoir aller, mais moi j’en parlais souvent disant que je serais assez bien pour aller voir ma Pauline chérie. En effet le Bon Dieu ne voulut pas me refuser cette consolation ou plutôt Il voulut consoler sa Fiancée chérie qui avait tant souffert de la maladie de sa petite fille… J’ai remarqué que Jésus ne veut pas éprouver ses enfants le jour de leurs fiançailles, cette fête doit être sans nuages, un avant-goût des joies du Paradis, ne l’a-t-Il pas montré déjà 5 fois ?… Je pus donc embrasser ma Mère chérie, m’asseoir sur ses genoux et la combler de caresses… Je pus la contempler si ravissante, sous la blanche parure de Fiancée… Ah ! ce fut un beau jour, au milieu de ma sombre épreuve, mais ce jour passa vite… Bientôt il me fallut monter dans la voiture qui m’emporta bien loin de Pauline… bien loin de mon Carmel chéri. En arrivant aux Buissonnets, on me fit coucher, malgré moi car j’assurais [28v°] être parfaitement guérie et n’avoir plus besoin de soins. Hélas, je n’étais encore qu’au début de mon épreuve !… Le lendemain je fus reprise comme je l’avais été et la maladie devint si grave que je ne devais pas en guérir suivant les calculs humains… Je ne sais comment décrire une si étrange maladie, je suis persuadée maintenant qu’elle était l’œuvre du démon, mais longtemps après ma guérison j’ai cru que j’avais fait exprès d’être malade et ce fut là un vrai martyre pour mon âme… Je le dis à Marie qui me rassura de son mieux avec sa bonté ordinaire, je le dis à confesse et là encore mon confesseur essaya de me tranquilliser, disant que ce n’était pas possible d’avoir fait semblant d’être malade au point où je l’avais été. Le Bon Dieu qui voulait sans doute me purifier et surtout m’humilier me laissa ce martyre intime jusqu’à mon entrée au Carmel où le Père de nos âmes m’enleva tous mes doutes comme avec la main et depuis je suis parfaitement tranquille.

Description de la maladie

Il n’est pas surprenant que j’aie craint d’avoir paru malade sans l’être en effet, car je disais et je faisais des choses que je ne pensais pas, presque toujours je paraissais en délire, disant des paroles qui n’avaient pas de sens et cependant je suis sûre de n’avoir pas été privée un seul instant de l’usage de ma raison… Je paraissais souvent évanouie, ne faisant pas le plus léger mouvement, alors je me serais laissé faire tout ce qu’on aurait voulu, même tuer, pourtant j’entendais tout ce qui se disait autour de moi et je me rappelle encore de tout… Il m’est arrivé une fois d’être longtemps sans pouvoir ouvrir les yeux et de les ouvrir un instant pendant que je me trouvais seule… Je crois que le démon avait reçu un pouvoir extérieur sur moi mais [29r°] qu’il ne pouvait approcher de mon âme ni de mon esprit, si ce n’est pour m’inspirer des frayeurs très grandes de certaines choses, par exemple pour des remèdes très simples qu’on essayait en vain de me faire accepter. Mais si le Bon Dieu permettait au démon de s’approcher de moi il m’envoyait aussi des anges visibles… Marie était toujours auprès de mon lit me soignant et me consolant avec la tendresse d’une Mère, jamais elle ne témoigna le plus petit ennui et cependant je lui donnais beaucoup de mal, ne souffrant pas qu’elle s’éloigne de moi. Il fallait bien cependant qu’elle aille au repas avec Papa, mais je ne cessais de l’appeler tout le temps qu’elle était partie, Victoire qui me gardait était parfois obligée d’aller chercher ma chère « Mama » comme je l’appelais… Lorsque Marie voulait sortir il fallait que ce soit pour aller à la messe ou bien pour voir Pauline, alors je ne disais rien… Mon Oncle et ma Tante étaient aussi bien bons pour moi ; ma chère petite Tante venait tous les jours me voir et m’apportait mille gâteries. D’autres personnes amies de la famille vinrent aussi me visiter, mais je suppliai Marie de leur dire que je ne voulais pas recevoir de visites ; cela me déplaisait de « voir des personnes assises autour de mon lit en rang d’oignons et me regardant comme une bête curieuse. » La seule visite que j’aimais était celle de mon Oncle et ma Tante. Depuis cette maladie je ne saurais dire combien mon affection pour eux augmenta, je compris mieux que jamais qu’ils n’étaient pas pour nous des parent s ordinaires. Ah ! ce pauvre petit Père avait bien raison quand il nous répétait souvent les paroles que je viens d’écrire. Plus tard il expérimenta qu’il ne s’était pas trompé et maintenant il doit protéger et bénir ceux qui lui prodiguèrent des soins si dévoués… Moi je suis encore exilée et ne sachant pas montrer ma reconnaissance, je n’ai qu’un seul moyen pour soulager mon cœur : Prier pour les parents que j’aime, qui furent et qui sont encore si bons pour moi ! Léonie était aussi bien bonne pour moi, essayant de m’amuser de son mieux, moi je lui faisais quelquefois de la peine car elle voyait bien que Marie ne pouvait être remplacée auprès de moi… Et ma Céline chérie, que n’a-t-elle pas fait pour sa Thérèse ?… Le Dimanche au lieu d’aller se promener elle venait s’enfermer des heures entières avec une pauvre petite fille qui ressemblait à une idiote ; vraiment [29v°] il fallait de l’amour pour ne pas me fuir… Ah ! mes chères petites Sœurs, que je vous ai fait souffrir !… personne ne vous avait fait autant de peine que moi et personne n’avait reçu autant d’amour que vous m’en avez prodigué… Heureusement, j’aurai le Ciel pour me venger, mon Epoux est très riche et je puiserai dans ses trésors d’amour afin de vous rendre au centuple tout ce que vous avez souffert à cause de moi… Ma plus grande consolation pendant que j’étais malade, c’était de recevoir une lettre de Pauline… Je la lisais, la relisais jusqu’à la savoir par cœur… Une fois, ma Mère chérie, vous m’avez envoyé un sablier et une de mes poupées habillée en carmélite, dire ma joie est chose impossible… Mon Oncle n’était pas content, il disait qu’au lieu de me faire penser au Carmel il faudrait l’éloigner de mon esprit, mais je sentais au contraire que c’était l’espérance d’être un jour carmélite qui me faisait vivre… Mon plaisir était de travailler pour Pauline, je lui faisais des petits ouvrages en papier bristol et ma plus grande occupation était de faire des couronnes de pâquerettes et de myosotis pour la Sainte Vierge, nous étions au beau mois de mai, toute la nature se parait de fleurs et respirait la gaîté, seule la « petite fleur » languissait et semblait à jamais flétrie… (extraits de l'Histoire d'une Ame)

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La grâce du sourire

Cependant elle avait un Soleil auprès d’elle, ce Soleil était la Statue miraculeuse de la Sainte Vierge qui avait parlé deux fois à Maman, et souvent, bien souvent, la petite fleur tournait sa corolle vers cet Astre béni… Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre-Dame des Victoires pour qu’elle guérisse sa pauvre petite fille. Ah ! que je fus touchée en voyant la Foi et l’Amour de mon Roi chéri ! [30r°] J’aurais voulu pouvoir lui dire que j’étais guérie, mais je lui avais déjà fait assez de fausses joies, ce n’était pas mes désirs qui pouvaient faire un miracle, car il en fallait un pour me guérir… Il fallait un miracle et ce fut Notre-Dame des Victoires qui le fit. Un Dimanche (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas : « Mama… Mama… ». Léonie étant habituée à m’entendre toujours appeler ainsi, ne fit pas attention à moi. Ceci dura longtemps, alors j’appelai plus fort et enfin Marie revint, je la vis parfaitement entrer, mais je ne pouvais dire que je la reconnaissais et je continuais d’appeler toujours plus fort : « Mama… ». Je souffrais beaucoup de cette lutte forcée et inexplicable et Marie en souffrait peut-être encore plus que moi ; après de vains efforts pour me montrer qu’elle était auprès de moi, elle se mit à genoux auprès de mon lit avec Léonie et Céline puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une Mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait… Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son cœur d’avoir enfin pitié d’elle…Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Ste Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c’était des larmes de joie sans mélange… Ah ! pensai-je, la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse… oui [30v°] mais jamais je ne le dirai à personne, car alors mon bonheur disparaîtrait. Sans aucun effort je baissai les yeux, et je vis Marie qui me regardait avec amour ; elle semblait émue et paraissait se douter de la faveur que la Sainte Vierge m’avait accordée… Ah ! c’était bien à elle, à ses prières touchantes que je devais la grâce du sourire de la Reine des Cieux. En voyant mon regard fixé sur la Sainte Vierge, elle s’était dit : « Thérèse est guérie! » Oui, la petite fleur allait renaître à la vie, le Rayon lumineux qui l’avait réchauffée ne devait pas arrêter ses bienfaits ; il n’agit pas tout d’un coup, mais doucement, suavement, il releva sa fleur et la fortifia de telle sorte que cinq ans après elle s’épanouissait sur la montagne fertile du Carmel. (extrait de l'Histoire d'une Ame)

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Pranzini

Afin d’exciter mon zèle le Bon Dieu me montra qu’il avait mes désirs pour agréables. J’entendis parler d’un grand criminel qui venait d’être condamné à mort pour des crimes horribles, tout portait à croire qu’il mourrait dans l’impénitence. Je voulus à tout prix l’empêcher de tomber en enfer, afin d’y parvenir j’employai tous les moyens imaginables ; sentant que de moi-même je ne pouvais rien, j’offris [46r°] au Bon Dieu tous les mérites infinis de Notre Seigneur, les trésors de la Sainte Eglise, enfin je priai Céline de faire dire une messe dans mes intentions, n’osant pas la demander moi-même dans la crainte d’être obligée d’avouer que c’était pour Pranzini, le grand criminel. Je ne voulais pas non plus le dire à Céline, mais elle me fit de si tendres et si pressantes questions que je lui confiai mon secret ; bien loin de se moquer de moi, elle me demanda de m’aider à convertir mon pécheur, j’acceptai avec reconnaissance, car j’aurais voulu que toutes les créatures s’unissent à moi pour implorer la grâce du coupable. Je sentais au fond de mon cœur la certitude que nos désirs seraient satisfaits, mais afin de me donner du courage pour continuer à prier pour les pécheurs, je dis au Bon Dieu que j’étais bien sûre qu’Il pardonnerait au pauvre malheureux Pranzini, que je le croirais même s’il ne se confessait pas et ne donnait aucune marque de repentir, tant j’avais de confiance en la miséricorde infinie de Jésus, mais que je lui demandais seulement « un signe » de repentir pour ma simple consolation… Ma prière fut exaucée à la lettre ! Malgré la défense que Papa nous avait faite de lire aucun journal, je ne croyais pas désobéir en lisant les passages qui parlaient de Pranzini. Le lendemain de son exécution je trouve sous ma main le journal : « La Croix ». Je l’ouvre avec empressement et que vois-je ?… Ah ! mes larmes trahirent mon émotion et je fus obligée de me cacher… Pranzini ne s’était pas confessé, il était monté sur l’échafaud et s’apprêtait à passer la tête dans le lugubre trou, quand tout à coup, saisi d’une inspiration subite, il se retourne, saisit un Crucifix que lui présentait le prêtre et baise par trois fois ses plaies sacrées !… Puis son âme alla recevoir la sentence miséricordieuse de Celui qui déclare qu’au Ciel il y aura plus de joie pour un seul pécheur qui fait pénitence que pour 99 justes qui n’ont pas besoin de pénitence !… (extrait de l'Histoire d'une Ame).

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La grande confidence

Céline devint donc la confidente de mes luttes et de mes souffrances, elle prit la même part que s’il se fut agi de sa propre vocation ; de son côté je n’avais pas à craindre d’opposition, mais je ne savais quel moyen prendre pour l’annoncer à Papa… Comment lui parler de quitter sa reine, lui qui venait de sacrifier ses trois aînées ? Ah ! que (de) luttes intimes n’ai-je pas souffertes avant [50r°] de me sentir le courage de parler!… Cependant il fallait me décider, j’allais avoir quatorze ans et demi, six mois seulement nous séparaient encore de la belle nuit de Noël où j’avais résolu d’entrer, à l’heure même où l’année précédente j’avais reçu « ma grâce. » Pour faire ma grande confidence je choisis le jour de la Pentecôte toute la journée je suppliai les Saints Apôtres de prier pour moi, de m’inspirer les paroles que j’allais avoir à dire… N’était-ce pas eux en effet qui devaient aider l’enfant timide que Dieu destinait à devenir l’apôtre des apôtres par la prière et le sacrifice?… Ce ne fut que l’après-midi en revenant des vêpres que je trouvai l’occasion de parler à mon petit Père chéri ; il était allé s’asseoir au bord de la citerne et là, les mains jointes, il contemplait les merveilles de la nature, le soleil dont les feux avaient perdu leur ardeur dorait le sommet des grands arbres, où les petits oiseaux chantaient joyeusement leur prière du soir. La belle figure de Papa avait une expression céleste, je sentais que la paix inondait son cœur ; sans dire un seul mot j’allai m’asseoir à ses côtés, les yeux déjà mouillés de larmes, il me regarda avec tendresse et prenant ma tête il I’appuya sur son cœur, me disant : « Qu’as-tu ma petite reine?… confie-moi cela… » puis se levant comme pour dissimuler sa propre émotion, il marcha lentement, tenant toujours ma tête sur son cœur. A travers mes larmes je lui confiai mon désir d’entrer au Carmel, alors ses larmes vinrent se mêler aux miennes, mais il ne dit pas un mot pour me détourner de ma vocation, se contentant simplement de me faire remarquer que j’étais encore bien jeune pour prendre une détermination aussi grave. Mais je défendis si bien ma cause, qu’avec la nature simple et droite de Papa, il fut bientôt convaincu que mon désir était celui de Dieu lui-même et dans sa foi profonde il s’écria que le Bon Dieu lui faisait un grand honneur de lui demander ainsi ses enfants ; nous continuâmes longtemps notre promenade, mon cœur soulagé par la bonté avec laquelle mon incomparable Père avait accueilli ses confidences, [50v°] s’épanchait doucement dans le sien. Papa semblait jouir de cette joie tranquille que donne le sacrifice accompli, il me parla comme un saint et je voudrais me rappeler ses paroles pour les écrire ici, ais je n’en ai conservé qu’un souvenir trop embaumé pour qu’il puisse se traduire. Ce dont je me souviens parfaitement ce fut de l’action symbolique que mon Roi chéri accomplit sans le savoir. S’approchant d’un mur peu élevé, il me montra de petites fleurs blanches semblables a des lys en miniature et prenant une de ces fleurs, il me la donna, m’expliquant avec quel soin le Bon Dieu l’avait fait naître et l’avait conservée jusqu’à ce jour ; en l’entendant parler, je croyais écouter mon histoire tant il y avait de ressemblance entre ce que Jésus avait fait pour la petite fleur et la petite Thérèse… Je reçus cette fleurette comme une relique et je vis qu’en voulant la cueillir, Papa avait enlevé toutes ses racines sans les briser, elle semblait destinée à vivre encore dans une autre terre plus fertile que la mousse tendre où s’étaient écoulés ses premiers matins… C’était bien cette même action que Papa venait de faire pour moi quelques instants plus tôt, en me permettant de gravir la montagne du Carmel et de quitter la douce vallée témoin de mes premiers pas dans la vie. Je plaçai ma petite fleur blanche dans mon Imitation, au chapitre intitulé : « Qu’il faut aimer Jésus par-dessus toutes choses, » c’est là qu’elle est encore, seulement la tige s’est brisée tout près de la racine et le Bon Dieu semble me dire par là qu’il brisera bientôt les liens de sa petite fleur Ps 116,16 et ne la laissera pas se faner sur la terre ! (Extrait de l'Histoire d'une Ame).

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Léon XIII

Six jours se passèrent à visiter les principales merveilles de Rome et ce fut le septième que je vis la plus grande de toutes : « Léon XIII… » Ce jour, je le désirais et le redoutais en même temps, c’était de lui que ma vocation dépendait, car la réponse que je devais recevoir de Monseigneur n’était pas arrivée et j’avais appris par une lettre de vous, Ma Mère, qu’il n’était plus très bien disposé pour moi, aussi mon unique planche de salut était la permission du Saint Père… mais pour l’obtenir, il fallait lui demander, Il fallait devant tout le monde oser parler ; « au Pape, » cette pensée me faisait trembler ; ce que j’ai souffert avant l’audience, le Bon Dieu seul le sait, avec ma chère Céline, Jamais je n’oublierai la part qu’elle a prise à toutes mes épreuves, il semblait que ma vocation était la sienne. (Notre amour mutuel était remarqué par les prêtres du pèlerinage : un soir, étant en société si nombreuse que les sièges manquaient, Céline me prit sur ses genoux et nous nous regardions si gentiment qu’un prêtre s’écria : « Comme elles s’aiment ! Ah ! jamais ces deux sœurs ne pourront se séparer! » oui, nous nous aimions, mais notre affection était si pure et si forte que la pensée de la séparation ne nous troublait pas, car nous sentions que rien, même l’océan, ne pourrait nous éloigner l’une de l’autre… Céline voyait avec calme ma petite [62v°] nacelle aborder au rivage du Carmel, elle se résignait à rester aussi longtemps que le Bon Dieu voudrait sur la mer orageuse du monde, sûre d’aborder à son tour sur la rive, objet de nos désirs…) Le Dimanche 20 Novembre après nous être habillées suivant le cérémonial du Vatican (c’est-à-dire en noir, avec une mantille de dentelle pour coiffure) et nous être décorées d’une large médaille de Léon XIII, suspendue à un ruban bleu et blanc, nous avons fait notre entrée au Vatican dans la chapelle du Souverain Pontife. A huit heures notre émotion fut profonde en le voyant entrer pour célébrer la Ste Messe… Après avoir béni les nombreux pèlerins réunis autour de lui, il gravit les degrés du St Autel et nous montra, par sa piété digne du Vicaire de Jésus, qu’il était véritablement « Le Saint Père. » Mon cœur battait bien fort et mes prières étaient bien ardentes pendant que Jésus descendait entre les mains de son Pontife ; cependant j’étais remplie de confiance, l’Evangile de ce jour renfermait ces ravissantes paroles : « Ne craignez pas, petit troupeau, car il a plu à mon Père de vous donner son royaume. » Lc 12,32 Non je ne craignais pas, j’espérais que le royaume du Carmel m’appartiendrait bientôt, Je ne pensais pas alors à ces autres paroles de Jésus : « Je vous prépare mon royaume comme mon Père me l’a préparé. » Lc 22,29 C’est-à-dire je vous réserve des croix et des épreuves, c’est ainsi que vous serez digne de posséder ce royaume après lequel vous soupirez ; puisqu’il a été nécessaire que le Christ souffrît et qu’il entrât par là dans sa gloire, si vous désirez avoir place à ses côtés, buvez le calice qu’il a bu Lui-même ! Ce calice, il me fut présenté par le Saint-Père et mes larmes se mêlèrent à l’amer breuvage qui m’était offert. Lc 24,26 ; Mt 20,21-23. Après la messe d’action de grâces qui suivit celle de Sa Sainteté, l’audience commença. Léon XIII était assis sur un grand fauteuil, Il était vêtu simplement [63r°] d’une soutane blanche, d’un camail de même couleur et n’avait sur la tête qu’une petite calotte. Autour de lui se tenaient des cardinaux, archevêques et évêques mais je ne les ai vus qu’en général, étant occupée du Saint-Père ; nous passions devant lui en procession, chaque pèlerin s’agenouillait à son tour, baisait le pied et la main de Léon XIII, recevait sa bénédiction et deux gardes nobles le touchaient par cérémonie, lui indiquant par là de se lever (au pèlerin, car je m’explique si mal qu’on pourrait croire que c’était au Pape). Avant de pénétrer dans l’appartement pontifical j’étais bien résolue à parler, mais je sentis mon courage faiblir en voyant à la droite du St Père « Monsieur Révérony… » presque au même instant on nous dit de sa part qu’il défendait de parler à Léon XIII, l’audience se prolongeant trop longtemps… Je me tournai vers ma Céline chérie, afin de savoir son avis : « Parle! » me dit-elle. Un instant après j’étais aux pieds du Saint-Père ; ayant baisé sa mule, il me présentait la main, mais au lieu de la baiser, je joignis les miennes et levant vers son visage mes yeux baignés de larmes, je m’écriai : « Très Saint-Père, j’ai une grande grâce à vous demander!… » Alors le Souverain Pontife baissa la tête vers moi, de manière que ma figure touchait presque la sienne, et je vis ses yeux noirs et profonds se fixer sur moi et sembler me pénétrer jusqu’au fond de l’âme. « Très Saint-Père, lui dis-je, en l’honneur de votre jubilé, permettez-moi d’entrer au Carmel à quinze ans!… » L’émotion avait sans doute fait trembler ma voix, aussi se retournant vers Monsieur Révérony qui me regardait avec étonnement et mécontentement, le St Père dit : « Je ne comprends pas très bien. » Si le Bon Dieu l’eût permis il eût été facile que Mr Révérony m’obtînt ce que je désirais, mais c’était la croix et non la consolation qu’Il voulait me donner. « Très Saint-Père, répondit le Grand Vicaire, c’est une enfant qui désire entrer au Carmel à quinze ans, mais les supérieurs examinent la question en ce moment. » « Eh bien, mon enfant, reprit le St Père en me regardant avec bonté, faites ce que les supérieurs vous diront. »M’appuyant alors les mains [63v°] sur ses genoux, je tentai un dernier effort et je dis d’une voix suppliante : « Oh ! Très Saint-Père, si vous disiez oui, tout le monde voudrait bien!… » Il me regarda fixement et prononça ces mots en appuyant sur chaque syllabe : « Allons… Allons… Vous entrerez si le Bon Dieu le veut!… » (Son accent avait quelque chose de si pénétrant et de si convaincu qu’il me semble encore l’entendre). La bonté du St Père m’encourageant, je voulais encore parler mais les deux gardes nobles me touchèrent les mains pour me faire lever ; voyant que cela ne suffisait pas, ils me prirent par les bras et Monsieur Révérony leur aida à me soulever, car je restais encore les mains jointes, appuyées sur les genoux de Léon XIII et ce fut de force qu’ils m’arrachèrent de ses pieds… au moment où j’étais ainsi enlevée, le St Père posa sa main sur mes lèvres, puis il la leva pour me bénir alors mes yeux se remplirent de larmes et Monsieur Révérony put contempler au moins autant de diamants qu’il en avait vus à Bayeux. Les deux gardes nobles me portèrent pour ainsi dire jusqu’à la porte et là, un troisième me donna une médaille de Léon XIII. Céline qui me suivait, avait été témoin de la scène qui venait de se passer ; presque aussi émue que moi, elle eut cependant le courage de demander au St Père une bénédiction pour le Carmel. Mr Révérony d’une voix mécontente répondit : « Il est déjà béni le Carmel : »Le bon St Père reprit avec douceur : Oh Oui ! il est déjà béni." Avant nous Papa était venu aux pieds de Léon XIII (avec les messieurs) Mr Révérony avait été charmant pour lui, le présentant comme le Père de deux Carmélites. Le Souverain Pontife, en signe de particulière bienveillance, posa sa main sur la tête vénérable de mon Roi chéri, semblant ainsi le marquer d’un sceau mystérieux,au nom de Celui dont il est le véritable représentant… Ah ! maintenant qu’il est au Ciel, ce Père de quatre Carmélites, ce n’est plus la main du Pontife qui repose sur son front, lui [64r°] prophétisant le martyre… C’est la main de l’époux des Vierges, du Roi de Gloire, qui fait resplendir la tête de son Fidèle Serviteur, Mt 25,21 et plus jamais cettemainadoréene cessera de reposer sur le front qu’elle a glorifié… Mon Papa chéri eut bien de la peine de me trouver tout en larmes au sortir de l’audience, il fit tout ce qu’il put pour me consoler, mais en vain… Au fond du cœur je sentais une grande paix, puisque j’avais fait absolument tout ce qui était en mon pouvoir de faire pour répondre à ce que le Bon Dieu demandait de moi, mais cette paix était au fond et l’amertume remplissait mon âme, car Jésus se taisait. Il semblait absent, rien ne me révélait sa présence… Ce jour-là encore le soleil n’osa pas briller et le beau ciel bleu d’Italie, chargé de nuages sombres, ne cessa de pleurer avec moi… Ah ! c’était fini, mon voyage n’avait plus aucun charme à mes yeux puisque le but en était manqué. Cependant les dernières paroles du Saint-Père auraient dû me consoler : n’étaient-elles pas en effet une véritable prophétie ? Malgré tous les obstacles, ce que le Bon Dieu a voulu s’est accompli. Il n’a pas permis aux créatures de faire ce qu’elles voulaient, mais sa volonté à Lui… Depuis quelque temps je m’étais offerte à l’Enfant Jésus pour être son petit jouet, je Lui avais dit de ne pas se servir de moi comme d’un jouet de prix que les enfants se contentent de regarder sans oser y toucher, mais comme d’une petite balle de nulle valeur qu’il pouvait jeter à terre, pousser du pied, percer, laisser dans un coin ou bien presser sur son cœur si cela Lui faisait plaisir ; en un mot, je voulais amuser le petit Jésus, lui faire plaisir, je voulais me livrer à ses caprices enfantins… Il avait exaucé ma prière… A Rome Jésus perça son petit jouet, il voulait voir ce qu’il y avait dedans et puis l’ayant vu, content de sa découverte, Il laissa tomber sa petite [64v°] balle et s’endormit… Que fit-Il pendant son doux sommeil et que devint la petite balle abandonnée?… Jésus rêva qu’il s’amusait encore avec son jouet, le laissant et le prenant tour à tour, et puis qu’après l’avoir fait rouler bien loin Il le pressait sur son cœur, ne permettant plus qu’il s’éloigne jamais de sa petite main… Vous comprenez, ma Mère chérie, combien la petite balle était triste de se voir par terre… Cependant je ne cessais d’espérer contre toute espérance. Rm 4,18 Quelques jours après l’audience du St Père, Papa étant allé voir le bon frère Siméon trouva chez lui Monsieur Révérony qui fut très aimable. Papa lui reprocha gaiement de ne m’avoir pas aidée dans ma difficile entreprise, puis il raconta l’histoire de sa Reine au frère Siméon. Le vénérable vieillard écouta son récit avec beaucoup d’intérêt, en prit même des notes et dit avec émotion : « On ne voit pas cela en Italie! » Je crois que cette entrevue fit une très bonne impression à Monsieur Révérony ; dans la suite il ne cessa de me prouver qu’il était enfin convaincu de ma vocation. (Extrait de l'Histoire d'une Ame)

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L’entrée au Carmel

Le lundi 9 Avril, jour où le Carmel célébrait la fête de l’Annonciation, remise à cause du carême, fut choisi pour mon entrée. La veille toute la famille était réunie autour de la table où je devais m’asseoir une dernière fois. Ah ! que ces réunions intimes sont déchirantes!… Alors qu’on voudrait se voir oubliée, les caresses, les paroles les plus tendres sont prodiguées et font sentir le sacrifice de la séparation… Papa ne disait presque rien mais son regard se posait sur moi avec amour… Ma Tante pleurait de temps en temps et mon Oncle me faisait mille compliments affectueux. Jeanne et Marie étaient aussi remplies de délicatesses pour moi, surtout Marie qui me [69r°] prenant à l’écart, me demanda pardon des peines qu’elle croyait m’avoir causées. Enfin ma chère petite Léonie, revenue de la Visitation depuis quelques mois, me comblait plus encore de baisers et de caresses. Il n’y a que de Céline dont je n’ai pas parlé, mais vous devinez, ma Mère chérie, comment se passa la dernière nuit où nous avons couché ensemble… Le matin du grand jour, après avoir jeté un dernier regard sur les Buissonnets, ce nid gracieux de mon enfance que je ne devais plus revoir, je partis au bras de mon Roi chéri pour gravir la montagne du Carmel… Comme la veille toute la famille se trouva réunie pour entendre la Sainte Messe et y communier. Aussitôt que Jésus fut descendu dans le cœur de mes parents chéris, je n’entendis autour de moi que des sanglots, il n’y eut que moi qui ne versai pas de larmes, mais je sentis mon cœur battre avec une telle violence qu’il me sembla impossible d’avancer lorsqu’on vint nous faire signe de venir à la porte conventuelle ; j’avançai cependant tout en me demandant si je n’allais pas mourir par la force des battements de mon cœur… Ah ! quel moment que celui-là ! Il faut y avoir passé pour savoir ce qu’il est… Mon émotion ne se traduisit pas au dehors : après avoir embrassé tous les membres de ma famille chérie, je me mis à genoux devant mon incomparable Père, lui demandant sa bénédiction ; pour me la donner il se mit lui-même à genoux et me bénit en pleurant… C’était un spectacle qui devait faire sourire les anges que celui de ce vieillard présentant au Seigneur son enfant encore au printemps de la vie!… Quelques instants après, les portes de l’arche sainte se fermaient sur moi Gn 7,16 et là je recevais les embrassements des sœurs chéries qui m’avaient servi de mères et que j’allais désormais prendre pour modèles de mes actions… Enfin mes désirs étaient accomplis, mon âme ressentait une PAIX si douce et si profonde qu’il me serait impossible [69v°] de l’exprimer et depuis sept ans et demi cette paix intime est restée mon partage, elle ne m’a pas abandonnée au milieu des plus grandes épreuves. Comme toutes les postulantes je fus conduite au chœur aussitôt après mon entrée ; il était sombre à cause du Saint Sacrement exposé et ce qui frappa d’abord mes regards, furent les yeux de notre sainte Mère Geneviève qui se fixèrent sur moi ; je restai un moment à genoux à ses pieds remerciant le bon Dieu de la grâce qu’Il m’accordait de connaître une sainte et puis je suivis la Mère Marie de Gonzague dans les différents endroits de la communauté ; tout me semblait ravissant, je me croyais transportée dans un désert, notre petite cellule surtout me charmait, mais la joie que je ressentais était calme, le plus léger zéphyr ne faisait pas onduler les eaux tranquilles sur lesquelles voguait ma petite nacelle, aucun nuage n’obscurcissait mon ciel d’azur… ah ! j’étais pleinement récompensée de toutes mes épreuves… Avec quelle joie profonde je répétais ces paroles : « C’est pour toujours, toujours que je suis ici!… » Ce bonheur n’était pas éphémère, il ne devait point s’envoler avec « les illusions des premiers jours. » Les illusions, le bon Dieu m’a fait la grâce de n’en avoir AUCUNE en entrant au Carmel ; j’ai trouvé la vie religieuse telle que je me l’étais figurée, aucun sacrifice ne m’étonna et cependant, vous le savez, ma Mère chérie, mes premiers pas ont rencontré plus d’épines que (de) roses!… Oui, la souffrance m’a tendu les bras et je m’y suis jetée avec amour… Ce que je venais faire au Carmel, je l’ai déclaré aux pieds de Jésus-Hostie, dans l’examen qui précéda ma profession : « je suis venue pour sauver les âmes et surtout afin de prier pour les prêtres. » Lorsqu’on veut atteindre un but, il faut en prendre les moyens ; Jésus me fit comprendre que c’était par la croix qu’Il voulait me donner des âmes et mon attrait pour la souffrance grandit à mesure que la souffrance augmentait. Pendant cinq années cette voie fut la mienne ; mais [70r°] à l’extérieur, rien ne traduisait ma souffrance d’autant plus douloureuse que j’étais seule à la connaître. Ah ! quelle surprise à la fin du monde nous aurons en lisant l’histoire des âmes!… Qu’il y aura de personnes étonnées en voyant la voie par laquelle la mienne a été conduite… (extrait de l'Histoire d'une Ame).

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« Une petite Voie bien droite »

Animée par un fort désir de sainteté, Thérèse s’est heurtée aux diverses manifestations de sa faiblesse. Pour être une sainte, ne faut-il pas être parfaite ? Or Thérèse se savait faible par rapport à son orgueil. Pour être une sainte Carmélite, ne faut-il pas avoir des grâces mystiques un peu extraordinaire ? Or la prière de Thérèse était habituellement aride et sèche. Pour atteindre la sainteté, ne faut-il pas avoir une totale maîtrise de ses émotions ? Or Thérèse était parfois submergée par sa sensibilité très vive. Alors se décourager ? Ce n’était pas son genre ! Elle pria, chercha et comprit. « Vous le savez, ma Mère, j’ai toujours désiré d’être une sainte, mais hélas ! j’ai toujours constaté, lorsque je me suis comparée aux saints, qu’il y a entre eux et moi la même différence qui existe entre une montagne dont le sommet se perd dans les cieux et le grain de sable obscur foulé sous les pieds des passants ; au lieu de me décourager, je me suis dit : le Bon Dieu ne saurait inspirer des désirs irréalisables, je puis donc malgré ma petitesse aspirer à la sainteté ; me grandir, c’est impossible, je dois me supporter telle que je suis avec toutes mes imperfections ; mais je veux chercher le moyen d’aller au Ciel par une petite voie bien droite, bien courte, une petite voie toute nouvelle. Nous sommes dans un siècle d’inventions maintenant ce n’est plus la peine de gravir les marches d’un escalier, chez les riches un ascenseur le remplace avantageusement. Moi je voudrais aussi trouver un ascenseur pour m’élever jusqu’à Jésus, car je suis trop petite pour monter le rude escalier de la perfection. Alors j’ai recherché dans les livres saints l’indication de l’ascenseur, objet de mon désir et j’ai lu ces mots sortis de la bouche de la Sagesse Eternelle : Si quelqu’un est TOUT PETIT qu’il vienne à moi » (Pr 9,4). Alors je suis venue, devinant que j’avais trouvé ce que je cherchais et voulant savoir, ô mon Dieu ! ce que vous feriez au tout petit qui répondrait à votre appel j’ai continué mes recherches et voici ce que j’ai trouvé : « Comme une mère caresse son enfant, ainsi je vous consolerai, je vous porterai sur mon sein et je vous balancerai sur mes genoux ! » (Is 66,12-13) Ah ! jamais paroles plus tendres, plus mélodieuses, ne sont venues réjouir mon âme, l’ascenseur qui doit m’élever jusqu’au Ciel, ce sont vos bras, ô Jésus ! Pour cela je n’ai pas besoin de grandir, au contraire il faut que je reste petite, que je le devienne de plus en plus. O mon Dieu, vous avez dépassé mon attente et moi je veux « chanter vos miséricordes. (Ps 89,2) » (Ms C, 3r) Nous sommes là au cœur des grandes intuitions spirituelles de Thérèse. Elle y découvre son chemin de sainteté qui peut être aussi le nôtre. Ainsi l’exigence de Dieu se révèle-t-elle faite de compréhension et de tendresse. Comment ce chemin de sainteté peut-il être le nôtre ? Écoutons Thérèse exhorter Sœur Marie de la Trinité, sa novice, à s’y engager. « Vous me faites penser au tout petit enfant qui commence à se tenir debout, mais ne sait pas encore marcher. Voulant absolument atteindre le haut d’un escalier pour retrouver sa maman, il lève son petit pied afin de monter la première marche. Peine inutile ! il retombe toujours sans pouvoir avancer. Eh bien, consentez à être ce petit enfant ; par la pratique de toutes les vertus, levez toujours votre petit pied pour gravir l’escalier de la sainteté. Vous n’arriverez même pas à monter la première marche, mais le bon Dieu ne demande de vous que la bonne volonté. Du haut de cet escalier, il vous regarde avec amour. Bientôt, vaincu par vos efforts inutiles, il descendra lui-même, et, vous prenant dans ses bras, vous emportera pour toujours dans son Royaume où vous ne le quitterez plus. Mais si vous cessez de lever votre petit pied, il vous laissera longtemps sur la terre. » (CRM 84-85) Elle écrit à un jeune prêtre qui se prépare à partir pour l’Afrique, l’abbé Bellière. " Ah ! mon cher petit Frère, depuis qu’il m’a été donné de comprendre aussi l’amour du Cœur de Jésus, je vous avoue qu’il a chassé de mon cœur toute crainte (1 Jn 4,18). Le souvenir de mes fautes m’humilie, me porte à ne jamais m’appuyer sur ma force qui n’est que faiblesse, mais plus encore ce souvenir me parle de miséricorde et d’amour. Comment lorsqu’on jette ses fautes avec une confiance toute filiale dans le brasier dévorant de l’Amour, comment ne seraient-elles pas consumées sans retour ? Je sais qu’il y a des saints qui passèrent leur vie a pratiquer d’étonnantes mortifications pour expier leurs péchés ; mais que voulez-vous, « il y a plusieurs demeures dans la maison du Père Céleste » (Jn 14,2), Jésus l’a dit et c’est pour cela que je suis la voie qu’Il me trace. Je tâche de ne plus m’occuper de moi-même en rien, et ce que Jésus daigne opérer en mon âme je le lui abandonne. « (LT 247) » Tous les filets des chasseurs ne sauraient l’effrayer car : « C’est en vain que l’on jette le filet devant les yeux de ceux qui ont des ailes » (Proverbes) Plus tard, sans doute, le temps où je suis me paraîtra encore rempli d’imperfections, mais maintenant je ne m’étonne plus de rien, je ne me fais pas de peine en voyant que je suis la faiblesse même, (2 Co 12,5) au contraire c’est en elle que je me glorifie et je m’attends chaque jour à découvrir en moi de nouvelles imperfections. " (Ms C, 15r) (Texte extrait du Site du Carmel de France)

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Thérèse rédige l'Histoire d'une Ame

Au Carmel, elle s’engage sur le chemin de perfection tracé par la Mère fondatrice, Thérèse de Jésus, avec une ferveur et une fidélité authentiques, par l’accomplissement des divers services communautaires qui lui sont confiés. Éclairée par la Parole de Dieu, éprouvée très vivement par la maladie de son père bien-aimé, Louis Martin, qui meurt le 29 juillet 1894, elle avance vers la sainteté, inspirée par la lecture de l’Évangile, plaçant au centre de tout l’amour. Dans ses manuscrits autobiographiques, Thérèse nous a laissé non seulement les souvenirs de son enfance et de son adolescence, mais aussi le portrait de son âme, la description de ses expériences les plus intimes. Elle découvre et communique aux novices qui lui sont confiées la petite voie de l’enfance spirituelle ; elle reçoit comme un don spécial la charge d’accompagner par le sacrifice et la prière deux « frères missionnaires ». Elle pénètre toujours plus le mystère de l’Église et sent croître en elle sa vocation apostolique et missionnaire, pour attirer tout le monde à sa suite, saisie par l’amour du Christ, son unique Époux. Le 9 juin 1895, en la fête de la Très Sainte Trinité, elle s’offre en victime d’holocauste à l’Amour miséricordieux de Dieu. Elle rédige alors le premier manuscrit autobiographique qu’elle remet à Mère Agnès le jour de sa fête, le 21 janvier 1896.

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« J'entre dans la Vie »

Le 3 avril 1896, dans la nuit entre le jeudi et le vendredi saints, elle souffre d’une hémoptysie, première manifestation de la maladie qui la conduira à sa mort et qu’elle accueille comme une mystérieuse visite de l’Époux divin. Elle entre alors dans une épreuve de la foi qui durera jusqu’à sa mort et dont elle donnera un témoignage bouleversant dans ses écrits. Au mois de septembre, elle achève le manuscrit B qui illustre de manière impressionnante la maturité dans la sainteté à laquelle elle est parvenue, en particulier par la découverte de sa vocation au coeur de l’Eglise. Alors que sa santé se dégrade et que le temps de l’épreuve se poursuit, elle commence au mois de juin le manuscrit C dédié à Mère Marie de Gonzague ; de nouvelles grâces l’amènent à une plus haute perfection et elle découvre de nouvelles lumières pour la diffusion de son message dans l’Église au profit des âmes qui suivront sa voie. Le 8 juillet, elle est transférée à l’infirmerie. Ses soeurs et d’autres religieuses recueillent ses paroles, tandis que s’intensifient ses souffrances et ses épreuves, supportées avec patience, jusqu’à sa mort dans l’après-midi du 30 septembre 1897. « Je ne meurs pas, j’entre dans la vie », avait-elle écrit à son frère spirituel missionnaire, l’Abbé M. Bellier. Ses dernières paroles, « Mon Dieu..., je vous aime ! », scellent une existence qui s’éteint sur la terre à l’âge de vingt-quatre ans pour entrer, suivant son désir, dans une phase nouvelle de présence apostolique en faveur des âmes, dans la communion des saints, pour répandre une pluie de roses sur le monde. Elle fut canonisée par Pie XI le 17 mai 1925 et proclamée Patronne universelle des missions, en même temps que saint François Xavier, par le même Pape, le 14 décembre 1927.

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Les reliques de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

par Mgr Bernard Lagoutte, Recteur de la Basilique de Lisieux

La source du mouvement de vénération des reliques de sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face a commencé au cimetière de Lisieux peu de temps après sa mort, le 30 septembre 1897. Au Carmel, après le décès des sœurs, une notice nécrologique était rédigée et envoyée aux Amis du monastère. Celle de Thérèse de l'Enfant-Jésus fut composée à partir des trois manuscrits autobiographiques qu'elle avait rédigés par obéissance. Son succès entraîna la première édition de l'Histoire d'une âme, parue le 30 septembre 1898, à 2000 exemplaires, suivie d'une seconde édition en mai 1899 ; 6000 exemplaires en 1900. Les traductions suivirent, d'abord en anglais, en 1901, puis dans les quatre années suivantes, en huit langues. Très vite, les lecteurs de l'Histoire d'une Âme viennent à Lisieux en pèlerinage sur la tombe de Thérèse. Ils écrivent au Carmel pour demander des reliques. Le mouvement va grandissant : un cortège de pèlerins ne cesse de se déplacer chaque jour, montant depuis la gare avec un relais continuel de fiacres vers la tombe, jusque sur les hauteurs de la ville. Des miracles y ont lieu, dont la guérison, le 26 mai 1908, d'une petite fille aveugle, âgée de 4 ans, Reine Fouquet, d'un milieu modeste, que sa mère était allée porter, la veille, sur la tombe. Ce miracle fait beaucoup de bruit. Les pèlerinages sur la tombe sont alors de plus en plus nombreux ; on y prie les bras en croix, on y laisse des lettres, des photographies ; on apporte des fleurs, on dépose des ex-votos : béquilles, cannes, appareils en tous genres (cf. Guide du pèlerin, Descouvemont, p. 44), on allume des cierges… De grands pèlerinages s'organisent. Le corps de Thérèse est exhumé au cimetière de Lisieux le 6 septembre 1910, en présence de l'évêque et de quelques centaines de personnes. Les restes sont déposés dans un cercueil de plomb et transférés dans un autre caveau. Une deuxième exhumation a lieu les 9-10 août 1917. Le 26 mars 1923, a lieu la translation solennelle du cercueil depuis le cimetière jusqu'à la chapelle du Carmel. La béatification de Thérèse aura lieu à Rome le 29 avril 1923. La canonisation a lieu à Rome le 17 mai 1925. A Lisieux, le 30 septembre 1925, le légat du Pape, le cardinal Vico, vient s'agenouiller devant la châsse entrouverte où repose le corps de Thérèse, pour y déposer une rose d'or dans la main du gisant, réalisé en 1920 par le moine Marie-Bernard, de la Trappe de Soligny. Mais comment expliquer cet " ouragan de gloire " qui, en un quart de siècle, fait connaître au monde entier cette jeune fille morte à 24 ans et 8 mois ? (Extrait du Site du Sanctuaire de Lisieux)

Les reliques de Sainte Thérèse à travers le monde

Partout, avec des manifestations diverses, à travers le reliquaire, c'est Thérèse qui est accueillie. Des milliers de kilomètres sont parcourus. Que cherchent-elles ces foules qui viennent de partout, non seulement catholiques, mais aussi venant de diverses Églises chrétiennes, de personnes appartenant à diverses religions (notamment l'Islam) ? qui cherchent-elles ? "L'outil marketing médiatique" (comme le nomme un professionnel du tourisme) est pourtant bien pauvre, malgré la beauté du coffret offert par le Brésil et sa coque protectrice en plexiglas. Les foules manifestent un enthousiasme bon enfant mais n'ont pas une attitude magique. Elles touchent le reliquaire, le fêtent tantôt dans un recueillement silencieux, tantôt avec les signes de la fête, la joie, les fleurs, les applaudissements, les feux d'artifice, les chants, les orchestres, mais elles manifestent surtout prière, vénération, émotion. Elles viennent participer à l'Eucharistie, à la louange. Elles accomplissent les démarches pénitentielles, reçoivent le sacrement de la Réconciliation, vivent de longs moments de prière… Elles cherchent à connaître Thérèse, à lire ses œuvres, à se procurer des images et des médailles qui la représentent. La vénération des reliques est certainement une expérience du croyant devant le sacré (une musulmane au Liban : " c'est une bénédiction de Dieu "). Elle établit une communication avec Dieu. L'important est donc d'éclairer ce qu'elles signifient. (Extrait du Site du Sanctuaire de Lisieux)

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Prière pour demander des grâces par l’intercession de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus

Dieu Notre Père, tu accueilles près de Toi, ceux qui, en ce monde, te servent fidèlement : nous invoquons Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus à cause de son amour pour Toi. Sa filiale confiance lui faisait espérer « que Tu ferais sa volonté au Ciel puisqu’elle avait toujours fait la tienne sur la terre ». Je Te supplie d’exaucer la prière que je t’adresse avec foi en me confiant à son intercession.

Seigneur Jésus, Fils unique de Dieu et notre Sauveur, souviens-toi que Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus consuma sa vie ici-bas pour le salut des âmes et voulut « passer son Ciel à faire du bien sur la terre » : parce qu’elle fut ton épouse bien-aimée, passionnée pour ta gloire, nous la prions. Je m’en remets à Toi, afin d’obtenir les grâces que j’implore en me confiant à son intercession.

Je vous salue Marie

Esprit-Saint, source de toute grâce et de tout amour, c’est par ton action que Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus fut comblée de prévenances divines et y répondit avec une parfaite fidélité. Maintenant qu’elle intercède pour nous, et ne veut prendre aucun repos jusqu’à la fin des temps , nous l’implorons. Je te demande d’inspirer et d’écouter ma prière, afin que me soit accordée la faveur confiée à son intercession.

Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit

Ô Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, vois la confiance que je mets en toi et accueille mes intentions. Intercède pour moi auprès de la Vierge Marie qui vint te sourire au moment de l’épreuve. Regarde aussi tous ceux qui peinent et qui souffrent et tous ceux qui te prient : je m’unis à eux comme à des sœurs et à des frères. A travers les grâces que nous demandons si telle est la volonté du Seigneur, donne-nous d’être fortifiés dans la Foi, l’Espérance et l’Amour sur le chemin de la vie, et d’être aidés au moment de la mort, afin de passer de ce monde dans la paix du Père et de connaître l’éternité de joie des enfants de Dieu. Amen !

Pour approfondir

voir le site du Carmel de France

http://www.carmel.asso.fr/Therese-de-Lisieux.html

Site de la Maison Natale de Sainte Thérèse à Alençon

http://www.maisondetherese.com/la-maison-de-therese.html

Site du Sanctuaire de Lisieux

http://therese-de-lisieux.cef.fr

Notre Père

"Dans le coeur de l'Eglise ma Mère, je serais l'amour"

19 octobre 2015

Neuvaine avec sainte Thérèse et ses parents Louis et Zélie Martin

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Neuvaine avec sainte Thérèse et ses parents Louis et Zélie Martin

« Le Bon Dieu m'a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre » ( L.T.261)

Prière du Chemin de Marie

Ne craignons pas d'être aujourd'hui des enfants de Dieu responsables. Que par l'action de l'Esprit Saint nos «oui» soient actions dans le monde d'aujourd'hui. Que nos familles reconnaissent l'importance de la fidélité et de la confiance dans la venue de Notre Seigneur Jésus, Christ hier, aujourd'hui et demain. Que chaque pensée de nos cœurs soit tournée dans le pardon et la miséricorde vers la Maison du Père. Que debout dans l'espérance en présence de la Vierge Marie nous choisissions le Chemin de la Vie. Que la voie d'enfance nous soit donnée par sainte Thérèse de Lisieux et ses parents Monsieur et Madame Martin. Que par le Père, le Fils, et le Saint-Esprit, la grâce de la Vierge Marie, saint Joseph, la présence de la Cour Céleste et la Communion des Saints, nous soyons toujours appelés à la sainteté. Amen.

Imprimatur, Malines, 4 août 2001
Chanoine E.Van Billoen, vic.gén.

 

Neuf jours avec sainte Thérèse et ses parents Louis et Zélie Martin

Avant propos

Il nous a été donné de découvrir la beauté d'un nid familial, celui de la famille de Monsieur et Madame Martin et de leurs neuf enfants. Voici une neuvaine de prières en leurs compagnies. Laissons- nous porter d'une façon très filiale par cette famille exceptionnelle. Puissions-nous recevoir au cours de cette démarche de neuvaine, la fidélité qui était celle de la famille Martin à rythmer le temps de nos vies avec celui de l'Amour. Trouvons dans nos demandes adressées aux petits frères de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, la force pour accompagner nos prêtres et séminaristes dans le monde d'aujourd'hui. Dans nos demandes adressées aux sœurs et frères de sainte Thérèse, trouvons l'audace du témoignage afin de défendre la beauté de la famille dans le monde d'aujourd'hui. Puissions-nous nous reposer dans la découverte de la liturgie de la famille qui était si chère à Monsieur Martin et à Madame Martin. Cette liturgie quotidienne était celle de la mémoire familiale, celle de la transmission et de la fidélité à l'image de l'enseignement de sainte Anne à la Vierge Marie et ce dans une humilité proche de saint François d'Assise. Oui comme l'inspire la couverture de ce livret, puissions-nous nous laisser entraîner dans la paix et dans la confiance sur l'océan de l'Amour, vers les eaux tranquilles, profondes et nourricières de la Miséricorde du Père. Demandons à Notre Père, à Notre Seigneur Jésus Christ, à la Vierge Marie, à Saint Joseph, à sainte Anne, les guérisons nécessaires pour que soit reconnue la sainteté de la famille de sainte Thérèse de Lisieux. N'hésitons pas à nous confier à la Divine Volonté comme des pierres vivantes du Rosaire de nos vies.

Introduction

« Dieu créa l'homme à son image, à l'image de Dieu Il la créa, homme et femme, Il les créa » (Gen. 1-27)

Quelle joie doit être la nôtre de faire mémoire journalière de la création qui nous entoure. N'hésitons pas à chanter l'hymne de l'univers : « Toutes les oeuvres du Seigneur bénissez le Seigneur, à lui haute gloire et louange éternelle » (Dn. 3). Nos chemins de la terre élèvent et descendent, s'éclairent et s'obscurcissent, que ce soit dans l'humidité ou l'aridité, dans le brouillard ou le feu. Tout ici concourt à établir un hymne à la création. Louis Martin décrivait à ses enfants les profondes vallées et les cimes majestueuses des paysages qu'il aimait. Avec sa petite reine Thérèse, il contemplait toute la Création, jusqu'aux cyprès et le ciel d'Italie. En bon père de famille, il conduit encore aujourd'hui vers le clapotis des rivières, à l'écoute des chants d'oiseaux qui nous parlent de la terre. Louis Martin nous entraîne au bord des étendues marines où se mêlent le ciel, l'embrun et la mer. Avec Thérèse qui lisait dans les étoiles l'éclat de Dieu, qui connaissait les moineaux comme les aigles, les neiges comme les parfums des pollens, les pierres du Colisée, les couleurs de la terre et celles des vergers. Ainsi, dans le crépuscule des jours comme dans celui des aurores de Normandie, Louis Martin orchestrait en une musique familiale, l'ode de Dieu. Il chantait chaque soir et déclamait le poème du créateur pour sa famille réunie. Et Zélie Martin qui avait compris la beauté secrète d'un cristal de neige, la restituait dans ses points de dentelle pour composer la fresque des temps de fêtes et des souvenirs. A notre tour sachons rythmer pour nos enfants, le temps des saisons et les temps de vie comme celui des petites morts. Puissions nous lever les mains pour louer Dieu dans la création et le remercier. Avec Louis et Zélie Martin redécouvrons le sens profond de la vie porteur de l'essence divine. Oui, retrouvons le désir de la vie.: « Saint immortel, prends pitié de nous. A Toi Dieu, donateur de vie, purifie-nous de toute souillure, Toi qui es bonté » (liturgie des vêpres).

Prières pour chaque jour de la neuvaine

A Louis et à Zélie Martin parents de sainte Thérèse de Lisieux, de Marie, Pauline, Léonie, Hélène, Louis Joseph, Louis Jean Baptiste, Céline et Mélanie:

« Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin dont le couple fut fidèlement unis, donnant le témoignage d'une vie chrétienne exemplaire, par l'exercice du devoir d'état et la pratique des vertus évangéliques. Dans l'éducation d'une famille nombreuse, à travers les épreuves, les deuils et la souffrance, ils ont manifesté généreusement leur confiance en Toi, leurs soumissions à Ta volonté. Daigne, Seigneur, faire connaître les grâces que je sollicite, dans l'espérance que le père et la mère de sainte Thérèse de l'Enfant Jésus pourront un jour être proposés en modèles aux familles d'aujourd'hui. Amen. » Notre Père, Je Vous salue Marie.

Premier jour

La Rencontre, le temps de Dieu

« N'oubliez jamais Celui que l'Amour a fait mourir pour vous. Mais vous ne l'aimerez que vous saurez souffrir en silence. Le préférer à la créature et l'éternité du temps. » (sainte Marguerite Marie à Paray le Monial).

Prière à l'Esprit -Saint : L'esprit et l'Epouse disent: «Viens»: que vienne ta grâce, que ce monde passe et tu seras tout en tous. Que celui qui entend dise: «Viens», que celui qui a soif vienne, que celui qui le veut reçoive de l'eau vive gratuitement. Celui qui atteste cela, dit: «Oui, je viens bientôt». Amen. Viens Seigneur Jésus, maranatha.

Psaume 23

Le Seigneur est mon berger: je ne manque de rien. Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles et me fait revivre; Il me conduit par le juste chemin, pour l'honneur de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun mal, car Tu es avec moi: ton bâton me guide et me rassure. Tu prépares la table pour moi devant mes ennemis; Tu répands le parfum sur ma tête, ma coupe est débordante. Grâce et bonheur m'accompagnent tous les jours de ma vie; J'habiterai la maison du seigneur pour la durée de mes jours.

Réflexion : Dieu ne sèmerait pas un désir en nous s'Il ne voulait qu'il s'accomplisse. En effet le désir de l'Esprit habitait Louis et Zélie Martin, celui de choisir la vie consacrée et du don total. Pourtant les portes espérées ne se sont pas ouvertes devant eux pour une vie monastique. Dieu leur préférait, dans son plan divin, un autre temps, une autre entrée, une autre porte. Rappelons-nous l'engagement entre Tobie et Sarah: «Désormais tu es mon frère et elle est ta soeur. Elle t'est donnée à partir d'aujourd'hui pour toujours» ( Tob.7-11). Il n'est jamais bon en effet que nos actions s'inscrivent dans la seule volonté de les voir aboutir. Voilà pourquoi nous devons nous inscrire à l'école de la patience et accepter de nous laisser modeler en nous laissant porter par la seule Volonté de l'Esprit. La Divine Volonté, voilà ce qui est important. A travers les points de dentelles de Zélie Martin, le temps des horloges de Louis Martin, laissons les parents de sainte Thérèse nous ramener à notre temps terrestre, là où nous sommes pour aimer. Relisons le texte que Monsieur Martin adressait à Zélie : « Le lien qui constitue ce sacrement est indépendant de sa consommation. Nous avons une preuve éclatante de cette vérité dans la Sainte Vierge et Saint Joseph qui, bien que véritablement mariés, ont gardé une continence perpétuelle. Ces illustres époux ont eu pour imitateurs plusieurs saints vivants vierges dans le mariage, se bornant à l'union pure du coeur, renonçant d'un commun consentement au commerce charnel qui leur était permis. Ces mariages avaient tout l'essentiel nécessaire à leur validité, ils avaient même ces avantages sur les autres de représenter d'une manière plus parfaite l'union chaste toute spirituelle de Jésus Christ avec son Eglise ». Comprendre et accompagner le désir spirituel des époux Martin à vivre de la sainteté, nous renvoie au fait qu' à la lumière de l'Esprit, la fécondité du couple s'incarne souvent au-delà du désert : « Là ils se mirent à penser qu'ils n'avaient pas seulement à acquérir la sainteté, mais aussi, en s'adjoignant des compagnons nouveaux , à développer l'ordre que Notre Dame avait commencé par eux » (ordre des Servites). Dieu Notre Père, apprends-nous à compter ton temps et non pas le nôtre si souvent encombré par nos désirs de la terre. Que nos rencontres et nos choix d'amour se lisent dans Ta seule Présence.

Demande: Que Louis et Zélie Martin nous apportent le don de l'attente pour accueillir l'Esprit de Dieu. Monsieur et Madame Martin, apprenez-nous à faire mémoire du don de l'Esprit.

Prières du jour: Notre Père, Ave Maria, Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin...

Deuxième jour

Les fruits de l'Esprit

« Le Seigneur m'a donné des parents plus dignes du ciel que de la terre » (sainte Thérèse de l'Enfant Jésus).

Prière à l'Esprit -Saint: « O Feu consumant, Esprit d'amour, survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme comme une incarnation du Verbe; que je lui sois une humanité du surcroît, en laquelle il renouvelle tout son mystère. Et vous, ô Père, penchez-vous vers votre pauvre petite créature, couvrez-la de votre ombre, ne voyez en elle que le Bien Aimé en lequel vous avez mis toutes vos complaisances ». (Bienheureuse Elisabeth de la Trinité)

Psaume 21

Seigneur, Ta Force réjouit le roi; Combien Ton Salut le comble d'allégresse Tu lui as accordé le désir de son coeur, Tu n'as point refusé le souhait de ses lèvres car tu l'as prévenu de bénédictions de choix, Tu as mis sur sa tête une couronne d'or fin; Tu lui as accordé la vie qu'il demandait, longueur de jours, encore et à jamais. Grande gloire lui fait ton salut, Tu as mis sur lui le faste et l'éclat; oui, tu l'établis en bénédictions pour toujours, Tu le réjouis de bonheur près de ta face.

Réflexion: Le « Oui » donné dans le souffle de l'Esprit correspond à un engagement sur le chemin de la confiance et de l'abandon, si cher à sainte Thérèse: « Seigneur que Ta volonté se fasse et non la mienne ». Effectivement, à l'écoute de l'Esprit, il nous sera plus facile dans le tumulte du monde, de discerner l'appel à la sainteté. Ce chemin particulier  peut s'avérer rebutant, aride, voire désertique quand il ne se nourrit pas de la pratique des sacrements, de l'Eucharistie. A chaque pratique recommencée, on retrouve l'échos de la voix d'Osée si proche de nous encore aujourd'hui: « Je te fiance à moi à jamais par la justice et le droit, par la grâce et la miséricorde. Je te fiance à moi par la fidélité et toi tu connaîtras le Seigneur » (Osée 2, 21-22). L'espérance est un moteur, une dynamique, pour ceux qui se reconnaissent vivants: « L'Esprit te couvre de son ombre, tu accueilles en toi la rosée du ciel, déjà les temps sont accomplis. Au loin blanchissent les moissons de ceux qui traversent le Jourdain, terre d'Israël » (Chroniques). Louis et Zélie Martin connaissaient le chant de l'Esprit et ils reconnaissaient les parfums de l'aurore. Ils ont, depuis toujours, désirer consacrer leur union en mémoire de Tobbie et Sarah: « Tobbie se lève du lit et dit à Sarah: Debout ma soeur. Il faut prier tous deux et recourir à Notre Seigneur pour obtenir sa grâce et sa protection. Elle se leva et ils se mirent à prier pour obtenir d'être protégés. » (Tobbie 8). Voila pourquoi il est important que la construction de nos familles de la terre se réalise à l'image de l'humanité du Père, celle de la famille de Nazareth, celle de saintes familles. Nous sommes tous appelés à être des architectes de l'espérance et de l'amour : « Comme un jeune homme épouse une vierge, ton architecte t'épousera et comme le mari se réjouit de son épouse, ton Dieu se réjouira de toi » (Is 62-5). A travers cette douce relation établie avec Notre Père, sainte Thérèse peut nous rassurer sur notre vocation de parents. Comme le dit la Vierge Marie : « Familles ne vous laissez pas détruire ». Que Louis et Zélie Martin nous enseignent le « Oui » afin que nous parvenions à construire. Par ce « Oui » donné, puissions nous devenir des enfants prodigues. Donnons la vie pour que la vie nous soit donnée.

Demande: Louis et Zélie Martin, puisque dans l'incarnation de votre amour vous confirmez votre désir de la conception pour chacun de vos enfants, aidez-nous à obtenir cette grâce du repos dans la vie donnée du Père. Puissions-nous Lui consacrer tous nos actes de vie et nos dons d'amour.

Prière quotidienne: Notre père, Ave Maria, Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin...

Troisième jour

L'épreuve et la maladie

« Venez à moi vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau » (Math.11-28)

Prière à l'Esprit Saint : Parlez, Saint-Esprit, pour faire une fontaine en mon coeur, dont l'eau pure et salutaire sauve le plus grand pêcheur guérit le plus incurable en lui dessillant les yeux, et pardonne au plus coupable en rejaillissant aux cieux. Pire que la Madeleine, que Lazare au tombeau et que la Samaritaine, je vous demande cette eau; j'en veux boire, j'en demande, J'en sais le don précieux; Plus cette faveur est grande, plus vous serez glorieux. Soutenez mon impuissance, je suis un roseau vivant. Arrêtez mon inconstance, je change plus que le vent. Dissipez mon ignorance, je suis un aveugle né. (saint Louis Marie Grignon de Montfort).

Psaume 41

Heureux qui pense au pauvre et au faible; au jour de malheur le Seigneur le délivre; le Seigneur le garde, Il lui rend vie et bonheur sur terre: Il ne le livre pas à l'appétit de ses ennemis, le Seigneur le soutient sur son lit de douleur; Tu refais tout entière la couche où il languit. Moi j'ai dit : « Pitié pour moi, Seigneur, guéris mon âme, car j'ai péché contre toi ». Mes ennemis parlant de moi me malmènent: « Quand va-t-il mourir et son nom périr? » Vient-on me voir, on dit des paroles en l'air, le coeur plein de malices, on déblatère en dehors. Mais toi Seigneur, pitié pour moi, fais-moi lever, je les paierai de leur dû, ces gens: par là, je connaîtrai que tu es mon ami, si l'ennemi ne lance plus contre moi son cri; et moi, que tu soutiens, je resterai indemne, Tu m'auras à jamais établi devant Ta Face. Béni soit Seigneur, le Dieu d'Israël, depuis toujours jusqu'à toujours. Amen.

Réflexion: Aux Buissonnets, la Vierge au Sourire nous appelle et nous invite à comprendre que son sourire, que tout sourire est accueil et source de guérison. A l'école de sainte Thérèse, reconnaissons le vrai sourire dans l'épreuve comme dans la maladie loin du repli sur soi, loin du discours négatif : « Pourquoi cela m'arrive-t-il? », qui dessèche toute espérance. Zélie Martin jusqu'au bout de sa vie a porté son épreuve. Elle l'a conduite aux pieds de la Vierge Marie à Lourdes au-delà de la maladie et de la souffrance. Elle pratiqua l'espérance par-dessus tout. A Lisieux, Louis Martin a déposé son chemin de croix sur l'autel de pierre comme un  holocauste d'amour. Les époux ont choisi de se tenir au pied de la croix en enfants fidèles et dans la compassion car ils savaient, fidèles à l'école de sainte Bernadette, qu'ils ne seraient par heureux en ce monde mais dans l'autre. A notre tour, nous devons comprendre que toute notre existence, quelles que soient les épreuves qui la composent,  peut devenir et doit devenir une offrande. Mais comment réussir à trouver ce passage entre l'ombre à la lumière? Ecoutons saint Pierre Chrysologue: « Offre à Dieu ta vie, l'oblation du jeûne pour qu'il y ait là une offrande pure, un sacrifice saint, une victime vivante qui insiste en ta faveur et qui soit donnée à Dieu. Celui qui ne lui donnera pas cela n'aura pas d'excuse, parce que on a toujours soi-même à offrir. Mais pour que ces dont soient agrées, il faut que vienne ensuite la miséricorde. Le jeûne ne porte pas de fruit s'il n'est pas arrosé par la miséricorde. Car ce que tu n'abandonnes pas à autrui tu ne l'auras pas ». Les épreuves de famille, la maladie, les déceptions professionnelles nous guettent et nous menacent régulièrement. Tout peut nous sembler démesuré et injuste quand un cataclysme ébranle nos vies ou notre entourage. Mais quoiqu'il nous arrive, sachons demeurer dans le juste discernement, le juste état d'âme. Demeurons toujours dans l'écoute de l'autre. Maintenons intact notre capacité à donner, à offrir, même si Dieu nous semble reprendre ce qu'il a donné dans une relation amoureuse mystérieuse. L'offrande de nous-mêmes doit être notre idéal de vie soutenu par la Charité, grande vertu théologale. Louis et Zélie Martin ont tout donné. Ils ont tout offert, sans distinction. Toujours ils ont semé pour faire grandir dans la Patrie Céleste. Sommes-nous capables de semer et d'attendre la récolte avec patience et humilité ? Accepter d'être dans la main du Père comme un petit enfant, n'est-ce pas déjà accepter Sa Bénédiction ?

Demande: Louis et Zélie Martin permettez-nous d'avoir accès à une compréhension de l'amour au sein même de nos épreuves et maladies. Intercédez pour nous afin que dans l'offrande de toute épreuve, nous devenions les porteurs d'eau qui nettoient les plaies de Celui qui a tout donné par amour.

Prière quotidienne: Notre Père, Ave Maria, Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin...

Quatrième jour

Eclatement de la famille

« Soyez entre vous plein de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns les autres comme Dieu vous a pardonné dans le Christ. Oui, cherchez à imiter Dieu puisque vous êtes ses enfants bien aimés » (He).

Prière à l'Esprit- Saint :« O Feu de l'Esprit paraclet, vie de la vie de toute créature, tu es saint, toi qui vivifies les formes. Tu es saint, toi qui couvres de baume les dangereuses fractures, tu es saint, toi qui panses les fétides blessures. O souffle de sainteté, ô feu de charité, ô douce saveur dans les coeurs, et pluie dans les âmes, odorante de vertus. O très pure fontaine où l'on voit Dieu assembler les étrangers et rechercher les égarés. O cuirasse de la vie, espoir de l'union de tous les hommes, retraite de la beauté, sauve les êtres. Garde ceux qu'emprisonne l'ennemi et délivre ceux qui sont enchaînés, ceux que veut sauver la divine puissance ». (sainte Hildegarde)

Psaume 132

Oui, il est bon, il est doux pour des frères de vivre ensemble et d'être unis. On dirait un baume précieux, un parfum sur la tête, qui descend sur la barbe, la barbe d'Aaron, qui descend sur le bord de son vêtement. On dirait la rosée d'Hermon qui descend sur les collines de Sion. C'est là que le Seigneur envoie la bénédiction, la vie pour toujours.

Psaume 133

Vous tous, bénissez le Seigneur, vous qui servez le Seigneur, qui veillez dans la maison du Seigneur au long des nuits. Levez les mains vers le sanctuaire, et bénissez le Seigneur, que le Seigneur te bénisse de Sion, Lui qui a fait le ciel et la terre.

Réflexion: Tout évènement de la vie peut servir de fondation pour établir une famille dans le ciel. Par exemple ceux qui nous quittent, nos défunts, peuvent nous préparer un chemin. N'oublions jamais la belle prière pour les âmes de nos défunts. Ils ont tant besoin de nous. Que dire également de nos familles divorcées, ces effritements de l'alliance quand celles-ci  construisent un veau d'or?  Dans la mémoire de ce que nous dit l'Evangile « C'est par tes blessures Jésus que nous serons guéris » pensons d'une façon positive à toutes les formes de blessures d'amour et plaçons-nous en situation d'accueil et non de rejet. Il se peut que nous soyons amenés à vivre une séparation pour accéder à d'autres relations plus enrichissantes pour nous-mêmes et automatiquement pour les autres. Les petits frères de Thérèse n'étaient-ils pas des anges du ciel pour leur famille de la terre ? Thérèse elle-même nous apprend dans P. N. 16. 5: « Lève les yeux vers la céleste Patrie et tu verras sur des trônes d'honneur un père aimé, une mère chérie auxquels tu dois ton immense bonheur. » Donc nous pouvons établir des relais dès ce monde à condition de le vouloir : «  Ecoute ma voix. Je te donne un conseil et que Dieu soit avec toi. Tu discerneras, tu feras, allège ta charge. Que d'autres la portent avec toi. Si tu faits celà , Dieu te donnera ses ordres et tu pourras tenir... Moïse écouta la voix de son beau-père et fit tout ce qu'il avait dit. » (Ex. 18, 13-27) Divorcés, nous pouvons par exemple demeurer fidèles à un sacrement donné, à un époux parti, en préservant dans l'espérance de la miséricorde, un dialogue d'amour avec notre Père des Cieux. Quel que soit notre état de séparation et dans l'attente d'être rétablis dans notre alliance avec le Père, apprenons à bénir puisque nous sommes appelés à bénir. Sachons recevoir et donner le pardon. Louis et Zélie Martin dans la fidélité à l'alliance, ont toujours accueilli la bénédiction du Père pour la transmettre dans la paix familiale, à leurs enfants et autour d'eux. Oui le ciment de l'Alliance est en nous car notre identité est en notre Père. « Ne crains pas, car je t'ai racheté. Je t'ai appelé par ton nom, tu es à moi. » (Isaïe 43, 1-5) Avec saint Jean retenons la phrase de Notre Seigneur : «  Ne murmurez pas entre vous ». Et chantons le psaume: « Voyez qu'il est bon, qu'il est doux, d'habiter en frères tous ensemble ».

Demande: Louis et Zélie Martin, apprenez-nous à faire de nos éclatements de familles, des chemins de guérison. Louis et Zélie Martin, apprenez-nous à affirmer nos « oui »  ou « non ». Que nos événements de vie soient mis dans un éclairage de vérité et de fraternité.

Prière quotidienne: Notre Père, Ave Maria, Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin...

Cinquième jour

Au-delà de toute souffrance

« Réjouissez-vous que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux, pas du  reste ». (Lc 10-20).

Prière d'action de grâce : « Marie vivant dans la pensée du Père, Marie épouse des desseins du Père; rappelle-moi dans l'enveloppement de ta présence maternelle, que j'ai été créé avec sagesse et par amour afin que je puisse dire. Rempli de reconnaissance pour un Père si infiniment bon: «Je te rends grâce Seigneur pour la merveille que je suis ». Marie visite l'instant de ma conception, je te le consacre. Je te consacre mon père et ma mère de la terre, je te consacre leur union. Je te consacre toutes les unions de la terre, pour qu'à l'image de Dieu, l'homme donne la vie avec sagesse et par amour ». (Fr. Ephraïm)

Réflexion: S'il nous est promis qu'au-delà de toute souffrance une joie éternelle nous attend, peut-on affirmer qu'il existe un début et une fin à toute souffrance? La souffrance est dans la conception même de la vie. Or si la vie est don gratuit, toute résistance faite à cette gratuité peut devenir génératrice de lutte, de doute et donc de souffrance. Nous devons choisir entre la maîtrise et l'abandon : « Lorsque la bonté divine choisit quelqu'un pour une grâce particulière ou pour un état sublime, elle lui donne tous les charismes nécessaires à sa personne ainsi qu'à sa fonction et qui augmentent fortement sa beauté spirituelle. » (saint Bernardin de Sienne). La souffrance peut être existentielle, physique ou psychologique. Et si elle peut être constitutionnelle ou réactionnelle, elle peut correspondre à un registre de vie ou de mort. Sommes-nous prêts à accompagner Notre Seigneur Jésus Christ chaque jeudi soir à Gethsémani? : « Se relevant de sa prière, il vint à ses disciples et les trouva endormis de tristesse. Il leur dit: « Qu'avez-vous à dormir? Levez-vous et priez pour ne pas entrer en tentation". (Lc 22-45). Ne soyons donc pas tentés de fuir, de nous replier, de nous aigrir, dans cette lutte contre ce qui nous semble être injuste. Toute souffrance doit être au contraire partagée, offerte à tout instant mais si cela dépasse notre compréhension terrestre. Car au-delà de toute souffrance émerge l'acceptation de la grâce, celle d'être reconnu frère en Jésus Christ, et donc d'être reconnu fils de Dieu. Si nous ne pouvons les retenir, laissons venir les larmes car elles sont toujours nourrissantes et fruit de l'Esprit. Toute forme de désir sans la souffrance peut se comprendre comme une illusion sur l'amour. La souffrance vécue et acceptée des grands Saints est ici une école à la portée de tous, mais nous ne la considérerons jamais comme une fin en soi. Si là où est notre faiblesse réside notre force, la compassion au pied de la croix n'apparaît plus comme une gratuité ou une faiblesse, mais bien comme une attente, une espérance silencieuse. Car si au pied de la croix se tenait la première Eglise, soyons nous aussi, dans cette compassion, prêts à nous laisser embraser: « Comme ils l'emmenaient, ils mirent la main sur un certain Simon de Cyrène qui revenait des champs et le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus" ( Lc 23-26).

Demande: Louis et Zélie Martin, apprenez-nous chaque jour à découvrir et à reconnaître ce triomphe de l'amour sur la souffrance encouragée par votre petite reine Thérèse. Acceptons comme vous le fîtes, de nous confier en adoption à la Vierge Marie et à saint Joseph pour obtenir toute forme de guérison. Nous vous remercions Monsieur et Madame Martin car vous nous montrer le chemin du meilleur choix et de l'acceptation de l'adoption filiale afin de vivre à Nazareth comme aux Buissonnets dans votre famille.

Prière quotidienne: Notre Père, Ave Maria, Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin...

Sixième jour

La nuit, le désert, la purification

« C'est pourquoi je vais la séduire, la conduire au désert et parler à son cœur » (Osée 14)

Prière à l'Esprit Saint : « Venez, Père des lumières, venez Dieu de Charité, formez en moi mes prières, montrez-moi la vérité, faites descendre en mon âme un charbon de votre feu qui la pénètre de flamme et la remplisse de Dieu. Venez Saint Esprit, qui faites les martyrs, les confesseurs, les apôtres, les prophètes, les grands héros, les grands coeurs, c'est Votre seule conduite que mon sauveur a suivie; afin donc que je l'imite, conduisez-moi comme lui. » (saint Louis- Marie Grignon de Montfort).

Psaume 4

Quand je crie, réponds-moi, Dieu ma justice. Toi qui me libères dans la détresse, pitié pour moi, écoute ma prière. Fils des hommes, jusqu'où irez-vous dans l'insulte à ma gloire, l'amour du néant et la course au mensonge ? Sachez que le Seigneur a mis à part son fidèle, le Seigneur entend quand je crie vers lui. Mais vous tremblez, ne pêchez pas, réfléchissez dans le secret, faites silence. Offrez les offrandes justes et faites confiance au Seigneur. Beaucoup demandent: « Qui nous fera voir le bonheur? » Sur nous, Seigneur, que s'illumine ton visage. Tu mets dans mon coeur plus de joie que toutes leurs vendanges et leurs moissons. Dans la paix moi aussi, je me couche et je dors, car Tu me donnes d'habiter, Seigneur, seul dans la confiance.

Réflexion: Nos conceptions du désert, de la solitude, de la nuit, se mêlent à celles de l'abandon, de la tristesse, de la punition. Si nous acceptons que notre temps de la terre ne soit pas celui de Dieu, alors nous pouvons mieux comprendre ces conceptions négatives. Car Notre Père ne se présente pas à nous dans les orages, les épreuves, les grandes manifestations, mais comme Elie le vécut, dans le silence et le souffle léger. N'est-ce pas dans le souffle léger quese disent les secrets ? Car Dieu donne puis Il reprend et ce dans un grand mystère d'échange d'amour. De notre côté, il arrive que quand nous donnons nous ne soyons pas compris. Parfois nous refusons de donner comme nous refusons de recevoir. Zélie Martin a tout donné et jusqu'à la mort pour ses enfants. Louis Martin a tout donné jusqu'à l'holocauste sur l'autel eucharistique. Et ces « tout » donnés sont couronnement dans le ciel. Ainsi, nos nuits de la terre, nos déserts, ne sont pas ceux du ciel. Comme le jour triomphe sans heurt des ténèbres parce qu'il sait qu'il sera vainqueur, il nous faut accepter sans violence toute nuit, tout désert, toute purification. Au Calvaire, au coup de lance, le sang et l'eau étaient fontaine jaillissante de vie. Il fallait que Dieu pleure pour que nous l'acceptions. Le coup de lance venu à la fin de l'agonie préfigurait une naissance. Il ne pouvait venir avant l'agonie qui aurait annoncé une mort. Thérèse désirait au Colisée la poussière du sang séché des martyrs. Zélie Martin a engendré dans l'épreuve physique et morale une sainte famille. Louis Martin a porté au Carmel son désir de la prêtrise et comme Moïse, après le désert, il n'a pu contempler la terre promise. Relisons ce texte de Monsieur Martin: «Dieu n'a ouvert qu'une voie pour conduire tous les hommes au bonheur qu'Il leur destine. C'est celle des contradictions et des croix. Elle est pour les princes comme pour les bergers et la foi nous apprend qu'Il n'en exempte personne. »

Demande: Louis et Zélie Martin, apprenez-nous à être simplement, pauvrement, des instruments de Dieu Comme Thérèse préparait à chaque Eucharistie la table du repas, puissions-nous dans la fidélité, inviter notre Dieu à notre table. Alors l'attente deviendra présence et nous deviendrons serviteurs.

Prière quotidienne: Notre Père, Ave Maria, Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin...

Septième jour

L'abandon dans l'espérance

« Demandez et l'on vous donnera; cherchez et vous trouverez; frappez et l'on vous ouvrira » (Math. 7, 7).

Prière à l'Esprit Saint :« Viens Esprit Saint, viens Feu d'Amour, viens Père des pauvres épris de mes blessures, Seigneur, Tu m'as choisie dès ma plus tendre enfance, et je puis m'appeler l'oeuvre de Ton amour. » (sainte Thérèse de l'Enfant Jésus)

Poème

Réjouis-toi, Jérusalem: jubilez à cause d'elle, vous tous qui l'aimez. Soyez remplis d'allégresse à cause d'elle, vous tous qui portiez son deuil. Afin que vous soyez allaités et rassasiés par son sein de consolation. Afin que vous savouriez avec délices sa mamelle de gloire. Car ainsi parle le Seigneur : Je vais faire couler vers elle la paix comme un fleuve, Et comme un torrent débordant la gloire des nations. Ses nourrissons seront portés sur les bras et caressés sur les genoux. Comme un fils que sa mère console, Moi aussi je vous consolerai. (Is. 66, 10-14)

Réflexion: A la maison de Nazareth comme à Alençon, il n'y a de place que pour une pédagogie douce et gratifiante. La douce école de la Vierge Marie comme celle de Thérèse, nous éduque dans la Sagesse et la Vérité : « La vérité vous rendra libres », libre d'aimer mais surtout libre pour reconnaître, recevoir et aimer l'amour. L'Amour nous pouvons le reconnaître car il est source de grâce et de guérison. D'ailleurs, Louis et Zélie Martin nous donnent un grand exemple de fidélité dans la prière au temps des épreuves. Ils sont fidèles aux neuvaines, aux pèlerinages : « Qu'ils sont beaux les pieds qui portent  la bonne nouvelle" (saint Paul) Dans la maladie, Zélie Martin s'abandonne confiante dans un voyage à Lourdes. De l'épreuve à l'abandon, dans la confiance vers la guérison, tous nos états de misère devraient se nourrir de l'un ou et de l'autre. Quel mystère, quel trésor à découvrir. A l'école de Thérèse nous recevons tout par Marie pour Jésus. Nous recevons la voie d'enfance cette si belle voie de guérison : « Tout ce que vous demanderez au Père en mon nom, je le ferai pour que le Père soit glorifié dans le fils. .. Celui qui m'aime sera fidèle à ma parole. Mon Père l'aimera, Nous viendrons à lui et Nous ferons chez lui Notre demeure. » (Jn. 14, 13 et 23) Dans cet abandon, Zélie Martin a reçu en son sein les sept enfants consacrés au Seigneur. En notre sein, acceptons de porter un nouvel enfant du nom de coeur et de pardon.

Demande: Zélie Martin montrez-nous le chemin de Marie, la grande voie d'enfance prophétisée par Thérèse. Faites que nous puissions renaître dans la confiance du sein de Marie sans la force de nos poignets. Louis et Zélie Martin apprenez-nous à nous laisser faire dans le temps et dans la grâce du Père par la seule force de l'Esprit.

Prière quotidienne: Notre Père, Ave Maria, Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin...

Huitième jour

La maison du Père

« Comme un jour près de Toi, vaut mieux que mille ailleurs, je voudrais habiter dans ton temple, comme un jour près de Toi vaux mieux que mille ailleurs, je voudrais habiter ta maison Seigneur ».

Prière à l'Esprit -Saint : Viens, esprit créateur nous visiter, viens éclairer l'âme de tes fils; Emplis nos coeurs de grâces et de lumières, Toi qui créas toute chose avec amour, donne-nous les sept dons de ton amour, Toi, le doigt qui oeuvre au nom du Père; Toi dont il nous promit le règne et la venue, Toi qui inspires nos langues pour chanter. Gloire à Dieu note Père dans les cieux, Gloire au Fils qui monte des enfers; Gloire à l'Esprit de force et de sagesse, dans tous les siècles des siècles. Amen. (Veni Creator)

Evangile (Jn 14, 1)

« Que votre coeur cesse de se troubler. Croyez en Dieu, croyez aussi en moi. Il y a beaucoup de demeures dans la maison du Père, sinon je vous l'aurais dit. Je vais vous préparer une place. Et quand je serai allé vous préparer une place, je reviendrai vous prendre avec moi, afin que là où je suis, vous soyez vous aussi. Et du lieu où je vais vous connaissez le chemin. »

Réflexion: Dieu est constant dans son amour. Dans cette espérance de l'amour fidèle de Notre Père, comprenons Sa douceur, laissons venir Sa Miséricorde. Et si la douceur de l'amour du Christ est réservée à la maison du Père que dans nos maisons  nous en fassions l'expérience de l'espérance. Chantons, dansons, louons. Pourquoi ne pas respecter nos maisons par une propreté, un éclairage, une odeur qui rappelle les demeures de Nazareth, d'Alençon, les Buissonnets ?: « Levons nos mains vers le Dieu trois fois Saint, que ma prière s'élève devant Toi comme l'encens et mes mains comme l'offrande du soir . » ( office des Vêpres) Dans son atelier, Monsieur Martin, les yeux dans les éclats de la joaillerie, ne contemplait-il pas la splendeur d'une Jérusalem céleste? A la fin de sa vie, en offrant l'autel eucharistique à l'Eglise saint Pierre de Lisieux, ne vivait-il pas du Tabernacle de la maison du Père comme Marie le fut pour Jésus? Louis Martin gérait ses biens en bon père de famille, prince et berger rappelons-nous: « Ainsi, quiconque écoute ces paroles que je viens de dire et les met en pratique, peut se comparer à un homme avisé qui a bâti sa maison sur le roc » (Math. 7,2) L'odeur de la terre natale existe comme le parfum de la maison du Père. Soyons heureux de cette reconnaissance de la maison du Père: «  Réjouissez-vous de ce que vos noms se trouvent inscrits dans les cieux pas du reste » (Lc 10, 20). Relisons également Thérèse: « Lève les yeux vers la céleste Patrie et tu verras sur des trônes d'honneur un père, une mère chérie, auxquels tu dois ton immense bonheur ». Pour revenir à la Maison osons la voie d'enfance par le chemin de Marie. Osons cette voie évangélique qui vient nous réintroduire dans cette ressemblance que nous avons avec Dieu et de tout ce qui Le constitue à l'image de la demeure de la Jérusalem Céleste. Cette voie d'enfance qui peut nous ramener dans le temps d'avant le péché originel. Demandons Lui de nous apprendre la Divine Volonté.

Demande: Louis et Zélie Martin enseignez-nous cette voie d'enfance, de purification, qui peut nous ramener à la Maison du Père. Puisse votre famille nous introduire dans le mystère d'un Dieu qui a des entrailles de mère.

Prière quotidienne: Notre Père, Ave Maria, Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin...

Neuvième jour

Consécration

« J'ai donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu à ceux qui croient en mon nom » (Jn. 1, 12).

Consécration à Marie

« Je te choisis aujourd'hui, ô Marie, en présence de toute la cour céleste pour ma Mère et ma Reine. Je te livre et consacre en toute soumission et amour mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, te laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m'appartient sans exception, selon ton bon plaisir, à la plus grande gloire de Dieu, dans le temps et l'éternité. Amen ». (saint Louis Marie Grignon de Montfort)

Réflexion: Depuis notre baptême nous arrive-t-il de nous rappeler que nous sommes baignés de l'onction du Seigneur, incorporé au Christ ? Par les sacrements nous rappelons-nous que nous recevons la bénédiction du Père? : « Jacob appela ses fils et dit : « Réunissez-vous que je vous annonce ce qui arrivera dans la suite du temps.... » Il les bénit. A chacun il a donné une bénédiction qui lui convenait. » (Gen. 49, 1-28) A chacun Dieu donne ce qui lui convient dans son état au temps opportun comme un mission, une guérison, une conversion. Dans l'attente de cette Rencontre et dans ce temps de gestation, réfugions-nous dans la chambre nuptiale des époux du Ciel. Nous sommes tous unis au Christ dans la vie Trinitaire par une circulation d'Amour: « Que le Christ habite en vos coeurs par la foi et que vous soyez enracinés, fondés dans l'Amour. » (Eph. 3, 14-20) Alors levons-nous et dans un face à face avec notre Dieu, proclamons notre foi. Rendons-nous disponibles pour recevoir l'Esprit afin que la bénédiction du Père coule sur nous comme une rosée sanctifiante, miséricordieuse. Merci mon Dieu pour cette espérance que nous puissions te recevoir chez nous et que nous soyons dignes de te porter.

Demande finale: Louis et Zélie Martin consacrés dans le sein de la famille de Nazareth apprenez-nous le désir de la consécration. Amen. Nous vous demandons Monsieur et Madame Martin, la consécration pour nous mêmes, notre famille et celle du monde. Amen. Par sainte Thérèse, Zélie Martin, donnez-nous l'amour de la vie. Amen. Par sainte Thérèse petite reine, Louis Martin, roi de famille, enseignez-nous la liturgie des familles où nous sommes appelés, prêtre, prophète et roi. Amen. Notre Père Ave Maria.

Prière de l'enfant d'un saint (de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de SainteFace s'adressant à ses parents du Ciel): « De tes enfants exauce notre prière, protège nous, daigne encore nous bénir. Tu retrouves là-haut notre mère chérie qui t'avait précédé dans la céleste patrie. Maintenant dans les cieux, vous régnez tous les deux, veillez sur nous. Maintenant tes enfants t'adressent leurs prières, ils bénissent ta croix et ta douleur amère. Sur ton front glorieux, rayonnent dans les cieuxNeuf lys en fleur. »

Prière finale: Dieu Notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie Martin dont le couple fut fidèlement uni, donnant le témoignage d'une vie chrétienne exemplaire, par l'exercice du devoir d'état et la pratique des vertus évangéliques. Dans l'éducation d'une famille nombreuse, à travers les épreuves, les deuils et la souffrance, ils ont manifesté généreusement leur confiance en Toi, leur soumission à ta volonté. Daigne, Seigneur, faire connaître tes desseins à leur égard, et m'accorder les grâces que je sollicite, dans l'espérance que le père et la mère de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus pourront un jour être proposés en modèles aux familles d'aujourd'hui. Amen.

Pour la cause de béatification, toute personne pouvant témoigner d'une grâce particulière reçue par l'intercession de Monsieur et de Madame Martin peuvent nous la communiquer à l'adresse : chm@chemindemarie.com

Imprimatur

Cette neuvaine en compagnie de Louis et Zélie Martin peut être diffusée chez les personnes et groupes qui souhaitent s'en inspirer.

Monseigneur A.M. LEONARD
Evêque de Namur
Le 21.09.1998

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Téléchargez le texte de la Neuvaine (pdf) en cliquant ici

 

5 juin 2008

Saint Guy

Saint Guy

Martyr Sicilien

+ au 3e siècle

Fête le 15 juin

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Prière à Saint Guy

O glorieux martyr Saint Guy; grâce à ta fidélité dans la foi et ton brûlant amour de la vertu obtiens-nous la nécessaire prudence face aux dangers du monde, ses attraits et se menaces. Comme tu as guéri le gouverneur Valérian de la raideur de ses membres, sois maintenant celui qui se souvient des malades des nerfs et de ceux qui sont tourmentés par des convulsions. Obtiens-nous la grâce de suivre les appels de notre ange gardien et de marcher toujours sur le chemin de la perfection. Amen.

Neuvaine à Saint Guy pour les personnes portant son prénom

O Glorieux martyr, Saint Guy, de qui j'ai l'honneur de porter le prénom, puisque vous êtes mon parrain au Ciel et un de mes puissants protecteurs durant ma vie terrestre, daignez je vous orie, écouter favorablement cette prière que je confie à votre puissante intercession. Mois Guy N, votre pauvre filleul entre les pécheurs, confiant en votre sollicitude et croyant que votre compassion est inaltérable, je vous demande de m'obtenir la nécessaire prudence face aux dangers du monde, à ses attraits et à ses menaces. Obtenez-moi aussi la grâce de suivre les appels de mon Ange Gardien et de toujours marcher sur les chemins de la perfection. Comme vous avez jadis guéri le gouverneur Valérien de la raideur de ses membres, soyez maintenant celui qui se souvient de ceux qui souffrent des nerfs et de ceux qui sont tourmentés par des convulsions. Obtenez-moi, ô Saint Guy, cette grâce que je désire tant (énoncer la grâce désirée). Amen.

Saint Guy fait partie des 14 saints Auxiliaires, pour en savoir plus, cliquer ici

Notice biographique sur Saint Guy,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-817680.html

31 mai 2008

Bienheureuse Marie Céline de la Présentation

Prière pour demander la canonisation de la Bienheureuse Soeur Marie Céline

Seigneur Jésus;, c'est au nom de Votre prédilection pour les humbles, les petits et les pauvres, que nous Vous demandons la Canonisation de la Bienheureuse Marie-Céline, en Vous priant de réaliser en cela, une fois de plus, cette parole de Votre Divine Mère, en Son admirable Cantique: "Il elève les humbles!" O Jésus, nous Vous en supplions, si cela est pour Votre plus grande Gloire et le bien de nos âmes, daignez élever dans la Gloire des Saints de Votre Eglise, la Bienheureuse Soeur Marie Céline de la Présentation, et donnez-lui de venir à notre secours en nous obtenant les faveurs que nous sollicitons par son intercession. Amen.

Prière à la Bienheureuse Marie Céline

Bienheureuse Marie-Céline, fille de Nojals, toi qui au Ciel as promis de n'oublier personne, aide-nous à aimer Dieu plus que tout a marcher sur les chemins d'humilité, et ainsi à témoigner de la joie des coeurs qui cherchent Dieu. Amen.

Toutes les personnes ayant reçu des grâces par l'intercession de Soeur Marie-Céline

sont invitées à se faire connaître auprès du

Comité pour la Cause de Soeur Marie Céline

Monastère Sainte Claire

2, avenue de La Rochelle

F-17137 Nieul sur Mer

Notice sur Soeur Marie Céline et bien plus,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-239871.html

Bienheureuse Marie Céline de la Présentation

"J'ai résolu que je serais une violette d'Humilité..."

1878-1897

Fête le 30 mai

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31 mai 2008

Le Coeur Douloureux et Immaculé de Marie 3

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Le Coeur Immaculé de Marie

UHFinal1La propagation de la dévotion au Coeur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l'unissant à celle du Sacré-Coeur de Jésus. Au cours du XIXe siècle, sa sainteté Pie VII d'abord, et Pie IX ensuite, accordèrent à plusieurs églises une fête du Coeur très pur de Marie fixée au dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis au samedi suivant la fête du Sacré-Coeur. Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à Son Coeur Immaculé pour le salut du monde. Elle demanda aux chrétiens la pratique du premier samedi du mois par la communion réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du Rosaire. Le 31 octobre 1942, le jour de la clôture solennelle du Jubilé des Apparitions de Fatima, le pape Pie XII s'exprimant à la radio, consacra le monde au Coeur Immaculé de Marie pour répondre à l'appel de notre Mère du ciel. Il renouvela ce geste important le 8 décembre 1942. En 1944, en pleine guerre mondiale, le même souverain pontife consacrait encore tout le genre humain au Coeur Immaculé de Marie pour le mettre sous Sa toute-puissante protection. A l'occasion de cette même cérémonie, il décréta que l'Eglise entière célébrerait chaque année une fête en l'honneur du Coeur Immaculé de Marie afin d'obtenir par l'intercession de la Très Sainte Vierge, «la paix des nations, la liberté de l'Eglise, la conversion des pécheurs, l'amour de la pureté et la pratique des vertus.» Il fixa la date de cette fête au 22 août, jour octave de la fête de l'Assomption. En créant la très Sainte Vierge, la Trinité Sainte a pu contempler le ravissant spectacle d'un Coeur qui dès son premier battement n'aima que son Dieu, et L'aima à lui seul plus que tous les anges et les saints ensemble ne L'aimeront jamais. «Le Père, dit saint Jean Eudes, a déployé Sa puissance pour former un Coeur de fille plein de respect et de fidélité envers son Créateur. Le Fils en fit un Coeur de Mère etpure_heart l'Esprit-Saint en fit un Coeur d'épouse pour y célébrer Ses noces ineffables.» La gloire de la fille du roi, disent les Livres Saints, est toute intérieure et cachée, autrement dit, elle est toute en Son Coeur. Là se trouvent toutes les perfections des anges et des hommes, dans un tel degré d'excellence que rien n'y peut être comparé. Là se trouvent les perfections de Dieu même, aussi fidèlement retracées qu'elles peuvent l'être dans une simple créature. La bonté et la miséricorde président parmi les vertus dont Dieu a orné le Coeur Immaculé de Sa Mère. Aussi tout pécheur trouve en Elle un refuge assuré. Ce Coeur qui nous a tant aimé n'a point été flétri dans le tombeau comme celui des autres mortels. Ses mouvements n'ont été qu'un seul instant suspendus sous le souffle de la mort. Il vit aujourd'hui palpitant d'un amour infini, inondé de célestes délices au sein de la gloire immortelle où il continue de nous aimer avec prédilection. Comme la sainte Eglise nous le recommande aujourd'hui au moyen de la belle fête du Coeur Immaculé de Marie, vouons un culte spécial de vénération et d'amour à ce Coeur magnanime, le plus noble le plus généreux qui soit sorti des mains du Créateur. Supplions-le donc de nous apprendre à aimer Jésus, à souffrir pour Lui, à supporter avec amour et résignation les peines de la vie, les souffrances et les croix qu'il plaira à Dieu de nous envoyer. Recourons donc sans cesse à ce Coeur incomparable et nous expérimenterons infailliblement sa bénignité, sa mansuétude et sa tendresse.

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La dévotion des 5 Premiers Samedis

Ne devons-nous pas prendre garde à la requête du Coeur blessé de Notre Mère ? Le 10 décembre 1925, Marie notre Mère Bien-Aimée, apparaissant à Lucie, la seule survivante des voyants de Notre Dame de Fatima, a prononcé ces paroles qui déchirent le coeur: "Mon enfant, contemple Mon Coeur entouré d’épines que les ingrats y placent à tout moment par leurs blasphèmes et leurs ingratitudes. Toi, au moins, essaie de Me consoler. Annonce, en Mon Nom, que Je promets d’assister à l’heure de la mort tous ceux qui, le premier samedi de cinq mois consécutifs

  1. Iront se confesser et recevoir la Sainte Communion,

  2. Diront le Rosaire,

  3. Me tiendront compagnie pendant un quart d’heure en méditant sur les Mystères du Rosaire,

  4. avec l’intention de faire réparation envers Moi.
    Je promets de les assister à l’heure de leur mort avec toutes les grâces nécessaires pour sauver leur âme."

N.B. La Confession peut se faire au cours des huit jours avant ou après la Communion. Le Rosaire ( cinq dizaines ) peut se réciter à tout moment opportun de la journée et la méditation peut se faire à toute heure du jour, soit sur tous les mystères dans leur ensemble, soit sur un mystère spécial .

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Pourquoi cinq samedis

Quand Soeur Lucie, dans la prière a demandé à Notre Seigneur, pourquoi cinq samedis, Il a répondu: "Ma fille, la raison est simple. Il y a cinq types d’offenses et de blasphèmes commis contre le Coeur Immaculé de Marie:

  1. Blasphème contre l’Immaculée Conception

  2. Blasphème contre la Virginité

  3. Blasphème contre Sa Divine Maternité, avec en même temps le refus de La reconnaître comme Mère des hommes.

  4. Blasphème de ceux qui, publiquement cherchent à semer, dans le coeur des enfants l’indifférence ou le mépris, ou même la haine de cette Mère Immaculée.

  5. Offenses de ceux qui l’outragent directement dans ses Saintes Images. "Voici, Ma fille, la raison pour laquelle le Coeur Immaculé de Marie M’a inspiré de demander ce petit acte de réparation." N’y a-t-il pas assez de dévotions ? Mais la dévotion au Coeur Immaculé de Marie est l’une dont il a été dit dans les Apparitions de Fatima que Dieu veut voir établir cette dévotion et qu’elle signifie le commencement d’un culte plus important à ce même Coeur; et que ce culte doit consister à placer le Coeur de la Mère à côté de Celui du Fils. Il ne semble pas que des paroles si pleines de sens et d’une telle portée aient été prononcées sur une dévotion quelconque.

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Acte de Consécration

Coeur Immaculé de Marie qui, avec le Coeur de Jésus votre Fils, avez tant souffert pour le salut du monde, vous avez manifesté Votre désir ardent que nous nous consacrions à Votre Coeur et pratiquions la dévotion spéciale des Cinq Premiers Samedis du mois. Je désire, par cet acte, faire selon Votre souhait : Obtenez-moi la grâce de réparation pour les péchés qui blessent Votre Coeur Maternel. Veuillez l’accepter, tendre Mère, et me bénir.

+ R. Arulappa, Ancien Archévêque de Madras-Mylapore

20285ELe Coeur Douloureux et Immaculé de Marie selon Berthe Petit

Berthe Petit, belge, tertiaire Franciscaine, née le 23 janvier 1870, retournée à Dieu le 26 mars 1943, a reçu des communications célestes sur le Cœur Douloureux et Immaculé. Sans les avoir approuvées officiellement, l’Eglise Catholique en permet la diffusion, appuyée sur une saine théologie :

« C’est par le Cœur Douloureux et Immaculé de ma Mère que je veux triompher, parce qu’après avoir coopéré à la rédemption des âmes, ce Cœur a droit à une même coopération dans les manifestations de ma justice et de mon amour. Grande est ma Mère en tout, mais Elle l’est surtout dans son Cœur meurtri, transpercé par la blessure du Mien. C’est pourquoi, voulant pour ce Cœur un triomphe éclatant, J’ai attendu l’heure d’une universelle détresse trouvant écho dans le Cœur Douloureux de ma Mère, universel comme mon Cœur.

Adopter cette dévotion et la répandre, c’est accomplir ma volonté et répondre à l’attente de mon Cœur. Car, par la prière et la consécration faites à ce Cœur, des grâces de lumière seront obtenues. Elles mèneront graduellement les âmes à la pleine connaissance de nos Cœurs Unis, qui ont été blessés d’une même blessure, source inépuisable de tout bien pour l’humanité, et dont la gloire fait et fera le bonheur des élus pour l’éternité. » (Notre Seigneur à Berthe Petit, février 1915)Figl_Herz_Mariae_1_1

« Le cœur de ma Mère a droit au titre de douloureux et Je le veux placé avant celui d’immaculé, parce qu’Elle l’a acquis Elle-même. l’Eglise a reconnu en ma Mère ce que Je fis moi-même en sa conception immaculée. Il faut maintenant vénérer son cœur douloureux, et je veux que ce soit compris comme le droit qu’à ma Mère à un titre de justice : titre que lui ont valu son identification à toutes mes douleurs, ses souffrances, ses sacrifices, son immolation au Calvaire, acceptés dans une pleine correspondance à ma grâce et supportés pour le salut de l’humanité. C’est dans cette Co-rédemption que ma Mère fut surtout grande et c’est pourquoi je demande que l’invocation telle que Je l’ai dictée (Cœur Douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous) soit approuvée et répandue dans toute l’Eglise, à l’égale de celle de mon Cœur. » (Notre Seigneur à Berthe Petit, février 1915)

(Tiré du supplément à l’Appel du Cœur douloureux et immaculé de Marie, Le Clos Bethléem, 83 500 La Seyne-sur-Mer)

Marie est immaculée, sans péché, et cela lui permet d’être associée de façon singulière à la rédemption ; voilà un thème que le concile Vatican II a parfaitement compris (il n’y a pas un mur entre les pères du concile et les mystiques !): « Ainsi Marie, fille d’Adam, donnant à la parole de Dieu son consentement, devient Mère de Jésus et, épousant à plein cœur, sans que nul péché ne la retienne, la volonté divine de salut, se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce du Dieu tout-puissant au mystère de la Rédemption » (Lumen Gentium 56).

Le cœur immaculée de Marie (le dogme de l’immaculée conception) est exprimé par ses mots : « épousant à plein cœur, sans que nul péché ne la retienne, la volonté divine de salut ». Le concile enchaîne par une expression qui rejoint ce que Berthe Petit en 1915 appelait la co-rédemption : « [elle] se livra elle-même intégralement, comme la servante du Seigneur, à la personne et à l’œuvre de son Fils, pour servir, dans sa dépendance et avec lui, par la grâce du Dieu tout-puissant au mystère de la Rédemption. » le cœur de Marie qui n’est retenu par aucun péché (LG 56) est le cœur douloureux : « … jusqu’à la croix où, non sans un dessein divin, elle était debout (cf. Jn 19,25 ), souffrant cruellement avec son Fils unique, associée d’un cœur maternel à son sacrifice » (Lumen Gentium 58).

Marie a vécu cette oblation douloureuse parce que c’était le dessein du Père sur elle et qu’elle en a reçu la grâce (LG 58) ; mais le concile préserve la vie mystique de toute dérive morbide en montrant que Marie coopère à la rédemption par toute sa vie (LG 56 et 58. AA 4). Nous vous invitons donc à découvrir ces textes du concile.

Fatima_Rosary_Scapular_1Extraits des messages de Notre Seigneur à Berthe Petit

Le Coeur de ma Mère a droit au titre de Douloureux et Je le veux placé avant celui d'Immaculé, parce qu'elle l'a acqui Elle-même. L'Eglise a reconnu en ma Mère ce que Je fis moi-même: sa Conception Immaculée. Il faut maintenant et Je veux que soit compris et reconnu le droit qu'a ma Mère à un titre de justice, titre que lui ont valu son identification à toutes mes douleurs, ses souffrances, ses sacrifices, son immolation au Calvaire, acceptés dans une pleine correspondance à Ma grâce et supportés pour le salut de l'humanité.

C'est dans cette corédemption que ma Mère fut surtout grande et c'est pourquoi Je demande que l'Invocation telle que Je l'ai dictée, soit approuvée et répandue dans toute l'Eglise, à l'égale de celle adressée à mont Coeur et qu'elle soit récitée par chacun de mes prêtres après le sacrifice de la Messe. Elle a déjà obtenu des grâces; elle en obtiendra encore plus; elle sera répandue, en attendant que, par la Consécration au Coeur Douloureux et Immaculé de ma Mère, l'Eglise soit relevée et le monde renouvelé.

Ce que je veux découle de ce que Je fis au Calvaire. En donnant à ma Mère Jean pour fils ne lui confiai-JeImmaculate_Heart_of_Our_Lady_1 pas la Maternité douloureuse du monde entier? Les pires calamités que j'avais prédites, sont déchaînées, aussi est-il temps et Je veux: Que les peuples se tournent vers le Coeur Douloureux de ma Mère; Qu'un même cri s'échappe de toutes les âmes: "Coeur Douloureux et Immaculé de Marie priez pour nous." Que cette prière, indiquée par mon amour comme un suprême recours, soit approuvée et indulgenciée, non plus seulement partiellement et pour une petite part de mon troupeau, mais pour tout l'univers, afin qu'elle se répande comme un souffle réparateur et purificateur qui apaisera mon courroux.

Cette dévotion au Coeur Douloureux et Immaculé de ma Mère reanimera la foi et l'espérance dans les Coeurs brisés et les familles détruites; elle aidera à réparer les ruines, elle adoucira les douleurs, elle sera une nouvelle force pour mon Eglise en portant les âmes, non seulement à la confiance en mon Coeur, mais encore à l'abandon au Coeur Douloureux de ma Mère. C'est vers une tourmente affreuse que va l'humanité; elle divisera de plus en plus les peuples, elle réduira à néant les combinaisons humaines, elle montrera que rien ne subsiste sans Moi et que Je reste le seul Maître des destinées des peuples. C'est par le Coeur Douloureux et Immaculé de ma Mère que je veux triompher, parce qu'après avoir coopéré à la rédemption des âmes, ce coeur a droit à une même coopération dans les manifestations de ma justice et de mon amour. Grande est ma Mère en tout, mais Elle l'est surtout dans son Coeur meutri, transpercé de la blessure du mien.

C'est pourquoi, voulant pour ce Coeur un triomphe éclatant, J'ai attendu l'heure d'une universelle détresse, trouvant écho dans le Coeur Douloureux de ma Mère, universel comme mon Coeur. Adopter cette dévotion et la répandre, c'est accomplir ma volonté et répondre à l'attente de mon Coeur. Car, par la prière et la consécration faite à ce Coeur des grâces de lumière seront obtenues. Elles amèneront graduellement les âmes à la pleine connaissance de nos coeurs unis qui ont été blessés d'une même blessure, source inépuisable de tout bien pour l'humanité et dont la gloire fait et fera le bonheur des élus dans l'Eternité.

Le salut de ta patrie, la paix intérieure, le relèvement moral du peuple, la confiance en mon Eglise renaîtront par la dévotion active et la consécration, que Je veux, pour que soit aimé et glorifié le Coeur Douloureux et Immaculé de ma Mère uni en tout à mon Coeur. Le salut sera ainsi l'Oeuvre de nos deux Coeurs, le triomphe de leur amour envers le peuple, que cette consécration rendra confiant en ma promesse.

Fais aimer le Coeur de ma Mère transpercé des douleurs qui déchirèrent le mien. Il faut penser au Coeur de ma Mère comme tu penses au mien, vivre dans ce coeur comme tu veux vivre dans le mien, te donner à ce Coeur comme tu te donnes au mien. Il faut répandre l'amour de ce Coeur tout unifié au mien. Je t'ai dit les désirs de mon Coeur sur la dévotion à Celui de ma Mère. Aime-le, fais-le aimer. Cet amour sera pour toi et pour le monde une source de grâces et il attirera de grandes bénédictions. Livre-toi à mon amour.

stendardo_mCe sont les coeurs qui doivent être changés; cela ne se fera que par la dévotion, connue, développée, prêchée et conseillée partout. C'est le dernier secours que Dieu donne avant la fin des temps: le recours à Sa Mère, sous le titre qu'Il veut pour Elle, universellement.L'envahisseur reste à Ma Merci pour le châtiment qu'il mérite. Justice sera faite en tout. Le châtiment gronde; les chefs le sentent venir; ils s'en épouvantent et se rendent compte qu'ils ne peuvent plus rien conjurer. C'est alors qu'on verrra Mon Jugement et la puissance de Ma volonté. L'Oeuvre se fera. La Belgique redeviendra prospère. (4 nov. 1941).

Une tourmente affreuse se prépare. On va voir se déclencher toutes ces forces préparées avec rage. C'est le moment ou jamais de vous livrer tous au Coeur Douloureux et Immaculé de Ma Mère. C'est par l'acceptation du Calvaire que Ma Mère a participé à toutes Mes douleurs. La dévotion à Son Coeur uni au Mien donnera la paix, la vraie Paix, tant demandée et encore si peu méritée. A l'heure du triomphe il ne sera visible que Moi seul, J'ai inspiré aux instruments que dans ma liberté Je me suis choisis, une dévotion qui doit être semblable à celle dont est honorée mon Coeur. C'est en Fils que Je l'ai conçue pour ma Mère. C'est en Dieu que Je la veux.

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Messages de la Vierge Marie

Les Evénements approchent telle une ombre grandissante qui s'étend sans que l'on en tienne compte, alors qu'elle recèle de terribles étincelles qui vont replonger les nations dans le feu et le sang. Oh! l'affreuse perspective! Mon coeur de Mère se briserait si Je ne voyais à quel point la Justice Divine est imposante pour le salut des âmes et la purification des peuples. Vois la blessure de mon Coeur semblable à celle de mon Fils et le torrent de grâces prêt à en jaillir. Ne te laisse donc rebuter par aucune peine, aucune déception, aucune souffrance. Tu as la compréhension des douleurs qu'endura mon Coeur, des souffrances de tout mon être, pour le salut du monde.

"Je me suis nommée l'Immaculée Conception. A toi Je me nomme la Mère au Coeur Douloureux. Ce titre que veut mon Fils m'est cher entre tous, et c'est par lui qu'il sera accordé, répandu partout des grâces de miséricorde et de salut. C'est d'une volonté inébranlable que mon Fils veut voir les âmes recourir à mon Coeur Douloureux. J'attends ce mouvement des âmes, le coeur débordant de tendresse, ne demandant qu'à redire au Coeur de mon Fils ce qui sera confié à mon Coeur et à obtenir, pour tous, des grâces de salut.

Nihil Obstat Fr. Cuttaz, Censeur, Annecy, le 9 Juillet 1947. - Imprimatur Annecy, le 10 Juillet 1947 J. Pernoud V.G.

Transcription du cahier "Berthe Petit et la Dévotion au Coeur Douloureux et Immaculé de Marie" des Éditions de l'Oeuvre de Diffusion Mariale (Emile CANOVA), Bourg-Sainit-Maurice (Savoie)

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Prières

calendar42Acte de consécration au Coeur Immaculé de Marie

O Marie, Vierge puissante et Mère de miséricorde, Reine du Ciel et refuge des pécheurs, nous nous consacrons à votre Cœur immaculé. Nous vous consacrons notre être et notre vie tout entière; tout ce que nous avons, tout ce que nous aimons, tout ce que nous sommes. A vous nos corps, nos âmes. A vous nos foyers, nos familles, notre patrie. Nous voulons que tout en nous, tout autour de nous vous appartienne et participe aux bienfaits de vos bénédictions maternelles. Et pour que cette consécration soit vraiment efficace et durable, nous renouvelons aujourd'hui à vos pieds, o Marie, les promesses de notre baptême et de notre première Communion. Nous nous engageons à professer courageusement et toujours les vérités de la Foi, à vivre en catholiques pleinement soumis à toutes les directions du Pape et des Evêques en communion avec lui. Nous nous engageons à observer les commandements de Dieu et de l'Eglise, et particulièrement la sanctification du Dimanche. Nous nous engageons à faire entrer dans notre vie - autant qu'il nous sera possible - les consolantes pratiques de la Religion chrétienne et surtout la sainte Communion. Nous vous promettons enfin, ô glorieuse Mère de Dieu et tendre Mère des hommes, de mettre tout notre cœur au service de votre culte béni, afin de hâter, d'assurer, par le règne de votre Cœur immaculé, le règne du Cœur de votre adorable Fils dans nos âmes et dans toutes les âmes, dans notre cher pays et dans tout l'univers, sur la terre comme au ciel. Ainsi soit-il.

Acte de consécration au Coeur Immaculé de Marie (Mouvement Sacerdotal Marial)calendar43

Vierge de Fatima, Mère de miséricorde, Reine du Ciel et de la terre, Refuge des pécheurs, nous qui adhérons au Mouvement Marial, nous nous consacrons de manière très spéciale à ton Cœur Immaculé. Par cet acte de consécration, nous entendons vivre, avec toi et grâce à toi, tous les engagements que nous avons assumés par notre consécration baptismale ; nous nous engageons aussi à opérer en nous cette conversion intérieure si demandée par l’Evangile, qui nous libère de tout attachement a nous-mêmes et aux faciles compromis avec le monde, afin d'être, comme toi, uniquement disponibles Pour faire toujours la volonté du Père. Et alors que nous entendons te confier notre existence et notre vocation chrétiennes, à toi, Mère très douce et miséricordieuse, pour que tu en disposes en faveur de les desseins de salut, en cette heure décisive qui pèse sur le monde, nous nous engageons à les vivre selon tes désirs, en particulier, pour tout ce qui concerne le renouvellement de l'esprit de prière et de pénitence, la participation fervente à la célébration de la sainte Eucharistie et à l'apostolat, la récitation quotidienne du Chapelet, et un mode de vie austère, conforme à l'Evangile qui soit un bon exemple pour tout le monde, par l'observance de la Loi de Dieu, par l'exercice des vertus chrétiennes, spécialement de la pureté. Nous te promettons aussi d'être unis au Saint-Père, à la Hiérarchie et à nos Prêtres, de manière à opposer une barrière an processus de contestation, dirigé contre le Magistère, qui menace les fondements mêmes de l'Église. Bien plus, sous ta maternelle protection, nous voulons être les apôtres de l'unité de prière et d'amour envers le Pape, unité si nécessaire aujourd'hui, et implorons de toi une protection spéciale sur le Saint-Père. Enfin, nous te promettons d'amener, autant que nous le pourrons les âmes, que nous approcherons, à une dévotion renouvelée envers toi. Sachant que l'athéisme a provoqué le naufrage de la foi en un grand nombre de fidèles, que la désacralisation est entrée dans le temple saint de Dieu, sachant que le mal et le péché déferlent de plus en plus sur le monde, pleins de confiance, nous osons lever les yeux vers toi, Mère de Jésus et notre Mère miséricordieuse et puissante ; nous osons t'invoquer, aujourd'hui encore, et attendre de toi le salut de tous tes enfants, ô clémente, Ô pleine de pitié, ô douce Vierge Marie !


20285Consécration au cœur douloureux et immaculé de Marie (Marie Jeunesse)

Seigneur mon Dieu, je me reconnais comme ton enfant. Je viens non seulement t'offrir mon cœur, mais te le donner tout entier. Prends-le et garde-le près du tien. Que tout en moi exprime mon amour pour toi. Seigneur Jésus, je te rends grâce à travers ce projet d'amour de mon baptême, car c'est le baptême qui m'a fait(e) enfant du Père et enfant de l'Église. Je t'en renouvelle aujourd'hui l'engagement et les promesses. Seigneur Jésus, je te rends grâce de m'avoir donné Marie au pied de la croix, de me l'avoir donné comme Mère et comme modèle à imiter. Vierge Marie, moi [nom] _______________ (Marie-Jeunesse), je viens me consacrer à ton cœur douloureux et immaculé. Je te choisis aujourd'hui pour ma Mère, pour que tu disposes de tout mon être selon ton bon vouloir. Je te choisis aussi comme modèle de foi, de fidélité et d'Amour. Avec la grâce de Dieu et ton aide, Marie, que ma vie soit un peu la continuité de la tienne. Aide-moi dans la mission de Marie-Jeunesse à aller vers les autres jeunes pour témoigner, dire et donner Jésus à tous ceux que tu mettras sur ma route. Aide-moi aussi à être lueur d'espérance pour les plus âgés et pour l'Église. Ô mon Dieu, confirmez votre œuvre. Marie, ma Mère, je suis maintenant tout(e) à toi. Obtiens-moi par ta puissante intercession le salut éternel. Amen.

Litanies du Saint Coeur de Marie


Seigneur, ayez pitié de nous !

Ô Christ, ayez pitié de nous !

Seigneur, ayez pitié de nous !


Jésus, écoutez-nous

Jésus, exaucez-nous


Cœur de Marie, objet des complaisances du Cœur de Dieu, priez pour nous.

Cœur de Marie, uni au Cœur de Jésus, priez pour nous.

Cœur de Marie, organe du Saint Esprit, priez pour nous.

Cœur de Marie, digne sanctuaire de l'adorable Trinité, priez pour nous.

Cœur de Marie, tabernacle du Verbe incarné. priez pour nous.

Cœur de Marie, préservé de la tache du péché originel, priez pour nous.

Cœur de Marie, trésor immense de grâce, priez pour nous.

Cœur de Marie, béni entre tous les cœurs, priez pour nous.

Cœur de Marie, trône brillant de gloire, priez pour nous.

Cœur de Marie, abîme d'humilité, priez pour nous.

Cœur de Marie, holocauste parfait du divin amour, priez pour nous.

Cœur de Marie, attaché à la Croix avec Jésus, priez pour nous.

Cœur de Marie, source de consolation pour les affligés, priez pour nous.

Cœur de Marie, refuge assuré des pécheurs, priez pour nous.

Cœur de Marie, espérance des agonisants, priez pour nous.

Cœur de Marie, siège de la miséricorde, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.


Marie, Vierge sans tache, douce et humble de Cœur,

Rendez mon cœur semblable au Cœur de Jésus.

Prions


Dieu de bonté, qui avez rempli le cœur Saint et Immaculé de Marie des sentiments de miséricorde et de tendresse dont le Cœur de Jésus fut toujours pénétré, accordez à ceux qui honorent ce Cœur virginal de conserver jusqu'à la mort une parfaite conformité d'inclination avec le Cœur Sacré de Jésus-Christ, qui vit et règne avec vous et le Saint-Esprit dans tous les siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet du Coeur Immaculé de Marie

(se récite sur un chapelet ordinaire)

Au commencement, faire cinq fois de suite le Signe de la Croix en l’honneur des cinq Plaies Sacrées de notre Sauveur.

Sur les gros grains: Coeur douloureux et Immaculé de Marie, priez pour nous qui avons recours à vous!

Sur les petits grains: Mère, sauvez-nous par la Flamme d’Amour de votre Coeur Immaculé!

A la fin (3 fois): Gloire soit au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen.

Terminer par: Mère de Dieu, submergez de grâces l'humanité entière par l'action de votre Flamme d'Amour, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.

Pour en savoir plus sur la Flamme d'Amour du Coeur Immaculé de Marie:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-754035.html

http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/04/23/8927403.html

Téléchargez le texte et les prières au Coeur Immaculé de Marie (pdf) en cliquant ici

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29 mai 2008

Prier avec le Saint Curé d'Ars

Prier avec saint Jean-Marie Vianney

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Acte d'amour du Saint Curé

Je vous aime, ô mon Dieu, et mon seul désir est de vous aimer jusqu'au dernier soupir de ma vie. Je vous aime, ô Dieu infiniment aimable, et j'aime mieux mourir en vous aimant que de vivre un seul instant sans vous aimer. Je vous aime, ô mon Dieu, et je ne désire le ciel que pour avoir le bonheur de vous aimer parfaitement. Je vous aime, ô mon Dieu, et je n'appréhende l'enfer que parce qu'on y aura jamais la douce consolation de vous aimer. Ô mon Dieu, si ma langue ne peut dire à tout moment que je vous aime, du moins je veux que mon cœur vous le répète autant de fois que je respire. Ah ! Faites-moi la grâce de souffrir en vous aimant, de vous aimer en souffrant, et d'expirer un jour en vous aimant et en sentant que je vous aime. Et plus j'approche de ma fin, plus je vous conjure d'accroître mon amour et de le perfectionner. Ainsi soit-il.

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Prier pour les prêtres

Seigneur Jésus, avec saint Jean-Marie Vianney, nous te confions : tous les prêtres que nous connaissons, ceux que nous avons rencontrés, ceux qui nous ont aidés, ceux que tu nous donnes aujourd'hui comme pères. Tu as appelé chacun par son nom ; pour chacun, nous te louons et nous te supplions : garde-les dans la fidélité à Ton nom ; Toi qui les as consacrés pour qu'en Ton nom, ils soient nos pasteurs, donne leur force, confiance et joie pour accomplir leur mission. Que l'Eucharistie qu'ils célèbrent les nourrisse et leur donne le courage de s’offrir avec Toi pour les brebis que nous sommes ; Qu'ils soient plongés dans Ton cœur de Miséricorde pour qu'ils soient toujours les témoins de ton pardon ; Qu'ils soient de vrais adorateurs du Père pour qu'ils nous enseignent le véritable chemin de la sainteté. Père, avec eux, nous nous offrons au Christ pour l’Église : qu'elle soit missionnaire dans le souffle de ton Esprit; apprends-nous simplement à les aimer, à les respecter et à les recevoir comme un don qui vient de Ta main, pour qu'ensemble nous accomplissions davantage Ton œuvre pour le salut de tous. Amen.

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Prière au saint Curé d'Ars

Saint Curé d'Ars, tu as fait de ta vie une offrande sans partage à Dieu pour le service des hommes ; que l'Esprit-Saint, par ton intercession, nous conduise aujourd'hui à répondre, sans défaillance, à notre vocation personnelle. Tu as été un adorateur assidu du Christ au tabernacle. Apprends-nous à nous approcher avec foi et respect de l'Eucharistie, à goûter la présence silencieuse dans le Saint-Sacrement. Tu as été l'ami des pécheurs. Tu leur disais : « Vos fautes sont comme un grain de sable en comparaison de la grande montagne de la miséricorde de Dieu ». Dénoue les liens de la peur qui nous retiennent parfois loin du pardon de Dieu ; augmente en nous le repentir de nos fautes. Découvre-nous le vrai visage du Père qui attend inlassablement le retour du fils prodigue. Tu as été le soutien des pauvres : « Mon secret est bien simple, c'est de tout donner et de ne rien garder ». Apprends-nous à partager avec ceux qui sont dans le besoin ; rends-nous libres vis-à-vis de l'argent et de toutes les fausses richesses. Tu as été un fils aimant de la Vierge Marie, « ta plus vieille affection ». Apprends-nous à nous tourner vers elle avec la simplicité et la confiance de l'enfant. Tu es devenu le témoin exemplaire des Curés de l'univers. Que ta charité pastorale conduise les pasteurs à rechercher la proximité avec tous sans acception des personnes ; donne-leur l'amour de l'Église, l'élan apostolique, la solidité dans les épreuves. Inspire aux jeunes la grandeur du ministère sacerdotal et la joie de répondre à l'appel du Bon Berger. Saint Curé d'Ars, sois notre intercesseur auprès de Dieu. Obtiens-nous ce que nous te demandons (préciser ici telle demande particulière), toi le pasteur humble et fidèle, infatigable dans le service de Dieu et des hommes. Amen.

Mgr Guy Bagnard,
Évêque de Belley-Ars.

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Prière pour les vocations avec le saint Curé d'Ars

Seigneur Jésus, Guide et Pasteur de ton peuple, tu as suscité en ton Église saint Jean-Marie Vianney, Curé d'Ars. Sois bénis pour la sainteté de sa vie et l'admirable fécondité de son ministère. Avec une persévérance et une patience humble, il surmonta tous les obstacles sur les chemins du sacerdoce. Prêtre, il puisait, dans la célébration eucharistique et l'adoration silencieuse, l'ardeur de sa charité pastorale et le dynamisme de son zèle apostolique. Par son intercession, Touche le cœur des jeunes ; qu'ils trouvent dans l'exemple de sa vie l'élan de marcher à ta suite, avec le même courage, sans regarder en arrière. Renouvelle le cœur des prêtres ; qu'ils s'attachent à toi avec ferveur et profondeur. Qu'ils édifient l'unité des communautés sur l'Eucharistie et le pardon, dans l'amour mutuel. Affermis les familles chrétiennes ; qu'elles soutiennent ceux de leurs enfants que tu as appelés. Aujourd'hui encore, Seigneur, envoie des ouvriers à ta moisson pour que soit relevé le défi évangélique de notre temps. Que les jeunes soient nombreux à faire de leur vie un "Je t'aime" au service de leurs frères, comme saint Jean-Marie Vianney. Toi, le Berger pour l'éternité. Amen.

Mgr Guy Bagnard,
Évêque de Belley-Ars.

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Prière par l'intercession du saint Curé d'Ars et de sainte Philomène

Seigneur, tu ne crains pas de passer par tes saints pour accomplir tes merveilles. Tu sais combien le saint Curé d'Ars aimait confier ses intentions à sainte Philomène; Elle est le signe de la pureté, c'est une enfant au cœur simple. Elle est le signe de la force, c'est une martyr invincible par ta puissance. À notre tour, nous appuyant sur leur intercession, nous te demandons un cœur simple, pur et fort. Et puisque tu ne refuses jamais de répondre à une prière faite dans la foi, nous venons te remettre, te confier et t'abandonner cette intention... Dans la foi, nous savons que tu accueilles notre prière, et nous te laissons l'exaucer selon ta volonté. Amen.

Texte extrait du site www.arsnet.org

11 mai 2008

Le Serviteur de Dieu Dom Guéranger

Le Serviteur de Dieu Dom Guéranger

Abbé de Solesmes

1805-1875

Fête le 30 janvier

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Prière pour demander la glorification de Dom Prosper Guéranger

Dieu notre Père, ton serviteur dom Prosper Guéranger, abbé de Solesmes, attentif à l’Esprit Saint, a permis à une multitude de fidèles de redécouvrir le sens de la liturgie, source du véritable esprit chrétien. Que son dévouement à la sainte Eglise et que son amour filial envers la Vierge immaculée, puisés dans le mystère du Verbe Incarné, soient une lumière pour les Chrétiens de notre temps. Daigne, Seigneur, nous accorder la faveur que nous demandons par son intercession, afin que sa sainteté soit reconnue de tous et que l’Eglise nous permette au plus tôt de l’invoquer comme l’un de tes bienheureux et de tes saints. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Imprimatur :
Jacques Faivre,

Evèque du Mans,

5 juin 1998.

Prière de faire connaître les grâces et les faveurs obtenues par l'intercession de dom Prosper Guéranger à

Abbaye Saint Pierre,

F-72300 Solesmes


Tél. 02 43 95 03 08

fax 02 43 95 68 79.

Notice sur Dom Guéranger,

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30 janvier 2008

Saint Jean-Marie Vianney

Saint Jean-Marie Vianney

Le Saint Curé d'Ars

1786-1859

Fête le 4 août

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Prière au Saint Curé d'Ars

Saint Curé d'Ars, tu as fait de ta vie une offrande sans partage à Dieu pour le service des hommes ; que l'Esprit-Saint, par ton intercession, nous conduise aujourd'hui à répondre, sans défaillance, à notre vocation personnelle. Tu as été un adorateur assidu du Christ au tabernacle. Apprends-nous à nous approcher avec foi et respect de l'Eucharistie, à goûter la présence silencieuse dans le Saint-Sacrement. Tu as été l'ami des pécheurs. Tu leur disais : « Vos fautes sont comme un grain de sable en comparaison de la grande montagne de la miséricorde de Dieu ». Dénoue les liens de la peur qui nous retiennent parfois loin du pardon de Dieu ; augmente en nous le repentir de nos fautes. Découvre-nous le vrai visage du Père qui attend inlassablement le retour du fils prodigue. Tu as été le soutien des pauvres : « Mon secret est bien simple, c'est de tout donner et de ne rien garder ». Apprends-nous à partager avec ceux qui sont dans le besoin ; rends-nous libres vis-à-vis de l'argent et de toutes les fausses richesses. Tu as été un fils aimant de la Vierge Marie, « ta plus vieille affection ». Apprends-nous à nous tourner vers elle avec la simplicité et la confiance de l'enfant. Tu es devenu le témoin exemplaire des Curés de l'univers. Que ta charité pastorale conduise les pasteurs à rechercher la proximité avec tous sans acception des personnes ; donne-leur l'amour de l'Église, l'élan apostolique, la solidité dans les épreuves. Inspire aux jeunes la grandeur du ministère sacerdotal et la joie de répondre à l'appel du Bon Berger. Saint Curé d'Ars, sois notre intercesseur auprès de Dieu. Obtiens-nous ce que nous te demandons (préciser ici telle demande particulière), toi le pasteur humble et fidèle, infatigable dans le service de Dieu et des hommes. Amen.

Mgr Guy Bagnard,Évêque de Belley-Ars

Notice biographique sur le Saint Curé d'Ars,

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27 mai 2007

coeur broyé de Jésus

coeurbroLe Coeur Broyé de Jésus

Coeur Broyé de Jésus à cause de nos péché,

ayez pitié de nous

1- L'image du Coeur broyé de Jésus

L'image du Coeur de Jésus, broyé à cause de nos péchés, fut peinte par une religieuse, en novembre 1916. Claire Ferchaud donne ici quelques détails sur les conditions dans lesquelles cette peinture si prenante et émouvante fut réalisée.

"Jésus m'invite à me détacher entièrement des choses terrestres... à  ne voir et ne penser qu'à Lui... De me mettre sous Sa présence, pendant que j'écrirai, et de confier la plume à Marie, Sa Sainte Mère, pour qu'Elle la dirige, car qui peut mieux connaître le Coeur de Jésus si ce n'est Sa Mère? C'est sous Sa direction que je demande les Lumières Divines pour écrire les promesses du Sacré Coeur, en faveur de ceux qui L'honoreront sous la figure du Coeur broyé.

Jésus m'a dit, tout au début, lorsqu'Il me disait de faire représenter ce Coeur en image: "Fais faire une image semblable au Coeur qie Je te montre; elle sera un gage de Salut pour toutes les personnes qui M'honoreront sous cette figure."  Et lorsque je pensais à ne faire traduite que le Coeur simplement, Jésus dit: "Non, pas le Coeur, mais toute Ma personne... par elle, Je veux pénétrer les coeurs les plus dures."

Jésus avait dit pour la personne qui, sous Ma dictée, devait peindre la nouvelle image: "C'est cette image qui doit sauver la France... Tu iras la porter au Président, qui sera bouleversé par le regard, mais surtout par la grâce; tu lui diras de vive voix les blessures que M'as faites son infidélité et la grande plaie ouverte par la France officielle. Ce Coeur sauvera la France en ramenant les coeurs ingrats à la pénitence... Je veux que Mon Coeur sois peint sur le drapeau national... Mais alors, que ce soit Mon Coeur triomphant, sans blessures. Ce sera le moment de la résurrection, puisque J'aurai vaincu les coeurs."

2- Les promesses du Coeur broyé de Jésus

Jésus promet pour toutes les âmes en général

- Je viens Me manifester à toi... C'est surtout pour les pécheurs... A toutes les âmes qui Me prieront pour leurs frères égarés, Je promets de Me rendre à leurs désirs, en ramenant les âmes à leurs devoirs...

- A tous les pécheurs qui s'agenouilleront devant l'image de Mon Coeur broyé, sans contrition, Ma Grâce agira avec une telle fore qu'ils se relèveront convertis.

- Aux inifférents, Mon regard seul, touchera leur coeur et les enflammera d'une ardeur pour pratiquer le bien...

-  Je veux que cette image soit répandue par toute la terre... Partout où elle sera honorée, Je répandra d'abondantes bénédictions.

- C'est aux Prêtres surtout, que Je M'adresse. Je veux former autour de Mon Coeur une couronne de 12 étoiles, où Je Me choisirai 12 victimes sacerdotales qui seront Mes consolateurs.

- Je demande aux Prêtres de répandre cette image partout où ils passeront... et partout où ils publieront Mon Coeur martyrisé, Je rendrai leur ministère fructueux et bénirai la moindre parole qu'ils diront en Mon Nom...

- S'ils rencontrent des âmes endurcies, qu'ils prient Mon Sacré Coeur et elles se convertiront... Si quelques uns refusent de croire les Vérités de la Religion, qu'on glisse à leur insu, dans leur appartement, l'image de Mon Coeur Broyé... Elle fera des miracles de grâces en conversions subites et toutes surnaturelles.

- A ceux qui baiseront, avec un véritable amour, l'image de Mon Coeur broyé, Je leur remets le pardon de leur fautes, même avant l'absolution.

- Par cette dévotion, J'attirerai les coeurs à Moi... Je les élèverai à la perfection la plus haute... Je susciterai de nombreuses vocations sacerdotales et il y aura de saints Prêtres par la Vertu de ce Coeur Broyé.

- Enfin, Je serai le Consolatuer à l'heure de la mort: lesâmes qui M'auront honoré ici-bas sous ce Coeur broyé, rendront les derniers soupirs dans les plus hauts transports d'amour...

- Les pécheurs donneront un signe de repentir à l'heure dernière, lorsqu'on leur présentera l'image: ce sera le seul qu'ils ne pourront refuser... Un seul regard... Un seul acte d'amour et de demande de pardon vers cette image Me suffira pour ouvrir le Ciel à l'âme qui doit paraître devant Moi à l'heure dernière".

Et Jésus termine:

" Je suis venu pour les pécheurs, pour ceux qui sont morts, afin de donner la Vie... Je veux régénerer le mondepar ce Coeur couvert de plaies... Je ne viens pas pour mettre la terreur parmi vous, mais Je suis le Dieu d'Amour, qui pardonne et veux vous sauver tous.

Jésus s'adresse à chaque âme en particulier:

"Et toi, veux-tu Me consoler de l'oubli de ton frère? aime-Moi pour lui.. Pour que Je pardonne à tous... Pouurais-Je faire pour toi plus que Je n'ai fait?... L'Amour est plus fort que la mort!... L'Amour!... C'est la Rédemption qui sauvera l'univers."

Renseignements

Maison du Sacré Coeur

F- 79 700 Loublande

    

21 août 2024

Neuvaine à Saint Joseph pour nos soucis de logement

 

Neuvaine à Saint Joseph pour nos soucis de logement

 

Premier Jour

Saint Joseph, prie pour nous !

 

Litanies de saint Joseph

 

Seigneur, ayez pitié de nous ; Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous ; Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous ; Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous ; Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous ; Jésus-Christ, exaucez-nous.

 

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous. 

 

Sainte Marie, priez pour nous.
Saint Joseph, priez pour nous.
Illustre descendant de David, priez pour nous.
Lumière des patriarches, priez pour nous.
Époux de la mère de Dieu, priez pour nous.
Chaste gardien de la Vierge, priez pour nous.
Nourricier du fils de Dieu, priez pour nous.
Zélé défenseur de Jésus, priez pour nous.
Chef de la sainte famille, priez pour nous.
Joseph très juste, priez pour nous.
Joseph très chaste, priez pour nous.
Joseph très prudent, priez pour nous.
Joseph très courageux, priez pour nous.
Joseph très obéissant, priez pour nous.
Joseph très fidèle, priez pour nous.
Miroir de patience, priez pour nous.
Ami de la pauvreté, priez pour nous.
Modèle des travailleurs, priez pour nous.
Gloire de la vie de famille, priez pour nous.
Gardien des vierges, priez pour nous.
Soutien des familles, priez pour nous.
Consolation des malheureux, priez pour nous.
Espérance des malades, priez pour nous.
Patron des mourants, priez pour nous.
Terreur des démons, priez pour nous.
Protecteur de la sainte Eglise, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

Il l'a établi le chef de sa maison.

Et l'intendant de tous ses biens.

 

Prions

 

Ô Dieu, qui, par une providence ineffable, avez daigné choisir le bienheureux Joseph, pour être l'époux de votre sainte mère, faites, nous vous en prions, que, l'honorant ici-bas comme protecteur, nous méritions de l'avoir pour intercesseur dans le ciel : vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Prière du jour

 

Joseph, comme tu étais le père sur terre de Jésus, je te prends aussi pour père et pour modèle. Je te prie assidûment pour que tu viennes à mon secours et prennes ma défense. J'ai besoin de ta protection puissante pour traverser ces temps difficiles. Je me rappelle ta totale soumission au Vouloir de Dieu. Apprends-moi à dire avec un véritable esprit de foi « Que ta Volonté soit faite, ô Seigneur ! ». Je te demande saint Joseph de multiplier cette invocation autant de fois qu'il y a d'hommes, en les rendant tous dociles au Divin Vouloir. Que la force et le courage puissent abonder pour tous ceux qui travaillent à édifier un monde de sagesse selon l’Évangile.

 

O Saint Joseph, je désire, moi aussi, participer à ce mystère salvifique, pour que le Dieu de l'Incarnation puisse habiter en moi et que je puisse être fidèle à tous ses projets. A ton image, saint Joseph, que je vive ma vie dans l'écoute et le respect de tous ceux et celles que je rencontre. Aide-moi à me recevoir comme fils et fille du Père.

 

Je vous salue Joseph

 

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

 

 

Deuxième Jour

Pour un toit sur nos têtes

 

Intention du jour

 

Saint Joseph, toi qui as su trouver un toit pour Marie qui allait enfanter, quand toutes les portes se fermaient, nous te confions toutes les personnes qui aujourd'hui n'en ont pas. Nous te confions également toutes celles qui œuvrent et se mettent au service des sans-abris.


Saint Joseph, prie pour elles.

Saint Joseph, prie pour nous.

 

Prière de la neuvaine

 

Glorieux saint Joseph, Tu as veillé avec tant d'amour sur Jésus et Marie afin qu'ils aient toujours un toit. Avec eux, tu as souffert de ne pas être accueilli ni logé à un moment où vous aviez besoin d'aide. Tu as toujours eu confiance en la providence du Père du ciel qui t'a confié la sainte Famille en sachant que tu veillerais sur eux en prenant tes responsabilités et en faisant tout ce qu'il y avait à faire. Nous te confions toutes nos démarches pour trouver une maison. Nous te confions d'avance les relations avec les personnes : qu'elles soient bienveillantes et que tout se déroule pour le bien des personnes et des âmes. Merci d'avance pour ce lieu où tu seras le premier à nous accueillir avec Jésus et Marie. A notre tour, nous voulons en faire un lieu béni où chacun se sente bien et où rayonnera la présence de la sainte Famille. Merci saint Joseph pour ton aide. Nous voulons que tu sois honoré chez nous comme tu le fut par Marie et Jésus à Nazareth. Amen.

 

1 Notre Père, 3 Je vous salue Marie.

 

Saint Joseph, lumière dans nos nuits

 

« Or, lorsque les Anges les eurent quittés pour le ciel, les bergers se dirent entre eux : allons donc à Bethléem… Ils vinrent donc en hâte et trouvèrent Marie, Joseph et le nouveau-né couché dans la crèche ». (Luc 2, 15a et 16)

 

Quand nous désirons très fort quelque chose et que nous ne l'obtenons pas, la souffrance fait son apparition. Quand la nuit occulte nos pensées et nos décisions, nous sommes dans un désarroi parfois proche du désespoir. Saint Joseph dans l'inquiétude folle de ne pas offrir à sa famille un lieu pour la nativité, devant le non du monde et devant la nuit des cœurs des hommes reçoit dans l'obéissance et dans la confiance le lieu de l'oubli total : une crèche, un reposoir, un hôpital de pauvres. C'est ce lieu d'aboutissement de toute inquiétude et de toute obscurité qui recevra l'éclairage le plus doux, la lumière la plus forte : l'étoile de la Rédemption. Au-delà des nuits, saint Joseph nous apprend à adorer, à prendre Jésus contre notre cœur, à embrasser sa tête délicate. Pour le feu que tu entretiens afin de garder la lampe allumée dans l'exil, dans Bethléem, à Nazareth : saint Joseph sois remercié !

 

Saint Joseph, berger de l'Agneau, tu as été dans l'inquiétude de ne pas offrir à ta famille un lieu pour la nativité et tu as reçu dans l'obéissance et dans la confiance le lieu de l'oubli total : la crèche.

 

Au-delà de nos nuits et de nos pauvretés, saint Joseph, apprends- moi à accueillir l'Enfant-Jésus dans mon cœur et conduis-moi au long des nuits vers la crèche de ma vie.

 

Je vous salue Joseph

 

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

 

 

Troisième Jour

Pour un abris où l'on se sente en sécurité

 

Intention du jour

 

Saint Joseph, toi qui as su écarter Marie et Jésus du danger, en écoutant la voix de Dieu, nous te confions tout ceux qui ne sont pas en sécurité dans leur logement, les victimes du mal logement et des habitations insalubres.
 

Saint Joseph, prie pour eux.
Saint Joseph, prie pour nous.

 

Prière de la neuvaine

 

Glorieux saint Joseph, Tu as veillé avec tant d'amour sur Jésus et Marie afin qu'ils aient toujours un toit. Avec eux, tu as souffert de ne pas être accueilli ni logé à un moment où vous aviez besoin d'aide. Tu as toujours eu confiance en la providence du Père du ciel qui t'a confié la sainte Famille en sachant que tu veillerais sur eux en prenant tes responsabilités et en faisant tout ce qu'il y avait à faire. Nous te confions toutes nos démarches pour trouver une maison.

 

Nous te confions d'avance les relations avec les personnes : qu'elles soient bienveillantes et que tout se déroule pour le bien des personnes et des âmes. Merci d'avance pour ce lieu où tu seras le premier à nous accueillir avec Jésus et Marie. A notre tour, nous voulons en faire un lieu béni où chacun se sente bien et où rayonnera la présence de la sainte Famille.

 

Merci saint Joseph pour ton aide. Nous voulons que tu sois honoré chez nous comme tu le fut par Marie et Jésus à Nazareth. Amen.

 

1 Notre Père, 3 Je vous salue Marie.

 

Saint Joseph, modèle de vie intérieure

 

« Joseph résolut de la répudier sans bruit. Il avait formé ce dessein, quand l'Ange du Seigneur lui apparut en songe ». (Matthieu 1,19b).

 

Saint Joseph, ton silence était voulu et désiré. Ce grand silence t'a permis d'écouter la Voix de Dieu qui te parlait en te guidant toujours et partout. Tu étais un homme de prière et de recueillement. Ton âme s'entretenait dans les plus saintes pensées. Ton cœur laissait monter vers le ciel les soupirs les plus ardents. Ton amour pour être caché, n'en était que plus vif.

 

Saint Joseph, devant l'Annonciation, tu te mets à l'école de l'acceptation d'une solitude humaine totale pour vivre finalement avec Marie. Aide-nous à comprendre combien il est important de ne pas rompre des liens affectifs et conjugaux quand une difficulté, une déception, un sentiment de solitude nous envahit. Car au-delà de la souffrance, se présente à nous bien souvent le choix entre l'humilité et l'orgueil ; le choix entre l'amour et la haine ; le choix entre la vie et la mort.

 

Avec Joseph, modèle de la vie intérieure, Seigneur, je t'en prie : aide-moi à comprendre combien la vie chrétienne n'est rien d'autre que l'amour de Dieu et du prochain. Apprends-moi à faire un peu de silence intérieur. Que par ton intercession j'obtienne cette belle vertu qui consiste à savoir se taire et écouter.

 

Je vous salue Joseph

 

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

 

 

Quatrième Jour

Pour un logement adapté à notre situation

 

Intention du jour

 

Saint Joseph, aujourd'hui nous te confions tous ceux dont le logement n'est pas un véritable ancrage ou lieu de repos et d'apaisement. Pour les familles qui partagent un logement trop petit, pour les travailleurs dont le logement est très éloigné de leur travail, pour les personnes souffrantes ou handicapées qui ne peuvent pas habiter dans un logement et un environnement adaptés.


Saint Joseph, prie pour eux.

Saint Joseph, prie pour nous.

 

Prière de la neuvaine

 

Glorieux saint Joseph, Tu as veillé avec tant d'amour sur Jésus et Marie afin qu'ils aient toujours un toit. Avec eux, tu as souffert de ne pas être accueilli ni logé à un moment où vous aviez besoin d'aide. Tu as toujours eu confiance en la providence du Père du ciel qui t'a confié la sainte Famille en sachant que tu veillerais sur eux en prenant tes responsabilités et en faisant tout ce qu'il y avait à faire.

 

Nous te confions toutes nos démarches pour trouver une maison. Nous te confions d'avance les relations avec les personnes : qu'elles soient bienveillantes et que tout se déroule pour le bien des personnes et des âmes.

 

Merci d'avance pour ce lieu où tu seras le premier à nous accueillir avec Jésus et Marie. A notre tour, nous voulons en faire un lieu béni où chacun se sente bien et où rayonnera la présence de la sainte Famille. Merci saint Joseph pour ton aide. Nous voulons que tu sois honoré chez nous comme tu le fut par Marie et Jésus à Nazareth. Amen.

 

1 Notre Père, 3 Je vous salue Marie.

 

Saint Joseph, protecteur dans la maladie

 

« Joseph, fils de David, ne crains point de prendre chez toi Marie, ton épouse : car ce qui a été engendré en elle vient de l'Esprit Saint ; elle enfantera un fils auquel tu donneras le nom de Jésus. (Matthieu 1,20b).

 

Toute atteinte physique ou psychologique peut entraver notre marche. Tout état de douleur ou de souffrance peut éveiller en nous dépit, rejet, voir désir de mort. Tout ce qui nous semble acquis, réussi, peut soudainement basculer, disparaître, s'anéantir, devenir le vide total. Saint Joseph en présentant Jésus au Temple, avec Marie, donne le nom de Jésus au monde, qui veut dire « Dieu Sauve ».

 

Au-delà de toute souffrance, saint Joseph nous désigne le Sauveur. Il nous montre le Père. Il dit oui, il se laisse couvrir par l'Esprit, il reconnaît le nom de Dieu. Saint Joseph, humble devant Dieu, devant le prochain, bien qu'étant de souche royale, tu voulus être considéré comme un simple ouvrier. Tu ne demandas rien pour toi : ni richesses, ni honneurs, heureux seulement de te sacrifier pour les deux Êtres les plus sublimes que le Seigneur t'avait confiés.

 

Saint Joseph, aide-moi à ne pas me replier sur moi-même dans l'épreuve, dans la maladie, encourage-moi à m'ouvrir à la seule volonté du Père. Je te confie spécialement tous les malades. Avec Joseph, modèle d'obéissance, Seigneur, je t'en prie : enseigne-moi le partage, qui est une des formes de l'amour, pour que je puisse faire, avec joie, la volonté de ton Père qui nous aime tellement.

 

Je vous salue Joseph

 

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

 

 

Cinquième Jour

Pour un endroit où l'on se sente bien

 

Intention du jour

 

Saint Joseph, nous te prions pour - qu'au-delà de nos maisons, de nos appartements - nous puissions « habiter » notre immeuble, notre quartier, notre village ou notre ville. Pour que nous sachions nous investir dans nos relations de voisinage afin qu'ensemble nous construisions un environnement agréable et convivial pour tous.


Saint Joseph, prie pour nous.

 

Prière de la neuvaine

 

Glorieux saint Joseph, Tu as veillé avec tant d'amour sur Jésus et Marie afin qu'ils aient toujours un toit. Avec eux, tu as souffert de ne pas être accueilli ni logé à un moment où vous aviez besoin d'aide. Tu as toujours eu confiance en la providence du Père du ciel qui t'a confié la sainte Famille en sachant que tu veillerais sur eux en prenant tes responsabilités et en faisant tout ce qu'il y avait à faire.

 

Nous te confions toutes nos démarches pour trouver une maison. Nous te confions d'avance les relations avec les personnes : qu'elles soient bienveillantes et que tout se déroule pour le bien des personnes et des âmes.

 

Merci d'avance pour ce lieu où tu seras le premier à nous accueillir avec Jésus et Marie. A notre tour, nous voulons en faire un lieu béni où chacun se sente bien et où rayonnera la présence de la sainte Famille. Merci saint Joseph pour ton aide. Nous voulons que tu sois honoré chez nous comme tu le fut par Marie et Jésus à Nazareth. Amen ?

 

1 Notre Père, 3 Je vous salue Marie.

 

Saint Joseph, protecteur de l’Église

 

« Après leur départ, l'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi, prends l'enfant et sa mère et fuis en Egypte » (Mt 2,13a).

 

L'Ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi, prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël » (Mt 2,19b et 20a)

 

La sainte Église a pour mission particulière de diriger le corps mystique de Jésus, dont les fidèles sont les membres, de garder le corps réel et eucharistique du Sauveur dont elle a reçu le dépôt sacré, de maintenir et de faire croître la vie divine de Jésus dans les âmes. Mais n'est-ce pas là toute la vie de Joseph ? Pourrait-on trouver parmi les hommes un meilleur modèle ? Ainsi, saint Joseph, gardien de l'Agneau, est devenu par la grâce du Père le gardien de l’Église.

 

Pie IX a été le pontife choisi par Dieu pour donner à la gloire de Joseph un nouvel éclat. Il a décrété le 8 décembre 1870 que saint Joseph serait regardé et invoqué comme le « Patron de l’Église catholique ».

 

Saint Joseph, tendre époux de l'Epouse de Dieu, avec Marie, tu partageas les peines et les joies de la vie pour mieux garder l'Agneau de Dieu et le faire grandir. Saint Joseph, enseigne-moi à respecter l’Église, à lui être toujours obéissant(e), fidèle dans l'Eucharistie et dans la prière. Que je lui témoigne toujours mon amour inconditionnel.

 

Je vous salue Joseph

 

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

 

 

Sixième jour

Pour un « chez soi »

 

Intention du jour

 

Saint Joseph, nous te prions afin que chacun puisse connaître le réconfort et la paix de se sentir bien "chez lui". Que ce sentiment de se sentir à sa place puisse conduire au désir plus large de trouver sa bonne place dans le monde et de répondre à la vocation que le Seigneur a pour chacun de nous.


Saint Joseph, prie pour nous.

 

Prière de la neuvaine

 

Glorieux saint Joseph, Tu as veillé avec tant d'amour sur Jésus et Marie afin qu'ils aient toujours un toit. Avec eux, tu as souffert de ne pas être accueilli ni logé à un moment où vous aviez besoin d'aide. Tu as toujours eu confiance en la providence du Père du ciel qui t'a confié la sainte Famille en sachant que tu veillerais sur eux en prenant tes responsabilités et en faisant tout ce qu'il y avait à faire.

 

Nous te confions toutes nos démarches pour trouver une maison. Nous te confions d'avance les relations avec les personnes : qu'elles soient bienveillantes et que tout se déroule pour le bien des personnes et des âmes.

 

Merci d'avance pour ce lieu où tu seras le premier à nous accueillir avec Jésus et Marie. A notre tour, nous voulons en faire un lieu béni où chacun se sente bien et où rayonnera la présence de la sainte Famille. Merci saint Joseph pour ton aide. Nous voulons que tu sois honoré chez nous comme tu le fut par Marie et Jésus à Nazareth. Amen”

 

1 Notre Père, 3 Je vous salue Marie.

 

Saint Joseph, guide pour l'homme d'aujourd'hui

 

« Marie sa mère était fiancée à Joseph » (Mt 1, 18).

 

Joseph fiancé, futur époux, envisage Marie comme une partenaire, une mère de famille pour qui il prépare un logis familial, il prépare un statut social : « Joseph parce qu'il était de la maison de la lignée de David monta en Judée afin de s'y faire inscrire avec Marie » ( Lc 2,4 et 5a). Joseph, chaque matin oeuvre physiquement, il a un métier dur. Il fournit à sa famille le pain quotidien et enseigne à Jésus la tradition. Il prépare et danse le Shabbat, se rend au Temple et assure une vie sociale pour sa famille à Nazareth. Il est frère consacré au monastère de Nazareth. Il est veilleur du silence. Mais en homme protecteur, il sera élève du Père pendant toute sa retraite à Nazareth. Fidèle et juste, saint Joseph va se souscrire aux temps de ce petit monastère, maison du Père sur terre. Que saint Joseph nous enseigne le respect des temps de prière.

 

N'hésitons pas à demander à saint Joseph d'être et de demeurer pour nous un modèle d'homme, de père juste et responsable dont le monde d'aujourd'hui a besoin pour sauver la famille.

 

Je vous salue Joseph

 

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

 

 

Septième Jour

Pour un foyer qui reste ouvert à l'autre

 

Intention du jour

 

Saint Joseph, nous te prions afin qu'être bien chez nous, ne soit jamais une raison de se renfermer sur nous-même ou sur notre seule famille. Que notre foyer reste toujours accueillant, ouvert à l'ami et à l'étranger, vibrant aux joies et aux peines des autres.


Saint Joseph, prie pour nous.

 

Prière de la neuvaine

 

Glorieux saint Joseph, Tu as veillé avec tant d'amour sur Jésus et Marie afin qu'ils aient toujours un toit. Avec eux, tu as souffert de ne pas être accueilli ni logé à un moment où vous aviez besoin d'aide. Tu as toujours eu confiance en la providence du Père du ciel qui t'a confié la sainte Famille en sachant que tu veillerais sur eux en prenant tes responsabilités et en faisant tout ce qu'il y avait à faire.

 

Nous te confions toutes nos démarches pour trouver une maison. Nous te confions d'avance les relations avec les personnes : qu'elles soient bienveillantes et que tout se déroule pour le bien des personnes et des âmes.

 

Merci d'avance pour ce lieu où tu seras le premier à nous accueillir avec Jésus et Marie. A notre tour, nous voulons en faire un lieu béni où chacun se sente bien et où rayonnera la présence de la sainte Famille. Merci saint Joseph pour ton aide. Nous voulons que tu sois honoré chez nous comme tu le fut par Marie et Jésus à Nazareth. Amen.

 

1 Notre Père, 3 Je vous salue Marie.

 

Saint Joseph, au cœur de la communion fraternelle

 

« Mon enfant, …vois ! Ton père et moi, nous te cherchions » (Lc 2, 48b).

 

Saint Joseph, père admirable de l'Enfant Jésus, combien fut grand ton bonheur de pouvoir Le serrer entre tes bras. Le Père et le Fils, dans un don intime échangeaient les plus tendres sentiments. Par notre union avec le Cœur de Marie vient le règne d'amour du Cœur doux et humble de Jésus. Par l'union aux Cœurs de Jésus et de Marie, nous communions au cœur doux et juste de Joseph.

 

Par cette sainte communion familiale, nous reconnaissons l'union de tous les cœurs au nom du Père.

 

Avec Joseph, modèle d'espérance, Seigneur, nous t'en prions : laisse éclater en nous ta force et nous irons, comme Joseph, là où tu le désires, bâtir avec nos frères une cité plus humaine, et façonner le Royaume où règne ta justice. O Saint Joseph, puissions-nous apprendre de toi à espérer, et que cette espérance puisse nous transformer et nous donner le goût du combat et de l'action !

 

Saint Joseph, apprends-moi à rendre grâce pour la communion fraternelle au sein de ma famille. Je te consacre tous ceux que j'aime et tous ceux que j'aime moins. Je te demande la grâce pour qu'entre parents et enfants, il y ait cette compréhension affectueuse et sincère qui les rende bons les uns envers les autres. Par l'union aux Cœurs de Jésus et de Marie, je communie au cœur doux et juste de Joseph. Saint Joseph, apprends-moi à être amour et instrument de paix dans ma vie quotidienne pour tous ceux et celles qui attendent mon aide.

 

Je vous salue Joseph

 

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

 

 

Huitième jour

Pour un foyer dans lequel le Christ est au centre

 

Intention du jour

 

Saint Joseph, nous te prions afin qu'à ton image nous sachions toujours placer Jésus au centre de notre foyer, au centre de notre vie. Que notre maison soit toujours la maison du Christ et qu'elle soit remplie de sa Joie et de son Amour.
 

Saint Joseph, prie pour nous.

 

Prière de la neuvaine

 

Glorieux saint Joseph, Tu as veillé avec tant d'amour sur Jésus et Marie afin qu'ils aient toujours un toit. Avec eux, tu as souffert de ne pas être accueilli ni logé à un moment où vous aviez besoin d'aide. Tu as toujours eu confiance en la providence du Père du ciel qui t'a confié la sainte Famille en sachant que tu veillerais sur eux en prenant tes responsabilités et en faisant tout ce qu'il y avait à faire.

 

Nous te confions toutes nos démarches pour trouver une maison. Nous te confions d'avance les relations avec les personnes : qu'elles soient bienveillantes et que tout se déroule pour le bien des personnes et des âmes.

 

Merci d'avance pour ce lieu où tu seras le premier à nous accueillir avec Jésus et Marie. A notre tour, nous voulons en faire un lieu béni où chacun se sente bien et où rayonnera la présence de la sainte Famille. Merci saint Joseph pour ton aide. Nous voulons que tu sois honoré chez nous comme tu le fus par Marie et Jésus à Nazareth. Amen.

 

1 Notre Père, 3 Je vous salue Marie.

 

Saint Joseph qui accueille Jésus au sein de son foyer

 

« Ils retournèrent en Galilée, à Nazareth, leur ville » (Lc 2, 39b).

 

Après le temps de l'exil, le temps du désert, l'inquiétude, saint Joseph nous montre le chemin de Nazareth. Pendant près de trente ans, Joseph vit avec Jésus. S'il travaille, ce divin enfant travaille avec lui. S'il prie, s'il parle, s'il sort dans les rues de Nazareth, Jésus est avec lui. à la table de famille, comme dans l'atelier, Jésus a sa place. Nazareth est une école du silence, de la patience et de l'apprentissage à la pauvreté. Nazareth est un atelier où se tisse le tissu le plus noble, l'écharpe royale ! Nazareth est un atelier où se construit le tabernacle au bois le plus noble. Car tout se fait en présence de Jésus.

 

Pouvons-nous sérieusement, comme saint Joseph, nous rendre le témoignage que Jésus est avec nous, depuis la première heure du jour, jusqu'à la dernière ? L'invitons-nous à notre travail, à notre repos ? Lui offrons-nous toutes nos pensées, nos affections, nos paroles ? Marchons-nous en sa présence ?

 

Saint Joseph, secours des faibles, aide-nous à offrir à Jésus toute notre vie, toutes nos joies et nos épreuves. Je te prie pour tous ceux qui, dans les difficultés, se laissent abattre. Donne-nous la force nécessaire et la joie dans la douleur. Saint Joseph, protecteur de la famille, aide-nous à comprendre le sens de la paternité véritable afin que les pères de familles retrouvent leur identité profonde. Enseigne-nous à éduquer nos enfants dans la foi, la pureté, le dévouement et le respect de tout ce qui est beau. Je te consacre les pères de famille afin qu'ils soient tes imitateurs dans la direction de cette cellule de la société, qui a tant besoin d'être assainie. Par l'intercession de saint Joseph, modèle des soutiens de famille, Seigneur, nous t'en prions : donne à nos enfants une vision du monde qui les engage à Te suivre dans le seul chemin qu'est la vérité.

 

Je vous salue Joseph

 

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

 

 

Neuvième jour

Saint Joseph, prie pour nous

 

Prière de la neuvaine

 

Glorieux saint Joseph, Tu as veillé avec tant d'amour sur Jésus et Marie afin qu'ils aient toujours un toit. Avec eux, tu as souffert de ne pas être accueilli ni logé à un moment où vous aviez besoin d'aide. Tu as toujours eu confiance en la providence du Père du ciel qui t'a confié la sainte Famille en sachant que tu veillerais sur eux en prenant tes responsabilités et en faisant tout ce qu'il y avait à faire.

 

Nous te confions toutes nos démarches pour trouver une maison. Nous te confions d'avance les relations avec les personnes : qu'elles soient bienveillantes et que tout se déroule pour le bien des personnes et des âmes.

 

Merci d'avance pour ce lieu où tu seras le premier à nous accueillir avec Jésus et Marie. A notre tour, nous voulons en faire un lieu béni où chacun se sente bien et où rayonnera la présence de la sainte Famille. Merci saint Joseph pour ton aide. Nous voulons que tu sois honoré chez nous comme tu le fus par Marie et Jésus à Nazareth. Amen.

 

Joseph, une épaule sûre

 

A Joseph, l'homme juste, Dieu a confié sa sainte Famille. Parce que son épaule était sûre, il en a fait le compagnon de la Mère de Dieu et le protecteur de Son Fils. A Joseph le charpentier, Dieu a confié le Messie qui devait naître de la descendance de David. De Joseph le silencieux, dont pas une phrase n'a été rapportée par les Evangiles, l’Église a fait le protecteur de sa croissance. En l'humble artisan de Nazareth, elle a reconnu son plus grand saint avec Marie.

 

Je vous salue Joseph

 

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé. Le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l’enfant divin de votre virginale épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, priez pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail jusqu’à nos derniers jours et daignez nous secourir à l’heure de notre mort. Amen.

 

 

Source de cette neuvaine : hozana.org

24 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

Le Mois des Saints Anges

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Vingt-cinquième jour

Les saints Anges nous exhortent par leur exemple et leurs inspirations à aimer Jésus-Christ

 

Point de Doctrine

 

Il leur a été dit, à ces bienheureux esprits, parlant de Jésus-Christ, que ses anges l'adorent, et adorent eum omnes Angeli ejus! et tous l'ont adoré! Il n'est que les Anges rebelles qui ont refusé de le faire. Les bons Anges ont adoré et aimé Jésus-Christ, qu'ils adoreront et aimeront éternellement, et ils veulent que comme eux et avec eux nous l'aimions. Pour nous y porter ils nous ont donné l'exemple, et ne cessent de nous inspirer de le faire.

 

Traits de l'Écriture Sainte

 

Les saints Anges font profession d'adorer et d'aimer Jésus-Christ à sa naissance: ils viennent chanter leur amour sur son berceau; ils vont chercher les bergers pour l'adorer et l'aimer avec eux. Depuis, on les voit toujours empressés de lui marquer partout combien ils l'aiment. Ils l'assistent au désert; ils le consolent au jardin des oliviers; il est probable que c'est par leur ministère que s'opèrent ces miracles qui se passent à la mort de Jésus, et que par là ils ont voulu exprimer leur douleur. On les voit sur le tombeau de Jésus-Christ après sa résurrection, renversant les gardes et rassurant les saintes femmes; on les voit enfin lorsque Jésus-Christ monte dans les cieux, assurant les apôtres de sa venue au dernier jour.

 

Réflexions pratiques

 

Pourquoi mon cœur est-il si froid touchant mon Jésus, à qui je suis redevable de mon salut; qui n'a pas craint de se livrer à la mort pour me sauver; qui a tout fait pour cela? Saints Anges qui faites fendre les rochers, venez briser la dureté de ce cœur insensible, et prêtez-lui vos ardeurs, afin, qu'il aime son Jésus comme vous l'aimez; que partout avec vous je suive ce divin Sauveur, à l'étable de Bethléem, au désert, au jardin des oliviers, sur le calvaire, à sa résurrection, et à sa glorieuse ascension où j'arrive avec lui jusqu'au ciel! Ainsi soit-il.

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

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5 avril 2020

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

 

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Lundi Saint

Le parfum de nard

 

Evangile selon Saint Jean (12, 1-11)

 

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie où habitait Lazare, qu’il avait réveillé d’entre les morts. On donna un repas en l’honneur de Jésus. Marthe faisait le service, Lazare était parmi les convives avec Jésus. Or, Marie avait pris une livre d’un parfum très pur et de très grande valeur ; elle versa le parfum sur les pieds de Jésus, qu’elle essuya avec ses cheveux ; la maison fut remplie de l’odeur du parfum. Judas Iscariote, l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer, dit alors : « Pourquoi n’a-t-on pas vendu ce parfum pour trois cents pièces d’argent, que l’on aurait données à des pauvres ? » Il parla ainsi, non par souci des pauvres, mais parce que c’était un voleur : comme il tenait la bourse commune, il prenait ce que l’on y mettait. Jésus lui dit : « Laisse-la observer cet usage en vue du jour de mon ensevelissement ! Des pauvres, vous en aurez toujours avec vous, mais moi, vous ne m’aurez pas toujours. » Or, une grande foule de Juifs apprit que Jésus était là, et ils arrivèrent, non seulement à cause de Jésus, mais aussi pour voir ce Lazare qu’il avait réveillé d’entre les morts. Les grands prêtres décidèrent alors de tuer aussi Lazare, parce que beaucoup de Juifs, à cause de lui, s’en allaient, et croyaient en Jésus.

 

Lundi 17 septembre 2021

 

Je me réveille avec un nœud au ventre, ayant quitté l’hôpital hier soir sans plus d’informations qu’un laconique : « Il faut attendre l’avis du pneumologue ». J’ai laissé Joseph et Darwin dans cette pièce aux odeurs d’éther le temps d’aller fermer les yeux quelques heures.

Célébrer la Sainte Messe en gardant à l’esprit le regard inquiet de Darwin donne un relief particulier au Sacrifice renouvelé. « Nous T’offrons pour eux un relief particulier pour eux-mêmes et tous les leurs ce Sacrifice de louange ». La messe achevée, je dois passer par le centre d’accueil de la Fondation avant de retourner les voir à l’hôpital.

Coup de téléphone. C’est Joseph qui me dit que les médecins demandent à me parler rapidement.

 

- Pourquoi ? Que se passe-t-il ? Un problème ? Comment va Darwin ?

- Ils veulent envisager avec vous une possible intubation.

- Ah bon ? Dis-leur que je sera là dans une heure.

- Non je crois qu’il faut venir tout de suite, il y a une certaine urgence, ils vont vous expliquer.

 

Je ne pose pas plus de questions et file immédiatement à l’hôpital. Je reconnais un des gardes qui travaillait il y a quelques années sur la paroisse où je réside, un sanctuaire marial le long du périphérique. Il me salue avec un grand sourire et je me dirige vers la salle des urgences où j’ai laissé mon jeune patient et son « ange gardien » la veille. Mais le garde m’arrête et m’oriente de l’autre côté, vers le bureau des infirmiers. Il n’y avait plus de place aux soins intensifs et comme l’état de Darwin nécessite un suivi très serré, ils l’ont tout simplement installé au beau milieu de leur petite officine qui sert surtout de réserve de médicaments et de compresses.

J’entre, non sans une certaine émotion que j’essaie tant bien que mal de dissimuler, car je ne veux pas que Darwin sente mon inquiétude. Le petit corps atrophié, dont les forces ont faibli petit à petit depuis toutes ces années, est abandonné de tout son poids sur le lit d’hôpital. Darwin est entouré de trois infirmières qui vérifient sa tension et s’assurent que la perfusion est bien en place, mais aucun médecin en vue. Il est toujours aussi pâle, mais semble toutefois avoir retrouvé une respiration plus confortable grâce à l’assistance respiratoire manuelle. Il se laisse faire sans broncher et réclame juste de temps en temps d’être changé de position quand l’immobilité de son corps le gêne. Cela demande à celui qui le garde une certaine habileté et une vraie robustesse car Darwin, malgré sa maigreur terrifiante, pèse le poids surprenant d’un corps sans prise.

Christian, un autre infirmier de la Fondation, a remplacé Joseph pour quelques heures. Il est aux côté de notre jeune myopathe et c’est lui qui presse à intervalles réguliers cette grosse poire en caoutchouc qui accompagne le mouvement affaibli des poumons.

Darwin m’aperçoit et fait une moue gênée que je fais mine d’ignorer. Je l’embrasse sur le front et soulève yb instant le masque en plastique qui recouvre sa bouche et le relie à l’assistance respiratoire.

 

- Comment te sens-tu ?

- Je suis tellement désolé, me dit-il aussitôt.

- Ben parce que je te crée des ennuis. Tu as plein de choses à faire et je te fais perdre ton temps en te faisant venir à l’hôpital. Pardonne-moi.

 

Je suis médusé par ses mots. Il porte sur son visage la souffrance et la vit dans sa chair, mais oublie sa peine pour se soucier de mes petites épines dont le piquant s’évanouit pourtant devant la noblesse de sa croix.

Christian me dit que les médecins m’attendent au service de pneumologie qui se situe de l’autre côté du bâtiment, non loin de l’entrée. Il m’accompagne en prenant soin de confier à un infirmier la précieuse poire de respiration.

Un groupe de quatre femmes médecins nous attend effectivement. La plus corpulente, sans prendre la peine de me saluer, me dit assez sèchement :

 

- Nous avons besoin de votre autorisation pour procéder à une intubation trachéale.

 

Je suis ahuri par la technicité sans nuance de ces mots dans un moment qui, me semble-t-il, devrait être avant tout teinté d’humanité.

 

- Que voulez-vous dire ?

 

La jeune médecin qui à est sa droite, apparemment plus compatissante, comprend mon imperméabilité à tout vocabulaire spécialisé.

 

- Mon Père, Darwin ne réussit plus à respirer correctement, vous l’avez remarqué, me dit-elle avec une voix douce. Cela fait partie, malheureusement, des étapes irrémédiables de sa maladie. Il inspire l’oxygène à peu près normalement, mais ses poumons affaiblis n’ont plus la force d’expirer le dioxyde de carbone. Du coup, ce qui devrait être rejeté naturellement par la bouche s’évacue par le sang et c’est en train de l’empoisonner.

- Il est en danger ?

- Si on attend, oui. Le manque d’oxygène est important, c’est pour cela qu’il faut l’assister.

- Mais pourquoi l’intuber, un masque ne suffit-il pas ?

- Non malheureusement. D’ailleurs il faut que vous sachiez…

 

Elle jette un regard furtif à sa collège comme si elle craignait d’en dire trop.

- Quoi ?…. Qu’y a-t-il ?

- Il faut que vous sachiez que c’est peut-être un étape durable, voire définitive. Nous ne pouvons pas vous assurer qu’une fois le patient intubé, nous serons en mesure un jour de lui retirer la canule. Il n’est pas impossible, vue l’avancée de sa maladie, que Darwin reste ainsi jusqu’à la fin.

- Mais avec ce tube, il sera soulagé ? Le danger sera écarté ?

- Il aura une gêne inévitable au début, mais s’y fera vite et il peut continuer de vivre encore longtemps ainsi, si son corps réagit bien.

 

La première pneumologie, toujours aussi revêche et manifestement bien décidée à en rester aux aspects techniques me dit froidement :

- Mais l’hôpital ne dispose pas assez de BIPAP.

- … C’est une machine, un ventilateur mécanique, corrige la jeune avec un air désolé.

- … Il vous faudra utiliser le BAVU.

- … L’insufflateur manuel, reprend comme en écho la collège compatissante.

- Peut-on procéder à l’intubation ? Conclut alors notre despote médical sans la moindre délicatesse.

 

Je reste sans voix car j’ai l’impression de devoir prendre une décision qui ne me revient pas, cette sensation curieuse d’un verdict sans crime.

 

- Laissez-moi lui le temps de lui parler, s’il vous plaît.

 

Je retourne en silence vers la petite officine pour retrouver Darwin. Christian, à mes côtés, ne dit pas un mot percevant sans difficulté ma confusion. Mille pensées défilent dans ma tête : « Je ne veux pas qu’il souffre », « Il va falloir organiser des gardes avec les grands adolescents de la Fondation », « comment lui expliquer ? », « sont-ils si sûrs qu’il n’y a pas d’autres solutions ? »…

Je m’arrête à la porte de la petite pièce qui lui sert de chambre pour reprendre mon souffle et surtout entrer avec un visage qui ne respire plus l’inquiétude.

En entrant, Darwin m’offre un beau sourire mais lit sans difficulté malgré mes efforts le trouble dans mes yeux. Il ne dit pourtant rien et continue de poser son regard sur moi.

 

- Darwin, je viens de parler aux médecins…

Il reste silencieux.

-… Il me disent que tes poumons sont fatigués et qu’ils ont besoin d’être assistés. Il va falloir introduire un tube jusqu’à tes poumons le temps qu’ils libèrent une machine.

 

Une petite crainte se lit sur son visage, mais il ne dit rien.

- Ça va être un peu gênant pour toi au début et tu ne pourras pas marcher tant que tu auras ce truc dans la bouche, mais il faut que tu l’acceptes.

- Pourquoi un tube ? Le masque, comme ça, c’est pas pareil ?

- D’après eux, non. Tu sais, Darwin, ils savent ce qu’ils font.

- J’ai pas envie, j’ai peur, me dit-il avec des yeux suppliants.

- Il faut que tu mes fasses confiance.

 

Il reste silencieux. Ses yeux balaient la pièce, avec un regard angoissé.

Les médecins entrent comme des bourreaux à l’heure d’une exécution. L’atmosphère est pesante. Ils s’approchent de Darwin et attendent mon signal pour l’endormir. Mon petit protégé tourne la tête vers moi et fait un « non » de la tête. Je m’approche de lui et soulève un peu sa tête qui ne tient plus toute seule.

- S’il te plaît, Darwin, il le faut.

 

Il reste fixé sur moi, ignorant les médecins. Ses yeux s’embuent. Il hoche légèrement la tête et sans me quitter du regard il me dit :

- Je sais qu’il le faut. Je te crois.

 

Les médecins n’attendent pas une seconde de plus. Ils injectent un produit dans le cathéter et je vois aussitôt les paupières de Darwin s’alourdir. Je repose doucement sa tête sur l’oreiller et les médecins s’affairent séance tenante.

La canule en place, une infirmière s’avance pour poser quelques sparadraps qui la maintiendront tant bien que mal dans la position la moins inconfortable possible pour le jeune patient. Et la poire de nouveau fixée sur le dispositif reprend son rythme régulier avec le bruit d’un ballon qui se gonfle et se dégonfle sans cesse.

Après quelques trop courtes minutes, le jeune patient se réveille non sans un certain désarroi. Il sent une gêne terrible et fait quelques mouvements de la gorge pour se débarrasser de ce tube indésirable. Mais très vite il comprend qu’il n’y a rien à faire. Quelques petites larmes discrètes glissent sur ses joues.

Je lui tiens la main pour lui exprimer ma compassion. Elle est sincère et mes tripes sont remuées de le voir se débattre ainsi. Il me fixe à nouveau du regard. Je m’approche alors de son visage.

 

- Darwin, je suis désolé. Je suis si désolé.

 

Mais il fronce aussitôt les sourcils en signe de désaccord et fait non de la tête, puis esquisse un petit sourire malgré le tube incommodant et ses yeux mouillés. Le « non » qu’il oppose à mon chagrin, est un « oui » qu’il offre à son épreuve. Il l’accepte. Il s’abandonne.

Ému, je sors une minute dans le couloir. Mes larmes montent immédiatement puis coulent sans discontinuer.

Je viens de réaliser que je n’entendrai plus sa voix.

 

Extrait de « Plus fort que les ténèbres », Père Matthieu Dauchez, Editions Artège, 2015.

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Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos

Le petit Philippin maître de joie

(1994-2012)

 

Darwin Ramos naît le 17 décembre 1994 dans une famille très pauvre de Manille (Philippines). Il est contraint de mendier dans la rue pour subvenir aux besoins de sa famille, malgré une maladie qui atrophie ses muscles et qui l’empêche rapidement de se tenir debout.

En 2006, il est accueilli par l’association ANAK-Tnk qui œuvre pour les enfants de la rue. Il est baptisé le 23 décembre, puis reçoit la Première Communion et la Confirmation un an plus tard. Darwin fait preuve d’une foi simple mais profonde, ancrée dans la prière et l’action de grâce. Il vit sa maladie dans une réelle union avec le Christ en Croix et dans une grande espérance. Il rayonne de joie et réconforte les enfants de ANAK-Tnk.

Le 16 septembre 2012, sa maladie s’aggrave. Il vit alors une véritable Semaine Sainte : le jeudi, un combat spirituel, le vendredi, il écrit dans une grande paix : « Un immense merci. Je suis très heureux ». Après un samedi silencieux, il meurt le dimanche 23 septembre 2012.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu Darwin Ramos

 

Ô Dieu de toute Joie, Père, Fils et Saint Esprit, Tu ne laisses jamais seuls ceux qui sont dans l’épreuve. Nous Te rendons grâce de nous avoir donné, en Darwin Ramos, enfant de la rue, un modèle lumineux de vie chrétienne. Dans sa brève existence, Tu lui as donné la grâce d’une foi simple et inébranlable, d’une espérance joyeuse dans la maladie, d’une charité constante pour le prochain. Nous Te demandons la glorifi cation sur terre de ton serviteur Darwin, afi n que les jeunes et les malades puissent trouver en lui un maître de Joie. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici…). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. Notre Père/Je vous salue Marie/Gloire au Père.

 

Imprimatur : Mgr. Honesto F. Ongtioco, évêque de Cubao (22 novembre 2018).

 

Pour plus d’infos, relations de grâces

https://darwin-ramos.org

 

Facebook : @DarwinRamosAssociation

12 avril 2018

Le Mois de la Passion

Le Mois de la Passion

ou la Science du Crucifix

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Treizième jour

Des avantages que nous procure la Croix de Jésus-Christ pour aimer Dieu et en être aimés

 

I. Dieu aime Jésus-Christ d’un amour infini, c’est le même amour dont Il s’aime lui-même. Il l’aime parce qu’Il est son Fils unique, de même nature que Lui ; Il l’aime parce que comme homme Il a toujours été son serviteur fidèle, toujours soumis à Sa Volonté, et que sur la croix, Il a offert à sa Souveraine Majesté un sacrifice digne de Lui. C’est pour cela qu’Il l’a élevé au-dessus de toute créature ; qu’Il l’a fait dépositaire de sa toute-puissance et de toutes ses richesses ; qu’Il n’accorde rien au Ciel et sur la terre qu’en son nom ; que nous n’avons d’accès au Trône de Sa Miséricorde que par Sa Croix, et qu’il n’est pas d’autre nom que celui de Jésus auquel nous puissions être sauvés. Si Dieu a tant d’amour pour Son Fils, Il ne peut pas aimer tout ce qui lui appartient. Nous sommes à Jésus-Christ plus qu’à nous-mêmes, nous sommes la conquête de Son Sang ; nous sommes ses membres et une portion de sa sainte humanité. Dieu nous aime donc à proportion que la Croix nous unit à Son Fils. Ô Croix adorable, source inépuisable de Salut et de vie, je veux m’attacher à vous pour m’unir à mon Sauveur, je veux me baigner dans Son Sang et puiser dans Ses Plaies et dans son Coeur la Miséricorde et l’Amour de mon Dieu.

II. La divinité habite une lumière inaccessible, qu’aucun des hommes n’a vue et qu’aucun des hommes ne peut voir. Avant Jésus-Christ, les hommes charnels ne pouvant atteindre ni des yeux, ni de l’esprit à une majesté qui est également invisible et incompréhensible, ils se firent des dieux semblables à eux pour les adorer. Dieu dans Sa Miséricorde a envoyé sur la terre Son Fils unique, revêtu d’une forme humaine. Il a voulu qu’Il devint l’ouvrage visible du Dieu invisible, et que la plénitude de la divinité habitât en Lui substantiellement, ô prodige admirable ! Ô merveilleuse invention de la Charité de Dieu pour les hommes ! Désormais je puis adorer la créature sans crainte d’être idolâtre. Dans la personne de Jésus-Christ, c’est Dieu lui-même que j’adore : c’est Lui-même que j’aime, c’est à Lui que je me consacre et me dévoue. c’est dans Jésus-Christ que je dois chercher mon Dieu, c’est dans Lui que je dois l’aimer. Je suis en Mon Père, a-t-il dit Lui-même, et Mon Père est en Moi. Je suis aussi dans ceux que j’ai rachetés par l’impression de mon esprit, et ils sont en moi par la communication de mes mérites. Ô mon âme, quels avantages te procure la Croix de ton sauveur ! Aime Jésus crucifié et tu aimeras ton Créateur : aime le Fils qui t’a rachetée, et selon sa promesse tu seras aimée du Père qui t’a donné l’être.

III. Le Christianisme ne consiste, pas précisément à adorer un seul Dieu. Les Juifs l’adorent ; les Disciples de Mahomet l’adorent, et ils ne sont pas chrétiens. Il consiste à connaître et à adorer l’Homme-Dieu. La vie éternelle, dit Jésus-Christ à son Père, est de Vous connaître, Vous qui êtes le seul vrai Dieu, et Votre Fils unique Jésus-Christ que Vous avez envoyé. Or, de même que plus un homme est raisonnable, plus il est homme ; ainsi plus on aime Jésus-Christ, plus on est chrétien. Et comment peut-on l’aimer plus tendrement, qu’en le considérant attaché à la Croix pour notre salut ? De quoi se glorifiait le plus l’Apôtre Saint Paul ? C’est de ne savoir autre chose que Jésus-Christ et Jésus-Christ crucifié.

IV. Il ne suffit pas de connaître Jésus-Christ pour en obtenir la vie éternelle : les démons, les réprouvés le connaîtront éternellement, et n’en serons pas moins éternellement malheureux. Il ne suffit pas de l’aimer en paroles ; il faut l’aimer d’un amour qui nous rende semblables à Lui, qui nous transforme en Lui, qui imprime sur nos corps et ans nos âmes les sacrés caractères de Sa Croix. Il faut l’aimer comme les Apôtres qui étaient comblés de joie, lorsqu’ils avaient à souffrir pour la gloire de Son Nom, qui ne connaissaient de gloire que dans la part qu’ils avaient aux humiliations de Sa Croix. Il faut l’aimer comme Saint Paul, qui ne se glorifiait que du titre de serviteur de Jésus-Christ, et qui ne consolait de ses chaînes en se regardant comme son esclave.

V. L’Amour de Jésus-Christ est un moyen facile de devenir Saint en peu de temps. Il nous rend semblables à Lui. Par une vertu propre à l’amour il nous transforme en lui ; et la sainteté, comme la prédestination consiste à ressembler à Jésus-Christ. Aimons Jésus-Christ, et bientôt nous serons chastes, patients, charitables : car nos coeurs unis au Sien seront la source de toute sainteté. Ne demandons à Dieu que l’amour de Son Fils car avec Son Fils, dit Saint Paul, Il nous donnera infailliblement toutes choses. Que tout notre richesse soit notre crucifix ; durant la vie, pour en recevoir continuellement les influences du Précieux Sang et de l’amour de Jésus-Christ ; à la mort, pour exciter notre confiance, animer notre Foi, et nous faire remettre notre âme entre les mains de notre Sauveur.

 

Texte extrait du Mois de la Passion ou la Science du Crucifix, aux Editions Saint Jean

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10 janvier 2017

Le Vénérable Isidore Zorzano

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Le Vénérable Isidore Zorzano

1902-1943

 

Isidore Zorzano naquit à Buenos Aires, en Argentine, le 13 septembre 1902. Trois ans après, sa famille revint en Espagne et s’installa à Logroño. Au lycée, il fut l’ami de Josémaria Escriva. Adolescent, il intensifia sa pratique religieuse et chercha l’aide de quelques prêtres pour le conseiller sur sa vie chrétienne. Très investi dans les œuvres de miséricorde, il était toujours disposé à aider les gens. Ingénieur industriel en 1927, il travailla dans le chantier naval de Cadiz. Plus tard, il fut embauché dans la Compagnie des Chemins de fer Andalous, à Malaga où il était aussi professeur à l’École industrielle. C’est à cette période de sa vie qu’Isidoro commença à sentir une profonde inquiétude spirituelle.

En 1930, Josémaria Escriva, ordonné prêtre en 1925, lui exposa le message de l’Opus Dei : chercher la sainteté et faire de l’apostolat à travers son travail professionnel et avec l’accomplissement des devoirs ordinaires. Ce panorama répondant à ses aspirations, Isidore décida de faire partie de l’Opus Dei. Pour cultiver sa vie de prière, il se levait de bonne heure pour assister à la Messe et communier. Il prêtait main forte à des œuvres d’assistance sociale. Son sens de la justice, son esprit de service et sa proximité étaient appréciés de ceux qui étaient sous sa direction. Durant la Guerre Civile espagnole, il secourut de nombreuses personnes en les ravitaillant, en leur procurant son aide spirituelle.

Il réussit à ce que les membres de l’Opus Dei, dispersés par le conflit, soient toujours en contact avec saint Josémaria et unis entre eux. Dans ces circonstances-là, son amour de l’Eucharistie était manifeste. En dépit des restrictions, il fournissait à saint Josémaria et à d’autres prêtres, le pain et le vin pour qu’ils arrivent à dire leur Messe dans la clandestinité. Il gardait les hosties pour porter la communion aux réfugiés et facilitait à ses connaissances l’assistance à la célébration eucharistique. Pour porter secours à tous ces gens, il se servait de son passe-droit argentin, condition d’étranger, très précairement étayée par un extrait de naissance à Buenos Aires. Il aurait pu être arrêté et exécuté à tout moment.

À la fin de la guerre, Isidore travailla dans la Compagnie Nationale des Chemins de fer de l’Ouest. Saint Josémaria lui confia la gestion des œuvres d’apostolat de l’Opus Dei. Il s’y attacha avec une grande disponibilité, beaucoup d’humilité et sans perdre la paix devant les difficultés financières. Isidore qui méditait profondément la vie du Christ, avait un attachement filial envers la Sainte Vierge et montrait combien il aimait Dieu en servant les autres et en prenant soin des petites choses. Au début de l’année 1943 il fut atteint d’une lymphogranulomatose maligne, dont il endura les souffrances avec force d’âme et en s’abandonnant à la volonté de Dieu. Il décéda, en odeur de sainteté, le 15 juillet, à quarante ans. Enterré au cimetière de La Almudena, à Madrid, sa dépouille fut transférée en 2009 à la paroisse San Alberto Magno, à Madrid, où il repose désormais.

La Cause de Béatification d'Isidore Zorzano a été ouverte à Madrid entre 1948 et 1961. elle a été déposée, au terme de sa phase diocésaine, auprès de la Curie Romaine le 25 mars 2006 ou elle est en cours d'instruction. Le 21 décembre 2016, le Pape François a signé le décret sur l'héroïcité de ses vertus par lequel le serviteur de Dieu Isidore Zorzano est déclaré vénérable.

 

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Prière pour demander la glorification du Vénérable Isidore Zorzano

(Pour la dévotion privée)

 

Dieu tout puissant, qui as comblé ton serviteur Isidoro d'abondant trésors de grâce dans l'exercice de ses devoirs professionnels au milieu du monde, fais que je sache moi aussi sanctifier mon travail ordinaire et apporter la lumière du Christ à mes amis et à mes collègues. Daigne glorifier ton serviteur Isidoro et accorde-moi, par son intercession, la faveur que je te demande (...). Amen.

 

Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

Conformément aux décrets du pape Urbain VIII, nous déclarons ne prétendre anticiper en rien le jugement de l'autorité ecclésiastique, et ne destiner en aucune façon cette prière au culte public.

 

Les personnes qui obtiendraient des grâces par l'intercession du Vénérable Isidore Zorzano

sont invitées à le signaler auprès de l'Opus Dei,

sur leur site internet :

www.opusdei.fr

 

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Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

13 juillet 2014

Neuvaine à Sainte Anne

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Neuvaine à Sainte Anne

Mère de la Bienheureuse Vierge Marie

Du 16 au 25 juillet 2014

 

Avis préliminaires

 

Quoique dans plusieurs paroisses l'on ait coutume de faire la Neuvaine à sainte Anne dans la semaine qui précède sa fête, cependant les besoins particuliers de certaines personnes les portent à  recourir plus souvent cette puissante protectrice et à faire les exercices de la Neuvaine en son honneur dans d'autres mois de l'année. Nous avons cru devoir consigner ici la suite des exercices dont elle se compose. Les personnes qui craignent quelques fléaux et qui appréhendent quelques châtiments de Dieu ou qui ressentent quelque affliction pénible, doivent, avant de commencer les exercices d'une neuvaine, mettre ordre à leur conscience ; et pour être soulagés dans leurs peines ou pour écarter les épreuves qui les atteignent, se résigner à la volonté de Dieu y qui les assistera selon qu'il le trouvera utile à sa gloire et avantageux à leur salut.

La persévérance dans la prière et la ferveur de la foi plaisent à Dieu. Aussi les exercices, de la Neuvaine de Sainte Anne se composent de pratiques courtes et affectueuses, qui ne peuvent pas fatiguer la piété des malades, des affligés et des autres nécessiteux qui s'adressent à l'Auguste Mère de Marie, mais elles peuvent donner plus de temps à leurs méditations ou revenir plus souvent aux pratiques qu'elles goûteront davantage. Les personnes qui ont plus de temps à donner à ces occupations pourraient chaque jour faire quelque lecture spirituelle en rapport avec les considérations que nous indiquons, réciter quelque prière en l'honneur de Sainte Anne. Autant qu'il se peut, l'on devrait faire ces neuvaines au pied des saints autels, dans l'église de sa paroisse ; mais lorsque la distance des lieux ou quelque inconvénient en empêche, il suffit de les faire dans ses appartements, devant une image de sainte Anne que l'on invoque comme sa protectrice auprès de Dieu.

Les exercices que nous indiquons ne sont pas rigoureusement imposés, chacun pourra les remplacer par d'autres pratiques approuvées ou même y en ajouter d'autres, selon l'avis de son directeur, qu'il est toujours avantageux de consulter quand on prend quelque mesure extraordinaire pour obtenir les dons du ciel. Il est fort avantageux de faire quelque promesse à la bonne Mère et Protectrice sainte Anne, comme de réformer sa conduite, de pratiquer quelque vertu, de faire quelques aumônes ; et, enfin, de communier en son honneur à la fin de la neuvaine. N'omettons jamais, après avoir reçu quelque faveur du ciel par l'entremise de sainte Anne, de continuer à l'honorer par quelque pratique de piété qui soutiendront notre ferveur et nous aideront aussi à nous perfectionner.

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Prières pour chaque jour de la Neuvaine

en l'honneur de Sainte Anne, Mère de la Bienheureuse Vierge Marie

 

Prière à Jésus-Christ

 

Très adorable Jésus, dont l'âme a été triste jusqu'à la mort, je viens avec confiance vous adorer et vous demander la soumission à la volonté de Dieu. Je viens vous exposer mes peines et mes souffrances, afin que par votre sainte Passion vous me fassiez miséricorde. Aidez-moi à détester mes fautes et à me reconnaître coupable, afin que je puisse rentrer en grâces avec vous et que je puisse vous être toujours intimement uni par les liens d'un amour pur et sans bornes. Je vous demande ces faveurs par l'entremise de la glorieuse Vierge Marie, qui a toujours été si sensible à nos misères et par l'intercession de Sainte Anne, que j'invoque particulièrement en ce jour. Ainsi soit-il.

 

Prière à Sainte Anne

 

Très Sainte et très miséricordieuse mère de Marie, ô sainte Anne, faites que, fortifiés par vos exemples, nous soyons résignés à la volonté de Dieu. Votre nom est partout honoré, tous les enfants de l'Eglise célèbrent vos louanges, et, pleins de vénération pour vous, exaltent vos bontés et vos miséricordes. Accordez-nous la faveur que nous réclamons en ce moment afin que nous puissions nous aussi redire votre compassion et ajouter au nombre de vos serviteurs reconnaissants. Obtenez-nous une protection assurée dans les causes difficiles, la consolation dans nos douleurs extrêmes, un accroissement d'amour et de paix, afin que nous soyons plus adonnés à ce qui tient à la gloire de Dieu.

O très Sainte Mère de la divine Marie, abaissez du haut du ciel vos regards maternels sur de pauvres suppliants qui vous vénèrent et qui mettent leur confiance en votre intercession. Veuillez nous accorder les grâces que nous sollicitons, humblement prosternés à vos pieds. Faites, ô Dieu Tout-Puissant, qu'étant délivrés de toute souffrance par l'intercession de la glorieuse protectrice que nous invoquons, nous bénissions toujours votre saint Nom. Ainsi soit-il.

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Exercices de la Neuvaine à Sainte Anne

 

Premier jour

Humilité de Sainte Anne

Enfant des Patriarches

 

I. Considérez, que, quoiqu'elle descendît des Rois de Juda, cette grande servante de Dieu, sainte Anne, demeura toujours dans une condition humble, satisfaite de la position que lui assigna la Providence. Elle s'est sanctifiée dans son état. Chacun de nous peut parvenir à la sainteté dans l'état où il est engagé. Hors de cet état, quoique nous fassions, ce n'est plus la volonté de Dieu. Nous pouvons faire du bruit, nous distinguer même par des œuvres louables, mais, après tout, c'est notre propre volonté que nous faisons. Dieu donne les grâces nécessaires par rapport à la fonction à laquelle il nous appelle. Quand nous sortons de notre condition, nous nous refusons les secours de Dieu, puisque nous nous engageons indiscrètement dans un emploi où la volonté de Dieu ne nous appelle pas.

II. Considérez que les Saints qui ont eu l'ambition d'assurer leur place au ciel ont su borner leurs désirs, modérer leurs convoitises et se contenter du rang où Dieu les avait placés. Beaucoup d'autres ont renoncé aux honneurs et aux dignités pour vivre loin des regards des hommes, dans une abnégation plus grande, et pour pratiquer un détachement plus absolu de toutes choses. A leur exemple, cherchons à nous humilier... D'ailleurs, nous sommes les enfants de Dieu, ne faisons rien qui ne soit digne de notre noblesse.

 

Résolutions

1° Offrir nos prières, nos affections, nos actes de piété et de mortification à Sainte Anne, afin qu'elle les présente elle-même à Dieu et qu'elle nous obtienne la grâce de lui plaire.

2° Nous offrir nous-mêmes à son service. Ne rien négliger pour en être dignes et renouveler souvent le désir de l'aimer et de le servir.

 

Prière

Soyez-nous propice, ô Sainte Anne, obtenez-nous les faveurs que nous sollicitons, et, par dessus toutes choses, la grâce d'aimer Dieu de plus en plus.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Invocation : Sainte Anne, vase rempli de grâces, priez pour nous.

 

Deuxième jour

Sainte Anne, protectrice de la Jeunesse

 

I. Considérez que l'inexprimable amour que sainte Anne a pour Dieu ne peut manquer d'être très utile aux jeunes personnes qu'il a daigné créer pour son héritage, et que le Seigneur Jésus a bien voulu regarder comme ses frères. Quel enfant ne voudrait pas marquer son respect et son dévouement à une protectrice aussi puissante et aussi compatissante ?... Celle qui a été la protectrice des premières années de la glorieuse Vierge Marie accorde sa protection à tous ceux qui veulent sanctifier leur enfance et leur jeunesse, conserver leur innocence et surmonter les tentations que leur présente l'ennemi du Salut.

II. Considérez que la grande sainte que vous désirez honorer veut que, pour plaire à Dieu, vous conserviez soigneusement la pureté de l'âme et du corps ; que vous devez dompter vos passions et expier vos fautes par une salutaire pénitence des péchés pour lesquels vous êtes redevable à la justice divine. Enfin, considérez que cette expiation vous rendra plus vigilant sur les mouvements de votre cœur.

 

Résolutions

1° Ecouter la voix de sainte Anne dans les lectures et dans les méditations ; puis, se conformer avec zèle à ce qu'elle nous inspirera.

2° Renouveler souvent le bon désir d'être surtout fidèle aux inspirations de la grâce.

3° Placer tous les jours ses résolutions sous la protection spéciale de Sainte Anne et de la Sainte Vierge.

 

Prière

O Dieu, qui avez accordé à Sainte Anne la faveur d'être la Mère de la Bienheureuse Vierge Marie, Mère de notre Rédempteur, accordez-nous la grâce d'honorer sa mémoire, afin que nous puissions dès ce moment éprouver les effets de sa puissante intercession auprès de votre divine Majesté.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Invocation : Sainte Anne, Vigne féconde, Mère de la Bienheureuse Vierge Marie, priez pour nous.

 

Troisième jour

Sainte Anne, modèle des mères chrétiennes

Vie intérieure et dévouement

 

I. Considérez que le monde spirituel offre d'immenses avantages à l'âme chrétienne. L'esprit de Dieu y répand une lumière douce et pure. La vie intérieure est toute opposée à la vie extérieure, qui est la vie des sens, toute dissipée, toute livrée aux inutilités et aux frivolités. La vie intérieure est la vie de l'âme qui se tient unie à Dieu, et qui pour cela s'éloigne des objets extérieurs et sensibles. Morte à elle-même, à la nature et aux sens, l'âme ne vit que de la vie de la grâce et ne s'occupe que des grands objets de la foi. Elle est heureuse de chercher Dieu au pied de la croix et plus heureuse de le trouver dans son cœur. Qu'elle est solide ! Il est impossible de s'égarer en suivant ses voies. Qu'elle est sublime ! Elle élève l'âme au-dessus d'elle et l'associe aux esprits célestes. Qu'elle est féconde ! Puisqu'elle fait germer les fruits du salut et qu'elle est la source des vrais mérites et de la pure vertu.

II. Considérez qu'une âme dégagée des choses extérieures se donne plus profitablement aux devoirs de son état. Elle les remplit avec plus de perfection, avec plus d'affection, avec plus de constance. Elle aide le prochain ; elle dirige, elle console même le plus petit ; et ce zèle, cette charité est le caractère distinctif des vrais amis de Dieu. Faisons-nous un honneur d'être dévoués hautement aux intérêts du prochain, surtout aux intérêts spirituels des personnes dont nous sommes chargés.

 

Résolutions

1° Gardons-nous d'exposer au danger notre faible vertu.

2° Compatissons aux misères d'autrui.

3° Profitons de toutes les circonstances où nous pourrons nous rendre utiles.

 

Prière

Faites, ô Sainte Anne, que nous nous occupions dans le silence et dans la retraite à méditer vos vertus et vos exemples, et que nous nous acquittions de tous nos devoirs avec courage et avec amour. Demandez pour nous cette grâce au Seigneur, afin que nous puissions répondre plus fidèlement à ce qu'il demande de nous. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Invocation : Sainte Anne, Vase rempli de grâces, priez pour nous.

 

Quatrième jour

Sainte Anne, modèle des époux

Fidélité en toutes choses

 

I. Considérez que la véritable fidélité consiste dans la soumission entière à la volonté de Dieu, dans la pratique des vertus et dans l'acquit des devoirs de notre état. Fidélité exacte, donc, en toutes choses, dans l'adversité comme dans les jours heureux ; fidélité que rien n'altère, que rien ne rebute. Au contraire, rappelons-nous que la fidélité doit nous porter à être, en tout temps, bienveillants, doux, empressés envers tout le monde, surtout envers ceux auxquels nous sommes attachés.

II. Considérez que la fidélité ne se plaint point de ses devoirs, ni de ses obligations ; qu'elle ne blâme personne, qu'elle ne déprécie pas ce que font les autres, mais bien qu'elle les encourage, les redresse avec douceur, ferme les yeux sur leur défauts et qu'elle cherche en tout à agir par l'impulsion de la grâce, puisqu'on ne peut être à Dieu si l'on rapporte tout à ses goûts et à ses commodités.

 

Résolutions

1° Ne pas chercher ses propres avantages, puisque le sauveur a dit : « Celui qui ne veut pas se renoncer lui-même n'est pas digne de Moi ».

2° Se rappeler souvent que la couronne de vie est promise à celui qui sera fidèle jusqu'à la fin.

 

Prière

Accordez-nous, Seigneur, par les mérites de votre passion et par l'intercession de Sainte Anne, que nous honorons particulièrement aujourd'hui, une grande fidélité à votre service, afin que nous ne nous occupions que des choses qui peuvent vous plaire et faire descendre sur nous vos bénédictions. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Invocation : Sainte Anne, Miroir de Patience, priez pour nous.

 

Cinquième jour

Sainte Anne, protectrice des familles

La vigilance

 

I. Considérez que si nous aimons notre prochain et surtout les personnes que le ciel a confiées à notre sollicitude, nous devons veiller sur leurs intérêts, écarter d'elles avec soin tout ce qui les porterait au mal, les lectures frivoles, les compagnies, les promenades, et les divertissements dangereux, comme aussi tout ce qui peut entretenir l'orgueil, la curiosité, l'immodestie, la jalousie. Mettons le même zèle à protéger leur vertu, leurs biens spirituels que l'on mettrait à défendre leurs intérêts temporels si nous étions mus par une sincère amitié.

II. Considérez qu'une vigilance bien entendue ne se contente pas d'éloigner des périls et de défendre des accidents les personnes qui nous sont chères, mais que nous devons encore être empressés à leur procurer tous les moyens possibles d'avancer dans la perfection. Notre zèle pour leur sanctification nous portera donc à leur rendre facile l'accomplissement de leurs devoirs, à stimuler leur zèle pour les bonnes œuvres, à les engager à se rendre agréables à Dieu.

 

Résolutions

1° Veiller soigneusement sur ses regards, sur ses paroles. etc., pour ne jamais autoriser les fautes d'autrui ; chaque soir s'examiner avec soin sur ses paroles, sur ses actions, etc.

2° Offrir avec ferveur à la Sainte Vierge et à Sainte Anne notre constante disposition à veiller sur notre esprit.

 

Prière

Je vous salue, glorieuse sainte Anne, amie constante et directrice des personnes qui désirent amender leur vie et avancer dans la perfection. Veillez Sur moi, bénissez-moi et donnez-moi à tout instant votre assistance. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Invocation : Sainte Anne, Miroir d'obéissance, priez pour nous.

 

Sixième jour

Sainte Anne, espérance des navigateurs

Désirs du Ciel

 

I. Considérez que vous êtes exilé en ce monde et que notre vraie patrie est le ciel. Nous devons y tendre continuellement, malgré les ruses de l'ennemi du salut, malgré ces charmes du monde et les séduisantes passions qui embarrassent notre marche. Les naufrages sont fréquents sur les écueils multipliés de la mer où nous voguons. Hélas ! Nos chûtes devraient nous humilier, mais non pas nous abattre. Il n'y aura de sauvés que ceux qui savent se relever avec courage ; et ceux-là sont perdus qui cessent d'espérer.

II. Considérez qu'il ne faut pas seulement désirer vaguement aller au Ciel, mais que toutes nos actions servent à accélérer notre passage à la vie éternelle. Que nous devons faire tourner à notre profit les tentations qui nous éprouvent, les misères que nous supportons et les occasions auxquelles nous résistons. Prions Dieu qu'il nous aide à nous relever chaque fois que nous avons le malheur de succomber. Évitons les naufrages ; et, pour cela, veillons et prions, mais si nous éprouvons du malheur, sachons nous relever avec promptitude, avec confiance et avec générosité.

 

Résolutions

1° Ne fondez votre espérance que sur la Providence.

2° Espérons sans présomption et ne négligeons rien.

3° Résistons aux tentations de découragement et réparons nos négligences passées.

 

Prière

Par vos mérites, Sainte Anne, obtenez-nous les lumières et l'assistance dont nous nous sommes rendus indignes par nos faiblesses et par nos fautes journalières. Vous que l'on invoque comme l'espérance des navigateurs, exaucez-nous, aidez-nous et consolez-nous. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Invocation : Sainte Anne, Ancre dans les périls, priez pour nous.

 

Septième jour

Sainte Anne protectrices des voyageurs

Le détachement des choses du monde

 

I. Considérez que la Divine Providence veille sur nous dans toutes les entreprises qui ont pour but la gloire de Dieu, notre salut, ou la charité envers le prochain. Elle nous fournit les forces, la santé, les moyens d'accomplir ce que nous tentons dans ces nobles desseins. Que rien donc ne nous rebute, que rien ne nous lasse quand il s'agit de pratiquer quelque œuvre de charité. Sachons tout quitter quand il s'agit de glorifier Dieu ou d'aider le prochain.

II. Considérez que les biens de la terre ne sont rien en comparaison des récompenses que le seigneur réserve à ceux qui se donnent généreusement à son service. Ne considérons donc jamais ce que nous sacrifions, ce que nous endurons pour seconder les vues de Dieu. Oublions tout pour ne nous occuper qu'a mériter la félicité promise à ceux qui savent de bon cœur tout quitter pour Dieu.

 

Résolutions

1° Nous associer à ceux qui travaillent au salut du prochain, en les aidant de nos prières et de nos aumônes.

2° Remercier souvent Dieu de ce qu'il a fait pour nous, et lui faire, en retour, l'offrande de tout ce dont nous pouvons disposer.

 

Prière

Nous vous conjurons, ô bonne et compatissante sainte Anne, de guider nos pas et d'éclairer nos démarches afin que nous ne nous écartions pas en cette vie du sentier du devoir et que nous marchions d'un pas assuré vers la céleste patrie. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Invocation : Sainte Anne, Chemin des Pèlerins et Port assuré dans les naufrages, ayez pitié de nous.

 

Huitième jour

Sainte Anne, consolatrice des affligés

Prix des souffrances

 

I. Considérez que le ciel n'envoie ses afflictions que pour punir nos fautes, pour augmenter nos mérites et pour nous porter à Dieu. Les Saints intercèdent pour nous auprès du trône de la miséricorde pour nous obtenir la grâce de nous soumettre aux épreuves, de pratiquer la patience et la persévérance. Pour obtenir de si grands biens sachons souffrir avec une résignation parfaite. Adorons Dieu, le maître de nos forces et de notre santé, qui ne nous éprouve que pour nous faire sentir le prix de la vie, de la santé et du bonheur. Enfin considérons que ce bon maître ne frappe que pour corriger.

II. Considérez le prix des souffrances que le meilleur des pères nous envoie pour nous faire mériter davantage et pour l'édification du prochain. Ceux qui vivent dans les plaisirs ne reconnaissent pas le prix des afflictions qui les ramèneraient à Dieu. Combien d'autres par ces épreuves sont préservés des compagnies et des occasions dangereuses et sont même disposés à pratiquer la vertu. D'ailleurs, ce n'est que par la croix que l'on peut arriver à la vie glorieuse.

 

Résolutions

1° Utilisons nos peines, nos infirmités, nos douleurs en les présentant à Dieu avec le désir de nous conformer à sa volonté.

2° Visitons 1es pauvres, les malades, les affligés, et ne nous lassons pas d'écouter leurs plaintes, leurs récits et de les consoler autant qu'il est en nous de le faire.

 

Prière

Puisque Dieu veut que nous souffrions et que nous éprouvions des afflictions, ne permettez pas, Sainte Anne que nous perdions le mérite des souffrances et de nos épreuves. Fortifiez-nous, soutenez-nous et faites qu'après avoir reçu force et consolations, nous puissions bénir et glorifier Dieu dans l'éternelle joie.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Invocation : Sainte Anne, Modèle de patience, consolatrice des affligés, priez pour nous.

 

Neuvième jour

Sainte Anne, refuge des chrétiens

Le repos éternel

 

I. Considérez que bon nombre de pieux serviteurs de Dieu mettent leur confiance dans leur Ange Gardien, dans l'invocation de leurs Saints Patrons ou encore dans l'intercession de la glorieuse Vierge Marie, Mère de notre Rédempteur, afin d'avoir leur assistance auprès du Souverain Juge, Sainte Anne est à bon droit appelée « Refuge des Chrétiens », puisque dès les premiers siècles de l'Eglise les personnes qui éprouvaient des afflictions, des tribulations et des persécutions ont eu recours à elle, comme l'attestent les monuments de leur gratitude répandue dans le monde. Pourquoi donc négligeriez-vous de l'intéresser à vous et à ce qui vous concerne ?

II. Considérez que pendant toute notre vie nous serons exposés à des tentations, à des luttes et à des épreuves et que pour en faire notre profit nous avons besoin de secours ; que le ciel sera notre repos, notre récompense, si nous luttons courageusement contre les tentations, si nous supportons nos misères avec courage et persévérance. Chacun recueillera à la mort ce qu'il aura semé dans le temps ; faisons-donc le bien tandis que nous le pouvons. Nos patrons, les élus de Dieu, qui connaissent nos embarras, nos misères, nos combats, nous aideront pendant cette vie et plus particulièrement à l'heure de notre mort.

 

Résolutions

1° Tous les jours faire quelque chose en l'honneur de Sainte Anne : assister les pauvres les plus abandonnés, instruire les enfants.

2° Honorer, pour lui plaire, la Sainte Vierge et Saint Joachim.

 

Prière

Sainte Anne, que Dieu nous a donnée pour modèle de patience et de résignation, faites que nous marchions constamment sur vos traces, afin qu'après vous avoir imité tous les jours de notre vie, nous puissions vous louer et vous remercier clans le ciel. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Invocation : Sainte Anne, Aide de tous ceux qui vous invoquent, priez pour nous.

 

Imprimatur

29 mai 1873,

+ E. A. Archpus Quebecen.

 

Neuvaine publiée à Québec, sur les presses de la Typographie d'Augustin Coté et Cie, en 1872

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21 février 2015

Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

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Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

 

Mgr René Combal, actuel chapelain et ancien recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus, nous propose de vivre le Carême en compagnie de la Vénérable Benoîte Rencurel. A l'occasion de l'année jubilaire du 350e anniversaire des premières apparitions, afin de vivre le Carême, retrouvez, chaque jour de la sainte quarantaine, une méditation pour vous plonger dans la Grâce du Laus.

 

Premier dimanche de Carême

22 février

La Tentation de Jésus

 

En ce cinquième jour de Carême, qui est le Premier Dimanche de Carême, l’Église nous propose la tentation de Jésus au désert. « Jésus, après son baptême, fut conduit au désert par l’esprit pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours, Il eut faim… Ensuite le diable l’emmène à la ville sainte et le place au sommet du temple. Enfin, il l’emmène encore sur une très haute montagne. »

Nous sommes amenés à relire et à méditer le texte intégral de cet Evangile de Saint Matthieu qui est proclamé à la messe de ce jour. L’évangile de Luc ajoute : « Ayant ainsi épuisé toutes les formes de la tentation, le diable s’éloigne de lui pour revenir au temps favorable ». Benoîte a été tentée par le diable de beaucoup de manières. Elle s’est sentie de nombreuses fois transportée physiquement dans les montagnes. Est-ce de véritables transports corporels ? Est-ce uniquement des transports imaginaires sous formes de cauchemars ? Nous ne saurons jamais. Mais ce que nous savons c’est que Benoîte a été malmenée par l’esprit du mal. La servante de Dieu vit un terrible combat spirituel. Le but qui transparaît à travers ces événements est toujours le même : désespérer Benoîte, l’écarter du Laus et de sa mission. Nous aussi nous sommes tentés chacun à notre manière.

Saint Ignace de Loyola écrit dans ses Exercices Spirituels que l’ennemi de la nature humaine se conduit comme un chef de guerre. Il attaque par le point le plus faible. Saint Augustin à son tour écrit : « Dans le Christ, c’est toi qui es tenté par le diable… Si c’est en Lui que nous sommes tentés, c’est en Lui que nous dominerons le diable. Reconnais que c’est toi qui es tenté en Lui et alors reconnais que c’est toi qui es vainqueur en Lui ».

 

Première semaine de Carême

Lundi 23 février

Conversion

 

« Convertissez-vous et croyez à la Bonne Nouvelle. » C’est la parole que le prêtre a prononcé en nous imposant les Cendres. À travers le prêtre, c’est le Christ lui-même qui s’adresse à nous. Oui, le carême est vraiment le temps de la conversion ; et comme nous l’avons déjà rappelé dès le premier jour : le Laus est un lieu de conversion, la grâce du Laus que nous pensons recevoir à distance est une grâce de conversion. Pourquoi ce mouvement de conversion que l’on constate au Laus depuis les origines jusqu’à nos jours ?

Le manuscrit de Gaillard nous donne la réponse : « Combien qui ont oui une infinité de sermons de prédicateurs fort pathétiques et persuasifs, qui ne les ont point touchés ! Ils le font de quelques paroles que leur dit un confesseur en ce saint lieu, se convertissant entièrement, quittant leurs mauvaises habitudes ; ils vivent à la suite en chrétiens réguliers, bien mieux qu’auparavant comme nous l’avons su ensuite de plusieurs. D’où vient ce prompt changement qui se fait en un instant ? D’une grâce victorieuse et efficace qu’ils reçoivent en se saint lieu, et qui triomphe de leur volonté sans les contraindre. Les attraits de cette grâce sont si puissants qu’elle porte la douceur dans le cœur, les sanglots et les soupirs sur les lèvres, les larmes aux yeux ; ils sont pris d’une si vive douleur d’avoir offensé Dieu qu’ils ont de la peine à l’énoncer. Joie et tristesse qui produisent un même effet : la conversion. »

 

Première semaine de Carême

Mardi 24 février

Exemples de conversion

 

Voici maintenant quelques exemples de conversion qui sont relatés dans les Manuscrits du Laus et qui sont susceptibles de nous stimuler aujourd’hui pour nous aider à une nouvelle conversion. Voici le texte de Gaillard : « Deux de ces religieux allaient à Guillestre chercher du bois pour bastir. Ils entrent à l’église (du Laus) au moment où Benoîte venait de voir la Vierge. Quand elle fût revenue de son extase, ces Pères lui demandent si elle pouvait leur donner quelque avis pour leur dessein. — « J’ai ordre de vous dire, de la part de notre bonne Mère, que la mésintelligence qui règne parmi vous, a fait que la dévotion de Notre Dame des Anges s’est relâchée de beaucoup ; mais si vous vous entendez mieux, que vous travaillez avec grand zèle pour le salut du prochain, la dévotion se rétablira dans votre église », puis elle les assura du succès de leur recherche du bois de construction. Ils la remercient, et profitent de ses avis, car « elle a su depuis que la dévotion s’est beaucoup augmentée dans cette église ».

Un capitaine dont la compagnie séjournait en 1677 auprès de Gap, et qui désirait « se divertir de façon coupable », apprend l’existence d’un lieu souvent visité, qui se nomme le Laus. Il s’y rend tout excité, mais à peine arrivé il entre dans l’église, et est soudain bouleversé par ses mauvaises intentions. Lui qui ne s’était pas confessé depuis quarante ans, il demande à Peytieu ce service, et repart après des aveux « pleins d’extrême repentir ». Son valet dira ensuite à ce confesseur que « cet homme violent qui aurait tiré un coup de pistolet pour la moindre chose » est soudain changé en agneau, et passe son quartier d’hiver en bon chrétien. Il mourut peu après. Peut-être était-il de la compagnie de dragons « du Sieur Chevalier Bayard », qui séjourna à Gap en février 1677, et dont l’avocat Grimaud alla se plaindre à Grenoble, à cause de la mauvaise tenue des officiers.

 

Première semaine de Carême

Mercredi 25 février

Exemples de conversion (suite)

 

Nous continuons à énumérer d’autres exemples de conversion relatés par les Manuscrits du Laus. Deux autres cas sont moins édifiants : un jeune marchand de Grasse arrive de Gap par la montagne en mai 1678 avec un père et sa fille. Ce père indigne a choisi le Laus pour donner sa fille à ce marchand, mais Benoîte veille, leur découvre leur mauvais dessein et leur fait une « terrible réprimande ». Le jeune homme vivement touché par ces paroles, écarte l’occasion, et passe une nuit de combat à se demander s’il va s’en confesser. Au matin à l’Angélus il s’y décide et clame ensuite sa joie devant les pèlerins : « J’étais venu pour faire le mal, et j’ai trouvé ici mon salut ! »

Benoîte n’hésite pas devant les plus grands sacrifices matériels pour sauver les âmes. Ainsi pour cette adolescente que son père pensait à prostituer dans son extrême pauvreté, et qui passe au Laus. La Voyante lui révèle son intention, lui en montre la gravité et lui dit : « Tenez ! voilà quatre éminés de bled que j’ai pour passer mon hiver. Prenez-les ! Dieu m’en donnera d’ailleurs s’il lui plaît ». Confus, le bonhomme ne peut en croire ses oreilles ». « Oui ! Oui ! répond Benoîte, c’est du meilleur de mon cœur ! Mais à condition que vous fassiez pénitence de votre intention déshonorante « . « Ah ! Ma sœur ! je souffrirai plutôt la mort, et que nous mourrions tous de faim plutôt que d’y penser… » Et il repart avec sa fille toute émue, emmenant la charge de blé qui s’élevait à 110 kilos environ : cadeau royal de notre héroïque bergère !

 

Première semaine de Carême

Jeudi 26 février

Conversion du Régiment de Touraine

 

Le séjour de ce régiment à Gap mérite une mention spéciale. Il s’agit de dix compagnies d’infanterie du régiment de Touraine, qui arrivent les 11 et 13 septembre 1684, pour ne repartir que les 25 et 26 février suivant. Le nouvel évêque de Gap s’entend avec le colonel pour organiser à Gap une mission et une retraite pour l’ensemble de la troupe. À la suite de la retraite, tout le régiment est envoyé en pèlerinage à Notre Dame du Laus. Nous sommes en novembre 1684.

Voici ce que nous écrit Jean Peythieu sur les effets de ce pèlerinage : M. Peytieu y fait allusion au début du Journalier, de 1685 : « Nous avons passé l’hyver à recueillir les fruits d’une Mission que Mgr d’Hervé a fait donner dans sa ville de Gap, et d’une retraite qu’il fit faire aux soldats du Régiment de Turaine (sic), qu’il envoya en procession à Notre Dame du Laus. Il faut advouer que je ne vis rien de plus édifiant ». Il décrit alors l’arrivée de la troupe, qui eut lieu probablement le 8 décembre. (...) Nous leur fusmes à la rencontre avec une autre procession de 600 personnes, venues en dévotion. Ces pauvres soldats furent si touchés de ce saint lieu qu’ils firent résolution d’y venir les uns après les autres, faire leurs confessions générales : ce qu’ils ont exécuté. Ils y venaient de 6 à 6, de 7 à 7, et ils ont si bien profité des grâces à Notre Dame du Laus, qu’ils ont quitté jurements et blasphèmes, et autres vices d’habitude, jusques à se rendre la plupart hommes d’oraison. Beaucoup d’entre eux, à la veille de leur départ, sont venus même la nuit remercier la très digne Mère de Dieu des faveurs spirituelles qu’Elle leur avait obtenues. Ç’a été notre grande préoccupation pendant 3 mois. (...) C’étaient des hommes bien faits, et qui ne craignaient pas le mauvais temps. Ils nous ont écrit d’Agen, pour qu’on fit faire quelques prières particulières, et pour continuer les avertissements qu’on leur avait donnés dans ce saint lieu ».

Peytieu précise aussi qu’une délégation de dix soldats avait remercié les Pères du Laus de leur bon accueil. Dans un autre passage, il écrit : « En l’an 1684, 2 soldats venant de Pignerol abordèrent Benoîte, en lui demandant de leur découvrir leur cœur. Elle leur répondit : « Vous êtes deux grands pécheurs, et vous êtes obstinés ; mais vous qui avez perdu la vue d’un œil, si vous vous convertissez, vous guérirez. Il se confessa et fut guéri ».

 

Première semaine de Carême

Vendredi 27 février

Un premier miracle qui en annonce une infinité d’autres

 

« Dieu qui veut se manifester en ce saint lieu, fait un miracle en présence de tous ceux de la procession de Lazer ». Pierre Gaillard, lorsqu’il relate ce premier miracle entre 1707 et 1712 alors qu’il a plus de 87 ans, sait que ce premier miracle est le premier parmi une infinité d’autres qu’il est en train de relater dans son manuscrit. Une infinité d’autres qui couvre la période de 1665 jusqu’à la fin de 1711 où Gaillard achève d’écrire. C’est le premier miracle qui a lieu en avril 1665 au cours du premier pèlerinage de la paroisse de Lazer. C’est un estropié qui lâche ses béquilles retrouvant l’usage normal de ses jambes en s’écriant : « Miracle ! Miracle ». Depuis près de quarante-sept ans Gaillard constate les événements et les merveilles du Laus et leur signification profonde qu’il exprime dès ce premier miracle : « C’est Dieu qui se veut manifester en ce saint lieu. Pour le démontrer il opère des miracles ».

Dès le départ, si Dieu opère ce miracle c’est pour se manifester en ce saint lieu et c’est pour la même raison qu’il va en opérer une infinité d’autres. Grimaud termine son manuscrit par ces quelques lignes : « Il y a une infinité d’autres personnes qui ont reçues des grâces très singulières, et desquelles on n’a pu encore avoir connaissance, et surtout grande quantité de boiteux et estropiés qui ont laissé leur potence sans y avoir bien voulu dire par humilité ou autrement, qu’on tâchera de savoir pour les ajouter à la présente relation ». (CA G. 489 [535]).

Jean Peytieu, dans son rapport à l’archevêque d’Embrun, Charles Brulard de Genlis, insiste sur l’importance des miracles et des guérisons pour attester l’authenticité des apparitions. Mais c’est surtout dans son journalier des merveilles de Notre Dame du Laus, commencé le 12 août 1684, qu’on signale pour ainsi dire au jour le jour, le nombre des miracles. Il relate un miracle le 4, le 5, le 10 septembre, le 17 septembre deux autres miracles ; un miracle le 27, un autre le 29, un autre encore le 30 septembre. Le 2 octobre beaucoup de personnes viennent rendre grâce. En octobre 1684, Peytieu note une plus grande quantité de miracles qui ne sont pas seulement des guérisons mais d’autres types de miracles dont nous parlerons ultérieurement.

 

Première semaine de Carême

Samedi 28 février

La Charité

 

La prière d’ouverture de la messe de ce onzième jour de carême nous fait demander à Dieu une vie remplie de charité. « Dieu éternel, Notre Père, daigne tourner vers Toi notre cœur, afin que nous soyons tout entier à ton service, dans la recherche de l’unique nécessaire et une vie remplie de charité ». L’évangile lui aussi est un appel à la charité : « Vous avez appris qu’il est dit : tu aimeras ton prochain comme toi-même et tu haïras ton ennemi. Et moi je vous dis : aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, priez pour ceux qui vous persécutent et vous calomnient, afin d’être les fils de votre père qui est aux cieux… »

Nous avons déjà mentionné la Charité de Benoîte à l’égard des enfants de sa patronne madame Astier. Elle leur donne toute sa nourriture pendant la semaine où elle travaille chez elle. Nous avons vu son attitude à l’égard du père qui venait livrer sa fille à la prostitution ; elle lui donne tout le blé qu’elle avait pour passer l’hiver. Le prêtre Jean Peythieu dans son rapport à l’archevêque Monseigneur Brulard de Genlis écrit : « Il faut que je dise que Benoîte a beaucoup de charité, comme on le connaît par sa dévotion, et par la distribution qu’elle fait des aumônes qu’elle reçoit et de ce qui serait nécessaire pour sa subsistance ; elle a une adresse merveilleuse pour le cacher aux yeux des hommes ». Le Père Jean Baptiste Royère écrivant à Francis Malleval, aveugle et savant, mystique et grande figure de Marseille, parle de la « charité sans bornes de Benoîte, donnant tout ce qu’elle avait pour soulager les pauvres, ne se plaignant point de leur importunité, soufflant leur grossièreté sans jamais leur témoigner la moindre peine ; se faisant toute à tous… » Nous aurons l’occasion de parler encore ultérieurement de la Charité héroïque de Benoîte.

 

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7 mars 2015

Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

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Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

 

Mgr René Combal, actuel chapelain et ancien recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus, nous propose de vivre le Carême en compagnie de la Vénérable Benoîte Rencurel. A l'occasion de l'année jubilaire du 350e anniversaire des premières apparitions, afin de vivre le Carême, retrouvez, chaque jour de la sainte quarantaine, une méditation pour vous plonger dans la Grâce du Laus.

 

Troisième semaine de Carême

 

Troisième dimanche de Carême

Dimanche 8 mars

Suite de l’apparition du 29 août 1664 au Vallon des Fours

 

En ce dimanche de Carême nous continuons le récit de la dernière apparition au Vallon des Fours, le 29 août 1664 qui nous renvoie à la fin du récit de la Transfiguration. Voici venu l’instant décisif où ce mystère va peut-être s’éclairer : ce récit limpide en marque bien l’atmosphère religieuse :

« Tandis que je priais Dieu, mais ardemment et de toute l’étendue de mes forces, de me faire connaître sa sainte volonté, récitant l’office de la Sainte Vierge à genoux sur une pierre, distant seulement de cinq à six pas de notre bergère… elle m’avertit avec un ton de joye tout-à-fait extraordinaire, en me disant ces paroles : « Eh ! M. le Juge ! vous… la damoiselle… je la vois… venez vittement ! ». Il ne faut pas dire si je m’y rends à grands pas, où estant je lui dis : « Où est-elle ? Sur quoi ? ». Elle me répondit, regardant dans l’antre avec joye et estonnement tout ensemble : « Quoy ! Monsieur le Juge ! vous ne la voyez pas ? » Et sur ce que je lui dis que je n’étais pas homme de bien pour mériter un tel honneur, elle me dit : « Monsieur ! elle vous tend la main… ». Ce qui m’obligea le chapeau au poing et à genoux de tendre la main dans l’antre pour savoir si quelque chose d’invisible me toucherait. Mais la, vérité, je ne touchai rien. Et dans ce temps la bergère me dit que la demoiselle disparaissait et s’enfoncait dans l’antre ».

Ceci fait, je m’escartai encore un peu de notre bergère pour prier Dieu, et lui dit de demeurer encore là, et de prier aussi Dieu. Comme je continuais l’office de la Sainte Vierge, Dieu m’inspira de dire à Benoîte de demander à la demoiselle, qu’elle voyait, comment elle s’appelait. Elle le fit sur le champ, regardant dans l’antre, et elle me répondit d’abord [aussitôt] qu’Elle s’appelait « Dame Marie… et qu’elle ne la verrait de quelque temps ». Paroles qui me surprirent fort, et me confirmèrent tout à fait dans ma première croyance, savoir que la Sainte Vierge daignait bien paraître à cette pauvre et simple bergère. Et dès lors je conclus de très bonnes expériences de cette apparition et ceux que Dieu voulait favoriser, et celui de quelque grand bonheur. J’exhortai notre bergère de tout mon pouvoir de bien prier Dieu, et de se mettre en état de grâce, puisque la Sainte Vierge la comblait d’une faveur singulière. Comme Elle lui avait dit qu’Elle ne la verrait de quelque temps, notre bergère en estait inconsolable et fort affligée ; elle en pleurait même à chaudes larmes, parce que sa vue lui causait une joie inexprimable, ainsi que j’avais pu lire sur son visage estant au-devant de l’antre. »

La vision disparaît comme à la Transfiguration : « Jésus s’approcha, les toucha et leur dit : relevez-vous, n’ayez pas peur ! Levant les yeux, ils ne virent plus que Lui, Jésus, seul ».

 

Troisième semaine de Carême

Lundi 9 mars

Nombre et importance des guérisons obtenues

 

En ce lundi de la 3e semaine de carême, la première lecture de la messe nous raconte la guérison de Naaman le Syrien, qui fut guéri de la lèpre en se plongeant sept fois dans le Jourdain, pour obéir à l’ordre d’Élisée. C’est l’occasion pour nous de parler du nombre et de l’importance des guérisons obtenues par l’intercession de Benoîte.

Pour dire le nombre et l’importance des guérisons miraculeuses qui ont eu lieu durant la vie de Benoîte, il suffit de prendre en main la copie de Galvin (1850) qui retranscrit les quatre manuscrits originaux des XVIIe et XVIIIe siècles : ceux du juge Grimaud, de Jean Peythieu, du frère Aubin et de Pierre Gaillard, auteur de « la grande histoire ».

Si nous prenons en main la copie du manuscrit du juge Grimaud datant de 1665, que remarquons-nous ? Sur les dix-sept pages de cette copie, onze pages sont consacrées à la relation des guérisons. Nous avons deux pages d’introduction, une page et demi qui relatent les apparitions du début du mois de mai au 29 août 1664 au Vallon des Fours, l’apparition de Pindreau et celle de la chapelle de Bon Rencontre, ensuite une demi-page qui évoque le mouvement des foules de Pentecôte 1665 à janvier 1667 affluant vers le Laus. C’est tout. Tout le reste est consacré au récit des guérisons.

 

Troisième semaine de Carême

Mardi 10 mars

L’Annonciation

 

« L’ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée appelée Nazareth, à une jeune fille, une vierge accordée en mariage à un homme de la maison de David, appelé Joseph. Et le nom de la jeune fille était Marie. » En ce jour nous allons méditer sur l’Annonciation de l’Ange à Marie nous pouvons faire mémoire d’une annonciation dont bénéficia Benoîte : celle des apparitions de la Vierge. Cette annonciation eut lieu sur la « montagne de Saint Maurice » au-dessus du village de Valserres : le saint lui-même, qui était vénéré en ce lieu, annonce à Benoîte au début du mois de mai 1664, que le lendemain, au lieu appelé « Vallon des Fours », elle verra la Mère de Dieu.

Voici le texte : « Elle vit un vieillard tout blanc habillé de rouge, une bonne mine, une longue barbe, une belle taille… Le vieillard lui apparaît, s’approche d’elle, lui demande ce qu’elle fait :« Je garde mes moutons, prie Dieu, cherche de l’eau à boire. » Elle prend son pain et l’invite à manger ; il répond qu’il n’en a pas besoin. « Il faut bien que vous mangiez », dit-elle. « Non ma fille, je ne vis pas du pain terrestre, je ne mange que du pain céleste… Je suis Maurice… » Et il lui dit qu’elle aille dans le vallon qu’il lui montre, qui est au-dessus de Saint-Étienne, où elle verra la mère de Dieu. » Le lendemain, au Vallon des Fours, Benoîte rencontre pour la première fois la « Belle Dame » qui va lui apparaître en ce lieu durant quatre mois, presque tous les jours, « du matin aux étoiles, jusqu’au soir aux étoiles. »

 

Troisième semaine de Carême

Mercredi 11 mars

Premières guérisons

 

Nous avons évoqué lundi le nombre et l’importance des guérisons qui se sont opérées au Laus au temps de Benoîte. Aujourd’hui nous rapporterons quelques exemples significatifs et la première gerbe de guérisons.

La première guérison du Laus est celle d’un estropié du village de Lazer qui a lieu durant le premier pèlerinage, en avril 1665. Le juge Grimaud nous fournit un abrégé des procès-verbaux de dix-huit guérisons, survenues entre le dimanche 28 juin 1665 et le 8 septembre, et consignés par lui-même du 12 août au 8 septembre. Il les transcrit, nous dit-il, dans le but apologétique de confirmer les fidèles dans leur confiance envers la Vierge du Laus, et aussi de faire réfléchir les calvinistes : « nous pouvons dire qu’un grand nombre sont ébranlés dans leur âme, quelque mine qu’ils fassent ». Cette liste de guérisons, Grimaud la poursuit jusqu’à fin juin 1667 dans le compte rendu qu’il a préparé pour Monseigneur d’Aubusson, l’Archevêque d’Embrun alors à Madrid, et dont le texte se trouve aux archives du Laus.

Les huit premiers cas concernent des familles gapençaises bien connues. Les autres se répartissent dans le Bas-Champsaur, les cantons de Chorges et de Savines. « Le premier est arrivé le 28 juin, en la personne du fils de messire Anthoine de Cazeneuve, chirurgien de Gap, appelé Pierre, âgé d’environ onze ans ; il avait sept ulcères à la jambe gauche, trois à la cuisse et quatre depuis le genou jusqu’en bas ; Cela durait depuis environ quinze mois. Une grande fluxion sous l’œil gauche, lui enlevait de temps en temps la vue. Son père, voyant que tous les remèdes de son art de chirurgien étaient comme inutiles, se résolut avec sa femme à le vouer à Notre Dame du Laus. L’ayant mené avec beaucoup de peine, et ayant fait leur dévotion, au sortir de la chapelle l’enfant dit qu’il était guéri. Il revint en effet dans la ville de Gap tout seul, marchant sans douleur, et en moins de trois jours les ulcères furent tout consolidés sans rien y faire et il fut aussi guéri de la fluxion, au grand étonnement de tous ceux qui l’avaient vu en pitoyable état. Le père et la mère l’ont déclaré et signé le 12 août 1665 ».

Le Carême est un temps de guérison. Voilà pourquoi dans les jours suivants nous continueront ces récits de guérisons obtenues par l’intercession de la mère de Dieu, par la foi des pèlerins et l’intervention de Benoîte.

 

Troisième semaine de Carême

Jeudi 12 mars

D’autres guérisons

 

En ce jeudi 27 mars, Jésus expulse un démon qui rend un homme muet… et il proclame : « Si c’est par le doigt de Dieu que j’expulse les démons, c’est donc que le règne de Dieu est survenu pour vous ». Le vicaire général Antoine Lambert, après la guérison de Catherine Vial qui avait retrouvé l’usage de ses jambes, s’était écrié à plus de vingt reprises : « le doigt de Dieu est là, le doigt de Dieu est là ! »

À deux reprises, dans les manuscrits du Laus, on voit Benoîte participer à la délivrance de deux personnes possédées en septembre 1710 et en octobre 1716. Il s’agit de Madeleine Petet de Saint Martin de Queyrières (Hautes-Alpes). Nous avons le procès-verbal fait au Laus le 8 septembre 1710 à deux heures de l’après midi, signé par Gaillard qui est prêtre et deux autres personnes. Madeleine était victime d’un maléfice. Le 7 septembre 1710, elle arrive au Laus sur les huit heures du matin. « Elle aboit comme un chien, si fort que les prêtres la firent sortir de l’église parce qu’elle empêchait tous le monde de prier Dieu. Après ma messe, la sœur Benoîte prie les assistants de dire les Litanies de Notre Dame pour elle. Sitôt après, cette bonne femme se trouve délivrée de ce maléfice et elle parle comme auparavant. » On est en droit de penser que cette délivrance subite est due à la qualité de la foi et de la prière de Benoîte qui rejaillit sur l’assistance.

On trouve le même type de délivrance avec Catherine Hermite, la possédée de Seynes les Alpes que Benoîte accueillit et fit entrer dans la basilique. Elle est guérie en mangeant du pain béni à la sacristie et par une confession générale qui la libère complètement. Benoîte la fit diner avec elle et elle repartit calme et paisible. À Seynes les Alpes, les gens étaient dans l’admiration de la retrouver dans cet état. Ils exprimèrent leur confiance et leur vénération envers la Vierge du Laus et sa messagère.

Ce récit est le dernier où Benoîte apparaît en action auprès des pèlerins. C’est elle qui aurait encouragé cette fille à faire une confession générale. Ce trait final manifeste clairement son charisme et de sa mission.

 

Troisième semaine de Carême

Vendredi 13 mars

Les guérisons d’un chartreux et d’un archevêque

 

En ce vendredi de la troisième semaine de carême, nous mentionnons les guérisons étonnantes de Jean Barthélémy, prieur de la Chartreuse de Durbon, et celles de l’archevêque d’Embrun, Monseigneur d’Aubusson de la Feuillade.

« Jean Barthélémy, prieur de la Chartreuse de Durbon, était fort incommodé des jambes depuis longtemps, sans pouvoir s’en soutenir. Un de ses religieux lui dit de se vouer à Notre Dame du Laus, qui faisait tant de miracles. Il répondit qu’il leur était interdit de faire aucun vœu, mais que si néanmoins il plaisait à Dieu que l’intercession de sa Sainte Mère le soulage de son mal, il s’en irait célébrer la Sainte Messe dans son oratoire du Laus, dès qu’il pourrait monter à cheval. La veille de la Saint Martin, il eut la pensée que la Vierge lui disait de se lever, et qu’il était guéri. Il se lève, tout étonné de ne point sentir de mal à ses jambes ; il croit rêver, marche par sa chambre librement et sans bâton, appelle ses religieux, les avertit du miracle arrivé en sa personne, les conjure de rendre grâces à Dieu et à la Sainte Vierge d’un tel bienfait et fait dire l’office De Beata. Puis il fait préparer un cheval pour partir au Laus. Il rencontre en chemin le sieur Bonnet, médecin de Gap, qui venait avec un plein panier de drogues pour le soulager ; il lui dit qu’il avait trouvé un autre médecin que lui ! Le lendemain, deuxième jour de la foire de Saint Martin, il quitte Gap pour le Laus où il vient célébrer la messe, et revient coucher à Gap. Il témoigne de toute sa guérison en place publique, en présence d’un grand nombre de notables et de représentants de la religion calviniste. »

« Monseigneur l’Archevêque d’Embrun, ambassadeur pour le Roy en Espagne, a été guéri instantanément  d’une très grave maladie à laquelle il n’espérait point réchapper. Cela sur l’avis qui lui avait été donné qu’une nouvelle dévotion arrivait dans son diocèse et après s’être voué à la Vierge du Laus : ceci l’obligea de donner ordre de faire dire une neuvaine de messes en action de grâce, de faire présent à ladite chapelle de 300 livres pour la bâtisse en attendant ses plus grandes libéralités ».

 

Troisième semaine de Carême

Samedi 14 mars

La nature de ces guérisons

 

En ce samedi de la troisième semaine de Carême, nous évoquons la nature des guérisons opérées en deux ans du temps de Benoîte. Nous citerons d’abord en synthèse un texte de l’historien Juvénis, contemporain de Benoîte, dans sa chronique historique : « On y faisait des vœux, des processions et des offrandes. Les ulcéreux, les phtisiques, les perclus, les impotents, les autres malades y recevaient la guérison. Les pécheurs invétérés et rebelles y trouvaient par des confessions très douloureuses une salutaire pénitence ».

Le Père de Labriolle note que, de l’automne 1665 à l’hiver 1669, les guérisons des yeux sont les plus fréquentes avec celle des ulcères ; puis ce sont les paralysies des membres, les cas dits désespérés ; ensuite les maladies digestives ou nerveuses et enfin les grosses fièvres et les surdités. Pierre Gaillard note entre 1701 et 1703 : « ceux qui ont mal aux yeux offrent des cœurs d’argent après leur guérison ; ceux qui sont guéris de chancre au nez, au visage, au sein, etc… offrent aussi des présents. »

En 1669 et 1684, des guérisons nombreuses et variées sont signalées chaque année par Gaillard. Également en 1673, 74, 75, 76 ; après avoir énuméré six cas de guérison, il ajoute : « qu’on juge des autres miracles par ce petit nombre cité en si peu de temps, par les autres guérisons dont on n’a pas parlé et qui sont continuelles. » En 1677 et 1678 il cite une nouvelle liste de guérisons ; en 1679 une autre guérison est signalée ; et presque chaque année dans son manuscrit, Gaillard répète comme un refrain : « quel dommage qu’on ait recueilli que quelques miettes. »

Peythieu n’avait-il pas écrit en 1671 : « je m’accuse de négliger à recueillir les guérisons qu’on m’a rapportées, aussi extraordinaires qu’on pourrait imaginer, parce que dans les commencements je n’avais pas assez de piété pour les croire. » Nous relevons vingt-huit guérisons en 1684 et 1685 et seize dans les trois années suivantes. En tout, cinquante et une guérisons durant ces cinq années. Neuf autres cas sont signalés de 1701 à 1703. Le Père de Labriolle relève dans le manuscrit de Gaillard neuf guérisons de 1709 à 1711.

Si nous revenons un peu en arrière pour prendre conscience du nombre de guérisons, nous avons un total de quatre-vingt guérisons signalées du printemps 1665 à la fin de l’année 1669, donc presque une centaine de guérisons en moins de cinq ans. Et Gaillard fait remarquer qu’il y en a eu une infinité d’autres qu’on n’a pas eu le soin d’observer ou d’écrire. On a, en effet, consigné par écrit surtout les guérisons des gens du voisinage, mais il y en a sûrement eu d’autres, de gens plus éloignés qui n’ont pas été rapportées, non seulement de la France mais des pays étrangers.

 

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28 février 2015

Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

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Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

 

Mgr René Combal, actuel chapelain et ancien recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus, nous propose de vivre le Carême en compagnie de la Vénérable Benoîte Rencurel. A l'occasion de l'année jubilaire du 350e anniversaire des premières apparitions, afin de vivre le Carême, retrouvez, chaque jour de la sainte quarantaine, une méditation pour vous plonger dans la Grâce du Laus.

 

Deuxième semaine de Carême

 

Deuxième Dimanche de Carême

Dimanche 1er mars

La Transfiguration

 

L’Evangile que nous prendrons en ce deuxième dimanche de carême est celui de la Transfiguration : « Jésus prend avec Lui Pierre, Jacques et Jean et il les emmène à l’écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux ; Son visage devint brillant comme le soleil et ses vêtements blancs comme la lumière ».

Les apparitions de Marie à Benoîte sont un reflet de la Transfiguration du Seigneur. La Vierge glorieuse de l’Assomption apparaît toute lumineuse à Benoîte et transfigure cette dernière. Le prêtre Jean Peythieu après avoir bien observé la voyante nous dit : « Elle la voit toujours de la même façon : de ses habits et de son visage sortent tant de lumière qu’elle n’en n’a pu bien remarquer les traits… Les effets de cette extase sont qu’elle s’oublie de ce qu’elle faisait, du lieu où elle était, de l’heure qu’il est. Mais l’extase dure fort peu quand elle revient, sa face paraît embrasée : elle se met à genoux et invite ceux qui sont autour à remercier Dieu et sa Sainte Mère »…

À Pindreau, après les quatre mois des apparitions au Vallon des Fours, « elle y voit sa souveraine princesse, les délices de son âme, sa toute aimable, sur le haut de ces messieurs, plus éclatante que le soleil », écrit Pierre Gaillard. Il est dit autre part dans les Manuscrits qu’après les apparitions, Benoîte était comme un soleil. Les similitudes avec le texte évangélique de la Transfiguration sont indéniables.

 

Deuxième semaine de Carême

Lundi 2 mars

La première apparition au Vallon des Fours

 

Nous restons cette semaine dans la lumière de la Transfiguration à travers les apparitions de Dame Marie à Benoîte. C’est le récit rajouté par l’ermite Aubin sur un cahier de Peytieu qui nous détaille cet événement. En voici le texte : « Le lendemain [de la montée à Saint-Maurice], Benoîte va dans le vallon où son souhait fut accompli… C’est au pied du bois de Saint Etienne, où il y a du côté gauche en montant un petit antre vis-à-vis, où elle récite son chapelet en gardant ses moutons. Tout à coup elle voit une belle Dame sur la roche, qui tient un petit enfant par la main, d’une beauté singulière. « Belle Dame ! Lui dit-elle, que faites-vous là-haut ? Venez-vous acheter du plâtre ?… (après ?) Voudriez-vous gouster avec moy : j’ai un peu de bon pain, nous le tremperions dans la fontaine ! ». La Dame sourit de sa simplicité, et ne lui dit mot. « Belle Dame ! Vous plairait-il de nous donner cet enfant, qui nous réjouirait tant ». La Dame sourit encore sans répondre ». Peytieu l’explicite ainsi : « Ce bel objet qui la surprit lui fait glisser tant de douceurs et de joye qu’elle n’en pouvait plus perdre l’idée. Il l’embrasa tellement de son amour, que la nuit lui était une année, et, le jour lui était trop court à la vue de cette Dame ».

Soulignons ici les deux expressions : « une belle damoiselle » et « ce bel objet » : nous retrouvons là deux termes dont usera Bernadette à Lourdes pour décrire ce qu’elle contemple. Toutes deux auront aussi la même attirance invincible pour retrouver cette vision. Peytieu note en effet : « Elle n’en revenait avec son troupeau qu’aux étoiles, et elle y retournait le matin — à moins que son maître l’en empeschât — aux étoiles. Cette faveur dura presque quatre mois sans qu’elle sent qui estait cette belle Dame ». Gaillard rajoute une précision importante : « Elle est tellement charmée à cette vue que plusieurs fois au gros de la nuit, elle se lève en dormant, prend son troupeau, s’en va toute en chemise et à nus-pieds, le mène droit au lieu où elle voit la Dame. S’éveillant, se voyant en chemise, toute honteuse, qu’elle est s’en retourne avec son troupeau, le ramène à l’estable, se va coucher jusqu’au point du jour. Puis elle y retourne toujours plus empressée de voir la Dame. Elle n’a point de plus grand plaisir que d’être dans ce vallon, sans se soucier de boire et de manger ». À la Transfiguration, les trois Apôtres, comme Benoîte, ressentent une grande joie et ne veulent plus repartir. « Pierre alors prit la Parole et dit à Jésus : « Seigneur il est heureux que nous soyons ici ! Si Tu le veux, je vais dresser ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, une pour Elie ».

 

Deuxième semaine de Carême

Mardi 3 mars

9 août 1664, dernière apparition au Vallon des Fours

 

Le témoignage du Juge Grimaud : « Sur l’advis qui m’avait été donné de cette procession, d’autant que j’avais donné l’ordre de bien observer toutes choses, je ne manquai point de m’y rendre pour voir s’il y arriverait quelque chose de singulier, qui nous fit cognaistre que Dieu prend plaisir ; que la Sainte Vierge fût honoré en ce lieu… » Voilà un fonctionnaire qui se sent responsable au double titre de représentant de l’ordre public, et de chrétien soucieux des volontés divines.

« Je trouvai la procession au-devant de l’antre, qui chantait les Litanies de la Sainte Vierge, et tout le monde dans de grandes constrictions [perplexités], pour savoir ce que ce pouvait être. Je dis au sieur prieur de se retirer avec tout le monde, et d’agréer que Benoîte demeurât seule avec nous audit lieu. Mais comme plusieurs personnes s’arrestaient ça et là pour voir ce que nous ferions, Benoîte qui était demeurée au-devant de l’antre, à quelques pas de nous, me dit que la Demoiselle lui disait — sans la voir néanmoins — de me dire de faire retirer tout ce monde, ce que je fis. (...) M’estant rapproché de notre bergère, sur le visage de laquelle paraissait une joye et satisfaction incomparables, je lui demandai si elle voyait la Demoiselle, qu’elle était accoutumée de voir. Laquelle me répondit nettement qu’elle ne voyait alors rien, bien qu’elle l’ait vue en arrivant avec la procession. Comme j’avais une passion très grande de découvrir une si importante affaire, je dis à notre bergère de prier Dieu à genoux devant l’antre, tandis que je m’écarterais à quelques pas d’elle pour prier aussi, moy en particulier Dieu et sa sainte Mère de me faire connaître leur volonté. Je luy donnai l’ordre, si elle voyait quelque chose, de m’avertir pour m’y rendre promptement ».

 

Deuxième semaine de Carême

Mercredi 4 mars

Saint Joseph

 

Nous parlerons aujourd’hui de Saint Joseph, « le serviteur fidèle et avisé que le Seigneur a établi sur sa famille », nous dit la prière d’ouverture de la messe. « Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse : l’enfant qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint. » C’est la parole de l’Ange qui est apparu en songe à Joseph, nous dit l’évangile de Matthieu. La proximité de Joseph avec Marie évoque la proximité de Benoîte avec la Mère de Dieu. L’évangile nous apprend qu’ « à partir de ce jour, Joseph la prit chez lui ». C’est ce qu’a fait saint Jean après la mort de Jésus. C’est ce qu’a fait Benoîte qui n’a cessé de vivre en contact avec Marie et dans son rayonnement maternel.

Il était donc normal que saint Joseph apparût à Benoîte. Pierre Gaillard nous dit donc dans sa grande histoire qu’en l’année 1669 : « Saint Joseph est apparu six fois à Benoîte, lui disant de prendre bien patience en gardant son troupeau, de le bien suivre sans se fâcher.» Dans son texte sur les éclipses du Laus, il mentionne une autre apparition de saint Joseph : « Saint Joseph apparaît à Benoîte et lui dit que parce que le père Aubin parle toujours de la dévotion, on veut le mettre en prison »… Il nous dit aussi que c’est le jour de la Saint-Joseph, le 19 mars 1689, que mourut Jean Peythieu.

 

Deuxième semaine de Carême

Jeudi 5 mars

L’apparition de la Vierge à la cathédrale d’Embrun le jour de la Fête Dieu, le 8 juin 1670

 

Voici le texte du prêtre Jean Peythieu : « Presque durant toute la prédication elle s’extasia à la vue d’un si admirable objet ; ceux qui en avaient soin crurent que c’était une pâmoison. La Mère de Dieu lui dit de ne s’estonner, et que les ennemis du Laus seraient confondus ». Gaillard complète ce récit à l’aide des souvenirs de Benoîte : « Elle eut l’honneur de voir la divine Marie, pendant qu’on disait la Grand-Messe, habillée en reine, une couronne sur la teste, toute éclatante de lumière. Quand on commença à jouer de l’orgue, ce qui surprend Benoîte, la Mère de Dieu lui apparaît, et lui dit de n’avoir pas peur, que ce sont de petits instruments pour honorer son très cher Fils, dont c’était la plus grande fête, la marque de son amour infini… et quantité d’autres belles choses dont elle ne se souvient plus, et qu’on n’a pas eu le soin d’escrire, mais que j’ai su depuis que ce lieu lui serait bien contraire à la dévotion du Laus, mais qu’il fallait avoir bon courage, bien prier son très cher Fils, faire toujours de bonnes œuvres, souffrir très patiemment tout ce qu’on ferait contre elle et contre le Laus ; mais tous les ennemis de ce saint lieu seront un jour confondus ».

 

C’est le vendredi après-midi que la bergère reçoit enfin la permission de quitter Embrun. « Benoite, nous dit Pierre Gaillard, prend congé du grand Vicaire, va avec sa mère à Savines à pied sans boire ni manger encore. Très embrasée de l’amour de Dieu après sa vision, elle s’occupe continuellement à la prière dans les chemins et partout ». Elle arrive dans la soirée au Laus, se rend à la chapelle de Bon Rencontre demeurant près d’une heure en extase.

 

Deuxième semaine de Carême

Vendredi 6 mars

La vision du Paradis

 

« Le jour de l’Assomption de Notre-Dame 1698, notre Reine entre à la chambre de Benoîte sur les sept à huit heures du soir ; elle disait ses Litanies et eut une joye extraordinaire de voir sa bonne Mère portée par quatre Anges en forme de petits enfants d’un an, que Benoîte appelle des « angeons ». La divine Marie lui dit : « Ma fille suivez-moi, et vous réjouissez : je vais vous faire voir des choses que vous, n’avez jamais vues ». Aussitôt deux Anges prennent Benoîte de chaque côté, et la portent après la Sainte Vierge. Quand elle fut beaucoup élevée en l’air, elle entendit quantité d’Anges, qui chantaient les Mystères de la Passion de Jésus, disant : « Jésus méprisé ! Jésus passé par le larron ! Jésus crucifié ! », et ainsi du reste, ne se souvenant pas de tout ce qu’ils disaient. Les odeurs suaves et embaumantes de la Sainte Vierge et des Anges l’enveloppaient.

Pour montrer sa grande simplicité : montant toujours, elle pensait : « Où vas-tu ? Où est-tu ? Tu es si grosse et pesante ! Si ces deux petits angeons n’avaient pas la force de te porter… en quel précipice tomberais-tu ? ». La Sainte Vierge la rassura : « Ma fille, vous ne tomberez pas ! ». Par le grand éclat de la divine Marie, elle voyait plus clair qu’en plein midi. Quand la Sainte Vierge fut aux portes du Paradis, un homme habillé de rouge lui ouvre la porte, et la salue avec un profond respect. Étant entrée dans le Ciel ses deux Anges la quittent, et ceux de Benoîte aussi : elle suit à pied sa bonne Mère sans savoir où elle était, où elle allait, ce qu’elle faisait, éblouie de tant d’éclat, de splendeur et de gloire, qu’elle voyait de part et d’autre, de quelque côté qu’elle se tourne.

Quand elle fut un peu avancée dans le Paradis, elle vit les Bienheureux plus resplendissants que le soleil, chacun dans son siège, d’une beauté et d’un esclat qu’elle n’a sû exprimer, tous découverts, d’une chevelure blonde, tous jeunes, lui semblait-il, et tous d’un même âge, qui tantôt s’asseyaient, tantôt se tenaient debout. Ils chantaient des cantiques à la louange de Dieu et souriaient tous en la vouant passer. »

Nous sommes toujours dans la lumière de la Transfiguration : « Son visage devint brillant comme le soleil et son vêtement blanc comme la lumière ».

 

Deuxième semaine de Carême

Samedi 7 mars

Suite de la vision du Paradis

 

Nous avons vu hier Benoîte transportée au Paradis par la Sainte Vierge et les Anges, éblouies de tant d’éclat, de splendeur et de gloire, elle voit les bienheureux plus resplendissants que le soleil. « Elle vit Messieurs Peytieu, M. Hermitte, sa mère qui la saluent souriants vers elle ; elle vit beaucoup de personnes connues : parents, amis et autres. Comme elle voulait s’approcher de ces deux Messieurs, la Vierge lui dit : « Suivez-moi, ma fille ! ». La suivant elle vit de grandes tribunes toutes parsemées de pierreries, dont l’éclat l’éblouissait : elles étaient élevées les unes sur les autres, de degré en degré. […] La Sainte Vierge lui dit. « Ma fille, le plus haut degré de ces trois, ce sont les Martyrs habillés de rouge ; après les Vierges non martyrs en blanc ; au plus haut degré les « chancelantes » [autres élus lumineux] habillées de diverses couleurs. Les Bienheureux qu’elle voit aussi loin que sa vue peut s’étendre chantaient les louanges de Dieu, les mains jointes. Benoîte ne les connaissant pas disait en son cœur : « Que feras-tu ici, estant si éloignée de ceux de ta connaissance ! Au moins si tu étais proche de tes deux confesseurs et des autres que tu connais, tu serais plus contente. […] Je ne les saurais trouver à présent ! ». La Mère de Dieu pour la rassurer lui dit de n’appréhender rien, qu’Elle la retournerait où Elle l’avait prise.

Étant beaucoup avancée dans le Paradis, elle vit un Trosne rond tout parsemé de pierreries, élevé pardessus tous les autres, d’un brillant et d’une splendeur inestimables, dont l’éclat lui ôtait la vue. À l’entour du trône une infinité d’Anges tout rayonnants de gloire. La Sainte Vierge passant devant Celui qui était au Trône lui fit une profonde révérence et l’adora, sans que Benoîte scut qui c’était. Quand la Mère de Dieu passait, tous les bienheureux se levaient de leur siège et la saluaient.

Au milieu du Paradis elle vit un grand arbre, fort épais et étendu : les feuilles et les branches étaient d’or, lui semblait-il, et quantité de belles pommes. Elle avait grande envie d’en prendre une, mais par respect elle ne l’osa faire. Elle dit à la Mère de Dieu : « Voilà un bel arbre ! ». « C’est l’Arbre de Vie », lui répondit la bonne Mère. N’ayant vu que quelques prêtres dans le Paradis, parmi cette foule innombrable, elle dit : « Je n’y vois guère de prêtres ! ». La Bonne Mère lui dit qu’elle ne les lui a pas voulu monstrer, parce qu’elle en aurait trop de déplaisir ».

Elle poursuivit cette visite toute le nuit et se retrouva au point du jour au pied de la descente du Laus. Il y a de quoi nous surprendre.

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