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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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24 octobre 2018

Saint Paul VI

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Saint Paul VI

1963-1978

Le Pape écartelé

Fête le 26 septembre

 

Jean-Baptiste Enrico Antoine Marie Montini est né le 26 Septembre, 1897 à Concesio (Lombardie), d'une riche famille de la classe supérieure. Son père, qui avait une formation d'avocat, était éditeur, et un courageux promoteur de l'action sociale. Il fut un enfant intelligent, mais fragile, qui reçut son éducation chez les Jésuites, près de la maison paternelle à Brescia. Après son entrée au séminaire en 1916, il a été autorisé à séjourner à la maison paternelle en raison de sa santé précaire.

Après son ordination en 1920, il fut envoyé à Rome pour étudier à l'Université Grégorienne et à l'Université de Rome, en 1922 il a été transféré à l'Accademia dei Nobili Ecclesiastici afin de poursuivre son étude de diplomate et les études de droit canon à la Grégorienne.

En 1923, il fut envoyé à Varsovie comme attaché à la nonciature, mais il fut rappelé à Rome en 1924, en raison des effets qu'avaient le climat hivernal de la Pologne sur sa santé, là, il fut affecté au bureau de la Secrétairerie d'Etat où resta pendant trente ans. Outre l'enseignement à l'Accademia dei Nobili Ecclesiastici, il fut nommé aumônier de la Fédération des étudiants de l'université catholique italienne (FUCI), cette mission devait avoir un effet décisif sur ses relations avec les fondateurs du parti Démocrate Chrétien de l'après-guerre. En 1937, il a été nommé substitut des affaires ordinaires par le cardinal Pacelli, secrétaire d'État, et il l'a accompagné à Budapest en 1938 à l'occasion du Congrès eucharistique international.

Lors de l'élection de Pie XII en 1939, Pacelli comme Montini ont étés confirmé à leurs postes dans la nouvelle secrétaire d'État, par le cardinal Luigi Maglione. Lorsque ce dernier est décédé en 1944, Montini a continué de s'acquitter de ses fonctions sous le contrôle direct du pape. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, il a été chargé d'organiser le vaste travail de secours et de soins des réfugiés politiques.

Dans le secret du consistoire de 1952, le Pape Pie XII a annoncé son intention d'élever Montini et Domenico Tardini au Sacré Collège, mais ils avaient tous les deux demandé à en être dispensés. En revanche, à tous les deux, il a conféré à tous le titre de prosecrétaire d'État. L'année suivante, Montini est nommé archevêque de Milan, sans avoir le titre de cardinal. Il a pris possession son nouveau diocèse le 5 janvier 1955 et bientôt, il fut surnommé "l'archevêque des ouvriers." Il a revitalisé le diocèse entier, prêchant le message social de l'Évangile, travaillant pour conquérir toutes les classes sociales, promouvant l'enseignement Catholique à tous les niveaux et soutenant la presse Catholique.

Son impact sur la ville à cette époque était tellement grand qu'il a attiré l'attention du monde entier. Au conclave de 1958, son nom a été souvent mentionné, et au premier consistoire du Pape XXIII, en décembre de cette même année, il a été l'une des 23 prélats élevés à la dignité cardinalice avec son premier nom de la liste. Sa réponse à l'appel du Concile a été immédiate et même avant, il avait déjà été identifié comme un ardent défenseur du principe de collégialité. Il a été nommé à la Commission préparatoire de Vatican II et aussi à la Commission technique et d'organisation.

À la mort du Pape Jean XXIII, Montini a été élu le 21 Juin 1963, pour lui succéder. Dans son premier message au monde, il s'est engagé à une poursuite de l'oeuvre engagée par Jean XXIII. Tout au long de son pontificat, la tension entre la primauté papale et la collégialité de l'épiscopat a été une source de conflit. Le 14 Septembre 1965, il a annoncé la création du Synode des Évêques, appelé par le Conseil des pères, mais certaines questions qui semblait convenir à la discussion par le Synode, ont été réservés à lui-même. La question du célibat a été enlevée du débat de la quatrième session du Concile, a fait le sujet d'une encyclique, le 24 juin 1967); la question de la régulation des naissances a été traité dans Humanae vitae le 24 juillet 1968), sa dernière encyclique. Les controverses nées autour de ces deux discours ont tendance à éclipser les dernières années de son pontificat. Le Pape Paul VI a eu une mauvaise presse et inexplicablement son image de marque en prit un coup en comparaison avec son prédécesseur, Jean XXIII, qui était très jovial.

Ceux qui le connaissaient bien, cependant, l'ont décrit comme un homme brillant, profondément spirituel, humble, réservé et doux, un homme d'une infinie courtoisie. Il a été l'un des Papes les plus voyageurs de l'histoire pontifical et le premier à visiter cinq continents. Son remarquable corpus de pensée devrait être redécouvert autant dans ses lettres apostoliques que dans ses déclarations majeures. Sa conclusion du Concile Vatican II a laissé sa marque sur l'histoire de l'Église, mais l'histoire enregistrera aussi sa réforme rigoureuse de Curie Romaine, son bon accueil à l'ONU en 1965, son encyclique Populorum progressio (1967), Sa deuxième grande lettre sociale Octogesima adveniens (1971) - le premier à montrer une conscience des nombreux problèmes qui ont récemment été en lumière et son exhortation apostolique Evangelii nuntiandi, sa dernière déclaration majeure qui a aussi soulevé la question centrale de la juste conception de la libération et du salut.

Le Pape Paul VI, le Pape pèlerin, est décédé le 6 août 1978, en la la fête de la Transfiguration. Il a demandé que ses funérailles soient simples, sans catafalque et qu'il n'y ait aucun monument sur sa tombe. Béatifié à l'occasion de la clotûre du Synode des Familles, à Rome, le 19 octobre 2014, Paul VI a été canonisé le 14 octobre 2018. 

 

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Prière pour obtenir des grâces par l'intercession de Saint Paul VI

 

Seigneur, notre misère nous amène à solliciter votre aide. Nous le faisons avec la certitude que le cœur de votre Père est toujours prêt à écouter les demandes de tous ses enfants. C'est par l'intercession du Saint Pape Paul VI, Pape du dialogue, Pape pèlerin, Pape de la civilisation de l'amour, que nous Vous présentons nos intentions. O Seigneur, par son intercession, écoutez les prières que nous vous adressons, et obtenez-nous la grâce de toujours accomplir Votre Volonté et la grâce suivante (...). Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

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Les personnes qui obtiendraient des grâces par l'intercession du Saint Pape Paul VI sont priées de le signaler à l'adresse suivante

 

Sanctuaire Notre Dame des Grâces de Brescia

E-mail: papamontini@santuariodellegrazie.brescia.it

 

Renseignements

http://www.santuariodellegrazie.brescia.it

 

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Dernière mise à jour de la page: le 24 octobre 2018

 

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25 avril 2009

La Dévotion des trois Credo en l'honneur de Sainte Philomène

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La Dévotion des trois Credo en l'honneur de Sainte Philomène

Un jour, Soeur Marie Louise de Jésus, Supérieure générale de la Congrégation des Sœurs des Douleurs de Marie, décédée en 1875, eût recours à Sainte Philomène et lui demanda de lui révéler une prière fervente. Sainte Philomène lui enseigna la prière suivante.

Je vous salue, Sainte Philomène, Vierge et Martyre de Jésus-Christ, je vous supplie de prier Dieu pour les justes afin qu'ils persévèrent dans leur Justice et croissent dans les vertus de jour en jour.

Credo

Je crois en Dieu, le Père tout-puissant, Créateur du ciel et de la terre. Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur; qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort et a été enseveli, est descendu aux enfers; le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux cieux, est assis à la droite de Dieu le Père tout-puissant, d'où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en en l'Esprit Saint, à la sainte Église catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la résurrection de la chair, à la vie éternelle. Amen.

Je vous salue, Sainte Philomène, Vierge et Martyre de Jésus-Christ, et je Vous supplie de prier Dieu pour les pécheurs afin qu'ils se convertissent et commencent une vie de grâce.

Credo

Je vous salue, Sainte Philomène, Vierge et Martyre de Jésus-Christ, et je Vous supplie de prier Dieu pour ceux qui ont renié leur Foi et pour les infidèles, afin qu'ils rentrent au bercail de la vraie Église et servent Dieu en esprit et en vérité.

Credo

Réciter ensuite trois Gloire au Père, en l'honneur de la Très Sainte Trinité en reconnaissance des grâces accordées

Ensuite, réciter le Salve Regina, en l'honneur de la Vierge Douloureuse et en reconnaissance de la force miraculeuse de Sainte Philomène.

Salve Regina

Salut, Reine, mère de miséricorde, notre vie, notre douceur, notre espérance, salut. Enfant d'Eve, de cette terre d'exil, nous crions vers Vous, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. O Vous, notre Avocate, tournez vers nous Votre regard Miséricordieux, Et au sortir de cet exil, obtenez-nous de pouvoir contempler Jésus, le fruit béni de Votre Sein, ô Clémente, ô bienveillante, ô douce Vierge Marie.

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Téléchargez le texte des 3 Credo (pdf) en cliquant ici

25 avril 2009

Litanies de Saint Jean Berchmans

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Saint Jean Berchmans

Jésuite Belge

1599-1621

Fête le 26 novembre


Ce jeune Saint, patron des novices, naquit à Diest le 13 mars 1599, dans le diocèse de Brabant, en Belgique. C’est au sanctuaire de Notre-Dame de Montaigu qu’il fit voeu de chasteté perpétuelle. A l’âge de seize ans, une charité anonyme lui permit d’entrer au collège des Jésuites de Malines. En lisant les écrits du bienheureux Pierre Canisius et la vie de saint Louis de Gonzague mort vingt-cinq ans auparavant, Jean Berchmans se sentit attiré vers la Compagnie de Jésus. Il obtint difficilement le consentement de son père. Entré au noviciat de Malines, Jean s’y distingua par sa fidélité à observer la Règle et par une singulière amabilité de caractère. Dans le procès de sa canonisation, les témoins ont déclaré ne jamais l’avoir vu enfreindre une seule de ses Règles. « Plutôt mourir, disait-il, que de transgresser la moindre Règle. » Son exercice le plus cher était de faire le catéchisme aux petits enfants pauvres. A son édifiante piété, il alliait une gaîté qui charmait tous ceux qui avaient quelques rapports avec lui. Celui qui avait écrit : « Si je ne deviens pas un saint maintenant que je suis jeune, je ne le serai jamais », poursuivit son idéal de sainteté en vivant chaque journée dans un total abandon à Dieu. Sa confiance en Marie était sans limite. "Mon frère, confia-t-il un jour à un religieux, dès que j’ai songé à m’avancer dans la perfection, j’ai posé pour fondement de mon édifice, l’amour de la Reine du Ciel..." Devenu veuf, son père entra dans les Ordres et fut ordonné prêtre ; vers le même temps, saint Jean Berchmans prononça les voeux traditionnels d’obéissance, pauvreté et chasteté. Ses supérieurs l’envoyèrent à Rome à pied, en compagnie d’un confrère, pour y compléter ses études. Arrivé au collège romain, le saint religieux occupa la chambre de saint Louis de Gonzague. Berchmans imita ses vertus tout en se montrant moins austère et plus gracieux. C’est à Rome que sonna son départ pour le ciel, à l’âge de vingt-deux ans et cinq mois. « C’est une mort toute divine, mes remèdes n’y peuvent rien », affirmait le médecin impuissant. Saint Jean Berchmans reçut les derniers sacrements avec une indescriptible ferveur. Avant de quitter la terre, le Saint eut à subir une dernière épreuve : le démon l’assaillit à deux reprises à l’article de la mort. Le pieux moribond serra son crucifix dans ses mains défaillantes, son chapelet et son livre des Règles : « Voici mes armes, dit-il, avec ces trois trésors, je me présenterai joyeusement devant Dieu. » Il renouvela ses voeux de religion et recouvra la paix. Prononçant les noms bénis de Jésus et de Marie, saint Jean Berchmans s’endormit paisiblement dans le Seigneur. Le vendredi 13 août 1621, la cloche du collège romain annonçait son départ pour les demeures éternelles. Léon XIII l’a canonisé le 15 janvier 1888.

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Litanies de Saint Jean Berchmans


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, puissante protectrice de Saint Jean Berchmans, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, que le Seigneur a prévenu de Ses Bénédictions et de Ses Douceurs, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, enfant angélique, qui, à l'exemple du jeune Tobie, ne faisiez rien de puéril, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, qui, dès vos premières années, avez recherché la Sagesse dans la prière, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui en peu de temps avez fourni une longue carrière, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui avez été fidèle dans les petites choses, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, qui trouviez vos délices à servir les Prêtres à la Sainte Messe, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, qui étiez la joie et la consolation de vos parents par votre piété filiale, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, qui par votre docilité et par votre application à l'étude, faisiez l'admiration et le bonheur de vos maîtres, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, qui êtes l'édification de vos condisciples, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui, dès votre plus tendre enfance avez choisi la Sainte Vierge comme gardienne de votre chasteté, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui estimiez heureux de vous consacrer à la Reine du Ciel, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui appeliez si tendrement Marie votre Mère, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui étiez si zélé pour augmenter le nombre de ses serviteurs, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui trouviez dans la prière et dans la fréquentation des Sacrements votre force et votre plus douce consolation, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui, pour obéir à la Voix du Seigneur, avez généreusement triomphé de la chair et du sang, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, qui avez préféré la perfection angélique à tous les délices du siècle, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, miroir de la vie religieuse pour les novices et pour les plus avancés, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, qui vous êtes consacré perpétuellement à Jésus-Christ par les voeux de la religion dans la Compagnie de Jésus, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui désiriez avec tant d'ardeur les Missions de la Chine et du Japon, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, aimable et doux envers les autres, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, sobre et abstinent dans l'usage de la nourriture, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui châtiez rigoureusement votre chair innocente, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui désiriez plutôt mourir mille fois que de commettre le moindre péché, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui préfériez perdre la vie plutôt que de violer une Règle, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui soupiriez après Jésus dans la Sainte Communion, et qui Le visitiez sept fois par jour, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous si plein d'Amour de Dieu au Banquet Sacré, que le Feu Divin brillait sur vos traits, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui avez signé de votre sang le voeu de défendre l'Immaculée Conception de la Sainte Vierge,

Saint Jean Berchmans, plein de confiance en votre bon Ange et en Saint Joseph, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, tout dévoué au culte de votre Saint et glorieux Patriarche Saint Ignace et Saint François-Xavier, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, imitateur accompli de Saint Louis de Gonzague, votre Patron de prédilection, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui avez possédé à un degré héroïque la Foi, l'Espérance et la Charité, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, modèle de prudence et de force Chrétienne, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, ange de pureté dont la vue, le souvenir, le nom et les reliques dissipent les tentations, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui avez conservé jusqu'à la mort l'innocence baptismale, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui désiriez que l'on vous déposât à terre pour recevoir le Saint Viatique, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui, en le recevant, disiez avec tant d'âme: je veux vivre et mourir enfant soumis à notre Mère, la Sainte Église Catholique, Apostolique et Romaine, et en fils dévoué de la Compagnie, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui, en ce moment suprême avez serré dans vos mais défaillantes les trois objets chers à votre cœur: le Crucifix, le Rosaire et le Livre des Règnes, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous qui avez rendu le dernier soupir en prononçant les deux Noms de Jésus et de Marie, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, vous que Dieu a choisi pour briller au firmament de l'Église comme un astre nouveau, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, ornement de la Compagnie de Jésus, priez pour nous.

Saint Jean Berchmans, Modèle et Patron de la jeunesse, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.


Notre Père...


Priez pour nous, Saint Jean Berchmans,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.


Prions


Dieu Tout-Puissant, qui avez constitué la Sainteté admirable de Saint Jean, Votre Confesseur, dans l'observance parfaite de la discipline religieuse et dans l'innocence de sa vie, par ses mérites et ses prières, accordez-nous la grâce d'observer fidèlement Vos Commandements et de parvenir ainsi à la pureté d'âme et du corps. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Téléchargez le texte des Litanies de St Jean Berchmans (pdf) en cliquant ici

24 avril 2009

Les sept vertus de Marie

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Les sept vertus de Marie

par Chantal Crépey

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Premier jour

Devenir humble comme Marie


Marie se rappelait que tout en elle était don de Dieu. Elle gardait secrètes, même vis-à-vis de son époux, les faveurs célestes dont elle était gratifiée. Elle rapportait à Dieu les louanges qu’elle recevait. Elle se plaisait à servir les autres, à rester à la dernière place. Elle ne craignait pas le mépris : on ne la voit pas à Jérusalem le jour des Rameaux, lorsque le peuple reçoit son Fils avec tant d’honneurs, mais elle ne craint pas de paraître au Calvaire où elle est reconnue pour la mère du condamné.

Sainte Catherine, vous avez caché dans le silence la merveilleuse grâce d’avoir vu la Sainte Vierge. Priez pour moi quand je cherche à me faire valoir aux dépens des autres.

Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, vous qui avez horreur de l'orgueil, revêtez-moi du manteau de votre humilité. Et souvenez-vous de... mon intention particulière…


Notre Père…Je vous salue Marie…Gloire au Père…

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

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Deuxième jour

Aimer Dieu et son prochain comme Marie 


Le Christ nous a donné ce commandement : Tu aimeras le Seigneur Dieu de tout ton cœur et ton prochain comme toi-même. Marie a pleinement accompli ce double précepte. D’après saint Bernard, l’amour de Jésus entra comme un glaive dans le cœur de Marie et le transperça de part en part afin qu’aucun pli ni repli ne resta sans blessure d’amour. Le cœur de Marie devint donc feu et flamme, feu à cause de l’amour qui la brûlait intérieurement, flamme en resplendissant à l’extérieur par l’exercice de la charité. Quand Marie portait Jésus dans ses bras, on pouvait bien dire que "c’était le feu portant le feu".


Sainte Catherine, que les deux Coeurs portés sur le revers de la médaille me rappellent l'amour pour Dieu quand mon ardeur se refroidit, et l’amour pour le prochain quand je me préfère aux autres.

Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, comme à Cana, priez votre Fils pour moi, dites-lui : "Ils n’ont pas d’amour", et donnez-moi la grâce de pratiquer la charité, comme vous. Et souvenez-vous de... mon intention particulière...


Notre Père…Je vous salue Marie…Gloire au Père…

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

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Troisième jour

Croire comme Marie


C’est pour sa foi que Marie fut proclamée bienheureuse par Elisabeth. Dans la Passion de Jésus, les disciples sombrèrent dans le doute, seule la Sainte Vierge demeura ferme dans la foi, dit saint Albert le Grand. La foi est tout ensemble un don et une vertu. Elle est un don de Dieu , en tant qu’elle est lumière que Lui-même répand dans l’âme. Elle est une vertu en tant que l’âme la met en pratique. Un vrai chrétien vit conformément à sa foi. C’est ainsi que vécut la Sainte Vierge.

Sainte Catherine, vous qui avez accueilli avec foi les apparitions de la Mère de Dieu, priez pour moi quand je doute.

Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, obtenez-moi des yeux qui envisagent tout à la lumière de la foi. Et souvenez-vous de... mon intention particulière…


Notre Père…, Je vous salue Marie…, Gloire au Père…

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

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Quatrième jour

Espérer comme Marie


L’espérance naît de la foi. La Sainte Vierge a montré combien grande était sa confiance en Dieu, d’abord en gardant le secret de sa miraculeuse maternité, pleinement assurée que Dieu prendrait soin de défendre son innocence, son honneur et sa vie. De même quand elle se vit exclue de l’hôtellerie et contrainte de se réfugier dans une étable, encore lors de la fuite dans un pays étranger et inconnu, et surtout aux noces de Cana où, bien que sa demande soit nettement repoussée par Jésus, Marie est cependant assurée que son Fils lui accordait la grâce sollicitée.


Sainte Catherine, la mission qui s’annonce à vous est semée d'obstacles. Mais votre Mère vous donne des conseils pour vous comporter dans ces périls et vous lui faites confiance. Priez pour moi, trop rapide à m’inquiéter.


Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, vous êtes, après Jésus, toute mon espérance, apprenez-moi à pratiquer l’abandon à la Providence. Et souvenez-vous de... mon intention particulière…


Notre Père…, Je vous salue Marie…, Gloire au Père…


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

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Cinquième jour

Chasteté de Marie


Dieu nous a donné en Marie le modèle parfait de la transparence à l'amour de Dieu. Marie s'est consacrée entièrement à Dieu, ouvrant la voie à beaucoup d'autres. L'appel évangélique à la chasteté s'adresse cependant à tout chrétien, quelque soit son état de vie. C'est un appel à ne pas utiliser l'autre pour son propre plaisir. La chasteté est une façon de vivre libre, en respectant l'autre comme autre, en luttant contre ce qui, en nous, rêve toujours de fusion, de transgression des limites qui font notre humanité.


Sainte Catherine, toute votre vie vous avez servi les pauvres dans le plus grand respect en leur communiquant l'amour de Dieu pour eux. Priez pour moi dans les moments difficiles.


Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, que votre nom, prononcé avec confiance, soit mon recours quand je dois renoncer aux passions de l'esprit et de la chair pour laisser passer Dieu. Et souvenez-vous de... mon intention particulière…


Notre Père…, Je vous salue Marie…, Gloire au Père…


"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

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Sixième jour

Pauvreté de Marie


On voit Marie se rendre au Temple non pas avec un agneau, qui était l’offrande des gens aisés, mais avec deux tourterelles, qui étaient l’offrande des pauvres. Elle accepte d’épouser saint Joseph, qui vivait durement du travail de ses mains. Elle part en Egypte pour sauver son enfant, abandonnant maison, famille, amis. Quand la vertu de pauvreté fait sentir ses épines, quelle source de consolations que la pauvreté de Marie et de Jésus !


Sainte Catherine, vous vous êtes donnée à Dieu pour servir les pauvres dans la pauvreté. Priez pour moi quand je donne à l'argent une trop grande place dans ma vie au lieu de donner priorité à Dieu.


Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, dans votre sublime cantique, vous dites : Mon âme exalte le Seigneur. Obtenez-moi la grâce de ne désirer d’autre bien que Dieu seul. Et souvenez-vous de.. mon intention particulière...


"Notre Père…, Je vous salue Marie…, Gloire au Père…

Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

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Septième jour

Obéissance et patience de Marie


La Sainte Vierge était tellement attachée à Dieu qu’elle se donne le titre de servante. Marie, avec humilité, a vécu toute sa vie dans l'adhésion à la volonté de Dieu. Lorsque la femme de l’Evangile s’écria : "Heureux le sein qui t’a porté !" Jésus répondit : "Heureux plutôt ceux qui écoutent la parole de Dieu et qui la gardent". Marie est en cela la première disciple de son Fils.


Sainte Catherine? vous qui avez persévéré avec patience dans la poursuite de votre mission, malgré les contradictions, priez pour moi.


Ô Marie, Vierge immaculée, Mère de Dieu et notre Mère, obtenez-nous d'obéir fidèlement à la volonté de Dieu et de supporter les croix dans la paix, et d'aimer Dieu toujours davantage. Et souvenez-vous de... mon intention particulière…


Notre Père…, Je vous salue Marie…, Gloire au Père…

"Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous."

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Vierge très Sainte, vous dont l'oraison fut continuelle et persévérante, daignez aussi m'obtenir l'amour de la prière et du silence, parce que Dieu aime parler dans le désert, comme Il le déclare lui-même par la bouche du prophète Osée: "Je la conduirai dans la solitude, et je parlerai à son coeur".

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Téléchargez le texte des 7 Vertus de Marie (pdf) en cliquant ici

29 octobre 2008

Litanies de Saint Martin de Tours

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Saint Martin de Tours

Evêque et Apôtre de la Gaule

316-397

Fête le 11 novembre

Saint Martin, né à Szombathely (Hongrie). Il suivit son père en Italie, qui était tribun militaire au service de Rome. Bien qu'élevé dans le paganisme, il en méprisait le culte, et comme s'il eût été naturellement chrétien, il ne se plaisait que dans l'assemblée des fidèles, où il se rendait souvent malgré l'opposition de sa famille. Dès l'âge de quinze ans, il fut enrôlé de force dans les armées romaines, et alla servir dans les Gaules, pays prédestiné qu'il devait évangéliser un jour. Que deviendra cet enfant dans la licence des camps? Sa foi n'y va-t-elle pas sombrer? Non, car Dieu veille sur ce vase d'élection. Le fait le plus célèbre de cette époque de sa vie, c'est la rencontre d'un pauvre grelottant de froid, presque nu, par un hiver rigoureux. Martin n'a pas une obole; mais il se rappelle la parole de l'Évangile: J'étais nu, et vous M'avez couvert. "Mon ami, dit-il, je n'ai que mes armes et mes vêtements." Et en même temps, taillant avec son épée son manteau en deux parts, il en donna une au mendiant. La nuit suivante il vit en songe Jésus-Christ vêtu de cette moitié de manteau et disant à Ses Anges: "C'est Martin, encore simple catéchumène, qui M'a ainsi couvert." Peu de temps après il recevait le Baptême. Charité, désintéressement, pureté, bravoure, telle fut, en peu de mots, la vie de Martin sous les drapeaux. Il obtint son congé à l'âge d'environ vingt ans. La Providence le conduisit bientôt près de saint Hilaire, évêque de Poitiers. Après avoir converti sa mère et donné des preuves éclatantes de son attachement à la foi de Nicée, il fonda près de Poitiers, le célèbre monastère de Ligugé, le premier des Gaules. L'éclat de sa sainteté et de ses miracles le fit élever sur le siège de Tours, malgré sa vive résistance. Sa vie ne fut plus qu'une suite de prodiges et de travaux apostoliques. Sa puissance sur les démons était extraordinaire. Il porta à l'idolâtrie des coups dont elle ne se releva pas. Après avoir visité et renouvelé son diocèse, l'homme de Dieu se sentit pressé d'étendre au dehors ses courses et ses travaux. Vêtu d'une pauvre tunique et d'un grossier manteau, assis sur un âne, accompagné de quelques religieux, le voilà qui part en pauvre missionnaire pour évangéliser les campagnes. Il parcourt presque toutes les provinces gauloises: ni les montagnes, ni les fleuves, ni les dangers d'aucune sorte ne l'arrêtent; partout sa marche est victorieuse, et il mérite par excellence le nom de Lumière et d'Apôtre des Gaules. Il était jadis invoqué par les femmes soumises aux brutalités des maris ivrognes ; c’est pourquoi il est devenu le principal intercesseur pour les problèmes d’alcoolisme.

D'après « Vie des Saints pour tous les jours de l'année », Abbé L. Jaud, Tours, Mame, 1950

Litanies de Saint Martin de Tours

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Dieu le Père, des Cieux où vous êtes assis, ayez pitié de nous

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Saint Martin, généreux soldat de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Martin, parfait modèle des guerriers, priez pour nous

Saint Martin, qui avez su mépriser les biens et les plaisirs du monde, priez pour nous

Saint Martin qui n’étant encore que catéchumène, vous êtes dépouillé d’une partie de vos vêtements pour en couvrir un pauvre, priez pour nous

Saint Martin, qui fûtes un modèle de sobriété et d’abstinence, priez pour nous

Saint Martin, qui ne parliez que de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Martin, Ange de paix, priez pour nous

Saint Martin, Homme d’oraison, priez pour nous

Saint Martin, qui étiez si ami de la pauvreté, priez pour nous

Saint Martin qui étiez le consolateur des affligés, priez pour nous

Saint Martin, qui étiez le défenseur des opprimés, priez pour nous

Saint Martin, Homme vraiment apostolique, priez pour nous

Saint Martin, qui supportiez les injures avec tant de patience, priez pour nous

Saint Martin, qui avez été embrasé du feu de la charité, priez pour nous

Saint Martin, qui avez opéré tant de merveilles, priez pour nous

Saint Martin qui, sur la terre, avez conversé avec les Anges, priez pour nous

Saint Martin, Gloire du sacerdoce, priez pour nous

Saint Martin, qui avez si bien prêché par votre exemple l’humilité et la douceur, priez pour nous

Saint Martin, Pontife admirable, priez pour nous

Saint Martin, la joie et le bonheur de l’Église, priez pour nous

Saint Martin, qui avez été tout à la fois Évêque et solitaire, priez pour nous

Saint Martin, Pasteur de la province de Tours, priez pour nous

Saint Martin, qui fûtes l’apôtre des gaules comme saint Paul le fut des Gentils, priez pour nous

Saint Martin, qui, en célébrant les Saints Mystères, priez pour nous

avez été environné d’une lumière miraculeuse, priez pour nous

Saint Martin, qui portiez partout la bonne odeur de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Martin, qui avez ressuscité des morts, priez pour nous

Saint Martin, qui avez renversé tant d’idoles, priez pour nous

Saint Martin, qui étiez la terreur des démons, priez pour nous

Saint Martin, Défenseur de la foi catholique, priez pour nous

Saint Martin, Confesseur du dogme de la Très Sainte Trinité, priez pour nous

Saint Martin, qui meniez ici-bas une vie angélique, priez pour nous

Saint Martin, qui avez protégé la ville de Tours contre la fureur de ses ennemis, priez pour nous

Saint Martin, qui fûtes honoré du don de prophétie, priez pour nous

Saint Martin, qui avez si glorieusement continué les travaux de saint Gatien, priez pour nous

Saint Martin, Zélé prédicateur de l’Évangile, priez pour nous

Saint Martin, Homme puissant en œuvres et en paroles, priez pour nous

Saint Martin, dont le nom et la sainteté sont connus de toute la terre, priez pour nous

Saint Martin, qui ne vous êtes jamais refusé au travail, priez pour nous

Saint Martin, qui avez montré jusqu’à la mort une entière soumission à la sainte Volonté de Dieu, priez pour nous

Saint Martin, qui avez fait à Dieu le généreux sacrifice de votre vie, priez pour nous

Saint Martin, en qui l’ennemi du salut ne trouva rien qui lui appartint, priez pour nous

Saint Martin, qui avez été reçu dans le sein d’Abraham, priez pour nous

Saint Martin, dont le tombeau a été illustré par tant de miracles, priez pour nous

Saint Martin, dont le sépulcre est glorieux, priez pour nous

Saint Martin, dont la vie et la mort sont admirables, priez pour nous

Saint Martin, dont les funérailles furent un véritable triomphe, priez pour nous

Saint Martin, qui régnez maintenant avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Martin, qui êtes la joie de l’Église de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Martin qui, du haut du ciel, vous intéressez particulièrement à votre troupeau, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur

Saint Martin, priez pour nous,

afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

Seigneur, qui voyez que nous ne pouvons rien par nos propres forces, faites, dans Votre Miséricorde, que l'intercession de Saint Martin, notre Evêque, nous protège contre toutes les adversités. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Martin (pdf) en cliquant ici

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20 septembre 2008

Le Chemin du Jubilé de Lourdes

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Le Chemin du Jubilé

pour le 150e anniversaire des Apparitions de Lourdes

Un chemin a été proposé à tous les pèlerins pour entrer dans l’esprit du Jubilé. Il comporte quatre étapes : l’église paroissiale de Lourdes, le cachot, la Grotte de Massabielle, l’oratoire de l’hôpital de Lourdes.

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L’église paroissiale de Lourdes

La construction de l’église paroissiale du Sacré-Cœur date d’après les Apparitions et elle n’a été inaugurée qu’en 1903. C’est alors qu’on a démoli l’ancienne église Saint-Pierre, l’église où Bernadette a été baptisée le 9 janvier 1844. L’église du Sacré-Cœur renferme des vestiges de l’histoire de Bernadette : dans la chapelle latérale gauche, les fonts baptismaux, c’est-à-dire la cuve où Bernadette a été baptisée. Dans cette chapelle se trouve aussi une statue provenant de l’ancienne église : elle représente saint Jean-Baptiste. Le reste du mobilier liturgique de l’ancienne église se trouve dans la chapelle du château fort de Lourdes, dans la crypte, le tombeau de Mgr Peyramale, décédé le 8 septembre 1877, curé de Lourdes à l’époque des Apparitions. Les fonts baptismaux sont ornés d’un bas-relief réalisé par Sœur Mercredis Cailleter. De nombreux pèlerins aiment à se recueillir dans cette église que Bernadette n’a pas connue, mais qui est le lieu de rassemblement de la paroisse, c’est-à-dire de la communauté chrétienne de Lourdes à laquelle Bernadette a appartenu. Le baptistère établit un lien concret avec l’ancienne église où Bernadette se rendait si souvent.

Les fonts Baptismaux qui ont servi pour Bernadette ont été conservés dans l'église actuelle. Au mur, on peut voir la reproduction de l'acte de Baptême, endommagé par un incendie. Le retable évoque la vie de Bernadette à Lourdes, en particulier à l'époque des apparitions. Mais le plus important, c'est la cuve baptismale. Avant d'être voyante, Bernadette est une chrétienne. Elle a été déclarée Sainte, parce qu'elle a magnifiquement vécu la Grâce de son Baptême.

Prions

Seigneur, par le Baptême, Tu m'as fait entrer dans Ton Royaume. En Bernadette, ce Baptême a porté des fruits de Sainteté. En cette année du Jubilé des Apparitions, que mon pèlerinage en ce lieu me renouvelle dans la Grâce de mon Baptême.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père...

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Le cachot

Dans une des ruelles de la ville haute, rue des Petits Fossés, se trouve une vieille bâtisse triste et grise : l’ancienne prison. Au fond de cette prison, une cellule sombre et humide, de 3,77 m sur 4,40 m, ouvrant sur une cour intérieure par une unique et minuscule fenêtre : le Cachot. Les Soubirous y habiteront à partir de 1856 et y resteront jusqu’à l’automne 1858. François, Louise et leurs 4 enfants s’y entassent dans à peine 16 m². Une unique pièce pour tout faire : dormir, cuisiner, manger, prier. C’est de là que Bernadette partira à la Grotte pour rencontrer 18 fois la Vierge Marie. Rénovée durant l’hiver 1995-1996, on peut découvrir aujourd’hui cette pièce dépouillée de tout meuble. A l’époque de Bernadette : « La chambre était noire et malsaine. Comme meubles, deux pauvres lits, à droite en entrant et une seule petite malle pour mettre le linge ». Ce lieu rappelle que la Vierge a choisi la plus pauvre et la plus ignorante pour révéler à chacun qu’il occupe une place unique dans le cœur de Dieu. Ce paradoxe de Lourdes n’est rien d’autre que le paradoxe de l’Évangile. Le cachot est la propriété des sœurs de la Charité de Nevers et de l’Instruction Chrétienne.

Depuis novembre 1856, la famille Soubirous (les parents et les 4 enfants) habitai dans une seule pièce, celle où se trouve la cheminée. L'endroit était humide et obscur. C'est la misère avec le déshonneur qui l'accompagne. Comme Dieu est allé chercher Marie dans le village inconnu de Nazareth, Marie est allée chercher sa messagère dans ce lieu de grande pauvreté.

Prions

Seigneur, Tu as regardé l'humilité de Ta servante Marie, et Tu L'as choisie pour donner au monde Ton Fils. L'Inconnue de Nazareth est devenue la Mère de Dieu, Notre Dame. Pour rappeler le Message de l'Evangile, dans ce Cachot, Tu as choisi Bernadette, misérable aux yeux du monde. Que cette étape sur le Chemin du Jubilé renouvelle mon regard sur les plus pauvres et me fasse entrer dans l'esprit des Béatitudes.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père...

Vers la Grotte

Porte Saint Michel

Prions

Seigneur Jésus, c'est Toi qui es la Porte. C'est Toi qui nous donne accès au Royaume des Cieux et qui nous ouvres à la Vie éternelle. Prépare-nous à vivre joyeusement le temps de la rencontre avec Marie dans la Grotte où Elle est apparue à Bernadette. Prépare-nous aussi à entendre son appel à la conversion.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père...

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Aux Arcades

A Rome, lors des Années Saintes, les pèlerins entrent dans les Basiliques par les Portes Saintes. Les 7 arcades qui mènent à la Grotte en tiennent lieu. Sous chaque arcade a été placée une mosaïque représentant la Vierge à l'Enfant: Marie nous donne Son Fils.

Prions

Marie, Toi qui es notre Mère, apprends-moi à dire comme Toi: « Voici la Servante du Seigneur ». Apprends-moi à chanter comme Toi: « Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur », et accompagne-moi maintenant vers la Grotte où coule la Source, signe de la Vie et de la Joie.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père...

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La Grotte de Massabielle

Le rocher dans lequel la Grotte est creusée s’appelle Massabielle, ce qui signifie : vieille roche. Dans cette masse de 27 m de haut, la Grotte mesure 3,80 m de hauteur, 9,50 m de profondeur et 9,85 m de largeur. Elle se compose de 3 ouvertures inégales : la plus grande est devenue un lieu de célébration de la messe. Au dessus, un peu à droite, se situe une niche ogivale de 2 m de hauteur.

Cette niche ogivale est l’endroit où la Vierge Marie apparut à Bernadette entre le 11 février et le 16 juillet 1858. La statue, de 1,88 m de hauteur, représente l’Apparition dans l’attitude qu’elle a prise lorsqu’elle a dit : « Je suis l’Immaculée Conception ». La statue fut installée dans cette niche le 4 avril 1864. Don de 2 Lyonnaises, elle fut réalisée par Joseph Fabisch, professeur à l’école des Beaux Arts de Lyon. Sur le sol, à gauche face à la Grotte, l’emplacement exact où se trouvait Bernadette est matérialisé par une plaque : « Ici priait Bernadette le 11 février 1858 ». Au fond de la Grotte, à gauche de l’autel, on peut voir jaillir la source que Bernadette mit à jour sur les indications de la Vierge, le 25 février 1858. Cette eau est aujourd’hui canalisée vers les fontaines, les piscines et le chemin de l’eau. Derrière l’autel, se trouve une urne où chacun peut déposer ses intentions de prière. Devant l’autel, une plaque rappelle la venue du pape Jean-Paul II, le 15 août 1983 et les 14 et 15 août 2004. Le mercredi 11 février 1858, Bernadette Soubirous entend un bruit comme un coup de vent et aperçoit une lumière. Elle voit une jeune fille, vêtue de blanc, avec une ceinture bleue, une rose jaune sur chaque pied, un chapelet à son bras. La Vierge apparaîtra à 18 reprises à Bernadette. Au moment même des Apparitions, on a compté jusqu’à 10 000 personnes rassemblées à la Grotte. Aujourd’hui, la Grotte est un des lieux les plus fréquentés au monde avec environ 6 millions de pèlerins et visiteurs chaque année. Entre 1858 et 1900, on a fait reculer en 2 fois le lit du Gave sur une longueur de 350 m et une largeur d’environ 28 m. Le canal (qu’avait traversé Bernadette) et le ruisseau de la Merlasse ont été détournés en amont. On a comblé leur ancien lit. Il y a ainsi devant la Grotte un parvis suffisant pour accueillir plusieurs milliers de pèlerins.

Si cela vous est possible, ne vous contentez pas de rester devant la Grotte: traversez-la. Avec ceux qui vous précèdent et ceux qui vous suivent, vous formez une petite communauté de prière, silencieuse. Souvent dans la Bible nous lisons «L'Eternel est mon Rocher ». Si vous voulez offrir un cierge, déposez-le dans le bac situé à côté du grand chandelier.

Nous dirons ensemble la Prière de l'année jubilaire de Lourdes 2008

Dieu notre Père, parmi toutes tes créatures, Tu as fait éclore Marie, la créature parfaite, « l’Immaculée  Conception ». Ici, à Lourdes, Elle a prononcé ce nom et Bernadette l’a répété. L’Immaculée Conception, c’est un cri d’espérance : le mal, le péché et la mort ne sont plus les vainqueurs. Marie, signe précurseur, aurore du salut ! Marie, Toi l’Innocence et le Refuge des pécheurs : nous Te prions:

Je Te salue Marie, comblée de grâces...

Seigneur Jésus, Tu nous as donné Marie comme Mère. Elle a partagé Ta Passion et Ta Résurrection. Ici, à Lourdes, Elle s’est montrée à Bernadette, attristée de nos péchés mais rayonnante de Ta Lumière. Par Elle, nous Te confions nos joies et nos peines, les nôtres, celles des malades, celles de tous les hommes. Marie, notre Sœur et notre Mère, notre confidente et notre soutien : nous Te prions:

Je Te salue Marie, comblée de grâces...

Esprit Saint, Tu es Esprit d’amour et d’unité. Ici, à Lourdes, par Bernadette, Marie a demandé de bâtir une chapelle et de venir en procession. Inspire l’Eglise que le Christ construit sur la Foi de Pierre : rassemble-la dans l’unité. Guide le pèlerinage de l’Eglise : qu’elle soit fidèle et audacieuse ! Marie, Toi qui es comblée de l’Esprit Saint, Tu es l’épouse et la servante. Tu es le Modèle des Chrétiens et le Visage Maternel de l’Eglise : nous Te prions:

Je Te salue Marie, comblée de grâces...

Pour tant de grâces reçues ici, Pour toutes les conversions, tous les pardons, toutes les guérisons, pour les vocations et les promesses que Tu as confirmées ou que Tu as fait naître ici pour la joie du service que Tu nous donnes de goûter, Notre-Dame de Lourdes, nous Te remercions ! Avec tous nos frères et sœurs humains, avec les peuples en mal de paix et de justice, avec les jeunes qui cherchent leur voie, Toi qui T’es montrée toute jeune à la jeune Bernadette, avec les victimes d’un deuil, d’une maladie, d’un handicap, d’un échec, avec ceux qui auraient un motif de désespérer, Notre-Dame de Lourdes, nous Te prions ! Parce que Tu es le Sourire de Dieu, le Reflet de la Lumière du Christ, la Demeure de l’Esprit Saint, parce que Tu as choisi Bernadette dans sa misère, que Tu es l’Etoile du matin, la Porte du Ciel, et la première Créature ressuscitée, Notre-Dame de Lourdes, nous T’admirons, nous T’acclamons et avec Toi nous chantons les merveilles de Dieu :

Mon âme exalte Le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ! Il s'est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles, Saint est Son Nom ! Son Amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui Le craignent. Déployant la Force de Son bras, Il disperse les superbes. Il Renverse les puissants de leurs trônes et élève les humbles, Il Comble de biens l'affamé, Il renvoie les riches les mains vides, Il relève Israël Son serviteur, Il se souvient de Son Amour, de la Promesse faite à nos pères en faveur d'Abraham et de sa race à jamais. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

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L’oratoire de l’hôpital de Lourdes

A proximité de la gare de Lourdes, un grand bâtiment du XIXe siècle accueille les pèlerins, avec sa façade austère et son double alignement de fenêtres en pierre de taille. A part la chapelle néo-gothique construite plus récemment, cette façade a conservé l’aspect de l’ancien hospice, fondé en 1834 par les sœurs de la charité de Nevers de l’instruction chrétienne. Fidèles à leur vocation, les religieuses remplissaient là leur double mission de soigner les malades, les plus pauvres et d’éduquer les enfants défavorisés. Sept à dix religieuses œuvraient comme infirmières. La communauté avait comme aumônier l’abbé Pomian. Bernadette y vit comme externe dans la classe des « indigentes » de janvier 1858 à juillet 1860 puis comme pensionnaire jusqu’en juillet 1866, date de son départ définitif de Lourdes pour Nevers. C’est à l’hospice que Bernadette fait sa Première communion le 3 juin 1858. Aujourd’hui, l’hospice est devenu l’un des bâtiments du centre hospitalier de Lourdes. Deux pièces, dont l’ancienne chapelle et le grand couloir du rez-de-chaussée, ont été conservées et aident les pèlerins à entrer dans cette période de la vie de Bernadette. De plus, dans l’ancien parloir sont exposés des souvenirs de Bernadette. En 2005, l’Oratoire a été rénové par David Pons. La pièce a été agrandie, un nouveau parquet a été posé, un éclairage discret mettant en valeur la Croix a été installé. L’autel est la pièce maîtresse de cette rénovation. En marbre bleu, il supporte un épais plateau de verre soufflé. Les quatre coins sont marqués d’une croix argentée, au centre une croix dorée, sertie, elle aussi dans le verre, renferme les reliques. Peintre et sculpteur d’art sacré, David Pons réalise l’aménagement liturgique des lieux de culte moderne ou historique. Il emploie ses connaissances académiques, développées durant cinq ans au Vatican, dans les domaines religieux épousant la peinture à l’huile, les fresques (a fresco), les autels, tabernacles ou sculptures suivant l’objet de la commande. Le Chemin du Jubilé commence par le baptême et s’achève par l’eucharistie. Il met aussi en exergue plusieurs dimensions de la vie chrétienne : les sacrements (baptême et eucharistie), la prière (Grotte), l’attention aux pauvres (cachot et hospice).

Avant même les Apparitions, les Sœurs de la Charité de Nevers tenaient à Lourdes un hospice et une école pour filles. Depuis janvier 1858, Bernadette fréquentait l'école des Sœurs. C'est là qu'elle a préparé sa Première Communion. La célébration a eu lieu le 3 juin 1858. C'est là aussi qu'elle a appris à servir les malades et les plus pauvres. Le Chemin du Jubilé a commencé par le Baptême et s'achève par l'Eucharistie et le service: c'est le chemin de la vie Chrétienne. Le Christ est présent dans le Sacrement de l'Autel et dans le frère, le prochain: « Ce que vous avez fait au plus petit de mes frères, c'est à Moi que vous l'avez fait. » Vous entrez par la Chapelle qui a été construite après le départ de Bernadette. Vous pouvez vous y recueillir, mais le vrai lieu de pèlerinage, c'est l'oratoire qui a été réaménagé récemment.

Prions

Ravive en moi, Seigneur, l'amour de l'Eucharistie et mon engagement au service de tous ceux qui se trouvent dans le besoin. Que Bernadette prie pour moi, elle qui a uni, en sa vie, l'Eucharistie et le service, elle qui est aujourd'hui dans le Lumière, près de Toi.

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père...

17 juillet 2008

Litanies de Saint Claude La Colombière

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Saint Claude La Colombière

Apôtre du Sacré-Cœur

1641-1682

Fête le 15 février

Né en France, à Saint-Symphorien d'Ozon, en 1641, Claude La Colombière entra dans la Compagnie de Jésus en 1659. Après son ordination, en 1669, il se consacra à l'enseignement de la rhétorique et à la prédication. Il aida efficacement sainte Marguerite-Marie Alacoque à étendre le culte du Sacré-Cœur. Envoyé à Londres comme prédicateur de la duchesse d'York, à la suite de diverses calomnies, il y fut condamné à la prison et à l'exil. Il mourut à l'âge de 41 ans, en 1682, à Paray-le-Monial, fut béatifié par Pie XI en 1929 et canonisé par Jean-Paul II le 31 mai 1992.

Litanies de Saint Claude La Colombière

Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous
Saint Claude de La Colombière, très dévoué à la Mère de Dieu, priez pour nous
Saint Claude , Imitateur de Jésus-Christ, priez pour nous
Hôte de Jésus-Christ, priez pour nous
Victime de l’amour de Dieu, priez pour nous
Très obéissant à la volonté de Dieu, priez pour nous
Fidèle observateur de la Loi du Très-Haut, priez pour nous
Tout à Dieu et tout au salut du prochain, priez pour nous
Rempli des dons célestes, priez pour nous
Image vivante de perfection, priez pour nous
Miroir de toutes les vertus, priez pour nous
Torrent des consolations divines, priez pour nous
Lis planté dans une terre vierge, priez pour nous
Champ du paradis de l’Eglise, priez pour nous
Sanctuaire des grâces, priez pour nous
Glorieux martyr de la volonté, priez pour nous
Soleil de perfection, priez pour nous
Semence de l’Evangile, priez pour nous
Apôtre du Sacré-Cœur, priez pour nous
Bouclier de la Foi, priez pour nous
Prédicateur de la pénitence, priez pour nous
Joie de vos parents, priez pour nous
Honneur de votre pays, priez pour nous
Flambeau du monde, priez pour nous
Homme d’oraison, priez pour nous
Homme juste et fidèle à Dieu, priez pour nous
Homme enseigné par Dieu, priez pour nous
Homme selon le cœur de Dieu, priez pour nous
Dont la langue a été comme l’organe du Saint-Esprit, priez pour nous
Dont les paroles et les exemples nous conduisent sur le chemin du salut, priez pour nous
Dont la mortification a été continuelle et généreuse , priez pour nous
Dont la vie et les mœurs ont fidèlement imité celles de Jésus-Christ, priez pour nous
Qui vous êtes privé des plaisirs pour l’amour de Dieu, priez pour nous
Qui vous êtes fatigué pour le salut des âmes, priez pour nous
Qui vous êtes détaché de tous les intérêts du monde pour le service du prochain, priez pour nous
Qui avez été prévenu des grâces célestes, priez pour nous
Qui avez puisé dans la source de la Divinité, priez pour nous
Qui avez vécu en la présence de Dieu, priez pour nous
Qui avez employé toute votre éloquence à publier les grandeurs de Dieu, priez pour nous
Qui avez attiré les chrétiens à une véritable conversion, priez pour nous
Qui avez converti les pécheurs à la pénitence, priez pour nous
Qui avez souffert la calomnie et la prison pour la Foi, priez pour nous
Qui avez expiré dans le Sacré Cœur de Jésus-Christ, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, pardonnez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous

Priez pour nous, Saint Claude de la Colombière,
Afin que nous obtenions de Dieu la grâce de vivre et de mourir en union avec le Sacré-Cœur de Jésus-Christ

Prions

Saint Claude de la Colombière, obtenez-nous la grâce qu’imitant vos vertus en ce monde, nous obtenions celle d‘adorer éternellement le Sacré-Cœur avec vous dans le Ciel. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

D’après Histoire du vénérable Père Claude de la Colombière, par le P. Eugène SEGUIN,s.j . Librairie Poussielgue, Paris, 1880.

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Claude la Colombière (pdf) en cliquant ici

8 avril 2008

Litanies de Marie

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Marie Reine de l'Univers et des Ames du Purgatoire

Apparitions à Heede (Allemagne), de 1937 à 1940

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Litanies de Lorette

A Heede, la Vierge Marie a entre autre encouragé à la récitation des Litanies de Lorette

Seigneur, prends pitié.

Ô Christ, prends pitié.

Seigneur, prends pitié.



Christ, écoute-nous.

Christ, exauce-nous.



Père du ciel, Seigneur Dieu, predsn pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, Seigneur Dieu, prends pitié de nous

Esprit Saint, Seigneur Dieu, prends pitié de nous

Sainte Trinité, un seul Dieu, prends pitié de nous



Sainte Marie, prie pour nous

Sainte Mère de Dieu, prie pour nous

Sainte Vierge des vierges, prie pour nous

Mère du Christ, prie pour nous

Mère de l'Église, prie pour nous

Mère de la divine grâce,

Mère très pure,

Mère très chaste,

Mère toujours vierge,

Mère sans tache,

Mère aimable,

Mère admirable,

Mère du bon conseil,

Mère du Créateur,

Mère du Sauveur,

Vierge très prudente,

Vierge vénérable,

Vierge digne de louanges,

Père du ciel, Seigneur Dieu,

Fils, Rédempteur du monde, Seigneur Dieu,

Esprit Saint, Seigneur Dieu,

Sainte Trinité, un seul Dieu,

Sainte Marie,

Sainte Mère de Dieu,

Sainte Vierge des vierges,

Mère du Christ,

Mère de l'Église,

Mère de la divine grâce,

Mère très pure,

Mère très chaste,

Mère toujours vierge,

Mère sans tache,

Mère aimable,

Mère admirable,

Mère du bon conseil,

Mère du Créateur,

Mère du Sauveur,

Vierge très prudente,

Vierge vénérable,

Vierge digne de louanges,

Vierge puissante,

Vierge clémente,

Vierge fidèle,

Miroir de justice,

Siège de la sagesse,

Cause de notre joie,

Vase spirituel,

Vase honorable,

Vase insigne de la dévotion,

Rose mystique,

Tour de David,

Tour d'ivoire,

Maison d'or,

Arche d'alliance,

Porte du ciel,

Étoile du matin,

Salut des infirmes,

Refuge des pécheurs,

Consolatrice des affligés,

Secours des chrétiens,

Reine des Anges,

Reine des Patriarches,

Reine des Prophètes,

Reine des Apôtres,

Reine des Martyrs,

Reine des Confesseurs,

Reine des Vierges,

Reine de tous les Saints,

Reine conçue sans le péché originel,

Reine élevée au ciel,

Reine du très saint Rosaire,

Reine des familles,

Reine de la paix,



Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, pardonne-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, exauce-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui enlèves les péchés du monde, prends pitié de nous, Seigneur



Priez pour nous, sainte Mère de Dieu,

afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur

Prions

Accorde-nous, nous t'en prions, Seigneur notre Dieu, à nous tes serviteurs, la grâce de jouir constamment de la santé de l'âme et du corps, et, par la glorieuse intercession de la bienheureuse Marie, toujours Vierge, d'être délivrés de la tristesse de la vie présente et de goûter l'éternelle félicité. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Amen.

Notice sur les apparitions de Heede,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-730665.html

27 novembre 2023

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2023

Neuvaine Immaculée 2023-001

 

Neuvaine de l'Immaculée Conception

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape François

Du 30 novembre au 8 décembre 2023

 

1) Chaque jour, une dizaine de chapelet, suivie de la prière ci-dessous et de trois fois l'invocation :

« Ô Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous » (et pour ceux qui n'ont pas recours à Vous, spécialement les ennemis de la Sainte Eglise et pour toutes les personnes qui Vous sont recommandées »).

2) Une communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 novembre et le 8 décembre. Confession recommandée.

 

Prière de la Neuvaine

 

Ô Marie Immaculée, Mère de l’Église, Toi qui as toujours accompagné la vie de l’Église en France, nous nous confions à Toi avec ferveur.

Redis-nous sans cesse : « Faites tout ce qu’Il vous dira ». Qu’à ton intercession, l’Esprit Saint fasse brûler nos cœurs du désir d’aimer Jésus et de le faire aimer. Que l’Église en France soit porteuse de sa lumière et de sa grâce.

En ces années de nécessaire purification, obtiens-nous la lucidité et le courage de rejeter toute complaisance avec le mal et de transformer ce qui doit l’être, ainsi que la douceur et l’humilité.

Veille particulièrement sur les consacrés. Que par le don de leur vie, ils répondent sans réserve à l’amour de Dieu, en Jésus ton fil aimé.

Ô Marie conçue sans péché, qu’au milieu des nations notre Église soit fidèle à sa mission, et marche à la suite de Jésus, en acte et en vérité. Amen.

 

Mgr. Éric de Moulins-Beaufort,

Président de la Conférence des. Évêques de France, 2023

 

Chapelet des Enfants
5, rue de l’Université
75007 PARIS
Tel: 01 42 60 22 05

http://grande-neuvaine-de-l-immaculee-conception.com

 

Téléchargez le texte de la Neuvaine (PDF) en cliquant ici

 

27 novembre 2022

Grande Neuvaine de l’Immaculée Conception 2022

Grande Neuvaine 2022-001

Grande Neuvaine de l’Immaculée Conception

bénie et encouragée par S.S. le Pape

du 30 novembre au 8 décembre

 

Une dizaine de chapelet chaque jour, suivie de trois fois l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous (et pour ceux qui n’ont pas recours à Vous, spécialement les ennemis de la Sainte Église et pour toutes les personnes qui Vous sont recommandées) ».

Une communion le jour du 8 décembre ou un autre jour de l’octave. Confession recommandée.

 

Prière

 

Sainte Vierge Marie, le monde est entre vos mains, sauvé par le Sacrifice de Votre Divin Fils sur la Croix. Par votre « OUI », Vous nous montrez le vrai chemin de vie, de paix et de joie.

Dans les épreuves et les incertitudes du temps présent, délivrez-nous de la peur, de l’inquiétude et du désespoir, qui ne viennent jamais de Dieu notre Père.

Intercédez pour nous auprès de Jésus, toujours présent à nos côtés. Gardez nos cœurs abandonnés et confiants, dociles aux Dons de l’Esprit Saint.

Ô Mère du Sauveur, réfugiés en Votre Cœur Immaculé, faites de nous des apôtres de vérité, de paix et d’amour, pour ne vivre que de Jésus, Pain de vie éternelle. Amen.

 

Imprimatur du Vicaire Épiscopal de Paris,

24 juin 2022

 

Chapelet des Enfants

5, rue de l’Université

75007 Paris

www.chapeletdesenfants.com

 

Visuel : La Vierge au Globe, chapelle de la Médaille Miraculeuse, Paris 7e

 

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

8 avril 2020

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

 

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Jeudi Saint

Le Mont des Oliviers

 

Evangile selon Saint Matthieu (26, 37-46)

 

Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. » Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. » Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ? Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. » De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! » Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil. Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »

 

Jeudi 20 septembre 2012

 

Je suis en route vers l’hôpital après avoir passé la matinée à donner le catéchisme dans l’une des écoles que nous avons construites au coeur de plusieurs bidonvilles. J’ai hâte de retrouver mon petit protégé et de savoir s’il a déjà terminé de visionner tous les dessins animés que je lui ai laissé hier pour égayer un peu l’atmosphère pesante de sa chambre.

Mais au lieu du sourire espéré, c’est un visage apeuré que je trouve en entrant dans la petite officine. Darwin semble terrorisé. Ses yeux d’ordinaire si pétillants expriment cette fois une anxiété inhabituelle pour son caractère toujours si jovial et apaisé.

La peur se lit dans un regard. J’en ai déjà fait l’expérience plusieurs fois notamment lorsqu’un jeune voleur faillit se faire tuer sous mes yeux par le gardien d’une compagnie pétrolière qui avait surpris son larcin et l’avait mis en joue. Le justicier improvisé avait tiré par deux fois en manquant sa cible, et j’avais alors croisé le regard terrifié de ce condamné à mort en sursis que la peur avait subitement envahi.

Darwin m’inquiète car je ne l’ai jamais vu ainsi, même dans les moments les plus difficiles et les crises qu’il a dû traverser du fait de l’évolution de sa maladie.

Il est toujours le premier à nous rassurer sur son état, à dédramatiser la situation et à relativiser sa souffrance pourtant bien réelle.

Cette fois il ne peut pas. Il est tourmenté et son regard balaie la pièce. Il me dévisage de manière troublante, puis fixe un instant le plafond avec angoisse avant de me regarder à nouveau avec des yeux suppliants. Il serre dans ses mains, avec le peu de force qui lui reste, la statuette de la Vierge Marie offerte la veille par la religieuse Dominicaine puis se tourne à nouveau vers moi et semble vouloir quelque chose. Je m’approche et m’assois près de lui en lui prenant la main.

- Que se passe-t-il Darwin ? As-tu un problème ? As-tu besoin de quelque chose ?

Impossible pour lui de prononcer un mot avec la canule enfoncée dans sa bouche, mais nous pouvons lire sur ses lèvres et deviner tant bien que mal ce qu’il veut nous dire.

- Il faut prier, dit-il, avec un air implorant.

- Entendu Darwin, mais pourquoi ressens-tu le besoin de prier ?

- Parce que je me bats.

- Tu te bats contre ta maladie ?

Le jeune garçon fait une courte pause et pose longuement son regard sur moi, comme s’il voulait s’assurer que je l’écoute bien.

- Je me bats contre le démon.

Je suis abasourdi par sa réponse mais l’expression de son visage ne fait aucun doute. Darwin vit assurément un combat spirituel d’une terrible intensité, combat au grand jour qu’il partage avec les plus grands saints de toute l’hagiographie. Le démon ne se donne plus la peine de se cacher en face d’une âme aussi pure. Sa plus grande ruse, qui consiste à faire croire qu’il n’existe pas, n’a pas de prise sur un enfant aussi héroïque. Il ne lui reste plus qu’une bataille à mener, celle de la désespérance. Ne plus croire à l’amitié de Celui qui a été son compagnon tout au long de son pèlerinage sur terre. Se croire abandonné par ce Dieu et l’abandonner à son tour.

Darwin voit probablement se jouer devant lui, devant cette petite pièce de quelques mètres carrés, le combat des anges. Il revit d’une certaine manière, l’agonie du Jardin des Oliviers s’unissant de manière impressionnante à l’angoisse du Christ lui-même.

La réponse qu’il donne à la tentation de désespérer est sans appel. C’est d’ailleurs le commandement que Jésus donne à ses disciples, endormis quelques mètres plus loin, alors que Judas s’apprête à le livrer.

- Il faut prier, répète-t-il fermement.

Réalisant la gravité du moment, je lui propose d’aller chercher ce qu’il faut pour lui administrer les derniers sacrements. Mais tout semble se jouer à l’instant.

- Il faut prier maintenant.

L’expression du visage est alarmante. Il a besoin de renfort spirituel tout de suite. Je demande tout de même à Maxime, un jeune volontaire français venu m’accompagner dans les bidonvilles, de filer au foyer me chercher ma petite sacoche et je propose à Darwin d’implorer l’aide de la Vierge Marie en méditant ensemble les mystères du Rosaire. Il acquiesce immédiatement.

Je sors mon chapelet, embrasse la Croix et l’approche des lèvres de Darwin. Puis je mets sa main dans la mienne et place la première petite perle de bois entre son pouce et son l’index. Je commence alors à prier la longue série des « Notre Père » et des « Je Vous salue Marie » à haute voix, tandis qu’il accompagne les invocations en silence du bout de ses lèvres asséchées par le tube.

Par moments, il semble perdre le fil de notre litanie et fixe avec anxiété le plafond, puis reprend le cours de la prière en serrant avec force ma main dans la sienne. Je fais glisser le chapelet grain après grain entre ses doigts en ayant du mal à contenir mon émotion. Jamais je n’ai prié Notre Dame avec une telle certitude qu’Elle se tient là, à nos côtés, attentive à l’espérance que contient chacun de ces mots répétés inlassablement.

Maxime réapparaît avec ma précieuse sacoche et je me prépare à administrer les derniers Sacrements. Darwin me dévisage avec conviction et fixe à nouveau le plafond en fronçant les sourcils. Son regard est désormais empreint de détermination, malgré l’angoisse. Le combat est intense, mais il sait qu’il est déjà gagné.

En lisant les prières qui accompagnent les mourants, je réalise à quel point la réponse du Christ au mystère scandaleux du mal est avant tout une réponse d’amour. Le poète Paul Claudel dit que le Christ est venu emplir ce scandale de sa présence et ses mots prennent une intensité particulière appliqués au petit corps sans force de Darwin.

Dieu pourrait arrêter immédiatement ce combat et libérer notre garçon. Il a ce pouvoir mais cela réduirait l’action divine à une démonstration de puissance. Il est tout-puissant, certes, mais sa puissance est d’abord et avant tout une puissance d’amour à laquelle il veut nous associer. Le mystère demeure mystérieux et le scandale scandaleux, toutefois nous savons à quel point l’amour sur cette terre est intimement uni à la souffrance. Darwin est un nouveau « témoin » (dont l’étymologie est similaire au mot martyr), à la suite d’une foule innombrable de saints.

L’extrême-onction s’achève bientôt. Il ne me reste plus qu’à lui donner une dernière bénédiction mais l’émotion m’envahit tout à coup et je n’arrive pas à retenir mes larmes. J’essaie sans succès de les cacher mais Darwin tourne immédiatement son regard vers moi en entendant les sanglots dans ma voix. Il me regarde longuement sans rien dire, avec cet air anxieux qui ne le quitte pas. Il est au coeur du combat. Il ne faut pas flancher.

En refermant mon petit rituel, je me souviens à quel point Darwin préférait parler de sa « mission » plutôt que de se lamenter sur l’évolution inexorable de sa maladie. D’aucuns pourraient se demander légitimement la signification d’une vie comme celle de ce jeune myopathe, coincé toutes ces années dans son fauteuil roulant sans pouvoir prétendre à un avenir quelconque aux yeux du monde. Sa valeur apparaît pourtant indiscutable devant ce petit corps affaibli qui mène le combat des Grands. Inexplicable, mais manifeste. L’âme de Darwin est tellement épurée de tout ce qui nous aveugle qu’elle n’est réduite qu’à sa simple vocation : aimer. Aimer jusqu’au bout. Il l’avait d’ailleurs compris lui-même il y a quelques années en me disant qu’il devait tenir jusqu’au bout, à l’image du Christ.

Darwin n’est pas apaisé. Il continue de fixer de temps en temps le plafond avec une angoisse qui se lit encore sur son visage. Mais elle doit parfois laisser place à la détermination de son regard. Le combat n’est pas fini, il est pourtant gagné et le piège s’est retourné contre l’ennemi. Le démon lance un dernier assaut contre une forteresse imprenable. Imprenable parce que faible et fragile.

Assaut désespéré...

 

Extrait de « Plus fort que les ténèbres », Père Matthieu Dauchez, Editions Artège, 2015.

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Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos

Le petit Philippin maître de joie

 

Darwin Ramos naît le 17 décembre 1994 dans une famille très pauvre de Manille (Philippines). Il est contraint de mendier dans la rue pour subvenir aux besoins de sa famille, malgré une maladie qui atrophie ses muscles et qui l’empêche rapidement de se tenir debout.

En 2006, il est accueilli par l’association ANAK-Tnk qui œuvre pour les enfants de la rue. Il est baptisé le 23 décembre, puis reçoit la Première Communion et la Confirmation un an plus tard. Darwin fait preuve d’une foi simple mais profonde, ancrée dans la prière et l’action de grâce. Il vit sa maladie dans une réelle union avec le Christ en Croix et dans une grande espérance. Il rayonne de joie et réconforte les enfants de ANAK-Tnk.

Le 16 septembre 2012, sa maladie s’aggrave. Il vit alors une véritable Semaine Sainte : le jeudi, un combat spirituel, le vendredi, il écrit dans une grande paix : « Un immense merci. Je suis très heureux ». Après un samedi silencieux, il meurt le dimanche 23 septembre 2012. Sa cause de béatification a été ouverte.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu Darwin Ramos

 

Ô Dieu de toute Joie, Père, Fils et Saint Esprit, Tu ne laisses jamais seuls ceux qui sont dans l’épreuve. Nous Te rendons grâce de nous avoir donné, en Darwin Ramos, enfant de la rue, un modèle lumineux de vie chrétienne. Dans sa brève existence, Tu lui as donné la grâce d’une foi simple et inébranlable, d’une espérance joyeuse dans la maladie, d’une charité constante pour le prochain. Nous Te demandons la glorification sur terre de ton serviteur Darwin, afin que les jeunes et les malades puissent trouver en lui un maître de Joie. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici…). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. Notre Père/Je vous salue Marie/Gloire au Père.

 

Imprimatur : Mgr. Honesto F. Ongtioco, évêque de Cubao (22 novembre 2018).

 

Pour plus d’infos, relations de grâces

https://darwin-ramos.org

 Facebook : @DarwinRamosAssociation

7 avril 2020

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

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Mercredi Saint

La coupe de gloire

 

Evangile selon Saint Marc (10, 35-40)

 

Jacques et Jean, les fils de Zébédée, s’approchent de Jésus et lui disent : « Maître, ce que nous allons te demander, nous voudrions que tu le fasses pour nous. » Il leur dit : « Que voulez-vous que je fasse pour vous ? » Ils lui répondirent : « Donne-nous de siéger, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ta gloire. » Jésus leur dit : « Vous ne savez pas ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je vais boire, être baptisé du baptême dans lequel je vais être plongé ? » Ils lui dirent : « Nous le pouvons. » Jésus leur dit : « La coupe que je vais boire, vous la boirez ; et vous serez baptisés du baptême dans lequel je vais être plongé. Quant à siéger à ma droite ou à ma gauche, ce n’est pas à moi de l’accorder ; il y a ceux pour qui cela est préparé. »

 

Mercredi 19 septembre 2012

 

Darwin semble dormir paisiblement ce matin. Assis contre son petit lit d’hôpital, je suis en train de pomper aussi régulièrement que possible la poire reliée au tube coincé dans sa bouche. J’ai remplacé Jayson, un jeune qui nous a rejoint depuis trois ans déjà. Il a vécu l’enfer de la rue : drogue, prostitution, délinquance, mais avec l’aide de la Fondation et une volonté de fer, il a réussi à se relever. Il a repris ensuite ses études et rêve aujourd’hui de devenir à son tour éducateur de rue pour aider les enfants qui, comme lui, ont vécu le rejet et l’abandon. Jayson a choisi le créneau de nuit à l’hôpital. Il est resté aux côtés de notre jeune patient pendant quatre heures. Ankylosé par ce long moment de veille, il est sorti quelques instants pour se dégourdir les jambes.

Je regarde le visage de Darwin et me réjouis de le voir si tranquille. Il ne fronce p, ne secoue pas les sourcils, ne secoue pas non plus la tête comme la veille et s’oxygène régulièrement au rythme de l’assistance respiratoire. Il semble donc bien s’être habitué à ce corps étranger dans la gorge. Plus fortement cependant, je ressens cette paix extérieure comme l’expression de celle, profonde et intérieure, qui lui donne la grâce une fois encore d’accepter avec résignation sa condition physique. Darwin a toujours accueilli sans fatalité l’évolution de sa maladie qu’il appelle sa mission. Son infirmité et ses souffrances ont un sens, il le sait.

Je me souviens de ce jour où, au cours d’une discussion, Darwin m’avait dit :

- Vous savez, mon Père, je crois que Jésus veux que je tienne jusqu’au bout, comme Lui.

Il exprimait ainsi de manière édifiante, la compréhension qu’il avait de sa « mission » et marchait avec Celui qui a souffert comme lui. Et s’il n’avait aucune idée du chemin qu’il devait prendre, il avait toujours la conviction qu’il devait avancer sans se décourager, appuyé sur le bâton de la persévérance, côte à côte avec le Christ.

Darwin ouvre sans peine les yeux et m’aperçoit. Il ne peut dire un mot mais son sourire, gêné par le tube et pourtant si expressif, m’offre une salutation chaleureuse qui me rassure. Il va plutôt bien. Il ne semble pas trop souffrir et est heureux de notre présence à ses côtés.

Il essaie de me dire quelque chose. Je regarde donc avec attention ses lèvres pour saisir le sens des mots qu’il prononce sans pouvoir émettre de son.

- Comment allez-vous ? Articule-t-il doucement.

Sa question a quelque chose d’étrange tant notre attention est focalisée sur son état à lui.

- J’irais mieux si tu voulais bien sortir de l’hôpital.

Il y a volontairement un ton un peu taquin dans ma réponse. Darwin esquisse un sourire amusé et tourne sa tête vers la petite table à côté de lui où il m’a vu poser une petite boite en entrant. Elle l’intrigue car il aimerait bien savoir ce qu’elle contient.

- Je t’ai apporté une surprise, lui dis-je.

Et sans attendre, j’ouvre le paquet et en sors un petit lecteur vidéo et quelques disques de dessins animés. Son visage s’illumine car les longues heures d’attentes dans ce lit d’hôpital sont interminables. Il va pouvoir se divertir un peu. J’installe le gadget sur ses genoux et mets en route le premier disque. Darwin est captivé par les images mais il me lance tout ce même de temps en temps un œil reconnaissant.

Quant à moi, je le regarde en me demandant de ce que les mois à venir nous réservent et surtout comment nous allons pouvoir nous organiser pour l’accompagner au mieux dans les derniers moments de sa vie.

Entre alors dans la petite officine médicale, sœur Ana-Marie, religieuse Dominicaine polonaise, qui a pris l’habitude depuis quelques mois de venir enseigner le catéchisme aux enfants handicapés mentaux de la Fondation. Elle vient les voir une fois par semaine et m’accompagne aussi régulièrement dans les bidonvilles lors de mes visites hebdomadaires. Darwin l’aperçoit dans l’encadrement de la porte et oubliant son petit film, ne la quitte plus des yeux. Il semble tellement heureux de sa visite.

S’approchant de lui, elle l’embrasse et lui met dans la main une statuette en plastique de la Vierge Marie et dans l’autre un chapelet. Elle pose ensuite une image du Saint Pape Jean Paul II sur la petite table où sont entassées les boites de médicaments.

- Notre maman du Ciel et son Pape vont bien veiller sur toi. Sais-tu qu’il est originaire de mon pays ? Et sans lui laisser le temps d’acquiescer, elle continue : il a été très malade aussi, il sait ce que veut dure le mot souffrance, il va t’aider.

Elle s’assoit de l’autre côté du lit et entame une discussion avec le jeune patient muet qui l’écoute avec attention. Il la dévore des yeux et semble goûter chacun de ses mots.

La paix de son âme m’impressionne. Saint Vincent de Paul disait que le malade est comme une jauge avec laquelle vous pouvez sonder et savoir le plus assurément quelle est la vertu de tout un chacun. Appliquée à notre jeune myopathe, il faut alors parler de la mesure de toute une vie. Darwin édifie toujours ceux qui le rencontrent par la force qui émane de lui au travers de sa faiblesse. Dans les derniers moments de sa vie, il ne déroge pas à la règle et montre encore et toujours cette extraordinaire sérénité, reflet de la confiance qu’il a placée dans Celui qui donne le sens et la fin de sa « mission ».

« Merci » et « je t’aime » sont les deux expressions que Darwin aura prononcées le plus souvent dans sa vie. Deux formules toutes simples, usuelles et parfois vidées de leur substance dans un monde qui a tourné le dos à la relation pour s’asservir dans la compétition, mais des mots qui prennent une intensité toute particulière dans la souffrance.

Je contemple cette scène pleine de complicité entre le jeune garçon et la religieuse en habit blanc.

Après une bonne demi-heure de discussion rythmée par les histoires enflammées de sœur Ana-Marie et les sourires approbateurs du jeune patient, la Dominicaine s’excuse et nous quitte pour rejoindre son couvent à l’est de la ville. Darwin la suit du regard jusqu’à la porte puis se tourne vers moi sans perdre son sourire. Il vient de vivre la grâce toute simple d’une visite, baume de compassion qui tord le cou de l’indifférence. La Sainte de Calcutta, disait que la solitude était le mal de notre siècle, son remède réside assurément dans ces gestes anodins mais pleins d’amour, graines de consolation.

« Accepter l’autre qui souffre signifie, en effet, assumer en quelques manières sa souffrance, de façon qu’elle devienne aussi la mienne. Mais parce que maintenant elle est devenue souffrance partagée, dans laquelle il y a la présence d’un autre, cette souffrance est pénétrée par la lumière de l’amour. La parole latine con-solatio, consolation, l’exprime de manière très belle, suggérant un être-avec dans la solitude, qui n’est alors plus solitude » (Benoît XVI, Spe Salvi).

Darwin ferme les yeux et s’endort.

 

Extrait de « Plus fort que les ténèbres », Père Matthieu Dauchez, Editions Artège, 2015.

 

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Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos

Le petit Philippin maître de joie

 

Darwin Ramos naît le 17 décembre 1994 dans une famille très pauvre de Manille (Philippines). Il est contraint de mendier dans la rue pour subvenir aux besoins de sa famille, malgré une maladie qui atrophie ses muscles et qui l’empêche rapidement de se tenir debout.

En 2006, il est accueilli par l’association ANAK-Tnk qui œuvre pour les enfants de la rue. Il est baptisé le 23 décembre, puis reçoit la Première Communion et la Confirmation un an plus tard. Darwin fait preuve d’une foi simple mais profonde, ancrée dans la prière et l’action de grâce. Il vit sa maladie dans une réelle union avec le Christ en Croix et dans une grande espérance. Il rayonne de joie et réconforte les enfants de ANAK-Tnk.

Le 16 septembre 2012, sa maladie s’aggrave. Il vit alors une véritable Semaine Sainte : le jeudi, un combat spirituel, le vendredi, il écrit dans une grande paix : « Un immense merci. Je suis très heureux ». Après un samedi silencieux, il meurt le dimanche 23 septembre 2012. Sa cause de béatification est en cours d'instruction.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu Darwin Ramos

 

Ô Dieu de toute Joie, Père, Fils et Saint Esprit, Tu ne laisses jamais seuls ceux qui sont dans l’épreuve. Nous Te rendons grâce de nous avoir donné, en Darwin Ramos, enfant de la rue, un modèle lumineux de vie chrétienne. Dans sa brève existence, Tu lui as donné la grâce d’une foi simple et inébranlable, d’une espérance joyeuse dans la maladie, d’une charité constante pour le prochain. Nous Te demandons la glorification sur terre de ton serviteur Darwin, afin que les jeunes et les malades puissent trouver en lui un maître de Joie. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici…). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. Notre Père/Je vous salue Marie/Gloire au Père.

 

Imprimatur : Mgr. Honesto F. Ongtioco, évêque de Cubao (22 novembre 2018).

 

Pour plus d’infos, relations de grâces

https://darwin-ramos.org

 

Facebook : @DarwinRamosAssociation

21 octobre 2019

Neuvaine "à la rencontre de l'autre avec Saint François d'Assise

Neuvaine "à la rencontre de l'autre avec François d'Assise"

Du 18 au 26 octobre 2019

 

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Quatrième jour

Dieu plus grand

 

L'Évangile

 

« Jésus lui répondit : « Si tu savais le don de Dieu et qui est celui qui te dit : « Donne-moi à boire », c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ». (Jn 4,10)

 

Méditation

 

La Samaritaine croit tout savoir de cet homme qui se présente à elle : Il est Juif, Il est l’autre et elle ne veut rien avoir à faire avec Lui. Jésus se prend à rêver : « Si tu savais le don de Dieu… » Oui, Dieu rêve pour l’homme. Il rêve que nous nous ouvrions à Lui dans tout Son mystère, que nous adhérions à une vie à dimension divine et que nous ne nous contentions pas de nous traîner au ras de nos possibles, de nos compromis et de nos peurs. « Ce que l’œil n’a pas vu, ce que l’oreille n’a pas entendu, ce qui n’est pas monté au cœur de l’homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment » (1 Co 2,9), voilà ce que Dieu voudrait nous faire découvrir, comme à la Samaritaine.

Cet appel à regarder plus haut et plus grand porte d’abord sur notre relation à Dieu. Nos frères d’islam se plaisent à parler du « Très Grand » (akbar), Celui qui est au-delà de tout et notamment de toutes nos représentations. Se représenter Dieu comme un monarque omnipotent, c’est encore trop humain. Dieu est bien au-delà. Il est Celui qui ne craint pas de perdre quoi que ce soit et qui est prêt à Se laisser crucifier pour que nous « ayons la vie en abondance » (Jn 10,10). Et si j’acceptais de me laisser surprendre aujourd’hui par l’amour infini de Dieu, me laissant emmener plus loin par ce qu’Il me donne à voir ?

Cet appel à regarder plus loin - comme « s’il voyait l’invisible » (He 11,27) - concerne également l’autre qui vient à ma rencontre. Dans le cas de la Samaritaine, c’est le Christ, le don de Dieu. Et s’il en était ainsi pour nous, si je recevais l’autre comme un don de Dieu, toujours au-delà de ce que je peux imaginer ou craindre de lui ? Accueillir l’autre comme un présent venu d’en haut, c’est d’ores et déjà en faire un frère sur le chemin et c’est lui permettre de me surprendre et de me mener plus loin.

 

Intention de prière

 

Dieu, à force de contempler nos péchés et de nous vouloir réalistes, nous tournons sur nous-mêmes et nous nous construisons des vies racornies à notre taille. Donne-nous la foi et l’espérance qui permettent de croire dans ce projet fou que Tu as pour nous, celui de faire de nous Tes fils et Tes filles à part entière.

 

Résolution concrète pour la journée

 

Je m’arrête après quelques actions de la journée (une fois un travail terminé, après une rencontre, après un trajet en métro) et je regarde plus haut. Quel sens Dieu entend-Il donner à tout cela ?

 

 

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Figure pour aujourd’hui

Bienheureux Christian de Chergé

 

Christian de Chergé, encore séminariste, est envoyé faire son service militaire en Algérie pendant la guerre d’indépendance. Il est sauvé par un garde-champêtre musulman qui, écrira-t-il plus tard, a su donner sa vie pour lui, comme l’avait fait le Christ. Ceci amène Christian à entrer à la Trappe de Tibhirine pour y vivre en « priant au milieu d’autres priants ». Il écrit dans son testament, évoquant sa mort : « Voici que je pourrai,s'il plaît à Dieu, plonger mon regard dans celui du Père pour contempler avec Luises enfants de l'Islam tels qu'Il les voit, tout illuminés de la gloire du Christ, fruits de Sa Passion investis par le Don de l'Esprit dont la joie secrète sera toujours d'établir la communion et de rétablir la ressemblance en jouant avec les différences ».

 

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L'auteur de cette neuvaine, le Frère Stéphane Delavelle est franciscain, vit à Meknès au Maroc. Il est l'auteur de l'ouvrage, paru en mars 2019 aux éditions Chemins de dialogue, « Franciscains au Maroc, huit siècles de rencontres ». À travers cette neuvaine, il nous partage les grandes figures qui l'ont inspiré et sa réflexion sur ce qu'est la rencontre avec le Christ et avec nos frères en humanité.

 

Neuvaine : À la rencontre de l'autre avec François d'Assise sur Hozana

19 octobre 2019

Neuvaine "à la rencontre de l'autre avec François d'Assise"

À la rencontre de l'autre avec François d'Assise

Neuvaine de prière

Du 18 au 26 octobre 2019

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Deuxième jour

Un Dieu assoiffé de relations

 

L'Évangile

 

« Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit : « Donne-moi à boire ». (Jn 4,7)

 

Méditation

 

Jésus est là, au bord du puits mais, comme le Lui fera remarquer la Samaritaine, Il n’a rien pour puiser l’eau. Il se trouve donc démuni alors même que la source est devant Lui. Très souvent, il en va de même pour nous : la source est proche, nous le savons, mais nous ne savons pas comment puiser, comment retrouver ce lien d’intimité et de confiance que nous entretenions jadis avec le Seigneur ou avec les autres. Nous faisons l’expérience de notre impuissance, de notre incapacité à maîtriser aussi bien notre vie spirituelle que notre vie relationnelle. Avec l’âge, après des disputes, du fait des responsabilités, nous devons entrer dans une autre manière de rencontrer. Une conversion s’impose.

C’est là que le Christ Se révèle comme « maître de la rencontre ». Lui, qui est tout et qui peut tout, Se fait humble mendiant en demandant à cette femme de Lui donner à boire. Il ne cherche pas une solution en Lui-même mais Il s’ouvre à l’autre de Son besoin profond. Une autre fois, sur la croix cette fois, Il lancera ce cri : « J’ai soif ! » C’est le même besoin qui s’exprime dans les deux cas : un besoin de relations, de considération, d’amour. Dieu se révèle là comme un assoiffé de l’homme. C’est pour que nous entrions en relation avec Lui qu’Il est venu jusqu’à nous et qu’Il S’est fait homme.

Si cette soif de relations appartient à la nature profonde de Dieu, elle doit être au cœur des être créés « à l’image et à la ressemblance de Dieu » que nous sommes. Hélas, la vie a souvent fait de nous des blessés qui ont peur de s’ouvrir, d’exprimer leurs besoins et qui ne cherchent qu’en eux-mêmes la réponse à leurs aspirations les plus profondes. Où en suis-je personnellement ? Ai-je encore soif ou suis-je seulement satisfait de ce que j’ai ?... Contemplons le Christ qui n’a pas honte d’avoir soif de nous : Il nous montre un autre chemin, le chemin de la Vie.

 

Intention de prière

 

Christ, Toi qui nous révèles la soif fondamentale qui habite le cœur de Dieu, réveille en nous la soif fondamentale de relations que Tu y as déposée pour nous rendre véritablement à Ton image.

 

Résolution concrète pour la journée

 

Je choisis d’exprimer simplement mon besoin à quelqu’un aujourd’hui plutôt que d’essayer de résoudre la question par mes propres moyens. J’offre ce chemin de minorité et de dépendance au Seigneur comme un pas à Sa suite.

 

 

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Figure pour aujourd’hui

Sainte Claire d’Assise

 

Claire d’Assise est une jeune aristocrate qui décide, en 1212, de suivre la voie de pauvreté, de fraternité et de contemplation ouverte par François d'Assise. D’autres femmes la suivront et elle veillera sur son monastère jusqu’en 1253 malgré ses nombreuses maladies. Ses biographes racontent que, sur son lit de mort, alors que déjà tous voyaient en elle une sainte, elle vit arriver un frère ermite. Et elle de lui demander : « Qu’as-tu de neuf à me dire sur Dieu ? » Étonnante soif de Dieu qui, jusqu’aux derniers instants, marque cette femme ! Et si nous entrions de cette manière dans nos relations : « Qu’as-tu de neuf, mon frère, ma sœur, à me dire sur Dieu ? »

 

 

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L'auteur de cette neuvaine, le Frère Stéphane Delavelle est franciscain, vit à Meknès au Maroc. Il est l'auteur de l'ouvrage, paru en mars 2019 aux éditions Chemins de dialogue, « Franciscains au Maroc, huit siècles de rencontres ». À travers cette neuvaine, il nous partage les grandes figures qui l'ont inspiré et sa réflexion sur ce qu'est la rencontre avec le Christ et avec nos frères en humanité.

 

Neuvaine : À la rencontre de l'autre avec François d'Assise sur Hozana

6 avril 2020

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

La Semaine Sainte de Darwin Ramos

 

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Mardi Saint

Le Chant du coq

 

Évangile selon Saint Jean (13, 21-33, 36-38)

 

À l’heure où Jésus passait de ce monde à son père, au cours du repas qu’il prenait avec ses disciples, il fut bouleversé en son esprit, et il rendit ce témoignage : « Amen, amen, je vous le dis : l’un de vous me livrera. » Les disciples se regardaient les uns les autres avec embarras, ne sachant pas de qui Jésus parlait. Il y avait à table, appuyé contre Jésus, l’un de ses disciples, celui que Jésus aimait. Simon-Pierre lui fait signe de demander à Jésus de qui il veut parler. Le disciple se penche donc sur la poitrine de Jésus et lui dit : « Seigneur, qui est-ce ? » Jésus lui répond : « C’est celui à qui je donnerai la bouchée que je vais tremper dans le plat. » Il trempe la bouchée, et la donne à Judas, fils de Simon l’Iscariote. Et, quand Judas eut pris la bouchée, Satan entra en lui. Jésus lui dit alors : « Ce que tu fais, fais-le vite. » Mais aucun des convives ne comprit pourquoi il lui avait dit cela. Comme Judas tenait la bourse commune, certains pensèrent que Jésus voulait lui dire d’acheter ce qu’il fallait pour la fête, ou de donner quelque chose aux pauvres. Judas prit donc la bouchée, et sortit aussitôt. Or il faisait nuit. Quand il fut sorti, Jésus déclara : « Maintenant le Fils de l’homme est glorifié, et Dieu est glorifié en lui. Si Dieu est glorifié en lui, Dieu aussi le glorifiera ; et il le glorifiera bientôt. Petits enfants, c’est pour peu de temps encore que je suis avec vous. Vous me chercherez, et, comme je l’ai dit aux Juifs : “Là où je vais, vous ne pouvez pas aller”, je vous le dis maintenant à vous aussi. Simon-Pierre lui dit : « Seigneur, où vas-tu ? » Jésus lui répondit : « Là où je vais, tu ne peux pas me suivre maintenant ; tu me suivras plus tard. » Pierre lui dit : « Seigneur, pourquoi ne puis-je pas te suivre à présent ? Je donnerai ma vie pour toi ! » Jésus réplique : « Tu donneras ta vie pour moi ? Amen, amen, je te le dis : le coq ne chantera pas avant que tu m’aies renié trois fois.

 

Mardi 18 septembre 2012

 

En passant les portes de l’hôpital, je suis bien décidé à extirper des informations aux médecins pour en savoir plus sur l’état de santé de Darwin. Le vocabulaire médical est parfois opaque, reflet de l’impuissance inavouée des descendants d’Hippocrate devant la maladie. Ils m’ont dit hier que notre petit malade resterait intubé jusqu’à « la fin » et ce mot m’effraie. La fin ? La mort veulent-ils dire. Mais à défaut de pouvoir l’éviter, j’aimerais tant maîtriser, suivant en cela la tentation multimillénaire de l’orgueil humain.

 

J’aperçois dans un petit couloir la jeune femme médecin qui avait tenté d’adoucir les mots de sa désagréable collègue.

- Pardon de vous déranger encore, mais j’aimerais avoir quelques précisions à propos de mon jeune patient.

- Oui bien sût mon Père, je suis là pour ça.

- Soyez franche, s(il vous plaît, est-il en danger immédiat ?

- En fait, c’est difficile à dire, probablement non. Avec l’assistance respiratoire dont on vous a parlé, cela peut durer encore de longs mois.

 

La perspective de devoir accompagner Darwin pour si un long crépuscule n’est pas réjouissante et pourtant ces mots me rassurent. J’ai l’impression qu’ils nous accordent un précieux répit. Les maladies incurables sont comme des épées de Damoclès au-dessus de la tête. Le compte à rebours se met en route et le temps semble mettre à l’épreuve l’intensité de chaque moment vécu. On voudrait rallonger chaque minute pour leur donner plus de profondeur, de beauté, d’authenticité. On aimerait alors percer le mystère de l’éternité.

Je m’approche de la petite salle où Darwin est allongé au milieu d’instruments médicaux et de boites de médicaments. Il n’y a toujours pas de lits disponibles en soins intensifs et cette petite officine permet aux infirmiers de l’avoir constamment à l’oeil. Je suis d’ailleurs plutôt satisfait de cette situation d’exception car, non seulement notre patient est immanquablement surveillé par le va-et-viens du personnel médical mais surtout, contrairement aux autres chambres où les patients sont entassés parfois par dizaine, elle nous donne le luxe d’être seuls avec lui sans oreille indiscrète et sans ce regard lourd et indélicat que beaucoup posent encore sur le handicap.

Darwin dort. Ce n’est pas un sommeil apaisé car il secoue de temps en temps la tête, gêné par le tube qui irrite sa trachée-artère. Elmar, l’un de ses « grands frères de la rue » arrivé en même temps que lui à la Fondation, veille fidèlement, pressant mécaniquement et le plus régulièrement possible la poire de respiration. Je suis touché par cette scène toute simple qui reflète de manière émouvante l’atmosphère familiale de la Fondation. Les enfants viennent tous de la rue avec des histoires dramatiques, ayant pour la plupart du temps quitté le foyer familial très jeunes pour fuir les violences ou les abus sexuels. Ce sont des êtres très profondément blessés. Mais leurs coeurs restent assoiffés d’un grand amour à donner et à recevoir. La Fondation facilite cette résurrection en leur offrant un cadre où ils apprennent à s’aimer comme des frères et sœurs.

En contemplant cette scène, je me remémore l’échange étonnant que j’ai eu quelques mois auparavant avec Jerriel, un jeune adolescent qui a trouvé refuge à la Fondation alors qu’il avait 5 ans à peine. Il me disait sa souffrance d’être raillé par l’un de ses camarades de classe qui l’avait affublé du sobriquet de Batang ampunan en tagalog, ce qui se traduit littéralement par « enfant d’orphelinat ».

 

- Tu ne devrais pas être vexé par ces mots, lui avais-je alors dit pour tenter de l’apaiser, tu devrais en être fier au contraire car la Fondation c’est ta famille en quelque sorte.

Jerriel me quitta sans paraître vraiment convaincu après mon argumentaire. Pourtant il revint quelques jours après victorieux.

- Mon Père, il s’est encore moqué de moi.

- Ah bon, mais qu’as-tu dit ?

- Je lui ai demandé combien de frères et de sœurs il avait. Il m’a dit quatre.

Et gonflant fièrement la poitrine, il continua :

- … alors je l’ai regardé et je lui ai dit : « Eh bien moi, j’en ai deux cent soixante-quinze ! »

 

J’avais alors été profondément touché par cette fierté toute légitime de Jerriel qui me montrait à quel point il avait adopté la fondation comme nouvelle famille. En voyant Elmar s’occuper de Darwin je ressens à nouveau cette joie intense de les sentir unis comme de vrais frères.

Darwin ouvre péniblement les yeux. Il fixe le plafond un long moment, comme si, réalisant à nouveau sa situation, il prenait le temps de l’accepter, de s’abandonner à nouveau. Il jette un coup d’oeil rapide vers Elmar, son bon samaritain, puis tourne la tête vers moi. Ses yeux sont perçants, ses deux billes noires étant désormais son unique moyen d’expression. Il pose sur moi son regard longuement, minutieusement même, cherchant à savoir si je ne lui cache pas d’autres mauvaises nouvelles, puis me fait signe d’approcher en bougeant son pouce. Je m’assied sur le bord de son petit lit et prends un air interrogatif en haussant les sourcils pour savoir ce qu’il veut. Darwin me regarde, esquisse un sourire discret, puis il regarde à nouveau vers le plafond tout en serrant autant qu’il peut ma main entre son pouce et son index. Il ne veut rien de particulier, simplement que je sois là, assis à ses côtés. Inutile de lui murmurer des paroles réconfortantes, c’est une présence qu’il désire, un silence qui dise quelque chose de la sympathie que j’aimerais tant lui exprimer : porter sa souffrance avec lui, le soulager de cette croix, l’apaiser.

Et pourtant, témoin impuissant de l’un des plus grands scandales que le monde connaisse, ce mal qui s’abat sur des enfants innocents, je ressens curieusement au fond de mes tripes un sentiment partagé. J’aimerais que Darwin ressente l’affection que j’ai pour lui, et c’est tout son être à lui qui transpire l’amour. J’aimerais qu’il puise chez moi un peu de courage, et je sens en lui une grandeur d’âme contagieuse. J’aimerais être un soutien dans son épreuve, il est une source d’inspiration. Sa faiblesse devient ma force.

Un infirmier entre sans nous adresser la parole, ni même nous regarder. Il jette un coup d’oeil à la perfusion, tourne un peu la manette pour que les gouttes de Dextrose s’écoulent plus rapidement puis attrape le carnet de notes dans lequel sont consignées, jour après jour, toutes les interventions du corps médical. Je contemple cette scène avec un certain malaise. Il est là, devant nous, mais complètement absent.

J’ai compris quelques minutes auparavant, grâce à Darwin, la puissance magnifique d’une simple présence, même silencieuse, et je réalise par cette simple scène à laquelle j’assiste, à quel point l’absence, son antonyme, peut-être si destructrice, vecteur de l’indifférence. Notre amour est manifesté par des petits gestes insignifiants, des regards posés, des paroles. Notre indifférence, quant à elle, se propage par les omissions innombrables de ces signes discrets qui ont pourtant valeur d’éternité.

Darwin ne peut plus parler. Il a non plus la force de serrer ceux qu’il aime dans ses bras. Il lui reste encore son regard dont la portée va bien au-delà d’une simple vision des choses qui l’entourent. Notre jeune paralysé n’a plus d’autres occupations sur son petit lit d’hôpital que de laisser son coeur aimer. Et les deux petites pupilles noires de ses yeux, dernier pont de communication avec le monde extérieur, ne se privent pas d’exprimer avec force et profondeur tout l’amour qui emplit son coeur d’enfant. Cet amour muet est un curieux mystère mais il est palpable.

Dans la petite officine d’un hôpital de Manille, au beau milieu d’un tourbillon médical, s’élève un chant d’amour, un hymne silencieux que l’oreille n’entend pas mais le coeur, lui, reconnaît avec certitude.

 

Extrait de « Plus fort que les ténèbres », Père Matthieu Dauchez, Editions Artège, 2015.

 

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Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos

Le petit Philippin maître de joie

 

Darwin Ramos naît le 17 décembre 1994 dans une famille très pauvre de Manille (Philippines). Il est contraint de mendier dans la rue pour subvenir aux besoins de sa famille, malgré une maladie qui atrophie ses muscles et qui l’empêche rapidement de se tenir debout.

En 2006, il est accueilli par l’association ANAK-Tnk qui œuvre pour les enfants de la rue. Il est baptisé le 23 décembre, puis reçoit la Première Communion et la Confirmation un an plus tard. Darwin fait preuve d’une foi simple mais profonde, ancrée dans la prière et l’action de grâce. Il vit sa maladie dans une réelle union avec le Christ en Croix et dans une grande espérance. Il rayonne de joie et réconforte les enfants de ANAK-Tnk.

Le 16 septembre 2012, sa maladie s’aggrave. Il vit alors une véritable Semaine Sainte : le jeudi, un combat spirituel, le vendredi, il écrit dans une grande paix : « Un immense merci. Je suis très heureux ». Après un samedi silencieux, il meurt le dimanche 23 septembre 2012.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu Darwin Ramos

 

Ô Dieu de toute Joie, Père, Fils et Saint Esprit, Tu ne laisses jamais seuls ceux qui sont dans l’épreuve. Nous Te rendons grâce de nous avoir donné, en Darwin Ramos, enfant de la rue, un modèle lumineux de vie chrétienne. Dans sa brève existence, Tu lui as donné la grâce d’une foi simple et inébranlable, d’une espérance joyeuse dans la maladie, d’une charité constante pour le prochain. Nous Te demandons la glorifi cation sur terre de ton serviteur Darwin, afi n que les jeunes et les malades puissent trouver en lui un maître de Joie. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici…). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. Notre Père/Je vous salue Marie/Gloire au Père.

 

Imprimatur : Mgr. Honesto F. Ongtioco, évêque de Cubao (22 novembre 2018).

 

Pour plus d’infos, relations de grâces

https://darwin-ramos.org

 

Facebook : @DarwinRamosAssociation

4 avril 2020

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

La Semaine Sainte avec Darwin Ramos

 

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Dimanche des Rameaux et de la Passion

 

Evangile selon Saint Marc (11, 1-10).

 

Lorsqu’ils approchent de Jérusalem, vers Bethphagé et Béthanie, près du mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit : « Allez au village qui est en face de vous. Dès que vous y entrerez, vous trouverez un petit âne attaché, sur lequel personne ne s’est encore assis. Détachez-le et amenez-le. Si l’on vous dit : “Que faites-vous là ?”, répondez : “Le Seigneur en a besoin, mais il vous le renverra aussitôt.” » Ils partirent, trouvèrent un petit âne attaché près d’une porte, dehors, dans la rue, et ils le détachèrent. Des gens qui se trouvaient là leur demandaient : « Qu’avez-vous à détacher cet ânon ? » Ils répondirent ce que Jésus leur avait dit, et on les laissa faire. Ils amenèrent le petit âne à Jésus, le couvrirent de leurs manteaux, et Jésus s’assit dessus. Alors, beaucoup de gens étendirent leurs manteaux sur le chemin, d’autres, des feuillages coupés dans les champs. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur ! Béni soit le Règne qui vient, celui de David, notre père. Hosanna au plus haut des cieux ! »

 

Dimanche 16 septembre 2012

 

- Mon Père, venez vite, Darwin ne va pas bien, il respire très mal. Je vais aux urgences.

Je raccroche mon téléphone portable et j’enfile rapidement un pantalon, l’esprit encore un peu embué par ce réveil brusque. Puis j’attrape les clés de ma petite moto et sors du presbytère. Je ne sais pas très bien l’heure qu’il est. Minuit ou une heure du matin peut-être. Peu importe d’ailleurs car il faut aller vite, je le sens. Joseph, l’aide-soignant de la fondation qui accompagne Darwin depuis plus de six ans avait une voix inquiète.

Il ne me faut pas plus d’une dizaine de minutes pour rejoindre l’hôpital en empruntant la grande avenue de Manille. Il y a peu de circulation. C’est un vrai petit miracle pour cette métropole de dix-huit millions d’habitants qui est en agitation constante de jour comme de nuit. Je roule vite, trop vite, je le sais bien, mais j’ai un mauvais pressentiment et je parle tout haut dans mon casque, l’angoisse me prenant aux tripes.

Je prie.

- Parle maintenant, Seigneur, s’il vous plaît. Pas encore. Je ne veux pas le perdre, mon Dieu. Je ne suis pas prêt.

Aux urgences, je gare rapidement mon deux-roues sur le parc de stationnement entre deux ambulances. Puis ignorant les appels du gardiens que je feins de ne pas voir, je m’engouffre parmi les nombreux badauds qui attendent l’appel de leur numéro. La liste est longue, le désordre parlable. C’est un hôpital pour enfants avec cette atmosphère comme un lieu. De nombreux dessins colorés jonchent les murs représentant des personnages de dessins animés. Les scènes joyeuses croquées sur les murs jurent un peu d’ailleurs avec les cris et les pleurs qui règnent dans cette cour des miracles où les parents tentent maladroitement de rassurer leur progéniture sans pour autant réussir à cacher leur propre inquiétude. Chacun s’observe sans rien dire, en échangeant un sourire gêné.

Je m’oriente immédiatement vers les soins intensifs, le ICU (Intensive Care Unit), me doutant bien que c’est là, dans cette grande pièce, que Darwin est soigné. Il est devenu un habitué du lieu. Les médecins le connaissent bien car il a vécu des mois dus à l’inexorable évolution de sa maladie.

Darwin est atteint de la myopathie de Duchenne, maladie incurable qui lui grignote petit à petit toutes ses forces musculaires. Depuis plusieurs années, inéluctablement son corps décline.

En entrant dans la grande salle, je suis pris à la gorge par cette émanation d’éther ou d’alcool qui couvre d’autres odeurs nauséabondes. Il y a une trentaine de lits installés côte à côte, tous occupés par des enfants, dont la plupart sont encore des bébés. Ils ont tous à leurs côtés l’un ou l’autre de leurs parents. Une maman essuie religieusement le front de son enfant endormi avec un sourire plein d’amour. Une autre essaie désespérément d’obtenir plus d’informations auprès d’infirmières dépassées par les événements. Un papa, quelques mètres plus loin, est endormi assis sur une chaise en plastique, son front posé sur ses bras en croix au coin du brancard où est allongé son fils d’une douzaine d’années qui semble dormir d’un sommeil agité.

Assez près de l’entrée, j’aperçois Darwin, seul, les yeux fermés. Les sourcils se froncent par moments, signe discret des intenses douleurs qu’il ressent. Il est allongé sur un lit dont le dossier a été relevé au maximum pour le maintenir dans une position assise. Amaigri par ces années de combat contre la maladie, ses muscles s’éteignent petit à petit. C’est un petit corps affaibli dont il ne reste que la peau sur les os.

Mais la première chose qui me frappe en le voyant, c’est la couleur inhabituelle de sa peau. Elle est jaunâtre. Je m’approche doucement de lui car je ne veux surtout pas le réveiller s’il dort. Je pose mon casque et enlève ma veste. Il ouvre les yeux, m’aperçoit et me fixe aussitôt de ses deux billes noires si expressives. Pas de sourire cette fois-ci. Darwin est grave et son regard inquiet. Surtout il semble respirer très difficilement et par toutes petites secousses. Ses poumons n’ont plus de force.

Joseph, l’aide-soignant, arrive juste après moi. Il revient de la petite pharmacie de l’hôpital où il est allé chercher les premiers médicaments prescrits par le médecin de garde. Il me salue rapidement et jette immédiatement un coup d’oeil complice à Darwin feignant de ne pas voir son inquiétude. Il s’intercale alors entre nous, puis lui tourne le dos et me dis d’une voix à peine audible pour éviter que notre jeune patient n’entende :

- Lorsque je suis arrivé dans le foyer cet après-midi, j’ai vu tout de suite que Darwin était très éteint, peu souriant. Et je le connais mon garçon, s’il ne me montre pas son grand sourire quand je viens le voir, c’est qu’il ne se sent pas bien.

- Tu l’as amené immédiatement ici ?

- Non, car Darwin m’assurait que tout allait bien. Un petite crise passagère seulement, disait-il. Mais, un peu plus tard, lorsque j’ai vu que ça ne s’améliorait pas, j’ai insisté. Je lui ai demandé s’il voulait aller à l’hôpital. Darwin n’a rien dit. Les yeux baissés, il a juste hoché la tête en signe d’acquiescement.

Darwin nous regarde fixement, avec une certaine inquiétude dans les yeux. Je vois bien qu’il cherche en même temps à capter mon regard mais je feins de l’ignorer pour laisser Joseph continuer. Je veux entendre son rapport jusqu’au bout car je crains d’entendre « »la » mauvaise nouvelle, la condamnation des médecins, comme un verdict qui tombe, une sentence sans appel.

- As-tu parlé aux médecins ? Que disent-ils de son état ?

- Ils ne savent pas encore, me répond Joseph. Ils ont fait plusieurs tests et prises de sang. Il essaient de comprendre où en est Darwin dans l’évolution de sa maladie, car il craignent tout de même une nouvelle étape dans sa dégradation. Probablement les poumons qui faiblissent.

Darwin continue inlassablement de remuer avec difficulté son corps affaibli pour attirer notre attention. Je m’approche de lui et lui prends la main, en faisant attention de ne pas toucher la perfusion qui l’alimente en dextrose. Sa main est chaude et il serre ses doigts sur la mienne sans me quitter des yeux, en esquissant, pour la première fois depuis mon arrivée depuis mon arrivée aux urgences, un petit sourire. Notre simple présence semble semble le soulager un peu.

Il ferme de temps en temps les yeux mais ne lâche pas ma main. Joseph s’approche des médecins de garde pour leur soutirer quelques informations supplémentaires mais cela devient un jeu de langages et les termes techniques utilisés, accessibles uniquement aux initiés, se multiplient et se compliquent pour finalement ne dire que l’impuissance des soignants. Il faut attendre le résultat des contrôles et l’avis du pneumologue qui ne reviendra que le lendemain.

Je regarde ce spectacle avec un certain étonnement mêlé de dégoût. Les palabres remplacent l’attention, la technique se substitue aux soins et un snobisme médico-intellectuel détrône petit à petit l’humanité de ces médecins qui semblent pourtant tenir la vie de notre enfant dans leurs mains. À chacun de leurs mots ou de leurs gestes, aussi futiles soient-ils, s’accroche notre espérance. « Ce n’est rien », « une petite infection passagère », « il va pouvoir rentrer très vite à la maison ». Des expressions de rien du tout dont rêvent tous les parents d’enfants malades. Quelques mots tout simples qui ne viennent pas. Il faut attendre. Le surveiller et attendre. Il restera à l’hôpital cette nuit.

Je sens que Darwin me serre la main entre son pouce et son index. Je le regarde et il semble vouloir me dire quelque chose. Ses lèvres bougent un peu. Il parle difficilement à cause de sa respiration irrégulière et je n’entends pas grand-chose mais ses yeux grands ouverts m’interpellent. Il fronce les sourcils comme pour me supplier. Il doit avoir besoin de quelque chose, il a soif peut-être, ou bien mal. J’approche mon oreille de sa bouche pour entendre la voix faible de mon petit bonhomme et ce qu’il veut me dire.

Darwin prend une grande respiration, ce qui lui demande un réel effort afin de sortir un son audible car il est à bout de souffle. Et forcissant un peu le son de sa voix saccadée par la douleur, il me dit lentement pour que je comprenne chacun de ses mots :

- Mon Père, un immense merci pour tout.

Merci. C’est tout. Il voulait me dire merci.

Darwin résumait ainsi sa vie en un mot. Une action de grâce. Ce mot « merci », il ne cessait de le répéter : lorsqu’on venait le voir au Centre, lorsqu’un éducateur passait devant lui, lorsqu’il était poussé par ses camarades ou encore si on lui présentait des invités de la Fondation. Darwin manquait profondément tous ceux qui le rencontraient par son sourire et ses mots affectueux. Ce soir-là, alors que commence la dernière étape de sa passion, il ne déroge pas à la règle. Bien que prononcer ces mots est une véritable épreuve pour lui. Il veut dire ce mot « merci ».

Ce n’est donc ni une plainte qu’il veut exprimer, ni un besoin qu’il veut nous signifier. Il déploie tous ces efforts simplement pour dire « merci ». Ce mot gratuit, petit clin d’oeil du coeur.

Expiration divine.

Merci.

Darwin est en souffrance et pourtant ne s’apitoie pas sur lui-même. Il lui faut aimer encore et toujours, dans chacun de ses actes, de ses paroles, à tout moment, même dans la souffrance, surtout dans la souffrance.

Je lui dois tant et c’est lui qui me dit merci.

Mes larmes montent mais j’essaie tant bien que mal de les lui cacher. Je veux lui imposer de se taire, de garder ses forces et de me dire plutôt ce dont il a besoin, ce qui peut l’apaiser. Mais aucun son ne sort de sa bouche. Darwin esquisse à nouveau laborieusement un petit sourire. C’est tout ce qu’il veut me dire.

Merci.

Darwin est comme ce petit âne attaché que l’on amène à Jésus au matin du dimanche des Rameaux. Monture de roi qui accompagne noblement Celui qui à sonné sa vie entièrement.

Il ferme ses yeux doucement, et s’endort.

 

Extrait de « Plus fort que les ténèbres », Père Matthieu Dauchez, Editions Artège, 2015.

 

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Le Serviteur de Dieu Darwin Ramos

Le petit Philippin maître de joie

(1994-2012)

 

Darwin Ramos naît le 17 décembre 1994 dans une famille très pauvre de Manille (Philippines). Il est contraint de mendier dans la rue pour subvenir aux besoins de sa famille, malgré une maladie qui atrophie ses muscles et qui l’empêche rapidement de se tenir debout.

En 2006, il est accueilli par l’association ANAK-Tnk qui œuvre pour les enfants de la rue. Il est baptisé le 23 décembre, puis reçoit la Première Communion et la Confirmation un an plus tard. Darwin fait preuve d’une foi simple mais profonde, ancrée dans la prière et l’action de grâce. Il vit sa maladie dans une réelle union avec le Christ en Croix et dans une grande espérance. Il rayonne de joie et réconforte les enfants de ANAK-Tnk.

Le 16 septembre 2012, sa maladie s’aggrave. Il vit alors une véritable Semaine Sainte : le jeudi, un combat spirituel, le vendredi, il écrit dans une grande paix : « Un immense merci. Je suis très heureux ». Après un samedi silencieux, il meurt le dimanche 23 septembre 2012.

 

Prière pour la béatification du Serviteur de Dieu Darwin Ramos

 

Ô DIEU de toute Joie, Père, Fils et Saint Esprit, Tu ne laisses jamais seuls ceux qui sont dans l’épreuve. Nous Te rendons grâce de nous avoir donné, en Darwin Ramos, enfant de la rue, un modèle lumineux de vie chrétienne. Dans sa brève existence, Tu lui as donné la grâce d’une foi simple et inébranlable, d’une espérance joyeuse dans la maladie, d’une charité constante pour le prochain. Nous Te demandons la glorifi cation sur terre de ton serviteur Darwin, afi n que les jeunes et les malades puissent trouver en lui un maître de Joie. Par son intercession, exauce notre prière (la formuler ici…). Nous Te le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen. Notre Père/Je vous salue Marie/Gloire au Père.

 

Imprimatur : Mgr. Honesto F. Ongtioco, évêque de Cubao (22 novembre 2018).

 

Pour plus d’infos, relations de grâces

https://darwin-ramos.org

 Facebook : @DarwinRamosAssociation

 

 

4 juin 2018

Neuvaine à saint Antoine de Padoue

Neuvaine à saint Antoine de Padoue

Du 5 au 13 juin

Fête de saint Antoine

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Introduction

 

Saint Antoine de Padoue est né à Lisbonne en 1195 et mort le 13 juin 1231. A partir du XVIIe siècle, saint Antoine de Padoue fut invoqué pour retrouver les objets perdus, puis pour recouvrer la santé, et enfin pour exaucer un vœu. L'idée d'invoquer saint Antoine pour retrouver les objets perdus vient du fait qu'un voleur qui lui avait dérobé ses commentaires sur les Psaumes se sentit obligé de les lui rendre. De nombreux épisodes surnaturels lui sont attribués, comme d'avoir tenu une nuit l'Enfant Jésus dans ses bras. On le représente souvent prêchant aux foules ou aux poissons, en discussion avec saint François, guérissant des malades, remettant en place la jambe qu'un homme s'était coupée en signe de pénitence, faisant s'agenouiller une mule devant le Saint Sacrement pour convaincre un Juif qui doutait de la présence de Dieu dans l'hostie, ou encore assistant à l'apparition de la Vierge Marie et de l'Enfant Jésus, assis ou debout sur un livre. Saint Antoine est un très grand saint. C’est dommage de le cantonner à celui qui retrouve les objets perdus. Il fut un maître de doctrine spirituelle, prédicateur de renom et thaumaturge. Il fut déclaré Docteur de l'Eglise  en 1946. Liturgiquement, il est commémoré le 13 juin.

Prier pendant neuf jours nous le fera découvrir et apprécier à sa juste dimension

 

Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit. Amen.

 

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

Père Eternel, au Nom de Jésus-Christ et par l’intercession de Marie, la Vierge Immaculée, et de saint Antoine de Padoue, envoyez-moi votre Saint-Esprit !

Saint-Esprit, Dieu d’infinie charité, donnez-moi votre saint amour.

Saint-Esprit, Dieu des vertus, convertissez-moi.

Saint-Esprit, source de lumière céleste, dissipez mon ignorance.

Saint-Esprit, Dieu d’infinie pureté, sanctifiez mon âme.

Saint-Esprit, Dieu de toute félicité, communiquez-vous à mon cœur.

Saint-Esprit, vous habitez dans mon âme, transformez-la et rendez-la toute à vous.

Saint-Esprit, amour substantiel du Père et du Fils, demeurez toujours dans mon cœur.

 

Prières à saint Antoine de Padoue

 

« Bref de Saint Antoine »

 

« Voici la croix du Seigneur ! Fuyez, puissances ennemies !
Le lion de la tribu de Juda, le rejeton de David, a vaincu ! Alléluia ! »

 

Saint Antoine, je vous en supplie, voyez la situation où je me trouve, réconfortez-moi dans ma détresse, intercédez pour moi et ma famille auprès de Notre Sauveur Jésus Christ. Que nous conservions toujours l'Amour de Dieu dans nos cœurs. Assistez-nous dans les nécessités de la vie. Écoutez mes prières, ayez pitié de moi, accordez-moi les faveurs que je vous demande (…) Je vous en prie, aidez-moi à surmonter toutes les difficultés que je viens déposer à vos pieds, je crois en vous, j'ai confiance en vous.


3 Notre Père, 3 Je vous salue Marie, 3 Gloire au Père

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Premier jour

Saint Antoine a ressuscité des morts

 

En 1220, les restes d'un groupe de Franciscains martyrs furent ramenés du Maroc. Cet événement conduisit saint Antoine à joindre l'ordre de François d'Assise, où il reçut le prénom Antoine. Il partit en mission, à sa demande, au Maroc mais dut être rapatrié en Europe dès 1221, pour des problèmes de santé. Son bateau fut dévié par les vents sur la côte de Sicile où il rencontra les frères de Messine et se rendit avec eux au Chapitre général en 1221, et passa ensuite près d'un an en retraite au couvent de Montepaolo, pratiquement isolé du reste de la communauté.

Grand saint Antoine, je vous félicite de toutes les prérogatives dont Dieu vous a favorisé entre tous les saints. La mort est désarmée par votre puissance, l'erreur est dissipée par vos lumières ; ceux que la malice s'efforce d'accabler, reçoivent par votre secours le soulagement tant désiré ; les lépreux, les malades et les estropiés obtiennent leur guérison par votre vertu ; les orages et les tempêtes de la mer sont apaisés sur votre commandement ; les chaînes des captifs sont rompues par votre autorité ; les choses perdues se retrouvent par vos soins ; tous ceux qui vous invoquent avec confiance sont affranchis des maux qu'ils endurent et des périls qui les menacent ; enfin, il n'est aucune nécessité sur laquelle votre pouvoir et votre bonté ne s'étendent.

Saint Antoine, dès votre plus tendre enfance, vous avez reçu de Dieu les grâces et les bénédictions les plus hautes et avez montré tous les signes de votre sainteté future, daignez poser votre regard plein de pitié sur nous qui, aujourd’hui, avons recours à votre puissante protection pour obtenir du Seigneur les grâces dont nous avons besoin. Amen.

O saint Antoine, puissant intercesseur, par toutes ces grâces que le ciel vous a faites, je vous supplie de prendre un soin éternel de mon âme, de mon corps, de mes affaires et de ma vie tout entière, assuré que rien au monde ne pourra me nuire, tant que je serai sous la conduite et la sauvegarde d'un tel Patron et Protecteur. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Deuxième jour

Saint Antoine s’est employé à combattre les hérésies

 

Fernando di Buglione naquit vers 1195 à Lisbonne, dans une famille noble et militaire. Il suivit des études brillantes chez les chanoines Réguliers de saint Augustin à Saint-Vincent da Fora puis au monastère de Sainte-Croix de Coïmbra, un important centre d'études et de vie religieuse, où il fut ordonné prêtre. Il était un éminent théologien.

Saint Antoine, vous êtes une des gloires les plus éclatantes et les plus populaires de l’ordre séraphique ! Saint Antoine, appelé par Dieu dans les rangs de l’ordre séraphique fondé par le «poverello» d’Assise, vous avez accepté de répondre avec générosité à la divine vocation. Non seulement vous avez combattu de grandes difficultés mais aussi vous avez pratiqué avec ardeur les plus héroïques vertus pour devenir très vite une grande lumière de sainteté: obtenez-nous de recevoir la grâce d’être toujours prêts à écouter la voix du Seigneur, de suivre docilement ses divines inspirations, d’être fidèlement en accord avec ses grâces et de nous conformer avec générosité à sa volonté dans tous les événements de notre vie. Amen.

Saint Antoine, recommandez mes besoins, et présentez mes misères au héros des miséricordes, au Dieu de toute consolation afin que par vos mérites, il daigne me fortifier dans son service, me consoler dans mes afflictions, me délivrer de mes maux, ou tout au moins me donner la force de les supporter pour ma plus grande sanctification. ô parfait imitateur de Jésus-Christ qui avez reçu le privilège spécial de réparer les pertes, je vous supplie de me faire retrouver la volonté de Dieu; ou au moins le repos de mon esprit et la paix de ma conscience, dont la privation m'afflige plus sensiblement que la perte de toutes les choses du monde. A ces faveurs, joignez-en une autre, qui est de me tenir ferme dans la possession des vrais biens intérieurs et cachés ; en sorte qu'aucune force ennemie ne me les fasse perdre et ne me sépare de mon Dieu, auquel soient honneur et actions de grâces, maintenant et toujours. Ainsi soit-il.

 

Prières quotidiennes

 

Troisième jour

Saint Antoine préserve des calamités qui punissent les pécheurs

 

En 1222, lors de l'ordination de plusieurs franciscains, il dut prendre la parole et montra un grand talent d'orateur et d'érudit. François d'Assise l'envoya alors prêcher en Italie et en France. Il prêcha et enseigna la théologie en Italie, notamment à Bologne, puis alla s'établir dans le sud de la France entre autre à Toulouse et Montpellier. Antoine connaissait très bien la théologie et ses prédications rencontrèrent un succès important, favorisant la conversion de nombreux hérétiques. Il fonda un monastère à Brive, où il fit de nombreuses conversions.

Saint Antoine, par humilité, vous vous êtes toujours efforcé de cacher aux yeux des hommes non seulement vos vertus mais aussi toutes les grâces et tous les dons naturels précieux reçus du Seigneur, nous vous prions d’obtenir pour nous la grâce d’être humble de cœur, de savoir combattre tout sentiment d’orgueil, d’amour-propre et de vanité, et d’être capables de vivre une vie cachée, avec Jésus-Christ en Dieu. Amen.

Saint Antoine, au cours de toute votre vie sacerdotale, vous avez été habité par le désir de voir régner Jésus-Christ dans tous les cœurs et vous vous êtes rendu en Afrique, prêt à verser votre sang pour le salut des âmes non encore éclairées par la lumière de la Foi. Suppliez Jésus pour nous afin qu’il détruise en nous tout ce qui s’oppose à son divin amour, afin qu’il règne en souverain dans nos cœurs pour que nous contribuions, par notre parole et notre exemple, au salut éternel de notre prochain. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Quatrième jour

Saint Antoine chasse les démons

 

En 1226, saint Antoine est custode de Limoges et en 1227, après la mort de François d'Assise, il est Provincial d'Italie du nord, tout en continuant ses prêches et ses controverses avec les Albigeois. En 1230, au chapitre, il renonce sa charge de ministre provincial. Il fut envoyé à Rome où il fut un conseiller de Grégoire IX dans le problème de la validité du Testament de François d'Assise.

Saint Antoine, en récompense de votre pureté angélique et de l’ardent amour que vous nourrissiez envers Jésus, vous avez mérité de voir apparaître le divin Enfant et de le recevoir dans vos bras, priez afin que nous aussi, en conservant notre esprit, notre cœur et notre corps scrupuleusement purs, puissions vivre toujours unis à Jésus, qui se plaît au milieu des lys, pour finalement le voir au ciel dans toute sa majesté et le suivre, où qu’il aille.

Saint Antoine, en souvenir du pouvoir que Dieu vous a concédé sur le démon et sur tout esprit malin, pouvoir grâce auquel vous êtes parvenu à extirper le mal du corps des possédés, par la simple invocation de votre nom, priez Dieu afin qu’Il ne permette jamais que nous soyons nous-mêmes esclaves du démon par le péché, mais qu’au contraire, grâce à son assistance divine, nous soyons toujours victorieux des tentations et des entreprises de l’ennemi infernal. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Cinquième jour

Saint Antoine fait retrouver les choses perdues

 

En 1231, il fut envoyé à Padoue où il poursuivit ses prêches durant le Carême mais il meurt d'épuisement le 13 juin suivant à Arcelle, près de Padoue.

Saint Antoine de Padoue, j'attends que vous me fassiez retrouver ce que j'ai égaré. Ce que j'ai perdu, considérez que je vous l'ai confié et laissé à votre garde; et c'est en toute simplicité que je viens vous réclamer ce qui est à moi. J'ai une confiance inébranlable en votre honnêteté; ce que j'ai perdu, certainement vous allez me le restituer; pour vous en témoigner ma reconnaissance, je vous promets de verser à votre intention une somme qui sera en rapport avec mes moyens et la valeur de ce que vous m'aurez fait retrouver. Saint Antoine, je compte sur vous ; ne permettez pas que je sois trompé dans mon espérance, afin que vos ennemis ne puissent pas dire que ceux qui vous font confiance sont trahis. Amen.

O saint Antoine, le plus gentil des saints, ton amour de Dieu et de ses créatures t’a valu, sur cette terre, des pouvoirs miraculeux. Je t’implore d’intercéder en ma faveur.  Murmure ma demande aux oreilles du doux Enfant Jésus, qui aimait se blottir dans tes bras… (exprimez votre demande) O saint Antoine, saint des miracles, dont le cœur était rempli de compassion humaine, je t’en prie, exauce ma prière et je te serai reconnaissant pour toujours. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Sixième jour

Saint Antoine, célèbre thaumaturge, guérit les malades

 

Antoine de Padoue, décédé à l'âge d'environ 36 ans, docteur de l'Eglise est surnommé aussi «le Thaumaturge». Il fut canonisé le 30 mai 1232 par le pape Grégoire IX, moins d’un an après sa mort. Le culte de saint Antoine de Padoue se répandit surtout aux XVe et XVIe siècles. Il devint le saint national du Portugal, dont les explorateurs le firent connaître du monde entier. Il est ainsi le patron des marins, des naufragés et des prisonniers. En souvenir des nombreux et fulgurants miracles que Dieu a accomplis par l’intermédiaire, de saint Antoine, il est invoqué, à juste titre, comme «thaumaturge». Depuis les temps apostoliques, il n'est guère surpassé que par Saint François qui semble lui avoir transmis en héritage, avec ses vertus, les merveilleux privilèges dont il était doué. Les annales de l'Ordre séraphique sont remplies de faits qui forment une démonstration opulente de la puissance surnaturelle qu'il exerça pendant sa vie et après sa mort. Sa prédication était accompagnée de phénomènes qui faisaient revivre les belles scènes de la Bible, quand autour de Jésus, les aveugles voyaient, les sourds entendaient, les paralytiques marchaient, et les morts sortaient de leur tombeau.

Saint Antoine, en récompense du grand apostolat pour le bien que vous avez mené par votre activité de prédicateur, vous avez mérité que, par privilège exceptionnel, votre langue soit conservée intacte.

Présentez au Trône du Seigneur nos humbles suppliques, plaidez la cause de notre salut éternel et obtenez-nous la grâce d’utiliser notre langue au service du bien, pour prier, pour louer, pour glorifier Dieu sur la terre et pour chanter sa gloire et sa miséricorde dans le ciel, éternellement.

Saint Antoine, puissant thaumaturge, j'ai recours à vous dans ma détresse; je viens implorer votre secours et votre protection, votre conseil et votre consolation. O consolateur plein de commisération, vous venez si puissamment au secours de ceux que l'épreuve fait gémir. Je viens donc à vous dans ma pauvreté et ma misère, avec une confiance toute filiale, afin d'obtenir du Dieu puissant et miséricordieux la grâce que je sollicite en toute humilité (Ici l'on désigne la grâce que l'on veut obtenir).

 

Prières quotidiennes

 

Septième jour

Saint Antoine convertit les pécheurs

 

Par ses écrits, celui que le souverain pontife appelait l’Arche du testament, à cause de sa vaste connaissance des saintes Ecritures, appartient surtout à l’histoire de l’exégèse. Ses connaissances en théologie et son don de la prédication convertirent de nombreux pécheurs. Grâce à la force de vos homélies évangéliques, vous avez obtenu des prodiges de conversion d’hérétiques et de pécheurs endurcis, obtenez pour nous l’entière et véritable conversion de notre cœur à Dieu, la délivrance du péché, une douleur salutaire pour les fautes commises et une confiance infinie dans la miséricorde de Dieu.

Saint Antoine, avec un courage apostolique ardent et invaincu, vous avez osé reprocher son injustice et son iniquité au tyran Ezzelino da Romano, demandez pour nous à Dieu qu’il nous concède un esprit assez fort pour combattre, en toutes circonstances, le mal, le vice et les erreurs, et pour défendre avec courage les droits de la vérité et de la justice.

Bon saint Antoine, il est vrai, je suis indigne de votre sollicitude, car trop souvent j'ai offensé votre Dieu et le mien. Cependant je mets ma confiance en vous, le bienfaiteur de tant d'hommes éprouvés par la douleur. J'ai le ferme espoir que vous ne refuserez pas votre aide paternelle à votre indigne enfant. Daignez donc intercéder pour moi auprès de Dieu jusqu'au jour où ma demande sera agréée. Ainsi soit-il.

 

Prières quotidiennes

 

Huitième jour

Saint Antoine libère les captifs et délivre du mal

 

Saint Antoine, parvenu au terme de votre vie, vous avez choisi de vous préparer à la mort dans le recueillement et la prière. Après avoir récité les Psaumes de la pénitence, vous vous êtes endormi dans le Seigneur en invoquant la Très Sainte Vierge Marie. Obtenez pour nous aussi, qu’à l’heure de notre mort, nous recevions les saints sacrements, que nous ressentions dans notre cœur un véritable sentiment de contrition et que nous invoquions les doux noms de Jésus et de Marie, dans un esprit de confiance filiale.

Saint Antoine, personne ne vous invoque jamais en vain. Une fois encore je me tourne vers vous, pour que vous m'obteniez du Seigneur Dieu, les grâces dont j'ai grand besoin, et particulièrement ce qui me tient tant à cœur (préciser votre intention personnelle). Vous avez toujours été mon bon et fidèle protecteur. Accueillez, s'il vous plaît, ma demande, pour que grâce à votre intercession, Dieu veuille bien m'exaucer, si elle est sa Volonté. Que le Seigneur augmente ma foi et me garde le cœur ouvert et miséricordieux Par Jésus, le Christ, notre Seigneur ! Amen.

 

Prières quotidiennes

 

Neuvième jour

Saint Antoine sauvegarde la santé de l’âme et du corps

 

Saint Antoine, tout au long de votre vie, vous avez défendu constamment la vérité de la foi catholique contre tous les faux prêches des hérétiques, qui vous surnommaient le «marteau». Continuez à protéger, du ciel, l’Eglise de Jésus-Christ, à la défendre de ses ennemis et à prier afin que ceux qui vivent dans les ténèbres de l’erreur reçoivent la lumière pour embrasser la vérité et que ceux qui ont déjà reçu le don de la foi la protègent avec un soin jaloux. Saint Antoine, vous avez reçu de Dieu le don de soigner non seulement la santé des âmes en les libérant du péché mais également les corps en les guérissant miraculeusement de leurs infirmités, priez le Seigneur pour qu’Il éloigne de nous les calamités, les maladies, les souffrances ainsi que tous les maux physiques et pour qu’Il fasse toujours de nous les temples vivants de l’Esprit Saint.

Saint Antoine, depuis plus de dix siècles, le monde chrétien tout entier vous vénère. Riche dès la naissance, vous avez tout abandonné pour vivre pauvre et vous êtes entré chez les Franciscains après avoir étudié les sciences sacrées. Mais par humilité, vous avez caché vos grandes connaissances et vos frères religieux ne les ont connues que lorsque saint François vous a donné l'ordre de prêcher partout la Vérité de Dieu. Dès lors, votre parole a converti des multitudes. Vous aimiez tellement le Seigneur que vous désiriez le martyre et le Seigneur vous a accordé la maladie ! A 36 ans, brûlant d'amour pour Dieu, épuisé par votre ministère, vous êtes mort en chantant un dernier cantique à la Sainte Vierge. Moins d'un an après, l'Eglise vous a canonisé, tant étaient nombreux les prodiges qui ont marqué votre vie et qui se sont poursuivis après votre mort. Vous savez la grâce dont j’ai besoin (préciser votre intention personnelle). Je vous en fais la demande pour que vous intercédiez auprès du Bon Dieu pour moi. Mais je désire surtout la force d'accomplir, dans la sérénité de l'âme et du cœur, la volonté de Dieu.

Obtenez-moi ô saint Antoine, une foi, sûre et joyeuse qui illumine ma vie et aide les autres. Obtenez-moi de me détacher de ce qui peut nuire à ma marche vers le Père des Cieux, « Lumière de la vie » et « source de toute consolation ». Il y a plus malheureux que moi, aidez-moi, à votre exemple, à les soulager. Que mon âme, mon cœur, ma bourse ne se ferment jamais aux besoins des autres. Que ma maison soit ouverte, mon évangile vivant, et que je partage mon pain. Je le demande au Seigneur, par votre intermédiaire, ô grand saint Antoine, pour son amour et pour sa gloire, dans les siècles des siècles. Amen.

 

Prières quotidiennes

[Recueil_Portraits_de_saint_Antoine_[

 

Litanies de saint Antoine de Padoue


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, du haut des cieux, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité-Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, conçue sans la tache originelle, priez pour nous.

Saint Antoine de Padoue, …

Saint Antoine, gloire de l'Ordre séraphique, …

Saint Antoine, arche du Testament, …

Saint Antoine, sanctuaire de la céleste Sagesse, …

Saint Antoine, foulant aux pieds les vanités du monde, …

Saint Antoine, vainqueur de la concupiscence, …

Saint Antoine, ami de la pénitence, …

Saint Antoine, miroir d'obéissance, …

Saint Antoine, perle de pauvreté, …

Saint Antoine, lis de céleste pureté, …

Saint Antoine, type d'humilité, …

Saint Antoine, amateur passionné de la croix, …

Saint Antoine, martyr de désir, …

Saint Antoine, fournaise de charité, ...

Saint Antoine, zélateur de la justice, ...

Saint Antoine, apôtre de l'Evangile, ...

Saint Antoine, marteau des hérétiques, ...

Saint Antoine, lumière éclairant les pécheurs, ...

Saint Antoine, effroi des infidèles, ...

Saint Antoine, modèle des parfaits, ...

Saint Antoine, consolateur des affligés, ...

Saint Antoine, vengeur du crime, ...

Saint Antoine, défenseur de l'innocence, ...

Saint Antoine, libérateur des captifs, ...

Saint Antoine, guide des voyageurs, ...

Saint Antoine, guérisseur des malades, ...

Saint Antoine, semeur de miracles, ...

Saint Antoine, qui rendez la parole aux muets, ...

Saint Antoine, qui donnez l'ouïe aux sourds, ...

Saint Antoine, qui rendez la vue aux aveugles, ...

Saint Antoine, qui redressez les boiteux, ...

Saint Antoine, qui chassez les démons, ...

Saint Antoine, qui faites retrouver les choses perdues, ...

Saint Antoine, qui domptez la fureur des tyrans. ...

Des embûches du démon, saint Antoine, délivrez-nous.

De la foudre et de l'orage, saint Antoine, délivrez-nous.

Par votre intercession, saint Antoine, protégez-nous.

Dans tout le cours de notre vie, saint Antoine, protégez-nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

V. Saint Antoine, priez pour nous.

R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Seigneur, faites, nous vous en supplions, que le bienheureux Antoine, votre illustre confesseur, secoure votre peuple par sa fervente et continuelle intercession, qu'il nous rende dignes maintenant de votre grâce, et nous donne les joies éternelles de la vie future. Par le Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Cette neuvaine est disponible en CD auprès de la Librairie d’Etoile Notre Dame

 

St Antoine de Padoue A4

 

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28 décembre 2018

Prier avec Sainte Gertrude de Hefta

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Prier avec Sainte Gertrude de Hefta

Prières extraites des Exercices

 

Prière à l’Ange Gardien

 

Salut, saint Ange de Dieu, gardien de mon âme et de mon corps; par le très doux coeur du Fils de Dieu Jésus-Christ, pour l’amour de Celui qui t’a créée et moi aussi, pour l’amour de Celui qui m’a confiée à toi lors de mon Baptême, reçois-moi en la garde de ta très fidèle paternité : afin que par ton aide, je traverse le torrent de cette vie sans souiller mes pieds, jusqu’à ce que j’arrive avec toi joyeuse à la vue de cette face d’où découle le miel, face que tu vois, toi; à la vue très réjouissante de cette suprême Divinité, dont la douceur surpasse toute suavité. (Exercice 1)

 

Pour renouveler la grâce de son baptême

 

O Jésus, fontaine de vie, fais-moi boire en toi la coupe d’eau vive, afin qu’ayant goûté de toi éternellement je n’aie plus soif de rien sinon de toi. Plonge-moi tout entière dans la profondeur de ta miséricorde. Baptise-moi dans la pureté sans tache de ta mort précieuse. Renouvelle-moi dans ton sang, par lequel tu m'as rachetée. Dans l'eau de ton côté très saint, lave toutes les taches dont j'ai pu souiller l'innocence de mon baptême. Remplis-moi de ton Esprit pour la vie éternelle. (Exercice 1).

 

Signe de croix

 

Par l'amour de ton amour, fais-moi porter sur mes épaules, et toujours, le joug suave et le fardeau léger de tes commandements ; fais-moi porter sur mon coeur, et toujours, le serment de la sainte foi, comme. un bouquet de myrrhe, afin que toi qui as été crucifié pour moi, tu demeures à jamais fixé dans mon coeur. Amen. (Exercice 1)

 

Prière de l’Amen

 

Que le Dieu fidèle, le vrai Amen qui ne défaille jamais, me fasse avoir une soif ardente de ce cher Amen, par lequel il nous fait aimer ; qu’il me fasse goûter suavement ce doux Amen par lequel il nous conforte ; qu’il me fasse être heureusement consommée en cet Amen salutaire, par lequel il nous béatifie, afin qu’en l’éternité je mérite d’un vrai mérite de goûter l’Amen éternel et très suave, par lequel je crois que je verrai le vrai Amen lui-même, Jésus le Fils de Dieu, lequel seul suffit à qui l’aime, et ensemble avec le Père et le Saint Esprit donne tous ses biens, et ne dédaigne pas ceux qu’il a créés. Amen. Amen. Amen. (Exercice II).

 

Prière à la Trinité

 

O Dieu, Trinité sainte, fontaine d’éternelle lumière, par ta divine toute-puissance soutiens-moi, par ta divine sagesse conduis-moi, par ta divine bonté fais-moi selon ton coeur.

 

Prière au Bon Pasteur

 

De grâce, Jésus, bon Pasteur, fais-moi entendre et reconnaître ta voix. Lève-moi sur ton bras. Fais-moi reposer sur ton sein, moi ta brebis, fécondée du Saint-Esprit. Là enseigne-moi à te craindre. Là apprends-moi à t’aimer. Là instruis-moi à te suivre. Amen.

 

Extrait de Litanies

 

O Abraham, mon père, obtiens-moi cette foi, cette obéissance, qui t’a conduit à l’amitié au Dieu vivant.

O Moïse, cher à Dieu, obtiens-moi cet esprit de. douceur, de paix et de charité, qui t’a rendu digne de parler face à face avec la majesté du Seigneur.

O David, vénérable roi-prophète, obtiens-moi cette parfaite fidélité, résolution et humilité, qui a fait de toi un homme selon le coeur de Dieu, afin que tu fusses vraiment cher et agréable - au Roi qui est Dieu.

 

Louange au Verbe Incarné

 

Sois béni pour avoir pris notre humanité, ce qui m’a appelée en la société de ta divinité.

Sois béni par cet exil de 33 ans que tu as enduré pour moi, afin de ramener mon âme qui était perdue, à la fontaine de la vie éternelle.

Sois béni par tous les travaux, les douleurs et les sueurs par lesquels tu as sanctifié toutes mes angoisses, mes souffrances et mes maladies.

Sois béni par ton abondante dilection, par laquelle tu es devenu de mon âme la précieuse rédemption.

Sois béni par toutes et chacune des gouttes de ton très précieux sang, par lesquelles tu as donné la vie à mon âme, et tu m’as rachetée à un si haut prix.

 

ô Amour !

 

Ô Amour, l’ardeur de ta flamme divine m’a ouvert le coeur très doux de mon Jésus.

Ô coeur, source de douleur !

Ô coeur regorgeant de miséricorde !

Ô coeur surabondant de Charité !

Ô coeut distillant de suavité !

Ô coeur plein de tendresse !

Fais-moi mourir d’amour et de dilection pour toi, ô très cher coeur.

Ô très chère perle de mon coeur, invite-moi à ton festin vivifiant. (Exercice VI).

 

Ces prières de Sainte Gertrude dont ses Exercices foisonnent dans la traduction de Dom Emmanuel, Olivétain, 1915

(Pour lire l'intégralité des Exercices de Sainte Gertrude, cliquer ICI)

 

Prières extraites du hors série de Parole et prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta publié en 2014

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1 décembre 2018

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

L’Avent avec Sainte Gertrude de Hefta

 

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Première Semaine de l’Avent

 

Premier Dimanche de l’Avent

 Amour de la Parole de Dieu

 

Le premier fruit de ce l’on appelle « la conversion » de Sainte Gertrude est un ardent amour de la Sainte Ecriture. Depuis ce jour de grâce, elle scrute avec avidité la Parole de Dieu. Elle la traduit du latin, langue de la Liturgie, pour ses sœurs, la fait sienne inlassablement à l’Office, la rumine dans sa lectio divina quotidienne ; elle l’utilise abondamment, notamment dans ses Exercices. Faisons nôtre sa manière d’intérioriser le refrain du Psaume 79, Psaume responsorial de ce Premier Dimanche de l’Avent.

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« De grâce, montre-moi ta face, et fais-moi voir ta beauté. Elle est douce et gracieuse, cette face, sur laquelle rayonne la très belle aurore de ta divinité. Sur tes joues je lis, d’un rouge merveilleux, l’Alpha et l’Oméga. En tes yeux brille d’une clarté inextinguible l’immense éternité. Là le salut de Dieu m’éclaire comme une lampe. Là s’unissent admirablement la vérité lumineuse et la charité gracieuse » (Exercice 5)

 

Parole de Dieu : « Dieu Sabaoth, fais-nous revenir ! Que brille Ta Face et nous serons sauvés ! » (Psaume 79, 4).

 

Dans ma vie

 

Aimons-nous les Psaumes ? Les prions-nous le matin et le soir ? Chaque dimanche, le Psaume responsorial est destiné à susciter la prière dans le prolongement de la Première Lecture. « Les deux grands sentiments de l’Avent, le besoin de rédemption et le désir ardent du Christ, trouvent une expression dans le Psaume 79 ; c’est pourquoi il est le chant d’Avent de l’Eglise » (Dom Pius Paschi). Le Psalmiste a connu « le pain des larmes » ; il mendie le sourire du Bon Pasteur. Qu’est-ce, en effet, qu’un visage qui s’illumine, sinon un visage qui sourit de bonté ?

 

Résolution : Je cherche au milieu de ma Bible le Psaume 79, je le relis, mieux, le médite. Je choisis un verset comme prière spontanée pour cette première semaine d’Avent.

 

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Lundi

Rencontre de Jésus

 

Quel Avent maussade pour Gertrude que celui de ses 25 ans ! Elle ne fait alors l’oraison « qu’avec tiédeur » et trouve « insupportable » le joug de la vie monastique. Mais quelle radieuse clôture du temps de Noël ! Le 27 janvier 1281 est en effet, le « lundi sauveur » où elle rencontre Jésus ressuscité. Après Complies, à la tombée de la nuit, elle gagne le dortoir selon l’usage ; elle salue une ancienne lorsque « en relevant la tête, elle voit, debout devant elle, un jeune homme plein de charme et de distinction, d’environ 16 ans. Son visage est infiniment séduisant ; il lui demande d’une voix douce : « Bientôt viendra ton salut. Pourquoi te consumer de tristesse ? » (Héraut de l’Amour Divin II, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Louange, gratitude à Votre Miséricorde, ô mon Créateur et Rédempteur, qui avez mis un tel soin à courber ma nuque rebelle sous la suavité de votre joug, à ménager à ma faiblesse le remède adouci, le mieux adapté. Dès lors, pacifiée par une joie spirituelle toute nouvelle, j’ai commencé à progresser dans la douceur de vos parfums »(Héraut de l’Amour Divin II, 1-2).

 

Parole de Dieu : Ne crains pas car Je t’ai racheté ; Je t’ai appelé par ton nom : tu es à Moi » (Isaïe 43, 3).

 

Dans ma vie

 

À l’origine de la conversion de Gertrude à la vie intérieure, il y a donc une grâce exceptionnelle : la visite gratuite du « plus beau des enfants des hommes ». En pleine tentation d’acédie, elle n’est pas repliée sur elle-même ; fidèle, coûte que coûte, à l’oraison, elle reste attentive à ses sœurs. Les premiers mots que Jésus lui adresse sont ceux d’un répons d’Avent, inspiré des Prophètes Michée et Isaïe. Le lieu par excellence où nous pouvons rencontrer le Seigneur est la Parole de Dieu, célébrée, méditée, goûtée dans la liturgie.

 

Résolution : Dès aujourd’hui, je m’efforce de lancer souvent vers Jésus le verset du Psaume 79 choisi hier comme invocation pour débuter l’Avent. Si je me sens tiède, je demande à Sainte Gertrude de m’aider.

 

Mardi

Suite de la rencontre avec Jésus

 

Ecoutons Gertrude raconter elle-même la suite de sa rencontre avec Jésus ressuscité dont les mains portent les stigmates de la Passion. « je regardai, et je vis entre moi et lui, une haie d’une longueur sans fin. Le sommet de cette haie semblait renforcé d’une garniture d'épines très épaisse, de sorte que nulle part ne s’offrait à moi de passage pour rejoindre cet adolescent. Comme je me tenais hésitante, brûlante de désirs et presque défaillante, soudain, sans aucun effort, il me souleva et le plaça près de lui ; et sur sa main, je reconnus alors les joyaux brillants de ces cicatrices par lesquelles toutes dettes ont été annulées » (Héraut de l’Amour Divin, II 1, 2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« De quelle manière, dans la profondeur de Votre bonté et de Votre douceur, Vous m’avez visitée, aucune parole venant de moi n’est capable de le dire. Donnez-moi d’offrir en gratitude sur l’autel de mon coeur un sacrifice de joie, qui nous obtienne de connaître cette union qui est douceur et cette douceur qui est union, qui m’était complètement inconnue avant cette heure » (Héraut de l’Amour Divin II-1,2).

 

Parole de Dieu : « Comme des enfants nouveau-nés, désirez le lait de la Parole… si du moins vous avez goûté combien le Seigneur est bon » (1 Pierre 2, 2-3).

 

Dans ma vie

 

Ce qui est arrivé à Gertrude peut m’arriver aussi, si je n’ai déjà fait dans la Foi, l’expérience décisive d’une visite de Jésus. Il est à la porte et frappe sans cesse, mais suis-je en état de l’entendre, de le reconnaître ? S’il parle dans l’Ecriture, dans la Liturgie, Il nous visite aussi dans les rencontres quotidiennes, dans le devoir d’état bien faut, avec amour, il ne tient qu’à moi de me tenir libre, de rester éveillé pour le rencontrer à l’heure de Son bon plaisir. Demandons à l’Esprit Saint la grâce d’être vigilants dans la prière, attentifs et prévenants envers nos proches.

 

Résolution : Je réfléchis à un petit détail concret de mon devoir d’état à améliorer et je décide de le faire consciemment pour Jésus.

 

Mercredi

Conversion

 

Pourquoi parler de « conversion » de Gertrude à propos de la visite dont Jésus l’a gratifiée après 20 ans de vie monastique ? Gertrude, sans doute orpheline, n’avait que 5 ans quand elle entra à l’école du cloître d’Hefta. À 25 ans, elle n’était ni une mécréante, ni une grande pécheresse ! Mais adonnée aux joies intellectuelles des sciences profanes de son époque, elle n’avait pas encore pris conscience de la proximité de Dieu, de la vraie vie intérieure, spirituelle. À partir de cette grâce ; elle ne recherche plus que la vie d’union avec Jésus, se laisse conduire par Celui qui, de l’intérieur, la « tourne » vers Lui.

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Grâces vous soient rendues, Sauveur et Lumière de mon âme, pour cette grâce exceptionnelle par laquelle Vous avez introduit mon âme à la connaissance et à la contemplation du fond intime de mon coeur dont, jusqu’alors je n’avais pas plus souci – si j’ose dire – que du fond de mes pieds » (Héraut de l’Amour Divin II-II, 1).

 

Parole de Dieu : « Convertis-moi et que je me convertisse, car Tu es le Seigneur, mon Dieu » (Jérémie 31, 18.

 

Dans ma vie

 

On peut vivre plusieurs conversions dans sa vie. Une première forme en est la prise de conscience de ce qui peut nous séparer de Dieu : le péché, l’infidélité à notre conscience, l’inattention à la présence de Dieu en nous et dans les autres, les négligences volontaires… Gertrude confesse que « la grâce d’une plus vive lumière de connaissance et d’attrait vers le suave amour de la bonté de Jésus fut bien plus efficace pour la convertir qu’une peine sévère ». En Avent, l’esprit de pénitence nous pousse au recueillement, à la docilité au Saint Esprit, dans les petites choses.

 

Résolution : J’essaie, chaque soir, de remercier Jésus pour mes petites fidélités conscientes à la grâce ; je lui demande pardon pour mes infidélités, lâchetés, dérobades.

 

Jeudi

Présence de Dieu

 

Assise auprès du vivier, Gertrude « contemple, ravie, les charmes de ce lieu : la pureté du cours d’eau, les arbustes verdoyants, le libre vol des oiseaux et des colombes, mais surtout le repos secret d’une retraite solitaire ». Que manque-t-il pour que soit parfaite la joie de cet instant ? « La présence d’une amitié familière, tendre et attentive, qui partage ma solitude » se dit-elle. Elle y pense toute la journée et avant de se coucher elle se recueille à genoux : alors « mon coeur de boue sentit Votre présence et Votre venue » (Héraut de l’Amour Divin II-II, 1-2).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Avec une merveilleuse condescendance et une douceur incommensurable, Vous m’avez manifesté Votre présence, qui m’a donné part à Votre connaissance et à Votre Amour, et m’a appris à me recueillir au plus profond de mon être jusqu’alors bien inconnu de moi. Vos touches secrètes ont commencé d’agir en moi... » (Héraut de l’Amour Divin II-XXIII, 5).

 

Parole de Dieu : Si quelqu’un M’aime, il gardera Ma Parole ; Mon Père l’aimera, nous viendrons à lui et nous ferons chez lui notre demeure » (Jean 14, 23).

 

Dans ma vie

 

N’oublions jamais que les délices de la Sagesse, qui va s’incarner à Noël, sont d’être avec les enfants des hommes (Proverbes 8, 31). Jésus n’a qu’un désir : vivre auprès de nous comme Il a vécu avec Sainte Gertrude. « Comme un ami, comme un époux avec son épouse ». Le péché est un obstacle à l’esprit d’Avent, esprit de recueillement, d’attente et de désir ; si « le péché retarde le salut, la grâce, la propitiation divine l’accélère » (Collecte de ce jour). Désirons la venue du Sauveur, hâtons-la par une vie droite, une vie donnée aux autres dans le désir de Dieu.

 

Résolution : Je décide de purifier plus souvent mon coeur de mes fautes. Je choisis, et inscris sur mon agenda, une date pour recevoir le pardon de Dieu à travers le Sacrement de Réconciliation.

 

Vendredi

Ne rien préférer à l’Office Divin

 

L’office des Heures est la principale prière de Gertrude. « Son assiduité à la prière et aux veilles apparaît en ceci : elle ne manquait jamais l’heure habituelle de la prière, à moins que la maladie ne la retînt au lit, ou que, pour la gloire de Dieu, elle ne travaillât au salut du prochain (Héraut de l’Amour Divin I-X, 6). Ses Exercices témoignent de son amour des Psaumes, abondamment cités ; ils contiennent de nombreuses prières et élans du coeur de sa composition. Si sa préférence va à la louange, elle intercède souvent, auprès du Coeur de Jésus, pour autrui, ses sœurs, les pécheurs...

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Dans la prière, elle demande à quoi servent les prières qui ne portent aucun fruit. Il répond : « Ne t’étonnes pas de ne constater matériellement aucun fruit de tes prières dont mon éternelle Sagesse dispose pour un meilleur profit. Plus souvent on prie pour quelqu’un, plus grande sera sa béatitude car aucune prière sincère ne reste sans fruit, encore que les hommes en ignorent le mode » (Héraut de l’Amour Divin III-XXX, 24).

 

Parole de Dieu : « Vers Toi, Seigneur, j’élève mon âme ; en Toi je me confie » (Psaume 21, 1).

 

Dans ma vie

 

N’hésitons pas à persévérer dans nos prières de demandes, même si les résultats ne sont pas tangibles. Si Jésus diffère parfois l’exaucement des prières de Gertrude, Il lui affirme à plusieurs reprises que, dans le dessein de Dieu, elles sont utiles et source de grâces pour le prochain comme pour elle-même. Choisissons bien nos prières en ce temps de préparation à Noël, car Jésus aime exaucer nos demandes, même si c’est à sa manière ! En Avent, l’Église propose chaque jour, à la Messe, une collecte différente : pensons à nous approprier la prière de quelques unes d’entre elles.

 

Résolution : Je cherche dans un missel les prières de la liturgie d’aujourd’hui ou je trouve une prière de supplication et je la prie, le matin et le soir, aux intentions de l’Église, de notre Pape François, de mes proches, des chrétiens persécutés.

 

Samedi

Salut à Marie

 

Un jour, la Vierge Marie apparaît à Gertrude sous le symbole d’un lys éclatant de blancheur, composé de trois pétales, représentant la Sainte Trinité. Elle lui révèle alors le pouvoir de l’invocation « Lys blanc de la Trinité et Rose éclatante de beauté céleste », sur chaque Personne divine. Et de promettre : « Au moment de la mort de quiconque me salue ainsi, je me montrerai dans l’éclat d’une si grande beauté que ma vue le consolera et lui communiquera les joies célestes ». Depuis ce jour, Gertrude résolut de saluer la bienheureuse Vierge Marie, ou ses images, avec la prière ci-dessous » (Héraut de l’Amour Divin III-XX, 1).

 

À l’école de Sainte Gertrude

 

« Je vous salue, Lys blanc de la resplendissante et toujours tranquille Trinité, rose éclatante de beauté céleste. De vous le Roi du Ciel a voulu naître ; de votre lait Il a voulu se nourrir. Veuillez nourrir nos âmes des effluves divine » (Héraut de l’Amour Divin III-XX, 1).

 

Parole de Dieu : « Je suis la Mère du Bel Amour. En moi est toute grâce de voie et de vérité, en moi toute espérance de vie et de force » (1 Pierre 2, 2-3).

 

Dans ma vie

 

La prière du Rosaire n’existe pas encore au XIIIe siècle. Sinon, que de commentaires nous en aurait laissé Sainte Gertrude, vu sa dévotion à la Vierge Marie ! Jésus l’invite Lui-même à méditer sur sa beauté à l’heure de l’oraison. « Tiens-toi auprès de Ma Mère siégeant à mon côté et applique-toi à la louer ». Gertrude prie alors la Reine du Ciel « de lui obtenir un coeur orné de mille vertus où Dieu se plaise à demeurer ». Imitons sa prière pour qu’à l’intercession de Sa Mère, Jésus, en ce temps d’Avent, visite notre coeur et en fasse sa demeure.

 

Résolution : En ce samedi d’Avent, je vénère doublement Marie. Je la prie sur une dizaine de Je vous salue marie, et je dis la prière : « O Dieu, Trinité Sainte, Fontaine d’éternelle Lumière, par Votre Divine Toute-Puissance soutenez-moi ; par Votre Divine Sagesse conduisez-moi ; par Votre Divine Bonté faites-moi selon Votre Coeur ».

 

Textes extraits du Hors Série de Parole et Prière « Mon Avent avec Sainte Gertrude de Hefta » publié en 2014

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Téléchargez le texte de ces méditations (pdf) en cliquant ici

 

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15 juin 2017

Le Jubilé des 400 ans du Charisme de Saint Vincent De Paul

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Le 400e anniversaire du charisme vincentien

Réflexion de P. Maloney

 

Saint Vincent a toujours regardé 1617 comme étant l’anniversaire de sa Famille. Même si  ses trois principales fondations avaient trois dates de naissance juridiques bien distinctes – les Confraternités de la Charité en 1617, la Congrégation de la Mission en 1625, et les Filles de la Charité en 1633 – Vincent a constamment regardé 1617 comme étant l’année où tout a commencé. Il eut deux expériences cette année-là qui ont transformé sa vie.

La première a eu lieu à Gannes-Folleville, au nord de Paris. En accompagnant Madame de Gondi alors qu’elle rendait visite à des employés sur la propriété de sa famille, il fut appelé  au chevet d’un paysan mourant qui avait la réputation d’être saint. Vincent l’encouragea à faire une confession générale. Le paysan s’épancha auprès de Vincent et confessa de choquants péchés qu’il avait retenus en lui depuis des années. Quand il reçut l’absolution, il se sentit libéré et empli de joie. Il appela sa famille, ses voisins et Madame de Gondi elle- même et leur raconta son histoire.

Trois jours plus tard, il mourut. Grâce à l’aide de Madame de Gondi, Vincent organisa rapidement une mission populaire pour ceux vivant dans cette région, en mettant l’accent sur l’importance d’une confession générale. Les gens s’y pressèrent. Le 25 janvier 1617, il fit un sermon à Folleville qui fut puissant et facile à saisir. Après cela, les confessions furent si nombreuses qu’il fallut chercher de nouveaux prêtres pour les entendre. En repensant à son “premier sermon de la Mission”, plus de 40 ans plus tard, il considéra cet événement comme étant le début de la Congrégation de la Mission.

Plus tard cette année-là, il devint Pasteur à Châtillon-sur-Chalaronne dans le Sud-Ouest de la France. Là-bas, autour du mois d’août 1617, il eut une deuxième expérience qui changea sa vie. Ayant appris que les membres d’une famille de sa paroisse étaient assez malades, il fit appel à ses paroissiens dans son sermon afin de les aider. Plus tard ce jour-là, il rencontra de nombreuses femmes qui revenaient de la maison des malades. Il se rendit compte que la charité devait être mieux organisée. Il se demanda alors : « Ces femmes ne pourraient-elles pas être rassemblées et encouragées à se consacrer à Dieu pour  servir  ces  pauvres  malades ? ». En y repensant des décennies plus tard, il considéra cette question comme l’appel de Dieu à fonder les Confraternités des Charités, dont il écrivit la première Règle quelques mois plus tard, et les Filles de la Charité dont l’existence juridique remonte à 16 années plus tard.

Mission (Folleville) et Charité (Châtillon) étaient au cœur de l’action de Vincent envers les pauvres. Il a exhorté ses disciples à servir les pauvres “spirituellement et corporellement” à travers “la parole et le travail” et il a apporté de grandes compétences d’organisation à la tâche.

Depuis 1617, plus de 300 branches ont germé sur l’arbre de la Famille Vincentienne. Certaines de ses branches sont de minuscules pousses. D’autres, comme la Société de saint Vincent de Paul, avec 800 000 membres dans 150 pays sont des branches robustes. Chacune a ses propres nuances dans la spiritualité. Cette diversité est saine et enrichissante. Cependant, au milieu de cette diversité, les branches de la Famille partagent également une riche spiritualité en commun. Cinq éléments en ressortent. C’est une spiritualité qui :

1) Qui mêle la prière à l’action

Écrivant à un prêtre de la Congrégation de la Mission en 1657, saint Vincent présentait comme « deux vertus centrales de Jésus, sa relation filiale avec le Père et sa charité envers son prochain. » il estimait la combinaison de la prière et de l’action comme étant indispensables.

“donnez-moi quelqu’un qui prie”, s’exclamait Saint Vincent, “et il sera capable de tout ! En même temps, il déclara, “Aimons Dieu, mes frères et sœurs, aimons Dieu mais que ce soit à  la force de nos bras et à la sueur de notre front!”

De quelle manière pourrions-nous mieux intégrer la prière et l’action tandis que nous servons les pauvres?

2) Qui est entièrement christocentrique

A plusieurs reprises, Vincent a mis l’accent sur la centralité du Christ. En écrivant les  règles pour les différents groupes qu’il fonda, il les exhorta tous à voir le visage de Dieu dans celui des pauvres. Il les encouragea à méditer sur les “mystères” de Jésus : les événements  de sa vie, de sa mort et de sa résurrection. Il dit à son ami de longue date, le Père Portail : “Rappelez-vous, nous vivons en Jésus-Christ au travers de la mort de Jésus Christ et nous mourons en Jésus-Christ au travers de la vie de Jésus-Christ. Notre vie doit être cachée en Jésus-Christ et emplie de Jésus-Christ. Pour mourir comme Jésus-Christ, nous devons vivre comme Jésus-Christ.”

Comment entrer davantage dans la vision de la foi qui a permis à Vincent de voir le visage du Christ dans celui des pauvres?

3) Qui rend la simplicité centrale

Vincent a declaré explicitement que la simplicité était “[son] évangile”. Il l’a appelée “la vertu  que  j’aime   le  plus.”               Il  a  souligné  deux  aspects  de  la  simplicité    en  particulier, particulièrement: la simplicité du discours et la simplicité dans le style de vie. Il a exhorté toutes ses fondations initiales – les Confraternités de la Charité, la Congrégation de la Mission et les Filles de la Charité – à faire de la simplicité une valeur centrale dans leurs vies.

Comment pouvons-nous apprendre à parler et à vivre plus simplement tandis que nous servons les pauvres?

4) Qui est fondée sur l’humilité

Il n’est pas de vertu à propos de laquelle Vincent ait parlé de manière plus éloquente qu’au sujet de l’humilité. Il a déclare qu’elle était “la fondation de toute perfection évangélique, le cœur de toute vie spirituelle.” Il voulait que nous regardions les plus défavorisés comme étant “nos Seigneurs et nos Maîtres”. Il insista sur l’écoute “du plus petit de nos frères et sœurs” et nous exhorta à collaborer les uns avec les autres.

Comment pouvons-nous être plus à l’écoute des pauvres, tandis que nous discernons  leurs besoins?

5) Qui s’exprime dans la charité créatrice

L’une des citations les plus citées de Vincent est “L’amour est créatif, même à l’infini.” Le contexte de cette déclaration est différent de celui que nous imaginons habituellement. Quand Vincent utilisa cette phrase, il parlait de la créativité de Jésus dans l’institution de l’Eucharistie. Pourtant la phrase est facilement applicable à Vincent lui-même et à ses disciples. En réponse aux événements, Vincent manifesta une liberté remarquable. Il conçut de nouvelles solutions et créa de nouvelles institutions afin de faire face aux problèmes récurrents des personnes marginalisées et abandonnées.

De quelles manières pourrions-nous être plus inventifs alors que nous servons les pauvres?

Vincent identifia les cinq éléments mentionnés plus haut comme étant essentiels à une spiritualité saine. Il était profondément convaincu de leur importance. En fait, il a été jusqu’à déclarer que sans l’un d’entre eux, nous cesserions d’exister en tant que Famille.

 

Présentation de la célébration du 400e anniversaire du charisme vincentien en 2017

 

Chers responsables et membres de la Famille Vincentienne,

 

Comme il a été annoncé en janvier lors de notre réunion internationale de la Famille Vincentienne à Rome, l’année 2017 marque le 400e anniversaire de la naissance du charisme vincentien.

La Commission de la Collaboration de la Famille Vincentienne, après avoir reçu l’approbation du Comité Exécutif de la Famille Vincentienne ainsi qu’un accueil enthousiaste des délégués à Rome, vous présente maintenant l’Initiative Mondiale de notre Famille Vincentienne pour la célébration de cette année.

Une note spéciale aux responsables internationaux: Prière de veiller à ce que le plan de travail de votre branche soit envoyé, avant le 1er octobre 2016 au P. Joe Agostino, CM à l’adresse email vfo@famvin.org.

Que le Seigneur bénisse tous nos efforts pour accueillir l’étranger parmi nous.

Fr. Greg Gay

 

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« J’étais un étranger et vous m’avez accueilli… »

Une initiative mondiale de la Famille Vincentienne pour célébrer le 400e anniversaire du charisme vincentien en 2017.

En 2017, nous célébrons le 400e anniversaire de la naissance du charisme vincentien. C’était en 1617, alors qu’il prêchait dans l’église paroissiale de Châtillon, que Vincent a exhorté sa congrégation à assumer la responsabilité d’une famille pauvre de la paroisse qui était gravement malade et avait besoin de nourriture et de réconfort. La famille a été sauvée grâce à la réponse massive à cet appel à l’action et Vincent a par la suite compris que, pour être efficace, la charité doit être bien organisée – un événement qui a changé le monde au cours des 400 dernières années.

Cette histoire rend également vivante un texte de l’Évangile au cœur de la vocation vincentienne que nous partageons – Matthieu 25, 35 : « J’étais un étranger et vous m’avez accueilli ». En tendant la main et en aidant les étrangers parmi nous, nous démontrons notre solidarité avec cet événement de Châtillon et notre unité dans notre vocation vincentienne – nous reproduisons l’exemple du Bon Samaritain dans notre communauté.

Qui sont les étrangers parmi nous aujourd’hui ? La réponse est tellement variée – les réfugiés fuyant l’oppression et la pauvreté, les personnes déplacées à l’intérieur de leur pays en raison de la guerre civile, les migrants en quête d’une nouvelle vie, les sans-abris, ceux qui affrontent seuls une maladie physique ou mentale, ceux qui souffrent de la discrimination peut-être à cause de leur foi ou de leur race ou de leur couleur, les personnes solitaires et vulnérables, jeunes et vieux. Beaucoup de ces personnes et de ces problèmes sont déjà des zones familières d’action pour les membres de la Famille Vincentienne à l’échelle mondiale. Cependant, pouvons-nous faire davantage ? Y a-t-il de nouvelles pauvretés émergentes auxquelles nous sommes appelés à répondre ?

Pour célébrer le 400e anniversaire de la naissance du charisme vincentien, les responsables internationaux de la Famille Vincentienne aimeraient inviter tous les membres de la Famille Vincentienne dans le monde entier à examiner comment nous pourrions mieux accueillir les étrangers dans nos communautés en faisant d’eux le centre du 400e anniversaire du charisme vincentien.

L’année d’accueil de l’étranger se déroulera du 1er janvier au 31 décembre 2017. Il sera lancé officiellement par le P. Gregory Gay, Supérieur Général de la Congrégation de la Mission, le 15 mai 2016, en la fête de la Pentecôte.

Cette date est particulièrement importante pour notre Famille Vincentienne. Elle marque aussi la fin de l’Année de la Collaboration, avec le lancement d’un appel à l’action et une invitation à découvrir des moyens concrets pour rejoindre les étrangers dans notre milieu. Elle nous relie aussi plus profondément avec l’Eglise universelle qui, sous la direction du Pape François, célèbre le Jubilé Extraordinaire de la Miséricorde.

A partir du 15 mai 2016, les responsables internationaux de la Famille Vincentienne se chargeront de l’élaboration d’un processus de réflexion et de consultation avec leur branche particulière de la Famille, dans une étroite collaboration avec leurs organismes régionaux et nationaux. Ils sont invités à se concentrer sur les questions suivantes :

  • Qui sont les étrangers parmi nous ?

  • Comment les soutenons-nous actuellement ?

  • Quels sont les nouveaux besoins qui émergent ?

  • Comment pourrions-nous répondre à ces besoins ?

  • Se pourrait-il que nous soyons les étrangers ayant besoin d’accueil ?

Cette consultation et les idées nouvelles qu’elle suscitera permettra à chaque branche de la Famille Vincentienne d’élaborer, d’ici octobre 2016, un plan de travail à exécuter en 2017. Ces plans de travail seront ensuite transmis à la Commission de la Collaboration de la Famille Vincentienne qui coordonnera et soutiendra ces activités à l’échelle mondiale grâce à la production de matériaux de réflexion et de célébration, ainsi que la promotion de l’Année et des activités réalisées sur le site web FamVin.org. La Commission se chargera également d’élaborer un rapport final sur les résultats et l’impact de cette initiative d’ici mi-2018 afin que nous puissions évaluer le résultat de nos actions à l’échelle mondiale.

Lorsque la Famille Vincentienne a des liens étroits sur le terrain, nous encourageons la Famille à collaborer à l’échelle locale, régionale, nationale ou internationale. Comme Vincent de Paul lui-même l’a reconnu, nous sommes meilleurs et plus efficaces lorsque nous travaillons ensemble.

Accueillir les étrangers parmi nous doit également être considéré comme une invitation à tous ceux qui partagent (ou pourraient être intéressés à) nos valeurs vincentiennes, notre mission ou notre spiritualité. Les personnes que nous servons actuellement sont aussi capables d’accueillir des étrangers que nous – si nous les invitons à le faire. Cela ne dépend pas de la puissance ou de la richesse ou de la hiérarchie. C’est une occasion pour tous et pour chacun de faire partie de notre famille et de participer à nos célébrations au cours de l’année.

 

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Le Logo des 400 ans du charisme vincentien

 

 

Le Père Alexis Cerquera Trujillo, nous a partagé le logo qu’il a préparé pour les « 400 ans du charisme vincentien.

 

Explication du logo

 

Il est construit à partir d’une figure basique : le cercle… (le monde, l’histoire, la vie… etc) Ce cercle est défini par différentes lignes qui s’organisent d’une manière « rayonnante » en différentes couleurs (rouge, vert, bleue)…

Ces lignes ou ces traits, symbolisent les congrégations, les groupes, les associations qui ont été fondés à partir du charisme vincentien. Ils  symbolisent aussi la société avec ses imperfections et ses joies, ses espérances et ses fatigues…

Ce cercle fait un lien entre deux étoiles qui rappellent les deux «lieux théologiques » où Vincent de Paul a vu la trace de Dieu dans sa vie et que par ses propres paroles sont devenus des événements majeurs : Gannes-Folleville et Châtillon-les-Dombes.

Les étoiles : leur place rappelle la situation géographique sur le territoire français. Elles sont liées par une croix de lumière qui  rappelle la résurrection et la pentecôte.

La croix nous rappelle qu’elle est signe d’un Esprit toujours nouveau qui nous habite et nous invite à vivre comme famille vincentienne dans notre monde, raison par laquelle le visage de Vincent se trouve dans le croisement de la croix.

 

Textes extraits du site famvin

 

A l'occasion du Jubilé des 400 ans du Charisme de Saint Vincent de Paul,

je vous invite à prier, pendant le mois de Juillet le Mois de Saint Vincent de Paul,

rendez-vous le 30 juin prochain

 

Pour recevoir les méditations du Mois de Saint Vincent de Paul,

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10 décembre 2016

L'Avent avec Saints Louis et Zélie Martin

L'Avent avec Saints Louis et Zélie Martin

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Troisième semaine de l'Avent

 

Accueillir la vie

 

Troisième Dimanche de l'Avent

 

Dimanche 11 décembre

 

Evangile de Jésus-Christ selon St Luc 3,10-18

 

En ce temps-là, les foules qui venaient se faire baptiser par Jean lui demandaient : « Que devons-nous faire ? » Jean leur répondait : « Celui qui a deux vêtements, qu’il partage avec celui qui n’en a pas ; et celui qui a de quoi manger, qu’il fasse de même ! » Des publicains (c’est-à-dire des collecteurs d’impôts) vinrent aussi pour être baptisés ; ils lui dirent : « Maître, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « N’exigez rien de plus que ce qui vous est fixé. » Des soldats lui demandèrent à leur tour : « Et nous, que devons-nous faire ? » Il leur répondit : « Ne faites violence à personne, n’accusez personne à tort ; et contentez-vous de votre solde. » Or le peuple était en attente, et tous se demandaient en eux-mêmes si Jean n’était pas le Christ. Jean s’adressa alors à tous : « Moi, je vous baptise avec de l’eau ; mais il vient, celui qui est plus fort que moi. Je ne suis pas digne de dénouer la courroie de ses sandales. Lui vous baptisera dans l’Esprit Saint et le feu. Il tient à la main la pelle à vanner pour nettoyer son aire à battre le blé, et il amassera le grain dans son grenier ; quant à la paille, il la brûlera au feu qui ne s’éteint pas. » Par beaucoup d’autres exhortations encore, il annonçait au peuple la Bonne Nouvelle.

 

La méditation de la semaine

 

« Donne, donne toujours et fais des heureux » (CF 226, Louis) « Que devons-nous faire ? » La question est sur toutes les lèvres. Les foules accourant auprès de Jean-Baptiste sont pleines d’espoir ! L’Evangile de ce jour est la suite de l’Evangile de la semaine passée, où le grand prophète avait surgit tel un flambeau éclairant d’une lueur nouvelle un monde trop enfermé sur lui-même. Il accomplissait le passage de l’Ecriture affirmant qu’un homme se lèverait, « avec l’esprit et la puissance d’Elie » [Lc 1,17], pour annoncer la venue imminente de Celui qui enlève le péché du monde. Cette lumière soudaine éclairant la vie des hommes bouscule la vie des uns et des autres, à commencer par celle de … Marie de Nazareth elle-même. S’était-elle attendue à la visite d’un Archange, lui annonçant qu’elle enfanterait le Sauveur du monde ? Les mages guidés par une étoile, les bergers surpris par les anges du Ciel, avaient-ils prévu un tel événement au sein de leur vie ? Et que dire de ces pêcheurs appelés à devenir apôtres du Seigneur, ou de ces foules étonnées et admiratives devant un Maître se révélant être « le Chemin, la Vérité et la Vie » [Jn 14,5] !

 

Devons-nous faire des choses extraordinaires ?

 

Mais pour l’heure, la Bonne Nouvelle est annoncée par Jean, le baptiste, et la réponse qu’il donne à cette question « que devons-nous faire ? » fait elle-même partie de la Bonne Nouvelle. Le prophète nous informe en effet que nos actes expriment concrètement notre foi (ou notre manque de foi !). Et ces actes ne relèvent pas de l’extraordinaire. Nous ne sommes pas appelés à poser des actes extraordinaires, nous ne sommes pas appelés à vivre une vie extraordinaire. « Que devons-nous faire ? », demandent les collecteurs d’impôts ? Devenir des résistants, au lieu de collaborer aux exigences de l’occupant romain ? Se ruiner, plutôt que prélever taxes et impôts ? Faites simplement votre travail avec honnêteté, leur répond Jean-Baptiste, et « n’exigez rien au-delà de ce qui vous est prescrit ». Des militaires, à leur tour, s’interrogent : que faire pour correspondre à l’appel du Ciel ? Là encore, la réponse et simple, elle ne demande pas de choses exceptionnelles : faites votre métier, ne soyez pas violents quand cela est inutile…

Nous n’aurons probablement pas assez d’une vie pour mesurer combien la Bonne Nouvelle commence par cette simplicité et non autrement. « Qui est fidèle en très peu de chose est fidèle aussi en beaucoup, et qui est malhonnête en très peu est malhonnête aussi en beaucoup » [Lc 16,10] ; ce serait une erreur de croire que l’accueil du Christ en nos vies devrait se traduire par de grandes choses à accomplir. Bien au contraire ! La grâce de l’Esprit se vit dans les petites choses de nos vies, dans toutes les petites choses de nos vies, que ce soit au travail, en famille, entre amis, en détente ou en activités sportives... Sommes-nous attentifs à cette foule de ‘‘détails’’ tissant notre quotidien ? Prenons le temps de nous interroger. Jésus lui-même souligne à plusieurs reprises combien ces petites choses aboutissent ou aboutiront à de bien plus grandes. « C’est bien, bon serviteur, dit Jésus dans la parabole des mines, puisque tu t’es montré fidèle en très peu de chose, reçois autorité sur dix villes » [Lc 19,17] : oui, très peu de chose aboutit au gouvernement de dix villes ! La petite Thérèse est l’une des saintes ayant le mieux compris l’importance d’accomplir en esprit de foi, d’espérance et de charité, les choses quotidiennes et d’apparence anodines. On n’allume pas un feu sans pailles ou sans brindilles, le feu de l’Esprit ne vient pas réchauffer nos vies et éclairer notre prochain sans brûler dans ces petites pailles ou ces brindilles. Inutile de s’évertuer à aller chercher des bûches extraordinairement volumineuses, le feu ne prendra pas ! Or, nous apprend encore Jean-Baptiste, nos vies sont bien appelées à être consumées par « l’Esprit Saint et le feu »… La vie de Louis et Zélie Martin l’illustre bien ; s’ils sont tous les deux saints, ils ont simplement vécu une vie droite, dépourvue de choses extraordinaires.

 

Une foi quotidienne se traduisant en actes quotidiens

 

Chez les Martin, la vie familiale commence régulièrement avec la Messe du matin. La famille pourrait aller à une Messe moins matinale, mais pour Louis « c’est la seule à laquelle peuvent assister les domestiques et les ouvriers. J’y suis en compagnie des pauvres », et cela fait son plaisir. Ensuite, il se met à son travail, se montrant très appliqué dans son travail d’horloger-bijoutier. Le dimanche, Louis refuse d’ouvrir son commerce, malgré la pression d’amis lui montrant que d’autres, concurrents y compris, n’hésitent pas à le faire. Mais de manière surprenante, le respect du jour du Seigneur n’entrave pas ses affaires, au contraire… « Voilà un homme qui n’a jamais essayé de faire fortune, remarque Zélie ; quand il s’est établi, son confesseur lui disait d’ouvrir sa bijouterie le dimanche, jusqu’à midi ; il n’a pas voulu accepter la permission, préférant manquer de belles ventes. Et malgré tout, le voilà riche. Je ne puis attribuer l’aisance financière dont il jouit à autre chose qu’une bénédiction spéciale, fruit de son observance du dimanche » (CF 140).

Louis rejoint ensuite Zélie dans son métier de dentelière spécialisée en fabrication du point d’Alençon. Les affaires ont des hauts et des bas, avec tout ce qu’une activité commerciale peut subir de déconvenues ; retards de paiement, demandes parfois farfelues de la part des clients, ou absence de commandes. Dans ces moments de difficultés, Louis et Zélie s’appuient sur la Providence divine sans rechigner à payer le salaire des neuf ouvrières, même en ces périodes de ‘‘vaches maigres’’. « C’est ce coquin de point d’Alençon qui me rend la vie dure, soupire Zélie dans une lettre à son frère : quand j’ai trop de commandes, je suis une esclave du pire esclavage ; quand il ne va pas et que je m’en vois pour vingt-mille francs sur les bras à moi coûtant, et des ouvrières que j’ai eu tant de peine à trouver qu’il faut renvoyer chez d’autres fabricants, il y a un peu sujet de se tourmenter, aussi j’en ai des cauchemars ! Enfin, que faire ? Il faut bien se résigner » (CF 15) à avoir confiance en la divine Providence, conclut Zélie. Si les finances de son commerce vont de mieux en mieux au fil des ans, mettant la famille à l’abri des difficultés financières, Zélie garde le sens des priorités ; elle ne se rendra jamais esclave de l’appât du gain… Elle est chef d’entreprise, mais elle exerce cette charge à l’image du Christ lavant les pieds de ses disciples : elle se réserve la partie la plus fastidieuse et la plus ingrate du travail. Louis et Zélie accomplissent leurs tâches du jour du mieux qu’ils peuvent, en esprit de service, en esprit de charité chrétienne. « Je ne traite pas mes servantes moins bien que mes enfants », affirme Zélie. Ils ne font rien d’extraordinaire, et forment un foyer parmi d’autres... L’éclat de choses surnaturelles à accomplir au nom de la foi ne les attire pas. Louis, malgré l’impression qu’il dégageait sur sa clientèle et sur les notables d’Alençon, ne se transforme pas en prédicateur acharné de l’Evangile. Quant à Zélie, l’idée de devenir une nouvelle Madame Acarie (grande figure laïque du XVII° siècle) ne lui a jamais traversé l’esprit… Si la famille ne cache pas sa foi, elle ne l’impose pas aux ouvrières ou à la clientèle.

 

Le flambeau chaleureux de la foi

 

Cette vie embrasée par l’Esprit rendrait-elle le foyer austère ? La foi n’est pas triste ! La joie et le bonheur – malgré les épreuves – transparaissent dans les écrits du couple. Les enfants ne sont pas délaissés par l’activité prenante de la dentelle, et Zélie préfère interrompre son travail pour le reprendre ensuite, quitte à travailler tardivement la nuit, afin de s’occuper de ses enfants. La joie d’être ensemble – parents, enfants –, les jeux, les chants, les histoires racontées (par Louis notamment) rendent l’atmosphère familiale libre et joyeuse. Leur vie de famille est à la fois simple et dynamique. Par ailleurs Louis a appris de ses études à Paris combien des relations ou des influences néfastes peuvent être nuisibles dans une vie, aussi prend-il soin de protéger le foyer des relations trop mondaines. Peut-être surprotège-t-il un peu trop la famille, la petite Thérèse elle-même écrira plus tard combien dans son enfance elle ne pouvait « souffrir la compagnie de personnes étrangères et ne retrouvait [sa] gaieté que dans l’intimité de la famille » [Ms A 13]. Mais qui n’a jamais fait d’erreurs ? Les fruits de la vie de Louis et Zélie sont abondants. Leurs filles ont une enfance heureuse et l’une d’elle deviendra plus tard « la plus grande sainte des temps modernes ».

La lumière brille de manière chaleureuse au foyer Martin, aussi ne manque-t-elle pas de rayonner sur autrui. S’ils évitent les mauvaises fréquentations et travaillent d’arrache-pied à la maison, tant Louis que Zélie font preuve de zèle pour aider leur prochain, chacun à sa façon. Le plus discrètement possible, Zélie fait porter des paniers de nourriture et un peu d’argent aux indigents de la ville. « Ma maîtresse, témoignera Louise Marais, employée comme servante de maison pendant onze années, m’envoyait fréquemment chez les indigents avec un pot-au-feu, des bouteilles de vin et des pièces de quarante sous. Et personne ne le savait que nous deux »… Louis, de son côté, s’investit au cercle Vital Romet et aux Conférences Saint-Vincent de Paul pour aider les plus nécessiteux. L’estime de Louis pour les pauvres est telle qu’un jour, à la maison des Buissonnets (à Lisieux), il demande à l’un d’entre eux de bénir ses deux petites filles, Céline et Thérèse !

« Donne, donne toujours et fais des heureux » (CF 226), conseille-t-il vers la fin de sa vie à sa fille Marie. Le conseil paraît emblématique de la Bonne Nouvelle reçue dans les petites choses courantes de la vie. Louis écrit en effet cette devise pour encourager et féliciter Marie qui venait de donner des poires : « Donne, donne toujours » là où tu es, « et fais des heureux » là où tu es, le conseil de Louis est aussi simple que précieux ; ne nous imaginons pas aller faire du bien ou de grandes choses là où nous ne sommes pas ! À quoi ressemblerait un homme voulant apporter la lumière chez les habitants de l’autre bout de la ville, alors qu’il ne s’occupe pas de l’avoir chez lui ? « Que devons-nous faire ? » se demandaient les foules dans l’Evangile du jour ? « Donne, donne toujours et fais des heureux » est la réponse que foyer Louis et Zélie Martin s’est attribuée : donne-toi toi-même aux tiens, et par de petites choses (quarante sous, quelques poires…) fais des heureux.

 

3 pistes pour s’approprier l’Evangile et suivre l’exemple de Louis et Zélie :

 

Jésus est « le Chemin, la Vérité et la Vie » [Jn 14,6]. Nous pouvons nous demander quel est actuellement le chemin que nous avons pris, quelle est la vérité de nos vies. Comment notre foi s’incarne-t-elle dans notre vie quotidienne ? Nos actes quotidiens en disent longs sur notre avancement spirituel réel ou supposé !

« Il me tarde d’être près de toi », je suis « ton mari et vrai ami, qui t’aime pour la vie » (CF 2bis), écrit Louis à sa femme Zélie. Dans nos relations conjugales, faisons-nous toujours preuve d’attentions et de délicatesse pour notre conjoint, ou cherchons-nous souvent nos propres intérêts ? Si Louis et Zélie sont attentionnés pour leurs enfants et leur éducation, ils évitent toutefois d’en faire des enfants-rois… « Toute petite qu’elle était, je ne lui passais rien, sans cependant la martyriser, mais il fallait qu’elle cède » (CF 44), dit Zélie à propos de sa fille Pauline, dont le tempérament était vif. Mais « c’est surtout la petite Céline qui me donne du mal, elle devient capricieuse, on l’a trop gâtée » (CF 50), ajoute un peu plus tard la maman. Avons-nous trouvé la juste relation avec nos enfants ? Si nous sommes célibataires, quel est notre attrait pour le mariage ; celui d’une recherche de plaisirs plus ou moins centrés sur nous-mêmes, ou celui d’une vie partagée à deux, vie de bonheur mais aussi de concessions à faire ?

Dans notre vie professionnelle, ou dans notre recherche d’une activité, faisons-nous preuve – avec notre collègue, avec la clientèle… – d’un réel esprit de service, souhaitons-nous bien faire et être utile, avec la saine ambition de servir au mieux ?

Fr. Cyril Robert, ocd (Paris)

 

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Prier chaque jour de la semaine

 

Lundi 12 décembre

Vie de famille

 

La vie pouvait sembler austère aux Buissonnets. Elle est loin l'animation de la boutique d'Alençon. Le calme et le silence se succèdent au brouhaha des clients et des ouvrières. On n'est pas avide de réceptions aux Buissonnets. Les dimanches et fêtes mettent un peu de fantaisie bien réglée : on assiste à la Messe à la Cathédrale Saint Pierre, où l'on retrouve l'oncle Isidore et son épouse, puis c'est un joyeux repas chez eux. Le temps du deuil cède progressivement le pas à celui de la maturité des grandes filles.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à son frère) Il paraît que tu penses toujours à melle X ? je crois que tu es fou (…) Tu te casseras le cou (…) car tu ne considères que des choses futiles : la beauté, la fortune, sans t'inquiéter des qualités qui font le bonheur d'un mari, ou des défauts qui causent sa désolation et sa ruine. Le principal est de choisir une bonne femme d'intérieur, qui n'ait pas peur de salir ses mains au travail, qui sache élever ses enfants dans le travail et la piété... » (Zélie).

Parole de Dieu : « Ma maison sera appelée maison de prière pour toutes les nations ». (St Marc 11, 17).

 

Dans ma vie

 

« La paix c'est la tranquillité de l'ordre », écrit Saint augustin. L'exemple laissé par le témoignage de vie de la famille Martin montre que celle-ci s'appuie sur des arêtes vives, des lignes de force : la messe, comme fondement de la journée, la convivialité, le travail, Dieu, famille, patrie pour résumer. « Cherchez le Royaume de Dieu et sa justice et tout le reste vous sera donné par surcoît » pouvons-nous lire dans les Saintes Ecritures. C'était aussi la devise d'Antoine Lestra, un militant Catholique de la première moitié du XXe siècle dans la ressemblance physique avec Louis Martin était plus que saisissante.

Effet de Conversion : Lorsque je serai amené à formuler un avis concernant une situation, je choisirai de commencer par une parole qui bénisse, avant d'aller plus loin dans l'appréciation de la question.

 

Mardi 13 décembre

Voyages

 

Les plus jeunes, Léonie, Céline, Thérèse rejoignent tour à tour le pensionnat des bénédictines de Lisieux. En 1882, Pauline décide, soutenue par son père, d'emprunter la voie de Sainte Thérèse d'Avila. Elle entre au Carmel de Lisieux le 15 octobre. Thérèse est dans un grand désarroi : ne perd-elle pas sa seconde maman ? Grand amateur de voyages, Louis fait découvrir la capitale à ses filles. En 1885, il accomplit un voyage de deux mois jusqu'aux confins des Balkans. Avec un ami, l'Abbé Charles Marie, il traverse l'Europe centrale, Munich, Vienne, Athènes, Naples, Rome, Milan... De retour, il raconte ses péripéties durant les veillées d'hiver. « J'aime les longues soirées qui nous rassemblent en famille près du foyer pétillant », écrira Thérèse.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à son frère) Je suis allé voir, mardi dernier, ma petite Hélène. Je suis partie seule à 7 heures du matin, par la pluie et le vent qui m'ont menée et ramenée. Imagine-toi ma fatigue le long du chemin, mais j'étais soutenue par la pensée que j'allais bientôt tenir dans mes bras l'objet de mon amour. C'est un gentil bijou que la petite Hélène, elle est belle à ravir ». (Zélie).

Parole de Dieu : « Une source jaillira de la maison de Yahvé et arrosera le ravin des Acacias ». (Joël 4, 18).

 

Dans ma vie

 

Les voyages forment la jeunesse, entendons-nous bien souvent. Ils ouvrent en effet l'esprit et le cœur aux dimensions du monde. Joseph et Marie se sont mis en route pour trouver un lieu qui permettrait la naissance de bonnes conditions de l'enfant divin qu'elle porte en elle. C'est au cours d'un voyage que Jésus à voulu naître. C'est après un long voyage que les Mages l'ont découvert tandis que les bergers l'avaient reconnu après avoir marché quelques kilomètres seulement. Car le voyage n'est pas d'abord affaire de longues distance, mais d'ouverture de cœur.

Effet de Conversion : dans une conversation qui tourne vinaigre, je choisis de garder le silence pour ne pas prêter le flanc à un manque de Charité qui, entre médisance et calomnie, serait une atteinte à la dignité de mon frère.

 

Mercredi 14 décembre

Peine et départ

 

Thérèse est sans doute la plus touchée des filles, par la mort de sa mère Zélie. Sa grande sensibilité contraint Louis, son père, à la retirer de son école en février 1886. Elle suivra dorénavant des leçons particulières. En août de la même année, contre toute attente, l'aînée Marie entre elle aussi au Carmel de Lisieux. Louis perd sa fille préférée, celle qu'il nomme son « diamant ». Il devra cacher sa peine. Une nouvelle fois la petite Thérèse subit de plein fouet le coup. Marie n'était-elle pas devenue sa confidente, sa « troisième maman ? »

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« Combien j'aurais désir voie ces braves gens rentrer dans le giron de l’Église ! Pour celui qui a la Foi, c'est si triste de voir un brave garçon comme Mathey, et tant d'autres poursuivre leur petit bonhomme de chemin, sans s'inquiéter de ce qui les attend ». (Louis).

Parole de Dieu : « J'estime en effet que les souffrances du temps présent ne sont pas à comparer à la gloire qui doit se révéler en nous » (Romains 8, 18).

 

Dans ma vie

 

Le souci de trouver une bonne scolarisation pour les enfants a été une préoccupation majeure pour Louis et Zélie. Ils voulaient avant tout une école Catholique et un contenu à la hauteur de la vocation à la sainteté qui est le lot commun de chaque baptisé. Cela les a conduit à faire des sacrifices financiers et affectifs, importants (par l'éloignement des enfants). La responsabilité des parents ne consiste pas seulement à assurer le minimum vital au plan horizontal et purement animal. L'école sert la croissance, ou bien la décroissance, de l'enfant. Il est heureux de voir que Louis, devenu veuf, en a la préoccupation.

Effet de Conversion : J'offre une contrariété, ou une obole, à l'intentions de tous ceux qui oeuvrent à la reconstruction d'établissement, bien souvent hors contrat, pleinement en phase avec ce que l’Église demande.

 

Jeudi 15 décembre

Les voies de Dieu sont impénétrables

 

En octobre 1886, Léonie tente l'aventure religieuse au couvent des Clarisses. L'ambiance familiale des Buissonnets se réduit de plus en plus. Ne reste plus que Thérèse, Céline et le vieux père, Louis Martin. Début décembre 1886, Léonie est de retour après sept semaines de vie claustrale. Quelques mois plus tard, cette dernière demande l'autorisation d'entrer à la Visitation de Caen. Heureuse époque où la mission parentale ne consistait pas simplement à payer les études ou à laisser le libéralisme franchir les portes de la demeure familiale...

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à son frère) La petite Léonie se porte bien maintenant (…) Je suis allée voir, il y a quinze jours, celle qui est en nourrice ; je ne me souviens pas d'avoir jamais éprouvé un saisissement de bonheur tel qu'au moment ou je l'ai prise dans mes bras, et où elle m'a souri si gracieusement, que je croyais voir un ange. (…) Je ne puis me figurer que j'ai l'honneur d'être la mère d'une créature aussi délicieuse ». (Zélie).

Parole de Dieu : « C'est la miséricorde que Je veux et non le sacrifice. En effet, Je ne suis pas venu appeler les justes mais les pécheurs » (Matthieu 9, 13).

 

Dans ma vie

 

Léonie sera l'enfant difficile de la famille Martin. Zélie n'hésite pas à dore d'elle : « Je voyais un ange ». Une belle chanson intitulée « L'espérance » contient les mots suivants : « Même le plus noir nuage a toujours sa frange d'or ». Cela veut dire qu'aucun enfant n'est totalement mauvais. Baden-Powell, le fondateur du Scoutisme, disait toujours qu'il y a toujours 5% de bon dans le pire des êtres humains. Pour Léonie, ce fut certainement vrai à tel point que le mauvais fut mis en ballotage puis en minorité. Aujourd'hui, un procès en béatification est ouvert pour Léonie. Les voix de Dieu sont impénétrables et pourtant si claire, vues sous un autre angle...

Effet de Conversion : Toutes nos familles comptent des enfants plus difficiles que d'autres. Éducateur, je choisis de porter un regard plein d'espérance sur tel enfant qui m'est lourd à porter.

 

Vendredi 16 décembre

Appelée par Jésus

 

Avec le temps et les soucis, la santé de Louis finit par être un peu atteinte. Le 1er mai 1887, ce dernier subit une attaque qui le laisse hémiplégique pendant quelques heures. Heureusement, l'intervention rapide de son beau-frère Isidore le sauve de ce mauvais pas. Après la grâce reçue à Noël 1886, Thérèse est résolument sortie de l'enfance. Petit à petit, elle aspire à devenir carmélite, non pour retrouver Marie et Pauline, mais parce qu'elle se sent appelée par Jésus. Le jour de la Pentecôte 1887, après avoir prié toute la journée, elle présente sa demande à son père, dans le jardin des Buissonnets.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (Départ pour le grand voyage) Très chères filles. Vous êtes bien aimables de m'avoir laissé faire cette petite échappée, et je vous saurai toute ma vie bon gré de cela. Du reste, si la distance nous sépare un peu, mon cœur est tout près de vous. Soyez donc sans inquiétudes et nous vous faites pas de chagrin, mes enfants. (…) Tout à vous dans le Seigneur » (Louis).

Parole de Dieu : « Mon fils, viens en aide à ton père dans sa vieillesse, ne lui fait pas de peine pendant sa vie ». (Sirac 3, 12).

 

Dans ma vie

 

La bonne santé physique est un bien, pour autant qu'elle n'est pas le bien suprême. Le bien suprême est la santé de l'âme. La Passion du Christ nous a indiqué clairement que la souffrance et la mutilation ne sont pas des amputations quand elles sont vécues en offrande d'amour. Au contraire, elles ajoutent un surcroît d'être (cette expression ne doit pas être prise au sens métaphysique du terme) et de dignité à l'homme. L'embryon, le vieillard, la personne handicapée, le malade en état pauci-relationnel ne sont pas des sous-hommes. La mort et la résurrection de Jésus nous indiquent au contraire qu'ils portent en eux les germes de leur résurrection.

Effet de Conversion : Suis-je suffisamment présent auprès des personnes âgées de mon entourage ? Je décide aujourd'hui de poser un acte fort de présence auprès de l'une d'entre elles.

 

Samedi 17 décembre

Première requête

 

Louis n'est pas totalement surpris par la requête de sa fille. Il la trouve tout de même un peu jeune... n'a-t-elle pas encore quinze ans ? Il se laisse vite convaincre et ajoute que Dieu lui fait « un grand honneur de lui demander ainsi ses enfants ». Mais d'autres difficultés se présentent : il faut convaincre l'oncle Isidore ainsi que le Chanoine Delatroëtte, supérieur du Carmel. Celui-ci répond négativement, si bien que Louis propose une rencontre avec l'évêque, Mgr Hugonin. L'entrevue est bonne, mais la décision est remise à plus tard... Grande tristesse pour la petite Thérèse.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à son frère) oh ! Va, je ne me repens pas de m'être mariée. Si tu avais vu les deux aînées aujourd'hui, comme elles étaient bien toilettées, tout le monde les admirait et on ne pouvait en détourner les yeux. Et moi, j'étais là rayonnante, je me disais : « c'est à moi ! J'en ai encore deux autres qui ne sont pas là... » (Zélie).

Parole de Dieu : « C'est pourquoi, bien que j'aie dans le Christ tout le franc-parler nécessaire pour te prescrire ton devoir, je préfère invoquer la charité et te présenter une requête ». (Philémon 8, 9).

 

Dans ma vie

 

La sainteté c'est laisser se répandre la bonne odeur du Christ : le parfum du Saint Chrême en témoigne, au baptême, à la confirmation ou encore à l'ordination. La plus belle toilette de la chrétienne sera sa vertu, sa pureté, sa simplicité, son sourire, sa bonté, sa générosité... Comme une bonne odeur qui se dégage et s'envole vers les quatre coins de l'horizon... Pour une plus grande beauté. Sans le divin parfum, il n'est point de rose spirituelle. Sans cela, une jolie femme restera laide tandis qu'une autre, moins gracieuse, sera vraiment belle. Notre Dame allia les deux. Pour notre plus grande joie.

Effet de Conversion : Je réciterai une dizaine de Chapelet à l'intention d'un jeune homme ou d'une jeune fille de ma connaissance et dont la moralité est incompatible avec l'Evangile. Je le confiera particulièrement à Notre Dame, Reine de la Pureté.

 

Les textes de cette Retraites ont été publiés en 2015 par Les Carmes de Paris (pour les méditations des Dimanches) et sont extraites du Hors Série de Parole et Prière, "Mon Avent avec Saints Louis et Zélie Martin", publié également en 2015 (pour les textes des semaines).

 

Téléchargez les méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

 

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3 décembre 2016

L'Avent avec Saints Louis et Zélie Martin

L'Avent avec Saints Louis et Zélie Martin

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Deuxième semaine de l'Avent

 

Trouver sa place

 

Deuxième Dimanche de l'Avent

 Dimanche 4 décembre

 

Evangile de Jésus-Christ selon St Luc 3,1-6

 

L’an quinze du règne de l’empereur Tibère, Ponce Pilate étant gouverneur de la Judée, Hérode étant alors au pouvoir en Galilée, son frère Philippe dans le pays d’Iturée et de Traconitide, Lysanias en Abilène, les grands prêtres étant Hanne et Caïphe, la parole de Dieu fut adressée dans le désert à Jean, le fils de Zacharie. Il parcourut toute la région du Jourdain, en proclamant un baptême de conversion pour le pardon des péchés, comme il est écrit dans le livre des oracles d’Isaïe, le prophète : Voix de celui qui crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers. Tout ravin sera comblé, toute montagne et toute colline seront abaissées ; les passages tortueux deviendront droits, les chemins rocailleux seront aplanis ; et tout être vivant verra le salut de Dieu.

 

La méditation de la semaine

 

« Nous mettre dans la disposition d’accepter généreusement la volonté du bon Dieu, quelle qu’elle soit, car ce sera toujours ce qu’il peut y avoir de mieux pour nous » (CF 204, Zélie) Jean, le prophète, le baptiste, fait irruption dans l’histoire d’Israël alors que le monde semble être bien en ordre. En cet « an quinze », il y a un empereur à Rome, un gouverneur en Judée, des grands prêtres et d’autres figures d’autorité et ce en divers lieux de l’Empire romain. Tout semble bien en ordre, ou plutôt tout semble tourner sans de véritable remise en cause à envisager. Ce monde bien établi n’est pourtant pas le monde idéal, comme en témoigne l’historien Flavius Joseph rapportant la brutalité d’un Ponce Pilate. Ce dernier se livre parfois à des répressions brutales, sanguinaires. Il heurte la sensibilité religieuse juive en introduisant des enseignes romaines à Jérusalem et en puisant dans le trésor du Temple. Mais malgré tout, le monde semble peu enclin à se remettre en question ; la paix – celle de Rome, celle des hommes – s’est plus ou moins imposée.

 

L’appel à la conversion au cœur même de nos vies

 

Un événement soudain surgit alors. Au cœur de ce monde, « la parole de Dieu fut adressée à Jean, fils de Zacharie ». La parole de Dieu fait irruption dans cet ‘establishment’, elle appelle à un changement de comportement, à un « repentir en vue de la rémission des péchés ». Elle le fait car le monde n’est pas seulement le monde des hommes mais celui de Dieu. S’il est vrai que l’homme a son Ciel en Dieu, Dieu, lui, a son Ciel en l’homme. Sa Présence, sa Providence font irruption au cœur même de nos vies, si banales qu’elles pourraient paraître. Notre Père n’est pas perdu au Ciel, au point qu’il nous faudrait gravir les nuages pour nouer contact. Notre Père vient à nos devants, à l’image de l’Esprit-Saint venant au-devant de Marie lors de l’Incarnation, ou du Fils venant au-devant de ses disciples après la Résurrection.

Si la parole de Dieu s’est adressée à Jean et à travers lui au peuple de l’époque, elle s’adresse à nous tous aujourd’hui. Elle s’inscrit dans cette Alliance que le Très-Haut a proposée au peuple hébreu au long des siècles avant Jésus-Christ et qu’il propose à chacun depuis. Le Seigneur nous adresse ainsi, à travers cet Evangile du jour, une demande et une promesse. La demande est pressante, impérative même : « préparez le chemin du Seigneur » ! Le changement d’attitude intérieure et extérieure constitue la façon pour l’homme de dégager le chemin à l’advenue du projet divin. Dieu ne s’impose pas brutalement à nous, mais il se laisse trouver quand notre cœur se trouve disposé. Notre-Seigneur, par l’intermédiaire de Jean-Baptiste, nous invite à travailler cette attitude de disponibilité, tant elle n’est pas aisée a priori. Le poids de notre propre histoire, avec ses blessures, ses déceptions, ses souffrances, ses égarements, ne nous rend pas toujours facile cette disponibilité de cœur et d’esprit. Mais une fois retrouvés, cette disponibilité et ce changement de comportement prennent un nom : celui de « conversion ». C’est à cela que nous sommes invités, en ce deuxième dimanche de l’Avent.

Cette conversion, autrement dit ce refus de s’enfermer sur nous-mêmes et sur nos péchés, cette confiance retrouvée en Dieu, laisse alors place à la promesse de Dieu : « toute chair verra le salut de Dieu ». « Le Seigneur l’a promis » [Is 40,5], rajoute le passage du prophète Isaïe cité par l’Evangile d’aujourd’hui. Quiconque prépare le chemin du Seigneur verra le salut de Dieu œuvrer en sa vie. Ce salut ne viendra probablement pas changer le monde actuel, ‘ordonné’ et non idéal comme pouvait l’être le monde à l’époque de Jean-Baptiste, mais il permet à « toute chair » tournée vers le Ciel de trouver sa place sur terre. Trouver sa place dans le monde, n’est-ce pas une question primordiale ? Mieux, voir la beauté de cette place qui est la nôtre, n’est-ce pas d’une importance capitale ? La promesse de Dieu nous est donnée, elle nous invite à prendre notre place au sein de la société, avant de prendre notre place au cœur du Royaume qui nous est destiné… Louis et Zélie ont mis plusieurs longues années avant de trouver ainsi leur place, mais l’attente en aura valu la peine !

 

Trouver, prendre sa place et… en voir la beauté

 

En 1847, après sa déception de n’avoir pas pu embrasser la vie monastique, Louis se remet à ses études professionnelles dans l’horlogerie, et se rend à Paris plusieurs années dans cette optique. Il lutte pour ne pas se laisser aller à des divertissements ou à des tentations – nombreuses dans la capitale ! – susceptibles de le détourner de sa foi profonde. N’oublions pas qu’avec le poids de sa déception, Louis aurait pu chercher un ‘réconfort’, un moyen d’oublier sa désillusion, il aurait pu endurcir son cœur ou jouer le désabusé… Il préfère rester droit et lutter pour ne pas tomber. « Il lui a fallu du courage pour sortir victorieux de tous ces combats » (CF 1), écrira par la suite Zélie à ce sujet. Revenu à Alençon, Louis attendra l’âge de 34 ans – ce qui est beaucoup, à l’époque – pour voir le tournant salvifique que Dieu s’apprête à opérer en sa vie. Zélie, pendant ce temps, est revenue de son projet de vie religieuse. Tout en soupirant toujours après une vie de consacrée – «  je ne fais que rêver cloître et solitude » (CF 150), écrira-t-elle encore quelques années plus tard –, Zélie s’est faite à l’idée d’un possible mariage et se lance dans la confection de la dentelle. Elle a 20 ans. Pendant une demi-douzaine d’années, Louis et Zélie vivront dans la même petite ville, sans se rencontrer, à moins de 500 mètres l’un de l’autre…

La vie de l’un et de l’autre semble être bien réglée et ordonnée, les affaires vont leur train mais le cœur de chacun semble rester dans l’expectative. Devrais-je « rester vieille fille », s’interroge Zélie (CF 150) ? Mon fils restera-t-il toujours célibataire, s’alarme la mère de Louis ? En avril 1858, la Providence agit. « Un jour que Zélie Guérin passait sur le pont Saint-Léonard, elle croisa un jeune homme dont la noble physionomie, l’allure réservée, la tenue pleine de dignité l’impressionnèrent. Au même moment, une voix intérieure lui murmurait en secret : « C’est celui-là que j’ai préparé pour toi » » (Piat, Histoire d’une famille). Zélie entend une intérieurement une parole céleste (elle l’attribue à la Vierge Marie) venant bouleverser sa vie ; elle vient de rencontrer Louis. Si elle et lui se sont préparés à être disponibles à la volonté de Dieu dans leur vie – « Préparez le chemin du Seigneur » nous dit l’Evangile d’aujourd’hui –, Dieu avait déjà en amont préparé cette place qui leur était destinée. Cependant, Louis et Zélie ont encore du mal à apercevoir la beauté de leur place, la beauté du mariage et de l’union conjugale. S’ils se marient trois mois après leur rencontre, le 13 juillet 1858, en toute discrétion (le mariage a lieu à minuit, en présence d’une dizaine de personnes seulement), Louis et Zélie ne comprennent encore pas totalement. Ils ne réalisent pas encore la beauté de leur vocation au sein du monde, au point que Zélie, le jour même du mariage, s’en va, accompagnée de Louis, pleurer à chaudes larmes au monastère de la Visitation où sa sœur Elise est devenue religieuse. « Je me trouvais si malheureuse d’être au milieu du monde, j’aurais voulu cacher ma vie avec la sienne » (CF 192), au monastère. Le jour de son mariage, Zélie rêve encore du cloître !

 

Parole donnée, parole tenue : l’accomplissement de la promesse

 

Si le couple a bien perçu l’appel divin à se sanctifier au cœur de la société, en tant que mari et femme, les deux époux sont toutefois encore imprégnés de leurs désirs d’une vie conçue comme une vie cloîtrée. Pendant les dix premiers mois, ils vivent même en se dispensant des relations conjugales ! Fort heureusement, le confesseur de Louis demande à ce dernier de mettre fin à leur abstinence sexuelle. Louis et Zélie ne se raidissent pas, ils vont découvrir le bonheur de se donner l’un à l’autre. Neuf enfants vont naître, parmi lesquels la petite Thérèse, la dernière. Ils font découvrir à Louis et Zélie le bonheur de devenir parents. Ainsi, lors du baptême de l’aînée, Marie, en 1860, Louis sera tout joyeux d’annoncer au prêtre que « c’est la première fois que je viens ici pour un baptême, mais ce n’est pas la dernière ! ». Zélie, de son côté, s’extasie : « moi, j’aime les enfants à la folie, j’étais née pour en avoir » (CF 83)… La promesse de Dieu s’est réalisée, Louis et Zélie sont comblés. S’ils conservent leur attrait pour la prière, ils mettent définitivement fin à leurs velléités de vie religieuse. Zélie est heureuse avec son Louis, au point qu’elle « en désire un pareil à toutes les femmes » (CF 1). Louis, en retour, l’« aime pour la vie » (CF 2bis).

Mais ce bonheur, le couple doit se battre pour le conserver et le faire croître, tant les difficultés familiales ne manquent pas. Sur les neuf enfants nés du mariage, quatre meurent en bas âge. C’est une épreuve douloureuse. En l’espace de quatre ans, le couple voit mourir trois nourrissons et une petite fille, Hélène, âgée de cinq ans. Pour cette dernière, le choc est terrible, l’enfant meurt dans les bras de sa mère, alors que celle-ci ne s’y attend pas. « J’ai cru que j’allais en mourir ». La foi de Louis et Zélie, mise à rude épreuve, leur permet de surmonter le drame. « Nous l’avons offerte ensemble au bon Dieu » (CF 52), mais le travail de deuil doit s’effectuer, il sera long. Léonie, née un an avant Hélène, se révèle une enfant difficile, moins douée que ses sœurs et psychologiquement fragile. Elle donne beaucoup de soucis à Zélie. Mais « plus je la vois difficile, écrit-elle alors que Léonie a onze ans, plus je me persuade que le bon Dieu ne permettra pas qu’elle reste ainsi. Je prierai tant qu’il se laissera fléchir » (CF 117). Léonie en effet finira par se redresser, au point de comprendre mieux que ses sœurs la – future – petite voie de Thérèse. Tout au long de leur vie, Louis et Zélie se mettent « dans la disposition d’accepter généreusement la volonté du bon Dieu, quelle qu’elle soit, car ce sera toujours ce qu’il peut y avoir de mieux pour nous » (CF 204). Ils ont pu l’expérimenter, malgré les difficultés et… au sein même de ces difficultés. Cette « disposition » est toujours œuvre de conversion. Grâce à elle, nous donnons prise au « bon Dieu » pour agir dans nos vies.

 

3 pistes pour s’approprier l’Évangile et suivre l’exemple de Louis et Zélie :

Dans l’Évangile, les foules entendent l’appel de Dieu à travers l’exhortation de Jean-Baptiste proclamant un baptême de conversion en vue de la rémission des péchés. Dans sa vie, Zélie entend l’invitation à considérer l’homme qu’elle allait croiser : Louis Martin. Sommes-nous également attentifs aux appels de Dieu dans nos vies quotidiennes ? Prenons-nous le temps de discerner ces appels ? Comment y répondons-nous ?

La foi et la disponibilité de cœur et d’esprit ont permis à Louis et Zélie d’accepter d’être bousculés, au point de consentir à une vie ne correspondant pas, initialement, à leur conception d’une vie sanctifiée. Mettons-nous nos existences pleinement sous le regard miséricordieux de Dieu, ou lui cachons-nous (à lui, mais peut-être à nous aussi) les points sombres ou douloureux de nos vies ? Cela revient à nous demander si notre attitude est bien une attitude filiale, confiante, celle d’un enfant envers le meilleur des pères, ou bien si nous lui présentons un personnage n’étant pas vraiment nous-mêmes…

Le salut des hommes est en Dieu, ne cesse de proclamer Jean-Baptiste. Louis et Zélie l’ont expérimenté. Livrés à eux-mêmes, ils ne se seraient probablement pas donnés l’un à l’autre, ils n’auraient pas eu la joie d’être parents, ils n’auraient probablement trouvé ni leur place ni aperçu la beauté de la place qui était la leur. Sommes-nous si sûrs d’être au clair avec cette question de notre place : l’avons-nous trouvée ? Savons-nous reconnaître la beauté de cette place qui est nôtre ?

 

Fr. Cyril Robert, ocd (Paris)

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Prier chaque jour de la semaine

 

Lundi 5 décembre

 Vivre en chrétien

 

Si Zélie, femme de premier plan, tient une place prépondérante dans ce ménage, celle-ci ne cesse de louer la bonté de son mari : « C'est un saint-homme que mon mari, j'en désire un pareil pour toutes les femmes ». Fervents chrétiens, Zélie et Louis assistent chaque matin à la Messe de 5 h 30. ils pratiquent le jeûne et la prière en famille, respectent avec une belle conviction le repos du dimanche. Ils mettent en pratique leur Foi : ils visitent les malades, les vieillards isolés, les mourants. Il leur arrive parfois d'accueillir les vagabonds à table...

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à son frère) Il paraît que tu n'as pas été content de ma lettre du premier de l'An. Que voulais-tu que je te dise ? Si je t'avais fait des compliments, tu te serais moqué de moi, si je t'avais prêché, tu en aurais ris, de sorte que ce que j'ai mis me passait dans l'idée au moment. Mais cela n'empêche pas que je t'aime et que je donnerais tout ce que j'ai plutôt que de t'abandonner, quand même tu en viendrais à m'oublier et ferais les plus grandes sottises » (Zélie).

 

Parole de Dieu : « Quiconque demande reçoit ; cherche, trouve ; et à qui frappe, on ouvrira » (Luc 11, 11).

 

Dans ma vie

 

« Femmes, soyez soumises à vos maris ! » Eh bien oui, il faut bien se le dire, puisque cette parole nous vient du Christ, le Verbe de Dieu qui parle dans les Écritures. Certes, cet appel nous vient de Saint Paul ; pour autant nous savons que ses épîtres sont la parole de Dieu. Cette soumission n'est en rien celle de l'Islam, qui chosifie l'homme et le dégrade. Elle est en réalité une demande spécifique qui invite la femme, celle qui porte la vie, à ne pas s'attribuer la maternité de toute chose dans le ménage. C'est en se livrant à elle, totalement que le Christ a aimé l’Église, poursuit Saint Paul, que l'homme rend possible cet ordre : « Femmes, soyez soumises à vos maris ! ».

 

Effet de Conversion : La loi de l'Amour consiste à renoncer à soi-même, à porter sa croix et à suivre Jésus. Pour mieux aimer mon conjoint, mes enfants, ceux qui m'entourent, suis-je prêt à faire passer en deuxième position mes aspirations secondaires, celles qui ne sont pas de l'ordre de l'essentiel ?

 

Mardi 6 décembre

Maladie

 

Zélie s'occupe consciencieusement de ses bonnes et de ses ouvrières, souvent jeunes et inexpérimentées. Une première épreuve va s'abattre sur la famille Martin. En 1876, la maladie frappe une première fois la famille Martin. C'est d'abord la sœur de Zélie, Marie-Dosithée, rongée par la tuberculose. Zélie en est très affectée. Elle se résout à consulter pour elle-même un médecin en décembre 1876, chose qu'elle avait mise de côté malgré des maux de têtes et des douleurs d'estomac récurrentes.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à un ami) Je sens le besoin de te féliciter ou plutôt de remercier avec toi le Seigneur, et cela de tout mon pauvre cœur, de la grande faveur qu'il a bien voulu t'accorder en décembre dernier, époque à jamais mémorable ! (son ami était revenu à la pratique religieuse) De cette faveur, on en connaîtra au juste le prix que plus tard... » (Louis).

 

Parole de Dieu : « Qui cherchera à épargner sa vie la perdra, et qui la perdra la sauvera » (Luc 17, 33).

 

Dans ma vie

 

L'avent et le Carême sont les temps liturgiques qui invitent à la conversion, comme deux grandes retraites annuelles. Ce sont de véritables exercices spirituels. Louis et Zélie aimaient se retrouver auprès du Seigneur dans ces moments particuliers. Il est bon de rester avec son époux aux pieds du Maître, assis dans le silence. Rien n'est plus important que cela, c'est la meilleure part qui résume à elle toute seule la vie contemplative. La conversion, le retournement de tout l'être vers celui qui est à l'origine, est un bouleversement salutaire à désirer ardemment pour soi-même et pour les autres.

 

Effet de Conversion : Je prends la résolution de consacrer au Seigneur une demi-heure de cette journée par un temps de prière silencieuse et de méditation.

 

Mercredi 7 décembre

Renoncement

 

Zélie n'avait pas pris le temps de faire le point sur sa santé. Le diagnostic est sans appel : elle est affectée d'une « tumeur fibreuse » au sein très avancée. Toute opération est considérée alors comme inutile. Zélie reçoit la nouvelle avec courage, mais son mari, Louis, est « comme anéanti ». Isidore Guérin, le frère de Zélie, devenu pharmacien à Lisieux, lui fit rencontrer un grand chirurgien. Ce dernier pose le même diagnostic qu'antécédemment : il est trop tard pour envisager une opération.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à son frère) Tu sais que Louis est rigoureux observateur des Commandements de l’Église, il ne voudrait ni faire gras, ni ne pas jeûner pour un empire et je doute que ma tante soit aussi fidèle à son devoir. Quand M.D. est venu, ce Carême, tu ne pourrais croire combien nous avons été gênés. Louis jeûnait seul, puisque je m'en trouve dispensée pour le moment ; il nous regardait manger de bonnes choses pendant qu'il ne faisait que sa légère collation » (Zélie).

 

Parole de Dieu : « Qui aime sa vie la perd ; qui s’en détache en ce monde la gardera pour la vie éternelle ». (Jean 12, 25).

 

Dans ma vie

 

Certains démons ne se combattent que par le jeûne, pouvons-nous lire de la plume des plus grands auteurs spirituels de la tradition Catholique. En sommes-nous sûrs ? Nous devrions probablement l'être... si l'on croit les témoignages de ceux chez qui la pratique de l'ascèse corporelle, régulée avec discernement et dans l'obéissance à un bon directeur spirituel, porte des fruits magnifiques. L’Église demande le jeûne à ceux qui le peuvent certains jours de l'année, Mercredi des Cendres et Vendredi Saint. Elle n'interdit pas la pratique en Avent.

 

Effet de Conversion : Je choisis aujourd'hui de me priver de quelque chose pour m'unir à ceux qui manquent du nécessaire. Sans oublier de vivre cela avec le Christ qui s'offre à Son Père, dans l'Esprit Saint.

 

Jeudi 8 décembre

Retour au Père des Cieux

 

Le 24 février 1877, Marie-Dosithée s'éteint. Pour Zélie, c'est un coup très dur ; son mal empire. En juin de la même année, elle se rend à Lourdes malgré ses souffrances... mais il n'y a pas de miracle. Rentrée à Alençon, elle prépare sa tribu à son prochain départ. Elle reçoit l'extrême onction le 26 août en présence de Louis et de ses filles et meurt le 28 août 1877 après deux jours d'agonie. Ses funérailles sont célébrées dans l'actuelle Basilique Notre Dame d'Alençon. Le 29 août, elle est inhumée au cimetière d'Alençon. Sa famille est effondrée. La dernière de ses cinq filles, Thérèse, n'a pas cinq ans.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à son frère) La petite Léonie ne pousse pas bien ; elle ne paraît pas vouloir marcher. (…) Elle vient d'avoir la rougeole dont elle a été bien malade, avec des convulsions très fortes. Pauline est toujours la même. Elle est bien amusante et espiègle. (…) L'autre joue, je faisais le mois de Marie avec elle et je lui disais de prier le Bon Dieu pour toi ; elle a interrompu sa prière en pleurant, elle voulait voir son « tonton » ! ».

 

Parole de Dieu : « Tu sauvas mon âme de la mort pour que je marche à la face de Dieu dans la lumière des vivants ». (Psaume 56, 24).

 

Dans ma vie

 

La prière en famille n'est pas toujours aussi tranquille que l'office des Complies à l'Abbaye Saint Pierre de Solesmes. Les petits enfants ont parfois du mal à rester à genoux, tandis que les adolescents pourront être tentés de se passer de ce temps consacré à l'adoration, à l'examen de conscience et à l'action de grâce. Et pourtant, c'est comme cela que Dieu permet les choses. La perfection de la prière n'est pas d'abord dans l'attitude extérieure, même si celle-ci à son importance, mais dans la manière d'être présent à celui qui, venant des profondeurs de notre cœur où nous descendons si rarement, vient nous chercher dans une brise légère.

 

Effet de Conversion : Je réserve quelques instants à la contemplation de la création : en observant l'harmonie de l'oeuvre de Dieu, je nourris mon âme et la rends plus belle encore.

 

Vendredi 9 décembre

Installation à Lisieux

 

En novembre 1877, Louis et ses cinq filles choisissent de s'installer à Lisieux pour se rapprocher d'Isidore Guérin, frère de Zélie, qu'un conseil de famille a désigné subrogé tutelle des enfants. Les bonnes relations familiales entretenues notamment par Zélie, avec Isidore et son épouse, facilitent cette prise de décision. L'oncle et la tante sont persuadés que le transfert à Lisieux est une sage solution. Louis, d'abord réticent, est finalement gagné à cette idée. Ils trouvent à Lisieux une maison bourgeoise entourée d'un parc coquet : les Buissonnets.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à son frère) J'ai le portrait de mon père et le tien sur la cheminée ; ils sont parfaitement réussis et surtout très ressemblants. Pourtant Pauline ne te reconnaît pas. Elle dit : « Voilà Bon-Papa, et l'autre, c'est un curé ». (…) Si ça pouvait être la vérité ! Je donnerai de bon cœur ma part d'héritage pour que tu sois un bon curé. (…) Enfin, on a vu d'aussi grands miracles, mais pas de plus grands ». (Zélie).

 

Parole de Dieu : « Il délivre le pauvre qui appelle et le petit qui est sans aide ; compatissant au faible et au pauvre, il sauve l'âme des pauvres ». (Psaume 72, 12-13).

 

Dans ma vie

 

Les bonnes relations entretenues en famille, dans le respect des uns et des autres, mais sans repli sur soi, sont un signe de l'amour trinitaire. Dieu est famille. Dieu est amour. Le respect dû aux parents, aux anciens, est un principe majeur de l'Evangile. La présence des cousins, des enfants est un devoir pour tout Chrétien. « Regardez comme ils s'aiment ! ». L'évangélisation passe par le témoignage de l'amour échangé et vécu. Les bons repas en famille, c'est bien, la prière, la participation aux messes aux offices liturgiques, c'est encore mieux. L'Avent, c'est aussi fait pour ça !

 

Effet de Conversion : Je prends le temps de nommer les membres de ma famille proche, spécialement ceux qui m'ont blessé, et je mes confie à la maternité de Notre Dame.

 

Samedi 10 décembre

Continuer d'avancer sous le regard de Dieu

 

Louis a donc vendu le commerce familial d'Alençon et vit désormais de ses rentes. Il se consacre à ses filles et en particulier à Thérèse, qu'il appelle sa « reine » et elle son « roi ». Il m'emmène souvent en promenade aux alentours. L'aînée, Marie, âgée de dix-sept ans, prend en main le fonctionnement de la maison, avec l'aide d'une bonne engagée pour la circonstance. Pauline, du hait de ses seize ans, s'occupe de l'éducation des deux plus petites, spécialement de Thérèse. Quant à Louis, isolé de ses amis alençonnais, il vit intensément sa solitude, par la lection, la meditation, l'oratio (prière) et la contemplatio.

 

À l'école des Saints Louis et Zélie Martin

 

« (à un ami) Dernièrement, je t'ai parlé de mes cinq filles, mais j'ai oublié de te dire que j'ai encore quatre enfants qui sont avec leur sainte mère, là-haut où nous espérons aller les rejoindre un jour !... Alors je ne dirai plus : « Oh ! Qui me rendra mon Hélène ? » Avec Hélène, sont encore deux petits Joseph et une autre jolie petite Thérèse » (Louis).

 

Parole de Dieu : « Enfants, écoutez-Moi, Je suis votre père, faites ce que Je vous dis, afin d’être sauvés » (Ben Sirac 3,1).

 

Dans ma vie

 

« Qui me rendra mon Hélène ? » Louis a pu connaître cette tristesse de l'absence d'un être très cher et aimé. Dans le silence de sa prière, dans le secret de son âme bouleversée, il sait. Il sait qu'en se rapprochant de Dieu, il se rapproche de ceux qui sont avec Lui. Mystère de communion ! C'est à la Messe en particulier que les âmes chrétiennes, celles qui militent encore sur la terre et celles qui triomphent pour toujours dans le Ciel, se retrouvent vraiment dans l'amour. « Qui me rendra mon Hélène ? » Elle est là, maintenant, avec nous, en Dieu.

 

Effet de Conversion : Est-ce que je suis attentif aux mères enceintes de mon entourage ? Je choisis aujourd'hui, si j'en ai la possibilité, de poser un acte de Charité en direction d'une maman qui attend du bébé.

 

Les textes de cette Retraites ont été publiés en 2015 par Les Carmes de Paris (pour les méditations des Dimanches) et sont extraites du Hors Série de Parole et Prière, "Mon Avent avec Saints Louis et Zélie Martin", publié également en 2015 (pour les textes des semaines).

 

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Téléchargez les méditations de cette semaine (pdf) en cliquant ici

 

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1 novembre 2016

Neuvaine à Saint Martin

 

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Neuvaine à saint Martin

Du 3 au 11 novembre

 

Les Eglises d'Orient l'appellent aussi "saint Martin le Miséricordieux". Il est né en Hongrie en 316, sur les frontières de l'empire romain où son père était en garnison. A 15 ans, il est soldat car la loi romaine obligeait les fils de soldats à s'enrôler dans l'armée. Il est muté en Gaule et c'est là, qu'à Amiens, il rencontre le pauvre grelottant à qui il donne son manteau et dont il apprend durant la nuit que c'est le Christ qui lui a fait cette demande. Il hésitait à devenir chrétien, il s'y décide enfin. Il quitte l'armée pour rejoindre Saint Hilaire à Poitiers. Avec lui, il fonde le premier monastère des Gaules, à Ligugé, en Poitou. C'est là qu'il sera enlevé par les habitants de Tours qui en font leur évêque. Mais l'ancien soldat devenu chrétien ne s'enfermera pas dans sa cité. Il évangélisera parcourant les campagnes jusqu'à sa mort, à Candes, sur les bords de Loire, disant: « Seigneur, s'il le faut, garde-moi en vie, car je ne refuse pas le labeur ». Il meurt en 397.

 

Prières quotidiennes

 

Au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, Amen.

Je crois en Dieu

 

Prière à l’Esprit Saint

 

Esprit de Sagesse, de Lumière et de Force, Esprit d'Amour, Esprit Saint, mets au cœur de tous les croyants de ce monde l'amour fraternel qui leur permettra de se rencontrer dans un esprit d'échange et de partage au-delà de leurs différences. Que chacun apprenne à découvrir les richesses de l'autre. Esprit Saint, apprends-nous à nous écouter mutuellement avec patience et humilité, pour que chacune de nos rencontres devienne un carrefour où chacun reçoit autant qu'il donne, même si nous venons de chemins très différents. Esprit Saint, donne-nous la force de la foi et rassemble-nous dans une volonté commune. « La bonne nouvelle est annoncée aux pauvres ». Apprends-nous la joie de la foi, de l'espérance, de l'amour qui transforme le monde et libère tout être de ses péchés, de ses misères spirituelles ou matérielles. Esprit Saint, fais de chaque baptisé un rayon de ta lumière, pour que le monde puisse découvrir ta présence et ton amour. Le monde entier est mon village, l'univers est ma paroisse: pousse chacun vers le grand large, vers la civilisation de l'amour où ce qui nous rassemble, nous libérera de ce qui nous divise. Amen.

 

 

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Prière à saint Martin de Tours

 

Bienheureux Martin, nous venons à toi. Soldat de Dieu, Apôtre du Christ, Témoin de son Evangile et Pasteur de son Eglise, nous te prions. Tu étais présent à Dieu dans le grand silence des nuits solitaires, donne-nous de lui rester fidèles dans la foi et la prière. Catéchumène, tu donnas au mendiant la moitié de ton manteau, aide-nous à partager avec nos frères. A travers champs et bois, tu as défié le démon et détruit ses idoles, prends-nous en ta garde et protège-nous du mal. Au soir de ta vie, tu n’as pas refusé le poids des jours et des travaux, fais que nous soyons dociles à la volonté du Père. Au ciel de gloire, tu jouis de ton repos dans la maison de Dieu, mets en nos cœurs le désir de te rejoindre et de connaître près de toi la joie de l’éternité bienheureuse. (Cardinal Jean Honoré, archevêque émérite de Tours)

 

Notre Père, 10 Je vous salue Marie, Gloire au Père

 

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Premier jour

Saint Martin, chrétien dès le plus jeune âge

 

En 316, en Hongrie, quand Martin naît, c’est l’époque du développement de la chrétienté et l’enfant a été vraisemblablement en contact avec des chrétiens. Son père dont la famille est originaire de Pavie (en Italie du nord), était tribun militaire de l’empire romain. C’est à dire un officier supérieur chargé de l’administration de l’armée, et ce n’est probablement pas un hasard si le nom de Martin signifie « voué à Mars», Mars étant le dieu de la guerre à Rome. Vers l’âge de 10 ans, l’enfant veut se convertir au christianisme et il se sent attiré par le service du Christ.

En tant que fils de magistrat militaire, Martin suit son père au gré des affectations de garnison ; il est pour ainsi dire héréditairement lié à la carrière de son père, voué au culte impérial. Ce père est irrité de voir son fils tourné vers une foi nouvelle : alors que l'âge légal de l’enrôlement est de 17 ans, il force son fils de 15 ans à entrer dans l’armée. Il est probable que Martin ne s’est laissé convaincre que pour ne pas nuire à la position sociale de ses parents tant sa vocation chrétienne est puissante.

Il n’en reste pas moins vrai que ce n’est pas en simple soldat que Martin entre dans l’armée romaine mais en tant que fils de vétéran. Il a le grade de circitor avec une double solde. Son rôle est celui de mener la ronde de nuit et d’inspecter les postes de garde et la surveillance de nuit de la garnison. Il possède alors un esclave, mais selon ses hagiographes, il le traite comme son propre frère.

Saint Martin, dès votre plus jeune âge, vous avez été appelé par le Christ. Le Saint Esprit vous a guidé pendant votre adolescence dans le cadre de l’armée. Faites que, diligents et attentifs à suivre toutes les inspirations du Saint-Esprit, nous progressions sans cesse dans cette foi qui fait les saints. Saint Martin, puissions-nous conserver toujours intact ce trésor qui nous a été légué par votre ministère. Obtenez-nous de suivre votre exemple. Protégez-nous afin que soutenus par votre protection nous avancions d'un pas ferme et rapide dans la voie des commandements du Seigneur. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Deuxième jour

Saint Martin, le « Miséricordieux »

 

Affecté en Gaule, un soir de l’hiver 338 à Amiens, il partage son manteau avec un déshérité transi de froid, car il n’a déjà plus de solde après avoir généreusement distribué son argent. Il tranche son manteau ou tout du moins la doublure de sa pelisse et la nuit suivante le Christ lui apparaît en songe vêtu de ce même pan de manteau. Il a alors 18 ans. Le reste de son manteau, appelé « cape » sera placé plus tard, à la vénération des fidèles, dans une pièce dont le nom est à l'origine du mot : chapelle.

La cape de saint Martin de Tours, qui fut envoyée comme relique à la Chapelle palatine d'Aix-la-Chapellle pour Charlemagne, est elle-même à l'origine du mot « chapelle », c'est-à-dire l'endroit où l'on gardait la « c(h)ape » du saint qui était emportée lors des batailles et portée en bannière. Elle est aussi à l'origine du mot « Capet », nom de la dynastie des Rois de France : Francs Capétiens. Ainsi, du royaume d'Austrasie jusqu'à la fin de l'Ancien Régime, saint Martin reste le symbole de l'unité franque.

Saint Martin, même avant la grâce du baptême, vous avez eu le bonheur de vêtir Jésus-Christ dans la personne du pauvre en lui partageant votre manteau, demandez et obtenez pour nous cet esprit de charité, signe distinctif des élus. Faites que nous comprenions et aimions le mystère de la pauvreté. Détachez nos esprits et nos cœurs des biens de la terre, afin que, découvrant des yeux de la foi un Dieu caché sous les haillons de la misère, la pensée de soulager Jésus dans la personne de ses pauvres, rende nos aumônes plus abondantes et plus méritoires. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Troisième jour

Saint Martin, soldat chrétien courageux

 

C’est le temps où les grandes invasions germaniques se préparent. Les Barbares sont aux portes de l’empire ; depuis longtemps déjà les milices auxiliaires des légions sont composées de mercenaires d’origine germanique. En mars 354, Martin participe à la campagne sur le Rhin contre les Alamans en Rhénanie. Ses convictions religieuses lui interdisent de verser le sang et il refuse de se battre. Pour prouver qu’il n’est pas un lâche et qu’il croit à la Providence et à la protection divine, il propose de servir de bouclier humain. Il est enchaîné et exposé à l’ennemi mais, pour une raison inexpliquée, les Barbares demandent la paix. Martin sert encore deux années dans l'armée. Puis il se fait baptiser à Pâques toujours en garnison à Amiens. Cette époque est un temps de transition, la fin d’un règne et le début d’un autre règne où tous, même les soldats, sont pénétrés par les idées nouvelles.

Saint Martin, pour suivre le Christ, vous avez refusé de verser le sang, bien que ce soit votre fonction de soldat. Obtenez-nous, avec un complet détachement des choses du monde, cette merveilleuse confiance dans le secours d'en haut. Qu'à votre exemple, armés de la Croix, nous devenions redoutables aux ennemis de notre salut, ne rougissant jamais de nos croyances, toujours prêts à proclamer notre foi autant par nos actes que par nos paroles. Vous n’avez pas craint d'affronter, seul et sans armes, d'innombrables ennemis, faites-nous chercher avant tout le divin Jésus et que ni la prospérité, ni l'adversité, ni la vie, ni la mort, ni aucune puissance ne puisse nous séparer de son amour. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Quatrième jour

Saint Martin, assoiffé de Dieu

 

En 356, ayant pu quitter l’armée il se rend à Poitiers pour rejoindre Hilaire, évêque de la ville depuis 350. Hilaire a le même âge que Martin et appartient comme lui à l’aristocratie, mais il a embrassé la foi chrétienne tardivement, et est moins tourné vers la mortification et plus intellectuel. Son statut d’ancien homme de guerre empêche Martin de devenir prêtre : aussi refuse-t-il la fonction de diacre que lui propose l’évêque. Il devient donc simplement exorciste. Au cours du même voyage, il rencontra le Diable.

Saint Martin, deux ans après votre baptême, vous avez pu répondre entièrement à l’appel du Christ et venir auprès d’Hilaire pour gagner la connaissance exacte de la religion et de ses devoirs. Communiquez à nos âmes cette soif ardente de la vérité et ce besoin de vie intime avec Dieu. Faites qu'au milieu des tracas de la vie nous sachions trouver Dieu à l'heure de la prière et que notre ferveur rachète les faiblesses de notre nature déchue, afin que commence dès ici bas cette bienheureuse union que nous espérons mériter par votre entremise pour l'éternité. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Cinquième jour

Saint Martin, évangélisateur de feu

 

Dans la région des Alpes, il fut un jour attaqué par des brigands. L'un des voleurs lui demanda s'il avait peur. Martin lui répondit qu'il n'avait jamais eu autant de courage et qu'il plaignait les brigands. Il se mit à leur expliquer l'évangile. Les voleurs le délivrèrent et l'un d'eux demanda à Martin de prier pour lui. La Chrétienté est alors déchirée par des courants de pensée qui se combattent violemment et physiquement. Les ariens sont les disciples d’un prêtre, Arius qui nie que le Christ soit Dieu, fils de Dieu au contraire des trinitaires de l'Eglise romaine. A cette époque les ariens sont très influents auprès du pouvoir politique.

Alors que Hilaire, un trinitaire, victime de ses ennemis politiques et religieux tombe en disgrâce et est exilé, Martin est averti « en songe » qu’il doit rejoindre ses parents en Ilyrie afin de les convertir. Il réussit à convertir sa mère mais son père reste étranger à sa foi. En Illyrie (Albanie) c’est la foi arienne qui est la foi dominante et Martin qui est un fervent représentant de la foi trinitaire doit sans doute avoir de violentes disputes avec les ariens car il est publiquement fouetté puis expulsé. Il s’enfuit et se réfugie à Milan, mais là aussi les ariens dominent et Martin est à nouveau chassé. Il se retire en compagnie d'un prêtre dans l'île déserte de Gallinara non loin du port d'Albenga et se nourrit de racines et d’herbes sauvages. Martin s’empoisonne avec de l’hellébore et il s’en faut de peu qu’il ne meure.

Saint Martin vous avez combattu avec courage l’hérésie aryenne sans concession, ce qui vous a valu des persécutions. Vous avez essayé de convertir vos parents, mais pour votre père ce fut l’échec. Aidez-nous à obtenir votre zèle, votre force pour que sous votre conduite, nous ressentions nous aussi un vif désir de la perfection. Donnez-nous de copier entièrement comme vous le divin Modèle, afin qu'animés de son esprit, vivant de sa vie, nous arrivions au bonheur que Dieu promet à qui sera conforme à l'image de son divin Fils. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Sixième jour

Saint Martin, évêque malgré lui

 

En 360, avec les canons du concile de Nicée, les trinitaires regagnent définitivement leur influence politique et Hilaire retrouve son évêché. Martin en est informé et revient lui-même à Poitiers. Alors âgé de 44 ans, il s’installe sur un domaine gallo-romain qu'Hilaire lui indique près de Poitiers. Martin y crée un petit ermitage, à 8 km de la ville : l'abbaye de Ligugé où il est rejoint par des disciples. Il crée ici la première communauté de moines en Gaule. Ce premier monastère est le lieu de l’activité d’évangélisation de saint Martin pendant dix ans. Il accomplit ses premiers miracles et se fait ainsi reconnaître par le petit peuple comme un saint homme.

En 371, à Tours, l'évêque en place Lidoire vient de mourir ; les habitants veulent choisir Martin mais celui-ci s’est choisi une autre voie et n’aspire pas à l'épiscopat. Les habitants l’enlèvent donc et le proclament évêque le 4 juillet 371, sans son consentement. Martin se soumet en pensant qu’il s’agit là sans aucun doute de la volonté de Dieu. Les autres évêques ne l’aiment guère car il a un aspect pitoyable dû aux mortifications et aux privations excessives qu’il s’inflige, il porte des vêtements rustiques et grossiers. Mais Martin, même s’il est évêque, ne modifie en rien son train de vie.

Saint Martin, modèle d'humilité, de patience, de douceur et de mortification, vos vertus forçaient l'admiration et aucune tribulation ne put jamais vous émouvoir. Imprimez profondément dans nos âmes cette conviction, que les peines de cette vie ne sont rien en comparaison du poids éternel de gloire qui en sera la récompense. Faites-nous voir toujours la main miséricordieuse du Maître dans les épreuves qu'il nous envoie, afin que comme lui, portant courageusement nos croix, nous arrivions dans son royaume par ce chemin de la contradiction et de la souffrance, qui est la voie la plus sûre de la gloire et du bonheur éternels. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Septième jour

Saint Martin, premier missionnaire de notre pays

 

Il crée un nouvel ermitage à 3 km au nord-est des murs de la ville : c’est l’origine de Marmoutier qui avait pour règle la pauvreté, la mortification et la prière. Les moines devaient se vêtir d’étoffes grossières sur le modèle de saint Jean Baptiste qui était habillé de poil de chameau. Ils copiaient des manuscrits, pêchaient dans la Loire. Leur vie était très proche de ce que l’on peut lire dans les Evangiles sur la vie des premiers apôtres. Ils s’abritaient dans des grottes, habitations troglodytes dans les coteaux de la Loire. Le monastère est construit en bois. Martin vit dans une cabane de bois dans laquelle il repousse les « apparitions diaboliques et converse avec les anges et les saints ». C’est une vie faite d’un courage viril et militaire que Martin impose à sa communauté.

Tout ce monde voyage à travers les campagnes à pied, à dos d’âne et par la Loire. Car Martin est toujours escorté de ses moines et disciples, sans doute en grande partie pour des raisons de sécurité car il ne manque pas de voyager très loin de Tours. Ailleurs l’autorité de l’évêque est limitée à l’enceinte de la cité, avec Martin elle sort des murs et pénètre profondément à l’intérieur des terres. Martin semble avoir largement sillonné le territoire de la Gaule ; là où il n’a pas pu aller, il a envoyé ses moines.

A cette époque les campagnes sont païennes. il les parcourt donc faisant détruire temples et idoles. Il fait par exemple abattre un pin sacré. Il prêche avec efficacité les paysans, forçant le respect par l’exemple et le refus de la violence. Il prêche par la parole et par sa force, il sait parler aux petits et il utilise à merveille la psychologie par sa connaissance des réalités quotidiennes et l'utilisation de paraboles simples que le petit peuple comprend, tel que le Christ le faisait : ainsi il dit d’une brebis tondue « qu’elle accomplit le précepte de l’évangile basé sur le partage ». Il remplace les sanctuaires païens par des églises et des ermitages et comprenant fort bien l’homme de la campagne et ses besoins, il se donne les moyens de le convertir alors que la foi chrétienne est encore essentiellement urbaine. Marmoutier sert de centre de formation pour l’évangélisation et la colonisation spirituelle des campagnes. C’est pour l’essentiel la première base de propagation du Christianisme en Gaule.

Saint Martin, plein de zèle pour le salut des âmes, malgré votre dignité épiscopale dont vous avez admirablement rempli les charges, vous avez parcouru les campagnes pour prêcher Jésus-Christ, détruisant les temples des idoles et leur culte. Vous n’avez pas craint d'exposer votre vie pour convertir les infidèles, n'oubliez pas que nous sommes les fils de ceux que vous évangélisiez avec tant d'amour; continuez et perfectionnez du haut du ciel l'œuvre commencée sur celle terre. Préservez de toute erreur un troupeau qui vous est cher et gardez pure et intacte la foi que vous avez prêchée à nos aïeux. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Huitième jour

Saint Martin, humble serviteur

 

Marmoutier comptait 80 frères vivant en communauté, issus pour la plupart de l'aristocratie ce qui permettait à Martin de jouir d’une grande influence et de se faire recevoir par les empereurs eux-mêmes. Il existe désormais une complicité entre les empereurs et les évêques, entre le pouvoir de la nouvelle foi et le pouvoir politique. Mais cela n'empêche pas Martin, à la table de l'empereur, de servir en premier le prêtre qui l'accompagne et d'expliquer que le sacerdoce est plus éminent que la pourpre impériale. Un jour, voyant des oiseaux pêcheurs se disputer des poissons, il explique à ses disciples que les démons se disputent de la même manière les âmes des chrétiens. Et les oiseaux prirent ainsi le nom de l'évêque ; ce sont les martins-pêcheurs.

Saint Martin, votre apostolat a été signalé par des miracles sans nombre. Vous avez rendu la santé aux malades, guéri les infirmes, chassé les démons. Vous avez ressuscité trois morts. Vous conversiez familièrement avec Dieu et avec sa sainte Mère. Maintenant que vous êtes près d'eux, votre puissance ne saurait être amoindrie. Utilisez-la en notre faveur ; il y a encore parmi nous tant de malades et de morts spirituels ! Obtenez la guérison des uns, la résurrection des autres, pour tous, la persévérance dans l'étude et l'imitation de vos vertus, afin qu'un jour nous soyons aussi associés à votre récompense. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Neuvième jour

Saint Martin, fidèle jusqu’à la mort

 

Au soir de sa vie, sa présence est requise pour réconcilier des clercs à Candes sur Loire, à l'ouest de Tours. L'urgence de l'unité de l'Eglise fait que malgré sa vieillesse, il décide de s'y rendre. Son intervention est couronnée de succès, mais le lendemain, épuisé par cette vie de soldat du Christ, Martin meurt à Candes, à la fin de l’automne, le 8 novembre 397 sur un lit de cendre comme mouraient les saints hommes. Disputé entre Poitevins et Tourangeaux, son corps est subtilisé par ces derniers et rapidement reconduit par le fleuve jusqu'à Tours où il est enterré le 11 novembre. Une légende veut que les fleurs se soient mises à éclore en plein novembre, au passage de son corps sur la Loire entre Candes et Tours. Ce phénomène étonnant donnera naissance à l’expression « été de la Saint Martin ». Son successeur est Brice, un de ses disciples.

Saint Martin, malgré votre épuisement, vous avez continué le travail par dévouement à votre troupeau. Vous étiez, comme le Christ un bon pasteur, car vous aimiez vos brebis plus que votre propre vie. Obtenez-nous cet esprit de dévouement, de service. A cette heure de notre mort, amenez près de nous la divine Marie et nos saints anges, pour écarter les esprits de ténèbres et faites que, munis des sacrements de l'Eglise, nous passions de cette vallée de larmes dans la terre des vivants, pour y chanter éternellement avec vous les miséricordes du Seigneur. Amen.

 

Prières quotidiennes

 

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Prière à saint Martin

 

Saint Martin, priez pour moi ; Je me recommande bien à vous, grand saint de la France, moi si pauvre et si mauvais ; je me mets sous votre protection... Plus on est misérable, plus on a besoin d’un puissant protecteur. Je m’adresse à vous, qui êtes si puissant au ciel. Ne me repoussez pas, exaucez-moi, soutenez-moi dans cette vie et à l’heure de la mort, afin que je sois fidèle aux grâces que le Bon Dieu me donne, et que je console son Cœur autant que possible, en Lui, par Lui, et pour Lui. Amen. (Bienheureux Charles de Foucauld)

 

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Litanies de saint Martin de Tours

 

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Dieu le Père, des cieux où vous êtes assis, ayez pitié de nous

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

 

Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Saint Martin, généreux soldat de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, parfait modèle des guerriers, priez pour nous, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez su mépriser les biens et les plaisirs du monde, priez pour nous.

Saint Martin qui n’étant encore que catéchumène, vous êtes dépouillé d’une partie de vos vêtements, pour en couvrir un pauvre, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été un modèle de sobriété et d’abstinence, priez pour nous.

Saint Martin, qui ne parliez que de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, ange de paix, priez pour nous.

Saint Martin, homme d’oraison, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez si ami de la pauvreté, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez le consolateur des affligés, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez le défenseur des opprimés, priez pour nous.

Saint Martin, homme vraiment apostolique, priez pour nous.

Saint Martin, qui supportiez les injures avec tant de patience, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été embrasé du feu de la charité, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez opéré tant de merveilles, priez pour nous.

Saint Martin, qui, sur la terre, avez conversé avec les anges, priez pour nous.

Saint Martin, Gloire du sacerdoce, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez si bien prêché par votre exemple l’humilité et la douceur, priez pour nous.

Saint Martin, joie et bonheur de l’Eglise, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été tout à la fois évêque et solitaire, priez pour nous.

Saint Martin, pasteur de la province de Tours, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été l’apôtre des Gaules comme saint Paul le fut des Gentils, priez pour nous.

Saint Martin, qui, en célébrant les Saints Mystères, avez été environné d’une lumière miraculeuse, priez pour nous.

Saint Martin, qui portiez partout la bonne odeur de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez ressuscité des morts, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez renversé tant d’idoles, priez pour nous.

Saint Martin, qui étiez la terreur des démons, priez pour nous.

Saint Martin, défenseur de la foi catholique, priez pour nous.

Saint Martin, confesseur du dogme de la Très Sainte Trinité, priez pour nous.

Saint Martin, qui meniez ici-bas une vie angélique, ...

Saint Martin, qui avez protégé la ville de Tours contre la fureur de ses ennemis, priez pour nous.

Saint Martin, qui avait le don de prophétie, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez si glorieusement continué les travaux de saint Gatien, priez pour nous.

Saint Martin, homme puissant en œuvres et en paroles, priez pour nous.

Saint Martin, dont le nom et la sainteté sont connus de toute la terre, priez pour nous.

Saint Martin, qui ne vous êtes jamais refusé au travail, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez montré jusqu’à la mort une entière soumission à la sainte Volonté de Dieu, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez fait à Dieu le généreux sacrifice de votre vie, priez pour nous.

Saint Martin, en qui l’ennemi du salut ne trouva rien qui lui appartint, priez pour nous.

Saint Martin, qui avez été reçu dans le sein d’Abraham, priez pour nous.

Saint Martin, dont le tombeau a été illustré par tant de miracles, priez pour nous.

Saint Martin, dont le sépulcre est glorieux, priez pour nous.

Saint Martin, dont la vie et la mort sont admirables, priez pour nous.

Saint Martin, dont les funérailles furent un véritable triomphe, priez pour nous.

Saint Martin, qui régnez maintenant avec Notre-Seigneur Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin, qui êtes la joie de l’Eglise de Jésus-Christ, priez pour nous.

Saint Martin qui, du haut du ciel, vous intéressez particulièrement à votre troupeau, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous

 

Saint Martin, priez pour nous,

afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

Seigneur, vous voyez que nous ne pouvons rien par nos propres forces, faites, dans Votre Miséricorde, que l'intercession de saint Martin, notre évêque, nous protège contre toutes les adversités. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Cette neuvaine est disponible en CD auprès de la librairie d’Etoile Notre Dame en cliquant ici

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15 décembre 2015

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

Saint Alphonse de Liguori

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Premier jour

16 Décembre

Dieu nous a donné Son Fils unique pour Sauveur

 

« Je t'ai envoyé pour être la lumière et le salut de toutes les nations de la terre ».

 

Écoutons le Père éternel adressant ces paroles à Jésus Enfant, au moment même de Son Incarnation dans le sein de Marie : « Mon Fils, Je Vous ai donné au monde pour être la Lumière et la Vie des nations, pour leur procurer le Salut, que Je désire autant que s'il s'agissait de Mon propre Salut. Il faut donc que Vous vous consacriez sans réserve à cette œuvre que j'ai tant à Cœur. Je Vous ai donné tout entier à l'homme ; Vous devez donc Vous dépenser sans réserve pour son bien ». Il est nécessaire que dès Votre naissance Vous enduriez la plus extrême pauvreté, afin que l'homme devienne riche. Il faut que Vous soyez vendu comme un esclave, pour rendre à l'homme sa liberté ; que Vous soyez flagellé et même crucifié comme un esclave, afin de satisfaire à Ma Justice pour les peines qu'il a méritées par ses péchés. Il faut que Vous versiez Votre Sang et donniez Votre Vie pour délivrer les pécheurs de la mort éternelle. Ainsi l'homme sera contraint de M'aimer et de se donner à Moi, en voyant que Je vous donne tout à lui, Vous, Mon Fils unique, et qu'il ne Me reste plus rien à lui donner ». Voilà jusqu'où est allé l'amour de Dieu pour les hommes. Ce Dieu, infini en toutes perfections, a aimé le monde, dit saint Jean, jusqu'à lui donner son fils unique.

Et le Fils de Dieu, le Verbe incarné, loin de s'attrister de la proposition que lui fait son Père, l'accepte avec transport, heureux de pouvoir, lui aussi, nous prouver son amour et procurer notre salut. « Comme un géant, Il s'est élancé dans la carrière qui lui était ouverte ». Dès le premier instant de son incarnation, Il se donne, Il se sacrifie, Il embrasse avec joie toutes les douleurs et toutes les humiliations qu'Il doit souffrir ici-bas pour l'amour des hommes. Remarquons-le bien : en envoyant Son Fils pour nous racheter, Dieu le Père s'est en quelque sorte obligé à nous pardonner et à nous aimer. De Son Côté, le Verbe Divin, ayant accepté la mission de nous racheter et de procurer notre Salut, a pris les mêmes engagements pour se conformer aux bienveillantes et miséricordieuses intentions de Son Père a notre égard.

 

Affections et prières

 

Mon cher Jésus, s'il est vrai qu'aux termes de la Loi, le domaine s'acquiert par la donation, Vous m'appartenez, puisque Votre Père Vous a réellement donné à moi. C'est pour moi que Vous êtes né, c'est à moi que Vous avez été donné. Puisque Vous êtes à moi, à moi aussi sont tous vos biens : l'Apôtre me le dit : « Comment avec Son Fils Dieu ne nous aurait-Il pas tout donné ? » A moi donc Votre Sang précieux, à moi Vos mérites, à moi Votre Grâce, à moi Votre Paradis. Eh ! Qui pourrait me ravir mon trésor, Non, personne ne saurait me ravir mon Dieu. Cependant, je suis si faible ! Je puis donc encore Vous perdre par le péché ; je puis me séparer de Vous ! Mon Jésus, ne le permettez pas. Je me repens de Vous avoir autrefois abandonné ; je suis résolu de tout sacrifier, même la vie, plutôt que de Vous perdre encore, vous le bien infini, Vous l'unique amour de mon âme.

Je Vous remercie, ô Père éternel, de m'avoir donné Votre Fils ; puisque Vous me l'avez donné sans réserve, c'est aussi sans réserve que je me donne à Vous. Pour l'amour de cet Adorable Fils. acceptez-moi, et, par les douces chaînes de l'Amour, attachez-moi à mon Rédempteur ; attachez-moi si étroitement que je ne puisse plus jamais me séparer de Lui. Et Vous, mon Sauveur, puisque Vous êtes tout à moi, je veux être aussi tout à Vous. Disposez de moi et de ce qui m'appartient selon Votre bon plaisir. Comment pourrais-je rien refuser à un Dieu qui n'a pas hésité à me donner Son Sang et Sa Vie !

Marie, ma Mère, gardez-moi sous le manteau de Votre protection. Je ne veux plus être à moi, mais à mon Divin Maître. À Vous de me rendre fidèle, je me confie en Vous.

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Deuxième jour

17 Décembre

Affliction du Cœur de Jésus dans le sein de Marie

 

« Vous avez rejeté les offrandes et les sacrifices, et vous m'avez formé un corps ».

 

Considérons quelle amère douleur ressentit le Cœur de Jésus dès le premier instant de Son existence dans le sein de Marie, alors que son Père lui mit devant les yeux cette longue série d'opprobres, de souffrances et d'angoisses qu'il devait endurer durant Sa Vie pour délivrer les hommes des maux qu'ils s'étaient attirés par le péché. Voici comment le prophète Isaïe fait parler Jésus : « Dès le matin, la voix du Seigneur a frappé Mon oreille. Dès le premier instant de Mon Incarnation, Mon Père M'a fait connaître Sa Volonté de Me voir embrasser une vie de souffrances afin de la terminer par la mort de la Croix. Et Moi, Je n'ai point résisté ; J'ai livré Mon Corps à ceux qui devaient le frapper. Pour votre Salut, âmes bien chères, J'ai tout accepté : les fouets, les clous et la mort ».

Ce que Jésus-Christ devait souffrir durant Sa Vie et dans le cours de Sa Passion, lui fut mis sous les yeux dès le sein de sa mère, et Il accepta tout avec Amour ; mais pour se résigner à ce Sacrifice et pour vaincre la répugnance de la nature, ô Dieu, quelles angoisses et quels déchirements n'éprouva pas le Cœur innocent de Jésus ! Il sut dès son premier instant ce qu'Il devait d'abord souffrir en restant enfermé durant neuf mois dans cette obscure prison du sein de Marie ; Il sut à quelles humiliations et à quelles souffrances Il devait s'attendre en naissant dans une froide caverne qui servait de refuge aux animaux ; Il connut les humiliations et les travaux pénibles qui devaient remplir Sa Vie durant les trente années qu'Il passa dans l'atelier d'un pauvre artisan. Il sut que les hommes le regarderaient et le traiteraient comme un ignorant, un homme de la plèbe, voire même comme un séditieux et un criminel, méritant de subir le supplice infamant et cruel des insignes scélérats.

A chaque instant de Sa Vie, notre très aimant Rédempteur vit et accepta toutes ces peines qui l'attendaient ; ainsi à chaque minute Il endura simultanément tous les tourments et tous les opprobres de Sa longue et douloureuse Passion, tout ce qu'Il devait souffrir de son incarnation à sa mort. Pourquoi ? Pour sauver ces misérables et ingrats pécheurs que nous sommes.

 

Affections et prières

 

Mon bien-aimé Rédempteur, qu'il Vous en a coûté, dès Votre entrée en ce monde, pour me tirer de l'abîme où mes péchés m'avaient plongé ! Afin de me délivrer de l'esclavage du démon, que volontairement j'avais choisi pour maître en me livrant au péché, Vous avez consenti à être traité comme le plus indigne des esclaves. Je savais cela. Néanmoins, que de fois, cédant aux perfides sollicitations de cet ennemi de mon âme, j'ai blessé Votre Cœur infiniment aimable, ce Cœur, qui m'a tant aimé. Mais puisque Vous, mon Dieu, l'innocence même, avez embrassé une vie si pénible, subi une mort si cruelle, par Amour pour moi, à mon tour, ô Jésus, par amour pour Vous, j'accepte toutes les croix qui me viendront de Votre main. Je les accepte et je les embrasse parce quelles me viennent de ces mains percées sur la Croix pour me délivrer de l'enfer que j'ai tant de fois mérité. L'amour que Vous m'avez témoigné, ô mon Rédempteur, en Vous offrant à souffrir ainsi pour moi, m'impose l'obligation de me résigner, par amour pour Vous, à toutes souffrances et à tout mépris.

De grâce, au nom de Vos mérites, ô mon Jésus, donnez-moi Votre Amour ; il me rendra douces et aimables toutes les souffrances et toutes les humiliations. Je Vous aime souverainement, je Vous aime de tout mon cœur, je Vous aime plus que moi-môme. Durant toute Votre Vie, Vous m'avez donné mille preuves de Votre Amour ; et moi, ingrat, durant les nombreuses années déjà passées en ce monde, quelle preuve d'amour Vous ai-je donnée ? Faites donc qu'avant de mourir je Vous en donne quelqu'une. Aidez-moi, ô mon Jésus, par les mérites de Vos Souffrances et du Sang que Vous avez répandu pour moi, aidez-moi à Vous aimer et à faire en tout point Votre Sainte Volonté.

Très sainte Vierge, Marie, recommandez-moi à Votre Divin Fils ; je Vous en conjure par l'Amour que vous Lui portez.

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Troisième jour

18 Décembre

Jésus s'est fait enfant pour gagner notre confiance et notre amour

 

« Un petit enfant nous est né, un Fils nous a été donné ».

 

De longs siècles se sont écoulés depuis la promesse d'un Rédempteur faite par Dieu à Adam pécheur. Pendant tout ce temps, les patriarches les prophètes, toutes les âmes justes ont soupiré après la venue du Messie, l'ont appelé par leurs ferventes prières. Enfin, Il est venu, ce Messie l'attente des nations, le désir des collines éternelles, Il est venu et Il est né pour nous.

Le Fils de Dieu s'est fait petit pour nous rendre grands ; Il s'est donné à nous afin que nous nous donnions à Lui ; Il est venu nous témoigner son amour afin que nous y correspondions par le notre. « Les petits enfants, dit Saint Bernard, donnent facilement ce qu'on leur demande » ; Jésus est venu sous la forme d'un petit enfant pour nous faire comprendre combien Il désire nous enrichir de Ses trésors. Or, tous les trésors sont en Lui, dit Saint Paul. Son Père a tout remis entre Ses mains, dit Saint Jean. Voulons-nous des lumières ? Il est venu nous éclairer. La force de résister à nos ennemis ? Il est venu nous fortifier. Désirons-nous le pardon et le salut ? Il est venu pour nous pardonner et nous sauver. Enfin, désirons-nous le trésor de l'Amour Divin ? c'est pour enflammer nos cœurs qu'il est venu, qu'Il s'est fait petit enfant. Oui, s'il a bien voulu se montrer à nous si pauvre et si humble, c'est pour nous paraître plus aimable, c'est pour nous ôter toute crainte et gagner plus sûrement notre amour.

Jésus-Christ a voulu se montrer à nous comme un tout petit et aimable enfant, pour que nous l'aimions non seulement par-dessus toutes choses, mais encore de toute la tendresse de notre cœur. Les petits enfants ravissent l'affection de ceux qui les approchent ; qui donc n'aimerait pas de tout l'amour dont il est capable, un Dieu qu'il voit sous la forme d'un petit enfant, nourri d'un peu de lait, tremblant de froid, pauvre, délaissé, pleurant et gémissant dans une crèche sur la paille ? Ah ! Je comprends Saint François s'écriant, plein d'amour : « Aimons l'Enfant de Bethléem ! Aimons l'Enfant de Bethléem ! » Nous aussi, aimons donc et de tout notre cœur ce Dieu fait enfant pour se donner tout à nous.

 

Affections et prières

 

Aimable Jésus, Vous êtes descendu du Ciel pour nous empêcher de tomber dans l'enfer, pour Vous donner entièrement à nous. Comment donc avons-nous pu tant de fois Vous mépriser et Vous trahir ? Les hommes ne sont généralement pas ingrats envers les créatures. Qu'une personne vienne de loin nous faire visite, nous faire quelque présent, nous donner quelque marque d'affection, nous en gardons le souvenir, nous sentons l'obligation d'en témoigner notre reconnaissance. Comment se fait-il donc, ô mon Dieu, que ces mêmes hommes ne soient ingrats qu'envers Vous, envers Vous qui les avez aimés jusqu'à donner pour eux Votre Sang et Votre Vie ? Hélas ! Je me suis montré plus ingrat que tous les autres : plus Vous avez été généreux envers moi, plus je me suis montré peu reconnaissant envers Vous ! Si Vous eussiez prévenu un hérétique, un idolâtre, des grâces dont Vous m'avez comblé, il serait devenu un saint, et moi, je n'ai fait que Vous offenser !

Seigneur, pardonnez-moi toutes ces offenses. Vous avez promis d'oublier toutes les iniquités du pécheur qui se repent. Si donc par le passé je ne Vous ai pas aimé, si je Vous ai offensé, Vous daignerez me pardonner, car je me repens et je Vous aime. Vous vous êtes donné tout à moi, il est juste que je me consacre tout à Vous, pour Vous aimer et pour accomplir toujours Votre Sainte Volonté. Je Vous aime, ô mon Jésus, oui, je Vous aime de tout mon cœur ; ce cri du cœur, puissé-je le répéter tant que je vivrai, et mourir en disant encore : « Mon Dieu, je Vous aime ! Je Vous aime ! » ; puissé-je ainsi à mon dernier moment commencer de Vous aimer sans mesure et sans fin d'un amour éternel. Aidez-moi par Votre grâce à remplir ma résolution.

Ma Clémente Reine, Marie, je me reconnais redevable à Votre intercession de toutes les grâces que j'ai déjà reçues ; ne cessez pas d'intercéder pour moi. Mère de la persévérance, obtenez-moi la sainte persévérance.

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Quatrième jour

19 Décembre

La Passion de Jésus dura toute sa vie

 

« Ma douleur m'est toujours présenté ».

 

Considérons que dès l'instant où l'âme de Jésus-Christ fut créée et unie à Son Corps dans le sein de Marie, le Père éternel obligea Son Fils de sacrifier Sa Vie pour sauver le monde perdu par le péché. En même temps lui fut mis devant les yeux le spectacle effrayant de toutes les peines qu'Il devait endurer jusqu'à Sa mort pour le salut des hommes : humiliations et pauvreté de Sa Vie cachée à Bethléem, en Egypte, à Nazareth ; les douleurs et les ignominies de Sa Passion : fouets, épines, clous, croix, instruments de ses souffrances ; toutes les peines intérieures, dégoûts, agonies et même le cruel abandon dans lequel Il devait unir Sa Vie sur le Calvaire.

Abraham menant son fils à la mort, ne voulut point l'affliger en lui révélant son dessein, même dans le court trajet qui les séparait de la montagne. Le Père éternel, au contraire, voulut que Son Fils incarné, victime d'expiation destinée à payer nos dettes envers la Souveraine Justice, souffrît d'avance toutes les peines auxquelles Il devait être assujetti durant Sa Vie et à Sa Mort. C'est ainsi que Jésus endura, même dès le sein de sa Mère, la tristesse mortelle du jardin des Oliviers. Dès lors aussi, et à chaque instant, Il sentit peser sur ses épaules cette lourde croix qu'Il devait porter au Calvaire.

En un mot, toute la Vie de notre Divin Rédempteur, sans en excepter un seul jour, fut un martyre continuel, selon la prophétie de David : « Ma vie s'est consumée dans la douleur, et mes années dans les gémissements ». Son Cœur adorable ne fut pas un instant exempt de souffrance et d'amertume ; le sommeil pas plus que la veille, le travail pas plus que le repos, ne mettaient un terme à ses cruelles souffrances ; qu'Il fût en prière ou en conversation avec Marie et Joseph, toujours Il eut présente à la pensée Sa cruelle Passion, qui le torturait en son âme plus que tous les martyrs n'ont souffert dans leur corps. Sans trêve ni consolation, toute sa vie, pour l'amour de nous, Il endura toute Sa Passion.

 

Affections et prière

 

Cœur si aimable et si aimant de mon Jésus, Vous avez donc été rempli d'angoisses et d'amertume dès le sein môme de Marie; dès lors vous avez souffert sans soulagement ni consolation ; Vous avez souffert cette continuelle agonie pour m'exempter de l'agonie et de la mort éternelles qui m'attendaient dans l'enfer en punition de mes péchés. Vous avez souffert un cruel abandon afin de me sauver, moi qui eus l'insolente audace d'abandonner mon Dieu pour obéir aux plus vils penchants. Je Vous remercie, ô Cœur si aimant et si affligé de mon Sauveur, et je compatis à Vos Douleurs. Combien je suis navré de voir l'insensibilité des hommes en face de tout ce que Vous souffrez pour leur amour. Ô amour de Jésus ! Ô ingratitude des hommes ! Ah ! mon Rédempteur, qu'il en est peu qui pensent à Vos douleurs et à Votre Amour ; hélas ! Qu'il en est peu qui Vous aiment !

Misérable que je suis, j'eus moi-même le malheur de vivre longtemps sans penser à Vous. Vous avez tant souffert pour être aimé de moi, et je ne Vous ai pas aimé ! Pardonnez-moi, mon Jésus, pardonnez-moi ! Je veux me corriger, je veux désormais Vous aimer de tout mon cœur. Quel malheur pour moi, Seigneur, si je résistais encore à Votre grâce, car ce serait courir à ma damnation ! Toutes les miséricordes dont Vous m'avez prévenu, et particulièrement cette douce invitation par laquelle Vous m'engagez en ce moment à Vous aimer seraient, dans l'enfer, mon plus cruel supplice. Mon bien-aimé Jésus, ayez pitié de moi ; ne permettez pas que je réponde encore à Votre Amour par l'ingratitude; éclairez-moi, et donnez-moi la force de surmonter tout obstacle qui pourrait m'empêcher d'accomplir Votre Sainte Volonté.

Marie, ma Mère bien-aimée, aidez-moi. C'est Vous qui m'avez obtenu toutes les grâces que j'ai déjà reçues de Dieu ; je Vous en remercie, et je Vous prie de me continuer Votre puissante protection.

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Cinquième jour

20 Décembre

Jésus s'est offert dès le commencement pour notre Salut

 

« Il a été offert, parce que Lui-même l'a voulu ».

 

A peine le Verbe divin était-Il incarné dans le sein de Marie, qu'Il se voua Lui-même sans réserve aux souffrances et à la mort pour le Salut du monde. Il savait que les innombrables sacrifices de boucs et de taureaux offerts à Dieu dans le passé, n'avaient pu satisfaire pour les péchés des hommes ; qu'une personne divine était seule à même de payer le prix de leur rédemption. De là, ce qu'il dit à son entrée dans le monde, ainsi que nous l'apprend Saint Paul : « Ni les victimes, ni les oblations ne Vous agréent, aussi n'avez-Vous formé un corps ; et j'ai dit : me voici, ô mon Père ! ». Mon Père, toutes les victimes qu'on Vous a offertes ont été et ne pouvaient qu'être insuffisantes pour désarmer Votre colère ; c'est pourquoi Vous m'avez donné ce corps passible, afin que l'effusion de mon sang apaisât votre justice irritée contre les pécheurs et les sauvât; me voici, je suis prêt à faire en tout Votre Sainte Volonté.

Sans doute, dans la partie inférieure de son âme, Jésus éprouvait une grande répugnance ; il Lui en coûtait de vivre et de mourir au milieu de tant de souffrances et d'opprobres ; mais Sa Volonté, soumise tout entière à la Volonté de Son Père, surmonta cette répugnance de la nature, et Il consentit à épuiser le calice de Sa Passion. Dès lors, en conséquence, Il commença à souffrir toutes les angoisses et les douleurs qu'Il devait endurer à chaque minute de Sa Vie.

Et nous, qu'avons-nous fait, qu'avons-nous souffert pour Jésus, depuis que, parvenus à l'âge de raison, nous avons commencé à connaître, par les lumières de la Foi, le mystère de la Rédemption ? Quelles ont été nos pensées, nos actions ? Quels biens avons-nous aimés ? Les plaisirs des sens, les faux biens de ce monde, l'orgueil, la vengeance : voilà ce qui a trop souvent emporté nos préférences et captivé notre cœur. Mais, puisque nous avons la Foi, ne nous déciderons-nous pas à changer de conduite, à donner aux affections de notre cœur un plus digne objet. Aimons donc un Dieu qui a tant souffert pour nous. Rappelons-nous tout ce que le Cœur de Jésus a souffert pour nous dès son enfance, et nous nous sentirons doucement contraints d'aimer uniquement ce Dieu qui nous a tant aimés.

 

Affections et prières

 

O mon Jésus, faut-il Vous avouer comment jusqu'ici je me suis comporté à Votre égard ? Hélas ! J'avais à peine l'usage de la raison, que déjà je commençais à mépriser Votre grâce et Votre Amour. Vous m'avez dès lors supporté parce que Vous vouliez me sauver. Je Vous fuyais, et Votre bonté ne cessait de me poursuivre. Le même Amour qui Vous fit descendre du Ciel pour venir à la recherche des brebis perdues, supportait mes infidélités et Vous empêchait de m'abandonner. Maintenant, mon bon Maître, Vous daignez encore m'appeler, et moi, je reviens à Vous ; je sens que Votre grâce m'assiste ; je le sens, à la profonde douleur que j'ai de mes péchés, car, je les déteste maintenant plus que tout autre mal ; je sens l'effet de Votre grâce, car j'éprouve un grand désir de Vous aimer et de faire en tout Votre bon plaisir. Oui, Seigneur, je veux Vous aimer et Vous plaire en tout. Ma fragilité originelle et la faiblesse que j'ai contractée par mes péchés me font craindre de nouvelles infidélités ; mais mes craintes cèdent à la confiance qui me provient de Votre grâce.

Oui, mon Jésus, la confiance que je puise dans Vos mérites me remplit de courage, et me fait dire avec l'Apôtre : « Je puis tout en Celui qui me fortifie ». Je suis faible, mais Vous me communiquerez la force de lutter contre mes ennemis ; malade, j'espère trouver dans Votre Sang le remède à mes maux ; pécheur, j'espère que Vous me rendrez saint. Dans ce but, ô mon Jésus, je veux être tout à Vous ; je Vous aime et ne veux plus aimer que Vous. Père éternel, pour l'amour de Jésus-Christ, permettez-moi de Vous aimer. Si je Vous ai irrité, laissez-Vous désarmer par les larmes de Jésus Enfant, qui Vous prie pour moi. Je suis indigne de Vos grâces, mais Votre Fils innocent les mérite pour moi : il Vous offre toute une vie de souffrances afin que Vous me fassiez grâce.

Ô Marie, Mère de miséricorde, ne cessez pas d'intercéder pour moi.

Maria de la Buena Esperanza recortada

Sixième jour

21 Décembre

Jésus prisonnier dans le sein de Marie

 

« Je suis devenu comme un homme privé de tout secours, libre entre les morts ».

 

Considérons combien le Verbe incarné dut souffrir de se voir enfermé durant neuf mois dans le sein de Marie comme dans une étroite et obscure prison. Si les autres enfants naissent dans les mêmes conditions, ils n'en sentent point les incommodités, puisqu'ils n'en ont pas conscience, Jésus en avait une pleine connaissance, puisque « dès le premier moment de Son Incarnation, Il eut le parfait usage de Sa raison, Il avait des sens, et Il ne pouvait s'en servir ; Il avait des yeux et ne pouvait voir, une langue, et Il ne pouvait parler, des mains, et Il ne pouvait les mouvoir, des pieds, et Il ne pouvait marcher. C'est ainsi que le Psalmiste appelle sépulcre le sein de Marie, où durant neuf mois le Sauveur dut séjourner. Comme un homme libre au milieu des morts. Il était libre, car c'est volontairement, qu'Il s'était rendu captif dans cette prison ; Son Amour seul l'y tenait étroitement enchaîné. Il était libre, et cependant Il n'avait pas plus de mouvement qu'un mort.

Le sein de Marie fut pour notre Divin Rédempteur une prison volontaire, car il n'y fut retenu que par Son Amour. Mais ce fut en même temps une prison de justice : bien qu'innocent, Jésus s'était offert à expier nos fautes et à payer nos dettes : c'est donc avec raison que la Divine Justice le retint ainsi emprisonné, commençant à exiger par ce premier châtiment la satisfaction qui Lui était due.

Voilà donc à quoi se réduit le Fils de Dieu, pour l'amour des hommes : Il se prive de Sa liberté, Il se met dans les chaînes, pour nous délivrer des chaînes de l'enfer. Jésus, uniquement par amour pour nous, sans y être autrement contraint, s'est fait notre caution et notre libérateur ; Il s'est offert à payer nos dettes, et Il les a réellement payées de Sa Vie Divine ; Il s'est chargé des peines dues à nos crimes. Et nous pourrions vivre sans Lui en témoigner notre reconnaissance, sans Lui rendre Amour pour amour ! Gardez-vous, nous dit l'Esprit-Saint, d'oublier la générosité de Celui qui s'est fait votre caution ; car c'est pour vous qu'Il a donné Sa Vie.

 

Affections et prières

 

Mon Jésus, Vous m'avertissez de ne point oublier la grâce inappréciable que Vous m'avez faite : je Vous en remercie. J'étais débiteur, j'étais coupable ; et Vous, qui étiez innocent, Vous mon Dieu, par Vos souffrances et Votre mort, Vous avez bien voulu payer mes dettes. Après cela, n'ai-je pas oublié Vos bienfaits et Votre amour, n'ai-je pas eu l'audace de Vous tourner le dos, comme si Vous n'étiez pas mon Souverain Maître, comme si Vous ne m'aviez point aimé ! Mon cher Rédempteur, je l'avoue, j'ai été bien ingrat envers Vous, mais je suis résolu de ne plus me rendre coupable d'un tel crime. Vos souffrances et Votre mort seront l'objet habituel de mes pensées, elles me rappelleront sans cesse l'Amour que Vous m'avez porté.

Je maudis ces jours où, perdant le souvenir de ce que Vous avez souffert pour moi, j'ai fait un si mauvais usage de ma liberté. Vous me l'avez donnée pour Vous aimer, et je m'en suis servi pour Vous outrager ! Mais aujourd'hui, cette Liberté que j'ai reçue de Vous, je Vous la consacre tout entière. Daignez attacher ma pauvre âme à Vos pieds sacrés, par les chaînes de Votre Amour, afin qu'elle ne s'éloigne jamais plus de Vous.

Père éternel, par le mérite de la captivité de Jésus dans le sein de Marie, délivrez-moi des chaînes du péché et de l'enfer. Et Vous, ô Mère de Dieu, secourez-moi. Jésus, en se faisant Votre prisonnier, Vous a donné tout pouvoir sur Lui ; il exécutera donc tout ce que Vous lui demanderez. Ah ! Dites-Lui qu'Il me pardonne, dites-Lui qu'il me rende saint. Par la grâce et l'honneur qu'Il Vous fit d'habiter dans Votre sein virginal, je Vous en conjure, aidez-moi, ô ma Mère.

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Septième jour

22 Décembre

Peine causée à Jésus par l'ingratitude des hommes

 

« Il est venu chez les siens, et ceux-ci ne l'ont point reçu ».

 

Un jour, pendant les fêtes de Noël, Saint François d'Assise, inconsolable, allait pleurant et soupirant par les chemins et les bois. Quelqu'un lui ayant demandé la cause de sa douleur : « Ah ! répondit-il, comment ne pleurerais-je pas, quand je vois que l'amour n'est point aimé ! Je vois un Dieu aimer l'homme jusqu'à la folie, et l'homme ne témoigner à ce Dieu que de l'ingratitude ». Si cette conduite des hommes affligeait tant le cœur de Saint François, combien plus ne dut-elle pas affliger le Cœur de Jésus !

A peine conçu dans le sein de Marie, Il vit la cruelle ingratitude dont devaient être payés Son Amour et ses bienfaits. Il était venu du Ciel pour allumer sur la terre le Feu de l'Amour Divin ; pour réaliser ce désir, Son Cœur s'était librement plongé dans un abîme de douleurs et d'opprobres. Mais voilà qu'au lieu des fruits délicieux de la Divine Charité, Il voit la plupart des hommes produire des œuvres de péché. Cette vue, dit Saint Bernardin de Sienne, causa à Jésus Enfant une douleur infinie.

Nous-mêmes, n'éprouvons-nous pas une cruelle peine à voir nos bienfaits payés d'ingratitude ? N'est-il pas vrai que le manque de reconnaissance afflige plus notre âme que la souffrance n'afflige notre corps ? Quelle ne dut pas être la douleur de Jésus-Christ, notre Dieu si aimant, de voir que nous répondrions par des offenses et des mépris à son amour et à ses bienfaits. Lui-même s'en plaint par la bouche de David : « Ils m'ont rendu le mal pour le bien, la haine pour l'amour ». Hélas ! Aujourd'hui beaucoup de chrétiens font-ils cas de l'amour de Jésus-Christ ? Notre Rédempteur apparut un jour au bienheureux Henri Suso sous la forme d'un pèlerin : Il allait de porte en porte mendier un gîte, mais tous le repoussaient avec force injures. N'avons-nous pas été jadis du nombre de ces ingrats, qui répondent aux bienfaits par des mépris et des outrages ? Et maintenant persévérons-nous dans la révolte contre notre Souverain Bienfaiteur ? Oh non ! Qu'il n'en soit plus ainsi ; et, pour cela, n'oublions jamais que le tout aimable Sauveur est venu du Ciel souffrir et mourir pour nous afin de gagner notre amour.

 

Affections et prières

 

Il est donc vrai, ô mon Jésus, que Vous êtes descendu du Ciel pour Vous faire aimer de moi ; il est vrai que Vous avez embrassé une vie pleine de souffrances et que Vous êtes mort sur la Croix pour mon amour, afin de Vous ouvrir l'entrée de mon cœur ? Et moi, qu'ai-je fait ? J'ai osé si souvent Vous chasser de mon cœur, pour y laisser entrer le démon ! Ah ! si Vous n'étiez un Dieu d'une bonté infinie, si Vous n'aviez donné Votre Vie pour me pardonner, je n'oserais jamais implorer mon pardon ; mais je Vous entends me l'offrir, quand Vous me dites par Votre prophète : « Reviens à moi, et je me tournerai vers toi ». Vous voulez être aussi mon intercesseur auprès de Votre Père ! Mon Jésus, je ne veux pas Vous faire une nouvelle injure en me défiant de Votre Miséricorde. Je me repens de tout mon cœur de Vous avoir méprisé, ô Bien suprême. Daignez me recevoir dans Votre grâce ; je Vous en conjure par le Sang que Vous avez répandu pour moi.

Non, mon Rédempteur et mon Père, je ne suis plus digne d'être appelé Votre fils, après avoir tant de fois renoncé à Votre Amour ; mais Vos mérites m'en font digne. Je Vous remercie, ô mon Père, je Vous remercie et je Vous aime. Ah ! Le seul souvenir de la patience avec laquelle Vous m'avez supporté durant tant d'années, et des grâces que Vous m'avez prodiguées malgré les outrages dont je me suis rendu coupable, devrait me faire brûler d'un continuel amour pour Vous. Venez donc, mon Jésus, venez habiter mon pauvre cœur ; je ne veux plus Vous chasser, je veux Vous aimer toujours. Embrasez-moi de plus en plus du Feu de la Divine Charité, et pour cela, rappelez-moi sans cesse l'Amour que Vous m'avez porté.

Ô ma Souveraine et ma Mère, Marie, aidez-moi, priez Jésus pour moi. Faites que désormais et sans retour je me montre reconnaissant envers ce Dieu qui, malgré toutes mes offenses, m'a si tendrement aimé.

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Huitième jour

23 Décembre

Amour de Dieu manifesté aux homme par la Naissance de Jésus

 

« La grâce de Dieu notre Sauveur s'est manifestée à tous les hommes ».

 

Cette grâce dont parle ici l'Apôtre, c'est l'ardent Amour de Jésus-Christ pour les hommes, Amour que nous n'avons point mérité, et qui, pour cette raison, est appelé gratuit. En Dieu, cet Amour fut toujours le même, bien qu'il n'ait brillé que par degrés aux yeux des hommes. On le connaissait par un grand nombre de prophéties et de figures ; mais pour en voir l'éclatante manifestation, il fallait attendre la naissance du Rédempteur. Le Verbe éternel se montre aux hommes sous la forme d'un petit enfant couché sur la paille, pleurant et tremblant de froid. Déjà Il porte la peine de nos crimes ; ce sont les prémices de cet Amour qui lui fera plus tard endurer pour l'humanité le supplice de la Croix. Nous avons connu la Charité de Dieu, dit Saint Jean, en ce qu'Il a donné sa vie pour nous. Au jour de Noël, l'Amour de Dieu s'est manifesté à tous les hommes. Mais, d'où vient que tous ne l'ont pas connu, et qu'aujourd'hui encore un si grand nombre ne le connaissent pas ? Voici ce que répond Saint Jean : « La lumière est venue dans ce monde ; mais1es hommes lui ont préféré les ténèbres », aimant mieux la nuit du péché que le grand jour de la grâce.

Pour nous, n'augmentons pas le nombre de ces malheureux. Si, par le passé, nous avons fermé les yeux à la lumière, et trop peu songé à aimer Jésus-Christ, consacrons le reste de nos jours à réparer ce triste passé. Ne perdons jamais de vue les souffrances et la mort de notre Sauveur ; ainsi aimerons-nous comme il convient Celui qui nous a tant aimés. Méritons, par cet amour généreux, le beau Ciel que Jésus nous a conquis par Son Sang, cette béatitude dont parle Saint Paul, dans laquelle nous entrerons lors du glorieux avènement de notre grand Dieu et Sauveur Jésus-Christ. Dans Son premier avènement, Jésus est venu sous la forme d'un enfant pauvre et méprisé ; mais dans le second, Il paraîtra comme juge, sur un trône de gloire, dans toute Sa Majesté Divine, ainsi que Lui-même l'a prophétisé. Heureux alors ceux qui l'auront aimé ! Mais malheur à ceux qui ne l'auront pas aimé !

 

Affections et prière

 

O Saint Enfant, je Vous vois aujourd'hui sur la paille, pauvre, affligé, abandonné ; mais je sais qu'un jour, environné des anges et dans tout l'éclat de Votre Majesté, Vous viendrez pour me juger. Ah ! Pardonnez-moi avant qu'arrive ce jour redoutable ! Alors Vous devrez me juger avec juste rigueur ; mais aujourd'hui Vous êtes mon Rédempteur, un Père plein de Miséricorde. Ingrat que je suis, je Vous ai volontairement méconnu ; et au lieu de penser à Vous aimer, en considérant l'Amour que Vous m'avez porté, j'ai songé à mes indignes satisfactions ; pour elles, j'ai méprisé Votre grâce et Votre amour. Je remets maintenant ma pauvre âme entre Vos mains ; daignez la sauver : « Vous m'avez racheté, Seigneur Dieu de vérité »

Sachant que, pour me racheter de l'enfer, Vous avez donné Votre Sang et Votre Vie, je reprends confiance, et je mets en Vous tout mon espoir, sachant que, pour me racheter de l'enfer Vous avez donné votre Sang et votre vie, vous ne m'avez pas fait mourir lorsque j'étais en état de péché. Avec patience Vous m'avez attendu afin que, rentrant en moi-même, pénétré d'un sincère repentir, je me décide à Vous aimer, et qu'alors Vous puissiez me pardonner et me sauver. Oh ! Oui, mon Jésus, je veux correspondre à cet immense désir que Vous avez de mon Salut ; je me repens souverainement de tous les déplaisirs que je Vous ai causés, je Vous aime par-dessus toutes choses. Sauvez-moi, par Votre Miséricorde, et que mon Salut consiste à Vous aimer toujours, en cette vie et dans l'éternité.

Ma bien-aimée Mère, Marie, recommandez-moi à Votre Divin Fils. Dites-Lui que je suis Votre serviteur et que j'ai mis en Vous mon espérance.

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Neuvième jour

24 Décembre

Saint Joseph se rend à Bethléem avec sa Sainte Épouse

 

« Joseph partit... pour se faire inscrire sur les registres de l'empire, avec Marie son épouse, qui était enceinte ».

 

Dieu avait décrété que le Verbe incarné naîtrait, non dans la maison de Joseph, mais dans une étable abandonnée, au sein de privations et de souffrances telles que n'en connut jamais le plus pauvre des enfants. Aussi par disposition de la Providence, César publia un édit de recensement qui obligeait tout sujet de l'empire romain d'aller se faire inscrire à son lieu d'origine. Lorsque Joseph reçut cet ordre, il en fut très inquiet : car il se demandait s'il laisserait à Nazareth Marie, sa sainte épouse, dont le terme approchait, ou s'il l'emmènerait avec lui jusqu'à Bethléem. « Je serais peiné, lui dit-il, ô Marie, de Vous laisser seule pendant mon absence, qui sera peut-être longue ; d'autre part, je prévois que si Vous venez avec moi, Vous aurez beaucoup à souffrir d'un si long voyage, dans la saison rigoureuse, alors que ma pauvreté ne me permettra pas de Vous procurer les soins que réclame Votre état ». « Ne craignez rien, répond aussitôt l'auguste Vierge à son chaste époux, je vous accompagnerai, et le Seigneur nous aidera ». Marie, en effet, savait par la prophétie de Michée, que Son Divin Enfant devait naître à Bethléem. Elle prit donc les pauvres langes qu'elle avait déjà préparés, et se mit en route avec Joseph.

Suivons ces deux Saints Voyageurs ; prêtons l'oreille aux discours de Marie et de Joseph durant ce voyage. Ils parlent de la Miséricorde, de la Bonté et de l'Amour du Verbe Divin qui va bientôt paraître parmi les hommes ; dès lors ils multiplient les actes d'adoration, de remerciements et d'amour envers ce Dieu Sauveur. Sans doute elle souffrait beaucoup, cette jeune et délicate Vierge, en faisant un trajet si long, par des chemins difficiles, en plein hiver ; mais Elle souffrait en paix et avec amour, unissant ses douleurs à celles de Jésus qu'elle portait dans Son chaste sein. Unissons-nous à Marie et à Joseph, accompagnons le Roi du ciel qui va naître comme le plus pauvre et le plus délaissé des enfants des hommes. Prions Jésus, Marie et Joseph, par le mérite des souffrances qu'ils endurent en ce voyage, de nous accompagner dans le voyage que nous faisons vers l'éternité. Quel bonheur pour nous, si pendant notre vie et à l'heure de notre mort, nous sommes assistés de Jésus, de Marie et de Joseph !

 

Affections et prières

 

Mon cher Rédempteur, en ce pénible voyage de Nazareth à Bethléem, une multitude d'anges vous accompagnent ; mais, de tous les hommes, à part Marie qui Vous porte dans Son sein, et Joseph, son fidèle gardien, je ne vois personne qui Vous tienne compagnie. Mon Jésus, permettez-moi de m'unir à Marie et à Joseph. Sans doute, mes ingratitudes envers Vous m'en ont rendu bien indigne ; mais, grâce à Votre Divine Lumière, je vois maintenant combien je me suis rendu coupable. Quand je pense, ô mon Divin Maître, que, pour suivre mes maudits penchants, je me suis tant de fois séparé de Vous en renonçant à Votre amitié, je voudrais mourir de regret. Mais Vous êtes venu pour me pardonner ; pardonnez-moi donc, à présent que je me repens de tout mon cœur de Vous avoir si souvent méprisé. Pour l'avenir, je Vous promets de ne plus jamais me séparer de Vous, mon unique Amour.

Mon âme s'est éprise de Vous, ô tout aimable Enfant ! Oui, je Vous aime, mon doux Sauveur ; et, puisque Vous êtes venu en ce monde pour me sauver et m'enrichir de Vos grâces, je Vous demande une grâce, une seule : Faites que jamais plus je ne me sépare de Vous ; captivez-moi, liez-moi étroitement à Vous par les douces chaînes de Votre Amour. Mon Rédempteur et mon Dieu, ne permettez pas que je m'éloigne encore de Vous, que je sois un seul instant privé de Votre grâce !

Très Sainte Vierge, Marie, je viens Vous tenir compagnie dans Votre voyage à Bethléem ; et Vous, ô ma Mère, ne cessez pas de veiller sur moi et de m'assister durant mon voyage vers l'éternité. Ma Souveraine, sauvez-moi, par Votre intercession, délivrez-moi de l'enfer et conduisez-moi au ciel. Vous êtes mon espérance, et j'attends tout de Vous.

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Saint Jour de Noël

25 Décembre

 

Naissance de Jésus

 

La naissance de Jésus-Christ fut un sujet de joie pour tout l'univers. Il était le Messie promis à Adam, l'objet de tant de prières et de soupirs qu'Il était appelé le Désiré des Nations, le Désir des collines éternelles. Ce Sauveur est enfin venu ; Il est né dans une étable. L'Ange du Seigneur nous répète ce qu'Il dit alors aux bergers de Bethléem : « Je vous annonce un grand sujet de joie pour tous les hommes : c'est qu'aujourd'hui même il vous est né un Sauveur ». Quelle allégresse, dans un royaume à la naissance du royal enfant qui sera l'héritier du trône ! Mais combien ne devons-nous pas nous réjouir davantage en apprenant que le Fils de Dieu vient du Ciel pour régner sur nos cœurs par Son Amour, ainsi que l'annonça le prophète : « Pressé par les entrailles de Sa Miséricorde, Il a bien voulu descendre jusqu'à nous visiter. Nous étions perdus, et Il vient nous sauver ». Le Pasteur vient à la recherche de ses brebis perdues, prêt à donner Sa Vie pour elles. Voici l'Agneau de Dieu : Il vient s'immoler pour nous faire renaître à la vie de la grâce ; Il veut être notre Libérateur, notre Lumière, notre Vie ; et même notre nourriture dans le Saint-Sacrement.

Si Jésus naissant voulut qu'on le mît dans une crèche où les animaux prennent leur nourriture, c'est, dit Saint Maxime, pour nous faire comprendre qu'Il s'est fait homme non seulement afin de nous sauver par ses souffrances, mais encore pour nous donner en nourriture Sa Chair sacrée, aliment d'éternelle vie. Bien plus, Il veut chaque jour, au Saint Sacrifice de la Messe, naître entre les mains du prêtre, au moment de la consécration. L'autel est la Crèche où le Prêtre se rassasie de la Chair de Jésus-Christ, la Crèche où Il prend cette Divine Nourriture pour la donner aux fidèles. Il y a des Chrétiens qui souhaiteraient tenir Jésus entre leurs bras, comme le Saint vieillard Siméon ; mais la Foi nous enseigne que, lorsque nous communions, nous avons non pas dans nos bras, mais dans notre poitrine, ce même Jésus que la Foi nous montre aujourd'hui couché dans la crèche à Bethléem. Il y est né pour se donner entièrement à nous. « Un petit Enfant nous est né : un Fils nous a été donné ».

 

Affections et prière

 

« J'ai erré comme une brebis loin du bercail, dit le Psalmiste ; cherchez votre serviteur ». Seigneur, je suis cette pauvre brebis qui, pour suivre ses fantaisies et ses caprices, s'est malheureusement perdue ; mais Vous êtes mon Pasteur ; Vous êtes aussi l'Agneau Divin venu du Ciel me sauver en Vous immolant sur la Croix pour expier mes péchés. Si donc je veux me corriger, qu'ai-je à craindre ? Ne dois-je pas au contraire me confier en Vous, qui êtes descendu en ce monde tout exprès pour me sauver ? Quelle plus grande preuve de Miséricorde pouviez-Vous me donner, mon doux Rédempteur, pour m'engager à me confier en Vous, que de Vous donner à moi ? Cher Enfant, combien je regrette de Vous avoir causé tant de douleur ! Je Vous ai fait pleurer dans l'étable de Bethléem ; mais sachant que Vous y êtes venu pour me chercher, je me jette à Vos pieds plein de confiance. Je Vous vois tout affligé et humilié dans la Crèche, sur la paille ; cependant je Vous reconnais pour mon Roi et mon Souverain Seigneur. J'entends Vos tendres vagissements : ils m'invitent à Vous aimer et réclament mon cœur. Le voici, ô Jésus ; je me jette aujourd'hui à Vos pieds pour Vous l'offrir ; changez-le, embrasez-le tout entier du Feu de Votre Amour. Je Vous entends me dire : « Tu aimeras le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur ». Mais si je ne Vous aime pas, ô Jésus, Vous mon Seigneur et mon Dieu, qui donc aimerai-je ? Vous me dites que Vous êtes tout à moi : de fait, c'est pour cela que Vous vous êtes fait homme et petit enfant ; et moi je refuserais d'être tout à Vous ! Oh ! Non, mon bien-aimé Seigneur : je me donne tout à Vous, et je Vous aime de tout mon cœur ; ne permettez pas que je cesse jamais de Vous aimer.

O ma Souveraine, ô Marie, je Vous en conjure, par la joie qui remplit Votre Cœur lorsque pour la première fois Vos yeux bénis purent contempler Votre Divin Fils, suppliez-Le de m'attacher inséparablement à Lui par les liens du plus pur amour.

 

Enfant Jésus du Carmel de Bordeaux

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

31 janvier 2016

Le Cantique des Créatures de Saint François

Le Cantique des Créatures de Saint François d'Assise

 Voici une très belle méditation du Cantique des Créatures de Saint François

J'ai le plaisir de vous faire partager ce très beau spectacle, rare, car introuvable et inexsitant en DVD: c'est une cassette vidéo datant de 1989 (la dernière que j'ai toujours gardée), que j'ai récemment fait numériser...

Jaquette Cantique des Créatures de Saint François0001

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