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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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31 mars 2012

Le Mois la Passion de Jésus 1/4

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Le Mois la Passion de Jésus

« Regardez et voyez s'il une douleur semblable à ma douleur ».

 

Premier jour

Consécration du mois à Jésus souffrant

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme! que la dévotion à Jésus souffrant est la plus utile et la plus affectueuse de toutes les dévotions, celle qui excitera davantage dans votre cœur l'amour de Dieu et le regret de vos péchés. Pour honorer avec piété la passion douloureuse du Sauveur, suivez-le, pendant ce mois, sur les différents théâtres de ses souffrances; représentez-vous l'Homme-Dieu, livré à une tristesse excessive dans le jardin de Gethsémani, traîné devant les tribunaux, couronné d'épines, flagellé, déchiré de coups et meurtri par le poids accablant de la croix. Après avoir assisté à cette longue agonie de Jésus, pourrez-vous lui refuser quelques larmes de pitié et de tendresse?

 

Prière

 

O Dieu qui, pour la rédemption du monde, avez daigné naître, être circoncis, rejeté par les juifs, trahi par Judas, lié comme un innocent Agneau destiné au sacrifice, traîné indignement devant les tribunaux d'Anne, de Caïphe, de Pilate et d'Hérode, et accusé par de faux témoins; qui avez voulu être flagellé, couvert de crachats et d'opprobres, couronné d'épines, meurtri par les souffrances et frappé à coups de roseau, pendant que, par dérision, on voilait votre face divine; qui enfin vous êtes laissé dépouiller de vos vêtements, clouer à là croix, élever entre deux voleurs, abreuver de fiel et de vinaigre, et percer par une lance; je vous supplie de m'accorder la grâce, tout indigne que j'en suis, de considérer, pendant ce mois, tant et de si cruelles peines, de déplorer la malice des méchants déchaînée contre vous, et de bénir votre patience inaltérable. C'est dans cette intention, ô Jésus souffrant et crucifié! que je désire vous suivre en esprit dans les diverses stations de votre passion douloureuse et de méditer vos souffrances et vos humiliations durant les jours que l'Eglise consacre plus particulièrement à la vénération de cet adorable et lugubre mystère. Il est vrai, Seigneur, que ma vie ne serait pas trop longue pour lire le livre de vos douleurs et de vos ignominies; mais, si vous daignez, pendant ces jours de salut, imprimer profondément dans mon cœur vos plaies sacrées et enivrer mon âme de votre précieux sang, comme je le désire et vous en supplie, pourrai-je oublier celui à qui j'ai tant coûté? pourrai-je refuser à tant de sang une larme d'amour et de repentir?

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Deuxième jour

Le Sacré-Cœur de Jésus souffrant

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que le Cœur de Jésus a le premier connu la douleur, et qu'au temps de la passion il a épuisé goutte à goutte l'amer calice au fond duquel était la mort du Sauveur et la vie du monde; et c'est l'amour qui a été la source de tant de souffrances. Vous avez affligé le Cœur de Jésus et renouvelé sa passion par vos péchés; et cependant cette noire ingratitude ne l'a pas empêché un seul instant de vous aimer et d'être plus touché de votre perte éternelle que de l'injure que vous lui avez faite en méprisant sa tendresse. Gémissez de la froideur et du mépris dont vous avez payé un amour si tendre et si généreux.

 

Prière

 

Divin Sauveur, que la bonté de votre Cœur a été admirable! Vous avez préféré mon salut à votre honneur et à votre vie. Compatissant autant que généreux, vous vous êtes sacrifié tout entier à mon bonheur éternel; vous n'avez rien ménagé pour amollir la dureté de mon cœur et l'attacher à vous par les liens de la plus tendre charité. Pour moi, ô aimable Jésus! vous vous êtes répandu en sanglots dans le jardin de Gethsémani où l'amour vous a fait répandre une sueur de sang. Pour moi, votre tète a été couronnée d'épines, votre bouche abreuvée de vinaigre, vos pieds et vos mains attachés à .la croix, et votre Cœur percé d'une lance. Combien de fois, Seigneur, auriez-vous pu très-justement me perdre en me livrant à la puissance des démons et aux supplices de l'enfer! Vous m'avez toujours supporté, toujours attendu avec une patience ineffable, vous avez écouté la voix de votre Cœur, le cri de votre sang, qui vous demandait grâce pour moi. Ne permettez pas que j'abuse encore de cette clémence invincible; mais gravez dans mon âme vos amertumes et vos ignominies, afin que j'en éprouve toute l'impression, et que l'épée qui perça votre Cœur adorable reste toujours enfoncée dans le mien. Pardonnez aussi, ô Jésus! à tant de pécheurs qui vous offensent, ramenez à vous tant d'ingrats qui vous abandonnent, ouvrez les yeux à tant d'aveugles qui se précipitent dans l'abîme, afin que tous recueillent les fruits de grâce et de miséricorde que nous a mérités votre Cœur humilié pour nos péchés.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Troisième jour

Dieu a tellement aimé le monde

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Dieu a tellement aimé le monde, qu'il a donné son fils unique, afin que tout homme qui croit en lui ne périsse point, mais qu'il ait la vie éternelle. O miséricorde de notre Dieu 1 pour sauver le pécheur et racheter l'esclave, il livre son fils chéri à la mort de la croix; pour épargner le coupable, il condamne l'innocent. Que de grâces renfermées dans ce divin bienfait, et que ne vous a-t-il pas donné en vous donnant Jésus-Christ devenu votre libérateur, votre pontife, votre paix, votre réconciliation, votre espérance, le prix et l'auteur de votre salut! Un tel excès de bonté devrait exciter en vous les sentiments du plus tendre amour et de la plus vive reconnaissance.

 

Prière

 

Père éternel, Dieu de bonté et de miséricorde, vous ne voulez pas qu'aucun de vos enfants périsse; aussi avez-vous envoyé votre fils unique dans le monde, afin que le monde fût sauvé par lui. Vous oubliez, en quelque sorte, qu'il est l'objet de vos complaisances éternelles, les délices des Anges, pour le livrer entre les mains de ses plus cruels ennemis qui lui font souffrir les opprobres, les ignominies, les tourments, le supplice de la croix. Père juste, où trouverez-vous une victime plus agréable? elle vient elle-même s'offrir à vos coups et s'immoler pour le salut des hommes. Frappez, grand Dieu, venez rassasier votre colère; mais qu'un dévouaient si généreux, qu'un sacrifice si parfait apaise votre courroux. Regardez, non nos péchés qui crient vengeance contre nous, mais la face de votre Christ couvert de plaies, qui demande miséricorde. Si le nombre de nos iniquités arrête le cours de vos grâces, souvenez-vous que vous nous avez délivrés, par votre fils, de la servitude du démon et de la damnation éternelle, et que cet adorable Sauveur nous a mérité, par sa passion et par sa croix, le salut et la gloire d'une éternité bienheureuse. Sans doute, ô mon Dieu! vous mériteriez un amour infini pour un bienfait également infini, mais je ne suis qu'une pauvre créature. Ah! qu'au moins ce don ineffable, qui renferme tous les dons, absorbe tout mon amour et toute ma reconnaissance; je vous aime donc, ô Dieu d'amour! et ne veux aimer que vous, je vous aime de toute l'étendue de mon cœur et de toute l'ardeur de mon âme.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Quatrième jour

Jésus souffrant a tellement aimé le monde

 

Réflexions pratiques

 

Admirez, ô mon âme, la bonté infinie, la tendresse ineffable, la charité incompréhensible de Jésus souffrant pour les hommes. Il vous a aimée plus que lui-même, puisque, pour vous racheter de la mort éternelle, il a sacrifié son repos, son honneur, sa vie. Que peut-il ajouter à cet excès de miséricorde et d'amour? Il ne lui reste plus rien à faire pour vous montrer combien il vous aime. Mais si le divin Sauveur s'est donné à vous en souffrant et en mourant sur une croix pour votre salut, n'est-il pas bien juste que vous vous donniez à lui en vivant pour l'aimer uniquement?

 

Prière

 

O Jésus ! mon aimable Jésus, à quel prix m'avez-vous racheté! que mon âme vous a coûté cher! Je vous vois chargé d'opprobres, couvert de sang et de plaies, couronné d'épines, expirant dans les douleurs les plus cruelles sur un infâme gibet. Quel excès de souffrances et d'amour! car vous n'avez supporté tant d'outrages et souffert tant de tourments que pour me témoigner votre amour et gagner mon cœur: mais moi, ô malheur! au lieu de vous aimer, j'ai osé commettre le péché qui vous a donné la mort. Recevez, ô mon Sauveur! les regrets d'un cœur contrit et humilié qui reconnaît sa faute et sollicite son pardon. Hélas! y aurait-il un enfer assez rigoureux pour moi, si, après avoir connu l'amour que vous me témoignez dans votre passion, je me damnais misérablement, en méprisant un Dieu crucifié qui veut me sauver? Il n'en sera pas ainsi, je l'espère de votre grâce et de votre amour, de votre sang et de votre croix: vous ne perdrez pas ce pauvre pécheur qui vous aime, et que vous aimez jusqu'à mourir pour le sauver. Oui, Seigneur souverainement aimable, je vous aime; et qui aimerais-je, si ce n'est vous? Vos plaies ne sont-elles pas des plaies d'amour qui blessent les cœurs les plus durs. des flammes qui embrasent les âmes les plus glacées? Je vous aime donc, ô l'unique objet de toutes mes affections! je vous aime sans partage , et autant que je puis vous aimer.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Cinquième jour

A sept heures, Jésus institue le Sacrement de son amour

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que, pendant qu'on délibérait dans la maison de Caïphe sur le moyen de faire périr Jésus Christ, il instituait le Sacrement de son corps et de son sang, et enseignait quelle hostie devait être offerte à Dieu. Ainsi les pièges dressés à sa vie, la haine violente des Juifs, les vexations de tout genre, rien n'a pu éteindre sa charité. Les tourments déjà si proches, la croix, les opprobres, loin de le séparer de ses enfants, l'ont uni davantage à eux par ce Sacrement d'amour et d'unité. Qui donc vous séparera de l'amour de Jésus? Dites avec un cœur reconnaissant et enflammé d'amour: « Je souffre pour celui qui m'a aimée, et rien ne me séparera de son amour ».

 

Prière

 

Près de vous immoler pour nous sur la croix, ô bon Jésus, vous voulez, pour satisfaire votre tendresse, trouver le moyen de rester avec nous jusqu'à la consommation des siècles; et c'est la veille de votre mort, lorsque vos ennemis vous préparent la croix et les tourments, que vous instituez le Sacrement de votre amour. Loin de nous abandonner à cause d'une si noire ingratitude, vous nous donnez le gage le plus précieux de votre incomparable charité. J'ai ardemment désiré de manger cette pâque avec vous, avant que de souffrir. Quelle est, ô Jésus, la cause de ce grand désir, de cette vive ardeur qui ne peut souffrir le moindre délai? Ah! je le vois, vous voulez demeurer avec nous dans cette vallée de larmes pour nous consoler et nous nourrir de votre chair sacrée. O bonté immense! Ô Charité incompréhensible d'un Dieu qui prélude d'une manière si admirable aux outrages et aux ignominies de sa passion! Puisque toutes vos souffrances, ô mon généreux Rédempteur! n'ont servi qu'à resserrer les liens qui vous unissent à nous, qui me séparera de votre amour? sera-ce l'affliction ou l'angoisse, ou la persécution, ou la faim, ou la nudité, ou le péril, ou l'épée? Je suis assuré que ni la mort, ni la vie, ni aucune créature ne me séparera de votre amour. Car, lorsque, non content de me racheter au prix de tout votre sang, vous vous donnez à moi avec une prodigalité toute divine, que puis-je vous refuser après un tel excès d'amour et de tendresse? Vous voulez mon cœur à quelque prix que ce soit, je vous le donne, il est à vous, il ne désire que vous, il n'aime que vous, il ne soupire qu'après vous.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Sixième jour

A huit heures, Jésus au jardin de Gethsémani

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Jésus entra de lui-même dans la voie des douleurs et s'avança avec intrépidité vers le premier théâtre de sa sanglante passion. Le combat qu'il soutint pendant trois heures dans le jardin de Gethsémani contre l'ennui, la crainte et la tristesse fut si violent, que son cœur semblait se briser, et qu'il éprouvait comme les convulsions d'un mourant qui lutte contre le trépas; il tomba dans une mortelle agonie, et une abondante sueur de sang dégoutta de tout son corps jusqu'à terre. La cause de cette désolation générale fut la triste perspective des tourments de sa passion , la parfaite connaissance de tous les péchés du monde et du peu de fruit qu'on devait retirer de sa mort. Voilà ce que Jésus a souffert à causette vous et pour vous.

 

Prière

 

Je n'aperçois dans ce jardin, ô mon Jésus! ni fouets, ni épines, ni clous qui déchirent votre chair innocente: d'où vient que vous êtes baigné de sang depuis la tète jusqu'aux pieds? Vous êtes si pressé de souffrir pour nous, que vous n'attendez pas que des flots de douleurs et d'amertumes, viennent fondre sur vous, ni que vos ennemis vous chargent de chaînes, vous couvrent d'opprobres et d'ignominies. Une fois entré dans la voie des souffrances, vous vous livrez vous-même à un dégoût si amer, à un ennui si profond, que, succombant à la violence de ce combat intérieur, vous répandez une grande abondance de sang qui trempe vos habits et découle sur la terre. Quoi! Seigneur Jésus, vous êtes la béatitude des Anges, la force des Martyrs, la joie du ciel; et votre âme, triste jusqu'à la mort, souffre ce qu'il y a de plus violent dans les épreuves de la vie. Aujourd'hui se déroule à vos yeux le tableau des plus cruelles souffrances causées par l'injure infinie que le péché fait à Dieu, par l'inutilité de vos travaux pour tant d'infortunés pécheurs , par la perte de tant d'âmes réprouvées; déjà tous les blasphèmes , tous les sacrilèges, toutes les impuretés, tous les crimes du monde viennent, comme des bêtes féroces, déchirer votre cœur. Il est donc vrai, Seigneur, que j'ai été aussi un de vos bourreaux, et que mes péchés ont été le cruel pressoir, qui, par les efforts de la tristesse et de la douleur, a fait jaillir le sang de votre corps adorable. Donnez à mon cœur un sincère repentir, et à mes yeux des larmes amères, afin que je pleure mes iniquités, et qu'à force de les pleurer, je mérite d'en obtenir le pardon, et de ressentir sans cesse en moi les mérites de votre première agonie.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Septième jour

A onze heures, Jésus trahi par Judas

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que Jésus, sachant que l'homme qui devait le trahir arrivait dans le jardin avec les soldats, va au-devant de lui. Judas s'avance, aussitôt avec impudence et baise sais maître. Vivement touché de la perfidie de son Apôtre, Jésus lui dit avec douceur, moins pour le confondre que pour le convertir: « Quoi, Judas, est-ce ainsi que, par un baiser, vous livrez le fils de l'homme? » Mais l'Apôtre infidèle reste insensible à une remontrance si capable d'exciter le remords dans son âme: le désespoir et l'enfer furent le prix de son horrible trahison. Si le péché creuse un abîme, le désespoir seul peut en fermer la porte. Comment désespérer jamais de la miséricorde, en voyant un Dieu crucifié pour nous?

 

Prière

 

Jésus, mon Sauveur, si tous ceux qui se damnent causent à votre cœur une vive douleur, quelle peine n'avez-vous pas ressentie, en voyant périr malheureusement Judas voire perfide Apôtre! Il n'y a que celui qui connaît l'étendue de votre amour qui puisse comprendre quelle fut alors l'amertume de votre aine. Cette perte vous a été d'autant plus sensible que vous aviez donné à ce misérable des marques plus particulières de votre extrême bonté. Vous l'aviez placé au nombre de vos Apôtres et de vos amis, établi dépositaire des aumônes que vous receviez, admis à la réception toute récente de votre corps adorable. Confident de vos secrets et de vos conseils, compagnon de vos voyages, témoin de vos miracles, il oublie les droits sacrés de l'amitié et de la reconnaissance, en vous livrant entre les mains de vos bourreaux qui brûlent de répandre votre sang, et de terminer votre vie par d'horribles supplices. D'un seul mot vous pouviez précipiter ce traître dans le fond des abîmes; et,au moment même qu'il vous trahit, vous lui donnez le doux nom d'ami, vous lui faites sentir l'horreur de son crime avec une douceur, une tendresse qu'il ne méritait plus. Moi aussi, mon Jésus, j'ai livré le sang innocent à mes passions, j'ai été ingrat et perfide envers mon bienfaiteur: mon péché est énorme, je l'avoue; mais, loin de me livrer au désespoir et à l'apostasie, comme Judas, j'espère en votre miséricorde; loin de vous offenser par de nouveaux péchés, je veux pleurer mes anciennes iniquités, et me rendre de plus en plus digne du baiser de paix, gage de réconciliation, que vous avez daigné m'accorder dans le sacrement de pénitence.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

 

Huitième jour

Jésus pris et enchaîné par les Juifs

 

Réflexions pratiques

 

Considérez, ô mon âme, que les Juifs ne jetèrent les mains sur Jésus que quand il le permit. Alors ces loups cruels se précipitent avec fureur sur cet innocent agneau; ils le poussent, ils lui arrachent les cheveux, le frappent, le renversent, le traînent, le foulent aux pieds; ils lui lient les mains, le cou et la poitrine avec des cordes et des chaînes comme à un voleur et un scélérat. C'est vous qui avez tressé ces cordes et forgé ces chaînes par vos péchés. J'ai été enveloppé dans les filets des pécheurs. Craignez: car il viendra un temps où Samson brisera ses liens; et alors le Seigneur, le Dieu des vengeances agira librement. Si le bois vert est ainsi traité, que sera-ce du bois sec?

 

Prière

 

Pourquoi, Seigneur Jésus, ces hommes féroces s'avancent-ils vers vous avec des épées et des bâtons comme vers un voleur? ils vous cherchent pour vous charger de chaînes et vous traîner au supplice de la croix. Quoi! on vous regarde comme un voleur, vous qui n'avez enlevé d'autre proie que celle des âmes assujetties au démon! on charge des fers de l'esclave et du criminel le Saint des Saints, le Seigneur des. seigneurs, vous qui venez, par votre mort, nous assurer une entière liberté! Sans dire un seul mot, sans proférer une seule plainte, vous laisserez-vous donc lier les mains, ces mains divines qui distillent la myrrhe et rassemblent toutes les bénédictions? Suivrez-vous, au delà du Cédron, une troupe de furieux qui vous traînent avec violence au milieu des plus sanglants outrages? Pourquoi, ô mon Jésus! vous livrez-vous entre leurs mains? que ne brisez vous ces chaînes, et ne vous dérobez-vous aux cruels tourments qu'ils vous préparent? Mais, si vous ne vous laissez prendre, qui rachètera le monde? Je comprends maintenant que votre amour pour nous, que le désir de nous sauver est le seul lien qui vous retienne captif et vous traîne à la mort. Je baise avec un profond respect ces pesantes chaînes qui m'ont délivré des chaînes honteuses du péché dont le démon voulait se servir pour m'entraîner dans l'abîme de l'enfer. Je ne veux plus faire aucune action, aucune démarche sans vous; liez-moi donc les pieds et les mains, attachez - moi si fortement à votre divin Cœur, que, privé d'une liberté qui m'a été trop funeste, je demeure éternellement captif de votre amour.

 

Pratique : De temps en temps, pendant la journée, jetez les yeux sur l'image de Jésus crucifié, et baisez la avec un tendre amour. Faites dévotement le chemin de la croix. (Indulgence plénière).

 

Aspiration : Seigneur Jésus, vous m'avez aimé jusqu'à mourir pour moi ; faites que je vous aime au moins jusqu'à vivre pour vous.

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Téléchargez le texte de ces prières (pdf) en cliquant ici


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12 juin 2011

Sainte Bona de Pise

 

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Sainte Bona de Pise

Sainte Patronne des hôtesses de l'air

1155-1207

Fête le 29 mai


 

Sainte Bona est né en 1156 dans une famille modeste habitant l'antique quartier de San Martino de Pise (Italie).À l'âge de quatorze ans, elle accomplit son premier pèlerinage en Terre Sainte. Elle rentre en Italie en 1174 après avoir vécu une épreuve qui renforce sa foi.C'est au cours de cette même année que commença la construction de ce qui deviendra plus tard la « Tour Penchée ».Une vision mystique la conduira à se joindre à un groupe de pèlerins en partance pour Saint Jacques de Compostelle. A cette époque, les chemins de ces pèlerinages étaient interminables, aventureux et parfois même dangereux. Bona, grâce à ses donc spirituel et pratiques, devint bientôt la référence matérielle et morale pour ses compagnons pèlerins. Cette expérience la convaincra rapidement du besoin d'une personne qui puisse servir de guide et de référence pour les pèlerins sur ces sentiers, et décide alors d'accomplir désormais cette tâche. Après ce premier pèlerinage, Bona accompagnera encore huit fois les pèlerins sur les longs et tortueux chemins de Saint Jacques. En réalisant combien la difficulté était grande, ainsi que le temps que ces pèlerinages devaient prendre, car, au Moyen Age, ils étaient entièrement accomplis à pied, nous pouvons dire que Bona a consacré sa vie à cette mission. Approchant la cinquantaine, fatiguée et abattue et abattu par ses incessant pèlerinages, est rentrée à Pise, où, après deux ans de repos et de prière, elle repartit, seule, accomplir un autre pèlerinage vers Santiago. Elle le réalisera en prenant un « en-vol » miraculeux vers Saint Jacques de Compostelle.C'est pourquoi, en Mars 1962, le pape Jean XXIII voulait que la patronne des hôtesses de l'air, des agents de bord, des messagers, des guides, des pèlerins et des voyageurs en général. Ses restes sont conservés dans l'église de San Martino di Pisa, et son tombeau est inséré dans le magnifique Cimetière monumental de la Cathédrale de Pise.

 

Prière à Sainte Bona de Pise

 

O Sainte Bona, dont le corps est si pieusement conservé depuis des siècles en l'église de San Martino in Kinzica, nous sollicitons votre secours et votre protection. O Vous qui avez accompagné et guidé de nombreux pèlerins vers Rome, Jérusalem et Saint Jacques de Compostelle, avec le même amour et votre extraordinaire sainteté, nous vous en supplions, accompagnez-nous pendant le pèlerinage de notre vie terrestre vers le Sanctuaire qui est le Christ ressuscité, ultime espérance et planche de salut pour l'humanité déchue. Pendant votre courte vie, vous avez héroïquement brillé des vertus humaines et chrétiennes, devenant solidaire des hommes et des femmes, partageant leur fatigue et leurs angoisses, recherchant Dieu sur les chemins de la foi : aidez-nous à découvrir en nous ces mêmes vertus, afin que nous puissions sortir de l'égoïsme et de l'indifférence qui bien souvent, infectent nos vies, les rendant stériles, banales et inutiles. Faites que nous apprenions à dépenser notre énergie pour aider nos frères qui, souvent sombrent dans l'obscurité, afin que nous les guidions vers la lumière du bien et que nous les agrégions au peuple de Dieu, qui est l'Eglise en pèlerinage. Vous qui avez aimé et servi Pise avec charisme et sainteté, intercédez pour que les habitants de Pise demeurent toujours fidèles à la glorieuse tradition chrétienne qui a marqué leur histoire et afin qu'ils accueillent et accompagnent les pèlerins et touristes qui, du monde entier, viennent admirer les monuments exceptionnels de leur ville. Soutenez et illuminez la multitude des tour-opérateurs, et plus spécialement les hôtesses, dont vous avez été déclarés Patronne céleste par le Bienheureux pape Jean XXIII, afin qu'elles puissent avec passion, honnêteté et compétence, accomplir cette même mission que vous, ô Santa Bona, avez mûri pendant Votre vie. Faites que le peuple Chrétien, qui vous aime et vous vénère, trouve en vous une source d'inspiration, afin de construire un monde de paix, de fraternité et de vérité afin pour que Notre Seigneur Jésus Christ, au Nom de qui vous vous êtes consacrée au service des pauvres, puisse établir son royaume dans nos cœurs pour toujours. Amen.

 

D'après des textes traduit de l'italien, extrait du site : www.santabona.pisa.it

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

4 août 2011

Neuvaine à la Bienheureuse Imelda Lambertini

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Vierge de l'ordre de Saint-Dominique

 

Par le Vénérable Père Marie-Jean-Joseph Lataste

 

Lu et approuvé

le 14 octobre 1865,

Frère Auguste Martin O.P., Maître en Théologie Sacrée des Frères Précheurs.

Frère J.M. Monsabré O.P.

 

Imprimatur

Frère E.C. Minjard O.P.

Provincial de la Province de France.

 

Dédicace

 

C'est à vous que je dédie plus particulièrement ce petit livre, chers petits enfants, qui vous préparez à la première communion, vous que le Sauveur Jésus aimait tant! vous qu'il a tant honorés en la personne d'une de vos compagnes, la petite Imelda; vous enfin qu'il va honorer bientôt d'une grâce presque semblable, en se donnant à vous! Toute communion n'est-elle donc pas un miracle?.. Je n'ose vous souhaiter la mort de notre petite sainte, si belle et si heureuse qu'elle soit! Que diraient vos mères !.. Du moins, je vous souhaite sa vie. Vivez de telle sorte que le bon Sauveur puisse nous dire de vous ce qu'il disait à ses disciples au temps de son passage sur la terre. « Si vous ne devenez semblables à ces petits enfants, vous n'aurez point d'entrée au royaume des cieux ». C'est à vous que je dédie ce petit livre, mais c'est aussi à vos mères, à vos grandes sœurs, à tous vos parents enfin, à toutes les familles chrétiennes. Dieu veuille à cette lecture, retremper leurs âmes dans les souvenirs de leur première communion, elles exciter à vous accompagner bientôt à la sainte table, et y recevoir enfin du Dieu de l'Eucharistie le baiser de la réconciliation et de l'amour.

 

« Achevée en peu de jours, sa vie a rempli beaucoup d'années parce qu'elle a beaucoup aimé ».

 

Il n'est peut-être pas de vie plus angélique ni de mort plus sainte à la fois et plus merveilleuse que celle de la Bienheureuse Imelda, de l'ordre de Saint Dominique. Sa jeunesse, sa douce piété, sa pureté surtout et son amour pour l'Époux des Vierges auraient dû, semble-t-il, en faire la patronne obligée de toutes les congrégations de jeunes filles. Il en est ainsi, dit-on, en Italie et en Espagne; là on la propose pour modèle à toutes les jeunes personnes, particulièrement à l'époque de la première communion; mais dans notre patrie elle n'est pas connue; en dehors de l'ordre des Frères Prêcheurs, où elle est spécialement honorée (1) et où elle a toujours compté de fidèles dévots, il n'est peut-être pas en France un seul cœur qui se tourne quelquefois vers elle et recoure à son aimable intercession. Puissent les quelques lignes qui vont suivre la faire connaître et aimer d'un grand nombre d'âmes! Puissent-elles surtout les porter à l'imiter! Puisse enfin notre Bienheureuse obtenir à tous ceux qui les liront, comme à celui qui les a écrites, un peu de ce sublime amour qui consuma sa vie sitôt écoulée et si bien remplie!

 

I

 

Notre angélique docteur, saint Thomas, un des interprètes les plus éclairés des choses divines, nous enseigne dans ses écrits, que la perfection de la vie chrétienne est toute dans la charité, et il semble que Dieu ait voulu confirmer cette vérité dans les merveilles opérées par lui en la bienheureuse Imelda: une enfant de douze ans à peine, qui, par une charité tout exceptionnelle, est devenue une sainte et a mérité d'être mise sur nos autels! D'une pureté tout angélique, elle a beaucoup aimé, comme Madeleine(2)! Elle a beaucoup aimé! Voilà toute sa vie; voilà comment en peu de jours elle a vécu de longues années.

 

Issue de la noble famille des Lambertini de Bologne, Imelda donna dès sa jeunesse des signes d'une piété rare et d'une maturité précoce. Il est de ces enfants merveilleux qu'on croirait des Anges prêtés un instant à la terre pour l'édifier et la réjouir; ils inspirent à ceux qui les approchent un respect involontaire; ils attirent à eux tous les cœurs; mais leur vie est courte, et leur fin prématurée n'étonne pas. Chacun répète en versant des larmes et des fleurs sur leur tombe: « Cette âme était trop pure pour la terre, elle n'était pas faite pour nous! »

 

Telle fut notre Bienheureuse. Elle était encore tout enfant, et déjà Ton remarquait en elle quelque chose de surnaturel, une délicatesse extrême, une pudeur instinctive et gracieuse, qui jetaient dans l'admiration tous ceux qui avaient le bonheur de la voir de près. Venait-elle à pleurer, au lieu des contes dont on amuse d'ordinaire les enfants, on n'avait qu'à s'entretenir devant elle de choses pieuses, qu'à prononcer les Noms bénis de Jésus et de Marie pour ramener le sourire sur ses lèvres et sécher à l'instant tous ses pleurs. A peine sortie de l'enfance, elle s'était construit de ses propres mains un petit oratoire où, fuyant les jeux ordinaires de son âge, elle récitait gravement les psaumes de David et d'autres dévotes prières. Toutes les séductions du monde, toutes les splendeurs de la maison de son père n'inspirèrent que du dédain à notre jeune vierge; et, dès qu'elle eut commencé à les connaître, dès l'âge de dix ans, elle résolut de s'en séparer au plus vite et d'embrasser pour l'amour de Jésus la pauvreté, l'obéissance et la chasteté dans une maison religieuse où elle pût être toute à lui.

 

Elle obtint de ses pieux parents d'être placée au couvent de Sainte Marie Madeleine, à Valdipietra, près Bologne, et d'y revêtir, selon la coutume du temps, l'habit de notre saint Ordre, en attendant le jour où, plus capable de mesurer la portée de ses engagements, elle pourrait enfin être admise à prononcer solennellement des vœux qu'elle avait déjà prononcés irrévocablement dans son cœur.

 

La plus jeune et la plus inexpérimentée de toutes, elle fut bientôt pour toutes un sujet d'édification autant que d'étonnement. Il n'était pas de point si difficile dans la règle qu'elle n'accomplît avec une scrupuleuse exactitude, pas de si rudes combats à livrer à sa volonté et à ses affections personnelles qu'elle n'en sortît toujours victorieuse, pas de pénitence si austère qu'elle ne voulût l'infliger à son petit corps. S'il faut en croire la tradition, (elle si pure pourtant !) elle pratiqua la mortification corporelle à l'égal de ces femmes longtemps criminelles, célèbres depuis par leurs pénitences expiatoires. Eh! pourquoi donc? Parce que, dit un vieil auteur, quand on porte au cœur un ardent amour, il faut qu'il éclate et se fasse jour en quelque manière. Comme la jeune Agnès, elle eût été bien heureuse de donner sa vie pour l'amour de Dieu; ne le pouvant pas, du moins elle a voulu châtier son corps pour se consoler dans les souffrances de n'être pas, elle aussi, martyre de Jésus-Christ.

 

En peu de temps elle devint un type si accompli des vertus religieuses, que ses sœurs, les plus anciennes elles-mêmes, n'hésitèrent pas à la prendre pour leur modèle. Toutes l'aimaient de cet amour irrésistible qu'engendre dans les âmes pures une véritable vertu. Elle se faisait remarquer surtout par son assiduité à l'oraison, son amour filial pour la Reine des anges et sa dévotion extraordinaire envers la très-sainte Eucharistie. Elle n'avait pas de plus grand bonheur que de passer des heures entières auprès de l'adorable Sacrement de nos autels; elle y goûtait en son cœur la vérité de ces paroles du Prophète : Que vos tabernacles sont aimables, Seigneur, Dieu des vertus!.. Qu'ils sont doux vos autels, mon Seigneur et mon Dieu! Comme un seul jour passé dans votre sanctuaire vaut mieux que mille sous les tentes des pécheurs!.. Chaque jour, pendant le saint sacrifice, elle demeurait absorbée dans la méditation de ce mystère ineffable; son amour alors se trahissait par des larmes, et la violence de ses désirs arrachait à son âme virginale de chastes soupirs qu'elle essayait en vain d'étouffer. Mais c'était surtout au moment de la sainte communion, quand ses compagnes allaient s'asseoir au céleste banquet, intérieurement. Dans ses récréations, indifférente à tout ce qui se passait autour d'elle, une seule question la préoccupait, et elle ne cessait de la poser à ses compagnes, naïve enfant qu'elle était : Oh! je vous en prie, disait elle avec une ingénuité tout angélique, expliquez-moi comment on peut recevoir Jésus dans son cœur et ne pas mourir !..

 

Cependant les supérieurs, moins attentifs à la piété, à la modestie, à la sagesse précoce de la jeune vierge qu'à sa jeunesse même, ne jugèrent pas devoir l'admettre encore à la sainte Table, car c'était alors l'usage dans ces pays de ne pas faire la première communion avant l'âge de quatorze ans. Imelda dut se résigner et attendre.

 

Oh! qui pourra bien dire ce qu'elle a souffert! Quel tourment, s'écrie le vieil auteur espagnol que je citais tout à l'heure, quel tourment, quand on aime et quand on aime Dieu, de désirer l'union, et de ne voir jamais son désir assouvi!.. Aimer Dieu! soupirer après lui, aspirer à le recevoir dans son cœur, à l'étreindre des bras de son âme, et Favoir toujours sous les yeux, et ne l'avoir jamais à soi!.. Quel supplice! Et toutefois, heureux, ô mon Dieu, ceux qui ont ainsi votre amour pour bourreau, continue notre pieux auteur (3), et qu'il serait à désirer que tous les mortels, et moi avec eux, fussions torturés en cette manière. Il dit ailleurs: Sainte Thérèse appelle l'amour divin enfer, suivant ces paroles sacrées: L'amour est fort comme la mort, l'amour est dur comme l'enfer, Fortis est ut mors dilectio, dura sicut infernus œmulatio(C. C. VIII, 6.); mais mille fois heureux, Seigneur, celui qui recevrait ainsi de votre main le coup mortel, et se verrait précipité dans ce divin enfer doit il n'espérerait plus, ou pour mieux dire, d'où il ne craindrait plus de sortir jamais!

 

II

 

Imelda fut donc réduite à attendre. Mais on ne saurait voir longtemps ses espérances frustrées, quand une fois, ô mon Dieu, on s'est mis d'un cœur sincère à la recherche de votre amour; car il n'y a devant vous acception d'âge ni de personne, et l'amour seul est de quelque poids à vos yeux. C'est ce que vous nous avez déclaré vous-même par la bouche du Sage : Ceux qui m'aiment sont aimés de moi, avez-vous dit; et ceux qui me cherchent dès le matin me trouveront infailliblement. Cette parole divine ne pouvait faillir, et celui qui se plaît parmi les lis ne tarda pas de se rendre aux désirs de la pieuse enfant.

 

C'était le jour de l'Ascension, 12 mai 1333, notre petite sainte avait alors douze ans, presque l'âge de Marie quand elle reçut en son cœur la visite du Fils de Dieu. Ses compagnes, heureuses et recueillies, allaient, chacune à son tour, prendre leur place à la table des anges. Imelda seule ne s'y rendit pas. Agenouillée devant sa petite stalle, elle pleurait d'envie en songeant à leur bonheur. Jamais prières plus ferventes, ni larmes plus brûlantes et plus pressées n'avaient accompagné des désirs plus impatients. Les yeux levés au ciel, ses deux petites mains croisées sous son scapulaire blanc, et comprimant sa poitrine comme pour modérer la violence des battements de son cœur qui semblait près de se rompre, elle pressait entre ses doigts l'image de Jésus crucifié qui ne la quittait jamais, et lui disait doucement avec l'âme sainte des Cantiques: « Venez, ô le Bien-Aimé de mon âme! Descendez dans ce jardin qui est tout à vous, et cueillez-en les fruits. Ou cessez d'abaisser vers moi vos regards, ou laissez mon âme s'envoler sur vos traces. Entraînez-moi après-vous, que je coure à l'odeur de vos parfums! Vous m'êtes, ô mon Bien-Aimé, comme un bouquet de myrrhe; votre image bénie reposera toujours sur mon sein; mais que ne puis-je faire davantage et moi aussi vous donner asile aujourd'hui, et vous faire fête dans mon cœur! Venez, Seigneur Jésus, venez, car je languis d'amour et me meurs du désir de votre adorable présence!.. »

 

Mais Jésus ne venait pas; et sachant que tout est possible à une prière opiniâtre, elle ne cessait de l'importuner, pour ainsi dire, de ses cris; son cœur trop plein débordait en ces amoureuses plaintes, C'est ce même auteur pieux qui nous les a transmises; nous les traduirons dans toute leur naïve et aimable simplicité: « Eh quoi! vous plaît-il donc, ô mon Roi, que votre petite servante brûle et se consume toujours ainsi en d'inefficaces désirs? Pardonnez à ma hardiesse, Seigneur; mais je ne vois pas pourquoi, seule, je suis ainsi rejetée de vous? pourquoi, seule, privée de vous presser sur mes lèvres? pourquoi seule enfin, toujours éloignée de votre banquet nuptial! On me dit que je suis une enfant, que je suis trop petite; mais n'avez-vous pas dit à vos Apôtres: « Laissez venir à « moi les petits enfants et ne les empêchez pas d'approcher de moi? » Que je suis trop petite! Mais est-ce bien là une raison? C'est donc en vain que vous vous êtes fait petit vous-même, si leur âge vous est un motif pour vous refuser aux enfants comme moi, même quand ils vous aiment et vous désirent tant! On me dit encore ce que vous répondîtes autrefois à l'un de vos plus aimants serviteurs: « Croîs, et tu me mangeras(4)! Mais, Seigneur, je sais aussi ce que vous répondit la pauvre Cananéenne, que les petits chiens se nourrissent des miettes de pain qui tombent de la table de leur maître. Eh bien! quoique très indigne, n'obtiendrai-je pas comme eux, Seigneur, une miette de votre table somptueuse et royale? Une miette, une seule miette de votre Pain sacré suffirait à votre petite esclave pour rassasier la faim qui la dévore. Accordez-la-moi, Seigneur! Accordez-la-moi, ô le Roi de mon âme, ou bien... vous le voyez, je dépéris, je me meurs! Vous eûtes pitié de la foule qui vous suivait, et elle ne vous avait suivi que trois jours cependant, vous ne voulûtes pas la laisser partir affamée, de peur qu'elle ne tombât en défaillance le long du chemin; vous fîtes un nouveau miracle pour la rassasier; et vous n'auriez pas pitié, Seigneur, de cette pauvre enfant qui est à vous, à vous tout entière et sans réserve; elle qui depuis tant d'années court après vous, soupirant et se mourant du désir de s'asseoir à votre banquet sacré? Vous répandez vos biens à profusion sur toute créature; toutes attendent de vous leur nourriture, et vous la leur donnez à propos; vous ouvrez vos mains, et tous les êtres sont inondés de vos bienfaits: même aux petits des corbeaux vous donnez leur pâture; et moi, vous me laisseriez mourir de faim!.. Non, cela n'est pas possible; cela répugne à votre bonté. Non, vous avez promis d'accorder tout à la foi et à la persévérance, vous ne me refuserez pas aujourd'hui. Ou donnez-moi de ce Pain dont mon âme est affamée, ou bien laissez-moi mourir enfin; car j'ai hâte d'être unie à vous, et si ce n'est dans l'Eucharistie, que ce soit au moins dans la mort! Venez donc, venez donc, ô Jésus! ou donnez-moi les ailes de la colombe, que je m'envole et que j'aille enfin me reposer en vous! »

 

Ainsi gémissait la jeune vierge. Elle demandait l'une ou l'autre de ces grâces, elle les obtint toutes deux. Comme elle pleurait et priait encore, tout à coup, est-ce un rêve? une hostie miraculeuse se détache du saint ciboire, traverse la grille du chœur, et, voltigeant en l'air, s'arrête au niveau de son front. Les religieuses, émues d'un tel spectacle, n'osent d'abord en croire leurs yeux; mais l'illusion bientôt n'est plus possible: le miracle persévère; une clarté subite se répand dans l'église, accompagnée d'une suave odeur; et comme une main invisible et puissante retient le Pain mystique suspendu devant la jeune enfant. Triomphante et timide à la fois, elle demeure partagée entre la joie de se sentir si près de Celui qu'elle aime et la douleur de ne pouvoir s'unir à Lui. On eût dit un ange en adoration plutôt qu'une simple mortelle. Son confesseur, averti de ce prodige, accourt, et voyant dans ce fait une manifestation non équivoque de la volonté divine, recueille respectueusement la sainte Hostie sur une patène et en communie la trop heureuse enfant...

 

III

 

Enfin ses vœux sont accomplis! et, comme si elle n'eût pu dans un corps mortel supporter une telle joie, elle s'affaisse sur elle-même, abîmée dans une contemplation profonde : ainsi la fleur s'incline sous les gouttes de la rosée du ciel, trop frêle pour en soutenir le poids. Les mains toujours croisées sur la poitrine, les yeux doucement fermés, Imelda paraissait livrée à un délicieux sommeil. Comme les heures devaient s'écouler rapides dans cette extase de l'amour! A voir ses lèvres mi-closes, décolorées, mais éclairées d'un sourire tout céleste et comme agitées d'un frémissement léger, on eût cru les entendre murmurer ces paroles du Cantique: « Mon Bien-Aimé est à moi, et je suis à Lui! Il m'a introduite dans ses celliers, il m'a enivrée de son amour... J'ai trouvé Celui que mon cœur aime; je l'ai trouvé, je le tiens, et ne le laisserai pas aller! » Longtemps ses sœurs l'admirèrent en silence. Elles ne se lassaient pas de la regarder, de la voir, de la voir encore, ni de louer Dieu au fond de leur cœur, parce qu'il est bon, et que sa miséricorde s'étend à tous les siècles. Toutefois l'office achevé, la voyant toujours immobile et prosternée, elles ne peuvent se défendre d'une vague inquiétude. On l'appelle; on la prie, on la supplie, on lui commande de se relever; elle, toujours si prompte en obéissance, cette fois n'obéit pas; elle n'a pas entendu...; on la touche, elle n'a pas senti...; on la relève..., elle était morte!....

 

Morte! Morte à douze ans!.. Morte d'amour, et d'amour pour son Dieu! au jour et à l'heure de sa première communion! O l'heureuse mort! Trop heureuse enfant! ) Avec des sens moins imparfaits et 'moins grossiers que les nôtres, on eût pu voir son âme, comme une légère vapeur, s'élever dans les airs à la suite du Sauveur, en ce jour de son Ascension glorieuse, et les Anges auxquels elle allait être à jamais réunie, accourir sur ses pas et, fêtant sa bienvenue, chanter comme autrefois à l'Assomption de leur Reine: « Quelle est celle-là qui s'élève à travers le désert comme un nuage d'encens? Elle s'avance comme l'aurore à son lever, belle et douce comme l'astre des nuits, radieuse comme le soleil... Quelle est celle-là qui s'élève ainsi du désert, tout environnée de délices, et appuyée sur son Bien-Aimé ?.. — C'est notre petite sœur, disaient les Anges (5). Venez, petite enfant, chère au cœur de Jésus, pure comme la colombe, douce comme le miel, quasi mel data, Imelda, petite sœur, venez! venez recevoir la couronne qui? vous est préparée! »

 

Comme Marie, elle avait rendu son dernier soupir dans un suprême élan d'amour. La charité, comme la mort, a ses victimes. L'amour est fort comme la mort. Oh! comment pouvons-nous si souvent recevoir Jésus dans nos cœurs et ne pas mourir! En 1566, les Dominicaines quittèrent leur couvent de Valdipietra pour s'établir à Bologne même. C'est dans leur église que reposent aujourd'hui les restes précieux de la bienheureuse Imelda Lambertini. Un des descendants de cette illustre famille, le cardinal Lambertini, depuis pape sous le nom de Benoît XIV, restaura et embellit de ses propres deniers l'église de nos Dominicaines de Bologne, alors qu'il occupait le siège archiépiscopal de cette ville; il y fit élever une chapelle et un autel en l'honneur de notre jeune sainte, sa parente; d'autres membres de sa famille, pour honorer sa mémoire, firent graver en 1591, sur la pierre de son sépulcre, le trait miraculeux qui termina sa vie et que nous venons de raconter.

 

Petite Sœur Imelda, priez pour nous!

 

Notes

 

(1) Sur l'examen des pièces du procès de béatification, le pape Léon XII, après avoir consulté la Sacrée Congrégation des Rites, a approuvé son culte et autorisé l'ordre des Frères-Prêcheurs à réciter son office et à célébrer la sainte messe en C son honneur. Sa fête a été fixée au 46 septembre.

 

(2) Il semble que Dieu l'ait prédestinée dès le berceau à cette vie toute d'amour. Madeleine fut son premier nom, celui qui lui fut donné au baptême et le seul sous lequel elle fut connue avant son entrée en religion. Dans le cloître on l'a nommée Imelda, sans doute à cause de sa douceur et de son extrême amabilité: Imelda, c'est-à-dire donnée au monde comme du miel, quasi mel data, ? suivant l'étymologie d'un pieux et savant religieux Ç f du Carmel, un de ses plus ardents dévots.

 

(3) Un de nos Pères espagnols, du couvent de Bénavarre (Aragon), auteur d'un « Abrégé de la Vie très-prodigieuse de la Bienheureuse Imelda de Lambertini, Vierge de l'Ordre de Saint-Dominique ».

 

(4) Cresce, et manducabis me. (Saint Augustin, Confessions.)

 

(5) Soror nostra parva. (Cant. C, vin, 8.)

Beata_Imelda_Lambertini

Neuvaine à la Bienheureuse Imelda Lambertini

Vierge de l'Ordre de Saint Dominique

 

Pour se préparer à recevoir dignement la Sainte Eucharistie

particulièrement au jour de la Première Communion

 

D'après un vieux manuscrit espagnol, composé par une religieuse espagnole à l'époque de la Béatification de la Bienheureuse Imelda

 

Tous les jours de la Neuvaine

 

Après avoir fait le signe de la croix, un acte fervent de contrition, et un acte de charité, on dira l'oraison suivante:

 

Seigneur, incompréhensible dans vos voies, Dieu éternel, mon très-aimable Père, en qui je crois, en qui j'espère, et que j'aime de tout mon cœur pardessus toutes choses, prosterné en votre divine présence, je vous adore, vous bénis et vous loue, pour votre Être ineffable , pour vos perfections infinies, et parce que vous vous montrez toujours admirable dans vos Saints. Je vous rends honneur, louange et gloire de ce que, parmi vos autres créatures, vous avez daigné choisir votre très fidèle et très chère Épouse, la Bienheureuse Imelda, pour servir de modèle à toutes les âmes amantes de votre Fils Jésus-Christ dans le sacrement de l'Eucharistie. Je vous supplie de m'accorder, par sa puissante intercession et par les mérites du même Jésus-Christ, mon Rédempteur, le pardon de tous mes péchés; et pour fruit de cette sainte neuvaine, le remède à mes maux, l'amendement de ma vie et l'imitation de ses vertus; afin que, mourant comme Elle en votre sainte grâce, je puisse vous aimer et vous bénir éternellement avec Elle dans le ciel. Ainsi soit-il.

 

On ajoutera à cette oraison commune une oraison propre à chaque jour, ainsi qu'il est marqué plus loin. Après l'oraison propre on récitera trois Pater, trois Ave et trois Gloria, dans le but d'obtenir de Dieu la grâce spéciale qu'on lui demande dans cette neuvaine, et on les récitera de la manière suivante:

 

Petite Imelda, puisque votre amour attira Jésus en votre âme, obtenez-nous la même flamme; puissions-nous enfin l'aimer sans retour!

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.


 

Si petite encore, de la charité, vous eûtes vraiment la science, vous qu'une sainte impatience unit à Jésus pour l'éternité!

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Enfant, vous l'aimiez comme un séraphin; Il vint, et d'extase ravie en ses bras vous cherchiez la vie: vous eûtes la mort.. mais l'amour sans fin!


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

 

Priez pour nous, Bienheureuse Imelda.

Pour que nous devenions dignes des promesses du Christ.

 

Oraison

 

Jésus Christ, Notre Seigneur, qui reçûtes au ciel la Bienheureuse Vierge Imelda blessée du feu d'une ardente charité et nourrie miraculeusement de l'Hostie immaculée, accordez-nous, par son intercession, d'approcher avec la même ferveur de la Table sainte; faites que nous désirions comme elle la dissolution de notre corps; et qu'affranchis des liens de la terre, nous méritions d'être unis à vous qui vivez et régnez avec le Père et le Saint-Esprit par tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

On terminera par les oraisons suivantes qui seront récitées chaque jour.

 

A Notre Seigneur Jésus Christ

 

Mon Seigneur Jésus-Christ, qui dans le sacrement de l'Eucharistie êtes vraiment l'Aimant des âmes aimantes, vous qui avez dit que vos délices sont d'être avec les enfants des hommes et qui l'avez bien prouvé dans votre petite Épouse la bienheureuse Imelda, puisque, ne pouvant supporter les retards que les créatures mettaient à son union à vous dans le sacrement de l'autel, vous opérâtes cette merveille inouïe, que, vous donnant miraculeusement à elle, vous l'avez affranchie des liens de la terre et transportée dans vos bras au sein de l'éternelle béatitude où personne plus ne la pourra séparer de votre chaste et ineffable union; nous vous supplions, par les complaisances que vous avez daigné prendre en une si pure créature, de nous donner, au moment de vous recevoir, ces mêmes dispositions et ces mêmes sentiments qui vous la rendirent si chère, afin que nous aussi nous r devenions participants un jour des délices de votre Amour dans la gloire sans fin. Ainsi soit-il.

 

A la Très Sainte Vierge du Rosaire

 

Et vous, ô très-aimable Vierge Marie, Mère de Dieu et notre Souveraine, Notre Dame du Très Saint Rosaire, par la joie que vous reçûtes le jour où votre divin Fils vous présenta dans ses bras l'âme si gracieuse de sa petite amante Imelda, nous vous supplions de nous obtenir de sa divine Majesté les grâces que nous lui demandons par cette neuvaine, et aussi la conversion des pauvres pécheurs, la force nécessaire aux agonisants et le repos des âmes du purgatoire. Ainsi soit-il.

 

On pourra terminer par un cantique à la bienheureuse Imelda. Ainsi se fera la neuvaine de chaque jour.

 

Oraisons propre

 

Premier jour

Pour demander à Dieu une parfaite correspondance à sa grâce et une grande fidélité à ses commandements

 

O ma Protectrice, bienheureuse Imelda, parfait modèle des servantes de Dieu, épouse très fidèle de l'Agneau sans tâche, mon Seigneur Jésus-Christ, exemplaire nouveau au sein de son Église et gloire de la Famille Dominicaine, je vous vénère et vous aime de tout mon cœur. Attiré par la très suave odeur de votre très éminente sainteté, j'ai recours à vous; à vous qui avez toujours conservé dans votre âme bénie la candeur de l'innocence baptismale, sans la souiller jamais, à vous qui fûtes si parfaite dans l'observance des commandements de Dieu. Je désire ardemment imiter vos exemples, et par là me rendre digne de votre gracieuse intercession auprès du Tout-Puissant. Demandez-lui pour moi une parfaite correspondance à sa grâce, une grande fidélité à ses commandements, et qu'en outre de la faveur toute spéciale que je lui demande par votre entremise, durant cette neuvaine, il m'accorde encore de mourir saintement, afin de le contempler et de jouir de Lui éternellement dans le ciel. Ainsi soit-il.

 

Deuxième jour

Pour obtenir le don d'une parfaite obéissance


 

O très obéissante Vierge et ma sœur bien-aimée, Bienheureuse Imelda, digne fille du Dieu de majesté, vous qui, inclinant l'oreille intérieure de votre âme à la douce voix de sa divine inspiration, lui obéîtes si fidèlement, faisant en toutes choses sa Très Sainte Volonté avec la plus parfaite abnégation de la vôtre, l'unissant en tout et partout à celle du Seigneur! par cette admirable conformité vous parvîntes à une si grande perfection que vous eûtes la force de demeurer longtemps privée du Pain des élus, malgré votre ardent désir, pour condescendre au bon plaisir de vos supérieures et au jugement de vos directeurs. Je vous supplie humblement de prier pour moi sa divine Majesté, qu'elle daigne m'accorder et la grâce de vous imiter dans cette vertu comme en toutes les autres, et la faveur spéciale que je lui demande dans cette neuvaine, par votre intercession; afin qu'accomplissant en tout et toujours sa Très Sainte Volonté sur la terre, j'aille un jour l'accomplir mieux encore avec les Bienheureux dans le ciel. Ainsi soit-il.

 

 

Troisième jour

Pour demander l'esprit de la pauvreté et le détachement des choses d'ici-bas

 

O ma très aimable sœur et vénérée protectrice, Bienheureuse Imelda, fidèle imitatrice de la pauvreté de Notre Seigneur Jésus-Christ, pour l'amour duquel vous renonçâtes parfaitement à toutes choses, le suivant en nudité d'esprit, et de telle manière que hors de Lui vous n'aimiez rien, vous ne possédiez rien, méritant par là d'être son Épouse choisie et privilégiée, enrichie de l'abondance de ses dons, prévenue de ses plus douces bénédictions et de ses grâces les plus signalées; je vous supplie d'intercéder pour moi auprès du Tout-Puissant; qu'il m'accorde la faveur spéciale que je lui demande dans cette neuvaine; mais surtout qu'il éloigne de mon cœur toute affection aux choses terrestres, afin que l'aimant uniquement et par-dessus toutes choses, durant le temps qui me reste à vivre sur la terre, j'obtienne le bonheur de mourir dans son amitié et dans sa grâce, pour le louer et le bénir éternellement dans la gloire. Ainsi soit-il.

 

Quatrième jour

Pour demander le don d'une inaltérable chasteté

 

O très chaste et très pure Vierge, mon avocate, Bienheureuse Imelda, par votre virginité angélique digne Épouse de l'Agneau sans tache, temple vivant et demeure de l'Esprit-Saint par votre très pure chasteté; terre vierge qui, fécondée par la rosée de la grâce divine, produisîtes des fruits abondants de justice et de sainteté; étoile resplendissante qui embellissez le ciel Dominicain: je vous supplie par cette vertu et toutes celles que vous avez si bien pratiquées, par toutes les grâces dont vous orna votre céleste Epoux, de m'obtenir de sa divine Majesté le pardon de mes péchés, la pratique de la plus inviolable chasteté, la victoire sur toutes les tentations qui lui sont contraires, et qu'en outre de la faveur spéciale que je demande dans cette neuvaine, il m'accorde, après une vie sainte et pure, l'heureuse mort des justes et le bonheur de le voir et de le louer éternellement dans le ciel. Ainsi soit-il.

 

Cinquième jour

Pour demander l'esprit de pénitence et de mortification

 

Ma très pénitente et très innocente protectrice, Bienheureuse Imelda, exemplaire vivant de toutes les vertus, qui sûtes unir la rigueur de la plus austère pénitence à une innocence merveilleuse d'âge et de mœurs; qui portâtes dans votre petit corps virginal la mortification de votre Époux souffrant, Jésus-Christ, par les rudes coups dont vous le maltraitiez: je vous supplie de m'obtenir de Dieu un véritable esprit de mortification, qui m'aide à dompter mes passions et' rende mon âme plus libre pour les choses du ciel. Qu'il m'accorde encore la faveur particulière que je désire obtenir, si tel est son bon plaisir, en cette neuvaine, et surtout la grâce singulière de faire durant la vie et à la mort de dignes fruits de pénitence, pour jouir éternellement de sa divine présence dans le ciel. Ainsi soit-il.

 

Sixième jour

Pour demander à Dieu la sainte humilité

 

O ma très humble sœur et ma puissante avocate, Bienheureuse Imelda, trésor très-riche de sainteté enfoui dans le champ de votre humilité héroïque, jardin fermé, mais délicieux par les fruits divins que vous cachiez dans le secret de votre cœur; puits abondant des eaux vives de la grâce et des dons les plus parfaits, profond de la profondeur même de votre abaissement; vous fûtes, par cette vertu, semblable au grain de sénevé de l'Évangile, car votre humilité mérita que le Tout-Puissant fît en vous de grandes choses, vous élevant miraculeusement de cette terre au séjour des Saints: je vous supplie instamment de m'obtenir de la divine Majesté la véritable humilité de cœur, la faveur spéciale que j'attends de cette neuvaine, et particulièrement la grâce qu'il a promise aux humbles, afin que le servant fidèlement dans cette grande vertu durant la vie, j'obtienne, après la mort, de le voir et de jouir de Lui pour toujours dans l'éternelle félicité. Ainsi soit-il.

 

Septième jour

Pour demander la patience et la résignation dans les épreuves de la vie


 

Ma très douce avocate, Bienheureuse Imelda, modèle admirable de résignation et de patience dans la dure impossibilité où vous fûtes longtemps, malgré vos ardents désirs, de vous unir à votre Époux Jésus-Christ dans le sacrement de l'Amour; vous le souffrîtes sans ouvrir la bouche pour vous plaindre, imitant en cela le Prophète royal et Jésus lui-même, dans leurs grandes afflictions; par la très-haute perfection de cette patience où vous conservâtes inaltérable la paix intérieure de votre âme, inaltérable la suavité de votre cœur, effet visible de la parfaite union de votre volonté à celle du bon Maître, je vous supplie de m'obtenir de sa Majesté la faveur que je lui demande dans cette neuvaine, mais particulièrement la patience dans les adversités, la conformité à sa très-sainte volonté dans tous les accidents de la vie, et enfin de mourir dans sa grâce et de jouir de Lui pour toujours dans la béatitude éternelle. Ainsi soit-il.

 

Huitième jour

Pour demander à Dieu l'amour du prochain

 

Ma très douce et très aimable Patronne, Bienheureuse Imelda, parfait modèle de la plus douce et de la plus héroïque charité envers le prochain; charité précoce, puisque, dès vos plus tendres années, ne sachant pas encore parler, vous aviez déjà cette compassion pour les pauvres qui fit de vous plus tard la consolatrice des affligés, l'aide des misérables, le refuge de tous les nécessiteux; je vous supplie, avec toute l'ardeur dont je suis capable, d'exercer envers moi votre brûlante charité en m'obtenant de Dieu une charité semblable; une charité à toute épreuve, comme la vôtre, large, immense, inépuisable, que rien ne rebute, que rien ne fatigue, que rien n'arrête; une charité compatissante à toutes les infortunes et qui, puisant sa source au cœur même de Jésus-Christ, s'étende aussi à tous les hommes, sans distinction d'âge, ni de condition, ni de race, ni de pays, ni de religion même, les aimant tous comme moi-même et pour Dieu seul; aimant les bons pour qu'ils soient meilleurs, les méchants pour qu'ils se convertissent et qu'ils vivent; une charité en un mot comme la veut et l'aime Jésus: bonne, patiente, point envieuse ni téméraire, ni précipitée; sans orgueil, sans ambition; ne cherchant point ses propres intérêts; qui ne se pique et ne s'aigrit point; qui ne pense point le mal; qui ne se réjouit pas de l'injustice, mais se réjouit de la vérité; qui supporte tout, qui croit tout, espère tout, souffre tout. Priez Dieu qu'il m'accorde encore, avec la faveur particulière que je lui demande en cette neuvaine, la grâce d'une sainte mort et le salut éternel de mon âme. Ainsi soit-il.

 

Neuvième jour

Pour demander un ardent amour de Dieu

 

Ma très dévote, très fervente et très aimante avocate, Bienheureuse Imelda, très digne Épouse de l'Agneau immaculé de Dieu, qui efface les péchés du monde, sainte demeure où réside l'Esprit-Saint avec ses dons les plus précieux, aimée et favorisée de Dieu; choisie entre mille pour être les délices du Créateur; fournaise sacrée de la divine charité dont vous embrasez ceux qui contemplent dévotement votre heureux trépas; moi le plus humble de vos dévots, je me mets à présent et pour toujours à l'ombre de votre tout aimable protection. Je vous supplie, gracieuse Imelda, qu'en outre de la singulière faveur que j'ai demandée par votre intercession durant cette neuvaine, vous m'obteniez de la divine Majesté la grâce spéciale de vous imiter dans toutes les vertus que vous avez pratiquées, mais principalement dans votre ardente charité pour Lui. Que je l'aime! Que je l'aime beaucoup! Que je l'aime toujours davantage! Que je l'aime par-dessus tout et par-dessus moi-même! de tout mon cœur, de toute mon âme, de toutes mes forces! Dans quelques jours il va se donner à moi en nourriture! Il va se donner tout à moi, sans réserve! Oh! que je me donne à Lui sans réserve aussi! A Lui dès cette heure! A lui pour toujours! A la vie, à la mort; pour le temps et pour l'éternité! Et si je ne puis mourir, comme vous, dans ses bras et sur son cœur, du moins que ma vie entière s'use et se consume pour Lui! Que ce soit là, ma bien-aimée petite sœur Imelda, le fruit particulier de la dévotion avec laquelle je vous ai vénérée en cette neuvaine et que je vous ai vouée pour toujours! Que ce me soit le moyen de me préparer dès maintenant, par une sainte vie, à la mort qui approche, afin que, mourant embrasé du plus ardent amour pour Dieu, je passe enfin de cet exil à la Patrie où je pourrai le voir et le bénir avec vous toute l'éternité. Ainsi soit-il.

 

Elans d'amour de Saint Alphonse de Liguori

Pouvant servir de préparation ou d'action de grâce à la Sainte Communion

 

Mon doux Jésus! vous seul me suffisez. O mon amour! ne permettez pas que je me sépare jamais de vous. Qui suis-je donc, Seigneur, que vous mettez tant de soins à rechercher mon amour? Eh! qui pourrais-je aimer, si je ne vous aimais pas, ô mon doux Jésus? Me voici, Seigneur; disposez de moi selon votre bon plaisir. Donnez-moi votre amour, c'est tout ce que je vous demande. Faites que je sois entièrement à vous avant que je meure. Père éternel, pour l'amour de Jésus-Christ, ayez pitié de moi. Mon Dieu, je ne veux que vous et rien de plus; mon doux Jésus! que ne puis-je me sacrifier pour vous qui vous êtes sacrifié pour moi! Si je venais à mourir en état de péché, je ne pourrais plus vous aimer. Maintenant que je le puis encore, je veux vous aimer autant que je le pourrai. Je vous consacre tout ce qui me reste de vie. Je veux ce que vous voulez, et rien que ce que vous voulez. Faites, ô mon Dieu, que je vous voie apaisé contre moi, la première fois que je vous verrai. Vous ne m'abandonnerez pas; je ne vous laisserai jamais. Nous ne cesserons de nous aimer, ô mon Dieu, dans cette vie et dans l'autre. Mon ingratitude serait trop noire, si, après tant de grâces, je ne vous aimais beaucoup. Vous vous êtes donné tout à moi; je me donne tout entière à vous. Vous qui aimez qui vous aime, je vous aime, aimez-moi donc aussi. Si je ne vous aime pas assez, donnez-moi l'amour que vous désirez de moi. Vous m'avez obligée à vous aimer; donnez-moi la force de tout surmonter pour vous plaire. Recevez l'amour d'une âme qui vous a donné tant de déplaisirs. Faites-moi connaître, ô mon Dieu! quel bien infini vous êtes, afin que je puisse vous aimer autant que je le dois. Je veux vous aimer beaucoup en cette vie, pour pouvoir vous aimer beaucoup dans l'autre. J'espère, ô Dieu éternel! vous aimer éternellement. Que ne vous ai-je toujours aimé ! Que ne suis-je morte avant de vous avoir offensé! Je vous consacre ma volonté, ma liberté; disposez de moi selon votre bon plaisir. Je veux que mon unique contentement soit de vous contenter, ô bonté infinie! O mon Dieu! je me réjouis de votre béatitude infinie! Vous êtes tout-puissant, rendez-moi sainte. Vous m'avez cherchée lorsque je vous fuyais; vous m'avez aimée quand je dédaignais votre amour: ne m'abandonnez pas maintenant que je vous aime et que je vous cherche. Qu'aujourd'hui soit le jour où je me donne tout à vous! Infligez-moi toutes sortes de châtiments; mais ne me privez pas de la faculté de pouvoir vous aimer. Je vous remercie de ce que vous me donnez le temps de vous aimer. Je vous aime, ô mon doux Jésus! je vous aime; et j'espère terminer ma vie en répétant encore: Je vous aime, je vous aime. Je veux vous aimer sans réserve, et faire tout ce que je connaîtrai pouvoir vous plaire. Je préfère à tous les applaudissements du monde le bonheur de vous plaire. Je suis prête à éprouver toutes les peines, pourvu que je vous aime, ô mon Dieu. Oh! puissé-je mourir pour vous, ô mon Dieu! qui êtes mort pour moi! Oh! que ne puis-je faire que tout le monde vous aime comme vous le méritez! O volonté de mou Dieu, vous êtes mon amour! O Dieu d'amour! donnez-moi votre amour. O Marie! attirez-moi tout à Dieu. O ma Mère, faites que j'aie recours à vous. C'est à vous qu'il appartient de me conduire à la sainteté: c'est aussi ce que j'espère de vous. Vivent Jésus notre amour, et Marie notre espérance! Ainsi soit-il.

 

Efficacité de l'intercession de la Bienheureuse Imelda Lambertini

 

Le jour de l'Épiphanie, au moment où l'on termine l'impression de cette Vie, il me vient du fond de la Mésopotamie une lettre qui m'est adressée par un de mes bons frères du noviciat, un juif converti, aujourd'hui ardent apôtre en nos missions de Mossoul, le R. P. Jean-Baptiste Lévy. Cette lettre se rattache de trop près à la gloire de notre Bienheureuse et de nos missionnaires pour que je puisse résister au désir d'en donner ici un extrait, bien assuré d'avance qu'il sera lu par tous avec le plus vif intérêt.

 

Mossoul, 3 décembre 1865.


Bien-aimé frère, père et ami, Le choléra a sévi ici aussi. Nous avons, pourra gloire de Dieu, été les sauveurs de la ville. Le chef politique et le chef religieux, musulmans, sont venus nous remercier, ainsi que les principaux habitants de toutes les sectes. Secours religieux aux catholiques, à tous force morale, ainsi que secours médicaux et pécuniaires, ont été donnés par la mission, motus proprio, car ici, chacun est pour soi et Dieu pour tous. Par la force même des choses, les missionnaires étaient devenus tout à la fois prêtres, médecins, apothicaires, sœurs d'hôpital; nous étions tout. Nous nous étions partagé la ville en quartiers, et nous allions chez tous les malades, accompagnés d'hommes de la police, car il fallait des gardes autour de nos chevaux pour nous préserver de la foule, qui nous aurait arraché les habits sans cette précaution. On nous traquait nuit et jour, sans nous laisser de relâche. Il fallait nous voir dans les rues suivis d'un cortège de suppliants; tous nous bénissaient, les Juifs, les Musulmans, les Arabes, les hérétiques Jacobites ou Arméniens, les Catholiques Syriens et Chaldéens. Tous nous appelaient les Envoyés de Dieu. Les Musulmans, dans leur admiration pour ce dévouement, s'écriaient: « Ce ne sont pas des chrétiens!... Ce sont des Musulmans, fils du Prophète! » Car ces pauvres gens ne peuvent s'imaginer que, pour l'amour de Jésus, on puisse sacrifier sa vie au service des Musulmans! A ce sujet, je vous dirai que, depuis ma venue ici, j'ai inculqué aux enfants des écoles la dévotion à notre petite sainte Imelda. Son image est à l'école. On la prie; on l'aime; et elle fait des prodiges. En particulier, pendant le choléra, une fille nommée Madjouda (la glorieuse), âgée de dix ans, ma pénitente, est atteinte du choléra. On m'appelle; j'y vais. Je lui donne des remèdes pour le corps et pour l'âme. Enfin son mal s'aggrave; elle entre dans la période algide. Que faire? Elle n'a pas fait sa première communion! Elle se rappelle Imelda; elle veut communier le jour de sa mort. Comme les vomissements avaient cessé, je la prépare. Elle s'unit à la bienheureuse Imelda; elle reçoit la sainte communion, les indulgences, etc.. puis elle ferme les yeux! On la croit morte; on pleure! Mais son cœur est encore chaud; il est nuit; on attend le lendemain pour l'enterrer. Le matin, la petite s'éveille et dit à ses parents: « La sainte Vierge veut que je devienne une sainte ! Elle m'a dit: « Sois guérie ! » On crie au prodige. Mais le lendemain, voilà que le corps de la petite fille enfle; elle souffre de grandes et insupportables douleurs. On croit qu'elle va mourir. J'arrive, je ne la reconnais pas, tellement elle est enflée et changée par la fièvre tvphoïde. Je lui demande ce qu'elle veut... Elle me répond: « Jésus! » Je la confesse; elle communie... Sur le champ la fièvre a disparu. Elle redevint maigre comme le choléra l'avait laissée; elle se lève et va se promener au soleil dans la cour de la maison. Aussi la dévotion à notre chère sainte a bien augmenté; et la fille a reçu, à la place du nom de Madjouda, celui plus glorieux d'Imelda, qui j veut dire en arabe un être tendre, jeune (tener en latin). Vous voyez que notre union continue; le même esprit nous anime : pendant que vous écrivez la vie d'Imelda, je la communique à de bonnes petites âmes arabes, portant dans leurs cœurs pour Jésus et Marie les ardeurs du soleil brûlant qui dessèche leurs déserts. J'ai annoncé votre petit livre, car vous me l'avez promis. Je veux le traduire en arabe; peut-être sera-t-il imprimé à Mossoul... Quelle gloire!... A Dieu! Rappelez-moi au souvenir de tous, et croyez-moi pour la vie,

 

Votre fidèle ami et frère

Frère J.B. Levy, Missionnaire Apostolique des Frères Précheurs.

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Le Vénérable Marie-Jean Joseph Lataste

Fondateur des Dominicaines de Béthanie

1832-1869

 

Alcide Lataste est né à Cadillac sur Garonne, en Gironde, dans le Diocèse de Bordeaux, le 5 septembre 1832, après une jeunesse remplie de dévouement au sein de la Société de Saint Vincent de Paul, pour laquelle il fonda des Conférences locales, il entra, en 1857, dans l'Ordre des Frères Précheurs, plus communément appelés Dominicains, où il prit le nom de Père Marie-Jean-Joseph. En 1864, il prêcha une retraite aux détenues de la Centrale de Cadillac, actuellement, le Château des Ducs d'Epernon, et, pendant ces jours, il découvrit en elles les merveilleux effets de la Miséricorde et, en certaines, il discerna un réel appel à se donner au Seigneur dans la vie consacrée. C'est dans cette prison, devant le Seigneur exposé, qu'il reçut l'inspiration de fonder une nouvelle famille religieuse dans laquelle toutes les Soeurs, quel que soit leur passé, les unes converties, les autres religieuses, seraient unies dans un même amour et une même consécration, témoignant ainsi que « pour se donner à nous, Dieu ne regarde pas ce que nous avons été, mais ce que nous sommes ». Le Père Marie-Jean-Joseph Lataste est entré dans la Vie à Frâsne-le-Château, en Haite Saône. Il repose actuellement dans la maison généralice, qui se trouve à Saint Sulpice de Favière, où il est entouré de la vénération de ses Filles. La décret autorisant sa Béatification a été signé le 27 juin 2010.

 

Pour approfondir

 

« Ces femmes qui étaient mes sœurs » Jean-Marie Gueulette, aux Editions du Cerf. « Le Précheur de la Miséricorde », de Jean-Marie Gueulette, aux Editions du Cerf. « Marie-Madeleine a encore quelque chose a dire », de sœur Emmanuelle-Marie, aux Editions du Cerf/ Nouvelles Cité. « Le Message du Père Lataste et les Dominicaines de Béthanie », de Monseigneur Gérard Daucourt, aux Ed. Le Livre Ouvert.

 

Prière du Père Lataste

 

O mon Jésus, que je Vous aime! Donnez-Vous à mois et donnez-moi à Vous! Identifiez-moi à Vous: que ma volonté soit la Vôtre! Incorporez-moi à Vous, que je ne vive qu'en Vous et pour Vous! Que je dépense pour Vous tout ce que j'ai reçu de Vous, sans en rien garder pour moi-même! Que je meure à tout pour Vous! Que je Vous gagne des âmes! Des âmes, ô mon Jésus, des âmes!

 

Relations des grâces

Dominicaines de Béthanie

91 910 Saint Sulpice de Favières

www.dominicainesdebethanie.org

 

Cette Neuvaine a été publiée à Paris, chez Poussielgue et fils, 27, rue Cassette, 1906.

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

3 juin 2011

Béatification de Sœur Marguerite Rutan

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Béatification de Sœur Marguerite Rutan

Du 18 au 20 Juin 2011 à Dax

 

Programme des Festivités

 

Samedi 18 juin 2011


Dans la ville de Dax


De 10 heures à 18 heures : « En marche avec Sœur Marguerite Rutan ».

En petits groupes, les pèlerins sont invités à se rendre à pied à la chapelle de l’hôpital Saint Eutrope (hôpital thermal), à la cathédrale, à l’ancien couvent des Carmes (rue des Carmes), à l’hôtel Splendid (proche de l’ancienne place Poyanne, lieu de l’exécution), à la fontaine chaude, aux anciens remparts restaurés, à la rue des Fusillés (maison de M. de Comet où résida saint Vincent de Paul).

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À la cathédrale

 

Toute la journée, adoration eucharistique et sacrement de réconciliation. Proposition de temps de prière aux pèlerins du parcours En marche avec Sœur Marguerite Rutan. Toute la journée, exposition sur Sœur Marguerite Rutan. 20h30 :Veillée de prièreen présence du cardinal Angelo Amato, représentant le Pape Benoît XVI, des évêques, des Filles de la Charité, de la Famille Vincentienne et des pèlerins.


Aux sallesdes Halles


10h30 et 15h00 : « Marguerite Rutan, une fleur nouvelle éclose pour nous sous un ciel plus beau », Pièce de théâtre par la troupe Maïti Girtener du Lycée Saint-Jacques-de-Compostelle. Durée : 1 heure environ.


Au Berceau de saint Vincent de Paul


14 heures : Accueil et ouverture du week-end destiné aux jeunes. 20h30 : Veillée (pour les jeunes) animée par Laurent Grzybowski.

 

Dimanche 19 juin 2011


Dans la ville de Dax


De 10 heures à 12 heures : « En marche avec Sœur Marguerite Rutan » (cf. programme de la veille).


À la cathédrale


De 10 heures à 12 heures :adoration eucharistique et sacrement de réconciliation. (cf. programme de la veille). toute la journée, exposition sur Sœur Marguerite Rutan.


Aux sallesdes Halles


10h30: « Marguerite Rutan, une fleur nouvelle éclose pour nous sous un ciel plus beau »,(cf. programme de la veille).

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Aux arènes de Dax


À partir de 10 heures


Animations prévues pour les enfants dans le parc des arènes; Accueil des jeunes convergeant vers Dax depuis le Berceau de saint Vincent de Paul et les villages environnants.


À partir de 12 heures


Restauration (prix du repas : 8,00 €) au stade Maurice Boyau, sous la tente de réception de l’USD.

14 heures


Ouverture des arènes et préparation à la messe de la béatification

15 heures

Célébration solennelle de la béatification de Sœur Marguerite Rutan, présidée par M. le cardinal Angelo Amato, Préfet de la Congrégation pour les Causes des Saints (Rome), avec la participation de toute l’assemblée, des chorales, des Filles de la Charité venues de toute l’Europe. À la fin de la célébration, envoi des jeunes aux JMJ de Madrid.

 

Lundi 20 juin 2011

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Au Berceau de saint Vincent de Paul


10 heures: Première messe en l’honneur de la Bienheureuse Marguerite Rutan, présidée par Mgr Philippe Breton, évêque d’Aire et Dax, avec la participation de la Famille Vincentienne et du diocèse.

 

Venez très nombreux !

 

Renseignements

 

Site Officiel de la Béatification de Marguerite Rutan

http://rutan.cef.fr

 

Site du Diocèse d'Aire et Dax

http://landes.cef.fr

 

Site des Filles de la Charité

http://www.filles-de-la-charite.org

 

Site de la Congrégation de la Mission

http://famvin.org/fr

 

Site du Berceau de Saint Vincent de Paul

www.leberceaudesaintvincent.com

 

8 mars 2010

Le Mois de Saint Joseph

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Le Mois de Saint Joseph

Neuvième jour


Joseph et Marie adorent, aiment Jésus dans la crèche.

Marie et Joseph sont dans la grotte ; c'était un lieu qui servait d'asile aux troupeaux pendant l'orage. Ils ont à peine pu trouver dans les inégalités du rocher, un lieu pour se reposer; ils sont environnés d'épaisses ténèbres. Tous deux en silence adressent à Dieu de ferventes prières, et se résignent à ses adorables volontés. Tout à coup une lumière éclaire la grotte, et Jésus vient au monde. Les bras de Marie et ceux de Joseph reçoivent l'enfant-Dieu; c'est le premier autel sur lequel il s'offre en sacrifice à son Père. On écarte les deux animaux dont l'haleine doit réchauffer les membres du pauvre petit Jésus : on leur dérobe quelque peu de la paille destinée à les nourrir, et c'est là qu'on repose ses membres délicats !...0 Sauveur Jésus! que vous êtes adorable ! que vous êtes aimable!  Marie et Joseph se prosternent devant lui; et, dans l'anéantissement le plus profond, ils lui offrent leurs adorations et celles de toutes les créatures. Ils le reconnaissent pour leur Créateur et leur Dieu, caché sous les voiles de l'humanité. C'est le Fils de Dieu la splendeur de sa substance, Dieu de Dieu, lumière de lumière, vrai Dieu de vrai Dieu. O Jésus ! qu'elles vous furent agréables ces premières adorations que vous reçûtes de ces deux créatures angéliques, prosternée» à vos pieds! Marie et Joseph se relèvent; et, de leurs yeux attendris, ils contemplent le saint enfant Jésus! leur cœur est embrasé d'amour, leur bouche est muette, mais leurs yeux ver-sent des larmes de joie, de bonheur et d'admiration. Jésus jette un regard sur Marie, puis un regard sur Joseph... Un aimable sourire est sur ses lèvres. Un soupir se fait entendre Ses petites mains se tournent vers Marie et Joseph. O Joseph! O Marie! Quelles sont vos pensées! quelles sont vos affections ? bon Joseph! votre cœur est prêt de s'ouvrir par l'excès de l'amour qui le presse. Ils s'approchent, et lui baisent les mains avec respect. douceur, ô consolation! ô Joseph! ô Marie! que vous êtes bien récompensés de vos souffrances et de vos ignominies! L'anéantissement du Verbe fait chair, enflamme davantage leur amour; et plus il est humilié, plus ils l'aiment. Marie ! ô Joseph ! qu'elle devient heureuse pour vous cette nuit qui dut vous paraître d'abord si pénible! que Dieu sait bien changer en délices et en paradis les lieux même les plus affreux!

Adorer, aimer Jésus comme Joseph et Marie

Entrons aussi dans l'étable de Bethléem, mettons-nous à côté de Joseph et de Marie, puisque nous sommes leurs enfants. Que leur foi ranime la nôtre et unissons nos adorations aux leurs. Oh ! que nous aurions été heureux si nous avions pu voir de nos yeux, toucher de nos mains ce bon, cet aimable Enfant. Prions Joseph de le mettre quelques moments entre nos bras; et là, adorons-le, aimons-le, surtout pressons le contre notre cœur. Mais quoi, mon Jésus ! y pensé je ? eh ! n'ai je pas ce bonheur toutes les fois que je communie ? Ce n'est même pas dans mes bras que je vous reçois, c'est dans mon cœur que vous reposez. Oh ! comment se fait-il que je sois alors si peu recueilli ? Quoi ! la reine de Saba, en voyant la grandeur et la magnificence de Salomon, fut ravie hors d'elle-même, et comment se fait-il que je sois si peu touché? Comment puis-je avoir en moi un feu consumant sans que je sois consumé ? Joseph ! ô Marie ! prêtez moi alors vos cœurs pour aimer, pour adorer Jésus comme il mérite de l'être. De mon côté, je prends la résolution, lorsque je devrai communier, d'entrer dans un profond recueillement, pour que ma foi soit plus vive et mou amour plus ardent.

Exemple

En 1823, dans une des maisons succursales du petit séminaire de 8t. Archeul, connue sous le nom de Saint-Joseph-du-Blamont, on venait de construire une chapelle, dans la vue de la dédier au saint Protecteur de la maison. Tous les élèves se préparèrent par une neuvaine à Saint-Joseph à la cérémonie de la bénédiction de cette chapelle. Le premier jour de la neuvaine, le supérieur de la maison rencontra un jardinier qui demeurait dans le voisinage. Ayant remarqué de la tristesse sur son visage, il lui en demanda la cause: " J'ai, répondit-il, deux enfants depuis longtemps malades, et tous les remèdes sont inutiles." Le supérieur, touché de compassion, l'engagea à recourir au souverain Médecin par l'entremise de saint Joseph, sans savoir que plusieurs membres de cette famille portassent le nom de saint Joseph. '' Je vais, dit le jardinier, commencer avec eux une neuvaine à saint Joseph : priez-le pour nous." Là-dessus, il rentre chez lui, met de côté tous les remèdes, prie et fait prier avec lui toute sa famille. Le jour même la fièvre et l'enflure commencèrent a diminuer ; les jours suivants toutes les humeurs dont ces pauvres enfants étaient remplis se dissipent à vue d'œil : bientôt la fièvre elle-même disparaît. Enfin, le neuvième jour, qui était celui de la fête, ce brave homme se présente au Blamont, suivi de ses deux enfants complètement guéris, et demande permission d'assister avec eux aux offices de la journée pour remercier leur céleste Bienfaiteur. Au double prodige dont on vient de parler, il faut en ajouter un troisième qui s'opéra dans l'âme d'un de mes enfants. L'un d'eux, qui jusque-là avait montré un caractère difficile et bizarre, devint un modèle de douceur, de docilité et d'application à ses devoirs. (Patrignani liv. 2, ch. 8.) -

O Marie, conçue, etc.

Je vous salue, Joseph, etc.

Un Pater et un Ave pour les confesseurs et les directeurs des âmes

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Prions les uns pour les autres

Intentions de prières confiées à saint Joseph

« Priez pour mon frère pierre auguste qui est aussi franciscain en cote d'ivoire et je voudrais qu'il devienne prêtre. Aussi pour le visas de mon fils Pierre Guillaume en Côte d'ivoire pour me rejoindre ici en Ecosse. car cela fait dix ans qu'on est séparés. Pour mon mariage ». (M.S.)

« Saint Joseph, aidez-nous à trouver un appartement au plus vite ». (F.M.)

« S’il vous plaît priez St Joseph pour mon époux afin qu’il obtienne du travail ». (M.A.A.B.)

« En ce mois de mars, dédié à Saint Joseph, je vous demande de bien vouloir prier pour un petit garçon de 9 ans, (Andrea) très gravement malade depuis l'age de 2 ans. Ses conditions sont désespérées. Prions pour sa guérison impossible pour les hommes...  Et, pour une autre personne (Dino) dans le comas pour une hémorragie cérébrale. » (L.C.)

« Mon mari vient de décéder, je vous demande de prier pour moi afin que je retrouve la paix. Priez également pour le repos de son âme, il s'appelait EDDY GASPARD ». (M.D.)

« Priez pour que mon affection sorte et se déroule très bien » (A. H.)

« Que je retrouve confiance et moi-même et la santé », je vous remercie «  (M.J.)

« Je voudrai prier sur l'intention que Saint Joseph m'aide à rendre la personne que J'aime heureuse avec moi, et de pouvoir s'unir si c'est la volonté de Dieu dans le secret de mariage afin qu'on forme une famille chrétienne, et je prie pour que Saint Joseph puisse le rapprocher de La Vierge Marie afin qu'Elle puisse le rapprocher de Jésus » (H.S.)

« Que le Seigneur m'aide à trouver un bon mari, à bien écrire et bien lire pour être efficace dans mes cours. Saint Joseph intercède pour moi auprès de ton fils ». (M.N.)

« Je voudrais prier sur l'intention que saint Joseph m'aide à m'unir à mon mari dans le sacrement du mariage et ainsi approcher à la table sainte du Seigneur; car depuis 6 ans nous ne nous communions plus car nous avions eu un enfant. Mais que tout cela soit faite selon la volonté de Jésus et non la mienne ». (B.A.)

« prions pour Christophe qui a eu un grave accident travail ,qu'il  est beaucoup de courage  ainsi que toute sa famille qui est très présente auprès de lui  ;nous sommes tous avec vous dans nos prières ». (M.J.)

« Je demande à saint joseph régler mes problèmes de coeur et de prier pour ma mère malade de l'insuffisance rénale chronique. » (T.L.)

« Saint Joseph, Aidez-moi à éduquer ma fille Nancy comme vous avez su le faire avec le petit Jésus que le Père vous a confié ». (F.A.)

« Seigneur,je te demande d'envoyer, un ange à l homme que j aime. Il est apparu à Joseph,alors qu'il s'apprêtait à rompre secrètement,avec Marie. Toi, qui sait "rattraper"ce qui semble perdu, manifestes Toi,pour que nous puissions nous soumettre à Ta Volonté. » (L.S.)

« Saint Joseph, je vous en supplie touchez le coeur d' Emmanuel pour sa conversion et preparer son esprit, son coeur pour la réconciliation, les retrouvailles, le pardon avec Edith la mère de ses enfants. Merci saint Joseph ». (E.F.)

« Demandez à St Joseph de régler pour moi tous mes problèmes de travail ». (S.V.)

« Venez en aide, St Joseph, a jacqueline quelle trouve un petit logement bien exposé merci pour elle; une amie que j'apprécie beaucoup » (M.J.)

« Saint Joseph intercède et obtiens moi s'il te plait la grâce de rencontrer mon âme soeur. Saint Joseph patron des travailleur obtient un emploi à mon frère Jocelyn Saint Joseph, toi qui a fondé un foyer voit le poids de la solitude et obtient moi de rencontrer mon mari (l'être qui m'aimera et que j'aimerai aussi ». (N.D.)

« Pour Léa et Ramata en quête d'un emploi, par vos prières, je les confie à saint Joseph; pour moi même Florence qui suis en stage probatoire depuis 8 mois, Que Saint Joseph, par son intercession auprès de son Fils, m'obtienne la signature d'un contrat et que mon travail soit béni à jamais ». (T.Z.)

« Je vous prie de bien vouloir prier saint Joseph pour moi, afin que ma situation d'immigration, soit totalement résolue cette année, et que je puisse être définitivement régularisé, ici en grande Bretagne. Merci infiniment ». (S.L.)

« Que Saint Joseph nous aide à ne pas porter de jugement sur les autres ». (M.N.)

« Pour que Saint Joseph prie pour moi afin que je puisse obtenir mon permis de conduire ». (D.M.)

« Glorieux Saint Joseph s'il te plait intercède pour moi auprès de ton fils Jésus pour qu'il me donne une grande foi car je suis faible et froide je veux l'aimer beaucoup et être esclave de la Vierge et Sainte Mère de Jésus. Saint Joseph Prier pour moi ». (B.A.)

« Bon Saint Joseph, je te confie mon fils Alexandre. Aidez le a pouvoir surmonter sa dyslexie. C'est une souffrance perpétuelle pour lui et aussi pour nous, ses parents ». (N. M.)

« En ce mois de Saint Joseph, je lui adresse mes intentions de prière suivantes: en intercédant auprès de notre Père afin que mon époux assume ses devoirs domestiques tout au long de notre vie terrestre; je vous prie Saint Joseph, Chef de la Sainte Famille de veiller sur ma famille d'origine et celle que tu viens de me donner. Intercède auprès de Jésus pour que tous les démembrements de ma famille vivent dans l'Amour, la Paix et dans le respect des commandements de l'Éternel; Je souhaite m'ouvrir mon Cabinet et j'ai besoin des moyens pour y parvenir. Saint Joseph, Priez pour moi; Modèle des travailleurs, Saint Joseph Intercède auprès de Dieu afin que je serve dans mon ministère par amour et apporte des solutions aux mutliples problèmes qui me seront posés; Nourricier du Fils de Dieu, Saint Joseph avec le concours de la Très Sainte Vierge Marie donne moi les moyens ainsi qu'à mon époux d'entretenir, d'élever et de faire  grandir notre progéniture dans la foi chrétienne; Saint Joseph, Priez pour mes parents Marc et Bernadette qui ne cessent de me montrer la grandeur de notre Père Céleste. Priez pour que Dieu Tout Puissant veille sur eux et qu'il leur comble de bénédictions; Saint Joseph, priez enfin pour ceux qui cherchent l'emploi, pour ceux qui veulent la consolation, l'amour, pour ceux qui veulent vivre en famille, pour les hommes, les époux qui veulent être comme toi pour la bonne marche de leur foyer; Saint Joseph, Très sainte Vierge Marie et Jésus, veille sur moi, tous ceux qui me sont chers et surtout ceux qui veulent mon mal. Faites de moi une femme, mère et épouse vertueuse ». (M.N.A.)

« Que marie et joseph nous donnent leur coeur de patience et qu'ils nous aident à être comme eux » (M.N.)

Si vous aussi, avez des intentions de prières à confier à Saint Joseph, envoyez les moi par mail à franck.monvoisin@laposte.net et elles seront confiées à la prière des internautes.

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30 décembre 2008

Prière pour l'année jubilaire des 150 ans de la mort du Saint Curé d'Ars

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Prière pour l'année jubilaire des 150 ans de la mort du Saint Curé d'Ars

Saint Jean-Marie Vianney, vous qui avez indiqué le “chemin du Ciel” à tant de fidèles, montrez-nous le chemin de l’amitié et de la vie avec le Père. Aidez-nous à goûter le bonheur qu’il y a à connaître Jésus-Christ, à L’aimer et à Le faire aimer. Comme vous, que nous découvrions la joie de vivre dans la grâce de l’Esprit-Saint, afin de le suivre avec confiance dans la foi. Apprenez-nous à aimer et à vivre toujours plus des sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. C’est là que nous rencontrons le Seigneur en vérité pour grandir dans la vraie liberté et nous laisser sanctifier. Que Sa présence dans le Saint-Sacrement nous attire, nous comble et soit pour chacun source de consolation. Aidez-nous à découvrir que la Parole de Dieu est une lumière pour aujourd’hui et un guide pour aimer et servir nos frères avec joie, spécialement les plus pauvres et les plus petits. Vous êtes le “patron de tous les curés de l’univers” et un modèle plein de charité pour chaque prêtre. Nous venons vous les confier et prier pour eux ; gardez-les dans la paix et la fidélité à l’Église. Saint Curé d’Ars, aidez-nous à être toujours plus des témoins de la miséricorde ; faites grandir en nous le désir d’être des saints. Amen.

Site internet du Sanctuaire du Saint Curé d'Ars

www.arsnet.org

29 octobre 2008

Prière à la Bienheureuse Rosalie Rendu

Num_riser0043

Bienheureuse Rosalie Rendu

Fille de la Charité de Saint Vincent de Paul

1786-1856

Fête le 7 février

La bienheureuse Rosalie Rendu naît sur les hauteurs du Jura dans le département actuel de l’Ain en 1786. A 15 ans elle entre chez les sœurs de saint Vincent de Paul, attirée par leur service de charité. Dès son noviciat et jusqu’à sa mort, c'est-à-dire pendant 54 ans, elle se dévoue au service des pauvres dans le quartier Mouffetard, le faubourg le plus déshérité de Paris, créant pour les nécessiteux de tous genres, dispensaire, école, patronage, crèche et asile de vieillards. Avec cela, c’est une âme de prière continuelle, elle dit : « Jamais je ne fais si bien l’oraison que dans la rue ». Elle reçoit avec une égale charité les petits et les grands, et traverse les époques troublées des révolutions de 1830 et 1848, ainsi que des épidémies de choléra, en redoublant de charité, jusqu’à risquer sa vie. Aussi conquiert-elle le cœur de tous, fussent-ils anticléricaux. Elle meurt en 1856. Une rue de Paris porte son nom. Elle a été béatifiée à Rome le 9 novembre 2003 par le Serviteur de Dieu le Pape Jean Paul II.

Prière à la Bienheureuse Rosalie Rendu

« Seigneur, Tu as mis au cœur de la Bienheureuse Rosalie Rendu une ardente charité envers ceux qui connaissent l’épreuve et la souffrance, Tu lui as donné de stimuler de nombreuses personnes à s’engager au service des plus déshérités. Nous Te prions pour que, par son intercession, elle nous obtienne bien des grâces, que bientôt elle prenne rang officiellement parmi les Saints du Ciel et ouvre un chemin d’espérance à ceux qui veulent témoigner de Ton Amour pour tous. » Par Jésus, le Christ, Notre Seigneur. Amen !

Cum permissu Superiorum

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 16/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

Num_riser0042

Premier Mystère Glorieux : La Résurrection de Jésus


Dans le jardin, tout est silence et scintillement de la rosée. Au-dessus, un ciel qui devient d’un saphir de plus en plus clair, après avoir quitté son bleu-noir criblé d’étoiles qui, pendant toute la nuit, avaient veillé sur le monde. L’aube repousse de l’orient vers l’occident les zones encore obscures, comme fait l’eau pendant une marée haute qui avance toujours plus pour couvrir le rivage obscur, et remplaçant le gris-noir du sable humide par le bleu des eaux marines. Quelque étoile ne veut pas encore mourir et jette un regard de plus en plus débile sous l’onde de lumière vert-claire de l’aube, d’un blanc laiteux nuancé de gris, comme les feuillages des oliviers engourdis qui couronnent un coteau peu distant. Et puis elle naufrage, submergée par l’onde de l’aube comme une terre que recou­vre l’eau. Et puis en voilà une de moins... Et puis encore une de moins.., et une autre, et une autre. Le ciel perd ses troupeaux d’étoiles et seulement là-bas, à l’extrême occident, trois, puis deux, puis une, restent à regarder ce prodige quotidien qu’est l’aurore qui se lève. Et voilà : quand un filet de rose trace une ligne sur la soie turquoise du ciel oriental, un soupir de vent passe sur les feuillages et sur les herbes et dit : "Réveillez-vous. Le jour est revenu." Mais il ne réveille que les herbes et les feuillages qui frissonnent sous leurs diamants de rosée et ont un bruissement ténu, arpégé par les gouttes qui tombent. Les oiseaux ne se réveillent pas encore dans les branches touffues d’un cyprès de grande taille qui semble dominer comme un seigneur dans son royaume, ni dans l’entrelacement embrouillé d’une haie de lauriers qui abrite de la tramontane. Les gardes ennuyés, transis de froid, pris par le sommeil, dans des poses variées veillent sur le Tombeau, dont la porte de pierre a été renforcée, sur ses bords, par une épaisse couche de chaux, comme si c’était un contrefort, sur le blanc opaque de laquelle se détachent les larges rosaces de cire rouge, imprimées avec d’autres, directement dans la chaux fraîche, du sceau du Temple. Les gardes doivent avoir allumé du feu pendant la nuit car il y a de la cendre et des tisons pas encore éteints sur le sol, et ils doivent avoir joué et mangé, car il y a encore, répandus sur le sol, des restes de nourriture et des osselets nets qui ont servi certainement pour quelque jeu, comme notre jeu de domino ou notre jeu enfantin de billes, joués sur un primitif échiquier tracé sur le sentier. Puis ils ont tout laissé en plan par lassitude pour chercher des poses plus ou moins commodes pour dormir ou pour veiller. Dans le ciel qui maintenant, à l’orient, a une étendue toute rosée qui s’agrandit de plus en plus dans le ciel serein, où par ailleurs il n’y a pas encore de rayon de soleil, se présente, venant de profondeurs inconnues, un météore resplendissant qui descend, boulet de feu d’une splendeur insoutenable, suivi d’un sillage rutilant qui peut-être n’est que le souvenir de sa splendeur sur notre rétine. Il descend à toute vitesse vers la Terre, en répandant une lumière si intense, si fantasmagorique, si effrayante dans sa beauté, que la lumière rosée de l’aurore disparaît éclipsée par cette blancheur incandescente. Les gardes lèvent la tête, étonnés, parce qu’aussi avec la lumière arrive un grondement puissant, harmonieux, solennel, qui remplit de lui-même toute la Création. Il vient de profondeurs paradisiaques. C’est l’alléluia, la gloire angélique qui suit l’Esprit du Christ revenant dans sa Chair glorieuse. Le météore s’abat contre l’inutile fermeture du Tombeau, l’arrache, la jette parterre, foudroie de terreur et de bruit les gardes mis comme geôliers du Maître de l’Univers en produisant, avec son retour sur la Terre, un nouveau tremblement de terre comme il l’avait produit en fuyant la Terre cet Esprit du Seigneur. Il entre dans le sombre Tombeau qu’éclaire sa lumière indescriptible, et pendant qu’il reste suspendu dans l’air immobile, l’Esprit se réinfuse dans le Corps sans mouvement sous les bandes funèbres. Tout cela non dans une minute, mais dans une fraction de minute, tant l’apparition, la descente, la pénétration et la disparition de la Lumière de Dieu a été rapide... Le “ Je veux” du divin Esprit à sa Chair froide n’a pas de son. Le son est dit par l’Essence à la Matière immobile. Aucune parole n’est entendue par l’oreille humaine. La Chair reçoit le commandement et lui obéit en poussant un profond soupir... Rien d’autre pendant quelques minutes. Sous le Suaire et le Linceul, la Chair glorieuse se recompose en une beauté éternelle, se réveille du sommeil de la mort, revient du "rien" où elle était, vit après avoir été morte. Certainement le cœur se réveille et donne son premier battement, pousse dans les veines le sang gelé qui reste et en crée tout d’un coup la mesure totale dans les artères vides, dans les poumons immobiles, dans le cerveau obscur, et ramène la chaleur, la santé, la force, la pensée. Un autre moment, et voilà un mouvement soudain sous le lourd Linceul. Le mouvement est soudain, depuis l’instant certainement où il remue ses mains croisées jusqu’au moment où il apparaît debout majestueux, splendide dans son vêtement de matière immatérielle, surnaturellement beau et imposant, avec une gravité qui le change et l’élève tout en le laissant Lui-même, l’oeil a à peine le temps d’en suivre le développement. Et maintenant, il l’admire : si différent de ce que la pensée lui rappelle, en forme, sans blessures ni sang, mais seulement éblouissant de la lumière qui jaillit à flots des cinq plaies et sort par tous les pores de son épiderme. Il fait son premier pas : dans son mouvement les rayons qui jaillissent des mains et des pieds l’auréolent de lames de lumière; depuis la tête nimbée d’un diadème qui est fait des innombrables blessures de la couronne qui ne donnent plus de sang mais seulement de la splendeur, jusqu’au bord du vêtement quand, en ouvrant les bras qu’il a croisés sur sa poitrine, il découvre la zone de luminosité très vive qui filtre de son habit en lui donnant l’éclat d’un soleil à la hauteur du cœur. Alors c’est réellement la "Lumière" qui a pris corps, pas la pauvre lumière de la Terre, pas la pauvre lumière des astres, pas la pauvre lumière du soleil. Mais la Lumière de Dieu : toute la splendeur paradisiaque qui se rassemble en un seul Être et Lui donne ses azurs inconcevables pour pupilles, ses feux d’or pour cheveux, ses candeurs angéliques pour vêtement et coloris, et tout ce qui est, d’indescriptible pour la parole humaine, la suréminente ardeur de la Très Sainte Trinité, qui annule par son ardente puissance tout feu du Paradis, en absorbant en Elle-même pour l’engendrer à nouveau à chaque instant du Temps éternel, Cœur du Ciel qui attire et diffuse son sang, les innombrables gouttes de son sang incorporel : les bienheureux, les anges, tout ce qui est le Paradis : l’amour de Dieu, l’amour pour Dieu, tout ce qui est la Lumière qu’est, que forme, le Christ Ressuscité. Quand il se déplace, en venant vers la sortie, et que l’œil peut voir au-delà de sa splendeur, voici que m’apparaissent deux clartés très belles, mais semblables à des étoiles par rapport au soleil, l’une d’un côté, l’autre de l’autre côté du seuil, prosternées en adoration pour leur Dieu qui passe enveloppé dans sa lumière, béatifiant en son sourire. Il sort abandonnant la funèbre grotte et revenant fouler la terre que la joie réveille et qui resplendit toute dans sa rosée, dans les couleurs des herbes et des rosiers, dans les innombrables corolles des pommiers qui s’ouvrent par prodige au premier soleil qui les baise, et au Soleil éternel qui avance sous eux. Les gardes sont là, évanouis... Les forces corrompues de l’homme ne voient pas Dieu pendant que les forces pures de l’univers : les fleurs, les herbes, les oiseaux admirent et vénèrent le Puissant qui passe dans un nimbe de sa propre Lumière et dans un nimbe de lumière solaire. Son sourire, le regard se pose sur les fleurs, sur les ramilles, qui se lève vers le ciel serein, et tout prend une plus grande beauté. Et plus soyeux et plus nuancés sont les millions de pétales qui font une mousse fleurie au-dessus de la tête du Vainqueur. Et plus vifs sont les diamants de rosée. Et plus bleu est le ciel que réfléchissent ses yeux resplendissants, et plus joyeux le soleil qui peint de gaieté un petit nuage porté par un vent léger qui vient baiser son Roi avec des parfums enlevés aux jardins et des caresses de pétales soyeux. Jésus lève la main et bénit et puis, pendant que les oiseaux chantent plus fort et que le vent porte ses parfums, il disparaît à mes yeux en me laissant dans une joie qui efface le plus léger souvenir de tristesse et de souffrance et d’hésitation sur le lendemain.


Fruit du Mystère, demandons la Foi

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 2/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

Num_riser0033

Deuxième Mystère Joyeux: La Visitation


Je suis dans un pays montagneux. Ce ne sont pas de hautes montagnes, mais ce ne sont plus des collines. Elles ont déjà des cimes et des gorges de vraies montagnes comme on en voit sur notre Apennin tosco-ombrien. La végétation est drue et magnifique. Il y a en abondance des eaux fraîches qui conservent vertes les prairies et productifs les vergers peuplés de pommiers, de figuiers avec, autour des maisons, des vignes. Ce doit être le printemps car les grappes sont déjà grosses comme des grains de vesce et les pommiers commencent à ouvrir leurs bourgeons qui maintenant paraissent verts, sur les branches supérieures des figuiers il y a des fruits qui sont déjà bien formés. Ensuite les prés ne sont que tapis moelleux aux mille couleurs. Les troupeaux sont en train d'y paître, ou bien ils se reposent, taches blanches sur l'émeraude de l'herbe. Marie gravit, avec sa monture, un chemin en assez bon état qui doit être la principale voie d'accès. Elle monte, parce que le pays dont l'aspect est assez régulier est situé plus haut. Celui qui me renseigne habituellement me dit : "Cet endroit c'est Hébron". Vous me parliez de montagne. Mais je ne suis pas fixée, je ne sais si "Hébron" désigne tout le pays ou l'agglomération. Je n'en dis donc que ce que j'en sais. Voilà que Marie entre dans la cité. C'est le soir : des femmes sur les portes observent l'arrivée de l'étrangère et en parlent entre elles. Elles la suivent de l’œil et ne se rassurent qu'en la voyant s'arrêter devant une des plus belles maisons située au milieu du pays. Devant se trouve un jardin puis, en arrière et autour, un verger bien entretenu. Vient ensuite une vaste prairie qui monte et descend suivant le relief de la montagne pour aboutir à un bois de haute futaie; ensuite j'ignore ce qu'il y a. La propriété est entourée d'une haie de ronces et de rosiers sauvages. Je ne distingue pas bien ce qu'ils portent. La fleur et le feuillage de ces buissons se ressemblent beaucoup et tant que le fruit n'est pas formé sur les branches, il est facile de se tromper. Sur le devant de la maison, sur le côté donc qui fait face au pays, la propriété est entourée d'un petit mur blanc sur lequel courent des branches de vraies roses, pour l'instant sans fleurs, mais déjà garnis de boutons. Au centre, une grille de fer qui est fermée. On se rend compte que c'est la maison d'un notable du pays ou d'un habitant assez fortuné, Tout, en effet, indique sinon la richesse, au moins l'aisance certainement. Il y a beaucoup d'ordre. Marie descend de sa monture et s'approche de la grille. Elle regarde à travers les barreaux et ne voit personne. Alors elle cherche à manifester sa présence. Une petite femme qui, plus curieuse que les autres l'a suivie, lui indique un bizarre agencement qui sert de clochette. Ce sont deux morceaux de métal fixés sur un axe. Quand on remue l'axe avec une corde, ils battent l'un contre l'autre en faisant un bruit qui imite celui d'une cloche ou d'un gong. Marie tire la corde, mais si gentiment que l'appareil tinte légèrement et personne ne l'entend. Alors, la femme, une petite vieille, tout nez et menton et entre les deux une langue qui en vaut dix, s'accroche à la corde et tire, tire, tire. Un vacarme à réveiller un mort. "C'est cela qu'il faut faire. Autrement comment pouvez-vous faire entendre ? Sachez qu' Élisabeth est vieille, et aussi Zacharie. Et à présent il est muet et sourd par-dessus le marché. Les domestiques sont aussi vieux, le savez-vous ? N'êtes-vous jamais venue ? Connaissez-vous Zacharie ? Vous êtes..." Pour délivrer Marie de ce déluge de renseignements et de questions, survient un petit vieux qui boîte. Ce doit être un jardinier ou un agriculteur, car il a en mains un sarcloir et, attachée à la ceinture, une serpette. Il ouvre et Marie entre en remerciant la petite vieille mais... hélas ! sans lui répondre. Quelle déception pour la curieuse ! A peine à l'intérieur, Marie dit : "Je suis Marie de Joachim et d'Anne, de Nazareth. Cousine de vos maîtres." Le petit vieux s'incline et salue et se met à crier : "Sara ! Sara !" Il rouvre la grille pour faire rentrer l'âne resté dehors parce que Marie, pour se défaire de la petite vieille importune, s'est glissée vite, vite, à l'intérieur et que le jardinier, aussi rapide qu'elle, a fermé la grille, au nez de la commère et, tout en faisant entrer la monture, il dit : "Ah ! grand bonheur et grande peine en cette maison ! Le Ciel a donné un fils à la stérile, que le Très-Haut en soit béni ! Mais Zacharie est revenu, il y a sept mois, muet de Jérusalem. Il se fait comprendre par signes ou en écrivant. Vous l'avez peut-être appris ? La patronne vous a tant désirée au milieu de cette joie et de cette peine ! Souvent elle parlait de vous avec Sara et disait : "Si j'avais encore ma petite Marie avec moi ! Si elle avait encore été au Temple ! J'aurais demandé à Zacharie de l'amener. Mais maintenant le Seigneur l'a voulue comme épouse à Joseph de Nazareth. Elle seule pouvait me donner du réconfort dans cette peine et m'aider à prier Dieu, car elle est si bonne, et au Temple tout le monde la pleure, A la dernière fête, quand je suis allée avec Zacharie la dernière fois à Jérusalem pour remercier Dieu de m'avoir donné un fils, j'ai entendu ses maîtresses me dire : 'Le Temple semble avoir perdu les chérubins de la Gloire depuis que la voix de Marie ne résonne plus en ces murs' ". Sara ! Sara ! Ma femme est un peu sourde, mais viens, viens que je te conduise." Au lieu de Sara, voilà, en haut d'un escalier au flanc d'un côté de la maison, une femme d'âge plutôt avancé, déjà toute ridée avec des cheveux très grisonnants. Ses cheveux devaient être très noirs parce que très noirs sont encore ses cils et ses sourcils et qu'elle était très brune, le teint de son visage l'indique clairement. Contrastant étrangement avec sa vieillesse évidente, sa grossesse est déjà très apparente, malgré l'ampleur de ses vêtements. Elle regarde en faisant signe de la main. Elle a reconnu Marie. Elle lève les bras au ciel avec un : "Oh !" étonné et joyeux et se hâte, autant qu'il lui est possible, à la rencontre de Marie. Marie aussi toujours réservée dans sa démarche se met à courir agile comme un faon et elle arrive au pied de l'escalier en même temps qu'Élisabeth. Marie reçoit sur son cœur avec une vive allégresse sa cousine qui pleure de joie en la voyant. Elles restent embrassées un instant et puis Élisabeth se détache de l'étreinte avec un : "Ah !" où se mêlent la douleur et la joie et elle porte la main sur son ventre grossi. Elle penche son visage, pâlissant et rougissant alternativement. Marie et le serviteur tendent les mains pour la soutenir parce qu'elle vacille comme si elle se sentait mal. Mais Élisabeth, après être restée une minute comme recueillie en elle-même, lève un visage tellement radieux qu'il semble rajeuni. Elle regarde Marie avec vénération en souriant comme si elle voyait un ange et puis elle s'incline en un profond salut en disant : "Bénie es-tu parmi toutes les femmes ! Béni le Fruit de ton sein ! (elle prononce ainsi deux phrases bien détachées). Comment ai-je mérité que vienne à moi, ta servante, la Mère de mon Seigneur ? Voilà qu'au son de ta voix l'enfant a bondi de joie dans mon sein, et lorsque je t'ai embrassée, l'Esprit du Seigneur m'a dit les très hautes vérités dans les profondeurs de mon cœur. Bienheureuse es-tu d'avoir cru qu'à Dieu serait possible même ce qui ne semble pas possible à l'esprit humain ! Bénie es-tu parce que, grâce à ta foi, tu feras accomplir les choses qui t'ont été prédites par le Seigneur et les prophéties des Prophètes pour ce temps-ci ! Bénie es-tu pour le Salut que tu as engendré pour la descendance de Jacob ! Bénie est-tu pour avoir apporté la Sainteté à mon fils qui, je le sens, bondit comme une jeune chevrette pour la joie qu'il éprouve, en mon sein ! C'est qu'il se sent délivré du poids de la faute, appelé à être le Précurseur, sanctifié avant la Rédemption par le Saint qui croît en toi !" Marie, avec deux larmes, qui comme des perles descendent de ses yeux qui rient vers sa bouche qui sourit, le visage levé vers le ciel et les bras levés aussi, dans la pose que plus tard, tant de fois aura son Jésus, s'écrie : "Mon âme magnifie son Seigneur" et elle continue le cantique comme il nous a été transmis. A la fin, au verset : "Il a secouru Israël son serviteur... etc..." elle croise les mains sur sa poitrine, s'agenouille, prosternée jusqu'à terre en adorant Dieu. Le serviteur s'était respectueusement éclipsé quand il avait vu qu'Élisabeth ne se sentait plus mal et qu'elle confiait ses pensées à Marie. Il revient du verger avec un vieillard imposant aux cheveux blancs et à la barbe blanche, qui de loin, avec de grands gestes et des sons gutturaux, salue Marie. "Zacharie arrive" dit Élisabeth en touchant à l'épaule la Vierge absorbée dans sa prière. "Mon Zacharie est muet. Dieu l'a puni de n'avoir pas cru. Je t'en parlerai plus tard, mais maintenant, j’espère le pardon de Dieu puisque tu es venue, toi la Pleine de Grâce." Marie se lève et va à la rencontre de Zacharie et s'incline devant lui jusqu'à terre. Elle embrasse le bord du vêtement blanc qui le couvre jusqu'à terre. Il est très ample ce vêtement et attaché à la taille par un large galon brodé. Marie répond entre temps aux questions que lui fait Zacharie en écrivant avec un stylet sur une tablette enduite de cire. Je comprends, par les réponses, qu'il lui parle de Joseph, et qu'il lui demande comment elle se trouve épousée. Mais je comprends aussi que Zacharie n'a eu aucune lumière surnaturelle sur l'état de Marie et sa condition de Mère du Messie. C'est Élisabeth qui, approchant de son mari et lui mettant affectueusement une main sur l'épaule comme pour une chaste caresse, lui dit : "Marie est mère, elle aussi. Réjouis-toi de son bonheur." Mais elle n'ajoute rien. Elle regarde Marie et Marie la regarde mais ne l'invite pas à en dire plus, et elle se tait.


Fruit du Mystère, demandons la Charité et l'amour du prochain

2 août 2008

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta 12/20

Le Rosaire médité avec Maria Valtorta

Textes extraits de « L'Evangile tel qu'il m'a été révélé »

Num_riser0038

Deuxième Mystère Douloureux: La Flagellation de Jésus


Jésus est emmené par quatre soldats dans la cour au-delà de l'atrium. Dans cette cour, toute pavée de marbre de couleur, il y a au milieu une haute colonne semblable à celle du portique. A environ trois mètres du sol elle a un bras de fer qui dépasse d'au moins d'un mètre et se termine en anneau. On y attache Jésus avec les mains jointes au-dessus de la tête, après l'avoir fait déshabiller. Il ne garde qu'un petit caleçon de lin et ses sandales. Les mains, attachées aux poignets, sont élevées jusqu'à l'anneau, de façon que Lui, malgré sa haute taille, n'appuie au sol que la pointe des pieds... Et cette position doit être aussi une torture. J'ai lu, je ne sais où, que la colonne était basse et que Jésus se tenait courbé. Possible. Moi, je dis ce que je vois. Derrière Lui se place une figure de bourreau au net profil hébraïque, devant Lui une autre figure pareille. Ils sont armés d'un fouet fait de sept lanières de cuir, attachées à un manche et qui se terminent par un martelet de plomb. Rythmiquement, comme pour un exercice, ils se mettent à frapper. L'un devant, l'autre derrière, de manière que le tronc de Jésus se trouve pris dans un tourbillon de coups de fouets. Les quatre soldats auxquels il a été remis, indifférents, se sont mis à jouer aux dés avec trois autres soldats qui se sont joints à eux. Et les voix des joueurs suivent la cadence des fouets qui sifflent comme des serpents et puis résonnent comme des pierres jetées sur la peau tendue d'un tambour. Ils frappent le pauvre corps si mince et d'un blanc de vieil ivoire et qui se zèbre d'abord d'un rosé de plus en plus vif, puis violet, puis il se couvre de traces d'indigo gonflées de sang, qui se rompent en laissant couler du sang de tous côtés. Ils frappent en particulier le thorax et l'abdomen, mais il ne manque pas de coups donnés aux jambes et aux bras et même à la tête, pour qu'il n'y eût pas un lambeau de la peau qui ne souffrît pas. Et pas une plainte... S'il n'était pas soutenu par les cordes, il tomberait. Mais il ne tombe pas et ne gémit pas. Seulement, après une grêle de coups qu'il a reçus, sa tête pend sur sa poitrine comme s'il s'évanouissait. "Ohé ! Arrête-toi ! Il doit être tué vivant" crie et bougonne un soldat. Les deux bourreaux s'arrêtent et essuient leur sueur. "Nous sommes épuisés" disent-ils. "Donnez-nous la paie, pour que l'on puisse boire pour se désaltérer..." "C'est la potence que je vous donnerais ! Mais prenez... !" et le décurion jette une large pièce à chacun des deux bourreaux. "Vous avez travaillé comme il faut. Il ressemble à une mosaïque. Tito, tu dis que c'était vraiment Lui l'amour d'Alexandre ? Alors nous le lui ferons savoir pour qu'il en fasse le deuil. Délions-le un peu." Ils le délient et Jésus s'abat sur le sol comme s'il était mort. Ils le laissent là, le heurtant de temps en temps de leurs pieds chaussés de caliges pour voir s'il gémit. Mais Lui se tait. "Qu'il soit mort ? C'est possible ? Il est jeune et c'est un artisan, m'a-t-on dit... et on dirait une dame délicate." "Maintenant je m'en occupe" dit un soldat. Et il l'assoit, le dos appuyé à la colonne. Où il était, il y a des caillots de sang... Puis il va à une fontaine qui coule sous le portique, remplit d'eau une cuvette et la renverse sur la tête et le corps de Jésus. "Voilà ! L'eau fait du bien aux fleurs." Jésus soupire profondément et il va se lever, mais il reste encore les yeux fermés. "Oh ! bien ! Allons, mignon ! Ta dame t'attend !..." Mais Jésus appuie inutilement les mains au sol pour tenter de se redresser. "Allons ! Vite ! Tu es faible ? Voilà pour te redonner des forces" raille un autre soldat. Et avec le manche de sa hallebarde il Lui donne une volée de coups au visage et il atteint Jésus entre la pommette droite et le nez, qui se met à saigner. Jésus ouvre les yeux, les tourne. Un regard voilé... Il fixe le soldat qui l'a frappé, s'essuie le sang avec la main, et ensuite se lève grâce à un grand effort. "Habille-toi. Ce n'est pas décent de rester ainsi. Impudique !" Et ils rient tous en cercle autour de Lui. Il obéit sans parler. Il se penche, et Lui seul sait ce qu'il souffre en se penchant vers le sol, couvert de contusions comme il l'est et avec des plaies qui lorsque la peau se tend s'ouvrent plus encore et d'autres qui se forment à cause des cloques qui crèvent. Un soldat donne un coup de pied aux vêtements et les éparpille et chaque fois que Jésus les rejoint, allant en titubant où ils sont tombés, un soldat les repousse ou les jette dans une autre direction. Et Jésus, qui éprouve une souffrance aiguë, les suit sans dire un mot pendant que les soldats se moquent de Lui en tenant des propos obscènes.


Fruit du Mystère, demandons l'esprit de pénitence

21 juin 2018

Vénérable Soeur Emilie Engel

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Vénérable Soeur Emilie Engel

 Co-fondatrice des Soeurs de Marie de Schoenstätt

 Une merveille de confiance

 1893-1955

On ne connaît guère en France cette Allemande qui vécut de 1893 à 1955 et dont le procès de béatification est en cours. Sa vie a été publiée en 2004, en français sous le titre : « Je persiste dans mon Oui. » Ce titre résume toute la spiritualité qui anima cette femme de foi et qui la transforma profondément dans son être et dans son action. Sa vie, en effet, fut un Oui continuel au Père du ciel, à tous les appels qu’elle perçut avec sa fine sensibilité et auxquels elle répondit très généreusement malgré les obstacles rencontrés.

Née dans le Sauerland, au sud de la Ruhr, elle grandit dans une famille nombreuse et très croyante de cultivateurs. A 6 ans elle commença à vivre une terrible épreuve morale, une peur intense, que l’éducation religieuse de ce temps-là, sauf dans sa famille, n’était pas faite pour apaiser : peur de Dieu, peur du jugement et, associé à cela, un complexe d’infériorité.

A la maison, on la retrouvait parfois cachée sous l’escalier. Cette souffrance extérieure réapparaîtra bien souvent au cours de sa vie. Elle s’en libérera très progressivement en faisant totale confiance au Père du ciel et en se tournant résolument vers les autres, malgré sa timidité.

De fait, elle ne manquait pas de volonté. Elle résolut, comme deux de ses sœurs, de s’orienter vers l’enseignement primaire, ce qui était une profession tout à fait inhabituelle pour une jeune fille du monde rural au début du vingtième siècle. Elle fut envoyée dans des cités minières de la Ruhr, où elle découvrit une misère en tout genre, qu’elle ne soupçonnait pas jusqu’alors. Bien loin de se contenter d’assurer ses heures d’école, elle visita les familles de ses élèves et fut consternée. « Aux plus malheureux l’accueil le plus chaleureux » était sa devise. Repas offerts chez elle à des enfants qui avaient faim, soins apportés à une mère tuberculeuse dans un extrême dénuement, prise en charge des enfants de celle-ci après son décès, etc… Son dévouement était inlassable, au mépris de la contagion, qui la gagna, sans doute, à cette époque. Toute sa vie, de fait, fut marquée par la tuberculose, avec des années en sanatorium, de pénibles opérations et un Oui qui ne se démentait pas.

En cela elle fut confortée par la découverte qu’elle fit du Mouvement de Schoenstatt (à Vallendar près de Coblence) et par son fondateur, le Père Joseph Kentenich. Cette rencontre, commencée en 1921, sera pour elle une révélation : désormais elle se sait appelée personnellement par le Père du ciel, elle prend conscience du rôle de Marie dans sa vie, et l’apostolat, qu’elle a toujours exercé, s’impose à elle de plus en plus. Le fondateur, qu’elle a choisi comme guide spirituel, l’aide avec une surnaturelle clairvoyance et un sens aigu de la psychologie et de la pédagogie, à se libérer peu à peu de ses craintes et de ses complexes, en devenant une « merveille de confiance » en la Providence divine. Devenue sœur de Marie de Schoenstatt, elle fera partie de la génération fondatrice de cette grande famille et y acceptera des charges diverses, malgré de multiples assauts de la maladie et une nature réservée qui aurait préférer rester en retrait.

Pendant les trois années et demie que le Père Kentenich passa au camp de concentration de Dachau (1941-1945), sœur Emilie se sentira investie d’une nouvelle responsabilité à l’égard de ses sœurs. Elle l’assurera avec calme et ferme espérance. Au retour du fondateur, elle est disponible pour la fonction de provinciale, qu’elle exerce avec tout son cœur maternel et l’ardent désir que sa province devienne une province de saintes. Le nom choisi pour celle-ci est un programme pour toutes :  « Province de la Providence ». Qu’elle soit le « jardin de Marie » où tout ce qui pousse d’utile et de beau dans un jardin soit à la gloire de Marie.

Une nouvelle épreuve attend la famille de Schoenstatt. L’exil à Milwaukee (USA) imposé par le Saint-Office au Père Kentenich en 1951. Cet exil ne prendra fin qu’en 1965 avec la fin du Concile Vatican II et la totale réhabilitation par le Pape Paul VI. Sœur Emilie mourra en 1955 sans avoir revu celui qui l’avait tellement marquée par ses conseils, sa sagesse, son enseignement et sa sainteté.

Les dernières années de Emilie Engel seront marquées par la déchéance physique mais aussi par d’admirables progrès dans la consécration de sa personne entre les mains du Père céleste et de Marie, jusqu’à rendre grâce pour toutes ses souffrances et même jusqu’à demander toutes les souffrances imaginables. En cela, rien de morbide mais simplement une disponibilité sans réserve à toute la volonté du Père pour la sanctification de ses sœurs. L’éclat qui, jusqu’à la fin, brille dans son regard est le signe manifeste de sa joie d’enfant de Dieu qui n’a vécu que pour être aimée de Lui et pour aimer. Le secret de cette libération et de ce rayonnement est son esprit d’enfance spirituelle vécue héroïquement.

 

 (Texte de l’Abbé Louis Fleury, extrait du site internet du Diocèse de Cambrai)

 

Bibliographie : « Je persiste dans mon Oui », Disponible auprès des Soeurs de Marie de Thun-Saint-Martin

 

Un décret reconnaissant l’héroïcité des Vertus de Soeur Emilie Engel a été signé le 10 mai 2012 par le Pape Benoît XVI. Soeur Emilie Engel est donc ainsi déclarée Vénérable.

 

Prière pour la béatification de Soeur Emilie

 

Dieu, notre Père, Soeur Emilie a cheminé sa vie durant avec la confiance d’un enfant en Ta sage et bienveillante Providence. À Ton désir et à Ta Volonté, sa réponse était toujours « Oui, Père », même dans la souffrance et la précarité. Elle trouvait ainsi dans Ton Coeur Paternel un refuge assuré et se trouvait libérée de la peur et de la détresse morale. Tu as merveilleusement manifesté en sa personne Ton amour et Ta Miséricorde.

Je Te demande la béatification de Soeur Emilie pour l’honneur de Ton Nom, pour l’honneur de la Mère Trois Fois Admirable et Reine de Schoenstatt, et pour le bonheur de l’humanité.

Par son intercession, accorde-moi de voir exaucées mes intentions personnelles dans la mesure où cela correspond à Ta bienveillante Providence. Amen.

 

Merci de signaler toutes grâces reçues par l’intercession de la Vénérable Soeur Emilie Engel à

 

Soeurs de Marie de Schoenstatt

Sanctuaire de l’Unitté

1,Route nationale

F- 59141 Thun-Saint-Martin

www.sanctuairedelunite.fr

Mail : Schoenstattfr@aol.com

 

Soeurs de Marie de Schoenstatt

Maison « Providentia »

Trierer Str. 388

D- 56078 Koblenz-Metternich

www.haus-providentia.de 

Mail: info@haus-providentia.de

 

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

 

22 juillet 2007

Notre Dame des Miracles et Vertus

Notre Dame des Miracles et Vertus

Rennes, Basilique Saint Sauveur

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Appel...

Je recherche des images des Vierges vénérées en Ile et Vilaine, ma région d'origine, afin de monter un dossier dessus, ces Vierges sont les  suivantes:

Notre Dame des Miracles et Vertus, vénérée en la Basilique Saint Sauveur, à Rennes,

Notre Dame de Bonne Nouvelle, vénérée également à Rennes, en la Basilique Saint Aubin,

Notre Dame de Rennes, vénérée toujours à Rennes, en l'église Notre Same en Saint Melaine,

Notre Dame des Marais, vénérée en l'église Saint Sulpice de Fougères,

Notre Dame de Bon Port, vénérée en la Chapelle de Bon-Port à Guipry-Messac,

Notre Dame de La Peinière, vénérée en son Sanctuaire de La Peinière à Saint Didier

Notre Dame de La Croix, vénérée en la Chapelle de La Croix à Bourg des Comptes.

Notre Dame de La Tronchaye, vénérée en la Collégiale Notre Dame de La Tronchaye, à Rochefort en Terre (56)

J'invite toutes les personnes qui auraient des images et des informations diverses de ces Vierges et sur les sanctuaires concernés, à prendre contact avec moi, par E-mail, à l'adresse suivante: franckmonvoisin@free.fr. En vous en remerciant d'avance. A très bientôt, j'e l'espère... 

24 octobre 2018

Neuvaine à Notre-Dame du Très Saint Rosaire de Kerizinen

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Neuvaine à Notre-Dame du Très Saint Rosaire de Kerizinen

A dire en octobre et a tout moment de l'année...

 

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Marie-Jeanne-Louise Ramonet est née le 7 octobre 1910, en la fête du Rosaire, au hameau de Kerizinen, situé à 4 km du bourg de Plounévez-Lochrist. Elle fut baptisée le même jour. Elle était fragile. Jeanne-Louise était la quatrième de neuf enfants. À 12 ans, après une communion, elle entend le Seigneur lui dire : « Sois mon apôtre, aime tes frères. »A 14 ans, elle se donne au Christ. La Sainte Vierge lui apparaît le 15 septembre 1938, alors qu'elle garde ses deux vaches, tout en tricotant. Jeanne-Louise ne s'y attend absolument pas : « Je croyais qu'il n'y avait que les enfants qui ont des apparitions », dira-t-elle plus tard. Elle a très peur, la Vierge la rassure et lui annonce qu'Elle reviendra la voir. La beauté et les premières paroles de l'apparition lui font comprendre que c'est la Sainte Vierge, mais elle n'en dit rien à personne, même pas à sa sœur. Et elle attend qu'Elle revienne, puisqu'Elle le lui a promis. Jeanne-Louise continue donc sa vie de tous les jours et parfois, dira-telle plus tard, «je me demandais ce qu'il m'était arrivé ». Le 7 octobre 1939, elle se sent poussée par un appel intérieur à se rendre sur le lieu où elle L'avait vue la première fois. Et là, Marie se fait voir.

Une source est donnée par la Sainte Vierge en 1952. Avant d'être un moyen de conversion et de guérison pour les pèlerins, elle est un don merveilleux pour Jeanne-Louise et sa sœur, cela simplifie tellement leur vie : de l'eau potable à portée de mains jusqu'à la fin de sa vie ! Jeanne-Louise en remercia la Sainte Vierge, n'en gaspillant aucune goutte, l'utilisant comme un remède et s'attristant lorsque quelqu'un s'en servait à tort et à travers. Jésus apparaît pour la première fois aux côtés de sa Mère le 1er octobre 1955 : le mystère des Cœurs Unis de Jésus et de Marie dans le Saint Esprit se dévoile à ses yeux. Jeanne-Louise eut en tout 71 apparitions, s'échelonnant sur 27 ans, la dernière se situant le 1er octobre 1965.

Les apparitions eurent lieu dans le champ non loin de la maison (puis dans le petit oratoire lorsqu'il fut construit), mais parfois aussi dans la maison de Jeanne-Louise. C'est à partir de 1984 que la santé de Jeanne-Louise commence de s'altérer. Elle ne peut plus recevoir les pèlerins comme auparavant (elle les a reçus durant 33 ans), et ne sort donc plus que pour la messe à la paroisse et le Rosaire à 15 h. Elle se prépare au grand passage, sa vie intérieure est toute tendue vers cette rencontre avec son Seigneur. Elle reçoit le sacrement des malades. Et le dimanche 19 février 1995, à 8h15, soit à l'heure où elle partait habituellement à la messe dominicale, elle s'en alla vers la maison du Père, dans une grande paix.

Cette neuvaine à Notre-Dame du Très Saint Rosaire va nous faire découvrir la dévotion aux deux Cœurs-Unis de Jésus et de Marie. Les messages de Marie apportent l’espérance car ils affirment le triomphe de ces deux Cœurs.

 

Prières quotidiennes

 

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

Je crois en Dieu, Gloire au Père.

 

Prière à l’Esprit-Saint

Esprit Saint, âme de mon âme, du Cardinal Mercier

 

Esprit Saint, âme de mon âme, je vous adore,

éclairez-moi, guidez-moi,fortifiez-moi, consolez-moi,

dites-moi ce que je dois faire,donnez-moi vos ordres.

Je vous promets de me soumettre

à tout ce que vous désirez de moi

et d’accepter tout ce que vous permettrez qui m’arrive,

faites-moi seulement connaître votre volonté.

 

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Prière à Notre-Dame du Très Saint Rosaire de Kerizinen

 

O Douce Mère et puissante Reine, humblement prosternés à vos pieds, nous vous offrons les hommages de notre respect et de notre affection. Le regard tourné vers votre béni sanctuaire, nous nous adressons à vous avec une confiance toute filiale, assurés d'obtenir les faveurs que nous vous demandons. Daignez accorder à nos corps force et santé, à nos cœurs pureté et charité, à nos âmes lumière et sainteté. Nous le savons, votre Cœur est plein de miséricorde et de tendresse, bénissez-nous, ô Bonne Mère, guérissez nos malades, soulagez nos défunts, protégez nos familles, bénissez notre pèlerinage, bénissez l'Église, la France et le monde entier. Notre-Dame du Très Saint Rosaire, faites que nous vous aimions de plus en plus ici-bas, pour vous aimer éternellement au Ciel. Amen.

 

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Premier jour

Marie aime la France

 

« Quand tu cultiveras le sol, il ne te donnera plus sa richesse. Tu seras errant et vagabond sur la terre. Caïn dit à l'Éternel : Mon châtiment est trop grand pour être supporté. Voici, tu me chasses aujourd'hui de cette terre ; je serai caché loin de ta face, je serai errant et vagabond sur la terre, et quiconque me trouvera me tuera. » (Genèse 4, 12-14).

« O France que j'aime entre toutes les nations, ô France que je voudrais sauver, pourquoi restes-tu sourde à mes appels ? Préfères-tu voir tes champs devenir un champ de bataille, ta terre piétinée par des adversaires ne laissant derrière eux que cadavres et sol rougi ? Préfères-tu voir tes villes détruites, anéanties, englouties ? Je descends pour relever la France. Dans quelque temps, je lui donnerai un grand chef, un roi. Elle connaîtra alors un tel redressement que son influence spirituelle sera prépondérante dans l'univers. Mais je descends surtout pour vos âmes, pour les pécheurs. C'est par la Bretagne, qui m'est restée le plus fidèle, que je veux rechristianiser la France qui, revenue au Christ, revêtira un caractère tellement religieux qu'elle redeviendra la lumière des peuples païens. » (29 mai 1948).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, notre nation vous appartient depuis que le roi Louis XIII vous a consacré son royaume. Vous avez montré votre amour de la France très souvent. Faites que les Français vous rendent cet amour.

 

Notre Père, 10 je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« O France, ta vie est en danger. Je ne puis te sauver sans toi. Je trouve bien de ces âmes ardentes qui prient et se sanctifient selon mes demandes et mes désirs : avec elles je puis encore espérer ton salut. Mais tes fautes sont si graves, tes péchés sont si lourds, surtout tes péchés contre la pureté, qu'il faut que tous prient, prient toujours et sans se lasser ! »(27 décembre 1947).

 

Prières quotidiennes

 

Deuxième jour

Marie est médiatrice entre Dieu et nous

 

« Jésus est le médiateur de la nouvelle alliance, et du sang de l'aspersion qui parle mieux que celui d'Abel. Gardez-vous de refuser d'entendre celui qui parle ; car si ceux-là n'ont pas échappé qui refusèrent d'entendre celui qui publiait les oracles sur la terre, combien moins échapperons-nous, si nous nous détournons de celui qui parle du haut des cieux, lui, dont la voix alors ébranla la terre, et qui maintenant a fait cette promesse : Une fois encore j'ébranlerai non seulement la terre, mais aussi le ciel. » (Hébreux 12, 24-26).

« Je me tiens entre Dieu et vous, m'efforçant d'obtenir des délais à sa Justice et malgré cela, si les hommes ne se repentent et ne changent de vie, soufflera sur le monde une affreuse tourmente, et c'est pourquoi de si nombreuses fois J'interviens auprès de vous, cherchant à recréer la liaison des hommes avec le Christ et, par-là, préserver l'humanité de la plus désastreuse des guerres, car c'est le peuple de France que J'ai choisi pour renouer les liens brisés du monde avec Dieu. »(6 mars 1949).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous intercédez pour nous, afin de nous réconcilier avec Dieu. Donnez-nous les grâces de vous écouter et de vous suivre.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Mais, chrétiens, courage, le Règne de Dieu est proche. Il s'ouvrira par un fait aussi éclatant qu'inattendu. Dieu se plaira à confondre l'orgueil des impies. Il brisera les obstacles et renversera les projets de ceux qui empêchent la lumière de se faire. » (5 mars 1955).

 

Prières quotidiennes

 

Troisième jour

Marie victorieuse

 

« Sois transportée d'allégresse, fille de Sion ! Pousse des cris de joie, fille de Jérusalem ! Voici, ton roi vient à toi ; Il est juste et victorieux, Il est humble et monté sur un âne, Sur un âne, le petit d'une ânesse. Je détruirai les chars d'Éphraïm, Et les chevaux de Jérusalem ; Et les arcs de guerre seront anéantis. Il annoncera la paix aux nations, Et il dominera d'une mer à l'autre, Depuis le fleuve jusqu'aux extrémités de la terre. Et pour toi, à cause de ton alliance scellée par le sang, Je retirerai tes captifs de la fosse où il n'y a pas d'eau. » (Zacharie 9, 9-11).

« Priez beaucoup pour le Saint-Père, pour la Sainte Eglise que Je soutiendrai pour qu'elle puisse dans un jour prochain, triomphante et en toute liberté, après l'affreuse tourmente qu'elle aura traversée, prêcher partout l'Evangile du seul et vrai Christ qui sera alors aimé et servi par toute la terre, elle-même pacifiée. » 

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous êtes la Mère de l’Eglise que vous soutenez pendant les périodes difficiles. Apprenez-nous à aimer l’Eglise, à prier pour elle et à prendre soin d’elle.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« C'est par mon Cœur Douloureux et Immaculé que le Règne du Sacré-Cœur, qui est celui de la Justice et de l'Amour, s'étendra dans le monde. C'est par nos deux Cœurs Unis en tout, criblés des mêmes blessures et continuellement martyrisés par l'ingratitude des hommes, que le salut des peuples se fera et que l'Eglise se relèvera forte, unie, triomphante, et combien grande sera alors la splendeur et l'unité de l'Eglise du Christ. » (12 décembre 1955).

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième jour

Marie annonce les châtiments

 

« L'Éternel a détourné tes châtiments, Il a éloigné ton ennemi ; Le roi d'Israël, l'Éternel, est au milieu de toi ; Tu n'as plus de malheur à éprouver. En ce jour-là, on dira à Jérusalem : Ne crains rien ! Sion, que tes mains ne s'affaiblissent pas ! L'Éternel, ton Dieu, est au milieu de toi, comme un héros qui sauve ; Il fera de toi sa plus grande joie ; Il gardera le silence dans son amour ; Il aura pour toi des transports d'allégresse. » (Sophonie 3, 15-17).

« Que les actuels fléaux purificateurs vous mènent donc à la conversion et vous cesserez de craindre ; sinon le ciel ne se purgera que par de plus grands châtiments. Ceux-ci auront le caractère de l'imprévu, de la soudaineté, de la violence et de l'irrésistibilité, provoquant une mortalité prodigieuse de l'espèce humaine. Le dernier choc surtout sera épouvantable, moins général que le Déluge, mais plus cruel, car il sera de feu et de sang. » (21 novembre 1957).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous êtes prophète pour nous éviter des malheurs. Mais si peu vous entendent. Obtenez-nous les grâces de l’abandon et de la confiance, surtout pendant les périodes tragiques.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Dieu interviendra visiblement pour avoir raison de l'humanité révoltée, pour écraser l'impiété et afin d'éclairer le rationalisme. Il coupera, tranchant les membres gâtés et gangrenés de la société chrétienne, afin de sauver le reste du Corps mystique de son Eglise. Il vengera le sang de ses victimes et de ses justes que les impies auront persécutés. Bien que tant de fléaux et de châtiments aideront à convertir un bon nombre d'âmes, il y aura toujours des pécheurs jusqu'à la fin, des pécheurs impénitents, devenant de plus en plus méchants et furieux sous les coups de la Justice de Dieu. Sur ces pécheurs enracinés dans leur impénitence Dieu fera subitement tomber son tonnerre et les écrasera tous. Alors on saura qu'il est le maître de ce monde qu'Il a créé et dont on prétend le chasser. » (21 novembre 1957).

 

Prières quotidiennes

 

Cinquième jour

Annonce du Règne d’amour de Jésus et de Marie

 

« Et comme tous meurent en Adam, de même aussi tous revivront en Christ, mais chacun en son rang. Christ comme prémices, puis ceux qui appartiennent à Christ, lors de son avènement. Ensuite viendra la fin, quand il remettra le royaume à celui qui est Dieu et Père, après avoir détruit toute domination, toute autorité et toute puissance. » (1 Corinthiens 15, 12).

« Que mes célestes messages soient une source constante de joie et d'espérance pour tous ceux qui, par leur foi, leur confiance et leur amour, aident à la réalisation de ce grand triomphe, aujourd'hui très proche, et qui sera un double Règne d'amour du Cœur de Jésus et de mon Cœur Immaculé. » (21.11.1957)

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, le Cœur de Jésus et votre Cœur Immaculé triompheront. Cette certitude procure la joie. Merci Marie de nous conforter dans cette espérance.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Oui ; c'est le péché qui vous a donné un univers malade. Tous les malheurs actuels en sont le signe angoissant. Unissez vos prières et vos pénitences à mes supplications pour arrêter les foudres vengeresses. Comprenez donc mes avertissements, mes larmes, non comme une menace, mais comme un ultimatum de la Miséricorde divine ! Car plus le mal abonde, plus la Miséricorde divine surabonde. Ce sont les heures les plus sombres de l'histoire qui provoquent les interventions les plus émouvantes de l'Amour infini de Jésus, dont je suis la déléguée et l'ambassadrice. Dans ces temps troublés, tournez-vous avec confiance vers le Cœur Sacré et Miséricordieux de Jésus, mon Fils. » (1er juin 1956).

 

Prières quotidiennes

 

Sixième jour

Marie appelle à la conversion

 

« A ceux de Damas d'abord, puis à Jérusalem, dans toute la Judée, et chez les païens, j'ai prêché la repentance et la conversion à Dieu, avec la pratique d'œuvres dignes de la repentance. Voilà pourquoi les Juifs se sont saisis de moi dans le temple, et ont tâché de me faire périr. Mais, grâce au secours de Dieu, j'ai subsisté jusqu'à ce jour, rendant témoignage devant les petits et les grands, sans m'écarter en rien de ce que les prophètes et Moïse ont déclaré devoir arriver. » (Actes 26, 20-22).

« Les prophéties ont toujours existé dans l'Eglise de Dieu. L'ancien et le nouveau Testament en contiennent beaucoup et elles sont de foi. Dieu, par ses envoyés, n'avait-il pas annoncé le Déluge, l'incendie de Sodome, la captivité de Babylone, de même que la ruine de Jérusalem avec la dispersion de la race juive ? Aujourd'hui, éprouvant le besoin de justifier les coups de sa colère avant le Jugement dernier, il a soin de nous avertir de l'arrivée de grands châtiments. » (18 février 1961).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous êtes l’ultime prophète de Dieu. Nous nous consacrons à votre Cœur Immaculé pour que tout ce qui doit advenir se passe pour nous dans la paix.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Certes, les prophéties des malheurs sont toujours conditionnelles. Elles ne sont que des menaces paternelles de la part de Dieu pour nous forcer à revenir à lui par de saintes terreurs. Voilà pourquoi on doit avoir à cœur de les propager comme un excellent moyen de conversion, puisque la crainte de Dieu est le commencement de la sagesse, de la vertu et du salut des pécheurs. » (18 février 1961).

 

Prières quotidiennes

 

Septième jour

Marie donne la paix

 

« Afin de donner à son peuple la connaissance du salut. Par le pardon de ses péchés, Grâce aux entrailles de la miséricorde de notre Dieu, En vertu de laquelle le soleil levant nous a visités d'en haut, Pour éclairer ceux qui sont assis dans les ténèbres et dans l'ombre de la mort, Pour diriger nos pas dans le chemin de la paix. » (Luc 1, 77-79).

« Nul ne peut douter que je veuille donner la paix au monde, la vraie paix : celle qui exclut tout conflit, toute violence, tout trouble ; celle qui engendre le bonheur et la joie du cœur. Cette paix, aidez-moi à l'obtenir de Dieu par votre charité et par votre prière. » (26 avril 1961).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous apportez le bonheur et la joie du cœur à vos enfants. Aidez-nous à la faire grandir.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Ce n'est pas Dieu qui a créé la souffrance et la mort ; c'est l'homme qui les a introduites par le péché. Dieu est la vie ; le péché, le rejet de Dieu. Mais quelle merveilleuse trouvaille de l'Amour du Seigneur de transformer en instrument de salut ce fruit naturel du péché :  la souffrance ! Elle devient purification pour qui la prend chrétiennement, s'efforçant de comprendre et d'accepter l'intention de Dieu. Le mérite qui peut jaillir de vos souffrances n'est pas un bien réservé à celui qui souffre ; fruit de la charité, il vaut pour tout le Corps du Christ. » (14 mars 1964).

 

Prières quotidiennes

 

Huitième jour

Marie apporte l’espérance

 

« Quiconque a cette espérance en lui se purifie, comme lui-même est pur. Quiconque pèche transgresse la loi, et le péché est la transgression de la loi. Or, vous le savez, Jésus a paru pour ôter les péchés, et il n'y a point en lui de péché. » (1 Jean 3, 3-5).

« Toute la souffrance acceptée par amour a une puissance rédemptrice. Des âmes ont été aidées, soutenues, sauvées parce que, tel jour, quelqu'un a prié et souffert pour elles. » (14 mars 1964).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, gardez-nous toujours dans la joie, en sachant que nous sommes des associés à la vie du Christ.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Ne soyez donc pas dans la tristesse, si la souffrance est votre partage, mais qu'une grande joie habite vos cœurs puisque d'avance vous savez que la victoire vous est acquise : elle prend sa source dans le Christ ressuscité. Vivez dans cette invincible espérance de la résurrection et dans la pacifiante certitude d'être associés, par la grâce, à la vie du Christ. » (14 mars 1964).

 

Prières quotidiennes

 

Neuvième jour

Jésus donne un message

 

« Ne vous mettez pas avec les infidèles sous un joug étranger. Car quel rapport y a-t-il entre la justice et l'iniquité ? ou qu'y a-t-il de commun entre la lumière et les ténèbres ? Quel accord y a-t-il entre Christ et Bélial ? ou quelle part a le fidèle avec l'infidèle ? Quel rapport y a-t-il entre le temple de Dieu et les idoles ? Car nous sommes le temple du Dieu vivant, comme Dieu l'a dit : J'habiterai et je marcherai au milieu d'eux ; je serai leur Dieu, et ils seront mon peuple. » 2 Corinthiens 6, 14-16

 

Message de notre Seigneur Jésus-Christ

 

« Lorsque le monde rejeta Dieu mon Père, Il m'envoya pour l'éclairer. Actuellement, le monde me rejette à nouveau, c'est pourquoi Je vous ai envoyé ma Mère. Sa lumière s'élève dans la nuit pour conduire le monde vers la paix. Pourquoi serait-Elle donc sujet de tant de contradictions ? Elle est là pour une mission tellement grande ! Un lien entre Dieu et vous. Vous ne croyez pas assez à son rôle dans l'histoire du salut et pourtant vous ne pouvez concevoir et construire votre vie spirituelle sans Elle. Car Elle a une place et un rôle déterminés dans l'action divine, par laquelle l'Humanité est arrachée à sa condition pécheresse pour participer à la vie de la Trinité. Vous ne pouvez donc accéder, à l'économie rédemptrice, sans acquérir une nouvelle situation vis-à-vis de ma Mère, car, soyez-en convaincus, Elle est de tout temps, inscrite dans le salut des hommes. » (28 avril 1959).

Notre-Dame du Très Saint Rosaire, vous êtes la corédemptrice bienveillante et toute puissante. Donnez-nous les grâces nécessaires pour aller un jour vous rejoindre dans le royaume de Dieu.

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

« Ma Mère ne s'ajoute pas à la Rédemption, Elle est dans la Rédemption même. Elle était essentielle à la Rédemption, c'est pourquoi Je L'ai voulue à mes côtés lorsque, pour vous, Je mourais sur la Croix, pour qu'Elle collabore, jusqu'au bout, à votre Rédemption. Au Ciel, Je L’ai voulue près de Moi, dans son Corps Virginal, sans attendre l'apothéose des derniers jours. Mes grâces, Je ne veux les distribuer seul, mais par Elle, qui devient ainsi le canal par où passent toutes les grâces. Sa dévotion n'est donc pas facultative, elle est absolument nécessaire. Comprenez-La donc comme mon Complément Divin, votre Co-Rédemptrice. Elle va avoir dans le monde une place de choix qui vous obligera tous à passer par Elle, pour aller à Dieu. » (28 avril 1959).

 

Prières quotidiennes

 

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Prières

 

Prière donnée par Notre-Dame du Très Saint Rosaire à Kérizinen, le 2 février 1944, lors de la 10e apparition


O Jésus, je me donne à vous par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie pour être la consolation de votre Sacré Cœur à tout jamais. Cœur sacré de Jésus, que votre règne arrive par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie.

 

Message de Marie à Kérizinen

 

« Je désire être honorée et invoquée en ce lieu sous le nom de Notre-Dame du Très Saint Rosaire ».

O Jésus, je me donne à vous par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie pour être la consolation de votre Sacré Cœur à tout jamais.Cœur sacré de Jésus, que votre règne arrive par le Cœur Douloureux et Immaculé de Marie.

Pour sauver ces nations sans base, ces peuples en débâcle, Je demande que le Monde soit de nouveau consacré, mais cette fois à nos deux Cœurs Unis. Que vos familles, vos nations, le Monde entier soient consacrés,mais dans une même consécration, au Cœur Sacré et Miséricordieux de Jésus et à mon Cœur Douloureux et Immaculé : à nos deux Cœurs Unis dans le Saint-Esprit.

 

Consécration aux Cœurs Unis

 

O Très Augustes Cœurs Unis de Jésus et Marie, je me consacre à Vous en ce jour, de plein gré. Je Vous remets tout ce que je possède, tant intérieur qu'extérieur. Que ma vie soit un hymne perpétuel de louange à Vos Très Augustes Cœurs Unis. Prenez les victoires et défaites de cet instant en Vos Cœurs. Utilisez-les comme bon Vous semble pour amener Votre Règne Triomphant. Amen.

 

Consécration familiale aux Cœurs-Unis

 

Cœurs Unis et Sacrés de Jésus et Marie, vous n'êtes qu'un en ce que Vous désirez le salut, la sainteté et la sanctification de chaque âme. Nous consacrons notre famille, recherchant Votre Victoire à la fois dans nos cœurs et dans le monde. Nous reconnaissons la perfection de Votre Miséricorde dans le passé, l'abondance de votre Providence dans l'avenir et la souveraineté suprême de la Divine Volonté du Père dans l'instant présent. Nous désirons faire partie de Votre Règne Triomphant en cet instant présent par notre « oui » au Saint et Divin Amour. Avec l'aide de Votre Grâce, nous souhaitons vivre cette consécration à chaque instant futur. Ainsi serons-nous unis avec vous, chers Cœurs Unis de Jésus et Marie, lors de Votre Triomphe. Amen. 

 

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Consécration du Cœur du Monde aux Cœurs-Unis

 

Cœurs Unis Très Compatissants de la Très Sainte Trinité et du Cœur Immaculé de Marie, acceptez ma prière, au nom du cœur du monde. Éveillez le cœur du monde à la Vérité de la différence entre le bien et le mal.
Inspirez chaque âme afin qu'elle consacre son cœur et sa vie aux Cœurs Unis, renforçant ainsi le cœur du monde dans cette résolution.

Nous vous en supplions, chers Cœurs Unis, laissez s'écouler la grâce de Votre inspiration dans le cœur du monde, le renforçant dans la vérité et dans le Saint Amour. Dans cette inspiration céleste, attirez le cœur du monde dans l'union avec la Volonté de Dieu. Amen.

 

Neuvaine proposée par l’Etoile Notre Dame

 

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Site officiel du Sanctuaire de Notre Dame de Kerizinen: kerizinen.com

 

9 septembre 2016

Neuvaine à l'école de saint Dominique avec ses neuf manières de prier

Neuvaine à l'école de saint Dominique

Avec ses neuf manières de prier

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Introduction

 

En cette année du Jubilé de l’Ordre de Saint Dominique, nous vous proposons de le regarder prier. Le bienheureux Jourdain de Saxe disait de lui : « Il était comme l’olivier fécond et comme le cyprès qui s’élèvent vers les hauteurs. Il consumait ses jours et ses nuits se dédiant inlassablement à l’oraison ». Notre Père saint Dominique n’a pas laissé d’écrit, mais bien des frères l’ont vu prier et ont laissé de beaux souvenirs, dont un manuscrit d’un auteur inconnu, 1260-1288, écrit en catalan : Les neuf manières de prier de saint Dominique. C’est à partir d’extraits de cet opuscule, illustré avec de belles miniatures, que nous vivrons cette neuvaine. Il ne s’agit pas tant d’imiter tel quel saint Dominique dans ses gestes, mais de s’inspirer de l’esprit qui l’animait, pour stimuler notre ferveur et notre propre manière de prier. À la suite de chacune des manières de prier, une courte prière est formulée, pour alimenter notre prière personnelle.

01

Premier jour

Inclination

(la prière des inclinations)

 

La première manière était la suivante. Humblement prosterné devant l’autel, comme si Jésus-Christ, représenté par cet autel, lui était réellement et personnellement présent, et non pas seulement dans son symbole, il disait : « Mon Dieu, vous avez toujours eu pour agréable la prière des hommes humbles et doux » (Judith, IX, 16) (…) Après avoir prié de la sorte, le saint père se relevait, inclinait la tête, et considérant avec humilité son chef Jésus-Christ (…) il appliquait tout son être à lui manifester sa vénération. Il enseignait aux frères à faire de même quand ils passaient devant le crucifix, signe de l’humiliation de Jésus-Christ; (…) Cette sorte d’humilité, il la demandait aussi en l’honneur de la Sainte Trinité, lorsqu’on chantait le verset : « Gloria Patri et Filio et Spiritui Sancto ». Cette manière d’incliner profondément la tête, comme le montre la figure, était le point de départ de ses dévotions.

Avec Dominique qui se prosternait humblement devant le Crucifié, nous t’implorons, Seigneur : que Jésus crucifié, vainqueur du mal et de la mort, demeure toujours notre seule richesse.

02

Deuxième jour

Prostration

(La prière des prostrations)

 

Souvent aussi le bienheureux Dominique priait entièrement étendu la face contre terre. Il entretenait alors dans son cœur de vrais sentiments de [regret de ses fautes]. Il se rappelait les enseignements des divines Écritures, prononçant quelquefois, à voix assez haute pour être entendue, cette parole du saint Évangile : « Ô Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur » (Luc, XVIII, 13). Pieusement et avec une crainte respectueuse, il redisait ce verset de David : « C’est bien moi qui ai péché et accompli l’iniquité » (Ps L, 5) Alors il pleurait et poussait de grands gémissements. (…) Il exhortait aussi les plus jeunes en ces termes : « Si vous ne pouvez pleurer vos péchés parce que vous n’en avez pas, pensez au grand nombre de pécheurs qui peuvent être préparés à la miséricorde et à la charité. Pour eux les prophètes et les apôtres ont adressé au ciel leurs gémissements; pour eux aussi Jésus, qui les pénétrait de son regard, pleura douloureusement. »

Avec Dominique étendu à terre en signe de pénitence, nous t’implorons, Seigneur : pardonne à l’humanité ses égoïsmes de toutes sortes et son orgueil redoutable qui abîment sa première beauté et donne à tous la grâce de la charité qui refait toute chose nouvelle.

03

Troisième jour

Discipline

(La prière du sang)

 

Pour ce motif, comme suite naturelle de ce qui vient d’être dit (cf. 2e manière de prier, 2e jour de la neuvaine), il se relevait pour se donner la discipline avec une chaîne de fer, en disant : « Votre discipline m’a corrigé jusqu’à la fin » (Ps XVII, 36). C’est pourquoi l’ordre entier a statué que tous les frères, en mémoire de cet exemple de saint Dominique, (…) recevraient la discipline … pendant ce temps, ils réciteraient avec dévotion le Miserere ou le De Profundis. Ils feraient cette pénitence soit pour leurs propres fautes, soit pour celles des bienfaiteurs qui les font vivre de leurs aumônes. Aussi personne, si innocent qu’il puisse être, ne doit se soustraire à cet usage.

(N.B. : Si cet usage n’est plus en vigueur dans l’Ordre maintenant, l’obligation demeure cependant, et plus que jamais, de prier pour nos péchés et pour ceux du monde entier !)

Avec Dominique qui se donnait la discipline, nous t’implorons, Seigneur : veille particulièrement sur nos frères et sœurs qui œuvrent au Moyen-Orient. Aie pitié de tous ceux qui aujourd’hui et de tant de façons sont rejetés, torturés, et souviens-toi de ceux qui rejettent et torturent.

04

Quatrième jour

Génuflexions

(prière des regards)

 

Ensuite saint Dominique se rendait devant l’autel, ou bien au chapitre. Là, le regard fixé sur le crucifix, il le considérait avec une incomparable pénétration. Devant lui il faisait de nombreuses génuflexions. Parfois aussi, depuis complies jusqu’au milieu de la nuit, tantôt il se relevait, tantôt il s’agenouillait… (…) Il se formait alors dans notre père saint Dominique un grand sentiment de confiance dans la miséricorde de Dieu pour lui-même, pour tous les pécheurs, et pour la conservation des frères plus jeunes qu’il envoyait au milieu du monde prêcher l’évangile aux âmes. (…) Il restait parfois très longtemps en génuflexion, l’âme perdue dans le ravissement. Et quelquefois il semblait que dans cette sorte de regard son intelligence pénétrait le ciel, et tout aussitôt rempli d’une céleste joie, il essuyait les larmes qui coulaient de ses yeux. (…) Il était tellement habitué à fléchir les genoux que, même en voyage, dans les hôtelleries, après les fatigues de la route et jusque sur les chemins, pendant que ses compagnons dormaient ou se reposaient, il revenait à ses génuflexions comme à son art et à son ministère particuliers. Et par son exemple plus que par ses paroles, il enseignait aux frères cette manière de prier.

 

Avec Dominique qui, le regard tourné vers le ciel, se sentait attiré vers Dieu, nous t’implorons, Seigneur : regarde ceux qui cherchent une raison de vivre; que leur regard se tourne vers Jésus le chemin, la vérité et la vie.

05

Cinquième jour

Debout devant l’autel

(prière des mains)

 

Quand il était au couvent, le saint père Dominique se tenait aussi quelquefois debout devant l’autel, bien droit de tout son corps sur les pieds, sans se soutenir ou s’appuyer à quoi que ce fût, les mains étendues devant la poitrine à la façon d’un livre ouvert. Ainsi se comportait-il dans la manière de se tenir debout avec grand respect et dévotion, comme s’il eût fait sa lecture en la présence visible de Dieu. Alors plongé en oraison, on le voyait méditer la parole de Dieu, et comme se la redire à lui-même avec suavité. (…) Tantôt il joignait les mains et les tenait fortement unies devant ses yeux en se ramassant sur lui-même; tantôt il les élevait à la hauteur des épaules, comme le prêtre a coutume de le faire quand il célèbre la sainte messe. Il semblait vouloir tendre l’oreille pour mieux écouter quelque parole qui lui aurait été dite de l’autel. (…) Témoins de cet exemple, les frères étaient très impressionnés en présence de leur père et de leur maître; et, devenus plus fervents, ils se trouvaient merveilleusement entraînés à une prière admirable de piété et de constance.

Avec Dominique qui se tenait près de l’autel, les mains ouvertes comme un livre devant sa poitrine, nous t’implorons, Seigneur : que ta Parole aide les chrétiens à garder leur cœur ouvert pour aimer et servir comme ton Fils au soir de la Cène.

06

Sixième jour

Bras étendus

(prière de violence)

 

On a vu aussi d’autres fois le saint père Dominique prier les mains ouvertes, les bras fortement tendus en forme de croix, et debout, le corps bien droit autant qu’il le pouvait. C’est ainsi qu’il pria quand, sur sa prière, Dieu ressuscita le jeune Napoléon, dans la sacristie du couvent de Saint-Sixte, à Rome. (…) Le saint homme Dominique n’avait recours à cette manière de prier que dans les circonstances où, sous l’inspiration de Dieu, il savait que quelque chose de grand et de merveilleux allait se produire par la vertu de sa prière. S’il ne défendait pas aux frères de prier ainsi, il ne les y exhortait pas davantage. (…) Il prononçait avec lenteur, gravité et mûre réflexion les paroles du psautier qui font mention de ce genre de prière. (…) Ainsi tout homme pieux pouvait admirer à la fois et la dévotion et la science de notre père quand il priait de la sorte, soit qu’il voulût comme exercer sur Dieu une grande violence, par la vertu de son oraison ; soit plutôt que, sous l’effet d’une inspiration intérieure, il eût le sentiment que Dieu le poussait à demander quelque grâce singulière pour lui ou pour le prochain. Il puisait alors sa force dans la doctrine de David, dans le feu d’Élie, dans la charité du Christ, dans une dévotion toute divine.

Avec Dominique qui priait les bras en croix, nous t’implorons, Seigneur : donne-nous, à l’exemple de ton Fils Jésus, de porter notre croix avec amour afin de le suivre en vérité.

07

Septième jour

Tendu comme une flèche

(prière d’imploration)

 

On le voyait souvent aussi se dresser de toute sa taille vers le ciel, à la manière d’une flèche qu’un arc bien tendu aurait lancée droit dans l’azur. Il élevait au-dessus de la tête les mains fortement tendues, jointes l’une contre l’autre, ou légèrement ouvertes comme pour recevoir quelque chose du ciel. On croit qu’il était alors l’objet d’un accroissement de grâce et que, ravi à lui-même, il obtenait de Dieu, pour l’ordre dont il avait jeté les fondements, les dons du Saint-Esprit; pour lui-même et pour les frères, un peu de la suavité délectable qui se trouve dans les actes des béatitudes et qui fait qu’on s’estime heureux dans les rigueurs de la pauvreté, l’amertume de la douleur, la violence de la persécution, la faim et la soif de la justice, les étreintes de la miséricorde, et qu’on se maintient dans une joyeuse ferveur, pour l’observance des préceptes et la pratique des conseils évangéliques. Dans ces moments, le saint père semblait entrer comme à la dérobée dans le Saint des Saints, et jusqu’au troisième ciel. (…) Par sa parole et son saint exemple, il ne cessait d’enseigner les frères à prier de même…

Avec Dominique qui priait le corps tendu vers toi comme une flèche, nous t’implorons, Seigneur : qu’en vrais fils et filles de saint Dominique nous vivions plus intensément de la joie de l’Évangile au cœur de l’Église et du monde.

08

Huitième jour

Étudiant la Parole de Dieu

(prière d’intimité)

 

Notre père saint Dominique avait encore une autre manière de prier, toute pleine de beauté, de dévotion et de charme. Il s’y livrait après les heures canoniales et après l’action de grâces commune qui suit les repas. Ce bon père, admirable de sobriété et débordant de l’esprit de dévotion, qu’il avait puisé dans les divines paroles qui se chantaient au chœur ou au réfectoire, se mettait bien vite dans un endroit solitaire, en cellule ou ailleurs, pour lire et prier, recueilli en lui-même et fixé en Dieu. Paisiblement il s’asseyait, et après avoir fait le signe de la croix, il lisait dans quelque livre ouvert devant lui : son âme éprouvait alors une douce émotion, comme s’il eût entendu le Seigneur lui-même lui adresser la parole… (…) il paraissait tantôt ne pouvoir contenir ses paroles et sa pensée, tantôt écouter paisiblement, discuter et lutter. On le voyait rire et pleurer tour à tour, regarder fixement et baisser les yeux, puis se parler bas et se frapper la poitrine. (…) Et tandis qu’il lisait ainsi dans la solitude, il vénérait son livre; et, s’inclinant vers lui, le baisait avec amour, surtout quand c’était le livre des Évangiles, et qu’il lisait les paroles que Jésus-Christ avait daigné prononcer de sa bouche.

Avec Dominique qui s’assoyait pour lire et prier, nous t’implorons, Seigneur : qu’au rythme des liturgies, les consacrés du monde entier accueillent de façon renouvelée ta Parole vivifiante et se laissent convertir par elle afin que le monde croie.

09

Neuvième jour

En voyage

(prière en chemin)

 

Il gardait ces pratiques de dévotion quand il voyageait d’un pays à un autre, surtout s’il se trouvait en quelque région solitaire. Toute sa joie était de se livrer à ses méditations, de retrouver sa contemplation. Tout en cheminant il disait parfois à son compagnon : « Il est écrit dans le prophète Osée : ‘Je conduirai mon épouse au désert et lui parlerai au cœur’ (Os. II, 14). Aussi bien s’écartait-il de son compagnon, le devançant ou mieux le suivant à distance. Ainsi il cheminait seul et priait; et le feu de sa charité puisait dans sa méditation un surcroît d’ardeur. (…) il se munissait souvent du signe de la croix.

Avec Dominique qui priait sans cesse en chemin, nous t’implorons, Seigneur : qu’à son exemple, nous parlions de Dieu ou avec Dieu et ayons l’audace d’annoncer par toute notre vie l’Évangile de la miséricorde.

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Prière du Jubilé

 

Dieu de Miséricorde, dans ta sagesse éternelle, tu as appelé ton serviteur Dominique à se mettre en route dans la foi, comme pèlerin itinérant et prédicateur de la grâce. En commémorant ce Jubilé, nous te demandons d’insuffler de nouveau en nous l’Esprit du Christ Ressuscité, pour que nous puissions proclamer fidèlement et joyeusement l’Évangile de la paix, par ce même Jésus Christ notre Seigneur. Amen.

 

D'après un texte extrait du site http://op-dma.com

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24 juillet 2014

Les Sept Paroles de Jésus en Croix

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Les Sept Paroles de Jésus en Croix

Un texte de Saint Bonaventure, docteur de l'Eglise

 

Première Parole

« Mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent que ce qu'ils font ! »

 

Jésus, Hostie, Sacrifice, Bienfait et Grâce de Salut ; Jésus, confiance assurée, refuge inébranlable : pour racheter le genre humain de sa captivité, pour anéantir les crimes dont nous étions coupables, pour nous unir à Dieu et nous combler de ses dons, Vous n'avez point refusé de souffrir les chaînes, les fouets, les meurtrissures. Vous avez accepté la Croix et ses ignominies, ses tourments et ses plaies. Et alors qu'elle vous recevait, alors que vos ennemis frémissaient contre Vous, que le marteau frappait et que les clous déchiraient Votre Chair, que la douleur se faisait sentir plus atroce, que Votre Sang adorable coulait en abondance, que la souffrance Vous oppressait et que Votre angoisse s'aggravait, Vous avez supplié Votre Père de pardonner à Vos ennemis, à ceux qui Vous attachaient ; Vous l'avez conjuré en faveur de leur ignorance, et Vous lui avez dit : « Mon Père, pardonne-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ».

 


Prière

 

O douce patience ! Ô mansuétude ineffable, clémence infinie, bénignité sans limites ! Comme une brebis pleine de douceur, Vous ne laissez échapper aucune plainte ; comme une mère pleine de tendresse, Vous excusez l'injure dont on Vous couvre ; comme l'âme dont la bonté est inépuisable, Vous gardez toute Votre bienveillance ; comme celui dont la Volonté est d'une tendresse sans bornes, Vous ne mettez en avant que la Miséricorde. L'espérance de nos cœurs se tourne vers Vous ; vers Vous montent nos soupirs, vers Vous coulent nos larmes, vers Vous s'élèvent nos désirs, et nous crions avec confiance : « Seigneur, daignez nous pardonner ».


Seconde Parole

« Je vous le promets, vous serez avec moi dans la gloire ! »

 

Jésus, auteur de tout pardon, consolation de ceux qui pleurent ; Jésus, gloire de notre repentir, espoir des pénitents : alors que, suspendu sur la Croix, Vous étiez associé au supplice de deux scélérats, l'un d'eux s'élevait contre Vous, Vous blasphémait injurieusement, et Vous disait : « Si Tu es le Fils de Dieu, sauve-Toi et sauve-nous en même temps ; exerce à Ton égard la puissance que Tu montras en sauvant les autres ». L'autre le reprenait, lui montrait sa folie, se déclarait coupable et Vous suppliait en disant : « Souvenez-Vous de moi lorsque Vous serez parvenu en votre Royaume, en ce Royaume plein de douceur, lorsque Vous vous montrerez Roi ». Et Vous, Seigneur, qui aimez le repentir et y attirez les cœurs par Votre Grâce, Vous ne vous êtes point contenté de lui promettre un souvenir, mais Vous l'avez assuré de Votre Gloire, et Vous lui avez dit : « Oui, Je vous le promets, vous serez avec moi dans la gloire ».


Prière

 

O Charité empressée de mon Dieu ! Miséricorde diligente, libéralité sans retard, munificence vraiment prompte, c'est vers Vous que s'élance notre ferveur, vers Vous que se tourne notre pensée, devant Vous que nous confessons nos fautes et que nous ouvrons le fond de nos cœurs. Nous Vous supplions avec confiance, Vous qui, seul, êtes sans péché et pur de tout crime, et nous Vous disons : « Souvenez-Vous de nous, Seigneur, dans Votre patience ».


Troisième Parole

« Femme, voilà votre Fils ! »

« Fils, voilà votre Mère ! »

 

Jésus, Lumière éclatante, Roi de gloire, Fils de Dieu et Fils de l'homme ; Jésus, Fleur de la pureté virginale, Fils de la Vierge Marie ; cette Vierge Très Sainte, cette Vierge accablée d'amertumes, cette Mère pleine d'Amour et brisée par tant de douleurs, Votre Mère bien-aimée, qui entoura Votre enfance de soins si diligents, se tenait inondée de ses larmes et anéantie par ses sanglots au pied de Votre Croix, Vous y voyait suspendu, contemplait Vos tourments, et, dans l'excès de son affliction, Elle semblait prête à défaillir. Mais Vous, Seigneur, Vous avez abaissé un regard sur cette Mère dans les pleurs, en proie à l'amertume, Votre Mère vénérable, digne de la suprême béatitude ; Vous avez considéré Votre Disciple bien-aimé, ce Disciple si digne de Votre Amour, Jean, le serviteur fidèle de Dieu, l'homme dont la vie est demeurée sans tache, et votre parole s'est adressée, pleine de douceur et avec un accent prophétique, à Marie et à Jean ; Vous avez recommandé tendrement Votre Mère au Disciple, et Vous avez dit : « Femme voilà votre Fils » ; et ensuite au Disciple : « Voilà votre Mère ».


Prière

 

Oh ! Quel changement ! Quel partage inégal ! Quelle désolation ! Quelle tristesse profonde pour une mère, alors que pour soutien c'est le Disciple qui lui est donné à la place du Maître, alors qu'au lieu de Dieu c'est un homme qui devient son appui ; qu'au lieu du Roi, c'est un simple serviteur qui demeure à Marie ! Et moi aussi, ô Jésus ! Je me recommande humblement à Votre Grâce, et je m'abandonne pour toujours à Votre Providence, afin qu'aidé des prières que la Vierge Vous adressera pour moi avec amour, je puisse être en tout temps à l'abri des orages du péché.


Quatrième Parole

« Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi M'avez-Vous abandonné ? »

 

Jésus, vertu, sagesse du Père incréé ; Jésus, force et soutien de toute créature : par Votre puissance admirable Vous aviez multiplié les pains ; avec une force non moins grande, faible enfant, Vous aviez conduit l'étoile qui guidait les Mages ; vous aviez rappelé les morts à la vie, Vous aviez opéré des merveilles sans nombre, Vous aviez guéri les malades, Vous aviez tiré le monde du néant, Vous aviez chassé les démons par la terreur de Votre Parole, Vous aviez, au Jardin des Oliviers, renversé Vos ennemis par la force de cette même Parole ; et voilà que Vous êtes attaché à la Croix pour obéir à Votre Père ; voilà que Vous êtes, par Sa Volonté, en proie aux angoisses ; voilà que, pour accomplir Ses ordres, Vous êtes enchaîné et Vous souffrez comme un Criminel, et qu'il ne Vous permet point de faire usage de Votre puissance pour Vous soustraire aux tourments. Alors, Vous inclinant sous le poids des douleurs qui Vous oppressent, Vous faites entendre un cri, et Vous dites, en pleurant, d'une voix lamentable : « Eli, Eli, lamina sabachtani », c'est-à-dire : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-vous abandonné ? »


Prière

 

O cri miraculeux, qui opère le salut du monde ! O Cœur innocent et humble ! Vous pleurez les peines méritées par nos crimes ; la compassion m'entraîne vers Vous ; je sens que vous souffrez pour moi ; je me prosterne devant Vous, je mêle mes pleurs aux Vôtres ; et ces pleurs me sont avantageux : ils me consolent, car ils seront pour moi une source de récompense et de joie éternelle.

 

Cinquième Parole

« J'ai soif ! »

 

Jésus, dont le souvenir est si doux et dont l'amour pénètre d'ardeur ; Jésus, ma tendre confiance, Vous qui êtes la nourriture qui réjouit mon âme/ alors qu'étendu sur l'Autel de la Croix, Vous accomplissiez, en Vous immolant, la rédemption des hommes, le monde Vous contemplait nu et dépouillé comme un objet de spectacle ; la terre faisait entendre contre Vous un cri de mort ; vos ennemis Vous lançaient leurs injures ; vos proches Vous fuyaient ; les clous perçaient Vos membres ; vos nerfs se contractaient sous l'excès de la douleur ; Vos Plaies se gonflaient ; Votre Sang coulait à grands flots ; Votre Chair devenait palpitante ; vos forces s'épuisaient. Alors, Seigneur, Vous avez été embrasé d'une soif dévorante, d'une soif qui languissait d'amour, d'une soif désireuse des vertus et avide de notre salut. Vous avez dit avec tendresse : « J'ai soif : Je désire la Foi chez tous les hommes, Je soupire après leur Salut, et Je m'offre encore à de nouveaux tourments, afin de l'obtenir ».


Prière

 

O soif vraiment salutaire qui ne demandez que notre amour ! Ô soif intime du Cœur qui brisez nos ardeurs perverses ! Faites, ô mon Dieu, que j'aie soif de Vous, que je brûle de cette soif, que je fuie la soif du mal, jusqu'à ce que j'arrive à la Fontaine de Vie, que je m'y désaltère, que j'y sois heureux toujours, et, qu'entré dans la Sainte Patrie, j'y contemple mon Dieu à jamais.


Sixième Parole

« Tout est consommé ! »

 

Jésus, notre Rédempteur, sauveur de tous les hommes ; Jésus, notre Amour, Salut de ceux qui croient : alors que Vous accomplissiez avec un zèle ardent par le mystère de la Croix l'oeuvre de notre rachat, afin d'être ainsi notre libérateur ; alors que Vous vous soumettiez au supplice pour nous en arracher, consommant le sacrifice de Votre Chair et de Votre Sang, en même temps que le combat terrible qui devait mettre le sceau à notre paix ; terminant la course passagère de cette vie fugitive et achevant le grand acte de notre Rédemption, au moment où l'heure de la mort approchait, où la vie Vous abandonnait, où Vous touchiez au terme de Vos souffrances, et où tout allait se trouver conduit à sa fin, pour exprimer toutes choses en un mot, Vous vous écriâtes : « Tout est consommé ! » En effet, Jésus est crucifié, l'Agneau est immolé, Son Sang est répandu, le prix du Salut est payé, le démon est vaincu, la guerre est terminée, la sentence de condamnation est détruite et l'homme est racheté.


Oraison

 

O bon Jésus ! Bonté suprême qui êtes notre justice ; ô vrai Jésus ! Vérité souveraine qui êtes notre Science ; ô nous Jésus ! Charité ineffable et notre rédemption ; ô Saint Jésus ! Sainteté sans tache et notre sanctification ; consommez en nous la grâce, consommez la justice, consommez notre conscience, consommez notre joie.


Septième Parole

« Mon Père, je remets mon âme entre vos mains ! »

 

Jésus, Voie de toute droiture et Porte du Salut ; Jésus, Refuge inébranlable et protecteur de tous les hommes ; Jésus, Vérité Salutaire et Lumière brillante des âmes ; Jésus, Félicité de la vie et Douceur enivrante des cœurs : alors que Vous livriez les derniers combats, afin de détacher Votre âme de Votre Corps Sacré, et que Vous abandonniez cette terre pour descendre aux enfers, voulant nous montrer la voie que nous devions parcourir, instruire les hommes formés d'une vile poussière, et nous faire reconnaître le défenseur en qui doivent se confier ceux que la mort environne, Vous avez recommandé Votre âme vénérable à Votre Père Très Saint et Vous Lui avez dit en gémissant dans un langage d'Amour : « Mon Père, je remets mon âme entre vos mains ». Et ensuite, inclinant la tête, toujours attaché au gibet de la Croix, couvert de plaies cruelles, honteuses et injustes, Vous avez rendu l'esprit. Mais en même temps Vous imprimâtes à l'univers un tel frémissement que tous ceux qui furent témoins de Vos tourments versèrent des larmes abondantes ; que les éléments se troublèrent, les rochers se fendirent, les sépulcres laissèrent aller leurs morts, la terre trembla, le voile du temple se déchira, le soleil se couvrit de ténèbres, le monde gémit, et la nature désolée s'écria : « Hélas ! Voici mon dernier jour, ou bien le Dieu qui m'a créée est à cette heure en proie aux souffrances ».


Prière

 

O mort digne de larmes, que toute créature a pleurée ! O mort lamentable, sur laquelle les êtres insensibles se sont désolés ! O mort admirable, où les morts ont puisé la vie ; O mort toute aimable, qui as exalté le courage des forts ; O mort sacrée, O mort glorieuse, qui as été la ruine des crimes ; O mort pieuse, O mort profitable, en qui nous avons trouvé des récompenses, fais que ton souvenir ne nous abandonne jamais ; qu'il excite notre âme et transperce en tout temps notre cœur ; qu'il verse la lumière en nos pensées et nous dirige en toutes nos démarches ; qu'il nous délivre de nos fautes et nous accorde le bienfait de la vie céleste. Ainsi soit-il.

 

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29 juin 2014

Le Mois de Saint Pierre

Le Mois de Saint Pierre

ou dévotion à l'Eglise et au Saint Siège

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Trentième méditation

Action de l'Eglise sur la société par l'exercice des œuvres de Charité

 

Notre Père... Je vous salue Marie...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous !

 

I. Jusqu'à la venue du Messie, l'égoïsme le plus complet régnait au sein des sociétés. Les pauvres et les petits, les ignorants et les faibles étaient opprimés par les riches et les grands, par les savants et les forts ; les enfants estropiés ou contrefaits, les infirmes et les vieillards étaient considérés comme des charges inutiles, et par conséquent ruineuses pour l'État, et trop souvent une mort violente était l'expédient dont on se croyait autorisé à faire usage pour en débarrasser les familles et la patrie. Les femmes elles-mêmes étaient réduites à une sorte d'esclavage, comme nous l'avons dit ailleurs ; elles devenaient un objet de mépris pour l'homme dès qu'elles avaient cessé de lui plaire, et l'époux avait droit de vie et de mort sur elles. Le souverain Réparateur du genre humain déchu ne pouvait tolérer plus longtemps une semblable tyrannie. Pour relever la femme de son abjection, il en choisit une pour être sa mère ; il voulut un vieillard pour père nourricier ; l'un et l'autre étaient pauvres, et lui-même se fit ouvrier afin d'ennoblir la pauvreté ; enfin, au lieu d'entrer dans le monde comme le premier Adam à l'âge de l'homme parfait, il y vint avec toutes les misères et les faiblesses de l'enfance pour que désormais l'enfance fût respectée et devînt l'objet même d'une sorte de culte. A sa naissance, il choisit une étable pour demeure, une crèche et un peu de paille pour reposer ses membres délicats ; et ce furent des pauvres qu'il appela pour être les premiers informés de l'avènement du Sauveur du monde et pour être ses premiers adorateurs. A peine commençait-il à annoncer sa doctrine que déjà il exaltait les pauvres, ceux qui pleurent et ceux qui souffrent persécution, et qu'il promettait toutes ses miséricordes aux cœurs miséricordieux. Mais, comme ses enseignements n'étaient, pour ainsi dire, que le commentaire de ses propres exemples, nous le voyons prendre de préférence pour ses apôtres des pauvres et des ignorants, des hommes grossiers et sans influence ; plus tard, il confond l'orgueil de ceux qui voulaient être les premiers dans son royaume céleste, en faisant approcher de lui de petits enfants, que l'on repoussait avec mépris : il les embrasse, il les bénit et s'écrie : « C'est à ceux qui leur ressemblent qu'appartient le royaume des cieux ». (Saint Matthieu 19, 14.) Puis, il proclame « que les derniers seront les premiers, et que les premiers seront les derniers ». (Saint Matthieu 20, 16.) Enfin, tout le reste de sa vie se passe à répandre des bienfaits sur tous ceux qui se pressent autour de lui, et les pauvres et les malades en recueillent la meilleure part.

II. Soit la nouveauté de cette doctrine et de sa réalisation, soit que la reconnaissance eût survécu dans le cœur de l'homme à tous les sentiments d'humanité qui s'y étaient éteints, l'exercice des œuvres de charité fut peut-être dans la vie du divin Maître ce qui fit sur les peuples la plus profonde impression, et ce qui attira davantage à lui ces foules si empressées de l'entendre. Aussi, saint Pierre voulant faire connaître Jésus-Christ à Corneille et à tous ceux qui, avec lui, avaient demandé à être instruits dans la foi, leur dit, comme pour peindre le Sauveur d'un seul trait : « Il a passé en faisant du bien ». (Actes des Apôtres 10, 38). La pratique des œuvres de charité était donc l'un des plus puissants moyens d'action que Notre-Seigneur pût laisser à son Eglise pour exercer son influence salutaire sur l'humanité. Sans doute la bienfaisance peut être pratiquée même en dehors de l'Eglise catholique; mais il n'en est pas ainsi des œuvres de charité, dont Jésus-Christ a réservé le monopole à sa sainte Epouse, comme étant seule digne de lui succéder dans l'accomplissement de cet auguste ministère ; l'expérience apporte tous les jours un nouveau degré d'évidence à cette vérité. La bienfaisance, en effet, est une œuvre purement humaine, qui ne procède que d'une sensibilité naturelle plus ou moins vive, et aussi variable que les tempéraments ; il en résulte qu'elle subit les conséquences de son principe. Les secours matériels sont à peu près l'unique objet de sa sollicitude, parce que les souffrances physiques sont ce qui frappe et ce qui touche le plus la sensibilité humaine ; ils sont accordés, non pas toujours en proportion des besoins réels, mais dans une mesure relative à l'impression plus ou moins sensible qui a été reçue ; il y a des malheureux auxquels la nature a départi des qualités et même des traits qui excitent plus vivement l'intérêt, tandis que d'autres, complètement déshérités, sont repoussants à quelque point de vue qu'on les considère. Les uns sont reconnaissants, d'autres au contraire sont exigeants, et trouvent qu'on est injuste à leur égard en ne pourvoyant pas à tout ce qu'ils jugent leur être nécessaire. La bienfaisance humaine entoure les premiers de tous ses soins, et délaisse les derniers ; car, avant tout, elle cherche sa satisfaction personnelle, elle s'aime elle-même avant d'aimer les pauvres ; aussi est-elle inconstante, et s'arrête dans ses bonnes œuvres dès qu'il s'agit de privations, de sacrifices personnels, et de vaincre les répugnances de la nature.

La Charité chrétienne part d'un tout autre principe : elle prend sa source dans le Cœur même de Dieu ; la foi est l'unique règle de sa conduite ; tout dans ses œuvres est surnaturel et céleste. Elle aime tous les malheureux, quels qu'ils soient, et les secourt tous, sans autre distinction que celle commandée par la sagesse et la prudence chrétiennes; mais elle les aime et les secourt en se donnant et en se dévouant elle-même à leur service, en sacrifiant ses goûts, ses aises, sa fortune, son temps, sa vie même s'il le faut, sans attendre aucun retour de la part de ses obligés ; car, dans chaque malheureux, elle voit un membre souffrant de Jésus-Christ, et elle sait que c'est à ce divin Sauveur qu'elle se sacrifie, selon cette parole du divin Maître : « Tout ce que vous ferez au plus petit des miens, je le regarderai comme fait à moi-même » (Saint Matthieu 25, 40). Aussi, son amour pour tous ceux qui ont besoin de son dévouement est sans borne, et elle semble répéter avec celui qui nous a aimés le premier jusqu'à mourir pour nous : « Personne n'aime davantage que celui qui donne sa vie pour ceux qu'il aime ». (Saint Jean 15, 13). Outre ces principes fondamentaux de la charité chrétienne, l'Eglise catholique possède seule le précieux trésor, où il est donné à tous ses enfants de puiser la force de l'exemple et le courage nécessaires à l'accomplissement généreux et constant des œuvres charitables : la sainte Eucharistie. Quel modèle admirable, en effet, que celui de Jésus-Christ se donnant tout entier, tous les jours et à chaque instant à tous ceux qui le demandent, pour répandre dans leur cœur toutes les richesses de sa grâce ! Quel amour et quel dévouement pour le prochain ne doit-il pas communiquer aux âmes qui s'unissent à lui en participant aux saints mystères, lui qui a tant aimé les hommes !

III. Dès son berceau la sainte Eglise comprit toute la puissance de ce moyen d'action pour accomplir la sublime mission que le Sauveur lui avait confiée. Elle était à peine constituée, que déjà elle prêchait le soulagement des pauvres. Sa voix est entendue : les néophytes mettent leurs biens en commun ; les aumônes affluent aux pieds des apôtres ; ceux-ci ne peuvent bientôt plus suffire à les répandre, et ils établissent des diacres et des diaconesses pour les aider dans ce touchant ministère. Des quêtes s'organisent dans les différentes chrétientés qui surgissent de toute part, et on envoie des secours aux pauvres de Jérusalem. L'Eglise naissante ne se contente pas de soulager les infortunes, elle entoure de sa vénération ceux qui en sont victimes : le grand apôtre les appelle les saints, et il demande qu'on prie pour lui, afin que les aumônes qu'il va distribuer leur soient agréables. L'Eglise est encore à son début, et déjà l'empire de sa charité a tellement subjugué les âmes, que les païens eux-mêmes, témoins des merveilles qu'elle opère, s'écrient avec admiration en parlant des chrétiens : « Voyez comme ils s'aiment ! » Partout où la foi pénètre, la charité l'accompagne, car ce sont des sœurs inséparables ; le Sauveur n'avait-il pas proclamé que l'amour de Dieu et du prochain n'était pour ainsi dire qu'un seul et même commandement ? Il ne pouvait donc pas y avoir de christianisme sans la charité et sans les œuvres qui en sont le rayonnement nécessaire. Que l'on juge maintenant de l'influence immense que doit donner à l'Eglise l'exercice de cette céleste mission ? Elle lui ouvre les palais des riches pour solliciter au nom de Jésus-Christ l'abandon d'une partie des biens que la Providence leur a accordés avec tant de libéralité, et l'Eglise leur dit comme l'apôtre Saint Paul aux Romains : « Si vous voulez entrer en participation des biens spirituels des pauvres, vous devez secourir ceux-ci de vos biens temporels ; car vous êtes leurs débiteurs ». (Romains 15, 27). Puis, ce sont les cœurs des pauvres, dont la charité est la clef, qui s'ouvrent à leur tour pour recevoir avec les secours matériels les consolations incomparables que la religion seule peut leur donner ; car elle leur montre la croix du Sauveur pour leur apprendre à souffrir comme lui avec résignation ; et elle leur répète avec le divin Maître : « Bienheureux les pauvres... bienheureux ceux qui pleurent... (Saint Matthieu 5, 3-5). « Vous êtes maintenant dans la tristesse, mais vous verrez un jour » Jésus-Christ, « et votre cœur sera dans la joie, et personne ne pourra vous ravir cette joie ». (Saint Jean 16, 22). C'est la ce qui explique ce crédit immense qui a toujours été ouvert à la sainte Eglise, et qui lui a permis d'élever à la pauvreté et aux souffrances de toute espèce des asiles dont l'étendue, dès le quatrième siècle, était comparée par saint Grégoire de Naziance à celle d'une nouvelle ville ; et dont la magnificence était telle qu'on les décorait du nom remarquable d'Hôtel-Dieu. Personne n'ignore les fruits admirables que produisirent pour la propagation du christianisme les œuvres de charité exercées par les matrones romaines dans la capitale du paganisme ; et dans tout le monde connu, par ces milliers de vierges qui, autrefois, se consacraient au service de Dieu, sans quitter pour cela le toit paternel. Ce fut toujours par l'exercice de la charité que l'Eglise, à l'exemple de son divin Epoux, étendit ses conquêtes et qu'elle affermit dans la foi les peuples qu'elle lui avait gagnés. Plus ingénieuse que le malheur, elle sut toujours en triompher par les formes intelligentes et multipliées auxquelles elle plia ses œuvres, de manière à venir en aide à toutes les infortunes. En amollissant et en touchant les cœurs par ses bienfaits, elle soumet bientôt les esprits au joug de la foi qui l'inspire, et bientôt aussi elle a remporté de nouvelles victoires. On peut bien la persécuter, fermer ses temples, abattre ses autels, faire couler le sang de ses prêtres et de ses pontifes, mais il n'est pas de puissance sur la terre qui puisse l'empêcher d'aimer et de secourir les malheureux, et par conséquent anéantir l'irrésistible et salutaire influence des œuvres de sa charité : « La charité ne périra jamais ». (1Corinthiens 13, 8).

 

Élévation sur l'action qu'exerce l'Eglise sur la société par les œuvres de Charité

 

I. O Dieu, vous êtes la Charité par essence ; comment votre sainte Epouse ne participerait-elle pas à celle de vos perfections que vous avez le plus à cœur de manifester aux hommes ? Il n'est pas un seul de vos commandements dont le principe fondamental ne soit l'amour, puisque vous avez dit vous-même que ce mot descendu du ciel renfermait toute la loi et les prophètes. Lorsque vous avez chargé votre Eglise de prêcher votre doctrine divine et de la faire observer, vous avez demandé à celui que vous en aviez établi le chef, s'il vous aimait, et s'il vous aimait plus que les autres ; et il fallut qu'il vous assurât d'une manière solennelle et par trois fois qu'il vous aimait de toute son âme, pour que vous le jugeassiez digne de paître vos agneaux et vos brebis, et de conduire votre troupeau dans les voies du salut. Mais, d'après la parole même du disciple que vous chérissiez entre tous les autres, ô divin Maître, « celui qui dit qu'il aime Dieu et qui n'aime pas son frère, est un menteur. Car, ajoute-t-il, celui qui n'aime pas son frère qu'il voit, comment peut-il aimer Dieu qu'il ne voit pas ? C'est Dieu lui-même qui nous a fait ce commandement : pour aimer Dieu, il faut aimer son frère ». (Saint Jean, Ep. 4, 20, 21) Aussi, Seigneur, à peine vos apôtres commencèrent-ils a annoncer les vérités de la foi, qu'ils publièrent en même temps que les œuvres de charité étaient aussi nécessaires pour le salut que la foi elle-même : « La foi, disait saint Jacques, est une foi morte, si elle n'est accompagnée des œuvres qui en sont les fruits... L'homme ne peut être justifié par la foi sans les œuvres... de même qu'un corps sans âme est mort, ainsi la foi sans les œuvres est une foi morte ». (Jacques 2, 17, 24, 26.) Et il dit ailleurs : « A quoi vous servira, mes frères, que vous proclamiez que vous avez la foi, si vous n'en faites pas les œuvres? la foi seule pourra-t-elle vous sauver? Si votre frère où votre sœur sont nus, et qu'ils manquent du pain de chaque jour, et que vous vous contentiez de dire : Allez en paix, je vous souhaite de trouver de quoi vous réchauffer et de quoi vous rassasier; si vous ne leur donnez pas ce qui leur est nécessaire, pensez-vous que cela vous servira beaucoup pour votre salut ? » (Jacques 2, 14-16.) « Voici, disait encore saint Jacques, en quoi consiste la religion pure et sans tache aux yeux de Dieu : c'est à visiter les orphelins et les veuves dans leur malheur, et à conserver l'innocence au milieu de la corruption du siècle. (Jacques 1, 27.) Votre apôtre bien-aimé, ô divin Sauveur, répéta à ses disciples jusqu'à son dernier soupir : « Mes enfants, aimez-vous les uns les autres ». Et il écrivait dans sa première épître : « Celui qui possède les biens de ce monde, et qui ferme son cœur lorsqu'il voit son frère dans le besoin, comment pourrait-il avoir en lui la charité divine ? Mes enfants, n'aimons pas en paroles ni en vains discours, mais prouvons par nos œuvres la sincérité de notre amour » (3, 17, 18).

II. L'amour du prochain ou les œuvres de charité sont donc, Seigneur, le sceau divin auquel vous avez marqué votre Eglise ; et lors même que toutes les autres preuves de sa céleste origine et de sa mission sacrée viendraient à lui manquer, ou ne frapperaient pas tous les esprits de leur évidence incontestable, il suffirait de voir son front couronné du diadème de la charité pour reconnaître qu'elle est votre ouvrage, et que seule elle est dépositaire de la vérité, puisque seule elle possède les trésors de votre amour. C'est, en effet, le caractère particulier et infaillible auquel vous assurez vous-même que tous les siècles pourront la distinguer de toutes les sociétés religieuses enfantées par l'erreur et le mensonge : « Tout le monde vous reconnaîtra pour mes disciples, si vous vous aimez les uns les autres ». (Saint Jean 13, 35). N'est-ce pas aux fruits que l'on reconnaît l'arbre ? Or, quelle est la religion qui pourrait rivaliser avec la foi catholique au point de vue des œuvres de charité ? Où trouvera-t-on ailleurs que chez les peuples qui vivent sous le joug si doux de votre sainte Église, autant d'hôpitaux, d'asiles ouverts à toutes les misères, et desservis non par des mercenaires, mais par des chrétiens qui se dévouent gratuitement pendant toute leur vie au service de leurs frères ? Où trouvera-t-on autant d'associations laïques qui chaque jour se multiplient avec les nouvelles misères et les nouveaux besoins, et qui ne se contentent pas d'y pourvoir parleurs libéralités, mais encore en visitant personnellement les victimes du malheur, jusque dans les réduits les plus infects et les plus obscurs, pour honorer les membres souffrants du Sauveur, et pour leur porter avec l'aumône matérielle les consolations spirituelles et morales, souvent plus nécessaires même que le pain de chaque jour ? Enfin, comme il y a dans les misères humaines une multitude de formes et d'événements imprévus, irréguliers, qui défient toutes les combinaisons systématiques, qui échappent à toutes les organisations les plus sagement établies, et qu'aucune classification ne saurait complétement embrasser, il fallait en dehors des fondations et des associations charitables la charité libre et individuelle, qui pût suivre et secourir le malheur dans tous ses détails et ses péripéties les plus inattendues : ce sont ces œuvres spéciales de la charité chrétienne auxquelles, Seigneur, vous avez donné pour règle : « Que votre main gauche ne sache pas ce que fait votre main droite ». (Matthieu 6, 3.) Ce sont ces œuvres qui demeurent cachées dans le sein du pauvre, et qui n'étant consignées sur aucun registre ne sont écrites que dans le livre de vie, parce qu'elles ne relèvent que de la conscience de chaque individu ; or, quelle est la secte qui pourrait avoir la prétention de disputer à l'Eglise catholique la supériorité des moyens qu'elle seule possède pour ouvrir les cœurs au sentiment divin de la charité ? N'est-ce pas à elle seule, ô divin Sauveur, que vous avez laissé l'incomparable trésor de vos exemples, de votre doctrine et de la sainte Eucharistie ? Oui, c'est vous, ô sainte Eglise de Jésus-Christ, qui depuis plus de dix-huit siècles avez pris l'initiative et qui avez été l'âme de tous les bienfaits répandus sur l'humanité. C'est vous qui avez commencé à prêcher la fraternité, à prendre le faible sous votre protection, à assister tous les êtres souffrants ; votre voix puissante et la persévérance de vos exemples ont triomphé des vieilles institutions politiques, sociales et domestiques : les coutumes les plus barbares, la tyrannie et les injustices les plus criantes ont été vaincues ; la vie et la personne de l'homme, son âme et sa conscience surtout, ont obtenu par votre dévouement un degré de respect et de liberté inconnu avant les inspirations de votre charité. Ah ! Puisque la Charité est la reine des vertus, ne devait-elle pas être la première dans votre cœur ?

III. A cette sollicitude si intelligente et si tendre qui ne reconnaîtrait, ô mon Dieu, celle que vous nous avez donnée pour mère dans cette vallée de larmes ? Mais, pour qu'elle eût droit à ce titre de mère, si touchant et si doux, il ne suffisait pas qu'elle nous eût engendrés à la grâce : il fallait encore qu'elle nous entourât de ses soins les plus assidus et les plus constants pendant notre vie entière, et surtout aux jours de l'épreuve ; il fallait qu'avec ce tact exquis qui n'appartient qu'à l'amour d'une mère, elle devinât nos souffrances, et sût les soulager sans blesser l'orgueilleuse susceptibilité de ses enfants ; et n'est-ce pas la lâche délicate et difficile qu'elle a si admirablement accomplie ? Elle faisait son apparition dans ce monde dépourvue des richesses de la terre et de toute puissance temporelle ; mais que ne peut pas le cœur d'une mère et la charité divine qui l'anime ! Moïse, profondément touché des besoins du peuple qu'il était chargé de conduire à travers le désert, ne fit-il pas jaillir une source abondante d'un rocher aride, et ne fit-il pas pleuvoir la manne pendant quarante ans ? Votre Eglise, ô divin Sauveur, à laquelle vous aviez confié non plus un seul peuple, mais l'humanité entière pour la régénérer, aurait-elle été moins puissante ? Et après avoir vu les pains se multiplier entre vos mains pour nourrir des multitudes affamées, pouvait-elle douter que les miracles de votre charité viendraient jamais à lui manquer ? Pour les obtenir, avait-elle d'autre prière à vous adresser que celle que vous fit votre auguste Mère Marie, aux noces de Cana : « Ils n'ont pas de vin ? » (Saint Jean 2, 3). Aussi, à peine votre Eglise vient-elle de commencer sa mission, que déjà, par votre inspiration divine, elle possède à son plus haut degré de perfection tous les ressorts et les industries de la charité. Elle n'exige rien, elle n'impose personne ; comme la très-sainte Vierge, elle se contente d'exposer aux riches les besoins des malheureux ; elle se contente de prier. Et dès qu'elle a parlé, comme une mère sait parler pour ses enfants, les cœurs les plus durs s'attendrissent, et ses greniers sont remplis. De toute part on accourt pour établir avec elle un saint commerce entre les biens de la terre et les richesses du ciel. Grâce à son ingénieuse économie, les ressources les plus modestes semblent se multiplier entre ses mains ; elle soulage toutes les souffrances, pourvoit à tous les besoins, et, sans user d'autres moyens que de ceux de la foi et de la persuasion, elle parvient pacifiquement à rétablir une sorte d'égalité entre les différentes conditions sociales : le superflu des uns adoucit l'indigence des autres. Les pauvres et ceux que le malheur éprouve la regardent comme la plus tendre des mères; les riches et les heureux du siècle la bénissent parce qu'elle leur apprend à se détacher des biens périssables, et à poursuivre ceux que l'aumône peut seule leur conquérir. En vain la philanthropie, les communions hétérodoxes et même l'Etat chercheront à se substituer à la charité que vous avez uniquement léguée à votre Eglise, ô divin Maître ; en vain ils s'efforceront de la contrefaire, de lui enlever les institutions qu'elle a fondées pour se les approprier et pour faire croire qu'elles sont l'œuvre de leurs mains : l'humanité ne s'y trompera pas. Si l'agneau sait reconnaître sa mère à travers les nombreuses brebis d'un grand troupeau, le chrétien riche ou pauvre saura bien aussi distinguer, au milieu de cette confusion, celle qui seule mérite son amour, et qui est la mère que le Seigneur lui a donnée.

 

Je crois en Dieu...

Saint Pierre et tous les saints Souverains Pontifes, priez pour nous !

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29 mars 2014

Le Carême avec Saint Vincent de Paul 5/7

Le Carême avec Saint Vincent de Paul 5/7

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Quatrième Semaine de Carême

 

Quatrième Dimanche de Carême

Dimanche 30 mars

 

Méditation

La spiritualité des Foyers de Charité comporte cette maxime : « Se donner à chacun et à tous dans un don total à Dieu ». Le mystère de l'amour qui se donne sans jamais s'épuiser trouve sa source là : pour être tout à tous il faut être seul avec Dieu. « Monos pros monon », « seul vers le Seul », écrivent les moines des premiers siècles. Le Christ que nous connaissons parlant aux foules est d'abord Celui de la vie cachée. Trente ans de silence pour trois de paroles, et encore, car en ces trois années, Il se retire souvent des foules pour rejoindre la solitude, la montagne pour retrouver Dieu. Cette statistique est intéressante : pour une heure d'apostolat, faudrait-il dix heures de prière ? Au-delà des chiffres, il faut retenir que la prière est le premier des biens. Pour être Marthe il faut d'abord être Marie. Le Père de Foucauld disait : « On ne donne que ce qu'on a, et d'est dans la solitude, seul avec Dieu seul, que Dieu se donne. Ne craignez pas d'être infidèles à vos devoirs envers les créatures ; c'est au contraire le seul moyen de les servir efficacement ». En ce temps de Carême, il est bon de partager, de faire l'aumône. Sachons aussi implorer Dieu, être mendiants de Son Amour, de Sa Grâce.

 

La consolation

Felipe était un enfant abandonné. Il avait été évincé du foyer familial. Il n'avait que onze ans et ne comprenait pas. Il suit alors le chemin de beaucoup d'autres. Il s'enfuit et connaît le poison de la rue pendant plusieurs semaines. Grâce au travail efficace des éducateurs de rue, Felipe rejoint finalement la Fondation. Mais il a une obsession : sa maman. Il revient ses cesse à cet espoir invraisemblable de ne vivre qu'un mauvais cauchemar : elle ne l'a pas abandonné. Et comme pour se convaincre qu'il est coupable de son abandon, Felipe n'a plus qu'un but : être rejeté. En deux années terribles, il a connu six écoles différentes, des transferts dans plusieurs centres et une petite quinzaine d'allers et retours dans la rue. Jusqu'au jour où après une énième bêtise, je me retrouve face à lui pour essayer de le raisonner. Felipe garde infatigablement la tête baissée. Silence... Puis j'aperçois de lourdes gouttes tomber sans un bruit. Des larmes que nous attendons depuis des années. Des perles enfouies, contenues, écrouées depuis tout ce temps dans la prison de sa blessure qui s'échappent enfin. Ses larmes ont déverrouillé son cœur. « Aujourd'hui, nous a-t-il dit, je sais que je suis aimé ».

532, Vignola 25

Lundi de la Quatrième Semaine de Carême

Lundi 31 mars

 

Fondateur

Vincent ne met pas longtemps à trouver des personnes capables de partager son enthousiasme. Les débuts de la Congrégation de la Mission ne sont pas faciles. Le projet initial est riche et contient l'essentiel du développement futur : missionnaires à l'école de Jésus-Christ adorateur du Père et évangélisateur des pauvres. Les Prêtres qui veulent s'associer à Vincent doivent s'engager pour le Salut du pauvre peuple des campagnes. Pour cela, Vincent demande la vie en communauté, l'obéissance, la renonciation aux bénéfices ou charges ecclésiastiques, la gratuité dans les Missions, l'assistance aux forçats. Il a prévu des temps de recueillement en prévision des Missions.

 

À l'école de Saint Vincent

« Ah ! Mes frères, gardons-nous bien de ces folies ; reconnaissons que nous sommes tous remplis de misères ; ne recherchons que ce qui nous peut davantage humilier et nous porter à la pratique solide des vertus ; abaissons-nous toujours dans l'oraison jusqu'au néant ; et dans nos répétitions d'oraison, disons humblement nos pensées ; et s'il s'en présente quelques-unes qui nous semblent belles, défions-nous beaucoup de nous-mêmes, et craignons que ce ne soit l'esprit des superbes qui les produise, ou le Diable qui les inspire ».

 

Parole de Dieu

« Yahvé, qu'ils sont nombreux mes oppresseurs, nombreux ceux qui se lèvent contre moi » (Psaume 3, 2).

 

Dans ma vie

Saint Vincent s'entoura toujours d'aides de toutes sortes pour accomplir sa mission. Nous aussi, nous devons savoir entendre les conseils des autres, même de ceux auxquels nous ne prêtons habituellement guère attention parce que nous les prenons pour des personnes sans intérêt. Si Dieu Lui-même s'intéresse à ces derniers, comment pourrais-je ne compter que sur moi-même ? N'ai-je pas constamment sous les yeux l'étalage de ma médiocrité, de ma faiblesse, de mon péché ?

 

Résolution

Tout faire par amour, sans vouloir aller trop vite : je veux décider aujourd'hui d'avancer à l'heure de Dieu. Une fois l'oraison calée, j'effectuerai chaque chose le plus consciemment possible, en évacuant autant que possible toute tentation de distraction.

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Mardi de la Quatrième Semaine de Carême

Mardi 1er Avril

 

Les vocations affluent

L'attrait de la vie apostolique est plus fort que tout. Très vite d'autres Prêtres viennent frapper à la porte des Bons-Enfants. En 1631, il y a sept Prêtres. Peu à peu la maison devient trop petite. Des difficultés bien plus grandes viennent de Rome. Au début, la nouvelle communauté était seulement une « mission », un groupe de Prêtres qui s'assemblent dans un but apostolique. Une première reconnaissance romaine es donnée par la Congrégation de la Propagande, mais une seconde tentative n'a aucun succès. Rome craint que Vincent ne veuille fonder une congrégation religieuse qui, avec le temps, aurait la tentation d'abandonner l'apostolat dans les campagnes.

 

À l'école de Saint Vincent

« Le Fils de Dieu pouvait ravir tous les hommes par son éloquence toute Divine, et Il ne l'a pas voulu ; mais au contraire, en enseignant les vérités de Son Evangile, il s'est toujours servi des expressions et paroles communes et familières ; Il a toujours aimé d'être plutôt avili et méprisé, que loué et estimé. (…) Suivons en tout les traces de l'humilité de Jésus-Christ ; usons de paroles simples, communes et familières ; et quand Dieu le permettra ainsi, soyons bien aisés qu'on ne tienne pas compte de ce que nous dirons, qu'on nous méprise, qu'on se moque de nous, et tenons pour certain que, sans une véritable et sincère humilité, il nous est impossible de profiter ni à nous ni aux autres ».

 

Parole de Dieu

« Ne sois pas impatient dans la prière et ne néglige pas de faire l'aumône » (Siracide 7, 10).

 

Dans ma vie

« M'aimes-tu plus que ceux-ci ? », demande le Christ à Saint Pierre. Saint Vincent résolut d'aimer Dieu en premier et c'est parce qu'il choisit de le servir avant toute chose, qu'il reçut l'appel à donner sa vie pour ses frères. La condition de son efficacité apostolique est exclusivement liée à la primauté qu'il donne à Dieu. I ne fit pas cette démarche une fois, il la renouvelait chaque jour par d'étroits colloques qu'il entretenait avec son Créateur et Sauveur. Aimer Dieu pour aimer les pauvres, voilà quelle pourrait être une maxime à tirer de la vie et des enseignements de Saint Vincent de Paul.

 

Résolution

Ne pas me désoler des échecs car « c'est lorsque je suis faible que je suis fort » dit Saint Paul ; à condition que j'essaie toujours de repartir en m'appuyant sur la force des Sacrements le plus régulièrement possible.

Paris, Maison Mere, DC, Vincent de Paul

 

Mercredi de la Quatrième Semaine de Carême

Mercredi 2 avril

 

L'oeuvre des Séminaires

En juillet 1628, Vincent voyage avec Augustin Potier, Evêque de Beauvais. Les deux hommes réfléchissent sur le destin de l'Eglise qui, ils le savent, dépend en grande partie du Clergé. Pour Vincent, il faut tout reprendre au point de départ : au lieu de s'attaquer à la réforme du Clergé ancien habitué à un style de vie peu conforme à l'idéal Sacerdotal, il vaut mieux se préoccuper des nouvelles recrues. L'Evêque Potier décide de prendre chez lui, pour un certain temps, les candidats au Sacerdoce afin de les former à la prière et les instruire des devoirs de leurs fonctions. C'est là une idée toute simple, mais pratique et efficace à partir de quoi à partir de quoi un programme est mis au point. Le 17 septembre 1628 naissent, à Beauvais, les exercices pour les ordinands.

 

À l'école de Saint Vincent

« La Charité fait aller à Dieu, c'est elle qui fait qu'on aime de toute l'étendue de ses affections, qu'on souhaite qu'Il soit aimé et servi de toute le monde, qu'on connaisse et qu'on aime cette éternelle Vérité, cette immensité, cette pureté, cette bonté, cette Sagesse, cette Providence Divine, cette éternité dans laquelle Il communique Sa gloire aux Bienheureux et qui fait offrir continuellement des prières à Dieu pour tout le monde ».

 

Parole de Dieu

« Mon sacrifice, c'est un esprit brisé ; d'un cœur brisé, broyé, Tu n'as point de mépris » (Psaume 50, 19).

 

Dans ma vie

Est-ce que je me dis que Dieu peut faire un miracle dans ma vie, dans cette des autres ? Si je n'y crois pas, je suis loin d'être un fidèle disciple de Jésus. Le premier miracle que Dieu opère c'est de me donner la vie, alors que je ne l'ai absolument pas méritée... Tout es gratuit et générosité pure en Dieu. Attention, je ne crois pas parce qu'il y a des miracles, mais je crois que Dieu peut faire des miracles. Aussi, suis-je attentif à tous les signes que la Providence m'envoie ? Ils préparent mon cœur et l'entretiennent dans cette vigilance intérieure qui me donnera de reconnaître l'Epoux qui viendra me chercher, au soir de ma vie, et de le choisir pour l'éternité.

 

Résolution

Que faire pour me sentir bien en cette journée ? Tout simplement l'offrir au Seigneur. Car ce qui n'est pas offert est mortifère. Je m'ennuie ? Le l'offre. Je suis triste ? Je l'offre. J'ai le sentiment d'être un nul ? Je l'offre. Je regrette de ne pas davantage me tourner vers Dieu ? Je l'offre encore. Alors je suis bien, car Dieu est au terme de tout.

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Jeudi de la Quatrième Semaine de Carême

Jeudi 3 avril

 

Un cœur dilaté

Vincent établit le centre de la Mission à Saint Lazare. C'est là qu'il réside, qu'il forme les missionnaires, s'occupe de secourir les pauvres. C'est de là que la Mission prend son essor : en Lorraine, Sud Ouest, Vendée, Champagne, Savoie, Rome, Marseille, Gênes, Tunis, Alger, Irlande, Ecosse, Pologne, Madagascar. Le cœur de Vincent se dilate à la mesure des appels des pauvres. À Saint Lazare, existe une communauté très unie : « Jamais l'on n'a vue plus de régularité, plus d'union et e cordialité céans qu'il n'y en a à présent. Il semble un petit paradis ». Le principal service est l'accueil.

 

À l'école de Saint Vincent

« Quant au plaisir que j'ai de servir Dieu en servant les pauvres, il est plus grand que celui que toutes les personnes mariées peuvent avoir. (Elles) sont plein(es) de soucis et de mécontentements ; et le plaisir qu'(elles) peuvent prendre n'est pas comparable au plaisir et à la consolation d'une Sœur de la Charité qui sert les pauvres. Pour moi, mes Soeurs, je vous avoue que jamais je n'ai eu plus de consolation que quand j'ai eu l'honneur de servir les pauvres ».

 

Parole de Dieu

« Je rassemblerai Moi-même le reste de Mes brebis de tous les pays où Je les aurai dispersées et Je les ramènerai dans leurs prairies : elles seront fécondes et se multiplieront ». (Jérémie 23, 3).

 

Dans ma vie

Remercions l'ineffable bonté de Dieu d'avoir inspiré à Sainte Anne et Saint Joachim, les parents de Notre Dame, de Lui donner le si beau Nom d'Etoile de la Mer. Maris Stella. Qu'au milieu de nos tempêtes, Marie des Flots, nous conduise vers le port des eaux tranquilles qui nous font revivre. Saint Louis-Marie de Montfort écrit que l'amour de Marie « est ma confiture des croix ». Cela veut dire qu'en toute détresse, elle nous réconforte par des friandises spirituelles dont Elle seule à le secret. Quelle douceur pour une âme que de vivre constamment en compagnie d'une telle Mère !

 

Résolution

Je ne ressens rien de bien excitant spirituellement en ce jour... Tant mieux ! Le Seigneur me demande de l'aimer quand même et d'accomplir Sa Volonté malgré tout. Le désert n'est pas un dessert : l'entremet spirituel ne m'est promis qu'au terme de la route.

France 047, Apotres, 3 SV+Olier

Vendredi de la Quatrième Semaine de Carême

Vendredi 4 avril

 

Une disponibilité permanente

Partout les missions fleurissent et Vincent ne peut répondre à toutes les demandes. Et pourtant la Mission a pour lui la priorité absolue. Ainsi à un missionnaire tenté de traduire la Bible Syriaque en Latin, Vincent fait entendre l'appel urgent de « l'évêque (de Mende) qui crie au secours » et demande des missionnaires pour prêcher dans les Cévennes. Et Vincent insiste, bien décidé à y aller lui-même travailler et mourir pour un peuple « qui périt maintenant de mal-faim de la Parole de Dieu ».

 

À l'école de Saint Vincent

« Regardons le Fils de Dieu, oh ! Quel Cœur de Charité ! Quelle Flamme d'Amour ! Mon Jésus, dites-nous qui Vous a tiré du Ciel pour souffrir la malédiction de la terre, tant de persécutions et de tourments que Vous y avez reçus. Ô Sauveur ! Ô Source de l'Amour humilié jusqu'à nous et jusqu'au supplice infâme, qui en cela a plus aimé le prochain que Vous-même ? Vous êtes venu Vous exposer à toutes nos misères, prendre la forme de pécheur, mener une vie souffrante et souffrir une mort honteuse pour nous ; y-a-t-il un amour ? Mais qui pourrait agir d'une manière tant suréminente ? »

 

Parole de Dieu

« De toute ton âme crains le Seigneur et révère ses Prêtres » (Siracide 8, 29).

 

Dans ma vie

En prenant la place d'un galérien épuisé, Saint Vincent de Paul, aumônier général des galères, choisit d'accomplir un geste fou aux yeux de ceux qui étaient présents à ce moment. En réalité, il puisait sa sagesse dans le zèle intense qui était le sien pour les plus petits, jusqu'à devenir l'un des leurs. N'est-il pas écrit dans l'Evangile : « Vous avez caché ses choses aux sages et aux savants, et Vous les avez révélées aux petits ». Que de sages suivent le monde et ne sont en réalité que des insensés aux yeux de Dieu. Il y a là une invitation à renouveler notre manière de penser en la calquant sur celle de Dieu.

 

Résolution

En fonction de mes moyens, je ferai un acte de générosité : financier, temps, service. Ce qui n'est pas donné est perdu. Les meilleurs placements sont ceux qui rapportent pour la vie éternelle.

Gunth 062

Samedi de la Quatrième Semaine de Carême

Samedi 5 avril

 

Des Prêtres courageux

La renommée de ce que font les missionnaires se répand. Ils sont appelés en plusieurs autres lieux. Ils acceptent d'aller là où les difficultés sont plus grandes et où personne ne veut aller. C'est ainsi qu'ils choisirent la Corse, alors sous domination de la République de Gênes. Les habitants vont partout, même à l'église, armés de fusils, de couteaux et de pistolets dont ils usent avec facilité. Un missionnaire raconte à Vincent qu'un jour de procession, le Prêtre qui portait l'Ostensoir avait mis deux pistolets à sa ceinture.

 

À l'école de Saint Vincent

« L'amour affectif, c'est la tendresse dans l'amour. Vous devez aimer Notre Seigneur tendrement et affectionnément, comme un enfant qui ne peut se séparer de sa mère et crie « Maman » dès qu'elle se veut éloigner. Ainsi un cœur qui aime Notre Seigneur ne peut souffrir son absence et doit se tenir à Lui par cet amour affectif, lequel produit l'amour effectif. Car le premier ne suffit pas, mes Sœurs, il faut avoir les deux. Il faut de l'amour affectif passer à l'amour effectif, qui est l'exercice des œuvres de la Charité, le service des pauvres entrepris avec joie, courage, constance et amour ».

 

Parole de Dieu

« D'ici très peu de temps, le Liban ne deviendra-t-il pas un berger ? Alors les sourds, ce jour-là, entendront les paroles d'un livre et délivrés de l'ombre et des ténèbres, les yeux des aveugles verront » (Isaïe 29, 18).

 

Dans ma vie

Dans toute infirmité, le premier remède est la prière. Saint Jacques nous dit : « Quelqu'un est-il malade par mi vous ? Qu'il prie ! » (Jacques 5, 14). Le recueillement s'avère donc un outil précieux contre la dissipation intérieure. Le monde moderne nous rend infirme au plus profond car il abîme, souvent gravement, notre capacité à faire silence pour nous mettre en présence de Dieu. N'est-ce pas cela la plus grande infirmité ? La vigilance sur nos sens, nos regards surtout, est une alliée dans cette opération de recentrage sur l'essentiel. Nous pourrons alors mieux voir Dieu et renouveler notre offrande intérieure.

 

Résolution

En pensant aux souffrances des Chrétiens d'Orient, j'essaierai de relativiser les ennuis qui m'arriveront jusqu'à ce soir. Quand tout va bien, merci mon Dieu. Quand tout va mal, mon Dieu, je Vous l'offre.

 

Texte extrait du hors série de Parole Prière « Mon Carême avec Saint Vincent de Paul ». Pour vous le procurer ou vous abonner, cliquer ici

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7 décembre 2013

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie 33/33

Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie

33 jours pour se consacrer à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie 

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Trente-troisième jour

Cinquième jour au sein de la Trinité

Marie Mère de l'Eglise

Consécration solennelle

 

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint Esprit. Amen.

 

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Invocation

 

Ô mon Dieu,

Trinité que j'adore,

aidez-moi à m'oublier entièrement

pour m'établir en vous,

immobile et paisible

comme si déjà mon âme

était dans l'éternité.

Que rien ne puisse troubler ma paix,

ni me faire sortir de vous,

ô mon Immuable,

mais que chaque minute

m'emporte plus loin

dans la profondeur de votre Mystère.


Pacifiez mon âme,

faites-en votre ciel,

votre demeure aimée

et le lieu de votre repos.

Que je ne vous y laisse jamais seul

mais que je sois là

tout entière,

tout éveillée en ma foi,

tout adorante,

toute livrée

à votre Action créatrice.

 

Ô mon Christ aimé

crucifié par amour,

je voudrais être une épouse

pour votre Cœur,

je voudrais vous couvrir de gloire,

je voudrais vous aimer...

jusqu'à en mourir !

Mais je sens mon impuissance

et je vous demande

de me «revêtir de vous même»,

d'identifier mon âme

à tous les mouvements de votre âme,

de me submerger, de m'envahir,

de vous substituer à moi,

afin que ma vie

ne soit qu'un rayonnement de votre Vie.

Venez en moi comme Adorateur,

comme Réparateur

et comme Sauveur.

 

Ô Verbe éternel,

Parole de mon Dieu,

je veux passer ma vie

à vous écouter,

je veux me faire tout enseignable,

afin d'apprendre tout de vous.

Puis, à travers toutes les nuits, tous les vides,

toutes les impuissances,

je veux vous fixer toujours

et demeurer sous votre grande lumière ;

ô mon Astre aimé,

fascinez-moi

pour que je ne puisse plus sortir

de votre rayonnement.

 

Ô Feu consumant,

Esprit d'amour,

« survenez en moi »

afin qu'il se fasse en mon âme

comme une incarnation du Verbe :

que je Lui sois une humanité de surcroît

en laquelle Il renouvelle tout son Mystère.


Et vous, ô Père,

penchez-vous vers votre pauvre petite créature,

« couvrez-la de votre ombre »,

ne voyez en elle que le « Bien-Aimé

en lequel vous avez mis

toutes vos complaisances ».

 

Ô mes Trois,

mon Tout,

ma Béatitude,

Solitude infinie,

Immensité où je me perds,

je me livre à vous

comme une proie.

Ensevelissez-vous en moi

pour que je m'ensevelisse en vous,

en attendant d'aller contempler

en votre lumière

l'abîme de vos grandeurs. Amen.

(Bienheureuse Elisabeth de la Trinité)

 

Je crois en Dieu, une dizaine de Chapelet aux intentions de la Sainte Vierge.

 

Parole de Dieu

 

Deuxième Lettre de Saint Paul aux Corinthiens 3, 16,-18

 

« Quand on se convertit au Seigneur, le voile tombe. Or, le Seigneur, c'est l'Esprit, et là où l'Esprit du Seigneur est présent, là est la liberté. Et nous, les Apôtres, qui n'avons pas, comme Moïse, un voile sur 1e visage, nous reflétons tous la gloire du Seigneur, et nous sommes transfigurés en son image avec une gloire de plus en plus grande, par l'action du Seigneur qui est Esprit ».

 

Deuxième Lettre de Saint Paul à Timothée 4, 7-8

 

« Je me suis bien battu, j'ai tenu jusqu'au bout de la course, je suis resté fidèle. Je n'ai plus qu'à recevoir la récompense du vainqueur : dans sa justice, le Seigneur, le juge impartial, me la remettra en ce jour-là, comme à tous ceux qui auront désiré avec amour sa manifestation dans la gloire ».

 

Deuxième Lettre de Saint Paul à Timothée 3, 14, 17

 

« Mais toi, tu dois en rester à ce qu'on t'a enseigné : tu l'as reconnu comme vrai, sachant bien quels sont les maîtres qui te l'ont enseigné. Grâce à elle, l'homme de Dieu sera bien armé, il sera pourvu de tout ce qu'il faut pour faire un bon travail ».

 

Message de Marie à Medjugorje du 25 février 1993

 

« Chers enfants, aujourd'hui Je vous bénis de Ma Bénédiction Maternelle, et Je vous invite tous à la conversion. Je désire que chacun de vous se décide à changer sa vie, et que chacun de vous travaille davantage dans l'Eglise, non par des paroles ni par la pensée, mais par l'exemple, afin que votre vie soit un joyeux témoignage de Jésus. Vous ne pouvez pas dire que vous êtes convertis, car votre vie doit devenir une conversion de chaque jour. Pour comprendre ce que vous devez faire, petits enfants, priez, et Dieu vous donnera ce que concrètement vous avez à faire et en quoi vous devez changer. Je suis avec vous, et Je vous mets tous sous Mon Manteau. Merci d'avoir répondu à Mon appel ».

 

Méditation

 

« Comprenons bien que le Ciel est la perfection de tout l'être, si bien que la Très Sainte Vierge est mieux que jamais « conferens omnia verba haec in corde sua » (Celle qui garde toutes les paroles dans Son Cœur) et communier à Son Cœur, c'est répondre à tout l'amour.

De plus la communion au Cœur de Marie, actuellement, nous unit à tous Ses désirs pour tous les besoins actuels de l'Eglise. Ce n'est pas à nous les petits de préciser. Communions au Cœur de notre Mère, de celle qui porte tous les soucis, et Elle nous entraînera au milieu de la gloire actuelle de Dieu et de besoins actuels de la Sainte Eglise.

Livrons-nous donc à cette communion sans précision de notre part, mais en tout abandon à Son action, qui pourra nous entraîner vers tel mystère ou nous faire prier à telle intention ; mais à vrai dire, la communion dans la nuit de la Foi, abstraction faite de toute conception personnelle et de tout désir, comprend tout et nous permet de réaliser notre mission d'amour et vis-à-vis de Dieu et à l'égard de nos frères. Profiter du contact avec telle misère pour communier à l'immense prière de Marie pour ça et pour tout.

Nous livrer à Marie pour lui procurer la joie maternelle de nous faire du bien en nous communiquant l'amour et en nous entraînant ainsi à aimer Son Divin Fils et ses autres enfants, nos frères.

Le Cœur de Marie est le foyer de l'Amour. Il n'est que de nous y maintenir par la Foi et la confiance, et nous serons embrasés ».

(Père Gabriel Jacquier, « La Vie Mariale, Les Carnets Noirs »)

 

« L’acte (de consécration) parle de la « servitude » et contient un paradoxe semblable à celui des paroles de l’Évangile selon lesquelles il faut perdre sa vie pour la trouver (Mt 10, 39). L’amour, en effet constitue l’accomplissement de la liberté, mais en même temps l’appartenance, c’est-à-dire le fait de ne pas être libre, fait partie de son essence. Toutefois, ce fait de « ne pas être libre » dans l’amour n’est pas perçu comme un esclavage mais bien comme une affirmation de liberté et comme son accomplissement. L’acte de consécration dans l’esclavage indique donc une dépendance singulière et une confiance sans limites. En ce sens, l’esclavage (la non-liberté) exprime la plénitude de la liberté de la même manière que l’Évangile parle de la nécessité de perdre sa vie pour la trouver dans sa plénitude ».

(Bienheureux Jean-Paul II, Voyage en Pologne à Czestochowa, 4 juin 1979)

 

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Prières

 

Prière consécratoire

 

Je me consacre aujourd'hui, dans la Communion Marie Reine de la Paix, à la Très Sainte Trinité par les mains de Marie ma Mère. Je me livre et consacre totalement à Son Cœur Immaculé, pour qu'Elle me conduise parfaitement à la demeure du Cœur Humain et Divin de Jésus. En Esprit de réparation et d'adoration, je me fais serviteur de l'Humble Servante du Seigneur pour être tout à Lui par Elle, avec Elle et en Elle ; Elle à qui Il a confié tout l'ordre de la Miséricorde. Pour cela, je j'engage à faire ce que ma Reine et ma Mère nous a demandé à Fatima et à Medjugorje, à savoir : pratiquer le jeûne et la récitation du Rosaire, vivre intensément la Parole de Dieu, offrir des petits sacrifices et consacrer ma vie au triomphe du Cœur Immaculé de Marie. Amen.

Chant de Consécration

 

Ô Marie, vivant dans la pensée du Père,

Ô Marie, vivant dans le Corps du Fils,

Ô Marie, vivant dans les Larmes de l'Esprit.

 

Mère de tous les vivants,

dans le Cœur de la Trinité très Sainte,

je me consacre à Toi, Marie.

 

Ô Marie, vivant dans le Sein du Père,

Ô Marie, vivant dans le Cœur du Fils,

Ô Marie, vivant dans l'Effusion de l'Esprit.

 

Mère de tous les vivants,

dans le Cœur de la Trinité très Sainte,

je me consacre à Toi, Marie.

 

Ô Marie, couronnée par la Tendresse du Père,

Ô Marie, couronnée par la Main transpercée du Fils,

Ô Marie, couronnée par l'Ardeur de l'Esprit Saint.

 

Mère de tous les vivants,

dans le Cœur de la Trinité très Sainte,

je me consacre à Toi, Marie.

 

Fin de la Retraite de Consécration

 

Textes extraits du livre « Retraite de Consécration à la Sainte Trinité par Marie », aux Editions des Béatitudes, pour commander le livre, cliquer ICI

 

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Vous désirez officialiser votre consécration ?

 

Voici maintenant l'instant solennel où chacun, personnellement et par écrit, va s'engager en remplissant l'acte de consécration et le garder précieusement. Comme le recommande Saint Louis-Marie Griginon de Montfort, vous pouvez chaque année, à la même date, la renouveler.

 

Deux propositions

La première, est de rejoindre la Communion Marie Reine de la Paix. La Retraite qui s'achève aujourd'hui a été réalisée à partir du livre qu'elle a réalisé. Pour ce faire, contacter la Communion Marie Reine de la Paix : communionmariereine@gmail.com en renvoyant le formulaire dûment rempli, que vous trouverez en téléchargement, en format Word: ici  Format PDF: ici. Pour plus de renseignements sur la C.M.R.P. Voir le site : www.mariereine.com

La seconde, est de rejoindre la Mission de l'Immaculée, mouvement d'Eglise faisant partie de la Famille Franciscaine, (dans lequel je prononce tout justement ma consécration ce 8 décembre). Pour plus de renseignements voir sur le site de la Mission de l'Immaculée : www.immaculee.org ou me contacter à franck.monvoisin.33@gmail.com

 

Merci de votre fidélité et d'avoir été très nombreux à suivre les prières de ces 33 jours de retraite, que la Très Sainte Vierge vous bénisse... !!!

 

Franck Monvoisin, laïc Franciscain,

rédacteur du blog Images Saintes.

 

9 octobre 2012

O Ignis Spiritus Paracliti

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O Ignis Spiritus Paracliti

Séquence du Saint Esprit

Un texte de Sainte Hildegarde de Bingen

Docteur de l'Eglise

O ignis Spiritus Paracliti,
vita vite omnis creature,
sanctus es vivificando formas.

Sanctus es ungendo periculose fractos,
sanctus es tergendo fetida vulnera.

O spiraculum sanctitatis, o ignis caritatis,
o dulcis gustus in pectoribus
et infusio cordium
in bono odore virtutum.

O fons purissimus,
in quo consideratur, quod Deus alienos colligit
et perditos requirit.

O lorica vite
et spes compaginis membrorum omnium
et o cingulum honestatis,
salva beatos.

Custodi eos,
qui carcerati sunt ab inimico,
et solve ligatos,
quos divina vis salvare vult.

O iter fortissimum, quod penetravit omnia
in altissimis et in terrenis et in omnibus abyssis,
tu omnes componis et colligis.

De te nubes fluunt, ether volat,
lapides humorem habent,
aque revulos educunt
et terra viriditatem sudat.

Tu etiam semper educis doctos,
per inspirationem sapientie letificatos.

Unde laus tibi sit,
qui es sonus laudis
et gaudium vite,
spes et homor fortissimus,
dans premia lucis.

 

O Feu du Paraclet consolateur

 

O Feu du Paraclet Consolateur

vie de la vie de toute créature:

tu es sai nt, qui donne la vie aux formes.

 

Tu es saint, qui soulage les grands blessés,

tu es saint qui purifie les blessures fétides.

 

O Souffle de sainteté, feu de Charité,

Douceur qui s'installe dans les corps,

infusée dans le coeurs,

dans le parfum de toutes les vertus.

 

O Fontaine des plus claires,

qui montre comment Dieu rassemble ceux qui errent

et cherche ceux qui sont égarés.

 

O Bouclier de la vie

espoir d'union de tous les membres,

Toi, ceinture de la vertu:

sauve les bienheureux.

 

Garde ceux que l'ennemi enchaîna,

délivre les asservis,

que la puissance divine choisi de sauver.

 

O Voie puissante,

pénétrant en tous lieux,

dans le haut des Cieux et sur terre

et jusque dans les abîmes:

tu réunis et rassembles tous.

 

Tu fais flotter les nuages et voler les airs

tu fais que les rochers exhalent leurs vapeurs,

que les bateaux se forment en ruisseau

et que la terre exsude la croissante verdure.

 

Et toujours tu enseignes

à ceux qui ont soif d'apprendre

rendus heureux par ta sagesse.

 

Loué sois-tu,

en qui résonnes les louanges

et joie de la vie,

espoit et honneur puissant,

qui prodigue les dons de la lumière.

1 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Deuxième jour

Condition requises pour gagner l'Indulgence du « Grand Pardon d'Assise »

 

C'est une véritable consolation, dit un pieux auteur, de voir chaque année, le 2 août, les fidèles des deux sexes, de tout âge, de toute condition, se porter avec empressement aux églises des Frères Mineurs pour y gagner l'Indulgence précieuse que l’Église accorde en ce jour à ses enfants. Mais il y a beaucoup trop de chrétiens qui en demeurent privés, parce que, ignorant le moyen de se procurer un si grand bien, il négligent ce qui est le plus nécessaire. Or, les Souverains-Pontifes ont imposé trois œuvres comme condition indispensables pour gagner l'Indulgence : la Confession Sacramentelle, la Communion et la visite de l'église privilégiée, dans laquelle ont doit prier selon l'intention des Pontifes qui ont accordé et confirmé la faveur. Il n'est pas nécessaire que les deux premières conditions soient remplies dans cette église ; il suffit qu'on y fasse la visite.

L’Indulgence a cours depuis les Premières Vêpres du 1er août jusqu'au coucher du soleil du jour suivant. On peut réciter les prières que l'on veut, pourvu qu'elles soient faites selon l'intention du Souverain-Pontife. Lorsqu'on s'est réservé à soi-même la première Indulgence, il faut appliquer les autres aux Âmes du Purgatoire. Pour en gagner plusieurs, il est nécessaire de renouveler les visites, c'est à dire de sortir de l'église et d'y rentrer pour y prier de nouveau suivant les intentions du Souverain-Pontife. Je dois tenir beaucoup à gagner cette rare Indulgence du Pardon ; car, outre les avantages que j'en puis retirer je fais une chose souverainement agréable au Cœur Divin de mon Sauveur : je contente également le Cœur Immaculé de Marie ma bonne Mère : car plus d'une fois, dit un auteur, elle apparut aux fidèles dans ce temple béni de la Portioncule, portant Son Fils dans Ses bras, et leur donnant Sa bénédiction Maternelle comme pour applaudir à ce saint exercice.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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2 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Troisième jour

Excellence et nécessité de la pureté pour arriver à la sainteté et au parfait amour de Jésus et de Marie

 

Les Saints et les maîtres de la vie spirituelle nous enseignent que la pureté est, de toutes les vertus morales, celle qui sanctifie le plus une âme, la rend la plus semblable aux Anges et la plus chère au Divin Jésus et au Cœur Immaculé de Marie. L'apôtre Saint Paul va jusqu'à dire qu'une âme est principalement sainte, quand elle s'abstient de toute impureté, de toute pensée, de tout désir qui pourrait le souiller. Ailleurs, il dit qu'une personne qui se maintient pure et chaste sera nécessairement sainte de corps et d'esprit. Dans plusieurs autres endroits il donne le beau nom de sanctifications à l'angélique vertu de pureté. En somme, dit Saint Jean Chrysostome, il n'y a pas de sujet sur lequel Saint Paul déploie plus de force et d'énergie. Il en parle dans toutes ses Lettres soit à de simples particuliers, comme son Épître à Timothée, soit à des Églises, comme ses Épîtres aux Hébreux, aux Romains, aux fidèles de Thessalonique et de Corinthe. Quoi d'étonnant, dit un auteur, quand on sait que, plus la chasteté éloigne l'homme de toute souillure, plus elle lave, éclaire, orne et sanctifie son âme.

Il n'y a pas de vertu, dit Saint Cyprien, qui rende semblable aux Anges comme la chasteté, parce qu'avec elle il vit dans sa chair comme s'il n'en avait point et qu'il fût un pur esprit. Saint Jean Chrysostome va plus loin encore : une âme pure et chaste, dit-il est en quelque sorte supérieure aux Anges mêmes, qui sont des esprits parce que pour demeurer chaste, il faut qu'elle dompte les inclinations du corps. Jésus aime tellement cette vertu, qu'en s'incarnant il n'accepta pour mère qu'une vierge consacrée par le vœu de chasteté. Il voulut trouver la virginité dans celui qui fut son nourricier et son gardien, il la voulut trouver dans son précurseur. Il permit à ses ennemis de censurer ses actions, et de le calomnier de toutes les manières, mais il ne permit jamais qu'on attaquât sa pureté ; de plus il ne consentit pas que le Démon l'osât tenter de ce côté dans le désert. Marie aima tellement aussi cette belle Vertu que, pour la conserver, elle eût renoncé même à son éminente dignité de Mère de Dieu. « O Sainte, ô admirable vertu ! Que tu es belle, que tu es précieuse, que tu es sublime ! Que prix n'est pas au-dessous d'une âme continente et chaste ! » dit le Saint Esprit. Angélique vertu, désormais tu feras les délices de mon cœur, comme tu es l'objet des complaisances et des tendresses du Divin Cœur de mon Jésus et du Cœur Immaculé de Marie ma tendre Mère.

O Jésus et Marie, les bien-aimés de mon cœur, prosterné à Vos pieds, je me propose fermement, avec Votre secours de ne commettre jamais la moindre faute contre cette angélique Vertu, et de réparer par la pénitence celles que j'aurais eu le malheur de commettre ! Ainsi soit-il.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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1 juillet 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

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Trente-deuxième jour

Comment tout peut servir à nous faire penser continuellement à ce divin Sauveur

 

Voix de Jésus

 

« Ce n'est point assez de t'avoir enseigné, ô mon fils, à t'unir à Moi dans toutes tes actions; Je veux t'enseigner encore à Me voir en tout et partout, afin que ton cœur soit désormais inséparable du Mien, comme les yeux de Ma Providence sont toujours ouverts sur ta faiblesse et ta misère; comme les yeux de Mon Amour restent toujours fixés sur ton âme, qui M'a été plus chère que la vie. O mon tendre fils, si tu M'aimais, tu saurais te faire de toutes les créatures comme autant de pieux symboles sous lesquels tu verrais Jésus et Son amabilité ravissante: dans l'immensité des Cieux, tu admirerais l'infinité de Mes perfections; dans l'astre majestueux du jour, tu contemplerais Ma Grandeur et Ma Gloire; l'élément du Feu te représenterait l'ardeur de Ma Charité; le pain qui te nourrit te rappellerait cet Aliment Divin que je daignai te léguer à la dernière Cène; les divers objets qui servent à tes plaisirs innocents ou à tes besoins, te diraient les douces attentions de Ma Providence, et dans tout ce qui a saveur, parfum, éclat, beauté, tu retrouverais la suavité, la bonne odeur de Jésus les doux charmes de sa beauté ineffable. Si tu M'aimais, comme ton âme s'élèverait au-dessus de tout ce qui vient frapper tes regards dans le culte de Mon Église! Ces Autels, dirais-tu, ces vases sacrés, ces ornements servent au renouvellement perpétuel du miracle le plus étonnant de l'Amour d'un Dieu pour les hommes. Qu'il est auguste ce temple ! que ce sanctuaire est vénérable ! C'est là que Mon Jésus daigne s'offrir pour moi tous les jours; là qu'Il daigne me nourrir de Sa propre Substance; là qu'Il daigne résider sans cesse et attendre ma visite, ne demandant qu'à répandre sur moi les effusions de Sa Miséricorde et de Son Amour. C'est ici que l'enfant de colère devient, par le baptême, enfant du Père céleste; que le pécheur s'humiliant aux pieds du prêtre, entend prononcer l'heureuse sentence de son absolution; que Jésus me parle et m'instruit par la bouche des prédicateurs de Son Évangile. Si tu M'aimais, à la rencontre du moindre de Mes Disciple, tu verrais en lui Mon image, et tu te souviendrais de cette parole de ton Sauveur: Ce que vous faites au plus petit de ceux qui croient en moi, c'est à Moi-même que vous le faites. Dans tes supérieurs, tu Me reconnaîtrais comme ton Père; dans tes égaux, comme ton Ami et ton Frère; dans les ministres de Mon Sanctuaire, comme ton Docteur et Ton Pasteur. A la vue des pauvres, tu te rappellerais Mon indigence volontaire; à la vue des malades et des infirmes, les souffrances de Ma Passion; à la vue de tous ceux qui sont dans l'infortune, les peines innombrables dont fut tissue Ma Vie mortelle. Ainsi tu profiterais de tout pour penser constamment à ton Jésus, et pour croître de plus en plus dans Son Amour ».

 

Réflexion

 

Heureux, trois fois heureux le cœur qui aime assez pour éprouver le besoin de voir en tout et partout l'image du divin Jésus, et qui, pour atteindre à cette perfection, fait servir tout ce qui frappe ses sens à lui en rappeler le tendre souvenir! Si je m'étais aidé de ce moyen toujours facile et qui est toujours à ma portée, que j'aurais fait de progrès dans la douce voie de l'amour! Non, je n'ai pas besoin de monter au ciel pour y trouver celui que mon cœur doit chérir uniquement; je n'ai pas besoin de passer au delà des mers: il est près de moi. Que dis-je ? il est en moi-même: oui, tout en moi doit me rappeler Jésus et ses admirables bienfaits: cette langue sur laquelle tant de fois a reposé son corps adorable, ce cœur qui si souvent lui a servi de trône et de sanctuaire après la communion; tout mon être qui a été, en quelque sorte, identifié avec ce doux Sauveur? Ne puis-je pas, ne dois-je pas me dire, suivant la pensée de saint Paul, que mes membres sont devenus ses membres, qu'il demeure en moi et moi en lui? Dès lors, ne dois-je pas vivre comme en la présence continuelle et sensible de cet hôte divin si aimant, si aimable, et malheureusement si peu aimé?

 

Pratique

 

1° Ne passez jamais près d'une église où repose le très-saint Sacrement, et n'y portez jamais, même de loin, vos regards, sans un pieux sentiment d'amour. 2° Que la vue d'un prêtre vous rappelle toujours le bien immense que Jésus vous fait par son auguste ministère, et les merveilleux pouvoirs qu'il lui a conférés en votre faveur.

 

De quelle manière Armelle Nicolas profitait de tout pour s'élever à Dieu

 

« Quand j'apercevais, disait cette pieuse amante de Jésus, un de ces animaux qui sont le symbole de la fidélité, qui ne quittent jamais leur maître, qui s'attachent à tous ses pas, qui, pour un morceau de pain, lui font mille caresses, oh! que cette vue m'était une puissante leçon d'agir de même envers mon Dieu, qui par tant de biens m'avait liée et attachée à son service? Quand je considérais, dans les champs, ces petits agneaux si doux, qui se laissent paisiblement conduire à la boucherie, je me représentais mon Sauveur, qui s'était ainsi laissé conduire à la mort sans dire un mot, et qui en cela m'apprenait à me rendre semblable à lui dans les rencontres difficiles à la nature. Si je voyais de petits poussins s'enfuir sous les ailes de leur mère, au même instant il me venait dans l'esprit que mon Jésus s'était comparé à cet oiseau domestique, afin de me donner confiance en lui, et de m'apprendre à me tenir cachée sous les ailes de sa providence, pour éviter la fureur du démon. En contemplant la beauté des prairies et des champs couverts de verdure et de fleurs, je disais en moi-même: « Mon bien-aimé est la fleur des champs et le lis « des vallées ». Je l'invitais à faire de mon âme le parterre de ses délices, et le conjurais de le « tenir si bien clos et scellé, qu'autre que lui n'y pût entrer jamais. A la vue des arbres pliant au gré des vents et de la mer qui ne franchissait jamais ses bornes: O Dieu! disais-je, que ne suis-je aussi docile aux mouvements et aux inspirations de votre divin esprit, pour ne passer jamais les bornes de vos adorables volontés? Le matin, quand d'une bluette de feu j'allumais un grand brasier, je disais : « O amour! si on vous laissait agir dans les âmes, que vous auriez bientôt fait de même! Si je voyais cultiver et ensemencer la terre, il me semblait voir mon Sauveur qui avait, dans tout le cours de sa vie, tant sué, peiné, travaillé pour cultiver les âmes, et y répandre la semence de sa doctrine céleste; et la pensée qu'il y avait si peu de terre qui portât de bons fruits, me causait des regrets inexprimables. Au temps des récoltes, quand je voyais le bon grain séparé de la paille, je me disais qu'autant il en serait fait au jour du jugement des bons et des mauvais. Enfin il n'y avait créature au monde qui ne me servit d'instruction, et ne m'inspirât toujours quelque pieux sentiment. C'est pourquoi je disais souvent à Dieu: « O mon amour! que vous avez su admirablement suppléer à mon ignorance ! je ne sais pas même lire; mais, par votre grâce, toutes choses m'instruisent si bien, qu'il me suffit de les voir pour sentir combien vous êtes aimable, et en prendre sujet de penser toujours à vous! » (Vie des Justes dans les humbles conditions de la société, par l'abbé Carron).

 

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2 juillet 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

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Trente-troisième jour

Zèle qui doit nous animer pour son Divin Cœur

Voix de Jésus


« O mon fils, si tu es fidèle à ce que Je t'ai enseigné pendant ce mois de grâce et de bénédiction, Je mettrai en toi Ma complaisance. Mais si tu te laisses pénétrer de tout l'amour que tu Me dois, il ne saura se contenir au dedans de toi-même: ce feu voudra se répandre; tu éprouveras un saint désir d'embraser tous les cœurs de cette Flamme Céleste que Je suis venu apporter sur la terre; et tu acquerras ainsi de nouveaux titres à la bienveillance de Mon Divin Cœur, tu gagneras ses faveurs de prédilection. Tu peux beaucoup par l'exemple: que tes frères voient reluire en toi Mes Vertus; qu'ils puissent dire de toi: « Voilà un vrai disciple de Jésus: ne retrouve-t-on pas en lui quelque chose de Son humilité, de Sa douceur, de Sa Charité ? » Alors, ils Me glorifieront dans les dons qu'ils verront briller en toi, et ils seront portés à t'imiter. Tu peux beaucoup par la prière: adresse-Moi d'humbles et ferventes supplications pour les autres, pour les pécheurs surtout dont la conversion donne tant d'éclat à Ma Miséricorde, et procure tant de joie au ciel, tu feras descendre sur eux des bénédictions précieuses, car la prière assidue de l'âme juste a bien de la puissance. Tu peux beaucoup par la parole: profite avec zèle, mais sans affectation, des occasions de dire à tes frères combien Je les aime, combien Je suis digne de leur amour, combien Mon joug est doux et mon fardeau léger, surtout combien il y a de douceur et de consolation à se donner sans réserve à Mon Cœur adorable. C'est là, ô mon fils, ce que J'attends, ce que Je désire de toi. Mais que ton zèle aussi se manifeste par un pieux empressement pour la dévotion à Mon Divin Cœur. Quand J'ai inspiré l'établissement de cette dévotion, j'ai voulu donner à Mon Église désolée par les ravages de l'hérésie et par le refroidissement de la Charité, un nouveau gage de Ma Tendresse; et ce M'est une hostie d'agréable odeur, que le zèle de Mes enfants chéris pour la pratiquer et la répandre: elle est si utile aux âmes, si féconde en fruits précieux pour l'éternité! Oui, Je Me plais à verser les grâces les plus abondantes dans les cœurs, qui, touchés de l'Amour dont Je suis embrasé pour les hommes, s'efforcent de M'en témoigner leur reconnaissance, et qui, justement contristés de tout ce que J'ai souffert et que Je souffre encore chaque jour de leur part dans le Sacrement de l'Autel, s'efforcent de réparer tant d'ingratitudes et tant d'outrages. A ceux là J'aime à dire, comme autrefois à Mes chers disciples: C'est vous qui M'êtes restés fidèles et Moi, Je vous prépare ce que Mon Père M'a préparé à Moi-même, le Royaume Céleste où Je vous ferai asseoir sur des trônes. Grande et magnifique promesse ! Car, ô mon fils, te rassasier des délices et de l'abondance de Ma Maison, te rendre participant de Ma Gloire, heureux de Mon Bonheur, que pourrais-je te donner au delà? »

 

Réflexion

 

Celui qui n'a point de zèle n'a point d'amour. Hélas! que j'ai donc peu aimé mon divin Sauveur, moi qui ai si peu fait pour la gloire de son cœur adorable! Ah! j'aurais pu si souvent, du moins par mes discours et mes bons exemples, insinuer le goût de la piété, rappeler le souvenir de mon Jésus, empêcher qu'il ne fût offensé, porter à un saint retour vers lui ceux qui ont le malheur de languir loin de cette source de la vie véritable; et je ne l'ai point fait.... Et que n'aurais-je pas pu par mes prières? Si j'avais pieusement gémi en présence de son cœur sacré pour les âmes qu'il a rachetées par son sang, quel bien j'aurais fait à celles qui sont captives du démon sur la terre; quel bien, à celles qui souffrent dans le Purgatoire! Et que de gloire en serait revenue à ce divin Sauveur dans le temps et dans l'éternité! Combien aussi j'aurais pu multiplier les réparations qui lui sont si justement dues pour toutes les offenses dont il est l'objet! Que de fois j'aurais pu le visiter, lui offrir, lui donner mon cœur pour tant de chrétiens infidèles qui l'abreuvent d'amertume! O Jésus! je suis coupable, trop coupable; après toutes les bontés dont vous m'aviez comblé, deviez-vous donc attendre de moi si peu de zèle? Ah ! puissé je désormais, et jusqu'à mon dernier soupir, vous aimer sans mesure, et vous dédommager, par ma ferveur, de l'ingratitude de tous ceux qui vous oublient et qui vous offensent!

 

Pratique

 

1° Portez les autres, le plus souvent que vous pourrez, à l'amour de Jésus, et inspirez, autant que votre état et votre position vous le permettent, la dévotion à son Sacré-Cœur. 2° Chaque vendredi, ou du moins le premier vendredi de chaque mois, offrez-lui quelque acte de mortification en réparation de tous les outrages qu'il daigne souffrir, par amour pour nous, dans l'adorable Eucharistie, et récitez pieusement au pied des saints autels quelque formule d'amende honorable.

 

Consécration de Marseille au Divin Cœur de Jésus

 

« Un bâtiment venant des échelles du Levant, et arrivé à l'Ile d'If, le 25 mai 1720, répandit en France le fléau redoutable de la peste. Le mal se manifesta dans les premiers jours de juillet, et fit en peu de temps de rapides progrès. Presque toute la Provence en fut atteinte. Mais ce fut à Marseille que la contagion se déploya avec le plus de fureur. Elle était encore accrue par les chaleurs de l'été, qui sont très-ardentes dans cette ville. Bientôt la mortalité fit les plus grands ravages. Le nombre des pestiférés augmentait tous les jours. La maladie ne durait pas plus de vingt quatre heures. Dans cette situation désespérante, où la pitié était étouffée par la peur, et où chacun tremblait pour soi, la ville fut heureuse de renfermer de ces hommes intrépides et charitables, que le danger n'effrayait pas, ou qui savaient le braver. Le clergé surtout se montra digne de son auguste ministère. Les prêtres des paroisses, les religieux rivalisèrent de zèle et de dévouement. Assidus dans les maisons des malades et dans les hôpitaux, ils portaient à tous les secours de la religion et les consolations nécessaires au milieu de cette désolation générale. Ils couraient de lit en lit, assiégeant sans effroi ces asiles assiégés par la contagion. L'évêque de Marseille, M. de Belzunce, les soutenait par son exemple. Loin d'écouter des conseils timides, il était resté au milieu de son troupeau, et remplissait les fonctions de père et de pasteur, visitant les malades, secourant les pauvres, et montrant tout le courage qu'inspire une héroïque charité. Il ne périt point, mais plus de deux cent cinquante prêtres et religieux furent victimes de leur zèle, et la contagion enleva en tout environ cinquante mille âmes. Elle était encore dans sa plus grande force, lorsque, le 7 septembre, les échevins lurent, au nom de la ville, et entre les mains de l'évêque, le vœu solennel de doter un hôpital pour les orphelins. Le 1er novembre, jour où l'Église célèbre la fête de tous les Saints, M. de Belzunce fit une procession solennelle pour toucher la colère de Dieu. Il marcha la corde au cou, les pieds nus, et tenant la croix dans ses mains, et célébra les saints mystères sur un autel dressé en plein air. Là, après avoir exhorté son peuple à fléchir le ciel par ses prières, il consacra la ville au cœur de Jésus; et depuis, les échevins s'engagèrent, par une délibération, à entendre tous les ans la messe, le jour du Sacré Cœur, à y offrir un flambeau orné de l'écusson de la ville, et à se trouver, le soir, à une procession générale en action de grâces de la cessation du fléau; cérémonie qui fut longtemps ponctuellement observée, et qui, après avoir été interrompue par la révolution de 93, fut rétablie sous la restauration. A dater de ce jour, aucun malade ne mourut de la peste, et la ville fut délivrée ». (Mémoires pour servir à l'histoire ecclésiastique, tome I).

 

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Acte de consécration au Sacré cœur de Jésus à la fin du Mois du Sacré Cœur

 

O Cœur Adorable de Jésus ! le plus tendre, le plus généreux, le plus aimable de tous les cœurs; ô Vous qui êtes tout embrasé d'Amour pour moi sur cet Autel, où les Anges ne cessent de Vous adorer, anéantis devant Votre Majesté infinie! Je viens, pénétré de reconnaissance à la vue de Vos bienfaits, et de douleur à la vue des ingratitudes des hommes, je viens me consacrer à Vous sans réserve et sans retour; je viens me dévouer comme une victime d'expiation pour mes péchés et pour ceux de mes frères, et en particulier pour les outrages qui ont été commis et qui se commettent encore trop souvent contre le Sacrement de Votre Amour ineffable. Puissé-je, par ma contrition et par ma ferveur, dédommager Votre Amour méconnu et réparer les torts faits à votre gloire! Puissé-je employer ma vie à propager Votre culte et à Vous gagner des cœurs! Vous serez désormais mon refuge dans mes peines, ma lumière, mon espérance, ma force, ma consolation et mon tout. C'est à Vous et par Vous seul que j'offrirai mes actions, mes prières et mes larmes; ce seront Vos sentiments et Vos désirs qui régleront ma conduite: en les suivant, je marcherai toujours dans les sentiers de la justice et de la paix. Recevez donc mon cœur, ô Jésus, ou plutôt prenez-le Vous-même; changez-le pour qu'il soit digne de Vous; rendez-le doux, humble, pénitent et généreux comme le Vôtre, en l'embrasant de Votre Amour. Cachez-le dans Votre Cœur, en l'unissant au Cœur Immaculé de Marie et à ceux de tous Vos fidèles serviteurs, afin que je ne le reprenne jamais. Ah! plutôt mourir que de jamais offenser ou contrister Votre Cœur Adorable, à l'amour duquel je désire être sans réserve, à la vie, à la mort, éternellement. Ainsi soit-il!

 

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Amende honorable au Sacré Cœur de Jésus

 

O Cœur Adorable de mon Sauveur et de mon Dieu, me voici prosterné en Votre Divine Présence avec le respect le plus profond, la douleur la plus vive et l'amour le plus ardent qu'il m'est possible. Je viens Vous faire amende honorable pour tous les infidèles, qui ne suivent que les impulsions de la nature corrompue, pour tous les hérétiques qui refusent de Vous adorer dans l'Eucharistie, pour tous les mauvais catholiques qui Vous reçoivent indignement, et pour tant d'âmes tièdes qui Vous reçoivent sans préparation et par coutume. Mais comme Vous voulez que je Vous satisfasse plus particulièrement pour moi, je Vous fais surtout amende honorable, ô Sacré Cœur de Jésus, pour toutes les fois que je me suis approché de vous sans ferveur, pour ma négligence à m'en approcher, pour mon peu de respect dans les lieux où la Foi m'apprenait que Vous résidiez, pour mes ingratitudes sans nombre dont je suis pénétré de douleur, et dont je Vous demande un million de fois pardon. Miséricorde, mon Dieu, Miséricorde pour moi, pour les infidèles, pour les hérétiques, pour les mauvais catholiques et pour tous ceux qui n'apportent pas à la Table Sainte la piété, l'amour ardent qui Vous sont dus à tant de titres! Laissez-Vous toucher à mes gémissements et à mes larmes; souvenez-Vous que vous ne pourriez me traiter selon ce que je mérite sans perdre le prix infini de Votre Sang Adorable. Je devrais, sans doute, être immolé à Votre Justice, mon Seigneur et mon Dieu! Mais je sais que Vous Vous plaisez à faire Miséricorde: rendez-moi digne de la mériter; changez mon cœur, afin que je ne vive plus que par Vous et pour Vous. Ainsi-soit-il.

 

Fin du Mois du Sacré Cœur

 

Téléchargez l'intégralité des méditations du Mois du Sacré Cœur (pdf) en cliquant ici

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Prochain Mois de Dévotion, le Mois de l'Assomption : Rendez-vous le 31 juillet

30 juin 2012

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

Le Mois du Sacré Cœur de Jésus

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Trente-et-unième jour

Union habituelle que l'âme fidèle doit entretenir avec son divin cœur

 

Voix de Jésus

 

« Je t'ai déjà montré, ô mon fils, les principaux caractères du vrai Chrétien, caractère que tu dois t'efforcer d'imprimer en toi-même pour que ton cœur soit digne du Mien: tu as pu comprendre ce que tu dois avoir de détachement du monde, de douceur, de résignation pieuse dans les afflictions, de Miséricorde, de zèle pour la justice et la perfection, de pureté de cœur, d'amour de la paix, de généreuse fermeté au milieu de la persécution endurée pour la justice. Si tu accomplis fidèlement ces devoirs, tu Me seras agréable, tu deviendras un membre chéri de Mon Corps Mystique, un des bien-aimés de Mon Divin Cœur. Mais Je veux encore t'apprendre comment les âmes pieuses s'appliquent à entretenir leur union habituelle avec Moi, comment un cœur tout dévoué au Cœur de Jésus nourrit sans cesse par ses soupirs la Flamme Céleste qui Le dévore. Dans ses discours il s'unit à Mes discours, et il se plaît à parler de Mon Amour incomparable; dans ses repas il se souvient de Mes jeûnes, de Mes mortifications; il s'unit à la tempérance, à la réserve et à la modestie qui présidaient, en Ma Divine Personne, aux tables où Je daignais M'asseoir; dans le sommeil il s'unit à la paix, à l'innocence, à la Sainteté de Mon repos; dans la veille, il agit avec Moi, sanctifiant ce qu'il fait par ce que J'ai fait de semblable sur la terre; il agit comme Moi, s'efforçant d'imiter en tout Ma perfection; il agit par Moi, sous l'impulsion de Ma Grâce et de Mon Amour; il agit pour Moi, ne cherchant d'autres avantages que Ma Gloire et le bon plaisir de Mon Divin Cœur. S'il est seul, il s'unit à la solitude de son Jésus qui, loin du monde, et se séparant même de Ses chers Disciples, passait les nuits en prière sur la montagne. S'il se trouve au milieu des agitations du siècle, il s'unit à Moi conversant avec les enfants des homme, et répandant sur eux des paroles de grâce et de vérité. Mais c'est surtout dans ses exercices de piété qu'il s'unit à Moi plus intimement comme à l'auteur et au consommateur de la Foi, comme au principe, à l'objet, au but et au terme de toute la religion; comme à la source inépuisable des mérites qui seuls peuvent faire monter vers le Ciel les élans de sa dévotion en odeur de suavité: ainsi, il ne prie jamais qu'en Mon Nom, et en offrant au Père céleste la médiation toute-puissante de l'Agneau toujours immolé, toujours vivant. Regarde et fais selon ce modèle, ô mon fils! »

 

Réflexion

 

Cette vie d'union intime au Cœur de Jésus serait à la fois et un beau témoignage d'amour pour Lui, et la source la plus abondante de grâces et de bénédictions pour mon âme. Vivre avec Jésus, vivre comme Jésus, vivre par Jésus, vivre pour Jésus, quelle belle et douce vie, et de quelle riche moisson de gloire et de félicité éternelle une telle vie me serait le gage ! Pour cela, sans doute, il faut de l'application, il faut des efforts, ou plutôt il faut de l'amour, un amour généreux qui fixe les affections et toutes les puissances de l'âme au cœur du divin Maître Mais aussi ne serai-je pas amplement récompensé de cette application, de ces efforts, de cet amour, même dès ce monde, par la douce consolation d'être tout à celui qui seul a un droit souverain sur mon cœur; par le bonheur de penser que, si je suis en état de grâce, chacune des actions qui partagent ma vie, faites en union avec le Divin Médiateur, m'assurent autant de degrés d'une récompense éternelle? Récompense tellement précieuse que l'œil de l'homme n'a rien vu, que l'oreille de l'homme n'a rien entendu, que le cœur de l'homme n'a pu rien sentir qui en approche!

 

Pratique

 

1° Quand vos regards viendront à se porter sur une image du cœur de Jésus, qu'un tendre soupir d'amour resserre le nœud sacré qui doit lier votre cœur pour jamais à celui de votre aimable Sauveur. 2° Habituez-vous à vous unir intimement, dès votre réveil, à ses adorables dispositions, et renouvelez cet acte d'union au commencement et à la fin de vos actions principales. Pour qui sait aimer, il y a bien de la douceur dans ces pieux élans d'un cœur chrétien qui s'efforce de ressembler à son divin modèle.

 

Bel exemple d'union habituelle de l'âme avec le Divin Maître

 

Rien de plus édifiant que les dispositions intérieures d'Armelle Nicolas, pieuse servante morte à Vannes, en 1671, comblée des grâces et des bénédictions du ciel. « Le divin amour, disait-elle au sujet de l'emploi qu'elle faisait habituellement de sa journée, le divin amour m'avait appris à l'avoir si continuellement en vue, que, depuis le matin jusqu'au soir, je n'avais d'autre objet en ma pensée; et si parfois j'en étais tant soit peu distraite, aussitôt je me remettais en la sainte présence de mon Dieu. Dès mon réveil, je me jetais entre les bras de mon divin Sauveur, comme un enfant entre ceux d'un père tendrement chéri; je me levais pour le servir et pour travailler à lui plaire. Si j'avais du temps pour vaquer à l'oraison, je me tenais à genoux et je lui parlais comme si je l'eusse vu de mes propres yeux. Là, je m'offrais toute à lui; je le priais qu'en moi fussent accomplies toutes ses volontés, qu'il ne permit pas que je l'offensasse en la moindre chose. Souvent je n'avais pas le loisir de réciter une courte prière dans toute la journée; mais mon cœur était aussi satisfait de travailler pour Dieu que de le prier, parce qu'il m'avait appris que tout ce qui est fait pour son amour est une véritable oraison. En m'habillant, je me tenais toujours en son adorable présence, et j'aimais à penser que c'était son amour qui me fournissait de quoi me vêtir. Quand ensuite j'allais au travail, mon Jésus ne me laissait point, ni moi non plus je ne le quittais pas, et je me trouvais aussi unie à lui que lorsque j'étais à la prière. Si je prenais mes repas, il me semblait que chaque morceau m'était présenté par sa divine Providence, et que lui-même prenait soin de me nourrir: ma reconnaissance en était accrue d'autant et enflammait de plus en plus mon amour. Quand les hommes me persécutaient par leurs paroles et leurs mauvais traitements, et les démons par leurs tentations et leurs vains artifices, aussitôt je m'adressais à mon aimable Sauveur; il me semblait le voir me montrer son cœur transpercé, ses plaies ouvertes pour m'y renfermer et m'y conserver en assurance; je m'y cachais comme dans une citadelle, et j'y étais plus forte que tout l'enfer. Le soir venu je m'endormais comme un enfant sur le sein de sa mère, en louant et en bénissant mon père céleste; et souvent le doux sentiment de l'amour me réveillait si fort, que je passais les nuits sans dormir, et les employais tout entières à aimer une bonté si aimable, qui ne m'abandonnait jamais, qui veillait toujours attentive à moi, sa chétive créature... O bonté infinie de mon Dieu, que votre amour est grand! Quelle union que celle qui ne s'interrompt jamais! Mon Dieu, ce n'est plus moi qui vis, c'est vous qui daignez vivre en moi ». (Vie des Justes dans les humbles conditions de la société, par l'abbé Carron.)

 

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5 août 2012

Le Mois de l'Assomption

Le Mois de l'Assomption

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Sixième jour

Neuvaine préparatoire à l'Assomption, pour les dévots serviteurs de Marie

 

Les Chrétiens dévoués à Marie, dit Saint Alphonse, mettent leur soin et leur ferveur à célébrer les Neuvaines de Ses Fêtes, et pendant ce temps la Sainte Vierge est tout amour pour leur distribuer sans mesure Ses Grâces les plus spéciales. Jésus Christ Lui-même promit un jour à Sainte Gertrude de recevoir avec une affection particulière tout ceux qui se prépareraient à célébrer dévotement la Fête de l'Assomption. La même Sainte vite une autre fois, sous le manteau de la Sainte Vierge, une foule d'âme que Notre Dame regardait avec affection ; elle comprit que c'étaient elles qui, dans les jours précédents, s'étaient disposées par de pieux exercices à solenniser d'Assomption.

De toutes les Fêtes établies en l'honneur de Marie, la plus pompeuse est celle de l'Assomption, que l'on peut appeler le résumé et le couronnement de toutes les autres, et qui renferme quatre grands mystères : la Mort de la Très Sainte Vierge, Sa Résurrection, Son Assomption en corps et en âme et Son Couronnement dans le Ciel. Aussi dispense-t-elle en ce jour Ses grâces et Ses faveurs avec plus de profusion que jamais. Je dois donc m'y préparer par une fervente Neuvaine, pendant laquelle je ferai les exercices suivants :

1) Tous les jours ; si je le puis, j'assisterai avec dévotion à la Sainte Messe pour remercier l'Adorable Trinité des Grâces qu'Elle a prodiguées à Marie, surtout au jour de Sa Glorieuse Assomption et dans ce but, je réciterai les prières indiquées au jour suivant. Cette offrande de la Messe en reconnaissance des grâces, dont Marie a été l'objet, Lui est souverainement agréable, comme Elle-même l'a révélé, au rapport de Saint Alphonse : en effet, ne pouvant reconnaître suffisamment toutes les faveurs que le Seigneur lui a dispensées, la Sainte Vierge voit avec satisfaction que ses enfants l'aident à payer sa dette.

2) Je tâcherai de faire chaque jour une visite à Marie dans une église qui lui soit consacrée, où du moins devant une de ses images, et je réciterai dévotement 12 je Vous salue Marie, en l'honneur des 12 principales vertus qu'Elle a pratiquées pendant Sa vie et pour lesquelles Elle a reçu, au jour de Son Assomption, une couronne de douze étoiles. Plusieurs fois, dit le Père Rossignoli, Elle a fait connaître que cette pratique lui était fort agréable.

3) Dans le cours de cette Neuvaine, je m'approcherai de la Sainte Communion le plus souvent que mon directeur me le permettra, pour honorer Marie ma Mère, en Lui offrant le Cœur même de Jésus pendant que je le posséderai en moi-même. Le Père Segneri assure qu'on ne peut mieux honorer Marie qu'avec Jésus.

4) Je pratiquerai, pendant ces jours, différents actes de vertu et de mortification intérieure et extérieure que j'offrirai à la Très Sainte Vierge au jour de Sa Fête. Marie, si bonne et si aimante, ne manquera pas de récompenser largement ces offrandes qu'Elle accueille si favorablement.

5) Je passerai ces jours dans un grand recueillement, et, s'il se peut, dans une sorte de retraite. Surtout je m'abstiendrai avec un soin tout spécial, de tout ce qui pourrait causer la poindre peine au Divin cœur de mon Jésus et au Cœur Immaculé de Marie ma bonne Mère.

Enfin, au jour de la Solennité, après la Communion, je me dédierai particulièrement au service de Marie comme je l'ai fait autrefois ; je la choisirai de nouveau pour ma Souveraine, mon Avocate et ma Mère, et je renouvellerai la résolution de l'honorer, de l'aimer et de mieux la servir à l'avenir. Dans les neuvaine préparatoires aux autres Fêtes de Marie, je fera autant que possible, les mêmes exercices.

 

Texte extrait de « Deux mois sanctifier par la prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Éditions Saint Jean

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