Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Images Saintes
Publicité
Archives
Newsletter
Derniers commentaires
Images Saintes
  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
25 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

Sainte Enfance

Vingt-sixième jour

Œuvre de la Sainte Enfance

 

Une autre Institution merveilleuse de la Charité Chrétienne, ayant pour objet non seulement l'avantage temporel du prochain, mais surtout son bien spirituel, c'est l'OEuvre de la Sainte Enfance, ou l'association pour le rachat des enfants infidèles. C'était, chez les peuples anciens, un usage barbare d'exposer, de vendre, de tuer même leurs petits enfants, et cet usage a persévéré jusqu'à nos jours dans beaucoup de région païennes, spécialement en chine (le livre, dont ce texte est extrait a été publié en 1891 NDLR). Dans cet immense empire, tout père à le droit de tuer ses enfants en bas âge. Un père de condition misérable, qui pense ne pas pouvoir élever facilement les enfants qui lui naîtront, ou qui se trouve déjà passablement chargé de famille, fait jeter à l'eau l'enfant qui vient de naître, ou l'abandonne sur la voie publique. Dans les cités populeuses, des voitures circulent çà et là pendant la nuit pour recueillir les enfants abandonnés, puis on les jette tout pêle-mêle dans une fosse immense. Parfois, avant que passent ces voitures, les pauvres petits ont été dévorés, au moins en partie, par les chiens et les porcs qui recherchent cette proie. A Pékin, en trois années seulement, on a recueilli plus de 9 712 de ces enfants que l'on a jetés dans la fosse, et écrasés, ceux que les chiens ont dévorés, ou ceux que les parents dénaturés ont eux-mêmes noyés.

Les Missionnaires Catholiques, qui parcourent tout le monde pour sauver les âmes, regardent comme un de leurs principaux devoir d'arracher à la mort ces petites créatures abandonnées, et de les recueillir dans certaines maisons destinées à ce pieux usage, où il les baptisent, les élèvent et leur donnent l'entretien matériel et le bienfait de l'éducation. Souvent aussi les Chinois vendent leurs enfants quand ils sont un peu grands, et les offrent aux Missionnaires, pour quelques pièces de monnaie, leur disant que s'il ne les achètent pas, ces malheureux seront abandonnés, étouffés et jetés à l'eau. Les Missionnaires en recueillent autant qu'ils peuvent et, pour couvrir tant de dépenses, il s'adressent à la Charité des Catholiques Européens et demandent le concours de leurs aumônes. Cette belle œuvre de Charité, placée sous le patronage de Jésus Enfant et de Sa Divine Mère, produit les fruits les plus abondants et les plus consolants. Je ferai donc une chose agréable au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, si je travaille à répandre l'Oeuvre de la Sainte Enfance pour venir en aide à ces malheureuses victimes.

Bien que tout enfant baptisé soit, pour ainsi dire membre-né de cette pieuse association, toutefois, en vertu d'un décret du Bienheureux Pie IX, les adultes eux-mêmes peuvent en faire partie comme agrégés et jouir des Indulgences accordées à cette œuvre. Voici quelles sont les obligations des associés : 1° l'aumône d'un sou par mois ; 2° la récitation d'un je Vous salue Marie chaque jour, avec l'invocation : « Vierge Marie et Saint Joseph, priez pour nous et pour les pauvres petits infidèles ». Il suffira d'appliquer à cette intention le je Vous salue Marie du matin et du soir. Les parents peuvent accomplir eux-mêmes ces obligations pour leurs enfants en bas âge. Les principales Indulgences attachées à l'OEuvre de la Sainte Enfance sont : 1° l'Indulgence Plénière aux Fêtes des Patrons de l'Association, c'est à dire la Présentation de la Sainte Vierge (21 novembre), des Saints Anges Gardiens (2 octobre), de Saint Vincent de Paul (27 septembre), de Saint François Xavier (3 décembre), à la condition que l'on fera une prière particulière pour le développement de l’œuvre ; 2° l'Indulgence de 40 jours pour chaque associé et pour tous ceux qui, de quelques manière, s'occuperont de l’œuvre pour l'amour du Saint Enfant Jésus et pour le Salut des âmes.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

Publicité
10 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

345001

Onzième jour

Supplique puissante à la Mère de Dieu pour obtenir la délivrance des âmes du Purgatoire au jour de Sa Glorieuse Assomption

 

Saint Pierre Damien rapporte qu'une dame parut après sa mort à l'une de ses compagnes, et lui dit que, le jour de l'Assomption, Marie l'avait délivrée du Purgatoire avec d'autres dames dont le nombre dépassait celui du peuple Romain. D'autres graves auteurs assurent aussi que Marie, sur le point d'aller au Paradis, demanda à Son Fils la grâce d'emmener avec Elle toutes les âmes qui se trouvaient avec alors au Purgatoire.

Eh bien ! Marie, demandez encore la même faveur dans la solennité qui approche. Dites à Votre Fils qu'Il délivre toutes les âmes qui se trouvent toutes les âmes qui seront dans les flammes ce jour-là, tellement que l'horrible prison demeure entièrement vide au jour de Votre Assomption. Il suffit, je n'en doute pas, que Vous disiez une parole pour être exaucée à l'instant même. L’Amour que Vous porte le Divin Cœur de Jésus est si grand, qu'Il ne peut Vous refuser aucune demande. Dites-Lui également un mot pour moi ; car je me trouve aussi dans une prison, moins cruelle, il est vrai, que celle où gémissent ces âmes, mais mille fois plus terrible et plus effrayante, puisqu'elle est remplie de serpents venimeux et de monstres horribles qui cherchent sans relâche à m'attaquer, pour engloutir mon âme et la précipiter avec eux dans l'éternel cachot de l'enfer. O Marie, Vous connaissez mon ardent désir d'aller promptement avec Vous en Paradis, pour y aimer éternellement mon Dieu sans pouvoir jamais plus l'offenser.

Ne consentirez-Vous pas à prendre pitié de moi ? A dire une parole à Votre Fils pour qu'Il me tire bientôt de cette affreuse prison et me place dans un lieu de paix et de tranquillité sans fin ? Je confesse que je ne suis pas digne de paraître en Votre présence, parce que je suis dépourvu de mérites ; mais ne pouvez-Vous pas, Vous qui avez en main tous les trésors des grâces, m'enrichir en un instant, de telle sorte que je n'aie pas besoin de rester plus longtemps ici bas pour amasser ? Oh ! Oui, vous le pouvez, Marie ; et bien ! Je compte sur Votre générosité.

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

20450BW

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

22 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

134_001

Vingt-troisième jour

Trois exemples à l'appui de ce qui a été dit concernant les fruits de l'aumône

 

Le premier fait regarde Saint Grégoire le Grand. On raconte que ce Saint Pape, étant encore Abbé, fit un jour l'aumône à un Ange qui la lui demanda sous les traits d'un pauvre naufragé. Or, quelques temps après son élévation au Souverain Pontificat, il eût la visite du même Ange qui lui dit : « Le Seigneur, pour récompenser votre aumône, a voulu vous établir le Pasteur universel de Son Église et Son Vicaire sur la terre ; de plus, Il m'a commandé de demeurer près de vous pour prendre un soin particulier de vos affaires et pour obtenir de Dieu tout ce que vous désirerez ». Saint Grégoire s'humilia profondément devant Dieu et dit, en versant des larmes de tendresse : « Si, pour récompenser une petite action, Dieu m'a élevé au fait de toutes les dignités et de tous les honneurs du monde ; si, de plus, Il m'a donné l'assistance extraordinaire d'un de Ses Anges, quelle récompense n'accordera-t-Il pas, quand je ferai de plus grandes aumônes et que j'observerai Sa Sainte Loi ? »

Le Second exemple est tiré de la vie de Saint François Xavier. Ce Saint était lié intimement avec un certain Pierre Veglio, et il l'avait engagé à faire des pénitences corporelles auxquelles il ne pouvait se résigner. François Xavier s'approcha de lui et lui demanda, pour l'amour de Dieu, quelque aumône, afin de doter une jeune fille dont la vertu était en péril. Pierre lui répondit en souriant : « Père, vous venez on ne peut plus mal ; est-ce le moment de vous donner mon bien, quand je m'épuise à gagner celui des autres ? Allons, ne troublez pas plus longtemps notre jeu ; voici ma clef ; allez à ma maison et prenez ce qu'il vous faut ; je me fie à vous ». Le Saint y alla, prit 300 ducats et rendit la clef à Pierre en le remerciant. A son retour, celui-ci voulut voit ce qui manquait à sa cassette, et la trouva intacte. Dès qu'il rencontra Saint François, il se plaignit de ce qu'il n'avait pas profité de son offre. « J'en ai si bien profité, reprit le Saint, que j'ai emporté 300 ducats ». « Cela ne se peut, répliqua Pierre ; mais quoi qu'il en soit, vous m'avez fait grand peine en ne prenant rien, ou en prenant si peu. Quand je vous ai donné la clef, mon intention était que vous prissiez la moitié des 30 000 écus qui se trouvaient dans le coffre ; l'autre moitié eût suffi pour mes besoins ».

A la vue d'une telle générosité, le Saint, mû par un esprit prophétique : « Pierre, lui dit-il, Dieu a reçu votre offrande, et je vous promets de sa part que vous serez toujours ici-bas à l'abri du besoin et qu'au temps fixé pour votre mort, vous en reconnaîtrez les approches, afin de vous y préparer, lorsque le vin vous semblera amer ». Cette prédiction se réalisa, Pierre vécu encore de longues années dans la prospérité ; mais un jour qu'il mangeait avec ses amis, le vin lui parut amer. Se rappelant alors la prédiction du Saint, il fit son testament, distribua de grandes aumônes au pauvres, prit congé de ses amis et disposa tranquillement dans l'église ses propres funérailles. Sa mort fut un paisible sommeil. Il s'envola de cette terre pour recevoir la belle récompense du Seigneur qui protège les hommes charitables pendant leur vie et à l'instant de la mort et qui leur donne ensuite une éternelle félicité au sein de la gloire.

Le troisième exemple, qu'on peut lire dans la vie de la Bienheureuse Anne-Marie Taïgi, dont la cause de canonisation a été entreprise et autorisée à Rome en 1862. Cette âme fervente apprit, à la mort d'un personnage de sa connaissance, qu'il était sauvé par un sou donné à un pauvre. Importuné par ce mendiant qu'il connaissait et qu'il n'estimait ni n'aimait, il avait dû se faire violence pour s'arrêter et triompher de sa répugnance pour lui faire cette minime aumône. Dieu avait payé cet acte de vertu en ouvrant à son auteur le fleuve sacré de ses grâces célestes qui l'excitèrent à d'autres actions agréables à Dieu et très méritoires par ce fait.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

20 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

579_001

Vingt-et-unième jour

Comment le Chrétien qui aime Jésus et Marie doit pratiquer l'amour du prochain

 

Puisque Jésus a tant à cœur la Charité envers le prochain, je dois m'efforcer de la pratiquer envers tous, dans mes pensées, dans mes paroles et dans mes actions. Par rapport aux pensées, je dois repousser, autant que je le puis, les jugements, les doutes, les soupçons hasardés à l'égard des autres. « La Charité n'imagine point le mal », dit l'Apôtre. Jésus-Christ Lui-même, s'adressant un jour à Sainte Catherine de Sienne : « Garde-toi, dit-il, de condamner jamais une action qui ne te paraît pas expressément et formellement un péché mortel, et de mépriser dans ton cœur celui qui l'a faite ». Quant à la Charité que je dois exercer envers le prochain dans mes paroles, il fait avant tout que je m'abstienne de l'ombre même du murmure. Le Saint Esprit dit que celui qui murmure souille son âme, et qu'il est odieux au Seigneur et aux hommes. Je dois donc tendre à dire toujours du bien de tous les hommes, et à parler des autres comme je voudrais que l'on parlât de moi-même. Et s'il m'arrive jamais d'entendre murmurer, ou bien je reprendrai celui qui le fera, ou bien j'arrêterai la conversation ; je pourrai aussi me retirer, ou tout au moins ne pas écouter ce qui montrera suffisamment mon déplaisir.

Je dois en outre m'efforcer d'être affable et doux envers toutes sortes de personnes. La mansuétude, c'est la vertu de l'Agneau, c'est à dire la vertu préférée du Divin Cœur de Jésus qui, pour cela, prend le nom d'Agneau. Dans mes paroles, dans mes conversations, je serai doux envers tous, mais spécialement envers ceux qui m'ont offensé et qui me regardent d'un mauvais œil. « La Charité supporte tout », dit Saint Paul. Enfin, quant aux œuvres de Charité, je tacherai, autant qu'il me sera possible, de secourir mon prochain dans toutes ses nécessités. « Il ne suffit pas, dit l'Apôtre Saint Jean, d'aimer le prochain en paroles, il faut l'aimer par des actes ». « Comment, dit encore le même Apôtre, peut-il se dire charitable ; celui qui voit son frère dans le besoin sans lui porter secours ? »

Bref, dit Saint Alphonse, le Chrétien qui aime véritablement Jésus et Marie est rempli de Charité et de compassion pour tous ceux qui sont dans le besoin. « Non, disait Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, on ne serai imaginer combien sont agréables au Seigneur les services rendus au prochain ». Voilà pourquoi cette Sainte tâchait de pratiquer tous les jours quelque acte de Charité envers ses sœurs ; et quand elle n'avait pu en faire pendant la journée, elle se dédommageait la nuit, ne fut-ce qu'en sortant avec une lumière pour éclairer les religieuses qui passaient devant sa cellule à travers l'obscurité. Sainte Marie-Madeleine de Pazzi disait qu'elle se trouvait plus heureuse alors qu'elle secourait le prochain que dans ses contemplations et ses extases : « Quand je suis en contemplation, ajoutait-elle, c'est Dieu qui m'aide ; mais quand je secours le prochain, c'est moi qui aide le Seigneur ».

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

19 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

624_001

Vingtième jour

Reconnaître dans la personne du prochain la personne même de Jésus-Christ

 

J'ai des obligations infinies à mon Divin Sauveur, et je ne saurais trop faire pour Lui témoigner ma reconnaissance. S'Il me demandait à ce titre mes biens, ma gloire, ma vie, je devrais m'estimer heureux de ce qui m'appartient, puisqu'Il est le Maître de tout et que je tiens de Sa libéralité ce que je possède : Il en a besoin pour mes frères qui sont en même temps les siens. C'est à eux qu'Il cède tous Ses droits, et Il déclare qu'Il recevra comme fait à Lui-même tout ce qu'on fera pour eux. « Ce que vous faites, dit-Il, au moindre de Mes frères, c'est à Moi-même que vous le faites ».

Je sers donc mon Jésus, chaque fois que je sers mon prochain pour l'amour de Dieu. Aussi je me propose de mettre en pratique l'excellent conseil que me donnent les Saints, de m'habituer à voir dans la personne du prochain la Personne même de Jésus : ce qui me procurera de grands avantages.

1° Je ne pourrais m'empêcher de songer souvent à Jésus-Christ et à Son cœur aimable.

2° J'acquerrai autant de mérites que si je le servais Lui-même.

3° Je serai mes actions ordinaires avec plus de facilité et de perfection.

4° J'éviterai bien des fautes, des inquiétudes et des impatiences qui m'échappent, parce que je n'agis pas avec l'attention que je dois à Jésus et à moi : ce qui n'arriverait pas, si je m'habituais à voir Jésus-Christ dans la personne de ceux avec qui je suis en rapport.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

Publicité
18 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

577_001

Dix-neuvième jour

Excellence de la Charité envers le prochain et obligation de la pratiquer pour plaire au Divin Cœur de Jésus

 

Rien ne montre mieux l'excellence de la Charité envers les frères et l'obligation pour moi de la pratiquer, que le commandement strict, rigoureux, formel et mémorable que Jésus-Christ Lui-même en a fait. C'est un précepte strict : « Tu aimeras ton Dieu, dit Jésus-Christ, de tout ton cœur, de toute ton âme et de toutes tes forces ». Voilà le premier commandement et le plus grand de tous. Le second lui est semblable : « Tu aimeras ton prochain comme toi-même ». C'est un précepte rigoureux, car je dois l'accomplir sous peine de mort : « Celui qui n'aime pas son prochain, dit Saint Jean, est mort à Dieu ». C'est un précepte formel, car le Divin Législateur me l'a imposé dans les termes les plus précis. On ne saurait trop réfléchir en effet sur ces paroles du Sauveur : « Voici Mon précepte, que vous vous aimiez les uns les autres ». Eh quoi ! Les autres préceptes du Décalogue ne sont-ils pas les préceptes de Jésus-Christ ? Pourquoi ne donne-t-Il pas ce nom qu'au seul amour du prochain ? La raison en est claire : ce précepte lui tient spécialement au Cœur, et Il veut qu'on mette à l'exécuter un empressement particulier.

Enfin, c'est un précepte mémorable, car il fut renouvelé par mon Divin Sauveur le dernier jour de Sa Vie, lorsqu'Il allait mourir pour mon Salut. Ce jour-là, s'adressant une fois encore à Ses Disciples, Il ne leur laissa pour testament que l'obligation d'une sincère et cordiale Charité envers le prochain : « Je vous donne un commandement nouveau ; c'est que vous vous aimez réciproquement comme Je vous ai aimés ». Ce précepte nouveau imposé déjà plusieurs fois, Il l'appelle un commandement nouveau, parce que réitéré dans de telles circonstances, il doit avoir une nouvelle vigueur, et exciter plus fortement les hommes à une sincère Charité. Eh bien ! Si ce précepte de la Charité, que Jésus m'a imposé, est si strict, si rigoureux, si formel et si mémorable, je dois tendre de tous mes efforts à l'accomplir pour être véritablement le disciple et l'ami de Son Divin Cœur. Saint Jérôme rapporte que Saint Jean l’Évangéliste, déjà fort avancé en âge, ne prêchait plus que ceci : « Mes petits enfants, aimez-vous les uns les autres ». Ses disciples, qui semblaient fatigués et ennuyés d'entendre sans cesse la même recommandation, lui dirent un jour : « Maître, pourquoi nous répéter toujours cela ? » « Ah ! répondit-il ; c'est le précepte du Seigneur ; et quand cela vous n'accompliriez que celui-là, ce serait suffisant ».

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

16 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

962_001

Dix-Septième jour

Affectueux colloque avec la Très Sainte Vierge, Reine du Ciel et de la Terre

 

O Marie, permettez que je Vous dise aujourd'hui avec un de Vos dévoués serviteurs : « Ce n'est pas en vain que la Très Sainte Trinité Vous a constituée Reine du Ciel et de la Terre ; c'est pour que Vous usiez de Votre pouvoir en ma faveur. Agissez donc en Reine, ô Marie, dites aux Anges de me secourir, et sans aucun doute, ils Vous obérions, puisque Vous êtes leur Souveraine. Dites aux Saints du Paradis d'intercéder pour moi et de suppléer par leurs mérites à ce qui me manque, et ils s'empresseront d'exécuter Vos ordres, puisque Vous êtes la Reine de tous les Saints.

O Marie, dites un mot seulement à Jésus en ma faveur, et je suis sauvé ; car Il ne peut rien Vous refuser, puisque Vous êtes véritablement Sa Mère. Dites-Lui qu'Il purifie mon âme par Son Sang Précieux, qu'Il remette toutes les obligations que j'ai contractées envers Sa Divine Justice, qu'Il m'enrichisse de mérites innombrables pendant les quelques jours de vie qui peuvent me rester, et qu'Il m'accorde enfin une sainte mort suivie aussitôt du Paradis ; Il fera tout cela pour Vous plaire, ô Marie, parce qu'Il est Votre Fils. J'ai pleine confiance en Vous et en Votre Aimable Cœur : Voudriez-Vous, Marie, que je fusse trompé dans mes espérances ? »

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

15 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

Becket icon

Seizième jour

Dévotion aux Sept Allégresses de Marie

 

Saint Thomas de Cantorbery avait coutume de réciter, sept fois le jour, la Salutation Angélique, pour honorer les sept Joies que Marie éprouva sur la terre. Or, un jour Elle lui apparut : « Thomas, lui dit-Elle, votre dévotion m'est souverainement agréable ; mais pourquoi dans vos prières, ne faites-vous mention que des joies que j'ai ressenties sur la terre ? Désormais pensez également à celles dont Je suis inondée au Ciel, car Je consolerai tous ceux qui honorent ces deux sortes d'allégresses ; Je les comblerai de joie et Je les présenterai à Mon cher Fils à l'heure de la mort ».

Pour plaire au Cœur de ma bonne Mère, je renouvellerai comme il suit, chaque jour de cette octave, la mémoire des 7 allégresses qu'Elle ressent au Ciel :

 

1° Je Vous félicite, Épouse du Saint Esprit, du contentement que Vous éprouvez au Paradis, en Vous voyant élevée par Votre Humilité et Votre Virginité, au dessus des Chœurs Angéliques. Je Vous salue Marie...

2° Je Vous félicite, ô Mère de Dieu, du plaisir que Vous ressentez au Paradis, lorsque Vous soyez Votre éclat orner et éblouir le Ciel comme le soleil éblouit le monde entier. Je Vous salue Marie...

3° Je Vous félicite, ô Fille de Dieu, de la joie que Vous ressentiez en Paradis, en voyant toutes les hiérarchies des Anges et des Archanges, les Trônes et les Dominations et tous les Esprits Bienheureux Vous honorer, Vous reconnaître pour la Mère de leur Créateur et obéir au moindre de Vos signes. Je Vous salue Marie...

4° Je Vous félicite, ô Servante de la Très Sainte Trinité, de la joie que Vous cause au Paradis, la promptitude avec laquelle Jésus Vous accorde toutes les grâces que Vous Lui demandez. Je Vous salue Marie...

5° Je Vous félicite, Auguste Princesse, de ce que Vous seule avez mérité d'être assise à la droite de Votre Divin Fils, qui Lui-même est assis à la droite du Père éternel. Je Vous salue Marie...

6° Je Vous félicite, Espérance des Pécheurs, Refuge des Affligés, de la grande joie que Vous ressentez au Ciel, parce que le Père Éternel accorde à tous ceux qui Vous louent et Vous révèrent, sa grâce en ce monde et Sa Gloire éclatante en l'autre. Je Vous salue Marie...

7° Je Vous félicite, ô Mère, Épouse et Fille de Dieu, de ce que toutes les grâces, toutes les joies, toutes les allégresses et les faveurs dont Vous jouissez au Paradis, loin de diminuer jamais, ne feront que croître jusqu'au jour du Jugement, et dureront pendant l'éternité. Je Vous salue Marie...

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

12 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

131_001

Treizième jour

Dévotion fort agréable à Jésus et à Marie

 

La Vénérable Maria Villani, religieuse Dominicaine de Naples pratiquait chaque jour la dévotion suivante :

Je Vous salue, Cœur Sacré de mon Seigneur Jésus-Christ, comme Fils bien-aimé de Marie. Je Vous offre le Cœur très pur de Votre Sainte Mère avec toutes les délicates attentions qu'Elle eût pour Vous sur la terre. Je Vous remercie de toutes les grâces, de toutes les privilèges dont vous avez enrichi Son Cœur Virginal et Immaculé. Je Vous salue Marie.

Je Vous salue, doux Cœur de Marie. Je Vous offre le Divin Cœur de Jésus, Votre Fils unique. Je Vous remercie des attentions dont Vous l'avez entouré. Je Vous bénis, Divin Fils de la Vierge Marie, pour les grâces que Vous avez prodiguées au Cœur de Votre Mère bien-aimée. Je Vous salue Marie.

Je Vous salue, Cœurs Sacré de Jésus et de Marie ; je Vous adore avec le plus humble respect. Aimable Jésus, Sainte Vierge Marie, je Vous donne mon cœur, en union avec celui de Vos Cœurs aimants ; en union, ô Marie, avec Votre Cœur, le plus intimement uni à Celui de Jésus Votre Divin Fils ; en union, ô Jésus, avec Votre Cœur, le plus étroitement uni à Celui de Marie Votre Mère. Je Vous salue Marie.

Sœur Maria Villani, célèbre par ses vertus et sa tendre dévotion envers la Reine du Ciel, dont elle reçut des faveurs singulières, lui adressait des prières que nous venons de transcrire, le jour même de l'Assomption, quand la Vierge Divine lui apparut toute rayonnante de gloire. Elle remercia sa servante de lui obtenir de Son Fils toutes les grâces qu'elle demanderait. La religieuse, qui ressentait, en pratiquant cette dévotion, une componction et une tendresse inexprimables, et qui brûlait de Charité pour le prochain, demanda que tous puissent éprouver les mêmes sentiments d'amour et de componction qu'elle-même. La Sainte Vierge le lui promit et elle ajouta : « Non seulement je te promets la faveur que tu demandes, mais pendant la vie et à la mort, je protégerai spécialement ceux qui M'honoreront par cette dévotion ; Je les délivrerai de tout danger intérieur et extérieur et Je leur ferai sentir toujours les effets de mon patronage ».

Ces paroles inondèrent de joie et de consolation le cœur de la religieuse ; aussi suggéra-t-elle depuis cette pratique à nombre de fidèles. En outre, elle lui donna place parmi ses écrits, comme on peut le voir dans le livre intitulé « L'école céleste », chapitre XII, et dans sa Vie, imprimée à Bologne en 1682 et dans celle qui fut publiée à Naples en 1717.

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

20450BW

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

24 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

42

Vingt-cinquième jour

Excellence et fruits merveilleux de l'OEuvre de la Propagation de la Foi

 

C'est avec beaucoup de raison qu'on a appelé l'Oeuvre de la Propagation de la Foi une œuvre éminemment Catholique, une œuvre Divine, l'œuvre de Dieu par excellence. Oh ! Qui pourrait connaître à fond l'excellence de cette œuvre et les biens immenses qu'elle procure ! Or, chacun des associés à la Propagation de la Foi participe d'une manière spéciale à tous ces avantages. Il est bon de rappeler ici ce que disait un illustre prélat : « Tous les confrères de la Propagation de la Foi, qui persévèrent d ans cette pieuse société, coopèrent avec Jésus même au Salut du monde et deviennent en quelque sorte, sans sortir de leur maison, apôtres et missionnaires des deux mondes. Il prêchent l’Évangile, administrent le Baptême, brisent les idoles, bâtissent les églises, fondent les écoles, transforment les peuples, ouvrent le Ciel à une multitude d'âmes ; enfin, participant aux fatigues des apôtres et aux souffrances des martyrs, ils partageront un jour leur récompense ».

Or, pour être agrégé à cette pieuse Association et participer aux biens précieux qu'elle procure, il suffit de donner un sou par semaine, cinquante-deux sous par an, à celui qui est chargé de recueillir les offrandes, et de réciter chaque jour un Notre Père et et un je Vous salue Marie ; on peut même appliquer, une fois pour toutes, à cette intention le Notre Père et le je Vous salue Marie de la prière du soir ou du matin en y ajoutant chaque fois l'invocation : « Saint François Xavier, priez pour nous ». « Quand même, dit un pieux auteur, en m'associant à cette Œuvre, je ne devrais procurer que la conversion d'un seul infidèle à la religion Catholique, quel bien n'aurais-je pas fait en procurant à Dieu un véritable adorateur, et en sauvant une âme ? Quelles faveurs ne pourrais-je pas attendre, en retour, de Dieu que j'aurais ainsi glorifié ? Quelles grâces et quelles bénédictions, de cette âme par moi soustraite à la damnation éternelle ? C'est le sentiment des plus graves auteurs, que travailler avec zèle à la propagation de l'Oeuvre divine est un signe de prédestination ».

Ainsi, sans fatigue et à peu de frais, en m'associant a cette Œuvre Divine, je participe à des faveurs immenses. Je puis en outre gagner l'Indulgence Plénière deux fois par mois, et une autre Indulgence Plénière, aux Fêtes de l'Invention de la Sainte Croix (14 septembre), de l'Annonciation (25 mars), de l'Assomption (15 août), de Saint François-Xavier (3 décembre), comme aussi à l'article de la mort, en invoquant au moins de cœur le Saint Nom de Jésus. Je puis enfin gagner l'Indulgence de 100 jours, chaque fois que je réciterai le Notre Père et le je Vous salue Marie, suivis de l'invocation à Saint François Xavier, ou que j'accomplirai une œuvre quelconque de dévotion ou de Charité en faveur des missions.

 

549_001

Oraison de Saint François-Xavier pour la conversion des infidèles

 

O Dieu éternel, créateur de toutes choses, souvenez-Vous que les âmes des infidèles que Vous avez créées à Votre image et à Votre ressemblance qu'elles sont créées. Voici, ô mon Dieu, que Jésus a subi pour elles la mort la plus cruelle. O Seigneur, veuillez, je Vous en conjure, ne plus permettre que Votre Fils soit méprisé des infidèles ; mais apaisé par les prières de Vos Saints et de l’Épouse de Votre Fils, la Sainte Église, souvenez-Vous de Votre Miséricorde, et oubliant leur idolâtrie et leur infidélité, faites qu'ils reconnaissent, eux aussi, Celui que Vous avez envoyé, Notre-Seigneur Jésus-Christ, qui est notre salut, notre vie et notre résurrection, par lequel nous avons été sauvés et délivrés des enfers, et à qui gloire soit rendue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Le Bienheureux Souverain Pontife Pie IX, par un Rescrit de sa propre main (24 mai 1847) accorda l'Indulgence de 300 jours à tous les fidèles qui réciteront dévotement et d'un cœur contrit la susdite prière.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

11 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

202_001

Douzième jour

Paroles mémorables de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi dans une extase qu'elle eût aux approches de l'Assomption

 

« O Très douce Marie ! que Vous êtes pure et que Vous êtes belle ! Votre doux regard charme les Anges, rassure les pécheurs et inonde les créatures de joie et de bonheur. O Marie, la beauté de Vos yeux réjouit le Paradis tout entier. En allant au Ciel, ô Marie, Vous laissez le Paradis sur la terre, puisque Vous y laissez un modèle unique de la chasteté, qui, comparée aux autres états, est le Paradis sur la terre. De même qu'au Ciel sont renfermées toutes les perfections, toutes les grâces et toutes les vertus ; ainsi dans l'état de virginité se trouve toute la perfection de vertu que l'on peut atteindre ici-bas.

O Marie, Vous allez jouir du Fruit de Vos entrailles !... que de faveurs l'Auguste Vierge veut accorder aux créatures ! Mais hélas ! Elles n'ont pas assez de persévérance pour les demander. O Marie, que puis-je Vous offrir et Vous donner qui Vous soit agréable ? Je Vous présente le Divin cœur de Votre Fils Unique : est-Il pour Vous un don plus précieux ? O Marie, aimable Marie, Vous êtes enlevée au Ciel : que Vous êtes glorieuse, ô Marie ! Vous êtes la Porte par laquelle nous sommes introduits dans la Céleste Patrie, et par laquelle Dieu est descendu sur la terre. O Marie, personne n'a jamais souffert un aussi cruel martyre que Vous pendant la Passion de Votre Fils unique : c'est pour cela que Vous êtes Vierge et Martyre, Épouse, Mère et Fille, Tourterelle et Colombe. Oh ! Quelle jouissance Vous éprouvez dans les embrassements de Votre Fils unique ! Que de grâces, ô Marie, nous sont venues à la suite de Votre Assomption ! »

Elle couronnera spirituellement Marie, l'âme qui offrira tous les mérites de cette incomparable Vierge, toutes les louanges dont Son Âme glorieuse a été l'objet et tous les mérites des Saints, dans l'intention d'accroître sa gloire, si éminente déjà ; de cette manière, elle s'unira au Verbe pour couronner Marie. Or, qui pourrait dire et comprendre combien cette offrande lui procure de joie !

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

20450BW

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

21 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

0707vela

Vingt-deuxième jour

Excellence de l'aumône

 

On ne saurait dire combien est agréable à Jésus et à Marie la Charité exercée envers le pauvres au moyen de l'aumône. Les biens et les fruits que recueille celui qui la fait sont innombrables. Qu'il suffise de dire que l'aumône délivre de tous les maux de coulpe et de peine, et qu'elle procure tous les biens de nature, de grâce et de gloire. L'aumône délivre des maux de coulpe. « L'aumône, disait le Saint Vieillard Tobie à son fils, délivre du péché et de la mort, et elle ne permettra pas que l'âme tombe dans les ténèbres éternelles ». « Faites l'aumône, dit Jésus-Christ dans Son Évangile, et vous resterez purs de toute souillure ». « L'eau éteint le feu le plus ardent, dit le Saint Esprit dans l'Ecclésiastique, et l'aumône résiste aux péchés ». L'aumône délivre des maux de peine. D'abord elle délivre de la pauvreté : « Qui donne aux pauvres, dit le Saint Esprit dans les Proverbes, ne sera jamais en nécessité ». Ensuite, elle défend des persécutions : « Cache ton aumône dans le sein du pauvre, dit le Seigneur dans l'Ecclésiastique, et tu seras sauvé par elle de toute affliction ; elle te défendra contre l'ennemi plus que le bouclier le plus solide et la plus forte lance ». Elle sauve des maladies : « L'aumône, dit l'Ange à Tobie, délivre de la mort ».

Ce n'est pas assez ; à la dernière heure elle affranchit des tentations du Démon, des scrupules, etc.... « Bienheureux, dit le Psalmiste, celui qui est attentif aux besoins du pauvre et de l'indigent : le Seigneur le délivrera au jour de l'affliction ». Après la mort, elle retire promptement du Purgatoire, et le Seigneur, au jour du Jugement, invitera à la Gloire tous ceux qui l'auront pratiquée : « Venez, vous les bénis de Mon Père..., J'ai eu faim, et vous M'avez donné à manger ».

Enfin l'aumône procure à celui qui la fait tous les biens de nature, de grâce et de gloire. En premier lieu, elle confère les biens de nature : « Qui fait la charité au pauvre, dit le Saint Esprit dans les Proverbes, prête à grands intérêts au Seigneur qui lui donnera sa récompense ». En second lieu, elle procure les biens de la grâce : « L'aumône, dit le Saint Esprit dans l'Ecclésiastique, est près de Dieu, comme un sceau ; elle conserve la bienfaisance de l'homme comme la paupière préserve l’œil ». Enfin, l'aumône confère les biens de la gloire, puisqu'elle est un signe de la prédestination qui consiste dans la ressemblance avec Jésus-Christ : « Soyez miséricordieux, dit le Seigneur dans l'Ecclésiastique, et vous serez comme le Fils du Très-Haut ». Elle est en outre un moyen infaillible pour arriver à la gloire : « L'aumône, dit l'Ange à Tobie, fait trouver miséricorde devant le Seigneur et obtient la vie éternelle ».

Mon Dieu ! Peut-on dire des choses plus magnifiques et plus surprenantes pour expliquer l'excellence et les avantages de l'aumône ? Saint Jean Chrysostome observe avec raison que le moyen le plus sûr de s'enrichir c'est de faire l'aumône. Aussi dans ce moment même, je prends la résolution de la faire toujours désormais selon mes facultés, et de la faire uniquement pour plaire au Divin Cœur de mon Jésus et au Cœur Immaculé de Marie, ma tendre Mère. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

9 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

bread2

Dixième jour

Privilège singulier promis par Jésus à Marie en faveur de ceux qui honorent son trépas

 

La Très Sainte Vierge adressa un jour ces paroles à la Vénérable sœur Marie de Jésus : « Ma fille, Je veux te faire connaître un insigne privilège que Mon Divin Fils m'a accordé au moment où Je quittai la terre. Tu sais comment Sa Divine Majesté Me laissa libre d'accepter la mort ou de passer directement de la vie terrestre à la vision béatifique et éternelle ; tellement que, si J'avais refusé de mourir, le Très-Haut eût ratifié Mon choix, parce que, le péché n'ayant eu aucune prise sur moi, Je ne devais nullement en subir la peine, qui est la mort. Mais Je la choisis volontairement pour suivre et imiter Mon Divin Fils qui voulut satisfaire à la Justice de Dieu pour les péchés des hommes par Sa Passion et Sa Mort.

Aussi fut-Il satisfait de Mon choix, qu'Il le récompensa tout de suite en accordant sur Ma demande, une faveur insigne à tous les enfants de l’Église : c'est que Je prendrai sous Ma protection spéciale à l'heure de la mort tous Mes serviteurs qui M'invoqueront alors et qui Me choisiront pour leur Avocate auprès de Dieu, en mémoire de Mon heureux trépas, de cette mort que J'ai demandée pour imiter Mon Divin Fils ; je les défendrai contre le Démon, Je les assisterai et les protégerai, enfin, Je les présenterai au Tribunal de la Souveraine Miséricorde et J'intercéderai pour eux.

C'est pourquoi le Seigneur M'accorda une nouvelle faveur, et Il M'assura qu'Il donnerait à Mes serviteurs de grands secours, soit pour mourir saintement, soit pour vivre avec plus de pureté, si, avant d'arriver au terme de leur carrière, ils M'invoquaient pour honorer le Mystère de Ma précieuse Mort. Je veux donc, ma fille, que désormais tu en fasses continuellement mémoire avec une affectueuse et confiante dévotion et que tu ne cesses de bénir, de glorifier et de louer le Tout-Puissant qui a voulu opérer avec Moi tant de merveilles en faveur de tous les hommes ».

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

20450BW

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

8 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

0n128

Neuvième jour

Affectueuse prière de Saint Joseph Caffasso pour obtenir l'assistance de la Sainte Vierge au moment de la mort

 

O Doux Cœur de Marie, je réclame de Vous une grâce que je désire ardemment ; c'est de ne point partir de ce monde sans avoir été muni des Sacrements, fortifié par la bénédiction du Souverain Pontife sur laquelle je fonde une de mes plus grandes espérances et soutenu par tous les secours que notre Sainte Religion tient en réserve pour ces derniers moments. En outre, ô Mère bien-aimée, quand j'approcherai de ma fin, dans ces heures, pour moi si redoutables, dans ces moments d'angoisse, venez avec Jésus Votre Fils, me consoler, m'assister et me secourir. O Marie, que je serais heureux si, pendant mon agonie, je Vous voyais paraître auprès de ma couche ! Cette faveur est grande, je le sais ; grande aussi mon indignité ; mais Votre Miséricorde est plus grande encore. O Mère chérie, ne frustrez pas mon attente ; elle fait et elle fera toute ma consolation à ma dernière heure. Pour Vous exciter davantage à m'accorder cette faveur, je veux que toutes mes larmes, je veux que tous mes soupirs, tous les gémissements appellent du Ciel à mon secours.

O Marie, je Vous demande cette grâce par Votre Jésus que Vous avez tant aimé, par toutes ces Douleurs que Vous avez endurées pour moi au pied de la Croix ; mais je Vous la demande surtout au nom de cette recommandation suprême par laquelle Jésus m'a confié à Vous quelques instants avant de mourir. Souvenez-Vous, ô Marie, de cet heureux moment, où Votre Fils m'assigna près de Vous la place qu'Il avait occupée, et me donna pour Mère Celle qu'Il avait appelée de ce nom. O Mère, Mère bien-aimée, n'écoutez plus ma voix ; entendez la voix, je dirais presque la prière de Votre cher Jésus. Ces regards d'amour qu'Il Vous jetait en mourant sur la Croix, c'étaient autant de paroles pour intéresser à moi Votre Cœur, et Il Vous pressait de me prendre pour fils : « Mulier, ecce filius tuus ». O Marie, si grâce à Votre assistance, j'arrive au Paradis comme je l'espère, je veux m'élancer dans Vos bras, me prosterner à Vos pieds, puis Vous louer, Vous bénir et chanter éternellement Vos Miséricordes et les Miséricordes de Votre Jésus : « Misericordias Domini, misericordias Mariae aeternum cantabo ». Amen.

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

20450BW

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

17 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

23650AN

 

Dix-huitième jour

Le Chrétien qui aime Marie doit avoir une dévotion spéciale à son père, le Glorieux Saint Joachim

 

Je professerai une grande dévotion au père de la Très Sainte Vierge, au glorieux Saint Joachim, dont la Fête se célèbre le dimanche dans l'octave de l'Assomption. Oh ! Qu'ils sont agréables au Cœur de ma Mère, les hommages que l'on rend à Son père bien-aimé ! Elle apparut un jour à la pieuse servante de Dieu Maria d'Escobar, qui s'employa si activement près du Souverain Pontife Grégoire XV, pour obtenir que l'on célébrât dans toute l’Église Catholique, la Fête de ce grand Patriarche, et elle lui dit ces paroles mémorables : « Sœur bien-aimée, je viens t'exprimer toute ma reconnaissance pour le plaisir que tu m'as procuré en faisant instituer une Fête en l'honneur de Mon père ; sois bien assurée que Dieu ne te ménageras pas les récompenses pour une telle attention, et que Moi, de Mon côté, Je serai généreuse à ton égard ».

Un autre jour, la même servante de Dieu reçut la visite de la Glorieuse Sainte Anne qui, pour reconnaître les hommages rendus à son époux, lui adressa ces paroles empreintes de toute la délicatesse du plus tendre amour : « Ma fille, le Seigneur m'envoie te dire qu'il est fort satisfait de l'empressement que tu as mis à faire instituer une Fête en l'honneur de mon époux, si grand et si glorieux au Ciel. Moi-même, j'en ai ressenti une joie indicible et j'en ai retiré un éclat extraordinaire. Songe à ce que je pourrais te faire en reconnaissance de la gloire que tu m'as procurée, et je promets de te l'accorder ».

Après avoir lu ces paroles, est-il possible de ne pas éprouver une vive dévotion à Saint Joachim, puisqu'elle nous assure non seulement son amour, mais encore l'affection de sa famille, et par conséquent de tout le Paradis ? Le Père Croiset dit qu'il n'y a rien qu'on obtienne de Jésus et de Marie, dès lors qu'on le demande par l'intercession de Saint Joachim ; aussi, appelle-t-il cette dévotion un trésor, mais un trésor caché à beaucoup de fidèles. En conséquent, au jour de sa Fête, je recevrait la Sainte Communion, j'entendrai la Messe en son honneur, et je me proposera de l'aimer avec l'affection même que lui portent les Saints Cœurs de Jésus, de Marie et de Sainte Anne.

 

Joachim- Anna and Virgin

Prière au Glorieux Patriarche Saint Joachim

 

Grand Saint, que le Seigneur a choisi entre tous pour être le père de la Sainte Vierge Mère de Dieu, et qui, grâce à ce privilège incomparable, êtes devenu tout puissant près de la Mère et près du Fils, daignez employer votre crédit en faveur du pauvre pécheur qui implore votre protection dans cette vallée de larmes. O Saint Joachim, parfait modèle de la vie intérieure et de toutes les vertus, daignez m'obtenir le recueillement intérieur, l'humilité, la pureté, la Charité qui ont fait votre caractère. Obtenez-moi un vrai détachement des biens créés et la patience chrétienne dans les traverses de cette vie. Obtenez-moi un amour ardent et persévérant pour Jésus et Marie, et la grâce finale à l'heure de ma mort. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

7 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

MARIA

Huitième jour

Comment Marie assiste, protège et console ses serviteurs au moment de la mort

 

Oh ! Quel contentement et quelle joie je ressentirai à l'article de la mort, si je puis me rendre le témoignage que j'ai, pendant ma vie, aimé l'auguste Mère de Dieu, et que j'ai professé une tendre dévotion à Son Cœur saint et Immaculé. Saint Alphonse dit que cette Bonne Mère ne saurait manquer de parole à ses enfants qui ont été exacts à la servir et à l'honorer par des visites, des Rosaires et des jeûnes ; qui l'ont souvent exaltée et remerciée, et qui se sont recommandés habituellement à Sa puissante intercession.

Il est vrai qu'à l'article de la mort l'Enfer s'armera de toutes ses ruses pour gagner mon âme, sachant qu'il ne lui reste que peu de temps et que s'il la perd alors, il l a perd à tout jamais ; néanmoins, si dans ce moment j'ai Marie de mon côté, que pourrais-je craindre de tous les ennemis venus de l'Enfer ? Voici les paroles mêmes que la Très Sainte Vierge adressa un jour à Sainte Brigitte de Suède : « Je suis une Mère fidèle, Je veux être présente à la mort de tous ceux qui m'ont servie, Je veux les assister, les protéger, les consoler ».

Je dois donc, bien que pécheur, ranimer en moi l'assurance que Marie viendra en personne m'assister à la mort et me fortifier de Sa présence, si je la sers avec amour pendant le temps que je dois encore passer sur la terre. O Dieu ! Quelle consolation pour moi, au terme de ma vie, lorsque mes intérêts éternels seront en jeu, de voir près de moi la Reine du Ciel me consoler et m'assurer Sa protection ! Les livres rapportent tant d'exemples de cette assistance de Marie près de ses serviteurs mourants, dit Saint Alphonse, qu'on se lasserait à les compter.

Saint Jean de Dieu était à l'article de la mort et il attendait la visite de Marie pour laquelle il professait la plus tendre dévotion ; mais il ne la voyait pas venir et s'en affligeait ; peut être même s'en plaignait-il déjà. Voilà que tout à coup la Mère de Dieu lui apparaît et lui reproche son peu de confiance en lui adressant ces tendres reproches : « Jean, mon fils, pouvais-tu croire que Je t'abandonnerais ? Ne sais-tu pas que Je ne puis délaisser mes serviteurs à l'heure de la mort ? Je ne suis pas venue plus tôt, parce que le moment n'était pas arrivé ; maintenant que ta fin approche, Me voici ; Je viens te prendre et t'emmener au Paradis ».

 

Réciter les prières de la Neuvaine préparatoire à la Fête de l'Assomption (Voir au 7e jour).

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

6 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

593_001

Septième jour

Prières à réciter chaque jour de la Neuvaine, pour remercier la Très Sainte Trinité des privilèges accordés à la Sainte Vierge au jour de son Assomption

 

Je me rendrai fort agréable au Cœur de Marie si, chaque jour de cette Neuvaine, je récite avec dévotion les prières suivantes pour remercier la Très Sainte Trinité des privilèges qu'Elle a daigné lui accordé au jour de Son Assomption.

 

Prières

 

Je Vous adore, Père éternel, avec toute la Cour Céleste, comme mon Seigneur et mon Dieu, et je Vous remercie infiniment de toutes les grâces, de toutes les faveurs que Vous avez accordées à la Très Sainte Vierge, Votre Fille bien-aimée. Je Vous remercie tout spécialement de cette puissance dont Vous l'avez comblée dans Son Assomption au Ciel.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Je Vous adore, Fils éternel, avec toute la Cour Céleste comme mon Dieu, mon Seigneur et mon Rédempteur, et je Vous remercie infiniment de toutes les grâces, de toutes les faveurs que Vous avez accordées à la Très Sainte Vierge Votre Mère chérie. Je Vous remercie spécialement de cette haute Sagesse dont Vous l'avez ornée dans Son Assomption.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Je Vous adore, Esprit Saint, Esprit Paraclet, comme mon Dieu et mon Seigneur ; je Vous remercie infiniment de toutes les grâces et de toutes les faveurs que Vous avez accordées à la Vierge Votre très aimante Épouse. Je Vous remercie surtout de cette parfaite et Divine Charité par laquelle Vous avez enflammé Son Cœur très Saint et très Pur dans l'acte de Sa glorieuse Assomption au Ciel. Je Vous supplie humblement, au Nom de Votre Épouse sans tâche, de m'accorder la rémission de tous les péchés que j'ai pu commettre le premier instant ou j'ai commencé à Vous offenser jusqu'à présent. Je m'en repens de tout mon cœur et j'ai la ferme résolution de souffrir plutôt la mort que d'offenser de nouveau Votre Divine Majesté. Par les très grands mérites de Votre Épouse chérie, veuillez, je Vous en con,jure, m'accorder le don très précieux de Votre Grâce et de Votre Divin Amour. Accordez-moi aussi, je Vous en supplie, ces lumières et ces secours particuliers, par le moyen desquels Votre éternelle Providence a déterminé de vouloir me sauver et me conduire à elle.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

20450BW

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

4 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

20450BW

Cinquième jour

La prière, moyen principal et absolument nécessaire pour vaincre les tentations contre la sainte vertu de pureté

 

Il est de foi que je ne pourrai jamais, par mes seules forces et sans l'assistance divine, acquérir ni conserver le beau trésor de la pureté. Elle est un don gratuit et libéral de la bonté de Dieu ; je dois donc la lui demander continuellement de toutes les puissances de mon âme. « Sitôt que je m'aperçus, dit le Sage, que je ne pouvais être chaste si Dieu ne me l'accordait, je n'hésitait pas un instant, je ne balançai pas, mais je recourus au Seigneur et je lui demandai la pureté, du fond de mon cœur ».

Aussi Saint Alphonse disait que la prière est le moyen principal, le moyen absolument nécessaire, indispensable, pour vaincre les tentations contre la pureté. Si vous me demandez, ajoutait-il, quels sont les moyens pour vaincre les tentations, surtout celle de l'impureté, je vous répondrai : le premier moyen c'est la prière, le second, c'est la prière, et le troisième, c'est la prière : vous me questionnerez mille fois je vous ferais la même réponse. Plaise à Dieu, s'écriait-il, que tous les hommes recourent à Lui quand ils sont tentés de l'offenser ; nul, bien certainement, ne succombera !

Dès que je serai assailli par quelque tentation contre la sainte vertu de pureté, je m'empresserai de recourir à Dieu en lui disant avec ferveur : « Créez en moi, Seigneur, un cœur pur... Aidez-moi, Seigneur, ne permettez pas que je vous offense... Mon Jésus, miséricorde ! Doux Cœur de Marie, soyez mon salut !... O Cœur très pur de Saint Joseph, obtenez-moi du Divin Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, une très grande pureté de corps et d'esprit !... » Il me sera fort utile dans ces tentations de reporter ma pensée sur la Passion de mon Jésus et de me réfugier dans ses plaies sacrées. Je n'ai trouvé nulle part, dit Saint Augustin, un remède plus efficace que dans les plaies de Jésus Christ ; j'y dors et j'y retrouve la vie.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

873_001

Pour recevoir les méditations du Mois de l'Assomption par e-mail, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

29 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

76607647

Trentième jour

Bonheur qu'il promet aux âmes pacifiques et à celles qui souffrent persécution pour la justice

 

Voix de Jésus

 

« Bienheureux les pacifiques, car ils seront appelés enfants de Dieu ! Bienheureux donc ceux qui aiment la paix et qui la procurent aux autres ! Je suis le Dieu de ta paix, ô mon fils; Je fais habiter dans Ma maison ceux qui n'ont qu'un même esprit et un même cœur! Dans Ma bonté ineffable, Je fais lever le soleil sur les bons et sur les méchants, et tomber la rosée du Ciel sur les justes et sur les injustes; Je suis venu Moi-même au monde annoncer la Paix à ceux qui étaient éloignés et à ceux qui étaient proches, faisant disparaître toutes les inimitiés, pacifiant par Mon Sang tout ce qui est dans le Ciel et tout ce qui est sur la terre. Si donc tu veux être Mon digne fils, le digne enfant de Mon adoption, si tu veux être couronné dans la Gloire après cette vie, sois pacifique: que de ta bouche sortent toujours des paroles de conciliation et de paix pour adoucir toute amertume dans le cœur de tes frères; cherche toujours à prévenir les malins rapports, ou du moins à en empêcher les suites funestes; à prévenir ou à guérir les inimitiés, les froideurs, les défiances; à réunir enfin, à lier, par les chaînes de Mon Amour, tout ce qui est divisé, tout ce qui n'est pas étroitement uni. Bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, parce que le royaume des cieux leur appartient. C'est ici la plus parfaite des béatitudes, ô mon fils, et celle que ton Sauveur a le plus sensiblement exprimée en Sa Personne par tout l'ensemble de Sa Vie mortelle. Réjouis-toi donc et tressaille d'allégresse, quand pour Moi tu te verras méprisé, haï, couvert de malédictions; la récompense sera grande dans le Ciel. Animé par la sainte pensée qu'ainsi tu deviens semblable à Moi et que tu travailles efficacement à conquérir le plus beau de tous les royaumes, soutiens avec courage, avec une fermeté inébranlable, les mépris, les railleries, les dédains, les menaces et les violences. Pour toi J'ai essuyé des maux bien plus redoutables. N'oublie pas, d'ailleurs, qu'au milieu de tes plus rudes épreuves, Je serai toujours avec toi pour te fortifier et t'animer à la victoire. Et si Ma Providence ne te ménage pas l'occasion d'un triomphe glorieux aux yeux des hommes, si tu n'as à combattre que dans le secret du cœur contre le démon et contre ta nature dégradée; ah ! soutiens aussi généreusement la persécution des mauvais désirs, la persécution du dégoût et de la tristesse dans Mon service, la persécution de ces assauts de l'enfer qui semblent capables d'ébranler les cœurs des forts: c'est là encore une persécution pour la justice, qui te donnera droit à une belle part de mon royaume ».

 

Réflexion

 

Ai-je rempli jusqu'à présent les devoirs d'un cœur vraiment pacifique? Ai-je eu de l'attention pour éviter ce qui peut troubler la bonne intelligence avec ceux qui m'entourent? Attention à mon humeur pour la réprimer, à mes paroles pour les mesurer, à mes actions pour les régler, en sorte que le prochain n'ait qu'à se louer de mes égards, de ma déférence, de mon affabilité? Ai-je tâché, en toute occasion, de calmer les esprits, de les rapprocher, et de les ramener à la sainte union qui est le fruit de la charité évangélique? Ai-je fait des sacrifices pour conserver la paix avec ceux qui cherchaient à l'altérer? sacrifice de mes petits intérêts, de mes petits droits; sacrifice de l'amour-propre; sacrifice du caractère. Pour aider mon infirme nature à se plier à tout ce qu'exige l'amour de la paix, l'ai-je habituée à porter la croix, à marcher d'un pas ferme dans le chemin étroit et rude qui conduit à la véritable vie, à soutenir avec courage le poids des tribulations diverses qui assiègent l'homme ici-bas? Voilà devant moi Jésus, mon divin modèle : il marche par une voie de larmes et de souffrances, chargé du bois douloureux de son supplice; pourrais-je prétendre arriver à la gloire par un autre chemin que celui du Calvaire? Courage donc: ce sont ici les jours du travail et de l'affliction; ailleurs se lèveront, pour ne finir jamais, ceux de la joie et du repos dans le Seigneur.

 

Pratique

 

1° Afin de maintenir autour de vous la paix évangélique, suivez invariablement cette devise: « Aux paroles aigres ou piquantes, point de réplique; aux rapports peu charitables, point de foi; aux mauvais procédés, nulle attention; contre les offenses mêmes, nul ressentiment ». Il vous en coûtera; mais aussi vous vous rendrez digne du cœur de Jésus, qui vous a sauvé au prix de tant de patience et de charité. 2° Quelque difficulté que vous trouviez à vous soutenir dans la pratique de la vertu, quelques combats que vous ayez à livrer au monde, au démon et à vous-même, ne vous découragez pas; mais consolez-vous par la pensée que vous êtes dans la voie étroite où a marché Jésus, notre chef, dans la voie du ciel dont la croix doit vous ouvrir l'entrée.

 

Esprit de paix et patience chrétienne respectable supérieur de Séminaire

 

Monsieur de Lantages, prêtre de Saint Sulpice, premier supérieur du séminaire de Notre Dame du Puy, veillait continuellement sur lui-même pour se conserver toujours dans la pais, la douceur et la patience. Il trouvait une particulière satisfaction à répéter souvent ces paroles de saint Paul: Daigne le Seigneur diriger nos cœurs dans la charité divine et dans la patience de Jésus-Christ ! Et il était facile de remarquer les effets qu'elles produisaient sur lui dans tous les événements. Lorsqu'on oubliait de lui donner les choses dont il avait besoin durant sa vieillesse, ou qu'il était obligé de les attendre, même plusieurs heures dans sa chambre, par la négligence des domestiques, il se contentait de dire: « Si ce n'était que je sers le bon Dieu encore plus mal qu'on ne me sert, je me fâcherais ». Quand il voyait quelqu'un disposé à se troubler: « Ah ! Mon Dieu ! disait-il, ne nous inquiétons jamais de rien et n'inquiétons jamais personne ». C'était ce qu'il pratiquait lui-même en toute occasion. Aussi un domestique, qui l'avait servi pendant douze ans, rendait-il de lui ce témoignage: « qu'il ne l'avait pas vu une seule fois chagrin, de mauvaise humeur, ou avoir la moindre impatience ». Quoique M. de Lantages sentit vivement les offenses qu'il recevait, il n'en laissait jamais rien paraître au dehors, ni dans ses paroles, ni dans ses gestes, ni dans ses actions, ayant acquis, par un travail opiniâtre et par le secours de la grâce, un empire absolu sur lui-même. Bien plus, il en usait d'une manière si aimable avec les personnes qui, souvent, mirent sa patience à l'épreuve par les procédés les plus injustes, qu'on eût dit, à le voir, qu'il traitait avec ses plus familiers amis. Et quand on empoisonnait ses actions les plus saintes et qu'on le chargeait de quelque noire calomnie, au lieu de se plaindre ou d'accuser ses ennemis, il se contentait de répondre à ceux qui venaient l'en informer : « Je ne veux de réputation qu'autant qu'il est nécessaire pour rendre à Dieu les « services qu'il exige de moi. Je suis persuadé qu'il m'en conservera autant qu'il m'en faut pour cela; et si sa providence permet qu'elle me soit entièrement ôtée, ce sera une marque qu'il ne veut plus de mes services, et alors je demeurerai en paix ». (Vie de M. de Lantages, p. 331, 333, 355).

 

ADIP-150_Side_1_copy__06989_zoom

Pour recevoir chaque jour les méditations du Mois du Sacré Cœur, ainsi que des prières, être tenu au courant des mises à jours du blog, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

28 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

04

Vingt-neuvième jour

Bonheur qu'il promet aux miséricordieux et à ceux qui ont le cœur pur

 

Voix de Jésus

 

« Bienheureux les miséricordieux, parce qu'ils obtiendront miséricorde ! Bienheureux ceux qui exercent la Charité envers tous ceux qu'ils voient souffrir, envers les malades, envers les affligés, et qui adoucissent leurs maux, s'ils ne le peuvent autrement, du moins par des paroles de consolation, par de sages conseils, par des témoignages de tendre bonté. C'est là, ô mon fils, c'est là le plus beau de tous les sacrifices que le cœur de l'homme puisse M'offrir; car J'aime mieux la Miséricorde que l'immolation des victimes. Autant auront-ils eu de compassion pour leurs frères, autant en aurai-Je pour eux; il leur sera donné comme ils auront donné. Ils recevront selon ta mesure dont ils auront usé envers les autres. Et comme ceux qui sont injustes, sans pitié, ne trouveront sur eux qu'un Ciel d'airain, ainsi les miséricordieux trouveront-ils un ciel qui répandra sur eux une rosée de bénédiction. Bienheureux ceux qui ont le cœur pur ! Oui, bienheureux, car c'est dans un tel cœur que Je Me plais à imprimer Mon Image, et ce cœur devient comme un beau miroir où se réfléchissent les rayons divins de Mon adorable beauté. Bienheureux, parce qu'ils me verront avec les yeux de la Foi; ils Me contempleront en eux-mêmes, où je ferai Ma demeure; et dès que la mort aura déchiré le voile, ils Me verront face à Face; ils Me connaîtront comme je les connais Moi-même; ils verront en Moi, avec un éternel ravissement, toute beauté, toute perfection, tout bien; et en Me voyant, ils M'aimeront de toutes les puissances de leur être, et ils M'aimeront sans fin, et ils seront remplis de l'abondance de Ma Maison, enivrés du torrent de Mes délices. O mon fils, vois le prix d'un cœur pur; vois combien tu dois chérir la sainte vertu qui plaît tant à Mon Divin Cœur; vois combien tu dois craindre que quelque sentiment trop humain ne vienne à faner en toi cette délicate fleur dont le parfum monte devant Moi comme une odeur suave. La pureté du cœur, c'est une glace polie, c'est un or affiné, c'est un lis d'une éclatante blancheur, c'est une fontaine limpide. Le plus léger souffle de la tentation, si tu manques de vigilance, peut ternir cette glace, cet or, flétrir ce lis, troubler cette belle fontaine ».

 

Réflexion

 

Quel besoin immense n'ai-je pas de Miséricorde? Hélas! qui pourrait dire tout ce que je dois d'expiation à la Justice Divine pour les jours de ma vie qui ne sont plus? Et maintenant encore, chaque nouveau jour n'apporte-t-il pas à ce compte que j'ai à rendre de mon administration passée, quelque dette nouvelle? Mais Dieu est si bon qu'Il voudra bien user envers moi de la Miséricorde dont j'aurai usé envers mes frères. Ah! si, par le passé, j'avais mieux compris tout ce qu'il y a d'avantageux pour moi dans cette bonté du Seigneur, que j'aurais eu de zèle pour pratiquer la Miséricorde envers les autres, en les soulageant dans leurs besoins, en les consolant dans leurs peines, en mêlant mes pleurs à leur infortune, en supportant avec patience et douceur tous leurs défauts! Quel besoin n'ai-je pas surtout de Miséricorde pour avoir profané en moi l'image de mon Dieu, et combien je dois désormais attacher de prix à la pureté du cœur, la conserver avec la plus vigilante délicatesse, après avoir permis si souvent aux passions de souiller en moi le temple du Saint Esprit ! Oh! Que je serais coupable, si, après avoir été si souvent victime de mon imagination, de ma mémoire, de mes affections, de mes sens, je ne me montrais pas gardien sévère de ces facultés dangereuses, qui me font, à chaque instant, courir le risque des plus tristes chutes.

 

Pratique

 

1° Rendez au prochain toute sorte de services, avec cette affectueuse bonté qui en double le prix, quelque répugnance que vous ayez pour sa personne; mais faites-le pour l'amour de Jésus: servir le prochain par sympathie ou par affection naturelle, ce ne serait pas mériter la béatitude attachée par Notre-Seigneur à la miséricorde. 2° Craignez et fuyez, comme on fuit le serpent, tout ce qui peut amollir le cœur ou flatter les sens afin de vivre comme un Ange dans un corps mortel, et de posséder toujours ce cœur pur qui verra Dieu.

 

Charité touchante d'une famille catholique arabe

 

« Balbeck, dit le P. de Géramb, dans son Pèlerinage à Jérusalem, est l'Héliopolis ou ville du soleil des anciens. Un mur d'enceinte délabré donne une idée assez exacte de l'étendue qu'elle avait autrefois; mais à part quelques masures et un petit nombre de maisons de terre, l'intérieur n'offre qu'un emplacement vide ou des décombres; l'habitation de l'Evêque n'est elle-même qu'une espèce de chaumière plus obscure et plus étroite que celle de nos paysans d'Europe... Je ne voulais me rendre incommode ni à l'Evêque ni aux habitants, en leur demandant l'hospitalité; d'un autre côté, je désirais me trouver le plus près possible du temple célèbre de la ville du soleil, un des plus magnifiques et des moins dégradés que nous ait laissés l'antiquité. J'allai chercher un gîte sous quelques arbres, dans son voisinage, à côté d'un moulin. Il y avait tout au plus une heure que j'y étais établi, quand je vis venir à moi un jeune enfant grossièrement vêtu, mais de la figure la plus intéressante et la plus modeste: il m'apportait un fromage et quatre petits pains. Il était envoyé par ses parents, Arabes catholiques, qui, déjà informés qu'il y avait sous les arbres un religieux pèlerin, s'étaient hâtés de pourvoir à son dîner. Il me serait difficile de dire combien cette pieuse attention me toucha. L'affreuse misère qui pesait sur Balbeck et sur tout le pays, la pauvreté personnelle de ceux qui partageaient ainsi leur nourriture avec moi, l'air empressé du petit messager qui me faisait signe de manger, la douce joie qu'il montrait d'avoir rempli la commission de ses bons parents: il n'en fallait pas tant pour m'attendrir au delà de toute expression et me faire mettre un haut prix à leur bienfait. A peine m'eut-il quitté que, les yeux fixés sur ce que je venais de recevoir, je me mis à pleurer; et lorsque, plus tard, je portai à la bouche ce don de l'indigence, je versai de nouvelles larmes; et rarement j'en ai versé de plus douces. Le soir, il reparut avec un don semblable à celui du matin. Il me saluait, déposait son offrande à mes pieds et s'éloignait. A cette seconde visite, je voulus le récompenser; il refusa longtemps opiniâtrement, et ne finit par accepter que dans la crainte de me faire de la peine. Hélas! qu'était-ce devant Dieu que ma générosité auprès de l'admirable charité de ces pauvres Arabes envers un étranger qu'ils n'avaient jamais vu, de qui ils n'avaient rien à espérer, et qu'ils ne devaient revoir jamais?... Que dis-je, jamais? Ah! celui qui récompense le verre d'eau saura bien distinguer, au milieu de la multitude pressée dans la vallée de Josaphat, ces bienfaisants Arabes; et là je raconterai avec délices à mon Dieu et à mon juge l'indulgente bonté des habitants du désert. Ah! si les pleurs de la veuve désolée, si les cris de l'orphelin, si les cheveux blancs du vieillard courbé sous le poids des années et de l'indigence, n'attendrissent pas nos cœurs, ne déchirent pas nos entrailles, que notre éternelle destinée sera différente de celle de ces pauvres Arabes, qui se laissent si facilement émouvoir à la vue d'un pèlerin d'Europe venant se reposer de ses longues fatigues à l'ombre de leurs palmiers?... (Lettre XLIV).

 

105001

Pour recevoir chaque jour les méditations du Mois du Sacré Cœur, ainsi que des prières, être tenu au courant des mises à jours du blog, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

27 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 

04

Vingt-huitième jour

Bonheur qu'il promet à ceux qui pleurent et à ceux qui ont faim et soif de la justice

 

Voix de Jésus

 

« Bienheureux ceux qui pleurent, parce qu'ils seront consolés ! Ah ! La nature ne comprend rien à ce bonheur, ô Mon fils: elle n'a que des yeux charnels qui ne savent pas voir les choses de Dieu. Mais il n'est pas moins vrai cependant que pour le fidèle il y a du bonheur dans les larmes. Oh ! qu'il lui est doux de penser, au milieu des afflictions les plus amères, qu'il marche dans une voie teinte du Sang de son Sauveur, et par laquelle il a fallu que l'Homme-Dieu entrât dans Sa Gloire ! Qu'il lui est consolant de se dire que bientôt viendra aussi pour lui la joie du Seigneur, la joie éternelle ! Oui, bientôt: si quelques instants ne sont rien par rapport à la vie entière, qu'est-ce que quelques jours, quelques années, qu'est-ce que la vie la plus longue par rapport à l'éternité, où Dieu Lui-même essuiera toutes tes larmes. Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la justice, parce qu'ils seront rassasiés ! Bienheureux ceux qui rendent à Dieu ce qu'ils lui doivent, et au prochain, en vue de Dieu, ce qui lui est dû, et à eux-mêmes ce qu'ils se doivent, en cherchant avant tout le royaume de Dieu qui est le souverain bien! Bienheureux ceux qui désirent ardemment que les droits inviolables du Très-Haut soient reconnus et respectés de tous les hommes, et que l'injustice, qui déshonore si souvent la terre, voie son empire diminuer de jour en jour. Bienheureux ceux qui ont faim et soif de la perfection à laquelle plus ou moins tous les fidèles doivent tendre! Ils seront rassasiés, dès ce monde, par l'accomplissement de leurs désirs; car Je Me plais à faire la volonté de ceux qui sont pénétrés d'une crainte filiale envers Moi; et dans le Ciel ils auront le plein rassasiement de leur cœur. Alors, si tu mérites d'être de cet heureux nombre, ô Mon fils ! tu n'auras plus de faim, tu n'auras plus de soif, parce que tu ne désireras plus d'autres jouissances que celles que tu goûteras sans mesure, étant comme abîmé dans l'Océan de Mon Bonheur.

 

Réflexion

 

Ai-je supporté jusqu'aujourd'hui les afflictions en vrai chrétien, en vrai disciple de Jésus couronné d'épines ? Ai-je pleuré avec résignation et confiance ? Ai-je regardé avec un grand esprit de Foi le Calvaire du haut duquel mon Divin Sauveur m'encourage à le suivre, et le ciel d'où Il me montre la place qu'il me réserve et dont l'espérance est si capable d'adoucir toutes mes amertumes ? Ai-je eu faim et soif de la justice ? A la pensée de toutes les iniquités qui souillent le monde, ai-je dit à Dieu avec le Roi-Prophète: Je sèche de douleur à la vue de ceux qui foulent aux pieds Votre Loi ? Ai-je plaint cordialement tous ceux que j'ai vus devenir victimes de quelque injustice de la part des hommes ? Ai-je ressenti une ardeur vive, un désir pressant de me sanctifier toujours davantage, de rendre de jour en jour mes pensées, mes désirs, mes paroles, mes œuvres, plus semblables aux affections, aux paroles, aux œuvres de Jésus, mon adorable modèle ? Ou plutôt n'ai-je pas reculé dans la voie de la justice et de la sainteté ? N'étais-je pas meilleur jadis que je ne le suis présentement aux yeux de Dieu ? N'avais je pas plus de ferveur dans mes prières, plus de fidélité à mes exercices, plus d'horreur du péché, plus d'application à plaire à Dieu et à lui témoigner mon amour ? Hélas ! Hélas ! serait-il vrai que je fusse réduit à regretter les jours passés, et que l'abondance des grâces que j'ai reçues n'eût produit en moi qu'un relâchement déplorable ?

 

Pratique

 

1° Servez-vous de toutes les occasions d'afflictions et de larmes qui se présentent pour vous détacher des choses Créées, et vous attacher plus étroitement à Dieu, le seul vrai bien, le seul qui ne change point et ne passe point: vous mériterez ainsi la consolation promise à ceux qui pleurent chrétiennement. 2° Faites, chaque jour, un pas de plus vers la perfection; et si vous tombez souvent, humiliez-vous devant Dieu, et relevez-vous chaque fois avec un nouveau courage, avec une nouvelle confiance, et une nouvelle ardeur pour la justice: Si nous déracinions, chaque année, un seul vice, dit le pieux auteur de l'Imitation, bientôt nous serions parfaits.

 

Parfaite résignation de Saint François de Borgia et son abandon à la Volonté de Dieu

 

La duchesse Éléonore de Castro, épouse de saint François de Borgia, étant dangereusement malade, le saint, qui lui était tendrement attaché, n'omit rien pour obtenir de Dieu sa guérison: il redoubla ses jeûnes, ses prières et ses aumônes. Un jour que, prosterné dans sa chambre, il priait pour elle avec beaucoup de ferveur, il entendit, au dedans de lui-même, comme une voix qui lui disait: « Si vous voulez que je laisse plus longtemps votre femme en cette vie, elle guérira; mais je vous avertis que ce ne sera ni votre avantage ni le sien ». Il fut toujours persuadé, depuis, que cette voix avait été un avertissement du ciel. Frappé de ce qui venait de se passer, et tout brûlant d'amour pour Dieu, il fondit en larmes, et s'écria: « Qui êtes-vous, Seigneur, et qui suis-je, pour que ma volonté se fasse plutôt que la vôtre? Qui sait mieux que a vous ce qui m'est convenable, et qu'ai-je à désirer hors de vous ? » Il offrit en même temps à Dieu la vie de la duchesse, la sienne, celle de ses enfants, et tout ce qu'il avait au monde. Depuis ce jour-là, la maladie de la duchesse augmenta de plus en plus, et elle mourut le 27 mars 1546. François avait alors trente-six ans; il se consola d'une perte si sensible par le souvenir des héroïques vertus qu'Eléonore avait pratiquées, et par celui des sentiments de piété tendre avec lesquels il l'avait vue faire le sacrifice de sa vie... Quelques jours après, il fit une retraite conformément aux exercices de saint Ignace, sous la conduite du Père Le Fèvre ; et il résolut de se consacrer à Dieu dans quelque ordre religieux, ce qu'il désirait depuis longtemps. 11 choisit la Société de Jésus, dont la règle lui parut mieux convenir aux vues de zèle qui l'animaient, et à l'éloignement qu'il sentait pour les dignités ecclésiastiques. Le sacrifice de lui-même qu'il fit à Dieu, fut sans réserve : il fit son testament, acquitta par avance toutes les charges qui y étaient portées, et, quand il eut terminé toutes ses affaires: « Voilà donc, dit-il, mes chaînes enfin brisées; mon âme est comme l'oiseau échappé des pièges du chasseur ». Quand il eut fait profession, on vit éclater en lui les plus admirables vertus. Mort au monde et à lui-même, intimement pénétré de la bassesse de son néant et de la grandeur de la bonté divine, il soupirait vers Dieu avec une ferveur continuelle, déplorant l'aveuglement des mondains qui ne cherchent que les créatures. Ayant appris, dans les rues de Valladolid, la nouvelle de la mort subite de sa fille, la comtesse de Lerma, qui était encore plus recommandable par sa piété que par ses autres qualités louables, il s'arrêta, pria quelques instants pour elle et continua son chemin: il allait pour lors à la cour. Lorsqu'il y fut arrivé, il s'entretint avec la princesse comme à son ordinaire, et, en la quittant, il recommanda à ses prières l'âme de la comtesse de Lerma. « Eh ! Quoi ! dit la princesse, a-t-on jamais vu quel« qu'un aussi peu touché de la mort de sa fille? » « Madame, répondit le Saint, elle ne m'avait été que prêtée: le Maître l'a appelée à lui. Ne dois-je pas le remercier de me l'avoir laissée si longtemps, et de l'avoir ensuite fait entrer dans sa gloire, comme je l'espère de sa miséricorde ? » Il dit encore, dans une occasion semblable: « Depuis que le Seigneur m'a fait la grâce de m'appeler à son service, et de lui donner tout mon cœur, j'ai tâché de me résigner si parfaitement à sa volonté, qu'aucune créature morte ou vivante ne pût jamais me jeter dans le trouble ». (Vies des Saints, de Godescard).

 

908_001

Pour recevoir chaque jour les méditations du Mois du Sacré Cœur, ainsi que des prières, être tenu au courant des mises à jours du blog, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

26 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

04

Vingt-septième jour

Bonheur qu'il promet à la pauvreté d'esprit et à la douceur

Voix de Jésus


« Je t'ai dit, ô Mon fils, combien tu Me dois ton amour; écoute maintenant à quels caractères se reconnaît l'accomplissement de ce grand devoir. Sans doute, de prime abord, la pratique des vertus que ces caractères supposent, a de quoi effrayer la nature; mais, prends courage, le bonheur y est attaché, le vrai bonheur, qui ne finit point. Bienheureux, ai-Je dit, bienheureux sont les pauvres d'esprit. Bienheureux ceux qui ont tout quitté pour me suivre, et ceux qui ont le cœur détaché des choses de la terre, et ceux qui supportent la pauvreté sans murmure et sans impatience, et ceux qui n'ont pas le fol amour des richesses, l'orgueil et l'avidité insatiable d'attirer tout à soi! Bienheureux, parce que te royaume des deux est à eux!.... Un royaume ! Un royaume dans le ciel ! Un royaume avec Dieu et inséparable du sien, éternel, et qui ne laisse rien à désirer ! Pourrais-tu ne pas détacher ton cœur de tout, pour y avoir part? Pourrais-tu ne pas t'encourager à ce sacrifice par les exemples de pauvreté que t'a laissés le Cœur de ton Jésus? Né d'une mère pauvre, confié aux soins d'un pauvre artisan, j'ai mené une vie pauvre, sustentée par le travail de mes divines mains; plus tard, quand j'ai commencé à prêcher l'Évangile, ce sont des pauvres que j'ai associés à l'œuvre de Mon Ministère, et pour notre commune subsistance je n'ai pas dédaigné le secours de l'aumône. Encore même aujourd'hui, au sacrement de Mon Amour, je consens à reposer, bien souvent, dans de pauvres églises, dans de pauvres Tabernacles. Bienheureux ceux qui sont doux ! Ceux qui sont sans aigreur, sans enflure, sans dédain, ceux qui ne cherchent à prendre avantage sur personne, qui respectent les malheureux, qui ne choquent pas même les superbes. Bienheureux ceux qui n'opposent point l'humeur à l'humeur, la violence à la violence, mais qui tâchent de corriger les excès d'autrui par leur patience et leur mansuétude; bienheureux, car ils posséderont la véritable terre de promission, cette terre où coulent le lait et le miel cette terre nouvelle où toute douceur abonde! Il est vrai, Mon fils, que, quand on a de l'aigreur et de l'amertume dans le cœur, il est mal aisé de ne pas en répandre le venin sur ses frères. Mais regarde ton Jésus, et tu sauras te vaincre: vois cet Agneau qui n'a pas ouvert ta bouche et qui s'est laissé conduire muet à la mort après avoir été indulgent pour les pécheurs, pacifique au milieu des séditieux, patient et dans un humble silence au milieu de ses calomniateurs. Et encore aujourd'hui ne suis-je pas patient et muet au milieu des profanateurs de mon Sacrement adorable? »

 

Réflexion

 

Bonté, suavité, miséricorde, clémence, bénignité, mansuétude : mots impuissants pour rendre ce qu'il y a de divine douceur dans le cœur de Jésus. Et moi à qui il a été donné si souvent d'unir mon cœur à ce cœur sacré dans la sainte communion, hélas ! je suis encore plein d'impatience et d'emportement, plein de dépit contre tout ce qui me déplaît, contre ceux môme qui veulent m'être utiles en me faisant connaître mes défauts. Ah ! tout ce mal vient de l'orgueil qui ne peut souffrir d'être contrarié, d'être humilié, qui s'irrite d'avoir à s'avouer la vérité à lui-même. Et l'orgueil, qu'est-ce qui le nourrit ? N'est-ce pas l'attachement déréglé que j'ai pour moi et pour tout ce qui m'entoure dans ce monde ? Si j'étais véritablement pauvre d'esprit, si Dieu seul était le principe et la fin de toutes mes affections, je ne vivrais plus que de l'impulsion de sa grâce, et je pratiquerais, en toute occasion, la douceur dont Jésus m'a donné et dont il me donne encore de si touchants exemples.

 

Pratique

 

1° Pour vous détacher de tout ce qui n'est pas Dieu, rappelez-vous souvent que vous aurez un terrible compte à rendre de tous les biens qui sont en vous, soit de l'âme, soit du corps, ainsi que de tous ceux qui sont hors de vous, et dont le Seigneur vous a donné la possession. Quelle folie d'enchaîner votre cœur à ce qui peut devenir un jour la matière de votre condamnation! 2° Habituez-vous à garder le silence, lorsque vous vous sentez ému par quelque chose qui heurte votre humeur ou votre amour-propre : c'est le meilleur moyen de prendre sur votre nature l'empire nécessaire pour vous gouverner selon les règles de la douceur chrétienne.

 

Pauvreté d'esprit de Sainte Elisabeth de Hongrie

 

La vie de sainte Elisabeth de Hongrie offre l'un des plus beaux modèles de la pauvreté d'esprit, tant recommandée par l'Evangile. Après la mort prématurée de son jeune époux, tout change dans sa vie, dit M. de Montalembert dans la belle histoire qu'il a publiée de la sainte duchesse de Thuringe; Dieu prend la place de tout dans son âme. Le malheur se plaît à l'accabler; elle est brutalement chassée de sa résidence souveraine; elle erre dans la rue avec ses petits enfants en proie à la faim et au froid, elle qui avait nourri et soulagé tant de pauvres; nulle part elle ne trouve un asile, elle qui en avait tant donné. Mais quand ses injures sont réparées, elle n'en est pas plus réconciliée avec la vie. Restée veuve à vingt ans, elle méprise la main des plus puissants princes: le monde lui fait mal; les liens de l'amour mortel une fois brisés, elle se sent blessée d'un amour divin; son cœur, comme l'encensoir sacré, se ferme à tout ce qui vient de la terre, et ne reste ouvert que vers le ciel. Elle contracte avec le Christ une seconde et indissoluble union; elle le recherche et le sert dans la personne des malheureux: après leur avoir distribué tous ses trésors, toutes ses possessions, quand il ne lui reste plus rien, elle se donne elle-même à eux; elle se fait pauvre pour mieux comprendre et mieux soulager la misère des pauvres; elle consacre sa vie à leur rendre les plus rebutants services. C'est en vain que son père, le roi de Hongrie, envoie un ambassadeur pour la ramener auprès de lui; ce Seigneur la trouve à son rouet, décidée à préférer le royaume du ciel à toutes les splendeurs royales de sa patrie. « Dites à mon seigneur père, répond-elle, que je me trouve plus heureuse dans cette vie méprisable, qu'il ne peut l'être dans sa pompe royale; et que, bien loin de s'affliger à cause de moi, il doit bien plutôt se réjouir de ce qu'il a une enfant au service du grand Roi des cieux et de la terre ». En échange de ses austérités, de sa pauvre volontaire, du joug de l'obéissance sous lequel elle brise chaque jour tout son être, son divin époux lui accorde une joie et une puissance surnaturelles. Au milieu des calomnies, des privations, des mortifications les plus cruelles, elle ne connaît pas une ombre de tristesse; un regard, une prière d'elle suffisent pour guérir les maux de ses frères. A la fleur de son âge, elle est mûre pour l'éternité, et elle meurt en chantant un cantique de triomphe, qu'on entend répéter aux Anges dans les cieux. (Histoire de sainte Elisabeth, par Monsieur de Montalembert, Introduction).

 

Sacred Heart Church 2010 022

Pour recevoir chaque jour les méditations du Mois du Sacré Cœur, ainsi que des prières, être tenu au courant des mises à jours du blog, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

24 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 

04

Vingt-cinquième jour

Titres qu'il se donne pour exprimer sa tendresse envers nous

 

Voix de Jésus

 

« L'amour M'a fait ton ami : ton ami véritable, qui donne tout, qui prodigue tout, qui ouvre tous Ses Trésors, qui supporte tout, qui sait tout pardonner au repentir; ami fidèle et constant, ami dans la prospérité, ami dans l'adversité, ami dans les tribulations, ami dans les infirmités, ami pendant la vie, ami à la mort. Ami au-dessus de tous les amis, Je t'ai aimé plus qu'aucun de tous tes amis ne pourrait t'aimer, plus que tu ne t'aimes, plus que tu ne peux t'aimer toi-même: Je t'ai aimé jusqu'à commander à tous les hommes de t'aimer sous peine de mériter Ma disgrâce; Je t'ai aimé jusqu'à te nourrir de Ma Chair et de Mon Sang, en attendant que dans le Ciel Je te fasse heureux de Mon bonheur, et que Je t'enivre d'un torrent de délices dans le sein de Ma Divinité. L'Amour M'a fait ton frère. Ton frère selon la nature: ne Me suis-je pas rendu en tout semblable à toi hormis le péché? Ton frère selon la grâce: n'es-tu pas devenu enfant de Dieu, par l'application des mérites infinis de Son Fils unique; et quand, après Ma Résurrection, Je disais: Je remonte vers Mon Père et votre Père ne t'avais-Je pas en vue aussi bien que Mes disciples? Ton frère par le droit que Je t'ai donné à Mon Héritage: car tu as été fait cohéritier de ton Sauveur, et ta fidélité à la Grâce peut te mettre en possession de la magnifique Gloire qu'Il a conquise par Ses travaux et par Ses souffrances. L'Amour M'a fait l'époux de ton âme. Vois par quel lien puissant Je l'ai unie à Moi: sur la Croix en donnant Mon Sang pour la racheter, dans l'Eucharistie en M'identifiant avec elle comme l'aliment s'identifie avec le corps qui s'en nourrit. Vois de quelle richesse Je l'ai ainsi dotée, de quels dons précieux Je l'ai couronnée: tous Mes Mérites, tous Mes biens sont devenus son partage; Je suis moi-même à elle tout entier; et Mon Cœur se plaît à lui faire entendre les noms si doux de ma colombe, ma bien-aimée ».

 

Réflexion

 

Jésus, mon ami; Jésus, mon frère; Jésus, mon époux! Quoi de plus touchant pour une âme qui sait aimer, comprendre et sentir! Ah! quel bonheur d'être élevé, du fond de la misère et de la corruption où je suis né, jusqu'à la dignité sublime qui m'est assurée par ces doux titres que le cœur de mon Dieu a daigné prendre pour m'attirer, pour me gagner tout à Lui, tout à Son Amour! Mais que j'ai mal soutenu jusqu'à présent la Gloire qui m'en revient! Que je me suis montré peu digne d'un tel Ami, peu digne d'un tel Frère, peu digne d'un tel Epoux! Oui, j'ai eu trop peu d'horreur pour tout ce qui pouvait ternir à ses yeux la pureté de mon âme; trop peu de zèle pour accroître, en travaillant à ma perfection, la beauté de cette épouse qu'il s'était choisie entre mille. O mon Dieu! puissé-je à l'avenir ne perdre jamais le sentiment de la dignité à laquelle Vous avez daigné m'élever, et correspondre, par toute ma conduite, à Votre immense Tendresse envers moi!

 

Pratique

 

1° Évitez avec soin les plus petits péchés volontaires : chacun affaiblit d'un degré l'amour qui vous unit à Jésus; chacun refroidit d'un degré son amour d'ami, de frère et d'époux envers votre âme. 2° Quand il vous échappe une faute, soyez fidèle à la réparer au plus tôt par un acte de la vertu contraire, ou par un pieux soupir vers le cœur de Jésus.

 

Sainte horreur d'une vierge chrétienne pour les moindres fautes

 

A quatorze ans, Anne-Félicité des Nétumières avait eu pour guide, dans les voies du salut, le célèbre M. Boursoul, curé de Rennes, saint prêtre, puissant dans les œuvres de son ministère. L'homme de Dieu s'était attaché à lui inspirer la plus grande horreur du péché, lui répétant souvent cette maxime: « Veillez continuellement sur vous-même, pour ne point offenser Dieu ». Ses paroles avaient porté leurs fruits: car, peu de jours avant que de mourir, dans cet instant où l'âme du juste ne craint plus rien du souffle contagieux de l'amour-propre, Félicité disait à une amie, en lui rappelant cette circonstance de sa jeunesse: « M. Boursoul m'avait si bien inspiré l'horreur du péché, que, si j'eusse vu l'enfer prêt à m'engloutir, et que, pour l'éviter, il eût fallu commettre volontairement la plus légère faute, je me serais précipitée dans cet abîme plutôt que d'y consentir. Non, non, quand ces sentiments sont une fois bien imprimés dans notre âme, ils ne s'effacent point, et, dès qu'on voit l'ombre d'une faute, on trouve une espèce d'impossibilité à la commettre ». Lorsqu'elle eut pris l'habit de religieuse, elle employait, pour se pénétrer d'une vive indignation contre ses manquements les plus légers, le souvenir continuel de la présence du Dieu trois fois saint, et s'appliquait à se retracer les traits les plus touchants de l'humanité du Sauveur. Tantôt elle l'envisageait comme le divin cultivateur arrachant de son âme ce qui n'était point parfait à ses yeux; tantôt comme un maître qui lui donnait de sublimes leçons; souvent comme un bon père qui corrige son enfant parce qu'il l'aime; d'autres fois, et le plus souvent, comme son bien aimé, son adorable époux. Un jour elle s'aperçut d'une faute que toute autre, peut-être, avec moins de délicatesse, aurait traitée de scrupule, et qui tenait plus à une sorte de méprise qu'à la volonté. Malgré ce témoignage consolant de sa conscience, la vivacité de ses regrets ne pouvait à ses yeux, expier son péché. Plusieurs fois elle s'en accusa, n'épargnant aucune pénitence capable de calmer la colère du ciel, qu'elle craignait d'avoir méritée. Mais comme elle ne sentait plus la même facilité à s'entretenir avec Dieu, l'idée qu'il s'était retiré d'elle la jetait dans l'accablement: elle se croyait la plus ingrate des créatures, et ne voyait plus, dans son divin époux, qu'un juge irrité, ce qui lui causait mille angoisses... Le Seigneur ne tarda pas à la récompenser de tant de zèle, en lui rendant la paix de l'innocence, la joie de l'amour divin et la confiance filiale en son divin cœur. On trouve des sentiments semblables, admirablement exprimés, dans l'extrait suivant d'une lettre à une de ses amies: « Au pied de votre Crucifix, lui disait-elle, réparez votre faute, par les plus tendres protestations: collez votre bouche sur les plaies de votre Sauveur, et dites-Lui: « O mon cher époux! je vous ai donc encore offensé! J'en suis pénétrée d'amertume; mon cœur a été surpris; il n'a point cessé de vous aimer; c'est lui qui vous supplie d'oublier mes torts; c'est de toute la force de ma volonté que je veux me faire violence jusqu'à la mort, plutôt que de consentir à vous déplaire jamais Vous exigez pour réparation ce que vous pourriez m'accorder pour récompense: que je vous répète l'assurance de mon amour, que je vous donne des preuves de ma confiance en venant me jeter dans vos bras... Que vous êtes bon!... Je voudrais passer les jours entiers à vous le dire! Ah! du moins, que tous les battements de mon cœur vous répètent que je vous aime; que j'ai le plus grand regret de vous avoir déplu, et que je voudrais faire connaître vos bontés à toutes les créatures, pour qu'elles pussent m'aider à vous marquer ma reconnaissance ». (Les Héroïnes chrétiennes, par l'abbé Carron).

 

shgallery-11

Pour recevoir chaque jour les méditations du Mois du Sacré Cœur, ainsi que des prières, être tenu au courant des mises à jours du blog, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

18 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Dix-neuvième jour

Consommation de Son sacrifice

 

Voix de Jésus


« Mes disciples M'avaient abandonné: du Jardin des Oliviers jusqu'au tribunal de Pilate où fut prononcé Mon arrêt de mort, J'avais été seul, soutenant en paix le poids de l'ingratitude la plus noire, de l'injustice la plus révoltante, supportant, sans faire entendre la moindre plainte, les souffrances les plus vives, les opprobres les plus cruels. Oui, mon fils, quand on s'oubliait jusqu'à Me couvrir la Face de soufflets et de crachats; quand on jetait par mépris, sur Mes épaules déchirées, quelques lambeaux de pourpre; quand on plaçait dans Ma main droite un sceptre de roseau; quand on couronnait de Sang Mon front divin, en y enfonçant un diadème d'épines, Mon Cœur était calme: Il pensait à toi, Il t'aimait, et Mon Visage était toujours serein. Au moment même où J'eus la douleur d'entendre Pierre protester pour la troisième fois qu'il ne Me connaissait point, Mes yeux n'eurent pour lui que des regards de douceur et d'Amour, qui l'émurent d'attendrissement et de repentir. Cependant, sur la route du Calvaire, des cœurs compatissants donnèrent des larmes à l'Homme de douleurs; et de Mes lèvres tombèrent alors ces paroles où ton Jésus se montre à toi s'oubliant Lui-même, et voulant qu'on l'oublie pour pleurer les malheurs réservés au peuple déicide: « Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur Moi, mais pleurez sur vous et sur vos enfants ». Et bientôt après, arrivé, au sommet du Golgotha, sur cet autel d'expiation où J'allais consommer Mon Sacrifice, Je Me laissai clouer sur le Bois de l'infamie; de Mes membres transpercés s'échappèrent des ruisseaux de Sang; et durant la torture lente de la Croix on continuait à M'accabler des dérisions les plus amères, des paroles les plus ignominieuses. J'étais en proie aux ardeurs d'une soif brûlante, et il ne fut offert à Mes lèvres desséchées que le fiel et le vinaigre. Et cependant Ma bouche ne prononça sur ce peuple, bourreau de son Sauveur, que ces paroles de Miséricorde: « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ». Ainsi, Mon Cœur ne savait qu'aimer, et Je priais pour ceux qui se plaisaient à Me faire souffrir et mourir. Enfin, voulant montrer Ma force divine, même dans cette extrémité, voulant annoncer à la terre que Celui qui allait mourir sur la Croix était bien le Maître de la nature, qui se dévouait librement pour la réconciliation des hommes, Je poussai un grand cri, signe frappant d'une énergie, d'une puissance surhumaines, et, inclinant la tête, J'expirai. O mon fils, pourrais-tu jamais oublier ce prodigieux sacrifice consommé sur le Calvaire? Ah! que ce souvenir pénètre ton cœur, qu'il l'échauffe, qu'il l'embrase, qu'il l'anime des élans les plus vifs; qu'il en dirige tous les mouvements vers le Ciel; que ce cœur, enfin, soit sans réserve, et pour toujours à ce Dieu victime de son amour pour toi! »

 

Réflexion

 

Souffrir, expier, telle est la condition qui pèse sur l'humanité coupable depuis la chute du premier homme. Souffrir avec résignation et les yeux tournés vers Dieu, suivre ainsi Jésus qui daigne marcher à notre tête dans la voie de la douleur: c'est là le vrai, le seul remède. Il a voulu, ce divin Maître, se rendre en tout semblable à l'homme: lui qui n'avait aucune faute à expier, il est venu dans le monde, non pour y goûter des joies, mais pour y traverser une vie semée de privations et de souffrances, couronnée par une mort des plus cruelles. Ainsi, s'offre-t-il à moi tout ensemble comme une consolation, un encouragement et un modèle de soumission pleine d'amour à la volonté du Père céleste. Si donc je ne mens pas à mon titre glorieux de chrétien, de disciple de la Croix, je dois, dans toutes mes souffrances, adorer, bénir la justice de Dieu qui me frappe, et, en union avec Jésus, boire courageusement à son calice, quelle que soit la main qui me le présente.

 

Pratique

 

1° Quelques douleurs que vous avez à endurer, considérez et voyez s'il est une douleur pareille à celle de Jésus en croix2, de cet Homme-Dieu dont tout le crime fut de trop vous aimer. 2° Souvenez-vous qu'étant pécheurs, ce n'est qu'à travers les tribulations que nous pouvons entrer dans le royaume de Dieu. Consolez-vous, d'ailleurs, par la pensée que la voie des souffrances, où Jésus a marché le premier, est le vrai chemin du ciel, et qu'an moment de légère tribulation opère un poids éternel de gloire.

 

Visite du Père de Géramb au Saint Sépulcre

 

« J'avais recommandé aux drogmans du monastère de Saint-Sauveur, dit le P. Géramb (Pèlerinage à Jérusalem), d'avertir les Turcs gardiens du Saint Sépulcre, de se trouver, à cinq heures de l'après-midi, à l'entrée du temple, dans l'intérieur duquel je voulais passer la dernière nuit. J'étais à peine descendu de cheval que je m'y rendis. Les portes s'ouvrirent à mon approche, et se refermèrent aussitôt que j'en eus franchi le seuil. Le bruit des gonds de ces portes colossales, celui des clés, des verrous, dont tant de fois cependant mon oreille avait été frappée, sans que j'en éprouvasse d'émotion sensible, me causa une espèce de frisson. Une heure du matin venait de sonner. Les pères Franciscains réunis dans leur chapelle entonnaient le Benedictus Dominus Deus Israël, lorsque je me levai pour oindre le saint tombeau devant lequel j'étais resté longtemps prosterné. L'odeur du parfum se répandit au loin. De là je montai au Golgotha, où je répétai le même acte à l'endroit où la croix fut autrefois élevée. « J'ai ressenti pendant ma vie de profondes douleurs : j'ai fermé les yeux à un bon père, à une tendre mère, à une épouse chérie; j'ai perdu des enfants bien-aimés; j'ai été arrêté à deux cents lieues de la France, et traîné à travers toute l'Allemagne pour être enfermé au donjon de Vincennes, d'où je ne suis sorti que lors de l'entrée des alliés; j'ai éprouvé ce que le monde appelle de grandes infortunes; j'ai été calomnié, persécuté; j'ai fait des ingrats. Eh bien! prenant ici à témoin celui qui sonde les cœurs, et devant lequel je paraîtrai peut-être bientôt, je déclare que jamais douleur n'affecta plus vivement mon âme que celle qui s'en empara au moment où je m'arrachai pour jamais de l'église du Saint-Sépulcre. Tant que je vivrai, elle sera aussi présente à mon esprit que profondément gravée dans mon cœur; toujours son souvenir me fera tressaillir, parce que toujours, et plus qu'aucun autre souvenir, il me rappellera Jésus crucifié pour mon salut, pour le salut du genre humain, et à l'amour duquel nous devons répondre par le plus vif, le plus tendre, le plus absolu de tous les amours; ce Jésus auquel je dois l'ineffable bonheur de comprendre, de sentir cette grande vérité, que je voudrais pouvoir faire comprendre et sentir à tout l'univers entier : que Lui seul est tout, que tout ce qui n'est pas lui n'est rien, n'est que néant ». (Lettre XXXII.)

 272_001

Pour recevoir chaque jour les méditations du Mois du Sacré Cœur, ainsi que des prières, être tenu au courant des mises à jours du blog, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

16 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

04 

Dix-septième jour

Son dévouement pour nous au jardin des Oliviers

 

Voix de Jésus


« Tu as entendu de Ma bouche, ô mon fils, tout ce que l'Amour peut dire de tendre à des cœurs bien-aimés; contemple maintenant ce même Amour à l'œuvre: Il a fait pour toi tout ce que tu peux imaginer de plus généreux, de plus héroïque; Il t'a dévoué ma vie mortelle, et avec les circonstances les plus touchantes, les plus capables d'émouvoir, d'attacher et de ravir. Suis-moi donc, ô mon fils, depuis le jardin de Gethsémani jusqu'au Calvaire; et si tu Me refuses des larmes, donne-Moi, du moins, un peu de compassion et d'amour. Prosterné la Face contre terre dans le jardin des douleurs, où commença Ma longue Agonie, J'envisageai fixement toutes ces scènes d'humiliations et de souffrances qui devaient finir par le cruel supplice de la Croix. Je la voyais devant Moi cette mort, avec tous les raffinements de malice dont mes ennemis allaient l'accompagner; Je la voyais, Je pouvais l'éviter; mais tu avais besoin de ce sacrifice, ô Mon fils, et Je t'aimais J'attendis, baigné d'une sueur de Sang causée par la douleur que Je ressentais à la vue de tes péchés, J'attendis que l'on vînt se saisir de Moi; et quand le baiser perfide de Judas M'eut désigné à Mes ennemis, Je n'adressai à cet apôtre infidèle que ces douces paroles: « Mon ami, qu'êtes-vous donc venu faire ici ? » Et Je Me laissai lier comme un malfaiteur. Mais, mon fils, quand Je me dévouais ainsi à la mort pour toi... (et à quelle mort!...) ignorais-Je donc ce que J'avais à attendre de toi? Ne savais-Je pas toutes les offenses dont tu devais payer un si grand excès d'amour?.. Ah! J'avais tout cela devant les yeux; Je contemplais d'une seule vue toutes tes ingratitudes: des gouttes de Sang s'échappaient douloureusement de Mes veines. Néanmoins J'acceptai le calice tout entier; Je m'offris à Mon Père pour te sauver, avec autant de générosité, avec autant d'Amour que si Je n'avais dû recueillir de Mon Sacrifice qu'un retour constant de la plus vive tendresse. Quel dévouement de Ma part, ô mon fils ! De la tienne, quelle noire ingratitude.

 

Réflexion

 

Refuser mon cœur à celui qui a donné pour moi Son Sang, quelle iniquité! Trahir celui qui m'a donné Son Sang, quoiqu'Il sût bien qu'Il le donnait pour un ingrat, quelle indignité monstrueuse.... Ah! je ne saurais trop m'accuser, me condamner, me punir moi-même d'avoir ainsi payé tant d'amour, tant d'amour de la part d'un Dieu qui ne me devait rien, et qui, en me laissant périr à jamais, n'aurait rien perdu qu'un mauvais cœur plein d'injustice envers son premier principe et sa dernière fin!.... Hé bien, je veux que le reste de ma vie s'use à pleurer mes torts envers Jésus, à les réparer en Lui offrant mon cœur sans partage, et en me dévouant à tout ce qui peut lui être agréable et procurer sa gloire.

 

Pratique

 

1° Que le souvenir de vos ingratitudes passées vous fasse veiller constamment sur vous-même pour éviter les moindres fautes, et vous excite à remplir les plus petits devoirs avec autant de ferveur que d'exactitude. 2° Chaque fois que vous ferez un acte de contrition, ou que vous vous préparerez au sacrement de pénitence, unissez-vous à Jésus au jardin des Oliviers, souffrant une sueur de sang pour vos péchés, et offrant sa vie pour les expier.

 

Visite du Père de Géramb à la Grotte de Gethsémani

 

« La grotte où Jésus fit sa prière, au jardin de Gethsémani, la veille de sa mort, dit le P. de Géramb (dans son Pèlerinage à Jérusalem, lettre XIV), porte le nom de Grotte de l'Agonie. Elle est absolument dans le même état où elle se trouvait au temps de Notre-Seigneur. L'espèce de voûte qu'elle forme s'appuie sur trois pilastres de la même roche. Le jour y pénètre par une ouverture pratiquée par le haut, sur laquelle s'étend une grande grille destinée a repousser les pierres que les Turcs pourraient y jeter. Autrefois on y arrivait de plain-pied; maintenant on y descend par huit ou dix marches. Elle est fermée par une porte dont les révérends Pères Franciscains gardent la clef. Ce fut dans ce lieu, l'un des plus augustes de l'univers, que le Sauveur du monde ressentit les terreurs du trépas, qu'il éprouva des tourments sans mesure, qu'il éleva vers le Créateur ses défaillantes mains, et que de ses yeux s'échappèrent des larmes brûlantes qui, se mêlant à une sueur de sang, inondèrent son corps sacré; ce fut là enfin que Jésus, innocent, supporta pour nous tous toutes les rigueurs de la justice divine... À l'endroit même de l'agonie est un autel surmonté d'un tableau représentant Notre-Seigneur, soutenu par l'Ange qui vient le fortifier. On y lit cette inscription: « Hic factus est, sudor ejus, sicut guttae sanguinis decurrentis in terra ». Un lieu qu'on ne peut regarder sans éprouver un frémissement secret, c'est celui où Judas livra son Maître. C'est un espace de quinze ou vingt pas de long sur deux de largeur, entre deux petits murs. On l'appelle Osculo, de ce passage de l'Ecriture : Juda, osculo Filium hominis tradis ? Le pèlerin, après avoir adoré Jésus trahi et lié, s'éloigne aussitôt saisi d'horreur. Si le malheureux apôtre, après le pacte sacrilège par lequel il s'était engagé à livrer son Maître aux Juifs, leur eût dit: « Celui que je frapperai, c'est lui-même »; qu'ensuite à la tète d'une troupe homicide, l'épée à la main, il fût venu fondre sur Jésus, il y eût eu, après tout, dans cette conduite atroce, mais exempte d'hypocrisie, quelque chose de moins hideux. L'âme se fût moins révoltée à cette horrible idée. Mais où les annales des crimes offrent-elles un plus affreux signal de trahison que celui d'un baiser?... Celui que vous me verrez embrasser, c'est lui; saisissez-le à l'instant, et conduisez-le aux prêtres assemblés ». Quel langage! le signe le plus tendre de l'amour pour vendre un ami, un bienfaiteur, un père, et le livrer à ses ennemis les plus acharnés!... »

 109_001 (2)

Pour recevoir chaque jour les méditations du Mois du Sacré Cœur, ainsi que des prières, être tenu au courant des mises à jours du blog, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

Publicité
Publicité
Publicité