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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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19 juin 2009

Saintes fêtes des Cœur de Jésus et de Marie

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Vendredi 19 juin

solennité de la Fête du Coeur de Jésus

Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres


Le Christ révèle à sainte Marguerite-Marie, le 27 décembre 1673, que "Mon divin Coeur est si passionné d'amour pour les hommes, et pour toi en particulier que, ne pouvant plus contenir en lui-même les flammes de son ardente charité, il faut qu'il les répande par ton moyen, et qu'il se manifeste à eux pour les enrichir de ses précieux trésors que je te découvre..." En juin 1675, il s'adresse à elle en ces termes : "Voilà ce Coeur qui a tant aimé les hommes, qu'il n'a rien épargné, jusqu'à s'épuiser et se consommer, pour leur témoigner son amour. Je te demande que le premier vendredi d'après l'octave du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer mon Coeur, en communiant ce jour là, et en lui faisant réparation d'honneur par une amende honorable, pour réparer les indignités qu'il a reçues pendant le temps qu'il a été exposé sur les autels. Je te promets aussi que mon Coeur se dilatera, pour répandre avec abondance les influences de son divin amour sur ceux qui lui rendront cet honneur, et qui procureront qu'il lui soit rendu.... Fait savoir au fils ainé de mon Sacré-Coeur (le roi Louis XIV) que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de gloire éternelle par sa consécration à mon Coeur adorable. Mon Coeur veut régner dans son palais, être peint sur ses étendards et gravé dans ses armes pour les rendre victorieuses de tous ses ennemis et de tous ceux de la sainte Eglise. Mon Père veut se servir du roi pour l'exécution de son dessein, qui est la construction d'un édifice public où serait placé le tableau de mon Coeur pour y recevoir les hommages de toute la France" Il faudra attendre 1870 : la guerre éclate entre la France et l'Allemagne ; la défaite militaire française ne tarde pas, suivie de l'occupation d'une partie du pays par les troupes allemandes. Alexandre Legentil, député sous Louis-Philippe, et son beau-frère, Hubert Rohault de Fleury, font voeu de construire une église consacrée au Coeur du Christ, en réparation et pénitence pour les fautes commises par les Français : "Pour faire amende honorable de nos péchés et obtenir de l'infinie miséricorde du Sacré-Coeur de Notre Seigneur Jésus-Christ le pardon de nos fautes, ainsi que les secours extraordinaires qui peuvent seuls délivrer le Souverain Pontife de sa captivité et faire cesser les malheurs de la France, nous promettons de contribuer à l'érection, à Paris, d'un sanctuaire dédié au Sacré-Coeur de Jésus." Pendant la première guerre mondiale, en réponse à la demande adressée par Sainte Marguerite Marie, en 1675, plus de douze millions de drapeaux et fanions français ornés du Sacré Coeur de Jésus furent portés par les soldats, les régiments, etc.. En 1917, la République a interdit la consécration individuelle des soldats au Sacré Coeur et le port du Sacré Coeur. Dans une lettre aux pèlerins de Paray, en 1999, Jean Paul II "invite tous les fidèles à poursuivre avec piété leur dévotion au culte du Sacré-Coeur de Jésus, en l'adaptant à notre temps, pour qu'ils ne cessent d'accueillir ses insondables richesses, qu'ils y répondent avec joie en aimant Dieu et leurs frères, trouvant ainsi la paix, entrant dans une démarche de réconciliation et affermissant leur espérance de vivre un jour en plénitude auprès de Dieu, dans la compagnie de tous les saints."


Prière

Cœurs-Unis de Jésus et Marie, nous vous accueillons avec joie dans notre maison. Soyez pour nous le signe de l’amour et de la paix. Par l’union de vos Cœurs vous nous montrez le chemin. Unissez, notre cœur à vos Cœurs. Faîtes de nos cœurs des lumières d’amour qui touchent d’autres cœurs. Que cette communion des cœurs grandisse toujours davantage, jusqu’à ce que les cœurs de tous les hommes soient remplis d’amour et de l’Esprit-Saint. Ce sera alors une nouvelle Pentecôte. Cœur-Sacré de Jésus, ouvre nos cœurs à toutes tes grâces afin que comme saint Paul nous puissions dire «ce n’est plus moi qui vit mais Christ qui vit en moi» (Ga 2, 20) Cœur-Sacré de Jésus, bénis nos cœurs et nos familles. Nous voulons t’appartenir et que rien ne nous sépare de toi. Apporte nous la paix et la Vie.

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Samedi 20 juin

Fête du Coeur Immaculé de Marie


La propagation de la dévotion au Coeur de Marie remonte au XVIIe siècle où saint Jean Eudes la propagea en l'unissant à celle du Sacré-Coeur de Jésus. Au cours du XIXe siècle, sa sainteté Pie VII d'abord, et Pie IX ensuite, accordèrent à plusieurs églises une fête du Coeur très pur de Marie fixée au dimanche dans l'octave de l'Assomption, puis au samedi suivant la fête du Sacré-Coeur. Le 13 juillet 1917, la Sainte Vierge apparaissait au Portugal pour déclarer aux petits voyants de Fatima que Dieu voulait établir la dévotion à Son Coeur Immaculé pour le salut du monde. Elle demanda aux chrétiens la pratique du premier samedi du mois par la communion réparatrice et la récitation du chapelet accompagnée de la méditation des mystères du Rosaire. Le 31 octobre 1942, le jour de la clôture solennelle du Jubilé des Apparitions de Fatima, le pape Pie XII s'exprimant à la radio, consacra le monde au Coeur Immaculé de Marie pour répondre à l'appel de notre Mère du ciel. Il renouvela ce geste important le 8 décembre 1942. En 1944, en pleine guerre mondiale, le même souverain pontife consacrait encore tout le genre humain au Coeur Immaculé de Marie pour le mettre sous Sa toute-puissante protection. A l'occasion de cette même cérémonie, il décréta que l'Eglise entière célébrerait chaque année une fête en l'honneur du Coeur Immaculé de Marie afin d'obtenir par l'intercession de la Très Sainte Vierge, «la paix des nations, la liberté de l'Eglise, la conversion des pécheurs, l'amour de la pureté et la pratique des vertus.» Il fixa la date de cette fête au 22 août, jour octave de la fête de l'Assomption. En créant la très Sainte Vierge, la Trinité Sainte a pu contempler le ravissant spectacle d'un Coeur qui dès son premier battement n'aima que son Dieu, et L'aima à lui seul plus que tous les anges et les saints ensemble ne L'aimeront jamais. «Le Père, dit saint Jean Eudes, a déployé Sa puissance pour former un Coeur de fille plein de respect et de fidélité envers son Créateur. Le Fils en fit un Coeur de Mère et l'Esprit-Saint en fit un Coeur d'épouse pour y célébrer Ses noces ineffables.» La gloire de la fille du roi, disent les Livres Saints, est toute intérieure et cachée, autrement dit, elle est toute en Son Coeur. Là se trouvent toutes les perfections des anges et des hommes, dans un tel degré d'excellence que rien n'y peut être comparé. Là se trouvent les perfections de Dieu même, aussi fidèlement retracées qu'elles peuvent l'être dans une simple créature. La bonté et la miséricorde président parmi les vertus dont Dieu a orné le Coeur Immaculé de Sa Mère. Aussi tout pécheur trouve en Elle un refuge assuré. Ce Coeur qui nous a tant aimé n'a point été flétri dans le tombeau comme celui des autres mortels. Ses mouvements n'ont été qu'un seul instant suspendus sous le souffle de la mort. Il vit aujourd'hui palpitant d'un amour infini, inondé de célestes délices au sein de la gloire immortelle où il continue de nous aimer avec prédilection. Comme la sainte Eglise nous le recommande aujourd'hui au moyen de la belle fête du Coeur Immaculé de Marie, vouons un culte spécial de vénération et d'amour à ce Coeur magnanime, le plus noble le plus généreux qui soit sorti des mains du Créateur. Supplions-le donc de nous apprendre à aimer Jésus, à souffrir pour Lui, à supporter avec amour et résignation les peines de la vie, les souffrances et les croix qu'il plaira à Dieu de nous envoyer. Recourons donc sans cesse à ce Coeur incomparable et nous expérimenterons infailliblement sa bénignité, sa mansuétude et sa tendresse.

Prière

Cœur Immaculé de Marie, nous nous consacrons à toi, ainsi que nos familles et notre paroisse. Nous nous confions totalement à Dieu par tes mains. Marie, nous voulons être tes apôtres pour faire connaître au monde la Flamme d’amour de ton Cœur Immaculé. Nous marcherons à la lumière de la foi, de l'espérance et de l'amour pour que le monde croit que le Christ est l'envoyé du Père dont Il est venu nous transmettre la Parole. Nous savons, Marie que tu sera toujours avec nous et que ton Cœur Immaculé sera notre refuge et le chemin qui te conduira jusqu'à Dieu. Trinité Sainte nous t’adorons et nous nous offrons totalement à toi ! Amen.

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Dimanche 21 juin

Fête du Coeur de Jésus et Journée des familles



“L'un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il en sortit aussitôt du sang et de l'eau.” (Jn 19,34) La fête du Coeur de Jésus (ou Sacré-Cœur) est célèbrée chaque année le troisième vendredi après la Pentecôte. Au cours de cette fête, l’Église contemple le Coeur de son Sauveur et se laisse guider par lui jusqu’au plus profond du mystère de l’amour où se rencontrent l’homme et Dieu. En 1674 Jésus demande à sainte Marguerite-Marie que le vendredi après la fête du Saint-Sacrement soit dédié à une fête particulière pour honorer son Coeur. En 1856, le pape Pie IX étend définitivement cette fête du Coeur de Jésus à toute l’Église qui n’a cessé, depuis, de la célébrer avec ferveur. « Dieu veut établir dans le monde la dévotion au Cœur Immaculé de Marie. » (extrait du message de la Vierge au enfants de Fatima (Portugal) le 13 juin 1929.

Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 19, 31-37)

Le Côté ouvert de Jésus


Jésus venait de mourir. Comme c’était le vendredi, il ne fallait pas laisser des corps en croix durant le sabbat (d’autant plus que ce sabbat était le grand jour de la Pâque). Aussi les Juifs demandèrent à Pilate qu’on enlève les corps après leur avoir brisé les jambes. Des soldats allèrent donc briser les jambes du premier, puis du deuxième des condamnés que l'on avait crucifiés avec Jésus. Quand ils arrivèrent à celui-ci, voyant qu'il était déjà mort, ils ne lui brisèrent pas les jambes, mais un des soldats avec sa lance lui perça le côté ; et aussitôt, il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui a vu rend témoignage, afin que vous croyiez vous aussi. (Son témoignage est véridique et le Seigneur sait qu'il dit vrai.) Tout cela est arrivé afin que cette parole de l'Écriture s'accomplisse : Aucun de ses os ne sera brisé. Et un autre passage dit encore : Ils lèveront les yeux vers celui qu'ils ont transpercé.


Acte d'Offrande des Coeurs Unis de Jésus et de Marie

D'après les révélations d'une âme réparatrice allemande


Père Eternel, avec confiance, je Vous offre les coeurs unis de Jésus et de Marie, les Plaies Victorieuses et Sanglantes de Jésus et les Larmes de Marie, notre Mère du Ciel. Seigneur, que Votre Volonté soit faite!


« Dans les tentations de découtagement, dites: "Coeurs Unis de Jésus et de Marie, j'ai confiance en Vous!" Dans els tentations contre la pureté, prenez refuge dans le champ d'attraction des Coeurs Unis de Jésus et de Marie. Pour la santé du corps, priez ansi: "Je place mon corps malade, mes nerfs, mes glandes.... dans le bain curatif des Coeurs Unis de Jésus et de Marie." Pareillement, confiez votre entourage, vos soucis au très puissant rayonnement magnétique des Coeurs Unis de Jésus et de Marie dans l'Amour. »


Cœurs Unis de Jésus et de Marie, nous avons confiance en Vous!


Extrait de "Coeurs Unis de Jésus et de Marie", aux Ed du Parvis


Saintes fêtes des Cœurs de Jésus de Marie

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30 avril 2009

Hymne Acathiste à Saint Claude de Besançon

56090ASaint Claude

Archevêque de Besançon

607-699

Fête le 6 juin


Saint Claude illustra par ses vertus la partie orientale de la Bourgogne, connue sous le nom de Franche-Comté. Il naquit à Salins vers 607, d'une illustre famille romaine. Dès l'âge de sept ans, il fut confié à des maîtres habiles qui lui enseignèrent en même temps les leçons de la science humaine, de la foi et de la piété. Il se plaisait beaucoup dans la lecture des Livres Saints, des Actes des Martyrs, de la Vie des Saints et des sermons des Pères et des Docteurs de l'Église; aussi, jeune encore, devint-il fort instruit. Tous les jours on le voyait assister à la Messe; il passait à l'église la plus grande partie des dimanches et des fêtes; il ne se plaisait que dans la compagnie des personnes sérieuses et édifiantes: c'étaient des indices d'une vocation spéciale. Pourtant Claude exerça le métier des armes jusqu'à vingt ans, et ce n'est qu'alors qu'il entra dans la sainte milice. Il fut le modèle des chanoines de la cathédrale de Besançon; sa vie était celle d'un austère religieux. Ce n'était pas encore assez pour sa grande âme; il se retira, douze ans plus tard, dans un couvent; là, il ne vivait que de racines, reposait sur un dur grabat, n'aimait que la prière. Cinq ans après, il est abbé de son monastère. Ce n'est qu'à l'âge de soixante-dix-huit ans qu'il est élu, malgré ses larmes, archevêque de Besançon. Son épiscopat dura sept années, pendant lesquelles il s'acquitta aussi parfaitement que possible de tous les devoirs d'un pasteur. Les sermons du saint vieillard avaient tant de force, qu'ils arrachaient les âmes du vice, inspiraient la vertu et furent une cause du renouvellement de la foi et des moeurs dans son diocèse. Il profitait de ses visites pastorales pour exercer les oeuvres de miséricorde corporelle en même temps que les oeuvres de miséricorde spirituelle, visitant les malades, assistant les pauvres et ne refusant à personne un conseil ou une consolation. Son grand âge le porta à retourner dans son monastère, à l'âge de quatre-vingt-cinq ans, et il gouverna ses religieux pendant plusieurs années encore. Après trois jours de maladie, il réunit ses frères, leur adressa une touchante exhortation, leur donna le baiser de paix et s'endormit doucement dans le Seigneur, à l'âge d'environ quatre-vingt-douze ans.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950

St_Claude

Hymne Acathiste à Saint Claude de Besançon


Kondakion 1


Moine exemplaire et fleuron de l'épiscopat sur les terres bisontines puis à Condat, tu rendis manifeste la grâce de Dieu dans ta vie dans ton œuvre et par-delà ta mort, réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Ikos 1


Toi qui allais devenir sel de cette terre, tu naquis à Salins au château de Bracon, enfant tu partis à Besançon étudier auprès des hommes de Dieu le chemin du Ciel, dans la cathédrale où désormais on te clame:

Réjouis-toi, que Dieu choisit en ton jeune âge;

Réjouis-toi, Disciple du Christ dès l'enfance.

Réjouis-toi, qui fus nourri du miel d'Evangile;

Réjouis-toi, qui bus le lait de la prière.

Réjouis-toi, jeune apprenti de l'oraison;

Réjouis-toi, tendre pousse au jardin d'Eden.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 2


La cité sanctifiée par les martyrs de Dieu Ferréol et Ferjeux mandés par Polycarpe te reçut dans ses murs comme perle en écrin, dès ce jour, ton existence fut ordonnée au rythme saint où tout inspiration est Alléluia!


Ikos 2


Tu fus initié aux mystères de la foi, vivant et dans ton siècle et dans l'éternité, car si ton père était soldat tu compris tôt que la seule milice sacrée est au ciel, où nous te glorifions ainsi:

Réjouis toi, Enfant béni de la Très Pure;

Réjouis-toi qui eus pour précepteur le Christ.

Réjouis-toi, Ecolier de la Vie Divine;

Réjouis-toi, qui sus lire dans l'Ecriture.

Réjouis-toi, Elève pieux du sacerdoce;

Réjouis-toi, qui eus pour amis tous les saints.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 3


Ayant revêtu comme cuirasse de feu la grâce du sacerdoce tu décidas de cheminer toujours vers le divin séjour sur les traces de Apôtres et Martyrs, sans cesse devant Dieu chantant Alléluia!


Ikos 3


La puissance du Très-Haut dessilla tes yeux, tu compris que le Royaume était en ton âme, tu renonças ainsi à tous les privilèges qui t'étaient destinés par ta haute naissance, c'est pourquoi te louant dignement nous te disons:

Réjouis-toi, Offrande agréable au Dieu Bon;

Réjouis-toi, Chasteté offerte au Seigneur.

Réjouis-toi, Berger du troupeau de l'Eglise;

Réjouis-toi, Tabernacle de l'Esprit Saint.

Réjouis-toi, Demeure vivante du Fils;

Réjouis-toi, Prêtre pur du Père Eternel.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 4


Émerveillé par ce monde spirituel, immergé dans la prière comme au baptême, dans l'Amitié de la Sainte Trinité, tu bâtis ta demeure dans les lieux célestes où les élus clament sans cesse Alléluia!


Ikos 4


Dans ton cœur comme les bergers de Bethléem, tu allas vers le Pasteur des brebis du Ciel et tu offris en guise d'or d'encens et de myrrhe, la clarté de ton âme et le don de ta vie et nous émerveillés nous écrions vers toi:

Réjouis-toi, Image des fonts baptismaux;

Réjouis-toi, Adorateur de l'Essentiel.

Réjouis-toi, Initié du mystère saint;

Réjouis-toi, Donateur de manne céleste.

Réjouis-toi, Liturge de l'Unique Vie;

Réjouis-toi, Gardien des trésors de l'Eglise.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 5


Tu suivis notre Christ comme une étoile sûre, guidé par la clarté de Son enseignement, tu sus ignorer les ténèbres du vain monde et fixer ton regard sur les cimes orantes où tout souffle est un éternel Alléluia!


Ikos 5


Tu fus l'esclave du Maître d'humilité, par l'action de Son Esprit Saint Il te donna de cheminer ici-bas sur la voie céleste, le regard fixé sur l'Unique Vérité, vénérant ta mémoire nous te proclamons:

Réjouis-toi, Soleil de l'Eglise des Gaules;

Réjouis-toi, Chaire vivante du Saint Roi.

Réjouis-toi, Parfaite propitiation;

Réjouis-toi, ferme assurance des croyants.

Réjouis-toi, Clef de la volonté divine;

Réjouis-toi, Voix de la Sainte Trinité.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 6


Devenu le héraut du Royaume d'en Haut, tu fus choisi par le peuple pour devenir évêque, or tu t'échappas pour éviter cet honneur, mais dans la solitude où tu te réfugias, le peuple te trouvant cria Alléluia!


Ikos 6


Tu œuvras dans le diocèse de Besançon, rétablissant la paix et la foi dans L'Église, prêchant la Bonne Nouvelle par tes actions, construisant par tes prières la Maison Dieu, admirant ton œuvre sainte nous te disons:

Réjouis-toi, Emule de nos saints hiérarques;

Réjouis-toi, Nocher de la nef bisontine.

Réjouis-toi, Timonier qui mène au bon port;

Réjouis-toi, Guide éprouvé dans la tourmente.

Réjouis-toi, Pilote des routes des Cieux;

Réjouis-toi, Havre au milieu de la tempête.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 7


Dans la sagesse insigne dont tu faisais montre, on voyait le reflet de la divine gloire, tu fus le Bon Pasteur protégeant son troupeau, chacune de tes actions reflétait l'Amour vers lequel tout être s'exclame Alléluia!


Ikos 7


Douze ans tu dirigeas la maison du Seigneur, allant aux conciles de l'Eglise des Gaules, créant de nouveaux foyers du zèle de Dieu et semant le bon grain dans la terre fertile, aussi avec les saints te louons-nous ainsi:

Réjouis-toi, Défrichements des manquements;

Réjouis-toi, Glèbe féconde à la moisson.

Réjouis-toi, Semence des siècles futurs;

Réjouis-toi, Epi d'Or de l'Autre Soleil.

Réjouis-toi, Fleur du jardin du Paradis;

Réjouis-toi, Fruit des semailles de la foi.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 8


Puis tu t'enfuis sur les pas des saints du Jura, tu allas dans la solitude de Condat où brûlait encore la flamme des deux saints frères Romain et Lupicin fondateurs de ce lieu, où les moines chantaient vers Dieu Alléluia!


Ikos 8


Saint Injuriose t'accueillant au monastère connaissait la multitude de tes vertus, il voulut te donner sa charge d'higoumène, tu la refusas voulant n'être que novice, émus par ton humilité nous t'acclamons:

Réjouis-toi, Louange des moines gaulois;

Réjouis-toi, Successeur de Saint Injuriose.

Réjouis-toi, Imitateur de l'Orient;

Réjouis-toi, Saint Antoine de l'Occident.

Réjouis-toi, Illuminateur du Jura;

Réjouis-toi, Fils de Romain et Lupicin.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 9


Tu connus donc la paternité d'Injuriose et tu fus son fils le plus humble et le plus doux, ainsi quand il mourut tes frères de Condat n'eurent de cesse que tu acceptes sa charge, quand tu le fis ils chantèrent Alléluia!


Ikos 9


Tu gouvernas tes frères comme un père aimant, rempli de miséricorde pour les pécheurs, maître magnanime pour tous les égarés, dirigeant leurs âmes vers le havre de paix où, avec les élus, ils te chantent ainsi:

Réjouis-toi, Chef aimant du Corps du Christ;

Réjouis-toi, Cœur ouvert à toute détresse.

Réjouis-toi, Baume sur les âmes blessées;

Réjouis-toi, Réconfort des moines troublés.

Réjouis-toi, Compassion naturelle et tendre;

Réjouis-toi, Père qui fut frère de tous.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 10


Lors tu devins la forteresse inexpugnable, l'icône parfaite de la gloire du Christ, à la proue de Condat évitant les esquifs, navigant vers le salut promis par L'Église, ta vie ne fut qu'un éternel Alléluia!


Ikos 10


Les rhéteurs éloquents sont muets comme carpes qui ne peuvent expliquer les mystères saints par ta vie angélique et ta prière pure, tu rendis Dieu visible aux plus humbles pécheurs, aussi louons-nous le Seigneur en te disant:

Réjouis-toi, Portail mystique du salut;

Réjouis-toi, humble palais de la Présence.

Réjouis-toi, Antichambre du Paradis;

Réjouis-toi, Chambre où Dieu vient dans le secret.

Réjouis-toi, Fenêtre ouverte sur le Ciel;

Réjouis-toi, Jardin redevenant l'Eden.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 11


Lorsque tu sus enfin que ton combat cessait, deux jours durant tu préparas ton saint départ, et comme le vieillard Siméon de jadis, le Maître laissa ton âme partir en paix, pendant que tes moines chantaient Alléluia!


Ikos 11


Tu fus comme un flambeau lumineux en ténèbres, un soleil rayonnant du monachisme en Gaule, unissant la ferveur des moines d'Orient, à l'insigne vertu des Pères du Jura, avec eux intercède pour ceux qui te chantent:

Réjouis-toi, Athlète invincible du Christ;

Réjouis-toi, qui combattis le bon combat.

Réjouis-toi, Froment moulu par la prière;

Réjouis-toi, qui fus porté sur les autels.

Réjouis-toi, Offrande de jeûnes et veilles;

Réjouis-toi, qui t'élevas jusques au Trône.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 12


Dans les siècles témoin de la grâce de Dieu, ton corps incorrompu accomplit des miracles et le flot incessant des fidèles dolents auprès de tes reliques saintes vint prier, rendant grâce au Christ et disant Alléluia!


Ikos 12


Avec leurs pleurs leurs infirmités leurs malheurs, ils furent près de toi comme auprès du Bon Maître, et chacun repartit guéri de corps et d'âme, te célébrant comme un temple spirituel, louant Dieu admirable en Ses saints et disant:

Réjouis-toi, source de miracles incessants;

Réjouis-toi, Mystérieuse protection.

Réjouis-toi, Relèvement de ceux qui chutent;

Réjouis-toi, Consolation des affligés.

Réjouis-toi, Guérison prompte des malades;

Réjouis-toi, Assurance dans la prière.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 13


Ô Saint thaumaturge de la terre des Gaules, fais de nous tes dignes disciples dans le Christ, apprends-nous la fidélité à la Parole et la sainte obéissance aux commandements, tandis qu'avec toi nous chantons Alléluia! (Ter)


Ikos 1


Toi qui allais devenir sel de cette terre, tu naquis à Salins au château de Bracon, enfant tu partis à Besançon étudier auprès des hommes de Dieu le chemin du Ciel dans la cathédrale où désormais on te clame:

Réjouis-toi, que Dieu choisit en ton jeune âge;

Réjouis-toi, Disciple du Christ dès l'enfance.

Réjouis-toi, qui fus nourri du miel d'Evangile;

Réjouis-toi, qui bus le lait de la prière.

Réjouis-toi, jeune apprenti de l'oraison;

Réjouis-toi, tendre pousse au jardin d'Eden.

Réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Kondakion 1


Moine exemplaire et fleuron de l'épiscopat, sur les terres bisontines puis à Condat tu rendis manifeste la grâce de Dieu dans ta vie dans ton œuvre et par-delà ta mort, réjouis-toi, Saint Claude hiérarque du Christ!


Prière au saint thaumaturge de Dieu Claude Archevêque de Besançon


Saint Claude serviteur exemplaire du Christ, tu renonças au monde au sortir de l'enfance et mis tes pas dans les empreintes des disciples pour retrouver l'assemblée des saints du Jura, ainsi tu délivras les captifs du péché par la grande ferveur de ton intercession les boiteux marchèrent sur la voie du Seigneur, les sourds entendirent la parole du Christ, les aveugles virent le Soleil de Justice, les possédés entrèrent dans la paix de l'âme et dans le ciel d'orage parut l'arc-en-ciel, quand les mains tendues tu prononçais la prière. Dans les épreuves et les joies de notre vie, avec les élus de notre terre des Gaules, thaumaturge de Besançon accorde-nous par la chaleur de ton intercession vers Dieu, de marcher sur la Voie de Ses commandements et les yeux fixés sur la Croix de notre Christ, qui nous ôte du monde et nous inscrit au Livre, d'unir notre souffle au souffle de ceux qui prient le Dieu-Un Père Fils et Saint Esprit. Amen!

Claude Lopez-Ginisty a écrit cet Hymne Acathiste Pour la gloire du Christ et du Saint hiérarque et thaumaturge Claude de Besançon

 

Texte extrait du blog http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com

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Télachargez le texte de l'Hymne Acathiste à St Claude (pdf) en cliquant ici

26 mars 2009

Prière de l'Angelus

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Prière de l'Angelus

- L’ange du Seigneur apporta l’annonce à Marie
- Et elle conçut du Saint Esprit.

Je vous Salue Marie...

- Voici la Servante du Seigneur
- Qu’il me soit fait selon votre parole.

Je vous Salue Marie...

- Et le Verbe s’est fait chair
- Et il a habité parmi nous.

Je vous Salue Marie...

Priez pour nous, sainte Mère de Dieu
Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.

Prions

Que ta grâce, Seigneur notre Père, se répande en nos cœurs. Par le message de l’ange, tu nous as fait connaître, l’incarnation de ton Fils bien-aimé. Conduis-nous, par sa passion et par sa croix, jusqu’à la gloire de la résurrection. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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19 février 2009

Le Carême 2009 avec les Sanctuaires de Paray le Monial

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Le Carême 2009 avec les Sanctuaires de Paray le Monial

Document envoyé par les Sanctuaires de Paray-le-Monial

Chaque jour, recevez une Parole de Dieu, priez aux intentions déposées par les pèlerins ici, à Paray-le-Monial, ou posez un acte de charité.

Mercredi 25 février

Mercredi des Cendres

« Que vais-je faire de mon Carême ? Aujourd’hui, premier jour de ce temps de grâce et de conversion, je réfléchis au sens que je vais lui donner, aux actes que je vais poser, aux efforts que je

décide de faire, aux réconciliations à entreprendre. Si je le peux, je vais à la messe ou je lis l’Évangile du jour : Mt, 6, 1-6 et 16-18. »

Père Edouard Marot, Recteur des Sanctuaires

Jeudi 26 février

« Repentez-vous et croyez en l’Évangile » nous dit Jésus (Mc 1,15). De quoi faut-il nous repentir ? De notre indifférence, de notre dureté de cœur. Et que faut-il croire ? Que Jésus a soif dès maintenant de votre cœur. Lui qui connaît votre faiblesse, désire néanmoins seulement votre amour ; il veut simplement que vous lui laissiez une chance de vous aimer… »  (Mère Teresa)

Vendredi 27 février

Seigneur, aide-moi à croire à la puissance de ton pardon et à te mettre en premier dans ma vie! Aujourd’hui, je commence ma journée par une prière, un chant ou un temps de silence.

Samedi 28 février

Bienheureux Daniel Brottier, Prêtre, fondateur des Orphelins Apprentis d’Auteuil

Seigneur, je te confie tous les enfants orphelins, les jeunes en quête de repères et tous les éducateurs; que ces derniers les aident à tenir debout et à toujours porter sur la vie un regard d’espérance.

Dimanche 1er mars

1er dimanche de Carême

En ce jour où les évêques appellent les catéchumènes qui seront baptisés dans la nuit pascale, je rends grâce pour mon propre baptême; je prie pour mes parents, parrain, marraine et tous ceux qui ne sont pas baptisés.

Lundi 2 mars

« Seigneur, avec mon travail, mes enfants, ma mère malade à la maison, je n’y arrive plus! C’est trop lourd à porter, aide-moi je t’en prie… » (Mme D.)

« Au jour de l’angoisse, je t’appelle car tu me réponds, Seigneur. » (Ps 85, 7)

Mardi 3 mars

Aujourd’hui, je ne critique pas et je porte un regard bienveillant sur les personnes que je rencontre.

Mercredi 4 mars

« Rien qu’aujourd’hui, je ferai une bonne action et je n’en parlerai à personne. (…) « Rien qu’aujourd’hui, je ferai une chose que je n’ai pas envie de faire. » (Bx Jean XXIII)

Jeudi 5 mars

« Que rien ne te trouble, que rien ne t’épouvante (…) La patience triomphe de tout. Celui qui possède Dieu ne manque de rien. Dieu seul suffit. » (Sainte Thérèse d’Avila)

Vendredi 6 mars

En cette journée mondiale de la prière, je prends un temps de prière plus long ; je lis une vie de saint, un texte du Pape, un passage de la Bible…

Samedi 7 mars

Saintes Félicité et Perpétue, Martyres

Aujourd’hui, je prie pour tous les chrétiens persécutés à cause de leur foi et pour ceux qui sont morts cette année pour l’annonce de l’Évangile.

Dimanche 8 mars

2e Dimanche de Carême

En ce dimanche qui annonce la Résurrection, je « reprends conscience » de la vie éternelle à laquelle nous sommes tous appelés. En suis-je bien convaincu ? Et qu’est ce que cela signifie pour moi ?

Lundi 9 mars

Je passe un coup de téléphone, je visite ou j’écris à une personne seule ou pour qui ce serait important.

Mardi 10 mars

« Vis le jour d’aujourd’hui (…). Demain est à Dieu : remets-le Lui. Le moment présent est une frêle passerelle. Si tu le charges des regrets d’hier, de l’inquiétude de demain, la passerelle cède et tu perds pied. Le passé ? Dieu le pardonne. L’avenir ? Dieu le donne. Vis le jour d’aujourd’hui en communion avec Lui. » (Prière trouvée sur une petite sœur du Sacré-Cœur, tuée en Algérie le 10 novembre 1995)

Mercredi 11 mars

« Seigneur, je voudrais tant fonder un foyer chrétien. Et je commence à désespérer. » (Marie)

« Jusqu’à présent, vous n’avez rien demandé en mon nom; demandez et vous recevrez, pour que votre joie soit complète. » (Jn, 16, 24)

Jeudi 12 mars

« Ce qui se passera de l’autre côté quand tout pour moi aura basculé dans l’éternité, je ne le sais pas ! Je crois, je crois seulement qu’un grand amour m’attend. » (Saint Jean de la Croix)

Vendredi 13 mars

Aujourd’hui, je me prive de quelque chose qui me coûte (dessert, télé, sortie, cigarette, bavardage, alcool, jeu vidéo…) et je l’offre pour les âmes du purgatoire.

Samedi 14 mars

« Seigneur, mes enfants ont abandonné la foi, mes petits-enfants n’ont pas d’éducation religieuse. Je suis inquiète pour eux, je te les confie. » (Martine)

« Comme celui que sa mère console, moi aussi je vous consolerai. » (Is, 66, 13)

Dimanche 15 mars

3ème dimanche de Carême

Aujourd’hui, je prie pour les vocations; je demande plus de prêtres pour l’Église. Je prends du temps pour mon curé : je vais lui parler, l’inviter, lui proposer mon aide…

Lundi 16 mars

« Le Bon Dieu aura plus tôt pardonné à un pécheur repentant qu’une mère n’aura retiré son enfant du feu.» (Saint Jean-Marie Vianney, Curé d’Ars)

Mardi 17 mars

« Seigneur, je vais subir une lourde opération chirurgicale. Sois avec moi dans cette épreuve… » (Philippe)

« Ne crains pas, car je t’ai racheté, je t’ai appelé par ton nom : tu es à moi. Si tu traverses les eaux je serai avec toi, et les rivières, elles ne te submergeront pas. Si tu passes par le feu, tu ne souffriras pas, et la flamme ne te brûlera pas. » (Is, 43, 1-2)

Mercredi 18 mars

« Aimer, c’est révéler la beauté, révéler à l’autre qu’il est précieux, qu’il a une valeur et qu’il a un sens à sa vie. » (Jean Vanier)

Jeudi 19 mars

Saint Joseph

Je prie pour toutes les personnes qui n’aiment pas leur travail et toutes celles qui cherchent un emploi. Si j’en connais dans mon entourage je les présente dans ma prière en les nommant.

Vendredi 20 mars

« Seigneur, viens au secours de mon enfant, il ne sait plus ce qu’il fait ; il est en danger, je t’en supplie sauve-le ! » (Bertrand)

« Je dis au Seigneur : Tu es mon Dieu ! Écoute, Seigneur, la voix de mes supplications. » (Ps 140, 7)

Samedi 21 mars

« N’ayez pas honte de réciter le chapelet en allant à l’école, à l’université ou au travail, dans la rue et dans les transports publics. » (Jean-Paul II)

Dimanche 22 mars

4ème dimanche de Carême

Je demande un cœur doux et humble. Je choisis d’être patient et de ne pas m’énerver.

Lundi 23 mars

Seigneur, éclaire ceux qui ont une responsabilité politique, économique et sociale, qu’ils soient animés par le souci du bien commun et du respect de la vie humaine.

Mardi 24 mars

« Tu comptes beaucoup à mes yeux. Tu as du prix et je t’aime ». (Is, 43, 4)

Mercredi 25 mars

Annonciation

Je demande l’aide de la Vierge Marie pour prendre la décision d’aller me confesser avant Pâques. Je pose des actes pour avancer en ce sens (je me renseigne sur les lieux et les horaires).

Jeudi 26 mars

« Seigneur, libère de leurs chaînes les victimes de toutes les addictions (drogue, pornographie, alcool, argent…) ». (Véronique et Arnaud)

Vendredi 27 mars

Je réfléchis à mon offrande de Carême (don à une association, temps donné, service rendu…) et au sens que je veux lui donner.

Samedi 28 mars

« Ô Maître, que je ne cherche pas tant à être consolé qu’à consoler, à être compris qu’à comprendre, à être aimé qu’à aimer, car c’est en donnant qu’on reçoit, c’est en s’oubliant qu’on trouve, c’est en pardonnant qu’on est pardonné (…). » (Saint François d’Assise)

Dimanche 29 mars

5ème dimanche de Carême

« Seigneur, toi qui es venu pour les pécheurs, apporte aux prisonniers le secours de ta grâce. » (Dominique)

Lundi 30 mars

« Je ne suis pas une sainte. Quand ça bouillonne en moi, je pourrais étrangler quelqu’un. Mais je prie front contre terre et le Seigneur me rattrape. » (Sœur Emmanuelle)

Mardi 31 mars

Aujourd’hui, je dis un « Notre Père » à tous les repas pour ceux qui ont faim de Dieu.

Mercredi 1er avril

« Seigneur, après plusieurs fausses couches, je ne peux plus avoir d’enfant, je n’arrive pas à accepter. Aide notre couple à surmonter cette épreuve, je t’en prie ! » (A. Pa)

Jeudi 2 avril

« Si tu vas au bout du monde, tu trouves les traces de Dieu ; si tu vas au fond de toi, tu trouves Dieu lui-même. » (Madeleine Delbrêl)

Vendredi 3 avril

En ce premier vendredi du mois, dédié au Sacré Cœur, je prie pour que le message de Paray-le-Monial soit découvert par le plus grand nombre.

Samedi 4 avril

« Jésus, vous êtes le seul et véritable ami. Je vous trouve toujours et en tout lieu ; vous ne vous éloignez jamais. » (Saint Claude La Colombière, Directeur spirituel de sainte Marguerite-Marie)

Dimanche 5 avril

Dimanche des Rameaux

Journée Mondiale de la Jeunesse

Merci Seigneur pour tous les jeunes chrétiens dans nos paroisses, nos mouvements de jeunes et les rassemblements. Prions pour notre école d’évangélisation, ici à Paray-le-Monial et la préparation du Forum des Jeunes, du 8 au 13 août 2009.

Lundi 6 avril

Lundi Saint

Je remercie Dieu pour ma vie, ma famille, mes amis, mon conjoint, mes enfants, petits-enfants…

Mardi 7 avril

Mardi Saint

« Si nous sommes pleins du péché, Dieu ne peut nous remplir, car Dieu lui-même ne peut remplir ce qui est plein. Voilà pourquoi nous avons besoin du pardon : nous nous vidons, et Dieu nous remplit de lui-même. »  (Bienheureuse Mère Teresa)

Mercredi 8 avril

Mercredi Saint

« Seigneur, j’ai tant de mal à aimer, à m’ouvrir aux autres; Aide-moi à voir ton amour en chacun. » (Sébastien)

« Que le Seigneur vous fasse croître et abonder dans l’amour que vous avez les uns envers les autres et envers tous. » (1, Th, 3. 12)

Jeudi 9 avril

Jeudi Saint

Je vais à la messe. Si je ne peux me déplacer, je lis l’Évangile du jour ( Jn 13, 1-15). Je réfléchis à l’acte que je poserai demain pour le Vendredi Saint.

Vendredi 10 avril

Vendredi Saint

Je pose un acte (de jeûne d’offrande, de confiance, de charité…) et je l’offre pour une personne que je critique souvent.

Samedi 11 avril

Samedi Saint

Seigneur, je te confie aujourd’hui tous ceux pour qui personne ne prie, tous ceux dont la détresse passe inaperçue, tous ceux qui n’ont plus rien, plus personne.

Dimanche 12 avril

Saint jour de Pâques

Alléluia ! Alléluia ! Jésus est vivant ! Alléluia ! Alléluia ! Le Christ est ressuscité ! Je témoigne de ma joie d’être chrétien, d’être sauvé !

La messe de Pâques, aux Sanctuaires de Paray-le-Monial sera célébrée à l’intention de toutes les personnes qui se seront associées à notre prière.

Sanctuaires de Paray-le-Monial

BP 104

71603 Paray-le-Monial Cedex

www.sanctuaires-paray.com

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Téléchargez le guide pour le Carême 2009 (pdf) en cliquant ici

26 janvier 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 janvier 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje

du 25 janvier 2009

« Chers enfants, aujourd’hui encore, Je vous invite à la prière. Que la prière soit pour vous comme une semence que vous déposerez dans Mon Cœur et que Je remettrai pour vous à Mon Fils Jésus pour le salut de vos âmes. Je désire, petits enfants, que chacun de vous tombe amoureux de la vie éternelle qui est votre avenir, et que toutes les choses terrestres vous soient une aide pour que vous vous rapprochiez de Dieu, le Créateur. Je suis avec vous depuis tant de temps parce que vous êtes sur la mauvaise voie. Uniquement avec Mon aide, petits enfants, vous ouvrirez les yeux. Nombreux sont ceux qui, en vivant mes messages, comprennent qu’ils sont sur le chemin de la sainteté vers l’éternité. Merci d’avoir répondu à Mon appel. »

Retrouvez ce Message de Marie Reine de la Paix et les précédents,

en cliquant sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-273707.html

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2 février 2009

La Présentation de Jésus au Temple

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La Fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de Marie

Fête le 2 février

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Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (2: 22-32)


Quand vint le jour, selon la Loi de Moïse, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, comme il est écrit dans la Loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur ; et pour offrir en sacrifice, comme l'ordonne la Loi du Seigneur, deux tourterelles, ou deux petits de colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon;et cet homme juste et craignant Dieu attendait la consolation d'Israël ; et le Saint-Esprit était en lui. Et il lui avait été révélé par le Saint-Esprit qu'il ne verrait point la mort sans voir auparavant le Christ du Seigneur. Et par un mouvement de l'Esprit, il vint au Temple. Et comme les parents de Jésus l'y apportaient, afin d'accomplir pour l’Enfant ce qui était en usage selon la Loi, Siméon le prit dans ses bras, et il bénit Dieu, et il dit : « C'est maintenant, Seigneur,que vous laisserez aller en paix votre serviteur, selon votre parole ; parce que mes yeux ont vu le Sauveur que vous avez destiné à être exposé aux regards de tous les peuples, pour être la Lumière qui éclairera les nations, et la gloire de votre peuple d'Israël. »

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La fête de ce jour a un double objet, célébrer la Purification de Marie et la Présentation de Jésus au Temple selon la loi de Moïse. Cette loi fixait le temps où les mères devaient se présenter avec leurs nouveau-nés devant les autels, et elle exigeait une offrande pour le rachat des enfants mâles. Ni Marie, toute pure dans sa maternité, ni Jésus, Fils de Dieu, n'étaient obligés à cette cérémonie; cependant par humilité, et pour donner aux hommes un éclatant exemple d'obéissance aux lois divines, Marie, accompagnée de Joseph et portant Jésus en Ses bras, Se rendit au Temple de Jérusalem. La fête chrétienne qui nous conserve le souvenir de cette cérémonie porte, dans le langage populaire, le nom de la Chandeleur, à cause de la procession qui se fait ce jour-là dans nos églises avec des cierges allumés. Les cierges symbolisent Notre-Seigneur Jésus-Christ, Lumière du monde; la procession représente le passage de la sainte Famille dans le Temple et la rencontre des deux vieillards Siméon et Anne. Saint Anselme, développant ce mystère, nous dit qu'il y a trois choses à considérer dans le cierge: la cire, la mèche et la flamme. La cire, ouvrage de l'abeille virginale, est la Chair du Christ; la mèche, qui est intérieure, est Son Âme; la flamme, qui brille en la partie supérieure est Sa Divinité. La procession de la Chandeleur nous apparaît comme la marche du peuple chrétien à la lumière du Christ, figuré par les cierges que porte le clergé, la portion choisie de l'Église, comme Jésus même était porté entre les bras de Marie, entre ceux du saint vieillard Siméon et du pontife qui L'offrit au Seigneur. Les cierges de la Chandeleur sont bénits avec une solennité toute particulière et avec l'emploi des prières les plus touchantes. Conservés dans la maison des chrétiens, ils sont un gage de la protection divine. Il est dans l'esprit de l'Église d'allumer les cierges de la Chandeleur pour repousser les esprits de ténèbres, dans les dangers corporels et spirituels, au lit des mourants, pour éloigner d'eux l'ennemi des hommes, qui fait alors son suprême effort afin d'arracher les âmes à Dieu. C'est bien alors surtout, en effet, que l'homme a besoin du recours du Rédempteur, vraie lumière des âmes, pour illuminer les derniers instants de sa vie.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950


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La Présentation de Jésus au Temple

Extrait des révélations de la Vénérable Maria d'Agreda


La très-sainte Vierge et saint Joseph restèrent avec le divin enfant dans la pauvre maison de Bethléem, jusqu'au temps prescrit par la loi de le présenter au temple, qui étaIt de quarante jours. Le temps étant accompli, ils résolurent d'aller à Jérusalem, et d'offrir suivant la loi le fils unique du père éternel, connaissant le désir qu'il avait d'être soumis à la loi et d'être offert à son divin Père. Ayant fixé le jour du départ, il prirent congé de la pieuse femme qu'ils laissèrent comblée de célestes bénédictions. Ils allèrent d'abord visiter la sainte grotte, et prosternés à terre, ils vénérèrent ce lieu sacré avec de tendres émotions. Après avoir accompli cette dévotion, la sainte Vierge demanda pour satisfaire sa profonde humilité la permission à son époux de faire le voyage à pied nu, et de porter dans ses bras le saint enfant. Saint Joseph lui accorda sa dernière demande, mais non la première dans la crainte qu'elle éprouvât une trop grande souffrance. L'humble Vierge ne répliqua rien, elle demanda avec saint Joseph la bénédiction à son fils, qui la leur donna d'une manière visible et ils se mirent en voyage; elle fut accompagnée non-seulement des dix mille anges qui l'assistaient depuis l'incarnation mais de plusieurs autres légions. Il faisait un froid très-vif qui n'épargnait pas son créateur ,et plusieurs fois le saint enfant en pleura dans les bras de sa mère, comme homme véritable. Touchée de ces souffrances elle se servit de son autorité sur les créatures, et changea ces rigueurs à un temps très-doux pour son fils, mais elle n'usa jamais pour elle de ce pouvoir.

Les trois saintes personnes s'approchaient déjà de Jérusalem, lorsque Dieu par des lumières intérieures prévint saint Siméon et Amie la prophétesse que le Messie venait pour être présenté au temple, mais dans un état pauvre et humble Siméon et Anne s'étant communiqués leurs saintes inspirations résolurent d'envoyer un des serviteurs à la rencontre sur le chemin de Bethléem pour les conduire dans sa maison, sans lui découvrir la qualité des personnes au-devant des quelles il allait. Le serviteur exécuta avec soin ce qu'on lui avait ordonné, il rencontra les trois pauvres pèlerins, les conduisit dans sa maison et vint en donner avis au saint prêtre. Pendant ce temps la sainte Vierge et saint Joseph recherchèrent ce qu'ils devaient faire, ils arrêtèrent que le soir même Joseph irait offrir au temple les présents des rois mages, afin que l'offrande restât plus secrète, et au retour il achèterait les tourterelles qu'il fallait offrir le jour suivant en public. Il exécuta ponctuellement tout cela, et le matin la Vierge mère ayant enveloppé l'enfant divin dans ses langes et préparé toutes choses, se dirigea vers le temple accompagnée de saint Joseph et de milliers d'anges en forme humaine, visibles à ses yeux. Étant arrivée, elle se prosterna à terre, et adora le Très-Haut, en ce moment la très-sainte Trinité se manifesta à elle par une vision intellectuelle et elle entendit une voix qui dit : Hic est filius meus dilectus, in quo mihi benè complacui. En même temps Siméon conduit par l'esprit de Dieu vint au temple, et s'approchant du lieu où était Marie avec Jésus, il les vit tous rayonnants d'une vive lumière. Anne vint aussi au temple conduite par l'esprit de Dieu et vit la même chose. Siméon prit l'enfant dans ses bras, l'offrit au père éternel et entonna le célèbre cantique : Nunc dimittis servum tuum, domine, secundum verbum tuum in pace. Il annonça ensuite la passion cruelle qu'elle devait souffrir dans son coeur à la vue des souffrances de Jésus. Lorsque le saint prêtre prophétisa la passion, l'enfant inclina humblement la tête pour témoigner qu'il acceptait la prophétie et voulait l'accomplir. Après cela la sainte Vierge prit congé du prêtre à qui elle demanda la bénédiction et baisa la main, elle se tourna ensuite vers sainte Anne sa maîtresse et la pria de la bénir. Étant sortis du temple, ils retournèrent à la maison que leur avait fait préparer Siméon où ils restèrent encore plusieurs jours. Ils allaient chaque jour au temple renouveler leur offrande, et ils restaient en prières, depuis l'heure de tierce jusqu'au soir, dans le lieu le plus humble et le plus retiré du temple.

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La Purification de la Bienheureuse Vierge Marie


La Purification de la Vierge Marie eut lieu quarante jours après la Nativité du Seigneur. Cette fêté a été nommée ordinairement de trois manières, la Purification, Hypopante ou rencontre, et la Chandeleur. On la nomme Purification parce que, quarante jours après la naissance du Seigneur, la Vierge vint au Temple se purifier, selon la coutume introduite par la loi, quoique cette loi ne l’obligeât point. En effet au Lévitique (XII), la loi ordonnait que là femme qui, ayant usé du mariage, enfanterait un fils, serait impure pendant sept jours, impure au point de s'abstenir de toute espèce de commerce avec les hommes, et de l’entrée du temple:

Mais après les sept jours; elle redevenait pure ; en sorte qu'elle pouvait se trouver avec les hommes mais elle avait encore trente trois jours a passer avant de pouvoir entrer' dans le temple à raison de son impureté. Enfin après quarante jours, elle entrait dans le temple et offrait son enfant avec des présents. Que si elle avait enfanté une femme, les jours étaient doublés pour ses rapports avec les hommes et pour l’entrée du temple. Pourquoi donc le Seigneur a-t-il ordonné que, au 40e jour, l’enfant fût offert dans le temple ? on peut en donner trois raisons. La première afin que l’on,comprenne par là que comme l’enfant est introduit au 40e jour dans le temple matériel, de même 40 jours après sa conception, pour le plus souvent, son âme est infuse dans le corps comme dans son temple. Ceci est rapporté dans l’Histoire scholastique , quoique les physiciens (médecins) disent que le corps est perfectionné en 46 jours. La seconde, que comme l’âme infuse au 40e jour dans le corps, est souillée par le corps lui-même, de même au 40e jour, en entrant dans le temple, l’âme est désormais lavée de cette tache par les offrandes. La troisième, pour donner à comprendre que; ceux-là mériteront d'entrer dans le temple céleste qui auront voulu observer les dix commandements avec la, foi aux quatre Evangiles. Pour celle qui enfantait une femme, ces jours sont doubles, quant à l’entrée dans le temple, comme ils sont doublés pour la formation de son corps : car ainsi que le corps d'un homme est organisé et rendu parfait en 40 jours. et que pour le plus souvent, l’âme est infuse au 40e jour, ainsi le corps d'une femme est achevé en 80 jours et au 80e jour, pour le plus souvent, l’âme anime son corps. Pourquoi donc le corps d'une femme met-il plus de temps à se parfaire et l’âme à l’animer que le corps d'un homme ? Sans parler des raisons prises de la nature, on peut en assigner trois autres. La première, c'est que J.-C.; devant prendre chair dans le sexe viril, afin d'honorer, ce sexe et lui octroyer une plus grande grâce, il voulut que l’enfant fût formé plus tôt et que la femme fût purifiée plus vite. La seconde, que la femme ayant plus péché que l’homme, ses infirmités fussent doubles des infirmités de l’homme extérieurement en ce mondé, de même alors, elles ont dû être doublées intérieurement dans le sein. La troisième, pour donner à comprendre par là que la femme a été d'une certaine manière plus à charge à Dieu que l’homme, puisqu'elle a failli davantage. En effet Dieu est en quelque sorte fatigué par nos actions mauvaises, ce qui lui fait dire dans Isaïe (XLIII) : «Vous  m’avez rendu comme votre esclave par vos péchés. » Et ailleurs il dit encore par Jérémie (VI) : « J'ai travaillé avec grand effort. » La bienheureuse Vierge n'était donc pas tenue à cette loi de la purification, puisqu'elle n'a pas conçu en usant du mariage, mais par un souffle mystique. Aussi Moïse a ajouté : « en usant du mariage, » ce qui n'était pas nécessaire par rapport aux autres femmes qui conçoivent toutes , de cette manière, mais Moïse a ajouté ces mots, dit saint Bernard, parce qu'il venait de faire injure à la mère du Seigneur. Cependant elle voulut se soumettre à la loi pour quatre raisons. La première, pour donner l’exemple de l’humilité. Ce qui fait dire à saint Bernard : «O Vierge vraiment bienheureuse, vous n'aviez aucun motif ni aucun besoin de vous purifier ; mais est-ce que votre Fils avait besoin de la circoncision? Soyez au milieu des femmes comme l’une d'elles, car vôtre fils aussi se rend semblable aux autres enfants. » Or, cette humilité ne vint pas seulement de la mère, mais encore du Fils, qui voulut ici, comme elle, se soumettre à la loi. En effet, dans sa naissance, il se posa en homme pauvre, dans sa circoncision en homme pauvre et pécheur, mais aujourd'hui il se traite en homme pauvre, et pécheur et esclave; en pauvre, puisqu'il choisit l’offrande des pauvres; en pécheur, puisqu'il veut être purifié avec sa mère; en esclave, puisqu'il a voulu être racheté, et même peu après il voulut être baptisé, non pour effacer en sondes fautes, mais pour offrir au monde l’exemple de la plus grande humilité, et pour donner des preuves que ces remèdes ont été bons au temps où on les employait.. Car cinq remèdes furent institués, dans une certaine succession de temps, contre le péché originel. Trois d'entre eux, selon Hugues de Saint-Victor, ont été institués sous la' loi ancienne les oblations, les dîmes et les immolations des sacrifices, qui signifiaient merveilleusement l’œuvre de notre rédemption. Car le mode de rachat était exprimé par l’oblation; le prix lui-même de l’oblation, par le sacrifice, où il y avait effusion de sang; celui-là même, qui était racheté, par la dîme, parce que l’homme est figuré par la dixième dragme: Le premier remède fut l’offrande : ainsi l’on voit Caïn offrir à Dieu des présents de ses fruits, et Abel, de ses troupeaux. Le second fut la dîme, comme dans Abraham qui offre la dîme au prêtre. Melchisédech : car selon saint Augustin, on dîmait sur tout ce dont on prenait soin. Le troisième fut l’immolation des sacrifices : car, d'après saint Grégoire, les sacrifices étaient établis contre le péché originel. Mais parce qu'il était de rigueur, eût au moins l’un ou l’autre des parents eût la foi et qu'il pouvait se faire quelquefois que tous les deux fussent infidèles, alors vint le quatrième remède, savoir: la circoncision qui avait sa valeur, soit que les parents fussent fidèles, soit qu'ils ne le fussent point. Mais ce remède ne pouvant convenir seulement qu'aux mâles, et ne pouvant pas ouvrir les portes du paradis, alors à la circoncision succéda comme cinquième remède le baptême qui est commun à tous et qui ouvre la porte du ciel. J.-C. donc paraît avoir reçu, en quelque manière, le premier remède quand il fut offert dans le temple par ses parents; le second, quand il jeûna 40 jours et 40 nuits, parce que n'ayant point de biens avec quoi il pût payer la dîme, il offrit du moins à Dieu la dîme de ses jours. J.-C., s'est appliqué le troisième remède, quand sa mère offrit pour lui une paire de tourterelles, ou deux petits de colombes pour en faire un sacrifice, ou bien encore, quand il s'offrit lui-même en sacrifice sur la croix. Le quatrième, quand il se laissa circoncire, et le cinquième en recevant le baptême de saint Jean. — La seconde raison était d'accomplir la loi. Le Seigneur en effet n'était pas venu pour détruire la loi mais pour l’accomplir : car si en cela il se fût exempté de la loi, les Juifs auraient pu apporter cette excuse : « Nous ne recevons pas votre doctrine puisque vous n'êtes pas semblable à nos pères et que vous n'observez pas les traditions de la loi. » Mais aujourd'hui J.-C. et la Vierge se soumettent à une triple loi : 1° à la loi de la;purification comme des modèles de vertu, afin que nous,disions, après, avoir fait le bien, en tout, que nous sommes dès serviteurs inutiles ; 2° à la loi de la rédemption, pour donner un exemple d'humilité ; 3° à la loi de l’offrande, pour servir de modèle de pauvreté. —  La troisième raison est pour mettre fin à la loi de la purification ; car comme au premier rayon de la lumière, les ténèbres disparaissent et que, au lever du soleil, l’ombre s'enfuit; de même, après la véritable purification, a cessé la purification figurative. Or, ici a en lieu la véritable purification dans J.-C. qui est réellement appelé la purification par excellence, puisqu'il nous purifie par la foi, selon qu'il est dit (Act., XV) : « Dieu purifie nos coeurs par la foi. » De là encore il sait que désormais les pères ne sont pas tenus à l’accomplissement de cette loi, ni les mères à la purification ou à l’entrée du temple, ni les enfants à ce rachat. — La quatrième raison, c'est pour nous apprendre à nous purifier. Selon le droit, il y a cinq manières de se purger dès l’enfance, quoiqu'il n'y en ait que trois de prescrites; et nous devons les employer savoir, par le jurement, qui marque le renoncement au péché; par l’eau qui indique l’ablution baptismale; par le feu, qui désigne l’infusion de la' grâce spirituelle; parles témoins, qui montrent la multitude des bonnes oeuvres; parla guerre, qui signifie la tentation. Or, la sainte Vierge, en venant au temple a offert son fils et l’a racheté avec cinq sicles. Il faut aussi remarquer que certains premiers-nés étaient rachetés comme les premiers-nés des onze tribus moyennant cinq sicles; quelques autres ne pouvaient être rachetés, par exemple, les premiers-nés des lévites, qui jamais n'étaient rachetables;- mais, parvenus à l’âge des adultes; ils servaient constamment le Seigneur dans le temple; de même encore les premiers-nés des animaux purs ils pouvaient être rachetés; mais ils étaient offerts au Seigneur. Quelques autres devaient être échangés, comme le premier-né de l’âne qui était remplacé par une brebis; d'autres étaient tués, par exemple, le premier-né du chien. Or, puisque J.-C. était de la tribu de Juda, l’une des douze, il est clair qu'il a dû être racheté. « Et ils offrirent pour lui au Seigneur une paire de tourterelles ou deux petits de colombes. » C'était l’offrande des pauvres, tandis que l’agneau était celle des riches. L'Ecriture ne dit pas des petits de tourterelles, mais des petits de colombes, parce qu'on trouve toujours des petits de colombes, mais qu'on ne trouve pas toujours des petits de tourterelles, bien que l’on trouve toujours des tourterelles ; on ne dit pas non plus une paire de colombes, comme on dit une paire de tourterelles, parce que la colombe est un oiseau voluptueux, et pour cela Dieu n'a pas voulu qu'il lui en fût offert en sacrifice, mais la tourterelle est un oiseau pudique. — Cependant la Sainte Vierge Marie n'avait-elle pas, peu auparavant, reçu des mages une grosse somme d'or ? il est évident donc qu'elle a bien pu acheter un agneau. A cela on répond, qu'il n'est pas douteux, comme le dit saint Bernard, que les mages aient offert une grosse somme d'or, parce qu'il n'est pas vraisemblable, que des rois de cette importance aient offert à un tel Enfant de maigres présents; toutefois, d'après une opinion, elle ne garda pas cet or pour soi, mais elle le distribua de suite aux pauvres, ou bien peut-être, elle le garda pour pourvoir aux frais de son voyage de sept ans en Egypte ; ou encore, les mages n'offrirent pas une grande quantité d'or, car leur offrande avait une signification mystique. — On distingue trois offrandes touchant le Seigneur : La première quand ses parents l’offrirent; la seconde quand on offrit pour lui des oiseaux; il fit lui-même la troisième pour les hommes sur la croix. La première montre son humilité, puisque le maître de la loi se soumet à la foi; la seconde, sa pauvreté, puisqu'il a choisi l’offrande des pauvres ; la troisième, sa charité, puisqu'il s'est livré pour les pécheurs. Voici les propriétés de la tourterelle : son vol est élevé ; ses chants sont dés gémissements; elle annonce le printemps; elle vit chastement; elle reste isolée; la nuit elle réchauffe ses petits elle s'éloigne des cadavres. Voici les propriétés de la colombe :

Elle ramasse le grain ; elle vole en troupe ; elle évite les cadavres ; elle n'a pas de fiel ; elle gémit elle caresse son compagnon de ses baisers ; la pierre lui fournit un nid; elle fuit son ennemi qu'elle a vu sur le fleuve ; elle ne blesse pas avec son bec; elle nourrit ses deux petits avec soin.

Secondement; cette fête a reçu le nom d'Hypapante, ce qui est la même chose que Présentation, parce que J.-C. a été présenté au temple: Hypapante veut encore dire rencontre, parce que Siméon et Anne se rencontrèrent avec le Seigneur, qu'on offrait dans le temple. Alors donc Siméon le prit dans ses bras. Notons ici trois sortes d'ombres, trois anéantissements de notre Sauveur: 1° l’anéantissement de la vérité : car celui qui est. la vérité, par laquelle l’homme est conduit, qui est aussi la voie, laquelle conduit l’homme à Dieu qui est la vie, a permis que d'autres,le conduisissent aujourd'hui : « Alors, dit-il, qu'ils introduisaient Jésus enfant. » 2° L'anéantissement de la bonté, puisque lui qui est le seul bon, le seul saint, a voulu être purifié avec sa mère, comme un homme immonde. 3° C'est l’anéantissement de sa majesté, puisque celui qui porte tout par la parole de sa force; s'est laissé prendre et porter entre lés bras d'un vieillard, qui cependant portait celui qui le portait lui-même;, d'après cette parole de la liturgie : « Le vieillard portait l’enfant, mais l’enfant dirigeait le vieillard. » Alors Siméon le bénit en disant : « Vous laisserez maintenant, Seigneur, aller votre serviteur en paix, etc. » Et Siméon lui donne trois noms, savoir : le salut, la lumière et la gloire du peuple d'Israël. On peut entendre ces trois noms de quatre manières : 1° comme notre justification; et il est appelé sauveur, en remettant la faute, parce que Jésus veut dire sauveur, par cela qu'il sauvera le peuple de ses péchés; lumière, en donnant sa grâce.; gloire, il la donne à son peuple; 2° comme notre régénération, car 1° l’enfant est exorcisé et baptisé, et il est ainsi purifié du péché; 2° on lui donne un cierge allumé ; 3° il est présenté à l’autel; 4° la procession qui se fait en ce jour, car 1° les cierges sont bénits et exorcisés ; 2° ils sont allumés et distribués entre lés mains des fidèles; 3° on entre à l’église, en chantant, des cantiques ; 4° à cause du triple nom de la fête : on 1'appelle.Purifrcation, et c'est parce que la faute est purifiée, que Siméon appelle Jésus le salut. On l’appelle chandeleur, pour l’illumination de la grâce ; de là le nom de lumière. On l’appelle Hypapante, pour la collation de la gloire: de là le nom de gloire du peuple d'Israël. « Alors en effet nous viendrons au-devant de J.-C. dans les airs » (saint Paul). On petit dire encore que par ce cantique de Siméon, J.-C. est loué comme paix, comme salut, comme lumière, comme gloire. Comme paix, car il est médiateur; comme salut, car il est rédempteur; comme lumière, car il est docteur; comme gloire, car il est récompense.

Troisièmement cette fête a reçu le nom de Chandeleur, parce qu'on porte à la main des chandelles allumées. Pourquoi l’Eglise a-t-elle établi qu'on porterait à la main des chandelles allumées ? On en peut assigner quatre raisons : 1° pour détruire une coutume mauvaise. En effet, autrefois, aux calendes de février, en l’honneur de Februa, mère de Mars; dieu de la guerre, les Romains illuminaient la ville de cinq en cinq ans avec des cierges et des flambeaux pendant toute la nuit, afin que Mars leur accordât la victoire sur leurs ennemis, en raison des honneurs qu'ils rendaient à sa mère ; et cet espace de temps était un lustre. Au mois de février encore les Romains offraient des sacrifices à Febvrius c'est-à-dire à Pluton et aux autres dieux infernaux, pour les âmes de leurs ancêtres : afin donc qu'ils eussent pitié d'eux, ils leur offraient des victimes solennelles, et toute la nuit. ils veillaient en chantant leurs louanges et tenaient des cierges et des torches allumées. Le pape Innocent dit encore que les femmes romaines célébraient en ce jour la fête des lumières, dont l’origine est tirée des fables des poètes. Ceux-ci rapportent que Proserpine était si belle que Pluton, dieu des enfers, en devint épris, qu'il l’enleva et en fit une déesse. Ses parents la cherchèrent longtemps dans les forêts, et les bois avec des torches et des flambeaux, et c'est ce souvenir que rappelaient les femmes de Rome. Or, parce qu'il est difficile d'abandonner une coutume, les chrétiens nouvellement convertis a la foi ne savaient pas s'y résoudre alors le pape Sergius lui donna un but meilleur, en ordonnant aux chrétiens de célébrer, chaque année, à pareil jour, par tout, l’univers, une fête en l’honneur de la sainte Mère du Seigneur, avec cierges allumes et chandelles bénites. De cette manière la solennité restait, mais la fin était toute autre. 2° Pour montrer la pureté de la Vierge. En entendant que la Vierge s'était purifiée, quelques personnes pourraient penser qu'elle avait besoin de purification : afin donc de montrer que toute sa personne fut très pure et toute brillante, l’Eglise nous a ordonné de porter des flambeaux allumés, comme si. par le fait elle disait : « O bienheureuse Vierge, vous n'avez pas besoin de purification, mais vous êtes toute brillante, toute resplendissante. » De vrai, elle n'avait pas besoin de purification, elle qui avait conçu, sans user du mariage, elle qui avait été purifiée d'une manière très parfaite, et qui avait été sanctifiée dans le sein de sa mère. Or, elle avait tellement été glorifiée et purifiée dans le sein de sa mère et dans la venue du Saint-Esprit que, nom seulement il ne resta en elle aucune inclination au péché; mais l’effet de sa sainteté se communiquait et s'épanchait dans les autres, en sorte qu'elle éteignait tous les mouvements de charnelle concupiscence en tous. Ce qui fait dire aux Juifs que quoique Marie ait été d'une extrême beauté, elle ne put cependant jamais être convoitée par personne; et la raison en est que la vertu de sa chasteté pénétrait tous ceux qui la regardaient et écartait d'eux toute concupiscence. Ce qui l’a fait comparer au cidre dont l’odeur fait mourir les serpents ; sa sainteté projetait comme des rayons sur les autres, de manière à étouffer tous les mouvements qui se glissaient en la chair. On la compare encore à la myrrhe; car de même que la myrrhe fait périr les vers, de même aussi sa sainteté détruisait toute concupiscence charnelle ; et elle jouit de cette prérogative dans un degré plus éminent que ceux qui ont été sanctifiés dès le sein de leur mère, ou qui sont restés vierges; dont la sainteté et la chasteté ne se transmettaient pas aux autres, ni n'éteignait en eux les mouvements de la chair, tandis que la force de la chasteté de la Vierge pénétrait jusqu'au fond même du coeur des impudiques et qu'elle les rendait tout aussitôt chastes à son égard. 3° A cause de la procession qui eut lieu à pareil jour : car Marie, Joseph, Siméon et Anne firent aujourd'hui une procession digne d'honneur, et présentèrent l’enfant Jésus au temple. De même encore, nous faisons la procession et portons à la main un cierge allumé, figure de Jésus-Christ, et nous le tenons jusque dans les églises. Il y a trois choses dans le cierge, savoir, la cire, la mèche et le feu, qui sont la figure des trois substances qui existèrent en J.-C. : la cire est la figure de sa chair qui est née de la Vierge Marie sans la corruption de la chair, comme les abeilles composent la cire sans mélange ; la mèche cachée dans le cierge est la figure de son âme très candide cachée dans sa chair; et le feu ou la lumière est la figure de la divinité, parce que notre Dieu est un feu qui consume. Ce qui a fait dire à un poète : « Cette chandelle, je la porte en l’honneur de la pieuse Marie. Par la cire voyez une chair véritable née d'une Vierge ; par la lumière, la divinité et l’excellence de la majesté ; la mèche, c'est somme infiniment riche se cachant dans la chair. » 4° Pour notre instruction. Tout nous instruit : que si nous voulons être purs et nets, nous devons avoir en nous trois dispositions, savoir : une foi véritable, une conduite sainte, et une intention droite. La chandelle allumée à la main, c'est la foi avec les bonnes œuvres; et de même que la chandelle sans lumière est réputée morte, et que la lumière par elle-même ne brille pas sans chandelle, mais paraît être morte, de même les œuvres sans la foi et la foi sans les bonnes œuvres sont appelées mortes. Quant à la mèche enfermée dans la cire, c'est l’intention droite; ce qui fait dire à saint Grégoire : « L'action se fait devant le publie, mais l’intention reste cachée dans le secret. »

Une noble dame avait une très' grande dévotion envers la sainte Vierge. Ayant fait construire une chapelle auprès de sa maison, elle y entretenait un chapelain, et voulait entendre chaque jour une messe de la Bienheureuse Vierge. Alors que la fête de la Purification de la Sainte Vierge était proche, le prêtre fit un voyage au loin pour une affaire particulière, et la dame ne put avoir une messe ce jour-là; ou bien, comme on le lit autre part, elle avait donné tout ce qu'elle avait jusqu'à ses vêtements pour l’amour de la Vierge; or, comme elle avait donné sa robe et qu'elle ne pouvait aller à l’église il lui fallait rester sans messe en ce jour. Sous l’impression d'une vive douleur elle entra dans son oratoire ou sa chambre et se prosterna devant un autel de la Sainte Vierge. Tout à coup elle fut transportée hors d'elle-même, et il lui semblait être dans une église magnifique et toute resplendissante ; alors elle vit, entrer une foule extraordinaire de vierges, que, précédait une Vierge d'une admirable beauté, dont la tête était couronnée d'un diadème. Après que toutes se furent assises, voici venir une autre foule de jeunes gens qui prirent place chacun selon son rang. Alors quelqu'un qui portait une grande quantité de cierges, en donna d'abord un à la vierge qui avait le pas sur les autres; il en distribua ensuite aux autres vierges ut aux jeunes gens, enfin il vint auprès de la dame et lui offrit un cierge qu'elle accepta volontiers. Elle tourna alors les yeux vers le chœur et vit deux céroféraires, un sous-diacre, un diacre et un prêtre revêtus de leurs ornements sacrés s'avancer vers l’autel comme pour célébrer une messe solennelle. Il lui semblait que les acolytes étaient saint Vincent et saint Laurent; que le diacre. et le sous-diacre étaient deux anges; quant au prêtre, c'était J.-C. Après la confession, deux jeunes gens d'une rare beauté allèrent au milieu du chœur, commencèrent à haute voix et fort dévotement l’office de la, messe, que poursuivirent ceux qui étaient dans le tuteur. Quand on fut à l’offrande, la reine dés Vierges et toutes les vierges avec ceux qui étaient dans le chœur, vinrent offrir, comme de coutume, leurs cierges au prêtre en fléchissant les genoux. Or, comme le prêtre attendait que la dame vînt lui offrir son cierge, et que celle-ci ne le voulait pas faire, la. reine des vierges lui envoya dire par un exprès qu'elle manquait de savoir-vivre, en faisant attendre le prêtre si longtemps. Elle répondit que le prêtre continuât sa messe parce qu'elle -ne lui offrirait pas son cierge. Alors la reine lui envoya encore un autre exprès à qui la dame répondit qu'elle ne donnerait à personne. le cierge qu'elle avait reçu, mais qu'elle le garderait par dévotion. Toutefois la reine des vierges donna cet ordre à l’exprès.: « Allez la prier de nouveau d'offrir son cierge, sinon vous le lui enlèverez par force, de ses mains. » Le messager étant venu et la dame refusant d'accéder à sa prière, il dit qu'il avait ordre de le lui arracher de force. Alors il saisit le cierge avec une grande violence et s'efforça de l’enlever. La dame le tenait plus fortement. encore et se défendait comme un homme. Le débat traînait en longueur, le cierge était tiré avec force deçà, de-là, quand tout à coup le cierge se cassa, une moitié restant entre les mains du messager, l’autre moitié danses mains de la dame. Au moment où le cierge se brisa avec bruit, elle revint tout aussitôt à elle et se trouva devant l’autel, où elle s'était placée, avec le cierge brisé à la main. Elle en fut dans l’admiration et rendit d'immenses actions de grâces à la Sainte Vierge qui n'avait pas permis qu'elle restât sans messe en ce jour, mais qui l’avait fait assister à un tel office. Elle eut grand soin de son cierge et le garda comme les plus précieuses reliques. On dit que tous ceux qui en étaient touchés étaient aussitôt guéris des infirmités qui ses tourmentaient. — Une autre dame enceinte vit en songe qu'elle portait un étendard teint de couleur sanguine. En s'éveillant elle perdit de suite les sens : le démon se jouait tellement d'elle qu'il lui semblait qu'elle portait entre ses mamelles la foi chrétienne à laquelle elle avait été jusque-là fort attachée, et qu'elle la perdait à chaque instant. Rien ne la pouvant guérir, elle passa dans une église de la Sainte Vierge la nuit de la Purification et fut guérie parfaitement.

Extrait de la Légende Dorée de Jacques de Voragine

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Enfin les quarante jours de la Purification de Marie sont écoulés, et le moment est venu où elle doit monter au Temple du Seigneur pour y présenter Jésus. Avant de suivre le Fils et la Mère dans ce voyage mystérieux à Jérusalem, arrêtons-nous encore un instant à Bethléhem, et pénétrons avec amour et docilité les mystères qui vont s'accomplir. La Loi du Seigneur ordonnait aux femmes d'Israël, après leur enfantement, de demeurer quarante jours sans approcher du tabernacle ; après l'expiration de ce terme, elles devaient, pour être purifiées, offrir un sacrifice. Ce sacrifice consistait en un agneau, pour être consumé en holocauste; on devait y joindre une tourterelle ou une colombe, destinées à être offertes selon le rite du sacrifice pour le péché. Que si la mère était trop pauvre pour fournir l'agneau, le Seigneur avait permis de le remplacer par une autre tourterelle, ou une autre colombe. Un second commandement divin déclarait tous les premiers-nés propriété du Seigneur, et prescrivait la manière de les racheter. Le prix de ce rachat était de cinq sicles, qui, au poids du sanctuaire, représentaient chacun vingt oboles. Marie, fille d'Israël, avait enfanté; Jésus était son premier-né. Le respect dû à un tel enfantement, à un tel premier-né, permettait-il l'accomplissement de la loi ?

Si Marie considérait les raisons qui avaient porté le Seigneur à obliger les mères à la purification, elle voyait clairement que cette loi n'avait point été faite pour elle. Quel rapport pouvait avoir avec les épouses des hommes, celle qui était le très pur sanctuaire de l'Esprit-Saint, Vierge dans la conception de son Fils, Vierge dans son ineffable enfantement; toujours chaste, mais plus chaste encore après avoir porté dans son sein et mis au monde le Dieu de toute sainteté? Si elle considérait la qualité sublime de son Fils, cette majesté du Créateur et du souverain Seigneur de toutes choses, qui avait daigné prendre naissance en elle, comment aurait-elle pu penser qu'un tel Fils était soumis à l'humiliation du rachat, comme un esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ?

Cependant, l'Esprit qui résidait en Marie lui révèle qu'elle doit accomplir cette double loi. Malgré son auguste qualité de Mère de Dieu, il faut qu'elle se mêle à la foule des mères des hommes, qui se rendent de toutes parts au Temple, pour y recouvrer, par un sacrifice, la pureté qu'elles ont perdue. En outre, ce Fils de Dieu et Fils de l'Homme doit être considéré en toutes choses comme un serviteur ; il faut qu'il soit racheté en cette humble qualité comme le dernier des enfants d'Israël. Marie adore profondément cette volonté suprême, et s'y soumet de toute la plénitude de son cœur.

Les conseils du Très-Haut avaient arrêté que le Fils de Dieu ne serait déclaré à son peuple que par degrés. Après trente années de vie cachée à Nazareth, où, comme le dit l'Evangéliste, il était réputé le fils de Joseph, un grand Prophète devait l'annoncer mystérieusement aux Juifs accourus au Jourdain, pour y recevoir le baptême de la pénitence. Bientôt ses propres œuvres, ses éclatants miracles, rendraient témoignage de lui. Après les ignominies de sa Passion, il ressusciterait glorieux, confirmant ainsi la vérité de ses prophéties, l'efficacité de son Sacrifice, enfin sa divinité. Jusque-là presque tous les hommes ignoreraient que la terre possédait son Sauveur et son Dieu. Les bergers de Bethléhem n'avaient point reçu l'ordre, comme plus tard les pêcheurs de Génésareth, d'aller porter la Parole jusqu'aux extrémités du monde ; les Mages, qui avaient paru tout à coup au milieu de Jérusalem, étaient retournés dans l'Orient, sans revoir cette ville qui s'était émue un instant de leur arrivée. Ces prodiges, d'une si sublime portée aux yeux de l'Eglise, depuis l'accomplissement de la mission de son divin Roi, n'avaient trouvé d'écho et de mémoire fidèle que dans le cœur de quelques vrais Israélites qui attendaient le salut d'un Messie humble et pauvre; la naissance même de Jésus à Bethléhem devait demeurer ignorée du plus grand nombre des Juifs; car les Prophètes avaient prédit qu'il serait appelé Nazaréen.

Le même plan divin qui avait exigé que Marie fût l'épouse de Joseph, pour protéger, aux yeux du peuple, sa virginité féconde, demandait donc que cette très chaste Mère vînt comme les autres femmes d'Israël offrir le sacrifice de purification, pour la naissance du Fils qu'elle avait conçu par l'opération de l'Esprit-Saint, mais qui devait être présenté au temple comme le fils de Marie, épouse de Joseph. Ainsi, la souveraine Sagesse aime à montrer que ses pensées ne sont point nos pensées, à déconcerter nos faibles conceptions, en attendant le jour où elle déchire les voiles et se montre à découvert à nos yeux éblouis.

La volonté divine fut chère à Marie, en cette circonstance comme en toutes les autres. La Vierge ne pensa point agir contre l'honneur de son fils, ni contre le mérite glorieux de sa propre intégrité, en venant chercher une purification extérieure dont elle n'avait nul besoin. Elle fut, au Temple, la servante du Seigneur, comme elle l'avait été dans la maison de Nazareth, lors de la visite de l'Ange. Elle obéit à la loi, parce que les apparences la déclaraient sujette à la loi. Son Dieu et son Fils se soumettait au rachat comme le dernier des hommes ; il avait obéi à l'édit d'Auguste pour le dénombrement universel ; il devait « être obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix » : la Mère et l'Enfant s'humilièrent ensemble ; et l'orgueil de l'homme reçut en ce jour une des plus grandes leçons qui lui aient jamais été données.

Quel admirable voyage que celui de Marie et de Joseph allant de Bethléhem à Jérusalem ! L'Enfant divin est dans les bras de sa mère ; elle le tient sur son cœur durant tout le cours de cette route fortunée. Le ciel, la terre, la nature tout entière, sont sanctifiés par la douce présence de leur miséricordieux créateur. Les hommes au milieu desquels passe cette mère chargée de son tendre fruit la considèrent, les uns avec indifférence, les autres avec intérêt ; mais nul d'entre eux ne pénètre encore le mystère qui doit les sauver tous.

Joseph est porteur de l'humble offrande que la mère doit présenter au prêtre. Leur pauvreté ne leur permet pas d'acheter un agneau; et d'ailleurs n'est-il pas l'Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde, ce céleste Enfant que Marie tient dans ses bras ? La loi a désigné la tourterelle ou la colombe pour suppléer l'offrande qu'une mère indigente ne pourrait présenter : innocents oiseaux, dont le premier figure la chasteté et la fidélité, et dont le second est le symbole de la simplicité et de l'innocence. Joseph porte aussi les cinq sicles, prix du rachat du premier-né; car il est vraiment le Premier-né, cet unique fils de Marie, qui a daigné faire de nous ses frères, et nous rendre participants de la nature divine, en adoptant la nôtre.

Enfin, cette sainte et sublime famille est entrée dans Jérusalem. Le nom de cette ville sacrée signifie vision de paix ; et le Sauveur vient par sa présence lui offrir la paix. Admirons une magnifique progression dans les noms des trois villes auxquelles se rattache la vie mortelle du Rédempteur. Il est conçu à Nazareth, qui signifie la fleur; car il est, comme il le dit au Cantique, la fleur des champs et le lis des vallons ; et sa divine odeur nous réjouit. Il naît à Bethléhem, la maison du pain, afin d'être la nourriture de nos âmes. Il est offert en sacrifice sur la croix à Jérusalem, et par son sang, il rétablit la paix entre le ciel et la terre, la paix entre les hommes, la paix dans nos âmes. Dans cette journée, comme nous le verrons bientôt, il va donner les arrhes de cette paix.

Pendant que Marie portant son divin fardeau monte, Arche vivante, les degrés du Temple, soyons attentifs ; car une des plus fameuses prophéties s'accomplit, un des principaux caractères du Messie se déclare. Conçu d'une Vierge, né en Bethléhem, ainsi qu'il était prédit, Jésus, en franchissant le seuil du Temple, acquiert un nouveau titre à nos adorations.

Cet édifice n'est plus le célèbre Temple de Salomon, qui devint la proie des flammes aux jours de la captivité de Juda. C'est le second Temple bâti au retour de Babylone, et dont la splendeur n'a point atteint la magnificence de l'ancien. Avant la fin du siècle, il doit être renversé pour la seconde fois ; et la parole du Seigneur sera engagée à ce qu'il n'y demeure pas pierre sur pierre. Or, le Prophète Aggée, pour consoler les Juifs revenus de l'exil, qui se lamentaient sur leur impuissance à élever au Seigneur une maison comparable à celle qu'avait édifiée Salomon, leur a dit ces paroles, et elles doivent servir à fixer l'époque de la venue du Messie: « Prends courage, Zorobabel, dit le Seigneur; prends courage, Jésus, fils de Josedec, souverain Prêtre; prends courage, peuple de cette contrée; car voici ce que dit le Seigneur : Encore un peu de temps et j'ébranlerai le ciel et la terre, et j’ébranlerai toutes les nations ; et le Désiré de toutes les nations viendra ; et je remplirai de gloire cette maison. La gloire de cette seconde maison sera plus grande que ne le fut celle de la première; et dans ce lieu je donnerai la paix, dit le Seigneur des armées. »

L'heure est arrivée de l'accomplissement de cet oracle. L'Emmanuel est sorti de son repos de Bethléem, il s'est produit au grand jour, il est venu prendre possession de sa maison terrestre ; et par sa seule présence dans l'enceinte du second Temple, il en élève tout d'un coup la gloire au-dessus de la gloire dont avait paru environné celui de Salomon. Il doit le visiter plusieurs fois encore ; mais cette entrée qu'il y fait aujourd'hui, porté sur les bras de sa mère, suffit à accomplir la prophétie; dès maintenant, les ombres et les figures que renfermait ce Temple commencent à s'évanouir aux rayons du Soleil de la vérité et de la justice. Le sang des victimes teindra encore, quelques années, les cornes de l'autel; mais au milieu de toutes ces victimes égorgées, hosties impuissantes, s'avance déjà l'Enfant qui porte dans ses veines le sang de la Rédemption du monde. Parmi ce concours de sacrificateurs, au sein de cette foule d'enfants d'Israël qui se presse dans les diverses enceintes du Temple, plusieurs attendent le Libérateur, et savent que l'heure de sa manifestation approche; mais aucun d'eux ne sait encore qu'en ce moment même le Messie attendu vient d'entrer dans la maison de Dieu.

Cependant un si grand événement ne devait pas s'accomplir sans que l'Eternel opérât une nouvelle merveille. Les bergers avaient été appelés par l'Ange, l'étoile avait attiré les Mages d'Orient en Bethléhem ; l'Esprit-Saint suscite lui-même à l'Enfant divin un témoignage nouveau et inattendu.

Un vieillard vivait à Jérusalem, et sa vie touchait au dernier terme ; mais cet homme de désirs, nommé Siméon, n'avait point laissé languir dans son cœur l'attente du Messie. Il sentait que les temps étaient accomplis ; et pour prix de son espérance, l'Esprit-Saint lui avait fait connaître que ses yeux ne se fermeraient pas avant qu'ils eussent vu la Lumière divine se lever sur le monde. Au moment où Marie et Joseph montaient les degrés du Temple, portant vers l'autel l'Enfant de la promesse, Siméon se sent poussé intérieurement par la force irrésistible de l'Esprit divin ; il sort de sa maison, il dirige vers la demeure sacrée ses pas chancelants, mais soutenus par l'ardeur de ses désirs. Sur le seuil de la maison de Dieu, parmi les mères qui s'y pressent chargées de leurs enfants, ses yeux inspirés ont bientôt reconnu la Vierge féconde prophétisée par Isaïe ; et son cœur vole vers l'Enfant qu'elle tient dans ses bras.

Marie, instruite par le même Esprit, laisse approcher le vieillard ; elle dépose dans ses bras tremblants le cher objet de son amour, l'espoir du salut de la terre. Heureux Siméon, figure de l'ancien monde vieilli dans l'attente et près de succomber ! A peine a-t-il reçu le doux fruit de la vie, que sa jeunesse se renouvelle comme celle de l'aigle ; en lui s'accomplit la transformation qui doit se réaliser dans la race humaine. Sa bouche s'ouvre, sa voix retentit, il rend témoignage comme les bergers dans la région de Bethléhem, comme les Mages au sein de l'Orient. « O Dieu ! dit-il, mes yeux ont donc vu le Sauveur que vous prépariez ! Elle luit enfin, cette Lumière qui doit éclairer les Gentils, et faire la gloire de votre peuple d'Israël. »

Tout à coup survient, attirée aussi par le mouvement du divin Esprit, la pieuse Anne, fille de Phanuel, illustre par sa piété et vénérable à tout le peuple par son grand âge. Les deux vieillards, représentants de la société antique, unissent leurs voix, et célèbrent l'avènement fortuné de l'Enfant qui vient renouveler la face de la terre, et la miséricorde de Jéhovah qui, selon la prophétie d'Aggée, dans ce lieu, au sein même du second Temple, donne enfin la paix au monde.

C'est dans cette paix tant désirée que va s'endormir Siméon. Vous laisserez donc partir dans la paix votre serviteur, selon votre parole, Seigneur ! dit le vieillard ; et bientôt son âme, dégagée des liens du corps, va porter aux élus qui reposent dans le sein d'Abraham la nouvelle de la paix qui apparaît sur la terre, et leur ouvrira bientôt les cieux. Anne survivra quelques jours encore à cette grande scène ; elle doit, comme nous l'apprend î'Evangéliste, annoncer l'accomplissement des promesses aux Juifs spirituels qui attendaient la Rédemption d'Israël. Une semence devait être confiée à la terre ; les bergers, les Mages, Siméon, Anne, l'ont jetée ; elle lèvera en son temps : et quand les années d'obscurité que le Messie doit passer dans Nazareth seront écoulées, quand il viendra pour la moisson, il dira à ses disciples : Voyez comme le froment blanchit à maturité sur les guérets : priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour la récolte.

Le fortuné vieillard rend donc aux bras de la très pure Mère le Fils qu'elle va offrir au Seigneur. Les oiseaux mystérieux sont présentés au prêtre qui les sacrifie sur l'autel, le prix du rachat est versé, l'obéissance parfaite est accomplie ; et après avoir rendu ses hommages au Seigneur dans cet asile sacré à l'ombre duquel s'écoulèrent ses premières années, Marie toujours Vierge, pressant sur son cœur le divin Emmanuel, et accompagnée de son fidèle époux, descend les degrés du Temple.

Tel est le mystère du quarantième jour, qui ferme la série des jours du Temps de Noël, par cette admirable fête de la Purification de la très sainte Vierge. De savants hommes, au nombre desquels on compte le docte Henschenius, dont Benoît XIV partage le sentiment, inclinent à donner une origine apostolique à cette solennité ; il est certain du moins qu'elle était déjà ancienne au cinquième siècle.

L'Eglise Grecque et l'Eglise de Milan mettent cette fête au nombre des solennités de Notre-Seigneur; mais l'Eglise Romaine Fa toujours comptée entre les fêtes de la sainte Vierge. Sans doute, l'Enfant Jésus est offert aujourd'hui dans le Temple et racheté ; mais c'est à l'occasion de la Purification de Marie, dont cette offrande et ce rachat sont comme la conséquence. Les plus anciens Martyrologes et Calendriers de l'Occident donnent cette fête sous le titre qu'elle conserve aujourd'hui ; et la gloire du Fils, loin d'être obscurcie par les honneurs que l'Eglise rend à la Mère, en reçoit un nouvel accroissement, puisque lui seul est le principe de toutes les grandeurs que nous révérons en elle.

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La bénédiction des cierges


Après l'Office de Tierce, l'Eglise pratique, en ce jour, la bénédiction solennelle des Cierges, que l'on compte pour une des trois principales qui ont lieu dans le cours de l'année : les deux autres sont celle des Cendres et celle des Rameaux. L'intention de cette cérémonie se rapporte au jour même de la Purification de la sainte Vierge; en sorte que si l'un des Dimanches de Septuagésime, de Sexagésime, ou de Quinquagésime, tombe le deux février, la fête est remise au lendemain ; mais la bénédiction des Cierges, et la Procession qui en est le complément, demeurent fixes au deux février.

Afin de réunir sous un même rite les trois grandes Bénédictions dont nous parlons, l'Eglise a ordonné, pour celle des Cierges, l'usage de la même couleur violette qu'elle emploie dans la bénédiction des Cendres et dans celle des Rameaux ; en sorte que cette solennelle fonction, qui sert à marquer d'une manière inviolable le jour auquel s'est accomplie la Purification de Marie, doit s'exécuter tous les ans, le deux février, sans qu'il soit dérogé à la couleur prescrite pour les trois Dimanches dont nous venons de parler.

L'origine de cette cérémonie est assez difficile à assigner d'une manière précise. Selon Baronius, Thomassin, Baillet, etc., elle aurait été instituée, vers la fin du V° siècle, par le Pape saint Gélase, pour donner un sens chrétien aux restes de l'antique fête des Lupercales, dont le peuple de Rome avait encore retenu quelques usages superstitieux. Il est du moins certain que saint Gélase abolit, à cette époque, les derniers vestiges de la fête des Lupercales qui, comme l'on sait, était célébrée au mois de février, dans les siècles du paganisme. Innocent III, dans un de ses Sermons sur la fête de la Purification, enseigne que l'attribution de la cérémonie des Cierges au deux février est due à la sagesse des Pontifes romains, lesquels auraient appliqué au culte de la sainte Vierge les restes d'un usage religieux des anciens Romains, qui allumaient des flambeaux en mémoire des torches à la lueur desquelles Cérès avait, selon la fable, parcouru les sommets de l'Etna, cherchant sa fille Proserpine enlevée par Pluton ; mais on ne trouve pas de fête en l'honneur de Cérès, au mois de février, sur le Calendrier des anciens Romains. Il nous semble donc plus exact d'adopter le sentiment de D. Hugues Ménard, Rocca, Henschenius et Benoît XIV, qui tiennent que la fête antique connue en février sous le nom d'Amburbalia, et dans laquelle les païens parcouraient la ville en portant des flambeaux, a donné occasion aux Souverains Pontifes de lui substituer un rite chrétien qu'ils ont uni à la célébration de la fête dans laquelle le Christ, Lumière du monde, est présenté au Temple par la Vierge-mère.

Le mystère de cette cérémonie a été fréquemment expliqué par les liturgistes depuis le VII° siècle. Selon saint Ives de Chartres , dans son deuxième Sermon sur la fête d'aujourd'hui, la cire des cierges, formée du suc des fleurs par les abeilles, que l'antiquité a toujours considérées comme un type de la virginité, signifie la chair virginale du divin Enfant, lequel n'a point altéré, dans sa conception ni dans sa naissance, l'intégrité de Marie. Dans la flamme du cierge, le saint Evêque nous apprend à voir le symbole du Christ qui est venu illuminer nos ténèbres. Saint Anselme, dans ses Enarrations sur saint Luc, développant le même mystère, nous dit qu'il y a trois choses à considérer dans le Cierge : la cire, la mèche et la flamme. La cire, dit-il, ouvrage de l'abeille virginale, est la chair du Christ ; la mèche, qui est intérieure, est l'âme ; la flamme, qui brille en la partie supérieure, est la divinité.

Autrefois, les fidèles s'empressaient d'apporter eux-mêmes des cierges à l'Eglise, le jour de la Purification, afin qu'ils fussent bénis avec ceux que les prêtres et les ministres portent à la Procession ; cet usage est encore observé en beaucoup de lieux. Il est à désirer que les Pasteurs des âmes recommandent fortement cette coutume, et qu'ils la rétablissent ou la soutiennent partout où il est besoin. Tant d'efforts que l'on a faits pour ruiner, ou du moins pour appauvrir le culte extérieur, ont amené insensiblement le plus triste affaiblissement du sentiment religieux, dont l'Eglise possède seule la source dans la Liturgie. Il est nécessaire aussi que les fidèles sachent que les cierges bénis au jour de la Chandeleur, car tel est le nom populaire de la fête de la Purification, emprunté à la cérémonie même dont nous parlons ; que ces cierges, disons-nous, sont bénis, non seulement pour servir à la Procession, mais encore pour l'usage des chrétiens qui, en les gardant avec respect dans leurs maisons, en les portant avec eux, tant sur la terre que sur les eaux, comme dit l'Eglise, attirent des bénédictions particulières du ciel. On doit allumer aussi ces cierges de la Chandeleur auprès du lit des mourants, comme un souvenir de l'immortalité que le Christ nous a méritée, et comme un signe de la protection de Marie.


Extrait de l'Année Liturgique de Dom Guéranger

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Séquence de la Fête de la Présentation de Jésus au Temple


Ornons le temple intérieur ; dans un cœur nouveau, renouvelons la joie nouvelle du saint vieillard, qui, prenant sur ses bras l'Enfant divin, satisfait enfin les désirs qui le firent soupirer tant d'années.

Il est l'étendard qui ralliera les peuples, cet Enfant dont la présence illumine le Temple, inspire de si beaux cantiques, émeut les cœurs d'un si noble transport; aujourd'hui c'est un enfant que l'on présente ; plus tard, sur la croix , ce sera un homme offert comme hostie du péché.

Là le Sauveur, ici Marie : saint Enfant, sainte Mère, quels objets d'allégresse mais portons en nous avec amour l'œuvre de lumière que représentent nos cierges allumés.

Le Verbe du Père est la lumière, la chair formée par la Vierge est la cire ; le cierge étincelant est le Christ lui-même ; c'est lui qui éclaire nos cœurs de la vraie sagesse ; par sa grâce, celui qui était le jouet de l'erreur et du vice s'élance dans le chemin de la vertu.

Celui qui par l'amour tient le Christ dans ses bras, porte vraiment le flambeau de cire allumé, et remplit pleinement le rite de la fête ; de même que le vieillard dont le cœur portait déjà le Verbe du Père, serra dans ses bras ce même Verbe fait chair que lui confiait l'auguste Mère.

Mère d'un tel Fils, réjouis-toi; pure au dedans, chaste au dehors, sans tache ni ride ; femme que son Bien-Aimé a choisie d'avance, que l'amour d'un Dieu a chérie avant les siècles.

A qui contemple ta beauté, toute autre beauté n'est que ténèbres et difformité qui repousse ; à qui goûte ta saveur délicieuse, toute autre saveur n'est qu'amertume et objet de dégoût.

A qui respire tes parfums, toute autre senteur est nulle ou désagréable ; en celui qui cultive ton amour, tout autre amour s'efface, ou n'obtient plus que le second rang.

De la mer brillante Etoile, honneur éternel de toutes les mères, ô Mère véritable de la Vérité, de la Voie, de la Vie, de l'Amour, remède de ce monde languissant, canal de ce vin délicieux qui est la source de vie dont tous doivent éprouver la soif; dont le breuvage est doux à celui qui est sain comme à celui qui est malade : rends la force et la santé à celui qui défaille.

Fontaine scellée, verse tes ruisseaux de sainteté ; fontaine des jardins spirituels, arrose de tes eaux nos âmes desséchées.

Fontaine abondante, inonde-nous, lave nos cœurs coupables. Fontaine limpide, source toujours pure, daigne purifier des souillures du monde, par ta pureté, le cœur de ton peuple. Amen.

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29 octobre 2008

Litanies de Saint Guillaume Pinchon

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Saint Guillaume Pinchon

Fête le 29 juillet

Guillaume Pinchon fut Evêque et un très grand Pasteur du diocèse de Saint Brieuc, (Côtes d'Armor, France), où il mourut le 29 juillet 1237. Second fondateur et bâtisseur de la Cathédrale Saint Etienne de Saint Brieuc. Il est connu pour son ardeur à combattre pour défendre les droits de l'Eglise, contre le duc de Dreux. Ce dernier le fit même exiler. Il se dépensa ardemment pour la défense et le secours des pauvres, il fut et est un grand modèle de Charité. Saint Guillaume Pinchon est le premier Saint Canonisé, de manière officielle, par Rome.

Litanies de Saint Guillaume Pinchon

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ, exaucez-nous

Dieu le Père, des Cieux où vous êtes assis, ayez pitié de nous

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous

Porte du Ciel, priez pour nous

Reine des Confesseurs, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, soumis à Dieu dès votre enfance, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, fuyant les vains désirs de la jeunesse, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, type des étudiants, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, modèle des séminaristes, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, fleur de printemps suavement odorante, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, lys au bord des eaux, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, olivier poussant des rejetons, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, cyprès d'accroissement, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, brûlant de l'amour de Dieu, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, Prêtre irréprochable, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, flambeau éclatant, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, dispensateur des Mystères de Dieu, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, bon soldat du Christ, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, gardien fidèle du dépôt, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, pontife sans tâche, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, miroir d'humilité, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, ami de la sobriété et de la frugalité, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, amant de la Chasteté, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, fidèle dans son administration, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, modèle du troupeau, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, père des pauvres, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, protecteur des vierges, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, appui des veuves, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, tutelle des orphelins, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, guérisseur des malades, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, force des infirmes, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, rendant la vue aux aveugles, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, donnant l'ouïe aux sourds, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, accordant la parole aux muets, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, délivrant les possédés, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, dont le nom est le salut de ceux qui vous invoquent,

Saint Guillaume Pinchon, convertissant les pécheurs, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, défenseur de la Vérité, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, adversaire des hérétiques, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, démonstrateur de la Sainte Foi, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, dissipateur des ténèbres de ceux qui ignorent Dieu, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, vengeur de la liberté et de la Justice, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, défenseur de la cité, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, chassé en exil, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, revenant dans la patrie, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, édifiant la Maison de Dieu, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, mourant pieusement, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, éclatant de miracles, priez pour nous

Saint Guillaume Pinchon, gloire du Diocèse de Saint Brieuc et de, la Bretagne, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur

Priez pour nous Bienheureux Guillaume Pinchon,

afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

O Dieu qui avez fait le Bienheureux Pontife Guillaume Pinchon, admirable pour son angélique pureté, sa miséricorde envers les pauvres et sa constance à défendre les droits de l'Eglise, accordez-nous, par son intercession, de combattre courageusement pour la Justice, de secourir avec empressement les indigents et d'éviter les contagions de la chair, de manière à mériter d'être admis aux Noces de l'Agneau. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Notice biographique de Saint Guillaume Pinchon,

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7 mai 2008

La Très Sainte Trinité

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La Sainte Trinité

Supplique à la Très Sainte Trinité

Très Sainte Trinité, Père, Fils, et Saint Esprit, nous Vous louons, nous Vous adorons, nous Vous Glorifions parce que Vous êtes notre Seigneur et notre Dieu, notre Souverain Maître et notre unique salut.

Nous Vous demandons pardon pour notre manque de Foi,

Nous Vous demandons pardon pour notre manque de prières,

Nous Vous demandons pardon pour notre manque de Charité,

Nous Vous demandons pardon pour nos innombrables péchés qui sont autant d'offenses faites à Votre Amour Infini.


Très Sainte Trinité, honteux mais repentants, misérables mais débordants de confiance, nous osons encore lever les yeux vers Vous. Du fond de notre détresse, nous crions vers Vous Seigneur, Reconnaissants que Vous êtes notre Créateur et que nous ne sommes que Vos créatures, nous implorons humblement Votre Miséricorde Infinie de nous accorder toutes les grâces nécessaires à notre sanctification. Amen.

17 juillet 2008

Litanie des Béatitudes de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

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Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

Carmélite Déchaussée, Docteur de l'Eglise

1873-1897

Fête le 1er octobre

Peu de Saints ont excité autant d'admiration et d'enthousiasme aussitôt après leur mort; peu ont acquis une plus étonnante popularité dans le monde entier; peu ont été aussi rapidement élevés sur les autels, que cette jeune sainte Carmélite. Thérèse Martin naquit à Alençon, en Normandie, de parents très chrétiens, qui regardaient leurs neuf enfants comme des présents du Ciel et les offraient au Seigneur avant leur naissance. Elle fut la dernière fleur de cette tige bénie qui donna quatre religieuses au Carmel de Lisieux, et elle montra, dès sa plus petite enfance, des dispositions à la piété qui faisaient présager les grandes vues de la Providence sur elle. Atteinte, à l'âge de neuf ans, d'une très grave maladie, elle fut guérie par la Vierge Marie, dont elle vit la statue s'animer et lui sourire auprès de son lit de douleur, avec une tendresse ineffable. Thérèse eût voulu, dès l'âge de quinze ans, rejoindre ses trois soeurs au Carmel, mais il lui fallut attendre une année encore (1888). Sa vie devint alors une ascension continuelle vers Dieu, mais ce fut au prix des plus douloureux sacrifices toujours acceptés avec joie et amour; car c'est à ce prix que Jésus forme les âmes qu'Il appelle à une haute sainteté. Elle s'est révélée ingénument tout entière elle-même dans les Mémoires qu'elle a laissés par ordre de sa supérieure: "Jésus, comme elle l'a écrit, dormait toujours dans Sa petite nacelle." Elle pouvait dire: "Je n'ai plus aucun désir, si ce n'est d'aimer Jésus à la folie." C'est, en effet, sous l'aspect de l'amour infini que Dieu Se révélait en elle. La voie de l'Amour, telle fut, en résumé, la voie de la "petite Thérèse de l'Enfant-Jésus"; mais c'était en même temps la voie de l'humilité parfaite, et par là, de toutes les vertus. C'est en pratiquant les "petites vertus", en suivant ce qu'elle appelle sa "petite Voie", Voie d'enfance, de simplicité dans l'amour, qu'elle est parvenue en peu de temps à cette haute perfection qui a fait d'elle une digne émule de sa Mère, la grande Thérèse d'Avila. Sa vie au Carmel pendant neuf ans seulement fut une vie cachée, toute d'amour et de sacrifice. Elle quitta la terre le 30 septembre 1897, et, brûlant les étapes, fut béatifiée en 1923 et canonisée en 1925. Comme elle l'a prédit, "elle passe son Ciel à faire du bien sur la terre."

Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

Litanies des Béatitudes de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous
Jésus-Christ, exaucez-nous
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous
Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, priez pour nous

Thérèse, étoile lumineuse du Carmel : priez pour nous
Thérèse, étoile des extrémités de la terre : priez pour nous
Thérèse, étoile des races et des nations : priez pour nous
Thérèse, étoile du pontificat de Pie XI : priez pour nous
Petite reine du grand Roi : priez pour nous
Enfant chérie de la Vierge Marie : priez pour nous
Enfant guérie par le sourire de Marie : priez pour nous
Docteur de la voie d'enfance : priez pour nous
Amoureuse de l'Enfant-Jésus : priez pour nous
Amoureuse de la Croix du Christ : priez pour nous
Amoureuse de la Face du Christ : priez pour nous
Amoureuse de la Parole de Dieu : priez pour nous
Chantre de la tendresse du Père : priez pour nous
Miroir du Cœur immaculé de Marie : priez pour nous
Rose effeuillée pour l'Enfant-Jésus : priez pour nous
Amour au cœur de l'Eglise : priez pour nous
Parole de Dieu pour notre temps : priez pour nous
Modèle de la pureté de cœur : priez pour nous
Vivant ostensoir consumé d'amour : priez pour nous
immolée en silence près de l'Eucharistie : priez pour nous
Trésor de joie dans la souffrance : priez pour nous
Martyre d'amour du Cœur Sacré de Jésus : priez pour nous
Vaillant guerrier dans le champ de l'apostolat : priez pour nous
Thérèse répandant des pluies de roses : priez pour nous
Thérèse dispensant les grâces : priez pour nous
Thérèse offerte à l'Amour miséricordieux : priez pour nous
Thérèse assise à la table des pécheurs : priez pour nous
Ange des prisonniers et des malades : priez pour nous
Petite sœur des pauvres dans l'Esprit : priez pour nous
Recours des plus grands pécheurs : priez pour nous
Ultime recours des condamnés : priez pour nous
Protectrice des exilés : priez pour nous
Trésor de tendresse pour tous les orphelins : priez pour nous
Réconfort des missionnaires : priez pour nous
Ardent modèle des consacrés : priez pour nous
Petite sœur cachée de tous les prêtres : priez pour nous
Apôtre de la miséricorde : priez pour nous
Apôtre de la confiance et de l'abandon : priez pour nous
Apôtre de la simplicité de cœur : priez pour nous
Patronne des missions : priez pour nous
Patronne de la France : priez pour nous
Prophète des derniers temps : priez pour nous

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, pardonnez-nous Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, exaucez-nous, Seigneur,
Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus,
Apprenez-nous à aimer le bon Dieu comme vous L’avez aimé.

Prions

Ô Dieu qui avez embrasé de votre Esprit d’Amour l’âme de Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, accordez-nous de vous aimer, nous aussi, et de vous faire beaucoup aimer. Nous Vous le demandons, par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Ô Notre Père des Cieux qui, par Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, voulez rappeler au monde l’Amour miséricordieux qui remplit votre cœur et la confiance filiale qu’on doit avoir en vous, nous vous remercions humblement d’avoir comblé de tant de gloire Celle qui fut toujours votre enfant si fidèle et de lui donner une puissance merveilleuse pour vous attirer chaque jour un très grand nombre d’âmes qui vous loueront éternellement.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus, souvenez-vous de votre promesse de faire du bien sur la terre, répandez avec abondance votre pluie de roses sur ceux qui vous invoquent, et obtenez-nous de Dieu les grâces que nous attendons de sa bonté infinie.

Téléchargez le texte des Litanies des Béatitudes des Ste Thérèse (pdf) en cliquant ici

1 août 2007

Neuvaine à Marie Reine de la Croix

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Marie Reine de la Croix

Cette image a été révélée lors d'une vision par la Vierge Marie à Carver Alan Ame. La Sainte Vierge a demandé la diffusion de cette image et a promit à tous ceux qui L'honorent sous le titre de Reine de la Croix de très grandes faveurs.

Accordez-nous Vos faveurs

"A toutes les personnes qui propageront la prière et Mon Image de la Reine de la Croix, et qui M'invoqueront de tout leur coeur, le Seigneur leur accordera de grandes faveurs. Que l'on Me prie ainsi: "Je demande au Seigneur de m'accorder cette faveur par Sa Sainte Mère, Marie Reine de la Croix" (Enoncer la faveur que l'on désire obtenir), puis réciter 3 Je Vous salue Marie, 3 Notre Père, 3, Gloire au Père.

24 janvier 2025

Neuvaine au Vénérable Frère Jean-Thierry de l’Enfant Jésus et de la Passion

Neuvaine au Frère Jean-Thierry de l’Enfant Jésus et de la Passion

Carme Déchaux

1982-2006

 

« C’est son amour qui me fait plier

Sa puissance qui me fait prier.

C’est sa puissance qui me fait aimer,

Sa vaillance qui me fait semer ».

 

À mon ami intime

 

Tout ce que tu fais me dit que tu m’aimes

Tout ce que tu me donnes tu l’as en toi-même

Mais alors tu sais ce que je suis

Tu sais que je ne suis rien qu’un homme

Pauvre, faible et jamais satisfait

Tu sais que je suis tout cela

Tu ne te lasses pas de m’aimer

Tu ne peux m’abandonner

Ce que je t’ai demandé, tu me l’as donné

Ce que je n’osais espérer, tu m’en as comblé

J’ai mal ce soir, tu as eu mal un soir aussi

Je ne sais ce que sera demain mais, rien ne m’effraie

Je suis sûr, comme toi je triompherai

Je suis sûr, dans la joie je vivrai

Je veux te voir et te parler, je t’ai dit ce que

je n’ai dit à personne d’autre «je t’aime plus que tout,

plus que moi-même, je ferai tout pour toi,

Pourvu que je te voie».

 

(4 janvier 2004)

 

Prière par l’intercession de Jean-Thierry

 

Demandez, on vous donnera ; cherchez, vous trouverez ; frappez, on vous ouvrira. En effet, quiconque demande reçoit, qui cherche trouve, et à qui frappe on ouvrira.

 

C’est pourquoi je vous le déclare : tout ce que vous demandez en priant, croyez que vous l’avez reçu, et cela vous sera accordé.

 

Père saint, source de toute sainteté, nous te rendons grâce d’avoir donné à ton Église notre Frère Jean-Thierry de l’Enfant Jésus et de la Passion, exemple lumineux de jeunesse consacrée au Christ. Nous Te remercions de l’avoir conduit avec sagesse et amour sur la route étroite de la Croix. Nous te demandons d’exaucer les désirs que lui-même manifestait pendant qu’il était parmi nous : faire descendre une pluie de saintes et solides vocations religieuses et sacerdotales, particulièrement au Carmel ; d’offrir sa vie pour la sanctification des prêtres et d’aider tout homme marchant vers toi. Nous Te demandons d’exaucer son vœu d’être auprès de Toi et, si c’est ta volonté, de nous obtenir la grâce que nous te demandons (...). Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

 

Premier jour

Près de Toi, en confiance

 

« Comme il est lourd le poids du jour,

Comme je crois souvent manquer le secours toujours

Alors je viens pour ma sécurité me confier à ta milice

Oui, après la souffrance

Après toutes les méfiances

Je viens près de toi me mettre en confiance

Je viens avec toi vivre sans défiance

Tu m’as crée, m’a façonné

D’amour m’a couronné, m’a comblé

C’est pour toi que je fredonne ce refrain

Toi qui m’as fait homme à ta divine image ».

 

(Au Dieu créateur, 25 juillet 2002)

 

Seigneur notre Dieu, la confiance de ton serviteur, le Frère Jean-Thierry était telle qu’il savait reconnaître ton amour à l’œuvre dans sa vie et s’abandonner dans tes bras en sécurité et sans défiance. Que son intercession nous obtienne cette grâce que nous Te demandons par son intercession… Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière par l’intercession de Jean-Thierry

 

Deuxième jour

Tu es toujours là

 

« Je t’ai écrit, tu n’as pas répondu

Jusqu’ici, moi j’ai attendu

Je t’ai appelé, tu n’es pas venu

Sans me parler, tu m’as soutenu

Toi tu as toujours eu des amis

A leur nombre à présent tu m’as mis

Avant de rejoindre mon lit je te parle

Ainsi tous les soirs, sans que je me lasse

Car toujours tu me pousses vers le large

Et quand j’enfonce tu me retiens,

Jamais tu n’es absent, tu es toujours là ».

 

(A mon ami intime, 4 janvier 2004)

 

Dieu notre Père, Ton serviteur le Frère Jean-Thierry vivait une amitié profonde avec Ton Fils Jésus-Christ. Dans la Foi, il se confiait à la Présence de cet Ami intime qui jamais ne nous fait défaut. Que son intercession nous obtienne cette grâce que nous Te demandons… Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière par l’intercession de Jean-Thierry

 

Troisième jour

C’est toi que j’ai trouvé

 

« Gloire à toi qui me sauves.

Merci de me garder près de Toi.

Alors Toi Tu restes avec moi toujours

Quand mon cœur faiblit face au pauvre

Quand le lépreux me fait larmoyer

Quand le malade me consterne

Quand la prostituée m’apitoie

Quand la mort d’un proche me blesse.

Hier Seigneur c’est toi que je cherchais

Dans les gens de mon sang

Dans ceux qui m’aimaient

Aujourd’hui Seigneur c’est Toi que j’ai trouvé

Dans les inconnus, les étrangers

Dans ceux qui me détestent

Ton amour crie plus fort que le sang

Ton amour me brûle, je le sens ».

 

(Hier Seigneur, Aujourd’hui, Seigneur, 19 décembre 2002)

 

Dieu d’amour, Ton serviteur le Frère Jean-Thierry a su reconnaître le visage de Ton Fils dans chaque personne. Il percevait ainsi combien Tu ne cesses de nous poursuivre de Ton Amour sauveur. Que son intercession nous obtienne cette grâce que nous te demandons… Par Jésus le Christ notre Seigneur.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière par l’intercession de Jean-Thierry

 

Quatrième jour

Comme un enfant

 

« Sagesse : le seul projet que tu pourrais est (de) faire sa volonté.

Thierry : Tu sais bien que ses voies sont impénétrables, il faut pourtant qu’un jour je sois à même de dire voici ce que j’ai fait.

Sagesse : Seul mon père fait tout, tout ce qui est bien. Tu n’as pas besoin de pénétrer sa pensée : sois comme l’enfant dans les bras de sa mère, il ne ne doute de rien, il va où sa mère le mène, il se préoccupe de prendre son lait au moment voulu, il ne demande pas s’il en reste pour demain ».

 

(Rencontre avec ma Fiancée, 13 mars 2005)

 

Dieu de Sagesse, Ton serviteur le Frère Jean-Thierry a vécu dans l’intimité de Ta Sagesse qu’il accueillait comme sa Fiancée divine. Il a su se laisser enseigner par elle, afin qu’elle conduise toute sa vie. Que son intercession nous obtienne cette grâce que nous te demandons… Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière par l’intercession de Jean-Thierry

 

Cinquième jour

Son amour m’est une garantie

 

« 22 ans de vie commune,

elle est toujours plus belle

Chaque jour est comme le premier

Tant je la trouve belle

Chaque jour est vécu comme le dernier

Tant je me sens près d’elle

D’où me vient un tel bonheur ?

D’où me vient un tel élan du cœur ?

J’ouvrais l’œil qu’elle était déjà là, ma compagne

Et où que j’aille, toujours elle m’accompagne.

Je suis égoïste, elle m’accepte

Je suis coléreux, elle m’accepte

Infidèle, tricheur, menteur, elle m’accueille

Son amour m’est une garantie

Son pardon un acquis

Quelle aventure je vis !

Quelle beauté que la sagesse !

La présence de Dieu à mes côtés, j’en suis fou.

Tendresse sans limite, douceur sans pareil, je mourrai heureux ».

 

(Coup de foudre, folie, 4 novembre 2004)

 

Dieu de Tendresse infinie, ton serviteur le Frère Jean-Thierry a trouvé son bonheur dans la fidélité de Ton Amour et de Ta Miséricorde insondable. Toi qui nous accueille toujours et demeures à nos côtés. Que son intercession nous obtienne cette grâce que nous te demandons… Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière par l’intercession de Jean-Thierry

 

Sixième jour

Être ce que Tu voudrais

 

« Le tout n’est pas dans les œuvres éclatantes que tu peux faire, bien plus le « oui » intérieur et l’acceptation profonde de la volonté de Dieu. Vois la Sainte Vierge Marie, en silence elle a dit « oui ». Et maintenant il te faudra du temps et de l’humilité pour comprendre et accepter d’être ce que le Seigneur voudrait que tu sois. Il faudra mâter ton amour-propre pour te laisser servir quand bien même tu aurais voulu servir. Accueille humblement et avec joie tes faiblesses, tes limites ». (Ce qu’elle m’a enseigné aujourd’hui, 6 juin 2005).

 

Père Saint, par Ta Sagesse Tu as conduit ton serviteur, le Frère Jean-Thierry, dans l’acceptation profonde et joyeuse de Ta Volonté, comme étant le véritable accomplissement de notre vocation. Que son intercession nous obtienne cette grâce que nous te demandons… Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière par l’intercession de Jean-Thierry

 

Septième jour

Je suis avec Toi

 

« Son amour a crié plus haut que ma faiblesse et au matin il me dit :

- Vas-y, encore aujourd’hui je suis avec toi

- Merci Seigneur, je sais que je suis faible

- Mais avec moi tu es fort

- Viens Seigneur, pour que je sois plus fort

- Puisque je suis là, puisque je te relève du sommeil ce matin, tu comprends que je suis avec toi, tu es à moi et je te protège » (L’amour de Dieu dans ma vie).

 

Dieu de Majesté, ton serviteur le Frère Jean-Thierry a trouvé sa force chaque matin dans la fidélité de ta présence à ses côtés, éprouvant la puissance de Ta Grâce au creux de sa faiblesse. Que son intercession nous obtienne cette grâce que nous te demandons… Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière par l’intercession de Jean-Thierry

 

Huitième jour

Toi qui peut tout !

 

« Seigneur Jésus-Christ, j’ai mal dans mon corps, je me sens menacé, je ne trouve aucun réconfort tout autour de moi. Toi qui es présent écoute mes plaintes et transforme-les en prières. Tous ces instants douloureux que je supporte, je te les offre comme autant d’actes d’amour. Soulage cependant mes souffrances physiques et morales ! Viens vite me secourir ! Toi qui peux tout ! Envoie-moi au moins ta Mère et ton Esprit de consolation, qu’il me donne ta paix et que ta Mère m’aide à porter ». (Prière sur une feuille dans sa bible)

 

Dieu Sauveur, ton serviteur le Frère Jean-Thierry éprouvé dans son corps et dans son âme s’est toujours tourné vers Toi, pour que Tu le soutiennes et transformes ses peines en amour et en joie offerte aux autres. Que son intercession nous obtienne cette grâce que nous te demandons… Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière par l’intercession de Jean-Thierry

 

Neuvième jour

A la mesure sans mesure

 

« Il aime depuis toujours
Et jamais autant d’amour
Ne lui est rendu en retour.
Moi je suis insatiable
C’est ma nature qui m’accable.
Conscient d’être aussi faible
Et que rien, surtout pas un homme
Ne peut me combler
Je choisis d’épouser une
Solitude avide de compagnie
Qui accueille tous et ne
Reçoit en eux que celui
Qui les envoie
Lui qui pourtant est sans
Bonne et donc qui me
Comblera à la mesure
Sans mesure de son
Immensité »

 

Dieu tout puissant, ton serviteur le Frère Jean-Thierry n’a trouvé qu’en Toi seul, celui qui peut combler son cœur. Il a perçu aussi combien Tu désires notre compagnie et notre amour. Que son intercession nous obtienne cette grâce que nous te demandons… Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père, prière par l’intercession de Jean-Thierry

 

 

Relations de grâces

 

Postulation de la cause de Béatification de Jean-Thierry Ebogo

 

www.jeanthierryebogo.org

Mail : jeanthierryebogo@gmail.com

Facebook : Jean Thierry Ebogo

 

Pour recevoir les textes de la Neuvaine par mail : https://hozana.org/t/h7Eq4

 

14 mars 2007

Reine de France, priez pour nous!

Marie_Reine_de_FrancePrière à Marie pour la France

Révélée par la Vierge Marie à Jean Marc, mystique contemporain

Reine de France, priez pour nous!

O Marie, Reine du Ciel et de la Terre, Vous qui avez été sacrée Reine de France, protégez tous Vos enfants, accordez-leur sans cesse Votre soutien maternel, Votre secours en toutes circonstances. Mettez en déroute, avec kes Légions Célestes à  Vos côtés, les ennemis de la Sainte Eglise, tous ceux qui se moquent des Lois Divines et qui veulent mettre en échec le plan de Salut de Dieu à travers la France. Vierge Marie et Saint Joseph, accordez à tous les Français la force de réagir devant une telle situation d'incroyance et d'impiété. Que la Foi brille à nouveau en France et soit un flambeau de vie et de vérité pour toutes les nations. Reine de France, soyez désormais victorieuse avec les Légions Célestes, avecSaint Joseph et tous les Saints et Saintes de France.

Que la France, Votre Fille, retrouve grâce aux yeux de Votre Divin Fils, que ses péchés, nombreux, luis soient pardonnés et que la Paix, l'Amour et la vraie Liberté, celle qui vient de Dieu et non des hommes, soient à nouveau un modèle pour tous. Reine de France, priez pour nous et venez au secours de tant d'âmes en péril. Reine de France, soyez victorieuse en France et dans le monde entier. Sacré Coeur de Jésus, venez au secours de la France. Amen.

Marie, le 21 mai 2001

Prière extraite de l'excellent livret "La Sainte Trinité nous invite à prier, prières révélées à Jean Marc", aux Editions du Parvis

diponible en cliquant sur: www.parvis.ch

6 mars 2018

Le Serviteur de Dieu Joachim de Flore

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Le Serviteur de Dieu Joachim de Flore

1130-1202

 

Joachim de Fiore est né à Celico (Cv) vers 1130. Dès son enfance, il manifesta un esprit de prière et aimait se retirer dans des lieux déserts et dans les grottes des falaises de la région de Sila. Quand il commença ses études, il se rendit en Terre Sainte où il écrivit son amour pour les Saintes Écritures. En 1177 il fut été élu abbé et su conjuguer la charge de son abbatiat avec l'étude de la Parole de Dieu. En 1182 il se rendit Casamari puis à Veroli, où il obtint du Pape l’approbation pour son prestigieux commentaire de l'Apocalypse. En 1189, il se retire à Sila, où il fonde la congrégation Florense. Le pape Célestin III en approuva la Règle le 25 avril 1196, puis dans la région de la Calabre, ensuite il multiplie les fondations. Homme de sainte vie, doté de l'esprit de prophétie, il sut conjuguer son caractère fort par obéissance à l'Église à laquelle il soumit tous ses désirs et tous ses écrits. Il mourut le 30 mars 1202, après avoir affronté les rigueurs de l'hiver de la région de Sila. À sa mort, il fut inhumé à Canale près de Pietrafitta. Son corps a été transféré à l'abbaye de San Giovanni de Fiore vers 1226 ou il se trouve actuellement.


Prière


Dieu éternel et tout-Puissant, nous t’en supplions, daigne glorifier ton Serviteur Joachim de Fiore, Abbé Florense, qui méditait sur les Ecritures et su parler de Toi-même en aimant Ta présence Trinitaire dans l'histoire des hommes. Humblement, nous t’en supplions, accordons-nous par son intercession, de contempler déjà sur cette terre ton mystère afin de jouir dans le ciel de la béatitude qu'il a annoncé prophétiquement. Nous Te le demandons pour Christ, Seigneur. Amen.


(Avec Approbation Ecclésiastique)



Pour toute informations, communiquer les grâces reçues, et obtenir du matériel sur le Serviteur de Dieu, contacter :


Vice Postulazione “Servo di Dio Gioacchino da Fiore"

Palazzo Arcivescovile - Piazza Parrasio, 16 - 87100 Cosenza

 


Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

 

16 février 2014

Les gloires de Saint Vincent de Paul

France, Vincent de Paul giving alms

Les gloires de Saint Vincent de Paul

ou ses humbles vertus

 

Son amour pour Dieu, sa Charité pour le prochain

 

Notre Seigneur a dit : « Si vous M'aimez, gardez Mes commandements ». Considérons combien Saint Vincent de Paul a montré d'amour pour Dieu, lui qui a été si fidèle, si charitable, si bon, si exact a observer la Loi Divine et les préceptes de l'Evangile. Recueillons avec respect les enseignements qu'il nous donne et mettons-les en pratique :

« La première chose que Notre Seigneur demande d'une âme qui veut être à Lui, c'est qu'elle L'aime souverainement et par dessus toute autre chose et qu'elle fasse toutes ses actions pour Lui plaire ».

« La Divine Charité a été l'occupation la plus chère au Cœur de Jésus, Ses soins les plus grands ont été pour les pauvres, Il ne songeait qu'à secourir, consoler, soulager et guérir. C'est donc aimer Jésus de la bonne sorte et le bien servir que de se consacrer entièrement au service de la Charité ».

« Quel bonheur si nous sommes trouvés dignes d'être employés à un tel service. Remercions et bénissons l'infinie Bonté de Dieu à notre égard ».

 

Dax, Hospital, St

Sa douceur et son humilité

 

Saint Vincent se domina si bien qu'il devint un modèle de douceur ; aussi recommande-t-il cette aimable vertu qui attire tout à elle. C'est surtout envers les pauvres, les malades et les pécheurs qu'il était d'une bonté sans égale, afin de de les faire disposer au bien qu'il voulait leur faire. Toujours s'humiliant, Saint Vincent se disait incapable d'aucun bien, dénué de toute valeur, de toute vertu et cette grande modestie a attiré sur lui une plénitude de lumières et de grâces, dont le mérite l'a aidé à faire prospérer les œuvres charitables, auxquelles il s'était dévoué.

« La douceur et l'humilité sont deux sœurs jumelles qui s'accordent fort bien ensemble. Nous avons pour règle de les étudier soigneusement en Jésus-Christ qui nous dit : « Apprenez de Moi que je suis Doux et Humble de Cœur ». Quel bonheur d'être les écoliers de Notre Divin Maître et d'apprendre cette leçon si courte et si excellente qui nous rends semblables à Lui ».

 

Dax, Vincent de Paul by Monsiau, detail

Sa simplicité, sa confiance en Dieu

 

D'une simplicité admirable, Saint Vincent répétait souvent :

« Ayons un cœur simple, un esprit simple, une intention simple, une opération simple, parlons simplement, agissons bonnement, sans détour, ne regardant que Dieu auquel nous voulons plaire ».

Dans toutes ses entreprises charitables, il ne voyait que le service de Dieu, aussi après avoir invoqué les lumières célestes, il mettait toute sa confiance en la protection divine et il ne doutait plus du succès de ses bonnes œuvres.

« Abandonnons-nous aux soins de la Providence, Dieu aura soin de nous, Il nous mènera par la main, Il sera à nos côtés pour nous défendre, Il sera notre force, et nous n'aurons plus qu'à nous laisser conduire ».

 

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Son esprit de prière

 

Saint Vincent était continuellement attentif à la présence de Dieu ; c'est par l'oraison, qu'il commençait chacune de ses journées. Dès qu'il trouvait un instant de libre, il l'employait soit à méditer devant son crucifix, soit à se prosterner en adoration devant le Saint Sacrement où il demeurait si recueilli que tous ceux qui le voyaient en étaient édifiés.

« Nous devons méditer doucement, humblement, les Vérités de l'Evangile ; nous tenant dans une profonde reconnaissance devant la Majesté de Dieu, attendant qu'il Lui plaise de parler à notre cœur, de nous dire quelques paroles de la Vie éternelle. Un mot de sa Bouche Divine nous sera plus efficace que tous les raisonnements du monde. Recevons de Dieu pour donner au prochain ».

 

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Sa patience, sa mortification

 

Saint Vincent à pratiqué ces vertus toute sa vie, mortifiant sans cesse son corps et son âme afin de les tenir l'un et l'autre parfaitement soumis aux Volontés de Dieu. Supportant tout avec une patience angélique, une paix et une liberté d'esprit admirables et formant des actes réitérés de résignation.

« Il faut aimer et pratiquer le renoncement pour suivre les Maximes Divines. Le plus grand sacrifice que nous puissions offrir à Dieu est celui de notre propre volonté ; il faut, pour cela, briser quelquefois son cœur. Mais, souvenons-nous que la grâce de la persévérance est la plus importante de toutes, celle qui couronne toutes les autres et la mort qui nous trouve les armes à la main pour le service de notre Divin Maître est la plus glorieuse et la plus désirable ».

 

Tiré des lettres et Conférences de Saint Vincent de Paul

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24 novembre 2013

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2013

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Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape François

Du 30 novembre au 8 décembre 2013

 

1° Chaque jour une dizaine de Chapelet, suivie de 3 fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ». 2° Une Communion le jour du 8 décembre ou un jour de l'octave. Confession recommandée. Lorsque la fête de l'Immaculée Conception a lieu un Dimanche, la Messe pour la Fête de l'Immaculée Conception sera célébrée le lundi. Comme en cette année 2013, le 8 Décembre est un Dimanche, la Messe de Solennité de Notre-Dame est fixée au lundi 9 Décembre 2013.

 

Prière de la Neuvaine

 

O Marie conçue sans péché, Servante du Seigneur, soyez bénie d’avoir rendu visite à votre cousine Elisabeth, nous montrant ainsi la voie du service et de la charité. Mère des Pauvres, apprenez-nous le don de nous-mêmes et la gratuité de nos actes, pour servir, avec l’aide de votre Fils Jésus, ceux que la vie a blessés ou défavorisés. Cœur Immaculé de Marie, ouvrez notre cœur et notre intelligence à l’Esprit Saint, afin de vivre de l’Amour du Père, et de répondre aux besoins des faibles et des petits que la Providence met sur notre route. Vierge Sainte, que votre affection maternelle protège notre Pape François, soutienne l’Eglise et anime tous les hommes de bienveillance et de compassion envers ceux qui souffrent dans leur âme ou leur corps. Amen.

 

Imprimatur du Vicaire Episcopal de Paris, 28 mai 2013

 

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24 mars 2013

La Semaine Sainte avec Sainte Brigitte de Suède

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La Semaine Sainte avec Sainte Brigitte de Suède

Extrait des Quinze Oraisons

 

Lundi Saint

Deuxième Oraison

 

O Jésus ! Vraie Liberté des Anges. Paradis de délices, ayez mémoire de l'horreur et tristesse que Vous endurâtes lorsque Vos ennemis, ainsi que des lions furieux Vous entourèrent, et par mille injures, soufflets, égratignures et autres supplices inouïs Vous tourmentèrent à l'envi. En considération de ces tourments, je Vous supplie, ô mon Sauveur, de me délivrer de tous mes ennemis visibles et invisibles et de me faire arriver sous Votre protection à la perfection du Salut éternel. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Mardi Saint

Quatrième Oraison

 

O Jésus ! Céleste Médecin, élevé en Croix pour guérir nos plaies par les Vôtres, souvenez-Vous des langueurs et meurtrissures que Vous avez souffertes en tous Vos membres, dont aucun ne demeura en sa place, en sorte qu'il n'y avait douleur semblable à la Vôtre. Depuis la plante des pieds jusqu'au sommet de la tête, aucune partie de Votre Corps n'était sans tourment; et cependant, oubliant toutes Vos souffrances, Vous n'avez pas cessé de prier Votre Père pour vos ennemis, Lui disant : « Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent ce qu'ils font ». Par cette grande Miséricorde, et en mémoire de cette douleur, faites que le souvenir de Votre très amère Passion opère en nous une parfaite contrition et la rémission de tous nos péchés. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Mercredi Saint

Septième Oraison

 

O Jésus ! Fontaine de Pitié inépuisable, qui, par une profonde affection d'Amour, avez dit sur la Croix : « J'ai soif ! », mais de la soif du Salut du genre humain. Je Vous prie, ô mon Sauveur, d'échauffer le désir de nos cœurs pour tendre à la perfection dans toutes nos œuvres ; et d'éteindre entièrement en nous la concupiscence charnelle et l'ardeur des appétits mondains. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Jeudi Saint

Huitième Oraison

 

O Jésus ! douceur des cœurs, suavité des esprits, par l'amertume du fiel et du vinaigre que Vous avez goûtés en la Croix, pour l'Amour de nous, accordez-nous de recevoir dignement Votre Corps et Votre Sang Précieux pendant notre vie et à l'heure de notre mort, pour servir de remède et de consolation à nos âmes. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Vendredi Saint

Neuvième Oraison

 

O Jésus ! Vertu royale, joie de l'esprit, ayez souvenance de la Douleur que Vous avez endurée, lorsque, plongé dans l'amertume à l'approche de la mort, insulté, outragé par les Juifs, Vous criâtes à hautes voix que Vous aviez été abandonné par Votre Père, disant : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez-Vous abandonné ? ». Par cette angoisse, je Vous en conjure, ô mon Sauveur, ne m'abandonnez pas dans les terreurs et les douleurs de ma mort. Ainsi soit-il.

 

Notre Père, je Vous salue Marie

 

Samedi Saint

Quatorzième Oraison

 

O Jésus ! Fils unique du Père, Splendeur et Figure de Sa substance, souvenez-Vous de l'étroite et humble recommandation que Vous fîtes à votre Père, en Lui disant : « Mon Père, je remets Mon Esprit entre Vos mains » et Votre Corps tout déchiré et Votre Cœur brisé, et les entrailles de Votre Miséricorde ouvertes pour nous racheter, Vous avez expiré. Par cette précieuse Mort, je Vous supplie, O Roi des Saints ! Confortez-moi et donnez-moi le secours pour résister au démon à la chair et au sang, afin qu'étant mort au monde, je vive en Vous seul. Recevez je Vous prie, à l'heure de ma mort, mon âme pèlerine et exilée qui retourne vers Vous. Ainsi soit-il.

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Sainte Brigitte de Suède

1303-1373

 

« Née du sang royal de Suède, mariée au Prince de Mérici, Brigitte éleva saintement ses huit enfants, parmi lesquels figure Sainte Catherine de Suède. Après la mort de son époux, elle fonda un Ordre Religieux où l'on suit la Règle de Saint Augustin », signale le Missel Vespéral Romain. Elle se confessait tous les jours, passait de longues heures devant le Saint Sacrement, et fut favorisée de nombreuses visions et révélations qu'elle consigna par écrit. C'est à Rome, dans la Basilique Saint Paul-Hors-les-Murs, que le Christ lui dicta quinze Oraisons par la bouche d'un Crucifix toujours visible. « J'ai reçu en mon corps 5480 coups. Si vous voulez les honorer par quelques vénération, vous direz quinze Notre Père, quinze je Vous salue Marie et les quinze Oraisons pendant un an entier, lui déclare le Seigneur. L'année écoulée, vous aurez salué chacune de Mes Plaies » Ces Quinze Oraisons ont été approuvées le 31 mai 1862, par le Bienheureux Pie IX, qui les a recommandées « pour le bien des âmes et pour la pure vérité ».

 

Extrait du Famille Chrétienne N°1836, du 23 mars 2013

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15 novembre 2012

Saint Léon-Ignace Mangin et ses Compagnons

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Saint Léon-Ignace Mangin et ses Compagnons

Jésuites martyrisés pendant la révolte des Boxers

+ en 1900

Fête le 19 juin

 

L'année 1900 fut, pour les Missions Catholiques de Chine, une année sanglante. Des fanatiques, surnommés « Boxers », s'excitaient à la haine des Chrétiens et de leurs Missionnaires. Dans la mission des Jésuites Français, nommée Tche-li sud-est, en juin et juillet 1900, plus de 2000 Chrétiens Chinois donnèrent courageusement leur vie plutôt que de renier leurs Foi. Avec eux furent mis à mort cinq Jésuites: Le premier nom de la liste est celui du Père Mangin, né à Verny (Diocèse de Metz), le 31 juillet 1857. Arrivé en Chine en 1882, il fut d'abord curé de la section de Ho-Kien-Fou, puis de celle dont faisait partie Tchou-Kia-Ho, où il mourut martyr. Le 20 juillet 1900, les bandes de « Boxers », aidés par l'armée régulière, massacrèrent sans pitié hommes, femmes et enfants qui refusaient d'apostasier. Les chrétiens, qui, pour se défendre, s'étaient réfugiés dans l'église de King-Tchéou sous la conduite de leur curé et de son adjoint au village voisin de Koutcheng, le Père Paul Denn (né à Lille en 1847 et arrivé en Chine en 1882) ; les deux prêtres partagèrent le sort de leurs fidèles. Un mois auparavant, le 20 juin, au village de Ou-Y les Pères Rémi Isoré, né à Bambecque (diocèse de Lille) le 22 juillet 1852, Modeste Andlauer, né à Rosheim (diocèse de Strasbourg) en 1847, avaient été massacrés et leurs têtes suspendues aux remparts de la ville et Victor Lomüller, né en Alsace. Le 3 octobre 2000, Ils ont étés canonisés par Jean-Paul II à Rome avec cinquante-six autres martyrs morts en 1900, victimes, eux aussi, de la révolte des "Boxers", parmi eux, citons Sainte Marie-Hermine de Jésus et ses soeurs, Franciscaines Missionnaires de Marie et Saint Joseph-Marie Gambaro, Frère Mineur.

 

Prière pour obtenir des grâces par l'intercession des Saints Jésuites Martyrs

 

O Dieu, qui avez envoyé a tous les peuples des apôtres pour leur ouvrir le chemin du Ciel, Vous qui avez donné à Saint Léon-Ignace Mangin et à ses compagnons missionnaires en Chine, le courage de verser leur sang pour la Foi, daignez inspirer à Votre Eglise d'accorder à ces vaillants Martyrs, pour la Gloire de Votre Nom et la conversion du peuple Chinois, les grâces que nous Vous demandons. Ainsi soit-il.

 

Prière pour nos frères Chrétiens de Chine persécutés

 

Dieu Eternel et Tout-Puissant, consolation des affligés et Force de ceux qui souffrent, faites que nos frères de Chine obtiennent par l'intercession des Saints Martyrs, la paix dans votre service, le réconfort dans le combat, et la grâce de Vous glorifier. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

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26 août 2011

Consécration des soldats Catholiques et des forces alliées au Sacré Cœur de Jésus

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Consécration des soldats Catholiques et des forces alliées au Sacré Cœur de Jésus

 

Au milieu des épreuves que traverse notre Patrie, nous venons à Vous, ô Seigneur Jésus, Vous offrir nos hommages et nos supplications. Nous Vous adorons comme notre Dieu et nous Vous reconnaissons comme notre Souverain Maître et Seigneur, parce que Vous nous avez créés par Votre Toute Puissance et rachetés par Votre Précieux Sang. Nous Vous demandons pardon pour toutes les fautes par lesquelles nous avons offensés Votre Cœur Sacré. Nous consacrons à ce cœur qui a tant aimé les hommes nos personnes, nos familles, nos armées, notre Patrie. Nous Vous consacrons nos personnes: nos esprits pour qu'ils croient toutes les Vérités que Vous nous enseignez par Votre Eglise; nos cœurs, pour qu'ils Vous aiment toujours par dessus tout; nos volontés, pour qu'elles obéissent à tous Vos Commandements; nos fatigues et nos souffrances, notre sang même, afin que Vous en disposiez à Votre gré pour le triomphe de Votre juste cause et l'extension de Votre Règne en ce monde. Nous Vous consacrons nos familles: nous voulons Vous y faire régner en remplissant tous nos devoirs de fils, d'époux, de pères, et en élevant chrétiennement nos enfants. Nous Vous consacrons nos armées: inspirez les chefs, donnez aux soldats le courage dans les combats et la générosité dans le sacrifice; couvrez-nous tous de Votre protection et conduisez-nous à la victoire. Nous Vous consacrons, autant qu'il dépend de nous, notre Patrie et les Nations alliées: faites régner par elles la « justice qui élève les peuples », et accordez leur la victoire dans la lutte qu'elles soutiennent pour la défense du droit. Cœur adorable de notre Dieu, les Nations alliées Vous implorent! Bénissez-les, protégez-les! Sauvez-les!

 

Cœur Sacré de Jésus, nous avons confiance en Vous !

 

Montmartre, avril 1917

 

Imprimatur

+ Louis, Evêque de Poitiers

 

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5 avril 2010

Saintes et joyeuses fêtes de Pâques

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Très chers frères et soeurs en Christ,

Amis, fidèles lecteurs du blog Images Saintes, ainsi que vous mes très chers Frères et Soeurs Orthodoxes et Protestants, avec qui nous avons conjointement célébrés ces fêtes Pascales, à tous, je vous souhaite une très sainte et très heureuse fête de Pâques. Que la joie et la paix du Christ ressuscité soit toujours dans vos cœurs et que la Gloire et l'espérance de la Résurrection vous accompagne tout au long de votre vie afin de devenir des apôtres et des témoins du Christ en ces temps troublés et difficiles.

Frères et soeurs en Christ, que le Seigneur vous bénisse!

Franck Monvoisin,

rédacteur du blog.

2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 7/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

26

Septième jeudi

Une mère chrétienne


Rita eût deux enfants, deux fils, très proches par l'âge. Ils étaient peut être jumeaux. Ils ont du naître à la fin de la première année de mariage car ils étaient presque adultes à la mort de leur père. La tradition n'est pas tout à fait précise sur leur noms. Il semble que l'un d'eux s'appelait Jean-Jacques et l'autre Paul-Marie. En choisissant un nom, les parents pensent surtout à donner à l'enfant un Saint Patron qui lui servira d'exemple sur la terre et de protecteur au Ciel. Nous savons seulement que Rita emmenait ses enfants avec elle au « Lazaret » dès leur plus tendre enfance, afin de visiter les pauvres et les infirmes. C'étaient de véritables exercices de Charité en action, plus efficaces que toutes les recommandations qu'elle aurait pu leur faire en paroles. Le père approuvait cette méthode d'éducation et il secondait sa femme de son mieux. Mais après l'assassinat de leur père, Rita ne put hélas enseigner à ses fils une des plus grandes vertus Chrétiennes: le pardon et l'oubli des injures. Elle avait elle-même pardonné de tout son cœur. Mais elle ne put transmettre à ses enfants les mêmes sentiments de miséricorde. Ils avaient des caractères qui les portaient à la violence et, ce qui ne les aidaient pas, ils ne voyait dans la contrée que des manifestation de haine entre clans, la « vendetta » régnait, autour d'eux, avec ses faux sentiments d'honneur à venger. Rita n'était donc ni comprise ni suivie quand elle leur rappelait l'enseignement du Seigneur: « Priez pour ceux qui vous persécutent... aimez vos ennemis ». Elle redoutait que ces fils perdent leurs âmes en croyant honorer la mémoire de leur père par la vengeance. Alors dans un élan d'héroïsme, elle formula une prière logique pour ses sentiments Chrétiens, mais crucifiante pour son cœur maternel. Oui, elle prononça ces paroles stupéfiantes: « Prenez-les, Seigneur, plutôt qu'ils ne vous offensent! » Sa prière fut entendue, puisque l'on rapporte que « ses fils furent appelés à une vie meilleure ».


Méditation

« Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »


Ce « comme » n’est pas unique dans l’enseignement de Jésus: « Vous serez parfaits ‘comme’ votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48); « Montrez-vous miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36); « Je vous donne un commandement nouveau: aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13, 34). Observer le commandement du Seigneur est impossible s’il s’agit d’imiter de l’extérieur le modèle divin. Il s’agit d’une participation vitale et venant « du fond du cœur », à la Sainteté, à la Miséricorde, à l’Amour de notre Dieu. Seul l’Esprit qui est « notre Vie » (Ga 5, 25) peut faire « nôtres » les mêmes sentiments qui furent dans le Christ Jésus (cf. Ph 2, 1. 5). Alors l’unité du pardon devient possible, « nous pardonnant mutuellement comme Dieu nous a pardonné dans le Christ » (Ep 4, 32). Ainsi prennent vie les paroles du Seigneur sur le pardon, cet Amour qui aime jusqu’à l’extrême de l’amour (cf. Jn 13, 1). La parabole du serviteur impitoyable, qui couronne l’enseignement du Seigneur sur la communion ecclésiale (cf. Mt 18, 23-35), s’achève sur cette parole: « C’est ainsi que vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur ». C’est là, en effet, « au fond du cœur » que tout se noue et se dénoue. Il n’est pas en notre pouvoir de ne plus sentir et d’oublier l’offense; mais le cœur qui s’offre à l’Esprit Saint retourne la blessure en compassion et purifie la mémoire en transformant l’offense en intercession.


(Catéchisme de l'Église Catholique, § 2842 et 2843)


Prière

Pardon Seigneur


Seigneur, l'homme créé à Votre Image, est défiguré par l'homme. En contemplant le Visage du Fils de l'Homme, Votre Fils Crucifié et vivant parmi nous, nous voulons Vous demander pardon. Pardon pour toutes nos attitudes de mépris, pardon pour toutes nos paroles de violence, pardon pour toutes nos lâchetés, pardon pour tout ce qui retarde la Venue de Votre Esprit d'Amour parmi les hommes; pardon pour tous les péchés du monde. Retournez le cœur de ceux qui persécutent et qui torturent. Pardon, Seigneur et restez toujours avec nous jusqu'à la fin des temps. Amen.


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 5/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Cinquième jeudi

Vie familiale et service du prochain


A Roccaporena, on voit encore l'humble église de Saint Montant ou Rita s'est mariée. On y trouve aussi la « Maison Mancini », où elle a vécu avec son mari, après la mort de ses parents. Il est possible aussi que les deux ménages y aient cohabité. Cette « Maison Mancini » est maintenant convertie en chapelle et c'est là que les fiancés aiment faire bénir leurs promesses. On y conserve une précieuse relique de Sainte Rita: sa pelisse ensanglantée. Tandis qu'au couvent de Cascia, on a gardé son alliance et son pauvre chapelet de paysanne. Cette alliance, nous le savons, fut d'abord pour elle le symbole d'un sacrifice, qui devrait ensuite se changer en joie, et bénédictions, lorsque Paul se convertit. Le chapelet et la pelisse ensanglantée nous révèlent le secret de cette conversion. Notre Seigneur ne dit-il pas que certains démons ne peuvent être chassés que par la prière et la pénitence? Rita a toujours été une femme de prière. Elle avait une grande dévotion envers le Christ souffrant. Et son chapelet est le témoignage de sa piété mariale. Au XV e siècle, la pratique du Rosaire était déjà bien répandue. On ne récitait pas seulement les Ave Maria, on méditait aussi les Mystères, ce qui est le principal. Nous pouvons facilement imaginer notre sainte évoquant les joies, les douleurs et les gloires de Jésus et de Marie, les rapprochant des évènements de sa propre vie, y puisant courage et espoir. Elle ne se contentait pas de prier. Dans son temps, les pénitences corporelles étaient très en honneur, parfois même avec un peu d'excès, comme dans les Confréries des Flagellants. Rita portait un cilice, elle se donnait la discipline, et c'est pourquoi sa pelisse était tout ensanglantée. Près de la « Casa Mancini », il y avait à Roccaporena une sorte de petit dispensaire appelé « Lazaret », où les pauvres étaient soignés par des femmes bénévoles. Rita était évidemment du nombre. Ses historiens parlent de sa générosité envers les malheureux, et ils ajoutent que « son mari l'approuvait ».


Méditation

Prière et vie


La prière est la respiration de l'âme. Elle consiste à se rendre attentif à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, à écouter sa Parole, à lui parler: passer du « il » au « tu ». Elle se nourrit de la Parole de Dieu, des psaumes en particulier, des grandes prières de l'Église, des écrits des saints et des cantiques populaires. La prière s'achève dans le silence du don et de l'accueil du Christ. Mais prier, c'est aussi placer toute sa vie devant Dieu. Cela n'est possible que si certains moments sont donnés gratuitement à Dieu. La prière est avant tout affaire du cœur. Mais elle prend normalement forme dans la prière vocale, parlée et chantée, dans les attitudes et gestes du corps qui expriment l'adoration, l'action de grâce, le repentir, la demande et l'abandon à Dieu. Une redécouverte de la prière dans toutes ses dimensions se manifeste aujourd'hui. Des écoles de prière fleurissent un peu partout. Et de plus en plus de chrétiens éprouvent le besoin de faire des retraites et des récollections. C'est un signe de vitalité. La redécouverte de l'intériorité ne risque-t-elle pas de détourner les fidèles de la construction du monde? L'expérience démontre le contraire: on ne peut pas prier en vérité sans s'attacher à réaliser la volonté de Dieu, à aider ses frères et à travailler à changer le monde. Inversement, le chrétien engagé dans le monde trouvera force et lumière dans la prière. La prière a aussi une composante communautaire. Le Christ ressuscité se rend présent à la prière de ceux qu'il rassemble dans la foi: « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux » (Mt 18,20).


(Catéchisme pour adultes des Évêques de France § 551 et 552)


Prière

Devenir sanctuaire de l'amour


O Dieu, de qui vient toute Paternité au Ciel et sur la terre, Vous, Père, qui êtes l'Amour et la Vie, faites que sur cette terre, par Votre Fils, Jésus Christ, né d'une Femme, et par l'Esprit Saint, Source de Charité Divine, chaque famille humaine devienne un vrai sanctuaire de la Vie et de l'Amour pour les génération qui se renouvellent sans cesse. Amen.


(Jean Paul II)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 6/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

26

Sixième jeudi

Deuils cruels: parents, mari


Rita connut, comme nous tous, les épreuves de ce monde et en particulier les deuils. Ses parents étaient déjà en âge lors de sa naissance et ils eurent très tôt besoin de son soutien. C'est pour les tranquilliser qu'elle accepta de se marier. On pense que les deux ménages ont vécu ensemble à la « Casa Mancini ». Une telle cohabitation comporte toujours des inconvénients. Le tempérament difficile du mari rendait les choses plus délicates encore. Il fallait que Rita soit un modèle de douceur et qu'elle leur cache bien des incompréhensions, pour que ses parents ne souffrent pas trop en partageant la vie de son foyer. Elle est considérée dans son voisinage comme « l'épouse patiente ». Antonio et Aimée Lotti sont morts, croit-on, à quelques jours d'intervalle. Il est beau de voir deux époux qui se sont mutuellement soutenus jusqu'à la vieillesse, pour le meilleur et pour le pire, et qui obtiennent de se suivre de près dans la tombe. Rita put sentir qu'ils ne l'abandonnaient pas, puisque c'est de là que date la conversion de son mari. Et le ménage connut alors quinze ans de bonheur conjugal, jusqu'à la soirée tragique où arriva la terrible nouvelle: en revenant de Cascia, Paul avait été assassiné! Ce drame resta inexpliqué. Depuis des années, cet homme, autrefois violent et entouré d'ennemis, nez donnait plus de raisons à personne de le haïr. Sans doute a-t-il été victime de quelque « vendetta » de clan? Rita voyait s'effondrer son bonheur. C'était probablement en l'an 1417.


Méditation

Mort Chrétienne


Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif. « Pour moi, la vie c’est le Christ et mourir un gain » (Ph 1, 21). « C’est là une parole certaine: si nous mourons avec lui, nous vivrons avec lui » (2 Tm 2, 11). La nouveauté essentielle de la mort chrétienne est là: par le Baptême, le chrétien est déjà sacramentellement « mort avec le Christ », pour vivre d’une vie nouvelle; et si nous mourons dans la grâce du Christ, la mort physique consomme ce « mourir avec le Christ » et achève ainsi notre incorporation à Lui dans son acte rédempteur: Il est bon pour moi de mourir dans (eis) le Christ Jésus, plus que de régner sur les extrémités de la terre. C’est lui que je cherche, qui est mort pour nous; lui que je veux, qui est ressuscité pour nous. Mon enfantement approche (...). Laissez-moi recevoir la pure lumière; quand je serai arrivé là, je serai un homme (S. Ignace d’Antioche, Rom. 6, 1-2). Dans la mort, Dieu appelle l’homme vers Lui. C’est pourquoi le chrétien peut éprouver envers la mort un désir semblable à celui de S. Paul: « J’ai le désir de m’en aller et d’être avec le Christ » (Ph 1, 23); et il peut transformer sa propre mort en un acte d’obéissance et d’amour envers le Père, à l’exemple du Christ (cf. Lc 23, 46): Mon désir terrestre a été crucifié; (...) il y a en moi une eau vive qui murmure et qui dit au dedans de moi « Viens vers le Père » (S. Ignace d’Antioche, Rom. 7, 2). Je veux voir Dieu, et pour le voir il faut mourir (Ste. Thérèse de Jésus, vida 1). Je ne meurs pas, j’entre dans la vie (Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, verba). La vision chrétienne de la mort (cf. 1 Th 4, 13-14) est exprimée de façon privilégiée dans la liturgie de l’Église: Pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux (MR, Préface des défunts).


(Catéchisme de l'Église Catholique § 1010, 1011, 1012)


Prière

Bonheur sans fin


Seigneur Dieu, nous ne pouvons rien espérer de mieux pour les autres que le bonheur espéré pour nous-mêmes. C'est pourquoi je Vous en supplie, ne me séparez pas après la mort de ceux que j'ai tendrement aimés sur la terre. Je Vous en supplie, Seigneur, permettez que là ou je suis les autres se trouvent avec moi, et que là-haut, j'aie la joie de leur présence dont je fus trop tôt privé sur la terre. Je Vous implore, Seigneur Dieu accueillez sans retard dans le sein de la Vie Vos enfants bien-aimés. A la place de leur courte vie terrestre, donnez-leur le Bonheur éternel. Amen.


(Saint Ambroise)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 2/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

26

Deuxième jeudi

Le miracle des abeilles


Le père de Rita se nommait Antoine Lotti, et son épouse Aimée Ferri. Nous ne savons pas grand chose d'eux, sinon qu'ils étaient réputés pour leur bonté; vertu d'autant plus appréciable qu'à leur époque les petits villages étaient cruellement divisés. La politique opposant les Guelfes et les Gibelin n'intéressait pas les Lotti. Ils cherchaient, au contraire, à calmer les esprits et les rivalités. Si bien qu'on les avait surnommés les « pacificateurs » ou les « porte-paix » de Jésus. Leur fille aurait de qui tenir. Mais durant des années une douleur secrète troubla leur joie tranquille: ils n'avaient pas d'enfant. Dans leur demeure, nuls cris joyeux ne retentissaient. Ils avaient bien des fois adressés à Dieu leurs prières les plus ardentes à ce sujet. On aurait cru que le Seigneur leur demandait le sacrifice de ce légitime désir. Mais voici qu'au moment où ils n'y croyaient plus, l'inattendu se produisit, rappelant ce qui avait suscité tant de joie à l'annonce de la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus. Dieu envoya un enfant à ces époux. Avancés en âge: une petite fille. C'était probablement en l'an 1381. Elle reçut à son baptême en l'église Santa Maria de la Plèbe, à Cascia, le nom de « Margarita ». Mais elle fut connue sous le nom de « Rita », diminutif familier qu'on lui donna toute sa vie. Même au Couvent, elle était « Sœur Rita ». La tradition rapporte qu'un jour, le bébé fut déposé à l'ombre d'un arbre dans une corbeille d'osier, tandis que ses parents travaillent aux champs. Et voici que tout un essaim d'abeilles l'entoure; elles entrent dans sa bouche sans la piquer. Un moissonneur passait par là. Il venait de s'entailler la main et rentrait au village pour se faire soigner. Il voit l'essaim, et fait un geste pour l'écarter avec sa main blessée. Du coup celle-ci est instantanément guérie. Cette scène a beaucoup frappé les gens de Roccaporena, et son souvenir est rappelé par une fresque dans la petite chapelle érigée sur place. L'Église elle-même en parlait dans l'ancien Bréviaire. Quant aux abeilles, elles ont suivi Rita. Plus de 600 ans plus tard, elles peuplent toujours le Monastère de Cascia. Au 18e siècle, le Pape Urbain VIII demanda qu'on lui en apporte quelques unes à Rome. Il en prit une, l'entoura d'un fil de soie et la laissa s'échapper. Elle serait, dit-on, retournée à Cascia! Nous devons considérer cette tradition comme un symbole de ce que serait cette enfant: douce comme le miel et travailleuse comme une abeille...


Méditation

Devenir pacificateurs


La paix terrestre qui naît de l'amour du prochain est elle même image et effet de la Paix du Christ qui vient de Dieu le Père. Car le Fils incarné, Prince de la Paix, a réconcilié tous les hommes avec Dieu par Sa Croix, rétablissant l'unité de tous en un seul peuple et un seul corps. Il a tué la haine dans sa propre chair et, après le triomphe de Sa Résurrection, Il a répandu l'Esprit de Charité dans le cœur des hommes. Dans la mesure où les hommes sont pécheurs, le danger de guerre menace, et il en sera ainsi jusqu'au retour du Christ. Mais dans la mesure où, unis dans l'amour, les hommes surmontent le péché, ils surmontent aussi la violence, jusqu'à l'accomplissement de cette parole: « De leurs épées ils forgeront des socs de charrue et de leur lances des faucilles. Les nations ne tireront plus l'épée l'une contre l'autre et ne s'exerceront plus au combat. » (Isaïe 2, 4).


(Concile Œcuménique Vatican II, n. 78, § 3 et 6)


Prière

La paix avec vous


O Vous notre Rédempteur, nous Vous demandons instamment dans nos prières la paix que Vous nous avez laissée: « Je vous laisse la Paix, Je vous donne Ma Paix ». Éloignez de nous ce qui peut mettre la paix en danger, et transformez tous les hommes en témoins de la Vérité, de la Justice et de l'amour fraternel. Éclairez ceux qui président aux destinées des peuples, afin que, tout en se préoccupant du bien être légitime de leurs compatriotes, ils maintiennent l'inestimable bienfait de la paix. Amen.


(Bienheureux Jean XXIII)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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6 mai 2009

Méditation pour la fête de Saint Paul de la Croix

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Méditation pour la fête de Saint Paul de la Croix

I. Considère, ô mon âme, comment saint Paul de la Croix fut choisi de Dieu pour raviver dans le monde le souvenir de la Passion et de la mort de Jésus-Christ. Encore enfant, il sentit un tel amour pour le divin Crucifié, qu’il consacrait plusieurs heures de la nuit à la méditation de ses cruelles souffrances ; et son cœur attendri éclatait en sanglots. Son amour pour Jésus souffrant croissait avec les années : aussi Paul, comme l’apôtre dont il portait le nom, résolut de ne savoir autre chose que Jésus crucifié. Ce fut là, toute sa vie, l’objet de ses pensées, la matière de ses discours, le sujet principal de ses prédications. S’il fonda un Ordre religieux, ce fut pour réunir des apôtres sur le Calvaire, et, par eux, y conduire tous les hommes, autant que possible, pour méditer et pleurer la mort douloureuse du Rédempteur. O mon âme, quelles pensées, quels sentiments suggèrent en toi ces considérations ? Quel est ton amour pour le divin Sauveur ?... Ah ! que tu es froide et insensible à la vue de ton Dieu crucifié ! Ni ces plaies, ni ce sang, ni cette mort ne peuvent toucher ton cœur et réveiller en toi des sentiments de componction !... Et cependant ces larges plaies, qui les lui a faites ? tes péchés… Ce sang, qu’est-il ? le prix de ta rédemption… Car cette mort, Jésus l’a soufferte pour te donner la vie !... Et ce n’est pas assez pour t’embraser d’amour pour ton Sauveur ?... Déplore du moins ton ingratitude, et promets de ne laisser passer aucun jour sans méditer ses souffrances, sans penser à Lui dans tes actions, sans parler souvent de sa Passion. Ton cœur alors s’enflammera d’amour pour Lui, et tu recueilleras des fruits de vie éternelle ; car, comme dit saint Augustin, rien n’est plus salutaire que de penser chaque jour à tout ce que l’Homme-Dieu a souffert pour nous : « Nil tam salutiferum quam quotidie cogitare quanta pro nobis pertulit Deus et Homo. »


II Considère, ô mon âme, qu’on ne peut méditer le divin Crucifié sans concevoir un sincère mépris du monde, une haine salutaire contre soi-même, une souveraine horreur du péché : tels furent les effets que produisit dans l’âme de saint Paul son amour pour Jésus crucifié. Il méprisa le monde et ses biens trompeurs : les richesses, les honneurs, les plaisirs. Il mortifia son corps au point de l’exténuer par les veilles et les jeûnes, de le meurtrir par de sanglantes disciplines, de le torturer par les cilices et les chaînes de fer. Il avait une telle horreur du péché, que, dans sa vieillesse, on l’entendit s’écrier : « Vous savez bien, Seigneur, que votre Paul ne se souvient pas de vous avoir offensé, même légèrement, de propos délibéré. » Il est donc vrai que le souvenir continuel de la très sainte Passion de Jésus-Christ sanctifie les âmes !... Comment, en effet, serait-il possible d’avoir devant ses yeux un Dieu crucifié, et de suivre le monde qu’il condamne ? de contempler ses plaies sanglantes, et de flatter la chair en se livrant au plaisir ? Comment serait-il possible d’aimer les richesses à la vue d’un Dieu expirant dans un dépouillement universel ? de rechercher les honneurs à la vue d’un Dieu qui meurt dans les ignominies du Calvaire ? de commettre enfin le péché à la vue d’un Dieu mourant pour l’expier ? Ah ! s’il y a tant de désordres dans le monde, quelle en est la cause ? n’est-ce pas l’oubli de la Passion de Jésus-Christ. Ne cesse donc jamais, ô mon âme, de penser aux souffrances et à la mort du Sauveur, selon la recommandation de l’Apôtre : « Recogitate eum » ; et il te sera facile de vaincre le monde, de mortifier tes sens, de fuir le péché et d’opérer ton salut.


III Considère enfin, ô mon âme, que l’amour ne peut demeurer oisif, mais qu’il s’occupe sans cesse à plaire à l’objet aimé. Saint Paul aimait son Rédempteur crucifié, et, en le contemplant mort pour sauver les âmes, il fut embrasé de zèle pour leur salut, et forma la résolution de se sacrifier tout entier pour les gagner à Jésus-Christ. Dans ce but, il surmonta les obstacles, méprisa les fatigues, exposa sa vie même ; pour en faire la conquête, il les chercha partout, en tous et de toutes manières, mais il en gagna surtout un nombre incalculable par le ministère apostolique qui remplit et consuma toute sa vie. On pouvait donc l’appeler comme un autre grand Saint, saint Gaétan de Tiene : « Venator animarum, chasseur des âmes », et dire de lui comme de saint François de Sales : « Que le zèle des âmes était sa passion dominante ». Combien l’Église serait heureuse, si une telle charité et un tel zèle régnaient parmi les chrétiens ! Ils y règneraient si tous avaient soin de méditer Jésus crucifié ; mais parce que la plupart l’oublient, on peut s’écrier avec saint Bernard : « Un animal tombe-t-il dans une fosse, il se trouve quelqu’un pour l’en retirer ; mais une âme court-elle à sa perte, nul ne pense à la sauver. » Et cependant, avec un peu de prudence et de charité, on pourrait ramener son frère ; une visite aux malades pourrait les disposer à bien mourir ; un sage conseil pourrait retirer un ami de la voie de la perdition ; un bon exemple pourrait faire rentrer en lui-même un pécheur. Quel grand bien ne pourrait-on pas accomplir aisément !... L’as-tu fait, ô mon âme ? hélas ! peut-être pas même envers tes serviteurs, tes proches et ceux dont tu es particulièrement chargée ; peut-être n’as-tu pas même pensé à ton propre salut. O déplorable indifférence ! veux-tu désormais concevoir une grande estime pour les âmes ? contemple-les dans les profondes blessures de Jésus-Christ : Tanti vales !... dit saint Augustin ; une âme vaut le sang du Fils de Dieu, prix infini !... Conjure en ce jour saint Paul de la Croix de t’obtenir un amour sincère et une tendre dévotion pour Jésus crucifié ; tu te sanctifieras toi-même, et tu deviendras un instrument de salut pour les autres.

17 avril 2009

Les sept allégresses de Marie

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Les sept allégresses de Marie

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Première Allégresse

L’Annonciation


O Vierge, temple de la Trinité, le Dieu de bonté et de miséricorde ayant vu votre humilité et votre pureté, vous envoie un messager pour vous apprendre qu'il veut naître de vous. L'Ange vous salue ; vous demandez comment s'opérera la merveille, l'Ange vous l'explique ; vous consentez, et aussitôt le Roi de gloire s'incarne en vous. Par cette allégresse, ô Marie, nous vous en prions, apprenez-moi que Jésus demeure en moi par la sainte communion comme il a demeuré jadis dans votre sein.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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Deuxième Allégresse

La Nativité


Votre seconde joie est lorsque vous enfantez le Soleil, vous étoile ; le rayon lumineux, vous semblable à la lune. Cet enfantement vous laisse vierge. Comme la fleur ne perd pas son éclat en envoyant ses parfums autour d'elle, ainsi votre virginité ne perd rien de son éclat au moment où le Créateur daigne naître de vous. Par cette allégresse, ô Marie, soyez pour nous la voie droite qui conduit à votre Fils.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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Troisième Allégresse

L’Adoration des Mages


Une étoile vous annonce votre troisième joie; cette étoile que vous voyez s'arrêter au-dessus de votre Fils, au moment où les mages l'adorent et lui présentent la richesse variée des biens de la terre. En cette offrande, l'étoile rappelle l'unité, les trois rois la trinité, l'or la pureté de l'âme, la myrrhe la chasteté des sens, l'encens les vœux de l'adoration. Par cette allégresse, ô Marie, rendez-nous féconds en vertus.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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Quatrième Allégresse

La Résurrection


La quatrième joie vous est donnée, ô Vierge, au moment où le Christ ressuscite d'entre les morts, le troisième jour. Par ce mystère, la foi se fortifie, l'espérance renaît, la mort est chassée. L'ennemi est vaincu; l'homme captif est délivré. Par cette allégresse, ô Marie, priez pour nous afin que nous comptions, après le labeur de cette vie, parmi les habitants du ciel.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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Cinquième Allégresse

L’Ascension


Votre cinquième joie fut, ô Vierge, lorsque vous vîtes votre Fils monter au ciel. La gloire dont il était environné vous révélait alors plus que jamais que celui dont vous étiez la mère était votre propre Créateur. En montant ainsi dans les cieux, il nous montre la voie par où l'homme s'élève aux palais célestes. Par cette allégresse, ô Marie, intercédez pour que nous montions au ciel, où nous jouirons avec vous et avec votre Fils, du bonheur éternel.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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Sixième Allégresse

La Pentecôte


En descendant des cieux sous la forme des langues de feu, pour fortifier, protéger, remplir, purifier et enflammer les apôtres, l’Esprit Saint vient, ô Marie toute pure, guérir l’homme blessé par le péché originel. Par cette allégresse, ô Marie, priez votre Fils afin qu’Il daigne effacer nos péchés en vu du jour du jugement.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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Septième Allégresse

L’Assomption


Le Christ vous donna votre septième joie lorsqu'il vous appela de ce monde au séjour céleste, et vous éleva sur le trône où vous recevez des honneurs incomparables. Par cette allégresse, ô Marie, faites-nous sentir les effets de votre tendresse ; gardez-nous du péché et conduisez-nous aux éternelles allégresses.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Ô Marie toute pure, par ces sept joies, emmenez-nous avec vous au bonheur du paradis.


D’après une séquence allemande du XIVe ou du XVe siècle, dans la famille franciscaine.

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Téléchargez le texte des 7 Allégresses de Marie (pdf) en cliquant ici

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