Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Images Saintes
Publicité
Archives
Newsletter
Derniers commentaires
Images Saintes
  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
30 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

Le Mois des Saints Anges

 00581_hires

Trente-et-unième jour

Que nous ne devons cesser de remercier nos saints Anges des soins tout miséricordieux et tout paternels qu'ils nous prodiguent, des services qu'ils nous rendent, et pour les grâces qu'ils nous obtiennent

 

Point de doctrine

 

La reconnaissance est une prière, et la prière la plus agréable à Dieu et à ses Anges; l'ingratitude ferme les canaux des grâces; c'est une gelée, dit saint Bernard, qui fait périr en un instant ce qui faisait l'objet de nos espérances. Les fleuves, dit quelque part la sainte Ecriture, rendent à la mer les eaux qui les alimentent et qu'ils ont reçues d'elle; et la mer s'empresse d'en emplir les nues qui les leur reportent: ainsi en agit Dieu: ainsi en agissent ses Anges en son nom, qu'il charge de dispenser ses grâces; ainsi en agissent-ils à notre égard lorsque nous sommes reconnaissants; leurs dons alors ne tarissent jamais, ne cessent jamais de pleuvoir sur nous.

 

Traits de l'Ecriture Sainte

 

Reconnaissants pour tous les services que l'ange Raphaël avait rendus à Tobie et à sa famille, ceux-ci se disent entre eux « Quelle récompense pourrons-nous lui donner, qui ait quelque proportion avec les biens dont il nous a comblés? » « Il m'a conduit et ramené dans une parfaite santé, dit le jeune Tobie; il a été lui-même recevoir l'argent de Gabelus; il m'a fait contracter l'heureuse alliance que j'ai formée; il a éloigné de mon épouse le démon; il a rempli de joie son père et sa mère; il m'a délivré du monstre qui était prêt à me dévorer; il vous a fait voir à vous-même, mon Père, la lumière du ciel; et c'est par lui que nous nous trouvons comblés de toute sorte de biens. Que pouvons-nous donc lui donner qui égale tout ce qu'il a fait pour nous? » Et l'Ange témoin de leur reconnaissance, leur dit: « Pax vobis. Que la paix soit avec vous »; puis se retire.

 

Réflexions pratiques

 

Que de services rendus par nos saints Anges gardiens! que de grâces, que de bienfaits reçus par leur médiation! et cependant où est notre reconnaissance? Ingratitude monstrueuse du cœur humain! et, au milieu de tout cela, il en est encore, peut-être, même parmi quelques-uns de ceux qui font profession de croire, qui nient ou mettent en oubli ces esprits bienheureux si pleins de tendresse, de bonté et de charité pour nous. Par quelque côté qu'on étudie la religion, on y voit partout l'action bienfaisante et miséricordieuse des saints Anges, et on nie leur existence ou leurs bienfaits. Forcés d'exercer la justice de Dieu envers les coupables, comme en étant les ministres, ainsi qu'ils le sont de sa miséricorde, on voit partout des traces de leur action dans l'exercice de cette redoutable justice, et on ne tremble pas. O mon Dieu! que le péché a donc fait de mal à nos âmes. Saints Anges! nous vous en conjurons par les entrailles de la miséricorde du Dieu dont vous êtes les ambassadeurs et les ministres, pour cela, ne nous abandonnez pas, écoutez les prières de ceux qui vous sont encore restés fidèles, et sauvez les coupables. Sauvez-nous, sauvez-les, sauvez la France, sauvez le monde entier gémissant sous les excès de l'incrédulité! Puisse-t-il en être ainsi. Amen.

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

 

Fin du Mois des Saints Anges

Pour télécharger l'intégralité des méditations du Mois des Saints Anges (pdf), cliquer ici

 455_001

Prochain Mois de Dévotion,

le Mois des Ames du Purgatoire,

Rendez-vous le 31 octobre

Publicité
27 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

Le Mois des Saints Anges

 9anges

Vingt-huitième jour

Les saints Anges portent une grande haine au péché et ils le poursuivent par tout où ils le rencontrent, pour nous apprendre à le fuir si nous ne voulons qu'ils soient auprès de nous des ministres de justice, au lieu d'être ceux de la miséricorde

 

Point de doctrine

 

Le péché est une révolte contre Dieu, et les Anges sont les amis de Dieu. N'est-il pas naturel que l'ami défende celui qu'il aime lorsqu'il est attaqué? Ainsi les Anges qui aiment Dieu, poursuivent-ils le péché partout où il se rencontre, au cri de guerre: qui est semblable à Dieu! Si Michel et les anges fidèles ont fait la guerre à Lucifer et aux Anges rebelles, ce n'est pas pour autre raison que celle-ci; c'est qu'ils ont péché contre Dieu, qu'ils se sont révoltés contre Dieu, et lui ont par leur révolte déclaré la guerre.

 

Traits de l'Ecriture Sainte

 

Adam, le père du genre humain, pèche dans le Paradis terrestre, contre Dieu, par désobéissance, et aussitôt on voit les Anges ministres des vengeances divines, s'armer contre lui; un chérubin, un glaive flamboyant à la main, se montre à la porte du Paradis terrestre, pour lui en interdire l'entrée, lorsqu'il en a été chassé. David a péché en faisant par amour-propre le dénombrement de son peuple, montrant par-là qu'il comptait plus sur l'homme que sur Dieu, et voilà que trois fléaux lui sont donnés à choisir; il choisit le fléau de la peste, et du matin au temps marqué soixante-dix mille hommes sont frappés de la main de l'Ange exterminateur, qui ne remet l'épée dans le fourreau que quand David s'est humilié! Sennachérib a péché contre Dieu par un blasphème, et dans une seule nuit un Ange frappe de mort cent quatre-vingt cinq mille hommes de son armée, sous les murs de Jérusalem. Sodome a péché, et cette ville entière est brûlée par le feu du ciel; saris que les Anges veuillent lui faire grâce.

 

Réflexions pratiques

 

Le Seigneur l'a dit à Moïse, n'ayez garde de pécher devant l'ange que je vous envoie: car il ne vous épargnera point. S'il en est ainsi, qui ne tremblera pas lorsque l'ange du Seigneur est partout avec nous? Que de châtiments, que de malheurs pleuvent sur l'espèce humaine! que de morts! et en voilà souvent la cause, telle qu'elle sera connue au jugement de Dieu. O mon bon Ange! ne me punissez pas ainsi, bien que je ne l'aie, hélas! que trop mérité par le mépris que j'ai fait de vous en péchant en votre présence. Comme le Dieu de qui vous êtes le ministre, vous ne voulez pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive. Vous accordez grâce au repentir; et ce repentir qu'accompagne la honte, vous le voyez dans mon cœur. Faites-moi donc grâce, et je vous promets de ne plus pécher à l'avenir. Ainsi soit-il.

 

Prière : Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

 455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

5 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

 

Le Mois des Saints Anges

529_001

Sixième jour

Nos saints Anges Gardiens ont ordre de nous garder dans toutes nos voies

 

Point de doctrine

 

« Il a ordonné à ses Anges de vous garder dans toutes vos voies » (Psaume 90). Ce n'est pas seulement dans la maison; c'est dans le chemin; c'est au désert; c'est sur les fleuves; c'est quand la foule vous environne, comme quand vous êtes seul; quand vous dormez, comme quand vous veillez. « Il ordonné; et qui a ordonné, demande saint Bernard? à qui a-t-il ordonné? concernant qui a-t-il ordonné? et qu'a-t-il ordonné? qui a ordonné? Dieu, la souveraine majesté! A qui a-t-il ordonné? à ses Anges, qui le voient face à face. Concernant qui? touchant l'homme. Et que lui a-t-il ordonné touchant l'homme? de le garder dans toutes ses voies, en tout lieu, en tout temps, partout et toujours; qu'es-tu donc, ô homme! ô créature misérable! pour mériter une telle faveur? Qu'est-ce que l'homme ô mon Dieu! pour que vous daigniez ainsi vous souvenir de lui? ou qu'est le fils de l'homme, pour que votre amour vous porte à lui prodiguer tant de soins? »

 

Traits de l'Ecriture Sainte

 

Agar est au moment de périr au désert, où elle se croit abandonnée du ciel et de la terre, et elle y est visitée, consolée et assistée par un ange. « L'ange du Seigneur ma gardée, dit Judith, soit lorsque je suis sortie de cette ville, soit lorsque je suis demeurée là, soit lorsque je suis revenue ici ».


 

Réflexions pratiques

 

Quel sujet de confiance pour moi! quelle pensée consolante! Je resterai donc convaincu maintenant que partout où je serai, en quelque lieu de la terre que je me trouve, mon bon Ange y sera avec moi, pour me garder, me protéger et me défendre contre toute espèce d'ennemis. O céleste ambassadeur! qu'il est si honorable pour moi d'avoir à mes côtés, qui marchez avec moi quand je marche, qui avec moi vous arrêtez quand je m'arrête, qui veillez tandis que je sommeille! que je ne sois donc jamais assez ingrat ni assez criminel pour vous oublier, mais que je marche toujours dans le souvenir de votre présence, jusqu'à ce qu'il me soit donné de vous être uni dans la gloire éternelle. Ainsi soit-il.

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

29 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

Le Mois des Saints Anges

 908_001

Trentième jour

Les saints Anges assistent au moment de la mort ceux qui leur ont été fidèles pendant la vie

 

Point de doctrine

 

Le moment de la mort est le moment décisif pour notre éternité. A cette dernière heure l'Enfer fait ses derniers efforts, livre ses derniers combats; et malheur à nous! si nous sommes délaissés seuls à cette heure. L'Ange du Seigneur n'oubliera point alors celui qui ne l'a point oublié pendant sa vie et qui a été fidèle à ses inspirations. Ainsi que le Dieu de bonté qui nous l'a envoyé pour veiller à notre salut et nous servir de défenseur l'a promis, il ne nous quittera point qu'il ne nous ait introduit dans la terre de promission, et délivré pour toujours des fureurs du lion rugissant. Que s'il ne se voit pas assez fort pour résister lui seul, il appellera à son secours des légions d'Anges qui seront à l'instant à ses ordres, pour lui prêter secours, comme lui-même prête secours aux autres lorsqu'ils le réclament, se prêtant mutuellement secours , ainsi qu'il a été dit.

 

Traits de l'Ecriture

 

Jacob meurt entre les mains de son bon Ange à qui il a été fidèle pendant sa vie et de qui il réclame la, bénédiction sur ses enfants, Lazare meurt et il est porté dans le ciel par la main des Anges; la très sainte Vierge, notre bonne mère meurt, et elle est aussi elle-même portée dans le ciel, par la main des Anges.

 

Réflexions pratiques

 

Quelle mort consolante! quel bonheur! mourir entre les bras de son bon Ange, être porté dans le ciel par la main des Anges! O mon bon Ange! que je veux vous être fidèle pendant ma vie, pour mériter un pareil honneur pour mériter d'être porté par vous dans le sein du Paradis; d'être introduit par vous dans ce lieu de délices que Dieu a préparé à ses élus dès le commencement du monde; d'être mis, par vous, en possession de cette terre promise, dont celle donnée aux enfants de Jacob, ne fut que la figure. Je sais bien, hélas! que je suis la faiblesse et la misère même, qu'il ne faut qu'un instant pour m'égarer et me perdre; mais priez pour moi, ô mon bon Ange! avertissez-moi, châtiez-moi, s'il le faut, pour me forcer de rentrer en moi-même lorsque je serais tenté de sourire à mes passions ou au monde; afin que je ne sois jamais séparé de vous, pendant ma vie, à ma mort, et durant toute l'Eternité. Ainsi soit-il.

 

Prière: Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation: Reine des Anges, priez pour nous.

 455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

28 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

Le Mois des Saints Anges

 Ángel_de_la_Guarda

Vingt-neuvième jour

Les saints Anges exécuteront avec un grand éclat les ordres de la Justice de Dieu au jour du Jugement. Pensons-y d'avance pour ne pas nous trouver pris au dépourvu

 

Point de doctrine

 

Jésus-Christ doit juger le monde; et quand ce jour affreux sera venu, il enverra ses Anges et leur donnera ses ordres qu'ils rempliront avec ponctualité et avec la promptitude de l'éclair. « Mittet Angelos suos ». Les uns placés aux quatre coins du monde, feront résonner le son de la trompette fatale qui doit réveiller les morts et les appeler au Jugement de Dieu; les autres sépareront les élus d'avec les réprouvés; celui-ci fera entendre ce cri dans les airs: « Tout est fini; un autre, qui a un pied sur la terre et l'autre sur la mer, lève lés mains vers le ciel, et jure par celui qui vit dans les siècles des siècles qu'il n'y aura plus de temps; que la dernière heure du monde est sonnée ».

 

Traits de l'Ecriture

 

Saint Jean, dans son Apocalypse, montre sept Anges ayant chacun une coupe de malheurs dans les mains; malheurs qui doivent précéder le Jugement. Le premier répand sa coupe sur la terre, et ceux qui ont reçu le caractère de la bête, sont couverts de plaies; le second répand sa coupe sur la mer, et elle devient comme le sang d'un mort; le troisième répand sa coupe sur les fleuves dont les eaux sont de même changées en sang, pour donner à boire du sang à ceux qui ont versé le sang; le quatrième répand sa coupe sur le soleil, et le soleil reçoit le pouvoir de tourmenter les hommes par l'ardeur du feu; les hommes en cet état blasphémeront le nom Dieu; le cinquième répand sa coupe sur le trône de la bête, et son royaume devient ténébreux; les hommes qui l'ont suivie, dans leur rage se mordent la langue; le sixième répand sa coupe sur le grand fleuve d'Euphrate, et ses eaux sont désséchées; le septième répand sa coupe dans les airs, et au même instant il se fait des éclairs, des bruits, des tonnerres et, un si grand tremblement de terre, qu'on n'en ressentit jamais de pareils dès le commencement. Grand nombre d'autres saints Anges remplissent d'autres missions, et l'on voit arriver le Fils de l'homme sur les nuées du firmament, précédé de sa Croix brillante comme le soleil, environné de gloire de de majesté; et le Jugement commence.

 

Réflexions pratiques

 

Quel malheur pour nous de ne pas penser à ce dernier jour, à ce jugement redoutable! Les passions nous aveuglent; les faux biens de la vie nous amusent; l'agitation du monde et ses coupables plaisirs nous distraient et nous empêchent de réfléchir; en attendant, le temps s'enfuit; l'éternité approche; la vie nous échappe; nous voilà arrivés au jugement de Dieu sans y avoir pensé, et classés parmi les réprouvés; sans qu'il nous soit plus jamais donné de pouvoir changer notre sort. Saints Anges, prenez pitié de nous, faites résonner d'avance à nos oreilles cette trompette fatale qui doit réveiller les morts; afin qu'épouvantés nous nous convertissions et échappions à la colère du souverain Juge. Ainsi soit-il.

 

Prière: Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation: Reine des Anges, priez pour nous.

 455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

Publicité
26 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

Le Mois des Saints Anges

 4_Icon_Ukranian_of_Archangel_Michael__2_

Vingt-septième jour

Les saints Anges veulent que nous soyons établis dans la charité et que nous soyons unis, que nous nous aimions les uns et les autres comme ils s'aiment eux-mêmes éternellement dans les deux

 

Point de doctrine

 

Les saints Anges établis au le ciel dans l'amour divin et la divine charité qu'ils ne peuvent plus perdre, Veulent que nous nous y établissions nous-mêmes sur la terre, pour mériter de leur être réunis un jour dans la céleste patrie, où la charité seule peut pénétrer; la charité étant le seul point qui sépare les élus des réprouvés, dit saint Augustin. De là saint Bernard enseigne-t-il, que les saints Anges, les Anges de paix, avant toutes choses attendent de nous, l'union et la concorde, sans quoi tous les soins qu'ils prennent pour notre salut seraient inutiles.

 

Traits de l'Ecriture Sainte

 

Les saints Anges qui apparurent sur le berceau du Sauveur au jour de sa naissance, dans l'étable de Bethléem; là ils chantèrent et célébrèrent la double charité qui devait être le fruit des souffrances et de la mort de ce Dieu Sauveur, en disant: « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ».

 

Réflexions pratiques

 

Dans quel état est mon âme? Suis-je dans la Charité? Aimé-je tous mes frères? S'il n'en est pas ainsi, j'attriste les Anges du Seigneur, car rien ne les afflige autant que nos dissensions, dit saint Bernard, au lieu déjà cité, nous voyant marcher par là à notre perte éternelle. Je m'arrêterai donc, et je me dirai à moi-même: « Veux-tu sauver ton âme? Si tu veux la sauver, pardonne à ceux qui t'ont offensé; fais du bien .à ceux qui te font du mal; prie pour ceux qui te persécutent; aime enfin tous tes frères: alors tu vas porter la joie dans: le cœur de ton bon Ange; alors ton charitable guide va se rassurer sur ton sort éternel; il va redoubler ses soins près de toi pour assurer ton salut ». Mon saint Ange gardien, comme je ne puis rien sans le secours de la grâce, obtenez-moi celle de faire toutes ces choses, afin que je vive et que je meure dans la charité, et que quittant cette vie d'épreuves, je sois reçu avec vous dans la joie et la paix de la bienheureuse éternité. Ainsi soit-il

 

Réciter la prière à Marie Reine des Anges, suivie de Neuf Gloire au Père et de neuf fois l'invocation : « Reine des Anges, priez pour nous ».

 455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

23 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

Le Mois des Saints Anges

 216_001

Vingt-quatrième jour

Les saints Anges nous exhortent et nous portent à adorer et aimer Dieu, par leurs inspirations et par leur exemple

 

Point de doctrine

 

Ces bienheureux esprits, désirant ardemment notre salut, « observent attentivement de quelle manière nous nous conduisons au milieu de cette génération perverse et corrompue, dit Hugues de St-Victor; soigneusement ils examinent avec quelle ardeur nous cherchons le royaume de Dieu et sa justice », afin de nous exciter par tous les moyens possibles s'ils aperçoivent que nous venions à nous négliger là-dessus, et eux-mêmes, pour relever notre courage et nous enflammer, nous donnent l'exemple.

 

Traits de l'Écriture Sainte

 

Les Séraphins se sont montrés debout sur les marches du trône de Dieu, le louant, aux yeux du prophète Isaïe, afin de l'exhorter à en faire autant; et pour Je mettre en état de le faire, un d'entre eux, ou un envoyé par eux qui le représente, vient purifier ses lèvres avec un charbon ardent; ils criaient, s'adressant l'un à l'autre comme pour s'exhorter et s'enflammer mutuellement: « Saint, saint, saint est le Seigneur, Dieu des armées; toute la terre est remplie de sa gloire ». Ezéchiel a vu les Chérubins, l'exhortant de même sous différentes allégories, à louer Dieu. Pareils à l'aigle qui voltige au-dessus de ses petits pour leur apprendre à voler, et qui , s'abaissant, les prend et les porte sur son dos, lorsque l'effroi s'emparant d'eux, ils craignent de retomber vers la terre, ces bienheureux esprits, sont sans cesse là à côté de nous pour nous encourager, jusqu'à ce que avec eux nous allions contempler, au ciel, la majesté divine, avec eux, pour l'adorer et l'aimer éternellement.

 

Réflexions pratiques

 

Qui me donnera de connaître mon Dieu, au travers des allégories avec Ezéchiel, et de l'aimer avec le prophète Isaïe, à l'exemple des Chérubins et des Séraphins, autant qu'ils le connaissent et qu'ils l'aiment. Bienheureux esprits, frottez mes yeux avec le collyre, afin qu'ils s'ouvrent; purifiez mon cœur et mes lèvres avec un charbon ardent, afin qu'avec vous je puisse éternellement chanter, en l'aimant, mon Dieu et mon Créateur: disant avec vous: « Saint, saint, saint est le Seigneur mon Dieu ».

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

 455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

19 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

 

Le Mois des Saints Anges

roc-ssst-art-angel-w-lily-web

Vingtième jour

L'éclatante beauté des Anges

 

Point de doctrine

 

La beauté des anges est un mystère qui ne nous sera dévoilé que dans l'autre vie; étant de purs esprits, et ce qui est esprit ne pouvant se peindre aux sens, il en résulte que tout ce que nous pouvons connaître ici-bas de leur beauté, ne nous vient que par les images ou les figures sous lesquelles ils se sont présentés aux hommes; c'est-à-dire, les différentes apparitions qu'ils ont faites sur la terre, peuvent seules, quoique sous des figures empruntées, nous eu donner quelque idée.

 

Traits de l'Ecriture Sainte

 

Daniel parlant de l'ange qui lui apparut auprès du fleuve du Tigre, dit que sa face était éclatante comme la lumière qui précède la foudre, et que ses yeux avaient l'éclat d'une lampe ardente. Nos yeux corporels ne sont pas faits pour soutenir ici bas l'éclat d'une si grande beauté, dont la vue serait plutôt capable de nous faire mourir que de nous laisser dans le ravissement. De là ce proverbe dans l'ancienne alliance, lorsque quelqu'un avait vu un ange: il va mourir; et l'on sait que Manué, père de Samson, tint ce langage après la disparition de l'ange, disant à son épouse, qui comme lui l'avait vu, nous allons mourir, car nous avons vu Dieu. Ceux qui apparurent sur le Calvaire, se montrèrent dans leur éclat terrible aux gardes du sépulcre, qui parurent comme morts, et ils fussent morts en effet, si Dieu, par un secret de son adorable providence n'eût voulu se les réserver pour servir à leur manière de preuve à la résurrection; tandis que ceux qui apparurent aux saintes femmes leur apparurent sous les formes douces d'un jeune homme.

 

Réflexions pratiques

 

Saints anges, que j'éprouve de joie d'apprendre que vous êtes revêtus d'une si éclatante beauté, d'une beauté qui ne se fane point comme lé font toutes les beautés de la terre, qui ne durent qu'un moment! Puisse mon âme, par vos charitables soins, devenir belle comme vous êtes, et mériter par là de vous être associée un jour dans la bienheureuse éternité! Ainsi soit-il.

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

22 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

Le Mois des Saints Anges

 288_001

Vingt-troisième jour

Les saints Anges voient dans le secret comme en public, les vierges, pour ne pas perdre leurs bonnes grâces et leur protection, doivent donc soigneusement veiller sur elles-mêmes dans le secret comme dans le public

 

Point de doctrine

 

« Qu'une vierge, dit saint Basile, quand elle est seule comme quand elle est en compagnie, se craigne et se respecte elle-même, ainsi que sa propre conscience, et son ange gardien qui est toujours avec elle! Si un homme ne doit point mépriser la face d'un ange auquel le soin de son âme est confie, à plus forte raison une vierge dont il est le paranymphe, et dont il garantit la fidélité à son époux céleste elle doit être convaincue à ne jamais l'oublier un seul instant, que, quoique ces esprits célestes soient invisibles à nos yeux corporels, nous ne saurions échappera leurs regards incorporels. Si une vierge craint les yeux d'autrui, beaucoup plus doit-elle craindre la vue de ces esprits qui sont si purs, si pénétrant et si élevés au-dessus de ceux des hommes; que si elle redoute particulièrement les yeux de la multitude, qu'elle redoute bien plus celle-ci! celle des saints Anges sous le regard desquels elle se trouve partout, multitude si grande et si sainte; et qu'elle ait un soin extrême de ne rien faire en leur présence qui soit indigne de son état de vierge! »

 

Traits de l'Ecriture Sainte

 

Leurs anges voient toujours, dit le Sauveur dans son saint Evangile, ils voient toujours la face de son père céleste qui est dans les cieux; de même voient-ils toujours, en tous lieux, en tout et partout, ceux que le père céleste a confié à leur garde. Dieu, en présence de qui je suis, en présence de qui je marche, avaient coutume de dire les saints patriarches. Il s'agit là des saints Anges qui représentent Dieu, comme de Dieu lui-même; car fréquemment les prophètes et autres de l'ancienne alliance, après avoir été favorisés de la visite d'un Ange, s'exprimaient comme s'ils avaient vu Dieu lui-même, disant: « J'ai vu le Seigneur ». En effet, l'ambassadeur n'est-il pas le représentant de celui qui l'a envoyé?

 

Réflexions pratiques

 

Si jusque là j'avais eu cette conviction bien intime, que partout j'étais sous les yeux de mon Ange gardien, dans les ténèbres comme dans la lumière, dans les lieux les plus reculés comme devant le public, que de fautes j'aurais évitées par respect pour ce saint Auge. Ah! désormais que je ne l'oublie pas, mon salut en dépend!

 

Prière : Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

 455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

11 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

 

Le Mois des Saints Anges

142_001

Douzième jour

Les Anges Gardiens s'éloignent peu à peu de l'âme en état de péché mortel, qui veut persévérer dans cet état, et finissent par se déclarer contre elle

 

Point de doctrine

 

« Comme la fumée met en fuite les abeilles, et la mauvaise odeur les colombes, dit saint Basile, de même l'infection du péché fait fuir l'ange chargé du soin de nous garder ». « Les anges aiment celui que vous aimez, ô mon Dieu, dit Hugues de Saint Victor; ils protègent celui sur lequel vous jetez des regards de tendresse; mais ils abandonnent ceux dont vous vous retirez vous-même; ils haïssent ceux qui commettent l'iniquité, parce qu'il sont vos ennemis, et que faisant le mal, ils donnent de la joie aux démons, et attristent toute la cour céleste ».

 

Traits de l'Ecriture Sainte

 

Les saints anges se retirent de Sodome, et l'abandonnent à toute la rigueur delà justice de Dieu, parce qu'elle veut persévérer dans le péché, et que sa malice est à son comble. Abraham, le père des croyants, afin d'apaiser par leur médiation la colère de Dieu, et détourner de dessus cette ville infâme les traits de sa redoutable justice, prie, mais c'est en vain, il ne peut rien obtenir. Tel en agissent les saints anges envers l'âme qui veut persévérer dans la malice du péché. Dans cet état, non seulement ils ne sont pas pour elle, mais ils se déclarent contre elle pour la punir. Dieu fait dire au peuple d'Israël, par Moïse: « Je vous envoie mon ange pour marcher à votre tête, et vous garder dans vos voies; mais prenez garde de l'écouter, parce que si vous venez à tomber dans le péché il vous punira, étant là pour me représenter dans ma justice comme dans ma miséricorde, et mon nom est en lui ». Quelques moments avant la ruine de Jérusalem, on entendit la voix des anges faisant entendre ce cri effrayant: « Sortons d'ici! sortons d'ici! Ce n'est plus la maison de Dieu! »

 

Réflexions pratiques

 

Si je suis dans l'état du péché mortel, quel malheur pour moi! abandonné de Dieu, abandonné des saints anges, hélas! que vais-je devenir? qui va me montrer le chemin dans les voies inconnues, n'ayant plus de guide? qui va me délivrer au moment du péril, n'ayant plus de défenseur? qui va me consoler dans mes peines? n'ayant plus de consolateur? Maudit péché, affreux germe de Satan! sors donc démon, âme! car je ne veux plus vivre sous ton funeste empire. Voilà qu'à cause de toi, celui qui me sauva de tant de périls, s'est maintenant déclaré contre moi. Non je ne veux plus vivre dans le péché. O mon bon ange! vous êtes témoin de ma résolution, revenez donc à moi quand je reviens à vous, vous promettant désormais de vous rester fidèle. Ainsi-soit-il.

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

10 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

 

Le Mois des Saints Anges

441_001

Onzième jour

Nos saints Anges Gardiens compatissent à nos maux, et prennent part à la joie que nous ressentons en Dieu

 

Point de doctrine

 

Bien que les saints anges, dans l'état de gloire où ils sont affermis pour toujours, ne soient plus susceptibles de douleur et de souffrance, cela n'empêche pas qu'ils ne compatissent, autant que l'état où ils sont puisse le leur permettre, aux maux que nous endurons. De là le prophète Isaïe parlant des maux que s'étaient attirés, à cause de leurs iniquités, les enfants d'Israël, dit que, voyant cela, les anges de paix pleurèrent amèrement: Angeli pacis amareflebunt. « Ces bienheureux esprits, compatissant à nos peines, et prenant part à la joie que nous éprouvons, s'identifient en quelque sorte avec nous, nous aident dans le travail, nous protègent dans le repos, dit Hugues de Saint Victor, ils nous encouragent dans le combat, nous couronnent dans la victoire, se réjouissent en nous, quand nous nous réjouissons en vous, ô mon Dieu ».

 

Trait de l'Ecriture Sainte

 

On voit parce que dit l'ange Gabriel touchant les Juifs captifs en Babylonie,combien il compatissait à l'état de ce peuple, et combien il s'affligeait de ce que sa captivité étant prolongée, sa foi s'affaiblissait dans ce mélange avec les infidèles. « Le prince des ténèbres, qui est à la tête du royaume des Perses, dit-il à Daniel, m'a résisté pendant vingt-un jours; mais Michel, le premier d'entre les princes de l'armée céleste, est venu à mon secours, et nous l'avons vaincu; en sorte que je suis demeuré là près du roi de Perse, pour l'affermir dans la résolution qu'il a prise en votre faveur ». L'Evangile nous apprend que les anges prennent part à la joie que nous goûtons dans le Seigneur, lorsque nous revenons sincèrement à lui, là où il dit, après avoir parlé de cette femme transportée de joie d'avoir retrouvé la dragme qu'elle avait perdue. « En vérité, je vous le dis, que telle sera dans le ciel la joie des anges de Dieu, sur un pécheur converti qui fait pénitence » (Luc 15: 10).

 

Réflexions pratiques

 

Combien les anges de Dieu n'ont-ils pas eu peut-être, hélas! à gémir et à pleurer sur mon compte! dans quel état suis-je? qui le sait? Saint Bernard tremble, sent ses cheveux se dresser sur sa tête, lorsqu'il lit ces paroles dans les livres saints, ou qu'il se les rappelle: « Personne ne sait s'il est digne d'amour ou de haine ». Ah! si les colonnes tremblent ainsi, que vont devenir les faibles roseaux. Une âme est parfois comparée à une ville; s'il en est ainsi, infortuné pécheur! Ne suis-je pas du nombre de celles dont parle Isaïe, qui furent le sujet des cris et des larmes des anges de paix? Ces villes étaient ruinées, renversées, réduites en cendres; les voies qui y conduisaient autrefois n'existaient plus; les chemins étaient rompus; il n'y avait plus personne qui y passât; tous ceux qui les avaient autrefois habitées étaient morts ou repoussés de devant la face de Dieu; parmi ceux qui vivaient encore, il n'y avait plus entre eux et Dieu de pacte d'alliance. Quel état fait pour effrayer! faudra-t-il donc que je désespère de mon salut? oh! non: Dieu promet le pardon à celui qui le lui demande humblement, par Jésus Christ notre Seigneur; il n'est que ceux qui endurcis dans le crime ne veulent pas s'humilier devant Dieu et se convertira lui qui périssent. « Saints anges Gardiens, qui aimez tant les âmes faites à l'image de Dieu et rachetées par le sang de Jésus-Christ, qui êtes si compatissants sur les maux que nous éprouvons, n'abandonnez donc pas, je vous en conjure, un pécheur repentant, un pécheur accablé sous le poids de ses remords, qui se présente devant vous et devant son Dieu avec un cœur contrit et humilié; qui jure d'aller accuser ses péchés au tribunal de la pénitence, et de laver son âme dans le sang de l'Agneau! Que je sois le bienheureux pécheur converti, le pénitent dont il est parlé dans le Saint Evangile, et dont le retour à son Dieu vous procure tant de joie dans le paradis! et qu'il me soit donné de célébrer un jour avec vous, et toute la Cour Céleste, les éternelles miséricordes du Seigneur, dans les transports d'une éternelle joie! Ainsi soit-il ».

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

7 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

Le Mois des Saints Anges

765_001

Huitième jour

Il faut se garder de scandaliser les petits enfants et les âmes faibles dans la foi, car leurs anges châtient et frappent souvent de mort ceux qui les scandalisent

 

Point de doctrine

 

Le Sauveur du monde annonce dans son saint Évangile, et l'indique d'une manière bien effrayante, que ceux qui scandalisent les petits enfants (terme sous lequel sont comprises les âmes faibles dans la foi), seront punis par leurs anges Gardiens, là où il dit: « N'ayez garde de mépriser un de ces petits enfants; car je vous le dis, leurs anges voient sans cesse la face de mon Père qui est dans les cieux, et ils ne provoqueront pas en vain sa redoutable justice » (Evangile selon Saint Matthieu 18: 10). Et dans le même chapitre, il est encore dit: « Pour celui qui scandalise un de ces petits qui croient en moi, il eût mieux valu pour lui, qu'on lui eût attaché une pierre de moulin au cou et qu'on l'eût jeté dans le fond de la mer ». « Oh qu'il est donc dangereux, dit saint Hilaire, de mépriser celui dont la faiblesse, dont les cris, les prières, les gémissements et les larmes sont portés par le ministère des anges au pied du trône de Dieu, du trône de ce Dieu terrible, éternel et invisible, dont la puissance et la justice sont si fort à redouter ».

 

Traits de l'Écriture Sainte

 

Héliodore, premier ministre de Séleucus roi de Syrie, pénètre dans le temple de Jérusalem avec de mauvais desseins; un grand scandale, s'il réussit, va en résulter pour les faibles, je dis pour les faibles, car les âmes bien affermies dans la foi, tels que les Mathatias et les Machabées ses enfants, rien ne les ébranle; ils mourraient plutôt que d'abandonner leur Dieu; Héliodore, dis-je donc, étant entré dans le temple avec de mauvais desseins, des anges apparurent, le renversèrent contre terre et le frappèrent de verges, au point qu'il fut resté mort sous les coups, si le grand prêtre Onias n'eut prié pour lui. Depuis, ce même Héliodore disait à son maître, que s'il avait quelque ennemi à faire châtier, il n'avait qu'à l'envoyer dans le temple de Jérusalem dans le même dessein que lui. Hérode, dont il est parlé au chapitre 12 du Livre des Actes des Apôtres, scandalise les faibles en s'attribuant la gloire qui appartient à Dieu, aussitôt l'ange du Seigneur le frappe, et il meurt rongé de vers comme un autre Antiochus. Saint Jérôme parle de parents d'une vierge qui furent tous frappés de mort subite, en ce qu'ils voulaient entraîner cette vierge dans les plaisirs du monde.

 

Réflexions pratiques

 

N'ai-je point scandalisé les petits enfants, les âmes faibles, par des irrévérences dans la maison de Dieu; par mon orgueil, qui m'a fait m'attribuer à moi-même la gloire qui n'appartient qu'à Dieu; par l'esprit de mondanité, qui m'a fait leur inspirer l'amour du monde ou les y porter, plutôt qu'à l'amour de la vertu et à la crainte de Dieu? ou ne les ai-je pas scandalisés de tout autre manière; soit par mon maintien, mes paroles ou mes actions; soit en leur prêtant de mauvais livres; ou en les leur laissant lire, ou en les autorisant par mon exemple à les lire ; soit par mes rapports scandaleux avec telles ou telles personnes; soit en négligeant les pratiques religieuses, ce qui les aurait portés à en faire autant, etc., etc.? Ah! s'il en est ainsi, combien n'ai-je pas sujet de craindre d'être châtié d'une manière exemplaire, d'être enveloppé dans quelque disgrâce effrayante, d'être couvert de plaies, rongé de vers, puni de mort, poussé à l'enfer, et cela par la main des anges de ceux que j'ai eu le malheur de scandaliser. Ah! Seigneur, vous avez exaucé le repentir de David, en lui pardonnant les péchés, que par son scandale il avait fait commettre aux autres, comme ceux qu'il avait commis lui-même; daignez en user de même à mon égard; je vous promets, moyennant le secours de votre sainte grâce, de réparer désormais, autant qu'il sera en moi, le mal que j'ai pu faire. Vous saints anges Gardiens de ces âmes infortunées que j'ai pu égarer, je comprends votre indignation et votre juste colère contre moi; c'est un barbare qui a fait périr l'enfant sous les yeux de son tuteur et de son père; mais ayez pitié de moi, pardonnez-moi, puisqu'en ce jour je change et que je me convertis. Qu'il en soit ainsi.

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

6 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

 

Le Mois des Saints Anges

759_001

Septième jour

Partout on doit porter un grand respect à son Ange Gardien

 

Point de doctrine

 

Dieu a ordonné à son Ange de te garder dans toutes tes voies, ô homme. « Combien cet ordre de ton Créateur, enflammant ta dévotion, affermissant ton espérance, ne doit-il pas t'inspirer de respect, s'écrie Saint Bernard. Marche donc avec précaution, dans toutes tes voies! puisque partout tu es sûr de rencontrer ton ange, se trouvant partout où tu te trouves, ainsi, qu'il lui a été ordonné de le faire. Quelle que soit la. maison que tu habites, ou la partie de cette maison, la plus secrète, comme la plus fréquentée, porte partout un grand respect à ton ange, qui partout se trouve a présent, et n'ose faire en sa présence ce que tu n'oserais faire si moi-même j'étais présent. Serait-il possible qu'on rencontre en toi l'incrédulité des enfants de perdition; et chez toi serait-elle arrivée au point de te faire nier (ou douter) de la présence de cet envoyé céleste, parce qu'étant un pur esprit, tu ne le vois pas des yeux du corps? Ah! ne sois pas si téméraire! sache à n'en pas douter, que l'ange envoyé pour ta garde, est partout présent devant toi, que partout il est avec toi; que, non seulement il est avec toi; mais qu'il est là pour toi, pour t'empêcher d'offenser Dieu et perdre ton âme, pour te protéger contre tes ennemis, et t'assister dans tous tes besoins ».

 

Trait de l'Ecriture Sainte

 

Balaam, fils de Beor, se met en chemin pour faire une mauvaise action, ne pensant pas que l'ange du Seigneur le suit partout. Dieu fait des miracles pour l'en convaincre, comme pour le détourner de son mauvais dessein. L'ânesse qui lui sert de monture, se détourne du chemin et se jette à travers les terres. Balaam la meurtrit de coups pour la ramener dans le chemin. Jetée entre deux murailles qui enferment des vignes, elle presse d'un côté , contre le mur, le pied de son maître barbare, qui continue à la battre. Arrivée en un lieu encore plus étroit, l'ânesse refuse d'avancer et tombe sous les pieds de cet homme infidèle, qui, transporté de colère, la bat avec encore plus de barbarie. Là, (miracle unique dans l'histoire sainte), le Seigneur ouvrant la bouche à l'ânesse pour la taire parler comme un être raisonnable, elle lui dit: « Que vous ai-je fait? pourquoi m'avez-vous déjà frappé trois fois? ne suis-je pas la bête que vous avez accoutumé de monter jusqu'à ce jour? dites moi si je vous ai jamais rien fait de semblable ». A cet instant le Seigneur ouvre les yeux à Balaam, et il voit l'ange debout dans le chemin, qui tient une épée nue à la main, pour l'empêcher de passer. Balaam s'humilie et honore l'ange, qui lui dit. Pourquoi avez-vous battu votre ânesse? je suis venu pour m'opposer à vous, parce que votre voie est corrompue, et si l'ânesse ne se fût détournée du chemin en me cédant, je vous eusse tué vous-même, tandis qu'elle serait restée en vie.

 

Réflexions pratiques

 

Combien de Balaam infidèles! hélas!ne suis-je pas de ce nombre? que de fois il m'est arrivé de ne pas penser à mon ange Gardien, surtout quand,peut-être, je me trouvais préoccupé de quelques mauvais desseins, où j'aurais eu un plus pressant besoin de son secours? Ai-je peut-être été cent fois au moment d'être frappé de mort, lorsque quelque circonstance ménagée par la Providence, contre laquelle je m'irritais, ma sauvé la vie, afin que j'eusse le temps de me reconnaître. Pardon, ô mon Dieu! pardon , ô mon bon ange, mon charitable guide! je promets d'être désormais plus fidèle. Ainsi soit-il.

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

4 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

 

Le Mois des Saints Anges

900_001

Cinquième jour

Les Saints Anges Gardiens

Dieu donne à chacun un Ange Gardien

 

Point de doctrine

 

La bonté de Dieu est si grande et si étonnante à notre égard, qu'outre les soins généraux qu'il a voulu que ses anges prissent de nous, en les plaçant à la tête des églises, des nations, des royaumes et des empires, il a voulu encore en donner un à chacun d'entre nous, afin qu'il veille sur nous d'une manière toute particulière. Angelis suis mandavit de te. « La foi nous enseigne, dit Godescard, que Dieu a destiné un Ange particulier à garder chacun de ses serviteurs, c'est-à-dire, chacun des justes, ou de ceux qui sont en état de grâce. L'Eglise ne s'est pas expliquée d'une manière aussi positive sur les pécheurs et les infidèles; mais les plus célèbres docteurs ont toujours cru qu'ils avaient chacun leur Ange Gardien; et ce sentiment, appuyé d'ailleurs sur l'autorité de l'Ecriture, est si solide et si universel, qu'il ne paraît pas possible d'en contester la vérité, surtout par rapport à ceux qui sont dans la communion de l'Eglise ». Dieu, daigne nous envoyer à chacun un Ange pour veiller à notre garde! « Quel honneur pour l'âme à qui ce céleste ambassadeur est envoyé pour prendre soin d'elle, s'écrie ici Saint a Bernard! et quelle marque d'une excessive charité de la part de Dieu! »

 

Trait de l'Ecriture Sainte

 

Les Anges étant de purs esprits ne sauraient, sans prendre une forme sensible, apparaître aux yeux de notre corps; et ce miracle a été fait en faveur de plusieurs. Gedéon a été du nombre de ces heureux mortels qui ont vu l'Ange du Seigneur sous une forme sensible: « Il était à battre et à dépouiller le froment, pour se sauver ensuite, et ne pas tomber entre les mains des Madianites, lorsque l'Ange lui apparut sous un chêne, et lui dit: « Le Seigneur est avec vous ». « Si le Seigneur est avec nous, répondit Gedéon, comment est-ce que tous ces maux sont tombés sur nous? Comment sommes-nous livrés entre les mains des Madianites? » Gedéon ayant dit ces mots, l'Ange, après l'avoir assuré de son assistance et de la protection du Dieu du Ciel, disparaît à ses yeux.

 

Réflexions pratiques

 

Après tant de bonté de la part de Dieu, qui est allé jusqu'à nous donner à chacun un de ses Anges pour veiller à notre garde, quelles actions de grâces lui en avons-nous rendu jusqu'à ce jour? Si un roi de la terre nous donnait un de ces hommes intrépides dans les combats qui font la gloire de ses armées, pour nous garder dans la traversée d'un désert périlleux, pourrions-nous n'être pas reconnaissants pour un si grand bienfait? Sommes-nous donc dispensés de la reconnaissance, par la raison que Dieu est si infiniment élevé au dessus des rois, et que toute grandeur n'est devant lui que comme si elle n'était pas? ou bien serait-ce parce qu'il est la bonté infinie? Mais, qu'ai-je dit, avons-nous manqué de la reconnaissance? avons-nous même su, ou l'avons-nous cru, que Dieu nous avait donné un Ange pour veiller à notre garde? Ah! nous nous lassons, nous nous épuisons chaque jour dans nos recherches, à connaître la cause de nos malheurs! et la voilà, c'est que la foi nous manque; c'est qu'en l'absence de la foi nous ne connaissons plus ces moyens de salut, ou nous n'y croyons plus. Alors avons-nous raison de dire, comme Gédéon: Pourquoi tous ces maux? comment sommes-nous livrés entre les mains de l'incrédulité? Revenons à la foi de nos pères, et comme eux nous serons sauvés. Retraçant leur piété, disons avec eux, nous adressant au Dieu des Anges: « Dieu qui, par un effet admirable de votre providence, daignez envoyer vos saints Anges pour veiller à notre garde; accordez à nos humbles supplications la grâce d'être toujours sous leur protection, et celle d'être éternellement en leur société dans le Ciel. Nous vous en supplions, par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit-il ».

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

3 septembre 2011

Le Mois des Saints Anges

 

Le Mois des Saints Anges

icon011

Quatrième jour

Saint Raphaël Archange

 

Point de doctrine

 

Saint Raphaël est aussi de l'ordre des Archanges. Il a fallu que la famille heureuse à laquelle il a été envoyé pour lui rendre, sous une forme visible, des services si majeurs et en si grand nombre, fût bien chère au cœur de Dieu. « Comme lorsque ceux des esprits célestes qui ont reçu un nom, ce nom répond à l'office qu'ils ont eu à remplir sur la terre, d'après l'ordre qu'ils en avaient reçu de Dieu », dit Saint Grégoire, Pape. Celui de ce bienheureux archange, est Raphaël, qui en hébreux signifie, « Le Médecin de Dieu », en ce que ce Saint Archange a rendu la vue au père Tobie.

 

Trait de l'Ecriture Sainte

 

Tobie, de la tribu de Nephtali, homme célèbre par sa piété, ses aumônes, et les soins de sa famille, perd la vue en prenant soin d'ensevelir les morts, durant la captivité. Il n'a qu'un fils, qu'il a élevé dans la crainte de Dieu. Se voyant près de mourir, il envoie ce cher fils à Ragès, au pays des Mèdes, pour toucher dix talents d'argent qu'il avait prêté à un nommé Gabélus. Le jeune Tobie se dispose au départ, lorsqu'un jeune homme se présente ceint et revêtu comme un voyageur, pour l'accompagner. C'est l'ange Raphaël qui vient à lui sous cette forme sensible, laissant ignorer qu'il est un archange. Il délivre le jeune Tobie d'un monstre sorti de l'eau prêt à le dévorer. Il lui fait faire une alliance des plus heureuses, et le délivre du démon Asmodée qui avait déjà fait périr sept hommes pour cause de sentiments dépravés. Enfin il va recevoir au nom du jeune Tobie la somme qui était l'objet du voyage, le ramène auprès de son vieux père, à qui il rend la vue, puis se fait connaître et se retire en disant: « Je suis l'ange Raphaël, un des sept qui sommes toujours présents devant le Seigneur, prêts à exécuter ses ordres ». (Tobie 12 : 15).

 

Réflexions pratiques

 

Que tous les voyageurs qui entreprennent un long voyage, que tous ceux qui contractent des alliances, que tous les malades et les infirmes n'ont-ils recours à l'archange saint Raphaël! Il arrive mille accidents dans les voyages auxquels on échapperait; on forme des alliances coupables que Dieu maudit, ou tout se damne, les pères, les mères et les enfants; enfin, on garde des maladies durant de longues années, et souvent l'on meurt avant son terme, pour n'avoir pas eu recours au guide fidèle du voyageur, à l'Ange qui 'préside aux alliances heureuses, enfin au médecin de Dieu, au Saint Archange Raphaël. « Bienheureux Archange, il est un voyage bien plus périlleux que ceux de la vie présente, qui est celui de l'éternité; une alliance bien plus durable, qui est celle de la vie ou de la mort éternelle; enfin une cécité et une maladie bien plus dangereuse, qui est celle du péché, qui conduit au tombeau de l'enfer où fut enseveli le mauvais riche de l'Evangile; nous vous en conjurons, venez à notre aide, et hâtez-vous de nous secourir, afin que, délivrés de tout danger, échappés aux fureurs du monstre qui sort de l'abîme, aux pièges funestes du démon Asmodée, et à la rage de tous les autres démons, nous arrivions sains et saufs à la vie éternelle, pour laquelle nous avons tous été créés. Ainsi soit-il ».

 

Prière :Auguste Reine des Cieux, Souveraine Maîtresse des Anges, Vous qui, dès le commencement, avez reçu de Dieu le pouvoir et la mission d'écraser la tête de Satan, nous Vous le demandons humblement: envoyez vos légions célestes pour que, sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l'abîme. « Qui est comme Dieu ? » O bonne et tendre Mère, Vous serez toujours notre amour et notre espérance! O divine Mère, envoyez les Saints Anges pour me défendre et repousser loin de moi le cruel ennemi! Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous! Réciter en suite neuf Gloire au Père suivis de neuf fois l'invocation : Reine des Anges, priez pour nous.

455_001

Pour recevoir chaque jour par E-mail la méditation du Mois des Saints Anges, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

18 juillet 2011

Le Serviteur de Dieu Auguste Etchécopar

 

CCF17032011_00003

Le Serviteur de Dieu Auguste Etchécopar

Deuxième fondateur de la Congrégation du Sacré Cœur de Jésus de Bétharram

1830-1897

 

Auguste Etchécopar est né le 30 avril 1830 à Saint-Palais, charmante bourgade du pays basque français. Huitième de 14 enfants, dont beaucoup morts en bas âge, ce fils de famille catholique est très vite attiré par le sacerdoce. Ordonné prêtre le 10 juin 1854 à la cathédrale de Bayonne, et intègre la Société des Hautes Études d'Oloron où l’évêque dirige certains de ses meilleurs Prêtres. Quand cette confrérie est dissoute, le jeune abbé est admis dans la Congrégation du Sacré Cœur de Bétharram, fondée par le Père Michel Garicoïts. Il y prononce ses vœux le 24 octobre 1855. En juillet 1857, le Père Garicoïts le nomme maître des novices. Dès lors, le P. Etchécopar se dévoue totalement au service de la Congrégation, comme secrétaire et confident du fondateur d’abord, puis comme assistant général et enfin troisième Supérieur général à partir de 1874. À ce titre, il travaille s’attela à l'approbation de la Congrégation et de ses constitutions par le Saint-Siège, à la reconnaissance de la sainteté de Michel Garicoïts et au rayonnement de sa famille religieuse, en particulier, il encourage le développement de la mission d'Amérique et fonde la résidence de Bethléem en Terre Sainte, projet voulu par Dieu et relayé par la Petite Carmélite palestinienne, la Bienheureuse Sœur Marie de Jésus crucifié. À la mort du Père Etchécopar, le 13 avril 1897, ses objectifs étaient atteints, tant et si bien qu’un chapitre général le proclama deuxième fondateur de l’Institut.

 

Sa vocation

 

« A travers le cours des âges, le regard de Jésus daignait se fixer sur notre petite société ; il la tirait de son Cœur ; il l'animait de la vie de son Divin Cœur ; il lui jetait au cœur une étincelle de cet Amour infini, dont son Cœur s'est embrasé sur le sein même de son Père... et il lui disait : « Et toi aussi, petite sSociété d'hommes simples, d'hommes de néant, tu seras le sel et le flambeau de cette même terre, ou mon Père m'a envoyé, pour y souffrir et y mourir ». (Lettre du 6 novembre 1892).

 

« Pour ce qui me concerne, j'ai peu de choses à t'apprendre ; je suis Prêtre, je me prépare à annoncer la Parole de Dieu, à publier ses grandeurs, à prêcher Jésus-Christ crucifié, à représenter autant que me permets ma faiblesse, à copier ce divin Modèle dans ma conduite et mes œuvres, afin de prêcher plus par l'exemple que par les paroles et pour ne pas prononcer moi-même ma propre condamnation ». (Lettre du 7 novembre 1854).

 

« Oui, je n'en puis plus douter : le Sacerdoce est quelque chose de si sublime, de si divin que le Prêtre doit être un autre Jésus-Christ. Mais, mon Sauveur, que vous aurez un misérable représentant ! Quelle copie imparfaite, dégradée, méconnaissable de ce modèle admirable, de votre Sainteté, ô mon Dieu, de vos perfection, ô Jésus. Et cependant vous pouvez changer des pierres en enfants d'Abraham. Remplissez-moi, Seigneur, de votre Esprit. Faites revivre en moi, augmentez, dilatez cet esprit de force et de grâce que vous avez daigné m'accorder dans l'ordination... Que je corresponde à Votre grâce, que je mette ma confiance en la Sainte Vierge, votre Divine Mère ». (Cahier intime, n° 38)

 

Son message

 

Auguste Etchécopar, c'est l'homme qui vit l'aventure du Sacerdoce et de la vie religieuse à Bétharram, l'Eucharistie, la prière comme un chemin de bonheur. Auguste Etchécopar, c'est l'homme qui a pris Saint Michel Garicoïts au sérieux et a fondé sa vie sur l'Esprit qu'il a reçu comme son disciple. Auguste Etchécopar, c'est l'homme de la contemplation, ébloui par les mystères de l'Incarnation et de la Rédemption sur les lieux saints de Béthléem et Jérusalem. Auguste Etchécopar, c'est l'homme de la famille, l'homme attentif à entretenir, à soigner, fortifier les liens familiaux dont il a tant reçu. Auguste Etchécopar, c'est l'homme du travail acharné pour mener à bien la mission confiée, au-delà des obstacles institutionnels, celui qui entreprend les grands voyages nécessaires sans écouter sa santé fragile. Auguste Etchécopar, c'est l'homme de la parole libre, de l'audace dans les entreprises risquées, confiant dans la Providence et obéissant à la Volonté de Dieu perçue dans la prière. Auguste Etchécopar, c'est l'homme qui a laissé, presque naturellement, l'Esprit prendre toute la place pour que sa vie d'homme traduise l'Evangile pour tous les Chrétiens. Auguste Etchécopar, c'est l'homme au visage de lumière, l'icône du Prêtre et du religieux du Sacré Cœur dont nous avons besoin aujourd'hui.

 

Prière pour obtenir une grâce par l'intercession du Père Auguste Etchécopar

 

Esprit d'Amour et de Sainteté, Vous avez mis au cœur du Père Etchécopar le désir d'imiter les sentiments du Cœur du Christ à la suite de Saint Michel Garicoïts, fondateur de la Congrégation de Bétharram. Dans sa mission de religieux Prêtre, Votre Force lui a fait déployer les richesses dont le Père l'avait comblé au service de l'Eglise et de ses frères. Donnez à tous ceux qui invoqueront son intercession, de trouver auprès de lui humilité, persévérance, fidélité, mais surtout le bonheur d'une confiance inébranlable dans l'Amour du Cœur de Dieu et la protection de Notre Dame. Amen.

 

Signaler les grâces reçues auprès du

Supérieur du Vicariat

Place Saint Michel Garicoïts

64800 Lestelle-Bétharram

 

Mail : vicariat@betharram.fr

logoscj01

Pour approfondir

Site de la Congrégation du Sacré Cœur de Bétharram

www.betharram.net

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

12 juin 2011

Neuvaine au Bienheureux Luc Belludi

Bienheureux_Luc_Belludi

Bienheureux Luc Belludi

Compagnon de Saint Antoine de Padoue

1200-1286

Fête le 17 février

 

Né dans la noble Famille des Belludi à Padoue, Luc entra dans l'ordre Franciscain à l'âge de 25 ans, la tradition dit qu'il portait la tunique dont était revêtu Saint François d'Assise. Il était doué d'une très grande culture, l'on pense qu'il avait probablement fréquenté la célèbre Université de Padoue. Ordonné Prêtre en 1227, Luc fit la rencontre avec celui qui allait devenir Saint Antoine de Padoue dont il devint le disciple le plus fidèle jusqu'à sa mort, Il fut surnommé « Luc de Saint Antoine ». Il faut aussi l'un des rédacteurs des célèbres Sermons de Saint Antoine. Par ses prières et à la suite de l'intercession, en songe, de Saint Antoine, Padoue fut libérée des arrogances du tyran Ezzelino Romano, le 20 juin1256. Le bienheureux mourut le 17 février 1286. Son corps fut déposé dans la même urne que celle ou avait été déposé le corps de Saint Antoine. En 1971 il fut transféré dans une autre tombe, dans la Basilique du Saint, à Padoue. Invoqué depuis toujours comme « Bienheureux », ce titre a été confirmé à la suite d'une procédure régulière par le Pape Pie XI, le 18 mai 1927. Il a laissé à la prospérité les « Sermones dominicales » qui sont conservés à la Bibliothèque Antonienne de Padoue. Les historiens ont dit de lui: « Il fut disciple et compagnon de Saint Antoine, homme vraiment très savant, grand parmi les prédicateurs, dans la doctrine et dans la vie, un peu comme son maître ». Il est généralement invoqué par les étudiants pour le bon résultat des examens.

 

Neuvaine au Bienheureux Luc Belludi

 

Tourmenté par les nombreux maux qui me contrarient la santé de mon âme et de mon corps, j'ai recours à vous, ô Bienheureux Luc Belludi, doux ami du Cœur de Jésus, qui avez glorifié vos mérites par la lumière des prodiges et des miracles obtenus par votre intercession. Je vous en supplie, écoutez ma prière, et essuyez mes larmes, en me secourant dans les nécessités présentes.

 

Trois Gloire au Père

 

Nombreuses sont les personnes qui ont bénéficié de votre protection, ô bienheureux confident de Saint Antoine! Bien que j'en sois indigne, je vous supplie de présenter devant le Trône de Dieu mes intentions et de me bénir avec votre main amoureuse.

 

Trois Gloire au Père

 

O Bienheureux Luc Belludi, qui débordez de compassion et de tendresse pour les pauvres et les opprimés, sentant naître dans mon coeur l'espoir que vous vouliez exaucer mes prières et me consoler, c'est avec une profonde joie que nous vous demandons les grâces (...) avec une grande résignation à la Volonté de Dieu.

 

Trois Gloire au Père

 

Avec Approbation Ecclesiastique

 

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

23 juin 2011

Neuvaine en l'honneur de Saint Blaise

398001

Saint Blaise de Sébaste

Êvêque et Martyr

+ en 316

Fête le 3 février

 

L'histoire n'a rien de bien précis sur la naissance de Saint Blaise ni sur son origine; ce que l'on sait de lui, c'est qu'il fut dès son enfance d'un naturel doux et facile. Réservé, modeste, aimant la solitude et la prière, sa jeunesse se passa loin des plaisirs mondains et fut à l'abri de bien des dangers. Arrivé à l'âge mûr il se livra à l'étude de la médecine qu'il exerça pendant quelque temps, et dans cette profession il sut gagner par ses Vertus l'affection du peuple qui le choisit pour son évêque à Sébaste, ville de la province d'Arménie.

 

A cette époque, Licinius, empereur d'Orient, humilié de sa défaite à Cibalis et du traité onéreux d'Andrinople, se promettait une éclatante revanche. Prêtant l'oreille aux flatteries intéressées des anciens courtisans de Dioclétien et de Galère qui exaltaient ses espérances, en lui promettant la victoire, s'il rétablissait le culte des faux dieux aboli par Constantin, il osa renouveler le crime de ses devanciers en rallumant le feu de la persécution. Par ses ordres, les gouverneurs des provinces soulevaient contre les évêques les plus vénérables des accusations calomnieuses et soudoyaient de faux témoins pour les faire condamner à mort. En même temps il chassait de son palais et destituait tous les fonctionnaires chrétiens, en confisquant leurs biens au profit de ses débauches.

 

Une fois entré dans cette voie de persécution ouverte, il ne s'arrêta plus. Toutes les églises, à peine relevées de leurs ruines, furent rasées jusqu'aux fondements, ou du moins, fermées par le gouverneur, et il devint impossible aux chrétiens de se réunir pour adorer Dieu. Licinius se persuadait qu'au lieu de prier pour lui dans les assemblées, les chrétiens conspiraient contre sa royauté. L'évêque d'Amasée, Basile, avec tous ses collègues de la Province furent décapités par l'ordre de l'empereur: on vit ces augustes victimes, dont la sainteté était admirée par les païens eux-mêmes, traînées au supplice comme des scélérats. Quelques-uns même eurent le corps coupé en morceaux, et Ton jetait à la mer ces lambeaux de chair sanglante pour les faire dévorer par les poissons. Tous les chrétiens d'Amasée prirent la fuite : les forêts, les solitudes se peuplèrent de confesseurs et de vierges chrétiennes.

 

C'est alors qu'après un édit de proscription universelle contre tous les chrétiens, publié par Licinius, le saint évêque de Sébaste, Blaise, quitta sa ville épiscopale et se réfugia dans une grotte, sur une haute montagne appelée Argée, où loin du regard des hommes, il pouvait s'entretenir librement avec Dieu seul. Là, dans le jeûne et la prière, étranger à toute conversation humaine. Dieu le fortifia par des apparitions merveilleuses, et lui donna le pouvoir, comme à quelques autres saints solitaires, de commander aux bêtes farouches qui venaient le caresser, lui lécher les pieds, et recevoir la guérison de leurs maladies. S'il arrivait qu'il fut en prière, elles ne l'interrompaient pas, mais attendaient qu'il eut achevé et s'en retournaient après avoir reçu sa bénédiction, manifestant par là combien Dieu favorise ses serviteurs et leur accorde de puissance sur les créatures. Ces scènes admirables ont été reproduites par les artistes les plus célèbres, et les plus beaux temples de l'Europe s'en sont parés, entre autres la cathédrale de Chartres. Au sein de cette solitude, peuplée d'animaux sauvages, le saint évêque ne se lassait pas de prier pour son peuple et ses persécuteurs, imitant ainsi Jésus-Christ qui durant ses quarante jours de jeûne et de prière au désert vivait parmi les bêtes.

 

Des chasseurs, envoyés par le gouverneur Agricola, à la recherche de bêtes fauves destinées à dévorer les chrétiens qu'on devait leur exposer, aperçurent Blaise ravi en contemplation au fond de sa grotte, laquelle était entourée de lions, de tigres, d'ours et d'autres animaux sauvages qui lui servaient de gardes et semblaient défier les persécuteurs. Surpris de cette aventure et n'osant lever la main sur lui, ils courent à la ville et préviennent le gouverneur qui envoie aussitôt ses soldats pour s'emparer du saint évêque. Trouvant le saint dans la même attitude occupé à louer Notre-Seigneur: « Blaise, dirent les soldats, le gouverneur vous demande ». « Je suis prêt, répondit joyeusement l'illustre exilé, Dieu s'est enfin souvenu de moi, il y a longtemps que je soupire après votre arrivée. Au nom de Dieu, partons ». L'escorte se met en marche; sur son passage les peuples de la vallée se précipitent à sa rencontre,les vieillards, les femmes et les enfants se jettent à ses genoux et demandent sa bénédiction... Les malades et les infirmes lui sont apportés et on le supplie d'en avoir pitié. L'illustre prisonnier impose les mains à chacun d'eux et il les guérit. Arrivé à Sébaste, il est jeté en prison; le lendemain on l'amène au gouverneur qui le trouve inaccessible aux promesses comme aux menaces; il est attaché au chevalet et frappé de coups de bâtons pendant deux ou trois heures. Les bourreaux lui déchirent le corps avec des peignes de fer, du genre de ceux qu'emploient les cardeurs, de sorte que son corps n'était plus qu'une plaie et que sa chair pendait par lambeaux. Et au milieu de ce supplice horrible, le saint répétait courageusement ces paroles: « O trompeur insensé des hommes! ces tourments sont incapables de me séparer de Dieu. Le Seigneur est avec moi, et c'est lui-même qui me fortifie ».

 

On le ramena à demi-mort dans la prison où une pauvre veuve lui apporta à manger; et, se jetant à ses pieds, le supplia d'accepter le peu qu'elle lui offrait. Le saint agréa sa charité et promit de lui procurer à elle et a tous ceux de sa maison, du secours et de l'assistance dans toutes leurs nécessités. Au bienheureux martyr on amenait les malades de tous les environs; il les bénissait et les guérissait. Parmi eux se trouva un jeune enfant qui, en mangeant du poisson, avait avalé une arête qui l'étranglait et le réduisait presque à l'extrémité. Sa mère le mit au pied du saint implorant son secours avec beaucoup de larmes et de soupirs: il pria Notre-Seigneur de rendre la santé à cet enfant et à tous ceux qui, étant pris de maux semblables, se recommanderaient à lui, et l'enfant fut aussitôt guéri. Depuis lors, on invoque saint Blaise contre les maux de gorge; et grand nombre de personnes incommodées de ce mal ont été soulagées par son intercession.

 

A quelques jours de là, Agricola fit amener son prisonnier une seconde fois, et ne pouvant vaincre sa fermeté, il le fit attacher à un poteau où on le fouetta avec une cruauté inouïe. Mais le saint persévérait dans la prière et souffrait ce supplice avec joie. Détaché du poteau il fut ramené à la prison; sept pieuses femmes le suivirent, ramassant les gouttes de son sang qui rougissait le chemin et s'en frottaient le corps comme d'un baume précieux. Arrêtées et menées au gouverneur, elles furent condamnées à avoir la tète tranchée ainsi que deux jeunes enfants qui accompagnaient leur mère. Le gouverneur ne pouvant ébranler le cœur de Blaise, le fit jeter dans un lac, mais le saint martyr fit le signe de la croix et marcha sur les eaux sans enfoncer; puis, s'étant assis au milieu du lac, il convia les infidèles et ses bourreaux à le suivre s'ils croyaient pouvoir compter sur le secours de leurs dieux. Il y en entra, dit-on, soixante-dix-huit qui allèrent aussitôt au fond et se noyèrent, pendant qu'une voix céleste lui disait: « âme éclairée du Seigneur, O Pontife ami de Dieu, sortez de cette eau pour recevoir la couronne de la gloire immortelle! » Aussitôt le saint Prélat revint au rivage, si éclatant de lumière qu'il remplit de terreur les païens et consola merveilleusement les fidèles. Agricola, confus, de ne pouvoir vaincre ce héros du Christ qui échappait à tous les tourments, ordonna qu'on lui tranchât la tête. Le saint, étant près de tendre le cou au bourreau, pria le Seigneur en faveur de tous ceux qui l'avaient assisté dans ses combats et de tous ceux qui dans la suite imploreraient son secours. Alors Notre-Seigneur lui apparut et lui dit d'une voix qui fut entendue de toute l'assistance: « J'ai entendu ta prière et je t'accorde ce que tu me demandes ». Après quoi il eut la tête tranchée sur une pierre. Telle fut la fin glorieuse de ce saint Pontife qui mourut à Sébaste, en Arménie, le 3 février, vers Tan 316, sous l'empereur Licinius.

 

Culte, reliques et pèlerinages de Saint Blaise

 

Saint Blaise est représenté tenant à la main un peigne de fer, ou carde, parce qu'il endura, entre autres supplices les ongles de fer, ce qui l'a fait choisir pour patron par les cardeurs de laine et même par les tailleurs de pierre à raison d'un outil appelé ripe dont ils se servent, et qui ressemble à une carde; avec un cierge, parce qu'il aurait dit, en forme de testament, à la femme dont il guérit l'enfant dans la prison: « Offrez tous les ans un cierge en mémoire de moi et vous vous en trouverez bien, ainsi que tous ceux qui vous imiteront ». Aussi la dévotion au cierge de saint Blaise est-elle très répandue. Le jour de la fête du Thaumaturge, ceux qui, à l'exemple de l'enfant guéri par le saint, veulent être délivrés des maux de gorge, s'approchent du prêtre qui, tenant à la main deux cierges bénits d'après une formule approuvée par le Saint Siège, les approche du cou des malades et récite sur eux cette prière: « Par l'intercession de saint Blaise, évêque et martyr, que le Seigneur nous préserve du mal de gorge et de tout autre mal. Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit ». Aetuis, ancien médecin grec, après avoir traité de la manière de guérir les maux de gorge, enseignait que la prière à saint Blaise avait souvent plus d'efficacité que tous les remèdes.

 

Saint François de Sales eût aussi recours à cette invocation en faveur de sainte Chantal et attribua sa guérison subite à saint Blaise lui-même; et partout où l'on invoque ce grand saint pour les maux de gorge, la toux ou la coqueluche, on en ressent les salutaires effets. En ce pays (Québec en 1895, ndlr) où cette dévotion est nouvellement introduite on lui attribue déjà un grand nombre de guérisons miraculeuses.

 

Il y a aussi les pains appelés pains de saint Biaise qui sont très populaires en certains lieux. Le jour de la fête de ce Saint, à la Grand'Messe, on bénit une grande quantité de pains qui se vendent au loin et que l'on conserve d'une année à l'autre. On s'en sert contre le mal de gorge ou toute autre maladie. Cette dévotion à saint Blaise qui prit naissance au IVe siècle, s'était propagée dans tout l'Orient; à l'époque des Croisades, ses reliques ayant été apportées de Constantinople en Occident, son culte devint très populaire, surtout en France et en Italie. Diverses églises de ces pays possèdent ses reliques, en particulier, celle de Metz qui possède un fragment du crâne de ce saint, la Basilique de Paray-le-Monial où l'on vénère une de ses mains. L'église de la paroisse de Saint-Blaise, érigée canoniquement en 1890, au Diocèse de Montréal, en Canada, a le bonheur de posséder une relique considérable, un fragment de côte mesurant cinq pouces de longueur. Cette relique obtenue de l'Evêque de Porphyre, sacristain du Pape, par l'entremise de M. Gr. Leclair, prêtre de St-Sulpice, procureur du collège Canadien à Rome, et de M. Emile Roy, enfant de la paroisse, prêtre et élève du même Collège, a été solennellement installée le cinq septembre mil huit cent quatre-vingt-quatorze, dans l'église dédiée au thaumaturge, par Monseigneur Edouard-Charles Fabre, Archevêque de Montréal, au milieu d'un concours immense de peuple et d'un clergé très nombreux. La dévotion y est très vive parmi les paroissiens ; et déjà de nombreux pèlerins affluent de diverses paroisses à ce nouveau sanctuaire pour invoquer ce grand Patron.

 

La paroisse de St-Jean Dorchester la première a inauguré les pèlerinages en 1892 et les continue d'année en année; aussi cette petite ville semble-t-elle avoir été spécialement protégée, puisque depuis cette époque aucun cas mortel de diphtérie ou d'autre maladie de gorge n'a eu lieu en cette localité qui avait à déplorer ces maux assez fréquemment dans le passé. Dans l'église paroissiale de St-Blaise, tous les ans, à la Fête Patronale, le 3 février, ainsi qu'au jour anniversaire de la translation des reliques, le 5 septembre, il y a exposition et vénération des reliques, Grand'Messe et imposition des cierges. Ces fêtes attirent déjà un grand concours de fidèles, ce qui fait espérer que ce sanctuaire, selon les vœux du vénérable Archevêque de Montréal, qui l'a placé sous le pieux vocable de St-Blaise, deviendra bientôt un lieu de pèlerinage très fréquenté.

146_001

 

Neuvaine en l'honneur de Saint Blaise

 

Introduction

 

La dévotion à Saint Blaise en ce pays prenant tous les jours un nouvel accroissement, nous avons cru répondre à la piété des fidèles en publiant un abrégé de la vie admirable de ce saint. Nous avons pensé faire une œuvre utile et salutaire en y ajoutant une neuvaine en son honneur, accompagnée de prières spéciales adaptées à diverses intentions et suivie de quelques cantiques qu'aiment à chanter les dévoués serviteurs de Saint Blaise, surtout les pèlerins qui visitent son sanctuaire. Puisse cet humble travail, que nous dédions à l'auguste Mère de Dieu comme un faible hommage de notre filiale reconnaissance, faire aimer la dévotion à saint Blaise, la propager et produire quelque fruit de salut.

 

Montréal, 1 mai 1895

 

Imprimatur

+ Eduardus-Car.

Arch. Marianopolitanus

 

Direction générale

 

Pendant la neuvaine on peut faire les pratiques de dévotion suivantes: 1° Allumer tous les jours des cierges ou une lampe devant l'image de saint Blaise. 2° Se confesser et communier l'un des jours de la neuvaine, le premier jour serait le mieux. 3° Réciter tous les jours les prières et les invocations à saint Blaise. 4° Finir la neuvaine par une bonne œuvre en l'honneur de saint Blaise.

 

Prière à dire chaque jour

 

Souvenez-vous à Saint Blaise

 

O Saint Blaise, santé des infirmes, père bon et miséricordieux, vous qui procurez la conversion aux pécheurs, la consolation aux affligés, vous connaissez mes besoins, mes peines, mes souffrances, daignez abaisser sur moi un regard favorable. Dans la grotte solitaire d'où vous répandiez vos faveurs et commandiez à la nature, vous avez montré votre puissance comme plus tard votre charité envers les malades; plein de confiance, je viens implorer vos tendres faveurs. Exaucez, bon et doux père, mon humble prière (Présenter ici ses intentions) et, comblé de vos bienfaits je m'efforcerai d'imiter vos vertus pour participer un jour à votre gloire. Ainsi soit-il.

 

1 Notre Père, 3 Je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père

 

Premier jour

Saint Blaise modèle d'humilité

 

Saint Blaise fut un homme humble, modeste dans tout son extérieur, dans toutes ses actions; on pouvait lui appliquer ces paroles de l'Ecriture: « Homme simple et droit et craignant Dieu ». Aussi cette humilité profonde attira sur lui les regards de Dieu et l'affection du peuple. Et le Seigneur qui de douze pêcheurs fit douze apôtres sut aussi transformer ce médecin des corps en médecin des âmes en l'élevant à la dignité du sacerdoce et de l'épiscopat. Heureux de converser avec les personnes de condition inférieure, de secourir les pauvres, de consoler les malheureux, de guérir les malades, comme le Sauveur traversant les bourgades de la Galilée, il voyait les foules venir à lui pour implorer son secours, et toujours il accueillait le monde avec une charité et une humilité qui lui gagnait les cœurs. Aussi sur son passage, au retour de la grotte du Mont Argéo, les multitudes se précipitaient à sa rencontre pour demander ses bénédictions et la guérison de leurs maux; et Saint Blaise les bénissait et les guérissait, rapportant tout à Dieu, louant le Seigneur de trouver autant de foi dans son peuple et s'humiliant d'avantage à la vue des immenses bienfaits que le Tout-Puissant opérait par son entremise.

 

Réflexion

 

Chrétiens, voulez-vous attirer sur vous les regards du Seigneur et mériter ses faveurs? soyez humbles: humbles dans vos pensées, ne vous arrêtant jamais aux pensées de vaine gloire, d'amour-propre; humbles dans vos désirs, ne soupirant point après les richesses, les titres honorifiques, l'estime des hommes et la popularité; humbles dans vos actes, cachant vos bonnes actions et fuyant la louange. Accueillez avec une même charité les riches et les pauvres, les justes et les pécheurs. Soyez affable avec les petits selon le monde, effaçant votre dignité et votre position devant eux; c'est le moyen de pouvoir dire avec Notre-Seigneur: « Apprenez de moi que je suis doux et humble de cœur ».

 

Prière

 

O Saint Blaise, accordez-moi cette vertu de l'humilité, cette vertu si nécessaire que vous avez pratiquée à un si haut degré. Pendant cette neuvaine où je m'efforcerai de vous imiter, je vous prie d'abaisser sur moi un regard miséricordieux, et de bénir les sacrifices que je ferai ; j'ai besoin de votre protection et je me repose avec confiance en vous.

 

Deuxième jour

Saint Blaise, modèle de foi

 

Saint Blaise apprit de bonne heure les vérités de la foi, les conserva dans son cœur et les propagea pendant toute sa vie. Sachant que cette foi est le principe de toute justice, comme celui de tout mérite et de toute grandeur, il s'appliqua à l'accroître dans son âme. A la lumière de ce flambeau divin, il vit l'origine de l'homme et ses destinées, la vanité des biens de ce monde, la vie future et l'importance du salut. Et ces vérités qui sont confirmées par l'autorité divine et l'écriture qu'il lisait attentivement, faisaient la joie de son cœur; car par cette foi, il goûtait le bonheur d'honorer Dieu et s'abîmait délicieusement dans cette océan de lumière Cette foi le consolait dans ses peines et le soutenait au milieu des persécutions. Un regard sur la croix, un autre au ciel, l'encourageait, le fortifiait jusqu'à lui faire trouver le bonheur dans la souffrance. C'est cette foi vive aux vérités révélées, aux enseignements de l'Eglise, à la prédication évangélique qui lui fit pratiquer la patience, l'amour de Dieu, la charité envers le prochain et lui inspira le courage d'endurer les peines de l'exil, les tortures du fouet, le supplice du peigne de fer et une mort cruelle. A Jésus-Christ il s'offrit et pour lui il mourut.

 

Réflexion

 

Ames chrétiennes, nées dans le sein de la foi, vous avez contracté des engagements en recevant ce don précieux. Vous devez à cette foi un hommage de soumission qui vous oblige à accepter les décisions de l'Eglise, ses dogmes et ses enseignements, sinon vous n'êtes qu'une brebis égarée, un membre gangrené qu'il faut retrancher. Vous lui devez un hommage d'affection; l'Eglise, votre mère, vous ayant engendrés en Jésus-Christ et reçues entre ses bras, ayant guéri vos plaies par le sacrement de pénitence, et vous ayant nourris du pain eucharistique et vous conduisant avec sollicitude dans le chemin du ciel, vous lui devez toute votre tendresse et toute votre affection. Vous lui devez un hommage de zèle se manifestant par la fidélité à suivre ses lois, à les respecter et à les faire observer. La foi a des ennemis à vaincre, des persécutions à essuyer, des combats à soutenir, votre zèle doit vous animer d'une sainte ardeur à la défendre, par vos bons exemples et vos prières. Enfin vous lui devez un hommage d'action, c'est-à-dire, l'hommage de vos œuvres. La foi et les œuvres doivent toujours être unies ensemble et marcher de concert. Les œuvres sans la foi sont des œuvres stériles, et la foi sans les œuvres est une foi morte. Si l'arbre se connaît par son fruit, le chrétien se connaît par ses œuvres; c'est-à-dire sa piété, sa pureté et sa charité envers ses frères. Gardons précieusement ce don de la foi que plusieurs ont perdu; pour cela, évitons les liaisons avec des personnes suspectes, les discours dangereux, les lectures mensongères et impies, où l'on apprend à parler de tout, à juger de tout, à décider sur tout, même dans les choses que Dieu a réservées aux Supérieurs qui tiennent sa place.

 

Prière

 

O grand saint Blaise daignez conserver ma foi, ce trésor inestimable dont je suis redevable à la Divine Bonté. Inspirez-moi un véritable esprit de foi dans mes œuvres et dans ma conduite, et priez le Seigneur de me la conserver jusqu'au dernier soupir. Ainsi soit-il.

 

Troisième jour

Saint Blaise, modèle d'espérance

 

L'espérance naît de la foi, dit Saint Augustin; et comme Saint Blaise était un homme de foi il devait nécessairement être un homme d'espérance. Les épreuves qu'il subit firent de sa vie un douloureux martyre: cependant, sa confiance en Dieu resta inébranlable. Appuyé sur la bonté divine, ni les souffrances de l'exil, ni les insultes des bourreaux, ni les angoisses du martyre ne purent l'ébranler. « Le Seigneur est avec moi, disait-il à ses persécuteurs, et c'est lui-même qui me fortifie ». Dieu étant son suprême consolateur, il était résigné dans les souffrances, calme dans les périls et fort dans les combats. Soupirant après le ciel, terme de toutes les douleurs, il conjurait le Seigneur d'avoir pitié de son âme sur la terre, de la délivrer de cette prison et de l'attirer à Lui: ses vœux et ses désirs n'étaient que pour le ciel.

 

Réflexion

 

Ames chrétiennes qui supportez le poids des peines, ouvrez-vous à cette douce espérance qui tempérera les amertumes de votre exil, en vous faisant entrevoir les félicités de la céleste patrie. Nous marchons par un chemin semé de croix et d'épines; les parents nous quittent, nos amis nous manquent, nos projets échouent, tous et partout nous avons à souffrir; l'espérance chrétienne seule nous console dans les maux de cette vie. Mais, c'est surtout pour vous pécheurs que cette espérance est douce; vous rappelant que le Dieu de miséricorde s'est immolé pour vous, qu'il a porté le poids de vos fautes et qu'il a ouvert son cœur pour vous recevoir en vous disant: « Venez tous à moi, vous qui souffrez, et je vous consolerai ». Ne perdez pas confiance: David homicide, Madeleine pécheresse, Augustin coupable reçurent leur pardon, vous deviendrez, vous aussi, par un humble contrition, l'objet de cette miséricorde ineffable. Au calvaire le sang précieux de Jésus a coulé à grands flots pour obtenir votre pardon, et le dernier soupir de Jésus élevé vers le ciel fut pour attirer la grâce de la réconciliation avec celle de la pénitence. Animez donc en vous cette espérance par le souvenir habituel de la douloureuse passion et des mérites infinies de notre miséricordieux Sauveur.

 

Prière

 

O Saint Blaise! père bon et miséricordieux, consolateur des affligés, obtenez-nous cette précieuse vertu de l'espérance; alors nous serons calmes dans les dangers, patients dans l'adversité, courageux dans les tentations, et toujours nous pourrons dire avec le saint roi David: « Seigneur, j'ai mis ma confiance en vous, je ne serai point confondu ». Ainsi soit-il.

 

Quatrième jour

Saint Blaise, modèle de Charité

 

Saint Blaise a aimé Dieu et a aimé le prochain. Cette charité chrétienne puisée dans la méditation de la parole de Dieu et dans des prières ferventes il la déversa sur ses semblables avec largesse. Comme il voyait dans son prochain l'image de Dieu, le prix du sang du Sauveur, il se dévoua pour lui. Non seulement il travailla au salut des âmes mais aussi à la santé des corps; c'est ainsi que dans sa prison il guérissait les malades qu'on lui amenait de toutes parts entre autres un jeune enfant qui, étranglé par une arête allait expirer. Fidèle observateur de ce précepte du Sauveur: « Aimez-vous les uns et les autres comme Moi-même Je vous ai aimés », il regardait dans la personne du prochain Jésus-Christ même. Et ce Dieu qui compte pour fait à lui-même ce que l'on fait aux plus petits des siens, quelle récompense ne dut-il pas lui accorder pour tant de bienfaits multipliés envers ses semblables! Aussi fut-il favorisé du don des miracles pendant sa vie, et du haut du ciel il ne cesse de les prodiguer en faveur de ceux qui recourent à lui avec confiance.

 

Réflexion

 

Chrétiens, imitez ce beau modèle de charité chrétienne: aujourd'hui comme autrefois il y a des pauvres, soulageons-les; il y a des malades, assistons-les; il y a des affligés, consolons-les; il y a des ignorants, instruisons-les; il y a des œuvres de miséricorde, pratiquons-les. Gémissons avec ceux qui gémissent, pleurons avec ceux qui pleurent. Hommes formés à l'image de Dieu, disciples d'un Dieu souffrant, puisons nos sentiments de charité dans son adorable cœur. Aimons-nous les uns et les autres comme Jésus-Christ nous a aimés et témoignons dans les occasions notre amour par des œuvres. Aimons-nous comme des frères destinés à passer ensemble l'éternité dans la maison de notre commun Père au ciel.

 

Prière

 

O Saint Blaise, père charitable et bon, obtenez-nous la grâce d'une parfaite charité, afin que nous aimions Dieu de tout notre cœur et de toute notre âme. Rappelez-nous souvent que nous sommes tous frères; ne souffrez pas, parmi nous, de disputes, de haine, de mépris et d'indifférence; mais faites qu'unis par les doux liens d'une sainte charité, nous n'ayons tous qu'un cœur et qu'une âme. Ainsi soit-il.

 

Cinquième jour

Saint Blaise, modèle de patience

 

L'histoire nous apprend que Saint Blaise fut d'une admirable patience. Au milieu des épreuves de toute sorte, il ne perdit jamais la paix du cœur. Dominant son esprit, maître de son caractère, il sut tout souffrir sans murmure, et ses bourreaux eux-mêmes ne pouvaient s'empêcher d'admirer cette vertu qui les subjuguait. « Soyez les bienvenus, disait-il à ceux qui venaient lui porter les chaînes, depuis longtemps je soupire après votre arrivée ». Jeté en prison, battu de verges, insulté avec fureur par le gouverneur, frappé de coups de bâton, le saint répétait ces mots: « Dieu vous garde, ô gouverneur ». « Le Seigneur est avec moi, c'est lui qui me fortifie ». Dans son cachot, supportant les insultes, les mauvais traitements de ses geôliers, il endure tout avec joie et sans se plaindre, louant la bonté de Dieu qui lui donnait la force de tout supporter pour son amour.

 

Réflexion

 

Chrétiens, demandez à ce grand saint cet esprit de patience dans vos travaux, vos peines, vos maladies et vos tribulations de toutes sortes, c'est le moyen de transformer en mérite vos maux et vos misères. Soyez consolés au milieu de vos croix en vous rappelant que c'est Dieu qui vous les envoie pour vous exempter du purgatoire, et enrichir votre couronne éternelle. Ayez bon courage, car il ne vous chargera point au-dessus de vos forces, et même vous portera vous et votre fardeau quand il verra que de bon cœur vous le prenez sur vos épaules. Vous serez l'ami de Jésus glorifié autant que vous aurez été l'ami de Jésus crucifié, et vous jouirez de son amour triomphant comme vous aurez partagé l'amour crucifiant.

 

Prière

 

O Saint Blaise, accordez-nous cette patience que vous avez si parfaitement pratiquée et nous serons capables de tout souffrir sans murmure. Vous avez bien compris que pour être disciple de Jésus-Christ il faut porter la croix tous les jours; faites que nous l'acceptions volontiers et que nous la portions dans les mêmes dispositions que vous, avec patience et avec douceur, alors elle nous ouvrira la porte du ciel. Ainsi soit-il.

 

Sixième jour

Saint Blaise, Modèle de Douceur

 

Saint Blaise fut un homme rempli de douceur: imitant le divin modèle Jésus-Christ, dont Jean Baptiste a dit « Voici l'Agneau de Dieu », il s'appliqua à recevoir avec une humeur toujours égale les paroles et les actions d'autrui, quelles qu'elles fussent. Aussi son âme était devenue si calme que rien ne pouvait la troubler. Comme un rocher qui domine la mer, brise les flots irrités et demeure lui-même inébranlable, il recevait toutes les injures et toutes les contrariétés sans se laisser abattre ni même s'émouvoir. Cette douceur était le fruit de sa grande force d'âme. Obligé de laisser son peuple, son église, il quitte tout sans murmure, vit au milieu des forêts où les bêtes féroces par leur soumission et leurs caresses rendent hommage à sa douceur. Là, il pardonne à ses persécuteurs, il prie pour eux, et quand ils le font prisonnier, il les salue amicalement comme le Divin Maître salua le traître Judas au jardin de Gethsémani: « Mon ami,qu'êtes-vous venu faire ici! » en présence du gouverneur Agricola qui l'interroge, qui le menace et qui l'insulte, il n'a que des paroles de paix; attaché à un poteau, battu de verges, déchiré par le peigne de fer, il n'a que des pensées d'amour, pour ses bourreaux, imitant ainsi son divin modèle Jésus-Christ sur la croix qui priait pour ceux qui le faisaient mourir et demandait à son Père de leur pardonner.

 

Réflexion

 

Demandons à ce grand saint cette douceur qui est la plus belle fleur de la charité chrétienne; fortifions notre âme pour comprimer les mouvements désordonnées de l'impatience, de la colère et de l'indignation. Ne disons pas pour nous excuser: « c'est ma nature.... c'est plus fort que moi.... » Avec la grâce de Dieu, chacun doit travailler à rendre son caractère plus égal, sa conversation plus facile, plus agréable, sa charité plus prévenante. La douceur s'acquiert par l'effort, le courage et la constance. Saint François de Sales, né avec un caractère très vif, devint un parfait modèle de douceur par vingt-deux ans de vigilance, de combats et de prière. Chaque matin, il renouvelait son âme dans la ferme résolution d'être doux et le soir la discipline vengeait cruellement les infractions de la journée. Saint Vincent de Paul, naturellement sévère, ne devint bon et charitable que par l'immolation des mouvements de son cœur. Ainsi pour obtenir cette vertu que Jésus-Christ nous demande lorsqu'il nous dit: « Apprenez de Moi à être doux », livrez une lutte courageuse, paisible et persévérante.

 

Prière

 

Seigneur, mettez cette vertu de douceur dans mes paroles, mes procédés, mes manières d'agir et dans toutes mes relations; mais surtout, ô Divin Cœur de Jésus, versez Votre Douceur Divine jusque dans le fond le plus intime de mon âme.

 

Septième jour

Saint Blaise, modèle de conformité à la Volonté de Dieu

 

Nous voyons que saint Blaise dans toute sa conduite s'appliqua à faire la volonté de Dieu. Le peuple de Sébaste est privé de Pasteur, il connaît les vertus de Blaise, médecin aimé et recherché, prodiguant partout ses soins charitables, il l'enlève à sa profession et le choisit pour son évêque. Le pieux médecin s'y résigne, il croit voir dans cet appel du peuple les desseins du ciel. Il abandonne tout, amis, biens, liberté, pour se consacrer à Dieu, se dévouer au salut des âmes et sacrifier sa vie pour elles. Que le saint nom du Seigneur soit béni. Dans sa retraite sur la montagne, au milieu des bêtes sauvages, il adore et embrasse le bon plaisir de Dieu et trouve ses délices dans cette affreuse solitude. Et pendant que les fouets du bourreau le déchirent, il chante le cantique des trois enfants dans la fournaise de Babylone. « Ouvrages du Seigneur, bénissez tous le Seigneur », se réjouissant en Dieu au milieu de ses souffrances et s'estimant heureux de pouvoir souffrir quelque chose pour son amour.

 

Réflexion

 

O âme chrétienne, sachez toujours vouloir ce que Dieu veut. Cette volonté de Dieu est sainte, éclairée, infaillible; et la nôtre est souvent déréglée, toujours aveugle et incertaine, capable de nous séduire, de nous égarer. Dieu ne peut vouloir que notre bien, nous n'avons qu'à le laisser nous conduire parce qu'il nous dirigera infailliblement dans le droit chemin. Comment peut-il abandonner une âme qui se remet entre ses mains avec une filiale confiance? Dieu sait ce qui nous convient, reposons-nous sur lui; et souvent ce qui nous paraît contraire à notre bien est ce qui nous conduit plus sûrement au salut. Dieu a tracé à chacun de nous un chemin pour nous conduire au ciel; le mien étant donc marqué de sa main, je veux me laisser conduire par lui et non me conduire par moi même, autrement je suis sûr de m'égarer et d'aller aboutir à quelque précipice, comme s'exposerait un insensé qui sur mer ôterait le gouvernail des mains du pilote pour conduire lui-même le vaisseau. Faites souvent des actes d'abandon à la volonté de Dieu. Dans toutes les croix et les afflictions de la vie, dites-vous à vous-même: « Dieu le veut. Que sa volonté soit faite, et non la mienne ». Dans les grandes croix et les événements extraordinaires, pensez que Dieu a quelque dessein de miséricorde sur vous, et remettez-vous plus que jamais entre ses mains. Oh ! que la voie d'un saint abandon est tout à la fois sûre, méritoire, consolante et parfaite!

 

 

Prière

 

Seigneur! que votre parole et les exemples du grand thaumaturge saint Blaise nous excitent à conformer notre volonté à la vôtre. Je vous abandonne dès ce moment tout ce que j'ai, tout ce que je suis, tout ce que j'espère; mon esprit et toutes mes pensées, mon cœur et toutes ses affections, ma vie et tous ses moments, mon espérance même et tous mes désirs. Je veux tout ce que vous voudrez: si vous me donnez des consolations, que votre saint nom soit béni; si vous m'envoyez des épreuves, que votre saint nom soit encore béni! Enfin que cet abandon total et absolu anime mon dernier soupir, et qu'il remette mon âme entre vos mains pour vous louer et vous aimer à jamais. Ainsi soit-il.

 

Huitième jour

Saint Blaise, modèle de Prière

 

Dès son enfance, saint Blaise aima beaucoup la prière. Appliqué à la pratique de la médecine, qu'il exerça dans sa jeunesse, il ne cessait de vaquer à l'oraison; et les guérisons extraordinaires qu'il opérait étaient dues plutôt à ses prières qu'à ses remèdes. Et cet amour de la prière se fortifia davantage pendant sa vie solitaire dans une grotte sur une haute montagne, où seul avec Dieu il passait de longues heures dans la contemplation des divins mystères. Aussi était-il prêt au martyre quand les soldats vinrent le chercher pour le conduire au gouverneur. Dans sa prison, c'est par la puissance de sa prière qu'il rend la santé aux malades qu'on lui apporte, et accorde à une pauvre femme qui lui offre des aliments le secours dans toutes ses nécessités; c'est par la prière et un signe de croix qu'il est rendu capable de marcher sur les eaux à l'exemple de Jésus allant au-devant de ses disciples, pendant que soixante-dix-huit infidèles se noient en voulant l'imiter. Au moment où le glaive va lui trancher la tête, sa dernière parole est encore une prière pour tous ceux qui l'avaient assisté dans ses combats et ceux qui l'invoqueraient dans l'avenir; et le Seigneur exauce le martyr en lui disant à haute voix: « Qu'il lui accorde sa demande »; promesse bien propre à animer la confiance en ce grand saint, si justement appelé secourable à raison de son immense crédit et de l'efficacité de son invocation.

 

Réflexion

 

Chrétiens, demandez à ce grand patron cet esprit de prière qui vous fortifiera contre les tentations du démon, qui vous obtiendra le courage de supporter vos épreuves et vous unira à Jésus-Christ. Priez le jour, priez la nuit et avec humilité et confiance. Priez dans la prospérité et l'indigence, dans la joie et dans l'affliction, dans la ferveur et la tiédeur: la prière est la sûreté de tous les états, la consolation de toutes douleurs, le devoir de toutes les conditions. Ayez confiance en l'intercession des saints, en particulier du grand saint Blaise, évêque et martyr, à qui Notre-Seigneur a promis de lui accorder ses demandes. Invoquez-le non-seulement pour vous-mêmes, mais aussi pour les malades, les affligés et les pécheurs.

 

Prière

 

Seigneur Jésus, faites que ma prière soit toujours humble, ardente et confiante. Qu'elle ressemble à celle du martyr saint Blaise et qu'elle parvienne jusqu'au trône de Votre Divin Cœur pour faire descendre sur moi les bienfaits que je sollicite et que je ne veux faire servir qu'à votre gloire. Ainsi soit-il.

 

Neuvième jour

Saint Blaise, modèle de crainte de Dieu

 

L'apôtre saint Paul nous avertit d'opérer notre salut avec crainte et tremblement. Cette crainte de Dieu qui est basée d'abord sur la considération des justes châtiments que méritent nos péchés, s'élève peu à peu à des motifs plus méritoires, et nous l'ait craindre d'offenser Dieu parce qu'il est infiniment bon et que le péché blesse son cœur. C'est ce qu'on appelle la crainte filiale. Saint Blaise s'animait à la crainte de Dieu qui scrute les cœurs et les reins, qui lit les secrets des consciences; pour cela il méditait ses grandeurs infinies, sa sainteté inviolable qui réprouve toute ombre du péché, sa puissance redoutable qui nous tient comme suspendue entre deux éternités différentes, et qui au moment même du péché commis peut nous ouvrir les abîmes et nous y précipiter pour l'éternité, les terribles vengeances qu'il exerça en précipitant dans l'enfer les anges rebelles, en chassant du paradis terrestre nos premiers parents coupables, en submergeant le genre humain dans les eaux du déluge, en faisant descendre le feu sur Sodome et Gomorrhe, en faisant mourir par le ministère d'un ange en une seule nuit tous les premiers nés de chaque famille en Egypte, et il s'écriait avec Jérémie: « Qui ne vous craindrais pas, ô Roi des nations? » C'est cette crainte de Dieu, perfectionné par l'amour, que Saint Blaise possédait à un degré extraordinaire et qui l'a porté à tant d'actes héroïques.

 

Réflexion

 

Chrétiens, comme ce grand modèle, craignez ce qui peut offenser le Seigneur et provoquer la rigueur de ses jugements. Défiez-vous de ce fond de misère et de faiblesse caché en vous, de ces passions dangereuses qui cherchent à vous rendre esclaves. Craignez de faire un mauvais usage de votre langue... de vos regards... de vos oreilles... de votre toucher... de tous vos sens. Craignez vos péchés, voyez s'ils ont été accusés sincèrement, déplorés, remis et expiés. Craignez les tentations du démon, les séductions du monde et le respect humain. Craignez même pour vos bonnes œuvres, de peur que l'amour-propre et les motifs humains ne les corrompent par leur funeste poison. Craignez aussi au sujet des grâces de Dieu, de peur que par l'abus que vous en faites, vous ne méritiez d'être puni. « Le commencement de la sagesse est la crainte du Seigneur », dit le sage: demandez à Dieu cette crainte salutaire de ses jugements, pensez qu'un jour vous tomberez entre les mains d'un Dieu vivant et vengeur; mais tempérez ces sentiments de mainte frayeur par les sentiments d'un amour tout filial, vous disant: « Dieu est mon juge », mais aussi « Dieu est mon Père ».

 

 

Prière

 

O Saint Blaise! je viens répéter avec le prophète pénitent: « Pénétrez, Seigneur, non seulement mon cœur, mais encore ma chair des impressions salutaires de votre crainte ». Et pénétré de frayeur à la vue des jugements redoutables de Dieu, je vous prie, grand saint, d'obtenir du Seigneur qu'il fasse éclater ses grandes miséricordes en faveur de mes grandes misères. La crainte m'éloignera du péché et la confiance me jettera dans les bras du Seigneur. Convertissez-moi, sauvez-moi, et par cette crainte salutaire, conduisez-moi à l'amour parfait. Ainsi soit-il.

 

Cette Neuvaine a été publiée à Montréal, au Canada, chez Arbour et Laperle, imprimeur et relieurs, 421, rue Saint Paul, en 1895

712_001

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

20 avril 2011

La Messe avec Saint Pio de Pietrelcina

 

179_001

La Messe avec Saint Pio de Pietrelcina

 

On a pu dire de Padre Pio que sa journée se décomposait ainsi: préparation à la messe, célébration de la messe, action de grâces de la messe. Suivre pas à pas Padre Pio dans la célébration de la messe, pour autant qu'on le puisse: voilà qui éclaire singulièrement la figure du saint capucin, et fait entrer dans la dynamique générale de son existence: louange au Dieu Trinité, union avec Jésus crucifié, sacrifice de soi pour le pardon de péchés et le soulagement de la souffrance. Voilà aussi qui nous indique la porte d'entrée et le chemin: l'Eucharistie.

411_001
La préparation à la messe


« 
L’Eucharistie était le centre d’attraction vers lequel convergeaient tous les moments de la journée de Padre Pio. Chaque heure du jour était une préparation ininterrompue et une action de grâce continuelle à Jésus dans le Saint Sacrement ». (Père Tarcisio, « La messe de Padre Pio ») Un autre frère capucin a témoigné avoir dû, à plusieurs reprises, « arrêter » Padre Pio en pleine nuit, alors qu'il se levait déjà et s'en allait à l'église: la faim du Corps, la soif du Sang du Christ le tenaillaient au point qu'il ne pouvait attendre plus longtemps... ni l'heure, ni la fatigue, ni un état de santé bien souvent délabré, rien ne semblait être un obstacle valable. Padre Pio l'écrivit (et le dit) à de très nombreuses reprises; voici, par exemple, ce qu'il décrivait à son Père spirituel, Padre Benedetto, le 29 mars 1911: « Mon cœur se sent comme attiré par une force supérieure avant de s’unir à lui le matin dans le sacrement de l’Eucharistie. J’en ai une telle faim et une telle soif, avant de le recevoir, que peu s’en faut que je ne meure d’inanition. Et c’est justement parce que je ne peux pas ne pas m’unir à lui que je suis obligé d’aller me nourrir de sa chair, parfois même malgré ma fièvre. » Padre Pio est alors à Pietrelcina, dans sa famille, depuis une année, pour des raisons de santé, et il a été ordonné prêtre quelques mois auparavant le 10 août 1910. Il connaît à cette époque une nuit mystique, état spirituel dans lequel il ne sent souvent plus rien de Dieu. Le dernière phrase de la citation prend alors toute sa force: sa faim de l'Eucharistie est d'autant plus forte que Jésus lui semble absent; il désire le Corps du Christ; il le veut ainsi, car il en a fait l'expérience, et surtout parce que la Foi de l'Église l'affirme: Jésus est réellement présent dans le Sacrement de l'autel. Il y a donc toujours un lieu et un temps où le trouver: la messe. Quand, finalement, Padre Pio n'était pas arrêté (par sa santé, par un frère bienveillant pour Padre Pio, et fatigué pour lui-même), il commençait une longue préparation à la célébration de la messe. On pourrait ici reprendre la remarque du Curé d'Ars, répondant à quelqu'un qui s'étonnait de l'heure qu'il passait en prière devant le Saint-Sacrement avant de célébrer: « Je vais toucher le Bon Dieu et je vais lui commander, et vous ne voulez pas que je me prépare! »

 

Voilà qui nous interroge sur notre propre faim du Corps du Christ, sur notre soif de son Sang, sur ces autres réalités que nous désirons plus que le Seigneur. Un autre texte de Padre Pio peut être lu ici. Padre Pio rapporte ici des paroles de Jésus qui lui est apparu dans un vision mentale: « Ils me laissent seul de jour comme de nuit dans les églises. Ils ne se soucient plus du sacrement de l’autel; on ne parle plus de ce sacrement d’amour; et même ceux qui en parlent, hélas, avec quelle indifférence, avec quelle froideur ils le font! Mon Cœur est oublié. Personne n’a plus souci de mon amour. Je suis toujours dans la tristesse. Pour beaucoup, ma maison est devenue un théâtre; il en est ainsi de mes ministres eux-mêmes, que j’ai toujours regardé avec prédilection, que j’ai aimés comme la pupille de l’œil. Eux, ils devraient réconforter mon cœur plein d’amertume, ils devraient m’aider à sauver des âmes. Or, qui le croirait, je reçois de leur part beaucoup d’ingratitude. Je vois, mon fils, beaucoup de ceux-là qui… (ici, il se tut, la gorge serrée, et il pleura en silence) me trahissent avec des airs hypocrites par des communions sacrilèges, foulant aux pieds les lumières et les forces que je ne cesse de leur donner ». (Lettre au Père Agostino, 12 mars 1913) Ce texte nous interroge sur ces petits détours que nous ne faisons pas pour passer, ne serait-ce qu'un moment dans l'église devant laquelle on passe. N'est-ce pas là une préparation lointaine à la messe? N'est-ce pas là un indice de notre faim (ou non-faim) de l'Eucharistie, et un moyen de la raviver, de l'entretenir? Ce texte nous renvoie aussi à une désinvolture que l'on rencontre parfois au début de certaines célébrations, où le bruit et les distractions font que nous n’attendons pas Jésus en vérité et dans le recueillement: bruits dans l’assemblée, distractions de notre esprit.

304_001

Les rites de pénitence

Eucharistie et pardon


Padre Pio a été un fervent apôtre de la communion fréquente et, si possible, quotidienne. (La communion fréquente est une raison pour laquelle Padre Pio avait une vénération immense pour le pape Pie X qui l'avait promue, et qu'il le considérait comme le plus grand pape des temps modernes.) Rien, déclarait Padre Pio, rien, excepté la certitude d'un péché mortel, ne doit écarter un chrétien du Corps du Christ. Plus encore, en ces temps (ceux du Padre Pio… et les nôtres) d’indifférence, voire « d’apostasie silencieuse » (selon l’expression de Jean-Paul II), la communion est une nécessité vitale: « En ces temps si tristes où tant d’âmes sont apostates, je ne peux pas m'imaginer que l'on puisse vivre de la vraie vie sans la nourriture des forts. (…) Le moyen le plus sûr pour échapper à la corruption est de nous fortifier avec l'Eucharistie. Celui qui vit sans se rassasier de la chair immaculée de l'Agneau Divin, ne pourra ni éviter le péché, ni progresser dans la voie de la perfection ». (Lettre de Padre Pio à Raffaelina Cerase, 15 mai 1914) Seul, donc, le péché mortel est un obstacle à la communion fréquente; cependant nul n’est, par lui-même, digne de communier, de recevoir Dieu en son corps et en son âme. Le court dialogue qui suit, le déclare d'une manière radicale: « Père, je me sens tellement indigne de communier! Vraiment, j'en suis indigne! « 
« C'est vrai, nous ne sommes pas dignes d'un tel don; mais une chose est d'y prendre part indignement en état de faute grave, une autre est de ne pas en être dignes. Tous, nous en sommes indignes; mais c'est Jésus qui nous invite, c'est lui qui le désire. Soyons donc humbles et recevons-le d'un coeur rempli d'amour ». (Propos recueillis par Giorgio Festa)

 

Les rites de pénitence du début de la messe, comme ceux qui précèdent la communion (Agneau de Dieu… Seigneur, je ne suis pas digne de te recevoir…), sont spécialement dédiés à cette conscience que nous avons besoin de la communion tout en en étant indignes; puis à une prière demandant la vraie humilité. Selon Padre Pio, il ne faut jamais oublier deux dimensions fondamentales de la messe: la première est que c’est le Seigneur qui nous invite, et non pas nous qui décidons ceci ou cela; la seconde est la dimension sacrificielle de l’Eucharistie : pendant la messe, en la personne du prêtre, le Christ accomplit l’œuvre de salut et de miséricorde qui nous libère de nos péchés. La communion au Corps du Christ est pardon des péchés, selon la parole de saint Jean: « Le sang de Jésus nous purifie de tout péché ». Cela, bien évidemment, toujours selon Padre Pio, doit être accompagné de la réception régulière du pardon dans la confession.

758_001

Le Gloria

 

Le Gloria de la Messe nous renvoie aux deux moments principaux de la manifestation de la Gloire divine dans l’Evangile: Noël et Pâques. (Rappelons qu’il est omis durant l’Avent et le Carême, périodes préparatoires à ces deux fêtes.) Rien n’est dit de cette partie de la messe, en relation directe avec Padre Pio. Prenons alors appui sur « sa » conception de la gloire, en rapport avec ses deux fêtes, comme avec la Transfiguration. Noël, d’abord. Nous savons tous l’émerveillement de Padre Pio lors de cette fête qui célèbre la naissance du Dieu-Homme. Jésus est la Lumière qui éclaire le monde désormais; il est, ainsi que Padre Pio l’écrit dans une méditation sur l’Epiphanie, la véritable étoile qui guidait les mages, qui nous guide au milieu des ténèbres. Or, quelles sont les ténèbres les plus profondes, sinon celles du péché? Justement, le Gloria est proclamé après la prière pénitentielle, où la miséricorde divine a été affirmée et donnée. Comment ne pas nous en réjouir, nous en émerveiller? Gloire à Dieu… Vrai chant des anges, comme un nouveau Noël, ainsi que le dit Jésus: « Il y a de la joie chez les anges du ciel pour un seul pécheur qui se convertit » (Lc 15,10). La gloire de Noël n’est cependant pas définitive et totale. L’histoire du monde se poursuit, et avec elle l’histoire de chaque homme, heureuse et dramatique. La gloire est en avant de nous. Il s’agit alors de ne pas s’arrêter à ce qui est certes donné par Dieu, mais n’est que transitoire. Ce qui est fondamental, c’est d’être avec Jésus, c’est qu’Il soit avec nous. Ainsi Padre Pio écrivait-il à ses filles spirituelles: « Dites-moi, mes chères filles, vous savez bien qu’à la naissance de notre Seigneur, les bergers ont entendu les chants angéliques et divins des esprits célestes. L’Ecriture nous le dit, mais elle ne dit pas que la Vierge sa Mère et saint Joseph, qui étaient les plus proches de l’Enfant, entendirent la voix des Anges et virent ces splendeurs miraculeuses. Au contraire, au lieu d’entendre les angelots chanter, ils entendaient l’Enfant pleurer et ils voyaient, dans la lumière émise par une pauvre lampe, les yeux de ce divin Enfant tout baignés de larmes, tremblant de froid. Alors, je vous le demande: N’auriez-vous pas choisi d’être dans l’étable obscure et pleine des cris du petit Enfant, plutôt que d’être avec les bergers, tout entiers pris par la jubilation de la douce mélodie céleste et la beauté de cette splendeur admirable? Si, très certainement. Vous vous seriez exclamé, vous aussi, comme saint Pierre: Il est bon que nous soyons ici… C’est bien là que vous vous trouvez, auprès de l’Enfant Jésus, tremblant de froid dans la grotte de Bethléem; et plus encore: vous n’êtes pas sur le Tabor avec saint Pierre, mais sur le Calvaire avec les Marie, où vous ne voyez que mort, clous, épines, impuissance, ténèbres extraordinaires, abandon et déréclition. Aussi, je vous invite à aimer la crèche de l’Enfant de Bethléem, à aimer le Calvaire du Dieu crucifié dans les ténèbres. Tenez-vous auprès de lui et soyez certaines que Jésus demeure en vos cœurs plus que vous ne pouvez le croire et l’imaginer ». (Lettre aux sœurs Ventrella, 1er octobre 1917) Le Thabor est le lieu de la Transfiguration, le Calvaire le lieu de la Crucifixion. Pour Padre Pio, il s’agit de la même montagne, celle où la Gloire et la Croix, la Lumière et les ténèbres, sont mêlées.

818_001

La liturgie de la Parole

 

Padre Pio était souvent ému jusqu’aux larmes en entendant ou en proclamant l’Ecriture Sainte au cours de la messe. Un jour qu’on lui en demandait la raison, il déclara: « Les dons de Dieu n’ont donc pas de valeur pour toi! Cela est-il de peu d’intérêt que Dieu dialogue avec ses créatures? » Dans la lecture et la méditation de l’Ecriture, il y a un dialogue réel entre Dieu et l’homme. Entendre la voix du Seigneur: quelle grâce, quelle émotion! Cette émotion, comme celle qui est vécue dans l’expérience de la miséricorde, n’est pas un sentiment occasionnel, un échauffement des sens, forcément ambigu. Elle est un mouvement profond de l’âme qui naît d’une familiarité avec la Parole de Dieu, en premier lieu l’Evangile. Cette familiarité se construit et se vit dans la prière. Dans ses lettres d’accompagnement spirituel, Padre Pio insiste beaucoup sur cet aspect : la méditation de la vie de Jésus prime sur toute autre méditation. Ainsi écrit-il à l’une de ses filles spirituelles, Annita Rodote: « Je désire de votre part une chose plus que toute autre: que votre méditation ordinaire se porte autant que possible sur la vie, la passion et la mort, sans oublier la résurrection et l’ascension de notre Seigneur Jésus Christ ». (8 mars 1915) Il va jusqu’à se faire le directeur de son directeur spirituel, le Père Agostino, afin que ce point soit clair dans l’esprit de ce dernier: « Ayez toujours le ferme propos, mon bon Père, de répondre généreusement à Jésus et de vous rendre digne de lui, c’est-à-dire semblable à lui et orné des adorables perfections révélées par l’Ecriture et l’Evangile. Mais pour que cette imitation soit possible, il y faut une réflexion quotidienne sur la vie de celui qui se propose comme modèle. De cette réflexion naît l’estime de ses actes, et de cette estime le désir et le réconfort de l’imitation ». (27 février 1918)

174_001

L'offertoire

 

L’offertoire était l’un des moments les plus marquants de la ‘‘messe de Padre Pio’’. Padre Pio restait immobile de longues minutes, parfois jusqu’à une demi-heure, l’hostie puis le calice levés devant ses yeux où, souvent, des larmes venaient. C’est comme s’il était pris par une force mystérieuse. On lui demanda un jour: « Pourquoi pleurez-vous pendant l’offertoire? » Padre Pio répondit: « C’est parce qu’à ce moment, l’âme est séparée du profane ». Plus qu’auparavant encore, le Seigneur séparait son serviteur de toute réalité secondaire, le rendait parfaitement indifférent à ce qui se passait autour de lui. Si Padre Pio vivait l'ensemble de la Messe comme le sacrifice et la passion de Jésus, et le moment de la consécration comme la crucifixion de Jésus (il s’accordait en cela avec l’enseignement de l’Eglise, réaffirmé récemment dans l’encyclique de Jean-Paul II « L’Eglise vit de l’Eucharistie »), on peut considérer que l’offertoire le renvoyait au temps précédent cette crucifixion. Un passage de sa correspondance fait un parallèle entre le dépouillement que Jésus subit avant la crucifixion et la séparation des choses profanes, que nous venons d’évoquer pour l’offertoire: « Sur le mont Calvaire, habitent les cœurs que l’Epoux céleste favorise de son amour divin… Mais fais attention à ce que je vais dire: Les habitants de cette colline doivent être dépouillés de toutes habitudes et affections terrestres, de même que leur roi fut dépouillé des vêtements qu’il avait lorsqu’il y arriva. Remarque, ma bonne petite fille, les vêtements de Jésus étaient saints, n’ayant pas été profanés quand ses bourreaux les lui enlevèrent chez Pilate. Il était cependant juste que notre divin maître s’en dépouille pour nous montrer que rien de profane ne doit être porté sur cette colline. Prends donc garde, ma bonne petite fille, d’entrer au festin de la Croix, qui est mille fois plus délicieux que les noces mondaines, sans le vêtement blanc, nettoyé de toute autre intention que de celle de plaire au Divin Agneau ». (Lettre à Ermina Gargani, 28 décembre 1917)

831_001

La prière eucharistique

 

Le texte qui suit, est le compte-rendu que le père Hamel, sulpicien français, professeur de séminaire, fit après avoir assisté à la messe de Padre Pio, quand il se rendit à San Giovanni Rotondo en 1950. Par la sobriété des mots et la justesse de son regard, ce texte nous aide à ‘‘entrer’’ dans la célébration de Padre Pio.

 

Décrire cette messe est difficile, pour la raison très simple qu’elle n’offre rien de spectaculaire et que vous êtes pris dans l’action liturgique. Cet homme a le don de faire prier. Dans ces conditions, observer est quasi impossible. Il reste qu’après coup, vous pouvez revivre la scène et en décrire la particularité. À voir les choses du dehors, le premier détail qui frappe est évidemment la durée, mais une fois encore après coup seulement. Car pendant la cérémonie, vous ne sentez pas le temps. La messe du Padre Pio dure une heure et quart… De l’offertoire, nous n’avons retenu qu’une chose, le geste soutenu de l’oblation, près de cinq minutes. Les paroles sont dites lentement, une à une, séparées; les yeux ne quittent pas la croix; le corps immobile; une oraison muette prolonge l’offrande. Relisez cette offrande, vous devineriez tout ce que le Padre peut y mettre. Toute la portion qui jusqu’à la Consécration et qui durera vingt minutes est en effet marquée par une détresse physique et morale, singulièrement émouvante. On a l’impression que le Padre essaye de retarder le plus possible le dénouement du sacrifice, comme si, à mesure qu’approche la consécration, une panique se développait en lui. Tout son comportement l’indique: ses plaies peut-être s’ouvrent, ou du moins le font souffrir, si l’on en juge par les crispations des mains, la sueur, le déplacement incessant des pieds, sur lesquels il n’ose s’appuyer, le masque parfois convulsé des traits du visage. On ne peut s’empêcher d’évoquer l’Agonie… On est en effet obligé de reconnaître que son comportement extérieur exprime des sentiments très différents selon les moments de la messe. Sur la toile de fond de la Passion, il est facile de voir que le Padre Pio suit le parcours de Notre Seigneur, du Cénacle au Calvaire… L’anxiété atteint son paroxysme avec la Consécration où le Padre semble vivre la mise en Croix. Les paroles sont hachées, dans une sorte de hoquet.

716001

La communion

 

Le texte précédent évoquait déjà la manière dont Padre Pio communiait. Ce texte est, dans la suite, plutôt de l’ordre de la réflexion. On pourra relire également le second article de cette série, qui rappelait l’insistance de Padre Pio pour la communion fréquente.

 

Une force nouvelle d’union

 

L’Eucharistie est une force qui ouvre au don et à l’accueil, ainsi qu’à l’unité qui en découle. Cette unité, cette cohésion dépasse les limites du temps et de l’espace, car elle est la « force » même de la communion trinitaire : elle est l’amour. Padre Pio l’exprime bien quand il affirme: « L’Eucharistie est un don nouveau et absolument unique de l’amour immense de Jésus pour nous. Parce qu’en se donnant en nourriture et en boisson pour l’homme, il s’unit à lui de la manière la plus parfaite qui puisse exister entre le Créateur et la créature ». (Lettre à Giusseppina Morgera, 5 mai 1916) Dans son Encyclique sur l’Eucharistie, Mystici Corporis, le pape Pie XII écrivait dans le même sens: « Le divin Rédempteur s’est uni très étroitement, non pas seulement avec l’Eglise, son épouse aimée, mais aussi, en Elle, avec l’âme de chaque fidèle, avec lequel il désire ardemment s’entretenir dans des colloques intimes, spécialement après qu’il s’est approché de la table eucharistique ». (n°88)


L’expérience d’union de Padre Pio


Cette expérience mystique, Padre Pio l’a vécue d’une manière particulière, ce qu'il raconte au Père Agostino, le 18 avril 1912: « C’est à peine si j’ai pu me rendre auprès du divin Prisonnier pour célébrer la messe. Une fois celle-ci finie, je suis resté avec Jésus pour faire mon action de grâce. Oh, comme elle fut suave, la conversation que j’eus avec le paradis ce matin-là, à tel point que, même si je le voulais, il me serait impossible de tout vous dire. Il y a des choses que l’on ne peut traduire dans un langage humain sans qu’elles perdent leur profond sens céleste. Si vous me passez l’expression, mon cœur et celui de Jésus ont fusionné. Il n’y avait plus deux cœurs qui battaient, mais un seul. Le mien avait disparu comme une goutte d’eau dans la mer. Jésus était son paradis, son roi. La joie était en moi si intense, si profonde, que je n’ai pu me contenir: mon visage était inondé des larmes les plus délicieuses ». Cette communion des cœurs, que Padre Pio décrit comme une fusion, est l’une des premières manifestations de son union avec Jésus Crucifié. Assez rapidement, la dimension de la croix apparaîtra dans ce phénomène, sous la forme d’une blessure; ainsi, le 26 août de cette même année, il écrit, toujours au Père Agostino: « Ecoutez ce qui m’est arrivé vendredi dernier. J’étais à l’église en train de faire mon action de grâce après la messe, quand je me sentis tout à coup le cœur transpercé par un javelot de feu si vif et si ardent que je crus en mourir. Les mots me manquent pour vous faire comprendre l’intensité de cette flamme: il m’est réellement impossible de le décrire. Me croirez-vous? L’âme victime de ces consolations devient muette. J’avais l’impression qu’une force invisible me plongeait tout entier dans le feu… Mon Dieu, quel feu! Quelle douceur! » Le 5 août 1918, ce sera la transverbération du cœur, et le 20 septembre Padre Pio recevra les stigmates.


C’est le Christ qui vit en moi

 

Revenons à la communion eucharistique. Cette communion met en l’âme tous les éléments de la vie spirituelle, elle la rend capable de posséder Dieu. Et posséder Dieu, cela signifie, comme l’explique saint Paul dans la Lettre aux Philippiens (2,5 et ss), vivre avec lui et par lui, ressentir les désirs, les angoisses, l’amour de Jésus pour l’humanité, partager ses sentiments, éprouver son zèle pour l’expansion du Règne de Dieu. En résumé, c’est se trouver dans la condition du saint du Gargano quand il s’exclame: « Tout se résume en ceci: Je suis dévoré par l’amour de Dieu et l’amour du prochain ». (Lettre au Père Benedetto, 20 novembre 1920) Cette union au Christ est le résultat de l’action toute mystique qui, parallèlement à l’action liturgique, se produit dans notre âme quand nous nous approchons de l’Hostie consacrée. De même que le Pain eucharistique est assimilé par notre corps, notre âme est absorbée par la divinité de Jésus: « La communion au Corps et au Sang du Christ nous fait devenir ce que nous recevons ». (Concile Vatican II, const. Lumen Gentium, n°26) Dans le cadre de cette vérité, le phénomène des stigmates trouve son explication. En Padre Pio, comme en saint François et en d’autres saints, la communion spirituelle avec le Christ s’est manifestée, de par la volonté divine, à l’extérieur, dans le corps: alors, la conformité de l’Amant et de l’Aimé est rendue parfaite. Plus nous aurons le désir de nous unir fréquemment à Jésus-Eucharistie, plus nous serons identifiés au Christ, jusqu’à ce que nous puissions dire: « Ce n’est plus moi qui vit, mais c’est le Christ qui vit en moi ». (Ga 2,20)


Eucharistie et Pénitence


Pour que nous puissions reprendre ces paroles de saint Paul aux Galates, nous devons vivre dans la grâce, nous abstenir, autant que cela nous est possible, du péché: « En effet, si nous aspirons à la communion avec Lui, nous devons contempler sa vie toute divine dans la chair et, l’imitant dans sa pureté sans péché et sainte, nous élever à un état divin et immaculé. Ainsi, nous recevrons la communion et la ressemblance avec Lui, comme Il nous l’a promis ». (Pseudo-Denys, Ve siècle) Le sacrement de la Pénitence, joint à celui de l’Eucharistie, nous aide à nous fortifier contre nos faiblesses humaines et contre les tentations de l’ennemi.

padre_pio4

Texte extrait du blog: http://exorciste33.over-blog.com

22 janvier 2011

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

17028872

Trentième jour

Retour de Jésus à Nazareth


« Il alla à Nazareth, et il leur était soumis ». (Luc 2) L'enfant Jésus remis entre les mains de ses parents jusqu'à son baptême, c'est à dire jusqu'à l'âge d'environ trente ans, ne fit plus autre chose que de leur obéir, et en quoi leur obéir? Dans les plus bas exercices, dans la pratique d'un art mécanique. Passez en revue ce qu'une famille pauvre présente de soins et d'occupations, et ne doutez pas que Jésus n'ait toujours recherché ce qui était le plus humiliant et le plus pénible. Ce n'est point un docte pinceau qu'il manie: il aime mieux l'exercice d'un métier plus humble et plus nécessaire à la vie. Ce n'est point une docte plume qu'il exerce par de beaux écrits : il s'occupe péniblement, il gagne sa vie, à ce spectacle un religieux effroi saisit l'âme: elle adore en tremblant un Dieu si prodigieusement abaissé. Comprenez aujourd'hui que par cet incompréhensible abaissement il veut vous apprendre 1° à servir, 2° à travailler, 3° à obéir.


A servir


La volonté du Père céleste avait été que Jésus donnât au milieu des docteurs assemblés un essai de la sagesse dont il était plein, et qu'il venait déclarer, et tout ensemble de la supériorité avec laquelle il devait regarder ses parents mortels, sans suivre la chair et le sang, leur maître de droit soumis à eux par dispensation. Après cet essai de son ministère, et cette première révélation de sa mission divine, il lui tarde ce semble de rentrer dans l'anéantissement de sa vie cachée, et d'éteindre dans l'impénétrable obscurité de la pauvre maison de Nazareth l'éclat qu'il vient de jeter dans le temple de Jérusalem. Il a dit de lui-même qu'il était venu pour servir, et il commence par servir ses parents; il s'emploie dans la maison aux soins du ménage: nous ne lisons pas que ses parents aient jamais eu de domestiques, semblables aux pauvres gens dont les enfants sont les serviteurs; et l'on ne voit nulle part que lui-même ait eu des serviteurs à sa suite. O mon Sauveur! quel sujet de confusion et d'épouvante pour moi! Chacune des paroles de votre Evangile m'accuse; chacun des traits de votre vie me condamne: vous recherchez dès votre enfance la fatigue et les humiliations; et je ne soupire qu'après les honneurs et le repos. Vous voulez servir vos créatures, vous qui êtes le souverain Maître; et je voudrais partout être maître, moi qui ne mérite pas d'être même au dernier rang parmi vos serviteurs; je suis difficile en tout point, et sous l'apparence de l'exactitude et de la régularité, je cherche à me dissimuler à moi-même la rigueur d'un caractère exigeant; si au moins j'étais aussi exact à votre service, ô mon Dieu! que je veux qu'on le soit au mien; mais non, je ne vous sers qu'avec négligence et avec froideur, par humeur et par caprice; et ainsi désobligeant pour mes supérieurs et mes égaux, dur avec ceux qui me sont soumis, infidèle envers vous, je me trouve tout ensemble mauvais serviteur et mauvais maître; et vous me souffrez dans votre maison, et vous me gardez à votre service, ô incomparable maître! ah, prenez encore pitié de ma misère: ne me rejetez pas de votre présence, et n'ôtez pas de moi votre Esprit Saint.


Pour travailler


O Dieu! je suis saisi encore un coup! Orgueil, viens mourir à ce spectacle! Jésus fils d'un charpentier, charpentier lui-même, connu par cet exercice sans qu'on parle d'aucun autre emploi, ni d'aucune autre action. On se souvenait dans son Eglise naissante des charrues qu'il avait faites; et la tradition s'en est conservée dans les plus anciens auteurs: c'est pourquoi, au commencement du ministère de Jésus-Christ, lorsqu'il vint prêcher dans sa patrie, on disait: N'est-ce pas là ce charpentier fils de Marie? comme celui, n'en rougissons pas, qu'on avait vu pour ainsi parler tenir la boutique, soutenir par son travail une mère veuve, et entretenir le petit commerce d'un métier qui les faisait subsister tous les deux. Il y en a qui ont eu honte pour le Sauveur de le voir dans cet exercice, et dès son enfance le font jouer avec des miracles. Mais l'Evangile a renfermé toute sa vie durant trente ans dans ces paroles: Il leur était soumis. Et encore: C'est ici ce charpentier fils de Marie. Dans une vie si vulgaire, connu à la vérité, mais par un vil exercice, pouvait-il mieux cacher ce qu'il était? Que dirons-nous donc, que ferons-nous pour le louer? Il n'y a en vérité qu'à demeurer dans l'admiration et le silence. Mais où en suis-je, ô mon Sauveur! avec ce que j'appelle ma capacité, mes talents, ma condition, ma naissance? L'obscurité me fatigue, des emplois trop bas me déplaisent; je veux m'en tirer et en tirer ma famille: je me sens fait pour quelque chose de plus relevé: j'ai honte de la médiocrité de mon état. C'est pour cela peut-être que je me sens comme humilié de l'abaissement du vôtre, et je ne sens pas que pour guérir l'enflure de mon cœur et cette soif d'ambition, d'honneurs et d'élévation qui me dévore, il me fallait, à l'appui de ses leçons, les exemples d'un Dieu pauvre, laborieux, gagnant son pain à la sueur de son front et bénissant la volonté divine dans son humiliation.


A obéir


Comme c'est l'orgueil de la révolte de l'homme que le Verbe fait chair vient réparer, chacun de ses pas laissera, pour ainsi dire, une empreinte d'humiliation et d'obéissance. Vous l'avez vu soumis à la loi de la circoncision dont à tant de titres il était en droit de s'affranchir, à l'avertissement de l'Ange pour quitter la Judée et pour y revenir. Mais de peur que vous ne pensiez qu'il ne se rend à la suprême volonté que parce qu'elle est imprimée par la loi ou intimée par l'Envoyé céleste, c'est aux hommes qu'il veut obéir, c'est à ses propres créatures, c'est dans toutes les circonstances et sur tous les points : ce n'est pas un seul jour et dans quelques occasions d'éclat, c'est à tous les moments et dans toute la suite de ses actions; et tout ce qui nous a été révélé de sa vie adorable pendant trente années, ce n'est ni la profondeur et la sublimité de sa doctrine, ni le nombre et la puissance de ses miracles, ni la perfection de sa prière et de ses œuvres divines, mais la continuité de son obéissance. Et il leur était soumis. Cette leçon m'était donc bien nécessaire, ô mon Sauveur! puisque vous me l'avez donnée en tant de manières et que vous l'avez comme imprimée sur toute votre personne. Oui, sans doute, puisque tout en moi est soulevé contre l'ordre et dans une opposition constante à votre volonté, puisque malgré la double autorité de vos préceptes et de vos exemples, mes sens, mon esprit et mon cœur sont si souvent armés contre la vérité, la charité et la sainteté. Enfant, je m'élevais contre la volonté de mes parents et de mes maîtres; plus tard c'était contre vos commandements, contre votre esprit, contre les avertissements de ma conscience, contre les lumières de la grâce, contre l'attrait et les reproches de votre amour. Ainsi toute votre vie n'a été qu'un grand acte de soumission, et toute la mienne une continuelle révolte. Faire la volonté de votre père était votre nourriture, vos délices, votre félicité: et la combattre, m'y soustraire, m'en affranchir a été le crime de toute ma carrière. Poussière et néant, j'ai regardé comme quelque chose de grand de me soumettre à un homme, pour obéir à Dieu lorsque vous tout puissant et très haut vous vous êtes soumis à vos propres créatures pour me sauver. O Sauveur! obéissant depuis la crèche jusqu'à la croix, faites-moi participant de votre esprit d'obéissance, apprenez-moi a faire votre volonté, parce que c'est vous qui êtes mon Dieu.


Vertu à obtenir: L'amour de l'obscurité.


Résolutions et aspirations


Adorez souvent pendant cette journée le saint enfant Jésus retournant à Nazareth pour y mener avec Marie et Joseph une vie pauvre, laborieuse, une vie vraiment cachée en Dieu. Comprenez la nécessité de rentrer dans l'obscurité dès que le service de Dieu, l'unité de vos frères et vos devoirs d'état ne vous retiennent plus au milieu du bruit, de l'éclat et de la dissipation du monde. Si la Providence vous a fait naître dans une condition obscure, obligé de vivre de votre travail, consolez-vous, réjouissez-vous même. Jésus-Christ a divinisé votre état et sanctifié le travail. Si vous avez en partage l'aisance et la fortune, souvenez-vous que vous n'êtes pas dispensé de l'obligation de travailler. Elle est imposée à tous les enfants d'Adam comme peine du péché. Exercez-vous à briser votre volonté, à faire peu d'estime de votre jugement et de votre capacité; et peu à peu vous vous accoutumerez à céder, même sans efforts, aux idées et aux opinions d'autrui pour lesquelles si souvent on perd la paix, ou l'on blesse la charité.


Prière


Sauveur Jésus, qui de maître des anges vous êtes fait l'apprenti d'un homme mortel sur la terre, qui tenant la place d'Adam n'avez voulu manger votre pain qu'à la sueur de votre visage, qui enfin étant le souverain de l'univers vous êtes soumis à vos créatures, enseignez-nous l'humilité dont vous êtes le docteur dans votre apprentissage, la pénitence que vous avez sanctifiée par votre travail et vos sueurs, et l'obéissance parfaite que vous avez consacrée en vous assujettissant à ceux de qui l'être et la vie dépendaient de vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

ni_o_jesus__1

Pour recevoir chaque jour la Méditation du Mois de l'Enfant Jésus, recevoir régulièrement des prières dans votre boite e-mail, et pour être tenus au courant des mises du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

2 février 2011

Le Mois du Saint Esprit

Le Mois du Saint Esprit

ESPIRITU_20SANTO

Troisième jour

La création surnaturelle


Les merveilles du Nouveau Testament se trouvent indiquées dans les écrits des Prophètes, et tous les jours, dans sa liturgie, l'Eglise nous rappelle quelques unes de ces magnifiques paroles qui annonçaient au monde les œuvres de la divine miséricorde réservées pour la grande époque de l'Incarnation. Qui ne serait frappé d'admiration, en lisant, par exemple, ces lignes divines dictées au roi-prophète par l'Esprit Saint, et dans lesquelles nous voyons comme une histoire anticipée des prodiges qui doivent suivre la Pentecôte? « Vous enverrez votre Esprit, et toutes choses seront créées, et vous renouvellerez la face de la terre »? Remarquons-le bien; le monde existe, la création dont parle le Prophète n'est donc qu'une rénovation; cette rénovation néanmoins est un fait si extraordinaire que, dans la pensée de Dieu, elle est comme une création nouvelle, évidemment il s'agit ici de l'accomplissement d'un grand fait, fait unique dans l'histoire du monde, fait surnaturel qui sera dû à la Mission de l'Esprit-Saint. Ce fait, c'est la transformation de l'homme en une créature surnaturelle, spirituelle par ses pensées, par son langage, par ses mœurs; c'est la création d'un peuple nouveau qui hier n'était pas ce peuple, et qui l'est devenu aujourd'hui, comme l'affirme le Prince des Apôtres.


Quelle révolution étonnante voyait donc le Prophète dans la suite des siècles, révolution qu'il appelle une création, le renouvellement de toute la terre! Je sais maintenant la force de cette admirable parole. Voici l'ordre surnaturel, l'ordre de la grâce, substitué à l'ordre de la nature. Le Sauveur est venu pour mériter, en faveur de l'homme, ce bien inappréciable; et le Saint Esprit, envoyé pour faire l'application des mérites de Jésus Christ aux âmes rachetées par son sang, créera ce monde nouveau, et renouvellera la face de la terre. Qui dira l'excellence, l'étendue de ce bienfait? Qui racontera la sublimité de cette grâce? Oh! si je parvenais à l'apprécier, mon âme serait pénétrée de reconnaissance et d'amour; toute son ambition se tournerait vers ce don de Dieu par excellence, et rien ne lui paraîtrait digne d'entrer en parallèle avec la possession du Saint-Esprit! Mon Dieu, parlez-moi, instruisez-moi sur cette vérité dont la connaissance peut devenir pour moi le principe de la plus éminente sainteté.

442_001

Comment s'opère la transformation par le Saint Esprit


L'âme humaine arrive dans ce monde avec ce qu'elle tient d'Adam; héritière de son Père, elle n'a aucun droit aux biens que celui-ci avait perdus, dont il avait été dépouillé par sa révolte contre Dieu. Tous les biens que possède cette âme appartiennent à l'ordre de la nature; tout en elle sera naturel.  Saint Paul nous en avertit par cette parole profonde: « Le premier homme venant de la terre est terrestre ». Avec ces biens naturels, terrestres, l'homme n'arriverait jamais à la possession de Dieu.  Voilà un premier principe dont la négation est contraire à la foi. Mais voyez venir la divine miséricorde. Au premier homme issu de la terre, tout terrestre à cause de son origine, Dieu veut substituer un homme nouveau qui sera créé dans la justice et dans la sainteté. Or cet homme nouveau, dit saint Paul, vient du ciel, il est céleste. Cet homme nouveau sera l'œuvre du Saint Esprit; de même que la sainte humanité de Jésus Christ n'a eu pour principe, dans le sein de la Vierge, que la vertu du Saint Esprit dans l'âme humaine rachetée par le Sauveur, une créature nouvelle, spirituelle, sera créée par cette même vertu divine. Le Saint Esprit sera l'ouvrier infiniment sage qui opèrera la grande œuvre de cette glorieuse et admirable transformation. Par lui, le Fils de Dieu est devenu vrai enfant d'Adam; par lui, tous les enfants d'Adam pourront devenir fils de Dieu. Ainsi l'homme nouveau créé dans la justice et dans la sainteté ne sera pas, nous dit saint Jean, l'œuvre de la chair et du sang; il sera vierge, parce qu'il sera né de l'esprit de Dieu. Mais que devient alors l'homme ancien, le vieil homme, l'homme fils d'Adam?


Que devient l'héritage qu'il tenait de son Père? Ecoute bien, âme chrétienne, et sois dans la jubilation. Il est écrit: « Vous leur enlèverez leur esprit, ils tomberont en défaillance; ils seront réduits en poussière ». Voilà l'œuvre divine par excellence. L'esprit d'erreur, de duplicité et de mensonge; l'esprit de haine, de jalousie, de malice; l'esprit d'orgueil, de sensualité et d'avarice; c'est bien l'esprit de l'homme tel que nous l'apportons en naissant. Et c'est cet esprit que Dieu promet de nous enlever, d'anéantir, de réduire en poussière. L'Esprit Saint dépouille l'homme de l'esprit d'Adam; et c'est après ce dépouillement nécessaire, que l'homme devient nouveau, qu'il est appelé fils de Dieu. O dépouillement précieux et mille fois désirable! Qui l'a connu par sa propre expérience? Hélas! saint Paul reprochait à certains disciples de l'Evangile d'être encore charnels, et il me semble entendre ce juste dont me parlent les livres saints, quand il s'écrie: « Vos yeux ne sont-ils pas des yeux de chair »? Que de pauvres âmes se sont opposées au dépouillement du vieil homme, et sont encore dans la vie de la chair! Combien ne voient que par les yeux de la chair! Jésus Christ a parlé d'une double naissance pour l'homme, et il a affirmé que, sans une naissance nouvelle par le Saint Esprit, personne n'entrera dans le ciel. Il suit de là que, sans la transformation divine dont je m'occupe, le salut n'est pas possible ; que si le Saint Esprit n'est pas libre chez moi pour détruire, renverser, réduire en poussière l'homme ancien, ma mauvaise nature; s'il ne crée pas dans moi l'homme nouveau, l'homme surnaturel, mon espérance relative à la possession de Dieu est vaine, illusoire, sans fondement. Tous les jours je loue Jésus Christ, en l'appelant conçu du Saint-Esprit, né par le Saint-Esprit. Cet éloge doit me convenir; si je n'ai été conçu, si je ne suis né que par les lois de ma pauvre nature dégradée dans Adam, que deviendrai-je? O heureuse l'âme dont il est permis d'affirmer qu'elle a été conçue par le Saint Esprit, qu'elle est née du Saint-Esprit! Cette âme a subi la transformation qui fait les enfants de Dieu, et les héritiers de son royaume.

VickiHolySpirit_56101128_std

Les signes de la transformation par le Saint Esprit


 

L'anéantissement du vieil homme annonce la création de l'homme nouveau. Cette création est admirable, car elle comprend tout, l'esprit, le cœur ou la volonté, le langage, les habitudes, les mœurs. Quand les premiers chrétiens sortirent du Cénacle et se montrèrent au peuple, on fut saisi d'étonnement, on vit des hommes nouveaux, un monde qu'on ne connaissait pas, dont on n'avait jamais soupçonné la possibilité ou l'existence. Ce n'est pas moi qui en serai surpris. Comment aurait-on pu seulement imaginer cette transformation que le Saint Esprit venait d'opérer? Une création nouvelle avait eu lieu dans le Cénacle, et les disciples de Jésus Christ pouvaient dire: « Voici un spectacle nouveau pour les anges et pour les hommes ». Ce spectacle est offert tous les jours au monde dans la personne des justes. En venant dans eux, le Saint Esprit a détruit, renversé, réduit en poussière, et il crée de nouveau. Il a pu dire: « Je fais toutes choses nouvelles ». Je dis toutes choses; car il ne s'agit pas d'une légère modification, mais bien d'une création. Or pour qu'il y ait véritablement création, il faut que tout soit nouveau, et que l'homme spirituel ait pris la place de l'homme animal. David s'écrie: « Vous renouvellerez la face de la terre ». Une âme renouvelée est une âme neuve, nouvelle. On ne renouvelle pas un vêtement, des meubles, en enlevant les taches ou en remplaçant les déchirures par quelques pans d'étoffe. La terre de mon âme doit donc être renouvelée, et c'est ce renouvellement qui est l'œuvre du Saint Esprit.


Mais je me demande si l'on croirait facilement qu'une terre a été renouvelée, alors que cette terre demeurerait toute remplie de sable et de cailloux, et continuerait à ne produire que de mauvaises plantes, sans jamais permettre à un arbre précieux d'y étendre ses racines? Sans doute on refuserait de croire à un prétendu renouvellement. Pourquoi cette comparaison ne servirait-elle pas à m'éclairer, et à dissiper mes illusions? Le Saint Esprit m'est donné comme créateur, comme principe d'un être nouveau. Il doit renouveler la terre de mon âme. Donc tout va devenir digne de lui, digne de Dieu, dans mon âme. Donc cette âme sera désormais une terre sainte, une terre arrosée et fécondée par le Ciel; les fruits qu'elle portera réjouiront le cœur de Dieu. Mais s'il demeure prouvé que je ne suis qu'un pauvre enfant d'Adam; que je continue à ne montrer dans moi que le vieil homme, égoïste, amateur de soi-même, jaloux, susceptible, vindicatif, sensuel; si mes pensées sont et demeurent terrestres; si mes affections, mes désirs, mes craintes et mes espérances se meuvent toujours dans le cercle étroit des choses de la terre; si mon langage est celui de l'homme ancien, du vieil Adam; si mes œuvres n'ont rien que de très naturel, et ne participent en aucune manière aux œuvres de Jésus Christ et des saints; ne dois-je pas rentrer sérieusement eu moi-même, et me demander comment a été exaucée en ma faveur, cette prière de l'Eglise si souvent répétée: « Envoyez votre Esprit, et toutes choses seront créées, et vous renouvellerez la face de la terre ». O Saint-Esprit, venez à moi! présidez à l'examen que je veux faire de ma conscience; dissipez toutes mes ténèbres, et faites briller à mes yeux, votre lumière divine!

2459912156_e6586d4ef0_o

Les effets merveilleux de la transformation par le Saint Esprit


Il avait été écrit: « L'Esprit du Seigneur a rempli tout l'univers, et comme cet Esprit contient tout, il possède la science de la parole ». Jésus-christ vient au monde; il est le Verbe de Dieu, la Parole éternelle, et voilà que lui-même fait à sa personne adorable l'application de ce passage du Prophète Isaïe: « L'Esprit du Seigneur s'est reposé sur moi, l'Esprit d'intelligence, de science et de conseil ». Quand il a annoncé à ses Apôtres la Mission du Saint-Esprit à leur égard, il leur dit: « Cet Esprit vous enseignera toutes choses; il vous apprendra toute vérité; il vous donnera l'intelligence de tout ce que je vous aurai dit ». Tel est donc le Saint-Esprit dans une âme. Il ne saurait y habiter sans devenir sa lumière, son flambeau, son soleil; il est le guide, le docteur, le prédicateur, le directeur de cette âme; il s'empare de cette âme, et il la plonge dans la vérité. O mon Dieu, qui comprendra ces grandes choses? Mais qu'est-ce que la vérité? c'est Dieu, c'est la connaissance de Dieu telle qu'il la faut à l'homme pour qu'il arrive au bonheur. Le grand mal de l'homme c'est l'ignorance, et l'erreur qui en est le fruit le plus amer, le fruit empoisonné. Eh bien! le Saint-Esprit est donné pour dissiper les ténèbres de l'ignorance, et pour préserver de l'erreur; il communique toute lumière; la science, la sagesse, Inintelligence, le conseil forment son glorieux cortège. Il donne à l'âme ce Don de pénétration qui lui fait découvrir le vrai sens des discours de Jésus-christ, qui lui montre avec clarté la pensée de Jésus Christ, la lumière renfermée dans chacune de ses paroles. Jésus-christ avait dit: « Je suis la vérité ». Et en même temps: « Le Saint-Esprit rendra témoignage de moi ». Laissez venir le Saint-Esprit; qu'il s'empare d'une âme, et voilà que Jésus-christ, livre fermé pour les âmes orgueilleuses qui s'obstinent à ne recevoir d'autre direction que celle de leur propre esprit, voilà, dis-je, que Jésus-christ se montre; tout est lumière, clarté, science, sagesse en lui.


Le Saint Esprit est comme le soleil qui donne aux fleurs, à toute la nature, l'éclat et la beauté. Il y a tout un monde dans Jésus Christ, dans ses mystères, ses œuvres et ses discours. Mais sans le Saint Esprit, ce monde est dans l'obscurité, dans une nuit sombre. Hélas! cette vérité effrayante est prouvée par l'état dans lequel vivent la plupart des hommes! Mais que le Saint Esprit descende dans une âme; tout à coup le soleil éclaire Jésus-christ, et cette âme le voit... Augustin, sectateur du mensonge, n'a jamais aperçu Jésus-christ. L'infortuné! mais, tout à coup, le Saint Esprit arrive, Augustin le reçoit; il ouvre les yeux, il regarde Jésus Christ. Maintenant lisez ses admirables ouvrages, ils vous diront ce que le nouveau disciple a vu dans la personne adorable de son Maitre. Cette science qui est l'unique nécessaire, le Saint Esprit la donne à l'âme qui la veut, à celle principalement qui en est avide; il la lui donne d'abord pour elle-même et pour son propre avantage. C'est la grâce la plus précieuse, car il y a grand danger à savoir pour les autres, et à ignorer pour soi; malheur affreux dans lequel sont tombés de célèbres docteurs. Par contraire, on peut ne rien savoir pour les autres, être muet, et posséder éminemment cette science divine de la voix, de la parole de Dieu. Combien d'âmes simples, inconnues; peut-être méprisées par les docteurs, possèdent des trésors de lumière qui raviraient d'admiration les plus profonds théologiens! Heureuses âmes, comme j'envie vos richesses! Mais cette science de la voix, de la parole, le Saint Esprit la donne à certains hommes pour le bien et la sanctification de leurs frères. Hélas! vous qui dirigez, qui donnez des conseils, qui devez montrer aux autres la vérité, la lumière, que donneriez-vous, si le Saint Esprit désertait votre âme, s'il ne l'approvisionnait lui-même? Oh! comme le Saint Esprit est nécessaire pour qu'on ne voie pas des aveugles conduisant d'autres aveugles! Ame chrétienne, ambitionnez cette science de la voix, de la parole; c'est la science de Jésus Christ. Mais cherchez-la dans la prière; le Saint Esprit qui seul la donne veut être appelé par vos gémissements intérieurs. Criez souvent vers le ciel, et dites avec le roi-prophète: « Donnez-moi l'esprit d'intelligence, et je comprendrai chacune de vos paroles ». Mais n'oubliez pas cet avis écrit par le même Prophète: « Il donne cette intelligence aux petits enfants ». Ces petits enfants sont les humbles de cœur. Malheur à l'homme superbe qui se croit sage et suffisamment éclairé! Le Saint Esprit s'éloigne de lui; il l'abandonne à ses ténèbres et à son ignorance. Cet infortuné ne voit jamais Jésus Christ.

formiamo_cenacoli

Pour recevoir chaque jour la Méditation du Mois du Saint Esprit, recevoir régulièrement des prières dans votre boite e-mail, et pour être tenus au courant des mises du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes 

24 janvier 2011

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

17028872

Dernier jour

Perpétuelle occupation de l'âme chrétienne

 

« Sa mère conservait dans son cœur le souvenir de toutes ces choses ». (Luc 2:51) A la naissance de Jésus, lorsque ce Verbe incarné ne s'exprimait encore que par ses pleurs, Marie recueillait avec une joie mêlée de respect les louanges et les bénédictions dont il était l'objet, et elle les méditait dans le fond de son cœur. Mais depuis qu'il a commencé lui-même à se faire entendre, depuis surtout qu'au milieu des docteurs il a laissé entrevoir les trésors de science et de sagesse qui étaient en lui, elle l'écoute avec une sainte avidité, elle se nourrit des paroles de vie qui sortent de sa bouche, elle conserve dans son âme avec un soin religieux tout ce qu'elle a vu de ce cher Fils; les mystères de son Enfance deviennent son plus doux entretien, et seront sa perpétuelle occupation jusqu'à ce qu'elle lui soit réunie dans le ciel. En êtes-vous assez touché pour éprouver le besoin d'y ramener vos pensées et vos affections au delà des jours plus particulièrement consacrés à en retracer et à en célébrer la mémoire? Ah! pour peu que l'onction de la grâce dont ils sont tout pleins ait pénétré votre âme, ils devront être fréquemment l'objet de vos contemplations, puisque, indépendamment de la douceur qui y est attachée, 1° ils éclairent, 2° ils consolent, 3° ils attirent à l'amour de Jésus-Christ.

 

Ils éclairent

 

Les mystères de la sainte Enfance portent dans l'âme une douce lumière qui invite à les contempler de plus près. La divine Majesté cachée sous le voile aimable de l'enfance, loin d'intimider la faiblesse, l'attire et l'encourage. Qui pourrait craindre de s'approcher d'un Enfant couché dans une crèche et versant des pleurs ? Et comme s'approcher de lui, c'est s'approcher de la lumière et de la vérité, se tenir près de lui, l'interroger avec simplicité, l'embrasser avec une respectueuse tendresse, c'est être entré dans le dessein de ce Verbe adorable, qui ne s'est fait homme que pour nous donner accès auprès du Père, et qui ne s'est fait enfant que pour que nous eussions plus facilement accès auprès de lui. Mais de plus, pouvait-il mieux nous faire connaître la grandeur de Dieu, le néant des grandeurs humaines, qu'en descendant lui-même à l'état de l'Enfance? Comment pouvait-il plus fortement et plus doucement tout ensemble nous attirer à l'humilité, à la pauvreté, à l'obéissance, à l'abnégation, à la pratique de toutes les vertus, qu'en enchaînant dans les langes et l'infirmité du premier âge sa grandeur, sa sagesse et sa souveraine indépendance. O mon âme! au spectacle d'un Dieu anéanti à ce point, les maximes de l'Évangile te semblent elles encore trop rigoureuses ou sa morale impraticable? Quand Jésus-Christ appelle ses disciples à la pauvreté, à l'humilité,à la pénitence et aux larmes, n'est-ce pas du sein même de l'indigence et de la plus profonde obscurité qu'il les y appelle, n'est-ce pas éprouvé lui-même dès son entrée dans la vie par l'affliction et la souffrance? Ne s'y est-il pas volontairement condamné? Demande-t-il quelque sacrifice auquel il ne se soit soumis le premier? Et lorsqu'à tous les droits qu'il a acquis sur nous il ajoute l'autorité irrécusable de ses exemples, n'est-il pas fondé a nous dire: Le disciple n'est pas plus que son maître, ni l'esclave plus que son Seigneur. Et cependant je veux trouver la bienveillance, l'estime, la considération: j'ai horreur de l'obscurité, du mépris et de l'abandon. Si j'ai passagèrement à les supporter, j'en souffre, je me plains; j'accuse les hommes de dureté ou d'injustice; je me dis chrétien, et je ne sais pas me contenter du nécessaire, il faut que j'y ajoute l'aisance, et je m'imagine que je manque de tout, si je ne jouis de tout ce qui rend l'existence agréable et commode. O humilité d'un Dieu Enfant! O pauvreté de Bethléem! O sainte obscurité de Nazareth! Instruisez-moi, corrigez-moi,éclairez mon cœur, apprenez-moi, rappelez-moi souvent de quel maître je suis le disciple et quel est le Dieu que j'adore.


 

Ils consolent


 

Qu'est-ce qui nous rend les chagrins et les peines de cette vie si douloureux et souvent même insupportables? C'est sans contredit le défaut de foi, qui nous empêche de les regarder comme des épreuves, et de les recevoir de la main de Dieu comme des moyens de sanctification. Puisqu'en effet tous les Saints ont passé par la voie des tribulations pour arriver à la vie bienheureuse, et qu'il a fallu que le Christ souffrit et qu'il entrât ainsi dans sa gloire, il n'y a pas d'autre voie pour y arriver que la voie royale de la sainte croix. Mais parce que ces hautes vérités entrent toutes plus ou moins difficilement dans nos esprits, et que surtout elles trouvent une vive opposition dans les passions qui nous dominent, Jésus-Christ a voulu les rendre intelligibles à nos esprits et à nos cœurs par les mystères de sa divine Enfance, et par eux adoucir toutes les amertumes de la vie. En effet, sont-ce les humiliations, les rebuts, la dureté des hommes qui exercent votre patience? voyez l'Enfant Jésus à Bethléem. Est-ce la pauvreté, le dénuement et l'abandon? contemplez l'étable où il est né. Est-ce la persécution, le danger, l'exil? suivez-le dans sa fuite précipitée dans une terre étrangère, au milieu d'une nation idolâtre. Est-ce l'assujettissement et la dépendance? observez avec quelle ponctuelle docilité il obéit à l'édit de César, à l'avertissement de l'ange, au précepte de la loi, à la volonté de ses parents. Est-ce l'obscurité de votre condition, les fatigues de votre état, l'obligation de pourvoir par un pénible travail à votre subsistance ou au soutien de votre famille? allez à Nazareth, arrêtez-vous quelques moments dans cette humble et obscure retraite, qui fut pendant une si longue suite d'années celle du Créateur du ciel et de la terre. O adorable Enfant! que votre miséricorde envers nous a été immense! A combien de titres vous méritez d'être appelé notre Libérateur et notre Sauveur, puisque non-seulement vous nous avez délivrés du péché, et sauvés de la mort à laquelle nous étions condamnés, mais que vous nous délivrez même du poids accablant de nos peines, si nous sommes fidèles à vous en demander le soulagement, et à le chercher dans la contemplation des mystères de votre divine Enfance! Ah! la pauvreté ne me paraît plus si triste depuis que je vous contemple sur cette paille qui vous reçut à votre naissance. Comment pourrai-je me plaindre de l'abandon de mes amis, de l'oubli ou de l'insensibilité de mes proches, lorsque, dans la ville même de vos aïeux, vous êtes réduit à chercher un asile dans une hôtellerie, et que vous ne pouvez l'obtenir. En vous voyant fugitif, persécuté, banni, mon cœur s'affermit contre toutes les craintes; il me semble que je comprends ce que je n'avais pas bien compris jusqu'à ce jour, que toute la terre est au Seigneur, et que partout on peut le trouver, le servir et l'aimer. En appliquant à un métier obscur ces mains qui tendent les cieux, et les roulent comme un vêtement, vous avez divinisé le travail, sanctifié, consacré et béni par vos sueurs les fatigues et les larmes du pauvre.


 

Ils attirent à l'amour de Jésus Christ


 

Le Psalmiste, ravi d'admiration à la pensée de la grandeur de Dieu et de la magnificence qu'il doit déployer aux yeux des Élus dans la Cité sainte, s'écrie: Le Seigneur est grand et digne de toute louange. Mais saint Bernard, rappelé par sa tendre piété au souvenir des mystères de la sainte Enfance, s'écrie à son tour: Il est petit le Sauveur que j'adore, il est vraiment digne de tout amour.  Pourquoi en effet a-t-il voulu naître dans cet état si pauvre, si ce n'est pour nous convier à l'aimer? Je les attirerai, avait-il dit par un prophète, je les entraînerai parles liens d'Adam, par les chaînes de l'amour. Et comment résister à une si touchante miséricorde? comment n'être pas vaincu par une si prodigieuse charité? Comment ne pas l'aimer ce véritable Emmanuel, ce Dieu avec nous, ce Roi immortel des siècles devenu un enfant d'un jour, daignant nous sourire et nous tendre les bras, fuyant dans une terre étrangère pour nous ramener dans notre patrie, descendant du séjour de la gloire dans la demeure des animaux, du lieu de son repos dans l'atelier du travail, pour nous élever au désir des vrais Mens et nous mériter le repos dans la gloire. Voilà, ô mon Sauveur! vos vues pleines de tendresse, les inventions prodigieuses de votre charité! Qu'en avez-vous recueilli de la part des hommes? Personne ne rencontre un enfant aimable sans se sentir porté à l'aimer. Vous vous êtes fait Enfant, et le plus beau des enfants des hommes. La grâce a été répandue sur vos lèvres. Hélas! ils vous ont repoussé, persécuté à votre naissance, méconnu et outragé pendant votre vie. Vous vous en êtes plaint par votre prophète: Au lieu de m'aimer, ils m'ont calomnié; et mot je priais pour eux, et ils m'ont rendu le mal pour le bien, et la haine pour l'amour. Et dans votre Église, ô mon Sauveur! parmi ceux que vous avez adoptés pour vos enfants, qui sont marqués de votre sceau, qui est-ce qui vous aime? Qui est-ce qui s'occupe des mystères de votre Enfance? Qui est-ce qui pense à vous? Mais pourquoi m'occuper des autres? Où suis-je moi-même? où est mon amour? Hélas! jusqu'à présent je ne l'ai témoigné que par mes infidélités, ma lâcheté, mes froideurs. O aimable Sauveur! puisque vous ne vous êtes fait Enfant que pour nous attirer à votre amour, attirez-moi par les charmes de votre divine Enfance. Je veux vous aimer; allumez dans mon cœur ce feu de la charité dont vous avez embrasé vos Saints et qui les a fait triompher du démon, de la chair et du monde.


 

Vertu à obtenir: Le souvenir fréquent des mystères de la sainte Enfance


Résolutions et aspirations


 

Adorez souvent pendant la journée l'Enfant Jésus accomplissant pour votre salut tous les mystères que vous vous êtes appliqué à contempler pendant ce mois consacré particulièrement à en honorer la mémoire. Rendez grâces à cet aimable Sauveur, par sa glorieuse Mère, de la bonté infinie qui l'a porté à passer par le premier âge pour nous attirer à lui, et à endurer dès les premiers jours de sa vie mortelle tant d'humiliations et de douleurs pour expier nos péchés. Priez-le instamment de graver profondément dans votre cœur le souvenir de toutes les circonstances précieuses de ses premières années, et d'y renouveler souvent les sentiments de piété et de dévotion qu'elles y ont fait naître; demandez-lui pardon des distractions auxquelles vous vous êtes laissé aller au milieu de ces considérations si propres à fixer la légèreté de votre esprit, puisqu'elles feront éternellement la joie le bonheur des élus. Offrez à Jésus Enfant tous les enfants qui vous sont chers, afin qu'il les bénisse; tous ceux que vous ne connaissez, mais qui lui appartiennent par leur adoption, afin qu'il les préserve de la contagion de incrédulité, afin qu'il en fasse comme un peuple nouveau consacré à son service et fervent dans les bonnes œuvres.


 

Prière


 

Divin Enfant! beauté incomparable, bonté incomparable, toujours adorable, parce que vous êtes mon Saveur, je vous adore et je vous aime, je vous consacre toutes les lumières de mon esprit, toutes les tendresses de mon cœur; et je vous rends grâces de toute mon âme de vous être fait Enfant pour mon amour. Je vous adore dans tous les mystères de votre divine Enfance; je vous prie de m'en donner l'esprit, et de m'accorder la grâce de les honorer dignement toute ma vie par mes adorations, par mon amour et par l'imitation fidèle des vertus que vous y avez pratiquées. Je vous adore, ô Dieu et Enfant tout ensemble, dans ce moment si précieux où le Saint Esprit vous forma un corps du plus pur sang d'une Vierge, et je vous demande la grâce de participer à sa pureté toute divine. Je vous adore, ô Dieu caché pendant votre séjour dans le sein de Marie! Je veux honorer cette vie cachée en en rapprochant la mienne autant que mes devoirs d'état pourront me le permettre. Je vous adore! ô Enfant de grâce et d'amour, dans l'instant bienheureux de votre naissance, et je vous demande de renaître pleinement à votre grâce et à votre amour. Je vous adore, ô Enfant de douleur! dans le mystère de votre Circoncision, et je vous conjure, par le sang précieux que vous commençâtes alors à répandre pour mon salut, de me donner cette douceur d'agneau avec laquelle vous endurâtes cette douloureuse opération. Je vous adore avec les bergers, ô divin Pasteur des âmes! donnez-moi avec leur docilité la simplicité de leur foi et l'ardeur de leur amour. Je vous adore dans votre crèche avec les Mages, ô Enfant plein d'attraits! donnez-moi, comme à ces saints Rois, une fidèle correspondance à la lumière de votre grâce. O Dieu fugitif et exilé! je vous adore dans votre fuite et votre séjour en Egypte, et je vous conjure par votre humiliation dans ce mystère de m'inspirer la fuite des plaisirs de la terre et le désir du ciel. Je vous adore au milieu des docteurs, ô Vérité incarnée! et je vous supplie de mettre dans mon âme l'attachement à votre céleste doctrine et l'horreur de tout ce qui pourrait affaiblir ou ébranler ma foi. Je vous adore, ô Dieu obéissant! dans les travaux de votre enfance, et dans votre soumission à Joseph et à Marie, et je vous conjure de m'accorder la grâce de travailler constamment à ma sanctification, et de régler toujours mon obéissance sur la vôtre, afin que je mérite d'entendre un jour ces consolantes paroles: Courage, bon et fidèle serviteur, parce que vous avez été fidèle dans peu de chose, je vous en donnerai de plus grandes à gouverner: entrez dans la joie de votre Seigneur. Ainsi soit-il.


Fin du Mois de l'Enfant Jésus

orthodox_book_3

Prochain Mois de Dévotion: le Mois du Saint Esprit

rendez-vous le 31 janvier


Téléchargez l'intégralité du Mois de l'Enfant Jésus (pdf) en cliquant ici

23 janvier 2011

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

17028872

Trente-et-unième jour

Jésus avance en âge, en sagesse et en grâce


« Jésus avançait en âge, en sagesse et en grâce devant Dieu et devant les hommes ». (Luc 2, 52) Peut-on dire d'un Jésus, du fils de Dieu d'un Homme-Dieu, à qui la sagesse même était unie en personne, qu'il croissait en sagesse et en grâce comme en âge devant Dieu et devant les hommes? N'avons-nous pas vu qu'en entrant au monde il se dévoua lui-même à Dieu pour accomplir sa volonté, en prenant la place des sacrifices de toutes les sortes. N'est-il pas appelé dès sa naissance le sage, le conseil, l'auteur de la paix? N'avait-il pas la sagesse dès le sein de sa mère? Comprenez donc que la sagesse et la grâce qui étaient en lui dans sa plénitude, par une sage dispensation se déclaraient avec le temps, et de plus en plus par des œuvres et par des paroles plus excellentes devant Dieu et devant les hommes. Mais surtout comprenez que cet avancement du Sauveur est le modèle du vôtre, et que par conséquent vous devez sans cesse vous appliquer à parvenir à l'état d'un homme parfait, à la mesure de l'âge de la plénitude de Jésus Christ, et pour cela vous dégager peu à peu 1° des idées terrestres, 2° des affections terrestres, 3° des habitudes terrestres.


Des idées terrestres


Jésus croissait en âge, quittant peu à peu les faiblesses naturelles du corps qui accompagnent l'enfance, afin de nous apprendre à nous défaire de celles de l'esprit. Pourquoi en effet l'évangéliste remarque-t-il qu'il croissait en âge, sinon pour attirer notre attention sur le parfait ensemble de la conduite et de toute la personne du Verbe incarné, sur l'accord de l'accroissement des années avec la manifestation progressive de sa sagesse, du développement de ses forces corporelles avec celui des dons de sa grâce. Il veut surtout nous rappeler que le dessein du fils de Dieu fait homme, en se condamnant à passer par l'état d'enfance et par des accroissements successifs, était de nous offrir une leçon et un modèle, de nous enseigner que, si comme des enfants nouvellement nés, nous devons conserver la candeur et la simplicité, nous sommes obligés de croître pour le salut, de demeurer toujours enfants par l'innocence, mais de devenir hommes faits par la prudence et la sagesse. En un mot de ne plus être comme des enfants emportés à tous les vents des opinions humaines, mais de croître de toute manière en Jésus-Christ, qui est notre chef. Puis-je dire, ô mon Sauveur! que je suis entré dans vos desseins miséricordieux, et que je me suis efforcé de copier et de reproduire en moi votre admirable conduite? Ai-je commencé à me dégager de la vanité des pensées, des écarts de l'imagination, de la crainte des jugements humains, de l'inconstance et de l'instabilité de mon propre esprit? Ah! disait l'apôtre saint Paul, quand fêtais enfant, je parlais en enfant, je jugeais en enfant, je raisonnais en enfant. Mais lorsque je suis devenu homme, je me suis défait de tout ce qui tenait de l'enfance. Puis-je me rendre ce témoignage? quel jugement ai-je porté des richesses, des honneurs, des plaisirs de la terre? Si dans certains moments j'en reconnais la vanité, cette conviction est-elle assez forte pour m'en donner de l'éloignement et du mépris? Est-ce une conviction née de la foi, et une lumière de la grâce, ou bien un aperçu de raison et un pur effet de sagesse? Ah! j'ai trop sujet de craindre que vos leçons et vos exemples, ô mon Sauveur! n'entrent que pour bien peu de chose dans cette disposition de mon esprit, puisqu'il entend si peu de chose aux mystères de vos humiliations et de vos douleurs. Quand on me parle des consolations attachées à votre service, et des récompenses magnifiques que vous réservez à ceux qui auront persévéré jusqu'au terme, il me semble que mon âme s'ouvre à la vérité, et que je vais entrer dans la voie étroite qui mène à la vie. Mais si vous m'appelez à votre suite à la croix et aux épreuves, je me trouve dans le même état que vos disciples, lorsque vous leur annonciez votre passion: Ils ne comprenaient rien à tout cela: c'était une chose cachée pour eux, et ils n'entendaient pas ce que vous leur disiez.


Des affections terrestres


L'Enfant Jésus croissait en âge et en sagesse. Ce don de sagesse qui lui avait été fait dès le premier moment de sa conception se déclarait au dehors dans une proportion admirable avec l'accroissement de ses années et le progrès naturel de l'âge. Ce désir de la gloire de son Père dont son cœur était tout plein, cet amour pour les hommes dont il était consumé, cette miséricordieuse impatience de les sauver qui dominait toutes ses affections, voilà les sentiments dont son âme était constamment remplie, et qu'il exprimait sans doute d'une manière plus ou moins manifeste. Et en effet, quand il disait à ses disciples au milieu de la cène eucharistique: J'ai souhaité avec ardeur de manger cette Pâque avec vous avant que de souffrir; c'est qu'en effet ce désir avait bien souvent occupé son cœur. Et quand il ajoutait: Je suis venu pour mettre le feu sur la terre, et qu'est ce que je désire, sinon qu'il s'allume. Je dois être baptisé d'un sanglant baptême, et combien me sens-je pressé jusqu'à ce qu'il s'accomplisse, ne donnait-il pas assez à entendre que la flamme de la divine charité avait toujours été vivante en lui, et sa passion et sa mort le constant objet d'un désir qui ne devait cesser de brûler que lorsqu'il serait accompli sur la croix? Si tel est mon aveuglement et ma misère que je ne puisse réellement apprécier ni les vrais biens, ni les vrais maux, comment mon cœur se dégagera-t-il des affections terrestres pour ne chercher que Dieu et n'aimer que lui? Ainsi, ô sujet d'humiliation et de douleur! tantôt en moi c'est l'esprit qui est la dupe du cœur, et tantôt le désordre du cœur est causé par les ténèbres de l'esprit! Et au lieu de croître en sagesse comme en âge, de m'attacher à vous, ô mon Sauveur, à votre doctrine, à vos exemples, de me détacher de la terre, du monde et de moi-même, je sens mes chaînes plus fortes, mes illusions changées, mais non pas détruites. J'avance en âge, mais le corps qui se corrompt appesantit de plus en plus mon âme. Cependant, ô mon Dieu! pourquoi m'avez-vous créé, appelé à la lumière admirable de votre Evangile, comblé de tant de grâces jusqu'à ce jour? N'est-ce pas pour m'attirer à vous, me sanctifier, et ainsi me perfectionner par la charité? Aidez-moi donc, soutenez-moi, inspirez-moi, puisque sans vous je ne puis former même un bon désir. Heureux, avez-vous dit par votre prophète, celui qui attend son secours de vous ! Au milieu de cette vallée de larmes, il forme dans son cœur des degrés qui s'élèvent jusqu'au séjour que vous habitez.


Des habitudes terrestres


Jésus croissait en grâce devant Dieu et devant les hommes, donnant extérieurement de plus grandes preuves de sa sainteté, à mesure qu'il avançait en âge; car pour sa sainteté intérieure elle était au plus haut point de perfection dès le commencement de sa vie passible et mortelle : il n'avait pas besoin comme nous de croître en vertu, parce qu'il avait la plénitude de la grâce et de toutes les vertus ; car Dieu, qui l'a envoyé, ne lui donne pas son esprit avec mesure, ainsi que son humble précurseur le disait aux Juifs. Le père aime le Fils, ajoutait-il, et lui a mis toutes choses entre les mains. C'est parce que cet esprit de grâce était en lui surabondant qu'il s'avançait si constamment et si généreusement vers son terme, accomplissant l'œuvre qui lui avait été confiée par son Père! Il s'est élancé comme un géant, il a pris sa course du haut des deux. S'est-il arrêté? Non, non, il a passé en faisant du bien. Au lieu de la vie tranquille et heureuse dont il pouvait jouir, il a souffert la croix en méprisant la honte et l'ignominie, et il est maintenant assis à la droite du trône de Dieu. Elève donc tes regards, ô mon âme! vers Jésus, l'auteur et le consommateur de la foi, entre généreusement dans la carrière qu'il a ouverte; avance avec foi sur sa trace; car pour demeurer en lui il faut marcher comme il a lui-même marché, c'est à dire vivre comme il a vécu, dans la sainteté, dans l'innocence, dans la perfection. Ce n'est pas assez de renoncer aux idées et aux affections terrestres, il faut sortir des habitudes qui enchaînent l'âme et arrêtent son essor. Est-ce la sensualité, l'orgueil, le désir de l'estime du monde, ou de l'affection des créatures, l'attachement à la vie, à la fortune, à la terre? Ah! il me faut trancher au vif, commencer la réforme intérieure, mais de bonne foi, avec sincérité, devant Dieu et devant les hommes. Pourquoi, pendant ce mois, me suis-je appliqué à la contemplation des mystères de votre sainte Enfance, ô mon Sauveur! n'est-ce pas pour en prendre l'esprit, pour former et régler ma vie sur le modèle de la vôtre? Je l'ai dit, ô divin Enfant! Je veux commencer, et ce changement de ma volonté est un effet de votre grâce. Je poursuivrai mes ennemis, mes défauts, mes mauvaises habitudes, ce vieil homme qui vit encore en moi. Je me saisirai d'eux, et ne les quitterai pas qu'ils n'aient succombé.


Vertu à obtenir: La persévérance.


Résolutions et aspirations


Adorez souvent pendant la journée l'enfant Jésus dévoilant aux yeux des hommes les merveilles de grâce et de sainteté dont son âme était remplie. Félicitez Marie et Joseph de la joie et du bonheur dont les comblait cette ravissante contemplation. Si vous désirez avancer dans la vie chrétienne et vous perfectionner dans la doctrine de Jésus-Christ, dans ses vertus et dans son esprit, observez et mettez en pratique ces trois choses recommandées par Saint Charles Borromée: en premier lieu, figurez-vous chaque jour que vous ne faites que commencer, et efforcez-vous de servir Dieu avec autant de ferveur que si vous étiez au premier jour de votre conversion; en second lieu, ayez toujours Dieu présent et n'en perdez point le souvenir; en troisième lieu, faites que toutes vos actions tendent à Dieu par une droite intention et par un désir insatiable de lui plaire. Ne dites jamais: C'est assez; ne soyez point satisfait de ce que vous êtes, si vous désirez parvenir à ce que vous n'êtes pas encore.


Prière


Je vous en conjure, ô Dieu de bonté, délivrez-moi des soins de cette vie, de peur qu'ils ne retardent ma course, des nécessites du corps, de peur que la volupté ne me séduise; de tout ce qui arrête et trouble l'âme, de peur que l'affliction ne me brise et ne m'abatte. O mon Dieu! douceur ineffable! changez pour moi en amertume toute consolation de la chair, qui me détourne des biens éternels et m'attire et me fascine par le charme funeste des biens présents. Que je ne sois pas, mon Dieu, vaincu par la chair et le sang, trompé par le monde et sa gloire qui passe; que je ne succombe point aux ruses du démon. Donnez-moi la force pour résister, la patience pour souffrir, la constance pour persévérer. Donnez-moi, au lieu de toutes les consolations du monde, la délicieuse onction de votre esprit, et au lieu de l'amour terrestre, pénétrez-moi de l'amour de votre nom. Ainsi soit-il.

675_001__3_

Pour recevoir chaque jour la Méditation du Mois de l'Enfant Jésus, recevoir régulièrement des prières dans votre boite e-mail, et pour être tenus au courant des mises du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

21 janvier 2011

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

17028872

Vingt-neuvième jour

Jésus part de Jérusalem avec ses parents

 

« Etant parti avec eux il alla à Nazareth ». (Luc 2) « Ne perdez rien de la sainte lecture. Le mot de l'évangéliste est qu'il descendit avec eux à Nazareth. Après s'être un peu échappé pour faire l'ouvrage et le service de son Père, il rentre dans sa conduite ordinaire comme dans celle de ses parents, dans l'obéissance. C'est peut-être mystiquement que l'évangéliste dit: Il descendit. Et en effet une fois entré par son incarnation dans la carrière des humiliations, quelque démarche qu'il fît, il descendait toujours plus ou moins, d'une manière plus ou moins sensible. Ainsi en cette circonstance, après avoir un moment percé la nuée, il y rentre, et n'offre plus à l'admiration de ses parents d'autre prodige que celui de son humiliation. Comprenez qu'après nous avoir offert à nous-mêmes le modèle de notre conduite dans le temple, il nous enseigne quelles dispositions nous en devons rapporter, 1° d'humilité, 2° de charité, 3° de sainteté.

 

D'humilité

 

Les parents de Jésus furent étonnés de le trouver parmi les docteurs, dont il faisait l'admiration; ce qui marque qu'ils ne voyaient rien en lui d'extraordinaire dans le commun de la vie; car tout était comme enveloppé sous le voile de l'enfance. La sagesse dont il était plein se déclarait par degrés comme dans les enfants ordinaires. Seulement il reluisait en tout son extérieur je ne sais quoi qui faisait rentrer en soi-même et attirait les âmes à Dieu, tant tout était simple, mesuré, réglé dans ses actions et dans ses paroles. Sans doute qu'à travers les questions et les réponses qu'il avait adressées aux docteurs dans le temple ce haut caractère de sagesse et cette grâce divine qui était en lui s'étaient manifestés d'une manière plus éclatante. C'est cet éclat et ce reflet de majesté qui avait brillé sur son front qu'il s'empresse d'effacer; il a obéi à son Père en paraissant comme maître des docteurs; il instruit ses disciples en paraissant au sortir du temple le plus modeste, le plus doux, le plus docile des enfants. Est-ce dans cette heureuse disposition que je sors de votre sainte demeure, ô mon Dieu? si vous avez daigné m'y accorder quelque grâce particulière, si votre crainte ou votre amour ont parlé comme de plus près à mon cœur, vos bienfaits et vos dons en me pénétrant de reconnaissance me laissent-ils rempli d'un véritable mépris de moi-même? Sais-je bien comprendre que vous les accordez à ma faiblesse et non à mes mérites, qu'ils sont bien plus l'effet de votre miséricorde que la récompense de mes vertus? Hélas! et trop souvent au lieu de recueillir et de conserver dans un humble silence les impressions de vérité et de sainteté que la présence des divins mystères, la piété des fidèles, la prédication évangélique ont faites dans mon âme, la dissipation, l'esprit de critique, des observations malignes, des jugements peu charitables ne les ont-ils pas ou effacées ou affaiblies? et comme le pharisien de l'Evangile ne suis-je pas souvent sorti du temple plus coupable que justifié ?

 

De charité

 

Malgré la rigueur apparente de la réponse de Jésus aux plaintes que la douleur arrache à sa divine mère, il est juste de croire qu'il était touché, et que témoin invisible de l'affliction que l'amour causait à son cœur maternel , il adoucissait en la sanctifiant l'amertume de cette affliction et ajoutait en le rendant plus vif à la perfection de cet amour. Est-ce qu'en effet il pouvait blâmer Marie et Joseph de l'avoir cherché ou de s'être affligés de sa perte? Non sans doute. Pourquoi en effet se retirait-il, si ce n'est pour se faire chercher? Et pourquoi les éprouver par cet éloignement passager, si non pour leur faire mieux apprécier le bonheur de sa présence? Aussi rendu à leurs vœux et à leurs larmes il leur fait goûter tout ce que la possession de sa personne adorable peut avoir de plus doux; ses paroles pleines de bonté ont surabondamment compensé leurs alarmes; et bien mieux que les disciples d'Emmaüs ils purent bien souvent se dire l'un à l'autre: N'est-il pas vrai que notre cœur était tout embrasé lorsqu'il nous parlait en chemin. O mon âme! quand tu as visité le saint temple, l'amour de Dieu est-il plus vif en toi? Eprouves-tu un besoin plus impérieux de le retrouver? Te sens-tu portée plus habituellement à le faire connaître, à publier sa bonté, à lui gagner, s'il se pouvait, tous les cœurs? As-tu quelquefois du moins éprouvé cette affectueuse reconnaissance dont était pénétré David quand il s'écriait: Célébrez avec moi le Seigneur: exaltons ensemble son nom. J'ai cherché le Seigneur et il m'a exaucé, et il m'a délivré de toutes mes tribulations. Approchez de lui et vous serez éclairés, et la honte ne sera point sur votre visage. Eprouvez et goûtez combien le Seigneur est doux, combien est heureux celui qui espère en lui! Craignez le Seigneur, vous tous qui êtes ses saints, parce que rien ne manque à ceux qui le craignent. Comme un bon pauvre qui a reçu à la porte d'un riche une abondante aumône la partage avec ses compagnons d'infortune, ainsi lorsque je sors de votre saint temple, ô mon Dieu, je dois répandre au milieu de mes frères la paix, la componction, la charité. Que je suis éloigné pour l'ordinaire de cette louable et salutaire disposition! Trop souvent, hélas! n'en ai-je pas rapporté l'impatience, l'humeur et la susceptibilité?

 

De sainteté

 

Est-ce donc que l'enfant Jésus avant sa retraite dans le temple ne manifestait pas dans sa conduite la grâce et la sagesse qui étaient en lui? Ah! elles éclataient dans toutes ses démarches: elles étaient inséparables de sa personne. Comment toutes les actions du Saint des saints n'auraient-elles pas été empreintes d'un ineffable caractère de sainteté? Ainsi, dès les premiers moments de sa naissance son sourire et ses pleurs, son silence- et ses cris enfantins, le repos et l'action, tout en lui était plein de grâce et de vérité; et lorsque plus tard, soutenu par la main de Joseph, il essayait ses premiers pas, ou lorsque s'unissant à la prière de Marie il bégayait les louanges de Dieu, au milieu des plus simples occupations et de ses délassements innocents, tout était toujours digne du Verbe, tout était infiniment agréable au Père et méritoire pour nous. Mais depuis que dans le temple il s'est spécialement occupé du service de ce Père céleste, ce caractère de sainteté éclata dans toutes ses œuvres d'une manière plus vive et plus sensible. La moindre parole, un seul de ses regards, sa seule vue laissaient dans les cœurs une impression ineffable de grâce, de piété, de vertu, un ardent désir d'aimer Dieu. O adorable Enfant! après avoir si souvent contemplé vos traits dans votre évangile, entendu votre voix dans la chaire de vérité, dans les livres de piété, dans la prière, au tribunal de la pénitence et surtout à la table eucharistique, comment ai-je si peu de conformité avec vous? Tout dans votre saint temple me parle de sainteté, me rappelle l'obligation où je suis d'être saint, parce que vous êtes saint; et j'en sors toujours aussi profane que j'y suis entré. Ou si votre grâce a réveillé en moi quelque désir de sainteté, la dissipation, l'entraînement de l'habitude, la crainte des sacrifices et des efforts qu'exige une vie sincèrement chrétienne l'ont bientôt étouffé; et ces bons mouvements que le Saint-Esprit excite en moi n'ont presque d'autre effet que de me plonger plus avant dans une routine de pratiques et une léthargie spirituelle, qui amènera enfin la mort, si votre miséricorde ne vient m'y arracher. Puisque mon bonheur est de me trouver au pied de vos tabernacles, ô mon Sauveur! ne permettez pas que je m'en approche sans fruit. Tant de fidèles en remportent des grâces abondantes! N'avez-cous donc qu'une bénédiction? Je vous en conjure, daignez aussi me bénir. J'ai aimé la beauté de votre maison et la demeure ou réside votre gloire. Seigneur, ne perdez pas mon âme avec les impies.

 

Vertu à obtenir: L'attention à édifier le prochain.

 

Résolutions et aspirations

 

Adorez souvent pendant la journée le saint enfant Jésus descendant du temple de Jérusalem entre Marie et Joseph qu'il console, qu'il éclaire, qu'il remplit de sa divine charité. Admirez la douce gravité de son visage, la modestie et la simplicité de son maintien. Pénétrez humblement dans son cœur adorable, et priez-le de vous éclairer sur ce qui s'y passait pendant ce voyage de Jérusalem à Nazareth. Après avoir fait dans le temple l'œuvre de son père, il songe à la continuer au dehors. Demandez-lui la grâce de faire ainsi succéder une bonne pensée à une bonne pensée, et de ne faire de toute votre vie qu'une suite d'actions saintes. O mon Dieu! que je n'aie pas le malheur de déshonorer la piété en démentant par ma conduite dans le monde celle que je m'efforce de tenir dans votre sainte maison. Que je fasse aussi votre œuvre parmi les personnes auxquelles m'a associe l'ordre de votre providence, en répandant au milieu d'elles la bonne odeur des vertus chrétiennes.

 

Prière

 

O Sauveur du monde! si heureusement retrouvé, si fidèlement conservé par Marie, puisque enfin vous m'êtes rendu, je ne veux plus m'exposer à vous perdre. O Dieu de mon cœur! je vous tiens, je ne vous laisserai point échapper; il me semble bien que désormais rien ne pourra me séparer de votre amour, et toutefois après l'expérience si triste, et si souvent répétée de ma fragilité et de mon inconstance, je n'ose plus compter sur mes dispositions présentes, ni sur mes résolutions et mes. promesses. Ajoutez donc à la grâce que vous m'avez faite de me les inspirer celle de les conserver, de les affermir dans mon âme : que l'humilité garde en moi tous vos dons, que la charité les accroisse, que la sainteté les rende utiles à votre gloire et dignes de vos récompenses éternelles. Ainsi-soit-il.

507_001__2_

Pour recevoir chaque jour la Méditation du Mois de l'Enfant Jésus, recevoir régulièrement des prières dans votre boite e-mail, et pour être tenus au courant des mises du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

20 janvier 2011

Le Mois de l'Enfant Jésus

Le Mois de l'Enfant Jésus

17028872

Vingt-huitième jour

Jésus occupé du service de son Père


« Pourquoi me cherchiez-vous? ne saviez-vous pas qu'il faut que je sois occupé des affaires de mon Père ? » ( Luc 2) Jésus préparait la voie dans l'esprit des Juifs à la sagesse dont il devait être le docteur; il posait de loin les fondements de ce qu'il devait prêcher; et il accoutumait le monde à lui entendre dire qu'il avait un Père dont les ordres le réglaient, et dont les affaires étaient son emploi. Quelles étaient en particulier ces affaires? il ne le dit pas, et il nous le faut ignorer, jusqu'à ce qu'il nous le révèle selon la dispensation dont il use, dans la distribution des vérités éternelles et des secrets du ciel. Toutefois, en adorant humblement ce que nous ignorons, il nous est permis de penser que cette œuvre qu'il fit alors était l'œuvre du salut des hommes. N'est-ce pas aussi la vôtre? ne faut-il pas aussi que vous travailliez à l'œuvre que Dieu votre Père vous a confiée? C'est donc votre salut qui doit partout et en tout temps vous occuper; mais c'est surtout dans le temple saint que vous en avancerez l'œuvre, 1° par votre assiduité, 2° par votre ferveur, 3° par votre recueillement.


Par votre assiduité


Jésus, après avoir rempli dans le temple de Jérusalem le devoir de religion qui l'y avait amené, et célébré la Pâque avec ses parents, avait satisfait au précepte de la loi, et pouvait immédiatement revenir à Nazareth, soit avec Marie et Joseph, soit avec leurs amis ou leurs proches. Mais chacune de ses actions et de ses démarches devait nous offrir une instruction profonde; et il fallait que nous apprissions de lui que, pour avoir part aux bénédictions et aux grâces attachées à la sainte maison de Dieu, ce n'est pas assez d'y apparaître avec la foule aux grandes solennités, par bienséance, par coutume, pour satisfaire à la rigueur du précepte, mais qu'il faut s'y arrêter, s'y complaire, comme des enfants dans la maison de leur père. C'est lui en effet qui devait nous révéler que les vrais adorateurs adorent Dieu en esprit et en vérité; et son séjour prolongé dans le temple commençait par en montrer le plus parfait modèle. Est-ce le copier fidèlement, ô mon âme! que de te conduire à l'égard du lieu saint comme tu le fais? Est-ce l'amour de Dieu qui t'y amène ? Est-ce le bonheur de l'y adorer qui t'y retient? n'y trouves-tu pas habituellement les heures bien longues, bien dépourvu d'intérêt le spectacle qu'il te présente? et n'es-tu pas bien plus disposée à abréger qu'à y prolonger tout séjour? Cependant, ô mon âme! ce temple matériel, l'assemblée visible des fidèles est la figure de leur invisible réunion avec Dieu dans l'éternité. C'est là vraiment la maison de Dieu et la porte du ciel,. Et si celui de Jérusalem était si cher à l'Enfant Jésus, s'il y était si puissamment attiré, parce que c'était là que son divin Père était honoré par les hommages de son peuple et par les sacrifices, que dirons-nous de nos saintes Eglises dans lesquelles Jésus-Christ réside nuit et jour en état de victime, pour glorifier son Père et le fléchir, où il renouvelle incessamment son immortel sacrifice? Comment toutes nos pensées, toutes nos affections, tout notre être n'habitent-ils pas, ne sont-ils pas enfermés dans nos divins tabernacles? Comment peuvent-ils s'arracher à ce 1ieu de délices, à ce véritable paradis de la terre?


Par votre ferveur


Figurez-vous les ardeurs séraphiques de sainte Thérèse, de sainte Claire, de sainte Madeleine de Pazzi, au pied du saint-sacrement; élevez-vous jusqu'au pied du trône de Dieu, et contemplez les Chérubins embrasés d'une ardeur qui ne languit jamais, célébrant à l'envi les louanges du Très-Haut, et s'excitant mutuellement à l'aimer, vous n'aurez encore qu'une idée imparfaite de ce qui se passait dans le cœur du Verbe incarné, de cet Adorateur suprême prosterné devant la Majesté divine et baignant de ses larmes brûlantes le pavé du saint temple. Il voit dans la lumière même de ce glorieux Père tout ce qu'il mérite d'adoration, de reconnaissance et d'amour de la part des hommes, et au milieu de cette multitude qui environne l'autel, avec un cœur glacé et un esprit occupé de pensées profanes, à peine découvre-t-il quelques grâces de ce culte intérieur qui peut seul l'honorer. A cette vue, un feu dévorant s'allume dans son âme: pressé d'un immense désir d'expier, de réparer, de satisfaire: O Père! s'écrie-t-il, les sacrifices et les offrandes ne sauraient plus vous plaire; mais vous m'avez formé un corps; alors j'ai dit: Voici que je viens. Est-ce avec cette vivacité de foi, ô mon Dieu! que j'accours à vos autels? Qu'ai-je dit! suis-je même capable de comprendre quelque chose à ces saints transports que réveillait dans vos saints la seule présence de vos tabernacles et dans le Saint des saints le lieu où les enfants d'Israël s'assemblaient pour vous honorer? Un regard jeté sur l'arche d'alliance faisait tressaillir de joie l'âme de David: il lui semblait voir le Dieu vivant; et l'aspect des plus attendrissants mystères ne peut même légèrement émouvoir mon cœur. Tous les objets créés me trouvent sensible; je ne suis de bronze et de marbre que pour vous, ô mon Dieu! et la source de mes larmes si abondantes, quand la perte de quelque bien frivole les fait couler, tarit et se dessèche au souvenir de mes ingratitudes et de vos bienfaits sans nombre! Seigneur, n'entrez pas en jugement avec votre serviteur; car nul homme vivant ne sera justifié devant vous ne détournez pas de moi votre visage, ayez pitié de moi, parce que je suis faible: guérissez-moi, parce que le trouble a pénétré mon âme.


Par votre recueillement


Est-ce donc que Marie et Joseph pouvaient être un obstacle au recueillement de l'Enfant divin, qu'il se soustrait à leur compagnie, qu'il les laisse partir et demeure seul dans Jérusalem? S'il leur eût communiqué son pieux dessein, n'eût-il pas trouvé en eux une fidèle correspondance? oui, sans doute. Mais il fallait qu'il s'occupât du service de son Père! De plus, il voulait nous apprendre qu'il faut se séparer de la chair et du sang et de toute attache sensible, quelque innocente qu'elle soit, quand on veut s'unir étroitement à Dieu, se soustraire avec prudence, mais aussi sans respect humain, aux empressements de ses amis et de ses proches, et même de temps en temps aux occupations extérieures et aux affaires, quand on veut connaître, prier, adorer et goûter Dieu avec un cœur plus libre et plus pur. Jugez de là quelle sublimité d'oraison et quelle intime effusion de cœur entre Jésus Enfant et son Père céleste! Adorez humblement ces communications ineffables du Père des lumières et du Fils qu'il engendre de toute éternité dans la splendeur des saints. O mon âme! tu gémis souvent de la stérilité de tes prières, des images importunes qui viennent t'assaillir dès que tu essaies de t'appliquer à Dieu. Tu ne cesses de te plaindre de tes distractions au milieu des plus saintes pratiques, tu t'en accuses même. Mais que fais-tu pour en tarir la source? C'est la mortification du cœur, c'est le retranchement des affections déréglées qui établit la paix intérieure, attire l'Esprit de Dieu, nourrit et entretient la dévotion. Mais la vanité des désirs, l'attachement aux biens de la terre, le goût du monde, en un mot, une vie toute naturelle et toute terrestre ne laissent ni l'esprit assez libre, ni le cœur assez pur pour demeurer habituellement uni au souverain bien; et alors même qu'on s'approche du sanctuaire et du trône de la grâce, afin d'y recevoir miséricorde on y porte nécessairement des sentiments et des souvenirs dont on est constamment préoccupé, et qui ne manquent jamais de troubler le recueillement et de refroidir la piété. O mon Sauveur! que ma misère est grande! Quelle ressource peut donc me rester, si je ne sais pas même vous exposer mes besoins, et si j'ai lieu de craindre de vous irriter, lors même que j'ose vous invoquer?


Vertu à obtenir: L'assiduité aux offices publics.


Résolutions et aspirations


Adorez souvent pendant la journée l'Enfant Jésus se dérobant à tous les regards, pour ne chercher que les regards de Dieu dans son temple. Gémissez d'y avoir si souvent porté la froideur et la dissipation. Ne désirez plus désormais ni d'y rien voir ni d'y être vu. Prenez les moyens que vous indiquent vos fautes passées pour vous préserver, du moins autant qu'il pourra dépendre de vous, des distractions. Dans l'habitude de votre vie, ce sera par une grande pureté de cœur. Bienheureux ceux qui ont le cœur pur, parce qu'ils verront Dieu. Quand vous vous disposerez à prier, recueillez-vous, bannissez les pensées étrangères, implorez les lumières du Saint Esprit, puisque c'est lui qui aide à notre faiblesse et qui prie pour nous par des gémissements ineffables. Quand vous venez à l'église, gardez, autant que possible, le silence à l'intérieur comme à l'extérieur: regardez-vous comme un pauvre qui manque de tout, et qui est admis auprès d'un riche généreux et bienfaisant qui veut subvenir à toutes ses nécessités. Ne vous occupez que de l'objet qui vous amène dans le lieu saint; veillez attentivement sur tous vos sens pour ne point perdre le recueillement.


Prière


Je vous rendrai, Seigneur, mes actions de grâces dans toute la plénitude de mon cœur, parce que vous avez daigné entendre les paroles de ma bouche. Je vous adresserai mes cantiques en présence des anges; je vous adorerai dans votre saint temple; je rendrai témoignage à votre nom, à votre miséricorde, à votre vérité, parce que vous avez fait éclater au-dessus de tout la sainteté de votre nom. Dans quelque moment que je vous invoque, exaucez-moi, Seigneur: c'est ainsi que vous multiplierez les forces de mon âme. Si je marche au milieu des tribulations vous me donnerez la vie. Seigneur, votre miséricorde est éternelle, n'abandonnez pas l'ouvrage de vos mains. Ainsi soit-il.

jesusnio

Pour recevoir chaque jour la Méditation du Mois de l'Enfant Jésus, recevoir régulièrement des prières dans votre boite e-mail, et pour être tenus au courant des mises du blog, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes

Publicité
Publicité
Publicité