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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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18 mai 2010

Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

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Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

Dix-neuvième jour

Dix-neuvième Considération

Union de Marie et de Joseph dans le Sacré Cœur de Jésus

« Ils n'étaient qu'un seul cœur et qu'une seule âme » (Actes 1: 32)


Joseph, pendant trente ans, a été ici-bas l'heureux témoin du tendre amour que le Cœur de Jésus portait à sa Mère, et de celui dont cette Mère aimable savait payer le Cœur de son divin Fils. Le saint Patriarche a réuni en lui ces deux Cœurs; il les a environnés de ses attentions; il a su mettre à profit les immenses trésors de grâces qui s'y trouvaient renfermés. L'heure est maintenant venue de partir, de se présenter au Père céleste pour rendre compte d'un si précieux dépôt. Ne tremblez pas, virginal époux de Marie, votre mort sera le modèle de la mort des justes; la Mère et le Fils, dont vous avez à répondre; entourent de leur affection et de leurs regrets vos derniers moments; eux-mêmes répondront pour vous auprès du souverain Juge. La Reine des vierges dira avec quel saint respect vous avez caché comme d'un voile, aux yeux des hommes, sa perpétuelle virginité, ce mystère ineffable qui attend, pour se révéler au grand jour, que la divinité de Jésus-Christ soit publiquement reconnue. Le Sauveur racontera à son Père du Ciel vos travaux, vos fatigues, vos veilles ; il dira de quelle manière vous L'avez aimé, de quelle manière vous avez protégé Marie, le cher objet de son Cœur. Votre couronne effacera en splendeur celle de tous les Saints; Jésus et Marie seront eux-mêmes les trophées de votre éternelle victoire. Mais avant dé quitter ce monde, quel héritage laisserez-vous? Où sont vos biens, sinon d'être le gardien du Verbe incarné et le protecteur de la Mère de Dieu? A qui laisserez-vous cette charge glorieuse dont le Très Haut vous revêtit? Il me semble vous entendre recommander votre Épouse chérie à votre Fils bien-aimé, et demander à Marie de tenir votre place auprès de Jésus. Votre testament ne pouvait être ni plus aimable ni plus heureusement accepté. Vos héritiers sauront, ô Joseph, faire fructifier ces précieux talents que vous remettez entre leurs mains. Marie aura donc, sur le Cœur sacré de son Fils, une charge de plus à remplir, un droit nouveau à faire valoir, et méritera mieux encore son titre de Notre-Dame du Sacré-Cœur.

Marie, à la mort de Joseph, se trouve dans la douce obligation de redoubler dé sollicitude sur la personne sacrée de son Divin Fils; à Elle revient l'unique privilège de Le protéger, de demeurer avec Lui, de prendre part à ses conversations intimes et à ses prières ardentes qui partageaient, à Nazareth, les heures du soir. Mais, hélas! le départ de Joseph pour la vie de l'éternité était seulement le prélude de Jésus pour sa vie publique. Bientôt Marie, après avoir entendu les adieux de son époux, entendra les adieux du Sauveur. Héritière de la dignité si glorieuse de protéger Jésus, Elle voudra le suivre, le défendre si on l'outrage, le consoler s'il est dans la tristesse : Elle a mission de remplacer Joseph. Oh ! Marie, le bon Maître a tout prévu; Il saura tout concilier pour sa gloire et pour la vôtre.... II ne réclame pas le secours de vos mains pour Lui gagner sa nourriture de chaque jour, ni celui de votre courage pour écarter ses ennemis mortels, ni celui de votre ministère extérieur pour se voir environné d'hommages... Jésus veut que vous resserriez davantage encore les liens d'amour qui' vous attachent à Lui; c'est dans son Cœur divin qu'Il veut vous voir déposer toute la sollicitude que vous avez mission de Lui témoigner au nom du saint Patriarche. II vous dispense de tout ce qui paraît trop aux regards des hommes. Demeurez dans votre paisible retraite! Que vos prières Lui gagnent des âmes! En renonçant à l'exercice extérieur du zèle, vous ferez un sacrifice qui montera vers Dieu comme un pur encens, et Celui que vous aimez recueillera dans ses courses apostoliques les fruits nombreux de vos vertus... Vous n'avez pas, comme les disciples, à méditer seulement les paroles de ses lèvres adorables, mais à vous nourrir des sentiments qui débordent de son Cœur divin. Vous avez à L'aimer au nom de tous, à Lui adresser vos prières pour nous, à recevoir de sa miséricorde la grâce des pécheurs; surtout vous avez toujours le privilège de régner en aimable Souveraine sur Jésus, d'y régner en votre nom et en celui de Joseph. Jésus, de loin comme de près, sera toujours soumis volontairement à la puissance de votre amour, et l'on pourra dire que jamais vous ne cessâtes de mériter le nom si beau de Notre-Dame du Sacré Cœur.

Pour Jésus, il n'a pas été difficile de remplacer Joseph auprès de Marie, d'être l'unique protecteur de sa virginité et le soutien de son existence. Pendant trois ans II ne prêche que pour attirer les âmes, se les unir et les sauver; Il veut vivre en elles et les couvrir de ses mérites. Mais ce qu'Il va faire pour tous est déjà accompli d'une manière merveilleuse dans la Reine des vierges. II a quitté sa demeure, mais Il n'a pas quitté son Cœur; II s'y est, au contraire, établi plus que jamais en souverain; II y réside comme l'époux de son âme et le Fils de son amour; II entend les moindres soupirs de cette Mère si tendrement aimée; II sait répondre aux vœux qu'Elle Lui adresse; II sait lui faire du bien, et le patriarche Joseph est remplacé par un Homme Dieu!... Quelle consolation pour nous de savoir que Jésus et Marie pourront toujours combler de leur présence les vides que la mort fera dans nos rangs!... Que notre père et notre mère viennent à nous manquer; que nos amis nous abandonnent! que nos protecteurs s'éloignent de nous... tournons, dans notre douleur, nos regards vers Jésus qui nous tiendra lieu de père, de frère, d'ami, et de bienfaiteur. Jetons-nous aux pieds de Marie qui sera notre mère, notre consolatrice et notre refuge. Unissons dans un seul cri dé notre âme toutes les prières de notre vie, et Notre-Dame du Sacre-Cœur y saura répondre avec amour...

Allégorie

L'ancien Joseph vit son fils Ephraïm béni par le patriarche Jacob d'une bénédiction spéciale. Riche d'une faveur si puissante, l'enfant grandit, prospéra, devint chef d'une glorieuse tribu, et l'on put dire de lui, en faisant allusion à la gloire qu'il recueillait dans les combats: « Une grappe de raisin d'Éphraïm ne vaut-elle pas mieux que toutes les vendanges d'Abiézer? Nonne melior est racemus Ephraim, vindemiis Abiezer? » Le véritable Joseph reçut du Ciel un Fils mille fois béni, un Fils dont l'Éternel devait dire à la face du monde: « C'est mon bien-aimé en qui j'ai mis toutes mes complaisances ». Jésus, ce Fils de bénédiction, a conquis l'univers, rempli les siècles de sa gloire, et porte aux pieds de son Père céleste les cœurs que son amour a vaincus. Mais le plus beau fruit de sa conquête, c'est sa Mère, que l'on peut comparer à une grappe de raisin merveilleuse mûrie aux rayons bienfaisants de la grâce, et dont on peut dire encore mieux: « Une seule grappe de raisin de Jésus ne vaut-elle pas mieux que toutes les vendanges des hommes, toutes les moissons des Anges, toutes les récoltes des Saints? » Je ne connais qu'un seul fruit préférable à Marie, c'est Jésus; c'est surtout son Cœur sacré qui, pressé sur la croix parles tourments de la mort, a fait jaillir le vin qui fait les vierges; mais ce fruit si doux je le trouve en Marie, qui s'appelle Notre-Dame du Sacré-Cœur. Méditons cette pieuse pensée et n'oublions pas de remercier Joseph des trésors qu'Il nous a légués en mourant; demandons-lui de savoir, à son exemple, nous servir de Marie pour perfectionner notre amour envers Jésus et de Jésus pour perfectionner notre amour envers Marie.

Histoire

Monsieur le Supérieur, J'ai l'honneur de vous faire part d'une guérison miraculeuse obtenue par l'intercession de Notre-Dame du Sacré-Cœur. Je ne sais si vous vous rappelez qu'au mois de décembre dernier je vous écrivis pour recommander à vos prières et à celles de l'Association une jeune fille que les médecins avaient abandonnée, la laissant aveugle, disant qu'il n'y avait plus rien à faire, que sa vue était perdue. Comme elle faisait partie de l'Association de Notre-Dame du. Sacré-Cœur, elle se recommanda tout spécialement à cette bonne Mère. Elle portait sur elle une médaille de la Reine du Cœur de Jésus et, avec une grande confiance, elle lie cessait de répéter: « Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour moi! Aidez-moi, je vous en supplie! » Elle fit une neuvaine et pria plusieurs personnes de se joindre à elle. Notre-Dame du Sacré Cœur l'a exaucée. Voici une lettre que je viens de recevoir, dans laquelle elle me dit: « Oh! aidez-moi, à remercier Notre Dame du Sacré Cœur! elle m'a guérie... mes yeux vont très-bien. Ah! je vous prie, faites bien remercier pour moi toutes les personnes de l'Association: c'est à leurs prières de chaque jour, à leurs communions, à leur union de charité, que je dois le miracle d'avoir recouvré la vue! » Remercions tous cette bonne Mère qui a exaucé cette jeune fille eu lui accordant une si grande faveur. Faites offrir au pied de son autel des actes d'amour et de reconnaissance pour un si grand bienfait. Quant à nous, nous ne cesserons de glorifier Marie sous le titre si beau de Notre-Dame du Sacré Cœur.

Prions les uns pour les autres

« En ce mois de marie que maman Marie intercède auprès de son fils pour le visas de mon fils en cote d'ivoire et aussi de la situation britannique de mon partenaire. Aussi qu'elle me permette d'avoir un cœur semblable a son Cœur ». (M.S.)

« Comme une mendiante, je continue à demander des prières pour un enfant de 10 ans, Andrea...(à Turin – Italie) paralysé cloué dans un lit d'hôpital, il ne parle pas, même pas pour dire combien il souffre... Notre-Dame du Sacré Cœur ayez pitié de cet enfant… Saint Joseph, berce dans tes bras cet enfant ... soulève ses souffrances muettes... » (L.C.)

« Merci à notre maman du ciel je t'aime très fort je te confie toute ma famille et tous ceux que j'aime veille sur eux, merci pour toutes les grâces que tu nous donnes ». M.J.)

« Merci maman Marie pour la maison de la famille Assemien ». (M.S.)

« Marie, je vous confie mon mari Antoine, qui est toujours bien malade, pour que mon fils Patick puisse fonder un foyer, comme il le souhaite avec une fille croyante. Puisse aussi pour moi -même pour mes problèmes de santé que je puisse faire face aux difficultés actuelles et accompagner mon mari dans la patience et la paix. Merci à Notre Dame du Sacré Cœur ». (M. P.)

« En ce mois de marie. je demande a maman Marie de nous aider moi et mon époux qui sommes dans une situation triste en ce moment car nous avons perdu notre bébé et nous voulons que nos coeur soient tournés vers la prière toujours. nous demandons surtout beaucoup de prière que Dieu nous donne d'autres enfants ». (K.J.)

« De tout mon cœur, Maman Marie intercède  auprès de ton fils Jésus pour que le cœur de Victor soit touché aujourd’hui et à jamais ; qu’il reçoive Dieu dans son cœur et se remette sur le bon chemin. Maman Marie qui défait les nœuds, je te confie ce nœud de la maladie de mon grand Frère .Vois Maman Marie la souffrance de sa femme et de ses enfants. Couvre  les de ton manteau maternel et intercède pour eux ». (T.Z.)

« En ce mois marial, que la vierge Marie puisse m'envelopper de sa paix. Car j'en ai besoin suite au décès de mon époux; je vous confie ma fille Ranz Pétunia dans vos prières afin qu'elle puisse réussir brillament au baccalauréat série A1. Merci ». (M.D.)

« En ce mois consacré à la Vierge Marie, Mère de Dieu, je demande la grâce de santé de l’âme et du corps, de protection divine et les dons de l’esprit Saint sur mon foyer. Obtiens moi maman Marie auprès de ton divin fils Jésus Christ, notre seigneur, la grâce d’obtenir une caution solidaire pour mon prêt cette semaine ». (O.M.D.)

« Je veux confier à vos prières mon mari qui doit passer une biopsie dans des ganglions entre les poumons. Nous avons besoin d'aide afin de bien accepter cette épreuve. Nous espérons que les résultats ne donneront pas des tumeurs malignes. Merci de vos prières. » (L.K.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, intercède pour moi auprès de ton fils en ce mois de mai afin que je puisse m'en sortir. Car je suis seule face à d'innombrables problèmes financiers auxquels je suis confrontée depuis le décès de mon époux. Merci Maman Marie. » (M.D.)

« Vierge marie je te confie Christophe qui a eu un très grave accident de travail, impossibilité de marcher: donne lui la force de poursuivre sa rééducation, le courage pour son papa et sa maman et toute sa famille qui l'aime très fort. Sainte vierge marie nous t'aimons de tout notre Cœur ». (M.J.)

« En ce mois de Marie, je demande au Cœur Immaculé de Marie d'intercéder pour moi auprès de son Fils afin qu'il me pardonne un grave péché que j'ai commis: l'avortement. Après ce acte je me sens coupable et ca m'éloigne de son fils Jésus. Je ne vais plus recommencer Marie aide moi s'il te plait ». (B.A.)

« Bonsoir, nous sa va bien, excepté quelques problèmes financier: ca va faire un mois qu'il ne nous rentre plus d'argent moi, Rémy et Judith cela cause un peu d'insécurité financière car il faut payer le loyer, et tous les autres factures et le terme de l'auto. Mais j'ai tous fais les démarches pour recevoir mon assurance salaire maladie pour moi et pour Judith elle va porter son c.v. et le reste je le confie à Dieu. Content d'avoir eu cette belle invitation de prières, by de ton frère dans le Christ que Dieu vous bénisse tous. (J.L. R.D.)

« Notre Dame de toutes grâces, mon époux et moi te disons merci pour tous tes bienfaits. Nous nous recommandons à toi afin que tu nous obtiennes la grâce d'être papa et maman. Que par ta puissante intercession, Jésus-Christ le miséricordieux accorde à mon époux d'obtenir le travail qu'il recherche depuis longtemps ». « B.C.)

« Je confie mon fils Philippe à vos prières afin que par l'intercession de Marie, Notre Dame de Sacré Cœur, Jésus-Christ l'aide à sauver son année scolaire 2009/2010- Merci Seigneur Jésus d'écouter et d'exaucer mes prières! Amen ». (B.D.)

« Pour ma santé mentale file déprimé, cause douleur chroniques dues a de la chimio, et des  médicaments,etc... j'aimerais que le Seigneur, par l'intercession de Notre-Dame du Sacré Cœur m'envoie une personne de confiance et un Psychiatre, qui serais en Dieu, pour mes démarche, je ne fonctionnes plus normalement,et j'ai besoin d'aide, cela est du a plusieurs expériences. Je manque,de confiance, a certaines personne, qui ne me prennent pas au sérieux, même ma famille, qui est éloignée. Mon cas a été masqué depuis, 5ans, j'ai passé trop d'épreuves et la mort, de mes parents et bien d'autres. Mon physique, et mon mental, sont très épuisés, et cela m'a amené aussi, a des difficultés juridiques pas terminées, tout cela me donne du file a retordre. (…)  priez, priez pour moi j'ai vraiment besoin d'aide. merci humblement ». (L.)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que ma petite soeur Jessica retrouve la guérison intérieure et extérieure (en effet, elle souffre depuis peu de prurigo). Je l'en remercie d'avance infiniment, cependant non pas comme je veux, mais comme le veux la Très Sainte Trinité ». (L.A.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, ne m'abandonnez pas priez pour moi afin que je sois forte dans ma solitude, que j'ai la persévérance et la force à pouvoir réaliser seule mes projets ». (M.D.)

« En ce mois de Mai qui est le tien Très Sainte Vierge Marie, je te supplie Maman d’intercéder auprès de Ton Fils adoré Notre Seigneur Jésus-Christ afin qu’il me pardonne tous mes péchés et surtout l’interruption Volontaire de Grossesse que j’ai commis ce 30 Avril 2010. Peu importe les raisons qui ont motivé la commission de cet acte criminel que mon cher époux ignore, je reconnais que j’ai péché. C’est pourquoi j’implore sincèrement le pardon de mes péchés. Marie, Ma tendre Maman prie pour ta fille afin que Jésus-Christ aie pitié de moi et me pardonne. J'achève une neuvaine de pénitence que j’ai commencée pour demander pardon pour ce que j’ai fait. Je ne vais plus recommencer ». (B.M)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que mon affectation que j’attends depuis plusieurs mois, soit enfin une réalité. Que ma très sainte mère soit purifiée afin que les mauvais dont les gens la soupçonnent la quitte à jamais, si effectivement ils vivent en elle » (H.A.H)

« Je profite du mois de Notre Dame du Sacré Cœur pour me joindre aux prières de toute la communauté chrétienne et présenter aussi mes intentions de prière: que Notre Mère m'obtienne la réconciliation entre mon époux et moi qui vivons séparés depuis juin 2004: que celui-ci puisse, si c'est la volonté de Dieu, regagner le foyer conjugal et assumer ses responsabilités de père et d'époux ». (N.C.N.E.)

« Seigneur Jésus, Sainte Mère faites que ma fille Marie-Hélène rencontre un conjoint et quelle trouve le bonheur merci sainte vierge marie pour toutes les grâces que nous recevons. Nous t'adorons ». (M.J.)

« Notre Mère des causes désespérées, notre Dame du Sacré Cœur, nous t'en supplions libère notre frère Joseph afin qu'il retrouve sa fille et sa famille, donne leur ta protection. Nous te prions Sainte Mère ». (L.S.)

« Je prie Notre Dame du sacré cœur, afin que ma conjointe Immaculée puisse réussir à ces deux examens le mois prochain et qu’elle trouve cette année  un boulot qui lui convient, pour le bonheur de notre couple. Je demande également la grâce du très haut  afin que je perde cette envie de commettre l’adultère» (H.A.H)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que mon affectation que j’attends depuis plusieurs mois, soit enfin une réalité. Que ma maman soit purifiée des mauvais esprits dont les gens (ma femme immaculée y comprise) la soupçonnent et qu’ils la quittent à jamais, si effectivement ils agissent en elle » (H.A.H)

« Je viens confier a votre prière des amis et des membres ma famille souffrent et mal dans leur peau que votre prière leur donne force et courage. » (G.P.)

« Je souhaiterai si possible d'être aider en prières auprès de la Vierge Marie, pour la réussite pour mon petit fils qui à un examen au mois de juin cette année pour le BEP ; car c'est un enfant qui vient de subir un divorce et qui ne travaille pas beaucoup à l'école, nous sommes très perturbés et avons nous même besoin d'aide car la santé de mon mari n'est pas brillante et moi je suis de plus en plus fatiguée par tous ces problèmes, c'est pourquoi je demande que vous m'aidiez. D'avance Merci à vous tous et d'être exaucé par ses prières, étant nous même fort croyants et faisant le bien et apportés secours énormément à toutes les personnes qui en ont besoin ». (M.)

« Je suis entrain de faire la prière du mois de marie je me sens mieux mais j'ai mon fils Rony qui a des problèmes sentimentaux et je n'arrive pas a le raisonner. Je suis entrain de vendre des terrain j'ai les acheteurs les promesses de vente sont signé et cela tarde avec les banques et le notaire je voudrai de l'aide. j'ai une fille qui se marie: une prière pour les aider a faire un bon mariage ». (M.B.)

« Merci Maman Marie pour le miracle que tu es entrain d'opérer dans mon Cœur. En effet, depuis quelques temps, je sens une paix en moi alors qu'au départ je n'avais plus gout à rien. Notre Dame du Sacré Cœur continue à intercéder pour moi et ma famille pour que l'année 2010 qui a mal commencé pour nous en la perte de mon époux puisse s'achever dans la joie et l'allégresse pour la réussite aux examens de mes enfants. Que toute la gloire soit rendue à notre Seigneur Jésus. Amen ». (M.D.)

« Maman Marie, Mère de toute grâce et du perpétuel secours, viens à mon aide, viens guérir Victor. Rends mon cœur doux et aimable face à ma situation. Eloigne moi Maman Marie des pensées négatives qui me rendent malade. Merci ». (T.Z.)

« En ce mois de mais qui est consacré à Marie, notre Maman, je lui confie tous mes enfants pour les concours et celle qui doit soutenir en juin pour l'obtention de son diplôme d'Etat en soins infirmiers et pour tous les enfants qui composent cette année en commençant par le diplôme de base le CEP, BEPC, Probatoire BAC, etc.... enfin pour ma famille afin que nous soyons protégés des mauvaises choses qui sont dehors ». (V.A.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, je te confie mon fils Willy. Il lui faut une moyenne de 11.57 pour qu'il passe en classe supérieure. Aie pitié de moi intercèdes pour moi auprès de ton fils pour cela puisse se réaliser. Amen ». (M.D.)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur d'intercéder afin que tous ceux auxquels je m'intéresse spirituellement, en l'occurrence tous les membres de ma famille, mes proches, les personnes que j'aime et toute l'humanité entière, connaissent la grâce d'une bonne et sainte mort en compagnie de Jésus, Marie et Joseph. Merci Maman chérie, toi qui règne sur le Sacré Cœur de Ton Divin Fils ». (L.A.)

« Je viens par ton intercession Maman Marie te confier l'affectation de Nyarko Nelson, le concours de police que présente Essia Ghislain et enfin la recherche de travail de Danho Jocelyn ». (N.D.)

« Merci Maman Marie Notre Dame du Sacré Cœur d'agir sur le cœur de mon mari G.M durant cette neuvaine de Pentecôte 2010 afin qu'il reçoive une effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. Merci d'intercéder pour ma famille afin qu'elle ressemble à la Sainte Famille de Nazareth ». (A.N.)

« Notre Dame du Sacré Cœur je te remercie pour tes bienfaits. Je te supplie Notre Dame, jette un regard favorable sur Fabiola Baleekdar, elle a 33 ans et a adopte une petite fille il y a 4 ans. Après beaucoup d'ennuis de sante, les médecins ont découvert qu'elle avait une tumeur sous les cotes a coté du cœur. Elle a fait de la chimio pendant plusieurs mois mais malheureusement la tumeur a encore grossi. Il ne lui reste pratiquement aucune chance de s'en sortir. Il n'y que la prière pour la sauver. Ici a l'Ile Maurice les médecins ne peuvent rien pour elle. Elle s'envolera vendredi pour Singapore pour une dernière opération, mais malheureusement il n'y a pas trop d'espoir. Notre Dame sois avec elle, que l'Esprit Saint éclaire ses médecins. Marie tiens sa main, ne la laisse pas seule. Elle voudrait tant voir sa fille adoptive Elisa, grandir. Aie pitié d'elle. Notre Dame du Sacré Cœur, demain a lieu le procès le Guillaume, victime d'un accident le 17 novembre 2002. Lui et sa famille ont énormément souffert de cela. Il est reste 15 jours dans le coma entre la vie et la mort et ce fut un miracle qu'il s'en sorte. Le procès, qui traine depuis 7 ans, sera très très dur et c'est terrible pour la famille et pour lui de revivre a chaque fois ce même cauchemar. Notre Dame du Sacré Cœur, sois avec Guillaume et ses parents demain. Que l'Esprit Saint soit avec eux lors des interrogatoires. Sois avec eux afin qu'ils ne craquent pas. Merci Notre Dame. Notre Dame du Sacré Cœur, je te confie Cédric qui est en étude loin de chez lui en Australie et qui a eu des moments très durs récemment. Bientôt, il aura ses ses examens de fin de terme. Que l'Esprit Saint l'éclaire et qu'il passe ses examens. Il ne pourra supporter un échec. Marie, comme il est loin de sa maman, sois avec lui, poses ta main rassurante sur son épaule. Notre Dame du Sacré Cœur jette un regard sur Ariane Dalais, une mère de 4 enfants. Elle a subit une opération et se retrouve maintenant dans un état très très critique. Elle est entre la vie et la mort. Les médecins ne lui donnent pas beaucoup de chance. Marie Maman, sois avec elle. Que l'Esprit Saint éclaire ses médecins et qu'elle soit sauvée. Marie je sais que ma demande est grande mais je sais aussi que je peux compter sur toi. Merci Maman ». (N.M.)

« Veuillez prier pour le retour et la conversion de ma meilleure amie K. Sous la protection de Notre Dame du Sacré Cœur et Notre Dame des Miracles. Merci de tout cœur. » (L. O.)

« Notre Mère du ciel, en mois béni, nous te demandons par le Cœur Sacré de Jésus de venir en aide à Joseph pour le libérer et assurer sa protection divine ainsi que celle de sa famille en Italie. Qu'ils vivent toujours unis et acceptés par les siens. Prions notre Dame du Sacré Cœur ». (L.S.)

« Je veux remercier du fond de tout mon être la Très Sainte Vierge Marie pour tout ce qu'elle a fait, fait en ce moment même et continuera de faire dans ma vie et celle de tous mes proches. Qu'elle en soit bénie pour toute l'éternité, qu'elle me pardonne toutes mes ingratitudes et qu'elle m'inspire à toujours dire merci au Seigneur notre Dieu d'Amour quelque soit les circonstances ». (L.A.)

« Je prie pour la paix dans mon paix et ma rencontre avec le Seigneur afin qu'il puisse discerner l'appel qu'il me montre la communauté qu'il veut ». (R.B.S.)

« Marie, notre maman chérie. Je te confie Dominique, afin qu'il puisse mener a bien son projet. Soit son guide et aide le a prendre les bonnes décisions qui s'imposent. Notre Dame du Sacré Cœur, prends sous ton aile protectrice Christian qui a des ennuis de santé. Aide le a conserver son emploi et a être heureux. Sois avec lui Marie. Toi qui n'abandonne jamais tes enfants, sois a ses cotés. En ce mois de Marie, je te confie Nadine, son mari et leurs 2 filles. Ce n'est pas facile d'élever 2 adolescentes. Sois le guide des parents et donne leur de toujours faire ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants. Que la paix règne dans leur maison et au sein de leur foyer. Je te remercie car je sais que tu entends et exauce mes prières ». (N.M.)

En ce mois de Marie, si vous avez des intentions à confier à la prière des internautes, envoyez-les à franck.monvoisin@laposte.net

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25 mars 2010

Le Mois de Saint Joseph

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Le Mois de Saint Joseph

 

Vingt sixième jour

 

Septième jour de la Neuvaine

 

Résignation, paix et calme de Joseph

 

Joseph va mourir: mais sa mort ne sera pas sans sacrifice. Hé quoi! bon Joseph... qu'avez-vous donc à sacrifier? Serai-ce vos richesses? mais vous êtes pauvre; vous avez pendant longtemps gagné, à la sueur de votre front, votre pain de chaque jour. Serai-ce les créatures? vous ne les connaissez même pas, comment les aimeriez-vous? Sera-ce votre vie? mais vous n'y tenez pas. Si quelque chose attache votre cœur à la terre, c'est Jésus, c'est Marie. Oui. voilà le sacrifice que Dieu demande de vous, sacrifice bien plus grand, bien plus pénible que celui que Dieu exigeait d'Abraham; car quelle distance d'Isaac a Jésus et à Marie! Non, il est impossible de concevoir tout ce que dut avoir de pénible pour Joseph sa séparation d'avec ces cœurs qu'il aimait tant. Mais la volonté de Dieu le trouve soumis, comme Abraham, à toutes les épreuves; il est disposé à faire tous les sacrifices. Son cœur, voilà l'autel; l'amour de Jésus et de Marie, voilà la victime; l'adorable volonté de Dieu, voilà le couteau qui l'immole. La pensée de rester trois ans séparé du bon Jésus, et bien plus longtemps encore de sa tendre Marie, ne peut troubler la paix de son cœur; il ne bat pas plus vite qu'à, l'ordinaire. Quelle résignation, quel calme paraît sur sa figure! Oh! c'est l'image de la paix du Ciel. Anges saints, venez, penchez-vous sur le lit de mort du bon Joseph, contemplez votre image dans ce miroir fidèle. La paix est descendue des cieux, et rien ne peut altérer le calme profond dont son âme jouit. Pourrait-il en être autrement? il est avec Jésus, le Dieu de la paix, et avec Marie, l'arc-en-ciel qui dissipe les orages.

 

Résignation du chrétien

 

Quand nous sommes malades, mettons, comme Joseph, la volonté de Dieu dans notre cœur; c'est un baume sacré qui adoucit tous les maux. Mettons ensuite autour de notre lit l'image de Jésus, de Marie et de Joseph. Et pourquoi les chrétiens ne recourent-ils pas à ces moyens qui leur seraient d'un secours si puissant pour sanctifier leurs maladies et leur aider à supporter leurs douleurs avec patience? Mais, hélas! bien souvent ils n'ont pas même autour d'eux un signe consolateur. Plaçons donc Marie à notre droite, Joseph à notre gauche, et Jésus au pied de notre lit. Et lorsque nos souffrances se font plus vivement sentir, jetons un regard sur l'innocente Marie, dont le cœur percé de mille traits, au pied de la croix, fut calme et résigné; ensuite, un regard sur Joseph, toujours soumis à la volonté de Dieu au milieu des plus rudes épreuves; enfin, arrêtons nos yeux sur Jésus crucifié, touchons ses clous, ses épines; goûtons le fiel dont on l'abreuve, et le fiel bien plus amer de nos péchés dont son âme est inondée toute entière, et disons avec saint Paul: Je suis attaché avec Jésus-Christ à sa croix, et je vis, ou plutôt ce n'est plus moi qui vis, mais c'est Jésus-Christ qui vit en moi; et si je vis maintenant dans ce corps mortel, je vis en la foi du Fils de Dieu, qui m'a aimé et qui s'est livré à la mort pour moi. Si la pensée de nos péchés, si le souvenir de nos infidélités passées nous trouble et nous ouvre gouffre affreux du désespoir, encore un regard sur Marie qui dissipe tous les nuages, puis un sur Joseph dont le visage si doux nous invite à la confiance; enfin, arrêtons-nous à Jésus, et voyons le bain de son sang adorable dans lequel nous sommes lavés; cachons-nous dans ses plaies sacrées, restons-y, laissons- les prier. La voix qui en sort est pins éloquente que celle d'Abel: celle-ci demandait vengeance, et celle-là crie: miséricorde! pardon! amour! Mais à la douleur des séparations, quel remède? Nous le trouverons dans la vue de Jésus, de Marie, de Joseph. C'est ainsi que notre âme et notre cœur seront sans cesse retenus dans le calme, la paix et la résignation.

 

Exemple

 

Un pieux marchand de Valence, en Espagne, faisait, chaque année, le jour de Noël, une pratique de dévotion particulière en l'honneur de Jésus, Marie et Joseph. Cette pratique consistait à recevoir ce jour-là, à sa table, trois pauvres, un vieillard, une femme et un petit enfant. La foi lui représentait comme infailliblement vraie cette parole du Sauveur, que tout ce qu'on fait à un pauvre, c'est à lui-même qu'on le fait. C'est pourquoi, en traitant ces trois pauvres, il croyait traiter Jésus, Marie et Joseph en personne. Le charitable marchand apparut, après sa mort, à quelques personnes pieuses qui priaient pour lui, et leur dit, qu'au moment de son dernier passage, Jésus, Marie et Joseph étaient venus le visiter et lui avaient adressé cette invitation: "Puisque pendant ta vie tu nous as reçus tous trois dans ta maison, nous venons aujourd'hui tous trois te recevoir dans la nôtre.'' il ajouta qu'aussitôt ils avaient pris son âme et l'avaient conduit à l'éternel festin du Paradis. Heureux marchand d'avoir su faire un trafic si avantageux, et placer ainsi ses fonds entre les mains de Jésus, Marie et Joseph!

 

O Marie, conçue, etc.

Je vous salue, Joseph, etc.

Un Pater et un Ave pour les malades

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Prions les uns pour les autres

Intentions de prières confiées à saint Joseph

 

« Priez pour mon frère pierre auguste qui est aussi franciscain en cote d'ivoire et je voudrais qu'il devienne prêtre. Aussi pour le visas de mon fils Pierre Guillaume en Côte d'ivoire pour me rejoindre ici en Ecosse. car cela fait dix ans qu'on est séparés. Pour mon mariage ». (M.S.)

 

« Saint Joseph, aidez-nous à trouver un appartement au plus vite ». (F.M.)

 

« S’il vous plaît priez St Joseph pour mon époux afin qu’il obtienne du travail ». (M.A.A.B.)

 

« En ce mois de mars, dédié à Saint Joseph, je vous demande de bien vouloir prier pour un petit garçon de 9 ans, (Andrea) très gravement malade depuis l'age de 2 ans. Ses conditions sont désespérées. Prions pour sa guérison impossible pour les hommes...  Et, pour une autre personne (Dino) dans le comas pour une hémorragie cérébrale. » (L.C.)

 

« Mon mari vient de décéder, je vous demande de prier pour moi afin que je retrouve la paix. Priez également pour le repos de son âme, il s'appelait EDDY GASPARD ». (M.D.)

 

« Priez pour que mon affection sorte et se déroule très bien » (A. H.)

 

« Que je retrouve confiance et moi-même et la santé », je vous remercie «  (M.J.)

 

« Je voudrai prier sur l'intention que Saint Joseph m'aide à rendre la personne que J'aime heureuse avec moi, et de pouvoir s'unir si c'est la volonté de Dieu dans le secret de mariage afin qu'on forme une famille chrétienne, et je prie pour que Saint Joseph puisse le rapprocher de La Vierge Marie afin qu'Elle puisse le rapprocher de Jésus » (H.S.)

 

« Que le Seigneur m'aide à trouver un bon mari, à bien écrire et bien lire pour être efficace dans mes cours. Saint Joseph intercède pour moi auprès de ton fils ». (M.N.)

 

« Je voudrais prier sur l'intention que saint Joseph m'aide à m'unir à mon mari dans le sacrement du mariage et ainsi approcher à la table sainte du Seigneur; car depuis 6 ans nous ne nous communions plus car nous avions eu un enfant. Mais que tout cela soit faite selon la volonté de Jésus et non la mienne ». (B.A.)

 

« prions pour Christophe qui a eu un grave accident travail ,qu'il  est beaucoup de courage  ainsi que toute sa famille qui est très présente auprès de lui  ;nous sommes tous avec vous dans nos prières ». (M.J.)

 

« Je demande à saint joseph régler mes problèmes de coeur et de prier pour ma mère malade de l'insuffisance rénale chronique. » (T.L.)

 

« Saint Joseph, Aidez-moi à éduquer ma fille Nancy comme vous avez su le faire avec le petit Jésus que le Père vous a confié ». (F.A.)

 

« Seigneur,je te demande d'envoyer, un ange à l homme que j aime. Il est apparu à Joseph,alors qu'il s'apprêtait à rompre secrètement,avec Marie. Toi, qui sait "rattraper"ce qui semble perdu, manifestes Toi,pour que nous puissions nous soumettre à Ta Volonté. » (L.S.)

 

« Saint Joseph, je vous en supplie touchez le coeur d' Emmanuel pour sa conversion et preparer son esprit, son coeur pour la réconciliation, les retrouvailles, le pardon avec Edith la mère de ses enfants. Merci saint Joseph ». (E.F.)

 

« Demandez à St Joseph de régler pour moi tous mes problèmes de travail ». (S.V.)

 

« Venez en aide, St Joseph, a Jacqueline quelle trouve un petit logement bien exposé merci pour elle; une amie que j'apprécie beaucoup » (M.J.)

 

« Saint Joseph intercède et obtiens moi s'il te plait la grâce de rencontrer mon âme soeur. Saint Joseph patron des travailleur obtient un emploi à mon frère Jocelyn Saint Joseph, toi qui a fondé un foyer voit le poids de la solitude et obtient moi de rencontrer mon mari (l'être qui m'aimera et que j'aimerai aussi ». (N.D.)

 

« Pour Léa et Ramata en quête d'un emploi, par vos prières, je les confie à saint Joseph; pour moi même Florence qui suis en stage probatoire depuis 8 mois, Que Saint Joseph, par son intercession auprès de son Fils, m'obtienne la signature d'un contrat et que mon travail soit béni à jamais ». (T.Z.)

 

« Je vous prie de bien vouloir prier saint Joseph pour moi, afin que ma situation d'immigration, soit totalement résolue cette année, et que je puisse être définitivement régularisé, ici en grande Bretagne. Merci infiniment ». (S.L.)

 

« Que Saint Joseph nous aide à ne pas porter de jugement sur les autres ». (M.N.)

 

« Pour que Saint Joseph prie pour moi afin que je puisse obtenir mon permis de conduire ». (D.M.)

« Glorieux Saint Joseph s'il te plait intercède pour moi auprès de ton fils Jésus pour qu'il me donne une grande foi car je suis faible et froide je veux l'aimer beaucoup et être esclave de la Vierge et Sainte Mère de Jésus. Saint Joseph Prier pour moi ». (B.A.)

 

« Bon Saint Joseph, je te confie mon fils Alexandre. Aidez le a pouvoir surmonter sa dyslexie. C'est une souffrance perpétuelle pour lui et aussi pour nous, ses parents ». (N. M.)

 

« En ce mois de Saint Joseph, je lui adresse mes intentions de prière suivantes: en intercédant auprès de notre Père afin que mon époux assume ses devoirs domestiques tout au long de notre vie terrestre; je vous prie Saint Joseph, Chef de la Sainte Famille de veiller sur ma famille d'origine et celle que tu viens de me donner. Intercède auprès de Jésus pour que tous les démembrements de ma famille vivent dans l'Amour, la Paix et dans le respect des commandements de l'Éternel; Je souhaite m'ouvrir mon Cabinet et j'ai besoin des moyens pour y parvenir. Saint Joseph, Priez pour moi; Modèle des travailleurs, Saint Joseph Intercède auprès de Dieu afin que je serve dans mon ministère par amour et apporte des solutions aux multiples problèmes qui me seront posés; Nourricier du Fils de Dieu, Saint Joseph avec le concours de la Très Sainte Vierge Marie donne moi les moyens ainsi qu'à mon époux d'entretenir, d'élever et de faire  grandir notre progéniture dans la foi chrétienne; Saint Joseph, Priez pour mes parents Marc et Bernadette qui ne cessent de me montrer la grandeur de notre Père Céleste. Priez pour que Dieu Tout Puissant veille sur eux et qu'il leur comble de bénédictions; Saint Joseph, priez enfin pour ceux qui cherchent l'emploi, pour ceux qui veulent la consolation, l'amour, pour ceux qui veulent vivre en famille, pour les hommes, les époux qui veulent être comme toi pour la bonne marche de leur foyer; Saint Joseph, Très sainte Vierge Marie et Jésus, veille sur moi, tous ceux qui me sont chers et surtout ceux qui veulent mon mal. Faites de moi une femme, mère et épouse vertueuse ». (M.N.A.)

 

« Que marie et joseph nous donnent leur cœur de patience et qu'ils nous aident à être comme eux » (M.N.)

 

« Saint Joseph, aidez-moi dans mon rôle de père de famille » (J. R.G).

 

« Bon Saint Joseph, accorde à mon beau-frère la grâce de pouvoir vendre son appartement, car cela se présente plutôt mal...accorde lui aussi beaucoup de grâces dans sa vie professionnelle, c'est très dur là aussi... je te remercie bon Saint Joseph, tu es si bon, si puissant auprès du Saint Enfant Jésus et de Marie.. sois loué Seigneur pour la Sainte Famille! » (A.M.C)

 

« Priez pour moi pour que je retrouve la foi et retrouve le chemin de l'Eglise. Je vous prie de prier pour ma famille et ma sante aussi. Je vous remercie d'avance ». (N. A.)

 

« Que Saint joseph et marie intercède pour moi auprès de l'enfant pour mes études que le Seigneur m'aide. Je viens remettre entre les mains de Saint Joseph patron de l'église mes frères qui sont en terminales qu'ils les donnent la force et l'intelligence ». (M.N.)

 

« Priez St joseph pour l'affection de Nyarko; que par l'intercession de St Joseph le seigneur lui même permette son affectation dans un pays qui lui sera bénéfique ». (N.D.)

 

« J'ai besoin de vos prières pour ma fille Joanita. Elle est malheureuse, elle a perdu son père a l'age de 7ans, elle a termine ses études et cherche du boulot en vain, elle a connu un garçon pendant 2 ans et une semaine après ses fiançailles le garçon l'a quitte et ca a été un coup dur pour elle. Aujourd'hui je me demande moi sa mère qu'est-ce que j'ai fait pour que ma fille aie tant de malchance. Je vous supplie priez pour elle. Priez pour qu'elle puisse trouver un travail pour la relever la ou elle est tombée, pour faire remonter son estime de soi. Mettez la sous la protection de St Joseph. Je mets ma fille Joanita entre vos mains, connaissant votre foi en Dieu et je sais que vous ne resterai pas insensible a ma demande ». (M.R.)

 

« Je vous demande de prier pour ma fille Ranz Pétunia qui passe le bac cette année afin que le Seigneur, par l'intercession de Saint Joseph puis lui donner la grâce de l'intelligence, le discernement et une bonne santé pour pourvoir aborder facilement les épreuves le jour de l'examen. Mes enfants viennent de perdre leur père le 02 février 2010, aujourd'hui je suis en même temps leur père et leur mère. J'ai besoin de vos prières pour pouvoir reprendre à prier mon Dieu. Car je vous avoue que la mort de mon époux m'a beaucoup secoué à tel point que j'ai négligé de prier ». (M.D.)

 

« Priez pour moi pour afin que mon bon saint Joseph intercède pour moi que pour que je retrouve la foi, le chemin de l'Eglise. Je vous prie de prier pour que je trouve un emploi et une bonne santé aussi. Je vous remercie d'avance ». (G.A.)

 

« Pour Kevin et Julie, afin qu'ils réussissent leur examen d'aide soignant, prions Saint Joseph. Prions aussi pour l'Hospitalité Franciscaine ND de Lourdes du Sud Ouest, afin que l'Esprit Saint  inspire un candidat à prendre la relève de notre bien-aimée présidente, en fin de mandat, prions Saint Joseph ». (F.M.)

 

« Merci de Prier le seigneur par l'intercession de Saint Joseph,  pour que je puisse trouver le travail, un compagnon de vie, payer toutes mes dettes financières, et trouver un logement! c'est très urgent! » (J.M.)

 

« En ce mois dédié à Saint Joseph, je viens auprès de vous, Patron des travailleurs, vous priez d'intercéder auprès de votre Fils Jésus-Christ afin que j'ouvre mon Cabinet d'Avocat pour exercer en toute dignité, amour et sagesse le ministère qu'il m'a confié. Eternel, tu as voulu que mon mari Calvin soit Professeur Consultant et que les portes d'une formation à l'extérieur lui soient ouvertes. Saint Joseph, priez pour nous, pour Calvin afin qu'il aille au Canada comme convenu. Que cette formation et celle qu'il est entrain d'achever nous soient bénéfiques pour la gloire de notre Père céleste. Nous te le demandons au nom de ton Fils Jésus-Christ qui t'a aimé. Amen ».(M.N.A.)

 

« Je voudrais confier mon intention suivante, que Saint Joseph dans sa bonté vienne prendre place dans le coeur de victor. Amen. Merci » (F.Z)

 

Merci de vous unir à moi dans la prière afin que Saint Joseph nous accorde, mon frère Hyacinthe et moi, du travail où nous allons mieux nous épanouir avec une stabilité et un salaire béni et très  bien rémunéré. Je vous confie aussi ma file: bénissez-la et bénissez ses etudes afin qu’elle s’y consacre sérieusement et puisse réussir brillamment pour la plus grande gloire de son Fils. Que toute la gloire revienne au Seigneur!” (C.A.)

 

« Pour que Saint Joseph prie pour moi afin que je puisse obtenir mon permis de conduire.  C'est tres important pour mon travail. Prions aussi pour que mon mari qui est chauffeur de taxi ait du courage et du travail. Bon Saint Joseph, prends avec toi nos dettes qui nous étouffent depuis des années et donne nous de vivre sans ce stress.  Que ma fille puisse perdre du poids.  Cela lui cause bien des ennuis de sante. Prions aussi pour mon amie Fabiolla  qui a 33ans. Elle a  adopte une fille il y a 3 ans.  Apres beaucoup d'ennuis de sante elle a su qu'elle avait  un cancer dans les muscles cardiaques.  Elle a eu plusieurs séances de chimio mais malheureusement  la tumeur a grossi de 5cms.  Elle est de nouveau admise depuis hier pour 4 jours de chimio.  Priez beaucoup pour elle et pour sa famille.  Que Fabiola retrouve la joie de vivre et l'envie de se battre. Merci d'avance pour vos prières ». (N.M.)

 

« Ma prière que Jésus Marie Joseph viennent et prennent place dans nos cœurs à Pâques, notre famille que nous essayons désespérément de fonder. Union de prières et merci à Dieu pour l'opportunité que nous avons eu de pouvoir donner nos intentions ». « Bonne Fête à Saint Joseph et grand merci à lui d’avoir accepté de nous être donné pour modèle ». (T.Z.)

 

« Bon Saint Joseph, je vous confie ma fille qui vit avec quelqu'un qui ne fait aucun effort pour chercher du travail depuis 5 ans qu'ils sont ensemble! elle est la seule à travailler et tout est sur ses pauvres épaules, elle est jeune! nous ses parents on s'inquiète pour elle, Bon Saint Joseph, priez pour notre fille! aidez là! que sa vie soit meilleurs, où qu'elle rentre chez nous! Merci! » (P.C.)

 

« Ô grand saint Joseph, je vous confie et vous consacre mes fils jumeaux Edouard-Alexandre et Victor-Emmanuel, veuillez sur eux. Merci Saint Joseph ». (E.F.)

 

« En ce jour de ta Fête Saint Joseph je te demande de encore une fois de m'aider afin que je puis me m'unir avec mon mari dans le sacrement du Mariage seul moyen me permettant d'approcher la table Sainte. Saint Joseph mon âme a soif du Corps et du Sang de ton fils. s'il te plait intercède pour moi dans ce sens pour la gloire de Dieu et pour ma Sanctification ». « En ce jour de ta fête Saint Joseph je te prie d'aider ma soeur Anicette à trouver du Travail et mon Frère Achille également qui est aide comptable. toi le patron des travailleurs aide les car ils ont appris un métier donne leur cette possibilité de l'exercer ». (B. A.)

 

« Priez pour la résolution des problèmes importants que je rencontre dans ma vie, particulièrement ma vie professionnelle, pour le raffermissement de ma foi, merci, et que le Seigneur vous bénisse ». (S.V.)

 

« Je voudrai confier l'intention suivante à tous mes frères et soeurs chrétiens qui croient en la puissance et le pouvoir du précieux sang de notre sauveur Jésus Christ. je vais commencer six semaines de radiothérapie pour une tumeur (non cancéreuse) grâce à Dieu, mais placée dangereusement dans la veine jugulaire, et qu'aucun médecin n'ose y toucher... Donc, je demande à Dieu notre Père, Divin médecin, de guider la main de celui ou de celle qui devra m'injecter les rayons, et de prendre totalement et entièrement la place...et que chaque rayon, m'injecte une goutte de son sang précieux et versé pour ma guérison. Merci du fond de mon cœur à tous ceux et celles qui vont s'unir à mon intention ». (D. L. H.)

 

« Saint Joseph, j'aimerais te confier ma mère et mon prêtre malades de l'insuffisance rénale, te confier aussi mon ami Eugène, Fausto, Césarine, Thérèse ainsi que tous ceux qui souffrent d'une maladie quelconque. Bénie sois tu. » (T.L.)

 

« Je prie Saint Joseph, afin que le Seigneur, m'accorde d'avoir la stabilité dans ma vie sentimentale, que je puisse connaitre le bonheur de la maternité, le mariage, avec l'homme qu'il a mis sur ma route, Jonathan. et enfin de trouver un travail qui à la hauteur de mon niveau intellectuel. Merci. » (R.N.)

 

« Pour mon mari Antoine, gravement malade, que la paix soit dans son coeur et qu'il découvre qu'il est vraiment aimé de Jésus et pour moi, que j'accepte ce que je vis avec lui dans la paix et la patience. Merci Saint Joseph qui est le saint patron des familles comme la notre ». (M.P.)

 

« Saint Joseph aide mon foyer à grandir dans la foi, la foi = joie, paix, sérénité, bonheur. Aide Barbara à réussir dans ses études et à trouver du travail (ainsi que son compagnon), aide  également ma fille Hereiti à trouver du travail de sitôt. Veille sur mon foyer, ma famille, mon père afin qu'il guérisse de sa maladie. Saint Joseph père de la sainte famille, je te confie mes deux petits enfants : Nohoarii et Tokerau. Aide aussi mon époux à m'aimer telle que je suis. Aide-nous vivre dans l'amour, la paix, la foi et la confiance. Je te confie ma grande famille et surtout surtout mon reclassement professionnel. Il est très important que je sois reclassée avant le mois de mai 2010. Merci Saint Joseph, merci Sainte famille. Merci Jésus et Maman Marie que j'aime ». (M.F.S.)

 

« S’il vous plaît St Joseph faites que nous puissions vendre notre maison très rapidement afin d’obtenir la maison souhaitée que nous voulons, que notre vœux se réalise et que tout se passe dans la paie, l’harmonie et justesse ». (A.G.)

 

« Bon Saint Joseph, je te confie mon ami Dominique qui va subir une grande opération de la colonne vertébrale demain. Que l'Esprit Saint éclaire ses médecins. Saint Joseph Je te confie aussi Cedric qui est en étude en Australie loin de sa famille. Il a eu a affronter son premier échec dernièrement et il est actuellement en dépression. Je vous demande de prier aussi pour Nadine qui doit affronter beaucoup de soucis en ce moment. Que Saint Joseph, a l'exemple d'un Papa, soit leur guide et les aident dans les moments tres difficile qu'ils traversent. Merci ». (N.M.)

 

« Seigneur,je te demande d'envoyer, un ange auprès d'Arnaud l'homme que j'aime. Il est apparu à Joseph,alors qu'il s'apprêtait à rompre secrètement,avec Marie. Toi, qui sait "rattraper"ce qui semble perdu, manifestes Toi, pour que nous puissions nous soumettre à Ta Volonté. Je t en supplie car je souffre ». (L.h.)

 

« Je suis à bout de souffre je ne sais plus comment prier suppliez donc avec moi St Joseph pour qu'il m'obtienne de rencontrer mon âme soeur. suppliez avec moi St Joseph patron des travailleurs pour mon frère Jocelyn en quête d'emploi ». (N.D.)

 

« S’il vous plaît St Joseph faites que nous puissions vendre notre maison très rapidement afin d’obtenir la maison souhaitée que nous voulons, que notre vœux se réalise et que tout se passe dans la paix, l’harmonie et justesse ». (A.G.)

 

« Je viens demander l'aide et l'assistance de Saint Joseph pour mon frère et sa fiancée, comme les parents du jeune homme l'ont fait moi aussi je viens les laisser entrain les mains de Jésus et que Saint Joseph intercède pour nous. Intercède pour moi aussi auprès de ton Fils pour mes études et pour m'accorder le pardon ». (M.N.)

 

« Saint Joseph, je vous prie d'intercéder pour la guérison de ma cousine Rosette et de son époux Tharcisse qui sont atteints respectivement du cancer du sein (qui a déjà subit l'ablation) et de la maladie d'Alzheimer. Leurs souffrances sont indescriptibles. Merci Saint Joseph ». (A.N.)

 

« Que Saint joseph intercède pour moi auprès de son fils pour mes études et qu'il me donne une foi ferme et qu'il m'assiste. Seigneur j'ai besoin de toi dans ma vie et purifie moi de tout souillure du péché ». (M.N.)

 

« Prions pour mon frère Joseph qui est en difficultés. Que par St Joseph, nos supplications puissent trouver solution à ses multiples problèmes et soutiennent sa femme, sa fille et ses parents. Amen ». (L.S.)


Si vous aussi, avez des intentions de prières à confier à Saint Joseph, envoyez les moi par mail à
franck.monvoisin@laposte.net et elles seront confiées à la prière des internautes.

9 mai 2010

Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

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Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

Dixième jour

Dixième Considération

Notre Dame du Sacré Cœur victime volontaire du Cœur de Jésus

L'esprit de sacrifice est l'esprit de la dévotion au Sacré Cœur

« Un glaive transpercera votre âme et mettra au jour les pensées de beaucoup de cœurs » (Luc 11: 35)

« Un glaive transpercera votre âme et mettra au jour les pensées de beaucoup de cœurs ». Marie va au temple offrir Jésus. Dans l'Annonciation, Elle a accepté d'être la Mère de son Dieu; en ce jour Elle consent au sacrifice de ce Fils bien-aimé. Un Ange l'avait saluée pleine de grâces; Syméon la salue aujourd'hui pleine de douleurs. Méditons ce qui va se passer dans cette rencontre de Jésus, de Marie et du saint vieillard, et, pour vérifier la parole prophétique, fixons nos regards sur les cœurs pour en pénétrer les secrets : Revelentur ex multis cordibus cogitationes.

Jésus a déjà offert son Cœur à son Père en entrant dans ce monde; aujourd'hui, c'est d'une manière solennelle qu'il va renouveler son oblation par les mains de sa Mère. Il veut que ce soit au temple de Jérusalem, qu'un prêtre de l'ancienne loi soit témoin de son offrande, que son grand sacrifice du Calvaire soit prédit et sa Mère annoncée aux générations futures comme associée à la grande immolation, comme le prêtre de la divine victime. Il a voulu une Mère selon son Cœur et il a dû l'enrichir de dons, de privilèges, de vertus... Il va maintenant s'annoncer comme l'agneau préparé au sacrifice, et Il appelle sa Mère à se sacrifier avec Lui, à partager toutes les souffrances de son sacré Cœur; à boire son calice d'amertume; à servir de prêtre au pied- de la Croix. Voilà bien le Cœur de Jésus qui s'ouvre, et je puis lire, écrite avec le sang divin, la sublime révélation par laquelle Marie est invitée à souffrir avec Jésus sur la terre, comme elle est invitée à régner avec Lui dans le Ciel.

Le Cœur de Marie se manifeste avec toutes ses plus intimes pensées. Il ne s'en échappe aucune parole, aucun soupir, aucun cri de douleur; le vieillard parle de l'Enfant-Dieu. Anne la prophétesse en parle aussi et Marie garde le silence comme Jésus, mais ce silence nous dévoile tout le secret. Elle a proclamé une fois devant l'Ange qu'Elle était la servante du Seigneur; est-il besoin de renouveler par des paroles un sentiment écrit en ineffaçables caractères dans son âme et dont chacun de ses actes sera la preuve la plus évidente? Oui, Elle a consenti à être la servante de Dieu dans l'œuvre si glorieuse de l'Incarnation; Elle continuera ce noble office partout et toujours. Son divin Maître l'appelle aux douleurs volontaires. Elle accompagnera Jésus; avec Lui Elle supportera les injures, les délaissements, la mort même. A Dieu ne plaise qu'Elle s'écrie comme le saint vieillard:  « Seigneur, laissez mourir votre servante, puisque mes yeux ont vu le salut d'Israël! » Non, il reste pour Elle à souffrir. Elle veut donc vivre, vivre pour avoir part aux souffrances de son Fils, à l'agonie de son Cœur, de ce Cœur qui fut formé de sa substance et qui a tant de conformité avec le sien. Saint François de Sales a pu dire: « Ou aimer ou mourir »; sainte Thérèse: « Ou souffrir ou mourir »; sainte Catherine de Sienne: « Toujours souffrir, jamais mourir ». Ce sont les traits les plus merveilleux de l'amour: Marie les a tous surpassés; Elle a consenti à souffrir plus que toute créature; Elle a voulu partager les tourments du Sauveur; le glaive qui percera son âme est le même glaive qui doit percer le Cœur de Jésus; comme le Cœur de son Fils, son Cœur souffrira de voir Dieu déshonoré par les impies, des âmes, sauvées par la croix, perdre volontairement le Ciel et choisir l'enfer. Elle souffrira comme Mère de Dieu et mère de tous les humains. Elle consent à la souffrance sans en demander ni la mesure, ni l'époque, ni la durée; Elle s'y élance comme d'autres s'élancent dans les plaisirs, les yeux fermés et le cœur disposé à tout pour l'amour de l'adorable Cœur qui est son royaume et son tout....

Le cœur de Syméon et celui d'Anne la prophétesse expriment hautement les douces impressions qu'ils éprouvent; c'est un cri de triomphe, le chant d'un captif qui brise ses liens, ou d'un exilé qui voit s'ouvrir les portes de la patrie; mais surtout c'est la joie de recevoir d'avance les effets du grand sacrifice. Ce Jésus doit être la ruine d'un grand nombre en Israël, et Marie en ressent une profonde tristesse; mais il vient aussi pour être la résurrection des autres, et c'est ce qui fait surabonder de joie le saint vieillard. Voilà le modèle à imiter! Le Cœur sacré de Jésus et Notre-Dame du Sacré-Cœur recevront avec amour nos hommages, si nous savons mettre à profit leurs immenses douleurs, surtout si nous savons y compatir pour le salut de nos frères et les partager tout le temps de notre vie.

Allégorie

Le jeune Louis XVII entendit une dame de la cour vanter la gloire d'une reine Cette reine était, disait-on, le bonheur en personne: volonté toujours accomplie, fortune inépuisable, louanges de la part de tous.... Hélas! le jeune roi se prit à gémir à ces paroles et, se tournant avec un regard expressif vers les auteurs de cette scène, il leur dit: « Pour moi, je connais une reine qui pleure tous les jours ». Il disait vrai: sa mère avait de bonne heure connu la souffrance, et elle pleurait souvent à la pensée du triste avenir réservé à l'enfant royal. Si devant la gloire de Marie on se prend à exalter la dignité d'une reine, à envier ses privilèges, à vouloir partager ses grandeurs, Jésus peut nous répondre avec plus de justesse: « Je connais une reine qui a pleuré tous les jours... c'est la Reine de mon cœur ». Que de larmes ont coulé en silence des yeux de Marie! Que de soupirs retenus au fond de son âme! Et un jour, au pied de la croix, qui pourra dire l'immense amertume dans laquelle, comme dans un océan sans rivage, Elle sera entièrement plongée.... Je connais une reine qui pleure tous les jours, et cette reine du Cœur de Jésus, c'est Marie en face du péché, l'ennemi mortel de l'objet de son amour.

Histoire

Notre-Dame du Sacré-Cœur nous a exaucées; par son intercession, Dieu vient de nous accorder une grande faveur. Que son saint nom soit béni! Une jeune femme, malade depuis plusieurs mois, et dont l'état ne laissait aucun espoir de guérison, fut recommandée aux prières de l'association de Notre Dame du Sacré-Cœur. Une neuvaine lut commencée en l'honneur de la sainte Vierge, Sous ce titre nouveau, par quelques personnes liées à la malade. C'est avec un cœur plein de confiance en la puissance et en la miséricorde de la Reine et de la Maîtresse du Cœur de Jésus, qu'elles se mirent à prier. Aussitôt, et contre l'attente des médecins, cette malade éprouva un mieux sensible. Ce mieux inespéré continuant, elle put aller elle-même remercier les personnes qui avaient eu l'heureuse idée de demander sa guérison à Notre-Dame du Sacré-Cœur. Rendue par miracle à une famille qui la chérit et que sa perte eût plongée dans la plus affreuse désolation, elle conserve pour Notre-Dame du Sacré-Cœur une reconnaissance qu'aucune parole ne peut exprimer.

Prions les uns pour les autres

« En ce mois de marie que maman Marie intercède auprès de son fils pour le visas de mon fils en cote d'ivoire et aussi de la situation britannique de mon partenaire. Aussi qu'elle me permette d'avoir un cœur semblable a son Cœur ». (M.S.)

« Comme une mendiante, je continue à demander des prières pour un enfant de 10 ans, Andrea...(à Turin – Italie) paralysé cloué dans un lit d'hôpital, il ne parle pas, même pas pour dire combien il souffre... Notre-Dame du Sacré Cœur ayez pitié de cet enfant… Saint Joseph, berce dans tes bras cet enfant ... soulève ses souffrances muettes... » (L.C.)

« Merci à notre maman du ciel je t'aime très fort je te confie toute ma famille et tous ceux que j'aime veille sur eux, merci pour toutes les grâces que tu nous donnes ». M.J.)

« Merci maman Marie pour la maison de la famille Assemien ». (M.S.)

« Marie, je vous confie mon mari Antoine, qui est toujours bien malade, pour que mon fils Patick puisse fonder un foyer, comme il le souhaite avec une fille croyante. Puisse aussi pour moi -même pour mes problèmes de santé que je puisse faire face aux difficultés actuelles et accompagner mon mari dans la patience et la paix. Merci à Notre Dame du Sacré Cœur ». (M. P.)

« En ce mois de marie. je demande a maman Marie de nous aider moi et mon époux qui sommes dans une situation triste en ce moment car nous avons perdu notre bébé et nous voulons que nos coeur soient tournés vers la prière toujours. nous demandons surtout beaucoup de prière que Dieu nous donne d'autres enfants ». (K.J.)

« De tout mon cœur, Maman Marie intercède  auprès de ton fils Jésus pour que le cœur de Victor soit touché aujourd’hui et à jamais ; qu’il reçoive Dieu dans son cœur et se remette sur le bon chemin. Maman Marie qui défait les nœuds, je te confie ce nœud de la maladie de mon grand Frère .Vois Maman Marie la souffrance de sa femme et de ses enfants. Couvre  les de ton manteau maternel et intercède pour eux ». (T.Z.)

« En ce mois marial, que la vierge Marie puisse m'envelopper de sa paix. Car j'en ai besoin suite au décès de mon époux; je vous confie ma fille Ranz Pétunia dans vos prières afin qu'elle puisse réussir brillament au baccalauréat série A1. Merci ». (M.D.)

« En ce mois consacré à la Vierge Marie, Mère de Dieu, je demande la grâce de santé de l’âme et du corps, de protection divine et les dons de l’esprit Saint sur mon foyer. Obtiens moi maman Marie auprès de ton divin fils Jésus Christ, notre seigneur, la grâce d’obtenir une caution solidaire pour mon prêt cette semaine ». (O.M.D.)

« Je veux confier à vos prières mon mari qui doit passer une biopsie dans des ganglions entre les poumons. Nous avons besoin d'aide afin de bien accepter cette épreuve. Nous espérons que les résultats ne donneront pas des tumeurs malignes. Merci de vos prières. » (L.K.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, intercède pour moi auprès de ton fils en ce mois de mai afin que je puisse m'en sortir. Car je suis seule face à d'innombrables problèmes financiers auxquels je suis confrontée depuis le décès de mon époux. Merci Maman Marie. » (M.D.)

« Vierge marie je te confie Christophe qui a eu un très grave accident de travail, impossibilité de marcher: donne lui la force de poursuivre sa rééducation, le courage pour son papa et sa maman et toute sa famille qui l'aime très fort. Sainte vierge marie nous t'aimons de tout notre Cœur ». (M.J.)

« En ce mois de Marie, je demande au Cœur Immaculé de Marie d'intercéder pour moi auprès de son Fils afin qu'il me pardonne un grave péché que j'ai commis: l'avortement. Après ce acte je me sens coupable et ca m'éloigne de son fils JéSUS. Je ne vais plus recommencer Marie aide moi s'il te plait ». (B.A.)

« Bonsoir, nous sa va bien, excepté quelques problèmes financier: ca va faire un mois qu'il ne nous rentre plus d'argent moi, Rémy et Judith cela cause un peu d'insécurité financière car il faut payer le loyer, et tous les autres factures et le terme de l'auto. Mais j'ai tous fais les démarches pour recevoir mon assurance salaire maladie pour moi et pour Judith elle va porter son c.v. et le reste je le confie à Dieu. Content d'avoir eu cette belle invitation de prières, by de ton frère dans le Christ que Dieu vous bénisse tous. (J.L. R.D.)

« Notre Dame de toutes grâces, mon époux et moi te disons merci pour tous tes bienfaits. Nous nous recommandons à toi afin que tu nous obtiennes la grâce d'être papa et maman. Que par ta puissante intercession, Jésus-Christ le miséricordieux accorde à mon époux d'obtenir le travail qu'il recherche depuis longtemps ». « B.C.)

« Je confie mon fils Philippe à vos prières afin que par l'intercession de Marie, Notre Dame de Sacré Cœur, Jésus-Christ l'aide à sauver son année scolaire 2009/2010- Merci Seigneur Jésus d'écouter et d'exaucer mes prières! Amen ». (B.D.)

« Pour ma santé mentale file déprimé, cause douleur chroniques dues a de la chimio, et des  médicaments,etc... j'aimerais que le Seigneur, par l'intercession de Notre-Dame du Sacré Cœur m'envoie une personne de confiance et un Psychiatre, qui serais en Dieu, pour mes démarche, je ne fonctionnes plus normalement,et j'ai besoin d'aide, cela est du a plusieurs expériences. Je manque,de confiance, a certaines personne, qui ne me prennent pas au sérieux, même ma famille, qui est éloignée. Mon cas a été masqué depuis, 5ans, j'ai passé trop d'épreuves et la mort, de mes parents et bien d'autres. Mon physique, et mon mental, sont très épuisés, et cela m'a amené aussi, a des difficultés juridiques pas terminées, tout cela me donne du file a retordre. (…)  priez, priez pour moi j'ai vraiment besoin d'aide. merci humblement ». (L.)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que ma petite soeur Jessica retrouve la guérison intérieure et extérieure (en effet, elle souffre depuis peu de prurigo). Je l'en remercie d'avance infiniment, cependant non pas comme je veux, mais comme le veux la Très Sainte Trinité ». (L.A.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, ne m'abandonnez pas priez pour moi afin que je sois forte dans ma solitude, que j'ai la persévérance et la force à pouvoir réaliser seule mes projets ». (M.D.)

« En ce mois de Mai qui est le tien Très Sainte Vierge Marie, je te supplie Maman d’intercéder auprès de Ton Fils adoré Notre Seigneur Jésus-Christ afin qu’il me pardonne tous mes péchés et surtout l’interruption Volontaire de Grossesse que j’ai commis ce 30 Avril 2010. Peu importe les raisons qui ont motivé la commission de cet acte criminel que mon cher époux ignore, je reconnais que j’ai péché. C’est pourquoi j’implore sincèrement le pardon de mes péchés. Marie, Ma tendre Maman prie pour ta fille afin que Jésus-Christ aie pitié de moi et me pardonne. J'achève une neuvaine de pénitence que j’ai commencée pour demander pardon pour ce que j’ai fait. Je ne vais plus recommencer ». (B.M)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que mon affectation que j’attends depuis plusieurs mois, soit enfin une réalité. Que ma très sainte mère soit purifiée afin que les mauvais dont les gens la soupçonnent la quitte à jamais, si effectivement ils vivent en elle » (H.A.H)

« Je profite du mois de Notre Dame du Sacré Cœur pour me joindre aux prières de toute la communauté chrétienne et présenter aussi mes intentions de prière: que Notre Mère m'obtienne la réconciliation entre mon époux et moi qui vivons séparés depuis juin 2004: que celui-ci puisse, si c'est la volonté de Dieu, regagner le foyer conjugal et assumer ses responsabilités de père et d'époux ». (N.C.N.E.)

« Seigneur Jésus, Sainte Mère faites que ma fille Marie-Hélène rencontre un conjoint et quelle trouve le bonheur merci sainte vierge marie pour toutes les grâces que nous recevons. Nous t'adorons ». (M.J.)

En ce mois de Marie, si vous avez des intentions à confier à la prière des internautes, envoyez-les à franck.monvoisin@laposte.net

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14 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 4/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

4

Quatrième Samedi

Quatrième Mystère Joyeux

La Présentation de Jésus au Temple

(Luc 2, 22-35)


L'amour du sacrifice est le signe distinctif qui marque la vie du Rédempteur ainsi que toute celle de sa Sainte Mère. Quarante jours à peine sont passés depuis la naissance de Jésus que déjà le Fils et sa Mère ont accompli deux grands sacrifices. Jésus, huit jours après sa naissance, offre à son Père les prémices de son sang dans la Circoncision, et Marie, après les quarante jours voulus par la loi, offre à Dieu donne son Fils. Le jour de la circoncision, on donna à l'Enfant, ne nom de Jésus, qui veut dire Sauveur: nom sublime déjà révélé par l'Archange Gabriel, avant encore que le Verbe ne descende pour devenir le fils de Marie. La circoncision était une cérémonie humiliante! Jésus, le Saint des Saints, est assimilé aux pécheurs et reçoit sur lui le signe de la foi que lui-même avait donné à Abraham comme preuve de sa vraie humanité et comme exemple d'obéissance, d'humilité, en opposition à notre orgueil. O mon âme, Jésus t'a ainsi obligée à la mortification spirituelle, par conséquent à la coupure des mauvaises pensées délibérées et volontaires de ton coeur, de cette envie de toujours parler de toi-même et de critiquer ton prochain. O Jésus, vous avez versé votre Sang pour me sauver et moi, je ne veux pas souffrir pour mon salut éternel! Vous vous êtes si empressé à le verser, et moi je tarde encore à vous donner mon cœur! O Joseph! O Marie! Vous êtes seul sur la terre, connaissez le prix de ce sang divin. Quelle blessure dans vos cœurs quand vous l'avez vu s'écouler! O Jésus, nom plein de force et de puissance, par lequel les hommes peuvent être sauvés et par lequel Dieu nous accorde toutes les grâces à son invocation; nom, qui a ouvert les portes du Ciel et fermé celles de l'enfer, enchaîné le démon, renversé les idoles et banni le paganisme, nom pur et saint, venu au moyen d'un ange du ciel, et imposé à Marie et à Joseph, époux vierges, ô Nom aimable et doux, adoucissez mes peines, fortifiez-moi dans les malheurs, et consolez-moi à l'heure de ma mort par l'espérance du paradis. De grâce, que soit toujours dans mon cœur et sur mes lèvres, le Nom très doux de Jésus


«  Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. » (Lc 2, 22 - 23). Observe, ô mon âme, l'obéissance de Marie. Elle, Mère de Dieu, est toujours vierge, et elle n'est point sujette à cette loi humiliante, parce qu'elle n'est pas semblable aux autres mères. Mais elle, accomplit généreusement dans ce Mystère trois grands sacrifices. Premièrement, le sacrifice de son honneur. Elle sacrifie aux yeux des hommes sa virginité, don elle était si fière devant Dieu et les Anges, prêt plutôt à renoncer à l'honneur d'être Mère de Dieu que de cesser d'être vierge. Elle est sainte et toute pure aux yeux de Dieu: et cela lui suffit; elle ne s'inquiète pas des jugements des hommes. Oh! que nous sommes différents! Haïssables aux yeux de Dieu, nous voulons paraître saints et purs aux yeux des hommes; dignes de l'enfer, nous désirons tous les honneurs et les distinctions. Gare à ceux qui nous injurient... Nous voulons aussitôt nous venger. Le second sacrifice de Marie est de se montrer volontairement pauvre. D'après la Loi de Moïse, les mères devaient offrir un agneau et une colombe; les femmes pauvres offraient seulement deux tourterelles ou deux colombes. Marie, la Reine du Ciel et de la terre, la Mère du Créateur du monde, ne craint pas de paraître pauvre devant les hommes et dans la maison du Seigneur. Elle savait que les pauvres sont méprisés et que tous les hommes et femmes s'habillent de façon à paraître riches, alors qu'en réalité ils ne le sont pas! Et même dans la maison de Dieu, les riches veulent avoir la meilleure place! Hélas, c'est souvent dans ce lieu saint, qu'on étale le plus son de luxe et sa vanité! Pour certains, c'est une telle honte de paraître pauvre en public qu'ils préfèrent ne point assister au divin sacrifice de la Messe et aux autres cérémonies religieuses seulement parce qu'ils n'ont pas de vêtement qui flatteraient leur vanité. Quel compte aurons-nous à rendre à Dieu pour ce luxe immodéré que nous recherchons dans nos vêtements lesquels sont, parfois une insulte à la misère du pauvre affamé? Vois donc, ô mon âme, le poids de ce sacrifice qu'accomplit Marie, contre l'autre idole du monde qui est la richesse. Le troisième sacrifice de Marie est le plus grand et le plus parfait de tous: c'est l'offrande même de son Fils qu'elle a fait à Dieu pour l'expiation de nos péchés. Et qui peut bien comprendre la d'un si grand sacrifice? Marie et Joseph portent dans leurs bras cet enfant pour satisfaire leur amour et partager leur félicité. Et Marie, s'adressant à Dieu le Père, dut lui dire ces paroles: « O Père éternel, voici votre fils qui est aussi le mien; je l'offre en action de grâce parce que vous me l'avez donné et que vous l'avez donné aussi aux hommes. Je vous l'offre pour applique votre justice et vous rendre propice à tout le genre humain... » O combien de grâces nous mérita cette Divine Mère par cette suprême oblation! Quel spectacle pour le ciel que cette sainte offrande d'un Dieu à un Dieu. Le Tout-Puissant reçut en son Temple une victime digne de lui et semblable à Lui. Regarde: au prix de menue monnaie d'argent le Divin Jésus est racheté, lui qui devait nous racheter de l'enfer aux prix du sang qui devait s'écouler des cinq plaies de son corps innocent !... O Mon âme, en union avec Marie, présente-toi devant le Père céleste et offre, avec elle et avec Jésus, toutes les pensées de ton esprit et toutes les affections de ton cœur à ton plus haut Créateur.


Le Bienheureux Siméon admire ce spectacle céleste et a foi en la révélation du Saint Esprit. En Voyant l'enfant, il le reconnaît pour son vrai Dieu et il l'adore dans le plus profond de son coeur. Puis il le prend dans ses bras, le presse contre son cœur, et manifeste sa grande joie, et sa reconnaissance en glorifiant Dieu. Pourquoi n'ai-je pas moi aussi cette foi profonde, moi qui, ce matin, aurai le bonheur d'embrasser ce même Jésus plus intimement et de le posséder d'une manière plus absolue dans la Sainte Communion? Considère, ô mon âme, comment Syméon, en bénissant Marie, lui Siméon prophétise ses douleur et la mort de Jésus: « … et toi-même une épée te transpercera l'âme! » (Lc 2, 35). Marie devait voir le cœur de son Fils transpercé d'une lance, et le sien devait être aussi transpercé mais par la douleur. O grand Dieu! S'il ne suffit pas que Marie fut destinée à ce cruel tourment sans en être prévenue trente-trois ans auparavant? O Vierge Sainte, malgré tout, vous élevez avec soin votre cher Fils bien-aimé et vos angoisses grandiront en même temps que lui; votre martyre durera aussi longtemps que durera sa vie et il grandira chaque jour un peu plus à mesure que votre tendre agneau s'approchera de l'heure prévue pour son sacrifice. Il servira à la chute et à la résurrection de beaucoup et il servira comme signe de contradiction. Ah! si ma vie pouvait se passer en votre compagnie dans une retraite, dans la douleur et dans les larmes, en souvenir des souffrances de mon Sauveur! Vous méritez le noble titre de Reine des Martyrs, parce que vous avez été la première dans ce sacrifice. Les autres ont offert leur vie mais vous, vous avez offert votre Fils unique que vous aimiez et estimiez beaucoup plus que votre propre vie. Pour eux, ce fut le sacrifice d'un moment; pour vous, il dura toute votre vie, parce que vous l'avez offert au Père éternel en à chaque instant aux futures souffrances de votre Fils. La Vierge révéla à Sainte Brigitte que cette douleur prédite par par Siméon n'abandonna jamais son coeur jusqu'au jour de mort. Du jour de cette prédiction, dit saint Bernard, elle vécut en commençant à mourir car elle portait au plus profond de son cœur, une douleur plus cruelle que la mort. Néanmoins, elle accepta cette douloureuse nouvelle avec une force héroïque et une résignation complète à la volonté de Dieu. De ce jour là, dit saint Augustin, la Réparatrice du genre humain, et selon Saint Ambroise (Saint Epiphane), la Rédemptrice de tous les esclaves, puisque sa volonté, ne faisait qu'une avec celle de son Divin Fils: nous sauver. O Reine des martyrs, océan de douleur, ne m'abandonnez pas quand, sous le poids de mes malheurs, je sens la force me manquer et la vertu défaillir. Obtenez-moi de Dieu la force et la vertu d'endurer les douleurs et les peines qu'il me destine avec cette paix, cette résignation et cet amour qu'il mérite. Faites que les plaies et le sang de votre Fils bien-aimé ne soient pas inutiles à mon âme. O très pure Mère, sauvez-moi et obtenez-moi le paradis. Donnez-moi la force de commencer, dès aujourd'hui, à donner à Dieu le sacrifice et l'offrande de toutes mes paroles, de toutes mes pensées, de mes désirs, de ma volonté, de mes actions et de mes passions; et que l'exemple de votre immense sacrifice me fasse surmonter et vaincre mon penchant dominant. O Saint Joseph, grand saint, père putatif de Jésus, qui êtes mon Père, vous aussi, vous avez eu votre coeur percé le jour de la Présentation: soyez mon guide particulier dans les voies de Dieu, mon protecteur durant ma vie et mon soutien au moment de ma mort . Amen.


Vertu: l'esprit de sacrifice.


Pratique: Faites à Dieu le sacrifice de ce qui vous mortifie, c'est à dire celui de votre passion dominante. Donc, par amour de ce sacrifice héroïque de Marie chacun de nous doit se repentir de la chose qui le fait toujours retomber dans le péché, ou encore il doit s'efforcer de se priver de tout ce qui peut flatter son amour-propre ou satisfaire ses désirs spirituels et corporels.


Oraison Jaculatoire: O Marie, source de douceur, assistez-moi durant les souffrances de mon agonie.


Prière avant la Communion du Quatrième Samedi


O Mère du Salut et de la lumière divine, par l'amour avec lequel vous avez offert votre Fils au Père éternel pour sauver tous les hommes, daignez me présenter, moi aussi, à ce Dieu d'amour renfermé dans le Saint Sacrement de l'autel, afin que durant mon exil sur la terre, je suive sans cesse sa sainte volonté, et que je sois fidèle à son amour; ainsi que vous avez remis l'Enfant Jésus dans les bras de Siméon, de même confiez-le-moi ce matin et déposez-le sur mon coeur. Daignez, Mère Divine, faire luire à mes yeux l'éclat de votre puissance et enflammez dans mon coeur votre amour et l'esprit de sacrifice. Confiez-moi ce matin votre cher Jésus comme vous l'avez fait à Siméon. Ne dédaignez pas qu'il vienne dans les bras de ce misérable pécheur que je suis, car sa présence dissipera mes ténèbres, détruira mes affections déréglées et sanctifiera mon âme. Mère très pure, purifiez-moi. Otez de mon coeur tout ce qui vous déplaît afin que mon esprit, détaché de son amour-propre et docile à la vertu, devienne un holocauste agréable à votre Fils. O Seigneur que j'ai tant offensé, acceptez cette offrande que je vous fais par ce saint sacrifice, comme vous avez accepté les prémices du Sang de Jésus et recevez-là pour l'expiation de mes péchés. Hélas, une seule goutte de ce Sang précieux ne suffirait pas pour me sanctifier; je l'ai reçu tout entier dans la Sainte Communion entière et je ne suis pas encore consumé par votre amour! Venez ô mon Jésus, et ne tardez pas car tous les biens que je désire m'arriveront avec vous. Venez, ô doux Jésus, dans cette âme pécheresse, qui est la mienne, brisez les chaînes de son esclavage, rendez-lui la liberté comme vous le faites pour vos fils, en lui insufflant l'esprit de force et de détachement des choses terrestres, afin qu'elle puisse être toute vôtre, et vous suive, et vous embrasse, et vous possède, et puisse chanter, avec saint Siméon et avec la prophétesse Anne, le cantique de la joie et de l'ardent désir de reposer éternellement en vous. Et vous, Esprits bienheureux qui, accueillis par myriades autour de cet autel, voyez clairement celui qui désire mon âme, et qui le possédez sans crainte de le perdre à jamais, adorez-le pour moi, bénissez-le pour moi, remerciez-le pour moi, afin qu'à l'heure de ma mort, mon esprit puisse, librement et en votre compagnie, louer le Seigneur et jouir de sa vision dans toute l'éternité.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


O Père de la Miséricorde, Dieu de toutes les consolations, je vous offre votre fils unique, maintenant renfermé dans mon cœur et fait chair dans ma chair, et Sang dans mon sang, comme vous l'ont offert dans le temple les deux cœurs les plus saints du Ciel et terre, Marie et Joseph. Détournez vos regards de mes iniquités et considérez seulement le Cœur divin de cet Enfant, de ce doux et humble Agneau qui s'offre à vous vous par amour pour moi afin que vous me pardonniez et que vous m'accordiez, part son intercession, votre grâce. Vous qui parlez à mon cœur, et qui appliquez la Loi, vu le sacrifice de ces trois cœurs vierges et chaste, de Jésus, de Marie et de Joseph, accordez-moi le pardon de mes péchés. Je veux, mois aussi, ce matin, accomplir le sacrifice de moi-même: avec ces trois cœurs très purs et très saints, je vous offre mon être entier et tout ce que je possède: ma pauvreté, ma misère, mes désirs, ma vie avec ce qu'elle a de pitoyable et d'agréable, mon corps avec tous ses sens, mon âme avec toutes ses puissances et tout ce qu'il y a de bon ou de mauvais mauvais en moi: le bon afin que vous l'augmentiez par votre grâce et le mauvais afin que vous l'effaciez par votre miséricorde. Avec ces cœurs sacrifiés et affligés, aujourd'hui, je vous offre également le sacrifice de mon orgueil, de ma colère, des faiblesses de ma chair, de ma passion prédominante. Et vous, divin Jésus, qui vous êtes offert à votre Père Eternel comme l'unique victime capable de purifier, acceptez désormais 1'offre que je vous fais à présent de moi-même avec l'abandon complet qu'il convient à une victime. Sacrifiez-moi vous-même, à votre gloire avec toutes les mortification de vous plaira de m'imposer. Brûlez du feu de votre charité les imperfections de mon âme. Brûlez du feu de votre amour, cette chair rebelle. Qu'elle grille avec le feu du péché et créez en moi un esprit honnête, afin que je mérite un jour d'être présenté à Marie et à Joseph, avec une âme purifiée dans le temple de votre gloire. O saint vieillard Siméon, donnez-moi votre foi et votre sérénité, afin que je loue et bénisse dignement Jésus, que vous avez eu un jour dans vos bras et qui est maintenant enfermé dans mon cœur. O sainte veuve, Anne prophétesse, donnez-moi cette passion pour prêcher et bénir ce Jésus que vous aviez reconnu comme Dieu-Enfant dans les bras de Marie et de Joseph; ce Jésus qui, aujourd'hui, sous les espèces Eucharistiques, est uni à cette misérable créature qu'est la mienne. A présent, je m'exclamerai, moi aussi, comme Siméon: « Maintenant, Maître Souverain, tu peux laisser ton serviteur s'en aller, en paix, selon ta parole, car mes yeux ont vu le salut que tu as préparé à la face de tous les peuples. » (Lc 29-30). Et vous, Vierge Pure, Mère Divine de la pureté, vous qui n'avez jamais eu besoin de purification, obtenez-moi de Dieu ce feu sacré qui purifie tout ce qui peut lui déplaire dans mon âme et faites que je sois au nombre de ceux qui doivent être sauvés grâce au Sang de Jésus-Christ. Et vous, très chaste Epoux de la plus pure des vierges, soyez le gardien de ma pureté et donnez-lui la force de résister aux dangers, aux tentations et à toutes les épreuves auxquelles Dieu, dans sa providence a décidé de soumettre mon âme. Amen.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

Marta Petruni, dans la pieuse Maison des Sourds-muets de Lecce


En ce quatrième samedi dédié au Rosaire, nous vous raconterons une des attestations parmi tant d'autres de l'immense piété que la Reine du Rosaire de Pompéi démontra aux créatures les plus infortunées qu'on puisse imaginer et qui sont les sourds-muets. C'est un nouveau rayons de la foi là ou les ténèbres sont les plus denses et ou la lumière a encore plus de difficultés à pénétrer. Le fait eut lieu le 24 Mars 1889, veille de la fête de l'Annonciation, qui est la fête du premier mystère du Rosaire. Lecce fut le lieu qu'elle choisi pour cette nouvelle démonstration de sa miséricorde et l'effet en fut étonnant car les âmes les plus tièdes en furent émues, et presque toute la population fut enthousiasmée par la dévotion au sanctuaire de Pompéi. La ville de Lecce aimable et cultivée, s'est vue créer, parmi toutes les institutions de bienfaisance qu'elle réunit en son sein, un Institut de Charité, confiée aux émérites Petites Sœurs Salésiennes, portant le nom de Pieuse Maison des sourds-muets. Les Petites Soeurs Salésiennes, dispersées dans toute l'Italie, et même à l'étranger, ont une pieuse dévotion à la Vierge du Rosaire de Pompéi; et qui plus est, les religieuses de Lecce ont consacré la Chapelle des Sourds-muets à la Vierge de Pompéi, et y ont mis en vénération une très belle image de cette Vierge. En 1885, une petite fille native de Molfetta arriva parmi les autres malheureuses hospitalisées dans cette Pieuse Maison de Lecce. Elle s'appelait Marta Petruni et avait à peine huit ans. A l'âge de deux ans, Marta était tombée et à cause du coup reçu lors de sa chute, son à genou droit resta contusionné et douloureux. De plus, sa santé précaire et soufferteuse influençait néfastement la lésion qu'elle s'était faite au point de la rendre fatale. En effet, peu après son entrée à la Pieuse Maison de Lecce, son pied droit se mit à gonfler au point de l'empêcher de marcher. Un jour, après l'avoir consultée, les médecins diagnostiquèrent qu'une des plus terribles manifestations de scrofule, sorte de mal appelé tumeur blanche ou strume, s'était déclarée dans le genou droit de la malheureuse enfant. Elle fut opérée, mais le résultat de l'opération fut déplorable, parce que non seulement la pauvre muette perdit totalement l'usage de l'articulation, mais celle-ci devint encore plus grosse et plus douloureuse. Entre temps, l'état général de la malade ne faisait qu'empirer: elle continuait à maigrir, et une fièvre lente, effet de l'assimilation, consumait cette malheureuse existence. La phtisie était inévitable. Elle passa toute l'année 1888, quand alors les docteurs Fiocca et De Pandis conseillèrent l'amputation comme ultime recours pour essayer de sauver la vie de la petite malade, craignant toutefois que cette opération risquait d'être fatale, vu l'état de faiblesse dans lequel se trouvait la patiente. Et durant tout ce temps, la pauvre muette ne faisait que pleurer. Et c'est alors qu'une des sœurs, elle aussi sourde-muette, dont la modestie voudrait qu'on ne dise pas son nom, mais nous, nous le publions, afin de rendre plus clair le témoignage de ce prodige: Sœur Catherine de Très Saint Rosaire, femme de grande foi et de grande simplicité, la persuada de s'adresser de tout son cœur à la prodigieuse Vierge de Pompéi. Le 22 Mars 1889, la petite fille, brisée et très affaiblie par les souffrances, voyant ses compagnes sortir pour aller se promener, et elle, rester toute seule, toujours immobile, en compagnie seulement de ses douleurs, se mit à pleurer à chaudes larmes. Alors la Sœur, son amie, prise d'un sentiment de vive, lui dit au moyen de signes: « Recommande-toi à la Vierge de Pompéi. » Et avec la candeur d'une sourde-muette, répondit par le même langage mimique: « Je prie depuis très longtemps, la Madonne de Pompéi; mais que cette Madonne à la tête dure, car elle ne veut pas me donner la grâce que je lui demande et à présent je n'ai plus la force de souffrir. Je ne serai donc pas seulement sourde-muette, mais on devra aussi m'amputer la jambe !... Le 24 Mars 1889 arriva, veille de cette grande journée au cours de laquelle commence rédemption de l'humanité, tout cela grâce à une humble parole de la Vierge Marie. C'était la veille des préparatifs à la grande solennité du Premier Mystère Joyeux, qui inonde l'âme de la bienheureuse entre toutes les femmes. Il était près de deux heures de l'après-midi. La pauvre enfant était assise, selon l'habitude, avec la jambe étendue, ankylosée, tenant près d'elle ses béquilles, unique soutien de sa frêle personne. Et dans cette position, elle regardait tristement ses compagnes qui s'amusaient. De se voir ainsi si malheureuse au milieu de tant d'entrain, la fit tomber dans un profond désespoir. A côté d'elle se tenait la Soeur, ange de réconfort, qui, comme nous l'avons dit, porte aussi le nom du rosaire. Sœur Catherine regarda d'un oeil compatissant la petite fille attristée, et prise d'une foi surnaturelle qui lui venait de la Vierge, elle prit les béquilles et les lança en l'air. Puis, dans leur langage de sourdes-muettes, elle lui dit: « Marche, la Vierge de Pompéi te fera marcher! ». La petit infirme, à l'évocation de ce nom que Dieu a rendu omnipotent, sent une nouvelle force lui venir dans les membres: elle décroise les jambes, se meut, s'agite et commence à marcher. Marta est tout d'un coup guérie! Prise d'un accent de joie, la petite fille se met à monter avec célérité un long escalier, puis à le redescendre avec la même rapidité. L'énorme enflure de l'articulation a disparu! Disparue également la douleur! Disparue la raideur! visage cadavérique devient florissant et riant: elle se sens renaître. Ses compagnes sont stupéfaites et la regardent avec des yeux terrorisés: puis elle s'approchent, la touchent; elles n'en peuvent croire leurs yeux; elles lui font fête et commencent un hymne de gloire et de bénédiction à la Vierge de Pompéi. Ce fait, publié dans le Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », cahier d'Octobre, 6e année, 1889, est accompagnée d'un certificat médical du Dr Oronzio Fiocca de Lecce, déclarant le miracle; de l'attestation du directeur de la Pieuse Maison des Sourds-Muets de Lecce, le Révérend Père Don Filippo Smaldone, et de la signature des témoins, dont celle la Supérieure et des autres religieuses de la dite Pieuse Maison, de la Supérieure des Filles d'Ivrea et des autres Sœurs de l'Asile Infantile voisin de l'Institut des Sourds-Muets et des personnalités de Lecce, visiteurs de la Pieuse Maison. Qui va visiter l'Institut des Sourds-Muets à Lecce, et demande Marta Petruni, ne peut se retenir de pleurer en voyant le prodige vivant de la Vierge de Pompéi.

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30 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 8/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

8

Huitième samedi

Troisième Mystère Douloureux

Jésus couronné d'épines

(Mt 27, Mc 15, Jn 19)


Considère, ô mon âme, comment les bourreaux, las de flageller le Sauveur, le détachèrent de la colonne tout baigné de sang. Contemple ton Jésus férocement lacéré dont tout le corps n'est qu'une plaie, obligé d'aller à la recherche de ses vêtements que les soldats, par fureur et par malice, avaient dispersés de-ci et de-là quand ils l'avaient dépouillé, et contraint de parcourir tout le prétoire sous les moqueries et les sarcasmes de ces gens indignes qui ajoutaient l'insulte à la cruauté. Il supporta leurs outrages comme il avait supporté leurs coups, avec une douceur, une modestie et une patience invincibles, et, ayant finalement retrouvé ses vêtements, il s'habilla. Et bien que ce spectacle eût dû remplir de compassion les cœurs les plus endurcis, ses bourreaux n'en furent pas plus émus que les loups sans pitié; ils inventèrent même, pour le faire souffrir de nouveau, un supplice jusqu'alors inconnu et qui jamais n'a été répété dans les martyrs les plus barbares. Voilà l'effet que produit le péché dans l'âme, et cette dernière commet le péché avec imprudence et plaisir. Un péché commis laisse toujours après lui le désir de commettre d'autres. Même si un homme est fatigué de pécher, il n'en est pas pour autant assouvi, et bien qu'il ait perdu le pouvoir, il conserve la volonté du pécher. Une des plus grandes illusions du pécheur est de croire qu'il se libère de la tentation en la satisfaisant. Le fait de commettre le péché ne fait qu'augmenter en nous l'inclination qui nous porte à le faire, parce que selon l'observation de Saint-Grégoire (XXV Mora. 12), le péché qui n'est pas détruit par la pénitence, se laisse aller de tout son poids à un autre péché. L'âme qui, en péchant perd la grâce de Dieu, perd encore plus la force de résister aux occasions qui se présentent pour pécher; et le corps est encore moins capable d'être freiné dans ses appétits, vu qu'il a goûté le plaisir de les satisfaire. Ces gredins sont donc arrivé »s jusqu'à perdre tout sentiment de l'humanité. Les Juifs avaient accusé Jésus Christ d'avoir voulu se faire et même dire être roi de Judée. Maintenant battu, et recouvert d'infamies, ils l'exposent comme un roi dérisoire aux sarcasmes du peuple. O mon âme, entre donc dans cette cour du prétoire: unis-toi à Marie, fidèle compagne des douleurs et des ignominies de Jésus, qui se trouve là, au milieu de cette foule démoniaque et entend les cris et les blasphèmes. Demande-lui la grâce de comprendre ce profond mystère pour en profiter et adoucis-lui sa douleur. Ils enlèvent de nouveau à Jésus ses habits déjà attachés aux récentes plaies dues à la flagellation; son sang commence de nouveau à s'écouler de toutes parts. Ils le couvrent d'un manteau de pourpre, tressent une couronne de longues épines armées de pointes dures et acérées et la lui mettent sur la tête: et afin qu'elle ne tombe pas, ils la lui enfoncent, avec fureur, à coups de bâtons. Les épines pénètrent de toutes parts, dans le front, dans les tempes, et le sang se répand sur le visage, sur le cou, surtout son corps et lui occasionnent des douleurs si vives qu'elles lui auraient donné la mort si la vertu divine ne l'avait soutenu jusqu'à sa mort sur la croix. Donc, ces douleurs dureront jusqu'à ce qu'il meurt. Quelle souffrance! Et si seulement une seule épine s'enfonçait dans la tête de quelqu'un d'autre, comment aurait-il réagi? Et certainement, comme l'affirme saint Anselme, le vénérable tête du Christ, la plus belle et la plus délicate de tous les hommes, fut blessée par mille pointes. Lui, vraiment il nous aima, « or ce sont nos souffrances qu'il portait et nous douleurs dont il était chargé » (Is 53,4).


Pour peu que tu aies souffert de violents de maux de tête, tu peux imaginer combien fut terrible la souffrance de ton Sauveur parmi toutes les autres qu'il endurait déjà. Cette seule pensée fait frémir. Et ce qui aurait pu émouvoir, ce qui n'aurait jamais du être vu sans horreur même chez les animaux les plus vils, ne servit à rien d'autre qu'à exciter les rires insolents et les insultes cruelles de ces cœurs barbares. E Jésus se laisse conduire, dépouiller, couronner, comme ils le voulaient, sans dire une parole, sans faire la moindre résistance, faisant preuve d'une patience surhumaines. Tous en fermant les yeux à cause de la violente douleur; il offre son martyre au Père éternel. C'est ici également que s'accomplissent les paroles du prophète Isaïe: «J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats » (Is 50, 6). Jésus n'avait pas les yeux bandés, comme dans la maison de Caïphe: il voyait les salutations insultantes qu'on lui rendait, il voyait les coups qu'on lui préparait. Il souffrait dans un profond silence, avec une patience inébranlable. « L'ayant dévêtu, ils lui remirent une chlamyde écarlate, puis ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite; et, s'agenouillant devant lui, ils se moquaient de lui en disant: « Salut, roi des Juifs! » et crachant sur lui, ils prenaient le roseau et frappaient sa tête » (Mt 27, 28-30). Et parce que le Christ supportait tout cela avec une très grande patience, il étaient pris d'une grande fureur. O mon âme pécheresse, orgueilleuse et vile, rends-toi compte de la monstruosité de tes péchés qui, pour être expiés, ont eu besoin d'une si sévère correction et d'un tel châtiment de la part du Père éternel! Jésus mêlait ses larmes avec son sang, qu'il répandait pour toi. Il expiait ainsi les raffinités de ton corps, les plaisirs de ta chair coupable, le luxe de tes habits, la vanité que tu en tires et l'orgueil qu'il t'en inspirent. Il expiait ainsi ce désir de dominer qui se trouve dans tous les cœurs. Il expiait ainsi tous les péchés qui naissent et qui restent dans nos têtes, dans notre mémoire, dans notre imagination, dans notre esprit. C'est ainsi que ton bien-aimé Sauveur expiait les soins idolâtre que tant de gens prennent pour orner leur tête orgueilleuse et pécheresse afin de l'exposer aux regards de tous dans le but de s'attirer des adorateurs, alors que tout ceci n'est que poussière sale et putréfiée. Il méritait la grâce de la patience et de la mortification, la grâce du mépris du monde, de ses vanités et de toute sa gloire. Il méritait la grâce de l'humilité, de la douceur et de la patience. O mon âme, que ce soit dans les tentations, dans les projets de fortune, d'ambition, de vengeance, dans les pensées impures ou dans les imaginations impures, pense à Jésus couronné d'épines. Et quand tu souffres de maux de tête, pense aux péchés qu'elle ta fais commettre; et pour les expier, unis le peu que tu souffres aux grandes souffrances que Jésus a dû endurer pour toi. O mon Sauveur, quelle part n'ai-je pas prise moi-même à cette souffrance que vous avez endurée dans le Prétoire! C'est moi qui, par mes péchés, vous ai couronné d'épines, qui vous ai salué avec dérision, qui vous ai craché au visage, qui ai frappé votre tête, qui ai fait couler votre sang et qui vous ai causé de si cruelles douleurs. Et quelle gratitude pourrai-je avoir envers vous? « Jésus sortit donc dehors, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit: Voici l'homme! Lorsqu'ils le virent, les grands prêtres et les gardes vociféraient: crucifie-le! Crucifie-le! » (Jn 19, 5-6). O mon Jésus Divin, je ne veux plus vous crucifier. Je vous adore comme mon vrai roi, je vous reconnais comme pour mon Seigneur, même couvert de plaies et d'opprobres, car vous avez voulu en être couvert pour me revêtir de gloire. Le sang qui s'écoulait de tout votre corps tout ne suffisait-il pas, ô mon Sauveur, sans avoir besoin de répandre aussi celui de votre tête? La tête est la partie qui distingue les hommes, où se réunissent tous les sens et les organes de la vie, où se révèlent la beauté et la laideur, où apparaissent la joie et mélancolie, la santé et la maladie et en un mot, tous les sentiments de l'âme. C'est précisément cette partie, ô Seigneur, que vous avez laissé perforer par les épines et baigner par le sang. Avec de telles preuves, je vous reconnaîtrai, ô doux Epoux de mon âme, « le plus beau des enfants des hommes » (Psaume 44, 3). Est-ce le visage pour lequel les anges soupirent, et qui était la joie de Joseph et de Marie, votre Mère, devenue maintenant la plus affligée des Mères? Je vous adore, ô Dieu de mon cœur, j'adore l'amour infini qui vous a rendu dans cet état et que des grâces infinies vous récompense de tant de miséricordes! Misérable que je suis! Cela ne me suffit-il pas encore pour aimer la Croix, les injures, les opprobres, et tout ce qui me rendrait semblable à vous, ô Dieu de mon âme? Quand il m'arrive des souffrances, je suis atterré; quand elles durent, j'en reste abattu, quand je m'en vois délivré, j'éprouve une grande joie. Ne détruirez-vous jamais, ô mon Dieu, la faiblesse de ma chair avec la force de votre amour? Toutes mes pensées vont toujours dans le sens de la commodité de mon corps, de la douceur de cette vie, de l'illusion que j'ai de moi-même, du plaisir que je prends aux éloges des hommes et j'oublie alors combien je suis misérable et méprisable à vos yeux. Quand donc apprendrai-je à me mépriser comme je le mérite? Vous êtes couronné d'épines et moi je fuis tout ce qui me fait souffrir! O Très Sainte Mère de Dieu, parfaite imitatrice du Sauveur, comme vous êtes submergée par le chagrin! Si votre Fils innocent est couronné d'épines, qu'adviendra-t-il de moi qui ne suis qu'orgueil et sensualité? Assistez-moi, ô refuge des pécheurs, pour que j'imite son exemple, donnez-moi la volonté et la force de supporter toutes les souffrances qu'il plaira à Dieu de m'envoyer, parce que je sais que je ne peux me mettre à sa place sans croix et sans épines. O mon Ange gardien, et vous Anges vous de la paix, qui avez vu mon Sauveur défiguré et sanguinolent, et qui avez vu nettement les épines de mon Seigneur, ayez pitié d'une âme pécheresse et misérable qui, avant d'être couronnée avec vous de gloire au Ciel doit nécessairement être couronnée d'épines sur la terre. Ainsi soit-il.


Vertu: La patience.


Pratique: Supportez avec douceur le caractère souvent difficile des personnes de votre entourage car ces tempéraments sont nécessaires pour l'exercice de la vertu. Souffrez les aridités et les ennuis de l'esprit, aussi bien que les tristesses et les tentations et aussi les infirmités sans vous lamenter et sans aller les raconter partout ou chercher de l'apitoiement. Supportez également les calomnies et les autres formes de mépris sans vous plaindre et ainsi vous aurez trouvé la paix.


Oraison jaculatoire: O Marie, ma vie et mon espérance, que deviendrai-je si vous m'abandonnez?


Prières avant la Communion du Huitième Samedi


Quand tu verras, ô mon âme, la sainte hostie entre les mains du Prêtre, et qu'il te diras: «Voici l'Agneau de Dieu, celui qui efface les péchés du monde, ravive ta la foi et pense, sous les formes sacramentelles, tu vois ton Jésus couvert de plaies, couronné d'épines, revêtu d'un manteau de pourpre et présenté au peuple juif par Pilate: Voici l'homme (Ecce homo). Entends ces paroles que te répéter en ce moment, le Père éternel: mon enfant, voici l'homme qui est mon Fils, qui est semblable à moi, et maintenant il a été fait et il est semblable à toi, et il t'aime d'un amour infini. C'est mon Fils bien-aimé; je te le donne dans l'état dans lequel tu le contemples. Que puis-je faire pour toi? Reçois-le, écoute-le, aime-le, et essaye de l'imiter. En lui je te donne les biens que je possède, en lui tu trouveras un remède à tous tes maux, un soulagement à toutes tes peines, une consolation dans tes tristesses, le médiateur pour toutes tes demandes. Que vous rendrai-je, ô Père éternel, pour cette Charité infinie? Je sais qu'en échange de tous ces biens, vous ne demandez que moi. Qui donc suis-je, Seigneur, pour mériter vos regards après tant d'ingratitudes? C'est pour cela que je vous offre votre Fils, cet Homme de douleur: Voici l'Homme, je vous l'offre avec tout son Sang, avec tous ses tourments, avec tous ses mérites, et je me consacre pour toujours à vous avec Lui et en Lui. Et vous, ô mon Jésus, ainsi réduit, que dites-vous à mon âme misérable qui est maintenant affligée de vous avoir outragé? Je sens que vous me répondez par cette Hostie: âme pécheresse, voici l'Homme. Voilà je suis cet homme que tu, le médiateur entre Dieu et toi, ton Sauveur, l'amant éternel de ton âme: où vas-tu quand tu me fuis? Qui cherches-tu quand tu ne me recherche pas? Qui aimes-tu quand tu n'aimes pas? Quel père, frère comme moi trouveras tu? Voici l'homme: admire-moi et demande-moi ce que tu désires. Donne même à tes désirs toute l'extension que tu voudras parce que c'est pour toi que je suis couvert de plaies et baigné de larmes. Tous ces tourments c'est pour toi que je les endure: mon Sang, mon Corps, ma Vie, mes mérites, tout est à toi. « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11, 28). Entrez dans mon Cœur par ces plaies, gardez les biens que vous y trouverez; venez à moi, et je vous réconforterai, vous aimerai, et vous calmerai avec tous les délices de mon amour. Et moi, ô Seigneur, que puis-je vous répondre? Je ne puis que me jeter à vos pieds, vous adorer, vous remercier, vous louer, vous confesser toutes mes misères et répéter cent fois: Voici l'Homme. Voici cette âme malheureuse qui se trouve devant vous, et qui vous a tant de fois frappé et craché au visage. Mes mains, ô Seigneur, en pratiquant l'iniquité, vous ont enfoncé ces épines. Mais toutes ces misères ne peuvent m'ôter la confiance que j'ai en votre miséricorde. Comment pourrai-je me défier de votre Charité? Puis-je manquer d'espérance en vous, ô mon Dieu, en voyant ce que vous avez enduré pour moi? Voici l'homme pour lequel vous vous êtes fait homme. Je vous en prie, ô Dieu de mon cœur, au nom de cet amour, de me pardonner mes fautes passées, de me changer, de me transformer entièrement en vous. Si vous cherchez de l'humiliation en moi, vous en trouverez en quantité; si vous voulez sauver les pécheurs, venez dans cette âme et sauvez-là. Je viens à vous, Mère de miséricorde, pour que vous me présentiez à votre Fils, que de vos mains je veux recevoir ce matin, afin que son Cœur déçu soit consolé par votre amour et par ma douleur. Saint Joseph, mon Père, assistez-moi. Anges du Seigneur, priez pour moi.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


Je vous adore dans mon cœur, beauté céleste, ô vrai Dieu du ciel et la terre. Je vous aime et vous embrasse. Je ne dirai pas comme Jacob: Je ne vous laisserai point aller sans que vous m'ayez béni; Mais je répéterai plutôt: je serre dans mes bras mon Epoux et je ne l'abandonnerai plus jamais. Quand donc verrai-je votre visage, lumière de mes yeux, mon amour, ma joie? Que de misères ne trouvez-vous pas à détruire en moi, ô miséricorde infinies! O mon Dieu et mon Roi, vous vous êtes exposé à la vue de vos amis et de vos ennemis les mains liées, couvert d'ignominies et de plaies et couronné d'épines et ceci dans le but d'allumer votre amour dans les âmes. Exécutez donc sur moi vos desseins, ô mon Espérance et ma Vie, prenez mon âme. Plus elle est misérable et attachée aux biens de ce monde et plus vous ferez ressortir en elle la force de votre amour. Au grand jour du jugement, ô Seigneur, votre couronne sera changée en une couronne de majesté et de gloire. De quelle frayeur ne seront pas saisis vos ennemis! Que diront-ils alors? Que diront ceux qui vous ont outragé quotidiennement? Comme ils seront terrifiés! Serai-je du nombre des réprouvés?... Aurai-je à craindre votre présence et mon sort sera-t-il de vous blasphémer éternellement? ... Oh! non, mon Sauveur et mon Dieu: c'est maintenant que vous devez me juger et non à ce moment là, maintenant que je vous tiens bien serré contre mon cœur, vous; mon unique bien, mon amour, ma vie. Jugez-moi à présente que je vous adore couronné d'épines. Brûlez-moi maintenant, éprouvez-moi maintenant, ne me pardonnez pas maintenant, afin que vous me pardonniez dans l'éternité, dirai-je comme Saint Augustin. O Jésus affligé, méprisé, martyrisé, je me jette à vos pieds et je veux être à vous. Ouvrez sur moi les yeux de votre miséricorde; achevez votre oeuvre, ô Cœur de Jésus couronné d'épines; transpercez mon cœur de vos épines sanglantes et ardentes d'amour, perforez-le avec ces pointes pour l'allumer de leur feu: piquez son amour propre et faites fuir de lui toute sensualité. Je vous offre mon âme, mon corps, mes forces, mon honneur, ma vie et tout ce que j'ai reçu de vous! Je vous offre aussi mes péchés, ma misère et mes nécessités. Faites sur moi ce que vous font les plaies dont vous êtes couvert, parce que je suis si misérable et si aveugle que j'ignore même ce qui me convient et ce que je dois vous demander. Dites-le donc vous-même, à mon âme, doux Jésus, combien vous m'aimez, ce que vous avez fait et ce que vous avez dû subir pour moi. La seule chose que je puisse faire est de m'offrir à vous, de m'abandonner en toi, ô mon Dieu, mon Sauveur, ô ma vie! O Marie, la plus bénie entre toutes les femmes, vous êtes maintenant la plus désolé de toutes les mères, car vous avez vu de vos propres yeux votre Fils unique lacéré de plaies, couronné d'épines, défiguré par le sang. Qui peut mesurer l'intensité d'une telle douleur? Comment pouvez-vous retrouver sur ce visage la beauté de votre Jésus qui faisait votre consolation dans les épreuves de votre vie? Ce Jésus, fruit de vos chastes entrailles, que vous avez nourri de votre lait virginal et sur les lèvres duquel, quand vous l'embrassiez, vous trouviez les douceurs du Paradis; lui que vous aviez soustrait aux embûches du cruel Hérode et qui, devenu adulte, avait partagé vios fatigues et vos peines; et qui maintenant n'es plus l'aspect d'un homme, mais qui n'est plus qu'une plaie de la tête aux pieds et comme un lépreux, il est devenu l'opprobre du peuple. O ma Mère affligée par mes péchés, je veux participer à votre grande douleur ce matin, partager votre peine; je vous prie de la graver dans mon cœur en m'unissant par un plus fort amour à votre Fils bien-aimé que j'ai reçu dans cette communion. Offrez-lui en même temps que votre cœur mon cœur attristé et dites-lui ces paroles ineffable d'amour que moi je ne suis pas capable de prononcer. Faites de moi de devenir un autre homme et mettez-moi au nombre de vos véritables enfants et de vos dévots. Mon ange gardien, glorieux Saint Joseph, mes Saints Patrons, Saint Michel, éminent prince du Paradis, ô Saints Elus Esprit Célestes, vous qui adorez continuellement Jésus dans le Sacrement de l'autel, et vous toutes, Bienheureuses Ames du Ciel qui devez au sang et aux Epines de Jésus la gloire dont vous bénéficiez là haut, ayez pitié de moi. Priez pour mon âme misérable qui est exilée de la Patrie et dépouillée de tout bien: obtenez-lui le véritable amour de Dieu, la patience dans toutes les peines et la persévérance finale. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi


À Naples, dans la maison des Sœurs du Bon Pasteur, à Posillipo


Nous sommes le 10 avril 1890, et un mal cruel me prend aux jambes, si bien que deux jours après, je perds l'usage de mes jambes, en ce sens que je ne peux plus marcher. Quand on me soulève, je reste toute courbée et je ne sens plus la plante de mes pieds. Je ne peux ni rester debout, ni rester au lit. Deux personnes me prennent par les aisselles et je m'abandonne sans force à leur soutien. Le médecin craignait la paralysie, et après de nombreuses cures, internes et externes, il n'arrivent à rien. Le mal augmente très vite et je me sens mourir. Il n'y a plus de remède! Une sclérose de la moelle épinière me porte inévitablement à la tombe. De nombreuses prières ont été faites et à plusieurs saints. Nous nous adressons à Saint Joseph, à notre Mère Supérieure, la vénérable Pelletier, à Rosa Maria Carafa, et enfin au Très Saint Cœur de Jésus. C'est alors que Mère vicaire mère, Sœur Marie de Sainte-Germaine, me suggère de m'adresser à la Vierge du Rosaire de Pompéi. Avec une douce espérance, je me recommande à la Madone, et commence la dévotion des Quinze samedis du Très Saint Rosaire. Et je renouvelle les trois neuvaines à la Vierge de Pompéi. Lorsque arrive le Huitième Samedi, au cours duquel on commémore le huitième Mystère qui es le troisième Douloureux, nous étions le 24 Juillet. Je souffrais encore plus que les autres jours. Ce soir-là, pour me faire respirer un peu d'air pur, on me transporta sur la terrasse et je faisait vraiment peine à voir. La Bonne Mère Vicaire, prise de compassion, me dit: J'ai confiance en la Madone de Pompéi: la Madone de Pompéi, nous accordera certainement grâce, et nous faisons la promesse d'écrire et de publier cette grâce. Cette nuit je dormis. De temps en temps, je m'éveillais et alors je priais la Madone de Pompéi. Puissance de Marie! A peine réveillée le lendemain matin, je sens en moi une nouvelle force qui me donne envie de me jeter hors du lit. C'est l'heure de la prière, les nonnes vont au Choeur. Je me sens fortement poussée. Je descends toute seule du lit et commence à m'habiller. J'étais instantanément et miraculeusement guérie!... Prise d'une force surnaturelle qui me meut, qui me pousse, qui m'agite, je sors de la cellule, et folle de joie de me voir complètement remise, je me mets à courir dans le couloir tout en me mettant à crier: La Madone de Pompéi m'a accordé la grâce!... Je suis guérie grâce à un miracle, je peux marcher et courir!... Jusqu'à ce moment-là, une de mes consoeurs, Sœur Gertrude sortit et en me voyant ainsi, effrayée, elle poussa un cri. En entendant ce cri, la Supérieure et toutes les nonnes, près de 23 personnes, quittèrent le chœur en courant suivies par les 60 filles qui se trouvaient dans l'autre choeur. Au milieu des pleurs et de l'allégresse, je sautais, battis les pieds à terre et pour montrer que j'étais vraiment guérie, je montais deux paliers d'escalier. Enfin, de retour à l'église, toute la communauté en larmes entonna le Te Deum dans une commotion générale. Après le Te Deum, tout le monde cria, en choeur: Vive Marie! Vive Marie! La Supérieur fit prendre un portrait de la Vierge de Pompéi, et le fit exposer sur l'autel à l'église; et toute la journée il y eut a un va et vient continuel de visites à cette image dont Dieu s'était servi pour visiter et égayer, par sa grâce, l'humble maison des Sœurs du Bon Pasteur à Villanova di Posillipo. Je vous ai consacré mon cœur, ô Madone de Pompéi, vous m'avez secourue dans cette vie, ayez pitié de moi! Naples Institut du Bon Pasteur de Villanova di Posillipo, le 16 août 1890. La grâciée: Soeur Madeleine de Saint Jean de la Croix Grossi. Vu pour la vérité des faits: Soeur Marie de Sainte Germaine, Vicaire de l'Institut du Bon Pasteur. Son témoins des faits quatre-vingts trois personnes.


Attestation médicale


Je soussigné Guillaume Romanelli, Docteur en Médecine, certifie que Madeleine de Saint Jean Grossi, atteinte de sclérose de la moelle épinière, rebelle aux cures pharmaceutiques rebelles, a été guérie miraculeusement, après cinq mois de maladie, d'une manière instantanée, grâce à la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi. Naples, le 17 août 1890, Docteur Guillaume Romanelli. Cette grâce a été publié dans le Périodique «  Le Rosaire et la nouvelle Pompéi », en août 1891.

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8 novembre 2009

Les Quinze samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 3/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

3

Troisième samedi

Troisième Mystère Joyeux

La Nativité de Notre Seigneur

(Luc 2, 1 14)

 Enfin arriva l'heure où le Verbe Incarné, issu d'une vierge, devait naître et apparaître au monde, et sa joie est telle le Prophète la compare à un géant qui prend le départ pour quelque grande actions: Il bondit, dit-il, et tout comme un géant s'achemine. Saint Luc l'Evangéliste en fait le récit suivant: «Or il advint, en ces jours-là, que parut un édit César Auguste, ordonnant le recensement de tout le monde habité. Ce recensement, le premier, eût lieu pendant que Quirinius était gouverneur de Syrie. Et tous allaient se faire recenser, chacun dans sa ville. Joseph aussi monta de Galilée, de la ville de Nazareth, en Judée, alla à la ville de David qui s'appelle Bethléem, parce qu'il était de la maison et de la lignée de David, afin de se faire recenser avec Marie, sa fiancée, qui était enceinte » (Luc 2, 1-5). Marie et Joseph, obéissent donc aux puissances terrestres. La route était longue et pénible à cause des rigueurs de l'hiver. Marie et Joseph arrivèrent enfin à Bethléem, fatigués par leur voyage. De combien de patience et de résignation durent-ils faire preuve en ne recevant que des refus dans cette ville de David: Pas une seule maison, pas un seul hôtel ou passer la nuit. Ils poursuivent leur marche dans la ville, en parcourent tous les quartiers: tout est déjà plein d'étrangers. Ils retournent leur pas, prient, sollicitent, mais en vain. Parents, amis, connaissances, tous restent sourds à leur voix: ils ne reçoivent que des refus de toutes parts. O sainte pauvreté! Etes-vous une vertu si rare pour ne trouver personne pour vous accueillir dans misérable monde? La pauvreté est en effet une chose bien méprisable et honteuse aux yeux des hommes, mais combien elle est précieuse aux yeux de Dieu. « Or il advint, comme ils étaient là, que les jours furent accomplis où elle devait enfanter » (Lc 2, 6). Elle est avertie de ce moment, non par les douleurs comme il se passe pour les autres femmes, mais par l'accroissement de son amour et de son ardent désir d'admirer de ses yeux et de serrer dans ses bras le Fils unique de Dieu son fils à elle. Cependant, dans quelle pénible situation ne se trouve-t-elle pas pour recevoir le Fils de Dieu! Et dans quelles angoisses Joseph se trouve-t-il! Le froid, la nuit, l'obscurité, la présence d'une foule d'étrangers, le tumulte, tout cela ne fait qu'accentuer leur peine, leur embarras et leur fatigue. Et pourtant pas une parole de plainte ne leur échappe! Mieux instruits que les autres hommes sur les desseins secrets de Dieu, ils savent seulement que ceux que Dieu destine à la réalisation de ses plus grandes entreprises doivent être soumis aux épreuves les plus dures.

Admire, ô mon âme, leur pauvreté. Exclus de toutes les foyers d'accueil en raison du nombre de leurs occupants, c'est à travers les rues sombres et les âpres sentiers qu'ils parviennent à la campagne. L'unique refuge qui s'offre au plus grand personnage de la terre est une étable! Dieu guide à cet endroit être les plus saints les plus chers qu'il n'ait jamais créés, Marie et Joseph. Ils reconnaissent la main qui les dirige et l'adorent avec amour et résignation. Et pour récompenser leur fidélité, le Seigneur les comble de faveurs les plus remarquables et comme consolation il leur donne l'assurance qu'ils seront les premiers à voir le Verbe de Dieu fait chair. C'est dans un coin de ce refuge, assez confortable la naissance d'un enfant destiné à mourir un jour sur une croix, que le 25 décembre, Marie entre dans une profonde contemplation profonde. Toujours égale à elle-même, à savoir Vierge et immaculée, elle devient véritablement Mère lorsqu'elle met au monde son fils, héritier et premier né, et Chef de la Maison de David. Le Verbe incarné, par sa propre vertu divine, pareil à un rayon de soleil qui pénètre par la fenêtre sans en briser le cristal, entre dans le monde, à travers la Vierge Marie, dans un tout petit corps, mais infiniment beau. Et qui saurait décrire, avec des les mots, les sentiments qu'éprouvent dans leur cœur Marie et Joseph en cet instant? Les Anges reconnaissent et adorent l'Enfant nouveau né comme leur Seigneur et ayant appelés les bergers, ils chantent: "Gloire à Dieu au plus haut des cieux et paix sur la terre aux hommes qu'il aime» (Lc 2, 14). Contemple, ô mon âme, la Reine du Ciel et la terre. Elle enveloppe le Créateur du Ciel et de la terre dans de pauvres linges et elle le couche dans une crèche qui lui sert de berceau. Et voilà qu'elle appelle son chaste époux et, ensemble, ils rendent à l'Enfant les premières adorations que la terre ne lui a jamais rendues! Soyons heureux en compagnie de cette Mère divine et de Saint Joseph: unissons nos louanges aux leurs! Essayons surtout d'imiter leur pauvreté, leur résignation, leur patience, leur soumission et leur fidélité envers les desseins de la divine Providence. O Sainte Divine Providence, que vos desseins sont admirables, même si, aux yeux de ce monde troublé, elles peuvent sembler n'être que l'effet du hasard! Par son édit, l'Empereur accomplit les desseins de sa politique et sa vanité. Et c'est la raison pour laquelle Marie se rend à Bethléem où Jésus naîtra pour accomplir la prophétie qui indique cette ville comme son lieu de naissance. Par avance, Jésus est inscrit dans les registres de l'Empire afin que toutes les nations de la terre sachent quels furent le lieu et la période de sa naissance et qu'il est le Fils d'Abraham et l'héritier de David. Jésus né dans une étable et il a été mis dans une crèche mangeoire pour devenir le fondateur d'un empire éternel qui doit soumettre le monde aux lois de l'humilité et du détachement des richesses. Sur le plan charnel, tout semble n'être que l'effet du hasard, parce que l'homme animal humain ne peut s'élever du visible à l'invisible, et il ignore donc la raison essentielles de toutes choses, et il sait voire Dieu comme le Maître Providentiel du monde. Ah, Seigneur, je reconnais et adore votre Divine Providence! Les hommes sont aveugles dans leurs jugements. Mais moi, quelque soit l'état de privation, de contradiction et d'humilité dans lequel je puisse me trouver, je saurai toujours chaque fois reconnaître que ces états me viennent de vous et qu'ils sont les signes-mêmes d'une ineffable Providence qui remet tout en ordre pour mon bien et pour votre gloire.

Mais après tout, qui est donc ce Jésus né dans une crèche ? C'est notre Dieu, mais un Dieu vraiment caché, comme Isaïe le définit égal à son Père pour ce qui est de la divinité et à moi-même pour l'humanité excepté le péché. O charmant Enfant, la Foi révèle à mon cœur que vous êtes mon Sauveur et mon modèle! Très tôt, vous me préparez à l'obéissance, à l'humilité, à la mortification, au détachement, à la sainte pauvreté, au réel mépris de tout ce que le monde estime comme à la véritable estime de tout ce que le monde méprise. Quelle éloquence dans les voix qui viennent de cette étable et de cette crèche! O grand Dieu! L'Eternel est devenu un petit enfant qui a seulement un jour! Le Verbe créateur est une créature sans parole ! Le Tout-Puissant est un faible enfant ! Regarde, ô mon âme, ce petit cœur tendre, comme il est humilié par cette crèche si dure de la crèche! Ses membres délicats ressentent déjà les rigueurs du froid; ses yeux doux sont remplis de larmes, mais ce ne sont pas des larmes pour pleurer sur ses maux, mais pour laver vos péchés! Et il, apprécies-tu à ce point les conforts de la vie terrestre pour les rechercher avec autant d'anxiété? Jésus Christ a traité avec son corps pur et innocent avec beaucoup de dureté, se soumettant entièrement à la volonté Divine, et toi, tu te complais dans la mollesse de ton corps plein de péchés qui les l'obstacle principal à ton bonheur! Il a exigé que son corps, bien que saint et et délicat, soit mis à terre sur un peu de paille, parce qu'il savait l'amour que nous portons à notre chair, et la fausse paix que nous croyons avoir par nos envies pernicieuses et nuisibles qui mettent en danger notre salut. Et ceci nous fait perdre de vue toute l'importance du fruit des souffrances que le Sauveur a dû endurer; ainsi que des mérites qu'il a acquis pour nous. Hélas, gémissait Saint Bernard, nous ne serons jamais délivré totalement de notre amour-propre ci ce n'est qu'une fois parvenus au Ciel. Si l'amour-propre, sans la faiblesse du corps, a déjà précipité une grand nombres d'anges en enfer, qu'en sera-t-il donc de nous, créatures souillées qui s'abandonnent à leurs désirs charnels? Je vous adore, ô Verbe incarné! Je vous adore, ô Fils du Dieu vivant! Je vous adore, ô vrai Dieu, revêtu de ma chair et assujetti volontairement à mes misères. Entrez dans mon âme avec votre grâce et soyez mon réel Sauveur. Comme suis-je ému par ces premières larmes que vous versez à la vue de tous les péchés du monde! J'ai déjà sacrifié à mon corps et à la terre une grande partie de ma vie: ce qu'il m'en reste n'est pas de trop pour gagner le ciel. Je veux commencez dès maintenant, à vous servir, ô mon Dieu ! Je suis pénétré de douleur pour les péchés commis et je désire pleurer mes fautes avec vous. Mais c'est à vous, ô puissantes larmes, qui ouvrez les portes du ciel, c'est vous qui devez m'ouvrir les yeux pour guérir la cécité de mon âme. Lavez-moi, douces larmes, de toutes les taches que j'ai sur le cœur. O larmes qui pénétrez dans le cœur du Père éternel, pénétrez également dans le mien et embrasez-moi de l'amour de Dieu, et de la haine de l'amour profane. Marie, Joseph, je ne mérite pas d'être écouté: mais par votre intercession, j'espère pouvoir accomplir mes résolutions.

Vertu: la Pauvreté

Pratique: Aimez la pauvreté, la frugalité dans vos repas vous contenant d'aliments communs, et aussi la simplicité dans vos vêtements, laissant de côté le luxe et la vanité. Souffrez patiemment s'il vous manque le nécessaire et habituez-vous à ne pas aspirer aux richesses et à ne pas en souffrir leur perte.

Oraison jaculatoire: O Marie, véritable Mère de Dieu, souvenez-vous que vous êtes également ma Mère.

Prières avant la Communion du Troisième Samedi

Venez en moi, ô mon Seigneur, daignez naître dans mon cœur; j'attends de vous la grâce de devenir humble de cœur et d'esprit, détaché des choses matérielles, mortifié et obéissant comme vous dans la bergerie. Vous vous êtes fait enfant, ô Divin Jésus, afin que je puisse devenir un homme parfait. Vous avez souffert d'être enveloppé dans des langes pour me délivrer de tous les pièges du péché. Vous avez voulu être couché dans une étable afin de m'admettre, pendant cette vie, à votre Autel et dans l'éternité à votre gloire. Vous êtes descendu sur terre afin de m'élever jusqu'au ciel; et les refus dont vous avez souffert quand on vous refusait une place dans les hôtels, m'assure une place dans votre paradis. Je vois bien, ô Seigneur: l'amour est ce qui vous attire, et l'amour est ce que vous demandez en retour. En ce moment même vous venez à nous illuminer de ce feu divin afin que nous ne soyons pas brûlés par un autre feu. Vous le propagez à tous ceux qui sont perdus, et s'ils sont perdus c'est parce qu'ils ferment leur cœur à ces flammes que votre Cœur porte en lui. Moi j'ouvre mon cœur, ô Seigneur, je l'abandonne entièrement à votre amour et mon seul désir est qu'il brûle d'amour pour vous. Pourquoi est-ce que je ne possède pas un amour infini pour pouvoir vous aimer à l'infini ? Mais vous, Enfant céleste pouvez me le donner, et c'est à ce titre que j'aspire à votre visite ce matin. Venez donc, ô mon Salut: venez à ma gloire, venez, vous qui représentez le désir des éternelles collines éternelles et le bonheur de votre créature, venez en ce cœur aride comme terre une déserte, dépourvu de tous biens, et rempli de tous les maux. O Marie, vous qui n'avez point trouvé d'abri pour votre fils: le voici, je vous offre celui de mon amour. Il est froid et inconfortable, c'est vrai, mais n'êtes-vous pas la Mère de Dieu tout-puissante par la grâce ? Celle qui dispense tous les dons ? Transformez mon cœur et rendez-le semblable au vôtre. C'est pas vos mains et par celles de Joseph que je désire recevoir aujourd'hui votre Fils, tout comme le reçurent par vos mains les Bergers dévoués et les saints rois mages. O Saintes Bergers, vous qui êtes allés à la Grotte sur l'invitation d' un ange, quels nobles exemples, vous me donnez là ! Vous vous empressez de vous rendre, tous ensemble à l'étable! Sans même attendre le lever du jour, vous partez partez de nuit, vous courez avec confiants, laissant votre troupeau à la garde de Celui qui vous a appelés ... Oh, comme je suis loin de posséder votre ferveur! O mon âme, marche toi aussi avec empressement, et sans t'arrêter jamais, sur le chemin indiqué par l'ange du Seigneur, qui est notre Prêtre sur terre. Si tu veux atteindre la perfection pour laquelle Dieu t'appelle, tu dois le faire avec ferveur et sans hésitation. O sainte Mages, prêtez-moi votre foi. Et vous, milices célestes, qui avez célébré le Messie, né en cette nuit extraordinaire, aidez-moi en ce moment solennel et priez pour moi. Et vous, Marie, ayez pitié de ma misère! Et avec toutes les grâces que vous avez reçues durant les neuf mois où vous avez porté Jésus en votre sein, obtenez-moi un cœur ardent pour le désirer, un cœur constant pour le plus jamais le perdre.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prières après la Communion

Vous voici, ô mon enfant céleste, renfermé dans ma poitrine, demeure hélas plus misérable et encore plus souillée que l'étable où vous êtes sont né! Ah, qui donc a bien pu vous pousser à cet acte de si tendre amour et de si profonde humiliation? Je me prosterne à vos pieds et je vous adore avec la même dévotion que Marie et Joseph ont eu au moment de votre naissance. Je crois en vous et je confesse que vous êtes mon unique Dieu, même si vous avez le corps d'un Enfant enveloppé de linges déchirés. Je vous en prie, augmenter ma foi en vous. Par le cœur et l'esprit, je m'unis à ces pieux bergers et à ces Anges du Ciel pour vous adorer, vous glorifier, vous louer et vous remercier. Comment pourrais-je m'acquitter de ma dette envers vous, vous qui vous êtes donné entièrement à moi? Je voudrais, moi aussi, comme l'ont fait les Rois Mages, vous offrir des présents. Mais que puis-je vous offrir, moi qui suis si pauvre, si malade, si impur à vos yeux, et qui plus est, souillé par un grand nombre de fautes et d'ingratitudes? Ah, Seigneur, que je suis pauvre! Mais n'êtes-vous pas assez riche et puissant pour me rendre, en un instant, riche par votre grâce? Je vous offre donc tout ce que je possède. Je vous donne mon cœur: rendez-le pur et pauvre comme le vôtre. Je vous donne ma volonté et toutes les facultés de mon âme. Je vous fais don de tout mon corps et de tous mes sens afin que je ne vive plus que pour vous et que je n'aime personne d'autre que vous. Oubliez mes péchés et tenez seulement compte des désirs que vous m'inspirez. J'ai tant envie de vous prier, de vous aimer et de sécher les larmes que vous versez pour moi, mais il y a en moi quelque chose qui vous fait pleurer et que mon aveuglement m'empêche de connaître. O Seigneur, vous qui voyez le fond de mon âme, donnez-moi un remède pour me guérir des maux qui vous affligent et accordez-moi les biens que vous estimez nécessaire pour mon salut. O mon Jésus, mon Père, mon seul bien, mon Epoux, désormais je comprends à quel point il est préférable de fréquenter une maison ou l'on pleure plutôt que de sen rendre dans une maison pleine de joie, parce que les souffrances de cette vie produiront le bonheur dans l'autre. Je préfère donc mille fois plus entrer dans l'étable où vous pleurez plutôt que d'entrer dans ces grandes demeures pleines des jouissances des puissants de ce monde. La joie la plus pure qu'on puisse éprouver sur cette terre est de pleurer avec vous. Embrassez-moi donc afin que nous puissions pleurer ensemble, vous par moi, moi par vous. Combien de douceurs et de grâces ne communiquez-vous pas à ceux qui pleurent avec vous ! Tenez-moi à écart des plaisirs de cette terre et de mon corps afin que mon esprit, libéré du poids de la chair, puisse vous posséder l'esprit toujours et toujours. O Joseph, mon père très cher, ô Marie, ma tendre Mère, j'offre ces saintes résolutions à l'Enfant-Jésus et faites en sorte qu'il les accepté, et en échange, donnez-moi votre amour ainsi que celui de Jésus Amen.

Invocations à Jésus après la Communion

Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prière à Saint Joseph

O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.

Prière à Jésus Crucifié

Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).

Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.

(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).

Prière

Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.

Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort

O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.

Memorare à la Vierge de Pompéi

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.

Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.

Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi

À Presicce, une prodigieuse guérison en initiant les Quinze Samedis

Le Révérend Andrea Sponsiello Cera, de Presicce en Terre d'Otrante, écrivait l'avocat Bartolo Longo, directeur du « Rosaire et de la nouvelle Pompéi », le fait suivant, qui fut publié dans ce périodique dans le Cahier du mois de Mai 1888. "Le plus jeune des prêtres de cette commune, Don Cesario Chizzato, après cinq mois d'une constante hémoptysie, fut pris à l'improviste d'une pleurite et en Juin 1886, il était sur le point de mourir. Tous les moyens humains furent mis en oeuvre pour le sauver: mais, hélas, en vain! On pensa alors à avoir recours aux saints, mais également ceux-ci se montrèrent infructueux. Le jeune prêtre devait mourir immanquablement de phtisie. Le 19 de ce mois-là, je me trouvais à Rome pour régler mes affaires personnelles, quand je reçus d'un de mes confrères prêtres une lettre qui finissait ainsi: Notre pauvre don Cesario est désolé que vous ne puissiez assister à ses funérailles!... Très affecté par la douleur, je pensais que je n'avais pas d'autre choix que celui de recourir en personnes à la Vierge thaumaturge du Rosaire, dans son cher sanctuaire de Pompéi et d'aller baigner de larmes temple son autel pour lui extirper la grâce à force de prières. Le soir suivant, je partis de Rome pour me rendre à Naples, et le matin du 21 je me rendis à valle de Pompéi. Je célébré la Sainte Messe à l'autel de la Madone et la priai de tout mon cœur de bien vouloir montrer sa puissance en faveur de mon très cher confrère mourant. Entre temps, huit médecins furent appelés en consultation ce même (Juin 21) et tous, en partant, avaient déclaré qu'il avait très peu d'heures à vivre, raison pour laquelle le pauvre malade, muni des Sacrements, attendait la mort d'un moment à l'autre. Mais son agonie dura longtemps; si bien qu'à mon retour, le 23, je le trouvait toujours moribond. Son éprouvante agonie dura encore le 24 et le 25 Juin; et tous, non seulement à Presicce, mais aussi dans les paroisses voisines comme Acquarica del Capo, Barbarono et autres, nous nous sommes mis à prier le Seigneur pour qu'il redonne vie au malade ou du moins qu'il le fasse mourir tout de suite pour lui épargner trop de souffrances. Le soir du 25 Juin, c'était un vendredi, en prenant congé de l'agonisant (je pensais le faire pour la dernière fois), je lui dis: Don Cesario, la fonction des Quinze Samedis du Rosaire commencera demain, et s'il plaît à Dieu, elles se dérouleront comme ces six dernières années. De nombreuses âmes pieuses prieront pour votre vie temporelle et si cela va, gloire à Dieu. Sinon pour la gloire de votre âme, si c'est ainsi qu'il le veut elle! Le malade, qui ne parlait plus depuis longtemps, me fit un signe de la tête pour nous remercier de notre charité. Le matin du jour suivant (samedi, 26 Juin), je me rendis chez l'agonisant que je croyais déjà mort et oh, merveille ! Je le trouvait rétabli et endormi depuis une demi-heure. Je n'en croyais pas mes yeux. Je sortis pour me rendre à l'église afin de remercier la Reine du Rosaire, quand je tombai sur médecin traitant. Le visage en larmes, je lui annonçai que Don Cesario était sauvé. Mais le docteur me rit au visage et dit d'un air grave: Don Cesario est mort ! Quelque peu perturbé et déconcerté par son affirmation, je retourne immédiatement chez le malade; et que vois-je ! le cher jeune prêtre, non seulement était vivant, mais il était quasi guéri !... Dès lors, son état ne cessa de s'améliorer de jour le jour, si bien qu'il pût assister tranquillement à toutes les saintes fonctions données en l'occasion de la Fête du Rosaire qui avait lieu le premier dimanche d'octobre. Aujourd'hui, Don Cesario est complètement remis et tout le monde en est émerveillé y compris les médecins. Rendons gloire à la Madonne de Pompéi de nous l'avoir guéri ! Tout ce que je viens de rapporter ici, je puis le confirmer et je l'atteste, tout comme peuvent en témoigner tous ceux qui considèrent comme miraculeuse la guérison de notre bien-aimé D. Cesario Chiazzato. Père Andrea Sponsiello Cera."

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2 novembre 2009

Les Quinze samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 2/15

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Les Quinze samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

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Deuxième samedi

Deuxième Mystère Joyeux

La Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie à sa cousine Élisabeth

(Luc 1,39-56)


La grâce de l'Esprit Saint n'admet pas de longs retards: elle veut une fidèle concordance et exige une résolution immédiate. Et Marie, docile à l'inspiration de l'Esprit Divin, se conforme aussitôt à la Volonté de Dieu. Dès qu'elle a conçu en son sein le Rédempteur des hommes, elle est prête à satisfaire son désir de bénir le genre humain de détruire le péché. Dieu voulait sanctifier le Précurseur Jean, lié au péché originel, manifester la gloire et la puissance de son fils dès les premiers moments de son Incarnation et combler remplir les deux mères d'une nouvelle allégresse et de nouvelles grâces. Marie, pleine de l'amour de Dieu et de charité envers son prochain, malgré le chemin malaisé, les voies difficiles, sa jeunesse, sa fragilité de femme, son état présent de Mère du Fils de Dieu, quitte rapidement son humble chambre de Nazareth en Galilée, et à entreprendre le voyage long et éprouvant voyage, qui la conduira à Hébron, sur les monts de Judée. O mon âme, combien de bonnes inspirations tu as du refouler en toi, mon âme, qui répondaient certainement à des desseins précis de Dieu en vue de sa propre gloire, et de ton propre ton salut et de celui de ton prochain. Regarde: Élisabeth, qui a déjà atteint un certain âge, attend un enfant et elle a besoin d'une confidente et la console. Et la Vierge aimante, qui dépasse les Séraphins en amour et en beauté, décide de venir aussitôt la trouver; elle ne perd pas son temps durant le voyage, au contraire, elle brûle les étapes, car nul stimulant n'est plus fort que la charité envers son prochain. L'amour de Dieu, quand il règne dans un cœur, n'est jamais oisif, il encourage toujours l'âme a faire le bien autour d'elle, sans égard à ses propres préoccupations; car l'amour de Dieu et de son prochain est un seul et même amour qui s'adresse tantôt à la cause, tantôt à l'effet, tantôt au Créateur tantôt à la créature. C'est cette vertu qui, seule, guide Marie et non pas l'envie de distractions et de plaisirs, non pas le désir de voir ou d'être vue, ce genre de curiosité et d'ostentation qui sont généralement les motifs principaux de nos visites. Reflète-toi ô mon âme, dans la fervente et vraie charité de Marie: confonds-toi et reconnais que tu ne possède pas le véritable amour de Dieu. O Mère Divine, Mère d'amour, montrez-moi votre immense charité; ayez pitié de moi, malheureuse créature, qui trop souvent s'est montrée récalcitrante envers Dieu. Illuminez-moi de votre saint amour, et liez-moi fortement par des chaînes pour que j'aime Dieu par-dessus tout et mon prochain comme moi-même.


Que de vertus Marie ne révèle-t-telle pas au cours de ce voyage! Vu sa profonde humilité, elle ne prend en considération ni la grandeur de sa dignité ni l'énorme différence qui existe entre le Fils qu'elle porte et celui que porte Élisabeth! La Servante du Seigneur ignore ce que veut dire le différentes classes de ma société et leur étiquette, ces lois bizarres qui régissent le monde et qui n'ont été inventées que pour satisfaire notre orgueil et notre vanité. Observe de quelle manière Marie salue Élisabeth. La vraie charité prévient les désirs d'autrui, sans aucun intérêt temporel. Si la Charité divine ne nous satisfaisait pas par avance, si elle ne venait pas au-devant de nos désirs chaque jour, aurions-nous connu Dieu? Penserions-nous à Lui? A cette salutation de Marie, à cette voix devenue partie intégrante du Verbe de Dieu, s'ensuit le plus grand de tous les miracles: Jésus, du sein de sa mère, sanctifie l'âme de Jean ce qui le fait exulter dans le sein de sa mère, puis Jésus remplit Élisabeth de l'Esprit Saint. Et ceci parce que Jésus, tout d'abord, manifeste sa vertu divine envers les autres créatures par l'intermédiaire de sa mère avant de la manifester par lui-même. Et c'est ainsi que la présence de Jésus-Christ dans le Très Saint Sacrement de l'autel produit les plus admirables effets sur les vrais fidèles. Apprends, ô mon âme, que ce que tu attends du Ciel ne peut venir que par l'intermédiaire de Marie. La première grâce communiquée aux hommes par le Verbe incarné, il l'a faite depuis le sein de Marie et par l'intermédiaire de sa voix. O Mère de toutes les grâces, combien votre voix est puissante! Faites-la résonner dans mon cœur, et tout au moins, faites-la entendre à votre Fils en ma faveur! O Vierge Sainte comment puis-je vous louer et vous célébrer dignement? Je l'apprendrai d'Élisabeth et durant toute ma vie, je m'exclamerai avec elle, à haute voix: « « Vous êtes bénie entre toutes les femmes, et béni est le fruit de votre sein! » (Luc 1, 42). Comment l'hérésie peut-elle blâmer les hommages que nous rendons à la Mère de Dieu, honneurs inspirés par l'Esprit Saint et inséparables de ceux que nous rendons à son Fils?


Élisabeth poursuit: « Et comment m'est-il donné que vienne a moi la Mère de mon Seigneur? » (Lc 1,43). Élisabeth, qui connaît bien la grandeur du Fils de Marie, l'appelle Seigneur... Avons-nous les mêmes sentiments envers Jésus-Christ, lorsque Celui-ci nous rend visite dans la Communion? Sa divine présence aussi bien que sa grâce dans le merveilleux Sacrement de son Corps et son Sang nous font-elles éprouver les mêmes sentiments de joie, de foi et d'humilité? Élisabeth, sous l'effet d'une lumière divine, reconnaît en Marie, la Mère de Dieu, et elle ajoute: « Oui, bienheureuse celle qui a cru en l'accomplissement de ce qui lui a été dit de la part du Seigneur! » (Lc 1,45). Chaque chose viendra en son temps. C'est alors que Marie, pleine de lumière et de grâce, de reconnaissance et d'amour, l'âme réellement humble, confiante dans les bienfaits de Dieu, pénétrée de ses miséricordes, se met à chanter ce Cantique divin, en signe reconnaissance et d'amour, de prophétie et de louange pour les dons de Dieu. Elle nous instruit sur le présent et nous prédit ce qui adviendra au cours des générations futures: « Mon âme exalte le Seigneur, et mon esprit trésaille de joie en Dieu mon Sauveur parce qu'Il a jeté les yeux sur l'abaissement de sa servante. Oui désormais toutes les générations me diront bienheureuse » (Luc 1, 46-48). Elle évoque tous les bienfaits de Dieu dans le passé: « Il a déployé la force de son bras, il a dispersé les hommes aux cœurs superbes » (Luc 1, 51). Elle prédit l'avenir et la foi que le peuple a dans les promesses de Dieu pour les siècles à venir jusqu'à la fin du monde: « Sa miséricorde s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.... selon ce qu'il avait annoncé à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais! » (Lc 1, 50 et 55). O mon âme, quand tu te laisse éblouir par de fausses splendeurs ou par des illusions de grandeur toutes humaine, reconnais que seul est grand et tout doit se rapporter seulement Dieu à sa gloire. Quand la soif des plaisir t'attire pense que seulement en Dieu il y a la vraie certitude, les plaisirs purs et durables. Quand le venin de l'orgueil ou de l'amour propre t'entraîne, considère ton néant et rappelle à ton cœur le souvenir humiliant de tes propres péchés, ce qui était impossible ce qu'il pour Marie car elle était immaculée. O Marie, dès ce moment, vous vous êtes montrée la vraie Mère de toutes les grâces et j'espère à présent que par la vertu de ce mystère de votre Rosaire, vous me donnerez la grâce d'aimer grandement Jésus et de sauver mon âme, car vous êtes la dispensatrice universelle des grâces et aussi l'Espérance de tous et mon Espérance. Je remercie Dieu qui m'a fait comprendre que je dois mon Salut aux mérites de Jésus-Christ et à votre intercession. Ô Marie, priez pour moi, et recommandez-moi à votre Fils. Vos prières ne peuvent pas être refusées car ce sont les prières d'une mère à un fils qui l'aime. Mieux que moi vous connaissez mes misères et mes nécessités car je ne sais plus quelles sont les grâces dont j'ai besoin. Je m'abandonne donc à vous, je vous fais confiance en vous devez me sauver. Ainsi soit-il.


Vertu: La Charité


Pratique: Exercez votre charité envers votre prochain en visitant les hôpitaux et tous les endroits ou se trouvent des malheureux, des malades ou des prisonniers, ou en secourant les pauvres.. Parlez de Dieu durant vos moments de détente et durant vos visites de courtoisie. Secourez aussi les âmes du Purgatoire par des Rosaires, des communion, des Messe, des indulgences, des aumônes et des mortifications. Dans le Sanctuaire de Pompéi, pour chaque Messe célébrée à n'importe quel Autel, une âme est libérée du Purgatoire. Une oeuvre très profitable à votre salut et au soulagement de ces pauvres âmes est l'acte dit « héroïque par lequel nous nous désistons en leur faveur du mérite de toutes nos bonnes œuvres.


Oraison jaculatoire: O Marie, vous qui êtes bénie entre toutes les femmes, visitez mon âme et sauvez-la.


Prières avant la Communion du deuxième samedi


J'adore, ô Jésus, la grandeur de vos desseins, de votre sagesse et de votre dessins de votre miséricorde. A peine descendu sur la terre, vous avez voulu accomplir votre premier prodige, par l'intermédiaire de votre Mère, Marie, pour la faire connaître au monde comme notre Avocate et la dispensatrice de vos grâces: que vous soyez soit béni! Une seule visite apporta de l'allégresse chez Élisabeth, sanctifia Jean encore dans son sein, consola Zacharie qui se mit à louer Dieu. Que de bienfaits ne dois-je donc pas espérer ce matin, moi qui recevrai la visite du Fils de Dieu, l'Auteur de toutes les grâces? Mais je sais très bien que vous ne les accordez que par l'entremise de votre Mère, qui est la Mère de tous les hommes, l'Avocate des pécheurs. Eh bien, ô Vierge sainte, accomplissez ce matin votre devoir de coordinatrice. Venez vite visiter la pauvre demeure de mon âme, et portez-y Jésus; qu'il vienne y résider et en prendre possession. Votre visite et la sienne, j'en suis certain, ne seront pas infructueuses. La Mère de la grâce, bénie entre les femmes, ne peut pas manquer de pitié à la vue de tant de misère et de désolation. Mon âme est atteinte de nombreux maux, d'affection déréglées, de mauvaises habitudes et souffre des péchés commis. Ces maux virulents me portent peu à peu vers une mort éternelle. Mais vous, ô Trésorière de Dieu, vous pouvez me l'enrichir, vous pouvez me la guérir ce matin par les Chairs Immaculées et le sang précieux de votre Fils. Ici, je confesse mon indignité: je ne suis pas digne de votre visite, mais dites une seule parole à votre ton Fils béni et je serai purifié. O Marie, vous êtes Bienheureuse car vous avez cru: prêtez-moi donc votre Foi, votre pureté, votre humilité, votre Charité.


O Élisabeth, vous qui avez été pleine de l'Esprit Saint, faites-moi participer à votre allégresse et à votre humilité.


O Jean-Baptiste, sanctifié par le son de la voix de Marie, couvrez-moi de votre sainteté, afin que je reçoive plus dignement la visite de Jésus et de Marie dans mon cœur.


O Saint Joseph, époux de Marie, avec vos affections si pures, accompagnez-moi maintenant que je vais recevoir Jésus des propres mains de sa très pure Mère.


Et vous, anges du Seigneur, qui avez accompagné votre reine des Monts d'Hébron, et qui avez été témoins du premier prodige de Jésus, accompagnez-moi et soutenez-moi en cet instant où Dieu, dans sa bonté infinie s'abaisse à visiter sa créature pour l'élever jusqu'à lui!...


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prières après la Communion


Qui me donnera les paroles de gratitude et de reconnaissance, ô mon bon Jésus, pour vous remercier de l'immense faveur que vous me faites aujourd'hui? comment avez-vous pu vous abaisser autant pour visiter cette âme misérable qui est la mienne? Oh, comme j'aimerai avoir l'affection, la reconnaissance, la foi, la piété, et l'humilité d'Élisabeth et de Zacharie, pour vous louer dignement ô mon Dieu! Mais puisque vous êtes en moi ô mon adorable Sauveur, je voudrai avec eux vous louer et vous remercier: D'où me vient ce bonheur que mon Seigneur et mon Dieu vienne à moi?... Béni soit le Seigneur, Dieu d'Israël qui a visité son peuple et a tout fait pour sa rédemption. Oui, mon Jésus, je vous vénère, je vous adore, je vous remercie et je vous aime. Je joins vous remercie mes bénédictions à celle des Anges et les Saints qui sont au ciel, à celle des âmes des justes qui sont sur la terre, à toutes les bénédictions que vous donneraient les futures créatures si elles étaient sauvées et sanctifiées. Je vous aime de toute mon âme. J'entends vous aimer à chaque instant de ma vie. Je voudrais vous remercier en vous donnant toutes mes bénédictions et tout mon amour, en réparant les fautes commises par ceux qui blasphèment, outragent et vous renient, ô mon Dieu, mon Créateur, mon Sauveur et mon Rédempteur. Enfin, Je veux vous aimer avec votre propre Cœur, avec l'amour que vous portez à la Sainte Trinité, à votre Mère la Vierge Marie, avec l'amour que vous avez pour moi, car vous vous êtes fait homme, pour moi vous êtes mort sur la croix et pour moi vous restez dans ce Sacrement. Et vous, Mère de toutes les grâces, ma très chère Mère, daignez me visiter. Je ne vous demande pas de me faire cette grâce visiblement comme vous l'avez fait à tant de vos serviteurs et dévots, mais par votre grâce, par votre amour, par votre protection, avec votre Jésus, afin qu'il ne me soit plus jamais enlevé et que je ne l'offense plus jamais. Faites entendre à mon cœur votre douce voix de Mère et Reine de toutes les grâces afin qu'enivré par tant de douceur, il soit dégoûté de tous les plaisirs des sens et de la terre, et que son seul plaisir soit de vous aimer et de vous servir. Visitez-moi surtout quand je serai sur le point de mourir. Défendez-moi alors de mes ennemis, et conduisez-moi vous-même à Jésus, afin qu'avec Lui, je vous loue, je vous aime et je vous bénisse éternellement. En attendant, je ne me laisserai jamais de répéter aujourd'hui le cantique de vos prophéties: Mon âme exalte la grandeur du Seigneur.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.

Grâce de la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi

Flavia Cilea, Soeur de la Charité, malade depuis 12 ans, après avoir accompli les Quinze Samedis, est guérit en pénétrant dans le Sanctuaire de Pompéi.


Une sœur de la Charité, dénommée Flavia Cilea, vivait, en 1887, à San Nicola la Strada, un petit bourg près de Caserte, dans un orphelinat dirigé par les émérites Sœurs de la Charité. De faibe constitution et exténuée par de trop gros efforts, Soeur Flavia fut prise de violentes douleurs à l'épine dorsale au mois de septembre de la même année. Le Docteur Luigi Menditto, médecin traitant de cette pieuse institution, après l'avoir examinée, révéla à la Supérieure Provinciale, le triste avenir de la malade. La pauvre sœur Flavia était atteinte de tabès, une terrible maladie de la colonne vertébrale qui non seulement amène la paralysie des jambes mais porte aussi à la tombe. Les Supérieures, à la fois effrayées et effondrées par ce diagnostique pessimiste, mirent en oeuvre tout ce que la charité pouvait leur suggérer. Mais tous leurs soins soins affectueux se révélèrent vains et tous les remèdes inutiles si bien que l'état de Soeur empira de jour en jour, de mois en mois, d'année en année et qu'elle se réduisit à un état pitoyable. Elle fut visitée par le célèbre Professeur Salvatore Tommasi, qui affirma qu'elle était affectée d'une myélite avec sclérose en plaques, maladie de très mauvaise nature, et de plus, incurable et qui l'aurait fait souffrir d'une manière indicible. Et en effet, peu de temps après, la pauvre malade commença à avoir des souffrances inouïes. Elle avait des névralgies aigües à la tête, des douleurs atroces à la poitrine et aux épaules, et de continuelles attaques au cœur, devenu faible par suite de sa maladie de la colonne vertébrale. Brisée par des souffrances qui ne lui laissaient aucun répit, affaiblie par une totale absence de nourriture due à un manque d'appétit et surtout à une digestion difficile, elle se trouvait dans un tel état d'abattement qu'elle n'avait plus la force, je ne dis pas de parler, mais de formuler une pensée. A cela il faut ajouter le fait que ses jambes s'étaient paralysé au point qu'elle ne pouvait plus marcher ni même tenir debout. Dans cette région, on n'avait pas encore entendu parler de la récente fondation du sanctuaire dédié à la Très Vierge du Rosaire, à Valle de Pompéi. On ignorait les prodigieuses guérison effectuéesn par notre très puissante Mère. Et on n'avait donc pas la moindre dévotion au prodigieux titre de Notre-Dame de Pompéi. Jusqu'à ce qu'un jour, Soeur Vincenza Maria Palmieri, une soeur bonne et simple, raconte à ses consoeurs qu'elle avait rêvé que la Très Sainte Vierge du Rosaire, était entrée dans la chambre de Sœur Flavia, s'approchant du lit, elle s'était adressée à la malade en ces termes: « Prie et aies foi en moi et tu guériras ». A ce récit, Soeur Flavia, qui sentait déjà venir la mort, répondit à Sœur Palmieri et aux autres Soeurs présentes: « Vous vous trompez: la Vierge veut me prendre avec elle.... parce que je vais bientôt mourir. » Peu de temps après, certainement par un fait de la Providence, arriva un fascicule du périodique « Le Rosaire et la nouvelle Pompéi ». il fut a immédiatement donné à la patiente, qui se mit à le lire avec beaucoup d'intérêt. Ce fascicule relatait le merveilleux miracle obtenu par Fortunatina Agrelli de Naples, le 8 Mai 1884, après une apparition de la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi qui avait enseigné à la jeune mourante napolitaine comment obtenir d'elle les grâces. Un grand étonnement fut la première expression de Soeur Flavia. Puis, poussée par un certain espoir, elle se mit aussi à prier avec toute l'ardeur qu'elle pouvait. Et elle a commencé la première neuvaine, puis la seconde, et puis aussi la troisième, et tous les jours, elle récitait le Rosaire en entier, avec ses quinze dizaines, conformément aux indications données par la Vierge Marie à Fortunanita Agrelli. Le vénérable confesseur de la Communauté, l'illustre Don Raffaele Michitto, l'encouragea à continuer ses prières à la Madonne de Pompéi, et lui conseilla de se confesser. Mais le Seigneur, pour ses raisons seulement connues de lui, ne voulut pas l'exaucer: au contraire, son état empira à tel point, qu'en avril 1887, elle fut prise d'une méningite mortelle, de douleurs fulgurantes aux jambes accompagnées de fortes contractions, et de paralysie laissant présager sa mort prochaine. Les Saints Sacrements et l'Extrême Onction lui furent administrés. Mais dans l'âme de sœur Flavia continuait à briller une foi indicible en la Madonne, car elle seule pouvait la guérir. En effet, après l'extrême Onction, elle eût un regain de force, et entreprit, du mieux qu'elle le put, et avec un fervent courage, la dévotion si agréable à la Madonne de Pompéi, les Quinze samedis du Rosaire, et sans interruption, elle récita les neuvaines pour implorer grâces dans les plus désespérées. Les faits justifièrent les espoir! En effet, à peine terminés les Quinze samedis, la malade se sentit mieux. Mais Madonne ne voulut pas accorder pleinement la grâce au terme de ce pieux exercice, car elle voulait récompenser la foi et la confiance de ces bonnes soeurs ici-même, dans le lieu de sa prédilections, dans le sanctuaire de ses miséricordes. Soeur Flavia, se sentant déjà mieux, voulut sortir lit, mais comme elle ne pouvait encore marcher, elle demanda à la Vénérable Supérieure de la faire porter à Pompéi car elle voulait rendre visite à la Sainte Vierge dans son Temple de Pompéi. Mais, craignant que ce long voyage soit trop pénible pour elle, ni la Supérieure, ni le médecin ne consentirent à la laisser partir. En revanche, ils jugèrent opportun de l'envoyer à Portici, station où se rendaient les pensionnaires pour les cures balnéaires. Durant leur séjour, un beau matin, la Supérieure dit soudainement: « Soeur Flavia vous pouvez aller à Pompéi ». Deux Soeurs l'ajustèrent donc sur une chaise puis la portèrent dans un carrosse fermé et la conduisirent au Sanctuaire si désiré. Lorsqu'elles y arrivèrent, Soeur Flavia, aidée par les deux Soeurs qui l'accompagnaient, descendit du carrosse et entra dans l'église. Et oh, merveille! Elle entra dans cette arche Sainte, que Dieu a rendu probatique. Parcouru toute l'église dans le sens de la longueur, sans en ressentir ni douleur, ni fatigue. Elle se prosterna et vénéra toute en pleurant notre Sainte Mère, puis communia. Et c'est à cet instant-là que prit fin cette longue et obstinée maladie qui l'avait horriblement fait souffrir durant douze années; et elle commença dès ce moment-là, à rendre les plus vives actions de grâces envers cette auguste Reine du Rosaire de Pompéi. Avec grâce et avec ferveur, elle confessa publiquement la faveur que lui fit notre Reine du Rosaire de Pompéi. Ce fait extraordinaire fut publié dans « Le Rosaire et la Nouvelle-Pompéi », cahier de septembre 1889, accompagné des attestations dûment signées de la supérieure des Sœurs de la Charité, Soeur Angelica Cerri, du Confesseur de l'Institut, le Révérend Chanoine Raffaele Michitto, ainsi que de l'attestation du Très illustre Evêque de Caserte, Monseigneur Errico dei Marchesi De Rossi, et de l'attestation du médecin traitant, le Docteur Luigi Menditto.

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28 avril 2009

Hymne Acathiste à Sainte Julie

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Sainte Julie

Sainte patronne de la Corse

+ au 5e siècle

Fête le 22 mai


L'Eglise célèbre le 22 mai, la fête de l'illustre martyre corse santa Ghjulia (sainte Julie) qui partage avec santa Divota le patronage de la Corse. Comme toujours lorsqu'il s'agit des saints des premiers siècles, la vie de sainte Julie divise les hagiographes. La version des Bollandistes fut adoptée par le propre des offices du diocèse d'Aiacciu, mais elle n'est pas sans contradictions : sainte Julie, selon eux, serait issue d'une noble famille de Carthage. En l'an 439, les Vandales, sous la conduite de Genséric, soumirent toute la population de la ville. Julie devint l'esclave d'un négociant natif de Syrie appelé Eusèbe. La jeune chrétienne se soumit à son maître, effectuant les tâches ménagères qui lui étaient confiées avec un zèle extrême et un dévouement sans égal. Lorsque Eusèbe s'embarqua pour la Gaule où l'entraînait son commerce, il ne voulut se séparer de sa servante et l'emmena avec lui. Leur bateau fit escale en Corse. Ils débarquèrent près de Nonza où précisément ce jour-là, on célébrait les dieux et l'on s'apprêtait à faire le sacrifice d'un taureau.
Eusèbe, le maître de sainte Julie, se joignit donc aux habitants de Nonza qui célébraient la fête des dieux païens. Julie, elle, se tint à l'écart sans cacher néanmoins sa réprobation. Très vite, le gouverneur de la région en fut averti et demanda à Eusèbe qu'il lui livrât cette jeune chrétienne. Eusèbe tenait à sa dévouée servante et ne voulut à aucun prix la lui donner. Félix, le gouverneur, invita donc Eusèbe à partager son repas et l'enivra. Lorsque le marchand fut profondément endormi, il se fit apporter la jeune chrétienne et lui demanda de sacrifier aux dieux. La réponse hardie de sainte Julie signa son arrêt de mort. On lui frappa le visage jusqu'au sang, on la traîna par les cheveux, on la fouetta avec barbarie. Enfin, on la fit attacher à une croix sur laquelle elle mourut comme le Christ qu'elle avait servi pendant sa courte existence. On dit alors qu'une colombe s'échappa de sa bouche, symbole d'Innocence et de sainteté. Des religieux de l'Île de Gorgone (ou Marguerite) vinrent chercher son corps et le placèrent à l'abri dans leur monastère. Plus tard, ses ossements transportés à Brescia, sainte Julie fut vénérée dans toute l'Italie septentrionale. La seconde version de la vie de santa Ghjulia paraît plus vraisemblable; de nombreux chroniqueurs tels que Vitale, Colonna ou Fra Paolo Olivese, l'ont soutenue. Santa Ghjulia serait en effet native de Nonza, et contemporaine de santa Divota. Elle aurait donc été persécutée sous le règne de Dioclétien, au tout début du IVéme siècle. Parce qu'elle refusait de sacrifier aux dieux, les Romains la torturèrent de multiples manières. Parmi ces supplices, il en est un qui resta légendaire: ses bourreaux lui coupèrent les seins et les jetèrent contre les rochers, en contrebas de la ville de Nonza; deux fontaines jaillirent aussitôt de la roche. Le miracle ne fit qu'exaspérer la rage de ses bourreaux qui l'attachèrent à un figuier et la laissèrent mourir dans la souffrance. Lorsqu'elle rendit l'âme, une colombe s'échappa de sa bouche. Les Nunzichi (habitants de Nonza) rendirent dès lors un culte fervent à leur sainte martyre. La Fontaine des Mamelles, qui ne s'est jamais tarie, attira très tôt une foule de pèlerins, venus de la Corse entière. Ses eaux miraculeuses opérèrent de nombreuses guérisons. Autrefois, les femmes qui invoquaient la sainte contre le tarissement du lait maternel se rendaient en pèlerinage à Nonza, pieds nus. Aujourd'hui, chaque année encore, la fête de santa Ghjulia, patronne des Nunzichi mais aussi de tout le peuple; corse, fait l'objet d'une très belle cérémonie. Sainte Julie fut proclamée patronne de la Corse (avec sainte Dévote) par un décret de la Sacrée Congrégation des Rites du 5 août 1809.

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Hymne Acathiste à Sainte Julie


Kondakion 1


Indomptable martyre Julie à toi nos chants de louange. De Carthage à la Corse tu répandis le parfum de tes vertus, et le Dieu Très-Haut t'accorda la couronne d'immortalité pour que nous puissions t'acclamer: Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Ikos 1


Comme un ange venu des cieux tu naquis à Carthage où dès ton jeune âge tu manifestas la sagesse des disciples véritables, le Maître de toutes choses vint à nous sous la forme d'un esclave, et bien que de noble lignée tu fus aussi mise en esclavage, et nous te célébrons ainsi:

Réjouis-toi Ancelle suave du Très-Haut

Réjouis-toi Esclave docile du seul Maître des cieux

Réjouis-toi Vierge sage dès l'enfance

Réjouis-toi Oblation parfaite sur l'Autel divin

Réjouis-toi Disciple impeccable de l'Ami des hommes

Réjouis-toi Reflet sacré de Ses Commandements

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 2


La pureté de ta foi et le respect des enseignements divins du Christ te firent accepter avec humilité cet abaissement, esclave d'un maître cruel tu le servis fidèlement, remerciant Dieu pour cette épreuve et clamant vers Lui: Alléluia!


Ikos 2


T'acquittant de tes tâches d'esclave sans murmurer, tu n'oublias jamais que ton seul maître était le Christ, tu marchas sur cette terre les yeux de l'âme sans cesse tournés vers les cieux et nous te chantons:

Réjouis-toi qui portas le joug léger du Seigneur

Réjouis-toi qui cheminas sur les chemins du Ciel

Réjouis-toi qui t'abritas simplement dans la Parole

Réjouis-toi qui méprisas les richesses du monde

Réjouis-toi qui fus une prière par ta vie-même

Réjouis-toi qui reçus l'obéissance comme une grâce

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 3


La puissance du Très-Haut se manifesta en toi, épuisée par les rudes travaux de la captivité, tu continuas à pratiquer le jeûne l'ascèse et l'oraison, esclave de jour sur cette terre d'Afrique, tu rejoignais la nuit par tes prières le Royaume des cieux, où l'assemblée des saints chante vers Dieu: Alléluia!


Ikos 3


Portant Dieu dans ton souffle et dans tes actes, holocauste de prières agréables à Dieu, tu fortifias par ton exemple saint tes compagnons d'infortune, émerveillés par ta constance dans la foi avec eux nous nous écrions:

Réjouis-toi Prière incessante dans les vicissitudes du monde

Réjouis-toi Oraison comme une lumière dans les ténèbres

Réjouis-toi Dévotion ineffable transfigurant les épreuves

Réjouis-toi Recueillement efficace dans le tumulte du siècle

Réjouis-toi Psalmodie magnifiant les actes les plus humbles

Réjouis-toi Encens propitiatoire s'élevant vers Dieu

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 4


Eusèbe ton maître terrestre t'emmena avec lui vers la Gaule, s'arrêtant en chemin il fit escale sur un rivage de la Corse, dont les habitants étaient encore sous le joug du paganisme, tu foulas le sol de cette terre de ton martyre en chantant à Dieu: Alléluia!


Ikos 4


Ton esprit chaste fortifié par l'ascèse et le combat spirituel ne se troubla point dans cet exil nouveau, Car tu étais unie sans discontinuer à Ton Epoux céleste par la prière, tu tournais ton regard vers la Vie essentielle en l'Esprit, et nous admirant ton combat spirituel te clamons:

Réjouis-toi Rempart inexpugnable de la foi

Réjouis-toi Sainte acceptation de la volonté de Dieu

Réjouis-toi Douce certitude de la vie à venir

Réjouis-toi Modèle parfait des disciples dans l'épreuve

Réjouis-toi Beauté ineffable de l'abandon au Christ

Réjouis-toi Tour inébranlable de l'Esprit

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 5


Tu fus alors confrontée aux ténèbres sanglantes de la superstition, Eusèbe se joignit aux habitants de la Corse pour sacrifier un taureau à leurs dieux illusoires, te tenant à l'écart de ces abominations, tu remercias le Ciel de connaître le Vrai Dieu vers Qui tu t'écrias: Alléluia!


Ikos 5


Tu ne participas point aux cérémonies blasphématoires des païens, tu tins fermement ton esprit en Dieu, mais ton zèle pour le Christ et la Vérité te firent blâmer à haute voix l'impiété des adorateurs des ténèbres, émerveillés par ton courage nous nous écrions:

Réjouis-toi Héraut indomptable du Christ

Réjouis-toi Courage insigne des confesseurs

Réjouis-toi Proclamation hardie de la Vérité

Réjouis-toi Réfutation courageuse de l'erreur

Réjouis-toi Affermissement de la foi des tièdes

Réjouis-toi Affirmation farouche de la suprématie du Royaume

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 6


Par ton attitude courageuse tu exposas l'erreur des païens, tu fis montre de hardiesse en niant leurs mystères, et par ta voix le Christ fut annoncé à la face des démons incapables de psalmodier: Alléluia!


Ikos 6


Tu projetas en Corse la Lumière de la Vérité, tu dissipas les ténèbres de l'erreur, la puissance des faux-dieux fut réduite à néant par ta seule voix, admirant ton indicible force nous te disons:

Réjouis-toi par qui le Christ est annoncé aux païens

Réjouis-toi par qui la voie de la vie est montrée aux incrédules

Réjouis-toi par qui se manifeste le pouvoir de l'ascèse

Réjouis-toi par qui s'entrouvrent les Cieux

Réjouis-toi par qui le monde se révèle méprisable

Réjouis-toi par qui nous apprenons les Vraies Richesses

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 7


Félix gouverneur de l'île ayant appris tes propos, étonné par le courage de ta jeunesse s'entretint avec ton maître, ayant appris que tu étais chrétienne et que jamais tu ne voulus abjurer ta foi, il fut jaloux de ta sagesse ineffable et voulut te ravir à ce Dieu vers qui nous chantons: Alléluia!


Ikos 7


Félix voulut alors te posséder, toi qui n'appartenais qu'au Dieu vivant, il proposa de t'acheter à ton maître terrestre, toi qui ne connus pour Maître que le Christ, il offrit quatre esclaves en échange de toi, mais Eusèbe refusa disant que toutes les richesses ne pourraient suffire tant tu lui étais précieuse, émerveillés nous te disons:

Réjouis-toi qui fus précieuse surtout aux yeux du Père Céleste

Réjouis-toi qui te montras digne de Son amour paternel

Réjouis-toi qui ne voulus que le Christ pour Epoux

Réjouis-toi qui Lui fus fidèle jusques à la fin

Réjouis-toi qui reçus l'Esprit en la demeure de ton âme

Réjouis-toi qui Le gardas en toi comme un onguent précieux

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 8


Tu fus alors pour le tyran inhumain comme une perle précieuse que l'on acquiert au prix de tous ses biens, étrangère au monde tu fus ainsi jugée admirable même par ce monde païen, humble créature de Dieu rachetée par le Sang précieux de notre Dieu vers Qui nous chantons: Alléluia!


Ikos 8


Invitant Félix Eusèbe le fit enivrer, il te ravit à lui croyant pouvoir te ravir aussi à notre Dieu, toi qui avais la liberté superbe des disciples du Christ, il t'offrit en échange de l'Apostasie la liberté humaine, tu refusas et nous nous exclamons vers toi:

Réjouis-toi Confession immarcescible de la Foi en Christ

Réjouis-toi Colonne inébranlable de l'Eglise de Dieu

Réjouis-toi Défense imprenable des mystères sacrés

Réjouis-toi Affirmation tranquille de la primauté du Royaume

Réjouis-toi Autorité irréfragable des disciples véritables

Réjouis-toi Bastion superbe des trésors de la Connaissance

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 9


Tous les anges dans les cieux se réjouirent de la fermeté de ta Foi, la fragilité de ton corps ne céda point aux injonctions brutales du Tyran et ses promesses terrestres n'exercèrent aucune séduction sur toi, aussi vers Dieu nous nous écrions: Alléluia!


Ikos 9


Rhéteur habile à l'éloquence perverse, Félix ne put comprendre ta conviction inébranlable, le Dieu inaccessible parlait par ton calme refus et refusant le royaume du monde, tu vis s'avancer le céleste lieu où l'assemblée des justes t'acclame ainsi:

Réjouis-toi Tabernacle discret des vertus christiques

Réjouis-toi Coupe frêle offerte en sacrifice

Réjouis-toi Branche fleurie de l'Arbre de vie

Réjouis-toi Rayon fragile du Soleil de Justice

Réjouis-toi Guide obvie sur la voie de sainteté

Réjouis-toi Porte claire de la prière et du jeûne

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 10


Ta voix douce clama sans cesse aux promesses et menaces du tyran, je suis libre tant que je sers Jésus Christ et quoi qu'il puisse m'arriver, jamais je n'achèterai la liberté par une lâche apostasie, admirant le Dieu qui te donna cette assurance nous crions vers Lui: Alléluia!


Ikos 10


Sainte Julie rempart inexpugnable des vierges sages, par tes paroles de vérité tu sus que tu attiserais la haine du tyran, tu ne voulus différer ta rencontre avec ton Epoux céleste aussi le Créateur du Ciel et de la Terre t'accordas la force de persévérer dans la confession de la foi jusques à la fin, avec Lui nous te disons:

Réjouis-toi qui gardas toujours ta lampe allumée

Réjouis-toi qui incarnas par ta vie l'idéal du Chrétien

Réjouis-toi qui voulus n'exister qu'en Dieu seulement

Réjouis-toi qui fus une oraison constante devant Lui

Réjouis-toi qui dans l'ascèse persévéras jusques à la fin

Réjouis-toi qui fus sans discontinuer citoyenne du Ciel

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 11


Ainsi que le Maître autrefois tu reçus plusieurs soufflets, tu fus ensuite sauvagement battue puis traînée par les cheveux jusques au lieu de ton supplice et tu fus attachée à une croix comme le Christ notre Dieu vers qui nous clamons: Alléluia!


Ikos 11


Toute hymne est impuissante à chanter la grandeur de ton martyre, tu fus pour la terre de Corse comme un flambeau dans les ténèbres par ton exemple tu ouvris le chemin de la foi et de la connaissance à ceux qui étaient restés dans l'ignorance, et avec eux nous te chantons:

Réjouis-toi Courage des Chrétiens dans l'épreuve

Réjouis-toi Audace des faibles dans l'affliction

Réjouis-toi Victoire des humbles dans les combats spirituels

Réjouis-toi Refuge des affligés dans le découragement

Réjouis-toi Havre des égarés dans les ténèbres du monde

Réjouis-toi Intercession efficace auprès du Christ

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 12


Tu montas sur ta Croix comme sur un trône de gloire, tu voulais dans ta vie imiter le Christ en toutes choses, te donnant de vivre cette épreuve du Bois, il t'accorda de venir à Lui par cette échelle sainte de Sa passion, émerveillés par ta parfaite imitation du Maître nous crions vers Lui: Alléluia!


Ikos 12


O Sainte Julie nous chantons ton martyre et ta crucifixion, nous glorifions avec ferveur ta naissance au ciel quand ton esprit sous forme de colombe rejoignit les célestes assemblées et nous magnifions ta vie entière consacrée au Christ qui te sanctifia et nous apprit à te dire:

Réjouis-toi qui par ton martyre témoignes pour la Vérité

Réjouis-toi qui nous montres le chemin des Apôtres du Christ

Réjouis-toi qui nous apprends l'abandon aux mains de Dieu

Réjouis-toi qui nous enseignes à laisser l'Esprit demeurer en nous

Réjouis-toi qui nous mets sur la voie royale de la vie consacrée

Réjouis-toi qui nous ouvres l'octroi de la sainteté

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 13


Esclave superbe à la liberté infinie dans le Christ notre seule espérance, Vierge sage et pure qui ne voulut connaître que le seul amour de Dieu, habitante du Ciel exilée ici-bas, nous te louons dignement car tu ne cesses d'intercéder pour nous qui clamons avec toi vers le Dieu de miséricorde: Alléluia! Alléluia! Alléluia!


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Comme un ange venu des cieux tu naquis à Carthage où dès ton jeune âge tu manifestas la sagesse des disciples véritables, le Maître de toutes choses vint à nous sous la forme d'un esclave, et bien que de noble lignée tu fus aussi mise en esclavage et nous t'acclamons ainsi:

Réjouis-toi Ancelle suave du Très-Haut

Réjouis-toi Esclave docile du seul Maître des cieux

Réjouis-toi Vierge sage dès l'enfance

Réjouis-toi Oblation parfaite sur l'Autel divin

Réjouis-toi Disciple impeccable de l'Ami des hommes

Réjouis-toi Reflet sacré de Ses Commandements

Réjouis-toi Sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!


Kondakion 1


Indomptable martyre Julie à toi nos chants de louange, de Carthage à la Corse tu répandis le parfum de tes vertus et le Dieu Très-Haut t'accorda la couronne d'immortalité pour que nous puissions t'acclamer: Réjouis-toi sainte Martyre Julie imitant le Christ jusqu'à la Croix!

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Prière à Sainte Julie

Vierge et Martyre et Sainte Patronne de la Corse


Sainte martyre Julie disciple du Christ notre Dieu, toi qui fus la Vierge Sage attendant l'Epoux sans discontinuer, toi qui tins ta lampe allumée avec l'huile des vertus et la flamme du zèle pour le Royaume, prie pour nous le Christ afin qu'Il nous enseigne par ta vie sainte à renoncer aux illusions du monde, à ne contempler que les richesses d'En-Haut dans les trésors que nous donne l'Eglise et à mettre nos pas dans les saintes empeintes de tes pas, afin que nous parvenions nous aussi au Royaume sans fin du Père du Fils et du Saint Esprit. Amen!



Tropaire à Sainte Julie


Ta Martyre Julie Seigneur par son combat a résisté à tous les assauts des tyrans, avec audace elle a affronté l'impiété et brisé par sa foi l'arrogance des démons, imitant la protomartyre de la Corse, elle a versé son sang pour le Christ. Par ses prières ô Dieu sauve nos âmes.


Kondakion à Sainte Julie


Sainte Julie tu fus comme une Vierge Sage, attendant l'Epoux dans la longue nuit de la vie, ta lampe brillait toujours par l'éclat de tes vertus et par le zèle de ton ascèse tu veillas jusqu'au temps béni où le Christ vint te rencontrer sur la Croix et te conduire au Royaume des Cieux, prie-Le de nous accorder le salut de nos âmes.


Acathiste à Sainte Julie composé pour la gloire du Dieu Trine et de Sa Sainte Église par Claude Lopez-Ginisty

 

Texte extrait du blog http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com

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Téléchargez l'Hymne Acathiste à Sainte Julie (pdf) en cliquant ici

26 janvier 2009

Litanies de la Vénérable Pauline Jaricot

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La Vénérable Pauline Jaricot

Une femme aux grandes intuitions

1799-1862

Fête le 9 janvier

Pauline Jaricot est née à Lyon (France), le 22 juillet 1799, dans une famille de riches industriels. Dès son enfance, elle reçut une bonne éducation chrétienne. A la suite d’une grave maladie et de la mort de sa mère en 1816, dont elle sortit guérie de corps et d’âme, Pauline décida de servir Dieu uniquement, prête à se consacrer à tout ce qui concernait la cause de la foi. A la fin de 1816, elle fit, en privé, le vœu de chasteté et adopta le mode de vie et la manière de s’habiller des pauvres ouvrières. Grâce à son frère, Philéas, étudiant au séminaire de St Sulpice à Paris, où il se préparait à partir comme missionnaire en Chine, Pauline était informée sur la situation critique des missions.

Pauline, tout en s’efforçant de faire connaître les nécessités des missions, cherchait donc quelque chose de plus organique, capable de susciter l’enthousiasme et de se développer de l’intérieur; quelque chose, de plus, qui puisse embrasser la totalité des catholiques et devenir une aide réelle pour toutes les missions indistinctement.

C’était bien son idée, mais il fallait la réaliser par une formule appropriée. Pauline, comme elle le dit elle-même, trouva cette formule un soir d’hiver de l’année 1819, dans une inspiration subite. Il s’agissait d’une formule très simple: constituer des groupes de dix personnes dont chacune s’engagerait à former un nouveau groupe de dix – organiser ainsi les décuries en centuries, et ces dernières en groupes de mille – chacun présidé par un chef de groupe; à tous les échelons, chaque membre avait l’obligation de réciter une prière quotidienne et de faire une offrande hebdomadaire pour les missions.

Fondation de la Propagation de la Foi: 3 mai 1822

C’est ainsi que la Propagation de la Foi vit le jour. Les premiers inscrits furent des ouvriers d’une usine dirigée par la sœur et le beau-frère de Pauline. Les premières zélatrices furent choisies parmi ces mêmes ouvrières, organisées en association par Pauline, sous le nom de "Réparatrices du Sacré Cœur de Jésus". L’initiative eut un succès immédiat et Pauline se trouva rapidement à la tête du premier groupe de mille. Son frère Philéas l’encourageait : « continue – lui écrivait-il en 1818 – à propager cette œuvre que Dieu a voulu commencer par tes mains et qui sera peut-être un jour le grain destiné à devenir un grand arbre, dont les branches couvrirons toute la terre de leur ombre ».

L’association adopta aussitôt le nom de Propagation de la Foi. L’œuvre s’organisait rapidement : en 1821, elle comptait déjà environ 2.000 membres. Les offrandes recueillies de juin 1821 à mai 1822 s’élevaient à 2.000 francs qui furent remis à la Société des Missions Etrangères de Paris. En décembre 1822, la somme totale recueillie depuis le début était de 8.050,30 F. Mais à ce moment-là, Pauline avait déjà laissé la direction de la Propagation de la Foi.

Le 3 mai 1822, un groupe de prêtres et de laïcs s’étaient réunis à Lyon pour étudier une forme de coopération missionnaire qui ne fut pas limitée aux missions françaises, mais étendue au monde entier et aux missionnaires de tous les pays. Et après quelques hésitations, on décida d’adopter l’œuvre même de Pauline Jaricot. Le président de l’assemblée, Benoît Coste, déclara à cette occasion : "Nous sommes catholiques, en conséquence, nous ne devons pas soutenir telle ou telle mission particulière, mais toutes les missions du monde " : "Ubiquer per orbem". Victor Girodon, un des plus ardents défenseurs de Pauline Jaricot et membre de son œuvre, intervient dans la discussion, pour expliquer la nature et les finalités de l’œuvre de la Propagation de la Foi ainsi que les méthodes de Pauline pour la collecte des offrandes. Le groupe se constitua en conseil provisoire de l’œuvre et décida la création d’un bureau central. St François Xavier fut choisi comme patron.

Pendant ce temps, Pauline s’en tenait au seul rôle de chef de centurie. Mais elle entrevit dans la nouvelle direction et organisation le moyen de donner à la Propagation de la Foi ce caractère d’universalité dont elle avait sans cesse rêvé : recueillir les prières et les offrandes des fidèles du monde entier et les envoyer directement au Saint-Siège, afin qu’elles soient distribuées vraiment à tous. Son rêve deviendra réalité un siècle plus tard, avec les Œuvres Pontificales Missionnaires : l’Œuvre de la Propagation de la Foi a donc son origine dans l’initiative de Pauline Jaricot. Il faut reconnaître cependant que les origines de l’œuvre sont également le résultat d’une prise de conscience, de la part de larges couches de la communauté catholique du temps, des exigences universelles de la foi aussi bien que de la mission universelle de l’Eglise en tant que communauté catholique vivante. Ces exigences et cette prise de conscience trouvèrent une application pratique immédiate dans l’apostolat de la coopération missionnaire, et en Pauline Jaricot une géniale organisatrice. Aujourd’hui l’œuvre de la Propagation de la Foi (O.P.M.) est présente dans plus de 150 pays au monde.

Texte extrait du site www.mission.catholique.fr

Litanies en l'honneur de la Vénérable Pauline Jaricot

Pour usage privé

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, écoutez-nous

Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fidèle imitatrice de Jésus-Christ, priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fidèle aux tâches familiales et domestiques, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fidèle adoratrice du Très Saint Sacrement, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, persécutée comme les martyrs, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, entièrement détaché de biens temporels, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, épouse virginale de Jésus Christ ardente dans la louange de l'amour infini de Jésus-Christ présent dans la Sainte Eucharistie, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, consacrée à l'extension du Royaume de Jésus-Christ dans le monde entier, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, imperturbable dans votre offrande en sacrifice pour le salut des âmes, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, guidée par la devise «Dieu Seul et Sa gloire, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont le travail a été béni par miraculeux succès, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la vie a réjoui les Cœurs de Jésus et de Marie, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la vie a été une prière continuelle, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui a été l'étincelle allumant dans le monde le feu de la foi universelle, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui ne connaît pas de compromis, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, pour qui aucune tâche n'était trop grande, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez subi la furie de l'Enfer, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez souffert le martyre par les contradictions, calomnies et de mépris, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez été abandonnée de tous, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, que Dieu a chargée d'une grande croix et grandes grâces, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la charité était inépuisable, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez été guérie miraculeusement par l'intercession de Sainte-Philomène, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez subi la perte de toute consolation humaine, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui était obéissante et mortifiée, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la confiance en Dieu, n'a jamais faibli, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez pardonné, aimé et prié pour ceux qui ont causé votre ruine, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez uni la vie contemplative à une vie remplie de bonnes œuvres, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la sainteté est ancrée dans une entière soumission à la volonté et au bon plaisir de votre divin Maître, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont le trésor sur cette terre était la Croix, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez vécu vos problèmes de santé dans une parfaite résignation, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la dernière Agonie a été longue et cruelle, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez donné votre cœur au Divin Cœur de Jésus, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez consacré votre âme à la Mère de Dieu, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont le cœur était une Fournaise de la charité, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, guide des âmes, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, consolatrice des affligés, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, constante dans la prière pour la sanctification des Prêtres, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, purifiée comme l'or pur dans le creuset de la souffrance, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, enflammée sans cesse pour le salut des âme, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, mère de la Propagation de la Foi, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, mère du Rosaire Vivant, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, héroïque dans vos vertus, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, héroïque dans votre souffrance, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, héroïque dans votre amour, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fille fidèle et docile de la Sainte Église catholique romaine, Priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

Cœur de Jésus, écoutez-nous.

Cœur de Jésus, exaucez-nous.

Priez pour nous, ô vénérable Pauline Marie Jaricot,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.

Prions

Dieu Tout-Puissant et miséricordieux, qui avez choisi l'humble et pauvre vierge Pauline Jaricot, pour qu'elle fonde l'œuvre pour la Propagation de la Foi et le Rosaire Vivant, et qui avez voulu purifier ses œuvres par les humiliations, les procès et les persécutions qu'elle a subies; nous Vous en supplions, daignez hâter le jour où l'Eglise reconnaîtra publiquement la Sainteté de sa vie, pour que par son exemple de patience, d'amour de la Croix, et de vie de prière soit réalisée dans sa plénitude la Propagation de la Foi dans le monde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Téléchargez le texte des Litanies de Pauline Jaricot (pdf) en cliquant ici

 

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 17/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

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Deuxième Mystère Glorieux: L'Ascension de Jésus


A l’orient, l’aurore commence à peine à rougir. Jésus se promène avec sa Mère dans les vallons du Gethsémani. Pas de paroles, seulement des regards d’indicible amour. Peut-être les paroles ont déjà été dites. Peut-être elles n’ont jamais été dites. Ce sont les deux âmes qui ont parlé : celle du Christ, celle de la Mère du Christ. Maintenant c’est une contemplation d’amour, une réciproque contemplation. Elle la connaît la nature humide de rosée, la pure lumière du matin, elles la connaissent les gracieuses créatures de Dieu que sont les herbes, les fleurs, les oiseaux, les papillons. Les hommes sont absents. Moi, je me sens mal à l’aise d’être présente à cet adieu. "Seigneur. je n’en suis pas digne !" c’est mon cri dans les larmes qui tombent de mes yeux en contemplant la dernière heure de l’union terrestre entre la Mère et le Fils et en pensant que nous sommes arrivés au terme de l’amoureuse fatigue, celle de Jésus, celle de Marie et du pauvre, petit, indigne enfant que Jésus a voulu comme témoin de tout le temps messianique, et qui a nom Marie, mais que Jésus aime appeler "le petit Jean" et aussi "la violette de la Croix." Oui. Petit .Jean. Petit parce que je suis un rien. Jean parce que je suis vraiment celle à qui Dieu a fait de grandes grâces, et pas-ce que, dans une mesure infinitésimale — mais c’est tout ce que je possède, et en donnant tout ce que je possède, je sais que je donne dans une mesure parfaite qui satisfait Jésus, car c’est le "tout" de mon rien — et parce que, dans une mesure infinitésimale moi, comme le bien-aimé, le grand Jean, j’ai donné tout mon amour à Jésus et à Marie, en partageant avec eux larmes et sourires, en les suivant, angoissée de les voir affligés et de ne pouvoir les défendre de la rancœur du monde au prix de ma propre vie; et maintenant palpitante de la palpitation de leur cœur pour ce qui prend fin pour toujours.. Violette, oui. Une violette qui a cherché à se tenir cachée dans l’herbe pour que Jésus ne l’évite pas, Lui qui aimait toutes les choses créées parce qu’œuvres de son Père, mais me presse sous son pied divin et que je puisse mourir en exhalant mon léger parfum dans l’effort de Lui adoucir le contact avec la terre raboteuse et dure. Violette de la Croix, oui. Et son Sang a rempli mon calice jusqu’à le faire se pencher sur le sol... Oh  ! mon Bien-aimé qui, avant, m’as comblée de ton Sang en me faisant contempler tes pieds blessés, cloués au bois "... et au pied de la croix il y avait un pied de violettes en fleurs et ton Sang tombait goutte à goutte sur le pied de violettes fleuries…" Souvenir lointain et toujours si proche et si présent ! Préparation de ce que j’ai été ensuite : ton porte-parole qui maintenant est tout trempé de ton Sang, de tes sueurs et de tes larmes, des larmes de Marie ta Mère, mais qui connaît aussi tes paroles, tes sourires, tout, tout de Toi, et qui exhale le parfum non plus des violettes, mais celui de Toi Seul, mon Unique et Seul Amour, de ce parfum divin qui a bercé hier soir ma douleur et qui vient sur moi, doux comme un baiser, consolant comme le Ciel lui-même, et me fait tout oublier pour vivre de Toi seul… J’ai en moi ta promesse. Je sais que je ne te perdrai pas. Tu me l’as promis et ta promesse est sincère : promesse de Dieu Je te posséderai encore, toujours. C’est seulement si je péchais par orgueil, mensonge, désobéissance, que je te perdrais. Tu l’as dit, mais tu sais qu’avec ta Grâce pour soutenir ma volonté, je ne veux pécher et j’espère ne pas pécher parce que tu me soutiendras. .Je ne suis pas un chêne, je le sais. Je suis une violette. Une tige fragile qui peut plier sous le pied d’un oiseau et même sous le poids d’un scarabée. Mais tu es ma force, ô Seigneur, et mon amour pour Toi est mon aile. Je ne te perdrai pas. Tu me l’as promis. Tu viendras, tout entier pour moi, pour donner de la joie à ta violette mourante. Mais je ne suis pas égoïste. Seigneur. Tu le sais. Tu sais que je voudrais ne plus te voir, mais que d’autres te voient en grand nombre, et qu’ils croient en Toi. A moi, tu as déjà tant donné et je n’en suis pas digne. Vraiment tu m’as aimée comme Toi seul sait aimer tes fils chéris. Je pense comme il était doux de te voir "vivre". Homme parmi les hommes. Et je pense que je ne te verrai plus ainsi. Tout a été vu et dit. Je sais aussi que tu n’effaceras pas de ma pensée tes actions d’Homme parmi les hommes, et que je n’aurai pas besoin de 1ivres pour me souvenir de Toi, tel que tu as été réellement. Il suffira que je regarde en mon intérieur où toute ta vie est fixée en caractères indélébiles. Mais c’était doux, doux... Maintenant tu montes... La Terre te perd. Marie de la Croix te perd, Maître Sauveur. Tu resteras à elle comme un Dieu très doux, et non plus du Sang mais un miel céleste tu verseras dans le calice violacé de ta violette... Je pleure... J’ai été ta disciple en même temps que les autres sur les chemins de montagne, boisés, ou sur les chemins arides, poussiéreux de la plaine, sur le lac, et prés du beau fleuve de ta Patrie. Maintenant tu t’en vas et je ne verrai plus qu’en souvenir Bethléem et Nazareth sur leurs vertes collines d’oliviers, et Jéricho brûlée par le soleil avec le bruissement de ses palmiers, et Béthanie amie, et Engaddi perle perdue dans les déserts, et la belle Samarie, et les plaines fertiles de Saron et d’Esdrelon, et le haut plateau bizarre d’au-delà du Jourdain, et le cauchemar de la Mer Morte, et les villes ensoleillées des bords de la Méditerranée, et Jérusalem, la ville de ta douleur, ses montées et ses descentes, les archivoltes, les places, les faubourgs, les puits et les citernes, les collines et jusqu’à la triste vallée des lépreux où ta miséricorde s’est largement répandue... Et la maison du Cénacle… et la fontaine qui pleure tout près... le petit pont sur le Cédron, l’endroit où tu as sué le sang... la cour du Prétoire... Ah, non ! tout ce qui est ta douleur se trouve ici et y restera toujours... Je devrai chercher tous les souvenirs pour les retrouver, mais ta prière au Gethsémani, ta flagellation, ta montée au Golgotha, ton agonie et ta mort, la douleur de ta Mère, non, je n’aurai pas à les chercher : ils me sont toujours présents. Peut-être je les oublierai au Paradis.., et il me paraît impossible de pouvoir les oublier même là... Tout souvenir de ces heures atroces, jusqu'à la forme de la pierre sur laquelle tu es tombé, même le bouton de rose rouge qui battait comme une goutte de sang sur le granit, contre la fermeture de ton tombeau... Mon Amour tout divin, ta Passion vit dans ma pensée... et m’en brise le cœur... L’aurore s’est complètement levée. Le soleil est déjà haut sur l’horizon, et les apôtres font entendre leurs voix. C’est un signal pour Jésus et Marie. Ils s’arrêtent. Ils se regardent, l’Un en face de l’Autre, et puis Jésus ouvre les bras et accueille sa Mère sur sa poitrine... Oh ! c’était bien un Homme, un Fils de Femme ! Pour le croire, il suffit de regarder cet adieu ! L’amour déborde en une pluie de baisers sur la Mère toute aimée. L’amour couvre de baisers le Fils tout aimé. Il semble qu’ils ne puissent plus se séparer. Quand il semble qu’ils vont le faire, un autre embrassement les unit encore, et parmi les baisers des paroles de réciproque bénédiction... Oh ! c’est vraiment le Fils de l’Homme qui quitte celle qui l’a engendré ! C’est vraiment la Mère qui congédie, pour le rendre au Père, son Fils, le Gage de l’Amour à la toute Pure... Dieu qui embrasse la Mère de Dieu  !... Finalement la Femme, en tant que Créature, s’agenouille aux pieds de son Dieu qui est pourtant son Fils, et le Fils, qui est Dieu, impose ses mains sur la tête de sa Mère Vierge, de l’éternelle Aimée, et il la bénit au Nom du Père, du Fils et de l’Esprit-Saint, puis il se penche et la relève en déposant un dernier baiser sur son front blanc comme un pétale de lys sous l’or de ses cheveux si jeunes encore... Ils vont de nouveau vers la maison et personne, envoyant la paix avec laquelle ils avancent l’Un à côté de l’Autre, ne penserait au flot d’amour qui les a dominés un peu auparavant. Mais quelle différence en cet adieu avec la tristesse des autres adieux désormais dépassés et le déchirement de l’adieu de la Mère à son Fils tué qu’elle devait laisser seul au Tombeau !... En celui-ci, même si les yeux brillent des pleurs naturels de celui qui est sur le point de se séparer de l’Aimé, les lèvres sourient à la joie de savoir que cet Aimé va dans la demeure qui convient à sa Gloire... "Seigneur ! Ils sont là dehors, entre le mont et Béthanie, tous ceux que tu avais dit à ta Mère vouloir bénir aujourd’hui" dit Pierre. "C’est bien. Nous allons maintenant les trouver. Mais venez d’abord. Je veux partager encore le pain avec vous." Ils entrent dans la pièce où dix jours avant se trouvaient les femmes pour la cène du quatorzième jour du second mois. Marie accompagne Jésus jusque là, puis elle se retire. Il reste Jésus et les onze. Sur la table il y a de la viande rôtie, des petits fromages et des petites olives noires, une petite amphore de vin et une d’eau plus grande, et de larges pains. Une table simple, sans apparat pour une cérémonie de luxe, mais uniquement parce qu’il faut bien manger. Jésus offre et fait les parts. Il est au milieu entre Pierre et Jacques d’Alphée. C’est Lui qui les a appelés à ces places. Jean, Jude d’Alphée et Jacques sont en face de Lui, Thomas, Philippe, Matthieu sont d’un côté, André, Barthélemy, le Zélote de l’autre. Ainsi tous peuvent voir leur Jésus... Le repas est bref, silencieux. Les apôtres, arrivés au dernier jour de voisinage avec Jésus, et malgré les apparitions successives, collectives ou individuelles, à partir de la Résurrection, toutes pleines d’amour, n’ont plus jamais perdu cette retenue et cette vénération qui ont caractérisé leurs rencontres avec Jésus Ressuscité. Le repas est fini. Jésus ouvre les mains au-dessus de la table en faisant son geste habituel devant un fait inéluctable et il dit : "Voici venue l’heure où je dois vous quitter pour retourner vers mon Père. Écoutez les dernières paroles de votre Maître. Ne vous éloignez pas de Jérusalem pendant ces jours. Lazare, à qui j’ai parlé, a pourvu une fois encore à réaliser les désirs de son Maître, et il vous cède la maison de la dernière Cène pour que vous ayez une demeure où réunir l’assemblée et vous recueillir en prière. Restez là à l’intérieur pendant ces jours et priez avec assiduité pour vous préparer à la venue de l’Esprit-Saint qui vous complétera pour votre mission. Rappelez-vous que Moi, qui pourtant étais Dieu, je me suis préparé par une sévère pénitence à mon ministère d’évangélisateur. Toujours plus facile et plus courte sera votre préparation. Mais je n’exige pas autre chose de vous. Il me suffit seulement que vous priiez assidûment, en union avec les soixante-douze et sous la conduite de ma Mère, que je vous recommande avec l’empressement d’un Fils. Elle sera pour vous une Mère et une Maîtresse d’amour et de sagesse parfaite. J’aurais pu vous envoyer ailleurs pour vous préparer à recevoir l’Esprit-Saint, mais je veux au contraire que vous restiez ici car c’est Jérusalem négatrice qui doit s’étonner de la continuation des prodiges divins, donnés pour répondre à ses négations. Ensuite, l’Esprit-Saint vous fera comprendre la nécessité que l’Église surgisse justement dans cette ville qui, en jugeant humainement, est la plus indigne de la posséder. Mais Jérusalem c’est toujours Jérusalem, même si le péché y est à son comble et si c’est ici que s’est accompli le déicide. Cela ne servira à rien pour elle. Elle est condamnée. Mais si elle est condamnée, tous ses habitants ne le sont pas. Restez ici pour le peu de justes qu’elle a dans son sein, et restez-y parce que c’est la cité royale et la cité du Temple, et parce que comme il est prédit par les prophètes ici, où a été oint et acclamé et où s’est levé le Roi Messie, ici doit commencer son règne sur le monde, et c’est ici encore, où la synagogue a reçu de Dieu le libelle de répudiation à cause de ses crimes trop horribles, que doit surgir le Temple nouveau auquel accourront des gens de toutes nations. Lisez les prophètes : en eux tout est prédit. Ma Mère d’abord, puis l’Esprit Paraclet, vous feront comprendre les paroles des Prophètes pour ce temps. Restez ici jusqu’au moment où Jérusalem vous répudiera comme elle m’a répudié, et haïra mon Église comme elle m’a haï, en couvant des desseins pour l’exterminer. Alors portez ailleurs le siège de cette Église que j’aime, car elle ne doit pas périr. Je vous le dis : l’enfer même ne prévaudra pas sur elle. Mais si Dieu vous assure sa protection, ne tentez pas le Ciel en exigeant tout du Ciel. Allez en Éphraïm comme y alla votre Maître, parce que ce n’était pas l’heure qu’il soit pris par ses ennemis. Je vous dis Éphraïm pour vous dire terre d’idoles et de païens. Mais ce ne sera pas Éphraïm de Palestine que vous devez choisir comme siège de mon Église. Rappelez-vous combien de fois, à vous réunis ou à l’un de vous en particulier, j’ai parlé de cela en vous prédisant qu’il vous faudrait fouler les routes de la terre pour arriver à son cœur et fixer là mon Église. C’est du cœur de l’homme que le sang se propage à travers tous les membres. C’est du cœur du monde que le Christianisme doit se propager par toute la Terre. Pour l’heure, mon Église est semblable à une créature déjà conçue mais qui se forme encore dans la matrice. Jérusalem est sa matrice et en son intérieur son cœur encore petit, autour duquel se rassemblent les membres peu nombreux de l’Église naissante, donne ses petites ondes de sang à ces membres. Mais une fois arrivée l’heure marquée par Dieu, la matrice marâtre expulsera la créature qui s’est formée en son sein, et elle ira dans une terre nouvelle, et y grandira pour devenir un grand Corps qui s’étendra sur toute la Terre, et les battements du cœur de l’Église devenu fort se propageront dans tout son grand Corps. Les battements du cœur de l’Église, affranchie de tout lien avec le Temple, éternelle et victorieuse sur les ruines du Temple mort et détruit, vivant dans le cœur du monde pour dire aux hébreux et aux gentils que Dieu seul triomphe et veut ce qu’Il veut et que ni la rancœur des hommes, ni les troupes d’idoles n’arrêtent son vouloir. Mais cela viendra par la suite, et en ce temps-là vous saurez ce que faire. L’Esprit de Dieu vous conduira. Ne craignez pas. Pour le moment, rassemblez à Jérusalem la première assemblée de fidèles. Puis d’autres assemblées se formeront à mesure que leur nombre grandira. En vérité je vous dis que les habitants de mon Royaume deviendront rapidement plus nombreux comme des semences jetées dans une excellente terre. Mon peuple se propagera par toute la Terre. Le Seigneur dit au Seigneur : "Puisque Tu as fait cela et que pour Moi Tu ne t’es pas épargné, Je te bénirai et Je multiplierai ta descendance comme les étoiles du ciel et comme les grains de sable qui sont sur le bord de la mer. Ta descendance possédera la porte de ses ennemis et en ta descendance seront bénies toutes les nations de la Terre. Bénédiction est mon Nom, mon Signe et ma Loi, là où ils sont reconnus souverains". Il va venir l’Esprit-Saint, le Sanctificateur, et vous en serez remplis. Faites en sorte d’être purs comme tout ce qui doit approcher le Seigneur. J’étais Seigneur, Moi aussi comme Lui. Mais sur ma Divinité j’avais endossé un vêtement pour pouvoir être parmi vous et non seulement pour vous instruire et vous racheter par les organes et le sang de ce vêtement, mais aussi pour porter le Saint des Saints parmi les hommes, sans qu’il fût inconvenant que tout homme, même impur, pût poser son regard sur Celui que craignent de contempler les Séraphins. Mais l’Esprit-Saint viendra sans être voilé par la chair, et Il se posera sur vous et Il descendra en vous avec ses sept dons et Il vous conseillera. Maintenant le conseil de Dieu est chose si sublime qu’il faut vous préparer par une volonté héroïque d’une perfection qui vous rende semblables à votre Père et à votre Jésus, et à votre Jésus dans ses rapports avec le Père et l’Esprit-Saint. Donc une charité parfaite et une pureté parfaite, pour pouvoir comprendre l’Amour et le recevoir sur le trône de votre cœur. Perdez-vous dans le gouffre de la contemplation. Efforcez-vous d’oublier que vous êtes des hommes, et efforcez-vous de vous changer en séraphins. Lancez-vous dans la fournaise, dans les flammes de la contemplation. La contemplation de Dieu ressemble à une étincelle qui jaillit du choc du silex contre le briquet et produit feu et lumière. C’est une purification le feu qui consume la matière opaque et toujours impure et la transforme en une flamme lumineuse et pure. Vous n’aurez pas le Royaume de Dieu en vous si vous n’avez pas l’amour. Parce que le Royaume de Dieu c’est l’Amour, et il apparaît avec l’Amour, et par l’Amour il s’établit en vos cœurs au milieu de l’éclat d’une lumière immense qui pénètre et féconde, enlève l’ignorance, donne la sagesse, dévore l’homme et crée le dieu, le fils de Dieu, mon frère, le roi du trône que Dieu a préparé pour ceux qui se donnent à Dieu pour avoir Dieu, Dieu, Dieu, Dieu seul. Soyez donc purs et saints grâce à l’oraison ardente qui sanctifie l’homme parce qu’elle le plonge dans le feu de Dieu qu’est la charité. Vous devez être saints. Non pas dans le sens relatif que ce mot avait jusqu’alors, mais dans le sens absolu que je lui ai donné en vous proposant la Sainteté du Seigneur comme exemple et comme limite, c’est-à-dire la Sainteté parfaite. Chez nous, on appelle saint le Temple, saint l’endroit où est l’autel, Saint des Saints le lieu voilé où se trouvent l’arche et le propitiatoire. Mais je vous dis en vérité que ceux qui possèdent la Grâce et vivent saintement par amour pour le Seigneur sont plus saints que le Saint des Saints, parce que Dieu ne se pose pas seulement sur eux, comme sur le propitiatoire qui est dans le Temple pour donner ses ordres, mais Il habite en eux pour leur donner ses amours. Vous rappelez-vous mes paroles de la Dernière Cène ? Je vous avais promis alors l’Esprit-Saint. Voilà qu’Il va venir pour vous baptiser non plus avec l’eau, comme Jean l’a fait avec vous pour vous préparer à Moi, mais avec le feu pour vous préparer à servir le Seigneur comme il le veut de vous. Voilà que Lui va être ici, d’ici peu de jours. Et après sa venue, vos capacités croîtront sans mesure et vous serez capables de comprendre les paroles de votre Roi et de faire les œuvres que Lui vous a dit de faire pour étendre son Royaume sur la Terre." "Reconstruiras-tu alors, après la venue de l’Esprit-Saint, le Royaume d’Israël ?" Lui demandent-ils en l’interrompant. "Il n’y aura plus de Royaume d’Israël mais mon Royaume. Et il s’accomplira quand mon Père a dit. Il ne vous appartient pas de connaître les temps et les moments que le Père s’est réservé en son pouvoir. Mais vous, en attendant, vous recevrez la vertu de l’Esprit-Saint qui viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, en Judée, et en Samarie, et jusqu’aux confins de la Terre, en fondant des assemblées là où des hommes sont réunis en mon Nom; en baptisant les gens au Nom très Saint du Père, du Fils et de l’Esprit Saint, comme je vous l’ai dit, pour qu’ils aient la Grâce et vivent dans le Seigneur; prêchant l’Évangile à toutes les créatures, enseignant ce que je vous ai enseigné, faisant ce que je vous ai commandé de faire. Et je serai avec vous tous les jours jusqu’à la fin du monde. Et je veux encore ceci : qu’à présider l’assemblée de Jérusalem ce soit Jacques, mon frère. Pierre, comme chef de toute l’Église, devra souvent entreprendre des voyages apostoliques, parce que tous les néophytes désireront connaître le Pontife Chef Suprême de l’Église. Mais grand sera l’ascendant que sur les fidèles de cette première Église aura mon frère. Les hommes sont toujours des hommes et ils voient en hommes. Il leur semblera que Jacques me continue, seulement parce qu’il est mon frère. En vérité je vous dis qu’il est plus grand et semblable au Christ par sa sagesse plutôt que par sa parenté. Mais c’est ainsi. Les hommes, qui ne me cherchaient pas pendant que l’étais parmi eux, me chercheront maintenant en celui qui est mon parent. Toi, ensuite, Simon Pierre, tu es destiné à d’autres honneurs..." "Que je ne mérite pas, Seigneur. Je te l’ai dit quand tu m’es apparu et je te le dis encore en présence de tous. Tu es bon, divinement bon, en plus que sage, et c’est avec justice que tu as jugé que moi, qui t’ai renié dans cette ville, je n’étais pas fait pour en être le chef spirituel. Tu veux m’épargner tant de justes mépris…" "Nous avons été tous pareils, Simon, sauf deux. Moi aussi, j’ai fui. Ce n’est pas à cause de cela, mais à cause des raisons qu’il a dites, que le Seigneur m’a destiné à cette place; mais tu es mon chef, Simon de Jonas, et je te reconnais comme tel et en présence du Seigneur et de tous les compagnons je te promets obéissance. Je te donnerai ce que je puis pour t’aider dans ton ministère, mais, je t’en prie, donne-moi tes ordres, car tu es le Chef et moi ton subordonné. Quand le Seigneur m’a rappelé une lointaine conversation, j’ai incliné la tête pour dire : “Que soit fait ce que tu veux”. C’est ce que je te dirai du moment où, le Seigneur nous ayant quittés, tu seras son Représentant sur la Terre. Et nous nous aimerons en nous aidant dans le ministère sacerdotal" dit Jacques en s’inclinant de sa place pour rendre hommage à Pierre. "Oui, aimez-vous entre vous, en vous aidant mutuellement, parce que c’est le commandement nouveau et le signe que vous appartenez vraiment au Christ. Ne vous troublez pas pour aucune raison. Dieu est avec vous. Vous pouvez faire ce que je veux de vous. Je ne vous imposerais pas des choses que vous ne pourriez pas faire car je ne veux pas votre ruine, mais, au contraire, votre gloire. Voilà que je vais préparer votre place à côté de mon trône. Soyez unis à Moi et au Père dans l’amour. Pardonnez au monde qui vous hait. Appelez fils et frères ceux qui viennent à vous, ou sont déjà avec vous par amour pour Moi. Soyez dans la paix en me sachant toujours prêt à vous aider pour porter votre croix. Je serai avec vous dans les fatigues de votre ministère et à l’heure des persécutions, et vous ne périrez pas, vous ne succomberez pas même si cela semblera à ceux qui voient avec les yeux du monde. Vous serez accablés, affligés, lassés, torturés, mais ma joie sera en vous car je vous aiderai en tout. En vérité je vous dis que quand vous aurez pour Ami l’Amour vous comprendrez que tout ce que l’on subit et vit par amour pour Moi devient léger, même si c’est la lourde torture du monde. Car pour celui qui revêt d’amour tout ce qu’il fait volontairement ou tout ce qui lui est imposé, le joug de la vie et du monde se change en un joug qui lui est donné par Dieu, par Moi. Et je vous répète que la charge que je vous impose est toujours proportionnée à vos forces et que mon joug est léger Car je vous aide à le porter. Vous savez que le monde ne sait pas aimer. Mais vous, dorénavant, aimez le monde d’un amour surnaturel pour lui apprendre à aimer. Et s’ils vous disent en vous voyant persécutés : “Est-ce ainsi que Dieu vous aime ? En vous faisant souffrir, en vous donnant la douleur ? Alors ce n’est pas la peine d’appartenir à Dieu”, répondez : “La douleur ne vient pas de Dieu. Mais Dieu la permet, et nous en savons la raison et nous nous glorifions d’avoir la part qu’a eue le Sauveur Jésus, Fils de Dieu”. Répondez : “Nous nous glorifions d’être crucifiés et de continuer la Passion de notre Jésus”. Répondez par les paroles de la Sagesse : “La mort et la douleur sont entrées dans le monde par l’envie du démon, mais Dieu n’est pas l’auteur de la mort et de la douleur et il ne jouit pas de la douleur des vivants. Toutes les choses qui viennent de Lui sont vie et toutes sont salutaires”. Répondez : “A présent nous semblons persécutés et vaincus, mais au jour de Dieu, les sorts sont changés : nous justes, persécutés sur la Terre, nous serons glorieux devant ceux qui nous ont tourmentés et méprises". Pourtant dites-leur aussi : "Venez à nous ! Venez à la Vie et à la Paix. Notre Seigneur ne veut pas votre ruine, mais votre salut. C’est pour cela qu’Il a donné son Fils bien-aimé afin que vous soyez tous sauvés". Et réjouissez-vous de participer à mes souffrances pour pouvoir être ensuite avec Moi dans la gloire. "Je serai votre récompense extrêmement grande" a promis le Seigneur en Abraham à tous ses serviteurs fidèles. Vous savez comment se conquiert le Royaume des Cieux : par la force, et on y arrive à travers de nombreuses tribulations. Mais celui qui persévère comme Moi j’ai persévéré sera où je suis. Je vous ai dit quel est le chemin et la porte qui conduisent au Royaume des Cieux, et Moi le premier j’ai marché par ce chemin et suis retourné au Père par cette porte. S’il y avait une autre voie, je vous l’aurais indiquée car j’ai pitié de votre faiblesse d’hommes. Mais il n’y en a pas d’autre... En vous l’indiquant comme unique chemin et unique porte, je vous dis aussi, je vous répète quel est le remède qui donne la force pour parcourir ce chemin et entrer par cette porte : c’est l’amour. Toujours l’amour. Tout devient possible quand nous avons en nous l’amour. Et tout l’amour vous sera donné par l’Amour qui vous aime, si vous demandez en mon Nom assez d’amour pour devenir des athlètes de sainteté. Maintenant, donnons-nous le baiser d’adieu, ô mes amis bien-aimés." Il se lève pour les embrasser. Tous l’imitent. Mais alors que Jésus a un sourire paisible, d’une beauté vraiment divine, eux pleurent, tous troublés et Jean, s’abandonnant sur la poitrine de Jésus, secoué par tous les sanglots qui lui rompent la poitrine tant ils sont déchirants, demande au nom de tous, voyant le désir de tous : "Donne-nous au moins ton Pain pour qu’il nous fortifie à cette heure !" "Qu’il en soit ainsi !" lui répond Jésus. Et prenant un pain, il le partage en morceaux après l’avoir offert et bénit, en répétant les paroles rituelles. Et il fait la même chose avec le vin, en répétant ensuite : "Faites ceci en mémoire de Moi", ajoutant : “qui vous ai laissé ce gage de mon amour pour être encore et toujours avec vous jusqu’à ce que vous soyez avec Moi dans le Ciel.” Il les bénit et dit : "Et maintenant allons." Ils sortent de la pièce, de la maison... Jonas, Marie et Marc sont là dehors, et ils s’agenouillent pour adorer Jésus. "Que la paix reste avec vous, et que le Seigneur vous récompense pour tout ce que vous m’avez donné" dit Jésus pour les bénir en passant. Marc se lève pour dire : "Seigneur, les oliviers, le long du chemin de Béthanie, sont remplis de disciples qui t’attendent." "Va leur dire qu’ils se dirigent vers le Camp des Galiléens." Marc s’éloigne avec toute la vitesse de ses jeunes jambes. "Ils sont tous venus, alors" disent les apôtres entre eux. Plus loin, assise entre Margziam et Marie de Cléophas, se trouve la Mère du Seigneur. Elle se lève en le voyant venir, pour l’adorer par toutes les palpitations de son cœur de Mère et de fidèle. "Viens, Mère, et toi aussi, Marie..." dit Jésus pour les inviter en les voyant arrêtées, clouées par sa majesté qui resplendit comme au matin de la Résurrection. Mais Jésus ne veut pas l’accabler par cette majesté et il demande affablement à Marie d’Alphée : "Es-tu seule ?" "Les autres... les autres sont en avant... Avec les bergers et... avec Lazare et toute sa famille... Mais ils nous ont laissées ici, nous, parce que... Oh ! Jésus ! Jésus ! Jésus !... Comment ferai-je à ne plus te voir, Jésus béni, mon Dieu, moi qui t’ai aimé avant même que tu ne sois né, moi qui ai tant pleuré à cause de Toi quand je ne savais pas où tu étais après le massacre… moi qui ai eu mon soleil dans ton sourire quand tu es revenu, et tout, tout mon bien ?... Que de bien ! Que de bien tu m’as donné !... Maintenant oui, que je suis devenue vraiment pauvre, veuve, seule !... Tant que tu étais là, il y avait tout !... Je croyais avoir connu toute la douleur ce soir-là... Mais la douleur elle-même, toute la douleur de ce jour, m’avait hébétée et... oui, elle était moins forte que maintenant... Et puis... tu devais ressusciter. Il me semblait ne pas le croire, mais je m’aperçois maintenant que je le croyais, car je ne sentais pas ce que je sens maintenant..." elle pleure et halète tant ses pleurs la suffoquent. "Bonne Marie, tu t’affliges vraiment comme un enfant qui croit que sa mère ne l’aime pas et l’a abandonné parce qu’elle est allée à la ville pour lui acheter des cadeaux qui le rendront heureux et qu’elle sera bientôt de retour vers lui pour le couvrir de caresses et de cadeaux. Et n’est-ce pas ce que je fais avec toi ? Est-ce que je ne vais pas pour te préparer la joie ? Est-ce que je ne pars pas pour revenir te dire : “Viens, parente et disciple aimée, mère de mes disciples aimés” ? Est-ce que je ne te laisse pas mon amour ? Est-ce que je ne te donne pas mon amour, Marie ? Tu sais si je t’aime ! Ne pleure pas ainsi, mais réjouis-toi car tu ne me verras plus méprisé et épuisé, plus poursuivi et riche seulement de l’amour d’un petit nombre. Et avec mon amour, je te laisse ma Mère. Jean sera son fils, mais toi sois pour elle une bonne sœur comme toujours. Tu vois ? Elle ne pleure pas, ma Mère. Elle sait que si la nostalgie de Moi sera la lime qui consumera son cœur, l’attente sera toujours brève par rapport à la grande joie d’une éternité d’union, et elle sait aussi que notre séparation ne sera pas absolue au point de lui faire dire : “Je n’ai plus de Fils”. C’était le cri de douleur du jour de la douleur. Maintenant, dans son cœur, chante l’espérance : “Je sais que mon Fils monte vers le Père, mais ne me laissera pas sans ses spirituels amours”. C’est ce que tu crois toi, et tous... Voici les uns et les autres. Voici mes bergers." Les visages de Lazare et de ses sœurs au milieu de tous les serviteurs de Béthanie, le visage de Jeanne semblable à une rose sous un voile de pluie, et ceux d’Élise et de Nique, déjà marqués par l’âge — et maintenant les rides se creusent à cause de la peine, car c’est toujours de la peine pour la créature, même si l’âme jubile à cause du triomphe du Seigneur — et celui d’ Anastasica, et les visages lilials des premières vierges, et l’ascétique visage d’Isaac, et celui inspiré de Matthias, et le visage viril de Manaën, et ceux austères de Joseph et Nicodème... Visages, visages, visages... Jésus appelle près de Lui les bergers, Lazare, Joseph, Nicodème, Manaën, Maximin et les autres des soixante-douze disciples. Mais il garde surtout près de Lui les bergers pour leur dire : "Ici. Vous près du Seigneur qui était venu du Ciel, penchés sur son anéantissement, vous près du Seigneur qui retourne au Ciel, avec vos esprits qui jouissent de sa glorification. Vous avez mérité cette place car vous avez su croire malgré les circonstances défavorables et vous avez su souffrir pour votre foi. Je vous remercie tous de votre amour fidèle. Je vous remercie tous. Toi, Lazare, mon ami. Toi, Joseph, et toi, Nicodème, pleins de pitié pour le Christ quand cela pouvait être un grand danger. Toi, Manaën, qui as su mépriser les faveurs sordides d’un être immonde pour marcher dans mon chemin. Toi, Étienne, fleur couronnée de justice qui as quitté l’imparfait pour le parfait et qui seras couronné d’un diadème que tu ne connais pas encore mais que t’annonceront les anges. Toi, Jean, pour un bref laps de temps frère au sein très pur et venu à la Lumière plus qu’à la vue. Toi, Nicolaï, qui, prosélyte, as su me consoler de la douleur des fils de cette Nation. Et vous, disciples bonnes et courageuses, dans votre douceur, plus que Judith. Et toi, Margziam, mon enfant, et qui dorénavant prends le nom de Martial, en souvenir du petit romain tué sur le chemin et déposé à la grille de Lazare avec un cartel de défi : “Et maintenant dis au Galiléen qu’il te ressuscite, s’il est le Christ et s’il est ressuscité”, le dernier des innocents qui en Palestine ont perdu la vie pour me servir bien qu’inconsciemment, et prémices des innocents de toute Nation qui, venus au Christ, seront pour cela haïs et éteints prématurément, comme des boutons de fleurs arrachés à leur tige avant qu’ils n’éclosent. Et ce nom, ô Martial, t’indique ton futur destin : sois apôtre en des terres barbares et conquiers-les à ton Seigneur comme mon amour a conquis le jeune romain pour le Ciel. Tous, tous bénis par Moi dans cet adieu, pour demander au Père la récompense de ceux qui ont consolé le douloureux chemin du Fils de l’Homme. Bénie l’Humanité dans sa partie choisie qui existe chez les juifs comme chez les gentils, et qui s’est montrée dans l’amour qu’elle a eu pour Moi. Bénie la Terre avec ses plantes et ses fleurs, ses fruits qui tant de fois m’ont fait plaisir et m’ont restauré. Bénie la Terre avec ses eaux et ses tiédeurs, à cause des oiseaux et des animaux qui bien des fois ont surpassé l’homme pour réconforter le Fils de l’Homme. Béni sois-tu, soleil et toi, mer, et vous, monts, collines, plaines. Soyez bénies vous, étoiles qui avez été pour Moi des compagnes dans la prière nocturne et dans la douleur. Et toi, lune, qui m’as éclairé pour me diriger dans mon pèlerinage d’évangélisateur. Soyez toutes bénies, vous, créatures, œuvres de mon Père, mes compagnes en cette heure mortelle, amies pour Celui qui avait quitté le Ciel pour enlever à l’Humanité affligée les tribulations de la Faute qui sépare de Dieu. Et bénis vous aussi, instruments innocents de ma torture : épines, métaux, bois, cordages tordus, parce que vous m’avez aidé à accomplir la Volonté de mon Père !" Quelle voix de tonnerre a Jésus ! Elle se répand dans l’air chaud et tranquille comme le son d’un bronze qu’on a frappé, elle se propage en ondes sur la mer des visages qui le regardent de tous côtés. Je dis que ce sont des centaines de personnes qui entourent Jésus qui monte, avec les plus aimés, vers le sommet de l’Oliveraie. Mais Jésus, arrivé près du Camp des Galiléens où il n’y a plus de tentes à cette époque entre les deux fêtes, ordonne aux disciples : "Faites arrêter les gens où ils se trouvent, et puis suivez-moi." Il monte encore jusqu’au sommet le plus haut de la montagne, celle qui est déjà plus proche de Béthanie, qu’elle domine d’en haut, que de Jérusalem. Serrés autour de Lui sa Mère, les apôtres, Lazare, les bergers et Margziam. Plus loin, en demi-cercle pour tenir en arrière la foule des fidèles, les autres disciples. Jésus est debout sur une large pierre qui dépasse un peu, toute blanche au milieu de l’herbe verte d’une clairière. Le soleil l’investit rendant son vêtement blanc comme la neige et faisant briller comme de l’or ses cheveux. Ses yeux brillent d’une lumière divine. Il ouvre les bras en un geste d’embrassement. Il paraît vouloir serrer sur son sein toutes les multitudes de la Terre que son esprit voit représentées dans cette foule. Son inoubliable, son inimitable voix donne le dernier ordre : "Allez ! Allez en mon Nom pour évangéliser les gens jusqu’aux extrémités de la Terre. Que Dieu soit avec vous, Que son Amour vous réconforte, que sa Lumière vous guide, que sa Paix demeure en vous jusqu’à la vie éternelle." Il se transfigure en beauté. Beau ! Beau comme sur le Thabor et davantage. Tous tombent à genoux pour l’adorer. Lui, pendant que déjà il se soulève de la pierre sur laquelle il est posé, cherche encore une fois le visage de sa Mère, et son sourire atteint une puissance que personne ne pourra jamais rendre... C’est son dernier adieu à sa Mère. Il monte, monte... Le soleil, encore plus libre de le baiser, maintenant que nul feuillage même léger ne vient intercepter ses rayons, frappe de son éclat le Dieu-Homme qui monte avec son Corps très Saint au Ciel, et dévoile ses Plaies glorieuses qui resplendissent comme de vivants rubis. Le reste est un sourire de lumière nacrée. C’est vraiment la Lumière qui se manifeste pour ce qu’elle est, en ce dernier instant comme dans la nuit natale. La Création étincelle de la lumière du Christ qui s’élève. Lumière qui dépasse celle du soleil. Lumière surhumaine et bienheureuse. Lumière qui descend du Ciel à la rencontre de la Lumière qui monte... Et Jésus Christ, le Verbe de Dieu, disparaît à la vue des hommes dans un océan de splendeurs... Sur terre, deux bruits seulement dans le silence profond de la foule extasiée : le cri de Marie quand il disparaît : "Jésus !" et la plainte d’Isaac. Un religieux étonnement a rendu les autres muets, et ils restent là, jusqu’à ce que deux lumières angéliques d’une extraordinaire candeur apparaissent sous une forme humaine, pour dire les paroles rapportées dans le premier chapitre des Actes des Apôtres.


Fruit du Mystère, demandons l'Espérance et désirons le Ciel

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 6/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

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Premier Mystère Lumineux: Le Baptême de Jésus


Paroles de Jésus : "Ce que tu as écrit le 30 janvier pourrait donner occasion à ceux qui doutent, d'avancer leurs ’’mais’’ et leurs ‘’si’’. C'est Moi qui vais répondre à ta place. Tu as écrit : quand je vois ainsi, mes forces physiques et particulièrement cardiaques subissent une grande dispersion. Il y aura certainement des docteurs de l'impossible qui diront : C'est la preuve que ce qui lui arrive est humain, parce que le surnaturel procure toujours force et jamais faiblesse. Qu'ils m'expliquent alors pourquoi les grands extatiques, après une extase au cours de laquelle ils ont dépassé les possibilités humaines en supprimant la douleur, le poids de la matière conséquences de blessures internes et d'importantes hémorragies, jouissant d'une félicité qui les fait paraître beaux, même physiquement restent, dès que l'extase cesse, évanouis par terre, de façon à faire penser que leur âme s'est séparée d'eux. Qu'ils m'expliquent aussi pourquoi après quelques heures de la plus atroce agonie qui répète la mienne, telle que celle de ma servante Thérèse, telles que furent les agonies de ma sainte Gemma et de beaucoup d'autres âmes que mon amour et leur amour a rendu dignes de vivre ma Passion ces personnes reprennent ou reprenaient une force et un équilibre physique que les personnes les plus saines ne possèdent pas. Je suis le Maître de la vie et de la mort, de la santé et de la maladie. J'use de mes serviteurs à mon gré, comme d'un joli fil qui serait un jouet entre mes mains. Le miracle, en toi, un des miracles réside en ceci : Dans l'état physique où te trouves, état qui se prolonge miraculeusement, c'est que tu puisses arriver à cette béatitude sans en mourir, éprouvant ces transports alors que tu te trouves dans un état de prostration qui pour d'autres empêcherait même les pensées les plus rudimentaires. Le miracle réside dans cette vitalité qui reflue en toi en ces heures comme elle a reflué dans les heures où tu as écrit mes dictées ou celles des autres Esprits qui t'apportent leur céleste parole. Le miracle réside dans cette réacquisition subite de la force, après que la joie a consumé en toi ce reste de vitalité qui te reste pour écrire. Mais cette vitalité, c'est Moi qui te la transfuse. C'est comme du sang qui de Moi passe en tes veines épuisées, comme un flot qui se déverse sur une rive et l'arrose. La rive reste arrosée tant que le flot la baigne puis de nouveau reste aride jusqu'à un nouveau flot. C'est comme une opération qui te vide de mon Sang jusqu'à une nouvelle transfusion. Toi, pour ton compte, tu n'es qu'un rien. Tu es un pauvre être en agonie, qui travaille parce que je le veux, pour ce que j'ai en vue. Tu es une pauvre créature qui ne vaut que par ton amour. Tu n'as pas d'autres mérites. Amour et désir d'être pour d'autres, cause d'amour pour ton Dieu. C'est cela qui justifie ton être et ma bienveillance de te conserver en vie alors que, humainement parlant, depuis longtemps ton être aurait dû se désagréger dans la mort. Le sentiment d'être redevenue une loque, comme tu dis, lorsque j'ai cessé de te porter avec Moi dans les champs de la contemplation et de te parler est pour toi et pour les autres la preuve que tout ce qui arrive, arrive par mon unique vouloir. Si quelqu'un pense humainement qu'avec le même vouloir et le même amour je pourrais te guérir et que ce serait la meilleure manière de prouver mon amour et ma bienveillance, je réponds que j'ai toujours conservé la vie à mes serviteurs, tant que j'ai jugé que leur mission devait continuer, mais je ne leur ai jamais procuré une vie humainement heureuse parce que mes missions se réalisent dans et par la souffrance et que d'autre part mes serviteurs n'ont qu'un désir semblable au mien: souffrir pour racheter. Il ne faut donc pas parler de dispersion des forces, mais dire : Après que la bonté de Jésus fait disparaître mon état d'infirmité pour ses intentions et pour ma joie, je reviens à ce que sa bonté m'a accordé d'être : crucifiée par son amour et pour son amour. Et maintenant vas de l'avant avec une obéissance pleine d'amour. A la même date le 3-2-44, au soir : Je vois une plaine inhabitée et sans végétation. Il n'y a pas de champs cultivés, quelques rares plantes formant çà et là des touffes, comme des familles de végétaux là où le sol a un peu de profondeur et se trouve moins aride. Remarquez que ce terrain aride et inculte est à ma droite alors que le Nord se trouve derrière moi, et se prolonge pour moi dans la direction du Sud. A gauche, en revanche, je vois un fleuve aux berges plutôt basses qui coule lentement lui aussi du Nord au Sud. D'après le mouvement très lent de l'eau, je comprends que son lit n'a pas une pente très forte et que ce fleuve coule dans une sorte de dépression de la plaine. Le courant est à peine suffisant pour empêcher la stagnation de l'eau et la formation d'un marécage. L'eau n'a pas de profondeur: c'est un point où l'on aperçoit le fond. J'estime qu'il n'y a pas plus d'un mètre de profondeur, un mètre et demi au maximum. Large comme l'Arno vers S. Minato-Empoli : je dirais vingt mètres. Mais je n'ai pas le coup d’œil et mes estimations sont approximatives. Pourtant l'eau est d'un azur légèrement vert à proximité des berges où l'humidité du sol entretient une bande verte touffue qui réjouit l’œil fatigué de cette morne étendue de pierres et de sable qui s'étend indéfiniment en avant. Cette voix intérieure dont je vous ai expliqué que j'entends m'expliquer ce que je dois remarquer et savoir, m'avertit que je vois la vallée du Jourdain. Je l'appelle vallée, parce que c'est l'appellation habituelle de la place où coule un fleuve, mais ici, il me paraît inexact de lui donner ce nom parce que une vallée suppose des collines et dans le voisinage je n'en vois pas trace, En résumé, je me trouve près du Jourdain, et l'espace désolé que j'aperçois sur ma droite est le désert de Juda. Si parler de désert est juste pour désigner ce lieu inhabité et sans trace du travail de l'homme, il convient moins à l'idée que nous nous faisons du désert. Ici, pas de dunes du désert comme nous le concevons, mais seulement une terre dénudée parsemée de pierres et de débris, comme sont les terrains d'alluvion après une crue. Dans le lointain, des collines. Et puis, près du Jourdain une grande paix, une ambiance spéciale qui dépasse celle d'un paysage ordinaire, quelque chose qui rappelle ce qu'on ressent sur les bords du lac Trasimène. C'est un lieu qui évoque des vols angéliques et des voix célestes. Je ne sais pas bien exprimer ce que j'éprouve, mais j'ai le sentiment de me trouver dans un lieu qui parle à l'esprit. Pendant ces observations, je vois la scène envahie par les gens le long - par rapport à moi - de la rive droite du Jourdain. Il y a beaucoup d'hommes et une grande variété d'habillements. Quelques-uns semblent des gens du peuple, d'autres des riches, il yen a assez, plusieurs paraissent des pharisiens, avec leurs vêtements ornés de franges et de galons. Au milieu, debout sur un rocher un homme que je reconnais du premier coup pour le Baptiste bien que ce soit la première fois que je le vois. Il parle à la foule et je vous assure que sa prédication manque plutôt de douceur. Jésus a appelé Jacques et Jean "les fils du tonnerre", mais alors quel nom donner à ce fougueux orateur ? On pourrait pour Jean Baptiste parler de coup de foudre, d'avalanche, de tremblement de terre, tant il est impétueux et sévère dans son discours et ses gestes. Il parle de la venue du Messie et exhorte les auditeurs à préparer leurs cœurs en les débarrassant de ce qui les encombre et en redressant leurs pensées. Mais c'est un parler frénétique et rude : Le Précurseur n'a pas la main légère de Jésus pour soigner les blessures des cœurs. C'est un médecin qui les met à nu, fouille et taille sans pitié. Pendant que je l'écoute - je ne rapporte pas ses paroles, parce que ce sont celles des Évangélistes mais qui dévalent en un discours torrentiel - je vois s'avancer le long d'un sentier le long de la bordure herbeuse et ombragée qui côtoie le Jourdain, mon Jésus. Ce chemin de campagne, plutôt sentier que chemin, semble dessiné par les caravanes et les voyageurs qui pendant des années et des siècles l'ont parcouru pour arriver à un point où le fond du lit se relève et permet de passer à gué. Le sentier continue sur l'autre rive du fleuve et se perd dans la verdure de l'autre berge. Jésus est seul. Il marche lentement et en avançant il arrive derrière Jean. Il avance sans bruit, tout en écoutant la voix tonnante du Pénitent du désert, comme si Jésus était aussi une des nombreuses personnes qui venaient vers Jean pour se faire baptiser et se préparer à la purification pour la venue du Messie. Rien ne distingue Jésus des autres gens. Il semble un homme du peuple pour son vêtement, un seigneur pour la beauté de ses traits, mais aucun signe divin ne le distingue de la foule. Cependant on dirait que Jean sent une particulière émanation spirituelle. Il se retourne et identifie tout de suite la source de cette émanation. Il descend vivement du rocher qui lui servait de chaire et s'en, va d'un air dégagé vers Jésus qui est arrêté à quelques mètres d'un groupe et s'appuie au tronc d'un arbre. Jésus et Jean se fixent un moment. Jésus, avec son regard d'azur, si doux. Jean avec son œil sévère, très noir, plein d'éclairs. Les deux, vus rapprochés, sont l'antithèse l'un de l'autre. Tous les deux grands - c'est leur unique ressemblance - ils sont différents pour tout le reste. Jésus blond, aux longs cheveux peignés, au teint blanc ivoire, aux yeux d'azur, au vêtement simple, mais majestueux. Jean, hirsute aux cheveux noirs qui retombent à plat sur les épaules et taillés en escalier, avec une barbe noire coupée à ras qui lui couvre presque tout le visage qui n'empêche pas de découvrir ses joues creusées par le jeûne, des yeux noirs fiévreux, la peau bronzée par le soleil et les intempéries et le poil épais qui la couvre, demi-nu avec son vêtement de peau de chameau retenu à la taille par une ceinture de peau et qui lui couvre le torse, descendant à peine au dessous de ses flancs amaigris et laissant à droite les côtes découvertes, les côtes sur lesquelles se trouve, unique tissu, la peau tannée par l'air : En vis à vis, on dirait un sauvage et un ange. Jean, après avoir fixé sur Lui son regard pénétrant, s'écrie : "Voici l'Agneau de Dieu. Comment peut-il se faire que mon Seigneur vienne vers moi ?" Jésus répond tranquillement : "C'est pour accomplir le rite de pénitence." "Jamais, Seigneur. C'est moi qui dois venir à Toi pour être sanctifié, et c'est Toi qui viens vers moi ?" Et Jésus, en lui mettant une main sur la tête, parce que Jean s'était incliné devant Jésus, lui répond : "Permets que tout se fasse comme je veux, pour que s'accomplisse toute justice et que ton rite achemine les hommes vers un plus haut mystère et qu'il leur soit annoncé que la Victime est dans ce monde." Jean l'observe avec un œil dont une larme adoucit le regard, et le précède vers la rive. Jésus enlève son manteau et sa tunique, gardant une sorte de caleçon court et descend dans l'eau où se trouve déjà Jean. Jean le baptise en Lui versant sur la tête de l'eau du fleuve, avec une sorte de tasse suspendue à sa ceinture et qui semble être une coquille ou une demi-calebasse séchée et vidée. Jésus est proprement l'Agneau, Agneau dans la blancheur de sa chair, la modestie de ses traits, la douceur de son regard. Pendant que Jésus remonte sur la rive, et qu'après s'être vêtu; il se recueille en prière, Jean le montre à la foule et témoigne de l'avoir reconnu au signe que l'Esprit de Dieu lui avait indiqué et qui désignait infailliblement le Rédempteur. Mais je suis polarisée par le spectacle de Jésus qui prie et je ne vois plus que cette figure lumineuse qui se détache sur le fond vert de la rive.


Fruit du Mystère, demandons la vocation à la sainteté

25 mai 2008

Rosaire avec Notre Dame de Soufanieh

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Rosaire avec Notre Dame de Soufanieh

Méditations inspirées des Messages de Jésus-Christ et de la Sainte Vierge Marie confiés à Myrna Nazzour, visionnaire et stigmatisée vivant à Soufanieh (Damas, Syrie) entre décembre 1982 et Pâques 2001. Rosaire préparé par le père Elias Zahlaoui, Damas - Syrie (Juin 2001)

Mystère Joyeux

AnnonciationR

1- L'Annonciation de l'Ange à Marie

Mes enfants : Souvenez-vous de Dieu, car Dieu est avec nous. En cette nuit, l'Ange m'a dit: Vous êtes bénie entre les femmes et Je n'ai pus que Lui dire : Voici la Servante du Seigneur. Annoncez mon Fils l'Emmanuel. Qui L'annonce est sauvé, et qui ne L'annonce pas, sa foi est vaine. Vous, vous apprendrez aux générations le mot d'unité, d'amour et de foi. Poursuivez votre chemin et Je suis avec vous.

Fruit du Mystère: Avec Marie, laissons-nous toucher par l'Amour du Père et adhérons à Sa Volonté.

VisitationR

2- La visitation de Marie à Elizabeth

Mes enfants : N'ayez pas peur, Je suis avec vous. Je visiterai les maisons davantage, car ceux qui vont à l'église quelquefois n'y vont pas pour prier. Ne désespère pas O Porte du Ciel car Je les aime, et Je veux qu'ils me rendent cet amour par le don. Aie confiance en Moi, car Je n'abandonnerai pas ceux qui accomplissent Ma volonté.

Fruit du mystère: Avec Marie, découvrons l'amour fraternel, la joie

NativiteR

3- La naissance de Jésus

Je suis la Vérité, la Liberté et la Paix.Ma fille, Je suis le Commencement et la Fin. Mes enfants : vous connaissez toutes choses et vous ne connaissez rien. Votre connaissance est une connaissance imparfaite ; mais viendra le jour ou vous connaîtrez toutes choses, comme Dieu Me connaît. Viens à moi et console-moi et délie mes chaînes,et accorde-moi la liberté, car sans Toi ma joie est incomplète, sans Toi ma table est vide. Alors Je viendrai pour dire : Me voici venu, car tu M'as invité. Je suis Le Créateur. Je L'ai créée pour qu'Elle me crée. car la Fille du Père et la Mère de Dieu et L'Épouse de L'Esprit est née.Réjouissez-vous de la joie du ciel, Exultez de l'exultation de la terre, car votre salut est réalisé.

Fruit du Mystère: Avec Marie et les bergers, demandons la pauvreté du coeur et l'esprit d'adoration

PresTempleR

4- La Présentation de Jésus au Temple

Je vous dis : priez, priez, et priez. Qu'ils sont beaux mes enfants à genoux, implorant. Descends et dis-leur que tu es Ma fille avant d'être la leur. Je veux, Ma fille, que tu t'appliques à la prière et que tu te méprises. Je veux que tu accomplisses ta mission car tu ne pourras entrer au ciel que si tu accomplis ta mission sur terre. Persévère dans ta vie d'épouse, de mère et de sœur. Offre ces souffrances avec joie. Dirige ton regard vers Moi, tu trouveras la paix et le repos.

Fruit du Mystère: A la suite de Jésus, laissons-nous présenter à Dieu par Marie, notre Mère.

RecouvrementR

5- Le recouvrement de Jésus

Qu'il est beau ce lieu, J'y construirai Mon Royaume et Ma paix. Je vous donnerai Mon cœur, pour posséder votre cœur. Va en paix. Et dis à Mes enfants qu'ils viennent à Moi à toute heure, et non seulement quand Je renouvelle la fête de Ma Mère. Car Je suis avec eux en tout temps. Mes enfants, Jésus a dit à Pierre: Tu es la pierre et sur elle Je bâtirai Mon Église.Et Moi Je dis maintenant: Vous êtes le cœur dans lequel Jésus bâtira son unicité.

Fruit du Mystère: Avec Jésus, demandons la fidélité aux exigences de l'appel de Dieu sur nous.

Mystères Douloureux

AgonieR

1- L'Arrestation de Jésus

Je te donnerai une chance pour choisir. Et sois sûre que si tu Me perds, tu perdras les prières de tous ceux qui t'entourent, et sache que le portement de la Croix est inévitable. Ne déteste personne pour que ton cœur ne s'aveugle pas sur ton amour pour Moi. Aime tout le monde comme tu M'as aimé, surtout ceux qui t'ont haïe et qui ont dit du mal de toi, car par cette voie tu obtiendras la gloire. J'apprécie que tu M'aies choisi, mais pas seulement en paroles. Je veux que tu joignes Mon Cœur à ton cœur délicat pour que nos cœurs s'unissent, ce faisant, tu sauve des âmes souffrantes. Ne crains pas, en toi J'éduquerai Ma génération Parez-vous de patience et de sagesse et n'ayez pas peur si vous échouez.

Fruit du Mystère: Accorde-moi Seigneur la Grâce de la prière et de l'offrande de ma vie.

FlagellationR

2- La Flagellation

Aimez-vous les uns les autres. Je ne demande pas de l'argent à donner aux Églises ni de l'argent à distribuer aux pauvres. Je demande l'amour. Ceux qui distribuent leur argent aux pauvres et aux Églises, sans qu'ils aient l'amour en eux, ceux-là ne sont rien. Descends leur dire que tu es Ma fille avant d'être la leur. Mon cœur s'est consumé sur Mon Fils unique, il ne va pas se consumer sur tous Mes enfants. Que les fatigues entreprises pour Moi ne te brisent pas. Réjouis-toi plutôt. Je suis capable de te récompenser, car tes fatigues ne se prolongeront pas, et tes douleurs ne dureront pas. Prie avec adoration, car la Vie éternelle mérite ces souffrances. Prie pour que la volonté de Dieu s'accomplisse en toi.

Fruit du Mystère: Accorde-moi Seigneur le pardon de mes fautes et la grâce de pouvoir pardonner.

CouronnementEpinesR

3- Le couronnement d'épines de Jésus

Mon cœur est blessé. Ne laissez pas Mon cœur se diviser à cause de vos divisions. N'aie pas peur Ma fille, car Je te donnerai de Mes blessures de quoi payer les dettes des pécheurs, c'est la source à laquelle se désaltère toute âme. Priez pour les pécheurs. car pour chaque parole de prière, Je verserai une goutte de Mon sang sur l'un des pécheurs. Ma fille, que les choses de la terre ne te troublent pas, car par Mes blessures tu gagnes l'éternité. Je veux renouveler Ma Passion. Et Je veux que tu accomplisses ta mission, car tu ne pourras entrer au ciel que si tu as accompli ta mission sur la terre. Mon cœur s'est consumé sur Mon Fils unique, il ne va pas se consumer sur tous Mes enfants.

Fruit du Mystère: Délivre-moi Seigneur de l'esprit de domination et de vanité.

CrucifixionR

4- Le crucifiement de Jésus

Ma fille,Veux-tu être crucifiée ou glorifiée? Glorifiée. Préfères-tu être glorifiée par la créature ou par le Créateur? Par le Créateur. Cela se fait par la crucifixion. Moi, J'ai été crucifié par amour pour vous, et Je veux que vous portiez et supportiez votre croix pour Moi, volontairement, avec amour et patience, et que vous attendiez Ma venue. Et il n'est de salut que par la Croix. N'aie pas peur Ma fille, car Je te donnerai de Mes blessures de quoi payer les dettes des pécheurs, c'est la source à laquelle se désaltère toute âme. Je vous ai donné un signe pour Ma glorification. Poursuivez votre route et Je suis avec vous.

Fruit du mystère: Seigneur Jésus, accorde-moi la compassion et la persévérance dans l'amour.

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5- La mise au tombeau de Jésus

Mes enfants : rassemblez-vous. Mon cœur est blessé. Ne laissez pas Mon cœur se diviser à cause de vos divisions. Que ta paix ne repose pas sur la langue des gens, que ce soit en bien ou en mal, et pense du mal de toi-même. Car celui qui ne cherche pas l'approbation des gens, et qui ne craint pas leur désapprobation, jouit de la paix véritable. Et cela se réalise en Moi. Bien-aimé Jésus, accorde-moi de me reposer en Toi, par-dessus toute chose, par-dessus toute créature, par-dessus tous Tes anges, par-dessus tout éloge,par-dessus toute joie et exultation, par-dessus toute gloire et dignité, par-dessus toute l'armée céleste, car Toi seul es le Très-Haut, Toi seul es Puissant et Bon par-dessus tout. Va à la terre où la corruption s'est généralisée, et sois dans la paix de Dieu. Persévérez dans l'espérance et n'ayez pas peur si vous échouez.

Fruit du Mystère: Donne-moi la conscience de l'Amour unique que Tu as pour moi.

Mystères Glorieux

ResurrectionR

1-La Résurrection de Jésus

Mes enfants : Souvenez-vous de Dieu, car Dieu est avec nous. Celui qui participe avec Moi à la souffrance, Je le ferai participer à la gloire. Ma paix dans ton cœur sera une bénédiction sur toi et sur tous ceux qui ont collaboré avec toi. Ma fille Marie : pourquoi crains-tu alors que Je suis avec toi ? Tu dois dire et d'une voix haute la parole de vérité sur Celui qui t'a créée, pour que Ma force se manifeste en toi.

Fruit du Mystère: Demandons le renouvellement de la Foi et de la Gloire de Jésus sur tout l'univers.

AscensionR

2-L'Ascension de Jésus au Ciel

Je suis le Commencement et la Fin. Je suis la Vérité, la Liberté et la Paix. Va et annonce dans le monde entier, et dis sans crainte qu'on travaille pour l'unité. Dis à Mes enfants que c'est d'eux que Je demande l'unité et que Je ne la veux pas de ceux qui leur jouent la comédie en simulant de travailler pour l'unité. Tout ce que Je veux c'est que vous vous rassembliez tous en Moi,comme Je suis en chacun de vous.

Fruit du Mystère: Demandons la Confiance et une ferme espérance dans les Paroles de Jésus.

PentecoteR

3-La Descente de l'Esprit-Saint

Fondez une Église.Je n'ai pas dit: bâtissez une église. L'Église qu'a adoptée Jésus est une Église Une, parce que Jésus est Un. L'Église est le Royaume des Cieux sur la terre. Qui l'a divisée a pêché, et qui s'est réjoui de sa division a péché. N'ayez pas peur, Je suis avec vous. Ne vous divisez pas comme le sont les grands. Vous, vous apprendrez aux générations Le mot d'unité, d'amour et de foi. Je vous fais une demande, un mot que vous graverez dans votre mémoire, que vous répéterez toujours : Dieu me sauve, Jésus m'éclaire, le Saint-Esprit est ma vie, c'est pour cela que je ne crains rien. 21 Ma fille, ne crains pas si tu tardes à entendre Ma voix, mais plutôt sois forte, et que ta langue soit un glaive qui parle en Mon nom.Sois sûre que Je suis avec toi et avec vous tous.

Fruit du Mystère: Avec Marie, demandons une nouvelle Pentecôte d'Amour sur le monde et l'Unité de l'Eglise

DormitionR

4-L'Assomption de Marie au Ciel

C'est Elle Ma Mère dont Je suis né. Qui L'honore, M'honore. Qui La renie, Me renie. Et qui Lui demande obtient, parce qu'Elle est Ma Mère. Repentez-vous et ayez foi, et souvenez-vous de Moi dans votre joie. Voici Ma fête, quand Je vous vois tous réunis ensemble. Votre prière est Ma fête. Votre foi est Ma fête. L'union de vos cœurs est Ma fête. Ne crains pas, Ma fille. Tout cela arrive pour que le nom de Dieu soit glorifié.Réjouis-toi plutôt, parce que Dieu t'a permis de venir à Moi pour que Je te dise: ne t'inquiète pas de ce qui se dit de toi, mais sois toujours en paix, parce que la créature Me regarde à travers toi.

Fruit du Mystère: Marie, Tu es un Pont d'Amour entre le Ciel et nous, manifeste Ta Présence Maternelle en nos vies, et apprends-nous la Sainteté.

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5-Le Couronnement de Marie au Ciel

Je suis le Créateur. Je L'ai créée pour qu'Elle me crée. Réjouissez-vous de la joie du ciel, car la Fille du Père et la Mère de Dieu, et l'Épouse de l'Esprit est née. Exultez de l'exultation de la terre, car votre salut est réalisé. Moi je ne mérite pas de vous dire vos péchés sont pardonnés, mais mon Dieu l'a dit. Qu'ils sont beaux Mes enfants, à genoux, implorant. Rassemblez. Je vous dis : priez, priez et priez. Priez pour les habitants de la terre et du ciel. Priez pour les pécheurs qui pardonnent en Mon nom et pour ceux qui renient Ma Mère.

Fruit du Mystère: Accueillons Marie comme Mère, et Reine pour le total accomplissement du Royaume de Dieu au Ciel et sur la terre.

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Prière à Notre Dame de Soufanieh

A travers les sombres nuages qui s’ammocellent sur notre terre, filialement nous levons les yeux vers Toi, Mère de Jésus et notre Mère. Plus tes enfants s’éloignent de Ton Divin Fils, plus aussi Tu multiplies Te relations avec Tes compatriotes désemparés. Tu descends du Ciel pour Te manifester à eux ; Tu leur adresses des messages ; plus que cela, des larmes coulent de Tes yeux, afin de toucher leurs cœurs. Bonne Maman, fais que nous entendions Tes appels. Bonne Maman , fais que nous estimions Ta Tendresse. Bonne Maman, fais que nous appréciions tes Saintes Larmes ! A Ton Amour maternel de répondre par un Amour véritablement filial. Le Ciel se fait noir et la tempête est près d’éclater, ô Marie, notre Mère et notre espérance, Source de l’Huile Sainte, donne-nous de Ton Huile , afin que nos lampes ne s’éteignent pas . Amen.

Imprimatur

Monseigneur Georges Habib Hafouri, Archevêque Syrien Catholique de Hassahé

Notice sur les apparitions de Notre Dame de Soufanieh,

cliquer sur le lien suivant: 

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-737984.html

Téléchargez le texte de ce Rosaire en cliquant ici

10 mai 2022

Pauline Jaricot, une femme de foi et d’action !

Pauline-Marie-Jaricot

Pauline Jaricot, une femme de foi et d’action !

 

Suite à la reconnaissance de son premier miracle, Pauline Jaricot sera béatifiée le 22 mai 2022 à Lyon.

Cette laïque, entrepreneuse lyonnaise du XIX ème siècle, s’est mise activement au service du Christ après avoir été profondément touchée par un sermon sur la vanité alors qu’elle avait 17 ans et vivait une vie mondaine.

Pauline imagine, entreprend, crée … Elle nous montre un chemin de sainteté au cœur du monde, ancré dans un catholicisme social et missionnaire.

“Je suis faite pour aimer et agir. Mon cloître, c'est le monde.” (Pauline Jaricot)

 

  • Évangélisation : Pour aider les missionnaires, elle crée l’œuvre de la Propagation de la Foi en 1822 qui deviendra les Œuvres Pontificales Missionnaires. Elle est aujourd’hui patronne des missions. "Une personne qui va puiser de l'eau dans un panier d'osier n'est pas moins insensée que ceux qui se donnent beaucoup de peine en ce monde sans unir leurs travaux à ceux de Jésus-Christ" (Pauline Jaricot)

  • Prière : Ayant une grande dévotion à la Vierge Marie, elle aime la prière du Rosaire et crée le Rosaire Vivant, en 1826 ; fondation toujours en activité. “La prière est un moteur puissant qui fait sentir sa force d'un bout du monde à l'autre ; elle va chercher dans le cœur de Dieu des grâces de vie et de salut pour tous. La prière est le royaume de Dieu au-dedans de nous ; elle s'étend à tous, au Ciel, sur la terre, dans le purgatoire ; elle enchaîne les démons !” (Pauline Jaricot)

  • Action sociale : Sensible aux réalités et à la misère du monde ouvrier, elle s’engage corps et âme auprès des travailleurs et des plus démunis. « Il faut s’attacher à améliorer la condition de la classe ouvrière. Il faut rendre à l’ouvrier sa dignité d’homme, en l’arrachant à l’esclavage d’un travail sans relâche, sa dignité de père en lui faisant retrouver les charmes de la famille, sa dignité de chrétien en lui procurant les espérances de la religion » (Pauline Jaricot)

A l’occasion de sa béatification, rejoignez - du 14 au 22 mai sur Hozana - cette neuvaine en ligne à Pauline Jaricot proposée par les Oeuvres Pontificales Missionnaires. Inscrivez-vous dès à présent !

 

Alice Ollivier pour Hozana.org

 

16 décembre 2021

Litanies des Saints Justes de l'Ancienne Alliance

 Généalogie du Christ

 

Les Saints Ancêtres de notre Seigneur Jésus-Christ

 

Le martyrologe romain fait mémoire, le 24 décembre, des « saints ancêtres de Jésus-Christ ». La veille de la Nativité du Christ, l’Eglise commémore en effet « tous les saints ancêtres de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham, fils d’Adam », qui plurent à Dieu et furent trouvés justes et fermes dans la foi jusqu’à la mort, sans aucun compromis. Des modèles pour l’Année de la foi…

C’est d’eux en effet qu’est né dans notre histoire le Christ selon la chair, lui qui est « au-dessus de tous, Dieu béni dans les siècles ».

Les évangiles selon saint Matthieu (1, 1-17) et selon saint Luc (3, 23-38) proposent chacun une généalogie du Christ dont le sens est d’abord théologique. Saint Matthieu lui confère une importante particulière en la plaçant en tête de son récit. Il y introduit quatre noms de femmes: Thamar, dont la Bible dit qu’elle fut « juste »; Rahab, la prostituée par qui passe le salut du peuple élu; Ruth, qui s’attacha aux coutumes et au Dieu d’Israël, bien qu’issue des Nations; la femme d’Urie, mère de Salomon, qui relie le Messie à la royauté davidique.

La réalisation du salut promis avance de génération en génération en dépit des obstacles et du péché. Elles sont toutes les quatres estimées dans la tradition juie pour avoir permis au salut de Dieu de passer par elles, en dépit des vicissitudes de l’histoire et de leurs vies.

La généalogie matthéenne  s’achève par ce verset étonnant: « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus que l’on appelle Christ » (v. 16). C’est la paternité légale de Joseph qui est ainsi mise en valeur. Mais aussi la nature extraordinaire de la naissance du Christ « de Marie ».

 

Arbre de Jessé

 

Litanies des Saints Justes de l'Ancienne Alliance

(Tirées du Directoire de la dévotion à l'Enfant-Jésus)

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, exaucez-nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

 

Sainte Vierge, promise au paradis terrestre pour écraser la tête du serpent et donner à l'homme son Sauveur, priez pour nous.

Saint Joseph, uni par le plus chaste mariage à la future Mère immaculée de Jésus, priez pour nous.

Saint Jean-Baptiste, Précurseur du Messie, priez pour nous.

Saint Joachim et Sainte Anne, parents de la très-pure Vierge Marie, priez pour nous.

Saint Zacharie et Sainte Élisabeth, parents du Saint Précurseur, priez pour nous.

 

Saints Justes des premiers âges (1), Abel (2), Seth, Enoch (3), Noé, priez pour nous.

Saint Abraham, père des croyants, priez pour nous.

Saint et mystérieux Melchisédech, Pontife du Très-Haut, figure du Christ le Prêtre éternel, priez pour nous.

Saints Patriarches, Isaac (4), Loth, Jacob, Joseph, Job, Obed, vous tous, Saints Patriarches et Justes, priez pour nous.

Saints conducteurs et chefs du peuple de Dieu, Moïse, Josué, priez pour nous.

Saints Prophètes, qui avez scellé les divins oracles de votre sang par le martyre, Isaïe, Ézéchiel, Jérémie, Baruch, Amos, Zacharie, priez pour nous.

Saints Prophètes, dont la parole inspirée étincelait comme la flamme, pour la divine gloire, Élie, Élisée, Daniel, Osée, priez pour nous.

Vous tous, qui vous êtes sanctifiés en annonçant les volontés du Seigneur à Israël, priez pour nous.

Saints jeunes hommes Ananie, Mizaël, Azarie, jetés pour le nom du Seigneur dans la fournaise ardente, priez pour nous.

Saints Machabées, (les 7 frères) avec votre glorieuse Mère et le vénérable Éléazar, priez pour nous.

Saints Machabées, qui défendiez de votre épée, avec un courage indomptable, la ville, le temple et le peuple, Mathatias, Judas, Éléazar, Jonathan, Simon, priez pour nous.

Vous tous, saints guerriers, pour qui de solennelles prières furent ordonnées, quand vous fûtes immolés dans les combats, priez pour nous.

Saints prêtres, et sacrificateurs, et réédificateurs du Temple, Aron, Zacharie, Onias, Esdras, Néhémie, priez pour nous.

Saint Juges, Barac, Gédéon, Samson, Samuel, priez pour nous.

Saints Rois, David, Ézéchias, Josias, priez pour nous.

Vous qui avez recueilli la palme de la sainteté comme prêtres, lévites et sacrificateurs, priez pour nous.

Comme Juges, comme Rois, priez pour nous.

Comme membres des collèges (loués par l'Écriture) des Nazaréens, des pieux et obéissants Réchabites et autres, priez pour nous.

Saintes Femmes, Sara, Rébecca, Débora, Judith, Suzanne, Esther, Holda, priez pour nous.

Vous tous, Saints et Saintes du premier Testament, priez pour nous.

Vous qui attendîtes avec d'impatients désirs, dans les limbes, la venue du Messie libérateur, priez pour nous.

Vous qui tressaillîtes d'amour et de joie, en voyant sa sainte âme descendre jusqu'à vous, et changer vos ténébreuses prisons en paradis de délices, priez pour nous.

Vous qui montiez triomphants au ciel avec lui, le jour de son Ascension, priez pour nous.

Vous que saint Jean, sans son Apocalypse, vit en si grand nombre autour du trône de l'Agneau, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, écoutez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui ôtez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

 

Oraison

 

Ô Dieu, qui avez animé de votre esprit le cœur des Justes de l'Ancien Testament, qui nous les faites regarder, à juste titre, comme nos pères dans la foi, car ils croyaient en Jésus-Christ avant sa venue, comme nous croyons en lui depuis sa venue sur la terre, nous vous prions de répandre, par eux, en nous, le trésor de vos grâces et de vos consolations célestes, et de nous conduire dans la voie du salut éternel, que nous a mérité, à tous, notre Sauveur adorable. Ainsi soit-il.

 

Autre Oraison

 

Apprenez-nous, Seigneur, à profiter des grands exemples que les Patriarches, les Prophètes et tous les Justes de l'ancienne Loi nous ont laissés par leur fidélité à vous servir, à invoquer votre nom, à marcher en votre présence, quand le monde presque tout entier vous abandonnait. Vous leur aviez révélé de merveilleux mystères, et surtout celui de l'avènement de votre Fils Jésus pour notre salut. Combien de soupirs et de vœux enflammés n'ont-ils point fait monter vers cet Agneau divin, qui devait naître de notre chair et de notre sang, pour effacer nos péchés et renouveler la face de la terre !

Ah ! c'est en vue et par les mérites de l'Enfant-Dieu, que leur vie sainte les approchait de vous, mon Dieu, et leur a fait acquérir tant de grâces, jusqu'à devenir les ancêtres de Jésus-Christ.

Quelle n'était pas leur innocence, leur simplicité, leur mortification, leur charité ! Déjà leur cœur laissait entrevoir, comme dans une lueur anticipée, les vertus que l'Emmanuel voulait montrer au monde, et plusieurs sont morts avec une force généreuse, en annonçant son sacrifice, pour les intérêts de votre gloire. Accordez-nous de les aimer, de les connaître, de les louer, de les imiter ; faites qu'après les avoir pris pour modèles pendant la vie, nous soyons assistés d'eux, à la voix de l'Église et du prêtre, dans nos derniers moments ; car nous désirons sortir de ce monde fortifiés par leurs soins, consolés et réjouis par leurs bienheureuses invocations qui nous sont précieuses, Seigneur, puisqu'elles vous sont agréables. Ainsi soit-il.

 

Notes

(1) Adam et Ève réclameraient ici, les premiers, la confiance. Aucun des saints Pères n'a douté de la sainteté de nos premiers parents ; et l'Esprit-Saint déclare, au chapitre de la sagesse, que Dieu les a retirés de leur péché. Aussi les Grecs les honorent- ils le dimanche qui précède Noël, et quelques martyrologes latins en font mémoire le 24 avril. Néanmoins, leurs invocations publiques (comme on peut le voir dans le Rituel romain aux prières de la Recommandation de l'âme Litanies) ne sont point admises par les traditions les plus consacrées, en souvenir des maux qu'ils ont attirés sur leurs descendants.

(2) 28 décembre. Nous placerons ainsi, à côté de chaque Juste, le jour désigné par les martyrologes catholiques pour lui rendre hommage. Ceux qui n'auront pas cette indication sont les saints Remères, c'est-à-dire ceux dont le jour spécial du culte n'est point fixé. — De pieux et graves auteurs disent que l'Église honore ensemble tous les saints de l'ancienne Loi au temps de la Sexagésime, en rappelant leur histoire dans ses offices.

(3) 3 janvier. On célèbre le saint enlèvement d'Enoch, comme les carmes celui d'Élie.

(4) 25 mars. C'est l'Immolation d'Isaac qui est marquée, ce jour-là, par les Latins, comme un sujet de fête.

 

Source : le Petit Sacristain 

 

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Téléchargez le texte de ces litanies (pdf) en cliquant ici

 

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29 novembre 2021

L’Immaculée Conception Franciscaine

L’Immaculée Conception Franciscaine

 

Vierge Franciscaine-002

 

« À la Religion Sacrée de Saint François,

Nous devons de pouvoir proclamer à pleine voix

le blason de l'Immaculée.

Et La voir ainsi proclamée

est sa gloire principale :

Marie, Vous êtes conçue

sans péché le péché originel ».

 

Marie est couronnée de douze étoiles, la lune sous ses pieds et le serpent écrasé sous son talon. Mais il y a une chose, particulière, que l’on ne trouve pas sur les autres représentations de l'Immaculée, c'est l'Enfant qu’elle porte dans ses bras brandit une lance féroce qu’il enfonce la tête du serpent, lance qui est ornée d’une croix.

Quel ensemble parfait et éminemment biblique ! Une femme en inimitié parfaite et perpétuelle avec le serpent et une guerre déclarée entre leur descendance, cette dernière figurant dans l'attitude avec laquelle l'enfant prend la lance pour défendre sa mère, empêchant le venin de toucher la plante des pieds maternels délicate (Genèse). Sur la tête de la Femme, une couronne de douze étoiles, avec la lune sous ses pieds ( Apocalypse ).

On ne peut pas faire plus clair que cette représentation. C'était l'argument graphique, mais décisif, exercé dans la lutte séculaire, particulièrement animée au XIIIe siècle et par la suite, autour du mystère de l'Immaculée Conception, qui a opposé des docteurs et de théologiens de renommée universelle : les maculistes, ceux qui étaient contre face à aux immaculistes, qui défendaient la pureté originelle et de la conception immaculée de la Mère de Dieu.

Cette pieuse opinion, ainsi qu’on l’appelait, de se prononcer en faveur de l'exemption de la tâche originelle dès le premier instant de l’existence de Marie, trouva de l'opposition chez quelques saints. Le doux Docteur Saint Bernard, qui prodigua tant de louanges à Marie, reprocha aux chanoines de Lyon dans une lettre collective d'avoir prêté serment de défendre la pureté originelle de la Mère de Dieu par ces mots : « Qu'avez-vous fait ? Cette solennité n'est pas recommandée par la liturgie de l'Église, ni approuvée par la Tradition. La jeune fille est si élevée en dignité qu'elle n'a pas besoin de ce que vous défendez ».

L’atmosphère formée par le conduite de saint Bernard favorisait les maculistes, qui se réfugièrent, comme un bastion inexpugnable pour eux, dans l’universalité de la rédemption : tous furent rachetés, puis tous péchèrent. Malgré cela, la sentence pieuse exigeait de grands développements. Il n’y avait pas de titres académiques à la Sorbonne sans le serment préalable de défendre le privilège marial.

Les docteurs franciscains Jean Duns Scott et Raymond Lulle se jetèrent dans la mêlée et brisèrent les arguments contraires, ne niant pas l'universalité de la Rédemption, mais en faisant une distinction entre une rédemption libératrice et rédemptrice, en incluant Marie dans cette dernière et l'exemptant de celle-ci. Sans aucun doute, vaut-il mieux prévenir la tache que la nettoyer après l’avoir contractée. L'Église a fait sienne cette distinction dans la Bulle Ineffabilis ainsi que dans la Liturgie.

En l'état, la pieuse opinion l'emporta. De ces disputes jaillissait la lumière et les fidèles se sont inclinés avec révérence devant la doctrine immaculiste, de sorte que lors du Concile de Bâle, au XV siècle, un décret dogmatique disciplinaire fut publié, en raison du général de l'ordre franciscain P. Perqueri, copié en partie dans la Bulle dogmatique de 1854, affirmant que la doctrine qui exempte la Vierge Marie de toute culpabilité actuelle et originelle est conforme au culte ecclésiastique et à la doctrine catholique, et doit donc être crue par tous.

Des circonstances particulières empêchèrent sa définition en tant que dogme, Dieu réservant cette gloire au pape Pie IX, qui, après avoir consulté les évêques, les rois, les princes et les supérieurs des ordres religieux, plaça, le 8 décembre 1854, sur les temples de Marie de l'Immaculée. En rappelant le glorieux anniversaire, nous devons nous unir à ceux qui dans l’histoire, ont chanté le refrain franciscain avec un enthousiasme sans égal :

 

« O Marie, Vous êtes conçue,

sans le péché originel ».

 

(D'après un texte provenant du site de Franciscains de Valencia, traduit de l'Espagnol par mes soins)

 

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29 novembre 2021

L’Immaculée Conception Franciscaine

L’Immaculée Conception Franciscaine

 

Vierge Franciscaine-002

 

« À la Religion Sacrée de Saint François,

Nous devons de pouvoir proclamer à pleine voix

le blason de l'Immaculée.

Et La voir ainsi proclamée

est sa gloire principale :

Marie, Vous êtes conçue

sans péché le péché originel ».

 

Marie est couronnée de douze étoiles, la lune sous ses pieds et le serpent écrasé sous son talon. Mais il y a une chose, particulière, que l’on ne trouve pas sur les autres représentations de l'Immaculée, c'est l'Enfant qu’elle porte dans ses bras brandit une lance féroce qu’il enfonce la tête du serpent, lance qui est ornée d’une croix.

Quel ensemble parfait et éminemment biblique ! Une femme en inimitié parfaite et perpétuelle avec le serpent et une guerre déclarée entre leur descendance, cette dernière figurant dans l'attitude avec laquelle l'enfant prend la lance pour défendre sa mère, empêchant le venin de toucher la plante des pieds maternels délicate (Genèse). Sur la tête de la Femme, une couronne de douze étoiles, avec la lune sous ses pieds ( Apocalypse ).

On ne peut pas faire plus clair que cette représentation. C'était l'argument graphique, mais décisif, exercé dans la lutte séculaire, particulièrement animée au XIIIe siècle et par la suite, autour du mystère de l'Immaculée Conception, qui a opposé des docteurs et de théologiens de renommée universelle : les maculistes, ceux qui étaient contre face à aux immaculistes, qui défendaient la pureté originelle et de la conception immaculée de la Mère de Dieu.

Cette pieuse opinion, ainsi qu’on l’appelait, de se prononcer en faveur de l'exemption de la tâche originelle dès le premier instant de l’existence de Marie, trouva de l'opposition chez quelques saints. Le doux Docteur Saint Bernard, qui prodigua tant de louanges à Marie, reprocha aux chanoines de Lyon dans une lettre collective d'avoir prêté serment de défendre la pureté originelle de la Mère de Dieu par ces mots : « Qu'avez-vous fait ? Cette solennité n'est pas recommandée par la liturgie de l'Église, ni approuvée par la Tradition. La jeune fille est si élevée en dignité qu'elle n'a pas besoin de ce que vous défendez ».

L’atmosphère formée par le conduite de saint Bernard favorisait les maculistes, qui se réfugièrent, comme un bastion inexpugnable pour eux, dans l’universalité de la rédemption : tous furent rachetés, puis tous péchèrent. Malgré cela, la sentence pieuse exigeait de grands développements. Il n’y avait pas de titres académiques à la Sorbonne sans le serment préalable de défendre le privilège marial.

Les docteurs franciscains Jean Duns Scott et Raymond Lulle se jetèrent dans la mêlée et brisèrent les arguments contraires, ne niant pas l'universalité de la Rédemption, mais en faisant une distinction entre une rédemption libératrice et rédemptrice, en incluant Marie dans cette dernière et l'exemptant de celle-ci. Sans aucun doute, vaut-il mieux prévenir la tache que la nettoyer après l’avoir contractée. L'Église a fait sienne cette distinction dans la Bulle Ineffabilis ainsi que dans la Liturgie.

En l'état, la pieuse opinion l'emporta. De ces disputes jaillissait la lumière et les fidèles se sont inclinés avec révérence devant la doctrine immaculiste, de sorte que lors du Concile de Bâle, au XV siècle, un décret dogmatique disciplinaire fut publié, en raison du général de l'ordre franciscain P. Perqueri, copié en partie dans la Bulle dogmatique de 1854, affirmant que la doctrine qui exempte la Vierge Marie de toute culpabilité actuelle et originelle est conforme au culte ecclésiastique et à la doctrine catholique, et doit donc être crue par tous.

Des circonstances particulières empêchèrent sa définition en tant que dogme, Dieu réservant cette gloire au pape Pie IX, qui, après avoir consulté les évêques, les rois, les princes et les supérieurs des ordres religieux, plaça, le 8 décembre 1854, sur les temples de Marie de l'Immaculée. En rappelant le glorieux anniversaire, nous devons nous unir à ceux qui dans l’histoire, ont chanté le refrain franciscain avec un enthousiasme sans égal :

 

« O Marie, Vous êtes conçue,

sans le péché originel ».

 

(D'après un texte provenant du site de Franciscains de Valencia, traduit de l'Espagnol par mes soins)

 

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26 octobre 2019

Neuvaine « à la rencontre de l'autre avec François d'Assise »

Neuvaine « à la rencontre de l'autre avec François d'Assise »

Du 18 au 26 octobre 2019

 

Icône du Jubilé de Damiette 2019

 

Neuvième jour

Vers une vie pleinement sacramentelle

 

L'Évangile

 

« Beaucoup de Samaritains de cette ville crurent en Jésus, à cause des paroles de la femme qui avait rendu ce témoignage : « Il m’a dit tout ce que j’ai fait ». Lorsqu’ils arrivèrent auprès de lui, ils l’invitèrent à demeurer chez eux. Il y resta deux jours. Ils furent encore beaucoup plus nombreux à croire à cause de ses propres paroles, et ils disaient à la femme : « Ce n’est plus à cause de ce que tu nous as dit que nous croyons maintenant ; nous l’avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c’est vraiment lui le Sauveur du monde ». (Jn 4,39-42).

 

Méditation

 

Jésus Se laisse accueillir par les villageois. Ceux-ci font alors eux-mêmes l’expérience de la rencontre avec le Christ pendant les deux journées qu’ils partagent avec lui. Tous, comme ces Samaritains, nous croyons parce que d’autres nous ont apporté un témoignage. Mais l’exemple de ce village de Samaritains nous montre également qu’on ne saurait en rester à un témoignage extérieur, même le plus fiable et le plus fidèle. Celui qui croit doit, à son tour,faire une expérience personnelle du Ressuscité. Car, dit le pape François, « être chrétien c’est une rencontre, une rencontre avec Jésus Christ. Nous sommes chrétiens parce que nous avons été aimés et rencontrés, non pas parce que nous sommes des fruits du prosélytisme. Être chrétien, c’est se savoir pardonné, se savoir invité à agir de la même manière dont Dieu a agi pour nous ». Ai-je fait l’expérience du Christ dans ma vie ? Si ce n’est pas le cas, oserais-je demander à Le rencontrer ?

Rencontrer Jésus et Le reconnaître comme « Sauveur du monde », c’est par la même occasion se reconnaître sauvés, passés par la mort et la Résurrection du Christ. Cette dernière, si l’on veut qu’elle prenne un sens pour le monde qui nous entoure, ne doit donc pas être seulement un événement vieux de deux mille ans. Elle doit être un événement présent qui nous transforme et nous transfigure. Le monde ne croira que s’il voit en nous des ressuscités, une création réellement nouvelle. En le vivant de tout notre être nous apprenons, comme le dit le pape François « à être sacrements vivants du dialogue que Dieu veut engager avec chaque homme et chaque femme, quelle que soit sa condition de vie ». Notre conversion et notre nouvelle manière d’entrer en relation avec nous-mêmes, avec Dieu, avec les autres et avec la création deviennent des signes, qui donnent à voir et qui réalisent en même temps la grande rencontre que Dieu souhaite avec chacun. En cela justement consiste notre mission : en nous laissant recréer par les mains de Dieu (à travers toutes nos rencontres en vérité), devenir, à notre tour, le signe et l’outil de ce grand projet de fraternisation et de réconciliation qui est le Sien.

 

Intention de prière

 

Trinité sainte, à l’image de l’amour qui vous unit Père, Fils et Esprit Saint, Tu travailles sans relâche l’humanité. Donne-nous d’adhérer pleinement et de coopérer à ce grand projet d’amour.

 

Résolution concrète pour la journée

 

Je reprends cette phrase du pape François, « Soyez des sacrements vivant de la rencontre de Dieu avec les hommes », j’essaie de voir en quoi elle pourrait s’appliquer à ma journée et aux rencontres qui s’annoncent. Je choisis de vivre différemment un moment de ma journée, de le vivre de manière proprement sacramentelle.

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Figure pour aujourd’hui

Le Pape François

 

Le pape François, depuis son encyclique sur « La joie de l’Evangile » nous encourage à revenir au cœur de notre foi et de notre vie de ressuscités. Au cours de l’année 2019 qui marque le 8ème centenaire de la rencontre de Saint François d’Assise et du sultan Malik Al-Kamil, il a posé des actes fort en direction du monde de l’islam. Avec le grand imam d’Al-Azhar, ils déclarent « adopter la culture du dialogue comme chemin, la collaboration commune comme conduite et la connaissance réciproque comme méthode et critère ». Ils nous rappellent également que « le Tout Puissant n’a besoin d’être défendu par personne ».

 

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L'auteur de cette neuvaine, le Frère Stéphane Delavelle est franciscain, vit à Meknès au Maroc. Il est l'auteur de l'ouvrage, paru en mars 2019 aux éditions Chemins de dialogue, « Franciscains au Maroc, huit siècles de rencontres ». À travers cette neuvaine, il nous partage les grandes figures qui l'ont inspiré et sa réflexion sur ce qu'est la rencontre avec le Christ et avec nos frères en humanité.

 

Téléchargez l'intégralité des textes de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

 

Neuvaine : À la rencontre de l'autre avec François d'Assise sur Hozana

 

10 avril 2020

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

 

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Samedi Saint

Le grand silence

 

Livre d’Isaïe (53, 1-12)

 

Qui aurait cru ce que nous avons entendu ? Le bras puissant du Seigneur, à qui s’est-il révélé ? Devant lui, le serviteur a poussé comme une plante chétive, une racine dans une terre aride ; il était sans apparence ni beauté qui attire nos regards, son aspect n’avait rien pour nous plaire. Il était méprisé, abandonné des hommes, homme de douleurs, familier de la souffrance, il était pareil à celui devant qui on se voile la face ; et nous l’avons méprisé, compté pour rien. En fait, c’étaient nos souffrances qu’il portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions qu’il était frappé, meurtri par Dieu, humilié. Or, c’est à cause de nos révoltes qu’il a été transpercé, à cause de nos fautes qu’il a été broyé. (...) Maltraité, il s’humilie, il n’ouvre pas la bouche : comme un agneau conduit à l’abattoir, comme une brebis muette devant les tondeurs, il n’ouvre pas la bouche. (…) À cause de ses souffrances, il verra la lumière, il sera comblé. Parce qu’il a connu la souffrance, le juste, mon serviteur, justifiera les multitudes, il se chargera de leurs fautes. C’est pourquoi, parmi les grands, je lui donnerai sa part, avec les puissants il partagera le butin, car il s’est dépouillé lui-même jusqu’à la mort, et il a été compté avec les pécheurs, alors qu’il portait le péché des multitudes et qu’il intercédait pour les pécheurs.

 

Samedi 22 septembre 2012

 

Tous les samedis, je consacre la matinée aux chiffonniers de la grande décharge de Manille, la tristement célèbre Smokey Mountain. Des milliers de familles y survivent en fouillant les déchets de la ville qui y son déversés sans discontinuer par les bennes à ordures sur un terrain d’à peu près sept hectares. Avec un groupe de volontaires et quelques adolescents, anciens enfants des rues, nous organisons des activités avec les enfants délaissés et je leur donne ensuite une leçon de catéchisme. Ils profitent ensuite d’un repas préparé par la Fondation. C’est un lieu apocalyptique, comme un enfer sur terre, où règne pourtant une joie indescriptible. Au coeur d’une misère terrible, les enfants et leurs parents gardent de larges sourires, résistant courageusement au malheur.

Je me souviens d’ailleurs que Maria, la responsable du foyer « Notre Dame de Guadalupe », avait organisé une visite des familles de la décharge avec tous les jeunes de son centre. Il n’était pas facile de faire rouler le petit fauteuil roulant dans les ruelles du bidonville, mais la journée fut inoubliable. Enfants des rues et enfants chiffonniers avaient joué ensemble et les rires faisaient oublier un temps la misère ambiante. Le jeune garçon myopathe était très impressionné par cette rencontre et les visages de ses nouveaux amis habitaient souvent sa prière.

Encore ému des mots que Darwin m’a écrit la veille, j’ai hâte de le retrouver. Mais il me faut attendre l’après-midi pour filer à l’hôpital et passer à nouveau un peu de temps auprès de notre patient. En arrivant, je trouve pourtant la petite officine vide et bien rangée. Le lit a disparu et son jeune occupant aussi. Il n’y a plus aucune trace du petit capharnaüm qui régnait les jours précédents dans cette chambre improvisée. Voyant mon étonnement, l’infirmier m’indique que Darwin a été transféré en soins intensifs, quelques mètres plus loin. Je m’empresse de rejoindre la salle en question, inquiet de ce changement inattendu. À l’entrée, je trouve Joseph, son fidèle aide-soignant, qui ma rassure en me disant que la décision a été prise le matin afin de prévenir toute complication puisqu’ils ont ici tout le matériel nécessaire en cas de problème. Les médecins ne sont pas pessimistes, me dit-il, mais le taux de carbone présent dans le sang qui s’était bien stabilisé les premiers jours à tendance à remonter. Il faut donc le surveiller de près pour éviter que cela ne devienne dangereux.

Partiellement rassuré, je jette un coup d’oeil à l’intérieur et aperçois Darwin éveillé sur son lit. Il ne remarque pas ma présence et scrute le plafond tandis que Randy, un grand gaillard qui a passé les dix dernières années à la Fondation, appuie inlassablement et régulièrement la petite pompe qui assiste le souffle du malade.

Je m’assieds à côté du lit et salue Darwin qui me répond par un simple regard et un petit sourire discret. Il n’a pas l’air de souffrir, son visage est apaisé et sa respiration régulière, mais il ne semble vouloir ni parler, ni écrire. Il est là, allongé devant moi, plongé dans un silence qu’il gardera toute la journée. Il se tourne parfois vers moi, et ferme aussi de temps en temps les yeux pour se reposer.

Le Samedi Saint, c’est la mise au tombeau du Christ. L’Église célèbre ce jour sombre en vivant un grand silence. Les autels sont nus, les statues recouvertes, les tabernacles sont vides. La liturgie elle-même se tait et aucune messe n’est célébrée.

Darwin poursuit son triduum. Il est au coeur de l’étape silencieuse de son pèlerinage.

 

Extrait de « Plus fort que les ténèbres », Père Matthieu Dauchez, Editions Artège, 2015.

 

Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos

Le petit Philippin maître de joie

 

Darwin Ramos naît le 17 décembre 1994 dans une famille très pauvre de Manille (Philippines). Il est contraint de mendier dans la rue pour subvenir aux besoins de sa famille, malgré une maladie qui atrophie ses muscles et qui l’empêche rapidement de se tenir debout.

En 2006, il est accueilli par l’association ANAK-Tnk qui œuvre pour les enfants de la rue. Il est baptisé le 23 décembre, puis reçoit la Première Communion et la Confirmation un an plus tard. Darwin fait preuve d’une foi simple mais profonde, ancrée dans la prière et l’action de grâce. Il vit sa maladie dans une réelle union avec le Christ en Croix et dans une grande espérance. Il rayonne de joie et réconforte les enfants de ANAK-Tnk.

Le 16 septembre 2012, sa maladie s’aggrave. Il vit alors une véritable Semaine Sainte : le jeudi, un combat spirituel, le vendredi, il écrit dans une grande paix : « Un immense merci. Je suis très heureux ». Après un samedi silencieux, il meurt le dimanche 23 septembre 2012.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu Darwin Ramos

 

Ô Dieu de toute Joie, Père, Fils et Saint Esprit, Tu ne laisses jamais seuls ceux qui sont dans l’épreuve. Nous Te rendons grâce de nous avoir donné, en Darwin Ramos, enfant de la rue, un modèle lumineux de vie chrétienne. Dans sa brève existence, Tu lui as donné la grâce d’une foi simple et inébranlable, d’une espérance joyeuse dans la maladie, d’une charité constante pour le prochain. Nous Te demandons la glorifi cation sur terre de ton serviteur Darwin, afi n que les jeunes et les malades puissent trouver en lui un maître de Joie. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici…). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. Notre Père/Je vous salue Marie/Gloire au Père.

 

Imprimatur

Mgr. Honesto F. Ongtioco, évêque de Cubao

(22 novembre 2018).

 

Pour plus d’infos, relations de grâces

https://darwin-ramos.org

 

Facebook : @DarwinRamosAssociation

11 avril 2020

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

 

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Veillée pascale et Dimanche de la Résurrection

 

Evangile selon Saint Jean (20, 1-9)

 

Le premier jour de la semaine, Marie Madeleine se rend au tombeau de grand matin ; c’était encore les ténèbres. Elle s’aperçoit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court donc trouver Simon-Pierre et l’autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit : « On a enlevé le Seigneur de son tombeau, et nous ne savons pas où on l’a déposé. » Pierre partit donc avec l’autre disciple pour se rendre au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l’autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. En se penchant, il s’aperçoit que les linges sont posés à plat ; cependant il n’entre pas. Simon-Pierre, qui le suivait, arrive à son tour. Il entre dans le tombeau ; il aperçoit les linges, posés à plat, ainsi que le suaire qui avait entouré la tête de Jésus, non pas posé avec les linges, mais roulé à part à sa place. C’est alors qu’entra l’autre disciple, lui qui était arrivé le premier au tombeau. Il vit, et il crut. Jusque-là, en effet, les disciples n’avaient pas compris que, selon l’Écriture, il fallait que Jésus ressuscite d’entre les morts.

 

Dimanche 23 septembre 2012

 

J’ai l’impression de revivre exactement la même scène que dimanche dernier. Il est minuit, je m’habille à toute vitesse, j’attrape mon petit sac à dos et enfourche ma moto pour rejoindre l’hôpital au plus vite. Alexandra, une jeune volontaire française qui donne toute son énergie et son coeur au service des enfants de la Fondation, vient de m’appeler. C’est elle qui veillait sur Darwin cette nuit et les médecins ont subitement demandé à me parler. Une urgence ont-ils dit.

Je déboule dans la petite salle de soins intensifs et le médecin de garde, une jeune femme douce et délicate s’approche de moi.

- Mon Père, nous aimerions savoir si vous nous autorisez à être agressifs en cas de réanimation ?

Le vocabulaire qu’elle emploie me surprend un peu.

- Pardon, je vous comprends mal. De quel réanimation parlez-vous ?

- Darwin ne va pas bien et son coeur peut lâcher à tout moment. Puisque vous êtes le gardien légal du patient, j’ai besoin de vos recommandations au sujet de la réanimation.

- Mais je croyais que l’assistance respiratoire allait lui permettre de tenir encore longtemps !

Elle sent dans le ton de ma voix que je suis un peu perdu et reprend plus calmement :

- Nous l’espérions effectivement, mais le corps de Darwin semble ne plus avoir la force de se battre. L’évolution de sa maladie touche à sa fin malheureusement. Le taux de carbone a considérablement augmenté ces dernières heures et votre garçon est en train de s’empoisonner.

Je n’arrive pas à retenir mes larmes et reste sans voix.

- Mon Père, s’il vous plaît, pour la réanimation…

- Oui, pardon. Faites ce qui sera nécessaire, mais ne vous acharnez pas, je vous en supplie.

J’entre dans la petite salle où Randy continue de pomper consciencieusement sur la petite poire pour accompagner la respiration de Darwin. Il est resté toute la soirée pour assister Alexandra alors qu’il avait déjà veillé l’après-midi. Je lis sur son visage attristé qu’il a bien compris la gravité du moment qu’il est en train de vivre.

Je m’approche de Darwin qui est dans un état de semi-coma. Toutes sortes de câbles relient son corps à des engins perfectionnés dont je ne connais pas l’utilité mais le petit retentissement régulier de l’alarme, qui fait penser aux sonars d’un sous-marin, me rassure, comme s’il était une preuve tangible que son coeur bat encore. Darwin ouvre par moment les yeux mais ne semble pas me reconnaître. Le regard encore embué par les larmes, j’ouvre ma sacoche pour prendre mon étole, l’eau bénite et mon petit rituel et commencer à réciter la prière des agonisants. J’ai du mal à articuler les mots que je prononce entre deux sanglots. Dans cette petite salle, où sont pourtant entassés quatre autres enfants malades et leurs parents, le silence est saisissant. Tout le monde, malades et médecins, semble se joindre à cette dernière supplication.

« … à l’heure où tu quitteras cette vie, que la Vierge et tous les saints viennent au devant de toi. Que Jésus-Christ te délivre, Lui qui a bien voulu mourir en croix pour toi ».

À peine la prière achevée, je me tourne vers Alexandra et lui demande de prévenir Gloria, la directrice-adjointe de la Fondation, Joseph bien sûr et Maria, la responsable de son foyer. Il faut vite les informer que Darwin est en train de nous quitter.

Au cours des heures qui passent, ils arrivent tous un par un dans cette petite pièce. Tous ceux qui l’ont accompagné ces derniers mois sont là, il ne manque plus que la famille de Darwin, mais l’assistante sociale est déjà en route pour aller les chercher. Tous montrent une dignité impressionnante et viennent dire quelques mots à l’oreille de Darwin. Souvent un simple merci.

Le jour commence à poindre. Épuisé par cette longue veille, je m’assieds à côté de Darwin sur une chaise en plastique tandis que Gloria prend la poire en caoutchouc et reste debout à pomper méthodiquement. Elle semble tenir sa vie au bout des doigts. Le médecin de garde vient parfois vérifier les engins électroniques et ajuste le rythme d’écoulement des poches de Dextrose. Je pose ma main sur le coeur de Darwin et sens ce battement faible mais régulier qui le raccroche encore à la vie. J’ai l’impression qu’à chaque pulsation, mon petit protégé m’appelle, qu’il se manifeste à moi. Ces petites vibrations lointaines sont le dernier pont qui nous relie. Nous restons ainsi de longues minutes à le regarder vivre ses derniers moments.

Tout à coup plus rien.

Je le sens, son coeur s’est arrêté. Je fais signe au médecin qui ajustait encore la perfusion. Elle prend calmement son stéthoscope et vérifie mécaniquement le pouls du jeune patient. Puis dans un mouvement soudain grimpe sur le lit, et agenouillée près du jeune garçon se met à lui faire un massage cardiaque tout en demandant l’assistance des infirmiers. Tandis que Gloria continue de pomper, je m’écarte du lit pour leur laisser la place et ne retiens plus mes larmes qui coulent sans discontinuer.

Après quelques minutes d’agitation, l’équipe médicale s’arrête un instant. Le coeur semble avoir repris. Le médecin fait glisser son stéthoscope le long du thorax. Mais affichant une moue dubitative, elle fait à nouveau signe aux infirmiers et recommence le massage cardiaque.

D’interminables minutes se passent pendant lesquelles l’équipe médicale se relaie pour tenter de réanimer ce corps sans vie.

Du bout du lit, je regarde fixement le visage de Darwin et murmure à voix basse :

- Tu t’es bien battu, mon bonhomme. Allez, cas-y maintenant, pars. Il t’attendent là-haut.

Je fais un geste discret de la tête au médecin qui guettait mon signal. Elle touche aussitôt sans un mot le bras de l’infirmier affairé à masser avec énergie. Ce dernier s’arrête aussitôt et descend du petit lit. C’est fini, Darwin nous a quittés.

Nous sommes un dimanche matin, il est 5h30, aube du jour où les Chrétiens se rassemblent pour fêter la résurrection du Christ. Darwin vient d’achever sa longue semaine sainte.

« Bon et fidèle serviteur, entre dans la joie de ton Maître » (Mt 25, 21).

L’équipe médicale s’empresse en silence de débrancher les engins électroniques et le corps est recouvert d’un drap. Je ne me résigne pas à m’écarter de cet petit lit comme si le temps venait de s’arrêter. Mais il faut consentir à l’accompagner, dans la prière.

En sortant de l’hôpital, je suis envahi par une image d’une douceur surnaturellement apaisante : Darwin se blottit dans les bras de la Vierge Marie tout en me regardant avec un immense sourire. « Bahala na siya. À Elle de s’occuper de toi ».

 

Extrait de « Plus fort que les ténèbres », Père Matthieu Dauchez, Editions Artège, 2015.

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Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos

Le petit Philippin maître de joie

 

Darwin Ramos naît le 17 décembre 1994 dans une famille très pauvre de Manille (Philippines). Il est contraint de mendier dans la rue pour subvenir aux besoins de sa famille, malgré une maladie qui atrophie ses muscles et qui l’empêche rapidement de se tenir debout.

En 2006, il est accueilli par l’association ANAK-Tnk qui œuvre pour les enfants de la rue. Il est baptisé le 23 décembre, puis reçoit la Première Communion et la Confirmation un an plus tard. Darwin fait preuve d’une foi simple mais profonde, ancrée dans la prière et l’action de grâce. Il vit sa maladie dans une réelle union avec le Christ en Croix et dans une grande espérance. Il rayonne de joie et réconforte les enfants de ANAK-Tnk.

Le 16 septembre 2012, sa maladie s’aggrave. Il vit alors une véritable Semaine Sainte : le jeudi, un combat spirituel, le vendredi, il écrit dans une grande paix : « Un immense merci. Je suis très heureux ». Après un samedi silencieux, il meurt le dimanche 23 septembre 2012.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu Darwin Ramos

 

Ô Dieu de toute Joie, Père, Fils et Saint Esprit, Tu ne laisses jamais seuls ceux qui sont dans l’épreuve. Nous Te rendons grâce de nous avoir donné, en Darwin Ramos, enfant de la rue, un modèle lumineux de vie chrétienne. Dans sa brève existence, Tu lui as donné la grâce d’une foi simple et inébranlable, d’une espérance joyeuse dans la maladie, d’une charité constante pour le prochain. Nous Te demandons la glorification sur terre de ton serviteur Darwin, afi n que les jeunes et les malades puissent trouver en lui un maître de Joie. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici…). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. Notre Père/Je vous salue Marie/Gloire au Père.

 

Imprimatur : Mgr. Honesto F. Ongtioco, évêque de Cubao (22 novembre 2018).

 

Pour plus d’infos, relations de grâces

https://darwin-ramos.org

Facebook : @DarwinRamosAssociation

 

26 octobre 2019

Neuvaine « à la rencontre de l'autre avec François d'Assise »

Neuvaine « à la rencontre de l'autre avec François d'Assise »

Du 18 au 26 octobre 2019

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Huitième jour

Le Royaume déjà à l'oeuvre dans la rencontre

 

L'Évangile

 

« Pendant ce temps, les disciples l’appelaient : « Rabbi, viens manger ». Mais il répondit : « Pour moi, j’ai de quoi manger ; c’est une nourriture que vous ne connaissez pas ». Les disciples se demandaient : « Quelqu’un lui aurait-il apporté à manger ? » Jésus leur dit : « Ma nourriture, c’est de faire la volonté de Celui qui m’a envoyé et d’accomplir son œuvre. Ne dites-vous pas : « Encore quatre mois et ce sera la moisson » ? Et moi, je vous dis : Levez les yeux et regardez les champs déjà dorés pour la moisson. Dès maintenant, le moissonneur reçoit son salaire » (Jn 4, 31-36).

 

Méditation

 

La Samaritaine est partie et Jésus se retrouve avec Ses disciples. Il va essayer de leur expliquer – à Sa manière – ce qui vient d’arriver. Si Il n’a plus faim, c’est que la rencontre qu’Il a vécue L’a comblé. Elle L’a comblé parce qu’elle a permis à la femme de toucher à sa vérité la plus profonde et à son désir, et à Jésus de révéler qui Il était et quelle était Sa mission. Entre les deux, elle a tissé un lien de fraternité fondamentale, de communion dans leurs différences sous l’action de l’Esprit Saint. Là est l’œuvre du Père, le dessein de Son Amour. C’est la raison pour laquelle Jésus voit la moisson déjà arrivée et la remise des comptes engagée : dans ce dialogue en vérité, c’est le Royaume déjà présent qui se donne à voir pour la plus grande joie de Dieu.

Nous cherchons tous à faire l’oeuvre de Dieu, à Lui obéir autant que faire se peut au cœur de nos existences. Nous le faisons parce que nous croyons que c’est bon et dans la perspective de recevoir cette vie de communion plénière avec Lui. Cependant, le Christ révèle ici à Ses disciples que l’accomplissement de la volonté de Dieu n’est pas la clef du Royaume mais qu’elle est déjà le Royaume à l’oeuvre. Sortir de moi-même pour aller vers l’autre, avoir soif d’apprendre de ce frère reçu de Dieu, le rencontrer en vérité et me laisser transformer pour finalement entrer dans la communion de la fraternité profonde et de l’amitié, c’est déjà vivre le Royaume. Toutes nos relations (et elles sont nombreuses dans nos journées) sont potentiellement ouvertes à cette dimension de fraternité universelle et d’unité du genre humain et de la création avec Dieu qui est le grand dessein du Père.

 

Intention de prière

 

Esprit Saint, Toi qui es l’artisan au plus profond de nous-mêmes de la Résurrection et de l’unité de toute la création avec Dieu, donne-nous de « toujours faire ce que nous savons que Tu veux et de toujours vouloir ce qui Te plaît ».

 

Résolution concrète pour la journée

 

J’essaie de vivre cette journée « rien que pour aujourd’hui » comme l’écrivait sainte Thérèse de Lisieux, sans me projeter, en étant présent à cet essentiel qui se joue là et où Dieu se rend présent, même dans les tâches les plus habituelles.

 

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Figure pour aujourd’hui

Serge de Beaurecueil

 

Serge de Beaurecueil est dominicain. Spécialiste de mystique musulmane, il s’installe à Kaboul en 1963 pour y enseigner à l’université. Il consacrera finalement tout son temps et toute son énergie à l’accueil et au soin d’enfants trouvés dans les rues. En intellectuel, il commence par chercher à penser le sens divin de sa présence solitaire en terre musulmane, celle d’un « prêtre des non chrétiens » comme il l’écrira plus tard. Mais tout se simplifie avec le temps pour laisser place à la seule rencontre du plus pauvre et à la fraternité de vie qui se tisse dans sa petite maison habitée des cris d’enfants et des craquements de béquilles. Évoquant l’expérience vécue ensemble pendant la guerre qui ravage le pays, il écrit : « C’est dans notre chair, dans notre cœur meurtri, que nous devions ensemble, non point seulement commémorer, mais entrer dans le mystère pascal ». Quand notre vie partagée devient eucharistie.

 

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L'auteur de cette neuvaine, le Frère Stéphane Delavelle est franciscain, vit à Meknès au Maroc. Il est l'auteur de l'ouvrage, paru en mars 2019 aux éditions Chemins de dialogue, « Franciscains au Maroc, huit siècles de rencontres ». À travers cette neuvaine, il nous partage les grandes figures qui l'ont inspiré et sa réflexion sur ce qu'est la rencontre avec le Christ et avec nos frères en humanité.

 

Neuvaine : À la rencontre de l'autre avec François d'Assise sur Hozana

25 octobre 2019

Neuvaine « à la rencontre de l'autre avec François d'Assise »

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Du 18 au 26 octobre 2019

 

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Septième jour

Toucher au sens divin de nos différences

 

L'Évangile

 

« Jésus lui dit : « Mais l’heure vient – et c’est maintenant – où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité : tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer ». La femme lui dit : « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses ». Jésus lui dit : « Je le suis, moi qui te parle » (Jn 4,23-26).

 

Méditation

 

La rencontre avec Jésus tourne pour la Samaritaine à l’expérience spirituelle. Elle découvre que son désir profond est réveillé et qu’elle peut enfin parler en vérité sans se cacher. Ceci l’amène à voir en Jésus un prophète (Jn 4,19). Mais il n’en demeure pas moins le Juif, l’autre. Comment se fait-il que d’autres croyants, par leurs gestes, par leurs paroles et par leurs engagements puissent m’amener ainsi à découvrir des richesses insoupçonnées au cœur de mon existence et de ce qu’elle a de plus unique, à savoir ma foi ? Faut-il pour cela que j’adhère à la foi de l’autre parce que telle parole de Gandhi me touche ou parce que je ressens toute la grandeur de la prière commune de mes frères d’islam ?

C’est là que Jésus nous révèle la manière dont Dieu entend être adoré : il ne s’agit plus d’aller au Mont Garizim ou à Jérusalem, mais de « l’adorer en esprit et en vérité ». On interprète souvent ces mots comme un appel à dépasser la religion pour louer Dieu au-delà, dans un tout sans forme et inclusif. Ceci pourrait paraître tentant pour notre époque mais reviendrait inexorablement à nier la logique de l’incarnation qui choisit de se singulariser pour accéder à l’universel.

Aussi, il nous faut prendre en compte le fait que Jésus ne parle pas dans le principe mais qu’il s’adresse à une personne, à une femme d’une autre croyance. Jésus révèle à cette femme que l’adoration recherchée par Dieu, cette adoration en esprit et en vérité qui lui a fait toucher son essentiel quelques instant plus tôt, réside justement dans ce dialogue entre croyants où chacun est lui-même et où les prières et les quêtes se répondent. Quand l’autre m’amène au meilleur de ma foi et quand je lui permets aussi d’avancer sur son propre chemin. Quand la rencontre avec l’autre touche à cette profondeur, Dieu peut s’y révéler : « Je le suis, moi qui te parle » (Jn 4,26).

 

Intention de prière

 

Père de tous les croyants, dans le mystère de Ton dessein de salut Tu as créé les hommes différents afin « qu’Ils s’entre-connaissent et se stimulent par leurs bonnes actions » (Coran 5,48), donne-nous d’accueillir ce mystère de l’altérité comme venant de Toi et comme ayant quelque chose à nous dire de Ta part.

 

Résolution concrète pour la journée

 

Je repense à un événement, une rencontre, une nouvelle qui, aujourd’hui, m’ont mis face à face avec le mystère de la différence religieuse. Ce sont souvent des réalités qui me choquent, qui me perturbent, qui m’effraient. Je les regarde devant Dieu. Qu’ont-elles à me dire de Lui et de Sa part ?

 

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Figure pour aujourd’hui

Karima Berger

 

Karima Berger est algérienne et vit en France depuis 1975. Dans son livre Les attentives, elle raconte sa rencontre avec Etty Hillesum. Elle, jeune femme musulmane contemporaine en souffrance face aux luttes internes et externes qui marquent l’islam aujourd’hui, se sent mise en mouvement par une jeune Juive morte dans les camps de concentration. « Ton altérité juive n’a cessé de nourrir l’universalité de ma pensée musulmane, de libérer mon Dieu des défigurations qui le menacent. (…) Dans une de tes dernières lettres, tu enjoignais : « Tenez fermement vos positions intérieures une fois que vous les avez conquises ! » Je les tiens, chère vigie, car c’est la guerre, et la bataille aujourd’hui se situe au-dedans de soi, sur le front de ses positions intérieures ».

 

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L'auteur de cette neuvaine, le Frère Stéphane Delavelle est franciscain, vit à Meknès au Maroc. Il est l'auteur de l'ouvrage, paru en mars 2019 aux éditions Chemins de dialogue, « Franciscains au Maroc, huit siècles de rencontres ». À travers cette neuvaine, il nous partage les grandes figures qui l'ont inspiré et sa réflexion sur ce qu'est la rencontre avec le Christ et avec nos frères en humanité.

 

 

23 octobre 2019

Neuvaine "à la rencontre de l'autre avec Saint François d'Assise"

Neuvaine "à la rencontre de l'autre avec François d'Assise"

Du 18 au 26 octobre 2019

 

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Sixième jour

Les relations mènent au désir et à la Vérité

 

L'Évangile

 

« La femme lui dit : « Seigneur, donne-moi de cette eau, que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser ». Jésus lui dit : « Va, appelle ton mari, et reviens ». Elle répliqua : « Je n’ai pas de mari ». Il reprit : « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari (…) ; là, tu dis vrai ». (Jn 4,15-18).

 

Méditation

 

Jésus a su réveiller le désir de la Samaritaine. Celle qui ne voulait pas avoir à faire avec Lui demande maintenant cette eau qui étanchera sa soif et lui permettra de ne plus venir puiser hors du village. Telle est la manière de Jésus avec les hommes : « le maître du désir », comme l’appelait Eloi Leclerc, se sert de tout pour désensabler la source profonde de notre désir de relations vraies.

Mais ce dialogue n’a pas amené seulement la femme à reprendre contact avec sa soif profonde. Elle la conduit également à faire la vérité sur elle-même : « Là, tu dis vrai ! » Lui répond Jésus, comme si – jusque-là – mensonges, demi-vérités et provocations s’étaient mêlés inextricablement avec la simple vérité sur sa fragile situation. Faire la vérité sur nous-mêmes n’est pas simple, nous le savons bien. D’une part, dans une relation, nous cherchons à être reconnus, à exister, à ne pas blesser. Et, cela nous amène à cacher ce que nous sommes, à entretenir le flou. D’autre part, il nous faudra toute notre vie pour faire la vérité sur « cet autre que nous sommes » comme l’écrivait Rimbaud. La relation peut nous y aider à condition d’accepter d’être nous-mêmes, un nous-mêmes en chemin mais un nous-mêmes quand même. Le faire, c’est se limiter (je ne suis pas tout et, en particulier, pas ce que l’autre attend nécessairement de moi) ; se limiter dans la perspective d’une communion avec l’autre.

Ce qui est vrai de nos relations humaines l’est aussi de notre vie avec Dieu. Ce long dialogue que le Père entretient avec nous a pour seul but d’éveiller notre désir et de nous amener à entrer « dans la Vérité toute entière », celle de cette vie de ressuscités que nous sommes appelés à vivre dès aujourd’hui et que nous ne cessons de différer ne nous y sentant pas prêts.

 

Intention de prière

 

Père, Tu nous appelles à la Vérité, non pas une vérité froide et logique centrée sur nous-mêmes, mais une vérité qui fasse de nous des brûlants, assoiffés de relations et de vérité. Donne-nous d’entrer dans Ta Vérité, d’accepter de ne jamais la posséder car cette Vérité c’est Toi, ainsi nous pourrons faire Ta sainte volonté.

 

Résolution concrète pour la journée

 

Je regarde ce matin les relations que je devrais avoir pendant la journée. J’en choisis une ou deux et je vois en quoi je pourrais être plus vrai(e) que je ne le suis habituellement. Je relis en fin de journée et je vois ce que cet effort de vérité a donné.

 

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Figure pour aujourd’hui

Le Père Peyriguère

 

Albert Peyriguère est un prêtre du diocèse de Bordeaux. Attiré par l’apostolat du Père Charles de Foucauld, il s’installe au Maroc, dans un petit village de montagne. C’est là qu’il passera plus de trente années, soignant le jour dans son petit dispensaire, approfondissant sa connaissance de la langue et de la culture locale, s’engageant pour que ce peuple puisse être respecté et accède à son indépendance et – part la plus chère de son existence - consacrant ses nuits à la prière solitaire. Voilà ce qu‘il conseillait à une sœur en 1931 : « Faites-vous une vie spirituelle positive qui consiste à vous remplir directement l’âme du Christ, et non pas une vie spirituelle négative qui prétendrait arracher morceau par morceau ce qui, en vous, déplaît au Christ ».

 

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L'auteur de cette neuvaine, le Frère Stéphane Delavelle est franciscain, vit à Meknès au Maroc. Il est l'auteur de l'ouvrage, paru en mars 2019 aux éditions Chemins de dialogue, « Franciscains au Maroc, huit siècles de rencontres ». À travers cette neuvaine, il nous partage les grandes figures qui l'ont inspiré et sa réflexion sur ce qu'est la rencontre avec le Christ et avec nos frères en humanité.

 

Neuvaine : À la rencontre de l'autre avec François d'Assise sur Hozana

22 octobre 2019

Neuvaine à la rencontre de l'autre avec François d'Assise

Neuvaine "à la rencontre de l'autre avec François d'Assise"

Neuvaine de prière

Du 18 au 26 octobre 2019

 

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Cinquième jour

Vers des relations vraiment humaines et humanisantes

 

L'Évangile

 

« Jésus lui répondit : « Quiconque boit de cette eau aura de nouveau soif ; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif ; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source d’eau jaillissant pour la vie éternelle ». (Jn 4,13-14).

 

Méditation

 

L’homme a soif de relations. Cette soif est la marque en lui, à la fois de sa ressemblance avec Dieu et de cette finitude qui l’empêche de se donner totalement et librement à l’autre. Il multiplie donc les relations, les liens, les « amis » mais sans jamais étancher sa soif véritable. Plus il les multiplie plus elles deviennent factices, utilitaires ou instrumentalisantes.

Jésus nous appelle à goûter à d’autres relations, les seules qui soient à même de combler notre soif. Ces relations, c’est Lui qui nous les donne, dit-il à la Samaritaine. Qu’est-ce à dire ? Nous faut-il attendre que Dieu nous donne des relations, qu’Il conduise l’autre vers nous ? Non. Il s’agit plutôt de comprendre que nos relations sont appelées à se conformer au mode relationnel propre à Jésus : un mode qui refuse de mettre la main sur l’autre pour en faire une image de ce que je suis, mais qui cherche plutôt à le rendre encore davantage lui-même, encore plus libre et autre.

En ce sens, cette relation qui nous donne vie peut devenir à son tour contagieuse et, de ce fait, missionnaire : comme j’ai été aimé, je peux à mon tour aimer. Guéris dans nos infirmités relationnelles par le Christ (soit directement, soit – le plus souvent – à travers une médiation humaine où nous découvrons a posteriori la présence de Dieu), nous devenons à notre tour des sources de relations justes et libératrices pour le monde.

 

Intention de prière

 

Esprit Saint, viens guérir ce qui est blessé dans mon être relationnel. Donne-moi d’entrer à Ta manière dans mes relations, qu’elles soient vraiment un lieu de rencontre avec Toi.

 

Résolution concrète pour la journée

 

Je choisis une rencontre de Jésus dans l’Evangile et je prends le temps de la contempler ce matin. Je prête attention à la manière qu’a Jésus d’entrer en relation, de respecter l’autre, de le renvoyer vers une plus grande liberté. Je laisse cette scène transformer ma journée et mes rencontres.

 

 

Claverie

 

Figure pour aujourd’hui

Bienheureux Pierre Claverie

 

Pierre Claverie est dominicain. Né en Algérie à l’époque de la colonisation française, il s’aperçoit à son retour à Alger comme jeune dominicain qu’il a vécu toute son enfance dans « la bulle coloniale ». Toute sa vie de frère prêcheur, de prêtre et d’évêque d’Oran consistera à faire exploser ces bulles factices qui empêchent le vrai dialogue, la vraie relation. Évoquant la figure de Jean Bosco au cours d’une retraite, il cite la remarque de son cocher lors du procès de canonisation : « Devant Don Bosco, j’existais. » Pour l’évêque martyr d’Oran, il en allait de même avec Jésus : quand Il rencontrait quelqu’un, ce quelqu’un accédait à son existence propre et unique. À nous de faire de même.

 

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L'auteur de cette neuvaine, le Frère Stéphane Delavelle est franciscain, vit à Meknès au Maroc. Il est l'auteur de l'ouvrage, paru en mars 2019 aux éditions Chemins de dialogue, « Franciscains au Maroc, huit siècles de rencontres ». À travers cette neuvaine, il nous partage les grandes figures qui l'ont inspiré et sa réflexion sur ce qu'est la rencontre avec le Christ et avec nos frères en humanité.

 

Neuvaine : À la rencontre de l'autre avec François d'Assise sur Hozana

8 décembre 2018

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

 

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Deuxième Semaine de l’Avent

 

Deuxième Dimanche de l’Avent

Jésus parle de la Messe

 

Ecoutons Jésus entretenir Gertrude de la grandeur inouïe du Sacrement de l’amour qu’est l’Eucharistie : « Je mets mes délices à être avec les enfants des hommes et c’est avec un grand sentiment d’amour que Je leur ai laissé ce Sacrement à accomplir et à soigneusement répéter en mémoire de Moi, M’étant d’ailleurs obligé par lui, à demeurer avec les fidèles jusqu’à la fin du monde » (Héraut de l’Amour Divin III-LXXVII, 1). « La rigueur de Ma justice s’est laissé enfermer dans la douceur de Ma Miséricorde, car c’est celle-ci que, dans ce Sacrement visible, j’aime présenter à tous les hommes » (Héraut de l’Amour Divin III-XVIII, 13).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Avant de communier, Gertrude dit au Seigneur : « O Seigneur, qu’allez-Vous me donner ? » Il répondit : « Tout Moi-même avec l’entière vertu de Ma divinité, comme au jour où m’engendra la Vierge, Ma Mère » (Héraut de l’Amour Divin III-XXXVI, 1).

 

Parole de Dieu : « Je suis le Seigneur ton Dieu, le Saint d’Israël : tu comptes beaucoup à Mes yeux, tu as du prix et je T’aime » (Isaïe 43, 3,4).

 

Dans ma vie

 

Nous ignorons à quel rythme communiait Sainte Gertrude, mais nous savons qu’elle s’y préparait plusieurs jours à l’avance. Parfois la maladie l’en empêche ; elle fait alors la « communion spirituelle ». « Fût-ce une préparation de 1000 ans ». Jamais nous ne serons dignes de communier, reconnaît-elle avec réalisme. « Pas de meilleure préparation à la communion que l’assistance à la Messe » dit-elle encore. « Le regard de miséricorde du Seigneur assure une préparation convenable ». Préparons les chemins du Seigneur, préparons-nous à bien communier en confiant notre indignité à l’Agneau de Dieu.

 

Résolution : Je soigne mon action de grâces à la messe : je la fais à genoux. Si j’ai perdu l’habitude de la faire, je demande à Sainte Gertrude de m’aider. Je demande conseil à un prêtre et je cherche dans un missel les prières après la communion.

 

Lundi

Intercession de Marie

 

Un 2 février, on chantait l’antienne : « Toi demeurée vierge après l’enfantement, intercède pour nous ». Aux mots « intercède pour nous », Gertrude voit la Bienheureuse Vierge Marie balayer de son manteau les souillures du coeur et de l’âme de toute la communauté, puis les déposer dans un coin et se placer elle-même devant, comme pour les dérober aux regards de la justice divine… Puis la Vierge de grâce offrir par un baiser au Roi des rois son Fils, tel un présent, la dévotion de toute la communauté unie à sa propre dévotion parfaitement pure (Héraut de l’Amour Divin IX-IX, 3).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Je vous loue, Seigneur, par la douce mélodie de votre coeur dans l’innocence de cette virginité parfaite, en laquelle, Vierge, elle vous a conçu, Vierge elle vous mit au monde, virginité qui demeura inviolée en elle, même après qu’elle eût enfantée… Je vous loue, de cette humilité toute paisible par laquelle la Vierge dans tache a été, chaque jour, digne de vous recevoir... » (Héraut de l’Amour Divin III-XLVI, 2-3).

 

Parole de Dieu : « Tu es toute belle, ma bien-aimée, et sans tache aucune » (Cantique des Cantiques 4, 7).

 

Dans ma vie

 

Sainte Gertrude, qui vénérait tant la pureté éclatante de Marie, ne connaissait pas la Fête de l’Immaculée Conception. Saint Bernard, qu’elle lisait et qu’elle citait, refusait d’enseigner ce privilège marial que la théologie ne pouvait expliquer. Nous qui, depuis 1854, savons que c’est en vue de l’incarnation-rédemption de Son Fils que Dieu a préservé la Vierge Marie de la tache originelle et de tout péché (collecte du 8 décembre), intensifions notre prière à l’Immaculée. Demandons à son Coeur Immaculé la grâce d’un coeur qui se purifie par l’humilité, la lucidité de ses fautes, la vérité, l’adoration.

 

Résolution : Je décide d’aller à la Messe aujourd’hui pour fêter Marie Immaculée, je l’invoque plusieurs fois dans la journée à l’aide des litanies qui louent sa pureté : Mère très pure, Reine des vierges, Reine conçue sans péché...

 

Mardi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

« Les entretiens fréquents qu’elle a avec le Seigneur de majesté ont pour effet de l’enfoncer davantage dans l’humilité » écrit son chroniqueur. Jésus lui-même y veille : « Je t’exclus par moment de mes secrets pour le maintien de l’humilité ; afin que dans ma possession tu découvres ce que tu es par moi et, dans l’indigence, tu reconnaisses ce que tu es par toi-même » (Héraut de l’Amour Divin I-XVI, 1). Gertrude se tient d’ailleurs pour totalement indigne de la moindre grâce. « Considérant la misère multiforme de ses déficiences, elle se jette, avec le pus grand mépris d’elle-même, dans la profonde vallée de l’humilité qui lui est familière » (Héraut de l’Amour Divin III-XXVI, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Le souvenir de toutes ses fautes passées la jetait dans une telle confusion qu’elle ne cherchait qu’à se cacher à jamais, et voilà que le Seigneur s’inclinait vers elle avec révérence… : « Je ne puis absolument pas m’empêcher de rejoindre celle qui, par les cordes solides de l’humilité, tire jusqu’à elle mon coeur divin ». (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 39).

 

Parole de Dieu : « Seigneur, je n’ai pas le coeur fier, ni le regard hautain. Je n’ai pas pris un chemin de grandeur » (Psaume 130, 1).

 

Dans ma vie

 

À Hefta, Gertrude vit sous la Règle de Saint Benoît où le chapitre le plus long concerne l’humilité, vertu monastique par excellence. Chacun des douze degrés d’humilité peut être illustré avec des passages du Héraut de l’Amour Divin. Depuis sa rencontre avec Jésus ressuscité, Gertrude vit une transfiguration de tout son être ; unie à Jésus « doux et humble de coeur », elle réagit sans cesse avec humilité. L’Amour du Christ la purifie et, à son image, elle rayonne les vertus évangéliques de douceur et d’humilité ; vertus d’Avent, vertus du mystère de l’Incarnation célébrée à Noël.

 

Résolution : Je choisis de poser un acte d’humilité dans le sens contraire de la pente de mon orgueil : ne pas répondre, ne pas vouloir avoir toujours raison, laisser parler l’autre en premier...bref céder !

 

Mercredi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

Une vision de l’arbre de la Charité dont bénéficia Gertrude nous apprend que « ses fruits sont les bonnes œuvres, sa floraison, les bonnes intentions, et le feuillage étincelant, les saintes pensées » à l’égard du prochain. Gertrude excelle à prier pour ses sœurs et ceux, nombreux, qui se recommandent à sa prière (Héraut de l’Amour Divin III XV, 1). Jésus lui apprend la délicatesse dans la correction fraternelle ; Il lui explique qu’il ne faut pas « mépriser son prochain à cause de ses défauts, ni dévoiler ses travers, ni le condamner intérieurement avec dureté et encore moins le noircir à l’occasion par quelques médisances » (Héraut de l’Amour Divin III-LXXIV, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Il ne suffit pas à l’homme de vaincre son jugement pour prendre la résolution de faire du bien à son ennemi ; il doit aussi chercher les occasions de passer à la pratique pour faire du bien à ceux qui nous persécutent… La Charité envers les ennemis ne doit pas être séparée de la douceur de goûter Dieu qui rend prêt à subir la mort pour le Christ » (Héraut de l’Amour Divin, II-I, 2).

 

Parole de Dieu : « La Charité ne tient pas compte du mal. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout » (1 Corinthiens 13, 6-7).

 

Dans ma vie

 

La perfection de la Charité fraternelle, à savoir l’amour des ennemis, a priori semble difficile, voire impossible. Et que dire du support des injures, des injustices ? Pourtant ce sont des exigences de l’Evangile, celles du discours sur la montagne de Matthieu 5-7. Certes, ni le mal, ni la violence ne sont injustifiables. Jésus explique qu’il ne souffrirait aucun mal s’il ne pouvait le faire servir au salut éternel (cf Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 22). Il apprend à Sainte Gertrude de ne pas s’en prendre aux persécuteurs, mais de jeter sur eux un regard de compassion. Pour nous, c’est le commencement de la paix de Noël.

 

Résolution : J’aborde avec un sourire tous ceux que je rencontre dans la journée, amis comme ennemis ! Je relis 1 Corinthiens 13, 4-7 en remplaçant par mon prénom le terme Charité : un bel examen de conscience !

 

Jeudi

La rencontre avec Jésus (Suite)

 

Un jour, alors que Gertrude prie pour ceux qui ont causé de grands dommages et déprédations au monastère, le Seigneur aimant et miséricordieux lui apparaît avec un bras malade, tordu. Il lui dit : « Considère quelle douleur m’infligerait celui qui frapperait à coups de poing sur mon bras. Me causent une telle douleur ceux qui publient mes méfaits et le mal de leurs persécuteurs, en oubliant que ces ennemis sont aussi mes membres. Au contraire, ceux qui implorent ma clémence pour leur conversion oignent mon bras des plus doux onguents » (Héraut de l’Amour Divin III-LXVII, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Quelle raison, Dieu d’infinie tendresse, peut justifier que des personnes si indignes soient appelées votre bras ? » - « Ils sont membres de l’Église dont je suis la tête… Contraint par ma propre tendresse d’en prendre soin, je souhaite, d’un incroyable désir, qu’ils reviennent à moi par la pénitence » (Héraut de l’Amour Divin III-LXVII, 2).

 

Parole de Dieu : « Garde ta langue du mal ; fais-le bien, recherche la paix et poursuis-la » (Psaume 32, 15).

 

Dans ma vie

 

« Le Royaume des cieux subit la violence – dit Jésus dans l’Evangile de ce deuxième jeudi de l’Avent – et des vents violents cherchent à s’en emparer ». La prière de l’homme et de l’Église est la seule « violence » recommandée par l’Evangile. Issue de l’amour, elle hâte l’avènement du Royaume et du « Prince de la Paix » ; miséricorde incarnée, sa mission sera de faire miséricorde et de pardonner. Non seulement l’amour couvre la multitude des péchés, mais, selon l’enseignement de Sainte Gertrude, « l’amour rend l’aimé aimable ».

 

Résolution : En priant la Vierge Marie, je médite les mystères de l’enfance de Jésus, Reine de la Paix, l’arrêt de toutes les guerres et violences injustes dans le monde. Je cherche à devenir un artisan de paix.

 

Vendredi

Abandon dans la maladie

 

Tout en lui manifestant un tendre amour, Gertrude, si souvent et depuis si longtemps malade, demande, une nuit, au Seigneur pourquoi il est indifférents de vivre ou de mourir. Il lui répond : « Lorsque l’époux conduit l’épouse à sa roseraie pour y cueillir des roses afin de les tresser, celle-ci prend tant de plaisir au doux entretien de l’époux qu’elle ne s’enquiert nullement des sortes de roses qu’il a l’intention de cueillir ; promptement et sans autre réflexion, elle dispose dans la guirlande chaque rose que l’époux choisit (Héraut de l’Amour Divin III-LVI, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Ainsi conclu le Seigneur, l’âme fidèle, dont toute la joie est de faire ma volonté et de s’y conduire comme en une roseraie, est à coup sûr indifférente au jeu de mon bon plaisir, pouvant lui rendre la santé ou mettre un terme à sa vie d’ici-bas ; car dans la plénitude d’une absolue confiance, elle s’est tout abandonnée à la conduite paternelle » (Héraut de l’Amour Divin III-LVI, 1).

 

Parole de Dieu : « Pour moi, certes, la vie c’est le Christ, et mourir représente un gain. Cependant… j’hésite à faire un choix » (Philippiens 1, 21-22).

 

Dans ma vie

 

Gertrude demande souvent au Seigneur la guérison ou du moins la force de pouvoir assister à l’office ; mais elle est toujours prête à acquiescer à son bon vouloir. Si, le plus souvent, Jésus juge meilleur pour elle et pour les autres de ne pas atténuer ses épreuves, presque à chaque fois il la console en lui manifestant le bien qu’est l’offrande de ses souffrances pour autrui et en la faisant reposer tendrement sur son coeur. Demandons-lui de ne pas permettre « que la fatigue nous abatte, alors que nous attendons la venue bienheureuse de celui qui nous rendra les forces et la santé » (Collecte du 2e mercredi).

 

Résolution : J’offre toutes les fatigues de la journée pour les malades et je demande pour eux et pour moi une grâce d’abandon à la volonté de Dieu.

 

Samedi

L’attention du coeur

 

La nuit de la fête des 11 000 Vierges, alors qu’on lisait la parabole des Vierges Sages et qu’on la méditait dans plusieurs répons, eut lieu ce dialogue avec le Seigneur : « Où est ta lampe ? » Gertrude répondit : « Voici, Seigneur, que je vous présente mon coeur en guise de lampe ». Le Seigneur : « Je le remplirai jusqu’au bord de l’huile de mon Divin Coeur ». Mais elle : « Et quelle en sera la mèche ? » Le Seigneur : « Cette mèche qui luira doucement pour moi sera cette attention aimante qui te fait tendre tout droit vers moi en toute tes actions » (Héraut de l’Amour Divin IV-LIV, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Bien que l’homme par fragilité de nature omette parfois de tendre son attention vers Dieu, celui-ci pourtant, dans sa bonté miséricordieuse, ne néglige pas de tenir toutes nos œuvres pour dignes d’une récompense éternelle, pourvu seulement que nous ne détournions pas délibérément de lui, et que nous nous repentions souvent de tout ce que nous reproche notre conscience » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 34).

 

Parole de Dieu : « Voici l’Epoux ! Sortez à sa rencontre… Celles qui étaient prêtes entrèrent avec lui dans la salle des noces ». (Matthieu 25, 6-10).

 

Dans ma vie

 

Dans notre attente de la venue de l’Epoux, retenons la leçon de vigilance de cet évangile lu en la fête de Sainte Lucie. Sommes-nous de ces veilleurs qui, selon la collecte d’hier, « vont à sa rencontre avec des lampes allumées » ? Cette parabole, Jésus l’explique donc lui-même à Sainte Gertrude. La vigilance n’est pas seulement un état physique, celui de ne pas céder au sommeil, puisque les dix vierges se sont endormies. C’est un état de l’âme, attentive à son Dieu toujours en train de venir ; la disponibilité intérieure permanente, « l’attention aimante d’un coeur toujours prêt.

 

Résolution :Pour être prêt, je pense à mon attitude de chrétien. Suis-je fidèle à faire de petites prières à Dieu, un acte quotidien d’humilité ? Je prépare l’évangile de demain pour être plus attentif lors de sa proclamation.

 

Textes extraits du Hors Série de Parole et Prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta » publié en 2014

 

Gertrude

 

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24 juin 2018

Neuvaine à la Vénérable Nennolina Meo

 

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Neuvaine à la Vénérable Nennolina Meo

Du 25 juin au 3 juillet

 

Antonietta naît à Rome le 15 décembre 1930, dans une famille plutôt aisée aux solides principes moraux et religieux. La maison se trouve à quelques pas de Sainte-Croix-de-Jérusalem. On récitait chaque jour le Rosaire, et on allait quotidiennement à la Messe. Ses parents aimaient beaucoup la Sainte Vierge, et, pour le voyage de noces, ils avaient été en pèlerinage au sanctuaire de la Reine du Rosaire de Pompéi. Les premiers mots que Nennolina, le surnom donné à Antonietta, apprend à écrire, par sa maman, sont les Noms de Jésus et de Marie. Quatrième d’une fratrie dont deux membres sont déjà « au Ciel », cette jolie brunette obéissante et joyeuse, ravit par son charme, sa candeur et sa capacité de réflexion très au-dessus de son âge. Nennolina était une enfant vive, toujours gaie, qui avait souvent une grande envie de sauter. Elle aimait beaucoup chanter.

A trois ans, elle entra au jardin d’enfant des religieuses. Elle connait dès son plus jeune âge un attrait pour la prière. A l'âge de quatre ans, elle est inscrite dans la section des Petites de l'Action catholique féminine.

Un jour, dans le jardin de la maison, elle tombe par terre et se cogne le genou sur un caillou. On la soigne, mais la douleur ne passe pas. Les médecins ne comprennent pas l'origine de sa douleur, mais, quand ils diagnostiquèrent le mal, il était trop tard : « osteosacoma, cancer des os », l'amputation de la jambe est alors inévitable. Tout le monde en est bouleversé...sauf elle.

Au printemps de l'année 1936, après l'intervention chirurgicale, on installe à Nennolina une lourde prothèse orthopédique, puis elle reprend sa vie d'enfant. Déjà à cet âge, elle avait un concept de la valeur de la souffrance, incompréhensible sans la grâce de Dieu.

Elle commença à aller à l’école primaire à six ans, avec une prothèse qui la gênait beaucoup. Mais elle offrait tout à Jésus : “Chaque pas que je fais, que ce soit un mot d’amour”. Le jour de l’anniversaire de l’amputation elle voulut le célébrer par un grand repas et par une neuvaine à la Vierge de Pompéi, parce que grâce à cet événement, elle avait pu offrir sa souffrance à Jésus. A 6 ans, elle obtient de faire sa première communion, comme le permet désormais l’Eglise (décret de Pie X d’août 1910, autorisant la communion des enfants à l’âge de raison, c'est-à-dire 7 ans, et même avant). Se préparant avec ferveur, elle promet à Jésus, quand il sera dans son cœur, de lui « dire des petits mots pour le consoler ».La nuit de Noël 1936, elle reçut la Première Communion et quelques mois plus tard la Confirmation.

L’amputation de la jambe n’avait pas bloqué la tumeur, qui s’étendit à la tête, à la main, au pied, à la gorge et à la bouche. Les souffrances de la maladie et celles des traitements destinés à la soigner étaient très fortes. Le mal progresse et après de longues et atroces souffrances, cette enfant toujours préoccupée des autres et qui ne s’est jamais plainte rend sa belle âme à Dieu, le 3 juillet 1937. Elle entre dans la Vie, n'ayant pas encore eu ses 7 ans, un samedi, comme elle l'avait annoncé. Elle est enterrée dans la Basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem à Rome.

Dès 1941, la présidente de l'Action catholique italienne propose l'ouverture de la cause en béatification et canonisation. Celle-ci s'ouvrira en 1972 après l'accord obtenu de la Congrégation pour les causes des saints.

Mais, conversions et grâces accompagneront sa mort : au cimetière romain du Verano, sa tombe sera jonchée de petits billets de prière et d’actions de grâce. Dans  l’année qui suivra, deux biographies de Nennolina seront publiées : sa réputation de sainteté se répandra si spontanément et si vite qu’elle dépassera non seulement les limites de sa paroisse, Sainte-Croix-de-Jérusalem, mais aussi celles de Rome et de l’Italie. Dès 1940, sa biographie paraît en plusieurs langues, y compris l’arménien. Le procès de béatification s’ouvre en 1942 et la phase diocésaine se termine en 1972. Mais son âge, à la limite de ce que l’on considère comme l’âge de raison, suscite la perplexité des personnes qui examinent son cas et de nombreuses difficultés surgissent au cours du procès. Aucune loi canonique ne détermine en fait l’âge à partir duquel on peut ouvrir un procès de béatification. Ce n’est qu’en 1981, avec la Déclaration de la Sainte Congrégation pour les Causes des Saints, que l’Eglise reconnaît pleinement que les enfants peuvent, eux aussi, accomplir des actes héroïques de foi, d’espérance et de charité, et par conséquent être élevés à l’honneur des autels.

Un décret, en date du 18 Décembre 2007, a été signé au Vatican, par le pape Benoît XVI, reconnaissant l'héroïcité de ses vertus. Nennolina est désormais Vénérable.

 

Prières quotidiennes

 

Prière à la Vénérable Antonietta Meo

 

O Dieu, Père des humbles, nous Te remercions parce que Tu nous as donné, en Antonietta Meo, une image vivante de Ton Amour et de Ta Sagesse révélés aux tout-petits. Toi qui lui as donné la Grâce d'être unie à la Croix du Seigneur Jésus et de souffrir avec force et avec joie. Rends-la glorieuse encore sur terre, afin qu'elle soit pour tous un exemple lumineux de fidélité à l'Evangile. Accorde-nous son amour simple et ardent pour l'Eucharistie et pour l'Eglise. Viens en aide à notre pauvreté et, par son intercession, rends-nous la grâce que nous Te demandons avec confiance. Amen.

 

Je crois en Dieu, Notre Père, 10 Je vous salue Marie,

Gloire au Père, O Marie conçue sans péché.

 

Blessed-Antonietta-Meo

 

Premier Jour

Antonietta, auteur d’une œuvre étonnante

 

Cette jeune enfant a écrit plus de cent cinquante lettres à Jésus, à Marie et à la Trinité, rédigées durant sa maladie, d’une maturité exceptionnelle. Cette œuvre étonnante témoigne d’une ascension spirituelle fulgurante. Ecrites de sa main malhabile de petite élève ou dictées à sa maman, ces incroyables petites lettres dégagent un tendre parfum d’intimité avec le Ciel : « Cher Jésus. Chère Petite Sainte Vierge »,commence l’auteur qui conclut souvent par : « Pleins de baisers de la part de ta petite Antonietta ».

C’est à partir du moment où sa mère commence à lui enseigner un peu de catéchisme, en vue de sa première communion qu’Antonietta se met à lui dicter de petites lettres, puis à les écrire elle-même, et à les poser chaque jour sous une statuette de l’Enfant Jésus au pied de son lit « pour qu’il vienne les lire la nuit ».

Sa mère témoignera : « Cela a débuté comme un jeu. C’est ainsi que souvent, le soir, après avoir dit sa prière à son ange gardien, Antonietta a pris l’habitude de me dicter des “poésies”,  d’abord pour moi, puis pour son papa et Margherita, puis pour Jésus et pour la Sainte Vierge. Je prenais le premier bout de papier que je trouvais, et je me contentais d’écrire ce qu’elle me disait, en souriant d’indulgence pour ce qu’elle me dictait avec tant de simplicité et de détermination ».

Confions tous les enfants à Jésus, pour que s’établisse dans leur cœur cette tendre relation avec lui.

Jésus, aide-nous à développer les talents que tu as mis en nous.

 

Prières quotidiennes

 

Deuxième Jour

Antonietta, future Docteur de l’Eglise

 

Le journal de Nennolina et ses lettres parlant de Jésus, de la Vierge Marie et de Dieu le Père sont chargées d'émotion et d'affection. Elles révèlent une union mystique vraiment extraordinaire. La théologie qui transpire de ses écrits, tracés d’une main enfantine et avec la manière simple et souvent incertaine des enfants, est d'une beauté surprenante. Beaucoup sont actuellement étudiés par les spécialistes. Car « l’œuvre » de cette jeune enfant dénote une profondeur spirituelle et une justesse théologique stupéfiantes.Au point que d’aucuns ont voulu voir en cette enfant de 6 ans un possible Docteur de l’Eglise. Cette correspondance place d’emblée sa jeune auteur dans la cour des plus grands. Comme eux, cette enfant aime Jésus d’un amour d’épouse. Amour mystique aux accents poétiques, qui rappelle celui de Thérèse de Lisieux. Elle écrit à Jésus : « Je veux être ta lampe et ton lys. La lampe qui brûle nuit et jour devant le tabernacle, ne te laissant jamais seul ; le lys qui orne l’autel et t’adore ». Des lys, elle promet d’ailleurs d’en envoyer beaucoup quand elle sera au paradis !

Jésus, fais de nous de précieux témoins de ton amour.

 

Prières quotidiennes

 

Troisième Jour

Antonietta aime Jésus jusqu’à l’héroïsme

 

Dès qu’elle apprend à tenir la plume, pendant sa première année d’école primaire, Nennolina veut signer toute seule : « Antonietta et Jésus ».Elle s’adresse à Jésus et à Marie avec une tendre familiarité. Ses petites lettres se terminent toujours par des caresses, des baisers, adressés à ses destinataires célestes. Les religieuses qui l’ont éduquée sont elles aussi témoins de cette tendre attitude, elles qui ont souvent vu, avant qu’elle ne sorte de l’église, la petite fille s’approcher du tabernacle et s’exclamer : « Jésus, viens jouer avec moi !».Elle écrit également dans ses lettres qu’elle désire que Jésus soit toujours avec elle : Pendant les mois qui la séparent de la nuit de Noël, ses lettres expriment tout son amour pour Jésus et l’ardent désir de le recevoir dans son cœur.

Les lettres de Nennolina sont des méditations-conversations avec Dieu le Père, Jésus, la Vierge Marie, l'Esprit Saint, la Sainte-Trinité. Elles sont pleines de tendresse, de douces expressions de l'amour ; de profondes réflexions sur les mystères de la foi ; de la persistance des souhaits de la réception de l'Eucharistie ; des offres de sa douleur à Jésus pour le salut des âmes.

La pensée de Jésus ne la quitte pas, elle compte les jours, les heures, les minutes. Les lettres sont répétitives et ses pensées, comme chez tous les enfants, sautent du coq à l’âne, mais sous leur forme enfantine, elles ne sont jamais banales ni puériles.

Son amour dépasse les mots : elle comprend qu’aimer Jésus, c’est faire sa volonté, jusqu’à l’héroïsme : « Rends-moi ma petite jambe si tu veux, écrit-elle à Jésus, mais si tu ne veux pas, fiat voluntas tua ».

O Jésus, fais-nous grandir, comme Nennolina, dans l’amour sans limite.

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième Jour

Antonietta offre sa souffrance pour les pécheurs

 

Un peu plus tard, sa générosité extrême la fait monter encore plus haut : « Je ne te demande pas de me rendre ma jambe, je te l’ai donnée ». « Tu sais, maman ? J'ai proposé ma jambe à Jésus, pour la conversion des pauvres pécheurs et pour bénir tous les soldats en Afrique. »

Antonietta comprend qu’aimer Jésus, c’est aussi lui « donner des âmes ».Aussi offre-t-elle ses souffrances pour les pécheurs, « surtout pour les plus méchants »,précise-t-elle. Elle déclare vouloir beaucoup d’âmes : « O Jésus plein d’amour, donne-moi des âmes, donne m’en beaucoup !».

Elle prie pour les pécheurs : « Je te prie pour cet homme qui a fait tant de mal » ; «je te prie pour le pécheur que tu sais, qui est si vieux et qui est à l’hôpital Saint-Jean».

Nennolina comprend la valeur de la douleur. A sa mère, elle dit : « Quand vous sentez la douleur, vous devez garder le silence et l'offrir à Jésus pour un pécheur. Jésus a tant souffert pour nous, mais il n'a pas commis de péché : Il était Dieu. Comment pouvons-nous nous plaindre, nous qui sommes pécheurs. Comment pouvons-nous le choquer toujours ? »

Prions pour les pécheurs, c’est ce que Marie nous demande de faire et qu’Antonietta a si bien compris et mis en œuvre.

 

Prières quotidiennes

 

Cinquième Jour

Antonietta comprend l’amour rédempteur de la douleur

 

Même si elle était très jeune, Antonietta a montré la compréhension de l'amour rédempteur de la douleur que vous ne pouvez pas expliquer si vous n'avez pas admis l'intervention d'une grâce extraordinaire. Nennolina comprend que chacun peut et doit remplir cette mission lui-même, en Jésus-douleur pour le salut de chaque âme. Elle offre sa douleur comme une récompense à Jésus pour toute la douleur qu’Il a soufferte. Elle a compris que sa douleur pourrait diminuer celle de Jésus qui continue à souffrir non plus dans son corps physique, mais dans son corps mystique. Jésus souffre sur les champs de bataille, dans les nombreux moyens par lesquels les hommes souffrent.

Antonietta, 6 ans, conseille à sa maman : « Pour ne pas souffrir, c’est bien simple : au lieu de penser à tes souffrances, pense à celles de Jésus, qui a tant souffert pour nous. Et tu verras que tu ne sentiras plus rien ». La petite fille qui sait à peine écrire, sait de quoi elle parle.

Quand quelqu'un lui demandait comment elle se sentait, elle répondait qu'elle allait bien.Elle ne voulait pas que quiconque prie pour son rétablissement, mais prie de l’aider à faire la volonté de Dieu. "Je veux rester avec Lui sur la croix parce que je l'aime", écrit-elle.

A son guide spirituel, elle dit  : "Pour un instant, je couche sur ma blessure, de manière à offrir plus de douleur à Jésus".

Cessons de nous plaindre et remercions Dieu pour les souffrances qu’il nous permet de partager avec lui.

 

Prières quotidiennes

 

Sixième Jour

Antonietta demande des grâces à Jésus

 

Antonietta ne cessera jamais de demander des grâces à Jésus et à sa Mère, pour ceux qui lui sont proches, pour ceux qui se recommandent à ses prières :

« Aujourd’hui j’ai fait un peu de caprices, mais prends, ô bon Jésus, ta petite fille dans tes bras... Aide-moi, parce que sans ton aide, je ne peux rien faire… Aide-moi de ta grâce… Aide-moi, car sans ta grâce je ne peux rien faire… Je t’en prie, Bon Jésus, garde toujours ta grâce dans mon âme ».

« Cher Jésus, demain tu seras dans mon cœur, fais comme si mon âme était une pomme. Et fais qu’il y ait une petite armoire à l’intérieur de mon âme, comme les pépins qui sont à l’intérieur d’une pomme. Et comme la graine blanche qui est sous la peau noire des pépins, fais qu’à l’intérieur de la petite armoire il y ait ta grâce, qui serait comme la graine blanche. Mettez Votre Grâce dans le placard et que cette Grace reste avec moi pour toujours. »

Le futur Paul VI, alors Secrétaire d’Etat, à la lecture de la biographie et des lettres d’Antonietta Meo, écrira que Dieu, en agissant dans les âmes par les voies les plus mystérieuses, concèdera à beaucoup de pénétrer, grâce à la lecture de la vie de cette enfant qui n’avait pas encore sept ans, le mystère de cette sagesse qui se cache aux superbes et apparaît aux enfants ». 

Demandons et il nous sera donné. Mais sachons demander avec persévérance.

 

Prières quotidiennes

 

Septième Jour

Nennolina, martyre

 

Le 12 juin 1937, l’état d’Antonietta s’aggrave. Elle respire avec peine. On extrait du liquide de ses poumons. Le 23, on lui scie trois côtes, sous anesthésie locale en raison de sa faiblesse. Voici ce que dit sa mère : « Je ne peux décrire le supplice de ce petit corps martyrisé. Ce jour-là, j’ai retenu mes larmes de toutes mes forces et je lui ai dit : “Tu verras, ma petite fille, dès que tu te seras remise, nous irons en vacances, nous irons au bord de la mer... tu aimes tant la mer... tu pourras aussi te baigner, tu sais !”.Elle m’a regardée, et m’a dit avec tendresse : « Maman sois heureuse, sois contente... Je sortirai d’ici dans un peu moins de dix jours” ».Sa mère ne pouvait pas savoir qu’Antonietta lui avait dit exactement le jour et l’heure auxquels elle allait mourir.

Dans les jours qui suivent, Antonietta continue avec une force désarmante à sourire. Elle sourit même aux infirmières qui viennent soigner sa cicatrice, alors que les métastases ont déjà envahi et dévasté tout son petit corps et que, sous la pression de la masse tumorale dans sa poitrine, le cœur a été déplacé. Tous les témoins du procès ont exprimé leur stupeur devant son extraordinaire sérénité. Sa mère en arrivera même à douter qu’elle souffre : « Je suis allée voir le docteur, et je lui ai dit : “Docteur, je ne crois pas... dites-moi la vérité, dites-moi vraiment... Antonietta souffre beaucoup ?”. “Mais Madame, quelle question ! Que dites-vous ! Taisez-vous ! Les douleurs sont atroces”. Je suis retournée près de son lit... je n’avais plus de voix, et je lui ai dit pour la première fois : “Antonietta, bénis ta maman... Antonietta, bénis maman”. Avec sa main, elle a tracé à grand-peine, une petite croix sur mon front ».

Au procès, le père d’Antonietta rendit le témoignage suivant : « Un jour, voyant son état s’aggraver, j’ai décidé qu’il fallait administrer l’extrême-onction à ma petite fille. Lorsque le prêtre lui a dit que les saintes huiles augmentent la grâce, Antonietta qui écoutait attentivement a répondu : « Oui, je les veux ! » Elle a répondu avec calme à toutes les prières, elle a récité l’acte de contrition, puis elle a tendu ses petites mains ouvertes au prêtre pour qu’il l’oigne... Elle a posé un baiser sur le crucifix de sa première communion. Tout s’est passé avec simplicité, dans la sérénité ».

L’aube de ce matin du 3 juillet 1937 s’était à peine levée quand son père s’approcha d’elle pour arranger encore une fois son oreiller, et Antonietta lui murmura, en approchant ses lèvres pour lui donner un baiser : « Jésus, Marie..., maman, papa ».Sa mère raconte : « Elle a fixé son regard devant elle... Elle a souri... et puis un long, dernier soupir ».

Le petit cercueil blanc fut transporté le lendemain, accompagné d’une foule émue, dans la basilique Sainte-Croix-de-Jérusalem, dans cette même basilique où se trouvent les reliques de la Passion de Jésus, et où Nennolina avait été baptisée à peine six ans auparavant. C’était le 28 décembre 1930, le jour des Saints Innocents.

Prions pour savoir témoigner jusqu’au martyre, comme Nennolina, s’il le faut.

 

Prières quotidiennes

 

Huitième Jour

La plus jeune vénérable de l’ère chrétienne

 

« Il y aura des saints parmi les enfants !»s’exclama saint Pie X lorsqu’il leur permit l’accès aux tabernacles eucharistiques, en abaissant l’âge auquel il était possible de recevoir la Communion. Mais il n’imaginait peut-être pas que cela viendrait si vite.

Décédée à l’âge de 6 ans, Antonietta Meo (15 décembre 1930-3 juillet 1937) est donc la plus jeune vénérable non martyre de l’histoire de l’Eglise.

Elle est plus jeune que les deux bergers de Fatima, Jacinthe et François, béatifiés par Jean-Paul II le 13 mai 2000 (morts à 10 ans), que la vénérable Anne de Guigné (10 ans et demi) ou que Marie-Carmen Gonzalez Valerio, sa contemporaine (1930-1939).

Devenir vénérable est la première étape vers la Béatification, étape nécessaire avant la canonisation. Antonietta Meo est la plus jeune candidate à la sainteté de toute l'histoire de l'Eglise catholique, qui ne soit pas martyre. Sa vie a été un témoignage de la sainteté des enfants qui souffrent.

Confions tous les innombrables êtres humains qui ne seront jamais canonisés mais qui le sont déjà dans le cœur de Dieu.

 

Prières quotidiennes

 

Neuvième Jour

La sainteté est pour tous !

 

Le cas de Nennolina est certainement une nouvelle confirmation de cette vérité, fortement mise en relief par Vatican II : La sainteté n'est pas à l'usage d'un petit nombre, mais un devoir contraignant pour tous les baptisés.

La dernière lettre de Nennolina porte la date du 2 juin. C’est celle qui arrivera dans les mains de Pie XI : “Cher Jésus crucifié, je t’aime tant, tu m’es si cher ! Je veux être avec toi sur le Calvaire. Cher Jésus, dis à Dieu le Père que je l’aime beaucoup lui aussi. Cher Jésus, donne-moi la force nécessaire pour supporter ces douleurs que j’offre pour les pécheurs ».

Sa mère témoigne : « A ce moment-là, Antonietta a été prise d’une violente crise de toux et de vomissements, mais aussitôt que la crise a pris fin, elle a voulu continuer à dicter.

Le professeur Milani, médecin pontifical qui avait été appelé par le docteur Vecchi pour une consultation, est venu examiner Antonietta. Il a dit que l’état de ma petite fille était grave, et qu’elle devait être ramenée à la clinique pour être de nouveau opérée. Le professeur est resté parler avec elle et a été frappé de la voir supporter ses douleurs sans se plaindre. Mon mari lui a parlé des lettres qu’elle écrivait. Il a demandé à voir la dernière. Après l’avoir lue, il a dit qu’il voulait parler d’Antonietta au Saint-Père et nous a demandé la permission d’emporter la lettre avec lui. Le lendemain, une automobile du Vatican s’est arrêtée devant notre habitation. Un délégué envoyé personnellement par le Saint-Père Pie XI était venu apporter la bénédiction apostolique à notre petite fille. Il nous a dit que Sa Sainteté avait été très émue par la lecture de la lettre, et nous a même laissé un billet du professeur Milani qui demandait à Antonietta de le recommander au Seigneur et d’implorer pour lui les dons qu’elle avait demandés pour elle-même ».

Prions pour l’humanité, afin qu’elle resplendisse de la lumière divine.

 

Prières quotidiennes

 

20222478

 

Litanies

 

Voici quelques-uns des écrits de Nennolina, adressés à son « Cher Jésus ou à Marie », sous forme de litanies. La première lettre date du 15 septembre 1936 :

 

Cher Jésus, aujourd’hui je vais sortir et je vais chez ma sœur et je leur dis que je veux faire ma première communion à Noël. Jésus, viens vite dans mon cœur, je te serrerai très fort et je t’embrasserai.

Mon cher Jésus, aujourd’hui j’ai appris à faire le « O », comme ça je t’écrirai bientôt toute seule.

Cher Jésus, viens à l’école avec moi demain !

Cher Jésus, dis à l’Esprit Saint qu’il m’illumine d’amour et qu’il me remplisse de ses sept dons.

Cher Jésus, dis à la Sainte Vierge que je l’aime tant et que je veux être à côté d’elle.

Chère Sainte Vierge, tu es si bonne, prends mon cœur et donne-le à Jésus.

Cher Jésus, dites à la douce Vierge Marie que je sais que demain, ce sera sa journée, je veux faire beaucoup de sacrifices pour la réconforter.

Cher Jésus, je veux te répéter que je t’aime beaucoup. Mon bon Jésus, je te recommande mon père spirituel, donne-lui les grâces nécessaires.

Cher Jésus, je te recommande mes parents et Margherita. Ta petite fille t’envoie beaucoup de baisers.

Jésus, laisse cette grâce rester toujours, toujours avec moi. Je ne peux rien faire sans ta grâce.

Cher Jésus Eucharistie, mon cœur est plein d'amour pour vous et je suis heureux de vous accueillir demain matin à la sainte communion.

Cher Jésus eucharistie, je suis si, si contente que tu sois venu dans mon cœur. Ne t’en va plus de mon cœur, reste toujours, toujours avec moi. Jésus, je t’aime tant, je veux m’abandonner dans tes bras, fais de moi ce que tu veux.

Cher Jésus, aussi, vous pourrez venir dans mon cœur et rester enfermé avec moi. Je ferai beaucoup de sacrifices pour vous et vous dirai quelques mots doux pour vous réconforter. 

Cher Jésus, je t’aime beaucoup, je veux te le répéter que je t’aime beaucoup. Je te donne mon cœur.

Cher Jésus si vous étiez un homme comme nous et si vous étiez enfermé dans une maison, Vous ne connaîtriez pas toutes ces offenses qu'on vous fait.

Cher Jésus, dites à Dieu le Père que je l'aime tant.

Cher Jésus, je Vous adore et je baise Vos pieds.
Cher Jésus qui avez tant souffert sur la croix, apprenez-moi comment faire mon devoir pour que je puisse faire des sacrifices.

Cher Jésus, je sais combien tu as souffert sur la Croix, je veux t'offrir de petites fleurs et rester toujours près de Toi, sur la croix voisine, près de Ta petite Maman.

Mon bon Jésus, donne-moi des âmes, donne m’en beaucoup, je te le demande volontiers. Je te le demande pour que tu les fasses devenir bonnes et qu’elles puissent aller près de toi au Paradis. Cette prière, Antonietta la répétera de très nombreuses fois.

 

Dans sa dernière lettre du 2 juin 1937, elle écrit : « Cher Jésus, dis à ta petite maman que je l’aime et que j’ai hâte d’être votre voisine. »

 

Le Pape Benoît XVI a parlé d’Antonietta, lors de l’Audience aux garçons et aux filles de l’Action catholique, 20 décembre 2007. En voici quelques extraits : « Je suis heureux que vous ayez cité le nom d’une fillette, Antoinette Meo, appelée Nennolina. Il y a trois jours, j’ai décrété la reconnaissance de ses vertus héroïques. Quel exemple lumineux nous laisse cette fillette de votre âge ! Nennolina, enfant romaine, pendant sa courte vie – six ans et demi seulement – a fait preuve d’une foi, d’une espérance et d’une charité spéciales, ainsi que des autres vertus chrétiennes. Bien qu’étant une enfant fragile, elle est arrivée à donner un témoignage fort et ferme et vous pouvez la considérer comme l’une de vos amies, comme un modèle dont vous pouvez vous inspirer. Sa vie, à la fois si simple et si importante, montre qu’on peut être saint à tout âge : c’est vrai pour les enfants et pour les adolescents, pour les adultes et pour les personnes âgées. Chaque étape de notre vie est bonne pour décider d’aimer vraiment Jésus et de le suivre fidèlement. En quelques années, Nennolina a atteint le sommet de la perfection chrétienne que nous sommes tous appelés à rechercher, elle a parcouru à toute vitesse l’autoroute qui mène à Jésus.Comme vous le savez, Antoinette vit maintenant auprès de Dieu, et du haut du ciel, elle est proche de vous : sentez-la présente avec vous, dans vos groupes. Apprenez à la connaître et à suivre son exemple ».

 

Neuvaine proposée par l’Etoile Notre Dame

 

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

 

 

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