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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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25 novembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 21/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie

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Vingt-et-unième jour

Septième jour dans le Cœur de Jésus

La Royauté du Cœur de Jésus par le Règne du Cœur de Marie

Consécration de tout l'amour du monde

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

Invocation

 

O Jésus, nous savons que Tu es Doux,

que Tu as donné Ton Cœur pour nous ;

Il a été couronné d'épines par nos péchés.


Nous savons qu'aujourd'hui encore

Tu pries pour nous,

Afin que nous ne nous perdions pas.

Jésus souviens-Toi de nous,

si nous tombons dans le péché.

Par Ton Cœur très Saint,

fais que nous nous aimions tous

les uns les autres.

Fais que disparaisse

la haine entre les hommes.

Montre-nous Ton Amour.

Tous, nous T'aimons.

Et nous désirons que Tu nous protèges,

avec Ton Cœur de Bon Pasteur.

Entre en chaque cœur, Jésus !

Frappe à la porte de nos cœurs.

Sois patient et tenace avec nous.

Nous sommes encore enfermés en nous-mêmes,

Parce que nous n'avons pas compris Ta Volonté.

Frappe sans relâche, ô Jésus.

Fais que nos cœurs s'ouvrent à Toi,

au moins en nous souvenant de la Passion

que Tu as soufferte pour nous. Amen.

(Prière dictée à Jelena le 28 novembre 1983)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

Parole de Dieu

 

Saint Luc 4, 18-19

 

« L'Esprit du Seigneur est sur Moi parce que le Seigneur m'a consacré par l'onction. Il m'a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux prisonniers qu'ils sont libres,et aux aveugles qu'ils verront la lumière, apporter aux opprimés la libération, annoncer une année de bienfaits accordée par le Seigneur ».

 

Saint Matthieu 6, 19-21

 

« Ne vous faites pas de trésors sur la terre, là où les mites et la rouille les dévorent, où les voleurs percent les murs pour voler. Mais faites-vous des trésors dans le ciel, là où les mites et la rouille ne dévorent pas, où les voleurs ne percent pas les murs pour voler. Car là où est ton trésor, là aussi sera ton cœur ».

 

Lettre de Saint Paul aux Romains 8, 35-39

 

« Qui pourra nous séparer de l'Amour du Christ ? La détresse ? L'angoisse ? La persécution ? La faim ? Le dénuement ? Le danger ? Le supplice ? L'Écriture dit en effet : « C'est pour toi qu'on nous massacre sans arrêt,on nous prend pour des moutons d'abattoir ». Oui, en tout cela nous sommes les grands vainqueurs grâce à celui qui nous a aimés. J'en ai la certitude : ni la mort ni la vie, ni les esprits ni les puissances, ni le présent ni l'avenir, ni les astres, ni les cieux, ni les abîmes, ni aucune autre créature, rien ne pourra nous séparer de l'amour de Dieu qui est en Jésus Christ notre Seigneur ».

 

Message de Marie à Medjugorje du 25 septembre 1991

 

« Chers enfants, aujourd'hui Je vous appelle tous d'une manière spéciale à la prière et au renoncement. Maintenant comme jamais auparavant Satan désire montrer au monde son visage honteux, par lequel il veut tromper le plus de gens possible et les mener sur le chemin de la mort et du péché. C'est pourquoi, chers enfants, aidez Mon Cœur Immaculé à triompher dans un monde de péché. Je prie chacun de vous d'offrir des prières et des sacrifices à Mes intentions, afin que Je puisse les offrir à Dieu pour les besoins les plus grands. Oubliez vos désirs et priez, chers enfants, pour ce que Dieu veut et non pour ce que vous voulez. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« Le Christ, sur la Croix, dit : « Femme, voici ton fils ». Par cette parole, Il ouvrit, d'une manière nouvelle, le Cœur de Sa Mère. Peu après, la lance du soldat romain transperça le Côté du Crucifié. Ce Cœur transpercé est devenu le signe de la rédemption que l'Agneau de Dieu accomplit par Sa mort. Le Cœur Immaculé de Marie, ouvert par la parole : « Femme, voici ton fils », rencontre spirituellement le Cœur de Son Fils ouvert par la lance du soldat. Le Cœur de Marie a été ouvert par l'amour même pour l'homme et pour le monde dont le Christ a aimé l'homme et le monde, s'offrant Lui-même pour eux sur la croix, jusqu'au coup de lance du soldat. Confier le monde au Cœur Immaculé de Marie signifie nous approcher, grâce à l'intercession de la Mère, de la Source même de la vie, qui a jailli au Golgotha. Cette Source jaillit sans interruption avec la rédemption et avec la grâce. En elle s'opère continuellement la réparation pour les péchés du monde. Elle est en permanence source de vie nouvelle et de sainteté ».

(Homélie du Bienheureux Jean Paul II à Fatima, le 13 mai 1982)

 

« Considérez que, après le Cœur adorable de Jésus, le suprême Monarque des Cieux et de la terre, le Cœur Auguste de la Reine des Anges et de la Mère du Roi des Rois est le Roi de tous les cœurs qui ont été créés pour aimer Dieu ».

(Saint Jean Eudes)

 

« Marie est la Reine du Ciel et de la terre par grâce, comme Jésus en est le Roi par nature et par conquête. Or, comme le royaume de Jésus-Christ consiste principalement dans le cœur ou l'intérieur de l'homme, selon cette parole : « Le royaume de Dieu est au-dedans de vous », de même le Royaume de la Très Sainte Vierge est principalement dans l'intérieur de l'homme, c'est-à-dire son âme, et c'est principalement dans les âmes qu'elle est plus glorifiée avec son Fils que dans toutes les créatures visibles, et nous pouvons l'appeler avec les Saints la Reine des Cœurs ».

(Saint Louis-Marie Grignion de Montfort, « Traité de la Vraie Dévotion », 38)

 

« Le Christ étant Roi et Maître, la Mère qui l'a engendré doit être regardée comme véritable Reine et Maîtresse ».

(Saint Athanase, Sermon sur la Bienheureuse Vierge Marie)

 

« La Reine de cœur, la Reine du Cœur de notre Dieu, la Reine de nos cœurs. Mère de l'Eglise, Elle en est aussi le Cœur. Une Mère n'est qu'un cœur. « ne...que... » n'est pas restrictif puisque tout en Elle a migré vers le cœur pour un don sans partage ».

(Ephraïm, « Marie Intime »)

 

« A raison donc de cette volonté, Moi, Fils de Dieu, J'ai été fait Homme en la Sainte Vierge, dont le Cœur était était comme Mon Cœur ; et partant ; Je puis dire que quasi Ma Mère et Moi avons sauvé l'homme comme d'un Cœur, Moi en pâtissant de Cœur et en Ma Chair, et Elle par douleur de Cœur et d'Amour ».

(Sainte Brigitte de Suède, « Révélations », T. IV)

 

ND du Sacré Coeur (2)

Prières

 

Prière consécratoire

 

Marie, puisque l'amour couvre une multitude de péchés, Ton Amour infini pour les enfants que le Père T'a donnés nous couvre jusque dans les profondeurs de notre être pécheur. Ô Cause de notre joie, n'étant plus occupés aux œuvres du péché ni paralysés par le remords d'Adam, Tu nous livres entièrement à l'occupation d'amour, au doux entretien dans Ton jardin secret. Que vienne le Règne d'Amour du Cœur Doux et Humble de Jésus par notre union avec le Tien, et que Ton Règne d'Amour vienne par l'union de tous les cœur entre eux. Marie, Reine de nos cœurs, notre Dame, règne sur nos cœurs. Je Te consacre tout ce qui dans le monde est capable d'amour, ne serait-ce que d'une infime petite goutte, pour que Tu en fasses un jardin de délices qui étanche à jamais l'amertume qui a saturé le Cœur de Ton Fils.

 

Antienne

 

« Ô Cœur Humain du Christ,

où le Cœur Divin du Père s'ouvre à jamais.

Ô souffrance extrême de l'Amour infini

où le Cœur de Marie s'unit au Cœur de Jésus,

où l'humanité et la divinité,

dans le silence de l'Esprit

s'étreignent pour une éternité de délice et de joie,

ô Cœur unique où s'unissent

ceux qui blessent

et ceux qui sont blessés ».

(Ephraïm)

 

Psaume 63 (62)

 

Dieu, Toi mon Dieu,

je te cherche dès l'aurore,

mon âme a soif de Toi !

Après Toi languit ma chair,

terre aride, altérée et sans eau.

Ainsi, je viens Te voir dans Ton sanctuaire ;

je veux contempler Ta Puissance et Ta gloire.

 

Car Ton amour est meilleur que la vie :

que mes lèvres chantent Ta louange !

Je veux Te bénir tout au long de ma vie ;

que j'élève les mains en invoquant ton nom !

Tu es comme un festin qui rassasie mon âme,

joie sur mes lèvres, louange en ma bouche !

 

Quand dans la nuit, je me souviens de toi

et que durant les veilles, je penses à Toi,

Seigneur, Tu fais mon secours.

 

J'ai crié de joie à l'ombre de Tes ailes,

près de Toi, je me blottis,

et Tu me prends dans Ta main.

 

Mais ceux qui s'en prennent à ma vie,

qu'ils s'enfoncent dans les profondeurs de la terre.

Ils seront livrés au pouvoir de l'épée,

ils deviendront la proie des chacals.

Mais que le roi trouve sa joie dans le Seigneur !

Lui qui invoque Son Nom, il sera glorifié ;

la bouche des menteurs sera fermée.

 

Prière « Ad Libitum » : Priez Marie avec un texte de votre choix comme par exemple les Litanies, le Souvenez-vous, ou encore une oraison jaillie du cœur...

Invocation : O Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation, priez pour nous et pour le monde ».

 

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Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

Pour recevoir les prières des 33 jours de la Retraite de Consécration par e-mail, abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes.

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21 octobre 2013

Le Serviteur de Dieu Joseph Wresinski

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Le Serviteur de Dieu Joseph Wresinski

Chemin d'unité pour tous les hommes

1917-1988

 

Joseph Wresinski est né à Angers le 12 février 1917, dans une misère sans nom. Grâce au courage héroïque de sa mère, il a pu réaliser sa vocation de suivre Jésus-Christ comme Prêtre, dans son amour pour les plus méprisés, les plus abandonnés es hommes. Le 14 juillet 1956, il rejoignait définitivement son peuple de rejetés, au « Camp des sans-logis » de Noisy-le-Grand, envoyé par son évêque.

Pour rendre leur honneur à toutes ces familles défigurées par la misère, il fonda avec elles et quelques amis une association, devenue le mouvement international ADT Quart Monde. Le Père Joseph est devenu la figure visible de l'espérance pour tous les plus déshérités de la terre. Le 17 octobre 1987, au Trocadéro à Paris, il inaugure solennellement, devant une foule de 100 000 personnes, la Dalle aux victimes de la misère, proclamant que celle-ci constitue une atteinte aux Droits de l'homme et qu'il est un devoir sacré de s'unir pour la vaincre. En reconnaissance de cet acte, les Nations Unies ont proclamé le 17 octobre Journée Mondiale du refus de la misère.

Le Père Joseph est retourné à Dieu le 14 février 1988. Toute sa vie, il a oeuvré dans la discrétion, prenant sur lui les souffrances de son peuple de très pauvres et travaillant à la réconciliation de tous les hommes ; il se voulait seulement l'humble Prêtre de Jésus-Christ. Or il est reconnu à présent par les plus petits, ainsi que par plusieurs grands de ce monde et à travers toutes les couches de la société, comme celui qui a parfaitement accompli la mission reçue de faire sortir les siens de l'esclavage de la honte, pour leur rendre leur place dans la famille humaine. Aussi, un peu partout depuis sa mort, à commencer par les plus pauvres, des voix se sont élevées pour demander que l'Eglise reconnaisse pleinement la sainteté du Prêtre qu'elle a donné au monde et dont un rêve essentiel était précisément de « rendre les plus pauvres à l'Eglise ».

La Cause de Béatification du Père Joseph s'est ouverte officiellement dans le Diocèse de Soissons le 19 mars 1997, et les plus abandonnés peuvent enfin se dire : « Pour nous aussi, la sainteté d'une vie entièrement donnée par amour est possible, puisque lui qui est l'un des nôtres y est bien parvenu ». Et les hommes cherchant désespérément les voies de leur unité au milieu des déchirements peuvent enfin voir un chemin concret et praticable s'ouvrir devant leurs pas : il leur suffit de s'unir autour des plus pauvres, oubliant leurs divisions, pour les servir en vérité à la suite du Père Wresinski – lequel ne faisait que suivre le Christ Jésus.

 

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Textes et citations du Père Joseph Wresinski

 

Une charité pour tous les hommes

 

« Espoir – désespoir, soulagement – surcharge, réussite – difficulté, espérance – déception, revenir sans cesse sur ses illusions, revenir sans cesse sur ses déceptions, c'est cela lutter contre la misère. Garder envers et contre tout l'émerveillement parce qu'eux aussi sont des hommes. Parce qu'ils sont des hommes. croire qu'enfin, ils s'en tireront qu'ils pourront faire face à leurs moments qui sont aussi : chance et malchance, joie et souffrance, espoir insensé et déconvenue. Etre sûr que le miracle se produira, qu'aux jours de tension, de colère et de violence, succéderont, de plus en plus rapprochés, les jours de compréhension, d'échange et d'affection. En être certains, parce qu'ils sont des hommes, croire envers et contre tout que c'est vrai et qu'ils réaliseront leur humanité, qu'ils la réaliseront et apporteront à leurs proches, de la paix et de la joie, du bonheur et de la tendresse. Qu'ils apporteront aux autres le concours de leurs faibles bras, de leur corps usé de privation, de mutilation, de déformation. Etre convaincu qu'ils pourront communier, à plus grand qu'eux, à meilleur qu'eux, à plus beau qu'eux, croire qu'ils pourront participer à l'amour avec leur cœur si souvent déçu, bafoué, rejeté, humilié, meurtri, trahi. Et même, et pourquoi pas, être certain que leur âme pourra prier, c'est cela, lutter contre la misère. Etre déchiré par leur déchirure, blessé par leur blessure, meurtri par leur meurtrissure, anéanti par leur anéantissement, espérant dans leur espérance, aimant dans leur amour, priant dans leur prière, afin de faire face, avec eux, au malheur, de le chasser, de l'anéantir, c'est cela, détruire la misère, c'est cela. Bien au-delà des idées, des intentions et des désirs, payer le prix de la liberté et de la justice, des droits et des pouvoirs, parce que c'est introduire, dans l'humanité, une charité pour tous les hommes ».

 

Prière Universelle pour la journée mondiale du refus de la misère

(Chaque 17 octobre)

 

Pour ces millions d'enfants tordus par les douleurs de la faim, n'ayant plus de sourire, voulant encore aimer. Pour ces millions de jeunes qui, sans raison de croire, ni d'exister, cherchent en vain un avenir en ce monde insensé.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

Pour ces millions d'hommes, de femmes et d'enfants dont le cœur à grands coups bat encore pour lutter. Dont l'esprit se révolte contre l'injuste sort qui leur fut imposé. Dont le courage exige le droit à l'inestimable dignité.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

Pour ces millions d'enfants, de femmes et d'hommes qui ne veulent pas maudire mais aimer et prier, travailler et s'unir, pour que naisse une terre solidaire. Une terre, notre terre, où tout homme aurait mis le meilleur de lui-même avant que de mourir.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

Pour que tous ceux qui prient trouvent écho près de Dieu et reçoivent de lui la puissance d'écarter la misère d'une humanité dont l'image est la sienne.

Toi notre Père nous te prions envoie des ouvriers pour faire ta moisson.

 

« Savoir, c’est d’abord avoir la conscience d’être quelqu’un, pouvoir donner une signification à ce que l’on vit, à ce que l’on fait, pouvoir s’exprimer. Savoir, c’est avoir une place dans le monde, connaître ses racines, se reconnaître d’une famille, d’un milieu. Savoir, c’est par conséquent pouvoir participer à ce qu’est et fait autrui. Savoir, c’est comprendre ce que l’on est, ce que l’on vit, pour pouvoir le partager avec d’autres, c’est faire des expériences dont on ne sorte pas humilié, mais fier ». (1979).

« C’est la question fondamentale que nous devons nous poser face au Quart Monde. Ne voulons-nous pas seulement leur donner ce qui satisfait notre besoin de justice et qui n’est que l’entresol de la charité ? La vraie équité, c’est vouloir que l’autre ait la même puissance intellectuelle et spirituelle que nous. C’est faire du Quart Monde un groupe de gens capables, à leur tour, de créer un milieu où les hommes pourront ensemble bâtir quelque chose de neuf, de différent de ce qu’ils ont vécu jusqu’ici. Avec ce peuple, nous devons créer les conditions d’une libération, c’est-à-dire lui donne les moyens d’être maître de ses analyses, de faire sa chance. Nous devons combattre avec l’arme du savoir, l’ignorance, l’indigence et la violence qui emprisonnent la condition sous-prolétarienne. Savoir, c’est comprendre ce qu’on est et ce qu’on vit. C’est avoir le pouvoir de faire des expériences dont on ne sort pas humilié mais fier. C’est pouvoir goûter au bonheur comme à une voie de libération ». (1972)

« De tous les coins du monde, les jeunes répètent la même chose : « Je suis né dans une famille pauvre, nous mangions rarement à notre faim, ma mère faisait des travaux durs et mon père était manœuvre ou chômeur. Tout jeune, j’ai dû m’occuper de mes petits frères et sœurs. L’école, ce n’était pas pour moi. Je ne sais pas lire et écrire. Je ne saurai jamais travailler. Il faut que tout le monde le sache car c’est la honte ». De tous les coins du monde que ce soit d’Asie, d’Afrique, d’Europe ou d’Amérique, les jeunes du Quart Monde réclament d’être considérés. Ils veulent avoir un métier d’avenir entre les mains. Ils disent, à nous, les aînés : nous refusons la misère de nos parents ; avec vous nous voulons vivre dans un monde sans oppression et sans exploitation. Ils recherchent des femmes et des hommes en qui ils auront confiance, desquels ils apprendront la liberté, avec lesquels ils feront reculer les frontières de l’ignorance pour faire naître enfin l’homme fraternel ». (1985).

« Tant que demeure la misère au pied de nos échelles sociales, nos sociétés ne seront pas fondées dans la paix ; nos paix demeureront la paix de certains, des paix sélectives ». (1984).

« Les pauvres sont les créateurs, la source même de tous les idéaux de l’humanité, car c’est à travers l’injustice que l’humanité a découvert la justice, à travers la haine, l’amour, à travers la tyrannie, l’égalité de tous les hommes ». (1976).

« Les plus pauvres que les hommes rejettent, dès qu’on leur fait confiance, dès qu’ils prennent confiance en nous, changent tout. Les idéologies que nous avions échafaudées apparaissent faibles, nos projets sont caduques, il faut tout remettre en chantier. Et quand nous laissons le Quart Monde prendre place au coeur de nos entreprises, celles-ci prennent en effet une autre allure. Le coeur est neuf, l’esprit comprend les choses cachées, les mystères de la vie. Nous pouvons affirmer, sans risque de nous tromper, que les plus pauvres sont le levain au coeur du monde ». (1982).

« La misère n’est pas une provocation à la haine mais à l’amour ». (1984).

« Le temps presse. Il est temps de comprendre qu’il n’est de fête qui ne soit la fête de tous. Il est temps de vouloir que la fête nous rassemble tous. Qu’en la nuit de Noël, l’électricité soit enfin remise et qu’on puisse pour une fois éteindre la bougie. Que la menace d’être chassé ne pèse plus sur nous parce qu’enfin les retards de loyers sont payés. Il est temps que ne recommence plus la hantise de la faim des derniers jours du mois. Qu’à nouveau les logis ne soient plus comme autrefois sans feu. Sera-ce en ce temps-ci que l’homme ne sera plus au chômage non secouru, que les vestiaires gratuits n’habilleront plus les enfants, que les pauvres n’auront plus la honte d’aller mendier les abats, à la fin du marché, pour les mélanger au plat de pommes de terre ? Le temps presse... Est-il venu le temps où les pauvres n’auront plus peur et où la fête sera enfin vécue ? » (1974)

« Je suis jaloux, comme Dieu se dit jaloux dans la Bible, de ceux qui, dès leur enfance, apprirent à aimer la musique et la danse, l’art et la poésie. Je n’eus pas cette chance et toute ma vie j’en ai souffert. Pouvoir l’offrir aux plus pauvres a été mon combat ». (1987).

« La pauvreté, le dénuement matériel, l’oppression infligée par plus fort que soi, sont difficiles à supporter. Mais est proprement insoutenable le mépris, le rappel perpétuel d’être un inférieur et totalement inutile. Est intolérable d’être traité, même par ses proches, comme un homme sans dignité. On nous considère comme des moins que rien… Nous ne sommes pas des chiens pour être insultés de la sorte à la mairie… : La différence entre pauvreté et misère est là. L’homme misérable est dans une situation insupportable, tenu pour quantité négligeable ou même pis : pour un être néfaste qui n’aurait jamais dû naître, alors qu’au plus profond de lui, il sait qu’il est pourtant un homme. Vouloir la dignité, rêver d’être quelqu’un et se le voir refuser même par ceux qui ne sont pas beaucoup plus riches que soi, tel le voisin, l’épicier, le facteur …, c’est cela la misère. Et c’est ce qui marque la frontière entre pauvreté et exclusion ». (1985).

 

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Prière pour demander la Béatification du Père Joseph Wresinski

 

Seigneur Jésus, Toi qui as appelé le Père Joseph du fond de la misère pour être ton humble Prêtre, Toi qui l'as envoyé jusqu'au bout du monde afin d'y chercher les plus pauvres et les plus abandonnés des hommes, nous Te confions à travers lui la cause de tous les malheureux de la terre. Nous Te demandons la grâce de sa Béatification, afin que nous puissions suivre ses traces dans la paix, l'unité et la joie d'oeuvrer ensemble pour la venue de Ton Règne, illuminés par Ta Parole : « Heureux, vous les pauvres ! » Amen.

 

Partout dans le monde, des chrétiens de toutes conditions recourent à la prière du Père Joseph dans leurs besoins et leurs épreuves, afin de pouvoir servir librement le Seigneur et les siens, tendant la main à plus pauvre que soi. Des grâces exceptionnelles attribuées à son intercession ont déjà été signalées. S une grâce particulière, comme une guérison inexplicable, survenait dans votre entourage suite à l'invocation du Père Joseph, vous apporteriez une aide importante à la Cause en la signalant

soit au Postulateur Romain, le Père Marc Leclerc SJ, Pontificia Università Gregoriana, Piazza della Pilotta 4, Roma (Italie).
postulation.wresinski@gmail.com

soit auprès de l'Association des Amis du Père Joseph Wresinki, c/o Bernard Jeanteur, 9 bis rue Nicolo, 75016 PARIS joseph.wresinski@aliceadsl.fr

 

Pour approfondir

Pages sur le Père Joseph Wresinski sur le site internet du Diocèse de Soissons : http://www.soissons.catholique.fr/l-eglise-dans-l-aisne/la-decouverte-du-diocese/pere-joseph-wresinski/presentation-2.html

 

Site dédié au Père Joseph Wresinki

www.joseph-wresinski.org

 

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Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

25 septembre 2013

Litanies du Bienheureux Vladimir Ghika

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Bienheureux Vladimir Ghika

1873-1954

Fête le 16 mai

 

Vladimir Ghika est né le 25 décembre 1873, dans une famille régnante roumaine, à Constantinople, où son père représentait la Roumanie auprès de la Porte Ottomane. Sa mère est descendante d’une famille française. Il est baptisé et confirmé dans l’Église orthodoxe. Il arrive en 1878 en France, suit des études à Toulouse où il est licencié en droit, et ensuite à Paris où il intègre avec son frère l’Institut d’Études Politiques. Il souhaite devenir prêtre, et après des études à Rome, il obtient en 1898 une licence en philosophie et un doctorat en théologie.

En 1902, après de longues réflexions, il fait son entrée officielle dans l’Église catholique. Suite à une rencontre providentielle avec Sœur Pucci, il introduit Les Filles de la Charité en Roumanie. Fidèle à la « théologie du besoin », qui sera la règle de sa vie, Vladimir va se vouer, avec une immense disponibilité pour les pauvres, les malades, les blessés, à diverses actions de charité. Pendant la Grande Guerre, on retrouve Vladimir Ghika à Rome ou Paris où il continue ses activités charitables dans les hôpitaux peuplés des blessés, victimes du tremblement de terre d’Avezzano en 1915, ou des tuberculeux de l’hospice de Rome. A Paris, il développe une importante activité diplomatique, il défend les intérêts de la France dans les milieux civils et ecclésiastiques, et œuvre au rétablissement des relations diplomatiques entre la France et le Saint-Siège. Le 4 octobre 1921, la France lui accorda la Légion d’honneur.

De 1920 à 1922, Vladimir fut de ceux qui œuvrèrent à la renaissance de l’Université de Louvain dont la bibliothèque avait été totalement détruite durant la guerre. Il fit partie du Comité international constitué en ce but et dirigé par le recteur, Mgr Deploige. En remerciement, le Cardinal Mercier, primat de Belgique, lui proposa d’inaugurer une chaire consacrée à la Roumanie. Vladimir y donna plusieurs conférences.

En 1923, en la Chapelle des Lazaristes, Vladimir Ghika est ordonné prêtre du diocèse de Paris par le Cardinal Dubois qui lui accorde l’autorisation de célébrer la messe selon les deux rites romain et byzantin. Il est nommé ensuite à l’église des étrangers (aujourd’hui l’église Saint-Ignace). A l’aise dans tous les milieux, il côtoie le Pape et les têtes couronnées, les intellectuels et les artistes ; il est notamment l’ami de Jacques Maritain, Paul Claudel, Francis James. Mais il va aussi à la rencontre des âmes les plus éprouvées, les plus anxieuses, les plus révoltées. Il est à l’origine de nombreuses conversions. Par son action œcuménique, il œuvre toute sa vie pour l’unité des chrétiens.

Il possédait un don spécial d’attirer la confiance et d’obtenir des conversions. Il avait un sens si vif du péché que, plus d’une fois, au confessionnal, comme le Curé d’Ars, devant l’aveu de leurs fautes plus lourdes, des pécheurs l’entendirent pleurer. Entre 1927 et 1939, Vladimir Ghika est aussi l’aumônier du Centre d’Études Religieuses, fondé en 1925 par Jean Daujat.

En 1931 le Pape Pie XI le nomme protonotaire apostolique. Il était depuis 1927 membre du Comité directeur des Congrès Eucharistiques. Son activité sacerdotale et apostolique n’a pas de limites : avec une bonté sans frontières, disponible à tous les appels des âmes, il parcourt les cinq continents, mais toujours avec le cœur à Paris. De Villejuif à Auberive, de Rome à Sydney ou de Buenos Aires à Tokyo (où il participe à la fondation du premier carmel) toute circonstance est bonne pour parler de Dieu aux gens rencontrés sur sa route. Il a été l’inspirateur de l’Association Virgo Fidelis, destinée à promouvoir prières et sacrifices pour le sacerdoce.

En 1939, au début de la guerre, Vladimir Ghika se trouvait en Roumanie. Avec la permission de l’archevêque de Paris, le Cardinal Suhard, il décide d’y rester. Il y poursuit son activité sans relâche auprès des réfugiés, des malades, des prisonniers, des victimes des bombardements. Il est très proche de l’Église gréco-catholique, il instruit et guide spirituellement les étudiants. Il confesse et célèbre la messe dans une prison de femmes.

Après l’arrivée du communisme il fait le choix de rester dans son pays auprès de ses compatriotes en souffrance. Malgré une santé précaire il continue son activité sacerdotale. Le 18 novembre 1952 il est arrêté. Il subit plus de quatre-vingts interrogatoires nocturnes, il est menacé, battu et torturé et, après un simulacre de procès, est condamné à trois ans d’incarcération dans la prison de Jilava près de Bucarest. Ici, il prêche, raconte ses souvenirs et un peu de joie illumine les visages qui l’entourent. Pour lui, les murs de la prison n’existaient pas. Il était libre, parce qu’il faisait la volonté de Dieu. Le 16 mai 1954, il meurt d’épuisement. La cause de sa béatification est ouverte en 2002, par l’Archevêché de Bucarest. Il a été béatifié à Bucarest, le 31 août 2013.

« Sa vie, son témoignage, sont d’une actualité extraordinaire […] Tous ensemble, continuons de supplier pour sa rapide glorification aux yeux de toute l’Église, lui qui déjà ne cesse de veiller avec tendresse sur nous et sur tout son peuple » (Daniel Ange). « Parce que l’Amour infini se donne totalement, nous devons aussi nous donner totalement. Mgr Ghika insistait beaucoup sur ce don total de soi à Dieu, sans restriction, sans réserve, sans partage, pour les laïcs comme pour les prêtres, pour les gens mariés comme pour les religieux, dans le monde comme dans le cloître : lui-même l’a vécu et réalisé dans sa vie bien avant de recevoir le sacerdoce. Au fur et à mesure que grandissait sa charité, il a voulu cette offrande volontaire de lui-même de plus en plus totale, il l’a poussée jusqu’à renoncer à sa fortune, jusqu’à la ruine de sa santé, jusqu’à risquer la lèpre au service des lépreux, jusqu’à rester sous la persécution au service des persécutés, finalement jusqu’à cette mort misérable dans un cachot de prison, fin logique en pays de persécution d’une vie donnée à Dieu et à ses frères et consommation définitive de l’offrande volontaire de lui-même par amour : certes, on ne peut parler de martyre au sens le plus strict du mot puisqu’il n’a pas été tué, mais au sens large la qualification de martyr lui convient bien puisqu’il s’est exposé volontairement à une mort qui devait résulter de la longue suite des privations et des mauvais traitements ». (Jean Daujat).

 

Biographie extraite du site du Diocèse de Paris : www.paris.catholique.fr

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Litanies du Bienheureux Vladimir Ghika

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Marie, Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saints Cyrille et Méthode, apôtres des pays Slaves, priez pour nous.

 

Bienheureux Vladimir Ghika, priez pour nous.

Bienheureux Vladimir Ghika, serviteur obéissant de la Divine Volonté,

Bienheureux Vladimir Ghika, fidèle serviteur de l’Église du Christ,

Bienheureux Vladimir Ghika, tout donné aux œuvres de Charité,

Bienheureux Vladimir Ghika, dont la voix nous appelle infatigablement à la conversion,

Bienheureux Vladimir Ghika, brillant directeur spirituel,

Bienheureux Vladimir Ghika, prophète pour notre temps,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui avez semé de l'esprit de l'évangile dans les cœurs,

Bienheureux Vladimir Ghika, rempli de prudence et de sagesse,

Bienheureux Vladimir Ghika, consolateur de ceux qui sont désespérés,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui conduisez vers Dieu tous ceux qui sont endurcis de cœur,

Bienheureux Vladimir Ghika, défenseur des faibles,

Bienheureux Vladimir Ghika, ange de bonté,

Bienheureux Vladimir Ghika, fleur de bonté,

Bienheureux Vladimir Ghika, modèle de ceux qui se consacrent à l'exercice des devoirs d'état,

Bienheureux Vladimir Ghika, Prêtre dont le sacrifice fut agréable à Dieu,

Bienheureux Vladimir Ghika, missionnaire dans le monde entier,

Bienheureux Vladimir Ghika, confesseur du Christ,

Bienheureux Vladimir Ghika, digne disciple de l'école de la souffrance,

Bienheureux Vladimir Ghika, phare lumineux pour l’Église d'Orient et d'Occident,

Bienheureux Vladimir Ghika, exemple de respect envers l'Eucharistie et la Vierge Marie,

Bienheureux Vladimir Ghika, dont la prière vous rendait inébranlable,

Bienheureux Vladimir Ghika, veillant au bien de tous,

Bienheureux Vladimir Ghika, pauvre parmi les pauvres,

Bienheureux Vladimir Ghika, déclaré coupable en raison de votre Foi dans le Christ et de votre fidélité en l’Église,

Bienheureux Vladimir Ghika, courageux défenseur de la vérité,

Bienheureux Vladimir Ghika, icône de l'apostolat discret et fructueux,

Bienheureux Vladimir Ghika, disciple dévoué dans l'amour de Dieu et du prochain,

Bienheureux Vladimir Ghika, protecteur des famille,

Bienheureux Vladimir Ghika, joie des enfants,

Bienheureux Vladimir Ghika, tuteur des jeunes étudiants,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui aidez tous ceux qui souffrent,

Bienheureux Vladimir Ghika, lumière pour ceux qui errent dans les ténèbres,

Bienheureux Vladimir Ghika, qui soutenez l' union des chrétiens,

Bienheureux Vladimir Ghika, notre médiateur et notre intercesseur,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, Bienheureux Vladimir Ghika,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.


Prions


Seigneur Dieu éternel et Tout-Puissant, qui avez donné au Bienheureux Vladimir Ghika, Prêtre et Martyr, le pouvoir de témoigner de la présence vivante de votre amour, même pendant la persécution, par son intercession et par son exemple, accordez-nous donne la grâce de persévérer dans votre service, dans la communion de la Foi apostolique. Par Jésus, le Christ notre Seigneur. Amen.

 

Les personnes qui recevraient des grâces attribuées au Bienheureux Vladimir Ghika sont invitées à les faire connaître à :


Arthroscopie Romano-Catolica

Str. General Henri Berthelot Nr 19

R- 010164 Bucarest (Roumanie)

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Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

23 juillet 2013

Prière à Notre Dame des Miracles et Vertus

Notre Dame des Miracles et Vertus

Protectrice de la ville de Rennes

 

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Prière à Notre Dame des Miracles et Vertus

 

Souvenez-Vous, très Douce Vierge Marie, de tous ceux qui, depuis sept cent ans, sont venus prier au pied de Votre Autel, en Vous appelant Notre Dame des Miracles et Vertus.

De nombreux pèlerinages ont pris naissance dans la splendeur et dans la joie. Le Vôtre a commencé par une nuit d'hiver, dans le froid et la nuit, la terreur et les larmes.

Vous avez exaucé les désirs de nos pères. Montrez toujours la même tendresse à l'égard de leurs enfants.

Défendez-nous contre tous les dangers qui nous menacent. Faites briller à nos yeux les clartés de la Foi. Faites entendre à nos oreilles les paroles qui conduisent au Ciel.

Au milieu des flammes qui ravageaient la ville, dans les terreurs de la Révolution qui dévastait Vos Autels, la confiance des Rennais vous demeura fidèle.

La nôtre Vous restera acquise à tout jamais. Nous savons que Vous êtes « la Mère de Dieu pour tout obtenir et la Mère des hommes pour tout accorder ».

Vous régnez au Ciel dans la gloire. Sur terre, Vous portez la couronne que notre amour Vous a préparée. Placez-nous près de Vous dans les splendeurs du Paradis.

Mais puisqu'il nous faut Vous aller rejoindre en marchant dans la sentiers de la souffrance, ayez pitié de ceux qui viennent Vous implorer.

Ayez pitié des mains qui se joignent, et qui égrènent le Chapelet.

« Ayez pitié de la faiblesse de notre Foi et des objets de notre tendresse. Ayez pitié de ceux qui prient, de ceux qui pleurent, de ceux qui tremblent. Donnez à tous l'espérance et la paix ». Ainsi soit-il.

 

(100 jours d'Indulgences)

 

Approuvé :

Rennes, 7 octobre 1932

+ Maurice Mignen,

Archevêque de Rennes, Dol et Saint Malo.

7 août 2013

La vision de la Sainte Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

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La vision de la Sainte Trinité de Sainte Hildegarde de Bingen

(Scivias, IIe livre, 2e vision)

 

« Ensuite je vis une splendide lumière et, dans elle, une forme humaine, couleur de saphir, qui brûlait d'un feu brillant et suave ; et cette splendide lumière pénétra tout ce feu brillant, et ce feu brillant s'infusa dans cette splendide lumière ; et cette splendide lumière et ce feu brillant pénétrèrent toute cette forme humaine, ne faisant qu'une seule lumière, par une même vertu et une même Puissance. Et, de nouveau, j'entendis cette lumière vivante qui me disait : « C'est le sens des mystères de Dieu, afin que l'on distingue et que l'on comprenne discrètement quelle est cette plénitude qui n'a pas d'origine, et à laquelle il ne manque rien ; qui, par sa vertu toute puissante, fixe les bornes de toutes les puissances. Car, si le Seigneur était exempt de sa propre vertu, quelle serait alors son œuvre ? Elle serait certainement vaine, car c'est dans l'œuvre parfaite que l'on voit quel est l'artisan.

C'est pourquoi tu vois une splendide lumière qui n'a pas d'origine, et à laquelle il ne peut rien manquer : Elle désigne le Père et, dans elle, une forme humaine, couleur de saphir, sans aucune tache d'imperfection, d'envie et d'iniquité, désigne le Fils, engendré par le Père, avant le temps, selon la divinité ; mais ensuite, incarné dans le temps, selon l'humanité, et venu dans le monde.

Elle brûle entièrement d'un feu brillant et suave, qui sans aucune atteinte de nulle aride et ténébreuse mortalité, démontre le Saint-Esprit, dont le même Fils unique de Dieu, conçu selon la chair et né d'une vierge dans le temps, répandit dans le monde la lumière de la vraie clarté.

Mais, que cette splendide lumière pénètre tout ce feu brillant, et que ce feu brillant s'infuse dans toute cette splendide lumière, et que cette splendide lumière et ce feu brillant remplissent toute cette forme humaine, ne faisant qu'une seule lumière dans une même vertu et une même puissance : cela signifie que le Père qui est l'équité souveraine, mais qui n'est pas sans le Fils et le Saint Esprit ; et le Saint Esprit qui embrase le cœur des fidèles, mais non sans le Père et le Fils ; et le Fils qui est la plénitude de la vertu, mais non sans le Père et le Saint Esprit : sont inséparables dans la majesté de la divinité, parce que le Père n'est pas sans le Fils, ni le Fils sans le Père, ni le Père et le Fils sans le Saint Esprit, ni le Saint Esprit sans eux ; et ces trois personnes ne forment qu'un seul Dieu, dans l'intégrité de la divinité et de la majesté ; l'unité de la divinité restant inséparable dans ces trois personnes, parce que la divinité ne peut être divisée, mais demeure toujours inviolable, sans aucun changement ; et le Père se manifeste par le Fils ; le Fils par l'origine des créatures ; et le Saint-Esprit par le même Fils incarné. Comment ? C'est le Père qui, avant les siècles, a engendré le Fils ; le Fils par lequel toutes choses ont été faites par le Père, à l'origine des créatures ; et le Saint Esprit qui apparut sous la forme d'une colombe, au baptême du Fils de Dieu, quand le temps fut venu. C'est pourquoi ; que jamais l'homme n'oublie de m'invoquer, moi le seul Dieu dans ces trois personnes, parce que je les ai montrées à l'homme, afin que l'homme brûle d'autant plus d'amour pour moi, que j'ai envoyé, par amour pour lui, mon propre Fils dans le monde ; comme Jean mon bien-aimé en rend témoignage lorsqu'il dit : « C'est en cela qu'apparut la charité de Dieu envers nous, que Dieu envoya dans le monde son Fils unique, afin que nous vivions par lui. En cela est la charité, non que nous ayons aimé Dieu ; mais parce que lui le premier nous a aimés, et a envoyé son Fils propitiateur pour nos péchés » (1).

Que signifie cela ? Parce que Dieu nous a aimés, un autre salut en est résulté que celui que nous eûmes dans une première naissance, lorsque nous devînmes les héritiers de l'innocence et de la sainteté, parce que le Père d'en-haut montra sa charité dans nos périls, lorsque nous étions dans la peine : envoyant, par la vertu d'en-haut, son Verbe seul parmi les enfants des hommes, dans une parfaite sainteté, au milieu des ténèbres des siècles, ou le même Verbe, ayant accompli tout bien, ramena à la vie par sa mansuétude, ceux qui en étaient rejetés à cause de l'impureté de la prévarication, et ne pouvaient revenir à l'état de sainteté qu'ils avaient perdu.

Pourquoi cela ? Car la paternelle dilection de l'amour de Dieu vint par la source même de vie, qui nous forma pour la vie, et qui dans nos périls fut notre protectrice, celle qui est la très profonde et très suave charité, qui nous exerce à la pénitence. Comment ? Dieu se souvint miséricordieusement de son grand ouvrage et de sa perle précieuse, c'est de l'homme que je parle, qu'il avait formé du limon de la terre, et auquel il avait inspiré le souffle de vie. Comment ? Lui-même organisa la vie pour la pénitence, dont l'efficacité ne périra jamais - parce que le rusé serpent trompa l'homme par son invasion orgueilleuse ; mais Dieu le rejeta par la pénitence, qui manifesta l'humilité, que le démon ignora et ne pratiqua pas ; parce qu'il ne sut jamais monter vers la voie de justice. Aussi cette rédemption de charité n'est pas venue de nous, parce que nous n'avons pas su, et nous n'avons pas pu aimer Dieu dans (pour) (l'œuvre) du salut ; mais le Créateur lui-même et le Seigneur de toutes choses a tellement aimé le monde, que pour le sauver il a envoyé son Fils, le prince et le Sauveur des fidèles, lequel a lavé et pansé nos plaies ; et c'est de lui que dégoutte le baume médicinal qui procure tous les bienfaits de la rédemption. C'est pourquoi, toi, ô homme, comprends que nulle instabilité de changement ne peut atteindre Dieu.

Car le Père est le Père, le Fils est le Fils, le Saint Esprit est le Saint Esprit, trois personnes dans l'unité de la divinité, indivisiblement dans toute leur puissance. Comment ? Trois vertus sont dans la pierre, trois dans la flamme et trois dans le verbe. Comment ? Dans la pierre est une vertu d'humidité, une vertu de palpabilité et une force ignée ; elle a la vertu d'humidité pour qu'elle ne se dissolve pas et ne se diminue pas ; elle est palpable au toucher, pour qu'elle serve à la défense et à l'habitation ; elle a une force ignée, pour qu'elle s'échauffe et se consolide par sa dureté : Sa force humide indique le Père, qui n'est jamais aride et n'a pas de borne à sa vertu, la vertu de palpabilité désigne le Fils, qui né d'une vierge peut être touché et saisi ; et la vertu du feu brillant démontre le Saint-Esprit, qui embrase et illumine le cœur des hommes. Comment cela ? De même que l'homme qui attire fréquemment par son corps la vertu humide de la pierre, devient débile et infirme : ainsi l'homme qui par l'instabilité de ses pensées, veut regarder témérairement le Père, périt dans la foi ; et de même que, par la palpabilité saisissable de la pierre, les hommes construisent leur habitation, afin de se défendre contre l'ennemi : ainsi le Fils de Dieu qui est la vraie pierre angulaire, devient la demeure du peuple fidèle, pour le protéger contre les malins esprits. Mais aussi, comme le feu brillant éclaire les ténèbres et brûle ce sur quoi il se repose : ainsi le Saint Esprit écarte l'infidélité, enlevant toute rouille d'iniquité. Et de même que ces trois forces sont dans une même pierre, ainsi la vraie trinité est dans une même divinité.

Aussi, comme la flamme dans un même foyer a trois vertus, ainsi un Dieu en trois personnes. Comment ? La flamme, en effet, consiste dans la splendeur de la clarté, et dans sa force inhérente, et dans son ardeur ignée mais elle a la clarté splendide, pour briller et sa vigueur inhérente pour montrer sa force ; et son ardeur ignée afin de brûler. Aussi, dans la splendeur de clarté, considère le Père, qui par bonté paternelle, répandit sa clarté sur ses fidèles ; et dans la vigueur inhérente, par laquelle cette flamme montre sa vertu de flamme splendide, reconnais le Fils, qui prit son corps dans le sein d'une vierge, et dans lequel la divinité manifesta ses merveilles ; et dans l'ardeur ignée, considère le Saint Esprit, qui consume d'une manière suave l'esprit des croyants. Mais ou ne se trouve ni la splendide clarté, ni la force inhérente, ni l'ardeur ignée, il n'y a pas la flamme ; ainsi, ou le Père ni le Fils, ni le Saint Esprit n'est honoré, la divinité n'est pas adorée dignement. Donc, de même que, dans une même flamme, on distingue ces trois vertus, ainsi, dans l'unité de la divinité, on comprend trois personnes. De même aussi que trois vertus sont indiquées dans le Verbe, ainsi la Trinité doit être considérée dans l'unité de la divinité. Comment ? Dans le Verbe est le son (la parole), la vertu et le souffle. Mais le son est pour qu'on l'entende, la vertu pour qu'on la comprenne, le souffle pour qu'il s'accomplisse. Le son indique le Père, qui fait toutes choses par sa puissance incompréhensible. La vertu désigne le Fils, qui est engendré merveilleusement du Père. Le souffle dénote le Saint Esprit, qui souffle ou il veut, et consume toutes choses. Mais ou le son n'est pas entendu, la vertu ne saurait agir et le souffle s'élever ; et là, le Verbe n'est pas compris. Ainsi le Père, le Fils et le Saint Esprit ne sont pas séparés l'un de l'autre ; mais ils accomplissent leur œuvre dans un parfait accord.

C'est pourquoi comme ces trois choses sont dans un seul verbe, ainsi également la suprême Trinité est dans la suprême unité. Et, de même que dans la pierre, la vertu humide n'est, ni n'agit, sans la palpabilité saisissable et sans la vertu ignée ; ni la vertu palpable sans la vertu humide et la vigueur ignée du feu brillant ; ni la force du feu brillant sans la force humide et la force palpable ; et de même que, dans la flamme, la splendide clarté n'est, ni n'agit, sans la vigueur inhérente et l'ardeur ignée, ni l'ardeur ignée sans la splendide clarté et la vigueur inhérente ; et, de même que dans le Verbe le son n'est, ni n'agit sans la vertu et le souffle, ni la vertu sans le son et le souffle, ni le souffle sans le son et la vertu, mais ils sont indivisiblement unis dans leur œuvre : ainsi également, les trois personnes de la suprême Trinité résident sans être divisées, inséparablement, dans la majesté de la divinité.

Ainsi, ô homme, comprends un Dieu en trois personnes. Mais toi, dans l'aveuglement de ton esprit, tu penses que Dieu est si impuissant, qu'il lui est impossible de subsister vraiment en trois personnes, mais qu'il peut subsister seulement en une ; lorsque tu ne peux voir la voix exister sans ses trois vertus. Pourquoi cela ? Certes, Dieu est en trois personnes, vrai et unique Dieu, le premier et le dernier.

Mais le Père n'est pas sans le Fils, ni le Fils sans le Père, ni le Père ni le Fils sans le Saint Esprit, ni le Saint Esprit sans eux, parce que ces trois personnes sont inséparables dans l'unité de la divinité : Comme le verbe résonne de la bouche de l'homme, mais non la bouche sans la parole, ni la parole sans la vie. Et ou demeure le Verbe ? Dans l'homme. D'où sort-il ? De l'homme. Comment ? Pendant la vie de l'homme.

Ainsi est le Fils dans le Père, que le Père a envoyé sur la terre, pour le salut des hommes qui sont plongés dans les ténèbres ; et ce fils a été conçu dans une Vierge, par le Saint Esprit. Ce Fils, de même qu'il est fils unique dans la divinité, ainsi il est fils unique dans la virginité ; et de même qu'il est fils unique du Père, ainsi il est fils unique de la mère ; parce que comme le Père l'a engendré, seul avant les temps, ainsi la vierge mère l'a engendré, seul, dans le temps, parce qu'elle est restée vierge après l'enfantement. C'est pourquoi, ô homme, comprends, dans ces trois personnes, ton Dieu qui t'a créé dans la force de sa divinité, et qui t'a racheté de la perdition. N'oublie donc pas ton Créateur, comme t'y exhorte Salomon lorsqu'il dit : « Souviens-toi de ton Créateur dans les jours de ta jeunesse, avant que vienne le temps de ton affliction et qu'approchent de toi les années desquelles tu dises : 'Elles ne me plaisent pas' » (2).

Que signifie cela ? Rappelle à ton esprit celui qui t'a créé, lorsque dans les jours de ta téméraire audace, tu penses qu'il t'est possible de t'élever, selon ton  désir, vers les sommets, en te précipitant dans les abîmes ; et lorsque, affermi dans la prospérité, tu tombes dans les pires adversités. Car, la vie qui est en toi évolue toujours vers la perfection, jusqu'au temps ou elle apparaîtra parfaite. Comment ? L'Enfant, dès sa naissance, s'achemine vers l'état parfait, et ensuite il reste dans cet état, délaissant la pétulance des mœurs de la folle adolescence, et n'ayant de souci que pour les affaires sérieuses, pour mener à bonne fin son œuvre ; ce qu'il n'a jamais fait lorsqu'il était dans la fougue de la jeunesse inconstante.

Ainsi doit faire l'homme fidèle : Qu'il délaisse l'enfance des mœurs et qu'il gravisse le sommet des vertus en persévérant dans leur force ; méprisant l'orgueil de sa cupidité, qui est féconde dans les égarements des vices; et que, dans la retraite, il médite sur ce qui est digne de sa sollicitude, après avoir traversé l'enfance des mœurs puériles. C'est pourquoi, ô homme, attache toi à ton Dieu, dans la force de ta virilité, avant que vienne l'homme qui devra être ton juge, lorsque toutes choses seront manifestées, et qu'il ne restera rien de caché ; avant que viennent les temps qui ne verront jamais de fin ; de peur que, murmurant de ces choses dans ton sentiment humain, tu ne dises : « Elles ne me plaisent pas, et je ne comprends pas si elles sont pour mon avantage ou mon détriment », parce que l'esprit humain est en cela toujours dans le doute ; car, même lorsqu'il fait le bien, il est dans l'anxiété de savoir s'il plaît à Dieu ou non. Et tandis qu'il fait le mal, il tremble pour son salut. Mais que celui qui regarde avec des yeux vigilants, et qui entend avec des oreilles attentives, embrasse du fond du cœur ces paroles mystiques, qui émanent de Moi qui suis la Vie.

 

Notes : (1) In hoc apparuit charitar Dei in nobis, quoniam Filium Suum Unigenitum misit Deus in mundum, ut, vivamus per eurn. In hoc est charitas non quasi nos dilexerimus De-am, sed quoniam ipse prior dilexit nos et misit Filium suum propitiationem pro peccatis nos tris. (jean IV). (2). Memento Creatoris tui in diebus juventutis tuœ, antequam veniat tempus afflictionis tuœ, et appropinquent anni de quibus dicas : Non mihi placent. (Eccles. XII).

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Prière

 

Louange à la Trinité, son, vie et créatrice de toutes choses !

Et louange à la troupe des Anges,

merveilleux éclat des mystères éclat des mystères inconnus des hommes, et vie de toutes choses !

 

(Sainte Hildegarde, Antienne « Laus Trinitati »)

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22 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Samedi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez le Cœur de Jésus mort et privé dans le tombeau de tous Ses Mouvements naturels par la séparation de sa chère âme. Ô Sacré Cœur de Jésus, si l'Amour Vous a mis dans cet état, et si Vous dormez pour un temps, Votre Divinité et Votre Sainte Âme veillent, et le même Amour qui Vous a fait naître et vivre, Vous feront bientôt ressusciter. Ô Cœur Sacré, qui avez voulu perdre la vie pour mes péchés, faites que le mien meure tout à fait au péché.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore cette mort toute de Charité qui Vous a mis dans le tombeau. Faites que j'entre dans la plaie de Votre Cœur, que le coup de lance a faite, et que j'y meure d'amour pour Vous. Ô Cœur de Marie Mère du Cœur de Jésus, j'ai recours à Vous afin que Vous me parliez a sa place. Le Cœur de Jésus et le Vôtre ne sont qu'un et ce que vous ferez sera approuvé de Lui. Dites à cette Sainte Mère ce que le cœur vous suggérera.

 

Vive le Cœur de Jésus, le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, soyez loué et béni à jamais de ce que Vous avez voulu mourir pour nous mériter la vie ; c'est Vous qui êtes cet admirable grain de froment qui devait être mis en terre et y mourir afin d’être le germe de la vie de tous les hommes. Conservez-moi cette précieuse vie de l’âme que Vous m'avez acquise et donnée, et ne permettez point que je la perde jamais.

 

V/. En paix et dans Lui-même

R/. je dormirai et je me reposerai.

 

Oraison à la Sainte Vierge

 

Je vous salue, Marie, Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous Ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie, par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et à l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle à Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez que c'est Jésus-Christ Lui-même qui a ainsi voulu faire mourir Son Cœur, car Il a dit qu'Il avait le pouvoir de quitter Son âme et de la reprendre. Ô Sacré Cœur de Jésus, si Vous n’étiez point véritablement mort, on n'aurait jamais pu connaître l’excès dont Votre Amour a été capable. Apprenez-moi la pratique des saintes leçons de la mort à moi-même, que Vous nous avez enseignées.

 

Adoration

 

Je Vous adore, Sacré Cœur de Jésus, enseveli dans le cœur de la terre pour ressusciter, mais vivant toujours dans Celui de Votre sainte Mère ; accordez-moi, par Son intercession, la pureté de l’âme et du corps. Vivez dans moi afin que ce ne soit plus moi, mais que ce soit Votre Cœur qui vive en moi.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus, qu'heureux est celui qui ne met son espérance et sa confiance qu'en Vous qui le rassasiez. Vous êtes la véritable lumière de notre Patrie, dont les charmes surpassent tout ce que le sens humain peut éprouver. Oh, que je Vous ai connu et aime tard, ô Beauté ancienne ! Si je vous ai aime tard, faites que je vous aime parfaitement.

 

R/. Sa demeure s'est faite dans la paix

V/. Et Son habitation est dans la Sainte Sion.

 

Oraison à la Sainte Vierge

 

Je Vous salue, Marie Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa Charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie, par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et a l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle à Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez le Cœur de Jésus-Christ enseveli, comme le modèle de l'ensevelissement que vous devez faire du vôtre afin de vivre comme étant mort aux créatures pour ne vivre qu'à Lui. Son Apôtre saint Paul nous dit, que nous devons être ensevelis par une imitation de Sa mort, pour avoir part à Sa gloire. O Sacré Cœur de Jésus, que je meure donc avec Vous, et que j'aie place en Votre sépulture. Que je vive mort avec Vous et que je ne reste plus vivant avec moi-même ; l'un m'est bien plus désirable que l'autre. Tuez-moi d'un bon coup de Votre Charité, afin que je ne vive plus qu'a Vous et par Vous, et pour Vous. Ainsi soit-il.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, mort et enseveli dans le tombeau, je Vous adore uni toujours à Votre Divinité. Vous avez toujours été le Cœur d'un Dieu, quoique Vous ayez été le cœur mort d'un homme enseveli ; faites-moi la grâce d’être du nombre de ces Bienheureux morts dont la vie est cachée en Dieu avec la Vôtre ; que mon cœur de terre et d'homme misérable, devienne tout céleste par la vertu du Vôtre.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi-soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Cœur Sacré de Jésus, si Vous reposez, si Vous dormez dans le tombeau après avoir opéré l’œuvre de notre Rédemption, de même que Dieu se reposa après avoir fait l’œuvre de la Création, Votre Divinité est toujours veillante. Que Votre Cœur Divin soit toujours l'aimant sacré de mon cœur, afin que son penchant soit toujours vers Vous et qu'il tire le mien après soi, sans que mes infidélités y apportent jamais de résistance et d'obstacle.

 

R/. Vous êtes le Dieu de mon cœur

V/. Et mon partage pour toute l’Éternité.

 

Oraison à la Sainte Vierge Mère du Cœur de Jésus

 

Je Vous salue Marie, Mère du Cœur de Jésus, fidèle dépositaire de tous Ses sentiments, Image de Sa bonté et de Sa charité, très digne Sanctuaire du Saint-Esprit ; je Vous supplie par le Sacré Cœur de Jésus Fils unique du Père Éternel et le Vôtre, de me secourir en tous mes besoins et à l'heure de ma mort. Faites-moi sentir que Vous êtes ma Mère, en jetant Vos yeux de Miséricorde sur mon cœur, pour le garder, afin qu'il ne soit plus infidèle a Celui de Votre cher Fils Jésus-Christ, qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Ainsi soit-il.

Most Sacred Heart of Jesus

 

28 juillet 2013

Visite des Sanctuaires de Pontmain

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Visite des Sanctuaires de Pontmain

 

Il y a quelques jours, pendant les 15 jours passés dans ma région d'origine, la Bretagne, je suis allé visiter les Sanctuaires de Pontmain, dans un tout petit village, limitrophe de l'Ile et Vilaine et de la Mayenne, non loin du village dont je suis originaire. J'ai prié longuement dans la basilique, en la chapelle des Lumières, confiant à Marie toutes vos intentions. Voici une vidéo que je vous offre, à vous tous qui habitez loin de la France, que j'ai réalisée à partir des photos que j'ai prises dans ce haut lieu de la Foi. Que Marie vous bénisse et vous conduise vers Son Divin Fils. F.M.

 

20 juin 2013

La Semaine du Sacré Cœur

La Semaine du Sacré Cœur

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Vendredi

 

Pour le matin

 

Considération

 

Considérez ou plutôt admirez les sentiments du Sacré Cœur de Jésus-Christ faisant sa prière dans le Jardin des Oliviers. La tristesse le saisit d'une manière si forte, qu'il en sue le Sang et déclare qu'Il souffre une tristesse mortelle ; et elle se manifeste assez par Son état d'Agonie. Ô Sacré Cœur de Jésus, quelle est la cause de Votre tristesse et de l'Agonie que Vous souffrez ? C'est Votre propre Volonté, car Vous n’êtes offert que parce que Vous l'avez bien voulu. Il y a ici un mystère caché, mais qui nous fait voir au dehors ce que Votre Amour est capable de faire et de souffrir. Vous aviez des Légions d'Anges a Votre service pour Vous délivrer des mains des Juifs, mais Vous n'avez point voulu Vous en servir. C’était la vue de l'ingratitude des pécheurs, qui devaient s'attirer la juste vengeance de Votre Père Céleste en foulant aux pieds Votre Sang répandu pour eux, c’était cela qui pressait l'Amour de Votre Sacré Cœur et qui Vous faisait souffrir une espèce de mort anticipée. Quoi ! Mon cœur, seras-tu insensible à tes péchés et à tes infidélités, en voyant le Sacré Cœur de Jésus réduit à cet état par la seule prévoyance que tu les commettrais, et que tu te mettrais toi-même en état d’être privé du bénéfice de Sa Rédemption.

 

Adoration

 

Je Vous adore, Sacré Cœur de Jésus, dans l’état douloureux où Vous Vous êtes trouvé au Jardin des Oliviers. C'est moi qui mérite toutes les peines que Vous souffrez, car j'en suis la cause ; mais Votre Amour Vous ayant fait Vous charger de toutes nos iniquités, Vous en portez la peine. Ô Sacré Cœur de Jésus, c'est par Votre tristesse que mon âme est consolée, et par Votre Agonie que ma mort est adoucie ; Votre Oraison, accompagnée de tant de douleurs, me marque que Vous avez voulu me délivrer par Votre Oraison, avant que de me racheter par Votre Passion. Donnez-moi un cœur contrit et humilié qui ait part aux douleurs et aux afflictions que le Vôtre a souffertes. Enseignez-moi à bien faire 1'Oraison de souffrance et de patience.

 

Vive le Cœur de Jésus le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs. Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez voulu nous faire voir l'ardent désir que Vous avez du Salut des hommes, et la douleur que Vous causaient les péchés de ceux qui perdraient le fruit de Votre Rédemption, puisque la tristesse que Vous en eûtes Vous mit dans l'agonie et Vous fit suer le Sang, soyez loué et béni à jamais. Faites par Votre Sainte Grâce que je verse au moins des larmes de cœur, pour la part que mes péchés ont eue a l'affliction que Vous avez soufferte dans Votre Oraison du Jardin.

 

V/. Veillez et priez pour quel vous n'entriez point en tentation

R/. Car l'esprit est prompt et la chair est infirme.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présenté aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la Face couverte d'un voile, d’être dépouillé de Vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance: je vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu ou Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles. Amen.

 

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Pour l'après-dîner

 

Considération

 

Considérez quels étaient les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus parmi la variété des souffrances, des moqueries, des opprobres que les Juifs lui ont fait souffrir pendant tout le temps de Sa Passion. Ô Sacré Cœur de Jésus, quel spectacle offriez-Vous pour lors aux yeux du monde, des Anges et des hommes par Votre humilité, par Votre douceur à l’égard même de ces cruels bourreaux, par Votre obéissance, par Votre patience représentée par l'agneau qui se tait sous la main de celui qui le tond, par Votre pauvreté, par Votre amour du mépris et des souffrances et par Votre Divine Charité. Ô mon cœur, tu serais indigne d'appartenir au Cœur de Jésus, si tu n'estimais la pratique de ces vertus comme le plus grand bien que tu puisses avoir au monde, puisque ce sont celles du Cœur de Jésus et qu'Il t'a tant recommandées.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, si Votre Père Éternel, selon le témoignage de Saint Paul, Vous a fait adorer par tous les Anges dès Votre entrée en ce monde, que n'ont-ils pas fait en Vous voyant et en Vous admirant dans l'exercice de Votre Passion ! Je Vous adore avec eux, et je Vous prie de m'accorder la grâce de Vous adorer en Esprit et en Vérité, en participant à Vos souffrances, à Vos affections et à Vos désirs.

 

Vive le Cœur de Jésus, le Roi des cœurs, et qu'Il règne éternellement sur tous les cœurs Ainsi soit-il.

 

Louange et Prière

 

Soyez loué et béni à jamais, ô Sacré Cœur de Jésus, qui nous avez enseigné, encore plus par œuvres que par paroles, l'excellence et les effets de la Céleste Charité dont Vous avez apporté le Feu Sur la terre. Faites-le brûler dans nos cœurs, et faites-nous la grâce de Vous aimer et de nous aimer les uns les autres comme Vous nous avez aimés

 

V/. La discipline de notre paix Lui a été imposée

R/. Et nous sommes guéris par Ses meurtrissures.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présents aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets, et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la face couverte d'un voile, d’être dépouillé de vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance : je Vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu où Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Amen.

 

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Pour le soir

 

Considération

 

Considérez les Mouvements du Sacré Cœur de Jésus, étendu et mourant sur la Croix, à l’égard de Son Père éternel auquel Il se plaint et abandonne Son Esprit ; à l’égard de Sa Sainte Mère qu'Il recommande à son Disciple Bien-aimé ; à l’égard de Ses bourreaux pour lesquels Il prie. Ô Sacré Cœur de Jésus, Vous avez fait de grands miracles en ressuscitant les morts, en commandant aux éléments, en chassant les démons, en guérissant les malades. Ce sont des preuves que Vous êtes le Tout-Puissant. Mais si j'osais le dire, tous ces miracles ne sont rien en comparaison de ceux que Vous avez faits sur la Croix. Quelle merveille de voir le Créateur disposer des créatures comme Il Lui plaît : mais c'est la merveille des merveilles de voir le Créateur dire, faire et souffrir ce que Vous avez dit, fait et souffert sur la Croix pour l'Amour de tous les hommes, de ceux même qui Vous crucifiaient. Ô Sacré Cœur de Jésus, ôtez-moi ce cœur de pierre que je porte, et donnez-m'en un de chair qui ressente Votre Amour et Vos souffrances comme il doit les ressentir, et qui soit désireux de voir accompli dans moi ce qui y manque de la représentation de Vos Souffrances.

 

Adoration

 

O Sacré Cœur de Jésus, j'adore tous les Mouvements que Vous avez faits et soufferts sur la Croix, comme autant de miracles et de sacrifices que Vous avez offerts à Dieu sur l'Autel de Votre Charité. Que devenait le Cœur de Votre Sainte Mère, en voyant et en connaissant ce que le Vôtre souffrait et disait. O Cœurs de Jésus et de Marie qui connaissez et qui sentez ce que Vous souffrez l'un et l'autre, cessez, cessez de Vous porter des coups de douleurs l'un à 1'autre. Ce sont nos péchés qui sont la cause de Vos douleurs et de Vos larmes ; puisque nous reconnaissons que c'est nous qui sommes coupables de tout le mal, faites au moins que nous ressentions notre part de Vos douleurs.

 

Louange et Prière

 

Soyez loué et béni a jamais, ô Sacré Cœur de Jésus, de tout ce que Votre Charité Vous a fait souffrir pour notre Rédemption. Vos souffrances extérieures ont été grandes ; mais Vos souffrances intérieures Vous ont été encore plus sensibles. Toute l'ingratitude des hommes Vous était connue. Vous en avez porté par avance toute l'affliction et l'angoisse dans Votre Oraison du Jardin. Un de Vos Prophètes s'en est plaint par avance en Votre Nom. « J'ai cherché quelqu'un, dit-il, qui voulut s'affliger avec Moi, et il n'y en a pas eu qui voulut Me consoler, et Je ne l'ai point trouvé ». Mais rien de cela ne Vous a rebuté ni empêché de consommer l’œuvre de la Rédemption de tous les hommes par Votre mort, et par une mort sur la Croix. Oh ! Le Dieu de mon cœur, ne souffrez point que mon cœur soit de ceux qui ne veulent ni s'affliger avec Vous ni Vous consoler par le regret et la douleur de leurs propres péchés

 

V/. Nous l'avons vu sans beauté, comme un lépreux et comme un homme frappé de la main de Dieu.

R/. Il a été chargé de nos maladies et il a porté nos iniquités.

 

Oraison

 

O Sacré Cœur de Jésus qui avez accepté, avec des Mouvements d'Amour incomparable, de naître, d’être circoncis, d’être reprouvé par les Juifs, d’être trahi par un baiser de Judas, d’être lié et mené comme un agneau innocent à la boucherie, d’être présenté aux yeux d’Hérode et de Caïphe avec infamie et d'y être accusé par de faux témoins, d’être tourmenté de coups de fouets et d'opprobres, de recevoir des crachats sur Votre Sainte Face, des soufflets et une couronne d’épines sur Votre Tête, d’être frappé d'un roseau la Face couverte d'un voile, d’être dépouillé de Vos vêtements, attaché avec des clous et levé sur la Croix, mis entre les larrons, abreuvé de fiel et de vinaigre et blessé d'un coup de lance : je Vous prie, ô Sacré Cœur, par toutes ces peines et par la Croix et la mort que Vous avez acceptées, de me délivrer de tout ce qui peut Vous déplaire et offenser, et faites-moi la grâce de me recevoir au même lieu où Vous avez conduit le bon larron. Vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit, par tous les siècles des siècles Amen.

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16 septembre 2013

Liturgie des Heures pour la Fête des Stigmates de Saint François 1/2

Liturgie des Heures pour la Fête des Stigmates de Saint François

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Liturgie des heures

Extrait du « Sanctoral Franciscain », Editions Franciscaines, Paris, 1999

 

En septembre 1224, François d'Assise fut gratifié sur le Mon Alverne de la vision d'un séraphin ailé et crucifié en réponse à sa demande instante : « Que je sente dans mon âme et dans mon corps ce que Tu as ressenti toi-même : la souffrance de la Passion et l'Amour sans mesure dont Tu étais embrasé 3e Considération sur les Stigmates). Cette prière et cette réponse sont l'aboutissement d'une longue route : François, en vrai chevalier, veut servir le seul et vrai Seigneur. Il a découvert son modèle en Jésus. Il veut l'imiter, être à ses côtés et, avec Lui, comme Lui, combattre et remporter la victoire. C'est sa manière de suivre les traces du Christ (Admonition 6, 2), et cette manière fut agréée par Dieu en ce mois de septembre 1224 : les Stigmates de la Passion du Christ dont il resta marqué sont la confirmation divine de son combat et de sa vie.

 

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Office des Lectures

 

Invitatoire

 

Pour le premier office du jour

Seigneur, ouvre mes lèvres,

et ma bouche publiera ta louange,

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Au Dieu qui est, qui était et qui vient, pour les siècles et les siècles. Amen. Alléluia

 

Psaume 94

 

Venez, crions de joie pour le Seigneur,

acclamons notre Rocher, notre salut !

Allons jusqu'à lui en rendant grâce,

par nos hymnes de fête acclamons-le !

 

Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,

le grand roi au-dessus de tous les dieux :

il tient en main les profondeurs de la terre,

et les sommets des montagnes sont à lui ;

à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,

et les terres, car ses mains les ont pétries.

 

Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,

adorons le Seigneur qui nous a faits.

Oui, il est notre Dieu ; +

nous sommes le peuple qu'il conduit,

le troupeau guidé par sa main.

 

Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +

« Ne fermez pas votre coeur comme au désert,

comme au jour de tentation et de défi,

où vos pères m'ont tenté et provoqué,

et pourtant ils avaient vu mon exploit.

 

« Quarante ans leur génération m'a déçu, +

et j'ai dit : Ce peuple a le coeur égaré,

il n'a pas connu mes chemins.

Dans ma colère, j'en ai fait le serment :

Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

 

Rendons Gloire au Père Tout-Puissant,

A son Fils Jésus-Christ le Seigneur,

A l'Esprit qui habite en nos cœurs

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Hymne

 

Ceci est mon corps...

Pourquoi ces mots, toujours...

répétés nuit et jour ?

Pourquoi ce pain et ce vin,

ce rocher trois fois saint ?

Pourquoi cette montagne

surplombant la campagne ?

Et pourquoi tous ces gens

de partout accourant ?

 

Ceci est mon corps...

Un petit homme brun,

le corps et l'âme à jeûn,

s'est laissé consacrer

sur cette pierre, ancré

par les rayons ardents

d'un Séraphin brûlant,

et contemplant son Dieu,

aveuglé de ce feu,

est devenu sans prix

un autre Jésus-Christ.

 

Ceci est mon corps...

O terre qui frémit

quand fut jeté ce cri :

« Père, entre tes mains

je remets mon esprit ».

Profondeur souterraine,

dure couche sans laine,

silencieux sous-bois,

mousse dessous nos pas,

dites-nous le secret :

François stigmatisé.

 

Ceci est mon corps...

C'est au creux de la nuit

une flûte adoucie.

 

Psaume 2

Dieu donne la royauté au Messie

 

Antienne

A. « La main du Seigneur fut sur moi : il me conduit sur une haute montagne ».

B. « Sur la montagne aujourd'hui, François entre dans la Nuée ; la main du Seigneur est sur lui ».

 

Pourquoi ce tumulte des nations,

ce vain murmure des peuples ?

Les rois de la terre se dressent,

les grands se liguent entre eux

contre le Seigneur et son messie :

« Faisons sauter nos chaînes,

rejetons ces entraves ! »

 

Celui qui règne dans les cieux s'en amuse,

le Seigneur les tourne en dérision ;

puis il leur parle avec fureur ,

et sa colère les épouvante :

« Moi, j'ai sacré mon roi

sur Sion, ma sainte montagne. »

Je proclame le décret du Seigneur ! +

 

Il m'a dit : « Tu es mon fils ;

moi, aujourd'hui, je t'ai engendré.

Demande, et je te donne en héritage les nations,

pour domaine la terre tout entière.

Tu les détruiras de ton sceptre de fer,

tu les briseras comme un vase de potier. »

 

Maintenant, rois, comprenez,

reprenez-vous, juges de la terre.

Servez le Seigneur avec crainte,

rendez-lui votre hommage en tremblant.

Qu'il s'irrite et vous êtes perdus :

soudain sa colère éclatera.

 

Heureux qui trouve en lui son refuge !

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Psaume 8

Majesté de Dieu et dignité de l'homme

 

Antienne

A. « J'ai contemplé une grande vision et je fus transfiguré ».

B. « Comme un ami parle avec son ami, François interroge : « Qui es-tu Seigneur, et qui suis-je ? Et le Seigneur passe dans le vent de l'Esprit.

 

R. O Seigneur notre Dieu, qu'il est grand Ton Nom par toute la terre.

 

Jusqu'aux cieux ta splendeur est chantée

par la bouche des enfants, des tout-petits :

rempart que tu opposes à l'adversaire,

où l'ennemi se brise en sa révolte.

 

A voir ton ciel, ouvrage de tes doigts,

la lune et les étoiles que tu fixas,

qu'est-ce que l'homme pour que tu penses à lui,

le fils d'un homme, que tu en prennes souci ?

 

Tu l'as voulu un peu moindre qu'un dieu,

le couronnant de gloire et d'honneur ;

tu l'établis sur les oeuvres de tes mains,

tu mets toute chose à ses pieds :

 

les troupeaux de boeufs et de brebis,

et même les bêtes sauvages,

les oiseaux du ciel et les poissons de la mer,

tout ce qui va son chemin dans les eaux.

 

R. O Seigneur, notre Dieu, qu'il est grand ton nom par toute la terre !

 

Rendons Gloire au Père Tout-Puissant,

A son Fils Jésus-Christ le Seigneur,

A l'Esprit qui habite en nos cœurs

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Psaume 95

Dieu, Roi et Juge de l'univers

 

Antienne

A. « La gloire du Seigneur était comme un feu ardent au sommet de la montagne ».

B. « François a tenu caché le secret de Dieu ; mais son plus beau chant d'amour éclate dans sa chair brûlée au sceau du roi ».

 

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

chantez au Seigneur, terre entière,

chantez au Seigneur et bénissez son nom !

 

De jour en jour, proclamez son salut,

racontez à tous les peuples sa gloire,

à toutes les nations ses merveilles !

 

Il est grand, le Seigneur, hautement loué,

redoutable au-dessus de tous les dieux :

néant, tous les dieux des nations !

 

Lui, le Seigneur, a fait les cieux :

devant lui, splendeur et majesté,

dans son sanctuaire, puissance et beauté.

 

Rendez au Seigneur, familles des peuples,

rendez au Seigneur la gloire et la puissance,

rendez au Seigneur la gloire de son nom.

 

Apportez votre offrande, entrez dans ses parvis,

adorez le Seigneur, éblouissant de sainteté :

tremblez devant lui, terre entière.

 

Allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »

Le monde, inébranlable, tient bon.

Il gouverne les peuples avec droiture.

 

Joie au ciel ! Exulte la terre !

Les masses de la mer mugissent,

la campagne tout entière est en fête.

 

Les arbres des forêts dansent de joie

devant la face du Seigneur, car il vient,

car il vient pour juger la terre.

 

Il jugera le monde avec justice, *

et les peuples selon sa vérité !

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

V. Tu as marqué, Seigneur, ton serviteur François, des signes de notre Rédemption.

 

De la Lettre aux Galates (5, 24-26 ; 6, 2-5, 7...18)

 

Ceux qui sont au Christ Jésus ont crucifié en eux la chair, avec ses passions et ses tendances égoïstes. Puisque l'Esprit nous fait vivre, laissons-nous conduire par l'Esprit. Ne cédons pas à la vanité : pas de provocation entre nous, pas de rivalité.

Portez les fardeaux les uns des autres : ainsi vous accomplirez la loi du Christ. Si quelqu'un pense être quelque chose alors qu'il n'est rien, il se fait illusion sur lui-même. Que chacun examine sa propre action ; ainsi il trouvera ses motifs d'orgueil en lui-même et non pas en se comparant aux autres. Chacun doit porter le poids de sa propre existence.

Ne vous égarez pas : Dieu ne se laisse pas narguer. Ce que l'on a semé, on le récoltera : des semailles purement humaines aboutissent à une récolte purement humaine, la dégradation définitive ; des semailles spirituelles aboutissent à une récolte spirituelle, la vie éternelle. Ne nous lassons pas de faire le bien, car, le moment venu, nous récolterons si nous ne nous décourageons pas. Puisque nous tenons le bon moment, travaillons au bien de tous, spécialement dans la famille des croyants. Que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. Par elle, le monde est à jamais crucifié pour moi, et moi pour le monde. Ce qui compte, ce n'est pas d'avoir ou de ne pas avoir la circoncision, c'est la création nouvelle. Pour tous ceux qui suivent cette règle de vie et pour le véritable Israël de Dieu, paix et miséricorde. Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter. Car moi, je porte dans mon corps la marque des souffrances de Jésus. Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit. Amen.

 

R. Je sais en qui j'ai foi,

je connais sa puissance,

Lui me gardera dans sa présence.

 

Crucifié avec le Christ,

Ce n'est plus moi qui vis,

C'est le Christ qui vit en moi.

Sa grâce fut puissante.

 

Ce que je vis maintenant dans ma chair,

Je le vis dans la Foi au Fils de Dieu.

Il s'est livré Lui-même pour moi.

 

Oubliant le chemin parcouru,

Je cours tout droit vers le Christ

Afin de pouvoir le saisir,

Déjà saisi par Lui-même.

 

Récit de Saint Bonaventure sur les stigmates

François, image du Crucifié

 

Deux ans avant de rendre son âme au Ciel, le fidèle serviteur du Christ, François, se rendit en un lieu écarté et très élevé, appelé Mont Alverne, pour y faire un Carême en l'honneur de l'Archange Saint Michel. Bientôt, il se sentit, plus abondamment encore que de coutume, envahi par la douceur de la contemplation divine, par le feu ardent des désirs célestes, par l'infusion des dons d'en-haut.

Tandis qu'il se sentait soulevé vers Dieu par l'ardeur des désirs séraphiques, un certain matin, vers la Fête de l'Exaltation de la Sainte Croix, étant en prières sur le flanc de la montagne, il vit descendre vers lui du haut du Ciel comme la vision d'un séraphin muni de six ailes brillantes comme le feu. Cet être s'approcha d'un vol rapide jusqu'au dessus de lui... il lui apparut non seulement ailé, mais aussi crucifié. À cette vue il fut saisi d'une violente stupeur. Son âme fut parcourue e joie mêlée de douleur. Le gracieux visage du Christ sous un aspect si familier lui faisait concevoir une joie extrême. Mais en le voyant cruellement fixé à la croix, il était tout transi à la fois de compassion et de joie.

La vision disparut, après un entretien secret et familier. Intérieurement son âme était embrasée d'ardeur séraphique. Mais sa chair aussi était devenue extérieurement conforme au Crucifié : elle en portait le signe et l'effigie, comme la marque d'un sceau brûlant imprimé sur la cire. Aussitôt commencèrent à apparaître dans ses mains et dans ses pieds les marques des clous. La tête de ces clous était visible dans la paume des mains et le dessus des pieds, et les pointes de ces clous saillaient de l'autre côté. Au côté droit comme entr'ouvert par une lance, s'étendait une cicatrice rouge d'où coulait souvent un sang précieux.

François, l'homme nouveau, en vertu d'un nouveau et stupéfiant miracle, par un singulier privilège, jamais accordé dans les siècles passés, apparut ainsi marqué des saints stigmates. Il redescendit de la montagne portant l'image du Crucifié, non point gravé sur la pierre ou le bois par la main d'un artiste, mais écrite sur ses membres de chair par la main du Dieu vivant.

 

R. L'amour n'est pas aimé.

 

L'amour n'est pas aimé,

le sel n'est plus salé,

le feu ne brûle plus...

L'Amour n'est pas aimé,

ton corps est crucifié,

montre-le moi, Jésus !

 

Donne-moi de connaître

au profond de mon cœur

le Sang brûlant de ton amour ;

et donne-moi, ô Maître,

de vivre dans mon corps

les plaies qui

t'ont donné la mort...

 

En voici que ton ange

en ouvrant son trésor

fit naître la Croix

dans mon corps,

imprima son image

de lumière et de feu :

il me montra le cœur de Dieu !

 

Et Dieu refait le monde,

Il y plante un jardin

qui fleurit aux pieds

et aux mains,

Et de sa plaie profondeur

Le cœur donne la vie

Comme une source

au fond du puits.

 

Oraison

 

Pour raviver dans nos cœurs le feu de Ton Amour, Tu as renouvelé, Seigneur, dans le corps de notre Père Saint François, les Stigmates de la Passion de Ton Fils. À sa prière, accorde-nous d'être unis à la mort de Ton Fils et de participer ainsi à Sa résurrection. Lui qui vit et règne avec Toi dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

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Matin

 

Si ce n'est pas le premier office du jour :

Dieu, viens à mon aide,

Seigneur, à notre secours,

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit.

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen. Alléluia.

 

Hymne

 

R. O Dieu, mon Dieu, qui es-tu ? Ton Nom est un vertige... O Dieu, mon Dieu, qui est-tu ? Et moi, ô Dieu, qui suis-je ?

 

Seigneur, Dieu de mon salut,

Je crie le jour et la nuit devant Toi.

C'est Toi qui m'as fait naître,

Toi mon espoir dès le premier jour.

Dès le sein de ma mère, mon Dieu c'est Toi,

Ne t'éloigne jamais de moi...

 

De toute ma voix je crie vers Dieu.

Devant Lui, j'expose ma détresse.

Sur la route où je marche ils m'ont tendu un piège.

Leur fouet s'est abattu sur moi, et moi j'ai pardonné.

Tu es mon Père, le Très Saint, le Très-Haut,

Vite à mon aide, ô Dieu mon sauveur.

 

Ils ont percé mes mains, mes pieds,

Ils ont compté tous mes os.

Ils ont ouvert la bouche et hurlé contre moi.

Mon cœur s'est amolli comme la cire,

Ma force se dessèche comme terre cuite au four.

Ils m'ont couché dans la poussière de la mort.

 

Je me suis endormi mais je suis ressuscité.

Père Saint, Tu m'as pris par la main droite,

Quelle est ma récompense dans le Ciel, sinon Toi ?

Et sur la terre que pis-je vouloir d'autre que toi ?

Voyez, voyez, « Je suis Dieu », dit le Seigneur,

Je serai exalté parmi les peuples !

 

Psaume 62

« L'eau que Je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle » (Jean 4, 14).

 

Antienne

A. « Je suis crucifié avec le Christ, ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi ».

B. « J'ai levé les mains vers Toi, et Tu m'as abrité de Tes ailes ; Tu es fort, Tu es grand, et toute ma douceur ! »

 

Dieu, tu es mon Dieu, je te cherche dès l'aube :

mon âme a soif de toi ;

après toi languit ma chair,

terre aride, altérée, sans eau.

 

Je t'ai contemplé au sanctuaire,

j'ai vu ta force et ta gloire.

Ton amour vaut mieux que la vie :

tu seras la louange de mes lèvres !

 

Toute ma vie je vais te bénir,

lever les mains en invoquant ton nom.

Comme par un festin je serai rassasié ;

la joie sur les lèvres, je dirai ta louange.

 

Dans la nuit, je me souviens de toi

et je reste des heures à te parler.

Oui, tu es venu à mon secours :

je crie de joie à l'ombre de tes ailes.

Mon âme s'attache à toi,

ta main droite me soutient.

 

Rendons Gloire au Père Tout-Puissant,

A son Fils Jésus-Christ le Seigneur,

A l'Esprit qui habite en nos cœurs

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Cantique des Trois Enfants (Daniel 3)

Hymne de l'Univers

« La création aspire de toutes ses forces à voir la révélation des fils de Dieu » (Romains 8, 19).

 

Antienne

A. « J'ai été saisi par le Christ afin de le connaître : montagnes et collines, bénissez le Seigneur ».

B. « Le flanc du rocher s'est ouvert, toute la terre accueille avec François le Salut de Dieu ».

 

Toutes les oeuvres du Seigneur, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

 

Vous, les anges du Seigneur, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !


Vous, les cieux, bénissez le Seigneur,

et vous, les eaux par-dessus le ciel, bénissez le Seigneur,

et toutes les puissances du Seigneur, bénissez le Seigneur !


Et vous, le soleil et la lune, bénissez le Seigneur,

et vous, les astres du ciel, bénissez le Seigneur,

vous toutes, pluies et rosées, bénissez le Seigneur !

 

Vous tous, souffles et vents, bénissez le Seigneur,

et vous, le feu et la chaleur, bénissez le Seigneur,

et vous, la fraîcheur et le froid, bénissez le Seigneur !

 

Et vous, le givre et la rosée, bénissez le Seigneur,

et vous, le gel et le froid, bénissez le Seigneur,

et vous, la glace et la neige, bénissez le Seigneur !


Et vous, les nuits et les jours, bénissez le Seigneur,

et vous, la lumière et les ténèbres, bénissez le Seigneur,

et vous, les éclairs, les nuées, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

Que la terre bénisse le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, montagnes et collines, bénissez le Seigneur,

et vous, les plantes de la terre, bénissez le Seigneur,

et vous, sources et fontaines, bénissez le Seigneur !


Et vous, océans et rivières, bénissez le Seigneur,

baleines et bêtes de la mer, bénissez le Seigneur,

vous tous, les oiseaux dans le ciel, bénissez le Seigneur,

vous tous, fauves et troupeaux, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

Et vous, les enfants des hommes, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

 

Toi, Israël,bénis le Seigneur !

Et vous, les prêtres, bénissez le Seigneur,

vous, ses serviteurs, bénissez le Seigneur !


Les esprits et les âmes des justes, bénissez le Seigneur,

les saints et les humbles de cœur, bénissez le Seigneur,
Anias, Azarias et Misaël, bénissez le Seigneur :

À lui, haute gloire, louange éternelle !


Bénissons le Père, le Fils et l'Esprit saint :

À lui, haute gloire, louange éternelle !

Bénis sois-u, Seigneur, au firmament du Ciel :

A Toi, haute gloire, louange éternelle !

 

Psaume 149

Louange à Dieu par les chants de victoire

« Le vainqueur, celui qui restera fidèle à Mon service jusqu'à la fin, Je lui donnerai pouvoir sur les Nations » (Apocalypse 2, 26).

 

Chantez au Seigneur un chant nouveau,

louez-le dans l'assemblée de ses fidèles !

En Israël, joie pour son créateur ;

dans Sion, allégresse pour son Roi !

Dansez à la louange de son nom,

jouez pour lui, tambourins et cithares !

 

Car le Seigneur aime son peuple,

il donne aux humbles l'éclat de la victoire.

Que les fidèles exultent, glorieux,

criant leur joie à l'heure du triomphe.

Qu'ils proclament les éloges de Dieu,

tenant en main l'épée à deux tranchants.

 

Tirer vengeance des nations,

infliger aux peuples un châtiment,

charger de chaînes les rois,

jeter les princes dans les fers,

leurs appliquer la sentence écrite,

c'est la fierté de ses fidèles.

 

Rendons Gloire au Père Tout-Puissant,

A son Fils Jésus-Christ le Seigneur,

A l'Esprit qui habite en nos cœurs

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

La Parole de Dieu

De la Lettre de Saint Paul Apôtre aux Galates (6, 14, 17-18)

 

Que la croix de notre Seigneur Jésus Christ reste mon seul orgueil. Par elle, le monde est à jamais crucifié pour moi, et moi pour le monde. Dès lors, que personne ne vienne me tourmenter. Car moi, je porte dans mon corps la marque des souffrances de Jésus. Frères, que la grâce de notre Seigneur Jésus Christ soit avec votre esprit. Amen.

 

R. Nous l'avons vu transpercé, sans beauté ni éclat !

V. Méprisé et souffrant, gage de notre paix. R.

V. Comme un agneau muet, il n'ouvrait pas la bouche. R.

V. Dans le sang de ses blessures se trouvait notre guérison. R.

V. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit. R.

 

Cantique de Zacharie

 

Antienne

A. « François, tendu vers le martyre, l'astre d'en-haut t'a visité, il a marqué ton corps des Stigmates de la Passion ».

B. « La terre a tressailli devant Ta gloire, ô Christ, et le chant de Ta Pâque a devancé l'aurore. Ton immense tendresse a visité François ».

 

Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël

qui visite et rachète son peuple.

Il a fait surgir la force qui nous sauve

dans la maison de David son serviteur,


Comme il l'avait dit par la bouche des Saints,
Par ses prophètes, depuis les temps anciens :


Salut qui nous arrache à l'ennemi

à la main de tous nos oppresseurs.


Amour qu'il montre envers nos pères,
mémoire de son alliance sainte,


Serment juré à notre père Abraham

de nous rendre sans crainte,


afin que délivrés de la main de nos ennemis, +
nous le servions dans la justice et la sainteté,

en sa présence tout au long de nos jours.

Et toi, petit enfant, tu seras appelé

prophète du Très-Haut,
Tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
et tu prépareras ses chemins,


pour donner à son peuple de connaître le salut
par la rémission de ses péchés.

Grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu :
quand nous visite l'astre d'en-haut.


Pour illuminer ceux qui habitent ténèbres et l'ombre de la mort,
pour conduire nos pas au chemin de la paix.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit,

Maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Louange et intercession

 

Célébrons Dieu qui prend le chemin de l'humble amour pour venir jusqu'à nous/

 

R. Tu es pour nous, Seigneur, vie et Salut !

 

Dieu, notre Père, Tu révèles Ton Mystère aux humbles et aux petits :

Sois béni d'avoir associé François au mystère de la Pâque de Ton Fils et d'avoir marqué sa chair du signe de la Croix.

 

Tu baptises l'Eglise dans la mort et la Résurrection de Jésus :

Sois béni de révéler en elle le mystère de fécondité qui traverse la souffrance et la mort des hommes.

 

Tu accompagnes l'homme en son chemin vers Ta Gloire :

Sois béni de nous convertir à Toi, de nous façonner à l'image et à la ressemblance du Fils de Ton Amour et de nous conformer à Sa Passion/

 

La Croix de Jésus éclaire nos nuits comme un brasier d'amour :

Sois béni par tous ceux qui consentent à se laisser transformer par l'Amour pour que vive Ta présene en notre terre.

 

Intentions libres.

 

Notre Père

 

Oraison

 

Pour raviver dans nos cœurs le feu de Ton Amour, Tu as renouvelé, Seigneur, dans le corps de notre Père Saint François, les Stigmates de la Passion de Ton Fils. À sa prière, accorde-nous d'être unis à la mort de Ton Fils et de participer ainsi à Sa résurrection. Lui qui vit et règne avec Toi dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

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Suite de l'Office ci-dessous

10 juin 2013

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue 13/13

Les Treize Mardis de Saint Antoine de Padoue

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Treizième Mardi

Si quæris Miracula paraphrasé


Un immense cri d'espérance s'est fait entendre sur le monde et à travers l'espace. Est-ce une voix du ciel, est-ce une voix de la terre ? Nous ne le savons, mais à ce cri tous les échos ont répondu, et toutes les âmes ont tressailli. La voix a choisi pour organe les lèvres pures et le cœur inspiré du Docteur Séraphique, Saint Bonaventure, et, par lui, elle, nous a dit : « Si vous demandez des miracles, ô vous qui êtes abattus par la misère, ô vous qui succombez sous le fardeau trop lourd de toutes les douleurs humaines, allez à Saint Antoine de Padoue. Il a été, il est encore, il sera toujours, car Dieu a montré qu'il le voulait ainsi, le grand semeur de miracles ».

A ces paroles remplies de doux encouragements, de radieuses promesses et de célestes consolations ont répondu des milliers de voix, sorties de milliers de poitrines oppressées, fatiguées, brisées, disant : « Nous venons à vous, ô saint Antoine de Padoue, ayez pitié de nous, protégez-nous et sauvez-nous ! »

Malgré cet empressement, la voix s'est fait encore entendre, voix sonore et retentissante, capable de toucher et de remuer les cœurs les plus endurcis et les plus désespérés. « Venez, venez, dit-elle ; ne restez pas plus longtemps plongés dans les horreurs de la mort et dans les ténèbres de l'erreur; ne restez pas plus longtemps les esclaves du démon, en laissant sur votre âme l'affreuse et horrible lèpre du péché. Antoine vous attend ». Or, c'est par lui que la misère disparaît par lui, que la mort et l'erreur sont vaincues, par lui que le démon est mis en fuite, par lui enfin que les maladies sont guéries ».

A peine ces paroles sont-elles prononcées, que, devant nos yeux émerveillés, passent, comme en un tableau immense et brillant, et l'enfant ressuscité que, sur la terre de France, Antoine rendit à la mère, ivre de bonheur, et la mule, à genoux, adorant, à Toulouse, l'Hostie trois fois sainte que lui présentait Antoine, et les pauvres vêtus et nourris dans leur détresse, et le Signe de la Croix gravé sur la pierre par le doigt du thaumaturge, pour mettre Satan en déroute, et l'ouragan déchaîné que le Saint arrêta soudainement, à Brive et à Bourges, au-dessus de son auditoire, réuni en plein air.

Devant ce magnifique spectacle, de notre âme ravie s'échappe ce mot du roi-prophète : « Seigneur, Vous êtes admirable dans Vos Saints ». Oui, vraiment admirable, ô Dieu ! Car voici qu'à Rimini, Antoine, ne trouvant que des cœurs endurcis parmi les habitants de cette ville, fait entendre sa parole apostolique aux poissons de la mer qui l'écoutent avec attention; voici que, dans la Marche Trévisane, Antoine arrête et abat la cruauté d'Ezzelino et arrache aux fers de ce féroce gouverneur un pieux adolescent, Guillaume Tiso; voici qu'à Padoue même, il rend à un autre jeune homme l'usage de ses membres, et que le soldat Aleardino, hérétique endurci, se convertit en voyant une coupe en verre rebondir, au nom seul d'Antoine, comme une balle d'enfant et demeurer intacte.

C'est bien le moment d'interpeller avec l'auteur du répons miraculeux, Saint Bonaventure, c'est le moment d'interpeller les habitants de Padoue. Que doivent-ils à Saint Antoine ? Pourquoi est-il leur Saint bien-aimé ? Un concours de louanges s'élève de la ville entière, et de tous les rangs de la société partent des chants multiples et divers : « Antoine nous donne notre pain dans la misère ; Antoine est notre bouclier dans le combat, notre innocence dans la jeunesse, notre vertu, notre vaillance et notre victoire dans nos passions. Un cri de notre cœur et une larme de nos yeux suffisent à l'incliner vers nous. Sous son regard surgissent les miracles, comme une floraison qui console et réjouit nos douleurs, comme une fontaine dont les eaux, jaillissant sous la verge de ce nouveau Moïse, adoucissent l'amertume de nos lèvres ».

Habitants de Padoue, remerciez Dieu de la grande faveur qu'Il vous a accordée ; unissez les accents de votre reconnaissance à ceux qui s'élèvent vers votre saint d'un bout du monde à l'autre ; joignez vos voix aux voix des enfants et des disciples de Saint François, et répétez avec Saint Bonaventure : « C'est par Saint Antoine que la mort et l'erreur sont vaincues, par lui que la misère disparaît, par lui que le démon est mis en fuite, par lui enfin que les maladies sont guéries ». Et maintenant, rendons hommage à la très Sainte Trinité.

Gloire à Dieu le Père, qui a donné à Saint Antoine la puissance de faire des miracles ! Gloire à Dieu le Fils, qui a choisi Saint Antoine comme un instrument de rédemption pour les âmes ! Gloire à Dieu le Saint Esprit, qui a comblé le cœur et l'intelligence de Saint Antoine de tous ses dons ! Gloire à la Sainte Trinité, qui couronne dans le Ciel notre Saint bien-aimé !

O Saint Antoine, nous sommes à vos pieds, et nous vous supplions de prier pour nous.

 

S

Si Quæris Miracula

Répons miraculeux


Vous cherchez des miracles? Adressez-vous à saint Antoine.

Devant lui, la mort, l'erreur, les calamités, la lèpre, le démon prennent la Fuite et les malades sont guéris.

La mer obéit, les chaînes se brisent. Vieillards et jeunes gens demandent et recouvrent l'usage de leurs membres et les objets dont ils regrettaient la perte.

Les dangers disparaissent, la nécessité n'existe plus. Racontez-le, vous qui l'avez éprouvé. Parlez, habitants de Padoue.

La mer obéit, les chaînes se brisent, etc.

Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit.

La mer obéit, les chaînes se brisent, etc.

 

Priez pour nous, bienheureux Antoine,

afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions

 

Que la pieuse commémoration du Bienheureux Antoine, Votre confesseur, ô mon Dieu, réjouisse Votre Église, afin qu'elle soit constamment munie de secours spirituels et qu'elle mérite de posséder un bonheur sans fin. Par Jésus-Christ, Notre Seigneur. Ainsi soit-il.


Prières : Notre Père, je Vous salue, Si Quaeris, Trois Gloire soir au Père, suivis de l'invocation : « Saint Antoine de Padoue, priez pour nous ».

 

Oraison


O grand Saint Antoine, vous dont le cœur est si plein de bonté, et qui avez reçu de Dieu le don de faire des miracles, secourez-moi en ce moment, afin que, par votre assistance, j'obtienne la grâce que je demande (nommer la grâce), et que je puisse ainsi glorifier de plus en plus le Seigneur qui opère par vous de si grandes merveilles.

 

Fin des 13 Mardis de Saint Antoine

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Téléchargez l'intégralité des textes des 13 Mardis de Saint Antoine (pdf) en cliquant ici

20 février 2013

Les Vendredis de Saint Vincent Ferrier 1/3

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Les vendredis de Saint Vincent Ferrier


Au pieux lecteur


A mon sens, rien ne peut mieux exciter une âme dévouée à Saint Vincent Ferrier, que les quinze degrés de perfection enseignés par le Saint lui-même dans son Traité de la vie spirituelle. Ne vous effrayez pas, pieux lecteur, en entendant prononcer ce mot de perfection ; car si la chose était aussi difficile qu'on se le figure, Notre-Seigneur Jésus-Christ ne l'aurait pas recommandée à la foule lorsqu'il dit : « Soyez parfaits comme votre Père céleste est parfait ». (Matthieu 5 : 48) La pratique en est sans doute un peu difficile, je ne le nie pas ; mais la vertu est un bien si grand que, pour l'acquérir, il est juste de surmonter toutes les difficultés qui l'entourent. D'ailleurs, si vous cherchez à y arriver par l'échelle royale dressée par le Saint, vous trouverez cet exercice si suave, qu'il vous semblera voir l'âme monter au ciel par un chemin semé de roses.

Le saint, votre avocat, a agi en cela comme fait ordinairement une bonne mère pour son petit enfant ; afin de l'habituer à manger du pain, elle le lui taille en petits morceaux. De même saint Vincent : pour donner le pain de la perfection, cette nourriture si forte, aux plus faibles et aux plus petits dans la vertu, l'économe de Dieu l'a partagé en quinze degrés, tels qu'ils vous sont proposés en ces vendredis. C'est donc un très utile exercice pour acquérir, conjointement avec la protection d'un si grand saint, la perfection elle-même. Voici l'ordre que vous pourrez suivre. Premièrement, vous ferez sur chaque perfection successive une courte lecture, littéralement tirée du chapitre 18 du Traité de la vie spirituelle, composé par le saint. Pour la plus grande consolation des personnes simples, on a accompagné le texte d'une explication brève, mais très solide. Secondement, vous ferez une prière au saint, pour obtenir par son intercession le degré de perfection qu'il vous enseigne. En dernier lieu, pour vous animer efficacement à mettre en lui votre confiance, vous lirez un court entretien sur quelques miracles opérés par le saint. Vous terminerez le tout par une dévote prière, comme sept Pater et sept Ave, ou les litanies du saint.

En tout temps de l'année on peut célébrer les vendredis en l'honneur de saint Vincent, selon les besoins temporels et spirituels de chacun. Mais ceux qui ont une dévotion particulière à ce saint sont dans l'habitude de célébrer les sept vendredis avant sa fête, et les sept vendredis après. Tous les vendredis on fera bien de visiter la chapelle du saint, ou quelqu'une de ses images; on fera bien aussi de jeûner le même jour, si l'on peut; et quand on ne le pourra pas, il faudra y suppléer par quelque œuvre pieuse, d'après l'avis de son confesseur. Le même jour on devra se confesser et faire la sainte communion, pour gagner les indulgences accordées par le grand pontife Benoît XIII, et renouvelées par Pie VII. On devra faire une demi-heure d'oraison mentale, soit en une fois, soit en la partageant en un quart d'heure le matin et autant le soir.

Il faudra méditer les explications et les pratiques sur les perfections de la Vie spirituelle, proposées par le saint. Enfin on récitera sept Pater, sept Ave et sept Gloria Patri en l'honneur des sept dons de l'Esprit-Saint dont fut grandement enrichi notre saint.

Outre l'exercice des sept vendredis avant et après la fête du saint, je vous en propose un autre plus court et plus profitable : tous les vendredis de l'année, qui sont en l'honneur du saint, choisissez une vertu pratiquée par lui, et excitez-la en vous; par exemple : la charité, l'humilité, la mansuétude, l'obéissance, la modestie, la chasteté, la patience, la résignation, etc. ; et cela non pas d'une manière faible et passagère, mais constante et ferme, vous excitant à pratiquer la même vertu; la patience, par exemple, pendant plusieurs vendredis et autres jours, jusqu'à ce que vous la possédiez, et que pas à pas vous puissiez arriver à les pratiquer toutes. En cela, en effet, consiste la vraie dévotion au saint : l'imitation de ses vertus.

 

Pieuse oraison à Saint Vincent Ferrier à dire chaque vendredis de sa dévotion, pour obtenir sa protection et son assistance tous nos besoins et nécessités.

 

O glorieux apôtre de l'Espagne, miséricordieux thaumaturge saint Vincent Ferrier, me voici à vos pieds, misérable que je suis, pour vous supplier de me prendre sous votre puissante protection. Aujourd'hui donc et pour toujours, je vous choisis pour mon avocat particulier. Obtenez-moi de la divine clémence la grâce de m'enrichir par l'imitation de vos vertus. Je désire avoir en mon cœur un amour qui me consacre tout à Dieu et me rende fidèle à l'aimer souverainement et à le servir de tout mon cœur. Je désire que cet amour me porte à me consacrer au service de mon prochain, à l'aider et à le soulager dans ses nécessités. Je désire avoir une humilité qui me soumette à tous, et qui, m'éclairant sur ma misère, me dispose à me mettre au-dessous de tous. Je désire posséder une patience qui me rende fort dans l'adversité, humble dans les offenses, tranquille dans les calamités, sans emportement dans les infirmités, et résigné en tout à la volonté divine. Je désire enfin avoir un zèle véritable par lequel, en opérant comme je le dois pour le salut de mon âme, je me garde toujours d'être une occasion de chutes pour les autres.

Toutes ces vertus et les autres qui me sont nécessaires pour l'entier accomplissement des devoirs de mon état, obtenez-les moi, cher saint Vincent, afin qu'imitant en partie vos innombrables vertus, je puisse, par votre intercession, rester fidèle à mon Dieu. Je vous recommande, comme à mon protecteur, tout mon être : sous les yeux très-doux de votre compassion, je mets tous mes besoins spirituels et temporels, et tous ceux de mes parents, de mes amis et de mes ennemis, comme aussi de tous ceux qui se confient en Dieu et en vous. Ah! très-puissant saint, obtenez-nous aujourd'hui et pour toujours la grâce que vous connaissez être la plus nécessaire à notre avancement spirituel, et celle qui pourra mieux nous servir pour arriver à l'éternelle béatitude. Fortifiez-nous contre les ruses du démon, défendez-nous contre les ennemis de notre salut, délivrez-nous des périls de l'âme et du corps, et obtenez-nous la grâce de vivre avec Dieu sur la terre, afin de pouvoir arriver à jouir de lui avec vous dans le ciel. Ainsi soit-il.

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20 février 2013

Les Vendredis de Saint Vincent Ferrier 3/3

Les Vendredis de Saint Vincent Ferrier

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Deuxième partie

Les Sept Vendredis après la Fête de Saint Vincent Ferrier

 

Premier Vendredi

 

La neuvième perfection est d'avoir une mémoire continuelle et permanente des bienfaits reçus de Dieu jusqu'à ce jour par Notre-Seigneur Jésus-Christ.


Explication

 

Nous supposons l'âme exercée dans les vertus nécessaires pour être conforme au Seigneur Jésus-Christ, vertus qui sont : l'obéissance, la pauvreté, la charité et le mépris de soi-même. Suit maintenant un neuvième degré, qui consiste, dit le Saint, dans la mémoire des bienfaits et des grâces reçus de Dieu. Par ce souvenir votre âme, reconnaissant son ingratitude, la détestera, et ainsi vous pratiquerez l'abnégation de vous-mêmes. Vous croîtrez merveilleusement dans la connaissance de Dieu. La vue de sa libéralité et de sa bonté envers vous, vous inspirera une confusion salutaire. Alors vous vous anéantirez, en considérant toutes les grâces qu'il a faites à une créature si misérable. Dieu dit à l'âme par la bouche de son prophète : « Souviens-toi de Moi ». Et il donne à son serviteur Abraham, si désireux de sa perfection dans le bien, ce moyen : le souvenir de Dieu, par lequel il tiendra continuellement son esprit dans la pensée de son bienfaiteur, ajoutant que là se trouve le vrai chemin de la perfection : « Marche, lui dit-il, en Ma présence, et tu seras parfait ». (Genèse 17).


Pratique

 

Pour avoir cette mémoire des bienfaits de Dieu, il convient de se servir des moyens suivants : Voyez-vous une croix ? rappelez-vous aussitôt le bienfait de la rédemption. Voyez-vous des infirmes ? Rappelez-vous le don de la santé dont vous jouissez. Avez-vous devant les yeux un pauvre ? pensez que vous seriez encore plus pauvre sans les avantages temporels que Dieu vous dispense à pleines mains. Enfin, si vous entendez parler des chutes d'autrui, songez que vous feriez bien pire, si Dieu ne tenait sa sainte Main sur votre tête. Tel est le moyen de rappeler sans cesse à votre mémoire Dieu, votre grand bienfaiteur.


Prière au Saint

 

Quel modèle parfait de reconnaissance envers Dieu me présente votre vie admirable, ô Saint Vincent ! Si vous avez reçu du Ciel des grâces de choix, vous vous en êtes bien rendu digne par la correspondance que vous leur avez donnée. Votre fidélité à en témoigner une pieuse et sincère gratitude vous en attirait sans cesse de nouvelles. Et maintenant, quand je considère ma pauvreté spirituelle en présence des dons prodigieux dont la divine Providence s'est plu à vous combler, je me demande où est la source d'une misère si profonde. Votre doctrine, ô grand Saint, me la révèle; c'est une chose bien claire, mon indigence vient de mon ingratitude; non, je ne pense pas assez aux bienfaits de Dieu sur moi. Si je les considérais attentivement, mon cœur attendri se fondrait d'amour dans ma poitrine. Je vous prie donc humblement, ô mon doux protecteur, de m'obtenir de la Divine Miséricorde la grâce d'avoir toujours présentes devant les yeux les attentions de la Bonté infinie pour moi, soit dans l'ordre temporel, soit dans l'ordre spirituel. Que de bienfaits accumulés sur ma tête ! Biens du corps, biens de l'âme, préservation d'une multitude de dangers inconnus, vocation au christianisme, lumières de la foi, touches secrètes d'une grâce puissante, promesses d'une assistance continuelle, expectative certaine d'un bonheur sans fin, pourvu que je sois fidèle aux doux commandements de mon Dieu : voilà l'abrégé des grâces que le Seigneur m'accorde. Que vous êtes bon, ô Dieu d'Israël ! (Psaume 78) Que vous êtes magnifique envers vos enfants! A l'exemple de votre saint prédicateur, je chanterai éternellement vos miséricordes. (Psaume 88). Je bénirai le Seigneur en tout temps ; sa louange sera toujours sur mes lèvres. (Psaume 33). Non, mon Dieu, jamais je n'oublierai vos bienfaits, et je les célébrerai avec ardeur jusqu'au dernier jour de ma vie. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

A Valence, qui fut bien souvent le théâtre des plus éclatants miracles de notre Saint, il arriva que, passant un jour par une certaine rue, Saint Vincent entendit sortir d'une maison des voix bruyantes et des cris de rage, accompagnés de parjures, de blasphèmes et d'horribles imprécations. Le Saint, entrant dans cette maison, en vit sortir le chef de famille suffoqué par la colère, et il trouva sa femme qui continuait à le maudire et à vomir d'exécrables blasphèmes. Aussitôt Vincent entreprit de l'apaiser. Il lui demanda pourquoi elle était si furieuse, et pour quelle raison elle proférait des blasphèmes si détestables. La femme répondit en sanglotant : « Mon Père, ce n'est pas seulement aujourd'hui, mais tous les jours et à toutes les heures du jour, que ce malheureux homme, mon mari, vient me persécuter, et il n'en finit jamais de me battre cruellement et de me déchirer de ses coups ; ce n'est pas une vie, mon Père, c'est une mort continuelle, une damnation de l'âme, et un enfer pire que celui des démons ». « Non, ma fille, ne parlez pas ainsi, répondit le saint avec une extrême douceur; cette colère ne vous avance à rien, sinon qu'à offenser Dieu plus grandement encore, lui qui pour votre amour a souffert sur la croix et sur le calvaire ». « Mais, dites-moi de grâce, pour quelle raison votre mari vous persécute et vous maltraite de la sorte ? » « C'est que je suis laide, répondit la femme ». « Et c'est pour cela, répondit le saint, qu'il offense Dieu si fort ! » Alors, levant sa main droite sur le visage de cette femme, il ajouta : « Allons, ma fille, à présent vous ne serez plus laide ; mais rappelez-vous de servir Dieu et d'être une sainte ».

A l'instant même cette pauvre malheureuse devint la femme la plus belle qui se trouvât alors à Valence. Après cela, l'homme de Dieu l'exhorta avec beaucoup de gravité à servir le Seigneur bien fidèlement et à être sainte, l'assurant qu'à l'avenir son mari n'aurait plus occasion de l'injurier et de la maltraiter à cause de sa laideur. Ensuite il partit, content d'avoir ainsi retiré de cette maison l'occasion d'offenser Dieu aussi grièvement, et d'avoir remédié au sort éternel de cet homme qui maltraitait sa femme avec tant de cruauté. Ce miracle est devenu si célèbre en Espagne, que de nos jours encore, alors qu'on rencontre une femme difforme, on dit en manière de proverbe : « Cette femme aurait bien besoin de la main de Saint Vincent ».

A propos de ce grand miracle, nous ferons une observation nécessaire. La beauté corporelle en elle-même n'est pas une occasion de péché ; elle est un don de Dieu. Mais elle devient matière de péché quand une femme, par exemple, s'en fait un sujet d'orgueil et de pompe, quand elle cherche à l'accroître d'une façon immodérée par ses habillements vains, et pour une fin coupable, comme Saint Vincent lui-même nous en avertit. Ainsi, en donnant à la femme affligée la beauté nécessaire pour plaire à son mari, il lui dit qu'elle ait à devenir sainte et à se rappeler de servir Dieu fidèlement, c'est-à-dire de ne pas s'enorgueillir de ce don qu'elle venait de recevoir, de n'en pas faire étalage pour plaire aux autres, mais de le réserver pour son propre mari seulement. De cette façon la beauté du corps et celle de l'âme peuvent parfaitement rester unies dans une même personne, ainsi qu'on les a vues en sainte Catherine vierge et martyre, en sainte Cécile et en tant d'autres vierges saintes. Or, comme l'enseigne saint Vincent Ferrier, la beauté de la divine grâce conservée dans l'intérieur du cœur sert à accroître grandement la splendeur et la beauté corporelles, de la même façon qu'une lampe de cristal, belle d'elle-même, reçoit une beauté et une splendeur bien plus grandes si au dedans d'elle on fait brûler une lumière dont l'effet est d'accroître la beauté de ce cristal. Soyons vertueux, et notre physique même y gagnera.


Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.

 

Second Vendredi

 

La dixième perfection est de rester en oraison jour et nuit.


Explication

 

Du souvenir des divers bienfaits de Dieu, l'âme doit passer à l'exercice d'une oraison presque continuelle; et celle-ci consiste dans l'union de l'âme avec son Dieu, en s'excitant le plus possible à de saintes et pieuses considérations. « Ceux, dit un saint docteur, qui reçoivent les dons de Dieu sans jamais lever le cœur et l'esprit vers lui, sont semblables aux animaux immondes qui mangent les glands que leur maître leur jette de dessus l'arbre, sans jamais lever la tête pour voir celui qui les leur donne ». Ainsi faisons-nous lorsque, goûtant les dons de Dieu qui descendent continuellement du ciel sur nous, nous ne nous souvenons pas de lever la tête, et de regarder notre Dieu, qui avec tant de libéralité et d'amour nous favorise sans cesse. Pensez donc toujours à Dieu, car c'est ce qui s'appelle faire toujours oraison.


Pratique

 

Elle n'est pas difficile à ceux qui la comprennent bien, cette oraison enseignée par le Saint. Il ne veut pas dire qu'on soit toujours en prière, parce que cela est impossible en cette vie; mais il a voulu dire seulement que nous levions souvent l'esprit et le cœur vers Dieu. Et certainement, si l'on aimait vraiment Dieu, il serait très-facile de se tourner vers lui et de penser à lui; car là où est la pensée, là est l'amour de chacun. La manière de pratiquer cette oraison consiste dans l'usage des oraisons jaculatoires, dites parfois seulement de cœur, ou prononcées parfois par la bouche.


Prière au Saint

 

O très-glorieux saint, qui dans vos contemplations célestes étiez continuellement consolé et visité par votre saint patriarche Dominique, par les saints anges, par la reine du ciel, Marie mère de Dieu, et même par son très-divin Fils Jésus, qui par sa divine présence vous délivrait du mal, et vous caressait en touchant votre face de ses mains divines en signe d'amour! O grand saint! qui, par votre persévérance à converser avec Dieu pendant les nuits entières, avez acquis tant de splendeur que votre visage rayonnait de lumière, comme s'il était devenu un soleil! Ah! s'il m'était donné de recueillir une parcelle de cette nourriture céleste, que vous trouviez dans vos oraisons ! Ah ! si un rayon de vos lumières illuminait les ténèbres de mon âme! alors je saurais méditer les grandeurs de Dieu, je connaîtrais l'importance de l'oraison, et je pourrais rejeter et mépriser toutes les vaines consolations de la terre. Éclairez-moi, ô mon saint avocat Vincent, vous qui étiez tant éclairé de Dieu. Je tiens les yeux de mon âme fixés sur vous, et j'espère en votre puissante intercession. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Le saint prédicateur avait presque toujours un nombre infini de personnes qui le suivaient dans ses courses apostoliques. Cette suite était composée de gens qu'il avait convertis, et qui désiraient arriver à la perfection chrétienne. Ils passaient tout leur temps à prier, et dans l'oraison de leur saint Père ils trouvaient des secours dans leurs plus grandes nécessités. Un jour que cette multitude le suivait au milieu d'une vaste campagne, le saint, s'apercevant que tous étaient fatigués du voyage et grandement altérés et affamés, commença d'abord par les recommander à Dieu dans une courte prière; ensuite, plein de confiance en la Providence divine, il se retourna vers ses compagnons de voyage, et les encouragea : « Non loin d'ici, leur dit-il, il y a un monticule, et en même temps il le leur montrait du doigt ; mais un peu plus loin nous trouverons un logement où nous serons reçus avec affabilité, et où nous pourrons réparer nos forces ». Effectivement, à peine eût-on passé le monticule, qu'on découvrit dans une campagne un palais somptueux. Tous y entrèrent; ils furent accueillis par une troupe de jeunes gens si beaux, mais si beaux, qu'ils les prirent pour des anges, et c'était en réalité des esprits célestes. Là ils trouvèrent des vins exquis, du pain et d'autres mets délicats, au point qu'ils paraissaient être une nourriture du paradis. Après avoir réparé leurs forces et rendu grâces à Dieu, les voyageurs adressèrent mille remerciements à leurs hôtes, et ils repartirent avec leur saint prédicateur. Or voici la confirmation du prodige. Lorsque le saint se vit à la distance d'une lieue, sachant que dans sa compagnie il se trouvait un homme qui croyait assez faiblement à ses miracles, il résolut de le retirer de son erreur.

Il l'appela donc, et lui dit : « J'ai laissé dans l'hôtellerie où nous sommes allés mon couvre-chef, allez le prendre, je l'ai posé sur une table ». Le disciple incrédule obéit, et il alla au lieu où ils avaient été reçus ; mais il eut beau chercher de toutes parts, il ne put jamais découvrir dans le lieu d'où ils venaient de partir naguère, ni le palais, ni aucune trace de maison ; c'était une rase campagne, au milieu de laquelle se trouvait une grosse pierre, et dessus était posé le couvre-chef du saint. Étonné, l'incrédule disciple pensa que ce palais où ils avaient été reçus ne pouvait être qu'une habitation préparée miraculeusement par les anges, et, raisonnant ainsi, il arriva près du saint. Aussitôt il se jeta à ses genoux, et lui demanda pardon de son incrédulité. Le saint le lui accorda avec bonté, mais il lui défendit de faire connaître à qui que ce fût ce miracle. Le disciple toutefois, ne pouvant se contenir, le proclama partout, disant que les anges, voulant honorer saint Vincent, étaient descendus du ciel, et avaient préparé miraculeusement une habitation pour le recevoir, ainsi que toute sa compagnie, et qu'ils avaient été servis de la main des anges.

Apprenez du saint à recourir à l'oraison, et même au milieu de vos occupations ne délaissez pas ce saint exercice. Regardez-le comme la plus importante affaire de ceux qui, à la suite du saint, veulent acquérir la perfection. Apprenez encore de saint Vincent à cacher, autant que vous le pourrez, les grâces que Dieu vous fait. Mais, à l'exemple du fidèle disciple? Vous devez manifester pour la gloire de Dieu les miracles du saint, comme si ces paroles de l'ange vous avaient été adressées : « Bénissez le Seigneur, et racontez ses merveilles. » (Tobie.) Vous le ferez en lisant la vie, et en croyant aux miracles de saint Vincent , pour bénir le Seigneur qui l'a tant glorifié, et vous vous rappellerez de faire connaître aux autres les étonnantes merveilles dont Dieu a enrichi ce nouvel apôtre de l'Espagne.


Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.

Troisième Vendredi

La onzième perfection consiste à savourer et à désirer continuellement la douceur divine.


Explication

 

L'âme étant déjà exercée dans les vertus, et disposée spécialement par les deux degrés précédents, on commence maintenant à la conduire dans la vie unitive, qui consiste dans l'exercice du saint amour de Dieu. Par la mémoire des bienfaits divins on enseigne l'âme à préparer la matière, ou, comme dit le cardinal Hugues de Saint-Cher : « Le bois de ce feu céleste, ce sont les dons de Dieu. » Par le degré suivant, l'oraison communique le souffle sous l'action duquel le feu de la charité s'allume. A présent, il convient de traiter des effets admirables de ce feu de l'amour. Les âmes arrivées à ce degré vivent, pour ainsi dire, dans un continuel incendie. De même que le fer est d'autant plus chaud, qu'il participe davantage au feu, ainsi plus l'âme désire le divin amour, plus s'allume en elle le feu de la charité. Et, de la même manière que le fer, lorsqu'il est incandescent, devient très-malléable sous la main de l'ouvrier, de même les âmes enflammées de la charité divine, quand elles sont frappées par les adversités et les, infirmités, n'ouvrent pas la bouche pour se plaindre, mais supportent tout avec une patience héroïque. Bien plus, elles reçoivent tous les coups de la main-de Dieu avec une grande joie, parce qu'elles font en toutes choses la volonté de leur Dieu. Elles aiment les souffrances et désirent souffrir, pour pouvoir se perfectionner dans l'amour de Dieu, et acquérir de plus grands mérites pour l'autre vie, ainsi qu'il est écrit du séraphique, Père saint François, qui disait : « Le prix que j'attends .est si grand, que la souffrance m'est une volupté ».


Pratique

 

Le cardinal Hugues de Saint-Cher, expliquant ce. verset du psaume 36 : « Réjouis-toi en Dieu, et il contentera les désirs de ton cœur », demande : « Ceux qui ont ainsi l'heureux sort de se réjouir en Dieu, qui sont-ils ? » Et il répond : « Ceux qui méprisent le monde ». Le prophète Isaïe enseigne la manière de le faire, en disant : « Rejetez bien loin les concupiscences, les joies charnelles, les richesses, les honneurs; méprisez votre volonté, et en toutes choses, recherchez le, bon plaisir de Dieu; réprimez l'intempérance de. votre langue; évitez les discours vains et pernicieux; alors vous éprouverez les consolations divines, ces consolations qui remplissent de joies incomparables les âmes qui les goûtent ». Si nous n'éprouvons pas ces consolations si pures, ou si nous ne les éprouvons que rarement, reconnaissons-le avec l'auteur de l'Imitation, c'est parce que nous n'avons pas la componction du cœur, et parce que nous ne savons pas détacher notre affection des consolations vaines et périlleuses du monde.


Prière au Saint

 

La douceur de Dieu, la manne cachée, les consolations du Saint-Esprit : oh ! Comme vous connaissiez expérimentalement toutes ces choses, grand saint Vincent! aussi vous soupiriez après elles comme le cerf après les fontaines des eaux vives, et les extases de l'amour céleste étaient la juste récompense de vos désirs. Moi, hélas! je n'éprouve pas, comme vous, le sentiment de la divine douceur; mon âme est tiède et languissante, froide et indifférente aux caresses de l'Époux sacré. J'en connais la cause, ô grand saint; elle est bien évidente : je ne suis pas assez détaché ni de moi-même ni de la créature. Le Seigneur est un Dieu jaloux; il exige un renoncement sincère à tout ce qui n'est pas lui ; et, si nous avons le malheur de lui offrir un cœur partagé par des affections étrangères, il le refuse, et, en le refusant, il le prive des communications intimes de ses suavités : dommage funeste, perte digne d'être pleurée avec des larmes de sang! Mon doux protecteur, donnez-moi l'intelligence de cette vérité capitale. Que par votre puissante intercession, ô flambeau étincelant de l'Église , je comprenne les véritables intérêts. Mettez un terme aux sécheresses de mon esprit, aux aridités de mon cœur; que je dise au monde entier, que je me dise à moi-même un éternel adieu ; car si je méprise les joies temporelles, celles du Ciel me sont accordées. Pourquoi donc hésiterais-je entre deux félicités si inégales? Non, je ne balance plus, mon choix est fait, j'en ai pris mon parti : je suis tout à Dieu, et de tout ce qui est en moi rien n'appartient ni au monde ni à moi-même. Ratifiez, ô grand saint, les serments que je prononce en votre présence; offrez-les, s'il vous plaît, au Seigneur en mon propre nom. C'est vous qui me les avez inspirés par votre exemple ; vous les accueillerez donc avec cette bonté admirable qui jamais en vous ne se dément; sous votre patronage auguste ils arriveront jusqu'au trône de la miséricorde divine; votre suffrage les rendra agréables à Dieu, et alors, ô grand saint, les consolations de l'esprit viendront me ranimer, m'encourager, me fortifier, afin que je m'applique aux bonnes œuvres avec une ardeur et une persévérance sans bornes. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Parmi les miracles opérés par le Saint, on peut citer celui que rapportent, pour en perpétuer la mémoire, l'évêque de Lucera et le P. Jérôme Borselli. Le saint prêchant dans un pays du royaume de Valence, il se trouva présent à ses prédications un certain religieux. Celui-ci, réfléchissant au zèle du saint apôtre pour sauver les âmes, et considérant avec attention les exemples de ses héroïques vertus, se sentit animé d'un ardent désir de le suivre. Il en demanda donc la permission à son abbé, qui refusa de la lui accorder. Alors le religieux fut contraint de rentrer à son monastère ; mais le désir d'entendre les prédications du saint s'alluma de plus en plus dans son cœur. Un matin, à l'heure où, d'après son calcul, Vincent allait prêcher, il monta lui-même sur un endroit élevé du monastère, et, retenant son haleine, il essaya d'entendre de ce lieu la prédication du saint. Il obtint la grâce de pouvoir l'entendre si distinctement et si clairement, bien qu'il fût éloigné du saint de quarante milles environ, c'est-à-dire de plus de dix lieues, qu'il put écrire le sermon en entier sans en omettre une syllabe. Le saint apôtre, qui voyait en esprit cette merveille, dit à la fin de sa prédication :

« Mes enfants, vous qui êtes venus à mon sermon, je vous recommande de ne pas oublier mes paroles, parce que beaucoup auraient voulu être présents et ne l'ont pu. Parmi eux est un religieux d'un monastère éloigné de bien des milles d'ici, et à l'oreille duquel toutes mes paroles sont arrivées ». Lorsque le saint eut terminé, le bon religieux plein de joie alla trouver son Père abbé et lui dit : « Vous, Père abbé, vous n'avez pas voulu m'accorder la grâce d'aller avec maître Vincent pour entendre sa prédication, et voilà que ce matin, étant monté sur la terrasse du monastère, non-seulement j'ai entendu tout son sermon, mais de plus je l'ai entendu si distinctement et si clairement, que j'ai pu le transcrire en entier ». A cette nouvelle, le Père abbé demeura saisi d'étonnement, et, se faisant donner le sermon écrit, il voulut savoir si ce que venait de lui dire le religieux était véritable.

Il en conféra donc avec un grand nombre de personnes qui avaient entendu le sermon, et toutes attestèrent que ce que le religieux avait écrit était exactement ce que le Père maître Vincent avait prêché. Ils purent ainsi confronter les paroles de la fin du sermon, par lesquelles le saint prédicateur annonçait en terminant à ses auditeurs, que toutes ses paroles étaient arrivées à l'oreille d'un religieux éloigné de lui de bien des milles. Par cet écrit du bon religieux, on reconnut jusqu'à l'évidence combien était puissante la vertu des miracles chez le saint apôtre, et combien était merveilleux le don de prophétie que Dieu lui avait accordé. Chacun glorifia le Seigneur, qui dispense ses grâces avec tant de libéralité en faveur de ses serviteurs fidèles.


Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.



Quatrième Vendredi


La douzième perfection est un grand et fervent désir d'exalter notre sainte foi, c'est-à-dire souhaiter avec ardeur que Notre-Seigneur Jésus Christ soit connu, craint, honoré et aimé de tous.


Explication

 

Ce degré de perfection fait suite au précédent. L'âme étant agréable au Seigneur elle désire, et c'est naturel, de voir son Dieu connu, aimé et servi de tous, afin que les autres jouissent comme elle des douceurs de la divine bonté. Ces saints désirs de la gloire de Dieu plaisent tant au Seigneur, que les fleurs de ces désirs forment le jardin de délices du céleste Époux, et ces fleurs, qui embellissent merveilleusement les âmes de ceux qui aiment Dieu, portent bien souvent les fruits de la conversion des pécheurs et des infidèles; car Dieu les convertit pour exaucer les prières des âmes qui désirent le salut du prochain, et qui continuellement prient pour sa conversion. Mais ils sont en petit nombre ceux qui arrivent à ce degré de l'amour de Dieu. Voilà ce qui faisait gémir l'apôtre saint Paul : « Tous, disait-il, cherchent leurs propres intérêts et non ceux de Jésus-Christ ». Il veut dire, selon l'interprétation du docteur Angélique saint Thomas, qu'une grande partie des hommes cherchent leurs propres commodités, leurs satisfactions, leurs intérêts, et n'ont pas à cœur, comme ils le devraient, la gloire de Jésus-Christ notre Rédempteur, la propagation de la foi et le salut des âmes. Faites en sorte de n'être pas du nombre de ceux lui se recherchent eux-mêmes, mais soyez du petit nombre de ceux qui cherchent avec un cœur sincère la gloire de Dieu.


Pratique

 

Le vrai et sincère désir de la gloire de Dieu doit être accompagné d'un zèle très-ardent, Parce que plus est grand le désir de l'honneur de Dieu, plus doit être grand le zèle de l'âme pour empêcher de tout son pouvoir qu'il soit offensé. Or comme votre Dieu est offensé en trois manières, par pensées, par paroles et par actions; ainsi, si vous l'aimez sincèrement, vous devez appliquer vos pensées, vos paroles et vos actions à sa gloire et à la destruction des péchés. Par la pensée, cherchez sérieusement tous les moyens propres à promouvoir la gloire de Dieu et le bien des âmes, selon que le Seigneur vous en fournira la facilité et les occasions. A cela vous devez ajouter la prière. Dans vos oraisons, priez spécialement le Seigneur pour la conversion des infidèles à la foi catholique et pour le retour des pécheurs à la pénitence, en le suppliant de vous exaucer pour sa propre gloire et pour le salut des âmes. Par les paroles, faites en sorte, dans vos conversations charitables, de ramener les pécheurs pour les gagner à Dieu ; et si vous avez des enfants ou des serviteurs, enseignez-leur la doctrine chrétienne. Quant aux œuvres, ne craignez jamais ni fatigues ni incommodités lorsqu'il s'agira de délivrer une âme du péché, vous rappelant que, pour sauver les âmes, Notre-Seigneur Jésus-Christ a voulu mourir sur la croix.


Prière au Saint

 

Très glorieux Saint, à qui devrai-je jamais recourir, sinon à vous, pour avoir un avocat qui m'obtienne le zèle de l'honneur de Dieu et du salut des âmes? N'avez-vous pas été, comme Daniel, l'homme des désirs? Qui ignore que votre cœur était continuellement consumé d'amour par le désir ardent que vous aviez de la conversion des pécheurs? O vous qui, rempli du céleste feu de l'amour de Dieu, ne vous arrêtiez jamais, mais alliez partout pour l'allumer dans le cœur de tous, faites, ô séraphin d'amour, qu'une étincelle de ce feu céleste enflamme mon cœur si froid, afin qu'il brûle sans cesse de l'ardeur des saints désirs de la gloire de Dieu et du salut des âmes. Obtenez-moi l'accroissement de ces désirs, et la grâce de les voir s'accomplir en moi. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Le saint roi David dit dans ses Psaumes, que Dieu satisfait les désirs du cœur de celui qui le sert fidèlement. (Psaume 144). On voit l'accomplissement de ces paroles en saint Vincent. Puisqu'il désirait pour cela plus spécialement la conversion des infidèles. Il lui fut accordé d'en amener un très grand nombre à la foi catholique. Rappelons seulement ici la conversion d'une synagogue entière.

Un jour Vincent se fit introduire dans la synagogue de Salamanque par un Israélite avec lequel il s'était lié d'amitié pour ce motif. Il y entra le crucifix à la main, ce qui mit la confusion et le trouble parmi les assistants. Mais le saint les tranquillisa en leur disant qu'il était venu pour leur parler d'une affaire importante, et il le pensait bien ainsi, car il ne trouvait point d'affaire plus importante que celle du Salut. A ce mot d'affaire importante, les Juifs s'imaginèrent donc que c'était pour leur parler de quelque intérêt public, et ils l'écoutèrent avec une grande attention. Alors, usant de douces et suaves paroles, Vincent commença à leur parler de la sainte foi chrétienne et particulièrement de la Passion et de la mort du Fils de Dieu. Pendant que le saint prédicateur s'efforçait de persuader l'assistance sur les gloires de la croix du Christ Rédempteur du monde, il parut un grand nombre de croix sur les habits de chacun de ceux qui étaient réunis dans cette célèbre synagogue. Mais ce qui est plus prodigieux encore, c'est que les croix qui paraissaient au dehors sur les vêtements des hommes et. des femmes pénétraient invisiblement dans leurs cœurs, et, remués par la divine grâce, ils se firent tous chrétiens. La consolation du saint fut si grande en cette prodigieuse conversion, qu'il voulut les baptiser tous de ses propres mains. Puis il fit consacrer cette synagogue en une église qui fut appelée la Vraie-Croix.

Tels sont les fruits des saints désirs de Vincent Ferrier! Bénissez Dieu de ce qu'il a donné à ce grand saint la grâce de voir tant d'infidèles se convertir, et réfléchissez que, si vous menez une vie sainte, vous pourrez par elle convertir un grand nombre de pécheurs, puisque la sainteté de la vie est une prédication plus modeste, si vous voulez, mais très-efficace, qui porte de grands fruits dans les âmes.

 

Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.



Cinquième Vendredi

 

La treizième perfection est d'avoir envers le prochain, et dans toutes les circonstances, la miséricorde et la compassion que nous voudrions dans les autres à notre propre égard.


Explication

 

L'amour du prochain conserve l'amour de Dieu, et si l'âme se refroidit dans l'amour et dans les aumônes envers le prochain, c'est un signe qu'elle a peu d'amour pour Dieu, puisque de l'amour de Dieu naît l'amour du prochain, et que par l'amour du prochain l'amour de Dieu se fortifie, comme l'affirme saint Grégoire. Aussi saint Jean l'assure : « Celui qui prétend aimer Dieu sans aimer son prochain, c'est un menteur ». (1 Jean, 4). Notre saint recommande et l'amour du prochain et son effet, c'est-à-dire la miséricorde. Celui qui aime vraiment le prochain, le secourt dans ses nécessités et ses misères, ainsi que le dit saint Jean dans la même Êpître. Voilà donc le degré de perfection que saint Vincent vous propose. Si vous aimez vraiment Dieu, évidemment vous devez aimer votre prochain fait à l'image de Dieu. Plus en vous croîtra l'amour de Dieu, plus devra augmenter aussi l'amour, la miséricorde et la compassion envers le prochain ; car vous vous rappellerez cette parole de Jésus-Christ, que tout ce que vous ferez au prochain pour son amour, il le regardera comme fait à lui-même. (Matthieu, 24).

 

Pratique de la Charité envers le prochain


Avez-vous un vrai désir de tenir votre âme étroitement unie à votre Dieu ? il faut que, persévérant dans les exercices de perfection, vous preniez le vêtement de la charité , en vous appliquant à l'observance exacte de cette règle : Ne faites pas à autrui ce que vous ne voudriez pas qu'on vous fit. Ainsi, si vous étiez créancier, vous ne voudriez pas qu'on différât de vous payer ; faites donc ce qui fut dit au jeune Tobie par son père : « Paie de suite à qui tu dois, et ne retiens en aucune façon le salaire de l'ouvrier.» (Tobie, 4). Si vous vous trouviez dans la nécessité, dans la misère, vous ne voudriez pas être abandonné, mais secouru : vous devez donc observer cet autre conseil donné au même Tobie : « Ne détourne jamais ta face du pauvre, et alors Dieu ne détournera pas les yeux de dessus toi ; selon que tu le pourras, sois miséricordieux. Si tu as beaucoup, donne avec abondance; si tu as peu, donne volontiers le peu que tu pourras donner ». (Tobie, 4). Enfin vous ne voudriez pas certainement voir les autres juger mal vos actions, ni parler mal de vous: observez donc ce commandement du Sauveur : « Ne jugez pas, si vous ne voulez pas être jugé ». (Matthieu, 7). Non, ne jugez jamais les actions d'autrui, ne médisez jamais, et gardez-vous aussi de murmurer contre votre prochain. On pratique encore ce degré de perfection en priant pour ses ennemis, en bénissant ceux qui nous maudissent, en faisant du bien à ceux qui nous persécutent ou qui nous ont fait quelque affront, quelque déplaisir. Surtout on doit exercer la perfection chrétienne sur cet article en se gardant bien de rendre à personne le mal pour le mal, ainsi que nous l'enseigne Notre-Seigneur Jésus-Christ.


Prière au Saint

 

O glorieux Saint ! qu'elle est admirable votre charité envers vos semblables ! Tous ces infidèles baptisés par vous, tous ces pécheurs convertis, ces malades guéris, ces pauvres et ces affligés secourus dans toutes leurs nécessités, tous sont bien la preuve éclatante de l'amour ardent que vous portiez à votre prochain. On peut dire de vous ce que disait de lui-même l'apôtre saint Paul : « Je me suis fait tout à tous pour les gagner tous ». (1 Corinthiens, 9). Ainsi, dans votre admirable vie, avez-vous été pendant plus de quarante ans infatigable dans l'exercice de votre charité envers le prochain, ne vous préoccupant ni des incommodités des longs voyages, ni des indispositions de votre corps, ni de la vieillesse, ni de l'insomnie, ni de vos occupations si nombreuses. Toujours prompt à soulager les infirmes, vous alliez les trouver aussitôt qu'on vous réclamait. Que ne puis-je avoir, ô mon glorieux avocat, une parcelle de ce grand feu de charité qui brûlait si ardemment dans votre cœur! Je recours à vous en toute humilité, je vous supplie instamment, et j'espère de votre intercession que vous m'obtiendrez du Seigneur tant d'amour de Dieu, que j'arrive, à votre exemple, à consacrer ma vie au service de mon prochain, et à l'assister dans tous ses besoins, afin de jouir comme vous de la gloire promise aux âmes charitables et miséricordieuses. Ainsi soit-il.

 

Entretien spirituel

 

La charité de saint Vincent envers le prochain fut si héroïque qu'on peut dire de lui en toute vérité ce que disait le saint homme Job : « La miséricorde et la compassion sortirent avec moi des entrailles de ma mère, et elles augmentèrent dans mon enfance. » (Job, 31). Dès son enfance, en effet, saint Vincent donnait aux pauvres tout ce qu'il possédait ; il les vêtissait le mieux qu'il pouvait, et bien souvent il leur lavait les pieds. Mais ce qui est plus admirable, c'est que dès l'âge le plus tendre, afin de soulager les affligés, il conjurait Dieu de faire des miracles. Parmi les innombrables prodiges du saint, nous en citerons deux vraiment surprenants, qui donneront une juste idée de sa grande charité envers le prochain. Le premier fut opéré dans son enfance, alors qu'avec une grande simplicité, et comme se divertissant, il ressuscita un mort. Le second fut lorsqu'il s'employa auprès de la très-sainte Trinité pour obtenir le pardon d'une pécheresse publique, si elle venait à confesser ses péchés. Les choses se passèrent ainsi : Voici le premier miracle.

Le jeune thaumaturge avait un condisciple âgé comme lui de neuf ans, et il avait l'habitude de l'appeler à l'heure des classes. Or ce jeune enfant fut un jour frappé d'une mort soudaine. Selon la coutume, Vincent était allé l'appeler lorsqu'il entendit dans la maison de son condisciple des pleurs, des cris et des lamentations. Il monte l'escalier en toute hâte, et il trouve la mère de son ami dans la plus grande désolation. Il lui demande la cause de son affliction. « Mon fils est mort ! répond-elle en sanglotant, mon fils est mort ! » A cette triste nouvelle Vincent s'attendrit, et pour consoler la mère, à l'exemple de Jésus qui dit au chef de la synagogue : « Votre fille n'est pas morte, mais elle est endormie », il se mit à sourire et il dit à la mère : « Allons, mon ami ne sera pas mort, il dort. Allons le voir ». Vincent s'approcha du lit, et prenant par la main le cadavre froid ! « Eh ! lui cria-t-il, lève-toi ! il est l'heure d'aller à l'école ». Et voilà qu'à cette voix, comme s'il se réveillait d'un profond sommeil, le petit jeune homme ouvre les yeux. Il fut rendu vivant à sa mère, qui était dans le plus grand étonnement. Vincent le fit habiller et l'emmena avec lui à l'école. Telles furent les prémices de sa charité.

Voici maintenant l'autre trait. Le saint était de passage à Pampelune, et sa sainteté étant bien reconnue de tous les habitants , ils le supplièrent pour les besoins spirituels et la conversion d'une fameuse courtisane, qui au dernier jour de sa vie demeurait impénitente. La charité de saint Vincent, qui ne désirait rien tant que le salut des âmes, le poussa à accourir promptement et avec joie auprès de cette pauvre pécheresse. Il trouva la malheureuse entièrement endurcie. Elle était opiniâtre et si désespérée de son salut qu'elle s'écriait en blasphémant : « Il m'est impossible de me sauver; Dieu ne peut pardonner ni à la multitude ni à l'horreur de mes péchés ». Le saint commença donc avec toute la véhémence de son esprit à lui donner les raisons puissantes qui devaient l'encourager à espérer un généreux pardon de Dieu. Mais ce fut inutilement, cette âme était endurcie dans le mal. Voyant cela, Vincent éleva son cœur vers Dieu, lui fit une courte prière, et, poussé par une inspiration divine, il promit à la pécheresse de lui faire venir du Ciel son absolution écrite, si elle lui promettait de se confesser. La courtisane se mit à rire d'une promesse aussi extraordinaire et qui lui paraissait impossible ; cependant elle dit au saint : « S'il en est ainsi, je veux bien me confesser ». Alors le saint se fit porter ce qu'il fallait pour écrire, et il traça ces mots : « Frère Vincent Ferrier supplie la Très Sainte Trinité de daigner accorder à la présente pécheresse l'absolution de ses péchés ». Puis il plia le papier, et le jeta en l'air ; l'écrit vola hors de la maison; mais quelques minutes après il retourna plié et fermé. Chose prodigieuse! en l'ouvrant, saint Vincent trouva écrite en lettres d'or la suivante promesse : « Nous très-sainte Trinité, à la demande de notre Vincent, nous accordons à la pécheresse dont il nous a parlé, le pardon de ses fautes ; nous la dispensons de toutes les peines qu'elle devait endurer ; et, si elle se confesse, elle sera dans une demi-heure portée dans le ciel, où elle jouira éternellement de Nous, du Ciel., Nous, Père, Fils et Saint-Esprit ». Vincent lut la réponse, et sans retard l'heureuse femme se confessa; une demi-heure après son âme s'envola dans le ciel. Oh! l'heureuse pécheresse !

Si un bienfait aussi extraordinaire fut obtenu pour cette grande pécheresse à la prière de notre saint, lorsqu'il était encore vivant, que ne devons-nous pas attendre de lui, nous, grands pécheurs, il est vrai, mais qui sommes ses dévots, à présent que, consumé de charité, il jouit de Dieu qu'il voit face à face, et que, près de lui, il l'implore continuellement pour ceux qui ont recours à ses prières !

 

Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.

Sixième Vendredi


La quatorzième perfection est en toutes choses de rendre toujours grâces à Dieu, et de louer et glorifier Notre-Seigneur Jésus-Christ.


Explication

 

L'ingratitude dessèche la fontaine des bontés de Dieu; mais la reconnaissance fait que les flots des divins bienfaits retournant à Dieu par l'action de grâces qu'on lui en rend, ils reviennent à nous plus multipliés, et avec des grâces plus grandes encore.


Pratique de la reconnaissance

 

L'apôtre saint Paul nous ordonne grandement la gratitude lorsqu'il dit : « Soyez reconnaissants ». On est reconnaissant en paroles, lorsqu'on récite avec dévotion et affection singulière les louanges divines. Saint Antonin, archevêque de Florence, dit que la bienheureuse Vierge Marie avait toujours sur les lèvres ces douces paroles : Deo gratias. Imitons notre Mère. Nous devons encore démontrer notre reconnaissance par les œuvres, et cela en vivant de façon à ne jamais perdre la grâce de Dieu. Oh! qu'ils sont ingrats ceux qui perdent volontairement les dons reçus et qui rendent le mal pour le bien! Si donc vous reconnaissez que Dieu vous a fait un nombre infini de grâces spirituelles et temporelles, comprenez bien que ces bienfaits ne doivent pas être payés par des offenses. Le Saint ajoute qu'il faut rendre grâces à Dieu en toutes choses; c'est que ceux qui aiment vraiment le Seigneur ne se contentent pas de le remercier des biens qu'il envoie, mais en outre dans les afflictions et les peines ils lui rendent grâces, sachant bien que c'est par l'effet d'un amour infini que Dieu envoie les infirmités, la pauvreté et les autres tribulations. D'où il résulte que, dans toutes ses dispositions, Dieu mérite d'être loué, béni et aimé. C'est pourquoi l'Apôtre exhorte les Thessaloniciens à cette gratitude universelle, lorsqu'il leur dit : « En toutes choses, rendez grâces à Notre-Seigneur Jésus-Christ. » (1 Thessal., v.).


Prière au Saint

 

Oh ! si je pouvais avoir cette sublime connaissance des bienfaits de Dieu comme vous l'avez, ô glorieux saint, vous qui lisiez dans toutes les créatures, comme dans un livre, la fin pour laquelle Dieu les a créées, reconnaissant que c'est à notre profit, afin que par elles nous arrivions à conclure que Dieu est notre unique bien! « Car Dieu, dit le Prophète, a donné la raison aux nations, et les peuples possèdent les biens, afin qu'ils observent ses commandements, et qu'ils cherchent sa sainte loi ». (Psaume 104). Oui, comme vous, mon glorieux avocat, je m'unirai aux trois enfants de Babylone pour inviter toutes les créatures à louer le Seigneur, et je leur dirai : « Œuvres du Seigneur, bénissez-le toutes, et exaltez-le dans tous les siècles ». (Daniel, 3). C'est la grâce que j'implore, ô glorieux saint! Daignez me revêtir de vos sentiments de reconnaissance, afin que je ne prenne plus le moyen pour la fin, en abusant des créatures pour offenser Dieu, qui me donne tout pour le servir et l'aimer. J'espère cette grâce de votre très-efficace protection. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Saint Vincent passa un jour par la cité de Zamora, où autrefois dans ses prédications il avait fait des miracles, et entre autres il avait converti deux jeunes gens débauchés en faisant un sermon sur le vice impur.

Le saint fut reçu dans un couvent où les religieux l'accueillirent avec une grande politesse, et lorsqu'il fut sur le point de les quitter, ils le prièrent de vouloir bien leur laisser un petit souvenir. Le saint, qui était aimable pour tous, et principalement envers ceux qui lui avaient fait quelque bien, leur dit : « »Très volontiers : je vous laisse notre cloche. Tenez-en compte, et ayez-la en vénération, parce qu'elle devra servir à un grand, noble et agréable emploi ». Les religieux ne comprirent pas alors quel pouvait être ce noble et agréable emploi. Ils déposèrent donc le présent du saint dans un lieu à part, où ils le gardèrent avec une grande vénération, comme une précieuse relique d'un grand saint. Il ne se passa pas longtemps sans qu'ils découvrissent le but pour lequel Vincent leur avait laissé cette cloche. C'était pour les avertir de la mort prochaine de quelque religieux, ainsi qu'il arriva; car la cloche sonna d'elle-même quelques jours avant la mort de l'un d'entre eux. Telle fut la reconnaissance de notre saint envers cette religieuse communauté, et ce miracle dura jusqu'à l'année 1550. La cloche sonna pour la dernière fois à la mort du Père Jean de Saint-Dominique. C'est ainsi que notre saint paya à ces bons Pères leur charitable hospitalité.

Ce prodige est semblable à celui de la cloche de l'école de Saint-Thomas, au couvent de Salerne, qui jusqu'à ce jour continue à sonner miraculeusement pour annoncer la mort d'un religieux. Tous ceux qui seront persévérants dans la dévotion à notre saint peuvent s'attendre à des grâces semblables et à de plus grandes encore.


Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.



Septième Vendredi


La quinzième perfection, après avoir fait tout ce que nous avons dit, est de nous répéter en nous-mêmes, en le reconnaissant véritablement : « Seigneur Jésus-Christ, mon vrai Dieu, je ne suis rien, je ne puis rien, je ne vaux rien. Je vous sers bien mal, et en toutes choses je vous suis un serviteur inutile ».


Explication

 

L'humilité est la cendre sous laquelle se conserve allumé le feu de l'amour de Dieu et du prochain. Et de même que le lis élevé est blanc et beau, mais pourtant se penche toujours vers la terre, ainsi fait une âme humble. Plus elle est élevée dans la perfection et blanche par la pureté de sa conscience, plus elle est belle par les grâces et les dons de l'Esprit-Saint, plus elle s'humilie et plus elle s'abaisse, incapable qu'elle est d'ôter de sa mémoire son néant et sa misère. « Quiconque s'abaisse sera élevé », dit Notre-Seigneur. (Luc, 18). Ainsi, plus l'âme s'humilie, plus elle se concentre dans son néant, plus elle est élevée à ce sublime degré de perfection vis-à-vis de Dieu, qui exalte les humbles.


Pratique de l'humilité

 

Tobie enseigne à son fils la pratique de cette vertu par ces paroles : « Ne permets jamais que dans ton cœur et dans tes paroles l'orgueil domine ». (Tobie, 4). Ce qui veut dire, selon les saints commentateurs, que non-seulement on doit éviter dans les œuvres toute vanité, faste et orgueil, mais que nos paroles, nos pensées et toutes nos actions doivent respirer l'humilité. De plus, ces œuvres elles-mêmes seraient-elles de nature à nous procurer quelques louanges de la part des hommes, il faut chasser comme d'iniques suggestions du démon toute pensée de vaine gloire et de désir d'être loué. Pensez sérieusement, non à ce peu de bien que vous avez fait, mais à vos défauts et à toutes les vertus qui vous manquent. Songez combien peu vous aimez Dieu, en comparaison de l'amour que lui portait saint Vincent, alors qu'il était sur cette terre, et à celui qu'il lui porte dans le ciel, où il est réuni aux autres saints. En face de ces considérations vous sentirez s'allumer en vous une ferveur extraordinaire, un grand amour de Dieu qui vous excitera à persévérer dans le bien, à faire des œuvres grandes et héroïques, enfin à aimer Dieu et à le servir toujours davantage. Tels sont, pieux lecteurs, les exercices des vertus enseignés par le saint pour arriver à la perfection. Ils vous sont proposés en ces sept vendredis avant la fête du saint, et en ces sept autres vendredis après la fête, qui sont consacrés à honorer le saint. Vous ferez bien en outre de jeûner, de vous confesser et de communier avec ferveur. Tous ces actes vous aideront grandement à acquérir les vertus chrétiennes. Ainsi disposé, et avec la protection du grand saint, puissiez-vous, en lisant les degrés de perfection qu'il nous enseigne, les saisir plus facilement et commencer à les pratiquer! Souvenez-vous cependant, qu'après avoir fait toutes ces choses, il faut dire du fond du cœur ce que Notre-Seigneur Jésus-Christ enseignait à dire à ses apôtres : « Nous sommes des serviteurs inutiles ».


Prière au Saint

 

Oh! si j'avais, glorieux saint Vincent, au milieu de mes misères un peu de l'humilité que vous aviez au milieu de votre grande perfection et de votre gloire ! Hélas ! combien ma pauvre âme est loin de l'humilité qui brillait en vous ! Vous humble et faisant des miracles, moi superbe et orgueilleux, ne faisant que pécher! Vous humble et illuminé du don de prophétie, moi superbe dans les ténèbres de l'intelligence qui offusquent mon esprit ! Vous humble et saint, moi pécheur et orgueilleux. Très humble saint, si vous ne m'obtenez l'humilité, je suis perdu, et je ne pourrai jamais élever dans mon cœur l'édifice de la perfection que vous nous avez enseigné. Que je sache bien ceci, vouloir accumuler les vertus sans l'humilité, c'est jeter de la poudre au Vent qui l'emporte en un clin d'œil. Faites que jamais je n'oublie cette vertu capitale. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Une des plus grandes merveilles qui brillaient en saint Vincent, c'était sa profonde humilité au milieu des honneurs. Lorsqu'il entrait dans une cité, pour l'ordinaire il était reçu au son des cloches. Le clergé séculier et régulier allait au-devant de lui processionnellement, revêtu des habits sacrés et avec la croix. A eux se joignaient les confréries des séculiers, des artisans, chacun avec son étendard ou sa bannière. A la nouvelle de sa prochaine arrivée, tout le peuple des villes voisines arrivait pour le voir, comme si c'eût été un apôtre des premiers temps. La noblesse allait au-devant pour l'accueillir. Les grands d'Espagne le recevaient la tête découverte. Les souverains des royaumes d'Aragon, d'Espagne et d'Angleterre le suivaient à pied, et souvent ils le recevaient les genoux en terre. Les évêques et les autres prélats ecclésiastiques étaient si avides de son arrivée, qu'ils allaient à sa rencontre pendant plusieurs journées.

Quand il entrait dans les cités sur un vil animal, à l'imitation de Jésus-Christ, il était entouré d'un grand cercle de fer, afin de n'être pas oppressé par la multitude. D'autres fois arrivant à pied, il était porté sur un baldaquin jusqu'à l'église cathédrale où il faisait sa première visite; d'autres fois il était porté sur des machines en bois sur les épaules des hommes, de la même manière qu'on porte les statues des saints en procession, et tous chantaient : « Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ». La dévotion du peuple était telle, que tous s'efforçaient de lui faire toucher ou leurs chapelets ou leurs mouchoirs.

Un jour étant conduit de cette manière dans la cité de Valence, sa patrie, un religieux du séraphique Père saint François, grand ami du saint, observant tout cela, s'avança près de la foule et cria au saint : « Frère Vincent, comment va la superbe à présent? » Vincent répondit : « Elle va et vient, mais elle ne s'arrête pas en moi ». Le saint savait que les citoyens des villes où il allait voulaient le recevoir avec de semblables honneurs ; aussi avait-il coutume, avant d'entrer dans la cité, de s'agenouiller avec sa compagnie, et il récitait ces paroles du Psalmiste : « Ce n'est point à nous, Seigneur, ce n'est point à nous qu'appartient la gloire, mais à votre nom ». (Psaume 113).

Cette admirable humilité au milieu de si grands honneurs peut prendre place parmi les grands prodiges que vous avez vus dans cet écrit, et qui sont une faible partie des innombrables miracles que Dieu a opérés et opère par le moyen de la puissante intercession de notre saint. Vous en éprouverez tous les effets si vous vous en rendez dignes en imitant les vertus de votre auguste avocat, et en persévérant dans le chemin de la perfection que vous avez entrepris sous sa protection puissante dans le cours de ces vendredis qui précèdent et accompagnent sa fête.

 

Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.

 

Extrait de « Saint Vincent Ferrier, sa vie, ses enseignements spirituels, son culte pratique », par le R. P. Fr. André Pradel, Paris Librairie Poussielgue-Rusand, 1864.

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10 janvier 2013

Neuvaine perpétuelle en l'honneur de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

Neuvaine perpétuelle en l'honneur de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse

La Neuvaine perpétuelle se récite à un jour fixe de la semaine

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La Médaille Miraculeuse

 

« Ses pieds reposaient sur un globe blanc... J'ai vu des bagues à ses doigts ... Sur chaque anneau se trouvaient des pierres précieuses ... Les pierreries étaient plus ou moins grosses et les rayons qui en sortaient étaient proportionnellement plus ou moins éclatants ». Catherine entend une voix intérieure: « Ces rayons sont le symbole des grâces que Je répands sur ceux qui Me, les demandent. Les pierres sans rayons symbolisent les grâces que l'on oublie de me demander ». Un tableau un peu ovale se forma autour de la Sainte Vierge, sur lequel on lisait en lettres d'or ces paroles: « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». La voix dit encore: « Faites frapper une médaille sur ce modèle. Les personnes qui la porteront indulgenciée recevront de grandes grâces, surtout en la portant autour du cou. Les grâces seront abondantes pour les personnes qui la porteront avec confiance ».

Catherine continue: Le tableau parut se retourner, et je vis au dos de la médaille: un grand M surmontée d'une barre et d'une croix; sous le M se trouvaient les Cœurs de Jésus et de Marie, l'un couronné d'épines, l'autre transpercé d' une épée. L'avant de la médaille représente Marie debout sur la terre, son pied écrasant la tête du serpent, et ses mains étendues vers tous ceux qui demandent son aide. Elle est entourée d'une prière elle contenant l'un de ses titres les plus précieux: « Ô Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ». Les rayons de lumière de ses mains symbolisent les grâces qu'elle désire accorder à ceux qui portent la Médaille et qui l'invoquent avec confiance. La médaille a été réalisée selon les demandes de Notre-Dame. Elle a été distribué librement et dans un court laps de temps a été porté par des millions de personnes. S'en sont suivies des merveilles innombrables. La santé a été retrouvée, la maladie bannie, la bénédiction accordée.

 

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Exercices de la Neuvaine


Hymne à Marie Immaculée

 

O Marie Immaculée, vos louanges, nous chantons, Vous régnez désormais dans toute sa splendeur avec Jésus, notre Roi.

Refrain : Ave, Ave, Ave Maria! Ave, Ave, Maria!

Votre nom est notre force, vos vertus notre lumière, votre amour notre consolation, votre souvenir notre espérance.

 

Prière d'ouverture


Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.


Venez, Esprit Saint, remplissez le cœurs de vos fidèles, et allumez en eux le Feu de Votre Amour.

Envoyez Votre Esprit, et tout sera créé.

Et Vous renouvellerez la face de la terre.


Prions le Seigneur


O Dieu qui avez instruit les cœurs des fidèles par la lumière du Saint-Esprit, accordez-nous par ce même Esprit de goûter ce qui est bien et de bénéficier sans cesse de ses divines inspirations. Par Jésus le Christ Notre-Seigneur. Amen.


O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (X3)

 

Prière


Seigneur Jésus-Christ, qui avez glorifié par d'innombrables miracles la Bienheureuse Vierge Marie, immaculée dès le premier instant de sa conception, faites que tous ceux qui implorent avec confiance sa protection sur la terre, puissent jouir éternellement de votre présence dans le ciel, Vous qui vivez et régnez avec le Père dans l'unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

O Seigneur Jésus-Christ, qui pour accomplir vos plus grandes œuvres, avez choisi les choses faibles du monde, afin que nulle chair ne se glorifie dans vos yeux, et qui, pour une croyance mieux et plus largement diffusée dans l'Immaculée Conception de votre Mère, avez souhaité que la Médaille Miraculeuse soit manifestée à Sainte Catherine Labouré, permettez, nous vous en supplions, que remplis d'une profonde humilité, nous glorifions ce mystère par nos parole et nos actions. Amen.

 

Souvenez-vous à la Vierge Marie


Souvenez-vous,
ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance et réclamé votre intercession, ait été abandonné. Animé d'une pareille confiance, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, j'accours, je viens à vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. O Mère du Verbe Incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement, et daignez les exaucer. Amen.

 

Prière de la Neuvaine


O Vierge Immaculée, Mère de Notre-Seigneur Jésus et notre Mère, pénétrés de la plus vive confiance en ton intercession toute-puissante et infaillible, qui se manifeste de façon toute spéciale par le biais de la Médaille Miraculeuse, nous vos enfants avec amour et confiance nous Vous supplions de nous obtenir les grâces et les faveurs que nous demandons en cette neuvaine, si elles sont utile au bien de nos âmes immortelles ainsi et pour le bien des âmes pour lesquelles nous prions. (Ici présenter nos demandes) Vous savez, ô Marie, combien de fois nos âmes ont été les sanctuaires de Votre Divin Fils qui hait l'iniquité. Obtenez-nous une haine profonde du péché et la pureté du cœur qui nous unira à Dieu, afin que chacune de nos pensées, de nos paroles et de nos actes puissent contribuer à sa plus grande gloire. Obtenez-nous aussi un esprit de prière et de mortification, afin que nous puissions récupérer par la pénitence que nous avons perdu par le péché et enfin parvenir à cette demeure bénie dans laquelle vous demeurez comme Reine des anges et des hommes. Amen.

 

Acte de Consécration à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse


O Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu, nous nous consacrons à Vous sous vocable de Notre-Dame de la Médaille Miraculeuse. Faites que cette médaille devienne pour chacun de nous le signe de votre amour que vous avez pour chacun d'entre nous et un mémorial constant de nos devoirs envers Vous. En la portant toujours, faites que nous soyons bénis par votre protection bienveillante et conservés dans la grâce de Votre Divin Fils. O Vierge puissante, Mère de notre Sauveur, gardez-nous près de Vous à chaque instant de notre vie. Obtenez pour nous, qui sommes vos enfants, la grâce d'une bonne mort, afin qu'unis a vous, nous puissions jouir de la béatitude du ciel pour l'éternité des siècle sans fin. Amen.

 

O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. (X3)

 

Bénédiction du Très Saint Sacrement

 

Tantum ergo, Sacramentum

Veneremur cernui :

Et antiquum documentum,

Novo cedat ritui :

Praestet fides suplementum,

Sensuum defectui.

Genitori, Genitoque,

Laus et jubilatio :

Salus, honor, virtus quoque,

Sit et benedictio :

Procedenti abutroque,

Comparsit laudatio.

 

Adorons donc, proternés

Un si grand Sacrement ;

Que l’ancien rite

cède la place à ce nouveau mystère :

que la foi supplée à la faiblesse de nos sens.

Qu’au Père et au Fils

soient honneur et louange, salut,

gloire, puissance et bénédiction :

même hommage à Celui qui

procède de l’un et de l’autre.

 

Prions

 

Seigneur Jésus Christ, dans cet admirable sacrement, Vous nous avez laissé le mémorial de votre passion ; donnez-nous de vénérer d’un si grand amour les mystères de votre corps et de votre sang, que nous puissions recueillir sans cesse le fruit de la rédemption. Vous qui vivez et régnez pour les siècles des siècles. R. Ainsi-soit-il.

 

Louanges de Dieu

 

Béni soit Dieu.

Béni soit son saint nom.

Béni soit Jésus Christ, vrai Dieu et vrai homme.

Béni soit le Nom de Jésus.

Béni soit son Sacré-Cœur.

Béni soit Son sang précieux.

Béni soit Jésus au Très Saint Sacrement de l'autel.

Béni soit l'Esprit Saint, Paraclet.

Béni soit le Mère de Dieu, la Très Sainte Vierge Marie.

Bénie soit sa Sainte et Immaculée Conception.

Bénie soit sa glorieuse Assomption.

Béni soit le Nom de Marie, Vierge et Mère.

Béni soit Saint Joseph, son très chaste époux.

Béni soit Dieu dans ses anges et dans ses saints.

 

Qu'en tous temps et en tous lieux, soit adoré, loué, et aimé le Cœur de Jésus dans le Très Saint Sacrement avec un amour et une affection reconnaissante dans tous les tabernacles du monde, et ce jusqu'à la fin des temps. Amen.

 

O Marie, conçue sans péché, priez pour nous, priez pour nous, o Marie, conçue sans péché, priez pour nous, qui avons recours à vous.

 

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20 février 2013

Les Vendredis de Saint Vincent Ferrier 2/3

Les Vendredis de Saint Vincent Ferrier

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Première partie

Les Sept Vendredis précédant la Fête du Saint

 


Premier Vendredi


Quinze perfections sont nécessaires à celui qui veut servir Notre-Seigneur Jésus-Christ dans la vie spirituelle. La première est une claire et parfaite connaissance de ses manquements et de ses défauts.


Explication

 

« Voilà, dit saint Vincent Ferrier, le premier pas à faire pour une âme qui veut marcher dans le chemin de la perfection : il faut se connaître soi-même. C'est que la connaissance de soi-même est le fondement de l'humilité, qui produit elle-même la crainte de Dieu. Pleurer et connaître ses propres misères, c'est le principe du salut. Saint Jérôme nous l'assure ». (Chapitre 15).


Pratique

 

Le moyen d'acquérir cette connaissance consiste à examiner souvent sa propre conscience, à recevoir volontiers la correction fraternelle, et à désirer même d'être averti de ses défauts ; à ne jamais penser à ceux des autres, mais à veiller sur soi» comme l'Apôtre nous y exhorte : « Soyez attentifs sur vous-mêmes, etc ». (1 Timothée 4 : 16)


Prière au Saint

 

O grand Saint Vincent Ferrier, en quelles angoisses cruelles se trouve mon âme ! Si je me regarde à l'intérieur, je ne puis me supporter; et pourtant, si je ne réfléchis sur moi-même, il me sera impossible de me connaître ! Quand je considère ce que je suis, je m'épouvante ; et, au lieu de me corriger, je me désespère presque, en me voyant chargé de tant de péchés et de tant de défauts ! Mais si je néglige l'examen de mon intérieur, je me croirai peut-être dans le chemin du salut, et j'irai les yeux fermés me précipiter dans l'enfer ! Que ferais-je donc ? Je recourrai à vous, ô mon protecteur, glorieux Apôtre du XVe siècle, grand Saint Vincent. Quand vous étiez sur la terre, vous recherchiez ardemment les pécheurs, afin de leur inspirer un vrai repentir par la connaissance de leurs iniquités, et alors, avec une bonté inexprimable et une joie indicible, vous les receviez dans votre cœur. Me voici, grand Saint, prosterné à vos pieds. je reconnais ma misère et la gravité de mes offenses, mais je ne les connais pas encore aussi clairement que je le voudrais. Obtenez-moi, je vous en prie, un rayon de la céleste lumière; que par elle je me connaisse vraiment tel que je suis. Mais que cette lumière me console par l'espérance du pardon, qu'elle m'anime à me corriger, et qu'au milieu des assauts de mes passions je reste ferme dans le droit sentier de la vertu. Vous avez obtenu cette grâce à des milliers de pécheurs que vous avez délivrés des ténèbres du péché, convertis à Dieu et amenés à la perfection. Ne pourrais-je espérer autant ? Oh ! Oui, je l'espère, parce que je sais combien votre intercession est puissante. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Parmi les innombrables prodiges que le Saint opéra à Valence et ailleurs, on compte la guérison des yeux malades et la restitution de la vue à beaucoup d'aveugles. Mais, pour votre plus grande satisfaction, je m'arrêterai à un fait particulier. Écoutez ce qui lui arriva avec un marchand qui avait perdu la vue. Cet homme nommé Seuchier, habitant du bourg de Bram, dans le département de l'Aude, entendit dire que Saint Vincent Ferrier était allé à Montolieu ; aussitôt il s'y fit conduire pour recevoir de lui la guérison de son infirmité.

Le très affable Saint alla au-devant du marchand dans l'escalier de l'abbaye des Bénédictins, où il avait choisi son asile ; et lorsque cet homme fut averti que le saint venait au-devant de lui, il se jeta à terre en sa présence, disant : « Maître, puisque vous êtes, ainsi que je le crois, vrai disciple de Jésus-Christ, je vous prie de me rendre la vue que j'ai perdue depuis trois ans ». Saint Vincent, faisant sur ses yeux le signe de la croix, le guérit parfaitement, et le marchand recouvra subitement la vue.

Reconnaissez ici vous-même la grande bonté du saint, qui court au-devant de ceux qui viennent à lui pour obtenir quelques grâces. Remarquez sa promptitude à satisfaire aux besoins de son prochain, car a peine l'aveugle lui a-t-il demandé la vue qu'il la lui rend aussitôt. Que vous êtes heureux d'avoir choisi pour avocat un saint si bon et si prompt à secourir ceux qui l'invoquent ! S'il montra une libéralité si grande envers un homme privé des yeux du corps, combien n'en montrera-t-il pas davantage envers votre âme, hélas ! Frappée de la cécité spirituelle !


Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.



Deuxième Vendredi


La seconde perfection est une généreuse et continuelle résistance aux mauvaises inclinations et aux désirs contraires à la justice.

 

Explication

 

Beaucoup mettent la différence qui sépare les serviteurs de Dieu de ceux qui ne le servent pas, dans l'absence des mauvaises inclinations. Ils se trompent; car servir Dieu, ce n'est pas n'éprouver jamais, mais ne consentir jamais aux tendances perverses et aux passions corrompues. Aussi le Saint homme Job définit-il la vie de l'homme un combat continuel. « Dieu, dit le cardinal Hugues de Saint-Cher, nous a placés ici-bas, afin que, combattant nos Mauvaises inclinations, nous puissions gagner la couenne immortelle ».

 

Pratique

 

Ne vous excusez pas en disant : « J'ai un naturel mauvais ». Dieu vous a donné ce naturel afin que vous le domptiez, et que par là vous puissiez acquérir une grande récompense dans le Ciel. N'accusez donc plus vos passions d'être la cause de vos chutes ; rejetez plutôt la faute sur vous-même, qui ne savez ni ne voulez les modérer. Lorsque les passions s'irriteront, rappelez-vous qu'il faut les vaincre si vous voulez arriver à la perfection, puisqu'il est écrit : « Celui-là seul sera couronné, qui aura courageusement combattu ». (2 Timothée 2).

 

Prière au Saint

 

Grand Saint Vincent Ferrier, qui avez toujours montré une si rare fidélité à la Grâce, en réprimant continuellement en vous-même jusqu'à la fin les instincts mauvais dont nous avons tous reçu le funeste héritage du premier père, je vous en prie, ne permettez pas que mon âme flatte sa lâcheté et s'autorise des difficultés de la vertu pour vivre dans l'oubli de ses devoirs, dans une honteuse connivence avec les sens, dans l'esclavage indigne des passions. Sans doute je suis pétri, pour ainsi dire, d'une corruption infecte. Une fatale expérience ne me le confirme que trop : « J'ai été conçu dans l'iniquité, et ma mère m'a conçu dans le péché ». (Psaume 50). Il y a en moi l'homme de l'esprit, puisque je suis chrétien ; mais il y a aussi l'homme de la chair, et ce dernier est puissant, audacieux, tyrannique : il se révolte insolemment contre l'autre, il prétend régner en maître, il veut le dominer, l'étouffer. Grand Saint, assistez-moi de votre intercession efficace dans la lutte ardente qui se déclare. Que ferai-je, que deviendrai-je si vous m'abandonnez ? Avec Dieu, grand Saint, soyez toute ma force, je vous en supplie. Alors je répéterais avec l'Apôtre : « De moi-même je ne puis rien, mais je puis tout en celui qui me fortifie ; je puis tout en mon Dieu, je puis tout en Vincent, son Serviteur. Avec l'aide de Dieu, avec l'aide de Vincent, mon protecteur bien-aimé, j'attaquerai résolument les ennemis intérieurs de mon salut, je résisterai à leurs murmures, à leurs révoltes, à leurs exigences, à leurs assauts ; je m'en rendrai le maître, et comme vous, ô grand Saint, je mériterai l'éloge du victorieux ». Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Dès sa jeunesse Saint Vincent Ferrier passait souvent la nuit en oraison. Une fois, méditant devant l'autel de la Très Sainte Vierge, le tentateur lui apparut sous la figure d'un ancien Père du désert, ayant une barbe qui descendait presque jusqu'à la ceinture. Il s'approcha du Saint et lui dit :

« Frère Vincent, je suis venu du ciel pour te visiter, à cause de l'affection que je te porte, et par la compassion que j'ai de toi, afin de te donner quelques avis qui te seront bien utiles pour te conduire au vrai chemin du ciel sans te fatiguer dans le milieu du voyage. Je suis un de ces célèbres anachorètes qui peuplèrent les solitudes d'Égypte; dans ma jeunesse je menai une vie dissolue, et je me livrai aux plaisirs des sens. Depuis, tremblant d'être surpris par une mort soudaine, je songeai à changer de vie, et je me retirai dans le désert, où, déjà rassasié des plaisirs du monde et aidé de la grâce de Dieu, j'entrepris de mener la vie d'anachorète. J'obtins le pardon de mes péchés, et je m'ensevelis dans cette retraite, où je ne m'occupai qu'à plaire à Dieu. Si donc tu désires arriver à la cime de la perfection, et terminer ta vie d'une façon vraiment sainte, suis les conseils que je vais te donner. N'afflige pas ton corps à la fleur de ton âge, et ne te livre pas à tant de mortifications. Personne ne peut vivre sans accorder tôt ou tard quelque chose aux exigences de ses propres passions, et il est mieux de le faire dans la jeunesse que dans un âge plus avancé. Lorsqu'on arrive à l'époque où l'on doit craindre la mort, alors par de ferventes prières et une sincère pénitence on peut obtenir facilement le pardon des plaisirs charnels qu'on a goûtés dans le jeune âge, et arriver au ciel pour jouir de ses pures délices avec les anges, et parmi tant d'autres saints pénitents ».

A peine l'ange de ténèbres transformé en ange de lumière eut-il prononcé ces dernières paroles, qu'il crut voir saint Vincent Ferrier tenté contre la constance et la persévérance dans les entreprises de mortification avec lesquelles il avait résolu de conserver l'innocence de son baptême jusqu'à la mort. Mais le valeureux soldat de Jésus-Christ, s'armant du signe de la croix et prononçant les doux noms de Jésus et de Marie, répondit : « J'ai consacré à Dieu ma jeunesse et ma vieillesse, parce que je veux lui donner entièrement ma vie ». Alors le démon, se voyant découvert et vaincu, s'enfuit tout confus en jetant des cris et des hurlements affreux, et en laissant derrière lui une odeur fétide et insupportable. A l'imitation du saint, repoussons courageusement les perfides insinuations au moyen desquelles Satan voudrait nous empêcher de secouer le joug de la concupiscence pour embrasser la loi de l'esprit.


Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.


Troisième Vendredi

 

La troisième perfection est une crainte continuelle des péchés commis jusqu'à ce jour contre Dieu ; péchés au sujet desquels nous ne pouvons savoir si nous avons satisfait, et si Dieu nous les a pardonnés.


Explication

 

Beaucoup, après avoir confessé leurs péchés, n'y pensent pas plus que s'ils ne les avaient jamais commis, et ils n'en font pas pénitence. Ceux-là ont un pressant besoin d'acquérir le troisième degré de perfection enseigné par Saint Vincent. Ainsi, après avoir connu et confessé ses péchés, et après s'en être corrigé, celui qui veut être parfait doit, tout en ayant l'espérance du pardon, avoir encore de la crainte pour les fautes passées, et ne jamais cesser de les pleurer avec un continuel repentir qui lui transperce le cœur; c'est qu'effectivement il est certain d'avoir offensé Dieu, mais il est incertain d'en avoir obtenu le pardon. « Bienheureux l'homme qui craint sans cesse », dit l'Esprit-Saint dans l'Écriture. (Proverbes, chapitre 28).

 

Pratique

 

La manière de s'exercer à cette sainte crainte de Dieu est de faire souvent des actes de contrition et de recourir aux saints avocats, afin qu'ils apaisent la juste colère de Dieu. En outre, celui qui tremble vraiment pour les péchés passés, qui reconnaît avoir offensé Dieu par des plaisirs défendus, s'abstient même de ceux qui sont permis, afin de satisfaire pour les fautes passées. C'est Saint Grégoire qui nous l'enseigne.


Prière au Saint

 

Après avoir offensé Dieu comme j'ai eu le malheur de le faire, il est bien juste, ô Saint Vincent Ferrier, mon protecteur, que je n'oublie jamais le mal dont je me suis rendu coupable, et de m'en humilier sans cesse devant Dieu, comme vous me l'enseignez. O vous qui par votre parole éloquente inspiriez aux pécheurs qui vous entendaient les sentiments d'une contrition si vive et si parfaite, continuez à mon égard ce ministère plein de vertu. Faites que j'aie sans cesse devant les yeux les jugements terribles du Seigneur, faites que la mémoire de mes iniquités ne s'efface jamais de mon âme. Semblable aux pénitents que vous avez convertis d'une manière admirable, faites que je puisse dire avec eux, comme avec le Prophète repentant : « Mon péché est sans cesse contre moi ; il est toujours devant mes yeux ; jour et nuit je le déplore, je l'abhorre, je le déteste, j'en demande pardon au Seigneur ». Oui, doux Vincent, que ce soit là le cri de mon âme, le sentiment perpétuel de mon cœur ; que sans cesse je crie : « Miséricorde, mon Dieu, Miséricorde ! Nous avons agi injustement à Votre égard, nous avons commis l'iniquité, nous sommes des ingrats, nos prévarications sont sans excuse ». (Psaume 105). Oui, doux refuge des âmes pénitentes, accueillez vous-même ces paroles que m'inspire la vue de votre vie si sainte en comparaison de la mienne qui est si méprisable. Soyez mon intercesseur. Fléchissez pour moi la justice de mon Dieu, afin que, changé intérieurement, je puisse répéter avec confiance tous les jours de ma vie cette affirmation consolante du roi David : « Seigneur, vous ne rejetterez point un cœur contrit et humilié ». (Psaume 4). Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Lorsque saint Vincent Ferrier était en France, il se trouvait à Béziers un homme qui avait commis de grands crimes, entre autres celui de l'inceste, et de plus il désespérait Presque entièrement de la Miséricorde Divine. Le saint étant allé prêcher dans la ville habitée par ce grand criminel, celui-ci alla l'entendre, et il fut tellement pénétré du feu de ses paroles, qu'il vint, tout contrit et humilié, se jeter à ses pieds pour lui faire l'accusation de ses péchés. Effectivement il se confessa avec une contrition si grande, que Saint Vincent, lui ayant imposé sept années de pénitence, il s'écria : « Comment, mon Père ! Pour des péchés si graves, une si légère pénitence ! » « Oui, mon fils, répondit le saint, et je veux même vous la diminuer. Votre pénitence ne sera pas un jeûne de sept ans, mais seulement de trois jours au pain et à l'eau ».

La douleur de ce vrai pénitent s'accrut en entendant le Saint diminuer ainsi une pénitence qui lui paraissait déjà trop faible, et il répondit : « Mais, mon Père, est-il possible que pour des fautes si graves vous m'imposiez une satisfaction si légère ? » A ces paroles Saint Vincent répondit avec une sainte résolution : « Allons, mon fils, je ne veux vous imposer d'autre pénitence que celle-ci : trois fois la récitation du Pater ». Le pénitent, sincère et soumis, inclina humblement la tête, et se mit à réciter ses trois Pater. Mais sa douleur fut si grande, sa contrition si parfaite que, ne pouvant terminer sa pénitence, il tomba mort aux pieds du Saint Confesseur. La nuit suivante, l'âme glorieuse de ce pénitent apparut à Vincent : « Par la grande miséricorde de Dieu, dit-elle, et à cause de ma contrition parfaite, le Seigneur m'a octroyé son pardon complet, et je suis entré dans le paradis sans passer par les flammes du Purgatoire ».

Dans un autre lieu, une femme qui menait une vie scandaleuse était venue à l'église pour entendre prêcher le saint. Mais comme elle y était allée pour tout autre motif que celui d'entendre la parole divine, elle se mit à une place bien apparente, afin d'être mieux vue de ses admirateurs. L'homme de Dieu monte en chaire, et il se met prêcher contre les vains ornements des femmes et contre les péchés des sens. Il exhorte avec force ses auditeurs à les détester comme autant d'offenses de Dieu très graves. O puissance admirable de la Parole divine ! Les exhortations du saint pénétrèrent le cœur de la courtisane, au point que la contrition dont elle fut saisie lui fit verser une grande abondance de larmes de repentir; sa douleur fut même si vive, qu'elle en fut suffoquée : elle tomba morte par terre à la vue de tout l'auditoire.

Tous ceux qui étaient présents avaient été témoins de sa douleur et de ses larmes, mais néanmoins ils tremblaient pour le salut de son âme. En la voyant mourir ainsi subitement, ils prirent cette mort soudaine pour un châtiment de Dieu, et ils déploraient sa perte, qui pouvait être éternelle. Mais le saint orateur les consola promptement : « Mes braves gens, leur dit-il, ne craignez pas pour le Salut de cette femme, parce que sa contrition parfaite l'a sauvée. Priez pour elle ». A ces paroles, le saint prédicateur fut interrompu par une voix venue du ciel qui lui dit : « Il n'est plus nécessaire de prier pour elle, mais priez qu'elle intercède pour vous, parce qu'elle est déjà en paradis ». Ainsi fut confirmé ce qu'avait annoncé le saint, que la contrition parfaite avait sauvé cette femme, et que déjà elle jouissait de la couronne de gloire parmi les âmes des vrais pénitents qui sont dans le ciel. Que ces beaux exemples vous animent à concevoir de vos péchés une vive haine et un sincère repentir !

 

Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.


Quatrième Vendredi


La quatrième perfection est une frayeur continuelle que notre fragilité ne nous fasse faire des chutes nouvelles semblables aux anciennes, et peut-être plus grandes.


Explication

 

Dans ce degré le saint nous montre que plus l'âme s'approche de la perfection, plus elle doit craindre de nouvelles chutes. Ainsi elle fera bien de s'enraciner dans une sainte et filiale crainte de Dieu. Cette crainte est comme un rocher qui préservera l'âme des péchés futurs; car si elle en sort, elle s'expose inévitablement à des désastres irréparables, conformément à ce que nous lisons dans l'Ecclésiaste: « Si tu ne restes continuellement dans la crainte de Dieu, ton édifice tombera vite ». (Ecclésiaste, chapitre 1) Ces paroles concernent l'édifice de la perfection, que chacun doit chercher à élever.

 

Pratique

 

Pour se tenir dans une filiale crainte de Dieu, le moyen le plus efficace est d'éviter les fautes légères, les péchés véniels ; ces choses offensent Dieu. Or quiconque néglige les petites fautes, tombe infailliblement dans les grandes. « Qui craint Dieu, dit le Sage, ne néglige rien, mais fait compte de tout ». (Ecclésiaste, chapitre 7).


Prière au Saint

 

Hélas! de quelque côté que je me tourne, je me trouve dans un péril évident. Je considère ma vie passée, alors il me semble voir l'enfer près de m'engloutir dans ses flammes. Je jette un regard sur ma vie présente, aussitôt je me vois dans le monde comme dans un abîme de vices. Si je n'ai un ange qui tempère cet incendie, comme celui qui éteignit avec un vent rafraîchissant les flammes de la fournaise de Babylone où les trois enfants avaient été jetés, hélas! me voilà perdu. Mais heureusement je le vois, ô Saint Vincent Ferrier, très fidèle avocat de mon âme, vous qui avez été cet ange envoyé de Dieu dans le monde pour le délivrer de l'incendie des vices par le vent de la crainte de Dieu, qui, au dire de Saint Bonaventure, est semblable à celui avec lequel l'ange éteignit les flammes de Babylone. O vous qui avez donné une si grande crainte au monde en prêchant le jugement universel par ces paroles : « Craignez Dieu et rendez-lui l'honneur qui lui est dû, car l'heure du jugement approche (Apocalypse, chapitre 14) ; et qui par ces mots avez transformé le monde, qui était un repaire de tous les vices, en un véritable paradis de vertus ; réparez, je vous en prie, ô glorieux Saint Vincent, mon âme si pauvre et si misérable, par cette douce brise de la crainte de Dieu, afin que je ne périsse ni dans cet incendie des vices en ce monde, ni dans l'éternel incendie de l'enfer. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Vous avez prié votre grand avocat, afin que, comme l'ange du Seigneur, il Vous délivre par la crainte de Dieu de l'incendie des vices ; vous ne pouviez l'invoquer sous un titre qui lui fût plus cher, puisque saint Vincent se complaît grandement dans ce nom d'ange ; il fut le premier en effet qui, inspiré de Dieu, se le donna à lui-même, et comme preuve que ce nom lui était bien dû, le Seigneur fit par lui un prodige surprenant.

Le saint, prêchant un jour à Salamanque à plusieurs milliers de personnes, arrêta un moment son discours ; puis il se mit à dire à la foule étonnée : « Je suis l'ange annoncé par saint Jean dans l'Apocalypse, cet ange qui doit prêcher à tous les peuples, à toutes les nations, dans toutes les langues, et leur dire: « Craignez Dieu et rendez-lui tout honneur, parce que l'heure du jugement approche ». Saint Vincent, voyant le peuple surpris et paraissant même ne pas vouloir ajouter foi à ses paroles, répéta ces mots : « Je vous le dis encore une fois, je suis l'ange de l'Apocalypse, et de cette affirmation je veux vous donner une preuve manifeste. Allez à la, porte de Saint-Paul, vous y trouverez une morte qu'on con- duit à la sépulture; amenez-la ici, et vous aurez la preuve de ce que je vous annonce ». Ainsi que l'avait dit le Saint inspiré de l'esprit prophétique, on trouva la morte ; on la conduisit sur la place, et l'on mit le cercueil de façon à ce que tout le monde pût le voir.

Saint Vincent ordonna à cette morte de revenir à la vie. « Qui suis-je ? » lui dit-il en lui commandant de parler. La morte se leva aussitôt et dit : « Vous, Père Vincent, vous êtes l'ange de l'Apocalypse, ainsi que vous l'avez annoncé ». Le saint demanda ensuite à la ressuscitée si elle voulait mourir de nouveau, ou si elle resterait encore volontiers sur la terre. Celle-ci répondit qu'elle désirait vivre encore, et le saint lui dit : « Vous vivrez encore un bon nombre d'années ». Ce qui arriva effectivement. Voilà la principale raison pour laquelle on représente saint Vincent avec des ailes ; car, on le sait, ainsi sont dépeints les anges.

De tout ceci concluez combien est grande l'inclination qui porte saint Vincent à vous secourir. Il veut être appelé du nom d'ange et représenté avec des ailes, pour vous montrer qu'il est très-fidèle et très prompt à venir en aide aux âmes qui l'invoquent.


Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.


Cinquième Vendredi


La cinquième perfection est de tenir dans une exacte et rigoureuse discipline tous ses sens corporels, afin que les sens soient soumis à l'âme pour le service de Notre-Seigneur Jésus-Christ.


Explication

 

Ce cinquième degré est bien nécessaire. Écoutez saint Ambroise : « Jacob, se trouvant en voyage et voulant se reposer, se mit sous la tète une dure pierre ». Ainsi, dit le grand docteur, ceux qui sont dans le chemin de la perfection doivent se résoudre à mener un genre de vie rigoureux, c'est-à-dire se priver de tout ce qui est délicat, choisir un lit dur, des aliments grossiers, et ainsi de suite. Ceci est une règle importante de la stratégique spirituelle à laquelle l'âme doit s'assujettir dès qu'elle est entrée dans le rocher de la sainte crainte de Dieu, pour suivre son chef et son guide Jésus, qui fut couronné d'épines. « Sous un chef percé d'épines, il n'est pas convenable que les membres soient délicats », dit Saint Bernard. (Sermon V).

 

Pratique

 

Jetez un regard sur le genre de vie que mena Saint Vincent encore enfant. Il jeûnait deux fois la semaine sans jamais y manquer, le mercredi et le vendredi, et toujours au pain et à l'eau. Il donnait, avec la permission de ses parents, le plus qu'il pouvait aux pauvres et particulièrement aux religieux. Il avait une dévotion très grande envers la Passion de Notre Seigneur, car il récitait chaque jour l'office de la Sainte Croix ; et chaque fois qu'il rencontrait sur son chemin le signe de notre Rédemption, il le saluait avec une grande piété. Il avait une affection semblable envers la Bienheureuse Vierge Marie, à laquelle il recourait dans tous ses besoins. Rapprochez-vous autant que vous le pourrez de l'exemple que nous donne le saint, votre avocat, et, à son imitation, menez une vie mortifiée et pieuse, qui vous conduise à la perfection que vous désirez acquérir.


Prière au Saint

 

Faites-moi comprendre, ô Saint Vincent, que mon ennemi le plus cruel c'est moi-même; faites passer dans mon âme cette conviction profonde qui animait la vôtre au sujet de la nécessité où se trouve tout chrétien de mortifier son corps. Oh ! que vous disiez avec vérité pendant votre séjour ici-bas cette parole de l'apôtre saint Paul : « Je châtie mon corps et je le réduis en servitude, de peur qu'après avoir prêché aux autres je ne sois moi-même réprouvé ». (1 Corinthiens, 9). Hélas ! je suis bien loin de ce beau modèle. Vous voyez devant vous un misérable pécheur tout plongé dans le sang et dans la chair, une âme sensuelle qui redoute la moindre gène, qui fuit toute pénitence, qui court ardemment après d'indignes voluptés. En suivant des inclinations aussi perverses, puis-je compter sur mon salut ? Non, je ne le puis pas. La prudence de la chair n'est-elle pas la mort? (Romains, 8). N'est-elle pas l'ennemie de Dieu ? La chair et le sang peuvent-ils entrer en possession du royaume de Dieu ? (1 Corinthiens, 15). Le caractère du chrétien n'est-il pas, au contraire, de crucifier ses sens (Galates, 5), de dominer les exigences du physique? (Romains, 8). A vous donc, ô mon bien-aimé patron saint Vincent, j'ai recours ; à vous je demande cet esprit de Dieu, l'opposé de l'esprit de la chair. Vous l'avez possédé en si grande abondance, vous : qu'il s'en écoule sur moi un rayonnement salutaire. J'ai la confiance, ô grand saint, que par votre intercession puissante mes instincts seront changés. Appuyé sur vos mérites, je veux à l'avenir brûler ce que j'ai adoré, et adorer ce que j'ai brûlé. Obtenez-moi, s'il vous plaît, la réalisation de ce vœu, que je présente au Seigneur par vos mains : « Créez en moi, ô Dieu, un cœur droit, et renouvelez. en moi l'esprit de droiture ». (Psaume 4). Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Grande est l'astuce du démon pour nous porter à croire qu'il nous est de toute impossibilité de marcher sur les traces des saints. Il nous décourage, il met notre faiblesse devant les yeux, et elle nous paraît effectivement si grande, que nous pensons ne pouvoir rien faire des choses que tant d'autres ont faites avant nous. Mais si vous réfléchissez bien à la conduite du glorieux saint Vincent, qui observa toujours une vie rigoureuse, même au milieu des plus grands labeurs, que penserez-vous de vous-même en voyant votre tiédeur et votre lâcheté pour pratiquer des mortifications que le saint pratiquait à un si haut degré, au milieu de fatigues bien plus grandes que les vôtres ?

Il était d'un sang noble, par conséquent plus faible de complexion que bien d'autres hommes. Et cependant, à peine fut-il religieux, qu'il jeûna presque tous les jours de sa vie. Il était continuellement en voyage. Il faisait ses courses à pied un bâton à la main, ou sur un âne, lorsque son âge ou ses infirmités l'y forcèrent. Il ne voulut jamais manger de viande, ni laisser la discipline qu'il prenait chaque soir, après avoir prêché deux et trois fois le jour. Voici un très-éclatant miracle arrivé à propos de son abstinence :

Le saint fut reçu un jour dans la maison d'un certain bourgeois, qui laissa l'ordre à sa femme de préparer dans la matinée le dîner du saint. Il lui recommanda, entre autres choses ; de ne lui servir que des poissons. La femme avait de temps en temps des accès de folie ; il arriva qu'elle en fut prise ce jour même, et d'une manière si cruelle, qu'elle tua son petit enfant d'un âge très tendre, le coupa en morceaux et en prépara un mets horrible, dans l'intention de l'offrir au Saint. Le mari retourna à la maison aussitôt que la prédication fut achevée, et il demanda si le dîner était prêt.

Sa femme lui dit : « Oui », et elle ajouta : « J'ai préparé pour le Saint Père Vincent un mets exquis avec une viande très bonne et très délicate ». « Mais, reprit le bourgeois, ne vous ai-je pas dit que frère Vincent ne mangeait pas de viande ? » « C'est vrai, dit la femme, mais j'ai voulu avec les poissons mêler la chair de notre petit enfant; je l'ai donc tué et mis en morceaux, afin que frère Vincent vit que nous lui donnons ce que nous avons de meilleur ». En disant cela, elle montra à son mari les apprêts sanglants du festin qu'elle avait rêvé. On conçoit aisément combien le père fut profondément affligé à la vue de cet horrible accident ; il en serait mort de douleur, si le saint n'était arrivé à la maison en ce moment même, et s'il ne l'eût consolé d'une façon merveilleuse. En effet, voyant l'innocente créature tuée et traitée de cette sorte, Vincent en fut ému de compassion. Il se fit donc apporter sans retard tous les membres de ce petit corps ; puis il les unit les uns aux autres avec ses mains, et ayant dit une courte prière accompagnée d'un signe de croix sur l'enfant. Il le ressuscita. C'est ainsi qu'il le rendit sain et sauf à son père, qui le reçut, comme on pense bien, avec une extrême consolation.

D'après un si éclatant prodige, vous pouvez comprendre, pieux lecteur, comment Dieu accepte les abstinences et les mortifications faites pour assujettir notre chair mortelle. Considérez combien Dieu veut honorer l'abstinence et les mortifications du saint, puisqu'il fait un si grand miracle. Continuez à supplier votre avocat de vous obtenir la force de pouvoir, par les mortifications et les saintes rigueurs de la pénitence, acquérir la sainte perfection. Il est si puissant! il vous l'obtiendra de Dieu.

 

Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.



Sixième Vendredi


La sixième perfection est une grande force et une patience invincible dans les tentations et les adversités.


Explication

 

Voici la pensée du saint: si régulière que soit une personne dans sa conduite, elle ne manquera pas pourtant de combats, de tentations et d'adversités. Aussi le sixième degré vous est-il recommandé vivement. Il consiste dans la force dont l'âme doit être douée au combat des tentations, conformément à l'avis du Sage (Ecclésiaste, 2) : « Mon fils, en entrant au service de Dieu, prépare ton âme à la tentation ». Mais la force ne suffit pas, si elle n'est unie à la patience, par laquelle on est vainqueur des adversités et des persécutions, qui arrivent ordinairement à ceux qui aspirent à la perfection, selon ce que dit Saint Paul : « Tous ceux qui veulent vivre saintement en Notre Seigneur Jésus-Christ seront persécutés ». (1 Timothée, 3).

 

Pratique

 

Si vous voulez arriver à ce degré, recourez à Dieu toutes les fois que vous serez tenté, en disant avec la Cananéenne : « Seigneur, aidez-moi ! » (Matthieu, 15) ; et il l'accorde à celui qui connaît bien sa faiblesse, et qui implore son assistance divine. Le moyen le plus propre pour s'exercer à la patience est de se rappeler dans les disgrâces et dans les infirmités, que vous en mériteriez bien davantage à cause de vos péchés; et dans les persécutions, songez que les saints ont été persécutés dans le monde, et que Notre Seigneur Jésus-Christ fut crucifié. Ces considérations vous consoleront, et au lieu de vous épouvanter parce que le monde vous haïra, vous vous réjouirez, parce que ce sera un signe que vous n'êtes pas au monde, mais à Dieu, conformément à ce que dit le Sauveur a ses apôtres. (Jean 15).

 

Prière au Saint

 

Très invincible héros de l'Église, saint Vincent, vous qui dès l'âge le plus tendre étiez déjà déterminé à mener une vie rigoureuse, et vous adonniez à une oraison continuelle, aux jeûnes et aux pénitences, pour acquérir la perfection à laquelle vous êtes arrivé si heureusement; vous qui repoussiez avec force les assauts du monde et de la chair, et qui avec une indicible patience souffriez toutes sortes de persécutions, me voici prosterné à votre autel, me repentant d'avoir si mal employé ma vie jusqu'à ce jour. Les ruines de mon âme sont grandes, parce que j'ai vécu sans règle de conduite, ou si quelquefois j'ai pris des résolutions, le plus léger vent des tentations ou des contrariétés a suffi pour me faire perdre courage et tout abandonner. Je prends la résolution aujourd'hui de servir de tout mon cœur et jusqu'à la mort le Dieu que vous avez servi vous-même avec tant de fidélité; et la règle que je me propose de suivre, c'est d'imiter, autant que ma position me le permettra, votre très sainte vie, en combattant toujours, à votre imitation, contre le démon, le monde et la chair. Mais comment y arriverai-je, si vous ne m'investissez de votre force, si vous ne me donnez le bouclier de votre patience? Obtenez-moi, très-glorieux saint, ces deux vertus si nécessaires pour conduire à bon terme l'entreprise de la perfection, chemin battu seulement par les âmes fortes et persévérantes qui souffrent avec patience et résistent jusqu'au bout. O grand Saint ! puisque vous daignez nous enseigner ce degré de perfection, obtenez-moi aussi ces armes de force et de patience avec lesquelles, combattant constamment, je puisse acquérir à la fin, comme vous, la couronne de l'éternelle gloire. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Parmi les conversions opérées par saint Vincent Ferrier, les plus célèbre furent celles des femmes de mauvaise vie, réunies d'abord dans les maisons publiques, et qui, après avoir servi à la perdition des âmes, devenaient ensuite de véritables modèles de la plus sincère pénitence. Cette conversion générale déplut grandement aux débauchés qui leur servaient de médiateurs. Ils entrèrent en fureur contre le saint, qui par ce changement, fruit de son zèle, leur ôtait le bénéfice considérable de cet infâme commerce. En Espagne ils résolurent Un jour de retirer la vie au saint, « puisque, disaient-ils, il leur avait retiré le pain ». Comme il était parti de Lérida pour Balaguer, ces misérables lui dressèrent des embûches, afin de l'assaillir en chemin.

Saint Vincent, averti de leurs desseins criminels, dit à ses compagnons de voyage : « Ceux qui viennent au-devant de nous sont les médiateurs des femmes de mauvaise vie qui se sont converties, et ils viennent à moi avec la ferme résolution de me tuer ». Les compagnons de l'homme de Dieu s'offrirent aussitôt à le défendre ; mais il leur répondit : « Je n'ai pas besoin de vous ; allez devant, et laissez-moi seul avec ces hommes ».

A peine donc ces malheureux le virent-ils seul et détaché de sa compagnie, qu'ils l'entourèrent, et tirant leurs épées, ils s'apprêtaient à le tuer. Mais Vincent se tourna vers eux, et faisant le signe de la croix, il dit : « Per signum crucis de inimicis nostris libera me, domine. Par le signe de la croix, de nos ennemis délivrez-moi, Seigneur ». Soudain les assassins restent immobiles sans pouvoir remuer leurs épées : ils étaient devenus comme des statues. Alors le saint commença à leur prêcher la pénitence, et quand il les reconnut tous repentants et résolus à changer de vie, il leur permit de partir. A ces mots, le mouvement fut rendu à leurs corps. Ils déposèrent leurs armes, et se prosternant aux pieds du Saint apôtre, ils lui demandent, outre leur pardon, la grâce de vouloir bien les devoir dans sa sainte compagnie, pour faire une pénitence publique de leurs scandales et mener une vie vraiment chrétienne. Le saint maître les admit à sa suite avec une grande bonté, et ils vécurent en cette céleste compagnie, donnant à tous de grands exemples d'édification.

 

Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.

Septième Vendredi

 

La septième perfection consiste à éviter avec soin et à fuir toutes les personnes et toutes les créatures qui non-seulement nous pousseraient à pécher, mais qui encore seraient pour nous un obstacle dans le combat des imperfections.


Explication

 

Prenez la résolution généreuse de servir Dieu en menant une vie mortifiée et en vous armant de force et de patience, ainsi que vous l'a conseillé le saint. L'autre degré qu'il nous enseigne est la prudence avec laquelle on fuit de tout son pouvoir non-seulement les occasions d'offenser Dieu, mais encore toutes les conversations et affaires qui pourraient être un sujet de chute. Il faut éviter aussi de se trouver avec les personnes qui, par leurs paroles et leurs mauvais exemples, pourraient diminuer en vous la ferveur de l'esprit. L'âme qui aborde de la sorte la bataille spirituelle, et qui fuit avec soin tous les périls, devient formidable au démon.


Pratique

 

On s'exerce à ce degré en conversant peu avec le monde et beaucoup avec Dieu. Ainsi, fuyez les conversations, les veillées, les fêtes, les bals, afin d'arriver à la perfection; vous ne l'acquerrez jamais sans la pureté de la vie et la sainteté de la langue : deux choses difficiles à sauvegarder dans les conversations et les entretiens du monde.


Prière au Saint

 

O très savant maître de la vie spirituelle, Saint Vincent Ferrier, vous nous avez enseigné, et par vos paroles et par votre exemple, jusqu'à quel point une âme doit travailler à se rendre pure. Éclairez donc, s'il vous plaît, mon esprit sur la doctrine importante dont aujourd'hui vous me livrez le secret. J'ai bien besoin de votre assistance, plongé comme je le suis dans les ténèbres spirituelles, et, ce qui est pire, embarrassé dans une multitude d'affections vaines et inutiles qui retardent mon union avec Dieu. Je reconnais pourtant, et je le dois sans doute aux prières que vous faites pour moi, je reconnais le faible de mon âme. Elle est infirme, malade, impuissante, et c'est bien par sa faute; car, reconnaissant combien une attache désordonnée aux créatures est funeste à son avancement, elle persiste néanmoins dans cette affection aveugle. C'est ici, grand saint, que j'ai besoin de votre secours particulier. Je vous en prie humblement, obtenez pour mon esprit des lumières plus vives; obtenez pour mon cœur une volonté plus énergique. Faites-moi toucher au doigt, pour ainsi dire, la vanité et le néant de tout ce qui n'est pas mon Dieu; inspirez-moi un saint dégoût de toutes les choses de ce monde ; versez à pleines mains l'amertume sur tout ce qui pourrait distraire mon cœur de Dieu; obtenez-moi l'amour du silence, de la retraite, de la solitude. Ah ! puissé-je comme vous vivre en étranger au sein du tumulte de la société humaine! Puissé-je, comme vous, avoir au milieu de mon cœur une cellule intérieure, impénétrable à tous les bruits de la terre ! Alors Dieu ne m'oublierait pas ; il me parlerait dans le secret de l'âme, et ma conversation, comme la vôtre, serait dans les cieux. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Lorsque Saint Vincent Ferrier retourna pour un temps dans sa patrie, la reine Violante se mit sous sa conduite. Le saint lui adressait des discours si remplis du feu de l'amour divin, que la reine sentit naître en elle une telle vénération pour l'homme de Dieu, qu'elle devint désireuse de le visiter dans sa cellule. Elle lui en fit donc de, mander la faveur à plusieurs reprises; mais, loin de lui accorder cette grâce, le saint lui fit répondre qu'il lui défendait expressément d'entrer chez lui ; ce qui excita davantage encore la curiosité de la reine. Mettant de côté toute obéissance, elle vint au couvent suivie de sa cour, choisissant le moment où elle supposait que son saint confesseur était absorbé dans l'oraison. La cellule lui fut ouverte par les religieux; Ils trouvèrent le saint à genoux et priant ; mais, chose merveilleuse, il ne fut pas possible à la reine de le voir, quoiqu'il fût devant elle. Les religieux, pensaient que le saint était plongé dans ses contemplations, crurent qu'il ne s'était pas aperçu de la visite de la reine; ils l'en avertirent, afin qu'il se levât pour la complimenter.

« Comment ! des compliments, répondit le saint ; ne savez-vous pas que les femmes ne peuvent entrer dans nos cellules ? Elle y est venue sans ma permission : elle ne me verra pas tant qu'elle n'en sortira pas ». La reine demeura toute surprise en entendant la voix du saint qu'elle cherchait en vain à découvrir ; elle lui demanda où il était. « Je suis ici », répondit-il, et il ajouta de nouveau que, tant qu'elle ne sortirait pas de sa cellule, elle ne le verrait pas. La reine sortit enfin, saint Vincent la suivit, et, lorsqu'elle allait sortir, il se rendit visible à elle, mais avec un visage sévère. Armé d'un saint zèle, il l'avertit de ne plus venir dans sa cellule, car elle aurait bien pu payer cher cette entrée. « Dieu vous aurait sévèrement châtiée, lui dit-il, si l'ignorance et le manque de réflexion ne vous avaient poussée à commettre cette faute ». La reine s'humilia ; elle reçut la correction du saint avec un grand respect, et elle lui demanda Pardon de sa désobéissance. Cependant elle ne fut pas entièrement guérie de sa curiosité. Peu de jours après elle retourna de nouveau au couvent, afin de voir son saint maître en oraison. Mais, arrivée là, elle n'osa pas, comme la première fois, entrer dans sa cellule. Elle ne demanda même point qu'on l'ouvrît ; elle se contenta de l'observer seulement par la fente de la porte. Elle vit le saint absorbé dans une profonde contemplation. Sa face était éclairée de rayons de lumière qui illuminaient toute sa chambre. La reine, se retournant alors vers ses dames, leur dit : « Allons, partons, cet homme est beaucoup plus saint qu'on ne le pense ». La vénération de la reine pour son saint maître s'accrut tellement, que toutes les fois qu'elle lui parlait, elle se prosternait à ses pieds, comme si elle avait vu un ange du ciel.

Voici encore un autre miracle que le saint opéra dans Valence, son heureuse patrie. La princesse Jeanne de Prades, sœur de la reine Marguerite, veuve de Martin, roi d'Aragon, se trouvait un jour à une prédication de saint Vincent Ferrier, qui avait lieu sur le marché au bois. Sans qu'on pût savoir d'où cela pouvait venir, on aperçut une grosse pierre qui déchira les tentures destinées à préserver du soleil, et cette pierre alla tomber avec force sur la tête de la princesse. Elle fut étendue par terre par la violence du coup, et chacun la crut morte. Les assistants émus se lamentaient de voir dans quel état leur princesse était réduite. Mais le saint prédicateur les encouragea à ne pas s'alarmer, parce que cette pierre, disait-il, n'était pas tombée pour tuer la princesse, mais seulement pour abattre la tour qu'elle portait sur sa tète, voulant parler de l'ornement extravagant de sa chevelure. Le saint, se tournant donc vers la princesse, lui dit : « Princesse Jeanne, levez-vous ». A ces paroles et à la grande stupéfaction de tous les assistants, elle se releva saine et sauve, préservée miraculeusement de la mort et entièrement corrigée de son excessive vanité. Elle sut si bien profiter du coup venu du Ciel et des avis du saint prédicateur, qu'elle se revêtit d'habits modestes, et n'alla jamais au delà des exigences de sa position. Ainsi, à Valence, on comprit parfaitement que la chute de cette pierre était un trait de la divine Providence qui avait voulu donner lieu au saint de corriger cette grande princesse de son amour pour les ornements superflus et les vains habillements, qui souvent sont pour la jeunesse imprudente des sujets de scandale et de ruine.

 

Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.

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Pour le jour de la Fête du Saint


La huitième perfection pour le serviteur du Seigneur est de porter en soi la croix de Jésus-Christ, et cette croix a quatre branches : la première est la mortification des passions ; la seconde, l'abandon de tout ce qui passe; la troisième, le renoncement à toutes les affections charnelles de parents et amis; la quatrième enfin, le mépris, la haine, et l'abnégation de soi-même au degré le plus élevé.


Explication

 

Jusqu'à présent le saint docteur a conduit l'âme par la voie purgative ; mais, dans ce huitième degré, il commence à la conduire dans la voie illuminative. La croix de l'abnégation de soi-même est celle dont parle Notre-Seigneur lorsqu'il dit : « Que celui qui veut venir à moi prenne sa croix et qu'il me suive ». (Luc, 6). L'âme est éclairée par cette croix qui détruit les quatre principales causes de l'aveuglement spirituel, savoir : les passions, l'intérêt, l'affection désordonnée des parents et l'amour-propre déréglé. Dans la croix de l'abnégation, les vices se détruisent d'abord par la mortification ; ensuite, par l'abandon des choses qui passent, on préfère l'éternel au temporel, et l'âme reconnaît qu'il vaut mieux perdre tous les biens du monde que de perdre la grâce de Dieu, conformément à ce que dit le divin Maître : « Que servirait à l'homme de gagner tout l'univers s'il vient à perdre son âme ? » (Matthieu, 16). Par le détachement des parents on purifie son esprit de toutes les maximes dictées par la chair et le sang. Enfin par le mépris de soi-même on reconnaît combien on a besoin de la grâce et de la Miséricorde de Dieu, et combien de choses sont nécessaires pour arriver à la perfection ; alors le désir de l'acquérir à tout prix s'allume de plus en plus dans l'âme.


Pratique

 

Pour embrasser cette sainte croix de l'abnégation et du mépris de soi-même, il faut faire tout votre possible pour vous délivrer de toutes les habitudes du vice. Rappelez-vous principalement que les Saints Pères du désert, désireux d'acquérir la perfection, commençaient à vaincre le vice de la langue. Si vous souhaitez vous détacher de l'affection désordonnée de vous-même et de vos parents, pensez souvent à cette sentence du Christ : « Qui aime son père et sa mère plus que Moi n'est pas digne de moi ». (Matthieu, 10). Et dans une autre circonstance, le Sauveur dit : « Quiconque ne se hait lui-même, c'est-a-dire ne veut pas contrarier ses passions et dompté ses mauvaises inclinations, celui-là ne peut être Mon disciple ». (Luc, 16).

 

Prière au Saint

 

Soleil resplendissant de vertus, miroir de sainteté, saint Vincent Ferrier ! Si un rayon de votre lumière ne vient éclairer les ténèbres de mon âme, comment pourrai-je embrasser la croix d'une continuelle abnégation- de moi-même, aveugle comme je suis, et par conséquent ne sachant apprécier ni le mérite ni l'abondance des grâces célestes qui sont renfermées dans cette croix ? Je vous rends grâces de cet enseignement précieux, que sans la nacelle de cette sainte croix on n'arrive jamais au port de la perfection chrétienne. Mais en cette mer périlleuse du monde, comment pourrai-je faire voile sans votre aide et votre secours? Soyez donc, ô mon glorieux avocat, le prudent pilote de mon âme. Soyez l'étoile qui dirige mes pas dans ce grand chemin de la perfection; délivrez-moi des périls si nombreux qu'on rencontre en ce voyage. Oui, j'espère en vous qui vous êtes fatigué sur la terre à enseigner au monde le chemin du salut; dans le ciel où vous êtes, vous m'obtiendrez, par votre puissante intercession, la grâce de pratiquer ce que vous avez enseigné si souvent dans vos prédications et vos écrits. Ainsi soit-il.


Entretien spirituel

 

Une des plus belles vertus de la grande âme de saint Vincent fut là pauvreté. C'était une des plus précieuses joies qu'il rencontrait dans la croix de l'abnégation de soi-même. Il savait Ce que dit le grand évêque d'Hippone, que celui qui durait toutes les choses du monde, s'il n'avait pas la grâce de Dieu, n'aurait rien. A cause de cela, il ne désirait rien de ce qui est sur la terre. Il savait aussi ce qu'ajoute saint Augustin, que quiconque n'aurait rien sur terre, mais posséderait la grâce de Dieu, celui-là aurait tout. Et à cause de cela, laissant toutes choses, il mit toute son étude à enrichir son âme des richesses de la grâce, qui sont les vertus. En cette pauvreté son esprit fut si riche, que Dieu voulut en perpétuer le témoignage par un prodige.

Pauvre et humble, le religieux saint Vincent allait dans ses missions et partout à pied, jusqu'à ce qu'enfin, quinze ans avant sa mort, ayant une plaie à la jambe, il fût dans la nécessité de se faire transporter. Le pauvre de Jésus-Christ ne voulut choisir d'autre monture qu'un âne chétif, c'est-à-dire l'animal le plus vil et le plus abject. Il en accepta un en aumône ; il n'avait pas d'argent pour l'acheter; sa pauvreté en outre était si grande, qu'il n'avait même pas de quoi le faire ferrer. Un jour il le conduisit à un maréchal ferrant, le priant par charité de vouloir bien lui ferrer sa bête. Quand l'opération fut terminée, le maréchal, ne pensant nullement avoir travaillé par charité, demanda au religieux le prix de la main d'œuvre et de ses fournitures. « Je n'ai rien à vous donner, lui dit le saint, mais Dieu vous récompensera de votre charité ». « Eh Père! reprit l'ouvrier, je ne peux travailler uniquement par charité : je suis, voyez-vous, chargé de famille. Payez-moi, ajouta-t-il, ou je ne vous rends pas votre âne ».

Le bon saint le pria de nouveau, en l'exhortant à lui faire cette aumône ; mais le maréchal répondit encore : « Il est certain que je ne peux le faire, et vous n'aurez ni la bête ni les fers que vous ne m'ayez payé. » Alors le saint, ô prodige inouï ! se tournant du côté de la bête, lui dit : « Cet homme ne veut pas donner les fers qu'il vous a mis, parce que je ne peux le payer; allons, rendez-les-lui, et partons ». A ces paroles, l'animal, comme s'il avait compris, secoua ses pieds l'un après l'autre, et jeta miraculeusement les fers que le maréchal lui avait posés. A la vue de ce miracle, l'ouvrier, stupéfait, se précipita aux genoux du saint, lui demanda pardon de son avarice obstinée, et, ferrant de nouveau l'âne, il lui donna les fers et son travail par charité. Il se contenta de se recommander humblement aux prières du religieux, reconnaissant que si un saint aussi grand priait pour lui, son intercession lui rapporterait bien plus que tout l'or et tous les trésors du monde.


Réciter 7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie, 7 Gloire au Père et les Litanies du Saint.

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1 mai 2013

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

Le Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse

Fain les Moutiers 9

Deuxième jour

La voyante de la Médaille Miraculeuse

 

Sa naissance

 

C'est d'une humble Fille de la Charité de Saint Vincent de Paul, que la Vierge Immaculée a voulu se servir pour révéler au monde entier le trésor de Sa Médaille Miraculeuse. C'est aujourd'hui même l'anniversaire de sa naissance, puisque c'est le vendredi 2 mai 1806 que vint au monde Catherine Labouré dans un joli village de Bourgogne, Fain-les-Moutiers. C'était bien sous la protection spéciale de la Sainte Vierge que la petite Catherine entrait dans la vie au début de ce mois printanier, si beau dans nos campagnes ! Ses parents, de vrais chrétiens, vivaient honorablement en cultivant leurs terres. Ils possédaient cette aisance que donnent aux paysans l'activité du travail et la simplicité de la vie. Pierre Labouré, son père, avait épousé une pieuse jeune fille de 23 ans, Louise Gontard, le 4 juin 1793, en pleine Terreur.

Dieu bénit leur union en leur envoyant 11 enfants, 8 garçons et 3 filles. Catherine était la 9e de la, joyeuse bande. Détail touchant, était-ce le simple bonheur de posséder une seconde fille après 7 garçons ? Etait-ce le pressentiment bien inconscient de la destinée de cette enfant ? Catherine était née à 6 heures du soir ; dès le soir même, l'acte de naissance était dressé, signé, non seulement par le père, les témoins, l'officier de l'état civil, mais encore par l'heureuse maman ! En se penchant sur l'humble berceau, la mère était loin de se douter de ce que verraient un jour les yeux bleus de sa petite fille ! Bienheureux les parents Chrétiens qui accueillent la Vie à leur foyer, qui mettent toute leur confiance dans la Providence ! Ils trouvent, ici-bas, le vrai bonheur, les joies pures du foyer que rien ne peut remplacer, et ils se préparent pour le Ciel une magnifique couronne !

 

Lecture

Un jeune foyer édifié par Notre Dame de la Médaille Miraculeuse

 

Le petit trait est absolument authentique. Il s'agit d'un jeune homme de la région du Nord, d'une bonne famille Catholique. Au moment de partir pour la guerre en 1939, sa mère lui fit promettre de ne jamais quitter sa Médaille Miraculeuse et de se confier chaque jour à la Sainte Vierge. Le jeune homme, fidèle à ces conseils maternels, fut fait prisonnier. Rapatrié au bout de 3 ans, après une chute qui nécessitait une légère intervention, il fut soigné à Paris. Lorsqu'il put sortir, il voulut connaître la Chapelle de la Rue du Bac où la Sainte Vierge manifesta Sa Médaille. Il vint y prier avec ferveur pour son avenir, demandant à la Reine du Ciel de choisir Elle-même la jeune fille avec laquelle il désirait fonder un foyer très chrétien. Plusieurs fois il revint Rue d Bac demander cette grâce.

Un jour, il reçut une lettre de sa mère qui avait appris son arrivée à paris. A cause des difficultés de communications, il lui était impossible, à son grand regret, de venir de suite embrasser son fils, mais une de ses amies d'enfance, habitant la capitale, lui offrait de le visiter volontiers. Cette dame vint, en effet, accompagnée de sa fille Marguerite, aînée d'une nombreuse famille et âgée de 21 ans. Son regard pur et profond frappa aussitôt le blessé. Marguerite portait ostensiblement à son cou la Médaille Miraculeuse suspendue à une fine chaînette d'or.

« Je porte la même médaille que vous, mademoiselle, fit Robert lorsqu'elle se leva avec sa mère pour prendre congé de lui, elle m'a protégé partout, sur le front et pendant ma captivité. Jamais elle ne me quittera ». « Moi aussi, dit la jeune fille en souriant, je tiens beaucoup à ma médaille dont je ne me sépare jamais ». Quelques semaines plus tard, Robert et Marguerite étaient fiancés. Ils vinrent dans la Chapelle de la Rue du Bac confier leur bonheur à la Sainte Vierge. Quelle ne fut pas l'émotion de Robert lorsque la jeune fille lui dit, sous le regard de la Vierge où ils prièrent ensemble longuement : « Je suis venue souvent ici demander à Notre Dame de la Médaille Miraculeuse de choisir Elle-même mon mari. C'est Elle qui a permis que nos routes se croisent ! »

 

Prière

 

O Sainte Catherine Labouré, qui avez eu le bonheur de venir au monde dans un foyer Chrétien, priez pour nos foyers de France afin que Dieu, qui en avait été chassé, y reprenne sa place ! Faites-nous souvenir des lois saintes de la famille qui attirent les bénédictions divines. Faites-nous souvenir que le mariage est indissoluble et que Dieu ne peut faire plus grand honneur à des parents Chrétiens qu'en poursuivant par leur moyen l'oeuvre de Sa Création. Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, soyez la Reine de nos foyers Français ! Ainsi soit-il.

 

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O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous !

 

Prions les uns pour les autres

 

En ce mois de Marie, durant lequel nous prions Notre Dame de la Médaille Miraculeuse, prions les uns pour les autres. Confiez vos intentions à la prière des internautes. Elle seront publiées ci-après. Envoyez-moi vos intentions à franck.monvoisin@laposte.net

 

Important

 

N'oubliez pas, surtout, chaque jour, de porter la Médaille Miraculeuse, car c'est le canal privilégié par lequel Marie distribue ses grâces (vous aurez l'occasion de pouvoir le vérifier tout au long de ce mois), de réciter au minimum, 1 notre Père, trois je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père, et trois fois l'invocation : « O Marie conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ». Si cela vous est possible, accédez aux Sacrements de l'Eucharistie et de la Réconciliation, au moins chaque semaine pour l'Eucharistie et suivant vos disponibilités pour le Sacrement de Réconciliation. Cela est très important. L'Eucharistie est le centre de toute vie spirituelle et le Sacrement de Réconciliation est la toilette de l'âme...

Les récits des grâces obtenues seront publiés au fur et à mesure et transmis à la Chapelle de la Médaille Miraculeuse à la fin du Mois de Marie.

 

Pour recevoir dans votre boite e-mail chaque jour les Méditations du Mois de Marie de la Médaille Miraculeuse, ainsi que des prières et pour être tenus au courant des mises à jour d'Images Saintes, abonnez-nous à la newsletter d'Images Saintes.

20 novembre 2012

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2012

Le Triomphe de l'Immaculée

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape Benoît XVI

Du 30 novembre au 8 décembre 2012

 

Chaque jour: Une dizaine de chapelet, suivie de 3 fois l'invocation: « O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous ». Une communion le jour du 8 décembre ou un jour de l'octave. Confession recommandée.

 

Prière de la Neuvaine

 

O Marie conçue sans péché, Chef d'oeuvre du Créateur, Miroir sans tâche de l'activité de Dieu, luttez avec nous contre le mal qui abime la Création et altère en nous l'image de Dieu.

Aidez-nous à respecter et protéger la vie de tout homme, de sa conception à sa fin. Donnez-nous de porter les fruits de Justice et de Sainteté que Dieu attend.

Mère très aimante, veillez à ce que les ressources naturelles soient exploitées avec sagesse, et leurs fruits justement partagés. Guérissez-nous de nos convoitises, de nos désirs superflus et de notre indifférence envers les plus pauvres.

Préservez-nous des calamités, des catastrophes et des guerres fratricides. Que par votre intercession, le Règne d'Amour du Christ s'étende dans tout l'univers. Amen.

 

Imprimatur du Vicaire Episcopal de Paris, 4 mai 2012

 

Pour obtenir l'image de cette Neuvaine, écrivez au

Chapelet des Enfants

5, rue de l'Université

75007 Paris

 

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

11 novembre 2012

Le De Profundis paraphrasé

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Le De Profundis paraphrasé

 

Ce psaume est souvent récité pour les morts, cette paraphrase apprendra à en bien pénétrer le sens

 

Psaume 129

 

Des profondeurs je crie vers Vous, Seigneur, écoutez mon appel.

 

Du profond abîme de mes misères et des péchés où je suis plongé, j'élève mes cris vers Vous, ô mon Dieu! Que peut une âme affligée, si ce n'est de Vous faire entendre les soupirs de son cœur, et d'implorer le secours de vos grâces?

Que votre oreille se fasse attentive au cri de ma prière.

 

Prêtez enfin une oreille à la voix de mes gémissements, ô Dieu de Bonté! refuseriez-Vous d'exaucer une humble prière qui part d'un cœur contrit et brisé de douleur?

 

Si Vous retenez les fautes, Seigneur, Seigneur, qui subsistera?

 

Je sais, ô Dieu infiniment Saint, que si Vous pesez mes iniquités dans la rigoureuse balance de Votre Justice, Vous ne jetterez sur moi que des yeux d'indignation et de colère, aussi est-ce Votre Clémence que je réclame. Hélas! si Vous ne considérez que les droits de cette Justice, qui est-ce qui pourra subsister devant Vous et soutenir Vos regards?

 

Mais près de Vous se trouve le pardon, pour que l'homme Vous craigne.

 

Vous êtes la Bonté par essence, ô mon Dieu! Votre Clémence marche toujours devant Votre Justice : Vous Vous êtes fait une Loi digne de Votre Tendresse, de faire grâce à ceux qui reviennent à Vous dans la sincérité de leur cœur.

 

J'espère le Seigneur de toute mon âme; je l'espère et j'attends Sa Parole.

 

C'est cette consolante promesse qui me rassure dans mes craintes et mes justes alarmes. A cette douce pensée, l'espérance renaît dans mon âme, et, en calmant mes agitations, elle semble me retirer de la profondeur de l'abîme où j'étais plongé, et où je me croyais sans ressource.

 

Mon âme attend le Seigneur, plus qu'un veilleur ne guette l'aurore. Plus qu'un veilleur ne guette l'aurore, attends le Seigneur, ô Israël.

 

O Israël! ô peuple chéri! établissez les fondements de votre espérance dans le Seigneur votre Dieu; que les premiers rayons de l'aurore vous annoncent Ses Miséricordes, et que jusqu'aux ombres de la nuit vous ne cessiez d'élever vos soupirs et vos vœux vers ce Dieu de Bonté, toujours plus prêt à exaucer vos prières, que vous n'êtes empressé de les Lui offrir.

 

Oui, près du Seigneur est l'amour, près de Lui abonde le rachat.

 

En vain, ô mon Dieu, adresserions-nous nos prières à des hommes mortels; en vain chercherions-nous un adoucissement à nos peines dans les bras de chair; c'est dans Vous seul que nous trouverons la Miséricorde et la compassion. Vous devez être un jour notre Juge, mais à présent Vous voulez bien encore être notre Rédempteur, et nous préparer une rédemption d'autant plus abondante, que nos misères ont été plus profondes.

 

C'est Lui qui rachètera Israël de toutes ses fautes.

 

Oui, quelque grand que soit l'abîme de vos misères, quelque profond que puisse être l'abîme de vos iniquités, ô Israël! recourez au Dieu de vos pères: Il soulagera vos peines, Il pardonnera vos péchés, et vous éprouverez que, comme dans vous se trouvait une abondance de crimes, dans le Seigneur votre Dieu s'est trouvée une surabondance de grâces.

 

Gloire au Père, et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

 

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31 octobre 2012

Le Mois des Ames du Purgatoire

Le Mois des Ames du Purgatoire

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Premier jour

Jour de la Fête de Tous les Saints

 

Le bonheur du Ciel

 

Permettez, ô mon Dieu, que je m'élève aujourd'hui par la Foi au milieu des Esprits Bienheureux dont nous honorons la mémoire: Votre Bonté me destine à partager un jour la gloire des Saints; je dois donc considérer l'étendue de leur bonheur, afin de ranimer mon courage, et de les suivre avec ardeur dans le chemin qui les a conduits jusqu'à Vous. Qu'elle est immense, qu'elle est incompréhensible la récompense que Vous réservez à Vos élus! Si votre magnificence brille avec tant d'éclat dans les objets qui nous environnent, dans la vaste étendue des cieux, dans les rayons éblouissants du soleil, dans la douce clarté des astres pendant une nuit tranquille; quelle splendeur ne devez-Vous pas avoir déployée dans le séjour de vos récompenses, où nos iniquités ne mettront plus d'obstacles à Vos dons ? Non, Seigneur, tout ce que je vois, tout ce que j'admire autour de moi, n'est rien auprès de ce que j'espère, et de ce que les Saints, qui sont mes frères, possèdent déjà. Vous nous avez préparé, dans la Cité permanente, des biens qui surpassent infiniment tout ce que l'œil peut voir, tout ce que l'oreille peut entendre, tout ce que le cœur peut désirer (Cor. 2, 9). C'est Vous-même qui voulez être notre récompense; elle sera donc infinie dans son objet, éternelle dans sa durée.

I. La récompense des Saints sera infinie dans son objet. C'est quelque chose de bien grand, ô mon Dieu, que ce bonheur ineffable préparé dans le Ciel pour ceux qui Vous aiment ! La magnificence de ce beau séjour, la délivrance de tous les maux, la jouissance de tous les biens; la compagnie des Anges et des Saints, les charmes de leur conversation, la douce harmonie de leurs concerts, tout enfin se réunira pour inonder les élus d'un torrent de délices. Mais ce qui me touche infiniment davantage, ô Dieu de Bonté, ce que je ne puis me lasser de considérer dans le sentiment de ma reconnaissance, c'est que Vous y serez Vous-même notre récompense. Vous nous mettrez pour ainsi dire en possession de Vos perfections adorables: Vous nous ferez partager Votre Gloire, Votre Puissance, Votre Eternité. Il est vrai, Seigneur, Vous nous avez créés à Votre Image; mais cette image est maintenant bien imparfaite, bien dégradée, bien défigurée par le péché Au ciel, tout sera rétabli dans l'ordre, Vous retracerez de nouveau en nous Votre ressemblance, et c'est alors que s'accomplira la parole de l'Écriture: « J'ai dit: Vous êtes des dieux ». O Dieu éternel ! Dieu infini ! Se peut-il que vous vouliez être le partage de votre faible créature, vous unir, vous confondre en quelque sorte avec elle, afin de la rendre heureuse de votre propre bonheur! Mon âme soupire avec ardeur après le moment où elle verra se réaliser une si douce attente, et je me réjouis avec le Prophète dans l'espérance d'entrer un jour dans Votre Maison (Ps. 121). Alors je Vous louerai, je Vous adorerai; non plus, comme je l'ai fait souvent, avec un esprit dissipé et un cœur tiède, mais dans un transport éternel d'amour. Alors je Vous verrai; non plus, comme à présent, à travers les ombres de la Foi, mais à découvert, sans nuages, et dans toute la splendeur de Votre beauté. Alors surtout je Vous aimerai, je connaîtrai Vos amabilités infinies, l'excellence de Vos dons, la multitude de Vos bienfaits, et je publierai éternellement Vos Miséricordes dans l'assemblée des Saints.

II. Oui, la récompense des Saints sera éternelle dans sa durée. Dans le Ciel, ô mon Dieu, nous Vous posséderons réellement; ici-bas nous ne pouvons nous former une idée de la joie qui résulte de la douce assurance d'être unis à Vous pour toujours pour toujours ! Il n'y aura plus d'infidélités, plus de résistances à votre grâce; nous vous aimerons éternellement, sans partage, et vous régnerez à jamais en nous... Ah ! Seigneur ! Si les Saints ont éprouvé tant de consolations à s'entretenir avec Vous, lorsqu'ils étaient encore sur la terre; si un Saint Antoine, après avoir passé la nuit en prières, se plaignait au soleil de ce qu'il venait trop tôt interrompre une occupation si chère à son cœur; si j'ai goûté moi-même tant de douceurs, dans les moments où Votre Amour se faisait sentir à mon âme avec plus de force, que sera-ce lorsque nous vous posséderons et Vous contemplerons à découvert, dans l'éclat de Votre gloire, sans pouvoir jamais être séparés de Vous !.... Je méditerai souvent cette consolante pensée: « Dieu veut se donner à moi éternellement... » Puisque c'est pour toujours que Vous voulez être mon partage, c'est aussi pour toujours, sans interruption, sans inconstance, que je veux mettre mon bonheur à Vous servir et à Vous sacrifier tous mes penchants.

 

Prière

 

Mon Dieu, la mesure de l'amour que j'aurai pour Vous ici-bas, réglera l'étendue de mon bonheur et de mon amour dans la vie future. Faites-moi donc la grâce de Vous aimer sur la terre avec toute l'ardeur dont mon cœur peut être capable, et de commencer ce que je dois faire un jour avec les Bienheureux. Que je Vous loue, que je Vous connaisse, que je Vous aime comme les Saints; que je vive comme eux, que je meure comme eux, et que ma récompense soit de Vous posséder et de Vous bénir éternellement avec eux. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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29 octobre 2012

Le Mois du Rosaire

Le Mois du Rosaire

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Trentième jour

Les cinq Mystères douloureux

 

C'est encore un des grands avantages de la dévotion du rosaire de donner occasion aux fidèles de méditer fréquemment la passion de notre divin Sauveur; l'introduction du mois d'Avril montre l'utilité de cette méditation journalière , en prouvant qu'elle est un moyen très efficace pour nous retirer du péché, pour nous empocher d'y retomber, et pour nous faire faire de grands progrès dans la vertu; que c'est, en outre , un exercice extrêmement agréable à Jésus-Christ, et une pratique très-consolante pour nous. Lorsqu'on veut méditer les mystères douloureux , il est bon de se rappeler les vérités suivantes: 1° Qui est Celui qui endure ces tourments ? C'est le Fils de Dieu, c'est celui qui est l'innocence même. 2° Les tourments qu'il a à supporter sont-ils grands ? Ils sont incompréhensibles. 3° Qui l'a fait souffrir ? Ceux pour qui il s'est fait homme, son propre peuple qu'il a comblé de biens. 4° Pour qui et pour quelle cause souffre-t-il ? Pour tous les hommes en général et pour chacun en particulier; et pour une seule cause, à savoir: le péché. 5° Quel est l'amour de celui qui souffre ? Il est infini. 6° Quelles sont les vertus principales qu'il pratique en souffrant ? La douceur, l'humilité, la patience, la force et le zèle. Il faut s'abandonner aux saintes affections dont il plaira à Dieu de toucher notre cœur, et suivre fidèlement les bonnes résolutions qu'il nous fera la grâce de prendre.

 

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Premier Mystère Douloureux : l'agonie de Notre Seigneur au Jardin des Oliviers
Ajoutez après le mot « Jésus », dans chaque Ave: « Qui a sué du Sang pour nous ».

 

Représentez-vous Notre-Seigneur dans le jardin des Oliviers, pâle, défait, méconnaissable, le front prosterné contre terre, le Cœur abîmé dans la prière, et le Corps couvert d'une sueur de Sang.

 

Fruit : La piété et la contrition.

 

Élévation à Jésus : O Jésus, par quel prodige qui étonne toute la nature humaine, Votre infinie Charité, pressée de l'ardeur immense de sauver mon âme, laisse-t-elle échapper cette sueur de Sang, qui perce Vos vêtements, ruisselle de Votre Corps et humecte la terre ! Ah ! Ce ne sont pas les supplices qui Vous font succomber au Jardin des Oliviers, c'est Votre Amour; ce sont mes péchés qui Vous donnent la mort. Je m'accuse de ce déicide; je pleure, je gémis, je frappe ma poitrine, je tremble jusqu'au fond de ma conscience, où je trouve la cause de Votre Mort. O Dieu de bonté, venez à mon secours; détruisez en moi et arrachez le péché.

Élévation à Marie : O Mère de Dieu dont la Foi sublime ressentit si vivement la cruelle Agonie de Votre Fils, demandez-Lui pour moi une douleur extrême, une contrition parfaite d'avoir été, par mes péchés, une cause trop réelle de Sa tristesse mortelle; et obtenez-moi de Son Amour immense, que cette sueur de Sang pénètre profondément dans mon cœur, pour l'amollir et le sanctifier. Réciter ensuite la dizaine terminée par le Gloire au Père.

 

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Deuxième Mystère Douloureux : la Flagellation de Jésus-Christ
Ajoutez après « Jésus »: « Qui a été flagellé pour nous ».

 

Représentez-vous le Fils de Dieu, traîné de tribunal en tribunal, condamné à l'infâme supplice des esclaves; dépouillé indignement de Ses vêtements, et déchiré à coups de fouet, par des mains impitoyables qui ne font de tout Son Corps qu'une seule plaie toute vive et ensanglantée.

 

Fruit: La patience et le courage.

 

Élévation à Jésus : O Divin Jésus, Vous Vous êtes livré, volontairement et sans réserve, au roi Hérode qui Vous traite comme un insensé; au juge inique qui reconnaît et néanmoins condamne Votre innocence; aux bourreaux qui Vous accablent de coups. Je Vous suis, en tremblant, au milieu de tant de souffrances et d'humiliations endurées pour le Salut de mon âme. O Divin Captif attaché à un infâme poteau, brisé de coups, couvert d'ignominie, quelle douleur assez vive pourrait racheter tant d'outrages ? Couvrez-moi de Votre Sang, cachez-moi dans Vos Plaies, pour me dérober ainsi aux vengeances divines.

Élévation à Marie : O Marie dont le Cœur a si vivement ressenti les coups qui déchiraient la Chair innocente de Votre Divin Fils, obtenez-moi, je Vous en conjure, que ce Sang, destiné à être mon Salut, ne devienne pas ma condamnation; et faites que, loin d'imiter la fausse et lâche politique de Pilate, je ne sacrifie jamais ma conscience à des bienséances ou à des sollicitations contraires à mes devoirs. Réciter ensuite la dizaine terminée par le Gloire au Père.

 

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Troisième Mystère Douloureux : Le Couronnement d'épines

Ajoutez après « Jésus »: « Qui a été couronné d'épines pour nous ».

 

Représentez-vous l'Homme de Douleur, un-vil manteau de pourpre sur les épaules, un faible roseau à la main, et sur sa tête une couronne d'épines, servant, dans ce pitoyable état, de jouet à une soldatesque brutale et impie, et livré à toute sorte de railleries, de blasphèmes, d'insultes, d'affronts et d'hommages dérisoires et sacrilèges.

 

Fruit: La mortification et la fuite des plaisirs.

 

Élévation à Jésus : O Jésus, Victime humblement dévouée à tous les excès, objet des outrages les plus sanglants, de la dérision la plus insolente et des traitements les plus ignomineux, Votre vêtement est donc un vil lambeau de pourpre, Votre sceptre un frêle roseau, Votre diadème une couronne d'épines entrelacées, dont une soldatesque sacrilège émousse dans Votre Tête Sacrée toutes les pointes, en l'y enfonçant avec un raffinement de cruauté inouïe. O Roi de Gloire ! dans quel état je vois ce Visage autrefois si majestueux, qui ravissait le Ciel et la terre ! Comment oserais-je le contempler sans frémir dans tous mes membres ? Ah ! Pénétrez ma chair d'une douleur si vive, mon cœur, de regrets si amers, que je ne cesse de verser des torrents de larmes, au récit de Vos tourments, pour y compatir et expier la part que j'y ai prise par mes offenses réitérées.

Élévation à Marie : O Mère de Douleur, dans quelle tristesse et quelle affliction a dû Vous plonger le spectacle déchirant de Votre Fils couronné d'épines. Quelle angoisse mortelle Vous avez dû ressentir de Ses douleurs inconcevables ? O abîme d'un Amour immense ! donnez-moi de sentir vivement l'amertume de Votre Douleur, afin que je mêle mes pleurs avec les Vôtres, et que mon amour pour Votre Fils égale désormais l'horreur de mes péchés. Réciter ensuite la dizaine terminée par le Gloire au Père.

 

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Quatrième Mystère Douloureux : le portement de la Croix

Ajouter après « Jésus »: « Qui a porté la Croix pour nous ».

 

Représentez-vous Notre-Seigneur portant sur Ses épaules l'infâme instrument de Son Supplice, ramassant toutes Ses forces pour traîner la Croix jusqu'au Calvaire, et laissant partout des traces de Son passage, par le Sang qui coule de Ses plaies dans les rues de Jérusalem et sur toute la voie où Il passe.

 

Fruit : La compassion.

 

Elévation à Jésus : O Divin Sauveur, ce n'était donc pas assez pour Vous d'être contraint de marcher, comme un vil criminel, entre deux scélérats; Vous devez porter porter Vous-même l'infâme instrument de Votre Supplice, au milieu des outrages et des imprécations de la multitude, comme pour faire amende honorable des crimes dont vous vous êtes chargé. Accordez-moi la grâce de porter, comme le Cyrénéen, la Croix avec Vous. O Jésus, j'accepterai désormais, avec joie, des mains de Dieu, les croix qu'il plaira à Sa Providence de m'envoyer. Combien elles seront douces et légères, en les comparant à la pesanteur de la Vôtre, Divin Jésus !

Élévation à Marie : O généreuse Mère, qui avec les Saintes Femmes, suiviez Votre Divin Fils, à la trace de Son Sang, je dois, pour suivre Son conseil, pleurer sur moi. sur mes égarements, et sur les maux qui sont la peine du péché. Mais, pour me préserver des châtiments de la Justice Divine, faites que je sois pénétré, devant Dieu, des plus vifs et des plus sincères sentiments de compassion, de pénitence, de douleur, de reconnaissance et d'amour. Réciter ensuite la dizaine terminée par le Gloire au Père.

 

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Cinquième Mystère Douloureux : le Crucifiement de Jésus-Christ

Ajoutez après « Jésus »: « Qui est mort sur la croix pour nous ».

 

Représentez-vous le grand spectacle de la Croix : Jésus Crucifié, ayant les mains et les pieds percés de gros clous, insulté par des bourreaux qui ajoutent aux souffrances les plus atroces, la plus inhumaine ironie. Ecoutez les paroles de Jésus en croix, et voyez-Le rendre le dernier soupir.

 

Fruit : La persévérance.

 

Élévation à Jésus : O Divin Sauveur crucifié, à la vue de Vos Plaies et de Vos souffrances inouïes, je suis saisi d'horreur, et je ne puis qu'admirer Votre ineffable Charité. Doux et Aimable Jésus, faites que les clous qui Vous ont attaché à la Croix, me tiennent inséparablement attaché à Vous; que le fiel qu'on Vous a présenté me dégoûte du monde; que la lance qui a ouvert Votre Cœur, m'y prépare aussi une place. Croix Sainte, je me jette à vos pieds; laissez tomber sur mon cœur une goutte du Sang Adorable de mon Sauveur pour le purifier et le changer entièrement.

Élévation à Marie : O Divine Mère, de toutes les femmes la plus désolée, qui pourrait exprimer Votre profonde Douleur ? Et quel cœur serait assez dur, assez insensible pour ne pas compatir à Votre affliction ? Ah ! n'oubliez pas que Votre Divin Fils, dans son dernier adieu, nous a tous donnés à Vous en la personne de Saint Jean pour être Vos enfants adoptifs. O Marie, ma mère, ne permettez pas que j'oublie jamais tout ce que je dois à Jésus, mon aimable Sauveur. Réciter ensuite la dizaine terminée par le Gloire au Père.

 

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23 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-quatrième jour

Recommander souvent les infidèles au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie

 

Je ne laisserai point passer un jour sans demander au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie la conversion de toutes les âmes qui se trouvent encore malheureusement ensevelies dans les ténèbres de l'erreur et de l'infidélité. Oh ! Que ces prières seront agréables à mon bien-aimé Sauveur et à ma Tendre Mère ! Saint Alphonse dit que l'âme pénétrée d'un sincère amour pour Jésus et Marie voudrait leur gagner tous les cœurs.

Sainte Marie-Madeleine de Pazzi, au rapport de ses historiens, désirait si ardemment la conversion et le Salut des pauvres infidèles, qu'elle portait presque envie aux oiseaux, parce qu'ils peuvent voler et se diriger à leur gré ; elle eût voulu pouvoir parcourir le monde, sans nuire à sa Profession, pour convertir les âmes à la Foi. D'autres fois elle disait : « Oh ! Qui me donnera de pénétrer chez les infidèles, au fond de l'Inde, et de prendre ces malheureux pour les instruire dans notre Foi, afin que Jésus les possède, et qu'ils possèdent Jésus ? » Pour coopérer, autant qu'elle pouvait à leurs conversion, elle appliquait à cette intention ses œuvres de religion, de nombreuses Communions et beaucoup de pénitences afflictives auxquelles elle se condamnait.

Mais non contente d'être elle-même dévorée de ce zèle, pour obtenir plus de résultat, elle tâchait de l'inspirer aux autres, surtout aux personnes placées sous sa direction. Aussi le matin, quand elle les réunissait pour le travail ou pour les autres exercices du Monastère, ne rêvant que la conversion des Indiens, elle disait : « Mes Sœurs, offrons à Dieu pour eux tout ce que nous ferons aujourd'hui ». Ou bien : « Demandons à Dieu, autant de ces âmes que nous ferons de pas dans le Monastère ». Ou bien encore : « Demandons au Seigneur autant d'âme que nous réciterons de paroles dans l'Office Divin ». Si elles cousaient : « Demandons-en autant que notre aiguille coudra de points ». Lavaient-elles le linge, Sainte Marie-Madeleine de Pazzi les exhortait à demander autant de conversions qu'elles plongeraient de fois leurs mains dans l'eau. Enfin chaque exercice lui fournissait l'occasion de renouveler ces souhaits.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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30 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

Marie Reine Immaculée

Trente-et-unième jour

Marie, Mère admirable

 

Le Père Nieremberg raconte qu'un religieux de la Compagnie de Jésus, grand serviteur de Dieu et très dévot de à Marie, demanda à la Sainte Vierge quel nom il pourrait lui donner qui renfermât quelque chose de Ses grandeurs. Or, un jour que les élèves dont il était le Père spirituel chantait les Litanies, la Très Sainte Vierge lui apparut environnée d'une vive lumière, et lui dit que cette invocation : « Mater Admirabilis », renfermait beaucoup de ses titres, puis elle laissa ce bon religieux si content, si joyeux, si pénétré de ses ineffables grandeurs que, ravi en une douce extase, il s'écriait : « O Mère Admirable ! Mère Admirable ! » et sans cesse il répétait avec amour : « O Mère Admirable ! »

De fait, ajoute le Père Nieremberg, comment ne serait-Elle pas une Mère Admirable, Celle qui est Mère de Dieu, Mère de l’Éternel, Mère du Créateur de toutes choses, Mère du meilleur Fils qui fût jamais, d'un Fils aussi bon et aussi Saint que le Saint Esprit ; Mère de notre vie, de notre Rédempteur, Mère de l'Homme-Dieu ? Comment ne serait-Elle pas Mère Admirable, Celle qui est Mère et Vierge, plus Mère que toutes les mères sur la terre, plus Vierge que toutes les vierges ? Mère Admirable ! Elle n'a été Mère que du Fils qu'Elle a voulu, et Elle ne l'a pas voulu autre qu'un Dieu. Mère Admirable ! Bien que réellement Mère de Dieu, elle ne dédaigne pas cependant d'être la Mère des pauvres hommes. Mère Admirable ! Puisqu'Elle est Mère de Consolation, Mère des grâces, Mère de Miséricorde, Mère des vierges, Mère de toutes les vertus. Oh ! C'est avec raison qu'Elle s'appelle Mère Admirable, Celle qui l'est réellement de tant de manières et à tant de titres.

O mon aimable Rédempteur, béni, loué et remercié soit à jamais Votre Cœur Sacré qui m'a donné une Mère si grande, si élevée, si admirable !

 

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Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

 

Fin du Mois de l'Assomption

 

Téléchargez l'intégralité des Méditations (pdf) en cliquant ici

 

Prochain Mois de Dévotion, le Mois du Rosaire, rendez-vous le 30 septembre

29 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Trentième jour

Il faut se préparer, par une Neuvaine, à la Nativité de la Sainte Vierge

 

Aujourd'hui commence la Neuvaine préparatoire à la Nativité de mon Auguste Mère. Cette Fête, dit un pieux auteur, est un jour de faveurs signalées pour tous les dévots serviteurs de Marie ; car si les reines du monde ont l'habitude de se montrer libérales au jour anniversaire de leur naissance, et d'accorder toutes les grâces qu'on leur demande, combien la Reine du Ciel et de la terre ne sera-t-Elle pas plus généreuse envers ses enfants le jour de Sa Nativité ! Chargée qu'Elle est de distribuer toutes les faveurs de Son Fils, Elle puise largement ce jour-là dans le trésor infini de Ses Miséricordes et les répand sur nous à profusion.

Je ferai donc cette neuvaine avec une dévotion toute particulière, et je pratiquerai, autant que je le pourrai, les exercices proposés pour la Neuvaine de l'Assomption. En outre, je réciterai chaque jour 30 je Vous salue Marie (3 dizaines de chapelets NDLR), en l'honneur des jours que Marie a passés dans le sein de Sainte Anne, Sa glorieuse Mère. Elle-même révéla cette pratique à Sainte Mechtilde, qui l'avait supplié de lui apprendre quel exercice elle pourrait faire pendant la Neuvaine préparatoire à la Nativité. « Ma fille, lui dit-Elle, si tu veux M'honorer particulièrement pendant cette Neuvaine, tu réciteras dévotement chaque jour trente je Vous salue Marie en l'honneur des jours que J'ai passés dans le sein de Ma mère. Je jetterais un regard de maternelle tendresse sur tous Mes serviteurs qui Me paieront ce tribut de louange en ces jours, et Je les associerai aux joies que Je ressentis à Ma Nativité ».

Je ferais pareillement une chose fort agréable au Cœur Aimable de Marie, si, pendant cette Neuvaine, je récite fréquemment en son honneur et en l'honneur de Sainte Anne la prière suivante.

 

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Prière

 

Je Vous salue, pleine de grâces, le Seigneur est avec Vous, que Votre grâce soit avec moi. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et bénie est Sainte Anne, Votre mère, de laquelle Vous êtes née, ô Vierge Marie, sans souillure et sans péché, de Vous est né Jésus-Christ, Fils du Dieu vivant. Ainsi soit-il.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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28 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-neuvième jour

Paroles mémorables adressées par la Très Sainte Vierge à la Vénérable Sœur Marie de Jésus sur le respect que l'on doit aux Prêtres et spécialement au Souverain Pontife

 

« Ma Fille, Je veux te faire connaître quelle vénération et quel respect Je témoignais aux Prêtres pendant Ma vie : bien que Je fusse réellement Mère de Dieu dont ils étaient les ministres, Je me prosternais à leurs pieds, Je baisais souvent la terre qu'ils avaient foulée, et J'estimais que c'était pour Moi une heureuse fortune. Et pourtant le monde aveugle n'apprécie pas la dignité Sacerdotale, parce qu'ils confond le précieux avec le vil, et traite le Prêtre comme un homme du peuple, tellement qu'entre les deux, il ne fait aucune différence.

Eh bien ! Ma fille, il faut que tu compenses, dans la mesure de tes forces, cet égarement et cet oubli des enfants de l’Église. Saches que du Trône de Gloire où Je suis assise du Ciel, Je contemple avec vénération les Prêtres qui sont sur la terre ; toi aussi, regarde-les toujours avec autant de respect que s'ils étaient à l'Autel, s'ils portaient le Saint Sacrement dans leurs mains où s'ils le possédaient dans leur cœur ; que ce sentiment s'étende jusqu'aux ornements et aux vêtements qu'ils portent. Surtout, professe la plus grande vénération et la plus entière obéissance au Souverain Pontife, et quand tu l'entendras nommer, incline la tête comme tu le fais quand tu entends le Nom de Mon Divin Fils, ou le Mien, puisqu'il tient sur la terre la place de Jésus-Christ : Je le faisais Moi-même pendant Ma vie mortelle, lorsqu'on prononçait devant Moi le nom de Saint Pierre. Or, Je veux que tu marches en tout sur Mes traces, afin que, suivant Mon exemple, tu trouves grâce aux yeux du Très-Haut ».

Si je veux plaire au Cœur Aimable de Marie, je dois m'efforcer de mettre en pratique ces avis précieux qu'Elle a donnés à sa pieuse servante et amie.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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27 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

Marie et Jean Paul II

Vingt-huitième

Le Pape, Vicaire de Jésus-Christ, respect qu'on lui doit

 

La Sainte Église Catholique n'a qu'un chef, qui est Jésus-Christ dans le Ciel ; mais ce Divin Chef a sur la terre un représentant visible, un Vicaire, un dépositaire de sa toute-puissance spirituelle. Ce Vicaire de Jésus-Christ, ce représentant de Dieu, ce grand-prêtre de la religion Chrétienne, c'est le Pape, Évêque de Rome et successeur de Sainte Pierre. Toute monde connaît le passage de l’Évangile selon Saint Matthieu, où Jésus-Christ établit l'Apôtre Saint Pierre chef visible de l’Église et fondement de la société Chrétienne : « Je te dis que tu es Pierre, et sur cette Pierre je bâtirais Mon Église, et les puissance de l'Enfer ne prévaudront jamais contre elle : c'est à toi que Je donnerais les clés du Royaume des Cieux ; tout ce que tu lieras sur la terre sera lié dans le Ciel, et tout ce que tu délieras sur la terre sera délié dans le Ciel ». Cette promesse n'a pas besoin de commentaire. Le Sauveur l'a confirmé, peu de jours avant Son Ascension, par ces paroles non moins claires de l’Évangile selon Saint Jean : « Pais mes agneaux, pais mes brebis ».

L’apôtre Saint Pierre a donc été choisi par Jésus-Christ pour être la pierre fondamentale de l’Église, le Pasteur des fidèles et des Évêques, le chef spirituel du peuple Chrétien et le dépositaire suprême de toute-puissance de Dieu. Non, il n'est pas possible de rejeter l'autorité de Saint Pierre sans rejeter aussi l’Évangile. Comme homme, Saint Pierre est mort ; comme Pape, il vit et vivra jusqu'à la fin du monde dans la personne des Évêques de Rome ses successeurs. Je prends donc la ferme résolution de rester toujours invariablement attaché au Saint Siège, au Souverain Pontife, Centre de l'Unité Catholique, Pasteur universel et Père spirituel de tous les vrais croyants. Je vénérerais en lui le Vicaire de Jésus-Christ même ; et puisque je connais toutes les tribulations que beaucoup de ses enfants lui font souffrir, puisque je sais combien il gémit à la vue des maux immenses qui affligent l’Église, je prendrai à ses douleurs toute la part qu'un fils rend aux malheurs de son père et de sa mère ; je m'efforcerai d'adoucir ses peines autant qu'il me sera possible, de le consoler par mon affection et surtout d'unir mes prières à celles de tant d'âmes pieuses qui ne cessent de conjurer le Seigneur, au pied des Autels, par les mérites de Son Divin Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, afin qu'il éclaire, par Sa Grâce Divine, les ennemis de l’Église Catholique et du Saint Siège, qu'Il les ramène dans la voie de la Justice et de la Vérité et qu'Il nous donne enfin a tous cette paix véritable que le monde peut bien nous promettre, mais qu'il ne pourrais jamais donner.

 

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Acte de Foi

 

Mon Dieu, je crois fermement et de toute certitude que le Pontife Romain, quand il parle ex cathedra, c'est à dire quand, remplissant l'office de Souverain Pasteur et de Docteur de tous les Chrétiens, par son autorité suprême et apostolique, il définit la Doctrine que doit garder l’Église universelle concernant la Foi et les ; et que ces définitions du Pontife Romain sont par elles-mêmes, et non par le consentement de l’Église, irréformables. Toute cela, je le crois parce que notre Mère la Sainte Église, qui nous le propose à croire, est la colonne et le fondement de la vérité, qu'elle ne s'est jamais trompée et qu'elle ne peut se tromper. (Extrait du Recueil des Indulgences).

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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26 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Vingt-septième jour

Vifs sentiments de reconnaissance envers Jésus qui nous a appelés à la vraie Foi dans le sein de l’Église Catholique

 

Oh ! Quelle actions de grâces je devrais rendre au Cœur aimant de mon Jésus, qui, dans Son infinie Miséricorde, a daigné m'appeler à la vraie Foi par le Baptême et me compter parmi les membres de la Sainte Église Catholique ! O Dieu ! Que serai-je, si j'étais né dans les ténèbres du paganisme ou de l'hérésie, et si volontairement je vivais et mourais en dehors de la véritable Église de Jésus-Christ ! Ne serais-je pas éternellement et misérablement perdu ? Sans la Foi, dit l'Apôtre Saint Paul, il est impossible de plaire à Dieu, impossible par conséquent de se sauver. « Comme au temps du déluge, il n'y eut de sauvés que ceux entrèrent dans l'Arche de Noé, tandis que tous ceux qui demeurèrent en dehors périrent misérablement ; de même, après Jésus-Christ, il n'y a de sauvés que ceux qui se trouvent dans la Barque de Pierre, c'est à dire dans la véritable Église, et tous ceux qui restent en dehors par leurs fautes seront éternellement damnés ». Telles sont paroles de Saint Cyprien ; et cette vérité, qu'en dehors de l’Église Catholique il n'y a point de Salut, a été définie par le IV e Concile de Latran : «Extra Ecclesiam nulla est salus.

Mon Jésus m'a donc fait la plus grâce qu'il pût me faire, en m'appelant à la vraie et en m'admettant dans sein de l’Église ; bien plus, les autres grâces qu'il pouvait m'accorder, eussent été, en dehors de celle-là, inutiles pour moi et de nul effet pour la vie éternelle. Oh ! Que je dois être reconnaissant à mon Divin Sauveur pour cet incomparable bienfait ! Il n'a pas agi de même à l'égard de tant d'autres, à qui il n'a pas manifesté comme à moi la vérité de religion Catholique. En effet, si je jette un coup d’œil sur l'Asie, l'Afrique et l'Amérique, que de nations, que de peuples encore ensevelis dans les ténèbres de l'infidélité ! Et dans l'Europe seulement, la plus civilisée des cinq parties du monde, que de villes, que de provinces, que de royaumes gémissent sous le joug de l'hérésie ? Que de personnes des deux sexes, ayant sucé avec le lait le venin de Luther, de Calvin et des autres hérétiques persistent obstinément dans leur fausse religion et se précipitent chaque jour malheureusement dans les abîmes de l'Enfer !

En effet, s'il est de foi que tous ceux qui meurent en état de péché mortel sont damnés, ceux qui meurent dans l'hérésie volontaire se trouvant en état de péché mortel très grave, il est de foi qu'ils se damnent sans rémission. Et cette vérité est tout à fait conforme à la raison ; car Dieu, qui a enseigné aux hommes la varie religion, ne peut transiger avec une religion fausse inventée par le caprice et substituée par l'orgueil humain à celle qu'il est Lui-même venu apporter au monde. Si Dieu agissait autrement il protégeait le mensonge et récompenserait ceux qui Lui sont rebelles, ce qui répugne au bon sens. Que je suis donc obligé envers mon Seigneur de m'avoir appelé à la vraie Foi et admis au sein de l’Église dans laquelle seule on peut trouver le Salut ! Quelle consolation pour moi, de savoir qu'en vivant dans cette Église, non seulement je suis certain de pouvoir me sauver mais que je me sauverai en effet, à moins que je ne mette moi-même des empêchements à mon Salut !

Eh bien ! aujourd'hui je prends la résolution de réfléchir souvent à une faveur si grande et si inappréciable, que Dieu m'a faite sans que j'eusse méritée, et de Lui en rendre toujours les plus vives actions de grâces. Surtout je me promets de ne passer aucun jour sans prier pour l'exaltation de ma Mère la Sainte Église et pour son Chef, le Souverain Pontife, car ces prières sont souverainement agréables au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.

Le Seigneur dit un jour à Sainte Gertrude : « Si quelqu'un un Notre Père et un je Vous salue Marie, une prière ou un Psaume, à l'intention et au nom de l’Église Universelle, Je l'accepte comme le fruit des souffrances de Ma Divine Humanité et j'en rends grâce à Mon Père. Puis Je consacre ces prières, Je les multiplie par Ma bénédiction et Je les distribue à toute l’Église, afin qu'elles contribuent à son Salut éternel ». Sainte Marie-Madeleine de Pazzi ne laissait point passer un jour sans recommander à plusieurs reprises au Seigneur la Sainte Église et le Souverain Pontife, et elle exhortait ses religieuses à en faire autant. Une fois, elle demanda à une sœur si elle avait prié ce jour-là pour la Sainte Église et pour son auguste Chef ; et sur sa réponse négative : « Oh ! Dit-elle, animée par un saint zèle, qu'est-ce qu'une épouse du Christ qui ne recommande pas l’Église à Dieu tous les jours ? » Par là elle montrait que c'est pour les épouses de Jésus une obligation particulière de le faire journellement.

 

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Offrande à Dieu le Père des Sainte Plaies de Son Fils pour les besoins de l’Église

 

O Dieu, Père éternel, humblement prosterné à vos pieds, et animé de la plus vive confiance et du plus ardent amour, je Vous offre les mérites et les Plaies Sacrées de Votre Fils unique pour les besoins pressants de la Sainte Église. O Père, tendre Père, que les entrailles de Votre Charité, de Votre Miséricorde infinie, s'émeuvent de compassion pour nous et pour cette Église, que Votre Divin Fils a fondée au prix de Son Sang. Vous voyez, ô bon Père, combien Votre Épouse est persécutée et opprimée par des fils ingrats ! Mon Dieu, à la vue de ces Plaies adorables, que je Vous offre et qui sont comme autant de bouches implorant pour nous Votre Pité et Votre Miséricorde, ne me refusez pas cette grâce si désirée. O Père chéri, ô Seigneur, déposez, oui, déposez, déposez ces traits que Vous êtes sur le point de lancer contre la terre ; calmez Votre trop juste indignation, au nom des Plaies de Jésus Votre Fils unique : je Vous les offre de nouveau, avec ses mérites et avec les Douleurs du Cœur très Pur de Marie, Mère de Jésus et notre Mère. Ainsi soit-il.

O Père éternel, par les Plaies de Jésus, accordez-nous le pardon et la grâce de ne plus Vous offenser jamais.

Une personne bien digne de foi certifie que tous ceux qui récitent avec piété cette offrande cette oraison pour les besoins de l’Église, et qui cherchent à les répandre, ; font une œuvre très agréable au Divin Cœur de Jésus.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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