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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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19 juin 2017

Film Monsieur Vincent

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Monsieur Vincent

 

Curé et précepteur, Vincent de Paul entreprend de venir en aide aux miséreux. Alors qu'il prend ses fonctions dans sa nouvelle paroisse, une terrible épidémie de peste s'abat sur la région. Dévoué jusqu'au sacrifice à la cause qu'il défend, Vincent de Paul sera canonisé.

Un film de Maurice Cloche, sorti en 1947, avec Pierre Fresnay

(Noir et blanc, 1h54)

 

 

Ce film est disponible en vidéo à la demande sur toutes les bonnes plateformes de VOD,

ainsi qu'en DVD chez Studio Canal que vous pourrez trouver assez facilement auprès de vos distributeurs habituels.

 

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30 avril 2017

Neuvaine pour la France par l'intercession de Sœur Josépha Menendez

Neuvaine pour la France par l'intercession de Sœur Josépha Menendez

Du 29 avril au 7 mai 2017

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La Servante de Dieu Josepha Menendez

1890-1923

 

Maria Josefa Menendez naît à Madrid le 4 février 1890. Elle est placée par ses parents dans une école où elle apprend le métier de coutûrière. Après de nombreux délais dûs à l'opposition de sa famille, elle entre dans la Société du Sacré-Coeur en 1920, et est admise au noviciat du couvent des Feuillants, à Poitiers. Objet de grâces d'oraison extraordinaires, elle est la dépositaire du message du Sacré Coeur au monde et aux âmes consacrées. En effet, Notre Seigneur lui apparaît chaque jour et lui demande de coucher ses paroles sur le papier puis de les transmettre à son évêque qui devra les communiquer au monde entier. Soeur Josefa meurt à 33 ans, le 29 décembre 1923.

 

Prière pour obtenir des grâces par l'intercession de Sœur Josefa Menendez

 

O Jésus qui ne pouvez résister à la supplication d'une âme qui attend tout de Vous, donnez-nous la foi, la confiance et l'abandon qui touchent votre Cœur, afin que sûrs de Vous, nous puissions obtenir de votre Toute-Puissante Bonté, ce que nous Vous demandons humblement pour votre Gloire et l'accomplissement de votre Règne d'Amour et de Miséricorde. O Jésus, glorifiez votre Cœur en nous accordant la grâce (conversion ou guérison, faveur spirituelle ou temporelle) que nous sollicitons, par l'intercession de votre humble servante Josefa.

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Neuvaine pour la France par l'intercession de Sœur Josépha Menendez

 

« France, Fille aînée de l’Eglise, es-tu fidèle aux promesses de ton baptême ? »

 

Chers amis,

 

En ces temps troublés, à l'heure où nous allons élire notre futur chef d'Etat, nous vous proposons une neuvaine afin de confier la France au Cœur de Jésus. Au-delà de la politique qui limite souvent nos débats, au-delà des tensions de ces dernières semaines, il s'agit par cette neuvaine de nous abandonner avec confiance à la Providence, abandon qui passe par une vraie conversion du cœur. A nous, par nos efforts quotidiens, nos prières, de supplier le Ciel de sauver la France. Que nos gouvernants soient inspirés en vue du bien commun et du salut des âmes ! Cette neuvaine sera placée sous l’intercession de Sœur Josépha Menendez, mystique morte en 1923 à 33 ans à Poitiers. C’est en France que le Cœur de Jésus fait d'elle sa confidente et sa messagère. Par elle, Il renouvelle au monde l'appel d'une Miséricorde et d'un Amour infinis et demande en retour la confiance qui attend tout de Lui. C’est un véritable « Appel à l'amour » que nous adresse le Cœur de Jésus par son intermédiaire. La neuvaine commencera le samedi 29 avril pour s’achever le dimanche 7 mai, jour des élections. En plus de la prière quotidienne, vous trouverez un texte de méditation pour chaque jour tiré des paroles même du Christ confiée à sœur Josépha. Ce texte nous aidera à nous plonger et à nous abandonner dans l’Amour de Dieu.

 

Les 9 thèmes des méditations de cette prière pour la France :

 

  1. Qui suis-Je ?

  2. Appel à l’Amour

  3. Appel au pardon

  4. Les trésors de mon Cœur

  5. Appel à la vie intime avec Jésus

  6. Appel à l’assistance dominicale

  7. Appel à la Foi

  8. Appel à la confiance

  9. La victoire de l’Amour

 

Pour son Amour et pour la France, devenons des saints à l’école de Sœur Josépha Menendez.

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Pourquoi une neuvaine à sœur Josépha ?

 

Ultimes paroles de Sœur Josépha : « Vous prierez pour la France lui demandèrent ses Mères : « Ah ! Mes chères Mères, répondit-elle je crois bien ! C’est la patrie de mon âme ! Elle m’a donné ma vie religieuse ! Ici, j’ai trouvé un petit coin pour vivre et mourir ».

 

Révélation de Notre-Seigneur à Sœur Josépha

 

La France est au cœur de ce message divin peu connu aujourd’hui « … comme Dieu veut régner par l’amour, il demande à ses âmes et principalement à celles de cette nation (en parlant de la France) de réparer, d’abord pour obtenir le pardon mais surtout pour attirer de nouvelles grâces à cette nation qui, je le répète, est la première qui a connu mon Cœur et où cette dévotion s’est répandue ».

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Prière de la Neuvaine pour la France par l'intercession de Sœur Josépha Menendez

à dire chaque jour

 

Ô Jésus qui ne pouvez résister à la supplication de ceux qui attendent tout de Vous, donnez-nous la confiance, la foi et l’abandon qui touchent Votre Cœur afin que sûrs de Vous, nous obtenions de Votre toute puissante bonté la grâce pour la France que nous Vous demandons pour Votre gloire et l’accomplissement de Votre règne d’amour et de miséricorde. Ô Jésus, glorifiez Votre Cœur en nous accordant pour la France la grâce que nous sollicitons par l'intercession de Votre humble servante Josépha. Ô Jésus, à Votre Cœur, nous vous confions notre pays ; regardez, puis faites ce que Votre Cœur Vous dira ; laissez agir Votre Cœur ; Ô Jésus, nous comptons sur Vous, nous nous fions à Vous, nous sommes sûrs de Vous !

 

Premier jour

« Qui suis-je »

 

« Je suis l’Amour ! Mon Cœur ne peut plus contenir la Flamme qui Le dévore. J’aime à tel point les âmes, que J’ai donné ma vie pour elles. Pour leur amour, J’ai voulu rester emprisonné dans le tabernacle. Depuis vingt siècles, Je demeure là, nuit et jour, voilé sous les apparences du pain et caché dans l’Hostie, supportant, par amour, l’oubli, la solitude, les mépris, les blasphèmes, les outrages, les sacrilèges… Pour l’amour des âmes, J’ai voulu leur laisser le Sacrement de Pénitence, afin de leur pardonner, non pas une fois ou deux, mais aussi souvent qu’elles auront besoin de recouvrer la grâce. Là, Je les attends… là, Je désire qu’elles viennent se laver de leurs fautes, non avec de l’eau, mais dans mon propre Sang. Au cours des siècles, J’ai révélé, de différentes manières, mon Amour pour les hommes : Je leur ai montré combien le désir de leur salut Me consume. Je leur ai fait connaître mon Cœur. Cette dévotion a été comme une lumière répandue sur le monde. Elle est aujourd’hui le moyen dont se servent, pour toucher les cœurs, la plupart de ceux qui travaillent à étendre mon Règne ». (Notre-Seigneur à Josefa le 11 juin 1923).

 

Deuxième jour

Appel à l'amour

 

Pour y former sa privilégiée, le doux maître lui rappelait sa divine présence, si l’activité à l’ouvrage la lui faisait un peu oublier. C’est ainsi que dans le feu d’un travail pressé, elle entendit tout à coup la voix bien connue lui demander : « Josefa, que fais-tu ? – Ah ! Seigneur, Vous êtes-là ? » Il reprit : « À quoi penses-tu ? – Mon Jésus, je ne pensais à rien. – Mais tu M’aimes, n’est-il pas vrai ? » (21 février 1920).

Un soir, à la tombée de la nuit, Josefa se perdait dans un long corridor qui n’était pas éclairé ; soudain, une grande lumière parut à l’autre extrémité et elle vit Notre-Seigneur ! Il semblait vouloir la rejoindre ; elle courut à sa rencontre : « D’où viens-tu ? – lui demanda-t-Il. – De fermer les fenêtres. « Où vas-tu ? – Je vais achever de fermer. – Tu ne sais pas répondre ! Je viens de l’amour ! Je vais à l’amour ! Que tu montes ou que tu descendes tu es toujours dans mon Cœur qui est l’abîme de l’amour et Je suis avec toi. » Josefa ne nommera plus ce passage que le « corridor de l’amour ». (23 octobre 1920).

Elle passait ensuite à d’autres travaux et Jésus restait avec elle. Il lui demanda : « Que fais-tu en ce moment ? – Jésus de mon âme, Vous le savez bien ; je Vous le dis, je Vous aime. » Il reprit : « Beaucoup d’âmes croient que l’amour consiste à dire : « Mon Dieu, je Vous aime. Mais non. L’amour est suave et travaille parce qu’il aime, il fait tout en aimant. Je veux que tu M’aimes ainsi avec suavité toujours, en tout ; dans le travail comme dans le repos, dans l’oraison, la consolation, la tristesse ou l’humiliation, aime toujours et montre ton amour par tes actes. Cela, c’est l’amour. Si beaucoup d’âmes le comprenaient, comme elles avanceraient dans la perfection et comme elles consoleraient mon Cœur. » (22 novembre 1920)

 

Troisième jour

Appel au Pardon

 

« Je suis Dieu, mais Dieu d’Amour ! Je suis Père, mais un Père qui aime avec tendresse et non avec sévérité. Mon Cœur est infiniment saint, mais aussi infiniment sage et, connaissant la misère et la fragilité humaines, Il s’incline vers les pauvres pécheurs avec une Miséricorde infinie. J’aime les âmes après qu’elles ont commis leur premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon… Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, Je ne dis pas un milliard de fois mais des millions de milliards, Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave, dans le même sang, le dernier comme le premier péché ! Je ne Me lasse pas des âmes et mon Cœur attend sans cesse qu’elles viennent se réfugier en Lui, et cela d’autant plus, qu’elles sont plus misérables ! Un père n’a-t-il pas plus de soin de l’enfant malade que de ceux qui se portent bien ? Pour lui, sa sollicitude et ses délicatesses ne sont-elles pas plus grandes ? Ainsi, mon Cœur répand-Il sur les pécheurs, avec plus de largesse encore que sur les justes, sa Compassion et sa Tendresse. Voilà ce que Je désire expliquer aux âmes : J’enseignerai aux pécheurs que la Miséricorde de mon Cœur est inépuisable ; aux âmes froides et indifférentes, que mon Cœur est un Feu qui veut les embraser, parce qu’Il les aime ; aux âmes pieuses et bonnes, que mon Cœur est le Chemin pour avancer vers la perfection et arriver en sécurité au terme bienheureux. Enfin, aux âmes qui Me sont consacrées, aux prêtres, aux religieux, à mes Âmes choisies et préférées, Je demanderai, une fois de plus, qu’elles Me donnent leur amour et ne doutent pas du Mien, mais surtout qu’elles Me donnent leur confiance et ne doutent pas de ma Miséricorde ! Il est si facile d’attendre tout de mon Cœur. » (Notre-Seigneur à Josefa le 11 juin 1923).

 

Quatrième jour

Les Trésors de Mon Cœur

(le pardon et la miséricorde)

 

« Je ferai connaître que la mesure de mon Amour et de ma Miséricorde envers les âmes tombées n’a pas de limites. Je désire pardonner. Je Me repose en pardonnant. Je suis toujours là, attendant avec amour que les âmes viennent à Moi. Qu’elles ne se découragent pas ! Qu’elles viennent ! Qu’elles se jettent dans mes Bras ! Qu’elles ne craignent rien, Je suis leur Père ». (Notre-Seigneur à Josefa 6 août 1922).

« Mon amour arrive à ce point que, d’un rien, mes âmes peuvent tirer de grands trésors : si dès le matin elles savent s’unir à moi et offrir toute la journée avec l’ardent désir que mon cœur se serve de leurs actions au profit des âmes, et si, moment par moment, heure par heure, elles exécutent leur devoir avec amour, que de trésor elles acquièrent dans cette journée ! Je leur découvrirai de plus en plus mon amour qui est inépuisable et il est si facile à l’âme qui aime de se laisser guider par ce même amour. Aime et souffre, l’amour ne peut se séparer de la souffrance ! Abandonne-toi à l’amour du plus tendre des pères. » (Notre-Seigneur à Josefa le 30 novembre 1922).

« Je veux maintenant quelque chose de plus, car si Je demande l’amour pour répondre à celui qui Me consume, ce n’est pas le seul retour que Je désire des âmes : Je désire qu’elles croient en ma Miséricorde, qu’elles attendent tout de ma Bonté, qu’elles ne doutent jamais de mon Pardon ». (Notre-Seigneur à Josefa le 10 juin 1923).

 

Cinquième jour

Appel à la vie intime

 

« Je le répète encore : ce que Je dis maintenant, ce n’est rien de nouveau. Mais de même que la flamme a besoin d’aliment pour ne pas s’éteindre, de même les âmes ont besoin d’un nouvel élan qui les fasse avancer et d’une nouvelle chaleur qui les ranime. Je veux que l’on sache combien Je désire que mes âmes se raniment et se renouvellent dans cette vie d’union et d’intimité avec Moi. Qu’elles ne se contentent pas de Me parler quand elles sont au pied du tabernacle. Je suis là, présent, c’est vrai, mais Je vis aussi en elles et Je Me complais à ne faire qu’un avec elles. Qu’elles Me parlent de tout !… qu’elles Me consultent en tout !… qu’elles Me demandent tout !… Je vis en elles pour être leur vie. Je demeure en elles pour être leur force… oui, je le répète, qu’elles n’oublient pas que Je me complais à ne faire qu’un avec elles… qu’elles se souviennent que Je suis en elles… et que là, je les vois, Je les entends et Je les aime. Là, J’attends qu’elles correspondent à mon Amour. Il y a beaucoup d’âmes qui, chaque matin, font oraison. Mais n’est-ce pas plutôt une formule qu’une entrevue d’amour ?… Elles entendent ou disent la messe et Me reçoivent dans la communion, mais une fois sorties du saint Lieu, ne se laissent-elles pas absorber par leurs affaires, à tel point qu’elles pensent à peine à M’adresser un mot ?… Je suis dans cette âme comme dans un désert, elle ne Me dit rien, elle ne Me demande rien… Et lorsqu’elle a besoin de consolation, bien souvent elle la demande à une créature qu’elle doit aller chercher, plutôt qu’à Moi, son Créateur, qui suis et qui vis en elle !… N’est-ce pas manque d’union, manque de vie intérieure ou, ce qui revient au même, manque d’amour ?… » (Notre-Seigneur à Josefa le 5 décembre 1923).

 

Sixième jour

Appel à l'assistance à la Messe Dominicale

 

« Ainsi, quand vous avez passé toute une semaine à vos travaux, à vos affaires, à vos délassements aussi… Il vous demande de donner au moins une demi-heure à l’accomplissement de son précepte. Est-ce beaucoup exiger ? Allez donc à sa Maison à Lui. Il vous y attend jour et nuit ; et chaque dimanche ou jour de fête, réservez-Lui cette demi-heure en assistant au mystère d’Amour et de Miséricorde qu’on appelle la Messe. Là, parlez-Lui de tout : de votre famille, de vos enfants, de vos affaires, de vos désirs… Exposez-Lui vos difficultés et vos souffrances… Si vous saviez comme Il vous écoutera et avec quel amour !… Vous Me direz peut-être : « Je ne sais pas assister à la messe ! Il y a si longtemps que je n’ai pas foulé le seuil d’une église ! » Ne vous effrayez pas… Venez et passez seulement cette demi-heure à mes Pieds. Laissez votre conscience vous dire ce que vous devez faire, sans fermer l’oreille à sa voix. Ouvrez votre âme… alors ma Grâce parlera… Elle vous montrera peu à peu comment vous devez agir en chaque circonstance de votre vie, vous comporter avec votre famille ou dans vos affaires… Comment vous devez élever vos enfants, aimer vos inférieurs, respecter vos supérieurs… Elle vous demandera peut-être d’abandonner cette entreprise, de rompre cette amitié mauvaise, de vous éloigner énergiquement de cette réunion dangereuse… Elle vous dira que vous haïssez telle personne sans raison, et que de telle autre que vous fréquentez et aimez, vous devez au contraire fuir les conseils et vous séparer… Essayez seulement et, peu à peu, s’étendra la chaîne de mes grâces. Car il en est du bien comme du mal, il suffit de commencer. Les anneaux de la chaîne s’appellent les uns les autres. Si, aujourd’hui, vous écoutez ma Grâce et si vous la laissez agir en vous, demain vous l’entendrez mieux, plus tard mieux encore et ainsi, de jour en jour, la lumière viendra, la paix grandira et votre bonheur sera éternel ! (Notre-Seigneur à Josefa le 19 juin 1923).

 

Septième jour

Appel à la Foi

 

« Jeunesse, richesse, sagesse, gloire humaine, tout cela n’est rien… tout cela passe et finit, Dieu est le Seul qui subsiste pour l’éternité ! Si le monde et la société sont remplis de haines et en luttes continuelles, peuples contre peuples, nations contre nations, et individus contre individus, c’est que le grand fondement de la foi a presque entièrement disparu. Que la foi se ranime, et la paix reviendra et la charité régnera ! La foi ne nuit pas à la civilisation et ne s’oppose pas au progrès. Au contraire, plus elle est enracinée dans les individus et dans les peuples, plus grandissent en eux la sagesse et la science, car Dieu est Sagesse et Science infinies. Mais là où la foi n’est plus, la paix disparaît et, avec elle, la civilisation, la culture, le vrai progrès… car Dieu n’est pas dans la guerre… Il n’y a plus alors que division des opinions entre elles, soulèvement des classes les unes contre les autres et, dans l’homme lui – même, rébellion des passions contre le devoir. Alors disparaît tout ce qui fait la noblesse de l’homme : c’est la révolte, l’insubordination, la guerre ! Ah ! laissez-vous convaincre par la foi et vous serez grands. Laissez-vous dominer par la foi et vous serez libres ! Vivez selon la foi et vous ne mourrez pas éternellement ! » (Notre-Seigneur à Josefa le 19 juin 1923).

 

Huitième jour

Appel à la confiance

 

« De même, quand les âmes (les hommes) prient pour elles ou pour d’autres : si elles hésitent, si elles doutent de Moi, elles n’honorent pas mon Cœur, tandis qu’elles Le glorifient quand elles attendent avec sécurité ce qu’elles Me demandent, sachant bien que Je ne puis leur refuser que ce qui ne convient pas au bien de leur âme. Quand le Centurion vint Me supplier de guérir son serviteur, il Me dit avec une grande humilité : « Je ne suis pas digne que Vous entriez dans ma maison… » Mais plein de foi et de confiance, il ajouta : « Cependant, Seigneur, dites seulement une parole et mon serviteur sera guéri. » Cet homme connaissait mon Cœur. Il savait que Je ne puis résister à la supplication d’une âme qui attend tout de Moi… Cet homme M’a grandement glorifié, car à l’humilité il a joint la ferme et entière confiance… Oui, cet homme connaissait mon Cœur. Et pourtant Je ne m’étais pas manifesté à lui comme Je me manifeste à mes Âmes choisies. C’est par la confiance qu’elles obtiendront d’innombrables grâces, non seulement pour elles, mais aussi pour les autres, et c’est ce que Je veux qu’elles comprennent à fond, car Je désire qu’elles révèlent les traits de mon Cœur aux pauvres âmes qui ne Me connaissent pas. » (Notre-Seigneur à Josefa le 5 décembre 1923).

 

Neuvième jour

La victoire de l'Amour et la diffusion du Message

 

« Je veux pardonner. Je veux régner. Je veux pardonner aux âmes et aux nations. Je veux régner sur les âmes, sur les nations et sur le monde entier. Je veux répandre ma Paix jusqu’aux extrémités du monde, mais, d’une manière spéciale, sur la France, cette terre bénie, berceau de la dévotion à mon Cœur. Oui, je veux être sa Paix, sa Vie, son Roi ! Je suis la Sagesse et le Bonheur, Je suis l’Amour et la Miséricorde, Je suis la Paix. Je régnerai ! Pour régner, Je commencerai par faire Miséricorde, car mon Règne est de Paix et d’Amour : Voilà la fin que Je veux réaliser, voilà mon Œuvre d’Amour ! » (Notre-Seigneur à Josefa le 12 juin 1923).

« Aucune de mes Paroles ne se perdra. Rien de ce que Je te dis ne s’effacera jamais », même si le démon « nourrit mille projets pour faire disparaître mes Paroles… il n’y réussira pas… » Je veux que mon Amour soit le soleil qui éclaire et la chaleur qui échauffe les âmes. C’est pourquoi Je désire que l’on fasse connaître mes Paroles… Toutes seront imprimées, lues et prêchées, et Je leur donnerai une grâce spéciale afin qu’elles éclairent et transforment les âmes. Ne sais-tu pas ce qui arrive lorsqu’un volcan s’ouvre ? La puissance de feu est si grande qu’elle est capable d’arracher les montagnes et de les détruire, et l’on connaît qu’une force irrésistible a passé par là. Ainsi, mes Paroles auront une telle force et ma Grâce les accompagnera de telle manière, que les âmes les plus obstinées seront vaincues par l’Amour. » (Notre-Seigneur à Josefa le 6 août 1922).

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Pour approfondir

 

Livre un « Un Appel à l’Amour » qui retranscrit le message du Cœur de Jésus pour chacune de nos âmes. Vous pouvez le lire en ligne (format pdf) en cliquant ici

Pour se le procurer, se mettre en contact avec les

Oeuvres du Sacré-Cœur de Poitiers

1 voie Malraux

86000 Poitiers

Mail : unappelalamour@gmail.com.

 

Documentaire

"Josefa Menendez, un appel à l'Amour"

 

Portrait de soeur Josepha Menendez, religieuse du Sacré-Coeur, née le 4 février 1890. Après une enfance et une jeunesse particulièrement ferventes, elle entre au Noviciat de la Société du Sacré-Coeur, à Poitiers, le 4 février 1905. Elle est alors très rapidement l'objet de révélations divines : faire connaître au monde (Un reportage de 52 mn).

 

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

Neuvaine proposée par Hozana.org, retrouvez et participez à cette Neuvaine en cliquant ici

11 avril 2017

Neuvaine aux sept Plaies du Christ

Neuvaine aux sept Plaies du Christ

Du 12 au 20 mars 2016

 

 

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Introduction

 

« Les plaies du Christ sont les cinq plaies des deux mains et des deux pieds de Jésus de Nazareth, crucifié et cloué sur la croix, et sa plaie au flanc droit, faite par le centurion Longin avec son javelot, pour constater sa mort, selon l'évangile selon Jean,19 et selon une prophétie du psaume 22,16 : « Ils ont percé mes mains et mes pieds ». Jésus a enduré d’autres plaies comme celles de la sanglante flagellation, de la couronne d’épines, de celle de son épaule dont les os furent complètement mis à nu. Ces plaies furent physiques, mais Jésus a vécu une agonie spirituelle dès le Jardin de Gethsémani. Cette neuvaine va nous conduire sur les pas de Jésus, dès le jeudi saint jusqu’à sa mort le vendredi saint à 15h. Plus nous entrerons dans l’intimité des souffrances de Jésus et plus nous obtiendrons des grâces. Car c’est « par ses blessures que nous sommes guéris » et libérés de tout mal. « Vous avez ainsi terrassé le démon, en usant de la croix comme d'une fronde garnie de cinq pierres, quand votre divin corps fut suspendu au bois de la croix par cinq plaies » (Ludolphe le Chartreux).

Que cette neuvaine nous recouvre du Précieux sang de Jésus qui coule de ses saintes Plaies, afin que nous soyons abondamment bénis, nourris, protégés. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

Père Eternel, au Nom de Jésus-Christ et par l’intercession de Marie, la Vierge Immaculée, envoyez-moi le Saint-Esprit.

Venez, Saint-Esprit, dans mon cœur et sanctifiez-le.

Venez, père des pauvres et soulagez-moi.

Venez, auteur de tout bien et consolez-moi.

Venez, lumière des esprits et éclairez-moi.

Venez, consolateur des âmes et réconfortez-moi.

Venez, doux hôte des cœurs et ne vous éloignez pas de moi.

Venez, vrai rafraîchissement de ma vie et restaurez-moi.

 

Prière aux plaies de Jésus

 

Dieu tout puissant, vous avez voulu vous incarner sous forme de l’une de vos créatures par amour pour moi, afin de supporter l'insupportable, je Vous consacre ma vie et mon éternité. Ô Saintes Plaies des mains de Jésus-Christ, je vous consacre mes mains, afin de travailler toujours à votre gloire. Ô Saintes Plaies des pieds de Jésus-Christ, je Vous consacre mes pieds, Afin de marcher toujours à votre suite. Ô Saintes Plaies du dos de Jésus-Christ, je Vous consacre ma chair, afin qu'elle soit toujours soumise à Votre Très Sainte Volonté. Ô Saintes Plaies de la tête de Jésus-Christ, je Vous consacre mon esprit, Afin que mon intelligence ne soit pas un obstacle à ma sanctification. Ô Saintes Plaies du Cœur de Jésus-Christ, je Vous consacre mon cœur, afin que, désormais uni au vôtre, il déborde d'amour pour les hommes, mes frères. Ô Très Précieux Sang de Jésus-Christ, je Vous consacre tout mon sang, afin que désormais ne coule dans mes veines, que Foi, Espérance et Charité.

Père très saint, Père très miséricordieux, dans le souffle de votre Esprit et par les mains très pures de Marie, je vous offre avec mon humble vie, la cruelle Passion de votre Fils, son Cœur transpercé, sa Tête sacrée couronnée d'épines, sa Sainte Face défigurée, son Précieux Sang, les Plaies de ses mains, de ses pieds, de son épaule et de tout son Corps disloqué et meurtri. Père, acceptez cette offrande infinie et faites de nous les apôtres zélés et les compagnons fidèles de Jésus crucifié et ressuscité et de Marie immaculée. Amen.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

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Premier jour

L’Agonie

Plaie mystique

 

« Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Restez ici, pendant que je m'en vais là-bas pour prier ». Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi ». Il s'écarta un peu et tomba la face contre terre, en faisant cette prière : « Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux » (Saint Matthieu 26, 36-39).

« Un tel combat et une telle victoire ne sont possibles que dans la prière. C'est par sa prière que Jésus est vainqueur du Tentateur, dès le début et dans l'ultime combat de son agonie » (CEC, 2.849).

O Dieu ! Par la Passion de Votre Fils unique, et par l’effusion de Son Sang découlant de son agonie à Gethsémani, vous avez rétabli la nature humaine perdue par le péché, faites, nous vous en supplions, qu’en vénérant ici-bas le sang qu’il a transpiré à Gethsémani, nous méritions de recueillir dans le ciel le fruit de ce même Sang très précieux. 

Nous Vous le demandons par ce même Jésus-Christ, Notre-Seigneur, Votre fils, qui vit et règne avec Vous, dans l’unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de Vos Saintes Plaies !

 Prières quotidiennes

 

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Deuxième jour

La Flagellation

Mystère de communion

 

« De même ; il a été pour plusieurs un sujet d'effroi, tant son visage était défiguré, tant son aspect différait de celui des fils de l'homme. » (Isaïe 52,14).

Il était impossible de voir s’il était même un être humain, à ce qu’en décrit Isaïe le prophète, qui a vu prophétiquement la passion du Serviteur souffrant et sa flagellation, et qui la décrit dans l’Ancien Testament : il était si défiguré qu’on pouvait se demander s’il s’agissait d’un être humain tant il était ravagé, transformé en plaie. Expression unique vraiment extraordinaire de l’Ecriture. Une fois entièrement déchiré ainsi, il fallut à Jésus un secours divin extraordinaire, une ressource nouvelle. Jésus, à chaque coup qu’Il recevait, priait et remerciait. Jésus remercie à chaque coup, et chaque coup rassemble de manière encore plus profonde dans sa communion tous ses élus. C’est un amour de reconnaissance qui atteint le fond du cœur de ceux par qui Il reçoit ces plaies. Toute la flagellation, et l’Eucharistie aujourd’hui, c’est cela. Contempler le côté extérieur de la flagellation, de la passion ne suffit pas : il faut aussi contempler l’intériorité de ce mystère ; Jésus veut donner les trésors de Dieu à travers sa flagellation.

En vos Plaies glorieuses, Seigneur Jésus, je n'ai rien à craindre ni de moi-même, ni des autres, ni du démon. Vous êtes, ô Jésus, mon bouclier, mon rempart, mon refuge, mon rocher ; devant qui tremblerais-je ? Seigneur Jésus, nous déposons nos humbles vies dans vos Plaies sacrées, rendez-nous participants de votre Divinité, et qu'avec vous et toute l'humanité, nous formions une offrande pure à la gloire de notre Père céleste.

O mon Jésus, par les mérites de vos Saintes Plaies et de votre Précieux Sang, nous vous supplions d'enflammer du zèle de votre amour et de votre gloire tous les prêtres du monde, tous les missionnaires et chacun de nous pour que tous nous annoncions votre Parole. Qu’ainsi les âmes soient arrachées au démon et conduites dans l'asile de votre Cœur, où elles puissent éternellement, avec vous, glorifier l'infinie Miséricorde du Père. Amen

O Marie, Mère immaculée, les Plaies de votre Fils Jésus sont éternellement gravées dans votre Cœur, accordez-nous, qu'à notre tour ses Plaies sacrées soient profondément imprimées dans nos cœurs.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies !

Prières quotidiennes

 

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Troisième jour

Le couronnement d’épines

Mystère d’abaissement

 

Au milieu du Carême, nous lisons ce bel Evangile : « il n’y a pas d’autre commandement que d’aimer le Seigneur ton Dieu : tu n’as pas d’autre Seigneur que Lui ; L’aimer de tout ton cœur, de toute ton âme, de toute ta force, de tout ton esprit, de toute ton intelligence ; et tu aimeras ton prochain comme toi-même » (Saint Marc, 12, 28-34).

Jésus a été couronné d’épines, Jésus a été injurié, humilié, soumis à la dérision, à la moquerie générale, aux rires et à toutes les formes possibles d’humiliation publique et d’humiliation intime. Jésus est couronné d’épines à plusieurs reprises. Il a été convoqué successivement devant tellement d’autorités ! D’abord chez Anne, tout de suite Il a été bafoué par ceux qui l’accompagnaient ; Anne l’a livré ensuite aux moqueries et aux mauvais traitements de tous les gardes qui étaient là, et cela a duré assez longtemps. Nous n’avons pas l’habitude de décrire ce genre de persécutions. Ce fut terrible.

O mon très aimable Seigneur Jésus, votre sainte Face a été défigurée par la malice des hommes, par nos péchés. Le châtiment qui nous rend la paix est sur Vous. La couronne d'épines laboure votre crâne, votre front vénérable, votre Tête sacrée, Temple de la divine Sagesse. Par vous, Seigneur Jésus crucifié et ressuscité, le monde sera renouvelé. Changez les cœurs, un à un, rectifiez les esprits au contact de votre Tête sacrée, couronnée d'épines. Temple de la divine Sagesse ; transformez toutes nos habitudes au contact de chacune de vos Plaies sanglantes et triomphantes.

Père Eternel, je Vous offre les Plaies profondes et douloureuses de Jésus Christ couronné d’épines. Par les mérites de ces Saintes Plaies, accordez-moi la contrition de mes péchés et la grâce d’accepter avec paix et douceur d’esprit, toutes les croix qu’il vous plaira de m’envoyer.

O Marie, Mère douloureuse, offrez à la Très Sainte Trinité les plaies et les douleurs de l'Humanité sacrée de notre Sauveur Jésus-Christ, votre Fils; joignez à cette offrande nos vies pécheresses avec leurs joies, leurs peines, leurs soucis, leurs travaux.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de Vos Saintes Plaies !

Prières quotidiennes

 

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Quatrième jour

La Plaie de l’épaule

Mystère inconnu

 

Révélation faite à saint Bernard de la plaie inconnue de l'épaule de Jésus-Christ, ouverte par le poids de la Croix. Jésus lui dit : « J'eus, en portant la Croix, une plaie profonde de trois doigts et trois os découverts sur l'épaule. Cette plaie qui n'est pas connue des hommes m'a occasionné plus de peine et de douleur que toutes les autres. Révèle-la aux fidèles chrétiens et sache que quelque grâce qui me sera demandée en vertu de cette Plaie, leur sera accordée. Et à tous ceux qui, par amour pour elle, m'honoreront chaque jour par trois Pater, Ave et Gloria, je pardonnerai les péchés véniels et je ne me souviendrai plus des mortels. Ils ne mourront pas de mort imprévue. A l'heure de leur mort ils seront visités par la bienheureuse Vierge et ils obtiendront encore la grâce et la miséricorde ».

Très aimé Seigneur, très doux agneau de Dieu, moi pauvre pécheur, j'adore et vénère la  très sainte Plaie que Vous avez reçue à l'épaule en portant au Calvaire la très lourde croix qui laissa découverts trois os saints, occasionnant une immense douleur. Je Vous supplie, en vertu des mérites de la Plaie de l’épaule de Jésus, d'avoir pitié de moi, en me pardonnant de tous mes péchés mortels ou véniels, en m'assistant à l'heure de ma mort et en me conduisant dans Votre heureux Royaume. Amen !

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de Vos Saintes Plaies !

 Prières quotidiennes

 

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Cinquième jour

Plaie de la Main Droite

Mystère de Rédemption

 

« Mais lui, il a été transpercé à cause de nos péchés ». (Isaïe 53,4).

O mon très aimable Seigneur Jésus, pénétré de respect, je m'unis à la Très Sainte Vierge Marie, votre Mère, pour adorer votre Sainte Humanité humiliée. Je vénère la sainte Plaie de votre main droite et je vous remercie de l'amour infini avec lequel vous avez bien voulu supporter de si nombreuses et si cruelles douleurs, en expiation de mes péchés que je déteste de tout mon cœur. Je vous recommande votre peuple chéri, votre Eglise, pour qui vous vous êtes livré par amour; bénissez et protégez votre vicaire sur la terre, le pape.

Père éternel, Père très aimant, je vous offre la Plaie de la main droite de Jésus crucifié et ressuscité pour guérir les plaies de nos âmes. Père éternel, Père très aimant, je vous offre, avec mon humble vie, toutes les Plaies sanglantes et triomphantes de votre Fils Jésus pour guérir les plaies de l'humanité. Pour donner plus de prix à nos faibles prières, nous nous adressons à vous, très aimable Jésus Christ et nous vous supplions humblement : offrez vous-même à votre Père Eternel la Plaie Sacrée de votre main droite.

O mon très aimable Jésus, c'est par vos souffrances que vous avez justifié les multitudes, Vous vous êtes laissé accabler sous le poids des péchés du monde; recevez notre amour, nos adorations. J'adore particulièrement votre main droite clouée et transpercée. Seigneur Jésus : nous serons vos mains à travers le monde pour bénir, pour travailler, pour soigner et pour servir. Par la précieuse plaie de votre Main Droite et par la douleur générée par le clou qui a percé cette Main, que le Précieux Sang sorti de là, convertisse de nombreuses âmes et sauve les pécheurs du monde entier. Amen.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies !

 Prières quotidiennes

 

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Sixième jour

Plaie de la Main Gauche

Mystère de Purification

 

O mon très aimable Seigneur Jésus-Christ, Agneau immolé, uni à toute la cour céleste et à tous les fidèles de la terre, j'adore la Plaie sacrée de votre main gauche. Je vous remercie, Seigneur, c'est à cause de nos péchés que vous avez eu votre Main Gauche transpercée. Je vous recommande tous ceux qui vont mourir aujourd’hui. Touchez les cœurs des pécheurs les plus endurcis. Par la Précieuse plaie dans votre Main Gauche et par la douleur générée par le clou qui a percé cette Main, que le Précieux Sang sorti de là, sauve les âmes du purgatoire et protège les mourants contre les attaques des esprits infernaux.

Père éternel, Père des miséricordes et Dieu de toute consolation, sous l'action de votre Esprit Saint et par les mains très pures de Marie, je vous offre mon humble vie en union avec la Passion et la Résurrection de votre Fils Jésus ; recevez la Plaie sacrée de sa Main Gauche qui implore miséricorde pour chacun de nous, et guérissez les plaies de l'humanité.

Vierge Marie, Mère des douleurs, offrez-lui avec la cruelle passion de votre Fils bien-aimé, vos soupirs, vos larmes et toutes les douleurs que ses souffrances vous ont causées, afin que, par leurs mérites, les âmes qui sont dans les flammes dévorantes du purgatoire obtiennent le rafraîchissement, que, délivrées de cette douloureuse prison, elles soient dans le ciel, revêtues de la gloire et qu’elles y chantent à jamais les divines miséricordes. Amen.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies !

Prières quotidiennes

 

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Septième jour

Plaie du Pied Droit

Mystère d’expiation

 

O mon très aimable Jésus, pour nos péchés, vous avez été frappé à mort, je vous aime; humblement, j'adore la Plaie sacrée de votre Pied Droit. Venez en aide à toutes les personnes qui veulent vous servir de plus près. Faites de vos prêtres et de toutes les âmes consacrées des lampes ardentes qui éclairent et réchauffent le monde d'aujourd'hui. Par la Précieuse plaie dans votre Pied Droit et par la douleur générée par le clou qui a percé ce Pied, que le Précieux Sang sorti de là, couvre les fondations de l’Eglise Catholique contre les plans du royaume occulte et des méchants.

O Seigneur Jésus, vous nous aimez tellement que vous vous êtes livré vous-même pour chacun des hommes; vous vous êtes mis à notre portée, vous avez parlé notre langage d'homme. Verbe de Dieu ! Vous avez voulu restaurer tout dans votre Sang dont vous arrosez la terre; vous vous êtes remis entre nos mains : « Prenez, mangez... ceci est mon Corps ! » Cependant, dans la pratique, les hommes ne vous croient pas et manquent de confiance en votre amour. Vous avez vaincu le monde, quand, Seigneur Jésus, vaincrez-vous nos cœurs défiants et incrédules ?

Que la Plaie de votre pied droit, ô aimable Jésus, ranime un simple sentiment de naturelle compassion dans les cœurs les plus endurcis. Cette humble étincelle, tout humaine, suffira pour attiser l'ardeur de votre Amour, et alors il jaillira comme un incendie violent. Jésus, vous êtes vraiment merveilleux de tendresse et de puissance ! Vos Plaies glorifiées sont autant de soleils éblouissants qui éclairent et purifient les cœurs.

Seigneur Jésus, par votre sacrifice sur la Croix, vous avez allumé le feu de l'amour sur la terre. Ce feu vous voulez le voir se raviver et se répandre à travers le monde pour qu'il devienne un immense et inextinguible brasier.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies !

Prières quotidiennes

 

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Huitième jour

Plaie du Pied Gauche

Mystère de Réparation

 

O mon très aimable Jésus, en union avec toutes les âmes qui sont encore retenues loin de vous dans les flammes expiatrices du purgatoire et qui soupirent vers vous, j'adore la Plaie sacrée de votre Pied Gauche. Prenez pitié de ces âmes qui languissent et attendent votre miséricorde. Venez au secours des personnes éprouvées par les difficultés de l'existence et qui marchent dans le noir. Soyez leur unique espoir. Par la Précieuse plaie dans votre Pied Gauche et par la douleur générée par le clou qui a percé ce Pied, que le Précieux Sang sorti de là, nous protège sur tous nos chemins contre les plans et les attaques des esprits mauvais et leurs agents.

Père éternel, Auteur de tout don parfait, pour nous faire mieux comprendre votre amour miséricordieux, vous n’avez pas dédaigné de nous envoyer votre Fils unique sur la terre, où Il a pris la condition de l'esclave.

O Mère de douleur, avec vous, je contemple la Plaie du Pied Gauche de votre divin Fils, je contemple le Sang Sacré qui en jaillit dans lequel se transforment en éternelle gloire les souffrances de l'humanité.

O Jésus, la Plaie de Votre Pied Gauche est la porte béante du ciel; souvenez-vous de moi dans votre Paradis. Amen

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies !

Prières quotidiennes

 

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Neuvième jour

Plaie du Sacré Côté

Mystère d’Amour des deux Cœurs

 

Par la Précieuse plaie de votre Sacré Côté et par la douleur générée par la lance qui a transpercé ce Côté Sacré, que le Précieux Sang et la précieuse Eau qui en jaillissent, guérissent les malades, ressuscitent les morts, solutionnent nos problèmes actuels et nous montrent le chemin qui mène vers Dieu pour la gloire éternelle. Je vous adore ô Jésus crucifié et ressuscité, avec toute la cour céleste, particulièrement avec votre sainte Mère et tous les anges de Dieu. Je m'accroche à vous, ma seule certitude; je m'agrippe à vous, ma bouée de sauvetage.

Père Eternel, je vous offre la Plaie du Côté de Jésus Christ, votre Fils bien aimé qui transperça d’un glaive de douleur le Cœur si aimant de Sa Très Sainte Mère.

Par l’angoisse des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie et par les mérites de sa Sainte Plaie du Côté, accordez-nous la contrition parfaite de nos péchés, maintenant et à l’heure de la mort. N’oublions pas cette union profonde d’amour entre le Sacré Cœur et celui du Cœur de l’Immaculée Conception, pour la régénération de toute l’humanité

Marie, Mère immaculée, Mère compatissante de Jésus crucifié, échangez notre cœur avec le vôtre. Nous vous donnons notre cœur, nos pensées, nos misères, nos désirs et vous nous donnerez votre Cœur qui brûle à l'unisson de Celui de votre Fils, avec ses pensées, ses miséricordes et ses désirs.

 

Mon Jésus, pardon et miséricorde par les mérites de vos Saintes Plaies !

 Prières quotidiennes

 

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Litanies des Saintes Plaies de Jésus-Christ

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père du ciel, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Saintes Plaies du Christ, Soutien du monde, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, Trésor caché de Grâces, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, Fleuve inépuisable de lumière, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, nouvelle et éternelle Alliance, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, Armure des ouvriers de miséricorde, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, par flagellation, Armure infranchissable, sauvez-nous.

Saintes Plaies de la Tête du Christ, par la Couronne d’épines, sauvez-nous.

Saintes Plaies cachées des Orteils qui nous libèrent de tout obstacle, sauvez-nous.

Saintes Plaies cachées de l’Epaule, Source de guérison des douleurs, sauvez-nous.

Saintes Plaies cachées de l’Epaule, Source d’endurance dans les épreuves, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Côté du Christ, Océan de miséricorde, sauvez-nous.

Saintes Plaies des Mains du Christ, Trésor inestimable de charité, sauvez-nous.

Saintes Plaies des Pieds du Christ qui ont marché sur le calvaire, sauvez-nous.

Saintes Plaies de la crucifixion, source de réconciliation, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, prix de notre salut, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, clef qui ouvre les cœurs endurcis, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, victoire sur les démons, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, force des martyrs, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, vertus des confesseurs, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, source de virginité, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, consolation dans les larmes, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, secours des mourants, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, gage de vie éternelle, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, qui délivrent les âmes du purgatoire, sauvez-nous.

Saintes Plaies du Christ, dignes de tout honneur et de toute gloire, sauvez-nous.

 

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, prenez pitié de nous.

 

Prions

 

Dieu Eternel et Tout-Puissant, vous avez établi votre Fils Unique comme Rédempteur du monde. Par les mérites de Son Sang Précieux, vous plongez l’humanité pécheresse dans l’océan de la Divine Miséricorde. Par les mérites de Son Cœur transpercé, vous nous comblez de Son Amour et de Sa Compassion. Par les mérites de Ses Saintes Plaies, vous nous faites la grâce de découvrir la puissance de guérison de nos blessures intérieures. Père Eternel, nous vous offrons les louanges et les satisfactions que notre Seigneur et notre Sauveur Jésus-Christ Vous a offertes par Sa douloureuse Passion, au nom des pêcheurs. Amen.

 

Neuvaine disponible en CD auprès de la boutique d’Etoile Notre Dame

 

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28 avril 2017

Le Mois de Marie des Madones Nantaises

Le Mois de Marie des Madones Nantaises

Abbé Ricordel

 

Pour ce mois de Marie, je vous emmène en Bretagne, en Loire Atlantique, département duquel est orginaire ma famille, pour visiter et prier dans les nombreux petits sanctuaires, qui sont parfois très anciens qui se trouvent dans ce département. Les méditations de ce Mois de Marie, sont extraites du "Le Mois de Marie des Madones Nantes" ont été publié en 1904, par l'Abbé Ricordel, toutes ont étées prêchées en l'église Saint Nicolas, à Nantes, pendant le mois de mai de cette même année. (F.M.)

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Introduction

La Loire Atlantique, terre mariale

 

Lorsque je commençai d'étudier les madones nantaises, j’avais uniquement pour but d'exposer, devant un auditoire d‘élite, les forums variées qu'a revêtues, dans le diocèse de Nantes, le culte de la Très Sainte Vierge. La pensée ne m’était point venue de faire un livre. Invité cette année a donner les instructions du mois de Marie dans la basilique de Saint-Nicolas, j'entrepris de traiter ce même sujet. Des amis, trop bienveillants peut-être, ont été d’avis, les uns après les avoir entendu, les autres après avoir parcouru mes manuscrits, qu‘il fallait présenter ce travail à un public moins restreint. M. le Curé de Saint Nicolas lui-même a été assez aimable pour en faire l’éloge à la clôture des exercices et pour exprimer, du haut de la chaire, l’espoir qu‘il serait publié. Ces instances mirent fin a mes hésitations.

Toutefois, ce travail demandait a être complété si je voulais qu’il put servir aux lectures du mois de Marie. A Saint Nicolas, il n’y a pas de prédication le samedi et, par conséquent, je n’avais donné que vingt-sept instructions ; de plus, la première n‘était qu’une entrée en matière et, pour ainsi dire, une exposition du sujet ; enfin, le triduum en l'honneur de N.-D. de Bon-Conseil m’avait obligé à résumer l’histoire de cette image miraculeuse qui n'est que par une très récente adoption une madone nantaise. Il me restait donc à composer sept notices supplémentaires, c’est ce que j’ai fait. J’ai cru devoir cependant conserver l’instruction d’ouverture, ce qui porte il trente-deux le nombre des chapitres. De cette façon, il y aura assez de lectures pour ceux qui commencent les exercices la veille du 1er mai.

Je n'ai pas eu l‘intention de faire l'histoire complète du culte de la Très Sainte-Vierge dans notre pays. Il aurait fallu pour cela des loisirs que je n'ai point, il aurait fallu surtout une connaissance approfondie des choses du passé, il laquelle je suis loin de prétendre. Ce livre, d‘ailleurs, est moins le résultat de mes recherches personnelles qu’une sorte de vulgarisation des travaux antérieurs, et si je puis m’attribuer quelque mérite, c’est celui de posséder une bibliothèque. A part quelques sujets absolument inédits, puisés dans les archives départementales, ou empruntés aux registres paroissiaux, je n’ai guère fait que résumer les études consacrées par des spécialistes à nos pèlerinages diocésains et glaner quelques détails perdus dans des ouvrages d’histoire locale. Je n’ai point entendu faire non plus œuvre de critique et j’ai soigneusement écarté ce qui sent l’érudition pour donner une très large place aux légendes édifiantes que j’ai pu recueillir. J’ajoute même ingénument, au risque d’effaroucher les sévères historiens, que si j’éprouve un regret, c’est de n’en avoir pas récolté davantage. La science n’a rien à y gagner, mais la piété peut y trouver un aliment, et j'ai eu principalement pour but de faire une œuvre de piété.

Un livre de cette nature ne comporte pas les renvois multipliés au bas des pages, que l’on trouve dans les ouvrages d’érudition. On ne trouvera donc pas une seule note dans celui-ci. Je n’est pas cependant que je n’aie consulté beaucoup d’auteurs ; ce n’est pas non plus que je veuille m’attribuer le mérite de découvertes qui sont le fait d’autrui. Pour satisfaire, dans a mesure du possible, les exigences des lecteurs instruits, je donnerai, a la fin de cette introduction, la liste complète des sources où j’ai puisé. On verra par là que, sans chercher a faire œuvre d’historien, j’ai toujours respecté la vérité historique, quand elle m’était connue.

Les recherches auxquelles je me suis livré, les ouvrages que j’ai parcourus, les notes qui m’ont été transmises m’ont fait connaître bien des sanctuaires et bien des faits intéressants qui ne pouvaient entrer dans les notices particulières aux exercices du mois de Marie. Fallait—il les laisser enfouis dans mes cartons ? Je ne l’ai pas pensé. Il vaut mieux, semble-t-il, leur accorder une place dans cette introduction. De cette façon, sans donner l’histoire complète de ce que le diocèse de Nantes a fait pour honorer Marie, je fournirai quelques matériaux de plus il ceux qui seront tentés de l’écrire ; de cette façon aussi, je procurerai il un plus grand nombre de lecteurs la satisfaction de lire quelques lignes concernant les dévotions qui leur sont chères.

J’ai adopté, pour les notices destinées aux lectures publiques, l'ordre des mystères, le plus logique d’ailleurs et le seul possible en l’absence de dates précises ; je crois devoir suivre encore, en cette rapide revue, a peu près le même ordre.

M. l‘abbé Grégoire, dans son Etat du diocèse de Nantes en 1790, cite quatre-vingt-neuf vocables de la Sainte Vierge, et encore quelques-uns ont-ils dû échapper il ses patientes investigations ; en outre, plusieurs datent seulement du XIXe siècle ; enfin, beaucoup d’entre eux se retrouvent dans cinq ou six paroisses, souvent davantage. Je ne puis donc énumérer tous les lieux où le culte de Marie fut en honneur ni tous les titres qu’on lui décerna. Celle nomenclature, mêle dans une introduction, semblerait fastidieuse. Essayons, néanmoins, d'en donner quelque idée.

L'Immaculée-Conception, je le dirai plus tard, avait été, dans les âges les plus reculés, adoptée pour patronne par la Trève de Bouée ; elle y avait aussi une florissante confrérie, à laquelle une bulle du pape Paul V avait accordé (1515) de précieuses indulgences. Durant le cours du siècle dernier, trois paroisses nouvellement créées ont été heureuses de prendre ce vocable: N.-D. de Bon Port à Nantes, l’Immaculée-Conception a Saint-Nazaire et le Landreau. N.-D. la Blanche avait des chapelles, non seulement à Guérande, à Rezé ; à Saint Jean de Corcoué, où elle portait aussi le titre de N.-D. des Neiges ; mais à Carquefou, au milieu d’un cimetière du même nom, à Piriac, à Saint André des Eaux, à Saint Lyphard, à Herbignac, à Saint Molf, à Saillé, à Montoir. Ce dernier sanctuaire, modeste prieuré,presque perdu dans la Grande Brière, à l’extrémité du village d’Aisnes – aujourd’hui paroisse de Méan - eût son chapelain jusqu’à la Révolution, et ouvrait souvent ses portes aux nourrices des environs, qui venaient demande à la Vierge-Mère le lait dont elles avaient besoin pour leurs chers petits.

Ailleurs, à Sainte Croix de Machecoul, le peuple se prosterne devant N.-D. la Noire. N.-D. de Grâce possède une chapelle, dont nous parlerons, sur les bords de l’Isac, et un oratoire dans la banlieue de Nantes, près du château de la Collinière. La première n’a fait que grandir, le second a complètement disparu. Mais, depuis 1856, une paroisse voisine de notre grande cité, Saint-Sébastien d’Aigne, a érigé un petit monument et fait un pèlerinage annuel à N.-D. de Toutes Grâces. Le dimanche le plus rapproché du 8 septembre, fête de la Nativité de Marie, une procession part de l’église paroissiale et se dirige pieusement vers le village du Doucet. Elle s’arrête devant une grotte qui abrite une image de la Bonne Mère, pour la remercier de la protection qu’elle daigna accorder au village du Douet, en arrêtant le fléau des morts subites qui avait jeté l'effroi au sein de cette population.

Blain offrait ses hommages et ses prières à N.-D. des Vertus ; Remouillé et Rezé possédaient des chapelles du même nom ; le Temple appelait la sienne N.-D. de Toutes Vertus, comme pour indiquer la puissance universelle de la Reine qu’on y venait prier. Il a toujours pour elle la même confiance, et les mères du voisinage ne cessent pas d’aller demander a la Bonne Mère du ciel de fortifier et de faire marcher leurs petits enfants. Il y a bien longtemps qu’on la vénère ; les anciens registres donnent les noms des personnages importants qui voulurent dormir leur dernier sommeil au pied de son autel ; ils contiennent surtout un procès-verbal qui dira mieux que de longs développements quelle confiance on lui témoignait.

« L‘an 1710, le 26 juillet, sur les cinq heures du matin, par moi recteur soussigné, licencié en théologie, droit canon et civil, a été présenté devant l’image miraculeuse de N.-D. de Toutes Vertus, chapelle sise sur la lande, terroir du Temple-Maupertuis, honorable garçon Charles Bernard, natif de ce bourg, âgé de 22 ans ou environ, fils des défunts M” Julien Bernard, notaire et d’honorable femme Marie Guinel, ses père et mère, lequel étant allé sur mer en qualité de chirurgien, sur les vaisseaux marchands de Nantes, voguant sur les côtes d’Espagne en Amérique, étant en 1707, la nuit de la Toussaint sur le vaisseau nommé le Diamant, et se trouvant en danger de perdre la vie, avec tout le monde qui y était, il muse d’une tempête effroyable qui lit échouer le vaisseau contre un rocher qui le mit en pièces, fit le vœu qu'il rend aujourd‘hui à ladite chapelle, d’aller du bourg du Temple à ladite chapelle, pieds nus et en chemise, y faire dire la messe connue il a fait, et se sentit aussitôt délivré du naufrage, s’étant sauvé sur une barrique qui lui restait. Le vœu accompli, les dits jour et an que dessus, en présence de plusieurs qui ne signent, et a signé avec nous. Signé : Astruc, rect. du Temple, Charles Bernard ».

Bourgneuf honorait à la fois la maternité de Marie et la naissance humaine du Fils de Dieu, en invoquant N.-D. de Bétlhéem ; Machecoul faisait de même, et semblait avoir pris plaisir à multiplier les vocables sous lesquels il désignait la Vierge-Mère, connue pour montrer qu’il surpassait toutes les autres contrées dans son amour pour elle. On y trouvait en effet, N.-D. de Bethléem et N.-D. la Noire, les Neuf Mois, Notre-Dame et Saint-Jean, N.-D. de Bon Conseil, N.-D. de Bon Secours, N.-D. de Pitié, N.-D. des Dons, N.-D. des Clercs, N.-D. la Grande, N.-D. du Rosaire, N.-D. de Lorette, N.-D. du Calvaire, N.-D. d’Espérance, N.-D. de la Davsière, N.-D. de la Chaume. Riaillé, qui avait choisi l’Assomption pour sa fête patronale, avait aussi, comme Saint-Nicolas, sa confrérie de la Chandeleur.

Le mystère du recouvrement de Jésus au Temple, symbole de celui de la grâce, était rappelé au peuple par cinq chapelles, dédiées à N.-D. de Recouvrance. Deux d’entre elles feront l’objet d’une notice, signalons seulement les trois autres qui s’élevaient à Pornic, au Loroux-Bottereau, a Port-Launay, en Couérou. De celle du Leroux, il reste un pan de mur et une crédence, servant de niche a une statuette de la Vierge ; des deux autres il ne subsiste plus rien. Celle de Pornic était située sur l’emplacement de l'Hôtel de France ; l’autre a fait place a une route, et, parmi les voyageurs qui passent, combien sont-ils ceux qui savent qu’ils foulent aux pieds un sol autrefois consacré ? Ce dernier sanctuaire eut pourtant jadis une certaine importance, quand le Porl-Launay voyait les grands navires des armateurs nantais s’arrêter à ses cales; quand les gros négociants et les agents maritimes y construisaient les belles maisons que l’on y voit encore ; quand marins, manœuvres et commerçants allaient, actifs et empressés, remplissant de mouvement et de bruit ces lieux aujourd’hui silencieux et presque solitaires. L’oratoire avait alors son chapelain ; et lorsque, vers la fin du XVIIIe siècle (1763), on le dota d’une cloche nouvelle, ce fut un vicaire général de Nantes, l’abbé de Hercé, qui vint la bénir, en présence du marquis de la Musse, seigneur de la contrée, de sa fille et de son neveu qui donnèrent a la cloche les noms de Reine Françoise, de plusieurs ecclésiastiques, parmi lesquels on remarquait le prieur d’lndre et le recteur de Saint-Clément, de Nantes.

N.-D. de Pitié ne comptait pas moins de 22 chapelles, et si je voulais nommer tous les autels qui lui étaient dédiés, toutes les statues qui la représentaient, il me faudrait passer en revue le diocèse tout entier. Le même mystère est rappelé par N.-D. des Sept-Douleurs, a laquelle Saint-Clément reste toujours fidèle, et par N.-D. des Croix, qui avait jadis des chapelles à Paulx et à Abbaretz. La première, située au bas du bourg, possédait trois autels consacrés, ce qui peut nous faire juger de son importance. Celle d’Abbaretz marquait le point culminant de la paroisse et tirait son nom de plusieurs croix groupées très anciennement sur cette colline, qui domine tout le pays. Elle datait du XIIIe ou du XIVe siècle et les revenus que quelques fidèles y avaient attachés lui permettaient d’avoir son chapelain.Les du Matz, seigneurs de Villeneuve, prétendaient a certains droits sur elle, et la fille de l’un d’eux, Aliénor du Matz, voulut y recevoir la bénédiction nuptiale, en 1629. Ses derniers débris ont disparu « quand a été faite la récente route d’Abbaretz a Meilleraye, néanmoins, la piété des habitants voisins leur a fait élever, près du nouveau chemin, une croix de pierre rappelant l’ancien sanctuaire. On continue même d’y venir en pèlerinage ».

D’Abbaretz à Châteaubriant, il n’y a pas loin. Cette antique cité posséda naguère une église de Notre-Dame. On constate son existence au XIIe siècle ; mais bientôt elle disparaît sans laisser de trace. Les barons l’avaient reconstruite et il est à croire qu’on profita de la circonstance pour lui donner un nouveau patron, saint Nicolas. Ce n’était alors qu’une simple chapelle urbaine, sous l’autorité du doyen de Béré ; c’est aujourd’hui la paroisse principale.

L’église de Saint-Jean gardait du moins son autel de N.-D. des Villages, devant lequel était placé l’énorme cierge que les laboureurs portaient en procession. En 1663, le célèbre doyen Blays voulut établir à Châteaubriant la confrérie de N.-D. de la Mercy, et le R. P. Audouére, commandeur des religieux de ce nom, vint en faire l’installation solennelle. Quelques années plus tard (1670), le doyen attacha la nouvelle confrérie à l’autel des Villages ; avec les droits d’entrée des confrères et quelques dons particuliers, il fit faire un bel autel en bois, surmonté d’un tableau représentant la Rédemption des captifs. Il y plaça en même temps une statue de N.-D. de Bon-Secours, offerte par un prêtre de la ville. A partir de cette époque, l’autel de N.-D. des Villages changea son nom en ce ni de N.-D. de la Mercy. L’Evèque de Nantes autorisa la confrérie ; il permit en même temps de faire une quête a la grand’messe et d’apposer un tronc au-devant de l’autel. Les collectes devaient être remises aux Pères de la Mercy, qui venait de s’établir à l’ermitage du Pont-du-Cens, près de Nantes ; et ceux-ci avaient charge de les employer a la libération des captifs. Disons enfin que, dans la même église, fut également établie la confrérie du rosaire.

J’ai tout dit, ou a peu près, sur le culte officiel de la Sainte Vierge à Châteaubriant ; mais non pas sur le culte populaire. Une vieille légende rimée, publiée par M. l’abbé Goudé, nous apprend en effet que le peuple avait élevé à Marie un oratoire où on l’invoquait sous le nom de N.-D. de Jovence. C’était, près d’une fontaine, à quelques pas de la porte Saint Michel, une petite grotte, au fond de laquelle se dressait un autel surmonté d’une statue de la Vierge. Cette image, d’après le récit légendaire, était miraculeuse. Elle apparut subitement en ce lieu, sans qu’on put savoir qui l’y avait posée. Le bruit s’en répandit rapidement et la foule cria au miracle. Le clergé paroissial se hâta de la transporter à l’église de Béré ; mais, le lendemain matin, on le retrouvait au même endroit. De là, grande dévotion chez le peuple: les pèlerins affluèrcnt bientôt et leur foi naïve fut récompensée par d’éclatants prodiges. La ferveur dura cinquante ans, puis ce fut la négligence et presque l’abandon. Le pauvre oratoire tomba dans un délabrement complet. Cependant les Castelbriantais rougirent de leur ingratitude ; ils rétablirent dans un état décent la grotte et son autel, et la dévotion reprit. ()n venait surtout demander aux pieds de la madone un temps favorable et parfois le concours des fidèles était considérable. Cela dura jusqu’à la Révolution. Un propriétaire voisin profita de ces temps troublés pour démolir l’humble chapelle, qui était là depuis un temps immémorial, et employer ses débris a la construction d’une écurie. Le Conseil municipal s’émut un peu tardivement, réclama le terrain et le rétablissement des choses en l’état. Il obtint très probablement la restitution, mais l’oratoire ne fut point rebâti.

J’ai déjà signalé à Machecoul le touchant vocable de « Notre Dame et Saint Jean » ; le même existait a Saint-Michel du Pallet. On trouve ailleurs celui de « Mère et Fils », qui me semble plus touchant encore, et qui révèle bien la délicatesse de nos pères.

Le mystère de la Rédemption est plus particulièrement rappelé par N.-D. de Salvation, que l’on honorait à Blain, et par N.-D. du Salut, qui possédait une chapelle très vénérée à Maisdon. Un Jousseaume de la Bretèche voulut y recevoir la bénédiction nuptiale en 1691 ; et, au début de la Révolution, les fidèles de la contrée s’y rendaient en pèlerinage. Elle a disparu et nul n’a en l’heureuse pensée de la rétablir. Ajoutons, pour être juste, qu’un magnifique calvaire s’élève sur son emplacement et qu’un petit oratoire, aménagé dans ses soubassements, perpétue le souvenir et le culte de N.-D. du Salut.

L’Assomption de Marie a toujours été très vénérée chez nous. Le vœu de Louis XIII a sans doute donné plus d’éclat à cette solennité ; mais dès longtemps elle était la fête patronale d’un grand nombre de sanctuaires. Elle l’est encore de vingt-sept paroisses : Aigrefeuille, Bourgneuf, Brains, Grandchamp, la Chapelle-Basse Mer, la Chapelle-des-Harais, la Haie-Fouassière, la Limouzinière, la Marne, le Gâvre,Legé, le Pellerin, la Plaine, les Sorinières, Maisdon, Mesquer, Montbert, Mouais, N.-D. de la Montagne, Pompas, Biaillé, Roche Blanche, Sainte Marie, Vallet, Vieillevigne, Villepot, N.-D. de Clisson. J’ai renvoyé celle-ci a la fin parce que la noble collégiale, fondée par Olivier de Clisson, ne peut, malgré sa déchéance, rester confondue dans la foule. On a raconté son histoire et il m’est impossible de la résumer ici. Je veux du moins donner son acte de naissance en citant, d’après dom Lobineau, un passage du testament de son fondateur :

« Item, je vueil et ordonne que un Collège de Chanoines ou (chappelains séculiers soit fondé en l’Eglise de N.-l). de Cliczon, où il y ait Déan, Chanoines, Chappelains, Clercs et Serviteurs en tel nombre, et qui aient telles revenües connue les Commissaires qu’il plaira à nostre S. Père le Pape ordonner sur le fait d’icelle fondation verront que les rentes, terres et revenües que je ordonne pour cette anse pourront soustenir; pour la fondation et dotation duquel Collège le donne et laisse, quitte et transporte (lez le temps de présent à ladite Eglise de N.-D. de Cliczon et aux Déan, Chanoines, Chappelains, Clercs et Serviteurs des susdits, toute ma terre et Chastellenie de Montfaucon que j’ai conquise et fait amortir pour céste cause; parce que je retiens et réserve à moy et à mes hoirs successeurs, et ayants cause de moi, Seigneurs de Cliczon, le Patronnage et la présentation d’iceux Bénéfices toutes fois et quantes qu’ils vacqueront en aucun d’iceux vacquera. Item, je laisse à ladite Eglise de Cliczon une ymage d’argent de N.-D. dou poids de XX mares ».

Le connétable signa ce testament le 5 février 1406 ; un an plus tard, il entrait dans l’éternité. Ses dernières volontés furent exécutées strictement et Clisson eut sa collégiale. Elle se composait d’un doyen, de six chanoines, de six chapelains perpétuels ou semi-prébendés, de quatre serviteurs d’église et quatre enfants de choeur. Elle subsista près de quatre siècles : la Révolution seule mit fin aux hommages que le Chapitre de Clisson rendait à Notre-Dame et aux prières qu’il adressait à Dieu pour son illustre fondateur.

L’Assomption était aussi la fête principale d’une célèbre confrérie, établie dans l’église du prieuré de Pirmil, sous le nom de N.-D. de Vie. L’origine de cette association n’est pas connue ; on sait seulement. qu’elle existait en 1446, et qu’elle avait été fondée avec l’assentiment du Prieur. Un des moines de Saint Jacques en était le directeur, et l’administrait avec trois prévots, choisis parmi ses membres. Ceux-ci étaient ordinairement au nombre de 800. Le pape Léon X l’avait approuvée (10 fév. 1526) et favorisée de riches indulgences, fixées aux fêtes de l’Assomption, l’Annonciation, la Conception, la Purification ; et le roi François 1er lui avait accordé des lettres patentes. Chaque année, on distribuait le pain bénit aux confrères. Les jours d’indulgences, le saint Sacrement était exposé et le salut chanté à l’autel de la confrérie, situé dans la nef. Chaque semaine, trois messes étaient dites au même autel, le lundi et le samedi, jours où la messe était chantée, le jeudi où elle était basse. Enfin, au décès de chaque confrère, il y avait trois messes chantées pour le repos de son âme.

La plupart des pèlerinages nantais, dont nous parlerons, avaient pour ainsi dire des succursales sur divers points du diocèse. Il semble que les fidèles aient voulu faire dériver chez eux les flots de grâces qu’y répandait Marie ; à moins qu’il ne faille voir dans ces chapelles, des ex-voto de faveurs obtenues dans les sanctuaires principaux. C’est ainsi que nous trouvons N.D. de Miséricorde à Rouans, à Saint Philbert, à Saint Père-en-Betz, au Croisic, à Herbignac où elle supplanta N. D. la Blanche, lors de la restauration (1770) de sa chapelle qui existe encore; a Trescallan, dont l’église paroissiale porte toujours ce titre. N. D. de Bon Secours est titulaire d’un grand nombre de sanctuaires ; à Herbignac, où la succursale de Pompas était anciennement sous ce vocable ; à Machecoul, au Pellerin, à Prinquiau, à Saint-Mars-la-Jaille où on la voit toujours dans le cimetière, à Saint Joachim, à Crossac. La petite chapelle de Saint-Joachim n’a pas été détruite, plus heureuse que l’ancienne église brûlée pendant la 'Terreur ; elle est là, bien humble et toute basse, presque cachée au milieu des maisons plus jeunes et plus vastes. Les fidèles la regardent comme le berceau de la paroisse, et, s’ils sont fiers de leur église aux proportions de cathédrale, ils ne sont pas moins attachés à l’oratoire de Bon Secours ; c’est là, dans les jours d'angoisse, qu’ils vont de préférence réclamer le secours de Marie. Celle de Crossac a disparu, et pourtant elle était vénérable aussi, bien qu’elle ne fût pas fort ancienne. Bâtie par les aumônes des paroissiens, sur le fief de Bellebat, elle « fut bénite le 18 juin 1743, par Missire Vincenl Noël, recteur de Pontchâteau, en présence de Missire Lefebvre, recteur de Crossac ». A la Révolution, cette dernière paroisse dut subir, pendant quelques mois, la présence d’un intrus ; mais le vicaire légitime, l’abbé Jacques Vaillant, resta dans le pays, et c’est a Bon Secours qu’il célébrait la messe, jusqu’à ce que la persécution violente l'obligea à se cacher et à célébrer en secret. L’humble oratoire fut incendié bientôt, et n’a pas été rétabli.

N. D. des Dons était honorée a la Collégiale de Nantes et a Sainte Croix de Machecoul. Aucune de ces deux églises ne subsiste, et ce vocable serait tout a fait tombé dans ce pays, si un curé de Saint Nicolas-de-Redon ne l’avait donné a une chapelle élevée, pour abriter les œuvres paroissiales, à l’ombre de son église. Le titre de N. D. de Bon Garant ne se retrouve que dans la chapelle frairienne de Brésauvé, dans la paroisse d’Herbignac, qui semble avoir voulu réunir sur son territoire tous les noms célèbres du pays nantais.

N. D. de Toutes-Aides était mieux partagée. La chapelle de l’hôpital Saint Jean, à Nantes, commanderie de l’ordre de Malte, lui était dédiée. C’est ensuite, il Sévérac, le sanctuaire très antique et très vénéré de N. D. de Toutes-Aydes de Caradou ; c’est une chapelle du même nom à Saint Nazaire, dans la circonscription paroissiale de Saint Gohard. Elle fut bâtie en 1659, par les soins et sur .a proprieté de Jean Mothais, prêtre du pays, qui en fut le premier chapelain. Quand je la vis pour la première fois, elle se cachait, solitaire et pieuse, au milieu d’un verdoyant placis, sous la ramure des grands arbres, et, tout jeune que j’étais alors, je goûtai la douce poésie de ce sanctuaire champêtre. Je l’ai revue depuis. Hélas ! Quel changement ! Elle est désormais perdue au‘ milieu des guinguettes et des salles de bal de la banlieue, et ressemble, dans sa vétusté, a ces paysannes bretonnes qui promènent leurs costumes fanés dans les rues de nos faubourgs nantais. C’est encore la Chapelle-des-Marais. Ce sanctuaire existait en 1628. Quelques années plus tard on commence a l’agrandir avec les aumônes des frairiens ; puis on obtient du parlement de Bretagne l’autorisation de lever 600“ pour l’achever, sur tous les habitants de la frairie de Notre Dame. La chapelle devient succursale de Missillac, puis paroisse (1771). Elle fut remplacée par une belle église en 1860 ; mais Marie en resta toujours la patronne. Toutefois, nul dans le pays ne l’appelle plus N. D. de Toutes-Aides. Il y a quelques années, pendant une retraite que je donnais aux enfants de la communion, J'ajoutai à la prière qui terminait les exercices : « N. D. de Toutes Aides, priez pour nous », on me demanda le pourquoi de cette invocation.

La chapelle qui, des hauteurs de Saint Jacques, domine la cité nantaise, n’est pas la première qui ait été dédiée, dans ce diocèse, à N. D. de Bonne-Garde. Teillé possédait depuis longtemps un sanctuaire de ce nom. La tradition prétend qu’il avait été église paroissiale. Nous savons du moins qu’il existait en 1588, puisque la grosse cloche de la paroisse y fut à cette date fondue, puis bénite. Un Raoul de la Guibourgérey fut baptisé quelques années plus tard (1606). Les registres paroissiaux ne nous apprennent rien de plus. Nous savons aussi, par ailleurs, qu’on y faisait des processions et que le peuple lui marquait une grande dévotion. Elle était située dans « le haut du bourg ».

Nous ne sommes pas encore au bout de la revue que nous avons entreprise. Sur les ponts de Nantes, il nous faut saluer N. D. de Tous-saints, aumônerie fondée en 1363 par Charles de Blois, et composée « d’une église avec cimetière, hôpital et Hôtel-Dieu, pour loger et hébeger les pèlerins de Saint Jacques en Galice et de Saint-Méen, allans et retournans de leur voyage ». Un pont rappelle son souvenir aux Nantais, et le chercheur attentif peut découvrir encore quelques pans d’un mur de la chapelle.

Donnons aussi un souvenir à N.-D. des Vignes qui avait son autel chez les Jacobins ainsi qu’à l’hôpital de Sainte-Marie hors des murs. N. D. du Fresne nous est restée : elle était titulaire de deux chapelles, berceaux de deux paroisses. L’une des deux porte toujours ce nom ; l’autre s’appelle N.-D. de la Montagne, et garde fidèlement le souvenir de l’oratoire où sa patronne fut d’abord honorée. Chaque année, au soir de l’Assomption, les fidèles se rangent en ordre de procession, et la foule pieuse déroule ses longues files sur les riants coteaux qui dominent la Loire. Non loin du village de Roche-Ballue, elle s’arrête ; et le prédicateur de la fête, montant sur une chaire improvisée, adresse quelques mots d’édification à l’assemblée. Cette station se fait sur l’emplacement qu’occupait autrefois la chapelle de N.-D. du Fresne.

Il ne reste aussi qu’un vague souvenir de N.-D. des Ormeaux, à Oudon, bien qu’elle ait été, dit-on, le chef-lieu de la paroisse. On sait pourtant qu’elle s’élevait auprès de l’ancien presbytère, et c’est là ce qui explique l’éloignement, incompréhensible autrement, de celui-ci. Ce vocable me fait songer que nos pères avaient emprunté beaucoup d’autres noms à la nature, pour les donner à leurs madones ; nous voyons, par exemple, N.-D. des Léards à Saint-Julien-de Concelles, N.-D. du Sycomore â Guérande, N.-D. du Verger au Pallet, N. D. la Rose au Cellier et à la Collégiale, N.-D. du Châtellier à Saint Lumine-de-Coutais. Guérande nommait aussi la madone du Sycomore N. D. de la Clarté, et comme contraste, la Chevrolliére avait N.-D. des Ombres, de l’ombre des grands bois où elle se cachait, vocable mystérieux connue les forêts, qui inspira un cantique au Père de Montfort. Le propriétaire des Huguetières l’a fait reconstruire, il y a quelques années, et, mieux avisé que beaucoup d’autres, lui a laissé son nom.

Grandchamp reste fidèle à sa chère et vieille chapelle de N. D. des Fontaines et Vieillevigne à celle de N. D. de Belle-Fontaine, que l’on appelait aussi quelquefois N. D. de Crée-Lait, a raison de la faveur temporelle que les nourrices allaient y demander. fin 1687, elle est déjà, semble-t-il d’âge fort respectable, puisqu’il faut en rebâtir le choeur, et ce qui est « pareillement gast de la nef, joignant le coeur ». Non seulement la Fabrique y emploie ses propres ressources, mais elle met à contribution celles des confréries du Rosaire et des Agonisants. Elle décide, en outre, de prendre de la pierre dans les ruines de la chapelle Saint Thomas, mais on laissera de quoi « faire une muraille pour fermer et clôre ce qui en reste ». La chapelle Saint-Thomas était l’ancien temple protestant, et ainsi se justifiait encore, sur ce coin de terre, le texte de l’antienne que nous chantons aux fêtes de la Vierge : « C’est vous qui, dans l’univers entier, avez brisé toutes les hérésies ».

Mesquer possède un vocable analogue, N. D. du Puits. Il a, de plus, son prieuré de Merquel, dont l’oratoire subsiste, malgré les tempêtes des Révolutions et celles de l’Océan. On l’avait justement dédie â N.-D. de Bon-Port. Assérac, moins heureux, ne peut plus montrer, de l’autre côté du bras de mer qui les sépare, son prieuré et sa chapelle de N. D. de Penbé. Il se console en redisant la légende que lui ont transmis ses pères et dont témoignent d’ailleurs des parchemins vieux de neuf siècles. Aux jours lointains du XIe siècle, des étrangers furent jetés par la tempête sur la côte qui s’étend au sud et près de l’embouchure de la Vilaine. Ils se réfugièrent sur la hauteur de Penbé qui, comme le donne a entendre son nom celtique, commande l’entrée de la baie. L’un d’eux endurait de violentes douleurs. « Diverses révélations et ses compagnons eux-mêmes l’engagèrent a attendre là, au milieu du sommeil, le secours divin ». Bientôt il s’endort et se réveille guéri, disant avec le patriarche : « Le Seigneur est vraiment dans ce lieu ». Les étrangers élevèrent, sur la plage déserte, un autel a la Mère de Dieu et partirent. Les seigneurs du pays, mis au courant de ces merveilles, offrent alors « à un homme pieux nommé Aluchen d’y élever, avec leur concours, un oratoire pour servir la Vierge immaculée », promettant d’établir une fondation. Aluchen refusa d’abord, « objectant l’aridité du lieu, si exposé au vent et aux tempêtes ». Il finit cependant par accepter, à la condition qu’il pourrait transmettre les terres qu’on lui offrait â une abbaye de son choix. La condition fut agréée et, l’oratoire bâti, Aluchen l’offrit aux moines de Redon. Ceux-ci en firent un prieuré et, pendant huit siècles, la messe fut célébrée, au moins chaque dimanche, dans la chapelle d’Aluchen. Les moines furent dépossédés par la Révolution et l'oratoire laissé à l’abandon. Bientôt il tomba en ruines. On vendit alors ce qui pouvait être utilisé au profit de l’église d’Assérac. Le reste se désagrégea peu à peu sous l’action du vent et de la pluie ; mais longtemps encore les douaniers s’abritèrent derrière les derniers débris du vieux sanctuaire.

Pont-Saint Martin avait sa chapelle de N.-D. de Pubé; Montoir, celle de N. D. de Saint-Malo, bereau de la paroisse de ce nom ; Thouaré, cette de N.-D. d’Auray, au village de la Cartière : celle-ci était paroissiale et le recteur allait fidèlement y célébrer la messe aux fêtes de la Vierge, aux Hameaux et le lendemain des quatre fêtes annuelles. Parfois quelque notable y faisait bénir son mariage et les fidèles voisins allaient y prier souvent. Aussi le général avait-il grand soin d’entretenir sa « chapelle paroissiale d’Auray ». On finit pourtant par l’abandonner et la desserte se fit a la Seilleraye.

À Plessé, c’était N.-D. de Laré où, comme â Grâces, les vicomtes de Carheil avaient obtenu l’établissement d’une foire, preuve de l’affluence des pèlerins, et où ils partageaient, avec les barons deFresnay, les droits de prééminence, de banc et d’enfeu. Quilly entretient avec amour N.-D. de Planté, que Campbon ne se console pas d’avoir perdue (1832). On s’y rend en pèlerinage de toutes les paroisses d’alentour et l’on y publie les bienfaits que Marie ne se lasse pas de dispenser a ses dévoués serviteurs. On y parle souvent aussi de l’ermite qui se sanctifia dans ces lieux, il y a plus d’un siècle et demi. Il s’appelait Julien Château, était frère tertiaire de Saint François et mourut en grande réputation de sainteté, à 46 ans (1744). Les registres paroissiaux de Campbon racontent, en quelques lignes, sa vie et ses vertus.

Saint-Géréon avait jadis une chapellenie, c’est-à-dire une fondation de N.-D. des Miracles. Ce vocable était sans doute une importation, les moines du prieuré ayant voulu commémorer ainsi la madone célèbre de l’abbaye de Déols, dont ils dépendaient. Beaucoup d’autres pèlerinages célèbres furent de la sorte transplantés chez nous. Dès le XVIe siècle, N. D. de Lorette avait sa dévotion dans l’église de Saint-Saturnin, dont le Trésor possédait « une ymaige de N.-D. de Lorette, enchassée en une petite boueste de sapin garnie d’une vitre, apportée par deffunct Missire Guillaume Garnier, vivant recteur de céans, au voyage qu’il fit à Rome ». Guillaume Garnier avait été recteur de 1598 a 1607. On rencontre la même dévotion â Sucé, dont l’église reconnut longtemps la Sainte-Vierge pour titulaire ; à Saint-Mars-de-Coutais, Saint-Mars-du-Désert, Pannecé, chez les Carmes et chez les Minimes. La communauté des Missionnaires de Saint Clément, fondée par M. René Lévêque, au XVIIe siècle, fut d’abord établie sur la paroisse Sainte Croix et reçut le nom de N.-D. de Lorette. Cette dévotion. est toujours chère à Sainte Croix, dont l’église est affiliée il la basilique italienne.

Deux grands pèlerinages ont pris naissance en France. durant le XIXe siècle : la Salette et Lourdes. Tous deux sont dignement représentés chez nous. Deux paroisses de notre diocèse, Varades et la Rouxière, commémorent solennellement chaque année l’apparition de la Salette, et notre ville compte parmi ses plus beaux monuments la chapelle érigée sous ce vocable en 1855, grâce à l’initiative de Melle des Brulais et de M. le Chanoine Jacques Anneau, grâce surtout au talent de M. le chanoine Rousteau. Depuis lors, chaque année, au mois de septembre, la ville de Nantes célèbre la neuvaine de la Salette et la vaste chapelle se remplit tous les soirs de dévots serviteurs de Notre-Dame.

Et Lourdes, que dire de Lourdes ? N’est-ce pas aussi par adoption une dévotion nantaise ? Tous les ans, depuis 1872, c’est par milliers que nos pèlerins s’en vont aux roches de Massabielle, et, pendant ce temps, les fidèles de Nantes célèbrent de pieux triduums dans les deux sanctuaires consacrés a cette nouvelle et populaire dévotion, la chapelle de l’Immaculée Conception et celle du Pont de Cens.

N.-D. du Sacré Coeur encore une dévotion française possède une chapelle a Mauves et des statues a tous les foyers. N.-D. de Bon-Conseil et N.-D. du Perpétuel Secours nous sont venues de plus loin. La première était dès longtemps connue â Sainte-Croix de Machecoul ; elle a maintenant sa madone et son association de la Pieuse-Union dans la basilique de Saint Nicolas. La seconde est invoquée dans la plupart des paroisses rurales où les Pères Rédemptoristes ont prêché des missions, mais elle a commencé par être honorée a la Retraite de Nantes et c’est là surtout qu’elle prodigue ses faveurs à la piété confiante.

Le clergé séculier et les ordres religieux ont, dans tous les siècles, professé la plus tendre dévotion envers Marie. Nantes avait jadis sa confrérie, et Machecoul son autel de N.-D. des Clercs. Aujourd’hui presque tous nos séminaires, tous nos collèges,tous nos pensionnats de jeunes filles ont la sainte Vierge pour patronne ; et les rares maisons, érigées sous d’autres patronages, n’en sont pas moins dévouées au culte de Notre Dame, lui ont consacré des congrégations et dédié des chapelles.

Nos communautés religieuses ne sont pas restées en arrière. Le diocèse comptait autrefois huit abbayes ; six portaient le doux nom de Notre-Dame : la Chaume, Blanche-Couronne, Buzay, Melleray, Pornic et Villeneuve. La proportion était la même pour les couvents ; elle n’a pas changé depuis lors.

Les châteaux avaient aussi des chapelles ; bien rares sont celles dont les vocables sont venus à notre connaissance ; pourtant nous savons que beaucoup avaient été placées sous l’égide de Marie. Il y a moins de châteaux aujourd’hui ; mais il y a beaucoup plus de villas et des Moûtiers â Saint-Brevin, de Saint Nazaire, à Mesquer, nos côtes sont couvertes de châlets, et peuplées en été connue les cités les plus populeuses. Il a fallu multiplier les sanctuaires, et, presque partout, c’est a la sainte Vierge qu’on les a dédiés. Nous avons ainsi N. D. de la Bernerie, N. D. de Préfailles, N. D. des Dunes, N.-D. de la Baule.

Nos marins, si dévoués à la Bonne Mère sainte Anne, surtout depuis les révélations faites au pieux Nicolazic, ont aussi toujours montré beaucoup de confiance en Marie. Nos pères avaient élevé dans l’église de Sainte Croix un autel à N.-D. de la Navigation ; ils avaient consacré à N. D. de Bon Port une église et deux chapelles, la première, à Bourgneuf', les deux autres a la Chevrollière et a Mesquer. Il peut sembler étrange que nos riches armateurs nantais, si dévoués pourtant au culte de la sainte Vierge, n’aient point songé, dans les siècles passés a mettre leurs armements et leurs expéditions lointaines sous sa puissante protection, par l’érection d’un sanctuaire spécial. Le XIXe siècle a réparé cette omission ; et l’édifice qu’il a bâti est digne de celle dont il porte le nom. Voyez ce dôme qui s’élève, majestueux, dominant la Fosse et le port tout entier, ce fronton sculpté qui explique le vocable à la foule, ces peintures qui décorent l’intérieur de la coupole, ces riches autels qui attirent les regards en invitant à la prière, tout cela n’est-il pas digne de la Reine du ciel, et la grande cité n’a-t-elle pas dressé vraiment un trône d’honneur à N. D. de Bon Port ?

Toutefois, j’ai hâte de dire et ce livre en fournira des preuves, que nos marins n’avaient pas attendu cette construction tardive pour mettre leur confiance dans celle qu’ils saluent si volontiers du nom consolant d’Etoile de la Mer. Ils invoquaient, a Nantes, N. D. de Miséricorde, N. D. de Bon Secours, N. D. de Bonne Garde, N. D. de Toutes Aides, et les ex-voto sont là pour en témoigner ; â Donges, N.-D. de Bonne-Nouvelle ; à Saint-Nazaire, N. D. d’Espérance et N. D. de Toutes-Aides ; dans la presqu’île Guérandaise, N.-D. de la Délivrance ; au Croisic, N. D. de Pitié ; à Batz, N.-D. du Mùrier. Arrêtons-nous ici, devant cette merveille de l’art gothique que tout le monde admire, dont tout le monde déplore l’abandon, et, a défaut de l’histoire, laissons parler la légende.

C’était au XIVe ou au XVe siècle, un chevalier breton, et non pas des moindres, car il appartenait a l’illustre famille de Rieus, qui possédait alors le marquisat d’Assérac et avait pour résidence le château de Ranrouët - s’était épris de la fille du seigneur de Lesnérac. Dédaigné par celle-ci, malgré la noblesse de sa race et la puissance de sa maison, il franchit la Manche et s’en alla guerroyer en Angleterre. Il moissonna des lauriers sur maint champ de bataille mais rien ne pouvait arracher de son cœur le souvenir de celle qu’il aimait, puis, connue les bretons de tous les temps, il était rongé par le mal du pays. Il s’embarqua donc et cingla vers la terre d’Arvor. Hélas ! il fut bientôt assailli par une furieuse tempête ; après avoir vainement défié la mort sur tant de champs de bataille, allai-il donc périr au moment d'aborder a la terre natale ? Dans cette extrémité, le chevalier fit un vœu a la Sainte Vierge, et promit de lui bâtir une chapelle a l’endroit même où il débarquerait. Quelques instants après, il apercevait, brillant dans la nuit, une lumière ; peu à peu la tempête s’apaisa, et les voyageurs, guidés par la lumière mystérieuse, abordèrent dans la baie du Bourg de Batz. Ils virent alors que la clarté miraculeuse qui les avait sauvés provenait d’une statue de la Vierge, que les habitants avaient placée sur le tronc d’un mûrier voisin de la plage.

Le lendemain, Rieux se rendit au château de Lesnérac, dans l’espérance de voir, à cette fois, ses hommages mieux accueillis. Hélas ! c’était grande fête au manoir, la fille de céans allait épouser un seigneur du voisinage. La jeune fille n’avait pas tardé à se repentir des dédains par lesquels elle avait répondu à l’amour du jeune sire de Rieux, et longtemps elle avait attendu qu’il revint. Mais si vite jeunesse s’envole qu’elle avait craint sans doute de vieillir dans une attente vaine, et elle s’était enfin rendue aux vœux d’un nouveau soupirant. Déjà les cierges brûlaient dans la chapelle et les fiancés, suivis d’un brillant cortège, se rendaient à la messe nuptiale. Soudain les yeux de la jeune fille tombent sur le chevalier qu’elle a si cruellement dédaigné, puis attendu, et qu’elle devine toujours fidèle. Un cri s’échappe de ses lèvres et révèle a tous le secret de son cœur. La légende raconte encore que la fille du seigneur de Lesnérac épousa le chevalier de Rieux ; que celui-ci, reconnaissant à la Vierge qui l’avait si visiblement protégé, fit venir de loin les plus habiles ouvriers et construire la merveille de la contrée, cet admirable joyau qui s’appelle N.-D du Mûrier. Elle ajoute, qu’il voulut après sa mort, reposer dans la chapelle votive, et qu’il est la toujours, dormant son dernier sommeil, sous les arceaux à demi rompus et les murailles croulantes.

Terminons par deux vocables qui résument tous les autres : N. D. de la Cité et N. D. des Enfants-Nantais. Celui ci est peu connu : il était usité seulement chez les Chartreux, installés par Arthur III, à la Chapelle-au-Duc, collégiale fondée par les princes de Bretagne en l’honneur de nos saints patrons. Un tableau, qui n’est point sans valeur, représentait Notre Dame entre les deux jeunes martyrs. Il a plus vécu que la collégiale et la Chartreuse et on peut le voir encore au Grand Séminaire de Nantes. La paroisse de Saint-Donatien ne pouvait laisser ce titre tomber en oubli ; elle a tenu à honneur de le relever et l’on trouve dans son église un tableau moderne, dû a un artiste de Rome, qui représente la Bienheureuse Vierge Marie entre les saints Enfants Nantais.

N. D. de la Cité avait son autel et sa confrérie au cœur même de la ville, dans l’église de Saint-Saturnin. Celle confrérie avait, comme toutes les autres, ses fondations et ses fêtes, et il serait fastidieux de les exposer en détail. Il est pourtant une de ces fondations dont je veux dire un mot, parce qu’elle n’est point banale et qu’elle nous fait saisir sur le vif la piété profonde de nos aïeux. Le 12 juillet 1471, Guillaume de Launai, riche bourgeois de Nantes, tendait en cette ville, sur la paroisse de Saint Léonard, le collège Saint Jean. Le fondateur était pieux et paroissien de Saint-Saturnin, probablement membre zélé de la confrérie de N.-D. de la Cité. On le vit bien dans les conditions du contrat. Les régents du nouveau collège durent s’engager, pour eux et pour leurs successeurs, a « dire ou faire dire a leurs dépans, à perpétuité, le samedi de chaque semaine, une messe o note de l’office de Notre-Dame, en l’église de Saint Saturnin de Nantes, à l’autel de N.-D. de la Cité, quelle messe répondront les enfans gramoiriens de ladite escole, qui pour ce faire fussent processionnellement menez et conduits par lesdits maistres régens, deux a deux ensemble de ladite escole jusques à ladite église, chantant un hymne ou prose de Nostre-Dame, selon l’occurence du tempsà l’arbitrage, et à l’issue de ladite messe o note dire o note sur la tombe dudit de Launai aprés son déceix les répons « Libem me » et les versets, avec une oraison et Pater Noster et Ave Maria. Aussi dit que si le jour de samedi estait empesché par feste solemnelle, vacation d’estude ou autrement, tellement que les enfans ne vinssent à ladite escole, et par conséquent ne peussent estre conduits ne menez, comme dit est, a la célébration de ladite messe, en celui cas, lesdits maistres et leurs successeurs seront tenus dire ou faire dire ladite messe celui jour de samedi avec les autres suffrages ».

Ainsi fut fait, jusqu’au 23 janvier 1656. A cette date, avec l’autorisation des héritiers du fondateur, le collège Saint-Jean fut uni à celui de l’Oratoire, et la ville prit l’engagement de faire célébrer a Saint Saturnin le service établi par Guillaume de Launai : mais plus d’écoliers, plus de procession, plus de notes ! On le voit, les fondations en l’honneur de Marie étaient innombrables dans notre pays et la piété s’ingéniait à multiplier ses sanctuaires et ses autels. Sur 261 paroisses que compte actuellement le diocèse de Nantes, 39 l’ont adoptée pour patronne. Il n’est pas une. église qui ne lui ait au moins consacré un autel. Avant la Révolution, les sanctuaires les plus modestes possédaient beaucoup plus d’autels qu’aujourd’hui : on en voyait a tous les piliers, le long de tous les murs et jusque dans les moindres recoins ; aussi beaucoup d’églises comptaient jusqu’à trois et quatre autels dédiés à la Sainte Vierge sous des vocables différents, quelquefois davantage. C’est ainsi que la Collégiale, consacrée elle-même à Marie, lui avait dressé quatre petits autels : N.D. de Bon Amour, N.-D. de la Rose, N.-D. de Patience, N.D. de Pitié. On pourrait encore citer plus d’une église prodiguant de la même façon les hommages a la Sainte-Vierge. Mais c’est assez. Cependant, puisque j’ai mentionné les congrégations de nos collèges et de nos pensionnats, il faut bien dire que, dans un très grand nombre de paroisses, les jeunes filles et parfois les jeunes gens ont été groupés dans des associations semblables ; il faut bien rappeler que nos cercles et nos patronages ont été mis partout sous la protection de Marie.

Tout sera dit peut-être quand j’aurai signalé les exercices du mois de Marie qui s’accomplissent dans toutes les paroisses, et même dans les plus humbles hameaux où les fidèles, trop éloignés de l’église paroissiale, se réunissent dans quelque salle transformée en oratoire ; quand j'aurai fait remarquer, enfin, que nos familles de paysans ont conservé presque partout l’usage du chapelet en commun. Arrêtons-nous donc ici. Aussi bien cette énumération monotone est déjà suffisante pour démontrer, indépendamment de ce qui sera raconté dans la suite de ce livre, que s’il est des contrées où Marie a en des sanctuaires plus célèbres, il n’en est certainement pas où elle ait été plus aimée.

 

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 Notre Dame de Nantes

Icône vénérée dans l'église Sainte Croix de Nantes

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17 décembre 2016

L'Avent avec Saints Louis et Zélie Martin

L'Avent avec Saints Louis et Zélie Martin

Famille Martin

Quatrième semaine de l'Avent

 

Sortir de chez soi

 

Quatrième Dimanche de l'Avent

 

Dimanche 18 décembre

 

Evangile de Jésus-Christ selon St Luc 1,39-45

 

En ces jours-là, Marie se mit en route et se rendit avec empressement vers la région montagneuse, dans une ville de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l’enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie d’Esprit Saint, et s’écria d’une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. D’où m’est-il donné que la mère de mon Seigneur vienne jusqu’à moi ? Car, lorsque tes paroles de salutation sont parvenues à mes oreilles, l’enfant a tressailli d’allégresse en moi. Heureuse celle qui a cru à l’accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. »

 

La méditation de la semaine

 

« J’ai reçu trop de grâces devant cette Vierge ! » (Zélie, citée par ses filles) Marie est enceinte, elle mettra bientôt au monde l’Enfant-Dieu, « le Fils du Très-Haut » [Lc 1,32] appelé à régner pour l’éternité. Elle est sur le point de devenir la Theotokos, littéralement celle qui a accouché de Dieu. Cette place est unique au sein de l’humanité, tant personne d’autre que cette jeune fille de Nazareth ne bénéficiera d’un tel privilège ! Elle pourrait donc se mettre en avant, demander à ce que des honneurs lui soient rendus, organiser autour d’elle et de l’enfant à naître une véritable cour de fidèles… Il n’en est rien. L’évangile de ce dernier dimanche avant Noël nous montre au contraire la « hâte » de Marie ; hâte non de se mettre en avant ou de se trouver au-dessus de la mêlée, mais hâte d’aller aider une parente, sa cousine Elisabeth. Ne s’était-elle d’ailleurs pas présentée comme « servante du Seigneur » à l’ange Gabriel, lors de l’Annonciation ? Elle se présente à nouveau comme « servante » lors de son Magnificat, prononcé devant Elisabeth et devant toutes les générations actuelles.

 

RecevoirMarie chez soi, comme Elisabeth la reçut chez elle…

 

En étant servante, hier comme aujourd’hui, la Vierge d’Israël ne demeure ainsi jamais seule. Les Evangiles nous montrent Marie fiancée à Joseph, puis Marie dans son lien à Dieu par l’intermédiaire de l’ange Gabriel, Marie aidant Elisabeth, Marie et Jésus, Marie et les « frères » de Jésus, Marie confiée à Jean au pied de la croix, Marie avec les apôtres priant au cénacle… Marie n’est décidément jamais seule : Marie se donne et nous est donnée, constamment… La stupeur et l’émerveillement s’emparent d’Elisabeth voyant Marie venir à elle ; « comment cela se fait-il ? », « comment m’est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur » ? La réponse vient de la foi de Marie : elle ne se fait pas une fausse idée du Très-Haut, mais croit en sa bonté, en la puissance du Très-Haut se déployant dans le cours de l’histoire de l’humanité, en ce Dieu pour qui « rien n’est impossible » [Lc 1,37]. Aussi Marie imite t-elle en retour cette bonté, elle participe à cette puissance de la charité en actes : elle vient servir sa cousine dans l’Evangile.

Toute la vie de Marie de Nazareth exprime l’attitude d’une nouvelle Eve dans son lien avec le nouvel Adam, Jésus-Christ. Celui qu’elle s’apprête à mettre au monde vient comme « l’unique médiateur entre Dieu et les hommes » [1 Tm 2,5], il vient vaincre par sa Croix et sa Résurrection le péché et la mort, il vient remettre l’Esprit pour quiconque se tourne vers lui. Marie, nouvelle Eve, coopère à l’œuvre salvifique du nouvelle Adam par sa prière maternelle ; elle intercède pour obtenir par l’Esprit Saint l’engendrement du Christ en l’âme des croyants (d’où le terme de Chrétien), elle-même ayant auparavant engendré le Fils par la grâce de cet Esprit. Cette coopération de Marie et de Jésus est si intime que déjà Elisabeth en dresse le constat : on ne peut pas accueillir Marie chez soi sans accueillir le Christ ! L’expérience des serviteurs des noces de Cana va dans le même sens : interpellés par Marie, ils sont invités par la mère à accueillir la présence agissante de son Fils : « faites tout ce qu’il vous dira » [Jn 2,5].

Mais si le mystère de ce quatrième dimanche de l’Avent, celui de la Visitation, fait bien état de cette présence constante de Jésus avec Marie, n’oublions pas que ce mystère s’accomplit encore aujourd’hui ! Quiconque se tourne vers Marie se trouve orienté, comme Elisabeth ou les serviteurs de Cana, vers son Fils Jésus-Christ. Est-il possible d’être fortement attaché à Marie tout en éclipsant la figure de Jésus ? Cela ne serait pas la volonté du Père, cela ne serait pas l’œuvre de l’Esprit, cela ne serait pas la vie – disons-le – d’un vrai disciple du Christ… « Voici ta mère » [Jn 19,27], nous dit le Verbe-fait-chair. Croyons-nous en l’accomplissement de cette parole ? « Jésus ne veut pas que nous marchions sans une mère », nous rappelle le pape François (Evangelii Gaudium). Avons-nous accompli cette volonté du Maître lui-même, en recevant Marie chez nous, pour Mère ?

 

L’aide de la Sainte Vierge dans un foyer où elle fait partie de la famille

 

Marie fait déjà partie de la vie de Zélie avant 1858, c’est-à-dire préalablement à sa rencontre avec Louis. Zélie trouve en la Sainte Vierge un appui solide pour l’aider dans les péripéties de sa vie. Marie n’a-t-elle pas murmuré à son cœur, après l’effondrement de son projet de vie religieuse, une idée pour orienter sa vie professionnelle ? « Fais faire du point d’Alençon », glisse-t-elle à l’oreille du cœur de Zélie, le 8 décembre 1851… De ce fait la jeune femme (elle n’a pas encore vingt ans) évite de se retrouver prise au dépourvu, elle rebondit rapidement et se met à son compte. Dans la même période Louis, de son côté, se voit offrir une statue de la Vierge de l’Annonciation (la future « Vierge du Sourire » de Thérèse). Il vient d’ouvrir son commerce d’horlogerie, et Marie occupe également une place de choix dans sa vie. Il installe la statue dans le jardin du Pavillon, un endroit un peu en retrait où il se ressource régulièrement.

Cette statue de la Vierge ne tarde pas, après leur mariage, à être rapatriée au sein de la maison familiale et à recueillir les prières de la famille. La vie du foyer Martin est en effet ancrée dans la foi chrétienne : les journées commencent avec la Messe, tôt le matin, et s’achèvent avec la prière du soir, autour de la Vierge. Pour le couple Martin comme pour Elisabeth dans l’évangile de ce jour, Marie est vraiment une personne faisant partie de la famille. La statue devient ainsi le ‘‘coin-prière’’ du foyer. Zélie, dès ses premières lettres, témoigne de l’« aide » efficace de la Vierge envers celles et ceux qui se confient à elle. Elle en parle à son frère Isidore, dont la foi vacille pendant ses études de pharmacie à Paris : « tu habites tout près de Notre-Dame des Victoires ? Eh bien ! Entres-y seulement une fois par jour, pour dire un Ave Maria à la Sainte Vierge. Tu verras qu’elle te protègera d’une manière toute spéciale, et qu’elle te fera réussir en ce monde, pour te donner ensuite une éternité de bonheur. Ce que je dis là, ce n’est pas de ma part une piété exagérée et sans fondement ; j’ai sujet d’avoir confiance en la Sainte Vierge, j’ai reçu d’elle des faveurs que moi seul connais » (CF 1). Puis Zélie encourage son frère en lui demandant, pleine de réalisme et de bon sens féminin, de mettre « pour moi un cierge ; tu me rendras service. N’aie pas honte de cela. D’ailleurs, personne ne te connaît dans cette église » (CF 6) ! Pour Zélie, la chose est entendue : Marie est un rempart pour solidifier ou préserver notre foi. Ses dernières lettres, écrites alors qu’elle est sur le point de mourir, emportée par une tumeur du sein, sont émouvantes. Zélie y témoigne là aussi du soutien que lui apporte la Vierge Marie au moment de quitter ce monde. Elle y affirme croire fermement en cette parole de « la Vierge Marie qui nous a dit à tous, comme à Bernadette : « je vous rendrai heureuse, non pas en ce monde, mais en l’autre » » (CF 210). La protection de Marie ne nous préserve pas des souffrances de la vie mais nous aide à les traverser en conservant le bonheur de sa présence maternelle.

Mais que ce soit avant le drame du décès de Zélie ou après, toute la famille Martin a pour habitude de se placer sous le regard du Ciel, confiante en l’intercession de la Vierge. Les joies, les difficultés, les projets, les affaires sont autant de sujets pour la prière quotidienne. Aux côtés des prières habituelles (Notre Père, Ave Maria, la prière du Souvenez-vous de St Bernard, ou encore une prière quotidienne enseignée par Zélie à ses enfants) se tiennent des prières jaillissant des cœurs en toute simplicité. Concernant l’attente de la venue au monde d’un deuxième enfant par exemple, Zélie se souvient de ce « 8 décembre 1860, jour où j’ai prié notre Mère du Ciel de me donner une petite Pauline, mais je n’y puis penser sans rire, car j’étais absolument comme une enfant qui demande une poupée à sa mère et je m’y prenais de même. Je voulais avoir une Pauline comme celle que j’ai et je mettais les points sur les i, dans la crainte que la Sainte Vierge ne comprenne pas bien ce que je désirais » (CF 147). Pour la petite histoire, Pauline naît effectivement le 7 septembre 1861, soit exactement neuf mois plus tard. Plusieurs années durant, Zélie (probablement un peu confuse de la témérité de sa prière) remercie quotidiennement la Vierge de lui avoir obtenu cette grâce… Pour l’activité professionnelle, Marie est également sollicitée par la famille. Zélie se souvient des moments difficiles des années 1870-1871 : « j’étais accablée de travail et de soucis de toute espèce, mais j’avais cette ferme confiance d’être soutenue d’en-haut » (CF 65).

Malgré les difficultés, la présence de la Vierge Marie apporte enthousiasme et sérénité au foyer. Les filles aiment se recueillir quotidiennement avec les parents. La petite Thérèse aime ainsi voir son père prier, « n’ayant qu’à le regarder pour savoir comment prient les Saints » (Manuscrit A). La prière des enfants se trouve stimulée par l’exemple des parents. Lors du mois de Marie, le coin-prière de la famille est particulièrement fleuri, au point de devenir un véritable petit oratoire ! Au milieu des branches d’aubépine qui montent jusqu’au plafond, la statue se détache alors sur un fond de fleurs et de verdure. Les enfants allument avec plaisir les bougies autour de la Vierge, même s’ils se plaignent parfois des exigences méticuleuses de leur mère quant à l’aménagement de ce lieu de prière. Qu’importe, la Sainte Vierge est là et « c’est à ses pieds que maman faisait faire notre prière, témoigne Céline, et nous la baisions si souvent que ses doigts étaient tout cassés et qu’il fallait avoir en réserve plusieurs paires de mains ! ». La foi est bien transmise et la joie de l’Evangile aussi…

La présence de Marie dans la vie de Louis et Zélie Martin aura été bénéfique, dans tous les moments de leurs vies, heureux ou difficiles. Louis s’écriera devant ses filles, « Mon Dieu, c’en est trop ! », et Zélie confiera à ses filles, elle aussi ; « j’ai reçu trop de grâces devant cette Vierge ! »  Avec Louis et Zélie, n’ayons pas peur de trop aimer Marie…

 

3 pistes pour s’approprier l’Evangile et suivre l’exemple de Louis et Zélie :

 

L’accueil qu’Elisabeth fait à la Vierge, dans l’Évangile, lui permet d’expérimenter combien le Christ est lui aussi présent, et combien Marie est venue « non pour être servi[e], mais pour servir » [Mc 10,45] comme son Fils ! Avons-nous accueilli Marie chez nous, comme Elisabeth, ou plutôt comme Jean le disciple bien-aimé ? Quelle place lui accordons-nous dans notre vie quotidienne ?

Inquiète pour son frère Isidore dont la foi est plutôt vacillante pendant ses années d’études de pharmacie, Zélie le supplie de bien vouloir entrer dans une église pour prier et poser un geste concret. A travers cette anecdote, Zélie nous interpelle nous aussi ; n’ayons pas honte de poser des gestes concrets soutenant notre foi et attirant sur nous la bénédiction de son Fils…

La question de la transmission de la foi est préoccupante pour nombre d’entre nous, surtout quand il s’agit d’un éveil (ou d’un réveil) difficile de la foi chez un membre de la famille proche : conjoint, enfants, petits-enfants… Là aussi, Marie se présente à nous comme celle qui nous « aide ». Grâce à son intercession et grâce aux conseils de Zélie, Isidore a pu sauvegarder sa foi. Trente-cinq ans plus tard, c’est même lui qui financera la première impression d’Histoire d’une âme !

 

Fr. Cyril Robert, ocd (Paris)

 

Prier chaque jour de la semaine

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Lundi 19 décembre

Rencontre avec le Pape

 

Thérèse est profondément affectée par cette indécision épiscopale concernant sa demande d'entrée au Carmel. C'est alors que son père parle d'aller rencontrer le Pape. N'a-t-il pas prévu de participer en novembre 1887 à un pèlerinage à Rome pour le Jubilé de Léon XIII ? L'occasion de faire un grand voyage réjouit tout le monde. Louis, Céline et Thérèse vont visiter Paris, traverser la Suisse et rejoindre l'Italie où les visites se succèdent : Milan, Venise, Bologne, enfin la ville éternelle, Rome.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à son frère) Tu sais qu'étant jeune fille, je me suis donné un coup dans la poitrine à l'angle d'une table. On n'y fit pas alors attention, mais aujourd'hui, j'ai une glande au sein qui me cause de l'inquiétude, surtout depuis qu'elle me fait un peu souffrir. Cependant quand j'y touche, elle ne me fait aucun mal, bien que je sente tous les jours et plusieurs fois par jour, des engourdissements ». (Zélie).

Parole de Dieu : « Sachez-le, aucune prophétie de l’Écriture n'est objet d'explication personnelle ». (2 Pierre 1, 20).

 

Dans ma vie

 

La découverte d'une maladie grave résonne comme un tremblement de terre. Tout allait bien jusque là. Subitement l'on prend conscience que la vie va s'arrêter dans un court délai. Pourquoi moi ? Comment est-ce possible ? Tant de questions insolubles se télescopent. Une seule réponse demeure pourtant stable depuis l'aurore de l'existence : dieu est là et nous tient dans sa main. Aucun cheveu de notre tête ne tombe sans qu'il ne le sache. C'est alors qu'une paix profonde nous envahit : Dieu est père de miséricorde et rien ne nous arrive sans qu'Il ne soit avec nous. Tournons-nous alors vers son pardon, intensifions notre vie sacramentelle.

Effet de Conversion : Je vais accomplir aujourd'hui un acte d'abandon à la Divine Miséricorde avec l'intention de me remettre complètement entre les mains du Père.

 

Mardi 20 décembre

La Volonté de Dieu avant tout

 

L'audience papale tant attendue a lieu le 20 novembre 1887. Thérèse se jette aux pieds du Saint Père et l'implore de permettre son entrée au Carmel. Léon XIII regarde cette jeune fille tendrement et lui répond avec bienveillance qu'elle doit obéir aux supérieurs et s'en remettre à la Volonté de Dieu. Thérèse reste sur sa faim... Elle rentre tristement à Lisieux. Et pourtant, en ce matin du 1er janvier 1888, à, la veille de ses quinze ans, la petite dernière de Louis et Zélie Martin reçoit une lettre de Monseigneur l'évêque. Une lecture rapide... et c'est l'allégresse : Thérèse a l'autorisation d'entrer au Carmel.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à ses filles) Je t'expédie une douzaine de coquilles d'or, tu en donneras deux à Céline et deux à ma petite Reine, en les embrassant bien sur les deux joues. Et toi, ma grande, console-toi et encore une fois, je t'assure que tu ne te repentiras pas de m'avoir laissé partir (en voyage) ; aussi je t'embrasse, ainsi que ma Léonie, bien fort, bien fort. N'oublie pas de remettre les huit coquilles à ma « perle fine » du Carmel ». (Louis).

Parole de Dieu : « Vivez dans la prière et les supplication ; priez en tout temps dans l'Esprit » (Ephésiens 6, 18).

 

Dans ma vie

 

L'affection de Louis pour ses filles est remarquable. Sa paternité n'est-elle pas un exemple pour les pères de famille ? Il est ferme, exigeant et débordant de tendresse tout en même temps. Il aime le terrain de la complicité sans sombrer dans l'infantilisme. Avec ses adolescentes il garde le contact en prenant du temps et partageant des moments de jeux ou de voyages, hors de toute obsession de rentabilité ou d'activisme. Saint Louis Martin, maître en gratuité et pédagogue exceptionnel, enseignez-nous la voie de la patience et du don de nous-mêmes.

Effet de Conversion : Lorsque quelque chose me demandera de la peine et que j'hésiterai à renoncer, je m'imposerai de persévérer et de finir la tâche prévue. Pour l'amour de Dieu.

 

Mercredi 21 décembre

L'entrée au Carmel

 

Il faudra attendre jusqu'en avril pour que Thérèse rejoigne le monastère. Louis propose alors un pèlerinage à Jérusalem... L'offre est refusée car pour cela, il aura fallut repousser la date d'entrée au Carmel. Le 9 avril 1888, c'est le jour du départ, ou plutôt de l'arrivée. Devant la porte, Louis ne peut s'empêcher de laisser couler quelques larmes au moment où il bénit sa fille. Le Carmel de Lisieux abrite désormais trois de ses « petites ». Marie, Pauline et Thérèse. Le lendemain, il écrit à ses amis : « Ma petite Reine est entrée hier au Carmel. Dieu seul peut exiger un tel sacrifice, mais il m'aide si puissamment qu'au milieu de mes larmes, mon cœur surabonde de joie.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à sa fille Pauline) C'est donc mercredi l'Immaculée Conception ; c'est une très grande fête pour moi ! (…) Cette année j'irai encore trouver la Sainte Vierge de grand matin, je veux être la première arrivée ; je ne lui demanderai plus de petites filles ; je la prierai seulement que celles qu'elle m'a données soient toutes des saintes et que moi, je les suive de près » (Zélie).

Parole de Dieu : « Ayez confiance, c'est moi, soyez sans crainte » (Marc 6, 50).

 

Dans ma vie

 

La prière mariale est centrale dans la vie de la famille Martin. La présence de la statue de Notre Dame, la fameuse « Vierge du Sourire » indique bien l'attitude intérieure des occupants de la maison : avoir un esprit de Fils, c'est savoir qui est son Père, qui est sa Mère. Chaque jour, en famille, la prière des cœurs humbles s'élève vers les Cieux : « Je Vous salue Marie, pleine de grâce... » Quand une sainte maman s'appuie sur la Mère de Dieu pour accomplir son devoir d'état, l'on ne peut qu'être en admiration devant ce que Dieu a pu réaliser de magnifique dans le cœur d'une femme, Zélie.

Effet de Conversion : Si je n'ai pas une belle représentation de Notre Dame dans mon intérieur, je prévois de faire « un petit coin » marial qui soit joli... et fleuri.

 

Jeudi 22 décembre

« J'ai le cœur déchiré »

 

Depuis le voyage chez le Souverain Pontife, Louis Martin a beaucoup vieilli. Céline écrit ainsi à sa jeune sœur : « Ce pauvre petit père me semble maintenant si vieux, si usé. (…) J'ai le cœur déchiré, je me figure qu'il mourra bientôt ». Il commence à souffrir d'artériosclérose, de crises d'urémie qui provoquent étourdissements et malheureusement des pertes de mémoires... Le 23 juin 1888, une grande inquiétude agite les Buissonnets : Louis Martin a disparu ! Le lendemain, un télégramme du Havre est annoncé : Louis demande de l'argent sans laisser d'adresse. On le retrouve là-bas, lucide mais harcelé par l'idée de vivre en ermite.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à sa fille Marie) Ma Marie, ma grande, ma première, continue à conduire ton petit bataillon le mieux que tu pourras et sois plus raisonnable que ton vieux père, qui a déjà assez de toutes les beautés qui l'entourent et qui rêve du Ciel et de l'infini. Vanité des vanités, et tout n'est que vanité, hors aimer Dieu et le servir ! » (Louis).

Parole de Dieu : Quiconque fait la volonté de mon Père qui est aux cieux, m'est un frère et une sœur et une une mère. » (Matthieu 12, 50).

 

Dans ma vie

 

La mission de l'aîné dans une famille est belle et sérieuse. Loin de chercher à faire peser sur les épaules du premier-né une charge qui ne serait pas la sienne, nous pouvons dire que ce n'est pas par hasard si untel est l'aîné. Il n'y a pas de hasard en Dieu. Seulement une divine Providence qui veille sur chacun et accompagne les pas hésitants. L'aîné à la mission de l'exemplarité : il est investi par Dieu de cette douce exigence d'être celui sur qui les regards des suivants se posent. Voilà une belle occasion de faire l'apprentissage de la responsabilité, comme un chef de patrouille dans le scoutisme avance en premier de cordée.

Effet de Conversion : à quelques jours de Noël, je prends un bon moment de prière silencieuse auprès de la Crèche. La contemplation de Marie et Joseph pourra m'aider à préparer mon cœur à la venue du Divin Enfant.

 

Vendredi 23 décembre

Toujours plus généreux

 

L'errance de Louis au Havre va traumatiser la famille, spécialement Thérèse qui a choisi de rejoindre le Carmel au moment où son père entre dans une grande période de fragilité. Certaines paroles méchantes franchissent la clôture du Carmel : si Louis a perdu la tête, n'est-ce pas dû au départ de ses jeunes filles en religion, surtout de la plus jeune qu'il aime tant ? Louis alterne les périodes de lucidité et de rechutes. Sentant sa fin proche, il se montre toujours plus généreux : il offre, entre autre, les 10 000 francs que coûte l'achat d'un maître-autel à la cathédrale de Lisieux.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à sa fille Pauline) On ne peut être heureux que la terre. Quand on a la fortune, on désire les honneurs, je vois cela chez toutes les personnes qui se sont enrichies. (…) je n'aime pas voir (Marie) avec des gens si riches, cela donne des envies malsaines. Je ne désire nullement fréquenter ces personnes-là » (Zélie).

Parole de Dieu : « Une fois de plus, aie pitié de nous ! Foule aux pieds nos fautes, jette au fond de la mer tous nos péchés ! » (Michée 7, 19).

 

Dans ma vie

 

L'orgueil est un mal affreux. Zélie, humble travailleuse dans la vigne du Seigneur, ne compte ni sa peine, ni son temps. Elle connaît les bienfaits jaillis de l'accomplissement des humbles tâches du quotidien. Son désir de perfection est un aiguillon qui va l'aider à désirer pour ses filles qu'elles vivent en véritables chrétiennes. C'est la raison pour laquelle elle les dissuadera bien souvent de chercher les fréquentations qui pourraient les écarter de la simplicité évangélique. L'orgueil, tel le lierre qui enlace l'arbre à la manière d'un serpent, est un poisson mortel.

Effet de Conversion : Il faut beaucoup d'humiliations pour un peu d'humilité dit-on. Je ne craindrai pas celles-ci pour mieux obtenir celle-là.

 

Samedi 24 décembre

Prise d'habit

 

Un an après son entrée au Carmel de Lisieux, Thérèse prend l'habit. Nous sommes le 10 janvier 1889. En ce jour, la santé de Louis est stable : il peut descendre la nef de la chapelle conventuelle au bras de sa fille, qui écrit : « Jamais il n'avait été plus beau, plus digne. Il fit l'admiration de tout le monde ». Pourtant, un mois plus tard, un nouveau drame. Lors d'une crise sévère, Louis s'imagine en plein milieu d'une bataille et s'empare de son revolver. Appelé en hâte, l'oncle Isidore parvient à désarmer son beau-frère... Ce triste épisode implique une nouvelle prise de décision à l'endroit de Louis.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à sa fille Marie) Je pense souvent à vous toutes, et dernièrement, j'ai fait un très beau rêve où je te voyais si bien que c'était comme une réalité. Si je pouvais vous faire ressentir tout ce que j'éprouve en admirant les grandes et belles choses qui se déroulent devant moi ! Mon Dieu, que vos œuvres sont donc admirables ! (…) C'est trop, Seigneur, vous êtes trop bon pour moi ! » (Zélie).

Parole de Dieu : « Guéris-moi, Seigneur, et je serai guéri, sauve-moi, et je serai sauvé, car tu es ma louange ! » (Jérémie 17, 14).

 

Dans ma vie

 

L'habit religieux n'est ni un uniforme ni un déguisement. C'est la parure dont l'Esprit Saint revêt les êtres qu'il s'est réservés. Mis à part, les religieux sont mariés avec Dieu pour toujours. Et leurs noces sont continuelles : c'est la raison pour laquelle ils sont appelés à ne pas se départir de leur vêtement de fête. Même la nuit, ils sont nombreux à le conserver pour signifier qu'ils sont, comme dans un linceul, morts au monde et vivants en Jésus-Christ. Signe de pauvreté, l'habit religieux est une invitation à l'humilité : je ne suis rien sans Dieu qui me revêt de sa beauté.

Effet de Conversion : Je prends le temps de lire et de méditer l'Evangile de la Messe de la Nuit pour ensemencer mon âme de la Parole de Dieu qui nourrit et féconde.

 

Les textes de cette Retraites ont été publiés en 2015 par Les Carmes de Paris (pour les méditations des Dimanches) et sont extraites du Hors Série de Parole et Prière, "Mon Avent avec Saints Louis et Zélie Martin", publié également en 2015 (pour les textes des semaines).

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11 novembre 2016

Neuvaine au Christ Roi de l'Univers

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Neuvaine au Christ Roi de l'Univers

Du 12 au 20 novembre

 

Neuf jours avant le dimanche qui précède l’Avent, Fête du Christ Roi

 

Introduction

 

La solennité de la fête du Christ Roi de l'univers est une fête chrétienne, instituée par le Bienheureux Pie XI, en 1925, par l'encyclique Quas Primas, afin de mettre en lumière l'idée que les nations devraient obéir aux lois du Christ. Depuis la réforme liturgique de 1969, les catholiques la célèbrent le dernier dimanche de l'Année liturgique, vers la fin du mois de novembre (le dimanche qui précède le premier dimanche de l'Avent, lequel est le début de l'année liturgique). Par ailleurs, l'orientation et le nom même de la fête ont été changé : devenue la fête du « Christ Roi de l'univers », elle met l'accent sur l'idée que dans le Christ toute la création est récapitulée. (Lc 23,35-43) : « On venait de crucifier Jésus, et le peuple restait là à regarder. Les chefs ricanaient en disant : « Il en a sauvé d’autres : qu’il se sauve lui-même, s’il est le Messie de Dieu, l’Elu ! » Les soldats aussi se moquaient de lui. S’approchant pour lui donner de la boisson vinaigrée, ils lui disaient : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même ! » Une inscription était placée au-dessus de sa tête : « Celui-ci est le roi des Juifs. » L’un des malfaiteurs suspendus à la croix l’injuriait : « N’es-tu pas le Messie ? Sauve-toi toi-même, et nous avec ! » Mais l’autre lui fit de vifs reproches : « Tu n’as donc aucune crainte de Dieu ! Tu es pourtant un condamné, toi aussi ! Et puis, pour nous, c’est juste : après ce que nous avons fait, nous avons ce que nous méritons. Mais lui, il n’a rien fait de mal. » Et il disait : « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton Règne. » Jésus lui répondit : « Amen, je te le déclare : aujourd’hui, avec moi, tu seras dans le Paradis. »

La fête du Christ-Roi veut ainsi convertir nos cœurs et nos représentations, pour que nous comprenions que la puissance véritable réside mystérieusement dans l’abaissement et le don de soi. Son règne est celui de la justice et de l’amour, objet de toute espérance et dont l’édification patiente est la mission de chaque homme. Précédant l’entrée dans le temps de l’Avent et marquant la fin d’une année liturgique, cette fête nous invite ainsi à célébrer Celui qui, par-delà les ans, domine l’histoire depuis son commencement jusqu’à son achèvement en Dieu. Cette neuvaine va nous faire redécouvrir notre Christ Roi de l'univers.

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Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, amen !

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint de saint Jean XXIII

 

O Saint Esprit, achevez en nous l'œuvre commencée par Jésus ; donnez force et constance à la prière que nous faisons au nom du monde entier ; hâtez pour chacun de nous l'heure où nous accéderons à une profonde vie intérieure ; donnez son élan à notre apostolat, qui veut atteindre tous les hommes et tous les peuples, tous ceux qui sont rachetés par le Sang du Christ et tout son héritage. Mortifiez en nous notre présomption naturelle et élevez-nous jusqu'à la sainte humilité, la vraie crainte de Dieu, le courage généreux. Qu'aucune attache terrestre ne nous empêche de faire honneur à notre vocation ; qu'aucun intérêt, par lâcheté de notre part, ne lèse les exigences de la justice ; qu'aucun calcul ne réduise l'immensité de la charité aux étroitesses de nos petits égoïsmes. Que tout soit grand en nous : la recherche et le culte de la vérité, la promptitude de notre sacrifice, jusqu'à la croix et la mort ; et enfin, que tout corresponde à la dernière prière du Fils à son Père céleste et à cette effusion de grâces que le Père et le Fils veulent répandre par vous, Esprit d'amour, sur l'Eglise et sur ses institutions, sur chaque âme et chaque peuple. Amen, amen, alléluia, alléluia !

 

Litanies royales

 

Roi sans palais,

Roi sans armée,

Roi sans trésor,

Roi d'un royaume de pauvres,

Roi d'un royaume de frères,

Roi d'un royaume de pécheurs,

Roi qui détruisez la violence

Roi qui renversez les puissances

Roi qui relevez ceux qui tombent

Roi qui dissolvez les ténèbres,

Roi qui guérissez les blessures,

Roi qui pardonnez les péchés

Roi d'humilité,

Roi plein de douceur,

Roi sur un ânon,

Ecoutez-nous, ayez pitié de nous,

Souvenez-Vous, souvenez-Vous de nous, Seigneur,

Quand tu viendrez dans ton royaume

Seigneur, Jésus-Christ, mon Seigneur et mon Dieu,

Vérité suprême, Fils du Père, je vous adore, ô Roi des rois.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

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Premier jour

Christ a comme palais le ciel

 

Lorsque Jésus comparut devant Pilate, celui-ci l’interrogea : « Es-tu le roi des Juifs ? » Jésus lui demanda : « Dis-tu cela de toi-même, ou bien parce que d’autres te l’ont dit ? » Pilate répondit : « Est-ce que je suis Juif, moi ? Ta nation et les chefs des prêtres t’ont livré à moi : qu’as-tu donc fait ? » Jésus déclara : « Ma royauté ne vient pas de ce monde ; si ma royauté venait de ce monde, j’aurais des gardes qui se seraient battus pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Non, ma royauté ne vient pas d’ici. » Pilate lui dit : « Alors, tu es roi ? » Jésus répondit : « C’est toi qui dis que je suis roi. Je suis né, je suis venu dans le monde pour ceci : rendre témoignage à la vérité. Tout homme qui appartient à la vérité écoute ma voix. » (Jn 18, 33-37) La royauté de ce roi n'est pas de ce monde. Ce roi était un échec politique. Il n’a eu ni succès, ni le pouvoir de sauver sa propre vie. Il a librement renoncé à son pouvoir plutôt que de l’employer à ses fins personnelles. Il est mort entouré seulement de quelques disciples au pied de sa croix. Il n’avait ni richesse ni armée, mais il aimait les siens dans le monde. Il les a aimés jusqu’au bout. Suis-je prêt à suivre un tel roi ?

O mon Roi ! Je ne veux pas faire partie de la foule qui est restée silencieuse. Donnez-moi la force pour Vous défendre et pour venir à Votre secours. Aidez-moi à ne jamais Vous nier dans ma vie. Aidez-moi à rester fidèle à vos enseignements et à rechercher quelle est Votre Volonté.

 

Prières quotidiennes

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Deuxième jour

Christ a la Croix comme Trône

 

Pendant sa vie terrestre Jésus régna, soutint les siens en leur disant des paroles de vérité, accomplissant des gestes de Charité, les servant jusqu’à leur laver les pieds et leur montrant son amour infini en allant sur le trône de la croix, après avoir été couronné d’épines par Ponce Pilate. Sa royauté est d’origine divine et elle a la suprématie sur tout parce que le Père a posé la plénitude de toutes les choses en Lui. Même si l’évangile de Luc présente la royauté de Jésus en mentionnant la scandaleuse investiture du Roi des juifs en croix. Deux morceaux de bois encastrés l’un sur l’autre sont le trône paradoxal du Seigneur de la paix et de l’unité qui –ne l’oublions pas - eût comme berceau une crèche dans une pauvre étable, où il fut honoré comme Homme, comme Dieu et comme Roi par des pasteurs et par des Rois mages (la myrrhe a été offerte pour l'humanité de Jésus, l’encens pour sa divinité et l’or pour sa royauté).

N’oublions pas, pour autant, que si le Christ Roi va sur la Croix, ce n’est pas pour donner un spectacle d’humilité, mais pour révéler l’amour passionné de Dieu pour nous. Sa passion n’est pas tant la flagellation suivie de crachats et de clous, que son cœur qui est seulement Amour « passionnel » pour chacun de nous. La Croix est la conclusion rigoureuse et nécessaire du discours sur le Mont des Béatitudes du Règne des Cieux. Lorsque nous fêtons le Christ Roi de l’univers, nous célébrons le Christ qui règne et domine sur toute la création parce que c’est la Parole de Dieu qui a créé le monde et cette parole de Dieu elle a un visage, celui du Christ, et nous fêtons également, la royauté de l’homme. Par le baptême, nous participons à la dignité du Christ, et donc à sa dignité de Prêtre, Prophète et Roi. Ce n’est pas qu’une image ! Par le baptême, nous devenons une créature nouvelle, qui fait de nous une prêtre à la manière du Christ, c’est-à-dire capable de prier le Seigneur, un prophète à la manière du Christ, c’est-à-dire capable d’annoncer les merveilles de Dieu, un roi à la manière du Christ, c’est-à-dire capable de s’abaisser pour servir les hommes et le monde.

Prenez, Seigneur et recevez, toute ma liberté, ma mémoire, mon intelligence et toute ma volonté ; Tout ce que j'ai et possède, c'est Vous qui me l'avez donné : A Toi, Seigneur, je le rends Tout est à Vous, disposez-en selon Votre entière Volonté. Donnez-moi, Votre Amour et Votre grâce : cela me suffit.

 

Prières quotidiennes

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Troisième jour

Christ a deux voleurs comme témoins

 

Celui qui porte l’Amour est à la merci de la haine  et ne surmonte la haine qu’en acceptant la condamnation et en pardonnant. Celui qui est Amour pardonne et le déclare : « Père, pardonne-leur, parce qu’ils ne savent pas ce qu’ils font ». Cette prière du Christ-Roi qui pardonne, était si neuve pour le « bon » malfaiteur, qu’il ressentit des sentiments étrangers à son esprit et à toute sa vie. Ces paroles invraisemblables trouvent dans le cœur desséché de ce larron un lien à quelque chose à laquelle il voulait croire, particulièrement en ce moment où il était en train de comparaître devant un Juge plus important que celui des tribunaux humains. Alors, dans une impulsion soudaine de foi, comme s’il revendiquait la communion de ce sang qui coulait en même temps de ses mains de criminel et des mains de l’Innocent, il prononça ces paroles : « Seigneur, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne ». Et Jésus qui n’avait répondu à personne pendant qu’Il était en Croix, tourna sa tête vers le pieux larron, autant qu’Il le pouvait, et lui répondit : « Moi, je te dis en vérité qu'aujourd'hui, tu seras avec moi au paradis ». L’humble demande du bon malfaiteur avait suffi pour obtenir l’absolution. Cet homme se sauva parce qu’il sut transformer la condamnation sur la croix en un geste de piété. Il fut avec le Christ, et le Christ, tout de suite l'accueillit dans Sa piété.

Seigneur apprenez-moi que l’important n’est pas d'être comme Jésus, mais d'être avec Jésus, comme le bon larron.

 

Prières quotidiennes

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Quatrième jour

La poursuite du chemin amoureux de la Croix

 

Si nous voulons fêter la royauté du Seigneur, nous devons parcourir le Chemin de Croix. Jésus est un roi, innocent, condamné. Les hommes sont habitués à bien d’autres rois et à bien d’autres manifestations de la royauté. Jésus avait déjà fait comprendre cela précédemment : « Les Rois des nations païennes leur commandent en maîtres et ceux qui exercent le pouvoir sur elles se font appeler bienfaiteurs. » (Lc 22, 25-27). Il y a donc une différence entre la royauté du monde et la royauté de Dieu, entre les manifestations de la première et celles de la deuxième. « Il est le roi des juifs » La motivation de la condamnation signifierait, dans la tête des chefs, la fin de l’absurde prétention de Jésus : en fait, c’est l’affirmation inconsciente que la royauté de Jésus  se manifeste vraiment là, en croix, dans toute sa splendeur. Voici ce qui est inouï : Jésus ne se sert pas de sa puissance divine pour se sauver lui-même, pour se soustraire au don entier total de Lui-même. Il n’utilise pas son pouvoir pour contraindre ceux qui le refusent à admettre leur tort. Jésus s'abandonne totalement à l’apparente faiblesse de la non-violence et de l'amour. La royauté de Jésus est donc liée à la croix. Toutefois, même les aspects que nous indiquons comme la splendeur, la gloire, la victoire et la puissance, ne sont pas absents. En fait, le Crucifié est ressuscité et le Fils de l’homme reviendra dans la majesté de sa gloire. Mais il s’agit toujours de la gloire de l’amour, du triomphe du chemin de la Croix. La résurrection et le retour de Jésus sont la révélation de la splendeur et de la force victorieuse que le chemin de la Croix cache. C’est dans cette perspective que l’on comprend l’affirmation de Saint Luc, celle où le Christ crucifié et ressuscité règne déjà maintenant : « aujourd’hui ».

Aidez-nous Seigneur à marcher à votre suite : que notre attitude ressemble à la votre, prendre notre croix à sa suite. Celui qui accepte d’être appelé roi est Celui qui va prendre sa croix et accueillir les outrages et les coups. Jésus vient rendre témoignage à la vérité. La vérité descend du Ciel pour se révéler à ceux qui sont ici et ne la connaissent pas en plénitude. Vous êtes mon Roi, parce que mon Dieu ; Vous avez tous les droits sur mon être ; je le reconnais, je le veux, je le demande à grands cris. Régnez de plus en plus sur mon âme, sur mon corps, sur mon être entier. Amen.

 

Prières quotidiennes

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Cinquième jour

Derrière la faiblesse de la croix, la puissance de l’amour

 

Jésus meurt entre deux condamnés (tout au long de sa vie, il fut accusé d’être avec des publicains et des pêcheurs) : un, le mauvais, ne comprend pas, prisonnier, comme tous, du schéma mondain de la royauté (« ce n'est pas toi le Messie ! Sauve-toi et nous aussi !») ; mais l’autre, le bon, entrevoit, derrière la faiblesse de la croix, la puissance de l’amour qui y transparaît: « Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras inaugurer ton règne ». Maintenant, le motif central est clair : la royauté de Jésus resplendit  dans l’obstination de l'amour. Il resplendit dans le refus  d’utiliser Sa puissance pour se sauver Lui-même, sans se soustraire  à la contradiction d’un roi « battu ». Contemplons la scène de la crucifixion. Nous voyons trois hommes crucifiés. Celui du milieu a un écriteau apposé sur sa croix sur lequel on peut lire : « Jésus le Nazaréen, roi des juifs ». Qui est ce roi ? Nous entendons les chefs des juifs le ridiculiser et les soldats le railler. Même un des criminels se moque de lui. Jésus a provoqué des réactions fortes chez les personnes de son époque. Il continue à provoquer des réactions fortes aujourd’hui. Voyons avec quelle énergie frénétique certains essayent d’effacer son nom de la vie publique. Considérons le temps et les ressources dépensées pour désavouer son enseignement, son influence et ses valeurs dans la culture occidentale. Il est ridiculisé dans des livres, des films et des œuvres d’art. Son Eglise est attaquée, de même que son Vicaire sur la terre et tous ceux qui lui restent fidèles et qui suivent ses enseignements.

Régnez, puisque Vous êtes le Roi des rois, le Dominateur des dominateurs. Régnez sur l'univers, sur les Anges et sur les hommes, sur toutes les créatures sorties de vos mains adorables.

 

Prières quotidiennes

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Sixième jour

« Qu’il soit tout en tous »

 

N’oublions pas que nous sommes tous choisis depuis toute éternité pour régner avec lui, « à la louange de sa gloire » (Ep 1,12.) Il dit à chacun de nous : « tout ce qui est à moi est à toi, et tout ce qui est à toi est à moi » (Jn 17,10), et nous prions : « Que ton règne vienne » dans notre cœur, dans notre mémoire et dans notre volonté pour soutenir, avec Christ, le monde qui désire fortement se relever.

 

Epouses de Christ-Roi crucifié

 

Un Roi comme lui vaut la peine de le suivre et de répondre à la vocation de l’accepter comme Epoux et de devenir corédempteur en portant avec lui le poids du monde. A Dieu qui dit : « N'aie pas peur, ne crains pas parce que je suis avec toi et que je t'aime ». (Is 43,45), la réponse la plus naturelle est « oui ». Pour cela, il y a des exemples et des témoignages : « Les vierges consacrées qui célèbrent des noces mystiques avec Jésus Christ, fils de Dieu et se mettent au service de l'Eglise » (can. 604 du Code du Droit Canon). Choisir Jésus-Christ comme roi de notre vie et relativiser l’importance de ce qui, dans le monde qui nous entoure, ne sert pas directement le Christ et les desseins de Dieu. Proclamer le Christ Roi de l’univers, c’est reconnaître qu’en Lui toute la création doit être soumise au Père. « Qu’il soit tout en tous » (1 Co 15,28). Donc il ne s’agit plus seulement d’éviter ce qui est intrinsèquement mauvais, mais encore de laisser sur le chemin tout ce qui nous empêche d’entrer dans le royaume.

Sainte Thérèse de l’enfant Jésus priait : « O Jésus, mon divin époux : que jamais je ne perde la seconde robe de mon Baptême, prends-moi avant que je fasse la plus légère faute volontaire. Que je ne cherche et ne trouve jamais que toi seul, que les créatures ne soient rien pour moi et que je ne sois rien pour elles mais toi Jésus soit tout!... Que les choses de la terre ne puissent jamais troubler mon âme que rien ne trouble ma paix, Jésus je ne te demande que la paix, et aussi l'amour, l'amour infini sans limite autre que toi, l'amour qui ne soit plus moi mais toi, mon Jésus. Jésus que pour toi je meure martyre, le martyre du cœur ou du corps, ou plutôt tous les deux. Donne-moi de remplir mes vœux dans toute leur perfection et fais-moi comprendre ce que doit être une épouse à toi. Fais que je ne sois jamais à charge à la communauté mais que personne ne s'occupe de moi, que je sois regardée, foulée aux pieds, oubliée comme un petit grain de sable à toi, Jésus. Que ta volonté soit faite en moi parfaitement, que j'arrive à la place que tu as été devant me préparer. (Mt 6,10 ; Jn 14, 2-3) Jésus, fais que je sauve beaucoup d'âmes, qu'aujourd'hui il n'y en ait pas une seule de damnée et que toutes les âmes du purgatoire soient sauvées. Jésus pardonne-moi si je dis des choses qu'il ne faut pas dire, je ne veux que te réjouir et te consoler. »

Vous étiez déjà leur Roi, comme Créateur ; mais, vous êtes devenu leur Roi, par droit de conquête : c'est Vous, Verbe de Dieu, qui épousant la nature des vierges consacrées, êtes descendu jusqu'à elles pour les sauver, pour les arracher à la puissance des ténèbres et les transférer en votre royaume, ô Fils de la dilection du Père. Appelle Seigneur et donne la folie de répondre à ton appel à beaucoup de vierges. En tant que fils et filles du Roi, prions : « Que Votre Règne vienne » c’est à dire que Votre puissance d’amour, Seigneur, sauve le monde entier. Amen.

 

Prières quotidiennes

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Septième jour

Mon royaume n’est pas de ce monde

 

Non, son royaume est bien loin de ce monde de guerre, de haine, d’égoïsme qui nous entoure bien souvent. Son Royaume aura lieu avec la consommation de l’histoire et la conflagration universelle, par laquelle Dieu constituera, dans ses desseins mystérieux et par sa puissance infinie, des cieux nouveaux et une terre nouvelle pour qu’y habite la justice. Le Christ roi et juge, dans son jugement, ne fera que reconnaître et accepter le bon et le mauvais usage que nous aurons fait de notre liberté, par laquelle on se sera soumis amoureusement à son royaume ou par laquelle on se sera rebellé contre lui pour nous mettre au service d’un autre roi. Dans le royaume de Dieu, nous n’aurons plus à nous soucier du manger ou du boire, comme en ce monde, puisque ce sera un royaume de vérité et de grâce, de justice, d’amour et de paix.

 

« Que vienne Ton Règne! »

 

Comme l'a dit Jésus, le Règne de Dieu « ne vient pas de manière à frapper le regard, et on ne saurait dire : « le voici, le voilà ! » Mais le Règne de Dieu est au-dedans de nous » (Lc 17, 20-21). Le mot au-dedans signifie : « dans notre bouche, dans notre cœur » (Rm 10,8). Il est donc évident que celui qui prie pour que vienne le Royaume de Dieu prie avec raison qu'en lui s'élève, fructifie, s'achève le Règne de Dieu. Dans tous les saints qui ont Dieu pour Roi et qui obéissent à ses lois spirituelles, le Seigneur habite comme dans une cité bien administrée. Le Père est présent et le Christ règne avec le Père dans l'âme accomplie, selon la parole : « Nous viendrons en lui et en lui nous établirons notre demeure » (Jn 14,22). Le Royaume de Dieu en nous, alors que nous progressons toujours, atteindra sa perfection, quand s'accomplira la parole de l'apôtre : « lorsqu'Il aura soumis tous Ses ennemis, le Christ remettra le Royaume à Dieu le Père, afin que Dieu soit tout en tous » (1 Co 15, 24-28).

Aussi prierons-nous sans cesse avec les dispositions divinisées par le Verbe, en disant à notre Père qui est dans les Cieux : « Que Votre Nom soit sanctifié, que votre Règne arrive ! » Oui, c'est Elle, Vérité suprême qui les délivre, qui les arrache à elles-mêmes, qui les pose dans le vrai, et par conséquent dans l'amour, et surtout dans cette Paix que vous êtes, et qui reste le sceptre de votre éternelle domination.

 

Prières quotidiennes

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Huitième jour

Ils ricanaient et se moquaient de lui

 

Le peuple restait là à regarder. En lisant ce passage, nous ne prêtons généralement pas beaucoup d’attention à la foule qui se tenait là, à regarder les suppliciés. Ces personnes ne faisaient rien de mal ; elles étaient simplement passives. Pendant que Jésus était raillé et ridiculisé, elles sont restées silencieuses et n’ont rien fait. Personne ne s’est avancé pour défendre Jésus ; personne n’est venu à son secours. Combien aujourd’hui le défendent lui et son Eglise ? Pourquoi d’autres groupes sont-ils si rapides à défendre les leurs et leurs intérêts tandis que nous, nous restons souvent silencieux. Nous voyons les attaques livrées contre l’Eglise et le Christ, mais nous ne faisons rien. Il faut noter encore, à propos du Règne de Dieu : il n'est pas possible de concilier la justice avec l'iniquité, la lumière et l'ombre, le Christ et Bélial.

 

Le règne du péché est inconciliable avec le Règne de Dieu

 

Si nous voulons que Dieu règne sur nous, que jamais le péché ne règne sur notre corps mortel. Ne suivons pas les appels du péché qui sollicite notre âme aux œuvres de la chair et aux actes qui sont étrangers à Dieu. Faisons mourir nos membres charnels pour produire les fruits de l'Esprit ; le Seigneur se promènera en nous comme en un paradis spirituel, il régnera seul en nous avec Son Christ, à la droite de la puissance spirituelle que nous demandons de recevoir, jusqu'à ce que Ses ennemis deviennent en nous l'escabeau de Ses pieds et que soit écartée de nous toute principauté, puissance et souveraineté. Tout cela peut se réaliser en chacun de nous, la mort est vaincue, afin que le Christ puisse dire en nous : « Mort, où est ton aiguillon, enfer, où est ta victoire ? » (Os 13,14; 1 Co 15,55). Il faut donc que ce qui est corruptible en nous révèle la sainteté et l'incorruptibilité dans la pureté; et ce qui est mortel, en dépouillant la mort, révèle l'immortalité du Père. De cette manière, Dieu régnera en nous et déjà nous entrons en possession des biens de l'engendrement d'en haut et de la résurrection.” Pour entrer dans le royaume de Dieu, pour dire « oui » à Dieu, il faut notamment passer par un « non » à ce qui empêche l’entrée dans le royaume.

« Il faut qu'il règne », s'écrie Paul ! Oui, Seigneur, il faut que vous régniez sur nous, sur les nations, sur tous ceux qui Vous connaissent et qui Vous aiment déjà ; mais, encore sur ceux qui Vous ignorent, qui Vous blasphèment, qui refusent de Vous servir et s'écrient : « Nous ne voulons pas de ce Roi ! » Venez Seigneur Jésus, régner sur notre terre ! Amen.

 

Prières quotidiennes

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Neuvième jour

Le monde du Christ, c’est l’amour

 

Il nous faut donc réaliser des œuvres de miséricorde, tant corporelles que spirituelles, car le Roi juge nous jugera en fonction de notre amour du prochain motivé par notre amour de Dieu. Au soir de notre vie nous serons jugés sur l’amour, disait Saint Jean de la Croix. Oui, parce que le Royaume c’est l’amour. La loi du Royaume, la sève du Royaume, l’essence du Royaume c’est l’amour. Aime et fait ce que tu veux martelait Augustin !

Oui, le Royaume du Christ n’est pas de ce monde, où l’amour y est présent mais pas établit comme norme suprême de l’agir humain. Le royaume de Dieu n’est pas une question d’honneurs et d’apparences, mais, comme l’écrit saint Paul, il est « justice, paix et joie dans l’Esprit Saint » (Rm 14,17). Le Seigneur a notre bien à cœur, c’est-à-dire que tout homme ait la vie, et en particulier que ses enfants les plus « petits » puissent accéder au banquet qu’il a préparé pour tous. C’est pourquoi il ne sait que faire de ces formes d’hypocrisie de celui qui dit : « Seigneur ! Seigneur ! » et puis néglige ses commandements (Mt 7, 21). Dans son royaume éternel, Dieu accueille ceux qui s’efforcent jour après jour de mettre sa parole en pratique.

C’est pour cela que la Vierge Marie, la plus humble de toutes les créatures, est la plus grande à ses yeux et qu’elle siège en Reine à la droite du Christ Roi. Nous voulons nous confier une fois encore à son intercession céleste avec une confiance filiale, pour pouvoir réaliser notre mission chrétienne dans le monde.

Roi d'amour, Seigneur Jésus-Christ, Vous êtes le Législateur, Vous êtes le Juge ; Vous êtes venu pour régner sur toutes les parties du monde par votre Vérité. Déliez-moi de moi-même, rendez-moi à la sainte liberté de votre règne ; car, Vous dilatez quiconque s'est rendu à votre empire. Régnez sur le monde assoiffé de Paix, la vôtre, ô Jésus-Christ, Roi des rois, Seigneur des seigneurs, mon Roi ! Amen.

 

Prières quotidiennes

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Litanies du Christ Roi de l’univers

 

Seigneur, ayez pitié de nous

O Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

O Christ, écoutez-nous

O Christ, exaucez-nous

 

Père céleste qui es Dieu, ayez pitié de nous

Fils rédempteur du monde qui es Dieu,

Esprit-Saint qui es Dieu,

Trinité Sainte qui es un seul Dieu,

 

Christ Roi de l’Univers, Dieu de Dieu et Lumière de Lumière, régnez sur les âmes

Christ Roi de l’Univers, Image du Dieu invisible,

Christ Roi de l’Univers, en qui toutes choses ont été créées,

Christ Roi de l’Univers, pour qui le monde a été fait,

Christ Roi de l’Univers, né de la Vierge Marie, Vrai Dieu et vrai homme,

Christ Roi de l’Univers, adoré des bergers et des mages,

Christ Roi de l’Univers, Législateur Suprême,

Christ Roi de l’Univers, Source et Modèle de toute sainteté,

Christ Roi de l’Univers, notre Chemin, notre Vérité, notre Vie,

Christ Roi de l’Univers, à qui tout pouvoir a été donné au Ciel et sur la terre,

Christ Roi de l’Univers, Pontife Eternel,

Christ Roi de l’Univers, Roi de l'intelligence,

Christ Roi de l’Univers, Roi de la volonté,

Christ Roi de l’Univers, Roi de douleurs, couronné d'épines,

Christ Roi de l’Univers, Roi d'humilité, vêtu de pourpre par dérision,

Christ Roi de l’Univers, Epoux des vierges,

Christ Roi de l’Univers, qui en Marie-Madeleine as glorifié la vie pénitente,

Christ Roi de l’Univers, dont le royaume n'est pas de ce monde,

Christ Roi de l’Univers, par le Don Royal de ton Amour, la Sainte Eucharistie,

 

Christ Roi de l’Univers, Chef d'œuvre de la toute puissance du Père, régnez sur les familles

Christ Roi de l’Univers, qui as élevé le mariage à la dignité d'un sacrement,

Christ Roi de l’Univers, qui as opéré ton premier miracle aux noces de Cana,

Christ Roi de l’Univers, Ami très aimable des enfants, …

Christ Roi de l’Univers, qui par ta vie cachée à Nazareth as donné un exemple aux parents et aux enfants,

Christ Roi de l’Univers, qui as ennobli et sanctifié le travail par l'ouvrage de tes mains,

Christ Roi de l’Univers, qui as ressuscité d'entre les morts et rendu à leur famille le jeune homme de Naïm, la fille de Jaïre et ton ami Lazare,

Christ Roi de l’Univers, qui as pardonné à la femme adultère,

Christ Roi de l’Univers, par ton Amour pour Marie et Joseph,

 

Christ Roi de l’Univers, Roi des rois et Seigneur des seigneurs, régnez sur les nations

Christ Roi de l’Univers, Roi des siècles, Immortel et Invisible,

Christ Roi de l’Univers, Roi d'éternelle gloire,

Christ Roi de l’Univers qui diriges les batailles,

Christ Roi de l’Univers, Prince de la Paix,

Christ Roi de l’Univers, qui portes sur tes épaules l’insigne du Pouvoir,

Christ Roi de l’Univers, dont le règne n’aura pas de fin,

Christ Roi de l’Univers, qui es assis au-dessus des Chérubins,

Christ Roi de l’Univers, par l'Amour que tu as de tout temps témoigné aux peuples qui te sont fidèles,

 

Christ Roi de l’Univers, qui renverses les puissants de leur trône, régnez sur vos ennemis

Christ Roi de l’Univers, qui brises les rois au jour de ta colère,

Christ Roi de l’Univers, qui as vaincu l'enfer par ta mort sur la Croix,

Christ Roi de l’Univers, qui as triomphé de la mort par ta résurrection,

Christ Roi de l’Univers, qui viendras juger les vivants et les morts au jour de ta Force, dans la Splendeur de tes saints,

Christ Roi de l’Univers, par ta prière pleine d'Amour sur la Croix : « Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font »,

 

Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlèves le péché du monde, ayez pitié de nous

 

Son empire s'étendra.

Et la paix sera sans fin.

 

Prions le Seigneur

 

Dieu Eternel et Tout Puissant qui avez voulu tout renouveler par Votre cher Fils, Notre Seigneur et Sauveur Jésus-Christ, le Roi de l'Univers, accordez dans ta bonté, que toutes les familles des peuples, divisées par la blessure du péché, se soumettent à Son autorité très douce, Lui qui vit et règne avec Vous, Père, dans l'unité du Saint-Esprit, maintenant, et pour les siècles des siècles. Amen.

 

Cette neuvaine est disponible en CD auprès de la librairie d’Etoile Notre Dame en cliquant ici

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7 novembre 2016

Mois des Âmes du Purgatoire

Mois des Âmes du Purgatoire

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Les voix du Purgatoire

Petit mois des morts à l'usage des fidèles

 

Par un tertiaire de Saint François

 

« Ayez pitié de moi, ayez pitié de moi, vous au moins qui êtes mes amis »

 

Prière pour tous les défunts

A réciter chaque jour

 

Dieu tout-puissant, en présence des terribles rigueurs de votre justice, nous nous humilions. Oui, chaque coup que vous frappez est bien mérité ; nous avons tous péché contre vous, et les flammes du Purgatoire sont bien peu de chose pour compenser l'injure que nous vous avons faite. Mais, Seigneur, dans votre divin Cœur, il y a un océan de miséricorde. Nous nous jetons à vos genoux, et nous vous présentons les souffrances et la mort de notre Sauveur crucifié, votre Fils ; l'amour et les douleurs de Marie, sa mère et la nôtre ; la sainteté, les pénitences de tous les saints du ciel, et, en particulier, de saint Joseph, de sainte Anne et de saint François d'Assise, ainsi que les prières, les sacrifices et les souffrances de toute l'Eglise militante ; nous vous conjurons d'avoir pitié des pauvres âmes du purgatoire ; délivrez-les toutes de leurs peines, du moins allégez leurs souffrances, et qu'au plus tôt elles s'élèvent au ciel pour chanter vos louanges et prier pour nous, pauvres pécheurs, sur la terre. Ainsi soit-il.

 

De Profundis

 

Du fond de l'abîme j'ai crié vers vous, Seigneur :

Seigneur, écoutez ma voix.

Que vos oreilles soient attentives à la voix de ma prière.

Si vous exigez, Seigneur, un compte sévère de nos iniquités,

qui pourra Seigneur, subsister devant vous ?

Vous aimez à pardonner ; aussi, à cause de votre loi,

j'ai attendu, Seigneur, votre secours.

Mon âme l'a attendu sur votre parole,

mon âme a espéré dans le Seigneur.

Depuis le matin jusqu'au soir,

qu'Israël espère dans le Seigneur.

Car dans le Seigneur est la miséricorde

et une abondante Rédemption.

Et il rachètera Israël de toutes ses iniquités,

 

V, Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.

R. Et que la lumière éternelle luise sur eux.

 

V, Seigneur, exaucez ma prière.

R. Et que mes cris s'élèvent jusqu'à vous.

 

Prions

 

O Dieu, Créateur et Rédempteur de tous les fidèles, accordez aux âmes de vos serviteurs et de vos servantes la rémission de tous leur péchés ; afin par que nos très humbles supplications, elles obtiennent le pardon qu'elles ont toujours désiré. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Seigneur, nous vous en supplions : secourez vos serviteurs, que vous avez rachetés par votre précieux sang.

 

V. Donnez-leur, Seigneur, le repos éternel.

R. Et que la lumière éternelle luise sur eux.

V. Qu'ils reposent en paix.

R. Ainsi soit-il.

 

5 Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père.

 

Offrande à faire tous les jours

 

Je Vous offre, ô mon Dieu, tout ce que j'ai fait ou ferai et tout ce que j'ai obtenu ou obtiendrais, aujourd'hui de mérites devant Vous, pour le soulagement des âmes du purgatoire, particulièrement aux intentions de ce jour.

 

Acte héroïque

 

O Marie, Mère de miséricorde, je mets entre vos mains, en faveur des saintes âmes du Purgatoire, l'entier abandon de mes œuvres satisfactoires pendant ma vie et des suffrages qui me seront appliqués après ma mort, ne me réservant que la compassion du Cœur de Jésus et la vôtre. Ainsi soit-il.

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Huitième jour

Prions pour nos ennemis, nos débiteurs et ceux qui souffrent à cause de nous

 

Voix du Purgatoire — Âmes généreuses, nous implorons votre pardon et votre pitié. Nous avons été coupables envers vous, nous avons été injustes, cruelles peut-être. Ah ! que nous sommes bien punis ! Tout ce que vous avez pu souffrir n'est rien auprès de nos affreux tourments. Pardon, pardon, intercédez pour nous... Dieu n'attend que cela... Il est prêt à pardonner... Resterez-vous insensibles ? Vous plairez-vous à nous voir brûler dans ce feu épouvantable ?

 

Prière

 

Cessez vos plaintes, pauvres âmes. Dieu de clémence, ayez pitié d'elles. Nous pardonnons tout, nous faisons remise pleine et entière aux âmes décédées de tout ce qui peut nous être dû, et nous implorons leur pardon et leur délivrance de votre Miséricorde divine, espérant qu'au ciel ces bonnes âmes prieront pour nous. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Neuvième jour

Prions pour ceux qui souffrent par notre faute

 

Voix du purgatoire — Nous vous demandons vos prières comme un acte de justice, si nous gémissons dans ce gouffre de douleurs, n'est-ce pas vous qui en êtes responsables ? Pourquoi n'avez -vous pas veillé sur nous ? Pourquoi ne nous avez-vous pas avertis, retenus, châtiés ? Pourquoi nous avez-vous scandalisés, entraînés au mal ? sans vous, peut-être, n'aurions-nous jamais offensé notre Dieu. Mais nous vous pardonnons, priez pour nous.

 

Prière

 

O mon Dieu, nous sommes bien coupables ; mais vous êtes la Bonté infinie, pardonnez-nous et pardonnez aux pauvres âmes qui souffrent actuellement dans le Purgatoire par notre faute. Frappez-nous pour elles dès cette vie, mais oubliez nos fautes et les leurs, afin que, les délivrant de ce lieu de supplice, et nous en préservant nous-même, nous puissions ensemble un pour vous bénir au ciel. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Dixième jour

Prions pour les âmes les plus abandonnées

 

Voix du Purgatoire — Voilà des années que nous souffrons et personne ne prie pour nous. Oh ! Que cet exil est long et pénible ! Nous n'avons plus de parents sur la terre, ni d'amis, nous sommes seuls, sans consolation, entourées de feu et de regrets. Ceux qui nous ont connus sur la terre ne sont plus ou nous ont oubliés. Combien durera ce martyre si tous nous abandonnent ?

 

Prière

 

Dieu de clémence, vous qui n'oubliez personne, ayez pitié des pauvres âmes les plus abandonnées. Nous vous supplions de mettre fin à leurs longs et cruels tourments. Nous prions la Sainte Vierge et les Saints du ciel de les consoler par leur présence, et de les conduire bientôt au ciel vers lequel se dirigent leurs désirs. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Onzième jour

Prions pour les âmes les plus proches de leur délivrance

 

Voix du Purgatoire — Il ne nous faut qu'un peu de charité d'une bonne âme pour payer notre dette ; plus qu'un coup d'aile pour franchir l'espace qui nous sépare du ciel. Nous voyons déjà poindre l'aurore du jour éternel ; les chants divins inondent nos cœurs; les clartés célestes sur la terre illuminent notre visage. Ah ! donnez-nous le moyen de louer immédiatement Dieu dans son paradis.

 

Prière

 

Ouvrez le trésor de votre miséricorde, mon Sauveur, et laissez-en tomber un sur les âmes qui sont le plus près de la gloire éternelle. Elles brûlent du désir d'être unies à vous, ne les laissez pas gémir davantage. Prenez dans le trésor abondant des mérites de Jésus- Christ, votre fils, de la sainte Vierge et des saints, pour satisfaire votre Justice. Et que ces saintes âmes prennent sans délai leur essor vers leur Bien- Aimé. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Douzième jour

Prions pour les âmes qui doivent souffrir le plus longtemps

 

Voix du Purgatoire — Quelle peine est la nôtre ! Nous souffrons des douleurs atroces, et nous les souffrirons des siècles peut être !.. Un instant de nos souffrances est infiniment plus cruel qu'une vie humaine toute entière passée dans un martyre continuel : et nous devons demeurer si longtemps dans ces supplices épouvantables, objet de la vengeance d'un Dieu irrité, venez, venez à notre aide !

 

Prière

 

O Dieu qui êtes inexorable dans votre justice, mais dont la bonté et la tendresse n'en sont pas moins infinies, serez-vous donc sans pitié pour ces pauvres âmes qui doivent souffrir le plus longtemps en Purgatoire. Sans doute, elles vous ont bien offensé, mais voyez donc ce qu'elles ont déjà souffert. Accordez à nos prières qu'elles soient délivrées de leurs souffrances, ou du moins soulagées et consolées par l'espérance d'une prochaine délivrance. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Treizième jour

Prions pour les âmes qui souffrent les plus grands tourments

 

Voix du Purgatoire — Quels affreux tourments nous endurons dans ce lieu ! Tout nous accable ! L'on ne pourra jamais sur la terre concevoir de pareilles souffrances. Justice de Dieu, que tu es terrible !.. Mais il nous reste l'espérance, Oh ! Priez pour nous vous qui êtes sur la terre. Dieu vous récompensera un jour de votre charité à notre égard.

 

Prière

 

Mon Dieu, nous vous présentons le Sang précieux de votre divin Fils, répandu à flot dans sa cruelle passion, pour le salut de tous. Nous vous l'offrons surtout afin que vous daigniez avoir pitié des âmes que votre justice frappe plus durement. Pourriez-vous nous refuser, alors que c'est votre Fils lui-même qui vous le demande. Pardonnez à ces grands coupables, et soulagez-les dans leurs cruels tourments. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

Quatorzième jour

Prions pour ceux qui souffrent à cause de leur orgueil

 

Voix du purgatoire — Nous nous sommes crus grands dans notre fol orgueil, et nous n'étions rien. Nous avons méprisé nos semblables sur la terre, qu'étaient les autres auprès de nous, de nos talents, de nos richesses, de nos forces, de notre beauté ? Insensés que nous étions ! Aujourd'hui, Dieu nous fait sentir notre néant. Toutes les humiliations que nous avons fait subir aux autres nous écrasent, nous étouffent sous leur poids pesant... Apprenez de nous à être humbles et priez pour nous.

 

Prière

 

Jésus doux et humble de cœur, jetez un regard de compassion sur les âmes orgueilleuses qui sont ensevelies dans les flammes du Purgatoire, pardonnez leurs folles erreurs, et accordez- nous la grâce, par l'exemple de leurs châtiments, de reconnaître notre indigence, et de fermer notre cœur à tout sentiment d'orgueil. Ainsi soit-il.

 

Dieu Tout-puissant, De Profundis, etc...

 

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27 février 2016

Le Carême avec le Pape François 4/7

Le Carême avec le Pape François

Découvrir la Miséricorde

du 10 février au 27 mars 2016

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Troisième Dimanche de Carême

28 février 2016

 

« Bénis le Seigneur, ô mon âme, n'oublie aucun de ses bienfaits ! » (Psaume 103 (103) 2).

 

Méditation du Pape François

 

« Le témoignage le plus efficace et le plus authentique est celui de ne pas contredire, par son comportement et par sa vie, tout ce que l'on prêche par la parole et tout ce que l'on enseigne aux autres ! Enseignez la prière en priant ; annoncez la Foi en croyant ; portez témoignage en vivant ! »

 

Dans ma vie

 

Éternel problème ! Comment concilier l'idéal chrétien et notre pauvre existence pas toujours très reluisante. Le Christ est venu pour les pécheurs, ça tombe bien. Nous ne sommes pas un club de parfaits mais nous voulons imiter chaque jour le Christ de notre mieux.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais d'imiter le Christ dans une de ses attitudes dans les Évangiles ?

Je prie pour que je puisse chaque jour ressembler davantage au Christ et agir comme Il agirait Lui-même.

 

Troisième Semaine de Carême

 

Lundi 29 février 2016

 

« J'espère le Seigneur, et j'attends Sa Parole ; près du Seigneur est l'amour, l'abondance du rachat ». (Psaume 129, 5-7).

 

Méditation du Pape François

 

« Lorsque Jésus entre dans la vie de quelqu'un, celui-ci ne reste pas emprisonné dans son passé, mais il commence à regarder le présent d'une autre manière, avec une autre espérance. Il commence à se regarder lui-même d'un autre œil, ainsi que sa propre réalité. Il ne reste pas ancré dans ce qui est arrivé, mais il est en mesure de pleurer et d'y trouver la force de recommencer ».

 

Dans ma vie

 

Il est tellement facile d'envoyer à la figure des autres leur passé quand on a un différend. Faire preuve de miséricorde c'est croire que toute personne peut se relever même des plus grandes fautes, c'est l'Espérance chrétienne.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de poser sur les gens un regard neuf, sans les juger sur leur passé ?

Je prie pour tous ceux qui ont commis des fautes et cherchent à mener une vie droite : que leur passé ne soit pas un poids.

 

Mardi 1er mars 2016

 

« Seigneur, enseigne-moi Tes voies, fais-moi connaître Ta route » (Psaume 24 (25), 4).

 

Méditation du Pape François

 

La sagesse du cœur, c'est la sortie de soi vers le frère. Notre monde oublie parfois la valeur spéciale du temps passé auprès du lit d'un malade, parce qu'on est harcelé par la hâte, par la frénésie de l'action, de la production et on oublie la dimension de la gratuité, de l'acte de prendre soin, de se charger de l'autre. En réalité, derrière cette attitude se dissimule souvent une foi tiède, oublieuse de cette parole du Seigneur qui déclare : « C'est à Moi que vous l'avez fait ». ».

 

Dans ma vie

 

Notre monde nous laisse en apparence peu de temps, nous harcèle à longueur de journée, ne nous laisse pas en paix un instant. Nous avons l'impression que nous n'avons aucun moment pour Dieu... Pourtant, n'est-Il l'unique nécessaire ?

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de prendre du temps pour mon âme, même si j'ai des choses apparemment urgentes à faire ?

Je prie pour ceux qui arrivent dans les derniers instants de leur vie : qu'ils aient le temps de bien préparer leur âme à voir Dieu.

 

Mercredi 2 mars 2016

 

« Avant que le ciel et la terre disparaissent, pas un seul iota, pas un seul trait ne disparaîtra de la Loi jusqu'à ce que tout se réalise » (Saint Matthieu 5, 18).

 

Méditation du Pape François

 

« « Seigneur, aide-moi ! » La requête de la femme cananéenne est le cri de toute personne à la recherche d'amour, d'accueil et d'amitié avec le Christ. C'est le cri de tant de personnes dans nos villes anonymes, le cri de tant de jeunes de votre âge et le cri de tous ces martyrs qui aujourd'hui souffrent la persécution et la mort pour le Nom de Jésus. Et c'est souvent un cri qui sort de nos propres cœur (…). répondons, non pas à la manière de ceux qui repoussent les personnes qui nous sollicitent, comme si servir les nécessiteux entravait notre proximité avec le Seigneur ».

 

Dans ma vie

 

Nous n'aimons pas être sollicités, cela nous gène dans notre confort, cela nous dérange parce que nous nous apercevons que nous ne faisons peut-être pas ce qui est juste pour les autres. Ayons un cœur simple, acceptons ces sollicitations : elles viennent du Seigneur.

 

Effet de conversion : Et si... j'allais au devant des gens pour leur proposer mes services, une aide ponctuelle ?

Je prie pour avoir un cœur simple et généreux, ouvert aux autres.

 

Jeudi 3 mars 2016

 

« Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits. Oui, Il est notre Dieu ; nous sommes le peuple qu'Il conduit » (Psaume 94 (95), 6-7ab).

 

Méditation du Pape François

 

« Avoir un cœur miséricordieux ne veut pas dire avoir un cœur faible. Celui qui veut être miséricordieux a besoin d'un cœur fort, solide, fermé au tentateur, mais ouvert à Dieu. Un cœur qui se laisse pénétrer par l'Esprit et porter sur les voies de l'amour qui conduisent à nos frères et à nos sœurs. Au fond, un cœur pauvre, qui connaisse en fait ses propres pauvretés et qui se dépense pour l'autre ».

 

Dans ma vie

 

On confond souvent la Miséricorde avec la pitié, avoir du cœur avec être faible... Bien au contraire, il faut de la force pour aimer dans les difficultés, dans la sécheresse, quand les ennuis s'accumulent. Soyons forts !

 

Effet de conversion : Et si... j'aidais par mon expérience les plus jeunes ou ceux qui ne savent pas faire les choses ?

Je prie pour que Dieu donne la force à ceux qui sont faibles et rende généreux ceux qui sont forts.

 

Vendredi 4 mars 2016

 

« Je les guérirai de leur infidélité, Je les aimerai d'un Amour gratuit, car Ma colère s'est détournée d'Israël » (Osée 14, 5).

 

Méditation du Pape François

 

« Une saine attention à la sauvegarde de la Création est nécessaire, pour la pureté de l'air, de l'eau et de la nourriture. Combien devons-nous garder la pureté de ce que nous avons de plus précieux : nos cœurs et nos relations. Cette écologie « humaine » nous aidera à respirer l'air pur qui vient des belles choses, ; de l'amour vrai, de la sainteté ».

 

Dans ma vie

 

Nous voulons du pur, du bio, du sain dans notre alimentation... et nous tolérons du malsain, du tordu, du mensonge dans nos relations avec les autre ? Tout cela n'est pas très cohérent. Soyons les écologistes de l'humain !

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de ne pas mentir, en aucune circonstance, même pour de petites choses ?

Je prie pour que tous nous ayons conscience que la Création est un don de Dieu et qu'il fait la préserver.

 

Samedi 5 mars 2016

 

« Aujourd'hui, ne fermez pas votre cœur, mais, écoutez la Voix du Seigneur » (Psaume 94, 8a, 7d).

 

Méditation du Pape François

 

« Le contenu du témoignage chrétien n'est pas une théorie, ni une idéologie ou un système complexe de règles et d'interdictions ou un moralisme, mais c'est un message de Salut, un événement concret, ou plutôt une personne : C'est le Christ ressuscité, vivant et unique Sauveur de tous. Il peut être témoigné par tous ceux qui ont fait une expérience personnelle avec Lui dans la prière et dans l’Église, à travers un chemin qui a son fondement dans le Baptême, sa nourriture dans l'Eucharistie, son sceau dans la Confirmation, sa conversion continuelle dans la pénitence ».

 

Dans ma vie

 

Il est plus facile de vivre sa Foi en suivant juste une liste de choses à faire ou à ne pas faire... Mais ce n'est en rien la Foi chrétienne. Si nous ne vivons pas de Son Amour, alors tout le reste est vain et desséché.

 

Effet de conversion : Et si... je prenais conscience que Jésus est auprès de moi chaque jour, pour m'aider et me soutenir, avec bienveillance et Miséricorde ?

Je prie pour que je vive ma Foi de manière plus rayonnante et moins automatique.

 

Texte extrait du Hors série N°5 de « Ma prière »

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13 février 2016

Le Carême avec le Pape François 2/7

Le Carême avec le Pape François

Découvrir la Miséricorde

du 10 février au 27 mars 2016

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Premier Dimanche de Carême

14 février 2016

 

« Il est écrit : « C'est devant le Seigneur ton Dieu que tu te prosterneras, à Lui seul tu rendras un culte » (Saint Luc 4, 8).

 

Méditation du Pape François

 

« Nous avons besoin de Chrétiens qui rendent visibles aux hommes d'aujourd'hui la Miséricorde de Dieu, Sa tendresse pour toute créature. Nous savons tous que la crise de l'humanité contemporaine n'est pas superficielle, mais profonde. C'est pourquoi la nouvelle évangélisation, qui est appelée à avoir le courage d'aller à contre-courant, à se convertir des idoles vers l'unique vrai Dieu, ne peut qu'utiliser le langage de la Miséricorde, fait de gestes et d'attitudes avant même que des paroles ».

 

Dans ma vie

 

Aller à contre-courant, ça nous coûte. On se fait tout de suite remarquer ! C'est tellement plus facile de parler et d'agir comme les autres. Pas de vague. Mais en agissant ainsi, ne finissons-nous pas par vivre et par penser loin du Christ ?

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de mettre mes actes en accord avec mes convictions et ma fidélité à Dieu.

Je prie pour tous ceux qui sont des témoins du Christ et qui n'hésitent pas à être à contre-courant.

 

Première Semaine de Carême

 

Lundi 15 février 2016

 

« Amen, Je vous le dis : chaque fois que vous ne l'avez pas fait à l'un de ces plus petits, c'est à Moi que vous ne l'avez pas fait » (Saint Matthieu 25, 45).

 

Méditation du Pape François

 

« Dieu est riche de Miséricorde, ne l'oublier jamais ! La croix du Christ est la preuve suprême de la Miséricorde et de l'amour de Dieu pour nous : Jésus nous seulement aimés « jusqu'à la fin », non au dernier moment de sa vie terrestre, mais à l'extrême limite de l'amour ».

 

Dans ma vie

 

L'amour véritable, l'amour authentique, c'est bien celui qui est prêt à tout pour ceux qu'il chérit. Sinon que vaudrait l'amour ? S'il n'est pas fort dans l'épreuve et la difficulté, il n'est rien qu'un vague sentiment rassurant et sans intérêt réel.

 

Effet de Conversion : Et si... je témoignais aux gens que j'aime de mon amour qui est vrai par de réels efforts qui me coûtent ?

Je prie pour tous ceux qui sont incapables de témoigner de leur amour, qui n'osent pas ou trop peu.

 

Mardi 16 février 2016

 

« Vous donc, priez ainsi : « Notre Père, qui es aux Cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton règne vienne, que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au Ciel » (Saint Matthieu 6, 9).

 

Méditation du Pape François

 

« Avant de rencontrer le Christ sur le chemin de Damas, l'apôtre Paul consacrait sa vie à observer de manière irréprochable la justice et la loi (Cf Philippiens 3, 6). La conversion au Christ l'amena à changer complètement de regard (…) Paul situe désormais en premier la Foi, non plus la loi. Ce n'est pas par l'observance de la loi qui sauve, mais la Foi en Jésus-Christ, qui, par Sa mort et Sa résurrection, nous a donné la Miséricorde qui justifie ».

 

Dans ma vie

 

Nous accomplissons souvent les choses par devoir, « parce qu'il le fait, parce que c'est bien », mais où est le cœur dans tout cela ? Si nous n'agissons que par devoir, nous nous lasserons vite d'agir, car cela desséchera notre cœur et notre esprit.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de mettre un peu plus d'âme dans mes actions et à être moins sévère ou sec dans mes rapports avec les autres pour qu'ils vivent mieux et plus facilement les décisions que je peux leur imposer ?

Je prie pour tous les hommes de loi, afin qu'ils puissent rendre la justice avec fermeté, mais aussi avec leur cœur.

 

Mercredi 17 février 2016

 

« Maintenant, dit le Seigneur, revenez à Moi de tout votre cœur, car Je suis Tendre et Miséricordieux » (Joël 2, 12b. 13c).

 

Méditation du Pape François

 

Nous ne pouvons pas échapper aux paroles du Seigneur et c'est sur elles que nous serons jugés : aurons-nous donné à manger à qui a faim et à boire à boire a qui a soif ? Aurons-nous accueilli l'étranger et vêtu celui qui était nu ? Aurons-nous pris le temps de demeurer auprès de celui qui est malade et prisonnier ? (…) C'est dans chacun de ces « plus petits » que le Christ est présent. Sa chair devient de nouveau visible en tant que corps torturé, blessé, flagellé, affamé, égaré... pour être reconnu par nous, touché et assisté avec soin ».

 

Dans ma vie

 

Nous choisissons souvent nos bonnes œuvres sans voir toutes celles que Dieu nous présente au cours de nos journées. Faisons-nous suffisamment attention aux détresses qui nous entourent ?

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais de voir les détresses qui m'entourent et de ne pas soulager uniquement « celles qui me plaisent » ?

Je prie pour tous les personnels soignant qui sont au chevet des malades et qui se dévouent inlassablement.

 

Jeudi 18 février 2016

 

« Demandez, on vous donnera ; cherchez et vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira » (Saint Matthieu 7, 7).

 

Méditation du Pape François

 

« Qu'il serait beau que tous puissent admirer comment nous prenons soin des autres. Comment mutuellement nous nous encourageons et comment nous nous accompagnons. Le don de soi est celui qui établit la relation interpersonnelle qui ne se génère pas en donnant « des choses », mais en se donnant soi-même. Dans tout don s'offre la personne même. « se donner » signifie laisser agir en soi-même toute la puissance de l'amour qui est l'Esprit de Dieu et ainsi faire place à sa force créatrice ».

 

Dans ma vie

 

On préfère parfois faire un don matériel que de donner de son temps. Pourtant, ce dont souffrent les personnes, c'est souvent de détresse morale plus que d'inconfort matériel. Alors essayons d'y être attentifs.

 

Effet de conversion : Et si... je donnais de mon temps à des personnes seules qui ont seulement besoin de parler ?

Je prie pour toutes les personnes qui s'impliquent dans les milieux associatifs pour donner généreusement de leur temps aux autres.

 

Vendredi 19 février 2016

 

« Des profondeurs je crie vers Toi, Seigneur, Seigneur ! Écoute mon appel ! Que Ton oreille se fasse attentive au cri de ma prière ! » (Psaume 129 (130) 1-2).

 

Méditation du Pape François

 

« C'est la Bonne Nouvelle qui nous transforme, seulement si nous nous laissons transformer par elle. N'oubliez pas ! Lisez tous les jours un passage de l’Évangile ! Il est la force qui nous change, qui nous transforme : il change la vie, il change le cœur ».

 

Dans ma vie

 

On oublie souvent de revenir à l'essentiel. Un chrétien qui ne lirait jamais l’Évangile oublierait tout simplement de se nourrir. On ne peut pas être disciple du Christ sans écouter ce qu'Il a à nous dire ».

 

Effet de conversion : Et si... je lisais durant ce Carême un extrait de l’Évangile chaque jour ou de temps en temps afin de m'en imprégner.

Je prie pour les Prêtres, qui sont les premiers témoins de Jésus-Christ, qui ont donné toute leur vie pour le suivre.

 

Samedi 20 février 2016

 

« Aimez vos ennemis, et priez pour ceux qui vous persécutent, afin d'être vraiment les fils de votre Père qui est aux Cieux » (Saint Matthieu 5, 44).

 

Méditation du Pape François

 

« Je voudrai rappeler à nouveau « la priorité absolue de « la sortie de soi vers le frère » comme un des deux commandements principaux qui fondent toute norme morale et comme le signe le plus clair pour faire le discernement sir un chemin de croissance spirituelle en réponse au don absolument gratuit de Dieu » ( Evangelii Gaudium, n° 179). De la nature missionnaire même de l’Église jaillissent « la Charité effective pour le prochain, la compassion qui comprend, assise et encourage » (idem) ».

 

Dans ma vie

 

On a souvent tendance à croire que dans l’Église il y a ceux qui témoignent, sont missionnaires, et les autres qui peuvent juste vivre leur Foi chez eux bien tranquillement. Le Pape nous rappelle que nous sommes tous appelés à témoigner.

 

Effet de conversion : Et si... j'essayais, même de manière modeste, de montrer autour de moi que je suis Chrétien ?

Je prie pour tous les missionnaires qui, dans le monde, sont d'authentiques témoins de Jésus-Christ, parfois au péril de leur vie.

 

Texte extrait du Hors série N°5 de « Ma prière »

Bon-Pasteur

Téléchargez les méditations de cette Semaine (pdf) en cliquant ici

 

 

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25 décembre 2015

Les Serviteurs de Dieu Alberto Michelotti et Carlo Grisolia

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Les Serviteurs de Dieu Alberto Michelotti et Carlo Grisolia

 

Alberto Michelotti et Carlo Grisolia sont deux garçons de Gênes qui ont vécu l'un et l'autre, une histoire d'amitié, ouverte et alimentée par l'objectif commun d'apporter à tous le don de l'idéal évangélique d'un monde uni, choisissant la voie de « devenir saints ensemble ». En 1980, Chiara Lubich disait aux jeunes du Mouvement des Focolari : « Je vous exhorte à devenir saints, de grands saints, bien vite. Je suis sûre de vous donner ainsi le bonheur en pleines mains ». Alberto et Carlo, deux jeunes italiens, décédés brusquement la même année, à peine quarante jours séparant le départ de l’un de celui de l’autre, ont accueilli pleinement cette invitation.

Alberto

Alberto Michelotti

(1958-1980)

 

Alberto était un garçon intelligent et très talentueux, responsable d'un groupe de jeunes du Mouvement des Focolari à Gênes. Il aimait se mettre à la dernière place pour servir. Les lettres qu'il a laissées, disent sa grande capacité dans l'art d'aimer tous ceux qu'il rencontrait, et révèlent son secret : « Lentement ma vie est en train de changer : il y a « quelqu'un » qui entre de plus en plus dans ma journée, C'est Jésus. Certains jour, je cours à travers la ville, dans une église quand à lieu la dernière messe de la journée : là, je me retrouve avec « Lui » dans l'Eucharistie ; pour y parvenir, je quitte l'université, en sautant d'un bus à l'autre. Soudainement, je pense : « Alberto, il y a un mois, tu n'aurais fait cela pour personne, pas même pour ta petite amie ». Amoureux de la montagnes, il tombe le 18 août 1980 au cours d'une ascension d'un couloir de glace des Alpes Maritimes.

 

Carlo

Carlo Grisolia

(1960-1980)

 

Carlo est né le 29 Décembre 1960. diplômé en agronomie, il vivait dans le même quartier d'Alberto, avec qui il a partagé l'expérience du Mouvement des Focolari. Le lendemain de la mort d'Albert, alors qu'il faisait son service militaire, une tumeur maligne cancéreuse fut diagnostiquée. Avec son caractère extraverti, et son amour pour Dieu, il commença son relais (40 jours) « pour voir Jésus », pendant lequel Carlo dit souvent que « Alberto est là avec lui » pour le soutenir, et « garde Jésus au milieu », comme toujours. Avant de mourir, Carlo avait dit à ses amis rassemblés autour de lui : «Je suis à la fin. Je voulais vous dire de toujours être prêts à donner votre vie les uns pour les autres. J'offre ma vie pour vous tous, mais surtout pour l'humanité souffrante, pour les enfants de mon quartier, de ma paroisse, et pour un monde uni ». Il achève à son tour son plongeon en Dieu le 29 Septembre 1980.

25 ans après leur « départ » pour le ciel, le cardinal Bertone, alors évêque de Gênes, a annoncé qu’un procès en béatification de Carlo et Alberto sera ouvert avec cette particularité :  pour la première fois, on voudrait établir si les deux jeunes sont parvenus ensemble à la sainteté en incarnant par leurs vies la phrase de Jésus : « Là où deux ou plus sont unis en mon nom, je suis au milieu d’eux » (Mt 18,20).

 

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Prière

 

Seigneur Jésus, crucifié et abandonné, qui, dans les mystères de ta vie, de ta mort et de ta résurrection, manifeste ton amour infini pour tous les hommes ; nous t'en prions, fais qu'a l'exemple d'Albert et Charles, nous grandissions dans l'amitié avec toi et entre nous, de manière à ce que croisse en nous la plénitude de la vie chrétienne. Accorde-nous, par leur intercession, les grâces que nous te demandons (...) mais, surtout, d'apporter les fruits de la vie éternelle à tous ceux qui nous sont confié. Amen

+ Tarcisio card. Bertone,

Archevêque de Gênes

 

Les personnes qui ont obtenus des grâces, par l'intercession des Serviteurs de Dieu et Carlo Alberto, sont priées d'en avertir la postulation pour la cause de Béatification :

 

Avv. Emilio Artiglieri,

via Goito 24/7 A

16122 GENOVA

studiolegalecanonico@tin.it

 

Où à:

 

« Comitato Alberto Michelotti e Carlo Grisolia »,

via Palestro 3/3

16122 GENOVA

comitato@albertoecarlo.it

 

Site internet de la Postulation

www.albertoecarlo.it

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

 

Pour approfondir

Documentaire

"Ensemble on peut tout ! Sur les traces de d'Alberto et de Carlo"

3 juin 2014

Le Mois de Saint Pierre

Le Mois de Saint Pierre

ou dévotion à l'Eglise et au Saint Siège

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Quatrième jour

L'Eglise militante, nécessité de son existence

 

I. Le Créateur du monde et le fondateur de l'empire des âmes a établi pour le ciel et pour le purgatoire un trop bel ordre, pour négliger ensuite de donner aussi à la terre des lois et un gouvernement propres à la mettre en harmonie avec le reste du plan général et magnifique qu'il se proposait. La terre devait être le berceau des âmes, le lieu de leur éducation et de leurs épreuves ; le ciel n'avait d'autre but que d'être tout à la fois la source des secours divins et la récompense des âmes qui combattent sur la terre : il supposait donc l'existence d'une société première, qui devait être pour ainsi dire la pépinière des élus. Le purgatoire supposait à son tour, d'un côté, la terre et ses fragilités qu'il fait expier, et, de l'autre, le ciel auquel il rend purs et sans tache les saints qu'il ne tenait captifs que pour un temps. Tout dans le plan divin se tient et s'enchaîne. Mais cette société que le Créateur a répandue sur la surface de la terre, pouvait-elle seule rester livrée à elle-même et à ses caprices, sans avoir aucune règle, aucune lumière, aucun gouvernement de nature à la conduire sûrement à son but ?

II. La sagesse divine ne l'a pas voulu : elle a donné des lois à l'homme et à la société, et elle a constitué un gouvernement pour faire observer ces lois. Le royaume de Dieu n'est pas de ce monde, son empire des âmes est tout spirituel, et néanmoins les lois et le gouvernement qu'il a établis, étant destinés à régler et à diriger non-seulement les actes intérieurs, mais aussi les actes extérieurs des hommes, qui eux-mêmes ont un corps et une âme, ces lois et ce gouvernement ne devaient pas être uniquement spirituels, mais participer a la nature des êtres à l'utilité desquels ils étaient destinés. Voilà pourquoi la loi divine ne se contente pas de commander l'adoration en esprit et en vérité, mais encore le culte extérieur; elle prescrit aussi, pour la conservation de l'ordre et de l'harmonie dans la société, certains devoirs que les hommes ont à accomplir les uns envers les autres, et même des règles de conduite personnelle. C'est encore pour cela que Dieu a voulu que le chef du gouvernement spirituel qu'il constituait fût un homme, et que les ministres destinés à le seconder dans sa sage et importante administration le fussent aussi. Faut-il être surpris maintenant, si les moyens employés dans ce gouvernement tiennent tout à la fois du temporel et du spirituel, et s'ils ont quelque chose d'humain, tout en ayant un but surnaturel ?

III. Telles sont, en effet, les bases sur lesquelles la sagesse divine a établi ici-bas son Église; et depuis l'éternité bienheureuse ; c'est-à-dire encore qu'on ne peut arriver à cet heureux terme qu'en prenant des moyens diamétralement opposés avec ceux dont l'on se sert dans le monde pour parvenir à la félicité terrestre. Cela ne veut point dire, comme le prétendent un grand nombre de faux interprètes, que Jésus-Christ ait défendu à son Église de se servir d'aucun moyen extérieur et matériel, lui-même ayant donné l'exemple du contraire en prenant un corps pour sauver les hommes, et en instituant les sacrements qui sont des signes sensibles. l'origine des temps elle a su maintenir dans un admirable équilibre ce mélange si opposé à la sagesse humaine, de l'esprit avec la matière, de ce qui est céleste avec ce qui est humain et terrestre. Le but de la vie de l'homme n'étant autre chose que de se servir des choses temporelles et matérielles, pour les surnaturaliser et les spiritualiser par ses vertus, et de devenir ainsi lui-même un homme céleste, un élu, et digne un jour d'être uni à jamais à Dieu qui est esprit par excellence : il en résulte que l'Église, qui doit conduire l'homme et le soutenir dans celte voie, doit se servir aussi des moyens matériels et spirituels tout à la fois, soit pour agir sur ses sens et arriver ainsi jusqu'à son âme, soit pour l'aider et lui apprendre à vaincre et à dominer sa chair ou ce qui la flatte, et le faire parvenir ainsi à vivre de la vie chrétienne ou spirituelle. Les moyens, en effet, ne doivent-ils pas être en rapport avec la nature de ceux auprès desquels on les emploie, et du but que l'on se propose d'atteindre ?

 

Élévation sur la nécessité de l'existence de l'Eglise militante

 

I. Que l'esprit de l'homme me paraît étroit, et la sagesse prétendue du monde ténébreuse et bornée, lorsque je contemple les vastes plans et la sagesse profonde de celui qui a fondé l'Eglise ! Quel autre que vous, ô mon Dieu, aurait pu former un pareil dessein, et établir d'aussi harmonieuses proportions entre ces trois parties de l'Eglise universelle : le ciel, le purgatoire et la terre ? Mais aussi, quelle autre intelligence que la vôtre aurait pu trouver les moyens admirables par lesquels vous savez élever l'homme de la terre au ciel ? Soyez àjamais béni, Seigneur, de n'avoir pas dédaigné votre faible créature, et d'avoir abaissé votre grandeur et votre majesté infinies jusqu'à elle, pour lui apprendre comment elle pourrait se dégager des liens qui rattachent à la terre et à ses sens, afin de prendre pour ainsi dire son vol, et d'arriver jusqu'à vous au plus haut des cieux.

II. Sans doute, ce qui reste à l'homme de son ancienne dignité avant le péché du premier père suffisait pour lui faire comprendre que son état présent, que l'esclavage des sens et la séduction que les objets matériels opèrent sur eux, étaient un châtiment, une situation anormale dont il fallait sortir. Il sentait bien qu'ici-bas rien ne pouvait satisfaire l'ardeur de ses désirs. Ses nobles aspirations tendaient à l'élever au-dessus des instincts grossiers de sa chair ; mais les ténèbres de son intelligence l'empêchaient d'entrevoir même les moyens de sortir de son déplorable abaissement ; et encore que par ses propres lumières il fût parvenu à connaître ces moyens, sa faiblesse extrême et l'entraînement de ses passions terrestres auraient été un obstacle insurmontable à les réduire en pratique. Vous avez eu pitié de l'homme déchu, ô mon Dieu, et vous avez daigné lui donner une mère pour éclairer ses pas, pour soutenir sa marche défaillante, pour le défendre contre ses ennemis : vous lui avez donné des lois qui sont sa lumière, un gouvernement plein de Charité qui le fortifie et lui tend sans cesse la main pour le guider, l'assister et le protéger dans le dangereux et pénible voyage de la vie, jusqu'à ce qu'il soit arrivé jusqu'à sa fin dernière, au bonheur suprême : vous lui avez donné la sainte Eglise.

III. Ici ce n'est plus seulement mon âme qui s'exhale en sentiments de reconnaissance et d'amour, c'est ma raison qui s'égare et qui se perd dans l'océan sans bornes de votre sagesse et de votre puissance infinies. Vous aviez déjà, en créant l'homme, opéré un miracle permanent, un mystère où la science humaine a toujours échoué lorsqu'elle a voulu l'approfondir : vous aviez uni de la manière la plus intime une substance spirituelle à une substance matérielle, une âme à un corps. Union telle que jamais l'une de ses substances n'est impressionnée sans que le contre-coup n'en soit ressenti par l'autre. Depuis la chute primordiale, l'âme autrefois souveraine était devenue l'esclave du corps et de la matière, il fallait lui rendre sa couronne et son sceptre : qu'avez-vous fait pour lui restituer son ancienne dignité et sa première autorité ? Vous avez opéré un miracle et un prodige plus grands encore que ne l'était l'union de l'âme avec le corps. Votre divin esprit est descendu sur la terre, il a parlé aux hommes dans la loi naturelle du haut du Sinaï, et plus tard, par le Verbe incarné ; il a daigné accorder ses inspirations célestes aux patriarches, aux législateurs de votre peuple, à ses juges, à ses rois, à la tribu de Lévi et enfin aux pontifes de la loi nouvelle. En un mot, la divinité s'est communiquée à l'humanité, et elle a su trouver les moyens d'éclairer, de soutenir et de protéger l'homme et la société tout entière, pour rendre à l'esprit sur la matière le domaine souverain qu'il avait perdu. Ah ! Je commence, Seigneur, à entrevoir, grâce à vos divines lumières, votre admirable plan. Oui, il fallait que vous vous servissiez des hommes et des choses temporelles pour agir sur des êtres matériels, quoique spirituels en même temps, et je vois comment, en animant ces hommes et ces choses temporelles de votre divin esprit, vous avez pu parvenir à rendre à l'âme humaine sa première énergie, son ancienne autorité sur le corps et sur les sens, et finir parfaire de l'homme un être spirituel et surnaturel. Oui, Seigneur, je crois comprendre maintenant combien il était nécessaire aux hommes d'avoir un guide sûr, un soutien tout-puissant, des lois et un gouvernement qui fussent en rapport avec leur nature ; d'avoir à leur portée un secours humain et matériel pour qu'ils pussent le saisir et en être saisis ; divin, pour qu'il pût les élever jusqu'à vous ; une Eglise enfin, tendre, charitable et divine, telle que vous nous l'avez donnée !

 

Je crois en Dieu...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous !

 

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24 février 2015

Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

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Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

 

Mgr René Combal, actuel chapelain et ancien recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus, nous propose de vivre le Carême en compagnie de la Vénérable Benoîte Rencurel. A l'occasion de l'année jubilaire du 350e anniversaire des premières apparitions, afin de vivre le Carême, retrouvez, chaque jour de la sainte quarantaine, une méditation pour vous plonger dans la Grâce du Laus.

 

Cinquième semaine de Carême

 

Cinquième dimanche de Carême

Dimanche 22 mars

La résurrection de Lazare et les guérisons pendant l’éclipse du Laus

 

En ce cinquième dimanche de carême, l’Évangile nous raconte la résurrection de Lazare. Jésus dit à Marthe : « Ne te l’ai-je pas dit ? Si tu crois tu verras la gloire de Dieu ». À Notre-Dame du Laus, « il ne faut qu’avoir la foi » nous dit le chanoine Pierre Gaillard en présentant un tableau évocateur des infirmités qui continuent à être guéries même pendant la période d’hostilité, dans les années 1700.

Neuf cas sont signalés de 1701 à 1703, dont deux par l’onction d’huile de la lampe pour l’année 1703. Aucun fait précis, mais un long tableau des infirmités qui sont guéries au Laus : « ceux qui ont mal aux yeux offrent des cœurs d’argent après leur guérison ; ceux qui sont guéris de chancre au nez, au sein, au visage, offrent aussi des présents. De même beaucoup sont guéris des jambes ou d’autres infirmités corporelles, mais la plupart ne sont pas notées, les prêtres étant trop occupés les jours de fêtes pour le faire. Ils le disent en se confessant, on les prie d’attendre pour qu’on les écrive après leur confession. Mais, pour différentes raisons, ils s’en vont et ne reviennent pas. Et puis il y en a d’autres qui n’osent pas parler de leurs infirmités, surtout quand ce sont des maux héréditaires, comme les écrouelles et qui s’en vont sans dire mots, ou par sauvagerie, ou parce qu’ils n’osent pas. Combien de sourds, de muets, guérissent !

En un mot, on y guérit de toute sorte de maux, et des plus incurables, inconnus des médecins : ainsi, une fille qui avait les yeux fondus à la tête, incapable de voir normalement, être guérie à la fin de sa neuvaine et avoir les yeux aussi beaux qu’auparavant. Combien de maux de tête, de maux internes, où l’on ne connaît rien et qui guérissent au Laus ! Combien qui sont guéris de toutes sortent d’indispositions en prenant de l’huile de la lampe de la chapelle. Chacun en porte à son pays et en donne aux voisins qui guérissent sans qu’on en sache rien au Laus ! Il ne faut qu’avoir la foi et se mettre en état de grâce pour guérir. Mais tous ne rapportent pas les effets miraculeux de leur guérison. »

 

Cinquième semaine de Carême

Lundi 23 mars

La femme adultère et la conversion de Madame Rolland

 

L’Évangile nous présente l’épisode de la femme adultère : « Les scribes et les pharisiens lui amènent une femme qu’on avait surprise en train de commettre l’adultère. Ils veulent la lapider, Jésus leur dit : « Celui d’entre vous qui est sans péché qu’il soit le premier à lui jeter la pierre » ; ils s’en allèrent l’un après l’autre en commençant par les plus âgés. Jésus reste seul avec la femme en face de lui. Il se redresse et lui demande : « Femme, où sont-ils donc ? Alors personne ne t’a condamnée ? » Elle répondit « Personne, Seigneur ». Et Jésus lui dit : « Moi non plus je ne te condamne pas, va , et désormais ne pèche plus. » »

Madame Rolland chez qui Benoîte travaillait pour garder son troupeau, était une femme de mauvaise vie. Elle va se trouver en contact avec la Belle Dame au Vallon des Fours. Voici le récit du chanoine Pierre Gaillard : « Sa maîtresse ne vivant pas comme elle le souhaitait, Benoîte prie la Dame de se faire voir à elle et de changer son cœur. Sa maîtresse était surprise de tout ce que cette fille faisait, et de sa vertu et de ses visions, de tout ce qu’on disait d’elle : elle n’y croyait pas.

Elle se rend un matin à l’insu de Benoîte, près du lieu de l’apparition, au Vallon des Fours. Sitôt que Benoîte arrive, elle voit la Dame qui lui dit : « Votre maîtresse est cachée sous la roche. »  « Elle n’y est pas Madame, je l’ai laissée dans le lit. Belle Dame, qui le sait mieux de nous ? » « Elle y est, répond la Vierge,vous la trouverez sous la roche ; avertissez-la de ne pas jurer sur le nom de Jésus, que si elle continue il n’y a pas de paradis pour elle, que sa conscience est en très mauvais état, qu’elle fasse pénitence… »

Cette femme l’entendit, fut touchée d’une douleur très sensible, et d’un repentir extrême d’avoir offensé Dieu : elle pleure, soupire, gémit. Benoîte s’approche en entendant les pleurer et lui dit : « Vous m’avez fait dire un mensonge à la dame. Je vous croyais au lit ». « J’ai entendu tout ce que la Dame vous a dit, je me corrigerai ». Ce changement si prompt donna beaucoup de consolation à cette bonne fille, et encore davantage par la suite quand elle vit sa maîtresse ne jurant plus, jeûnant et donnant aux pauvres autant que ses facultés le permettaient. Elle vécut le reste de ses jours fort chrétiennement, fréquentant les sacrements. »

 

Cinquième semaine de Carême

Mardi 24 mars

Le serpent de bronze et la chapelle du Précieux Sang

 

Nous méditerons aujourd'hui sur le livre des Nombres, qui nous présente le serpent de bronze. « Moïse fit un serpent de bronze et le dressa au sommet d’un mât. Quand un homme était mordu par un serpent, et qu’il regardait vers le serpent de bronze, il conservait la vie. » Dans l’Évangile, Jésus déclare : « Quand vous aurez élevé le Fils de l’Homme, alors vous comprendrez que moi, Je SUIS ».

Benoîte, à cinq reprises, a vu le Christ crucifié sur la Croix d’Avançon, que nous pouvons continuer à regarder et à contempler dans la chapelle du Précieux Sang. Cette chapelle unique, qui a été inaugurée le 16 octobre 1862, restaurée et bénie récemment par Monseigneur Jean-Michel di Falco Léandri, est un véritable reliquaire : la croix est suspendue au dessus de l’autel où la messe est célébrée durant l’été tous les vendredis. Là de nombreux pèlerins reçoivent des grâces extraordinaires qui proviennent de l’expérience spirituelle que Benoîte a vécue en ce lieu. Elle venait y prier pieds nus des heures entières, été comme hiver, les mercredis, vendredis et samedis, jours où elle jeûnait. Tournons-nous aussi vers la Croix Glorieuse d’où jaillissent l’eau et le sang de Jésus par lesquels nous avons été régénérés.

 

Cinquième semaine de Carême

Mercredi 25 mars

La vérité vous rendra libre

 

Jésus déclare dans l’Évangile : « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples, alors vous connaîtrez la vérité et la vérité vous rendra libre. »

Un homme, Monsieur Blanchard, était prisonnier d’une grave obsession. Il retrouve la liberté grâce à Benoîte qui lui révèle la vérité sur son mal. Monsieur Peythieu revient six fois sur le cas de cet avocat, dont la maladie avait étonné toute la Provence : cet homme, très estimé dans la région, était soudain devenu gravement malade de scrupule. Cela après une confession générale suivie d’une communion où il avait cru entendre une voix citant un texte vengeur des psaumes contre les pécheurs qui ne se convertissent pas. Cette parole l’obsédait et il était tombé dans une neurasthénie fort agitée. Les siens devaient parfois le lier avec des cordes pour qu’il ne coure pas à travers toute la ville.

Son confesseur, un Récollet, nommé François Piémond le décide à se rendre au Laus en septembre 1684, lui conseillant de ne pas parler de confession. Il vient au Laus. Benoîte le rencontre et l’aide à découvrir le mal qui est au fond de son âme : il était effrayé par de mauvaises communions faites autrefois et était resté jaloux de sa femme. Il se confesse, se réconcilie avec son épouse. Il est complètement guéri faisant l’admiration de la ville par sa piété retrouvée et sa générosité envers les malades et les affligés. Il revient en mai 1685 pour rendre grâce. Cette guérison est vraiment révélatrice du charisme d’accompagnement psycho-spirituel de Benoîte.

 

Cinquième semaine de Carême

Jeudi 26 mars

Il ne verra jamais la mort

 

En effet, dans l’Évangile de ce jour, Jésus nous dit : « Amen, amen je vous le dis : si quelqu’un est fidèle à ma parole, il ne verra jamais la mort. »

Benoîte éduquée par Marie a été fidèle jusqu’au bout à la Parole de Dieu. C’est pourquoi au-delà de sa mort, elle est toujours présente à Notre-Dame du Laus. Elle continue mystérieusement à accueillir les pèlerins, à les réconforter, à les aider à voir clair dans leur conscience, à les préparer à la confession, à prier pendant qu’ils se confessent, à les aider à bien participer à l’Eucharistie et à la Communion avec les meilleures dispositions.

« Après la mort de la bergère, écrit Aubin dans sa copie authentique, on aurait pu croire que les gens qui avaient pour elle une vénération particulière cesseraient de venir au Laus et que ce saint lieu serait bien moins fréquenté. Mais Dieu qui s’était servi de cette humble fille pour établir cette dévotion en l’honneur de sa Sainte Mère. Il lui avait fait assurer par l’Ange que ce pèlerinage serait plus florissant après sa mort que de son vivant et avait suscité de saints prêtres pour continuer et perfectionner  cette bonne œuvre. » Ainsi on y voit encore venir les mêmes processions et la même affluence du peuple. La Très Sainte Vierge y accorde la même protection. On y reçoit toujours de nouvelles grâces, soit des guérisons, soit des conversions éclatantes.

 

Cinquième semaine de Carême

Vendredi 27 mars

« Toi qui scrutes l’homme juste, toi qui vois les reins et les cœurs »

 

Le Prophète Jérémie nous dit que Dieu scrute l’homme juste, et voit les reins et les cœurs. C’est une occasion pour nous de parler du charisme de Benoîte qui touche les cœurs et a le don de lire dans les consciences. Pierre Gaillard écrit : « Combien de personnes ont dit que le Laus est le refuge des pécheurs. En ce lieu, Dieu leur inspire de faire de bonnes confessions, lève la honte de ceux qui n’osent pas les dire, assistés de l’avis de Benoîte qui leur découvre tout leur intérieur. 

« Quand je vois quelqu’un, déclare Benoîte à Gaillard, je connais d’emblée tout ce qu’il est et ce qu’il a sur la conscience. C’est comme dans une glace : on voit ce qui est au dedans, tout à la fois. C’est ce qui me permet de donner les avis nécessaires au salut de ceux que je juge capable d’en profiter. » Monseigneur Hervé, évêque de Gap, rencontre Benoîte qui prie Dieu dans l’église : « Elle lui parle plus de deux heures et lui décrit tout ce qu’il vit dans son intérieur, ce qu’il avait fait, ce qu’il allait faire, ce qui plairait ou non à Dieu. » Ainsi, tous sans distinction, bénéficient, et encore aujourd’hui, du don que Dieu a accordé à Benoîte comme au Curé d’Ars pour entrer dans la grâce de Miséricorde et de conversion du sanctuaire de Notre-Dame du Laus.

 

Cinquième semaine de Carême

Samedi 28 avril

« Je vais les rassembler de partout et je les purifierai »

 

Le prophète Ezékiel annonce que Dieu va rassembler son peuple et le purifier. C’est bien ce que la Vierge a voulu en fondant avec Benoîte le sanctuaire de Notre-Dame du Laus : rassembler beaucoup d’hommes et de femmes pour qu’ils se purifient par le sacrement de la réconciliation.

Le juge François Grimaud dans la « Relation Véritable » qu’il adresse à l’Archevêque d’Embrun, Monseigneur d’Aubusson de la Feuillade, écrit : « Les miracles que Dieu a opérés en ce lieu par l’intercession de Benoîte se déroulent dans l’affluence innombrable du peuple qui y est venu de toutes parts... par un miracle particulier, cette nouvelle a été répandue dans toute la province du Dauphiné et autres lieux du Royaume, et jusque dans les capitales de l’Espagne et du Piémont mais avec tant de succès et de fruits, que depuis les fêtes de la Pentecôte 1665 jusqu’en janvier 1667, on peut assurer avec vérité qu’il y est venu plus de 130.000 personnes. » Ainsi se réalisent dès les premiers temps, l’annonce prophétique de la Mère de Dieu : « Beaucoup de pécheurs et de pécheresses viendront ici pour se convertir. »

 

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28 février 2015

Le Mois du Cœur de Saint Joseph

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Le Mois du Cœur de Saint Joseph

Le Cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

 

« Prenez donc Saint Joseph pour le premier de vos patrons, pour le plus intime de vos amis, pour le plus puissant de vos protecteurs » (Jean Gerson)

 

Déclaration de l'auteur

 

En vertu d’un décret du pape Urbain VIII, l'auteur déclare qu'en qualifiant de Bienheureux et même de Saint des personnages non encore reconnus pour tels par le Saint Siège, il ne le fait que pour se conformer à l’usage reçu parmi les fidèles, qui donnent ces titres aux personnes recommandables par leur vertu, et qui après leur mort, ont laissé au monde une grande réputation de sainteté. Ainsi donc, il ne prétend déroger en rien au respect et à la vénération dus aux Souverains Pontifes.

 

Introduction

 

Culte et fête de Saint Joseph

 

La dévotion à Saint Joseph, l'auguste Epoux de la Mère de Dieu, fait tous les jours de nouveaux progrès dans l’Église, comme pour vérifier la prophétie que le patriarche Jacob adressa, sur son lit de mort, au premier Joseph qui était la figure de notre aimable Saint : « Mon fils Joseph croît sans cesse, disait-il; sa gloire et sa puissance vont toujours augmentant ». Les écrivains Joséphistes ont donné divers motifs du silence presque absolu de l’Église sur ce grand Patriarche durant les quatre premiers siècles de l'ère chrétienne. Le vénérable Henri-Marie Boudon, si éclairé des lumières divines, qu’on ose dire qu’elles égalaient celles des Anges, l'attribue à l'amour que saint Joseph eut toujours, quand il vivait en ce monde, pour la vie intérieure et cachée. Il sera tellement caché, dit ce docteur, que, quinze cents ans se passeront, et les hommes penseront à peine à lui. Et pourtant ce Patriarche est le plus grand de tous les Saints, après Marie sa sainte et chère Épouse, et le plus grand ami de Dieu qui fut jamais. D'autres écrivains de grande autorité, veulent que la cause en fût dans la crainte qu’aurait eue l’Eglise en célébrant Saint Joseph, de fournir involontairement aux hérétiques un sujet de calomnies et d’attaques. Ou ce serait parce qu’on le comptait encore parmi les justes de l'ancien Testament, morts avant la promulgation de la nouvelle Loi ; ou que l'on eût appréhendé que sa commémoration trop fréquente, ne donnât aux personnes simples et peu intelligentes des pensées trop humaines de l’enfantement d’une Vierge, de la naissance d'un Dieu incarné et soumis à un homme comme à son père. J’accepte toutes ces opinions, mais j'incline plus volontiers pour celle du vénérable Marie Boudon. C’est pourquoi on peut croire pieusement que la sainte Église par Son long silence sur le Saint Patriarche, a voulu principalement prouver son grand amour de la vie cachée, qui est bien le trait caractéristique des plus grands Saints ; même de ceux non encore canonisés. En ce qui regarde cette sorte d’oubli de Saint Joseph et de sort culte dans l’Église latine durant tant de siècles, la foi n'y était nullement intéressée, et, quand au motif de cet oubli, chacun peut en penser ce qu’il voudra. Proportion gardée, le culte de la très sainte Vierge Marie était bien moins vivant, bien moins universel à l’origine du christianisme. Durant les premiers siècles de l’Eglise, il était à peine cultivé sous une forme réglée. Un grand nombrè de fêtes que l'Eglise célèbre aujourd’hui, avec tant de solennité, pour honorer cette Vierge Immaculée. n’étaient pas encore établies. C'est que tout d’abord il fallait que les Saints Apôtres et leurs successeurs fissent connaître, aimer et adorer partout le Christ-Jésus, et arborer par les peuples divers l’auguste étendard de sa Croix.

On demande, dit l'Isolmo, pourquoi les anciens n’ont pas célébré la fête du Divin Joseph ? On répond que les fondateurs de notre sainte Église se sont dévoués de toute leur âme à faire connaître au peuple la nature du Seigneur Jésus, en brisant contre la pierre de la foi les innombrables hérésies qui s'élevaient de divers côtés contre sa divinité... Le même auteur fournit un autre motif. On pensait aussi que les fêtes de la Nativité du Sauveur, de la Circoncision, de l’Adoration des mages, de la Présentation au Temple et du Retour de l'Egypte étaient des fêtes consacrées à Jésus-Christ et à saint Joseph. Ces fêtes suffisaient à ceux qui vénéraient Joseph, le saint du Seigneur. Cette raison est excellente. En effet, il est impossible implicitement parlant, de célébrer l’une de ces fêtes de Notre Seigneur, sans que la pensée chrétienne ne se reporte en même temps vers saint Joseph qui a eu une si large part à l'accomplissement des mystères qui sont honorés. La Providence divine qui, par une sagesse admirable, dispose de toutes choses avec nombre, poids et mesure, avait ses vues particulières qui tendaient à procurer enfin à saint Joseph une gloire d'autant plus universelle et plus éclatante, qu’elle avait été jusque la plus cachée aux mortels. Suivons rapidement le fil du culte de notre Saint bien aimé. On a essayé vainement de prouver que le culte de Saint Joseph aurait été très-répandu dans l’Occident et surtout.en France avant le quinzième siècle, les faits, ou plutôt le silence de la tradition prouverait le contraire ; de sorte que l'assertion du très saint Archidiacre d'Evreux, Boudon, « que durant quinze siècles saint Joseph a été très peu connu et honoré », est l’expression de la plus exacte vérité. Sans doute les Pères et les commentateurs des Livres Saints, ont parlé et écrit de Saint Joseph, mais comme en passant et en traitant des questions relatives à Jésus-Christ et à Marie. Le Bienheureux Albert le Grand donna un sermon sur saint Joseph ; des communautés, et des particuliers, quelques Eglises mêmes honoraient le Saint. Mais son culte et sa dévotion étaient loin d’être répandus. Les nombreux auteurs modernes que j’ai lus à ce sujet sont loin d’ailleurs de s’accorder. C’est pourquoi je vais suivre un instant celui de tous qui paraît le plus complet, le mieux renseigné, le plus célèbre depuis le père de Barry, depuis l’Isolano, je veux dire le Père Patrignani, italien, et de la compagnie de Jésus, dans son beau livre la Dévotion à Saint Joseph ; je parle des éditions authentiques très nombreuses, et non de quelques récentes édition tronquées, où l’auteur est défiguré d’un bout à l’autre, pourquoi, pour un motif vraiment ridicule. « Si nous en croyons Gerson, dit le très savant Patrignani, la dévotion à Saint Joseph naquit à l’occasion de l'extrême nécessité où se trouva l’Eglise, lorsqu’elle vit s’élever dans l’Occident cet horrible schisme qui, semblable à un vent furieux, l’ébranlait et la déchirait de toutes parts. On tint un Concile à Constance pour essayer demeure fin au schisme. Alors Gerson, dans un discours qu’il prononça devant cette auguste Assemblée, parmi d’autre moyens propres à calmer la tempête et à opérer la réforme des mœurs, proposa d’invoquer spécialement saint Joseph et de propager son culte, dans l’espérance que cette nouvelle dévotion (notez bien toutes les expressions), serait comme un astre avant-coureur de paix et de sainteté. Il ajouta : « Que ce grand Saint ayant été le gardien et comme le tuteur de Jésus-Christ, il le serait sans doute aussi du Christianisme. Il s'étendit ensuite avec beaucoup de zèle sur les glorieuses prérogatives de saint Joseph. Son discours fut écouté avec plaisir et hautement approuvé par le Concile entier ; Mais le Saint-Esprit ne l'approuva-t-il pas lui-même, en inspirant aux peuples de l’Occident la pensée d’honorer Saint Joseph d'un culte particulier, dans la persuasion que ses prières et ses mérites éloigneraient les maux qui menuçaient la foi catholique et attireraient une multitude de grâces et de faveurs sur les fidèles ? Ainsi. conclut le Saint Jésuite, s’exprime Isidore de l'lsle, pieux et savant dominicain.

Tous les écrivains qui parlent de Gerson à cette occasion, s’accordent tous à dire avec M. Le Chanoine Bourassé, a qu’on doit le compter parmi les écrivains les plus dévots à saint Joseph, et un de ceux qui contribuèrent le plus fortement à l'extension de son culte dans l’Église... Et encore qu’aucun autre n'est plus connu que.le Chancelier Gerson pour son zèle à propager le culte de saint Joseph. Ce grand écrivain si solide dans ses expressions, ne sera pas, je pense, taxé par certains intolérants, d’exagération. Des milliers d’autres disent comme lui et conviennent qu’aucun n'a surpassé Gerson dans la dévotion à saint Joseph, et n’a dit des choses plus belles et plus exactes à la gloire du Père nourricier de Jésus. Ces citations ont ici leur importance. Le pieux Patrignani compare les onze principaux écrivains les plus signalés par leurs vertus aux onze étoiles qui adorèrent l'ancien Joseph. « Ces onze étoiles, dit-il, se réunissent autour de notre Saint, non pour l’éclipser, mais bien plutôt pour augmenter son éclat et la ceinture d'une auréole de gloire. La première de ces étoiles qui parut sur l’horizon fut (c’est toujours l’éminent Patrignani qui parle), comme nous l’avons dit ailleurs, l’illustre Chancelier Gerson. Aussitôt qu’il fut en état de parler et d’écrire, il consacra à la gloire de saint Joseph sa plume et sa voix, son zèle et sa science, qui déjà le plaçait au-dessus de tous les docteurs de son siècle.le ouvrit ainsi la carrière à ceux qui devaient venir après lui, et fit connaître au monde une mine riche d’autant de perles précieuses qu’il signala de célestes prérogatives dans la personne de Joseph. Ce fut encore lui qui, le premier, exhorta de tout son pouvoir les ecclésiastiques à en célébrer solennellement la fête, à en réciter l’office, et qui, dans cette vue composa lui-même une Messe, des hymnes et des panégyriques du Saint. Son zèle ne se borna point à ces efforts: non content d’avoir essayé de faire passer sa dévotion chérie dans le, cœur des princes, des prélats et des docteurs, par des lettres aussi solides que ferventes, chargé de prêcher devant le Concile de Constance, le jour de la Nativité de la Sainte Vierge, il consacra une bonne partie de son discours aux louanges de son Auguste Epoux, et il en parla avec tant d’énergie qu’il laissa cette grande assemblée pénétrée d’admiration pour l’Orateur et de dévotion pour le Saint. En un mot, Gerson ne cessa durant toute sa vie, qui fut longue, de travailler à la gloire de son héros. A la vérité, les peines qu'il prit à ce sujet ne donnèrent pas de sitôt les fruits qu’il avait droit de s’en promettre, puisque ce ne fut qu’environ cent ans après que la dévotion à Saint Joseph commença à se propager. Mais ce délai ne lui ôtera pas, aux yeux des Anges et des hommes, le mérite d'avoir découvert la source si longtemps cachée de ce fleuve de grâces, qui aujourd’hui inonde et fertilise le champ de l’Eglise Catholique. Je n’invente pas, je cite à dessein un des plus grands organes de l’illustre Compagnie de Jésus, qui écrivait ces choses en Italie même, au cœur de l'Eglise Catholique.

Le célèbre et illustre chancelier de l’église de Paris fut décoré, soixante-seize ans après sa mort, des titres de bienheureux et de saint, par l'Archevêque métropolitain de la province de Lyon et les évêques ses suffragants, qui alors pouvaient encore décerner ces honneurs à ce serviteur de Dieu, sauf à les faire sanctionner par le Souverain Pontife. Le premier promoteur du culte de Saint Joseph eut jadis un autel, qui fut détruit par les Calvinistes, et un culte privé à Lyon même, dans l’Église Saint Paul, où reposaient ses restes, que Dieu a glorifiés en trois diverses fois par des miracles signalés et constatés. Or, ce Jean Gerson que la postérité a qualifié de Docteur très-chrétien, pour avoir si bien défendu les vérités évangéliques ; de Docteur de la consolation pour avoir composé le livre de l’Imitation ; de Docteur incomparable, comme l’appelle Mgr Guillon « honorait donc d'une dévotion toute particulière Saint Joseph », comme s’exprime l’un des plus grands Pontifes, Benoît XIV. Or, il semble que ce bienheureux Docteur, dans lequel la Science et la vertu ont brillé d’un si vif éclat, a été très particulièrement suscité par la divine Providence pour donner le premier grand mouvement à l’établissement de la dévotion du Culte et de la fête de saint Joseph en Occident, et principalement en France, où, selon l’expression du père Patrignani, il « y répandit les premiers germes de la dévotion à Saint Joseph, à une époque où partout ailleurs son nom était depuis des siècles peu connu, et pour ainsi dire oublié ». Et si cette première semence ne germa pas sur-le-champ, c’est qu’il lui arriva ce qu’on voit arriver au froment qui, pendant la saison des frimas, reste enseveli sous la terre, mais qui. au retour du printemps, croît avec vigueur et pousse un grand nombre de rejetons.

 J’ai dit que Gerson avait donné le premier grand mouvement à la dévotion, au culte et à l’établissement de la fête de Saint Joseph, car un siècle après Gerson, vint Isidore de l'Isle, Saint Bernardin, Saint Pierre d’Alcantara et Surtout sainte Thérèse,qui propagea rapidement le culte de Saint Joseph dans tout l’ordre du Carmel et même dans l’Église. Ecoutons l’un des plus puissants oracles du monde Catholique. « Parmi les écrivains, dit Benoît XIV, qui ont le plus contribué à étendre le culte de saint Joseph, nous nous garderons bien d'omettre les deux qui ont été suivis par tous les autres, Jean Gerson, chancelier de Paris, et lsidore lsolano, théologien de l’ordre des Prêcheurs ». A Gerson donc la palme ; il est des Pères et des Docteurs de l'Église le premier qui ait écrit ex professo sur la vie et les grandeurs de saint Joseph. En outre, des fragments cités précédemment où respirent la tendre piété et la plus vive onction dont, au rapport du bienheureux Alexis de Salo, il était une admirable source, il nous a laissé un délicieux poème latin, intitulé Josephina, divisé en douze livres, et qui renferme deux mille neuf cents trente-six vers. Le chanoine Bourassé le considère comme le principal monument de sa piété... aussi remarquable par le fond que par la forme, et dont les historiens de notre Saint Patriarche, dit-il, s’accordent à faire le plus grand éloge. L’éminent écrivain ne juge cet ouvrage qu’en connaisseur, puisqu'il en traduit au même lieu plusieurs vers avec une grâce charmante, et que Mgr Guérin a reproduit dans les Petits Bollandistes, au 19 mars. De plus, Gerson nous a encore laissé quatre-vingt-douze considérations sur le saint Epoux de Marie, en vieux français sans doute, mais qui, par le fait, a un intérêt aussi grand pour les bibliologistes par la naïveté du style, la fraîcheur des images et les expressions d'une langue encore informe, et qui veut se dégager des langes de l’enfance, que pour les âmes chrétiennes sincèrement affectionnées à saint Joseph sur lequel le saint Chancelier, « type de douceur et perle de bonté de son siècle », révèle tant de belles choses ! On a aussi de Gerson des sermons sur Saint Joseph, des lettres qu’il écrivit à des prélats et à des princes, relatives à l’établissement de la fête du glorieux Epoux de la Vierge Immaculée, et bien d’autres écrits sur le Saint qui, sans doute, ont été perdus, comme le donnerait à entendre le frère même de Gerson, prieur des Célestins de Lyon, car il a composé un très-grand nombre d’ouvrages sur l’Ecriture sainte, la Théologie morale, dogmatique et mystique, dont il nous reste à peine trois cents.

Donc, pour rappeler les faits et serrer les preuves à l’appui, seize ans avant le Concile de Constance, ce dévot Gerson, ce Gerson tant admiré de notre grand Bossuet, si souvent cité en chaire par l’éloquent Jésuite Bourdaloue, s’était déjà fait l’avocat, pour ainsi dire, de saint Joseph avec lequel, dit un grand écrivain, M. Charles Barthélemy, il devait avoir plus d’un point de ressemblance par son humilité, son exil, et sa vie cachée. Le 13 août 1400, il écrivait à toutes les églises, surtout à celles dédiées en l’honneur de la très sainte et glorieuse Marie, toujours Vierge. (La Mère de Dieu ne compte pas un serviteur plus fidèle ni plus dévoué que le saint Chancelier de Paris. « Le plus indigne des Zélateurs de Marie, je voudrais qu’un jour spécial fut consacré en l’honneur de cette Vierge et du pieux Joseph son époux témoin et gardien de sa pureté immaculée,... et le reste que l’on peut lire au tome IV de ses œuvres in folio. Les motifs qu’il allègue pour l’établissement surtout d’une fête universelle en l‘honneur de saint Joseph, lui inspirèrent de louer hautement ce Saint Patron, et lui firent composer avec les propres paroles des Saintes Ecritures un Office de Saint Joseph, avec les trois leçons des matines, en outre des proses de sa main, et qui nous ont été conservées, comme le démontre au long Benoît XIV qui affirme « qu'il composa lui-même cet Office ». Voici à quelle occasion, comme nous l'assure le même Souverain Pontife. « Un certain chanoine de Chartres, dit-il, mort dans le quinzième siècle, marqua dans son testament qu’il voulait que le chapitre fit solennelle mémoire de saint Joseph au jour anniversaire de son décès, parce qu'il avait connaissance que l'honneur rendu à saint Joseph contribuait au culte rendu à Marie. Jean Gerson, Docteur et chancelier de Paris, connu par sa dévotion particulière envers saint Joseph, proposa d’accomplir le sainte vierge avec saint Joseph. En même temps, il en composa l’Office. A la page 742, du tome IV des Œuvres de Gerson, sur la foi de deux manuscrits, dit encore le grand Pontife, nous lisons que le légat du Pape ordonna la célébration de cet Office. Certainement, l'Eglise de Chartres ou la contrée qui était soumise à cette légation dut obéir à cet ordre ? Plus tard les souverains Pontifes étendirent cette fête aux Frères Mineurs, ensuite à toutes les Eglises des États ecclésiastiques, et enfin à l’Église universelle. Cette fête se célèbre le 23e jour de janvier.

Ce que voulait le saint Chancelier, c'était que saint Joseph fut honoré d’un culte public et solennel, et que sa fête eut lieu universellement dans l‘Église. C’est sur quoi il insista avec force en s’adressant au duc de Berri, un des oncles du roi Charles Vl, en l'exhortant a demander et obtenir qu’on solennisât la fête de 1'Epoux de Marie. Mais c’est surtout en 1416, en présence des Pères du concile général de Constance, le jour de la fête de la Nativité de la très sainte Vierge, que le très pieux Gerson, que le Cardinal Zarabella, italien, qui siégeait à côté du Pape, appela devant l’auguste assemblée le plus excellent Docteur de l'Église, prononça un beau sermon où il établit victorieusement les raisons pour lesquelles saint Joseph doit être honoré d’un culte public et solennel, car dit-il : « Louer Joseph, c‘est louer Marie ». Dans le même Concile, il soutint que saint Joseph fut sanctifié dans le sein de sa mère ayant été purifié du péché originel par le baptême de feu. Après le dévot Jean Gerson, l’Isolano et aussi saint Bernardin de Sienne, s’inspirant de son zèle, contribuèrent à la diffusion rapide du culte de saint Joseph ; le premier composa un magnifique ouvrage intitulé « Somme de saint Joseph », qu’il dédia au Pape Adrien VI ; le second nous laissa des sermons pleins de force et d’éloquence souvent cités. Mais à cette époque de foi, nul, après le Docteur très-Chrétien, n'égalât Sainte Thérèse pour sa dévotion envers saint Joseph, et son zèle à avancer sa gloire. Elle contribua beaucoup à faire que la fête proprement dite de Saint Joseph, célébrée en divers lieux de la chrétienté, devint générale. « L'expérience que j’avais des grâces que Dieu accorde par l’intercession de ce grand Saint, dit-elle, me faisait souhaiter de pouvoir persuader à tout le monde d’avoir une grande dévotion pour lui, et je n’ai connu personne qui en ait eu une véritable et la lui ait témoignée par ses actions, qui ne se soit avancé dans la vertu... Je ne me souviens point de lui avoir, depuis quelques années, rien demandé au jour de sa fête que je n’aie obtenu... » La séraphique Sainte fut merveilleusement secondée par son Saint Directeur, le très dévôt Pierre d'Alcantara, et elle fit fleurir la dévotion à saint Joseph, dans tout l’ordre du Carmel de la bienheureuse Vierge, sur lequel saint Joseph a toujours depuis répandu les effusions miraculeuses de son très saint Cœur.

Quant aux fêtes de saint Joseph, écoutons un instant le chanoine Bourassé : Jean Gerson et Pierre Dailly, (le cardinal Pierre Dailly, natif de Compiègne), prononcèrent sur le même sujet (saint Joseph) des discours qui eurent un retentissement considérable, exercèrent une grande influence. Sixte IV, qui avait embrassé la règle des Cordeliers, Pape de 1471 à 1484, institua ou renouvela dans le bréviaire la fête de saint Joseph... Pie V, en refermant le bréviaire romain après le Concile de Trente, régla que l'office de saint Joseph (pour la fête du 19 mars) serait celle des Confesseurs non Pontifes.... En 1621, Grégoire XV rendit cette fête de précepte ; en 1642, Urbain VIII renouvela cette obligation ; mais cette loi n’a jamais été en vigueur en France. Il a été parlé précédemment de la fête des Fiançailles de saint Joseph avec Marie. Mais il est une autre fête de saint Joseph bien chère à tous les vrais chrétiens, fête qui est la plus vive expression des miséricordes et des faveurs de son béni Cœur sur nous, c’est celle appelée du « Patronage de saint Joseph ».

Depuis le saint dominicain lsidore de l’Isle, qui, le premier, qualifia saint Joseph de Patron de l’Église militante, un grand nombre de savantes plumes, la plupart de la Compagnie de Jésus, si illustre à tous égards, se mirent au service de saint Joseph. Le Père de Barry si plein de l‘esprit de Dieu, si dévot à Marie et à saint Joseph ; les Pères Binet, Suarez, le bienheureux Pierre Canisius, et à une époque plus rapprochée, le docte et pieux Patrignani, aussi jésuites, propagèrent avec une ardeur infatigable, à l’exemple de leur glorieux Père saint Ignace, la dévotion à saint Joseph et son culte. Déjà la fête du Patronage fut établie et fixée au troisième dimanche après la Pentecôte, par la Congrégation des Rites, en 1680. Depuis lors, la dévotion au saint Patriarche s'accrut considérablement dans les cœurs fidèles. Et tout récemment, d'après des instances nombreuses et réitérées de la part des fidèles de tous les. pays, un grand nombre d’évêques et de théologiens, réunis à Rome pour le Concile du Vatican, demandèrent au souverain Pontife, que saint Joseph fut déclaré Patron de l’Église universelle, et que sa fête fut élevée au degré de double de première classe. Pie IX, accorda solennellement l’une et l'autre demande par un décret de la Congrégation des Rites, en date du 8 décembre 1870. Ainsi Sa Sainteté consolait l’Église affligée par tant d'épreuves, et le monde broyé sous le poids des calamités de tous genres. Oh ! quel bonheur eut éprouvé Gerson, s’il avait pu être le témoin sur la terre de toutes ces fêtes en l’honneur de saint Joseph auquel il fût toujours si dévoué !

Deux objets précieux s’offrent encore à la piété des fidèles, c'est la sanctification de saint Joseph dans le sein de sa mère. Gerson qui insista fort sur ce point dans son sermon au Concile de Constance, émet à titre de pieuse croyance cette opinion qu’ont adoptée non-seulement un grand nombre d'auteurs mystiques, mais plusieurs docteurs de l'Église. C'est en outre le Cœur très saint du bienheureux Joseph. D’après des Pères et des Docteurs de l’Église, compris notre grand Gerson, saint Joseph est maintenant au Ciel en corps et en âme. Or, quel inconvénient y aurait-il d’associer le Cœur très pur de Joseph au Cœur immaculé de Marie et au Cœur sacré de Jésus ? Cette dévotion est de toutes celles qui concernent notre bien-aimé Saint, la plus redoutée de l'enfer, la plus propre à nous consoler dans tous nos maux, la plus puissante pour incliner saint Joseph vers nous et la plus efficace pour nous aider à vivre chrétiennement et à mourir saintement. Le saint chancelier Jean Gerson semblait présager cette dévotion si belle, lorsqu’il y a cinq siècles, il écrivait au duc de Berri ces paroles, qui étaient le conseil qu’il donnait à plusieurs : « Prenez donc saint Joseph pour le premier de vos patrons, pour le plus intime de vos amis, pour le plus puissant de vos protecteurs ». Implorons le Cœur Très Saint du bienheureux Joseph dans tous nos besoins, et nos prières seront vite exaucées.

 

Jean Darche, en la Fête de la Purification de la Très Sainte Vierge Marie, 1873

 

Le cœur de Saint Joseph ouvert à ceux qui l'implorent

 

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Premier jour

L’Église aux pieds de Saint Joseph

 

Quand des pères et des docteurs, quand des écrivains, des orateurs et des saints de tous les âges ne viendraient pas prouver, prêcher, publier l‘efficacité du pouvoir immense de notre Saint auprès du Christ, il suffirait bien du témoignage que lui rend la sainte Eglise catholique, toujours infaillible dans sa conduite, comme dans ses enseignements. L’Église, colonne et base de la vérité, montre bien ce qu’elle pense du crédit de saint Joseph dans le ciel, lorsqu’elle demande par son intercession ce qu'elle ne pourrait obtenir par elle-même. Et dans l'oraison de la fête du patronage du même Saint, l'Église demande que nous méritions d'avoir pour intercesseur dans le ciel, saint Joseph que nous vénérons comme notre protecteur sur la terre. Pourtant l’Eglise est l’épouse du Christ, qu'il s’est acquise par son sang, que ne peut-elle pas obtenir de lui ? Mais il est des grâces et des faveurs de choix, dont Jésus-Christ a laissé la libre dispensation à Marie et à Joseph, comme pour les honorer et remercier par là des services qu’ils lui ont rendus sur la terre. C’est ce que l’Eglise reconnaît, ce qu’elle veut nous apprendre, afin que nous comprenions, pour notre avantage, la portée de ses expressions. Elle se glorifie avec raison, d’avoir pour patron et protecteur saint Joseph. Déjà au commencement du seizième siècle, l’Isolano, inspiré par le grand Gerson, appelait notre bon saint Patron de l’Eglise militante.

A la veille des grandes tribulations que devait souffrir l’Eglise, Pie IX seconda merveilleusement les vues miséricordieuses de la Providence, en appelant au secours du troupeau confié à sa houlette pastorale le grand protecteur saint Joseph. En 1867, sa Sainteté étendit la fête du patronage de ce Saint à toute l’Église, c’était par la même le déclarer le protecteur universel de cette sainte épouse mystique du Christ : ainsi fut accomplie la prophétie de l'illustre écrivain de saint Joseph, l’lsolano. « Le Vicaire du Christ sur la terre ordonnera par l'inspiration de l'Esprit-Saint, que la fête du Père putatif du Christ, de l’Époux de la Reine du monde soit célébrée dans toute l’étendue de l’Église militante ». Certes, rien n’était plus convenable que d'établir saint Joseph le protecteur universel de l’Eglise et de l'honorer comme tel. Car, si notre religion encore au berceau dans la personne du Sauveur, fut confiée à la garde et aux soins de saint Joseph, n’est-il pas croyable gué, selon les différents états où elle se trouve, Dieu veuille quelle croisse, se fortifie, fleurisse, et que ses membres soient sauvés par les mérites d’un Saint qui eut dans ses mains la clef pour fermer les portes de la loi ancienne, ouvrir celles de la loi nouvelle et obtenir du Dieu qui est riche en miséricorde, tous les biens spirituels et temporels qu’il est permis de désirer.

« Alors, dit Isaïe, c’est-à-dire sous le règne de Jésus-Christ, on chantera, ce cantique dans la terre de Juda : « La ville de Sion est pour nous une ville impérissable, Dieu y a posé un mur et un anti-mur ». Le sage l’avait dit dans les Proverbes : « Le nom du Seigneur est une tour très forte : le juste s’y réfugie, et il sera protégé ». Jérémie sanctifié, dès le moment qu'il est conçu et choisi pour aller annoncer le nom du Seigneur, devient par le don de prophétie duquel il est rempli « une ville forte, une colonne de fer, un mur d’airain ». Saint Jérôme dit que la foi est le mur de l’Église et que les bonne œuvres en sont le rempart. Saint Grégoire en parle en ces termes : « Notre-Seigneur Jésus-Christ est un mur pour nous dans la sainte Eglise, et ses prophètes sont le rempart, par la protection qu’il leur accorde : les paroles des prophètes ont servi aussi beaucoup à établir la foi ». Mais il paraît, ajoute Saint Aignan, de Beauvais, qu’Isaïe parle ici de la Jérusalem céleste que rien ne peut ébranler, et encore moins détruire, parce que le Sauveur du monde qui nous en a frayé le chemin par ses souffrances et sa mort, en est lui-même le mur et le rempart qui la défend. C’est là aussi le sentiment du docteur Thiébaut. Saci entend le texte de l’Église et de chaque âme en particuliers.

Pour appliquer ce texte magnifique et consolateur à saint Joseph, je dis que l’Eglise catholique est notre ville, la ville dont parle Isaïe ; c’est en elle que nous trouvons le salut et la sainteté par Jésus-Christ, une protection efficace par Marie qui en est le mur et saint Joseph qui en est le boulevard ou l'ami-mur. Après le Christ Notre-Seigneur et la Bienheureuse Vierge, écrit Moralès, le très saint Joseph est pour nous dans toutes nos affaires le très fidèle et puissant intercesseur et avocat, étant le père spirituel de tous les fidèles, de même qu’il est le père nourricier du Christ et l’époux de Marie. A la vue de tant de marques de protection que le monde chrétien a reçues depuis quelques siècles, surtout par saint Joseph, il est évident que l’Eglise a bien fait de choisir ce grand Saint comme son Patron et son glorieux protecteur. Qui dit Patron, dit à la fois père, chef, protecteur, pilote, modèle, or incontestablement, pour l'Eglise universelle aussi bien que pour chacun de ses enfants les plus humbles, le père nourricier de Jésus, l’époux de Marie est tout cela. Un Patron est un père, et quel cœur de père doit posséder pour les hommes celui qui a été jugé digne d’être nommé le père du Sauveur et qui en a si bien rempli les qualités et les fonctions. Patron, c’est aussi chef ; et quel meilleur chef, quel plus sûr guide, quel plus aimable conducteur a pu nous donner Jésus que son père adoptif, qui l'a conduit et dirigé lui-même. Patron, c’est protecteur ; et de quels riches trésors n'est pas dépositaire celui qui a possédé le plus grand des biens, la source de toutes les grâces et de tout don excellent, Jésus, la richesse du monde.

Patron, c’est Pilote, titre non moins frappant dans saint Joseph. Aussi l’Eglise le considère-t-elle ainsi pour, elle-même en le prenant pour Patron universel ? Il est du moins assuré que les grands saints moderne du christianisme lui ont confié la barque de leur âme et qu’il a su la conduire tranquillement par les voies de la perfection au milieu des tempêtes et des orages de la vie, sur la mer de ce monde, au port du salut. Rappelons cette séraphique sainte Thérèse qui s'abandonnait si aveuglément à la conduite du Patriarche des deux Testaments, et qui lui. avait remis avec la plus entière confiance le soin de tous ses intérêts temporels et éternels. C’est principalement ce titre de Patron considéré comme modèle qui me parait très bien approprié et convenable et tous les membres de l'Eglise. quelque soit leur rang, leur fonction ou leur âge. Cette sainte mère veut leur,donner dans notre saint Joseph un modèle parfait à copier et à suivre le plus près possible, car, patron veut dire autant modèle à imiter que protecteur a invoquer ; d’où il suit que ceux qui veulent que saint Joseph les favorise de sa protection doivent s’appliquer à lui être agréables par l’imitation. C’est, je crois, la pensée, le motif et le but de l'Eglise en donnant saint Joseph pour Patron à tous ses enfants.

Il est le Patron des grands, puisque le sang royal de David a coulé dans ses veines ; des pauvres et des petits, puisqu'il a travaillé toute sa vie, comme le dernier des ouvriers, pour entretenir le Fils et la Mère d’un Dieu. Il est le Patron des enfants et des jeunes personnes, puisqu’il a été le gardien, le protecteur de l'Enfant Jésus et en quelque sorte le Sauveur du Sauveur lui-même. Il est le Patron des mères de famille qui se plaisent à lui consacrer leurs petits enfants, afin qu’il les dirige constamment, comme il a fait de Jésus, dans la voie de la piété et qu'il les soustraie à la fureur des Hérodes spirituels, de ceux qui voudraient tuer leurs âmes par leurs mauvais conseils, et leurs exemples pervers. Il est le Patron des pères, puisqu'il a été, comme chef de la maison, à la tête de la sainte Famille de Nazareth. Ah ! plût à Dieu que, par sa puissante intercession, il obtint à ces chef de maison la grâce de marcher sur les traces de ses saints exemples! Alors on verrait régner dans les familles, la paix, l’union, l'édification, la pratique des devoirs religieux, comme dans celle de Joseph. Il est le Patron comme le modèle des âmes contemplatives et des âmes intérieures, par son amour pour la retraite et l’oraison, par son union continuelle avec Dieu, au milieu des occupations de son état. Il est le Patron des bons maîtres, des bonnes maîtresses d’école, puisqu’il a eu le bonheur d’être l'instituteur, le précepteur, le gouverneur de l’Enfant-Dieu. Il est encore le patron des prêtres, car il leur est donné de tenir à l'autel, entre leurs mains, ce même Jésus qu’il a porté lui-même dans ses bras et qu'il a pressé si souvent contre son chaste Cœur. Enfin, outre qu’il est pour tous le modèle parfait d’une vie sainte, il est universellement reconnu et invoqué comme le Patron de la bonne mort, puisqu’il lui a été donné de rendre sa belle âme à Dieu, entre les bras de Jésus et de Marie, dans l’extase du plus ardent amour. C’est sous ces formes si diversifiées et sous bien, d'autres, que nous contemplerons le Cœur très saint et très compatissant de ce glorieux Patriache, qui est toujours ouvert à tous et qui n'est jamais fermé à personne.

 

Exemple

 

Saint Jean Gabriel Perboyre, missionnaire lazariste, martyrisé en Chine le Il septembre 1840, avait une grande confiance en saint Joseph, qu’il honorait d’un culte tout particulier. Ce qu’il admirait le plus en lui, c'était son abandon entre les mains de Dieu, son amour pour le silence, pour la retraite et la vie cachée ; et c’étaient les vertus qu’il s’efforçait le plus d'imiter, afin de se rendre semblable à un si beau modèle. Il recommandait fréquemment cette dévotion, et s'il donnait un souvenir à quelqu’un, c'était pour l'ordinaire un petit traité sur les vertus de ce glorieux patriarche, ou bien le Mois de saint Joseph ; il avait fortement à cœur la gloire de ce grand Saint. Voici ce que rapporte à ce sujet un missionnaire qui fit son noviciat sous sa direction : « Quoiqu’il fût d’une douceur inaltérable, je le trouvai presque sévère dans le ton qu’il prit avec moi au sujet de saint Joseph. J’avais lu dans le Manuel des ordinands de belles litanies composées en l’honneur de ce Saint, avec des paroles de l’Ecriture ; et, comme il me semblait qu’on lui attribuait des qualités qui ne pouvaient convenir qu’à notre Seigneur, je lui en fis l'observation. Pensant que je voulais ôter quelque chose de sa gloire à ce grand Saint, il se mit à défendre tous les titres glorieux qu'on lui donnait dans les litanies, à exalter les vertus qu’il avait pratiquées et les privilèges singuliers dont le Seigneur l'avait favorisé. Il parlait avec feu et une animation que je ne lui avais jamais vue, et qui me faisait comprendre combien il aimait et admirait saint Joseph. Il nous exhortait à l’invoquer avec confiance : « Allez à Joseph », nous disait-il ; et il partageait le sentiment de sainte Thérèse sur le crédit de ce grand Saint auprès de Dieu. Non content de l’invoquer, il s’appliquait a l’imiter surtout comme le modèle delà vie intérieure et retirée ». (Vie du Vénérable Perboyre).

 

Supplications à saint Joseph pour l’Église

 

Grand Saint, qui voyez du haut des cieux les besoins de l’Église que Jésus-Christ, dont vous fûtes le père nourricier, s’est acquise par son sang, soyez propice à nos prières. Ayez pour ceux qui la gouvernent une partie de la tendresse que vous eûtes pendant tant d’années pour Jésus Christ qu’ils représentent. Obtenez pour Notre Saint Père le Pape, pour les évêques, pour le clergé, les lumières de l’Esprit divin dont ils ont besoin pour nous conduire avec zèle et avec sagesse. Éloignez de la bergerie les loups ravissants qui voudraient la détruire. Faites que la paix et la concorde règnent parmi les princes chrétiens, afin qu’étant unis entre eux, ils défendent le troupeau de Jésus-Christ contre les hérétiques et les infidèles. Priez encore pour que tous les enfants de l'Église lui soient respectueux, soumis, et attachés comme à leur mère, et toujours prêts à la défendre au prix de leur sang, s'il le fallait. Ainsi soit-il.

 

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14 mars 2015

Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

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Le Carême avec la Vénérable Benoîte Rencurel

 

Mgr René Combal, actuel chapelain et ancien recteur du sanctuaire Notre-Dame du Laus, nous propose de vivre le Carême en compagnie de la Vénérable Benoîte Rencurel. A l'occasion de l'année jubilaire du 350e anniversaire des premières apparitions, afin de vivre le Carême, retrouvez, chaque jour de la sainte quarantaine, une méditation pour vous plonger dans la Grâce du Laus.

 

Quatrième semaine de Carême

 

Quatrième dimanche de Carême

Dimanche 15 mars

Des guérisons de personnes aveugles

 

En ce quatrième dimanche de Carême, l’Évangile rapporte la guérison de l’aveugle-né : « Jésus vit sur son passage un homme qui était aveugle de naissance… il lui dit : « Va te laver à la piscine de Siloé ». L’aveugle y alla donc, il se lava. Quand il revint, il voyait… Jésus dit : « Je suis venu pour que ceux qui ne voient pas puissent voir … » »

Au Laus, plusieurs personnes aveugles sont guéries par l’onction de l’huile de la lampe. En effet, au commencement de la dévotion, la Bonne Mère avait dit à Benoîte que « l’huile de la lampe de la chapelle, si on en prend, si on s’en applique, et si on a recourt à son intercession et qu’on ait la foi, on guérira. Que Dieu a donné ce lieu pour la conversion des pécheurs. »

La première guérison due à l’onction de l’huile de la lampe est signalée pour la première fois en 1667 : la petite-fille du notaire de saint Julien en Beauchêne, Maître Pierre Rougier, était aveugle. Son grand-père vint au Laus le 23 juin ; il rapporte une fiole de l’huile de la lampe et fait une onction sur l’œil de la fillette. Le lendemain elle se trouve entièrement guérie.

En juin 1667 c’est la fille du juge Grimaud, nommée Charlotte, qui est guérie à son tour d’une cécité. Le père de Labriolle, dans son livre Benoîte, la bergère de Notre Dame du Laus, note que les guérisons des yeux sont les plus fréquentes. Ainsi nous voyons que les guérisons de l’Évangile se perpétuent à Notre-Dame du Laus…

 

Quatrième Semaine de Carême

Lundi 16 mars

Comment s’opèrent les guérisons miraculeuses du Laus

 

En ce lundi de la quatrième semaine de Carême, l’Évangile rapporte la guérison du fils d’un fonctionnaire royal. « Le fonctionnaire royal dit à Jésus : « Descends avant que mon enfant ne meure ». Jésus lui répond : « Va, ton fils est vivant ». L’homme crut à la parole de Jésus. Pendant qu’il descendait, ses serviteurs arrivèrent à sa rencontre et lui dirent que son enfant est vivant. »

Comment s’opèrent les guérisons miraculeuses du Laus ? Essentiellement, selon l’expression d’alors, « en se vouant et en se rendant au Laus. » « En se vouant au Laus » à distance, c’est à dire en se confiant à Notre Dame du Laus, en promettant d’y venir en pèlerinage, de s’y confesser et de rendre grâce. Un certain nombre de guérisons s’opèrent par le vœu, avant l’arrivée au sanctuaire. Souvent la guérison est liée à une neuvaine à de prières. C’est le cas pour Catherine Vial.

Nous notons la fréquence de l’expression « en se vouant et en se rendant au Laus ». C’est le cas pour Antoine de Cazeneuve, fils d’un chirurgien, guéri le 28 juin 1665. Son père se résolut avec sa femme de le vouer à Notre Dame du Laus. Ils l’y amenèrent avec beaucoup de peine. En sortant de la chapelle l’enfant dit qu’il était guéri. Un petit enfant de 4 ans, du sieur Jean Léautier, qui fut guéri d’une fièvre ardente dès que ses parents l’eurent voué à Notre Dame du Laus et fait leur prière à ce sujet. Marguerite Aubert, indisposée des pieds et des mains, laquelle après s’être vouée et fait menée avec beaucoup de peine à Notre Dame du Laus, fut miraculeusement guérie de toutes ses infirmités. Marie Reignier qui ne pouvait marcher, laquelle son vœu fait et portée à Notre Dame du Laus, fut guérie de toutes ses incommodités.

Et ainsi de la plupart des dix-huit premières guérisons mentionnées par Mr Grimaud. Prenons la dix-huitième qui a bénéficié à Madeleine Pellegrin de Saint-Bonnet-en-Champsaur. Elle ne pouvait presque plus parler, « se voua au Laus » et fut guérie en y allant le 8 septembre. À partir de 1667, comme nous l’avons déjà vu, beaucoup de guérisons sont dues à l’onction d’huile de la lampe du sanctuaire de Notre Dame du Laus.

 

Quatrième semaine de Carême

Mardi 17 mars

Guérison de Catherine Vidal

 

En ce mardi, l’Évangile nous raconte la guérison du paralytique à la piscine de Siloé. « Jésus lui dit : « lève toi, prends ton brancard et marche. » Et aussitôt l’homme retrouva a santé ; il prit son brancard : il marchait.»

Au Laus, dans la nuit du 17 au 18 septembre 1665, Catherine Vidal, elle aussi, se lève de son lit et retrouve l’usage de ses jambes. Catherine Vidal était âgée de vingt-deux ans. Elle arrive au Laus accompagnée de sa mère, de sa tante et de son frère. Depuis six ans, elle est atteinte d’une rétraction des nerfs aux jambes. Son infirmité est particulièrement connue dans la région de Gap : son mari voyant son mal incurable, avait voulu faire déclarer son mariage non valide devant l’official de Gap. La jeune femme a commencé une neuvaine au Laus le 9 septembre. Elle logeait dans une maison du village, chez Jean Julien, tout près de l’église. Cette dernière nuit, sa mère l’entend crier de joie. Elle demande de la lumière et son livre de prières. Catherine rend grâce à Dieu. Au matin elle est conduite à la chapelle vers sept, huit heures. Le Grand Vicaire, Antoine Lambert, qui était venu mener un interrogatoire auprès de Benoîte, célébrait la messe. On crie au miracle.

Pierre Gaillard, qui servait la messe ce vendredi 18 septembre au matin, et François Grimaud, dressent quatre procès verbaux. On procède à une enquête aussi rigoureuse que possible : elle est signée par tous ceux qui ont vu et qui ont été impliqués. Lors de son interrogatoire les jours précédents, le Grand Vicaire Antoine Lambert avait demandé à Benoîte qu’elle obtienne de Dieu un signe pour qu’il puisse reconnaître l’authenticité des apparitions et de sa mission. Benoîte prie pour demander ce miracle. En constatant la guérison, le Grand Vicaire répète à plus de vingt reprises : « Le doigt de Dieu est là, le doigt de Dieu est là !» La guérison de Catherine Vial est significative et déterminante pour l’avenir du Laus. Elle est significative parce qu’elle est l’effet de la prière de Benoîte. Elle est déterminante parce qu’elle permet au Vicaire Général de reconnaître l’authenticité des apparitions et de la mission de la bergère. Il autorise la construction de l’église demandée par Marie.

 

Quatrième semaine de Carême

Mercredi 18 mars

Guérisons dues à l’onction d’huile

 

En ce mercredi de la quatrième semaine de carême où l’Évangile nous dit que Jésus donne la vie aux morts, écoutons plusieurs guérisons dues à l’onction de l’huile de la lampe du sanctuaire de Notre Dame du Laus, citées dans les Manuscrits. « La Bonne Mère dit à Benoîte que cette huile guérit toute sorte de maux. Les pèlerins, même les plus éloignés, en emportent presque tous ; mais l’éloignement fait qu’on n’en connaît pas les effets. » (année 1667)

« Un homme malade, abandonné des médecins, envoie chercher l’huile de la lampe, en prend pendant neuf jours, à la fin desquels il guérit. »  (année 1669) « On ne saurait dire le nombre de personnes qui ont été guéries de diverses sortes de maladies, tous les avis et consolations que Benoîte a donnés, toutes les conversions qui s’y font et le nombre des infirmités dont on guérit en prenant de l’huile de la lampe de Notre Dame ! On en prend et on en donne à ses parents, amis, voisins. »  (années 1672) 

« Cette année, plusieurs personnes sont guéries de plusieurs infirmités en prenant de l’huile de la lampe ; elles sont allées rendre grâce à Dieu et à sa Sainte Mère. » (année 1673) « Une personne ayant de la fièvre, la Mère de Dieu dit à Benoîte que Dieu la lui avait donné parce qu’elle était trop orgueilleuse ; qu’elle prenne de l’huile de la lampe pendant 9 jours, qu’elle ait bien la foi, et qu’elle guérirait. Ce qui fut vrai : elle le fit et guérit. »  (année 1674) « Un paysan de la Bâtie Neuve, malade à l’extrémité, prend de l’huile de la lampe durant neuf jours, guérit et en rend grâce à Marie et à Jésus. »  (année 1675) « Une femme qui a plusieurs ulcères va au Laus. Elle prend de l’huile de la lampe, en met dessus et s’en retourne bien guérie, rendant grâce à Jésus et à Marie. »  (année 1676)

De même, on lit dans l’Évangile de Marc, au chapitre 1 verset 34 : « Il guérit beaucoup de malades affligés de divers maux ».

 

Quatrième semaine de Carême

Jeudi 19 mars

Conversions des pécheurs


En ce jeudi de la quatrième semaine de carême, la première lecture tirée du livre de l’Exode nous présente l’histoire du veau d’or et la perversion du peuple, ainsi que l’intervention de Moïse. Les manuscrits du Laus décrivent les énormes péchés qui se commettent au XVIIe et XVIIIe siècles et le nombre très important de pécheurs qui viennent se convertir grâce à l’intervention  et à l’intercession de Benoîte.

Chez Benoîte, « ce qu’on remarque ce sont ses regrets, ses larmes et ses soupirs qui sont si grands que, quoiqu’elle soit toute consolée à la vue de la Mère de Dieu, elle ne saurait se consoler quand elle pense à ces énormes péchés que l’on commet et qui la font frémir chaque fois qu’elle y pense. »  (année 1670) « Un village des environs du Laus, qui avaient reçu de grandes grâces du Ciel, n’en reçoit plus. La Mère de Dieu dit à Benoîte de les avertir que, s’ils souffrent, c’est parce qu’ils supportent deux femmes publiques ; que les plus grands maux des pécheurs, c’est d’abuser des sacrements et de mourir dans l’impénitence finale. » (année 1671)

« Benoîte voit une femme qui a commis des péchés si énormes qu’elle n’en a jamais vu de semblables. Elle lui vit comme des doigts qui lui sortaient du front, ce qui l’étonna beaucoup. » (année 1678) « Quand Benoîte voit des personnes qui ont commis des péchés extraordinaires, elle voit sortir à travers de leur front un rond noir comme du charbon, de l’épaisseur d’un doigt, ce qui l’effraie beaucoup. »  (année 1689) « Le Sieur Peythieu a remarqué que le cœur a manqué à Benoîte plus de cent fois, quand elle sait que Dieu est offensé ; ce qui est son plus grand supplice, surtout quand ce sont des gens d’église ou des personnes consacrées à Dieu. »  (année 1690) Combien viennent encore aujourd’hui, parfois de loin, pour confesser leur péchés !

 

Quatrième semaine de Carême

Vendredi 20 mars

Conspiration contre Jésus et contre Benoîte

 

En ce vendredi, la première lecture tirée du livre de la Sagesse nous montre la conspiration des impies contre le juste : « Soumettons-le à des outrages et à des tourments. » Quant à Jésus dans l’Évangile de Jean : « On cherchait à l’arrêter mais personne ne mis la main sur lui car son heure n’était pas encore venue. »

Il en est de même pour Benoîte. Elle sera persécutée et mise à l’écart par les nouveaux prêtres de tendance janséniste qui s’installent au Laus de 1692 à 1712. Des rumeurs successives s’élèvent contre Benoîte et Aubin surtout à partir de 1696. Les extases de la bergère la feront traiter ouvertement d’épileptique, à tel point que la Vierge l’avertit qu’elle la verrait très rarement pour éviter ces soupçons. Les directeurs du Laus, Ristollant et d’Archias, l’éloigneront autant que possible des pèlerins et la tourneront en ridicule dans leurs conversations, surtout à l’occasion d’une bizarre affaire de médailles qu’elle aurait trouvées dans la montagne. Les entretiens d’Aubin avec les pèlerins irritent les jeunes chapelains, car notre ermite met en valeur avec un zèle débordant mais sans discernement, tout ce qui peut encourager la foi des pénitents.

Aussi obtiendront-ils bientôt que ce gêneur soit éloigné du Laus, interdiction lui étant faite d’y assister à plus d’une messe le dimanche avec ordre de retourner aussitôt dans son ermitage.

On interdit à Benoîte de parler aux gens et on lui enlève le soin de balayer l’église. Benoîte est très affligée de voir des pèlerins communier sans confession sérieuse. Selon Gaillard, des complots se seraient même tramés contre la bergère : on aurait médité de l’enlever la nuit et de faire croire qu’ils seraient partis, avec Aubin, « mener la vie » ! Un prêtre aurait eu l’intention de lui demander une conversation particulière, de la poignarder et de la jeter à la rivière…

 

Quatrième semaine de Carême

Samedi 21 mars

Les éclipses du Laus

 

En ce samedi de la 4e semaine de carême, dans la première lecture, le prophète Jérémie persécuté a la vengeance de Dieu. Et l’évangile de Jean continue à nous parler de la persécution contre Jésus :  « On se divise à son sujet – quelques-uns voulaient l’arrêter. » Ces lectures nous renvoient encore aux conspirations contre Benoîte. Elles sont l’occasion pour nous de mentionner le traité du Chanoine Gaillard sur « les éclipses du Laus ». Ils montrent comment dès le départ les conspirations ont tenté d’éclipser la grâce lumineuse de ce lieu et le rayonnement de Benoîte.

« Les ouvrages de Dieu, écrit-il, sont toujours contrariés… le démon les éclipse tant qu’il peut. Les éclipses du Laus sont de plus longue durée que celle du soleil…. » Une de ces éclipses du Laus dure quatre mois : on défend alors aux prêtres d’adresser la parole à Benoîte. La Bonne Mère dit à Benoîte qu’on a toujours dessein de l’enlever… En effet les prêtres des années 1710, non seulement ne croient pas à la dévotion, mais encore ils ne veulent pas savoir ce qui se passe au Laus ni reconnaître les miracles et les grâces qu’on y reçoit. En 1710, l’Ange dit à Benoîte que les prêtres du Laus dissuadent le monde d’aller au Laus, et défendent à ceux qui y vont de parler à Benoîte. Quelle étrange éclipse pour ce saint lieu !

 

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1 juin 2014

Le Mois de Saint Pierre

Le Mois de Saint Pierre

ou dévotion à l'Eglise et au Saint Siège

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Deuxième jour

Le Ciel, ou l'Eglise triomphante

 

I. C'est la plus vaste, la plus belle et la plus riche province de cet immense Empire : c'est pour ainsi dire la capitale, le palais, le trône même du Roi des rois. Rien ici-bas n'en peut donner une idée, puisque la loi des sens et celles qui régissent le monde matériel sont abolies là où tout est surnaturel. Au ciel, tout est esprit et gouverné par une législation céleste, qui ne peut avoir aucun rapport avec celle qui a été établie pour notre infirmité terrestre : qu'elle proportion pourrait-il y avoir entre l'exil et la patrie, entre le châtiment et la gloire ? Le ciel ! c'est le trône de Dieu le Père, qui ne cesse pas pour cela d'être partout, puisqu'il est l'atmosphère universelle dans laquelle et par laquelle tout vit et tout se meut; le ciel ! C'est la résidence glorieuse de Jésus-Christ, Fils de Dieu fait homme, qui l'a ouvert et acquis par l'effusion de son sang adorable ; c'est le temple spécial de l'Esprit saint, qui l'éclaire de ses divines lumières et l'embrase du feu sacré de son saint amour. C'est là que règne Marie, la mère de Dieu, la plus pure, la plus parfaite des créatures, la Reine des anges et des saints ; c'est le lieu qu'habitent ces célestes intelligences dont la sublime hiérarchie compte jusqu'à neuf degrés divers ; c'est enfin l'endroit où Dieu réunit les âmes les plus innocentes, les plus héroïques, aux sentiments les plus nobles, les plus élevés et les plus généreux qui existèrent jamais ; où toutes ont accès, quel que soit le rang qu'elles aient occupé sur la terre, et où chacune est récompensée selon ses mérites. C'est un lieu, en un mot, où il n'y a plus ni mort, ni deuil, ni douleur, ni larmes, ni inquiétude, mais une gloire et un bonheur sans mélange et sans fin !

II. Le ciel ! C'est le centre d'où rayonnent et vont se répandre sur l'Église universelle tous les secours célestes, toutes les lumières divines, toutes les faveurs spirituelles, tout le bonheur dont la source inépuisable est Dieu lui-même ; c'est le centre de tous les pouvoirs suprêmes, de toutes les protections, de toutes les grâces et de toutes les miséricordes. Que de mystères de charité et de bonté infinies, de secours inattendus, de prévenances incompréhensibles, d'oubli des outrages passés, de glorification du repentir et de la pénitence, brillent d'un éclat divin dans ce lieu de délices, où il y a plus de joie pour la conversion d'un pécheur que pour la persévérance de quatre-vingt-dix-neuf justes! Que ne pouvons-nous entendre le concert de louanges et de reconnaissance entonné par Dismas le bon larron, par Marie-Madeleine, types des pécheurs pénitents, auquel répondent tous les cœurs convertis par la miséricorde infinie de Dieu !

III. Si toutes les grâces partent du ciel,tous les soupirs embrasés, tous les vœux les plus ardents, toutes les prières les plus ferventes, les espérances les mieux fondées de l'humanité, y convergent et y aboutissent. Le ciel envoie ses inspirations et sa force à la terre, et celle-ci lui rapporte en échange ses sacrifices généreux et ses vertus héroïques ; le ciel sème et répand sur elle la rosée de ses faveurs, et la terre produit les riches moissons de bonnes œuvres destinées à remplir les greniers du père de famille. La perspective de ces magnifiques récompenses fait mépriser les travaux du temps, pour le repos bienheureux de l'éternité. Sage et admirable centralisation de l'Église universelle, de ce royaume spirituel qui exalte la gloire du Très-Haut, et qui est la source de la félicité sans bornes et sans mesure à laquelle le Seigneur a destiné les âmes ! Adorons cette admirable économie de la sagesse infinie, et efforçons-nous d'entrer dans ses miséricordieux desseins.

 

Élévation sur le Ciel, ou l'Église triomphante

 

I. Que vos tabernacles sont ravissants, Seigneur, quels transports de reconnaissance et d'amour ils excitent dans mon cœur ! Oui, je le reconnais, vous nous avez créés pour le ciel, et pour vous, ô mon Dieu, car le ciel c'est vous ; vous qui en êtes la vie, la joie et la gloire. Aussi bien, vous seul pouviez suffire à satisfaire ce besoin infini que j'ai d'aimer, et que vous avez mis pour cela dans mon cœur. Sans doute, Marie, les Anges et les Saints contribuent à enrichir ce séjour de la félicité suprême par l'éclat de leur beauté et de la gloire qui les environnent ; mais, Seigneur, cette beauté, cette gloire elle est votre ouvrage, et ce n'est encore qu'un faible reflet de cette beauté toujours ancienne et toujours nouvelle, de cette infinie majesté qui est l'un de vos attributs essentiels. Oh ! que je ne le perde jamais de vue : « Vous nous avez faits pour vous, et notre cœur restera toujours inquiet jusqu'à ce qu'il repose à jamais en vous ». (S. Augustin).

II. N'est-ce pas vous, en effet, ô mon Dieu, qui avez créé mon âme ? Ne vient-elle pas du ciel ? Sa nourriture n'est-elle pas la grâce, les saintes inspirations de votre divin esprit ? votre Verbe ou votre parole sacrée, et surtout le pain eucharistique, le pain descendu du ciel ? Pourquoi votre adorable Fils est-il descendu des hauteurs infinies de la gloire pour se faire homme et pour honorer la terre de sa présence; et pourquoi, après l'avoir enrichie du trésor incomparable des sacrements, qui renferment la nourriture la plus précieuse des âmes, est-il remonté au ciel pour nous y préparer une place ? N'était-ce pas nous dire assez clairement qu'ici-bas n'est pas notre demeure permanente, et que le viatique qu'il nous a préparé n'est qu'un secours temporaire pour soutenir nos forces défaillantes, jusqu'à ce que nous arrivions au terme du voyage qui est la patrie, le ciel ? Si Dieu nous a dit en la personne d'Adam prévaricateur: Souviens-toi, ô homme, que tu n'es que poussière et que tu retourneras en poussière ! Il aurait bien pu nous dire aussi : « Souviens-toi, ô âme chrétienne, que tu viens du ciel, que ta nourriture descend du ciel, et que si tu es fidèle tu retourneras au ciel ».

III. Comment maintenant ne tournerais-je pas sans cesse mes regards vers ce beau ciel ? comment ne serait-il pas l'unique, ou, du moins, l'objet dominant de mes pensées, de mes affections, de mes vœux ? Le ciel est le sein d'où mon âme est sortie ; si, pendant le pèlerinage de cette vie, j'ai des combats à livrer, des épreuves à soutenir, si mon âme est languissante, si les dangers l'entourent de toute part, si ses ennemis l'accablent, ne doit-elle pas s'écrier avec le prophète : Je lèverai mes yeux vers les montagnes éternelles, d'où me viendront tous les secours dont j'ai besoin ? La vue de ce poids de la gloire éternelle m'aidera à supporter avec courage et résignation les tribulations comparativement si légères et si fugitives de cette courte vie. Soyez à jamais béni, Seigneur, d'avoir ainsi uni le ciel à la terre, d'en avoir fait le sanctuaire et la source de vos grâces, et surtout de nous y avoir préparé un trône et une couronne pour toute l'éternité.

 

Je crois en Dieu...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous!

 

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27 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 23/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Vingt-troisième jour

Deuxième jour à l'ombre de l'Esprit

Pèlerinage de Foi

Consécration des Vertus Théologales

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Parlez, Saint-Esprit, pour faire

une fontaine en mon cœur,

dont l'eau pure et salutaire

sauve le plus grand pécheur,

guérit le plus incurable

en lui dessillant les yeux,

et pardonne au plus coupable

en rejaillissant aux cieux.

Pire que la Madeleine,

que le Lazare au tombeau

et que la Samaritaine,

je Vous demande cette eau ;

j'en veux boire, j'en demande,

j'en sais le don précieux ;

plus cette faveur est grande,

plus vous serez glorieux.

Soutenez mon impuissance,

je suis un roseau vivant.

Arrêtez mon inconstance,

je change plus que le vent.

Dissipez mon ignorance,

je suis un aveugle-né.

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

Parole de Dieu

 

Première Lettre aux Thessaloniciens 1, 2-5

 

« A tout instant, nous rendons grâce à Dieu à cause de vous tous, en faisant mention de vous dans nos prières. Sans cesse, nous nous souvenons que votre Foi est active, que votre Charité se donne de la peine, que votre espérance tient bon en notre Seigneur Jésus Christ, en présence de Dieu notre Père. Nous le savons, frères bien-aimés de Dieu, vous avez été choisis par Lui. En effet, notre annonce de l'Évangile chez vous n'a pas été simple parole, mais puissance, action de l'Esprit Saint, certitude absolue : vous savez comment nous nous sommes comportés chez vous pour votre bien ».

 

Première Lettre aux Corinthiens 13, 11-13

 

« Quand j'étais un enfant, je parlais comme un enfant, je pensais comme un enfant, je raisonnais comme un enfant. Maintenant que je suis un homme, j'ai fait disparaître ce qui faisait de moi un enfant. Nous voyons actuellement une image obscure dans un miroir ; ce jour-là, nous verrons face à face. Actuellement, ma connaissance est partielle ; ce jour-là, je connaîtrai vraiment, comme Dieu m'a connu. Ce qui demeure aujourd'hui, c'est la Foi, l'Espérance et la Charité ; mais la plus grande des trois, c'est la Charité ».

 

Saint Jean 14, 1-6

 

« Ne soyez donc pas bouleversés : vous croyez en Dieu, croyez aussi en Moi. Dans la maison de Mon Père, beaucoup peuvent trouver leur demeure ; sinon, est-ce que Je vous aurais dit : Je pars vous préparer une place ? Quand Je serai allé vous la préparer, Je reviendrai vous prendre avec Moi ; et là où Je suis, vous y serez aussi. Pour aller où Je m'en vais, vous savez le chemin ». Thomas lui dit : « Seigneur, nous ne savons même pas où Tu vas ; comment pourrions-nous savoir le chemin ? » Jésus lui répond : « Moi, je suis le Chemin, la Vérité et la Vie ; personne ne va vers le Père sans passer par Moi ».

 

Message de Marie à Medjugorje du 2 février 1990

 

« Je suis avec vous depuis neuf ans, et depuis neuf ans, Je veux vous dire que Dieu votre Père, est l'unique Chemin, l'unique Vérité et la vraie Vie. Je désire vous montrer le chemin vers la vie éternelle. Je désire être votre lien pour une Foi profonde. Prenez votre Chapelet et rassemblez vos enfants, votre famille à vos côtés. Tel est le chemin pour arriver au Salut. Donnez le bon exemple à ceux qui ne croient pas. (…) Je viens vous demander votre aide : unissez-vous à Moi pour priez pour ceux qui ne croient pas. Vous M'aidez très peu. Vous avez peu de Charité ou d'Amour pour vos proches ; et Dieu vous a donné l'amour, Il vous a montré comment vous devez pardonner aux autres et les aimer. Pour cette raison, réconciliez-vous et purifiez vos âmes. Prenez votre Chapelet et priez-le. Acceptez avec patience toutes vos souffrances. Souvenez-vous bien que Jésus a souffert avec patience pour vous. Laissez-moi être votre Mère, votre lien avec Dieu et avec la vie éternelle. N'imposez pas votre Foi aux incroyants. Montrez-la-leur par votre exemple et priez pour eux. Mes enfants, priez ! Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« Cependant les paroles d'Elisabeth : « Bienheureuse celle qui a cru », ne se rapportent pas seulement à ce moment précis de l'Annonciation. Assurément, cela représente le point culminant de la foi de Marie dans son attente du Christ, mais c'est aussi le point de départ, le commencement de tout son « itinéraire vers Dieu », de tout son cheminement dans la foi. Et sur cette route, d'une manière éminente et véritablement héroïque - et même avec un héroïsme dans la foi toujours plus grand - s'accomplira « l'obéissance » à la parole de la révélation divine, telle qu'elle l'avait professée. Et cette « obéissance de la foi » chez Marie au cours de tout son itinéraire aura des analogies étonnantes avec la foi d'Abraham. Comme le patriarche du Peuple de Dieu, Marie de même, « espérant contre toute espérance, crut » tout au long de l'itinéraire de son fiat filial et maternel. Au cours de certaines étapes de cette route spécialement, la bénédiction accordée à « celle qui a cru » sera manifestée avec une particulière évidence. Croire veut dire « se livrer » à la vérité même de la parole du Dieu vivant, en sachant et en reconnaissant humblement « combien sont insondables ses décrets et incompréhensibles ses voies » (Rm 11, 33). Marie qui par la volonté éternelle du Très-Haut, s'est trouvée, peut-on dire, au centre même de ces « voies incompréhensibles » et de ces « décrets insondables » de Dieu, s'y conforme dans l'obscurité de la foi, acceptant pleinement, le cœur ouvert tout ce qui est prévu dans le plan divin ».

(Bienheureux Jean Paul II, Redemptoris Mater, n°14)

Virgen del Magnificat

 Prières

 

Prière consécratoire

 

Marie, Toi qui as vu Dieu, Toi qui l'as porté dans ton sein, Toi qui as touché, Toi qui as porté, Toi qui as goûté le Verbe de Vie, Tu es demeurée seule à porter un Homme-Dieu mort dans Tes bras, Tu es demeurée seule à concentrer toute la Foi du monde dans la nuit terrible où Ton Fils est descendu aux enfers. Mère de toutes les nuits de la Foi, je me consacre à Ton Cœur qui a cru autant qu'Il a aimé. Donne-moi de repasser et de conserver toutes Tes paroles et toutes Tes promesses dans mon cœur afin que, par la Foi, se réalise d'une manière tangible ce qui n'est pas encore visible à nos yeux de chair : Ta présence parmi nous, la venue de Ton Fils dans la Gloire et le rétablissement de toute chose. Comme Tu as cru seule pour le monde entier ce que promettaient les Ecritures et les paroles de l'Ange, donne-moi de croire pour tous ceux qui ne croient pas à Ta mission dans ces derniers temps. Je me consacre dans Ta Foi, par Ton Espérance et dans Ta Charité et dans toutes les Vertus que l'Esprit à imprimées dans Ton âme dès Ta Conception.

 

Antienne

 

Marie à dit : « Allez boire à la fontaine et vous laver ». Marie nous dit : « Allez boire à la fontaine et vous laver ».

 

Psaume

Cantique d'Anne

Premier Livre de Samuel 2, 1-10

 

Mon cœur exulte dans le Seigneur,

ma gloire s'élève en Dieu,

ma bouche est large ouverte contre mes ennemis,

car je me réjouis en ton secours.

Point de Saint comme le Seigneur,

point de rocher comme notre Dieu.

Ne multipliez pas les paroles hautaines,

que l'arrogance ne sorte pas de votre bouche.

Un Dieu plein de savoir, voilà le Seigneur,

à Lui de peser toutes les actions.

L'arc des puissants est brisé,

mais les défaillants sont ceinturés force.

Les rassasiés s'embauchent pour du pain,

mais les affamés cessent de travailler.

La femme stérile enfante sept fois,

mais la mère nombreuse se flétrit.

C'est le Seigneur qui fait mourir et vivre,

qui fait descendre au shéol et en remonter.

C'est le Seigneur qui appauvrit et enrichit,

qui abaisse et aussi qui élève.

Il retire de la poussière le faible,

du fumier il relève le pauvre,

pour les faire asseoir avec les nobles

et leur assigner un siège d'honneur ;

Car au Seigneur sont les piliers de la terre,

sur eux Il a posé le monde.

Il garde les pas de ses fidèles,

mais les méchants disparaissent

dans les ténèbres

car ce n'est pas par la force

que l'homme triomphe.

Les ennemis du Seigneur sont brisés,

le Très-Haut tonne dans les cieux.

Le Seigneur juge les confins de la terre,

il donnera la force à son Roi,

il exalte la corne de son oint.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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8 mai 2014

Le Mois de Marie à la Grotte de Lourdes

Le Mois de Marie à la Grotte de Lourdes

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Neuvième jour

Prière personnelle

 

A la date où nous sommes arrivés, la nouvelle des Apparitions était généralement connue à Lourdes, et l'on commençait à s'en entretenir à voix haute et d'une manière publique dès que l'on apprit que la voyante se rendait tous les matins à la Grotte, un grand nombre d'habitants de Lourdes se hâtèrent d'y accourir. Dans la matinée du samedi 20 février, le dessous des excavations et le Gave étaient entièrement occupés. Ainsi croissent graduellement les œuvres de Dieu ! Ainsi le grain de sénevé devient, sous l'action insensible mais persévérante de la grâce, un arbre gigantesque !

Bernadette, accompagnée de sa mère, arriva à Massabielle vers six heures et demie. Elle ne fut ni étonnée ni émue d'y trouver la foule qui l'attendait. Elle se présenta sous le rocher avec le même air que si elle eût été simple spectatrice, et alla s'agenouiller à sa place ordinaire. Sans faire attention que tous les yeux étaient fixés sur elle, elle prit naturellement son chapelet et se mit à prier. Le moment des grandes expansions était venu, et Bernadette envoyait l'expression de ses hommages, de ses remerciements, de ses joies, à la Dame cachée du rocher. Une grâce surhumaine accompagnait ses mouvements, et sa propre mère, qui se tenait, émue, à ses côtés, disait en pleurant : « Je perds la tête et ne reconnais plus ma fille ».

Une rumeur confuse d'admiration s'était déjà élevée du milieu de la foule, et la plupart des assistants se haussaient sur la pointe des pieds afin de mieux voir et contempler l'extatique. Absorbés par le tableau présenté par l'enfant, les spectateurs craignaient d'en perdre un autre : par une attraction dont ils ne pouvaient se défendre, ils portaient alternativement leurs regards de Bernadette au rocher et du rocher à Bernadette. Les yeux du corps ne voyaient rien du côté de la Grotte : mais les yeux de l'âme voyaient... Après l'extase, Bernadette, interrogée sur son entretien avec la Dame, répondit que celle-ci avait eu la bonté de lui apprendre mot par mot une prière particulière et spéciale pour elle. C'est tout ce que nous savons de la Cinquième Apparition. Pourquoi la Dame, se faisant complaisamment maîtresse d'école de Bernadette, lui apprit-elle, mot par mot, une prière spéciale ? Afin de lui apprendre, d'abord, à se connaître pour s'humilier.

Nous ne nous connaissons pas, et nous ne voulons pas nous connaître. La constatation de certaines réalités nous fait peur ; l'entretien de certaines illusions nous enchante. Tels les malades qui ajournent la consultation de l'homme de l'art pour s'épargner l'ennui de servitudes redoutées ; telles encore les vieilles vaniteuses qui refusent de se regarder à la glace pour ne point constater sur leurs traits, savamment mais inutilement travaillés, les injures des ans.... Et alors on prie, je le veux bien supposer ; mais les prières faites, même avec ferveur sensible, sont vagues, imprécises, sans aucune adaptation aux besoins. Or, les besoins changent à chaque âge, avec chaque situation. La prière de l'enfant ne doit pas être celle du jeune homme, de la jeune fille, du père, de la mère, du prêtre, de l'ouvrier, du magistrat, du vieillard. Je comprends la Dame apprenant à Bernadette une prière en harmonie avec ses besoins nouveaux. Il fallait que l'enfant se connût et que, se connaissant mieux, elle s'humiliât plus encore à cause des avances divines...

Avec quelle ferveur l'élève ne dut-elle point réciter cette prière !!! C'était la sienne, et c'était la Reine des Anges elle-même, et non point Gabriel porteur du message divin, qui la lui avait enseignée. La Dame apprit mot par mot à Bernadette une prière spéciale, afin de lui apprendre à se bien exprimer, pour se faire écouter. En se connaissant mieux, on s'humilie davantage, et on donne à sa prière une note subjective qui frappe l'attention et attire la bienveillance de Dieu : ce que l'on conçoit bien s'énonce clairement. Mais encore faut-il, quand la prière doit être un exposé de situation et non pas seulement une supplique brève, être au courant du vocabulaire à employer.

En même temps que la langue nationale, en chaque peuple, il y a la langue des cours, des académies, des parlements, des prétoires, des lettres, des sciences et des arts. A plus forte raison, doit-il y avoir une langue de la Religion. Elle existe. C'est la fonction des mères d'apprendre à leurs enfants l'alphabet, les premiers mots de la langue courante ; nous avons tous commencé à bégayer, à épeler, sur les genoux maternels. C'est la fonction des éducateurs d'apprendre la terminologie scientifique, artistique, philosophique, littéraire. C'est la fonction de l'Eglise d'apprendre les vocables, les tournures, les constructions, de la langue religieuse... Je ne m'étonne plus que la Dame se soit faite la pieuse et patiente éducatrice de Bernadette. Il fallait que l'enfant, appelée à une vocation spéciale, fût capable, dans ses rapports avec Dieu, de s'exprimer selon les besoins de son intelligence et de son cœur. Et la Vierge lui distillait les mots propres ; et, pour être mieux comprise, elle se servait du patois pyrénéen. Il est facile de deviner le succès d'une telle méthode pédagogique, employée par une telle institutrice...

La Dame apprit une prière à Bernadette, afin de lui apprendre à s'élever pour se détacher. C'est le rôle de l'éducation de nous meubler de connaissances, d'idées, de sentiments, pour le fond, et de mots pour la forme. Or, en nous munissant de ce double bagage, l'éducation élève. Les sujets de l'éducation se nomment des élèves ; dans l'ensemble, les meilleurs élèves sont les mieux élevés. Moyen primordial d'éducation religieuse, la prière est, par excellence, une élévation : elle élève jusqu'à Dieu. Les chrétiens les mieux élevés sont ceux qui prient le mieux... Or, en s'élevant, on se détache nécessairement, et en se détachant, on conquiert une liberté plus grande. Plus élevé que tous, puisqu'il atteint par son ascension dans l'intimité de Dieu même, celui qui prie est le plus détaché et partant le plus libre...

Force était à Bernadette de se déprendre d'elle-même et du monde pour être plus à la hauteur de sa mission d'extatique, de témoin, d'apôtre. Et afin de réaliser en elle ce détachement indispensable, la Dame lui apprend à prier, c'est-à-dire à s'élever. Elle lui forge des ailes, et, de la sorte, lui assure, avec les joies de l'âme parmi les tristesses qui l'attendent, les libertés du cœur en vue des menaces d'asservissement dont elle sera l'objet... La Dame apprit une prière à Bernadette, afin de lui apprendre à s'unir à Dieu pour se sanctifier. C'est le but de la prière. On s'humilie devant Dieu en se connaissant ; on se fait écouter de Lui en s'exprimant ; on s'élève jusqu'à lui en se détachant. Pourquoi ? Pour arriver à s'unir amoureusement à lui en se sanctifiant. La sanctification est l'union amoureuse de l'âme avec Dieu, de Dieu avec l'âme, et il n'est point d'union possible sans prière.

Or, les degrés de sanctification varient selon l'afflux des grâces auxquelles on correspond et la dignité de la vocation à laquelle on est appelé : de grandes grâces accompagnent une grande vocation ; une grande vocation requiert une sanctification égale. Donc, pour monter en sainteté, il faut monter en ferveur, en valeur de prière. Bernadette, élue d'une vocation à part, avait besoin d'une sanctification spéciale, et cette œuvre de sanctification, elle ne la pouvait accomplir dans sa plénitude et ses nuances, qu'en devenant toute sainte en son âme et son corps. De là, pour elle, une plus impérieuse nécessité de la prière : de là, la leçon que lui donne la Vierge...

 

Examen

 

Avez-vous remarqué la simplicité de Bernadette ? Sans souci de la foule qui la regarde, elle prend naturellement son chapelet et se met à prier.... Que voilà bien la caractéristique du vrai Surnaturel ! On s'occupe de Dieu avant tout, avant tous... Est-ce là notre attitude à l'église, chez nous, quels que soient nos voisins et voisines ?... Nos yeux nous perdent trop souvent. La curiosité, la vanité, la sensualité les ouvrent, quand la prière les devrait tenir clos.... On ne nous reconnaîtrait bientôt plus, si nous pratiquions, en priant, la modestie des yeux.... En outre des prières communes que nous avons apprises ou que nous lisons dans les livres, adressons nous à Dieu des prières personnelles qui soient la traduction exacte de nos sentiments, le cri actuel de nos besoins ?... Ainsi priaient tous les malades, tous les pécheurs dont l'Evangile cite les paroles ... Ils se racontaient eux-mêmes, au lieu de parler par la bouche des autres.... On n'est pas assez soi dans ses rapports oraux avec Dieu. Bernadette, grâce à la Dame, fut elle...

A force de répéter les mêmes prières le matin et le soir, si nous sommes de ceux qui les font, ne les estropions-nous pas, surtout quand nous les disons en latin ?... Dieu se charge sans doute de toutes les interprétations, aucune mutilation verbale ne le peut embarrasser dans la compréhension des textes fabriqués par les hommes... Mais il est assez grand pour mériter, peut-être, que nous nous exprimions aussi correctement que possible avec lui... Nous prions pour recouvrer la santé, pour gagner de l'argent dans quelque entreprise ou quelque loterie, pour réussir en quelque projet de mariage ou autre affaire importante.... Tout en faisant de la prière un plaidoyer, en faisons-nous par dessus tout ce qu'elle doit être essentiellement : un colloque avec Dieu, une élévation, une union amoureuse ?... Bien peu savent prier !...

 

Prière

 

O Notre Dame, apprenez-nous la science, inspirez-nous la passion de la prière.... Modèle des parents, des maîtres et maîtresses d'école, dans votre leçon de prière à Bernadette, faites comprendre et pratiquer aux pères et mères ce grand devoir religieux qu'ils ont par trop négligé envers leurs enfants, et suscitez parmi nous, s'il en est temps encore, des éducateurs et des éducatrices qui, tenant tête glorieusement aux exigences des programmes devenus si variables, foulent aux pieds les questions de boutique et d'amour-propre, et placent la Religion invariable au-dessus des brevets et autres passeports des carrières uniquement laïques.... Avant d'être homme, femme, ou mieux, pour être homme, femme, il faut être chrétien. Qu'on rende à César ce qui est à César, mais qu'avant tout on rende à Dieu ce qui est à Dieu : Dieu se charge de prendre ce qu'on ne lui rend point...

 

O Marie, conçue sans péché, Priez pour nous qui avons recours à vous.

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

 

Texte extrait du « Mois de Marie à la Grotte de Lourdes », Abbé Archelet, Librairie P. Lethielleux, Paris, 1908

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30 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 26/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Vingt-sixième jour

Cinquième jour à l'ombre de l'Esprit

Médiation universelle

Consécration à la médiation de Marie

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation

 

Esprit Saint, Esprit Consolateur, qui, au jour de la Pentecôte, descendîtes sur les Apôtres pour remplir leurs cœurs de grâces, de Charité et de Sagesse ; au nom de cette libéralité et et de cette Miséricorde infinie, remplissez aussi mon âme de votre grâce, et faites sentir à mes entrailles la douceur ineffable de Votre Amour. Venez, Esprit Saint, et du haut du Ciel, faites descendre sur nous un rayon de votre clarté ; venez, Père des pauvres; venez distributeur des dons célestes, venez lumière des cœurs. Ô notre unique Consolateur !

Doux Epoux de nos âmes, notre pais et notre joie, venez, venez, vous qui effacez les péchés du monde, vous qui guérissez nos infirmités. Force des forts, soutien des faibles, maître des humbles, terreur des superbes. Venez, gloire des vivants, espérance et salut de ceux qui sont morts, venez, venez, ô mon Dieu ! Et répandez dans mon cœur le trésor de vos dons et de vos Miséricordes. Donnez-moi le don de Sagesse, afin que je m'enivre de Votre Amour ; le don d'intelligence, afin que je sois éclairé de la lumière d'en-haut ; le don de conseil, afin que je ne m'écarte point de vos commandements ; le don de force, afin que je combatte avec courage ; le don de science, afin que j'apprenne à connaître vos saintes vérité ; le don de piété, afin que mon cœur cède aux impressions de Votre Grâce ; le don de crainte, afin que mon âme redoute vos jugements. Ô très doux amant des âmes pures ! Brûlez et embrasez mon cœur de la très douce et très précieuse flamme de Votre Amour ; et qu'ainsi embrasé, il s'élève jusqu'à Vous, Vous qui êtes mon unique fin et un abîme de tous bien.

Très doux amant des âmes chastes et innocentes, Vous qui connaissez mon extrême faiblesse ; ah ! De grâce, étendez sur moi votre main miséricordieuse et faites-moi sortir de moi-même, afin que j'aille m'abîmer en Vous. Renversez, détruisez, anéantissez ; faites disparaître en moi tout ce qu'il Vous plaira, afin que je sois tel que Vous me voulez ; que ma vie soit un sacrifice digne de Vous et que je sois entièrement consumé d'amour. Oh ! Qui m'obtiendra une telle faveur ! Jetez les yeux sur votre pauvre créature ; jour et nuit, elle soupire après Vous. « Mon âme est altérée de Dieu, du Dieu vivant » ; quand irai-je apparaître devant la face où siègent toutes les grâces ? Quand marcheai-je vers le tabernacle du Seigneur ? Quand entrerai-je dans la maison de mon Dieu ? Quand serai-je rassasié de la gloire de Votre présence ? Quand serai-je délivré des attaques de la tentation ? Quand franchirai-je le mur de cette triste mortalité ?

Ô foyer des des splendeurs éternelles ! Faites-moi rentrer dans l'abîme dont je suis sorti et que là, je Vous connaisse comme Vous me connaissez, je vous aimerai comme vous m'aimez, et je contemple éternellement Votre Face dans la compagnie des Elus. Amen.

(Saint Louis de Grenade)

 

Parole de Dieu

 

Saint Jean 2, 1-5

 

« Il y avait un mariage à Cana en Galilée. La Mère de Jésus était là. Jésus aussi avait été invité au repas de noces avec Ses disciples. Or, on manqua de vin ; la Mère de Jésus Lui dit : « Ils n'ont pas de vin ». Jésus lui répond : « Femme, que me veux-tu ? Mon heure n'est pas encore venue ». Sa Mère dit aux serviteurs : « Faites tout ce qu'Il vous dira ».

 

Première Lettre de Saint Paul à Timothée 2, 3-6

 

« Voilà une vraie prière, que Dieu, notre Sauveur, peut accepter, car Il veut que tous les hommes soient sauvés et arrivent à connaître pleinement la vérité. En effet, il n'y a qu'un seul Dieu, il n'y a qu'un seul médiateur entre Dieu et les hommes : un Homme, le Christ Jésus, qui s'est donné Lui-même en rançon pour tous les hommes ».

 

Saint Luc 1, 39-45

 

« En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le Fruit de Tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la Mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu Tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse Celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur ».

 

Message de Marie à Medjugorje du 25 avril 1991

 

« Chers enfants, aujourd'hui Je vous invite tous à ce que votre prière soit prière avec le cœur. Que chacun de vous trouve du temps pour la prière, afin de pouvoir découvrir Dieu dans la prière. Je ne veux pas que vous parlez de la prière, mais Je désire que vous priez. Que chacune de vos journées soit remplie de prières d'action de grâce envers Dieu, pour la vie et pour tout ce que vous avez. Je ne désire pas que votre vie se passe en paroles, mais glorifiez Dieu par vos actes. Je suis avec vous et Je remercie Dieu pour chaque moment passé avec vous. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« Maintenant, ô mère de miséricorde, au nom de cette tendresse même de Ton Cœur très pur, la Lune – c'est-à-dire l'Église – prosternée, gisante à tes pieds t'assaille de pressantes supplications, Toi la médiatrice établie pour elle auprès du Soleil de justice, pour obtenir que, dans Ta Lumière elle voie la Lumière, pour mériter par Ton entremise les bonnes grâces de ce Soleil qui vraiment T'a aimée, plus que tous, qui t'a faite si Belle en te parant d'un manteau de gloire et en plaçant sur Ton front la plus belle des couronnes ! »

(Saint Bernard, Docteur de l'Eglise)

 

« Marie, fut pleine de grâce beaucoup plus pour nous que pour Elle ; Dieu l'a élue afin qu'Elle soit en tout et partout notre Providence. La Volonté de Dieu est que nous ayons tout par Marie ».

(Saint Bernard, Docteur de l'Eglise)

 

« À qui a-t-il annoncé que le Saint Esprit descendrait en Elle ? Et pourquoi ? Si ce n'est pour la posséder et la remplir ; si ce n'est pour que ce Divin Esprit, venant où Il abondait déjà, il se fit en Marie une surabondance qui refluât sur nous ?... Seigneur, Marie est notre médiatrice ; c'est par Elle que nous avons reçu Votre Miséricorde ; c'est par Elle que nous recevons le Seigneur Jésus dans nos maisons ».

(Saint Bernard, Docteur de l'Eglise)

 

« Par la mort rédemptrice de son Fils, la médiation maternelle de la servante du Seigneur a atteint une dimension universelle, car l'oeuvre de la Rédemption inclut tous les hommes. Ainsi se manifeste d'une façon singulière l'efficacité de la médiation unique et universelle du Christ « entre Dieu et les hommes ». La coopération de Marie participe, dans son caractère subordonné, à l'universalité de la médiation du Rédempteur, l'unique médiateur (...) Par sa médiation subordonnée à celle du Rédempteur, Marie contribue d'une manière spéciale à l'union de l'Eglise en pèlerinage sur la terre avec la réalité eschatologique et céleste de la communion des saints, puisqu'elle a déjà été « élevée au ciel ».

(Bienheureux Jean Paul II, Redemptoris Mater, n°40-41)

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Ô Marie, au moment où la Justice Divine est tout absorbée par le plus maternel des Amours, Dieu T'a confié tout l'Ordre de Sa Miséricorde et l'unique Médiateur a voulu faire de Toi la Dispensatrice Suprême de toutes les grâces pour que Son Corps mystique vive de l'Amour de l'Epoux pour l'Epouse. Marie, je me consacre à Toi afin que mon cœur et mes pensées soient pures transparence à Ta médiation et que je reçoive tout Dieu par Toi qui es toute à Lui. Je me fais tout à Toi pour que je devienne moi-même médiateur de la Médiatrice, que tout en moi parle de Toi et T'honore, dise Ta Beauté du Dieu qui T'a conçue si admirablement.

 

Antienne

 

Ô Marie, Tu illumines notre nuit.

Celui qui marche sur Tes traces

ne marche point dans les ténèbres,

mais il a la Lumière de la vie.

(Saint Bernard, Docteur de l'Eglise)

 

Psaume

Livre de Judith 13, 18-20

 

Sois bénie, ma fille, par le Dieu Très-Haut,

plus que toutes les femmes de la terre ;

et béni soit le Seigneur Dieu,

Créateur du ciel et la terre,

Lui qui t'a conduite pour trancher

la tête du chef de nos ennemis !

 

Jamais la confiance dont tu as fait preuve

ne s'effacera de l'esprit des hommes ;

mais ils se souviendront éternellement

de la puissance de Dieu.

Fasse Dieu que tu sois éternellement exaltée,

et récompensée de mille biens,

 

puisque tu n'as pas ménagé ta vie

quand notre race était humiliée,

mais que tu as conjuré notre ruine

en marchant droit devant de notre Dieu.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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28 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 24/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Vingt-quatrième jour

Troisième jour à l'ombre de l'Esprit

Marie, le sein où renaître de l'Esprit

Consécration des charismes et des dons de l'Esprit

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Saint-Esprit, souvenez-Vous de produire et former des enfants de Dieu avec Votre Divine et Fidèle Epouse Marie. Vous avez formé le Chef des prédestinés avec Elle et en Elle ; c'est avec Elle et en Elle que Vous devez former tous Ses membres. Vous n'engendrez aucune personne Divine dans la Divinité ; mais c'est Vous seul qui formez toutes les personnes Divines hors de la Divinité, et tous les Saints qui ont été et seront jusqu'à la fin du monde sont autant d'ouvrages de Votre Amour uni à Marie.

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

Parole de Dieu

 

Première Lettre de Saint Paul aux Corinthiens 12, 4-7

 

« Les dons de la grâce sont variés, mais c'est toujours le même Esprit. Les fonctions dans l'Église sont variées, mais c'est toujours le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c'est toujours le même Dieu qui agit en tous. Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous ».

 

Lettre de Saint Paul aux Romains 12, 4-11

 

« Prenons une comparaison : notre corps forme un tout, et pourtant nous avons plusieurs membres, qui n'ont pas tous la même fonction ; de même, dans le Christ, tous, tant que nous sommes, nous formons un seul corps ; tous et chacun, nous sommes membres les uns des autres. Et selon la grâce que Dieu nous a donnée, nous avons reçu des dons qui sont différents. Si c'est le don de prophétie, il faut se régler sur la foi ; si c'est le don de servir, il faut servir ; si l'on est fait pour enseigner, que l'on enseigne ; pour encourager, que l'on encourage. Celui qui donne, qu'il soit simple ; celui qui dirige, qu'il soit actif ; celui qui se dévoue aux malheureux, qu'il ait le sourire. Que votre amour soit sans hypocrisie. Fuyez le mal avec horreur, attachez-vous au bien. Soyez unis les uns aux autres par l'affection fraternelle, rivalisez de respect les uns pour les autres. Ne brisez pas l'élan de votre générosité, mais laissez jaillir l'Esprit ; soyez les serviteurs du Seigneur ».

 

Première Lettre de Saint Paul aux Corinthiens 12, 4-11

 

« Les dons de la grâce sont variés, mais c'est toujours le même Esprit. Les fonctions dans l'Église sont variées, mais c'est toujours le même Seigneur. Les activités sont variées, mais c'est toujours le même Dieu qui agit en tous. Chacun reçoit le don de manifester l'Esprit en vue du bien de tous. A celui-ci est donné, grâce à l'Esprit, le langage de la sagesse de Dieu ; à un autre, toujours par l'Esprit, le langage de la connaissance de Dieu ; un autre reçoit, dans l'Esprit, le don de la foi ; un autre encore, des pouvoirs de guérison dans l'unique Esprit ; un autre peut faire des miracles, un autre est un prophète, un autre sait reconnaître ce qui vient vraiment de l'Esprit ; l'un reçoit le don de dire toutes sortes de paroles mystérieuses, l'autre le don de les interpréter. Mais celui qui agit en tout cela, c'est le même et unique Esprit : il distribue ses dons à chacun, selon sa volonté ».

 

Message de Marie à Medjugorje du 23 mai 1985

 

« Chers enfants, ces jours-ci en particulier, Je vous demande d'ouvrir vos cœurs à l'Esprit Saint. L'Esprit Saint, surtout maintenant, agit à travers vous. Ouvrez vos cœurs et abandonnez-vous à Jésus pour qu'Il soit à l'oeuvre par vos cœurs et qu'Il renforce votre Foi. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« Marie est le grand moule de Dieu, fait par le Saint-Esprit, pour former au naturel un Homme Dieu par l'union hypostatique, et pour former un homme Dieu par la grâce. Il ne manque à ce moule aucun trait de la divinité ; quiconque y est jeté et se laisse manier aussi, y reçoit tous les traits de Jésus-Christ, vrai Dieu, d'une manière douce et proportionnée à la faiblesse humaine ; sans beaucoup d'agonies et de travaux ; d'une manière sûre, sans crainte d'illusion, car le démon n'a point eu et n'aura jamais d'accès en Marie, sainte et immaculée, sans ombre de la moindre tache de péché ».

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, le Secret de Marie, 17)

 

« Marie, qui conçut le Verbe incarné par l'Esprit Saint et qui se laissa ensuite conduire toute sa vie par l'action intérieure de l'Esprit, sera contemplée et imitée au cours de cette année surtout comme la femme fidèle à la voix de l'Esprit, la femme du silence et de l'écoute, la femme de l'espérance, qui sut accueillir comme Abraham la volonté de Dieu, « espérant contre toute espérance » (Rm 4, 18). Elle a porté à sa plénitude l'aspiration des pauvres du Seigneur, modèle rayonnant pour ceux qui mettent de tout cœur leur confiance dans les promesses de Dieu ».

(Bienheureux Jean Paul II, Tertio Millenio Adveniente », n°48)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Marie, beauté parfaite, belle extérieurement de la beauté du plus beau des enfants des hommes, Marie formée dans le sein d'Anne par l'amour le plus parfait qui soit, Marie ma colombe, ma parfaite en qui il n'est pas de tache, ni aucun égoïsme, ni aucun retour sur soi-même ; Marie, belle intérieurement parce que conformée à la Sagesse qui s'est fait un Trône de Ton Cœur, de Tes entrailles, de toute Ton âme de Mère ; ô beauté, je T'ai trouvée et je ne Te lâcherai plus tant que Tu ne me serres tellement en Toi que je naisse à la perfection, à la forme parfaite du Christ. Par l'étreinte de l'Esprit et de l'Epouse de l'Esprit, que soit imprimée en moi d'une manière définitive la ressemblance parfaite, et que tous les charismes et les dons du Père des pauvres me rendent la ressemblance première jusqu'aux épousailles.

 

Antienne

 

Merveille que Marie : le Seigneur vint en Elle se faire serviteur ; le Verbe vint en Elle pour se taire en Son sein ; la foudre vint en Elle pour ne faire aucun bruit ; le berger vint en Elle t le voici Agneau nouveau-né.

 

Psaume 84 (83)

 

De quel amour j'aime Ta maison,

Seigneur, Dieu de l'univers !

Mon âme vit du désir qui la consume

d'entrer dans les parvis du Seigneur.

Mon cœur et ma chair crient de joie

vers Toi, ô Dieu vivant !

Ici le passereau s'est trouvé un abri,

la tourterelle un nid pour couver ses petits.

 

Seigneur de l'univers, ô mon Dieu et mon Roi,

bienheureux ceux qui habitent en Ta maison !

Au pied de Ton Autel, ils te loueront sans cesse !

 

Bienheureux l'homme qui trouve en Toi sa force

et qui veille en son cœur

à monter jusqu'ici en Ta présence !

Ils ont traversé une vallée de désolation,

ils y ont fait jaillir l'eau d'une source,

et descendre la bénédiction des pluies d'automne.

 

En chemin leur force se renouvelle :

le Seigneur va se manifester à eux dans Sion !

Seigneur de l'univers, écoute ma prière,

tends l'oreille, Dieu de Jacob !

 

Jette les yeux, Seigneur,

sur le Roi qui nous protège,

regarde le visage de ton Christ.

 

Le bonheur de vivre un jour en Ta demeure,

vaut pour moi plus que mille autres loin de Toi !

 

Plutôt me tenir sur le seuil de la Maison de Dieu,

que d'habiter sous la tente des pécheurs !

 

Car le Seigneur est mon soleil,

le bouclier qui me protège,

Il me comble de sa grâce et de sa gloire !

Le Seigneur ne refuse pas le bonheur

à ceux qui marchent sur ce chemin

qui conduit à la perfection.

 

Seigneur, Dieu de l'univers,

bienheureux l'homme qui met en Toi toute sa Foi !

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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24 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 20/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Vingtième jour

Sixième jour dans le cœur de Jésus

Les épousailles avec le Verbe dans le double transpercement

Renouvellement des promesses du Baptême

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Esprit-Saint embrase-moi,
Feu de Dieu consume-moi,

Esprit Saint, embrase-moi,
Au vrai chemin conduis-moi.


Esprit-Saint purifie-moi,
Feu d’Amour, enflamme-moi,

Esprit-Saint purifie-moi,
En Jésus épouse-moi.


Esprit-Saint fortifie-moi,
Amour de Dieu guéris-moi,

Esprit-Saint fortifie-moi,
Esprit renouvelle-moi.


Esprit-Saint inspire-moi,
Amour du Fils comble-moi,

Esprit-Saint inspire-moi,
Le vrai bonheur donne-moi.

(Bienheureuse Mariam de Jésus Crucifié)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet au intentions de la Sainte Vierge.

 

Parole de Dieu

 

Lettre de Saint Paul aux Colossiens 2, 6-7

 

« Continuez donc à vivre dans le Christ Jésus, le Seigneur, tel que nous vous l'avons transmis. Soyez enracinés en Lui, construisez votre vie sur Lui ; restez fermes dans la Foi telle qu'on vous l'a enseignée, soyez débordants d'action de grâce ».

 

Lettre de Saint Paul aux Romains 6, 4-23

 

« Si, par le baptême dans sa mort, nous avons été mis au tombeau avec Lui, c'est pour que nous menions une vie nouvelle, nous aussi, de même que le Christ, par la toute-puissance du Père, est ressuscité d'entre les morts. Car, si nous sommes déjà en communion avec lui par une mort qui ressemble à la sienne, nous le serons encore par une résurrection qui ressemblera à la sienne. Nous le savons : l'homme ancien qui est en nous a été fixé à la Croix avec Lui pour que cet être de péché soit réduit à l'impuissance, et qu'ainsi nous ne soyons plus esclaves du péché. Car celui qui est mort est affranchi du péché. Et si nous sommes passés par la mort avec le Christ, nous croyons que nous vivrons aussi avec Lui. Nous le savons en effet : ressuscité d'entre les morts, le Christ ne meurt plus ; sur Lui la mort n'a plus aucun pouvoir. Car Lui qui est mort, c'est au péché qu'il est mort une fois pour toutes ; Lui qui est vivant, c'est pour Dieu qu'Il est vivant. De même vous aussi : pensez que vous êtes morts au péché, et vivants pour Dieu en Jésus Christ. Il ne faut donc pas que le péché règne dans votre corps mortel et vous fasse obéir à Ses désirs. Ne mettez pas les membres de votre corps au service du péché pour mener le combat du mal : mettez-vous au contraire au service de Dieu comme des vivants revenus de la mort, et offrez à Dieu vos membres pour le combat de Sa Justice. Car le péché n'aura plus sur vous aucun pouvoir : en effet, vous n'êtes plus sujets de la Loi, vous êtes sujets de la grâce de Dieu. Alors ? Puisque nous ne sommes pas sujets de la Loi, mais de la grâce, allons-nous recommencer à pécher ? Absolument pas. Vous le savez bien : en vous mettant au service de quelqu'un pour lui obéir comme esclaves, vous voilà esclaves de celui à qui vous obéissez : soit du péché, qui est un chemin de mort ; soit de l'obéissance à Dieu, qui est un chemin de Justice. Mais rendons grâce à Dieu : vous qui étiez esclaves du péché, vous avez maintenant obéi de tout votre coeur à l'enseignement de base auquel Dieu vous a soumis. Vous avez été libérés du péché, vous êtes devenus les esclaves de la Justice. J'emploie ici un langage humain, adapté à votre faiblesse. Auparavant, vous aviez mis tout votre corps au service de l'impureté et du désordre, qui ne mènent qu'au désordre ; de la même manière, mettez-les à présent au service de la justice, qui mène à la sainteté. Quand vous étiez esclaves du péché, vous étiez libres par rapport aux exigences de la justice. Qu'avez-vous récolté alors, à commettre des actes que vous regrettez maintenant ? En effet, ces actes mènent à la mort. Mais maintenant que vous avez été libérés du péché et que vous êtes devenus les esclaves de Dieu, vous y récoltez la sainteté, et cela aboutit à la vie éternelle. Car le salaire du péché, c'est la mort ; mais le don gratuit de Dieu, c'est la vie éternelle dans le Christ Jésus notre Seigneur ».

 

Lettre de Saint Paul aux Ephésiens 4, 1-6

 

« Moi qui suis en prison à cause du Seigneur, je vous encourage à suivre fidèlement l'appel que vous avez reçu de Dieu : ayez beaucoup d'humilité, de douceur et de patience, supportez-vous les uns les autres avec amour ; ayez à cœur de garder l'unité dans l'Esprit par le lien de la paix. Comme votre vocation vous a tous appelés à une seule espérance, de même il n'y a qu'un seul Corps et un seul Esprit. Il n'y a qu'un seul Seigneur, une seule foi, un seul baptême, un seul Dieu et Père de tous, qui règne au-dessus de tous, par tous, et en tous ».

 

Message de Marie à Medjugorje du 25 novembre 1991

 

« Chers enfants, cette fois-ci aussi Je vous invite à la prière. Priez, afin de pouvoir saisir ce que Dieu veut vous dire à travers Ma présence et à travers les Messages que Je vous donne. Je désire vous rapprocher encore plus de Jésus et de Son Cœur blessé afin que vous puissiez comprendre Son incommensurable Amour, qui s'est donné pour chacun de vous. C'est pourquoi, chers enfants, priez pour que de vos cœurs se répande une fontaine d'amour envers chaque être humain, aussi bien ceux qui vous haïssent que ceux qui vous méprisent. De cette manière, grâce à l'Amour de Jésus, vous serez capables de vaincre toute misère dans ce monde de douleur qui est sans espérance pour ceux qui ne connaissent pas Jésus. Merci pour tous vos sacrifices et vos prières. Priez pour que Je puisse vous aider encore plus. Vos prières Me sont nécessaires. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« La plongée du baptême est l'ensevelissement avec Jésus. Et ce tombeau mystique est le Cœur de Marie. Là vraiment, nous mourons à nous-mêmes totalement, puisque nous renonçons à tout acte, si beau qu'il nous paraisse, afin de nous perdre en Marie, qui Elle, agira pour nous, vivra pour nous, aimera pour nous. Comprenons bien que là est le renoncement que Dieu nous impose afin de renaître en notre Mère. Cette renaissance est un renouveau total qui demande le renoncement total à ce que nous sommes : c'est bien la nuit dont parle Saint Jean de la Croix, la nuit du petit renfermé dans le sein maternel. Livrons-nous ainsi par la Foi à Marie, c'est le secret de la grande sainteté. « Nous sommes morts et notre vie est cachée avec Jésus et Marie... » (Marie le Ciel Divin). Telle est la tendresse divine que, pour nous faciliter la mort, Dieu nous a ensevelis dans un cœur de Mère ».

(Père Gabriel Jacquier, « La Vie Mariale, Les Carnets Noirs »)

 

« Cela explique comme il se fait que notre cœur brûle d'une telle ardeur dans cet amour et pourquoi, surtout dans le temps des fêtes de Marie, l'on éprouve, presque sans interruption, une certaine chaleur divine dans la région du cœur, dans la poitrine, une chaleur si différente de celle qui est d'ordre naturel... Et de là vient que je me perds en Elle par l'Amour, que je me fond en Elle et suis comme consumée ».

(Marie de Sainte Thérèse, « L'union Mystique à Marie »)

 

« L’amour du Christ est une flèche de choix. Cette flèche a non seulement percé l'âme de Marie, mais elle a transpercé de part en part pour ne laisser vide d'amour aucune parcelle de ce Cœur Virginal, et pour que la Vierge pût aimer de tout Son Cœur, de toute Son âme, de toutes Ses forces et fût pleine de grâce. Peut-être aussi l'a-t-il transpercé pour parvenir jusqu'à nous, pour que nous ayons tous part de cette plénitude, pour que Marie devint Mère de l'Amour, Mère de cet Amour dont Dieu-Amour est le Père ».

(Saint Bernard, Docteur de l'Eglise)

 

« Déjà par le baptême, la confirmation, le sacrement de la réconciliation, l’eucharistie, et bien d’autres gestes communautaires de l’Eglise, le Christ est venu à nous, sans mérite de notre part, parfois sans que nous l’ayons d’abord reconnu. Que Marie nous aide donc à accueillir d’un cœur simple l’annonce de l’amour de Dieu. A y croire malgré les doutes que la société et notre propre esprit murmurent à notre cœur ! Ne craignons pas! Et si ces difficultés demeurent, nous prierons pour progresser dans la foi, malgré elles ou plutôt grâce à elles, car c’est là que s’éprouve notre confiance, notre fidélité. Notre foi, nous saurons la nourrir par l’étude approfondie de la Parole de Dieu et de la réflexion ininterrompue de l’Eglise, de la Tradition vivante. Et nous chercherons à faire la vérité dans notre vie, pour venir à la lumière. Puissions-nous avoir la foi limpide et trempée de Bernadette : dès l’aube de ses 15 ans, sûre du message transmis par Marie, elle a eu le courage tenace d’affronter les soupçons du monde adulte pour être fidèle à ce qu’elle avait reçu et en témoigner ».

(Bienheureux Jean Paul II, « discours aux jeunes dans la Basilique Saint Pie X à Lourdes en 1983)

 

2007 Madonna della maternità

Prières

 

Prière consécratoire

 

Ô Mère, Dieu a renouvelé pour Toi toutes les lois de la création puisque Tu es Mère de Dieu et que Tu portes dans Ton sein Celui que rien ne pourrait contenir. Dès Sa conception, la Croix est inscrite dans Tes entrailles et c'est par des noces de sang que la divinité épouse l'humanité. En Toi se réconcilient les contraires, le feu infiniment brûlant dont le monde est sorti est descendu dans les eaux de la maternité. Ô Marie, demeurée Vierge après l'enfantement, Tu es le signe permanent que la divinité peut épouser la chair de l'homme. Je Te consacre tout ce qui, dans le monde, est nubile et en manque d'union. Je Te consacre mon être pour qu'il soit le lieu où se renouvelle le mystère des noces de sang, d'eau et de feu. Ton Epoux, c'est Ton Créateur, et c'est Ton Fils et Ton Epoux à jamais.

 

Antienne

 

« Ô Marie, très Doux Amour, en Toi est écrit le Verbe qui nous donne la doctrine de vie ; Tu es la Tablette sur laquelle est gravée cette Doctrine. Aussitôt imprimé en Toi, ce Verbe porte la Croix du Saint Désir qui est comme greffée sur Lui. À peine conçu, Il est possédé du désir de mourir pour le Salut des hommes, en faveur de qui Il s'incarne ».

(Sainte Catherine de Sienne, Docteur de l'Eglise)

 

Psaume

Cantique de l'Apocalypse

(Apocalypse 19)

 

Alléluia, Alléluia !

Salut, puissance, honneur, louange à notre Dieu,

ils sont justes et sont vrais ses jugements.

Célébrez le Seigneur, serviteurs du Seigneur,

vous tous qui le craignez, petits et grands.

Il règne notre Dieu, le Seigneur Tout-Puissant,

exultons, pleins de joie, rendons-lui la gloire !

Car elles sont venues les Noces de l'Agneau,

son épouse pour Lui s'est faite belle !

Alléluia, Alléluia !

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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10 décembre 2013

Kensakridigezh d'ar Intron Varia - Consécration à la Vierge Marie

Kensakridigezh d'ar Intron Varia

 

Teurvezit degemer ma meul, ô werc'hez Vari benniget !

Itron Varia krouet dinamm, rouannez e neñv ha war an douar, a ro bod d'ar pec'herion, Mamm karu, da biv an Aotrou Doue en neus roet urzh ar vizerikord. Setu me, war o zreid, me, (Franck), paour pec'her. Me ho supli,kemerit ma boud en e bezh evel ho mad hag ho perc'hentiezh. Roit enon evel ma peus c'hoant : e ma ene, e ma c'horf, e ma buhez hag e ma marv da virviken. Kemerit, a-roak holl, outañ, evel ma peus c'hoant evit ma en em seveniñ a benn ar fin ar pezh a vez laret diouzoc'h : “ar gwreg a flastro penn an diaoul” hag ivez “c'hwi a trec'ho an hereziou e-barzh ar bed”. Ra vezan etre ho taouarn glan, pinvidik a vizerikord, reizh ho karantez gouest da vevaat ha lakaat da vleunviñ ken-ken a ene kollet. Ra en em astenno ren Kalon-Doue Jesus hep fin ebet. E gwirionez, o frezañs nemetañ a sach ar grasou a konvertis ha santifi an eneou, abalamour a strink ar gras eus Kalon Benniget Jesus warnomp dro ho taouarn-mamm.Amen.

O Mari, koñsevet hep pec'hed, pedit evidomp a c'houllomp rekour deo'ch hag evit ar re ne goullont ket rekour deoc'h, ispisial enebourion an Iliz Sant, hag an dud erpedet ganeomp.

 

Sant Maksimilian-Varia Kolbe

 

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Consécration à la Vierge Marie

 

Daignez recevoir ma louange, ô Vierge bénie !

Immaculée Conception, Reine du Ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère Très Aimante à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la Miséricorde, me voici à Vos pieds, moi, (Franck), pauvre pécheur. Je Vous en supplie, Acceptez mon être tout entier comme Votre bien et Votre propriété ; agissez en moi selon Votre volonté : en mon âme et mon corps, en ma vie et ma mort et mon éternité. Disposez avant tout de moi comme Vous le désirez pour que se réalise enfin ce qui est dit de Vous : « La Femme écrasera la tête du serpent » et aussi « Vous seule vaincrez les hérésies dans le monde entier. » Qu’en Vos mains toutes pures, si riches de Miséricorde, je devienne un instrument de Votre Amour capable de ranimer et d’épanouir pleinement tant d’âmes tièdes ou égarées. Ainsi s’étendra sans fin le règne du Coeur Divin de Jésus. Vraiment, Votre seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la grâce jaillit du Coeur Divin de Jésus sur nous tout, en passant par Vos mains maternelles. Amen.

O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous et pour ceux qui n'ont pas recours à Vous, spécialement les ennemis de la Sainte Eglise et pour toutes les personnes que nous Vous recommandons.

 

Saint Maximilien-Marie Kolbe

5 décembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 31/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Trente-et-unième jour

Troisième jour au sein de la Trinité

Marie Reine de l'Unité

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation

 

Donnant Ta vie pour nous,

Tu remets Ton Esprit au Père,

Tu rassembles l'humanité sauvée,

de Ton sein coulent des fleuves d'eau vive !

 

Nous venons à Toi, nous qui avons soif.

L'Esprit reposait sur Toi

quand du Ciel vint une voix :

« Tu es Mon Fils Bien-Aimé,

Tu as toute Ma faveur ».

 

Enfants de Dieu, oui, nous le sommes aussi,

puisqu'en nos cœurs, Ton Esprit clame :

« Abba, Père ! »

L'Esprit et l'Epouse disent : « Viens ! »

Que celui qui écoute dise : « Viens ! »

(Prière orientale des Eglise, Vigiles de Pentecôte)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

Parole de Dieu

 

Lettre de Saint Paul aux Ephésiens 5, 25-27

 

« Vous, les hommes, aimez votre femme à l'exemple du Christ : Il a aimé l'Église, Il s'est livré pour elle ; Il voulait la rendre Sainte en la purifiant par le bain du Baptême et la Parole de vie ; Il voulait se la présenter à Lui-même, cette Église, resplendissante, sans tache, ni ride, ni aucun défaut ; Il la voulait sainte et irréprochable ».

 

Lettre de Saint Paul aux Ephésiens 4, 13-16

 

« Au terme, nous parviendrons tous ensemble à l'unité dans la foi et la vraie connaissance du Fils de Dieu, à l'état de l'Homme parfait, à la plénitude de la stature du Christ. Alors, nous ne serons plus comme des enfants, nous laissant secouer et mener à la dérive par tous les courants d'idées, au gré des hommes, eux qui emploient leur astuce à nous entraîner dans l'erreur. Au contraire, en vivant dans la vérité de l'amour, nous grandirons dans le Christ pour nous élever en tout jusqu'à lui, car il est la Tête. Et par lui, dans l'harmonie et la cohésion, tout le corps poursuit sa croissance, grâce aux connexions internes qui le maintiennent, selon l'activité qui est à la mesure de chaque membre. Ainsi le corps se construit dans l'amour ».

 

Message de Marie à Medjugorje du 25 avril 1988

 

« Chers enfants, Dieu veut faire de vous des Saints. C'est pourquoi, Il vous appelle par Moi à l'abandon complet. Que la Sainte Messe soit vie pour vous. Comprenez bien que l'église est le palais de Dieu. C'est le lieu où Je vous rassemble et où Je veux vous montrer le Chemin vers Dieu. Venez et priez ! Ne regardez pas les autres, ne parlez pas d'eux de façon malveillante, mais que votre vie soit un témoignage sur la voie de la Sainteté. Les églises sont dignes de respect. Elles sont sanctifiées, car Dieu qui s'est fait Homme y habite jour et nuit. Ainsi donc, petits enfants, croyez et priez pour que le Père augmente votre Foi et ensuite, recherchez ce qui vous est nécessaire. Je suis avec vous. Je me réjouis de votre conversion et Je vous protège de Mon Manteau Maternel. Merci d'avoir répondu à Mon appel. »

 

Méditation

 

« Les chrétiens savent que leur unité ne sera vraiment retrouvée que lorsqu'elle sera fondée sur l'unité de leur Foi. Ils doivent surmonter des désaccords doctrinaux non négligeables au sujet du Mystère et du ministère de l'Eglise et parfois aussi du rôle de Marie dans l'œuvre du Salut. Les dialogues entrepris par l'Eglise catholique avec les Eglises et les Communautés ecclésiales d'Occident convergent de plus en plus sur ces deux aspects inséparables du mystère du Salut lui-même. Si le mystère du Verbe incarné nous fait entrevoir le mystère de la Maternité Divine et si, à son tour, la contemplation de la Mère de Dieu nous introduit dans une intelligence plus profonde du mystère de l'Incarnation, on doit en dire autant du mystère de l'Eglise et du rôle de Marie dans l'œuvre du Salut. Approfondissant l'un et l'autre, éclairant l'un par l'autre, les chrétiens désireux de faire ce que Jésus leur dira – comme le leur recommande leur Mère (cf. Jn 2, 5) – pourront progresser ensemble dans le « pèlerinage de la foi » dont Marie est toujours l'exemple et qui doit les conduire à l'unité voulue par leur unique Seigneur et tellement désirée par ceux qui sont attentivement à l'écoute de ce qu'aujourd'hui « l'Esprit dit aux Eglises » (Ap 2, 7. ll. 17).

Il est déjà de bon augure que ces Eglises et ces Communautés ecclésiales rejoignent l'Eglise catholique sur des points fondamentaux de la foi chrétienne également en ce qui concerne la Vierge Marie. En effet, elles la reconnaissent comme la Mère du Seigneur et estiment que cela fait partie de notre foi dans le Christ, vrai Dieu et vrai homme. Elles la contemplent au pied de la Croix, recevant comme son fils le disciple bien-aimé, qui à son tour la reçoit comme sa mère.

Pourquoi, alors, ne pas la considérer tous ensemble comme notre Mère commune qui prie pour l'unité de la famille de Dieu, et qui nous « précède » tous à la tête du long cortège des témoins de la foi en l'unique Seigneur, le Fils de Dieu, conçu dans son sein virginal par l'Esprit Saint ? »

(Bienheureux Jean Paul II, Redemptoris Mater, n°30)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Adam et Eve dans le Paradis régnaient sur la Création dans une unité parfaite et dans l'harmonie. Marie, Tu es la nouvelle Eve et Ton Fils Bien-Aimé le nouvel Adam ; par l'union de Vos Cœurs dans la joie, la souffrance et la gloire, Vous régnez sur la Création nouvelle qui est l'Eglise Immaculée dans son mystère, née du Côté ouvert de Jésus et de l'infinie douleur de Ton Cœur. Ô Marie avec Thérèse, je veux dire : « Dans le cœur de l'Eglise, ma Mère, je serai l'amour ». Marie, Mère de l'Eglise, Mère de l'Unité de tous ses membres, Mère parfaite, je me consacre totalement à Toi, pour que l'Eglise apparaisse sans tache ni ride au jour de la venue de l'Epoux.

 

Antienne

 

Si, par la faute d'Adam,

la mort a régné sur les hommes,

par la mort du seul Juste,

la grâce surabonde pour tous ;

en Toi Vierge très pure,

resplendit l'aurore du Salut,

plus jeune que notre péché,

Tu es la première des sauvés.

(Liturgie d'André Gouzes)

 

Psaume

Prière sacerdotale

(Saint Jean 17, 1-3, 17-26)

 

Père, l'heure est venue :

Glorifie Ton Fils, afin que Ton Fils Te glorifie

et que, par le pouvoir sur toute chair,

que Tu Lui as conféré,

Il donne la vie éternelle à tous ceux

que Tu Lui as donnés.

La vie éternelle, c'est qu'ils Te connaissent,

Toi le seul véritable Dieu, le vrai Dieu,

et Ton envoyé, Jésus Christ.

Consacre-les dans la Vérité : Ta Parole est Vérité.

Comme Tu M'as envoyé dans le monde,

Moi aussi, je les ai envoyé dans le monde.

Et pour eux je me consacre Moi-Même,

afin qu'ils soient eux aussi consacrés en Vérité.

Je ne prie pas pour eux seulement,

mais pour ceux là aussi

qui grâce à leur parole croiront en Moi.

Que tous soient un,

comme toi, Père, tu es en Moi et Moi en Toi.

Qu'eux aussi soient un en Nous,

afin que le monde croie que Tu M'as envoyé.

Je leur ai donné la gloire que Tu M'as donnée,

pour qu'ils soient un comme Nous sommes Un :

Moi en eux et Toi en Moi.

Pour qu'ils ne soient parfaitement un

et que le monde sache que Tu M'as envoyé,

et que Je les a aimés comme Tu M'as aimé.

Père, ceux que Tu M'as donnés,

Je veux que là où Je suis,

Ils soient aussi avec Moi,

pour qu'ils contemplent la gloire,

que Tu M'as donnée,

parce que Tu M'as aimé

avant la création du monde.

Père Juste, le monde ne T'a pas connu,

mais moi Je T'ai connu,

et ceux-ci ont reconnu que Tu M'as envoyé.

Je leur ai fait révélé Ton Nom et le leur révélerai,

pour que l'Amour dont Tu M'as aimé

soit en eux et Moi en eux.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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4 décembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 30/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Trentième jour

Deuxième jour au sein de la Trinité

Marie Reine des cœurs

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

O Saint-Esprit, Dieu amour, nœud de la sainte Trinité par l'amour, vous vous reposez et vous prenez vos délices entre les enfants des hommes,dans la sainte chasteté qui, par l'influence de votre force et de vos charmes, fleurit ici-bas comme la rose entre les épines.

Esprit-Saint ! Amour ! Amour ! Dites-moi quel chemin conduit à un si délicieux séjour, où est le sentier de la vie qui mène à ces prairies fécondées de la rosée divine, où se désaltèrent les cœurs altérés.

Ô Amour, vous seul connaissez ce chemin qui mène à la vie et à la vérité. C'est en vous que s'accomplit l'alliance pleine de délices qui unit entre elles les divines personnes de la Trinité sainte.

Par vous, ô Esprit-Saint, sont répandus sur nous les plus précieux dons. De vous procèdent les semences fécondes qui produisent les fruits de la vie. De vous émane le miel si doux des délices qui ne sont qu'en Dieu.

Par vous descendent sur nous les eaux fertiles des bénédictions divines, les dons si chers de l'Esprit, mais si rares, hélas! dans notre région.

(Sainte Gertrude)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

Parole de Dieu

 

Saint Jean 10, 14-16

 

« Moi, Je suis le Bon Pasteur ; Je connais mes brebis, et mes brebis Me connaissent, comme le Père Me connaît, et que je connais le Père ; et Je donne ma vie pour mes brebis. J'ai encore d'autres brebis, qui ne sont pas de cette bergerie : celles-là aussi, il faut que Je les conduise. Elles écouteront Ma voix : il y aura un seul troupeau et un seul Pasteur ».

 

Saint Luc 1, 30-38

 

« L'Ange lui dit alors : « Sois sans crainte, Marie, car Tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que Tu vas concevoir et enfanter un Fils ; Tu lui donneras le Nom de Jésus. Il sera grand, Il sera appelé Fils du Très-Haut ; le Seigneur Dieu Lui donnera le Trône de David son père ; Il régnera pour toujours sur la Maison de Jacob, et Son Règne n'aura pas de fin ». Marie dit à l'Ange : « Comment cela va-t-il se faire, puisque Je suis vierge ? » L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur Toi, et la Puissance du Très-Haut Te prendra sous Son Ombre ; c'est pourquoi Celui qui va naître sera Saint, et Il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : « la femme stérile », car rien n'est impossible à Dieu ». Marie dit alors : « Voici la Servante du Seigneur ; que tout se passe pour Moi selon ta parole ». Alors l'ange la quitta ».

 

Apocalypse de Saint Jean 12

 

« Un signe grandiose apparut dans le ciel : une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles. Elle était enceinte et elle criait, torturée par les douleurs de l'enfantement. Un autre signe apparut dans le ciel : un énorme dragon, rouge feu, avec sept têtes et dix cornes,et sur chaque tête un diadème. Sa queue balayait le tiers des étoiles du ciel, et les précipita sur la terre. Le Dragon se tenait devant la femme qui allait enfanter, afin de dévorer l'enfant dès sa naissance. Or, la Femme mit au monde un Fils, un enfant mâle, Celui qui sera le Berger de toutes les nations, les menant avec un sceptre de fer. L'enfant fut enlevé auprès de Dieu et de son Trône, et la Femme s'enfuit au désert, où Dieu lui a préparé une place, pour qu'elle y soit nourrie pendant mille deux cent soixante jours. Il y eut alors un combat dans le ciel : celui de Michel et de ses anges contre le Dragon. Le Dragon, lui aussi, combattait avec l'aide des siens, mais ils furent les moins forts et perdirent leur place dans le ciel. Oui, il fut rejeté, le grand Dragon, le serpent des origines, celui qu'on nomme Démon et Satan, celui qui égarait le monde entier. Il fut jeté sur la terre,et ses anges avec lui. Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante, qui proclamait : « Voici maintenant le salut, la puissance et la royauté de notre Dieu, et le pouvoir de son Christ ! Car l'accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Et eux, ils l'ont vaincu par le sang de l'Agneau et le témoignage de leur parole. Dépassant l'amour d'eux-mêmes, ils sont allés jusqu'à la mort. Ciel, sois donc dans la joie, ainsi que vous tous qui demeurez aux cieux. Mais malheur pour la terre et pour la mer, parce que le démon est descendu vers vous en grande fureur, sachant qu'il lui reste peu de temps ». Et quand le Dragon vit qu'il était jeté sur la terre, il se mit à poursuivre la Femmequi avait mis au monde l'enfant mâle. Alors furent données à la Femme les deux ailes du grand aigle pour s'envoler au désert, où elle a sa place pour être nourrie pendant un temps, deux temps et la moitié d'un temps, loin de la présence du Serpent. Puis le Serpent projeta de sa bouche derrière la Femme comme un fleuve d'eau pour qu'elle soit emportée par le fleuve. Mais la terre vint au secours de la Femme : la terre ouvrit sa bouche et engloutit le fleuveque le Dragon avait projeté de sa bouche. Alors le Dragon se mit en colère contre la Femme, et s'en alla faire la guerre contre le reste de sa descendance, ceux qui observent les commandements de Dieu et qui gardent le témoignage pour Jésus. Et il s'arrêta sur le rivage de la mer ».

 

Message de Marie à Medjugorje de novembre 1991

 

« C'est dans la prière quotidienne que vous commencerez, de jour en jour, à écouter Dieu qui parle à vos cœurs. Il vous faut apprendre à entendre la voix de Dieu dans vos cœurs. Dieu veut toujours vous parler, la prière est une conversation avec Lui. Il désire toujours vous montrer ce qu'Il attend de vous, et vous faire connaître Sa Volonté. Pour cela, priez chaque jour avec le cœur. Si vous ne priez pas, vous ne pouvez connaître votre vocation ».

(Cyrille Auboyneau, « Paroles du Ciel, Messages de Marie à Medjugorje », Editions des Béatitudes)

 

Méditation

 

« Ainsi donc, lorsque le Père éternel envoie dans nos cœurs l'Esprit de Son Fils, criant : « Abba, Père ! » Quand nous agissons et quand nous n'agissons pas, c'est-à-dire lorsqu'Il réalise en nous une tendresse, un amour d'enfants envers le Père du Ciel, alors cet Esprit du Fils réalise en outre une tendresse et un amour d'enfants envers cette infiniment douce et aimable Mère. Et dans ce sens, le Père Eternel envoie aussi dans nos cœurs l'Esprit Saint, criant : « Mère, Mère ! » Car c'est dans le seul et même Esprit – l'Esprit du Christ – qui suscite dans les âmes cet amour filial et cette vie en Marie, comme Il suscite un amour filial et une vie en Dieu ; et tout cela selon la manière où ceci fut réalisé en Notre-Seigneur Jésus. Ceci contient des mystères, et je passe en gardant un saint silence. Mais chacun peut en voir l'expérience dans la mesure de son amour ».

(Marie de Sainte Thérèse, « L'union mystique à Marie »)

 

« En annonçant l'Année mariale, je précisais par ailleurs que sa conclusion aurait lieu l'année suivante en la solennité de l'Assomption de la sainte Vierge Marie au ciel, afin de mettre en relief le « signe grandiose qui apparaît au ciel », dont parle l'Apocalypse. De cette façon, nous voulons également répondre à l'exhortation du Concile, qui se tourne vers Marie, « signe d'espérance assurée et de consolation devant le Peuple de Dieu en pèlerinage ». Et cette exhortation, le Concile l'exprime ainsi : « Que tous les chrétiens adressent à la Mère de Dieu et des hommes d'instantes supplications, afin qu'après avoir assisté de ses prières l'Eglise naissante, maintenant encore, exaltée dans le ciel au-dessus de tous les bienheureux et des anges, elle continue d'intercéder auprès de son Fils dans la communion de tous les saints, jusqu'à ce que toutes les familles des peuples, qu'ils soient déjà marqués du beau nom de chrétiens ou qu'ils ignorent encore leur Sauveur, soient enfin heureusement rassemblés dans la paix et la concorde en un seul Peuple de Dieu à la gloire de la très sainte et indivisible Trinité » (Lumen Gentium, n°69) ».

(Bienheureux Jean Paul II, Redemptoris Mater, n°50)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Ô Marie, en me consacrant à Toi, je me livre à l'amour, à sa caresse dans la brise de l'Esprit, mais aussi à Son Feu dévorant, je me livre à tous les mystères de la Rédemption du monde, je me livre à l'amour sans partage du Père pour la Création, au crucifiant amour du Fils, au consumant amour de l'Esprit, je me livre aux sept Douleurs de Ton Cœur et à ses sept Allégresses, je me livre à tout ce que Ton Amour attend de moi. Ô Marie, je Te fais le don de mon cœur pour que Tu l'unisses au Tien et à Celui de Ton Fils, pour que Tu l'unisses aux cœurs qui sont dans le Tien. Dispose mon cœur, ô ma Reine, à ne rient Te refuser, à ne rien refuser à l'Amour qui croit tout, espère tout, supporte tout.

 

Antienne

 

Ô Reine du Paradis, Mère du Saint Amour, puisque Tu es entre toutes les créatures la plus aimable, la plus chère à Dieu, et sa principale amante, agréée l'amour du plus misérable pécheur qui s'est épris d'amour pour toi ».

(Saint Alphonse de Liguori, Docteur de l'Eglise)

 

Psaume 23 (22)

 

Le Seigneur est mon berger

je ne manque de rien.

Sur des prés d'herbe fraîche, il me fait reposer.

Vers les les eaux paisibles, il me mène,

il y refait mon âme.

Il me guide par le juste chemin

pour l'amour de son nom.

Passerais-je un ravin de ténèbres,

je ne crains aucun mal ;

près de moi ton bâton, ta houlette

sont là qui me consolent.

Devant moi tu apprêtes une table

face à mes adversaires ;

d'une onction tu me parfumes la tête,

ma coupe déborde.

Oui, grâce et bonheur me pressent

en la longueur des jours.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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2 décembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 28/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Vingt-huitième jour

Septième jour à l'Ombre de l'Esprit

Pentecôte d'Amour

Consécration dans la Milice de l'Immaculée

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Seigneur, envoyez votre Esprit et tout sera créé, et vous renouvellerez la face de la terre. Seigneur, renouvelez votre première Pentecôte. Accordez, Jésus, à tous vos bien-aimés prêtres la grâce du discernement des esprits, comblez-les de vos dons, augmentez leur amour, faites de tous de vaillants apôtres et de vrais saints parmi les hommes.

Esprit Saint, Dieu d'Amour, venez, tel un vent puissant, dans nos cathédrales, dans nos églises, dans nos chapelles, dans nos cénacles, dans les plus luxueuses maisons comme dans les plus humbles demeures. Emplissez la terre entière de vos lumières, de vos consolations et de votre amour. 

Venez, Esprit d'Amour, apportez au monde la fraîcheur de votre souffle sanctifiant. Enveloppez tous les hommes du rayonnement de votre grâce ! Emportez-les tous dans les splendeurs de votre gloire. Venez les réconforter dans le présent encore si lourd d'angoisses, éclairez l'avenir incertain de beaucoup, raffermissez ceux qui hésitent encore dans les voies divines.

Esprit de lumière, dissipez toutes les ténèbres de la terre, guidez toutes les brebis errantes au divin bercail, percez les nues de vos mystérieuses clartés. Révélez-vous aux hommes et que ce jour soit l'annonce d'une nouvelle aurore. Emplissez tous les cœurs de vos dons multiples et précieux, fruit divin de l'immolation du Calvaire, gage magnifique des promesses du Christ. 

Divin Esprit, Feu d'amour, joie qui surpasse toute plénitude, lumière qui met en fuite les plus lamentables obscurités ; inspirateur de toute louange, Esprit de vérité, établissez toutes les âmes dans le goût des choses saintes.

Faites-les pénétrer dans les beautés profondes de vos demeures mystérieuses. Qu'elles entrent dans le royaume secret des mystères divins selon la promesse du Verbe ; et leur vie toute transformée, toute transfigurée, toute divinisée dans le Christ, atteindra une puissance infinie par la valeur même de vos divines richesses. 

Divin Consolateur de nos peines, charme précieux des fécondes solitudes, animateur de toutes nos joies, germe sacré de toute vie spirituelle, étendez sur tout l'univers votre immensité. Remplissez le monde de votre plénitude.

Absorbez notre humaine substance dans le mystère de Votre divine unité ; imprimez dans les cœurs le sceau des promesses du Père ; effacez toute ombre de nos fronts ; mettez sur toutes les lèvres l'ivresse du calice de Jésus, et bientôt toute une moisson de saints se lèveront dans la lumière.

(Marthe Robin, 26 mai 1939)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

Parole de Dieu

 

Apocalypse 12, 10-11

 

« Alors j'entendis dans le ciel une voix puissante,qui proclamait : « Voici maintenant le Salut, la Puissance et la Royauté de notre Dieu, et le pouvoir de Son Christ ! Car l'accusateur de nos frères a été rejeté, lui qui les accusait jour et nuit devant notre Dieu. Et eux, ils l'ont vaincu par le Sang de l'Agneau et le témoignage de leur parole. Dépassant l'amour d'eux-mêmes, ils sont allés jusqu'à la mort ».

 

Lettre de Saint Paul aux Ephésiens 6, 10-18

 

« Puisez votre énergie dans le Seigneur et dans la vigueur de Sa Force. Revêtez l'équipement de Dieu pour le combat, afin de pouvoir tenir contre les manœuvres du démon. Car nous ne luttons pas contre des hommes, mais contre les forces invisibles, les puissances des ténèbres qui dominent le monde, les esprits du mal qui sont au-dessus de nous. Pour cela, prenez l'équipement de Dieu pour le combat ; ainsi, quand viendra le jour du malheur, vous pourrez tout mettre en oeuvre pour résister et tenir debout. Tenez donc, ayant autour des reins le ceinturon de la Vérité, portant la cuirasse de la Justice, les pieds chaussés de l'ardeur à annoncer l'Évangile de la Paix, et ne quittant jamais le bouclier de la Foi, qui vous permettra d'arrêter toutes les flèches enflammées du Mauvais. Prenez le casque du Salut et l'épée de l'Esprit, c'est-à-dire la Parole de Dieu. En toute circonstance, que l'Esprit vous donne de prier et de supplier. Restez éveillés afin de persévérer dans la prière pour tous les fidèles ».

 

Actes des Apôtres 1, 13-14

 

« Arrivés dans la ville, ils montèrent à l'étage de la maison ; c'est là qu'ils se tenaient tous : Pierre, Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélemy et Matthieu, Jacques fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude fils de Jacques. D'un seul cœur, ils participaient fidèlement à la prière, avec quelques femmes dont Marie, mère de Jésus, et avec ses frères ».

 

Message de Marie à Medjugorje du 25 mai 1993

 

« Chers enfants, aujourd'hui Je vous appelle à vous ouvrir à Dieu par la prière, afin que le Saint-Esprit commence à faire des miracles en vous et à travers vous. Car, chers enfants, chacun de vous est important dans Mon plan de Salut. Je vous invite à être porteurs de bien et de la paix. Dieu peut vous donner la paix seulement si vous vous convertissez et si vous priez. C'est pourquoi, mes chers petits enfants, priez, priez, priez, et faites ce que le Saint-Esprit vous inspirera. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« Cependant, le Père accorde encore un temps au monde. Il y a, dans cette fin du monde marquée par l'avènement de Jésus, comme une intervalle de Miséricorde laissé aux homme, aux hommes de bonne volonté, aux petits, aux pauvres, à tous ceux qui veulent imiter Marie et suivre Jésus. L'Esprit Saint leur est donné pour qu'ils puissent revivre tout ce mystère d'amour que Jésus a vécu ici-bas avec Sa Mère ».

(Père Thomas-Philippe, « La Vie Cachée de Marie »)

 

« C'est par Marie que le salut du monde a commencé, et c'est par Marie qu'il doit être consommé (...) Dans le second avènement de Jésus-Christ, Marie doit être connue et révélée par le Saint-Esprit afin de faire par elle connaître, aimer et servir Jésus-Christ, les raisons qui ont porté le Saint-Esprit à cacher son Épouse pendant sa vie, et à ne la  révéler que bien peu depuis la prédication de l'Évangile, ne subsistant plus ».

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, Traité de la Vraie Dévotion, n°49)

 

« Maximilien Kolbe, comme peu d'autres, était imprégné du mystère de l'élection divine de Marie. Son cœur et sa pensée se sont concentrés d'une manière particulière autour de ce « nouveau commencement » que fut dans l'histoire de l'humanité – par l'oeuvre du Rédempteur – l'Immaculée Conception de la Mère de son Incarnation terrestre... Maximilien Kolbe a pénétré ce mystère d'une façon particulièrement profonde, particulièrement synthétique : non pas dans l'abstrait, mais à travers le contexte vivant du Dieu Trinité qui est Père, Fils et Saint Esprit, et à travers le contexte vivant des desseins sauveurs de Dieu à l'égard du monde. Voici de nouveau ses paroles : « Cherchons à nous tenir toujours plus près, chaque jour, de l'Immaculée ; alors, de ce fait, nous nous approcherons encore davantage du Cœur de Jésus, de Dieu le Père, de toute la Très Sainte Trinité, car aucune créature n'est plus proche de la divinité que l'Immaculée. Et de cette façon aussi, nous rapprocherons de l'Immaculée et du Bon Dieu tous ceux qui sont proches de notre cœur » (Maximilien Kolbe, lettre de Nagasaki, 6 avril 1934) ».

 

(Bienheureux Jean Paul II, deuxième voyage en Pologne, juin 1983)

 

Le Triomphe de l'Immaculée

Prières

 

Prières consécratoire

 

Marie, Tu es une armée rangée en bataille dont la seule arme offensive est l'Amour de Miséricorde, Ton seul bouclier c'est Ta Pureté inaltérable. Ô Vierge Mère, je veux m'engager corps et âme dans cette armée que Tu lèves pour livrer un ultime combat contre la bête dévoreuse des enfants des hommes. Tu es debout au milieu de Tes petits pauvres qui sont les apôtres des derniers temps, dans un cénacle vaste comme le monde, et j'expose mon être tout entier aux Flammes de l'Amour Divin dans la grande Pentecôte d'Amour promise à une humanité sur le point d'être engloutie par le déluge de feu.

 

Antienne

 

L'Esprit et l'Epouse disent : « Viens !

Que vienne Ta grâce,

que ce monde passe,

et Tu seras tout en tous ! »

 

Psaume

Livre de l'Apocalypse 5, 9-10,12

 

Tu es digne, Seigneur notre Dieu,

de recevoir l'honneur, la gloire et la puissance.

C'est Toi qui créas l'univers,

c'est par Ta Volonté qu'il reçut l'existence et fut créé.

Tu es digne, Christ et Seigneur,

de prendre le Livre et d'en ouvrir les sceaux.

Car tu fus immolé, racheté pour Dieu,

par Ton Sang,

des hommes de toute tribu, langue,

peuple et nation.

Tu as fait de nous, pour notre Dieu,

un royaume de prêtres,

et nous régnerons sur la terre.

Il est digne, l'Agneau immolé,

de recevoir puissance et richesse,

sagesse et force,honneur, gloire et louange.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

Marie Reine Immaculée

Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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26 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 22/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

 

Quatrième semaine

Epouse de l'Esprit

 

« Le Saint-Esprit ayant épousé Marie, et ayant produit en Elle, et par Elle, et d'Elle, Jésus-Christ, ce chef-d'oeuvre, le Verbe incarné, comme Il ne l'a jamais répudiée, Il continue à produire tous les jours en Elle et par Elle, d'une manière mystérieuse, mais véritable, les prédestinés ».

(Saint Louis Marie Grignion de Montfort, « Le Secret de Marie », n°13)

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 Vingt-deuxième jour

Premier jour à l'ombre du Saint Esprit

Annonciation, l'étreinte de l'Esprit

Consécration de nos adhésions à l'Esprit

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation au Saint Esprit

 

Ô Feu consumant,

Esprit d'amour,

survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme

comme une incarnation du Verbe

que je Lui sois une humanité de surcroît ;

en laquelle Il renouvelle tout Son Mystère.

 

Et vous, ô Père,

penchez-vous vers votre pauvre petite créature,

couvrez-la de votre ombre,

ne voyez en elle que le Bien-Aimé

en lequel vous avez mis toutes vos complaisances.

(Bienheureuse Elisabeth de la Trinité)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

Parole de Dieu

 

Saint Luc 1, 35-38

 

« L'ange lui répondit : « L'Esprit Saint viendra sur toi, et la puissance du Très-Haut te prendra sous Son Ombre ; c'est pourquoi Celui qui va naître sera Saint, et Il sera appelé Fils de Dieu. Et voici qu'Élisabeth, Ta cousine, a conçu, elle aussi, un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, alors qu'on l'appelait : « la femme stérile ». Car rien n'est impossible à Dieu ». Marie dit alors : « Voici la servante du Seigneur ; que tout se passe pour moi selon ta parole. »Alors l'ange la quitta ».

 

Lettre aux Hébreux 10, 5-10

 

« En entrant dans le monde, le Christ dit, d'après le Psaume : « Tu n'as pas voulu de sacrifices ni d'offrandes, mais tu m'as fait un corps. Tu n'as pas accepté les holocaustes ni les expiations pour le péché ; alors, je t'ai dit : « Me voici, mon Dieu, je suis venu pour faire Ta Volonté, car c'est bien de moi que parle l'Écriture ». Le Christ commence donc par dire : « Tu n'as pas voulu ni accepté les sacrifices et les offrandes, les holocaustes et les expiations pour le péché que la Loi prescrit d'offrir ». Puis il déclare : « Me voici, je suis venu pour faire ta volonté ». Ainsi, il supprime l'ancien culte pour établir le nouveau. Et c'est par cette volonté de Dieu que nous sommes sanctifiés, grâce à l'offrande que Jésus Christ a faite de son corps, une fois pour toutes ».

 

Lettre de Saint Paul aux Galates 5, 16-25

 

« Je vous le dis : vivez sous la conduite de l'Esprit de Dieu ; alors vous n'obéirez pas aux tendances égoïstes de la chair. Car les tendances de la chair s'opposent à l'esprit, et les tendances de l'esprit s'opposent à la chair. En effet, il y a là un affrontement qui vous empêche de faire ce que vous voudriez. Mais en vous laissant conduire par l'Esprit, vous n'êtes plus sujets de la Loi. On sait bien à quelles actions mène la chair : débauche, impureté, obscénité, idolâtrie, sorcellerie, haines, querelles, jalousie, colère, envie, divisions, sectarisme, rivalités, beuveries, gloutonnerie et autres choses du même genre. Je vous préviens, comme je l'ai déjà fait : ceux qui agissent de cette manière ne recevront pas en héritage le royaume de Dieu. Mais voici ce que produit l'Esprit : amour, joie, paix, patience, bonté, bienveillance, foi, humilité et maîtrise de soi. Face à tout cela, il n'y a plus de loi qui tienne. Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses tendances égoïstes. Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit ».

 

Message de Marie à Medjugorje du 25 octobre 1987

 

« Chers enfants, aujourd'hui, Je veux tous vous appeler : que chacun se décide pour le Paradis ! Le chemin est difficile pour ceux qui ne se sont pas décidés pour Dieu. Chers enfants, décidez-vous ! Croyez que Dieu s'offre à vous dans toute Sa plénitude. Vous êtes invités, il vous faut répondre à l'appel du Père qui vous invite par Mon intermédiaire. Priez, car dans la prière chacun pourra atteindre l'Amour parfait. Je vous bénis et je veux aider chacun à être sous Mon manteau maternel. Merci d'avoir répondu à Mon appel. »

 

Méditation

 

« L'Esprit Saint, par Son intervention invisible, fait don à Marie du Verbe incarné, non dans la lumière, mais dans le Feu de l'Amour. C'est dans l'Amour et par l'Amour que l'Esprit Saint réalise en Marie la conception virginale de Jésus. L'Esprit Saint se donne à Elle dans un nouvel Amour. Sous la passivité même de l'Amour de Marie, l'Esprit Saint vient actualiser les capacités mystérieuses qui sont en Elle. Il vient donner un mode nouveau à l'Amour de Marie, qui rend cet Amour réalisateur. Jésus est le Fruit béni de Son Sein. Son Amour est alors producteur, il est fécond, il n'est pas seulement passif. Jésus est conçu en Elle, et Il apparaît comme la brûlure d'un autre Amour, intérieur lui aussi, infiniment plus brûlant que le sien, qui vient Lui révéler la présence d'une nouvelle personne, une Personne Divine infiniment plus petite qu'elle ».

(Père Thomas, « La Vie Cachée de Marie »)

 

« Cette Mère porte le nom de Marie. L’Église la vénère d’une façon particulière. Le culte qu’elle lui rend dépasse celui de tous les autres saints (culte d’hyperdulie). Elle la vénère ainsi précisément parce qu’elle a été la Mère ; parce qu’elle a été choisie pour être la Mère du Fils de Dieu ; parce qu’à ce Fils, qui est le Verbe éternel, elle a donné dans le temps « le corps », elle a donné en un moment de l’Histoire « l’humanité ». L’Église insère cette vénération particulière de la Mère de Dieu dans tout le cycle de l’année liturgique pendant laquelle, avec la fête de l’Annonciation, le 25 mars, neuf mois avant Noël, est rappelé d’une façon discrète, bien que très solennelle, le moment de la conception humaine du Fils de Dieu. On peut dire que, pendant toute cette période qui va du 25 mars au 25 décembre, l’Église chemine avec Marie qui, comme chaque mère, attend le moment de la naissance, le jour de Noël. Et aussi, pendant ce temps, Marie « chemine » avec l’Église. L’attente de sa maternité est inscrite d’une façon discrète dans la vie de l’Église, chaque année. Tout ce qui est arrivé entre Nazareth, Aïn Karim et Bethléem, constitue pour la vie de l’Église le thème de sa liturgie, de sa prière — spécialement la prière du Rosaire — et de sa contemplation ».

(Bienheureux Jean Paul II, « Le sens de la Maternité dans la société et la famille », audience générale du 10 janvier 1979, n°2)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Ô Marie, aimée du Père avant tous les siècles, donne-moi d'espérer l'étreinte de l'Esprit pour vivre en plénitude et mourir comme Moïse dans un baiser de Dieu. Je me consacre à Toi qui m'apprends l'abandon au Crucifiant d'Amour, à la Lumière qui aveugle pour que nous puissions, après avoir vu la Face de Dieu, vivre encore. Introduis-moi dans l'intense silence de la nuée qui cache pour mieux révéler. Ô Marie qui conçois Dieu dans l'étreinte de Feu, Marie, colombe blottie dans le creux du rocher, je me consacre à Ton Cœur silencieux, à tout ce qui en Toi était capable d'épouser Dieu. Ô Marie au pied de la Croix, je me consacre à Ton Cœur rempli d'Amour compatissant. Que le Séraphin qui tient la Croix transperce mon cœur et mes membres et que par Toi, épouse de l'Esprit, je sois tout à Jésus.

 

Antienne

 

« Ô pleine de grâce, éclairez mon intelligence et déliez ma langue, afin que je chante Vos louanges et surtout le cantique angélique si digne de Vous : « Je Vous salue, ô paix, ô joie, ô salut et consolation de tout l'univers ! Je Vous salue, ô le plus grand miracle qui ait jamais été fait dans le monde, paradis de délices, port assuré de toute âme en péril, médiatrice de Dieu et des hommes, je Vous salue ! »

(Saint Ephrem)

 

Psaume 40 (39)

 

J'espérais le Seigneur d'un grand espoir,

il s'est penché vers moi,

Il écouta mon cri.

Il me tira de la fosse fatale,

de la vase du bourbier ;

il dressa mes pieds sur le roc,

affermissant mes pas.

En ma bouche, Il mit un chant nouveau,

louange à notre Dieu.

Heureux est l'homme, celui-là

qui met sa foi dans le Seigneur

ne tourne pas du côté des rebelles

égarés dans le mensonge !

 

Combien Tu as fait,

Seigneur mon Dieu,

de merveilles, de projets pour nous ;

rien ne se mesure à toi !

Je veux le publier, le redire

il en est trop pour les dénombrer.

 

Tu ne voulais ni sacrifices, ni oblation,

Tu m'as ouvert l'oreille,

Tu n'exigeais holocauste ni victime,

alors j'ai dit : « Voici, je viens.

Au rouleau du livre, il est prescrit

de faire Tes Volontés.

Mon Dieu, je me suis plu dans Ta Loi

au profond de mes entrailles.

 

J'ai annoncé la justice du Seigneur

dans la grande assemblée ;

vois, je ne ferme pas mes lèvres,

Toi Tu le sais.

Je n'ai pas celé Ta Justice

au profond de mon cœur,

j'ai dit Ta fidélité, Ton Salut,

je n'ai pas caché Ton Amour et Ta Vérité

à la grande assemblée.

 

Toi, Seigneur, ne ferme pas

pour moi Tes tendresses !

Puissent Ton Amour et Ta Vérité

sans cesse me garder !

Car les malheurs m'assiègent

à ne pouvoir les dénombrer.

Mes torts retombent sur moi,

je ne peux plus voir ;

ils foisonnent plus que les cheveux de ma tête

et le cœur me manque.

 

Daigne, Seigneur, me secourir !

Seigneur, vite à mon aide !

Honte et déshonneur sur tous ceux là

qui cherchent mon âme pour la perdre !

Arrière ! Honnis soient-ils,

ceux qui flattent mon malheur !

Qu'ils soient stupéfaits de honte

ceux qui me disent : « C'est bien fait ! »

Joie en toi et réjouissance

à tous ceux qui Te cherchent !

Qu'ils redisent toujours : « Dieu est grand ! »

ceux qui aiment Ton Salut !

Et moi, pauvre et malheureux !

Seigneur, viens vite !

Toi mon secours et sauveur,

mon Dieu, ne tarde pas !

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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