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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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22 avril 2009

Hymne Acathiste au Saint Vieillard Siméon

0203simeon

Hymne Acathiste au Saint Vieillard Siméon

Kondakion 1

A Toi, Saint Vieillard Siméon, qui es certainement le plus grand des prophètes, je t'offre cet hymne de louange, moi qui de tous les moines suis le plus pécheur. Tu as soutenu dans tes bras Celui qui soutient tout l'univers; intercède donc auprès du Dieu de miséricorde, pour qu'Il nous délivre de tous périls afin que nous te chantions: Réjouis toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu!

Ikos 1

Durant tes fréquentations assidues du Temple, l'Esprit Saint qui reposait sur toi comme sur les eaux primordiales, t'avait prévenu que tu ne mourrais pas avant d'avoir vu l'Objet des Promesses Ancestrales. Ayant eu foi en la Parole Divine, tu as eu la grâce de voir l'Invisible qui se manifestait visiblement à tous en venant à la Rencontre de Son peuple. L'Evangéliste témoigne que tu étais juste selon la Loi et pieux selon le cœur; aussi reconnaissant en toi la lampe des vertus, il est juste que nous t'acclamions en ces termes:

Réjouis-toi, modèle de foi et de piété;

Réjouis-toi, exemple du discernement charismatique.

Réjouis-toi, irréprochable selon la loi;

Réjouis-toi, rendu parfait par la présence de l'Esprit Saint.

Réjouis-toi, que la divine Beauté a paré de ses charmes;

Réjouis-toi, car en la fraîcheur de ton âme, tu as vu l'angélique splendeur.

Réjouis-toi, affectueuse douceur d'un cœur transfiguré;

Réjouis-toi, louange virile d'une âme déjà au Paradis.

Réjouis-toi, car tu as reçu dans tes bras une arche vivante;

Réjouis-toi, car comme sur un trône tu portas la présence divine.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu.

Kondakion 2

Au Saint Vieillard Siméon fut révélé que son trépas n'arriverait pas avant qu'il n'aie vu la Lumière mystique briller dans l'obscurité du monde déchu. Au temple, il La reçut dans ses bras tremblants et l'annonça à tout le peuple d'Israël. Il s'empressa alors de courir vers sa délivrance prochaine en s'écriant: "O Verbe, maintenant laisse-moi m'en aller de la vie éphémère vers la Vie immortelle, afin que je te chante avec toutes les Puissances incorporelles: Alléluia!

Ikos 2

Par le corps avancé en âge, mais jeune par l'esprit, ô Saint Simon, tu avais su par divine révélation qu' avant de voir Dieu dans son Royaume tu le verrais parmi les hommes, appauvri en la chair comme un nouveau-né, Lui le Dieu d'avant les siècles, le Créateur de l'Univers. En le voyant tu lui demandes d'être libéré de la chair pour gagner avec allégresse les tabernacles divins. C'est pourquoi avec toi nous exultons de joie en criant:

Réjouis-toi, Vieillesse épanouie;

Réjouis-toi, nouvelle jeunesse.

Réjouis-toi, Vieillard qui porte l'ancien des jours;

Réjouis-toi, jeunesse de l'âme rénovée.

Réjouis-toi, car le Seigneur t'a rassasié de jours;

Réjouis-toi, car ta vieillesse a été comblée de grâces.

Réjouis-toi, témoin de la vie éternelle;

Réjouis-toi, homme terrestre vivant déjà avec le monde céleste.

Réjouis-toi, que rassasient les délices sans fin;

Réjouis-toi, spectateur d'une Gloire qui ne peut s'exprimer.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu!

Kondakion 3

Pris de compassion pour le genre humain déchu de sa condition première et qui gisait aux portes de la mort, ayant perdu en Adam la Ressemblance divine, le Seigneur voulut envoyer son Fils Unique pour déifier la nature humaine. Il annonça donc au sage Vieillard qu'Il ne mourrait pas avant d'avoir vu la Lumière qui éclaire les nations, la Gloire d'Israël pour qu'il la révèle à toute la terre. C'est pour cela que d'un même cœur nous chantons bien haut: Alléluia!

Ikos 3

Saint Siméon poussé par l'Esprit Saint à venir au temple, reçut dans ses bras matériels, des mains de la Toute Immaculée, Celui que les anges servent dans le ciel et supplient en tremblant, et il annonça à tous que le Divin s'unit aux humains. Voyant le Dieu Céleste devenu un mortel, il prit congé des choses d'ici- bas et nous, nous lui proclamons:

Réjouis-toi, car le premier tu as vu se lever le soleil aux mille feux;

Réjouis-toi, car tu annonces aux hommes la nouvelle naissance.

Réjouis-toi, car tu entres dans le mystère de Dieu;

Réjouis-toi, car Dieu t'a révélé l'avenir.

Réjouis-toi, car tu vois le relèvement d'Adam;

Réjouis-toi, car tu sais que les larmes d'Eve sont essuyées.

Réjouis-toi, car dans tes bras, tu as porté le libérateur de nos âmes;

Réjouis-toi, car tu nous permets de prendre part à la divine félicité.

Réjouis-toi, car tu contemples les verrous brisés des enfers;

Réjouis-toi, car tu vois ouvertes les portes du paradis.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu.

Kondakion 4

O juste Siméon, dis-nous qui tu portes dans tes bras, pour être si joyeux dans le Temple? A qui t'adresses-tu en ces termes:" Puissé-je être délivré maintenant que j'ai vu mon Sauveur!" Les anges aussi sont émerveillés en te voyant porter Dieu qui est chanté comme Fils avec le Père et le Saint-Esprit. C'est Lui qui est né d'une Vierge, le Verbe de Dieu qui pour nous s'est incarné, et qui sauve l'humanité. C'est pourquoi nous Lui adressons comme hymne de louange: Alléluia!

Ikos 4

Isaïe voyant Ton image, sur le trône élevé, le Roi de Gloire, escorté par les anges, s'écria: " Je suis perdu car j'ai vu le Dieu incarné." Mais saisissant d'avance la gloire jadis manifestée aux prophètes, et voyant le Verbe que Sa Mère tenait en Ses mains, le Vieillard Siméon s'écria: " Vierge Pure, Réjouis-toi, car Tu portes comme sur un trône notre Dieu. " Nous aussi, en admiration devant ce mystère, nous chantons unis aux choeurs angéliques:

Réjouis-toi, trône de Feu;

Réjouis-toi, autel des parfums.

Réjouis-toi, interprète de la joie des hommes;

Réjouis-toi, source jaillissante d'allégresse.

Réjouis-toi, car devant toi la Vierge est apparue comme un Séraphin;

Réjouis-toi, car ta purification te conduit au Royaume des Cieux.

Réjouis-toi, car tu as vu le fruit des entrailles bienheureuses;

Réjouis-toi, car tu montres aux hommes la vraie braise de la divinité.

Réjouis-toi, car ce que le Prophète Isaïe avait d'avance annoncé, tu le reçois maintenant des bras de la Mère de Dieu;

Réjouis-toi, car dans tes bras matériels, la pincette mystique a déposé la braise ardente.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon Porteur de Dieu!

Kondakion 5

C'est de dos que jadis Moïse a pu voir Dieu sur le Mont Sinaï et c'est d'une manière indistincte qu'il lui fut permis d'entendre la voix divine assourdie par le fracas de la tempête; puis le visage voilé, il avait reproché aux Hébreux l'infidélité de leur cœur. Mais à présent, Siméon a pu tenir dans ses bras le Dieu d'avant les siècles, le Verbe du Père, qui pour nous s'est incarné sans changement; Il nous a alors révélé la Lumière des Nations, la Croix et la Résurrection et plein de joie, il s'est empressé de quitter les choses d'ici-bas pour l'éternelle vie, avant de proclamer sans cesse: Alléluia!

Ikos 5

En ses bras de chair, c'est un enfant nouveau-né que le sage Siméon reçut dans le Temple de la Présence Divine, mais de ses yeux de voyant, c'est en un Dieu immatériel qu'il crut et qu'il conduisit au Saint des Saints. Le contact charnel lui ouvrit l'esprit comme l'Apôtre Thomas, qui grâce à son incrédulité bénie, ayant posé le doigt de la contemplation sur le côté ouvert du mystique crucifié, reconnut comme Dieu Celui qui s'était relevé d'entre les morts. Nous aussi, en admiration devant le miracle, nous disons joyeusement:

Réjouis-toi, croyant de l'Invisible;

Réjouis-toi, contemplateur des divines beautés.

Réjouis-toi, émule du prophète Ezéchiel;

Réjouis-toi, modèle du Saint Apôtre Thomas.

Réjouis-toi, car tu es devenu plus vénérable que Moïse;

Réjouis-toi, car tu es plus grand que tous les prophètes.

Réjouis-toi, car tu as gravi les pentes de l'autel;

Réjouis-toi, car tu as posé la main sur le Ressuscité.

Réjouis-toi, Charnière entre l'Ancien et le Nouveau;

Réjouis-toi, car ton face à face avec Dieu t'a transfiguré.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu.

Kondakion 6

Un noble Vieillard porte comme un enfant dans ses bras, Celui qui jadis avait gravé les Tables de la Loi; il nous révèle une loi plus Sainte : "L'Evangile". Voici que l'ombre a disparu cédant la place à la vérité lumineuse de la grâce qui survient. L' Ancien des jours se montre comme un nouveau-né; l'auteur de la Loi, pour accomplir sa propre loi est amené au Temple conformément à la loi. Saint Siméon voit s'accomplir sous ses yeux la Promesse Divine et s' écrie dans la joie: Alléluia!

Ikos 6

En ces jours ultimes pour le salut du monde, ô Vieillard Siméon, tes yeux ont vu se manifester le mystère caché depuis les siècles; c'est la lumière dissipant les ténèbres du manque de foi des païens, la gloire du nouveau peuple d'Israël. Nous aussi allons à la rencontre du Christ en chantant des hymnes inspirées et recevons Celui dont tu vis le salut, que Gédéon contemple dans la Toison, que Moïse vit dans la nuée et Elie dans la brise fraîche de rosée, Lui qu'a annoncé et chanté David. Avec eux nous chantons nous aussi:

Réjouis-toi, héritier des prophètes;

Réjouis-toi, précurseur des Apôtres.

Réjouis-toi, car tu clos la série des prophètes;

Réjouis-toi, car tu fais place au jeune Précurseur.

Réjouis-toi, Prophète de l'Ancien Testament;

Réjouis-toi, témoin de l' Evangile.

Réjouis-toi, car tu fais entrer le Christ dans le Temple;

Réjouis-toi, car le Baptiste va ouvrir les portes de l'Eglise.

Réjouis-toi, car ton âge avancé témoigne de la vieillesse de la loi;

Réjouis-toi, car la jeunesse de ton exultation est celle du Nouveau Testament.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu.

Kondakion 7

Dieu qui est de tout Eternité s'est fait pour nous petit Enfant; Lui le Dieu d'avant les siècles participe aux rites de purification pour affirmer qu'Il a vraiment reçu de la Vierge ma chair pour qu' elle soit déifiée en Lui. Initié à cet insondable mystère,Siméon reconnaît le Dieu qui se montre à l'Incarnation, il L'embrasse comme la Vie, et ce Vieillard plein de joie nous invite à nous écrier avec lui: Alléluia!

Ikos 7

O Saint Vieillard, que s'affermissent tes mains tremblantes et tes genoux défaillants, pour aller à la rencontre du Christ, car en tes propres mains tu tiens le Corps du Créateur qui a façonné l' homme. Accourons, nous aussi vers la Mère de Dieu pour la voir te présenter son Fils, juste Siméon. Du haut du ciel les anges à sa vue manifestent leur surprise en disant: Merveille ce que nous voyons à présent, ineffable, incompréhensible et sortant de l'ordre connu; Celui qui est dans le Saint du Père sans limite pour sa Divinité accepte volontairement d'être limité dans la chair; Celui que nul espace peut contenir trouve place dans les bras du Vieillard Siméon." Formant un choeur avec les puissances célestes nous te proclamons:

Réjouis-toi, astre Théophore;

Réjouis-toi, ami du Roi de gloire.

Réjouis-toi, car la vieille loi est engloutie;

Réjouis-toi, car la miséricorde fait irruption

Réjouis-toi, avec toi l'Ancien Testament est révolu;

Réjouis-toi, par toi la Bonne Nouvelle est annoncée.

Réjouis-toi, car l'Invisible s'est manifesté à tes yeux.

Réjouis-toi, contemplateur de la divine humilité.

Réjouis-toi, confident de l'admirable Echange;

Réjouis-toi, car le Divin s'unit à l'humain pour que l'humain devienne divin.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu !

Kondakion 8

Voyant accompli l' oracle le concernant et bénissant la Vierge Marie, Siméon lui révèle en symbole la Passion de son fils auquel il demande sa délivrance en disant: "Laisse-moi m'en aller informer Adam aux Enfers et porter la Bonne Nouvelle à la Mère des Vivants". C' est pourquoi, exultant avec les prophètes et les saints de tous les temps, nous crions notre joie en disant: Alléluia!

Ikos 8

O Souveraine Toute-Sainte, ainsi que l'avait prédit le Vieillard Siméon, un glaive de douleur transperça ton cœur lorsque tu vis élevé en Croix par les impies, cloué par les mains et les pieds, abreuvé de vinaigre et de fiel, percé en son coté Celui qui à la parole de l' ange avait surgi lumineusement de ton sein. Et toi, comme une mère tu pleurais frileusement et lui adressais les paroles: "Est-ce là, ô mon Fils, la reconnaissance d'un peuple ingrat en échange de tes bienfaits; Dieu de tendresse, je suis frappée d'effroi par ta volontaire crucifixion". Et nous, au Saint prophète, avec reconnaissance nous entonnons le chant:

Réjouis-toi, car tu entrevois la douleur de la Vierge au Golgotha;

Réjouis-toi, toi qui entonnes le thrêne du Grand Vendredi.

Réjouis-toi, Consolateur de celle qui a mis au monde la Consolation d'Israël;

Réjouis-toi, prophète des larmes innocentes de la Nouvelle Eve.

Réjouis-toi, car gorgé des flots divins, tu es parti pour les gorges de l'Hadès;

Réjouis-toi, car à ta vue les captifs des séjours infernaux furent comblés de divine rosée.

Réjouis-toi, car avec toi l' allégresse des affligés est entrée dans le Temple;

Réjouis-toi, car l'irruption de la Vie dans le Temple t'a fait pénétrer dans l'Eglise de Vie.

Réjouis-toi, car tu as porté dans tes bras le libérateur de nos âmes;

Réjouis-toi, car tu nous permets de prendre part à la divine Résurrection.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu!

Kondakion 9

Orne ta chambre nuptiale, Sion; accueille le Christ notre Roi; embrasse Marie la Porte du Ciel, c'est elle le nouveau trône des Chérubim, elle porte le Roi de Gloire, nuée lumineuse portant en sa Chair le Fils engendré avant l' aurore. Siméon le recevant dans ses bras révèle à tous les peuples qu'Il est le maître de la vie et de la mort ; il prophétise qu'Il vient, le Messie, pour la chute et pour la Résurrection. Nous aussi, allons à sa rencontre en chantant joyeusement: Alléluia!

Ikos 9

Sois illuminé, glorieux Siméon, car du ciel apparaît une grande lumière qui dissipe les ténèbres des nations. Tu reçois dans tes bras le Seigneur de Gloire issu de la Vierge, Celui-là que Moïse jadis contempla sous la nuée lorsqu'Il lui remit les Tables de la loi. A son appel Adam s'était caché parce qu'il avait peur; Moïse qui s'était déchaussé Le vit de dos et crut qu'il allait mourir; Elie se cachait le visage car il était dans la crainte. Mais à toi, le Seigneur donna la liberté de Le porter dans tes bras. Apprends-moi à moi aussi de porter Dieu sur les paroles du cœur et je te chanterai avec reconnaissance:

Réjouis-toi, Rassasié de vie;

Réjouis-toi, certitude de la vie après la mort.

Réjouis-toi, qui appelles de tes voeux de partir en paix;

Réjouis-toi, qui annonces aux morts la résurrection.

Réjouis-toi, témoin de la glorieuse Théophanie;

Réjouis-toi, illuminé de la Présence divine.

Réjouis-toi, car par avance tu étais sur le Mont Thabor;

Réjouis-toi, car tu proclames aux ténèbres l'irruption de la Lumière.

Réjouis-toi, car tu as su discerner l'Union de l'humain et du divin;

Réjouis-toi, car tu as distingué la Transfiguration de la Chair.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de dieu!

Kondakion 10

Les bras de Siméon qui portent le Christ Jésus semblent être le sein du Père où Il siège. Le conduisant au Saint des Saints, Il emplit la terre de sa Présence, et lui-même est pénétré des Energies Divines qui rayonnent en lui par la prophétie, la paix et l'allégresse. Ainsi sont les moines en marche vers la Divine Rencontre et dont le cœur s'illumine tout entier sous l'action de la grâce et de leur persévérance, jusqu'à ce que, purifiés par la componction, ils exultent intérieurement et que d'un souffle rythmé la prière jaillisse d'elle-même dans un hésychaste et écclésial: Alléluia !

Ikos 10

O Vénérable Siméon, comment chanter ta longue persévérance? Pauvre selon Dieu, tu attendais avec tout le peuple la venue du Messie annoncée par les prophètes. Tu as su à l'avance qu'à la fin de ta vie tu célébrerais l'accomplissement des Promesses de Dieu. Maintenant, de la Béatitude que tu appelais de tes voeux, tu attends avec nous le Retour promis pour la fin des temps, quand rayonnera la gloire sur tout l'univers. Justifie-nous aussi à l'attention des choses d'en haut et donne-nous de scruter le ciel avec les Douze et de brûler du désir de voir le Règne de Dieu; alors nous pourrons t'adresser en paroles:

Réjouis-toi, modèle et gloire des moines;

Réjouis-toi, ascète rassasié de prière et de Lumière.

Réjouis-toi, car ton esprit était rempli d' obéissance;

Réjouis-toi, car tu as puisé en Dieu la force de ta vie.

Réjouis-toi, car tu as tenu pour vanité les plus belles choses du monde;

Réjouis-toi, car tu aimais Celui que tu n'avais pas encore reçu.

Réjouis-toi, car tu as obtenu une âme pacifiée;

Réjouis-toi, Lumière qui brûle et illumine par les dons de la Grâce.

Réjouis-toi, Illuminé de la Trinité;

Réjouis-toi, Rassasié du mystique festin.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu!

Kondakion 11

Saint Siméon, ô conducteur de Dieu, à qui aurai-je encore la liberté audacieuse de te comparer? A Melchisédeck, toi qui es plus grand que lui ? Tu l'es en effet car tu officie au Temple de Dieu mais ce n'est plus Abraham qui vient vers toi, et ce n'est pas la dîme de ses biens, ni du pain, ni du vin qu'il te remît, mais toi, c'est la Très Pure Agnelle que tu as rencontrée et qui a déposé dans tes bras, pour qu'il soit offert au Golgotha l'Agneau de Dieu, le Pain Céleste, la Sagesse Divine, Lui, Prêtre et Victime agréable à Dieu. C'est pourquoi nous te présentons notre vénération en chantant: Alléluia !

Ikos 11

Tu as offert des sacrifices sanglants qui de loin préfiguraient le sang du salut qu'a versé par amour ineffable l'Agneau qu'en son corps tu as tenu. Dans tes bras tu as porté l'encens agréable à Dieu. Le Prince mystique a déposé dans tes mains le charbon ardent, la manne céleste, le pain des anges, le corps du Sauveur qui sera livré au Banquet Eucharistique. C'est ainsi que nous te reconnaissons prophète et prêtre des deux Alliances, le Médiateur entre l'Ancien et le Nouveau et que nous t'acclamons en ces termes :

Réjouis-toi, qui préfigures Melchisédeck;

Réjouis-toi, figure du Divin Prêtre.

Réjouis-toi, car ta joie fut sans limite,

Réjouis-toi, car ton dernier souffle t'a ouvert l'Eternité.

Réjouis-toi, Serviteur juste et pieux des ombres des choses à venir;

Réjouis-toi, Prêtre du Sacrifice Nouveau et dispensateur des mystères.

Réjouis-toi, car Elie a brûlé l'holocauste d'un feu céleste;

Réjouis-toi, car la Lumière Incrée a illuminé ton Sacerdoce.

Réjouis-toi, car ta vie fut une longue prophétie;

Réjouis-toi, car ton service d'un jour fut un sacerdoce charismatique.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu!

Kondakion 12

Saintes sont les mains avec lesquelles tu as vraiment touché les membres divins de Celui dont chante David: "Il touche les montagnes et elles fument". Comment eût-il été possible que ces mains connaissent la corruption, elles qui avaient été en contact avec l'Incorruptible? Ainsi, pour notre édification et notre émerveillement, dans ta dormition Dieu a préservé ton bras de l'oeuvre de la mort. Ceux qui ont eu la Grâce de te toucher se souviennent avec émotion que ta chair est restée souple et chaude; c'est pourquoi avec toute l'Eglise, ils jubilent d'allégresse en chantant: Alléluia !

Ikos 12

O Saint Siméon, Sage Vieillard porteur de Dieu, de ta main s'exhale un parfum délicat pour embaumer notre nature exhalant la mauvaise odeur du péché. De ta châsse, pour les croyants jaillissent des guérisons. Par ton intercession des vieillards épuisés ou esseulés retrouvent la paix à l'heure de la mort et des incroyants découvrent avec stupeur que Jésus le Sauveur est Vivant, qu'Il ressuscite les morts et qu'Il illumine le monde du resplendissement de sa Gloire. Maintenant, Saint Siméon, avec amour nous te magnifions tous ensemble et avec l'univers tout entier nous t'acclamons:

Réjouis-toi, car selon ton espoir tu savourais la divinisation;

Réjouis-toi, car même après la mort tu reste miraculeusement parmi nous.

Réjouis-toi, car tu guéris ceux qui recourent à toi avec foi;

Réjouis-toi, car tu soulages ceux dont un glaive transperce le cœur.

Réjouis-toi, secours de ceux que la mort étreint;

Réjouis-toi, guide de ceux qui aspirent à la vie de l'au-delà.

Réjouis-toi, dont la mémoire resplendit plus que le soleil;

Réjouis-toi, car tu initie les âmes à la connaissance divine.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu !

Kondakion 13

O Juste Siméon,Vénérable Vieillard, Puissant auteur de miracles et Saint très lumineux, accepte la pauvre prière que pécheurs nous t'adressons. Et alors que nous baisons ta main vénérable, agrée cet hymne en ton honneur comme notre maître Souverain accepte de la veuve les deux piécettes pour que, à l'heure de notre mort, nous chantions un universel et enthousiaste : Alléluia !

Ikos 1

Durant tes fréquentations assidues du Temple, l'Esprit Saint qui reposait sur toi comme sur les eaux primordiales, t'avait prévenu que tu ne mourrais pas avant d'avoir vu l'Objet des Promesses Ancestrales. Ayant eu foi en la Parole Divine, tu as eu la grâce de voir l'Invisible qui se manifestait visiblement à tous en venant à la Rencontre de Son peuple. L'Evangéliste témoigne que tu étais juste selon la Loi et pieux selon le cœur; aussi reconnaissant en toi la lampe des vertus, il est juste que nous t'acclamions en ces termes:

Réjouis-toi, modèle de foi et de piété;

Réjouis-toi, exemple du discernement charismatique.

Réjouis-toi, irréprochable selon la loi;

Réjouis-toi, rendu parfait par la présence de l'Esprit Saint.

Réjouis-toi, que la divine Beauté a paré de ses charmes;

Réjouis-toi, car en la fraîcheur de ton âme, tu as vu l'angélique splendeur.

Réjouis-toi, affectueuse douceur d'un cœur transfiguré;

Réjouis-toi, louange virile d'une âme déjà au Paradis.

Réjouis-toi, car tu as reçu dans tes bras une arche vivante;

Réjouis-toi, car comme sur un trône tu portas la présence divine.

Réjouis-toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu.

Kondakion 1

A Toi, Saint Vieillard Siméon, qui es certainement le plus grand des prophètes, je t'offre cet hymne de louange, moi qui de tous les moines suis le plus pécheur. Tu as soutenu dans tes bras Celui qui soutient tout l'univers; intercède donc auprès du Dieu de miséricorde, pour qu'Il nous délivre de tous périls afin que nous te chantions: Réjouis toi, Vieillard Siméon, Porteur de Dieu!

Cet Hymne Acathiste a été écrit en français par un moine athonite contemporain

Loretta_Hoffman_Simeon_cr

Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste à Saint Siméon (pdf) en cliquant ici

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16 avril 2009

Les Sept Douleurs de Marie

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Les Sept Douleurs de Marie

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Première Douleur

La prophétie de Siméon


Ô ma Mère, Mère si affligée, les paroles de Siméon ont changé toute la joie de Votre Cœur en une amère désolation. Après avoir reçu Votre Divin Enfant entre ses bras et rendu grâce à Dieu de voir la Lumière et le Salut du monde, il vous prédit que Votre Fils serait en butte à toutes les contradictions et persécutions des hommes et traité comme un scélérat. Pendant trente trois ans Vous endurez cette peine, gardant la pensée continuelle de la Passion de Votre Fils. Et pourtant Vous ne perdez pas la paix de l’âme. Quand nous sommes sous le coup d’une grande épreuve, imaginons Jésus nous encourager, comme Vous, à souffrir en aimant.


Ô Marie, obtenez-moi la patience dans les maux de cette vie.


Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père

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Deuxième Douleur

La fuite en Égypte


Ô ma Mère, Mère si affligée, pour échapper à la persécution d’Hérode Vous devez partir en Égypte. Il doit donc fuir les hommes Celui qui est venu pour sauver les hommes ! Vous comprenez que déjà commence à se réaliser la prophétie de Siméon dans ce dur exil qui Vous est imposé, où, avec Joseph et l’Enfant Jésus, Vous allez Vous trouver étrangers, sans argent ni parents ni amis. Mais Vous portez avec Amour le Divin Enfant, et ainsi Vous trouvez légères toutes les peines. Apprenons de vous à vivre ici-bas comme des voyageurs, sans nous attacher aux biens que le monde nous offre.


Ô Marie, puissè-je vous consoler en offrant à votre Fils un asile dans mon cœur.


Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père

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Troisième Douleur

La perte de Jésus dans le Temple


Ô ma Mère, Mère si affligée, qu’ils furent longs ces trois jours de douleur et d’angoisse lorsque Vous avez perdu Votre Fils à Jérusalem ! Comme Vous ignorez la cause de Son éloignement, Vous êtes dans l’incertitude d’avoir mérité cet abandon. Vous pouvez croire que vous avez mal pris soin d’un si précieux Trésor et que Vous êtes indigne de vivre plus longtemps dans l’intimité de Jésus. Vous qui ne laissez jamais échapper aucune plainte, Vous Vous plaignez à Votre cher Jésus quand Vous le retrouvez dans le Temple. Ce n’est pas un reproche mais une plainte d’amour ! Quand nous avons perdu Jésus par nos offenses, apprenons à le chercher avec amour.


Ô Marie, obtenez-moi un vrai repentir de mes péchés et un vrai changement de vie.


Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père

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Quatrième Douleur

La rencontre de Jésus allant à la mort


Ô ma Mère, Mère si affligée, lorsque Vous rencontrez Votre Fils bien-aimé se rendant, en portant la croix, au lieu de son supplice, l’incendie d’amour qui habitait votre cœur se change en un océan de douleur. Que voyez-Vous ? Vous pouvez à peine le reconnaître tant Son Visage est défiguré. Mais Vos regards se rencontrent. Le Fils regarde la Mère et la Mère regarde Son Fils. Si cruelle que doive être Votre Douleur de voir Jésus expirer sur la croix, Votre Amour l’emporte, Vous ne voulez plus Le quitter. Tâchons de suivre le Fils et la Mère en portant nous aussi, la croix que le Seigneur place sur nos épaules.


Ô Marie, obtenez-moi la grâce de voir que la croix unit mon âme à Dieu.


Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père

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Cinquième Douleur

La mort de Jésus


Ô ma Mère, Mère si affligée, Vous n’abandonnez pas Jésus. Vous ne pensez pas à Votre propre peine, Vous ne pensez qu’aux Souffrances et à la Mort de votre Fils si cher. Ce qui augmente Votre Douleur c’est d’entendre Jésus se plaindre que Son Père Bien-Aimé l’a abandonné. Vous supportez une telle Douleur en silence et sans proférer une plainte. Mais Votre Cœur parle. Vous continuez d’offrir à Dieu la Vie de Votre Fils pour notre Salut. Puissions-nous trouver consolation, quand l’amertume submerge notre cœur, dans la pensée que Jésus, par Sa Mort, nous a ouvert le paradis.


Ô Marie, crucifiée dans votre âme avec votre Fils crucifié sur la croix, remplissez mon cœur de reconnaissance pour votre sacrifice.


Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père

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Sixième Douleur

Jésus percé d’une lance et descendu de la Croix


Ô ma Mère, Mère si affligée, Vos peines ne sont point finies avec la Mort de Votre Fils. Votre Fils est mort, pourquoi le maltraiter davantage et Vous infliger ce tourment ? Vous apercevez un soldat qui brandit sa lance et l’enfonce violemment dans le Côté de Jésus. Il en sort du Sang et de l’Eau. C’est à Jésus qu’on porte le coup de lance mais c’est Vous qui en ressentez la Douleur. Auparavant Vous aviez Votre Fils pour compatir à Vos souffrances, maintenant Vous ne l’avez plus. Jésus est descendu de la croix, ce Fils que Vous avez donné au monde avec tant d’Amour, le monde vous le rend défiguré. Quel mal nous a fait Jésus pour que nous le maltraitions de la sorte ? Cessons d’être des ingrats et revenons au Cœur de Jésus.


Ô Marie, obtenez-moi la grâce d’aimer mon Dieu, et de faire ce qu’Il me dira.


Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père

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Septième Douleur

La sépulture de Jésus


Ô ma Mère, Mère si affligée, quelle douleur d’être séparée de Votre Fils bien-aimé ! Le perdre, c’est tout perdre. Au retour du sépulcre qui renferme le corps de Jésus, on peut supposer, comme saint Bonaventure, que Vous passez devant la croix : Vous Vous arrêtez et Vous êtes ainsi la première à l’adorer. Vous pleurez, et tous ceux qui Vous entourent pleurent avec Vous. Nous ne voulons pas Vous laisser pleurer seule. Permettez-nous d’unir nos larmes aux vôtres. Jésus Lui-même, à cause de l’immense Amour qu’il Vous porte, veut nous voir compatir à Vos Douleurs plus encore qu’à Ses Souffrances.


Ô Marie, faites-moi la grâce de penser avec une tendre dévotion à la Passion de Jésus et à vos douleurs.


Notre Père, je Vous salue Marie, gloire au Père


Ô Marie, Reine des Martyrs et Reine des douleurs je vous recommande mon âme.

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8 janvier 2009

Litanies de Notre Dame du Sacré Cœur

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Litanies de Notre Dame du Sacré Cœur

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, reine de la paix et de la clémence, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, dispensatrice des dons de Dieu, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, conquérante des coeurs, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, mère de miséricorde, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, mère de la divine grâce, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, doux présent du ciel, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, souveraine bienfaitrice, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, trésorière incomparable, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, auguste médiatrice, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, secours assuré dans tous les périls, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, assistance de ceux qui sont abandonnés, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, mère des orphelins et des délaissés, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, espérance des désespérés, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, vous que les générations bénissent, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, vous dont la suavité surpasse la douceur du miel, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, vous dont les prières sont toujours exaucées par le tout-Puissant, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, terre bénie qui avez produit le Fruit de vie, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, lis immaculé dont les parfums embaument l'univers, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, fontaine mystérieuse, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, sûr asile contre tous les dangers du monde, priez pour nous.

Notre Dame du Sacré Coeur, la plus pure et la plus aimable des créatures, priez pour nous.

Daignez agréer nos louanges et exaucer nos voeux, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Que le ciel vous révère, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Que la terre publie vos bienfaits, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Que la jeunesse s'abrite sous votre manteau virginal, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Que les mères vous confient leur famille, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Que les vieillards vous invoquent et vous bénissent, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Convertissez les pécheurs les plus endurcis, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Triomphez de l'insensibilité de nos coeurs, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Faites couler de nos yeux les larmes du repentir, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Soyez notre armure quand Satan nous assiège, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Daignez nous aider à sanctifier nos peines, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Daignez bénir et féconder nos travaux, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Daignez partout nous garder sous votre égide, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Que dans nos chutes nous ne vous oubliions jamais, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Laissez-vous attendrir par nos plaies, nos dangers et nos maux, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Daigne votre charité nous offrir vos bras pour refuge, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Daigne votre compassion couvrir nos fautes, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Daigne votre tendresse ne nous abandonner jamais, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Daigne votre humilité vaincre notre orgueil, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Daigne votre amour nous conduire au Coeur de Jésus, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Daigne votre prière nous assister à notre dernière heure, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Daigne votre défense nous protéger au tribunal de Dieu, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Conservez-nous notre souverain Pontife Roi, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Conservez la foi à notre patrie qui vous aime, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Dirigez les évêques et le Clergé dans les voies de la sainteté, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Protégez l'Europe catholique contre les efforts de l'impiété, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Ramenez à l'église de Jésus-Christ les hérétiques et les schismatiques, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Faites briller la lumière de l'évangile aux yeux des infidèles, ô Notre Dame du Sacré Coeur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Priez pour nous Ô puissante et invincible Dame du sacré Coeur

Afin que par vous, Ô sublime espérance des désespérés, nous devenions dignes des promesses de Jésus Christ votre Fils.

Prions

Ô Dieu, qui avez voulu pour le triomphe de votre miséricorde et le salut de nos âmes, donner à Marie, Vierge immaculée, un pouvoir ineffable sur le Coeur de Jésus, accordez-nous, par ses prières et ses mérites, la grâce de vivre et de mourir dans votre saint amour. Nous vous le demandons par le même Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.

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19 janvier 2009

Litanies du Saint Nom de Marie

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Le Saint Nom de Marie

Fête le 2 septembre


La fête du Saint Nom de Marie, un temps disparue du calendrier liturgique, et réhabilitée par le Serviteur de Dieu Jean Paul II, venait de la ville de Cuenca, en Espagne (Nouvelle-Castille), à qui elle fut concédée en 1513, sous le rite double. Un temps abrogée par saint Pie V (1570), la fête du Saint Nom de Marie fut rétablie par Sixte V (1585-1590) et assignée au 17 septembre. Réservée à Cuenca, au diocèse de Tolède, puis à toute l'Espagne, la fête du Saint Nom de Marie fut ensuite permise par Clément X au royaume de Naples (1671) ; le diocèse de Milan la célébra le 11 septembre et d'autres le 22 septembre. La fête du Saint Nom de Marie ne fut instituée à Rome qu'en 1683, par Innocent XI, en action de grâce pour la délivrance de Vienne assiégée par les Turcs (12 septembre 1683). Tandis que la Hongrie se révoltait contre les Habsbourgs, les trois cent mille hommes des armées turques conduites par le grand vizir de Mehmed IV, Kara Mustapha Pacha, et guidées par le comte hongrois et protestant Tököly, bloquaient Vienne depuis le 14 juillet 1683. L'empereur Léopold I° (1640-1705) et son beau-frère, Charles de Lorraine, avaient déserté la ville où treize mille hommes attendaient sous le commandement du comte de Sarhenberg. Innocent XI qui eût voulu former une ligue catholique contre les Turcs, ne put compter que sur l'alliance de Jean III Sobieski  (1624-1696), roi de Pologne depuis 1674, que l'on joignit lors d'un pèlerinage à Chestokowa dont il partit le 15 août. Le dimanche 12 septembre 1683, Jean Sobieski servit la messe, communia, arma son fils chevalier et prit le commandement de l'armée catholique où, en plus de ses troupes polonaises, il y avait celles du duc de Lorraine et du prince de Waldeck ; « Aujourd'hui, s'écria-t-il, il y va tout ensemble de la délivrance de Vienne, de la conservation de la Pologne et du salut de la chrétienté entière ! » Puis, il se mit à la tête des coalisés et chargea en criant : « Non nobis, Domine, non nobis, sed nomini tuo da gloriam ! » Les Ottomans furent battus à Kahlenberg et, dans Vienne délivrée, Jean Sobieski vint se prosterner avec ses généraux devant la statue de Notre-Dame de Lorette vénérée dans l'église des Augustins où l'on chanta un Te Deum ; ce jour-là, on avait fait à Rome une grande procession suivie, malgré sa goutte,  par la pape ; le 24 septembre, le cardinal-vicaire prescrit des sonneries de cloches et des prières d'action de grâces et, le 25 novembre, un décret établissait la fête du Saint Nom de Marie et l'assignait au dimanche dans l'octave de la Nativité de la Bienheureuse Vierge. Innocent XIII étendit la fête du Saint Nom de Marie à l'Eglise universelle en 1721. La fête du Saint Nom de Marie fut placée au 12 septembre par Pie X lors de la grande réforme du  Bréviaire romain. La fête du Saint Nom de Marie a disparu lors de la réforme du calendrier par Paul VI (1969), mais lui a laissé une messe votive ce qu'a ratifié Jean-Paul II dans Les messes en l'honneur de la Vierge Marie, publié à Rome le 15 août 1986, où la vingt-et-unième messe est en l'honneur du saint Nom de Marie.

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Le Saint Nom de Marie


La fête du saint Nom de Marie fut établie par le Pape Innocent XI, l'an 1683, en souvenir d'une mémorable victoire remportée par les chrétiens sur les Turcs, avec la protection visible de la Reine du Ciel. Cent cinquante mille Turcs s'étaient avancés jusque sous les murs de Vienne et menaçaient l'Europe entière. Sobieski, roi de Pologne, vint au secours de la ville assiégée dans le temps de l'octave de la Nativité de la Sainte Vierge, et se disposa à livrer une bataille générale. Ce religieux prince commença par faire célébrer la Messe, qu'il voulut servir lui-même, ayant les bras en croix. Après y avoir communié avec ferveur, il se leva à la fin du Sacrifice et s'écria: "Marchons avec confiance sous la protection du Ciel et avec l'assistance de la Très Sainte Vierge." Son espoir ne fut pas trompé: les Turcs, frappés d'une terreur panique, prirent la fuite en désordre. C'est depuis cette époque mémorable que la fête du saint Nom de Marie se célèbre dans l'octave de Sa Nativité. Il était bien juste que le nom de Marie trouvât sa place, dans nos fêtes catholiques, à côté du nom de Jésus, le nom de Marie est un nom glorieux, un nom tout aimable, un nom salutaire. Les Saints se sont essayés à l'envi à retracer les merveilles du nom de Marie. La première gloire de ce nom béni, c'est qu'il fut inspiré par Dieu aux parents de la Vierge naissante et que l'archange Gabriel le prononça d'une voix pleine de respect; et depuis, toutes les générations chrétiennes le redisent à chaque instant du jour; le Ciel prononce à la terre ce nom si beau, et la terre en revoie au Ciel l'écho mélodieux: "Au nom de Marie, dit Pierre de Blois, l'Église fléchit le genou, les voeux et les prières des peuples retentissent de toutes parts." "Que Votre nom est glorieux, ô sainte Mère de Dieu! s'écrie saint Bonaventure; qu'il est glorieux, ce nom qui a été la source de tant de merveilles!" – "O nom plein de suavité! s'écrie le bienheureux Henri Suzo. O Marie! Qui êtes-Vous donc Vous-même, si Votre nom seul est déjà si aimable et si rempli de charmes?" – "Votre nom, ô Marie, dit saint Ambroise, est un baume délicieux qui répand l'odeur de la grâce!" – Mais surtout le nom de Marie est un nom de salut. Saint Éphrem l'appelle la Clef du Ciel. "Le nom seul de Marie, dit saint Bernard, met en fuite tous les démons..." Ce n'est là qu'un faible écho de l'apologie du nom de Marie faite par les Saints.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Litanies du Saint Nom de Marie


Seigneur, ayez pitié.

Christ, ayez pitié.

Seigneur, ayez pitié.

Fils de Marie, écoutez-nous.

Fils de Marie, exaucez-nous.

Père céleste, dont Marie est la fille, ayez pitié de nous.

Verbe éternel, dont Marie est la Mère, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, dont Marie est l'épouse, ayez pitié de nous.

Trinité divine, dont Marie est la Servante, ayez pitié de nous.


Mère du Dieu vivant, priez pour nous

Marie, fille de la Lumière éternelle, priez pour nous

Marie, notre lumière, priez pour nous

Marie, notre sœur, priez pour nous

Marie, fleur de Jessé, priez pour nous

Marie, la question des rois, priez pour nous

Marie, la bien-aimée de Dieu, priez pour nous

Marie, vierge immaculée, priez pour nous

Marie, très juste, priez pour nous

Marie, de la lumière dans les ténèbres, priez pour nous

Marie, notre repos sûr, priez pour nous

Marie, maison de Dieu, priez pour nous

Marie, sanctuaire du Seigneur, priez pour nous

Marie, autel de la divinité, priez pour nous

Marie, vierge mère, priez pour nous

Marie, qui englobe Dieu votre enfant, priez pour nous

Marie, repose avec la Sagesse éternelle, priez pour nous

Marie, océan d'amertume, priez pour nous

Marie, étoile de la mer, priez pour nous

Marie, qui avait souffert avec votre Fils unique, priez pour nous

Marie, percé par une épée de douleur, priez pour nous

Marie, déchirée par une cruelle blessure, priez pour nous

Marie, triste jusqu'à la mort, priez pour nous

Marie, privée de toute consolation, priez pour nous

Marie, soumis à la loi de Dieu, priez pour nous

Marie, debout par la Croix de Jésus, priez pour nous

Marie, notre-dame, priez pour nous

Marie, notre reine, priez pour nous

Marie, reine de la gloire, priez pour nous

Marie, gloire de l'église triomphante, priez pour nous

Marie, bienheureuse reine, priez pour nous

Marie, avocate de l'église militante, priez pour nous

Marie, reine de miséricorde, priez pour nous

Marie, consolatrice de l'église souffrante, priez pour nous

Marie, au-dessus des anges, , priez pour nous

Marie, couronnée de douze étoiles, priez pour nous

Marie, brillante comme le soleil, priez pour nous

Marie, distinguée au dessus de tout, priez pour nous

Marie, assis à la droite de Jésus, priez pour nous

Marie, notre espoir, priez pour nous

Marie, notre douceur, priez pour nous

Marie, la gloire de Jérusalem, priez pour nous

Marie, la joie d'Israël, priez pour nous

Marie, l'honneur de notre peuple, priez pour nous


Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, aie pitié de nous, Seigneur Jésus.

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, aie pitié de nous, Seigneur Jésus.

Agneau de Dieu, qui enlève les péchés du monde, aie pitié de nous, Seigneur Jésus.


Fils de Marie, écoute nous

Fils de Marie, exauce nous.


Prions


O Dieu tout-puissant, qui bénis tes serviteurs sincèrement désireux de se placer à l'ombre du nom et de la protection de la Très Sainte Vierge Marie, nous vous en supplions, que par son intercession, nous soyons délivré de tout mal sur la terre et d'arriver aux joies éternels dans le ciel, par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen.

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Prière


Oui, ô Marie ! votre nom sublime et admirable est sorti du trésor de la Divinité ; car c'est la sainte Trinité tout entière qui vous a donné ce nom au-dessus de tous les noms après celui de votre divin Fils, et qui l'a enrichi de tant de majesté et de puissance, qu'il faut que, par respect pour ce saint nom, dès qu'il est prononcé, tout genou fléchisse dans le ciel, sur la terre et aux enfers.


Richard de Saint-Laurent

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7 janvier 2009

Litanies de saint Martin de Porrès

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Saint Martin de Porrès

1569-1639

Fête le 3 novembre


Ce Saint naquit à Lima, dans l'Amérique méridionale. Son père, Don Juan de Porrès, était un conquérant espagnol, et sa mère, Anna Velasquez, une esclave noire devenue libre. Comme Martin ressemblait beaucoup à sa mère par sa couleur il devint une cause d'humiliation pour son père qui l'abandonna à son sort. Son admirable pureté de moeurs, sa modestie, son humilité et sa charité pour les pauvres furent les vertus caractéristiques de son enfance et de toute sa vie. A quinze ans, Martin de Porrès entra dans le Tiers-Ordre de St-Dominique. Le jeune novice chérissait tellement l'humilité qu'il accomplissait avec délice les offices les plus abjects du couvent. Il se regardait et se nommait le plus grand des pécheurs, baisait à genoux les pieds de ceux qui le chargeaient d'injures et les suppliait de le fouler à leurs pieds. Son aversion pour les moindres fautes était implacable. Afin de les éviter sûrement, saint Martin de Porrès ne cessait de châtier son corps par des jeûnes continuels, des cilices et des chaînes de fer. Il affectionnait tellement le divin Sauveur que la force de cet amour surnaturel le fit un jour s'élever de terre, s'envoler vers un crucifix et baiser la plaie du Coeur de Jésus. Il ne parlait que de Dieu ou avec Dieu et déversait son trop plein d'amour divin sur tous les hommes, particulièrement sur les malades et les agonisants. Ce Saint de la charité déploya son intarissable dévouement dans l'office d'infirmier dont il fut chargé. Dieu Se plut à honorer l'éminente charité de Son serviteur en le gratifiant de faveurs extraordinaires. Saint Martin de Porrès connaissait les secrets des coeurs, prédisait l'avenir, dévoilait les ruses des démons et repoussait leurs assauts avec autorité. Il devinait à distance les désirs des malades et se transportait miraculeusement à leur chevet. Pendant une épidémie qui sévit au couvent du Rosaire, on garda toutes les portes closes. Les malades furent ébahis de constater la présence subite du Saint près de leur lit. On a vu et entendu saint Martin de Porrès en Europe, en Chine, en Algérie, au Japon, alors qu'il n'a jamais quitté l'Amérique. Quoiqu'il n'eût point fait d'études religieuses, l'humble infirmier résolvait les plus graves questions de la théologie avec tant de sûreté que les hommes les plus doctes proclamaient avec émerveillement que sa science ne pouvait lui venir que du ciel. Sa bonté proverbiale s'étendait même aux animaux nuisibles. Afin de leur éviter de tomber dans les pièges meurtriers du frère sacristain qui se plaignait de voir ses étoffes rongées par les rats et les souris, il rassembla un jour toutes ces petites bêtes, et déposant son panier par terre, il leur enjoignit de grimper dedans. Lorsque toutes ces indésirables créatures eurent monté dans sa corbeille, il les transporta au fond du jardin, leur promettant de les nourrir chaque jour. Dieu lui révéla d'avance le jour de sa mort. Le Saint demanda que tous les religieux du couvent soient présents à ses derniers moments et leur demanda pardon pour toutes les offenses qu'il avait pu commettre envers eux. Ses frères récitèrent avec émotion le Symbole des Apôtres; arrivés à cette parole: «Le Verbe S'est fait chair», saint Martin de Porrès posa doucement le crucifix sur sa poitrine et rendit à Dieu son âme innocente, le troisième jour de novembre 1639, à l'âge de soixante ans. Comme durant sa vie, de nombreux miracles continuèrent de témoigner de son éminente sainteté. Après avoir examiné et approuvé ces prodiges, le pape Grégoire XVI rangea Martin de Porrès au nombre des bienheureux, le 19 mars 1836; Jean XXIII lui décerna les honneurs de la canonisation.

 

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Litanies de saint Martin de Porrès

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous.

Saint Dominique, priez pour nous

Saint Martin de Porrès, vivant de la présence de Dieu, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, fidèle serviteur du Christ, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, amoureux de l'Eucharistie, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, consacrée à la Très Sainte Vierge Marie, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, honoré fils de saint Dominique, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, dévot du Très Saint Rosaire, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, apôtre de la miséricorde, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, ministre zélé de la charité, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, symbole de fraternité interraciale, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, gloire de l’Ordre des Prêcheurs, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, l’ami des plus démunis, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, fidèle observateur des commandements de Dieu, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, terreur de l’enfer, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, qui avez prédit des choses à venir, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, exemple de la vie religieuse, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, qui brûliez de zèle pour le salut des âmes, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, véritable imitateur de saint Dominique, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, amateur de la Croix, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, véritable soutien des malades, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, défenseur de l’innocence, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, amateur de la charité fraternelle, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, modèle et patron des frères convers, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, vase de sainteté, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, puissant en œuvres et en paroles, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, modèle de chasteté, pauvreté et d’obéissance, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, qui avez compassion de tous les hommes, priez pour nous

Saint Martin de Porrès, défenseur et protecteur des animaux, priez pour nous.

Saint Martin de Porrès, que Dieu favorisa du don des miracles, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, Pardonnez nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, Exaucez nous seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, Ayez pitié de nous Seigneur.

Priez pour nous saint Martin de Porrès,

Afin que nous soyons digne des promesses du Christ.

Prions

Dieu tout-puissant qui nous avez donné saint Martin de Porrès comme modèle d’amour et de charité, faites qu’aidés par son secours nous devenions a son exemple des modèles de charité chrétienne et d’amour pour vous .Par Jésus-Christ votre fils qui règne avec vous et en l’unité du Saint-Esprit. Amen.

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Notice sur Saint Martin de Porrès,

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7 janvier 2009

Prières à Saint Benoit

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Prière de Sainte Gertrude en l'honneur de Saint Benoît

Je vous salue par le Coeur de Jésus, grand saint Benoît ! Je me réjouis de votre gloire et je rends grâces à Notre Seigneur de tous les bienfaits dont il vous a comblé. Je le loue et le glorifie et vous offre en accroissement de joie et d'honneur, le Coeur très pacifique de Jésus. Daignez donc, ô Père bien-aimé, prier pour nous afin que nous devenions selon le Coeur de Dieu.

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Prière du Serviteur de Dieu Jean Paul II en l'honneur de Saint Benoît


O saint Patriarche, nous vous invoquons : levez vos bras paternels largement ouverts vers le Très Sainte Trinité et priez pour le monde, pour l'Eglise, et particulièrement pour l'Europe, pour votre Europe dont vous êtes le patron céleste : pour que celle-ci n'oublie pas, ne refuse pas, ne rejette pas l'extraordinaire trésor de la foi chrétienne qui, pendant des siècles a animé et fécondé l'histoire et le progrès moral, civil, culturel, artistique de ses différentes nations ; que, par la vertu de sa matrice chrétienne, elle soit porteuse et génératrice d'unité et de paix parmi les peuples du continent et ceux du monde entier ; qu'elle garantisse à tous ses citoyens la sérénité, la paix, le travail, la sécurité, les droits fondamentaux, comme ceux qui concernent la religion, la vie de famille, le mariage.

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Prière


Benoît, aimé du Seigneur, s'étant fortifié par la réception du Corps et du Sang de Jésus-Christ, était debout dans l'église, appuyant ses membres défaillants sur les bras de ses disciples. Les mains élevées vers le ciel, il exhala son âme dans les paroles de la prière; et on le vit monter au ciel par une voie couverte de riches tapis et resplendissante de l'éclat d'innombrables flambeaux.


Vous avez apparu en pleine gloire en la présence du Seigneur ;

Et c'est pour cela que le Seigneur vous a revêtu de beauté.


Prions


O Dieu, qui avez honoré de tant et de si glorieux privilèges la précieuse mort du très saint Père Benoît, daignez à accorder à nous qui honorons sa mémoire, la grâce d'être protégés contre les embûches de nos ennemis, à l'heure de notre mort, par sa bienheureuse présence. Par le Christ, notre Seigneur. Amen.

17 juin 2008

Le Coeur Sacré de Jésus

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Coeur Sacré de Jésus, j'ai confiance en Vous!

Souvenez-Vous au Sacré Coeur de Jésus

Souvenez-Vous, O Sacre-Coeur de mon Jésus, de tout ce que Vous avez fait pour sauver mon âme, et ne la laissez pas périr. Souvenez-Vous de l'éternel et de l'immense amour que Vous avez eu pour elle, et ne méprisez pas cette âme qui vient à Vous, défaillante sous le poids de ses misères, oppressée sous celui de tant de douleurs. Ah ! Soyez touché de sa faiblesse, des dangers qui l'environnent de toutes parts, des maux qui la font soupirer et gémir. Pleine de confiance et d'amour, elle vient à Votre Coeur comme au coeur du meilleur des pères, du plus tendre, du plus compatissant des amis ; Recevez-la, O Coeur Sacré dans Votre infinie tendresse ! Faites-lui ressentir les effets de Votre compassion et de Votre amour ; Montrez-Vous son appui, son médiateur auprés de Votre Père, et au nom de vos mérites et de Votre Sang précieux, accordez-lui la force dans ses faiblesses, la consolation dans ses peines, la grâce de Vous aimer dans le temps et celle de Vous posséder dans l'éternité. Ainsi soit-il.

20 septembre 2008

Le serviteur de Dieu Michel Sopocko

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Le serviteur de Dieu Michel Sopocko

1888-1975

“C’est un prêtre selon Mon coeur, ses efforts Me sont agréables (…); par lui, il M’a plu de propager la vénération envers Ma miséricorde...” . “Sa pensée est étroitement unie à Ma pensée, sois donc sans crainte pour ce qui est de Mon œuvre, Je ne le laisserai pas se tromper, et toi, ne fais rien sans son autorisation”.“Voilà l’aide visible pour toi sur la terre. Il t’aidera à accomplir Ma volonté sur la terre”.

(Extraits du Petit journal de Sainte Faustine Kowalska)

Prière pour demander des grâces par l’intercession du Serviteur de Dieu Michel Sopocko


Dieu de Miséricorde, Tu as fait de Ton serviteur, l’abbé Michel Sopocko l’apôtre de Ton infinie Miséricorde et un fils zélé de Marie, Mère de Miséricorde. Fais que par la célébration de Ta Miséricorde et l’éveil de la confiance en Ta bonté du Père je reçoive la grâce de ............ que je Te demande par son intercession, par le Christ notre Seigneur. Amen.


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...


Prière pour la béatification du l’abbé Michel Sopocko


Dieu tout-puissant, Tu désires toujours accueillir avec une bonté paternelle ceux qui s’approchent de Toi avec contrition dans l’espérance de recevoir Ta Miséricorde. Daigne entourer de la gloire des saints de l’Eglise Ton serviteur Michel Sopocko, qui par sa parole, ses actes et le témoignage de sa vie proclamait au monde le mytère de Ton insondable Miséricorde, révélé le plus pleinement dans Ton Fils Jésus-Christ qui vit et règne avec Toi pour les siècles des siècles. Amen.

Notices biographiques sur le Père Michel Sopocko,

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19 juin 2008

Prière à Notre Dame des Douleurs

Notre Dame des Douleurs

"Regardez et voyez s'il est une douleur semblable à, la mienne..."

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Stabat Mater 

Debout, la Mère des douleurs,

Près de la croix était en larmes,
Quand son Fils pendait au bois.

Alors, son âme gémissante,
Toute triste et toute dolente,
Un glaive le transperça.

Qu'elle était triste, anéantie,
La femme entre toutes bénie,
La Mère du Fils de Dieu !

Dans le chagrin qui la poignait,
Cette tendre Mère pleurait
Son Fils mourant sous ses yeux.

Quel homme sans verser de pleurs
Verrait la Mère du Seigneur
Endurer si grand supplice ?

Qui pourrait dans l'indifférence
Contempler en cette souffrance
La Mère auprès de son Fils ?

Pour toutes les fautes humaines,
Elle vit Jésus dans la peine
Et sous les fouets meurtri.

Elle vit l'Enfant bien-aimé
Mourir tout seul, abandonné,
Et soudain rendre l'esprit.

Ô Mère, source de tendresse,
Fais-moi sentir grande tristesse
Pour que je pleure avec toi.

Fais que mon âme soit de feu
Dans l'amour du Seigneur mon Dieu :
Que je lui plaise avec toi.

Mère sainte, daigne imprimer
Les plaies de Jésus crucifié
En mon cœur très fortement.

Pour moi, ton Fils voulut mourir,
Aussi donne-moi de souffrir
Une part de ses tourments.

Donne-moi de pleurer en toute vérité,
Comme toi près du crucifié,
Tant que je vivrai !

Je désire auprès de la croix
Me tenir, debout avec toi,
Dans ta plainte et ta souffrance.

Vierge des vierges, toute pure,
Ne sois pas envers moi trop dure,
Fais que je pleure avec toi.

Du Christ fais-moi porter la mort,
Revivre le douloureux sort
Et les plaies, au fond de moi.

Fais que ses propres plaies me blessent,
Que la croix me donne l'ivresse
Du sang versé par ton Fils.

Je crains les flammes éternelles;
O Vierge, assure ma tutelle
A l'heure de la justice.

Ô Christ, à l'heure de partir,
Puisse ta Mère me conduire
À la palme des vainqueurs.

À l'heure où mon corps va mourir,
À mon âme, fais obtenir
La gloire du paradis.

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Chapelet de Notre Dame des Larmes

(7 fois 7 grains)

Au Brésil, le 8 novembre 1929, Soeur Amalia de Jésus Flagellé, des missionnaires du Divin Crucifié, priant pour la guérison d'une parente très gravement malade, entend une voix lui dire : « Si tu veux obtenir cette grâce, demande-la par les larmes de ma Mère. Tout ce que les hommes me demandent par ses larmes, Je suis « contraint » de le concéder. »

Au lieu du Credo:

Sauveur crucifié, prosterné à Vos pieds, je Vous offre les Larmes de Celle qui, animée d'un amour ardent et compatissant, Vous a accompagné sur Votre si douloureux Calvaire. Faites, ô bon Maître que je prenne à coeur les enseignements donnés par les larmes de Votre très Sainte Mère et que j’accomplisse Votre Sainte Volonté sur la terre et que je me rende digne de Vous louer et Vous bénir au ciel pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

A la place du Pater:

Jésus, regardez les larmes (sanglantes) de Celle qui Vous a aimé le plus sur la terre et Vous aime le plus ardemment au ciel. Au nom des Larmes et des Douleurs de Votre Sainte Mère et du précieux sang.

A la place de l'Ave Maria:

Jésus, exaucez mes prières au nom des Larmes et des Douleurs de Votre Sainte Mère et du précieux sang. "

A la fin 3 fois:

O Jésus, regardez les larmes (sanglantes) de Celle Qui Vous a aimé le plus sur la terre et Vous aime le plus ardemment au ciel. Au nom des Larmes et des Douleurs de Votre Sainte Mère et du précieux sang.

Ensuite:

"O Marie, Mère d'Amour, de Douleur et de Miséricorde, nous Vous implorons d'unir vos prières aux nôtres, afin que Jésus, votre divin Fils, auquel nous nous adressons au nom de vos larmes maternelles, veuille exaucer nos supplications et nous accorder, avec les grâces demandées, la couronne de la vie éternelle. Amen.

Sur la médaille:

O Marie, Mère des Douleurs, Vos Larmes détruisent la domination de l'enfer ! Par Votre Divine Douceur, ô Jésus enchaîné, délivrez le monde de la confusion et de l'égarement.

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Notre Dame de la Salette

Souvenez-Vous à Notre Dame de La Salette

Souvenez-Vous, ô Notre-Dame de La Salette, véritable Mère de douleurs, des larmes que Vous avez versées pour moi sur le Calvaire: souvenez-Vous aussi de la peine que Vous prenez toujours pour moi, afin de me soustraire à la justice de Dieu, et voyez si, après avoir tant fait pour votre enfant, Vous pouvez maintenant l'abandonner. Ranimé par cette consolante pensée, je viens me jeter à vos pieds, malgré mes infidélités et mes ingratitudes. Ne repoussez pas ma prière, ô Vierge Réconciliatrice, mais convertissez-moi; faites-moi la grâce d'aimer Jésus par-dessus tout, et de Vous consoler Vous-même par une vie sainte pour que je puisse un jour Vous voir au ciel. Ainsi soit-il.

Indulgence de 500 jours chaque fois. (S. Pénitencerie 12 déc. 1933)

V.) N.-D. de La Salette, Réconciliatrice des pécheurs,
R.) Priez sans cesse pour nous qui avons recours à vous.

Indulgence de 300 jours chaque fois. (S. Pénitencerie 12 déc. 1933)

20 juin 2008

La Vierge au Parasol

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La Vierge au Parasol

Bois Blanc, Piton de la Fournaise, Ile de la Réunion, France

La statue de la Vierge de Bois-Blanc, protégée de la pluie par un parasol, est l'une des plus célèbres de La Réunion. Elle reçoit les fidèles quotidiennement. Elle est fêtée par une foule nombreuse le jour de l'Assomption marquant la résurrection de la Vierge Marie. Sur son origine circulent plusieurs versions : la plus vraisemblable est qu'elle fut placée au pied du Brûlé, partie effondrée de l'enclos du volcan, par un propriétaire soucieux de protéger ses terres des coulées de lave de La Fournaise. Cette première statue fut néanmoins recouverte par la lave en 1961. Sa remplaçante fut rapprochée de la paroi du volcan. En 2001, lors des éruptions à répétition du volcan, elle fut déboulonnée préventivement. Une heureuse initiative car son ancien emplacement se trouva sur le chemin d'une des coulée. Pour son deuxième déménagement, la Vierge au Parasol a pris place de l'autre côté du Brûlé, vers Saint-Philippe.

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Souvenez-Vous à la Vierge Marie

Souvenez-Vous, ô très pieuse Vierge Marie, qu'on n'a jamais entendu dire qu'aucun de ceux qui ont eu recours à Votre Protection , imploré Votre Secours, ou demandé Votre assistance, ait été abandonné. Animé d'une pareille confiance, je viens, ô Vierge des vierges, ô ma Mère, me jeter entre vos bras et, gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à Vos pieds. O Mère du Verbe incarné, ne dédaignez pas mes prières, mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer ! Ainsi soit-il !

19 février 2008

Saint Bénilde de Saugues

Saint Bénilde de Saugues

Invoqué pour la guérison du cancer

1805-1862

Fête le 13 août

Pierre Romançon naît à Thuret, petit village du diocèse de Clermont-Ferrand, en 1805. Entré chez les Frères des Écoles chrétiennes, il prend le nom de Bénilde et prononce ses vœux en 1836. Toute sa vie sera consacrée exclusivement à l'enseignement, tâche astreignante dans laquelle il révèle sa haute sainteté marquée par l'union continuelle à Dieu (on l'appelait "l'homme du chapelet") et par la fidélité rigoureuse à la Règle de son Institut: "Pour être un saint, disait-il, il n'y a pas chez nous grand-chose à faire; il n'y a qu'à observer la Règle". C'est ce qu'il transmet aux frères dont il a la charge lorsqu'il est nommé directeur de la nouvelle école de Saugues, près de Riom. Malgré une réputation de sévérité, "ceux qui avaient fait l'expérience de son gouvernement exaltaient son immense charité". Dans ses rapports avec les gens du monde, il montre une indomptable fermeté, mais sa vertu et sa bonté viennent à bout des difficultés qui ne lui manquent pas. Devenu vieux, il aime encore à enseigner le catéchisme. Il meurt le 13 août 1862. Longtemps après saint Jean-Baptiste de la Salle (1651-1719), leur fondateur, il sera le premier Frère élevé sur les autels. Son corps repose à l'église Saint Médard de Saugues. L'on l'invoque généralement pour la guérison du cancer.

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Prière à Saint Bénilde


A l' ombre de tes vieilles pierres O Noble église de Thuret, je laisse monter ma prière vers ton Fils, ici vénéré. Saint Bénilde, ma main tremblante, sous ton regard providentiel, s' en vient, comme une mendiante, frapper à la porte du ciel. Chargé(e) de nombreuses souffrances, soucis, angoisses et chagrins, je demande ton assistance en faveur de tous les humains ! Ecoute les cris de détresse germant du coeur des malheureux, soutiens les âmes en faiblesse, sèche les pleurs nées de leurs yeux. Entends la sonnette d' alarme des innocents criant : " j'ai faim ", prie pour que se taisent les armes; donne à chacun sa part de pain! Pour tous, bon Saint, je t 'en supplie, allume le feu de la Foi;tandis que tout bas je te prie, aide les à porter leur croix. Amen.

19 juin 2008

Neuvaine à Saint Michel Archange

Saint Michel Archange

Prince de la milice Céleste

Fête le 29 septembre

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Neuvaine à Saint Michel Archange et aux 9 Chœurs des Anges

La Neuvaine à Saint-Michel et aux neuf Chœurs des Anges obtient des grâces extraordinaires et le secours du Ciel contre les afflictions et actions d'origine démoniaque. Dans les difficultés importantes, ne jamais oublier que la Messe est le secours le plus efficace. Vous pouvez, faire célébrer une Messe en l'honneur de Saint-Michel, ou mieux, faire célébrer une neuvaine de Messes en l'honneur de Saint-Michel et des neuf Chœurs des Anges. Pendant ces neuf jours, accompagner la neuvaine de : confession, prière à Saint-Michel, chapelet (ou rosaire), jeûne (sachez vous priver : nourriture avec une ou deux journées au pain et à l'eau, télévision, paroles inutiles, tabac...) " certains démons ne peuvent être chassés que par la prière et le jeûne ". Et à l'occasion, faites appel à vos amis de la foi, à des communautés, pour former une chaîne de prières.

1° Je crois en Dieu

Dieu viens à mon aide

Seigneur à notre secours.

2° En l'honneur des Séraphins

Nous vous demandons, ô Saint-Michel, en union avec les Séraphins, d'allumer en nos cœurs le Saint Amour de Dieu, et de nous donner le mépris et le dégoût des faux plaisirs du monde.

Notre Père.... Je vous salue Marie.... Gloire au Père...

3° En l'honneur des Chérubins

Nous vous demandons humblement, ô Prince de la Jérusalem céleste, et chef des Chérubins, de Vous souvenir de nous, surtout quand nous serons assaillis des suggestions de l'ennemi infernal. Victorieux de Satan avec votre secours nous faisons de nous un sacrifice offert au Seigneur.

Notre Père.... Je vous salue Marie.... Gloire au Père...

4° En l'honneur des Trônes

Nous vous supplions dévotement ô glorieux champion du paradis et chef des Trônes, de ne jamais permettre que nous vos fidèles, soyons opprimés par les esprits mauvais de l'enfer.

Notre Père.... Je vous salue Marie... Gloire au Père

5° En l'honneur des Dominations

Prosternés devant vous, nous vous prions, ô grand ministre de Dieu, avec les Dominations, de défendre la chrétienté dans les besoins et surtout ceux qui nous gouvernent, en leur donnant sagesse et prudence.

Notre Père.... Je vous salue Marie.... Gloire au Père...

6° En l'honneur des Puissances

Nous vous prions, ô Saint Archange, avec les Puissances de pourvoir à nos besoins et à ceux de notre cité en donnant la fécondité à la terre, la concorde et la paix aux chefs chrétiens.

Notre Père.... Je vous salue Marie.... Gloire au Père...

7° En l'honneur des Vertus

Nous vous conjurons ô chef des Milices angéliques et nous vous prions avec les Vertus de délivrer vos serviteurs des mains de leurs ennemis, des faux témoins, des mauvaises langues, des discordes, notre patrie et en particulier notre paroisse, de toutes calamités, maladies et de tous maux que l'ennemi des âmes suscite pour nous nuire.

Notre Père.... Je vous salue Marie..., Gloire au Père...

8° En l'honneur des Principautés

Nous vous demandons ô Primat des Archanges en union avec les Principautés, de bien vouloir nous délivrer, nous vos serviteurs, notre famille et tous ceux dont nous avons la charge, des infirmités corporelles et surtout spirituelles.

Notre Père..., Je vous salue Marie....Gloire au Père...

9° En l'honneur des Archanges

Nous vous supplions Saint-Michel avec le chœur des Archanges et les neuf Chœurs des anges de prendre soin de nous et de nous assister lors de notre agonie, surtout à notre dernier soupir, afin que, vainqueur de Satan, nous puissions jouir de la Bonté divine au Paradis.

Notre Père.... Je vous salue Marie.... Gloire au Père...

10 En l'honneur des Anges

Nous vous prions, glorieux chef, défenseur de l'Eglise militante et triomphante de bien vouloir avec les neuf chœurs des Anges, nous garder nous, vos fidèles et nos familles, ceux qui se sont recommandés à nos prières, afin que menant avec votre secours, une vie pure, nous puissions jouir de la contemplation de Dieu éternellement avec vous et avec tous les Anges.

Notre Père.... Je vous salue Marie.... Gloire au Père ...

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Saint Michel (pdf) en cliquant ici

11 juin 2008

Notre Dame du Laus

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Notre Dame du Laus

Marie, Refuge des pécheurs

(le monument de Pindrau)

Prière

Seigneur, plein de tendresse et de Miséricorde, Ton Fils nous adonné Marie pour Mère; par Elle, Tu as choisi le Laus comme refuge des pécheurs; fais qu'à la suite de Benoîte Rencurel et par l'intercession de Marie, Demeure de l'Esprit Saint, nous nous laissions transformer pour vivre aujourd'hui la fidélité à l'Evangile, dans l'Eglise et dans le monde. Amen.

Notre Dame du Laus, priez pour nous!

Voir aussi: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/05/02/9036739.html

17 juin 2008

Notre Dame du Magnificat

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Magnificat

Mon Ame exalte le Seigneur,

exulte mon Esprit en Dieu mon Sauveur !

Il S'est penché sur Son humble servante,

désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles : saint est Son nom.

Son Amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui Le craignent.

Déployant la force de Son bras ; Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

II comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël Son serviteur, Il se souvient de Son Amour.

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.

Gloire au Père au Fils, au Saint-Esprit,

maintenant et à jamais, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il !

19 février 2008

Saint Thomas More

Saint Thomas More

Saint Patron des hommes politiques

1478-1535

Fête le 22 juin

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Prière de Saint Thomas More

Seigneur, donnez-moi le sens de l'humour

Seigneur, donnez-moi, Seigneur, une bonne digestion et aussi quelque chose à digérer. Donnez-moi la santé du corps, avec le sens Qu'il faut pour la garder au mieux. Donnez-moi une âme saine, Seigneur, Qui conserve devant sa vue ce qui est bon Et pure, afin que voyant le péché, Elle ne s'épouvante pas, mais qu'elle trouve Le moyen de redresser la situation. Donnez-moi une âme qui ne connaisse pas L'ennui, qui ignore le murmure, Le gémissement et le soupir. Et ne permettez pas que je me fasse Trop de souci pour cette chose Encombrante que j'appelle " moi ". Seigneur, donnez-moi le sens de l'humour, Donnez-moi la grâce de savoir Discerner une plaisanterie Pour que je tire quelque bonheur de la vie Et que j'en fasse part aux autres.

Notice sur Saint Thomas More,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-652055.html

17 juin 2008

Le Saint Coeur Broyé de Jésus

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Coeur sacré de Jésus, broyé à cause de nos péchés, Ayez pitié de nous

O Coeur de Jésus, broyé à cause de nos péchés, Coeur attristé et martyrisé par tant de crimes et de fautes, Coeur, victime de toutes les iniquités,

Je Vous aime de toute mon Ame et par-dessus toutes choses,

Je Vous aime pour ceux qui Vous méprisent et Vous délaissent,

Je Vous aime pour ceux qui Vous outragent et Vous empêchent de régner,

Je Vous aime pour ceux qui Vous abandonnent seul dans la Sainte Eucharistie,

Je Vous aime pour les âmes ingrates qui osent profaner votre Sacrement d'Amour par leurs insultes et leurs sacrilèges,

Coeur de Jésus, pardonnez aux pêcheurs, ils ne savent pas ce qu'ils font !

Coeur de Jésus, soutenez ceux qui propagent votre Saint Nom !

Coeur de Jésus, soutenez tous ceux qui souffrent et qui luttent !

Coeur de Jésus, faites que la société s'inspire en tout de votre Saint Evangile,

seule sauvegarde de la Justice et de la Paix !

Coeur de Jésus, que les familles et les nations proclament vos droits !

Coeur de Jésus, régnez sur ma patrie !

Coeur de Jésus, que votre Règne arrive par le Coeur Immaculé de Marie !

30 mai 2008

Le Coeur Sacré de Jésus

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Le Coeur Sacré de Jésus

"Voici ce Coeur qui a tant aimé les Hommes..."

Prières au Sacré Coeur

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Souvenez-vous au Sacré-Coeur

Souvenez-vous, ô Sacré Cœur de Jésus, de tout ce que vous avez fait pour sauver nos âmes, et ne les laissez pas périr. Souvenez-vous de l'éternel et immense amour que vous avez eu pour elles; ne repoussez pas ces âmes qui viennent à vous défaillantes sous le poids de leurs misères, oppressées sous celui de tant de douleurs. Soyez touché de notre faiblesse, des dangers qui nous environnent de toutes parts, des maux qui nous font soupirer et gémir. Remplis de confiance et d'amour, nous venons à votre Cœur, ô Jésus, comme au cœur du meilleur des pères, du plus tendre et du plus compatissant des amis. Recevez-nous, ô Sacré Cœur, dans votre infinie tendresse, faites-nous ressentir les effets de votre compassion et de votre amour ; montrez-vous notre appui, notre médiateur auprès de votre Père. Au nom de votre Sang et de vos mérites, accordez-nous la force dans nos faiblesses, la consolation dans nos peines, la grâce de vous aimer dans le temps et celle de vous posséder dans l'éternité. Ainsi soit-il.

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Prières de sainte Marguerite-Marie Alacoque (1647-1690)

O très amoureux Cœur de mon unique amour Jésus, ne pouvant vous aimer, honorer et glorifier selon l'étendue du désir que vous m'en donnez, j'invite le ciel et la terre de le faire pour moi ; et je m'unis à ces ardents séraphins pour vous aimer. O Cœur tout brûlant d'amour, que n'enflammez-vous le ciel et la terre de vos plus pures flammes pour en consommer tout ce qu'ils enserrent, afin que toutes les créatures ne respirent que votre amour ! Changez-moi tout en cœur pour vous aimer, en me consommant dans vos plus vives ardeurs. O feu divin, ô flammes toutes pures du Cœur de mon unique amour Jésus, brûlez-moi sans pitié, consommez-moi sans résistance ! O amour du ciel et de la terre, venez, venez tout dans mon cœur pour me réduire en cendres ! O feu dévorant de la Divinité, venez, venez fondre sur moi ! Brûlez-moi, consommez-moi au milieu de vos plus vives flammes, qui font vivre ceux qui y meurent. Ainsi soit-il !

Prière extraite de Vie et Œuvres, Paris, De Gigord, 1920 (4° éd.). Citée in Edouard Glotin, Prier à Paray-le-Monial, Paris, Desclée de Brouwer, 1996.

Acte de Consécration individuel de Sainte Marguerite-Marie

La sainte attribuait cette consécration à Notre-Seigneur Lui-même. "Elle vient de Lui", écrivait-elle au Père Croiset. Elle est connue sous le nom de "Petite Consécration". Il en existe deux formules presque identiques - toutes deux autographes - conservées au monastère de Nevers. L'une fut adressée à la Sœur Félice-Madeleine de la Barge, l'autre à la Mère de Soudeilles : c'est cette dernière qui est reproduite ici.

Je, N**, me donne et consacre au Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ ; je lui donne ma personne et ma vie, mes actions, peines et souffrances, pour ne plus vouloir me servir d'aucune partie de mon être que pour L'honorer, aimer et glorifier. C'est ici ma volonté irrévocable que d'être toute à Lui et faire tout pour son amour, en renonçant de tout mon cœur à tout ce qui Lui pourrait déplaire. Je Vous prends donc, ô Sacré Cœur, pour l'unique objet de mon amour, le protecteur de ma vie, l'assurance de mon salut, le remède de ma fragilité et de mon inconstance, le réparateur de tous les défauts de ma vie et mon asile assuré à l'heure de ma mort. Soyez donc, ô Cœur de bonté, ma justification envers Dieu le Père, et détournez de moi les traits de sa juste colère. O Cœur d'amour, je mets toute ma confiance en Vous, car je crains tout de ma malice et de ma faiblesse, mais j'espère tout de vos bontés. Consumez donc en moi tout ce qui Vous peut déplaire ou résister. Que votre pur amour s'imprime si avant dans mon cœur que jamais je ne Vous puisse oublier, ni être séparée de Vous. Je Vous conjure par toutes vos bontés que mon nom soit écrit en Vous, puisque je veux faire consister tout mon bonheur et toute ma gloire à vivre et à mourir en qualité de votre esclave. Ainsi soit-il.

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Prières de saint Claude de La Colombière (1641-1682)

Sacré Cœur de Jésus, apprenez-moi le parfait oubli de moi-même, puisque c'est la seule voie par où l'on peut entrer en vous. Puisque tout ce que je ferai à l'avenir sera à vous, faites en sorte que je ne fasse rien qui ne soit digne de vous ; enseignez-moi ce que je dois faire pour parvenir à la pureté de votre amour, duquel vous m'avez inspiré le désir. Je sens en moi une grande volonté de vous plaire, et une plus grande impuissance d'en venir à bout sans une lumière et un secours très particuliers que je ne puis attendre que de vous. Faites en moi votre volonté, Seigneur ; je m'y oppose, je le sens bien, mais je voudrais bien ne pas m'y opposer : c'est à vous à tout faire, divin Cœur de Jésus-Christ, vous seul aurez toute la gloire de ma sanctification, si je me fais saint ; cela me paraît plus clair que le jour ; mais ce sera pour vous une grande gloire, et c'est pour cela seulement que je veux désirer la perfection. Ainsi soit-il.


Prière extraite de l'Acte d'offrande, in Retraite spirituelle, 1684.


Mon Dieu, je suis si persuadé que Vous veillez sur ceux qui espèrent en Vous, et qu'on ne peut manquer de rien quand on attend de Vous toutes choses, que j'ai résolu de vivre à l'avenir sans aucun souci, et de me décharger sur Vous de toutes mes inquiétudes : in pace in idipsum dormiam et requiescam, quoniam Tu, Domine, singulariter in spe constituisti me (Ps. IV, 9). Les hommes peuvent me dépouiller et des biens et de l'honneur, les maladies peuvent m'ôter les forces et les moyens de Vous servir, je puis même perdre Votre grâce par le péché ; mais jamais je ne perdrai mon espérance, je la conserverai jusqu'au dernier moment de ma vie, et tous les démons de l'enfer feront à ce moment de vains efforts pour me l'arracher : in pace in idipsum dormiam et requiescam. D'aucuns peuvent attendre leur bonheur de leurs richesses ou de leurs talents, d'autres s'appuyer sur l'innocence de leur vie, ou sur la rigueur de leur pénitence, ou sur le nombre de leurs aumônes, ou sur la ferveur de leurs prières ; Tu, Domine, singulariter in spe constituisti me : pour moi, Seigneur, toute ma confiance, c'est ma confiance même ; cette confiance ne trompa jamais personne : nullus, nullus speravit ira Domino et confusus est (Eccl. II, 11). Je suis donc assuré que je serai éternellement heureux, parce que j'espère fermement de l'être, et que c'est de Vous, ô mon Dieu que je l'espère : in Te, Domine, speravi, non confùndar in aeternum (Ps. XXX, 2). Je connais, hélas ! je ne connais que trop que je suis fragile et changeant, je sais ce que peuvent les tentations contre les vertus les mieux affermies, j'ai vu tomber les astres du ciel et les colonnes du firmament, mais tout cela ne peut m'effrayer : tant que j'espérerai je me tiens à couvert de tous les malheurs, et je suis assuré d'espérer toujours parce que j'espère encore cette invariable espérance. Enfin, je suis sûr que je ne puis trop espérer en Vous, et que je ne puis avoir moins que ce que j'aurai espéré de Vous. Ainsi, j'espère que Vous me tiendrez dans les penchants les plus rapides, que Vous me soutiendrez contre les plus furieux assauts, et que Vous ferez triompher ma faiblesse de mes plus redoutables ennemis ; j'espère que Vous m'aimerez toujours, et que je Vous aimerai aussi sans relâche ; et, pour porter tout d'un coup mon espérance aussi loin qu'elle peut aller, je Vous espère Vous-même de Vous-même, ô mon Créateur, et pour le temps et pour l'éternité. Ainsi soit-il !

Prière de Confiance.

Jésus, Vous êtes le seul et le véritable Ami. Vous prenez part à mes maux, vous vous en chargez, vous avez le secret de me les tourner en bien. Vous m'écoutez avec bonté lorsque je vous raconte mes afflictions et vous ne manquez jamais de les adoucir. Je vous trouve toujours et en tout lieu ; vous ne vous éloignez jamais et, si je suis obligé de changer de demeure, je ne laisse pas de vous trouver où je vais. Vous ne vous ennuyez jamais de m'entendre ; vous ne vous lassez jamais de me faire du bien. Je suis assuré d'être aimé si je vous aime. Vous n'avez que faire de mes biens, et vous ne vous appauvrissez point en me communiquant les vôtres. Quelque misérable que je sois, un plus noble, un plus bel esprit, un plus saint même ne m'enlèvera pas votre amitié ; et la mort, qui nous arrache à tous les autres amis, me doit réunir avec vous. Toutes les disgrâces de l'âge ou de la fortune ne peuvent vous détacher de moi ; au contraire, je ne jouirai jamais de vous plus pleinement, vous ne serez jamais plus proche que lorsque tout me sera le plus contraire. Vous souffrez mes défauts avec une patience admirable ; mes infidélités mêmes, mes ingratitudes ne vous blessent point tellement que vous ne soyez toujours prêt à revenir si je le veux. O Jésus, accordez-moi de le vouloir afin que je sois tout à vous, pour le temps et pour l’éternité.

Acte de Consécration du Père Claude de La Colombière

Cette consécration convient spécialement aux Religieux, et est une excellente manière de renouveler les vœux de profession.

O mon adorable Rédempteur, je me donne et me consacre à votre Sacré Cœur en la manière la plus parfaite et la plus étendue qu'il m'est possible. Je me suis cloué à votre Croix par les vœux de ma profession ; je les renouvelle dans ce Cœur divin en présence du ciel et de la terre ; je Vous rends grâces de me les avoir inspirées. Je confesse que le joug de votre saint service n'est ni rude ni pesant, que je ne me trouve point embarrassé de mes liens. Je voudrais, au contraire, les multiplier, en serrer les nœuds davantage. J'embrasse donc l'aimable croix de ma vocation jusqu'à ma mort ; elle sera tout mon plaisir, toute ma gloire et tous mes délices. Absit mihi gloriari nisi in Cruce Domini nostri Jesu Christi per quem mihi mundus crucifixus est, et ego mundo. A Dieu ne plaise que je me glorifie, que je me réjouisse jamais, sinon dans la croix de Jésus-Christ ! A Dieu ne plaise que j'aie jamais d'autre trésor que sa pauvreté, d'autres délices que ses souffrances, d'autre amour que Lui-même ! Non, non, mon aimable Sauveur, jamais je ne me détacherai de Vous, et je ne m'attacherai qu'à Vous ; les plus étroits sentiers de la vie parfaite à laquelle je me sens appelé ne me donnent point de frayeur, parce que Vous êtes ma lumière et ma force. J'espère donc, Seigneur, que Vous me rendrez inébranlable dans toutes les tentations, victorieux contre les efforts de mes ennemis, et que Vous étendrez sur moi cette main qui m'a départi tant de faveurs, pour m'être toujours plus libérale. Je Vous en conjure, mon adorable Jésus, par votre sang, par toutes vos plaies et par votre Sacré Cœur : faites que, par la consécration que je Vous fais de tout ce que je suis, je devienne en ce jour une nouvelle production de votre amour ! Ainsi soit-il.

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Prières des prêtres pendant la Révolution de 1789

Prière récitée par les prêtres déportés sous la Terreur en 1793 à Brouage, en Charente Maritime

O Jésus-Christ, tous vos Saints nous disent que votre Cœur a été ouvert pour tous les hommes ; mais bien des prodiges de miséricorde nous disent qu'il a été spécialement ouvert pour la France. O vous qui, dans votre charité, avez pourvu à tous les besoins à venir, en faisant naître cette dévotion au sein du royaume, n'avez-vous pas voulu lui préparer une ressource assurée dans ses malheurs ; et dans le miracle que vous opérâtes, au commencement de ce siècle, en faveur d'une de nos villes qui recourut à votre Cœur sacré, n'avez-vous pas voulu nous laisser un gage de ce que nous devons en espérer si nous y recourons aussi ? Au milieu du fléau destructeur de la peste dans cette malheureuse cité, son charitable pasteur, ses pieux magistrats, vont se prosterner devant votre Cœur, au nom de toute la ville, en lui vouant un culte solennel, et aussitôt la contagion disparaît. O mon Sauveur, en feriez-vous moins pour nous ? Les tristes effets de la contagion de l'impiété et du libertinage subsisteraient-ils encore après que nous aurions réclamé la bonté infinie de votre Cœur divin ? Ah ! quand nous disons à un homme comme nous que nous comptons sur la bonté de son cœur, il ne saurait rien nous refuser. Et qu'est-ce, ô mon Sauveur, que le Cœur de l'homme le meilleur et le plus compatissant, auprès de votre Cœur ? Et nous ne nous confierions pas à la bonté de votre Cœur ! Et nous douterions que de ce Cœur d'où sont sortis tant de miracles de charité, i1 en sortît encore un aujourd'hui pour nous ! Oh ! non, nous n'en douterons pas... O Jésus-Christ, notre aimable Sauveur, nous nous souviendrons que votre Cœur est le sanctuaire de votre miséricorde et la source de tous les biens. Nous implorons avec la plus tendre confiance, son immense charité pour nous. Nous nous vouerons, nous nous vouons, dès ce moment, au culte de votre adorable Cœur ; tous les cœurs de ce royaume, nous les réunissons par les désirs de la charité, pour les lui offrir tous ensemble. Oui, Cœur de Jésus, nous vous offrons notre patrie tout entière et les cœurs de tous ses enfants. O Vierge sainte, ils sont maintenant entre vos mains ; nous vous les avons remis en nous consacrant à vous, comme à notre protectrice et à notre Mère. Aujourd'hui nous vous en supplions, offrez-les, offrez-les au Cœur de Jésus. Ah ! présentés par vous, il les recevra ; il leur pardonnera, il les bénira, il les sanctifiera, il les sauvera, et il sauvera la France tout entière ; il lui rendra la paix, il y fera revivre la foi, la piété et les mœurs ; il y fera refleurir la sainte religion. Ainsi soit-il.

Manseau, Les prêtres et religieux déportés sur les côtes et dans les îles de la Charente inférieure sous la Terreur, t.I, chap.XV.

Prières récitées par les prêtres déportés sous le Directoire en 1800 à l'île de Ré.

Elles figuraient toutes deux sur la feuille d'agrégation de l'Association du Sacré-Cœur de l'île de Ré, et portaient ce titre : "Prière journalière de l'Association formée entre les prêtres déportés à l'île de Ré, le 2 février 1800."

Au Sacré-Cœur de Jésus. O Cœur adorable de Jésus ! Soyez l'unique objet de mon amour, le terme de tous mes désirs, le centre de mon cœur ; soyez ma paix et ma tranquillité à l'heure de ma mort, ma joie et ma béatitude dans l'éternité. O Cœur aimable ! soyez connu, aimé et exalté jusqu'aux extrémités de la terre ; comblez de grâces et de bénédictions ceux qui vous aimeront et vous invoqueront ; accordez à ceux et à celles de cette sainte association, les grâces qu'ils vous demandent ou devraient vous demander, et que leur séjour soit pour l'éternité dans ce sanctuaire adorable. Ainsi soit-il.

Au Sacré-Cœur de Jésus. Cœur adorable de mon Sauveur, sanctuaire de la charité et de la miséricorde, source de toutes les grâces et de toutes les vertus, je me consacre entièrement à vous ; je veux vous louer, vous bénir, vous adorer tous les jours de ma vie, et vous aimer s'il était possible autant que vous êtes aimable. Pénétré des sentiments de la plus profonde humilité, je me propose d'avoir recours à vous dans tous les besoins de mon âme, dans toutes mes tentations, dans tous les dangers auxquels je pourrai être exposé, de vivre dans la plus intime union de mon Cœur avec le vôtre ; d'y renfermer, d'y fondre, d'y perdre le mien afin qu'il devienne une même chose avec le vôtre, et qu'il brûle du même feu. Vous nous avez promis, mon Sauveur, que vous aimeriez ceux qui vous aiment : Ego diligentes me diligo : que cette promesse s'accomplisse sur moi, sur tous les membres de cette association, sur tous les fidèles qui honorent votre Sacré-Cœur par un amour sincère et qui s'efforcent de mériter par leurs hommages de ressentir les effets du vôtre. Qu'elle soit pour eux et pour moi le gage d'une sainte vie, d'une mort précieuse à vos yeux, et de la glorieuse immortalité. Et vous, O Cœur de Marie ! après le Cœur de Jésus, le plus aimable, le plus compatissant de tous les cœurs, présentez au Cœur de votre Fils, notre consécration, nos résolutions, notre amour. Il s'attendrira sur nos malheurs, il nous en délivrera, et après avoir été notre protectrice sur la terre, vous serez notre reine dans les cieux. Ainsi soit-il.

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Prière d'après Claire Ferchaud (1896-1972)

Cette prière a reçu l'Imprimatur de Mgr Charles, évêque de Verdun, et suite à la demande du cardinal Lépicier, la bénédiction et l'approbation de Pie XI le 26 avril 1930.

O Cœur de Jésus, broyé à cause de nos péchés,
Cœur attristé et martyrisé par tant de crimes et de fautes,
Cœur, victime de toutes les iniquités,
Je Vous aime de toute mon âme et par-dessus toutes choses,
Je Vous aime pour ceux qui Vous méprisent et Vous délaissent,
Je Vous aime pour ceux qui Vous outragent et Vous empêchent de régner,
Je Vous aime pour ceux qui Vous abandonnent seul dans la Sainte Eucharistie,
Je Vous aime pour les âmes ingrates qui osent profaner votre Sacrement d'Amour par leurs insultes et leurs sacrilèges.
Cœur de Jésus, pardonnez aux pécheurs : ils ne savent pas ce qu'ils font !
Cœur de Jésus, soutenez tous ceux qui propagent votre saint Nom !
Cœur de Jésus, soutenez tous ceux qui souffrent et qui luttent !
Cœur de Jésus, faites que la société s'inspire en tout de votre Saint Evangile, seule sauvegarde de la justice et de la paix !
Cœur de Jésus, que les familles et les nations proclament vos droits !
Cœur de Jésus, régnez sur ma patrie !
Cœur de Jésus, que votre règne arrive par le Cœur Immaculé de Marie !

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Prière de Marthe Robin (1902-1981)

Père éternel, par les divins Cœurs de Jésus et de Marie et par votre Esprit d'Amour, je vous offre les plaies sacrées de Jésus mon Sauveur, son sang précieux, sa face adorable, son cœur sacerdotal et eucharistique, … en union avec Marie, et en particulier pour les âmes consacrées et pour vos prêtres… Je vous offre Jésus, la Sagesse Eternelle et le Souverain Bien… Dans ces abîmes sans fond de miséricorde, de pardon et d'amour du Cœur de Jésus, je noie l'iniquité, la haine et l'impiété. Dans son sang rédempteur, sanctificateur et divin, je plonge les âmes coupables, ingrates et aveugles. Je cache les âmes craintives, timides et défiantes dans ses plaies sacrées. Je submerge les cœurs froids, endurcis et rebelles dans l'océan infini de sa tendresse. J'emporte les prêtres, tous les prêtres dans ces demeures réservées à eux seuls. J'enfonce le monde universel dans son Cœur brûlant d'amour pour tous. Enfin dans ce brasier purificateur, pacificateur et sanctificateur, je jette, ô mon Père des Cieux, toutes vos créatures susceptibles de régénération, de perfection et d'amour, tous les égarés, les indécis, les infidèles, tous les pauvres pécheurs, et Vous supplie de les recevoir, de les garder, de les transformer, de les consumer tous dans votre immense amour. O Justice éternelle de la Sainteté Souveraine et Infinie de mon Dieu, voici Jésus. Soyez satisfaite par ses mérites surabondants qu'Il a bien voulu déposer en moi. Payez-vous à l'infini, dédommagez-vous de la gloire que vous a ravie Lucifer et toute sa légion orgueilleuse et après lui toutes les âmes coupables et indélicates. O Amour inexprimable et incompréhensible, ô Charité suprême et infinie, soyez emportés dans les âmes par les flammes toutes puissantes de son divin Cœur… Recevez éternellement… sans jamais d'interruption, de ralentissement, de fléchissement et d'oubli, votre Christ Jésus, l'Eternel Infini en qui je m'anéantis sans cesse sous la conduite du St-Esprit et avec Marie ma Mère, pour le parfait accomplissement de tous vos desseins d'amour dans l'Eglise et dans le monde. Mon Dieu, le silence répond mieux que les multiples ardeurs de mon amour pour Vous. Prenez Jésus, tout Jésus, et daignez lire vous-même en sa pensée divine qui est la vôtre, les intraduisibles caractères de feu que votre Esprit de charité a si profondément imprimés en mon âme et dans tout mon être, à tout jamais anéantis au cœur de votre unité.

Prière dictée le 4 juin 1937, en la Fête du Sacré-Cœur. In Raymond Peyret, Marthe Robin, La Croix et la Joie, Valence, Société d'Edition Peuple Libre, 1981.

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Prière au Cœur Eucharistique sous forme de Litanies

Cette prière au Cœur Eucharistique, sous l'inspiration d'une âme favorisée des dons de Dieu, commença à se répandre en 1854. Le P. Hermann (1821-1871), qui a inauguré en l'église Notre-Dame des Victoires l'adoration nocturne du Saint-Sacrement, M. Dupont (le "saint homme de Tours", 1797-1876), et Pierre-Julien Eymard (1811-1868, canonisé en 1963), fondateur de la Congrégation des Prêtres du Saint-Sacrement, en furent les premiers propagateurs.


Cœur Eucharistique de Jésus, doux compagnon de notre exil, je vous adore.
Cœur Eucharistique de Jésus,
Cœur solitaire, Cœur humilié, Cœur délaissé,
Cœur oublié, Cœur méprisé, Cœur outragé,
Cœur méconnu des hommes,
Cœur aimant nos cœurs,
Cœur suppliant qu'on l'aime,
Cœur patient à nous attendre,
Cœur pressé de nous exaucer,
Cœur désirant qu'on le prie,
Cœur foyer de nouvelles grâces,
Cœur silencieux voulant parler aux âmes,
Cœur doux refuge de la vie cachée,
Cœur maître des secrets de l'union divine,
Cœur de Celui qui dort, mais qui veille toujours,
Cœur Eucharistique de Jésus, ayez pitié de nous.
Jésus-Hostie, je veux vous consoler.
Je m'unis à vous, je m'immole avec vous.
Je m'anéantis devant vous,
Je veux m'oublier pour penser à vous,
Etre oublié et méprisé pour l'amour de vous,
N'être compris, n'être aimé que de vous.
Je me tairai pour vous entendre et me quitterai pour me perdre en vous.
Faites que je soulage ainsi votre soif de mon salut, votre soif ardente de ma sainteté, et que, purifié, je vous donne un pur et véritable amour.
Je ne veux plus lasser votre attente : prenez-moi, je me donne à vous.
Je vous remets toutes mes œuvres, mon esprit pour l'éclairer, mon cœur pour le diriger, ma volonté pour la fixer, ma misère pour la secourir, mon âme et mon corps pour les nourrir.
Cœur Eucharistique de mon Jésus, dont le sang est la vie de mon âme, que je ne vive plus, mais vivez seul en moi.
Ainsi soit-il.

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Consécration au Cœur Eucharistique de Jésus

Jésus, Maître adorable, caché dans votre Sacrement d'amour, vous qui demeurez avec moi pour adoucir mon exil, pourrais-je ne pas me vouer à consoler le vôtre ? A vous qui me donnez votre cœur, comment ne pas donner le mien ? Me donner à vous, il est vrai, c'est encore mon propre avantage, c'est trouver pour moi-même l'ineffable trésor d'un cœur aimant, désintéressé, fidèle comme je voudrais que fût le mien. Ainsi je ne peux rien donner et je reçois toujours. Seigneur, je ne saurais lutter de générosité avec vous, mais je vous aime ; daignez agréer mon pauvre cœur, et, encore qu'il ne soit rien, puisque vous l'aimez, il devient par vous quelque chose ; rendez-le bon et gardez-le. Cœur Eucharistique de Jésus, je vous consacre toutes les facultés de mon âme, toutes les forces de mon corps ; je veux travailler à vous connaître et à vous aimer toujours davantage pour vous faire mieux connaître et vous faire mieux aimer ; je veux n'agir que pour votre gloire, ne faire que la volonté de votre Père. Je vous consacre tous les instants de ma vie en esprit d'Adoration devant votre présence réelle ; d'Action de grâces pour cet incomparable don ; de Réparation pour nos cruelles froideurs, et de Supplication incessante, afin que nos prières offertes par vous, avec vous et en vous, s'élèvent purifiées et fécondes jusqu'au trône de la miséricorde divine et pour son éternelle gloire. Ainsi soit-il.

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Prière au Sacré-Cœur Eucharistique devant le Très Saint-Sacrement exposé

Cette prière a été composée par le P. Lepidi, Maître du Sacré Palais, auteur d'une courte et remarquable étude théologique publiée en latin en 1905 (sans mention de son nom), sur le culte du Cœur Eucharistique de Jésus.

O Cœur Eucharistique, ô amour souverain du Seigneur Jésus, qui avez institué l'auguste Sacrement pour demeurer ici-bas au milieu de nous, pour donner à nos âmes votre chair comme nourriture et votre sang comme céleste breuvage, nous croyons fermement, Seigneur Jésus, à cet amour suprême qui institua la Très Sainte Eucharistie, et ici, devant cette Hostie, il est juste que nous adorions cet amour, que nous le confessions et l'exaltions comme le grand foyer de la vie de votre Eglise. Cet amour est pour nous une pressante invitation ; vous semblez nous dire : « Voyez combien je vous aime ! En vous donnant ma chair en nourriture et mon sang en breuvage, je veux, par ce contact, exciter votre charité, vous unir à moi ; je veux réaliser la transformation de vos âmes en moi, le Crucifié ; en moi qui suis le Pain de la vie éternelle ; donnez-moi donc vos cœurs, vivez de ma vie et vous vivrez de Dieu. » Nous le reconnaissons, ô Seigneur, tel est l'appel de votre Cœur Eucharistique, et nous vous en remercions, et nous voulons, oui, nous voulons y répondre. Accordez-nous la grâce de bien nous pénétrer de cet amour suprême par lequel, avant de souffrir, vous nous avez conviés à prendre et à manger votre Corps sacré. Gravez dans le fond de nos âmes le propos stable d'être fidèles à cette invitation. Donnez-nous la dévotion, la révérence nécessaires pour honorer, pour recevoir dignement le don de votre Cœur Eucharistique, ce don de votre amour final. Que nous puissions ainsi, par votre grâce, célébrer effectivement le souvenir de votre Passion, réparer nos offenses et nos froideurs, alimenter et accroître notre amour pour vous, et conserver toujours vivante dans nos cœurs la semence de la bienheureuse immortalité. Ainsi soit-il.

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Acte de Consécration de Mère L.-M. Claret de La Touche (1868-1915)

Religieuse Visitandine du monastère de Romans, puis Supérieure de la communauté en Italie, Louise-Marguerite Claret de La Touche fut favorisée de communications divines, et chargée par le Seigneur d'une mission particulière envers le clergé : "Je veux imprimer mon Cœur sur le cœur de mon Sacerdoce et c'est par ton moyen que je le ferai" (18 octobre 1904).

O Amour Infini, Dieu éternel, principe de vie, source de l'être, je T'adore dans Ton Unité souveraine et dans la Trinité de Tes personnes. Je T'adore dans le Père, Créateur tout puissant qui a fait toutes choses. Je T'adore dans le Fils, Sagesse éternelle, par qui tout a été fait, Verbe du Père, incarné dans le temps au sein de la Vierge Marie, Jésus-Christ, Rédempteur et Roi. Je T'adore dans le Saint-Esprit, en qui sont la lumière, la force et la fécondité. Je T'adore, Amour Infini, caché dans les mystères de notre Foi, rayonnant dans l'Eucharistie, débordant sur le Calvaire et vivifiant la Sainte Eglise par les canaux des Sacrements. Je T'adore palpitant dans le Cœur du Christ, ton ineffable tabernacle, et me consacre à Toi. Je me donne à Toi sans crainte, dans la plénitude de ma volonté ; prends possession de mon être, pénètre-le tout entier. Je ne suis qu'un néant, impuissant à Te servir, il est vrai ; mais, ce néant, c'est Toi, Amour Infini, qui l'as vivifié et qui l'attires à Toi. Me voici donc, ô Jésus, pour faire ton Œuvre d'amour ; pour répandre, autant que j'en serai capable, dans l'âme de tes prêtres et, par eux, dans le monde entier, la connaissance de tes miséricordes infinies et des sublimes tendresses de ton Cœur. Je veux accomplir Ta Volonté, quoi qu'il m'en coûte, jusqu'à l'effusion de mon sang si mon sang pouvait n'être pas indigne de couler pour ta gloire. O Marie, Vierge immaculée, que l'Amour Infini a rendu féconde, c'est par tes mains virginales que je me donne et me consacre. Obtiens-moi d'être humble et fidèle et de me dévouer sans réserve aux intérêts de Jésus-Christ, ton adorable Fils, et à la gloire de son Cœur Sacré !

Le Don du Sacré-Cœur aux Prêtres, Extraits des œuvres de Mère Louise-Marguerite Claret de La Touche, Saint-Jean-le-Blanc - Paris, 1948.

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Acte de Consécration de Mère Marie de Jésus (1841-1884)

Marie Deluil-Martiny fonda en 1873 à Berchem près d'Anvers la Société des Filles du Cœur de Jésus, où elle prit l'habit sous le nom de Sœur Marie de Jésus. Elle a été béatifiée par Jean-Paul II le 22 octobre 1989.(pour en savoir plus, cliquer sur le lien suivant: http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-808818.html)

Permettez, ô mon doux Maître, que je me donne à Vous et à votre Cœur adorable par vos propres mains. Recevez et acceptez ainsi le don, l'abandon total et sans conditions que votre grâce me fait Vous offrir de tout moi-même, de mon cœur, de mon âme, de mon esprit, de ma volonté, de ma liberté, de mes pensées, de mes affections… de tout ce qui m'intéresse, m'appartient ou m'est cher, pour le présent et l'avenir, pour le temps et l'éternité. Faites de moi et de tout cela ce que Vous voudrez. Employez-moi, laissez-moi inutile dans un coin, consolez-moi, désolez-moi, je n'ai rien à y voir, rien à désirer ou à préférer. Me voilà jetée aujourd'hui comme une petite goutte d'eau dans l'océan d'amour de la Blessure de votre Cœur, ô Jésus, pour être roulée et portée par ses vagues sacrées selon l'ordre de votre volonté, à tout jamais. En échange de ces pauvretés que je Vous donne, donnez-moi la grâce de ne jamais me reprendre, de Vous aimer sans réserve et sans partage et d'accomplir parfaitement votre volonté sainte.

Mère Marie de Jésus Deluil-Martiny, Fondatrice de la Société des Filles du Cœur de Jésus, Marseille, La Servianne, 1955.

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Prière du cardinal John-Henry Newman (1801-1890)

Mon Dieu, mon Sauveur, j'adore votre Cœur sacré ; car ce cœur est le siège de toutes vos plus tendres affections pour nous, pécheurs. Il est l'instrument et l'organe de votre amour ; Il a battu pour nous ; Il a soupiré d'un grand désir de notre amour ; Il a souffert douloureusement pour nous et pour notre salut. Le zèle l'enflamma, pour que la gloire de Dieu fût manifestée en nous et pour nous. Il est le canal par lequel votre affection humaine débordante est venue à nous ; par lequel est venue à nous toute votre divine charité. Toute votre incompréhensible compassion pour nous, comme Dieu et comme homme, comme notre Créateur, notre Rédempteur et notre Juge, est venue à nous et y vient toujours par ce Sacré Cœur en un fleuve aux courants mêlés inséparablement. O symbole très sacré et sacrement de l'amour divin et humain dans sa plénitude. Vous m'avez sauvé par votre force divine et par votre affection humaine, et enfin par ce sang miraculeux dont Vous débordiez.

Prière extraite de Méditations et Prières, 3° partie, XVI : Le Sacré Cœur, trad. Marie-Agnès Pératé, Paris, Lecoffre, 1906.

Téléchargez le textes de toutes les prières (pdf), en cliquant ici

Manseau, Les prêtres et les religieux déportés sur les côtes et dans les îles de la Charente inférieure sous le Directoire, t.II, chap.XXI.
23 avril 2008

La Miséricorde Divine

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Acte d'abandon à la Miséricorde écrit par Jean-Paul II en 1985

Seigneur, aujourd’hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés motrices et mentales, je Vous offre à l’avance mon acceptation à Votre sainte volonté, et dès maintenant, je veux que si l’une ou l’autre de ces épreuves m’arrivait, elle puisse servir à Votre gloire et au salut des âmes. Dès maintenant aussi, je Vous demande de soutenir de Votre grâce les personnes qui auraient la tâche ingrate de me venir en aide. Si, un jour, la maladie devait envahir mon cerveau et anéantir ma lucidité, déjà, Seigneur, ma soumission est devant Vous et se poursuivra en une silencieuse adoration. Si, un jour, un état d’inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces heures que j’aurai à vivre soit une suite ininterrompue d’actions de grâces et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d’amour. Mon âme, guidée à cet instant par la main de Marie, se présentera devant Vous pour chanter vos louanges éternellement. Ainsi soit-il.

8 avril 2008

Bienheureux Charles de Foucauld

Bienheureux Charles de Foucauld

Le petit Frère Universel

1858-1916

Fête le 2 décembre

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Charles de Foucauld (Frère Charles de Jésus) naquit à Strasbourg, en France, le 15 septembre 1858. Orphelin à six ans, il fut élevé, avec sa soeur Marie, par son grand-père, dont il suivit les déplacements dus à sa carrière militaire. Adolescent, il s'éloigna de la foi. Connu pour son goût de la vie facile, il révéla cependant une volonté forte et constante dans les difficultés. Il entreprit une périlleuse exploration au Maroc (1883-1884). Le témoignage de la foi des musulmans réveilla en lui la question de Dieu:  "Mon Dieu, si vous existez, faites que je vous connaisse". De retour en France, touché par l'accueil affectueux et discret de sa famille profondément chrétienne, il se mit en quête. Guidé par un prêtre, l'abbé Huvelin, il retrouva Dieu en octobre 1886. Il avait 28 ans. "Aussitôt que je crus qu'il y avait un Dieu, je compris que je ne pouvais faire autrement que de ne vivre que pour lui". Un pèlerinage en Terre Sainte lui révéla sa vocation:  suivre Jésus dans sa vie de Nazareth. Il passa sept années à la Trappe, d'abord à Notre-Dame des Neiges, puis à Akbès, en Syrie. Il vécut ensuite seul dans la prière et l'adoration près des Clarisses de Nazareth. Ordonné prêtre à 43 ans (1901), il partit au Sahara, d'abord à Beni-Abbès, puis à Tamanrasset parmi les Touaregs du Hoggar. Il voulait rejoindre ceux qui étaient le plus loin, "les plus délaissés, les plus abandonnés". Il voulait que chacun de ceux qui l'approchaient le considère comme un frère, "le frère universel". Il voulait "crier l'Évangile par toute sa vie" dans un grand respect de la culture et de la foi de ceux au milieu desquels il vivait. "Je voudrais être assez bon pour qu'on dise:  Si tel est le serviteur, comment donc est le Maître?". Le soir du 1 décembre 1916, il fut tué pas une bande qui avait encerclé sa maison. Il avait toujours rêvé de partager sa vocation avec d'autres:  après avoir écrit plusieurs règles religieuses, il pensa que cette "vie de Nazareth" pouvait être vécue partout et par tous. Aujourd'hui, la "famille spirituelle de Charles de Foucauld" comprend plusieurs associations de fidèles, des communautés religieuses et des instituts séculiers de laïcs ou de prêtres. Il a été proclamé Bienheureux par le Pape Benoît XIV le 13 novembre 2005.

Prière pour obtenir une grâce par l'intercession du Père Charles de Foucauld

Dieu, notre Père, Tu as appelé le Bienheureux Charles de Foucauld, prêtre, à vivre de ton amour dans l'intimité de ton Fils, Jésus de Nazareth. Accorde-nous de trouver dans l'Evangile le fondement d'une vie chrétienne de plus en plus rayonnante et dans l'Eucharistie la source d'une véritable fraternité universelle. Nous te supplions tout particulièrement d'accorder par l'intercession du Bienheureux Charles de Foucauld, si cela est conforme à ta sainte volonté, la grâce de ........ en faveur de ...... que nous recommandons à ton coeur de Père. Nous te le demandons par Jésus, ton Fils bien-aimé, Notre Seigneur.

Imprimatur : Viviers, le 14 septembre 2006

+ François Blondel

Evêque de Viviers

Prière du Bienheureux Charles de Foucauld

Mon Père, Je m'abandonne à toi, fais de moi ce qu'il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j'accepte tout. Pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures, e ne désire rien d'autre, mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l'amour de mon coeur, parce que je t'aime, et que ce m'est un besoin d'amour de me donner, de me remettre entre tes mains sans mesure, avec une infinie confiance car tu es mon Père.

Oraison de la Messe du Bienheureux Charles de Foucauld

Dieu notre Père, tu as appelé le Bienheureux Charles à vivre de ton amour dans l'intimité de ton Fils, Jésus de Nazareth. Accorde-nous de trouver dans l'Evangile, le fondement d'une vie chrétienne de plus en plus rayonnante, et dans l'Eucharistie, la source d'une fraternité universelle. Par Jésus Christ…

On peut se procurer des images du Père de Foucauld à l'adresse suivante

Images du Père de Foucauld

"L'Etang Neuf"

F-41210 Saint-Viatre (France)

7 mars 2008

Jésus rencontre les filles de Jérusalem

IXJésus rencontre les filles de Jérusalem

D'après les révélations de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich

Le cortège était encore à quelque distance de la porte qui est située dans la direction du sud-ouest. On arrive par un chemin un peu en pente à Cette porte qui est fortifiée. On passe d'abord sous une arcade voûtée, puis sur un pont, puis sous une autre arcade. A la sortie, les murs de la ville vont quelque temps au midi, puis au couchant, puis encore au midi, pour entourer la montagne de Sion. A droite de la porte, la muraille va dans la direction du nord, jusqu'à la porte de l'angle, puis elle tourne vers le levant, en longeant la partie septentrionale de Jérusalem. Lorsque le cortège approcha de la porte, les archers accélérèrent leur marche. Le chemin était très inégal et, immédiatement avant la porte, il y avait un grand bourbier. Les archers tirèrent violemment Jésus en avant et on se pressa les uns contre les autres. Simon de Cyrène voulut passer à côté, ce qui fit dévier la croix, et Jésus tombant pour la quatrième fois sous son fardeau, fut rudement précipité dans le bourbier, en sorte que Simon put à peine retenir la croix. Il dit alors d'une voix affaiblie et pourtant distincte : “  Hélas ! hélas ! Jérusalem, combien je t'ai aimée ! j'ai voulu rassembler tes enfants comme la poule rassemble ses petits sous ses ailes, et tu me chasses si cruellement hors de tes portes ” ! Le Seigneur parla ainsi avec une tristesse profonde, mais les Pharisiens ayant entendu ces Paroles, l'insultèrent de nouveau, disant : “ ce perturbateur n'en a pas fini : il tient encore de mauvais pro-pos ”; Puis ils le frappèrent et le traînèrent en avant pour le retirer du bourbier, Simon de Cyrène fut si indi-gné des cruautés exercées envers Jésus, qu'il s'écria : “ Si vous ne mettez pas fin à vos infamies je jette là la croix, quand même vous voudriez me tuer aussi. ” Au sortir de la porte On voit un chemin étroit et rocail-leux, qui se dirige quelque temps au nord et conduit au Calvaire. La grande route d'où ce chemin s'écarte se par-tage en trois embranchements à quelque distance de là : l'un tourne à gauche vers le sud-ouest, et conduit à Bethléhem par la vallée de Bibon : l'autre se dirige au couchant, vers Emmaüs et Joppe; le troisième tourne au nord-ouest autour du Calvaire, et aboutit à la pointe de l'angle qui conduit à Bethsur. De la porte par laquelle Jésus sortit, on peut voir à gauche, vers le sud-ouest, celle de Bethléem. Ces deux portes sont, parmi les portes de Jérusalem, les plus rappro-chées l'une de l'autre. Au milieu de la route, devant la Porte, à l'endroit où commence le chemin du Calvaire, on avait placé sur un poteau un écriteau annonçant la con-damnation à mort de Jésus et des deux larrons. Les carac-tères étaient blancs et en relief, comme si on les y eût col-lés. Non loin de là, à l'angle de ce chemin, était une troupe de femmes qui pleuraient et gémissaient . C'étaient pour la plupart des vierges et de pauvres femmes de Jérusalem avec leurs enfants, qui étaient allées en avant du cortège,; d'autres étaient venues pour la Pâque de Bethléem, d'Hé-bron et des lieux circonvoisins. Jésus tomba presque en défaillance mais il n'alla pas tout à fait à terre, parce que Simon fit reposer la croix sur le sol, s'approcha de lui et le soutint. C'est la cinquième chute de Jésus sous la croix. A la vue de son visage si défait et si meurtri, les femmes poussèrent des cris de douleur, et, suivant la coutume juive, présentèrent à Jésus des linges pour essuyer sa face. Le Sauveur se tourna vers elles, et dit : “ Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi : pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants, car il viendra bientôt un temps où l'on dira : Heureuses les stériles et les entrailles qui n'ont point engendré et les seins qui n'ont point allaité! Alors on commencera à dire aux montagnes : Tombez sur nous! et aux collines : Couvrez-nous! Car si on traie ainsi le bois vert, que sera ce de celui qui  est sec ? Il leur adressa d'autres belles paroles que j'ai oubliées : je me souviens seulement qu'il leur dit que leurs larmes seraient récompensées, qu'elles marcheraient doré-navant sur d'autres chemins, etc. Il y eut une pause en cet endroit : les gens qui portaient les instruments du supplice se rendirent à la montagne du Calvaire suivis de cent sol-dats romains de l'escorte de Pilate, lequel avait accompagné  de loin le cortège; arrivé à la porte, il rebroussa chemin vers l'intérieur de la ville.

27 janvier 2008

Marie enfant

Marie Enfant

I La Santissima Bambina

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II Petite Marie

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III Marie et ses parents

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Prière à Marie Enfant

Glorieuse Fille du Ciel, Aurore du Soleil de Justice, nous venons à Tes pieds, le coeur plein d'une joie sainte en union avec les Esprits Bienheureux qui entourent Ton berceau, pour T'offrir les hommages de notre vénération et de notre amour. Nous Te prions, Marie Enfant, de nous bénir et de nous protéger maintenant et toujours. Accorde-nous les grâce que nous sollicitons de Ton Coeur Immaculé; sois notre Avocate auprès de Dieu le Père, dont Tu es la Fille; du Fils dont Tu es la Mère et de l'Esprit Saint dont Tu es l'Epouse, ô Marie Enfant; et que Ta simplicité et Ta Pureté soient toujours notre partage. Amen.

22 avril 2009

Hymne Acathiste à Sainte Odile

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Sainte Odile

Sainte Patronne de l'Alsace

662-720

Fête le 14 décembre


Le plus ancien document sur la vie de sainte Odile est un parchemin du X° siècle où un moine a noté ce que la tradition orale transmettait depuis près de deux cents ans, au Mont Saint Odile qui domine la plaine d'Alsace. Au temps du roi mérovingien Childeric II, Aldaric, troisième duc d'Alsace, père de sainte Odile, tient sous son empire toute la vallée du Rhin, de Strasbourg à Bâle. Aldaric est un chrétien sincère, mais il s'arrache avec peine aux coutumes barbares, ses réactions sont impulsives et même dangereuses : pas de pardon pour qui l'offense. En 660, alors qu’il attendait avec impatience la naissance de son fils premier-né, lui naquit une petite fille aveugle. Son premier réflexe fut de vouloir la tuer, mais devant les pleurs de sa femme, Béreswinde, il accepta de lui laisser la vie à condition que le bébé disparût aussitôt. Béreswinde, bouleversée, se mit en quête d'une nourrice. Odile fut emmenée à Scherwiller, à une trentaine de kilomètres d'Obernai. Devant le beau linge du bébé et les soins particuliers dont il était entouré, les langues allaient bon train. Bientôt Odile ne fut plus en sécurité chez la nourrice et, à un an, dut reprendre la route pour Baume-les-Dames, près de Besançon, où elle franchit les portes d'un monastère. Pendant toute son enfance, Odile était entourée du silence et de la paix des moniales qui essayaient de lui faire oublier sa cécité : elle apprit à se diriger seule dans le cloître, à reconnaître les appels de la cloche, à chanter par cœur les offices, faisant la joie de ses mères adoptives. L'évêque Ehrhardt de Ratisbonne arriva un jour au monastère pour, dit-il, baptiser la petite aveugle. Devant la communauté, Ehrhardt prononça les paroles sacramentelles : « Odilia Je te baptise au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit. » Odilia veut dire : soleil de Dieu. Au moment où l'eau coula sur son front, Odile ouvrit les paupières... elle voyait ! Après la guérison, l’évêque fit avertir Aldaric qui n'eut aucun geste de repentir. Il avait maintenant quatre fils et une fille, sa fille aînée était oubliée. Odile demeura donc à Palma chez les religieuses qui lui apprirent aussitôt à écrire et à lire dans les livres saints. La souffrance et la cécité l'avaient mûrie : elle faisait preuve d'une force d'âme et d'un détachement extraordinaires. Au fur et à mesure que les mois passaient, Odile sentait grandir en elle le désir de connaître sa famille. Certains voyageurs qui s'arrêtaient au monastère lui avaient déjà parlé de son frère Hugon qu’ils disaient aimable et généreux. Par l'intermédiaire d'un pèlerin, Odile lui fit parvenir une lettre qui émut Hugon au point qu’il osa affronter son père. L'heure du pardon n'avait pas encore sonné, Aldaric ne voulait pas revoir sa fille mais Hugon écrivit cependant à sa sœur de venir au château, pensant que la vue d'Odile ferait tomber la colère de son père. Hélas, à l'arrivée de sa fille aînée la colère d’Aldaric redoubla : il frappa Hugon qui mourut des suites des blessures. Ce fut le dernier accès de colère du terrible barbare qui, désespéré par la mort de son fils préféré, installa sa fille à Honenbourg et assura sa subsistance. Odile eut la patience de vivre ignorée des siens et se contente de ce que lui donnait son père qu'elle n'osait plus affronter. Elle ne vivait que pour les pauvres avec qui elle partageait ses maigres ressources. Peu à peu Aldaric se transforma et offrit à Odile le Honenbourg et toutes ses dépendances à condition qu'elle priât pour lui. La jeune fille humiliée va devenir la célèbre Abbesse représentée par les statues et les tapisseries. Son cœur profond, son austère vertu, sa grande charité attirèrent plus de cent trente moniales et la plupart des membres de sa famille. Les travaux commencèrent rapidement pour transformer le Honenbourg en un monastère. Odile qui est une âme d'oraison, couvrit de chapelles tout le sommet de la colline dont la première fut dédiée à Notre-Dame, puis une autre à saint Jean-Baptiste qu'Odile vénérait particulièrement depuis son baptême. Un soir, la moniale chargée d'appeler ses compagnes pour l'office fut éblouie par une violente clarté : Odile conversait avec saint Jean-Baptiste. De jour, de nuit, par petits groupes qui se succédaient, les moniales chantaient sans cesse la louange de Dieu. L'Abbesse était la plus ardente à la prière ; elle aimait la mortification, mais elle était sage et prudente pour ses filles. Peu de temps après la construction du monastère, Aldaric mourut. Avertie par une vision, Odile le sut en Purgatoire et se mit en prière jusqu'à ce que Notre-Seigneur lui apparût pour lui apprendre l'entrée de son père en Paradis. Une chapelle, dite des larmes, se dresse encore aujourd'hui sur la terrasse du couvent ; la tradition assure qu'une pierre creusée par les genoux de la sainte existe encore devant le maître-autel. Le Honenbourg était le refuge des pauvres, des malheureux, des malchanceux et des pèlerins qui savaient y trouver bon accueil. Un vieillard tomba en montant vers le monastère. Odile le rencontra un moment plus tard et, comme pour le soulager, il fallait de l'eau, Odile implora le secours de Dieu, frappa le rocher et une source jaillit et ne tarira jamais. Mais la preuve était faite que tous ceux qui désiraient du secours ne pouvaient parvenir au sommet de la colline. Un autre monastère fut construit en bas. Aucun des deux couvents ne voulait se passer de la présence d'Odile qui allait donc du cloître du haut à celui du bas. En chemin elle aidait les éclopés et les infirmes. De toutes parts on venait la voir car on savait que ses mains étaient bénies. Parfois lorsqu'elle pansait des blessés ou des lépreux, les plaies se fermaient et les douleurs s'apaisaient. Sa préférence allait aux aveugles en souvenir de son infirmité. Elle présidait tout, elle prévoyait tout et s'intéressait à chacun en particulier. Mais ses compagnes la voyaient de plus en plus lasse. Sentant la faiblesse la gagner, Odile se rendit à la chapelle Saint-Jean-Baptiste ; une dernière fois elle s'adressa à ses filles puis, à l'heure de l'office elle les envoya à l'église. Quand les moniales revinrent de l'office, Odile les avait quittées. Leur peine était grande d'autant plus que leur mère était partie sans avoir communié. Elles se mirent en prière et Odile revint à elle. Après les avoir réprimandées, l'Abbesse réclama le ciboire, se communia et quitta définitivement la terre, le 13 décembre 720.

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Hymne Acathiste à Sainte Odile


Kondakion 1


Tes pieux parents prièrent le ciel, afin qu'il leur accorde la grâce d'un enfant, mais lorsque tu vins au monde, déçu de n'avoir pas un fils et de te voir aveugle, ton père te considéra comme une malédiction et te chassa, mais nous nous écrions vers Dieu: Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Ikos 1


Tu fus transporté en un lieu éloigné, afin que ne puissent te voir ceux qui possédaient la vue, car t'ayant donné la vie, ils te refusèrent l'amour, ta mère te confia à la très sainte Mère de Dieu et au Christ, en leur sainte garde, tu fus sauvée pour que nous nous écrions:

Réjouis-toi, que Dieu mit à part dès la naissance,

Réjouis-toi, qui fus adoptée par le ciel,

Réjouis-toi, qui eus le Christ pour frère,

Réjouis-toi, qui eus pour mère celle des croyants,

Réjouis-toi, qui dès l'enfance reçus la protection d'en-haut,

Réjouis-toi, qui gardas les yeux fermés sur le monde cruel,

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 2


Pour ne pas provoquer l'ire de ton père, tu n'existas plus au monde qui l'entourait, et quand on parla de cette mystérieuse enfant noble, qu'élevait une amie de ta mère, celle-ci dut se résigner à t'éloigner plus encore et à te confier à Dieu auquel nous crions: Alléluia!


Ikos 2


Tu fus exilée au ciel sur la terre, confiée aux moniales de Baume, tu fus reçue avec joie, l'higoumène t'offrit sa maternelle affection, tu vécus ainsi au rythme de la louange de Dieu et respiras l'encens des psalmodies élevées vers Lui et nous te disons:

Réjouis-toi, qui fus élevée dans la prière,

Réjouis-toi, qui vécus bercée par les psaumes,

Réjouis-toi, qui connus l'Amour divin dès le berceau,

Réjouis-toi, qui ignoras le mal dès ton jeune âge,

Réjouis-toi, qui fus préservée dans le havre de Dieu,

Réjouis-toi, qui grandis dans le sacrifice de l'Amour,

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 3


Dès ton plus jeune âge tu fus instruite dans la foi, privée de la lumière du corps, tu reçus abondamment celle d'en-haut, venue dans le monde pour sauver les pécheurs qui reconnaissants s'écrient vers Dieu: Alléluia!


Ikos 3I


Si tu ne pouvais marcher sur les sentiers terrestres, ton cœur par la prière visitait le Royaume céleste, il s'ouvrait à l'Amour du Ressuscité, te disposait à la vertu et à la fidélité, nous émerveillant de ta sagesse précoce et de ta patience nous t'acclamons ainsi:

Réjouis-toi, petit enfant venu au Christ,

Réjouis-toi, colombe dans le temple de Dieu,

Réjouis-toi, offrande de l'innocence,

Réjouis-toi, sacrifice de pureté,

Réjouis-toi, louange agréable,

Réjouis-toi, vierge sage,

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 4


Saint Erhard, de Ratisbonne eut un jour une vision, Dieu lui demanda d'aller au monastère de Baume, pour y baptiser une servante du Christ aveugle, lui donner le nom d'Odile afin qu'elle recouvre la vue et s'écrie vers Dieu: Alléluia!


Ikos 4


Tu reçus la sainte illumination de l'Esprit à douze ans, et par une grâce divine, il te fut accordé de recouvrer la vue du corps, alors Saint Erhard bénit un voile qu'il posa sur ta tête, il annonça que Dieu te réservait encore des grâces merveilleuses et nous te clamons:

Réjouis-toi, qui vis la Lumière au jour de ton baptême,

Réjouis-toi, que Dieu montra au saint hiérarque,

Réjouis-toi, affermissement des baptisés,

Réjouis-toi, exemple de la grandeur des sacrements,

Réjouis-toi, espérance de bénédictions divines,

Réjouis-toi, réceptacle des miracles de Dieu,

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 5


Saint Hidulphe, frère de Saint Erhard ayant assisté au prodige, alla annoncer la bonne nouvelle à ton père pris de honte au souvenir de sa bassesse, celui-ci ne voulut point te faire revenir, il te laissa te fortifier dans la vertu et s'exclama vers Dieu: Alléluia!


Ikos 5


L'ardeur de ton zèle et la profondeur de ta dévotion te firent égaler en sagesse les moniales de Baume, toi qui n'avais pas prononcé de voeux sinon dans ton cœur et dans tes actes, admirant ton impeccable cheminement, nous te louons:

Réjouis-toi, triomphe de la vertu,

Réjouis-toi, joie de l'ascèse,

Réjouis-toi, pur élan vers Dieu,

Réjouis-toi, vivante oraison,

Réjouis-toi, oblation discrète,

Réjouis-toi, spiritualité incarnée,

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la Guérison!


Kondakion 6


Dieu avait béni ton père lui donnant quatre fils et une autre fille, ayant entendu parler d'Hugues ton frère, tu voulus le connaître et tu lui écrivis pour qu'il intercède auprès de votre père afin qu'il accepte ton retour ayant reconnu ta grande tendresse et ton élévation spirituelle Hugues accepta et chanta vers Dieu: Alléluia!


Ikos 6


Ton père ne voulut pas accepter les supplications éloquentes de ton frère, alors Hugues pensant que ta seule présence le convaincrait, t'appela auprès de lui, tu fis tes adieux à Baume et te mis en chemin vers la tendresse du foyer familial abimée dans la prière admirant ton esprit de pardon et ta longanimité, nous te disons:

Réjouis-toi, qui voulus honorer ton père et ta mère

Réjouis-toi, qui revins aux lieux de ton malheur

Réjouis-toi, qui sus pardonner

Réjouis-toi, douceur de la longanimité

Réjouis-toi, paradigme de la charité

Réjouis-toi, modèle de l'amour filial et fraternel

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 7


Lorsqu'il te vit ton père fut irrité, il frappa ton frère pour sa désobéissance, mais tu te jetas à ses pieds et lui baisas les mains et t'ayant embrassée, il oublia son courroux et t'accueillit et ton cœur chanta vers Dieu: Alléluia!


Ikos 7


Ta mère baisa tes yeux pour lesquels ton père te rejeta par lesquels le Père Céleste manifestas Son amour et Sa grâce en toi, tu réintégras la tendresse paternelle car ta douceur, la simplicité de ta vie et ta charité surent mieux que les mots le convaincre, que cette grâce d'une vie exemplaire nous soit donnée à nous qui te disons:

Réjouis-toi, réconciliation en Christ

Réjouis-toi, réceptacle de la concorde

Réjouis-toi, simplicité de l'âme en Dieu

Réjouis-toi, précieux joyau de la fraternité

Réjouis-toi, trésor de bonté

Réjouis-toi, douce persuasion de la faiblesse

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 8


Ton père voulut par l'hymen te procurer la richesse du monde, instruit de ses projets, tu refusas le mariage car tu aspirais à la sainte solitude du monachisme, mais l'appel de Baume qui avait retenti dans ton cœur, il ne le voulut point entendre et tu supportas l'épreuve dans la prière criant à Dieu dans tes larmes : Alléluia!


Ikos 8


Tu ne voulus pour époux que le Seigneur Christ, pour ce faire tu repris secrètement le chemin de l'exil déguisée en mendiante, tu traversas le Rhin, et découvrant un havre de solitude écarté, tu vécus loin du monde, devant ta résistance aux mirages de gloire mondaine, avec ferveur nous te crions:

Réjouis-toi, épouse du Christ

Réjouis-toi, amante de la vie monastique

Réjouis-toi, zélatrice de la sainte solitude

Réjouis-toi, rempart des moines et des moniales

Réjouis-toi, affermissement des vocations

Réjouis-toi, bastion inexpugnable de l'Esprit

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 9


N'ayant pu briser ta détermination, ton père accepta ta vocation sainte, il te donna un château pour que tu puisses comme tu l'entendais organiser un monastère de vierges qui sans cesse s'écrieraient vers Dieu: Alléluia!


Ikos 9


Ta communauté reçut les meilleures enfants du pays, tu offris au Christ des églises et chapelles innombrables, où abeilles saintes, les moniales offraient comme du miel, leurs prières, leur ascèse et leur vie toute entière, instruites par ta vie, comme elles nous t'acclamons:

Réjouis-toi, architecte des églises de Dieu

Réjouis-toi, direction spirituelle des ascètes

Réjouis-toi, conductrice de la prière

Réjouis-toi, fierté du monachisme

Réjouis-toi, orgueil de l'oraison

Réjouis-toi, havre de vie spirituelle

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 10


Voulant sans cesse te remémorer la Sainte Trinité, tu plantas trois tilleuls près de ton monastère, et tu dédias tes églises et chapelles à la Très Sainte Mère de Dieu, à la Sainte et Vivifiante Croix et à Saint Jean-Baptiste élevant vers Dieu ta sainte voix pour dire: Alléluia!


Ikos 10


L'oratoire du saint Prodrome et Baptiste Jean, tu le construisis pour honorer le jour de ton saint baptême, Dieu te bénit encore abondamment car il envoya vers toi le saint Apôtre Pierre et une milice céleste pour le consacrer, c'est dans cette chapelle que tu fus déposée pour que nous puissions te chanter:

Réjouis-toi, qui fus digne des hôtes célestes

Réjouis-toi, qui reçus l'Apôtre Pierre ici-bas

Réjouis-toi, ange dans la chair

Réjouis-toi, initiée de la grâce

Réjouis-toi, bénédiction tangible

Réjouis-toi, pilier de l'Eglise

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 11


Menant une dure vie d'ascèse , tu passais tes nuits en vigiles orantes, ne t'accordant repos que sur une grossière peau d'ours, vivant cette vie dure, tu voulus adoucir celle des pèlerins des sanctuaires voisins, tu fis construire pour eux un hospice et une église dédiée à Saint Nicolas, ce dont ils rendirent grâces à Dieu, disant : Alléluia!


Ikos 11


Attirés par ton exemple splendide et joyeux tes parents résolurent dans leur vieil âge de consacrer leurs derniers jours à Dieu, ils voulurent L'attendre en la sainte compagnie des solitaires consacrées au Christ et dans tes bras tu les remis au Père des Lumières, après qu'ils se fussent retirés du monde pour te rejoindre, inspire-nous à nous aussi de saintes résolutions, tandis que nous te disons:

Réjouis-toi, exemple de sainteté

Réjouis-toi, modèle de vie parfaite

Réjouis-toi, inspiratrice des saintes décisions

Réjouis-toi, borne lumineuse sur le Chemin

Réjouis-toi, écho de l'harmonie céleste

Réjouis-toi, rayon du soleil spirituel

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 12


Tu soignas les malades avec amour sans discontinuer, tu embrassas même un lépreux devant lequel tu avais d'abord reculé, trouvant sur le chemin un blessé et n'ayant pas d'eau, tu frappas un rocher et ta foi en Christ en fit jaillir de l'eau, devant ta grande confiance en Dieu, nous nous écrions vers Lui: Alléluia!


Ikos 12


Cette fontaine que tu fis jaillir tel Moïse dans le désert, elle fut source de guérisons innombrables et l'eau salutaire qui en jaillit continue de manifester la ferveur de ta prière en guérissant ceux qui t'acclament ainsi:

Réjouis-toi, intercession efficace devant le Roi de gloire

Réjouis-toi, guérison des multitudes

Réjouis-toi, espérance des sans-espoirs

Réjouis-toi, baume sur les plaies

Réjouis-toi, miracle de l'amour du Christ

Réjouis-toi, délivrance de la cécité

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 13


Tu connus l'heure de ton trépas et l'annonças à tes moniales priant pour toi, elles virent un ange t'apporter la Sainte Communion, et lorsque tu fermas tes yeux pour les ouvrir à la Lumière céleste, c'était la fête de Sainte Lucie, ton corps exhala un parfum suave qui embauma leur prières tandis qu'elles chantaient Alléluia!


Ikos 1


Tu fus transporté en un lieu éloigné afin que ne puissent te voir ceux qui possédaient la vue, car t'ayant donné la vie, ils te refusèrent l'amour, ta mère te confia à la très sainte Mère de Dieu et au Christ, en leur sainte garde, tu fus sauvée pour que nous nous écrions:

Réjouis-toi, que Dieu mit à part dès la naissance

Réjouis-toi, qui fus adoptée par le ciel

Réjouis-toi, qui eus le Christ pour frère

Réjouis-toi, qui eus pour mère celle des croyants

Réjouis-toi, qui dès l'enfance reçus la protection d'En Haut

Réjouis-toi, qui gardas les yeux fermés sur le monde cruel

Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Kondakion 1


Tes pieux parents prièrent le ciel afin qu'il leur accorde la grâce d'un enfant, mais lorsque tu vins au monde, déçu de n'avoir pas un fils et de te voir aveugle, ton père te considéra comme une malédiction et te chassa, mais nous nous écrions vers Dieu: Réjouis-toi, Sainte Odile par qui le Christ nous accorde la guérison!


Prière à Sainte Odile


Sainte Odile, toi qui connus dès l'enfance l'abandon et les épreuves, mais qui vécus depuis ton plus jeune âge dans la prière et l'ascèse, toi qui recouvras la vue en recevant la sainte illumination du baptême et qui consacras ta vie à soulager la misère spirituelle, matérielle et physique de tes frères et soeurs, prie le Christ notre Dieu de nous accorder par tes saintes supplications, le renouvellement de notre vue afin que nos yeux, renonçant au péché s'astreignent à ne contempler que Sa pure gloire, que notre corps purifié soit mis à Son service, que notre esprit soit lavé ainsi que notre âme de ses péchés, afin que nous soyons dignes de participer à l'avènement de son royaume. Amen.


Acathiste composé par Claude Lopez-Ginisty à la gloire de Dieu et de sa sainte moniale Odile

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Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste à Sainte Odile (pdf) en cliquant ici

23 décembre 2022

Les Saints Ancêtres de Notre Seigneur Jésus-Christ

Arbre de Jessé - Redimensionnée

 

Les Saints Ancêtres de Notre Seigneur Jésus-Christ

24 décembre

 

En cette veille de la Nativité de notre Dieu et Sauveur Jésus-Christ, nous célébrons la mémoire du Patriarche Abrabam, le Père des croyants, et de sa lignée : les Ancêtres selon la chair de notre Sauveur.

Issu de la terre des Chaldéens idolâtres, le Patriarche Abraham n'hésita pas un instant à quitter son pays, sa maison, sa famille et ses biens, à rappel de Dieu, pour se rendre vers la terre de Canaan que le Seigneur lui donna en héritage, en lui promettant une glorieuse postérité et une alliance éternelle. Le fruit de cet acte de foi fut Isaac, que Dieu lui accorda dans sa vieillesse. Puis d'Isaac naquit Jacob, et de Jacob sortirent les douze Patriarches, pères des douze tribus d'Israël. C'est finalement de la tribu de Juda que, conformément aux Ecritures, devait naître le Christ, l'aboutissement des promesses, et la plénitude de l'alliance et de l'union entre Dieu et les hommes.

Par l'intermédiaire des Saints Ancêtres et Patriarches, notre Seigneur Jésus-Christ est donc en quelque manière lui aussi le fruit de la foi d'Abraham. C'est pourquoi, lorsque pour chacun d'entre nous, Dieu fait entendre sa voix alors que nous sommes encore dans la terre étrangère des passions et des vanités de ce monde, il nous faut, comme Abraham, abandonner sans hésitation ce qui est nôtre et suivre avec foi l'appel divin jusqu'à la Terre Promise, où nous pourrons à notre tour donner naissance, de manière spirituelle, au Christ. Car planté en nous par la Foi et le Baptême, Il doit croître et grandir en nous par les saintes vertus, afin de resplendir dans la lumière de la contemplation.

Devenus « fils de Dieu » par le don du Saint-Esprit, nous devons donc voir le Christ se former en nous, les descendants d'Abraham : « Tous en effet, vous êtes fils de Dieu par la foi au Christ Jésus, car vous qui avez été baptisés dans le Christ, vous avez revêtu le Christ (...) Vous tous, en effet, vous ne faites qu'un dans le Christ Jésus. Mais si vous appartenez au Christ, vous êtes donc descendance d'Abraham, héritiers aux termes de la promesse ». Devenons donc à notre tour ancêtres du Christ en persévérant dans la foi, afin de célébrer sa Nativité en disant : « Ce n'est plus moi qui vis, c'est le Christ qui vit en moi ! »

 

Evangile selon Saint Matthieu (Mt 1, 1-17)

 

« Généalogie de Jésus Christ, fils de David, fils d’Abraham :

Abraham engendra Isaac ;

Isaac engendra Jacob ;

Jacob engendra Juda et ses frères ;

Juda engendra de Thamar Pharès et Zara ;

Pharès engendra Esrom ;

Esrom engendra Aram ;

Aram engendra Aminadabv ;

Aminadab engendra Naasson ; Naasson engendra Salmon ;

Salmon engendra Boaz de Rahab ;

Boaz engendra Obed de Ruth ;

Obed engendra Isaï ;

Isaï engendra David.

Le roi David engendra Salomon de la femme d’Urie ;

Salomon engendra Roboam ;

Roboam engendra Abia ;

Abia engendra Asa ;

Asa engendra Josaphat ;

Josaphat engendra Joram ;

Joram engendra Ozias ;

Ozias engendra Joatham ;

Joatham engendra Achaz ;

Achaz engendra Ézéchias ;

Ézéchias engendra Manassé ;

Manassé engendra Amon ;

Amon engendra Josias ;

Josias engendra Jéchonias et ses frères, au temps de la déportation à Babylone.

Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel ;

Salathiel engendra Zorobabel ;

Zorobabel engendra Abiudv ;

Abiudv engendra Éliakim ;

Éliakim engendra Azor ;

Azor engendra Sadok ;

Sadok engendra Achim ;

Achim engendra Éliud ;

Éliud engendra Éléazar ;

Éléazar engendra Matthan ;

Matthan engendra Jacob ;

Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle est né Jésus, qui est appelé Christ.

 

Il y a donc en tout quatorze générations depuis Abraham jusqu’à David, quatorze générations depuis David jusqu’à la déportation à Babylone, et quatorze générations depuis la déportation à Babylone jusqu’au Christ.

 

 

24 novembre 2020

Grande Neuvaine de l’Immaculée Conception 2020

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Grande Neuvaine de l’Immaculée Conception

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape François

Du 30 novembre au 8 décembre 2020

 

1) Une dizaine de Chapelet chaque jour, suivie de trois fois l’invocation : « Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous »


2) Une Communion le jour du 8 décembre ou un jour de l’octave, Confession recommandée.

 

Prière

 

Ô Mère de miséricorde, nous confions à ton cœur et à ton amour le peuple entier et l’Église de cette terre. Garde-nous de toute injustice, de toute division, de toute violence et de toute guerre. Garde-nous de la tentation et de l’esclavage du péché et du mal. Sois avec nous.

Aide-nous à vaincre le doute par la foi, égoïsme par le service, l’orgueil par la mansuétude, la haine par l’amour. Aide-nous à vivre l’Evangile et la folie de la Croix afin de pouvoir ressusciter avec ton Fils à la vraie vie, avec le Père, dans l’unité de l’Esprit Saint.

Ô Mère du Christ, sois notre réconfort et donne force à tous ceux qui souffrent : aux pauvres, à ceux qui sont seuls, aux malades, aux non-aimés, aux abandonnés. Donne la paix à notre terre divisée et à tous, la lumière de l’espérance. Amen ! (Saint Jean-Paul II)

 

Photo : Statue de la Vierge du pilier de Notre Dame de Paris, exposée à l’église saint Germain l’Auxerrois à Paris

 

Neuvaine proposée par

Le Chapelet des Enfants

5, rue de l’Université,

75007 Paris

www.grande-neuvaine-de-l-immaculee-conception.com

 

Téléchargez le texte de cette neuvaine (pdf) en cliquant ici

14 novembre 2020

Lettre de saint Paul Apôtre aux confinés

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Lettre de saint Paul Apôtre aux confinés

qui attendent le retour de la messe

 

Voici un étrange manuscrit. Pierre Durieux a imaginé la dernière épître (virtuelle) de saint Paul s’adressant du Ciel aux Gallo-romains éprouvés par l’épidémie et le confinement. En l’attente de la reprise de la messe, l’apôtre des nations propose de retrouver le chemin de l’adoration. Inspirant et exclusif.

 

Frères et sœurs,

On me rapporte que vous vous sentez faibles… On me dit que la situation de votre pays est complexe en ce moment. Votre Église vient de demander à vos gouvernants s’il était possible de célébrer la messe, dans vos églises qui ne vous appartiennent plus depuis l’édit de séparation de l’an 1905 après la naissance du Christ. C’est ça ? Et vos autorités auraient refusé à votre Église la célébration des messes en raison des normes sanitaires, tout en permettant des moments de prière. C’est bien ça ! Comme cela risque de durer ou de se reproduire, vous me demandez mon avis… Tout cela est effroyablement compliqué pour moi qui suis un vieil homme… Mais puisque vous insistez, moi, Paul, j’écris ces mots de ma propre main.

Venez, adorez !

Comme je le disais à Tite (3, 1), « rappelle à tous qu’ils doivent être soumis aux gouvernants et aux autorités, qu’ils doivent leur obéir et être prêts à faire tout ce qui est bien ». Tant que vos évêques n’auront pas obtenu gain de cause pour célébrer la messe dans vos églises, mais tant que vous pouvez y prier, organisez donc des grands moments d’adoration ! Vous ne pouvez pas manger le corps du Christ mais vous pourrez ainsi Le déconfiner de son tabernacle et Le voir.

Vous vous préparerez ainsi à votre vie éternelle, comme l’a justement dit Jean : « Nous serons semblables à Lui, parce que nous Le verrons tel qu’Il est » (1 Jn 3, 2). Pour l’instant, regardez-Le donc, et configurez-vous à ce bout de pain descendu du Ciel, consacré, démuni et nourrissant.

Les canaux de la grâce

Le Conseil d’État vous a demandé de cocher, dans l’attestation de sortie, la mention « motif familial impérieux » pour aller prier dans votre lieu de culte. Rien n’est plus vrai : vous allez en effet rencontrer Dieu, votre Père, et Jésus, votre frère, sous le regard de votre mère, Marie, au beau milieu de la grande famille invisible des croyants, cette fraternité qui est la définition même de l’Église. Quant à l’adjectif « impérieux », il me rappelle le mot « commandement », dont le premier est justement… l’adoration !

Si donc, il advenait que des gens d’armes vous interrogent sur le chemin de votre paroisse, vous saurez, en vous expliquant, témoigner de votre foi. Ce ne sera peut-être pas simple ! Moi-même j’ai été conduit au tribunal, car on disait que « la manière dont cet individu incite les gens à adorer le Dieu unique est contraire à la loi » (Ac, 18, 13) ! Cela m’a valu bien des confinements à moi aussi, tant comme bourreau que comme prisonnier ! Quant à vous, vos confinements pourront se durcir encore beaucoup avant que vous ayez bouché les canaux de la grâce : « Notre homme extérieur dépérit, notre homme intérieur se renouvelle de jour en jour » (2 Co 4, 16). 

Tenez bon !

Bon courage mes amis : tenez bon, tenez ferme dans l’attente du prochain repas du Seigneur. Continuez à exprimer que vous en avez besoin ! Car votre faim de ce jour est aussi un témoignage. Dans l’invraisemblable débat sur les biens « essentiels » ou non, dites et redites que s’il n’y avait qu’un Bien absolument essentiel, même s’il ne se voit pas (2 Co 4, 18), c’est ici, c’est le Royaume, et c’est la messe ! Que votre chemin de Damas vous donne, comme moi, d’ouvrir les yeux ! Je me répète, mais si vous vous sentez faibles… c’est alors que vous êtes forts (2 Co 12, 10) !

 

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(Source: Aleteia)

 

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