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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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17 mai 2010

Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

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Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

Dix-huitième jour

Dix-huitième Considération

Notre Dame du Sacré Cœur disciple bien-aimée du Cœur de Jésus

« Disciple que Jésus aimait » (Jean 29: 26).

Le monde va enfla connaître les trésors et la lumière cachés pendant trente ans à Nazareth. Le Voile va se déchirer enfin et le bon Maître se montrera à tous comme le Messie attendu. Adieu, humble toit de Nazareth!... Adieu, Marie! Adieu, mystère si doux! Jésus part; II se retire au désert pour se préparer à sa divine mission.... Ce qui m'étonne, ô Jésus! c'est de vous voir partir seul; c'est de commencer votre vie publique sans appeler auprès de vous votre Mère. Pendant plus de trois ans, Elle n'apparaîtra qu'à de rares intervalles au milieu de vos Disciples, et encore vos paroles mystérieuses cacheront-elles ses grandeurs. Si quelque voix, en vous entendant, éclate en louanges sur la Mère qui vous donna le jour, vous répondrez avec l'autorité d'un maître: « Plus heureux est celui qui écoute ma parole et la met en pratique!... » Si on vous dit: « Votre Mère est là qui vous cherche », vous direz: « Quelle est ma Mère, sinon Celui qui fait la volonté de Dieu ? » Que votre conduite est étonnante, aimable Sauveur! Auriez-vous donc oublié tout ce que Marie a eu pour vous de soins et d'amour!... Ne vous souvient-il pas des fatigues qu'Elle a endurées, des peines qu'Elle a reçues pour vous, de la vigilante sollicitude dont Elle a entouré votre existence?... Quand il s'agit de Marie, ne nous arrêtons pas au dehors : pénétrons dans le Sacré-Cœur, c'est là qu'il faut étudier les sentiments de Jésus pour sa Mère! Tout ce qu'il fait pour les hommes, il le fait encore plus pour Marie. Il pense aux créatures : comment croire qu'Il ne pense pas à sa Mère! Le doux visage de Marie doit passer bien souvent devant ses yeux, II doit prier pour Elle, se réjouir en pensant qu'Elle est son plus fidèle Apôtre et que, d'une manière invisible, Elle travaille avec Lui sur les Cœurs. Il opère des miracles autour de Lui, mais il en opère de bien plus merveilleux dans le Cœur de sa Mère! Pendant trois ans, représentons-nous Jésus dans toutes les circonstances de ses courses apostoliques. Représentons-le-nous pensant à sa Mère, et nous serons étonnés de voir un jour nouveau se répandre sur les mystères qui font l'objet de nos réflexions. Marie et Jésus ne peuvent être séparés, et ce n'est pas d'aujourd'hui que Marie est en réalité Notre-Dame du Sacré-Cœur.

On s'étonne de ne point voir Jésus appeler Marie à sa suite; on s'étonne aussi de ne pas voir Marie courir sur les pas de son Fils. Elle l'a suivi en Egypte; Elle l'a cherché toute en larmes pendant trois jours à Jérusalem. Nous la rencontrons au Calvaire, et maintenant Elle Le laisse seul, seul au désert pendant quarante jours, seul ensuite exposé aux Pharisiens, seul au milieu de la mer sur une frêle barque, seul dans mille périls. La raison d'une telle conduite se trouve encore dans la réponse de Jésus: « Ne savez vous que je dois être occupé aux choses qui concernent la gloire de mon Père !... » Marie comprend ces paroles; Elle les met en pratique. Pendant la vie publique du Sauveur, Elle tâchera de se mettre dans l'ombre pour laisser paraître Jésus seul, Elle cherchera à se faire oublier, afin que la foule fasse remonter à Dieu et non à Marie les trésors de la grâce de la Sagesse incarnée. Elle n'abandonnera pas son divin Fils; extérieurement Elle ne le suivra que de loin, mais son Cœur maternel sera toujours à ses côtés; souvent Elle restera inaperçue au milieu de cette multitude qui accompagne le Sauveur et sera témoin de nombreux miracles. Des milliers d'auditeurs entendront la parole divine sans la comprendre: Marie la comprendra avant même de l'avoir entendue; Elle la saisira dans les regards, dans les soupirs, dans les moindres actes de son Fils; son cœur restera uni au Cœur du divin Maître et y puisera à longs traits la science de l'éternelle vie. « Quelqu'un m'a touché au Cœur, pourra dire Jésus; j'ai senti des grâces nombreuses s'en échapper ». Parmi tous ceux qui vous admirent, ô divin Sauveur! qui pense à remercier Marie de vous avoir tant aimé, de vous avoir protégé pendant trente ans? Vous seul pensez à cette reconnaissance; vos yeux rencontrent ceux de votre Mère; la puissance de votre amour la discerne et l'atteint entre tous ; le bruit de vos pas, l'accent de vos paroles, le mouvement de vos lèvres sont pour votre Mère toute une révélation et tout un Ciel. Votre Cœur va droit au sien, comme le sien aime à se réfugier dans le vôtre pour y régner comme la Souveraine de l'amour, comme Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Au milieu de nos affaires, de nos courses, de nos maladies; au milieu de ces mille contrariétés qui forment le tissu de notre existence, avons-nous pensé qu'un Dieu s'occupait de nous? Ne nous sommes-nous pas crus entièrement oubliés? II est quelqu'un que nous n'apprécions pas assez et dont le Cœur adorable nous poursuit de sou amour. Du haut du Ciel où II fait éclater sa gloire, du haut du Tabernacle où II se constitue notre divin prisonnier, du plus intime de notre cœur où II vient chercher le repos, ce Roi des rois pense à nous pour nous faire du bien; II s'offre à son Père en notre nom comme notre victime de louange, d'adoration, d'actions de grâces et de prières; II demeure invisiblement avec nous comme II demeurait auprès de Marie. Si nous écoutons ses paroles; si le souvenir de tant de bontés se grave dans notre âme et y produit une joie efficace, nous serons son frère, sa mère et sa sœur. Aucun bruit de ce monde ne sera assez fort pour nous empêcher d'entendre la voix de son amour; aucune distance ne nous séparera de Lui ; aucun obstacle n'arrêtera les élans de notre cœur vers le sien. Marie surtout si nous savons .l'honorer comme Notre-Dame du Sacré Cœur, saura nous donner les ailes de la colombe pour nous envoler vers ce creux de la pierre qui est le Cœur de Jésus, et nous pourrons établir là notre demeure pour toujours.

Allégorie

Le jeune Tobie reçut de son père la mission de partir pour la petite ville de Ragès, afin de réclamer de Gabelus une dette de dix talents. Docile à la voix paternelle, l'enfant quitte sa demeure et entreprend ce lointain voyage. Pendant cette longue absence, le Cœur de sa mère fut cruellement affligé; elle pensait à lui; elle soupirait après son retour: « Hélas! l'entendait-on s'écrier, pourquoi, mon fils, t'avons-nous envoyé si loin? Toi, la lumière de nos yeux, le bâton de notre vieillesse, la consolation de notre vie, l'espérance de notre postérité! » Inconsolable d'avoir perdu celui dans lequel elle possédait tout, cette mère allait tous les jours s'asseoir sur le sommet d'une montagne et regardait de toutes parts si elle voyait revenir son fils. Le cœur de Tobie n'était pas moins préoccupé que celui de sa mère. II avait trouvé une épouse selon les vues de Dieu; il était dans la joie; on l'entourait de vénération et d'hommage; on voulait le retenir encore, mais il sut hâter son départ en répondant: « Je sais que ma mère compte les jours et que son esprit est profondément affligé ». N'est-ce pas la véritable histoire de Jésus allant, sur les ordres de son Père, réclamer du genre humain cette dette immense que nous avons contractée envers Dieu, dette de reconnaissance pour les bienfaits reçus, dette de justice pour les péchés commis?... Ce message divin qu'il va accomplir nécessite son départ de Nazareth; mais en quelque endroit que son apostolat le demande, II pensera à sa Mère et sa Mère pensera à Lui. Comparons nous-mêmes en détail l'histoire de Tobie et de sa mère avec celle de Jésus et de Marie. Un seul mot nous servira de brillante lumière dans cette pieuse, réflexion : Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Histoire

Je croirais, Monsieur le Supérieur, manquer de reconnaissance à Notre-Dame du Sacré-Cœur si je ne vous informais d'un fait arrivé tout récemment, et dans lequel, par les circonstances qui l'accompagnèrent, il serait difficile de ne pas reconnaître l'intervention toute spéciale de la Providence. Au moment où commençait la tempête du 12 janvier dernier sur l'Océan, je faisais inscrire plusieurs personnes dans l'Association de Notre-Dame du Sacré Cœur. De ce nombre se trouvait le capitaine d'un vaisseau qui, à cette époque, était en mer. Le même jour, son vaisseau fut assailli, au milieu de l'Océan, par cette affreuse tourmente. Depuis le 14 jusqu'au 47 inclusivement, équipage et capitaine perdirent l'espoir d'échapper à la mort. Deux fois les flots mutinés chavirèrent le navire, emportant dans leur fureur la mâture et les voiles. Ces pauvres matelots, depuis trois jours, étaient dans les angoisses de l'agonie et n'attendaient plus que la mort, mais une mort d'autant plus prompte et plus assurée que la tempête leur avait enlevé en quelque sorte tout moyen humain de l'éviter. Oh ! reconnaissance éternelle à Notre-Dame du Sacré-Cœur! Marie a pris sous sa protection spéciale le capitaine que je lui avais recommandé au moment du danger, et Elle a montré une fois de plus qu'on ne l'invoque jamais en vain, en ramenant vers nous ces pauvres marins échappés par miracle au naufrage. Honneur et gloire à Notre-Dame du Sacré-Cœur! Ce beau titre fait des prodiges.

Prions les uns pour les autres

« En ce mois de marie que maman Marie intercède auprès de son fils pour le visas de mon fils en cote d'ivoire et aussi de la situation britannique de mon partenaire. Aussi qu'elle me permette d'avoir un cœur semblable a son Cœur ». (M.S.)

« Comme une mendiante, je continue à demander des prières pour un enfant de 10 ans, Andrea...(à Turin – Italie) paralysé cloué dans un lit d'hôpital, il ne parle pas, même pas pour dire combien il souffre... Notre-Dame du Sacré Cœur ayez pitié de cet enfant… Saint Joseph, berce dans tes bras cet enfant ... soulève ses souffrances muettes... » (L.C.)

« Merci à notre maman du ciel je t'aime très fort je te confie toute ma famille et tous ceux que j'aime veille sur eux, merci pour toutes les grâces que tu nous donnes ». M.J.)

« Merci maman Marie pour la maison de la famille Assemien ». (M.S.)

« Marie, je vous confie mon mari Antoine, qui est toujours bien malade, pour que mon fils Patick puisse fonder un foyer, comme il le souhaite avec une fille croyante. Puisse aussi pour moi -même pour mes problèmes de santé que je puisse faire face aux difficultés actuelles et accompagner mon mari dans la patience et la paix. Merci à Notre Dame du Sacré Cœur ». (M. P.)

« En ce mois de marie. je demande a maman Marie de nous aider moi et mon époux qui sommes dans une situation triste en ce moment car nous avons perdu notre bébé et nous voulons que nos coeur soient tournés vers la prière toujours. nous demandons surtout beaucoup de prière que Dieu nous donne d'autres enfants ». (K.J.)

« De tout mon cœur, Maman Marie intercède  auprès de ton fils Jésus pour que le cœur de Victor soit touché aujourd’hui et à jamais ; qu’il reçoive Dieu dans son cœur et se remette sur le bon chemin. Maman Marie qui défait les nœuds, je te confie ce nœud de la maladie de mon grand Frère .Vois Maman Marie la souffrance de sa femme et de ses enfants. Couvre  les de ton manteau maternel et intercède pour eux ». (T.Z.)

« En ce mois marial, que la vierge Marie puisse m'envelopper de sa paix. Car j'en ai besoin suite au décès de mon époux; je vous confie ma fille Ranz Pétunia dans vos prières afin qu'elle puisse réussir brillament au baccalauréat série A1. Merci ». (M.D.)

« En ce mois consacré à la Vierge Marie, Mère de Dieu, je demande la grâce de santé de l’âme et du corps, de protection divine et les dons de l’esprit Saint sur mon foyer. Obtiens moi maman Marie auprès de ton divin fils Jésus Christ, notre seigneur, la grâce d’obtenir une caution solidaire pour mon prêt cette semaine ». (O.M.D.)

« Je veux confier à vos prières mon mari qui doit passer une biopsie dans des ganglions entre les poumons. Nous avons besoin d'aide afin de bien accepter cette épreuve. Nous espérons que les résultats ne donneront pas des tumeurs malignes. Merci de vos prières. » (L.K.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, intercède pour moi auprès de ton fils en ce mois de mai afin que je puisse m'en sortir. Car je suis seule face à d'innombrables problèmes financiers auxquels je suis confrontée depuis le décès de mon époux. Merci Maman Marie. » (M.D.)

« Vierge marie je te confie Christophe qui a eu un très grave accident de travail, impossibilité de marcher: donne lui la force de poursuivre sa rééducation, le courage pour son papa et sa maman et toute sa famille qui l'aime très fort. Sainte vierge marie nous t'aimons de tout notre Cœur ». (M.J.)

« En ce mois de Marie, je demande au Cœur Immaculé de Marie d'intercéder pour moi auprès de son Fils afin qu'il me pardonne un grave péché que j'ai commis: l'avortement. Après ce acte je me sens coupable et ca m'éloigne de son fils Jésus. Je ne vais plus recommencer Marie aide moi s'il te plait ». (B.A.)

« Bonsoir, nous sa va bien, excepté quelques problèmes financier: ca va faire un mois qu'il ne nous rentre plus d'argent moi, Rémy et Judith cela cause un peu d'insécurité financière car il faut payer le loyer, et tous les autres factures et le terme de l'auto. Mais j'ai tous fais les démarches pour recevoir mon assurance salaire maladie pour moi et pour Judith elle va porter son c.v. et le reste je le confie à Dieu. Content d'avoir eu cette belle invitation de prières, by de ton frère dans le Christ que Dieu vous bénisse tous. (J.L. R.D.)

« Notre Dame de toutes grâces, mon époux et moi te disons merci pour tous tes bienfaits. Nous nous recommandons à toi afin que tu nous obtiennes la grâce d'être papa et maman. Que par ta puissante intercession, Jésus-Christ le miséricordieux accorde à mon époux d'obtenir le travail qu'il recherche depuis longtemps ». « B.C.)

« Je confie mon fils Philippe à vos prières afin que par l'intercession de Marie, Notre Dame de Sacré Cœur, Jésus-Christ l'aide à sauver son année scolaire 2009/2010- Merci Seigneur Jésus d'écouter et d'exaucer mes prières! Amen ». (B.D.)

« Pour ma santé mentale file déprimé, cause douleur chroniques dues a de la chimio, et des  médicaments,etc... j'aimerais que le Seigneur, par l'intercession de Notre-Dame du Sacré Cœur m'envoie une personne de confiance et un Psychiatre, qui serais en Dieu, pour mes démarche, je ne fonctionnes plus normalement,et j'ai besoin d'aide, cela est du a plusieurs expériences. Je manque,de confiance, a certaines personne, qui ne me prennent pas au sérieux, même ma famille, qui est éloignée. Mon cas a été masqué depuis, 5ans, j'ai passé trop d'épreuves et la mort, de mes parents et bien d'autres. Mon physique, et mon mental, sont très épuisés, et cela m'a amené aussi, a des difficultés juridiques pas terminées, tout cela me donne du file a retordre. (…)  priez, priez pour moi j'ai vraiment besoin d'aide. merci humblement ». (L.)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que ma petite soeur Jessica retrouve la guérison intérieure et extérieure (en effet, elle souffre depuis peu de prurigo). Je l'en remercie d'avance infiniment, cependant non pas comme je veux, mais comme le veux la Très Sainte Trinité ». (L.A.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, ne m'abandonnez pas priez pour moi afin que je sois forte dans ma solitude, que j'ai la persévérance et la force à pouvoir réaliser seule mes projets ». (M.D.)

« En ce mois de Mai qui est le tien Très Sainte Vierge Marie, je te supplie Maman d’intercéder auprès de Ton Fils adoré Notre Seigneur Jésus-Christ afin qu’il me pardonne tous mes péchés et surtout l’interruption Volontaire de Grossesse que j’ai commis ce 30 Avril 2010. Peu importe les raisons qui ont motivé la commission de cet acte criminel que mon cher époux ignore, je reconnais que j’ai péché. C’est pourquoi j’implore sincèrement le pardon de mes péchés. Marie, Ma tendre Maman prie pour ta fille afin que Jésus-Christ aie pitié de moi et me pardonne. J'achève une neuvaine de pénitence que j’ai commencée pour demander pardon pour ce que j’ai fait. Je ne vais plus recommencer ». (B.M)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que mon affectation que j’attends depuis plusieurs mois, soit enfin une réalité. Que ma très sainte mère soit purifiée afin que les mauvais dont les gens la soupçonnent la quitte à jamais, si effectivement ils vivent en elle » (H.A.H)

« Je profite du mois de Notre Dame du Sacré Cœur pour me joindre aux prières de toute la communauté chrétienne et présenter aussi mes intentions de prière: que Notre Mère m'obtienne la réconciliation entre mon époux et moi qui vivons séparés depuis juin 2004: que celui-ci puisse, si c'est la volonté de Dieu, regagner le foyer conjugal et assumer ses responsabilités de père et d'époux ». (N.C.N.E.)

« Seigneur Jésus, Sainte Mère faites que ma fille Marie-Hélène rencontre un conjoint et quelle trouve le bonheur merci sainte vierge marie pour toutes les grâces que nous recevons. Nous t'adorons ». (M.J.)

« Notre Mère des causes désespérées, notre Dame du Sacré Cœur, nous t'en supplions libère notre frère Joseph afin qu'il retrouve sa fille et sa famille, donne leur ta protection. Nous te prions Sainte Mère ». (L.S.)

« Je prie Notre Dame du sacré cœur, afin que ma conjointe Immaculée puisse réussir à ces deux examens le mois prochain et qu’elle trouve cette année  un boulot qui lui convient, pour le bonheur de notre couple. Je demande également la grâce du très haut  afin que je perde cette envie de commettre l’adultère» (H.A.H)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que mon affectation que j’attends depuis plusieurs mois, soit enfin une réalité. Que ma maman soit purifiée des mauvais esprits dont les gens (ma femme immaculée y comprise) la soupçonnent et qu’ils la quittent à jamais, si effectivement ils agissent en elle » (H.A.H)

« Je viens confier a votre prière des amis et des membres ma famille souffrent et mal dans leur peau que votre prière leur donne force et courage. » (G.P.)

« Je souhaiterai si possible d'être aider en prières auprès de la Vierge Marie, pour la réussite pour mon petit fils qui à un examen au mois de juin cette année pour le BEP ; car c'est un enfant qui vient de subir un divorce et qui ne travaille pas beaucoup à l'école, nous sommes très perturbés et avons nous même besoin d'aide car la santé de mon mari n'est pas brillante et moi je suis de plus en plus fatiguée par tous ces problèmes, c'est pourquoi je demande que vous m'aidiez. D'avance Merci à vous tous et d'être exaucé par ses prières, étant nous même fort croyants et faisant le bien et apportés secours énormément à toutes les personnes qui en ont besoin ». (M.)

« Je suis entrain de faire la prière du mois de marie je me sens mieux mais j'ai mon fils Rony qui a des problèmes sentimentaux et je n'arrive pas a le raisonner. Je suis entrain de vendre des terrain j'ai les acheteurs les promesses de vente sont signé et cela tarde avec les banques et le notaire je voudrai de l'aide. j'ai une fille qui se marie: une prière pour les aider a faire un bon mariage ». (M.B.)

« Merci Maman Marie pour le miracle que tu es entrain d'opérer dans mon Cœur. En effet, depuis quelques temps, je sens une paix en moi alors qu'au départ je n'avais plus gout à rien. Notre Dame du Sacré Cœur continue à intercéder pour moi et ma famille pour que l'année 2010 qui a mal commencé pour nous en la perte de mon époux puisse s'achever dans la joie et l'allégresse pour la réussite aux examens de mes enfants. Que toute la gloire soit rendue à notre Seigneur Jésus. Amen ». (M.D.)

« Maman Marie, Mère de toute grâce et du perpétuel secours, viens à mon aide, viens guérir Victor. Rends mon cœur doux et aimable face à ma situation. Eloigne moi Maman Marie des pensées négatives qui me rendent malade. Merci ». (T.Z.)

« En ce mois de mais qui est consacré à Marie, notre Maman, je lui confie tous mes enfants pour les concours et celle qui doit soutenir en juin pour l'obtention de son diplôme d'Etat en soins infirmiers et pour tous les enfants qui composent cette année en commençant par le diplôme de base le CEP, BEPC, Probatoire BAC, etc.... enfin pour ma famille afin que nous soyons protégés des mauvaises choses qui sont dehors ». (V.A.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, je te confie mon fils Willy. Il lui faut une moyenne de 11.57 pour qu'il passe en classe supérieure. Aie pitié de moi intercèdes pour moi auprès de ton fils pour cela puisse se réaliser. Amen ». (M.D.)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur d'intercéder afin que tous ceux auxquels je m'intéresse spirituellement, en l'occurrence tous les membres de ma famille, mes proches, les personnes que j'aime et toute l'humanité entière, connaissent la grâce d'une bonne et sainte mort en compagnie de Jésus, Marie et Joseph. Merci Maman chérie, toi qui règne sur le Sacré Cœur de Ton Divin Fils ». (L.A.)

« Je viens par ton intercession Maman Marie te confier l'affectation de Nyarko Nelson, le concours de police que présente Essia Ghislain et enfin la recherche de travail de Danho Jocelyn ». (N.D.)

« Merci Maman Marie Notre Dame du Sacré Cœur d'agir sur le cœur de mon mari G.M durant cette neuvaine de Pentecôte 2010 afin qu'il reçoive une effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. Merci d'intercéder pour ma famille afin qu'elle ressemble à la Sainte Famille de Nazareth ». (A.N.)

« Notre Dame du Sacré Cœur je te remercie pour tes bienfaits. Je te supplie Notre Dame, jette un regard favorable sur Fabiola Baleekdar, elle a 33 ans et a adopte une petite fille il y a 4 ans. Après beaucoup d'ennuis de sante, les médecins ont découvert qu'elle avait une tumeur sous les cotes a coté du cœur. Elle a fait de la chimio pendant plusieurs mois mais malheureusement la tumeur a encore grossi. Il ne lui reste pratiquement aucune chance de s'en sortir. Il n'y que la prière pour la sauver. Ici a l'Ile Maurice les médecins ne peuvent rien pour elle. Elle s'envolera vendredi pour Singapore pour une dernière opération, mais malheureusement il n'y a pas trop d'espoir. Notre Dame sois avec elle, que l'Esprit Saint éclaire ses médecins. Marie tiens sa main, ne la laisse pas seule. Elle voudrait tant voir sa fille adoptive Elisa, grandir. Aie pitié d'elle. Notre Dame du Sacré Cœur, demain a lieu le procès le Guillaume, victime d'un accident le 17 novembre 2002. Lui et sa famille ont énormément souffert de cela. Il est reste 15 jours dans le coma entre la vie et la mort et ce fut un miracle qu'il s'en sorte. Le procès, qui traine depuis 7 ans, sera très très dur et c'est terrible pour la famille et pour lui de revivre a chaque fois ce même cauchemar. Notre Dame du Sacré Cœur, sois avec Guillaume et ses parents demain. Que l'Esprit Saint soit avec eux lors des interrogatoires. Sois avec eux afin qu'ils ne craquent pas. Merci Notre Dame. Notre Dame du Sacré Cœur, je te confie Cédric qui est en étude loin de chez lui en Australie et qui a eu des moments très durs récemment. Bientôt, il aura ses ses examens de fin de terme. Que l'Esprit Saint l'éclaire et qu'il passe ses examens. Il ne pourra supporter un échec. Marie, comme il est loin de sa maman, sois avec lui, poses ta main rassurante sur son épaule. Notre Dame du Sacré Cœur jette un regard sur Ariane Dalais, une mère de 4 enfants. Elle a subit une opération et se retrouve maintenant dans un état très très critique. Elle est entre la vie et la mort. Les médecins ne lui donnent pas beaucoup de chance. Marie Maman, sois avec elle. Que l'Esprit Saint éclaire ses médecins et qu'elle soit sauvée. Marie je sais que ma demande est grande mais je sais aussi que je peux compter sur toi. Merci Maman ». (N.M.)

« Veuillez prier pour le retour et la conversion de ma meilleure amie K. Sous la protection de Notre Dame du Sacré Cœur et Notre Dame des Miracles. Merci de tout cœur. » (L. O.)

« Notre Mère du ciel, en mois béni, nous te demandons par le Cœur Sacré de Jésus de venir en aide à Joseph pour le libérer et assurer sa protection divine ainsi que celle de sa famille en Italie. Qu'ils vivent toujours unis et acceptés par les siens. Prions notre Dame du Sacré Cœur ». (L.S.)

En ce mois de Marie, si vous avez des intentions à confier à la prière des internautes, envoyez-les à franck.monvoisin@laposte.net

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5 mars 2010

Le Mois de Saint Joseph

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Le Mois de Saint Joseph


Sixième jour

Vie intérieure de Joseph adorant Jésus dans le sein de Marie

Lorsque l'ange révéla a Joseph le mystère de charité opéré en Marie. Il lui dit ces paroles remarquables qui lui en donnèrent une connaissance si parfaite : Joseph, fils de David,, ne craignez pas de garder Marie pour votre épouse ; ce qui est né en elle a été formé par le Saint Esprit. Elle enfantera un Fils à qui vous donnerez le nom de Jésus, parce que ce sera lui qui sauvera son peuple en le délivrant de ses péchés, tout cela a été fait pour accomplir ce qui a été dit par Isaïe : Voici qu'une vierge concevra dans son sein et enfantera un fils, et vous lui donnerez le nom ''Emmanuel^ c'est-à-dire Dieu avec nous. Tout le mystère est révélé, et Joseph, sans demander aucun signe pour la confirmation de ces paroles, croit sans hésiter. Aussitôt il se prosterne et adore dans le sein de Marie le Dieu qui s'est fait homme. Il ne le voyait pas encore, mais sa foi le lui faisait reconnaître, reposant sur le Sein de Marie, comme autrefois il reposait sur les chérubins de l'arche d'alliance. Le cœur de Marie fut dès lors pour lui, comme le buisson ardent qui brûlait sans se consumer et au milieu duquel il entendait la voix de son Dieu. Voyez-le tantôt prosterné, dans l'attitude des anges adorateurs ; tantôt les yeux levés vers le Ciel, remerciant le Seigneur de la grâce qu'il venait d'accorder à la terre; tantôt les yeux baignés de larmes, s'attendrir sur l'excès de la charité d'un Dieu pour les hommes. Pendant qu'il travaille, son cœur est toujours occupé du divin Emmanuel, Dieu avec nous, et tandis que ses mains façonnent le bois, ses affections le portent là où est sou trésor. Aussi le voit-on retiré dans sa maison, éloigné du commerce du monde, gardant le recueillement et le silence ; et à qui irait le bon Joseph, puisqu'il trouve là sous ce toit, quoique pauvre, les paroles de la vie éternelle que Jésus sait faire entendre aux oreilles de son cœur, et qu'il y conserve avec soin pour en faire sa nourriture.


Vie intérieure, amour du silence

La vie intérieure consiste à conserver son cœur toujours uni à Dieu, à lui rapporter nos pensées, nos paroles et nos action?, à voir tout avec les yeux de la foi ; en un mot, à vivre en Dieu, de Dieu et pour Dieu. Notre âme, comme notre corps, a sa vie lui est propre. Celui-ci, matériel et grossier, se nourrit d'objets matériels et sensibles ; celle-là, au contraire, spirituelle et invincible, ne peut avoir pour aliment qu'un objet spirituel et divin. Dieu seul est donc sa nourriture ; par conséquent, si le corps a ses repas réglée pour réparer ses forces et soutenir son existence, l'âme doit aussi avoir les siens, l'oraison, la prière, la communion, pour vivre de la foi et nourrir ses affections. De même encore que l'air, à l'aide de la respiration, entretient la chaleur du corps ; de même Dieu doit être la respiration continuelle de notre âme, pour alimenter sa vie. D'où vient cependant que nous ne savons pas vivre de cette vie divine qui est nu avant-goût du bonheur du Ciel ? Hélas ! c'est que notre cœur est trop attaché aux choses d'ici-bas : nous pensons à ce que nous aimons, nous Parlons de ce que nous aimons. Garons le silence, rentrons en nous-mêmes, et nous trouverons Jésus dans notre cœur. Aimons Jésus! qu'il soit notre trésor et alors notre cœur se portera vers lui, nous penserons à lui. La vue d'une église fera tressaillir notre cœur de joie et lui arrachera ce cri d'amour: Ah! c'est là qu'est mon trésor ! Qu'ils seront heureux et doux les moments que nous passerons en sa présence ! Lorsque nous travaillerons, nos pensées viendront souvent au pied des autels adorer Jésus, et notre cœur les suivant de près y portera ses désirs et ses affections, et brûlera d'amour devant son Cœur adorable. Si pendant la nuit nous nous éveillons, nous penserons à lui, nous l'adorerons, nous l'aimerons, et notre foi, perçant les murs, nous inspirera de quitter un instant le lieu de notre repos pour lui rendre nos hommages. C'est ce qu'opérera le recueillement, la retraite et le silence. O Saint Joseph ! patron, maître et guide des âmes intérieures, obtenez-moi ce repos, ce silence dans lequel une âme ne use fait de si grands progrès.

Exemple

Un jeune homme se rencontra un jour avec un Père de la compagnie de Jésus, qui, après quelques moments d'entretien, reconnut en lui une âme d'élite, enrichie de grâces et de dons si sublimes, qu'il ne se souvenait pas d'en avoir jamais trouvé une autre, ou plus favorisée ou plus avancée dans la perfection. Son admiration redoubla quand il apprit du jeune homme que depuis dix-huit ans il était en service, et que jamais personne ne lui avait donné aucune le^on de la vie spirituelle : cependant il entendait parler de ces matières si relevées en saint et en théologien. Alors il lui demanda s'il avait de la dévotion à saint Joseph: " Il y a six ans, répondit le jeune homme, que Dieu m'a inspiré de le choisir pour patron." Puis il parla magnifiquement de la sainteté de Joseph, et termina en disant que ce Saint était le guide particulier des âmes qui aiment la vie cachée et intérieure. (Palrignani, liv. 2, chap. 3.)

O Marie, conçue, etc.

Je vous salue, Joseph, etc.

Un Pater et un Ave pour les missionnaires

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Prions les uns pour les autres

Intentions de prières confiées à saint Joseph

« Priez pour mon frère pierre auguste qui est aussi franciscain en cote d'ivoire et je voudrais qu'il devienne prêtre. Aussi pour le visas de mon fils Pierre Guillaume en Côte d'ivoire pour me rejoindre ici en Ecosse. car cela fait dix ans qu'on est séparés. Pour mon mariage ». (M.S.)

« Saint Joseph, aidez-nous à trouver un appartement au plus vite ». (F.M.)

« S’il vous plaît priez St Joseph pour mon époux afin qu’il obtienne du travail ». (M.A.A.B.)

« En ce mois de mars, dédié à Saint Joseph, je vous demande de bien vouloir prier pour un petit garçon de 9 ans, (Andrea) très gravement malade depuis l'age de 2 ans. Ses conditions sont désespérées. Prions pour sa guérison impossible pour les hommes...  Et, pour une autre personne (Dino) dans le comas pour une hémorragie cérébrale. » (L.C.)

« Mon mari vient de décéder, je vous demande de prier pour moi afin que je retrouve la paix. Priez également pour le repos de son âme, il s'appelait EDDY GASPARD ». (M.D.)

« Priez pour que mon affection sorte et se déroule très bien » (A. H.)

« Que je retrouve confiance et moi-même et la santé », je vous remercie «  (M.J.)

« Je voudrai prier sur l'intention que Saint Joseph m'aide à rendre la personne que J'aime heureuse avec moi, et de pouvoir s'unir si c'est la volonté de Dieu dans le secret de mariage afin qu'on forme une famille chrétienne, et je prie pour que Saint Joseph puisse le rapprocher de La Vierge Marie afin qu'Elle puisse le rapprocher de Jésus » (H.S.)

« Que le Seigneur m'aide à trouver un bon mari, à bien écrire et bien lire pour être efficace dans mes cours. Saint Joseph intercède pour moi auprès de ton fils ». (M.N.)

« Je voudrais prier sur l'intention que saint Joseph m'aide à m'unir à mon mari dans le sacrement du mariage et ainsi approcher à la table sainte du Seigneur; car depuis 6 ans nous ne nous communions plus car nous avions eu un enfant. Mais que tout cela soit faite selon la volonté de Jésus et non la mienne ». (B.A.)

« prions pour Christophe qui a eu un grave accident travail ,qu'il  est beaucoup de courage  ainsi que toute sa famille qui est très présente auprès de lui  ;nous sommes tous avec vous dans nos prières ». (M.J.)

« Je demande à saint joseph régler mes problèmes de coeur et de prier pour ma mère malade de l'insuffisance rénale chronique. » (T.L.)

« Saint Joseph, Aidez-moi à éduquer ma fille Nancy comme vous avez su le faire avec le petit Jésus que le Père vous a confié ». (F.A.)

« Seigneur,je te demande d'envoyer, un ange à l homme que j aime. Il est apparu à Joseph,alors qu'il s'apprêtait à rompre secrètement,avec Marie. Toi, qui sait "rattraper"ce qui semble perdu, manifestes Toi,pour que nous puissions nous soumettre à Ta Volonté. » (L.S.)

« Saint Joseph, je vous en supplie touchez le coeur d' Emmanuel pour sa conversion et preparer son esprit, son coeur pour la réconciliation, les retrouvailles, le pardon avec Edith la mère de ses enfants. Merci saint Joseph ». (E.F.)

« Demandez à St Joseph de régler pour moi tous mes problèmes de travail ». (S.V.)

« Venez en aide, St Joseph, a jacqueline quelle trouve un petit logement bien exposé merci pour elle; une amie que j'apprécie beaucoup » (M.J.)

« Saint Joseph intercède et obtiens moi s'il te plait la grâce de rencontrer mon âme soeur. Saint Joseph patron des travailleur obtient un emploi à mon frère Jocelyn Saint Joseph, toi qui a fondé un foyer voit le poids de la solitude et obtient moi de rencontrer mon mari (l'être qui m'aimera et que j'aimerai aussi ». (N.D.)

« Pour Léa et Ramata en quête d'un emploi, par vos prières, je les confie à saint Joseph; pour moi même Florence qui suis en stage probatoire depuis 8 mois, Que Saint Joseph, par son intercession auprès de son Fils, m'obtienne la signature d'un contrat et que mon travail soit béni à jamais ». (T.Z.)

« Je vous prie de bien vouloir prier saint Joseph pour moi, afin que ma situation d'immigration, soit totalement résolue cette année, et que je puisse être définitivement régularisé, ici en grande Bretagne. Merci infiniment ». (S.L.) 

Si vous aussi, avez des intentions de prières à confier à Saint Joseph, envoyez les moi par mail à franck.monvoisin@laposte.net et elles seront confiées à la prière des internautes.


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6 mai 2010

Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

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Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

Septième jour

Septième Considération

Notre Dame du Sacré Cœur coopératrice à l'oeuvre de la Rédemption

Notre Sanctification est dans le Cœur de Jésus

« Et vous lui donnerez le Nom de Jésus » (Matthieu 1: 21)

Jésus-Christ porte le nom de Sauveur, de Roi, de Prêtre et de Prophète. Les sublimes fonctions de chacun de ces ministères ont leur source dans son sacré Cœur; sa mission est de sauver les hommes, de régner en eux, de les convoquer tous au sacrifice nouveau et de leur révéler les secrets de son Père. Si c'est par amour que ce bon Maître veut toujours agir, Marie, la première dans son Cœur divin, sera aussi la première à recevoir les fruits de sa venue. Elle sera après Jésus la première des prédestinées ; dès l'origine de son immaculée. Conception, Elle pourra dire: « Je suis arrosée du sang de l'Agneau, de cet Agneau qui devant Dieu est immolé depuis le commencement du monde ; chaque goutte de ce sang divin a formé l'éclat de mon innocence, les perles de ma couronne et le rayon de ma gloire ». Mais si une seule goutte de ce sang précieux est capable de sauver des milliers de mondes, de produire des milliers de saints, que dire d'une âme où la source de ce sang adorable viendra s'épancher tout entière avant de se répandre en fleuve dans le monde ? Que dire de Marie qui sera appelée Souveraine du Sacré-Cœur? Elle sera sauvée non-seulement comme une servante de Dieu, mais comme la Mère du Verbe, l'Épouse du Saint-Esprit, la Fille privilégiée du Très-Haut et la Reine de tous les élus. Rien ne sera oublié pour faire de Marie le plus éclatant trophée de gloire du Sauveur Jésus. Autrefois David, s'adressant à Dieu, s'écriait: « Seigneur, dites à mon âme : Je suis ton salut. Dic animae meœ: Salus tua ego sum ». Marie avait le droit de dire: « O Jésus, mon Fils bien aimé, dites à votre Mère que vous êtes son salut: Salus tua ego sum. Je suis élevée à la plus sublime dignité qui fut jamais. Vous avez voulu que je fusse votre Mère, et, servante docile, j'ai obéi; mais comment me rendre digne d'un nom si beau, une créature la mère de son Dieu?... » Sans doute, les vertus de Marie doivent répondre à la hauteur de son ministère; elles doivent être au-dessus de ce que l'esprit de l'homme peut concevoir; elles doivent être supérieures aux vertus des Anges, et jamais notre divine Mère n'aurait pu avoir cette étonnante perfection si le Cœur de son Fils Jésus n'avait mis en Elle tout ce qu'il désirait y voir. Il me semble entendre le Dieu Sauveur dire à Marie: « Noli timere, salvabo te: Ne craignez rien, je vous sauverai, je vous rendrai tous les jours de plus en plus digne de mon Cœur; vous serez ma plus parfaite image ».

Selon la volonté divine dont l'Ange avait été le messager, le Verbe incarné fut appelé Jésus, c'est-à-dire Sauveur. Marie prononça ce nom avec toute la foi, tout le respect et tout l'amour dont elle était capable; Elle comprit les mystères qu'il renfermait, en goûta toutes les douceurs, en reçut tous les fruits merveilleux. Avec plus de raison que l'épouse des Cantiques parlant de son bien-aimé, Elle put dire de son Fils : Son nom est pour moi comme une huile répandue; une huile embaumée qui pénètre jusqu'au plus intime de son âme; une huile de grâce qui sort du Cœur de Jésus ; une huile qui va devenir sa lumière, sa nourriture, sa force et sa joie. Ce nom mille fois béni, Elle l'aura toujours dans sa pensée; Elle le répétera comme un chant d'amour; Elle en sondera toutes les profondeurs; Elle en découvrira toutes les vertus; ce sera pour Elle le flambeau divin qui lui dévoilera dans tout son jour la mission sublime du Cœur de Jésus.

Nous étions captifs, Jésus a fait sonner pour nous l'heure de la délivrance; Il a tiré de son Cœur le prix infini de notre rédemption et l'amour sans mesure dont Il voulait nous combler tous. Personne n'a pu se soustraire aux prévenances de sa souveraine miséricorde; les justes et les pécheurs, les générations futures et les générations passées reconnaissent en lui leur Sauveur; mais pour comprendre la charité ineffable de ce Verbe fait chair qui vient opérer l'œuvre de notre salut, il faut que son Cœur adorable nous soit ouvert et que Marie elle-même nous y introduise; car elle en a la clef et en connaît toutes les avenues. Elle est non-seulement notre Mère, mais encore notre co rédemptrice et dispensatrice des mérites et des grâces du Cœur de son Fils, dont elle est la Maîtresse et la Dame : nous devons toujours recourir à Elle pour en recevoir l'application.

Allégorie

On raconte qu'en 1156 la pieuse comtesse Sybille de Flandre accompagna à Jérusalem son époux Théodoric. Tandis que le noble comte guerroyait contre les infidèles, Sybille, se faisant ouvrir les portes d'un hospice de lépreux, allait chaque jour consacrer son temps et sa fortune au secours de ces pauvres infortunés. L'amour de Jésus-Christ souffrant dans ses membres la domina bientôt, et l'on vit cette illustre princesse demander à son époux la grâce de la laisser renoncer au beau pays de France, à tous les honneurs du monde, à l'alliance si étroite qui les unissait, et cela pour se consacrer comme mère à des lépreux qu'elle voulait adopter comme ses fils. Son frère, Baudouin III, roi de Jérusalem, joignit, dit un historien, ses prières à celles de cette héroïne de la charité; le comte résista longtemps et ne consentit à se séparer de Sybille qu'après avoir reçu du roi, son beau frère, pour récompense de son sacrifice... une goutte du sang de Notre-Seigneur, recueillie par Joseph d'Arimathie lors de la déposition de la croix. Muni de ce pieux trésor, le comte retourna dans la ville de Bruges, et le peuple de Flandre apprit avec grande vénération à quel prix divin des lépreux avaient obtenu une mère qui leur fut entièrement consacrée... Touchant exemple de charité chrétienne, vous serez l'image de ce qui a été fait pour notre salut! Le Verbe éternel a voulu par amour devenir semblable à nous ; il s'est revêtu de nos infirmités et a pris, aux yeux de son père, les apparences d'un lépreux. Dans cet état, on l'a méconnu, on l'a oublié, on l'a trahi; mais une Vierge,l'Épouse même de l'Esprit-Saint, la Fille bien-aimée du Très-Haut a voulu se consacrer à lui comme servante; elle a consenti à être sa Mère et la mère de tous les Chrétiens. Cette grâce dépasse, il est vrai, toute grâce: une créature servir de mère au Sauveur! Une créature être la consolatrice de son Dieu! Mais Jésus, fait pauvre pour nous, a trouvé encore dans les trésors de son Cœur divin une ressource inspirée par son amour: il s'est acquis, au prix de son sang, une Mère bien-aimée. C'est en prévision d'un pareil tribut que le Roi du Ciel a consenti à donner sa Fille de prédilection et le Saint Esprit son Épouse; c'est surtout au sang de Jésus-Christ que nous devons le bonheur de posséder pour mère la Mère même du Sauveur ; et ce sang, qui l'a fourni? le Cœur de Jésus... Et ce Cœur,qui l'a formé?... l'auguste Marie. Il est donc juste qu'elle en soit la Souveraine... Oh! mystère ineffable... Notre-Dame du Sacré-Cœur, priez pour nous!

Histoire


Voici un autre fait qui nous montre que la protection de Marie s'étend sur tous, et qu'au moment favorable elle sait faire tourner les événements pour le bien de ceux qui l'invoquent. Le passage suivant d'une lettre qui nous fut adressée va nous en convaincre: Dans la première lettre que j'ai eu l'honneur de vous écrire, je vous avais prié, mon Père, de recommander à Notre-Dame du Sacré-Cœur un petit orphelin. Ce pauvre enfant se trouvait dans une position s1 difficile, qu'il ne pouvait accomplir aucun de ses devoirs religieux. Il devait être confirmé cette année, mais comment agir dans une maison où il n'avait pu faire ses Pâques? Nous nous trouvions dans une grande inquiétude pour ce pauvre enfant, lorsqu'il me vint à la pensée de faire une neuvaine à Notre-Dame du Sacré-Cœur à son intention. Vous allez juger si la pensée était bonne. Le dernier jour de la neuvaine, étant encore dans une alternative de confiance et d'inquiétude, on vint m'avertir que la position de l'enfant avait subitement changé : c'était précisément le moment favorable pour qu'il pût prendre part aux instructions préparatoires à la confirmation. Il a reçu cet auguste sacrement, et il se trouve dans une position beaucoup plus favorable à tous égards. Qui ne verrait pas dans cette circonstance la protection de Marie serait bien à plaindre. N'est-ce pas l'occasion de dire avec saint Bernard « qu'on ne l'a jamais invoquée en vain? » Il arrive quelquefois qu'une grâce temporelle surtout soit refusée pendant longtemps, peut-être même jamais accordée. Ne murmurons pas et gardons-nous bien de dire : « Je ne suis pas exaucé. » Qui vous le prouve? Qui sait si la faveur que vous sollicitez avec tant d'insistance ne serait pas la cause d'une damnation éternelle? Qui sait même si elle ne serait pas déjà en cette vie une cause d'amertume incessante? Notre-Seigneur a dit: Un père peut-il refuser à un enfant? Lui donnera-t-il une pierre pour le morceau de pain qu'il sollicite? Et s'il lui refuse le couteau, c'est qu'il prévoit la blessure qu'il pourrait se faire, ne sachant pas s'en servir. Prions sans cesse, et si nous n'obtenons pas toujours ce que nous demandons, disons avec une sainte résignation: Dieu ne l'a pas voulu, qu'il en soit béni! N'oublions jamais de mettre dans nos intérêts Notre-Dame du Sacré-Cœur : c'est une toute puissance suppliante.

Prions les uns pour les autres

« En ce mois de marie que maman Marie intercède auprès de son fils pour le visas de mon fils en cote d'ivoire et aussi de la situation britannique de mon partenaire. Aussi qu'elle me permette d'avoir un cœur semblable a son Cœur ». (M.S.)

« Comme une mendiante, je continue à demander des prières pour un enfant de 10 ans, Andrea...(à Turin – Italie) paralysé cloué dans un lit d'hôpital, il ne parle pas, même pas pour dire combien il souffre... Notre-Dame du Sacré Cœur ayez pitié de cet enfant… Saint Joseph, berce dans tes bras cet enfant ... soulève ses souffrances muettes... » (L.C.)

« Merci à notre maman du ciel je t'aime très fort je te confie toute ma famille et tous ceux que j'aime veille sur eux, merci pour toutes les grâces que tu nous donnes ». M.J.)

« Merci maman Marie pour la maison de la famille Assemien ». (M.S.)

« Marie, je vous confie mon mari Antoine, qui est toujours bien malade, pour que mon fils Patick puisse fonder un foyer, comme il le souhaite avec une fille croyante. Puisse aussi pour moi -même pour mes problèmes de santé que je puisse faire face aux difficultés actuelles et accompagner mon mari dans la patience et la paix. Merci à Notre Dame du Sacré Cœur ». (M. P.)

« En ce mois de marie. je demande a maman Marie de nous aider moi et mon époux qui sommes dans une situation triste en ce moment car nous avons perdu notre bébé et nous voulons que nos coeur soient tournés vers la prière toujours. nous demandons surtout beaucoup de prière que Dieu nous donne d'autres enfants ». (K.J.)

« De tout mon cœur, Maman Marie intercède  auprès de ton fils Jésus pour que le cœur de Victor soit touché aujourd’hui et à jamais ; qu’il reçoive Dieu dans son cœur et se remette sur le bon chemin. Maman Marie qui défait les nœuds, je te confie ce nœud de la maladie de mon grand Frère .Vois Maman Marie la souffrance de sa femme et de ses enfants. Couvre  les de ton manteau maternel et intercède pour eux ». (T.Z.)

« En ce mois marial, que la vierge Marie puisse m'envelopper de sa paix. Car j'en ai besoin suite au décès de mon époux; je vous confie ma fille Ranz Pétunia dans vos prières afin qu'elle puisse réussir brillament au baccalauréat série A1. Merci ». (M.D.)

« En ce mois consacré à la Vierge Marie, Mère de Dieu, je demande la grâce de santé de l’âme et du corps, de protection divine et les dons de l’esprit Saint sur mon foyer. Obtiens moi maman Marie auprès de ton divin fils Jésus Christ, notre seigneur, la grâce d’obtenir une caution solidaire pour mon prêt cette semaine ». (O.M.D.)

« Je veux confier à vos prières mon mari qui doit passer une biopsie dans des ganglions entre les poumons. Nous avons besoin d'aide afin de bien accepter cette épreuve. Nous espérons que les résultats ne donneront pas des tumeurs malignes. Merci de vos prières. » (L.K.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, intercède pour moi auprès de ton fils en ce mois de mai afin que je puisse m'en sortir. Car je suis seule face à d'innombrables problèmes financiers auxquels je suis confrontée depuis le décès de mon époux. Merci Maman Marie. » (M.D.)

« Vierge marie je te confie Christophe qui a eu un très grave accident de travail, impossibilité de marcher: donne lui la force de poursuivre sa rééducation, le courage pour son papa et sa maman et toute sa famille qui l'aime très fort. Sainte vierge marie nous t'aimons de tout notre Cœur ». (M.J.)

« En ce mois de Marie, je demande au Cœur Immaculé de Marie d'intercéder pour moi auprès de son Fils afin qu'il me pardonne un grave péché que j'ai commis: l'avortement. Après ce acte je me sens coupable et ca m'éloigne de son fils JéSUS. Je ne vais plus recommencer Marie aide moi s'il te plait ». (B.A.)

« Bonsoir, nous sa va bien, excepté quelques problèmes financier: ca va faire un mois qu'il ne nous rentre plus d'argent moi, Rémy et Judith cela cause un peu d'insécurité financière car il faut payer le loyer, et tous les autres factures et le terme de l'auto. Mais j'ai tous fais les démarches pour recevoir mon assurance salaire maladie pour moi et pour Judith elle va porter son c.v. et le reste je le confie à Dieu. Content d'avoir eu cette belle invitation de prières, by de ton frère dans le Christ que Dieu vous bénisse tous. (J.L. R.D.)

« Notre Dame de toutes grâces, mon époux et moi te disons merci pour tous tes bienfaits. Nous nous recommandons à toi afin que tu nous obtiennes la grâce d'être papa et maman. Que par ta puissante intercession, Jésus-Christ le miséricordieux accorde à mon époux d'obtenir le travail qu'il recherche depuis longtemps ». « B.C.)

« Je confie mon fils Philippe à vos prières afin que par l'intercession de Marie, Notre Dame de Sacré Cœur, Jésus-Christ l'aide à sauver son année scolaire 2009/2010- Merci Seigneur Jésus d'écouter et d'exaucer mes prières! Amen ». (B.D.)

« Pour ma santé mentale file déprimé, cause douleur chroniques dues a de la chimio, et des  médicaments,etc... j'aimerais que le Seigneur, par l'intercession de Notre-Dame du Sacré Cœur m'envoie une personne de confiance et un Psychiatre, qui serais en Dieu, pour mes démarche, je ne fonctionnes plus normalement,et j'ai besoin d'aide, cela est du a plusieurs expériences. Je manque,de confiance, a certaines personne, qui ne me prennent pas au sérieux, même ma famille, qui est éloignée. Mon cas a été masqué depuis, 5ans, j'ai passé trop d'épreuves et la mort, de mes parents et bien d'autres. Mon physique, et mon mental, sont très épuisés, et cela m'a amené aussi, a des difficultés juridiques pas terminées, tout cela me donne du file a retordre. (…)  priez, priez pour moi j'ai vraiment besoin d'aide. merci humblement ». (L.)

 

En ce mois de Marie, si vous avez des intentions à confier à la prière des internautes, envoyez-les à franck.monvoisin@laposte.net

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5 mai 2010

Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

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Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

Sixième jour

Sixième Considération

Notre Dame du Sacré Cœur première adoratrice du Cœur de Jésus dans l'étable de Bethléem

Adoration due au Cœur de Jésus

« Il faut adorer Dieu en esprit et en vérité ». (Saint Jean 4: 24)

Marie a donné au monde son trésor. Noël commence une ère nouvelle; l'Enfant-Jésus siège sur les genoux de sa mère, et celle-ci entoure de langes son premier-né et le dépose dans la crèche. L'Évangile parle peu des dispositions intérieures de Marie dans ce mystère. Que fit-elle? Comment adora-t-elle son divin Fils? Quels furent les premiers mouvements de cet enfant vers sa mère? Il ne nous est pas permis de le savoir avant le jour des suprêmes révélations, mais l'amour pénètre le fond des cœurs. Marie, première adoratrice du nouveau-né, ne s'arrête pas à l'extérieur du mystère. Comme le pontife de l'ancienne loi, elle pénètre jusqu'au sanctuaire de ce nouveau temple et, derrière le voile de l'humanité, son œil immaculé contemple le Sacré-Cœur. Pendant que les Anges font ressortir la gloire de Dieu et la paix des hommes comme fruit de cette naissance, Marie remonte à la source de ces dons précieux. Les bergers courent à la crèche; ils adorent le Sauveur qui vient de naître, se jettent à ses genoux. Ce qui les touche, ce qui leur fait verser des larmes, c'est de voir au cœur de l'hiver, dans une grotte ouverte aux vents, un Enfant-Dieu qui a pour berceau une crèche, pour lit de repos un peu de paille, deux animaux pour réchauffer ses membres délicats; cette vue attendrit leur cœur: ils voudraient être riches pour venir au secours de leur Dieu. Marie, comme une bonne Mère, partage les souffrances de son divin Fils, mais son âme, instruite pendant neuf mois à l'école du Cœur Sacré de Jésus, adore la soumission volontaire de ce Cœur affligé. Les Mages, conduits par une étoile, arrivent de leur pays lointain, demandent à voir le roi des Juifs, se prosternent, adorent et déposent aux pieds du Messie leurs présents mystérieux. Quelle foi! Comme j'admire ces nobles messagers de l'Orient ! Ils reconnaissent dans cette étable un palais digne du Dieu rédempteur, des courtisans dans ces bergers et ces pauvres, des richesses dans ces langes. O puissance de la grâce ! sur la seule inspiration d'en haut entreprendre un si long voyage, et adorer un roi que tout ferait confondre avec le plus humble des sujets! Le rôle de Marie est encore plus beau: ce n'est pas seulement le roi qu'elle adore, c'est surtout le Cœur de ce roi, ce Cœur qui va se donner à des esclaves, s'immoler pour eux, se faire leur trône, leur palais, leur récompense. Mais tous ces mystères sont cachés, Marie seule a la clef de cet asile divin et adore tous les secrets du Roi des rois. Tout ce que ses yeux aperçoivent, tout ce que ses oreilles entendent,tout ce qu'Elle éprouve, Elle le voit venir de la grande source, du Cœur même de Jésus-Christ, dont Elle est la Reine.

Mais Jésus enfant, que fait-il pour sa Mère? Sans doute il a dû consacrer à son Père céleste les premiers mouvements de son Cœur adorable, et tourner de là vers Celle qu'il avait bien voulu choisir pour sa Mère des regards pleins de tendresse. Ses premières attentions, ses premières paroles, son premier sourire, Il a dû les offrir à Marie, et Marie en les recevant a dû surtout y voir l'amour avec lequel le Cœur de Jésus sait distribuer ses trésors.

Et nous, quelle sera notre conduite vis à vis de Jésus et de sa Mère? Ne devrions-nous pas aimer ce bon Maître bien plus que ne l'ont aimé les bergers et les rois? Ils n'ont vu que l'extérieur de cet amour, et nous vivons au siècle où Jésus-Christ a montré la source elle-même en disant à une de ses fidèles servantes: « Voici ce cœur qui a tant aimé les hommes ». Là se trouve renfermé ce que nous savons des miséricordes du Sauveur et ce que nous en ignorons encore. Là se trouvent tous les dons, mais surtout l'amour pur, généreux et constant, avec lequel ces dons célestes nous sont offerts. Là se trouve l'explication profonde de ce mot qui résume à notre égard Dieu tout entier: In finem dilexit! Il a aimé jusqu'à l'excès! Quiconque veut connaître, qu'il sonde cet abime! Quiconque veut rendre à Jésus bienfait pour bienfait, qu'il se jette dans cet ardent brasier qui brûle pour nous malgré les torrents de nos fautes et les grandes eaux de nos iniquités. Marie seule peut nous apprendre à nous donner au Cœur Sacré de Jésus comme elle s'est donnée à Lui. Et si nous voulons aimer Marie, souvenons-nous que jamais nous ne pourrions trop faire pour Elle et qu'Elle est au-dessus de nos louanges depuis qu'un Dieu l'a aimée d'un amour infini en lui consacrant les prémices de son Cœur et en lui donnant tout pouvoir sur Lui. Invoquons-la donc sous le beau titre de Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Allégorie

La miséricorde se symbolise par un Cœur fout entier consacré aux malheureux: Miseris Cor datum. Le Samaritain, touché de compassion à la vue d'un homme laissé à demi-mort par des voleurs sur le chemin de Jéricho, s'arrête pour lui prodiguer tous les soins de son zélé dévouement. Touchante image de la miséricorde telle que notre divin Sauveur l'a voulu peindre, et telle qu'il l'a lui-même exercée en ce monde! L'humanité, semblable à cet homme qui descend de Jérusalem à Jéricho, avait été, au sortir des mains de Dieu, attaquée par les terribles puissances de l'enfer et laissée sans aucune espérance de vie au milieu d'un monde corrompu. Le paganisme méprisait ses douleurs ; la loi ancienne se trouvait impuissante à les soulager; Jésus seul a été ému, Il s'est arrêté, Il s'est donné à nous, Il s'est vendu pour nous racheter; Il a donné pour baume à nos plaies le sang de ses veines; Il nous a donné pour breuvage cette eau mystérieuse dont son Cœur est l'abondant réservoir. Mais, hélas! le bienfaiteur a été payé d'ingratitude; venu du Ciel pour courir à notre recherche, il devait être le premier abandonné, le premier méconnu; il fallait donc un cœur chargé, au nom de tout l'univers, de payer à ce divin Maître la dette sacrée de la reconnaissance; un cœur qui prévint de maternelles sollicitudes et de pieux dévouements, le Cœur-Sacré de Jésus. Ce Cœur, c'est celui de Marie qui seule lui est demeurée constamment fidèle, dépositaire de ses peines et confidente de ses douleurs. Aussi l'Église l'appelle-t-elle à juste titre la Mère de la miséricorde, ou la mère d'un Cœur dévoué aux malheureux, c'est-à-dire Notre-Dame du Sacré Cœur. Remercions Marie des attentions qu'elle prodigue à notre bienfaiteur éternel, et demandons-lui le moyen le plus efficace pour être les consolateurs du Cœur de Jésus après l'avoir trop longtemps, hélas! laissé dans l'abandon et dans l'oubli!

Histoire

Monsieur le Supérieur, La reconnaissance, n'est-ce pas le premier mouvement qui doit se faire sentirai! cœur après un bienfait reçu? C'est le sentiment qui m'anime aujourd'hui, et que je me hâte de faire connaître pour la gloire de Marie. Voici un fait, j'en suis sûre, qui intéressera et qui portera les cœurs à la confiance en Notre-Dame du Sacré-Cœur: Une jeune personne vint nous demander pour quelques francs d'objets du Sacré-Cœur et de Notre-Dame du Sacré-Cœur: médailles, images, etc. Elle mit le tout dans une mauvaise petite boîte en bois. La jeune personne qui se rendait à Laval où elle devait répandre ces objets, tomba malade et fut plus d'un mois alitée. Son bienfaiteur, maître de la maison, était absent ; le médecin qu'on avait appelé ordonna de changer la malade d'appartement et de la transporter dans une chambre où l'on pût faire du feu. Par malheur on transporta cette pauvre enfant dans une chambre dont la cheminée était traversée par une poutre, et dans laquelle, pour cette raison, on ne faisait jamais de feu. Quelques jours après, à minuit, on entendit tout à coup un fracas épouvantable: c'était la poutre qui, brûlant sourdement depuis plusieurs jours, s'abîmait dans le foyer. Un incendie violent se déclare; la jeune malade trouve à peine le temps de se lever pour sortir de la chambre embrasée. A peine est-elle hors de danger, que le plancher s'écroule entraînant dans sa chute quatre personnes venues au secours de la jeune fille. Déjà l'on se lamente et l'on se désespère; on regarde comme perdues ces personnes que le feu vient d'engloutir. Mais non... O prodige!... que vous êtes bon, ô mon Dieu! aucune des personnes n'est blessée grièvement; quelques jours ont suffi pour faire disparaître leurs légères contusions. Quant à la petite boîte, elle eut à subir les effets désastreux de l'éboulement et de l'incendie. On la retira de dessous les débris noircie et légèrement charbonnée; elle éprouva les atteintes du feu, mais malgré cela elle est demeurée entière... les objets qu'elle renfermait étaient intacts. Pas un des nombreux témoins ne doute que ces pieux objets n'aient préservé cette famille d'un malheur beaucoup plus grand. Gloire et amour à Notre-Dame du Sacré Cœur, qui sait, dans les petites choses comme dans les grands événements, donner des preuves de sa haute protection! Elle veut par ces effets miraculeux réveiller en nos cœurs, peut-être trop insouciants pour ce qui regarde l'intervention divine, la foi qui nous montre partout le doigt de Dieu. Elle veut aussi, n'en doutons pas, montrer son nouveau titre et sa précieuse association établie pour le succès des causes difficiles et désespérées. Notre-Dame du Sacré-Cœur, priez pour nous!

Prions les uns pour les autres

« En ce mois de marie que maman Marie intercède auprès de son fils pour le visas de mon fils en cote d'ivoire et aussi de la situation britannique de mon partenaire. Aussi qu'elle me permette d'avoir un cœur semblable a son Cœur ». (M.S.)

« Comme une mendiante, je continue à demander des prières pour un enfant de 10 ans, Andrea...(à Turin – Italie) paralysé cloué dans un lit d'hôpital, il ne parle pas, même pas pour dire combien il souffre... Notre-Dame du Sacré Cœur ayez pitié de cet enfant… Saint Joseph, berce dans tes bras cet enfant ... soulève ses souffrances muettes... » (L.C.)

« Merci à notre maman du ciel je t'aime très fort je te confie toute ma famille et tous ceux que j'aime veille sur eux, merci pour toutes les grâces que tu nous donnes ». M.J.)

« Merci maman Marie pour la maison de la famille Assemien ». (M.S.)

« Marie, je vous confie mon mari Antoine, qui est toujours bien malade, pour que mon fils Patick puisse fonder un foyer, comme il le souhaite avec une fille croyante. Puisse aussi pour moi -même pour mes problèmes de santé que je puisse faire face aux difficultés actuelles et accompagner mon mari dans la patience et la paix. Merci à Notre Dame du Sacré Cœur ». (M. P.)

« En ce mois de marie. je demande a maman Marie de nous aider moi et mon époux qui sommes dans une situation triste en ce moment car nous avons perdu notre bébé et nous voulons que nos coeur soient tournés vers la prière toujours. nous demandons surtout beaucoup de prière que Dieu nous donne d'autres enfants ». (K.J.)

« De tout mon cœur, Maman Marie intercède  auprès de ton fils Jésus pour que le cœur de Victor soit touché aujourd’hui et à jamais ; qu’il reçoive Dieu dans son cœur et se remette sur le bon chemin. Maman Marie qui défait les nœuds, je te confie ce nœud de la maladie de mon grand Frère .Vois Maman Marie la souffrance de sa femme et de ses enfants. Couvre  les de ton manteau maternel et intercède pour eux ». (T.Z.)

« En ce mois marial, que la vierge Marie puisse m'envelopper de sa paix. Car j'en ai besoin suite au décès de mon époux; je vous confie ma fille Ranz Pétunia dans vos prières afin qu'elle puisse réussir brillament au baccalauréat série A1. Merci ». (M.D.)

« En ce mois consacré à la Vierge Marie, Mère de Dieu, je demande la grâce de santé de l’âme et du corps, de protection divine et les dons de l’esprit Saint sur mon foyer. Obtiens moi maman Marie auprès de ton divin fils Jésus Christ, notre seigneur, la grâce d’obtenir une caution solidaire pour mon prêt cette semaine ». (O.M.D.)

« Je veux confier à vos prières mon mari qui doit passer une biopsie dans des ganglions entre les poumons. Nous avons besoin d'aide afin de bien accepter cette épreuve. Nous espérons que les résultats ne donneront pas des tumeurs malignes. Merci de vos prières. » (L.K.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, intercède pour moi auprès de ton fils en ce mois de mai afin que je puisse m'en sortir. Car je suis seule face à d'innombrables problèmes financiers auxquels je suis confrontée depuis le décès de mon époux. Merci Maman Marie. » (M.D.)

« Vierge marie je te confie Christophe qui a eu un très grave accident de travail, impossibilité de marcher: donne lui la force de poursuivre sa rééducation, le courage pour son papa et sa maman et toute sa famille qui l'aime très fort. Sainte vierge marie nous t'aimons de tout notre Cœur ». (M.J.)

« En ce mois de Marie, je demande au Cœur Immaculé de Marie d'intercéder pour moi auprès de son Fils afin qu'il me pardonne un grave péché que j'ai commis: l'avortement. Après ce acte je me sens coupable et ca m'éloigne de son fils JéSUS. Je ne vais plus recommencer Marie aide moi s'il te plait ». (B.A.)

« Bonsoir, nous sa va bien, excepté quelques problèmes financier: ca va faire un mois qu'il ne nous rentre plus d'argent moi, Rémy et Judith cela cause un peu d'insécurité financière car il faut payer le loyer, et tous les autres factures et le terme de l'auto. Mais j'ai tous fais les démarches pour recevoir mon assurance salaire maladie pour moi et pour Judith elle va porter son c.v. et le reste je le confie à Dieu. Content d'avoir eu cette belle invitation de prières, by de ton frère dans le Christ que Dieu vous bénisse tous. (J.L. R.D.)

« Notre Dame de toutes grâces, mon époux et moi te disons merci pour tous tes bienfaits. Nous nous recommandons à toi afin que tu nous obtiennes la grâce d'être papa et maman. Que par ta puissante intercession, Jésus-Christ le miséricordieux accorde à mon époux d'obtenir le travail qu'il recherche depuis longtemps ». « B.C.)

 

En ce mois de Marie, si vous avez des intentions à confier à la prière des internautes, envoyez-les à franck.monvoisin@laposte.net

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24 mars 2010

Le Mois de Saint Joseph

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Le Mois de Saint Joseph

Vingt-cinquième jour

Sixième jour de la Neuvaine

Charité de Joseph à son lit de mort

Qui pourra dire ici toute l'ardeur de la charité de Joseph avant de mourir ? qui pourra pénétrer dans  le brûlant sanctuaire de son cœur? Ah! il faudrait des yeux plus purs que les nôtres pour le contempler, et un cœur plus brûlant que le nôtre pour comprendre l'étendue et la perfection de son amour. Les anges, les séraphins qui considéraient du haut du ciel ce beau spectacle, pouvaient seuls s'en faire une idée. Joseph avait beaucoup aimé Jésus pendant sa vie ; mais à ce dernier moment, le Sauveur répand, avec plus d'abondance, la charité de son cœur dans celui de son bon père-nourricier ; son regard a rencontré celui de Joseph qui sent aussitôt, dans son âme, le feu consumant de la divinité. Ses flammes sont si actives, que, ni celles qui embrasaient sainte Thérèse, ni celles qui brûlaient le cœur de saint François-Xavier, obligé de tempérer avec des linges mouillés l'ardeur qui le consumait, ne purent approcher de l'amour de Joseph. Ce ne furent ni l'aiguillon de la douleur, ni les défaillances de la maladie, mais les ardeurs de sa charité qui brisèrent les liens qui retenaient son âme captive dans la prison de son corps. Cet édifice, comme dit saint Paul, tombait par pièce pendant que son âme se renouvelait, et déjà, libre de ses chaînes, entrait dans la joie surabondante de son bon Maître, et savourait l'avant goût du bonheur des anges. Le Dieu de mon cœur,  s'écriait-il, ô mon amour et ma vie, arrêtez le torrent de vos grâces dont je suis inondé. Ah ! que n'ai-je votre cœur pour vous aimer autant que vous le méritez. "

Charité du chrétien à ses derniers moments

Qu'il est heureux le chrétien qui, à ce dernier moment, détaché de toutes les créatures qui s'enfuient, a réservé toutes les forces de son cœur et les élans de son amour pour aimer son Dieu, pour aimer Jésus Christ. Qu'il prenne alors la croix; qu'il invoque Marie et Joseph ; qu'il contemple son Dieu mourant pour son amour, et cette vue rallumera le sien : qu'il presse son cher Sauveur sur sa poitrine, et le souvenir de ses nombreux bienfaits mettra l'incendie dans son âme. Alors, mon Dieu, je m'écrierai: Quand vous verrai-je, ô te bien unique, quand vous verrai-je ? quand jouirai-je de votre face désirable, ô vérité, ô vraie lumière, ô bien, ô source du bien, o tout le bien, o le tout parfait, ô le seul parfait, ô vous qui êtes seul, qui êtes tout, en qui je serai, qui serez en moi, qui serez tout à tous, avec qui je vais être un seul esprit? Mon Dieu, je vous aime : mon Dieu, ma vie et ma force, je vous aime, je vous aimerai ; je verrai vos merveilles. Enivre de votre beauté et de vos délices, je chanterai vos louanges. Tout le reste est passé, tout s'en va autour de moi comme une fumée ; mais je m'en vais où tout est. Dieu puissant, Dieu éternel, Dieu heureux, je me réjouis de votre puissance, de votre éternité, de votre bonheur." Bientôt je vous verrai sans crainte de jamais vous perdre. ciel, cité bien fortifiée, une fois dans votre sein, je ne craindrai plus rien de mes ennemis, je les laisse tous ici-bas dans la tombe. Oui mon Dieu, là-haut je vous aimerai toujours, je serai délivré de cette crainte, où je suis dans cette terre de mort, de perdre votre amour. O Jésus, ô Marie, ô Joseph prêtez-moi vos cœurs pour aimer mon Dieu.

Exemple

La vénérable Marguerite, carmélite, eut une si vive, si tendre et si constante dévotion envers saint Joseph, qu'elle mérita, par les prières ferventes qu'elle ne cessait de lui adresser, qu'il obtînt, pour elle auprès de Dieu, la grâce d'être purifiée de toutes les souillures du péché. Depuis, par reconnaissance, elle mit tout en œuvre pour inspirer la confiance et la tendre dévotion qu'elle avait en lui, à tous ceux sur qui elle avait quelque crédit; aussi, en récompense de son zèle, eut-elle le bonheur, tout près de ses derniers moments, de voir venir à elle ce grand Saint, accompagné de Jésus et de Marie, et mourut ainsi de la mort la plus consolante et la plus douce. Les auteurs de sa vie racontent, qu'ayant extrait son cœur après sa mort, on y trouva gravés les saints noms de Jésus, Marie, Joseph.

O Marie, conçue, etc.

Je vous salue, Joseph, etc.

Un Pater et un Ave pour les âmes affligées par des peines intérieures

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Prions les uns pour les autres

Intentions de prières confiées à saint Joseph

« Priez pour mon frère pierre auguste qui est aussi franciscain en cote d'ivoire et je voudrais qu'il devienne prêtre. Aussi pour le visas de mon fils Pierre Guillaume en Côte d'ivoire pour me rejoindre ici en Ecosse. car cela fait dix ans qu'on est séparés. Pour mon mariage ». (M.S.)

« Saint Joseph, aidez-nous à trouver un appartement au plus vite ». (F.M.)

« S’il vous plaît priez St Joseph pour mon époux afin qu’il obtienne du travail ». (M.A.A.B.)

« En ce mois de mars, dédié à Saint Joseph, je vous demande de bien vouloir prier pour un petit garçon de 9 ans, (Andrea) très gravement malade depuis l'age de 2 ans. Ses conditions sont désespérées. Prions pour sa guérison impossible pour les hommes...  Et, pour une autre personne (Dino) dans le comas pour une hémorragie cérébrale. » (L.C.)

« Mon mari vient de décéder, je vous demande de prier pour moi afin que je retrouve la paix. Priez également pour le repos de son âme, il s'appelait EDDY GASPARD ». (M.D.)

« Priez pour que mon affection sorte et se déroule très bien » (A. H.)

« Que je retrouve confiance et moi-même et la santé », je vous remercie «  (M.J.)

« Je voudrai prier sur l'intention que Saint Joseph m'aide à rendre la personne que J'aime heureuse avec moi, et de pouvoir s'unir si c'est la volonté de Dieu dans le secret de mariage afin qu'on forme une famille chrétienne, et je prie pour que Saint Joseph puisse le rapprocher de La Vierge Marie afin qu'Elle puisse le rapprocher de Jésus » (H.S.)

« Que le Seigneur m'aide à trouver un bon mari, à bien écrire et bien lire pour être efficace dans mes cours. Saint Joseph intercède pour moi auprès de ton fils ». (M.N.)

« Je voudrais prier sur l'intention que saint Joseph m'aide à m'unir à mon mari dans le sacrement du mariage et ainsi approcher à la table sainte du Seigneur; car depuis 6 ans nous ne nous communions plus car nous avions eu un enfant. Mais que tout cela soit faite selon la volonté de Jésus et non la mienne ». (B.A.)

« prions pour Christophe qui a eu un grave accident travail ,qu'il  est beaucoup de courage  ainsi que toute sa famille qui est très présente auprès de lui  ;nous sommes tous avec vous dans nos prières ». (M.J.)

« Je demande à saint joseph régler mes problèmes de coeur et de prier pour ma mère malade de l'insuffisance rénale chronique. » (T.L.)

« Saint Joseph, Aidez-moi à éduquer ma fille Nancy comme vous avez su le faire avec le petit Jésus que le Père vous a confié ». (F.A.)

« Seigneur,je te demande d'envoyer, un ange à l homme que j aime. Il est apparu à Joseph,alors qu'il s'apprêtait à rompre secrètement,avec Marie. Toi, qui sait "rattraper"ce qui semble perdu, manifestes Toi,pour que nous puissions nous soumettre à Ta Volonté. » (L.S.)

« Saint Joseph, je vous en supplie touchez le coeur d' Emmanuel pour sa conversion et preparer son esprit, son coeur pour la réconciliation, les retrouvailles, le pardon avec Edith la mère de ses enfants. Merci saint Joseph ». (E.F.)

« Demandez à St Joseph de régler pour moi tous mes problèmes de travail ». (S.V.)

« Venez en aide, St Joseph, a Jacqueline quelle trouve un petit logement bien exposé merci pour elle; une amie que j'apprécie beaucoup » (M.J.)

« Saint Joseph intercède et obtiens moi s'il te plait la grâce de rencontrer mon âme soeur. Saint Joseph patron des travailleur obtient un emploi à mon frère Jocelyn Saint Joseph, toi qui a fondé un foyer voit le poids de la solitude et obtient moi de rencontrer mon mari (l'être qui m'aimera et que j'aimerai aussi ». (N.D.)

« Pour Léa et Ramata en quête d'un emploi, par vos prières, je les confie à saint Joseph; pour moi même Florence qui suis en stage probatoire depuis 8 mois, Que Saint Joseph, par son intercession auprès de son Fils, m'obtienne la signature d'un contrat et que mon travail soit béni à jamais ». (T.Z.)

« Je vous prie de bien vouloir prier saint Joseph pour moi, afin que ma situation d'immigration, soit totalement résolue cette année, et que je puisse être définitivement régularisé, ici en grande Bretagne. Merci infiniment ». (S.L.)

« Que Saint Joseph nous aide à ne pas porter de jugement sur les autres ». (M.N.)

« Pour que Saint Joseph prie pour moi afin que je puisse obtenir mon permis de conduire ». (D.M.)

« Glorieux Saint Joseph s'il te plait intercède pour moi auprès de ton fils Jésus pour qu'il me donne une grande foi car je suis faible et froide je veux l'aimer beaucoup et être esclave de la Vierge et Sainte Mère de Jésus. Saint Joseph Prier pour moi ». (B.A.)

« Bon Saint Joseph, je te confie mon fils Alexandre. Aidez le a pouvoir surmonter sa dyslexie. C'est une souffrance perpétuelle pour lui et aussi pour nous, ses parents ». (N. M.)

« En ce mois de Saint Joseph, je lui adresse mes intentions de prière suivantes: en intercédant auprès de notre Père afin que mon époux assume ses devoirs domestiques tout au long de notre vie terrestre; je vous prie Saint Joseph, Chef de la Sainte Famille de veiller sur ma famille d'origine et celle que tu viens de me donner. Intercède auprès de Jésus pour que tous les démembrements de ma famille vivent dans l'Amour, la Paix et dans le respect des commandements de l'Éternel; Je souhaite m'ouvrir mon Cabinet et j'ai besoin des moyens pour y parvenir. Saint Joseph, Priez pour moi; Modèle des travailleurs, Saint Joseph Intercède auprès de Dieu afin que je serve dans mon ministère par amour et apporte des solutions aux multiples problèmes qui me seront posés; Nourricier du Fils de Dieu, Saint Joseph avec le concours de la Très Sainte Vierge Marie donne moi les moyens ainsi qu'à mon époux d'entretenir, d'élever et de faire  grandir notre progéniture dans la foi chrétienne; Saint Joseph, Priez pour mes parents Marc et Bernadette qui ne cessent de me montrer la grandeur de notre Père Céleste. Priez pour que Dieu Tout Puissant veille sur eux et qu'il leur comble de bénédictions; Saint Joseph, priez enfin pour ceux qui cherchent l'emploi, pour ceux qui veulent la consolation, l'amour, pour ceux qui veulent vivre en famille, pour les hommes, les époux qui veulent être comme toi pour la bonne marche de leur foyer; Saint Joseph, Très sainte Vierge Marie et Jésus, veille sur moi, tous ceux qui me sont chers et surtout ceux qui veulent mon mal. Faites de moi une femme, mère et épouse vertueuse ». (M.N.A.)

« Que marie et joseph nous donnent leur cœur de patience et qu'ils nous aident à être comme eux » (M.N.)

« Saint Joseph, aidez-moi dans mon rôle de père de famille » (J. R.G).

« Bon Saint Joseph, accorde à mon beau-frère la grâce de pouvoir vendre son appartement, car cela se présente plutôt mal...accorde lui aussi beaucoup de grâces dans sa vie professionnelle, c'est très dur là aussi... je te remercie bon Saint Joseph, tu es si bon, si puissant auprès du Saint Enfant Jésus et de Marie.. sois loué Seigneur pour la Sainte Famille! » (A.M.C)

« Priez pour moi pour que je retrouve la foi et retrouve le chemin de l'Eglise. Je vous prie de prier pour ma famille et ma sante aussi. Je vous remercie d'avance ». (N. A.)

« Que Saint joseph et marie intercède pour moi auprès de l'enfant pour mes études que le Seigneur m'aide. Je viens remettre entre les mains de Saint Joseph patron de l'église mes frères qui sont en terminales qu'ils les donnent la force et l'intelligence ». (M.N.)

« Priez St joseph pour l'affection de Nyarko; que par l'intercession de St Joseph le seigneur lui même permette son affectation dans un pays qui lui sera bénéfique ». (N.D.)

« J'ai besoin de vos prières pour ma fille Joanita. Elle est malheureuse, elle a perdu son père a l'age de 7ans, elle a termine ses études et cherche du boulot en vain, elle a connu un garçon pendant 2 ans et une semaine après ses fiançailles le garçon l'a quitte et ca a été un coup dur pour elle. Aujourd'hui je me demande moi sa mère qu'est-ce que j'ai fait pour que ma fille aie tant de malchance. Je vous supplie priez pour elle. Priez pour qu'elle puisse trouver un travail pour la relever la ou elle est tombée, pour faire remonter son estime de soi. Mettez la sous la protection de St Joseph. Je mets ma fille Joanita entre vos mains, connaissant votre foi en Dieu et je sais que vous ne resterai pas insensible a ma demande ». (M.R.)

« Je vous demande de prier pour ma fille Ranz Pétunia qui passe le bac cette année afin que le Seigneur, par l'intercession de Saint Joseph puis lui donner la grâce de l'intelligence, le discernement et une bonne santé pour pourvoir aborder facilement les épreuves le jour de l'examen. Mes enfants viennent de perdre leur père le 02 février 2010, aujourd'hui je suis en même temps leur père et leur mère. J'ai besoin de vos prières pour pouvoir reprendre à prier mon Dieu. Car je vous avoue que la mort de mon époux m'a beaucoup secoué à tel point que j'ai négligé de prier ». (M.D.)

« Priez pour moi pour afin que mon bon saint Joseph intercède pour moi que pour que je retrouve la foi, le chemin de l'Eglise. Je vous prie de prier pour que je trouve un emploi et une bonne santé aussi. Je vous remercie d'avance ». (G.A.)

« Pour Kevin et Julie, afin qu'ils réussissent leur examen d'aide soignant, prions Saint Joseph. Prions aussi pour l'Hospitalité Franciscaine ND de Lourdes du Sud Ouest, afin que l'Esprit Saint  inspire un candidat à prendre la relève de notre bien-aimée présidente, en fin de mandat, prions Saint Joseph ». (F.M.)

« Merci de Prier le seigneur par l'intercession de Saint Joseph,  pour que je puisse trouver le travail, un compagnon de vie, payer toutes mes dettes financières, et trouver un logement! c'est très urgent! » (J.M.)

« En ce mois dédié à Saint Joseph, je viens auprès de vous, Patron des travailleurs, vous priez d'intercéder auprès de votre Fils Jésus-Christ afin que j'ouvre mon Cabinet d'Avocat pour exercer en toute dignité, amour et sagesse le ministère qu'il m'a confié. Eternel, tu as voulu que mon mari Calvin soit Professeur Consultant et que les portes d'une formation à l'extérieur lui soient ouvertes. Saint Joseph, priez pour nous, pour Calvin afin qu'il aille au Canada comme convenu. Que cette formation et celle qu'il est entrain d'achever nous soient bénéfiques pour la gloire de notre Père céleste. Nous te le demandons au nom de ton Fils Jésus-Christ qui t'a aimé. Amen ».(M.N.A.)

« Je voudrais confier mon intention suivante, que Saint Joseph dans sa bonté vienne prendre place dans le coeur de victor. Amen. Merci » (F.Z)

Merci de vous unir à moi dans la prière afin que Saint Joseph nous accorde, mon frère Hyacinthe et moi, du travail où nous allons mieux nous épanouir avec une stabilité et un salaire béni et très  bien rémunéré. Je vous confie aussi ma file: bénissez-la et bénissez ses etudes afin qu’elle s’y consacre sérieusement et puisse réussir brillamment pour la plus grande gloire de son Fils. Que toute la gloire revienne au Seigneur!” (C.A.)

« Pour que Saint Joseph prie pour moi afin que je puisse obtenir mon permis de conduire.  C'est tres important pour mon travail. Prions aussi pour que mon mari qui est chauffeur de taxi ait du courage et du travail. Bon Saint Joseph, prends avec toi nos dettes qui nous étouffent depuis des années et donne nous de vivre sans ce stress.  Que ma fille puisse perdre du poids.  Cela lui cause bien des ennuis de sante. Prions aussi pour mon amie Fabiolla  qui a 33ans. Elle a  adopte une fille il y a 3 ans.  Apres beaucoup d'ennuis de sante elle a su qu'elle avait  un cancer dans les muscles cardiaques.  Elle a eu plusieurs séances de chimio mais malheureusement  la tumeur a grossi de 5cms.  Elle est de nouveau admise depuis hier pour 4 jours de chimio.  Priez beaucoup pour elle et pour sa famille.  Que Fabiola retrouve la joie de vivre et l'envie de se battre. Merci d'avance pour vos prières ». (N.M.)

« Ma prière que Jésus Marie Joseph viennent et prennent place dans nos cœurs à Pâques, notre famille que nous essayons désespérément de fonder. Union de prières et merci à Dieu pour l'opportunité que nous avons eu de pouvoir donner nos intentions ». « Bonne Fête à Saint Joseph et grand merci à lui d’avoir accepté de nous être donné pour modèle ». (T.Z.)

« Bon Saint Joseph, je vous confie ma fille qui vit avec quelqu'un qui ne fait aucun effort pour chercher du travail depuis 5 ans qu'ils sont ensemble! elle est la seule à travailler et tout est sur ses pauvres épaules, elle est jeune! nous ses parents on s'inquiète pour elle, Bon Saint Joseph, priez pour notre fille! aidez là! que sa vie soit meilleurs, où qu'elle rentre chez nous! Merci! » (P.C.)

« Ô grand saint Joseph, je vous confie et vous consacre mes fils jumeaux Edouard-Alexandre et Victor-Emmanuel, veuillez sur eux. Merci Saint Joseph ». (E.F.)

« En ce jour de ta Fête Saint Joseph je te demande de encore une fois de m'aider afin que je puis me m'unir avec mon mari dans le sacrement du Mariage seul moyen me permettant d'approcher la table Sainte. Saint Joseph mon âme a soif du Corps et du Sang de ton fils. s'il te plait intercède pour moi dans ce sens pour la gloire de Dieu et pour ma Sanctification ». « En ce jour de ta fête Saint Joseph je te prie d'aider ma soeur Anicette à trouver du Travail et mon Frère Achille également qui est aide comptable. toi le patron des travailleurs aide les car ils ont appris un métier donne leur cette possibilité de l'exercer ». (B. A.)

« Priez pour la résolution des problèmes importants que je rencontre dans ma vie, particulièrement ma vie professionnelle, pour le raffermissement de ma foi, merci, et que le Seigneur vous bénisse ». (S.V.)

« Je voudrai confier l'intention suivante à tous mes frères et soeurs chrétiens qui croient en la puissance et le pouvoir du précieux sang de notre sauveur Jésus Christ. je vais commencer six semaines de radiothérapie pour une tumeur (non cancéreuse) grâce à Dieu, mais placée dangereusement dans la veine jugulaire, et qu'aucun médecin n'ose y toucher... Donc, je demande à Dieu notre Père, Divin médecin, de guider la main de celui ou de celle qui devra m'injecter les rayons, et de prendre totalement et entièrement la place...et que chaque rayon, m'injecte une goutte de son sang précieux et versé pour ma guérison. Merci du fond de mon cœur à tous ceux et celles qui vont s'unir à mon intention ». (D. L. H.)

« Saint Joseph, j'aimerais te confier ma mère et mon prêtre malades de l'insuffisance rénale, te confier aussi mon ami Eugène, Fausto, Césarine, Thérèse ainsi que tous ceux qui souffrent d'une maladie quelconque. Bénie sois tu. » (T.L.)

« Je prie Saint Joseph, afin que le Seigneur, m'accorde d'avoir la stabilité dans ma vie sentimentale, que je puisse connaitre le bonheur de la maternité, le mariage, avec l'homme qu'il a mis sur ma route, Jonathan. et enfin de trouver un travail qui à la hauteur de mon niveau intellectuel. Merci. » (R.N.)

« Pour mon mari Antoine, gravement malade, que la paix soit dans son coeur et qu'il découvre qu'il est vraiment aimé de Jésus et pour moi, que j'accepte ce que je vis avec lui dans la paix et la patience. Merci Saint Joseph qui est le saint patron des familles comme la notre ». (M.P.)

« Saint Joseph aide mon foyer à grandir dans la foi, la foi = joie, paix, sérénité, bonheur. Aide Barbara à réussir dans ses études et à trouver du travail (ainsi que son compagnon), aide  également ma fille Hereiti à trouver du travail de sitôt. Veille sur mon foyer, ma famille, mon père afin qu'il guérisse de sa maladie. Saint Joseph père de la sainte famille, je te confie mes deux petits enfants : Nohoarii et Tokerau. Aide aussi mon époux à m'aimer telle que je suis. Aide-nous vivre dans l'amour, la paix, la foi et la confiance. Je te confie ma grande famille et surtout surtout mon reclassement professionnel. Il est très important que je sois reclassée avant le mois de mai 2010. Merci Saint Joseph, merci Sainte famille. Merci Jésus et Maman Marie que j'aime ». (M.F.S.)

« S’il vous plaît St Joseph faites que nous puissions vendre notre maison très rapidement afin d’obtenir la maison souhaitée que nous voulons, que notre vœux se réalise et que tout se passe dans la paie, l’harmonie et justesse ». (A.G.)

« Bon Saint Joseph, je te confie mon ami Dominique qui va subir une grande opération de la colonne vertébrale demain. Que l'Esprit Saint éclaire ses médecins. Saint Joseph Je te confie aussi Cedric qui est en étude en Australie loin de sa famille. Il a eu a affronter son premier échec dernièrement et il est actuellement en dépression. Je vous demande de prier aussi pour Nadine qui doit affronter beaucoup de soucis en ce moment. Que Saint Joseph, a l'exemple d'un Papa, soit leur guide et les aident dans les moments tres difficile qu'ils traversent. Merci ». (N.M.)

« Seigneur,je te demande d'envoyer, un ange auprès d'Arnaud l'homme que j'aime. Il est apparu à Joseph,alors qu'il s'apprêtait à rompre secrètement,avec Marie. Toi, qui sait "rattraper"ce qui semble perdu, manifestes Toi, pour que nous puissions nous soumettre à Ta Volonté. Je t en supplie car je souffre ». (L.h.)

« Je suis à bout de souffre je ne sais plus comment prier suppliez donc avec moi St Joseph pour qu'il m'obtienne de rencontrer mon âme soeur. suppliez avec moi St Joseph patron des travailleurs pour mon frère Jocelyn en quête d'emploi ». (N.D.)

« S’il vous plaît St Joseph faites que nous puissions vendre notre maison très rapidement afin d’obtenir la maison souhaitée que nous voulons, que notre vœux se réalise et que tout se passe dans la paix, l’harmonie et justesse ». (A.G.)

« Je viens demander l'aide et l'assistance de Saint Joseph pour mon frère et sa fiancée, comme les parents du jeune homme l'ont fait moi aussi je viens les laisser entrain les mains de Jésus et que Saint Joseph intercède pour nous. Intercède pour moi aussi auprès de ton Fils pour mes études et pour m'accorder le pardon ». (M.N.)

« Saint Joseph, je vous prie d'intercéder pour la guérison de ma cousine Rosette et de son époux Tharcisse qui sont atteints respectivement du cancer du sein (qui a déjà subit l'ablation) et de la maladie d'Alzheimer. Leurs souffrances sont indescriptibles. Merci Saint Joseph ». (A.N.)


Si vous aussi, avez des intentions de prières à confier à Saint Joseph, envoyez les moi par mail à franck.monvoisin@laposte.net et elles seront confiées à la prière des internautes.

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9 mars 2010

Le Mois de Saint Joseph

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Mois de Saint Joseph

Dixième jour

Jésus, Marie, Joseph pauvres

Que Jésus, Marie et Joseph sont pauvres! Tandis que les habitants de Bethléem, tandis que des pécheurs se livrent à un doux sommeil dans de commodes habitations, Jésus n'a pour toute demeure que l'antre d'un rocher qui sert ordinairement de retraite aux animaux. Que ce lieu est obscur, humide, incommode et malsain! L'entrée n'en est pas même fermée aux vents et à la froidure. Grand Dieu! quel anéantissement! Un Dieu vient naître là où peu auparavant s'étaient retirés des animaux! Jésus, le pauvre Jésus n'a pas même un berceau que trouverait aisément le dernier des mendiants!... Il est étendu dans une crèche en pierre où les animaux prennent leur nourriture ; un peu de paille qu'on leur dérobe, voilà le lit sur lequel reposent ses membres délicats et souffrants. Marie, pauvre comme Jésus, se dépouille en partie pour couvrir son corps transi de froid. Ah! pour la première fois, elle regrette de n'avoir quelque chose de plus à donner à son divin Fils: elle souffre avec joie; mais voir souffrir Jésus!... Et vous, Joseph, êtes-vous donc aussi pauvre? Eh! oui, il n'a que des larmes et des soupirs à lui donner; il est pauvre... le fruit de son travail est épuisé. Ah! si, du moins, une main charitable venait lui apporter quelque nourriture; car il y a bien longtemps qu'il n'en a pris. Mais non, il faut qu'il souffre de sa pauvreté; il faut que ces paroles, qui semblent écrites de toutes parts dans ce triste réduit, puissent s'adresser à Jésus comme à Marie et à Joseph: Bienheureux les pauvres, parce que le royaume des Cieux est à eux! Avec Jésus, il faut être pauvre; on n'a pas Jésus pour rien ; et avec lui, n'est-on pas assez riche?

Aimons la pauvreté, aimons les pauvres

Dieu donne à ceux qu'il aime ce qu'il a de plus précieux et de meilleur; or, que donne-t-il à Jésus qui  est son Fils bien-aimé, en qui il a mis toutes ses complaisances? Que donne-t-il à Marie, à Joseph, qui sont les deux créatures qu'il chérit par-dessus toutes les autres? Il ne leur envoie pas des richesses; mais il les réduit à la plus extrême indigence! donc la pauvreté réelle, ou au moins celle de cœur, est préférable à tous les biens d'ici bas. Aussi l'Apôtre nous dit-il, que ceux qui veulent devenir riches tombent dans la tentation et dans les pièges du démon; ils sont agités par mille désirs vains, inutiles et nuisibles, qui précipitent les hommes dans la perdition et la damnation. bon Joseph! ne permettez pas que mon cœur s'attache jamais aux biens de la terre, qui font perdre do vue les impérissables biens du ciel et qui sont la source de tant de douleurs! Si je suis riche, oh ! faites que je vous imite en aimant la pauvreté, en détachant mon cœur de mes biens et en me mettant dans la disposition de m'en séparer sans peine et sans chagrin. Si je suis pauvre, oh ! j'ai du moins avec vous ce trait de ressemblance ; mais ne permettez pas que je sois de ces pauvres qui ne soupirent qu'après la fortune, et semblent ne pouvoir être heureux qu'au sein de l'abondance. Jésus pauvre, Marie pauvre, Joseph pauvre, faites que j'aime votre pauvreté.

Exemple

La sœur Jeanne-des-Anges, prieure des Ursulines, tomba malade d'une pleurésie avec une fièvre violente et des douleurs intolérables. Un jour que la force du mal l'avait privée de l'usage des sens extérieurs, sans pourtant lui ôter la connaissance intérieure et la liberté de l'âme, elle vit saint Joseph, son protecteur chéri, descendre du ciel avec un air de bonté, présage d'une grâce insigne. Sa cellule se changea pour elle en un petit paradis. Saint Joseph se présenta à elle, plus brillant que le soleil, et environné d'une majesté incomparable; ses traits n'annonçaient pas la vieillesse, mais la maturité de l'âge. D'abord, le Saint jeta sur Jeanne-des-Anges un regard plein de douceur; puis, lui adressant la parole, il l'exhorta à persévérer avec constance dans  les pieux hommages qu'elle lui rendait, et lui accorda la santé. Aussitôt après, la vision disparut, et au même instant la religieuse se trouvant parfaitement guérie, quitta le lit et s'habilla. (Patrignani liv. 2, ch. 5.)

O Marie, conçue, etc.

Je vous salue, Joseph, etc.

Un Pater et un Ave pour les missionnaires

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Prions les uns pour les autres

Intentions de prières confiées à saint Joseph

« Priez pour mon frère pierre auguste qui est aussi franciscain en cote d'ivoire et je voudrais qu'il devienne prêtre. Aussi pour le visas de mon fils Pierre Guillaume en Côte d'ivoire pour me rejoindre ici en Ecosse. car cela fait dix ans qu'on est séparés. Pour mon mariage ». (M.S.)

« Saint Joseph, aidez-nous à trouver un appartement au plus vite ». (F.M.)

« S’il vous plaît priez St Joseph pour mon époux afin qu’il obtienne du travail ». (M.A.A.B.)

« En ce mois de mars, dédié à Saint Joseph, je vous demande de bien vouloir prier pour un petit garçon de 9 ans, (Andrea) très gravement malade depuis l'age de 2 ans. Ses conditions sont désespérées. Prions pour sa guérison impossible pour les hommes...  Et, pour une autre personne (Dino) dans le comas pour une hémorragie cérébrale. » (L.C.)

« Mon mari vient de décéder, je vous demande de prier pour moi afin que je retrouve la paix. Priez également pour le repos de son âme, il s'appelait EDDY GASPARD ». (M.D.)

« Priez pour que mon affection sorte et se déroule très bien » (A. H.)

« Que je retrouve confiance et moi-même et la santé », je vous remercie «  (M.J.)

« Je voudrai prier sur l'intention que Saint Joseph m'aide à rendre la personne que J'aime heureuse avec moi, et de pouvoir s'unir si c'est la volonté de Dieu dans le secret de mariage afin qu'on forme une famille chrétienne, et je prie pour que Saint Joseph puisse le rapprocher de La Vierge Marie afin qu'Elle puisse le rapprocher de Jésus » (H.S.)

« Que le Seigneur m'aide à trouver un bon mari, à bien écrire et bien lire pour être efficace dans mes cours. Saint Joseph intercède pour moi auprès de ton fils ». (M.N.)

« Je voudrais prier sur l'intention que saint Joseph m'aide à m'unir à mon mari dans le sacrement du mariage et ainsi approcher à la table sainte du Seigneur; car depuis 6 ans nous ne nous communions plus car nous avions eu un enfant. Mais que tout cela soit faite selon la volonté de Jésus et non la mienne ». (B.A.)

« prions pour Christophe qui a eu un grave accident travail ,qu'il  est beaucoup de courage  ainsi que toute sa famille qui est très présente auprès de lui  ;nous sommes tous avec vous dans nos prières ». (M.J.)

« Je demande à saint joseph régler mes problèmes de coeur et de prier pour ma mère malade de l'insuffisance rénale chronique. » (T.L.)

« Saint Joseph, Aidez-moi à éduquer ma fille Nancy comme vous avez su le faire avec le petit Jésus que le Père vous a confié ». (F.A.)

« Seigneur,je te demande d'envoyer, un ange à l homme que j aime. Il est apparu à Joseph,alors qu'il s'apprêtait à rompre secrètement,avec Marie. Toi, qui sait "rattraper"ce qui semble perdu, manifestes Toi,pour que nous puissions nous soumettre à Ta Volonté. » (L.S.)

« Saint Joseph, je vous en supplie touchez le coeur d' Emmanuel pour sa conversion et preparer son esprit, son coeur pour la réconciliation, les retrouvailles, le pardon avec Edith la mère de ses enfants. Merci saint Joseph ». (E.F.)

« Demandez à St Joseph de régler pour moi tous mes problèmes de travail ». (S.V.)

« Venez en aide, St Joseph, a jacqueline quelle trouve un petit logement bien exposé merci pour elle; une amie que j'apprécie beaucoup » (M.J.)

« Saint Joseph intercède et obtiens moi s'il te plait la grâce de rencontrer mon âme soeur. Saint Joseph patron des travailleur obtient un emploi à mon frère Jocelyn Saint Joseph, toi qui a fondé un foyer voit le poids de la solitude et obtient moi de rencontrer mon mari (l'être qui m'aimera et que j'aimerai aussi ». (N.D.)

« Pour Léa et Ramata en quête d'un emploi, par vos prières, je les confie à saint Joseph; pour moi même Florence qui suis en stage probatoire depuis 8 mois, Que Saint Joseph, par son intercession auprès de son Fils, m'obtienne la signature d'un contrat et que mon travail soit béni à jamais ». (T.Z.)

« Je vous prie de bien vouloir prier saint Joseph pour moi, afin que ma situation d'immigration, soit totalement résolue cette année, et que je puisse être définitivement régularisé, ici en grande Bretagne. Merci infiniment ». (S.L.)

« Que Saint Joseph nous aide à ne pas porter de jugement sur les autres ». (M.N.)

« Pour que Saint Joseph prie pour moi afin que je puisse obtenir mon permis de conduire ». (D.M.)

« Glorieux Saint Joseph s'il te plait intercède pour moi auprès de ton fils Jésus pour qu'il me donne une grande foi car je suis faible et froide je veux l'aimer beaucoup et être esclave de la Vierge et Sainte Mère de Jésus. Saint Joseph Prier pour moi ». (B.A.)

« Bon Saint Joseph, je te confie mon fils Alexandre. Aidez le a pouvoir surmonter sa dyslexie. C'est une souffrance perpétuelle pour lui et aussi pour nous, ses parents ». (N. M.)

« En ce mois de Saint Joseph, je lui adresse mes intentions de prière suivantes: en intercédant auprès de notre Père afin que mon époux assume ses devoirs domestiques tout au long de notre vie terrestre; je vous prie Saint Joseph, Chef de la Sainte Famille de veiller sur ma famille d'origine et celle que tu viens de me donner. Intercède auprès de Jésus pour que tous les démembrements de ma famille vivent dans l'Amour, la Paix et dans le respect des commandements de l'Éternel; Je souhaite m'ouvrir mon Cabinet et j'ai besoin des moyens pour y parvenir. Saint Joseph, Priez pour moi; Modèle des travailleurs, Saint Joseph Intercède auprès de Dieu afin que je serve dans mon ministère par amour et apporte des solutions aux mutliples problèmes qui me seront posés; Nourricier du Fils de Dieu, Saint Joseph avec le concours de la Très Sainte Vierge Marie donne moi les moyens ainsi qu'à mon époux d'entretenir, d'élever et de faire  grandir notre progéniture dans la foi chrétienne; Saint Joseph, Priez pour mes parents Marc et Bernadette qui ne cessent de me montrer la grandeur de notre Père Céleste. Priez pour que Dieu Tout Puissant veille sur eux et qu'il leur comble de bénédictions; Saint Joseph, priez enfin pour ceux qui cherchent l'emploi, pour ceux qui veulent la consolation, l'amour, pour ceux qui veulent vivre en famille, pour les hommes, les époux qui veulent être comme toi pour la bonne marche de leur foyer; Saint Joseph, Très sainte Vierge Marie et Jésus, veille sur moi, tous ceux qui me sont chers et surtout ceux qui veulent mon mal. Faites de moi une femme, mère et épouse vertueuse ». (M.N.A.)

« Que marie et joseph nous donnent leur coeur de patience et qu'ils nous aident à être comme eux » (M.N.)

« Saint Joseph, aidez-moi dans mon rôle de père de famille » (J. R.G).

« Bon Saint Joseph, accorde à mon beau-frère la grâce de pouvoir vendre son appartement, car cela se présente plutôt mal...accorde lui aussi beaucoup de grâces dans sa vie professionnelle, c'est très dur là aussi... je te remercie bon Saint Joseph, tu es si bon, si puissant auprès du Saint Enfant Jésus et de Marie.. sois loué Seigneur pour la Sainte Famille! » (A.M.C)

Si vous aussi, avez des intentions de prières à confier à Saint Joseph, envoyez les moi par mail à franck.monvoisin@laposte.net et elles seront confiées à la prière des internautes.

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23 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 6/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

6

Sixième Samedi

Premier Mystère Douloureux

La prière de Jésus au jardin des Oliviers

(Mt 26, Mc 14; Lc 22, Jean, 18)

Oraison préparatoire

O mon âme, avant de plonger dans l'océan douloureux de la Passion de ton salut, demande-lui sa grâce et son amour afin qu'il fasse tomber sur toi son sang divin. O Cœur très saint de mon Sauveur, par l'excès de votre amour qui vous a porté à endurer pour nous une si grande désolation, donnez-moi le recueillement intérieur et la componction du cœur, afin que je puisse comprendre l'étendue de vos angoisses lorsque, privé de tous secours humains, vous vous êtes contraint à souffrir, ce qui faisait horreur à la nature elle-même! Ouvrez mes oreilles pour qu'elles entendent votre voix; illuminez mes yeux pour qu'ils voient vos divins propres exemples, amollissez mon cœur afin qu'il devienne sensibles à vos douleurs et craigne désormais tout ce qui pourrait les renouveler. Et vous, ô très sainte Mère de Dieu qui, dans la solitude de votre demeure avez senti pendant les longues heures de cette nuit cruelle, les tortures préparées pour faire souffrir cruellement votre Fils bien-aimé, faites-moi participer aux tourments de votre cœur maternel afin que je déteste en moi-même les causes de ses douleur. Ainsi soit-il.

Considère, ô mon âme, comment le Divin Sauveur, après avoir lavé les pieds de ses disciples, institué en leur présence le Sacrement de son Corps et son Sang, et après avoir pris congé d'eaux en des termes émus et sublime, s'est rendu suivant son habitude dans le jardin de Gethsémani, afin d'être découvert par ses ennemis plus aisément. Et leur à dit: « Restez ici, tandis que je m'en irai prier là-bas.... Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation » (Mt 26, 36 et 41). Il s'était offert spontanément aux ordres de Dieu son Père, parce que lui l'avait voulu, mais il suivit cet ordre de manière à ce que sa douloureuse Passion puisse satisfaire sa justice et dans le même temps nous amener à l'aimer; car le but final de ses souffrances était l'amour. Et Jésus « commença à ressentir tristesse et angoissse » (Mt 26, 37). Son Père aimant voulait qu'il sacrifiât non seulement son corps mais aussi son âme avec toutes ses puissances; et ce fût de la partie la plus noble de son Humanité qu'il voulu commencer le sacrifice de la rédemption. Aussi, avant l'arrivée de ses ennemis, il priva sa sainte humanité du soutien qu'elle recevait de la Divinité, et, découvrant, dans le même temps, toutes les souffrances qu'il aurait à endurer, cette nouvelle l'emmena à une agonie mortelle. Son âme vit se dérouler devant elle toutes les souffrances, tous les tourments dont pâtirait son corps; la flagellation, les épines, les clous, la croix, le fiel, le vinaigre, les souffrances de son âme: la trahison de Judas, la fuite honteuse de ses disciples, le reniement de Saint Pierre, les calomnies des prêtres, les injustices des juges, les affronts des soldats, les ignominies faites à sa personne divine, le mépris fait à sa doctrine et à ses miracles, le triomphe de ses ennemis, les blasphèmes de la populace, l'abandon dans lequel le laisserait son Père quand il serait sur la croix et la douleur vue de sa mère désespérée. C'est alors que la peur et l'ennui, le dégoût et l'amertume, l'abattement et la tristesse s'emparèrent de son âme au point de l'en faire mourir. C'est pourquoi il a dit à ses disciples: « Mon âme est triste à en mourir » (Mt 26,38). O Cœur affamé de mon aimable Rédempteur, comment êtes-vous arrivé à tant de désolation? Qui donc vous a poussé à endurer les angoisses et les horreurs de la mort? Ce tourment, qui fut le premier de votre passion, fut aussi, sans aucun doute le plus violent, puisqu'il réussit à vous arracher cette prière à votre Père: « Etant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière: Mon Père, s'il est possible que cette coupe passe loin de moi! A laquelle vous avez aussitôt ajouté: Cependant, non pas comme je veux, mais comme vous voulez » (Mt 26:39). Vois, ô mon âme, ton Jésus, ton Père aimant qui s'adresse aux disciples pour chercher une consolation et qui les trouve abattus par sa propre faiblesse. S'adressant de nouveau à son Père, il le trouva ferme et inflexible. « Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir. Et il dit à Pierre: Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi! Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation: l'esprit est ardent, mais la chair est faible. A nouveau, pour la deuxième fois, il s'en alla prier: Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que votre volonté soit faite! (Mt 26, 40-42). Cette prière, il la refit une troisième fois et sa tristesse s'était tellement accrue qu'elle semblait plus dans l'agonie d'un moribond que la douleur normale d'un homme qui souffre. « Entré en agonie, il priait de façon plus instante » (Luc 22, 44). La lutte qui s'ensuivit alors entre la partie inférieure de l'âme pleine de répugnance et la partie supérieure pleine de soumission fut la cause d'un bain de sueur de sang si abondant qu'après avoir mouillé ses vêtements, il baigna également la terre où il priait. C'est ainsi que s'abandonna Celui qui était le défenseur de tous les hommes. Et c'est ainsi que s'avérèrent les paroles du Prophète Royal: « J'espérai la compassion, mais en vain, des consolateurs, et je n'en ai pas trouvé » (Ps. 68, 21). O très affligé Jésus, c'est donc ainsi que vous voulez gagner mon amour? En assumant la même infirmité et la même misère compagnon des affligés ? O que de merveilleux enseignements vous me donnez par ce Mystère!

O Mon âme, les raisons de cette tristesse mortelle de ton Jésus, comme Il le révéla à la Bienheureuse Battista Varani, furent au nombre de quatre: La première: la damnation d'une quantité innombrables d'âmes, malgré sa très cruelle mort. « Considère, ô ma chère, disait Jésus à la Bienheureuse, quels furent mon martyre et ma douleur de voir que pour tant de membres qui avaient séparés de moi, tant d'âmes seraient damnés! Et chaque membre se séparait autant de fois qu'une âme péchait mortellement ». La grandeur et la multitude infinie des péchés du monde étaient donc distinctement présent à son esprit avec une claire vision de la Majesté Divine offensée par tant de délits rendus plus grave par le mépris de son amour. En outre, bien peu d'hommes auraient pu profiter de son amour pour tous. Par conséquent, il ne trouverait d'autre consolation que dans la parfaite soumission aux décrets de son père qui voulait qu'il souffrît pour ceux-la mêmes qui ne profiteraient point de sa Passion. La deuxième: Les péchés et les peines de tous les élus. « Tous les membres des élus, qui étaient sur le point de pécher mortellement, disait le bon Jésus, m'affligèrent et me crucifièrent lorsqu'ils s'éloignèrent de moi. Puis, je sentis et j'éprouvais alors toutes leurs amertumes, les martyres, les pénitence, les tentations, les infamies de leur vie et aussi les peines de leur purgatoire, comme tant de membres de mon corps ». La troisième: la Sainte Vierge, sa Mère, qu'il aimait d'un amour infini, ses chèrs et bien-aimés disciples et apôtres pour lesquels son amour avait été plus grand que celui d'un père pour ses fils; et Marie-Madeleine, en même temps disciple et pénitente qui, bien que le connaissant peu, souffrit plus que tout, de sa Passion et de sa Mort. La quatrième: L'ingratitude du peuple juif, que Dieu avait fait son peuple élu et qu'il avait comblé de bienfaits et de prodiges, tout comme celle de son aimé Judas le traitre. Jésus, agenouillé devant ce traître, lui avait lavé ses pieds, l'avait embrassé avec la plus grande tendresse, et lui avait parlé en toute sincérité de son amour infini, l'ingratitude de toutes les créatures, qui, pire que Judas, l'auraient trahi pour de vils plaisirs ou pour de vils intérêts. O Seigneur, quelle part aurais-je pris à votre tristesse! Quelles impressions devraient faire votre cœur très pur et innocent mes péchés, mes rechutes, mes infidélités, mes lâchetés? Que suis-je malheureux! Ne serai-je donc jamais pour vous un sujet de joie et de consolation? Oh combien est différend l'objet de mes peines et celui qui occasionna votre tristesse mortelle! O cœur chagriné de mon Dieu, vous vouliez par cette tristesse et cette sueur de sang expier la folle attitude des impies et la tranquillité insensée avec laquelle les pécheurs sont endormis sur leur péché sans avoir peur d'être surpris par la mort temporelle et éternelle. Vous vouliez expier pour ces joies, ces goûts, ces plaisirs, ces désirs de la vie, ces espérances pour lesquelles j'abandonne mon coeur même si votre Loi ne le permets pas. Vous vouliez réparer pour ces fausses contradictions de mon cœur et pour mes conversions sans douleur intérieure. Vous vouliez sanctifier en moi et en tous les hommes ces mêmes passions de la tristesse, de la peur, de l'ennui, du dégoût et de la peine que j'éprouve sur la voie de la vie spirituelle, et vous vouliez me consoler quand j'en souffre et ne mériter la grâce de les supporter avec patience, avec résignation, avec joie. Vous vouliez me fortifier comme vous aviez fortifié tant de martyrs à défier joyeusement la mort et à me préparer à la pénitence comme vous aviez inspiré tant d'autres fidèles à s'exercer dans les plus dures pénitences. O comme votre amour est doux, bon et plein de pitié! O Cœur très doux de Jésus, combien je vous remercie d'avoir tant souffert! Le sauveur voulut souffrir cette agonie pour te faire comprendre, ô mon âme, la valeur de la pénitence des sens, de l'humiliation et de la contradiction de l'amour propre. Pour t'enseigner que personne ne sera jamais jugé pour la faiblesse de sa chair, mais pour l'obéissance à la volonté de Dieu, il éprouva une tristesses mortelle, proportionnée à sa vertu; et il le fit aussi pour te convaincre que Dieu, qui distribue comme il lui plaît, les misères de la vie, ne permettra jamais que celles-ci soient supérieurs à tes forces. Il voulut te faire connaître qu'il y avait deux volontés en lui: celle de la faiblesse humaine, qui se refuse de souffrir et cherche le plaisir, et celle de la conformité à la volonté de Dieu. Le chrétien ne doit pas se croire ennemi de Dieu, parce que sa chair se révolte contre l'esprit et aime ses plaisirs; mais il doit tenter de soumettre sa chair et il doit se persuader que celle-ci ne peut nuire à l'esprit tant que celui-ci se soumet pleinement à la volonté et aux lois de Dieu. Un Ange descendit du ciel pour consoler Jésus non pas parce qu'il lui manquait du courage nécessaire pour combattre la faiblesse humaine, mais pour montrer à tous ceux qui souffrent que leurs consolations et leur forces doivent venir du ciel; car Dieu n'oublie personne dans l'adversité. Là ou est la souffrance, Dieu est toujours présent. Finalement, Jésus prie son Père. Il savait bien qu'il ne pouvait se soustraire à la Passion, mais il voulait te démontrer, ô mon âme, cette vérité si nécessaire: que le secours divin ne consiste pas toujours à te délivrer des peines que Dieu t'a envoyées, mais à te les faire supporter avec une humble soumission et en pleine et entière conformité, en restant toujours unie à Lui, dans son amour.

Acte de Réparation au Cœur Agonisant de Jésus

O Cœur paisible et agonisant de mon Sauveur, acceptez, je vous en prie, en échange des trois heures d'agonie durant lesquelles vous avez été plongé dans les ondes profondes d'une mer de désolation, cette heure de prière et cette journée que je consacre à la mémoire de votre cœur attristé. Acceptez cette sainte Messe à laquelle je vais assister et à la Communion que je faire réparation de toute la douleur que vous a causé la vue de mes péchés. Acceptez aussi toutes mes douleurs, mes peines, mes contrariétés, non seulement jour, mais de toute ma vie. O Cœur aimant de mon Père, de mon Frère, de mon Epoux, Cœur plein de douceur et de patience, à quel excès de souffrances vous a poussé votre amour! Et que devez-vous faire de mon amour? Ah Seigneur! dans l'amertume de mon âme, je vous dirai: J'éprouve de la douleur de vous avoir déçu et je veux à l'avenir vous aimer plus que je ne l'ai fait jusqu'à présent! » Quand donc vous connaîtrai-je, ô mon Dieu? Quand donc vous rechercherai-je sans entraves? Quand donc vous obéirai-je sans inconstance? Quand vous dirai-je avec un cœur sincère: « Que votre Volonté soit faite »? Prenez mon cœur, ô Jésus, et mettez-le dans le vôtre afin que je vous comprennent et vous aime. O Cœur enflammé de la très grande charité, enflammez mon cœur par votre amour afin que je puisse vous recevoir dignement, que je sois tout à vous aujourd'hui, toute ma vie et pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

Prière au Saint Cœur de Marie pour obtenir la conformité à la Volonté de Dieu

O Bienheureuse Mère de Dieu, ô Vierge Immaculée, que vous fut cruelle la croix de votre ton cœur, en cette douloureuse nuit où Jésus, abandonné de ses disciples, fut plongé dans une mortelle agonie! Vos yeux ne purent se fermer au sommeil et vous avez passé ces longues heures de l'agonie dans les larmes et les soupirs, unie en esprit à votre très doux Jésus.  O très douce Mère, vous l'aviez-vu, ce divin Fils, avant qu'il aille à sa Passion, pâle mais généreux, venir vous faire ses derniers adieux et vous demander votre bénédiction; vous aviez vu son âme blessée et dans ses yeux mouillés, vous aviez vu la Volonté du Père éternel qui le condamnait à mort, lui son propre Fils, votre Fils, pour racheter mon âme au prix de tout son Sang et vous aviez été condamné en même temps à avoir votre Cœur très pur crucifié au pied de la Croix sur le Calvaire. Un océan d'angoisse submergea alors votre doux Cœur déjà blessé par l'acuité du couteau de Siméon. Douloureuse nuit s'il en fut jamais pour le cœur d'une Mère comme vous, ô Marie! Quelle âme humaine pourra comprendre les prières que vous avez adressées à Dieu ce matin-là et les paroles dictées par votre Cœur enflammé ? « O Jésus, mon Fils, disiez-vous, ô mon Fils, mon très doux Jésus, qui vous a enlevé à moi? Qui vous a séparé de votre tendre Mère? Pourquoi ne vous vois-je plus, ô lumière de mes yeux? Qui me permettra, ô Jésus, mon Fils, de souffrir et mourir pour vous ? » Pourquoi pas mon âme ne se fond-elle pas à la vue de votre douleur? O pieuse Mère et la plus affligée entre toutes les mères, vous pliez la tête sous les ordres divins, vous buvez le calice jusqu'à la lie avec une parfaite soumission à la volonté de Dieu; et je veux vous suivre, et je compatis à vos douleurs. O Marie, vous le reverrez votre fils, mais sur le Golgotha, sur les monts de la douleur, crucifié, moribond, sans réconfort. Obtenez-moi, par les angoisses que vous avez endurées, par votre parfaite conformité à la volonté de Dieu, que mon cœur devienne semblable au vôtre et sois toujours soumis à la sainte Volonté de Dieu. Ainsi soit-il.

Vertu: La conformité à la Volonté de Dieu

Pratique: Dès le lever du soleil, préparez-vous à unir votre volonté à celle de Dieu en toutes choses, qu'elles soient favorables ou défavorables. Répétez souvent dans la journée cette prière de l'Imitation de Jésus-Christ: « Faites de moi, ô Seigneur, ce qu'il vous plaira, car votre serviteur est prêt à vous obéir ». La pratique de cette oraison jaculatoire est un moyen très efficace pour arriver à la plus haute la perfection.

Oraison jaculatoire: O Marie, miroir de patience, soyez mon secours dans les tentations.

Prières avant la Communion du Sixième Samedi

Mon très aimé Sauveur, vous n'avez point eu horreur de poser vos lèvres saintes et pleines de vérité sur le visage livide et menteur du traître Judas. Vous l'avez même appelé du doux nom d'ami: « Ami, fais ta besogne » (Mt 26 50) et vous voulu encore, par un baiser, gagner le cœur de ce malheureux. Hélas mon âme est encore plus traitresse que celle de Judas est mon âme: car souvent je vous ai reçu,ô mon Dieu et ensuite j'ai blessé cruellement votre cœur si humble et bon! Mais votre patience augmente ma confiance en vous. Vous attendiez de Judas une parole de repentir qui l'aurait sauvé. Cette parole je veux, moi, vous la dire et vous la répéter cent fois: ô Jésus plein de clémence, mon âme est pleine de remords de vous avoir offensé. Pardonnez-moi mon Dieu, pardonnez-moi! Je sens maintenant dans mon âme ces paroles que vous avez adressées à Judas: « Ami, fais ta besogne » (Mt 26 50). Seigneur, je suis venu pour rendre à votre Cœur Divin la consolation que le lui ai enlevée par mes péchés. Comme je désirerai que la terre m'engloutisse quand je vous vois pleurer des larmes de sang pour les péchés que j'ai commis et expier dans une douleur amère tous les instants de plaisir dans lesquels je me suis abandonné! Pourquoi donc suis-je né si je dois être pour vous un sujet de tant d'afflictions! Ayez pitié de moi, ô miséricorde infinie: je vous en supplie, par la tristesse mortelle que vous avez ressentie lors de votre agonie, par le sang versé, par l'amour que vous me portez, faites qu'après vous avoir offensé je sois digne de souffrir pour vous. O Ange qui avez réconforté Jésus, aidez-moi maintenant à aimer Jésus dans le Sacrement de l'Autel; et vous, mon Ange Gardien, et vous, Esprits Saints bienheureux qui entourez le trône de Dieu, Michel, Gabriel, Raphaël, assistez-moi en cet acte de sacrifice et d'amour. Et vous, Mère pleine de douleurs pour mes péchés, faites-moi participer à votre amour et à votre douleur. O Cœur déchiré de douleur de Jésus, je vous offre le Cœur très aimant et très affligé de votre très Sainte Mère, afin d'obtenir la grâce de bien vous recevoir ce matin, en réparation de mes péchés et de ceux de tous les hommes. Donnez-moi une étincelle de l'amour que vous me portez, ô Cœur aimant de Jésus, afin que je puisse bien me connaître, me haïr et me rendre moins indigne de vous recevoir. Levez-vous et allons, avez-vous dit à vos disciples dans le jardin de Gethsémani. Lève-toi et va, ô mon âme, voici ton Jésus qui vient au-devant de toi; jette-toi dans ses bras et tu y trouveras la paix.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prières après la Communion

Que votre amour pour nous est immense, ô mon Jésus, mon ami, mon frère et l'époux de mon âme! Plus perfide que Judas, je vous ai trahi mille fois et pourtant vous m'avez non donné maintenant le baiser de paix, mais vous avez voulu encore vous donner à moi comme nourriture, vous unir à moi et me transformer en vous, moi qui ne suis qu'une vile et indigne créature et vous qui êtes un Dieu infiniment grand et infiniment bon! Qui suis-je, ô amour divin, pour mériter tant de bienfaits? Vous avez voulu commencer ma rédemption avec l'agonie très douloureuse de votre âme bénie et moi, en réparation des outrages de tous les hommes et des miens en particuliers, je vous consacre mon âme. Faites de moi, ô Seigneur, tout ce qu'il vous plaira: je m'abandonne à vous sans réserve. Je vous consacre ma volonté: rendrez-la conforme à la vôtre. Je vous consacre mon imagination: guidez-là, préservez-la des ténèbres impures dont le démon voudrait l'entourer. Je vous consacre ma mémoire afin qu'elle ne s'attache qu'à vous; mon intelligence afin qu'elle ne pense qu'à vous. Mais vous le savez, ô mon Dieu, je ne suis qu'une pauvre et faible créature; c'est à vous qu'il appartient de me changer. O cœur très Doux de mon Jésus, je ne puis vous aimer comme je le dois si vous n'enflammez pas mon amour, ni venir à vous si vous ne m'attirez pas à vous, ni même m'appuyer sur vous si vous ne me soutenez pas. Et comme tout doit être vôtre, prenez-moi donc, ô Seigneur, possédez-moi, afin qu'étant entre vos mains, je ne sois plus à moi. Je m'abandonne à votre amour: guidez-moi, transformez-moi, liez-moi, purifiez-moi, faites de moi tout ce qu'il vous plaira, mais ne permettez pas que je me sépare de vous. Les pertes, les tentations, les adversités qui m'arriveront désormais deviendront par vos mains divines la source de grâces que vous me destinez pour me conduire à la vie éternelle. O Cœur Divin et prévoyant de mon Jésus, ô vrai Père de mon âme, ne prêtez pas attention à cette volonté rebelle, faible, inconstante et ennemie de mon propre bien. O ma Mère, unissez mon cœur à celui de votre Jésus: changez mon cœur avec le vôtre, si humble, si patient, si doux, si pur et conforme à la volonté de Dieu. O Anges du Paradis, et vous Cour céleste fondée sur le sang et les souffrances du Divin Sauveur, obtenez-moi l'amour et les grâces qui viennent du sang de cet Agneau de Dieu afin qu'avec vous je jouisse des plaisirs de ce très doux Amant. Ainsi soit-il.

Invocations à Jésus après la Communion

Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prière à Saint Joseph

O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.

Prière à Jésus Crucifié

Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).

Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.

(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).

Prière

Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.

Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort

O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.

Memorare à la Vierge de Pompéi

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.

Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.

Grâces de la Très Sainte Vierge de Pompéi

À Capri, grâce obtenue par la dévotion des Quinze Samedis

Le récit suivant, convalidé par l'attestation du médecin, fut publiée dans « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », cahier de Septembre 1887, page 556. Madame Cherubina Licorio, de Capri, après de nombreuses souffrances, sut, en Juillet 1886, qu'elle avait un cancer à l'abdomen. Les médecins, Messieurs Masotina, Rispoli et Fischetti, déclarèrent nécessaire une opération chirurgicale assez difficile et osée, pour lui éviter une mort fatale. Quand elle apprit la nouvelle, la pauvre femme tomba dans un état de dépression terrible et avec sa soeur, qu'elle aimait tendrement, elle ne fit que pleurer et prier du matin au soir. Entre temps Madame Annunziata Fischetti, ayant appris le cas malheureux de son amie Licorio, s'empressa de lui apporter le livre des Quinze samedis du Rosaire, publié à Valle de Pompéi et expédiés par le dit Sanctuaire. Madame Licorio, réanimée et réconfortée dans la foi à la lecture du livre, se dédia tout de suite à commencer le pieux exercice qui devait se terminer en Novembre. Elle Priait avec foi et espérance, mais s'estimant indigne de recevoir un miracle, elle ne voulut point renoncer à tous les moyens humains et a l'efficacité de Dieu, auteur de la Science, a donné à la science humaine. Aussi, ayant entendu dire qu'à Florence, il y avait un médecin spécialiste en une telle maladies, elle partit pour se faire opérer par celui-ci. Mais elle voulut que cette opération se fasse un samedi, afin que la Vierge de Pompéi pût l'aider dans la difficile opération et obtenir pour elle une heureuse réussite. Mais la clémente reine de Pompéi, qui ne laisse jamais dépasser en générosité par ses fils, et récompense largement les personnes qui l'honorent avec le saint exercice des Quinze samedis de son Rosaire, voulut marquer cette journée par un prodige stupéfiant. Le matin du 22 Novembre 1886, Madame Cherubina accomplissait le dernier des Quinze samedis, à Florence, et au cours de ce même matin, elle se présenta chez le docteur pour être opérée. O grâce prodigieuse!... La tumeur avait complètement disparu!... Madame Licorio voulut que cette grâce fut publiée pour la plus grande gloire et le plus grand honneur de la Sainte Vierge de Pompéi. Le docteur Fischetti accepta d'écrire une attestation dans laquelle il décrivait la nature du mal dont souffrait sa patiente et la guérison survenue sans l'opération projetée.

À Pérouse, Madame Esther Boccioli

Madame Esther Boccioli, de Pérouse, à la suite d'une chute douloureuse, se trouva avec le bras disloqué et comme les médecins ne le remirent pas tout de suite en place, l'os resta en dehors de son articulation et son mal fut déclaré inguérissable. Après six mois de souffrances qui l'empêchèrent de faire un quelconque travail, elle s'adressa à la Vierge de Pompéi par la dévotion des Quinze samedis. Elle commença cette pieuse pratique le 24 août 1889, et quatre jours après, sans savoir comment, elle trouva son bras remis en place et complètement libre dans ses mouvements. Mesdames Aldina Brugnali, Teresa Boccioli, Anne Bagnolini, Luigia Bagnolini sont les témoins de ce miracle. (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi, 5e année).

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2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 20/20

  Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

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Cinquième Mystère Glorieux: L'Assomption de Marie et sa glorification dans le Ciel


Combien de jours sont-il passés ? Il est difficile de l’établir sûrement. Si on en juge par les fleurs qui font une couronne autour du corps inanimé, on devrait dire qu’il est passé quelques heures. Mais si on en juge d’après le feuillage d’olivier sur lequel sont posées les fleurs fraîches, et dont les feuilles sont déjà fanées, et d’après les autres fleurs flétries, mises comme autant de reliques sur le couvercle du coffre, on doit conclure qu’il est passé déjà des journées. Mais le corps de Marie est tel qu’il était quand elle venait d’expirer. Il n’y a aucun signe de mort sur son visage, sur ses petites mains. Il n’y a dans la pièce aucune odeur désagréable. Au contraire il y flotte un parfum indéfinissable qui rappelle l’encens, les lys, les roses, le muguet, les plantes de montagne, mélangés.

Jean, qui sait depuis combien de jours il veille, s’est endormi, vaincu par la lassitude. Il est toujours assis sur le tabouret, le dos appuyé au mur, près de la porte ouverte qui donne sur la terrasse. La lumière de la lanterne, posée sur le sol, l’éclaire par en dessous et permet de voir son visage, fatigué, très pâle, sauf autour des yeux rougis par les pleurs. L’aube doit maintenant être commencée car sa faible clarté permet de voir la terrasse et les oliviers qui entourent la maison. Cette clarté se fait toujours plus forte et, pénétrant par la porte, elle rend plus distincts les objets mêmes de la chambre, ceux qui, étant éloignés de la lampe, pouvaient à peine être entrevus. Tout d’un coup une grande lumière remplit la pièce, une lumière argentée, nuancée d’azur, presque phosphorique, et qui croît de plus en plus, qui fait disparaître celle de l’aube et de la lampe. C’est une lumière pareille à celle qui inonda la Grotte de Bethléem au moment de la Nativité divine. Puis, dans cette lumière paradisiaque, deviennent visibles des créatures angéliques, lumière encore plus splendide dans la lumière déjà si puissante apparue d’abord. Comme il était déjà arrivé quand les anges apparurent aux bergers, une danse d’étincelles de toutes couleurs se dégage de leurs ailes doucement mises en mouvement d’où il vient une sorte de murmure harmonieux, arpégé, très doux.

Les créatures angéliques forment une couronne autour du petit lit, se penchent sur lui, soulèvent le corps immobile et, en agitant plus fortement leurs ailes, ce qui augmente le son qui existait d’abord, par un vide qui s’est par prodige ouvert dans le toit, comme par prodige s’était ouvert le Tombeau de Jésus, elles s’en vont, emportant avec eux le corps de leur Reine, son corps très Saint, c’est vrai, mais pas encore glorifié et encore soumis aux lois de la matière, soumission à laquelle n’était plus soumis le Christ parce qu’il était déjà glorifié quand il ressuscita. Le son produit par les ailes angéliques est maintenant puissant comme celui d’un orgue. Jean, qui tout en restant endormi s’était déjà remué deux ou trois fois sur son tabouret, comme s’il était troublé par la grande lumière et par le son des voix angéliques, est complètement réveillé par ce son puissant et par un fort courant d’air qui, descendant par le toit découvert et sortant par la porte ouverte, forme une sorte de tourbillon qui agite les couvertures du lit désormais vide et les vêtements de Jean, et qui éteint la lampe et ferme violemment la porte ouverte. L’apôtre regarde autour de lui, encore à moitié endormi, pour se rendre compte de ce qui arrive. Il s’aperçoit que le lit est vide et que le toit est découvert. Il se rend compte qu’il est arrivé un prodige. Il court dehors sur la terrasse et, comme par un instinct spirituel, ou un appel céleste, il lève la tête, en protégeant ses yeux avec sa main pour regarder, sans avoir la vue gênée par le soleil qui se lève. Et il voit. Il voit le corps de Marie, encore privé de vie et qui est en tout pareil à celui d’une personne qui dort, qui monte de plus en plus haut, soutenu par une troupe angélique. Comme pour un dernier adieu, un pan du manteau et du voile s’agitent, peut-être par l’action du vent produit par l’assomption rapide et le mouvement des ailes angéliques. Des fleurs, celles que Jean avait disposées et renouvelées autour du corps de Marie, et certainement restées dans les plis des vêtements, pleuvent sur la terrasse et sur le domaine du Gethsémani, pendant que l’hosanna puissant de la troupe angélique se fait toujours plus lointain et donc plus léger. Jean continue à fixer ce corps qui monte vers le Ciel et, certainement par un prodige qui lui est accordé par Dieu, pour le consoler et le récompenser de son amour pour sa Mère adoptive, il voit distinctement que Marie, enveloppée maintenant par les rayons du soleil qui s’est levé, sort de l’extase qui a séparé son âme de son corps, redevient vivante, se dresse debout, car maintenant elle aussi jouit des dons propres aux corps déjà glorifiés. Jean regarde, regarde. Le miracle que Dieu lui accorde lui donne de pouvoir, contre toutes les lois naturelles, voir Marie qui maintenant qu’elle monte rapidement vers le Ciel est entourée, sans qu’on l’aide à monter, par les anges qui chantent des hosannas. Jean est ravi par cette vision de beauté qu’aucune plume d’homme, qu’aucune parole humaine, qu’aucune œuvre d’artiste ne pourra jamais décrire ou reproduire, car c’est d’une beauté indescriptible. Jean, en restant toujours appuyé au muret de la terrasse, continue de fixer cette splendide et resplendissante forme de Dieu - car réellement on peut parler ainsi de Marie, formée d’une manière unique par Dieu, qui l’a voulue immaculée, pour qu’elle fût une forme pour le Verbe Incarné — qui monte toujours plus haut. Et c’est un dernier et suprême prodige que Dieu-Amour accorde à celui qui est son parfait aimant : celui de voir la rencontre de la Mère très Sainte avec son Fils très Saint qui, Lui aussi splendide et resplendissant, beau d’une beauté indescriptible, descend rapidement du Ciel, rejoint sa Mère et la serre sur son cœur et ensemble, plus brillants que deux astres, s’en vont là d’où Lui est venu. La vision de Jean est finie. Il baisse la tête. Sur son visage fatigué on peut voir à la fois la douleur de la perte de Marie et la joie de son glorieux sort. Mais désormais la joie dépasse la douleur. Il dit : "Merci, mon Dieu ! Merci ! J’avais pressenti que cela serait arrivé. Et je voulais veiller pour ne perdre aucun détail de son Assomption. Mais cela faisait trois jours que je ne dormais pas ! Le sommeil, la lassitude, joints à la peine, m’ont abattu et vaincu justement quand l’Assomption était imminente... Mais peut-être c’est Toi qui l’as voulu, ô mon Dieu, pour ne pas troubler ce moment et pour que je n’en souffre pas trop... Oui. Certainement c’est Toi qui l’as voulu, comme maintenant tu voulais que je vois ce que sans un miracle je n’aurais pu voir. Tu m’as accordé de la voir encore, bien que déjà si loin, déjà glorifiée et glorieuse, comme si elle avait été tout prés. Et de revoir Jésus ! Oh ! vision bienheureuse, inespérée, inespérable ! Oh ! don des dons de Jésus-Dieu à son Jean ! Grâce suprême ! Revoir mon Maître et Seigneur ! Le voir Lui près de sa Mère ! Lui semblable au soleil et elle à la lune, tous les deux d’une splendeur inouïe, à la fois parce que glorieux et pour leur bonheur d’être réunis pour toujours ! Que sera le Paradis maintenant que vous y resplendissez, Vous, astres majeurs de la Jérusalem céleste ? Quelle est la joie des chœurs angéliques et des saints ? Elle est telle la joie que m’a donnée la vision de la Mère avec le Fils, une chose qui fait disparaître toute sa peine, toute leur peine, même, que la mienne aussi disparaît, et en moi la paix la remplace. Des trois miracles que j’avais demandés à Dieu, deux se sont accomplis. J’ai vu la vie revenir en Marie, et je sens que la paix est revenue en moi. Toute mon angoisse cesse car je vous ai vus réunis dans la gloire. Merci pour cela, ô Dieu. Et merci pour m’avoir donné manière, même pour une créature très sainte, mais toujours humaine, de voir quel est le sort des saints, quelle sera après le jugement dernier, et la résurrection de la chair et leur réunion, leur fusion avec l’esprit, monté au Ciel à l’heure de la mort. Je n’avais pas besoin de voir pour croire, car j’ai toujours cru fermement à toutes les paroles du Maître. Mais beaucoup douteront qu’après des siècles et des millénaires, la chair, devenue poussière, puisse redevenir un corps vivant. A ceux-là je pourrai dire, en le jurant sur les choses les plus élevées, que non seulement le Christ est redevenu vivant par sa propre puissance divine, mais que sa Mère aussi, trois jours après sa mort, si on peut appeler mort une telle mort, a repris vie et avec sa chair réunie à son corps elle a pris son éternelle demeure au Ciel à côté de son Fils. Je pourrai dire : “Croyez, vous tous chrétiens, à la résurrection de la chair à la fin des siècles, et à la vie éternelle des âmes et des corps, vie bienheureuse pour les saints, horrible pour les coupables impénitents. Croyez et vivez en saints, comme ont vécu en saints Jésus et Marie, pour avoir le même sort. J’ai vu leurs corps monter au Ciel. Je puis vous en rendre témoignage. Vivez en justes pour pouvoir un jour être dans le nouveau monde éternel, en âme et en corps, prés de Jésus-Soleil et près de Marie, Étoile de toutes les étoiles”. Merci encore, ô Dieu ! Et maintenant recueillons ce qui reste d’elle. Les fleurs tombées de ses vêtements, les feuillages des oliviers restés sur le lit, et conservons-les. Tout servira... Oui, tout servira pour aider et consoler mes frères que j’ai en vain attendus. Tôt ou tard, je les retrouverai..." Il ramasse aussi les pétales des fleurs qui se sont effeuillées en tombant, et rentre dans la pièce en les gardant dans un pli de son vêtement. Il remarque alors avec plus d’attention l’ouverture du toit et s’écrie : "Un autre prodige ! Et une autre admirable proportion dans les prodiges de la vie de Jésus et de Marie ! Lui, Dieu, est ressuscité par Lui-même, et par sa seule volonté il a renversé la pierre du Tombeau, et par sa seule puissance il est monté au Ciel. Par Lui-même. Marie, toute Sainte, mais fille d’homme, c’est par l’aide des anges que lui fut ouvert le passage pour son Assomption au Ciel, et c’est toujours avec l’aide des anges qu’elle est montée là-haut. Pour le Christ, l’esprit revint animer son Corps pendant qu’il était sur la Terre, car il devait en être ainsi pour faire taire ses ennemis et pour confirmer dans la foi tous ses fidèles. Pour Marie, son esprit est revenu quand son corps très saint était déjà sur le seuil du Paradis, parce que pour elle il ne fallait pas autre chose. Puissance parfaite de l’Infinie Sagesse de Dieu !..." Jean ramasse maintenant dans un linge les fleurs et les feuillages restés sur le lit, y met ceux qu’il a ramassés dehors, et il les dépose tous sur le couvercle du coffre. Puis il l’ouvre et y place le coussinet de Marie, la couverture du lit. Il descend dans la cuisine, rassemble les autres objets dont elle se servait : le fuseau et la quenouille, sa vaisselle, et les met avec les autres choses. Il ferme le coffre et s’assoit sur le tabouret en s’écriant : "Maintenant tout est accompli aussi pour moi ! Maintenant je puis m’en aller, librement, là où l’Esprit de Dieu me conduira. Aller ! Semer la divine Parole que le Maître m’a donnée pour que je la donne aux hommes. Enseigner l’Amour. L’enseigner pour qu’ils croient dans l’Amour et sa puissance. Leur faire connaître ce qu’a fait le Dieu-Amour pour les hommes. Son Sacrifice et son Sacrement et Rite perpétuels, par lesquels, jusqu’à la fin des siècles, nous pourrons être unis à Jésus-Christ par l’Eucharistie et renouveler le Rite et le Sacrifice comme Lui a commandé de le faire. Tous dons de l’Amour parfait ! Faire aimer l’Amour pour qu’ils croient en Lui, comme nous y avons cru et y croyons. Semer l’Amour pour que soit abondante la moisson et la pêche pour le Seigneur. L’amour obtient tout. Marie me l’a dit dans ses dernières paroles, à moi, qu’elle a justement défini, dans le Collège Apostolique, celui qui aime, l’aimant par excellence, l’opposé de l’Iscariote qui été la haine, comme Pierre l’impétuosité, et André la douceur, les fils d’Alphée la sainteté et la sagesse unies à la noblesse des manières, et ainsi de suite. Moi, l’aimant, maintenant que je n’ai plus le Maître et sa Mère à aimer sur la Terre, j’irai répandre l’amour parmi les nations. L’amour sera mon arme et ma doctrine. Et avec lui je vaincrai le démon, le paganisme et je conquerrai beaucoup d’âmes. Je continuerai ainsi Jésus et Marie, qui ont été l’amour parfait sur la Terre."

Qui est Maria Valtorta

Maria Valtorta est une mystique chrétienne née à Caserta, au nord de Naples, le 14 mars 1897 et décédée à Viarregio, sur la côte toscane le 12 octobre 1961, à l'âge de 64 ans. Fille d’un sous-officier de cavalerie, pour qui elle avait une grande et profonde affection et d'une enseignante de français, une femme très autoritaire et acariâtre qui exigeait l'exclusivité de l'attention de sa fille et ne supportant aucun soupirant, cassa ses fiançailles. Elle se déplace en divers endroits d'Italie, au gré de l'affectation du régiment de son père. En 1920, tandis qu'elle chemine en compagnie de sa mère, elle est agressée par un jeune dévoyé qui la frappe violemment dans le dos avec une barre métallique. Elle doit garder le lit durant trois mois et en restera affectée toute sa vie. En 1924, la famille s'établit définitivement à Viareggio, en Toscane. Le 1er juillet 1931, elle s'offre au Seigneur comme victime expiatoire pour les péchés des hommes. Sa santé se détériore progressivement. Dès le printemps 1934 elle demeurera définitivement clouée sur son lit de douleur. C'est là que Maria Valtorta remplit 122 cahiers, soit près de 15.000 pages manuscrites, avec la description des visions et révélations qu'elle reçoit du Seigneur à partir de 1943 jusqu'en 1947, mais en mesure moindre jusqu'en 1953. Elle précise ce qu'elle appelle son travail : "écrire sous la dictée ou décrire ce qui se présente à moi. S'il s'agit de dictée et qu'elle se rapporte à un passage de la Bible, Jésus commence par me faire ouvrir le Livre au passage qu'Il veut expliquer. […] Si c'est la vision qui se présente, comme je l'ai dit, avec une image initiale qui est généralement le point culminant de la vision, et puis se déroule en suivant l'ordre […] je décris ce point, puis ce qui précède et ce qui suit" Maria Valtorta évoque discrètement, dans certaines notes personnelles, les souffrances qu'elle endure. Mais Jésus, dans une dictée, est plus explicite et d'une portée plus générale: "Si vous saviez quel esclavage c’est que d’être instrument de Dieu […] Cela entraîne sommeil, faim, souffrances, fatigues, envie de penser à autre chose, de lire des écrits qui ne soient pas des paroles de source surnaturelle, de parler et d’entendre des choses ordinaires, l’envie d’être et de vivre comme tout le monde, ne serait-ce qu’un seul jour : tout cela, la brûlure inexorable de la volonté de Dieu les empêche de l’avoir et de le réaliser. Sur tout cela, la hargne des hommes dépose son sel et son acide, comme si le maître de la galère mettait du sel et du vinaigre sur les brûlures de ses esclaves."


L’œuvre de Maria Valtorta


Les deux tiers à peu près de la production littéraire de Maria Valtorta ont été occupés par l’œuvre monumentale de la vie de Jésus; un ensemble de visions de scènes de la vie du Christ, depuis l'enfance de Marie jusqu'aux débuts de l'Église. Cet ouvrage est paru, en 1956, sous le titre "Le Poème de L'Homme-Dieu" (''Il poema dell'Uomo-Dio''), puis en français sous le titre "L'Évangile, tel qu'il m'a été révélé". C'est ce titre qui est maintenant retenu dans toutes les éditions. Maria Valtorta est au milieu de chaque scène, parmi ceux qui suivent Jésus et elle décrit ce qu'elle voit et entend. Elle sent les parfums, la température, se retourne pour voir arriver d'autres personnages derrière elle ... L'ouvrage dénote une connaissance stupéfiante de la végétation locale, des coutumes, de la topographie, voire du plan de certaines villes de Palestine. Tout en gardant son lit et malgré ses grandes souffrances, elle écrivait de sa propre main et d'un seul jet, à n'importe quelle heure du jour ou de la nuit, sans se sentir nullement dérangée par des interruptions occasionnelles, gardant toujours son aspect naturel. Les seuls livres qu'elle pouvait consulter étaient "la Bible et le Catéchisme de Pie X". (Préface de l'éditeur) Cette révélation privée, dont Pie XII avait encouragé la publication, fut mise un temps à l'Index avant que le Pape Paul VI le supprime en 1966. Les autres écrits de Maria Valtorta, se présentent comme des "enseignements" de Jésus. Ils ont été édités dans l'ordre chronologique où ils ont été notés, et publiés en trois volumes : ''Les cahiers de 1943'', ''les cahiers de 1944'' et ''les cahiers de 1945 à 1950''. Cette œuvre est enfin complétée par une ''Autobiographie'' faite à la demande de son confesseur, les "Leçons sur l'épître de saint Paul aux romains", leçons dictées par Jésus à Maria Valtorta, et le "Livre d'Azarias", commentaires des textes de la messe donnés par l'ange gardien de Maria Valtorta.

Téléchargez l'intégralité des Textes du Rosaire médité avec Maria Valtorta

(90 pages, en format pdf), en cliquant ici

Num_riser0030

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 5/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

Num_riser0036

Cinquième Mystère Joyeux: Le Recouvrement de Jésus au Temple


Je vois Jésus. C'est un adolescent. Vêtu d'une tunique qui me semble de lin blanc et lui descend jusqu'aux pieds. Il se drape par dessus dans une étoffe rectangulaire d'un rouge clair. Il est tête nue avec des cheveux longs qui lui descendent à moitié des oreilles, plus foncés que lorsque je l'ai vu plus petit. C'est un garçon robuste, très grand pour son âge, mais dont le visage est vraiment enfantin. Il me regarde et me sourit en me tendant les mains. Un sourire pourtant qui ressemble déjà à celui que je Lui vois adulte : doux et plutôt sérieux. Il est seul. Je ne vois rien d'autre en ce moment. Il est appuyé à un petit mur au-dessus d'une ruelle toute en montées et descentes, pierreuse avec au milieu un creux qui, par temps de pluie, se transforme en ruisseau. Pour l'heure il est à sec car la journée est belle. Il me semble de m'approcher aussi du muret et de regarder à l'entour et en bas comme fait Jésus. Je vois un groupe de maisons rassemblées sans alignement. Il y en a de hautes, de basses et orientées dans tous les sens. Cela ressemble - la comparaison est pauvre mais assez juste - à une poignée de cailloux blancs jetés sur un terrain sombre. Les rues et ruelles apparaissent comme des veines au milieu de cette blancheur. Ça et là des arbres sortent d'entre les murs. Beaucoup sont en fleurs et beaucoup couverts de feuilles nouvelles. Ce doit être le printemps. A gauche, par rapport à moi qui regarde, il y a une grande agglomération, disposée sur trois rangées de terrasses couvertes de bâtiments, et puis des tours, des cours et des portiques au centre desquels se dresse un bâtiment plus haut, majestueux, très riche, à coupoles rondes qui brillent au soleil comme si elles étaient couvertes de métal, cuivre ou or. Le tout est entouré d'une muraille crénelée, de créneaux à la façon de M comme si c'était une forteresse. Une tour plus haute que les autres à cheval sur une rue plutôt étroite et qui est en saillie domine nettement cette vaste agglomération. On dirait une sentinelle sévère. Jésus regarde fixement cet endroit, puis il se retourne appuyant de nouveau le dos au muret comme il était d'abord, puis il regarde un petit monticule qui est en face de l'agglomération, un monticule couvert de maisons jusqu'à la base et ensuite dénudé. Je vois qu'une rue se termine là avec un arceau au-delà duquel il n'y a plus qu'une rue pavée de pierres quadrangulaires, irrégulières et mal assemblées. Elles ne sont pas exagérément grandes comme les pierres des routes consulaires romaines. Elles ressemblent plutôt aux pierres classiques des vieux trottoirs de Viareggio (je ne sais s'ils existent encore) mais mal assemblées. Une mauvaise route. Le visage de Jésus devient tellement sérieux que je me mets à chercher sur ce monticule la cause de cette mélancolie. Mais je ne trouve rien de spécial. C'est une hauteur dénudée. C'est tout. En revanche, je perds Jésus. En effet, quand je me retourne, il n'est plus là. Et je m'assoupis avec cette vision. ...Quand je me réveille, avec au cœur le souvenir de cette vision, après avoir retrouvé un peu de forces et de calme, car tout le monde dort, je me trouve dans un endroit que je n'ai jamais vu. Il y a des cours, des fontaines, des maisons, ou plutôt des pavillons que des maisons. Cela semble être en effet plutôt des pavillons que de maisons. Il y a là une foule nombreuse, habillée à l'ancienne mode hébraïque et beaucoup de cris. En regardant autour de moi, je me rends compte que je suis à l'intérieur de cette agglomération que Jésus regardait. Je vois en effet la muraille crénelée qui l'entoure, la tour qui fait sentinelle et l'imposant bâtiment qui se dresse au centre et sur lequel s'appuient les portiques très beaux et vastes où se trouve une foule occupée qui à une chose, qui à une autre. Je me rends compte que je me trouve dans l'enceinte du Temple de Jérusalem. Je vois des pharisiens en longs vêtements flottants, des prêtres vêtus d'habits de lin avec une plaque de métal précieux au sommet de la poitrine et sur le front et d'autres points qui luisent ça et là sur les vêtements très amples et blancs que retient à la taille une ceinture de grand prix. Puis, il y en a d'autres, moins chamarrés qui doivent encore appartenir à la caste sacerdotale et qui sont entourés de disciples plus jeunes. Je vois que ce sont des docteurs de la Loi. Je me trouve égarée au milieu de tous ces personnages, ne sachant pas bien ce que j'ai à faire là dedans. Je m'approche d'un groupe de docteurs où a débuté une discussion théologique. Une grande foule s'en approche aussi. Parmi les "docteurs" il y a un groupe à la tête duquel se trouve un certain Gamaliel avec un autre, âgé et presque aveugle, que soutient Gamaliel au cours de la discussion. Celui-là, je l'entends appeler Hillel (je mets l'H parce que je vois qu'il y a une aspiration au début du nom), il semble le maître ou le parent de Gamaliel parce que ce dernier le traite avec confiance et respect en même temps. Le groupe de Gamaliel a des vues plus larges, alors qu'un autre groupe, et c'est le plus nombreux, est dirigé par un certain Sciammaï et est caractérisé par une intransigeance haineuse et rétrograde que l'Évangile met si bien en lumière. Gamaliel, entouré d'un groupe important de disciples, parle de la venue du Messie. S'appuyant sur la prophétie de Daniel, il soutient que le Messie doit être déjà né. En effet, depuis une dizaine d'années environ, les soixante-dix semaines indiquées par la prophétie sont accomplies, à dater du décret de reconstruction du Temple. Sciammaï le combat en affirmant que s'il est vrai que le Temple a été reconstruit, il n'est pas moins vrai que l'esclavage d'Israël n'a fait que croître et que la paix qu'aurait dû apporter avec lui Celui que les Prophètes appellent "le Prince de la paix" est bien loin d'exister dans le monde et spécialement à Jérusalem opprimée par un ennemi qui ose pousser sa domination jusqu'à l'enceinte du Temple dominée par la Tour Antonia remplie de légionnaires romains, prêts à apaiser avec leur épée tout soulèvement patriotique. La discussion, pleine d'arguties, tire en longueur : chaque maître fait étalage d'érudition pas tant pour vaincre son rival que pour s'imposer à l'admiration des auditeurs. Cette intention est évidente. Du groupe serré de ses fidèles sort une fraîche voix d'enfant : "C'est Gamaliel qui a raison." Mouvement de la foule et du groupe des docteurs. On cherche l'interrupteur. Mais pas besoin de le chercher; il ne se cache pas. Il se manifeste et s'approche du groupe des "rabbi". Je reconnais mon Jésus adolescent. Il est sûr de Lui et franc, avec des yeux intelligents qui étincellent. "Qui es-tu ?" Lui demande-t-on. "Un fils d'Israël venu accomplir ce que la Loi ordonne." La réponse hardie et sûre d'elle-même le rend sympathique et Lui vaut des sourires d'approbation et de bienveillance. On s'intéresse au petit Israélite. "Comment t'appelles-tu ?" "Jésus de Nazareth." La bienveillance s'atténue dans le groupe de Sciammaï. Mais Gamaliel, plus bienveillant, poursuit le dialogue en même temps que Hillel. Ou plutôt c'est Gamaliel qui, respectueusement, dit au vieillard : "Demande quelque chose à l'enfant. " "Sur quoi fondes-tu ta certitude? " demande Hillel. (Je mets les noms en tête des réponses pour abréger et rendre plus clair). Jésus : "Sur la prophétie qui ne peut faire erreur sur l'époque et les signes qui l'ont accompagnée quand ce fut le moment de sa réalisation. C'est vrai que César nous domine. Mais le monde était tellement paisible et la Palestine si calme quand expirèrent les soixante-dix semaines qu'il fut possible à César d'ordonner un recensement dans ses domaines. Il ne l'aurait pas pu s'il y avait eu la guerre dans l'Empire et des soulèvements en Palestine. Comme ce temps était accompli, ainsi va se terminer l'autre intervalle de temps de soixante deux semaines plus une depuis l'achèvement du Temple, pour que le Messie soit consacré et que se réalise la suite de la prophétie pour le peuple qui ne l'a pas accepté. Pouvez-vous avoir des doutes ? Ne vous rappelez-vous pas de l'étoile que virent les Sages d'Orient et qui alla justement se poser dans le ciel de Bethléem de Juda et que les prophéties et les visions, depuis Jacob et par la suite, indiquent ce lieu comme destiné à accueillir la naissance du Messie, fils du fils du fils de Jacob, à travers David qui était de Bethléem ? Ne vous rappelez-vous pas Balaam ? "Une Étoile naîtra de Jacob. Les Sages d'Orient, auxquels la pureté et la foi gardaient ouverts les yeux et les oreilles, ont vu l'Étoile et compris son nom : "Messie" et ils sont venus adorer la Lumière allumée dans le monde." Sciammaï, le regard livide: "Tu dis que le Messie est né au temps de l'Étoile à Bethléem Ephrata ?" Jésus : "Je le dis." Sciammaï : "Alors il n'existe plus. Tu ne sais pas, Enfant, qu'Hérode fit tuer tous les garçons de un jour à deux ans de Bethléem et des environs ? Toi qui connais si bien les Écritures, tu dois aussi savoir cela : "Un cri s'est élevé... C'est Rachel qui pleure ses enfants". Les vallées et les collines de Bethléem qui ont recueilli les pleurs de Rachel mourante sont restées remplies de ces pleurs, et les mères l'ont répété sur leurs fils massacrés. Parmi elles, il y avait certainement aussi la Mère du Messie." Jésus : "Tu te trompes, vieillard. Les pleurs de Rachel se sont changés en hosanna, parce que là où elle avait mis au jour "le fils de sa douleur", la nouvelle Rachel a donné au monde le Benjamin du Père céleste, le Fils de sa droite, Celui qui est destiné à rassembler les peuples sous son sceptre et à le libérer de la plus terrible servitude." Sciammaï : "Et comment, s'il a été tué ?" Jésus : "N'as-tu pas lu, en parlant d'Élie ? Il fut enlevé dans un char de feu. Et le Seigneur Dieu ne pourra pas avoir sauvé son Emmanuel pour qu'il fût le Messie de son peuple ? Lui qui a ouvert la mer devant Moïse pour qu'Israël rejoignit à pieds secs son territoire, II n'aura pas pu ordonner à ses anges de sauver son Fils, son Christ, de la férocité de l'homme ? En vérité je vous le dis : le Christ vit et il est parmi vous et quand sera venue son heure, il se manifestera dans sa puissance." Jésus, en disant ces paroles que je souligne, a dans la voix un éclat qui remplit l'espace. Ses yeux brillent encore davantage et comme mus par le pouvoir et la promesse, il tend le bras et la main droite comme pour un serment. C'est un enfant, mais il est solennel comme un homme. Hillel : "Enfant, qui t'a enseigné ces paroles ?" Jésus : "L'Esprit de Dieu. Je n'ai pas de maître humain. C'est la parole de Dieu que vous entendez par mes lèvres." Hillel : "Viens, parmi nous, que je te voie de près, ô Enfant ! Mon espérance se ravive au contact de ta foi et mon âme s'illumine au soleil de la tienne." Et on fait asseoir Jésus sur un siège élevé entre Gamaliel et Hillel et on Lui apporte des rouleaux pour qu'il les lise et les explique. C'est un examen en règle. La foule se presse et écoute. La voix enfantine de Jésus lit : "Console-toi, ô mon peuple. Parlez au cœur de Jérusalem, consolez-la car son esclavage est fini... Voix de quelqu'un qui crie dans le désert: préparez les chemins du Seigneur.... Alors apparaîtra la gloire du Seigneur...". Sciammaï: "Tu le vois. Nazaréen ! Ici on parle d'esclavage fini. Jamais comme à présent nous sommes esclaves. Ici on parle d'un précurseur. Où est-il ? Tu radotes !" Jésus: "Je te dis que c'est à toi plus qu'aux autres que t'invite le Précurseur. À toi et à tes semblables. Autrement tu ne verras pas la gloire du Seigneur et tu ne comprendras pas la parole de Dieu, parce que la bassesse, l'orgueil, la dissimulation t'empêcheront de voir et d'entendre." Sciammaï: "C'est ainsi que tu parles à un maître ?" Jésus: "C'est ainsi que je parle, ainsi que je parlerai jusqu'à la mort. Car au-dessus de mon intérêt il y a celui du Seigneur et l'amour pour la Vérité dont je suis le Fils. Et j'ajoute pour toi, ô rabbi, que l'esclavage dont parle le Prophète et dont je parle Moi aussi, n'est pas celui que tu crois, et la royauté n'est pas celle à laquelle tu penses. Mais au contraire, c'est par les mérites du Messie que l'homme sera libéré de l'esclavage du Mal qui le sépare de Dieu et le caractère du Christ s'imprime sur les esprits libérés de tout joug et soumis à son règne éternel. Toutes les nations inclineront la tête, ô race de David, devant le Germe né de toi et devenu l'arbre qui couvre toute la terre et s'élève jusqu'au Ciel. Au Ciel et sur la terre toute bouche louera son Nom et tout genou fléchira devant le Consacré de Dieu, le Prince de la paix, celui qui enivrera de Lui-même toute âme fatiguée et rassasiera toute âme affamée, le Chef, le Saint qui conclura une alliance entre la terre et le Ciel. Non pas comme celle qui fut conclue avec les Pères d'Israël quand Dieu les fit sortir d'Égypte, en les traitant encore comme des serviteurs, mais en gravant la pensée de la Paternité céleste dans les esprits des hommes avec la Grâce nouvellement versée en eux par les mérites du Rédempteur par qui tous les bons connaîtront le Seigneur, et le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu ni détruit." Sciammaï : "Mais, ne blasphème pas, Enfant ! Rappelle-toi Daniel. Il dit qu'après la mort du Christ, le Temple et la Cité seront détruits par un peuple et un chef qui viendra pour cela. Et Toi, tu soutiens que le Sanctuaire de Dieu ne sera plus abattu ! Respecte les Prophètes !" Jésus : "En vérité je te dis qu'il y a Quelqu'un qui est plus que les Prophètes et tu ne le connais pas, ni ne le connaîtras pas parce qu'il te manque de vouloir le connaître. Et je t'affirme que tout ce que j'ai dit est vrai. Il ne connaîtra plus la mort, le vrai Sanctuaire, mais comme Celui qui le sanctifie, il ressuscitera pour la vie éternelle et à la fin des jours du monde, il vivra au Ciel." Hillel : "Écoute, Enfant. Aggée dit : " ...II viendra le Désiré des Nations. Grande sera la gloire de cette maison et de cette dernière plus que de la première". Il veut peut-être parler du même sanctuaire que Toi ?" Jésus: "Oui, Maître, c'est cela qu'il veut dire. Ta droiture t'achemine vers la Lumière et Moi je te dis : quand le Sacrifice du Christ sera accompli, la paix viendra vers toi parce que tu es un Israélite sans malice." Gamaliel : "Dis-moi, Jésus. La paix dont parlent les Prophètes, comment peut-on l'espérer si la guerre vient détruire ce peuple? Parle et éclaire-moi aussi." Jésus : "Ne te souviens-tu pas. Maître, de ce que dirent ceux qui furent présents la nuit de la naissance du Christ ? Que les troupes angéliques chantèrent : "Paix aux hommes de bonne volonté". Mais la volonté de ce peuple n'est pas bonne et il n'aura pas la paix. Il méconnaîtra son Roi, le Juste, le Sauveur parce qu'il attend un roi revêtu de la puissance humaine alors que Lui est le Roi de l'esprit. Ce peuple ne l'aimera pas, parce que le Christ prêchera ce qui ne plaît pas à ce peuple. Le Christ ne combattra pas des ennemis pourvus de chars et de cavalerie, mais les ennemis de l'âme qui inclinent vers des jouissances infernales le cœur de l'homme créé pour le Seigneur. Et cela, ce n'est pas la victoire qu'Israël attend de Lui. Il viendra, Jérusalem, ton Roi monté sur " l'ânesse et l'ânon", c'est à dire les justes d'Israël et les gentils. Mais l'ânon, je vous le dis, lui sera plus fidèle et le suivra précédant l'ânesse et grandira sur la route de la Vérité et de la Vie. Israël, à cause de sa volonté mauvaise, perdra la paix et souffrira en elle-même, pendant des siècles, ce qu'il a fait souffrir à son Roi réduit par eux à être l'Homme des Douleurs dont parle Isaïe." Sciammaï : "Ta bouche profère à la fois des enfantillages et des blasphèmes, Nazaréen. Réponds : et où est le Précurseur ? Quand l'avons-nous eu ?" Jésus : "Il existe. Malachie ne dit-il pas : "Voici que j'envoie mon ange préparer devant Moi le chemin et immédiatement viendra à son Temple le Dominateur que vous cherchez et l'Ange du Testament que vous désirez ardemment " ? Donc, le Précurseur précède immédiatement le Christ. Il est déjà là, comme le Christ. S'il y avait des années entre celui qui prépare le chemin au Seigneur et le Christ, tous les chemins s'encombreraient et dévieraient. Dieu le sait et il a décidé que le Précurseur précède d'une seule heure le Maître. Quand vous verrez ce Précurseur, vous pourrez dire : "La mission du Christ est commencée". A toi je dis : le Christ ouvrira beaucoup d'yeux et beaucoup d'oreilles quand Il viendra par ces chemins. Mais ce ne sont pas les tiens ni ceux de tes semblables, car vous lui donnerez la mort en échange de la Vie qu'il vous apporte. Mais quand, plus grand que ce Temple, plus haut que le Tabernacle enfermé dans le Saint des Saints, plus haut que la Gloire que soutiennent les Chérubins, le Rédempteur sera sur son trône et sur son autel, la malédiction pour les déicides et la vie pour les gentils couleront de ses mille et mille blessures. Car Lui, ô maître toi qui l'ignores, n'est pas, je le répète, Roi d'une domination humaine, mais d'un Royaume spirituel, et ses sujets seront uniquement ceux qui par leur amour sauront renaître en leur esprit et comme Jonas, après une première naissance, renaître sur d'autres rivages : "ceux de Dieu" à travers la régénération spirituelle qui viendra par le Christ qui donnera la vraie vie à l'humanité." Sciammaï et son entourage : "Ce Nazaréen est Satan !" Hillel et les siens : "Non. Cet enfant est un Prophète de Dieu. Reste avec nous, Petit. Ma vieillesse transmettra ce qu'elle sait à ton savoir et tu seras Maître du Peuple de Dieu." Jésus : "En vérité, je te dis que si beaucoup étaient comme toi, le salut arriverait à Israël. Mais mon heure n'est pas venue. Les voix du Ciel me parlent et, dans la solitude je dois les recevoir jusqu'à ce que mon heure arrive. Alors, avec mes lèvres et mon sang, je m'adresserai à Jérusalem, et mon sort sera celui des Prophètes lapidés et assassinés par elle. Mais, au-dessus de mon être, il y a celle du Seigneur Dieu, auquel je soumets Moi-même pour qu'il fasse de Moi l'escabeau de sa gloire, en attendant que Lui fasse du monde un escabeau pour les pieds du Christ . Attendez-Moi à mon heure. Ces pierres entendront de nouveau ma voix et frémiront à ma dernière parole . Bienheureux ceux qui, en cette voix, auront écouté Dieu et croiront en Lui par son entremise. A ceux-là le Christ donnera son Royaume dont votre égoïsme rêve qu'il sera tout humain alors qu'il est céleste. Pour l'avènement de ce Royaume, Moi, je dis: "Voici ton serviteur, Seigneur, venu pour faire ta Volonté. Réalise-la entièrement, car je brûle de l'accomplir". " Et ici se termine la vision de Jésus avec son visage enflammé d'ardeur spirituelle, tourné vers le ciel, les bras ouverts, debout au milieu des docteurs stupéfaits.


Fruit du Mystère, demandons la recherche de Jésus, l'intériorité et la Sagesse

17 juillet 2008

Louis et Zélie Martin

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Les Vénérables Louis et Zélie Martin

Parents de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

"Le Bon Dieu m'a donné un père et une mère plus dignes du Ciel que de la terre..."

Prière pour la béatification de Louis et Zélie Martin

Dieu notre Père, je te rends grâce pour Louis et Zélie MARTIN dont le couple fut fidèlement uni, donnant le témoignage d’une vie chrétienne exemplaire par l’exercice du devoir d’état et la pratique des vertus évangéliques. Dans l’éducation d’une famille nombreuse, à travers les épreuves, les deuils et la souffrance, ils ont manifesté généreusement leur confiance en Toi, leur soumission à ta volonté. Le père et la mère de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, dont l’Église a reconnu les vertus héroïques, sont déjà un exemple pour les familles d’aujourd’hui. Daigne, Seigneur, m’accorder la grâce que je sollicite par leur intercession, et faire connaître pleinement tes desseins à leur égard en accordant leur béatification. Amen.

Relations de grâces

Monastère du Carmel de Lisieux

37, rue du Carmel

F- 14100 Lisieux

carmel.lisieux@orange.fr

Documents sur Louis et Zélie Martin,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-173690.html

6 janvier 2008

Notre Dame du Coudray

Notre Dame du Coudray

Sainte Patronne de Bain de Bretagne

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La Statue miraculeuse de Notre Dame vénérée dans la Chapelle

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La Chapelle, vue extérieure

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La Chapelle: vue intérieure: le choeur

Notice sur Notre Dame du Coudray,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-541610.html

Pour en savoir plus, visitez le site:

http://doyennedebain35.cef.fr

28 mars 2024

Le Chemin de Croix avec le Vénérable Jean-Thierry Ebogo

Le Chemin de Croix avec Jean-Thierry Ebogo

 

 

Introduction

 

La vie du Frère Jean-Thierry, Carme Déchaux, a été marquée par le souffrance. Il l’a vécue en multipliant des actes de confiance, d’espérance et d’amour pour Jésus, son Bien-Aimé, dans le témoignage d’une joie intérieure profonde.

 

Le sacrifice de sa jambe suite à une tumeur maligne, lors de l’opération du 18 novembre 2004, est un choc qui l’ébranle. Il avoue : « La douleur de la jambe, le poids du coup d’amputation ; le noviciat ; mon avenir, tout me pèse, même les paupières, mais je ne dors pas. Je voudrais pleurer, mais je n’y arrive pas, je n’ai pas de raison valable, Dieu me garde en vie, et même si je mourrais, je vivrais, je vivrais puisque je crois ce que Jésus a promis : « qui croit en moi vivra ». Je sens que si je pleure j’irai mieux, mais pas moyen de pleurer... »

 

Au cœur de l’épreuve, sa réaction est caractéristique de sa vie intérieure. Sa volonté est de « donner de la joie » autour de lui. La progression du cancer l’oblige à un dépouillement plus profond, plus total, pour s’abandonner entièrement entre les mains de Dieu.

C’est là, qu’il découvre mystérieusement sa vocation, dans une union étroite au sacrifice rédempteur du Christ. Lors de sa profession solennelle dans l’Ordre des Carmes Déchaux, le 8 décembre 2005, sur son lit d’hôpital à Legnano en Italie, il s’offre « pour la province religieuse, pour les vocations, religieuses et sacerdotales particulièrement pour le Carmel, pour la sanctification des prêtres ». Il comprend que sa mission ne se réalisera pas sur terre mais aux Ciel. Il déclare : « Je vais accomplir ma vocation au Ciel, mais ce ne sera pas une pluie de roses, comme celle de Thérèse. Je ferai venir un flot de vocations dans l’Église et dans le Carmel ».

 

Témoignage de sa foi inébranlable, il avait mis dans la bouche de la Sagesse divine ces paroles :

 

« Le bonheur est quelque chose d’infaillible quand on le tient courageusement de ses deux mains. N’oublie pas qu’il ne tient à rien de matériel, ni êtres ni bien palpable, sinon par (lui), je veux dire l’esprit. Ainsi donc, l’esprit reposant sur un corps, je ne néglige pas ton cœur, car il est de chair, il pourrait frémir à la mort d’un proche, sans pour autant que cela affecte ton bonheur.

 

Vois toujours l’exemple du corps humain : que l’on t’ampute d’une jambe, tu n’en es pas moins humain après qu’avant ! Ta nature est immuable, c’est l’état qui change. Il vient alors que ton bonheur est un socle, les événements de la vie, des colonnes dont l’importance n’est pas moindre, mais très faible pour être comparé au socle, pire encore pour être substitué au socle ».

 

Jean-Thierry n’en reste pas moins humain dans la souffrance. Il a vécu l’angoisse, la peur, la difficulté à supporter la souffrance. Après son décès, le père Georges a retrouvé dans sa bible en français cette prière :

 

« Seigneur Jésus-Christ, j’ai mal dans mon corps, je me sens menacé, je ne trouve aucun réconfort tout autour de moi. Toi qui est présent écoute mes plaintes et transforme les en prière. Tous ces instants douloureux que je supporte, je te les offre comme autant d’actes d’amour. Soulage cependant mes souffrances physiques et morales ! Viens vite me secourir ! Toi qui peux tout ! Envoie-moi au moins ta Mère et ton Esprit de consolation, qu’il me donne ta paix et que ta Mère m’aide à porter ».

 

Jean-Thierry nous aide à suivre Jésus, à l’aimer en prenant notre croix de chaque jour, en faisant confiance au Seigneur qui ne nous laisse jamais seul dans nos épreuves. Il nous invite à découvrir sa Présence en tout ce que nous vivons.

 

Fr. Marie-Joseph de l’Incarnation, OCD.

 

Jean-Thierry Ebogo a été déclaré Vénérable le 22 mai 2026.

 

Prière d’ouverture

 

Dieu éternel, notre Père, pour obéir à ta volonté, ton Fils, notre Sauveur s’est fait homme, il a ployé sous le fardeaux de la Croix, il s’est abaissé jusqu’à la mort du Calvaire. Aide-nous à le suivre sur le chemin de sa Passion pour avoir part à sa Résurrection. Lui qui règne pour les siècles des siècles. Amen.

 

Au début de chaque station, nous redisons : Nous T’adorons, ô Christ, et nous Te bénissons ! Car Tu as racheté le monde par Ta sainte Croix !

 

 

Première Station

Jésus est condamné à mort

 

« C’était la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : « Voici votre roi. » Eux vociférèrent : « À mort ! À mort ! Crucifie-le ! » Pilate leur dit : « Crucifierai-je votre roi ? » Les grands prêtres répondirent : « Nous n’avons pas d’autre roi que César ». Alors, il le leur livra pour être crucifié » (Jean 19, 14-16).

 

« Lorsque je suis triste, je pense à la tête que j’avais quand tu me reprenais après un geste non affectueux, une négligence ou tout autre enfantillage ; je me revois ne comprenant pas tes reproches et je me retrouve en face de Jésus à genoux au jardin des oliviers, effrayé du calice… Oui cela valait la peine, pour que l’enfant devienne un homme, tout comme le calice, pour que le Christ devienne le salut » (A l’heure des amours).

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, donne-nous de savoir dépasser nos revendications, réclamant justice en acceptant de communier à Jésus dans sa Passion.

 

 

Deuxième Station

Jésus est chargé de sa Croix

 

« Je suis troublé par les cris de l'ennemi et les injures des méchants ; ils me chargent de crimes, pleins de rage, ils m'accusent. Mon cœur se tord en moi, la peur de la mort tombe sur moi ; crainte et tremblement me pénètrent, un frisson me saisit » (Psaume 54, 4-6).

 

« Dieu ne veut pas que nous soyons éprouvés au de-là de nos forces… C’est pourquoi Lui-même est avec nous pour nous défendre quand vient l’épouvante. Voilà donc qu’il m’a choisi pour ainsi porter ma part de sa souffrance, porter après Lui la croix du salut, croix d’où nous tenons la vie. Merci pour tes prières, je m’unis à elles pour qu’ensemble nous continuions de supplier le Très-Haut pour qu’Il m’aide à vivre très chrétiennement ces moments très singuliers qu’Il me donne de vivre ; que tous nous sachions puiser aux sources de la souffrance, les grâces de la vie » (Lettre du 9 décembre 2004, après l’amputation)

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, fais que nous portions nos croix en communion avec ton œuvre de rédemption.

 

 

Troisième Station

Jésus tombe pour la première fois

 

« Maltraité, il s’humiliait, il n’ouvrait pas la bouche : comme un agneau qui se laisse mener à l’abattoir, comme devant les tondeurs une brebis muette, il n’ouvrait pas la bouche » (Isaïe 53, 7).

 

« Je t’ai prêché l’humilité, accepte-là, ne t’obstines pas, je t’aime et te corrige, même sévèrement, pour que tu saches que tu n’es rien, rien que glaise, bien que je te façonne, te fortifie et te garde. (Tu n’est rien si tu n’es pas ce que je veux) » (Pour que tu saches, 9 juin 2005).

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, apprends-nous dans nos chutes à accueillir humblement notre faiblesse tout en gardant une confiance sans borne en ta miséricorde.

 

 

Quatrième Station

Jésus rencontre sa Mère

 

Syméon dit à Marie : « Vois ! Cet enfant doit amener la chute et le relèvement d’un grand nombre en Israël ; Il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, une épée te transpercera l’âme, afin que se révèlent les pensées de bien des cœurs » (Luc 2, 34-35).

 

« Le tout n’est pas dans les œuvres éclatantes que tu peux faire, bien plus le oui intérieur et l’acceptation profonde de la volonté de Dieu. Vois la sainte Vierge Marie, en silence elle a dit oui. Et maintenant il te faudra du temps et de l’humilité pour comprendre et accepter d’être ce que le Seigneur voudrait que tu sois. Il faudra mater ton amour propre pour te laisser servir quand bien même tu aurais voulu servir. Accueille humblement et avec joie tes faiblesses, tes limites… Retiens ceci que l’on dit souvent, que le martyre quotidien est plus pénible que celui ponctuel » (Ce qu’elle m’a enseigné aujourd’hui, 6 juin 2005).

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, donne-nous de vivre toujours plus dans la docilité de la Vierge Marie en acceptant humblement ce que Tu fais en nos vies quotidiennes.

 

 

Cinquième Station

Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa Croix

 

« Celui qui veut marcher à ma suite, qu’il se renie lui-même, qu’il se charge de sa croix chaque jour et qu’il me suive. Qui veut en effet sauver sa vie la perdra, mais celui qui perdra sa vie à cause de moi, celui-là la sauvera » (Luc 9, 23-24).

 

« Le père Hermann me dit « une souffrance bien gérée contribue au salut des hommes », ce qui tira la sonnette d’alarme. Ce fut pour moi une sérieuse prise de conscience et je commençais à méditer cette parole ô combien profonde et pertinente. Je pouvais donc aussi porter quelque chose au monde, malgré tout de ce que connaissais de mes péchés. Je résolu dès lors de souffrir pour les frères du Carmel camerounais en (me) disant que (si) cet handicap pourrait peut-être m’écarter du Carmel, j’aimerais quand même semer du mien pour qu’en profite au moins le jardin du Seigneur qui est chez nous » (Quand je serai triste…)

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, aide-nous à porter notre croix à Ta suite en offrant nos souffrances pour l’Église et le salut du monde.

 

 

Sixième Station

Véronique essuie le Visage de Jésus

 

Comme un surgeon il a grandi devant lui, comme une racine en terre aride sans beauté ni éclat pour attirer nos regards et sans apparence qui nous eût séduits ; objet de mépris, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance comme quelqu’un devant qui on se voile la face, méprisé, nous n’en faisions aucun cas » (Isaïe 53, 2-3).

 

« Quelle aventure je vis ! Quelle beauté que la Sagesse ! La présence de Dieu à mes côtés, j’en suis fou. Tendresse sans pareil, j’en mourrai heureux » (Coup de foudre, folie, 4 novembre 2004).

 

« Comme Il est beau, Jésus ! Maman Anna, combien de lumière… Comme il est beau, Jésus ! » (Dernières paroles de Jean-Thierry, 4 janvier 2006).

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, fais que nous soyons toujours plus fascinés par la beauté qui rayonne de Ton Visage.

 

 

Septième Station

Jésus tombe pour la deuxième fois

 

« Ce sont nos souffrances qu’il portait et nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes. Le châtiment qui nous donne la paix est sur lui et dans ses blessures, nous trouvons la guérison » (Isaïe 53, 4-5).

 

« Toi, tu restes avec moi toujours, quand mon cœur faiblit face au pauvre, quand le lépreux me fait larmoyer, quand le malade me consterne, quand la prostituée m’apitoie, quand la mort d’un proche me blesse. Hier Seigneur c’est toi que je cherchait dans les gens de mon sang, dans ceux qui m’aimaient. Aujourd’hui Seigneur c’est toi que j’ai trouvé, dans les inconnus, les étrangers, dans ceux qui me détestent. Ton amour crie plus fort que le sang. Ton amour me brûle, je le sens » (Hier, Seigneur ? Aujourd’hui, Seigneur, 19 décembre 2002).

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, apprends-nous à te reconnaître dans ceux qui souffrent autour de nous, Toi qui les associes mystérieusement à Ta Passion d’amour pour nous tous.

 

 

Huitième Station

Jésus console les filles de Jérusalem

 

Une grande masse du peuple le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais, se retournant vers elles, Jésus dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! » (Luc 23, 27-28).

 

« Une fois qu’un sens est donné à la maladie, elle n’est plus une souffrance, mais un chemin vers un autre, un ami qui souffre comme moi ou vers une amie qui en fait a vécu la souffrance et qui vient aujourd’hui à ma rencontre » (10 septembre 2005).

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, transforme nos lamentations en ouvrant nos yeux sur ce que Tu nous appelles à vivre en tout ce qui nous arrive.

 

 

Neuvième Station

Jésus tombe pour la troisième fois

 

« Vous tous qui passez sur le chemin, regardez et voyez s’il est une douleur pareille à la douleur qui me tourmente, dont le Seigneur m’a affligé, au jour de sa brûlante colère. D’en haut il a envoyé un feu qu’il a fait descendre dans mes os. Il a tendu un filet sous mes pas, il m’a renversé, il m’a rendu désolé, malade tout le jour » (Lamentations de Jérémie, 1, 12-13).

 

« Tu vois un enfant au bas de l’escalier, il fait des pas sur place, il n’arrive pas à monter. En haut, une grande personne qui plutôt descend le chercher parce qu’il a vu son intention et ses efforts « vains » de monter… il faut donc recommencer, sans te lasser, les efforts de tous les jours, malgré qu’au soir tu te voies faible. Certes, lui descendra vers toi et quand il t’aura hissé, ne t’enorgueillis pas, reconnais que c’est son œuvre » (Ce qu’elle m’a enseigné aujourd’hui, 6 juin 2005).

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, apprends-nous la persévérance dans l’espérance au creux de nos chutes répétitives.

 

 

Dixième Station

Jésus est dépouillé de ses vêtements

 

« Le Christ Jésus, ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l’égalait à Dieu. Mais il s’est anéanti, prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes, reconnu homme à son aspect, il s’est abaissé, devenant obéissant jusqu’à la mort, et à la mort de la croix ! » (Philippiens 2, 6-8).

 

« Me laissant unijambiste, estropié pour que lui seul soir ma force et mon orgueil car aujourd’hui, du physique à travail, il m’a laissé le juste assez, seulement ce qu’il faut pour chanter ses louanges... (…) Dommage que j’ai été obligé d’attendre si longtemps et un fait assez dur pour m’ouvrir les yeux. Mais Dieu sait bien plus que quiconque ce qui est bon pour nous, même si cela nous coûte.

 

(…) Je veux dire que nous soyons prêts à un dépouillement plus grand tant que je suis encore plein d’orgueil. Car peut-être dont-on perdre d’avantage de membres pour être tout au Christ. Mais à présent, je suis prêt à tout, pourvu que seule sa volonté soit faite » (A l’heure des amours).

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, apprends-nous à nous laisser dépouiller de nous-mêmes pour être plus disponibles à Toi seul.

 

 

Onzième Station

Jésus est cloué à la Croix

 

« Oui, des chiens me cernent, une bande de vauriens m'entoure. Ils me percent les mains et les pieds ; je peux compter tous mes os. Ces gens me voient, ils me regardent. Ils partagent entre eux mes habits et tirent au sort mon vêtement. Mais toi, Seigneur, ne sois pas loin : ô ma force, viens vite à mon aide ! Préserve ma vie de l'épée, arrache-moi aux griffes du chien ; sauve-moi de la gueule du lion et de la corne des buffles » (Psaume 21, 17-22).

 

« L’ingratitude de notre cœur de pécheur nous a dispersés à l’heure de la Passion. Le Christ, alors qu’il souffrait pour nos péchés, n’a pas eu de nous la compassion normale, mais lui nous a aimés par-dessus tout, il nous a laissé sa Mère et, aujourd’hui, nous choisit pour le suivre au Calvaire, en portant notre croix… Comme lui-même est là pour nous aider, nous ne pouvons que l’en remercier. Nous l’avons appelé quand c’était fort, unissons-nous maintenant pour l’action de grâce, car il entendu notre prière. À toi je dis merci d’être restée avec Jean et Marie à mes côtés ; réjouis-toi avec moi de ce que le Seigneur me donne sa joie et reste pour que nous veillons dans la prière » (Lettre du 19 décembre 2004).

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, apprends-nous à ne pas Te laisser seul, à l’heure de l’épreuve, Toi qui ne nous laisses jamais seul.

 

 

Douzième Station

Jésus meurt sur la Croix

 

« C’est en effet alors que nous n’étions sans force, c’est alors au temps fixé, que le Christ est mort pour des impies. À peine, en effet, voudrait-on mourir pour un homme juste. Pour un homme de bien, oui, peut-être osera-t-on mourir. Mais la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ, alors que nous étions encore pécheurs, est mort pour nous » (Romains 5, 6-8).

 

« Par delà (tout) maux et souffrance

Nous avons la vie

Fort de notre espérance

Nous aurons la vie

Béni soit le Dieu de patience

Qui nous donne la vie

Puissions-nous vivre pour lui

… souffrir pour lui

… Nous réjouir pour lui

… Être tout à lui

Pour l’an prochain » (31 décembre 2004)

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, apprends-nous à discerner dans la Croix l’arbre de vie qui nous ouvre le salut.

 

 

Treizième Station

Jésus est descendu de la Croix

 

« Après ces événements, Joseph d’Arimathie, qui était disciple de Jésus, mais en secret par crainte des Juifs, demanda à Pilate de pouvoir enlever le corps de Jésus. Pilate le permit. Ils vinrent et enlevèrent son corps » (Jean 19, 38).

 

« Aujourd’hui je puis lire dans ma vie

Le dessin en lignes dorées

De ton Dessein

Dans la triste obscurité de ma vie

Et savoir combien Tu m’aimes

Béni sois tu !

Souffrant dans mon corps

Par toi j’ai l’esprit en joie

Que te dire encore ?

Sinon ceci que je vois » (11 novembre 2004).

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, fais nous relire nos vies dans la foi en ton dessein d’amour de nous sauver.

 

 

Quatorzième Station

Jésus est mis au Tombeau

 

« Ma chair elle-même repose en confiance : tu ne peux m'abandonner à la mort, ni laisser ton ami voir la corruption. Tu m'apprends le chemin de la vie » (Psaume 15, 9-11).

 

Offert sans réserve,

Il est à l’origine de mon salut ;

Pur de toute souillure,

Il a pourtant vécu comme moi

Dans ce monde ;

Quêteur de mon amour,

Il me donne de vivre en sa confiance ;

Roi de gloire,

Il n’a (pas) craint de se faire petit dans la souffrance ;

Saint plus que les saints,

Il n’a pas peut de passer pour un brigand ;

Tendre comme une mère,

Je ne trouve en lui rien d’indigne ;

Uni à son père comme jamais vu,

Il enseigne au monde la paix. (Mon Jésus de A à Z).

 

Seigneur, à l’exemple de Jean-Thierry, apprend-nous à reposer en Ton Amour fidèle, à nous en émerveiller toujours.

 

 

Prière par l’intercession du Frère Jean-Thierry

 

Dieu d’amour et de miséricorde, tu as sauvé le monde par le mystère de l’Incarnation, Passion et Résurrection de ton Fils bien-aimé Jésus, et Tu as extraordinairement associé à ces mystères ton serviteur le Frère Jean Thierry de l’Enfant Jésus et de la Passion. Donne nous par son intercession, la même foi et endurance dans la souffrance pour que nous puissions être associés à tes amis qui contemplent ton Visage dans ton Royaume. Amen.

 

21 mars 2015

Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

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Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

 

Mgr René Combal, actuel chapelain et ancien recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus, nous propose de vivre le Carême en compagnie de la Vénérable Benoîte Rencurel. A l'occasion de l'année jubilaire du 350e anniversaire des premières apparitions, afin de vivre le Carême, retrouvez, chaque jour de la sainte quarantaine, une méditation pour vous plonger dans la Grâce du Laus.

 

Cinquième semaine de Carême

 

Cinquième dimanche de Carême

Dimanche 22 mars

La résurrection de Lazare et les guérisons pendant l’éclipse du Laus

 

En ce cinquième dimanche de carême, l’Évangile nous raconte la résurrection de Lazare. Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois tu verras la gloire de Dieu ». À Notre-Dame du Laus, « il ne faut qu’avoir la foi » nous dit le chanoine Pierre Gaillard en présentant un tableau évocateur des infirmités qui continuent à être guéries même pendant la période d’hostilité, dans les années 1700.

Neuf cas sont signalés de 1701 à 1703, dont deux par l’onction d’huile de la lampe pour l’année 1703. Aucun fait précis, mais un long tableau des infirmités qui sont guéries au Laus : « ceux qui ont mal aux yeux offrent des cœurs d’argent après leur guérison ; ceux qui sont guéris de chancre au nez, au sein, au visage, offrent aussi des présents. De même beaucoup sont guéris des jambes ou d’autres infirmités corporelles, mais la plupart ne sont pas notées, les prêtres étant trop occupés les jours de fêtes pour le faire. Ils le disent en se confessant, on les prie d’attendre pour qu’on les écrive après leur confession. Mais, pour différentes raisons, ils s’en vont et ne reviennent pas. Et puis il y en a d’autres qui n’osent pas parler de leurs infirmités, surtout quand ce sont des maux héréditaires, comme les écrouelles et qui s’en vont sans dire mots, ou par sauvagerie, ou parce qu’ils n’osent pas. Combien de sourds, de muets, guérissent !

En un mot, on y guérit de toute sorte de maux, et des plus incurables, inconnus des médecins : ainsi, une fille qui avait les yeux fondus à la tête, incapable de voir normalement, être guérie à la fin de sa neuvaine et avoir les yeux aussi beaux qu’auparavant. Combien de maux de tête, de maux internes, où l’on ne connaît rien et qui guérissent au Laus ! Combien qui sont guéris de toutes sortent d’indispositions en prenant de l’huile de la lampe de la chapelle. Chacun en porte à son pays et en donne aux voisins qui guérissent sans qu’on en sache rien au Laus ! Il ne faut qu’avoir la foi et se mettre en état de grâce pour guérir. Mais tous ne rapportent pas les effets miraculeux de leur guérison. »

 

Cinquième semaine de Carême

Lundi 23 mars

La femme adultère et la conversion de Madame Rolland

 

L’Évangile nous présente l’épisode de la femme adultère : « Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en train de commettre l’adultère. Ils veulent la lapider, Jésus leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché qu’il soit le premier à lui jeter la pierre » ; ils s’en allèrent l’un après l’autre en commençant par les plus âgés. Jésus reste seul avec la femme en face de lui. Il se redresse et lui demande : « Femme, où sont-ils donc ? Alors personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit « Personne, Seigneur ». Et Jésus lui dit : « Moi non plus je ne te condamne pas, va , et désormais ne pèche plus. » »

Madame Rolland chez qui Benoîte travaillait pour garder son troupeau, était une femme de mauvaise vie. Elle va se trouver en contact avec la Belle Dame au Vallon des Fours. Voici le récit du chanoine Pierre Gaillard : « Sa maîtresse ne vivant pas comme elle le souhaitait, Benoîte prie la Dame de se faire voir à elle et de changer son cœur. Sa maîtresse était surprise de tout ce que cette fille faisait, et de sa vertu et de ses visions, de tout ce qu’on disait d’elle : elle n’y croyait pas.

Elle se rend un matin à l’insu de Benoîte, près du lieu de l’apparition, au Vallon des Fours. Sitôt que Benoîte arrive, elle voit la Dame qui lui dit : « Votre maîtresse est cachée sous la roche. »  « Elle n’y est pas Madame, je l’ai laissée dans le lit. Belle Dame, qui le sait mieux de nous ? » « Elle y est, répond la Vierge,vous la trouverez sous la roche ; avertissez-la de ne pas jurer sur le nom de Jésus, que si elle continue il n’y a pas de paradis pour elle, que sa conscience est en très mauvais état, qu’elle fasse pénitence… »

Cette femme l’entendit, fut touchée d’une douleur très sensible, et d’un repentir extrême d’avoir offensé Dieu : elle pleure, soupire, gémit. Benoîte s’approche en entendant les pleurer et lui dit : « Vous m’avez fait dire un mensonge à la dame. Je vous croyais au lit ». « J’ai entendu tout ce que la Dame vous a dit, je me corrigerai ». Ce changement si prompt donna beaucoup de consolation à cette bonne fille, et encore davantage par la suite quand elle vit sa maîtresse ne jurant plus, jeûnant et donnant aux pauvres autant que ses facultés le permettaient. Elle vécut le reste de ses jours fort chrétiennement, fréquentant les sacrements. »

 

Cinquième semaine de Carême

Mardi 24 mars

Le serpent de bronze et la chapelle du Précieux Sang

 

Nous méditerons aujourd'hui sur le livre des Nombres, qui nous présente le serpent de bronze. « Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d’un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie. » Dans l’Évangile, Jésus déclare : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’Homme, alors vous comprendrez que moi, Je SUIS ».

Benoîte, à cinq reprises, a vu le Christ crucifié sur la Croix d’Avançon, que nous pouvons continuer à regarder et à contempler dans la chapelle du Précieux Sang. Cette chapelle unique, qui a été inaugurée le 16 octobre 1862, restaurée et bénie récemment par Monseigneur Jean-Michel di Falco Léandri, est un véritable reliquaire : la croix est suspendue au dessus de l’autel où la messe est célébrée durant l’été tous les vendredis. Là de nombreux pèlerins reçoivent des grâces extraordinaires qui proviennent de l’expérience spirituelle que Benoîte a vécue en ce lieu. Elle venait y prier pieds nus des heures entières, été comme hiver, les mercredis, vendredis et samedis, jours où elle jeûnait. Tournons-nous aussi vers la Croix Glorieuse d’où jaillissent l’eau et le sang de Jésus par lesquels nous avons été régénérés.

 

Cinquième semaine de Carême

Mercredi 25 mars

La vérité vous rendra libre

 

Jésus déclare dans l’Évangile : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, alors vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre. »

Un homme, Monsieur Blanchard, était prisonnier d’une grave obsession. Il retrouve la liberté grâce à Benoîte qui lui révèle la vérité sur son mal. Monsieur Peythieu revient six fois sur le cas de cet avocat, dont la maladie avait étonné toute la Provence : cet homme, très estimé dans la région, était soudain devenu gravement malade de scrupule. Cela après une confession générale suivie d’une communion où il avait cru entendre une voix citant un texte vengeur des psaumes contre les pécheurs qui ne se convertissent pas. Cette parole l’obsédait et il était tombé dans une neurasthénie fort agitée. Les siens devaient parfois le lier avec des cordes pour qu’il ne coure pas à travers toute la ville.

Son confesseur, un Récollet, nommé François Piémond le décide à se rendre au Laus en septembre 1684, lui conseillant de ne pas parler de confession. Il vient au Laus. Benoîte le rencontre et l’aide à découvrir le mal qui est au fond de son âme : il était effrayé par de mauvaises communions faites autrefois et était resté jaloux de sa femme. Il se confesse, se réconcilie avec son épouse. Il est complètement guéri faisant l’admiration de la ville par sa piété retrouvée et sa générosité envers les malades et les affligés. Il revient en mai 1685 pour rendre grâce. Cette guérison est vraiment révélatrice du charisme d’accompagnement psycho-spirituel de Benoîte.

 

Cinquième semaine de Carême

Jeudi 26 mars

Il ne verra jamais la mort

 

En effet, dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous dit : « Amen, amen je vous le dis : si quelqu’un est fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort. »

Benoîte éduquée par Marie a été fidèle jusqu’au bout à la Parole de Dieu. C’est pourquoi au-delà de sa mort, elle est toujours présente à Notre-Dame du Laus. Elle continue mystérieusement à accueillir les pèlerins, à les réconforter, à les aider à voir clair dans leur conscience, à les préparer à la confession, à prier pendant qu’ils se confessent, à les aider à bien participer à l’Eucharistie et à la Communion avec les meilleures dispositions.

« Après la mort de la bergère, écrit Aubin dans sa copie authentique, on aurait pu croire que les gens qui avaient pour elle une vénération particulière cesseraient de venir au Laus et que ce saint lieu serait bien moins fréquenté. Mais Dieu qui s’était servi de cette humble fille pour établir cette dévotion en l’honneur de sa Sainte Mère. Il lui avait fait assurer par l’Ange que ce pèlerinage serait plus florissant après sa mort que de son vivant et avait suscité de saints prêtres pour continuer et perfectionner  cette bonne œuvre. » Ainsi on y voit encore venir les mêmes processions et la même affluence du peuple. La Très Sainte Vierge y accorde la même protection. On y reçoit toujours de nouvelles grâces, soit des guérisons, soit des conversions éclatantes.

 

Cinquième semaine de Carême

Vendredi 27 mars

« Toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs »

 

Le Prophète Jérémie nous dit que Dieu scrute l’homme juste, et voit les reins et les cœurs. C’est une occasion pour nous de parler du charisme de Benoîte qui touche les cœurs et a le don de lire dans les consciences. Pierre Gaillard écrit : « Combien de personnes ont dit que le Laus est le refuge des pécheurs. En ce lieu, Dieu leur inspire de faire de bonnes confessions, lève la honte de ceux qui n’osent pas les dire, assistés de l’avis de Benoîte qui leur découvre tout leur intérieur. 

« Quand je vois quelqu’un, déclare Benoîte à Gaillard, je connais d’emblée tout ce qu’il est et ce qu’il a sur la conscience. C’est comme dans une glace : on voit ce qui est au dedans, tout à la fois. C’est ce qui me permet de donner les avis nécessaires au salut de ceux que je juge capable d’en profiter. » Monseigneur Hervé, évêque de Gap, rencontre Benoîte qui prie Dieu dans l’église : « Elle lui parle plus de deux heures et lui décrit tout ce qu’il vit dans son intérieur, ce qu’il avait fait, ce qu’il allait faire, ce qui plairait ou non à Dieu. » Ainsi, tous sans distinction, bénéficient, et encore aujourd’hui, du don que Dieu a accordé à Benoîte comme au Curé d’Ars pour entrer dans la grâce de Miséricorde et de conversion du sanctuaire de Notre-Dame du Laus.

 

Cinquième semaine de Carême

Samedi 28 mars

« Je vais les rassembler de partout et je les purifierai »

 

Le prophète Ezékiel annonce que Dieu va rassembler son peuple et le purifier. C’est bien ce que la Vierge a voulu en fondant avec Benoîte le sanctuaire de Notre-Dame du Laus : rassembler beaucoup d’hommes et de femmes pour qu’ils se purifient par le sacrement de la réconciliation.

Le juge François Grimaud dans la « Relation Véritable » qu’il adresse à l’Archevêque d’Embrun, Monseigneur d’Aubusson de la Feuillade, écrit : « Les miracles que Dieu a opérés en ce lieu par l’intercession de Benoîte se déroulent dans l’affluence innombrable du peuple qui y est venu de toutes parts... par un miracle particulier, cette nouvelle a été répandue dans toute la province du Dauphiné et autres lieux du Royaume, et jusque dans les capitales de l’Espagne et du Piémont mais avec tant de succès et de fruits, que depuis les fêtes de la Pentecôte 1665 jusqu’en janvier 1667, on peut assurer avec vérité qu’il y est venu plus de 130.000 personnes. » Ainsi se réalisent dès les premiers temps, l’annonce prophétique de la Mère de Dieu : « Beaucoup de pécheurs et de pécheresses viendront ici pour se convertir. »

 

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13 mai 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 9/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Neuvième Mardi

Apostolat en Italie

(Suite)

 

Antoine arriva à Padoue au commencement du carême de l'année 1228. Aussitôt il se mit à l'œuvre. Des âmes, des âmes ! Il lui faut des âmes à sauver. Durant les prédications de la station quadragésimale, il ne cessa de répandre sur son auditoire, chaque jour plus nombreux, les trésors de foi et d'amour qui remplissaient son âme. Le plus grand miracle qu'Antoine opéra à Padoue, dit l'un de ses récents historiens, fut la transformation de cette cité mondaine. Le succès de sa parole fut immense ; les églises ne suffisaient pas à contenir son auditoire, qui compta jusqu'à trente mille hommes. On se mettait en route dès minuit pour arriver à temps au sermon. Toute la vie de la population semblait se concentrer sur un seul point, la prédication d'Antoine, et, dans l'espace d'un mois, la vieille cité fut transformée.

« Un jour, dit l'auteur de la Vie Anonyme, cité par Mgr Ricard, un jour Antoine fut plus éloquent qu'à l'ordinaire, et un de ses auditeurs se sentit bouleversé par sa parole. Or, quand il se présenta devant le Saint pour accuser ses péchés, il poussait de si profonds soupirs et de tels sanglots coupaient sa voix, qu'il lui fut impossible de proférer un seul mot. Le Bienheureux lui conseilla alors de mettre ses fautes par écrit. Le pénitent obéit ; mais, quand l'Homme de Dieu tint le papier en main, l'écriture avait disparu, et le parchemin était aussi net que si on n'y avait jamais tracé aucun écrit ».

A ces prodiges s'ajoutaient d'autres prodiges ; à ces miracles succédaient d'autres miracles. C'est une mère qui présente au Saint son enfant paralytique et qui le voit aussitôt marcher et courir comme les enfants de son âge ; c'est un père qui met sous les yeux d'Antoine sa fille, en proie à de fréquentes crises d'épilepsie, et qui a le bonheur de la voir radicalement guérie ; c'est une bande de douze brigands qui se convertit tout entière à la première prédication.

Enfin, car il n'est pas possible de citer tous les miracles, tant ils sont nombreux, un jeune homme va trouver Saint Antoine et lui avoue qu'il a frappé sa mère et qu'il l'a renversée d'un coup de pied. Un cri d'indignation s'échappe du cœur du Saint, et il dit au coupable, avec l'accent du reproche : « Un pied qui a frappé sa mère mériterait d'être coupé ». Le jeune homme, qui était violent et emporté et de plus, simple et grossier, prit ces paroles à la lettre, et, rentré chez lui, il coupa son pied d'un coup de hache. A cette vue, sa mère poussa des cris de désolation et de douleur ; elle alla trouver Antoine et l'accabla de reproches pour avoir donné une si horrible pénitence à son fils. Le Saint ne dit mot ; mais, sortant avec la pauvre femme, il l'accompagna jusqu'à sa demeure. Là, il prit le pied amputé et sanglant, le rapprocha de la jambe, et toute trace de la blessure disparut. Jamais l'action directe sur les âmes ne s'était fait sentir, depuis les temps apostoliques, aussi vivement et aussi efficacement, tant par les prédications que par les miracles qu'Antoine semait sur son passage, et Padoue était revenue à la vertu et à la foi. « La vigne du Seigneur y était en pleine sève », dit Saint Bonaventure.

Après cette station si fructueuse à Padoue, Antoine se rendit à Bologne, où il arriva dans l'été de 1228. Il évangélisa encore un grand nombre de villes, fonda plusieurs couvents, prêcha le carême à Florence, visita Mantoue et sema partout sur sa route les conversions et les miracles. Il s'achemina ensuite vers Assise, où il assista, en 1230, à la Translation du corps de Saint François. Au lendemain de cette fête triomphale, les Frères Mineurs se réunirent en assemblée capitulaire, et Antoine abdiqua humblement ses fonctions de Provincial. Ce fut alors que le nouveau général permit au Bienheureux de choisir le lieu de sa résidence. Sans hésiter, il désigna Padoue. Il avait été l'apôtre de cette ville et il le sera encore; mais, ce que nous ne pouvons passer sous silence, c'est qu'il en fut aussi le libérateur.

A cette époque, le Nord de l'Italie tremblait au nom redouté d'Ezzelino de Romano, le féroce lieutenant de l'empereur Frédéric II. Déjà Padoue voit à ses portes ce terrible adversaire ; déjà Vérone a été prise d'assaut ; déjà Castel-Fonte est tombé au pouvoir du cruel vainqueur ; tout est mis à feu et à sang. Les habitants de Padoue se placent sous la protection d'Antoine et lui demandent de les sauver. Le saint se dévoue pour ses chers Padouans, et il part pour Vérone, où se trouvait le barbare gouverneur. L'humble religieux est admis en sa présence.

Alors, fort de la puissance et de l'autorité de Dieu dont il est le ministre, vengeur de l'innocence qui a été foulée aux pieds, de la justice qui a été insultée, de la loi divine et de la morale publique qui ont été méprisées, il laisse déborder de son âme les flots de sa sainte indignation, et il adresse au gouverneur impérial ces foudroyantes paroles : « Tigre cruel, jusqu'à quand verseras-tu le sang innocent, le sang des chrétiens ? Le glaive du Seigneur, sache-le, est suspendu sur ta tête. Songe au jour du jugement qui approche. Le châtiment sera terrible ». En entendant ces mots, le tyran se trouble ; il tremble, et, effrayant de pâleur, « il se prosterne, dit le Liber miraculorum, aux pieds de l'homme de Dieu, et, au milieu de la surprise de tous les assistants, il avoue ses péchés et promet de se corriger, conformément aux conseils du frère ». Sauveur de Padoue, béni de tous les habitants, Antoine parut dans la chaire au début du carême de 1231. Ce devait être le dernier chant du cygne.

« Antoine le savait et ne le disait pas, observe le chroniqueur, de peur d'affliger ses Frères. Mais tous en avaient comme un pressentiment, ajoute Mgr Ricard. Jamais il n'avait mieux parlé. On eût dit le Sauveur Jésus, à son dernier soir, quand il épancha son cœur en ce magnifique discours de la Cène, testament et mémorial de l'amour d'un Dieu. Jamais non plus les prodiges ne naquirent plus empressés sous ses pas, obéissant à la voix du missionnaire, déjà frappé à mort par l'excès de charité et les efforts surhumains de son zèle ». Ce Carême de l'année 1231 fut pour Antoine un vrai triomphe au milieu de miracles innombrables. C'est la fin de la moisson, et la récolte a dépassé toutes les espérances. L'heure vient où l'ouvrier diligent et vaillant va recevoir sa récompense et entrer dans le repos éternel.


Réflexions

La Pénitence


Lorsque nous regardons l'image de Saint Antoine de Padoue, nous le voyons vêtu d'une robe sombre, qu'une corde serre à la ceinture. Ce sont là les livrées de la pénitence. De plus, notre Saint a les pieds nus, et sa tête rasée ne conserve que la couronne monacale. C'est ainsi qu'il nous prêche la mortification des sens, le mépris de la mollesse et des plaisirs, le détachement des choses de la terre, l'oubli de soi-même et le dédain pour tout ce qui est passager, futile et vain. En effet, l'homme est-il quelque chose par son corps ? Allez dans les nécropoles comme dans les plus humbles cimetières, faites ouvrir les tombes des grands de la terre et les cercueils des plus inconnus des hommes, et voyez ce qui reste du corps après quelques années et quelquefois après quelques mois seulement. Ce n'est donc pas par ce côté que l'homme a une valeur, et voilà pourquoi les saints ont toujours montré. pour le corps très peu de préoccupation.

Ce qui fait l'homme, c'est son être moral, c'est son être pensant et voulant, c'est le principe de toute action, c'est l'âme. Or, comme l'âme est enfermée, emprisonnée dans le corps qu'elle anime, elle est exposée à subir ses exigences, à descendre dans des régions où la matière est souveraine, à déchoir par conséquent, puisqu'elle est esprit. L'âme ne doit pas se matérialiser, c'est-à-dire n'avoir plus de pensées que pour les choses de la terre, de volonté et de désir que pour ce qui est bas et grossier ; mais au contraire, elle doit spiritualiser le corps, c'est-à-dire l'élever au-dessus des vulgaires préoccupations du bien-être, le maîtriser par les mortifications et le dompter par la souffrance ; en un mot, elle doit pratiquer en lui et avec lui la vertu de pénitence. Et c'est cette vertu qui se manifeste par les dehors si pauvres de Saint Antoine.

De plus, la pratique de cette vertu rapproche davantage l'homme de son Divin Modèle, car Jésus-Christ a été pauvre et il a souffert, et c'est sur la Croix qu'il attend ceux qui l'aiment, c'est au sommet du Calvaire qu'il faut arriver par un chemin difficile et pénible, quand on veut imiter le Divin Sauveur. En d'autres termes, l'immolation de soi-même par amour pour Jésus-Christ, voilà le but que les Saints ont atteint et pleinement réalisé par la vertu de pénitence.

 

Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

 

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3 mars 2013

Neuvaine à Saint Maximilien-Marie Kolbe

Neuvaine à Saint Maximilien-Marie Kolbe

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Saint Maximilien-Marie Kolbe

Frère Mineur Conventuel Martyr

1894-1941

Fête le 14 août

 

Raymond Kolbe naquit en Pologne, à Zdunska-Wola, près de Lodz, en 1894, il entra au Noviciat des Frères Mineurs Conventuels de Lwow en 1910 sous le nom de Maximilien, auquel il ajoutera celui de Marie à sa profession solennelle en 1914. Il poursuivit ses études à Rome à l'Université Grégorienne et au Seraphicum ; en 1917 il y fonda avec quelques confrères la « Milice de l'Immaculée », mouvement marial au service de l'Eglise et du monde. Ordonné Prêtre en 1918, il rentre en Pologne et enseigne la philosophie et l'histoire ecclésiastique au Couvent de Cracovie. Malgré sa santé fragile (il vécut avec un seul poumon à partir de 1921) et l'incompréhension de son entourage, il continue à à propager la Milice de l'Immaculée. Théologien, mystique et apôtre, Maximilien a trouvé l'unité de sa vie dans un culte chevaleresque pour l'Immaculée, qui se concrétise dans le don de soi. En 1922, il lance un bulletin mensuel, « Le Chevalier de l'Immaculée » ; en 1927 il crée à Teresin un centre de vie religieuse apostolique appelé « La Cité de l'Immaculée », qui dix ans plus tard, comptera sept cent soixante religieux. Entre temps il se rend au Japon et fonde à Nagasaki une seconde Cité et prépare d'autres fondations en Asie. Mais il est déporté en Allemagne en 1939, libéré puis de nouveau arrêté en février 1941 ; le 19 mai il arrive au camp d'Auschwitz. C'est là qu'il s'offrit à la place d'un père de famille condamné avec neuf autres prisonniers, à être enfermé dans un bunker pour y mourir de faim ; il est mort le dernier, le 14 août, après avoir réconforté ses compagnons. Il fut béatifié en 1971. Le Bienheureux Jean Paul II l'a canonisé en 1982.

 

(D'après le Sanctoral Franciscain, aux Editions Franciscaines, Paris)

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Neuvaine à Saint Maximilien-Marie Kolbe

« Seul l’amour est créateur »

 

Prières quotidiennes

 

Consécration à Marie

 

O Vierge Immaculée, Mère de Dieu et de l’humanité, je Vous accueille comme le don de Jésus sur la Croix et je me confie entièrement à Vous. Je Vous offre toute ma vie : ce que je suis, ce que j’aime et ce que j’ai, afin que resplendisse en moi la beauté du Christ. Aidez-moi à être docile à l’Esprit et à vivre avec joie ma vocation dans l’Eglise, afin de collaborer à Votre mission maternelle et d’orienter vers Dieu le cœur de tout homme. Vous qui avez guidé Saint Maximilien Kolbe pour aimer sans mesure, enseignez-moi à être témoin de l’Evangile et à faire de ma vie un don. Je Vous confie les personnes que je rencontre et je Vous offre le travail, les joies et les souffrances de ma journée.

 

Prions

 

Seigneur notre Dieu, Vous qui avez mis dans le cœur de saint Maximilien un amour ardent pour la Vierge Immaculée et un dévouement qui l’a conduit à donner sa vie pour son prochain, nous Vous en supplions, accordez-nous, par son intercession, de nous dépenser sans compter pour Votre gloire au service des hommes en imitant Jésus, Votre Divin Fils jusqu’à la mort. Lui qui règne avec Vous et le Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles des siècles. Amen.

 

Prière de la Médaille Miraculeuse

 

O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour tous ceux qui n'ont pas recours à Vous, en particulier pour les ennemis de la Sainte Eglise et pour ceux qui Vous sont recommandés.

 

Premier jour

 

Évangile selon Saint Luc 2, 41-52

 

« Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand Il eût douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'Il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : Il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-Tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en Te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous M'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez Mon Père que Je dois être ». Mais ils ne comprirent pas ce qu'Il leur disait. Il descendit avec eux pour rentrer à Nazareth, et Il leur était soumis. Sa Mère gardait dans Son Coeur tous ces événements. Quant à Jésus, Il grandissait en Sagesse, en taille et en grâce, sous le regard de Dieu et des hommes ».

 

Saint Maximilien, homme de prière et de contemplation, priez pour nous.

 

« La prière fait renaître le monde. Dans tous les soucis et les malheurs (…), peut être le remède le plus efficace est-il la prière »

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Deuxième jour

 

Évangile selon Saint Matthieu 11, 28-30

 

« Venez à Moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et Moi, Je vous procurerai le repos. Prenez sur vous Mon joug, devenez Mes disciples, car Je suis Doux et Humble de Cœur, et vous trouverez le repos. Oui, Mon joug est facile à porter, et Mon fardeau, léger ».

 

Saint Maximilien, exemple lumineux d’humilité et de douceur, priez pour nous.

 

« Profitons de tout pour exercer notre âme à la patience, à l’humilité, à l’obéissance et aux autres vertus et les croix ne seront pas trop pesantes »

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Troisième jour

 

Évangile selon Saint Luc 22, 39-46

 

« Jésus sortit pour se rendre, comme d'habitude, au mont des Oliviers, et ses disciples le suivirent. Arrivé là, Il leur dit : « Priez, pour ne pas entrer en tentation ». Puis Il s'écarta à la distance d'un jet de pierre environ. Se mettant à genoux, Il priait : « Père, si tu veux, éloigne de Moi cette coupe ; cependant, que ce ne soit pas Ma volonté qui se fasse, mais la tienne ». Alors, du Ciel, Lui apparut un Ange qui le réconfortait. Dans l'angoisse, Jésus priait avec plus d'insistance ; et Sa sueur devint comme des gouttes de Sang qui tombaient jusqu'à terre. Après cette prière, Jésus se leva et rejoignit ses disciples qu'Il trouva endormis à force de tristesse. Il leur dit : « Pourquoi dormez-vous ? Levez-vous et priez, pour ne pas entrer en tentation ».

 

Saint Maximilien, merveilleux modèle de pauvreté et d’obéissance, priez pour nous.

 

« Que ta volonté soit faite : voilà en quoi consiste la perfection... Il faut faire le sacrifice de tout. Il faut s’offrir soi-même sous tous les aspects : matériel - par la pauvreté ; spirituel – par le sacrifice de notre raison et de notre amour propre... »

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Quatrième jour

 

Évangile selon Saint Jean 1, 1-18

 

« Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu,et le Verbe était auprès de Dieu, et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par Lui, tout s'est fait, et rien de ce qui s'est fait ne s'est fait sans Lui. En Lui était la vie, et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres, et les ténèbres ne l'ont pas arrêtée. Il y eut un homme envoyé par Dieu. Son nom était Jean. Il était venu comme témoin, pour rendre témoignage à la Lumière, afin que tous croient par lui. Cet homme n'était pas la Lumière, mais il était là pour lui rendre témoignage. Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde, Lui par qui le monde s'était fait, mais le monde ne l'a pas reconnu. Il est venu chez les siens, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais tous ceux qui l'ont reçu, ceux qui croient en Son Nom, Il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu. Ils ne sont pas nés de la chair et du sang, ni d'une volonté charnelle, ni d'une volonté d'homme : ils sont nés de Dieu. Et le Verbe s'est fait chair, Il a habité parmi nous, et nous avons vu Sa gloire, la gloire qu'Il tient de Son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité. Jean Baptiste lui rend témoignage en proclamant : « Voici celui dont j'ai dit : Lui qui vient derrière moi, Il a pris place devant moi, car avant moi Il était ». Tous nous avons eu part à Sa plénitude, nous avons reçu grâce après grâce : après la Loi communiquée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus-Christ. Dieu, personne ne l'a jamais vu ; le Fils unique, qui est dans le sein du Père, c'est Lui qui a conduit à le connaître ».

 

Saint Maximilien, passionné de l’Immaculée et de la Sainte Trinité, priez pour nous.

 

« Je Vous adore, ô Très Sainte Trinité, ô Dieu Un dans la Sainte Trinité, car Vous avez ennobli l'Immaculée d’une façon tellement divine ».

« La vie à l’intérieur de la Très Sainte Trinité est constituée par le flux et le reflux de l'amour ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Cinquième jour

 

Évangile selon Saint Jean 15, 12-17

 

« Mon commandement, le voici : Aimez-vous les uns les autres comme Je vous ai aimés. Il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous êtes Mes amis si vous faites ce que Je vous commande. Je ne vous appelle plus serviteurs, car le serviteur ignore ce que veut faire son maître ; maintenant, Je vous appelle Mes amis, car tout ce que J'ai appris de Mon Père, Je vous l'ai fait connaître. Ce n'est pas vous qui M'avez choisi, c'est Moi qui vous ai choisis et établis afin que vous partiez, que vous donniez du fruit, et que votre fruit demeure. Alors, tout ce que vous demanderez au Père en Mon Nom, Il vous l'accordera. Ce que Je vous commande, c'est de vous aimer les uns les autres ».

 

Saint Maximilien, Martyr de la charité, priez pour nous.

 

« Il y a encore tant d’âmes égarées, trompées, séduites, esclaves malheureuses du Mauvais et qui cherchent... Belle mission pour laquelle il est utile de vivre, de souffrir, de travailler et même de mourir ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Sixième jour

 

Évangile selon Saint Marc 14, 22-25

 

« Pendant le repas, Jésus prit du pain, prononça la bénédiction, le rompit, et le leur donna, en disant : « Prenez, ceci est mon corps ». Puis, prenant une coupe et rendant grâce, il la leur donna, et ils en burent tous. Et il leur dit : « Ceci est mon sang, le sang de l'Alliance, répandu pour la multitude. Amen, je vous le dis : je ne boirai plus du fruit de la vigne, jusqu'à ce jour où je boirai un vin nouveau dans le royaume de Dieu ».

 

Saint Maximilien, Prêtre et adorateur de Jésus Christ dans l’Eucharistie, priez pour nous.

 

« Notre âme devient un tabernacle vivant, et même quelque chose de plus. Car l’âme de Jésus s’unit à notre âme et devient l’âme de notre âme. Nous ne pouvons pas comprendre tout cela, nous ne pouvons qu’en ressentir les effets ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Septième jour

 

Évangile selon Saint Marc 13, 5-13

 

« Alors Jésus se mit à leur dire : « Prenez garde que personne ne vous égare. Beaucoup viendront sous Mon Nom, en disant : « C'est moi », et ils égareront bien des gens. Quand vous entendrez parler de guerres et de rumeurs de guerre, ne vous laissez pas effrayer ; il faut que cela arrive, mais ce ne sera pas encore la fin. Car on se dressera nation contre nation, royaume contre royaume, il y aura des tremblements de terre çà et là, il y aura des famines ; c'est le début des douleurs de l'enfantement. Soyez sur vos gardes ; on vous livrera aux tribunaux et aux synagogues ; on vous frappera, on vous traduira devant des gouverneurs et des rois à cause de Moi ; il y aura là un témoignage pour eux. Mais il faut d'abord que la Bonne Nouvelle soit proclamée à toutes les nations. Et lorsqu'on vous emmènera pour vous livrer, ne vous tourmentez pas d'avance pour savoir ce que vous direz, mais ce qui vous sera donné à cette heure-là, dites-le. Car ce n'est pas vous qui parlerez, c'est le Saint Esprit. Le frère livrera son frère à la mort, et le père, son enfant ; les enfants se dresseront contre leurs parents et les feront mettre à mort. Vous serez détestés de tous à cause de Mon Nom. Mais celui qui aura persévéré jusqu'au bout, celui-là sera sauvé ».

 

Saint Maximilien, patron de nos temps difficiles, priez pour nous.

 

« Il s’agit uniquement d’arracher le plus grand nombre possible d’âmes immortelles aux liens du péché, de les prémunir contre le mal en les affermissant dans le bien. Désirer le bonheur de l’humanité en Dieu par l’Immaculée : voilà ce qui doit occuper le fond de notre pensée ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Huitième jour

 

Évangile selon St Jean 19, 25-27

 

« Près de la croix de Jésus se tenait Sa Mère, avec la sœur de Sa Mère, Marie femme de Cléophas, et Marie Madeleine. Jésus, voyant Sa Mère, et près d'Elle le disciple qu'Il aimait, dit à Sa Mère : « Femme, voici ton fils ». Puis il dit au disciple : « Voici ta Mère ». Et à partir de cette heure-là, le disciple la prit chez lui ».

 

Saint Maximilien, Serviteur tout entier consacré à l’Immaculée, priez pour nous.

 

« Marie, Marie, Marie : elle est ta vie, avant les activités, au milieu des difficultés, au terme de chaque action ».

« Essaie de recourir à Elle comme un enfant à sa Mère bien-aimée et très bonne, même si tu ne fais qu’invoquer son saint nom ”Marie” au milieu des difficultés de la vie, dans les moments de faiblesse spirituelle (…), et tu sauras par conviction personnelle combien Marie est puissante et qui est son Fils Jésus Christ ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

Neuvième jour

 

Actes des apôtres 1, 12-14

 

Alors, ils retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n'est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.) Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison ; c'est là qu'ils se tenaient tous : Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, Mère de Jésus, et avec ses frères.

 

Saint Maximilien, lumière et gloire de l’Eglise, prie pour nous.

 

« En récitant bien les prières, tu rends gloire à Dieu et tu obtiens de très nombreuses grâces pour la Sainte Eglise, pour les autres… L’office divin et la Sainte Messe, bien célébrés, renouvellent tout un diocèse ».

 

Prier une dizaine du chapelet suivie de la Prière de la Médaille Miraculeuse et la Consécration à Marie.

 

D'après une neuvaine proposée par le site : www.kolbemission.org

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8 avril 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 4/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Quatrième Mardi

Saint Antoine Franciscain

 

Nous sommes arrivés à, l'année 1219, année importante pour le jeune Chanoine Régulier. C'est en cette année que cinq missionnaires franciscains, envoyés par Saint François lui-même, après le chapitre qu'il avait tenu à Assise, passèrent à Coïmbra, se rendant en Afrique pour évangéliser les infidèles. Ferdinand vit et entendit ces Frères Mineurs. C'est de leur bouche qu'il recueillit le récit des derniers entretiens qu'ils avaient eus avec Saint François ; c'est dans leurs paroles qu'il sentit passer, avec un souffle tout enflammé de l'amour de Jésus-Christ, les désirs insatiables de dévouement, de renoncement et d'immolation.

Toutes ces ardeurs étaient déjà dans l'âme de Ferdinand, et il suffisait d'une étincelle pour en faire jaillir un brasier ardent. Les cinq missionnaires furent cette étincelle. Peu de temps après, ces fils de Saint François ayant été mis à mort sur les côtes inhospitalières et barbares du Maroc, leurs restes, par les soins de l'Infant Don Pedro, furent rapportés à Coïmbra, au Monastère de Sainte Croix. Alors, devant les Saintes reliques de ces hommes apostoliques, Ferdinand se sentit remué jusqu'au fond de ses entrailles ; devant ces Martyrs, avec qui il avait conversé avant leur départ pour la mort, son amour pour Jésus-Christ sortait de son cœur en paroles brûlantes : « Ils sont morts pour Vous, ô mon Sauveur, disait-il, et moi, je me contente des douceurs et des consolations que Vous me prodiguez. Ils sont morts pour Vous, ces heureux Martyrs, et moi, qui Vous aime de tout mon cœur, ô mon Dieu, je reste dans les ravissements que me donne la contemplation de Votre Beauté et de Votre Bonté. Vous faire connaître et aimer, souffrir et mourir pour Vous, ô Seigneur Jésus, c'est mon désir le plus ardent, ma volonté ferme et arrêtée ».

C'est pendant que Ferdinand exhalait ainsi son amour devant Notre Seigneur, que, suivant les Bollandistes, Saint François lui apparut. Cette vision combla le jeune Chanoine de bonheur et lui indiqua la voie qu'il devait suivre. Non loin de Coïmbra, au milieu d'une plantation d'oliviers, les disciples du Séraphique François avaient élevé un modeste couvent, et ils l'avaient mis sous la protection du grand solitaire Saint Antoine. Souvent ces amants de la pauvreté allaient mendier leur pain à la porte des monastères ̃et des simples fidèles. Un jour, ils se présentèrent au Couvent de Sainte Croix, et ce fut Ferdinand qui les reçut.

Aussitôt, dans un élan de Charité, son cœur déborda, et il demanda aux Frères Mineurs, si, en entrant dans leur ordre, il aurait le bonheur d'être envoyé au milieu des infidèles pour leur prêcher la Foi et la vérité et pour verser son sang pour Jésus Christ. Les Frères répondirent que leur Saint Fondateur avait toujours exprimé le désir d'envoyer ses Frères prêcher l'Evangile chez les infidèles. Ferdinand leur demanda alors de lui apporter l'habit de leur Ordre, car il désirait s'en revêtir le plus tôt possible. Les humbles Frères n'y manquèrent point, et le lendemain ils se présentèrent de nouveau au Monastère de Sainte Croix. Après bien des récriminations de la part des Chanoines, Ferdinand se revêtit, dans un coin, de l'Habit des enfants de Saint François. Immédiatement après, il partit pour le Couvent de Saint Antoine d'Olivarez. En quittant Sainte Croix, en laissant son costume de chanoine, il quitta aussi son nom et désormais il s'appellera le Frère Antoine.

Remarquons cependant que l'Ordre de Saint Augustin, auquel appartenait le Monastère de Sainte Croix, peut se glorifier à jamais d'avoir donné la première nourriture, la première sève à un arbre que Dieu transplanta dans un autre sol pour le bien de l'Église entière. Et maintenant, nous allons contempler Antoine, l'homme de la prière et l'homme de l'action, comme parle l'un de ses historiens. Nous allons le voir passer sur la terre en semant la vérité et les miracles. « Il dompta la nature, dit le même historien, il consola l'humanité et il s'arrêta, en pleine jeunesse, pour mourir en chantant une hymne à la Vierge Marie ».


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.


Antienne attribuée au Cardinal Guy de Montfort


Astre de l'Espagne, perle de la pauvreté, Antoine, père de la science, exemplaire de pureté, vous êtes la lumière de l'Italie, le Docteur de la Vérité ; à Padoue, vous êtes comme un soleil brillant par les miracles que vous faites. Ainsi soit-il.

 

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18 mars 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 1/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

St Antoine de Padoue

Premier Mardi

Naissance et Baptême de Saint Antoine de Padoue

 

Dans la seconde moitié du douzième siècle et dans la première partie du siècle suivant, il y eut dans l'Église de Dieu une magnifique éclosion de Saints. Au milieu de ce parfum de Sainteté, dans cette chaude atmosphère d'amour pour Jésus-Christ, apparaissent sur le siège de Saint Pierre les grands papes Innocent III, Honorius III et Grégoire IX. Le prédicateur de la seconde croisade, Saint Bernard, vient de s'éteindre, et déjà Saint Etienne, abbé de Citeaux, fait fleurir en lui et autour de lui toutes les vertus monastiques. A Avignon, c'est saint Bénézech, petit pâtre de la montagne, mais vaillant serviteur de Jésus-Christ ; à Tarentaise, c'est Saint Pierre, évêque de cette ville, dont la sainteté impose le respect à Louis VII, roi de France, et à Henri II, roi d'Angleterre; à York, c'est Saint Guillaume, dont la Charité inépuisable opère des prodiges ; en Italie, c'est le séraphin d'Assise, l'amant de la pauvreté, le patriarche béni de la grande famille franciscaine, le Saint stigmatisé du mont Alverne ; en France, c'est Saint Dominique, le défenseur de la Foi, le plus ferme et le plus intrépide ; enfin, car il n'est pas possible de les tous nommer, en Portugal, en Italie, en France, c'est Ferdinand de Bouillon, devenu Frère Antoine, et connu, aimé et célébré sous le nom d'Antoine de Padoue.

Il y avait cent ans que le pape Urbain II avait prêché, à Clermont, la Première Croisade, quand, à Lisbonne, le 15 août 1195, naquit un enfant que Dieu destinait à donner au monde et à l'Église l'exemple des plus grandes vertus. Il était le fils premier-né de Martin de Bouillon et de Thérèse Thavéra. La famille de cet enfant était illustre. L'un de ses ancêtres avait vaillamment dirigé la première croisade, et, après avoir reconquis la ville sainte et le tombeau de Jésus-Christ, il s'était déclaré très honoré de porter le titre de baron du Saint Sépulcre : « A Dieu ne plaise, disait-il, que je porte une couronne d'or dans les lieux où mon Sauveur n'a porté qu'une couronne d'épines ».

Né le jour de la Fête de l'Assomption, le petit enfant fut baptisé dans la cathédrale de Lisbonne, église consacrée à Notre Dame, et il reçut le nom de Ferdinand. Il nous semble qu'à l'entrée de cet enfant dans l'église, les Anges du Sanctuaire, ravis de bonheur en voyant l'eau baptismale couler sur son front, durent accourir autour de lui, l'envelopper, comme un frère, de leurs plus doux regards et de leurs plus suaves caresses; il nous semble que la Souveraine de cette église, la Reine du Ciel, dut se pencher sur cette âme d'enfant et lui sourire avec amour, et il nous semble entendre, au fond du sanctuaire, une voix harmonieuse et céleste adresser la parole au nouveau chrétien et lui dire : « Et toi, enfant, tu seras le prophète du Très Haut ».

Oui, au jour du baptême de Ferdinand, la joie fut grande sur la terre et au ciel, mais de différente manière et pour des motifs différents. Au Ciel, les Anges et les Saints se réjouissaient, non de ce qu'un descendant des Bouillon était né, mais de ce qu'il y avait en lui l'âme d'un Saint, d'un thaumaturge, l'âme d'Antoine de Padoue. Le baptistère, où Ferdinand de Bouillon fut régénéré dans les eaux saintes et salutaires, est toujours conservé avec respect à Lisbonne. Le palais, où il naquit, est devenu une belle église qui est dédiée à Saint Antoine. C'est là, sous ces voûtes séculaires, que vont s'agenouiller les générations de ceux qui souffrent ; c'est là, au pied de l'Autel, que se font entendre les prières les plus confiantes et les supplications les plus touchantes. Ah ! Si les pierres pouvaient parler ! Que de merveilles, que de grâces obtenues, que de miracles elles auraient à nous raconter !

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Réflexions

Jésus-Christ


Jésus-Christ... A ce Nom adorable, tout genou fléchit au Ciel, sur la terre et dans les enfers, car Jésus-Christ est le seul Seigneur. C'est de Lui que nous viennent toutes les bénédictions, toutes les grâces, toute vertu, tout bien; c'est par Lui que nous avons été régénérés, par Lui que nous avons été rachetés et sauvés. Jésus-Christ, c'est l'Homme-Dieu. En Lui, il n'y a qu'une seule personne, mais il y a deux natures : la nature humaine et la nature Divine. Par conséquent, dans toute Sa vie, doivent apparaître les manifestations propres à ces deux natures.

Au jour de Sa naissance, à Bethléem, nous Le voyons couché, dans l'étable, sur un peu de paille, comme le plus pauvre des enfants des hommes; mais, au-dessus de la Grotte, les anges chantent, et leurs célestes harmonies remplissent le Ciel et la terre : « Gloire à Dieu ! Et paix aux hommes de bonne volonté ». Il grandit à Nazareth, auprès de Sa Mère, la Sainte Vierge, et sous le regard attendri de Son père nourricier, Saint Joseph. Or, une année, la Sainte Famille se rendit à Jérusalem pour y célébrer, suivant les prescriptions mosaïques, la fête de Pâque. Jésus avait alors douze ans. Quand les jours de fête furent passés, et que déjà on s'acheminait vers la Galilée, Marie et Joseph s'aperçurent que l'Enfant n'était pas dans la caravane. Inquiets, ils revinrent à Jérusalem et ils le découvrirent au milieu des docteurs de la Loi. A cette vue, Marie lui dit : « Mon fils, nous Vous cherchions tout affligés ». « Ne saviez-vous pas, répondit Jésus, que Je dois être tout entier aux affaires de Mon Père ? » Voilà l'accent de la Divinité.

Jésus commence Sa vie apostolique. Il descend dans les eaux du Jourdain, pour y être baptisé des mains de Jean, le Saint Précurseur. Il prend la forme du pécheur, mais quand Il sort du fleuve, le Ciel s'entr'ouvre, le Saint Esprit apparaît sous la forme d'une colombe, et une voix se fait entendre, disant : « Celui-ci est mon Fils bien aimé, c'est en Lui que j'ai mis toutes mes affections ». Il parcourt la Galilée, il parle à la multitude qui l'accompagne, il reçoit l'hospitalité chez des amis, et partout il répand des bienfaits et des miracles. Près de la petite ville de Naïm, il rencontre le convoi du fils unique d'une veuve, et il est touché de compassion. Voilà l'homme. Mais il parle au mort et il lui ordonne de se lever. Voilà. Dieu. Devant le tombeau de son ami Lazare, qui était mort depuis quatre jours, il verse des larmes, dit le Saint Evangile. Voilà l'homme. Mais avec l'autorité souveraine qui commande à la mort, il dit : « Lazare, viens dehors ». Voilà Dieu.

Dans sa Passion, sous les coups de la cruelle flagellation, il gémit, il souffre, de la plante des pieds jusqu'au sommet de la tète il n'est qu'une plaie ; sur la croix, quand les clous s'enfoncent dans ses pieds et dans ses mains adorables, ses nerfs se crispent, ses os se brisent et une souffrance intense agite violemment tout son corps. Voilà l'homme, l'homme des douleurs. Mais quand il est élevé entre ciel et terre, il jette un regard sur le passé et sur le présent; il voit que toutes les prophéties sont réalisées, que la justice et la paix se sont embrassées sur son gibet, que l'humanité est réconciliée avec Dieu, et d'un mot, d'un cri, il exprime toutes ces choses : « Mon œuvre est accomplie. Tout est consommé! » Voilà Dieu. Détaché de la croix, le corps du Seigneur est mis au tombeau, le sceau de l'État est posé sur la pierre qui en ferme l'entrée et des gardes sont placés auprès du sépulcre. Voilà les précautions qui prouvent bien l'humanité du Sauveur. Mais, au troisième jour, l'ange du Seigneur renverse la pierre, et Jésus-Christ sort vivant et glorieux du sépulcre. Alléluia ! Il s'est ressuscité par sa Toute-Puissance. Voilà Dieu.

O divin Sauveur! nous vous adressons nos plus ferventes prières, et, pour qu'elles vous soient plus agréables, nous demandons à votre grand serviteur saint Antoine de Padoue de vous les présenter. Écoutez, ô Seigneur Jésus! écoutez saint Antoine qui vous prie pour nous, qui intercède pour nous.

Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».


Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

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24 novembre 2012

Prière litanique pour demander une bonne mort

 

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Prière litanique pour demander une bonne mort

Cette prière a été composée par une protestante convertie et morte à l'âge de 18 ans.

 

Jésus, mon Seigneur, Dieu de Bonté et de Miséricorde, je me présente devant Vous, couvert de confusion, avec un esprit humilié et un cœur contrit; je Vous recommande ma dernière heure, et tout ce qui doit la suivre.

Quand mes pieds immobiles m'avertiront que ma course dans ce monde est près de finir, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mes mains engourdies et tremblantes ne pourront plus tenir contre mon cœur le Crucifix, et que, malgré moi, elles le laisseront tomber sur le lit de douleur, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mes yeux, obscurcis et troublés des approches de la morts, porteront leurs regards tristes et mourants vers Vous, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mes lèvres froides et tremblantes prononceront pour la dernière fois Votre Adorable Nom, Miséricordieux Jésus, ayez, pitié de moi.

Quand mes joues pâles et livides inspireront aux assistants la compassion et la terreur, et que mes cheveux baignés des sueurs de la morts, s'élevant sur ma tête, annonceront ma fin prochaine, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mes oreilles, prêtes à se fermer pour toujours aux discours des hommes, s'ouvriront pour entendre Votre Voix, qui prononcera l'arrêt irrévocable qui doit fixer mon sort pour l'éternité, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mon imagination, agitée de fantômes sombres et effrayants, sera plongée dans de tristesses mortelles; que mon esprit, troublé par la vue de mes iniquités, et par la crainte de Votre Justice, luttera contre l'Ange des ténèbres qui voudrait me dérober la vue de Vos Miséricordes et me jeter dans le désespoir, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mon faible cœur, accablé par la douleur de la maladie, sera saisi des horreurs de la mort, et épuisé des efforts qu'il aura faits contre les ennemis du Salut, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand je verserai mes dernières larmes symptômes de ma destruction, recevez-les en sacrifice d'expiation, afin que j'expire, comme une victime de la pénitence, et dans ce terrible moment, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mes parents, mes amis, assemblés autour de moi, s'attendriront sur mon état, et Vous invoqueront pour moi, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand j'aurai perdu l'usage de tous mes sens, que le monde entier aura disparu pour moi, et que je serai dans les oppressions de ma dernière agonie, et dans le travail de la mort, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand les derniers soupirs de mon cœur presseront mon âme de sortir de mon corps, acceptez-les comme venant d'une sainte impatience d'aller à Vous, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Quand mon âme, sur le bord de mes lèvres, sortira pour toujours de ce monde, et laissera mon corps pâle, glacé et sans vie, acceptez la destruction de mon être, comme un hommage que je veux rendre à Votre Majesté, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

Enfin, quand mon âme paraîtra devant Vous et qu'elle verra, pour la première fois, l'éclat de Votre Majesté, ne la rejetez pas de devant Votre Face; daignez me recevoir dans le sein de Votre Miséricorde, afin que je chante éternellement Vos louanges, Miséricordieux Jésus, ayez pitié de moi.

 

Prions

 

O Dieu, qui, en nous condamnant à la mort, nous en avez caché l'heure et le moment, faites que, passant dans la Justice et la Sainteté tous les jours de ma vie, je puisse mériter de sortir de ce monde, avec la paix d'une bonne conscience, et mourir dans Votre Amour; par Notre-Seigneur Jésus Christ, qui vit et régne avec Vous, dans l'unité du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

 

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3 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Quatrième jour

Moyens pour conserver la Sainte Vertu de pureté

 

Le premier moyen que je dois mettre en œuvre pour conserver ce précieux trésor, c'est la fuite des occasions. Les Saints affirment que c'est le point le plus essentiel en cette matière ; tellement que, si on le néglige, les autres ne serviront de rien. L'occasion, dit Saint Alphonse, est un bandeau qui se place devant les yeux et qui ne permet plus de rien voir, ni Dieu, ni enfer, ni résolutions. Il est ,plus impossible, dit l'Esprit Saint, de marcher sur un brasier sans se brûler ; il ne l'est pas moins de se jeter volontairement dans l'occasion et de na pas tomber, eût-on pris mille résolutions et fait mille promesses à Dieu. C'est la maxime infaillible du Saint Esprit, que celui qui aime le danger périra dans le danger. Non, Dieu ne secourt pas celui qui s'expose, de gaîté de cœur et sans nécessité, à l'occasion de pécher. Je dois donc, avant tout, détourner les yeux de tout objet dangereux en cette matière. « Combien, hélas, sont misérablement tombés, s'écrie un grand Saint, pour n'avoir pas veillé sur leurs regard ! » Je dois, en second lieu, m'abstenir de toute familiarité avec des personnes de sexe différent. Saint Augustin assure avoir connu des hommes, qu'il estimait à l'égal d'un Saint Jérôme et d'un Saint Ambroise, et qui sont tombés d'une manière lamentable pour ne pas avoir évité les occasions. En troisième lieu, je dois fuir l'oisiveté, qui fut, selon le Prophète Ézéchiel, cause des crimes et de la ruine totale des habitants de Sodome. Ce fut également, suivant la remarque de Saint Bernard, la cause de la chute de Salomon.

Le deuxième moyen que je dois employer pour demeurer pur et chaste, c'est la mortification de ma chair. Comme le lys, dit Saint Alphonse, se conserve parmi les épines, ainsi la chasteté se garde par les mortifications. C'est folie, remarque une grand serviteur de Dieu, que de vouloir traiter mollement sa chair, de ne lui refuser aucune satisfaction et d'espérer qu'elle ne se révoltera pas. Aussi tous les saints, pour conserver la chasteté, macéraient leur corps par les mortifications et le réduisaient en servitude. Ce moyen est tellement efficace, dit le Père Rodriguez, qu'il suffit parfois pour dissiper ou chasser la tentation d'impureté, de la moindre fatigue, du moindre travail, de la moindre douleur, comme serait d'étendre les bras en croix, de fléchir le genou, de se frapper la poitrine, de se donner la discipline, etc. Mais les Saints recommandent surtout la mortification des sens pour le boire et le manger. Saint Thomas, le Docteur Angélique, assure que quand le Démon a tenté vainement quelqu'un du côté de la gourmandise, il le laisse en repos du côté de l'impureté.

Le troisième moyen auquel je dois recourir pour conserver la chasteté, c'est la pratique de l'humilité. Un grand Saint affirme formellement que l'âme qui n'est pas humble ne saurait être chaste. Dieu aime tant l'humilité et déteste tellement l'orgueil et la présomption, qu'il permet souvent, par un équitable et mystérieux jugement, qu'une âme commette des péchés mortels pour qu'elle s'humilie ; et qu'elle commette, non pas toutes les espèces de péchés, mais ceux de la chair, qui sont les plus grossiers et les plus honteux, afin qu'elle s'humilie d'avantage. Ainsi arriva-t-il à ces superbes philosophes, dont parle Saint Paul, que Dieu laissa tomber dans les plus affreux désordres en punition de leur orgueil, afin qu'ils demeurassent confondus et humiliés. Oh ! Qu'il m'importe d'être humble, de ne pas me confier en moi, de ne pas présumer de mes forces, de peur que Dieu ne me punisse de la sorte ! A h ! quel redoutable châtiment ! Il est si grand qu'il n'y ne peut pas y en avoir de plus terrible. Mon bon Jésus, par les mérites de Votre Divin Cœur et du Cœur Immaculé de Votre Mère, faites-moi plutôt mourir mille fois que de me laisser m'exposer, par l'orgueil, à ce malheur.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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20 janvier 2012

Litanies des Pécheurs pénitents

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Litanies des Pécheurs pénitents


Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous
Christ, écoutez les soupirs de nos cœurs.
Christ, exaucez nos ardentes prières.
O Dieu, qui nous permettez à votre égard le doux Nom de père, ayez pitié de nous.
O Dieu le fils, qui avez racheté le monde au prix de votre sang, ayez pitié de nous.
O Dieu, Esprit-Saint, sans l'inspiration de qui le Nom même de Jésus demeurerait inutile sur nos lèvres, ayez pitié de nous.
Trinité sainte, dont notre âme adore l'égale majesté, ayez pitié de nous.

Seigneur, qui ne voulez pas la mort des Pécheurs mais plutôt qu'ils se convertissent et qu'ils vivent, ayez pitié de nous.
Seigneur, qui avez compassion de tous les hommes, délivrez-nous, Seigneur.
Seigneur, qui dissimulez leurs péchés afin qu'ils fassent pénitence, ayez pitié de nous.
Seigneur, qui n'avez jamais rejeté un cœur contrit et humilié, ayez pitié de nous.
Seigneur, qui ne Vous souvenez plus de nos péchés après que nous avons fait pénitence, ayez pitié de nous.
Seigneur, qui, après la chute d'Adam, lui avez fait connaître sa faute et l'avez appelé a la pénitence,
Seigneur, qui avez pardonné a David, lorsqu'il s'accusa de son péché, et qu'il en fit pénitence,
Seigneur, qui avez pardonné au peuple de Ninive, lorsqu'il fit pénitence dans le jeûne, la cendre et le cilice,

O Bon Jésus, qui, venant racheter les hommes avez envoyé devant Vous Jean-Baptiste, pour leur prêcher la pénitence, délivrez-nous, Seigneur.
O Bon Jésus, qui avez déclaré que le Publicain se frappant sa poitrine avec douleur et humilité Savait été purifié, délivrez-nous, Seigneur.
O Bon Jésus, qui avez fait espérer le Pardon aux plus grands Pécheurs dans la Parabole de l'enfant prodigue,
O Bon Jésus, qui avez pardonné a Madeleine ses grands péchés, parce qu'elle avait beaucoup aimé,
O Bon Jésus, qui avez sauvé la vie à la femme adultère,
O Bon Jésus, qui avez été chercher la Samaritaine, et qui l'avez retirée de ses désordres,
O Bon Jésus, qui avez mis Zachée converti au nombre des vrais enfants d'Abraham,
O Bon Jésus, dont la miséricorde fit expier à Saint Pierre son crime par les larmes de la pénitence,
O Bon Jésus, qui, élevé sur la Croix, promîtes le paradis au Bon Larron pénitent,
O Bon Jésus, qui avez voulu être une Victime de propitiation pour nos péchés,
O Bon Jésus, qui, par Amour pour nous, vous êtes rendu un objet de malédiction,
O Bon Jésus, qui avez, par votre Sang, réconcilié le Ciel avec la terre,

Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur,
Soyez-nous propice, exaucez-nous, Seigneur,

De tout péché, délivrez-nous, Seigneur.
Par les larmes que vous avez répandues dans la crèche, délivrez-nous, Seigneur.
Par les douleurs de votre sanglante circoncision, délivrez-nous, Seigneur.
Par la pauvreté et les travaux de votre vie cachée, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre baptême et la rigueur de votre jeûne, délivrez-nous, Seigneur.
Par les sueurs et les travaux de votre vie publique, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre agonie et votre sueur de sang a la a vue de nos péchés, délivrez-nous, Seigneur.
Par les opprobres dont vous avez été rassasié pour nous, délivrez-nous, Seigneur.
Par les tourments de votre passion, délivrez-nous, Seigneur.
Par votre abandon et votre mort cruelle, délivrez-nous, Seigneur.
Par le coup de la lance qui nous ouvrit votre divin cœur, délivrez-nous, Seigneur.
Par les douleurs de votre sainte mère, délivrez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Seigneur, Dieu des Vertus, convertissez-nous,
Montrez-nous Votre Visage, et nous serons sauvés.

Prions


O Dieu, qui ne rejetez personne, mais qui, par une grande Miséricorde, Vous laissez toucher en faveur des plus grands Pécheurs, lorsqu'ils font pénitence, écoutez favorablement les prières que nous Vous adressons dans notre misère; dissipez les ténèbres où nos passions nous plongent, et accordez-nous la grâce d'accomplir fidèlement Vos Saints Commandements. nous Vous le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

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28 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-neuvième jour

Réflexions et sentiments d'une âme éprise d'amour pour Jésus et Marie

 

Mon Jésus, permettez-moi de Vous adresser les paroles d'un de Vos pieux serviteurs, Vous devez Vous rappeler que Vous m'êtes infiniment redevable. Pourrait-il en être autrement ? Dites-moi, mon Jésus, n'est-ce pas pour moi que Vous êtes descendu des Cieux et que Vous Vous êtes incarné ? En ce cas, toutes les grâces, tous les dons, tous les privilèges accordés à Votre Sainte Humanité lui ont été conférés pour moi, puisque c'est pour moi que Vous l'avez revêtue. Vous m'êtes donc rigoureusement redevable de tous les biens accordés à Votre Humanité, et comme ces biens sont immense, Vous m'êtes infiniment obligé. Puis-je m'étonner alors, ô mon Jésus, que Vous me pressiez, que Vous me sollicitiez de demander, de chercher, de frapper, et que Vous m'offriez, sans nombre, sans poids et sans mesure, tout ce que je puis réclamer, jusqu'à ce que ma joie soit pleine et surabondante ? Non je ne dois pas m'étonner que Vous soyez si libéral envers moi, puisque c'est pour moi que Dieu vous a si généreusement doté.

 

Vous aussi, Marie, Vous m'êtes infiniment redevable, puisque c'est pour moi, pour mon salut, que Jésus a pris en Vous un Corps semblable au nôtre ; je puis croire en effet, avec un grand nombre de Docteurs, que mon Jésus ne se serait pas incarné dans Votre Sein Virginal, s'Il n'avait eu les hommes à sauver. C'est donc bien à moi que Vous devez la sublime et incomparable Maternité Divine, tous les dons, toutes les grâces et tous les privilèges qui Vous ont été prodigués à cause d'elle. Voyez, ô Marie, si vous n'avez pas réellement contracté envers moi des obligations infinies. Mais cela ne suffit pas. Qui pourrait exprimer, ô Marie, l'amour que Vous a porté le Divin Cœur de Jésus, et tous les hommages qu'Il Vous a rendus pendant Sa Vie mortelle ? Or, Vous le savez, depuis Sa Conception jusqu'à Sa Mort, Jésus m'a toujours eu présent à l'esprit ; jour et nuit, Il a pensé à moi et tout ce qu'Il a fait, Il l'a fait pour moi. Eh bien ! L'Amour de ce Dieu Sauveur pour Vous, c'est véritablement mon amour ; ces actes de respect, d'obéissance et de soumission dont Il Vous a comblée, sont les miens ; enfin, durant trente-trois années, je Vous ai infiniment aimée et honorée par le moyen de Jésus. Quelle récompense me donnerez-Vous, ô Marie, pour tant d'actes d'amour et de respect filial ? Songez-y bien.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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19 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingtième jour

Paroles mémorables du Père Faber touchant les biens et les trésors immenses que nous possédons en Jésus-Christ

 

« Le Cœur de Jésus, dit ce pieux auteur, et tout ce qu'il renferme, voilà notre bien ; car toutes les choses sont à nous, nous sommes à Jésus-Christ, et Jésus-Christ est à Dieu. Voici les richesses qu'Il nous a données après les avoir acquises au prix de Son Sang Précieux : Son Humanité Sainte, Son Corps et Son Ame ; Son enfance, Sa vie cachée, Sa vie publique, Sa Passion ; Son Très Saint Sacrement, la Gloire dont Il jouit à la droite de Dieu Son Père ; Sa Sainte Mère avec tous Ses mérites ; ses légions d'Anges ; toutes les bonnes œuvres et les pénitences qui se font sur la terre ; toutes les Messes qui se disent ; les souffrances inouïes des âmes qui gémissent en Purgatoire ; les grâces que les damnés ont reçues et auxquelles ils n'ont pas correspondu ; la Sainteté de Saint Joseph, de Saint Jean-Baptiste, des Apôtres et de tous les autres Bienheureux ; enfin l'amour que se portent mutuellement et pendant toute l'éternité les Trois Personnes Adorables de la Sainte Trinité ». Voilà les trésors que nous possédons en Jésus-Christ. « Oh ! Qu'il est beau notre domaine, s'écrie le même auteur, qu'il est magnifique ! Il nous met ces richesses entre les mains, afin que nous puissions contenter notre amour. Quelle sainte manière d'employer notre temps ! Pour nous, le Ciel commence sur la terre. Nous pouvons user de chacun de ses biens aussi librement que s'ils étaient à nous, les offrir à Dieu et obtenir, par eux, toutes les grâces que nous désirons ». Ces paroles méritent également d'être relues avec attention.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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9 novembre 2011

Le Mois des Âmes du Purgatoire

Le Mois des Âmes du Purgatoire

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Dixième jour

Résignation des âmes du Purgatoire

 

Méditation

 

Reconnaître que Dieu est la dernière fin de la créature raisonnable, et ne pouvoir l'aimer par sa faute, est la peine du dam que le réprouvé souffre dans l'enfer: aimer Dieu par l'acte de sa volonté et pour accomplir un devoir, et ne pouvoir le posséder à cause de ses démérites, est la peine du dam propre au purgatoire; et si la haine que la privation de la grâce oblige les damnés à porter à Dieu fait la plus grande de leurs souffrances, l'ardent amour de Dieu que la grâce développe dans les âmes du purgatoire augmente tellement l'intensité de leurs peines, qu'il les rend presque supérieures à celles de l'enfer. Car l'amour qui ne peut se satisfaire est le plus grand tourment du cœur de l'homme. Sachons donc, chrétiens, bien régler en nous un sentiment si impérieux. L'amour immense que les âmes du purgatoire ressentent pour Dieu, leur fait à chaque instant désirer de s'unir à lui; mais elles ne peuvent y parvenir avant d'avoir été complètement purifiées dans les flammes. Aussi, autant l'amour les fait soupirer après la vue de Dieu, autant, retenues par le sentiment de leur démérite, elles désirent ne point le voir. L'amour les entraîne donc et les retient à la fois, les élève et les rabaisse, les échauffe et les glace, et, par cette alternative continuelle de sentiments opposés, il les déchire de telle sorte, que le feu qui les dévore à l'intérieur est mille fois plus cruel que celui qui les brûle au dehors. La paix de l'âme fait la félicité de l'homme, et nous, comment aimons-nous la paix et cherchons-nous à l'obtenir par nos œuvres? Leur amour pour Dieu rend les âmes résignées à leurs souffrances: or, si la résignation, sur la terre, n'ôte pas la douleur, du moins elle en adoucit l'amertume au point de la rendre supportable et quelquefois même de la faire aimer. Mais, dans le purgatoire, il n'en est pas ainsi. Par cela même que ces âmes sont parfaitement résignées à la volonté de Dieu, elles en souffrent davantage: car, en vertu de cette conformité même, elles voudraient être entièrement dignes de lui, et, reconnaissant qu'elles ne les ont pas encore, elles se consument du désir de le devenir à force de tourments. Aussi plus elles souffrent, plus elles veulent souffrir, et elles ne se sentent jamais rassasiées de supplices. Quel ineffable genre de martyre n'est-ce pas là! Et nous, chrétiens, ne rechercherons-nous que les roses et les fleurs, les divertissements et les plaisirs? Rougissons de nous-mêmes une bonne fois, et travaillons à nous amender.

 

Prière

 

Oh! quelle confusion, Seigneur, nous cause notre conduite! Quelle humiliation nous éprouvons en considérant la résignation des âmes du purgatoire! Ah! que cette résignation leur mérite la liberté, ô grand Dieu! Doivent-elles continuer à souffrir ces âmes qui sont disposées à supporter encore de plus grandes douleurs? Ne sont-elles pas dignes de votre gloire, puisqu'elles consentiraient à en être privées plus longtemps pour s'en rendre plus dignes? Acceptez, ô Seigneur, ces généreux sentiments, et montrez-vous libéral envers elles en leur pardonnant toutes leurs fautes passées et en les admettant à jouir de votre éternel bonheur.

 

Exemple

 

Sainte Gertrude chérissait, à cause des hautes vertus dont elle était richement douée, une de ses religieuses qu'il plut à Dieu de rappeler à lui dans la fleur de son âge. Tandis qu'après sa mort elle la recommandait à Dieu avec ferveur, elle fut ravie en esprit et la vit se présenter au Sauveur revêtue d'ornements précieux et brillante de lumière, mais avec le visage triste et comme honteuse de paraître devant Jésus, son divin époux. La sainte, étonnée, se tourna d'abord vers le Rédempteur et le supplia d'encourager sa bien-aimée par un doux appel, qui la fît avancer avec confiance. Le Rédempteur tourna vers l'humble vierge un regard plein e bonté et même étendit la main vers elle, en lui faisant signe d'approcher davantage; mais elle, encore plus confuse, paraissait se soustraire à cette invitation. Sainte Gertrude alors lui dit: « Est-ce ainsi qu'on doit correspondre aux grâces du céleste époux, et n'est-ce pas au contraire le moyen de se rendre indigne de lui? » Alors la vierge lui répondit: « Pardonnez, Père; mais je ne suis pas encore en état de presser et de baiser cette main qui m'invite, je suis, il est vrai, confirmée en grâce, je suis la fiancée de l'agneau immaculé; mais il faut que toute souillure soit parfaitement effacée avant de jouir de ses éternels embrassements. Il y a encore en moi quelque tache qui offense sa vue très pure, et. jusqu'à ce que je sois absolument telle qu'il me veut, je n'oserai jamais entrer dans cette joie du ciel où rien d'imparfait ne peut être admis ». Pourrons-nous espérer d'y arriver jamais, si nous ne nous corrigeons tout à fait de nos défauts? Mais quand le ferons-nous? Le temps passe rapidement et s'envole, et avec lui l'espérance et la possibilité de nous amender jamais!

 

Récitons à l'intention des fidèles trépassés cinq Pater, Ave et Requiem, en mémoire de la passion de Notre Seigneur Jésus-Christ; supplions le Père éternel d'avoir pitié de leurs âmes en vue du sang répandu par son divin Fils, et, pour cela, répétons cinq fois l'oraison jaculatoire: « Miséricorde, ô Père Eternel, par le Très Précieux Sang de Jésus-Christ ». Puis, réciter un Notre Père, un je Vous salue Marie et un Requiem aeternam.

 

Suffrage

Nous pouvons soulager les morts en pratiquant à l'intention des morts l'abstinence dans le boire

 

C'était une règle dans le monastère de Sainte Marguerite de Verceuil de ne jamais boire hors des repas sans une permission spéciale de la supérieure, et celle-ci, qui la refusait parfois pour donner occasion d'exercer la vertu, ne manquait jamais d'adoucir son refus en l'accompagnant de réflexions morales sur le mérite qu'il y avait à supporter cette abstinence pour honorer la grande soif que Jésus souffrit sur le Calvaire, ou l'amour pour Dieu que les âmes du purgatoire sentent au milieu du feu: les religieuses acceptaient volontiers cette mortification pour de si saintes fins. Appliquons-nous à souffrir avec résignation celles qui nous arrivent durant la vie: bien plus, mortifions-nous souvent nous-mêmes et surtout dans le boire; car la soif que nous nous imposerons rafraîchira les âmes désolées par le désir à la fois si vif et si combattu qu'elles ont de jouir de la vue de Dieu.

 

Psaume 129

 

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel !

Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière!

Si tu retiens les fautes, Seigneur Seigneur, qui subsistera?

Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne.

J'espère le Seigneur de toute mon âme; je l'espère, et j'attends sa parole.

Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.

Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore,

attends le Seigneur, Israël.

Oui, près du Seigneur, est l'amour; près de lui, abonde le rachat.

C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Seigneur, donnez-leur le repos éternel;

Et faites briller pour eux la lumière qui ne s'éteint jamais.

 

Des portes de l'enfer arrachez leurs âmes, ô Seigneur!

Qu'ils reposent en paix. Ainsi soit-il.

 

Seigneur, exaucez ma prière,

et que mon cri parvienne jusqu'à Vous !

 

Prions

 

O Dieu, créateur et rédempteur de tous les fidèles, accordez aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes la rémission de tous leurs péchés, afin qu'elles obtiennent, par nos très humbles prières, le pardon qu'elles ont toujours attendu de votre miséricorde; vous qui vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel, et faites briller sur eux la lumière qui ne s'éteint jamais,

Qu'ils reposent en paix. Ainsi soit-il.

 

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30 novembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Premier jour

La Maternité Divine, source des dons et des privilèges admirables accordés à Marie

 

Un jour, la Très Sainte Vierge Marie adressa les paroles suivantes à la Vénérable Marie de Jésus d'Agréda : « Ma fille, tu ne dois pas t'étonner que le Trés-Haut ait accumulé en Moi grâces sur grâces et dons sur dons : il suffisait que Je fusse Sa Mère et qu'Il fut Mon Fils pour qu'Il opérât à mon égard de telles merveilles, qu'une intelligence créée ne saurait les concevoir, et qu'elles ne pourraient con,venir à aucune autre créature. La dignité de Mère de Dieu est d'un ordre tellement supérieur à toute grandeur possible, que ce serait une grossière ignorance de Me dénier les faveurs que n'ont point obtenues les autres saints. Quand le Verbe éternel prit de ma substance la chair humaine, Dieu Lui-même contracta un engagement si considérable, qu'il ne l'aurait pas rigoureusement rempli, s'il n'avait en conséquence fait en ma faveur tout ce qui dépendait de Sa Toute-Puissance, et tout ce que J'étais capable de recevoir. Cette puissance de Dieu est infinie, et l'on ne saurait l'épuiser ; elle reste toujours infinie, et ce qu'elle communique au dehors est toujours fini, toujours borné. De mon côté, Je ne mettais aucun empêchement; au contraire, Je méritais que la Toute-Puissance accomplit son œuvre en Moi sans restriction, sans mesure, Me prodiguant autant qu'elle le pouvait ses dons et ses grâces. Or, comme toutes ces faveurs, quelques grandes et admirables qu'elles fussent, étaient toujours finies et que le pouvoir de l'être de Dieu sont infinis et illimités, on doit en conclure qu'il a pu accumuler en Moi grâces sur grâces et bienfaits sur bienfaits. Et non seulement Il a pu le faire, mais il convenait qu'Il le fit pour accomplir avec toute perfection cette œuvre et cette merveille de Me rendre Sa digne Mère, puisqu'aucune de Ses œuvres n'est en Son genre imparfaite et défectueuse. Toutes les grâces que J'ai reçues sont renfermées dans la dignité de Mère de Dieu, comme dans le principe d'où elles découlent ; aussi le jour où les hommes ont connu Ma Maternité Divine, ils ont connu implicitement, et comme dans leur cause, les prérogatives qui M'appartiennent à raison de cette incomparable dignité ».

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

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D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

 

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7 novembre 2011

Le Mois des Âmes du Purgatoire

Le Mois des Âmes du Purgatoire

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Huitième jour

La peine du dam

 

Méditation

 

La plus grande peine du purgatoire est celle du dam, qui consiste dans l'éloignement de Dieu. Les peines du sens redoublées cent et mille fois, dit Saint Jean Chrysostôme, ne sont rien eu comparaison de la douleur qu'éprouve l'âme à se trouver indigne des regards de lu majesté divine et à être rejetée de sa présence. Une âme éloignée de Dieu est une âme éloignée de son centre, et, bien que ce ne soit que pour un temps, comme c'est par sa faute, son état la jette dans une telle désolation, qu'aucune langue humaine ne le pourrait exprimer. Et nous perdons Dieu si souvent sans seulement nous en inquiéter! On voit bien que nous sommes subjugués parles sens et devenus de vils esclaves du péché! Quand une âme se détache du corps, elle se sépare de tout ce qui est sensible, laisse le monde, et, plus que les corps vers leur centre de gravité, elle se porte vers Dieu, aspire à lui par toutes ses facultés, comme un fleuve qui. se divisant dans son cours en plusieurs branches, se réunit enfin dans un seul lit et court vers la mer avec toute l'impétuosité de ses grandes eaux. Mais si, à son embouchure, il rencontre une forte digue qui l'arrête, il se gonfle, bouillonne, frémit et fait tous ses efforts pour renverser l'obstacle mis à sa course; ainsi quand l'âme, à l'heureux moment de se réunir à Dieu, se sent retenue par sa justice dans le purgatoire, elle se désole, se tourmente et ne trouve ni paix ni repos jusqu'à ce qu'elle soit entrée dans le sein de son bien suprême. Quel désir avons-nous de nous unir à Dieu? Ce désir se ressent davantage à mesure qu'on est plus séparé du monde, et si nous ne le sentons pas, c'est que nous sommes tout au monde et non à Dieu. David ayant pardonné à Absalom, lui permit de revenir à sa cour, mais sans vouloir l'admettre en sa présence. Ce refus fut si sensible à ce fils, tout ingrat qu'il était, qu'il eut préféré retourner dans l'exil et souffrir la mort même; il déplorait son sort avec tant de larmes, que la cour devint un séjour de tristesse et de douleur. Les âmes du purgatoire ne sont plus exilées sur la terre, la gloire du paradis leur est assurée; mais, à cause de leurs imperfections, la divine justice ne peu t encore les admettre à la vision béatifique. Elles sont retenues dans ce lieu de purification, et leurs désirs, leurs soupirs et leurs gémissements sont si continuels et si profonds, que non-seulement ils font retentir les voûtes de leur prison, mais qu'ils arrivent jusqu'au ciel. Ah! qu'ils arrivent aussi à nos oreilles, pour nous exciter à nous employer de toutes nos forces auprès de la divine clémence, afin que les âmes souffrantes soient consolées par la vue de leur père céleste!

 

Prière

 

Seigneur, consolez ces âmes qui désirent ardemment se réunir à vous! Leur nature les fait tendre à vous comme à leur dernière fm; la grâce les dirige vers vous comme vers l'unique objet de leurs désirs: c'est à vous uniquement qu'elles aspirent; elles ne soupirent que pour Dieu. Comblez donc leurs vœux ardents, ô Seigneur! donnez-leur, en vous donnant promptement à elles, le prix, le bonheur, la couronne que demande leur amour.

 

Exemple

 

L'exercice continuel des plus éclatantes vertus religieuses, et plus encore les macérations et les pénitences les plus austères, avaient porté le Frère Antoine Corso, de l'ordre des Capucins, à un degré de perfection qui le faisait considérer comme un grand saint. Cependant, étant venu à mourir, il ne put monter directement au ciel, mais fut retenu dans les cruelles prisons du purgatoire, d'où, sortant par la permission de Dieu, il se fit voir dans le plus lamentable état à l'infirmier du couvent. Celui-ci, s'étant remis de sa première surprise, lui dit: « Comment, Frère Antoine, dans le purgatoire? vous que nous croyions entré dans la gloire. Et quelle peine souffrez-vous? » « Je souffre une double peine, répondit le défunt; celle du sens est plus grave et plus cruelle qu'on ne pourrait l'exprimer; mais celle qui n'a pas d'égale et que l'esprit ne saurait comprendre, c'est la peine du dam, qui me prive de la vision béatifique du bien suprême. Privé d'elle, tout me manque, et je serai la plus malheureuse des créatures tant que je serai éloigné de mon Dieu. Recommandez-moi donc à tous nos frères en religion, afin qu'ils m'aident de leurs suffrages ». O Dieu! ô Dieu! faites-nous une fois comprendre ce que c'est que d'être loin de vous, afin qu'évitant dans cette vie tout ce qui pourrait nous exposer à vous perdre, nous puissions, dans l'autre, nous unir à vous sans retard.

 

Récitons à l'intention des fidèles trépassés cinq Pater, Ave et Requiem, en mémoire de la passion de Notre Seigneur Jésus-Christ; supplions le Père éternel d'avoir pitié de leurs âmes en vue du sang répandu par son divin Fils, et, pour cela, répétons cinq fois l'oraison jaculatoire: « Miséricorde, ô Père Eternel, par le Très Précieux Sang de Jésus-Christ ». Puis, réciter un Notre Père, un je Vous salue Marie et un Requiem aeternam.

 

Suffrage

La mortification de la vue apporte beaucoup de soulagement à la profonde douleur des âmes du purgatoire: ne négligeons pas de la pratiquera leur intention

 

Tous les membres du modèle de patience, le saint homme Job, étaient couverts d'ulcères pleins de vers, et cependant il s'en plaignait moins que de sa vue qui était privée de la contemplation de Dieu, le bien suprême. Comme s'il disait, ainsi que l'explique admirablement Tertullien: « La douleur des douleurs, mon tourment le plus extrême est de ne pouvoir encore vous contempler, ô mon Dieu! «  Mais plus amères encore et plus lamentables sont les plaintes des âmes du purgatoire qui désirent bien plus ardemment de jouir de la vue de Dieu. Pour la leur obtenir plus promptement, mortifions nos yeux en les fermant aux choses du monde; car plus nous fermerons les nôtres, plus les leurs s'ouvriront pour contempler sans voile la face du Seigneur.

 

Psaume 129

 

Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur, Seigneur, écoute mon appel !

Que ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière!

Si tu retiens les fautes, Seigneur Seigneur, qui subsistera?

Mais près de toi se trouve le pardon pour que l'homme te craigne.

J'espère le Seigneur de toute mon âme; je l'espère, et j'attends sa parole.

Mon âme attend le Seigneur plus qu'un veilleur ne guette l'aurore.

Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore,

attends le Seigneur, Israël.

Oui, près du Seigneur, est l'amour; près de lui, abonde le rachat.

C'est lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Seigneur, donnez-leur le repos éternel;

Et faites briller pour eux la lumière qui ne s'éteint jamais.

 

Des portes de l'enfer arrachez leurs âmes, ô Seigneur!

Qu'ils reposent en paix. Ainsi soit-il.

 

Seigneur, exaucez ma prière,

et que mon cri parvienne jusqu'à Vous !

 

Prions

 

O Dieu, créateur et rédempteur de tous les fidèles, accordez aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes la rémission de tous leurs péchés, afin qu'elles obtiennent, par nos très humbles prières, le pardon qu'elles ont toujours attendu de votre miséricorde; vous qui vivez et régnez dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel, et faites briller sur eux la lumière qui ne s'éteint jamais,

Qu'ils reposent en paix. Ainsi soit-il.

 

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