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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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1 juillet 2009

Le Mois de Sainte Anne, 2e jour

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne

Voir au premier jour: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2009/06/30/14254708.html


 

Deuxième jour

Le silence des Evangélistes


Prélude


Adorons, dans le silence de la foi humble et soumise, les secrets desseins du Saint-Esprit, inspirant aux Evangélistes de se taire sur les parents de la bienheureuse Vierge Marie.


Méditation


Des esprits superficiels se demandent pourquoi l'Evangile a été si sobre de détails sur la parenté de Marie et de Jésus, et en particulier, pourquoi le nom de sainte Anne n'y est, pas même prononcé. Il ne convenait pas, suivant la remarque d'un savant commentateur, de rendre la Vierge Marie recommandable par les vertus de ses parents, de même qu'on ne saurait faire valoir Notre-Seigneur par sa Mère; mais au contraire, de la sainteté infinie de Jésus-Christ, ou a dû conclure à celle de Marie, et de la sainteté de Marie à celle de ses parents, sainte Anne et saint Joachim. Or, comme par là même les fidèles devaient leur supposer les vertus et les mérites les plu rares, l'Esprit-Saint n'a pas permis aux évangélistes de raconter leur vie. . . En effet, c'est là une règle infaillible, indiquée par la sagesse divine elle-même, '' vous les reconnaîtrez à leurs fruits. " Ce beau texte, saint Jean Damascène l'applique à notre sujet. Si sainte Anne a été la mère de la Vierge toute pure et l'aïeule de Dieu môme, cette postérité sublime suppose chez la grande sainte un trésor de vertus et une réunion de mérites qu'on ne saurait assez exalter. Anne fut la mère de l'Immaculée, et sa fille fut la mère de Jésus ! En faut-il davantage pour nous révéler ce qu'elle était elle-même, puisqu'elle a été trouvée digne devant Dieu de tenir cette place dans le plan divin de la Rédemption ?


Pratique


Invoquer souvent sainte Anne en faveur des mères chrétiennes.

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30 juin 2009

Mois de Sainte Anne

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Mois de Sainte Anne

Prières pour le mois de Sainte Anne


Litanies de Sainte Anne


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu, Père céleste, ayez pitié de nous.

Dieu, Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu, Esprit-Saint, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Anne, priez pour nous.

Sainte Anne, mère de la Vierge Marie, priez pour nous.

Sainte Anne, épouse de Joachim,

Sainte Anne, belle-mère de Joseph,

Sainte Anne, arche de Noé,

Sainte Anne, arche d'alliance du Seigneur,

Sainte Anne, mont d'Horeb,

Sainte Anne, racine de Jessé,

Sainte Anne, arbre qui portez le bon fruit,

Sainte Anne, vigne féconde,

Sainte Anne, issue des rois,

Sainte Anne, joie des anges,

Sainte Anne, fille des Patriarches,

Sainte Anne, oracle des prophètes,

Sainte Anne, gloire des saints et des saintes,

Sainte Anne, gloire des prêtres et des lévites.

Sainte Anne, nuée qui répandez la rosée du ciel.

Sainte Anne, nuée d'éclatante blancheur,

Sainte Anne, nuée resplendissante de lumière,

Sainte Anne, vase rempli de grâces,

Sainte Anne, miroir d'obéissance,

Sainte Anne, miroir de patience,

Sainte.Anne, miroir de dévotion,

Sainte Anne, rempart de l'Église,

Sainte Anne, refuge des pécheurs,

Sainte Anne, secours des chrétiens,

Sainte Anne,délivrance des captifs

Sainte Anne,consolation des époux,

Sainte Anne, mère des veuves,

Sainte Anne, gouvernante des vierges,

Sainte Anne, port de salut des navigateurs,

Sainte Anne, chemin des voyageurs,

Sainte Anne, remède des infirmes,

Sainte Anne, santé des malades,

Sainte Anne, lumière des aveugles,

Sainte Anne, langue des muets,

Sainte Anne, oreille des sourds,

Sainte Anne, consolatrice des aflligés.

Sainte Anne, secourable pour tous ceux qui crient vers vous, intercédez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous. Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous. Seigneur.


Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.


V. Le Seigneur a chéri Sainte Anne,

R. Et il s'est épris de la beauté de son âme


Prions


Dieu tout-puissant et éternel, qui avez daigné choisir la bienheureuse Anne pour mère de la Mère de votre Fils unique, accordez avec bonté que nous, qui honorons sa mémoire par une dévotion fidèle, obtenions par ses mérites et ses suffrages la vie éternelle, ô Dieu qui vivez et régnez dans les siècles et les siècles. Ainsi soit-il.


Souvenez-vous à Sainte Anne


Souvenez-vous, ô sainte Anne, vous dont le nom signifie grâce et miséricorde, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance et réclamé votre intercession, ait été abandonné. Animé d'une pareille confiance, j'ai recours à vous, sainte épouse de Joachim, notre bonne et tendre mère; je me réfugie à vos pieds, et tout pécheur que je suis, j'ose paraître devant vous en gémissant. Ne méprisez pas mes prières, ô sainte mère de l'Immaculée Vierge Marie, et glorieuse aïeule de Jésus-Christ, Notre Seigneur ; mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer, en intercédant pour nous auprès de Jésus et Marie, vos glorieux enfants. Ainsi soit-il.


Prière à Sainte Anne


Nous vous saluons, très glorieuse sainte Anne ; soyez bénie entre toutes les femmes de ce que vous avez eu le bonheur de porter en votre sein la très sainte et Immaculée Vierge Marie, Mère de Dieu. Nous prenons part à la joie que vous ressentîtes au moment de cette heureuse naissance et au généreux sacrifice que vous fîtes au Père éternel lorsque vous la présentâtes au Temple. Présentez-nous vous-même, grande sainte, à votre chère fille et à Jésus-Christ son Fils, et soyez notre avocate et notre protectrice auprès de Jésus et de Marie ; car que ne devons-nous pas espérer de votre crédit, si nous avons le bonheur d'avoir trouvé grâce auprès de vous, ô glorieuse sainte Anne. Ainsi soit-il.


Courtes prières à Sainte Anne


Je vous salue, mère de la Mère de Dieu, par qui le salut vient aux coupables ; je vous salue, Anne, mère miraculeuse d'une Fille que Dieu s'était réservée. Pour tout le peuple fidèle, exercez voire zèle auprès du Christ.


Sainte Anne, ô mère, je vous en conjure, venez à mon secours avec votre fille Marie et son Fils Jésus.


Fils du Dieu vivant, Jésus-Christ, ayez pitié de nous, par les mérites d'Anne et de Joachim, vos glorieux parents.


Salutation à Sainte Anne


Je vous salue, ô Anne, pleine de grâce, Jésus et Marie sont avec vous, vous êtes bénie entre les femmes, et béni soit le fruit de vos entrailles, la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu et conçue sans péché. Sainte Anne, épouse de Joachim, belle-mère de Joseph, tendre mère de Marie et aïeule du Christ selon la chair, priez pour nous, pauvres pécheurs, vos protégés, maintenant et à l'heure de notre mort, ainsi que pour les fidèles trépassés. Ainsi soit-il.


Bienheureuses les entrailles qui portèrent la Vierge Marie, Mère de Dieu, et bienheureux le sein qui l'a nourrie.


Consécration à Sainte Anne


Très sainte mère de la Vierge Marie, Mère de Dieu, Anne glorieuse et vénérable aïeule de Notre Seigneur Jésus-Christ selon la chair, je vous choisis aujourd'hui pour ma mère et mon aimable protectrice. Je confie et je recommande à votre garde maternelle tout mon être, mon corps, mon âme, ma vie, ma mort, mes douleurs, mes jours, mes espérances, je les jette avec confiance dans le sein de votre miséricorde, ainsi que ma famille et tout ce qui m'intéresse. A mon tour, je promets de vous servir, de vous aimer, de vous vénérer, par amour de votre fille ; je me propose de défendre et de répandre votre honneur et votre gloire, selon mon pouvoir. Ainsi donc, ô bonne et douce mère, mon aimable et puissante protectrice, au nom de votre Fille bien-aimée, daignez me recevoir pour votre petit serviteur, m'adopter pour votre enfant, me prendre pour votre ami très pur et très dévoué. Obtenez-moi d'imiter ces belles vertus par lesquelles vous avez ravi le cœur de Dieu, afin que je sois toujours pleinement agréable à votre petit-fils Jésus, à Marie votre fille, et à vous-même. Obtenez-moi une heureuse mort; venez, à mes derniers moments, me secourir et me consoler; faites qu'en cette vie, par les douleurs, les mérites et les miséricordes de Jésus, je mérite d'expier tous mes péchés, d'être délivré des peines qu'ils ont mérité , afin que, libre dans la mort, je passe de ce corps mortel au repos éternel, près de vous, de Jésus et de Marie. Amen.


Nous nous réfugions sous votre protection, sainte mère de la Vierge Marie; ne méprisez pas nos prières dans les nécessités de notre vie; mais délivrez-nous de tout péril et tout danger, bonne Sainte Anne, Mère glorieuse et bénie. Ainsi soit-il.


Premier jour

La famille de Sainte Anne


Prélude


Pénétrons, par la pensée, jusqu'au sein de l'éternité bienheureuse, où la glorieuse sainte Anne est entourée des marques de la filiale sollicitude de Marie, et de la vénération affectueuse de Jésus. Offrons à cette grande sainte l'ardent désir où nous sommes de célébrer sa gloire et d'imiter ses vertus. Implorons dans ce but sa maternelle intercession.


Méditation


Sainte Anne était de la tribu de Juda et de la race de David. Elle eut pour père Stollan ou Nathan, de la famille sacerdotale d'Aaron. Sa mère, Emérentienne, voulant conserver pur un cœur qu'elle avait consacré à Dieu, ne se décida à embrasser la vie conjugale que sur le conseil d'hommes pieux et éclairés, et le ciel témoigna par différents miracles les vues qu'il avait sur la chaste union d'Emérentienne et de Nathan. Trois filles furent le fruit de cette union bénie de Dieu : l'aînée, Marie, mère de saint Jacques-le-Mineur; de saint Jude, deux des douze Apôtres ; de Siméon, premier évêque de Jérusalem ; et de Joseph, surnommé le Juste!, dont il est parlé aux Actes des Apôtres. Ces quatre grands saints, qui tous quatre moururent martyrs, devaient être un jour les cousins issus de germains de Notre-Seigneur Jésus-Christ et les propres neveux de la sainte Vierge et de saint Joseph. La seconde fille de Natkan et d'Emérentienne fut Sobé, mère de sainte Elizabeth et par conséquent aïeule de saint Jean-Baptiste. Enfin, la troisième fille de cette union, si manifestement favorisée d'en haut, fut sainte Anne, la glorieuse fille de Juda, prédestinée à concevoir et à enfanter la très-sainte et immaculée Vierge Marie, mère de Dieu.


Pratique


S'unir à tous les saints personnages dont il vient d'être parlé pour honorer sainte Anne et obtenir la grâce de célébrer dignement le mois que nous allons lui consacrer.

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21 juin 2009

Bienheureux Francisco Garate

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Bienheureux Francisco Garate S.J.

1857-1929


Né le 3 février 1857 à Azpeitia (Pays Basque espagnol), il fut religieux de la Compagnie de Jésus, humble frère lai (laïc) qui, pendant quarante-deux ans, s’acquitta, avec une humilité toute chrétienne, de l’office de portier, à l'Université de Bilbao. Austère pour lui-même et menant une vie très pauvre, il était aimable et toujours souriant, ce qui le fit surnommer "Frère Politesse". «Le message de sainteté que le Frère Francisco Garate Aranguren nous a laissé est simple et limpide, comme le fut sa vie immolée de religieux, à la porterie du Centre universitaire de Deusto.» (Jean-Paul II) Il a été béatifié le 6 octobre 1985 à Rome par le Serviteur de Dieu Jean-Paul II.

Prière pour demander des grâces par l'intercession du Bienheureux Francisco Garate

O Dieu d'Amour, qui, en nous montrant les admirables vertus du bienheureux Francisco Garate, nous avez enseigné la valeur de la discrétion, de l'humilité, de l'obéissance et du travail dans le silence, daignez glorifier Votre serviteur dans Votre église, et accordez-nous la grâce que nous Vous demandons votre intercession, si ce la est pour votre plus grande gloire et le bien de nos âmes. Ainsi soit-il.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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19 juin 2009

Saint Charles-Joseph Eugène de Mazenod

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Saint Charles-Joseph Eugène de Mazenod

« Je voudrais passer ma vie auprès des Saints Tabernacles. C'est impossible d'être mieux: n'est-ce pas un avant goût du paradis? »

1782-1861

Charles-Joseph-Eugène de Mazenod naquit à Aix-en-Provence le 1er août 1782. Embrasé d'un zèle ardent pour les Missions paroissiales, il fonda, en 1816, la Congrégation des Missionnaires Oblats de Marie Immaculée. Sa famille religieuse prit de son vivant une extension considérable. Promu à l'évéché de Marseille en 1837, il s'occupa avec une égale sollicitude de la restauration de son Diocèse et du gouvernement de sa Congrégation, répandue aujourd'hui dans toutes les parties du monde. Il termina sa vie sainte le 21 mai 1861, laissant à ses Oblats ce testament spirituel: « Pratiquez bien parmi vous la Charité... la Charité... la Charité... et au dehors le zèle pour le Salut des âmes », et laissant à son Diocèse le souvenir d'un Pasteur selon le Cœur de Dieu. Béatifié le 19 octobre 1975, par le Serviteur de Dieu Paul VI, il a été canonisé le 3 décembre 1995, par le Serviteur de Dieu Jean Paul II.

Prière pour obtenir des grâces par l'intercession de Saint Eugène de Mazenod

Seigneur Jésus qui, en remplissant de zèle le cœur de Saint Eugène de Mazenod, lui avez donné de former et d'envoyer à travers le monde une Famille de Missionnaires pour prêcher l'Evangile aux âmes les plus abandonnées, et lui avez permis de travailler puissamment à la restauration d'un grand Diocèse, nous Vous en supplions, par l'Amour qu'il a eu pour Vous, pour Votre Divine Mère Immaculée, pour la Sainte Église et Votre Vicaire sur la terre, daignez nous accorder les faveurs que nous Vous demandons par son intercession et manifester à tous ceux qui l'invoquent le crédit dont il jouit auprès de Vous. Ainsi soit-il.

Imprimatur

+ Emmanuel

Ep. Isiondesis

Paris 15 novembre 1927

10 juin 2009

Litanies de Saint Lazare

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Saint Lazare de Béthanie

Disciple du Christ, frère de Marthe et Marie de Béthanie

+ au 1er siècle

Fête le 29 juillet


Le ressuscité, le frère de Marthe et Marie. On ne le connaît que par l'évangile selon Saint Jean. Une tradition, sans autre fondement que la dévotion apostolique, le fait venir dans le sud de la France, tradition que chante le folklore provençal.


Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean 11, 1-44


Un homme était tombé malade. C’était Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe. (Marie est celle qui versa du parfum sur le Seigneur et lui essuya les pieds avec ses cheveux. Lazare, le malade, était son frère.) Donc, les deux soeurs envoyèrent dire à Jésus : « Seigneur, celui que tu aimes est malade. » En apprenant cela, Jésus dit : « Cette maladie ne conduit pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu, afin que par elle le Fils de Dieu soit glorifié. » Jésus aimait Marthe et sa soeur, ainsi que Lazare. Quand il apprit que celui-ci était malade, il demeura pourtant deux jours à l'endroit où il se trouvait; alors seulement il dit aux disciples : « Revenons en Judée. » Les disciples lui dirent : « Rabbi, tout récemment, les Juifs cherchaient à te lapider, et tu retournes là-bas ? » Jésus répondit : « Ne fait-il pas jour pendant douze heures ? Celui qui marche pendant le jour ne trébuche pas, parce qu'il voit la lumière de ce monde ; mais celui qui marche pendant la nuit trébuche, parce que la lumière n'est pas en lui. » Après ces paroles, il ajouta : « Lazare, notre ami, s'est endormi ; mais je m'en vais le tirer de ce sommeil. » Les disciples lui dirent alors : « Seigneur, s'il s'est endormi, il sera sauvé. » Car ils pensaient que Jésus voulait parler du sommeil, tandis qu'il parlait de la mort. Alors il leur dit clairement : « Lazare est mort, et je me réjouis de n'avoir pas été là, à cause de vous, pour que vous croyiez. Mais allons auprès de lui ! » Thomas (dont le nom signifie : Jumeau) dit aux autres disciples : « Allons-y nous aussi, pour mourir avec lui ! » Quand Jésus arriva, il trouva Lazare au tombeau depuis quatre jours déjà. Comme Béthanie était tout près de Jérusalem - à une demi-heure de marche environ - beaucoup de Juifs étaient venus manifester leur sympathie à Marthe et à Marie, dans leur deuil. Lorsque Marthe apprit l'arrivée de Jésus, elle partit à sa rencontre, tandis que Marie restait à la maison. Marthe dit à Jésus : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. Mais je sais que, maintenant encore, Dieu t'accordera tout ce que tu lui demanderas. » Jésus lui dit : « Ton frère ressuscitera. » Marthe reprit : « Je sais qu'il ressuscitera au dernier jour, à la résurrection. » Jésus lui dit : « Moi, je suis la résurrection et la vie. Celui qui croit en moi, même s'il meurt, vivra ; et tout homme qui vit et qui croit en moi ne mourra jamais. Crois-tu cela ? » Elle répondit : « Oui, Seigneur, tu es le Messie, je le crois ; tu es le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. » Ayant dit cela, elle s'en alla appeler sa soeur Marie, et lui dit tout bas : « Le Maître est là, il t'appelle. » Marie, dès qu'elle l'entendit, se leva aussitôt et partit rejoindre Jésus. Il n'était pas encore entré dans le village ; il se trouvait toujours à l'endroit où Marthe l'avait rencontré. Les Juifs qui étaient à la maison avec Marie, et lui manifestaient leur sympathie, quand ils la virent se lever et sortir si vite, la suivirent, pensant qu'elle allait au tombeau pour y pleurer. Elle arriva à l'endroit où se trouvait Jésus ; dès qu'elle le vit, elle se jeta à ses pieds et lui dit : « Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. » Quand il vit qu'elle pleurait, et que les Juifs venus avec elle pleuraient aussi, Jésus fut bouleversé d'une émotion profonde. Il demanda : « Où l'avez-vous déposé ? » Ils lui répondirent : « Viens voir, Seigneur. » Alors Jésus pleura. Les Juifs se dirent : « Voyez comme il l'aimait ! » Mais certains d'entre eux disaient : « Lui qui a ouvert les yeux de l'aveugle, ne pouvait-il pas empêcher Lazare de mourir ? » Jésus, repris par l'émotion, arriva au tombeau. C'était une grotte fermée par une pierre. Jésus dit : « Enlevez la pierre. » Marthe, la soeur du mort, lui dit : « Mais, Seigneur, il sent déjà ; voilà quatre jours qu'il est là. » Alors Jésus dit à Marthe : « Ne te l'ai-je pas dit ? Si tu crois, tu verras la gloire de Dieu. » On enleva donc la pierre. Alors Jésus leva les yeux au ciel et dit : « Père, je te rends grâce parce que tu m'as exaucé. Je savais bien, moi, que tu m'exauces toujours ; mais si j'ai parlé, c'est pour cette foule qui est autour de moi, afin qu'ils croient que tu m'as envoyé. » Après cela, il cria d'une voix forte : « Lazare, viens dehors ! » Et le mort sortit, les pieds et les mains attachés, le visage enveloppé d'un suaire. Jésus leur dit : « Déliez-le, et laissez-le aller. »

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Le 8 décembre 2002, par décret du préfet de la Congrégation des évêques, le Pape Jean-Paul II fit de notre bonne ville de Marseille la Métropole de la Province ecclésiastique nouvellement créée et il éleva son archevêque au rang d’archevêque métropolitain. C’est pour cette raison, Monseigneur [Mgr Bernard Panafieu], que nous avons été heureux que vous ayez accepté de présider la Messe solennelle du traditionnel Pèlerinage de Pentecôte à la Sainte Baume, et nous vous en remercions. C’est aussi pour mettre l’Église de Marseille à l’honneur que nous avons choisi cette année de parler de son saint Patron : Lazare, le ressuscité, l’ami du Seigneur. C’est un beau patronage pour Marseille. Sainte Marie-Madeleine est la Patronne de la Provence, mais au gré des redécoupages administratifs et ecclésiastiques, c’est l’Église de Fréjus-Toulon qui reçoit plus particulièrement en dépôt son témoignage et les traditions qui la concernent à Saint-Maximin et à la Sainte Baume. L’Église d’Aix conserve précieusement le témoignage de sainte Marthe à Tarascon. L’Église de Marseille s’est placée sous le patronage de leur frère Lazare. Il me semble que les liens de nos trois diocèses dans l’unité de la foi au Christ et dans la communion de l’Esprit-Saint se trouvent renforcés par le patronage et les saintes traditions concernant les membres de la famille de Béthanie. Marthe est la femme forte de l’Évangile, femme de foi, femme de tête, femme forte dans l’adversité, femme qui croit en la puissance de Dieu qui peut ressusciter un mort de quatre jours. Elle est aussi une femme d’action, une femme qui sait offrir l’hospitalité de sa maison. Elle a le privilège d’être citée par deux évangélistes : Luc et Jean. Apparemment, c’est elle qui dirige la maison de Béthanie, mais le devant de la scène est tenu par sa soeur. Marie-Madeleine est, sans conteste, la figure la plus marquante et la plus attachante du trio. D’ailleurs, il semble que Jésus lui même ait marqué une préférence à son égard, tout au moins une connivence plus grande avec elle. " C’est le temps que tu as dépensé pour ta rose qui fait ta rose si importante " disait le Renard au Petit Prince de Saint-Exupéry. Marie-Madeleine venait de loin, mais elle a été convertie par le Seigneur Jésus. Délivrée de ses sept démons, purifiée de son péché, elle chercha avec avidité à recueillir l’enseignement du divin Maître. À la Croix elle recueillit son sang rédempteur, et au matin de Pâques, cherchant son Bien-aimé, la première, elle mérita de voir Jésus ressuscité ! Première messagère de la Bonne Nouvelle aux Apôtres, elle demeure une figure incontournable des Évangiles. " Partout où sera prêché l’Évangile, dans le monde entier, on redira à sa mémoire ce qu’elle a fait " avait dit Jésus en louant son geste prophétique accompli six jours avant la Pâque. Les quatre évangélistes ont retenu la consigne : Mt, Mc, Lc et Jn lui assignent une place de choix parmi les saintes femmes. Lazare, quant à lui, est le plus discret des trois. Ni Mt ni Mc ni Lc ne font mention de lui, ni les Ac, ni St Paul dans ses épîtres, ni l’Ap. Seul Jean lui fait la part belle dans son évangile au chapitre onzième qui lui est consacré et au chapitre douzième où on l’évoque à plusieurs reprises mais en passant. Que sait-on de lui ? Lazare, de Béthanie, est un disciple de Jésus, un ami du Seigneur. Il tombe malade. Les deux soeurs font avertir le Maître. Lorsque Jésus arrive à Béthanie, Lazare est déjà mort, mais, à la prière des deux soeurs, Jésus relève le mort de quatre jours. On dit aussi qu’il est présent au festin qu’on donne à Béthanie, chez Simon le lépreux, six jours avant la Pâques, en l’honneur de Jésus. Lazare est parmi les convives. Marthe fait le service, Marie, sa soeur, verse un parfum valant 300 deniers sur les pieds de Jésus. L’Évangile dit aussi que les juifs décidèrent de tuer non seulement Jésus, mais aussi ce Lazare que Jésus releva d’entre les morts, car à cause de lui, beaucoup s’en allaient et croyaient en Jésus. C’est donc grâce à St Jean que nous savons quelque chose de Lazare. Mais chose étonnante, c’est un personnage muet : il ne nous laisse aucune réplique. La discrétion de ce personnage n’a pas empêché qu’on lui consacre un culte très tôt dans l’Église. N’est-il pas celui que Jésus a rappelé à la Vie ? Dès le IVe siècle, au moins, les pèlerins se rendaient en masse au lieu de son tombeau à Béthanie, à quelques kilomètres de Jérusalem. Il s’agit évidemment de son premier tombeau, celui dont le Christ l’a relevé ! Le samedi précédent le dimanche des Rameaux, on y lisait le récit de la résurrection de Lazare. La tradition raconte qu’après la Pentecôte, Lazare est venu en Provence, peut-être après s’être arrêté à Chypre où l’on garde mémoire de son épiscopat. Les Actes des Apôtres nous disent qu’après la mort d’Etienne, le premier martyr, c’est-à-dire seulement quatre ans après la passion du Sauveur, " une violente persécution se déchaîna contre l’Église de Jérusalem. Tous à l’exception des Apôtres, se dispersèrent dans les campagnes de Judée et de Samarie " (Ac 8:1). Dix ans plus tard, en l’an 44, Hérode mit la main sur quelques membres de l’Église. Il fit périr par le glaive Jacques, frère de Jean. Il fit arrêter Pierre (Ac 12:1-3). Comme on sait par l’Évangile selon Saint Jean que Lazare était menacé de mort par les juifs, on comprend aisément qu’il ait dû fuir la Judée. La tradition raconte qu’il est venu à Marseille, qu’il y a été évêque durant sept ans, avant d’être arrêté, enfermé dans un cachot sombre (aujourd’hui place de Lenche), et qu’il a été martyrisé. On raconte aussi qu’au huitième siècle ses reliques ont été transférées à Autun, mais les marseillais, qui sont des gens pratiques et astucieux, avaient pris soin de conserver son crâne, lequel, aujourd’hui encore, est proposé à la vénération des fidèles dans une chapelle de la cathédrale. Quelle valeur accorder à ces traditions ? Dans le fond, elles échappent à l’histoire. L’historien, qui examine, avec un regard critique, des documents et des monuments, peut nous renseigner sur l’émergence du culte et l’émergence des traditions concernant nos saints évangélisateurs. Il faut le reconnaître : aucun document historique du premier siècle ne permet de certifier avec certitude l’authenticité de ces traditions. Mais cela ne signifie pas pour autant que ce n’est pas vrai, car il existe beaucoup d’événements qu’on ne peut prouver de manière historique et qui se sont bel et bien déroulés. Et puis une tradition ne naît pas par génération spontanée : elle naît de la mémoire des peuples. Il est donc tout à fait raisonnable d’y accorder une certaine croyance. Mais il faut bien distinguer : ce que nous rapporte l’Évangile, nous devons le croire de foi certaine, de foi divine ; ce que rapportent les traditions de Provence, nous pouvons le croire, mais d’une croyance humaine, pour autant que les arguments ou les indices sont probants et pour autant qu’ils ne contredisent pas l’histoire. Ce que nous savons, c’est que la tradition existe bel et bien, qu’elle est ancienne, qu’elle est présente, qu’elle féconde notre prière et notre dévotion. Quel est donc son sens ? La tradition nous indique d’abord que l’Évangile est entré en Gaule par Marseille et par la vallée du Rhône et en cela elle rejoint l’histoire. Elle indique aussi que la foi a été solidement implantée, et que cela ne s’est pas fait sans effort, sans souffrance (la décapitation de Lazare), sans combat ni sans enracinement dans la vie contemplative (Madeleine à la Sainte-Baume). La tradition nous invite surtout à puiser à la source évangélique. Disons que cette tradition au sujet de nos saints évangélisateurs, en particulier Marthe, Marie et Lazare, produit une certaine résonance pour ne pas dire une connivence entre nous et certaines pages de l’Évangile. Comment ne pas vibrer à la lecture des récits qui mettent en scène ces saints qui nous sont si proches ? Cette tradition nous fait donc un devoir de nous approprier de façon plus intime et plus pressante les récits évangéliques où ils interviennent. Voyons donc ce que l’Évangile nous dit de Lazare et tâchons d’en dégager quelques leçons pour nous aujourd’hui.


La fraternité

Le chapitre onzième de l’Évangile selon saint Jean s’ouvre ainsi : " Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, le village de Marie et de sa soeur Marthe. " Le verset 2 précise : " Marie était celle qui oignit le Seigneur de parfum et lui essuya les pieds avec ses cheveux. C’était son frère Lazare qui était malade. " D’emblée, c’est une fratrie qui nous est présentée. On ne peut parler de Lazare sans parler de Marie et de sa soeur Marthe. L’Évangile renchérit : " Jésus aimait Marthe et sa soeur et Lazare. " Ce qui apparaît donc en premier dans cette page d’Évangile, ce sont ces liens de fraternité. Dans le seul chapitre 11, nous trouvons dix fois le mot frère ou soeur : cinq fois le mot frère, cinq fois le mot soeur, et une fois le mot Père, lorsque Jésus, devant la tombe, s’exclame : " Père, je te rends grâce de m’avoir exaucé ! " On pourrait dire que ces sont les membres de cette famille de Béthanie qui inaugurent ce grand thème de la fraternité, si cher aux chrétiens des premiers temps. Dans les Actes des Apôtres, saint Pierre donne aux disciples ce titre de frères dès qu’il s’adresse à eux. Dans ses épîtres, Paul fera de même : il s’adressera aux frères. C’est le titre que les chrétiens se donnent les uns aux autres. Pourtant avant la Passion du Seigneur, on ne voit pas que les disciples se soient considérés vraiment comme des frères. Jésus leur avait bien dit : " Ne donnez à personne le titre de Rabbi car vous n’avez qu’un seul Maître et vous êtes tous frères " (Mt 23:8). A part les frères de sang, tels Jacques et Jean ou Simon et André, ou les frères cousins de Jésus, on ne voit pas que les disciples se soient donner ce titre de frères de façon courante avant la passion. Or, à Béthanie, c’est le maître mot. Les liens entre Marthe, Marie et Lazare sont très forts : ce sont des liens de fraternité, et cela, l’Évangile le souligne à l’envie. La fraternité, c’est un aspect de la vie de l’Église. Ni Marthe ni Marie-Madeleine ni Lazare ne font partie du groupe des Douze. Ils n’assument pas un rôle de gouvernement dans le groupe primitif des disciples de Jésus. L’Évangile ne leur assigne pas un ministère. Mais ils transmettent le témoignage d’une fratrie. Sans renier la dimension hiérarchique et sacramentelle de l’Église il est bon de se souvenir que la sollicitude des uns pour les autres, l’amour fraternel, est comme le ciment qui joint les pierres vivantes que nous sommes pour former un Temple saint dans le Seigneur. Il me semble que dans l’Église la vie religieuse a plus particulièrement pour mission de souligner cette dimension fraternelle. Les religieux comme tels ne font pas partie de la hiérarchie de l’Église. Mais en vivant en communauté, en se donnant mutuellement les noms de frères ou de soeurs, ils reproduisent en quelque sorte les vertus de la famille de Béthanie. Déjà le psalmiste chantait les joies de la vie fraternelle : " Qu’il est bon, qu’il est doux d’habiter en frères dans l’unité. C’est une huile parfumée sur la tête, qui descend sur la barbe, sur la barbe d’Aaron, sur le col de ses tuniques. " Saint Augustin affectionnait particulièrement ce psaume 132 en donne une jolie interprétation. L’huile excellente, explique-t-il, désigne l’Esprit-Saint qui se répand à partir du Christ, notre tête, sur le corps tout entier de l’Église symbolisé par la tunique du Grand Prêtre Aaron au jour de sa consécration. Or cette huile, avant d’imprégner la tunique, descend d’abord sur la barbe, qui désigne les anciens, les presbytres - c’est-à-dire les évêques et les prêtres - qui dispensent la grâce du Christ. Les communautés religieuses, d’après Augustin, sont ces noeuds qui sont au bord de la tunique, au col, et qui tiennent ensemble les fils, les empêchant en quelque sorte de s’effilocher. Les communautés religieuses font partie de la tunique du Christ, mais par le témoignage de la vie fraternelle elles aident le corps tout entier de l’Église à vivre la grâce de la fraternité. Ce que Augustin dit des communautés religieuses vaut aussi, me semble-t-il, pour les communautés paroissiales, les fraternités en tout genre dans l’Église et même pour les familles. Nous avons besoin d’être ensemble, de nous sentir frères et soeurs. Nous avons besoin de nous retrouver en Jésus dans l’unité de l’Esprit-Saint. La fraternité dans l’Église serait un mot tout à fait vide si elle n’était vécue de manière concrète, à petite échelle, là où nous sommes. La famille de Béthanie nous enseigne les vertus de la fraternité. Il y a d’abord l’hospitalité : savoir accueillir, recevoir chez soi l’ami, le frère. Il y a aussi l’affection réciproque, le soutien mutuel, la sollicitude les uns envers les autres. Voyez l’empressement des deux soeurs pour leur frère malade, puis leur solidarité dans le deuil. Et puis à Béthanie, il y a surtout l’esprit de foi, l’encouragement, au coeur même des épreuves, à persévérer dans la foi, avec cette phrase si belle de Marthe à sa soeur : " Le Maître est là et il t’appelle ! " Oui, frères et soeurs, " qu’il est bon, qu’il est doux pour des frères de demeurer ensemble dans l’unité. " Mais ce n’est pas toujours facile. Même à Béthanie. Que l’on se souvienne des critiques de Marthe, accaparée par les multiples soucis du service, à l’encontre de sa soeur assise aux pieds du Seigneur en train d’écouter sa Parole. La tradition a voulu y voir comme une parabole de la vie contemplative et de la vie active. La complémentarité des vocations n’est pas toujours comprise, pas toujours acceptée. Les Douze eux mêmes se chamailleront pour savoir qui a la première place. Les deux soeurs et leur frère Lazare ont dû apprendre à s’estimer d’un véritable amour fraternel. L’épreuve, le creuset de la souffrance, les ont peut-être rapprochés.


La maladie et la mort

Le deuxième aspect du témoignage de Lazare et de ses soeurs, c’est la manière d’affronter la maladie et la mort. " Il y avait un homme malade, Lazare, de Béthanie, " un homme gravement malade, qui souffrait, qui se trouvait face à l’inéluctable échéance de sa mort prochaine. Les deux soeurs font avertir Jésus : " Celui que tu aimes est malade. " Pourtant Jésus reste loin. Il reste au loin pour une raison humaine bien simple : les juifs veulent le tuer. Sa vie est en danger : il le sait, les apôtres aussi le savent. S’il revient dans les environs de Jérusalem, les juifs vont mettre la main sur lui. La maladie de Lazare, l’affection qu’il lui porte, place Jésus en face du mystère de sa propre mort et de sa souffrance. Lui aussi, Jésus, devra affronter la mort. Peut-être est-il tiraillé entre le désir de venir en aide à son ami Lazare et la crainte d’affronter la souffrance et la croix. " Père s’il est possible que ce calice passe loin de moi " (Mt 26:39). Il sait aussi qu’il met la vie des apôtres en danger en s’approchant de Jérusalem. D’ailleurs quand il décide enfin d’aller auprès de Lazare, Thomas s’écrie, valeureux : " allons, nous aussi, pour mourir avec lui ! " En plus de ces raisons humaines bien compréhensibles qui retiennent Jésus loin de son ami Lazare, l’évangéliste nous dévoile une raison plus profonde, théologique, celle que nous n’aurions pas pu deviner : c’est afin que la gloire de Dieu se manifeste. " Cette maladie, dit Jésus, ne mène pas à la mort, elle est pour la gloire de Dieu afin que le Fils de Dieu soit glorifié par elle. " Et un peu plus loin il ajoute : " Lazare est mort, et je me réjouis pour vous de n’avoir pas été là-bas afin que vous croyiez. Mais allons auprès de lui. " Comment comprendre que la maladie et la mort de Lazare manifestent la gloire du Messie Fils de Dieu ? En réalité, les destinées des deux amis sont mêlées. La mort du premier entraînera la mort du second et la victoire du second sur la mort s’amorce déjà par la résurrection de Lazare. On encourage souvent les malades à offrir leurs souffrances en union avec Jésus. Soit, mais souvent on leur dit que c’est une manière de rejoindre Jésus. Cela n’est pas tout à fait juste. Il faudrait dire plutôt : Jésus vous rejoint. De même qu’il va vers son ami Lazare, Jésus vient vers nous lorsque nous souffrons. Et de même qu’il n’a pas épargné à son ami l’épreuve de la mort, de même, il ne nous préserve pas de toute souffrance, mais il vient à nous. Et cela l’Évangile de Lazare nous l’enseigne : " Allons auprès de lui. " Mais il y a l’attente. Jésus vient à nous, nous le savons, mais on aimerait le voir agir plus vite. Notre confiance est mise à mal ! Et puis, il y a la douleur, il y a l’angoisse de la mort. Lui Jésus, savait bien qu’il allait ressusciter son ami. " Notre ami Lazare repose, dira-t-il à ses disciples, mais je vais aller le réveiller ! " Et les disciples de répondre : " S’il repose Seigneur, il sera guéri ! " Cependant Jésus parlait du sommeil de la mort. Jésus savait, mais Lazare lui ne savait pas qu’il allait revivre. Les deux soeurs non plus. Et lorsque Jésus arrive à proximité du village, tour à tour elles lui font ce reproche : " Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort. " " Si tu avais été là ! " Combien de fois n’avons-nous pas entendu ce cri de détresse dans la bouche des croyants en butte à la maladie, à une souffrance morale très grande, en butte au deuil ou au suicide d’un proche. " Si tu avais été là Seigneur ! " Sous entendu : tu n’étais pas là quand il le fallait ! Pourquoi as-tu permis que cela se produise ! Pourquoi n’as-tu rien fait quand nous avons crié vers toi. " Seigneur, si tu avais été là, mon frère ne serait pas mort ! " Et pourtant les deux soeurs avaient prié : " Seigneur, celui que tu aimes est malade ! " Ce mystère de l’absence de Dieu au moment de l’épreuve, même les disciples, même les proches de Jésus l’ont expérimenté. La douleur est le sort commun. La foi est un don de Dieu. Marthe exprime sa douleur et son incompréhension, qui revêt la forme d’un reproche à Jésus, et en cela elle est proche de nous : " Seigneur, si tu vais été là mon frère ne serait pas mort. " Mais elle ajoute : " Maintenant encore, je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, Dieu te l’accordera ! " Quel acte de foi admirable ! En cela, Marthe nous enseigne. Elle croit en la résurrection des morts. " Oui, dit Marthe, je sais que mon frère ressuscitera à la résurrection, au dernier jour. " C’est la foi de certains juifs de l’époque, ceux qui sont proches du courant pharisien ou du courant essénien. Ils croient aux prophéties de Daniel : au dernier jour, Dieu ressuscitera les morts. Mais Jésus va plus loin : " Je suis la résurrection et la vie. Qui croit en moi même s’il meurt vivra. Et quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Le crois-tu ? " Elle répondit : " Oui, Seigneur, je crois que tu es le Messie, le Fils de Dieu, celui qui vient dans le monde. " Il y a là, dans ce dialogue, comme ressaisie, toute l’espérance chrétienne sur les fins dernières. Jésus est la résurrection. Il le montrera par sa résurrection d’entre les morts au matin de Pâques. Il le laisse pressentir déjà en ranimant d’entre les morts son ami Lazare au tombeau depuis quatre jours. Entre la résurrection de Lazare et celle de Jésus il y a une énorme différence : lorsque Jésus ressuscitera d’entre les morts, il sera glorifié, il ne mourra plus. Sur lui la mort n’aura plus d’empire. Lazare, lui, meurt et revient à la vie. " Qui croit en moi, même s’il meurt, vivra. " Oui, nous mourrons tous. Et après ? Il y a quelques décennies, la grande tentation était celle de l’athéisme, c’est-à-dire d’une vision uniquement matérialiste de la vie humaine. La grande tentation c’était de penser : après la mort, il n’y a rien. C’est le néant. La poussière retourne à la poussière, et l’âme n’est rien. Mais de nos jours, il me semble que la grande tentation, c’est de se rassurer à bas prix en disant : quand je mourrai, je continuerai ma vie, je me réincarnerai. Réapparaissent aujourd’hui les erreurs des anciens philosophes qui croyaient en la métempsycose, à la transmigration des âmes, autrement dit à la réincarnation. D’autres pensent : après la mort, j’aurai une vie spirituelle libérée des contraintes d’ici-bas ! L’âme enfin libérée du corps pourra voguer vers les régions supérieures. Ce n’est pas vrai. L’âme sans le corps n’est que l’ombre d’elle même. Elle n’a pas, par elle-même, les moyens de connaître ni d’être heureuse. Non, ceux qui meurent dans l’insouciance se préparent une éternité fadasse. C’est Jésus qui est notre résurrection : il est la Vie de notre âme. Le bonheur de l’au-delà ne peut-être que surnaturel : un don de Dieu. Un don. Donc quelque chose que nous ne pouvons obtenir par nous mêmes. C’est pourquoi Jésus dit : quiconque vit et croit en moi ne mourra jamais. Il aura beau mourir de la vie du corps, il ne mourra pas de la seconde mort dont parle l’Apocalypse (Ap. 21:8). Car il y a une seconde mort : une mort spirituelle de l’âme lorsqu’elle reste livrée à elle même, sans recevoir de Dieu la plénitude de vie et de bonheur. La vie éternelle que nous promet Jésus est une vie divine injectée dans notre âme. Lazare ne ressuscite pas par lui-même. C’est la Parole de Jésus qui le réveille et lui rend la vie : " Veni foras ! (Lazare, viens dehors !) " Le mort sortit, les pieds et les mains liés de bandelettes, le visage enveloppé d’un suaire. " Déliez-le, dit Jésus, et laissez-le aller. " Lazare, mon cher Lazare, tu es silencieux. Tu n’as pas raconté ce que tu as ressenti pendant ces quatre jours pendant lesquels ton cadavre gisait dans ce tombeau creusé dans le roc. Tu n’a rien dit. Mais tu n’avais pas besoin de raconter : il nous suffit de constater que tu es vivant. Tu es le témoin que Jésus a choisi de relever d’entre les morts pour signifier qu’il est la vie des morts, comme il a choisi ta soeur, Madeleine, pour signifier qu’il est la vie des âmes, qu’il est le pardon, qu’il est le rachat et la réhabilitation des âmes perdues, qu’il est la sainteté des âmes pécheresses sanctifiées par ta grâce. Oui, nous aussi nous jouirons de la vie éternelle qu’offre le Seigneur à ses élus, à condition d’expérimenter ici-bas la résurrection spirituelle, la résurrection de l’âme lorsqu’elle est recréée dans la grâce, à l’image de Marie-Madeleine, déliée de ses sept démons, le visage rayonnant de son pardon.


L’amitié

" Celui que tu aimes est malade. " Lazare est le disciple bien-aimé, un disciple bien-aimé de Jésus. L’Évangile insiste : " Jésus aimait Marthe et sa soeur et Lazare. " Et plus loin dans le texte : " Notre ami Lazare repose et je vais aller le réveiller. " Lorsque Jésus voit pleurer Marie, et pleurer aussi les juifs qui l’accompagnaient, s’approchant de la tombe, il pleura. On pourrait même traduire : il fondit en larmes. Les juifs dirent alors : " Voyez comme il l’aimait ! " Mais quelques-uns dirent : " Ne pouvait-il pas, lui qui a ouvert les yeux de l’aveugle, faire que celui-ci ne mourût pas ? " Oui, Jésus aimait Lazare, comme il aimait Marthe et Marie. Oui, il l’aimait, mais quelle drôle d’amitié que de laisser son ami mourir alors qu’il avait le pouvoir de le guérir ! L’amitié avec Jésus est quelque chose de grand et de beau. Nous devons d’abord admirer la proximité de celui qui se fait notre ami. Jésus s’est fait proche. Il a bien voulu avoir des amis, des amis à qui parler, des amis chez qui s’arrêter, se reposer, prendre un bon repas. Et la table était bien garnie à Béthanie, dans la maison de Marthe. Jésus aimait s’y arrêter. L’amitié est une forme très belle et très haute de l’amour. L’amour passion peut flamber très vite et retomber tout aussi vite. L’amour passion peut faire souffrir. L’amour d’amitié a quelque chose de plus paisible, de large, de réconfortant. _ L’amour d’amitié élargit le coeur. L’amour d’amitié a trois caractéristiques : la première, c’est que c’est une affection réciproque. Pour qu’il y ait amitié, il faut qu’il y ait réciprocité, affection mutuelle, donc une certaine connivence. On peut aimer quelqu’un qui ne nous aime pas. On peut se dévouer à soigner un malade, ou venir en aide à un pauvre ou rendre service gratuitement à un voisin avec qui il n’y a aucun atome crochu. C’est de l’amour, de l’amour généreux, beau, mais ce n’est pas une amitié. L’ami sait qu’il est aimé de celui qu’il aime ; et cette affection réciproque qui unit les âmes est toujours très comblante. Et à force d’échanges mutuels et de partage, l’amitié conduit à l’égalité, car un ami c’est un peu un autre soi-même. La deuxième caractéristique de l’amitié, c’est qu’elle est faite de bienveillance : littéralement cela signifie vouloir le bien de l’autre. Tel dit aimer quelqu’un mais uniquement pour le profit ou les avantages qu’il peut en tirer. C’est un profiteur, non un ami. L’ami a le souci du bien de l’autre. Enfin, troisième aspect de l’amitié, c’est qu’elle est fondée sur la communion à un bien, à certaines valeurs qui unissent les amis. Et c’est là qu’on peut juger de l’honnêteté de l’amitié, de sa profondeur aussi. Il y a des amitiés un peu superficielles, fondées sur l’amour d’une bonne bouteille ou sur la passion du jeu. Il y a des amitiés malhonnêtes fondées sur l’attrait pour les mauvais coups, par exemple l’amitié entre mafieux. Il y a bien sûr les amitiés belles et profondes, fondées sur les valeurs humaines les plus hautes. Dieu s’est lié d’amitié avec les hommes. Celui qui s’est fait l’ami de Lazare, de Marthe de Marie, celui qui se fait notre ami, c’est Dieu en personne. " Je ne vous appelle plus serviteurs, mais amis, avait dit Jésus à ses apôtres, car tout ce que j’ai appris de mon Père je vous l’ai fait connaître. " Oui, Jésus nous appelle ses amis : non seulement il nous aime : cela, nous le savions déjà, mais en plus il nous invite à l’aimer en retour. Jésus nous appelle ses amis : non seulement il a souci de nous, de notre bien, mais il attend aussi que nous ayons souci de lui, de son bien et de sa gloire et de son honneur. Jésus nous appelle ses amis, et il veut fonder cette amitié avec nous sur la réalité la plus haute qui se puisse trouver : la révélation de l’amour du Père. Notre amitié avec Jésus se fonde sur la manifestation de l’amour du Père. Jésus vivait dans l’émerveillement continuel de la connaissance de l’amour du Père, et son existence entière se comprend dans cette lumière. Jésus reçoit tout de l’amour du Père, et sa mission est de faire comprendre que l’humanité est aimée de cet amour dont le Père aime son Fils unique ; la mission de Jésus est d’aimer le Père et de le faire aimer. C’est pour cela que l’amitié avec Jésus est exigeante. Notre ami Lazare repose. Jésus parlait non du repos du sommeil, mais du repos de la mort. L’amitié que Lazare portait à Jésus lui a fait faire son chemin de croix avant l’heure. De quelque manière, il est un précurseur. Dans l’évangile de Jean, il y a trois personnages qui reçoivent le titre d’amis de Jésus, et ces trois personnages sont également témoins. Le premier est Jean-Baptiste, le précurseur. Il apparaît dans le récit de l’Évangile dès le chapitre premier et on le mentionne encore au chapitre dixième. Après on ne parle plus de lui. Il est venu, pour rendre témoignage au Christ Lumière. Il se désigne lui-même comme l’ami de l’époux. Il témoignera jusqu’au martyre. Le dernier ami et témoin de Jésus, c’est le disciple bien-aimé. Dans la trame du récit, il n’apparaît que dans la troisième partie de l’Évangile, à partir du chapitre treizième. Entre les deux, il y a Lazare, personnage qui ne figure que dans les chapitre onzième et douzième de S. Jean. Lui aussi est l’ami de Jésus, lui aussi est témoin de Jésus. À cause de lui, dit s. Jean, beaucoup de juifs s’en vont et croient en Jésus, c’est pourquoi les chefs des juifs décident de tuer non seulement Jésus, mais aussi ce Lazare qu’il avait relevé d’entre les morts (Jn 12:10-11). En quelque sorte, d’après la pensée de l’évangéliste S. Jean, il faut d’abord être ami de Jésus pour pouvoir devenir son témoin. Et devenir l’ami de Jésus, c’est entrer dans l’intimité de sa pensée, de sa volonté de salut pour l’humanité, c’est partager son sort. En raison de l’amitié qui le lie à Jésus, Lazare annonce dans sa mort et dans son retour à la vie le mystère pascal de Jésus. Sans doute n’avait-il pas conscience de la portée immense de ce qu’il a vécu sur le moment comme une épreuve. Après sa propre résurrection et surtout après la victoire de Jésus sur la mort, Lazare a pu mesurer la grâce insigne qui lui avait été faite de communier ainsi à la destinée de son sauveur. Mais sur le moment, dans l’épreuve, dans la maladie, dans l’apparent abandon de son ami - abandon si souvent expérimenté par les plus grands mystiques - dans l’épreuve même de la mort, il ne comprenait pas. Mais l’amitié avec Jésus avait forgé son âme si bien que ce qu’il vivait dépassait son simple destin personnel. Nous aussi, qui sommes invités à devenir les amis de Jésus, faisons-lui confiance. Grâce à l’amitié qui nous lie à Jésus, notre vie prend une dimension que lui seul connaît. Notre vie comme notre mort sont dans la main de Dieu, pour sa plus grande gloire. Voilà ce que nous enseigne saint Lazare !

Texte extrait du site www.saintebaume.dominicains.com

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Litanies de Saint Lazare

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Saint Lazare, priez pour nous.

Saint Lazare, gloire éclatante d' une noble famille

Saint Lazare, illustre frère de Marthe et de Marie

Saint Lazare, ami de Jésus

Saint Lazare, hôte de Jésus-Christ

Saint Lazare, prodige de la toute puissance de Jésus-Christ

Saint Lazare, héraut des merveilles divines

Saint Lazare, soutien des soldats du Christ

Saint Lazare, terreur des démons

Saint Lazare, salut des lépreux,

Saint Lazare, consolateur des affligés

Saint Lazare, santé des infirmes

Saint Lazare, soutien des agonisants

Saint Lazare, la gloire de Jérusalem,

Saint Lazare, la joie de Marseille,

Saint Lazare, premier évêque de Marseille,

Saint Lazare, martyrisé Place de Lenche,

Saint Lazare, l'honneur du diocèse d'Autun,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Priez pour nous bienheureux saint Lazare

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ

Prions

O Dieu qui avez honoré du Pontificat et du martyre le Bienheureux Lazare, disciple de Jésus-Christ, ressuscité après être mort depuis quatre jours, accordez-nous par ses mérites de sortir de la mort du péché et de jouir de la vie éternelle. Par le même Jésus Christ Notre Seigneur, Ainsi soit-il

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Téléchargez le texte des Litanies de Saint Lazare (pdf) en cliquant ici

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7 juin 2009

Chapelet des saintes plaies

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Chapelet des saintes plaies

Ce Chapelet se récite sur un chapelet spécial

Origine: Pères Passionistes, approuvé par Pie VII en 1822

Voici comment le réciter

Sur les cinq série de cinq grains, en méditation des cinq plaies de Jésus Crucifié (pieds, mains, côté)

Réciter cinq Gloire au Père

Sur les trois grains séparés, réciter un Notre Père, un Je vous Salue Marie et un Gloire au Père

NB : On peut commencer et terminer le chapelet en faisant 5 fois le signe de croix, en souvenir des cinq plaies.

On peut aussi, sur chaque plaies symbolisée par une médaille réciter l’invocation du chapelet des saintes Plaies : « Père éternel, je vous offre les Plaies de Notre Seigneur Jésus-Christ. Pour guérir celles de nos âmes. »

24 mai 2009

Prière à Sainte Bernadette

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Prière à Sainte Bernadette

Bernadette, tu as longtemps cherché où le Seigneur t'appelait. Tu as prié, tu as écouté, tu as fait confiance, tu étais sûre que le Seigneur t'éclairerait, tu t'es remise totalement entre les mains de Dieu.

A l'image de Marie qui t'avais prise pour confidente, Bernadette, inspire-moi ta confiance, ton ouverture et ta patience.

Seigneur, éclaire-moi sur ma route et donne-moi la force de dire « oui » quand j'entends tes appels.

Bernadette, tu désirais très fort l'Eucharistie, tu as tout fait pour communier, enfin, au Corps du Christ. Tu aimais adorer le Saint Sacrement, pou unir ta vie à l'offrande de Jésus, le Sauveur.

A l'image de Marie, la Femme Eucharistique, inspire-moi ta faim de l'Eucharistie, elle est nourriture, présence et offrande d'amour.

Seigneur, tu nous as donné Ton Fils, le Pain Vivant et Eternel, que Son Eucharistie transforme ma vie en une perpétuelle action de grâce.

Bernadette, tu as toujours aimé servir les autres. Le 11 février, la Vierge t'es apparue quand tu était partie chercher du bois. Chez les Soeurs, tu as appris à soigner les malades et les pensionnaires de l'Hospice. Plus tard, à Nevers, tu étais excellente infirmière, animée d'une Charité attentive et intelligente.

A l'image de Marie, qui a vu les besoins d'une famille à Cana, Bernadette, inspire-moi ta générosité et ta Foi pour servir le Christ en ses membres souffrants.

Seigneur, Tu nous as donné des frères et des soeurs à aimer. Que mes yeux, mes bras et mon cœur soient ouverts à tous ceux que tu mets sur ma route.

Bernadette, ta Foi a grandi dans l'Église, l'Église, ce fut ta famille, ta paroisse, ta communauté religieuse. Courageusement, tu es allée dire aux Prêtres d'organiser la procession et de bâtir une chapelle. Une fois ta mission accomplie, tu es entrée dans le silence et dans l'humilité.

A l'image de Marie, présente au jour de la Pentecôte, et silencieuse jusqu'à son entrée dans le Ciel, Bernadette, inspire-moi ton amour de l'Église: que j'aie confiance en elle et que j'y apporte ma pierre.

Seigneur, Tu donnes à chacun une place dans Ton Église. Fais-moi répondre à ma vocation avec la même simplicité et la même générosité que Marie et Bernadette. Amen.

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Téléchargez le texte de la Prière à Ste Bernadette (pdf) en cliquant ici

3 mai 2009

Hymne Acathiste à Saint Jean le Thaumaturge

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Saint Jean Maximovitch de Shangaï et San Francisco

1896-1966


Saint Jean naquit le 4 juin 1896 en la propriété de campagne de ses parents, Boris Ivanovitch Maximovitch et Glaphire Mikhailovna, en la petite ville d'Adamovka, la province de Kharkov en Ukraine. Au baptême, l'enfant fut mis sous la protection du saint archange Michel, dont il reçut le prénom. Ses parents étaient d'ascendance serbe. L'un de ses ancêtres fut saint Jean, métropolite de Tobolsk, ascète, missionnaire et auteur de diverses oeuvres spirituelles, qui vécut en la première moitié du dix-huitième siècle et fut canonisé en 1916. Après ses études primaires, Michel Maximovitch s'inscrivit à l'Académie militaire de Poltava. Ses relations avec ses condisciples étaient bonnes, mais il ressentait que sa voie était ailleurs. Il eut des contacts très instructifs avec le recteur du séminaire de cette ville, l'archimandrite Varlaam, et avec l'aumônier de l'Académie, l'archiprêtre Serge Chetverikov, qui écrit des ouvrages sur saint Païssi Vélitchkovsky, et sur les startsi d'Optino. Le jour même où Michel Maximovitch termina ses études à l'académie militaire, l'archevêque Antoine Khrapovitsky fut intronisé évêque de Kharkov. Plus tard, il deviendra métropolite de Kiev et de Galitch. Il entendit parler du jeune Michel Maximovitch, et désira le rencontrer. Ce fut à Khrarkov que l'archevêque Antoine devint le père spirituel de Michel, une relation qui continuera pendant toute la vie de l'archevêque. Michel fit des études de droit à Kharkov, études qu'il termina en 1918. La Révolution russe de 1917 contraignit la famille Maximovitch à fuir la Russie et à se réfugier en Yougoslavie. Michel commença ses études théologiques à l'université saint Sava. Il termina en 1925 et fut tonsuré lecteur par le métropolite Antoine à Belgrade. L'année suivante, Michel devint moine au monastère de Milkovo, où il reçut le nom de Jean, en l'honneur de son parent éloigné, saint Jean de Tobolsk, récemment canonisé. Peu après, le moine Jean devint hiérodiacre puis hiéromoine. Il fut ensuite aumônier de la Haute École d'État serbe, et en 1929 il devint professeur au séminaire serbe Saint Jean le Théologien, situé en la ville de Bitol. Le père Jean avait d'excellentes relations avec ses étudiants, et ce fut à Bitol que l'on commença à remarquer la ferveur de son mode de vie. Il priait continuellement, célébrait quotidiennement la Divine Liturgie, ou du moins y assistait et communiait aux Saints Mystères, il jeûnait strictement et généralement ne prenait qu'un seul repas, tard dans la soirée. Avec un grand amour paternel, le père Jean inspira aux étudiants du séminaire la recherche ardente d'idéaux spirituels. Ils finirent par découvrir ses exploits ascétiques, s'apercevant par exemple qu'il ne s'allongeait jamais pour le sommeil. Lorsqu'il  s'assoupissait, il ne le faisait que sous le poids de l'épuisement, souvent en position de prosternation devant le coin des icônes.


L'évêque Nicolas Velimirovitch appréciait et aimait le jeune hiéromoine Jean. Un jour, lorsqu'il dut s'absenter du séminaire, il recommanda le père Jean au petit groupe de séminaristes, en disant : « Mes enfants, écoutez le père Jean. C'est un ange de Dieu, sous la forme d'un être humain ». Les séminaristes eux-mêmes étaient convaincus du fait que le père Jean menait une vie angélique. Sa patience et son humilité pouvait se comparer à celle des grands ascètes et des ermites du désert. Il revivait les événements des Évangiles, comme s'ils se passaient devant ses yeux. Il connaissait précisément le caractère et les habitudes de chaque étudiant, et pouvait aisément évaluer le niveau de connaissances de chacun. Malgré un léger bégaiement, les réponses qu'il donnait à ses étudiants étaient toujours concises, claires et complètes. Pendant la première semaine du Grand Carême, le père Jean ne mangeait rien de plus qu'une prosphore par jour, et poursuivait ce jeûne pendant la Semaine Sainte. Le Samedi Saint, son corps était totalement épuisé. Mais le jour de la sainte Résurrection du Seigneur, il revivait et retrouvait toutes ses forces. Aux matines pascales, il s'exclamait triomphalement : « Christ est ressuscité ! » Sa figure resplendissait et la joie pascale qui émanait de lui était ressentie par chacun de ceux qui étaient présents dans l'église.


En 1934, le Synode des évêques de l'Église russe hors-frontières décida díélever le hiéromoine Jean au rang d'évêque, en tant qu'évêque-vicaire à Shanghai pour le diocèse de Chine. Pour le père Jean, c'était un événement absolument imprévu. Cela apparaît bien dans le témoignage d'une personne qui le connaissait en Yougoslavie. Elle le rencontra un jour en tramway, à Belgrade, et lui demanda ce qui l'avait amené à venir en cette ville ? Il lui répondit qu'il était venu à Belgrade, parce qu'il avait reçu par erreur une lettre qui était destinée à un autre hiéromoine Jean, lettre qui annonçait à cet hiéromoine Jean qu'il allait être consacré évêque. Le jour suivant, elle le rencontra à nouveau, et lui demanda des nouvelles, concernant cette lettre. Il lui répondit que l'erreur était pire que ce à quoi il s'attendait, car il s'avéra que c'était lui qu'on avait décidé de consacrer évêque ! Lorsqu'il présenta ses objections, disant qu'il pouvait difficilement assumer le rôle d'évêque, avec son bégaiement, on lui répondit que le prophète Moïse avait éprouvé les mêmes difficultés... La consécration fut célébrée le 28 mai 1934 par le métropolite Antoine, qui parlait de l'évêque Jean en ces termes : « Nous, nous nous mettons en prière ; lui, il ne se met jamais en prière parce qu'il est prière ! » En envoyant Mgr Jean à Shanghai, Mgr Antoine écrivait à son sujet au métropolite de cette ville : « Je vous envoie un évêque dont l'âme est celle d'un enfant ; il est petit, tout petit [il était de petite taille] comme un bébé, mais sa prière perce les cieux ».


Le jeune évêque arriva à Shanghai le 21 novembre 1935, la fête de l'Entrée au Temple de la Très-Sainte Mère de Dieu. Monseigneur Jean assuma immédiatement ses responsabilités et devint rapidement une personne en vue à Shanghai. Il devait résoudre des conflits juridictionnels, et achever la construction d'une grande cathédrale. L'évêque Jean réussit à réconcilier les gens, et tissa un réseau de contacts avec les Serbes, les Grecs et les Ukrainiens de son diocèse. Il parvint à mener à terme la construction de la cathédrale, ainsi que d'un bâtiment de trois étages et d'un clocher. Il apporta une attention toute particulière à l'éducation spirituelle des enfants. Il fut l'inspirateur pour la construction d'églises, d'un hôpital, d'un asile pour les malades mentaux, d'un orphelinat et d'un local communautaire - en un mot, pour toutes les oeuvres sociales de la communauté russe à Shanghai. Il restait pourtant étranger au monde, tout en participant au fleuve des affaires profanes. A partir du premier jour de son arrivée à Shanghai, il continua à célébrer la Divine Liturgie quotidiennement, comme il le faisait auparavant. Où qu'il soit, il était toujours présent à l'office divin. Après la Liturgie, l'évêque restait dans le sanctuaire pendant deux ou trois heures. Un jour, il disait à ce propos : « Combien il est difficile de s'extraire de la prière, et de revenir pour s'occuper des affaires du monde ». La nuit, il restait éveillé, et ne s'accordait que très peu de sommeil. Même s'il ne faisait pas de visites officielles, il surgissait de façon imprévue chez ceux qui étaient en difficulté, parfois à des heures indues, et quel que soit le temps qu'il faisait au-dehors. La nuit, il se contentait d'un « repos éveillé », dans son fauteuil. Aussi conseillait-il, à quiconque désirait lui téléphoner, de l'appeler non de jour, où il était accaparé, mais vers minuit ou vers une heure du matin. Chaque jour, il visitait les malades, en leur apportant les Saints Dons. On le voyait souvent, et parfois fort tard et par très mauvais temps, marchant dans les rues de Shanghai avec son bâton épiscopal à la main, le « rasson » flottant au vent. Il était chaussé de sandales légères, qu'il cédait souvent à un pauvre ; il célébrait toujours pieds nus... C'était une originalité extrêmement remarquée, dans les milieux plutôt formalistes de l'Orthodoxie !


Lorsqu'on se dédie au salut des âmes, disait-il, il faut se rappeler que les gens ont des besoins concrets qui ne se laissent pas ignorer : « On ne peut pas prêcher l'Évangile sans manifester de l'amour envers les besoins de chacun ». L'une des manifestations de l'amour concret de l'évêque Jean pour ceux qui sont en difficulté, fut la fondation de l'Orphelinat Saint Tikhon de Zadonsk. L'évêque Jean rassembla une équipe de femmes et, commençant par huit enfants, finit par organiser un orphelinat qui donna refuge à des centaines de pensionnaires, en quinze ans d'existence à Shanghai. « Vladyka » rassembla lui-même des enfants malades et affamés, dans les rues et dans les sombres ruelles de Shanghai. Les paroissiens du diocèse de Shanghai éprouvaient beaucoup d'amour et de respect pour leur pasteur ; cela apparaît dans ces extraits de lettres, qu'ils écrivaient au métropolite Mélèce en 1943 : « Nous les gens du monde, les laïcs, ne pouvons atteindre la profondeur de sa connaissance de la théologie, de son érudition, de ses homélies, profondément imprégnées de Foi apostolique, prononcées presque chaque jour et fréquemment imprimées. Nous le peuple de Shanghai, nous parlons de ce que nous voyons et ressentons, depuis l'arrivée de notre évêque en notre cité multi-ethnique, de ce que nous voyons de nos yeux de pécheurs et de ce que nous ressentons, de notre cœur de chrétiens. « Dès le jour où il est arrivé, le pénible phénomène de la division des Eglises a cessé ; l'Orphelinat Saint Tikhon de Zadonsk, qui nourrit, habille et éduque habituellement deux cents enfants, fut construit à partir de rien ; progressivement, les conditions d'existence des maisons de charité, sous le patronyme de saint Philarète le Miséricordieux, se sont améliorées ; les malades dans tous les hôpitaux de Shanghai reçoivent la visite de prêtres, peuvent recevoir régulièrement les Saints Mystères et si un décès survient, même les sans-abri peuvent être inhumés avec des funérailles convenables ; notre évêque visite personnellement les malades mentaux, alors qu'ils vivent en un hôpital situé loin de la ville ; les prisonniers qui sont dans les prisons de la « Colonie » et de la Concession française ont la possibilité de prier au lieu même de leur détention, pendant la célébration de la Divine Liturgie, et de recevoir la sainte Communion chaque mois. Notre évêque porte une attention soutenue à l'éducation et l'instruction des jeunes, dans un esprit orthodoxe et national. Dans de nombreuses écoles non-russes, nos enfants peuvent apprendre la Loi divine. Pendant tous les moments difficiles de la vie de notre communauté, nous avons vu notre évêque montrer le chemin, nous défendre et soutenir nos séculaires principes moraux russes. Toutes les organisations sectaires et les confessions hétérodoxes comprennent maintenant que combattre un tel pilier de l'Orthodoxie est chose très difficile. Notre évêque visite inlassablement les églises, les hôpitaux, les écoles, les prisons, les organisations civiles et militaires, apportant toujours avec lui le réconfort et la Foi. Du jour de son arrivée, pas une personne infirme n'a été privée de la prière et la visite personnelle de notre évêque. Par les prières de notre Luminaire, beaucoup ont reçu du réconfort et retrouvé la santé. Comme un flambeau, il éclaire nos péchés, comme un carillon retentissant il réveille notre conscience, et appelle nos âmes pour la lutte spirituelle. Comme un bon Pasteur, il nous appelle à prendre nos distances par rapport au monde, ne fût-ce que pendant un instant ; il nous appelle à élever nos yeux vers le ciel, d'où provient notre aide. Il est pour nous un exemple, suivant les mots de l'Apôtre Paul, par la parole, la conduite, la charité, la foi, la pureté (1 Tm 4,12) ».


Les fidèles ne se trompaient pas en émettant un tel témoignage en faveur de leur pasteur. Les gens trouvaient vraiment en lui une capacité à donner sa vie pour son troupeau. Pendant l'occupation japonaise, deux présidents du Comité de l'Emigration russe furent tués successivement, et la peur s'empara de la colonie russe. L'évêque Jean se chargea temporairement de la direction de la colonie russe, en dépit du danger auquel cela l'exposait incontestablement. Après un long délai causé par la guerre, un décret arriva du Synode de l'Église russe hors-frontières , élevant l'évêque Jean au rang d'archevêque relevant directement du Synode. Les dons de thaumaturge et de clairvoyance de l'archevêque Jean étaient bien connus à Shanghai. Il arriva que Mgr. Jean fut appelé en toute urgence afin de porter la sainte Communion à un homme qui se mourait en un hôpital. Ayant pris les Saints Dons, Mgr. Jean se dirigea vers l'hôpital, accompagné d'un prêtre. Lorsqu'ils arrivèrent, ils virent un jeune homme, âgé d'environ vingt ans, qui était en train de jouer de l'harmonica. Il s'était d'ores et déjà trouvé mieux, et devait quitter l'hôpital promptement. L'archevêque Jean l'appela et lui dit : « Je veux te donner la Sainte Communion tout de suite ». Le jeune homme s'approcha immédiatement, se confessa et reçut la Sainte Communion. Le prêtre, fort étonné, demanda à l'archevêque Jean pourquoi il n'était pas allé auprès du mourant, mais s'était adressé à un jeune homme visiblement en parfaite santé. Il répondit simplement : « Il mourra cette nuit, tandis que l'autre, bien qu'il soit sérieusement malade, vivra de nombreuses années ». Et c'est précisément ce qui arriva. Par l'action de l'archevêque Jean, le Seigneur manifesta des miracles semblables en Europe et en Amérique.


À la fin des années quarante, les communistes s'emparèrent du pouvoir en Chine, et les Russes furent forcés de fuir à nouveau, la plupart vers les Philippines. En 1949, environ cinq mille réfugiés venant de Chine furent regroupés en un camp, sous la responsabilité de l'Organisation internationale des réfugiés, sur l'île de Tubabao. Il vivaient sous des tentes, et dans des conditions très difficiles. On y retrouvait tous les enfants de l'orphelinat, ainsi que des vieillards et des infirmes. Ils vivaient sous la menace continuelle de violents ouragans, car l'île est située dans le passage saisonnier de typhons qui traversent cette partie de l'Océan pacifique. Pendant les vingt-sept mois d'existence du camp de réfugiés, l'île ne fut menacée qu'une seule fois par un typhon qui modifia sa course et passa au large de l'île. Chaque nuit, l'archevêque Jean faisait le tour de l'ensemble du camp et bénissait d'un signe de croix les quatre points cardinaux. Plus tard, lorsque les gens se dispersèrent dans différents pays et que le camp avait été presque complètement évacué, un puissant typhon se déchaîna sur le camp et le rasa au sol.


Plus d'une fois, Mgr Jean dût comparaître devant les représentants de l'autorité civile, afin de plaider pour les besoins des réfugiés russes. On recommanda à l'archevêque Jean de rédiger personnellement une pétition destinée à Washington, afin que les réfugiés du camp puissent être accueillis en Amérique. Il prit l'avion pour Washington. Une fois arrivé à la Maison Blanche, le préposé refusa de le laisser passer. Mgr Jean s'assit tout simplement sur les marches de l'escalier et y resta, priant silencieusement. Les fonctionnaires gouvernementaux voyaient, chaque fois qu'ils passaient, cet évêque priant sur les marches de l'escalier. Finalement, les autorités acceptèrent d'examiner sa requête. C'est ainsi que, triomphant hardiment de tous les obstacles humains, il obtint que les lois de l'immigration soient changées, et que l'exode de son troupeau, y compris les orphelins chinois, puisse être accompli.


En 1951, l'archevêque Jean fut chargé de la direction du diocèse d'Europe occidentale de l'Église russe hors-frontières. Au début, il administra le diocèse à partir de Paris, puis ensuite à partir de Bruxelles. Il voyageait continuellement à travers l'Europe, célébrant la Divine Liturgie en slavon, en français, en allemand, en grec, en chinois et en anglais. On écrivait ceci à son propos à Paris : « Il vit en-dehors de notre niveau d'existence. Ce n'est pas par hasard que dans l'une des églises catholiques, un prêtre dit, s'adressant aux jeunes : Vous dites qu'il níy a plus de miracles, qu'il n'y a plus de saints. Pourquoi avez-vous besoin d'une preuve théorique, alors qu'un saint vivant parcourt les rues de Paris, saint Jean pieds-nus ! » Lorsqu'il était en Europe, l'archevêque Jean rassembla de la documentation sur les saints de l'Eglise indivise qui étaient vénérés en Occident, mais oubliés ou ignorés en Orient. Ce fut sur sa recommandation que leur vénération fut restaurée, et leurs noms inscrits dans le calendrier liturgique. La spiritualité de l'archevêque Jean, sa connaissance des langues, et par-dessus tout, son exemple, tout cela attira de nombreux Français, Allemands et Européens de toutes origines vers la foi orthodoxe. L'archevêque Jean considérait que la Foi orthodoxe doit être mise au tout premier plan des préoccupations, les questions culturelles et identitaires passant au second plan. Il se distinguait par là du milieu de l'émigration russe, qui considérait le plus souvent l'Orthodoxie comme une des particularités de la culture russe, et non pas comme la Foi des Apôtres en le Christ ressuscité. L'archevêque Jean faisait preuve d'une ouverture d'esprit qui contrastait vivement avec le ritualisme et le passéisme de l'émigration russe. Il s'occupa activement des Français qui désiraient s'unir à l'Orthodoxie tout en conservant une liturgie occidentale. Il encouragea cette initiative, et tint à célébrer lui-même la « Liturgie de Saint Germain » - reconstitution d'une liturgie occidentale telle qu'elle était sensée exister du temps de l'Église indivise. En automne 1962, l'archevêque Jean fut envoyé d'urgence à San Francisco pour restaurer la paix au sein de la communauté russe, divisée à propos de la construction de la cathédrale. Il arriva à San Francisco le jour de la fête de l'Entrée au Temple de la Très-Sainte Mère de Dieu, liturgiquement le même jour que lors de son arrivée, bien des années auparavant, à Shanghai. Tout díabord, il seconda son aîné âgé et affligé d'infirmités, l'archevêque Tikhon. Ensuite, après le décès de Mgr Tikhon, l'archevêque Jean devint évêque titulaire du diocèse d'Amérique du Nord. Une fois de plus, l'archevêque Jean se retrouvait face au défi d'un chantier inachevé, celui de la cathédrale de San Francisco, et une fois de plus, tout comme en Chine, il avait à dénouer de graves dissensions. Pour l'archevêque Jean, la priorité était la reprise des travaux de construction de la nouvelle cathédrale consacrée à la Mère de Dieu, apparue en son icône de la « Joie de tous les affligés ». Ces travaux avaient été complètement arrêtés du fait d'un manque de fonds et d'amères divisions qui paralysaient la communauté ecclésiale. Par la force de sa prière, et par une surveillance constante des travaux de construction, l'archevêque Jean parvint à remettre ce chantier en activité. L'archevêque Jean dut endurer bien des épreuves pendant cette période, et même celle d'être convoqué devant le tribunal. Les dernières années de sa vie furent remplies de l'amertume du scandale et de la persécution. Il dut endurer l'envie, les critiques, la confusion dans l'esprit des gens. À cette époque, quelqu'un lui demanda qui était responsable des divisions dans l'Eglise. Il répondit simplement : « le diable ».


En 1964, la construction du plus grand temple de l'Église russe hors-frontières, orné de cinq bulbes, était pratiquement achevée. Le 2 juillet 1966, l'archevêque Jean célébra la Divine Liturgie en la cathédrale de Saint Nicolas à Seattle et il resta dans le sanctuaire pendant trois heures. Après avoir rendu visite à quelques-uns de ses fils spirituels qui vivaient près de la cathédrale, il retourna en sa chambre, dans le presbytère où il logeait, où il quitta ce monde pour reposer paisiblement en le Seigneur. Les funérailles de l'archevêque Jean furent célébrées le 7 juillet 1966 en la cathédrale de San Francisco. Après son départ de ce monde, tout comme pendant sa vie terrestre, l'archevêque Jean continua d'accomplir divers miracles et guérisons pour ceux qui se tournent vers lui dans la foi. Les gens, pendant les moments difficiles de leur vie, lorsque nulle aide terrestre ou humaine n'est plus capable de les assister, ont recherché son intercession devant le Seigneur. En octobre 1993, les restes de l'archevêque Jean furent examinés et trouvées intactes quand on ouvrit son cercueil. Saint Jean a été glorifié par l'Église russe hors-frontières, en juillet 1994.


Texte extrait du site www.maison-russie.fr

Hymne Acathiste à Saint Jean le Thaumaturge


Kondakion 1


Thaumaturge élu et serviteur exemplaire du Christ, tu déverses sur nous des flots d'inspiration et une multitude de miracles, c'est pourquoi nous te louons avec amour en proclamant vers toi : Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Ikos 1


Par la grâce du Dieu Qui toujours Se soucie des hommes, tu fus manifesté ces derniers temps comme un ange dans la chair. Voyant la beauté de tes vertus, nous tes enfants nous nous écrions vers toi :

Réjouis-toi, qui menas ta vie dans la rectitude depuis ta plus tendre enfance !

Réjouis-toi, qui vécus toujours dans la crainte de Dieu et qui accomplis Sa sainte volonté !

Réjouis-toi, qui manifestas la grâce de Dieu dans d'innombrables vertus !

Réjouis-toi, qui entendais mystiquement la prière lointaine de ceux qui étaient en détresse !

Réjouis-toi, qui fus rempli d'amour pour ton prochain et fis tout pour son salut !

Réjouis-toi, qui apportes la joie à tous ceux qui prient vers toi avec foi et amour !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 2


L'abondance et l'éventail de tes vertus, ô Saint hiérarque, nous révèle en toi une source vivifiante des miracles de Dieu pour notre temps. Tu désaltères en effet par ton amour et tes miracles tous ceux qui crient avec foi vers Dieu : alléluia!


Ikos 2


O Père saint, étant rempli d'amour, tu le fus aussi de théologie. En toi la connaissance de Dieu surgit à nouveau avec amour pour l'humanité souffrante. Apprends-nous aussi à connaître par l'amour le Dieu véritable tandis que nous nous écrions vers toi avec admiration :

Réjouis-toi, ferme rempart de la vérité orthodoxe !

Réjouis-toi, précieux vase des dons du Saint Esprit !

Réjouis-toi, juste accusateur de l'impiété et de la fausse doctrine !

Réjouis-toi, ardent observateur des commandements de Dieu !

Réjouis-toi, ascète sévère qui ne t'accordas nul repos !

Réjouis-toi, pasteur aimant du troupeau du Christ !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 3


Par la miséricorde de Dieu, tu fus en vérité un père pour les orphelins et un instructeur pour les jeunes gens, les éduquant dans la crainte de Dieu et les préparant pour Son service. C'est pourquoi avec amour tous tes enfants lèvent maintenant les yeux vers toi et avec gratitude s'écrient vers Dieu : alléluia !


Ikos 3


Les habitants des Cieux devraient te louer, plutôt que nous sur cette terre, car nos paroles sont faibles comparées à tes actes. Pourtant offrant à Dieu ce que nous avons, nous nous écrions vers toi :

Réjouis-toi, qui protégeas tes enfants par ta prière perpétuelle !

Réjouis-toi, qui toujours gardas sauf ton troupeau par le signe de la croix !

Réjouis-toi, dont l'amour ne connut aucune limite de pays ou de race !

Réjouis-toi, astre brillant aimé de tous !

Réjouis-toi, modèle d'humilité spirituelle !

Réjouis-toi, qui apportas la consolation spirituelle à ceux qui en avaient besoin !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 4


Ô hiérarque Jean, confondus par tes actes de piété et d'amour, nous ne savons comment te louer dignement. Tu voyageas en effet jusques aux confins de la terre pour sauver ton peuple et prêcher l'Evangile à ceux qui étaient dans les ténèbres. Remerciant Dieu pour ton labeur apostolique, nous crions vers Lui : alléluia !


Ikos 4


Les peuples de nombreux pays virent ta vie et s'émerveillèrent des miséricordes divines même en ces temps qui furent les derniers. Et nous aussi, émerveillés, nous écrions vers toi avec crainte et admiration :

Réjouis-toi, illuminateur de ceux qui étaient plongés dans les ténèbres de l'incroyance !

Réjouis-toi, qui suivis ton peuple à l'Orient et à l'Occident !

Réjouis-toi, fontaine de miracles répandus par Dieu !

Réjouis-toi, correcteur aimant de ceux qui se sont égarés !

Réjouis-toi, consolation prompte de ceux qui se repentent de leurs péchés !

Réjouis-toi, soutien de ceux qui cheminent sur la voie droite !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 5


Sur l'île, préservant ton peuple de l'ouragan mortel par ta prière et par le signe de la croix, tu fus manifestement l'instrument de la puissance divine pour arrêter les forces destructrices de la nature. Préserve-nous aussi qui nous écrions avec émerveillement vers Dieu : alléluia !


Ikos 5


Dans des circonstances désespérées ou dans l'adversité, tous ceux qui ont cru en ton intercession, ont été délivrés, ô intercesseur hardi devant le trône de Dieu. Ainsi, nous mettons aussi notre espérance en toi pour que tu nous protèges des dangers par tes prières devant Dieu, tandis que nous te disons :

Réjouis-toi, qui empêchas les puissance naturelles de nuire à ton troupeau !

Réjouis-toi, qui par ta prière réponds à ceux qui sont dans la nécessité !

Réjouis-toi, pain inépuisable des affamés !

Réjouis-toi, richesse abondante de ceux qui vivent dans la pauvreté !

Réjouis-toi, consolation de ceux qui sont dans l'affliction !

Réjouis-toi, relèvement prompt de ceux qui ont chu !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 6


Conduisant ton peuple hors de l'esclavage, tu fus en vérité un nouveau Moïse, ô saint hiérarque Jean. Délivre-nous aussi de l'esclavage du péché et des ennemis de Dieu tandis que nous nous écrions vers Lui : alléluia !


Ikos 6


O bon pasteur, tu fis l'impossible pour persuader les autorités de ce monde d'avoir pitié de ton troupeau. Prie pour nous maintenant afin que nous puissions sauver nos âmes, en vivant dans la paix et le calme tandis que nous nous écrions avec reconnaissance vers toi :

Réjouis-toi, Secours de ceux qui font appel à toi avec foi !

Réjouis-toi, qui délivres de la mort et du désastre !

Réjouis-toi, qui préserves des mensonges et calomnies !

Réjouis-toi, qui protèges les innocents des envoûtements !

Réjouis-toi, qui déjoues les attaques des iniques !

Réjouis-toi, qui détruis les mensonges et exaltes la vérité !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 7


O Admirateur des saints de l'Orient et de l'Occident, tu réintroduisis dans l'Eglise Orthodoxe les saints de l'Occident originaires de pays qui avaient apostasié la vérité. Avec eux maintenant, tu pries pour nous qui sur terre nous écrions vers Dieu : alléluia !


Ikos 7


O fervent vénérateur des saints hiérarques de Gaule, tu fus, en vérité, l'un d'eux dans ces temps qui furent les derniers, exhortant ton troupeau à conserver la même foi orthodoxe qu'ils confessaient, et étonnant les peuples de l'Occident par ta sainte vie. Préserve-nous maintenant dans cette même foi, tandis que vers toi nous nous écrions :

Réjouis-toi, nouveau Martin par tes miracles et tes exploits ascétiques !

Réjouis-toi, nouveau Germain par ta confession de la foi orthodoxe !

Réjouis-toi, nouvel Hilaire par ta divine théologie !

Réjouis-toi, nouveau Grégoire par ton amour des saints !

Réjouis-toi, nouveau Faust par ton amour noble et ta ferveur monastique !

Réjouis-toi, nouveau Césaire par ta direction ferme, mais aimante, de l'Eglise de Dieu !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 8


O saint hiérarque, à la fin de ta vie tu fus appelé au Nouveau Monde pour y offrir ton témoignage de l'ancienne chrétienté et y souffrir la persécution pour ta droiture, parachevant ainsi ton âme pour le ciel. Nous émerveillant à présent de ta patience et de ta longanimité, nous nous écrions tous vers Dieu : alléluia !


Ikos 8


Ouvrier dans la vigne du Christ, toi qui ne connus nul repos même à la fin de ta vie de labeur, aide-nous dans nos épreuves alors que nous efforçant d'être fidèles au Christ, nous nous écrions vers toi en guise de louange :

Réjouis-toi, qui enduras tout jusques à la fin et atteignis ainsi le salut !

Réjouis-toi, qui fus jugé digne de mourir devant l'icône de la Mère de Dieu !

Réjouis-toi, qui conservas ta foi et ton courage au milieu d'injustes persécutions !

Réjouis-toi, qui œuvras jusques à la fin pour ton troupeau et rencontras la mort assis comme un hiérarque !

Réjouis-toi, qui retournas par le ciel pour être enseveli au sein de ton troupeau !

Réjouis-toi, qui accomplis des miracles pour ceux venant avec foi et amour à ton sépulcre !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 9


L'assemblée des anges se réjouit lorsque ton âme s'éleva vers leur demeure céleste, s'émerveillant des miracles que tu accomplis sur terre par l'action du Saint Esprit vers Qui nous chantons: alléluia !


Ikos 9


O juste Jean, il est impossible aux orateurs de décrire ta vie de sainteté avec leurs paroles nombreuses et éloquentes, car tu es devenu en vérité le séjour vivant de la puissance du Dieu ineffable. Pourtant ne pouvant rester silencieux devant ce miracle accordé à notre époque de foi tiède, nous te glorifions ainsi :

Réjouis-toi, divin palais où le conseil du bon Roi est donné !

Réjouis-toi, humble et frêle habitation contenant la beauté spacieuse des demeures angéliques !

Réjouis-toi, qui obtins une maison non faite de main d'homme, éternelle dans les cieux !

Réjouis-toi, hâvre où sont divinement guéries toutes sortes de maladies !

Réjouis-toi, chambre où ton saint labeur de prière fut caché !

Réjouis-toi, temple béni de l'Esprit Saint !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 10


Voulant sauver le monde, le Sauveur de tous envoya un saint nouveau parmi nous et par lui, nous rappela des sombres abysses du péché. Entendant cet appel au repentir, indignes que nous sommes, nous nous tournons vers Dieu, nous écriant vers Lui : alléluia !


Ikos 10


O Hiérarque Jean, tu es une muraille nous protégeant de l'adversité, car par tes intercessions célestes nous sommes délivrés des attaques des passions démoniaques et des afflictions qui nous assaillent sur terre. Devant le ferme soutien de ta prière, nous te crions avec foi :

Réjouis-toi, vue des aveugles !

Réjouis-toi, force et vie de ceux qui sont sur leur lit de mort !

Réjouis-toi, conseil divinement révélé pour ceux qui sont dans le doute et la confusion !

Réjouis-toi, onde rafraîchissante pour ceux qui périssent dans la fournaise de l'affliction !

Réjouis-toi, père aimant pour les délaissés et les abandonnés !

Réjouis-toi, maître saint de ceux qui cherchent la Vérité !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 11


O très bienheureux Jean, ta vie fut un hymne à la Très Sainte Trinité, surpassant les autres vies en pensée, parole et action. Car tu expliquas avec beaucoup de sagesse en vérité, les préceptes de la vraie foi, nous enseignant à chanter avec foi, espérance et amour au Dieu Un en la Trinité : alléluia!


Ikos 11


O pasteur élu du troupeau du Christ, notre père Jean, tu es pour nous comme le flambeau rayonnant de l'Orthodoxie parmi les ténèbres de l'ignorance. Car même après ton trépas, tu proclames la vérité aux ignorants et instruis ceux cherchent à être guidés et tous ceux qui s'écrient vers toi :

Réjouis-toi, rayonnement de la sagesse divine pour ceux qui sont dans l'ignorance !

Réjouis-toi, arc-en-ciel de joies paisibles pour les humbles !

Réjouis-toi, tonnerre pour les pécheurs invétérés !

Réjouis-toi, éclair du zèle divin !

Réjouis-toi, pluie des dogmes de Dieu !

Réjouis-toi, averse de pensées théologiques !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 12


La grâce a été répandue sur nous tous dans ces derniers jours. Voyant cette grâce qui procède d'un saint hiérarque qui marcha jadis parmi nous, recevons-la avec révérence et action de grâce, nous écriant vers Dieu : alléluia!


Ikos 12


Chantant des louanges à Dieu, le chœur céleste des saints se réjouit de ce qu'Il n'ait pas abandonné ce monde déchu et incrédule, mais qu'il ait manifesté Son pouvoir tout-puissant en toi, Son serviteur doux et humble. O bienheureux Jean, avec tous les saints nous te saluons et t'honorons ainsi:

Réjouis-toi, nouvel astre de justice brillant au firmament du paradis !

Réjouis-toi, nouveau prophète qui fut mandé avant le déchaînement final du Malin !

Réjouis-toi, nouveau Jonas qui nous prévient tous en nous annonçant le salaire du péché !

Réjouis-toi, nouveau Baptiste nous entraînant tous vers une vie de prière et de repentance !

Réjouis-toi, nouveau Paul souffrant pour prêcher l'Evangile dans l'esprit de vérité !

Réjouis-toi, nouvel apôtre dont les miracles instillent en nous la foi et la crainte de Dieu !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 13


O notre très saint et très admirable hiérarque Jean, consolation de tous les affligés, accepte maintenant notre offrande pieuse, afin que par tes prières à notre Seigneur, nous soit épargné la Géhenne et que par ton intercession agréable à Dieu, nous puissions éternellement nous écrier : alléluia ! alléluia ! alléluia !


Ikos 1

Par la grâce du Dieu Qui toujours Se soucie des hommes, tu fus manifesté ces derniers temps comme un ange dans la chair. Voyant la beauté de tes vertus, nous tes enfants nous nous écrions vers toi :

Réjouis-toi, qui menas ta vie dans la rectitude depuis ta plus tendre enfance !

Réjouis-toi, qui vécus toujours dans la crainte de Dieu et qui accomplis Sa sainte volonté !

Réjouis-toi, qui manifestas la grâce de Dieu dans d'innombrables vertus !

Réjouis-toi, qui entendais mystiquement la prière lointaine de ceux qui étaient en détresse !

Réjouis-toi, qui fus rempli d'amour pour ton prochain et fis tout pour son salut !

Réjouis-toi, qui apportes la joie à tous ceux qui prient vers toi avec foi et amour !

Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !


Kondakion 1

Thaumaturge élu et serviteur exemplaire du Christ, tu déverses sur nous des flots d'inspiration et une multitude de miracles, c'est pourquoi nous te louons avec amour en proclamant vers toi : Réjouis-toi, Saint hiérarque Jean thaumaturge de ces derniers temps !

Prière à Saint Jean de Shangaï, Archevêque de Shangaï et de San Francisco


O bien-aimé hiérarque Jean, tandis que tu vivais parmi nous, tu vis en vérité le futur comme s'il s'agissait du présent, les choses éloignées étaient proches pour toi et les cœurs et les esprits étaient comme les tiens propres. Nous savons qu'en cela tu étais illuminé par Dieu avec Qui tu fus toujours en communion mystique de prière et en Qui tu demeures éternellement à présent. Comme tu pouvais entendre les suppliques mentales de ton troupeau dispersé au loin avant même qu'il ne puisse te parler, ainsi, écoute maintenant nos prières et portes-les auprès du Seigneur. Tu as été transféré à la vie sans fin, dans l'autre monde et pourtant tu n'es pas loin de nous en vérité, car le ciel nous est plus proche que nos propres âmes. Montre envers nous qui sommes effrayés et seuls, la même compassion que tu montras un jour aux orphelins tremblants. Donne-nous à nous qui sommes tombés dans le péché, la confusion et le désespoir, le même enseignement strict mais affectueux que tu donnas jadis à ton troupeau élu. En toi nous voyons la ressemblance vivante de notre Créateur, l'esprit vivant de l'Evangile et le fondement de notre foi. Dans la vie pure que tu menas dans notre époque pécheresse, nous voyons un modèle de vertu, une source d'enseignement et d'inspiration. Considérant la grâce qui te fut accordée, nous savons que Dieu n'a pas abandonné Son peuple. C'est plutôt nous qui nous sommes séparés de Lui et nous devons retrouver la ressemblance de la Divinité comme tu le fis toi-même. Par ton intercession, ô bienheureux, accorde-nous d'accroître notre effort pour cheminer vers la céleste patrie, établissant nos penchants vers les choses d'En-Haut, œuvrant dans la prière et la rectitude, combattant enfin les attaques de notre nature déchue. Invoque pour nous la miséricorde de Dieu, afin que nous nous joignions à toi un jour dans Son Royaume. Car notre plus profond désir est de vivre à jamais avec Lui, avec le Père et le Fils et le Saint Esprit, maintenant et toujours et dans les siècles des siècles. Amen !


Version française par Claude Lopez-Ginisty d'après l'Acathiste composé en langue anglaise par le hiéromoine Séraphim (Rose) de bienheureuse mémoire publié in Orthodox Word n°123-124, 1985 Platina, Californie, USA.

 

Texte extrait du blog http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com

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Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste à St Jean le Thaumaturge (pdf) en cliquant ici

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3 mai 2009

Mois de Marie

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Mois de Marie

Prières pour le mois de mai

Historique

On se souvient qu'au XIII° siècle, le roi de Castille, Alphonse X le Sage, avait déjà associé dans un de ses chants la beauté de Marie et le mois de mai ; au siècle suivant, le bienheureux dominicain Henri Suso avait, durant l'époque des fleurs, l'habitude de tresser des couronnes pour les offrir, au premier jour de mai, à la Vierge. En 1549, un bénédictin, Seidl, avait publié un livre intitulé "Le mois de mai spirituel", alors que saint Philippe Néri exhortait déjà les jeunes gens à manifester un culte particulier à Marie pendant le moi de mai où il réunissait les enfants autour de l'autel de la Sainte Vierge pour lui offrir, avec les fleurs du printemps. Un peu plus tard, les jésuites recommandaient que, la veille du premier mai, dans chaque appartement, on dressât un autel à Marie, orné de fleurs et de lumières, devant quoi, chaque jour du mois, la famille se réunirait pour réciter quelques prières en l'honneur de la Sainte-Vierge avant de tirer au sort un billet qui indiquerait la vertu à pratiquer le lendemain (pour cela vous pouvez utiliser la liste des bonnes résolutions). Cette dévotion mariale c’est perpétuée de part le monde jusqu’à aujourd’hui. Alors en ce mois de Mai, comme les enfants du moyen âge, offrons des fleurs et des prières à Marie ! Offrons un bouquet de 31 fleurs pour Marie ! Les 7 premiers jours de Mai nous vous invitons à faire mémoire des 7 joies de Marie. Puis chaque jour de nouvelles prières de saints amoureux de Marie, apporteront de nouvelles fleurs à notre Maman du Ciel. Ajoutez chaque jour : Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie et un petit chant à Marie de votre choix.

1er Mai

Joie de Marie : L'Annonciation


O Vierge, temple de la Trinité, le Dieu de bonté et de miséricorde ayant vu votre humilité et votre pureté, vous envoie un messager pour vous apprendre qu'il veut naître de vous. L'Ange vous salue ; vous demandez comment s'opérera la merveille, l'Ange vous l'explique ; vous consentez, et aussitôt le Roi de gloire s'incarne en vous. Par cette allégresse, ô Marie , nous vous en prions, apprenez-moi que Jésus demeure en moi par la sainte communion comme il a demeuré jadis dans votre sein.

Prions

Marie en ce mois qui commence et qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie

2 Mai

Joie de Marie : La Nativité


Votre seconde joie est lorsque vous enfantez le Soleil, vous étoile ; le rayon lumineux, vous semblable à la lune. Cet enfantement vous laisse vierge. Comme la fleur ne perd pas son éclat en envoyant ses parfums autour d'elle, ainsi votre virginité ne perd rien de son éclat au moment où le Créateur daigne naître de vous. Par cette allégresse, ô Marie, soyez pour nous la voie droite qui conduit à votre Fils

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

3 Mai

Joie de Marie : L’Adoration des Mages


Une étoile vous annonce votre troisième joie; cette étoile que vous voyez s'arrêter au-dessus de votre Fils, au moment où les mages l'adorent et lui présentent la richesse variée des biens de la terre. En cette offrande, l'étoile rappelle l'unité, les trois rois la trinité, l'or la pureté de l'âme, la myrrhe la chasteté des sens, l'encens les vœux de l'adoration. Par cette allégresse, ô Marie, rendez-nous féconds en vertus.

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

4 Mai

Joie de Marie : La Résurrection


La quatrième joie vous est donnée, ô Vierge, au moment où le Christ ressuscite d'entre les morts, le troisième jour. Par ce mystère, la foi se fortifie, l'espérance renaît, la mort est chassée. L'ennemi est vaincu; l'homme captif est délivré. Par cette allégresse, ô Marie, priez pour nous afin que nous comptions, après le labeur de cette vie, parmi les habitants du ciel.

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

5 Mai

Joie de Marie : L’Ascension


Votre cinquième joie fut, ô Vierge, lorsque vous vîtes votre Fils monter au ciel. La gloire dont il était environné vous révélait alors plus que jamais que celui dont vous étiez la mère était votre propre Créateur. En montant ainsi dans les cieux, il nous montre la voie par où l'homme s'élève aux palais célestes. Par cette allégresse, ô Marie, intercédez pour que nous montions au ciel, où nous jouirons avec vous et avec votre Fils, du bonheur éternel.

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

6 Mai

Joie de Marie : La Pentecôte


En descendant des cieux sous la forme des langues de feu, pour fortifier, protéger, remplir, purifier et enflammer les apôtres, l’Esprit Saint vient, ô Marie toute pure, guérir l’homme blessé par le péché originel. Par cette allégresse, ô Marie, priez votre Fils afin qu’Il daigne effacer nos péchés en vu du jour du jugement

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

7 Mai

Joie de Marie : L’Assomption

Le Christ vous donna votre septième joie lorsqu'il vous appela de ce monde au séjour céleste, et vous éleva sur le trône où vous recevez des honneurs incomparables. Par cette allégresse, ô Marie, faites-nous sentir les effets de votre tendresse ; gardez-nous du péché et conduisez-nous aux éternelles allégresses.

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

8 Mai


Qui que tu sois, lorsque les tentations se lèvent en tempête, lorsque les épreuves te brisent, regarde l'Etoile, invoque Marie. Si l'orgueil, l'ambition, l'envie, menacent de te submerger de leur flot, regarde l'Etoile, invoque Marie. Si la colère, l'avarice, la luxure, ébranlent le frêle esquif de ton âme, regarde l'Etoile, invoque Marie. Si confondu et effrayé de l'énormité des crimes qui chargent ta conscience, tu te sens près de sombrer dans le désespoir, regarde l'Etoile, invoque Marie. Dans les périls, dans les angoisses, dans le doute, regarde l'Etoile, invoque Marie. Que jamais son nom ne s'éloigne de tes lèvres, ni de ton cœur. (Saint Bernard)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

9 Mai

O Marie, Temple de la Trinité, O Marie, porteuse de feu, Marie, distributrice de miséricorde, Marie, qui as fait germer le fruit divin !… O Marie, mer tranquille, distributrice de paix, Marie, terre féconde. Tu es l'arbre nouveau qui a porté la fleur odorante du Verbe, Fils unique de Dieu. En toi, terre féconde, fut semé le Verbe. Tu es à la fois la terre et l'arbre. O Marie, bénie sois-tu à jamais entre toutes les femmes, car en ce jour tu nous a donné le pain de ta farine : la divinité a été unie et pétrie avec l'humanité, si fortement que rien désormais, ni la mort, ni nos ingratitudes, ne pourra rompre l'union. (Sainte Catherine de Sienne)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

10 Mai


Je te salue, Marie, Mère de Dieu, trésor vénéré de tout l'univers, lumière qui ne s'éteint pas, toi de qui est né le soleil de la justice, sceptre de la vérité, temple indestructible. (Saint Cyrille d’Alexandrie)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

11 Mai

Remplis ma bouche, ô Marie, de la grâce de ta douceur. Éclaire mon intelligence, toi qui as été comblée de la faveur de Dieu. Alors ma langue et mes lèvres chanteront allègrement tes louanges et plus particulièrement la salutation angélique, annonciatrice du salut du monde, remède et protection de tous les hommes. Daigne donc accepter que moi, ton petit serviteur, je te loue et te dise et redise doucement : "Réjouis-toi, Marie, comblée de grâces." (Saint Ephrem)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

12 Mai


Ayez mémoire et souvenance, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis votre fils ; que vous êtes puissante et que je suis un pauvre homme vil et faible. Je vous supplie, très douce Mère, que vous me gouverniez et me défendiez dans toutes mes voies et actions. Ne dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez ; car votre bien-aimé Fils vous a donné tout pouvoir, tant au ciel comme en la terre. Ne dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains et particulièrement la mienne. Si vous ne pouviez, je vous excuserais disant : il est vrai qu'elle est ma mère et qu'elle me chérit comme son fils, mais la pauvrette manque d'avoir et de pouvoir. Si vous n'étiez ma Mère, avec raison je patienterais disant : elle est bien assez riche pour m'assister ; mais hélas, n'étant pas ma mère, elle ne m'aime pas. Puis donc, très douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que vous êtes puissante, comment vous excuserais-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ? Vous voyez, ma Mère, que vous êtes contrainte d'acquiescer à toutes mes demandes. Pour l'honneur et la gloire de votre Fils, acceptez-moi comme votre enfant, sans avoir égard à mes misères et péchés. Délivrez mon âme et mon corps de tout mal et me donnez toutes vos vertus, surtout l'humilité. Enfin, faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces, qui plaisent à la Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit. Ainsi soit-il. (Saint François de Sales)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

13 Mai


Je vous choisis, aujourd’hui, ô Marie, en présence de toute la Cour Céleste, pour ma Mère et ma Reine. Je vous livre et consacre, en toute soumission et amour, mon corps et mon âme, mes biens intérieurs et extérieurs, et la valeur même de mes bonnes actions passées, présentes et futures, vous laissant un entier et plein droit de disposer de moi et de tout ce qui m’appartient, sans exception, selon votre bon plaisir, à la plus grande Gloire de Dieu, dans le temps et l’éternité. (Saint Louis-Marie Grignion de Montfort)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

14 Mai


Immaculée-Conception, Reine du ciel et de la terre, Refuge des pécheurs et Mère très aimante, à qui Dieu voulut confier tout l’ordre de la Miséricorde, me voici à tes pieds, moi N... pauvre pécheur. Je t’en supplie, accepte mon être tout entier comme ton bien et ta propriété ; agis en moi selon ta volonté, en mon âme et mon corps, en ma vie et ma mort et mon éternité. Dispose avant tout de moi comme tu le désires, pour que se réalise enfin ce qui est dit de toi : « La Femme écrasera la tête du serpent » et aussi « Toi seule vaincras les hérésies dans le monde entier ». Qu’en tes mains toutes pures, si riches de miséricorde, je devienne un instrument de ton amour, capable de ranimer et d’épanouir pleinement tant d’âmes tièdes ou égarées. Ainsi s’étendra sans fin le Règne du Cœur divin de Jésus. Vraiment, ta seule présence attire les grâces qui convertissent et sanctifient les âmes, puisque la Grâce jaillit du Cœur divin de Jésus sur nous tous, en passant par tes mains maternelles. (Saint Maximilien Marie Kolbe)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

15 Mai

Magnificat

Mon âme exalte le Seigneur,
Exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur :
Il s’est penché sur son humble servante ;
Désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
Le puissant fit pour moi des merveilles ;
Saint est son nom !
Son amour s’étend d’âge en âge
Sur ceux qui le craignent.
Déployant la force de son bras,
Il disperse les superbes.
Il renverse les puissants de leurs trônes,
Il élève les humbles.
Il comble de biens les affamés,
Renvoie les riches les mains vides.
Il relève Israël son serviteur,
Il se souvient de son amour.
De la promesse faite à nos pères,
En faveur d’Abraham et de sa race à jamais.
Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit,
Pour les siècles des siècles. Amen.

Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

16 Mai


Ave Maria Stella

Salut, Étoile de la mer,
Sainte Mère de Dieu,
Toi, toujours vierge,
bienheureuse porte du ciel...
Brise les chaînes des pécheurs,
rends la lumière aux aveugles,
délivre-nous de nos misères,
obtiens pour nous les vrais biens.
Montre-nous que tu es mère,
et que le Christ par toi accueille nos prières
lui qui, né pour nous,
accepta d'être ton fils.
Vierge sans pareille
et douce entre toutes,
obtiens le pardon de nos fautes,
rends nos cœurs humbles et purs.
Accorde-nous une vie sainte,
rends sûre notre route
pour que, contemplant Jésus,
nous partagions sans fin ta joie.

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

17 Mai

Ô Mère Bien-Aimée, vous qui connaissez si bien les voies de la sainteté et de l'amour, apprenez-nous à élever souvent notre esprit et notre cœur vers la Trinité, à fixer sur Elle notre respectueuse et affectueuse attention. Et puisque vous cheminez avec nous sur le chemin de la vie éternelle, ne demeurez pas étrangère aux faibles pèlerins que votre charité veut bien recueillir; tournez vers nous vos regards miséricordieux, attirez-nous dans vos clartés, inondez-nous de vos douceurs, emportez-nous dans la lumière de l'Amour, emportez-nous toujours plus loin et très haut dans les splendeurs des cieux. Que rien ne puisse jamais troubler notre paix, ni nous faire sortir de la pensée de Dieu ; mais que chaque minute nous emporte plus avant dans les profondeurs de l'auguste Mystère, jusqu'au jour où notre âme, pleinement épanouie aux illuminations de l'union divine, verra toutes choses dans l'éternel Amour et dans l'Unité. Amen. (Marthe Robin)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

18 Mai


Il est midi. Je vois l'église ouverte, il faut entrer. Mère de Jésus-Christ, je ne viens pas prier. Je n'ai rien à offrir et rien à demander. Je viens, seulement, Mère, pour vous regarder. Vous regarder, pleurer de bonheur, savoir cela que je suis votre fils et que vous êtes là. Rien que pour un moment pendant que tout s'arrête. Etre à vous, Marie, en ce lieu où vous êtes. Ne rien dire, regarder votre visage, laisser le cœur chanter dans son propre langage. Ne rien dire, mais seulement chanter parce qu'on a le cœur trop plein, comme le merle qui suit son idée en ces espèces de couplets soudains. Parce que vous êtes belle, parce que vous êtes immaculée, la femme dans la Grâce enfin restituée, la créature dans son bonheur premier et dans son épanouissement final, telle qu'elle est sortie de Dieu au matin de sa splendeur originale, intacte ineffablement. Parce que vous êtes la mère de Jésus-Christ, qui est la vérité entre vos bras, et la seule espérance et le seul fruit. Parce que vous êtes la femme, l'Eden de l'ancienne tendresse oubliée, dont le regard trouve le cœur tout à coup et fait jaillir les larmes accumulées... Parce qu'il est midi, parce que nous sommes en ce jour d'aujourd'hui, parce que vous êtes là pour toujours, simplement parce que vous êtes Marie, simplement parce que vous existez, Mère de Jésus-Christ, soyez remerciée ! (Paul Claudel)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

19 Mai

Sainte Marie, Mère de Dieu,garde-moi un cœur d'enfant, pur et transparent comme une source; obtiens-moi un cœur simple, qui ne savoure pas les tristesses; un cœur magnifique à se donner, tendre à la compassion, un cœur fidèle et généreux qui n'oublie aucun bienfait et ne tienne rancune d'aucun mal. Fais-moi un cœur doux et humble, aimant sans demander de retour, joyeux de s'effacer dans un autre cœur devant ton divin Fils; un cœur grand et indomptable, qu'aucune ingratitude ne ferme, qu'aucune indifférence ne lasse; un cœur tourmenté de la gloire de Jésus-Christ, blessé de son amour et dont la plaie ne guérisse qu'au Ciel. Ainsi soit-il. (Léonce de Grandmaison)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

20 Mai


Il y a des jours où les patrons et les saints ne suffisent pas. Alors il faut prendre son courage à deux mains. Et s'adresser directement à celle qui est au-dessus de tout. Être hardi. Une fois. S'adresser hardiment à celle qui est infiniment belle. Parce qu'aussi elle est infiniment bonne. À celle qui intercède. La seule qui puisse parler de l'autorité d'une mère. S'adresser hardiment à celle qui est infiniment pure. Parce qu'aussi elle est infiniment douce. À celle qui est infiniment riche. Parce qu'aussi elle est infiniment pauvre. À celle qui est infiniment grande. Parce qu'aussi elle est infiniment petite. Infiniment humble. À celle qui est infiniment joyeuse. Parce qu'aussi elle est infiniment douloureuse. À celle qui est Marie. Parce qu'elle est pleine de grâce. À celle qui est pleine de grâce. Parce qu'elle est avec nous. À celle qui est avec nous. Parce que le Seigneur est avec elle. (Prière de Charles Peguy)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

21 Mai


Je voudrais chanter, Marie, pourquoi je t'aime

Pourquoi ton nom si doux fait tressaillir mon cœur
Et pourquoi la pensée de ta grandeur suprême
Ne saurait à mon âme inspirer de frayeur.
Si je te contemplais dans ta sublime gloire
Et surpassant l'éclat de tous les bienheureux
Que je suis ton enfant je ne pourrais le croire
Ô Marie, devant toi, je baisserais les yeux !...
Tu nous aimes, Marie, comme Jésus nous aime
Et tu consens pour nous à t'éloigner de Lui.
Aimer c'est tout donner et se donner soi-même
Tu voulus le prouver en restant notre appui.
Le Sauveur connaissait ton immense tendresse
Il savait les secrets de ton cœur maternel,
Refuge des pécheurs, c'est à toi qu'Il nous laisse
Quand Il quitte la Croix pour nous attendre au Ciel.

(Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

22 Mai

Ô sainte et Souveraine Mère de Dieu, lumière de mon âme dans les ténèbres, tu es mon espérance, mon appui, ma consolation, mon refuge et mon bonheur. Toi qui as donné le jour à la vraie lumière de l'immortalité, éclaire les yeux de mon cœur. Toi qui as mis au monde la source de l'immortalité, donne-moi la vie, car le péché me fait mourir! Mère du Dieu miséricorde, aie pitié de moi et mets le repentir dans mon cœur, l'humilité dans mes pensées, la réflexion dans mes raisonnements. Rends-moi digne jusqu'à mon dernier soupir d'être sanctifié par ces mystères, pour la guérison de mon corps et de mon âme. Accorde-moi les larmes de la pénitence, afin que je te chante et te glorifie tous les jours de ma vie, car tu es bénie pour les siècles des siècles. (Saint Siméon)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

23 Mai


Que mon âme était heureuse, Ô Bonne Mère, quand j'avais le bonheur de vous contempler ! Que j'aime à me rappeler ces doux moments passés sous vos yeux pleins de bonté et de Miséricorde pour nous. Oui, tendre Mère, Vous Vous êtes abaissée jusqu'à terre, pour apparaître à une faible enfant. Vous la Reine du Ciel et de la Terre, Vous avez bien voulu vous servir de ce qu'il y avait de plus humble selon le monde. (Sainte Bernadette Soubirous)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

24 Mai


Souvenez-vous, Ô très miséricordieuse Vierge Marie, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé vos suffrages, ait été abandonné. Animé d’une pareille confiance, Ô Vierge des vierges, Ô ma Mère, je viens à vous, et gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds. Ô Mère du Verbe incarné, ne méprisez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. (Prière attribuée à St Bernard)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

25 Mai

Chers enfants, de nouveau je vous invite à vivre mes messages dans l'humilité. Témoignez-en particulièrement maintenant, alors que nous nous approchons de l'anniversaire de mes apparitions. Petits enfants, soyez signe pour ceux qui sont loin de Dieu et de son amour. Je suis avec vous et je vous bénis tous de ma bénédiction maternelle. Merci d'avoir répondu a mon appel. (Medjugorje, le 25 mai 2005)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

26 Mai

Vierge Sainte, au milieu de vos jours glorieux, n'oubliez pas les tristesses de la terre. Jetez un regard de bonté sur ceux qui sont dans la souffrance, qui luttent contre les difficultés et qui ne cessent de tremper leurs lèvres aux amertumes de cette vie. Ayez pitié de ceux qui s'aimaient et qui sont séparés ! Ayez pitié de l'isolement du cœur ! Ayez pitié de notre foi ! Ayez pitié des objets de notre tendresse ! Ayez pitié de ceux qui pleurent, de ceux qui prient, de ceux qui tremblent ! Donnez à tous l'espérance et la paix. Ainsi soit-il. (Abbé Peyrreve)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

27 Mai


Vierge des Pauvres, tu es venue il y a bien longtemps, en ce coin sauvage et solitaire, et depuis lors tu n'as cessé de venir, tu fais des signes à chacun de nous, tu nous appelles sur le chemin. Tu nous souris, tu ne dis rien, tu marches devant nous. Tu nous conduis dans les bois, où siffle le vent, où souffle l'Esprit, où l'eau jaillit des lacs cachés. Vierge des Pauvres, nous te disons merci d'être venue et de venir encore pour soulager notre solitude et nous remettre sur le chemin, pour dissiper nos doutes et nos angoisses, et nous ouvrir aux Béatitudes. Vierge des Pauvres, apprends-nous à prier davantage, à croire sans réserve, à crier au fond de notre fange, pauvres et pécheurs que nous sommes, prisonniers de notre confort, pour que nous ouvrions notre porte, que nous ouvrions nos frontières, que nous ouvrions notre cœur aux appels de notre Père et aux détresses de nos frères. (Léon Wuillaume)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

28 Mai


Auguste Reine des cieux et souveraine Maîtresse des Anges. Vous qui avec reçu de Dieu, dès le commencement, le pouvoir et la mission d’écraser la tête de Satan, nous vous le demandons humblement : envoyez vos légions célestes pour que sous vos ordres et par votre puissance, elles poursuivent les démons, les combattent partout, répriment leur audace et les refoulent dans l’abîme.
Qui est comme Dieu ? O Bonne et tendre Mère, vous serez toujours notre amour et notre espérance.
O divine Mère, envoyez les saints Anges pour nous défendre et repousser loin de nous le cruel ennemi. Saints Anges et Archanges, défendez-nous, gardez-nous. Amen !

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

29 Mai


Ô Marie, aurore du monde nouveau, Mère des vivants, nous te confions la cause de la vie : regarde, ô Mère, le nombre immense des enfants que l'on empêche de naître, des pauvres pour qui la vie est rendue difficile, des hommes et des femmes victimes d'une violence inhumaine, des vieillards et des malades tués par l'indifférence ou par une pitié fallacieuse. Fais que ceux qui croient en ton Fils sachent annoncer aux hommes de notre temps avec fermeté et avec amour l'Evangile de la Vie. Obtiens leur la grâce de l'accueillir comme un don toujours nouveau, la joie de le célébrer avec reconnaissance dans toute leur existence et le courage d'en témoigner avec une ténacité active, afin de construire, avec tous les hommes de bonne volonté, la civilisation de la vérité et de l'amour, à la louange et à la gloire de Dieu Créateur qui aime la Vie. (Jean-Paul II)

Prions : Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

30 Mai


Marie, comme Jésus enfant, je me laisse à tes bras, je m'abandonne à la chaleur de ton cœur aimant, à la sécurité que procure la douceur de ton regard maternel. Je sais que tu m'aimes d'un amour de préférence et que sans considérer mes péchés, tu m'as élevé jusqu'au bonheur de reposer sur ton Cœur Immaculé. J'accepte de demeurer sans force sur la paille de la pauvreté et du dénuement puisque tu me revêts de la plus chaude des tendresses. O Marie, écho de Dieu, ta voix me rassure, elle est effusion de l'Esprit qui t'a étreint de son ombre et sur tes genoux, trône de la sagesse, j'abandonne tout souci. O ma Mère aimant jusqu'au transpercement, comme Jésus descendu de la croix je me livre à tes bras, et dans la nuit du monde, je sais que mon bonheur est le fruit de tes larmes. Il est si simple d'être uni à toi et de goûter l'union parfaite qui t'unit à Celui dont il est dit: mon Bien-Aimé est à moi et je suis à mon Bien-aimé. Marie, ma colombe blottie dans le creux du Rocher qui nous sauve, toi qui chantes le cantique de douleur et de joie dans la plaie du Cœur de ton Fils et me ravis d'une douceur et d'une ivresse plus douce que celle du vin, par un de tes regards, je demeure suspendu à la Croix, et là je demeure tout extasié de toi endormi, fixé à l'arbre du Paradis redonné. (Frère Ephraïm)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence)

Un Notre Père puis un Je vous Salue Marie.

31 Mai : Pentecôte


Consécration à la Sainte Trinité par Marie


En ce jour de grâce, en présence de l’Eglise Céleste, je renouvelle solennellement ma consécration et celle du monde à Dieu, mon créateur et Sauveur, Père, Fils et Saint-Esprit par le Cœur Immaculé de Marie ma mère. Je renouvelle les vœux de mon baptême. Je renonce définitivement à Satan, et à toute forme de mal. Je me donne tout entier et pour toujours à l’indivisible Trinité Sainte. Quoiqu’il arrive, je décide aujourd’hui (date : _________) avec la grâce de Dieu, de m’abandonner totalement à l’heure de ma mort dans le Cœur de Jésus mon Sauveur. Je me place sous la protection de la Sainte Famille de Nazareth, pour vivre en son amour sur le Chemin, la Vérité et la Vie qui mène à la Lumière Éternelle. Amen ! (extrait du livre de consécration de la Communion Marie Reine de la Paix)

Prions

Marie en ce mois qui t’est consacré et qui se termine, je viens à toi. Tu connais toutes les intentions de mon cœur, j’ai confiance en toi et en ton intercession auprès de Jésus ton Fils, notre Sauveur. Écoute ma prière…(exprimer vos intentions dans le silence) Gardes-moi toujours sur ton Cœur qui est chemin vers le Dieu trois fois Saint ! Amen !

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30 avril 2009

Hymne Acathiste à Saint Boniface de Rome

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Saint Boniface de Rome

+ au 4e siècle

Fête le 19 décembre


Saint Boniface souffrit le martyre, sous Dioclétien et Maximien, dans la ville de Tarse; mais il fut enseveli à Rome sur la voie latine. C'était l’intendant d'une noble matrone appelée Aglaë. Ils vivaient criminellement ensemble; mais touchés l’un et l’autre par la grâce de Dieu, ils décidèrent que Boniface irait chercher des reliques des martyrs dans l’espoir de mériter, au moyen de leur intercession, le bonheur du salut, par les hommages et l’honneur qu'ils rendraient à ces saints corps. — Après quelques jours de marche, Boniface arriva dans la ville de Tarse et s'adressant à ceux qui l’accompagnaient : « Allez, leur dit-il, chercher où nous loger: pendant ce temps j'irai voir les martyrs au combat; c'est ce que je désire faire tout d'abord. » Il alla en toute hâte au lieu des exécutions : et il vit les bienheureux martyrs, l’un suspendu par les pieds sur un foyer ardent, un autre étendu sur quatre pièces de bois et soumis à un supplice lent, un troisième labouré avec des ongles de fer, un quatrième auquel on avait coupé les mains, et le dernier élevé en l’air et étranglé par des bûches attachées à son cou. En considérant ces différents supplices dont se rendait l’exécuteur un bourreau sans pitié, Boniface sentit grandir son courage, et son amour pour J.-C. et s'écria : « Qu'il est grand le Dieu des saints martyrs! » Puis il courut se jeter à leurs pieds et embrasser leurs chaînes: «Courage, leur dit-il, martyrs de J.-C. ; terrassez le démon, un peu de persévérance ! Le labeur est court, mais le repos sera long ensuite, viendra le temps où vous serez rassasiés d'un bonheur ineffable. Ces tourments que vous endurez pour l’amour de Dieu n'ont qu'un temps ; ils vont cesser et tout à l’heure, vous passerez à la joie d'une félicité qui n'aura point. de fin ; la vue de votre roi fera votre bonheur; vous unirez vos voix au concert des chœurs angéliques, et revêtus de la robe brillante de l’immortalité vous verrez du haut du ciel vos bourreaux impies tourmentés tout vivants dans l’abîme d'une éternelle misère. » — Le juge Simplicien, qui aperçut Boniface, le fit approcher de son tribunal et lui demanda : « Qui es-tu? » « Je suis chrétien, répondit-il, et Boniface est mon nom. » Alors le juge en colère le fit suspendre et ordonna de lui écorcher le corps avec des ongles de fer, jusqu'à ce qu'on vit ses os à nu ensuite il fit enfoncer des roseaux aiguisés sous les ongles de ses mains. Le saint martyr; les yeux levés au ciel, supportait ses douleurs avec joie. A cette vue, le juge farouche ordonna de lui verser du plomb fondu (79) dans la bouche. Mais le saint martyr disait : « Grâces vous soient rendues, Seigneur J.-C., Fils du Dieu vivant. » Après quoi, Simplicien fit apporter une chaudière qu'on emplit de poix. On la fit bouillir et Boniface y fut jeté la tête la première. Le saint ne souffrit rien; alors le juge commanda de lui trancher la tête. Aussitôt un affreux tremblement de terre se fit ressentir et beaucoup d'infidèles, qui avaient pu apprécier le courage de cet athlète, se convertirent. — Cependant les compagnons de Boniface le cherchant partout et ne l’ayant point trouvé, se disaient entre eux : « Il est quelque part dans un lieu de débauche, ou occupé à faire bonne chère dans une taverne. » Or, pendant qu'ils devisaient ainsi, ils rencontrèrent un des geôliers. « N'as-tu pas vu, lui demandent-ils, un étranger, un Romain? » « Hier, leur répondit-il, un étranger a été décapité dans le cirque. » « Comment était-il? » « C'était, ajoutèrent-ils, un homme carré de taille, épais, à la chevelure abondante, et revêtu d'un manteau écarlate. » « Eh bien! répondit le geôlier, celui que vous cherchez a terminé hier sa vie par le martyre. » « Mais, reprirent-ils, l’homme que nous cherchons est un débauché, un ivrogne. » « Venez le voir, dit le geôlier. » Quand il leur eut montré le tronc du bienheureux martyr et sa tête précieuse, ils s'écrièrent : « C'est bien celui que nous cherchons veuillez nous le donner. » Le geôlier répondit : « Je ne puis pas vous délivrer son corps gratuitement. » Ils donnèrent alors cinq cents pièces d'or, et reçurent le corps du saint martyr qu'ils embaumèrent et renfermèrent dans des linges de prix; puis l’ayant mis dans (80) une litière, lis revinrent pleins de joie et rendant gloire à Dieu. Or, un ange du Seigneur apparut à Aglaé et lui révéla ce qui était arrivé à Boniface. A l’instant elle alla au-devant du saint corps et fit construire, en son honneur, un tombeau digne de lui, à une distance de Rome de cinq stades. Boniface fut donc martyrisé, le 14 mai, à Tarse, métropole de la Cilicie, et enseveli à Rome le 9 juillet. — Quant à Aglaë, elle renonça au monde et à ses pompes : après avoir distribué tous ses biens aux pauvres et aux monastères, elle affranchit ses esclaves, et passa le reste de sa vie dans le jeûne et la prière. Elle vécut encore douze ans sous l’habit de religieuse, dans la pratique continuelle des bonnes oeuvres et fut enterrée auprès de saint Boniface.


Texte extrait de la Légende Dorée de Jacques de Voragine

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Hymne Acathiste à Saint Boniface de Rome, Martyr


Kondakion 1


Parti à la recherche des martyrs du Seigneur, tu as rencontré la grâce du Christ et reçu la couronne d'immortalité par ta mort glorieuse, c'est pourquoi nous nous écrions vers toi: Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Ikos 1


Tu vivais avec Aglaé dans le luxe et la débauche et tu ne pensais pas au Royaume de Dieu, Saint Boniface à la si grande beauté, mais le Seigneur comme à Saint Paul te préparait un Chemin pour que nous puissions nous écrier :

Réjouis-toi par tes qualités Dieu pouvait te parler

Réjouis-toi par ton hospitalité tu pus l'accueillir

Réjouis-toi par ta générosité tu reconnus Sa bonté

Réjouis-toi grâce à ta compassion tu compris Son amour

Réjouis-toi tes bonnes dispositions ouvraient ton coeur

Réjouis-toi beauté agréable à Dieu

Réjouis-toi par qui nous apprenons le pardon des fautes

Réjouis-toi par qui le Seigneur nous enseigne l'espoir

Réjouis-toi par qui Il nous montre Sa patience

Réjouis-toi perle qui jaillit de la fange

Réjouis-toi lumière qui sourd des ténèbres

Réjouis-toi exemple qui réconforte notre âme

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 2


Ayant ouï dire que les reliques des saints martyrs protégeaient ceux qui les vénéraient, Aglaé t'envoya en Asie pour que tu lui rapportes, ces restes saints qui témoignent de la grâce de Dieu et clament vers Lui: Alleluia!


Ikos 2


Aglaé qui était païenne comme toi, dans son ignorance ténébreuse ne saisissait pas pleinement la signification profonde de cet acte de vénération, mais nous que Dieu voulut éclairer nous t'acclamons ainsi:

Réjouis-toi que l'amour profane conduisit vers l'Amour

Réjouis-toi que la superstition amena dans la Foi véritable

Réjouis-toi qui partis dans l'ignorance et fus illuminé

Réjouis-toi qui reçus la Connaissance et la Vie

Réjouis-toi modèle des pécheurs que nous sommes

Réjouis-toi consolation de ceux qui désespèrent

Réjouis-toi par toi nous savons que Dieu est toujours proche

Réjouis-toi par toi Il nous enseigne que Son Amour est attentif

Réjouis-toi par toi notre foi est raffermie

Réjouis-toi tu ouvres un chemin de retour à nos errances

Réjouis-toi tu éclaires nos pas dans la nuit du repentir

Réjouis-toi auditeur compréhensif de nos faiblesses

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 3


Ayant promis à ta compagne les reliques des Saints, tu lui demandas de recevoir les tiennes si tu venais à mourir et elle rit de ce qu'elle croyait être une extravagance, mais nous te vénérons et chantons avec toi vers Dieu: Alleluia!


Kondakion 3


Tu pressentais que tu allais rencontrer le trépas, ô Saint Martyr du Christ Boniface, et ton cœur devinait le cours glorieux que le Seigneur allait donner aux fleuves de ton sang pour que nous t'acclamions ainsi:

Réjouis-toi magnifique athlète de l'Église

Réjouis-toi vase d'élection de l'Amour nonpareil

Réjouis-toi qui pressentis toute la mesure de la Grâce

Réjouis-toi qui devinas que ce voyage était unique

Réjouis-toi qui exaltes le don total

Réjouis-toi relèvement de ceux qui sont tombés

Réjouis-toi source de courage

Réjouis-toi guide sûr des pécheurs

Réjouis-toi intercesseur assidu auprès de Dieu

Réjouis-toi pieux exemple du prompt repentir

Réjouis-toi confiance sans faille en la Providence

Réjouis-toi bastion imprenable de la fermeté

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 4


En chemin tu décidas de changer ta vie, Saint Martyr du Christ Boniface, et pour être digne de ramener les saintes reliques, tu résolus de t'abstenir de viandes et de boissons, tu protèges à présent ceux qui jeûnent pour Dieu et Lui chantent: Alléluia!


Ikos 4


Ta vie en vérité nous console grandement, par elle en effet nous comprenons que Dieu nous attend sans discontinuer et que Son Amour est toujours prompt à recevoir notre faiblesse, Saint Martyr Boniface sois remercié par nos acclamations:

Réjouis-toi qui te dégageas de la gangue des passions

Réjouis-toi qui laissas le monde en allant vers les martyrs

Réjouis-toi qui compris la tempérance

Réjouis-toi qui enseignes le jeûne

Réjouis-toi l'ascèse te fut naturelle

Réjouis-toi tu t'élevas au-dessus de la chair

Réjouis-toi tu domptas ton corps sans connaître ton âme

Réjouis-toi tu quittas les plaisirs pour recevoir la vie

Réjouis-toi émule des ascètes

Réjouis-toi chemin du renoncement

Réjouis-toi aurore d'une voie nouvelle

Réjouis-toi règle de sobriété

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 5


A Tarse ô Saint Martyr Boniface tu vis les athlètes du Christ torturés par l'ordre d'un gouverneur impie et tes yeux s'ouvrirent au Royaume des Cieux, car tandis qu'on les mettaient à mort ils s'écriaient: Alléluia!


Ikos 5


Tu embrassas les chaînes des martyrs, tu donnas à leur corps rompus un saint baiser et d'une voix forte tu les exhortas à continuer le bon combat, c'est pourquoi nous t'acclamons ainsi:

Réjouis-toi qui aimas les martyrs

Réjouis-toi qui ne fus pas effrayé par leurs souffrances

Réjouis-toi qui les vénéras le premier

Réjouis-toi qui compris leur sacrifice

Réjouis-toi qui vis le Christ sous leurs plaies

Réjouis-toi qui appréhendas alors la Vérité

Réjouis-toi catéchumène dont les maîtres étaient saints

Réjouis-toi qui aperçus dans leur sang une onde vive

Réjouis-toi qui reçus leur témoignage parfait

Réjouis-toi soutien de leur combat

Réjouis-toi cohéritier de leur courage

Réjouis-toi imitateur de leur endurance

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 6


Parlant à haute voix ô Saint de Dieu, tu attiras l'attention de l'injuste tyran, comme tu méprisais les dieux païens, il te demanda qui tu étais et tu répondis: je suis Chrétien le Christ est mon Maître, pour cet exemple de courage insigne louons Dieu en clamant: Alléluia!


Ikos 6


Tu ne cessas de dire que tu étais chrétien et tu refusas de sacrifier aux démons, malgré les souffrances que tu savais proches, tu restas ferme dans la foi , ni les promesses ni les tortures ne purent te fléchir, par ta prière affermis notre courage dans l'épreuve tandis que nous te disons:

Réjouis-toi ferme soutien dans la souffrance

Réjouis-toi certitude dans le doute

Réjouis-toi colonne de force spirituelle

Réjouis-toi disciple parfait

Réjouis-toi étonnement des tyrans

Réjouis-toi éclair qui illumine notre conscience

Réjouis-toi révélation de la force du Christ

Réjouis-toi protection contre les idoles du monde

Réjouis-toi destructeur des rites païens

Réjouis-toi qui souffris en silence

Réjouis-toi qui ne regardas que le Ciel

Réjouis-toi dont le martyr régénère la vie

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 7


Tu demandas aux martyrs de prier pour toi afin de demeurer ferme dans la foin car tu voulais maintenant devenir toi aussi un témoin du Dieu qui ouvrit ton cœur, fortifiés par ton exemple nous Lui clamons: Alléluia!


Ikos 7


Ni les menaces ni la douleur ni le feu ne purent ébranler ta résolution, tu ne fléchis point et tu demandas à Dieu de t'accorder le repos dans le choeur des saints et de libérer Son peuple de l'amère persécution des impies, devant ton courage nous nous écrions:

Réjouis-toi que la douleur laisse impassible

Réjouis-toi que l'horreur ne dompte point

Réjouis-toi nouveau soldat qui n'a crainte du feu

Réjouis-toi qui offres ton col au glaive

Réjouis-toi qui convertis par ton supplice

Réjouis-toi qui vivifies par ta mort

Réjouis-toi étonnement des impies

Réjouis-toi stupeur des lâches armés du glaive

Réjouis-toi bannière intrépide de notre faiblesse

Réjouis-toi défense dans la tentation

Réjouis-toi bouclier des pusillanimes

Réjouis-toi avocat des faibles

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 8


Tes compagnons habitués à ton ancienne vie te cherchèrent dans les tavernes et les lieux de débauche, ils ne pouvaient soupçonner le rachat précieux de ton existence, ta mort glorieuse et ton séjour parmi les justes qui chantent sans cesse vers Dieu: Alléluia!


Ikos 8


Ayant décrit ton apparence physique, ton corps mortel leur fut présenté, devant ton chef sanglant pris de remords, ils te demandèrent pardon de t'avoir mésestimé, en rachetant ta dépouille ils l'embaumèrent et te louèrent ainsi:

Réjouis-toi qui souris à tes compagnons après ta mort

Réjouis-toi qui leur appris que le trépas n'est pas l'oubli

Réjouis-toi qui combattis le bon combat

Réjouis-toi dont la course fut brève mais sûre

Réjouis-toi soldat de l'unique bataille

Réjouis-toi qui effaces une vie par un instant

Réjouis-toi qui convertis tes compagnons

Réjouis-toi qui affermis leur foi

Réjouis-toi cierge allumé à la ferveur du sacrifice

Réjouis-toi lumière orante devant Dieu

Réjouis-toi qui allèges le joug du monde sur nous

Réjouis-toi clairière dans la peur et le péché

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 9


Un ange du Seigneur apparut à Aglaé et l'avertit que tu avais reçu la palme du martyre, remplie de crainte Aglaé accepta cette parole terrifiante et loua Dieu disant: Alleluia!


Ikos 9


L'ange dit à la nouvelle servante du Christ: celui qui fut ton esclave est à présent ton frère, reçois-le comme ton maître et donne-lui un repos digne de sa gloire, joignant nos voix à celle d'Aglaé t'accueillant nous te disons:

Réjouis-toi qui allas vers les serviteurs et trouva le Seigneur

Réjouis-toi qui dominas la peur et nous enseignes à le faire

Réjouis-toi qui connus le baptême du sang

Réjouis-toi qui nous parraines dans l'épreuve

Réjouis-toi incarnation de nos espoirs réalisés

Réjouis-toi matérialisation de nos rêves de courage

Réjouis-toi toise qui mesure notre stature spirituelle

Réjouis-toi libération de nos limites

Réjouis-toi exaltation de la grâce dans notre nature

Réjouis-toi soutien de notre défense malhabile

Réjouis-toi compréhension de nos faiblesses

Réjouis-toi propitiation pour nos limitations

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 10


Accompagnée de pieux clercs psalmodiant et priant, Aglaé alla au-devant de tes saintes reliques, elle les déposa en un lieu sur lequel elle fit bâtir un oratoire digne de ton combat où résonna sans cesse la louange de Dieu: Alleluia!


Ikos 10


Aglaé instruite par ton exemple renonça elle aussi au vain monde, elle vendit ses biens et les donna aux pauvres, puis se consacrant à Dieu avec quelques compagnes, elle passa le reste de son temps dans la prière, miracle que nous célébrons en te disant:

Réjouis-toi qui convertis par ton exemple

Réjouis-toi qui éclaires par ton martyre

Réjouis-toi qui transformes les coeurs par ton sacrifice

Réjouis-toi qui convaincs par ton endurance

Réjouis-toi glaive qui sépare du Malin

Réjouis-toi trophée de victoire

Réjouis-toi témoignage éclatant de la miséricorde

Réjouis-toi fleuron du martyrologe

Réjouis-toi échelle de notre faiblesse vers le ciel

Réjouis-toi pont entre le zèle et notre tiédeur

Réjouis-toi voie royale sur les routes de Dieu

Réjouis-toi louange parfaite des paroles et des actes

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 11


Ta vie suscite en nous l'admiration, ô Saint Martyr du Christ Boniface, ta détermination calme et sereine nous incite à plus de fermeté et joignant notre voix à la tienne nous nous écrions vers Dieu: Alléluia!


Ikos 11


Tu livras sans hésiter ton corps périssable, tu offris sans remords ton chef au glaive des impies, ainsi après avoir abandonné le monde et ses richesses illusoires, tu laissas ta dépouille à terre pour libérer ton âme et nous pleins de respect t'exaltons:

Réjouis-toi pèlerin de l'unique pèlerinage

Réjouis-toi chantre du Dieu indivisible

Réjouis-toi contempteur du Malin

Réjouis-toi vainqueur admirable des passions

Réjouis-toi admirateur efficace des martyrs

Réjouis-toi qui mis tes pas dans les leurs

Réjouis-toi que rien ne fit céder

Réjouis-toi qui transformas ses ténèbres passées en lumière

Réjouis-toi soutien des faibles

Réjouis-toi appui des purs

Réjouis-toi refuge des combattants de la foi

Réjouis-toi trésor insigne de l'Eglise

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 12


O Saint Martyr du Christ Boniface ta vie pour nous est un chemin de foi et d'espérance, dès l'instant où tu sus que tu devais partir quérir les saintes reliques, tu gardas le regard sur le Dieu Unique, que nous acclamons tous ainsi : Alléluia!


Ikos 12


En ces temps où la foi devient tiède* Où le zèle pour l'Eglise de Dieu se fait rare* Saint Martyr du Christ Boniface intercède pour nous* Afin que nous puissions l'âme embrasée d'amour * Imiter ton exemple sacré que nous célébrons en disant:

Réjouis-toi insigne témoin du Très-Haut

Réjouis-toi fleur du jardin de Dieu

Réjouis-toi purification de nos vies dissolues

Réjouis-toi qui déjoues les ruses de l'Ennemi

Réjouis-toi consolation subtile des opprimés

Réjouis-toi honte des pleutres

Réjouis-toi regain de force de ceux qui vacillent

Réjouis-toi regard purifié qui permet de voir Dieu

Réjouis-toi triomphateur des vains désirs du monde

Réjouis-toi victoire sur le blasphème

Réjouis-toi restaurateur des vertus chrétiennes

Réjouis-toi rayon ardent du Soleil de Justice

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 13


O Saint Martyr du Christ Boniface, accepte nos prières ferventes vers toi et supplie le Seigneur notre Dieu de nous bénir en nous accordant la promptitude de ta conversion, l'ardeur émouvante de ton zèle et la fermeté de ton témoignage, afin que joignant notre voix faible à la tienne nous puissions toujours chanter: Alléluia! Alléluia! Alléluia!



Ikos 1


Tu vivais avec Aglaé dans le luxe et la débauche et tu ne pensais pas au Royaume de Dieu, Saint Boniface à la si grande beauté, mais le Seigneur comme à Saint Paul te préparait un Chemin:

Réjouis-toi par tes qualités Dieu pouvait te parler

Réjouis-toi par ton hospitalité tu pus l'accueillir

Réjouis-toi par ta générosité tu reconnus Sa bonté

Réjouis-toi grâce à ta compassion tu compris Son amour

Réjouis-toi tes bonnes dispositions ouvraient ton coeur

Réjouis-toi beauté agréable à Dieu

Réjouis-toi par qui nous apprenons le pardon des fautes

Réjouis-toi par qui le Seigneur nous enseigne l'espoir

Réjouis-toi par qui Il nous montre Sa patience

Réjouis-toi perle qui jaillit de la fange

Réjouis-toi lumière qui sourd des ténèbres

Réjouis-toi exemple qui réconforte notre âme

Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Kondakion 1


Parti à la recherche des martyrs du Seigneur tu as rencontré la grâce du Christ et reçu la couronne d'immortalité par ta mort glorieuse, c'est pourquoi nous nous écrions vers toi: Réjouis-toi Saint Martyr du Christ Boniface!


Prière à Saint Boniface


O Saint et vénérable Martyr du Christ Boniface, dont la conversion nous remplit d'étonnement, prie le Dieu de bonté afin qu'Il nous bénisse et qu'Il nous donne par ton intercession puissante la grâce d'être nous aussi Ses témoins devant le monde, Ses disciples rayonnants devant l'ignorance et le péché, Ses zélateurs tranquilles devant l'agitation du siècle et les compromissions des tièdes. Qu'Il nous donne la paix de l'âme et la conscience de notre mission à Son service, qu'Il mette en nos lèvres impures les paroles de feu qui purifièrent ta vie et témoignèrent de Sa puissance, qu'Il nous accorde par tes saintes prières devant Son trône de rester fermes dans l'adversité, et comme toi de consacrer toute notre vie au Père au Fils et au Saint Esprit à qui nous rendons tout honneur et toute gloire dans les siècles des siècles. Amen !


Acathiste composé pour la gloire de Dieu et de Son saint martyr Boniface par Claude Lopez-Ginisty

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Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste à Saint Boniface (pdf) en cliquant ici

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Les reliques de Saint Boniface à Rome

5 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

6 avril

Lundi Saint

« La maison fut remplie par l'odeur du parfum » (Jean 12: 3)

A méditer

« La redécouverte de l'Église comme « mystère », c'est-à-dire comme « peuple de l'unité du Père, du Fils et de l'Esprit Saint » ne pouvait pas ne pas entraîner aussi la redécouverte de sa « sainteté », entendue au sens fondamental d'appartenance à Celui qui est par excellence le « trois fois Saint » (Isaïe 6: 3). Dire que l'Église est sainte signifie présenter son visage d'Epouse du Christ, pour laquelle Il s'est livré, précisément en vue de la sanctifier (Ephésiens 5: 25-26). Ce Don de la Sainteté, pour ainsi dire objective, est offert à chaque baptisé. »

Novo Millennio Ineute, n° 30

Fioretti

Grâce à des rassemblements comme les JMJ, j'ai découvert la grandeur de L'Église que je n'avais pas du tout perçue auparavant. Jean Paul II nous a formés avec des paroles exigeantes, il nous a donné une colonne vertébrale! Il nous a fait confiance. A nous de mettre en oeuvre maintenant ce qu'il nous a appris: personne ne le fera à notre place! Depuis son départ vers le Ciel, je comprends mieux aussi cette phrase qu'il nous a dite à Rome en 2000: « Si vous êtes ce que vous devez être, vous mettrez le Feu au monde. » C'est exactement ce qu'il a fait! Quand on accueille la Volonté de Dieu, que l'on dit oui, on devient quelqu'un d'extraordinaire! Personnellement, cela me pousse à accueillir tout ce que Dieu veut mon donner.

Florence, 31 ans, Il est vivant de mai 2005

Prière

O Jésus-Christ, notre Dieu, notre Sauveur et notre Espérance, Toi qui as fondé l'Église, signe de Salut pour les générations et les siècles, visite-là de Ta Croix victorieuse pour que les forces de l'Enfer ne l'emportent pas sur elle. Eclaire-la de Ta Parole; guide-la dans Ta connaissance; renouvelle-là par les enseignement de Ton Évangile et par la Force de Ton Esprit Saint.

14 décembre 1995

Boîte à idée

Aujourd'hui, je prie spécialement pour tous ceux qui ont des responsabilités dans l'Église. Et moi, est-ce que je prends les responsabilités que le Seigneur attend de moi?

 

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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10 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

11 avril

Samedi Saint

« Près du lieu où Jésus avait été crucifié, il y avait un jardin, et dans ce jardin, un tombeau neuf c'est là qu'ils déposèrent Jésus. » (Jean 19: 41-42).

A méditer

« Le sépulcre vide, au pied du Calvaire, est la Parole définitive de ce que le Père révèle à travers le Fils, avant Sa Résurrection. Plongés dans l'eau du Saint Baptême, nous participons à la Mort rédemptrice du Christ. Nous sommes « mis au tombeau avec Lui » (Colossiens 2: 12), pour pouvoir « mener une vie nouvelle », de la même manière que le Christ est ressuscité des morts « par la toute puissance du Père » (Romains 6: 4).

Homélie, Samedi Saint, 18 avril 1992

Fioretti

En fait, Jean Paul II n'avait jamais eu peur de la mort, et pas plus maintenant qu'il entrevoyait au loin le seuil au-delà duquel il allait rencontrer Dieu. Il se faisait souvent conduire dans sa chapelle, où il restait longuement pour parler avec son Seigneur. Quand on le regardait prier, dans ces moments-là, on comprenait parfaitement ce qu'avait écrit Saint Paul, qui parlait de supporter la souffrance pour compléter, pour le Corps du Christ, qui est l'Église, ce qui manque aux souffrances du Christ.

« Une vie avec Karol », Stanislas Dzwisz, Desclée de Brouwer/Seuil

Prière

Seigneur Jésus-Christ, Toi qui dans la Puissance de l'Esprit Saint, as été conduit par le Père, des ténèbres de la mort à la Lumière d'une vie nouvelle dans la Gloire, fais que le signe du Tombeau vide nous parle, à nous et aux générations futures, et qu'il devienne source de Foi vive, de Charité généreuse et de ferme espérance; à Toi Jésus, présence cachée et victorieuse dans l'histoire du monde, honneur et gloire pour les siècles.

Vendredi Saint 2000

Boîte à idée

Aujourd'hui, je me joins au silence de Marie et des Saintes Femmes qui attendent dans l'espérance la joie de Pâques.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

15 avril 2009

Sermon de Saint Bernard sur la Résurrection

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« Marie Madeleine et Marie mère de Jacques et Salomé achetèrent des parfums pour venir embaumer Jésus. » (Marc 16: 1). 

Nous avons appris de l'Apôtre que c'est par la foi que le Christ habite dans nos cœurs (Ephes. III, 17) : d'où je crois qu'il est permis de conclure que le Christ vit en nous aussi longtemps que la foi y demeure, et que, dès que notre foi est morte, on peut dire en quelque sorte que le Christ y est mort aussi. Or, ce qui prouve une foi vivante, ce sont les oeuvres, selon ces paroles: « Les œuvres que mon Père m'a donné de faire rendent témoignage de moi (Joan. V, 36), » qui ne me semblent pas s'éloigner beaucoup de la pensée qu'un autre apôtre exprimait en disant (pie la foi sans les oeuvres est une foi morte (Jacob. II, 20). De même que nous connaissons que le corps est en vie à ses mouvements, ainsi est-ce à ses œuvres que nous voyons que la foi est vivante. Mais la vie même de la foi c'est la charité, attendu que c'est par elle qu'elle opère, suivant ces paroles de l'Apôtre : «La foi qui opère par la charité, (Galat. V, 6), » aussi voyons-nous la foi mourir quand la charité se refroidit, de même que le corps périt quand l'âme s'en éloigne. Si donc vous voyez un homme, appliqué à des bonnes oeuvres, mener gaiement une vie pleine de ferveur, soyez sûr que la foi vit en lui, car vous en avez la preuve tout à fait irrécusable. Mais il y en a qui commencent d'une manière spirituelle et qui finissent par la chair; or, nous savons que dans ceux-là l'esprit de vie ne demeure plus selon ce mot de l'Ecriture : « Mon esprit ne demeurera point pour toujours dans l'homme, parce qu'il est charnel (Gen. VI, 3). » Or, si l'esprit de Dieu ne reste plus dans un homme, il est clair que la charité ne s'y trouve plus non plus, puisqu'elle n'est répandue dans nos coeurs que par le Saint-Esprit qui nous a été donné (Rom. V, 5).

Or, comme je l'ai déjà dit c'est donner à la foi la vie de la charité que de lui faire produire des œuvres par cette même charité (Gal. V, 6), d'où je conclus que, dès que l'Esprit Saint s'éloigne d'une âme, c'est la mort de la foi en cette âme, car, selon l'Evangéliste, il n'y a que l'esprit qui vivifie (Joan, VI, 6); d'ailleurs, s'il est vrai que la sagesse de la chair est une véritable mort (Rom. VIII, 13), nous ne saurions douter que ceux que nous nous réjouissions de voir vivants, parce qu'ils mortifiaient la chair par l'esprit, sont morts et dignes de nos larmes maintenant qu'ils vivent selon la chair. Aussi lisons-nous encore dans le même apôtre : « Si vous vivez selon la chair, vous mourrez : Si, au contraire, vous faites mourir par l'esprit les actions de la chair, vous vivrez (Rom. VIII, 13). Malheur donc à vous, qui que vous soyez, qui revenez à vos péchés comme un chien retourne à ce qu'il a vomi, ou comme le pourceau revient à sa bauge dans la fange. Je ne parle pas seulement de ceux qui retournent de corps en Egypte, mais de ceux qui y rentrent de coeur, de ceux qui aiment encore les plaisirs du monde, et en qui, par conséquent, la foi est morte, puisqu'ils n'ont plus la charité, car quiconque aime le monde n'a pas la charité du Père en lui (I Joan. II, 16). Qui peut être réputé mort à plus juste titre que celui qui nourrit un incendie dans son sein, le péché dans sa conscience, et ne le sent même pas, n'en est pas effrayé ne cherche point à s'en débarrasser?

Ainsi donc le Christ au tombeau c'est la foi morte dans une âme. Comment en agirons-nous avec lui? Que firent les saintes femme qui avaient seules conservé pour le Seigneur un amour plus ardent que tous ses autres disciples? « Elles ont acheté des aromates, pour venir embaumer Jésus ? » Etait-ce pour le ressusciter? Non, mes frères, nous savons bien qu'il ne nous est pas donné de le ressusciter; tout ce que nous pouvons faire c'est de l'embaumer. Pourquoi cela, mes frères? Pour que celui qui est mort comme lui, ne répande point une mauvaise odeur, une odeur de mort pour les autres qu'elle ne s'exhale de tous côtés et qu'il ne tombe lui même en pourriture. Que nos trois saintes femmes, l'esprit, la langue et les mains, achètent donc des parfums, car je crois que c'est à cause de ces trois femmes que Pierre reçut trois fois l'ordre de paître le troupeau du Seigneur (Joan. XXI, 16). Comme s'il lui avait été dit : Faites-le paître de l'esprit, de la bouche et des oeuvres; c'est-à-dire paissez-le par la prière qui vient de l’esprit, par l’exhortation qui tombe des lèvres, et par l'exemple qui vient des oeuvres.

L'esprit ira donc chercher es aromates, c'est-à-dire, au premier rang, le sentiment de la compassion, puis le zèle de la droiture, sans omettre, dans le nombre, l'esprit de discrétion. En effet, toutes les fois que vous voyez un de vos frères pécher, votre premier sentiment doit être un sentiment de compassion, comme étant d'ailleurs le plus naturel à l'homme, puisque nous en trouvons le motif au fond de nous-mêmes. L'Apôtre ne nous dit-il point : « Pour vous qui êtes spirituels, ayez soin de relever ce frère dans un esprit de douceur, en faisant réflexion sur vous-mêmes et en craignant d'être tentés aussi bien que lui (Gal. VI, 1). » Et le Seigneur, lorsqu'il sortait de Jérusalem, en portant sa croix, et qu'il rencontra, non pas encore toutes les nations du monde, mais quelques flemmes seulement qui pleuraient sur lui, il se tourna vers elles et leur dit : « Filles de Jérusalem, ne pleurez point sur moi; mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants (Luc. XXIII, 18.) » Remarquez, mes frères, la gradation : « sur vous » d'abord, dit-il, puis « sur vos enfants. » C'est donc sur vous, mon frère, que vous devez d'abord arrêter votre attention si vous voulez apprendre à compatir aux maux des autres, et le reprendre ensuite en esprit de douceur. Faites réflexion sur vous-mêmes, dit-il, et craignez d'être tentés à votre tour. Mais comme les exemples nous touchent toujours bien plus que les paroles et se gravent plus profondément dans nos cœurs, laissez-moi vous renvoyer à ce saint vieillard qui, en apprenant qu'un. de ses frères était tombé dans une faute, se mit à pleurer amèrement et à s'écrier : Lui aujourd'hui, et moi demain. Pensez-vous, nies frères, que celui qui pleurait ainsi sur lui-même ne sût point compatir au malheur de son frère? D'ailleurs ce sentiment de compassion sert à beaucoup à la fois, attendu qu'un esprit généreux se reprocherait de contrister quelqu'un qu'il voit inquiet pour lui.

Mais que faisons-nous, car il y en a plusieurs qui ont la tête dure et le cou habitué au joug, au point que, plus nous compatissons à leurs maux, plus ils abusent de notre patience et de notre compassion. Ne devons-nous point compatir. aux souffrances de la justice, comme nous compatissions au malheur de notre frère, surtout quand nous la voyons si impudemment rejetée, et provoquée avec tant d'imprudence? Je sais que si nous avons l'ombre de charité, nous ne pourrons supporter avec une âme impassible ce mépris de Dieu. C'est dans cette impatience que consiste le zèle de la justice, dont nous nous sentons transportés contre les prévaricateurs, comme si nous étions touchés d'un sentiment de pitié envers cette justice de Dieu que nous voyons foulée aux pieds.. Toutefois, il faut que la compassion ait le pas sur le zèle de la justice, autrement, dans un mouvement d'indignation, nous briserions les vaisseaux de Tharsis, nous achèverions le roseau à demi rompu, et nous éteindrions tout à fait la mèche qui fume encore.

Mais quand nous aurons réuni ces deux aromates, le sentiment de la compassion et le zèle de la justice, il faudra nous procurer l'esprit de discernement, de peur que lorsqu'il y a lieu à faire preuve de compassion, ce soit le zèle de la justice qui se montre, et que, faute de discernement, nous ne confondions toutes choses, au lieu de tenir prudemment compte des temps, et de montrer du zèle quand il le faut, et de savoir aussi pardonner dans l'occasion. Il n'y a que le Samaritain, pour savoir à propos tantôt verser l'huile sur les plaies, et tantôt y verser du vin. D'ailleurs, pour que vous ne pensiez pas que cette pensée est de moi seulement, écoutez le Psalmiste; il ne demande que ce que je vous demande, et dans le même ordre, quand il dit : « Enseignez-moi, Seigneur, la bonté, la discipline et la science (Psal. CXVIII, 66). »

Mais où pourrons-nous nous procurer ces aromates? Car la terre de notre coeur ne saurait produire de pareilles vertus, elle nous donnerait plutôt des ronces et des épines. Il nous faut donc les acheter quelque part. Mais qui nous les vendra? Ce sera celui qui a dit : « Venez, achetez sans argent et sans aucun échange, du lait et du vin. (Is. LV, 1). » Or, vous savez ce que désigne la douceur du lait, et ce que rappelle l'âpreté du vin. Mais que faut-il entendre par ces mots, acheter sans argent et sans aucun échange ? Car ce n'est pas ainsi qu'on fait dans le monde; il ne peut y avoir une autre manière d'acheter que chez l'auteur même du monde; aussi le Prophète dit-il au Seigneur : « Vous êtes mon Dieu, car vous n'avez pas besoin de nos biens (Psal. XV, 2). » Qu'est-ce donc que l'homme lui donnera en échange de la grâce, puisque, étant le maître de tout, il n'a besoin de rien? Sa grâce, il la donne gratuitement, et lors même qu'il la vend, celui qui l'achète ne la paie point, attendu que le prix que nous la payons nous reste entre les mains.

C'est donc avec notre volonté propre que nous devons acheter les trois aromates de l'esprit, car remarquons qu'en payant avec cette monnaie, non-seulement nous ne nous appauvrissons point, mais même nous faisons un profit considérable, puisque nous l'échangeons pour quelque chose de mieux, et que nous donnons Une volonté propre, pour en avoir une commune. Or la volonté commune, c'est la charité. Voilà donc comment nous achetons sans rien échanger, puisque nous acquérons ce que nous n'avions point, et que ce que nous avions nous le conservons en mieux. Mais comment compatir au sort de notre frère, qui ne sait compatir lui-même qu'à ses propres malheurs, dans sa volonté propre? Et comment celui qui n'aime que soi aimera-t-il la justice, et haïra-t-il l'iniquité? Il peut, il est vrai, feindre aux yeux des hommes, et même se séduire lui-même, au point de se figurer, quand il n'est conduit que par l'égoïsme et par la haine, qu'il ne cède qu'au sentiment de la compassion, et au zèle pour la justice; mais il est bien facile de voir combien sont éloignées de la volonté propre, les choses qui sont propres à la vraie charité que la volonté propre attaque de front. En effet, la charité est bienveillante et ne se réjouit pour du mal (Cor. XIII, 4). Quant à l'esprit de discernement, nous savons qu'il n'y a rien qui l'éloigne comme la volonté propre, car elle met la confusion dans le coeur de l'homme, et place un voile épais devant les yeux de la raison. Par conséquent, c'est avec la monnaie de notre volonté propre, comme je vous le disais tout à l'heure, que nous devons acheter les trois sortes d'aromates de l'esprit, c'est-à-dire les sentiments de compassion, le zèle de la justice, et l'esprit de discernement.

Il y a aussi trois sortes d'aromates, que la langue apporte, ce sont la modération dans la réprimande, l'abondance dans l'exhortation et l'efficacité dans la persuasion. Voulez-vous vous procurer ces aromates? Achetez-les dans le Seigneur lui-même, oui, achetez-les là, vous dis-je, et procurez-les-vous de la même manière que les premières, c'est-à-dire sans aucun échange, il ne faut pas que vous dépensiez quoi que ce soit pour vous les procurer. Achetez donc au Seigneur la modération dans la réprimande, c'est un bien, un don aussi grand que rare, car il y en a bien peu qui le possèdent : « Il y en a si peu, dit saint Jacques, qui sachent dompter leur langue (Jac. III, 8) ! » On voit bien des gens, en effet, dont l'intention est droite, et la pensée bienveillante, qui disent légèrement ce qu'on ne saurait écouter trop sérieusement. Leur parole part comme un trait qui ne saurait revenir sur ses pas, et ce mot qui aurait dû guérir, parce qu'il semble un peu trop acerbe, exaspère et envenime le mal davantage. Si l'impudence s'ajoute à la négligence, alors elle met le comble à l'impatience, en sorte que celui qui est déjà tombé dans le bourbier, s'y enfonce davantage ; il n'ouvre plus la bouche que pour apporter des excuses, mais de mauvaises excuses à ses torts, et, semblable à un fou furieux, non-seulement il repousse, mais même il va jusqu'à vouloir mordre la main du médecin qui le panse. Il y en a beaucoup aussi qui ne savent trouver presque rien à dire, à court de paroles, il leur semble que leur langue est attachée à leur palais, ce qui, quelquefois, ne nuit pas peu, même à ceux qui les écoutent. Il y en a d'autres, au contraire, qui ne manquent pas de quoi dire, mais, ce qu'ils disent est peu goûté, et n'entre guère dans les âmes, et, comme leurs paroles manquent de grâce, tout ce qu'ils disent est presque sans résultat. Vous voyez donc combien il est nécessaire encore que vous alliez acheter ces aromates chez celui où on trouve toute sorte de bonnes choses, et toute la science nécessaire pour reprendre avec mesure, exhorter avec abondance et persuader avec efficacité.

Achetez donc encore ces aromates, mais avec la monnaie de la confession, c'est-à-dire en commençant par reconnaître et avouer vos propres fautes, avant de songer à reprendre les autres des leurs. Ce n'est pas un petit sacrement, c'en est au contraire un admirable, que celui de la résurrection d'une âme, n'y touchez donc point si vous n'êtes pur, et s'il se trouve que vous ne pouvez, ou plutôt puisque vous ne pouvez vous en approcher l'âme innocente, commencez par vous laver les mains parmi les hommes innocents, avant de vous approcher du sépulcre du Seigneur. Or, c'est dans la confession que toutes nos fautes sont lavées. Une fois purifié dans ses eaux, vous serez réputé innocent, et vous pourrez vous compter parmi les hommes innocents. On ne monte point à l'autel avec un vêtement ordinaire, on a soin de se revêtir d'une robe blanche avant de s'en approcher; ainsi doit-il en être de vous, lorsque vous vous approchez du sépulcre du Seigneur; il faut vous purifier, vous blanchir et prendre ensuite des vêtements de gloire, en sorte qu'on puisse vous dire : « vous vous êtes revêtu de confession et de gloire (Psal. CIII, 1). » Car là où il y a confession, il y a gloire et beauté aux yeux du Seigneur. Tels sont les aromates de la langue, dont j'avais à vous parler, la mesure dans la réprimande, l'abondance dans l'exhortation, l'efficacité dans la persuasion, tous aromates qu'il faut acheter au prix de la confession.

Toutefois, nous lisons (dans le Pastoral de Grégoire le Grand.) et nous apprenons par une expérience quotidienne que celui dont la vie n'est pas honorable ne peut guère s'attendre qu'à voir ses discours accueillis avec mépris. Il faut donc que la main se procure aussi ses aromates et que nous ne ressemblions point au paresseux pour qui le sage dit avec mépris, que c'est une fatigue trop grande de porter sa main même à la bouche (Prov. XIX, 24), si nous ne voulons point que celui que nous reprenons puisse nous dire : Mais vous qui instruisez si bien les autres, vous ne vous instruisez point vous-même (Rom. II, 21), vous liez, en effet, des fardeaux pesants et qu'on ne saurait porter, et vous les mettez sur les épaules des autres, tandis que vous ne voulez pas vous-même les remuer du bout du doigt (Matt. XXIII, 14). Or, je vous dis, que le discours le plus vif et le plus efficace, c'est l'exemple; il persuade facilement aux autres ce dont nous voulons les convaincre, en leur montrant que ce que nous leur demandons est praticable. Voilà pourquoi je vous dis qu'il faut que la main ait aussi ses aromates, je veux dire la continence de la chair; la miséricorde pour nos frères, la patience dans la piété. C'est ce qui a fait dire à l'Apôtre : « Vivons dans le siècle présent avec tempérance, avec justice et avec piété (Tit. II, 12). » Ce sont, en effet, les trois choses les plus nécessaires dans le genre de vie que nous avons embrassé; car nous devons la première de ces choses à nous, la seconde au prochain et la troisième à Dieu. Celui qui se livre à la fornication pèche contre son propre corps, qu'il dépouille d'une grande gloire et qu'il condamne à une honte redoutable et terrible, car il prend les membres de Jésus-Christ pour en faire ceux d'une prostituée. Mais pour moi, c'est peu de vous dire que nous devons nous abstenir de toute volupté charnelle en ce qu'il y a de honteux, j'ajoute que nous devons nous sevrer en général de toute espèce de plaisirs de la chair. Cherchez donc avant tout, mon frère, cette continence parfaite que vous vous devez à vous-même, car nous n'avons personne qui nous touche de plus près que nous-mêmes : Puis ajoutez à la continence, la miséricorde pour vos frères, attendu que vous devez vous sauver avec eux, et enfin, ayez avec les deux premiers aromates, la patience que Dieu qui doit vous sauver réclame de vous, car selon l'Apôtre : « Tous ceux qui veulent vivre avec piété en Jésus-Christ seront persécutés (II Tim. III, 12), et ce n'est qu'en passant par une foule de tribulations que nous pourrons entrer dans le royaume de Dieu (Act. XIV, 21). » Prenez donc garde de ne pas périr faute de patience, supportez tout, au contraire, pour celui qui le premier a tant souffert pour vous et auprès de qui nulle patience ne demeurera sans sa récompense, selon ce mot du Prophète « . La patience du pauvre ne sera point frustrée pour toujours (Psal. IX, 19).»

Or, c'est avec l'argent de la soumission qu'on doit acheter ces trois sortes d'aromates de la main, c'est elle en effet, qui dirige nos pas, et nous procure la grâce d'une sainte vie. Car, si la loi contraire, qui lutte dans nos membres est née de la désobéissance, qui ne sait que c'est par l'obéissance que la continence nous est donnée? C'est encore la soumission qui nous apprend à régler la miséricorde, elle aussi qui nous enseigne et nous donne la patience. Quand vous aurez tous ces aromates, approchez-vous alors de celui en qui la foi est morte. Mais si nous considérons quelle oeuvre c'est pour nous de réveiller de son sommeil de mort celui qui en est là, combien même il est difficile de s'approcher seulement de son coeur qu'une obstination aussi dure que la pierre, et que l'impudence nous ont fermé, je crois que nous serons amenés à nous écrier aussi avec les saintes femmes : « Qui est-ce qui nous enlèvera la pierre qui ferme le sépulcre (Marc. XVI, 3) ? » Mais, pendant que dans nos préoccupations craintives nous n'osons nous approcher, nous hésitons à marcher vers unetelle merveille, il arrive bien souvent que l'oreille du Seigneur a entendu les dispositions pieuses de notre coeur et que, à un mot de sa bouche, on voit se lever, plein de vie de son sépulcre celui qui y était étendu mort. Et alors c'est l'ange même (le Dieu qui nous apparaît, la joie et le bonheur sur le visage, comme à la porte même du sépulcre, un certain éclat lumineux indique qu'il est ressuscité, on voit à sa figure le changement qui s'est opéré, l'accès nous est ouvert à son coeur; que dis-je, il nous appelle lui-même, lui-même il écarte de ses mains la pierre de son obstination, et, s'asseyant dessus, il nous montre les bandelettes dont sa foi s'était trouvée chargée, car elle est maintenant ressuscitée. Et en même temps qu'il découvre tout ce qui s'est passé dans son coeur auparavant, et confesse comment il s'était lui-même enseveli dans ce tombeau de l'âme, en dénonçant sa tiédeur et sa négligence, il dit comme l'Ange : « Venez voir le lieu où le Seigneur avait été mis (Matt. XXVIII, 6). »

Saint Bernard, Docteur de L'Église, deuxième sermon pour les Fêtes de Pâques

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15 avril 2009

La Résurrection du Seigneur

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Comment Marie-Madeleine et les deux autres Marie vinrent au tombeau, et comment Pierre et Jean y allèrent à leur tour


Marie-Madeleine et les deux autres Marie s'en allaient, comme je l'ai dit, au tombeau avec des parfums. Étant sorties de la ville, elles rappelaient à leur mémoire les afflictions et les peines de leur Maître, et elles s'arrêtaient un peu aux lieux divers où il avait, souffert ou fait quelque chose de considérable. Elles s'agenouillaient, baisaient la terre, poussaient des soupirs et des gémissements et disaient : « C'est ici que nous l'avons rencontré chargé de sa Croix, quand sa Mère demeura demi-morte ; ici, il s'est tourné vers les femmes de Jérusalem; ici, succombant à la fatigue, il a dépose sa Croix et s'est appuyé un peu sur cette pierre ; ici on l'a poussé cruellement et avec violence, afin qu'il marchât plus vite, et on l'a forcé presque de courir ; ici on le dépouilla de ses vêtements et on le mit tout nu ; ici on l'attacha au gibet de la Croix. » Et alors, poussant un grand cri, versant un torrent de larmes, elles se prosternèrent la face contre terre, adorèrent la Croix encore tonte rouge du sang précieux du Seigneur, et. la couvrirent de leurs baisers. Ensuite, se levant et s'avançant vers le Sépulcre, elles se disaient : « Qui nous enlèvera la pierre qui ferme l'entrée du tombeau ? » Et, élevant les yeux, elles virent la pierre renversée et l'Ange du Seigneur assis dessus, qui leur dit : «Ne craignez point, » et le reste ainsi qu'il est rapporté dans l'Évangile. Mais, trompées dans leurs espérances, car elles pensaient trouver le corps du Seigneur, elles ne firent pas attention aux paroles de l'Ange et s'en revinrent épouvantées vers les Apôtres, en disant que le corps du Seigneur avait été enlevé. Aussitôt Pierre et Jean coururent au tombeau. Considérez-les bien ils courent : Madeleine et ses compagnes courent à la suite; tous s'empressent de chercher leur Seigneur, leur coeur et leur âme. Ils courent avec fidélité, ferveur et anxiété. Lorsqu'ils furent arrivés au tombeau, ils regardèrent dedans et ne trouvèrent pas le corps; mais, ne voyant que lus linceuls et le suaire, ils se retirèrent. Compatissez-leur, car ils sont dans une grande affliction. Ils cherchent leur Seigneur et ne le trouvent point, et ne savent plus où le chercher ailleurs. Ils se retirèrent donc pleins de tristesse et en versant des larmes.


Saint Bonaventure, Docteur de L'Église, Méditations sur la Vie de Jésus-Christ, chapitre 87

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12 avril 2009

La Résurrection du Seigneur

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La Résurrection du Seigneur

Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich

Je vis apparaître l'âme de Jésus comme une gloire resplendissante entre deux anges en habits de guerre (des deux anges que j'avais vus précédemment étaient en habits sacerdotaux) ; une multitude de figures lumineuses l'environnait. Pénétrant à travers le rocher, elle vint se reposer sur son corps très saint : elle sembla se pencher sur lui et se confondit tout d'un coup avec lui. Je vis alors les membres se remuer dans leurs enveloppes, et le corps vivant et resplendissant Au Seigneur uni à son âme et à sa divinité, se dégager du linceul par le côté, comme s'il sortait de la plaie faite par la lance : cette vue me rappela Eve sortant du côté d'Adam. Tout était éblouissant de lumière. Il me sembla au même moment qu'une forme monstrueuse sortait de terre au-dessous du tombeau. Elle avait une queue de serpent et une tête de dragon qu'elle levait contre Jésus ! Je crois me souvenir qu'elle avait en outre une tête humaine. Mais je vis à la main du Sauveur ressuscité un beau bâton blanc au haut duquel était un étendard flottant : il marcha sur la tête du dragon et frappa rois fois avec le bâton sur sa queue ; à chaque coup, je vis le monstre se replier davantage sur lui-même, diminuer de grosseur et disparaître : la tête du dragon était rentrée sous terre, la tête humaine paraissait encore. J'ai souvent eu cette vision lors de la résurrection, et j'ai vu un serpent pareil qui semblait en embuscade lors de la conception du Christ. Il me rappela celui du Paradis ; seulement il était encore plus horrible. Je pense que ceci se rapporte à la prophétie : “ La semence de la femme écrasera la tête du serpent. ” Tout cela me parut seulement un symbole de la victoire remportée sur la mort, car lorsque je vis le Sauveur écraser la tête du dragon, je ne vis plus de tombeau. Je vis bientôt Jésus resplendissant s'élever à travers le rocher. La terre trembla ; un ange, semblable à un guerrier, se précipita comme un éclair du ciel dans le tombeau, mit la pierre à droite et s'assit dessus. La secousse fut telle que les lanternes s'agitèrent violemment et que la flamme jaillit de tous les côtés. A cette vue, les gardes tombèrent comme atteints de paralysie ; ils restèrent étendus par terre, les membres contournés et ne donnant plus signe de vie. Cassius, ébloui d'abord par l'éclat de la lumière, revint promptement à lui et s'approcha du tombeau : il entrouvrit la porte, toucha les linges vides, et se retira dans le dessein d'annoncer à Pilate ce qui était arrivé. Toutefois il attendit encore un peu, dans l'espoir de voir quelque chose de plus ; car il avait senti le tremblement de terre, il avait vu la pierre jetée de côté, l'ange assis dessus et le tombeau vide, mais il n'avait pas aperçu Jésus. Ces premiers événements furent racontés aux disciples soit par Cassius, soit par les gardes. Au moment où l'ange entra dans le tombeau et où la terre trembla. je vis le Sauveur ressuscité apparaître à sa Mère près du Calvaire. Il était merveilleusement beau et radieux. Son vêtement, semblable à un manteau, flottait derrière lui, et semblait d'un blanc bleuâtre, comme la fumée vue au soleil. Ses blessures étaient larges et resplendissantes ; on pouvait passer le doigt dans celles des mains. Des rayons allaient du milieu des mains au bout des doigts. Les âmes des patriarches s'inclinèrent devant la Mère de Jésus à laquelle le Sauveur adressa quelques mots que j'ai oubliés pour lui dire qu'elle le reverrait. Il lui montra ses blessures, et, comme elle se prosternait à terre pour baiser ses pieds, il la prit par la main, la releva et disparut. Les lanternes brillaient prés du tombeau dans le lointain, et l'horizon blanchissait à l'orient au-dessus de Jérusalem.

La Douloureuse Passion de Notre Seigneur, chapitre 65

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9 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

10 avril

Vendredi Saint


« Le Christ, pendant les jours de sa vie mortelle, a présenté, avec un grand cri et dans les larmes, sa prière et sa supplication à Dieu qui pouvait le sauver de la mort ; et, parce qu'il s'est soumis en tout, il a été exaucé. » (Lettre aux Hébreux 5: 7).

A méditer

« Le cri de Jésus sur la Croix n'exprime pas l'angoisse d'un désespéré, mais la prière du Fils qui offre Sa Vie à Son Père dans l'Amour, pour le Salut de tous. Au moment où Il s'identifie à notre péché, « abandonné » par Son Père, Il « s'abandonne » entre les mains de Son Père. Ses yeux restent fixés sur Son Père. C'est bien en raison de la connaissances et de l'expérience que Lui seul a de Son Dieu que, même en ce moment de ténèbres, Il voit de manière limpide la gravité du péché et qu'Il souffre pour lui. Lui seul, qui voit Son Père et en jouit pleinement, mesure en plénitude ce que signifie résister par le péché à l'Amour du Père. »

Novo Millennio Ineute, n° 26

Fioretti

Les dernières années, les derniers mois et les dernières semaines de Jean Paul II firent marqués par la douleur, par l'impossibilité de marcher, par des difficultés à parler, par la Croix qu'il portait sereinement avec une force, une patience et une Foi extraordinaire dans le Christ et Sa Mère. A travers la souffrance et la Croix, il participait aux luttes de l'Église contre tout ce qui s'oppose à sa mission dans le monde contemporain: l'athéisme, l'indifférence religieuse, le laïcisme, la société de consommation, la civilisation fr mort. L'infirmité du Saint Père a davantage révélé au monde qui il était, et les hommes l'ont accompagné dans sa faiblesse physique par la prière, en lui faisant sentir qu'ils étaient particulièrement proches de lui et qu'ils participaient à ses épreuves. « Ici à l'hôpital, je l'avoue, au milieu des autres malades, je continue à servir l'Église et toute l'humanité ». (Angelus du 6 février 2005).

« Laissez-moi m'en aller » Stanislas Dziwisz, Parole et Silence.

Prière

Seigneur Jésus Christ, Toi qui, dans Ton dernier souffle, as confié avec Amour à la Miséricorde du Père tous les hommes et les femmes de tous les temps avec leurs faiblesses et leurs péchés, remplis-nous, nous-mêmes, et les générations futures, de Ton Esprit d'Amour, afin que notre indifférence ne rende pas vains en nous les fruits de Ta Mort.

Vendredi Saint 2000

Boîte à idée

Aujourd'hui, je médite en mon cœur, en faisant le Chemin de Croix, la souffrance du Christ par Amour pour moi.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

7 avril 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

8 avril

Mercredi Saint

« Les disciples firent ce que Jésus leur avait prescrit et ils préparèrent la Pâque. » (Matthieu 26: 19).

A méditer

« Tous ceux qui ont répondu à l'élection divine pour obéir à Jésus Christ, être aspergés de Son Sang et devenir participants de Sa Résurrection croient que le fait d'être racheté de l'esclavage du péché est l'accomplissement de toute la révélation divine, car en cela s'est vérifié ce qu'aucune créature n'aurait jamais pu ni penser, ni faire, à savoir que dans le Christ, Dieu immortel s'est immolé sur la Croix pour l'homme, et que l'humanité mortelle est ressuscitée en Lui. Ils croient que la Rédemption est l'exaltation suprême de l'homme puisqu'elle l'a fait mourir au péché pour le rendre participant de la vie même de Dieu. »

Bulle Aperite portas Redemptori, 6 janvier 1983

Fioretti

Le Cardinal Lustiger raconte: « A Lyon, en octobre 1986, à l'issue de la Messe présidée par le Pape, je désirais lui présenter un nouvel Evêque. Les organisateurs commençaient déjà à démonter le podium. Cependant, les voitures officielles attendaient le Pape. Où pouvait-il bien se trouver? Nous le découvrons à l'intérieur du podium dans une petite pièce aménagée en chapelle. C'est là qu'il s'était préparé avant la Messe; là aussi que le Saint Sacrement avait été apporté. Le Pape était seul, agenouillé devant le Saint Sacrement, en action de grâce, au milieu du brouhaha de la foule et du bruit des marteaux. Il priait comme un bûcheron donne des coups, totalement concentré et indifférent au vacarme. Le mot de Saint Luc m'est revenu à l'esprit: « Entrant dans le combat, Jésus prie de façon plus instante » (Luc 22: 44). Nous sommes restés un long moment derrière Jean Paul II, entraînés à prier à son rythme; de même qu'en montagne le guide marche en tête et impose le pas, parce qu'il sait comment il faut s'avancer.

Le Figaro Magazine, 3 octobre 2003

Prière

Toi, Christ, notre Seigneur, répands Ton Esprit sur tous ceux qui s'approchent de la Sainte Table et rends-les plus audacieux pour témoigner du commandement de Ton Amour, afin que le monde croie en Toi qui as dit un jour: « Je suis le Pain Vivant descendu du Ciel. Si quelqu'un mange de ce Pain, il vivra éternellement. » (Jean 6: 51).

21 juin 2000

Boîte à idée

Aujourd'hui, je cherche à garder en moi le sentiment de la présence de Dieu et éviter tout ce qui m'en éloigne.

 

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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13 mars 2009

Litanies du Bienheureux John Duns Scot

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Le Bienheureux John Duns Scot

Défenseur de l'Immaculée Conception

1266 - 1308

Fête le 8 novembre

Les recherches entreprises au XXè siècle ont permis de déterrer quelques faits concernant la vie de Jean Duns Scot sur laquelle on ne savait jusque là pratiquement rien. Jean (John) naît en 1266 (peut-être fin 1265) dans la petite ville de Duns en Ecosse (d'où son surnom de Duns Scot), et commence sa scolarité à l'école de Haddington.

Franciscain, enseignant aux Universités d'Oxford et de Paris, il défend courageusement le Pape

Il entre au couvent franciscain de Dumfries comme novice puis est admis, en 1280, dans l'ordre des Frères Mineurs. Il est ordonné prêtre le 17 mars 1291 à Northampton. Les preuves manquent sur son passage à Paris de septembre 1293 à juillet 1297, pour compléter sa formation, comme sur son installation à Cambridge entre 1297 et 1300 en tant qu'enseignant. Plus probablement passe-t-il ces années, de 1288 à 1300, dans les collèges de son ordre, puis à l'Université d'Oxford où il a comme maître Guillaume de Ware. Il y enseigne en commentant les Sentences de Pierre Lombard, puis passe peut-être quelque mois à l'Université de Cambridge. En 1302 (ou 1300) il enseigne à l'Université de Paris comme bachelier. Le milieu universitaire connaît, l'année suivante, une grave crise consécutive à la querelle entre le roi Philippe le Bel et le pape Boniface VIII. Pour entretenir financièrement ses armées en conflit avec l'Angleterre, Philippe taxe les biens de l'Eglise. Boniface réplique par l'excommunication. Philippe tente alors de réunir un concile pour le déposer : 80 frères, parmi lesquels Duns Scot et son maître Gonzalves d'Espagne, refusent de signer un manifeste anti-papal et doivent prendre le chemin de l'exil.

Pour avoir défendu la doctrine de l'Immaculée Conception de Marie, il est persécuté par les siens

Après la mort de Boniface et grâce à la diplomatie de son successeur Benoit XI, le roi autorise les exilés à revenir enseigner à Paris. Duns Scot quitte donc sa retraite d'Oxford (ou de Cambridge ?) vers la fin de l'année 1304, et rentre en France. Gonzalves d'Espagne recommande au provincial de son ordre "l'excellente science, le très subtil génie" de Duns Scot, dont la réputation grandit auprès de ses pairs. Il est honoré à Pâques 1305 docteur en théologie et est promu, l'année suivante, maître régent du studium général du couvent franciscain de Paris. Il semble qu'il participe à une dispute avec le maître dominicain Guillaume Pierre Godin, à propos du rôle de la matière dans l'individuation. A la requête du chapitre général de Toulouse, il part en octobre 1307 enseigner à Cologne comme lector principalis. En fait, la raison de son départ est probablement sa propre sécurité. Sa défense de l'Immaculée Conception provoque l'indignation des Dominicains, et le maître Jean de Pouilly en appelle aux sanctions que mérite ce qu'il qualifie d'hérésie. De plus, les poursuites consécutives à la condamnation des Templiers par Philippe le Bel mettent en péril Duns Scott, qui avait fait parti des bannis au moment de la crise entre Philippe et Boniface. Jean Duns Scot meurt à Cologne le 8 novembre 1308. Il est béatifié le 20 mars 1993 par le pape Jean-Paul II à Rome.

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Litanies du Bienheureux John Duns Scot


Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ exaucez-nous

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils de Dieu, rédempteur du monde, ayez pitié de nous

Esprit saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous


Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte MarieVierge conçue sans péché, priez pour nous

Sainte Marie, Protectrice de l'Ordre Franciscain, priez pour nous

Notre Père Saint François, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, humble fils de Saint François, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, disciple fidèle à sa mission et à la vie exemplaire,

Bienheureux John Duns Scot, profond investigateur des mystères divins, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, prédicateur du Divin Amour éternel, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, héraut du Royaume de Jésus-Christ, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, ardent témoin du Cœur Sacré de Jésus, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, dévôt constant de la Bienheureuse Mère de Jésus, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, humble confesseur de l'Immaculée Conception, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, serviteur obéissant de notre Sainte Mère l'Église, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, brave défenseur de l'autorité du Pape, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, confesseur croyant en la prospérité de tous ceux qui sont appelé en Christ, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, éloquent prédicateur de la dignité de ceux qui sont enracinés en Christ, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, adversaire distingué des fausses doctrines, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, noble Docteur de l'Église, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, étoile de connaissance et de science, priez pour nous.

Bienheureux John Duns Scot, modèle des théologiens, priez pour nous


Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, Bienheureux John Duns Scot

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus Christ


Prions


Seigneur Dieu, Source de toute Sagesse, en la personne du Bienheureux John, défenseur de la Vierge Immaculée, Vous nous avez donné un maître de vie et de sagesse: faites, nous Vous en prions, qu'éclairés par son exemple et nourris de ses enseignement, nous adhérions fidèlement au Christ. Lui qui vit et règne avec Vous dans l'Unité du Saint Esprit, un seul Dieu, pour les siècles et les siècles. Amen.

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Téléchargez le texte des Litanies du Bx Duns Scot (pdf) en cliquant ici

10 mars 2009

Neuvaine à Guy de Fontgalland

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Guy de Fontgalland

le petit Ange de Jésus

1913-1925

Guy est le fils du comte Pierre Heurard de Fontgalland (1884-1972), avocat, et de Marie Renée Mathevon (1880-1956). Elle se destine au carmel, lui est militant catholique, lorsque Mgr de Gibergues, évêque de Valence et ami de la famille, les présente et finalement les unit. C'est lui qui baptise leur fils, sous les prénoms de Guy Pierre Emmanuel, le 7 décembre 1913 en l'église St-Augustin. Humainement, Guy a les qualités et les défauts d'un enfant ordinaire. Il se montre orgueilleux, capricieux avec sa mère et coléreux avec son frère Marc, né en 1916, mais également sensible et affectueux. Il est surtout franc et loyal, avouant de lui-même ses bêtises au risque d'être puni. Il mourra avec la réputation de n'avoir jamais dit un seul mensonge. Spirituellement, il témoigne d'une foi toute enfantine inspirée de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. En janvier 1917 à Lisieux, il respire une délicieuse odeur sur la tombe de celle qui n'est pas encore béatifiée mais que sa mère vénère. Très jeune, il cherche à imiter Jésus en tout. Il cause avec lui dans l'intimité ou, par la suite, pendant l'eucharistie. Il lui offre chaque jour de petits sacrifices pour lui faire plaisir. Il a cinq ans à peine quand il manifeste son désir de communier et, l'année d'après, de devenir prêtre. Il apprend alors à lire et à écrire en deux mois et se fait inscrire au catéchisme. Le 22 mai 1921, il profite des dispositions du pape Saint Pie X en faveur de la communion précoce, dont il se fera bientôt un apôtre au sein de la Croisade Eucharistique. Ce jour-là, après un mois de préparation ponctué de cent dix huit sacrifices, Guy fait sa première communion en l'église St-Honoré d'Eylau. Il a alors la révélation de sa mort prochaine mais garde le secret, pour ne pas attrister ses proches. Octobre 1921, il entre au collège Saint-Louis de Gonzague. Elève médiocre, malgré son intelligence et sa curiosité, Guy est étourdi et passe pour paresseux. Il se corrige et améliore son caractère. Il ne se fait pas remarquer mais se signale par sa charité et sa camaraderie. Il protège les plus faibles sans se défendre lui-même, pardonne et ne garde pas rancune, ne boude jamais et refuse de dénoncer les autres ou d'en dire du mal. Juillet 1924, la famille est en pèlerinage à Lourdes. Guy a la confirmation devant la grotte qu'il mourra bientôt, précisément un samedi, jour de la Vierge Marie. Dans la nuit du 7 au 8 décembre de la même année, alors qu'il a tout juste onze ans, Guy tombe malade de la diphtérie. S'ensuit une période de crises et de rémissions pendant laquelle, sachant qu'il va mourir en dépit de l'optimisme des médecins, il divulgue son double secret à sa mère. Il affronte avec courage la douleur et meurt d'étouffement, effectivement un samedi, le 24 janvier 1925.

Neuvaine à Guy de Fontgalland

Prière à dire chaque jour

Prière pour obtenir la béatification du petit Guy de Fontgalland


Seigneur, qui êtes Vous-Même, la gloire et la récompense de Vos serviteurs, faites-nous la grâce de tout espérer de Votre bonté et de l’intercession efficace de celui dont Vous avez fait un de Vos Anges au Ciel, le petit Guy de Fontgalland. Accordez-nous la (grâce ou la guérison) que nous le supplions de demander pour nous, afin que nous puissions, comblés de Vos dons, Vous louer de tout notre cœur, et Vous bénir le reste de nos jours. Glorifiez-Vous, Ô Père infiniment bon, en glorifiant cet enfant afin que la Sainte Eglise puisse un jour nous donner comme modèle ce tout petit communiant de 7 ans. Nous Vous en prions par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Premier jour

Guy de Fontgalland, qui avez partagé vos bonheurs avec les malheureux et ajouté la noblesse à la charité en les secourant, donnant en plus de l'argent de poche qui venait de vos parents, une poignée de main qui venait de vous, soyez mon protecteur sur cette terre. Vous qui avez plaidé pour les autres, comme votre père avocat, mais devant Dieu dont vous contemplez la face et qui avez obtenu nombre de grâces et de guérisons, soyez mon intercesseur au Ciel.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Deuxième jour

Petit lys si pur, qui avez manifesté pour vous et pour les autres une pudeur excessive qui était un appel à la véritable pureté, que vous avez conservée dans la prière, la confession et la mortification et par l'examen quotidien de votre conscience en compagnie de votre petit frère, afin que l'innocence ne se confonde pas avec l'ignorance, apprenez-moi la pénitence.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Troisième jour

Parfait croisé de l'eucharistie, qui avez ardemment prié et communié, aimé le Saint-Père et fait chaque jour de petits sacrifices pour l'amour de Jésus, comme autant de pétales jetés sur le chemin de la Sainte-Table où vous avez conduit à votre suite les plus jeunes, de même que vous avez escorté le Petit Jésus en procession du Saint-Sacrement, faites de moi un apôtre de la communion.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Quatrième jour

Ange missionnaire, qui avez souhaité, avant l'âge de raison, imiter Jésus en tout, jusqu'à retirer vos gants puisqu'Il n'en portait pas, qui avez désiré L'aimer toujours plus que tout et résolu, pour le prouver, de tout quitter pour Lui et devenir son prêtre. Vous qui avez regretté de ne pas connaître le latin pour mieux suivre la messe, qui avez imaginé fabriquer un avion pour évangéliser le monde et qui avez suscité tant de conversions et de vocations, depuis que Jésus fit de vous son Ange, donnez-moi une semblable confiance en la Sainte Eglise.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Cinquième jour

Garçon loyal et franc, qui avez refusé le moindre mensonge, au point de révéler de vous-même vos fautes et de faire la leçon aux petits et aux grands, mais qui avez refusé aussi de dénoncer les autres ou même d'en dire du mal et qui avez gardé le secret de votre fin prochaine pour ne pas attrister vos proches, donnez-moi un tel esprit de vérité qui distingue celle qui ne fait pas plaisir de celle qui fait mal.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Sixième jour

Petit serviteur de Dieu, qui avez accepté de mourir jeune pour mieux vous unir à Lui répondant à son annonciation par un simple 'oui', que vous trouvez le plus beau mot qu'on puisse dire à Dieu, et qui avez attendu l'agonie et affronté la mort avec l'espérance de joyeuses retrouvailles. Vous qui vous êtes détaché des choses de ce monde, qui vous émerveillait pourtant à l'exemple de votre savant aïeul, pour vous évader en Jésus dans le paradis, inspirez-moi un pareil abandon à sa volonté.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Septième jour

Cher petit Guy, qui aviez suivi précocement la petite voie de Thérèse sur laquelle son parfum de sainteté guida vos pas, et qui avez gravi à genoux le chemin de Croix de la grotte de Lourdes où votre Maman du Ciel promit de vous emmener là-haut tout droit. Vous qui avez détesté qu'on vous remarque pour n'être regardé que par Dieu et qui avez combattu la prétention par la simplicité et la colère par la douceur, faites-moi suivre vos traces sur le chemin de l'humilité.

Notre Père... Je vous salue Marie...


Huitième jour

Fils très aimant de Notre-Dame, qui avez eu le péché en horreur parce que c'est à cause de lui que Jésus a tant souffert pour nous et sa Mère tant pleuré, qui avez souffert volontiers par amour de Lui et qui avez promis à votre mère de lui envoyer du Ciel des croix qu'elle devrait pareillement supporter, enseignez-moi le sacrifice.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Neuvième jour

Ange de Jésus, qui avez vécu dans son intimité dès votre plus jeune âge et causé avec Lui comme à un ami, que vous avez écouté et savouré, soyez mon messager. Vous qui avez protégé les plus faibles sans vous défendre vous-même, qui avez été souvent incompris et parfois moqué et qui avez pardonné sans garder rancune, soyez mon ange-gardien.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Guy de Fontgalland, en cliquant ici

Quiconque reçoit des grâces, est prié de le signaler auprès de l'Association

"Les Amis du petit Guy de Fontgalland."

3 passage de la fontaine

94800 Villejuif (France)


E-mail amisdeguy-defontgalland@neuf.fr 


Biographie plus détaillée de Guy de Fontgalland,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-881069.html


Voir aussi: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/07/15/9927043.html

9 mars 2009

Neuvaine pour la sanctification des prêtres

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Neuvaine pour la sanctification des prêtres

Prières inspirées par le Seigneur

Nous Vous en supplions, Seigneur Jésus, par les mérites de Votre Sainte Passion, faites que tous Vos Prêtres soient saints, comme Vous, afin qu'ils Vous représentant véritablement dans le monde. Amen.


Seigneur Jésus, par l'amertume que vous eu quand je traitre Judas vous a embrassé, accordez la grâce de la sanctification à tous les Prêtres qui ont été infidèles à leur vocation et qui continuent obstinément de vivre dans le péché du monde. Amen.


Nous vous le demandons par l'intercession du Cœur Douloureux et Immaculé de Maria et par le Cœur très Chaste de Saint Joseph. Amen.


Père éternel, nous Vous offrons la Très Sainte Face de Votre Fils Jésus, par les mains de Marie, avec le généreux sacrifice de nous-même en réparation des nombreux péchés qui sont commis, plus particulièrement contre les péchés commis contre le Très Saint Sacrement de l'Autel. Nous Vous l'offrons plus spécialement pour que tous Vos Prêtres révèlent au monde, par la sainteté de leur vie, la Face Adorable de Votre Divin Fils, rayonnante Votre lumière, de Votre Vérité et de Votre Amour, et enfin, nous Vous l'offrons pour le triomphe de l'Église et la propagation due Votre Royaume.


« Offrez sans cesse Ma Face au Père, cette offrande obtiendra le salut et la sanctification de beaucoup d'âmes. Quand vous offrirez Ma Face pour la sanctification des Prêtres, cela opèrera des merveilles. » (Jésus Mère Marie Pierina de Micheli)

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28 février 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 Février 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje

du 25 Février 2009

« Chers enfants, en ce temps de renoncement, de prière et de pénitence, Je vous appelle à nouveau : allez, confessez vos péchés afin que la grâce ouvre vos cœurs et permettez-lui de vous changer. Convertissez-vous, petits enfants, ouvrez-vous à Dieu et à Son Plan pour chacun de vous. Merci d’avoir répondu à Mon appel. »


Mot d'ordre


Dieu n'est jamais loin de nous, il est le tout proche, plus intime à nous-mêmes que nous le sommes comme le dit saint Augustin, mais c'est nous qui sommes loin de nous-mêmes et donc loin de Dieu. Nous faisons tout pour nous distraire de l'éternité qui nous habite parce que nous avons peur ou parce que nous fuyons en avant. Revenir vers soi-même c'est retourner à Dieu ! Marie en ce mercredi des Cendres nous indique une porte vers notre profondeur, celle de la confession des péchés. Il ne s'agit pas de se mettre en règle ou de "pratiquer" un sacrement, il s'agit de le vivre, de se laisser toucher en profondeur et de demander à l'Esprit de nous donner le don des larmes, la grâce du véritable retour. Découvrant notre abîme, notre néant nous nous précipiterons dans Celui qui est, nous découvrirons alors que notre vie à un sens et que Dieu a un plan bien spécifique pour chacun de nous.

Frère Ephraïm, Diacre, Fondateur de la Communauté des Béatitudes

Retrouvez les Messages précédents de Marie Reine de la Paix

en cliquant sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-273707.html

22 février 2009

Neuvaine à Notre Dame de Bon Espoir

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Notre Dame de Bon Espoir

La très vénérée statue de Notre Dame de Bon Espoir, bien connue des amis, des membres et des visiteurs de l'Oratoire de la Sainte Face de Tours placée dans le jardin au retour d'un pèlerinage qu'il effectua à Notre Dame de la Salette, en juillet 1847, par Monsieur Dupont, plus connu sous l'appelation populaire du « Saint Homme de Tours », qui fut l'apôtre de la Sainte Face, en placant l'image du Voile de Véronique en son salon, qui devint rapidement un lieu de pèlerinage , et restaurateur du culte de Saint Martin à Tours, en retrouvant le tombeau de l'Apôtre des Gaules et en y édifiant l'actuelle Basilique au dessus. Cette statue est toujours vénérée dans la maison de Léon Papin-Dupont, devenue le Centre Spirituel de la Sainte Face de Tours, siège de l'Archiconfrérie de la Sainte Face.

Neuvaine à Notre Dame de Bon Espoir

Pour bien accomplir cette Neuvaine

Cette Neuvaine est inspirée des invocations puisées dans l'Office Divin, qui est la prière de l'Eglise. Chaque jour, nous réciterons une invocation au Saint Esprit, et, après avoir énoncé les prières ci-dessous, nous prendrons un instant de Cœur à Cœur avec Marie. Une neuvaine n'étant pas un acte magique, nous prendrons aussi un temps pour lire l'Evangile du jour, et surtout, recevoir les Sacrements de la Confession et de l'Eucharistie.

Premier jour

Seigneur, nous Vous rendons grâce de nous avoir donné pour Mère, Marie, Notre Dame de Bon Espoir. Nous Vous en supplions, accordez par son intercession un soulagement aux malades, une consolation à ceux qui sont dans la peine, Votre Pardon Miséricordieux à tous les pécheurs et donnez-nous à tous Votre Salut et Votre Paix. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous.

Deuxième jour

Seigneur notre Dieu qui, dès le premier instant de Votre Conception, avez comblé de grâces la Bienheureuse Vierge Marie, Notre Dame de Bon Espoir, Votre Mère et la nôtre. Nous Vous en supplions daignez réjouir nos cœurs, en nous accordant à tous une large effusion de Votre Grâce. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Troisième jour

Seigneur, Vous avez accordé à Marie, Notre Dame de Bon Espoir, la Grâce d'être toujours attentive à Votre Parole et de Vous servir avec une docilité sans réserve; nous Vous en supplions, accordez-nous les Dons de Votre Esprit de Sainteté pour que nous puissions chaque jour un peu plus, nous rapprocher de Sa Fidélité. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Quatrième jour

Seigneur, Vous qui avez réconforté Marie, Notre Dame de Bon Espoir, quand Elle se tenait debout au pied de la Croix, et qui avez rempli Son Cœur de joie et d'espérance dans l'attente de la Résurrection de Jésus. Faites cette même Foi et cette même Espérance allègent nos craintes et soulagent nos peines. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Cinquième jour

Seigneur, qui après les épreuves de la Passion, avez rassemblé Vos Apôtres et Vos Amis dans une même prière, autour de la Vierge Votre Mère, Notre Dame de Bon Espoir dans l'attente de la venue de Votre Esprit de Sainteté, nous Vous en supplions gardez-nous toujours fraternellement unis, dans un même amour et une même confiance en Marie et ce, malgré nos peines et nos différences, Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Sixième jour

Seigneur, qui avez uni Marie, Notre Dame de Bon Espoir, à la Joie Céleste de Son Fils ressuscité et qui voulez, par Elle, nous faire entrer nous aussi dans cette joie faites que nous aussi, nous ayons part à la Joie de contempler Votre Divin Fils Ressuscité. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Septième jour

Seigneur notre Dieu, qui avez couronné Reine du Ciel et de la Terre, Marie, Notre Dame de Bon Espoir, donnez à tous ceux qui souffrent la Lumière Céleste qui leur permettra de savoir et de comprendre qu'ainsi, ils se rapprochent de Vous. Donnez aussi à tous ceux qui se sont endormis dans le sommeil de mort, la grâce de vivre en Votre Royaume et de participer à Votre Triomphe. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Huitième jour

Seigneur notre Dieu, nous Vous rendons grâce d'avoir placé Marie, Notre Dame de Bon Espoir, au-dessus de toutes Vos créatures de la terre et du Ciel, pour la Gloire de Votre Fils, nous Vous en supplions, à Sa prière, accordez-nous que rien, « ni la mort, ni la vie, ni le présent, ni l'avenir, ni une créature quelconque, ne puisse nous séparer de l'Amour de Jésus » (Rom. 8:38).

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Neuvième jour

Seigneur notre Dieu, qui avez fait de Marie, Notre Dame de Bon Espoir, la Mère adoptive de tous ceux que Votre Fils a sauvé, nous Vous en supplions, apprenez-nous à, toujours plus La connaître, à toujours plus savoir L'imiter et à mieux La prier. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Renseignements

Centre Spirituel de la Sainte Face

8, rue Bernard Palissy

37 000 Tours (France)

Téléchargez la Neuvaine à ND de Bon Espoir (pdf) en cliquant ici

4 mars 2009

Jésus dans le désert

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Jésus dans le désert. Son jeûne de quarante jour

Extraits des révélations de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich


Avant le sabbat, Jésus, accompagné de Lazare, alla à l'hôtellerie que celui ci possédait sur le chemin du désert. Il lui dit en particulier qu'il reviendrait dans quarante jours. à partir de l'hôtellerie, il continua son chemin seul et pieds nus. Il n'alla pas d'abord dans la direction de Jéricho, mais vers le midi, comme s'il eût voulu aller à Bethléhem, en passant entre la résidence des parents de sainte Anne et celle des parents de saint Joseph près de Maspha : alors il se dirigea vers le Jourdain, faisant le tour de tous les villages par des sentiers ; il passa tout contre le lieu où l'arche d'alliance s'était arrêtée, et où Jean avait célébré une fête. Il commença à gravir la montagne à une lieue environ de Jéricho ; et il entra dans une caverne spacieuse. Cette chaîne de montagne, à partir de Jéricho, court entre le levant et le midi, et, de l'autre côté du Jourdain, elle se dirige vers Madian. Jésus commença son jeûne ici, près de Jéricho ; il le continua en divers endroits situés au delà du Jourdain et revint le terminer sur cette première montagne, qui est celle où le diable le transporta. Au sommet de cette montagne, on a une vue très étendue. Elle est en partie couverte de buissons, en partie nue et sauvage. Elle ne s'élève pas jusqu'au niveau de Jérusalem, mais sa base est située beaucoup plus bas, et elle est dans une situation plus isolée. Lé point lé plus élevé des hauteurs de Jérusalem est la colline du Calvaire qui se trouve au niveau du faîte du temple. Du côté de Bethléhem, et vers le midi, Jérusalem aboutit à des escarpements coupés à pic : de ce côté aussi il n'y a pas d'entrée, et tout l'emplacement est occupé par des palais. Jésus gravit pendant la nuit la montagne escarpée et sauvage qu'on appelle aujourd'hui montagne de la Quarantaine. Il y a trois crêtes et trois grottes placées l'une au dessus de l'autre. Derrière la grotte supérieure dans laquelle entra Jésus, l'oeil plongeait dans les sombres profondeurs d'un précipice escarpé : toute la montagne était pleine de fentes effroyables et dangereuses. Cette même grotte, quatre siècles auparavant avait été habitée par un prophète dont j'ai oublié le nom. Elle aussi, à une époque, a longtemps résidé ici en secret : il élargit même l'une des grottes. Il descendit de là parmi le peuple sans que personne sût d'où il venait ; il prophétisait et pacifiait. Cent cinquante ans avant Jésus, des Esséniens, au nombre d'environ vingt cinq, y avaient fait leur demeure. Le camp des Israélites était au pied de cette montagne lorsqu'ils firent le tour de Jéricho en portant l'Arche d'alliance au son des trompettes. La fontaine dont Elisée rendit douces les eaux amères, est aussi dans les environs. Sainte Hélène fit disposer des chapelles dans ces grottes. J'ai vu sur le mur de l'une d'elles une peinture représentant la Tentation. Il y eut plus tard un couvent sur cette hauteur. Je ne puis m'imaginer comment les ouvriers pouvaient venir travailler là. Sainte Hélène a fait construire des églises dans beaucoup de lieux saints de la Palestine. Ce fut elle qui bâtit l'église placée au lieu de la naissance de sainte Anne, deux lieues avant Séphoris. Les parents d'Anne avaient aussi une maison à Séphoris même. Combien il est triste que la plupart de ces saints lieux aient été tellement dévastés, que le souvenir même s'en est perdu ! Lorsque étant jeune fille, j'allais avant le jour dans la neige à l'église de Coesfeld, je voyais distinctement tous ces lieux sanctifiés, et je vis souvent des hommes pieux qui se prosternaient à terre dans le chemin devant les guerriers qui les dévastaient, afin de les préserver de la destruction. Les paroles de l'Ecriture : " II fut conduit par l'Esprit dans le désert, "doivent s'interpréter ainsi : " Le Saint Esprit qui vint sur lui dans le baptême " , en ce sens que Jésus fit participer son humanité à tout ce qui appartient à la Divinité, le poussa à aller dans le désert, et à se préparer, en tant qu'homme, en présence de son Père céleste, aux souffrances auxquelles il était appelé.


27 et 28 octobre

Je vis Jésus à genoux et les bras étendus dans la grotte. Il demandait à son Père céleste de le fortifier et de le consoler dans toutes les souffrances qui lui étaient préparées. Il vit d'avance toutes ses souffrances, et demanda la grâce nécessaire pour chacune d'elles en particulier. Je vis cette vision depuis deux heures jusqu'à quatre heures trois quarts du matin : elle contenait tant de choses, que c'était comme si elle eut duré pour moi une année. Je vis des représentations de toutes les peines, de toutes les douleurs de Jésus jusqu'à sa mort. Je le vis implorer son Père, et recevoir pour chacune d'elles la force, la consolation et tout ce qui la rendait méritoire. Je vis s'abaisser sur lui une nuée blanche et lumineuse aussi grande qu'une église, et après chacune de ses prières, s'approcher de lui de grandes figures incorporelles, lesquelles prenaient la forme humaine quand elles étaient près de lui, lui rendaient hommage et lui apportaient chacune une consolation et une promesse. Je ne puis exprimer tout ce que je vis et comment je le vis. Je vis que Jésus conquit pour nous dans le désert tout ce qui nous est donné de consolations, d'encouragements, de secours, de victoires dans les luttes que nous avons à soutenir ; qu'il acheta pour nous tout ce qui peut rendre méritoires nos combats et nos triomphes ; qu'il prépara d'avance pour nous tout ce qui fait la valeur de nos mortifications et de nos jeûnes ; qu'enfin il offrit à Dieu le Père tous les travaux et toutes les souffrances qui l'attendaient pour donner du prix aux travaux futurs, aux luttes spirituelles, aux efforts faits dans la prière par tous ceux qui croiraient en lui. Je vis aussi le trésor que Jésus amassait par là pour l'Eglise et qu'elle ouvre dans le temps du Carême. Je vis Jésus avoir une soeur de sang pendant cette prière, et je me trouvai moi même, lors de cette vision, ha tête et la poitrine inondées de sang. En ce moment, le jour commençait à poindre. Aujourd'hui, Jésus descendit de la montagne vers le Jourdain, entre Galgala et le lieu où Jean baptisait, qui était environ une lieue plus au midi. Il s'embarqua lui même sur une poutre qui se trouvait là pour traverser le Jourdain dans cet endroit étroit et profond que je ne connaissais pas auparavant. Il passa sur la rive orientale, puis, laissant à droite Bethabara et coupant plusieurs routes qui conduisaient au Jourdain, il entra dans les montagnes par le désert, en suivant des sentiers escarpés qui se dirigeaient entre le levant et le midi il passa par une vallée qui va vers Callirrhoé, et où il traversa une petite rivière, puis il s'avança plus au nord, en suivant une arête de montagne jusqu'à un endroit où l'on a en face de soi, dans la vallée, la ville de Jachza. C'était là que les enfants d'Israël avaient battu Sehon, roi des Amorrhéens. Dans ce combat, les Israélites étaient trois contre seize : mais il y eut un miracle en leur faveur. un bruit effrayant se fit entendre au dessus des Amorrhéens et les frappa de terreur. Jésus était alors sur des montagnes extrêmement sauvages : c'était quelque chose d'encore plus âpre que la montagne voisine de Jéricho. On se trouve à peu près en face de celle ci. Le mont du désert où est Jésus est à environ neuf lieues du Jourdain. C'est ici que Jésus fera son jeûne de quarante jours. Ici aussi il a prié et vu dans toute leur étendue les souffrances qui l'attendent. Satan n'est pas encore venu près du Sauveur. La divinité et la mission de Jésus lui sont tout à fait cachées. Il n'a compris les paroles : ' C'est mon Fils bien aimé dans lequel je me complais, "que comme s'il s'agissait d'un homme, d'un prophète. Toutefois, Jésus a déjà à souffrir des luttes intérieures fréquentes et de diverse nature. La première tentation fut cette pensée : " Ce peuple est trop pervers : dois je souffrir tout cela pour eux, sans pourtant faire l'oeuvre complètement ". Mais sa charité et sa miséricorde infinies lui firent vaincre cette tentation causée par la vue de toutes ses souffrances.


29 octobre

Je vis Jésus dans une étroite grotte de montagne située dans la contrée de Jachza. Il était à genoux, priait sans relâche et parlait à son Père. Je vis tous les péchés du monde entier se présenter devant ses yeux, à partir de la chute originelle de l'homme. Tout cela vint sur lui comme de grands nuages orageux : il vit tout ce qu'il avait à souffrir pour cela, ce qui serait gagné et ce qui serait perdu. Des anges vinrent encore près de lui. Je vis Satan se glisser près de là : il s'approcha de l'entrée de la grotte et y fit du bruit. Il avait pris la figure d'un des fils des trois veuves que Jésus affectionnait particulièrement. Il pensait que Jésus se mettrait en colère en voyant que ce disciple l'avait suivi malgré sa défense. C'était ridicule et absurde à Satan. Jésus ne tourna même pas les yeux de son côté. Satan regarda dans la grotte et se mit à tenir toute espèce de propos sur Jean Baptiste, qui, disait il, en voulait beaucoup à Jésus de ce qu'il faisait baptiser en certains endroits, ce qu'il ne lui appartenait pas de faire.


Le 30 octobre, la narratrice ne communiqua aucune vision, mais le mercredi 31 octobre, elle dit : "Jusqu'à quatre heures du matin, j'ai eu la vision qui suit. Je vins près de Jésus dans la grotte. Elle me parut cette fois plus spacieuse : hier je n'en avais vu que l'entrée. Il s'y trouvait une ouverture par laquelle entrait un air pénétrant et froid. Dans cette saison de l'année, le temps ici est très froid et très nébuleux. La grotte était âpre et rocailleuse et le sol très inégal. Elle était formée d'une pierre veinée de couleurs variées, qu'on aurait prises pour de la peinture si elle eût été polie. Aux alentours du rocher, il venait quelques broussailles : on voyait là aussi des quartiers de roc qui ressemblaient presque à des buissons. La grotte était assez spacieuse pour que Jésus put s'agenouiller et se prosterner à une place où il n'avait pas l'ouverture au dessus de sa tête. Lorsque je vins près de Jésus, il était étendu la face contre terre. Je me tins longtemps près de lui, et je regardai ses pieds que sa robe laissait découverts jusqu'aux chevilles : ils étaient rouges et blessés par les rudes sentiers qu'il avait suivis, car il était allé pieds nus dans le désert. Je le vis tantôt se redresser, tantôt prier la face contre terre. Je pus tout voir, car il était environné de lumière. une fois un bruit partit du ciel, et une grande clarté se répandit dans la grotte : il vint toute une troupe d'anges qui portaient divers objets. Je me sentis tellement oppressée et accablée, qu'il me sembla entrer, pour ainsi dire, dans la paroi du rocher : j'eus l'impression que j'enfonçais, et je me mis à crier : "J'enfonce ! je vais enfoncer près de mon Jésus ! "Là dessus je m'éveillai, j'allumai ma lumière, j'entendis sonner l'heure, et je vis tout ce qui suit étant éveillée. Je vis les anges s'incliner devant Jésus, lui rendre hommage et lui demander s'ils devaient lui présenter ce qu'ils étaient chargés de lui apporter ; ils lui demandèrent aussi si c'était toujours sa volonté de souffrir comme homme pour les hommes, ainsi que ç'avait été sa volonté lorsqu'il était descendu du sein de son Père céleste et s'était incarné dans le sein de la Vierge. Jésus ayant accepté de nouveau ces souffrances, les anges érigèrent devant lui une grande croix dont ils avaient apporté séparément les différentes parties. Cette croix avait la forme que je lui ai toujours vue, mais elle se composait de quatre pièces de même que les pressoirs en forme de croix, que je vois dans mes visions. Ainsi, la partie supérieure de l'arbre de la croix, qui s'élève entre les deux bras, était séparée. Je crois avoir vu là environ vingt cinq anges. Cinq portaient la partie inférieure de la croix, trois la partie supérieure, trois le bras gauche, trois le bras droit, trois le morceau de bois où posaient les pieds, trois portaient une échelle, un autre une corbeille avec des cordes et des outils, d'autres une lance, un roseau, des verges, des fouets, une couronne d'épines, des clous et aussi les habits dont il devait être revêtu par dérision ; enfin tout ce qui figura dans sa passion se trouvait là. La croix était creuse : elle s'ouvrait comme une armoire, et elle était remplie partout d'innombrables instruments de martyre de toute espèce. Au milieu, à l'endroit où le coeur de Jésus fut percé, un assemblage des instruments de supplice les plus variés représentait toutes les tortures imaginables. La couleur de la croix était d'un rouge de sang dont la vue causait une émotion douloureuse. Toutes les parties et toutes les places de cette croix étaient teintes de couleurs différentes d'après lesquelles on pouvait reconnaître la peine qui y serait endurée ; de chacun de ces endroits partaient des rayons qui aboutissaient au coeur. Les instruments mis chacun à leur place étaient également la figure des tortures qu'ils devaient causer. Il y avait en outre dans la croix des vases avec du fiel et du vinaigre, puis aussi de l'onguent, de la myrrhe et quelque chose qui ressemblait à des aromates ; tout cela vraisemblablement avait rapport à la mort du Sauveur et à sa sépulture. Il y avait encore une quantité de longues banderoles déroulées comme des écriteaux de différentes couleurs, de la largeur de la main, sur lesquelles étaient inscrites des souffrances de divers genres. Les couleurs indiquaient avec leur différents degrés d'épaisseur les ténèbres où les souffrances du Sauveur avaient à faire pénétrer la lumière. La couleur noire désignait ce qui devait se perdre ; la couleur brune, ce qui était trouble, desséché, mélangé, souillé ; la couleur rouge, ce qui était appesanti, terrestre, sensuel ; la couleur jaune marquait la mollesse et la répugnance à souffrir. Il y avait des bandes moitié jaunes, moitié rouges, qui devaient devenir entièrement blanches ; d'autres étaient complètement blanches, d'une blancheur de lait, et l'écriture y était lumineuse ; on voyait à travers. Celles ci désignaient ce qui était gagné, ce qui était accompli. Tous ces rubans avec leurs couleurs donnaient comme le compte des douleurs et des travaux de toute espèce, que Jésus aurait à supporter dans sa carrière avec ses disciples et d'autres personnes. On lui mit aussi devant les yeux, tous les hommes par lesquels devaient lui venir le plus souvent des souffrances cachées ; ainsi les Pharisiens avec leur malignité, le traître Judas, les Juifs sans pitié pour sa mort cruelle et ignominieuse. Les anges disposèrent et firent passer tout cela sous les yeux du Sauveur avec un respect indicible et une solennité sacerdotale ; quand toute la passion fut figurée et représentée devant lui, je le vis pleurer ainsi que les anges. Ensuite les anges se retirèrent et je fus ravie dans une vision concernant les pauvres âmes du purgatoire.


2 novembre

Comme j'étais près du Seigneur, je le vis prier, la face contre terre. Le diable avait fait apparaître devant lui sept à huit de ses disciples. Ils entrèrent un à un dans la grotte et dirent qu'ils avaient appris par Eustache où il était, qu'ils l'avaient cherché pleins d'inquiétude, qu'il ne devait pas les abandonner pour se réduire à la dernière détresse sur le haut de cette montagne. On tenait tant de propos sur son compte, disaient ils ; il ne devait pourtant pas se laisser imputer telle et telle chose. Mais Jésus ne répondit rien, si ce n'est : `` Retire toi de moi, Satan, le temps n'est pas encore venu. " Alors tout disparut.


3 novembre

Je vis le Seigneur prier dans la grotte, la face contre terre. I| était tantôt agenouillé, tantôt debout ; je l'ai vu aussi une fois couché sur le côté. Je vis un homme très vieux, très faible, d'un aspect vénérable, gravir péniblement la montagne escarpée. C'était chose si difficile pour lui que j'en avais pitié. Il s'approcha de la grotte et tomba tout épuisé à l'entrée en poussant un gémissement plaintif. J'étais presque chagrine de ce que Jésus ne venait pas à son aide ; mais il ne le regarda même pas. Le vieillard se releva lui même et dit à Jésus qu'il était un Essénien du mont Carmel, qu'il avait entendu parler de lui et que, quoique mourant, il était venu à sa suite jusqu'ici. Il le priait donc de vouloir bien l'accueillir et s'entretenir avec lui de choses saintes ; lui aussi savait ce que c'était que jeûner et prier, disait il, quand deux personnes s'unissent ensemble en Dieu, l'édification est plus grand, etc. Jésus ne répondit que quelques mots, comme : " Arrière, Satan, le temps n'est pas encore venu. " Alors, je commençai à voir que c'était Satan, car lorsqu'il se retira et s'évanouit, je le vis devenir sombre et plein de rage. Alors je trouvai risible qu'il se fût jeté par terre et qu'il eût été obligé de se relever à lui tout seul. Satan ne connaissait pas la divinité du Christ. Il le prenait pour un prophète ordinaire. Il avait vu sa sainteté dès sa jeunesse et aussi la sainteté de sa mère qui ne faisait aucune attention à Satan. Elle n'était accessible à aucune tentation. Il n'y avait rien en elle à quoi il pût se prendre. Elle était la plus belle des 20 vierges et des femmes, mais elle n'avait jamais eu sciemment de prétendants, sinon lors de l'épreuve qui fut faite dans le temple avec des branches d'arbre, et à la suite de laquelle il lui fallut prendre un mari. Ce qui induisait le mauvais esprit en erreur, c'était que Jésus n'avait point vis à vis de ses disciples la même sévérité que les pharisiens, en ce qui touchait certains usages de peu d'importance. Il le croyait un homme parce que quelques irrégularités de ses disciples scandalisaient les Juifs. Comme il avait souvent vu Jésus plein de feu et d'ardeur, il chercha d'abord à l'irriter en lui montrant ses disciples le suivant malgré lui ; l'ayant vu plein de miséricorde, il voulut le toucher en se montrant sous la figure d'un pauvre vieillard tombant en défaillance, puis entrer en discussion avec lui en qualité d'Essénien.


4 et 5 novembre

Je vis près de la grotte une nuée lumineuse dans laquelle j'aperçus comme des visages. Il en sortit des anges qui avaient la forme humaine. Ils allèrent à Jésus, le fortifièrent et le consolèrent. Le dixième jour, 5 novembre, je vis Jésus prosterné dans la grotte, la face contre terre. Je le vis prier agenouillé et debout et je vis des anges entrer et sortir.


6 novembre

Je vis Jésus dans la grotte couché sur le côté et je vis apparaître l'essénien Eliud qui s'approchait de lui. C'était encore Satan, et je compris qu'il devait avoir connaissance que tout récemment la croix avait été présentée à Jésus, car il lui dit avoir appris par une révélation quels terribles combats lui avaient été montrés, combats qu'il avait bien senti être au dessus des forces de Jésus. Il n'était pas non plus, disait il, en état de jeûner quarante jours, c'est pourquoi il était venu, poussé par l'affection qu'il lui portait, pour le voir encore une fois, et pour le prier de lui permettre de lui tenir compagnie dans sa solitude, ajoutant qu'il voulait se charger d'une partie de son voeu. Jésus ne prêta aucune attention à tout cela. Il se releva, leva les mains au ciel et dit : " Mon père, retirez moi cette tentation ! " Je vis alors Satan se montrer plein de rage et disparaître. Jésus alors se mit à genoux pour prier. Au bout de quelque temps, je vis s'approcher trois jeunes gens qui l'avaient accompagné lorsqu'il était sorti pour la première fois de Nazareth et qui l'avaient quitté plus tard. Ces jeunes gens s'avancèrent d'un air timide, se prosternèrent devant Jésus et se plaignirent de ne pouvoir trouver de repos nulle part tant qu'il ne leur avait pas pardonné. Ils le prièrent de les prendre en pitié, de les admettre de nouveau et de les laisser jeûner avec lui comme pénitence. Ils voulaient, dorénavant, être les plus fidèles de ses disciples. Ils se lamentaient très haut et ils étaient entrés dans la grotte en faisant toute sorte de bruit autour de lui. Jésus se releva, étendit les mains et invoqua Dieu, et ils disparurent.


7 et 8 novembre

Comme je regardais Jésus qui priait à genoux dans la grotte, je vis Satan, vêtu d'une robe resplendissante, arriver à travers les airs et planer près de l'endroit où le rocher était coupé à pic. De ce côté, il n'y a pas d'entrée dans la grotte, mais seulement quelques fissures : c'est le côté du levant.


9 novembre

Remarque de l'écrivain le 8 novembre 1821 : La vision de ce jour sur le jeûne de Jésus fut continuellement mêlée à d'autres visions où la narratrice se livrait à ces travaux qu'elle avait coutume de faire la nuit dans son oraison : c'est du reste ce qui arrive le plus souvent et de là vient qu'elle a rarement le temps de faire des communications complètes. Toute la série de ses contemplations nocturnes a la forme d'un voyage qu'elle fait sous {a conduite de son ange gardien. Le but spirituel de ce voyage se détermine d'après les travaux en oraison qui lui sont assignés, suivant les circonstances de l'époque où elle vit ou suivant le temps de l'année ecclésiastique. Le point central de ce voyage est la Terre Promise, où elle retrouve chaque jour ses visions sur la vie de Jésus et où la tâche qu'elle a pour le moment, remplir dans son oraison s'unit aux mérites de ce jour de la vie du Rédempteur. Dans ce voyage, elle passe par les contrées où ont vécu les saints dont on fait la fête ce jour là, elle se mêle à leur vie, unit leurs mérites aux mérites de Jésus, et les applique au succès des prières qu'elle a à faire pour les pays avec lesquels ces saints ont quelque relation particulière. Il en est ainsi sur tout le chemin qu'elle parcourt soit pour aller, soit pour revenir et à cela se mêle la vue de tous les besoins et de toutes les misères du présent et de l'avenir. Or depuis le 2 novembre, jour des Morts, sa principale occupation était de prier pour l'Eglise souffrante. Elle faisait ainsi l'oeuvre d'un chrétien, qui, priant et contemplant. suit, à travers le temps, comme un fit conducteur, la série des jours de l'année ecclésiastique. La vision d'aujourd'hui sur la vie de Jésus se présenta de la manière suivante : Je vis cette nuit Jésus prier dans la grotte, tantôt couché, tantôt à genoux, tantôt debout. Pendant la plus grande partie de la nuit, j'ai été dans la grotte près de Jésus, agenouillée moi même et priant. J'ai eu une terrible nuit. Il faisait si mauvais et si froid sur cette montagne. Il y eut de l'orage et il est tombé beaucoup de pluie et de grésil. J'ai vu les misères morales du monde entier et aussi ma propre abjection. J'ai vu le triste état de l'Eglise et les chutes de tout genre des prêtres. J'ai vu les grâces et les ressources innombrables que Jésus nous a octroyées, et j'ai eu le sentiment de tout ce qu'il a déjà conduis pour nous, rien que dans ce pénible jeûne du désert. J'étais toute brisée et comme broyée : j'éprouvais en outre pour Jésus qui était près de moi, une compassion qui me déchirait le coeur, et j'avais en même temps le sentiment de ma propre méchanceté. Et pourtant au milieu de toutes ces douleurs, ma faiblesse faisait que je ne pouvais m'empêcher de me dire de temps en temps : " Pourquoi Jésus ne me dit il rien ? Pourquoi ne me dit il pas : Lève toi ! " car je me croyais hors d'état de supporter toutes ces peines. Comme j'étais prête à m'impatienter, il ne me dit rien que ce seul mot : Patience ! et je me sentis soulagée. Je restai là encore quelque temps étendue par terre et j'eus le sentiment complet du désert, avec son âpre température et celui des douleurs de Jésus. Alors à travers le froid, il m'arriva un air tiède et une sensation agréable. Trois âmes pleuraient près de moi dans la grotte et chacune avait deux anges à côté d'elles : elles remercièrent à propos de souffrances qui les avaient soulagées et disparurent. Je les connaissais alors, maintenant je ne les connais plus. Je suis encore dans un état misérable. Il m'a été aussi ordonné de prier pour prévenir des malheurs imminents que j'ai vus, mais surtout à l'occasion des mariages mixtes à propos desquels il m'a été montré que des maux innombrables en résultent pour l'Eglise.


10 et 11 novembre

Je vis Jésus comme toujours prier dans la grotte prosterné, agenouillé ou debout. Il porte son vêtement ordinaire. Seulement sa robe est lâche et n'est pas attachée : il n'a pas de ceinture et il a les pieds nus. Son manteau est posé par terre avec sa ceinture et une paire de poches comme en portent les Juifs, et il s'y appuie quelquefois il ne mange ni ne boit : il souffre souvent de la faim. Des anges le réconfortent. Alors il descend sur lui comme une nuée légère, et il coule dans sa bouche comme une espèce de rosée. Les quarante jours, dans le désert, sont un nombre mystérieux et se rapportant, comme les quarante années des Israélites dans le désert, à quelque chose que j'ai oublié. Jésus a chaque jour un nouveau travail à accomplir par sa prière ; chaque jour il conquiert pour nous de nouvelles Grâces, et ce qui a précédé ne se représente jamais. Sans ce travail auquel il s'est soumis, jamais notre résistance aux tentations n'aurait pu être méritoire. Le il j'ai vu Jésus prier comme précédemment dans différentes postures.


12 novembre

Je vis Satan sous la figure d'un vieil ermite du mont Sina venir vers Jésus dans là grotte. Il gravissait péniblement la montagne ; il était à moitié nu ; son corps était couvert comme de peaux de bêtes, et il avait une longue barbe ; il y avait dans sa physionomie quelque chose de moqueur et d'astucieux. Il lui dit qu'un Essénien du mont Carmel, qui était venu le voir, lui avait parlé du baptême de Jésus, de sa sagesse, de ses miracles et du jeûne rigoureux qu'il faisait actuellement. Là dessus, malgré son grand âge, il avait entrepris ce long voyage pour venir le trouver : il voulait s'entretenir avec lui, d'autant plus qu'il avait une longue expérience de la mortification. Il pensait que Jésus en avait assez fait et devait maintenant se reposer : il voulait, lui, se charger d'une partie de ce qu'il s'était imposé. Il dit beaucoup de choses dans ce sens. Jésus regarda de côté et dit : "Retire toi de moi, Satan ! "Alors je vis Satan tout ténébreux et, sous la forme d'un globe noir, rouler avec fracas jusqu'au bas de la montagne. Je demandai alors intérieurement comment il se faisait que la divinité de Jésus restât si parfaitement cachée pour Satan, et je reçus à ce sujet de belles et admirables instructions ; je me préoccupais vivement de savoir comment je pourrais raconter tout cela, mais je l'ai tout à fait oublié : je vis clairement l'extrême avantage qu'il y avait pour les hommes à ce que ni Satan, ni eux n'en eussent connaissance ; il leur fallait apprendre à croire. Le Seigneur me dit notamment quelque chose que j'ai retenu. "L'homme n'a pas su que le serpent qui l'a séduit était Satan, c'est pourquoi Satan, non plus, ne doit pas savoir que c'est Dieu qui rachète l'homme. c J'eus, à cette occasion, de très belles visions, et je vis que Satan ne connut la divinité du Christ que lorsqu'il délivra les âmes des limbes.

Du 14 au 16 novembre, elle fut trop malade pour pouvoir rien raconter. Le 17, elle dit : J'ai vu tous ces jours ci Jésus prier dans la grotte et jeûner. J'ai oublié les détails La grotte n'est pas tout à fait au sommet de la montagne.


18 novembre

Je vis aujourd'hui Satan entrer dans la grotte sous la figure d'un homme de distinction de Jérusalem. Il dit qu'il venait par suite du grand intérêt qu'il lui portait, car il situait que sa mission était de rendre la liberté aux Juifs. Il lui raconta en outre toutes les contestations qui avaient eu lieu à Jérusalem à son sujet et tout ce qui avait été dit. Il venait le voir pour prendre sa cause en main. Il voulait aller avec lui à Jérusalem où ils demeureraient ensemble dans le palais d'Hérode (elle croit qu'il s'agit de l'Hérode dont l'autre Hérode, qui habitait à Callirrhoé, avait enlevé la femme). Il me sembla que c'était un agent de cet Hérode. Il ajouta que Jésus pouvait faire venir là ses disciples en secret et procéder à la réalisation de ses projets. Il le pressa de venir avec lui sans retard. Il débita tout cela à Jésus très au long. Jésus ne le regarda pas, nais il pria avec ardeur, et je vis Satan se retirer ; sa figure devint hideuse, et il sortit de son nez comme du feu et de la vapeur, après quoi il disparut.


19-20 novembre

Pendant cette nuit où je fus malade à mourir, j'étais depuis la veille au soir en contemplation prés de Jésus dans la grotte, et je vis toute sa passion grandir devant lui comme un arbre qui croît. J'en vis tous les détails dans des tableaux merveilleux jusqu'à son crucifiement avec ses tortures et ses affreuses souffrances. Dans ces représentations je vis, comme toujours, la croix faite de cinq espèces de bois, avec des bras insérés dans le tronc, un coin sous chaque bras et un morceau de bois pour soutenir les pieds. La partie de l'arbre qui était au dessus de la tête et où l'écriteau était attaché était surajoutée, car d'abord l'arbre était trop court pour qu'on pût placer l'inscription au dessus de la tête. à propos de cette addition, la Soeur mentionne quelque chose comme des feuilles : elle dit aussi une fois : " C'est placé au dessus comme un couvercle sur un étui. " Je vis tout cela dans un merveilleux tableau symbolique, et je vis en outre toutes sortes de transformations mystérieuses dans le Saint Sacrement. Je crois que Jésus eut aussi ces visions, car je vis près de lui des anges qui vénéraient ces mystères. Je m'éveillai alors dans les douleurs les plus cruelles, mais je me réjouissais toujours de m'endormir de nouveau pour éprouver ces souffrances. Tous ces jours ci je vis Jésus dans la grotte riant et jeûnant, et je m'unis à lui pour prier, pour renoncer et pour surmonter toute répugnance.


Le 28 novembre, elle dit : J'ai vu aujourd'hui des anges montrer à Jésus, dans plusieurs tableaux, l'ingratitude des hommes, le doute, la raillerie, l'injure, la trahison, le reniement, tout ce que devaient faire ses amis et ses ennemis jusqu'à sa mort et après sa mort, et tout ce qui devait se perdre de ses travaux et de ses peines. Il vit tout cela, et dans son angoisse, il eut une soeur de sang. Pour le consoler, ils lui montrèrent alors tout ce qui était gagné. Ils lui montraient tout du doigt, à mesure que les tableaux se succédaient.


Le 29, elle dit : J'ai vu aujourd'hui Jésus tout épuisé de ses luttes et plongé dans la tristesse, en considérant la grandeur des pertes et l'inutilité de ses efforts pour le salut d'un bien grand nombre d'hommes.


30 novembre

J'ai vu aujourd'hui Jésus soumis à une tentation : il commençait à avoir grand faim et surtout à souffrir beaucoup de la soif. Je le vis, il est vrai réconforté quelquefois par des anges, mais jamais manger ni boire : je ne je vis jamais non plus hors de la grotte. il n'y avait pas en lui d'amaigrissement sensible, mais il était devenu très blanc et très pâle. Je vis Satan s'approcher de lui sous la figure d'un vieil ermite et lui dire : " J'ai bien faim, je vous prie de me donner des fruits qui sont là sur la montagne devant la grotte, car je ne peux pas en cueillir sans la permission du propriétaire (il feignait de prendre Jésus pour le propriétaire) ; asseyons nous donc ensemble et parlons de choses édifiantes. À, Il y avait, non pas à l'entrée, mais ailleurs, à quelque distance, près du côté opposé de la grotte qui regardait le levant, des figues et une espèce de fruit semblable à la noix, mais avec une enveloppe plus molle, comme celle des nèfles : il y avait aussi des baies. Jésus lui dit : " Retire toi de moi ! toi qui es menteur depuis le commencement des siècles, et n'endommage pas ces fruits '. Alors je vis l'ermite, transformé en une petite figure noire, fuir comme un trait par dessus la montagne et une vapeur sombre sortir de sa bouche. Je ne savais pas qu'il pût endommager ces fruits, quoique je pensas bien qu'il laissait après lui une odeur infecte.


Aujourd'hui, jour de la fête de saint André, elle parla de lui et raconta ceci entre autres choses : André est allé aujourd'hui chez un frère ou demi frère qu'il avait, indépendamment de Pierre, et qui est devenu disciple. André s'entretint avec lui : il était triste et inquiet de ce que Jésus était dans le désert depuis si longtemps : il était agité au sujet de son retour, et il avait des doutes à combattre. Il s'entretint aujourd'hui avec son frère à ce sujet.


2 décembre

Satan vint encore trouver Jésus sous la figure d'un voyageur. Il lui demanda s'il ne voulait pas manger des beaux raisins qui étaient dans le voisinage et qui étaient si bons pour apaiser la soif. Jésus ne répondit rien et ne tourna même pas les yeux de son côté. Le jour d'après, il le tenta de la même façon en lui parlant d'une source.


3 décembre

Vers midi, je vis Satan venir vers Jésus dans la grotte. Il vint en qualité de savant faiseur de tours : il lui dit qu'il venait à lui comme à un sage, et voulait lui montrer que lui aussi savait faire quelque chose, l'engageant à le regarder faire. Alors il lui fit voir, suspendue à son bras, une machine semblable à une boule, ou plutôt à une cage d'oiseau. Jésus ne le regarda pas, tourna le des et entra plus avant dans la grotte. Ce fut la première fois que je vis pareille chose. J'ai vu ce qu'il y avait à voir dans la boîte. On y avait sous les yeux un paysage ravissant, un jardin de plaisance agréable, plantureux, plein de beaux ombrages, de sources fraîches, d'arbres chargés de fruits et de raisins magnifiques. Tout cela était si rapproché, qu'on semblait le toucher, et il s'y produisait des changements à vue de plus en plus attrayants. Jésus lui tourna le des, et Satan disparut. Cette tentation avait encore pour but d'interrompre le jeûne de Jésus, qui maintenant commençait à ressentir vivement la faim et la soif. Satan ne sait pas comment s'y prendre avec lui. Il connaît les prédictions faites à son sujet, et il sent aussi que Jésus a autorité sur lui, mais ignore qu'il est Dieu, qu'il est le Messie que rien ne peut empêcher de faire son oeuvre, parce qu'il le voit jeûner, soutenir des luttes, avoir faim, en un mot, parce qu'il le voit pauvre, sujet à bien des souffrances, semblable en tout à un homme ordinaire. En cela, Satan est, à quelques égards, aussi aveugle que les pharisiens : mais il le regarde comme un saint homme que dans tous les cas il peut tenter et faire faillir.


4 décembre

Je vis Jésus agité et très combattu il souffrait de la faim et de la soif. Je le vis plusieurs fois devant la grotte. Je vis vers le soir Satan gravir la montagne sous la figure d'un homme grand et robuste ; il avait pris en bas deux pierres qui étaient de la grandeur de deux petits pains, mais anguleuses, et je vis qu'en montant il les maniait et leur donnait complètement la forme de pains. Il y avait dans son aspect quelque chose d'incroyablement farouche lorsqu'il vint vers Jésus dans la grotte. Il tenait une des pierres dans chaque main, et il lui parla à peu près en ces termes : " Tu fais bien de ne pas manger de fruits, ils ne font qu'irriter l'appétit ; mais si tu es le Fils bien aimé de Dieu sur qui l'Esprit est descendu à son baptême, vois ces pierres auxquelles j'ai fait prendre la forme de pains : change les maintenant en pain." Jésus ne regarda pas Satan : je l'entendis seulement prononcer ces paroles : " L'homme ne vit pas seulement de pain. "Je n'ai entendu distinctement ou retenu que ces paroles : dans l'Evangile il y en a d'autres encore qui vraisemblablement m'ont échappé, car alors je vis Satan au comble de la rage. Il étendit ses griffes vers Jésus, et je vis alors les deux pierres posées sur ses bras. Après cela il s'enfuit, et je ne pus m'empêcher de rire en le voyant obligé de remporter ses pierres.


Vers le soir du jour suivant, je vis Satan, sous la figure d'un ange puissant, voler vers Jésus avec grand bruit Il avait une espèce de vêtement de guerre, comme je le vois aux apparitions de saint Michel ; mais à travers son plus grand éclat on peut toujours distinguer quelque chose de sombre et de furieux. Il se vanta en présence de Jésus, et lui dit à peu près : " Je veux te faire voir qui je suis, ce que je puis, et comment les anges me portent dans leurs mains. Voilà Jérusalem ! voilà le temple ! Je te porterai sur son faite le plus élevé. Montre alors ce que tu peux faire : voyons si les anges te porteront jusqu'en bas. "Pendant qu'il parlait ainsi, il me sembla voir Jérusalem et le temple tout contre la montagne, mais je crois que c'était seulement une vision. Jésus ne lui fit aucune réponse. Alors Satan le prit par les épaules et le porta à travers les airs, à Jérusalem, mais en volant près de terre : il le posa sur la cime d'une des quatre tours qui s'élevaient aux quatre coins de l'enceinte du temple, et que jusqu'alors je n'avais pas remarquées. Cette tour était du côté occidental, vis à vis la forteresse Antonia. La montagne du temple était presque à pic en cet endroit. Ces tours étaient comme des prisons : dans une d'elles on gardait les vêtements précieux du grand prêtre. Elles étaient terminées par une plate forme autour de laquelle on pouvait marcher. Au milieu s'élevait encore une coupole creuse que surmontait une grosse boule sur laquelle il y avait place pour deux personnes. On pouvait de là voir au dessous de soi le temple tout entier. Ce fut sur ce point culminant de la tour que Satan plaça Jésus : celui ci gardait le silence. Mais Satan vola d'en haut jusqu'au sol et lui dit : "Si tu es le Fils de Dieu, montre ta puissance et descends à ton tour, car il est écrit : il ordonnera à ses anges de te porter dans leurs mains, de peur que tu ne te heurtes contre la pierre. "Mais Jésus répondit : `` il est écrit aussi : Tu ne tenteras pas ton Seigneur. "Sur quoi Satan revint à lui plein de rage, et Jésus dit : " use du pouvoir qui t'a été donné. Alors Satan, saisi d'une nouvelle fureur, le saisit de nouveau par les épaules et vola avec lui au dessus du désert, dans la direction de Jéricho. Satan, cette fois, me parut voler plus lentement. Je le vis, dans sa colère et sa rage contre Jésus, planer tantôt haut, tantôt bas, et en vacillant, comme quelqu'un qui veut décharger sa colère, et qui n'est pas maître de le faire. Il porta Jésus à sept lieues de Jérusalem, sur cette même montagne ou il avait commencé son jeûne. J'ai vu qu'en le portant il passa tout contre le grand et vieux térébinthe dont j'ai eu récemment près de moi une relique que j'ai reconnue. Ce bel et grand arbre s'élève dans l'ancien jardin d'un Essénien, de ceux qui ont autrefois habité ici : Elle aussi y séjourna. Le térébinthe était derrière la grotte, à peu de distance de l'escarpement à pic. Trois fois par an on fait des entailles aux arbres de celle espèce, et on en tire un baume d'assez médiocre qualité. Satan posa le Sauveur au point culminant de la montagne sur un rocher inaccessible qui surplombait : ce point est beaucoup plus haut que la grotte. Il faisait nuit : mais pendant que Satan montrait les divers points de l'horizon, tout était éclairé, et on voyait dans toutes les directions les plus beaux pays du monde. Le démon parla à peu près en ces termes : "Je sais que tu es un grand docteur, que lu veux rassembler des disciples autour de toi et répandre ta doctrine. Vois tous ces magnifiques pays, ces puissantes nations, et vois aussi ce qu'est en comparaison d'eux la petite Judée. C'est là qu'il faut aller : Je te donnerai tous ces pays si tu te prosternes devant moi pour m'adorer. Par cette adoration, le démon entendait une posture humble et suppliante que prenaient souvent les Juifs d'alors et en particulier les Pharisiens devant de grands personnages et des rois quand ils voulaient obtenir d'eux quelque chose. Le démon présentait ici à Jésus, sur une plus grande échelle, une tentation semblable à celle par laquelle il avait cherché à le séduire lorsqu'il était venu le trouver, sous la figure de l'agent d'un Hérode de Jérusalem, et l'avait engagé à venir dans le palais que le roi avait dans cette ville, en lui promettant de l'aider dans son entreprise. Lorsque Satan montrait ainsi les divers points de l'horizon, on voyait apparaître de grands pays avec les mers qui les baignaient, puis leurs villes, puis leurs monarques dans tout l'éclat d'une pompe triomphale, avec leur cortège et leurs armées. On voyait tout cela aussi distinctement que si l'on en eût été tout près et même encore plus distinctement ; on était réellement dans tous ces lieux, et chaque scène, chaque peuple se montrait avec la pompe et l'éclat qui lui étaient propres, avec ses moeurs et ses usages particuliers. Satan fit ressortir les prérogatives de chaque peuple et montra avec une insistance particulière un pays où l'on voyait de grands et beaux hommes magnifiquement vêtus, ressemblant presque à des géants. Je crois que c'était la Perse : il conseilla à Jésus d'aller de préférence enseigner là. Il lui montra là Palestine comme une petite contrée insignifiante. C'était un spectacle merveilleux : on voyait tant de choses et si clairement, et tout était si brillant et si magnifique ! Jésus ne dit que ces mots : "Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul. Retire toi de moi, Satan. Alors je vis Satan, sous une forme incroyablement hideuse, s'élancer du haut du rocher dans le précipice, et disparaître comme si la terre l'eut englouti. Aussitôt après, je vis une troupe d'anges s'approcher de Jésus et s'incliner devant lui : ils le portèrent, je ne sais de quelle manière, comme sur leurs mains, et, planant doucement avec lui près du rocher, ils le ramenèrent dans la grotte où il avait commencé son jeûne de quarante jours. Il y avait douze anges principaux avec d'autres troupes d'assistants qui formaient aussi un nombre déterminé : je ne sais plus bien s'ils étaient soixante douze, mais je suis portée à le croire : car il y eut dans toute cette vision quelque chose qui me rappela les apôtres et les disciples. Il y eut alors dans la grotte comme une fêle d'actions de grâces pour une victoire et comme un festin solennel. Je vis la grotte tapissée intérieurement de feuilles de vigne par les anges : elle était ouverte, et une couronne triomphale de feuillage était suspendue en l'air au dessus de la tête de Jésus. Tout cela se fit avec un ordre et une solennité merveilleuse : tout y était clair, symbolique et lumineux, et ce fut promptement fait, car ce qui était planté ou apporté dans une intention répondait comme de soi même à cette intention et se développait suivant la destination qui lui était assignée. Les anges apportèrent aussi une table couverte d'aliments célestes qui, petite au commencement, s'accrut et grandit rapidement. Les mets et les vases étaient semblables à ceux que je vois toujours sur les tables du ciel : je vis Jésus, les douze anges principaux et les autres aussi en prendre leur part. On ne faisait pas passer les aliments par la bouche, et pourtant on se les assimilait ; l'essence des fruits passait jans ceux qui les prenaient, et il y avait réfection et participation. C'est quelque chose qu'il est impossible d'exprimer.

A l'extrémité de la table se trouvait seul un grand calice lumineux, entouré de petites coupes : il était de la même forme que celui qui figura à l'institution de la sainte Cène ; seulement il était plus grand et avait quelque chose de plus immatériel. il y avait aussi une assiette avec des petits pains ronds très minces. Je vis Jésus verser quelque chose du calice dans les coupes et y tremper des morceaux de pain : après quoi les anges les prirent et les emportèrent. Dans ce moment, le tableau disparut, et Jésus quitta la grotte et descendit vers le Jourdain. Les anges qui servaient Jésus parurent sous des formes différentes et suivant un ordre hiérarchique : ceux qui, en dernier lieu, disparurent avec le pain et le vin étaient en habits sacerdotaux. Je vis, dans le même instant, des consolations : merveilleuses de toute espèce arriver aux amis présents et futurs de Jésus. Je vis à Cana Jésus apparaître en vision à la sainte Vierge et la réconforter. Je vis Lazare et Marthe très émus et remplis d'un nouvel amour pour Jésus. Je vis Marie la Silencieuse recevoir réellement de la main d'un ange un aliment pris sur la table du Sauveur. Je vis l'ange près d'elle, et elle reçut ce qu'il lui apportait avec la simplicité d'un enfant. Elle avait vu constamment toutes les souffrances et les tentations de Jésus ; sa vie se passait à les contempler et à y compatir, et elle n'éprouva aucune surprise. Je vis aussi Madeleine singulièrement remuée. Elle était occupée à se parer pour une fête, lorsqu'elle fut saisie inopinément d'une vive inquiétude sur sa vie et d'un ardent désir du salut, si bien qu'elle jeta là sa parure, ce qui lui attira force moqueries de la part de son entourage. Je vis aussi plusieurs des futurs apôtres réconfortés et pleins d'ardeur. Je vis Nathanaël dans sa demeure pensant à tout ce qu'il avait entendu dire de Jésus et très ému à ce sujet, mais chassant encore ces pensées de son esprit. Je vis Pierre, André et tous les autres fortifiés et touchés. C'était une vision admirable dont je ne me rappelle que peu de chose. Au moment où Jésus commençait son jeûne, Marie résidait dans sa maison, près de Capharnaum. Il en était alors comme à présent, et la faiblesse humaine reste toujours la même. Il venait s'installer chez la sainte Vierge des voisines indiscrètes, qui, sous prétexte de la consoler, reprochaient à Jésus de s'en aller on ne savait ou, de la négliger complètement, quoi que ce fût son devoir, depuis la mort de Joseph, de prendre une profession pour soutenir sa mère, etc. En général, on tenait beaucoup de propos sur Jésus dans tout le pays, car les circonstances merveilleuses de son baptême, le témoignage de Jean, les récits de ses disciples dispersés, tout concourait à attirer l'attention sur lui. Il n'y eut autant dé bruit à son sujet que plus tard, lors de la résurrection de Lazare et avant sa passion. La sainte Vierge était très sérieuse et concentrée en elle même : lorsque Jésus était séparé d'elle, elle avait toujours des mouvements intérieurs et des pressentiments, et souffrait avec lui.


Vers la fin des quarante jours, Marie était allée à Cana, en Galilée, chez les parents de la fiancée de Cana. Ce sont des gens considérés et comme les principaux personnages de l'endroit : ils ont une belle maison presque au centre de la ville, qui est très agréable et bien bâtie. Elle est traversée par une route, je crois que c'est celle de Ptolémaïs : on voit la route descendre des hauteurs qui s'élèvent en face de la ville. Les rues sont moins tortueuses, et le terrain moins inégal que dans bien d'autres endroits. Le mariage doit se faire dans cette maison. Ils en ont une autre qu'ils donnent toute meublée avec leur fille. La sainte Vierge y habite pour le moment. Le fiancé est à peu près de l'âge de Jésus : c'est, je crois, un fils du premier lit d'une des trois veuves de Nazareth : il n'est pas de ceux qui suivirent une fois Jésus jusqu'à Hébron. Il est, chez sa mère, comme maître de la maison : il est à la tête de son ménage. Il est maintenant près d'elle : je crois que plus tard il doit assister son beau père dans son emploi. Ces bonnes gens consultent la sainte Vierge pour l'éducation de leurs enfants et ils lui confient tout : elle s'entretient aussi avec la fiancée, qui est une belle jeune fille. Je vois celle ci se rencontrer avec son fiancé en présence d'autres personnes, mais toujours voilée. Je vis Jean pendant ce temps continuer toujours à baptiser. Hérode s'efforçait d'obtenir de lui qu'il vint le voir : il lui envoyait aussi des messagers pour tâcher de savoir de lui quelque chose sur Jésus. Mais Jean le traitait toujours avec aussi peu d'égards que précédemment, et il répétait ce qu'il avait dit de Jésus. Des envoyés de Jérusalem sont encore venus près de lui pour lui faire subir un interrogatoire sur Jésus et sur lui même. Jean répondit comme toujours qu'il n'avait pas vu Jésus de ses yeux, antérieurement à son baptême, mais qu'il était envoyé pour lui préparer la voie. Je vis que Jean, depuis ce temps, enseignait toujours que l'eau avait été sanctifiée par le baptême de Jésus et par le Saint Esprit qui était venu sur lui. J'appris que la descente du Saint Esprit sur Jésus, pendant qu'on le baptisait, avait donné plus de sainteté au baptême, et qu'il était alors sorti de l'eau beaucoup de mauvais éléments. C'était pour cela que j'avais vu la noire figure de Satan et toutes ces affreuses bêtes se presser au sein du nuage qui était sur le Jourdain, au moment où le Saint Esprit descendit. C'était comme un exorcisme de l'eau. Jésus voulut recevoir le baptême, afin que l'eau tût sanctifiée par là, car il n'en avait aucun besoin. Le baptême de Jean fut dès lors plus pur et plus saint : c'est pourquoi je vis Jésus baptisé dans un bassin séparé qu'on mit en communication avec le Jourdain et avec le réservoir où l'on baptisait tout le monde : c'est aussi pour cela que Jésus et ses disciples y prirent de l'eau et l'emportèrent avec eux pour qu'elle servît dans d'autres baptêmes.

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2 février 2009

La Présentation de Jésus au Temple

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La Présentation de Jésus au Temple

Extrait des révélations de la Vénérable Maria d'Agreda

La très-sainte Vierge et saint Joseph restèrent avec le divin enfant dans la pauvre maison de Bethléem, jusqu'au temps prescrit par la loi de le présenter au temple, qui étaIt de quarante jours. Le temps étant accompli, ils résolurent d'aller à Jérusalem, et d'offrir suivant la loi le fils unique du père éternel, connaissant le désir qu'il avait d'être soumis à la loi et d'être offert à son divin Père. Ayant fixé le jour du départ, il prirent congé de la pieuse femme qu'ils laissèrent comblée de célestes bénédictions. Ils allèrent d'abord visiter la sainte grotte, et prosternés à terre, ils vénérèrent ce lieu sacré avec de tendres émotions. Après avoir accompli cette dévotion, la sainte Vierge demanda pour satisfaire sa profonde humilité la permission à son époux de faire le voyage à pied nu, et de porter dans ses bras le saint enfant. Saint Joseph lui accorda sa dernière demande, mais non la première dans la crainte qu'elle éprouvât une trop grande souffrance. L'humble Vierge ne répliqua rien, elle demanda avec saint Joseph la bénédiction à son fils, qui la leur donna d'une manière visible et ils se mirent en voyage; elle fut accompagnée non-seulement des dix mille anges qui l'assistaient depuis l'incarnation mais de plusieurs autres légions. Il faisait un froid très-vif qui n'épargnait pas son créateur ,et plusieurs fois le saint enfant en pleura dans les bras de sa mère, comme homme véritable. Touchée de ces souffrances elle se servit de son autorité sur les créatures, et changea ces rigueurs à un temps très-doux pour son fils, mais elle n'usa jamais pour elle de ce pouvoir.

Les trois saintes personnes s'approchaient déjà de Jérusalem, lorsque Dieu par des lumières intérieures prévint saint Siméon et Amie la prophétesse que le Messie venait pour être présenté au temple, mais dans un état pauvre et humble Siméon et Anne s'étant communiqués leurs saintes inspirations résolurent d'envoyer un des serviteurs à la rencontre sur le chemin de Bethléem pour les conduire dans sa maison, sans lui découvrir la qualité des personnes au-devant des quelles il allait. Le serviteur exécuta avec soin ce qu'on lui avait ordonné, il rencontra les trois pauvres pèlerins, les conduisit dans sa maison et vint en donner avis au saint prêtre. Pendant ce temps la sainte Vierge et saint Joseph recherchèrent ce qu'ils devaient faire, ils arrêtèrent que le soir même Joseph irait offrir au temple les présents des rois mages, afin que l'offrande restât plus secrète, et au retour il achèterait les tourterelles qu'il fallait offrir le jour suivant en public. Il exécuta ponctuellement tout cela, et le matin la Vierge mère ayant enveloppé l'enfant divin dans ses langes et préparé toutes choses, se dirigea vers le temple accompagnée de saint Joseph et de milliers d'anges en forme humaine, visibles à ses yeux. Étant arrivée, elle se prosterna à terre, et adora le Très-Haut, en ce moment la très-sainte Trinité se manifesta à elle par une vision intellectuelle et elle entendit une voix qui dit : Hic est filius meus dilectus, in quo mihi benè complacui. En même temps Siméon conduit par l'esprit de Dieu vint au temple, et s'approchant du lieu où était Marie avec Jésus, il les vit tous rayonnants d'une vive lumière. Anne vint aussi au temple conduite par l'esprit de Dieu et vit la même chose. Siméon prit l'enfant dans ses bras, l'offrit au père éternel et entonna le célèbre cantique : Nunc dimittis servum tuum, domine, secundum verbum tuum in pace. Il annonça ensuite la passion cruelle qu'elle devait souffrir dans son coeur à la vue des souffrances de Jésus. Lorsque le saint prêtre prophétisa la passion, l'enfant inclina humblement la tête pour témoigner qu'il acceptait la prophétie et voulait l'accomplir. Après cela la sainte Vierge prit congé du prêtre à qui elle demanda la bénédiction et baisa la main, elle se tourna ensuite vers sainte Anne sa maîtresse et la pria de la bénir. Étant sortis du temple, ils retournèrent à la maison que leur avait fait préparer Siméon où ils restèrent encore plusieurs jours. Ils allaient chaque jour au temple renouveler leur offrande, et ils restaient en prières, depuis l'heure de tierce jusqu'au soir, dans le lieu le plus humble et le plus retiré du temple.

Texte extrait de la Vie Divine de la Très Sainte Vierge

22 février 2009

Le Vieux Bon Dieu de Tancrémont

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Le Vieux Bon Dieu de Tancrémont

Banneux, Belgique

Son origine

Au bord de la route allant de Pepinster à Banneux Notre-Dame, au lieu-dit Tancrémont, se trouve une petite chapelle contenant une croix remarquable: c’est la croix, connue dans la région comme le “Vieux Bon Dieu”. L’origine de cette croix est assez obscure. Les archives de la paroisse de Theux toute proche, mentionnent plusieurs fois la présence d’une vieille croix dans l’église des saints Alexandre et Hermes dont l’édification remonte au IXe siècle. Les marques décelables au dos et au pied de la croix de Tancrémont laissent supposer qu’elle est bien la croix glorieuse qui a surplombé le chœur de cette église pendant de nombreux siècles. Les archives attestent que, ne correspondant plus au goût de l’époque, elle fut reléguée dans une chapelle latérale au XVIIIe siècle. C’est probablement à la Révolution française qu’elle a été enterrée dans un champ et protégée par une grosse pierre. Ce que l’on sait avec certitude, c’est qu’un paysan l’a découverte au XIXe siècle dans un bon état de conservation dû à un environnement sec. La chapelle de Tancrémont a été construite en 1895 pour contenir et honorer cette croix. Celle-ci a été restaurée en 1932, puis en 1986.

Mensurations et datation

La croix est en chêne. Elle avait, à l’origine, la forme d’un tau (T). Plus tard, on y a ajouté la partie supérieure pour former une croix latine. Elle mesure 2,04 m. de haut et 1,80 m. de large. Quant au Christ, il mesure 1,5 m. de haut et 1,4 m. de large. Il est en bois de tilleul qui, d’après la méthode du carbone 14, date d’une période allant de l’an 810 à l’an 965.

Valeur esthétique, symbolique et religieuse

Par respect, on a revêtu le Christ d’une tunique droite et plissée appelée colobium. La tunique porte des traces de polychromie. A l’origine, celle-ci imitait probablement un tissu byzantin vert à motifs ovales rouges. L’analyse microscopique effectuée lors de la deuxième restauration montre qu’elle a été repeinte huit fois, d’abord en bleu, ensuite en doré, puis à nouveau en bleu avec des étoiles dorées. Plus tard, on l’a peinte en brun et même en gris.

Prière

Seigneur Jésus, dont la Face s'est inclinée si Miséricordieusement sur l'Arbre de la Croix au jour de la Passion pour le Salut du monde! Nous Vous en supplions, aujourd'hui encore, par Pitié, inclinez-Vous vers nous, pauvres pécheurs que nous sommes; laissez tomber sur nous un regard de Miséricorde et de compassion et recevez-nous enfin au baiser de la Paix. Ainsi soit-il.

D'après une prière de Monsieur Dupont, le Saint Homme de Tours

Pour approfondir

Site du sanctuaire de Tancrémont

www.tancremont.be

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