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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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28 juin 2009

Litanies de Sainte Germaine de Pibrac

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Litanies de Sainte Germaine de Pibrac

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu, Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Immaculée Vierge des Vierges, priez pour nous

Sainte Marie, protectrice de Sainte Germaine, priez pour nous

Sainte Germaine, qui avez été une âme d'élite et selon le Cœur de Dieu, priez pour nous

Sainte Germaine, qui êtes née dans la pauvreté, comme notre Divin Sauveur, priez pour nous

Sainte Germaine, vouée à la souffrance dès le berceau, priez pour nous

Sainte Germaine, parfait modèle de la vie commune et ordinaire, priez pour nous

Sainte Germaine, qui sanctifiâtes les actions les plus simples par la pureté d'intentions,

Sainte Germaine, qui n'eûtes d'autre science que celle des saints,

Sainte Germaine, qui ne sûtes que Jésus-Christ et Jésus-Christ Crucifié,

Sainte Germaine, dont la vie fut cachée en Dieu,

Sainte Germaine, modèle de douceur et d'humilité, modèle d'abnégation et de Charité,

Sainte Germaine, modèle de Foi et de confiance,

Sainte Germaine, modèle de mortification et de chasteté,

Sainte Germaine, qui répandiez partout la bonne odeur de Jésus-Christ,

Sainte Germaine, vierge de corps et d'esprit,

Sainte Germaine, qui opposâtes la plus héroïque patience aux mauvais traitements qu'on vous faisait endurer,

Sainte Germaine, amie du pauvre et de l'affligé,

Sainte Germaine, qui preniez vos délices aux pied de la Croix,

Sainte Germaine, amie du silence et de la solitude,

Sainte Germaine, dont le cœur fut constamment uni à Dieu par la prière,

Sainte Germaine, qui n'eûtes que Jésus et Sa Sainte Mère pour témoins de vos derniers moments,

Sainte Germaine, dont la mort ne fut qu'un doux sommeil,

Sainte Germaine, que les vierges de la Sainte Cité menèrent en triomphe au Souverain Roi,

Sainte Germaine, dont le corps fut préservé de la corruption,

Sainte Germaine, que Dieu favorisa du don des miracles,

Sainte Germaine, dont le Seigneur a rendu le tombeau glorieux,

Sainte Germaine, dont la mémoire est en bénédiction, que Dieu avait prédestinée pour servir d'enseignement à notre siècle,

Sainte Germaine, protectrice spéciale de la ville de Toulouse et du Midi de la France,

Du sein de la gloire qui vous environne, Sainte Germaine, jetez un regard de compassion sur nous, présentez nos prières à Dieu, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez protéger, par votre intercession, la Sainte Église notre Mère et garantir ses membres de toutes erreurs, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez protéger notre Saint Père, le Pape, notre Prélat, tous les Princes et Pasteurs de l'Église, si intéressés à votre triomphe et à votre gloire, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez protéger le troupeau de Jésus-Christ, comme vous protégiez le petit troupeau qui vous était confié pendant que vous étiez sur la terre, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez nous obtenir la grâce d'écarter les obstacles qui nous empêchent d'aller à Dieu, comme vous écartiez, avec les armes de la Foi, les eaux qui vous empêchaient d'arriver au Temple du Seigneur, pour assister au Divin Sacrifice, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez nous obtenir du Seigneur la cessation des fléaux qui nous accablent afin que le pauvre soit soulagé dans la misère qui l'opprime, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez nous secourir dans toutes nos misères, ô vous, qui êtes le refuge consolateur des pauvres de nos campagnes, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Daignez nous assister à notre heure dernière, et nous accompagner auprès du Souverain Juge, nous vous en supplions, écoutez-nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.

Antienne: Lorsque le peuple s'assembla devant le Roi pour Lui exposer sa misère, Il leur dit: « Allez à Joseph. Ainsi, dans ce temps de désolation, Votre Miséricorde, nous dit par la bouche de votre Vicaire: Allez à Germaine. »

Bienheureuse Germaine, priez pour nous,

Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

O Dieu dont la Divine Providence ne cesse de veiller sur ceux qui s'abandonnent à Elle avec confiance, daignez nous accorder, par les mérites de Sainte Germaine, que l'Église a placée sur nos autels, cet esprit de Foi et d'abandon qui nous fasse voir, dans tous les événements de la vie, cette main paternelle qui ne nous frappe que pour nous guérir, qui ne nous éprouve que pour nous glorifier; afin que nos esprits et nos coeurs se trouvant entièrement soumis à Votre très Sainte Volonté, toutes nos actions soient animées de cet esprit d'obéissance, d'amour et de sacrifice, qui peut seul les rendre agréables à Vos yeux, nous mériter le pardon de nos fautes, nous obtenir la grâce d'une bonne et sainte mort, et enfin le bonheur de Vous bénir et de Vous glorifier pendant toute l'éternité. Ainsi soit-Il.

Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

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Litanies de Sainte Germaine Cousin de Pibrac

Que Marie-Julie récite toujours dans ses extases, et qu'elle a composée elle-même par révélation.


O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui aimez la solitude. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui aimez les montagnes. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui vous conduisait chaque jour dans la solitude pour vous parler au coeur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, vers qui chaque matin au lever du soleil, les Anges descendaient en forme de guirlande, qui déjà faisaient votre couronne. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, vers qui chaque matin les Anges descendaient pour vous consoler. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, pour qui la Sainte Vierge descendait chaque matin et essuyait vos larmes, et vous apportait dans son coeur les parfums du Seigneur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, à qui les Anges faisaient cortège. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, vers qui les Anges descendaient chaque jour au milieu de votre solitude et faisaient mûrir votre âme pour le Ciel. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui aimez les humbles et les petits. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, à qui la Vierge Marie, mère du Verbe incarné faisait descendre chaque jour dans votre coeur les grâces et les parfums du Seigneur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, vers qui les oiseaux et les colombes blanches du Ciel descendaient chaque jour, et chantaient : " Saint, Saint, Saint le Dieu des armées. " Déjà ils vous invitaient aux noces de l'Agneau. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, vers qui la Vierge Marie descendait matin et soir, trois fois le jour, et quand vous étiez à genoux au milieu de vos prairies. Les yeux baignés de larmes, la Vierge Marie les portait au Seigneur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui marchiez dans les ronces et les épines, qui bientôt se changeaient en fleur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui semiez sur vos pas les grâces et les parfums du Seigneur. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui marchiez sur les pas du Seigneur le suivant sur la montagne des Oliviers. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui marchiez sur les pas du Seigneur le suivant au Golgotha. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui marchiez sur les pas sanglants de votre Époux, dans les rues de Jérusalem. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui avez été calomniée, persécutée, parce que votre cher Époux le permettait. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui vous priviez du nécessaire et qui chaque jour dirigiez vos pas vers la solitude d'un pauvre étendu sur la terrasse, et ce pauvre était Jésus-Christ. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, à qui le Seigneur demandait quel était le plus beau jour de la vie, et vous répondiez que c'était une première communion qui dure toujours. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui disiez chaque jour, mon père et ma mère m'ont délaissé, mais Dieu m'a recueilli. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, à qui le Seigneur disait : " Les pluies sont dissipées, les tristes frimats sont passés, les jours d'orage ne sont plus, lève-toi, et viens à moi, ma bien-aimée, et je te couronnerai. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui vous écriez chaque jour les yeux levés vers le Ciel. Mon Seigneur pas une couronne de fleur, mais d'épines. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui étiez plus douce que vos agneaux et plus pure que l'eau des fontaines. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui vous consoliez et vous fortifiez dans vos épreuves et vos fatigues, parce que votre âme était déjà la douce semence du Ciel. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, dont cette prière sera publiée un jour par le Saint Pontife et l'Évêque, puisque Jésus-Christ votre cher Époux le permet. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui nous viendrez en aide dans les tentations, dans les maux, dans les afflictions, dans les peines, dans les douleurs et Jésus-Christ votre cher Époux veut que nous vous honorions et que nous vous invoquions. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui nous viendrez en aide avec la bienheureuse Marguerite-Marie et le Sacré Coeur au milieu. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, votre cher Époux ne permet pas que vous soyez une fleur flétrie, mais une fleur nouvelle. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, qui voulez que votre dévotion soit publiée par tout le monde entier, puisque Jésus-Christ votre cher Époux le permet. Priez pour nous

O douce et bienheureuse Germaine épouse de Jésus-Christ, gardez-nous des dangers, mettez-nous à l'abri des orages. Priez pour nous


O ma petite Germaine, ma soeur en Jésus-Christ, rentre dans la douce solitude, rentre dans la béatitude du Seigneur qu'il t'a préparée, et un jour appelle-nous, ma petite Germaine, pour jouir aussi nous ma petite Germaine du bonheur que le Seigneur t'a préparé. Qu'un jour aussi, nous dans nos peines et nos afflictions, dans nos maux, nous puissions jouir du bonheur dont tu jouis. Que nous puissions dire un jour et redire éternellement : " tout à vous, o Seigneur. "

Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf ) en cliquant ici

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Notice biographique sur Sainte Germaine, cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1337776.html

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24 juin 2009

Neuvaine a la Bienheureuse Marguerite Bays

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Bienheureuse Marguerite Bays

La Couturière mystique de La Pierraz

1815-1879

Fête le 27 juin


Marguerite Bays naît en 1815 au hameau de La Pierraz dépendant du village de Siviriez dans le canton de Fribourg (Suisse) dans une famille de petits agriculteurs qui eurent six enfants. C'était le 8 septembre, jour de la fête de la Nativité de la Sainte Vierge. Très tôt elle ressent un attrait pour la prière dans la solitude et le silence. Trop faible pour les lourds travaux de la campagne (ce qui lui vaudra parfois des critiques!), elle restera dans sa chambrette où elle exercera toute sa vie le métier de couturière, en assurant aussi le soin du ménage dans la ferme après le départ de ses deux sœurs. Chaque jour elle se rend à pied à Siviriez (à 1,5 km) pour y assister à la Messe qu'elle considère comme le "sommet de sa journée". Chaque dimanche après-midi, elle réunit des enfants chez elle ou dans la chapelle Notre-Dame des Bois: elle met à leur portée un catéchisme présenté de façon trop théorique à la paroisse. Les enfants l'aiment beaucoup car elle est simple et gaie. Souvent elle se rend à pied à Einsiedeln. Elle fait partie du Tiers-Ordre franciscain. Avec zèle elle assiste malades et mourants du voisinage. Enfin dans un esprit missionnaire, elle s'intéresse à l'œuvre de la Propagation de la Foi, et en ce temps marqué par le Kulturkampf, elle aide le chanoine Schorderet fondateur de l'Œuvre de Saint-Paul pour l'apostolat par la presse. Frappée par un cancer, elle en guérit miraculeusement le 8 décembre 1854 (jour où Pie IX proclamait à Rome le dogme de l'Immaculée Conception), mais cette maladie se commue aussitôt en stigmates car elle avait demandé d'être associée plus étroitement encore au Christ crucifié; elle cherche néanmoins à cacher ces marques. Ce qui la caractérise, c'est la simplicité, le silence. Elle mène une vie ordinaire cachée avec le Christ en Dieu. Elle meurt après de grandes souffrances le vendredi 17 juin 1879 vers trois heure de l'après-midi, et depuis, la voix populaire l'a toujours considérée comme une sainte. Femme de prière - certains la taxeront même de bigote! - elle montre par sa vie que "la prière n'éloigne pas du monde. Bien au contraire, elle élargit l'être intérieur, elle dispose au pardon et à la vie fraternelle" (Jean Paul II). C'est une sainte laïque. Elle n'a jamais songé à la vie religieuse bien qu'elle aimait beaucoup le Monastère des cisterciennes de la Fille-Dieu (à Romont, bourgade voisine). Sa filleul, Alphonsine Ménétrey, y devint religieuse sous le nom de Sœur Lutgarde et elle sera une grande abbesse du monastère. Elle a été béatifiée à Rome, par le Serviteur de Dieu Jean Paul II le 29 octobre 1995.

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Neuvaine a la Bienheureuse Marguerite Bays


Prière à dire chaque jour


Prières à Marguerite Bays


Marguerite nous voici auprès de vous pour vous confier comme à une sœur nos joies, nos espoirs, nos peines et nos découragements. Nous vous demandons comme vous le fîtes au cours de votre vie de les prendre dans votre cœur brulant d'amour pour Jésus, de les lui offrir pour qu'il nous exauce. Qu'il nous donne chaque jour un peu de courage pour suivre votre exemple et que comme vous nous soyons les témoins de Son immense Amour et Sa Miséricorde infinie.


Prière de demande pour la canonisation de Marguerite Bays


Mon Dieu, nous Vous rendons grâce car Vous nous avez donné en exemple Marguerite Bays. Femme passionnée par Votre Bonté, femme fidèle à l’Evangile, dont la vie ordinaire fut une longue marche vers Vous. Maintenant qu’elle est auprès de Vous, daignez écouter ses intercessions pour nous, afin que Votre Amour nous relève et nous montre le droit chemin. Ouvrez nos cœurs, ouvrez nos esprits. Et si telle est Votre Volonté, glorifie Marguerite Bays dans Votre Eglise afin que nous Vous bénissions par elle.


Ainsi nous Vous disons :


Notre Père…


Premier jour


Père éternel, nous Vous louons, Sagesse incréée, nous Vous adorons. Vous avez remplis le cœur et l'intelligence de la Bienheureuse Marguerite Bays, du désir de Vous connaître et de Vous aimer. A son exemple, remplissez-nous du désir de silence, de la prière, de la contemplation, que nous soyons tout tournés vers Vous et vers nos frères dans la détresse. Que notre regard, fenêtre de notre cœur et de notre amour, regarde les petits, les pauvres, les exclus de la société et y reconnaisse Jésus qui souffre. Bienheureuse Marguerite, je vous prie de me visiter et d'intercéder auprès du Père pour qu'Il m'accorde la grâce de cette neuvaine.... Merci de votre prière


Notre Père - Je vous salue Marie - Gloire au Père


Deuxième jour


Jésus, Fils du Dieu vivant, nous Vous adorons, présent au milieu des hommes. Avec Marguerite, adorons-Le, présent dans le plus petit d'entre les siens. Avant de nous quitter, Vous nous avez dit le bonheur d'accueillir le pauvre en sa détresse, le jeune en mal de vivre, d'être réconfort auprès des malades, des hommes et des femmes désespérés. Jésus, Vous avez donné à la Bienheureuse Marguerite de vivre les béatitudes au jour le jour, auprès des siens, de ses voisins, de sa paroisse. Qu'elle nous obtienne d'avoir le cœur rempli d'humilité, de joie, de douceur, de bonté, de paix, de simplicité et de les donner à ceux qui en ont besoin. Bienheureuse Marguerite, je vous prie de me visiter et d'intercéder auprès du Maître de douceur pour qu'Il m'accorde la grâce de cette neuvaine.... Merci de votre intercession.


Notre Père - Je vous salue Marie - Gloire au Père


Troisième jour


Esprit Saint, Don du Père et du Fils à Vos amis, nous Vous adorons. Marguerite, vous vous êtes mise à l'écoute du Maître de Sainteté. De ses dons divins, vous fêtes parée; de vertus, comblée. Humble paysanne de la Glâne, votre visage reflète la lumière céleste. Vous attirez les regards et vous les dirigez vers Celui qui vous habite. Regardez-nous, de vos yeux clairs et profonds, pour y lire l'élan ou l'inquiétude. Soutenez l'un de vos conseil, apaisez l'autre. Bienheureuse Goton de la Pierraz, donnez-nous votre regard qui va à l'essentiel. Je vous prie de me visiter et de prier l'Esprit de Bonté et de Miséricorde pour qu'Il m'accorde la grâce que je vous demande par cette neuvaine... Merci de m'exaucer.

Notre Père - Je vous salue Marie - Gloire au Père


Quatrième jour


Très Sainte Trinité, Sanctuaire inviolé de la Famille divine, nous Vous adorons et Vous bénissons. Vous êtes le modèle de la famille et de l'amour humain. Grande sœur Marguerite, vous avez vécu la vie de famille auprès des vôtres. Vous leur avez apporté l'unité dans la difficulté, l'apaisement dans l'orage des disputes, la charité envers chacun. Acceptez de nous guider dans les besognes journalières porteuses de joies simples. Bienheureuse Marguerite, bien-aimée du Père, fidèle de Jésus Enfant, docile à l'Esprit Saint, venez me visiter et introduisez-moi dans la Famille de Dieu pour qu'Elle m'accorde la grâce de cette neuvaine.... Merci de m'obtenir cette grâce.


Notre Père - Je vous salue Marie - Gloire au Père


Cinquième jour


Jésus, en cette neuvaine, j'évoque les trente années de Votre Vie à Nazareth, auprès de Marie et de Joseph. Jésus enfant, Jésus jeune homme, Jésus travailleur, je Vous adore dans Votre vie ordinaire. Marguerite enfant, Marguerite jeune fille, Marguerite couturière et du travail de tous les jours, comme vous avez bien su reproduire la vie de Jésus au hameau de la Pierraz. Je vous vois aller, venir, vous arrêter, dire quelques mots, vaquer à vingt et une occupations toutes ordinaires. Vous vous êtes sanctifiée par votre travail dans le silence et la prière. Vous avez grandi dans la Sainteté de Dieu à travers tant de "cris d'amour". Jésus, Marguerite de tous les jours je vous bénis de m'accorder la grâce que je demande par cette neuvaine.... Merci de répondre à mon cri d'espérance.


Notre Père - Je vous salue Marie - Gloire au Père


Sixième jour


Jésus Crucifié, par Votre Passion et Votre Croix, Vous sauvez le monde, nous Vous adorons et Vous bénissons. Avec Marguerite nous Vous regardons et Vous contemplons avec nos yeux intérieurs. Avec amour et douleur comme elle, nous nous laissons transpercer l'âme. Daignez Seigneur imprimer en nous les sentiments qui furent les Vôtres et ceux de Marie en ces moments où Vous laissez Votre Vie s'en aller goutte à goutte, en l'offrant. Bienheureuse Marguerite, vous qui avez reçu la faveur de revivre en votre corps et en votre âme, les souffrances de votre Divin Maître, continuez de recueillir les grâces qui s'écoulent de son Cœur Sacré, pour nous les distribuer, surtout pour celle que j'implore par cette neuvaine.... Merci de me l'obtenir du Divin Crucifié


Notre Père - Je vous salue Marie - Gloire au Père


Septième jour


Jésus ressuscité, Vous le Vivant, Vous êtes apparu à Vos amis et Vous les avez envoyés sur les routes du monde annoncer la Bonne Nouvelle. Nous Vous acclamons dans ta victoire sur le mal et la mort. Sur les chemins d'Emmaüs, des hommes, Vous cheminez avec eux et réchauffez leur cœur attristé. Soyez loué Jésus pour la Foi et l'amour de Marguerite, son ardeur à Vous faire connaître aux enfants, aux domestiques, aux malades et aux mourants. Qu'elle soit louée pour son amour de l'Eglise, son respect des prêtres, des missionnaires, son soutien à la propagation de la foi, à l'éducation des jeunes. Bienheureuse Marguerite, continuez à marcher sur nos chemins, pour parler à ceux que vous rencontrez, de la joie à servir Jésus, le Vivant. Louez le Seigneur de m'accorder la grâce de cette neuvaine... Gloire à Vous Seigneur.


Notre Père - Je vous salue Marie - Gloire au Père


Huitième jour


Dieu d'Amour, Vous avez posé un regard de tendresse sur Marie. Vous en avez fait la Maman de Jésus et de tous les enfants. Nous Vous adorons et Vous bénissons pour tant de sollicitude envers notre terre. Petite Marguerite, humble couturière paysanne, vous avez plu au Très-Haut. Marie vous a plu. Vous vous êtes assise auprès d'elle et vous lui disiez " je vous salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec vous ". A son école, vous apprenez à écouter, à rencontrer Jésus "Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus votre enfant est béni". Bienheureuse Marguerite, les grains de votre rosaire glissent lentement entre vos doigts. Vous priez et vous nous invitez à dire "Sainte Marie Mère de Dieu priez pour nous pauvres pécheurs". Maintenant encore, suppliez maman Marie de m'accorder la grâce que je vous demande par cette neuvaine.... Merci Marie de votre appui dans ma requête.


Notre Père - Je vous salue Marie - Gloire au Père


Neuvième jour


Seigneur, Notre Dieu, je Vous adore au Ciel, en compagnie de Vos Saints élus qui chantent Votre gloire. Que leurs chants et leurs musiques célèbrent la grandeur de Votre Amour. Merci Seigneur, d'avoir permis à Votre Sainte Eglise, de mettre à la couronne de ceux qui contemplent Votre Sainte Face, la perle, la pierre précieuse, la Bienheureuse Marguerite Bays. Nous nous l'avez donnée comme modèle de discrétion, de piété, de vertus, de l'adoration de Jésus-Hostie au Tabernacle, elle, la fille des champs à l'écoute du vent et de l'Esprit. En ce dernier jour de cette neuvaine, Seigneur, je Vous offre mon cœur, tout moi-même. Vivifiez-moi par Votre Sagesse. Enseignez-moi la manière de Vous louer sans cesse. Accordez-moi la grande grâce demandée pendant ces neuf jours en l'honneur et par l'intercession de Votre Bien-aimée Marguerite. Merci d'avoir intercédé avec moi.


Notre Père - Je vous salue Marie - Gloire au Père


Imprimatur

Mgr Rémy Berchier, Vicaire général

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à la Bienheureuse Marguerite Bays (pdf) en cliquant ici

Pour en savoir plus

www.marguerite-bays.ch

22 juin 2009

Chemin de Croix avec Saint Padre Pio

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Chemin de Croix avec Saint Padre Pio

Le chemin de croix que nous proposons ici n'a pas été composé par Padre Pio ; on n'en connaît d'ailleurs pas. Mais il est fait de textes de Padre Pio, chacun suivant et commentant un texte de l'Ecriture Sainte. Ces textes de Padre Pio nous font entrer, autant que faire se peut, dans la démarche d'union à la Passion de Jésus qui fut celle du capucin sigmatisé. Cependant, il ne s'agit pas d'un regard extérieur, ce qui serait bien insuffisant. La démarche de Padre Pio nous invite à une démarche propre, son union avec Jésus Crucifié doit appeler en nous un désir d'union. Parce qu'il est saint, Padre Pio nous encourage et nous entraîne ; et son chemin est sûr. Les photographies sont tirées d'un ouvrage italien autour du chemin de croix qui se trouve à San Giovanni Rotondo, oeuvre de Francesco Messina : Via Crucis, de Crispino Valenziano (éditions Fratelli Palomi)

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Première station

Jésus est condamné à mort


De l'Evangile selon saint Jean (ch19)


Pilate cherchait à relâcher Jésus. Mais les Juifs crièrent : " Si tu le relâches, tu n'es pas ami de César : qui se fait roi s'oppose à César. " Pilate, à ces mots, fit amener Jésus dehors et s'assit à son tribunal, au lieu appelé le Dallage, en hébreu Gabbatha. C'était le jour de la Préparation de la Pâque, environ la sixième heure. Pilate dit aux Juifs : " Voici votre roi. " Eux disaient : " A mort ! A mort ! Crucifie-le ! Crucifierai-je votre roi ? " leur dit Pilate. Les grands prêtres répondirent : " Nous n'avons d'autre roi que César ! "


« Le Seigneur révèle et appelle, mais bien souvent nous ne voulons ni voir ni répondre, car nous préférons nos vues personnelles. Parfois, on ne distingue plus la voix de Dieu, mais il continue à éclairer et appeler. Ce sont les hommes qui ne veulent pas entendre. »

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Deuxième station

Jésus est chargé de sa Croix


De l'Evangile selon saint Matthieu (ch27)


Alors les soldats du gouverneur prirent avec eux Jésus dans le prétoire et ameutèrent sur lui toute la cohorte. L'ayant dévêtu, ils jetèrent sur lui un manteau de pourpre, tressèrent une couronne d'épines et la posèrent sur sa tête, avec un roseau dans la main droite. Puis après s'être ainsi moqués de lui, ils lui ôtèrent le manteau, lui remirent ses vêtements et l'emmenèrent pour le crucifier.


« Oui, j'aime la Croix, la Croix seule. Je l'aime parce que je la vois toujours sur les épaules de Jésus. Désormais, Jésus se rend bien compte que toute ma vie, tout mon cœur lui sont totalement consacrés, à lui et à ses souffrances. Pardonnez-moi si je tiens ce langage : Jésus seul peut comprendre quelle douleur est la mienne alors que la scène douloureuse du Calvaire se prépare pour moi. Il est tout aussi impossible de comprendre quel soulagement Jésus peut trouver quand nous compatissons à ses douleurs et quand il trouve une âme qui demande, par amour de lui, non pas des consolations, mais bien plutôt d'avoir part à ses souffrances mêmes. » (Lettre au Père Agostino, 01/02/1913)

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


Du Livre d'Isaïe (ch54)


Vraiment ce sont nos souffrances qu'il portait et nos douleurs dont il s'était chargé. Et nous, nous le considérions comme puni, frappé par Dieu et humilié. Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, broyé par nos iniquités.


« Grâce aux faveurs dont Dieu ne cesse de me combler, je trouve que je fais beaucoup de progrès dans la confiance en lui. Auparavant, il me semblait parfois avoir besoin de l'aide d'autrui, mais ce n'est plus le cas aujourd'hui. Je sais par mon expérience personnelle que le véritable remède pour ne pas chuter, c'est de prendre appui sur la croix de Jésus, en mettant toute sa confiance en lui seul, car c'est pour notre salut qu'il a voulu y être suspendu ». (Lettre au Père Agostino, 26/03/1914)

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Mère


De l'Evangile selon saint Luc (ch2)


Siméon dit à Marie, sa mère : " Vois, cet enfant amènera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël; il doit être un signe en butte à la contradiction, et toi-même, un glaive te transpercera l'âme. "


« Efforçons-nous, à l'exemple de tant d'âmes élues, de nous tenir toujours derrière cette Mère bénie et de marcher à sa suite, car il n'y a pas d'autre chemin qui conduise à la vie que celui que notre Mère emprunte : ne nous en détournons pas, si nous voulons atteindre notre but. Restons toujours unis à notre Mère si chère : avec elle, sortons de Jérusalem auprès de Jésus, car Jérusalem symbolise l'obstination du peuple juif, du monde qui rejette Jésus-Christ et le renie ». (Lettre au Père Agostino, 01/07/1915)

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


De l'Evangile selon saint Matthieu (ch27)


Comme ils sortaient, ils rencontrèrent un homme de Cyrène, nommé Simon, et ils le requirent pour porter la Croix de Jésus.


« Ne refusez d'aucune manière et pour aucune raison de faire la charité à qui que ce soit ; mieux, si l'occasion se présente, prenez-en l'initiative. C'est là ce que demande le Seigneur et c'est ce que vous devez vous efforcer de faire ».

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Sixième station

Véronique essuie le Visage de Jésus


Du Livre d'Isaïe (ch54)


Nous l'avons vu sans beauté ni éclat et sans aimable apparence, objet de mépris et rebut de l'humanité, homme de douleurs et familier de la souffrance; comme ceux devant qui on se voile la face, il était méprisé et déconsidéré.


« Regarde combien le visage de notre très doux Jésus est beau ! Combien ses yeux sont doux ! Quel bonheur nous avons d'être près de lui sur la montagne de sa gloire ! Dès maintenant et sans mérite de notre part, la divine miséricorde nous donne le bonheur de monter au Calvaire ; dès maintenant, nous avons été rendus dignes de suivre le Maître céleste ». (Lettre à Paolina, 03/12/1916)

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Septième station

Jésus tombe pour la seconde fois


Du Livre d'Isaïe (ch40)


Pourquoi dis-tu, Jacob, affirmes-tu, Israël : " Mon destin est caché au Seigneur, mon droit est inaperçu de mon Dieu " ? Ne le sais-tu pas ? ne l'as-tu pas appris ? Le Seigneur est le Dieu éternel, il a créé les confins de la terre. Il ne se fatigue ni se lasse et son intelligence est insondable. Il rend la force à celui qui est fatigué, il réconforte celui qui faiblit.


« Comme il est doux ce nom de : Croix ! Ici, au pied de la croix, les âmes se revêtent de lumière, s'enflamment d'amour, mettent des ailes pour atteindre des cieux plus élevés. Que cette croix soit tout à la fois notre lit de repos, notre école de perfection, notre héritage bien-aimé ! Dans ce but, gardons-nous de la séparer de l'amour que nous portons à Jésus : sans celui-ci, elle deviendrait un fardeau que notre faiblesse ne saurait supporter ». (Lettre au Père Agostino, 01/07/1915)

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Huitième station

Jésus console les filles de Jérusalem


De l'Evangile selon saint Luc (ch23)


Le peuple en grande foule le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Mais se retournant vers elles, Jésus dit : " Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez plutôt sur vous-mêmes et sur vos enfants ! "


« Si le péché nous déchire le cœur, jusqu'en ses replis les plus endurcis, et y fait jaillir des larmes brûlantes de remords et d'amour, alors il devient une échelle qui nous approche, qui nous élève, qui sûrement nous conduit à Dieu ».

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


Du Livre de Job (ch10)


Je dirai à Dieu : " Tu sais bien que je suis innocent et que nul ne me ravira de tes mains ! Tes mains m'ont façonné, formé; puis, te ravisant, tu voudrais me détruire ! Souviens-toi : tu m'as fait comme on pétrit l'argile et tu me renverrais à la poussière ! "

« Je suis prêt à tout, ô mon Dieu, mais te feras-tu voir un jour sur le Thabor, sur ta montagne sainte ? Aurai-je la force de monter, sans jamais me fatiguer, vers la vision céleste de mon Sauveur ? Je sens que le terrain que je foule cède sous mes pieds. Qui affermira mes pas ? Qui, si ce n'est toi, toi qui es le bâton de ma faiblesse ? Aie pitié de moi, mon Dieu, aie pitié de moi ! ne me fais plus sentir ma faiblesse ! » (Lettre au Père Benedetto, 08/11/1916)

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Dixième station

Jésus est dépouillé de ses vêtements


De l'Evangile selon saint Jean (ch19)


Les soldats prirent les vêtements de Jésus et firent quatre parts, une pour chaque soldat, et la tunique. Cette tunique était sans couture, tissée tout d'une pièce de haut en bas ; ils se dirent entre eux : " Ne la déchirons pas, mais tirons au sort qui l'aura. " Ainsi s'accomplissait l'Ecriture : Ils se sont partagé mes habits, ils ont tiré au sort mon vêtement.


« Le lieu du combat entre Dieu et Satan, c'est l'âme humaine, à chaque instant de la vie. Il est donc nécessaire que l'âme laisse libre accès au Seigneur pour qu'il la fortifie de tout côté et par toutes sortes d'armes. Ainsi sa lumière peut venir l'illuminer pour mieux combattre les ténèbres de l'erreur ; revêtue du Christ, de sa vérité et de sa justice, protégée par le bouclier de la foi et par la parole de Dieu, elle vaincra ses ennemis, aussi puissants soient-ils. Mais pour être revêtu du Christ, encore faut-il mourir à soi-même ».

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Onzième station

Jésus est cloué à la Croix


De l'Evangile selon saint Luc (ch23)


Jésus disait : " Père, pardonne-leur: ils ne savent pas ce qu'ils font ".


« Contemplons avec une reconnaissance émue ce grand mystère par lequel le Cœur de Jésus est attiré avec force par sa créature. Adorons le sang versé jusqu'à la dernière goutte pour la rédemption de l'humanité. Alors, dans cette foi, humblement, inclinons devant lui nos fronts impurs avec ce même ardent amour dont il auréole nos âmes ».

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Douzième station

Jésus meurt sur la Croix


De l'Evangile selon saint Jean (ch19)


Près de la croix, se tenaient sa mère, Marie, femme de Clopas, et Marie de Magdala. Voyant sa mère et le disciple qu'il aimait, Jésus dit à sa mère : " Femme, voici ton fils. " Puis il dit au disciple : " Voici ta mère. " A partir de cette heure, il la prit chez lui.


« Souviens-toi de ce qui se passait dans le cœur de notre Mère céleste au pied de la Croix. Aux pieds de son Fils crucifié, à cause de l'immensité de sa douleur, elle était pétrifiée mais pas abandonnée. Au contraire, jamais Jésus ne l'a autant aimée qu'en ce moment d'indicible souffrance ».

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Treizième station

Jésus est déposé de la Croix


De l'Evangile selon saint Matthieu (ch27)


Le soir venu, il vint un homme riche d'Arimathie, du nom de Joseph. Il alla trouver Pilate et lui demanda le Corps de Jésus. Alors Pilate ordonna qu'on le lui remît. Joseph prit le corps de Jésus et l'enveloppa d'un linceul très pur.


« Gardez-vous de tomber dans l'agitation en luttant contre vos tentations, car elle ne ferait que les fortifier. Il faut les traiter par le mépris et ne pas vous en occuper. Tournez votre pensée vers Jésus crucifié, son corps déposé entre vos bras, et dites : Voilà mon espérance, la source de ma joie ! Je m'attache à toi de tout mon être, et je ne te lâcherai pas avant que tu m'aies mis en sûreté ».

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Quatorzième station

Jésus est mis au Tombeau


De l'Evangile selon saint Matthieu (ch27)

Joseph déposa Jésus dans son propre tombeau. Puis il roula une grande pierre à l'entrée du tombeau et s'en alla. Or il y avait là Marie de Magdala et l'autre Marie, assises en face du sépulcre.

« O Christ ton règne est proche ; fais-nous participer à ton triomphe sur la terre pour ensuite avoir part à ton royaume céleste. Accorde-nous de pouvoir communiquer ton amour et d'annoncer ta royauté divine par l'exemple de notre vie et par nos œuvres. Prends possession de nos cœurs ici-bas, afin qu'ils soient tiens pour l'éternité. Ne permets pas que nous nous éloignons de ta volonté : que ni la vie ni la mort ne parviennent à nous séparer de toi. Que notre cœur ait sa source en toi, notre Sauveur, pour que, rassasiés de ton amour, nous devenions les apôtres infatigables de ton règne. Que nous mourions chaque jour à nous-mêmes pour ne vivre que de toi seul ».

Texte et images provenant du site  http://saint.padre.pio.free.fr

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Saint Pio de Pietrelcina

Transparent de Dieu

1887-1968

Fête le 23 septembre


«Mais pour moi, que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil» (Ga 6, 14). Padre Pio de Pietrelcina, comme l'Apôtre Paul, plaça la Croix de son Seigneur au sommet de sa vie et de son apostolat, comme sa force, sa sagesse et sa gloire. Enflammé d'amour pour Jésus Christ, il se conforma à lui dans l'offrande de lui-même pour le salut du monde. En suivant et en imitant le Crucifié, il fut si généreux et si parfait qu'il aurait pu dire: «Avec le Christ, je suis fixé à la croix: je vis, mais ce n'est plus moi, c'est le Christ qui vit en moi» (Ga 2, 19-20). Et les trésors de grâce que Dieu lui avait accordés avec une largesse singulière, il les distribua sans répit par son ministère, servant les hommes et les femmes qui accouraient à lui toujours plus nombreux, et engendrant une multitude de fils et de filles spirituels. Ce digne disciple de saint François d'Assise naquit le 25 mai 1887 à Pietrelcina, dans l'archidiocèse de Bénévent, de Grazio Forgione et de Maria Giuseppa De Nunzio. Il fut baptisé le lendemain et reçut le nom de François. À 12 ans, il fit sa Confirmation et sa première communion. À 16 ans, le 6 janvier 1903, il entra au noviciat de l'Ordre des Frères Mineurs Capucins à Morcone, où, le 22 du même mois, il revêtit l'habit franciscain et prit le nom de Frère Pio. Une fois achevée l'année du noviciat, il fit profession en émettant les vœux simples et, le 27 janvier 1907, les vœux solennels. Après l'ordination sacerdotale, qu'il reçut le 10 août 1910 à Bénévent, il resta dans sa famille jusqu'en 1916, pour des raisons de santé. En septembre de la même année, il fut envoyé au couvent de San Giovanni Rotondo et il y demeura jusqu'à sa mort.


Enflammé de l'amour de Dieu et de l'amour du prochain, Padre Pio vécut pleinement sa vocation qui consistait à participer à la rédemption de l'homme, selon la mission spéciale qui caractérisa toute sa vie et qu'il réalisa par la direction spirituelle des fidèles, la réconciliation sacramentelle des pénitents et la célébration de l'Eucharistie. Le moment le plus éminent de son activité apostolique était celui où il célébrait la messe. Les fidèles qui y participaient y percevaient le sommet et la plénitude de sa spiritualité. Dans le domaine de la charité sociale, il s'appliqua à soulager les souffrances et les misères de nombreuses familles, principalement par la fondation de la «Casa Sollievo della Sofferenza», inaugurée le 5 mai 1956. Pour Padre Pio la foi était la vie: il voulait tout et faisait tout à la lumière de la foi. Il s'investissait continuellement dans la prière. Il passait la journée et une grande partie de la nuit en dialogue avec Dieu. Il disait: «Dans les livres nous cherchons Dieu, dans la prière nous le trouvons. La prière est la clé qui ouvre le cœur de Dieu». Sa foi le porta constamment à accepter la volonté mystérieuse de Dieu.


Il était en permanence immergé dans les réalités surnaturelles. Non seulement il était l'homme de l'espérance et de la confiance totale en Dieu, mais, par la parole et par l'exemple, il inspirait ces vertus à tous ceux qui l'approchaient. L'amour de Dieu le remplissait, répondant à toutes ses attentes; la charité était le principe qui dirigeait ses journées: aimer Dieu et le faire aimer. Sa préoccupation particulière: grandir et faire grandir dans la charité. Il manifesta le maximum de sa charité envers le prochain en accueillant, pendant plus de 50 ans, de très nombreuses personnes, qui accouraient à son ministère et à son confessionnal, à son conseil et à son réconfort. Il était comme assiégé : on le cherchait à l'église, à la sacristie, au couvent. Et il se donnait à tous, faisant revivre la foi, distribuant la grâce, portant la lumière. Mais il voyait l'image du Christ particulièrement dans les pauvres, en ceux qui souffrent ou qui sont malades, et il se donnait spécialement à eux. Il a exercé de manière exemplaire la vertu de prudence, il agissait et conseillait à la lumière de Dieu. Son intérêt était la gloire de Dieu et le bien des âmes. Il a traité toutes les personnes avec justice, loyauté et grand respect.


La vertu de force a brillé en lui. Il ne tarda pas à comprendre que son chemin serait celui de la croix, et il l'accepta aussitôt avec courage et par amour. Il fit l'expérience pendant de nombreuses années des souffrances de l'âme. Pendant des années, il supporta les souffrances de ses plaies avec une admirable sérénité. Quand il fut objet d'enquêtes et que l'on restreignit son ministère sacerdotal, il accepta tout avec résignation et profonde humilité. Devant des accusations injustes et des calomnies, il sut toujours se taire, faisant confiance au jugement de Dieu, de ses supérieurs et de sa propre conscience. Il employait habituellement la mortification pour obtenir la vertu de tempérance, conformément au style franciscain. Dans sa mentalité et dans son mode de vie, il était tempérant. Conscient des engagements pris dans la vie consacrée, il observait avec générosité les vœux professés. Il a été obéissant en tout aux ordres de ses supérieurs, même lorsqu'ils étaient difficiles. Son obéissance était surnaturelle dans l'intention, universelle dans son étendue et intégrale dans son exécution. Il pratiqua l'esprit de pauvreté avec un total détachement de lui-même, des biens terrestres, des commodités et des honneurs. Il a toujours eu une grande prédilection pour la vertu de chasteté. Son comportement était modeste partout et avec tous. Il s'estimait sincèrement inutile, indigne des dons de Dieu, rempli à la fois de misères et de faveurs divines. Face à l'admiration que lui portait beaucoup de monde, il répétait: «Je veux être seulement un pauvre frère qui prie». Sa santé, depuis sa jeunesse, ne fut pas très florissante et, surtout au cours des dernières années de sa vie, elle déclina rapidement. «Sœur la mort» le frappa, alors qu'il était préparé et serein, le 23 septembre 1968, à l'âge de 81 ans. Ses obsèques furent célébrées en présence d'une foule tout à fait extraordinaire.


Le 20 février 1971, à peine trois ans après sa mort, parlant aux supérieurs de l'Ordre des Capucins, Paul VI disait de lui: «Regardez quelle renommée il a eue, quelle audience mondiale il a rassemblée autour de lui! Mais pourquoi? Peut-être parce qu'il était un philosophe? Parce qu'il était un sage? Parce qu'il avait des moyens à sa disposition? Parce qu'il célébrait la Messe avec humilité, confessait du matin au soir, et était, c'est difficile à dire, un représentant de notre Seigneur marqué de ses stigmates. C'était un homme de prière et de souffrance». Déjà durant sa vie il jouissait d'une grande renommée de sainteté, due à ses vertus, à son esprit de prière, de sacrifice et de consécration totale au bien des âmes. Au cours des années qui ont suivi sa mort,la renommée de sa sainteté et de ses miracles est allée en se développant, devenant un phénomène ecclésial, répandu dans le monde entier, auprès de toutes les catégories de personnes. Ainsi Dieu manifestait à l'Église sa volonté de glorifier sur terre son fidèle serviteur. Il ne se passa pas beaucoup de temps avant que l'Ordre des Frères Mineurs Capucins n'accomplît les étapes prévues par la loi canonique pour mettre en route la Cause de béatification et de canonisation. Toute chose examinée, le Saint-Siège, selon les normes du Motu proprio «Sanctitas clarior», concéda le Nihil obstat le 29 novembre 1982. L'Archevêque de Manfredonia put ainsi procéder à l'introduction de la Cause et à la réalisation du procès de reconnaissance (1983-1990). Le 7 décembre 1990, la Congrégation pour les Causes des Saints en reconnut la validité juridique. Une fois achevée la Positio, on discuta, comme d'habitude, pour savoir si Padre Pio avait pratiqué les vertus à un degré héroïque. Le 13 juin 1997, se tint l'assemblée spéciale des Consulteurs théologiens qui eut un résultat positif. Dans la session ordinaire du 21 octobre suivant, Mgr Andrea Maria Erba, Évêque de Velletri-Segni, étant chargé de la cause, les Cardinaux et les Évêques ont reconnu que Padre Pio de Pietrelcina a pratiqué à un degré héroïque les vertus théologales, cardinales et les autres.


Le 18 décembre 1997, en présence de Jean-Paul II, fut promulgué le décret sur l'héroïcité des vertus. Pour la béatification de Padre Pio, la postulation a présenté au dicastère compétent la guérison de Madame Consiglia De Martino, de Salerne. À propos de ce cas, se déroula le Procès canonique régulier auprès du tribunal ecclésiastique de l'archidiocèse de Salerno-Campagna-Acerno, de juillet 1996 à juin 1997. Le 30 avril 1998, se tint, au siège de la Congrégation pour les Causes des Saints, l'examen du Conseil médical et, le 22 juin de la même année, l'assemblée spéciale des Consulteurs théologiens. Le 20 octobre suivant, au Vatican, se réunit la Congrégation ordinaire des Cardinaux et des Évêques membres du Dicastère. Le 21 décembre 1998, en présence de Jean-Paul II, fut promulgué le décret sur le miracle. Le 2 mai 1999, place Saint-Pierre, au cours d'une célébration eucharistique solennelle, Sa Sainteté Jean-Paul II, de par son autorité apostolique, déclara Bienheureux le Vénérable Serviteur de Dieu Pio de Pietrelcina et établit la date du 23 septembre pour sa commémoration liturgique. Pour la canonisation du Bienheureux Padre Pio, la postulation a présenté au dicastère compétent la guérison du petit Matteo Pio Colella de San Giovanni Rotondo. Le cas a été soumis à un procès canonique régulier devant le tribunal ecclésiastique de l'archidiocèse de Manfredonia-Vieste, du 11 juin au 17 octobre 2000. Le 23 octobre suivant, la documentation fut transmise à la Congrégation pour les causes des saints. Le 22 novembre 2001, à la Congrégation pour les causes des saints, on a procédé à l'étude de la consultation médicale. L'assemblée spéciale des théologiens consulteurs s'est tenue le 11 décembre et, le 18 du même mois, la session ordinaire des cardinaux et évêques. Le 20 décembre, en présence de Jean-Paul II, on a promulgué le décret sur le miracle. Le décret de canonisation a été promulgué le 26 février 2001.


Le 3 mars 2008, le Saint Siège a fait procéder à l'exhumation du corps de Saint Pio. Celui-ci a été découvert en parfait état d'incorruptibilité. Déposé dans une châsse, Il est exposé à la vénération publique, en la crypte de Sainte Marie des Grâces à San Giovanni Rotondo jusqu'en septembre 2009. Le 21 juin 2009, visitant les religieux du Couvent de Notre Dame des Grâces, la cellule ou vécut le Padre Pio et la Maison du Soulagement des Souffrances, le Pape Benoît XVI est venu se recueillir devant la dépouille du Saint Capucin.

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Téléchargez le texte du Chemin de Croix avec St Pio (pdf) en cliquant ici

13 mai 2009

Hymne Acathiste à Sainte Élisabeth de Russie

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Sainte Élisabeth Fedorovna

Néo-martyre, grande duchesse et infirmière

1864-1918

Fête le 5 juillet


La Grand Duchesse Élisabeth Feodorovna (aussi connue sous le nom d'Ella) est née le 20 Octobre 1864. Petite-fille de la reine Victoria d'Angleterre, elle était la soeur de l'impératrice Alexandra Feodorovna de Russie. Elle épousa son impériale altesse le Grand Duc Sergei Alexandrovich, qui sera assassiné par la bombe d'un terroriste le 4 Février 1905. Elle entendra le bruit de la bombe et viendra recueillir le corps de son défunt mari.. Mais portée par une Foi en Christ à soulever les montagnes, elle se relèvera et deviendra, comme la sainte impératrice Alexandra durant la guerre, la main de la Providence pour les pauvres et les malades de son pays. Cette noble et belle dame au regard si doux malgré les épreuves adressait ces paroles d'encouragement : "La Sainte Russie sans peur ni reproche est complètement détruite maintenant. L'Église contre laquelle les portes de l'enfer ne peuvent prévaloir existe, et existe comme jamais avant. Et ceux qui croient, qui n'ont pas de doutes, ont un soleil intérieur qui illumine l'obscurité de l'orage tonitruant. Sentons la présence du Saint-Esprit qui illumine notre chemin. Alors le bonheur devient éternel, même quand nos pauvres coeurs humains si limités doivent traverser des moments qui semblent terribles. Prions, travaillons, espérons. Et chaque jour nous sentons la miséricorde de Dieu. En fait, nous faisons l'expérience d'un miracle constant." Luthérienne allemande, petite-fille de la reine Victoria, elle épouse, en même temps que son grand-duc Serge, la Russie puis l'Orthodoxie. Celui-ci assassiné, elle devient l'ange consolatrice de toutes les misères, fonde l'hôpital des pauvres aux technologies de pointe, et cette étonnante communauté de moniales-infirmières, le couvent Marthe-et-Marie. Quand Lénine s'apprête à l'arrêter, refusant d'être sauvée par le Kaiser, elle choisit librement de partager la Passion de son peuple tant aimé. Le 17 juillet 1917, jetée au fond d'un puits, on l'entend chanter les tropaires de la Résurrection et l'hymne des Chérubins. Elle célèbre son propre martyre comme une procession d'offrandes de la Divine Liturgie. Ni les grenades ni la terre lancée ne peuvent étouffer sa voix chantante. Ainsi part-elle rejoindre le choeur des Chérubins. Son corps repose au Mont des Oliviers. Elle est immensément populaire. Élisabeth a aussi bouleversé la vie de celui qui l'a assassinée. C'est par son témoignage qu'on connaît les derniers instants de sa vie terrestre. Il était horrifié d'entendre que ceux qu'il tuait chantaient les louanges de Dieu. Sainte Élisabeth est une des plus grandes saintes de la Russie moderne, et sa sainte icône est partout présente.

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Hymne Acathiste à Sainte Élisabeth de Russie


Kondakion 1


Tu fus sur cette terre en exil du Royaume, tu vécus dans l’attente du céleste Époux, semant sur ton chemin la douceur et la paix et donnant l’exemple saint de l’imitation des vertus les plus élevées du christianisme, c’est pourquoi émerveillés nous clamons vers toi : Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Ikos 1


Tu naquis d’une illustre famille de Hesse, mais la Providence de Dieu par ton mariage t’amena sur la terre de Sainte Russie où tu pus découvrir le chemin du salut pour entrer un jour dans le bercail salvifique où l’Église du Christ chantera tes louanges :

Réjouis-toi Exemple pour les égarés de notre temps

Réjouis-toi Lueur dans les ténèbres du monde déchu

Réjouis-toi Aurore de douceur dans un siècle brutal

Réjouis-toi Onguent suave sur les blessures

Réjouis-toi Borne sur le chemin sûr de la Vérité

Réjouis-toi Image parfaite des vertus de la foi

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 2


Accompagnant ton époux dans ses dévotions tu devins familière des cérémonies que l’Église notre Mère offre à notre âme, tu compris la foi par l’esprit et par le cœur, tu ressentis de tout ton être la beauté qui fait s’écrier vers Dieu avec grand amour : Alléluia !


Ikos 2


Pendant un pèlerinage à Jérusalem, voyageant avec ton époux dans la Terre Sainte, tu manifestas le désir d’être enterrée sur le sol où le Maître avait passé Sa vie, tu décidas alors de te joindre à l’Église et nous te proclamons avec tous les élus :

Réjouis-toi Pèlerine sur les pas de notre Seigneur

Réjouis-toi Citoyenne de la Sainte Cité de Dieu

Réjouis-toi Qui mis tes pas dans les pas de notre Sauveur

Réjouis-toi Qui entendis Son appel à la conversion

Réjouis-toi Nouvelle Marthe par ta ferveur pour le Christ

Réjouis-toi Nouvelle Marie par ton écoute du Verbe

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 3


Comme Lazare appelé par son ami Christ ressortit après quatre jours de son tombeau, tu trouvas le don parfait de la vie en Dieu, tu reçus l’onction au Samedi de Lazare et tu te mis à participer avec zèle aux mystères purs qui nous font nous exclamer : Alléluia !


Ikos 3


Tu conservas comme prénom Élisabeth, en l’honneur de la mère du saint précurseur et tu fus bien digne de ce haut patronage car ta ferveur dans les œuvres de charité, ton zèle fervent pour l’Église du Seigneur méritent les louanges que nous t’adressons :

Réjouis-toi Providence et secours sûrs des déshérités

Réjouis-toi Assurance de ceux qui sont abandonnés

Réjouis-toi Vêtement chaleureux de ceux qui sont transis

Réjouis-toi Abri protecteur de ceux qui sont sans logis

Réjouis-toi Prière de ceux qui ne savent plus prier

Réjouis-toi Main du Christ tendue vers ceux qui sont dans l’épreuve

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !



Kondakion 4


Tu cheminas sûrement vers l’Église Sainte, émerveillée par la piété des paysans, la merveilleuse beauté de ses liturgies, la présence bénie d’un saint homme de Dieu, le prêtre pur du Très Haut saint Jean de Cronstadt, qui te firent dire avec louange vers Dieu : Alléluia !


Ikos 4


Tu poursuivais ton cheminement vers le Ciel, lorsque ton époux Serge fut assassiné, tu ne t’adonnas point à un vain désespoir, ta foi ne fut aucunement mise à l’épreuve en chrétienne, tu levas les yeux vers le Ciel, tu te signas tu prias et nous te chantons :

Réjouis-toi Qui acceptas la Sainte Volonté de Dieu

Réjouis-toi Qui sus que la Vie véritable était en Christ

Réjouis-toi Exemple précieux de l’humble soumission

Réjouis-toi Lumière pure éclairant notre conscience

Réjouis-toi Apaisement dans les tourmentes de la vie

Réjouis-toi Fleur impérissable au Jardin du Paradis

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 5


Tu t’en allas dans sa prison rendre visite à l’assassin qui avait tué ton époux, il ne manifesta ni remords ni regret et tu lui assuras que tu lui pardonnais, tu montras par cet acte de miséricorde ta sainteté et nous crions vers le Seigneur : Alléluia !


Ikos 5


Ta vie fut alors transfigurée par l’Esprit, la prière devint pour toi respiration, le jour tu te tenais en présence de Dieu, en assistant aux offices de Tchoudovski, et de nuit tu revenais dans ce monastère* Tu devins prière vivante et nous clamons :

Réjouis-toi Fermeté de la foi dans l’épreuve du monde

Réjouis-toi Cheminement constant en Présence de Dieu

Réjouis-toi Prière sûre qui s’incarne dans les actes

Réjouis-toi Écho incarné du souffle de l’Esprit Saint

Réjouis-toi Certitude heureuse du mystère à venir

Réjouis-toi Conscience pure des richesses du Royaume

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 6


Tu portais sur ton sein une croix reliquaire contenant des reliques de Saint Alexis, le hiérarque te fit sentir par sa bienveillance que tu devais t’engager dans le monachisme, tu entendis l’appel que t’adressait le Christ et tu élevas les mains vers Lui en chantant : Alléluia !


Ikos 6


Tu décidas alors de renoncer au monde, ainsi tu quittas le palais où tu vivais, tu établis alors une communauté consacrée en l’honneur de Marthe et de Marie dont le frère Lazare était ami du Christ, admirant ta vocation nous te proclamons :

Réjouis-toi Dont la résolution unique fut pour Dieu

Réjouis-toi Qui renonças à tout pour aller vers le Ciel

Réjouis-toi Icône ressemblante de la vie en Christ

Réjouis-toi Tunique de vertus revêtue en secret

Réjouis-toi Modèle saint des moniales de notre temps

Réjouis-toi Oraison incessante offerte en holocauste

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 7


Tu fus une higoumène aimée de tes compagnes, modèle de patience et de douceur paisible et tu conduisis tes brebis spirituelles sur les voies du service et de la charité de l’ineffable don de la vie pour les autres, faisant sans cesse psalmodier vers le Seigneur : Alléluia !


Ikos 7


Sans crainte aucune pour ta vie que tu savais appartenir au Christ Maître de la Vraie Vie, tu allais dans les quartiers les plus dangereux pour soulager la misère et panser les plaies de ceux dont le monde se désintéressait, tu fus mère des affligés et nous disons :

Réjouis-toi Diadème au front de l’Église d’Orient

Réjouis-toi Espoir et gloire de l’Église d’Occident

Réjouis-toi Vase très précieux des dons du Saint Esprit

Réjouis-toi Encens subtil et de très agréable odeur

Réjouis-toi Cierge fondant par la ferveur de la prière

Réjouis-toi Chœur flagrant des vertus de la vie ascétique

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 8


Tu disais que Dieu a fait l’homme à son image, cette ressemblance pouvait être obscurcie, mais pourtant elle ne pouvait être détruite, tu savais par les paroles du Divin Maître qu’il faut savoir donner sa vie pour son prochain et sans cesse remercier Dieu en Lui clamant : Alléluia !


Ikos 8


Il est admirable notre Dieu dans Ses saints, il fit que par ta présence frêle mais forte, Son Royaume soit manifesté en Russie avant le déchaînement criminel athée, tu mis du baume sur les plaies vives du peuple avec lequel nous te louons par ces paroles :

Réjouis-toi Tendresse qui fait oublier tous les malheurs

Réjouis-toi Apaisement des revers de l’existence

Réjouis-toi Réconfort pieux au milieu de nos épreuves

Réjouis-toi Calme témoignant de la faveur du Seigneur

Réjouis-toi Charité qui relève ceux qui sont déchus

Réjouis-toi Prière pure qui monte jusques aux Cieux

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 9


Toujours au service de la détresse humaine tu étais la consolation des affligés, tu menais une vie ascétique admirable dans le secret de ton âme et de ton cœur pur, tu semblais ne plus exister que pour les autres, toujours psalmodiant vers les célestes demeures : Alléluia !


Ikos 9


Suivant les paroles de notre Seigneur Christ, tu étais devenue la servante de tous, accomplissant souvent les tâches les plus humbles et assistant les chirurgiens à l’hôpital, tu soulageais les souffrances par ta présence, c’est pourquoi admirant ton zèle nous disons :

Réjouis-toi Dévouement constant pour les tâches du Royaume

Réjouis-toi Infirmière zélée des corps et puis des âmes

Réjouis-toi Servante infatigable au service des pauvres

Réjouis-toi Consolatrice aimante des désespérés

Réjouis-toi Havre accueillant sans discontinuer les humbles

Réjouis-toi Regard aimant dans la détresse du prochain

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 10


Lorsque se leva dans le ciel de la Russie l’étoile sanglante de la désolation, tu refusas d’avoir la vie sauve en fuyant, tu poursuivis encore ton œuvre charitable avec des membres de la famille impériale, tu fus emprisonnée toujours chantant vers Dieu: Alléluia !


Ikos 10


Si grand était l’amour inspiré par ta foi que tes compagnes désirèrent partager ta captivité et la mort qui t’attendaient, ce fut l’admirable Barbara qui obtint de te rejoindre lors de ta captivité, devant cette ferveur crions vers le Seigneur :

Réjouis-toi Inspiratrice de saintes résolutions

Réjouis-toi Modèle de la douce autorité du Christ

Réjouis-toi Miroir parfait de l’Amour Qui S’est incarné

Réjouis-toi Bénédiction très subtile du monachisme

Réjouis-toi Recouvrement de l’Image et la Ressemblance

Réjouis-toi Trésor de l’accomplissement dans le Verbe

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 11


Les noirs séides de l’étoile ensanglantée décidèrent soudain de vous exécuter, ils vous précipitèrent dans une puits de mine et tu leur pardonnas ce crime abominable en répétant les paroles du Christ en Croix, tandis que du haut des Cieux les anges chantaient : Alléluia !


Ikos 11


Jusques au bout de ton courage tu chantas en réconfortant tes compagnons d’infortune, puis ta voix sainte devint muette sur terre, mais résonna aussitôt dans le chœur des saints, avec tous les élus de la grâce de Dieu qui t’accueillirent par ces louanges insignes :

Réjouis-toi Courage invincible des martyrs de jadis

Réjouis-toi Vie consacrée au Seigneur jusques à la fin

Réjouis-toi Chant de louange pure à la voix inextinguible

Réjouis-toi Baume sur les plaies ouvertes de notre temps

Réjouis-toi Prière incessante aux frontières du silence

Réjouis-toi Voix mélodieuse dans le cœur des fidèles

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 12


Ineffable grandeur des martyrs du Seigneur qui ont mené le bon combat pour le Royaume, le Christ ne permit pas que les corps de Ses saints demeurent ignorés de Son Arche Sainte, avec les autres martyrs ton corps fut trouvé et porté dans l’église où l’on chanta vers Dieu : Alléluia !


Ikos 12


De Russie ton corps fut emmené vers la Chine, puis devant l’avance des troupes du Malin, il gagna la Terre Sainte et Jérusalem, tes reliques sacrées répandirent au monde l’insigne bénédiction de ta vie en Christ, c’est pourquoi nous élevons nos voix pour chanter :

Réjouis-toi Accomplissement des promesses du Seigneur

Réjouis-toi Illustration de la fidélité au Christ

Réjouis-toi Preuve tangible de la ferveur monastique

Réjouis-toi Luminaire pour éclairer notre chemin

Réjouis-toi Recours assuré de ceux qui sont dans l’épreuve

Réjouis-toi Présence orante qui rend tangible la foi

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 13


Recours et espoir sans faille des malheureux, ton intercession puissante au Trône des Cieux apaise les fidèles accourus vers toi et leur montre la Voie de l’unique patrie où règne la Trinité avec les élus qui chantent vers le Dieu de Miséricorde : Alléluia ! Alléluia ! Alléluia ! ( Ce kondakion est dit trois fois)


Ikos 1


Tu naquis d’une illustre famille de Hesse, mais la Providence de Dieu par ton mariage, t’amena sur la terre de Sainte Russie, où tu pus découvrir le chemin du salut, pour entrer un jour dans le bercail salvifique, où l’Eglise du Christ chantera tes louanges :

Réjouis-toi Exemple pour les égarés de notre temps

Réjouis-toi Lueur dans les ténèbres du monde déchu

Réjouis-toi Aurore de douceur dans un siècle brutal

Réjouis-toi Onguent suave sur les blessures

Réjouis-toi Borne sur le chemin sûr de la Vérité

Réjouis-toi Image parfaite des vertus de la foi

Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !


Kondakion 1


Tu fus sur cette terre en exil du Royaume, tu vécus dans l’attente du céleste Epoux, semant sur ton chemin la douceur et la paix et donnant l’exemple saint de l’imitation des vertus les plus élevées du christianisme, c’est pourquoi émerveillés nous clamons vers toi : Réjouis-toi ô sainte moniale martyre Elisabeth !

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Prière à la Sainte Moniale, martyre du Christ, Sainte Élisabeth de Russie


Sainte moniale martyre Élisabeth, toi dont la vie fut sans discontinuer tournée vers Dieu, comme une hélianthe vers le soleil, intercède pour nous auprès du Christ notre Dieu, Soleil de Justice qui brille sur l’Univers, afin qu’Il nous donne ta foi exemplaire, ton courage invincible dans les tribulations et ton insigne charité dans toutes les circonstances de la vie. Sur la terre des vivants où nous cheminons vers le Royaume, demande par ta prière fervente qu’Il nous permette d’imiter à notre faible mesure l’exemple saint de tes exploits spirituels et ta fermeté constante et confiante dans la miséricorde infinie de notre Dieu, pour que nous parvenions un jour au Paradis où règnent le Père le Fils et le Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen !


Acathiste composé pour la gloire de Dieu en l’honneur de sa sainte martyre, la moniale Elisabeth de Russie, par Claude Lopez-Ginisty

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Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste à Ste Elisabeth de Russie (pdf) en cliquant ici

3 mai 2009

Hymne Acathiste à la Mère de Dieu de Pokrov

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Notre Dame de Protection de Pokrov

L'Icône de protection de la Mère de Dieu de Pokrov

La fête orthodoxe de la "Protection de la Mère de Dieu" a lieu le 1er octobre (le 14, selon le calendrier julien utilisé par les Eglises othodoxes de rite slavon). C’est une fête d’origine russe : elle commémore une apparition de la Mère de Dieu à Constantinople dans l’église des Blachernes, illustre sanctuaire marial et très belle église de la Ville. D’après le Synaxaire (livre de l’historique des fêtes et des mémoires des saints pour chaque jour), la Vierge apparut à André, un Fol-en-Christ d’origine slave qui vivait au 10e siècle, et à son disciple Epiphane. L’empire byzantin était alors menacé.


L'apparition de Marie à André : la fête du Pokrov


L’office de minuit s’achevait aux Blachernes, ils virent la Mère de Dieu de taille élevée, qui s’avançait dans l’église, environnée par un grand cortège de saints et entourée du Précurseur Jean-Baptiste et de Saint Jean l’Evangéliste. La Vierge pria longuement avec des larmes, puis s’avança vers l’autel et là, elle déploya le voile étincelant qui couvrait sa tête et le maintint étendu de ses mains pour en couvrir tout le peuple. Durant un temps assez long, les deux voyants virent le voile briller au dessus de la foule : "Couvre-nous, ô Reine du manteau de la miséricorde, ô Pokrov et défense des hommes, Pokrov et défense des croyants. Par ton secours les rois orthodoxes sont couronnés... (petites vêpres, texte slavon). En ce jour nous célébrons ta lumineuse fête, ô Mère de Dieu, nous les fidèles protégés par ta venue et, contemplant ta vénérable icône, avec tendresse nous disons : couvre-nous de ta sainte protection et délivre-nous de tout mal, priant ton Fils, le Christ notre Dieu, d’accorder à nos âmes le salut (matines, tropaire principal de la fête)." L’apparition des Blachernes aurait eu lieu la nuit du 1er octobre et c’est en souvenir de ce fait que la fête du Pokrov (Voile, Protection) fut instituée en Russie au 12ème siècle.


La fête de l'"Hagia-sképé": une même source


Elle existe aussi en Bulgarie et en Roumanie. L’Eglise de Grèce célèbre cette fête sous le nom de "Hagia Sképè" (Saint Voile, Sainte Protection) et en a reporté la date (en 1952) au 28 octobre, jour de la fête nationale grecque, en reconnaissance pour le secours accordé par la Vierge pendant la Seconde guerre mondiale. L’icône du Pokrov représente la Mère de Dieu debout en orante les bras levés, dans un décor d’église byzantine, et accompagnée par les saints. Deux variantes sont en présence : soit la Vierge elle même déploie largement son voile, soit ce sont deux anges qui étendent le voile sur le peuple. Au dessus du voile étendu, se tient le Christ en buste, à qui s’adresse la prière de sa Mère.

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Hymne Acathiste à la Mère de Dieu de Pokrov


Kontakion 1

O Toi Qui fus choisie par le Dieu d’avant les siècles, Reine des Cieux et de la terre plus haute que toute la création, Qui jadis est entrée en prière dans l'Église des Blachernes, nous T’offrons avec reconnaissance notre vénération, nous accourons avec foi et avec componction sous la protection de Ton voile lumineux, car nous gisons dans les ténèbres. Toi dont la puissance est irrésistible, délivre-nous de toute affliction afin que nous puissions nous écrier vers Toi : Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Ikos 1

Les archanges et les Anges, avec Jean le Précurseur, Jean le Divin et le choeur de tous les saints, étaient présents avec Toi, leur Reine, en l'église des Blachernes et, ayant entendu Ta prière de supplication pour le monde entier, ils se sont écriés avec émerveillement: 


Rejouis-Toi, O pré-éternelle bonne volonté de Dieu le Père, Qui n'a pas de commencement dans le temps.

Réjouis-Toi, intemporelle et très pure qui a contenu Dieu le Fils.

Réjouis-Toi, habitation choisie de Dieu le Très Saint Esprit.

Réjouis-Toi, sujet d’émerveillement constant des hôtes céleste d’en Haut. 


Réjouis-Toi, grande terreur des forces obscures de l'enfer. 


Réjouis-Toi, Toi que les chérubins aux yeux innombrables rencontrent dans les airs. 


Réjouis-Toi, Toi à Qui les séraphim aux six ailes attribuent des louanges.

Réjouis-Toi, nous qui sommes nés sur cette terre, nous vénérons avec reconnaissance Ton très précieux voile. 


Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 2


Saint-André avec Epiphane T’ayant vue apparaître dans l'Eglise et prier Dieu pour tous les chrétiens, T’ont reconnue, Mère du Christ notre Dieu, Qui est monté au Ciel et se prosternant sur le sol, ils vénérèrent avec joie, Ton précieux voile, en s’écriant: Alléluia !

Ikos 2


Toi, ô Vierge Mère de Dieu, Tu es la connaissance inconnaissable pour la défense des orthodoxes. C’est pourquoi, nos ennemis ne savent pas quelle puissance a la prière de la Mère de Dieu: tandis que nous, bien conscients de Ta toute puissante protection, nous crions vers Toi avec un sentiment de tendresse:

Réjouis-Toi, Très miséricordieuse consolatrice de tous ceux qui sont affligés et portent un lourd fardeau.

Réjouis-Toi, Guide acémète de tous ceux qui se sont égarés et qui sont devenus aveugles.

Réjouis-Toi, Qui par Ta supplication apaises rapidement la juste colère de Dieu répandu sur nous.

Réjouis-Toi, Qui par un ordre tout-puissant domptes nos passions mauvaises.

Réjouis-Toi, réveil puissant de nos consciences endormies. 


Réjouis-Toi, Qui vaincs facilement nos pratiques pécheresses.

Réjouis-Toi, Toi pour Qui l'enfer gémit et tremblent les esprits du mal.

Réjouis-Toi, grâce à Qui les portes du paradis sont ouvertes à tous.

Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 3


La Puissance d'en Haut abrite ceux qui accourent avec foi et révérence se refugier sous Ta précieuse protection: car à Toi seule, ô très sainte et très pure Mère de Dieu, il est accordé que chacune de Tes prières soit exaucée. C’est pourquoi, les fidèles de tous les temps Te glorifient, Toi et Ton fils, en disant: Alléluia!

Ikos 3


O Souveraine, trésor de miséricorde inépuisable, Tu étends Ta main secourable jusques aux extrémités de la terre, et Tu donnes la guérison aux malades, le soulagement à ceux qui souffrent, la vue aux aveugles, et à tous, tout ce que est opportun pour eux tandis qu’ils disent à haute voix avec reconnaissance:

Réjouis-Toi, indestructible rempart et forteresse des royaumes orthodoxes. 


Réjouis-Toi, principal ornement des saintes églises et des autels saints.

Réjouis-Toi, fidèle gardien des saints monastères.

Réjouis-Toi, aide vigilante des vaillants gouverneurs de cité.

Réjouis-Toi, invincible chef des armées chrétiennes et de leurs officiers.

Réjouis-Toi, saint miroir de la justice pour les juges incorruptibles.

Réjouis-Toi, parfaite connaissance des enseignants et de ceux qui élèvent les enfants.

Réjouis-Toi, Bénédiction des foyers et des familles pieuses. 


Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !


Kontakion 4


O Souveraine, Tu nous aides au sein de la tempête de nombreuses afflictions: car Tu te tiens devant l'autel du Seigneur, en levant les mains et en priant pour que le Seigneur de gloire considère notre indigne prière et écoute les prières de ceux qui invoquent Ton saint Nom, en s’écriant vers Ton Fils: Alléluia!

Ikos 4


Le Seigneur Dieu entendit la prière de Josué, fils de Noun, et il a ordonné au soleil de rester immobile jusqu'à ce qu'il ait défait l'ennemi. Le Seigneur Jésus entend à présent Ta supplication, O habitation choisie de l'Esprit Saint. C’est pourquoi, nous pécheurs, mettant notre confiance en Ta protection, avons l’audace de Te dire à Toi, Mère de Dieu:

Réjouis-Toi, Qui es éclairé par le soleil de l'Esprit et Qui nous éclaires avec la Lumière sans déclin. 


Réjouis-Toi, Qui as illuminé le monde entier par l'éclat de ton âme très pure.

Réjouis-Toi, Qui as réjoui tous les cieux par la pureté de ton corps.

Réjouis-Toi, Protectrice et bienfaitrice des saints monastères du Christ.

Réjouis-Toi, Qui es la force et la compréhension des pasteurs de l'Eglise.

Réjouis-Toi, Guide des pieux moines et moniales.

Réjouis-Toi, paisible repos des vieillards dévots.

Réjouis-Toi, joie secrète des vierges pures et des veuves. 


Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 5


Lorsque Moïse le théopte, levait ses bras alors que la bataille fait rage avec Amalek, Israël gagnait la bataille et quand il laissait tomber ses mains, Amalek était victorieux, et renforcé par ceux qui soutenait ses bras, Israël a vaincu l'ennemi ; et Toi, ô Mère de Dieu, après avoir levé les mains dans la prière, bien que personne ne les tint en place, Tu as toujours conquis les ennemis du Christ et Tu es un bouclier invincible pour nous qui crions: Alléluia!

Ikos 5


L'assemblée des saints, quand elle Te vit dans l'air à l'intérieur de l'église des Blachernes élevant Tes mains dans la prière à Ton Fils et Ton Dieu, Te chanta un chant d’action de grâce avec les archanges et les anges: alors que nous, nos mains fortifiés par Toi, plus fortes que les bras de Moïse, nous crions avec componction à haute voix:

Réjouis-Toi, dont l'amour et la miséricorde envers nous seuls Te font élever les mains en prière pour nous.

Réjouis-Toi, devant Qui nos ennemis visibles et invisibles, ne peuvent tenir. 


Réjouis-Toi, Qui chasses les hordes ténébreuses de nos passions et convoitises. 


Réjouis-Toi, Qui tient dans Ta main, sans être consumé, le feu divin du Christ et Qui, avec Lui enflammes notre froideur. 


Réjouis-Toi, Qui couronnes avec une belle couronne de chasteté ceux qui luttent contre la chair.

Réjouis-Toi, Qui converse perpétuellement avec ceux qui luttent dans le jeûne et la prière silencieuse.

Réjouis-Toi, prompte consolatrice de ceux qui tombent dans le désespoir et la tristesse. 


Réjouis-Toi, Qui, par la grâce, nous donnes l'humilité et la patience.

Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 6


Saint Romain le Mélode, apparut comme le ferme proclamateur de Ta grâce et de Ta miséricorde quand il reçut de Toi dans un rêve un rouleau de papier à avaler; car ensuite rendu sage, il a commencé à chanter avec brio en Ton honneur et à composer les louanges des saints, proclamant avec foi: Alléluia!

Ikos 6


O Vierge, Servante de Dieu, Qui as fait resplendir l'aube du vrai Soleil de Justice, illuminant tous avec la sagesse de Ton Dieu et Ton Fils, Tu conduis à la connaissance de la vérité tous ceux qui crient vers Toi:

Réjouis-Toi, Qui as donné naissance au Christ dans la chair, puissance de Dieu et sagesse de Dieu.

Réjouis-Toi, Qui as confondu les folles sagesses de ce monde, et Qui as guidé ceux qui étaient aveuglés par lui sur le chemin de la vérité.

Réjouis-Toi, Préservation de notre sainte foi et enseignante du dogme orthodoxe. 


Réjouis-Toi, déracinement des hérésies impies et des divisions corruptrices.

Réjouis-Toi, Qui connais bien les difficultés secrètes et imprévues et Qui en avertis ceux qui sont concernés par elles.

Réjouis-Toi, Qui fais honte aux faux prophètes et aux vains devins.

Réjouis-Toi, Qui à l'heure de la perplexité, mets une bonne pensée dans nos cœurs.

Réjouis-Toi, Qui nous détournes des projets périlleux et des désirs insensés. 


Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 7


Celui Qui voit tout, le Seigneur longanime, désireux de manifester la profondeur insondable de Sa miséricorde et de Son amour pour l'humanité, T’a choisie Toi seulement pour être Sa Mère, et a fait de Toi une invincible défense pour Son peuple, afin que, même si l'un de ses membres semble digne de condamnation par le juste jugement de Dieu, il puisse néanmoins être préservé par le repentir par Ta puissante protection, en disant: Alléluia!

Ikos 7


O Seigneur, Tu as montré par Ta Mère toute pure, combien merveilleuses sont Tes œuvres lorsque Son très merveilleux voile a été révélé dans Sa main plus brillant que les rayons du soleil et, avec lui, Elle a protégé le peuple dans l'Eglise des Blachernes: entendant mentionner un tel signe de Sa défense, à la fois dans la crainte et la joie, tous disent:

Réjouis-Toi, voile non fait de main d’homme qui est étendu au-dessus du monde entier comme la nuée. 


Réjouis-Toi, Qui tiens dans Ta main la bannière de Ton Fils, l’évêque pré-éternel. 


Réjouis-Toi, Qui as rendu manifeste une nouvelle miséricorde et une nouvelle grâce, dans l'Eglise orthodoxe.

Réjouis-Toi, colonne de nuée qui protège chacun de nous dans ce monde de tentations et de scandales.

Réjouis-Toi, colonne de feu au milieu des ténèbres, qui nous montre à tous le chemin du salut. 


Réjouis-Toi, force visible de ceux qui luttent pour la piété. 


Réjouis-Toi, donatrice secrète de la compréhension pour les serviteurs secrets de Dieu dans ce monde.

Réjouis-Toi, Qui ne me laisses pas sans Ta grâce et Ta protection, moi qui suis dépourvu de toutes bonnes oeuvres.

Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 8


Les anges chantèrent Ton éloge quand Tu apparus miraculeusement depuis les cieux dans l’église des Blachernes et les apôtres Te rendirent gloire. Le chœur de moines et des saints évêques et la théorie des saintes femmes T’ont célébrée, le Précurseur avec le Divin Jean T’ont vénérée, et les personnes présentes dans l'Eglise, s'écrièrent avec joie: Alléluia!

Ikos 8


Le Seigneur Qui règne sur toutes les choses ici-bas et en Haut, quand Il T’a vue Toi, Sa mère, debout dans l'église, priant vers Lui tendrement Te dit: « Demande, ô ma Mère, parce que je ne dois jamais me détourner de Toi, mais j’exaucerai toutes Tes prières et j’apprendrai à tous à Te chanter avec reconnaissance »:

Réjouis-Toi, Arche de la loi en Qui est conservée la sanctification de l'humanité tout entière. 


Réjouis-Toi, très saint vase dans lequel le pain de la vie éternelle est préservé pour ceux qui ont faim de justice.

Réjouis-Toi, vaisseau entièrement doré dans lequel la chair et le sang de l'Agneau divin sont préparés pour nous.

Réjouis-Toi, Qui reçois dans Tes bras tout puissants ceux qui sont abandonnés par les médecins. 


Réjouis-Toi, Qui fais se lever de leur lit de douleur, ceux qui sont infirmes dans leur corps, mais non dans l'esprit et la foi.

Réjouis-Toi, Qui donnes une nouvelle et une meilleure compréhension à ceux qui périssent d'une infirmité de l'esprit.

Réjouis-Toi, Qui nous prends en défaut sur la voie têtue du péché et des passions.

Réjouis-Toi, Qui changes en miséricorde la cruauté de nos coeurs impénitents. 


Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 9


L'assemblée des anges T’offre des hymnes de louange, à Toi véritable Mère de Dieu et défense de tous ceux qui accourent vers Toi, sachant combien avec Ta protection sans faille, Tu réjouis les justes, Tu protèges les pauvres et Tu pries pour tous les fidèles qui s’écrient: Alléluia!

Ikos 9


Les orateurs verbeux, deviennent muets comme des poissons, et sont incapables de louer comme il se doit, la grande fête de Ta très précieuse Protection, car toutes les choses qu’ils disent à propos de toi ne suffisent pas à énumérer Tes miséricordes infinies. Et nous, voyant Tes bonnes œuvres sans nombre, crions de joie:

Réjouis-Toi, Qui nous gardes de la peste mortelle dans laquelle tous périssent.

Réjouis-Toi, Qui préserves les villes et villages de soudains tremblements de terre.

Réjouis-Toi, Qui de Ton bras puissant nous sauve de l'inondation et de la noyade. 


Réjouis-Toi, Qui par la rosée de Tes prières nous délivre de l'embrasement du feu.

Réjouis-Toi, Qui sustentes la faim de l'âme et du corps par le Pain de vie.

Réjouis-Toi, Qui éloignes de nos têtes les coups de foudre et le tonnerre.

Réjouis-Toi, toi Qui nous sauves des attaques des étrangers et des assassins cachés. 


Réjouis-Toi, Qui nous gardes dans la paix et l'amour des querelles de famille et des inimitiés de ceux qui sont de notre propre sang.

Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 10


Désireux de sauver l'homme de l'erreur de l'Ennemi, le Seigneur Qui aime l'humanité nous a donné sur terre Sa Mère pour être notre aide, notre protection et notre défense, pour que Tu sois la consolatrice de ceux qui sont dans l’affliction, la joie des affligés, la Défense de ceux qui sont blessés, et pour tous nous relever des profondeurs du péché, afin de chanter: Alléluia!

Ikos 10

« O Roi des cieux », dit la très pure Reine dans Sa prière, tandis qu’Elle se tenait avec les anges, « Accepte que tout homme en prière vers Toi et demandant en mon nom d’obtenir de l'aide, ne s’éloigne pas de moi les mains vides et sans avoir été entendu». Entendant cette très belle prière, l’assemblée des saints s’écria en action de grâce:

Réjouis-Toi, Qui couronnes de fruits bénis le fermier dont la main et le cœur sont purs. 


Réjouis-Toi, secours et juste récompense de tous ceux qui commercent honnêtement.

Réjouis-Toi, Reproche devant toutes les nations de ceux qui gardent pas leur serment et dont les gains sont injustes.

Réjouis-Toi, aide inattendue de ceux qui sont dans la détresse en voyageant sur terre et sur l'eau.

Réjouis-Toi, Qui rends joyeux avec les fruits de la foi et de l'esprit les couples sans enfants.


Réjouis-Toi, invisible préceptrice des orphelins de mère.

Réjouis-Toi, ferme défense de ceux qui sont dans la captivité et l'exil.

Réjouis-Toi, gardienne vigilante de ceux qui sont dans les fers et la prison.

Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 11


A l’écoute de notre chant très émouvant et vaquant à Ta prière pour nous, nous Te supplions Ô Vierge Mère de Dieu, ne Te détourne pas de la voix de Tes serviteurs car nous accourons vers Toi dans les attaques et l’affliction et dans notre détresse, nous versons nos larmes devant toi, en nous écriant: Alléluia!

Ikos 11


Te voyant dans l'air à l'intérieur de l'Eglise des Blachernes brûlant comme un cierge allumé, je m’exclamai avec une multitude de personnes présentes: comment se fait-il que la Mère de mon Seigneur vienne à moi? Et Saint-André avec Epiphane pria chaleureusement vers Toi, criant:

Réjouis-Toi, abondante donatrice des dons spirituels et corporels.

Réjouis-Toi, véritable avocat des pécheurs qui ont commencé à se repentir.

Réjouis-Toi, Victoire perpétuelle de ceux qui se battent avec les passions et les desseins de l'ennemi.

Réjouis-Toi, invisible dompteur des maîtres cruels et bestiaux.

Réjouis-Toi, repos et consolation secrète des serviteurs humbles et souffrants.

Réjouis-Toi, accomplissement recherché des épousailles bénies.

Réjouis-Toi, délivrance rapide et indolore des mères à l'accouchement.

Réjouis-Toi, notre seule aide à l'heure de la mort. 


Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 12


Demande à Ton Fils, de nous donner la grâce divine; étends vers nous Ta main secourable; éloigne de nous tout ennemi et adversaire, et donne à nos vies la paix afin que nous ne périssions pas dans la douleur, sans repentance, mais accepte-nous, ô notre protectrice, dans les demeures éternelles, afin que nous réjouissant, nous puissions nous écrier vers Toi: Alléluia!

Ikos 12


Chantant les louanges de Ta puissante protection, nous Te saluons, Toi Qui es pour nous tous notre ferme défense, et nous Te vénérons Toi Qui pries pour nous: car nous croyons et nous sommes confiants que Tu demandes à Ton Fils et Ton Dieu de bonnes choses éternelles et temporelles pour tous ceux qui s’écrient vers Toi avec amour:

Réjouis-Toi, défense ferme de l'ensemble de la terre habitée.

Réjouis-Toi, sanctification de tous les éléments terrestres et célestes.

Réjouis-Toi, bénédiction de toutes les saisons de l'année.

Réjouis-Toi, Qui conquis tous les assauts et les tentations qui viennent du monde, la chair et le diable. 


Réjouis-Toi, réconciliation inespérée de ceux qui sont à couteaux tirés.

Réjouis-Toi, amendement sans qu’ils le sachent des pécheurs impénitents.

Réjouis-Toi, Qui ne Te détournes pas de ceux qui sont méprisés et abandonnés de tous.

Réjouis-Toi, Qui retires de la fosse de destruction ceux qui désespèrent totalement.

Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 13

O Mère très louée, très pure Souveraine, Vierge, Mère de Dieu, vers Toi, je lève les yeux de mon âme et de mon corps; vers Toi, j’étends mes mains devenues faibles et je crie du fond de mon cœur: abaisse Ton regard sur la foi et l'humilité de mon âme, et abrite-moi sous Ta protection toute puissante, afin que je puisse être sauvé de toutes attaques et détresses, et qu’à l'heure de ma mort, Tu sois près de moi, ô Toi toute bénie, et que Tu me délivres des tourments préparés pour moi à cause de mes péchés, afin que Te vénérant, je puisse m’écrier à jamais : Alléluia! Alléluia, Alléluia! [ Ce kondakion est dit 3 fois]

Ikos 1

Les archanges et les Anges, avec Jean le Précurseur, Jean le Divin et le choeur de tous les saints, étaient présents avec Toi, leur Reine, en l'église des Blachernes et, ayant entendu Ta prière de supplication pour le monde entier, ils se sont écriés avec émerveillement:

Rejouis-Toi, O pré-éternelle bonne volonté de Dieu le Père, Qui n'a pas de commencement dans le temps.

Réjouis-Toi, intemporelle et très pure qui a contenu Dieu le Fils.

Réjouis-Toi, habitation choisie de Dieu le Très Saint Esprit.

Réjouis-Toi, sujet d’émerveillement constant des hôtes céleste d’en Haut. 


Réjouis-Toi, grande terreur des forces obscures de l'enfer. 


Réjouis-Toi, Toi que les chérubins aux yeux innombrables rencontrent dans les airs. 


Réjouis-Toi, Toi à Qui les séraphim aux six ailes attribuent des louanges.

Réjouis-Toi, nous qui sommes nés sur cette terre, nous vénérons avec reconnaissance Ton très précieux voile. 


Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Kontakion 1

O Toi Qui fus choisie par le Dieu d’avant les siècles, Reine des Cieux et de la terre plus haute que toute la création, Qui jadis est entrée en prière dans l'Église des Blachernes, nous T’offrons avec reconnaissance notre vénération, nous accourons avec foi et avec componction sous la protection de Ton voile lumineux, car nous gisons dans les ténèbres. Toi dont la puissance est irrésistible, délivre-nous de toute affliction afin que nous puissions nous écrier vers Toi : Réjouis-Toi, notre joie, et protège-nous de tous les maux par Ton précieux Voile !

Première prière



O toute-sainte Vierge, Mère du Seigneur des armées d’en haut, Reine du Ciel et de la terre et toute puissante défense de notre pays, accepte de nous Tes indignes serviteurs ce chant de louange et de remerciement et élève notre prière jusques au trône de Ton Dieu et de Ton Fils, afin qu'Il soit miséricordieux envers notre iniquité, et Qu’Il étende Sa grâce à ceux qui honorent Ton nom et vénèrent avec foi et amour Ton icône thaumaturge. Car nous ne serions pas dignes d'être pardonnés par Lui, O Souveraine , si Tu ne L’avais rendu miséricordieux envers nous. Car toutes choses avec Lui sont possibles par Toi. Nous accourons vers Toi, car Tu es notre protectrice rapide et incontestable. Écoute-nous Qui Te prions: étends sur nous Ton voile tout puissant et demande à Ton Dieu et à Ton Fils : le zèle et la vigilance pour les pasteurs, la sagesse et la force pour les âmes de ceux qui gouvernent nos villes, la justice et l'impartialité pour nos juges, la compréhension et l'humilité pour nos dirigeants, l'amour et la concorde pour les époux, l'obéissance pour nos enfants, la patience pour ceux qui ont été offensés, la crainte de Dieu pour ceux qui offensent, la vaillance pour les affligés, la retenue pour ceux qui se réjouissent, et pour nous tous l’esprit de compréhension et de piété, l'esprit de miséricorde et de douceur, l'esprit de chasteté et de vérité. Oui, ô Très sainte Vierge, sois miséricordieuse envers Ton peuple qui est faible: rassemble les dispersés, guide sur le droit chemin ceux qui se sont égarés, défends les vieillards, rends purs les jeunes gens, éleve les enfants et abaisse Ton regard sur nous tous, avec Ta protection miséricordieuse. Relève-nous de la profondeur du péché et illumine les yeux de notre cœur, afin qu’ils voient le salut. Aie pitié de nous, ici-bas et au Ciel, au cours de notre errance dans le pays de cette terre, et au Jugement Dernier de Ton fils, et fais que nos pères et frères qui ont quitté cette vie, vivent la vie éternelle avec les anges et tous les saints. Car Toi, ô Vierge, Tu es la gloire de ceux qui sont dans les cieux et la confiance de ceux qui sont sur terre. Après Dieu, Tu es l'espoir et la défense de tous ceux qui accourent vers Toi avec foi. Nous prions vers Toi, notre espérance et notre défense toute puissante, et nous nous confions les uns les autres à Toi, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen!

Deuxième prière



O ma Reine très bénie, ma toute sainte espérance, refuge des orphelins et Défense de l'étranger, assistance des personnes dans la pauvreté, protection des malades, vois ma détresse, vois mon affliction. De tous côtés, je suis tenu par la tentation, et il n’est personne pour me défendre. Aide-moi alors, car je suis faible, nourris-moi car je suis un pèlerin, guide-moi car je me suis égaré, guéris-moi et sauve-moi car je suis étendu sans espoir. Car je n'ai pas d'autre secours, ni d’avocat, ni de consolatrice, si ce n’est Toi, O Mère de tous les affligés et de tous ceux qui portent un lourd fardeau. Alors abaisse les yeux sur moi, pécheur qui gis dans son lit de malade, et protège-moi avec Ton saint voile, afin que je sois délivré de tous les maux qui m’entourent et que je puisse à jamais louer Ton nom que chantent tous les êtres humains. Amen !


Version française Claude Lopez-Ginisty

 

Texte extrait du blog http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com

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2 avril 2009

Chemin de Croix médité avec Soeur Josefa Menedez

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Chemin de Croix médité avec Soeur Josefa Menedez

Méditations extraite d'Un Appel à l'Amour


Le Mercredi-Saint 25 mars 1923, Jésus fit le Chemin de Croix avec Sœur Josefa...


Que cette méditation, guidée par Jésus lui-même, nous conduise tous à la pleine révélation de son Amour infini pour nous…

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Première station

Jésus est condamné à mort par Pilate


"Mettez-vous à mon école, car je suis doux et humble de cœur" Mt 11,29


Ecoutez prononcer ma sentence de mort. Voyez avec quel silence et quelle patience mon Cœur la reçoit. Vous qui voulez imiter ma conduite, apprenez à garder le silence et la sérénité devant ce qui vous mortifie et vous contrarie.

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Deuxième station

Jésus est chargé de Sa Croix


"Qui veut venir après moi, qu’il se renonce et porte sa croix chaque jour". Lc 9,23

Regardez la Croix chargée sur mes épaules. Son poids est grand mais combien plus mon amour pour les hommes ! Vous qui m’aimez, comparez vos souffrances avec l’amour que vous avez pour moi et ne laissez pas l’abattement éteindre la flamme de cet amour.

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


"Voici l’Agneau. Voici celui qui ôte le péché du monde". Jn 1,29


Le poids de la croix me fait tomber à terre. Mais mon amour pour vous me relève et me rend un nouveau courage afin de poursuivre le chemin. Vous que j’appelle à partager ma croix, voyez si l’amour de vos frères vous donne une nouvelle vigueur pour avancer sur le chemin du don total ou si l’amour excessif de vous-même vous abat sous le poids de la croix.

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Sainte Mère


"Vous êtes maintenant dans l’affliction, mais votre affliction se changera en joie, comme celle de la femme qui enfante." Jn 16, 20-21

Ici, je rencontre ma Mère très Sainte et très aimée. Contemplez le martyre de ces deux Cœurs... Mais la douleur les unit. Elle les fortifie et l’amour triomphe. Vous qui cheminez par le même sentier et qui m’aimez, que l’union dans la douleur vous soutienne et vous fasse embrasser généreusement les épines du chemin.

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


"Ce que vous avez fait au plus petit d’entre les miens, c’est à moi que vous l’avez fait." Mt 25,40

Voyez comment cet homme accepte pour un faible gain cette charge pénible et cruelle. Contemplez aussi mon corps qui perd ses forces. Si le courage vous manque en face de l’effort que vous devez soutenir en face de votre nature, comprenez bien que ce n’est pour pour une jouissance terrestre que vous vous êtes engagés à porter ma croix, mais pour acquérir la Vie éternelle et procurer le même bonheur à beaucoup d’autres.

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Sixième station

Véronique essuie la Face de Jésus


"Il était défiguré. Son aspect n’était plus celui d’un homme." Is 52,14

Voyez avec quel amour cette femme vient essuyer mon visage sans aucun respect humain. Ne permettez pas que la crainte de perdre l’estime des hommes vous empêche aujourd’hui d’essuyer, par des actes généreux, les blessures de mon visage. Regardez le sang qui l’inonde.

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Septième station

Jésus tombe pour la deuxième fois


"Venez à moi, vous tous qui ployez sous le fardeau et je vous soulagerai".Mt 11,28

La croix épuise mes forces, le chemin est long et pénible. Personne ne s’approche de moi pour me soutenir et mon angoisse est telle que je tombe pour la seconde fois. Ne vous découragez pas, vous qui cheminez à ma suite si votre vie est sans consolation, pleine de sècheresse et d’aridité, abandonné de tout appui spirituel. Ranimez votre courage en me contemplant sur le chemin du calvaire. C’est la seconde fois que je tombe... Mais je me relève et poursuis ma route jusqu’à la fin.

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Huitième station

Jésus console les femmes de Jérusalem


"Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, pleurez sur vous-mêmes...Car si l’on traite ainsi le bois vert, que fera-t-on du bois sec ?"Lc 23, 28-31

Les femmes de Jérusalem pleurent en me voyant dans un tel état d’agonie. Le monde pleure devant la souffrance. Vous qui me suivez sur la voie étroite, sachez que ceux qui vous méprisent vous verront dans les verts pâturages. Ceux qui font le mal marcheront sur le feu qu’ils auront eux-mêmes préparé.

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois

"Ayez entre vous les sentiments dont était animé le Christ Jésus... Il s’est anéanti en prenant la condition d’esclave." Ph 2, 5-7

Contemplez-moi approchant du calvaire et tombant pour la troisième fois...Ici, je fortifierai ceux qui sont sur le point de tomber dans la mort éternelle. Le sang des blessures que me causa cette troisième chute les purifiera. Il leur obtiendra de se relever une dernière fois, afin d’arriver à la vraie Vie. Vous qui désirez me ressembler, ne refusez jamais un acte coûteux, dût-il vous faire une nouvelle blessure. Qu’importe !... Votre offrande donnera la vie à d’autres.

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Dixième station

Jésus est dépouillé de Ses vêtements


"Revêtez-vous du Seigneur Jésus-Christ". Rom 13,14

Voyez avec quelle cruauté on me dépouille de mes vêtements. Contemplez dans quel silence et dans quel abandon je demeure ! Laissez-vous dépouiller de vos biens, de votre volonté propre, de tout ce que vous possédez... En échange, je vous revêtirai de pureté et je vous couvrirai des trésors de mon Cœur !

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Onzième station

Jésus est mis en Croix

"Il a été transpercé à cause de nos péchés. Par ses meurtrissures, nous sommes guéris." Is 53,5

Me voici au sommet du calvaire où je vais me livrer à la mort. On m’étend, on me cloue sur la croix. Je n’ai plus rien... Pas même la liberté de mouvoir une main... un pied...Mais ce ne sont pas les clous qui me retiennent : c’est l’Amour ! Aussi ne sort-il de mes lèvres ni une plainte, ni un soupir. Si vous êtes cloués sur la croix, ne vous plaignez pas, ne murmurez pas quand les clous vous déchirent. Venez et baisez mes plaies : là vous trouverez la force.

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Douzième station

Jésus meurt en Croix

"Et moi, une fois élevé de terre, j’attirerai tout à moi." Jn 12,32

La croix est ma compagne sur le chemin du calvaire et c’est sur la croix que je rends mon dernier soupir. Vous qui avez eu la croix comme compagne inséparable de votre vie, soyez sûrs qu’elle sera la porte par où vous entrerez dans la Vie. Embrassez-la avec amour et aimez-la comme le plus grand de vos trésors.

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Treizième station

Jésus est détaché de la Croix


"Ne fallait-il pas que le Christ souffrît pour entrer dans sa gloire ?" Lc 24-26

Considérez avec quelle charité cet homme juste descend mon Corps de la croix. Il le remet entre les bras de ma Mère. Elle l’adore, le baise, laisse tomber ses larmes sur mon visage et sur tous mes membres. Puis elle le livre à ceux qui vont l’embaumer et le déposer dans le sépulcre. Avec Marie, venez et contemplez mon Corps meurtri. Adorez ses plaies. Dites une parole de compassion à ma Mère chérie qui est la vôtre.

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Quatorzième station

Jésus est mis au tombeau


"Mon coeur est dans la joie, mon corps repose en sécurité. Tu ne permettras pas que celui qui t’aime voie la corruption." Ps 16, 9-10

Voyez avec quelle délicatesse on me dépose dans le sépulcre. Il est neuf et net de la plus légère souillure. Cherchez toutes les délicatesses que vous suggèrera l’amour. Que votre cœur soit pur et prêt à m’ensevelir dans votre amour tendre, fort, constant et généreux.

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Sœur Josefa Menéndez

1890-1923


Josefa Menéndez voit le jour à Madrid le 4 février 1890, au sein d'une famille chrétienne, et vit une enfance heureuse, entourée de trois sœurs plus jeunes qu'elle. Le R.P. Rubio, grand zélateur de la dévotion au Sacré-Cœur, reçoit ses premières confidences, et, frappé de ses aptitudes surnaturelles, l'initie à la vie intérieure. En février 1901, elle est admise chez les Réparatrices, pour y préparer sa première communion, qui a lieu le 19 mars suivant. Elle y fait le vœu d'être toute à Dieu. Après avoir étudié durant deux ans à l'Institut pour le développement des Arts de Madrid, où elle apprend la couture et la confection, elle est placée avec ses sœurs à l'école des Religieuses du Sacré-Cœur. En 1907 meurt à l'âge de douze ans l'une de ses jeunes sœurs, Carmen. Quelques jours après, sa grand mère maternelle meurt à son tour, et la même année, ses parents tombent gravement malades. Josefa expérimente la souffrance et les privations. Elle subvient aux besoins de sa famille en travaillant comme couturière, rythmant ses journées par une pratique religieuse intense. Son père meurt en 1910, et sa sœur part l'année suivante pour le Noviciat de Chamartin, à Madrid. En février 1912, le R.P. Rubio guide Josefa vers les Réparatrices, où elle reste six mois. Mais sa mère la rappelant à la maison, elle obéit et se remet à la tâche. En 1917, elle demande son admission au Sacré-Cœur, où elle est acceptée, et obtient le consentement de sa mère. Mais devant le chagrin de celle-ci, Josefa recule, et abandonne son projet. Deux ans plus tard, elle renouvelle sa demande, mais cette fois elle essuie un refus. Elle supplie Jésus de la faire accepter au sein de la Société du Sacré-Cœur. Le 19 novembre, un courrier de Poitiers annonce que l'on y recherche de nouvelles vocations, pour le Noviciat qui vient d'y être fondé. Josefa s'offre à partir, avec le consentement de sa mère. Le 4 février 1920, elle quitte l'Espagne pour la France. "Ce n'est pas pour ce que tu es que je t'ai choisie, mais pour ce que tu n'es pas. J'ai trouvé ainsi où placer ma Puissance et mon Amour" lui dira le Christ. Elle arrive aux Feuillants, premier Noviciat de la Société du Sacré-Cœur fondée en 1800 par Madeleine Sophie Barat (1779-1865). Elle y expérimente douloureusement les assauts diaboliques, à plusieurs reprises, mais aussi les grâces du Cœur divin. A partir du mois de juin, elle est favorisée de visions et de locutions intérieures, qui deviennent quasi quotidiennes jusqu'en 1923. Le 16 juillet 1920, elle prend l'habit. "Et maintenant, Je vais commencer mon Œuvre" lui dit Jésus. Et comme elle lui demandera un jour "Seigneur, je ne comprends pas ce que c'est que cette Œuvre dont Vous me parlez toujours ? – Elle est d'Amour ! lui répondra Jésus. Je veux Me servir de toi pour faire connaître encore plus la Miséricorde et l'Amour de mon Cœur… Les paroles et les désirs que Je transmets par ton moyen, exciteront le zèle de beaucoup d'âmes et empêcheront la perte de beaucoup d'autres, et on connaîtra toujours davantage, que la Miséricorde de mon Cœur est inépuisable." Elle devient ainsi une intermédiaire entre le Cœur de Jésus et les hommes, notant par obéissance la teneur de tous ses entretiens avec le Christ, témoin de son amour infini, mais aussi de ses douleurs et de sa Passion – dont il l'entretient au Carême 1923, et dont elle aura à souffrir les tourments - , de sa soif des âmes et de l'amour qu'il porte à chacune d'elles, témoin aussi de la haine de Satan, dont elle aura encore à subir les assauts. Le Seigneur lui redira à de nombreuses reprises la nécessité de la souffrance, sa valeur réparatrice, et son rôle rédempteur pour les âmes. En 1923, par deux fois, elle quittera les Feuillants : d'avril à juin pour le monastère de Marmoutier, près de Tours, et en octobre pour Rome, où elle se rend avec sa Supérieure. De retour à Poitiers, elle y meurt après d'intenses souffrances, le 29 décembre de cette année 1923. Ses cahiers ont été rassemblés, et de larges extraits ont été publiés pour la première fois en 1938, sous le titre Un appel à l'Amour. Le cardinal Eugenio Pacelli, futur Pie XII, dans une Lettre-Préface, en recommande chaudement la lecture. Une seconde édition, beaucoup plus complète, a vu le jour en 1944, et n'a cessé d'être rééditée depuis.


« - J'irai ainsi consumant ta petitesse et ta misère. J'agirai en toi, Je parlerai par toi, Je Me ferai connaître par toi. Que d'âmes trouveront la vie dans mes Paroles ! Combien reprendront courage en comprenant le fruit de leurs efforts ! Un petit acte de générosité, de patience, de pauvreté… peut devenir un trésor et gagner à mon Cœur un grand nombre d'âmes… Toi, Josefa, tu disparaîtras bientôt, mais mes Paroles demeureront. » (7 août 1922)

« - Mon Cœur n'est pas seulement un Abîme d'Amour : Il est encore un Abîme de Miséricorde. Et connaissant toutes les misères humaines dont les âmes les plus aimées ne sont pas exemptes, J'ai voulu que leurs actions, si petites soient-elles, puissent se revêtir, par Moi, d'une valeur infinie pour le bien de celles qui ont besoin de secours et pour le salut des pécheurs.


« Toutes ne peuvent prêcher, ni évangéliser au loin les peuples sauvages, mais toutes, oui toutes, peuvent faire connaître et aimer mon Cœur… toutes peuvent s'aider mutuellement à accroître le nombre des élus en empêchant la perte éternelle de beaucoup d'âmes… et cela, par un effet de mon Amour et de la Miséricorde.


« Je dirai à mes Ames comment mon Cœur va plus loin encore : non seulement Il se sert de leur vie ordinaire et de leurs moindres actions, mais Il veut utiliser aussi, pour le bien des âmes, leurs misères... leurs faiblesses… leurs chutes mêmes.


« Oui, l'Amour transforme et divinise tout, et la Miséricorde pardonne tout ! » (5 décembre 1922)


« - Je suis l'Amour ! Mon Coeur ne peut plus contenir la Flamme qui Le dévore.


« J'aime à tel point les âmes, que J'ai donné ma vie pour elles.


« Pour leur amour, J'ai voulu rester emprisonné dans le tabernacle. Depuis vingt siècles, Je demeure là, nuit et jour, voilé sous les espèces du pain et caché dans l'Hostie, supportant, par amour, l'oubli, la solitude, les mépris, les blasphèmes, les outrages, les sacrilèges ....


« Pour l'amour des âmes, J'ai voulu leur laisser le Sacrement de Pénitence, afin de leur pardonner, non pas une fois ou deux, mais aussi souvent qu'elles auront besoin de recouvrer la grâce. Là, Je les attends... là, Je désire qu'elles viennent se laver de leurs fautes, non avec de l'eau, mais dans mon propre Sang. « Au cours des siècles, J'ai révélé, de différentes manières, mon Amour pour les hommes : je leur ai montré combien le désir de leur salut Me consume. Je leur ai fait connaître mon Cœur. Cette dévotion a été comme une lumière répandue sur le monde. Elle est aujourd'hui le moyen dont se servent, pour toucher les coeurs, la plupart de ceux qui travaillent à étendre mon Règne.


« Je veux maintenant quelque chose de plus, car si Je demande l'amour pour répondre à celui qui Me consume, ce n'est pas le seul retour que Je désire des âmes : Je désire qu'elles croient en ma Miséricorde, qu'elles attendent tout de ma Bonté, qu'elles ne doutent jamais de mon Pardon.


« Je suis Dieu, mais Dieu d'Amour ! Je suis Père, mais un Père qui aime avec tendresse et non avec sévérité. Mon Cœur est infiniment saint, mais aussi infiniment sage et, connaissant la misère et la fragilité humaines, Il s'incline vers les pauvres pécheurs avec une Miséricorde infinie.


« J'aime les âmes après qu'elles ont commis leur premier péché, si elles viennent Me demander humblement pardon .... Je les aime encore, quand elles ont pleuré leur second péché et, si cela se répète, Je ne dis pas un milliard de fois, mais des millions de milliards, Je les aime et leur pardonne toujours, et Je lave, dans le même sang, le dernier comme le premier péché !


« Je ne Me lasse pas des âmes et mon Coeur attend sans cesse qu'elles viennent se réfugier en Lui, et cela d'autant plus, qu'elles sont plus misérables ! Un père n'a-t-il pas plus de soin de l'enfant malade que de ceux qui se portent bien ? Pour lui, sa sollicitude et ses délicatesses ne sont-elles pas plus grandes ? Ainsi, mon Cœur répand-Il sur les pécheurs, avec plus de largesse encore que sur les justes, sa Compassion et sa Tendresse.


« Voilà ce que Je désire expliquer aux âmes : J'enseignerai aux pécheurs que la Miséricorde de mon Cœur est inépuisable ; aux âmes froides et indifférentes, que mon Cœur est un Feu qui veut les embraser, parce qu'Il les aime ; aux âmes pieuses et bonnes, que mon Cœur est le Chemin pour avancer vers la perfection et arriver en sécurité au terme bienheureux. Enfin, aux âmes qui Me sont consacrées, aux prêtres, aux religieux, à mes Ames choisies et préférées, Je demanderai, une fois de plus, qu'elles Me donnent leur amour et ne doutent pas du Mien, mais surtout qu'elles Me donnent leur confiance et ne doutent pas de ma Miséricorde ! Il est si facile d'attendre tout de mon Coeur. » (11 juin 1923)

« - Je veux pardonner. Je veux régner. Je veux pardonner aux âmes et aux nations. Je veux régner sur les âmes, sur les nations et sur le monde entier. Je veux répandre ma Paix jusqu'aux extrémités du monde, mais d'une manière spéciale, sur cette terre bénie, berceau de la dévotion à mon Cœur. Oui, Je veux être sa Paix, sa Vie, son Roi ! Je suis la Sagesse et le Bonheur, Je suis l'Amour et la Miséricorde, Je suis la Paix, Je régnerai ! Pour effacer son ingratitude, Je répandrai un torrent de Miséricorde. Pour réparer ses offenses, Je prendrai des victimes qui obtiendront le pardon.... Oui, il y a dans le monde beaucoup d'âmes qui désirent Me plaire.... Il y a encore des âmes généreuses qui Me donneront tout ce qu'elles ont, afin que Je Me serve d'elles selon mes Désirs et ma Volonté. Pour régner, Je commencerai par faire Miséricorde, car mon Règne est de Paix et d'Amour : Voilà la fin que Je veux réaliser, voilà mon Œuvre d'Amour ! » (12 juin 1923)


« - Aide-Moi, Josefa, aide-Moi à découvrir mon Cœur aux hommes ! Voici que Je viens leur dire qu'en vain cherchent-ils le bonheur en dehors de Moi, ils ne le trouveront pas… Souffre et aime, car nous avons à conquérir des âmes ! » (13 juin 1923)


Texte extrait de « Rayonnement du Cœur Miséricordieux de Jésus » N° 6 –d'Avril 2003


Prière pour obtenir des grâces par l'intercession de Sœur Josefa


O Jésus qui ne pouvez résister à la supplication d'une âme qui attend tout de Vous, donnez-nous la foi, la confiance et l'abandon qui touchent votre Cœur, afin que sûrs de Vous, nous puissions obtenir de votre Toute-Puissante Bonté, ce que nous Vous demandons humblement pour votre Gloire et l'accomplissement de votre Règne d'Amour et de Miséricorde. O Jésus, glorifiez votre Cœur en nous accordant la grâce (conversion ou guérison, faveur spirituelle ou temporelle) que nous sollicitons, par l'intercession de votre humble servante Josefa.

Imprimatur: Monpellier, 1er November 1938, + Gabriel, Evêque de Monpellier.

Pour approfondir

Site officiel des Oeuvres du Sacré Coeur

www.oeuvre-du-sacre-coeur.be

Téléchargez le texte de ce Chemin de Croix (pdf) en cliquant ici

30 mars 2009

Chemin de Croix avec la Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa

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Chemin de Croix avec la Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa

Prologue


Combien elle fut difficile à Jésus, sa vie sur la terre ! Ce ne fut pas le seul Jardin des Oliviers, le Calvaire et la souffrance de quelques heures: Toute sa vie fut un Jardin des Oliviers et un Calvaire. Il grandissait en âge et en sagesse, et avec Lui et en Lui la Croix aussi grandissait; Il ne s’en sépara un seul instant: En elle Il grandissait et en elle Il souffrait, Mais toujours souriant et plein de bonté.

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Première station

Jésus est condamné


"Alors il le leur livra pour être crucifié." (Jn 19, 16)


Je vois et j’entends la grande foule qui d’une seule voix, sans pitié pour moi, crie demandant ma crucifixion. Mes oreilles entendent ce cri : « Qu’il meurt ! Qu’il soit condamné ! » Quels cris, ceux de la foule ! Entendant la sentence de mort.

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Deuxième station

Il reçoit la croix


"Et ils prirent Jésus et l'emmenèrent. Jésus, portant sa croix, arriva hors de la ville au lieu nommé Calvaire, en Hébreu Golgotha." (Jn 19, 17)


Le poids de la croix est tel que je me sens écrasée ; Je ne porte pas uniquement la croix, mais le monde entier. Il reste peu d’amis… Presque tous sont des ennemis.

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


J'ai regardé, et personne pour m'aider ; j'étais étonné, et personne pour me soutenir. Alors mon bras m'a sauvé, et ma fureur m'a soutenu. (Is. 63, 5)


Je tombe sous le poids de la croix. Il me semble perdre la vie. La perdre pour donner la vie à tous me redonne force. Je reprends mon chemin.

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Mère


"Jésus ayant vu sa mère…" (Jn, 19, 26)


La Petite-Maman vient à ma rencontre. Nous nous regardons intensément. Je continue de marcher. Elle aussi chemine, Guidée par mon regard, Qui l’a blessée et ravit son cœur et son âme. Je ne porte pas uniquement ma croix, mais aussi sa douleur.

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Cinquième station

Simon de Syrène aide Jésus


"Comme ils l'emmenaient, ils saisirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix." (Lc 23, 26)


À chaque pas je crois défaillir. J’ai besoin que quelqu’un porte ma croix. Quelqu’un la porte, non pas par amour, mais par obligation. Malgré cela je lui dispense beaucoup d’amour On me prend la croix, mais j’ai l’impression de porter toujours le même poids.

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Sixième station

Il rencontre Véronique


"En vérité, je vous le dis, chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits de mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait." (Mt 25, 40)


Une femme qui compatit à ma douleur, vient à ma rencontre. Avec quelle délicatesse et avec quel amour elle essuie de mon visage la sueur, le sang, la poussière ! Mon visage et l’amour de mon cœur restent imprimés sur son tissu.

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Septième station

Jésus tombe pour la deuxième fois


"Parce qu'il a livré son âme à la mort et qu'il a été compté parmi les malfaiteurs." (Is 53, 12)


À moitié chemin, la chute est cruelle. J’embrasse la terre dans laquelle je me blesse : Mes lèvres sont ouvertes, le sang coule. Les regards de mon âme couvrent toute l’humanité.

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Huitième station

Il rencontre les saintes femmes


"Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants." (Lc 23, 28)


Quelques femmes me suivent ; elles pleurent amèrement. Je les regarde avec compassion et je leur murmure : « Ne pleurez pas pour moi, mais pour vous ; pleurez vos fautes : elles sont la cause de mes souffrances ».

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


"Tu m’as réduit en poussière, je suis entouré par une motte de chiens." (Si 22, 16-17)


Le monde et le ciel sont contre moi ! Je tombe. Une fois encore, avec fureur, mes bourreaux me traînent avec force. Malgré cela, de mon cœur ne coule que de l’amour et de la compassion.

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Dixième station

On lui enlève ses vêtements


"Ils se partagèrent ses vêtements, en les tirant au sort, à qui aurait quelque chose." (Mc 15, 24)


Ils me déshabillent avec une violence capable de m’arracher la chair en lambeaux : quelles douleurs atroces ! Être déshabillé en public ! Les rires moqueurs sont nombreux. Je sens que la Petite-Maman veut me couvrir avec son manteau.

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Onzième station

Jésus est crucifié


"Lorsqu'ils furent arrivés au lieu appelé Calvaire, ils l'y crucifièrent, ainsi que les malfaiteurs, l'un à droite, l'autre à gauche." (Lc 23,33)


Ils m’allongent sur la croix. J’offre moi-même mes mains et mes pieds pour être crucifié : C’est une étreinte éternelle à la croix, à l’œuvre de la rédemption.

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Douzième station

Jésus meurt sur la Croix


"Quand Jésus eut pris le vinaigre, il dit : « Tout est consommé », et baissant la tête il rendit l'esprit." (Jn 19, 30)


Tout s’assombrit sur le Calvaire. Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font ! Père, mon Père, toi aussi tu m’abandonnes ? Mes enfants, j’ai soif de vous ! Ma Mère, accepte le monde : il est à toi ! C’est l’enfant de mon sang, c’est le fils de ta douleur. Tout est accompli. Père, je te remets mon esprit : il est pour toi mon dernier soupir.

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Treizième station

Jésus est déposé de la Croix


"Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc." (Mt 27,59)


La Mère portant son fils mort sur les genoux ! Ce fut l’amour qui amena Jésus à donner la vie. La Petite-Maman continue la même mission d’amour : Nous aimer comme Jésus.

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Quatorzième station

Jésus est déposé au tombeau


"[Joseph] le descendit, l'enveloppa d'un linceul, et le déposa dans un sépulcre taillé dans le roc, où personne n'avait encore été mis." (Lc 23,53)


L’amour, uni à la grâce et à la vie divine, triompha de la douleur et sur la mort. Ce fut un être humain qui a souffert ; une vie divine qui a vaincu.


Épilogue

Ô Calvaire glorieux ! Ô Croix du Salut ! Le sang arrose la terre : pluie féconde, pluie d’amour, qui réconcilie le Ciel et la Terre ! Le Ciel et la Terre se sont réconciliés !


Chemin de Croix, établi d’après le livre « La Passion de Jésus en Alexandrina Maria da Costa », traduit d’ un petit dépliant publié à Milan, Italie, par « Spirito e Verità ».

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La Bienheureuse Alexandrina Maria da Costa

1904-1955

Fête le 13 octobre


Alexandrina (Alexandrine) Maria da Costa naît le Mercredi Saint de l’année 1904 au lieu-dit Gresufes du village de Balasar dans le district de Porto et l’archidiocèse de Braga. Elle est baptisée le Samedi Saint suivant. Quelques années plus tard, la famille se déplace au lieu-dit Calvário (nom prédestiné! ) du même village de Balasar. Dès l’âge de 9 ans, Alexandrina travaille aux champs puis, comme journalière. A 12 ans, elle fait une première chute d’un chêne et on doit lui donner l’extrême-onction. Elle se rétablit. Alexandrina est nommée catéchiste et membre de la chorale. Elle a une belle voix et aime beaucoup la musique. A 14 ans, en 1918, survient le drame qui bouleverse sa vie : le Samedi Saint, trois hommes entrent dans la chambre où elle fait de la couture avec sa sœur Olinda et une amie et ils tentent de la violenter. Elle n’a d’autre ressource que de sauter par la fenêtre ; elle tombe dans le jardin, quatre mètres plus bas. Il s’ensuit une compression de la moelle épinière et un handicap permanent. Ni cure ni médecins ne réussissent à améliorer son état. Parfois, elle peut marcher en se traînant jusqu’à l’église mais on se moque de sa démarche ; elle réussit au prix de grands efforts à assister au congrès eucharistique de Braga en 1924. Peu après, elle s’alite définitivement, pour les trente dernières années de sa vie. Dès lors, sa sœur plus âgée, Olinda, devient son infirmière, son assistante en tout et, plus tard, sa secrétaire. Au début, Alexandrina demande à Dieu la guérison et lui promet de devenir missionnaire si elle l’obtient. Finalement, elle comprend qu’il faut se résigner. Elle accepte et s’offre. Jésus se révèle à elle et lui parle familièrement jour et nuit. Souvent, elle lui demande ce qu’il faut faire et invariablement, il lui répond : “souffrir, aimer, racheter”. Il lui propose de s’assimiler complètement à sa passion. Chaque Vendredi, et cela jusqu’en 1942, elle revit la Passion d’une façon si concrète que son directeur spirituel, le Père Pinto, peut en voir le déroulement, et, à cette occasion-là, Alexandrina retrouve la liberté de ses mouvements. A ces souffrances s’en ajoute une autre : Sa mère s’est portée garante pour une parente, mais celle-ci n’ayant pu rembourser, les poursuites se retournent contre la famille d’Alexandrina qui, pendant six ans, connaît le cauchemar de la pauvreté et même le risque d’être chassée de leur maison.


En 1938, le Seigneur demande à Alexandrina de faire connaître sa volonté que le monde soit consacré au Cœur Immaculé de Marie par le pape (et chaque diocèse par son évêque). Sinon, on connaîtra le terrible châtiment de la guerre à cause des péchés, notamment celui de l’impureté et des communions sacrilèges. Pendant un an, son directeur, chargé de faire parvenir ce message à Rome, fait la sourde oreille. Au début de 1939, il écrit enfin au cardinal Pacelli, lequel, devenu Pape sous le nom de Pie XII, réalisera cette consécration en 1942. A partir de cette année-là, Alexandrina obtient la grâce que sa passion et ses stigmates ne soient plus visibles à l’extérieur. C’est alors aussi qu’elle cesse totalement de se nourrir, et cela jusqu’à sa mort, c'est-à-dire pendant 13 ans. Ces événements mystiques étant de plus en plus connus (à son grand regret, mais Jésus lui explique qu’elle revit sa vie publique), des foules, de plus en plus nombreuses, commencent à affluer chez elle : 15000 personnes le 29 juin 1953. (L’archevêché avait interdit toute visite en 1944 et 1952, mais finalement était revenu sur sa décision). Alexandrina voit la mort approcher avec lucidité ; alors, par deux fois, elle dicte un testament spirituel adressé aux pécheurs. Elle meurt le Jeudi 13 octobre 1955 (jour anniversaire de la dernière apparition  à Fatima).

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Prière pour demander la Canonisation de la Bienheureuse Alexandrina de Balasar


Très Sainte Trinité, source de toute sainteté, je Vous adore et Vous rends grâce pour les vertus que Vous avez fait jaillir dans le cœur de votre servante la Bienheureuse Alexandrina Maria. Faites que je sache imiter son zèle ardent pour Votre Gloire. Suscitez en mon cœur l’horreur du péché, un amour plus grand pour l’Eucharistie, un vif esprit de prière. Glorifiez aussi sur la terre Votre Servante et accordez-moi, par son intercession, la grâce qu’ardemment je vous demande... Glorifiez-la par le Cœur Immaculé de Marie, par elle aimé avec une filiale prédilection.


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloria.

Alexandrina Maria, prie le Seigneur pour nous.

Pour approfondir

http://alexandrina.balasar.free.fr

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23 mars 2009

Prière à Notre Dame de Beauraing

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Prière à Notre Dame de Beauraing

Notre Dame de Beauraing, Vierge immaculée, porte à Jésus, ton Fils, toutes les intentions que nous te confions aujourd'hui. Mère au Cœur d'or, reflet de la tendresse du Père, regarde avec amour les hommes et les femmes de notre temps, et comble-les de la joie de ta présence. Toi qui as promis de convertir les pécheurs fais-nous découvrir l'infinie miséricorde de notre Dieu. Éveille en nous la grâce de la conversion afin que toute notre vie devienne le reflet de cette miséricorde. Sainte Mère de Dieu, penche-toi sur nos misères ; console-nous dans nos peines ; donne force et réconfort à tous ceux qui souffrent. Reine des cieux, couronnée de lumière, aide-nous à grandir dans la foi, l'espérance et l'amour, et nous pourrons rendre grâce sans fin. Tu as mis Jésus au monde ; puissions-nous, par la prière, le partage de sa Parole et le témoignage d'une vie remplie d'amour et de joie, Le faire naître dans tous les Cœurs. Fais que chaque instant de notre existence soit un oui à la question que tu nous poses aujourd'hui : "Aimez-vous mon Fils ? M'aimez-vous ?" Alors le règne de Jésus viendra dans le monde. Amen.

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Site du sanctuaire de la Vierge au Cœur d'Or de Beauraing

http://beauraing.catho.be

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1 février 2009

Neuvaine à Notre Dame de Lourdes

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Neuvaine à Notre Dame de Lourdes

Du 3 au 11 février 2009

O Marie, ô Vierge de Lourdes, encore tout entiers à la grâce du Jubilé, nous suivons avec humilité le chemin de Bernadette. Nous nous laissons guider par elle dans la contemplation du Mystère de Dieu qui rayonnait en elle quand elle Vous contemplait.

Suivant les pas de Bernadette, tant de pauvres viennent à la Source que dans la Foi elle creusa, tant de pécheurs y boivent et retrouvent la fraîcheur, tant de malades y recueillent espérance et douceur, tant de pèlerins y déposent leur soucis pour goûter à la plénitude de la Joie de Dieu. Comme eux, nous nous tournons vers Vous. Accueillez nos prières et guidez-nous en chemin.

Pratique de la Neuvaine

Chaque jour: une dizaine de Chapelet et trois fois les invocations

Notre Dame de Lourdes, priez pour nous

Sainte Bernadette, priez pour nous

ensuite la prière ci dessus.

Messe et communion de préférence le 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes.

Association Notre Dame de Salut

10, rue François 1er

75008 Paris

http://pelerinage-national.org

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21 janvier 2009

Litanies de Saint Jacques le Majeur

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Saint Jacques le Majeur

Disciple du Seigneur

+ en 44

Fête le 25 juillet


Saint Jacques le majeur était fils de Zébédée et frère de Saint Jean. Ils étaient pêcheurs sur le lac de Tibériade, compagnons de Simon et d'André. Ils étaient dans la barque de leur père et réparaient les filets quand Jésus, passant sur le rivage, leur dit :"Suivez-moi." Ils le suivirent. Avec Pierre, Jacques et Jean seront les plus proches des apôtres de Jésus. Ils sont à la Transfiguration, ils entrent auprès de la petite fille de Jaïre. Ils seront au jardin des Oliviers. Jacques, comme Jean, désire la première place auprès du Maître (Marc 10. 37). Il y gagnera l'annonce de son martyre: "Ma coupe, vous la boirez." De même quand il veut faire tomber le feu du ciel sur un village inhospitalier, ce fils du tonnerre s'attire une réprimande. Jésus ne ménage pas ceux à qui il accorde sa confiance privilégiée. Jacques but la coupe du Seigneur en l'an 43, lors de la persécution d'Hérode. Etienne avait eu la place de premier martyr. Jacques le suivit de peu. A la fin du 7ème siècle, une tradition fit de Jacques l'évangélisateur de l'Espagne, avant sa mort ou par ses reliques. Son corps aurait été découvert dans un champ grâce à une étoile : le campus stellae, devenu Compostelle. Après Jérusalem et Rome, ce fut le lieu d'un des plus célèbres pèlerinages de la chrétienté au Moyen Age et de nos jours encore.

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Visions de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich sur la vie de Saint Jacques

Jacques était grand, il avait les épaules larges sans être trapu, ses cheveux étaient noirs et sa barbe brune. Il avait le teint blanc, la physionomie grave et pourtant pleine de sérénité. Il était marié et vivait à Capharnaum, mais il n'avait pas d'enfants. Sa femme était une soeur de la veuve de Naïm et se réunit plus tard aux saintes femmes.

La mère de Jacques s'appelait Marie Salomé, elle était fille d'une soeur de sainte Anne, dont le mari s'appelait Salomo : elle avait demeuré d'abord près de Bethléhem, puis sur les biens de sainte Anne. Marie Salomé épousa Zébédée dont elle eut Jacques le Majeur et Jean. Elle était du même âge que la fille aînée d'Anne, Marie d'Héli, née dix-huit à vingt ans avant la sainte Vierge, et qui épousa Cléophas, dont elle eut Marie de Cléophas : celle-ci épousa Alphée qui avait eu d'un premier mariage le publicain Matthieu et qui eut d'elle Simon, Jacques le Mineur et Thaddée. D'un second mariage avec Sabas, Marie de Cléophas eut José Barsabas et d'un troisième mariage Siméon évêque de Jérusalem, Marie Salomé était donc nièce de sainte Anne et cousine germaine de Marie, la mère de Dieu.

Lorsque Etienne fut lapidé, un an environ après le crucifiement de Jésus-Christ, sa mort ne fut pas suivie d'une persécution en règle contre les apôtres ; seulement, la plupart des chrétiens qui s'étaient établis dans des cabanes autour de Jérusalem, et qui étaient en partie sous la direction d'Etienne, furent chassés de leurs demeures il n'y eut pas d'autre persécution dirigée contre les apôtres et les disciples proprement dits, si ce n'est quelques meurtres isolés. Les Juifs éprouvaient un certain effroi : de temps en temps il y avait un tumulte populaire, puis le calme renaissait. Jacques fut l'un des premiers apôtres qui quittèrent Jérusalem lorsqu'ils se furent partagé les contrées à évangéliser, et il se rendit en Espagne. Il resta un peu plus de quatre ans dans ce pays, fit pendant ce temps plusieurs voyages, rencontra infiniment d'obstacles, et éprouva des tribulations de toute espèce : il eut souvent à soutenir de rudes luttes, et disputa beaucoup avec les savants. Je vis plus d'une fois Marie lui venir miraculeusement en aide lorsqu'il l'invoqua dans ses tribulations. En allant de Jérusalem en Espagne, il passa par les îles grecques et par la Sicile, puis il longea longtemps par mer la côte d'Espagne jusqu'à un étroit passage assez semblable à celui qui est entre la France et l'Angleterre, et enfin, il débarqua à Gadès. Il y a là une presqu'île avec un promontoire de rochers. Sa prédication fut mal accueillie dans cette contrée, et si quelques chrétiens réfugiés là n'avaient pas rendu témoignage de la vérité de ses paroles, on l'aurait mis en prison. Il alla alors dans une autre ville où il ne trouva pas un meilleur accueil, il fut arrêté et on voulait le mettre à mort, mais il fut délivré miraculeusement. Je le vis en prison, rêvant qu'un ange venait à lui et le délivrait en le faisant passer par-dessus une haute muraille. Je vis la chose arriver réellement pendant que Jacques croyait rêver : je le vis au haut du mur se réveiller et regarder derrière lui : il y avait devant le mur une grande étendue d'eau. Je vis un ange descendre du ciel et le transporter de l'autre côté de l'eau. Il se rendit ensuite à Rome, accompagné de deux disciples. Il en laissait derrière lui six ou sept qu'il avait chargés de continuer son oeuvre, leur promettant de revenir en Espagne. Dans son voyage, il passa à Marseille mais il ne vit pas Lazare ni les autres qui étaient plus avant dans l'intérieur du pays. Il continua son voyage par terre, suivant toujours les côtes dans la direction du midi, prêcha en divers endroits et fut mis en prison où il y resta six jours. Il fut ensuite emmené à Rome par des soldats, traduit devant un tribunal, puis remis en liberté. Ce voyage avait bien duré six mois.

Après cela Jacques revint en Espagne ; il retourna à Gadès où le nombre des chrétiens s'était notablement accru par suite des émigrations là, il remonta dans l'intérieur du pays ; il navigua d'abord sur un radeau avec quelques disciples, puis il fit plusieurs journées de voyage à travers des montagnes désertes, évitant les villes avec soin. Il passa devant Tolède et ne s'arrêta nulle part jusqu'à ce qu'il fût arrivé à Cæsar-Augusta (Saragosse). Il y eut dans cette ville un très grand nombre de conversions, des rues entières reconnurent le Seigneur, et on en chassa ceux qui restaient attachés au paganisme. Là aussi je vis Jacques courir de grands dangers ; on lâcha sur moi des serpents qu'il prit dans sa main sans s'émouvoir ; ils ne lui firent aucun mal et se précipitèrent sur les paiens qui se pressaient autour de lui, et que ce prodige frappa de terreur. Je vis aussi des magiciens faire assaillir Jacques par des démons sous toutes les formes. Je vis encore qu'ayant commencé à prêcher à Grenade, il y fut mis en prison avec tous ceux qui étaient devenus ses disciples. Il implora mentalement l'assistance de Marie qui alors était encore à Jérusalem, et un ange envoyé par elle vint le délivrer miraculeusement ainsi que tous ses disciples. Ce fut alors que Marie lui transmit par les anges l'ordre d'aller en Galice, d'y annoncer l'Evangile et de revenir ensuite à Jérusalem.

Le miracle de Saragosse

Je vis Jacques, après son retour à Saragosse, en proie a de vives inquiétudes à cause d'une persécution qui commençait et qui menaçait l'existence de la communauté chrétienne. C'était pendant la nuit : il priait avec quelques disciples au bord du fleuve, devant les murailles de la ville. Les disciples étaient dispersés et couchés par terre et je me disais : " C'est ainsi qu'était Jésus-Christ sur la montagne des Oliviers ".

Jacques était couché sur le dos les bras étendus en croix : il priait Dieu de lui faire connaître s'il devait fuir ou rester. Il pensa à la sainte Vierge et la supplia de prier avec lui pour demander conseil et assistance à son fils qui ne refuserait pas d'exaucer sa mère. Je vis alors une lumière éclatante briller tout a coup dans le ciel au-dessus de lui, et apparaître des anges qui faisaient entendre des chants admirables : ils portaient entre eux une colonne de lumière du pied de laquelle partait un rayon délié qui venait toucher la terre à deux pas en avant des pieds de l'apôtre comme pour marquer une place. La colonne était de couleur rougeâtre, avec un mélange d'autres couleurs qui y formaient comme des veines : elle était très hauts et très mince et se terminait comme un lis par des pétales lumineux qui s'épanouissaient pour former une corolle : l'un d'eux s'allongeait et s'agitait du côté de l'ouest, dans la direction de Compostelle. Dans cette fleur resplendissante, je vis la figure de la sainte Vierge : elle était d'une blancheur diaphane, avec des reflets plus doux et plus beaux que ceux de la soie brute, et se tenait dans l'attitude qui lui était ordinaire lorsqu'elle priait debout. Elle avait les mains jointes : son long voile relevé sur sa tête tombait par derrière sur ses épaules et l'enveloppait jusqu'aux pieds : elle s'élevait ainsi gracieuse et svelte, au milieu des cinq pétales qui formaient la fleur lumineuse. C'était quelque chose de merveilleusement beau Je vis que Jacques se releva sur ses genoux en priant et qu'il reçut de Marie l'avertissement intérieur qu'il devait sans tarder ériger une église dans cet endroit, car l'intercession de Marie devait y prendre racine et s'y implanter comme une colonne. En même temps Marie lui annonça qu'après avoir bâti la maison de Dieu il devrait se rendre à Jérusalem. Jacques se leva et appela les disciples qui déjà accouraient près de lui, car ils avaient entendu les chants et vu la lumière ; il leur fit part des merveilles qu'il avait vues et tous suivirent des yeux la lumière qui s'évanouissait.

Dans la cinquième année qui suivit la mort du Christ, un nouvel orage s'était élevé contre la communauté chrétienne. Marie reçut un avertissement et Jean la conduisit avec d'autres personnes dans les environs d'Éphèse où déjà quelques chrétiens s'étaient établis. Lorsque Jacques eut fait à Saragosse ce qui lui avait été prescrit par Marie, il forma comme un collège de douze disciples parmi lesquels il y en avait de fort instruits et les chargea de continuer l'oeuvre fondée par lui au milieu de tant de difficultés.

Le martyre de Saint Jacques

Lui-même quitta l'Espagne pour se rendre à Jérusalem comme Marie le lui avait ordonné. Dans ce voyage il visita Marie à Éphèse. Elle lui annonça qu'il ne tarderait pas à être mis à mort à Jérusalem, elle l'encouragea et le consola. Jacques prit congé de la sainte Vierge et de Jean son frère et se rendit à Jérusalem. Ce fut à cette époque qu'il se mit en relation avec le magicien Hermogène et un autre qui devint son disciple, et qu'il les convertit l'un et l'autre par un miracle. Il fut plusieurs fois arrêté et traduit devant la synagogue. Je vis qu'on se saisit de lui à Jérusalem peu de temps avant la fête de Pâques, comme il prêchait en plein air sur une colline : c'était bien au temps de Pâques, car je vis les étrangers campés autour de la ville comme à l'ordinaire. Jacques ne resta pas longtemps en prison. Il fut condamné dans le lieu même où Jésus avait été jugé, mais la maison était tout autrement disposée. Tout avait été changé aux endroits où Jésus avait porté ses pas : j'ai toujours pensé que nul autre ne devait y paraître après lui. Je vis qu'on le conduisit du côté du Calvaire : sur le chemin il ne cessa de prêcher et convertit plusieurs personnes.

Note : Ici comme ailleurs Anne-Catherine a dit si formellement que Jacques le Majeur était mort avant la sainte Vierge, et qu'il n'était pas présent lorsqu'elle mourut beaucoup plus tard à Éphèse, qu'il est nécessaire de rectifier ce qu'on lit dans " la Vie de la sainte Vierge ". Si elle fait mention de Jacques en racontant la mort de Marie, elle entend parler de José Barsabas qui y parut comme son représentant, ou peut-être de sa présence en esprit.

Lorsqu'on lui lia les mains, il dit : " Vous pouvez enchaîner ces mains, mais non la bénédiction de Dieu ni ma langue " ! Un boiteux qui était assis sur le chemin, s'adressa à lui, le priant de lui donner la main et de le guérir. Jacques répondit : " Viens à moi et donne-moi la main ". Sur quoi le boiteux se leva, prit les mains lices de l'apôtre et fut guéri. Je vis aussi son dénonciateur, nomme Josias, courir vers lui tout ému de repentir et lui demander pardon. Jacques lui demanda s'il ; désirait le baptême, et l'autre lui ayant répondu qu'il le désirait, l'apôtre l'embrassa en disant : "  Tu seras baptisé dans ton sang ". Je vis encore une femme tenant à la main un enfant aveugle courir vers Jacques à l'endroit même où il devait être supplicié et obtenir la guérison de, cet enfant.

Jacques fut d'abord placé avec Josias sur une petite éminence : on proclama les crimes qui lui étaient imputés, et le jugement rendu contre lui. Ensuite il s'assit sur une pierre à laquelle ses mains étaient enchaînées des deux côtés ; on lui banda les yeux, et enfin on lui trancha la tête. Pendant ce temps, on avait renfermé Jacques le Mineur dans sa propre maison. Matthieu, Nathanaël Khased et Nathanaël le fiancé étaient alors à Jérusalem. Matthieu résidait à Béthanie. La maison de Lazare, ainsi que toutes ses autres propriétés en Judée, était depuis longtemps affectée à l'usage de la communauté chrétienne, mais les Juifs s'étaient emparés du château qui était dans la ville. Lors de l'exécution de Jacques, il y eut un soulèvement populaire, et beaucoup de gens se convertirent. Les disciples de Jacques voulaient avoir son corps, mais les Juifs se hâtèrent de le faire emporter par les soldats. Hérode mourut bientôt après à Césarée. Son ventre creva pendant une fête, comme il était sur un théâtre, en présence de tout le peuple ; on l'emporta dans une grande salle où était son trône, et qui pouvait contenir facilement cinq cents personnes. La rage et la douleur l'avaient jeté dans un accès de frénésie ; on ne peut dire à quel point il était dégoûtant à voir. On cacha sa mort pendant un certain temps. Je crois que Pierre ne revint à Jérusalem que plusieurs semaines après, et qu'il fut mis en prison. Plus tard, lorsque les disciples de Jacques réclamèrent son corps, les Juifs ne voulurent pas dire où il était, mais on le sut par un miracle, parce que deux malfaiteurs qu'ils avaient chargés de le porter dans un autre endroit a9n que ses disciples ne pussent pas découvrir où il se trouvait, se trouvèrent dans l'impossibilité de s'éloigner de là. Les disciples lui donnèrent la sépulture dans le voisinage de Jérusalem, mais pendant une persécution postérieure, ils l'enlevèrent secrètement et le transportèrent sur un navire qui les conduisit en Espagne. Parmi eux se trouvaient Ctésiphon, Joseph d'Arimathie et Saturnin. Celui-ci était déjà allé en Espagne précédemment, et il y avait prêché l'Evangile ; il portait toujours des vêtements de lin. J'ai vu aussi dans quel endroit ces disciples se séparèrent, mais je l'ai oublié. J'ai eu touchant Saturnin une vision des plus claires. Il était né à Patras, en Grèce, de parents d'un rang distingué. Avant entendu parler de Jean Baptiste, il quitta ses parents, alla le trouver et devint son disciple zélé. Je le vis au baptême de Jésus-Christ, et lorsque Jean lui dit que le Christ était au-dessus de lui, il suivit le Seigneur dont il ne se sépara plus. Je vis qu'il travailla extraordinairement : il fit de longs voyages après la mort de Jésus, et baptisa un grand nombre de personnes. Je ne puis pas comprendre pourquoi il n'est pas question de lui dans les Evangiles. Je me souviens encore qu'il fut mis à mort dans une ville appelée Tolosa. Les idoles tombèrent là en sa présence, on le maltraita cruellement, et on l'attacha à des taureaux qui le traînèrent jusqu'à ce qu'il eût rendu l'âme. Je me souviens aussi d'un disciple du nom de Nicolas avec lequel il était en relation, et d'un autre nommé Andronic. J'ai vu tant de personnages et j'ai eu tant de visions qui les concernaient, que mon misérable état me rend absolument impossible de me reconnaître au milieu de tout cela. Saturnin fut évêque et il fit immensément de choses. Il prêcha d'abord en Orient et alla jusqu'aux frontières de la Perse. Dans le pays ou il fut martyrisé, il travailla considérablement et fonda plusieurs églises.

Lorsqu'avec Ctésiphon et Joseph d'Arimathie, il porta en Espagne le corps de saint Jacques, j'eus une vision touchant la méchante reine Lupa qui avait persécuté saint Jacques pendant qu'il évangélisait l'Espagne. Elle ne voulait pas permettre qu'on lui donnât la sépulture, mais les disciples l'avaient déposé sur une pierre qui se creusa sous le corps en forme de sépulcre. Il arriva en outre que la terre rejeta d'elle-même à plusieurs reprises d'autres corps qu'on avait enterrés près de lui. Lupa ayant porté des accusations contre les disciples, ils furent mis en prison, mais ils s'en échappèrent miraculeusement, et comme le roi les poursuivait, accompagné de quelques cavaliers, un pont sur lequel il passait s'écroula, en sorte que ses gens et lui périrent. Lupa fut saisie d'un tel effroi qu'elle dit aux disciples d'aller prendre dans un désert des taureaux sauvages et de les atteler ensemble : elle leur permettait de bâtir une église dans l'endroit où ils conduiraient le corps. Elle croyait que ces animaux farouches briseraient tout dans leur fureur. Les disciples, en entrant dans le désert, rencontrèrent un dragon qui tomba mort lorsqu'ils firent sur lui le signe de la croix Les taureaux se laissèrent atteler et conduisirent le corps de Jacques au château de Lupa. Ce fut là qu'on l'enterra, et le château devint une église, car Lupa se convertit et devint chrétienne ainsi que son peuple. J'eus ensuite une vision touchant une femme païenne de Rome : elle était vieille et toute contrefaite, et une impulsion intérieure l'excitait à se convertir. Elle s'adressa en esprit au tombeau de saint Jacques Et ; Espagne : alors Jacques lui apparut décapité et lui dit qu'il voulait lui montrer Jésus pour qu'elle le reçût en elle, et qu'elle irait ensuite visiter le tombeau de l'apôtre. Je vis qu'elle recouvra la santé et qu'elle alla en effet en Espagne au tombeau de saint Jacques. Il s'y opéra beaucoup de miracles, et le corps fut transféré dans un endroit dont le nom ressemble à celui de Constantinople (Compostelle).

Jacques le Mineur fut martyrisé plusieurs années après Jacques le Majeur. Je le vis sept jours de suite traîné devant le tribunal et chaque fois on l'accabla de mauvais traitements pendant une heure. Après avoir été précipité du haut du temple, il fut encore lapidé et achevé à coups de bâton. Il était évêque de Jérusalem. Je vis aussi un disciple du nom de Jacques à Babylone avec Abdias. Tout son désir était de mourir de la même mort que le Seigneur et il fut en effet crucifié plus tard dans un autre endroit.

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Litanies de Saint Jacques le Majeur

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu,ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.

Sainte Marie, Reine des Apôtres, priez pour nous.

Saint Jacques, priez pour nous.

Saint Jacques, qui fûtes un des premiers Apôtres que Jésus appela à Sa suite, priez pour nous.

Saint Jacques, qui fûtes un des trois Apôtres que Jésus aima spécialement, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez mérité de voir la Gloire de Jésus sur le Mont Thabor, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez mérité d'être un des témoins de l'Agonie de Jésus au Jardin des Oliviers, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez prêché avec un zèle intrépide la divinité de Jésus dans la Judée et la Samarie, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez annoncé aux païens de l'Espagne l'Evangile de Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, qui devant Hérode avec confessé Jésus comme Dieu vivant, priez pour nous.

Saint Jacques, qui le premier de tous les Apôtres, avez versé votre sang pour Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, qui le premier de tous les apôtres, avez donné par votre martyre un glorieux témoignage à Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, colonne inébranlable et appui de l'Église de Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, qui êtes un avocat spéciale et un protecteur particulier dans toutes les nécessités,


Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur.

Soyez-nous propice, exaucez-nous, Seigneur.

Soyez-nous propice, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, ô Saint Jacques,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Dieu Tout-Puissant, puisque Saint Jacques fut le premier de Tes Apôtres à offrir sa vie pour l'Evangile, accorde à Ton Église de trouver dans son témoignage une force, et dans sa protection un appui. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Prière du pèlerin à Saint Jacques

Saint Jacques, Donne-nous bonne route et beau temps. Fais qu’en compagnie de ton saint ange, nous puissions parvenir heureusement au lieu que nous voulons atteindre et, à la fin au port du salut éternel… Fais que parmi toutes les vicissitudes de ce voyage qu’est cette vie, nous soyons toujours sous ta protection et ton assistance.

james

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30 janvier 2009

Neuvaine à la Bienheureuse Marguerite de Castello

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Bienheureuse Marguerite de Castello

1287-1320

Fête le 13 avril


Marguerite de Castello, née 1287, au Château de Metola, était fortement handicapée de naissance, car elle naquit, aveugle, naine et difforme. Ses parents, des nobles, tentèrent de la guérir par tous les moyens de l'époque (cures, prières, bénédictions). En désespoir de cause, gênés par sa laideur et son handicap, ils finirent par l'enfermer. Libérée après quatorze ans d'emprisonnement elle fut recueillie par des vagabonds, puis par l'assistance publique. Elle passa de famille en famille et finit par être acceptée par pure pitié dans un couvent, mais ce n'était pas suffisant pour elle qui voulait aller de l'avant. Finalement elle entra dans le Tiers Ordre de Saint Dominique, où elle soigna les malades, enseigna aux enfants,visita les prisonniers et évangélisa la ville de Citta di Castello en Ombrie où elle vécut pendant 33 ans. Sa mauvaise fortune ne la détourna jamais de la foi profonde qu'elle vouait à Jésus. Marguerite de Metola à été sœur de Pénitence de Saint-Dominique. Elle à été Béatifiée en 1609 par le Pape Paul V. Son corps, incorrompu, repose dans l'église Saint Dominique de Citta di Castello.

Neuvaine à la Bienheureuse Marguerite de Castello


Premier jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, par votre vie, vous nous avez donné un exemple de soumission à la Volonté de Dieu. En l'acceptant la Volonté de Dieu, vous avez compris que vous grandiriez dans la vertu, que vous Glorifieriez Dieu, que vous sauveriez votre âme et que vous aideriez les âmes de votre prochain. Obtenez pour moi la grâce, de toujours reconnaître la Volonté de Dieu, dans tout ce qui peut arriver dans ma vie, et de m'y résigner. Obtenez-moi aussi la faveur spéciale, que je demande au Seigneur par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Deuxième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, c'est en méditant sur les souffrances et la mort de notre Seigneur crucifié, que Vous avez trouvé le courage et que vous avez reçu la grâce de supporter les épreuves avec une sainte résignation. Je vous en supplie, accordez-moi la grâce pouvoir accepter toutes les souffrances et toutes les épreuves et de les vivre en union avec le Seigneur crucifié, enfin obtenez-moi du Seigneur la faveur que je sollicite par votre puissante intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Troisième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, votre adoration de Jésus présent dans le Saint-Sacrement a été intense et vous y avez passé de longues heures. C'est là, dans l'intimité de contemplation du Seigneur présent dans l'hostie, que vous avez trouvé la force d'accepter toutes vos souffrances, et que vous avez trouvé la joie, la patience et votre amour pour le prochain. Je vous en supplie obtenez-moi la grâce toujours savoir puiser dans le Saint Sacrement, les grâces d'une grande patience, de la joie des enfants de Dieu et surtout d'avoir beaucoup d'amour pour mon prochain. Obtenez-moi enfin, par votre puissante intercession sur le Cœur de Jésus la grâce que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Quatrième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, vous étiez sans cesse tournée vers Dieu dans la prière et vous aviez confiance en Son amour paternel. Ce n'est que par la prière continuelle Que vous avez pu accepter vos malheurs, être sereine, patiente, et remplie de paix. Obtenez pour moi la grâce de persévérer dans ma prière, confiant que Dieu me donnera l'aide pour porter ma croix chaque jour de ma vie. Obtenez pour moi aussi la faveur spéciale que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Cinquième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, À l'imitation de l'Enfant-Jésus, qui étais a l'autorité de Marie et Joseph, vous avez obéi à votre père et votre mère, pardonnant leur leur dureté et leur rudesse toutes humaines. Obtenez-moi cette même attitude d'obéissance à l'égard de mes supérieurs et tous ceux qui sont en dessus de moi de et plus particulièrement pour la Sainte Église Catholique Romaine. Obtenez-moi aussi du Seigneur la grâce que je sollicite pat votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Sixième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, la misère dans laquelle vous avez vécu, vous a enseigné mieux qu'à n'importe qui la faiblesse et la fragilité de la nature humaine. Obtenez-moi la grâce de savoir admettre, reconnaître et accepter mes limites humaines et de reconnaître ma totale dépendance à Dieu. Enseignez-moi l'abandon total à la Miséricorde Divine, pour que le Seigneur puisse disposer de moi selon son bon plaisir, et obtenez-moi enfin la grâce que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Septième jour

O bienheureuse Marguerite de Castello, vous auriez pu aussi si facilement tomber dans le découragement et dans l'amertume; mais bien au contraire, vous aviez les yeux fixés les yeux sur le Christ souffrant, ainsi vous avez appris de Lui la valeur rédemptrice de la souffrance, comment offrir vos douleurs et vos douloureuses courbatures, et tous vos maux en réparation pour les péchés et pour le salut des âmes. Obtenez-moi la grâce d'apprendre à endurer mes souffrances avec patience. Et obtenez-moi aussi la grâce que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Huitième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, combien vous avez du souffrir lorsque vous fûtes abandonnée par vos parents! Malgré cela, vous avez compris, que tout amour terrestre, même pour ceux dont vous étiez proches, doit être sanctifié. Malgré cet abandon de vos parents, vous avez continué à les aimer sur cette terre, et maintenant, que vous êtes au Ciel, vous les aimez encore plus en Dieu. Obtenez-moi la grâce de pouvoir voir toutes mes affections humaines dans leur perspectives première: en Dieu et pour Dieu. Obtenez-moi enfin la grâce que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Neuvième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, par vos souffrances et vos malheurs, vous êtes devenue sensibles aux souffrances des autres. votre cœur était touché par tous les problèmes: les malades, les affamés, les prisonniers, les mourants. Obtenez-moi la grâce de reconnaître Jésus chacune des personnes avec qui je suis en contact, ceux vers qui je n'ose pas aller et plus particulièrement dans les pauvres, les malheureux, les indésirables et les exclus. Obtenez-moi enfin du Seigneur, la grâce que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Prière

O mon Dieu, je vous remercie de nous avoir donné la Bienheureuse Marguerite de Castello comme exemple de sainteté. Cet exemple peut être suivi par toute personne qui Vous aime vraiment, indépendamment des anomalies physiques. Avec la terrible culture de mort de notre temps, Marguerite ne serait probablement jamais née, mais aurait été avortée, préférée à la mort plutôt qu'à la vie dans un corps tordu, déformé, laid, mais, Seigneur, Vos voies ne sont pas les nôtres... Ainsi, c'est par Votre Volonté que Marguerite est venue ainsi dans notre monde avec un corps mal formé, pour nous rappeller que c'est par notre faiblesse que vous manifestez Votre Puissance; Marguerite est née aveugle, afin de Vous voir plus clairement par les yeux de son âme; elle est née infirme, pour qu'elle puisse entièrement s'appuyer sur Vous seul, de toute petite taille, afin de devenir une géante de la Sainteté. Elle est née bossue, afin de plus parfaitement ressembler au Corps tordu et crucifié de Votre Divin Fils. La vie toute entière de Marguerite la rivalise, elle est une promulgation des mots de l'Apôtre Saint Paul: « C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort. » (2 Cor 12,10). Je vous en prie, ô Dieu, Pour accorder, par l'intercession de la Bienheureuse Marguerite de Castello, que tous les handicapés – qui d'entre nous ne l'est pas ? – tous les exclus, tous les indésirables de ce monde acceptent leur faiblesse, pour que par Votre Puissance et Votre Miséricorde Infinie restent sur eux, maintenant et pour toujours. Amen.

Bienheureuse Marguerite de Castello, priez pour nous.

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à la Bse Marguerite de Castello (pdf) en cliquant ici

16 janvier 2009

Le Serviteur de Dieu Alphonsus Lambe

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Le Serviteur de Dieu Alphonsus Lambe

1932-1959

Le Serviteur de Dieu Alphonsus Lambe, connu sous le diminutif d'Alfie, est né à Tullamore, en Irlande, en la fête de saint Jean-le-Baptiste, le vendredi 24 juin 1932, pendant le Congrès Eucharistique International qui s'est tenu à Dublin. Comme saint Jean, il fut un précurseur - précurseur de la Légion de Marie qui a été décrite par le Pape Paul VI comme "le plus grand mouvement qui a été fondé pour le bien des âmes depuis l'ère des grands ordres religieux". Après avoir passé une partie de sa jeunesse dans le noviciat des "Irish Christian Brothers", il le quitte en raison de sa santé délicate; il trouve sa vocation dans la Légion de Marie et est nommé "Envoyé" en 1953. Il part, cette année-là, pour Bogota, en Colombie, avec Seamus Grace, en la fête de Notre-Dame du Mont-Carmel (16 juillet). Pendant presque six ans, il travaille sans cesse en faisant connaître la Légion de Marie en Colombie, en Argentine, en Equateur, en Uruguay et au Brésil. Après une brève maladie, il meurt à Buenos Aires le jour de la sainte Agnès, le 21 janvier 1959. Dieu lui avait accordé de grands dons naturels, une personnalité qui attire les âmes à l'amour et au service de Dieu, un enthousiasme contagieux et des facilités pour apprendre les langues qui lui ont permis, rapidement, de parler couramment l'espagnol et le portugais. Pendant ces années passées en Amérique du Sud, il a fondé un grand nombre de groupes de Légion de Marie, et a entraîné de très nombreuses personnes dans l'apostolat de la Légion. Sa dévotion à Marie était exceptionnelle; dans les contacts avec les légionnaires et d'autres personnes, il expliquait et incitait à la pratique de la Vraie Dévotion à la Sainte Vierge. Il est enterré dans le caveau des "Irish Christian Brothers", dans le Cimetière Ricoleta à Buenos Aires.

Prière pour la Béatification d'Alphonsus Lambe

Ô Dieu, dans ton infinie miséricorde, Tu as enflammé le cœur de ton serviteur Alphonsus Lambe d'un amour ardent pour Toi et pour Marie notre Mère. Un amour qui s'est manifesté dans une vie de travail intense, de prière et de sacrifice pour le salut des âmes. Accorde-nous, si telle est ta volonté, d'obtenir par son intercession, ce que nous ne pouvons obtenir par nos propres mérites. Nous te le demandons par Jésus-Christ notre Seigneur. Amen.

Le Concilium de la Légion de Marie serait reconnaissant d'être informé des grâces reçues par l'intercession d'Alphonsus.

Legion of Mary

De Montfort House

Morning Star Avenue

Brunswick Street

DUBLIN 7 (Irlande)

www.legion-of-mary.ie

Légion de Marie

43 rue Boileau

F 75016 PARIS

http://legion-de-marie.org

24 décembre 2009

La Naissance de Jésus

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La Naissance de Jésus

Texte extrait de la « Vie Divine de la Très Sainte Vierge Marie » de Maria d'Agreda


Dans le temps de cette sainte préparation il parut un édit de César-Auguste, comme le rapporte saint Luc. Saint Joseph en apprit la nouvelle avec une vive affliction parce que la grossesse de son épouse était fort avancée, et qu'il était obligé ou de la laisser seule ou de l'emmener avec lui dans ce pénible voyage. Il engagea la sainte vierge à prier le Seigneur et à lui recommander cette affaire. Elle le fit quoiqu'elle n'ignorât point la divine volonté et elle connut qu'elle devait partir aussi elle-même pour Bethléem. Ils préparèrent tout pour le départ et confièrent la maison à une pieuse voisine. Saint Joseph chercha une mouture pour servir dans ce voyage et il la trouva avec peine à cause du grand nombre de personnes qui en cherchaient. La sainte vierge prit les langes préparées et au moment du départ elle se mit à genoux pour demander la bénédiction à son époux et elle partit avec lui de Nazareth pour Bethléem.

En outre des anges ordinaires, Dieu ordonna à neuf mille autres de l'accompagner et à d'autres de porter les messages de Dieu à la sainte vierge et de la sainte vierge à Dieu. Ils étaient tous visibles à ses yeux. Le voyage dura cinq journées, parce qu'ils marchaient peu chaque jour. Ils éprouvèrent de grandes peines à cause de la multitude des personnes qui allaient à Jérusalem. La nuit ils ne trouvaient jamais à se loger, si ce n'est dans quelque recoin du vestibule, parce qu'ils étaient pauvres et que les plus riches étaient toujours mieux accueillis. A ces incommodités il faut joindre la mauvaise saison avec le froid, la pluie, la neige et le vent, et après tout cela ils ne trouvaient pour se reposer que la terre ou une étable au milieu des animaux qui, plus reconnaissants envers leur créateur, honoraient à leur manière leur Dieu dans le sein de la sainte mère. Les saints pèlerins étaient surtout affligés d'entendre des paroles indécentes et de voir le mauvais état de quelques âmes dont notre reine découvrait l'intérieur. Cette affliction était si grande qu'elle en perdait connaissance de douleur. Les saints anges l'assistaient pour lui procurer quelque repos et l'archange saint Michel ne quitta jamais ses côtés et la soutint plusieurs fois. Dans les misérables auberges où ils s'arrêtaient, l'es anges les environnaient et faisaient autour d'eux comme un mur impénétrable. ils chantèrent plusieurs fois dans le voyage pour soulager les souffrances qu'ils enduraient, et la nuit ils éclairaient leur marche, et la lumière qu'ils donnaient était d'une si grande clarté pour la sainte vierge et saint Joseph que celle des étoiles et des planètes né l'eût pas égalée dans leur plus grand éclat.

Ils arrivèrent au milieu de ces souffrances et de ces célestes consolations à Bethléem, le samedi au coucher du soleil. Ils cherchèrent un logement dans la ville chez les amis et les parents de saint Joseph. Mais ce fut en vain, personne ne voulut les recevoir et plusieurs les congédièrent avec mépris et avec des injures. La sainte Vierge savait bien que personne ne les recevrait, mais pour pratiquer l'humilité et la patience elle suivait son époux de maison en maison, de porte en porte dans les rues. En cherchant ainsi un logement ils rencontrèrent la maison où l'on tenait les registres, ils firent inscrire leur nom et payèrent leur tribut pour ne pas être obligés de revenir. Ils continuèrent à chercher un abri mais ils n'en trouvèrent point quoiqu'ils le demandassent à plus de cinquante maisons et auberges. Il était neuf heures du soir, lorsque saint Joseph accablé de tristesse se tourna vers son épouse: Je me souviens, dit-il, qu'il y a une grotte hors des murs qui sert pour les bergers; allons-y et si elle n'est pas occupée, nous y prendrons le logement qu'il est impossible ici de trouver. La sainte vierge le consola par ses douces paroles; et ils se mirent en marche accompagnés des saints anges qui les éclairaient dans les ténèbres. Cette grotte était si misérable que malgré la multitude des personnes de toute condition qui étaient à Bethléem, personne n'eût la pensée de s'y retirer. Les saints hôtes y entrèrent, et ils reconnurent aussitôt à la lumière que donnaient les anges combien ce lieu était humble et pauvre. ils se mirent à genoux et rendirent des actions de grâces à Dieu pour ce bienfait, La sainte vierge pria le seigneur de récompenser avec libéralité les habitants de Bethléem qui en lui refusant leur maison lui avaient procuré un si grand bien. La grotte était taillée dans le roc et destinée à loger des animaux. Les anges se rangèrent autour sous une forme visible même à saint Joseph. La sainte vierge qui savait ce qui devait être opéré en ce lieu cette nuit, commença aussitôt à nettoyer cette grotte pour pratiquer l'humilité et pour orner le mieux qu'il était possible ce temple à Dieu dans ce lieu abandonné. Saint Joseph et les saints anges lui vinrent en aide, et en peu de temps elle fut entièrement nettoyée; bien plus elle fut remplie de célestes parfums. Saint Joseph alluma un peu de feu pour se garantir du grand froid qu'il faisait dans cette nuit et après s'être réchauffés ils prirent un peu de nourriture avec une joie incroyable. Ils passèrent quelque temps dans de saints entretiens. La sainte Vierge pria ensuite son époux de prendre à l'écart un peu de repos, et saint Joseph pria la sainte Vierge d'en faire autant de son côté. Il prépara avec les hardes qu'ils avaient une crèche qui se trouvait dans la grotte pour servir aux animaux. Après avoir disposé ce lit à son épouse il se retira dans un coin de la grotte et il se mit en oraison. Il fut ravi en une extase très-sublime, dans laquelle il vit tout ce qui arriva dans cette nuit; il ne reprit l'usage de ses sens que lorsque sa divine épouse l'appela. En même temps la sainte Vierge fut élevée à une haute contemplation, où elle vit intuitivement la divinité d'une manière si ineffable que la langue humaine ne pourrait l'exprimer. Son ravissement en Dieu dura une heure entière et ce fut celle qui précéda l'enfantement. Ayant repris ses sens, elle connut que le saint enfant commençait à se mouvoir dans son chaste sein, et ce mouvement ne lui causait point de douleur, mais au contraire une joie inexprimable, avec des effets surnaturels si sublimes que l'entendement de l'homme ne saurait les comprendre. Son corps devint si beau et son visage si resplendissant qu'elle ne paraissait plus une créature terrestre. Elle était à genoux, les yeux élevés vers le ciel, les mains jointes sur la poitrine et dans cette position humble et pieuse, sortant de son divin ravissement, elle donna au monde le fils unique du Père éternel, et le sien, Jésus-Christ notre sauveur, Dieu et homme, à minuit, un jour de dimanche, l'an du monde trois-mille-neuf-cent-soixante, conformément à ce que tient la sainte Eglise romaine.

Le saint enfant vint au monde très-beau et tout resplendissant, sans blesser la sainte virginité, parce qu'il pénétra le sein virginal comme un rayon de soleil. Il n'avait point cette espèce de tunique qu'on appelle secondine, dans laquelle les autres enfants sont enveloppés.' Il vint au monde glorieux et transfiguré, car la gloire de son âme sainte rejaillissait alors sur son corps. Aussitôt qu'il fut né, les saints archanges Michel et Gabriel, le prirent dans leurs mains et montrèrent à la divine mère son fils tout resplendissant, comme le prêtre montre au peuple la sainte hostie. Pendant qu'ils le tenaient ainsi, l'enfant divin parla à sa mère et les premières paroles qu'il prononça furent celles-ci : « Mère, devenez semblable à moi qui pour l'être humain que j'ai reçu de vous, veux vous donner un être de grâce plus élevé, et qui étant de pure créature, soit semblable au mien qui suis Dieu et homme. » Elle répondit humblement : « Trahe me post te, curremus in odorem unguentorum tuorum. Elle ouït aussi la voix du Père éternel qui disait Celui-ci est mon Fils bien-aimé, en qui je me plais uniquement: Après ces entretiens si remplis de profonds mystères le divin enfant cessa d'apparaître transfiguré, il suspendit les dons de gloire de son saint corps par un miracle non moins merveilleux, et se montra dans son être naturel passible. La sainte Vierge l'adora de nouveau dans cet état avec une profonde humilité et une grande vénération. Elle le reçut à genoux de la main des saints anges, et se répandit en actes d'amour, elle l'offrit au Père éternel comme son fils unique et aux hommes comme leur Sauveur. Tandis que la divine mère le tenait dans ses bras, les: dix-mille anges l'adorèrent les premiers, ensuite tous les esprits célestes descendus dans la grotte entonnèrent à sa louange le nouveau cantique : Gloria in excelsis deo etc. II était déjà temps de rappeler saint Joseph de son extase, afin qu'il vît avec ses sens le grand mystère qu'il avait connu par révélation dans son ravissement divin. Etant revenu de son extase, le premier objet que vit le saint époux fut le divin enfant dans les bras de la très-sainte Vierge. Il l'adora avec une profonde humilité, et lui baisa les petits pieds avec respect. Après cette adoration, Marie demanda à son divin fils la permission de s'asseoir, saint Joseph lui donna les langes qu'elle avait apporté avec elle et elle l'en enveloppa avec une dévotion et un respect inconcevables. Ensuite elle le coucha dans la crèche, en y mettant un peu de paille et de foin pour servir au premier lit que voulut sur la terre le verbe incarné. Dès que l'enfant fut placé dans la crèche, il vint aussitôt par l'ordre de Dieu des champs un boeuf qui entra dans la grotte et se joignit à l'âne qu'ils avaient amené de Nazareth. La divine mère leur commanda d'adorer à leur manière leur créateur. Les animaux obéirent aussitôt et réchauffèrent le Saint enfant de leur haleine vérifiant ainsi la prophétie d'Isaïe : Cognovit bos possessorem suum, et asinus proesepe domini sui.

Les saints anges ne restèrent pas seulement autour de la crèche et dans la grotte, mais ils allèrent en divers endroits annoncer la naissance du fils de Dieu. Saint Michel alla aux limbes, en donner la nouvelle aux saints pères. En l'apprenant saint Joachim et sainte Anne puèrent l'archange de re- commander à Marie leur fille d'adorer et de vénérer en leur nom le Dieu enfant, ce qu'elle fit aussitôt. Un autre archange en prévint Elisabeth et saint Jean-Baptiste, d'autres l'annoncèrent à Siméon, à Zacharie et à Anne la prophétesse et d'autres aux trois rois mages, en outre de l'étoile qui fut formée cette nuit et apparut à leurs yeux. Saint Lue rapporte en particulier l'ambassade faite aux bergers, qui vinrent adorer le divin enfant. Ils en furent éclairés dans leur coeur, et plusieurs méritèrent le bonheur que quelqu'un de leurs enfants fussent mis à mort par Hérode dans le massacre des innocents. Sainte Elisabeth ne vint pas à Bethléem, Dieu l'ordonna ainsi afin que ce mystère ne fut pas rendu plus public qu'il ne le voulait. Elle envoya un messager à la sainte Vierge pour la féliciter et pour lui apporter des présents. Elle en garda une partie et distribua le reste aux pauvres. Tous les justes ressentirent quelques effets divins au moment où le rédempteur vint au inonde; ce qui étaient en grâce; éprouvèrent une nouvelle joie intérieure et surnaturelle dont ils ignoraient la cause, mais plusieurs eurent la pensée que c'était l'heure où le messie était né. Il y eut encore plusieurs miracles dans cette sainte nuit dans les créatures; les influences des planètes furent renouvelées, et le soleil avança sa course; plusieurs arbres donnèrent des fleurs et d'autres des fruits; quelques temples des idoles furent renversés et plusieurs même entièrement ruinés et les démons en furent chassés. Les hommes attribuèrent à diverses causes ces effets merveilleux. Tout cela fut caché aux démons, qui ne connurent ni l'adoration des pasteurs, ni les ambassades des anges, ni la venue des mages, ni l'apparition de l'étoile. Dieu leur cacha toutes ces choses afin qu'ils ne connussent point la venue du messie, comme en effet ils ne la surent jamais d'une manière certaine. En voyant cet enfant si pauvre et abandonné et ensuite se soumettant à la circoncision, Lucifer en conclut qu'il n'était pas le messie. Son esprit orgueilleux, altier et superbe ne pouvait comprendre cette sublime pauvreté et cette humilité. Les bergers restèrent dans la grotte depuis l'aurore jusqu'à midi, la sainte Vierge leur parla et les exhorta à la persévérance dans le service de Dieu, elle leur donna à manger et les congédia ensuite remplis de consolation. Ils revinrent plusieurs autres fois et apportèrent avec eux les présents que permettait leur pauvreté. Après que les saints hôtes furent partis de Bethléem, ces pieux bergers racontèrent aux autres tout ce qu'ils avaient vu et entendu. Tous ne les crurent pas parce qu'on les regardait comme des personnes simples et crédules. Hérode fut du nombre de ceux qui crurent en eux, non par une foi sainte et par dévotion, mais dans la crainte de perdre son royaume. La Vierge mère ne cessait jamais de prier Dieu pour tous ceux qui se rendaient indignes de connaître la véritable lumière du monde et elle employa ‘n ces prières la plus grande partie du temps qu'elle demeura dans la grotte. Lorsqu'il fut temps de donner le sein virginal au saint enfant pour l'allaiter, elle lui demanda avec humilité la permission de le faire. S'il fallait le confier à saint Joseph, le saint fléchissait trois fois le genou et baisait respectueusement la terre et la Vierge mère en faisait autant lorsqu'elle le recevait du saint époux. Elle le tenait toujours sur ses bras, excepté lorsqu'elle voulait prendre un peu de repos, et alors elle le confiait à saint Joseph. Elle le remettait aussi aux saints archanges Michel et Gabriel, parce qu'ils lui avaient dit de le leur confier, lorsqu'elle voulait prendre sa nourriture ou son repos. Dans le temps de son repos Dieu lui accorda un sommeil miraculeux, car elle ne perdait jamais en dormant les forces pour tenir le saint enfant dans ses bras, et elle ne cessait de le contempler par son entendement intérieur, comme si elle l'eut vu de ses yeux et elle connaissait tous les actes qu'il faisait à l'extérieur et dans son intérieur.

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Enfant Jésus, ô Roi d'Amour, j'ai confiance en Votre Miséricordieuse Bonté!

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30 décembre 2008

Litanies de Saint Jean Marie Vianney

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Litanies de Saint Jean Marie Vianney

Jean-Marie Vianney est né en 1786 à Dardilly, près de Lyon, dans une famille de petits paysans, et n'apprit à lire qu'à l'âge de 17 ans, avec l'aide du Curé d'Ecully, qui lui apprit aussi l'horreur du péché et la nécessité de la pénitence. Ordonné Prêtre en 1815, il fut vicaire à Ecully et ensuite curé à Ars sur Formans en 1818. Cette paroisse n'était pas, à l'époque, un modèle de pratique religieuse. Rapidement, sa méthode pastorale s'avéra des plus simples et des plus fructueuses: mettre les gens en contact avec Jésus Christ vivant, vivant à l'église. Il montra l'exemple en se rendant très tôt à l'église pour prier, et les gens se disaient: « il faut croire qu'il y trouve du bonheur! » Ils furent ainsi persuadés de la présence de Jésus. Au stade suivant, il prêche la Communion fréquente et en même temps la purification spirituelle. C'est ainsi qu'il devint un confesser recherché: 30 000 personnes passaient chaque année à son confessionnal. Fidèle à son intuition pastorale, sa prière devint de plus en plus longue et contemplative, sa purification intérieure s'opéra à travers des périodes de sécheresses et aussi par l'opposition de ses confrères et même de ses Supérieurs. Il reçut de grandes grâces mystiques: entre autre ses célèbres luttes contre le Grappin, mais aussi des visites Célestes de la Vierge Marie et de Sainte Philomène, sa chère petite Sainte, à laquelle il est désormais lié pour l'éternité.

Saint François d'Assise joua un très grand rôle dans sa vie; il pensa même à entrer chez les Frères Mineurs Capucins de Lyon, mais le Père Léonard de Port Maurice lui conseilla de rester dans sa Paroisse et d'entrer dans le Tiers Ordre Franciscain, ce qu'il fit en 1847; l'année suivante une Fraternité fut établie à Ars et il recommandait aux Curés voisins d'en faire autant. Totalement purifié et uni à Jésus, il entre dans la Vie le 4 août 1859 et fut canonisé en 1925. Il a été proclamé Saint Patron de tous les curés de l'univers. Le 8 décembre 2008, s'est ouverte à Ars l'année jubilaire des 150 ans de sa mort.


D'après un texte provenant du Sanctoral Franciscain

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Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, prévenue de la grâce dès votre enfance, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, modèle de piété filiale, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, dévôt serviteur du Coeur Immaculé de Marie, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, lis de pureté, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, vaillant imitateur des souffrances du Christ, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, abîme d'humilité, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, séraphin dans la prière, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, fidèle adorateur du Très Saint Sacrement, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, amant de la sainte pauvreté, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, tendre ami des pauvres, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, pénétré de la crainte des Jugements de Dieu, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, fortifié par les missions divines, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, tourmenté par l'enfer, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, modèle des vertus sacerdotales, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, pasteur ferme et prudent, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, dévoré de zèle, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, assidu au chevet des malades, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, catéchiste infatigable, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, prédicateur aux paroles de flamme, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, sage directeur des âmes, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, doué de l'esprit de conseil, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, éclairé de célestes lumières, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, redouté du démon, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, compatissant à toutes les misères, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, providence des orphelins, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, favorisé du don des miracles, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez réconcilié tant de pécheurs avec Dieu, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez affermi tant de justes dans le bien, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui avez goûté les délices de la mort, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, qui jouissez de la gloire du Ciel, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, secourable à tous ceux qui vous invoquent, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, patron du clergé de France et de tous les curés de l'univers, priez pour nous.

Saint Jean-Marie Vianney, protecteur de nos soldats, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.


Priez pour nous, saint Jean-Baptiste-Marie Vianney.

Afin que nos soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui avez rendu Saint Jean-Baptiste-Marie Vianney admirable par son zèle pastoral et par son constant amour de la prière et de la pénitence, faites-nous la grâce, nous vous en supplions, de gagner aux Christ, à son exemple et par son intercession les âmes de nos frères et de parvenir avec eux à la gloire éternelle. Par Jésus-Christ, Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

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Téléchargez le texte des Litanies du Saint Curé d'Ars (pdf) en cliquant ici

23 décembre 2008

La Vierge du Sourire

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La Vierge du Sourire

Apparition à Lisieux le 13 mai 1883

« La Sainte Vierge s'est avancée vers moi! Elle m'a souri... » Ainsi s'exprime Thérèse Martin, la future Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. En ce 13 mai 1883, elle est alitée, en proie à une maladie mystérieuse qui dure depuis plusieurs jours. La famille fait une neuvaine à Notre Dame des Victoires, car l'état de la fillette suscite de vives craintes. La croyant tout à coup sur le point de mourir, dans un élan de Foi et de confiance, ses sœurs se jettent aux pieds de la Madone ornant la chambre de la petite malade. Soudain, le visage de Thérèse s'illumine: la statue s'anime et l'enfant voit la Sainte Vierge s'avancer vers elle et lui sourire. A l'instant même Thérèse est guérie.

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Le Récit par Sainte Thérèse

Extraits de l'Histoire d'une Âme

Circonstances de la maladie

La maladie dont je fus atteinte venait certainement du démon, furieux de votre entrée au Carmel, il voulut se venger sur moi du tort que notre famille devait lui faire dans l’avenir, mais il ne savait pas que la [27v°] douce Reine du Ciel veillait sur sa fragile petite fleur, qu’elle lui souriait du haut de son trône et s’apprêtait à faire cesser la tempête au moment où sa fleur devait se briser sans retour…Vers la fin de l’année je fus prise d’un mal de tête continuel mais qui ne me faisait presque pas souffrir, je pouvais poursuivre mes études et personne ne s’inquiétait de moi, ceci dura jusqu’à la fête de Pâques de 1883. Papa étant allé à Paris avec Marie et Léonie, ma Tante me prit chez elle avec Céline. Un soir mon Oncle m’ayant emmenée avec lui, il me parla de Maman, des souvenirs passés, avec une bonté qui me toucha profondément et me fit pleurer ; alors il dit que j’avais trop de cœur, qu’il me fallait beaucoup de distraction et résolut avec ma Tante de nous procurer du plaisir pendant les vacances de Pâques. Ce soir-là nous devions aller au cercle catholique, mais trouvant que j’étais trop fatiguée, ma Tante me fit coucher ; en me déshabillant, je fus prise d’un tremblement étrange, croyant que j’avais froid ma Tante m’entoura de couvertures et de bouteilles chaudes, mais rien ne put diminuer mon agitation qui dura presque toute la nuit. Mon Oncle, en revenant du cercle catholique avec mes cousines et Céline, fut bien surpris de me trouver en cet état qu’il jugea très grave, mais il ne voulut pas le dire afin de ne pas effrayer ma Tante. Le lendemain il alla trouver le docteur Notta qui jugea comme mon Oncle que j’avais une maladie très grave et dont jamais une enfant si jeune n’avait été atteinte. Tout le monde était consterné, ma Tante fut obligée de me garder chez elle et me soigna avec une sollicitude vraiment maternelle. Lorsque Papa revint de Paris avec mes grandes sœurs, Aimée les reçut avec une figure si triste que Marie [28r°] Ms A Folio 28, r° crut que j’étais morte… Mais cette maladie n’était pas pour que je meure, elle était plutôt comme celle de Lazare afin que Dieu soit glorifié… Il le fut en effet, par la résignation admirable de mon pauvre petit Père qui crut que « sa petite fille allait devenir folle ou bien qu’elle allait mourir. » Il le fut aussi par celle de Marie !… Ah ! qu’elle a souffert à cause de moi… combien je lui suis reconnaissante des soins qu’elle m’a prodigués avec tant de désintéressement… son cœur lui dictait ce qui m’était nécessaire et vraiment un cœur de Mère est bien plus savant que celui d’un médecin, il sait deviner ce qui convient à la maladie de son enfant… Cette pauvre Marie était obligée de venir s’installer chez mon Oncle car il était impossible de me transporter alors aux Buissonnets. Cependant la prise d’habit de Pauline approchait ; on évitait d’en parler devant moi sachant la peine que je ressentais de n’y pouvoir aller, mais moi j’en parlais souvent disant que je serais assez bien pour aller voir ma Pauline chérie. En effet le Bon Dieu ne voulut pas me refuser cette consolation ou plutôt Il voulut consoler sa Fiancée chérie qui avait tant souffert de la maladie de sa petite fille… J’ai remarqué que Jésus ne veut pas éprouver ses enfants le jour de leurs fiançailles, cette fête doit être sans nuages, un avant-goût des joies du Paradis, ne l’a-t-Il pas montré déjà 5 fois ?… Je pus donc embrasser ma Mère chérie, m’asseoir sur ses genoux et la combler de caresses… Je pus la contempler si ravissante, sous la blanche parure de Fiancée… Ah ! ce fut un beau jour, au milieu de ma sombre épreuve, mais ce jour passa vite… Bientôt il me fallut monter dans la voiture qui m’emporta bien loin de Pauline… bien loin de mon Carmel chéri. En arrivant aux Buissonnets, on me fit coucher, malgré moi car j’assurais [28v°] être parfaitement guérie et n’avoir plus besoin de soins. Hélas, je n’étais encore qu’au début de mon épreuve !… Le lendemain je fus reprise comme je l’avais été et la maladie devint si grave que je ne devais pas en guérir suivant les calculs humains… Je ne sais comment décrire une si étrange maladie, je suis persuadée maintenant qu’elle était l’œuvre du démon, mais longtemps après ma guérison j’ai cru que j’avais fait exprès d’être malade et ce fut là un vrai martyre pour mon âme… Je le dis à Marie qui me rassura de son mieux avec sa bonté ordinaire, je le dis à confesse et là encore mon confesseur essaya de me tranquilliser, disant que ce n’était pas possible d’avoir fait semblant d’être malade au point où je l’avais été. Le Bon Dieu qui voulait sans doute me purifier et surtout m’humilier me laissa ce martyre intime jusqu’à mon entrée au Carmel où le Père de nos âmes m’enleva tous mes doutes comme avec la main et depuis je suis parfaitement tranquille.

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Description de la maladie

Il n’est pas surprenant que j’aie craint d’avoir paru malade sans l’être en effet, car je disais et je faisais des choses que je ne pensais pas, presque toujours je paraissais en délire, disant des paroles qui n’avaient pas de sens et cependant je suis sûre de n’avoir pas été privée un seul instant de l’usage de ma raison… Je paraissais souvent évanouie, ne faisant pas le plus léger mouvement, alors je me serais laissé faire tout ce qu’on aurait voulu, même tuer, pourtant j’entendais tout ce qui se disait autour de moi et je me rappelle encore de tout… Il m’est arrivé une fois d’être longtemps sans pouvoir ouvrir les yeux et de les ouvrir un instant pendant que je me trouvais seule… Je crois que le démon avait reçu un pouvoir extérieur sur moi mais [29r°] qu’il ne pouvait approcher de mon âme ni de mon esprit, si ce n’est pour m’inspirer des frayeurs très grandes de certaines choses, par exemple pour des remèdes très simples qu’on essayait en vain de me faire accepter. Mais si le Bon Dieu permettait au démon de s’approcher de moi il m’envoyait aussi des anges visibles… Marie était toujours auprès de mon lit me soignant et me consolant avec la tendresse d’une Mère, jamais elle ne témoigna le plus petit ennui et cependant je lui donnais beaucoup de mal, ne souffrant pas qu’elle s’éloigne de moi. Il fallait bien cependant qu’elle aille au repas avec Papa, mais je ne cessais de l’appeler tout le temps qu’elle était partie, Victoire qui me gardait était parfois obligée d’aller chercher ma chère « Mama » comme je l’appelais… Lorsque Marie voulait sortir il fallait que ce soit pour aller à la messe ou bien pour voir Pauline, alors je ne disais rien… Mon Oncle et ma Tante étaient aussi bien bons pour moi ; ma chère petite Tante venait tous les jours me voir et m’apportait mille gâteries. D’autres personnes amies de la famille vinrent aussi me visiter, mais je suppliai Marie de leur dire que je ne voulais pas recevoir de visites ; cela me déplaisait de « voir des personnes assises autour de mon lit en rang d’oignons et me regardant comme une bête curieuse. » La seule visite que j’aimais était celle de mon Oncle et ma Tante. Depuis cette maladie je ne saurais dire combien mon affection pour eux augmenta, je compris mieux que jamais qu’ils n’étaient pas pour nous des parent s ordinaires. Ah ! ce pauvre petit Père avait bien raison quand il nous répétait souvent les paroles que je viens d’écrire. Plus tard il expérimenta qu’il ne s’était pas trompé et maintenant il doit protéger et bénir ceux qui lui prodiguèrent des soins si dévoués… Moi je suis encore exilée et ne sachant pas montrer ma reconnaissance, je n’ai qu’un seul moyen pour soulager mon cœur : Prier pour les parents que j’aime, qui furent et qui sont encore si bons pour moi ! Léonie était aussi bien bonne pour moi, essayant de m’amuser de son mieux, moi je lui faisais quelquefois de la peine car elle voyait bien que Marie ne pouvait être remplacée auprès de moi… Et ma Céline chérie, que n’a-t-elle pas fait pour sa Thérèse ?… Le Dimanche au lieu d’aller se promener elle venait s’enfermer des heures entières avec une pauvre petite fille qui ressemblait à une idiote ; vraiment [29v°] il fallait de l’amour pour ne pas me fuir… Ah ! mes chères petites Sœurs, que je vous ai fait souffrir !… personne ne vous avait fait autant de peine que moi et personne n’avait reçu autant d’amour que vous m’en avez prodigué… Heureusement, j’aurai le Ciel pour me venger, mon Époux est très riche et je puiserai dans ses trésors d’amour afin de vous rendre au centuple tout ce que vous avez souffert à cause de moi… Ma plus grande consolation pendant que j’étais malade, c’était de recevoir une lettre de Pauline… Je la lisais, la relisais jusqu’à la savoir par cœur… Une fois, ma Mère chérie, vous m’avez envoyé un sablier et une de mes poupées habillée en carmélite, dire ma joie est chose impossible… Mon Oncle n’était pas content, il disait qu’au lieu de me faire penser au Carmel il faudrait l’éloigner de mon esprit, mais je sentais au contraire que c’était l’espérance d’être un jour carmélite qui me faisait vivre… Mon plaisir était de travailler pour Pauline, je lui faisais des petits ouvrages en papier bristol et ma plus grande occupation était de faire des couronnes de pâquerettes et de myosotis pour la Sainte Vierge, nous étions au beau mois de mai, toute la nature se parait de fleurs et respirait la gaîté, seule la « petite fleur » languissait et semblait à jamais flétrie…

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La grâce du sourire

Cependant elle avait un Soleil auprès d’elle, ce Soleil était la Statue miraculeuse de la Sainte Vierge qui avait parlé deux fois à Maman, et souvent, bien souvent, la petite fleur tournait sa corolle vers cet Astre béni… Un jour je vis Papa entrer dans la chambre de Marie où j’étais couchée ; il lui donna plusieurs pièces d’or avec une expression de grande tristesse et lui dit d’écrire à Paris et de faire dire des messes à Notre-Dame des Victoires pour qu’elle guérisse sa pauvre petite fille. Ah ! que je fus touchée en voyant la Foi et l’Amour de mon Roi chéri ! [30r°] J’aurais voulu pouvoir lui dire que j’étais guérie, mais je lui avais déjà fait assez de fausses joies, ce n’était pas mes désirs qui pouvaient faire un miracle, car il en fallait un pour me guérir… Il fallait un miracle et ce fut Notre-Dame des Victoires qui le fit. Un Dimanche (pendant la neuvaine de messes), Marie sortit dans le jardin me laissant avec Léonie qui lisait auprès de la fenêtre, au bout de quelques minutes je me mis à appeler presque tout bas : « Mama… Mama… ». Léonie étant habituée à m’entendre toujours appeler ainsi, ne fit pas attention à moi. Ceci dura longtemps, alors j’appelai plus fort et enfin Marie revint, je la vis parfaitement entrer, mais je ne pouvais dire que je la reconnaissais et je continuais d’appeler toujours plus fort : « Mama… ». Je souffrais beaucoup de cette lutte forcée et inexplicable et Marie en souffrait peut-être encore plus que moi ; après de vains efforts pour me montrer qu’elle était auprès de moi, elle se mit à genoux auprès de mon lit avec Léonie et Céline puis se tournant vers la Sainte Vierge et la priant avec la ferveur d’une Mère qui demande la vie de son enfant, Marie obtint ce qu’elle désirait… Ne trouvant aucun secours sur la terre, la pauvre petite Thérèse s’était aussi tournée vers sa Mère du Ciel, elle la priait de tout son cœur d’avoir enfin pitié d’elle…Tout à coup la Sainte Vierge me parut belle, si belle que jamais je n’avais rien vu de si beau, son visage respirait une bonté et une tendresse ineffable, mais ce qui me pénétra jusqu’au fond de l’âme ce fut le « ravissant sourire de la Ste Vierge ». Alors toutes mes peines s’évanouirent, deux grosses larmes jaillirent de mes paupières et coulèrent silencieusement sur mes joues, mais c’était des larmes de joie sans mélange… Ah ! pensai-je, la Sainte Vierge m’a souri, que je suis heureuse… oui [30v°] mais jamais je ne le dirai à personne, car alors mon bonheur disparaîtrait. Sans aucun effort je baissai les yeux, et je vis Marie qui me regardait avec amour ; elle semblait émue et paraissait se douter de la faveur que la Sainte Vierge m’avait accordée… Ah ! c’était bien à elle, à ses prières touchantes que je devais la grâce du sourire de la Reine des Cieux. En voyant mon regard fixé sur la Sainte Vierge, elle s’était dit : « Thérèse est guérie! » Oui, la petite fleur allait renaître à la vie, le Rayon lumineux qui l’avait réchauffée ne devait pas arrêter ses bienfaits ; il n’agit pas tout d’un coup, mais doucement, suavement, il releva sa fleur et la fortifia de telle sorte que cinq ans après elle s’épanouissait sur la montagne fertile du Carmel.

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Prière à la Vierge du sourire

O Marie, Mère de Jésus et la nôtre, qui, par un visible sourire, avez daigné consoler et guérir autrefois votre enfant privilégiée, Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, nous vous en supplions, venez nous consoler, nous aussi, dans les peines de cette vie; détachez nos cœurs de la terre, donnez-nous la santé de l'âme et du corps, affermissez-nous dans l'espérance, obtenez-nous enfin de jouir éternellement dans le Ciel de votre maternel et ravissant sourire. Ainsi soit-il.


O Vierge du Sourire, convertissez les pécheurs, guérissez les malades, et assistez les agonisants.


Sainte Thérèse de l'Enfant-Jésus, priez pour nous.


Imprimatur

200 jours d'indulgence,

Paul-Émile Cardinal Léger, Arch. de Montréal, 7 novembre 1960.

1 décembre 2008

Ma joie

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Ma joie

Il est des âmes sur la terre
Qui cherchent en vain le bonheur
Mais pour moi, c'est tout le contraire
La joie se trouve dans mon coeur
Cette joie n'est pas éphémère
Je la possède sans retour
Comme une rose printanière
Elle me sourit chaque jour.

Vraiment je suis par trop heureuse,
Je fais toujours ma volonté...
Pourrais-je n'être pas joyeuse
et ne pas montrer ma gaieté ?...
Ma joie, c'est d'aimer la souffrance,
Je souris en versant des pleurs
J'accepte avec reconnaissance
Les épines mêlées aux fleurs.

Lorsque le Ciel bleu devient sombre
Et qu'il semble me délaisser,
Ma joie, c'est de rester dans l'ombre
De me cacher, de m'abaisser.
Ma joie, c'est la Volonté Sainte
De Jésus mon unique amour
Ainsi je vis sans nulle crainte
J'aime autant la nuit que le jour.

Ma joie, c'est de rester petite
Aussi quand je tombe en chemin
Je puis me relever bien vite
Et Jésus me prend par la main
Alors le comblant de caresses
Je Lui dis qu'Il est tout pour moi
Et je redouble de tendresses
Lorsqu'Il se dérobe à ma foi.

Si parfois je verse des larmes
Ma joie, c'est de les bien cacher
Oh ! que la souffrance a de charmes
Quand de fleurs on sait la voiler !
Je veux bien souffrir sans le dire
Pour que Jésus soit consolé
Ma joie, c'est de le voir sourire
Lorsque mon coeur est exilé...

Ma joie, c'est de lutter sans cesse
Afin d'enfanter des élus.
C'est le coeur brûlant de tendresse
De souvent redire à Jésus :
"Pour toi, mon Divin petit Frère
"Je suis heureuse de souffrir
"Ma seule joie sur cette terre
"C'est de pouvoir de réjouir.

"Longtemps encor je veux bien vivre
"Seigneur, si c'est là ton désir
"Dans le Ciel je voudrais te suivre
"Si cela te faisait plaisir.
"L'amour, ce feu de la Patrie
"Ne cesse de me consumer
"Que me font la mort ou la vie ?
"Jésus, ma joie, c'est de t'aimer !"

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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17 décembre 2008

Vénérable Pierre-Bienvenu Noailles

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Le Vénérable Pierre-Bienvenu Noailles

Fondateur de la Sainte Famille de Bordeaux

1793-1861

Pierre-Bienvenu Noailles est né à Bordeaux, le 27 octobre 1793, en pleine période de Terreur. Son père s'occupait d'une maison de négoce dans le vin et sa mère s'occupait de l'éducation de ses nombreux enfants. Après une jeunesse dorée et quelque peu tourmentée, il entre au Séminaire de Saint Sulpice, où il devient Prêtre le 15 juin 1819. Préoccupé par l'éducation des plus jeunes, il fonde, en 1820, l'Association de la Sainte Famille de Bordeaux, composée de Sœurs contemplatives, apostoliques, de laïques consacrées et de laïcs célibataires et mariés, de Prêtres séculiers et de jeunes. La très grande Charité du Père Pierre Bienvenu Noailles veut répondre à tous les besoins de son temps, ainsi, des fondations successives prennent naissances pour porter l'Evangile aux jeunes, aux pauvres, au malades. Il est retourné vers le Père, le 8 février 1861, en disant aux Sœurs: « N'ayez pas qu'un Cœur, qu'une volonté pour faire aimer Notre Seigneur et Lui gagner tous les cœurs » Le Père Pierre Bienvenu Noailles repose actuellement dans la chapelle des Sœurs Contemplatives, à La Solitude, Maison-Mère de l'Association de la Sainte Famille de Bordeaux, à Martillac, en Gironde. Son tombeau est devenu un lieu privilégié de grâces, devant lequel nombre de personnes viennent chaque jour implorer des grâces.

Prière pour demander la glorification du Père Pierre Bienvenu Noailles

Dieu notre Père, Toi qui as mis au cour de Pierre Bienvenu Noailles, la grâce de se donner sans réserve à Ton Amour, et lui as inspiré de fonder une famille, à l'image de celle de Jésus, Marie et Joseph, accorde-nous de vivre du même esprit pour l'extension de Ton Règne et Ta plus grande Gloire. Donne-nous aussi la joie de voir glorifié Ton serviteur, le Vénérable Pierre Bienvenu Noailles, et accorde-nous par son intercession... Nous Te le demandons par Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.

Grâces et faveur obtenues sont à envoyer à

Sœur Postulatrice de la Cause

Sainte Famille de Bordeaux

Via Casali Santovetti, 58

I- 00165 Roma (Italia)

Sœurs de la Sainte Famille de Bordeaux

« La Solitude »

F- 33650 Martillac (France)

www.saintefamille.fr

Téléchargez la prière pour la glorification du Vénérable Pierre B. Noailles (pdf) en cliquant ici

1 décembre 2008

Pourquoi je t'aime, ô Marie !

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Pourquoi je t'aime, ô Marie !

Oh ! je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t'aime
Pourquoi ton nom si doux fait tressailler mon coeur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l'éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
O Marie, devant toi, je baisserais les yeux !...


Il faut pour qu'un enfant puisse chérir sa mère
Qu'elle pleure avec lui, partage ses douleurs
O ma Mère chérie, sur la rive étrangère
Pour m'attirer à toi, que tu versas de pleurs !...
En méditant ta vie dans le saint Evangile
J'ose te regarder et m'approcher de toi
Me croire ton enfant ne m'est pas difficile
Car je te vois mortelle et souffrant comme moi...


Lorsqu'un ange du Ciel t'offre d'être la Mère
Du Dieu qui doit régner toute l'éternité
Je te vois préférer, ô Marie, quel mystère
L'ineffable trésor de la virginité.
Je comprends que ton âme, ô Vierge Immaculée
Soit plus chère au Seigneur que le divin séjour
Je comprends que ton âme, Humble et Douce Vallée
Peut contenir Jésus, L'Océan de l'Amour !...


Oh ! je t'aime, Marie, te disant la servante
Du Dieu que tu ravis par ton humilité
Cette vertu cachée te rend toute-puissante
Elle attire en ton coeur la Sainte Trinité
Alors l'Esprit d'Amour te couvrant de son ombre
Le Fils égal au Père en toi s'est incarné...

De ses frères pécheurs bien grand sera le nombre
Puisqu'on doit l'appeler : Jésus, ton premier-né !...


O Mère bien-aimée, malgré ma petitesse
Comme toi je possède en moi Le Tout-Puissant
Mais je ne tremble pas en voyant ma faiblesse :
Le trésor de la mère appartient à l'enfant
Et je suis ton enfant, ô ma Mère chérie
Tes vertus, ton amour, ne sont-ils pas à moi ?
Aussi lorsqu'en mon coeur descend la blanche Hostie
Jésus, ton Doux Agneau, croit reposer en toi !...


Tu me le fais sentir, ce n'est pas impossible
De marcher sur tes pas, ô Reine des élus,
L'étroit chemin du Ciel, tu l'as rendu visible
En pratiquant toujours les plus humbles vertus.
Auprès de toi, Marie, j'aime à rester petite,
Des grandeurs d'ici-bas, je vois la vanité,
Chez Sainte Elisabeth, recevant ta visite,
J'apprends à pratiquer l'ardente charité.


Là j'écoute ravie, Douce Reine des anges,
Le cantique sacré qui jaillit de ton coeur.
Tu m'apprends à chanter les divines louanges
A me glorifier en Jésus mon Sauveur.
Tes paroles d'amour sont de mystiques roses
Qui doivent embaumer les siècles à venir.
En toi le Tout-Puissant a fait de grandes choses
Je veux les méditer, afin de l'en bénir.


Quand le bon Saint Joseph ignore le miracle
Que tu voudrais cacher dans ton humilité
Tu le laisses pleurer tout près du Tabernacle
Qui voile du Sauveur la divine beauté !...
Oh ! que j'aime, Marie, ton éloquent silence,
Pour moi c'est un concert doux et mélodieux
Qui me dit la grandeur et la toute-puissance
D'une âme qui n'attend son secours que des Cieux...


Plus tard à Bethléem, ô Joseph et Marie !
Je vous vois repoussés de tous les habitants
Nul ne peut recevoir en son hôtellerie
De pauvres étrangers, la place est pour les grands...
La place est pour les grands et c'est dans une étable
Que la Reine des Cieux doit enfanter un Dieu.

O ma Mère chérie, que je te trouve aimable
Que je te trouve grande en un si pauvre lieu !...


Quand je vois L'Eternel enveloppé de langes
Quand du Verbe Divin j'entends le faible cri
O ma mère chérie, je n'envie plus les anges
Car leur Puissant Seigneur est mon Frère chéri !...
Que je t'aime, Marie, toi qui sur nos rivages
As fait épanouir cette Divine Fleur !...
Que je t'aime écoutant les bergers et les mages
Et gardant avec soin toute chose en ton coeur !...


Je t'aime te mêlant avec les autres femmes
Qui vers le temple saint ont dirigé leurs pas
Je t'aime présentant le Sauveur de nos âmes
Au bienheureux Vieillard qui le presse en ses bras,
D'abord en souriant j'écoute son cantique
Mais bientôt ses accents me font verser des pleurs.
Plongeant dans l'avenir un regard prophétique
Siméon te présente un glaive de douleurs.


O Reine des martyrs, jusqu'au soir de ta vie
Ce glaive douloureux transpercera ton coeur
Déjà tu dois quitter le sol de ta patrie
Pour éviter d'un roi la jalouse fureur.
Jésus sommeille en paix sous les plis de ton voile
Joseph vient te prier de partir à l'instant
Et ton obéissance aussitôt se dévoile
Tu pars sans nul retard et sans raisonnement.


Sur la terre d'Egypte, il me semble, ô Marie
Que dans la pauvreté ton coeur reste joyeux,
Car Jésus n'est-Il pas la plus belle Patrie,
Que t'importe l'exil,, tu possèdes les Cieux ?...
Mais à Jérusalem, une amère tristesse
Comme un vaste océan vient inonder ton coeur
Jésus, pendant trois jours, se cache à ta tendresse
Alors c'est bien l'exil dans toute sa rigueur !...


Enfin tu l'aperçois et la joie te transporte,
Tu dis au bel Enfant qui charme les docteurs :
"O mon Fils, pourquoi donc agis-tu de la sorte ?
"Voilà ton père et moi qui te cherchions en pleurs."
Et l'Enfant Dieu répond (oh quel profond mystère !)
A la Mère chérie qui tend vers lui ses bras :
"Pourquoi me cherchiez-vous ?... Aux oeuvres de mon Père
"Il faut que je m'emploie; ne le savez-vous pas ?"


L'Evangile m'apprend que croissant en sagesse
A Joseph, à Marie, Jésus reste soumis
Et mon coeur me révèle avec quelle tendresse
Il obéit toujours à ses parents chéris.
Maintenant je comprends le mystère du temple,
Les paroles cachées de mon Aimable Roi.
Mère, ton doux Enfant veut que tu sois l'exemple
De l'âme qui Le cherche en la nuit de la foi.


Puisque le Roi des Cieux a voulu que sa Mère
Soit plongé dans la nuit, dans l'angoisse du coeur;
Marie, c'est donc un bien de souffrir sur la terre ?
Oui souffrir en aimant, c'est le plus pur bonheur !...
Tout ce qu'Il m'a donné Jésus peut le reprendre
Dis-lui de ne jamais se gêner avec moi...
Il peut bien se cacher, je consens à l'attendre
Jusqu'au jour sans couchant où s'éteindra ma foi...


Je sais qu'à Nazareth, Mère pleine de grâces
Tu vis très pauvrement, ne voulant rien de plus
Point de ravissements, de miracles, d'extases
N'embellissent ta vie, ô Reine des Elus !...

Le nombre des petits est bien grand sur la terre
Ils peuvent sans trembler vers toi lever les yeux
C'est par la voie commune, incomparable Mère
Qu'il te plaît de marcher pour les guider aux Cieux.


En attendant le Ciel, ô ma Mère chérie,
Je veux vivre avec toi, te suivre chaque jour
Mère, en te contemplant, je me plonge ravie
Découvrant dans ton coeur des abîmes d'amour.
Ton regard maternel bannit toutes mes craintes
Il m'apprend à pleurer, il m'apprend à jouir.
Au lieu de mépriser les joies pures et saintes
Tu veux les partager, tu daignes les bénir.


Des époux de Cana voyant l'inquiétude
Qu'ils ne peuvent cacher, car ils manquent de vin
Au Sauveur tu le dis dans ta sollicitude
Espérant le secours de son pouvoir divin.
Jésus semble d'abord repousser ta prière
"Qu'importe", répond-Il, "femme, à vous et à moi ?"
Mais au fond de son coeur, Il te nomme sa Mère
Et son premier miracle, Il l'opère pour toi...


Un jour que les pécheurs écoutent la doctrine
De Celui qui voudrait au Ciel les recevoir
Je te trouve avec eux, Marie, sur la colline
Quelqu'un dit à Jésus que tu voudrais le voir,
Alors, ton Divin Fils devant la foule entière
De son amour pour nous montre l'immensité
Il dit : "Quel est mon frère et ma soeur et ma Mère,
"Si ce n'est celui-là qui fait ma volonté ?"


O Vierge Immaculée, des mères la plus tendre
En écoutant Jésus, tu ne t'attristes pas
Mais tu te réjouis qu'Il nous fasse comprendre
Que notre âme devient sa famille ici-bas
Oui tu te réjouis qu'Il nous donne sa vie,
Les trésors infinis de sa divinité !...
Comment ne pas t'aimer, ô ma Mère chérie
En voyant tant d'amour et tant d'humilité ?


Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
Et tu consens pour nous à t'éloigner de Lui.
Aimer c'est tout donner et se donner soi-même
Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
Il savait les secrets de ton coeur maternel,
Refuge des pécheurs, c'est à toi qu'Il nous laisse
Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel.


Marie, tu m'apparais au sommet du Calvaire
Debout près de la Croix, comme un prêtre à l'autel
Offrant pour apaiser la justice du Père
Ton bien-aimé Jésus, le doux Emmanuel...
Un prophète l'a dit, ô Mère désolée,
"Il n'est pas de douleur semblable à ta douleur !"
O Reine des Martyrs, en restant exilée
Tu prodigues pour nous tout le sang de ton coeur !


La maison de Saint Jean devient ton seul asile
Le fils de Zébédée doit remplacer Jésus...
C'est le dernier détail que donne l'Evangile
De la Reine des Cieux il ne me parle plus.
Mais son profond silence, ô ma Mère chérie
Ne révèle-t-il pas que
Le Verbe Eternel
Veut Lui-même chanter les secrets de ta vie

Pour charmer tes enfants, tous les Elus du Ciel ?


Bientôt je l'entendrai cette douce harmonie
Bientôt dans le beau Ciel, je vais aller te voir
Toi qui vins me sourire au matin de ma vie
Viens me sourire encor... Mère... voici le soir !...
Je ne crains plus l'éclat de ta gloire suprême
Avec toi j'ai souffert et je veux maintenant
Chanter sur tes genoux, Marie, pourquoi je t'aime
Et redire à jamais que je suis ton enfant !.....


La petite Thérèse...


Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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1 décembre 2008

Mon chant d’Aujourd’hui

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Mon chant d’Aujourd’hui

Ma vie n’est qu’un instant, une heure passagère.
Ma vie n’est qu’un seul jour qui m’échappe et qui fuit.
Tu le sais, ô mon Dieu ! Pour t’aimer sur terre
Je n’ai rien qu’aujourd’hui !

Oh ! Je t’aime, Jésus vers toi mon âme aspire.
Pour un jour seulement reste mon doux appui.
Viens régner dans mon cœur, donne-moi ton sourire
Rien que pour aujourd’hui !

Que m’importe, Seigneur, si l’avenir est sombre ?
Te prier pour demain, oh non je ne le puis !
Conserve mon cœur pur, couvre-moi de ton ombre
Rien que pour aujourd’hui.

Si je songe à demain, je crains mon inconstance.
Je sens naître en mon cœur la tristesse et l’ennui.
Mais je veux bien, mon Dieu, l’épreuve, la souffrance
Rien que pour aujourd’hui.

Je dois te voir bientôt sur la rive éternelle.
O Pilote Divin ! Dont la main me conduit.
Sur les flots orageux guide en paix ma nacelle
Rien que pour aujourd’hui.

Ah ! Laisse-moi, Seigneur, me cacher en ta Face.
Là je n’entendrai plus du monde le vain bruit.
Donne-moi ton amour, conserve-moi ta grâce
Rien que pour aujourd’hui.

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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3 novembre 2008

Prière de Sainte Claire d'Assise aux Cinq Plaies de Jésus

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Prière de Sainte Claire d'Assise aux Cinq Plaies

Oraison et louange à la Plaie de la main droite

Louange et Gloire à Toi, Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ta main droite. Par cette Plaie sacrée, pardonne-moi tous les péchés que j'ai commis contre toi, par pensée, par parole et par action, par négligence à Ton service ou par sensualité, soit en dormant, soit en veillant. Par Ta Passion rends-moi capable de célébrer dignement le souvenir de Ta Mort par amour et de Tes Saintes Plaies; et de Te rendre grâces, avec Ton aide, en mortifiant mon corps. Toi qui vis et règnes dans les siècles des siècles. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie de la Main Gauche

Louange et Gloire à Toi, très Doux Seigneur Jésus-Christ, pour la très Sainte Plaie de Ta main gauche. Par cette Plaie sacrée, aie pitié de moi; tout ce qui Te déplaît en moi, daigne le transformer; donne-moi de vaincre Tes ennemis: que, par Ta Force, je puisse les terrasser. Par Ta très douce Mort, délivre-moi de tous les dangers de la vie présente et de la vie future, et rends-moi digne de la Gloire de Ton Royaume. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du pied droit

Louange et Gloire, très Doux Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton pied droit. Par cette Plaie Sacrée, accorde-moi de faire pénitence pour mes péchés. Par Ta très douce Mort , je T'en supplie: garde Ta servante jour et nuit dans Ta Volonté, arrache-moi aux malheurs de l'âme et du corps, reçois mon âme au jour du jugement dans Ta Foi et Ta Miséricorde et conduis-moi aux joies éternelles. Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du pied gauche

Louange et gloire à Toi, très Bon Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton pied gauche. Par cette Plaie Sacrée et avec toute Ton Indulgence, accorde-moi Ton Pardon: que Ta Grâce vienne à mon secours pour me mettre à l'abri du châtiment de Ta Justice. Et par Ta Mort très Sainte, je T'en prie, très Bon Seigneur Jésus-Christ, qu'avant l'heure de ma mort je mérite de recevoir, pour mon Salut éternel, le sacrement Ton Corps et de Ton Sang, après l'aveu loyal et contrit de mes péchés, une parfaite pénitence, en toute pureté de l'âme et du corps, et après avoir reçu l'onction de l'huile sainte. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie.

Oraison et louange à la Plaie du Côté

Louange et Gloire à Toi, très Bon Seigneur Jésus-Christ, pour la Très Sainte Plaie de Ton Côté. Par cette Plaie Sacrée, par l'immensité de l'Amour que Tu as manifesté, à Longin autrefois, et maintenant encore à nous tous, par Ton Côté ouvert, je T'en prie Très Bon Jésus, Toi qui m'as purifiée par le Baptême de toutes les taches originelles, délivre-moi de tout mal passé, présent et futur, par Ton Sang très Précieux encore offert et versé aujourd'hui sur toute la terre. Par Ta mort très amère, donne-moi la grâce d'une Foi droite, d'une ferme Espérance et d'une Charité parfaite. Que je T'aime de tout mon Cœur, de toute mon âme et de toutes mes forces; fortifie-moi dans le bien, donne-moi une persévérance virile à Ton service, afin que je puisse Te plaire parfaitement maintenant et toujours. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie.


V- Que les cinq Plaies de Dieu

R- Soient un remède à mes blessures.

V- Par Tes cinq Plaies, ô Christ

R- Délivre-moi de mes péchés.

V- Par Tes cinq Plaies, ô Christ

R- Donne-nous la Paix


Prions


Dieu Tout-Puissant et Eternel, Tu as racheté le genre humain par les cinq Plaies de Ton Fils Jésus-Christ, notre Seigneur; donne à celles qui Te supplient en vénérant chaque jour ces Plaies, d'échapper, par les mérites de Ton Sang Précieux, à la mort subite et à la mort éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Texte extrait du livre "Sainte Claire d'Assise, Documents" aux Editions Franciscaines

Téléchargez la Prière de Sainte Claire aux 5 Plaies (pdf) en cliquant ici

29 octobre 2008

Le petit Chapelet de l'Amour

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Le petit Chapelet de l'Amour


Pour ces derniers temps, en plus de la dévotion envers Ma Mère (le Rosaire), Je désire que vous m’exprimiez votre amour par la récitation d’un petit chapelet, comme je vais vous montrer.


Forme différente de la manière habituelle de réciter le chapelet, suivre l’ordre ci-dessous:

Signe de croix : Au Nom du Père, du Films et du Saint Esprit!

Dieu, venez à notre aide !

Seigneur venez à notre secours!

Gloire au Père, au Fils, et au Saint Esprit.

Sur les grains du Notre Père : Jésus, mon amour, j’ai confiance en Vous !

Sur les grains des je vous salue Marie :

1ére dizaine : Jésus, je Vous aime, pardonnez-nous !

2éme dizaine :Jésus, je Vous aime, sauvez-nous !

3éme dizaine : Jésus, je Vous aime, guérissez-nous !

4éme dizaine : Jésus, je Vous aime, délivrez-nous !

5éme dizaine : Jésus, je Vous aime, sanctifiez-nous !

Sur les grains qui mènent à la Croix :

Réciter le credo, Notre Père, Jésus, j’aime Votre Église, Sauvez-la ! (trois fois)

Pour le triomphe du Cœur Immaculé de Marie : Je vous salue Marie...


Pour que vienne rapidement Jésus dans sa Gloire : Notre Père... Gloire au Père... Amen !

Téléchargez le texte du Petit Chapelet de l'Amour (pdf) en cliquant ici

24 octobre 2008

Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux

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Acte d'offrande à l'Amour Miséricordieux

Offrande de moi-même comme victime d'Holocauste à l'Amour Miséricordieux du Bon Dieu.


Ô mon Dieu! Trinité Bienheureuse, je désire vous Aimer et vous faire Aimer, travailler à la glorification de la Sainte Église en sauvant les âmes qui sont sur la terre et délivrant celles qui souffrent dans le purgatoire. Je désire accomplir parfaitement votre volonté, arriver au degré de gloire que vous m'avez préparé dans votre royaume, en un mot je désire être Sainte, mais je sens mon impuissance et je vous demande ô mon Dieu ! d'être vous-même ma Sainteté. Puisque vous m'avez aimée, jusqu'à me donner votre Fils unique pour être mon Sauveur et mon Époux, les trésors infinis de ses mérites sont à moi, je vous les offre avec bonheur, vous suppliant de ne me regarder qu'à travers la Face de Jésus et dans son Cœur brûlant d'Amour.


Je vous offre encore tous les mérites des Saints (qui sont au Ciel et sur la terre) leurs actes d'Amour et ceux des Saints Anges; enfin je vous offre, ô Bienheureuse Trinité! L'Amour et les mérites de la Sainte Vierge, ma Mère chérie, c'est à elle que j'abandonne mon offrande la priant de vous la présenter. Son Divin Fils, mon époux Bien-aimé, aux jours de sa vie mortelle nous a dit: "Tout ce que vous demanderez à mon Père en mon nom il vous le donnera! "Je suis donc certaine que vous exaucerez mes désirs; je le sais ô mon Dieu! plus vous voulez donner, plus vous faites désirer. Je sens en mon cœur des désirs immenses et c'est avec confiance que je vous demande de venir prendre possession de mon âme. Ah! je ne puis recevoir la sainte Communion aussi souvent que je le désire, mais, Seigneur, n'êtes-vous pas Tout-puissant?... Restez en moi, comme au tabernacle, ne vous éloignez jamais de votre petite hostie... Je voudrais vous consoler de l'ingratitude des méchants et je vous supplie de m'ôter la liberté de vous déplaire, si par faiblesse, je tombe quelquefois, qu'aussitôt votre Divin Regard purifie mon âme consumant toutes mes imperfections, comme le feu qui transforme toute chose en lui-même... Je vous remercie ô mon Dieu! de toutes les grâces que vous m'avez accordées, en particulier de m'avoir fait passer par le creuset de la souffrance. C'est avec joie que je vous contemplerai au dernier jour portant le sceptre de la Croix; puisque vous avez daigné me donner en partage cette Croix si précieuse, j'espère au Ciel vous ressembler et voir briller sur mon corps glorifié les sacrés stigmates de votre Passion...


Après l'exil de la terre, j'espère aller jouir de vous dans la Patrie, mais je ne veux pas amasser de mérites pour le Ciel, je veux travailler pour votre seul Amour, dans l'unique but de vous faire plaisir, de consoler votre Cœur Sacré et de sauver des âmes qui vous aimeront éternellement. Au soir de cette vie, je paraîtrai devant vous les mains vides, car je ne vous demande pas, Seigneur, de compter mes œuvres. Toutes nos justices ont des taches à vos yeux. Je veux donc me revêtir de votre propre Justice, et recevoir de votre Amour la possession éternelle de Vous-même. Je ne veux point d'autre Trône et d'autre Couronne que Vous, ô mon Bien Aimé!... À vos yeux le temps n'est rien, un seul jour est comme mille ans, vous pouvez donc en un instant me préparer à paraître devant vous... Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m'offre comme victime d'holocauste à votre Amour Miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en vous et qu'ainsi je devienne Martyre de votre Amour, ô mon Dieu!... Que ce Martyre après m'avoir préparée à paraître devant vous me fasse enfin mourir et que mon âme s'élance sans retard dans l'éternel embrassement de Votre Miséricordieux Amour... Je veux, ô mon Bien Aimé, à chaque battement de mon cœur vous renouveler cette offrande un nombre infini de fois jusqu'à ce que les ombres s'étant évanouies, je puisse vous redire mon Amour dans un Face à Face Éternel!...


Marie, Françoise, Thérèse de l'Enfant-Jésus et de la Sainte Face rel. carm. ind.
Fête de la Sainte Trinité. Le 9 Juin de l'an de grâce 1895

Téléchargez le texte de l'Acte d'Offrande à l'Amour Miséricordieux (pdf) en cliquant ici

12 novembre 2008

Litanies de Sainte Alphonsine de Gazinet

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Litanies de Sainte Alphonsine de Gazinet

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Marie, femme bénie entre toutes les femmes, priez pour nous

Sainte Alphonsine de Gazinet, priez pour nous

Sainte Alphonsine, notre avocate, priez pour nous

Sainte Alphonsine, notre patronne, priez pour nous

Sainte Alphonsine, mère adoptive de l'Eglise Gallicane, priez pour nous

Sainte Alphonsine, modèle de pureté, priez pour nous

Sainte Alphonsine, exemple d'humilité, priez pour nous

Sainte Alphonsine, miroir d'obéissance, priez pour nous

Sainte Alphonsine, modèle d'épouse, priez pour nous

Sainte Alphonsine, à l'inépuisable patience, priez pour nous

Sainte Alphonsine, étonnante de force, priez pour nous

Sainte Alphonsine, héroïne du sacrifice, priez pour nous

Sainte Alphonsine, au pardon généreux, priez pour nous

Sainte Alphonsine, âme mystique, priez pour nous

Sainte Alphonsine, bienfaitrice des pauvres, priez pour nous

Sainte Alphonsine, soumise à la Divine Vocation,

Sainte Alphonsine, première Diaconesse de l'Eglise Gallicane, priez pour nous

Sainte Alphonsine, miracle de mortification, priez pour nous

Sainte Alphonsine, adoratrice de Jésus-Crucifié, priez pour nous

Sainte Alphonsine, orgueil de l'Eglise Gallicane, priez pour nous

Sainte Alphonsine, perle précieuse de Gazinet, priez pour nous

Sainte Alphonsine, au pouvoir d'intercession très puissant, priez pour nous

Sainte Alphonsine, astre bienfaisant des errants, priez pour nous

Sainte Alphonsine, réconfort assuré des affligés, priez pour nous

Sainte Alphonsine, sainte de l'impossible, priez pour nous

Sainte Alphonsine, notre Bonne Maman, priez pour nous


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.


Sainte Alphonsine de Gazinet, priez pour nous

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus Christ.


Prions


O Dieu très Clément, qui as rendu célèbre Sainte Alphonsine par la faveur de prodiges continuels, fais que, par ses mérites, nous obtenions toutes les grâces, qu'avec Foi nous Te demandons, par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Téléchargez le texte des Litanies de Sainte Alphonsine de Gazinet (pdf) en cliquant ici

 

Toutes personnes ayant reçu des faveurs par l'intercession de Sainte Alphonsine de Gazinet ou désirant des informations, peut s'adresser auprès du

Père Raphaël Steck

Mission Gallicane d'Alsace

9, rue de Colmar

67118 GEISPOLSHEIM 

E-mail: raphaelsteck@gallican.org

www.gallicanalsace.org

12 novembre 2008

Sainte Alphonsine de Gazinet

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Sainte Alphonsine de Gazinet

1836-1923

Fête le 27 novembre


A Gazinet, commune de Gironde, résidait une dame au curieux destin. Elle était dotée par le Ciel de dons étranges: voyance, guérison. A ces dons s'ajoute une science certaine du reboutage, de la phytothérapie. Profondément mystique, elle passait des heures en prière et faisait accompagner ses actes de messes et de neuvaines. Elle est née le 15 Juillet 1836 à l'Ile d'Oleron, son nom de jeune fille est Anne, Alphonsine, Hortense Renolleau; elle a épousé Eugène Mathieu mais les gens de la région l'ont surnommée la Bonne Maman. Sur sa propriété, elle a fait bâtir une église et l'a dédiée à Saint Louis. Chaque année, elle organise à ses frais un pèlerinage au sanctuaire marial du Puy en Velay, dans la Haute-Loire. Elle l'offre aux jeunes filles de Cestas-Gazinet. En 1913 elle y remarqué Monseigneur Louis-Marie-François Giraud, en visite au sanctuaire. La rencontre entre la vieille dame et le jeune évêque gallican sera déterminante et riche de nombreux fruits pour l'avenir. Elle adoptera, au sens propre comme au figuré l'évêque de "La Mine". A partir de 1914 elle met à sa disposition l'église Saint Louis. Elle meurt en odeur de sainteté le 27 novembre 1923. Dans les années 50, le patriarche Jalbert-Ville, après avoir réunis de nombreux témoignage, la porte sur les autels et elle deviendra pour nous tous Sainte Alphonsine de Gazinet. En 1980, une partie des reliques de Sainte Alphonsine fut déposée dans un prieuré à Lavardac, le reste reposant dans le tombeau situé dans le cimetière de Cestas (33). Enfin le 9 juin 2003, les reliques conservées à Lavardac furent transférées dans l'oratoire de la Mission d'Alsace où elles sont conservées dans une chasse peinte à la main. Vous pouvez vénérer un reliquaire de notre Bonne Maman dans chacune des paroisses gallicanes.


Texte extrait du site www.gallicanalsace.org


Prière de Sainte Alphonsine de Gazinet


"A tes enfants éprouvés par les difficultés et les pièges de ce monde cruel, accorde, Seigneur notre Dieu, les oasis de repos, de détente et de protection qui furent de tout temps les dons secrets de Ta Providence. Ceux qui partirent un jour sous ton inspiration du lieu appelé "les eaux amères" campèrent sous Ta conduite et celle de Ton serviteur Moïse dans ce lieu cent quarante fois béni où ils trouvèrent douze sources d'eau claire et soixante-douze palmiers. Ainsi Ton Église, Seigneur Jésus-Christ, fut fondée par la prédication des douze Apôtres et des soixante-douze exorcistes que le Seigneur envoya deux à deux au devant des besoins humains. Par le Nom cent quarante quatre fois béni d'Elohim et par les 36 couples d'exorcistes qui l'utilisèrent efficacement contre les serpents et contre les scorpions du domaine infernal, sauve-moi Seigneur et prends pitié de moi. Que ce Nom privilégié d'Elohim agisse une fois de plus... Place devant mes pas, Seigneur, cet oasis de Ta Providence, désaltère-moi de son eau limpide et nourris-moi du fruit de ses palmiers. Permets-moi, Seigneur, de trouver là ton refuge, loin des difficultés, des épreuves et des tentations. Je Te le demande par le secours de Ta Grâce en Ton Nom infiniment Saint, Toi Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et l'Esprit-Saint dans les siècles des siècles. Amen.


Prière à Sainte Alphonsine de Gazinet


Bienheureuse Sainte Alphonsine, humble servante de Jésus, nous te remercions de tout le bien que tu nous as fait, à nous et aux nôtres; nous te demandons de continuer à nous éclairer et à nous protéger dans la tâche aride que nous avons acceptée de toi pour protéger l'Oeuvre que tu nous as confiée. Prie Jésus, afin que les prières aient dans nos mains le même pouvoir qu'elles eurent dans les tiennes, pour la plus grande gloire de Dieu et le soulagement de nos maladies physiques et morales. Prie le Dieu tout-puissant qu'Il nous donne les Lumières de Son Saint Esprit, afin que nous devenions légion, pour repousser au plus profond des abîmes, les esprits ténébreux, et que les fluides lumineux des bons Anges soient toujours entre nous et nos ennemis. Amen.


Voyez la merveilles!

Elle a laissé carte blanche à son Seigneur!

Qui pourra délimiter en sa vie ce qui est d'elle

et ce qui est de son Seigneur bien-aimé.

Célébrez le Seigneur parce qu'Il est Bon:

parce que Sa Miséricorde est éternelle.

Alléluia, Alléluia.


Que Sainte Alphonsine unisse sa prière à la mienne, et que sa présence rassurante et bienveillante illuminée de la Gloire Céleste me mette sous la protection de la Divine Providence. Au nom de la Trinité Sainte et Éternelle: Père, Fils et Esprit Saint, Dieu Unique et Bienfaisant. Amen. Alléluia!


Neuvaine à Sainte Alphonsine de Gazinet


Bienheureuse Alphonsine, humble servante de Jésus, nous te remercions de tout le bien que tu nous as fait, à nous, aux nôtres; nous te demandons de continuer à nous éclairer et à nous protéger dans la tâche aride que nous avons acceptée de toi pour perpétrer l'œuvre que tu nous as confiée. Prie Jésus, afin que les prières aient dans nos mains le même pouvoir qu'elles eurent dans les tiennes, pour la plus grande gloire de Dieu et le soulagement de nos maladies physiques et morales.


Prie le Dieu Tout-Puissant qu'Il nous donne les Lumières de Son Saint-Esprit, afin que nous devenions légions, pour repousser au plus profond des abîmes, les esprits ténébreux, et que les fluides lumineux des bons Anges soient toujours entre nous et nos ennemis. Amen. Voyez la merveille! Elle a laissé carte blanche à son Seigneur! Qui pourra délimiter en sa vie ce qui est d'elle et ce qui est de son Seigneur bien-aimé. Célébrez le Seigneur parce qu'Il est bon; parce que Sa Miséricorde est éternelle. Alléluia, Alléluia.


Que Sainte Alphonsine unisse sa prière à la mienne, et que sa présence rassurante et bienveillante illuminée de la gloire céleste me mette sous la protection de la Providence Divine. Au Nom de la Trinité Sainte et Éternelle: Père, Fils et Esprit Saint, Dieu unique et et Bienfaisant. Amen. Alléluia!


Remerciements au Père Raphaël Steck pour les documents fournis

 

Toutes personnes ayant reçu des faveurs par l'intercession de Sainte Alphonsine de Gazinet, peut les signaler auprès du

Père Raphaël Steck

Mission Gallicane d'Alsace

9, rue de Colmar

F-67118 GEISPOLSHEIM


E-mail: raphaelsteck@gallican.org


www.gallicanalsace.org

Téléchargez le texte des Prières à Sainte Alphonsine (pdf) en cliquant ici

Notice sur Sainte Alphonsine de Gazinet,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-512416.html

6 novembre 2008

A Théophane Vénard

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A Théophane Vénard

Prêtre des Missions Etrangères martyrisé au Tonkin à l'âge de 31 ans.

Tous les Elus célèbrent tes louanges

O Théophane! Angélique Martyr

Et je le sais, dans les Saintes Phalanges

Le Séraphim aspire à te servir!...

Ne pouvant pas, exilée sur la terre

Mêler ma voix à celle des Elus,

Je veux aussi sur la rive étrangère

Prendre ma lyre et chanter tes vertus...

Ton court exil fut comme un doux cantique

Dont les accents savaient toucher les coeurs

Et pour Jésus, ton âme poétique

A chaque instant faisait naître des fleurs.

En t'élevant vers la Céleste sphère

Ton chant d'adieu fut encor printanier

Tu murmurais: « Moi, petit éphémère

« dans le beau Ciel, je m'en vais le premier!... »

Heureux Martyr, à l'heure du supplice

Tu savourais le bonheur de souffrir

Souffrir pour Dieu te semblait un délice.

En souriant, tu sus vivre et mourir...

A ton bourreau, tu t'empressas de dire

Lorqu'il t'offrit d'abréger ton tourment:

« Plus durera mon douloureux martyre

« Mieux ça vaudra, plus je serai content !!! »

Lys virginal, au printemps de ta vie

Le Roi du Ciel entendit ton désir,

Je vois en toi: la fleur épanouie

Que le Seigneur cueillit pour son plaisir...

Et maintenant tu n'es plus exilée

Les Bienheureux admirent ta splendeur.

Rose d'amour. La Vierge Immaculée,

De ton parfum respire la fraîcheur.

Soldat du Christ, ah! Prête-moi tes armes

Pour les pécheurs, je voudrais ici-bas

Lutter, souffrir à l'ombre de tes palmes,

Protège-moi, viens soutenir mon bras.

Je veux pour eux ne cessant pas la guerre

Prendre d'assaut le Royaume de Dieu

Car le Seigneur apporta sur la terre

Non pas la paix, mais le Glaive et le Feu !...

Je l'aime aussi, cette plage infidèle

Qui fut l'objet de ton ardent amour

Avec bonheur, je volerais vers elle

Si le Bon Dieu m'y appelait un jour...

Mais à ses yeux, il n'est pas de distances

Tout l'univers devant Lui n'est qu'un point

Mon faible amour, mes petites souffrances

Bénies par Lui, Le font aimer au loin !...

Ah! si j'étais une fleur printanière

Que le Seigneur voudrait bientôt cueillir

Descends du Ciel à mon heure dernière

Je t'en conjure, ô Bienheureux Martyr!

De ton amour aux virginales flammes

Viens m'embraser en ce séjour mortel

Et je pourrai voler avec les âmes

Qui formeront ton cortège éternel !...

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, Docteur de l'Eglise

(Oeuvres complètes, Ed. du Cerf/ Desclée de Brouwer)

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