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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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11 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Douzième jour

Sa bonté à l'égard de la Samaritaine

 

Voix de Jésus


« Tu as vu, Mon fils, combien Je suis prévenant et Miséricordieux envers les pécheurs ; mais Je ne t'ai pas montré encore avec quelle tendre condescendance Mon Cœur se plaît à leur ouvrir les yeux sur leurs misères et à les attirer à Mon Amour. Ecoute: « Je retournais en Galilée en passant par la Samarie, et arrivé près de la fontaine de Jacob, je m'assis, fatigué du chemin, sur le bord de cette fontaine, tandis que mes disciples allaient à la ville de Sichar acheter de quoi manger: c'est là que J'attendais la Samaritaine pour l'éclairer et la convertir. Bientôt, elle vint puiser de Peau, et le premier, lui adressant la parole: « Donnez-Moi à boire, lui dis-Je ». « Comment, Vous qui êtes juif, répondit-elle, me demandez-Vous à boire, à moi qui suis Samaritaine? » Car les Juifs évitent tout rapport avec les Samaritains. Alors, avec cet accent de bonté qui n'appartient qu'à Moi: « Si vous connaissiez le don de Dieu, lui dis-Je, et quel est Celui qui vous demande à boire, vous Lui auriez demandé à Lui-même, et Il vous aurait donné de l'eau vive ». O Mon fils, que de fois J'ai ménagé, avec la Charité la plus touchante, les occasions de faire du bien à ton âme et de la délivrer de ses péchés, les moyens de les lui faire expier et de lui faire acquérir les vertus qui lui manquent, et qui devaient la rendre si riche et si belle à mes yeux! Que de fois J'ai voulu l'éclairer sur ces taches qui la déparent, sur ces liens humains qui l'enchaînent à la terre et l'empêchent de prendre son essor vers le Ciel! Que de fois J'ai pu te dire: « Ah! si tu connaissais le don de Dieu! Si tu savais quel est Celui qui te demande cet effort ou ce sacrifice; quel est Celui qui te demande ton amour, tu Le prierais toi-même tout le premier, tu Le conjurerais de daigner accepter ce qu'Il te demande, de te permettre de l'aimer, et de te guérir de tout ce qui t'empêche de Lui être agréable ». Oui, certes, si tu l'avais compris, tu M'aurais supplié avec les instances les plus vives, et ta prière aurait tout obtenu, et Je t'aurais donné sans mesure l'eau vivifiante de Ma Grâce: le temps que tu as si malheureusement perdu en résistant à Mon Amour, tu l'eusses employé, avec un gain immense, à recueillir Mes Dons et à les faire fructifier dans ton cœur, pour ton bonheur de ce monde et pour l'éternité. Médite et goûte ces vérités, ô Mon fils; et puis, Je t'en découvrirai d'autres non moins salutaires, dans la suite de mon entretien avec la pécheresse de Sichar ».

 

Réflexion

 

Hélas! comment déplorer assez tant de résistances aux divines attentions du Cœur de Jésus envers un ingrat pécheur!... De quels biens je me suis privé! Ah! quels trésors de grâces j'ai volontairement perdus ! De combien de degrés de gloire j'aurais pu enrichir ma couronne, au ciel! Quels longs jours d'expiation j'aurais pu m'épargner dans le purgatoire! Et encore aujourd'hui, n'ai-je pas à me reprocher de méconnaître les dons de Dieu?... Oh! si je m'abandonnais à la lumière de la foi; si je considérais bien quel est celui qui daigne m'écouter dans la prière, qui me parle par la grâce, qui s'immole pour moi sur l'autel; quel est celui que j'ai le bonheur incomparable de visiter dans son sanctuaire; quel est celui qui me fait l'honneur incompréhensible de se donner à moi dans la sainte communion; de quel respect, de quel recueillement pieux ne serais-je pas rempli! de quel amour pur, tendre, généreux et constant ne serais-je pas pénétré!

 

Pratique

 

1° Dans tous vos exercices de piété, animez-vous par la pensée de la grandeur infinie de Dieu et de tout ce qu'il a fait pour le bien de votre âme. 2° Estimez infiniment la plus petite grâce; car elle peut vous valoir, si vous en profitez, un poids immense de gloire éternelle.

 

Piété profonde du Frère Colomban

 

Le Frère Colomban, religieux trappiste de l'abbaye de Buonzolazzo près de Florence, mort en 1714, gémissait souvent de ne pouvoir aimer Dieu d'une manière digne de lui: il aurait voulu aimer infiniment cet Être souverainement parfait, dont la majesté, la miséricorde, la bonté sont sans mesure et sans bornes. Mais il eut toujours soin d'accompagner l'amour ardent qu'il avait pour Dieu d'une vénération profonde, et de cette crainte salutaire qui chasse la présomption, en tenant l'âme également occupée de la considération de sa miséricorde et de sa justice, des bontés qu'il a eues pour elle, et de l'état funeste où elle serait réduite s'il cessait de la protéger. Il unissait ensemble, d'une manière admirable, des actes d'amour, de crainte, de respect, de confiance et de conformité à la sainte volonté du Très-Haut. « En entrant dans l'église, où Dieu réside d'une manière spéciale, il commençait par rappeler dans son esprit toute la grandeur de celui dont il approchait, et il se disait à lui-même: « Deus « quis similis tibi ? Qui est semblable à vous, ô mon Dieu? » C'est ainsi qu'il commençait par la crainte; mais la charité embrasant ensuite son cœur, il continuait et finissait par l'amour. On ne pouvait le voir en prières sans être touché de sa modestie, de son recueillement et de l'immobilité absolue dans laquelle il semblait être. Quelque longues et assidues qu'elles fussent, il se tenait toujours dans la même situation. On ne lui vit jamais tourner la tête au chœur, ni donner quelque marque de lassitude. Il trouvait, au contraire, tant de consolation dans les saints exercices qui unissaient son âme à son bien-aimé, qu'il paraissait y être détaché de toute autre chose et avoir perdu l'usage de ses sens. Souvent, l'office divin étant fini, il restait tellement absorbé en Dieu que la communauté passait devant lui sans qu'il s'en aperçût; de sorte qu'il fallait que les Supérieurs l'avertissent de prendre son rang et de suivre ses frères. La pensée continuelle de son Dieu qui veillait sans cesse sur ses actions, lui inspirait cette attention sur sa conduite, ce recueillement intérieur qui lui faisait faire les choses les plus communes avec une sainte ferveur, et avec des intentions surnaturelles ». (Relation de la vie et de la mort de quelques religieux de la Trappe, tome IV).

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5 juin 2012

Neuvaine au Sacré Cœur de Jésus

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Neuvaine au Sacré Cœur de Jésus

Pour se préparer à la Fête du cœur de Jésus

du 6 au 14 juin 2012

 

Premier Jour

Cœur de Jésus, Fils du Père Éternel, ayez pitié de nous !

Mercredi 6 juin 2012

 

Méditation

« Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant ! » (Saint Matthieu 16 : 16).


Le Cœur de Jésus est ce qu'il y a de plus intime en Lui ? Le cœur est, dans la Bible, le symbole du lieu intérieur le plus profond de l'être humain. C'est de là que part la vie, c'est là qu'Il prend Ses décisions les plus importantes, là qu'Il est touché. Le Cœur de Jésus est bien un cœur d'homme, mais c'est celui d'un Homme-Dieu. Par là, nous pénétrons en quelque sorte dans les profondeurs de Dieu, et par le Fils nous atteignons le Père. En contemplant les sentiments du Fils, nous connaissons ceux du Père dont Il ne se sépare jamais. Quel bonheur de connaître ainsi le Père par le Fils !

 

Litanie

 

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Pour les rencontres de ce jour, j'ai confiance en Vous !

Pour ceux qui naissent et qui meurent, j'ai confiance en Vous !

Cœur attentif de Jésus, j'ai confiance en Vous !

A chaque instant de ma vie, j'ai confiance en vous !

 

Témoignage

 

« Un été, nous participions à une session à Paray, avec nos jeunes enfants. Je pensais que les grâces étaient toujours pour les autres. Néanmoins, et comme mon mari me reprochait de ne pas être une mère douce et pleine d'amour, j'ai crié vers le Seigneur qui passait au milieu de nous dans le Saint Sacrement, en Lui demandant de m'aider à aimer. Rentrée chez moi, j'ai repris ma vie. Pourtant le 15 août suivant, l'écoute d'un Laudate Dominum à la radio à déclenché des torrents de larmes. De cette effusion de l'Esprit Saint est née une grâce extraordinaire d'amour. C'était comme si je n'étais qu'un instrument au travers duquel le Seigneur déversait les flots de Son Amour, une grâce que toute la famille a pu toucher (avec stupeur) et qui m'a permis de goûter à l'infinie tendresse du Seigneur. Il m'avait entendue... » (Annelise)

 

Deuxième jour

Cœur de Jésus, formé par le Saint Esprit dans le Sein de la Vierge Marie, ayez pitié de nous.

Jeudi 7 juin 2012


Méditation

« Ce qui a été engendré en Elle vient de l'Esprit Saint » (Saint Matthieu : 1, 20).

 

Ce qui a été engendré, c'est le Corps de Jésus uni à son âme. Marie « a donné » le Corps, Dieu a créé l'âme de Jésus. Le Cœur de Jésus est bien le centre de toute la personne humano-divine de Jésus. Cela signifie qu'Il unit l'humanité à la Divinité. En priant le cœur de Jésus, c'est tout l’Être de Jésus dans la puissance de Son Mystère que nous honorons. Comme c'est étonnant que nous, pauvres hommes, nous puissions ainsi entrer d'une certaine manière dans les secrets de Dieu !

 

Litanie

 

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en vous !

Dans le doute et l'angoisse, j'ai confiance en vous !

Dans les échecs et les contretemps, j'ai confiance en vous !

Cœur patient de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Pour l'espérance présente dans nos vies, j'ai confiance en Vous !

 

Témoignage

 

« Paray-le-Monial, ça a été une conversion extraordinaire. On est dans le Cœur de Dieu ! Le prêtre de notre paroisse n'arrêtait pas de nous en parler et à chaque fois son visage s'illuminait. Il avait une joie, c'était fous ! Alors, on s'est dit qu'il devait y avoir quelque chose... Nous avions 25 ans de mariage, notre couple avait besoin d'un coup de jeunesse. J'invite vraiment tous les couples à aller à Paray pour se ressourcer, ce sont de nouvelles fiançailles ! On arrive en couple, on est l'un à côté de l'autre mais Jésus est au milieu et il change tout ! » (P., Agen).

 

Troisième jour

Cœur de Jésus, Foyer brûlant d'Amour, ayez pitié de nous.

Vendredi 8 juin 2012


Méditation

« Je suis venu jeter un Feu sur la terre, et comme Je voudrais que déjà il fût allumé ! » (Saint Luc, 12 : 49)

 

Le secret du Cœur de Jésus, la révélation de ce que contient le cœur du Père, c'est l'Amour : Dieu est Amour. C'est Son être même, c'est Sa nature. C'est là l'immense révélation du Christianisme. Dès lors, la vie humaine, c'est de vivre de cet amour et de vivre dans l'amour de Dieu et pour les autres. On en est loin ! Mais le Christ a compassion de notre incapacité à vivre de cet amour. Il est venu sur la terre pour allumer un Feu d'Amour dans le cœur des hommes. Sommes-nous prêts à accueillir ce feu ?

 

Litanie

 

Cœur sacré de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Chaque fois que ma prière ne semble pas être exaucée, j'ai confiance en Vous !

Au plus fort de la tentation, j'ai confiance en Vous !

Cœur de Jésus caché dans l'Hostie, j'ai confiance en Vous !

Pour Votre présence Eucharistique, j'ai confiance en Vous !

 

Témoignage

 

« Paray-le-Monial, été 2005 : j'ai 16 ans. J'entends des témoignages de jeunes dont la vie a été bousculée par Jésus. En les entendant, je me dis qu'ils vivent quelque chose que je ne vis pas. Je me prends à les envier. Alors en priant, je dis à Jésus : « Ce truc qu'ils ont, Seigneur, donne-le moi, viens bouleverser ma vie à moi aussi ». Dans les heures qui ont suivi, j'ai communié et par là, le Seigneur m'a montré toute sa tendresse. Puis je me suis confessée. Le Seigneur m'a alors relevée et m'a appelée à une radicalité qui ferait mon bonheur par ces mots : « Si tu désires peu, tu recevras peu ; si tu désires tout, tu recevras tout ». Ça a été fondateur pour mon amitié avec le Christ et pour toute ma vie ». (Audrey).

 

Quatrième jour

Cœur de Jésus, sanctuaire de la Justice et de l'Amour, ayez pitié de nous.

Samedi 9 juin 2012


Méditation

« Tu as aimé la justice et tu as haï l'impiété ». (Lettre aux Hébreux 1 : 9).

 

Sainte Marguerite-Marie parle des deux Saintetés de Dieu : Sa Sainteté de Justice et Sa Sainteté d'Amour. Certes, Dieu est juste, sinon Il ne serait pas Dieu. Il sait ce que les hommes font de bien et de mal et les récompenses selon leurs mérites. Parfois Il intervient dans nos vies et dans le monde au nom de Sa Justice, et, on n'échappe pas à la Justice de Dieu. Mais dans le profond, dans le cœur, cette Justice est soumise à l'Amour. C'est toujours vers l'Amour qu'elle se dirige. Avant et par dessus tout, le Cœur de Jésus brûle d'Amour pour nous. Comme cela est consolant net rassurant !

 

Litanie

 

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Malgré mes peines et mes pauvretés, j'ai confiance en Vous !

Dans la maladie et la souffrance, j'ai confiance en Vous !

Cœur Doux de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Pour ma famille et mes amis, j'ai confiance en Vous !

 

Témoignages

 

« Je m'étais brouillée fortement avec une amie très proche, il y a quelques temps. Nous avions cessé de nous voir. Un été, je craignais de la rencontrer aux sessions de Paray alors même que je rêvais régulièrement que nous nous pardonnions... Et bien sûr, nous nous sommes croisées ! Elle m'a souri et parlé chaleureusement, simplement. J'ai alors reconnu l’œuvre du Seigneur, qui est douceur et miséricorde ». (Julie, Paris).

 

Cinquième jour

Cœur de Jésus, plein d'Amour et de Bonté, ayez pitié de nous.

Dimanche 10 juin 2012


Méditation

« Mais le jour où apparurent la Bonté de Dieu, notre Sauveur, et Son Amour pour les hommes... Poussé par Sa seule Miséricorde, Il nous a sauvé ». (Tite 3 : 4-5).

 

Cette citation de l’Épître à Tite se passe presque de commentaires : si nous étions demeurés sous le régime de la seule justice, nous étions perdus. Dieu a voulu introduire une nouvelle relation entre Lui et les hommes, basée sur Son Amour Miséricordieux. C'est là le secret de Son Cœur. Si nous pouvions en être convaincus !

 

Litanie

 

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Quand les nouvelles ne sont pas bonnes, j'ai confiance en Vous !

Par la grâce de mon Baptême, j'ai confiance en Vous !

Cœur offert de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Par la Foi de Votre Église, j'ai confiance en Vous !

 

Témoignage

 

« J'ai vécu le Forum d'Hiver à Paray-le-Monial cette année. Ce fut une expérience particulière de la Miséricorde du Seigneur au cours d'une veillée. Les jeunes étaient invités à se confesser et à rencontrer des petits groupes de prière pour confier une intention plus personnelle. J'ai participé à un de ces groupes et nous avons accueilli de nombreux jeunes. Ils venaient souvent parler de choses lourdes à porter, avec courage et simplicité. Je me suis sentie dépassée par la beauté de nos prières et la consolation qui était donnée aux jeunes à travers elles. J'ai été touchée que le Seigneur nous ait fait contribuer à cette joie qui se voyait sur le visage des jeunes lorsqu'ils repartaient ». (Claire, Agen).

 

Sixième jour

Cœur de Jésus, digne de louange, ayez pitié de nous.

Lundi 11 juin 2012


Méditation

« J'entendis la voix d'une multitude d'Anges criant à pleine voix : »A celui qui siège sur le trône, ainsi qu'à l'Agneau, la louange, l'honneur, la Gloire et la Puissance dans les siècles des siècles ». (Apocalypse 5 : 11, 13).

 

Devant toute cette Bonté de Dieu, les deux attitudes sont l'adoration et la louange. Dans le Ciel, les Anges sont dans cette louange ininterrompue. Nous pouvons déjà y participer sur la terre. Il y a largement de quoi remercier Dieu dans nos vies. Nous louons aussi, plus profondément encore, en union avec le Cœur de Jésus qui est sans cesse en attitude de louange du Père. Cela peut transformer nos vies comme celle de beaucoup l'a déjà été.

 

Litanie

 

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Pour les rencontres de ce jour, j'ai confiance en Vous !

Avec Marie, notre Mère, j'ai confiance en Vous !

Cœur aimant de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Pour tout ce qui me contrarie encore, j'ai confiance en Vous !

 

Témoignage

 

« J'étais à Paray lorsque j'ai appris que mon père allait mourir ; c'était une question de jours. J'étais effondré sur un banc lorsqu'un pèlerin m'a donné la Neuvaine de la Miséricorde au Sacré Cœur, qui permet aux agonisants d'avoir une mort paisible. Comme un automate, je suis allé la réciter à la Chapelle la Colombière. Dans les jours qui ont suivi, j'ai pu être auprès de mon père et l'accompagner. Il est parti peu de temps après, avec un sourire très paisible sur le visage. J'ai réalisé alors que nous étions le premier vendredi du mois, consacré au Sacré Cœur... Merci Seigneur d'être agissant et présent dans nos vies ! » (Bertrand).

 

Septième jour

Cœur parfait de Jésus, Roi et Centre de tous les cœurs, ayez pitié de nous.

Mardi 12 juin 2012


Méditation

« Par le fait qu'il Lui a tout soumis, Il n'a rien laissé qui Lui demeure insoumis ». (Lettre aux Hébreux 2:8).

 

Où est le centre du monde ? Qu'est-ce qui fait mouvoir l'univers ? La plupart des hommes ne le savent pas, mais c'est Dieu Lui-même. Ou encore, c'est le Cœur du Christ. Si Dieu arrêtait de le vouloir, le monde disparaîtrait dans le néant. Pourquoi veut-il ce monde ? Par Amour. L’Amour du Cœur de Jésus est le centre du monde, et d'abord le centre des cœurs des hommes. Hors de ce centre, nous sommes perdus. Il faut que les hommes le sachent ! Il faut le leur dire !

 

Litanie

 

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Dans ma solitude et mes inquiétudes, j'ai confiance en vous !

A chaque instant de ma vie, j'ai confiance en Vous !

Cœur brûlant d'Amour, j'ai confiance en Vous !

A l'heure de la mort, j'ai confiance en Vous !

 

Témoignage

 

« C'était à Paray, un été : j'avais 14 ans et venais de passer une année difficile : des parents se séparant, aucun ami... Sans savoir pourquoi, je suis allé devant le Saint Sacrement. En me mettant à genoux, j'ai soudainement senti l'Amour de Dieu, comme s'Il me prenant dans Ses bras. En une seconde, j'ai vu défiler toute mon année, mais à travers tous les signes de la présence de Dieu, signes que je n'avais pas vus. Jésus était rentré dans ma vie. A la rentrée, j'ai commencé à aller à l'adoration, un petit quart d'heure tous les soirs, en sortant des cours. Aujourd'hui encore, quand ça ne va pas, c'est parce que je ne prends pas assez de temps avec Dieu. Donc je file prier. Ce jour d'été, à Paray, ma vie n'a pas changé, mais ma vie était changée : désormais, je la vis avec Jésus ! » (Joseph).

 

 

Huitième jour

 

Cœur de Jésus, en qui sont tous les trésors de la Sagesse et de la Science, nous avons confiance en Vous !

Mercredi 13 juin 2012


Méditation

« Le plein épanouissement de l'intelligence leur fera pénétrer le mystère de Dieu, dans lequel se trouvent cachés tous les trésors de la Sagesse et de la Science ». (Colossiens 2 : 2-3).

 

Les hommes croient qu'ils peuvent percer tous les secrets de l'univers. Il y a beaucoup d'orgueil là-dedans. La science, excellente en soi, ne va pas au fond des choses en ne donne pas la sagesse de la vie. Il suffit d'ouvrir les yeux pour s'en rendre compte. Dans le Cœur de Jésus « Doux et Humble », nous pouvons trouver la clé du monde, et une personne ignorante humainement peut aussi y accéder. Recherchons cette sagesse liée au plus grand amour.

 

Litanie

 

Cœur Sacré de Jésus, j'ai confiance en Vous !

Pour tous ceux qui cherchent leur voie, j'ai confiance en Vous !

Pour les talents que vous donnez à chacun, j'ai confiance en Vous !

Cœur de Jésus, toujours à l’œuvre, j'ai confiance en Vous !

Sur ma route de tous les jours, j'ai confiance en Vous !

 

Témoignage

 

« A chaque fois que je suis allé à Paray-le-Monial, j'ai vécu des expériences très fortes avec le Christ. Une fois, j'accompagnais la Communauté de l'Emmanuel. L'intensité de la prière commune, de l'adoration et surtout de la grâce de la vie fraternelle, m'a alors saisie. On m'a demandé de chanter le Psaume durant la Messe Dominicale, célébrée dans la Basilique. Après m'être remise à Dieu en silence, je me suis avancée jusqu'à l'ambon et pour la première fois, le chant qui m'est venu aux lèvres fut spontané, je l'ai vécu comme un acte d'abandon, par la grâce de Dieu » (Bénédicte, 22 ans).

 

Neuvième jour

Cœur de Jésus, qui nous attirez tous à Vous, j'ai confiance en Vous !

Jeudi 14 juin 2012


Méditation

« Seigneur, nous voulons voir Jésus ! » (Saint Jean 12 : 22).

 

Quand nous avons la Foi et que nous aimons le Seigneur, nous sommes comme aimantés vers Dieu. Nous pénétrons dans les profondeurs du Cœur de Jésus et l'Amour de Dieu augmente en nous, nous permettant d'aimer d'avantage les autres. Ce mouvement ne s'arrête jamais et nous allons de découverte en découverte. La vie devient une aventure, mais une aventure intérieure. Avons-nous conscience de cette beauté de la vie de celui qui cherche Dieu ? L'en remercions-nous de tout notre cœur ?

 

Pour terminer cette neuvaine au Sacré cœur, récitons ensemble cette prière :

 

Je confie au Cœur de mon Jésus ma personne et ma vie, mon cœur, mon intelligence, ma mémoire et ma volonté, mes joies et mes peines, mon passé et mon avenir, afin que tout ce que je ferai et souffrirai soit pour l'amour et la Gloire de Dieu. Seigneur Jésus, je choisi Votre Cœur pour ma demeure afin qu'Il soit ma force dans la lutte, mon soutien dans la faiblesse, ma lumière et mon guide dans les heures de ténèbres, le réparateur de mes fautes. Cœur de Jésus, fournaise ardente de Charité, brûlez en moi tout ce qui Vous déplaît, tout ce qui Vous résiste, que je ne Vous oublie, que jamais je ne soit séparé de Vous, et que je demeure toujours votre ami. Amen. (D'après la prière d'offrande de Sainte Marguerite-Marie).

 

Cette Neuvaine a été réalisée par les Chapelains de Paray-le-Monial

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

22 mars 2012

Prière à Marie Reine de France

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« Mon Fils, pardonnez lui, elle Vous aime toujours puisqu'elle n'a jamais cessé de M'aimer... »

« Vois comme Je chéris mon peuple »

 

Prière à Marie Reine de France

Enseignée par la Vierge Marie à Marcelle Lanchon

 

Ô Marie conçue sans péché, notre bonne Mère qui avez voulu que nous Vous invoquions sous le vocable si consolant à nos cœurs de Reine de France, voyez prosternés à Vos pieds vos Sujets malheureux. Ayez pitié de nous, soyez notre Avocate auprès de Votre divin Fils, notre Roi bien aimé. Nous savons que nous l'avons grandement offensé, outragé même, que nous avons méprisé Ses Commandements, foulé aux pieds les Saintes Lois de Son Eglise; mais nous savons aussi, Ô aimable Souveraine, que Vous êtes toute puissante sur le Cœur de ce Roi d'Amour qui ne demande Lui-même qu'à pardonner; obtenez nous donc cette Paix nationale et individuelle tant désirée de tous pour la plus grande gloire de Votre cher Fils. Ainsi soit il.

 

Sources : « Les Apparitions de Versailles », aux Ed. Téqui


Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

5 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

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Sixième jour

Son amabilité dans ses enseignements

 

Voix de Jésus


« Au désert une voix se fit entendre qui prêchait la pénitence et annonçait la venue du Désiré des nations. On accourut pour entendre la parole de Jean; on l'admira; on fut tenté de le prendre pour le Messie. Mais il répondit: « Au milieu de vous il y a quelqu'un que vous ne connaissez pas, et dont je ne suis pas digne de délier la chaussure ». Bientôt après, une voix plus auguste, une voix pleine de douceur et de force, pleine d'onction et de Majesté, se fit entendre dans les bourgs et dans les villes ; toute la Judée en fut émue; l'on se pressait pour l'écouter, l'on oubliait la faim et la soif en l'écoutant. Mes amis, dans un saint enthousiasme, s'écriaient: « Vous avez les paroles de la vie éternelle; et mes ennemis eux-mêmes: « En vérité, jamais homme ne parla comme cet homme ». Car Je disais: « Je ne suis pas venu de Moi-même; c'est la Vérité qui M'a envoyé ». « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à Moi, et qu'il boive : celui qui croit en Moi sentira couler dans son cœur comme une source d'eau vivifiante ». « Venez à Moi, vous tous qui êtes dans la peine, qui êtes accablés, et Je vous soulagerai. Apprenez de Moi que Je suis Doux et Humble de Cœur. Prenez Mon joug : car il est léger, il est doux; et vous trouverez le repos de vos âmes ». « Je suis venu pour que les hommes aient la vie, pour qu'ils l'aient avec surabondance ». « Demandez et vous recevrez; cherchez et vous trouverez; frappez et on vous ouvrira: tout ce que vous demanderez en Mon Nom vous sera accordé ». « Je suis le Bon Pasteur; le Bon Pasteur donne sa vie pour ses brebis ». « Je suis le Pain vivant descendu du Ciel; Je suis la Résurrection et la Vie ». « Laissez les petits enfants venir à Moi : il faut leur ressembler pour entrer dans le Royaume des Cieux ». « Celui qui fait la volonté de Mon Père, celui-là est Mon frère, et Ma sœur et ma mère ». Ainsi, Je parlais à tous un langage de charité jusqu'alors inconnu à la terre, et J'annonçais à tous que le bonheur est plus haut que ce misérable monde de quelques jours. Combien de fois, ô mon fils, cette même voix t'a parlé par Ma Grâce, et par les reproches de ta conscience, et par la bouche de mes prêtres, et par les saints exemples, et par les pieuses lectures... et tu ne l'as pas écoutée! Combien de fois Je t'ai parlé pour te rendre meilleur, plus digne de Moi, plus heureux... et tu ne l'as pas voulu! »

 

Réflexion

 

Je rougirais de ne pas prêter l'oreille aux paroles d'un homme à qui je devrais les égards du respect et de la soumission; et j'ose la fermer, hélas! À la voix de mon Dieu... de mon Dieu qui ne me parle que pour me rendre digne de Lui devenir semblable, et de partager un jour son bonheur dans le Ciel! O aveuglement déplorable! Ah! que je mériterais que le Sauveur me laissât à moi-même, à mes ténèbres, à ma faiblesse, à mes mauvaises passions!... Et cependant Il me parle encore aujourd'hui, Il m'invite, Il m'exhorte à faire sur moi un retour sérieux, à obéir à Sa Grâce, et à travailler efficacement à ma perfection Pour rais-je Lui résister encore?... Non, non; à jamais je serai fidèle à suivre en tout et partout les saintes inspirations dont Il daignera me favoriser.

 

Pratique

 

1° Reconnaissez et écoutez docilement la voix du cœur de Jésus dans tout ce que vous sentirez, dans tout ce que vous entendrez, dans tout ce que vous verrez, dans tout ce que vous irez qui pourra vous porter au bien. 2° Evitez soigneusement tout ce que Jésus éviterait à votre place; faites promptement tout ce qui peut rendre votre cœur semblable au sien: car Jésus est la voie, la vérité et la vie.

 

Saint Vincent de Paul, imitateur fidèle de Jésus

 

Saint Vincent de Paul s'étudiait à imiter Jésus-Christ autant qu'il était en lui, dans sa manière d'agir et de parler. Voici le témoignage que l'un de ses disciples a rendu à ce sujet: « L'amour que M. Vincent avait pour Notre Seigneur faisait qu'il ne le perdait presque jamais de vue, marchant toujours en sa présence et se conformant à lui en toutes ses actions, paroles et pensées; car je puis dire avec vérité, et nous le savons tous, qu'il ne parlait presque jamais qu'il ne citât, en même temps, ou quelque maxime ou quelque action du Fils de Dieu: tant il était rempli de son esprit et nourri de sa doctrine. J'ai souvent admiré comme il appliquait si bien et si à propos les paroles et les exemples de ce divin Sauveur, et cela en tout ce qu'il conseillait ou recommandait; et j'ai ouï dire à l'un des plus anciens prêtres de notre congrégation, qui le connaissait depuis plus de quarante-cinq ou cinquante ans, que M. Vincent était une image de Jésus-Christ des plus parfaites qu'il eût connues sur la terre, et qu'il ne lui avait jamais ouï dire ni vu faire aucune chose que par rapport à celui qui s'est proposé aux hommes pour exemple, et qui leur a dit: « Je vous ai donné l'exemple, afin que de la manière que j'ai fait ainsi vous fassiez vous-mêmes ». C'est ce que le même M. Vincent nous excitait si souvent à pratiquer. Dans les avis importants qu'il me donna de vive voix, en me nommant supérieur de la maison où je suis, il me recommanda particulièrement, lorsque j'aurais à parler ou à agir, de faire réflexion sur moi-même, et de me dire: « Comment Notre-Seigneur aurait-il parlé ou agi dans cette occasion? De quelle façon dirait-il ceci ou ferait-il cela? O Seigneur! inspirez-moi ce que je dois faire ou ce que je dois dire, parce que de moi-même je ne puis rien sans vous! » Un célèbre docteur demandant un jour à un prêtre de la mission, quelle était la principale vertu de saint Vincent, ce prêtre lui répondit que c'était l'imitation de Notre-Seigneur Jésus-Christ, qu'il avait continuellement devant les yeux pour se conformer à lui; que c'était son livre et son miroir, dans lequel il se regardait en toutes rencontres; que lorsqu'il doutait comment il devait faire une chose pour être parfaitement agréable à Dieu, il considérait aussitôt de quelle façon Notre-Seigneur s'était comporté en pareille occasion, ou bien ce qu'il en avait dit, ou ce qu'il en avait indiqué par ses maximes; et qu'alors sans hésiter il suivait son exemple et sa parole, étant fortement persuadé que le caractère de notre perfection et de notre prédestination consiste dans notre conformité avec le Fils de Dieu. (Vie de saint Vincent de Paul, par Abelly, tome III).

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2 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Troisième jour

Sa grandeur comme Dieu

 

Voix de Jésus


« Je suis ton Dieu, mon fils. Avant que J'eusse pris le Nom de Jésus, c'est Moi qui disais à Moïse: « Je suis Celui qui suis ». Oui, Je suis l'Être par excellence, le Créateur de tous les êtres. C'est Moi qui dis, dès le commencement : « Que la lumière soit, et la lumière fut ». C'est Moi qui tirai du néant tout ce qui respire, tout ce qui sent, tout ce qui a l'existence; et soudain toutes les créatures donnèrent louange à leur Auteur. C'est Moi qui étendis les cieux comme un pavillon, qui répandis les mondes dans l'espace comme dans les champs la poussière; c'est Moi qui en réglai les mouvements si variés et si harmonieux, dont le concert publie sans cesse Ma Science, Ma Sagesse, Ma Toute-Puissance; c'est Moi qui Me suis joué dans l'univers en y semant des merveilles sans nombres, dont la voix sublime n'est pourtant qu'un faible écho des merveilles restées cachées dans le sein de Celui qui est: car au commencement J'étais le Verbe, J'étais le Verbe en Dieu, et J'étais le Verbe-Dieu; tout a été fait par Moi, et rien de ce qui est créé n'a été fait sans Moi Je suis le principe et la fin de toutes choses; tout est à Moi, tout est pour Moi, tout est par Moi; il n'est rien de beau que par Moi, rien de bon, rien d'aimable. Image consubstantielle du Père, splendeur de Sa Gloire, éclat de Sa Lumière, miroir sans tache de sa majesté, Dieu de Dieu Dieu au-dessus de tout, béni aux siècles des siècles, Je remplis de ma présence l'immensité des cieux, les extrémités de la terre, les profondeurs de l'océan, les abîmes de l'enfer; et tout grand que je suis tout parfait, tout infini, Je suis Amour et Mes délices sont d'être avec les enfants des hommes. Plus ils s'abaissent devant Moi, plus Je descends vers eux, pour les faire monter, eux si petits, si misérables, jusqu'à la hauteur de Ma Divinité: plus ils M'adorent dans l'anéantissement de leur être, plus Je les aime, plus Je les unis à Moi pour leur faire goûter combien leur Seigneur est doux. Et alors ils comprennent que Moi seul Je puis suffire à leur cœur, que Moi seul Je puis en satisfaire les désirs et en réaliser toutes les espérances ».

 

Réflexion

 

Jésus est mon Dieu... Ai-je bien senti jamais la grandeur de cette vérité?... Ai-je bien compris jamais combien, chétive créature, je suis au-dessous de sa majesté infinie; combien cette Majesté mérite l'adoration la plus profonde; combien, daignant abaisser sur moi des regards de complaisance et d'amour, elle mérite, de ma part, le retour de la plus vive gratitude et de l'amour le plus ardent?... Ah ! Si cette pensée pouvait ne pas me quitter: « Jésus, comme Dieu, est près de moi, Il est en moi, Il veut bien agréer, demander mon amour »; de quel respect serais-je saisi pour sa présence! avec quelle réserve, quelle circonspection réglerais-je, en tout temps, en tous lieux, jusqu'à mes moindres actions, jusqu'à mes plus secrètes pensées ! Avec quelle ferveur je pousserais vers Lui de tendres soupirs!...

 

Pratique

 

1° Marchez constamment en la présence de ce grand Dieu qui, pour se rapprocher de vous, a daigné prendre un cœur semblable au vôtre, et vous serez parfait. 2° Prenez l'heureuse habitude de vous rappeler cette sainte présence par la vue des créatures : il n'en est pas une où ne reluise l'éclat de ses perfections adorables.

 

Application constante de Saint Vincent de Paul à la présence de Dieu

 

L'application de Saint Vincent de Paul à Dieu était telle, selon le témoignage d'un très vertueux prêtre, qui l'avait particulièrement connu, que son esprit était continuellement attentif à la présence de ce divin Maître. Quelque sorte d'affaires et d'occupations qui pussent lui arriver, il était toujours recueilli, toujours maître de lui-même. On remarquait que, pour l'ordinaire, avant de répondre à ce qu'on lui demandait, surtout si c'était quelque chose d'important, il faisait une petite pause pendant laquelle il élevait son esprit à Dieu pour implorer sa lumière et sa grâce, afin de ne rien dire et de ne rien faire que selon sa volonté et pour sa plus grande gloire. Quand il marchait dans la ville, c'était toujours avec recueillement, louant Dieu et le priant au fond de son cœur; et sur ses dernières années, lorsqu'il allait avec son compagnon dans la voiture dont il était obligé de se servir, il avait ordinairement les yeux fermés, afin de se mieux entretenir avec Dieu. Il avait la sainte coutume, toutes les fois qu'il entendait sonner l'horloge, qu'il fût seul ou en compagnie, de se découvrir et de faire un signe de croix. Il disait que cette pratique était très propre à renouveler dans l'esprit la présence de Dieu, et à rappeler le souvenir des résolutions prises dans l'oraison du matin : aussi l'a-t-il introduite parmi les prêtres de sa compagnie, qui en usent selon que le temps et les lieux le peuvent permettre. Comme il connaissait par son expérience les grâces et les bénédictions attachées à ce recueillement intérieur, il y portait les autres autant qu'il le pouvait. Dans ce but il fit mettre en divers endroits du cloître de Saint-Lazare ces paroles écrites en gros caractères : Dieu vous regarde; et il disait qu'une personne qui se rendrait fidèle à cette salutaire pensée de la présence de Dieu, parviendrait bientôt à une très haute sainteté. Il se servait des choses naturelles et sensibles pour s'élever au Créateur : il ne s'arrêtait pas à la figure extérieure, ni même aux bonnes qualités particulières des êtres créés, mais il s'en servait seulement pour passer à la considération des perfections de Dieu. Quand il voyait des campagnes couvertes de blé, ou des arbres chargés de fruits, il en prenait sujet d'admirer cette abondance inépuisable de bien qui est en Dieu, de louer et de bénir le soin paternel de sa providence. Lorsqu'il voyait des fleurs ou quelque autre chose belle ou agréable, il disait dans son cœur ces paroles qu'on a trouvées écrites de sa main: « Qu'y a-t-il de comparable à la beauté de Dieu qui est le principe de toute perfection des créatures? N'est-ce pas de lui que les fleurs, les oiseaux, les astres, la lune et le soleil empruntent leur, lustre et leur beauté? » (Vie de Saint Vincent de Paul, par Louis Abelly).

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17 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Dix-huitième jour

Ses souffrances et ses humiliations dans Jérusalem

Voix de Jésus


« Ton Dieu, mon fils, s'abandonnant à la merci des pécheurs, se livrant aux brutales mains des satellites de l'enfer, se laissant traîner comme le plus indigne des hommes, dans les rues de Jérusalem, et conduire successivement devant Anne, devant Caïphe, devant Pilate, puis devant Hérode, et encore devant Pilate ; bientôt, attaché à une colonne et soumis comme le plus vil esclave à une sanglante flagellation, qui le réduit à un état capable d'exciter la compassion des cœurs les plus insensibles; montré ensuite à une populace furieuse qui lui préfère un malfaiteur souillé de sang, et qui demande à grands cris sa mort, sa mort sur la croix; enfin, mené au plus honteux supplice entre deux voleurs: quel spectacle pour le chrétien qui se dit à lui-même : C'est pour moi que le Dieu de gloire et de majesté se laisse traiter de la sorte! Mais en même temps, quelle source admirable d'instructions touchantes, bien propres à détruire en toi tous les prétextes de la nature, et à exciter puissamment ta volonté! Dans toutes ces différentes scènes si affreusement ignominieuses, si horriblement cruelles, vois-tu le Dieu de la résignation et de la patience, le Dieu de l'humilité et de la douceur, cet agneau plein de mansuétude, qui n'a pas même ouvert la bouche pour se plaindre? Il est insulté, moqué, souffleté, couvert de crachats, et il se tait; il est honteusement châtié comme un vil criminel, et il se tait; il est traité comme un roi de théâtre et accablé de dérision, et il se tait; il est méprisé comme un fou par Hérode, et il se tait; un misérable assassin lui est comparé, préféré, et il se tait; la bouche impie de ceux qu'il a comblés de bienfaits fait entendre contre lui des vociférations de mort, et il se tait; par la plus coupable lâcheté, par l'injustice la plus criante il est condamné au gibet des scélérats, et il se tait encore Eh bien! en est-ce assez pour confondre tes impatiences, tes murmures, tes révoltes dans tout ce que ma Providence permet de contraire à ta délicatesse, à ton humeur, à ton orgueil? J'étais innocent, tu es coupable; j'étais le Saint des saints, tu es pécheur ; j'étais ton Créateur, tu n'es qu'un frêle ouvrage de mes mains, qui n'as su qu'ajouter à ton néant la triste réalité de fautes, hélas ! trop volontaires Contemple donc, ô mon fils, ton divin modèle, et sur ses traces prends enfin le courage de ton devoir ».

 

Réflexion

 

Si le tableau de la passion de Jésus m'était présenté pour la première fois dans l'histoire d'un étranger, d'un inconnu qui n'aurait pour exciter ma sensibilité que sa qualité d'homme innocent, ah! je m'attendrirais, je mouillerais ce tableau de mes larmes. Et si j'apprenais que cette victime d'une haine jalouse et atrocement injuste, a été ainsi saturée d'opprobres pour mes intérêts, combien son nom me deviendrait cher et sacré! comme il ferait battre mon cœur de la plus vive reconnaissance et de l'amour le plus tendre!.... Est-ce là ce que j'éprouve à l'égard de Jésus? Quoi! je puis refuser à mon Dieu ce dont je ne saurais me défendre à l'égard d'un homme! Ah! si mon cœur est froid et mon œil sec en face de ce Dieu brisé 1 par la souffrance à cause de moi, que du moins aujourd'hui je veuille marcher sur ses traces; que je suive les admirables exemples qu'il m'a donnés; que là tendent tous mes efforts: ce sera encore un bien faible retour envers celui qui m'a si prodigieusement aimé...

 

Pratique

 

1° Quand vous aurez l'occasion de souffrir quelque chose dans vos affections, ou dans votre honneur, ou dans votre amour-propre, ayez recours à ce souvenir : Mon Dieu en a souffert pour moi bien davantage. 2° Afin de sanctifier, et de vous rendre méritoires les rebuts, les mépris, les humiliations et les injustices dont vous pourrez être l'objet, unissez-les aux outrages et aux opprobres inouïs qui préludèrent à l'arrêt inique de la mort du divin Jésus; tâchez, à son exemple, de les supporter en silence.

 

Dispositions admirables de Monsieur Olier dans les humiliations

 

Une personne du peuple et d'un naturel extrêmement violent, abusant un jour de la douceur et de la charité dont M. Olier lui avait donné à elle-même les preuves les plus touchantes, l'outragea de paroles dans une grande assemblée et avec tant d'emportement, qu'il n'y eut personne qui n'en témoignât son indignation. M. Olier seul ne perdit rien du calme habituel de son âme, et ne se souvint des mépris qu'il venait de recevoir que pour rendre à cet homme toutes sortes de bons offices. Le premier, fut de s'employer peu dé temps après pour le délivrer des poursuites de la justice: il fit tant par ses sollicitations et ses instances, qu'il obtint enfin la liberté de celui qui s'était montré si peu digne de tant de zèle. A l'époque, où les ennemis du bien le poursuivaient par des vexations continuelles, pour l'obliger à se démettre de la cure dé Saint-Sulpice, et lui prodiguaient les mépris et les moqueries, il se trouva obligé de paraître à la cour d'un prince. Celui-ci prit plaisir à en faire un sujet de risée. M. Olier reçut cette humiliation avec les sentiments de la plus vive reconnaissance et en s'unissant, durant ce temps, aux dispositions intérieures du Sauveur moqué devant la cour d'Hérode. « Je n'eusse jamais désiré un si grand honneur, écrivait-il; je bénis et je loue Dieu, de tout mon cœur pour une telle grâce. Quant à la personne que vous savez, je ne pouvais pas lui avoir plus d'obligation: j'en porterai toujours la reconnaissance dans mon cœur, et je promets à Dieu que je prierai pour elle tous les jours de ma vie ». Dans une autre occasion, l'on avait chargé l'homme de Dieu de la calomnie la plus flétrissante. Une personne qui le connaissait à fond, lui dit de faire connaître la vérité, comme il le pouvait facilement: « Oh! non, répondit M. Olier, buvons le calice de Jésus-Christ tel qu'il lui « plaît de nous le donner; faisons un saint usage de la croix, et n'en descendons point jusqu'à ce que Jésus-Christ lui-même nous en détache ». Il demeura ainsi dans le silence, sans vouloir dire une seule parole pour sa justification. (Vie de M. Olier, t. I, pag. 563, 582).

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15 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Seizième jour

Sa prière pour nous la veille de sa mort

 

Voix de Jésus


« Vous aurez de grandes tribulations dans le monde; mais ayez confiance, J'ai vaincu le monde. Là finit mon dernier discours; ce fut là Mon dernier encouragement à Mes disciples. Et ensuite, levant les yeux au ciel, J'adressai pour eux à Mon Père une prière toute d'Amour. Ah! puisses-tu, ô Mon fils, en méditer avec ton cœur, encore plus qu'avec ton esprit, les élans divins, que Je vais t'aider à comprendre et à sentir! Mon Père, l'heure est venue : l'heure de mon dernier et sanglant sacrifice; glorifiez Votre Fils par sa Résurrection, afin qu'Il Vous glorifie par l'établissement de Son Église, où soient réunis, de toutes les nations, Vos amis et Vos élus; J'ai fait connaître Votre Nom à ceux que vous M'avez donnés ce doux nom de Père qui n'avait pas été encore parfaitement révélé aux malheureux enfants d'Adam. C'est pour eux que Je Vous prie. Père Saint; conservez en Votre Nom ceux que vous M'avez donnés, afin qu'ils soient un comme nous: qu'étrangers à tout esprit de désunion, d'envie, de jalousie, de vengeance, d'animosité, de soupçon et de défiance, ils aient, comme nous, une même volonté, une même pensée, un même amour. Pendant que J'étais avec eux, Je les gardais en Votre Nom; et maintenant Je viens à Vous. Je ne Vous prie pas de les ôter du monde; je Vous demande de les sauver du mal dans lequel ce monde est plongé. Mais Je ne Vous prie pas seulement pour eux; Je Vous prie encore pour tous ceux qui croiront en Moi par leur parole, afin qu'ils soient tous un comme Vous, mon Père, êtes en Moi et Moi en Vous: que de même ils soient un en nous… Vois, ô mon fils, avec quelle sollicitude je m'intéresse à Mes disciples, à tous les chrétiens; avec quelle ardeur Je leur souhaite des entrailles dilatées, les uns pour les autres, par Mon Amour, en sorte qu'ils soient unis en Dieu comme dans leur centre, et qu'ils se rendent mutuellement heureux par une communauté parfaite de sentiments et de secours. Et puis, entends ce cri d'amour que Je pousse au Ciel avec une indicible tendresse: O mon Père, ceux que Vous M'avez donnés, Je veux que là où je suis ils soient avec Moi. Je veux quelle étonnante parole dans une prière! Mais aussi, ce n'est pas un homme qui prie pour toi, ô Mon fils; c'est ton Divin Médiateur, ton Divin Sauveur: Il veut que tu sois avec Lui au Ciel, afin que tu contemples Son éclat et que tu partages Sa gloire éternelle. Adore, ô mon fils, admire, exalte, bénis, loue, aime surtout et toujours ce trait sublime d'Amour, ce Je veux si déterminé, si absolu, si aimable et si doux à entendre pour ceux qui croient ».

 

Réflexion

 

Ai-je apprécié jusqu'ici tout ce que dit à un bon cœur ce doux nom de père que Dieu daigne prendre à mon égard? Ah ! qu'il faut que ce Dieu soit bon! Lui si grand, si élevé au-dessus de toutes les pensées des créatures même les plus parfaites, Il daigne, malgré ma misère extrême, s'appeler mon père et me donner le doux nom de fils! Que de reconnaissance et d'amour je dois au cœur de Jésus qui, en se faisant frère de l'homme m'a mérité cette glorieuse adoption ! Mais, hélas ! loin d'acquitter envers lui cette dette sacrée, ma conduite ne. déshonore-t-elle pas ce beau titre d'enfant de Dieu et ne me rend-elle pas inutile la prière que le Sauveur fit pour moi la veille de son immolation expiatoire? Jésus, dans cette prière sublime, veut que tous ceux que le Père lui a donnés vivent ici-bas en dignes enfants de Dieu, afin qu'un jour la gloire dont il est revêtu lui-même soit leur gloire, et que sa joie devienne leur joie. Hélas ! et moi je languis dans l'amour des choses de la terre, dans l'amour de moi-même et de tout ce qui flatte mon orgueil Ah ! si je voulais mon bonheur, comme Jésus le veut ! quelle pureté dans mes pensées, dans mes affections, dans toutes mes paroles et dans toutes mes œuvres. Ma vie déjà serait au Ciel.

 

Pratique

 

1° Ne prononcez jamais qu'avec reconnaissance, avec amour, avec une confiance vraiment filiale, les premières paroles de la prière que Jésus nous a enseignée : Notre Père qui êtes aux Cieux. 2° Priez souvent, priez sans cesse: Jésus vous l'a dit lui-même. Unissez-vous à lui priant pour vous la veille de sa mort, afin que tous les soupirs de votre cœur montent ainsi purs et agréables jusqu'au trône de la grâce et de la miséricorde.

 

Fidélité de Monsieur Olier à prier sans cesse

 

« M. Olier, fondateur du séminaire de Saint Sulpice, avait recours à la prière dans toutes les difficultés où il avait le plus de besoin de l'assistance de Dieu et de celle des hommes. Manquait-il de moyens pour soulager les pauvres, il suppliait pour eux dans l'oraison, toujours assuré de ne pas le faire en vain. Il semblait même que Notre-Seigneur prenait plaisir à le mettre dans le besoin, pour lui donner lieu d'exercer sa confiance, et l'obliger de venir déposer ses peines dans son sein. S'il lui survenait quelque tribulation intérieure ou quelque affliction du dehors, la prière était toute sa ressource; et généralement, toutes les fois qu'on lui proposait quelques affaires, il avait soin de les recommander à Dieu. Avant de se déterminer,'il lui demandait la grâce de connaître sa volonté adorable, et, quelque jugement qu'on pût faire de son silence, il était fidèle à ne dire mot jusqu'à ce que Dieu lui eût fait connaître la réponse qu'il devait faire. Pour recommander au Seigneur plus à loisir les choses qu'on lui proposait, et pouvoir mieux discerner sa volonté, il avait la coutume de prendre du temps pour y penser devant lui. Si l'affaire ne pouvait souffrir de délai, il se contentait de se donner intérieurement à Jésus-Christ, et d'élever son esprit vers, lui pour implorer son secours, sans lequel il n'eût pas voulu proférer une parole. Mais quand il le pouvait, surtout si c'était une chose qui fût un peu considérable, il ne répondait jamais qu'après s'être retiré de la conversation, s'être jeté aux pieds de Notre-Seigneur, et y avoir passé beaucoup de temps dans l'oraison: il ne se contentait pas d'y aller une ou deux fois, il y retournait souvent, et même y persévérait jusqu'à ce qu'il fût éclairé sur ce qui lui était proposé. « Il m'est arrivé très-souvent, dit à ce sujet M. de Bretonvilliers, que lorsque le soir je lui demandais conseil sur quelque difficulté que j'avais, il remettait au lendemain à m'en donner la solution, pour avoir le temps de la recommander à Dieu dans l'oraison; et j'ai souvent remarqué la bénédiction très grande que Dieu a donnée à cette pratique ». Le Seigneur se plaisait à le récompenser de sa fidélité à la prière. Il s'y abîmait dans les profondeurs de la charité de son Dieu, ou dans le Sacré Cœur de Jésus, et il commençait à jouir sur la terre des voluptés pures dont le Seigneur enivre ses élus dans le ciel. Aussi le trouva-t-on souvent, au milieu de la nuit, prosterné contre terre en oraison ». (Vie de M. Olier. L'Esprit d'un directeur des âmes, d'après les entretiens et la conduite de M. Olier.)

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4 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Cinquième jour

Son amabilité dans sa vie mortelle.

Voix de Jésus


« Si j'avais pu voir et entendre Jésus sur la terre, comme le purent les heureux contemporains de Sa Vie mortelle, ah! Qu'il me semble que je l'aurais aimé! Que j'aurais eu de bonheur à Le contempler, et à ouïr la voix de l'aimable Fils de Marie!... » Tels ont été souvent, ô mon fils, tes vœux et tes regrets. Mais as-tu donc oublié que Je t'ai laissé et que tu possèdes l'histoire de Ma Vie, tout empreinte de la douce Majesté de l'Homme-Dieu et de la suave onction de Sa Parole. Oh! Que ne sais-tu lire dans ces pages de Mon Évangile, avec foi et avec amour?... Partout Je m'y peins en caractères aussi vrais que touchants: partout J'y suis plein de Bonté, de mansuétude, de commisération, de zèle, de Charité; tour à tour pasteur et père, pasteur vigilant et généreux, tendre père, tendre comme la mère qui cache sous l'aile de son amour le trésor chéri de son cœur; docteur de tous les hommes, Me faisant tout à tous, me rapetissant avec les petits, donnant le lait à l'enfance, et un aliment solide à l'âge mûr, traduisant la science et la sagesse divines en une langue faite pour toutes les intelligences. Partout Je m'y montre consolateur des affligés, remède vivant de toutes les maladies; nourrissant ceux qui ont faim; relevant de terre l'humble et le pauvre, à qui J'annonçais de préférence la Bonne Nouvelle; fortifiant le faible; encourageant le pusillanime; jeûnant, veillant, priant pour les pécheurs, pour toi, mon fils, qui devais commettre tant et de si grands péchés; versant des pleurs sur les cœurs obstinés, sur toi, mon fils, qui devais opposer tant et de si grands obstacles à l'effusion et au fruit de Mes Grâces; parcourant les cités et les bourgades pour faire du bien à tous, pour épancher sur tous un Cœur surabondant en Miséricorde, en pitié, en condescendance, en bienveillance, en affabilité, en dévouement et en Amour. N'est-ce pas là, ô mon fils, tout autant d'attraits auxquels tu ne saurais résister si tu les trouvais dans un de tes semblables?... Et cependant tu ne cèdes pas à l'amabilité de Mon Divin Cœur. Ne suis-Je donc plus le même parce que Je ne suis plus visible sur la terre?.. N'ai-Je plus ce Cœur qui gagnait tous les cœurs droits et sensibles ?... A te voir si indifférent, si froid envers Moi, qui ne le croirait?... »

 

Réflexion

 

Oui, il n'est que trop vrai, je suis peu touché de l'amabilité de Jésus, qui est venu raconter au monde ce qu'il y a de bonté et d'amour dans le sein de Son Père céleste, et qui l'a fait redire à toutes les générations dans un livre où tout respire la candeur, la paix, la sérénité, la pureté du ciel. La sainteté de l'Évangile a parlé même au cœur des impies: ils n'ont pu se défendre du charme secret qu'il recèle. Comment donc la beauté, la douceur, la Charité de Jésus, qui me sont manifestées dans ce divin livre, me laissent-elles insensible?... Mon Dieu s'y présente à mon cœur sous les traits du plus aimable des enfants des hommes; que faut-il de plus pour m'obliger à l'aimer souverainement, à lui abandonner sans réserve l'empire de toutes mes affections?...

 

Pratique

 

1° Toutes les fois que vous verrez dans les créatures un reflet de quelque vertu du Sauveur, dites-vous à vous-même: J'aime cette bonté ; mais la bonté de mon Jésus n'est-elle pas bien plus aimable? J'aime cette douceur, cette charité; mais la douceur, la charité de mon Jésus n'ont-elles pas incomparablement plus de charmes? 2° Ne lisez jamais le saint Évangile, n'en écoutez jamais la lecture qu'avec un sentiment profond de foi, de respect et d'amour pour celui qui a daigné vous y retracer les qualités si touchantes de son divin cœur.

 

Foi admirable d'un religieux Trappiste touchant le Saint Evangile

 

Le frère Moyse, religieux trappiste, qui avait eu dans le monde le nom de Picault de Ligré, grand prévôt de Touraine, se tenait uni à Dieu en tous lieux, comme en tous lieux les Anges l'adorent. La campagne, le cloître, le dortoir, le réfectoire étaient pour lui comme autant d églises où il ne cessait de louer le Seigneur et de jouir de sa divine présence. Ses lectures mêmes se convertissaient en prières, en méditations. Il trouvait tant de goût à lire les actions et les maximes de Jésus-Christ dans l'Evangile, qu'à chaque ligne il s'arrêtait: c'était pour lui comme autant d'autels où sa foi immolait la raison, où par reconnaissance il s'attendrissait sur la bonté ineffable du Sauveur. Un chapitre seul le tenait huit jours sans qu'il lui fût possible d'avancer, parce qu'à chaque pas adorer, bénir, remercier Jésus-Christ, ou s'occuper des merveilles que Dieu avait opérées par son Fils, absorbait toutes les facultés de son âme. Dieu de grandeur et de majesté, comment un homme sans littérature goûtait-il dans les livres sacrés tant de suavités et de douceurs?... Ah! c'est que vous aimez à cacher vos mystères aux sages orgueilleux du siècle, et que vous les révélez aux petits; c'est que votre Esprit saint se repose avec complaisance sur les âmes véritablement humbles... Le frère Moyse ne voulait d'autre flambeau dans ses lectures que les lumières de la grâce, ni d'autre guide que sa foi. « Les hommes sont bien insensés, disait-il en tenant son Nouveau Testament, de consulter tant de livres! Qu'ils soient dociles et fidèles à pratiquer les instructions de notre divin Maître, ils deviendront bientôt de savants disciples. Il faut l'écouter avec les dispositions des premiers chrétiens, qu'il nourrissait lui-même de cette parole de vie: « On ne sentira ni indifférence ni dégoût pour cet aliment délicieux... » Ensuite élevant son livre: « Oui, divin Jésus, je vous proteste que je révère votre parole autant que votre chair adorable; je vous aimerai toujours caché dans ce volume sacré, autant que si j'avais le bonheur de jouir de votre présence dans le ciel »: pensées et mouvements dignes de saint Bernard et de saint Augustin! (Relation de la vie et de la mort de quelques religieux de la Trappe, tome III).

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3 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Quatrième jour

Bonté ineffable de Son Cœur

 

Voix de Jésus

 

« Je t'ai parlé de Ma Divinité, ô mon fils; mais que t'en ai-je dit?... Rien, en comparaison de la réalité: pour t'en faire comprendre quelque chose, il faudrait t'enlever de la terre et te transporter au milieu de Mes Saints; et quand même il entrerait dans les vues de Ma Providence de te ravir au troisième ciel, comme l'Apôtre des nations, l'éclat de la beauté du Dieu Trois Fois Saint laisserait ton âme éperdue dans un éblouissement qui accablerait ta débile nature. Mais pour te consoler de ton impuissance, pour t'aider à prendre, même dans ton exil, un avant-goût du souverain bien, je Me suis fait chair Dans ta faiblesse, tu ne pouvais monter jusqu'à Moi; je suis descendu vers toi jusqu'à prendre la nature humaine; Je Me suis donné un cœur d'homme, et Je te l'offre plein de grâce et de vérités; et Mon grand désir est de contracter avec toi l'union la plus intime. Oh ! Si tu savais comme ton cœur est fait pour Mon Cœur... comme Mon Cœur veut ton amour, ton ardent amour!... C'est Lui qui tient sans cesse Mes yeux pleins de douceur et de bienveillance fixés sur toi, pauvre créature, toi Mon affranchi par Mon Sang, toi l'enfant de Mes Douleurs, devenu Mon fils au prix de la vie du meilleur des pères. C'est Lui qui tient Mes oreilles toujours ouvertes à tes gémissements et à tes larmes, toujours à tes demandes, à tes désirs: tu ne saurais jamais les lasser. C'est Lui qui fait distiller de Mes lèvres sur tes infirmités, sur tes dégoûts, sur tes amertumes, sur toutes tes peines, le vin de Ma force et l'huile de Ma Charité; Lui qui te fait entendre quelques-unes de ces paroles intérieures si douces et si puissantes pour guérir les plaies même les plus profondes. C'est ce Cœur qui Me fait tendre constamment les bras pour te soutenir, pour te relever, pour aider tes pas mal assurés dans la voie étroite du Ciel, pour accueillir tes regrets après tes faiblesses, après tes ingratitudes, et te presser dans les douces étreintes de Ma Miséricorde et de Mon Amour; c'est Lui qui, nuit et jour, ressent pour toi la plus vive tendresse, et te présente sa blessure pour verser dans ton âme l'onction d'une piété pure et forte, qui se nourrit au milieu des épines, et qui se plaît au milieu des lys. Il est donc vrai: tu es Mon unique, mon bien-aimé. C'est Toi que Je veux et que Je chéris; c'est toi, toujours toi... Ton amour répond-il à Mon Amour? Est-ce Moi, toujours Moi que tu veux et que tu chéris?... »

 

Réflexion

 

Comment résister à cet appel si tendre que Jésus fait à mon amour? Je n'ai qu'à donner pour m'enrichir : je donnerai bien peu en donnant mon misérable cœur, et je recevrai un don au-dessus de tous les dons, je posséderai Jésus, qui fait les délices des Anges et des Saints; et avec Lui j'aurai le gage certain de mon éternelle félicité. Ah! que j'ai lieu de rougir ici de confusion. Il est si naturel de répondre à un bon cœur, à un cœur compatissant et dévoué: ce n'est pas un devoir qui coûte à remplir, c'est un doux penchant à suivre. Hélas! quel cœur fut jamais bon, compatissant et dévoué comme le Cœur de Jésus?... Et j'ai pu si longtemps Lui refuser le mien, ou ne le Lui donner qu'à moitié, ou le reprendre après le Lui avoir donné ! Oh ! jamais plus, non jamais plus ni partage, ni inconstance Désormais Jésus seul : dans la joie et dans les larmes Jésus; à la vie et à la mort Jésus....

 

Pratique

 

1° Pénétrez-vous de cette consolante vérité, que Jésus pense continuellement à vous, qu'il veille constamment sur vous, et que son cœur adorable est toujours ouvert à vos besoins et à vos prières. 2° Soyez fidèle à la sainte pratique des âmes pieuses qui, à neuf heures du matin et à quatre heures du soir, invoquent le Sacré-Cœur, et offrez-lui, en union avec elles, l'hommage de toutes vos affections.

 

Tendre dévotions de quelques Saints envers le Cœur de Jésus

 

Les Saints se sont plu à choisir le cœur de Jésus pour leur asile et leur demeure, et à exprimer dans les termes les plus touchants leur tendre dévotion à ce trésor de charité. Saint Bonaventure portait une sainte envie au fer de la lance qui ouvrit, sur le Calvaire, ce divin cœur, et il s'écriait avec transport: « Oh! si j'avais été à sa place, je n'eusse plus voulu en sortir; mais je me serais dit : Voici mon repos à jamais ; ici je fixerai ma demeure, ma demeure de prédilection et de choix ». « Si vous voulez me trouver, écrivait Saint Elzéar à Sainte Delphine, son « épouse, cherchez-moi dans la plaie du côté de Jésus-Christ: c'est le lieu de mon repos ». « Approchons-nous, dit Saint Bernard, approchons-nous de Jésus, tressaillons, soyons ravis de joie au souvenir de son cœur... Oh! qu'il est bon, qu'il est délicieux d'habiter dans ce cœur! Votre cœur, ô Jésus, a été blessé pour nous offrir un sûr asile !... Il a été percé afin que, par cette blessure extérieure, nous pussions découvrir la blessure invisible que l'amour lui a faite... Qui donc n'aimerait pas ce cœur ainsi blessé » » Saint François d'Assise (comme notre divin Sauveur le fit connaître à Sainte Marguerite-Marie, choisie du ciel pour propager la dévotion au Sacré-Cœur) vivait intimement uni à ce cœur adorable et en obtenait des grâces toutes particulières. Saint François de Sales faisait son séjour habituel dans cette retraite d'amour, et le repos qu'il y goûtait ne pouvait être interrompu même par les plus grandes occupations. Sainte Mechtilde, Sainte Gertrude, Sainte Catherine de Sienne, Sainte Claire d'Assise, Saint Ignace, Sainte Thérèse d'Avila, Saint François Xavier, et une infinité d'autres saints, qu'il serait trop long de nommer, eurent aussi une dévotion toute spéciale à cet aimable cœur. Qu'il nous suffise de citer encore Saint Louis de Gonzague, dont la piété envers le Sacré Cœur de Jésus, dans l'exercice d'une vie intérieure et d'union continuelle avec Dieu, fut le caractère distinctif. Dans l'année 1765, un novice de la compagnie de Jésus, Nicolas Louis Célestini, étant attaqué d'une maladie très-grave, et se trouvant presqu'à l'agonie, vit lui apparaître l'angélique Louis qui lui adressa les paroles les plus consolantes, et l'exhorta à aimer le Sacré-Cœur et à en propager la dévotion, qu'il lui dit être fort agréable au Ciel. Nicolas le lui promit, et reçut en récompense la guérison miraculeuse de sa maladie. (Mois consacré au Sacré-Cœur, A. M. D. G.)

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14 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Quinzième jour

Encouragement au fidèle dans les peines et dans les tentations

 

Voix de Jésus

 

« Après avoir enseigné à Mes disciples qu'ils devaient demeurer en Moi comme la branche demeure unie à la vigne pour porter des fruits, qu'à cette condition ils pourraient demander tout ce qu'ils voudraient, et que tout ce qu'ils voudraient leur serait donné, Mon Divin Cœur leur renouvela ce précepte qui Lui est si cher: C'est Mon commandement, que vous vous aimiez tes uns les autres, comme Je vous ai aimés. Personne ne peut avoir un plus grand amour que de donner sa vie pour ses amis. Vous serez Mes amis, si vous faites ce que Je vous commande: ce que Je vous commande, c'est que vous vous aimiez les uns les autres. Oh! quel n'était pas Mon tendre Amour pour les hommes, quand je répétais ainsi jusqu'à trois fois, et en termes si pressants, mon testament de Charité! Si le monde vous hait, ajoutai-Je, sachez qu'il M'a haï avant vous. Puis, Je leur annonçai les persécutions qui les attendaient: Quiconque vous fera mourir croira être agréable à Dieu; et comme Je leur parlais de nouveau de notre séparation prochaine, et qu'ils s'en affligeaient, Je m'empressai de consoler leur douleur. Parce que, leur dis-Je, vous m'avez entendu parler de séparation, votre cœur est rempli de tristesse. Mais Je vous t'affirme, en vérité : votre bonheur veut que Je m'en aille. Maintenant vous êtes tristes, mais Je vous reverrai de nouveau, et votre cœur se réjouira, et nul ne pourra plus vous ravir votre joie. C'est ainsi, ô Mon fils, que mon tendre Cœur prédisait à tous Mes amis, dans la personne des Apôtres, la voie semée d'épines par où ils devaient marcher pour arriver sur Mes traces à une joie inaltérable, afin que, lorsque l'heure serait venue, ils s'en souvinssent; et aussi, afin que la promesse de cette joie divine que nul ne peut ravir, les encourageât à la mériter. Si donc, ô Mon fils, ton âme est chargée de peines, console-toi; ton Divin Maître a bu le premier à ce calice, pour te le rendre moins amer. Que ta misère de pécheur était profonde, puisqu'il a fallu, pour t'en délivrer, les souffrances et la mort d'un Dieu! Que tes tribulations d'aujourd'hui sont précieuses, puisqu'elles te sont un gage de la récompense assurée par ton Sauveur à ceux qu'Il rend participants de Ses Douleurs et de Sa Croix! »

 

Réflexion

 

Ma vie est une vie de combats et de souffrances, non-seulement au dehors, mais encore et surtout au dedans de moi-même. Quels efforts ne faut-il pas pour déraciner mes passions, pour vaincre mes mauvais désirs, pour arracher de mon cœur tout ce qui plaît tant à la nature! Qu'il en coûte de sacrifier ce ressentiment pour rester fidèle au grand précepte de la charité, consigné si solennellement dans le testament de mon Jésus, qui pria même pour ses bourreaux! qu'il en coûte de renoncer à ce plaisir, de pratiquer cet acte d'humilité, du supporter patiemment cette médisance!... Oh! oui, pour le vieil homme c'est bien souffrir. Mais si je me fais ces violences, si je meurs à moi-même, j'aimerai véritablement Dieu, et je vivrai, et j'aurai une joie sans mélange et sans terme. Car aimer Dieu, c'est la vie, c'est la vie éternelle, c'est le vrai et le seul bonheur. Dieu sera mon partage : Il est Lui-même sa félicité, Il sera la mienne. Cette félicité sans mesure, puis-je l'acheter par trop de sacrifices, par trop d'actes de renoncement à moi-même?...

 

Pratique

 

1° Dans tous les sacrifices, dans tous les pénibles efforts nécessaires pour le bien de votre âme, pensez à ce qu'a souffert pour vous le cœur de Jésus, qui vous a aimé autant qu'un ami puisse aimer son ami. 2° Fuyez, fuyez les trompeuses joies du monde : c'est une fleur empoisonnée qui tombe du matin au soir; et poussez souvent de doux et tendres soupirs vers la joie pure de l'éternité.

 

Ardents soupirs d'une âme pour son Dieu

 

« Sur le lit de douleur, où languit plusieurs mois le pieux Calixte Frèze, mort au séminaire de Saint-Sulpice, en 1827, une seule pensée l'occupait constamment, celle-là même qui l'avait occupé toute sa vie, l'amour de son Dieu. A quelque partie du jour ou de la nuit qu'on le visitât, toujours on pouvait remarquer dans ses traits un doux contentement, qui était comme un avant-goût du bonheur éternel dont il allait jouir. Si parfois il sortait de son calme habituel, c'était pour exprimer son désir de participer au banquet eucharistique, ou pour parler de la joie qu'il éprouvait de s'être uni à son Dieu; il recouvrait alors une partie de sa vivacité, et il peignait les sentiments qui l'animaient dans des termes qui ravissaient et attendrissaient tous les assistants; la voix lui manquait quelquefois, et alors ses regards, amoureusement tournés vers l'endroit où avait reposé le corps adorable de son Sauveur, disaient assez quelles douces pensées de reconnaissance occupaient son âme. Dans les jours qui précédèrent sa mort, il parlait très peu: recueilli profondément, il semblait vouloir dérober aux hommes ce qui se passait entre Dieu et lui. Sans doute alors il occupait son cœur de ces saintes affections qu'il avait mises par écrit peu de temps auparavant, et qui peignent si bien tout l'élan d'une âme embrasée d'amour, à l'approche du jour de sa délivrance: « O mon Dieu! déjà je nage en votre sein; ô torrent de délices! plus je m'enfonce, plus je désire m'abîmer. O créatures, que je suis loin de vous! Je vole en des régions lointaines. Je suis comme la nacelle légère perdue dans l'Océan; un vent impétueux m'a poussé bien «loin des plages connues. Courage, mon âme, l'éternité approche! Courage, nous voici au a port; élançons-nous sur le rivage; ou plutôt, ô mon âme, élevons-nous dans les cieux! Ainsi, lorsque la flamme ne trouve plus rien à dévorer, on la voit se détacher légèrement du flambeau et se perdre dans les nues. Tu t'élèveras, ô mon âme, comme la flamme déliée; tu t'élèveras comme la vapeur de l'encens, quand elle forme un nuage odoriférant qui monte vers les cieux; tu t'élèveras comme la légère vapeur qu'exhale lamer, quand le soleil a commencé sa course. O Dieu! paraissez: alors vous absorberez mon âme; quittant ses organes grossiers, elle montera vers vous; vous la recevrez dans votre sein; elle y sera heureuse de votre bonheur. O Seigneur! à vous seul alléluia! alléluia éternel ! éternellement amen, amen ! fiat ! Fiat! » (Vie de Calixte Frèze, par M. d'Exauvillez).

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10 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Onzième jour

Suite de la parabole de l'Enfant prodigue

 

Voix de Jésus


« L'enfant prodigue s'est fait une infortune qui l'accable; mais cette infortune doit le sauver: car Je me plais à tirer le bien du mal. Sous le poids de l'abjection, il soupire, il gémit, il regrette vivement la maison paternelle; il serait trop heureux de pouvoir l'habiter aujourd'hui comme simple mercenaire: aussi, va-t-il y retourner, se jeter aux pieds de son père, lui faire l'humble aveu de son indignité, lui demander en grâce d'être compté au nombre de ses serviteurs. Et sans balancer il se lève, il part, il arrive. Le père accourt à sa rencontre; il ne lui adresse pas un seul reproche, pas un mot amer; il le presse entre ses bras; sans même lui laisser achever l'aveu de ses fautes, il commande qu'on se hâte de lui rendre son vêtement d'honneur; il met à son doigt un gage précieux de sa réhabilitation, et il veut qu'une fête de famille célèbre son retour. Et toi aussi, Mon fils, après avoir cédé trop longtemps à un égarement déplorable, tu as enfin senti, excité par Ma Grâce, la désolation, la misère, l'abjection de ton âme; tu as soupiré, tu as gémi au souvenir des jours d'innocence et de bonheur que tu avais coulés jadis à Mon service; tu as voulu revenir à Moi. Dès les premiers pas que tu as faits vers ton Divin Père, Je t'ai accueilli avec tendresse; tu étais encore loin de Me payer d'un juste amour, que Je te prodiguais déjà des bontés nouvelles; et bientôt, en échange de l'aveu de tes fautes déposé dans le sein du ministre de la Réconciliation, de qui tu n'as entendu d'autres paroles que celles de la plus compatissante charité, tu as reçu le baiser de Paix, la sentence de l'absolution, gage de l'oubli de tes ingratitudes. Et J'ai commandé au Ciel de se réjouir, et au prêtre de préparer pour toi le banquet divin, où Je me suis fait ta Nourriture: Je m'y suis donné à toi sans réserve; Je suis entré dans ton cœur avec la plénitude de Mes bénédictions, dans ce cœur d'où tu M'avais chassé pour y faire régner Mon ennemi, et où naguère, au lieu des cantiques de louange et d'amour qui M'étaient dus, Je n'entendais que les insultants blasphèmes de l'esprit maudit qui en était devenu le maître... Quelle bonté! qu'elle générosité! quelle tendresse !.. Mais du moins, ô Mon fils, depuis tu as dû Me rester fidèle... Ah ! mets la main sur ta conscience... rougis et pleure. Sans doute, J'ai tout oublié; mais toi, pourrais-tu oublier combien tu t'es montré peu constant même après une et plusieurs absolutions? Hélas! pourquoi faut-il que Mon cœur ait ainsi à mêler des souvenirs amers au souvenir de Mes bienfaits!.... Ah! si Je t'aimais moins, Je ne te parlerais pas de la sorte; mais ne Me trahis plus, ne sois plus ingrat, et Je ne serai pour toi que le Doux Jésus ».

 

Réflexion

 

La Miséricorde du Cœur de Jésus est infinie; qui mieux que moi le sait et peut en rendre témoignage pour Sa plus grande Gloire? Mais voudrais-je donc multiplier mes ingratitudes en proportion de cette ineffable Miséricorde? Ne faut-il pas enfin mettre un terme à mes chutes; et si ma déplorable faiblesse, triste héritage d'un père coupable, m'entraîne quelquefois, ne faut-il pas du moins éviter ces chutes volontaires, et pour ainsi dire de choix, dont je me préserverais si facilement, en faisant un peu de violence à ma mauvaise nature ?.... Ah! c'est bien là le moins que je puisse offrir, en retour de tant de grâces que m'a prodiguées le meilleur des pères... Hé ! Bien, oui, c'en est fait: je romps avec tout ce qui peut Lui déplaire ou m'exposer à L'offenser.

 

Pratique

 

1° Prenez la pieuse et utile coutume de renouveler, d'une manière générale, toutes les fois que vous devez recevoir la sainte absolution, l'accusation de vos péchés passés, en désignant spécialement le commandement ou la vertu contre lesquels vous avez commis les fautes les plus graves, et n'oubliez pas de vous exciter chaque fois, avec ferveur, à une nouvelle contrition de ces mêmes fautes. 2° Servez-vous du souvenir de vos anciens péchés pour vous exciter à une vraie douleur de vos fautes ordinaires. Comment pouvez-vous offenser encore si facilement celui qui a eu tant à vous pardonner ? Et comment si peu vous contraindre pour éviter l'offense de Dieu, vous qui peut-être avez tant de fois mérité des tourments affreux, éternels?

 

Bonheur d'un militaire vraiment pénitent

 

Un ancien officier de cavalerie passait, dans un de ses voyages, par un lieu où le P. Brydayne donnait la mission. Curieux d'entendre l'homme d'une si grande renommée, qu'il ne connaissait pas, il entre dans l'église au moment où le missionnaire, dans un exercice du soir, développait les précieux avantages d'une bonne confession générale. Touché par la grâce le militaire forme à l'instant la résolution de se convertir; il vient ensuite ouvrir son cœur au P. Brydayne et se décide à suivre la mission. Sa confession fut faite dans les sentiments de la plus sincère pénitence. Il lui semblait, disait-il, qu'on ôtait de dessus son cœur un poids insupportable. A l'instant où il fut réconcilié, il se retira des pieds de Brydayne, versant des larmes que tout le monde put lui voir répandre. Rien ne lui était si doux, disait-il depuis, que ces pleurs qui coulaient sans effort par amour et par reconnaissance. Il suivit le saint homme lorsqu'il se rendit dans la sacristie; et là, en présence de plusieurs missionnaires, le loyal et édifiant militaire exprima en ces termes ses heureux sentiments: « Je n'ai goûté de ma vie, Messieurs, des plaisirs aussi purs, aussi doux que la joie que j'éprouve depuis que je suis en grâce avec mon Dieu. Je ne crois pas, en vérité, que Louis XV, que j'ai servi pendant trente-six ans, puisse être plus heureux que moi; non ce prince, dans tout l'éclat qui environne son trône, au sein de tous les plaisirs qui l'assiègent, n'est pas si content, si joyeux que je le suis, depuis que j'ai déposé l'horrible fardeau de mes péchés: je ne changerais pas mon sort pour tous les plaisirs, tout le faste, toutes les richesses des monarques du monde ». A ces mots, se jetant aux genoux de Brydayne, et lui serrant affectueusement les mains: « Que je dois, ajouta-t-il, oh! que je dois rendre, toute ma vie, de grandes actions de grâces à mon Dieu! Il m'a conduit dans ce pays comme par la main. Ah ! je ne pensais, mon père, à rien moins qu'à ce que vous m'avez fait faire; je ne pourrai vous oublier jamais. Je vous conjure de prier le Seigneur qu'il me laisse le temps de faire pénitence: il me semble que rien ne me coûtera, si vous me soutenez par vos prières ». (Vie du P. Brydayne, par l'abbé Carron).

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9 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

04 

Dixième jour

Parabole de l'enfant prodigue

Voix de Jésus


« Il y a plus de joie au ciel pour la conversion d'un seul pêcheur que pour la persévérance de quatre-vingt-dix-neuf justes qui n'ont pas besoin de pénitence ». C'est Moi qui l'ai dit, ô mon fils; et Ma Bonté envers les vrais pénitents est si grande qu'elle semble presque pouvoir donner de la jalousie aux justes. Regarde, regarde attentivement cet enfant si ingrat, si dénaturé, qui ne craint pas de faire au cœur de son père la plaie la plus douloureuse et la plus profonde, en le quittant. Il fuit loin de l'œil de sa tendresse vigilante; il dissipe tout en de honteux plaisirs; il tombe dans l'indigence, dans les angoisses de la misère, dans l'abjection la plus flétrissante; il se livre à un maître qui en fait un pâtre de pourceaux, dont il est réduit à envier la dégoûtante nourriture. Quel spectacle, ô mon fils, et qu'il est bien propre à t'instruire! Toi aussi, combien tu t'étais éloigné de Ton Père Céleste!.. Quels trésors tu avais sacrifiés à tes passions! Mon amitié, Mon sang, le Ciel, la vie éternelle! Et jusqu'où n'étais-tu pas descendu! Toi, créé à Mon image et à Ma ressemblance, tu te défigurais avec une joie insensée; tu vendais tes services... et à qui? Tu savais bien à quel démon tu immolais ton âme; tu savais bien que tu violais Mes droits de Créateur et de Sauveur, que tu renonçais à Moi, et pour toujours, si la mort t'eût frappé dans ton péché. Quelle indigne préférence quelle injustice criante! quelle insigne folie!... Et cependant, tu te laisses encore dominer par l'orgueil; tout plein de toi-même, tu veux être estimé, loué, honoré; tu cherches même à primer aux dépens des autres. O mon fils, mon fils! renonce à toutes ces prétentions si mal fondées; n'oublie donc pas de la sorte l'opprobre de tes anciens jours, et que le souvenir de ton passé te retienne humblement à la dernière place dans la famille du Père qui est dans les Cieux. Je m'arrête : Je veux te corriger, mais non pas te contrister et t'affliger trop amèrement; et si tu verses des larmes, Je veux que ce soit les larmes d'un repentir plein de confiance et d'amour: elles ont leur douceur et leur consolation ».

 

Réflexion

 

En péchant, je me suis dégradé, j'ai mérité le plus grand de tous les supplices, un opprobre et des tourments éternels... Si je ne perdais pas de vue cette triste vérité, ah! je me rendrais justice et ne me regarderais que comme un homme qui s'est rendu digne d'une flétrissure impérissable: je serais dès lors humble dans mes pensées, humble dans mes paroles, humble dans toute ma conduite, et les dédains ou les mépris de mes semblables je les subirais patiemment et en esprit de pénitence comme l'acquit d'une partie de ma dette envers la Majesté Divine offensée. Quelque illusion que je prétende me faire, tel est et tel sera toujours l'arrêt de ma conscience : je suis un criminel gracié, et rien de plus... Puissé-je ne l'oublier jamais!

 

Pratique

 

1° Pleurez tous les jours vos anciens péchés, quoique vous ayez , de votre réconciliation avec Dieu, la consolante garantie que donne le sacrement de pénitence, et faites, tous les jours, quelque chose pour les expier. 2° Rappelez-en le souvenir toutes les fois que vous êtes tenté d'orgueil et que vous avez à supporter quelque chose qui vous blesse ; dites-vous alors : J'en avais mérité bien davantage, et pour toute l'éternité.

 

Humilité du Père de Gréamb, son témoignage sur le vrai bonheur

 

« Il faut, mon cher ami, écrivait le père de Géramb au sujet de son embarquement sur le bateau à vapeur à Magadino, il faut que je vous révèle ce qui se passa dans mon cœur pendant quelques instants, et vous verrez combien l'orgueil avait encore d'empire sur moi, religieux de la Trappe depuis si longtemps. Le bateau à vapeur est divisé en deux parties: l'une couverte est occupée par des personnes que l'on appelle comme il faut; au-dessous est un salon à leur usage. L'autre partie est découverte; la chambre du bas, moins commode et moins ornée, n'est guère occupée que par des personnes d'une condition inférieure, ou par celles qui désirent voyager avec plus d'économie. Eh bien! le croirez-vous? Rien n'égala mon embarras lorsqu'on me demanda d'une voix assez haute, et devant tout le monde, quelle place je prendrais. Il s'engagea alors, entre M. le baron de Géramb et le père Marie-Joseph, un petit combat. Le baron de Géramb voulait prouver au père Marie-Joseph que tout exigeait impérieusement qu'il prit place dans la première partie. Il avait, pour le prouver, mille raisons: d'abord la décence; puis le danger de prendre un coup de soleil dont la guérison aurait beaucoup coûté à celui qui avait fait vœu de pauvreté; puis la propreté, qui est une vertu, etc., etc. Le père Marie-Joseph alléguait de son côté que, s'étant voué à l'humilité, il était assez heureux pour lui de trouver cette occasion pour expier certains petits reproches qu'il avait à se faire à ce sujet. Avec la grâce de Dieu, le père Marie-Joseph l'emporta. « Que le lac Majeur est beau, qu'il est ravissant, qu'il réveille de souvenirs dans mon âme! Je l'avais traversé à dix-huit ans; je rêvais alors le bonheur: un océan de jouissances se présentait à ma bouillante imagination; car alors j'étais entouré de tout de qui peut rendre heureux sur la terre. L'avenir s'offrait à mes yeux comme un palais enchanté; je ne voyais aucun obstacle; je voulais tout, et je croyais pouvoir obtenir tout ce que je voulais. Maintenant, assis obscurément dans le coin d'un bateau, je ne rappelais ces jours où, sur ce même lac, j'apercevais déjà ce ciel enchanteur de l'Italie, où je sentais déjà cet air embaumé qui endort si dangereusement les sens. Italie! sur ton sol j'avais cherché à épuiser la coupe de tous les plaisirs; maintenant religieux, et religieux pénitent, je me demandais si j'avais été alors véritablement heureux: non, jamais je n'avais goûté le bonheur; un moment d'ivresse et de folie ne le donne pas. J'ai été heureux au donjon de Vincennes; j'ai été heureux au monastère de la Trappe, sur le sac et sur la cendre: car alors j'ai retrouvé Dieu. Pour assouvir ma faim dévorante, le monde ne me jetait qu'une miette, et, pour étancher ma soif, qu'un breuvage empoisonné qui brûlait mes entrailles; mais dans ma captivité, dans ma retraite, Dieu a visité son misérable serviteur, il m'a montré un océan d'amour : toutes les puissances de mon âme ont été enivrées, et j'ai su ce que c'était que le bonheur. Vous nous avez faits pour vous, ô mon Dieu! notre cœur ne trouve de repos qu'en vous. Qu'importent alors les lambris dorés ou les sombres murs d'une prison?... » (Pèlerinage à Jérusalem et au mont Sinaï, par le P. de Géramb, T.1, lettre VII).

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8 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

 04

Neuvième jour

Parabole de la brebis égarée

 

Voix de Jésus


« Vois-tu cette brebis égarée errant au hasard, sans pasteur et loin de tout pâturage? Elle va bientôt, l'infortunée, périr de faim, ou succomber sous la dent cruelle des féroces habitants du désert. Mais elle appartient à un bon maître à qui son malheur n'est pas inconnu, et qui court après elle pour la sauver. Bientôt il l'a retrouvée; il la met sur ses épaules, car seule elle ne pourrait cheminer jusqu'au bercail; et il l'y rapporte plein d'allégresse. Et toi aussi, mon fils, tu t'es égaré; longtemps, trop longtemps tu as erré loin de ton Divin Pasteur, loin des doux pâturages où Il garde, avec une tendre sollicitude, ses brebis fidèles; tu t'es lassé dans les sentiers arides des passions; et de quoi t'y nourrissais-tu, malheureux enfant de Ma dilection? Y as-tu rien trouvé qui pût remplir ton cœur, te rendre véritablement heureux; rien qui ne dût, au contraire, empoisonner tes jours terrestres, et te ravir tout droit aux beaux jours de l'éternité?.. Et combien de fois tu as failli périr pour jamais! Combien de fois les démons, acharnés à ta perte, t'ont réclamé comme une proie qui leur était due!.. Et Je t'ai refusé à leur juste fureur. Que dis-Je? n'ai-Je pas couru après toi qui Me fuyais? Je t'appelais d'une voix de père qui plaint son enfant égaré, d'une voix de mère désolée qui a perdu l'unique objet de sa tendresse; et tu courais toujours, tu courais loin de Moi, tu te hâtais dans les sentiers de l'iniquité, comme pour échapper aux tendres et généreuses poursuites de ton Sauveur et de ton Dieu... Néanmoins, Je ne t'ai point abandonné à toi-même; J'ai pu t'arrêter au bord du précipice: soudain tu M'as écouté; tu es tombé à Mes genoux, et Je t'ai reçu dans mes bras, et t'ai épargné les fatigues d'un retour long et pénible. Je t'ai pressé contre Mon Cœur: aussitôt des consolations se sont mêlées à tes regrets et ont adouci l'amertume des œuvres nécessaires à ta pénitence. Tuas même goûté une joie ineffable au milieu de mes vrais enfants parmi lesquels tu t'es retrouvé: joie plus vive et plus pure que celle du malheureux naufragé que la terre accueille, et qui, rendu à une famille chérie, sonde, par la pensée, les abîmes de l'Océan où il aurait péri sans la puissante main de Ma Divine Providence. Après de telles grâces, peux-tu douter jamais de la Charité de ton Divin Pasteur? »

 

Réflexion

 

Je manque trop souvent de confiance en mon Sauveur; et c'est blesser au vif son cœur adorable. Brebis égarée, obstinément égarée au désert de ce monde pour lequel l'Homme-Dieu ne pria pas la veille de Sa mort, ramené presque malgré moi par un excès de Sa Miséricorde au sacré bercail, comment puis-je ne pas m'adresser, en toute rencontre, à ce Pasteur si charitable, avec un cœur dilaté par la plus vive gratitude et la tendresse la plus intime? Le Cœur de Jésus m'a cherché, m'a recueilli dans le sein de Son Amour, tandis que je me perdais follement. Ah! il ne saurait se fermer à mes soupirs, quelque grâce que mes besoins réclament; Il ne saurait me fuir quand je le cherche. C'est Lui qui m'inspire de Le prier: serait-ce Lui qui refuserait d'ouïr ma prière?

 

Pratique

 

1° Que le souvenir de la grande miséricorde dont Jésus a usé envers votre âme si coupable, vous anime sans cesse à lui ouvrir votre cœur dans la prière, avec cette foi qui transporte tes montagnes. 2° Que ce même souvenir vous porte à l'implorer avec une ferveur pleine de confiance pour la conversion des pécheurs, et surtout pour celle des âmes que la charité vous fait un devoir spécial de lui recommander... Et si vous étiez assez malheureux pour avoir aussi besoin de conversion, ah ! demandez-la instamment au cœur de Jésus: il n'attend que votre prière pour épancher sur vous l'abondance de ses grâces.

 

Conversion de M. de la Harpe racontée par lui-même

 

« J'étais dans ma prison, seul dans une petite chambre, et profondément triste, dit M. de La Harpe dans le récit de sa conversion. Depuis quelques jours j'avais lu les Psaumes, l'Evangile et quelques bons livres. Leur effet avait été rapide, quoique gradué. Déjà j'étais rendu à la foi; je voyais une lumière nouvelle; mais elle m'épouvantait et me consternait, en me montrant un abîme, celui de quarante années d'égarement. Je voyais tout le mal et aucun remède : rien autour de moi qui m'offrît les secours de la religion. D'un autre côté, ma vie était devant mes yeux, telle que je la voyais au flambeau de la vérité céleste; et de l'autre, la mort, la mort que j'attendais tous les jours, telle qu'on la recevait alors. Le prêtre ne paraissait plus sur l'échafaud pour consoler celui qui allait mourir; il n'y montait plus que pour mourir lui-même. Plein de ces désolantes idées, mon cœur était abattu, et s'adressait tout bas à Dieu que je venais de retrouver, et qu'à peine connaissais-je encore. Je lui disais: « Que dois-je faire? que vais-je devenir? » J'avais sur une table l'Imitation; et l'on m'avait dit que dans cet excellent livre je trouverais souvent la réponse à mes pensées. Je l'ouvre au hasard, et je tombe, en l'ouvrant, sur ces paroles: « Me voici, mon fils! je viens à vous, parce que vous m'avez invoqué ». Je n'en lus pas davantage: l'impression subite que j'éprouvai est au-dessus de toute expression, et il ne m'est pas plus possible de la rendre que de l'oublier. Je tombai la face contre terre, baigné de larmes, étouffé de sanglots, jetant des cris et des paroles entrecoupées. Je sentais mon cœur soulagé et dilaté, mais en même temps comme prêt à se fendre. Assailli d'une foule d'idées et de sentiments, je pleurai assez long-temps, sans qu'il me reste d'ailleurs d'autre souvenir de cette situation, si ce n'est que c'est, sans aucune comparaison, ce que mon cœur a jamais senti de plus violent et de plus délicieux; et que ces mots, me voici, mon fils, ne cessaient de retentir dans mon âme, et d'en ébranler puissamment toutes les facultés ». (Cours de Littérature, édit. de Coste, 1813).

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29 avril 2012

Le Mois de Marie de Notre Dame de Lourdes

Le Mois de Marie de Notre-Dame de Lourdes

Henri Lasserre

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Veille du premier jour

Notre Dame de Lourdes

 

Dans les paroisses où l'ouverture du Mois de Marie ne se fait pas la veille, il faudra omettre cette lecture préparatoire et commencer par le premier jour. Dans ce cas cependant il sera bon de reporter à cette lecture du premier jour, le paragraphe du présent chapitre; en remplaçant Lien entendu le mot demain par celui d'aujourd'hui à la première et à la dernière ligne dudit paragraphe.

 

I. Nous inaugurerons demain les exercices du Mois de Marie. Quelle lecture ferons-nous durant ces trente et un jours, ces trente et un jours du beau mois des fleurs, consacrés à Celle qui a été, qui est et qui sera éternellement la fleur même de l'Humanité? En ces temps si tourmentés, si coupables et si malheureux, quel est le cœur qui n'a besoin d'espérance? quelle est l'âme qui n'a besoin de sentir que dans les profondeurs de l'invisible, la Providence de Dieu ne cesse d'être présente, et qu'elle veille toujours sur nous avec une maternelle sollicitude? Quel est l'esprit chrétien qui, malgré sa foi pleinement assurée, n'aime avoir surgir des preuves nouvelles, des preuves palpables et saisissantes de l'immuable vérité de notre sainte religion? Il n'est personne qui n'éprouve de tels désirs. Voilà pourquoi nous lirons cette année-ci le récit des récentes Apparitions de Marie, l'histoire des miracles que la très-auguste Mère de Dieu continue d'accomplir et qui seront pour nous la preuve, toute contemporaine, de ses grandeurs éternelles. Ce récit, cette histoire, ces preuves d'hier et d'aujourd'hui, nous les trouverons dans le livre que nous tenons en nos mains: « Notre-Dame de Lourdes, par M. Henri Lasserre ». Cet ouvrage a été résumé et divisé en trente et un chapitres pour être lu en l'honneur de la très-sainte Vierge durant les pieux exercices que nous commencerons demain.

 

II. Mais avant d'entrer dans la narration des faits surnaturels qui se sont passés à Lourdes, écoutons l'historien nous expliquer loyalement le point de vue où il s'est placé, la méthode qu'il a suivie, le but qu'il s'est proposé. Voici sa Préface: « A la suite d'une grâce signalée, dont le récit trouvera place dans le cours de ce livre, je promis, il y a quelques années, d'écrire l'histoire des événements extraordinaires qui ont donné lieu au Pèlerinage de Lourdes. Si j'ai eu le tort très-grave de différer longtemps l'exécution de ma promesse, j'ai mis du moins une conscience absolue à étudier avec un soin scrupuleux le sujet que je voulais traiter. En présence de l'incessante procession de visiteurs, de pèlerins, d'hommes, de femmes, de peuples entiers, qui viennent s'agenouiller devant une grotte déserte, entièrement ignorée il y a dix ans et que la parole d'une enfant a fait tout à coup considérer comme un sanctuaire divin; en voyant s'élever le vaste édifice que la foi populaire érige en cet endroit et qui coûtera près de deux millions, j'ai éprouvé le besoin, non-seulement de rechercher les preuves du fait surnaturel, mais encore d'examiner de quelle manière, par quel logique enchaînement de choses ou d'idées, la croyance s'en était universellement répandue.

Comment cela s'est-il produit? Comment un tel événement s'est-il accompli en plein dix-neuvième siècle? Comment le témoignage d'une ignorante petite fille sur un fait aussi extraordinaire, sur des Apparitions que personne autour d'elle n'apercevait, a-t-il pu trouver crédit et enfanter de si prodigieux résultats? Il y a des gens qui répondent d'un mot péremptoire à de telles questions, et le mot de « superstition s est très-commode pour cela. Pour moi, je ne suis pas si expéditif; et j'ai voulu me rendre compte d'un phénomène si en dehors du cours ordinaire des choses et si digne d'attention à quelque point de vue que Ton se place. Que le Miracle soit vrai ou qu'il soit faux; que la cause de ce vaste courant de peuples soit dans l'action divine ou dans l'erreur humaine, une semblable étude n'en est pas moins du plus haut intérêt. Je remarque cependant que les sectaires du Libre Examen se gardent bien de la faire. Ils préfèrent nier tout court. C'est à la fois et plus facile et plus prudent.

Je comprends tout autrement qu'eux l'inquiète recherché de la vérité. Si nier tout court leur parait simple, affirmer tout court me semblerait hasardé. J'ai vu des savants parcourir péniblement les sentiers ardus de la Montagne, afin de s'expliquer à eux-mêmes pourquoi tel insecte qui se trouve pendant l'été sur les sommets se rencontre pendant l'hiver dans les vallons. Cela est fort bien et je les loue. Je me dis toutefois que les grands mouvements humains, que les causes qui mettent en branle des multitudes immenses méritent, peut-être autant, d'occuper et d'exercer la sagacité de l'esprit. L'Histoire, la Religion, la Science, la Philosophie, la Médecine, l'analyse des divers ressorts de la nature humaine, ont un égal intérêt à cette curieuse étude. Cette étude j'ai voulu la faire complète.

Aussi ne me suis je contenté ni des documents officiels, ni des lettres, ni des procès-verbaux, ni des attestations écrites. J'ai voulu, autant que possible, tout connaître, tout voir par moi-même, tout faire revivre à mes yeux par le souvenir et le récit de ceux qui avaient vu. J'ai fait de longs voyages à travers la France pour interroger tous ceux qui avaient figuré, soit comme personnages principaux, soit comme témoins, dans les événements que j'avais à raconter, pour contrôler leurs récits les uns par les autres et parvenir de la sorte à une entière et lumineuse vérité. J'ai la confiance que, Dieu aidant, mes efforts n'ont pas été entièrement vains,

La vérité une fois connue, je l'ai écrite avec autant de liberté que si, comme le duc de Saint-Simon, j'eusse fermé ma porte et raconté une histoire destinée à ne paraître que dans un siècle. J'ai voulu tout dire tant que les témoins sont encore vivants; j'ai voulu donner leurs noms et leur demeure, pour qu'il fût possible de les interroger et de refaire, afin de contrôler mon propre travail, l'enquête que j'ai faite moi-même. J'ai voulu que chaque lecteur pût examiner par lui-même mes assertions, et rendre hommage à la Vérité si j'ai été sincère; j'ai voulu qu'il pût me confondre et me déshonorer si j'ai menti. Étudier les faits non-seulement dans leur écorce extérieure, mais dans les délicatesses de leur physionomie et dans leur vie cachée; rechercher, avec une attention constamment en éveil, le lien souvent lointain, souvent inaperçu tout d'abord, qui les unit; comprendre et exposer clairement leur cause, leur origine, leur génération; surprendre et voir agir, dans des profondeurs qu'on tente d'éclairer, les lois éternelles et les harmonies merveilleuses de l'ordre miraculeux: tel est le but que j'ai eu la hardiesse de concevoir.

Avec une telle pensée, aucune circonstance n'était indifférente et ne devait être négligée. Le moindr8 détail pouvait contenir une lumière et permettre de prendre, si je puis ainsi parler, la main de Dieu en flagrant délit. De là, mes recherches; de là, la forme, très-différente du style habituel des histoires officielles, qu'a prise de lui-même mon récit; de là, tant dans la relation des Apparitions que dans celle des guérisons miraculeuses, ces portraits, ces dialogues, ces paysages, ces circonstances d'heure et de lieu, ces constatations du temps qu'il faisait; de là, ces mille détails qui m'ont coûté tant de peine à relever, mais qui m'ont donné, à mesure que je les recueillais pieusement, l'indicible joie de voir par moi-même, de goûter et de sentir, dans tout le charme d'une découverte à peine soupçonnée à l'avance, l'harmonie profonde des oeuvres qui viennent de Dieu.

Cette joie, j'essaye de la communiquer à mes lecteurs, à mes amis, à ceux qui sont curieux des secrets d'en haut. Quelques-uns de ces détails arrivent parfois avec un si merveilleux à-propos, que le lecteur habitué aux dissonances de ce monde, pourrait soupçonner le peintre d'avoir mis de la complaisance dans son tableau. Mais Dieu est un artiste qui n'a pas besoin qu'on invente pour lui. Les œuvres surnaturelles qu'il daigne accomplir ici-bas sont parfaites par elles-mêmes. Les copier fidèlement, ce serait rencontrer l'idéal. Mais qui peut les copier de la sorte? Qui peut les voir dans toute leur beauté et leur harmonie? Qui n'a la vue troublée? Qui peut pénétrer tous les secrets de ces humbles et grandes choses? Personne, hélas! Presque tout nous échappe et nous ne faisons qu'entrevoir. Je viens d'oser dire ce que j'eusse voulu faire. Le lecteur seul verra ce que j'ai fait.

 

III. À peine ce livre fut-il entre les mains du public que plus de soixante Evêques de France l'honorèrent des approbations les plus explicites, et que, sur sa lecture, Notre Très-Saint-Père le Pape Pie IX reconnut par un acte signé de sa main, la vérité des Apparitions et des Miracles de la Sainte Vierge à la Grotte de Lourdes. Il adressa à l'auteur le Bref suivant, que nous allons lire et écouter debout, par respect pour la parole du représentant de Jésus-Christ.

 

Bref de Sa Sainteté Pie IX, Pape,

A son bien-aimé fils, Henri Lasserre.

 

Bien-aimé Fils, salut et bénédiction apostolique.

 

Recevez Nos félicitations, bien cher Fils. Gratiné jadis d'un insigne bienfait, vous venez, scrupuleusement et avec amour, d'accomplir le vœu que vous aviez fait: vous venez d'employer vos soins à prouver et à établir la récente Apparition de la très-clémente Mère de Dieu; et cela d'une telle manière que la lutte même de l'humaine malice contre la miséricorde divine sert précisément à faire ressortir avec plus de force et d'éclat la lumineuse évidence du fait.

 

Dans l'exposition que vous faites des événements, leur trame et leur enchaînement, tous les hommes pourront voir clairement et avec certitude comment notre très sainte Religion tourne et aboutit au véritable avantage des peuples; comment elle comble de biens non-seulement célestes et spirituels, mais encore temporels et terrestres. tous ceux qui accourent à elle. Ils pourront voir comment, même en l'absence de toute force matérielle, cette Religion est toute-puissante à maintenir l'ordre; comment, parmi les multitudes émues, elle sait contenir dans de sages limites l'emportement et l'indignation, même justes, des esprits agités. Ils pourront voir enfin comment le Clergé coopère par ses loyaux efforts et par son zèle à de tels résultats, et comment, bien loin de favoriser la superstition, il se montre infiniment plus lent et plus sévère que tout le monde quand il s'agit de porter ua jugement sur des faits qui semblent surpasser les forces de la nature.

 

Avec une non moins vive lumière, votre récit rendra manifeste cette vérité, que l'impiété déclare tout à fait en vain la guerre à la Religion, et que les méchants tentent très-inutilement d'entraver par des machinations humaines les divins conseils de la Providence, la perversité des hommes et leur coupable audace servant au contraire de moyen à la Providence pour donner à ses œuvres plus de puissance et plus de splendeur.

 

Telles sont les raisons qui nous ont fait accueillir avec la plus vive joie votre livre intitulé: « Notre-Dame de Lourdes ». Nous avons foi que Celle qui, de toutes parts, attire vers Elle, par les miracles de sa puissance et de sa bonté, des multitudes de pèlerins, veut également se servir de votre livre pour propager plus au loin et exciter envers Elle la piété et la confiance des hommes, afin que tous puissent participer à la plénitude de ses grâces. Comme gage de ce succès que Nous prédisons à votre œuvre, recevez Notre bénédiction apostolique, que Nous vous adressons bien affectueusement en témoignage de Notre gratitude et de Notre paternelle bienveillance.

 

Donné à Rome, près Saint-Pierre, le 4 septembre 1869, de Notre Pontificat l'an 24.

Pie IX, Pape.

 

Le Ciel a ratifié la parole de son Pontife. Dieu a béni ce livre, traduit aujourd'hui dans presque toutes les langues et répandu dans tout l'univers. La sainte Vierge a daigné s'en servir pour attirer à Lourdes des pèlerinages immenses, des malades qu'elle a guéris, des incroyants qu'elle a convertis. Avec une ferme espérance, prions-la de vouloir Lien s'en servir également au milieu de nous pour produire des effets aussi excellents. Mais avant toute invocation, que la première prière que nous allons lui adresser soit pour le Père bien-aimé de l'Eglise universelle, Notre Très-Saint-Père le Pape Pie IX.

 

Prière pour le Pape

 

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous.

 

O très-sainte Vierge, qui avez enfanté le Soleil de Justice et donné à la Terre le Dieu du Ciel, protégez à jamais celui qui représente ici-bas votre Fils: protégez Notre Saint-Père le Pape, vicaire terrestre de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Soutenez-le contre les hommes de ténèbres, qui s'efforcent de le renverser, parce qu'il est le candélabre sacré qui porte et qui présente aux regards de tous la Lumière même du Monde. Marie, engendrée sans péché, soyez la gardienne toute-puissante de cette Chaire infaillible, qui a proclamé comme un dogme votre Immaculée Conception et fait entrer dans les trésors inviolables de l'Église cette vérité que croyait déjà dans tous les siècles et dans tous les pays, la foi filiale du peuple chrétien. Notre-Dame de Lourdes, si féconde en miracles, protégez, de cette main à qui rien ne peut résister, protégez ce Siège de Rome qui a reconnu en notre siècle la vérité de vos Apparitions, de ces glorieuses Apparitions, dont nous allons, entendre l'histoire. Bénissez le Pasteur, ô notre Mère ! bénissez le Pasteur, c'est le cri du troupeau! Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous. Ainsi soit-il.

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31 janvier 2012

Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes 2012

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Neuvaine à Notre-Dame de Lourdes
Du 3 au 11 Février 2012
« Avec Bernadette, prier le Chapelet »


Cette neuvaine permet de se préparer intérieurement à la célébration de la fête de Notre Dame du Lourdes, chaque année le 11 février. cette date est celle aussi la journée mondiale du malade créée par le Bienheureux Jean-Paul II.


Prière


Notre Dame de Lourdes, Vous qui, comme une mère aimante, révéliez à Bernadette les mots de la prière, apprenez-nous à prier. Votre vie est toute entière tournée vers Dieu par Jésus son Fils et votre Fils. Avec ce Chapelet que nous prions, nous voudrions Vous confier la vie de ceux que nous aimons et celle de toutes les familles de la terre. Que la tendresse dont Vous entouriez Jésus, Votre Enfant, soit celle qui guide toutes les mères. Aidez nos enfants et petits-enfants à découvrir combien ils sont aimés de Dieu. Enveloppez d’une attention particulière, ceux que la fatigue, le désespoir, la maladie, découragent. Ravivez en nous l’espérance qui était la vôtre au matin de Pâques. Notre-Dame de Lourdes, veillez sur les femmes et les hommes de ce temps. Tournez sans cesse nos regards et nos cœurs vers Jésus, Lui qui nous fait connaître le Père. Amen !


Pratique de la neuvaine : Réciter une dizaine de chapelet et dire trois fois les invocations: « O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous », « Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous », « Sainte Bernadette, priez pour nous ».


Téléchargez le texte de la Neuvaine (pdf) en cliquant ici

17 mars 2012

Le Vénérable Alberto Capellan Zuazo

Capellan

Le Vénérable Alberto Capellan Zuazo

Agriculteur, père de famille et adorateur nocturne

1888-1965

 

Le Vénérable Alberto Capella-Zuazo est né à Santo Domingo de la Calzada (Espagne), le 7 août 1888. Il se marie avec Isabel Arenas le 30 juin 1909. Agriculteur et père de 8 enfants, il a eu une mort sainte dans sa ville natale, le 24 février 1965. Il mène une vie Chrétienne « ordinaire », jusqu'à ce qu'il se convertisse pleinement à Dieu en 1919. quelques mois plus tard, il rejoint l'Adoration Nocturne. Son énergie d'adorateur est reconnue durant 15 ans en tant que président. 660 nuits passées devant le Saint Sacrement lui ont valu d'être promu vétéran, vétéran permanent. Son amour extraordinaire pour l'Eucharistie et la Vierge Marie, le mènent à servir prioritairement les pauvres. Pour eux, il construit un abri en 1928, qu'il appellera « Récollection », ou il prend soin personnellement d'eux jusqu'à la mort : « Que de fois j'ai eu la grande chance de porter le Christ sur mes épaules dans la personne des pauvres ! » il évalue tout sa vie à la lumière de la Foi. Fidèle laïc de notre temps, il a eu une vie de prière très profonde et il a manifesté un très grand amour pour ses frères les pauvres. Le moment est venu de prier avec plus de fois pour sa Béatification.

 

Prière pour la dévotion privée

 

Seigneur, Vous qui avez donné au Bienheureux Alberto Capellan un amour singulier pour les mystères de Votre Corps et de Votre Sang, ainsi que le charisme de Vous trouver et de Vous servir dans les plus pauvres, faites que, moi aussi, je sache vivre intimement uni à Vous, en Vous servant auprès des plus nécessiteux. Faites que Votre Serviteur, Alberto, soit déclaré Bienheureux et, que par son intercession, j'obtienne la faveur que je Vous demande. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Pour communiquer les grâces ou demander des renseignements, veuiller vous adresser à :

Cause de Béatification d'Alberto Capellan-Zuazo

C/ Obispo Fidel Garcia, n°1

E- 26004 Logrono (Espagne)

E-mail : albertocapellan@iglesiaenlarioja.org

Site internet : www.iglesiaenlarioja.org/albertocapellan

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

1 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

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Deuxième jour

Droits qu'il a sur notre cœur

 

Voix de Jésus


« Tu ne M'aimes pas, mon fils, non, tu ne M'aimes pas. Je ne dis point: tu ne M'aimes pas comme Je t'aime; le pourrais-tu quand tu le voudrais?... Mais tu ne M'aimes pas comme tu pourrais M'aimer; hélas ! Est-il même bien vrai que ton amour pour Moi soit égal à celui que tu ressens pour les créatures en qui J'ai mis quelque reflet de Mon amabilité, ou qui t'ont fait quelque bien? Vois donc l'injustice et l'ingratitude. Quel est l'ouvrage de Mes mains qui puisse subsister devant Moi, s'il M'est comparé? Dans quelle créature as-tu jamais trouvé rien qui ne s'efface devant Ma Beauté ineffable, devant Ma Douceur, Ma Bonté, Ma Générosité, Ma Patience, Ma Sainteté, Ma Puissance, Ma Sagesse, Ma Science, Ma Perfection infinie?... Quelle est celle à qui tu doives ce que tu Me dois? Je t'ai créé à Mon image et à Ma ressemblance; Je t'ai ménagé des plaisirs purs et innocents sur la terre, où tu n'es placé que pour te rendre digne d'une vie meilleure, d'une vie divine; Je t'ai donné tout ce que tu possèdes; Je t'ai fait tout ce que tu es; tu m'appartiens donc tout entier: tu es bien Mon champ, tu es Ma vigne choisie, et nul autre que Moi n'a le droit d'en jouir.

 

Quelle est encore la créature qui ait jamais fait pour toi ce que J'ai fait... ce n'est point assez, la millième partie de ce que J'ai fait... pour toi, misérable héritier de la corruption originelle; pour toi, dont Je savais bien d'avance toute l'ingratitude, dont J'avais compté de toute éternité les négligences, les fautes, les outrages, les crimes?... Je Me suis anéanti pour toi jusqu'à la forme d'un esclave; pour toi Je suis né dans une crèche; pour toi Je Me suis imposé les peines et les privations de la fuite et de l'exil; pour toi Je Me suis rendu obéissant à Marie et à Joseph; pour toi J'ai enduré les calomnies et les persécutions des Juifs qui s'étaient faits Mes ennemis; pour toi J'ai été baigné d'une sueur de Sang au Jardin des Oliviers; pour toi J'ai laissé déchirer ma chair en lambeaux sous les coups de la Flagellation; pour toi Je Me suis laissé clouer en holocauste sur le bois du supplice; pour toi Je suis mort de la mort la plus douloureuse; et maintenant, ressuscité, c'est pour toi que Je vis: Je vis dans le Ciel, offrant les traces glorieuses de Mes Plaies pour ton Salut; Je vis dans l'Eucharistie, où Je Me fais ton breuvage et ta nourriture. Ouvre donc les yeux, ô mon fils, vois et considère ce que Je te suis, et ce que tu me devrais être: sois le juge entre ton cœur et Mon Cœur, et rends enfin justice à Mes droits si légitimes ».

 

Réflexion

 

N'ai-je pas méconnu jusqu'à présent les droits du Cœur de Jésus?... Hélas! je suis, à toute sorte de titres, son inaliénable propriété; et j'ai violé mille fois cette propriété Divine, au profit injuste de mes passions... Encore aujourd'hui, que de pensées, que de désirs, que de paroles, que d'actions je dérobe à Son Amour !... Ah! que désormais tout soit à Lui; que tout en moi vive pour Lui, pour Lui seul, puisque tout en moi appartient à Lui seul; que ce ne soit plus moi qui vive, mais qu'en moi vive Jésus: qu'Il soit l'âme de mon âme, et la vie de ma vie!...

 

Pratique

 

1° Dites souvent du fond du cœur, et surtout dans les moments de tentation : « O Jésus, soyez toujours mon Seigneur et mon Dieu ». 2° Ne prononcez jamais Son Doux Nom qu'avec un profond respect et un tendre amour, au souvenir de ce qu'Il est et de ce qu'il a fait pour vous.

 

Amour ardent de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi envers Jésus

 

Dès l'âge de huit à neuf ans, sainte Madeleine de Pazzi s'était pénétrée, dans l'exercice de la prière, d'un tel désir d'aimer le Seigneur et de lui plaire, que tous les amusements du monde n'étaient plus pour elle qu'ennui et amertume: le seul bonheur qu'elle connût était de parler à Dieu ou de Dieu... On ne pourrait exprimer jusqu'où allait sa dévotion pour la sainte Eucharistie. Elle aimait à être auprès des personnes qui venaient d'avoir le bonheur de communier, et il semblait que l'amour lui fît sentir la présence de Jésus-Christ. Engagée à ce divin époux par sa profession dans l'ordre des Carmélites, elle en reçut un accroissement admirable de grâces; et souvent, dans la vivacité de ses sentiments, elle ne pouvait contenir ses transports, et s'écriait: « O Amour ! faut-il que Vous ne soyez point aimé, ni même connu de vos propres créatures!... O mon Jésus! Que n'ai-je une voix assez forte pour me faire entendre jusqu'aux extrémités du monde!... Je publierais partout que cet Amour doit être connu, aimé, estimé comme le seul vrai bien... » D'autres fois elle invitait toutes les créatures à se changer en autant de langues pour louer, bénir, glorifier les trésors immenses de l'amour divin. Elle versait des larmes continuelles pour obtenir la conversion des pécheurs; et lorsque son oraison était interrompue par la nécessité d'aller prendre un peu de repos, il lui arrivait souvent de s'écrier: « Comment puis-je me reposer, quand je considère que mon Dieu est si grièvement offensé sur la terre ! O Jésus! je le fais par obéissance, et pour me conformer à votre sainte volonté ». Rien n'était capable d'interrompre son union avec Dieu. Il lui suffisait d'entendre prononcer son nom, pour éprouver les plus vifs transports d'amour. Elle répétait souvent, et avec une ferveur incroyable, la doxologie: « Gloire soit au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit »; elle s'inclinait alors, et s'offrait tout entière à celui de qui elle avait tant reçu. En toutes choses, elle envisageait uniquement la volonté de Dieu et le désir de lui plaire. Sa maxime était « Que la volonté de Dieu est toujours très-aimable. Que notre bonheur est grand, disait-elle à. ses sœurs! C'est un merveilleux échange que celui que nous faisons avec Dieu, et toujours à notre avantage, lorsque nous agissons dans la vue de lui plaire et de l'honorer ». « Venez, disait-elle encore, venez et aimez votre Dieu qui vous aime tant. O amour! je meurs de douleur quand je vous vois si peu connu et si peu aimé. O amour, amour! si vous ne savez où vous reposer, venez à moi et je vous recevrai. O âmes créées pour aimer, pourquoi n'aimez-vous pas? » (Vie de Sainte Marie-Madeleine de Pazzi, dans Godescard).

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31 mai 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

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Pratiques utile pour bien sanctifier le Mois du Sacré Cœur

 

1° Avant de lire l'exercice de chaque jour, implorer l'assistance du Saint-Esprit, et lui demander avec ferveur la grâce de se le rendre profitable; lire l'exercice avec une religieuse attention, et s'arrêter à goûter les paroles qui toucheront le plus le cœur; terminer chaque fois par l'acte d'offrande qui est à la suite de ces pratiques. 2° Chaque vendredi, réciter pieusement les litanies du Sacré-Cœur qui se trouvent après le dernier exercice. 3° Se pénétrer, dès le commencement de ce mois, d'un, grand désir d'obtenir du cœur adorable de Jésus la grâce dont on a le plus de besoin et la correction du défaut auquel on est le plus porté; demander instamment cette double faveur à la fin de chaque exercice. 4° Entendre chaque jour, s'il est possible» ou tout au moins chaque vendredi, la sainte Messe à cette intention; l'offrir aussi en esprit de reconnaissance pour l'amour ineffable de Jésus, et de réparation pour toutes les ingratitudes des hommes: on peut, dans ce but, se servir utilement de l'exercice pour la sainte Messe qui termine cet opuscule. 5° Faire tous ses efforts pour se rendre digne de communier pendant ce mois plus souvent que d'ordinaire; ne pas le laisser finir du moins sans se procurer le bonheur de s'unir au divin cœur de Jésus dans le sacrement de son amour, avec les dispositions qui peuvent lui être le plus agréables.

 

Acte d'offrande au Sacré Cœur de Jésus

O mon aimable Jésus, je Vous donne mon cœur en reconnaissance de tous Vos bienfaits; je me consacre à Vous entièrement, en réparation de toutes mes infidélités passées; et je me propose, avec le secours de Votre Sainte Grâce, de ne plus Vous offenser à l'avenir.

 

Notre Saint Père le Pape Pie VII a accordé une indulgence de cent jours, aux fidèles qui récitent, avec un cœur contrit, cet acte d'offrande devant un tableau ou une image du Sacré-Cœur. Cette indulgence ne peut être gagnée qu'une fois par jour. Ceux qui, pendant un mois, récitent ainsi ce même acte chaque jour, peuvent gagner, une fois dans ce mois, une indulgence plénière, pourvu que, s'étant confessés, ils fassent la sainte communion, et prient devant un tableau ou une image du Sacré-Cœur, selon les intentions du Souverain Pontife. Ces deux indulgences sont applicables aux âmes du Purgatoire. Rescrit du 9 juin 1807, du 26 septembre 1817.

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Premier jour

Le Sauveur invite le fidèle à lui consacrer ce mois

 

Voix de Jésus


« Ecoute, ô mon fils; laisse-Moi te parler au cœur. Je t'aime, Je t'aime infiniment plus que tu ne pourras jamais le comprendre, et Je veux te parler pour te rendre heureux. Je suis venu au monde, et le monde ne M'a point connu; Je suis venu au milieu des miens, et les miens n'ont pas voulu Me recevoir; encore aujourd'hui, Je réside parmi les hommes dans le Sacrement où l'Amour m'a fait leur captif, il y a plus de dix-huit siècles, et les hommes Me méconnaissent et M'oublient Les ingrats! ils pensent à tout: à leurs parents, à leurs amis, à leurs bienfaiteurs, à leurs moindres affaires de ce lieu de passage, à leurs viles passions; et ils ne pensent point à Moi, leur Dieu, leur Créateur, leur Sauveur, à Moi qui Me suis rendu victime du plus grand Amour possible. Ils Me délaissent comme un étranger isolé au milieu d'un peuple auquel il est inconnu; ils ne Me visitent point; ils Me regrettent presque le peu d'instants que la coutume ou le respect humain leur fait passer dans Mes Temples. Que dis-je? ils M'offensent; ils ne pèsent nullement les suites de leurs outrages; ils dédaignent le ciel que Je leur offre, ils bravent l'enfer dont Je les menace; ils chassent, comme un souvenir importun, la pensée du grand Sacrifice que J'ai fait pour les sauver; ils détournent les yeux de l'image sainte de la Croix qui leur représente l'héroïsme sanglant de Mon Amour; et ils abandonnent ainsi Mon Cœur Sacré aux seuls hommages des Anges qui l'environnent, et du petit nombre d'amis fidèles qui se plaisent à l'adorer, à le louer et à l'aimer.

 

O mon fils, mets-toi de ce petit nombre, qui M'est si agréable et si cher. Que Je sois pour toi ce que sont à ces cœurs mondains si aveugles, si insensibles, les misérables intérêts de cette courte vie; et tu Me seras un dédommagement précieux de la perte de tant d'insensés qui préfèrent les eaux bourbeuses de l'iniquité, à ce fleuve d'eau vive dont Je suis la Source, les grossières voluptés du monde aux chastes délices de Mon Amour. Consacre à Mon Divin Cœur trente-trois jours d'hommages en reconnaissance des trente-trois années que j'ai passées pour toi sur la terre; en réparation de l'oubli et des outrages que Mes autres enfants Me prodiguent chaque jour, à chaque instant du jour; en témoignage de ton dévouement sincère et perpétuel au Cœur de Celui qui t'a tant aimé, qui t'aime encore si tendrement et qui désire pouvoir t'aimer pendant l'éternité. Pour ton Dieu, pour ton Jésus, dis-moi, mon fils, est-ce trop?... »

 

Réflexion

 

Hélas! en accordant à Jésus ce qu'Il me demande, qu'aurai-je fait encore qui puisse entrer en comparaison avec ce que je Lui dois? Et comment pourrais-je ne pas mettre mon bonheur à répondre, avec le plus vif empressement, à une si douce et si tendre invitation de Son Cœur adorable? J'ai tant à réparer envers Lui; et je suis si faible, si languissant, si dénué de mérites et de vertus!... Ah! béni soit-il de ce qu'Il daigne m'offrir de quoi suppléer à tout ce qui me manque. Oui, voici de quoi payer mes dettes, de quoi me guérir de mes maux, de quoi me fortifier, de quoi m'enrichir pour le Ciel. Jésus ne se laisse pas vaincre en générosité: si en ce Mois je donne tout sans réserve à Son Divin Cœur, je recevrai en échange une effusion surabondante de grâces et le don Ineffable de Son Amour, qui est cette perle précieuse, ce trésor caché dont Il nous parle dans Son Évangile, cet unique nécessaire, sans lequel tout le reste n'est rien, avec lequel on possède tout ce que les plus vastes désirs peuvent embrasser.

 

Pratique

 

1° Pendant tout ce Mois faites, chaque jour, une visite au Sacré Cœur, dans l'intention d'honorer Son Amour envers les hommes, et de Lui faire réparation pour leurs ingratitudes. 2° Imposez-vous aussi chaque jour, à la même fin, une légère privation quelconque: le Cœur de Jésus pèse l'amour et la volonté qui produisent l'œuvre plutôt que l'œuvre elle-même.

 

Pieux sentiments d'une âme toute dévouée à Jésus

 

Mademoiselle Victorine de Galard-Terraube, morte en 1836, après une trop courte vie consacrée à compatir à toutes les douleurs, à répandre un baume salutaire sur toutes les afflictions, à soulager de son mieux toutes les infortunes, se sentait pénétrée de la plus vive douleur au sujet de l'oubli et de l'ingratitude des hommes envers le Cœur de Jésus: faveur spéciale que les âmes ordinaires ne conçoivent même pas, et qui n'est guère accordée qu'à celles qui sont embrasées de l'amour divin. « A chaque nouvelle profanation, écrivait-elle, la pensée qui s'empare toujours de moi, c'est que tout le monde, dans ces temps malheureux, trouve des cœurs sensibles, et que mon Jésus n'en trouve pas: tout le monde est plaint, et mon Jésus ne l'est par personne. C'est alors que je sens toujours, je l'avoue, mon bien faible amour se ranimer, que je m'offre à ce bon Sauveur sans réserve, et que je le conjure de vouloir bien faire son séjour dans mon cœur, en en chassant tout ce qui pourrait le contrister ». L'ingratitude des hommes envers un Dieu qui les a tant aimés, l'aveuglement des pécheurs, l'indifférence des justes eux-mêmes a la vue des crimes qui inondent la terre : telles étaient les causes ordinaires des larmes que Victorine répandait en la présence du Seigneur. L'état de la France, sous le rapport religieux, l'occupait d'une manière tonte particulière. Elle voyait, avec une douleur profonde, la foi bannie de tant de cœurs, la religion de nos pères devenue comme étrangère au plus grand nombre, ses préceptes publiquement violés, ses solennités profanées audacieusement. Ce qui l'affligeait particulièrement, c'était de voir que même parmi les âmes pieuses, dont les vertus peuvent seules arrêter les coups terribles de la trop juste colère du Seigneur, il en était si peu qui parussent assez reconnaître l'amour de notre divin Jésus, et entrer dans ces sentiments d'expiation, d'amende honorable et de dévouement dont il lui semblait qu'elles auraient dû être constamment animées. Ames justes, marchez, au moins de loin, nous vous en conjurons, sur les traces de Victorine; cherchez, comme elle, à aimer davantage votre Dieu, à proportion qu'il est plus offensé. Ah! qu'il n'ait pas à répéter, de nos jours, ces plaintes si touchantes qu'il faisait entendre autrefois par la bouche du Roi-Prophète: « J'ai attendu quelqu'un qui s'affligeât avec moi, et personne ne s'est présenté; quelqu'un qui cherchât à me consoler, et je ne l'ai pas trouvé ». (Vie de Mademoiselle de Galard-Terraube, 5e partie.)

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16 avril 2012

Le Mois de la Passion de Jésus 3/4

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Le Mois de la Passion de Jésus

« Regardez et voyez s'il une douleur semblable à ma douleur ».

 

Dix-septième jour

« Ecce Homo », Jésus est montré au peuple

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Pilate, voyant Jésus réduit à un état si digne de compassion, pensa que sa vue attendrirait les Juifs; il le leur présenta donc du haut d'une galerie en disant: « Voilà l'Homme, voilà celui que vous avez traduit à mon tribunal, et que j'ai, malgré son innocence, condamné aux fouets pour vous plaire; êtes-vous contents? » « Crucifiez-le, crucifiez-le, s'écrièrent-ils, et que son sang retombe sur nous et sur nos enfants ». Le Père éternel nous présentait, en même temps du haut du ciel, son fils bien-aimé en disant pareillement: « Voilà l'Homme, voilà celui que je vous ai promis pour Rédempteur: c'est mon fils unique, devenu pour vous le plus malheureux des hommes; aimez-le, aimez-le ».

 

Prière

 

Mon bien-aimé Rédempteur, Pilate Vous expose à la vue des Juifs, couvert d'un haillon rouge, un roseau à la main, une couronne d'épines sur la tète, déchiré de plaies, les cheveux arrachés, le Visage défiguré et couvert de crachats. Qui voudra, Seigneur, Vous reconnaître pour son Roi dans cet état d'ignominie et de douleur, où aurait honte de se trouver le plus vil de tous les hommes? Ce ne sera pas ce peuple ingrat qui, comblé de Vos bienfaits, Vous insulte et Vous outrage, ce peuple barbare qui, mon cœur se glace à le dire, demande votre mort à cris redoublés. Ce sera moi, Seigneur Jésus: il est vrai que vous n'avez plus ce visage radieux qui brilla sur le Thabor; mais, à mes yeux, Vous êtes toujours le plus beau des enfants des hommes; plus Vous êtes humilié et malheureux, plus Vous êtes digne de mon amour et de ma vénération. Si ce peuple infidèle vous méprise, comme un infâme scélérat, je Vous adore, comme mon Sauveur et mon Dieu; s'il Vous renonce pour son Roi, je Vous choisis pour mon Maître et mon Seigneur; et je proteste, à la face de l'univers, que je n'aurai jamais d'autre roi que Vous, parce que Vous êtes un Roi bon et clément, dont le sang répandu sur nous, nous obtient Miséricorde. Vos opprobres font ma gloire, Vos souffrances mon bonheur, Votre Pauvreté ma richesse: consacrés par Votre exemple et celui de Vos Saints Martyrs, les affronts et les mépris, que je souffrirai pour Vous, me seront d'autant plus profitables que, si je porte avec Vous une couronne d'épines sur la terre, je recevrai de Vos mains une couronne de Gloire dans le Ciel.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Dix-huitième jour

A dix heures, Jésus condamné à mort

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, combien fut injuste la sentence qui condamna Jésus-Christ à être crucifié: le juge qui avait reconnu et proclamé tant de fois son innocence, le condamne cependant et le livre à la volonté des Juifs. Jésus entend cette sentence, et la reçoit comme l'expression du décret de son Père éternel, à qui il offre sa condamnation pour le salut des hommes. Il accepte la mort avec une humble résignation et une parfaite obéissance; il se réjouit même de mourir pour nous témoigner l'excès de son amour. Apprenez à vous soumettre, de bon cœur, à la volonté de celui qui se livre si volontiers à la mort pour vous délivrer de la mort éternelle.

 

Prière

 

O Jésus, ma vie, mon espérance, qui pourra entendre, sans être saisi d'horreur, la cruelle sentence qui Vous condamne à mourir sur la croix? Le cœur humain comprendra-t-il qu'il y a eu des lèvres assez audacieuses pour prononcer l'arrêt de Votre condamnation? Il fallait que la passion et la haine eussent bien aveuglé les Juifs pour qu'ils demandassent Votre Mort à grands cris. Mais quel crime aviez-Vous commis, mon Sauveur, pour être condamné au dernier supplice, comme un vil scélérat, Vous, le Dieu Tout-Puissant, le Dieu Saint, le Dieu Bon qui n'avez fait que du bien? Votre crime, c'est l'Amour excessif que Vous avez pour nous, c'est le vif désir qui Vous presse de consommer, par la mort, l'ouvrage de notre rédemption. A la pensée des tigres altérés de la dernière goutte de Votre sang, mon cœur se brise, mon front rougit de honte pour l'humanité; mes yeux versent des larmes, en voyant un Dieu qui veut souffrir et mourir pour nous. Mais je Vous entends, ô Jésus, exhorter les filles de Jérusalem à pleurer sur elles et sur leurs enfants, plutôt que sur Vous-même. Il est vrai, ce sont mes péchés qui Vous ont attaché à la croix, ce sont mes crimes qui Vous ont condamné à mourir; sans doute ils criaient encore plus haut que les Juifs: « Crucifiez-le »; aussi, pour les expier, Vous êtes-Vous livré à la fureur de vos ennemis. Pénétrez-moi de cette vérité, afin que je pleure mes péchés, qui sont la seule cause de Votre mort, et que, touché de Votre grâce, je meure de douleur et d'amour, à la vue d'un Dieu qui meurt dans le temps, et qui vit éternellement avec le Père et le Saint-Esprit.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Dix-neuvième jour

Jésus chargé de sa croix

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Pilate livre la plus innocente des victimes à ces loups furieux qui, après l'avoir liée, lui remettent ses habits. Ils font, à la hâte, une Croix longue de cinq mètres, et la placent rudement sur les épaules ensanglantées du Sauveur. Au milieu des condamnés s'avance le Roi du Ciel, chargé de Sa Croix, vers le Calvaire, pour y être supplicié sur un gibet infâme. Il marche, le Corps penché, les genoux tremblants, dégouttant de Sang, épuisé de forces. Sortez aussi, venez accompagner votre Seigneur dans ce douloureux voyage et porter votre croix à Sa suite; c'est là que vous apprendrez ce que lui a coûté l'amour qu'il a eu pour vous.

 

Prière

 

Adorable Jésus, éternel ami des hommes, non content de Vous être laissé flageller et couronner d'épines, Vous embrassez Votre Croix qui a été, pendant trente-trois ans, l'objet de Vos désirs; Vous-même, de Vos propres mains, Vous la mettez avec empressement sur Vos épaules couvertes de plaies; rien ne Vous arrête et ne vous intimide: ni l'infamie du supplice des voleurs, ni un fardeau qui est au dessus de Vos forces affaiblies, ni les nouvelles humiliations et les nouvelles souffrances que Vous rencontrerez sur Votre passage. Et où allez-Vous sans moi, ô mon bien-aimé Jésus? Permettez que je porte Votre Croix à la place de Simon le cyrénéen, et que je Vous suive dans ce douloureux trajet. Où allez-Vous donc? Ah! je le comprends, Vous allez répandre Votre Sang jusqu'à la dernière goutte pour épargner le mien; Vous allez souffrir le supplice de la Croix pour me délivrer du supplice éternel de l'enfer, mourir enfin sur un gibet, d'une mort ignominieuse, pour me donner la vie de la gloire. Arrêtez, Seigneur, Vous êtes assez rassasié de douleurs; et, si Vous prétendez, par Vos Souffrances, gagner mon amour, cessez de souffrir encore: car ce que Vous avez déjà souffert me dit assez combien Vous m'avez aimé, et combien je dois Vous aimer. J'avoue que j'ai été assez malheureux pour vivre longtemps sans Vous aimer et dans l'oubli de Vos bontés. Mais comment penser à Vos souffrances et ne pas Vous aimer? Je Vous aime, ô Jésus, je ne veux aimer que Vous. Ah! que ne puis-je, pour Vous prouver que je Vous aime, Vous sacrifier mille vies, ou au moins mourir d'une plaie d'amour et transpercé d'un trait si doux et si désirable!

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Vingtième jour

A douze heures, Jésus attaché à la croix

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Jésus vaincu par l'excès de Ses douleurs et par la multitude de Ses blessures, si l'Amour Divin peut l'être, soutient avec peine ses pas chancelants, lorsqu'Il arrive au Calvaire, où Il meurt pour nous dans de cruelles Souffrances. Cependant Ses bourreaux arrachent une troisième fois avec violence Ses vêtements collés à Son Corps déchiré et rouvrent Ses plaies avec une nouvelle effusion de Sang; puis ils le jettent sur la Croix. Docile à leur volonté, l'Agneau de Dieu s'étend sur ce lit de douleur, Il présente Ses mains et Ses pieds pour être cloués, et, élevant les yeux au ciel, Il offre à Son Père le sacrifice de Sa Vie pour le Salut des hommes. Vivez crucifiés avec Jésus qui est mort crucifié pour vous.

 

Prière

 

Gardez mon âme, ô Jésus, dans un profond silence: l'heure sainte est sonnée; voilà le moment solennel où, après un océan de douleurs et d'humiliations, Vous êtes attaché à la Croix, comme Victime de Dieu, pour y sacrifier le reste de Votre Vie, par un parfait holocauste. Des rapports ineffables s'établissent entre le Créateur et la créature: médiateur entre l'un et l'autre, Vous réconciliez le Ciel avec la terre. Si les hommes avaient pu voir ce qui se passait alors mystérieusement sur le Calvaire, tous se seraient frappé la poitrine, comme le centenier, et Vous auraient reconnu pour l'envoyé du Ciel. Mais non: ils sont autour de Vous comme des tigres qui ont brisé leurs chaînes. Ils percent de gros clous ces mains puissantes qui ont créé et soutiennent l'univers, ces pieds sacrés qui ont frayé à tous les mortels le chemin de la justice et du vrai bonheur. O cruauté inouïe, ils déchirent Votre Chair, et Vous ne faites pas entendre une seule plainte! Ils Vous crucifient, et Vous regardez le Ciel, priant pour eux; et il se trouvera un homme qui n'aime pas un Dieu si bon, si patient, si charitable! un seul homme qui ne soit pas touché et attendri jusqu'aux larmes à la pensée de tant d'amour! O éternel ami de mon âme! quelle plus touchante marque de tendresse pouvez-Vous me donner que de Vous laisser clouer à un bois infâme pour me sauver et me racheter? Je Vous en supplie, par le Sang qui coule de Vos Plaies, par la pointe cruelle qui traverse Vos pieds et Vos mains, blessez-moi du trait tout-puissant de votre amour.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Vingt-et-unième jour

Jésus élevé en croix

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que, pendant qu'on élève le Sauveur entre le Ciel et la terre, Sa Chair se déchire, Ses os se déboîtent, tout Son Corps est ébranlé par les secousses de la Croix, Son Sang coule à grands flots. Du haut de ce Trône de douleur, où Il souffre un si horrible supplice, Il entend les blasphèmes que vomissent contre Lui ceux qui l'entourent: « Si Tu es le fils de Dieu, descends de la Croix... » « Il a sauvé les autres, et Il ne saurait se sauver Lui-même ». Non, Il ne descendra de la Croix, qu'après y avoir laissé la Vie et vous avoir prouvé qu'Il vous a aimée jusqu'à la mort.

 

Prière

 

Vous êtes vraiment un Homme de Douleur, ô mon tout aimable Rédempteur! Et Vous savez ce que c'est que souffrir. Après mille tourments et mille outrages variés et choisis pour Vous faire souffrir ce qu'il y a de plus douloureux et de plus amer, on dresse le gibet honteux auquel Vous êtes suspendu par trois clous. Mais qui comprendra les douleurs inouïes que Vous endurez de la secousse et de l'enfoncement de la Croix, de la dislocation de Vos os, de la rupture de Vos veines? Enfin la Croix est dressée, et le Maître de la nature est suspendu entre le Ciel et la terre; et Vous souffrez toujours: Votre Corps pesant et tout déchiré n'est soutenu que sur des clous, n'est appuyé que sur des Plaies; mais Votre Tête Sacrée surtout, de quels tourments, grand Dieu ! N'est-elle pas affligée! Comment la tenir? si Vous la levez, les épines dont elle est couronnée s'enfonceront davantage, et Vous verrez les pontifes et la cohorte insolente qui Vous insultent et Vous outragent. L'abaisserez-Vous, la vue de Votre Sainte Mère Vous pénétrera d'amertume; si Vous la remuez, le mouvement seul est capable d'aigrir et de rouvrir Vos Plaies. Quel supplice! Que ne puis-je le partager avec Vous, ou du moins alléger de si cruelles douleurs! Attirez-moi Vous-même à Vous, ô mon doux Sauveur, selon Votre promesse; attirez, par la force de Votre Amour, toutes les affections de mon âme, afin que je m'offre à Vous sur la Croix, et que j'y meure d'amour pour Vous qui allez y mourir d'Amour pour moi.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Vingt-deuxième jour

Contemplation de Jésus crucifié

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, votre Dieu crucifié, et voyez les tourments qu'Il a soufferts dans Son Corps: « Ils ont percé Mes mains et Mes pieds; ils ont compté tous Mes os ». Dans Son Ame, le mépris: « Ils se sont moqués de Moi avec insulte. Je suis devenu un objet de dérision pour mon peuple ». L'infamie de la Croix à laquelle Il a été attaché avec des voleurs: « Il a été mis au rang des scélérats ». La privation de toute consolation: « Il n'en est aucun, parmi ceux qui Lui sont chers, qui le console; tous ses amis l'ont méprisé ». L'ingratitude des hommes et le peu de fruit qu'ils retireront de Sa Mort: « Quel avantage y a-t-il dans Mon Sang? Considérez et voyez s'il est une douleur semblable à la mienne ».

 

Prière

 

Est-ce là, Seigneur, ce Jésus qu'on a vu naguère marcher en triomphe dans la ville de Jérusalem? Que Vous êtes différent de ce Jésus, de cette beauté céleste qui fait le bonheur des Anges! Puis-je Vous reconnaître pour mon Dieu, à travers les Plaies qui sont au milieu de Vos mains, à travers les épines qui percent si cruellement Votre tête? Vos joues sont pâles et défigurées, Votre Corps déchiré et encore couvert de sueur, de Sang et de crachats. Plus je Vous contemple attaché pour moi à la Croix, plus j'embrasse Vos précieuses blessures, source de mon salut, plus aussi je Vous reconnais pour mon Sauveur et mon Dieu, plus je sens mon cœur s'embraser du Feu de Votre Amour. Hé! Comment pourrai-je me défendre de Vous consacrer toutes les affections de mon cœur, quand je vois cet Amour écrit partout en caractères de Sang? Pour Vous aimer, ô bon Jésus, ne suffit-il pas de voir cette tête penchée pour me donner le baiser de paix, ce Cœur ouvert pour m'aimer, ces bras étendus pour m'embrasser, ces Plaies par lesquelles, comme par autant de bouches éloquentes, Vous priez Votre Père de me pardonner? Ah! si je pesais ces grandes vérités dans mon cœur au poids du sanctuaire, mon cœur serait attaché tout entier par reconnaissance au Cœur de Celui qui est attaché à la Croix par amour pour moi. Oui, mon Sauveur, Vous m'avez vraiment aimé, et Vous Vous êtes livré Vous-même pour moi; je Vous aime aussi, je me livre et me consacre entièrement à Vous.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Vingt-troisième jour

« Mon Père, pardonnez-leur car ils ne savent ce qu'ils font »

 

Réflexions pratiques

 

Apprenez, ô mon âme, à connaître la Miséricorde et l'Amour de Jésus pour ses ennemis. La violence de Ses tourments l'a presque complètement épuisé; néanmoins recueillant le peu de forces qui lui reste: « Mon Père, s'écrie-t-il, pardonnez-leur; car ils ne savent ce qu'ils font ». Telles sont les paroles qui tombèrent les premières de l'Arbre de Vie; ce sont ces mêmes paroles que votre Charité doit faire remonter vers le Ciel pour ceux qui vous ont offensé. C'est en pardonnant à vos ennemis, en les bénissant, en priant pour eux que vous les changerez en frères, en amis, et que vous obtiendrez vous-même le pardon de vos péchés.

 

Prière

 

Vous n'avez fait que du bien pendant Votre Vie mortelle, ô Jésus, et Vous en ferez jusqu'à la fin. A peine êtes-Vous attaché à la Croix, que Vous faites entendre des paroles de grâce et de pardon pour Vos plus cruels ennemis. Vous n'avez jamais dit un mot pour Vous ni pour Votre Sainte Mère; et, si Vous ouvrez la bouche dans Vos derniers moments, c'est en faveur de ceux qui Vous crucifient: « Mon Père, pardonnez-leur ». Si je suis chrétien et enfant d'un Dieu crucifié pour moi; si je suis l'image d'un Sauveur qui pardonne à ses propres bourreaux, qui intercède pour eux comme pour ses frères, non-seulement je pardonnerai à mes ennemis, mais je leur ferai du bien, j'entretiendrai tellement la charité qu'il n'y aura plus entre mon prochain et moi qu'un cœur et qu'une âme. Sans doute, ô mon Sauveur, Vous aimez à trouver dans vos enfants toutes les vertus; mais celle qui plaît surtout à Votre Cœur, c'est la Charité parmi les frères, c'est à elle que Vous avez promis le pardon. Après l'exemple de clémence et de générosité que Vous me donnez aujourd'hui, le souffle vénimeux de la haine n'entrera jamais dans mon cœur. Toute la vengeance que je veux exercer envers mes ennemis, c'est d'attirer sur eux le Feu du Ciel, c'est-à-dire, l'Amour de Jésus Crucifié pour nous, c'est de les aimer, de prier pour eux, de leur pardonner. Imprimez, Seigneur, de plus en plus en moi des dispositions si conformes à Votre Divin Cœur, afin que j'aie le droit de vous demander pour moi-même le pardon de mes péchés, et de répéter tous les jours: « Pardonnez-nous nos offenses ».

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Vingt-quatrième jour

« Vous serez aujourd'hui avec Moi dans le Paradis »

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que le bon larron reproche à son compagnon ses blasphèmes, avoue son péché, atteste l'innocence de Jésus-Christ et croit à sa divinité. Qu'elle est en un moment la force de la grâce de Dieu avec notre coopération! Le larron pénitent demande à Jésus, non qu'il le délivre de la Croix, mais qu'il se souvienne de lui: « Seigneur, souvenez-vous de moi ». Il se croit assez heureux, si Dieu daigne se souvenir de lui. Deux hommes sont à côté de Jésus: l'un se convertit et obtient son pardon, qui n'espérera pas? l'autre s'opiniâtre dans son péché et se précipite dans les flammes éternelles, qui ne craindra pas, même auprès de Jésus?

 

Prière

 

Vous êtes une source intarissable de bonté, Seigneur, et rien ne peut épuiser le trésor de Vos Miséricordes. Le bon Larron confesse hautement son péché, et plein d'espérance, il Vous adresse cette humble prière: « Souvenez-Vous de moi, Seigneur, lorsque Vous serez dans Votre Royaume ». Aussitôt, et sans différer un seul jour l'effet de Vos promesses, Vous lui accordez plus qu'il ne demande: « Vous serez avec moi aujourd'hui dans le Paradis ». Moi aussi , ô mon Dieu! j'espère en Vous, et j'ose Vous dire avec la confiance du larron: « Souvenez-Vous de moi; souvenez-vous de cette brebis égarée pour laquelle Vous souffrez une si cruelle agonie sur l'Arbre de la croix. Souvenez-Vous de moi: je suis l'ouvrage de Vos mains et le prix de Votre sang; je porte gravée sur mon front la lumière de Votre Visage ». Tels sont les titres que j'invoque en ma faveur, et qui me donnent le droit de répéter: « Souvenez-Vous de moi ». Je ne Vous demande pas, Seigneur, la grâce que Vous faites au larron pénitent d'entrer, dès aujourd'hui, dans Votre Royaume: à la vérité, ce serait un grand bonheur pour moi d'aller avec Vous en paradis, et je voudrais bien y être; mais on ne parvient à de si grandes récompenses, que par de grands travaux, et ce n'est qu'après avoir souffert avec Vous que je régnerai avec Vous. Je vais demeurer attaché à Votre Croix: là, je trouverai une plus ferme assurance du pardon de mes péchés; là, je Vous embrasserai d'un amour plus tendre et plus pur; là enfin, Vous me direz: « Sortez de ce monde: car vous serez aujourd'hui avec moi dans le paradis ».

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

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8 avril 2012

Le Mois de la Passion de Jésus 2/4

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Le Mois de la Passion de Jésus

« Regardez et voyez s'il une douleur semblable à ma douleur ».

 

Neuvième jour

Jésus abandonné de ses Disciples

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que les disciples de Jésus l'ayant vu pris et lié, l'abandonnèrent et s'enfuirent; leurs protestations de fidélité s'étaient évanouies: « Allons et mourons avec lui ». « Je donnerai ma vie pour vous ». Tous, sans en excepter Pierre d'un si ardent amour pour Jésus, ni Jean le bien-aimé, ayant délaissé ce bon maître, se sauvèrent pour arracher leur vie au danger. Bravez le fer et le feu pour aller à Jésus; cependant ne vous fiez pas à votre ferveur et à vos promesses: souvent vous échouez à la plus petite difficulté, et lorsque déjà vous comptiez les palmes qui devaient orner votre triomphe. Ce n'est que par les œuvres que l'on reconnaîtra la solidité de vos résolutions.

 

Prière

 

Seigneur Jésus, vous avez donné à vos Apôtres les plus fortes preuves de votre amour et de votre bienveillance, en les admettant à votre table, à votre familiarité et à votre apostolat. C'est à vous qu'ils devaient l'ineffable faveur d'être tous les jours à votre école pour apprendre votre céleste doctrine, pour y puiser cette force invincible qui fait triompher du péché, du monde et de toutes les puissances de l'enfer; c'est vous qui, dernièrement encore, leur avez procuré l'inestimable bonheur de s'asseoir à votre table sainte et de recevoir votre corps sacré et votre sang précieux. Pénétrés de reconnaissance pour tant de bienfaits, ils devaient vous arracher des mains de vos ennemis, ou au moins vous accompagner devant les tribunaux pour rendre témoignage de votre innocence. Il est vrai qu'ils vous avaient promis de mourir avec vous; mais bientôt la crainte s'empara de leurs âmes timides, et ils s'éloignèrent de vous. Qui prendra votre défense, si vos amis vous abandonnent? Combien de fois, ô mon divin Maître! n'ai-je pas imité cette lâche désertion, en vous quittant pour un plaisir honteux! Jamais vous n'êtes abandonné de ceux qui vous aiment; c'est parce que j'ai cessé de vous aimer, que je vous ai perdu de ma mémoire et chassé de mon cœur. Ne permettez pas que je laisse éteindre le feu divin de votre amour; mais faites qu'il s'enflamme en moi de plus en plus, et qu'il aille toujours croissant jusqu'au dernier soupir.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Dixième jour

A minuit, Jésus introduit auprès de Caïphe

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Jésus, après avoir été fort maltraité sur la route de Jérusalem, entra chez Caïphe, où les soldats, les prêtres et la populace le chargèrent d'imprécations. Un homme vil poussa même l'insolence jusqu'à donner un soufflet au fils de Dieu dans l'assemblée des princes pour une réponse pleine de douceur et de modestie: on applaudit à ce sacrilège et on se moque de Jésus. Le pontife, l'ayant entendu affirmer qu'il était le fils de Dieu, déchira ses vêtements en disant qu'il avait blasphémé. Un seul taxe de blasphème la plus sainte parole, et tous s'écrient: « Il est coupable de mort »; et alors commencent de nouvelles insultes que Jésus souffre en silence.

 

Prière

 

Jésus, mon divin Sauveur, qui donnera à mes yeux une fontaine de larmes, pour pleurer les outrages commis chez Caïphe contre votre personne adorable? Quoi! une vile créature que vous pouviez renverser d'un souffle de votre bouche divine, ose vous interroger sur la doctrine céleste que vous avez annoncée aux hommes! Il applaudit à l'affront sacrilège du monstre qui a porté sa main sur votre face sacrée! il vous traite vous, le fils de Dieu, et Dieu comme votre Père, d'infâme blasphémateur; et vous ne répondez à tous ces outrages que par votre silence, ou par quelques paroles pleines de modération et de dignité! Si un vil esclave traitait ainsi un roi mortel, y aurait-il sur la terre un supplice assez grand pour punir le coupable? et vous, mon Sauveur, qui êtes le Roi des rois, vous souffrez avec une patience inaltérable tout ce qu'il y a de plus douloureux pour le corps et de plus injurieux pour l'honneur: vous êtes comme un doux agneau qui se tait sous la main qui le tond. J'ai mérité les supplices éternels de l'enfer, et cependant je ne puis, sans éprouver la plus grande peine et sans éclater en plaintes très amères, souffrir un petit affront, une parole tant soit peu injurieuse. Détruisez mon orgueil, ô Jésus méprisé! donnez-moi votre douceur, votre humilité, donnez-moi voire grâce et votre force, je vous les demande par le mérite de vos humiliations, afin que je souffre, avec joie et pour votre amour, les injures, les mépris, les contradictions.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Onzième jour

A deux heures, Jésus conspué


Réflexions pratiques

 

Représentez-vous, ô mon âme, tout ce que vous pouvez imaginer d'outrages, de la part d'une soldatesque échauffée par le vin, inspirée par le démon, et dont personne n'arrête la fureur. Les uns lui crachent au visage, le frappent à coups de poing; les autres lui donnent des soufflets; et lui bandant les yeux, ils lui dirent :Devine qui t'a frappé. Cracher au visage de quelqu'un, n'est-ce pas là le comble du mépris et de la haine? Jésus souffre cette étonnante ignominie sans se plaindre. Vous avez craché à la figure de Jésus-Christ toutes les fois que vous avez péché mortellement: car vous êtes créée à l'image de Dieu.

 

Prière

 

Mon tout aimable Jésus, puis-je croire qu'il y a eu sur la terre des hommes assez scélérats pour vous cracher au visage, ce visage adorable, celte auguste face qui ravit les Saints, et dont les Anges ne peuvent soutenir l'éclat? Vos cruels bourreaux vous regardent comme un infâme destiné au dernier supplice; dès lors ils vous donnent des soufflets et des coups de poing; ils vous bandent les yeux pour ajouter aux outrages les railleries les plus injurieuses à votre divinité. Il est vrai, mon Dieu, que vous n'avez pas détourné votre visage de ceux qui vous disaient des injures et vous couvraient de crachats; vous vous êtes laissé mépriser, bafouer, conspuer par la plus vile populace, sans faire entendre ni reproches, ni plaintes, ni menaces, mais avec une patience, une douceur, une humilité toute divine. Moi aussi, pécheur abominable, oubliant que vous êtes la figure de la substance divine, et que votre Père vous a couronné de gloire et d'honneur, je vous ai craché au visage par mes révoltes, je vous ai traîné dans la boue par mes impuretés, frappé rudement par mon orgueil. De si indignes traitements couvrent mon âme de honte et fendent mon cœur de douleur. Laissez, Seigneur Jésus, que j'essuie ces vilains crachats par ma pénitence, que je publie votre gloire par mes cantiques de louanges et d'actions de grâces, que je punisse ma vanité par une humilité profonde; trop heureux, si je contemple un jour ce visage majestueux dont la resplendissante beauté me comblera d'allégresse pendant l'éternité!

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Douzième jour

Jésus renié par Saint Pierre


Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Pierre, le premier des Apôtres, lui qui avait protesté hautement qu'il aimerait mieux mourir que d'abandonner son maître, le renie à la voix d'une servante, il atteste par trois fois qu'il ne le connaît pas. Je ne sais ce que vous dites, je ne connais pas cet homme. Il parlait encore lorsque le Seigneur, oubliant , pour ainsi dire, les tourments qu'il souffre, ne pense qu'au salut de son serviteur; il ne se permet pas même un reproche, il ne répond à son parjure que par un regard plein de douceur qui convertit l'Apôtre infidèle. Le Seigneur s'étant retourné regarda Pierre, et lui, étant sorti dehors, pleura amèrement. Défiez-vous de vous-même: priez sans cesse, et, si vous péchez, revenez promptement au Seigneur votre Dieu.

 

Prière

 

Doux Jésus, aimable Sauveur, quelle douleur n'avez-vous pas dû éprouver, lorsque celui que vous aviez élevé au dessus de tous les Apôtres, à qui vous aviez donné des marques spéciales de votre amour, l'un de ceux qui avaient montré le plus de zèle pour votre gloire, n'osa s'avouer votre ami en votre présence. Quoi! c'est Saint Pierre qui vous abandonne lâchement, lui qui naguère prit votre défense jusqu'à tirer l'épée! il ne connaît pas l'homme qui l'a sauvé des flots, qu'il a confessé le fils de Dieu, et dont il a vu les miracles! Cependant vous jetez un regard de miséricorde sur ce disciple lâche et coupable, pour lui rappeler son devoir et surtout votre amour; votre grâce ranime sa foi et sa charité, ouvre son cœur aux sentiments de douleur et de pénitence et forme de ses yeux comme deux ruisseaux de larmes qui creusent ses joues et ne tarissent qu'à sa mort. Plus malheureux que Saint Pierre, je vous ai offensé, Seigneur, non pas trois fois, mais cent fois, mille fois peut-être; souvent j'ai rougi de me montrer chrétien, et vous ne m'avez pas rejeté; lorsque vous pouviez me punir, vous vous êtes souvenu de votre miséricorde, pour me pardonner mes péchés qui ont tant prolongé le martyre de votre passion. Versez, ô Jésus! en plus grande abondance dans mon cœur l'huile de votre grâce qui en amollisse la dureté et y produise l'esprit d'une véritable pénitence.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Treizième jour

A six heures, Jésus traité comme un fou chez Hérode

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme! qu'Hérode ayant vu Jésus-Christ, en eut une grande joie, parce qu'il espérait obtenir de lui quelques miracles; mais Jésus ne voulant pas satisfaire la vaine curiosité de ce prince, celui-ci offensé de son silence, l'insulte et l'outrage avec toute sa cour; il le traite d'ignorant et d'insensé; et, pour marquer tout le mépris qu'il en fait, il le revêt d'une robe blanche. La sagesse éternelle de Dieu passe pour folie aux yeux des hommes; comprenez pur là combien il est honorable et avantageux de passer pour insensé aux yeux du inonde; mais il n'appartient qu'à Dieu de faire comprendre cette vérité. Heureux l'homme fou de la folie de Dieu, qui a choisi les insensés et rejeté les sages du monde!

 

Prière

 

Vous êtes, Seigneur mon Dieu, le Verbe divin, la gloire des justes et la lumière du monde. Je n'ai pas besoin , pour le croire, de nouvelles preuves de votre sagesse et de votre puissance; et si l'éclat de vos merveilles n'a pas lui aux yeux d'Hérode, c'est qu'il les a fermés pour ne pas voir. Il demande des miracles; et il ne voit pas que votre silence est le plus grand des miracles; et c'est ce silence même, caché au monde et admiré des Anges, qui est cause qu'il vous méprise comme un insensé, et qu'il vous fait conduire avec un vêtement d'ignominie par toutes les rues de Jérusalem. Votre amour pour moi vous pressait donc bien fort, ô mon Seigneur Jésus! puisque vous avez voulu être, non-seulement en butte aux contradictions , mais rassasié d'opprobres, mais traité comme un fou, comme un imposteur , un séducteur du peuple. Comment pouviez-vous avoir tant d'amour pour moi qui, plus coupable qu'Hérode, vous ai autrefois si indignement méprisé, outragé? Je mériterais bien que vous me punissiez en me privant, comme Hérode, du son de votre voix et de la douceur de vos inspirations: cela est vrai, je mérite ce terrible châtiment; mais, Seigneur, Hérode ne se repentit pas de vous avoir outragé, je me repens bien sincèrement de mes péchés; Hérode ne vous aimait pas, je vous aime par-dessus tout. Eclairez-moi intérieurement de votre esprit et de vos divines lumières, et dites ce que vous exigez de moi; apprenez-moi à me taire dans les calomnies et les injures, à souffrir et à être méprisé pour vous, à vous regarder seul comme mon juge, ma sagesse, mon trésor, ma gloire et mon bonheur.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Quatorzième jour

A sept heures, Jésus mis en parallèle avec Barrabas

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon ame! que les Juifs criaient: Nous ne voulons point de Jésus, donnez-nous Barrabas. Beaucoup de chrétiens tiennent encore un pareil langage, sinon au milieu du peuple, au moins dans le secret de leurs cœurs. Ainsi vous-même avez-vous préféré Barrabas à Jésus, quand, pour votre plaisir, vous avez négligé le service de Dieu; quand, pour être agréable aux hommes, vous avez omis l'accomplissement de vos devoirs, quand vous avez aimé la créature plus que Dieu, qui cependant est digne de tout votre amour. Poursuivez Barrabas; faites périr vos mauvais penchants, et faites vivre Jésus dans votre cœur: car Jésus mérite la préférence sur toutes choses, et le comparer à un royaume serait un crime énorme.

 

Prière

 

Jésus, mon Sauveur et mon Dieu, on vous traîne comme le plus vil des criminels, de tribunal en tribunal; partout vous êtes abreuvé d'humiliations, et accablé d'outrages, et partout, de votre part, le même silence et la même douceur. Mais tous ces supplices sont pour vous moins affreux que celui de voir un Barrabas vous être préféré par votre peuple, par ce peuple chéri que vous êtes venu enseigner et sauver. Crucifiez-le: qu'il soit crucifié! quelle parole plus injurieuse, plus sensible à votre cœur, qui ne cherchait qu'à s'épancher et à répandre des bienfaits? Je vous ai fait autrefois la même injure, ô mon Dieu] lorsque j'ai commis un péché mortel, j'ai préféré à vous le monde, mes passions, le démon; j'ai consenti à vos tourments, à vos supplices, en suivant mes penchants criminels. Je vous demande pardon de vous avoir ainsi traité, vous, la vie et l'espérance de mon âme, vous que je devrais aimer, s'il était possible, d'un amour infini. Si le monde vous rejette, mon Jésus, venez à moi, et je vous recevrai dans mon cœur, je vous adorerai comme mon premier principe, et le trésor des biens célestes. Car je vous reconnais pour mon Seigneur et mon Dieu au milieu des voleurs; et, tandis qu'on vous préfère un homicide, je confesse que vous êtes l'auteur de la vie éternelle et le Père du siècle futur. Entrez, ô mon aimable Jésus! dans mon âme qui vous appartient; vivez et régnez dans mon cœur dont vous êtes le maître et le souverain Seigneur; ce n'est qu'avec vous que je trouverai le véritable bonheur et le repos éternel. Ainsi soit-il.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Quinzième jour

A huit heures, Jésus flagellé dans le prétoire

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Jésus, étant arrivé au lieu de la flagellation, se dépouilla lui-même de ses habits, et appliqua ses mains à la colonne pour y être attaché. Jugez de la cruauté du supplice par le choix des instruments, par la rage des bourreaux, qui déchargèrent sur lui une grêle de coups. Saint Augustin rapporte qu'un des licteurs, touché d'une telle barbarie, coupa les cordes qui tenaient Jésus attaché à la colonne, et que le Sauveur étant tombé, roula dans son sang. Approchez, et voyez Jésus, regardé comme le dernier des hommes, comme un lépreux frappé de la main de Dieu; et si vous demeurez insensible à cette cruelle flagellation, vous êtes plus dur que le marbre même de la colonne.

 

Prière

 

O Jésus! ô mon Sauveur! le plus beau des enfants des hommes, qui reconnaîtrait votre face divine dans le pitoyable état où vous a réduit votre amour pour nous? Votre sacré corps est tout couvert de blessures, votre chair virginale est en lambeaux, votre sang a jailli au loi n, les mains des bourreaux, la colonne du supplice, tout est couvert de ce sang précieux, la terre même en est arrosée. Combien est grande ma douleur, en pensant que j'ai offensé un Dieu si bon, qui, pour racheter toutes nos fautes, et principalement nos impuretés, a bien voulu souffrir des tourments si affreux sur sa chair innocente! Mais ma honte est à son comble, quand je réfléchis que je vous ai frappé par le ministère de vos bourreaux, et que je me suis réuni à eux pour vous flageller: oui, Seigneur, mes cruelles mains ont fait tomber sur vous cette grêle effroyable de coups de fouets qui ont sillonné votre corps et Vont couvert de plaies profondes, depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tète. Je vous demande pardon, mon Jésus, de vous avoir fait endurer un supplice si cruel et si ignominieux; et je vous conjure, par les mérites de votre flagellation, de sanctifier mon âme et mon corps, de les laver dans votre précieux sang et de les préserver de toute souillure. Guérissez mes plaies par les vôtres; et comme vous avez voulu être dépouillé de vos vêtements, dépouillez-moi du vieil homme et de ses œuvres criminelles; laissez-moi seulement mon cœur, car, je ne puis vivre sans vous aimer et sans bénir votre charité qui a souffert pour moi. Qui n'aimerait un Dieu flagellé et épuisé de sang pour notre amour? Je vous aime, ô Jésus souffrant! je vous aime uniquement.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Seizième jour

A neuf heures, Jésus couronné d'épines

 

Réflexions pratiques

 

Considérez , ô mon âme, que ces barbares, après les cruautés de la flagellation, font souffrir au Sauveur un nouveau genre de supplice. Ils jettent sur ses épaules, en guise de manteau royal, une vieille chlamyde de drap écarlate; ils enfoncent, à grands coups sur sa tète, une couronne d'épines, en forme de couronne royale; un roseau mis à la main lui sert de sceptre. Assis en cet état sur un trône d'ignominie, ils fléchissent le genou devant lui, et le saluent avec dérision, en lui disant: « Salut ô roi des Juifs ». Ensuite ils lui crachent au visage, lui donnent des soufflets, et font entendre des cris de joie féroce et des ris insultants. Voilà comment Jésus a voulu expier votre orgueil et votre ambition.

 

Prière

 

O mon très doux Jésus! ô mon aimable Sauveur ! De Roi du ciel que Vous êtes, Vous voilà devenu un Roi de douleur et d'ignominie, la fable de toute la ville de Jérusalem. Une couronne d'épines ceint Votre front, Vous avez à la main un sceptre d'infamie, un lambeau de pourpre couvre Vos épaules; et, pour faire tourner à Votre honte ce qu'il y a de plus honorable chez les hommes, assis sur une pierre, qui Vous sert de trône, on Vous traite en roi de théâtre par les dérisions les plus amères. On couvre Votre Visage adorable de crachats et de soufflets; on Vous arrache le roseau que Vous tenez à la main, pour frapper Votre Tête ensanglantée. Si je considère Votre Corps, ô Jésus, je ne vois que Plaies, que Sang; si je pénètre jusqu'à Votre Cœur, je n'y trouve que des angoisses et des amertumes qui Vous font souffrir l'agonie de la mort. Il n'y a point d'insultes, point d'outrages dont ne Vous abreuve la populace effrénée. Et Vous voulez souffrir encore; mais quoi Seigneur, y a-t-il une peine, une humiliation que Vous n'ayez soufferte? Cependant Votre Amour n'est pas satisfait : il faut que Votre Tête vénérable soit percée de cruelles épines, et qu'elle répande autant de ruisseaux de Sang qu'elle reçoit de plaies. Quel autre qu'un Dieu d'une Bonté infinie aurait pu s'humilier jusqu'à souffrir des peines et des ignominies si étonnantes, des outrages si sanglants? Percez, ô mon Jésus ! percez mon cœur de Vos épines: qu'elles soient comme autant de traits acérés qui le déchirent et le pénètrent de douleur, comme autant de flèches brûlantes qui l'embrasent et le consument du Feu Sacré de Votre Amour.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

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16 mars 2012

Le Serviteur de Dieu John Bradburne

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Le Serviteur de Dieu John Bradburne

Le Vagabond de Dieu

1921-1979

 

John Randal Bradburne, fils d'un pasteur anglican, est né à Skirwith, dans le nord ouest de l'Angleterre, en 1921. Après l'école secondaire, dans le Norfolk, il rejoint l'armée en 1939, et sert en Malaisie et en Birmanie, avant d'être rapatrié. A la suite d'un événement en Malaisie, qui fut une véritable expérience de conversion, il passa définitivement d'aventurier à pèlerin. Il embrassa la Foi Catholique Romaine en 1947, lors d'un séjour à l'abbaye de Buckfast. Après avoir fait, pendant quelques mois, une expérience de vie religieuse chez les Chartreux, ressentant l'envie de voyager, pendant 16 ans il erre entre l'Angleterre, l'Italie et le Moyen-Orient. Puis il écrivit à son ami, le Père John Dove, au Zimbabwe, lui demandant : « Y a-t-il une grotte en Afrique, dans laquelle je pourrais prier ? » Peu de temps après son arrivée, en 1962, il confia à un Frère Franciscain qu'il avait trois vœux : servir les lépreux, mourir martyr, et être enterré avec l'habit de Saint François. En 1964 il est gardien d'un nouveau centre situé près de Harare, puis en 1969 il s'installe à la léproserie de Mutemwa, au Zimbabwe, dont il est nommé surveillant. Les soins remplis d'amour et d'affection qu'il donne aux résidents l'amènent finalement à entrer en conflit avec le comité de gestion. Refusant de mettre des étiquettes numérologiques autour du cou des patients et de réduire leur humble régime alimentaire, il est finalement renvoyé. Il s'installe alors dans une hutte préfabriquée, manquant d'eau et d'hygiène, située juste à côté de la léproserie. De là, il continue à aider les lépreux autant qu'il le peut. Il entre dans le Tiers Ordre de Saint François, obéissant scrupuleusement à ses règles, chantant tous les jours l'Office de la Vierge Marie. Chaque jour, il se lève à l'aube pour chanter l'Office des Matines et termine la journée avec les Vêpres et l'Office des Complies. Cette discipline donne le contexte aux nombreux poèmes qu'il écrivit à la charnière des points de la journée. Pendant la guerre civile zimbabwéenne, ses efforts pour prévenir l'exploitation des malades de la lèpre suscite l'hostilité et la suspicion des populations locales. Refusant de quitter le lieu ou il vit, il est été enlevé par la guérilla et le mercredi 5 Septembre 1979, il est mis à mort. Lors de sa messe de requiem, des témoins virent tomber trois gouttes de sang sous le cercueil formant une petite flaque. Le cercueil fut rouvert, mais aucune trace de sang ne fut trouvée. Depuis sa mort de nombreux événements prodigieux liés à son intercession ont été signalés. Sa tombe à Mutemwa est devenue un lieu de pèlerinage. Sa cause de béatification a été ouverte.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu John Randal Bradburne

 

Dieu notre Père, Votre Serviteur John Randal Bradburne a montré la puissance de Votre Amour par sa vie et sa mort. Que son amour du Christ et de Marie sa mère, avec son service désintéressé envers les personnes les moins pris en compte dans le monde, soit un modèle à suivre pour nous. Nous Vous demandons par son intercession les grâces (...), afin que sa générosité et sa sainteté puisse être reconnues par toute l'église. Nous Vous le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.

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Pour approfondir

Fondation pour la mémoire de John Bradburne

www.johnbradburne.com

 

Bibliographie

« John Bradburne, le Vagabond de Dieu », de Didier Rance, aux Ed. Salvator

Pour commander ce livre sur le Site des Editions Salvator, cliquer ICI

 

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13 mars 2012

Petit Office de la Sainte Croix

Petit Office de la Sainte Croix

28-Cross of the Holy Week 

Avant l'Office

 

O Jésus, par un excès incompréhensible de bonté, Vous m'avez aimé jusqu'à répandre pour moi la dernière goutte de Votre Sang: que la force de cet Amour plus ardent que le feu, plus doux que le miel, absorbe mon âme, afin que je récite l'office de Votre Sainte Croix avec un cœur pur, et que toutes mes affections soient pour Vous seul.

 

A Matines

 

V. Seigneur, ouvrez mes lèvres,

R. Et ma bouche annoncera vos louanges.

V. O Dieu, venez à mon aide,

R. Seigneur, à notre secours.

V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,

R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.


Hymne

 

Dès le grand matin, ô Jésus, Sagesse du Père, on Vous arrête comme un criminel; Judas Vous livre aux Juifs qui se saisissent de Votre Personne adorable; Vos disciples Vous abandonnent. Ne permettez pas, Seigneur, que je Vous trahisse, et que le péché me sépare jamais de Vous.

 

Ant. Croix Sainte, qui êtes l'unique salut des malheureux, comment vous louerai-je dignement pour nous avoir ouvert la porte de la vie éternelle?

 

V. Nous Vous adorons, ô Jésus, et Vous bénissons,

R. Parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

 

Prions

 

Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

A Prime

 

V. O Dieu, venez à mon aide,

R. Seigneur, à notre secours.

V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,

R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Hymne

 

A la première heure, ô innocent Jésus, les Juifs Vous traînent devant Pilate, on déchire Votre Corps Sacré, on Vous crache au visage. O douce lumière du ciel, délivrez-moi des coups de Satan, et montrez-moi Votre auguste Face qui ravit les Bienheureux.

 

Ant. « Mon peuple s'est rendu doublement coupable: il m'a abandonné, moi qui suis la source d'eau vive, et il s'est creusé des citernes crevassées ».

 

V. Victoire de la Croix, ô signe admirable,

R. Faites-nous triompher dans le ciel.

 

Prions

 

Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

A Tierce

 

V. O Dieu, venez à mon aide,

R. Seigneur, à notre secours.

V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,

R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Hymne

 

A la troisième heure, j'entends une populace furieuse qui crie: « Crucifiez-le », je vois Votre Corps sanglant couvert de pourpre, Votre Tête couronnée d'épines, et Vos épaules chargées de la Croix. Ne permettez pas. ô mon doux Jésus, que mon cœur, plus dur que la Croix même, soit insensible à tant de souffrances.

 

Ant. Le Seigneur s'est souvenu de son peuple: il s'est fait le sauveur de ses enfants; dans l'excès de son amour et de sa miséricorde, il les a rachetés lui-même.

 

V. Par le supplice d'une mort cruelle

R. Vous avez détruit le lien de nos crimes sur la Croix.

 

Prions

 

Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

A Sexte

 

V. O Dieu, venez à mon aide,

R. Seigneur, à notre secours.

V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,

R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Hymne

 

A la sixième heure, Vous êtes attaché à la Croix et mis au rang des voleurs; et, tandis que Vous souffrez la soif la plus violente, on Vous présente du vinaigre à boire. O douce Victime, je ne veux plus avoir soif que des eaux vives qui jaillissent de Vos Saintes Plaies jusqu'à la vie éternelle.

 

Ant. Devenus esclaves par le bois, nous avons été délivrés par la Croix: le fruit de l'arbre nous avait perdus, le fils de Dieu nous a rachetés.

 

V. Par le signe admirable de votre Croix,

R. Délivrez-nous de nos ennemis, ô mon Dieu!

 

Prions

 

Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

A None

 

V. O Dieu, venez à mon aide,

R. Seigneur, à notre secours.

V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,

R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Hymne

 

A la neuvième heure, ô Tendre Agneau, Vous recommandez Votre âme à Votre Père Céleste; un soldat perce de sa lance cruelle Votre Côté, d'où coulent le Sang et l'Eau qui doivent laver nos crimes, et qui seront, je l'espère de Votre Bonté, toute ma force à l'heure de ma mort.

 

Ant. O œuvre admirable de bonté et de clémence : la mort a perdu sa victime et son aiguillon, lorsque Jésus, le Roi de nos âmes, est mort sur la Croix.

 

R. O Jésus, conservez les justes, justifiez les pécheurs,

V. Ayez pitié de tous les fidèles.

 

Prions


Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

A Vêpres

 

V. O Dieu, venez à mon aide,

R. Seigneur, à notre secours.

V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,

R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Hymne

 

A l'heure du soir, on Vous descend de la Croix, ô mon aimable Jésus, Hélas, la Source de Vie est éteinte, la couronne de gloire est renversée. Aidez-moi à mourir au péché pendant la vie, afin que je ressuscite un jour à la gloire.

 

Ant. O Croix bénie, seule, vous fûtes digne de porter la rançon du monde; seule, vous êtes au-dessus de tous les cèdres. O Croix salutaire, sur Laquelle la vie du monde a été suspendue, sur Laquelle Jésus-Christ a triomphé, et où la mort a vaincu la mort pour jamais.

 

V. Les méchants se sont rassemblés contre la vie du Juste,

R. Ils ont condamné le Sang innocent.

 

Prions

 

Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

A Complies

 

V. Convertissez-nous, ô Dieu, notre salut,

R. Et détournez votre colère de nous.

V. O Dieu, venez à mon aide,

R. Seigneur, à notre secours.

V. Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit,

R. Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Hymne

 

A l'heure de Complies, ô Jésus, douce espérance de la vie future, on dépose dans le tombeau Votre Corps très Vénérable, embaumé d'aromate. Enivrez mon cœur de fiel, de myrrhe et d'absinthe, afin qu'il conserve le souvenir de Vos Saintes Plaies et de votre Douloureuse Passion.

 

Ant. Sauveur du monde, sauvez-nous, Vous qui nous avez rachetés par Votre Croix et Votre Sang; secourez-nous, nous Vous en prions, Seigneur notre Dieu.

 

V. Je vis dans la Foi du Fils qui m'a aimé,

R. Et qui s'est livré Lui-même pour moi.

 

Prions

 

Seigneur Jésus, Fils du Dieu vivant, mettez Votre Passion, Votre Croix et Votre mort entre Votre jugement et mon âme, maintenant et à l'heure de ma mort; et daignez m'accorder Votre Grâce et Votre Miséricorde, aux vivants et aux morts le pardon et le repos, a votre Église la paix et la concorde, a nous, misérables pécheurs, la vie et la gloire éternelle. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Offrande

 

O Jésus souffrant et expirant sur la Croix pour mes péchés, si j'ai pu Vous être agréable en récitant ces heures canoniques, je Vous prie, par la vertu de Votre Sang, de me consoler au moment de la mort, et de me recevoir dans Votre Divin Cœur percé d'une lance pour mon amour. Amen.

 

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13 mars 2012

Exercice pour s'unir à Jésus souffrant pendant la Sainte Messe

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Exercice pour s'unir à Jésus souffrant pendant la Sainte Messe

 

Au commencement de la Messe

Jésus prosterné au Jardin des Oliviers

 

Vos angoisses au jardin ont été si violentes, ô mon Jésus, que Votre Visage s'est entièrement couvert d'une sueur de Sang, et que Vous avez été obligé de Vous écrier: « Mon âme est triste jusqu'à la mort ». C'est moi, Seigneur Jésus, qui suis la cause de Vos douleurs et de Votre tristesse, et mon cœur ne se fend pas de regret ! je n'éprouve pas dans mon âme des torrents d'amertume ! Qui donnera de l'eau à ma tête, et a mes yeux une fontaine de larmes, afin que je pleure jour et nuit les outrages que le péché a causés a la majesté de mon Dieu ?

 

Au Kyrié

Jésus accueille avec bonté le traître Judas

 

Vous daignez, ô mon Jésus, recevoir le baiser perfide de Judas, et rendre à ce traître un baiser paternel. Ne souffrez pas, Seigneur, que j'imite Votre infidèle Apôtre en m'approchant de Vos Autels pour abuser de Vos grâces. Eloignez de moi toute affection désordonnée aux créatures, afin que je Vous aime de tout mon cœur, et que je Vous aime uniquement, car Vous êtes vraiment le Dieu de mon cœur.

 

Au Gloria

Jésus lié et garrotté

 

On vous lie, ô Jésus, comme si Vous étiez un scélérat. Quel mal avez-Vous donc fait, Vous qui êtes venu nous délivrer de l'esclavage du péché ? Ne permettez pas, ô mon Sauveur, que je secoue jamais le joug si doux de Vos commandements pour vivre à ma liberté. Tirez-moi, je Vous prie, après Vous par les douces chaînes d'un amour pur et sans bornes, et je courrai à l'odeur de Vos parfums.

 

Aux Oraisons

Jésus conduit chez Anne et Caïphe

 

On Vous traîne, ô Jésus, chez les grands prêtres, comme un malfaiteur coupable des plus grands crimes. Vous recevez des soufflets, Votre Visage est couvert de crachats; Vous êtes véritablement l'opprobre des hommes et l'abjection du peuple. Je Vous fais amende honorable pour tant d'outrages, et je Vous supplie, ô mon Jésus, de m'accorder la patience, la douceur et le silence que Vous avez gardés devant vos accusateurs.

 

A l'Epître

Jésus renié trois fois par Saint Pierre

 

Vous jetez, ô Jésus, un regard plein de douceur sur Pierre, le chef de vos disciples; et ce regard fait couler de ses yeux une source intarissable de larmes. Ne permettez pas, ô mon divin Maître, que je me sépare jamais de Votre Amour; mais, si j'ai le malheur de Vous offenser, accordez-moi la grâce de revenir promptement à Vous, et de Vous servir ensuite avec plus de ferveur.

 

A l'Evangile

Jésus méprisé et revêtu d'une robe blanche

 

Hérode Vous méprise avec toute sa cour, ô mon Jésus, a cause de Votre modestie et de Votre humilité; et, après Vous avoir revêtu d'une robe blanche par dérision, il Vous renvoie a Pilate. Revêtez-moi, ô Jésus, de la vertu d'humilité, accordez-moi la grâce de ne pas proférer une seule parole, lorsqu'on me méprise, et d'être prêt a sacrifier ma vie pour empêcher que Votre Majesté Divine ne soit offensée

 

Au Credo

Jésus mis en parallèle avec Barrabas

 

Vous avez entendu avec humilité, ô mon Jésus, la voix unanime d'un peuple méchant et injuste qui préférait à Vous le voleur Barrabas. Quand j'ai péché mortellement, j'ai préféré à Vous le monde, mes passions, le démon; j'ai demandé Votre mort; j'ai consenti à tous les tourments de Votre Passion. Dieu de bonté, ayez pitié de moi: je ne préférerai jamais rien à Vous; je ne désire plus que Vous. Car, que désiré-je dans le ciel, et qu'ai-je souhaité sur la terre, si ce n'est Vous seul ?

 

A l'Offertoire

Jésus flagellé

 

Depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, Vous n'étiez qu'une plaie affreuse, ô mon Jésus, lorsque les soldats, comme des bêtes féroces, déchirèrent impitoyablement Votre Corps virginal, et que, Vous voyant tombé par terre, ils Vous foulèrent aux pieds dans des ruisseaux de sang. Et c'est moi, ô mon Divin Sauveur, qui Vous ai fait souffrir un supplice si ignominieux et si cruel ! ce sont mes péchés qui Vous ont mis en un si horrible état ! Comment ne pas mourir de douleur, après Vous avoir ainsi traité ? Prosterné aux pieds du Trône de Votre Grâce, je Vous supplie de ne pas venger tant d'inhumanité et de barbarie sur moi qui suis l'auteur des souffrances et des ignominies que Vous avez endurées pour mon amour. Voyez l'amertume de mon âme, et ne me condamnez pas; mais convertissez-moi, pardonnez-moi.

 

A la Préface

Jésus couronné d'épines

 

Sortez, fille de Sion, et venez voir le Roi Salomon ceint de son diadème. O le plus beau des enfants des hommes ! O Roi de gloire ! Jésus Christ, mon Sauveur, est-ce Vous que je vois couronné d'épines ? Mais quelle douleur perce mon cœur, lorsque je pense que c'est moi, mon Doux Jésus, qui, par mes péchés, ai déchiré Votre Chair innocente; moi qui ai défiguré l'incomparable beauté de Votre Visage, et qui Vous ai couronné d'épines ! je Vous reconnais pour mon Seigneur et mon Dieu, pour mon Roi et mon Maître; daignez régner éternellement dans mon cœur. Je renonce a la vanité, a l'orgueil, a l'ambition que Vous avez expiés par un si horrible supplice, me souvenant que, si je veux recevoir un jour les récompenses de la gloire, je dois souffrir en ce monde toutes les épines de la couronne de mon Sauveur.

 

Au Sanctus

« Voilà l'Homme ! »

 

Quel est celui qui vient d'Edom sous les vêtements de Bostra ? c'est Vous, mon Jésus, couronné d'épines, tout couvert de Sang et de Plaies. Un roseau est Votre sceptre, des épines votre couronne, une pourpre usée et déchirée Votre manteau royal. Vous êtes beau en cet état, ô Jésus, cette pourpre sanglante, qui Vous décore, annonce le vainqueur du péché, de la mort et de l'enfer. Associez-moi a Vos triomphes qui ont donné la paix à la terre. Revêtez-moi de Votre Patience, de Votre Douceur, de Votre Charité, de Votre Esprit de sacrifice; et, lorsque Vous viendrez sur une nuée avec une grande puissance, alors, ô Jésus couronné d'épines, avez pitié de moi qui suis un grand pécheur.

 

Au Mémento des vivants

Jésus condamné à mort

 

Vous avez été établi par votre Père céleste, fi mon Jésus ! le juge des vivants et des morts; et je vous vois, la corde au cou, les mains liées, la tète nue, comme un criminel, recevant, avec la plus grande résignation, l'arrêt qui vous condamne à être crucifié. Puisque vous, ô mon Sauveur! vous, le Dieu tout-puissant, le Dieu bon, vous, l'innocence même et le Saint des Saints, consentez à mourir pour moi, comme un vil scélérat, je supplie votre infinie miséricorde d'effacer la sentence de damnation éternelle que je me suis attirée par mes péchés, afin que j'entende au dernier jour avec vos élus:Venez, les bénis de mon père, possédez le royaume éternel...

 

A l'Elévation

Jésus chargé de Sa Croix

 

Votre Père Céleste, ô mon Jésus, a déposé sur Vous toutes nos iniquités. Chargé de ce pesant fardeau dans la Croix, Vous êtes monté au Calvaire. Mais, avant d'y arriver, affaibli par la vive douleur de Vos Plaies, Vous faites presque autant de chutes que de pas; toutes les fois que Vous succombez, on Vous relève en Vous frappant cruellement. Plaise à Dieu, ô mon bien-aimé Sauveur, que je m'efforce de marcher après Vous, pour porter ma croix à Votre suite, avec joie et en esprit de pénitence !

 

Après l'Elévation

Jésus rencontre sa Très Sainte Mère

 

Quelle source d'amertume pour Votre Cœur, ô Jésus, et pour celui de Votre Divine Mère, lorsqu'Elle Vous aperçut portant Votre Croix ! Quels tourments cruels percèrent Vos âmes, lorsque Vos yeux se rencontrèrent ! O Reine des Martyrs, ma tendre Mère, que n'ai-je, comme vous, l'âme percée d'un glaive de douleur, en voyant le Cœur de Jésus abreuvé d'amertumes ! Gravez en moi Sa douloureuse Passion; obtenez-moi d'en être tellement touché, que je meure au péché, au monde et à moi-même.

 

Au Mémento des Morts

Jésus est crucifié

 

Quelle douleur excessive Vous avez soufferte, ô mon Jésus, lorsque l'on Vous perçait les mains et les pieds avec de longs clous ! O Jésus, que l'Amour a cloué sur une Croix, je veux vivre et mourir crucifié avec Vous sur la terre, afin de pouvoir régner avec Vous, couronné de gloire dans le Ciel. Que cet amour, ô mon Jésus crucifié, s'étende sur les fidèles morts dans Votre Grâce, qu'ils puisent aussi bientôt dans les sources du Sauveur les eaux de la joie éternelle.

 

Au Pater

Jésus élevé en croix

 

Vous êtes vraiment un Homme de Douleur, ô mon tout aimable Rédempteur, et Vous savez ce que c'est que souffrir. Après mille tourments et mille outrages variés et choisis pour Vous faire souffrir ce qu'il y a de plus douloureux et de plus amer, on dresse le gibet honteux auquel Vous êtes suspendu par trois clous. Mais qui comprendra les douleurs inouïes que Vous endurez de la secousse et de l'enfoncement de la Croix, de la dislocation de Vos os, de la rupture de Vos veines ? Enfin la Croix est dressée, et le Maître de la nature est suspendu entre le Ciel et la terre; et Vous souffrez toujours: Votre Corps pesant et tout déchiré n'est soutenu que sur des clous, n'est appuyé que sur des plaies; mais Votre Tête Sacrée surtout, de quels tourments, grand Dieu ! N'est-elle pas affligée ! Comment la tenir ? Si Vous la levez, les épines dont elle est couronnée s'enfonceront davantage, et Vous verrez les pontifes et la cohorte insolente qui Vous insultent et Vous outragent. L'abaisserez-Vous, la vue de Votre Sainte Mère Vous pénétrera d'amertume; si Vous la remuez, le mouvement seul est capable d'aigrir et de rouvrir Vos plaies. Quel supplice, que ne puis-je le partager avec Vous, ou du moins alléger de si cruelles douleurs ! Attirez-moi Vous-même à Vous, ô mon doux Sauveur! selon Votre promesse; attirez, par la force de Votre Amour, toutes les affections de mon âme, afin que je m'offre à Vous sur la croix, et que j'y meure d'amour pour Vous qui allez y mourir d'Amour pour moi.

 

A la Communion

Dernières paroles de Jésus mourant

 

Votre premier soin en mourant, ô Jésus, fut de réconcilier avec Votre Père les pécheurs, et ceux même qui Vous attachèrent à la Croix. « Mon Père, disiez-vous, pardonnez-leur; car ils ne savent ce qu'ils font ». Je pardonne, ô mon Jésus, de tout mon cœur pour l'amour de Vous a tous ceux qui m'ont jamais fait quelque mal, (surtout à...) Faites, je vous prie, que j'entende, a l'heure de ma mort, ces paroles adressées au bon larron: 3Vous serez avec moi dans le paradis », et souffrez que je Vous embrasse comme mon Frère dans le Sacrement de Votre Amour, Vous, ô mon aimable Jésus, qui m'avez donné la très Douce Marie pour Mère, et qui avez permis que Vous fussiez abandonné de Votre Père, à Votre dernière Agonie, afin qu'il ne m'abandonnât pas éternellement dans mes péchés. Vous avez eu une soif très ardente de mon salut, afin qu'a son tour mon âme soupirât après Vous qui êtes la Fontaine de Vie; jusqu'à ce qu'ayant consommé le cours de cette vie mortelle, je remette mon esprit entre Vos mains. Venez, Seigneur Jésus, venez dans un cœur qui Vous aime et Vous désire.

 

Aux dernières Oraisons

Jésus-Christ meurt

 

Que ne m'a-t-il été permis, ô mon Jésus, de recevoir le dernier soupir de Votre Vie dans ma bouche et dans mon cœur, afin que je puisse dire: « Je vis, non, ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi ! » Que Vous êtes bon, ô Jésus, car ce que je désire si ardemment, Vous me l'accordez dans le Glorieux et Auguste Sacrement de l'Autel, où Vous me donnez non-seulement Votre Souffle Divin, mais aussi Votre Corps et Votre Substance Sacrée que je reçois dans ma bouche et dans mon cœur. Comment pourrais-je m'empêcher de Vous aimer ?

 

A la Bénédiction

Le Cœur de Jésus est percé d'un coup de lance

 

Vous, avez voulu, ô Jésus, que Votre Cœur fut ouvert pour me servir de retraite et de maison de refuge. C'est le lieu de mon repos, j'y habiterai, parce que je l'ai choisi.

 

Au dernier Evangile

Jésus est mis dans un Sépulcre neuf

 

Votre Corps Virginal, ô mon Jésus, enveloppé d'un linceul blanc fut renfermé dans un sépulcre nouveau: vous m'apprenez par la que c'est avec un cœur nouveau et sanctifié par Votre Grâce que je me rendrai digne de Vous recevoir. Lavez-moi de plus en plus, ô mon Sauveur, et purifiez-moi de mon péché. Créez en moi un cœur pur dans lequel, comme dans un linceul blanc, je recevrai Votre Corps Saint, ressuscité et glorieux, et je serai tellement uni à lui par amour que je pourrai dire avec vérité: « Ni la mort, ni la vie, ni aucune créature ne me séparera de la charité de Dieu, qui est en Jésus-Christ Notre-Seigneur ».

 

Texte extrait de l'Année Pieuse, de P. Ligny, Amiens, Typographie Alfred Caron, 1854

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1 février 2012

Neuvaine en union avec le Vénérable Frère Joseph de Ventron

Neuvaine en union avec le Vénérable Frère Joseph de Ventron
Pour la récitation privée

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La vie de Frère Joseph, l'ermite de Ventron (1724-1784)


Frère Joseph, Pierre-Joseph Formet, est né à Lomontot, un hameau de Lomont, en Haute Saône, le 7 février 1724. Elevé pieusement dans l'amour de Dieu et du prochain, il fut un enfant docile et affectueux. Ses parents étaient de simples ouvriers, son père exerçait la profession de sabotier. Après le décès de sa mère, puis le remariage de son père, Pierre-Joseph s'engagea comme domestique à Royes. Il avait 15 ans, sa vie édifiante lui valut de la part de son maître le doux surnom « d'ange tutélaire de son foyer ». A l'armée, de 1741 à 1748, il devint un bon soldat et resta modeste et pur. « On peut, disait-il, faire sa religion à l'armée comme ailleurs » ; son capitaine le congédia par ces mots : « Va faire saint où tu voudras ». Il revint dans son pays natal et travailla dans une usine de salpêtre, jusqu'à la mort de son père, où il quitta son cher pays pour vivre dans la solitude et la prière. « Loué, adoré soit Jésus-Christ ». Ainsi se résuma sa vie lorsqu'il se fixa après maints essais entre Bussang et Ventron, à la Tête de de Forgoutte, à 1050 mètres d'altitude.


On l'appela Frère Joseph


Les habitants de Ventron, vénérant le saint homme, lui construisirent un oratoire de bois qui fut légèrement modifié au cours des années. Il demeura 33 ans au dessus du village qu'il s'était choisi, priant, jeûnant, s'unissant à la Passion du Christ, se mettant à la disposition de tous ; un modèle de piété de modestie et de vertus. Subissant les attaques du malin, il expiait le mal : « Oh !, disait-il celui qui m'a fait cela m'en fera sans doute bien d'autres ». Frère Joseph reçut des dons extraordinaires, il ressuscitait les enfants morts-nés pour qu'ils reçoivent le baptême. Par ses prières, il obtenait la guérison des malades et disait simplement : « soyez sûrs que le Bon Dieu a écouté vos prières plutôt que les miennes ». Depuis la mort du Frère Joseph, le 30 avril 1784, ses miracles et bienfaits restent un témoignage de sa protection. « Je protégerai Ventron de la peste, de la faim et de la guerre ». Prier avec lui est le plus doux des hommages rendus à la Vierge Marie. « La prière ne reste jamais à terre, Dieu en relève toujours quelque chose ». (Parole de Frère Joseph).

Le bicentenaire de sa mort a eu lieu le 30 juillet 1984, devant une foule de pèlerins, près de la petite chapelle édifiée de son vivant par les habitants de Ventron. Une Messe d'action de grâce sous un soleil radieux faisait monter vers le protecteur des lieux, les prières des cœurs reconnaissants.

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Premier jour
« Allez et qu'il vous soit fait comme vous avez cru »


O Dieu qui avez orné Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph, d'une Foi vive et agissante, daignez augmenter ma Foi, afin qu'à son exemple, je puisse croire fermement toutes les Vérités que Vous nous avez révélées ; éclairez de Vos Lumières tous ceux qui sont dans les ténèbres et l'erreur du doute, afin qu'ils Vous confessent et Vous adorent en esprit et en vérité. Accordez-moi la grâce d'agir toujours en conformité avec Votre Sainte Loi et, à la suite du Frère Joseph, de marcher fidèlement en Votre sainte présence et de toujours persévérer dans la prière.

Je Vous demande encore, ô mon Dieu, de prononcer Votre justice afin que soit manifestée la sainteté de Votre Serviteur qui a toujours vécu dans la Foi, enfin pour faire éclater la puissance de son intercession, je Vous supplie de m'accorder, par son intercession, la grâce de.... (nommez-la), que je Vous demande avec Foi, au Nom de Votre Fils Bien-aimé, jésus, le Christ, notre Seigneur, qui disait à ceux Lui demandaient un miracle : « Allez, votre Foi vous a sauvé ». Ainsi soit-il.


Deuxième jour
« Il m'est bon de mettre en Dieu mon espérance »


O Dieu qui avez réjoui le cœur du Vénérable Frère Joseph, en lui accordant une espérance si ferme que, pour obtenir de Vous posséder éternellement, il a méprisé les biens de ce monde et choisi les moyens les plus propres a rester uni avec Vous, ne permettez jamais que je ne désespère de Votre Bonté ni que je ne pèche par une folle présomption, mais faites-moi la grâce, de me défier de moi-même, afin d'attendre tout bien de Votre Miséricorde et de Votre Puissance.

Faites, ô mon Dieu que, fidèle à vos Promesses, Vous daigniez exalter Votre humble Serviteur et accordez-moi, je Vous en supplie très humblement, la grâce de...., que je Vous sollicite avec confiance et soumission à Votre Sainte Volonté. Au Nom de Jésus, le Christ, notre Seigneur, dont les mérites sont infinis. Ainsi soit-il.


Troisième jour
« Par dessus tout, ayez la Charité »


O Dieu qui, après Vous être uni par les liens de la plus ardente Charité avec Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph, lui avez inspiré le désir constant de ne nuire à personne et d'être utile à tous, accordez-moi, je Vous en supplie, par le secours de ses prières et de ses exemples, de toujours accomplir ce qui Vous est agréable et qui peut procurer le bien spirituel et temporel de mon prochain.

Faites éclater une fois de plus la Charité toute fraternelle de Votre Serviteur, hâtez le jour où il sera déclaré en possession du bonheur et de l'amour éternels, et daignez m'accorder, par son intercession la grâce de..., par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui nous as aimés jusqu'à souffrir et mourir pour nous sur la croix. Ainsi soit-il.


Quatrième jour
« Dieu donne Sa Grâce aux humbles »


O Dieu notre Père, qui êtes le Roi des rois et le Seigneur des seigneurs, devant qui tout est néant et péché, Vous avez inspiré à Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph, une telle humilité qu'il s'est caché aux regards des hommes et qu'il s'est déclaré plus pécheur que les autres. Faites qu'à son exemple, j'arrache de mon esprit tout sentiment d'orgueil, de vaine gloire, d'amour-propre et que je pratique l'humilité en acceptant sincèrement les humiliations, afin que je voie se réaliser Votre promesse d'accorder Votre Grâce aux humbles de cœur.

Et puisque Vous avez promis d'exalter ceux qui s'humilient, je Vous demande humblement, ô mon Dieu, de glorifier dans votre Eglise l'humble Solitaire de Ventron, en m'accordant par son intercession, la grâce de... Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, modèle de la véritable Humilité et récompense des humbles. Ainsi soit-il.


Cinquième jour
« Ce sont les forts qui ravissent le Ciel »


O Dieu, qui avez rendu digne d'admiration Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph, par la force que Votre Esprit lui a donnée et qu'il a montrée en triomphant du monde et de ses passions et en surmontant les tentations et les persécutions que le démon lui faisait subir. Vous qui avez aussi fortifié son cœur et lui avez accordé la grâce de persévérer constamment dans cette terrible lutte  jusqu'à son dernier soupir, faites, je Vous en supplie, que je puisse imiter sa force et sa constance, afin que, victorieux du démon, du monde et de moi-même, je vive et je meure en Votre Saint Amour.

Daignez ô mon Dieu, ô mon Dieu, inspirer au Souverain Votre Pontife de reconnaître, face à l'Eglise, que Votre Serviteur à reçu la couronne de gloire réservée à ceux qui ont mené le bon combat, et par l'intercession du Frère Joseph, accordez-moi la grâce de..., que je sollicite de toutes les forces de mon âme. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui règne victorieux avec Vous pour les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.


Sixième jour
« Ceux qui sont du Christ ont mortifié leur chair »


O Dieu qui avez inspiré à Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph d'imiter la mortification de Jésus-Christ, Votre Fils, fait Homme pour notre Salut, de revêtir la haire et le cilice et qui lui avez inspirer de passer sa vie dans les jeûnes, les veilles et de continuelles privations, faites-moi la grâce d'aimer comme lui la pénitence et de réduire mon corps en servitude afin que, ne se révoltant plus contre Votre Sainte Loi, il expie les fautes dont je me suis rendu coupable.

Détournez vos yeux de mes offenses, Seigneur, et regardez d'un œil favorable les blessures que Votre Serviteur a fait subir à son corps par ses nombreuses mortifications ; manifestez qu'après avoir suivi Votre Divin Fils sur le Calvaire, il l'accompagne maintenant dans la Gloire, et soyez propice à la prière que je vous adresse en m'accordant la grâce de..., que je Vous demande par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui Vous montrant Ses Plaies sacrées, intercède pour nous maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.


Septième jour
« Bienheureux les cœurs purs car il verront Dieu »


O Dieu, Source de toute Sainteté, Vous avez placé Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph, tel un lys embaumant la solitude,  comme un modèle de pureté au milieu d'un siècle pervers, accordez-moi, je Vous en conjure, la grâce de conserver avec le plus grand soin l'aimable vertu et de pratiquer une chasteté conforme à mon état de vie. Faites que je mette une garde à mon imagination et à mon cœur, une garde à tous mes sens, afin de me conserver pur au milieu même de la corruption, devenue, hélas, trop générale ; et que ma modestie se manifeste à tous par mes paroles, mes actions et mes démarches.

O Dieu, Vous avez promis Votre vision aux cœurs purs, je crois donc que Votre Serviteur jouit de cette vision qui fait les Bienheureux : faites le décréter par Votre Eglise et pour y aider, et daignez m'accorder, par l'intercession de Votre Serviteur, la grâce de..., par Jésus, le Christ, notre Seigneur, lui qui est l'Agneau sans tâche digne de toute louange et de tout honneur. Ainsi soit-il.


Huitième jour
« Celui qui mange ce Pain vivra éternellement »


O Dieu qui avez enflammé Votre Serviteur, le Vénérable Frère Joseph d'un zèle admirable pour procurer l'amour, la gloire et l'adoration de la Sainte Eucharistie, faites qu'à son exemple, je témoigne un amour sincère au Divin Sacrement de nos autels par des visites remplies de respect et de piété et surtout par un ardent et fréquent désir de recevoir dignement le Pain Eucharistique, afin que Jésus soit en moi et que je vive éternellement.

Daignez permettre, ô mon Dieu et Seigneur Jésus, que Votre Eglise chante que Vous avez admis à Vous contempler Face à face et sans voiles, Votre Serviteur, le Frère Joseph, dont la vie était consacrée à Vous adorer caché sous les voiles Eucharistiques, et par son intercession, daignez m'accorder la grâce de... Ainsi soit-il.


Neuvième jour
« Voilà votre Mère »


O Dieu qui avez embrasé le cœur de Votre Serviteur, le Frère Joseph, d'une dilection toute filiale pour la Très Sainte Vierge, faites que par le secours de ses prières et de son exemple, je choisisse moi aussi Votre Divine Mère comme la « Mère de mon cœur » et lui prouve mon amour en ne passant jamais un seul jour sans la prier spécialement, surtout par la récitation du chapelet, afin de pouvoir obtenir sa protection dans tous les dangers auxquels je suis exposé, corps et âme, et enfin que je puisse obtenir son assistance maternelle au moment de mon dernier soupir.

O Marie, Sainte Mère de Jésus, bonne Mère de mon cœur, puisqu'il est impossible que périsse un seul de ceux qui Vous sont dévoués, je crois fermement qu'au jour de la mort de votre fidèle serviteur, le Vénérable Frère Joseph, Vous l'avez introduit dans la gloire éternelle. Faites éclater et publier sa sainteté et son crédit auprès de Dieu, afin qu'il m'obtienne la grâce de..., que je sollicite avec confiance, malgré mes misères et toute mon indignité. Ainsi soit-il.

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5 janvier 2012

Petit Office de l'Enfant Jésus

Petit Office de l'Enfant Jésus

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Invitatoire

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

 

Prélude

 

L'Enfant-Jésus

 

Venez a moi, je sais que vous portez dans l'exil du monde de lourds fardeaux, venez tous, je vous soulagerai. Je veux être l'hôte et le confident de vos âmes, pour adoucir vos tristesses et guérir toutes vos douleurs , pour entendre vos prières, vous donner la paix, vous bénir et vous consoler.

 

V. Seigneur, ouvrez mes lèvres,

R. Et ma bouche publiera Votre louange.

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur, acclamons notre Rocher, notre salut!

Allons jusqu'à lui en rendant grâce, par nos hymnes de fête acclamons-le!

Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur, le grand roi au-dessus de tous les dieux:

il tient en main les profondeurs de la terre, et les sommets des montagnes sont à lui;

à lui la mer, c'est lui qui l'a faite, et les terres, car ses mains les ont pétries.

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous, adorons le Seigneur qui nous a faits.

Oui, il est notre Dieu; nous sommes le peuple qu'il conduit, le troupeau guidé par sa main. Aujourd'hui écouterez-vous sa parole?

« Ne fermez pas votre coeur comme au désert, comme au jour de tentation et de défi,

où vos pères m'ont tenté et provoqué, et pourtant ils avaient vu mon exploit.

« Quarante ans leur génération m'a déçu, et j'ai dit: « Ce peuple a le cœur égaré, il n'a pas connu mes chemins.

Dans ma colère, j'en ai fait le serment: Jamais ils n'entreront dans mon repos ».

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Prions

 

Dieu tout-puissant et éternel, faites, nous Vous en conjurons, que, en cherchant à honorer Votre très Sainte Enfance, nous devenions participants des dons éternels que Vous nous avez promis, Vous qui vivez et régnez pour les siècles et les siècles. Amen.

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Office des Lectures

L'Incarnation du Fils de Dieu

 

Le Verbe a été fait chair, et il a habité parmi nous, plein de grâce et de vérité. (Jean 4, 4 4.)

Je vous salue, Marie, comblée de grâces...

 

V. O Dieu, venez a mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

V. Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit,

R. Comme il était au commencement, et maintenant, et toujours, et dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Psaume 88

 

J'ai fait alliance avec ceux que j'ai choisis : j'ai juré à mon serviteur David de lui préparer une race éternelle.

Je fonderai pour lui un trône qui durera à jamais.

Seigneur, vos merveilles sont annoncées dans les cieux, et vos promesses dans l'assemblée des Saints.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

V. Voici que vous concevrez et enfanterez un fils et vous lui donnerez le nom de Jésus.

R. Il sera grand.

 

Il m'invoquera et me dira : Vous êtes mon Père, vous êtes mon Dieu, vous êtes mon salut.

Je l'établirai mon premier-né, au-dessus de tous les rois de la terre.

Je lui conserverai à jamais ma miséricorde, et je serai fidèle à l'alliance que j'ai faite avec lui.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

V. Il sera grand, et on l'appellera le Fils du Très-Haut.

R. Dieu est en nous.

 

Psaume 45

 

Un fleuve de joie a inondé la cité de Dieu; le Seigneur a sanctifié son tabernacle.

Le Seigneur est au milieu de la Cité sainte; elle ne sera point ébranlée, la protection de Dieu se lève sur elle avant l'aurore.

Le Dieu des armées est avec nous; le Dieu de Jacob est notre appui.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

V. Dieu est en vous... Vous êtes vraiment le Dieu caché,

R. O Dieu d'Israël, notre Sauveur.

 

La Parole de Dieu

Livre d'Isaïe 11 : 1-10

 

Un rameau sortira de la souche de Jessé, père de David, un rejeton jaillira de ses racines. Sur lui reposera l'esprit du Seigneur: esprit de sagesse et de discernement,esprit de conseil et de force, esprit de connaissance et de crainte du Seigneur, qui lui inspirera la crainte du Seigneur. Il ne jugera pas d'après les apparences, il ne tranchera pas d'après ce qu'il entend dire. Il jugera les petits avec justice, il tranchera avec droiture en faveur des pauvres du pays. Comme un bâton, sa parole frappera le pays, le souffle de ses lèvres fera mourir le méchant. Justice est la ceinture de ses hanches ; fidélité, le baudrier de ses reins. Le loup habitera avec l'agneau, le léopard se couchera près du chevreau, le veau et le lionceau seront nourris ensemble,un petit garçon les conduira. La vache et l'ourse auront même pâturage, leurs petits auront même gîte. Le lion, comme le bœuf, mangera du fourrage. Le nourrisson s'amusera sur le nid du cobra, sur le trou de la vipère l'enfant étendra la main. Il ne se fera plus rien de mauvais ni de corrompu sur ma montagne sainte; car la connaissance du Seigneur remplira le pays comme les eaux recouvrent le fond de la mer. Ce jour-là, la racine de Jessé, père de David, sera dressée comme un étendard pour les peuples,les nations la chercheront, et la gloire sera sa demeure.

 

Prions

 

O Dieu, qui avez daigné choisir le sein virginal de Marie pour y faire Votre demeure, faites, nous Vous en supplions, que, étant assistés de la protection de cette très aimable Vierge, Votre Mère et la nôtre, nous puissions avec joie célébrer la mémoire des grâces que Votre Incarnation nous a méritées. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint Esprit dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Laudes

Jésus est né et adoré par les Anges et par les bergers

 

Elle enfanta son Fils premier-né, et l'ayant enveloppé de langes, elle le coucha dans une crèche.

Et le Seigneur dit : « Que tous les Anges de Dieu l'adorent ». (Hebreux 1, 6.)

Et les Bergers avertis par les Anges vinrent eux mêmes en toute hâte. (Luc. 2, 16.)

Je vous salue, Marie...

 

V. Dieu, venez, a mon aide.

R. Seigneur, bâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Psaume 97

 

Chantez au Seigneur un nouveau cantique, car il a opéré des merveilles.

C'est sa droite, c'est son bras divin qui a opéré le salut.

Le Seigneur a fait connaître le salut qu'il avait promis : i! a révélé sa justice devant les nations.

Il s'est souvenu de sa miséricorde et des inviolables promesses qu'il a faites à Israël.

Toutes les contrées de la terre ont vu le saint qui vient de notre Dieu.

Que toute la terre le célèbre avec allégresse; chantez, peuples, réjouissez-vous, soyez dans la jubilation.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Un petit Enfant nous est né, un Fils nous a été donné. Il sera appelé l'Admirable, le Prince de la paix.

 

Psaumes 96, 148, 99

 

Une nuée est autour de lui et l'obscurité l'environne.

Adorez-le, vous tous qui êtes ses Anges.

Louez-le, ô vous qui habitez les cieux, louez-le, et que vos louanges soient entendues dans les hauteurs de Dieu.

Louez-le, saintes Intelligences, ô Trônes, ô Dominations, louez-le.

Peuples de la terre, célébrez aussi le Seigneur, servez-le dans des transports de joie.

Paraissez en sa présence dans l'émotion d'une vive allégresse.

Sachez que le Seigneur est le seul Dieu ; c'est lui qui nous a créés.

Nous sommes son peuple, il nous nourrit comme ses brebis.

Entrez dans sa maison, en chantant des hymnes.

Louez son nom, car il est plein de douceur.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Cantique de Zacharie

 

Antienne : Marie conservait toutes ces choses et les repassait au fond de son âme.

 

+ Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, qui visite et rachète son peuple.

Il a fait surgir la force qui nous sauve dans la maison de David, son serviteur,

comme il l'avait dit par la bouche des saints, par ses prophètes, depuis les temps anciens :

salut qui nous arrache à l'ennemi, à la main de tous nos oppresseurs,

amour qu'il montre envers nos pères, mémoire de son alliance sainte,

serment juré à notre père Abraham de nous rendre sans crainte,

afin que, délivrés de la main des ennemis, nous le servions dans la justice et la sainteté, en sa présence, tout au long de nos jours.

Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut : tu marcheras devant, à la face du Seigneur, et tu prépareras ses chemins

pour donner à son peuple de connaître le salut par la rémission de ses péchés,

grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu, quand nous visite l'astre d'en haut,

pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres et l'ombre de la mort,

pour conduire nos pas au chemin de la paix.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Marie conservait toutes ces choses et les repassait au fond de son âme.

 

Prions

 

Faites, nous vous en conjurons, Seigneur, que la nouvelle naissance, selon la chair de votre Fils unique, nous délivre de l'ancienne servitude qui retenait nos âmes captives sous le joug du péché; par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit -il.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Prime

Jésus est circoncis

 

Le huitième jour, auquel l'Enfant devait être Circoncis, étant arrivé, il fut nommé Jésus. (Luc. 2, 21.)

Je vous salue, Marie...

 

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir. Gloire au Père...

 

Antienne : Quand les huit Jours au terme desquels devait avoir lieu la Circoncision de l'Enfant furent écoulés, on lui donna le nom de Jésus.

 

Psaume 43

 

Vous êtes mon Roi et mon Dieu; c'est vous qui ordonnez le salut de Jacob.

C'est par vous seul que nous pourrons abattre nos ennemis, c'est en votre Nom que nous pourrons fouler aux pieds ceux qui s'élèvent contre nous.

Tous les jours nous nous glorifierons dans notre Dieu, et nous célébrerons son Nom dans tous les siècles.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Quand les huit Jours au terme desquels devait avoir lieu la Circoncision de l'Enfant furent écoulés, on lui donna le nom de Jésus.

 

La Parole de Dieu

Lettre de Saint Paul Apôtre aux Romains (8 : 3-4)

 

Quand Dieu a envoyé son propre Fils dans notre condition humaine de pécheurs pour vaincre le péché, il a fait ce que la loi de Moïse ne pouvait pas faire à cause de la faiblesse humaine : il a détruit le péché dans l'homme charnel. Il voulait ainsi que les exigences de la Loi se réalisent en nous, qui ne vivons pas sous l'emprise de la chair mais de l'Esprit.

 

Prions

 

O Dieu, qui avez fait de votre Fils unique le Sauveur du genre humain, et qui avez voulu que, en cette qualité, il fût appelé Jésus, faites que, après avoir honoré par le dégagement des sens sa Circoncision et son saint Nom sur la terre, nous méritions de le voir face à face dans le ciel; par le même Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Tierce

L'enfant Jésus adoré par les Mages

 

Où est le Roi des Juifs nouvellement né? Nous avons vu son Etoile en Orient. (Matthieu 11,8.)

Je vous salue, Marie, etc.

 

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père...

 

Antienne : Voici que des Mages vinrent du fond de l'Orient à Jérusalem, et ils demandèrent : Où est le Roi des Juifs, qui vient de naître?

 

Psaume 74

 

Les rois de la mer et les lies éloignées lui présenteront des offrandes : les rois d'Arabie et de Saba lui apporteront des présents.

Tous les rois de la terre l'adoreront, toutes les nations lui seront soumises.

Il vivra, et on lui donnera de l'or de l'Arabie, et on l'adorera pour lui-même: et les jours seront employés à le bénir.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Voici que des Mages vinrent du fond de l'Orient à Jérusalem, et ils demandèrent : Où est le Roi des Juifs, qui vient de naître?

 

La Parole de Dieu

Livre de l'Apocalypse 15 : 4

 

Qui ne te craindrait, Seigneur ? A ton nom qui ne rendrait gloire ? Seul tu es saint ! Toutes les nations viendront se prosterner devant toi, car voici manifestés tes jugements !

 

Prions

 

O Dieu, qui illuminez toutes les nations, donnez, aux peuples qui croient en Vous la jouissance perpétuelle de la paix, et répandez dans nos cœurs cette brillante lumière que Votre Fils a versée dans l'âme des Saints Rois Mages. Par ce même Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Sexte

L'Enfant-Jésus est présenté au Temple

 

Ils le portèrent à Jérusalem, selon la loi de Moïse, pour le présenter au temple. (Luc 2, 22).

Je vous salue, Marie, etc.

 

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père.

 

Antienne : Dieu lui donnera le trône de David, son père.

 

Psaume 39

 

Vous n'avez pas voulu de sacrifices ni d'offrandes; mais vous m'avez formé un corps.

Vous n'avez pas demandé d'holocauste pour le péché, et j'ai dit alors : Voici que je viens.

Il est écrit de moi, dans tout le livre, que je ferai votre volonté; oui, mon Dieu, je l'ai voulu et j'ai placé votre loi au milieu de mon cœur.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Dieu lui donnera le trône de David, son père.

 

La Parole de Dieu

Lettre aux Hébreux 10 : 5-7

 

En entrant dans le monde, le Christ dit, d'après le Psaume :Tu n'as pas voulu de sacrifices ni d'offrandes,mais tu m'as fait un corps. Tu n'as pas accepté les holocaustes ni les expiations pour le péché; alors, je t'ai dit : Me voici, mon Dieu,je suis venu pour faire ta volonté, car c'est bien de moi que parle l'Écriture.

 

Prions

 

Dieu puissant et éternel, nous adressons nos humbles prières à Votre Auguste Majesté; afin que de même que Votre Fils nous a été présenté revêtu de notre chair mortelle, ainsi nous puissions nous mêmes Vous être présentés avec des cœurs qui participent à sa pureté. Par ce même Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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L'enfant Jésus s'enfuit en Egypte

 

Levez-vous, prenez l'Enfant et sa Mère et fuyez en Egypte, car Hérode cherchera l'Enfant pour le faire mourir. (Matthieu 2, 4 3).

Je vous salue, Marie...

 

V. O Dieu, venez a mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père.

 

Psaume 2

 

Antienne : Dès lors, Joseph s'étant levé, prit l'Enfant et la Mère, et se retira en Egypte.

 

Pourquoi les nations ont-elles frémi de courroux? Pourquoi les peuples ont-ils formé de vains complots?Les rois de la terre se sont levés, et les princes se sont ligués contre le Seigneur et son Christ.

Brisons, ont-ils dit, le joug du Seigneur et de son Christ, rejetons-les loin de nous.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Dès lors, Joseph s'étant levé, prit l'Enfant et la Mère, et se retira en Egypte.

 

La Parole de Dieu

Livre d'Isaïe 4 : 2-3

 

En ce jour-là,le Germe que fera pousser le Seigneur sera l'honneur et la gloire des rescapés d'Israël, le Fruit de la terre sera leur fierté et leur couronne. Alors, ceux qui seront restés dans Sion,les survivants de Jérusalem,seront appelés saints :tous seront inscrits dans Jérusalem, et ils vivront.

 

Prions

 

Seigneur Jésus, qui avez mieux aimé conserver Votre vie par une fuite humiliante pour un Dieu que par les miracles de Votre puissance, faites que, marchant sur vos traces, nous ne concevions point de pensées orgueilleuses; mais que, fermement attachés à Votre esprit d'humilité, nous vivions de Votre vie, et méritions d'entrer avec Vous dans les tabernacles éternels. Vous qui vivez et régnez avec le Père, dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Vêpres

L'enfant Jésus sort d'Egypte et Revient dans la maison de Nazareth

 

N'est-ce pas là le Fils du charpentier? Sa Mère ne se nomme-t-elle pas Marie? (Matthieu 13, 55).

Je vous salue, Marie...

 

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père.

 

Psaume 67

 

Antienne : L'ange du Seigneur apparut en Egypte a Joseph pendant son sommeil, et lui dit de retourner dans la terre d'Israël.

 

Vous avez transporté votre vigne de la terre d'Egypte.

Son ombrage a couvert les montagnes, et ses branches ont passé la hauteur des cèdres.

Seigneur, lorsque vous marchiez vous-même devant votre peuple au milieu des sables du désert,

La terre s'est émue, les cieux répandirent leurs influences à la voix du Dieu du Sinaï, à l'aspect du Dieu de Jacob.

O Dieu, votre peuple a vu votre marche; il a vu la marche de mon Dieu, de mon Roi, qui habite dans le Saint des saints.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : L'ange du Seigneur apparut en Egypte a Joseph pendant son sommeil, et lui dit de retourner dans la terre d'Israël.

 

Psaume 113

 

Antienne : Le Seigneur habita dans la petite ville de Nazareth.

 

Lorsque Israël sortit de l'Egypte, et Jacob du milieu d'un peuple barbare,

La Judée devint le sanctuaire de Dieu, et Israël fut le peuple de sa puissance.

La terre s'est émue devant la face du Seigneur, à l'aspect du Dieu de Jacob.

Gloire au Père, etc.

 

Antienne : Le Seigneur habita dans la petite ville de Nazareth.

 

La Parole de Dieu

Livre de Jérémie 31 : 7-8

 

Poussez des cris de joie pour Jacob,acclamez la première des nations !Faites résonner vos louanges et criez tous :« Seigneur, sauve ton peuple,le reste d'Israël ! » Voici que je les fais revenir du pays du Nord,et que je les rassemble des extrémités du monde. Il y a même parmi eux l'aveugle et le boiteux,la femme enceinte et la jeune accouchée; c'est une grande assemblée qui revient. Ils étaient partis dans les larmes,dans les consolations je les ramène ; je vais les conduire aux eaux courantes par un bon chemin où ils ne trébucheront pas. Car je suis un père pour Israël, Éphraïm est mon fils aîné. Parole du Seigneur.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : Le Seigneur s'est rappelé de son amour, sa fidélité en faveur d'Israël.

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent;

Déployant la force de son bras, il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour,

de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Le Seigneur s'est rappelé de son amour, sa fidélité en faveur d'Israël.

 

Prions

 

O Dieu qui, pour faire accomplir à Votre Fils les antiques prophéties, l'avez rappelé de la terre d'exil dans la patrie de Votre peuple; faites-nous la grâce de mépriser les chaînes dans lesquelles le monde cherche à nous retenir captifs, et d'entrer ainsi dans la liberté de vos vrais enfants. Faites aussi que ce Fils adorable, après avoir pris extérieurement sur Lui toutes nos faiblesses; nous change et nous réforme intérieurement par Son Divin Esprit pour le temps et l'éternité: ô Vous, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Amen.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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Complies

L'Enfant Jésus, à l'âge de 12 ans, se montre le Temple au milieu des Docteurs

 

Quand il était âgé de douze ans, ils le conduisirent a Jérusalem, au temps de la fête... et il se sépara d'eux... et il fut retrouvé dans le temple... mais, retournant avec eux, et il leur était soumis, (Luc. 2. 42, 51.)

Je vous salue, Marie, etc.

 

V. O Dieu, notre Sauveur, convertissez-nous.

R. Et détournez de nous votre juste colère.

V. O Dieu, venez à mon aide.

R. Seigneur, hâtez-vous de me secourir.

Gloire au Père, etc.

 

Psaume 48

 

Antienne : Tous ceux qui l'entendaient, étaient étonnés de sa prudence et de la sagesse de ses réponses.

 

Ecoutez nations, écoutez les paroles de ma bouche.

Ma bouche vous dira les paroles de la sagesse: et la méditation de mon cœur vous enseignera la prudence.

Je prêterai l'oreille à l'inspiration, et j'expliquerai ma pensée dans mes cantiques.

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit,

au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Antienne : Tous ceux qui l'entendaient, étaient étonnés de sa prudence et de la sagesse de ses réponses.

 

La Parole de Dieu

Livre de l'Apocalypse 22 : 4-5

 

Les serviteurs de Dieu lui rendront un culte ; ils verront son visage, et son nom sera écrit sur leur front. La nuit n'existera plus, ils n'auront plus besoin de la lumière d'une lampe ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera, et ils régneront pour les siècles des siècles.

 

Cantique de Syméon

 

Antienne : J'ai vu de mes yeux le Sauveur : Lumière des peuples.

 

Maintenant, ô Maître souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller en paix, selon ta parole.
Car mes yeux ont vu le salut que tu préparais à la face des peuples :
lumière qui se révèle aux nations et donne gloire à ton peuple Israël.

Gloire au Père...

 

Antienne : J'ai vu de mes yeux le Sauveur : Lumière des peuples.

 

Prions

 

O Dieu qui avez rendu admirable la sainte Enfance de votre Fils par ses étonnantes questions et ses sages réponses au milieu des docteurs, versez, s'il vous plaît, en nous votre esprit de sagesse : et, puisque vous avez voulu que sur la terre il fût soumis à ses créatures, formez nos cœurs à l'humilité et à une filiale soumission envers Vous: par le même Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

 

V. Le Verbe s'est fait chair,

R. Il a habité parmi nous.

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