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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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28 janvier 2009

L'icône de l'Apparition du Seigneur à Saint Paul

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L'icône de l'Apparition du Seigneur ressuscité à Saint Paul dans le Temple

Cette icône a été réalisée dans les ateliers de l'Abbaye de Mount Angel, et, à l'occasion de l'année jubilaire commémorant le deuxième millénaire de la naissance de Saint Paul, que l'on appelle aussi Saül de Tarse, cette icône est visible dans l'église-abbatiale de cette même abbaye pendant l'année.

L'image illustre un événement qui est décrit dans les Actes des Apôtres, chapitre 22, versets 17-21: « De retour à Jérusalem, comme je priais dans le temple, je fus ravi en extase, et je vis le Seigneur qui me disait: Hâte-toi, et sors promptement de Jérusalem, parce qu'ils ne recevront pas ton témoignage sur moi. Et je dis: Seigneur, ils savent eux-mêmes que je faisais mettre en prison et battre de verges dans les synagogues ceux qui croyaient en toi, et que, lorsqu'on répandit le sang d'Étienne, ton témoin, j'étais moi-même présent, joignant mon approbation à celle des autres, et gardant les vêtements de ceux qui le faisaient mourir. Alors il me dit: Va, je t'enverrai au loin vers les nations... »

Cette vision est importante pour plusieurs raisons. Tout d'abord, alors que Saint Paul a entendu la voix du Seigneur sur le chemin de Damas, ce qui a conduit à sa conversion, il est important que Paul voie le Seigneur avec ses propres yeux, afin de disposer d'une expérience de la sainte humanité du Christ, ainsi, il voit les blessures que le Seigneur portait pour nous en sa chair. Paul comprit comment le Seigneur et nous, avons en commun ces blessures dans nos corps avec le Seigneur. Deuxièmement, le Seigneur lui-même, donne l'ordre à Saint Paul d'aller dans les pays lointains porter l'Évangile aux Païens.

Deuxièmement, Saint Paul est pour le moment donné à la Commission, directement de la bouche du Seigneur Jésus Christ lui-même, pour aller loin sur les terres des Gentils, et porter l'Evangile à eux, la prédication dans la saison et à l'extérieur.

Troisièmement, en bon et pieux juif, Saint Paul allait prier dans le Temple, à chaque fois qu'il monte à Jérusalem. Mais quand le Seigneur lui apparut, Paul a réalisé que c'est le corps du Seigneur lui-même que se trouve le nouveau temple, qui, comme il l'a prophétisé, a été détruite et a été relevé en trois jours. À partir de ce jour, Paul n'ira plus prier dans le Temple de Jérusalem, mais rendra un culte à Dieu en esprit et en vérité dans le temple mystique du corps du Seigneur Jésus-Christ.

D'après un texte traduit de l'anglais provenant du site www.mountangelabbey.org

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21 janvier 2009

Litanies de sainte Thècle

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Sainte Thècle

Vierge et Martyre

Fête le 24 septembre


Sainte Thècle était originaire de la ville d'Iconium (Asie-Mineure). Elle était la fille d'une riche païenne nommée Théoclie. Agée de dix-huit ans, elle était fiancée à un jeune homme nommé Thamyris, qui l'aimait d'un amour ardent. C'est à cette époque que, descendant d'Antioche, Saint Paul fut accueilli à Iconium dans la maison d'Onésiphore, un voisin de Thècle, et y enseignait nuit et jour la parole de Dieu.

A tous ceux qui l'écoutaient dans une grande joie, il disait: «Heureux ceux dont le coeur est pur, parce qu'ils verront Dieu. Heureux ceux qui gardent la chasteté de leur chair, parce qu'ils seront le temple de Dieu. Heureux ceux qui ont renoncé à ce monde, car ils seront agréables à Dieu. Heureux ceux qui craignent les paroles de Dieu, parce qu'ils seront consolés. Heureux ceux qui embrassent la sagesse de Jésus-Christ, parcequ'ils seront appelés les fils du Très-Haut. Heureux ceux qui ont gardé le Baptême, car ils trouveront le repos auprès du Père et du Fils. Heureux ceux qui ont compris la science de Jésus-Christ, parce qu'il seront dans la lumière. Heureux ceux qui ont rejeté l'extérieur du monde par amour de Dieu, car ils jugeront les Anges et seront glorifiés à la droite du Père. Heureux les corps des vierges, parce que la parole du Père sera pour eux oeuvre de salut au Jour de son Fils, et ils goûteront le repos dans l'éternité de l'éternité».

Au comble de la joie et comme fascinée par ces paroles célestes, Thècle fut amenée à la foi en écoutant Paul cachée derrière une fenêtre qu'elle ne quitta pas pendant trois jours. Or Théoclie et Thamyris étaient dans une grande émotion en voyant ainsi Thècle oublier ce qui est terrestre pour s'attacher aux paroles de cet étranger qui enseignait à se détourner du mariage. Toute la ville était également en émoi, c'est pourquoi on se saisit de Paul et on l'amena devant le gouverneur. Celui-ci ordonna de l'enchaîner et de le conduire en prison. Après avoir donné ses bracelets au gardien, Thècle vint de nuit retrouver Paul dans sa prison, afin d'apprendre les grandeurs de Dieu, assise à ses pieds et baisant ses chaînes.

Lorsqu'on découvrit Thècle ainsi enchaînée par l'amour divin auprès de Paul, on les fit comparaître tous deux devant le gouverneur. Comme elle ne répondait pas aux questions du gouverneur, sa mère elle-même s'écria: «Brûle cette ennemie du mariage au milieu de l'amphithéâtre, afin que toutes les femmes instruites par cet exemple soient épouvantées!» Le gouverneur, contre son gré et sous la pression de la foule, fit flageller Paul, le chassa hors de la ville, et condamna Thècle à être brûlée vive. Alors qu'on l'emmenait nue au lieu du supplice et que dans une grande fébrilité les jeunes gens et jeunes filles rassemblaient les bois pour le bûcher, Thècle vit le Seigneur sous les traits de Paul, qui l'emplit d'une force divine en la regardant. S'armant du signe de la Croix, elle monta. sur le bûcher. Mais, bien que la flamme brillât haute, le feu ne la toucha pas et, ému par son amour, Dieu envoya une forte pluie qui éteignit le feu et inonda l'amphithéâtre. Conduite par Dieu, Thècle retrouva Paul, qui se cachait dans un tombeau à proximité de la ville avec Onésiphore et les siens. Ils partirent ensemble pour Antioche. A peine étaient-ils entrés dans la ville qu'un notable nommé Alexandre, frappé par la beauté de Thècle s'éprit furieusement de la jeune fille et se précipita pour l'étreindre en pleine place publique. Elle se défendit, déchira sa chlamyde, arracha la couronne de sa tête et le rendit ridicule. Pour se venger, celui-ci la livra au gouverneur qui la condamna aux bêtes. On l'attacha à une lionne farouche, mais celle-ci lécha les pieds de Thècle, comme pour rendre hommage à sa virginité. Le lendemain, on lâcha contre elle de nombreuses bêtes fauves, mais elles ne purent la toucher, car la jeune fille était protégée par une lionne. Voyant une grande fosse pleine d'eau, préparée pour un nouveau supplice, Thècle s'écria: «C'est maintenant le moment de recevoir le bain de la régénération!» Elle s'y jeta en disant: «Au nom de Jésus-Christ, je me baptise à mon dernier jour». Toute la foule sursauta d'émotion, pensant que les phoques allaient dévorer tant de beauté.

Au moment où elle plongeait dans l'eau, la flamme d'un éclair frappa les bêtes qui surnagèrent mortes, et un nuage de feu voila la nudité de l'épouse du Christ. On la livra alors à d'autres bêtes plus redoutables, mais les femmes de la ville, scandalisées par l'injustice de la condamnation de leur congénère, poussèrent de grands cris et les unes jetèrent des aromates, d'autres du nard, d'autres de la casse, d'autres de l'amone, en sorte que le théâtre fut rempli de parfums et les animaux, comme accablés de sommeil, ne touchèrent même pas la Sainte. On attacha ensuite Thècle entre les pattes de deux taureaux, auxquels on appliqua des fers brûlants afin de les rendre plus furieux. Ils bondirent, mais la flamme, s'étendant en cercle, brûla les cordes et laissa la Sainte comme si elle n'avait pas été liée. Constatant qu'aucune de leurs machinations ne pouvait quoique ce soit contre la servante de Dieu, le gouverneur et Alexandre lui rendirent la liberté.

Après s'être reposée quelques jours chez Triphaine, une riche femme de la ville qui l'avait prise comme fille adoptive dès le début de ses tribulations, Thècle, n'aspirant qu'à retrouver Paul, partit pour Myre. De là, elle retourna avec lui à Iconium pour y proclamer les merveilles de Dieu. Elle y trouva Thamyris mort et sa mère obstinée à rester sourde au message du salut. C'est pourquoi elle partit pour Séleucie, où elle demeura près de soixante-douze ans, à pratiquer l'ascèse dans une grotte située aux environs de la ville, dans la montagne de Calamon. Elle endura de violents combats contre les démons et se fit connaître de tous par les nombreux miracles qu'elle accomplissait. Jaloux de ses succès, les médecins païens de la ville envoyèrent des jeunes gens débauchés pour la perdre. Mais, par la providence de Dieu, elle entra vivante dans le rocher et s'enfonça sous la terre. (On raconte qu'elle serait allée à Rome pour retrouver Paul; mais qu'elle l'aurait trouvé mort. Elle serait restée là quelque temps, et se serait endormie d'un beau sommeil. Elle serait ensevelie à deux ou trois stades environ du tombeau de son maître).

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Visions de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich sur la vie de Sainte Thècle

22-23 septembre 1820 et 23 septembre 1821

Lorsque je reçus hier la relique de Sainte Thècle, je vis la sainte descendre d'en haut vers moi : elle était comme revêtue de lumière et portait à la main une branche couverte de fleurs d'un blanc jaunâtre qui étaient fermées. Elle me dit en montrant la relique : " C'est une parcelle de mes ossements ". Je vis après cela jusqu'au soir diverses scènes de sa vie, et ce matin tout son martyre me fut montré dans une vision qui dura à peu près une heure.

Je vis d'abord Thècle dans la maison de ses parents à Iconium : elle était de taille moyenne, ses cheveux étaient bruns. Son visage était grave et beau : elle n'avait pas le teint fleuri, mais brun. Son front et son nez formaient presque une ligne droite. Elle avait dans toute sa personne quelque chose de pieux et de grave et portait une longue robe de laine blanche avec une large ceinture dont les extrémités étaient courtes par devant : cette robe était relevée par endroits et formait des plis nombreux. Ses manches étaient larges et attachées avec des rubans cannelés au milieu et garnis de perles sur les bords. Ses cheveux partagés en trois parties et entremêlés d'une étoffe transparente qui brillait comme de l'argent, étaient masses à droite, a gauche et sur le derrière de la tête.

Je la vis d'abord dans la maison de ses parents avec son père, sa mère et son fiance qui était un grand homme de très bonnes manières. Elle avait avec lui les façons les plus amicales. La maison était comme celles de l'ancien temps, bâtie autour d'une cour avec des galeries soutenues par des colonnes. Devant la maison il y avait encore une autre cour entourée d'un mur au haut duquel était une terrasse avec une balustrade à hauteur d'appui. Au-dessus de cette terrasse étaient tendues des tapisseries pour préserver du soleil.

Paul était à Iconium avec un disciple : ce n'était pas Barnabé, autant que je m'en souviens. Il y avait dans la ville une synagogue : mais Paul enseignait aussi publiquement dans des maisons où il avait des amis et même au dehors. Ce fut ainsi qu'il prêcha sur une extrade à l'entrée d'une maison qui faisait face à celle de Thècle. Il avait un nombreux auditoire parmi lequel se trouvaient des jeunes filles. Il enseigna sur le mariage et dit entre autres choses : " Celui qui se marie ne pèche pas, mais celui qui ne se marie pas, fait mieux ; etc ". Thècle était assise sur la terrasse et elle entendit ces paroles de l'autre côté de la rue. Les jeunes filles de la ville venaient souvent s'asseoir ainsi sur leurs terrasses, parées de toute espèce d'atours, innocemment ou à mauvaise intention. Thècle fut très émue des paroles de l'apôtre. Après ce discours, Paul fut mis en prison.

Je vis qu'on préparait les présents de noces de Thècle, qu'un envoyé de son fiance la visita et qu'elle renonça à lui. Je la vis une fois seule dans sa chambre : elle avait un rouleau d'écritures de l'épaisseur du doigt dans lequel elle lisait : c'était un écrit de Paul dans lequel il était question du mariage et de la virginité. Cette lecture l'émut beaucoup. Elle joignit les mains et pria, prit sur sa poitrine un bijou qu'elle avait reçu de son fiancé, puis en prit un autre sur son épaule droite ou à son oreille c'était comme une pierre blanche avec un petit orne ment dessus. Elle mit tout cela dans une cassette où étaient renfermés plusieurs autres joyaux. Vers le soir je la vis, ayant sur le bras un voile de couleur sombre, quitter la maison et aller dans la ville à la recherche de quelqu'un. Elle rencontra un homme qu'elle connaissait, auquel elle remit ses bijoux. Lorsqu'elle fut de retour chez elle, cet homme vint lui apporter de petites plaques de métal carrées. Je la vis, accompagnée d'un serviteur, se glisser dans l'obscurité jusqu'à la prison de Paul. Elle avait la tête enveloppée d'un voile brun ; elle longea des murs épais et passa sous des arcades. Il y avait là des gardes auxquels elle ne parla pas : mais elle rencontra un homme qui semblait être le geôlier en chef et auquel elle donna de l'argent. Je vis celui-ci prendre une lampe et conduire Thècle dans la prison : il resta sur le seuil de la porte pour l'éclairer. Saint Paul n'était pas enchaîné : il était enveloppé dans un grand manteau. La prison était spacieuse : Paul avait près de lui des rouleaux d'écritures. Thècle s'entretint avec lui, lui exposa sa situation et les pensées qui l'agitaient. L'apôtre lui donna plusieurs explications : puis elle s'agenouilla et il la baptisa avec l'eau d'un flacon qu'il portait dans les plis de sa robe. Alors une lumière descendit d'en haut et les environna tous les deux. Le geôlier vit cela, et plus tard lui aussi se fit chrétien. Je vis Thècle quitter la prison et rentrer chez elle : j'eus alors des visions où je la vis renoncer à toute espèce de parure, se voiler entièrement et déclarer à ses parents et à son fiancé qu'elle était chrétienne et voulait rester vierge. Je vis là-dessus sa mère hors d'elle-même : Thècle fut conduite dans la maison d'une femme qui devait, à ce qu'on espérait, la faire changer de sentiment, mais elle n'y réussit pas Cette femme s'appelait Tryphène Je vis ensuite Thècle traduite devant le tribunal comme chrétienne sur l'accusation de sa Propre mère, puis interrogée, condamnée, jetée en prison et enfin conduite au lieu du supplice. On l'avait dépouillée de tous ses vêtements. mais un nuage vint l'entourer et lui servir de voile : on la fit passer au milieu d'un cercle de valets de bourreaux qui la frappèrent à coups de verges jusqu'à ce qu'elle tombât par terre. Je la vis plus tard attachée à un poteau et déchirée avec des ongles de fer : ses longs cheveux pendaient autour de son corps ensanglanté. On alluma un bûcher : quand on l'eût détachée du poteau, elle y sauta d'elle-même et resta les bras étendus au milieu des flammes qui l'environnaient sans lui faire de mal et qui bientôt s'éloignèrent d'elle. Puis la pluie se mit à tomber si abondamment que tout le monde s'enfuit du lieu du supplice et que le feu s'éteignit. Thècle pouvait s'enfuir : elle n'en fit rien et se laissa ramener en prison. Beaucoup de gens se convertirent. Je la vis priant la nuit dans son cachot : je Vis aussi saint Paul lui apparaître, la consoler et guérir toutes ses blessures. Paul alors n'était plus prisonnier : on avait écrit à Rome, je crois, à son sujet et il avait été mis en liberté.

Je vis de nouveau conduire Thècle de la prison au tribunal et de là dans une enceinte circulaire où elle devait combattre contre les bêtes féroces. On la dépouilla encore de ses vêtements et sa pudeur fut encore protégée miraculeusement. On attacha à ses côtés avec des chaînes un ours et une lionne. Elle avait une chaîne de chaque côté du corps et une à chaque bras, et ces quatre chaînes retenaient près d'elle les deux bêtes féroces. Une secousse violente qu'elles lui donnèrent la fit tomber a la renverse. Alors la lionne brisa les chaînes sans faire aucun mal à la sainte : elle marcha dessus et passa sa tête au-dessous en sorte qu'elles se rompirent. L'ours était assis à quelque distance, plein de rage, mais intimidé : la lionne se jeta sur lui et l'étrangla, puis, comme un chien caressant, elle revint à Thècle qui s'était débarrassée de ses chaînes et se mit à lui lécher les pieds, pendant que la sainte la dressait et lui passait la main sur la tête et même dans la gueule. Tout le peuple cria au miracle, le juge déclara qu'il ne ferait plus rien contre elle et se convertit.

Mais d'autres conduisirent Thècle couverte d'une souquenille brune dans le voisinage d'un cours d'eau. Il y avait là une profonde citerne revêtue en maçonnerie au fond de laquelle il y avait de la vase toute remplie d'affreux serpents. Les valets du bourreau s'étant saisis de la sainte pour l'y précipiter la tête la première, elle s'échappa de leurs mains, fit le signe de la croix sur la citerne et sauta dedans : mais les serpents se retirèrent devant elle et se serrèrent contre les parois. Alors les bourreaux ouvrirent une écluse et la citerne se remplit de l'eau de la rivière voisine ; mais Thècle s'éleva avec l'eau sans quitter la position verticale et n'en ayant que jusqu'à mi-corps. Les serpents de leur côté grimpèrent contre les parois sans se rapprocher d'elle et l'on fut obligé d'arrêter l'eau, car autrement ils seraient sortis et se seraient jetés sur le peuple. La pieuse vierge qui n'avait eu aucun mal rendit grâce à Dieu : on la retira de là et il y eut beaucoup de conversions. Elle fut alors ramenée chez Tryphène qui se convertit, elle aussi.

Comme après tout cela beaucoup de personnes et surtout de jeunes filles venaient se joindre à Thècle, on la bannit de la ville et je la vis parmi des rochers dans une grotte couverte de gazon. Plusieurs femmes et jeunes filles l'avaient suivie. Elle était tout enveloppée dans un vêtement de couleur brune : elle avait sur la tête un capuchon qui lui couvrait le cou et la poitrine et qui faisait des plis quand elle tournait la tête. La grotte était dans un lieu très retiré. Je la vis errer dans les environs et mendier sa subsistance. Elle instruisait les gens du voisinage sans faire d'éclat, priait auprès des malades et les guérissait par l'imposition des mains. Elle faisait tout cela très simplement et sans s'attribuer aucune autorité, mais comme une personne pieuse favorisée de grands dons sur naturels. Plus tard je la vis à Séleucie chez cette même Tryphène dont il a déjà été parlé. Elle partit de la pour aller rejoindre saint Paul et elle fit des prédications ; mais il la renvoya, disant que cela n'était pas convenable. Une fois pourtant il lui fit une visite.

23-24 septembre

Je vis cette nuit sainte Thècle avec environ sept autres femmes et jeunes filles établie près de Séleucie dans un ermitage très bien arrangé. Plusieurs cellules très propres avaient été pratiquées dans des rochers formant une enceinte semi-circulaire. Au milieu de cette enceinte était une colonne hexagone ou octogone soutenant un toit qui abritait tout l'espace compris entre la colonne et les cellules : il était couvert de gazon et de verdure. La partie antérieure était fermée par des arbres et des rochers : il y avait des deux côtés une entrée étroite. Le toit s'appuyait sur ces arbres et s'engageait dans leurs branches. La lumière arrivait dans l'enceinte couverte et dans les cellules par des ouvertures pratiquées dans le haut du toit. Tout cet ensemble avait beaucoup de grâce, d'élégance et de distinction. Les cellules étaient taillées dans des roches veinées de diverses couleurs : il y avait dans chacune un banc recouvert de mousse sur lequel ces femmes dormaient : on y avait aussi pratiqué des niches où se trouvaient des croix de bois ayant cette forme : quelques-unes portaient une image du Christ qui semblait découpée dans du parchemin ; sur d'autres c'était une image faite à l'aiguille ressemblant un peu à une poupée. Ces niches se fermaient au moyen de trappes, qui en s'abaissant, présentaient une petite table devant l'image. Je vis en outre chez les habitantes de l'ermitage des verges et des cordes de crin dont elles se servaient pour se mortifier. Je vis des petits plats bruns qui semblaient façonnes avec de la terre, mais pas de foyers pour faire du feu : je crois qu'elles ne mangeaient que des fruits et des aliments crus. Les portes des cellules étaient en clayonnage. Il y avait une source devant l'ermitage. Autour de la colonne centrale régnait un ressaut formant une espèce d'autel : elle était entièrement revêtue de tapis sur lesquels étaient brodées à l'aiguille des figures d'un travail fort simple, représentant entre autres certains apôtres et la sainte Vierge. Il me parut aussi qu'il y avait à l'intérieur de cette colonne comme une espèce d'armoire : je ne me rappelle plus ce qu'on y renfermait. Thècle et ses compagnes priaient ensemble autour de cette colonne. Une de leurs occupations était de tresser des couvertures.

Je vis Thècle, qui n'avait que dix-sept ans à l'époque de son martyre, couchée ici sur son lit de mort à l'âge de quarante. Ses compagnes étaient agenouillées autour d'elle et un prêtre, qui me parut aussi être un anachorète, lui donna la communion. Il portait la sainte Eucharistie dans une boîte oblongue de forme quadrangulaire, laquelle s'ouvrait à moitié. C'était un morceau de pain de forme ovale enveloppé dans un linge. Le prêtre avait une longue barbe et le corps ceint d'une corde. Thècle ne mourut pas tout de suite ; avant d'expirer elle resta longtemps encore étendue sur sa couche, silencieuse et immobile comme la sainte Vierge Marie au moment de sa mort. Plus tard j'eus une vision touchant ses funérailles. Ses compagnes l'enveloppèrent entièrement avec des bandelettes, comme on le faisait pour les morts dans ce pays. On la coucha sur une planche et celle-ci fut placée sur une autre qui était garnie de poignées pour l'aider à la porter. On déposa ensuite le corps dans une grotte sépulcrale où plusieurs autres reposaient déjà. Je crois que par la suite on bâtit là une chapelle.

Je me souviens encore que, me trouvant dans une chapelle près de son tombeau, la sainte m'apparut, me revêtit d'un vêtement blanc et me mit notamment sur la tête une coiffe blanche, très belle quoique fort simple et semblable à un capuchon qui recouvrait aussi la poitrine : elle était élégamment plissée et cachait presque entièrement je visage. J'ai oublié pourquoi Thècle m'habillait ainsi, mais je crois qu'il s'agissait d'une mission que je devais remplir quelque part dans ce costume pour n'être pas reconnue. La pieuse Anne Catherine avait vu toute la vie de sainte Thècle, mais elle ne put communiquer que ce qui précède. Il lui fut dit encore que sainte Thècle, en qualité de première martyre, avait été comparée à la sainte Vierge par des Pères de l'Eglise.

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Litanies de sainte Thècle

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, écoutez-nous

Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, Priez pour nous

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Thècle, priez pour nous

Sainte Thècle, qui êtes restée pure au milieu des païens, priez pour nous

Sainte Thècle, convertie par le Saint Apôtre Paul et qui êtes devenue sa première disciple, priez pour nous

Sainte Thècle, ardente élève de la Parole de Dieu, priez pour nous

Sainte Thècle, fidèle servante du Saint Apôtre Paul, priez pour nous

Sainte Thècle, qui l'avez nourri en prison, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez quitté, par amour pour le Christ, votre fiancé terrestre, priez pour nous

Sainte Thècle, dont la mère païenne vous a en vain et de façons multiples, forcée d'abandonner le Christ, priez pour nous

Sainte Thècle, dont les parents vous ont battue à cause de votre attachement à la Foi Chrétienne, priez pour nous

Sainte Thècle, dont le fiancé vous a dénoncé auprès de l'empereur à cause de votre Foi, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez été condamnée à brûler sur le bucher, priez pour nous

Sainte Thècle, qui, par le Signe de la Croix, avez provoqué une pluie pour éteindre le feu, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez été jetée en pâture aux animaux sauvages dans la fosse aux lions, priez pour nous

Sainte Thècle, qui, par la Force de Dieu, avez été préservée de toute les tortures, priez pour nous

Sainte Thècle, première martyre parmi les femmes, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez converti la pieuse Triphémia et toute sa maisonnée, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez servi Dieu jusqu'à un âge très avancé, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez été visitée par votre Epoux Jésus-Christ pendant votre prière, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez, par votre parole et votre exemple, gagné de nombreuses âmes pour le Christ, priez pour nous

Sainte Thècle, qui dans toutes les tribulations, êtes pour nous un refuge sûr, priez pour nous

Sainte Thècle, qui êtes les mère des veuves, des orphelins et des pècheurs repentis, priez pour nous

Sainte Thècle, qui intercèdez pour nous au trône de Dieu, priez pour nous

Sainte Thècle, acclamée par les patriarches, priez pour nous

Sainte Thècle, dont la tombe est visitée par d'innombrables et pieux pèlerins, priez pour nous

Sainte Thècle, qui obtenez pour tous ceux qui vous invoquent consolation et protection, priez pour nous

Sainte Thècle, miroir et modèle des vierges, priez pour nous

Sainte Thècle, servante du Père Eternel, priez pour nous

Sainte Thècle, délice de Dieu le Fils, votre Epoux choisi, priez pour nous

Sainte Thècle, temple magnifique de l'Esprit Saint, priez pour nous

Sainte Thècle, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

Priez pour nous, sainte vierge et Martyre Thècle,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ

Prions

O Dieu, qui avez tiré de l'obscurité du paganisme la Sainte Vierge et Martyre Thècle, et qui l'avez choisie comme épouse pour Votre Fils et l'avez revêtue de Grâces particulières pour la consolation de Vos fidèles; veuillez nous accorder par ses mérites et son intercession, d'être illuminés et réconfortés par sa grâce, de parvenir à la vraie conversion de notre vie et de partager avec elle, Votre Béatitude au Ciel. Par Jésus le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous, dans l'Unité du Saint Esprit pour les siècles et les siècles. Amen.

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Téléchargez le texte des Litanies de Sainte Thècle (pdf) en cliquant ici

5 février 2009

Le Serviteur de Dieu Marie-Joseph Lagrange

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Le Serviteur de Dieu Marie-Joseph Lagrange

Fondateur de l'Ecole Biblique de Jérusalem

1855-1838


Albert Lagrange, né le 7 mars 1855, après avoir passé un doctorat à la faculté de droit de Paris et fréquenté le séminaire d’Issy, entra au noviciat des frères dominicains à Saint-Maximin (Var) et prit le nom de frère Marie-Joseph. Il sera ordonné prêtre à Zamora le 22 décembre 1883. Professeur d’histoire ecclésiastique et d’Écriture Sainte, il fut envoyé à l’Université de Vienne (Autriche) pour y perfectionner ses études de langues orientales. C’est là qu’il reçoit, le 5 février 1889, I’ordre de partir à Jérusalem. Il esquisse aussitôt un programme et, le 15 novembre 1890, dans un ancien abattoir turc où pendaient encore les anneaux destinés aux animaux, il ouvre ce qu’il tient à appeler l’École Pratique d’Études Bibliques. Le Père Lagrange avait adhéré à l’encyclique Providentissimus Deus du Pape Léon XIII invitant à chercher la solution des difficultés soulevées par l’analyse rationaliste de la Bible par une exégèse à la fois traditionnelle et progressive. Mais sa méthode scientifique répugnait à certains et, alors qu’il travaillait d’arrachepied pour réfuter ceux qui mettaient en question les données essentielles de la foi chrétienne, il fut censuré et dut s’éloigner de Jérusalem pendant une année, en 1912. Jamais formellement condamné, mais jamais non plus réhabilité, le dominicain demeura malgré tout héroïquement fidèle à l’Église. Par le travail et la prière, à la lumière de la foi et avec une grande rigueur scientifique, il mit son intelligence au service de la Parole de Dieu et de la vérité. Âgé de 83 ans, Marie-Joseph Lagrange mourait, le 10 mars 1938, à Saint-Maximin où une santé déficiente l’avait obligé à revenir en 1935. Sa dépouille y fut ensevelie dans le cimetière conventuel, puis transportée à Jérusalem et inhumée (novembre 1967) dans la Basilique de Saint-Étienne, où elle repose aujourd’hui. Le procés en vue de la béatification du fondateur de l’École Biblique a été ouvert en 1988, cinquante ans après sa mort.


Prière pour demander la glorification du Père Marie Joseph Lagrange


Père Saint, Tu as accordé à ton Serviteur le frère Marie-Joseph Lagrange le désir de la vérité. Il a voué son existence à l’étude scientifique de la Bible et son cœur est devenu brûlant en contemplant le mystère de Jésus-Christ à la lumière de la Loi de Moïse, des Prophètes et des Psaumes. Avec la Vierge Marie, Notre Dame du Rosaire, il a médité l’Évangile. Il a témoigné de sa foi en la Résurrection du Seigneur par l’exemple de son obéissance et par la ferveur de sa prédication. Nous te prions, Père, de hâter le jour où l’Église reconnaîtra publiquement la sainteté de sa vie, afin que son exemple bienfaisant entraîne nos frères à croire en la Parole de Dieu. Que l’intercession du frère Marie-Joseph nous obtienne toutes les grâces dont nous avons besoin, et en particulier… (préciser laquelle). Nous te le demandons, Père, au nom de ton Fils Jésus-Christ, dans la communion du Saint Esprit, un seul Dieu Vivant pour les siècles des siècles.

Prière 


Dieu de lumière, tu as inspiré à ton serviteur Marie-Joseph Lagrange une passion. inlassable pour L’Écriture, un respect profond de toute culture, un amour sans regrets de ton Église; donne nous, nous t’en supplions, d’avoir la même soif de vérité, la même constance dans le travail et d’anticiper, par nos forces, notre intelligence, notre santé et tous nos moyens, la venue de ton Règne. Par Jésus Christ Notre Seigneur. Amen.

Pour approfondir

Site de l'Ecole Biblique de Jérusalem

http://ebaf.edu/index.php

Archives de la Revue du Rosaire (très nombreux articles)

http://www.rosaire.org/Liste.php?critere=revros

Biographies du Père Lagrange

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-492501.html

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1151723.html

21 janvier 2009

Les épousailles de Marie et de Saint Joseph

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Les épousailles de Marie et de Saint Joseph

Texte extrait de la Vie Divine de la Très Sainte Vierge Marie, de Maria d'Agreda


La divine enfant fut rapportée par les anges dans le temple. Elle leur fit de douces plaintes et d'amoureuses instances, afin qu'il lui découvrissent la faute qui la privait de la présence de son divin époux. Le Seigneur entendit enfin ses plaintes et se manifesta à son épouse par une vision abstractive de sa divinité. Il dissipa ses ténèbres et remplit son âme de célestes consolations et des joies les plus pures. A l'âge de treize ans et demi il lui arriva ce que l'Écriture nous dit être arrivé à Abraham lorsqu'il lui fut commandé de sacrifier son fils Isaac. Elle avait fait voeu de virginité perpétuelle en présence de Dieu et des saints anges, et elle n'avait rien de plus à coeur que de conserver toujours ce beau lys de pureté. Mais le Seigneur lui commanda de prendre l'état du mariage, sans lui découvrir encore qu'elle fut choisie pour être la mère de Dieu. A cet ordre inattendu elle resta très affligée, mais elle suspendit son jugement, et croyant plus fermement qu'Abraham lui-même, elle espéra contre l'espérance, et se résigna à la divine volonté. Dieu dit en songe à Siméon de chercher un époux pour la fille de Joachim et de rassembler tous les prêtres et les docteurs pour leur exposer que cette enfant était orpheline et qu'elle n'avait aucune volonté de s'engager dans le mariage; mais que la coutume étant qu'aucune fille ne sortit du temple sans s'établir, il était convenable de lui trouver un mari. Le saint vieillard obéit aux ordres divins. Il exposa la chose aux prêtres, qui furent d'avis qu'il fallait prier le Seigneur de leur faire connaître quel était celui qu'il avait choisi pour son époux à cette enfant. Ils fixèrent donc un jour auquel tous les jeunes hommes de la famille de David, qui étaient présents à Jérusalem devaient se rassembler dans le temple; ils choisirent celui où Marie achevait, la quatorzième année de son âge. Simon voulut alors donner connaissance à la sainte enfant de leur résolution et l'engager à recommander cette affaire au seigneur. A cette nouvelle elle ressentit une si vive affliction qu'elle serai morte si Dieu ne l'eut fortifiée de sa divine vertu. Il lui donna cet avis neuf jours avant celui qui avait été fixé; en ce temps là, tandis que la sainte vierge redoublait ses prières afin que la divine volonté s'accomplit sur elle, le seigneur lui apparut et lui dit: Mon épouse et ma colombe, apaisez votre coeur affligé; je suis attentif à vos désirs et à vos prières, le prêtre sera conduit par ma lumière; je vous donnerai un époux qui ne s'opposera pas à vos désirs, et je vous viendrai en aide avec ma grâce. Je chercherai un homme parfait et selon mon coeur et je le choisirai parmi mes serviteurs; non pouvoir est infini et il sera toujours avec vous pour votre protection. Ces paroles du seigneur apaisèrent le coeur de la pure vierge et elle pria de nouveau le Très-Haut de lui conserver la pureté. Elle s'adressa aussi à ses anges qui la .consolèrent par les raisons tirées de la puissance de Dieu et de son amour infini envers elle. Le jour fixé arriva, tous les jeunes hommes de la famille de David s'assemblèrent et Joseph originaire de Nazareth, mais alors habitant à Jérusalem se trouva avec eux. Il était âgé de trente-trois ans, était bien fait de corps, d'un visage agréable et d'une modestie et d'une grâce incomparable. Dès sa douzième année il avait fait voeu de chasteté. Il était parent au troisième degré de la sainte vierge. Les prêtres se mirent- en prières afin de régler avec l'assistance divine ce qu'il fallait faire. Le seigneur inspira à Simon de faire prendre une baguette sèche à chaque prétendant et il leur dit que chacun demandât à Dieu de manifester sa divine volonté. Lorsqu'ils étaient tous en prière, on vit fleurir la baguette que tenait saint Joseph et voler au-dessus de sa tête une blanche colombe entourée d'une splendeur admirable. En outre saint Joseph entendit une voix qui lui dit intérieurement : Joseph mon serviteur, Marie doit être votre épouse, recevez-la avec soin et respect, car elle est agréable à mes yeux, juste, très-pure de corps et d'esprit et vous ferez ce qu'elle vous dira. Sur la déclaration du ciel les prêtres donnèrent la très-sainte Vierge pour épouse à saint Joseph, comme choisi de Dieu. Marie baisa la main à Siméon et à Anne sa maîtresse et sortit du temple avec son époux et quelques serviteurs du saint lieu et ils allèrent ensemble à Nazareth. Arrivés là, les saints époux visitèrent leurs parents et leurs amis ainsi qu'on la pratique dans ces sortes d'occasions et ils se retirèrent enfin à leur maison. Alors la très-pure Vierge pria les anges de l'assister dans ce premier entretien qu'elle devait avoir seule à seule avec un homme. Ils furent tous présents en forme visible; ils donnèrent une grande force à ses paroles et enflammèrent de charité le coeur de saint Joseph. Elle fit alors connaître à son époux le voeu de perpétuelle chasteté qu'elle avait fait, le suppliant de l'aider à l'accomplir; saint Joseph lui découvrit de son côté celui qu'il avait fait à l'âge de douze ans. Le coeur des deux chastes époux fut rempli de consolation en voyant l'oeuvre du seigneur dans la conformité de leurs sentiments; ils renouvelèrent leurs voeux, promirent d'y être fidèles et de s'entraider pour leur perfection. Après ces promesses, ils partagèrent, l'héritage que saint Joachim et sainte Anne leur avait laissé, ils en offrirent une part au temple, l'autre fut réservée pour les pauvres; ils gardèrent la troisième pour leur entretien Saint Joseph avait appris dans sa jeunesse le métier de charpentier comme un emploi honnête, dans le dessein de gagner sa vie. Il demanda à la sainte Vierge son épouse, s'il lui serait agréable qu'il exerçât ce métier. La sainte Vierge y Consentit, en l'avertissant que le Seigneur voulait qu'ils fussent pauvres et qu'ils secourussent les pauvres. Elle lui demanda la permission de distribuer des aumônes, ce que le saint époux lui accorda volontiers. Dieu pour augmenter dans saint Joseph le respect et la vénération qu'il devait à son épouse, voulut qu'elle répandît dans son époux par sa vue et sa présence une crainte respectueuse qui ne peut s'exprimer en paroles. Ces effets résultaient d'une rayonnante splendeur de la divine lumière, unie à une majesté ineffable dont saint Joseph était pénétré. Le saint mariage fut célébré le huit septembre, Marie ayant quatorze ans accomplis et saint Joseph trente-trois.

29 janvier 2009

Le Serviteur de Dieu Fra Nazareno de Pula

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Le Serviteur de Dieu Fra Nazareno de Pula

1911-1992

Giovanni Zucca est né à Pula, (Cagliari) fils de Joseph et de Faustine Pibiri 21 Janvier 1911. Il a été baptisé dans la paroisse de Pula le 6 Février suivant et a reçu le sacrement de confirmation le 23 Février 1922. Sixième d'une fratrie de neuf enfants composée de six garçons et de trois filles, il ira seulement à l'école primaire, car devra aider son père aux travaux aux champs, et il s'occupera en particulier l'exploitation des bovins destinés à la vente. A l'âge de 25 ans, il partit en Afrique Orientale où s'occupa d'un restaurant qui devint très rapidement prospère, ce qui attira aussi très vite l'attention de population locale, qui était en grande partie composée de soldats italiens. L'activité s'arrêta avec le début de la guerre, car il fut enrôlé dans l'artillerie, dans laquelle il obtint le grade de sergent.

Pendant la guerre de 1940-1941, il fut fait prisonnier en Afrique de l'Est par les Anglais, qui le conduisirent au Kenya, où il est restera jusqu'en 1946, année où il rentrera en Italie. Pendant la période où il fut emprisonné il a expérimenté la dureté de la vie et les tristes conditions des prisonniers de guerre, constamment humiliés par la brutalité et le cynisme des ennemis. C'est précisément à cette période, qu'il sut se démarquer et se faire apprécier par les autres soldats, même par les anglais, par ses vertus et son fort sentiment de patriotisme. Il ne s'abaissa jamais à la flatterie et la servilité à l'égard des Britanniques, comme le firent nombre de ses camarades. De retour en Sardaigne, il retrouva son village et ses amis et eût une liaison une fille du pays avec qui il envisagea de former une famille.

Mais cela ne devait pas durer, car, il entendit l'appel du Seigneur, et désira se consacrer à Dieu dans la vie religieuse. Il alla demander conseil au Padre Pio de Pietrelcina, qu'il alla rencontrer à San Giovanni Rotondo. Le Padre Pio, l'accueillit aussi et lui dit: « Tu est finalement arrivé! Voici longtemps que je t'attendais! » Et il le renvoya sèchement mais le lendemain, il l'accueillit avec bonté et l'écouta avec bienveillance. A partir de ce jour leur relation devint de plus en plus intense et le Padre Pio, recevant beaucoup de pèlerins venant de Sardaigne, dit un jour à l'un d'entre eux : «Pourquoi venez-vous ici? En Sardaigne, vous avez Fra Nazareno.... " La rencontre avec le Padre Pio fut déterminante dans la vie du jeune Zucca. Il le réconforta et lui assura que sa place était parmi les fils de Saint François, non pas à San Giovanni Rotondo, ce que Nazareno désirait, mais en Sardaigne dans sa région: "Tu seras capucin en Sardaigne - lui dit un jour le Padre Pio – et tu feras beaucoup de bien à la population de ta région. Je ne te laisserai jamais seul. " Les événements qui se dérouleront plus tard confirmeront cette promesse.

Le 23 Décembre 1950 Giovanni Zucca demande, au Père Provincial des Capucins de Sardaigne, d'être admis dans l'Ordre des Frères Mineurs Capucins en qualité de frère laïc, "ayant un grand désir d'embrasser la spiritualité de Saint François, à l'école du Bienheureux Père Ignace de Laconi, rempli de vie et de bonne volonté " malgré ses 39 ans. A Sanluri, Le 23 Septembre 1951, le postulant reçu le saint habit des capucins, des mains du Père Innocent Demontis de Neoneli, et prit le nom en religion de Fra Nazareno. Le 24 Septembre 1952, il émet ses vœux temporaires, toujours dans les mains du Père Innocent et le 29 Novembre 1955, dans les mains du Père Filippo Pili de Cagliari, commissaire provincial, il émet ses vœux perpétuels, toujours à Sanluri, où il restera jusqu'en 1955, y occupant le poste de cuisinier, faisant le plus grand plaisir et apportant beaucoup de satisfaction aux membres de la communauté, car il était un excellent cuisinier! Ensuite, il a été envoyé à Sassari et à Iglesias et deux ans, il quêtera. Dans cette fonction, il rencontra des gens qui se rendirent rapidement compte de ses grandes vertus, ainsi, rapidement se répand parmi la population de Sulcis-Iglesiente la réputation de la sainteté de sa vie et a il se dit aussi qu'il possède des dons reçus de Dieu.

Ainsi, en 1958, à Cagliari, Fra Nazareno occupe le poste de quêteur qui, jusqu'au mois de juin de même année était tenu par le Bienheureux Nicolas de Gesturi; Fra Nazareno, s'y employa de tout son cœur, à l'exemple et à la suite de Fra Nicolas, et cet apostolat connut rapidement un très grand succès. Cela lui valut le respect et la vénération des gens qui voyaient el lui celui qui prenait la suite de la mission de Fra Nicolas. Les habitants de la région étaient de plus en plus nombreux à demander ses services et à venir le trouver, ce qui le contraint à beaucoup réduire le temps de quête, pour pouvoir écouter et aider les gens et faisaient appel à lui et pour visiter les malades, car il était continuellement appelé, soit à l'hôpital soit chez les gens.

À la fin de l'année 1972, il revient à Sanluri pendant quelques mois et ensuite il est envoyé de nouveau à Cagliari, où il restera jusqu'en 1977, année de son transfert à Sorso, où il est reste jusqu'en 1986. Le transfert à Sorso, voulu par les supérieurs pour que le couvent de Cagliari puisse respirer et retrouver son calme, car il était constamment pris d'assaut à toute heure par une multitude de pèlerins désirant voir et parler à Fra Nazareno, sera providentiel. La renommée de Fra Nazareno est assez rare, même dans le nord de la Sardaigne, où Saint Ignace de Laconi et le Bienheureux Nicolas de Gesturi sont assez connus peu connus à cette époque. Son séjour à Sorso était considéré une bénédiction par les gens du coin, mais, cela ne découragea pas les gens de Cagliari et du sud de la Sardaigne, car beaucoup venaient à Sorso le rencontrer, soit en voiture, en bus ou en train pour rencontrer le Frère.

De 1986 jusqu'à sa mort, survenue a Cagliari le 29 février 1992, il faisait partie de la Fraternité du couvent de Cagliari, même si de temps en temps d'abord, puis continuellement, il vécu dans une maison de Pula, afin de pouvoir être plus disponible pour la réception et l'écoute de personnes, qui, de plus en plus nombreux, faisaient appel à lui et qui venaient de toutes les régions de la Sardaigne et du continent. Sa disparition en 1992, a profondément affligé un grand nombre de personnes qui se sentirent alors privés d'un ami, d'un bienfaiteur et d'un intercesseur, quelqu'un sur qui ils pouvaient s'appuyer afin d'obtenir d'appui et espoir. Lors de ses funérailles, présidées par l'archevêque de Cagliari, Mgr Pietro Ottorino Alberti, étaient présentes plusieurs dizaines de milliers de personnes (les journaux locaux parlent d'au moins 30 à 40 mille personnes) et la ville entière s'est arrêtée de vivre pendant quelques heures pour accompagner et rendre hommage au pauvre Frère Mineur Capucin, rentrant à la Maison du Père. Sa cause de Béatification a été ouverte et est en bonne voie.

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Prière à la Sainte Trinité pour demander la glorification du Serviteur de Dieu Fra Nazareno da Pula

Très Sainte Trinité, Vous nous avez donné en Fra Nazareno, un bel exemple de vie et de Charité Chrétienne, de disponibilité envers les plus pauvres. Daignez le glorifier sur la terre et accordez-nous les grâces que nous Vous demandons, par son intercession, avec confiance. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Relations de grâces et renseignements

Padre Jean Marcel Rossini



Chiesa Madonna della Consolazione
Complesso fra Nazareno
Bivio Is Molas - Pula (CA)


Viale Sant'Ignazio da Laconi, 94
09123 Cagliari

www.franazareno.tk

http://users.libero.it/cappuccini.cagliari/nazarenohome.htmMail: vicepostulazione.franazareno@gmail.com

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Téléchargez le texte de la prière pour Fra Nazareno (pdf) en cliquant ici

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26 janvier 2009

Litanies de Notre Dame des Victoires

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Litanies de Notre Dame des Victoires

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Notre-Dame des Victoires, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphante Fille du Père, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphante Mère du Fils, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphante Épouse de l'Esprit Saint, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, choix triomphant de la Très Sainte Trinité, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre Immaculée Conception, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant en écrasant la tête du serpent, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant sur tous les enfants d'Adam; priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant sur tous nos ennemis, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans l'ambassade de l'Ange Gabriel, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre mariage avec saint Joseph, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la Crèche de Bethléem, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre fuite en Égypte, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre exil, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre humble logement de Nazareth, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans le recouvrement de l'Enfant divin au le Temple, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la vie terrestre de Notre Seigneur, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans sa passion et sa mort, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la Résurrection, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans l'Ascension, riez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la descente de l'Esprit Saint, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Vos Douleurs, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans votre joie, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre entrée dans la Jérusalem céleste, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans les anges qui sont restés fidèles, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la sainte Félicité, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans les Grâces des Justes, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans l'annonce des Prophètes, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans le désir des Patriarches, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans le zèle des Apôtres, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant par la lumière des évangélistes, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant par la sagesse des Docteurs, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la Couronnes des Confesseurs, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant par la pureté des Vierges, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la gloire des martyrs, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans votre intercession toute-puissante, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant par vos nombreux titres, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant à l'heure de notre mort, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, ô Notre Dame des Victoires,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.

Prions


Dieu Éternel et Tous-Puissant, par la Maternité Virginale de la Bienheureuse Vierge Marie, Vous avez offert au genre humain les Trésors du Salut éternel; accordez-nous de sentir qu'intervient en notre faveur Celle qui nous permit d'accueillir l'Auteur de la Vie, Jésus-Christ, Lui qui vit et règne avec Vous, dans l'Unité du Saint Esprit, un seul Dieu pour les siècles et les siècles. Amen.

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Site de la Basilique Notre Dame des Victoires à Paris

www.notredamedesvictoires.com

28 janvier 2009

Litanies de Sainte Gertrude la Grande

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Sainte Gertrude la Grande

Religieuse Bénédictine d'Eisleben

1256-1302

Fête le 17 novembre


Sainte Gertrude d'Eisleben est la plus célèbre de plusieurs Saintes qui portent le même nom, et c'est pour cela que d'anciens auteurs l'ont appelée Gertrude la Grande. On la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines d'Helfa. Elle y vint comme simple religieuse, sous la direction d'une abbesse du même nom qu'elle, dont la sœur était sainte Mechtilde d'Hackeborn, qui fut la maîtresse et l'amie de notre sainte Gertrude. Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, ce que faisaient alors des personnes de son sexe qui se consacraient à Dieu dans la retraite. Elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture et de toutes les sciences qui ont la religion pour objet; mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps. Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie, et elle ne pouvait alors retenir les larmes qui, malgré elle, coulaient de ses yeux en abondance. Lorsqu'elle parlait de Jésus-Christ et de Ses mystères, elle ravissait ceux qui l'entendaient. Un jour qu'on chantait à l'Église ces paroles: "J'ai vu le Seigneur face à face," elle vit une face divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son cœur et remplirent son âme et son corps de délices inexprimables. L'amour divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. De là ce crucifiement entier au monde et à toutes ses vanités. Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires; Jésus-Christ grava Ses plaies dans le cœur de Sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt, Se présenta devant elle en compagnie de Sa Mère et agit en elle comme s'Il avait changé de cœur avec elle. Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance. Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur; le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu. Le zèle pour le salut des âmes était ardeur au cœur de Gertrude. Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la Croix et devant le Saint-Sacrement. Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse; sa joie, au contraire augmentait avec ses douleurs. Le jour de sa mort étant venu, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du Ciel pour l'assister; une de ses sœurs aperçut son âme allant droit au Cœur de Jésus, qui S'ouvrit pour la recevoir. Sainte Gertrude est une des grandes mystiques de l'Église. Le livre de ses Révélations est demeuré célèbre.


Vie des Saints, Abbé L. Jaud, Mame, 1950.

Gertrude

Litanies de Sainte Gertrude la Grande


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu,ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, priez pour nous.

Tous les Saints chœurs des anges, priez pour nous.

Tous les Saints et les élus de Dieu, priez pour nous.

Sainte Gertrude, priez pour nous.

Sainte Gertrude, Vierge pure, priez pour nous.

Sainte Gertrude, fille du Père céleste, priez pour nous.

Sainte Gertrude, épouse choisie du Christ, priez pour nous.

Sainte Gertrude, temple du Saint-Esprit, priez pour nous.

Sainte Gertrude, joie de la Sainte Trinité, priez pour nous.

Sainte Gertrude, fleur suave du Christ, priez pour nous.

Fleur printanière, priez pour nous.

Sainte Gertrude, rose sans épines, priez pour nous.

Sainte Gertrude, colombe chaste, priez pour nous.

Sainte Gertrude, ange terrestre, priez pour nous.

Sainte Gertrude, sanctuaire vivant, priez pour nous.

Sainte Gertrude, refuge solide de tous ceux vous prient, priez pour nous.


Jésus Christ, Époux de Sainte-Gertrude, ayez pitié de nous.

par son humilité, ayez pitié de nous.

Par sa chasteté, ayez pitié de nous.

par son ardente sa charité, ayez pitié de nous.

Par son cœur admirable, ayez pitié de nous.

Par l'amour que Vous lui portez, ayez pitié de nous.

Par Votre Amour qui l'a choisie pour l'éternité, ayez pitié de nous.

Par Votre amour qui l'a doucement attirée vers Vous, ayez pitié de nous.

Par Votre Amour toujours présent dans son cœur, ayez pitié de nous.

Par Votre Amour qui a mis fin à sa vie, par une mort bienheureuse, ayez pitié de nous.

Par Votre Amour qui lui montre maintenant les joies éternelles, ayez pitié de nous.

Par Votre Amour qui chérit et fait la joie de tous les Saints, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.


Priez pour nous, ô douce Sainte-Gertrude,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.


Prions


Je m'en remets à votre intercession et à vos mérites, Sainte Gertrude, et vous prie de considérer mon fidèle amour et ma ferme confiance que mon cœur vous porte; veuillez inscrire dans votre cœur mon nom et faites que je compte parmi ceux que vous aimez et protégez de façon toute particulière, afin que ma vie soit agréable à Dieu. Ainsi soit-il.

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Téléchargez le texte des Litanies de Sainte Gertrude (pdf) en cliquant ici

18 décembre 2008

Prière à Notre-Dame du Suffrage

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Prière à Notre-Dame du Suffrage

Pleins de confiance, nous venons nous joindre à votre prière en faveur de nos défunts ! Vous avez pleuré au pied de la Croix où Jésus mourait pour nous sauver. Vous comprenez notre peine. Que votre compassion nous soutienne dans l’épreuve de la séparation. Vous avez connu la joie de la Résurrection de Jésus. Vous êtes aujourd’hui auprès de Lui dans la Gloire de Dieu. Mais, vous êtes l’Immaculée et nous sommes pécheurs. Nous implorons votre maternelle affection pour nos défunts. Veuillez les accompagner devant le Seigneur et priez avec nous pour le pardon de leurs péchés. Que par votre intercession le feu de l’Amour divin les purifie. Que leur soient accordées les grâces du Sacrifice de votre Fils. Qu’ils puissent ainsi entrer dans le lieu de rafraîchissement, de lumière et de paix. Notre-Dame du Suffrage, accueillez dans votre tendresse notre prière filiale. Unis à vous, avec nos défunts, nous chanterons pour l’éternité l’Hymne céleste de louange à la gloire du Père, du Fils et de l’Esprit Saint. Amen.

Mgr Jean CADILHAC, prière dédiée à Notre-Dame du Suffrage, 1998

Site de l'Archiconfrérie Notre Dame du Suffrage

http://catholique-nimes.cef.fr/partenaire/mouvement/v_mv_pr.php?ID=62

23 décembre 2008

La Passion corporelle de Jésus

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La Passion corporelle de Jésus

S'il est une légende ancrée dans les esprits, c'est celle de la dureté de cœur des chirurgiens : l'entraînement, n'est-ce pas, émousse les sensations et cette accoutumance, étayée par la nécessité d'un mal pour un bien, nous constitue dans un état de sereine insensibilité. Ceci est faux. Si nous nous raidissons contre l'émotion, qui ne doit ni paraître, ni, même extérieure, entraver l'acte chirurgical, comme le boxeur, d'instinct, contracte l'épigastre où il attend un coup de poing, la pitié en nous reste toujours vivante et s'affine même avec l'âge. Quand on s'est penché pendant des années sur la souffrance d'autrui, quand on y a goûté soi-même on est certes plus près de la compassion que de l'indifférence, parce que l'on connaît mieux la douleur, parce qu'on en sait mieux les causes et les effets. Aussi, lorsqu'un chirurgien a médité sur les souffrances de la Passion, quand il en a décomposé les temps et les circonstances physiologiques, quand il s'est appliqué à reconstituer méthodiquement toutes les étapes de ce martyre d'une nuit et d'un jour, il peut, mieux que le prédicateur le plus éloquent, mieux que le plus saint des ascètes (à part ceux qui en ont eu la directe vision, et ils en sont anéantis), compatir aux souffrances du Christ. Je vous assure que c'est abominable ; j'en suis venu pour ma part à ne plus oser y penser. C'est lâcheté sans aucun doute, mais j'estime qu'il faut avoir une vertu héroïque ou ne pas comprendre, qu'on doit être un saint ou un inconscient, pour faire un Chemin de Croix. Moi, je ne peux plus.


Et c'est pourtant ce Chemin de Croix qu'on me demande d'écrire; c'est ce que je ne veux pas refuser, parce que je suis sûr qu'il doit faire du bien. O bone et dulcissime Jesu, venez à mon aide. Vous qui les avez supportées, faites que je sache bien expliquer vos souffrances. Peut-être, en m'efforçant de rester objectif, en opposant à l'émotion mon « insensibilité » chirurgicale, peut-être pourrai-je arriver au bout. Lector amice, sub aliena potestate constitutus sum; si non possis portare modo, habe me excusatum. Si je sanglote avant la fin, hé bien, mon pauvre ami, fais comme moi sans honte ; c'est simplement que tu auras compris. Suis-moi donc: nous avons pour guides les Livres sacrés et le Saint Linceul, dont l'étude scientifique m'a démontré l'authenticité.

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La Passion, au vrai, commence à la Nativité, puisque Jésus dans Son omniscience divine, a toujours su, vu et voulu les souffrances qui attendaient Son humanité. Le premier sang versé pour nous le fut à la Circoncision, huit jours après Noël. On peut déjà imaginer ce que doit être pour un homme la prévision exacte de son martyre. En fait, c'est à Gethsémani que va commencer l'holocauste Jésus, ayant fait manger aux Siens Sa chair et boire Son sang, les entraîne à la nuit dans ce clos d'oliviers, dont ils ont l'habitude. Il les laisse camper près de l'entrée, emmène un peu plus loin Ses trois intimes et s'en écarte à un jet de pierre, pour se préparer en priant. Il sait que son heure est venue. Lui-même a envoyé le traître de Karioth : quod facis, fac citius. Il a hâte d'en finir et Il le veut. Mais comme Il a revêtu, en s'incarnant, cette forme d'esclave qu'est notre humanité, celle-ci se révolte et c'est toute la tragédie d'une lutte entre Sa Volonté et la nature. « Coepit pavere et taedere ».


Cette coupe qu'il lui faut boire, elle contient deux amertumes : Tout d'abord les péchés des hommes, qu'Il doit assumer, Lui le Juste, pour racheter Ses frères et c'est sans doute le plus dur ; une épreuve que nous ne pouvons pas imaginer, parce que les plus saints d'entre nous sont ceux qui le plus vivement sentent leur indignité et leur infamie. Peut-être comprenons nous mieux la prévision, la pré dégustation des tortures physiques, qu'Il subit déjà en pensée ; pourtant nous n'avons expérimenté que le frisson rétrospectif des souffrances passées. C'est quelque chose d'indicible. « Pater, si vis, transfer calicem istum a me ; verumtamen non mea voluntas sed tua fiat ». C'est bien Son Humanité qui parle... et qui se soumet, car Sa Divinité sait ce qu'Elle veut de toute éternité ; l'Homme est dans une impasse. Ses trois fidèles sont endormis, « prae tristitia », dit saint Luc. Pauvres hommes ! La lutte est épouvantable; un ange vient Le réconforter, mais en même temps, semble-t-il, recevoir son acceptation. « Et factus in agonia, prolixius orabat. Et factus est sudor ejus sicut guttae sanguinis decurrentis in terram ». C'est la sueur de sang, que certains exégètes rationalistes, subodorant quelque miracle, ont traitée de symbolique. Il est curieux de constater que de bêtises ces matérialistes modernes peuvent dire en matière scientifique. Remarquons que le seul évangéliste qui rapporte le fait est un médecin. Et notre vénéré confrère Luc, medicus carissimus, le fait avec la précision, la concision d'un bon clinicien. L'hémathidrose est un phénomène très rare mais bien décrit. Elle se produit, comme l'écrit le Docteur Bec, "dans des conditions tout à fait spéciales : une grande débilité physique, accompagnée d'un ébranlement moral, suite d'une émotion profonde, d'une grande peur" (et cœpitpavere et taedere). La frayeur, l'épouvante sont ici au maximum et l'ébranlement moral. C'est ce que Luc exprime par « agonia », qui en grec, signifie lutte et anxiété. « Et Sa sueur devint comme des gouttes de sang roulant jusque par terre. »


A quoi bon expliquer le phénomène ? Une vasodilatation intense des capillaires sous-cutanés, qui se rompent au contact des culs de sacs de millions de glandes sudoripares. Le sang se mêle à la sueur ; et c'est ce mélange qui perle et se rassemble et coule sur tout le corps, en quantité suffisante pour tomber sur le sol. Notez que cette hémorragie microscopique se produit dans toute la peau, qui est déjà ainsi lésée dans son ensemble, en quelque sorte endolorie, attendrie, pour tous les coups futurs. Mais passons. Voici Judas et les valets du temple, armés de glaives et de bâtons ; ils ont des lanternes et des cordes. Comme le procès criminel doit être jugé par le procurateur, ils ont obtenu un peloton de la cohorte romaine ; le tribun de l'Antonia les accompagne, afin d'assurer l'ordre. Le tour des Romains n'est pas encore venu ; ils sont là derrière ces fanatiques, distants et méprisants. Jésus se met en avant; un mot de Lui suffit à renverser Ses agresseurs, dernière manifestation de Son pouvoir, avant qu'Il s'abandonne à la Volonté divine. Le brave Pierre en a profité pour amputer l’oreille de Malchus et, miracle dernier, Jésus l'a ressoudée.


Mais la bande hurlante s'est ressaisie, a garrotté le Christ; elle L'emmène, sans aménité, on peut le croire, laissant filer les comparses. C'est l'abandon, tout au moins apparent. Jésus sait bien que Pierre et Jean Le suivent « a longe » et que Marc n'échappera à l'arrestation qu'en s'enfuyant tout nu, laissant aux gardes le drap qui l'enveloppait. Mais les voici devant Caïphe et le sanhédrin. Nous sommes en pleine nuit, il ne peut s'agir que d'une instruction préalable. Jésus refuse de répondre : Sa doctrine, Il l'a prêchée ouvertement. Caïphe est désorienté, furieux et l'un de ses gardes, traduisant ce dépit, lance un grand coup dans la figure du prévenu : « sic respondes pontifici ! » Ceci n'est rien ; Il faut attendre le matin, pour une audition de témoins. Jésus est entraîné hors de la salle ; dans la cour, Il voit Pierre qui L'a renié par trois fois et, d'un regard, Il lui pardonne. On Le traîne dans quelque salle basse et la canaille des valets va s'en donner à cœur joie contre ce faux prophète (dûment garrotté) qui tout à l'heure encore les a jetés à terre par on ne sait quelle sorcellerie. On l'accable de gifles et de coups de poing, on Lui crache au visage, et, puisqu'aussi bien il n'y a pas moyen de dormir on va s'amuser un peu. Un voile sur Sa tête, et chacun y va de son coup; les soufflets retentissent et ces brutes ont la main lourde : « Prophétise; dis-nous, Christ, qui t'a frappé ». Son corps est déjà tout endolori, Sa tête sonne comme une cloche, des vertiges Le prennent... et Il se tait. D'un mot, Il pourrait les anéantir « et non aperuit os suum ». Cette racaille finit par se lasser et Jésus attend.

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Au petit jour, deuxième audience, défilé lamentable de faux témoins qui ne prouvent rien. Il faut qu'Il se condamne Lui-même, en affirmant Sa filiation divine et ce bas histrion de Caïphe proclame le blasphème en déchirant ses vêtements. Oh, rassurez-vous ; ces bons Juifs prudents et peu portés à la dépense ont une fente toute préparée et légèrement recousue, qui peut servir un grand nombre de fois. Il n'y a plus qu'à obtenir de Rome la condamnation à mort qu'elle s'est réservée dans ce pays de protectorat. Jésus, déjà harassé de fatigue et tout moulu de coups, va être traîné à l'autre bout de Jérusalem, dans la ville haute, à la tour Antonia, sorte de citadelle, d'où la majesté romaine assure l'ordre dans la cité trop effervescente à son gré. La gloire de Rome est représentée par un malheureux fonctionnaire, petit romain de la classe des chevaliers, parvenu trop heureux d'exercer ce commandement difficile sur un peuple fanatique, hostile et hypocrite, très soucieux de garder sa place, coincé entre les ordres impératifs de la métropole et les menées sournoises de ces Juifs souvent très bien en cour auprès des Empereurs. En résumé, c'est un pauvre homme. Il n'a qu'une religion, s'il en a une, celle de Divus Caesar. C'est le produit médiocre de la civilisation barbare, de la culture matérialiste. Mais comment trop lui en vouloir ? Il est ce qu'on l'a fait ; la vie d'un homme a pour lui peu de prix, surtout si ce n'est pas un citoyen romain. La pitié ne lui a pas été enseignée et il ne connaît qu'un devoir : maintenir l'ordre. (Ils se figurent à Rome que c'est commode !) Tous ces Juifs querelleurs, menteurs et superstitieux avec tous leurs tabous et leur manie de se laver pour rien, leur servilité et leur insolence et ces lâches dénonciations au Ministère contre un Administrateur colonial qui agit de son mieux, tout cela le dégoûte. Il les méprise... et il les craint. Jésus, tout au contraire (dans quel état pourtant paraît-Il devant lui, couvert d'ecchymoses et de crachats), Jésus lui en impose et lui est sympathique. Il va faire tout ce qu'il peut pour Le tirer des griffes de ces énergumènes « et quaerebat dimittere illum » : Jésus est Galiléen ; passons-Le à cette vieille canaille d'Hérode, qui joue les roitelets nègres et se prend pour quelqu'un. - Mais Jésus méprise ce renard et ne lui répond mot. - Le voici revenu, avec la tourbe qui hurle et ces insupportables pharisiens qui piaillent sur un ton suraigu en agitant leurs barbiches. Odieux ces palabres! Qu'ils restent dehors, puisqu'aussi bien ils se croiraient souillés, rien qu'à entrer dans un prétoire romain.

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Pontius interroge ce pauvre homme, qui l'intéresse. Et Jésus ne le méprise pas. Il a pitié de son ignorance invincible ; Il lui répond avec douceur et tente même de l'instruire. - Ah, s'il n'y avait que cette canaille qui hurle dehors, une bonne sortie de la cohorte ferait vite « cum gladio » taire les plus braillards et s'égailler les autres. Il n'y a pas si longtemps que j'ai fait massacrer dans le temple quelques Galiléens un peu trop excités. Oui, mais ces sanhédrites sournois commencent à insinuer que je ne suis pas l'ami de César, et avec ça il n'y a pas à plaisanter ? Et puis, mehercle; que signifient toutes ces histoires de Roi des Juifs, de Fils de Dieu et de Messie ? Si Pilate avait lu les Ecritures, peut-être serait-il un autre Nicodème, car Nicodème aussi est un lâche ; mais c'est la lâcheté qui va rompre les digues. Cet homme est bien un Juste : je le fais flageller (oh, logique romaine!) peut-être que ces brutes auront quelque pitié. Mais moi aussi je suis un lâche ; car si je m'attarde à plaider pour ce Quirite lamentable, ce n'est que pour retarder ma douleur. « Tunc ergo apprehendit Pilatus Jesum et flagellavit ». Les soldats de garde emmènent Jésus dans l'atrium du prétoire et appellent à la rescousse toute la cohorte ; les distractions sont rares dans ce pays d'occupation. Pourtant le Seigneur a souvent manifesté une spéciale sympathie pour les militaires. Comme Il a admiré la confiance et l'humilité de ce centurion et son affectueuse sollicitude pour son serviteur qu'Il a guéri ! (Rien ne m'ôtera la conviction que c'était l'ordonnance de ce lieutenant d'infanterie coloniale.) Et tout à l’heure, ce sera le centurion de garde au Calvaire qui, le premier, proclamera Sa divinité. La cohorte semble prise d'un délire collectif, que Pilate n'a pas prévu. Satan est là, qui leur souffle la haine. Mais il suffit. Plus de discours, rien que des coups et tâchons d'aller jusqu'au bout. Ils Le déshabillent et L'attachent tout nu à une colonne de l'atrium. Les bras sont tirés en l'air et les poignets liés en haut du fût.

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La flagellation se fait avec des lanières multiples, sur lesquelles sont fixées, à quelque distance de l'extrémité libre, deux balles de plomb ou des osselets. (C'est du moins à ce genre de flagrum que répondent les stigmates du Saint Linceul). Le nombre de coups est fixe à 39 par la loi hébraïque. Mais les bourreaux sont des légionnaires déchaînés; ils Iront jusqu'aux limites de la syncope. En fait, les traces du Linceul sont innombrables et presque toutes sur la face postérieure; le devant du corps est contre la colonne. On les voit sur les épaules, sur le dos, les reins. Les coups de fouet descendent sur les cuisses, sur les mollets ; et là, l'extrémité des lanières, au delà des balles de plomb encercle le membre et vient marquer son sillon jusque sur la face antérieure. Les bourreaux sont deux, un de chaque côté, de taille inégale (tout ceci se déduit de l'orientation des traces du Linceul). Ils frappent à coups redoublés, avec un grand ahan. Aux premiers coups, les lanières laissent de longues traces livides, de longs bleus d'ecchymose  sous-cutanée. Rappelez-vous que la peau a été déjà modifiée, endolorie par les millions de petites hémorragies intradermiques de la sueur de sang. Les balles de plomb marquent davantage. Puis, la peau, infiltrée de sang, attendrie, se fend sous de nouveaux coups. Le sang jaillit ; des lambeaux se détachent et pendent. Toute la face postérieure n'est plus qu'une surface rouge, sur laquelle se détachent de grands sillons marbrés ; et, çà et là, partout, les plaies plus profondes dues aux balles de plomb. Ce sont ces plaies en forme d'haltère (les deux balles et la lanière entre les deux) qui s'imprimeront sur le Linceul. A chaque coup, le corps tressaille d'un soubresaut douloureux. Mais Il n'a pas ouvert la bouche et ce mutisme redouble la rage satanique de Ses bourreaux. Ce n'est plus la froide exécution d'un ordre judiciaire; c'est un déchaînement de démons. Le sang ruisselle des épaules jusqu'à terre (les larges dalles en sont couvertes) et s'éparpille en pluie, des fouets relevés, jusque sur les rouges chlamydes des spectateurs. Mais bientôt les forces du supplicié défaillent ; une sueur froide inonde Son front ; la tête Lui tourne d'un vertige nauséeux ; des frissons Lui courent le long de l'échine, Ses jambes se dérobent sous Lui et, s'Il n'était lié très haut par les poignets, Il s'écroulerait dans la mare de sang. - Son compte est bon, bien qu’on n'ait as compté. Après tout on n'a pas reçu l'ordre de le tuer sous le fouet. Laissons-Le se remettre ; on peut encore s'amuser.

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Ah ce grand nigaud prétend qu'il est roi, comme s'il en était sous les aigles romaines, et roi des Juifs encore, comble de ridicule ! Il a des ennuis avec ses sujets ; qu'à cela ne tienne, nous serons ses fidèles. Vite un manteau, un sceptre. On l'a assis sur une base de colonne (pas très solide la Majesté !) Une vieille chlamyde de légionnaire sur les épaules nues lui confère la pourpre royale ; un gros roseau dans sa main droite et ce serait tout à fait ça, s'il n'y manquait une couronne ; quelque chose d'original ! (Dans dix-neuf siècles, elle Le fera reconnaître, cette couronne, qu'aucun crucifié n'a portée). Dans un coin, un fagot de bourrées, de ces arbrisseaux qui foisonnent dans les buissons de la banlieue. C'est souple et ça porte de longues épines, beaucoup plus longues, plus aiguës et plus dures que l'acacia. On en tresse avec précaution, aïe, ça pique, une espèce de fond de panier, qu'on Lui applique sur le crâne. On en rabat les bords et avec un bandeau de joncs tordus, on enserre la tête entre la nuque et le front.

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Les épines pénètrent dans le cuir chevelu et cela saigne. (Nous savons, nous chirurgiens, combien cela saigne, un cuir chevelu.) Déjà le crâne est tout englué de caillots ; de longs ruisseaux de sang ont coulé sur le front, sous le bandeau de jonc, ont inondé les longs cheveux tout emmêlés et ont rempli la barbe. La comédie d'adoration a commencé. Chacun tour, de rôle vient fléchir le genou devant Lui, avec une affreuse grimace, suivie d'un grand soufflet : « Salut, roi des juifs! » Mais Lui ne répond rien. Sa pauvre figure ravagée et pâlie n'a pas un mouvement. Ce n'est vraiment pas drôle! Exaspérés, les fidèles sujets Lui crachent au visage. « Tu ne sais pas tenir ton sceptre, donne. » Et pan, un grand coup sur le chapeau d'épines, qui s'enfonce un peu plus ; et horions de pleuvoir. Je ne me rappelle plus ; serait-ce un de ces légionnaires, ou bien l'a-t-il reçu des gens du sanhédrin ? Mais je vois à présent qu'un grand coup de bâton donné obliquement a laissé sur la joue une horrible plaie contuse, et que Son grand nez sémitique, si noble, est déformé par une fracture de l'arête cartilagineuse. Le sang coule de ses narines dans ses moustaches. Assez, mon Dieu !


Mais voici que revient Pilate, un peu inquiet du prisonnier : qu'en auront fait ces brutes ? Aïe, ils l'ont bien arrangé. Si les Juifs ne sont pas contents ! Il va Le leur montrer au balcon du prétoire, dans Sa tenue royale, tout étonné lui-même de ressentir quelque pitié, pour cette loque humaine. Mais il a compté sans la haine : « Tolle, crucifige ! » Ah les démons ! Et l'argument terrible pour lui : « Il s'est fait roi ; si tu l'absous, tu n'es pas l'ami de César. » Alors, le lâche s'abandonne et se lave les mains. Mais, comme l'écrira saint Augustin, ce n'est pas toi, Pilate, qui L'as tué, mais bien les Juifs, avec leurs langues acérées ; et en comparaison d'eux, tu es toi-même beaucoup plus innocent. On lui arrache la chlamyde, qui a déjà collé à toutes ses blessures. Le sangs recoule; Il a un grand frisson. On lui remet Ses vêtements qui se teintent de rouge. La croix est prête, on la Lui charge sur les épaules. Par quel miracle d'énergie peut-Il rester debout sous ce fardeau? Ce n'est en réalité, pas toute la croix, mais seulement la grosse poutre horizontale, le patibulum,qu'Il doit porter jusqu'au Golgotha, mais cela pèse encore près de 50 kilos. Le pieu vertical, lestipes, est déjà planté au Calvaire.

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Et la marche commence, pieds nus dans des rues au sol raboteux semé de cailloux. Les soldats tirent sur les cordes qui Le lient, soucieux de savoir s'Il ira jusqu'au bout. Deux larrons Le suivent en même équipage. La route heureusement n'est pas très longue, environ 600 mètres et la colline du Calvaire est presqu'en dehors de la porte d'Ephraïm. Mais le trajet est très accidenté, même à l'intérieur des remparts. Jésus, péniblement, met un pied devant l'autre, et souvent Il s'effondre. Il tombe sur les genoux qui ne sont bientôt qu'une plaie. Les soldats d'escorte Le relèvent, sans trop Le brutaliser . ils sentent qu'Il pourrait très bien mourir en route. Et toujours cette poutre, en équilibre sur l'épaule, qui la meurtrit de ses aspérités et qui semble vouloir y pénétrer de force. Je sais ce que c'est : j'ai coltiné jadis, au 5e Génie, des traverses de chemin de fer, bien rabotées, et je connais cette sensation de pénétration dans une épaule ferme et saine. Mais Lui, Son épaule est couverte de plaies, qui se rouvrent et s'élargissent et se creusent à chaque pas. Il est épuisé. Sur Sa tunique sans couture une tache énorme de sang va toujours en s'élargissant et s'étend jusque sur le dos. Il tombe encore et cette fois de tout son long ; la poutre Lui échappe ; va-t-Il pouvoir Se relever ? Heureusement vient à passer un homme, retour des champs, ce Simon de Cyrène, qui tout comme ses fils Alexandre et Rufus, sera bientôt un bon chrétien. Les soldats le réquisitionnent pour porter cette poutre ; il ne demande pas mieux le brave homme ; oh, comme je le ferais bien ! Il n'y a plus finalement que la pente du Golgotha à gravir et, péniblement, on arrive au sommet. Jésus s'affaisse sur le sol et la crucifixion commence.

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Oh, ce n'est pas très compliqué les bourreaux savent leur métier. Il faut d'abord Le mettre à nu. Les vêtements de dessus c'est encore facile. Mais la tunique, intimement, est collée à Ses plaies, pour ainsi dire à tout son corps et ce dépouillement est simplement atroce. Avez-vous jamais enlevé un premier pansement mis sur une large plaie contuse et desséché sur elle ? Ou avez-vous subi vous-même cette épreuve qui nécessite parfois l'anesthésie générale ? Si oui, vous pouvez savoir un peu de quoi il s'agit. Chaque fil de laine est collé à la surface dénudée, et, quand on le soulève, il arrache une des innombrables terminaisons nerveuses mises à nu dans la plaie. Ces milliers de chocs douloureux s'additionnent et se multiplient, chacun augmentant pour la suite la sensibilité du système nerveux. Or, il ne s'agit pas ici d'une lésion locale, mais de presque toute la surface du corps, et surtout de ce dos lamentable. Les bourreaux pressés y vont rudement. Peut-être cela vaut-il mieux, mais comment cette douleur aiguë, atroce, n'entraîne-t-elle pas la syncope ? Comme il est évident que, d'un bout à l'autre, Il domine, Il dirige Sa Passion. Le sang ruisselle à nouveau. On L'étend sur le dos. Lui a-t-on laissé l'étroite ceinture que la pudeur des juifs conserve aux suppliciés ? J’avoue que je ne sais plus : cela a si peu d'importance ; dans tous les cas, en Son Linceul, Il sera nu. Les plaies de son dos, des cuisses et des mollets s'incrustent de poussière et de menus graviers. On l'a mis au pied du stipes, les épaules couchées sur le patibulum. Les bourreaux prennent les mesures. Un coup de tarière, pour amorcer les trous des clous, et l'horrible chose commence.

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Un aide allonge l’un des bras, la paume en haut. Le bourreau prend son clou (un long clou pointu et carré, qui, près de sa grosse tête, est large de huit millimètres), il le pique sur le poignet, dans ce pli antérieur, qu'il connaît d'expérience. Un seul coup de son gros marteau : le clou est déjà fiché dans le bois, où quelques panpans énergiques le fixent solidement. Jésus n'a pas crié, mais Son visage horriblement s'est contracté. Mais, surtout, j'ai vu au même instant Son pouce, d'un mouvement violent, impérieux, se mettre en opposition dans la paume : Son nerf médian a été touché. Mais, alors, je ressens ce qu'Il a éprouvé : une douleur indicible, fulgurante, qui s'est éparpillée dans Ses doigts, a jailli, comme un trait de feu, jusqu'à Son épaule et éclaté dans Son cerveau. C'est la douleur la plus insupportable qu'un homme puisse éprouver, celle que donne la blessure des gros troncs nerveux. Presque toujours elle entraîne la syncope et c'est heureux. Jésus n'a pas voulu perdre Sa connaissance. Encore, si le nerf était entièrement coupé. Mais non, j'en ai l'expérience, il n'est que partiellement détruit ; la plaie du tronc nerveux reste en contact avec ce clou, et sur lui, tout à l'heure, quand le corps sera suspendu, il sera fortement tendu comme une corde à violon sur son chevalet. Et il vibrera à chaque secousse, à chaque mouvement, réveillant la douleur horrible. Il en a pour trois heures. L'autre bras est tiré par l'aide ; les mêmes gestes se répètent, et les mêmes douleurs. Mais cette fois, songez-y bien, Il sait ce qui l'attend. Il est maintenant fixé sur le patibulum, qu'Il suit étroitement des deux épaules et des deux bras. Il a déjà forme de croix comme Il est grand! Allons, debout! Le bourreau et son aide empoignent les bouts de la poutre et redressent le condamné, assis d'abord et puis debout et puis, Le reculant, L'adossent au poteau. Mais c'est, hélas, en tiraillant sur Ses deux mains clouées (Oh, Ses médians!) D'un grand effort, à bout de bras, mais le stipes n'est pas très haut, rapidement, car c'est bien lourd, ils accrochent d'un geste adroit le patibulum en haut du stipes. A son sommet, deux clous fixent le titulus trilingue. Le corps tirant sur les bras, qui s'allongent obliques, s'est un peu affaissé. Les épaules blessées par les fouets et par le portement de croix ont raclé douloureusement le rude bois. La nuque, qui dominait le patibulum, l'a heurté en passant, pour s'arrêter en haut du pieu. Les pointes acérées du grand chapeau d'épines ont déchiré le crâne encore plus profond. Sa pauvre tête penche en avant, car l'épaisseur de Sa couronne l'empêche de reposer sur le bois; et chaque fois qu'Il la redresse, Il en réveille les piqûres. Le corps, pendant, n'est soutenu que par les clous plantés dans les deux carpes (oh, les médians!). Il pourrait tenir sans rien d'autre. Le corps ne se déplace pas en avant. Mais la règle est de fixer les pieds. Pour ce, pas besoin de console ; on fléchit les genoux, et l'on étend les pieds à plat sur le bois du stipes. Pourquoi, puisque c'est inutile, donner à faire au charpentier ? Ce n'est certes pas pour soulager la peine du crucifié. Le pied gauche à plat sur la croix. D'un seul coup (le marteau, le clou s'enfonce en son milieu (entre les deuxième et troisième métatarsiens). L'aide fléchit aussi l'autre genou et le bourreau ramenant le pied gauche devant le droit que l'aide tient à plat, d'un second coup, au même endroit, il perfore ce pied. Tout cela est facile, et puis à grands ahans, le clou est poussé dans le bois. Ici, merci mon Dieu, rien qu'une douleur bien banale, mais le supplice à peine a commencé. A deux hommes, tout le travail n'a guère duré plus de deux minutes et les plaies ont fort peu saigné. On s'affaire alors auprès des deux larrons ; pour ceux-là des cordes suffisent, et les trois gibets sont garnis face à la ville déicide.

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N'écoutons pas tous ces Juifs triomphants, qui insultent à Sa douleur. Il leur a déjà pardonné, car ils ne savent ce qu'ils font. Jésus, d'abord, s'est affaissé. Après tant de tortures, pour un corps épuisé, cette immobilité semble presque un repos, coïncidant avec une baisse de Son tonus vital. Mais Il a soif. Oh, il ne l'a pas encore dit ; avant de se coucher sur la poutre, Il a refusé la potion analgésique, vin mêlé de myrrhe et de fiel, que préparent les charitables femmes de Jérusalem. Sa souffrance Il la veut entière ; Il sait qu'Il la dominera. Il a soif. Oui, « Adhaesit lingua mea faucibus meis ». Il n'a rien bu ni rien mangé depuis hier au soir. Il est midi. Sa sueur de Gethsémani, toutes Ses fatigues, la grosse hémorragie du prétoire et les autres et même ce peu qui coule de ses plaies, tout cela Lui a soustrait une bonne partie de Sa masse sanguine. Il a soif. Ses traits sont tirés, Sa figure hâve est sillonnée de sang qui se coagule partout. Sa bouche est entr'ouverte et Sa lèvre inférieure déjà commence à pendre ? Un peu de salive coule dans Sa barbe, mêlée au sang issu de Son nez écrasé. Sa gorge est sèche et embrasée, mais Il ne peut plus déglutir. Il a soif. Dans cette face tuméfiée, toute sanglante et déformée, comment pourrait-on reconnaître le plus beau des enfants des hommes ? « Vermis sum et non homo ». Elle serait affreuse, si l'on n'y voyait pas malgré tout resplendir la majesté sereine du Dieu qui veut sauver Ses frères. Il a soif. Et tout à l'heure Il le dira, pour accomplir les Ecritures. Et un grand benêt de soldat, voilant sa compassion sous une raillerie, imbibant une éponge de sa posca acidulée, acetum, disent les Evangiles, la Lui tendra au bout d'un roseau. En boira-t-il seulement une goutte ? On a dit que le fait de boire détermine chez ces pauvres suppliciés une syncope mortelle. Comment, après avoir reçu l'éponge, pourra-t-il donc parler encore deux ou trois fois ? Non, non, Il mourra à Son heure. Il a soif.

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Et cela vient de commencer. Mais, au bout d'un moment, un phénomène étrange se produit. Les muscles de Ses bras se raidissent d'eux-mêmes, en une contracture, qui va s'accentuant ; Ses deltoïdes, Ses biceps sont tendus et saillants, Ses doigts s'incurvent en crochets. Des Crampes ! Vous avez tous, peu ou prou, senti cette douleur progressive et aiguë, dans un mollet, entre deux côtes, un peu partout. Il faut, toute affaire cessante, détendre en l'allongeant ce muscle contracté. Mais regardons ! Voici maintenant aux cuisses et aux jambes les mêmes saillies monstrueuses, rigides, et les orteils qui se recourbent. On dirait un blessé atteint de tétanos, en proie à ces horribles crises, que l'on ne peut pas oublier. C'est ce que nous appelons la tétanie, quand les crampes se généralisent ; et voici que c'est fait. Les muscles du ventre se raidissent en vagues figées ; puis les intercostaux, puis les muscles du cou et les muscles respiratoires. Son souffle peu à peu est devenu plus court, superficiel. Ses côtes, déjà soulevées par la traction des bras, se sont encore surélevées ; l'épigastre se creuse et aussi les salières au-dessus des clavicules. L'air entre en sifflant mais ne sort presque plus. Il respire tout en haut, inspire un peu, ne peut plus expirer. Il a soif d'air. (C'est comme un emphysémateux en pleine crise d'asthme.) Sa figure pâle a peu à peu rougi ; elle a passé au violet pourpre et puis au bleu. Il asphyxie. Ses poumons gorgés d'air ne peuvent plus se vider. Son front est couvert de sueur, Ses yeux exorbités chavirent. Quelle atroce douleur doit marteler son crâne ! Il va mourir. Hé bien, tant mieux. N'a-t-Il donc pas assez souffert ? Mais non, son heure n'est pas venue. Ni la soif ni l'hémorragie, ni l'asphyxie, ni la douleur n'auront raison du Dieu Sauveur et s'Il meurt avec ces symptômes, Il ne mourra vraiment que parce qu'Il le veut bien, « habens in potestate ponere animam suam et recipere eam ». Et c'est ainsi qu'Il ressuscitera. Alléluia ! Que se passe-t-il donc ? Lentement, d'un effort surhumain, Il a pris point d'appui sur le clou de Ses pieds, oui, sur Ses plaies. Les cous-de-pied et les genoux s'étendent peu à peu et le corps, par à coups remonte, soulageant la traction des bras (cette traction qui était de plus de 90 kilos sur chaque main.) Alors, voici que de lui-même, le phénomène diminue, la tétanie régresse, les muscles se détendent, tout au moins ceux de la poitrine. La respiration devient plus ample et redescend, les poumons se dégorgent et bientôt la figure a repris sa pâleur d'avant.

Pourquoi tout cet effort ? C'est qu'Il veut nous parler « Pater dimitte illis ». Oh oui, qu'Il nous pardonne, à nous qui sommes ses bourreaux. Mais au bout d'un instant, Son corps commence à redescendre... et la tétanie va reprendre. Et chaque fois qu'Il parlera (nous avons retenu au moins sept de ses phrases) et chaque fois qu'Il voudra respirer, il Lui faudra se redresser, pour retrouver Son souffle, en se tenant debout sur le clou de Ses pieds. Et chaque mouvement retentit dans Ses mains, en douleurs indicibles (oh, Ses médians!) C'est l'asphyxie périodique du malheureux qu'on étrangle et qu'on laisse reprendre vie, pour l'étouffer en plusieurs fois. A cette asphyxie Il ne petit échapper, pour un moment, qu'au prix de souffrances atroces et par un acte volontaire. Et cela va durer trois heures. Mais mourez donc, mon Dieu ! Je suis là au pied de la croix, avec Sa Mère et Jean et les femmes qui Le servaient. Le centurion, un peu à part, observe avec une attention déjà respectueuse Entre deux asphyxies, Il se dresse et Il parle : « Fils, voici votre Mère ». Oh oui, chère Maman, qui depuis ce jour-là nous avez adoptés! ? Un peu plus tard ce pauvre bougre de larron s'est fait ouvrir le paradis. Mais, quand donc mourrez-vous, Seigneur ! Je sais bien, Pâques vous attend et votre corps ne pourrira pas, comme les nôtres. Il est écrit: « Non dabis sanctum luum videre corruptionem ». Mais, mon pauvre Jésus (excusez le chirurgien), toutes vos plaies sont infectées ; elles le seraient d'ailleurs à moins. Je vois distinctement sur elles suinter une lymphe blonde, et transparente, qui se collecte au point déclive en une croutelle cireuse. Sur les plus anciennes déjà des fausses membranes se forment, qui sécrètent un seropus. Il est écrit aussi : « Putruerunt et corruptae sunt cicatrices meae ». Un essaim de mouches affreuses, de grosses mouches vert et bleu, comme on en voit aux abattoirs et aux charniers, tourbillonne autour de Son corps ; et brusquement elles s'abattent sur l'une ou l'autre plaie, pour en pomper le sue et y pondre leurs œufs. Elles s'acharnent au visage ; impossible de les chasser. Par bonheur, depuis un moment le ciel s'est obscurci, le soleil s'est caché ; il fait soudain très froid. Et ces filles de Béelzéboub ont peu à peu quitté la place. Bientôt trois heures. Enfin! Jésus lutte toujours. De temps en temps, Il se redresse. Toutes Ses douleurs, Sa soif, Ses crampes, l'asphyxie et les vibrations de Ses deux nerfs médians ne Lui ont pas arraché une plainte. Mais, si Ses amis sont bien là, Son Père, et c'est l'ultime épreuve, Son Père semble l'avoir abandonné. « Eli, Eli,lammasabachtani ? » Il sait maintenant qu'Il s'en va. Il crie « Consumatum est ». La coupe est vide, la tâche est faite. Puis, de nouveau se redressant et comme pour nous faire entendre qu'Il meurt de par Sa volonté « iterum clamans voce magna » : Mon Père, dit-Il, je remets mon âme entre Vos mains (habens in potestate ponere animam suam). Il est mort quand Il l'a voulu. Et qu'on ne me parle plus de théories physiologiques!

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« Laudato si Missignore per sora nostra morte corporale ! » Oh oui, Seigneur, soyez loué, pour avoir bien voulu mourir. Car nous n'en pouvions plus. Maintenant tout est bien. Dans un dernier soupir, Votre Tête vers moi, lentement, s'est penchée, droit devant Vous, Votre menton sur le sternum. Je vois à présent bien en face Votre visage détendu, rasséréné, que malgré tant d'affreux stigmates illumine la majesté très douce de Dieu qui est toujours là. Je me suis affalé à genoux devant Vous, baisant Vos pieds troués, où le sang coule encore, en se coagulant vers les pointes. La rigidité cadavérique Vous a saisi brutalement, comme le cerf forcé à la course. Vos jambes sont dures comme l'acier... et brûlantes. Quelle température inouïe Vous a donné cette tétanie? La terre a tremblé; que m'importe ? et le soleil s'est éclipsé. Joseph est allé réclamer Votre corps à Pilate, qui ne le refusera pas. Il hait ces Juifs, qui l'ont forcé à Vous tuer ; cet écriteau sur Votre Tête proclame bien haut sa rancune « Jésus, roi des Juifs », et crucifié comme un esclave ! Le centurion est allé faire son rapport, après Vous avoir, le brave homme, proclamé le vrai Fils de Dieu. Nous allons Vous descendre et ce sera facile, une fois les pieds décloués. Joseph et Nicodème décrocheront la poutre du stipes. Jean Votre bien aimé Vous portera les pieds; à deux autres, avec un drap tordu en corde nous soutiendrons Vos reins. Le linceul est prêt, sur la pierre ici tout près, face au sépulcre ; et là, tout à loisir, on déclouera Vos mains. Mais qui vient là? Ah oui, les Juifs ont dû demander à Pilate qu'on débarrasse la colline de ces gibets qui offensent la vue et souilleraient la fête de demain. Race de vipères qui filtrez le moucheron et déglutissez le chameau ! Des soldats brisent à grands coups de barre de fer les cuisses des larrons. Ils pendent maintenant lamentablement et, comme ils ne peuvent plus se soulever sur les cordes des jambes, la tétanie et l'asphyxie les auront bientôt achevés.

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Mais rien à faire ici pour vous! « Os non comminuetis ex eo ». Laissez-nous donc en paix ; ne voyez-vous pas qu'Il est mort? - Sans doute, disent-ils. Mais quelle idée a pris l'un d'eux ? D'un geste tragique et précis, il a levé la hampe de sa lance et, d'un seul coup oblique au côté droit, il l'enfonce profondément. Oh pourquoi ? « Et aussitôt, de la plaie est sorti du sang et de l'eau ». Jean l'a bien vu et moi aussi, et nous ne saurions mentir: un large flot de sang liquide et noir, qui a jailli sur le soldat et peu à peu coule en bavant sur la poitrine, en se coagulant par couches successives. Mais, en même temps, surtout visible sur les bords, a coulé un liquide clair et limpide comme de l'eau. Voyons, la plaie est au-dessous et en dehors du mamelon (5e espace), le coup oblique. C'est donc le sang de l'oreillette et l'eau sort de Son péricarde. Mais alors, mon pauvre Jésus, Votre cœur était tout, cette douleur angoissante et cruelle du cœur serré dans un étau. N'était-ce pas assez de ce que nous voyions? Est-ce pour que nous le sachions que cet homme a commis son agression bizarre ? Peut-être aussi les Juifs auraient-ils prétendu que Vous n'étiez pas mort mais évanoui ; Votre résurrection demandait donc ce témoignage. Merci, soldat, merci, Longin; tu mourras un jour en martyr chrétien. Et ; maintenant, lecteur, remercions Dieu, qui m'a donne la force d'écrire cela jusqu'au bout ; non pas sans larmes ! Toutes ces douleurs effroyables, que nous avons vécues en Lui, Il les a toute sa vie prévues, préméditées, voulues, dans Son Amour pour racheter toutes nos fautes. « Oblatus est quia ipse voluit ». Il a dirigé toute Sa Passion, sans éviter une torture ; en acceptant les conséquences physiologiques, mais sans être dominé par elles Il est mort quand et comme et parce qu'Il l'a voulu. Jésus est en agonie jusqu'à la fin des temps. Il est juste, il est bon de souffrir avec Lui et de Le remercier, quand Il nous envoie la douleur, de nous associer à la Sienne. Il nous faut achever, comme l'écrit Saint Paul, ce qui manque à la Passion du Christ, et, avec Marie, Sa Mère et notre Mère, accepter joyeusement, fraternellement notre Compassion. O Jésus, qui n'avez pas eu pitié de Vous-même, qui êtes Dieu, ayez pitié de moi qui suis un pécheur.


Laus Christo. Circoncision 1940. Docteur Pierre BARBET, Chirurgien de l'Hôpital Saint-Joseph de Paris


Méditation parue dans la Vie spirituelle de février 1940

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Téléchargez le texte de cette méditation (pdf) en cliquant ici

23 décembre 2008

Le Chapelet de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus

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Le Chapelet de Sainte Thérèse


Le Chapelet se compose de 24 grains, en souvenir des 24 années de la vie de Sainte Thérèse. Un 25ème grain séparé des autres est ajouté après la médaille de sainte Thérèse.


Voici comment réciter ce chapelet :


Sur le premier grain séparé des autres, dire la prière suivante :

« Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, Patronne des Missions, priez pour nous »


Sur chacun des 24 grains réciter le Gloire au Père, pour remercier la Sainte Trinité de nous avoir donné Sainte Thérèse.

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Pour se procurer le Chapelet de Sainte Thérèse,

cliquer sur le lien suivant:

www.le-chapelet.com

23 décembre 2008

Neuvaine de Prière par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

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Neuvaine de Prière par l'intercession de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face

Dieu notre Père, tu accueilles près de Toi ceux qui, en ce monde,Te servent fidèlement: Nous invoquons Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la sainte Face à cause de son amour pour Toi. Sa filiale confiance lui faisait espérer "que tu ferais sa volonté au Ciel, puisqu'elle avait toujours fait la Tienne sur la Terre". Je Te supplie d'exaucer la prière que je t'adresse avec foi en me confiant à son intercession.


Notre Père...


Seigneur Jésus, Fils Unique de Dieu et notre Sauveur souviens toi que Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face consuma sa vie ici-bas pour le salut des âmes, et voulut "passer son Ciel à faire du bien sur la terre": parce qu'elle fut ton épouse bien aimée, passionnée par ta Gloire, nous la prions. Je m'en remets à Toi, afin d'obtenir les grâces que j'implore en me confiant à son intercession.


Je vous salue Marie...

Esprit Saint, source de toute grâce et de tout amour, c'est par ton action que Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face fut comblée de prévenances divines et y répondit avec une parfaite fidélité. Maintenant qu'elle intercède pour nous, et ne veut prendre aucun repos jusqu'à la fin des temps, nous l'implorons. Je te demande d'inspirer et d'écouter ma prière, afin que me soit accordée la faveur confiée à son intercession.


Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et Toujours, et pour les siècles des siècles.

O Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face, vois la confiance que je mets en toi et accueille mes intentions. Intercède pour moi auprès de la Vierge Marie qui vint te sourire au moment de l'épreuve. Regarde aussi tous ceux qui te prient: je m'unis à eux comme à des frères. A travers les grâces que nous désirons si telle est la volonté du Seigneur, donne nous d'êtres fortifiés dans la Foi, l'Espérance et l'Amour sur le chemin de la Vie, et d'être aidés au moment de la mort, afin de ce monde dans la Paix du Père, et de connaître l'éternité de joie des enfants de Dieu. Amen.

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22 décembre 2008

Chemin de Croix avec le Bienheureux Michel Sopocko

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Chemin de Croix

Élaboré selon les extraits du livre « Miséricorde de Dieu dans ses œuvres », du Bienheureux Michel Sopocko


“Ô mon Jésus, je Te remercie pour ce livre que Tu as ouvert aux yeux de mon âme. Ce livre, c’est Ta passion que Tu as endurée par amour pour moi. De ce livre, j’ai appris comment aimer Dieu et les âmes. Dans ce livre sont renfermés pour nous des trésors inépuisables. Ô Jésus, combien peu d’âmes Te comprennent dans Ton martyre d’amour” (PJ 304).

Première station
Le Seigneur Jésus est condamné à mort


“J’ai honte, Seigneur, de me mettre en Ta présence, parce que je Te ressemble si peu. Tu as souffert autant pour moi pendant la flagellation. Ce supplice tout seul serait suffisant pour Te faire mourir si la volonté et le décret du Père Céleste n’était que Tu devais mourir sur la croix; et en ce qui me concerne - il m’est tellement difficile de supporter les petites fautes et faiblesses de mes serviteurs et des mes proches. Tu as versé Ton Sang pour moi, par Miséricorde, pendant qu’à moi chaque offrande et chaque sacrifice fait pour mon prochain me semble lourd à porter. Toi, avec une patience indicible et en silence Tu as supporté les douleurs de la flagellation, et moi – je me lamente et je gémis quand il me faut supporter pour Toi quelque peine ou le mépris de la part du prochain” (Volume II, p. 103).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Deuxième station
Le Seigneur Jésus est chargé de Sa Croix


“Avec une grande compassion je suivrai Jésus! Je supporterai patiemment cette contrariété que j’éprouverai aujourd’hui, tellement petite pour honorer son chemin du Calvaire. Cependant c’est pour moi qu’il va mourir! C’est à cause de mes péchés qu’il souffre! Comment puis-je rester indifférent? Tu n’exiges pas, Seigneur, que je porte avec Toi Ta lourde croix mais Tu veux que je porte patiemment mes petites croix de tous les jours. Toutefois, je ne l’ai pas fait jusqu’à maintenant. J’éprouve la honte et le repentir pour mon manque de courage et mon ingratitude. Je me propose d’accepter avec confiance et de supporter avec amour tous les fardeaux que Tu me donneras dans Ta miséricorde” (Volume II, p. 119).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Troisième station
Le Seigneur Jésus tombe sous le poids de Sa Croix


“Tu as pris sur Tes épaules, Seigneur, un fardeau terrible – les péchés du monde entier et de tous les temps. (...) C’est pourquoi Tu es à bout des forces. Tu ne peux plus porter ce fardeau et il Te fait tomber. Agneau de Dieu qui par Ta miséricorde enlèves le péché du monde à travers le fardeau de Ta croix, enlève-moi le poids énorme de mes péchés et allume le feu de Ton amour pour que sa flamme ne s’éteigne jamais” (Volume II, p. 123).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Quatrième station
Le Seigneur rencontre Sa Mère


“Marie, Mère de Dieu, Sainte Vierge et Mère, que la douleur de Ton âme se communique à moi aussi! Je T’aime, Mère Douloureuse, qui parcours le même chemin que Ton Fils Bien-Aimé, le chemin de l’infamie et de l’humiliation, le chemin du mépris et de la malédiction, grave-moi sur Ton Coeur Immaculé et, en tant que Mère de Miséricorde, fais-moi obtenir la grâce de ne pas succomber en suivant Jésus et Toi sur ce chemin épineux du Calvaire que la miséricorde de Dieu a désigné à moi aussi” (Volume II, p. 126).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Cinquième station
Simon de Cyrène aide le Seigneur Jésus à porter Sa Croix


“Comme pour Simon, pour moi aussi la croix est lourde. Du fait de ma nature, elle me fait trembler. Pourtant les circonstances m’obligent à m’habituer à la croix. Désormais, j’essaierai de porter ma croix comme le Christ. Je porterai la croix pour mes péchés, pour les péchés des autres, pour les âmes du purgatoire, en imitant le Sauveur miséricordieux. Alors je serai sur le chemin royal du Christ, et je le poursuivrai, même si je suis entouré d’une foule ennemie et moqueuse” (Volume II, p.129).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Sixième station
Véronique essuie la Face du Seigneur


“Le Seigneur Jésus ne souffre plus, donc je ne peux pas Lui donner le voile pour essuyer la sueur et le sang. Mais le Sauveur souffrant continue à vivre dans Son corps mystique, dans Ses confrères, chargés d’une croix, c’est-à-dire dans les malades, les agonisants, les pauvres et les malheureux qui ont besoin d’un voile pour essuyer leur sueur. N’est-il pas vrai que Jésus a dit: “Dans la mesure où vous l’avez fait à l’un de ces tout petits de mes frères, c’est à Moi que vous l’avez fait” (Mt 25,40). Alors je me tiendrai près d’un malade ou d’un agonisant avec un véritable amour et une vraie patience, pour essuyer sa sueur, pour le soutenir et consoler” (Volume II, p. 132).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Septième station
Le Seigneur Jésus tombe pour la deuxième fois sous le poids de la Croix


“Seigneur, (...) comment peux-Tu me supporter encore, moi, pauvre pécheur qui Te blesse innombrables fois de mes péchés quotidiens? Le fait que Tu attends encore mon changement d’attitude peut s’expliquer uniquement par l’immensité de Ta miséricorde. Illumine-moi, Seigneur, avec la lumière de Ta grâce, pour que je puisse connaître tous mes défauts et mes mauvais penchants qui ont causé Ta seconde chute. Fais que désormais je puisse les combattre constamment. Sans Ta grâce je ne suis pas capable de m’en libérer” (Volume II, p. 136).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Huitième station
Le Seigneur Jésus console les femmes qui pleurent


“Pour moi aussi il y a un temps de miséricorde divine, mais il est limité. Passé ce temps, ce sera le temps de la justice dont le Seigneur Jésus parle avec tant d’austérité. (...) Je suis accablé par mes nombreuses fautes, donc je tremble de peur et je suis dans l’angoisse, mais je suivrai les traces du Christ, je me repentirai humblement et je donnerai satisfaction à la justice à travers une pénitence sincère. (...) La miséricorde infinie de Jésus m’incite à cette pénitence car Jésus a échangé Sa couronne de gloire contre une couronne d’épines et il est venu me chercher et m’ayant trouvé il m’a serré contre Son cœur” (Volume II, p. 139).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

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Neuvième station
Le Seigneur tombe pour la troisième fois


“C’est pour moi que Jésus souffre et c’est pour moi qu’il tombe sous le poids de la croix! Où serais-je aujourd’hui sans ces souffrances du Sauveur? (...) C’est pourquoi tout ce que nous possédons aujourd’hui et tout ce que nous sommes, au niveau surnaturel, est dû uniquement à la passion du Seigneur Jésus. Même le fait de porter notre croix ne signifie rien sans la grâce. C’est seulement la passion du Sauveur qui fait devenir méritoire notre contrition et rend efficace notre pénitence. C’est seulement Sa miséricorde, révélée dans sa triple chute qui est la garantie de ma rédemption” (Volume II, p. 142).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Dixième station
Le Seigneur est dépouillé de Ses vêtements


“Dans ce mystère était présente la très Sainte Mère qui voyait tout, écoutait tout et assistait à tout. Il est possible d’imaginer les souffrances intérieures qu’Elle endurait en voyant Son Fils profondément humilié, nu et couvert de sang, goûtant la boisson amère dans laquelle moi aussi j’ai versé des amertumes à cause de mon  péché de gourmandise. Désormais je désire et je me propose avec la grâce de Dieu, de pratiquer une ascèse raisonnable dans ce domaine, afin que la nudité de mon âme n’offense ni le regard du Seigneur Jésus ni celui de Sa Sainte Mère Immaculée”. (Volume II, p. 145).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Onzième station
Le Seigneur Jésus est cloué à la Croix


“Arrêtons-nous dans nos pensées sur le Golgotha, sous la croix du Seigneur Jésus et méditons cette scène terrible. Le Sauveur suspendu entre ciel et terre, hors de la ville, rejeté par son peuple. Il pend comme un malfaiteur entre deux malfaiteurs, donnant ainsi l’image de l’abandon, de la misère, et de la douleur les plus terribles. Mais Il ressemble à un commandant qui conquiert les nations – non avec l’épée et les armes, mais avec la croix, non pour détruire, mais pour sauver. C’est pourquoi la croix du Sauveur deviendra désormais un instrument de la gloire de Dieu, de justice et de miséricorde infinie” (Volume II, p. 130).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Douzième station
Le Seigneur Jésus meurt sur la Croix


“Personne ne s’associait à ce sacrifice avec des pensées et des sentiments aussi merveilleux et aussi justes que ceux de la Mère de Miséricorde. De même qu’à la Conception et à la Naissance elle représentait l’humanité toute entière, adorant et aimant avec ardeur le Seigneur, Dieu de l’Univers, de même, à la mort de Son Fils, Elle adore le corps sans vie, écartelé sur la croix. Elle est pleine de douleur pour Lui, mais en même temps Elle se souvient de Ses enfants adoptifs. Ils sont représentés par l’Apôtre Saint Jean et par le larron agonisant qui venait de se convertir. Elle intercédait pour lui auprès de Son Fils. Intercède pour moi aussi, Mère de Miséricorde, souvient-Toi de moi aussi, quand, dans mon agonie, je recommanderai mon âme au Père Éternel.” (Volume II, p. 195).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Treizième station
Le Seigneur Jésus est descendu de la Croix


“Sauveur très Miséricordieux, quel cœur pourrait résister à ce langage si éloquent qui ravit et attendrit, ce langage avec lequel Tu nous parles à travers les innombrables blessures de Ton corps sans vie, qui repose au sein de Ta Mère Douloureuse? (...) Une seule de Tes actions aurait suffit pour apaiser la justice et pour expier les outrages. Mais Tu as choisi ce genre de Rédemption pour démontrer la valeur énorme de notre âme et Ta miséricorde infinie, pour que même le plus grand pécheur puisse s’approcher de Toi avec confiance et contrition et recevoir l’absolution, comme l’avait reçue le larron agonisant” (Volume II, p.208).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

Quatorzième station
Le Seigneur Jésus est mis au Tombeau


“Mère de Miséricorde, Tu m’as choisi pour être Ton enfant et pour que je devienne frère de Jésus que Tu pleures après Sa mise au tombeau! (...) Ne regarde ni ma faiblesse, ni mon inconstance ni mes négligences que je déplore sans cesse et auxquelles je renonce continuellement. Mais souviens-Toi de la volonté du Seigneur Jésus qui m’a confié à Ta protection. Remplis donc Ta mission envers moi qui suis indigne, adapte les grâces du Sauveur à ma faiblesse et sois toujours pour moi la Mère de Miséricorde!” (Volume II, p.224).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

La Résurrection du Seigneur Jésus


“La Résurrection du Seigneur Jésus est le couronnement de vie et de l’activité du Sauveur du monde (Volume II, p. 232). “Ce que le Sauveur avait initié sur le mont Tabor, maintenant est devenu une réalité: il a revêtu Son corps de lumière et de beauté, il l’a rendu totalement spirituel, il l’a fait devenir subtil et pénétrant, absolument dépendant de Sa volonté. (...) Nous aussi, nous soupirons après une vie d’adoration, après un corps spirituel, après la spiritualisation des formes extérieures. Nous désirons vivre la Pâque, nous voulons obtenir pour notre âme la victoire sur les instincts de notre corps et rejoindre l’immortalité bienheureuse” (Volume II, p. 227).“Mais ressusciterons-nous ? Pour avoir la certitude de cette vérité, rappelons-nous qu’elle constitue un dogme de notre foi: “résurrection de la chair”. Nous devrions surtout, dans cette vie déjà, ressusciter spirituellement (...) Il existe des morts spirituels, ceux qui pourraient être appelés des morts vivants. Les Saintes Écritures disent de ces personnes-là: “tu passes pour vivant, mais tu es mort... Non, je ne trouve pas tes actions parfaites aux yeux de mon Dieu” (Ap 3, 1-2). Celui qui vit, travaille et crée uniquement pour le monde en cherchant la gloire de ce monde est mort. C’est la tragédie de la vie terrestre, vie mondaine, vie des incroyants” (Volume II, p. 231). “De même que d’un gland vide ne naîtra pas un chêne, de même une vie futile, vide, fade, privée de spiritualité ne peut pas se développer en  vie éternelle. C’est pourquoi, dès maintenant, déjà sur la terre, je devrais mener une vie en vue de l’éternité, c’est-à-dire une vie surnaturelle. Alors, je dois penser, vouloir, souffrir et lutter, jouir et aimer selon les principes de la foi” (Volume II, p. 234). “...vous aussi, vous témoignerez (Jn 15,27). Ces paroles adressées aux Apôtres se rapportent aussi à moi-même. Je dois rendre témoignage au Christ par ma vie et mes activités quotidiennes, cela doit être un témoignage de vertu et de sainteté, témoignage par la parole et par les œuvres, et peut-être même un témoignage de sang et de martyre, et au moins un témoignage de miséricorde envers l’âme et le corps du prochain. Je sais ne pas en être capable tout seul. Donc, Esprit Saint, aide-moi. Je suis conscient du fait que je dois témoigner, mais sans Ton souffle je n’en suis pas capable. Crée donc en moi un esprit nouveau! Illumine mon visage pâle par un rayon de la gloire céleste! Donne-moi des ailes pour que je puisse atteindre le comble de la joie, pour que je puisse diriger ma barque vers le large, pour que je ne sombre pas tout près de la rive!” (Volume II, p. 231).


Seigneur, aide-moi à Te suivre avec confiance.

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Le Bienheureux Michel Sopocko

1888-1975

Fête le 15 février


“C’est un prêtre selon Mon coeur, ses efforts Me sont agréables (…); par lui, il M’a plu de propager

la vénération envers Ma miséricorde...” (PJ 1256).


“Sa pensée est étroitement unie à Ma pensée, sois donc sans crainte pour ce qui est de Mon œuvre,

Je ne le laisserai pas se tromper, et toi, ne fais rien sans son autorisation” (PJ 1408).


La mise en oeuvre de la peinture du tableau de Jésus Miséricordieux, l’exposition du tableau à la vénération publique, la diffusion du chapelet de la Miséricorde Divine, le lancement des démarches

en vue d’établir la fête de la Miséricorde Divine ainsi que la fondation d’une nouvelle congrégation

religieuse se sont accomplis à Vilnius grâce aux efforts de l’abbé Michel Sopocko. Depuis ce temps-là, leurs oeuvres communes rachetées au prix de prières et souffrances rayonnent sur le monde entier.

“En voyant le dévouement et les peines de l’abbé Sopocko dans cette oeuvre, j’admirais sa patience et son humilité; tout cela a coûté non seulement beaucoup de peines et de contrariétés diverses, mais aussi beaucoup d’argent et l’abbé Sopocko subvenait à toutes les dépenses. Je vois que la Providence divine l’a préparé à accomplir cette œuvre de miséricorde avant que je n’aie prié Dieu pour cela. Oh! Que Tes chemins sont surprenants, mon Dieu, et heureuses les âmes qui suivent l’appel de la grâce divine” (PJ 422).

L’abbé Michel Sopocko naquit à Nowosady près de Vilnius (Lituanie). Dans les années 1910-1914, il fit les études de théologie à l’Université de Vilnius, et ensuite à Varsovie, où il acheva aussi ses études à l’Institut Supérieur de Pédagogie. Après avoir fait un doctorat en théologie morale, en 1926, il est devenu père spirituel au séminaire de Vilnius il fut habilité en 1934. Il travaillait comme professeur de théologie pastorale à la Faculté de Théologie de l’Université Étienne Bathory à Vilnius et au Séminaire à Bialystok (1928-1962). Dans les années 1918-1932, il fut aumônier de l’Armée Polonaise à Varsovie et à Vilnius. Dans les travaux qu’il a publiés, l’abbé Sopocko donna des bases théologiques aux nouvelles formes du culte de la Miséricorde Divine qu’il propageait avec ardeur. Il s’engagea dans différentes activités sociales. Il était confesseur de nombreuses communautés religieuses et laïques. Il écrivit des lettres de formation pour la première communauté des Soeurs de Jésus Miséricordieux, début d’une nouvelle congrégation religieuse. Quand la congrégation fut fondée, il rédigea des constitutions selon les réflexions et propositions de soeur Faustine. Il est l’auteur de prières à la Miséricorde Divine, rédigées à partir des textes de soeur Faustine. Il resta en contact avec elle jusqu’à la fin de sa vie. Après sa mort, il réalisa fidèlement et jusqu’au bout les tâches qui leur étaient destinées dans les révélations reçues par sainte Faustine. Il en reste un témoignage dans le Petit Journal de sainte soeur Faustine qui dévoile une personnalité remarquable ainsi que la richesse intérieure de ce vénéré prêtre. “Ô mon Jésus, Tu vois quelle immense gratitude j’ai pour l’abbé Sopocko qui a mené Ton œuvre si loin. Cette âme si humble a su supporter tous les orages, et elle ne s’est paslaissé décourager par les contrariétés, mais elle a répondu fidèlement à l’appel de Dieu” (PJ 1586).


“Quand parlais avec le directeur de mon âme, je perçus intérieurement, son âme en proie à une grande souffrance, à un supplice tel que rares sont les âmes que Dieu touche d’un pareil feu. Cette œuvre en était la cause. Un jour viendra où cette œuvre tant recommandée par Dieu paraîtra presque totalement détruite et alors Dieu commencera à agir avec une grande force qui témoignera de sa vérité. Cette œuvre donnera une nouvelle splendeur à l’Église, bien qu’elle y existe depuis longtemps déjà. Personne ne peut nier que Dieu est infiniment miséricordieux; Il désire que tout le monde le sache; avant qu’Il ne revienne comme Juge, Il veut que les âmes Le connaissent d’abord comme Roi de miséricorde. Quand viendra ce triomphe, nous serons déjà dans cette vie nouvelle où il n’y a plus de souffrance, mais avant cela, «ton âme sera abreuvée d’amertume devant l’anéantissement de tes efforts.» Cependant cet anéantissement ne sera qu’apparent, car Dieu ne change pas ce qu’Il a une fois décidé; mais bien que l’anéantissement ne soit qu’apparent, pourtant la souffrance sera bien réelle. Quand cela arrivera-t-il – je ne le sais pas; combien de temps cela durera-t-il – je l’ignore” (PJ 378).


“Jésus, cette affaire est Tienne, pourquoi agis-Tu de la sorte envers lui? Il me semble que Tu lui suscites des difficultés, tout en lui ordonnant d’agir. Écris que nuit et jour Mon regard repose sur lui et que si je permets ces contrariétés c’est pour augmenter ses mérites. Ce n’est pas la réussite que je récompense, mais la patience et la peine prises pour Moi” (PJ 86).


“Il y aura autant de fleurons dans sa couronne que d’âmes sauvées par cette œuvre...” (PJ 90).


“J’ai reçu hier une lettre de l'abbé Sopocko. J’ai appris que l’affaire de Dieu progresse, quoique lentement (...) Je sais qu’actuellement en ce qui concerne cette oeuvre, Dieu exige de moi prières et sacrifices, (...) j’ai constaté dans cette lettre combien la lumière que Dieu accorde à ce prêtre est grande; cela me confirme dans la conviction que par lui Dieu réalisera cette oeuvre malgré les adversités - qu’Il réalisera cette oeuvre malgré les adversités qui s’accumulent. Je sais bien que, plus grande et plus belle est l’œuvre, plus terribles seront les orages qui se déchaîneront contre elle” (PJ 1401). “Dieu, en Ses jugements impénétrables, permet parfois que ceux qui ont pris le plus de peine à l’accomplissement d’une oeuvre ne puissent pas le plus souvent jouir sur cette terre des fruits de cette oeuvre, Dieu leur en conservant toute la joie pour l’éternité; mais malgré tout, parfois Dieu leur fait savoir combien les efforts de telles âmes Lui sont agréables, et ces moments les fortifient pour de nouvelles luttes et épreuves. Ce sont les âmes les plus semblables au Sauveur qui n’a goûté qu'amertume dans l’oeuvre qu’Il fonda sur la terre” (PJ 1402).


“Jésus m’a fait connaître comment tout dépend de Sa volonté, en me donnant une profonde paix en ce qui concerne toute cette œuvre. Écoute, Ma fille, bien que toutes les œuvres qui naissent de Ma volonté soient exposées à de grandes souffrances, vois cependant, l’une d’elles a-t-elle été exposée à de plus grandes difficultés, que l’œuvre qui dépend directement de Moi - l’œuvre de la Rédemption. Tu ne dois pas trop prendre à cœur les contrariétés. Le monde n’est pas aussi fort qu’il semble l’être, sa force est strictement limitée” (PJ 1643).

L’abbé Sopocko écrit dans son journal: “Il y a des vérités que l’on connaît, dont on entend parler et dont on parle souvent, mais que l’on ne comprend pas. Il en était de même pour moi, en ce qui concerne la vérité sur la miséricorde Divine. Tant de fois je mentionnais cette vérité dans les homélies, j’y pensais pendent les retraites, je la répétais dans les prières de l’Eglise – surtout dans les psaumes – mais je ne comprenais pas la signification de cette vérité et je n’entrais pas dans son contenu, c’est-à-dire qu’elle était un attribut suprême de l’activité de Dieu à l’extérieur. Il fallait qu’une simple religieuse, S. Faustine, de la Congrégation des Soeurs de Notre-Dame de la Miséricorde, guidée par une intuition, m’en parle. Elle me le répétait brièvement et souvent, en me poussant à examiner, à étudier cette vérité et à y réfléchir fréquemment. (...) Tout au début je ne savais pas trop bien de quoi il s’agissait, j’écoutais, je doutais, je me posais des questions – ce n’est que quelques années plus tard que j’ai compris l’importance de cette oeuvre, l’immensité de cette idée et je me suis persuadé moi-même de l’efficacité de ce culte vivifiant et ancien, c’est vrai, mais négligé et nécessitant donc d’être renouvelé à notre époque. (...) La confiance en cette Miséricorde Divine, la propagation du culte de cette miséricorde parmi les hommes, et le fait de lui consacrer toutes mes pensées, paroles et actions, sans une ombre d’y rechercher ma propre gloire sera dorénavant le fondement essentiel de ma vie, avec l’aide de cette miséricorde incommensurable”.

“L’Évangile ne consiste pas à prêcher que les pécheurs devraient devenir bons, mais que Dieu est bon pour les pécheurs” (l’abbé Michel Sopocko).


L’abbé Michel Sopocko est décédé en odeur de sainteté le 15 février 1975, à Bialystok, jour de la fête de Saint Faustine.


“Grâce à son action, une nouvelle lumière va briller dans l’Église de Dieu pour la consolation des âmes” (PJ 1390).


“Aux pieds de Jésus, je voyais mon confesseur et derrière lui un grand nombre des plus hauts dignitaires de l’Église, dont je n’avais jamais vu les habits, sauf en vision. Derrière eux, des membres du clergé, plus loin encore je vis de grandes foules, que je ne pouvais embrasser du regard. Je voyais ces deux rayons sortant de l’Hostie, les mêmes qui sont sur l’image, ils étaient étroitement unis, mais ne se confondaient pas, ils passèrent par les mains de mon confesseur, puis par les mains de ce clergé et, de leurs mains, à la foule, puis revinrent à l’Hostie...” (PJ 344).


Le 28 septembre 2008 a eu lieu au Sanctuaire de la Miséricorde Divine à Bialystok (Pologne), la béatification de l’abbé Michel Sopocko.

Prière pour demander des grâces par l’intercession du Serviteur de Dieu Michel Sopocko


Dieu de Miséricorde, Tu as fait du Bienheureux Michel Sopocko, l’apôtre de Ton infinie Miséricorde et un fils zélé de Marie, Mère de Miséricorde. Fais que par la célébration de Ta Miséricorde et l’éveil de la confiance en Ta bonté du Père je reçoive la grâce de ............ que je Te demande par son intercession, par le Christ notre Seigneur. Amen.


Notre Père... Je vous salue Marie... Gloire au Père...

Téléchargez le texte de ce Chemin de Croix (pdf) en cliquant ici

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17 décembre 2008

Litanies de Saint Conrad de Parzham

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Litanies de Saint Conrad de Parzham

Né à Parzham, près de Passau, en Bavière (Allemagne). Il entra chez les Frères Mineurs Capucins comme Frère Lai et passa plus de quarante ans comme portier de son couvent. Il avait le de don de Prophétie et pouvait lire dans les cœurs. Il entra dans la Vie à Altötting, (Basse Bavière, Allemagne) en 1894. Béatifié en 1930, il fut canonisé en 1934. Sa fête liturgique est le 21 avril.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Reine de l'Ordre Séraphique, priez pour nous.

Saint François d'Assise, priez pour nous

Saint Conrad, priez pour nous

Saint Conrad, fidèle serviteur de l'Église, priez pour nous.

Saint Conrad, modèle de la jeunesse paysanne et du travail inspiré par Dieu, priez pour nous.

Saint Conrad, protecteur strict de la virginité, priez pour nous.

Saint Conrad, miroir de la patience et de la douceur, priez pour nous.

Saint Conrad, modèle de l'obéissance et de la parfaite pauvreté, priez pour nous.

Saint Conrad, abîme de soumission et d'humilité, priez pour nous.

Saint Conrad, exemple élevé de la pénitence et de l'abnégation, priez pour nous.

Saint Conrad, maître de l'Amour de Dieu et de la prière intérieure, priez pour nous.

Saint Conrad, Chérubin ardent devant le Très Saint Sacrement, priez pour nous.

Saint Conrad, fervent admirateur de l'aimable Mère de Dieu, priez pour nous.

Saint Conrad, apôtre assidu à la porte du Couvent d'Altötting, priez pour nous.

Saint Conrad, ami des enfants, priez pour nous.

Saint Conrad, noble bienfaiteur des pauvres, priez pour nous.

Saint Conrad, charitable médiateur des pécheurs, priez pour nous.

Saint Conrad, soutien infatigable du peuple, priez pour nous.

Saint Conrad, gloire de l'Ordre Séraphique, priez pour nous.

Saint Conrad, grand médiateur auprès du Trône de Dieu, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Priez pour nous, Saint Conrad de Parzham,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur

Prions

Dieu de Bonté, par le ministère de Saint Conrad de Parzham, Tu as ouvert aux croyants la porte de Ta Miséricorde; à sa prière, ouvre-nous l'esprit de pauvreté et l'humilité du cœur au service de nos frères. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Conrad de Parzham (pdf) en cliquant ici

28 novembre 2008

Saint Galactoire de Lescar

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Saint Galactoire de Lescar

Evêque et Martyr

+ au début du 6e siècle

Fête le 27 juillet

Galactoire, sous le nom de « Galactorius, episcopus de Bernano », participa au Concile d'Agde, avec Saint Grat d'Oloron, Gratianus de D'acqs (Dax) et de nombreux délégués des Évêques des Tarbes et d'Aire. On est certain de son épiscopat et de ce que son diocèse était bien organisé.

Si l'ancienne légende de Lescar nous montre Galactoire combattant les Goths avec une troupe armée et trouvant la mort à Mimizan, elle mérite cependant d'être rammenée dans le contexte historique valable. On conçoit assez mal que le Saint Evêque de Lescar ait pu, en dépit d'une sympathie possible pour le Roi Clovis, lever l'étendard de la révolte contre Alaric, dont la tolérance venait de se manifester ouvertement à l'égard des Catholiques.

Il est plus raisonnable de penser que, Galactoire, se trouvant à Mimizan vers 507, afin d'y rencontrer l'Évêque de Bordeaux, fut surpris par quelques hordes de Goths, qui, mise en déroute à Vouillé, par l'armée des Francs, s'enfuyaient précipitamment vers les Pyrénées. Il est probable, qu'humiliés de leur défaite, et aussi par haine de la doctrine Catholique, ils mirent à mort l'Évêque de Beneharnum.

On sait cependant que les reliques de Saint Galactoire furent pieusement conservées jusqu'à la Réforme dans une châsse située au dessus du maître autel de la Cathédrale et que des Chanoines nobles ou gradués veillaient à sa garde. L'office de la Translation des Reliques se célébrait chaque année le 5 janvier. On ne sait pas avec précision quand les reliques disparurent, détruites, ou respectueusement cachées.

Prière

Dieu éternel et Tout-Puissant, Tu as donné à Saint Galactoire le courage de mourir pour la liberté de la Foi: que sa prière nous obtienne la grâce de supporter toute adversité par amour pour Toi et de tendre de toutes nos forces jusqu'à Toi, qui est notre Vie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

18 décembre 2008

Neuvaine à Notre Dame de Grâces de Cotignac

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Neuvaine à Notre Dame de Grâces de Cotignac

Mère de la divine grâce, dans votre apparition au mont Verdaille Vous nous avez invités à solliciter vos faveurs. Nous accourons avec confiance implorer votre secours. Accordez, Aux justes la persévérance, Aux âmes tristes la consolation, Aux cœurs abattus le courage et la confiance, Aux malades la santé, Aux pêcheurs le repentir et le pardon, Aux âmes du purgatoire soulagement et délivrance, A chacun de nous votre maternelle protection. Nous implorons surtout votre assistance à l’heure de notre mort. Soyez notre avocate au jugement de Dieu. Nous voulons au ciel vous dire éternellement notre reconnaissance.

Notre-Dame de Grâces, priez pour nous.

Pater, Ave, Gloria

24 novembre 2008

Neuvaine à Notre Dame de Fatima

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Notre Dame de Fatima

Apparition au Portugal en 1917

Fête le 13 mai

Le pape Benoît XV organisait une croisade de prières à Marie Médiatrice de toutes grâces, en vue de sauver le monde alors dévasté par la première Guerre Mondiale. Une semaine plus tard, son appel angoissé recevait une réponse des lèvres mêmes de la divine Médiatrice. Un dimanche, 13 mai 1917, trois enfants gardent leurs brebis sur les collines de Fatima, au Portugal. Lucie, âgée de 10 ans et ses cousins François et Jacinthe âgés respectivement de le 9 et 7 ans sont les heureux choisis de la Vierge. En entendant sonner midi au loin, ils s'agenouillent et récitent le chapelet. Leur prière est interrompue par la vue d'un éclair, puis d'un second plus brillant que le premier. Le ciel est cependant sans nuages. Ô merveille! à quelques pas, sur les branches d'un chêne vert, ils aperçoivent une belle Dame plus étincelante que le soleil. Eblouis autant que terrifiés, les trois enfants veulent s'enfuir, mais la mystérieuse apparition les rassure par un geste de maternelle bonté et leur dit: «N'ayez pas peur, Je ne vous ferai pas de mal.» Après quelques minutes d'un silence extatique, Lucie ose demander: «Qui êtes-vous? -- Je suis du ciel, répond la céleste vision, Je suis descendue pour vous demander de venir ici, six mois de suite, le 13 de chaque mois.» La Vierge leur recommande de réciter souvent le chapelet. «Vous ajouterez cette prière après le Gloria Patri: «Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l'enfer, et conduisez au ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de Votre miséricorde.» Puis, Elle Se tait et S'éloigne doucement, comme poussée par un zéphir et disparaît dans la lumière du soleil. À tous les 13 des cinq mois suivants, les enfants ont la joie insigne de revoir la belle Dame. La nouvelle des apparitions se répand rapidement dans la région. Le 13 juillet, la foule des curieux atteint cinq mille et en août, elle se chiffre à près de vingt mille. Enfin, le 13 octobre, environ soixante-dix-mille personnes accourent malgré la pluie. Tout à coup, le ciel s'éclaircit, le soleil tremble... se secoue... et se met à tourner sur lui-même à une vitesse vertigineuse, lançant d'énormes faisceaux lumineux et multicolores. Les nuages, les arbres, les rochers prennent les teintes les plus variées. Pendant que la foule haletante contemple ce saisissant spectacle, les trois enfants voient la Très Sainte Vierge accompagnée cette fois de Jésus et de saint Joseph. Ce prodige inouï dura une douzaine de minutes et fut aperçu distinctement à plus de quatre milles à la ronde. Ce miracle se réalisait exactement au jour, à l'heure et à l'endroit annoncés, pour inciter les hommes à croire à la réalité des apparitions et à obéir au message que la Très Sainte Vierge apportait du Ciel. À Fatima comme à Lourdes, Notre-Dame recommandait la pénitence et la récitation du rosaire. «Si l'on répond à Ma demande de faire pénitence et de prier, la Russie se convertira et vous aurez la paix,» a promis la Vierge Marie. «...Sinon, elle répandra ses erreurs dans le monde, suscitant des guerres et des persécutions à l'Église. Les bons seront martyrisés, le Saint-Père aura beaucoup à souffrir, plusieurs nations seront anéanties.» Mais n'oublions pas que Notre-Dame de Fatima a ajouté: «À la fin, Mon Coeur Immaculé triomphera.»

Neuvaine à Notre Dame de Fatima

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Premier jour

François et Jacinthe, vous qui avez tant prié les Anges et qui avez eu la joie de recevoir la visite de l’Ange de la Paix, obtenez-nous de les prier comme vous l’avez fait. Montrez-nous comment vivre en leur compagnie. Aidez-nous à voir en eux des adorateurs du Très-Haut et des serviteurs de Notre-Dame, des protecteurs fidèles et des messagers de paix.


Notre Père, je Vous salue Marie

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Deuxième jour

Petits bergers, vous qui avez vu la si belle Dame, plus brillante que le soleil, et qui avez aussitôt accepté de vous offrir totalement à Dieu, apprenez-nous à nous offrir généreusement à notre tour. Encouragez-nous en nous rappelant qu’à tous les instants de notre vie, même les plus éprouvants, la grâce de Dieu est notre réconfort. Et faites-nous découvrir en Notre-Dame celle qui est la Toute Belle, la Toute Sainte, la Toute Immaculée.


Notre Père, je Vous salue Marie

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Troisième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a promis de vous emmener avec elle dans le Ciel et à qui elle a montré son Cœur entouré d’épines, rendez-nous sensibles aux douleurs que lui causent les blasphèmes et les ingratitudes des hommes. Donnez-nous de la réconforter par nos prières et nos sacrifices. Et augmentez en nous le désir du Ciel, là où nous pourrons encore mieux la consoler ensemble par notre amour.


Notre Père, je Vous salue Marie

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Quatrième jour

Chers Pastoureaux qui avez été horrifiés par la vision de l’enfer et tellement marqués par les souffrances des âmes damnées, apprenez-nous à mettre en œuvre les deux grands moyens que Notre-Dame vous a indiqués pour sauver les âmes : la consécration Son Cœur Immaculé et la Communion réparatrice des 5 premiers samedis. Priez avec nous pour la paix du monde, pour le Saint-Père et pour l’Église. Avec nous, demandez à Dieu de nous préserver de l’enfer et d’attirer toutes les âmes au Ciel.


Notre Père, je Vous salue Marie

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Cinquième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a demandé de prier et de faire des sacrifices pour les pécheurs qui sont abandonnés à leur solitude parce qu’il n’y a personne qui se sacrifie et prie pour eux, faites que nous ressentions le même attrait que vous pour toutes ces âmes en détresse. Aidez-nous à intercéder pour la consécration de la Russie d'où découlera la conversion du monde. Donnez-nous votre confiance inébranlable en la bonté de Notre Dame qui déborde d’amour pour tous ses enfants et en la miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés.


Notre Père, je Vous salue Marie

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Sixième jour

Petits bergers qui avez vu Notre-Dame dans son éblouissante et incomparable beauté et qui savez que nous ne l’avons pas vue nous-mêmes, montrez-nous comment nous pouvons la contempler dès maintenant avec les yeux de notre cœur. Faites-nous comprendre le merveilleux message qu’elle vous a confié. Aidez-nous à le vivre pleinement et à le faire connaître partout autour de nous et à travers le monde.


Notre Père, je Vous salue Marie

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Septième jour


François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a dit qu’elle voulait une chapelle et à qui elle a révélé qu’elle était « Notre Dame du Rosaire », enseignez-nous à réciter le chapelet en méditant les mystères de la vie de son Fils Jésus. Enflammez-nous de votre amour pour qu’avec vous nous puissions aimer Notre-Dame du Rosaire et adorer Dieu caché mais réellement présent dans nos chapelles et nos églises.


Notre Père, je Vous salue Marie

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Huitième jour

Petits enfants si chers à Notre-Dame, qui avez connu de grandes souffrances pendant votre maladie et qui les avez sereinement acceptées en les intégrant dans l’offrande définitive de votre vie, apprenez-nous à offrir nos propres épreuves. Montrez-nous que la souffrance nous configure au Christ, lui qui a voulu racheter le monde par la croix. Et faites-nous découvrir que la souffrance n’est jamais vaine, qu’elle est au contraire source de purification pour nous-mêmes, de salut pour les autres et d’amour pour Dieu.


Notre Père, je Vous salue Marie

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Neuvième jour

François et Jacinthe, vous que la mort n’a pas effrayés, vous que Notre-Dame est venue chercher pour vous emmener dans le Ciel, apprenez-nous à ne pas regarder la mort comme un échec ou un non-sens, mais comme l’unique chemin pour passer de ce monde à Dieu, pour entrer dans la lumière éternelle où nous retrouverons ceux que nous avons aimés. Et donnez-nous l’assurance que ce passage n’a rien de redoutable, puisque nous ne le faisons pas seuls, mais avec vous et avec Notre Dame.


Notre Père, je Vous salue Marie

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18 décembre 2008

Litanies de Saint Gérard Majella

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Saint Gerard Majella

Frère convers Rédemptoriste

1726-1755

Fête le 16 octobre

Ce jeune saint religieux est certainement un des Saints les plus merveilleux de l'époque moderne; sa vie est du plus palpitant intérêt. Fils d'un humble artisan, prévenu dès l'enfance de grâces extraordinaires, conduit par son bon ange à un sanctuaire de Marie, il vit l'Enfant Jésus lui sourire et quitter Sa Mère pour jouer avec lui. La Sainte Vierge lui donnait parfois un petit pain blanc. Il ne trouvait de bonheur, à l'âge de huit ans, qu'auprès du Tabernacle. A douze ans, placé chez un tailleur, il vivait tout absorbé en Dieu, faisait d'étonnants miracles, était déjà possédé de la folie de la Croix, et vivait presque sans manger tout nourri qu'il était de l'amour de Dieu. À vingt-trois ans, il entra dans la congrégation du Saint-Rédempteur, où, dès son noviciat, on le vit pratiquer à un degré héroïque toutes les vertus religieuses. La place de sacristain, qui lui fut confiée, lui donna occasion de satisfaire sa dévotion; un seul regard sur Jésus crucifié le faisait entrer en extase. Pas une page de sa vie qui ne soit un composé de merveilles, toutes tendant à la gloire de Dieu et motivées par une prodigieuse charité envers le prochain. Ses supérieurs en vinrent à lui défendre de faire des miracles; et un jour qu'il vit un maçon tomber d'un échafaudage, il lui ordonna de s'arrêter en sa chute en attendant qu'il eût la permission de le sauver. L'avenir semblait n'avoir pas de secrets pour lui. Thaumaturge pendant sa vie, il l'est devenu encore bien plus depuis sa mort.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Tours, Mame, 1950.

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Litanies de Saint Gérard Majella

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, Mère du Perpétuel Secours, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, ange de piété, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, favori de l'enfant Jésus, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, amant du Sauveur en Croix, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, confident de Jésus Hostie, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, serviteur de la Vierge Marie, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, ami de l'Archange Saint Michel, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, enfant béni de Saint Alphonse, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, patron de premiers Communiants, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, protecteur des apprentis, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, type accompli des serviteurs, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, modèle de pauvreté religieuse, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, miroir de chasteté virginale, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, prodige d'obéissance aveugle, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, foyer de Charité ardente, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, auxiliaire des ouvriers apostoliques, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, conseiller du clergé, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, soldat de Jésus calomnié, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, rempart des âmes tentées, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, martyr du devoir, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, scrutateur des consciences, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, tuteur de la jeunesse exposée, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, arbitre des familles, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, providence des pèlerins, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, père des pauvres, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, consolateur des malades, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, dompteur des Démons, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, libérateur des obsédés, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, soutien des agonisants, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, salut des mères en danger, priez pour nous.

Saint Gérard Majella, thaumaturge universel, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

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Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.

Prions

Dieu, qui dès sa jeunesse, a voulu attirer à Toi Saint Gérard Majella et le rendre conforme à l'image de Ton Fils Crucifié: nous T'en supplions, accorde-nous qu'en suivant son exemple, nous nous transformions en la même image. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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13 novembre 2008

Rosaire des Saintes Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ ou de la Miséricorde

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Rosaire des Saintes Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ

ou de la Miséricorde

Ce chapelet commence par les prières suivantes : O Jésus, divin Rédempteur, soyez miséricordieux pour nous et pour le monde entier. Amen.

Dieu saint, Dieu fort, Dieu immor­tel, ayez pitié de nous et du monde entier. Amen.

Grâce et miséricorde, ô mon Jésus, dans les dangers présents ; couvrez-nous de votre Sang très précieux. Amen.

0 Père éternel, soyez-nous miséricordieux par le Sang de Jésus-Christ votre Fils unique ; soyez-nous miséricordieux, nous vous en conjurons. Amen. Amen.

Sur les gros grains : Père éternel, je vous offre les Plaies de Notre-Seigneur Jésus-Christ. Pour guérir celles de nos âmes.


Sur les petits grains : Mon Jésus, pardon et miséricorde. Par les mérites de vos Saintes Plaies.


En terminant le Chapelet on répète trois fois: Père Éternel, je vous offre les Plaies...

Origine de ce Rosaire

L’humble converse de la Visitation de Chambéry, sœur Marie-Marthe Chambon, morte en odeur de sainteté le 21 mars 1907, fait foi d’avoir reçu les deux invocations avec promesse magnifiques des lèvres mêmes de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Promesses

« J'accorderai tout ce qu'on me demandera avec l'invocation de Mes Saintes Plaies. I1 faut en diffuser la dévotion. »

« En vérité, cette prière n’est pas de la terre mais du Ciel... et peut tout obtenir. »

« Mes Saintes Plaies soutiennent le mon­de... demandez-moi de les aimer cons­tamment, parce qu’elles sont des sources de grâces. Il faut les invoquer souvent, vous attirer le prochain et en imprimer la dévotion dans les âmes. »

« Quand vous avez à souffrir des peines, apportez-les promptement dans Mes Plaies et elles seront adoucies. »

« Il faut répéter souvent près des malades cette aspiration : Mon Jésus, pardon et miséricorde... Cette prière soulagera le corps et l'âme. »

« Et le pécheur qui dira: Père Éternel, je vous offre les Plaies..., obtiendra la conversion. »

« Mes Plaies abriteront les vôtres. »

« I1 n'y aura pas de mort pour l'âme qui expirera dans mes Plaies;  elles donnent la vraie vie. »

« A chaque parole du Chapelet de la Mi­séricorde que vous prononcerez, je laisserai tomber une goutte de mon sang sur l'âme d'un pécheur. »

« L'âme qui aura honoré mes Saintes Plaies et les aura offertes au Père Éternel pour les âmes du Purgatoire sera accompagnée par la Sainte Vierge et par les Anges à l'heure de la mort ; et Moi, rayonnant de gloire, je la recevrai pour la couronner. »

« Les Saintes Plaies sont le Trésor des Trésors pour les âmes du Purgatoire. »

« La dévotion à Mes Plaies est le remède à ces temps d'iniquité. »

« De mes Plaies sortent des fruits de Sain­teté. En les méditant, vous trouverez tou­jours un nouvel aliment d'amour. »

« Ma fille, si tu plonges tes actions dans Mes Saintes Plaies, elles acquerront de la valeur ; vos moindres actions, recouvertes de mon Sang, satisferont mon Cœur. »

Nihil obstat et Imprimatur

Card. Zuccarelli

6 novembre 2008

Litanies de Saint Théophane Vénard

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Saint Théophane Vénard

1826-1861

Fêtes le 2 et le 13 février


Né à Saint-Loup-sur-Thouet dans les Deux-Sèvres dans une tradition familiale chrétienne. Son père après 30 années d'enseignement en tant qu'instituteur prit la charge de greffier. Sa mère se consacra à ses six enfants, Mélanie, Théophane, Henri, Eusèbe, Joséphine et Antonin les deux derniers décédèrent peu de temps après leur naissance. Théophane se révéla un enfant doux et calme. Vers l'âge de 9 ans habitué à garder la vache et la chèvre familiales en compagnie de sa sœur Mélanie, il s'adonnait à la lecture. C'est en lisant la vie du martyr Jean-Charles Cornay qu'il dit à Mélanie :"Et moi aussi, j'irai au Tonkin et je serai martyr de Jésus-Christ." Il entra au collège de Doué-la-Fontaine dans le Diocèse d'Angers. A l'âge de 13 ans, il perdit sa mère, il écrivit à sa famille "Revêtons-nous donc du bouclier de la foi en cette occasion; recourons à la religion, elle seule peut nous consoler dans nos peines...Je crois pouvoir assurer que notre bonne mère est au ciel." En 1847, à 17 ans Théophane entre au petit Séminaire à Montmorillon. "Je suis le plus heureux des hommes!" écrivait-il peu après la rentrée. Dès 1850, il pense à servir au sein des Missions Étrangères. Mais avant il demande à son père et au reste de sa famille de l'assister lors de la cérémonie qui le faisait devenir sous-diacre. Un mois plus tard il demande à son père sa bénédiction pour entrer aux Missions. Malgré l'émotion créée par cette nouvelle, monsieur Vénard lui accorde son consentement sans aucune restriction. En 1851 il entre au Séminaire des Missions Étrangères. Après son départ son père dira "J'ai perdu la plus belle fleur de mon rosier." Théophane est ordonné diacre à Saint-Sulpice à Noël, puis ordonné prêtre à la Trinité 1852. Malade il ne put s'embarquer avant septembre pour le Tonkin. En septembre 1857, à peine âgé de 28 ans, il reçoit la charge d'un district à gouverner. Dans ce ministère les dangers étaient continuels. A partir du printemps 1858, l'église du Tonkin ne compta que des ruines jusqu'à l'occupation française. De tous côtés, de nombreux fidèles étaient arrêtés, torturés et mis à mort. Théophane est obligé de se cacher, il écrira "Ils ont défoncé les cloisons à trois pas de l'entre cloison où j'étais caché avec un de mes catéchistes, et un instant j'ai cru que l'heure du martyre allait sonner pour moi. Vains sont les efforts des hommes, quand Dieu s'oppose à leurs desseins!" Il sera finalement arrêté le 30 novembre 1860. Après avoir été enchaîné comme les scélérats, il fut enfermé dans une cage de bois. Quelques jours avant sa mort, il écrivait à son jeune frère Eusèbe, une dernière lettre, qui s’adresse aussi à chacun de nous. Reprenant une image utilisée par saint Bernard, et s’inspirant d’un verset de l’Épître aux Hébreux (6, 19) il termine ainsi : « Toi, cher frère, ... tu restes après moi sur la mer de ce monde, naviguant au milieu des écueils. Conduis bien ton navire. Que la prudence soit ton gouvernail, l’humilité ton lest, Dieu ta boussole, Marie Immaculée ton ancre d’espérance ... » Il aura la tête tranchée le 2 février 1861. (Théophane Vénard a été canonisé par le Pape Jean-Paul II, en 1988, avec 117 autres martyrs du Vietnam.) A la fin de sa vie, sainte Thérèse de l’Enfant Jésus vénérait Théophane comme un saint.

Litanies de Saint Théophane Vénard

Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Jésus-Christ, écoutez-nous.
Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, priez pour nous

Reine des Apôtres, priez pour nous

Reine des Martyrs, priez pour nous

Étoile de la mer, priez pour nous

Cause de notre joie, priez pour nous

Saint Théophane, choisi par Dieu dès l'enfance, priez pour nous

Saint Théophane, attiré vers l'apostolat, priez pour nous

Saint Théophane, épris du martyre, priez pour nous

Saint Théophane, fleur de piété,

Saint Théophane, consommé en humilité,

Saint Théophane, lys de pureté,

Saint Théophane, rose d'amour,

Saint Théophane, modèle des bons fils,

Saint Théophane, frère aimant,

Saint Théophane, ami fidèle,

Saint Théophane, pieux lévite,

Saint Théophane, très dévôt à Marie,

Saint Théophane, enfant de Marie,

Saint Théophane, esclave de Marie,

Saint Théophane, Apôtre de l'Annam,

Saint Théophane, vraie manifestation de Dieu,

Saint Théophane, persécuté à cause de Jésus,

Saint Théophane, purifié par la souffrance, confesseur de la Foi,

Saint Théophane, toujours joyeux dans les épreuves,

Saint Théophane, prisonnier de Jésus-Christ,

Saint Théophane, martyr de Jésus-Christ,

Saint Théophane, fleur choisie du Jardin du Seigneur,

Saint Théophane, froment moulu pour Jésus-Christ,

Saint Théophane, grappe foulée au pressoir,

Saint Théophane, notre aimable Patron,

Saint Théophane, notre frère,

Saint Théophane, notre Doux ami,

Saint Théophane, notre protecteur,

Saint Théophane, notre modèle,


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.


Saint Théophane Vénard, priez pour nous

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.


Prions


O Dieu qui êtes admirable dans Vos Saints, glorifiez Votre Serviteur et Martyr Théophane et montrez son pouvoir en nous accordant la grâce que nous Vous demandons par son intercession. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Théophane Vénard (pdf) en cliquant ici

30 novembre 2008

Neuvaine du travail à saint José Maria Escriva

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Saint José Maria Escriva de Balaguer

1902-1975

Fête le 26 juin


Saint José Maria Escriva de Balaguer est né en 1902 à Barbastro (Espagne). Il est le deuxième de six enfants. Il apprend de ses parents et à l'école les fondements de la foi et incorpore très tôt à sa vie des coutumes chrétiennes telles que la confession et la communion fréquentes, la récitation du chapelet et l'aumône. La mort de ses trois petites soeurs et la faillite familiale lui font connaître très vite le malheur et la douleur : cette expérience forge son caractère, au naturel enjoué et expansif, et le fait mûrir. En 1915 sa famille s'installe à Logroño, où son père a trouvé du travail. En 1918, José Maria comprend que Dieu veut quelque chose de lui, sans savoir toutefois de quoi il s'agit. Il décide de se donner entièrement à Dieu et de devenir prêtre. Il pense qu'il sera ainsi plus disponible pour accomplir la volonté divine. Il commence ses études ecclésiastiques à Logroño puis, en 1920 entre au séminaire diocésain de Saragosse. Il complète sa formation préalable au sacerdoce à l'Université pontificale de cette ville. Il suit aussi des études de droit, sur la suggestion de son père et avec l'autorisation de ses supérieurs. En 1925, il reçoit le sacrement de l'ordre et commence à exercer son ministère pastoral, auquel dès lors son existence s'identifie. En 1927 il se rend à Madrid pour y obtenir le doctorat en droit. Sa mère, sa soeur et son frère l'y accompagnent, car, après le décès de son père, en 1924, José Maria est le chef de famille. Dans la capitale, il réalise une intense activité sacerdotale, principalement auprès des pauvres, des malades et des enfants. En même temps, il gagne sa vie et subvient aux besoins des siens en donnant des cours de matières juridiques. C'est une époque de grandes difficultés financières, vécue par toute sa famille avec dignité et courage. Son apostolat sacerdotal s'étend aussi à des étudiants, des artistes, des ouvriers et des intellectuels qui, au contact des pauvres et des malades dont José Maria s'occupe, apprennent à vivre la charité et à s'engager avec un sens chrétien à améliorer la société. À Madrid, au cours d'une retraite spirituelle, Dieu lui fait voir la mission à laquelle il l'a destiné : le 2 octobre 1928 naissait l'Opus Dei. L'Opus Dei a pour mission spécifique de promouvoir parmi des hommes et des femmes de tous les milieux de la société un engagement personnel de suivre le Christ, d'aimer Dieu et son prochain et de recherche la sainteté dans la vie quotidienne. À partir de 1928, José Maria Escriva se livre corps et âme à l'accomplissement de la mission de fondation qu'il a reçue, car il est convaincu que Jésus-Christ est la nouveauté éternelle et que l'Esprit Saint rajeunit continuellement l'Église, au service de laquelle il a suscité l'Opus Dei. En 1930, à la suite d'une nouvelle lumière que Dieu allume dans son âme, il commence le travail apostolique des femmes de l'Opus Dei. José Maria Escriva placera toujours la femme, en tant que citoyenne et que chrétienne, face à ses responsabilités - ni supérieures ni inférieures à celles de l'homme - dans la construction de la société civile et de l'Église. Il publie en 1934, sous le titre de Consideraciones espirituales, la première édition de Chemin, son ouvrage le plus répandu, publié à plus de quatre millions d'exemplaires au fil des ans. José Maria Escriva est également connu dans la littérature spirituelle par d'autres titres, tels que Saint Rosaire, Quand le Christ passe, Amis de Dieu, Chemin de Croix, Sillon ou Forge. La guerre civile d'Espagne (1936-1939) sera un obstacle sérieux pour la fondation encore récente. Ce sont des années de souffrance pour l'Église, marquées, dans bien des cas, par la persécution religieuse, dont le fondateur de l'Opus Dei réussira à sortir vivant au prix de bien des souffrances. Ce sont aussi des années de croissance spirituelle et apostolique et de consolidation de l'espérance. À partir de 1940, José Maria Escriva prêche des exercices spirituels à des centaines de prêtres dans toute l'Espagne, à la demande de nombreux évêques. Au cours de ces années, l'Opus Dei se développe dans toute la péninsule, en attendant que la fin de la deuxième Guerre mondiale (1939-1945) permette l'expansion du travail apostolique à d'autres pays. L'Espagne des années quarante sera aussi la scène de graves incompréhensions, dont l'écho retentira encore bien des années plus tard. Josémaria supporte les difficultés en priant et avec bonne humeur, certain que, dans l'Église comme dans la société civile, les jalousies et les envies accompagnent toujours les premiers pas de toute réalité nouvelle. En 1943, une nouvelle grâce de fondation que José Maria Escriva reçoit alors qu'il célèbre la messe, l'amène à fonder la Société sacerdotale de la Sainte-Croix, dans laquelle des prêtres provenant des fidèles laïcs de l'Opus Dei seraient incardinés. La pleine appartenance de fidèles laïcs et de prêtres à l'Opus Dei, ainsi que la coopération organique des uns et des autres dans leurs activités apostoliques, est un trait propre au charisme de fondation de l'Opus Dei que l'Église a confirmé en déterminant sa configuration juridique. La Société sacerdotale de la Sainte-Croix réalise aussi, en plein accord avec les pasteurs des Églises locales, des activités de formation spirituelle pour des prêtres diocésains et pour des candidats au sacerdoce. Les prêtres diocésains peuvent faire eux aussi partie de la Société sacerdotale de la Sainte-Croix, sans cesser pour autant d'appartenir au clergé de leurs diocèses respectifs. Conscient de la racine et de la portée universelles de sa mission, José Maria Escriva vient s'installer à Rome en 1946, dès la fin de la guerre mondiale. De 1946 à 1950, l'Opus Dei obtient diverses approbations pontificales qui viennent confirmer les éléments spécifiques de la fondation : sa finalité surnaturelle, qui se traduit par le fait de répandre le message chrétien de sanctification de la vie courante ; sa mission au service du pontife romain, de l'Église universelle et des Église locales ; son caractère universel ; la sécularité ; le respect de la liberté et de la responsabilité personnelles et du pluralisme dans les domaines politique, sociaux, culturels, etc. Sous l'impulsion du fondateur, l'Opus Dei va s'étendre peu à peu de Rome à trente pays des cinq continents entre 1946 et 1975. À partir de 1948, des gens mariés, qui recherchent la sainteté dans leur état, peuvent aussi appartenir à part entière à l'Opus Dei. Le saint-siège approuve aussi, en 1950, que des hommes et des femmes non catholiques et non chrétiens (orthodoxes, luthériens, juifs, musulmans, etc.) soient admis en tant que coopérateurs et aident les activités apostoliques de l'Opus Dei. Dans la décennie des années cinquante, José Maria Escriva encourage le lancement de projets très variés : écoles de formation professionnelle, centres de formation pour paysans, universités, collèges, hôpitaux et dispensaires, etc. Ces activités, fruit de l'initiative de fidèles chrétiens courants qui veulent répondre, avec une mentalité laïque et un sens professionnel, aux besoins concrets d'un endroit déterminé, sont ouvertes à des personnes de toutes races, religions et conditions sociales : la claire identité chrétienne des initiatives promues par les fidèles de l'Opus Dei va de pair, en effet, avec un profond respect de la liberté des consciences. Pendant le concile Vatican II (1962-1965), le fondateur de l'Opus Dei maintient des relations intenses et fraternelles avec de nombreux Pères conciliaires. Quelques-uns des thèmes qui constituent le noyau du magistère conciliaire sont l'objet de ses conversations fréquentes. C'est le cas, par exemple, de la doctrine sur l'appel universel à la sainteté ou sur la fonction des laïcs dans la mission de l'Église. Profondément identifié à la doctrine de Vatican II, José Maria Escriva contribuera activement à sa mise en oeuvre au travers des activités de formation de l'Opus Dei dans le monde entier. Entre 1970 et 1975, son zèle évangélisateur l'amène à entreprendre des voyages de catéchèse en Europe et en Amérique. Au cours de nombreuses réunions de formation, simples et familiales - même quand des milliers de personnes y prennent part - il parle de Dieu, des sacrements, des dévotions chrétiennes, de la sanctification du travail, avec la même vigueur spirituelle et la même capacité de communication qu'au cours des premières années de son sacerdoce. Il meurt à Rome, le 26 juin 1975. Des milliers de personnes qui se sont approchées du Christ et de l'Église grâce à son travail sacerdotal, à son exemple et à ses écrits pleurent sa mort. Un grand nombre de fidèles demande au pape d'ouvrir sa cause de canonisation. Le 17 mai 1992, le pape Jean Paul II élève José Maria sur les autels au cours d'une cérémonie de béatification à laquelle participait une foule immense de pèlerins, à Rome. Il a été canonisé le 6 octobre 2002.

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Neuvaine du travail à saint José Maria Escriva Fondateur de l'Opus Dei

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Prière à dire chaque jour

Ô Dieu, par la médiation de Marie, tu as concédé d'innombrables grâces à saint Josémaria, prêtre, en le choisissant comme instrument très fidèle pour fonder l'Opus Dei, chemin de sanctification dans le travail professionnel et l'accomplissement des devoirs ordinaires du chrétien: fais que je sache, moi aussi, convertir tous les instants et toutes les circonstances de ma vie en occasions de t'aimer et de servir, avec joie et simplicité, l'Église, le Souverain Pontife et les âmes, éclairant les chemins de la terre avec la lumière de la foi et de l'amour. Accorde-moi, par l'intercession de saint Josémaria, la faveur que je te demande : ... Amen


Notre Père, Je vous salue Marie, Gloire au Père.


Premier jour

Le travail, chemin de sainteté


Réflexions de saint Josémaria


Nous sommes là pour rappeler l'exemple de Jésus qui, pendant trente années, à Nazareth, n'a cessé de travailler, de pratiquer un métier. Aux mains de Jésus, le travail, un travail professionnel semblable à celui que réalisent des millions d'hommes dans le monde, devient une tâche divine, une œuvre rédemptrice, une voie de salut (Entretiens avec mgr Josémaria Escriva de Balaguer, n° 55)

Là où sont vos frères les hommes, mes enfants, là où sont vos aspirations, votre travail, vos amours, là se trouve le lieu de votre rencontre quotidienne avec le Christ. C’est au milieu des choses les plus matérielles de la terre que nous devons nous sanctifier, en servant Dieu et tous les hommes. Là où sont vos frères les hommes, mes enfants, là où sont vos aspirations, votre travail, vos amours, là se trouve le lieu de votre rencontre quotidienne avec le Christ. C’est au milieu des choses les plus matérielles de la terre que nous devons nous sanctifier, en servant Dieu et tous les hommes. Dieu vous appelle à le servir dans et à partir des tâches civiles, matérielles, séculières de la vie humaine : c’est dans un laboratoire, dans la salle d’opération d’un hôpital, à la caserne, dans une chaire d’université, à l’usine, à l’atelier, aux champs, dans le foyer familial et au sein de l’immense panorama du travail (Homélie : Aimer le monde passionnément).

Intentions


Pour trouver du travail


Afin que Dieu notre Seigneur m’aide à trouver du travail et qu’il me bénisse avec un emploi honnête, digne et stable, pour que je comprenne bien que mon travail professionnel est un service aux autres où Dieu mon Père m’attend à toute heure et me demande d’imiter Jésus lorsqu’il travaillait comme charpentier à Nazareth.


Pour faire du bon travail

Afin que Dieu notre Seigneur m’aide à comprendre que mon travail professionnel est un service aux autres, où il m’attend à toute heure et me demande, en toutes circonstances, d’imiter Jésus lorsqu’il travaillait comme charpentier à Nazareth.


Deuxième jour

Travailler par amour de Dieu

Réflexions de saint José Maria


La dignité du travail est fondée sur l’Amour. Le grand privilège de l’homme est de pouvoir aimer et dépasser ainsi l’éphémère et le transitoire. (Quand le Christ passe, n° 48)


Faites tout par amour. — Ainsi il n’y a pas de petites choses : tout est grand. — Persévérer par amour dans les petites choses, c’est de l’héroïsme. (Chemin, n° 813)

J’y insiste : c’est dans la simplicité de ton travail ordinaire, dans les détails monotones de chaque jour que tu dois découvrir ce qui est caché aux yeux de beaucoup, le secret qui donne grandeur et nouveauté : l’Amour. (Sillon, n° 489)


Intentions


Pour trouver du travail

Afin que Dieu m’accorde la grâce de trouver vite un travail qui rassure ma famille ; pour qu’il m’aide aussi à comprendre que la valeur de tout travail honnête tient à l’amour dont il est fait : à l’amour de Dieu à qui nous l’offrons, puis à l’amour du prochain, que nous voulons ainsi servir.


Pour faire du bon travail


Afin que Dieu m’aide à comprendre que la valeur tout travail honnête tient à l’amour dont il est fait : d’abord, à l’amour de Dieu à qui nous nous l’offrons, puis à l’amour du prochain, que nous voulons ainsi servir.


Troisième jour

Travailler avec ordre et assiduité

Réflexions de saint José Maria


Que la durée de notre passage sur terre est brève ! Ces mots retentissent au plus profond du cœur de tout chrétien cohérent, comme un reproche face à son manque de générosité, et comme une invitation constante à la loyauté. Il est vraiment court le temps que nous avons pour aimer, pour offrir, pour réparer. Il n’est donc pas juste de le gaspiller, ni de jeter de façon irresponsable ce trésor par la fenêtre : nous ne pouvons pas négliger cette étape du monde que Dieu confie à chacun. (Amis de Dieu, n° 39)


Quand tu auras de l’ordre, ton temps se multipliera : tu pourras ainsi rendre davantage gloire à Dieu, en travaillant davantage à son service. (Chemin, n° 80)

Intentions


Pour trouver du travail


Afin que, grâce au secours de la Très Sainte Vierge Marie, je trouve un emploi stable, qui me convienne ; et pour que quand je travaille je sache profiter du temps comme d’un trésor et que je m’applique à mieux vivre l’ordre, en tâchant de tout faire ponctuellement, intensément et assidûment, sans erreurs ni retards ; afin que je parvienne à équilibrer mes horaires pour concilier vie spirituelle, vie de famille, profession et relations sociales.

Pour faire du bon travail


Afin que, grâce au secours de la Très Sainte Vierge Marie, je sache profiter du temps comme d’un trésor et m’applique à mieux vivre l’ordre, de sorte que j’arrive à tout faire ponctuellement, intensément et assidûment, sans erreurs ni retards, en me soumettant à un plan structuré qui me permette d’équilibrer mes horaires pour concilier vie spirituelle, vie de famille, profession et relations sociales.


Quatrième jour

Travail bien achevé

Réflexions de saint José Maria


Nous ne saurions offrir au Seigneur quelque chose qui, dans les limites de notre pauvre humanité, ne serait pas parfait, sans tache, soigneusement accompli, même dans les détails les plus minimes : Dieu n’accepte pas ce qui est bâclé. Vous n’offrirez rien qui ait une tare, nous enjoint la Sainte Écriture, car cela ne vous ferait pas agréer de Dieu. C’est pourquoi, le travail de chacun d’entre nous, cette tâche qui occupe nos journées et nos énergies, doit être une offrande digne du Créateur, operatio Dei, travail de Dieu et pour Dieu : en un mot, une activité bien accomplie, irréprochable. (Amis de Dieu, n° 55)


Nous devons avant tout aimer la sainte messe, qui doit être le centre de notre journée. Si nous vivons bien la messe, comment ne pas continuer ensuite, pendant le reste de la journée, à penser au Seigneur, en ayant soin de ne pas nous éloigner de sa présence, pour travailler comme il travaillait et aimer comme il aimait ? Nous apprenons alors à remercier le Seigneur d’une autre manifestation de sa délicatesse: ne pas avoir voulu limiter sa présence au moment du sacrifice de l’autel, mais avoir voulu demeurer dans la sainte hostie, réservée dans le tabernacle. (Quand le Christ passe, n° 154)


Intentions


Pour trouver du travail


Afin qu’avec le secours de Notre Dame, je puisse vite sortir du chômage. Et pour que Dieu m’aide à travailler à nouveau de mon mieux, avec la plus grande perfection possible, sans le bâcler, convaincu qu’un travail sans amour ne peut pas être sanctifié.


Pour faire du bon travail


Afin que Dieu m’aide à faire de mon mieux pour réaliser mon nouveau travail avec la plus grande perfection possible, sans le bâcler, convaincu qu’un travail mal fait ne peut pas être sanctifié puisqu’il y manquerait l’amour, condition indispensable pour que n’importe quelle activité humaine puisse plaire à Dieu.


Cinquième jour

Tous les travaux honnêtes sont dignes

Réflexions de saint José Maria


Quant à nous chrétiens, il est temps que nous proclamions, haut et fort, que le travail est un don de Dieu, et qu’il n’est pas juste de classer les hommes en diverses catégories selon le travail qu’ils réalisent puisqu’il n’y a pas de sots métiers. Le travail — tout travail —témoigne de la dignité de

l’homme et de son emprise sur la création. C’est une occasion de perfectionner sa personnalité. (Quand le Christ passe, n° 47)

Devant Dieu, aucune occupation n’est par elle-même grande ou petite. Tout acquiert la valeur de l’Amour que l’on met à la réaliser. (Sillon, n° 487)

Intentions


Pour trouver du travail


Afin que Dieu me donne la joie d’un travail, d’une tâche où je pourrai être utile et mettre en œuvre toutes mes capacités. Afin que, si ce travail ne se révélait pas à la hauteur de ma qualification et de mes aspirations légitimes, je ne le méprise pas, tant que je n’en aurai pas trouvé un autre plus approprié, mais que je le réalise avec responsabilité, essayant d’imiter Jésus dans son atelier de Nazareth.


Pour faire du bon travail


Afin que, si actuellement mon travail est au-dessous de ma préparation et de mes aspirations légitimes, Dieu m’aide à ne pas le mépriser, tant que je n’en aurai pas trouvé un autre plus approprié, mais que je le réalise en toute responsabilité, tâchant de le mettre au niveau de celui que Jésus réalisait dans son atelier de Nazareth.

Sixième jour

Travailler en compagnie de Dieu et avec une intention droite


Réflexions de saint José Maria


Tout au long de la journée, tu dois entretenir avec le Seigneur une conversation constante, nourrie, si besoin, des circonstances mêmes de ta vie professionnelle. (Forge, n° 745)

Ton crucifix. — En tant que chrétien, tu devrais toujours porter sur toi ton crucifix. Et le poser sur ta table de travail. Et le baiser avant de t’endormir et à ton réveil ; et quand ton pauvre corps se révoltera contre ton âme, baise encore ton crucifix. (Chemin, n° 302)

Mets sur ta table de travail, dans ta chambre, dans ton portefeuille, une image de Notre Dame et adresse-lui un regard quand tu commences ton travail, pendant que tu le réalises et lorsque tu le termines. Elle t’obtiendra (je te l’assure !) la force pour faire de ton occupation un dialogue amoureux avec Dieu. (Sillon, n° 531)


Intentions


Pour trouver du travail


Afin que Dieu m’accorde un emploi honnête et digne et qu’il m’ouvre les yeux pour que je comprenne qu’il est toujours à mes côtés ; afin que je m’efforce d’être en présence de Dieu durant mon travail, en me servant, discrètement d’un petit crucifix, d’une image de Notre Dame ou de l’image d’un saint de ma dévotion.


Pour faire du bon travail


Afin que Dieu me permette de réaliser qu’il est toujours près de moi lorsque je travaille et que, pour ne pas perdre de vue cette réalité merveilleuse, je m’efforce d’être en présence de Dieu durant mon travail en me servant, discrètement et comme d’un réveil, d’un petit crucifix, d’une image de Notre Dame ou de l’image d’un saint de ma dévotion et que je place ces « réveils » là où je puisse les voir fréquemment sans cependant les afficher ni en faire étalage.


Septième jour

Faire grandir les vertus dans le cadre du travail

Réflexions de saint José Maria


Tout ce qui nous occupe, nous, pauvres hères, y compris la sainteté, est un tissu de petits riens qui, selon la droiture de notre intention, peuvent devenir une tapisserie splendide d’héroïsme ou de bassesse, de vertus ou de péchés. (Chemin, n°826)


C’est un véritable réseau de vertus qui est mis en action lorsque nous réalisons notre métier avec le dessein de le sanctifier : la force d’âme pour persévérer dans notre tâche, malgré les difficultés naturelles et sans jamais nous laisser emporter par le stress ; la tempérance pour nous dépenser sans

compter et pour surmonter la commodité et l’égoïsme ; la justice pour remplir nos devoirs envers Dieu, envers la société, envers la famille, envers nos collègues ; la prudence pour savoir ce qu’il convient de faire dans chaque cas et pour nous mettre au travail sans délai... Et le tout, j’y insiste, par Amour. (Amis de Dieu, n° 72)

Intentions


Pour trouver du travail


Afin qu’avec le secours de Notre Dame je trouve l’emploi que je cherche et qu’en accomplissant mon nouveau travail, Dieu m’aide à développer les vertus chrétiennes et à grandir dans ma vie spirituelle. Que je cherche à être patient et compréhensif, aussi bien avec mes patrons qu’avec mes collègues et mes subalternes. Que je sois simple et humble, fuyant la vanité et le triomphalisme, et que j’agisse en tout avec pureté de cœur.


Pour faire du bon travail


Afin que Dieu m’aide à développer, à travers mon travail, les vertus chrétiennes et à grandir dans ma vie spirituelle. Que je cherche à être patient et compréhensif, aussi bien avec mes patrons qu’avec mes collègues et mes subalternes. Que je sois simple et humble, fuyant la vanité et le triomphalisme, que j’agisse en tout avec pureté de cœur.


Huitième jour

Travailler c'est servir, aider les autres


Réflexions de saint José Maria


Pensez qu’en réalisant votre tâche professionnelle en toute responsabilité, non seulement vous subvenez à vos besoins financiers, mais vous rendez un service on ne peut plus direct au développement de la société, vous allégez aussi les charges des autres et vous aidez tant d’œuvres d’assistance, au niveau local et universel, en faveur des individus et des peuples moins favorisés. (Amis de Dieu, n° 120)


Quand tu auras achevé ton travail, fais celui de ton frère, aide-le pour le Christ, avec tant de délicatesse et de naturel que personne, pas même celui qui en bénéficie, ne s’aperçoive que tu en fais plus que tu ne dois en stricte justice. Voilà la délicate vertu d’un fils de Dieu ! (Chemin, n° 440)


Intentions


Pour trouver du travail


Afin que Dieu Notre Seigneur me donne le travail que je lui demande avec tant de foi et pour qu’il suscite en moi le désir de faire de mon travail non pas une occasion de servir mes intérêts, mais une

occasion de servir les autres, persuadé que cet idéal de service aux autres donnera à ma vie un sens nouveau, plus élevé et plus gai.

Pour faire du bon travail


Afin que Dieu suscite en mon âme le désir de faire de mon travail non pas une chasse gardée, centrée sur mes intérêts, mais un service ouvert au bien commun et à l’utilité du plus grand nombre, fait dans l’assurance que cet idéal de service aux autres donnera à ma vie un sens nouveau, plus élevé et plus gai.


Neuvième jour

Faire de l'apostolat avec notre travail

Réflexions de saint José Maria

Le travail professionnel est aussi apostolat, occasion de se dévouer pour les autres afin de leur révéler le Christ et les conduire vers Dieu le Père. (Quand le Christ passe, n° 49)

Vis ta vie ordinaire ; travaille là où tu te trouves, en t’efforçant d’accomplir tes devoirs d’état, les obligations de ta profession ou de ton métier, en progressant, en te dépassant chaque jour. Sois loyal, compréhensif envers les autres et exigeant envers toi-même. Sois mortifié et joyeux. Tel sera ton apostolat. Et sans que tu saches pourquoi, misérable comme tu l’es, ceux qui t’entourent viendront à toi et, dans une conversation naturelle, simple, à la sortie du travail, dans une réunion de famille, dans l’autobus, au cours d’une promenade, n’importe où, vous évoquerez ces inquiétudes qui existent dans l’âme de tous, bien que certains ne veuillent pas le savoir : ils réaliseront tout, petit à petit, quand ils commenceront à chercher Dieu pour de bon. (Amis de Dieu, n° 273)

Intentions


Pour trouver du travail


Afin que, par la médiation de Notre Dame, Dieu fasse que je trouve un bon travail où je puisse progresser et donner le meilleur de moi même et pour qu’il m’aide à trouver dans mon milieu professionnel un domaine ouvert à la mission apostolique que Dieu confie à tous les baptisés. Que je sache profiter de toutes les occasions qu’il me donne pour aider mes collègues, mes amis, mes collaborateurs, mes clients, à découvrir les merveilles de la foi chrétienne.


Pour faire du bon travail


Afin que Dieu m’aide à trouver dans mon milieu professionnel un domaine ouvert à la mission apostolique que Dieu confie à tous les baptisés. Que je sache profiter de toutes les occasions qu’il me donne pour aider mes collègues, mes amis, mes collaborateurs, mes clients, à découvrir les merveilles de la foi chrétienne.


Autorisation ecclésiastique

+D. Benedicto Beni dos Santos

Évêque auxiliaire de São Paulo,

le 8 avril 2003


Pour plus d’information sur saint Josémaria voir :

www.josemariaescriva.info

www.escrivaworks.org

www.opusdei.fr


Nous serions reconnaissants à toute personne ayant obtenu des grâces par l’intercession de saint José maria Escriva d’en faire part à la Prélature de l’Opus Dei,


Bureau pour les Causes des saints,

7, rue Dufrénoy

75116 Paris.

e-mail : ocs@opusdei.fr


www.fr.josemariaescriva.info/opus_dei/Neuvainetravail.pdf

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Téléchargez le texte de la Neuvaine du travail (pdf) en cliquant ici

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28 novembre 2008

Saint Basile d'Ancyre

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Saint Basile d'Ancyre

Prêtre et Martyr

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Fête le 22 mars

Martyr. Prêtre d'Ancyre (actuellement Ankara), il est arrêté sous l'empereur Julien l'Apostat qui prétendait rétablir le paganisme dans son empire. Un long procès s'en suivit. Au milieu des tortures, Basile loue le Seigneur et refuse de sacrifier à la déesse Hécate. Il en donne le remords à ceux qui avant lui avaient renié le Christ pour sauver leur vie. L'empereur Julien l'interroge en personne; Basile lui reproche son apostasie. On ordonne qu'il soit découpé en lanières. Saint Basile en jette une à la figure de l'empereur. Il est alors totalement écorché vif et meurt de ses blessures. Son corps repose actuellement dans l'église orthodoxe Sainte Foy de Nérac (47).

Tropaire en l'honneur de Saint Basile d'Ancyre

Ton martyr, Seigneur, pour le combat qu'il a mené a reçu de Toi, notre Dieu, la couronne d'immortalité; animé de Ta Force il a terrassé les tyrans persécuteurs et réduit à l'impuissance des démons. Par les prières de Saint Basile, sauve nos âmes, ô Christ notre Dieu.

24 novembre 2008

Neuvaine en l'honneur de Saint Joseph

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Neuvaine en l'honneur de Saint Joseph

Pendant une longue période de temps, Notre Dame apparaissait en privé à Marisa Rossi à Rome. Elle lui transmet des messages de Dieu concernant L'Eucharistie qui est le coeur de la foi Catholique. En Juin 1993 elle a demandé au nom de Dieu à ce que ces messages soient rendus publiques et depuis 1995 plusieurs miracles eucharistiques se sont réalisés. Notre Dame dit: « Je suis la Mère de l'Eucharistie. Apprenez la Parole de Jésus, aimez Jésus, l'Eucharistie. » Son Excellence, Monseigneur Claudio Gatti a reconnu l'origine surnaturelle des apparitions et des miracles eucharitiques (Décret du 14/9/2000) Depuis 1971 Marisa Rossi a été assistée par l'Evêque Claudio Gatti, qui est son directeur spirituel. Il a fondé le "Movimento Impegno e Testimonianza - Madre dell'Eucaristia", un mouvement de prière pour le "Triomphe de l'Eucharistie". Ces apparitions continuent actuellement et de nouveaux messages sont toujours transmis.

Cette neuvaine a été composée à un moment particulièrement douloureux de notre vie. Le grand amour et la prédiction particulière que nous avons toujours eus pour Saint Joseph nous ont été enseignés par la Madone. L'épouse la plus pure a exprimé son remerciement pour cette neuvaine en l'honneur de son époux le plus chaste et a manifesté le désir que sa publication ait lieu avant celle de sa vie, afin de faire connaître et aimer celui qui a eu le privilège et la charge d'être appelé "père"par le Fils de Dieu. Saint Joseph a exprimé ses remerciements dans son message du 19 mars 1994. Nous sommes confiants que la méditation de cette neuvaine pourra faire du bien spirituellement à nos frères, comme elle nous en a procuré. Le texte de cette Neuvaine a été élaboré par Monseigneur Claude Gatti.


Prière à dire chaque jour


Cher et silencieux Saint Joseph, nous voulons nous remémorer doucement, tout doucement le déroulement de ton existence terrestre qui a été comme une ligne droite et lumineuse se dirigeant vers Dieu. Une ligne droite se compose de beaucoup de points, et dans ta vie également il y a eu de nombreuses étapes importantes et précieuses avant d'atteindre le but final; c'est-à-dire la félicité et la jouissance du Paradis. Nous t'invitons à être présent dans notre vie pour avoir la certitude de jouir de la compagnie de ton épouse et de la grâce de ton fils putatif que tu as aimé, reconnu et adoré comme ton Dieu.

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Premier jour
La naissance d'un lys: Saint Joseph

A sa naissance, Saint Joseph fut accueilli par la complaisance et le sourire de la Sainte Trinité. Les Trois Personnes Divines ont agi et laissé leur empreinte personnelle dans l'âme de cette créature choisie parmi tant d'autres pour accomplir des tâches importantes, mais également silencieuses et cachées. Dieu le Père l'a préparé à sa mission d'époux de Marie et à sa responsabilité de père putatif de son Divin Fils. Dieu le Fils l'a aimé d'un amour unique et particulier, l'a appelé du doux nom de "père", l'a respecté et écouté en tant que fils docile et obéissant. Dieu l'Esprit Saint l'a comblé de dons, de grâces et de charismes particuliers, afin de lui permettre, dans un humble abandon, d'accomplir sa mission dans le plan du salut. La naissance de Saint Joseph est comme la première lueur au firmament céleste annonçant la première aurore du jour: Marie et la splendeur du soleil à midi: Jésus. La naissance de Saint Joseph anticipe et précède les naissances de Marie et de Jésus. Sa lumière est plus faible que la pleine lumière de Marie et celle fulgurante de Jésus, mais c'est une lumière que Dieu aime, apprécie et reconnaît au milieu de tant de lumières pulsatives.

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Deuxième jour
Saint Joseph: adolescent humble et soumis

Saint Joseph a vécu son adolescence dans la simplicité, la docilité et le respect envers ses parents. Pour pouvoir exercer des rôles importants et des responsabilités délicates à l'âge adulte, il est nécessaire d'acquérir dans l'adolescence un style de vie formé avec autorité par les éducateurs, car prétendre s'éduquer soi-même signifie s'exposer à de sérieux dangers et défaites certaines.L'amour respectueux et confiant de Saint Joseph à l'égard de ses parents fut un amour toujours croissant, car même si cet amour est naturellement présent dans chaque enfant, il devint en lui une vertu soutenue par son engagement et l'aide de Dieu. Joseph a observé avec foi et conviction le commandement divin: tu honoreras ton père et ta mère. Dans eux, il a non seulement vu des personnes adultes et expérimentées mais Dieu qui se sert de ses créatures et les élève à la dignité et responsabilité d'être ses collaborateurs dans la croissance humaine et spirituelle de l'homme. Si Saint Joseph a vécu son rôle d'époux et de père putatif avec maturité, responsabilité et autorité, c'est parce qu'il s'est préparé avec une humilité convaincue et profonde à vivre ces rôles.Saint Joseph est un exemple d'humilité véritable, parce qu'il a vaincu son moi propre, accepté et respecté les autres. Son amour était alimenté par l'humilité et le service généreux envers les autres qui est nourri d'humilité. Saint Joseph a atteint le sommet de l'humilité parce qu'il a vaincu, dominé l'orgueil et vécu caché, serein et confiant. Il a donné la première place à Dieu, la deuxième au prochain et a toujours voulu la dernière pour lui.

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Troisième jour
Saint Joseph: jeune homme pur

Saint Joseph est un témoignage lumineux et convaincant d'une vie enrichie d'une vertu si chère à Dieu: la pureté. Dans un monde qui s'enfonce de plus en plus dans les plaisirs désordonnés de la chair, les purs se souviennent de la condition finale et définitive de l'homme: "Ils seront comme des anges de Dieu dans le ciel " (Matthieu 22, 30). La pureté permet à l'homme de vivre en relation intime avec Dieu et de se dévouer généreusement au service des autres. La pureté est une vertu que Saint Joseph a soigneusement cultivée au cours de sa jeunesse et vie conjugale, s'opposant même à la mentalité de son peuple et de son temps qui considérait le choix de la chasteté comme un choix provisoire et non définitif. Saint Joseph a défendu sa pureté contre la concupiscence de la chair, les tentations du démon et les sollicitations du monde, par la prière, la vigilance et le jeûne. Saint Joseph était prêt et heureux d'offrir à Dieu le lys de sa pureté, le même lys qu'il offrira de nouveau à Dieu avec Marie au cours des années de leur vie conjugale. Le chaste époux de la Madone peut nous aider à comprendre la beauté de la pureté, mais avant tout, il peut prier et intercéder pour nous dans les moments de tentation mettant en péril notre pureté.

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Quatrième jour
Joseph et Marie fiancés

Joseph et Marie s'offrent en exemple aux jeunes couples qui s'aiment, car ils sont le couple qui a atteint les hauteurs les plus sublimes de l'amour dans toute son ampleur, sa profondeur et sa plénitude. Quand Joseph et Marie se rencontrèrent pour la première fois, ils sentirent naître en leur coeur un amour pur et vrai. Ils ressentirent ces sentiments, ces émotions et affections qui indiquent que la fleur de l'amour est née, cet amour dont Dieu est la source et le but. Ils étaient conscients que Dieu les avait fait se rencontrer en mettant l'un sur la route de l'autre. Joseph découvrit par illumination intérieure que sa future épouse était douée de dons particuliers: dons naturels, exceptionnels et surnaturels. Marie réalisa que son futur époux était juste, qu'il respectait la loi de Dieu, aimait la prière et était prêt au sacrifice. Leur amour ne fit que croître de jour en jour. Ils s'engagèrent à se connaître, à se comprendre et à s'aider. Ils priaient ensemble et la prière les unissait à Dieu et les liait toujours plus étroitement. Ils jeûnaient ensemble et de nouvelles énergies spirituelles leur étaient ainsi transmises. Ils méditaient ensemble la Parole de Dieu et la lumière croissait dans leur âme leur permettant de connaître et d'accepter les desseins de Dieu à leur égard. Ils lurent bon nombre de fois les passages de l'Ancien Testament parlant du Messie et leur coeur en ressentait une émotion toute particulière. Le jeune Joseph et la jeune Marie sont l'exemple et le témoignage le plus complet et le plus lumineux pour les jeunes de tous les temps qui se préparent à dire le "oui" définitif devant Dieu.

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Cinquième jour
L'amour des époux Joseph et Marie


L'amour qui unit Marie et Joseph était l'amour conjugal le plus élevé, le plus total et le plus véritable. Ils se sentaient réellement mari et femme. Ils étaient époux par la volonté de Dieu, mais également par leur choix et consentement personnel. Marie et Joseph ont voulu être unis par l'amour dont Dieu est la source et le but et non par l'amour qui naît des exigences physiques et ne privilège que certaines facultés ou qualités du corps et il ne pouvait en être autrement. L'amour qui vient de Dieu élève l'homme à des hauteurs vertigineuses, celui qui naît d'autres sources ne peut dépasser la modeste dimension humaine. Quand Marie et Joseph se marièrent, ils étaient beaux, jeunes, remplis d'amour réciproque, et formaient un couple magnifique. Ces époux s'aimaient et admiraient la beauté spirituelle de l'autre, donnant la préférence aux exigences de l'âme, les seules qui permettent de vivre sur terre en compagnie de Dieu et au service du prochain. Ils ont aimé et se sont aimés comme tous les hommes s'aimeront au Paradis après la résurrection de la chair, ainsi que l'a enseigné Jésus. Joseph et Marie, époux véritables et merveilleux, nous enseignent que le véritable amour unissant pour toujours un homme et une femme vient uniquement de Dieu.

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Sixième jour
Joseph et la famille

La Sainte Famille de Nazareth s'offre en exemple à toutes les familles chrétiennes. Jésus, Marie et Joseph ont vécu chacun leur rôle avec simplicité, authenticité et amour. Jésus était le fils docile et obéissant, Marie l'épouse et la mère responsable et généreuse et Joseph l'époux et le père animé d'un esprit de serviabilité véritable. Les heures du jour étaient réglées par la prière commune et la lecture de la Parole de Dieu. Les moments les plus désirés et attendus étaient ceux où la Sainte Famille se réunissait pour converser, Jésus étant le maître et Marie et Joseph les disciples. Dans cette incarnation, le fils de Dieu avait dissimulé (Phil 2,6) mais pas renoncé à ses attributs divins et dans l'intimité de la maison de Nazareth il se manifestait comme la "Parole de Dieu" (Jean 1,1). Les cœurs bons et sincères de Marie et de Joseph étaient la bonne terre où en tombant, la Parole de Dieu donna du fruit " au centuple" (Luc 8,5-15). En écoutant Jésus, Joseph et Marie n'étaient pas frappés de son intelligence (Luc 2,47) comme les docteurs du temple, car ils savaient qu'ils écoutaient le Fils de Dieu et ils l'écoutaient avec amour et foi. De toute façon, Jésus, le Fils de Dieu, a voulu être soumis à un homme (Luc 2,51) et Joseph ne s'est pas soustrait à sa tâche délicate et exigeante, mais l'a vécue avec sérénité, responsabilité et conviction, car il savait que c'était la volonté de Dieu. La vie de Saint Joseph nous enseigne que quelque soit la responsabilité qui incombe à l'homme, il ne doit pas permettre qu'elle perturbe sa sérénité, son silence et son calme intérieur.

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Septième jour
Le silence de Saint Joseph

L'Evangile ne rapporte aucune parole de Saint Joseph bien qu'il ne soit pas un simple comparse mais un protagoniste dans l'Evangile de l'Enfance de Jésus. Du silence extérieur caractérisant Saint Joseph, on passe spontanément au silence intérieur. Qu'entend on par silence intérieur ? Il signifie faire taire toutes les autres voix pour n'écouter que celle de Dieu. Dieu nous parle constamment et de différentes façons, mais l'homme ne l'écoute pas volontairement, car ce qui le séduit ce sont les messages stimulant les plaisirs désordonnés et les objectifs dépourvus de valeur à la lumière de Dieu. Dieu a parlé au coeur de Joseph, libre de toutes affaires humaines inutiles. Joseph a vécu en union et dialogue constant avec Dieu. Seul le silence intérieur peut se transformer en un dialogue riche d'amour avec Dieu et en une disponibilité généreuse envers le prochain. Parler du silence intérieur de Saint Joseph signifie présenter un homme jouissant d'une vie intérieure riche et attentif aux réalités extérieures. Saint Joseph a été proclamé patron de l'Eglise universelle parce qu'il a protégé l'Enfant Jésus avec amour, sollicitude et au prix de privations, d'incompréhensions et de souffrances. Avec sa puissante intercession, il défend maintenant l'Eglise contre les périls attentant à son existence, son intégrité et son unité car l'Eglise est le Sacrement du Christ et le Christ est présent dans le monde dans l'Eglise et par l'Eglise. Saint Joseph protège l'unité et l'harmonie des familles et des communautés religieuses et ecclésiastiques contre les divisions, les incompréhensions, les personnalismes et les erreurs.

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Huitième jour
L'abandon à Dieu de Saint Joseph

S'abandonner à Dieu veut dire "oui" à Dieu avec son coeur et sa volonté, alors que l'homme est tenté de dire non. S'abandonner à Dieu peut d'abord provoquer un profond déchirement qui se résorbe peu à peu lorsque l'homme réussit à s'élever à une vision de foi vigoureuse et sereine. Saint Joseph a constamment eu en mémoire ce passage de l'Ancien Testament: Car mes pensées ne sont pas vos pensées, et vos voies ne sont pas mes voies - dit l'Eternel. Autant les cieux sont élevés au-dessus de la terre, autant mes voies sont élevées au-dessus de vos voies, et mes pensées au-dessus de vos pensées " (Esaie 55, 8-9). Un des péchés les plus fréquents et les plus graves de notre temps est la prétention de l'homme d'imposer à Dieu des programmes, méthodes et solutions qu'il considère meilleurs dans son orgueil et sa stupidité. Saint Joseph offre à l'Eglise son modèle de vie soumise et abandonnée à Dieu en toute confiance et sérénité. Il s'est toujours abandonné à Dieu, même quand son âme et ses sentiments étaient torturés et qu'il vivait des situations humainement incompréhensibles et dramatiques: la maternité mystérieuse de Marie, la fuite en Egypte, la perte de Jésus au temple et les années de vie silencieuses à Nazareth. Saint Joseph a vécu de dures épreuves et de grandes souffrances, mais son abandon à Dieu a été parfait et éloquent. Saint Joseph a contribué d'une façon silencieuse mais effective à l'oeuvre rédemptrice de Jésus qui l'a appelé du doux nom d'Abba: père.

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Neuvième jour
La mort de Saint Joseph

Saint Joseph est entré en silence dans le récit de l'Evangile et en est sorti sur la pointe des pieds. Nous savons seulement qu'il a travaillé comme charpentier (Matthieu 13, 55) durant les années où il a vécu avec Jésus et Marie à Nazareth, mais nous ne savons rien de sa mort, ni quand et comment elle est advenue. Joseph est présenté dans l'Evangile comme le juste (Matthieu 1,19) et ce mot signifie non seulement "parfait devant la loi" mais surtout "celui qui a atteint la perfection morale". L'expression "juste" trouve sa place dans les béatitudes: " Heureux ceux qui ont faim et soif de la justice, car ils seront rassasiés" (Matthieu 5, 6), et ici la justice veut dire les biens spirituels que Dieu donne à l'homme avec le salut. L'époux de Marie a été largement rassasié "dans sa faim et soif de justice" parce qu'il a puisé à pleines mains dans la source de la grâce: le Dieu tout puissant. Lorsque Joseph était à la maison, travaillait ou était en compagnie de son fils putatif, il lui suffisait de lever les yeux pour voir le Fils de Dieu et de l'adorer en union avec Dieu le Père et Dieu le Saint Esprit. Il a eu une union ininterrompue, un contact étroit et un dialogue personnel avec la Très Sainte Trinité. Des fleuves de lumière et de grâce ont inondé et enrichi l'âme de Saint Joseph. Celui qui est "juste" au cours de sa vie se présentera à Dieu riche en "justice" au moment de sa mort et Dieu l'accueillera dans ses bras avec un amour infini. Lors de son passage de la vie à la mort, Saint Joseph a été assisté par Jésus qui priait avec son père putatif et lui suggérait des paroles que Joseph répétait avec toujours plus de fatigue physique, mais toujours plus de foi, d'espérance et d'amour. Marie était unie dans ce choeur de prières et les années passées avec son chaste époux dans la prière, le secret, le sacrifice et la méditation de la Parole de Dieu, de l'amour de Dieu et du prochain défilaient dans sa mémoire. Saint Joseph était serein et confiant parce qu'il tenait dans ses mains les mains du Fils de Dieu, son fils putatif et celles de la Mère de Dieu, sa très pure épouse. L'humble Saint Joseph s'endormit sous le baiser du Fils de Dieu et se réveilla dans les bras de la Sainte Trinité.

Texte extrait du site www.madredelleucaristia.it

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à Saint Joseph en cliquant ici

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21 novembre 2008

Chemin de Croix

Chemin de Croix

Méditations du Frère Maximilien-Marie

Prière préparatoire

Ô Jésus, Vous êtes mon Sauveur. Je viens aujourd'hui méditer, avec votre aide, les stations de Votre Voie Douloureuse: donnez-moi, je Vous le demande avec toute la ferveur de mon âme, de mieux comprendre cet Amour qui Vous a conduit et soutenu dans la montée du Calvaire. C'est l'Amour de Votre Cœur qui Vous a porté à un tel excès de douleurs; c'est l'Amour de Votre Cœur pour les âmes des pauvres pécheurs - dont je suis - qui Vous a conduit à la mort; c'est l'Amour de Votre Cœur pour mon âme si souvent ingrate et tiède, qui Vous a élevé sur la Croix... Accordez-moi de puiser dans la contemplation de Votre Sainte Passion un renouveau de ferveur et de générosité à Votre service. Fortifiez, je Vous en prie, ma résolution de m'éloigner de tout ce qui Vous offense et ma volonté de marcher désormais dans les voies d'une plus grande fidélité. Très Sainte Vierge Marie, qui êtes devenue ma Mère au pied de la Croix, prêtez-moi vos yeux pour regarder Jésus, prêtez-moi surtout votre propre Cœur pour L'aimer et m'attacher à Lui.

Avant chaque station: Nous Vous adorons, ô Jésus, et nous Vous bénissons parce que Vous avez racheté le monde par Votre Sainte Croix.

Après chaque station: Ayez pitié de nous, Seigneur; Seigneur, ayez pitié de nous. Que par la Miséricorde de Dieu les âmes des fidèles trépassés reposent en paix.

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Première Station

Jésus est condamné à mort

Je Vous vois, ô Jésus, Vous que le prophète avait décrit comme "le plus beau des enfants des hommes" (PS .XLIV), dans l'état où Vous a laissé une cruelle agonie, suivie d'une nuit de mauvais traitements et d'outrages: Vous êtes là, réduit à l'impuissance en face d'une foule haineuse, et Vous Vous taisez. Votre silence, qui contraste tellement avec les cris et les blasphèmes qui montent contre Vous, impressionne d'ailleurs Pilate et le met mal à l'aise. Vous aviez dit: "Mettez-vous à mon école, car Je suis doux et humble de cœur"; cette douceur et cette humilité sont ici manifestes, en face de la violence des passions déchaînées, en face de l'arrogance et du mépris. Oui, vraiment, Vous êtes l'Agneau doux et humble que l'on conduit à l'abattoir et qui n'ouvre pas la bouche. Et lorsque tombe la sentence de condamnation, Vous Vous taisez encore. Vous ne protestez pas puisque Vous aviez déjà accepté cette sentence de mort dans le sein de l'adorable Trinité, lorsque le décret éternel décidant de l'Incarnation avait été porté... Humilité, douceur et silence de mon Dieu, je vous adore! Je veux recevoir la leçon que Vous me donnez ici: pardonnez-moi, je Vous prie, les fautes que j'ai commises contre la douceur et l'humilité; apprenez-moi à rester humblement doux, doucement humble, en face des jugements négatifs portés contre moi; enseignez-moi ce paisible silence de la foi pour accepter les contradictions, les critiques et les malveillances, et pour en faire des sacrifices que j'unirai au Vôtre.

Pater, Ave, Gloria

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Deuxième Station

Jésus est chargé de Sa Croix

Sans aucun ménagement, les soldats Vous chargent du bois du supplice: une Croix massive, lourde, rugueuse, terrible, écrasante... et Vous savez bien ce qu'elle va Vous apporter de souffrances. Pourtant, résolument, Vous l'étreignez et Vous appliquez Vos lèvres saintes sur son bois d'infamie qui Vous fera tant saigner. Vous nous montrez ainsi de quelle manière il faut recevoir et accepter les croix de chaque jour: en les embrassant! Vous nous aviez avertis: on ne peut prétendre être du nombre de Vos disciples, de Vos amis, de Vos intimes, sans avoir part à Votre Croix. Pourtant, ô mon Jésus, et malgré tous les bons désirs de mon cœur, je dois bien avouer que la souffrance et l'humiliation me répugnent, me font horreur, me donnent envie de fuir... non de les embrasser. Est-ce donc que je ne Vous aime pas? Non, mon amour pour Vous est sincère, mais il est encore faible et manque souvent de générosité. Ô mon divin Sauveur, je Vous en supplie, venez en aide à ma faiblesse et fortifiez mon cœur trop prompt à s'effrayer, trop porté à s'apitoyer sur lui-même! Faites-moi bien comprendre que tant que je me regarderai moi-même je serai prisonnier de ma faiblesse; mais si je Vous regarde Vous, ce sont Votre propre détermination, Votre courage, Votre force qui peu à peu viendront m'habiter et me transformer. Profondément. Durablement. Je ne veux plus murmurer contre les mille et une contrariétés de chaque jour; je ne veux plus regimber contre l'aiguillon de la souffrance; je veux y voir au contraire la part quotidienne de Votre Croix que Vous m'invitez à porter derrière Vous. Faites-m'en la grâce, ô Jésus!

Pater, Ave, Gloria

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Troisième Station

Jésus tombe une première fois

Il y a si peu de temps que Vous Vous êtes mis en route sur le chemin du Calvaire - Vous n'avez fait que quelques pas! - et cependant Vous tombez... Déjà! Je Vous contemple, abattu sous le poids de Votre Croix, fléchissant les genoux, courbé vers la terre... N'êtes-Vous plus Celui qui d'un seul mot, dans la synagogue, a fait se redresser la femme courbée depuis dix-huit ans. Celui aussi qui a relevé la femme adultère aux yeux de ceux qui l'accusaient et à ses propres yeux? Il ne m'est pas facile de comprendre le mystère d'un tel abaissement, la leçon contenue en cette apparente et déconcertante faiblesse. Et pourtant, Vous voulez que je Vous contemple ainsi: Vous êtes toujours le Dieu fort qui tient en Sa main la puissance de l'ouragan et la force des tempêtes; Vous êtes toujours Celui dont une seule parole a jeté à terre les soldats qui venaient Vous arrêter... Si Vous êtes tombé, c'est pour me relever de ces chutes déplorables, trop souvent répétées, qui affligent Votre divin Cœur. Vous Vous êtes, pour ainsi dire, mis à mon niveau, afin de mieux me venir en aide, afin d'entendre l'aveu de ces faiblesses qui sont miennes parce que j'ai trop compté sur mes propres forces! Vous Vous abaissez: l'infinie miséricorde se penche vers la misère pour entendre la voix du repentir et pour relever le pauvre du fumier où il croupissait (Ps.CXII).

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Quatrième Station

Jésus rencontre Sa Très Sainte Mère

Ô Jésus, Vous paraissez parfois d'une incroyable sévérité avec Votre Mère si douce, si délicate, et dans les affections de laquelle n'entre cependant aucune ombre d'imperfection. Dès le recouvrement au Temple, lorsque Vous aviez douze ans. Vous donnez l’impression de la traiter sans ménagement; une lecture trop superficielle pourrait laisser penser que la réponse que Vous lui faites à elle-même lors des noces de Cana, ou encore celle que Vous donnez à ceux qui Vous signalent que Votre Mère Vous cherche, alors que Vous étiez en train d'enseigner, sont totalement dépourvues des prévenances de la piété filiale... En outre, si plusieurs saints Docteurs ont affirmé que Vous aviez préféré que Saint Joseph mourût avant Votre vie publique et Votre Passion, pour lui éviter des souffrances que son cœur, pourtant revêtu de qualités viriles, auraient difficilement pu supporter, il est bien difficile de comprendre - selon l'ordre naturel - que Vous ayez imposé le spectacle de telles atrocités au cœur combien plus sensible et compatissant de Marie! Mais il ne faut pas ici raisonner selon les critères habituels de la nature! Le Cœur immaculé de Marie bat à l'unisson du Vôtre. Le "Fiat" entier et splendide qu'elle a donné à l'Incarnation n'a pas été prononcé sans une compréhension de ce que serait la mission de Celui dont elle allait façonner la chair très pure, cette chair que Vous allez offrir en sacrifice sur la Croix, au bout de ce chemin. C'est parce que Vos deux Cœurs sont parfaitement unis qu'il convenait surnaturellement que Marie souffre auprès de Vous, souffre avec Vous et marche à Vos côtés dans la montée du Calvaire. Alors je puis ici comprendre que la souffrance que Vous permettez à ceux qui Vous sont plus intimes n'est pas une marque de réprobation, mais bien une marque de plus grande dilection : Vous introduisez de la sorte Vos élus dans la participation à Votre mission de Sauveur.

Pater, Ave, Gloria

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Cinquième Station

Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter Sa Croix

Tout ce que vous ferez à l'un de ces petits qui sont Mes frères, c'est à Moi que vous le ferez". Il ne m'est pas spontané, il ne m'est pas facile, de Vous reconnaître, ô divin Maître, caché dans ce prochain qui me dérange, qui me sollicite, qui me provoque à un geste de générosité, de compassion ou de service... qui m'invite à franchir les innombrables protections et barrières de sécurité que ma volonté de confort a édifiées pour protéger mon égoïsme plus ou moins conscient! Qu'est-ce qui pouvait permettre à Simon, réquisitionné, forcé, de voir en Vous le Sauveur, sous ces apparences d'ignominie? Humainement, rien! Qu'est-ce qui a fait de cet homme ordinaire qui revenait des champs, un modèle et un saint? Il est très probable que, dans un premier temps, il n'ait pas accepté avec joie cette tâche que les soldats lui imposaient, et qui lui paraissait répugnante. Peut-être même a-t-il maugréé? Cependant un changement s'est produit dans son âme. Je comprends que celui qui Vous contemple peut se trouver transformé au spectacle de Vos douleurs. Je comprends que celui qui vit en Votre présence, et même si celle-ci n'est pas sensible, même si celle-ci n'est pas conforme aux aspirations de la sensibilité, peut se trouver renouvelé au plus profond de lui-même et dans la manière dont il va regarder toutes choses. Faites-moi donc la grâce, ô mon Jésus, de vivre en Votre présence, pour mieux Vous reconnaître en Vos frères qui ont besoin de moi.

Pater, Ave, Gloria

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Sixième Station

Sainte Véronique essuie le visage de Jésus

Votre divin Visage est maculé, meurtri, méconnaissable. Il faut une foi peu commune pour Vous reconnaître sous ces traits d'infamie et de douleur que Vous ont donnés les mauvais traitements de la nuit et les divers supplices de la matinée. Véronique n'a pas hésité: il y avait en elle quelque chose qui parlait plus haut que ce que lui montraient ses sens. Sous le sang et les crachats, malgré les blessures et la poussière collée qui Vous défigurent, son cœur reconnaît Celui auquel elle a donné sa foi et son amour. Alors elle n'hésite pas. A-t-elle même réfléchi, pesé le pour ou le contre avant de s'élancer? Sa détermination a quelque chose de calme et de viril qui tranche avec la veulerie, la lâcheté et les reniements de ceux qui Vous entourent ou de ceux qui Vous ont abandonné. Les soldats sont saisis d'un étonnement qui n'est pas exempt de secrète admiration; ils la laissent s'approcher de Vous. Geste sans emphase mais plein d'une sobre grandeur: elle a dénoué son voile et Vous en a délicatement essuyé le visage. Elle n'a pas essayé de Vous soulager du poids physique de la Croix, ainsi que le fait Simon; elle n'a peut-être rien dit, parce que son regard et son geste en disaient plus long que toute parole, mais elle a ouvert la voie à toutes les âmes réparatrices. La foi et l'amour qui l'animaient ont été la source de son courage et les inspirateurs de son geste si délicat. C'est l'amour qui fait la réparation, et la réparation n'est rien d'autre que de l'amour. Je Vous demande, ô Jésus, la grâce de m'engager résolument dans les pas de Sainte Véronique, dans les voies de la réparation, pour Vous rendre amour pour amour.

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Septième Station

Jésus tombe une deuxième fois

Vous tombez une nouvelle fois... Pourquoi m'en étonnerai-je? Ce sont mes péchés qui font le poids de cette Croix qui Vous écrase et qui Vous font tomber à terre; ce sont mes chutes qui sont la cause des Vôtres. Et ce n'est pas une fois, ni deux fois que je suis tombé dans le péché, mais tant de fois que je ne puis les compter. Alors il Vous a fallu Vous abaisser, encore et encore, jusqu'à cette boue où je me suis enlisé, tellement enlisé que j'ai semblé faire corps avec elle parfois! Toutefois Votre miséricordieuse patience ne s'est jamais lassée de me pardonner. Si mes chutes sont innombrables, elles ne sont pas infinies: Votre Miséricorde, elle, est infinie! Mes fautes sont abondantes, mais Votre grâce est surabondante: jamais la désolante variété de toutes mes indigences ne pourra épuiser le trésor de Vos pardons, du moins tant que je ne cesserai pas de crier vers Vous et d'implorer Votre pitié avec une vraie confiance: "Ayez pitié de moi, ô Dieu, selon Votre grande miséricorde; "Et selon la multitude de Vos bontés, effacez mon iniquité. "Lavez-moi plus amplement de mon iniquité, "Et purifiez-moi de mon péché" (Ps. L,3-4). Plus redoutable que la chute elle-même est le découragement qui vient s'insinuer ensuite et qui sape l'énergie intérieure nécessaire à mon relèvement. L'humilité qui confesse la faute commise est sœur de l'espérance; elle ouvre dans l'âme toutes les voies du pardon et de la purification. Alors je ne veux pas tant contempler "Jésus qui tombe" que "Jésus qui se relève" et qui veut ainsi me prémunir contre toute forme de découragement.

Pater, Ave, Gloria

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Huitième Station

Jésus console les filles de Jérusalem qui Le suivent

Il y a chez ces femmes qui Vous suivent, qui pleurent et qui se lamentent, une certaine forme de courage. En effet, au milieu de la foule haineuse qui Vous accable, elles montrent de façon explicite qu'elles n'approuvent pas la condamnation qui Vous frappe et les outrages qu'on Vous fait subir. On pourrait dire que c'est déjà bien et qu'elles prennent des risques en manifestant leurs sentiments à Votre endroit. Mais ce n'est pas assez, et Vous voulez le leur faire comprendre. La leçon est d'importance, puisque Vous Vous arrêtez dans cette montée du Calvaire afin de la leur donner... Leurs larmes et leurs gémissements ne procèdent encore que de leur sensibilité. Leurs sentiments n'ont pas de consistance surnaturelle et ne pénètrent pas dans la profondeur du mystère qui s'accomplit sous leurs yeux: elles n'ont pas, pas encore, les yeux et le cœur de Marie ou de Véronique. Il y a en elles un commencement d'amour que Vous voulez conduire à sa perfection surnaturelle, et c'est pour cela que Vous avez ces paroles fortes à leur adresse, et - à travers elles - à l'adresse de chacune de nos âmes: Vous ne demandez pas de nous une compassion sentimentale, mais Vous nous enseignez à pleurer nos péchés qui sont la cause de Vos douleurs; Vous voulez que notre contrition nous conduise à un véritable amendement et que le regard que nous portons sur Votre Passion nous détermine à marcher résolument dans l'exigeante voie de la sainteté que Vous nous avez tracée. Toute volonté de compassion ou de réparation qui ne s'enracine pas dans cette résolution énergique est une illusion, aussi vaine que dangereuse.

Pater, Ave, Gloria

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Neuvième Station

Jésus tombe une troisième fois

Vous êtes presque arrivé au lieu du supplice, et Vous tombez encore une fois. Quel secret enseignement m'est encore donné en cette troisième chute! Je sais bien que Votre détermination n'est en rien entamée et que Vous êtes toujours aussi ferme dans Votre volonté d'offrir à Votre Père le sacrifice parfait de satisfaction, et de dispenser à nos âmes une Rédemption surabondante. Aussi peut-on dire qu'il y a en Vous une certaine impatience d'arriver au bout de cette Passion... Mais il est des heures où malgré la volonté arrêtée qui est en nous, certaines faiblesses sont plus fortes: nous avons beau affirmer nos résolutions, nous n'en tombons pas moins! C'est peut-être l'amertume de ces fautes de faiblesse, si humiliantes, que Vous avez voulu goûter ici. Tant de fois, trop souvent, j'ai pensé, j'ai cru - sincèrement peut-être, naïvement sûrement! - que je pourrais par ma seule volonté aller jusqu'au bout de ce que je m'étais fixé. Vous me montrez ici que si ma détermination volontaire est nécessaire, elle ne doit en aucune manière être un volontarisme. Ce dernier finit toujours par être désastreux pour l'âme car, quand elle est trop sûre d'elle-même, la volonté de l'homme se fait son propre centre et son point d'appui. Insensiblement, par petites touches, elle ne s'appuie plus sur Votre grâce, mais elle se confie en sa propre force. C'est une usurpation. Ces fautes de faiblesse ou ces déconcertantes impuissances liées à la fragilité de notre nature m'apparaissent donc comme salutaires. En les permettant, Vous exercez finalement une miséricorde plus profitable qu'en nous en préservant. Vous nous maintenez ainsi dans une humilité bénéfique, dans une défiance continue de nos propres qualités et de nos vertus elles-mêmes, afin de n'avoir plus de confiance qu'en Vous, en Vous seul. Et cela est un plus grand bien pour nos âmes. Ô sublime Pédagogue, puisse-je profiter de cette nouvelle leçon et me défier ainsi toujours plus de moi-même!

Pater, Ave, Gloria

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Dixième Station

Jésus est dépouillé de Ses vêtements

Les soldats et les bourreaux sont pressés d'en finir. Sans aucun ménagement ils arrachent Vos vêtements, collés aux plaies dont Votre corps est couvert. Pourquoi avez-Vous donc voulu un tel luxe, une telle abondance de souffrances dans une telle cruauté de détails? La flagellation n'avait-elle pas été suffisante qu'il Vous faille en ressentir à nouveau toutes les atrocités? Fallait-il tant de sang si une seule goutte était suffisante pour effacer tous les péchés du monde (cf. St Thomas d'Aquin in "Adoro Te")? Fallait-il boire jusqu'à une telle lie le calice de la honte et de la dérision? Vous n'avez plus ni beauté ni éclat, plus rien pour attirer le regard; Vous êtes devenu semblable au lépreux dont on se détourne avec horreur; la compassion cède la place à un irrépressible dégoût. Déconcertante nudité de Dieu associée à un indescriptible écorchement! Vous nous avez demandé de porter la Croix à Votre suite: faudra-t-il que nous allions nous aussi jusque là? Notre nature s'effraie et se scandalise en entrevoyant tout ce qu'il pourrait nous en coûter. Car en entendant Vos paroles qui vouent Vos disciples à la Croix, nous avons en définitive eu tendance à imaginer ces croix promises, annoncées, comme des actions d'éclat où nous brillerions encore à nos propres yeux d'un rayonnement de héros! Mais Vous voulez nous dépouiller ici de ces illusions encore tellement humaines. L'écorchement de l'amour-propre est encore plus terrible que celui de la chair. Mais tant que nous n'y aurons pas consenti nous ne pourrons rien comprendre à l'Amour!

Pater, Ave, Gloria

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Onzième Station

Jésus est cloué à la Croix

Vos pieds se sont fatigués à la recherche des brebis égarées, ô divin Pasteur, et Vos mains se sont dépensées inlassablement pour semer des bienfaits de consolation et de guérison... Et les voici maintenant immobilisés et, semble-t-il, inopérants: "Il en a sauvés d'autres, et Il ne peut se sauver Lui-même!" Mais ceux qui Vous raillaient ainsi ne faisaient que montrer leur aveuglement et l'endurcissement de leurs cœurs, empêtrés dans une vision superficielle des choses et des événements. C'est au moment où Vous paraissez réduit à l'impuissance la plus radicale que Vous devenez le plus "efficace"! Si Vos pieds ne peuvent marcher, si Vos mains ne peuvent plus toucher (cf. PS. CXIII, 7), ce n'est certes pas à la façon des vaines et impuissantes idoles; un son, un cri sort de votre bouche: "Mon Père, pardonnez-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font!" Et comme Vous l'avez tant de fois montré en Vos trois années de vie publique, Votre parole accomplit ce qu'elle exprime: le pardon divin est ici offert, donné en plénitude. Les clous qui immobilisent Vos pieds et Vos mains font jaillir le fleuve quadriforme qui arrose et féconde le nouveau Paradis à partir du nouvel Arbre de Vie: "Voici que Je fais toutes choses nouvelles!" (Apoc. XXI, 5). C'est ici le lieu de la nouvelle création plus merveilleuse encore que la première: mirabilius reformasti! Vos pas ne Vous porteront plus sur les chemins terrestres à la poursuite des misères humaines parce que désormais Vous allez attirer à Vous toutes choses; Vos mains, désormais percées, seront encore plus remplies de consolations, de bienfaits, de guérisons, de pardons et de grâces. C'est pourquoi j'approche mes lèvres de Vos Plaies sacrées, tout pénétré de reconnaissance et d'adoration.

Pater, Ave, Gloria

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Douzième Station

Jésus meurt sur la Croix

La Croix est dressée: voici l'Ostensoir où est exposée aux regards de tous les siècles "l'Hostie pure, l'Hostie Sainte, l'Hostie immaculée". Père éternel, Père d'infinie sainteté, recevez cette Hostie sans tache qui s'offre à Votre justice comme propitiation pour nos péchés, tous nos péchés, tous les péchés de la pauvre humanité! La Croix est dressée, et la divine Victime qui est immolée sur elle, est en même temps l'Avocat qui plaide devant Vous en notre faveur, par toutes les plaies de Son Corps. Son Sang, qui parle plus haut que celui d'Abel, n'appelle pas la vengeance, mais Votre indulgence et Votre pardon. Ô Père d'éternelle miséricorde, nous Vous offrons ces Plaies saintes et sacrées de Votre Fils, ces Plaies si nombreuses desquelles s'écoule en telle abondance un Sang si précieux, et nous Vous demandons de guérir par elles les blessures que le péché a faites à nos âmes. Ô Dieu dont le propre est d'avoir toujours pitié et de pardonner, accordez-moi cette grâce d'avoir sans cesse présent aux regards de mon âme cet instant solennel où se concentre d'une manière si poignante la somme de Vos bontés envers moi. C'est au pied de cette Croix où, dans un grand cri et des larmes, Votre Fils Bien-Aimé me rend la vie par Sa mort, que je peux le mieux comprendre le prix que j'ai à Vos yeux et, par conséquent, le sens que je dois donner à ma vie... Ô Croix, Vous êtes bien mon unique espérance, puisque Vous êtes recouverte du Précieux Sang de mon salut et que je trouverai toujours avec Vous le gage de mon pardon et la douceur de la paix intérieure.

Pater, Ave, Gloria

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Treizième Station

Jésus est descendu de la Croix et remis à Sa Très Sainte Mère

Avec des précautions si délicates qu'elles pouvaient faire penser qu'ils craignaient de le faire encore souffrir, les derniers d'entre les fidèles ont descendu de la Croix le corps exsangue et inerte de votre Jésus. Il repose maintenant sur vos genoux. Vous avez partagé toutes les intentions de Son sacrifice et tout Son souci du salut de nos âmes au cours de ces trois heures terribles d'agonie où vous êtes restée debout. Vous avez intensément vécu, dans une douloureuse extase, plus redoutable que tous les supplices de tous les martyrs de tous les temps, la communion intime au divin Rédempteur. Et le glaive s'est enfoncé si avant dans votre Cœur immaculé qu'il en semble désormais indissociable: Cœur douloureux et immaculé de Marie! La consolation de mourir en même temps que Celui qui est toute votre vie ne vous a pas été donnée; votre souffrance reste quand celle de Jésus a pris fin. Que manque-t-il donc à la Passion du Christ pour qu'il vous faille la compléter en votre vie? Ses souffrances n'ont-elles pas été surabondantes? Les douleurs insondables de Jésus n'ont-elles pas un prix infini, parce qu'il est Dieu? Que peut-on rajouter à l'infini? Quel complément peut-on apporter à la plénitude? Mais justement celui d'un retour d'amour. Jésus nous a tout donné et Il attend de nous que nous Lui rendions selon la mesure du don que nous avons reçu. Mère du bel amour, vous nous montrez ici la voie, enseignez-nous à y marcher à votre suite.

Pater, Ave, Gloria

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Quatorzième Station

Jésus est mis au tombeau

Le corps sans vie, embaumé à la hâte, enveloppé dans le linceul, est déposé sur la froide banquette de pierre. L'un après l'autre, les derniers amis se retirent. On roule la pierre: lourde meule qui prétend emprisonner le grain de blé, déjà broyé, jeté en terre. Le silence et les ténèbres enveloppent toutes choses; mais après le tremblement de terre et l'affolement des éléments au moment de la mort de leur Créateur, ce silence et ces ténèbres sont les complices d'un mystère déjà à l'œuvre au cœur de la terre. Déjà, dans les profondeurs des enfers, Adam se prosterne avec reconnaissance devant le Fils de l'homme qui lui tend la main et le relève. Déjà, les Patriarches exultent en contemplant Celui dont ils avaient entrevu le jour en tressaillant. Déjà, Saint Jean-Baptiste s'est écrié en le désignant à tous les justes de l'Ancien Testament: "Voici l'Agneau de Dieu! Voici l'Agneau immolé et vainqueur, qui ôte les péchés du monde!" Marie, silencieuse, s'en revient vers Jérusalem, soutenue par Marie-Magdeleine et par Jean. Mais a-t-elle besoin d'être soutenue? Au-delà des douleurs sans nom qui ont déferlé sur elle et l'ont brisée, son âme est habitée par une paix profonde: elle sait, elle est sûre que ce n'est pas là la fin. En ce moment, c'est elle qui soutient, seule, dans le monde, la veilleuse d'une espérance et d'une foi indicibles. Elle porte en son Cœur martyr toute l'espérance de l'Église. Notre-Dame de la Sainte Espérance, modèle de ma foi, je veux, comme Saint Jean, vous "prendre chez moi" et me mettre à l'école de votre indéfectible et paisible confiance...

Pater, Ave, Gloria

Prières finales

Ô bon et très doux Jésus! Je me prosterne à genoux en Votre présence, et je Vous prie et conjure, avec toute la ferveur de mon âme, de daigner graver en mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes péchés et une volonté très ferme de m'en corriger, tandis que je considère et contemple par l'esprit Vos cinq plaies, avec une grande affliction et une grande douleur, me rappelant ces paroles que déjà le prophète David mettait sur Vos lèvres, ô bon Jésus: "Ils ont percé mes mains et mes pieds; ils ont compté tous mes os!"

Je vous salue. Marie, pleine de douleurs, Jésus crucifié est avec vous; vous êtes digne de compassion entre toutes les femmes, et digne de compassion est Jésus, le fruit de vos entrailles. Sainte Marie, mère de Jésus crucifié, c'est nous qui avons attaché à la Croix votre divin Fils, obtenez-nous des larmes de repentir et d'amour, maintenant et à l'heure de notre mort. Ainsi soit-il.

Cœur de Jésus, j'ai confiance en Vous et je Vous aime!

Notre-Dame de Compassion, priez pour, nous!

Notre-Dame de Consolation, priez pour, nous!

Notre-Dame de France, priez pour, nous!

Notre-Dame de Paris, priez pour, nous!

Téléchargez le texte du Chemin de Croix (pdf) en cliquant ici

 

20 novembre 2008

Saint Joseph de Copertino

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Saint Joseph de Copertino

1603-1663

Fête le 18 août

La vie de Joseph de Cupertino est assurément l’une des plus extraordinaires et des plus déroutantes de l’hagiographie, mais que son procès de canonisation se soit déroulé sous les yeux des Lumières, suffit à garantir que l’Eglise s’est posé toutes les questions qu’on était en droit d’attendre en pareil cas. Le père de Joseph Désa, un menuisier de grande vertu, avait si peu d’entendement dans les affaires que sa femme, pour se protéger des agents de justice, dut se cacher dans une étable où elle accoucha (17 juin 1603). L’enfant fut baptisé à Notre-Dame-des-Neiges de Cupertino (diocèse de Nardo), petite ville du royaume de Naples, entre Brindes et Otrante, où il vécut toute son enfance sous la conduite énergique de sa mère, Françoise Zanara. Si, comme le disent les actes de sa canonisation, dès sa plus tendre enfance, à l’âge de cinq ans, il donna de tels signes de sainteté que, pour être déjà vénéré comme un homme parfait, l’âge seul lui manquait, il n’en n’était pas moins extrêmement maladroit, manuellement et intellectuellement. Atteint d’une étrange maladie, il attribua sa guérison à la Sainte Vierge et, résolu à consacrer sa vie à Dieu, il s’imposa de grandes mortifications. A dix-sept ans, comme deux de ses oncles étaient franciscains conventuels, il se présenta dans leur Ordre où il fut refusé pour insuffisance intellectuelle. Les Capucins l’acceptèrent comme frère convers mais, en extase continuelle, il se montra si malhabile dans les travaux qu’ils le congédiairent pour manque d’esprit, d’aptitude et de santé. Sa mère qui était fort humiliée et ne voulait plus s’occuper de lui, réussit à fléchir son frère, Jean Donato, qui était franciscain conventuel et l’on reçut Joseph, sous l’habit du Tiers-Ordre, au couvent de Grottella où il fut chargé de s’occuper de la mule. Or, Joseph, toujours joyeux, fit preuve de tant d’obéissance et d’humilité, de tant de piété et de pénitence, que ses supérieurs décidèrent de le recevoir comme clerc. Au mois de juin 1625, à Altamura, il reçut l’habit de l’Ordre. Il arriva péniblement à lire et à mal écrire mais jamais à apprendre. Le 3 janvier 1627, l’évêque de Narto, Jérôme de Franchis, qui lui faisait passer l’examen d’admission aux ordres, ouvrit la Bible au hasard et lui fit expliquer le passage Beatus venter qui te portavit (heureux le sein qui t’a porté) ; à la surprise générale, Joseph fit un superbe commentaire et l’évêque, le jour même, lui conféra les ordres mineurs puis le sous-diaconat (27 février) et le diaconat (20 mars). L’année suvante, l’examen pour le sacerdoce, fait par le sévère évêque de Castro, Jean-Baptiste Deti, se passa à Bogiardo. Joseph était accompagné de jeunes moines savants dont les premiers firent si vive impression sur l’évêque qu’il admit indistinctement tous les candidats ; Joseph fut admis au sacerdoce qu’il reçut le 4 mars 1628, et devint ainsi le patron des candidats aux examens. Lors d’un voyage qu’il fit sur l’ordre de ses supérieurs pour visiter les couvents du royaume de Naples, il se fit un peu trop remarquer par un vicaire général qui le dénonça à l’inquisition napolitaine. Déclaré innocent du crime d’imposture dont on l’accusait, il venait de célébrer la messe à Saint-Grégoire-l’Arménien, il fut ravi en extase. Les inquisiteurs l’envoyèrent à Rome, près du général de son Ordre qui, après avoir montré beaucoup de méfiance, fut si persuadé de sa sainteté qu’il voulut le présenter au pape Urbain VIII. Lorsque Joseph se prosterna pour baiser le pied du Pape, considérant qu’il était devant le vicaire du Christ, il entra en extase et fut transporté jusqu’au plafond de la salle d’audience ; Urbain VIII se tourna vers le père général et lui dit : Si frère Joseph mourait sous notre pontificat, nous voulons servir de témoin à son procés de canonisation pour déposer du prodige dont nous venons d’être témoin. Joseph eut fort voulu qu’on le renvoyât dans son couvent de Grottella, mais on l’envoya au couvent d’Assise où il eut fort à souffrir du dédain du gardien (supérieur). Il perdit alors toutes les consolations divines qu’ils connaissaient depuis l’enfance et fut assailli de terribles tentations. Averti, le général de l’Ordre le fit revenir à Rome où il retrouva plus abondamment les consolations divines. Pour avoir assisté à une extase de Joseph, Jean-Frédéric, duc de Brunswick et de Hanovre, abjura le protestantisme. Au prince Casimir de Pologne, second fils de Sigismond III, qu’Innocent X avait fait cardinal et qui lui demandait s’il devait recevoir les ordres, Joseph répondit : Ne le faites pas, vous seriez obligé de rentrer dans le monde ; Dieu ne tardera pas à vous faire connaître sa volonté ; en effet, le frère aîné du prince mourut et Casimir fut élu roi de Pologne. De retour au couvent d’Assise où les esprits avaient changé, il fut reçu triomphalement par les religieux et les notables de la ville ; lorsqu’il entra dans l’église, voyant une image de la Vierge de Grottella, il s’écria : O ma Mère, vous m’avez accompagné jusqu’ici ! puis, en extase, il s’éleva jusqu’à l’image. En 1653, on parvint à prévenir contre Joseph Innocent X qui chargea l’inquisiteur de Pérouse, Vincent-Marie Pellegrini de le tenir enfermé au couvent des capucins de Petra-Rubea, puis dans celui de Fossombre. Au matin du 7 janvier 1655, alors que les sacristains cherchaient les ornements sacerdotaux pour qu’il célébrât la messe, il leur commanda de prendre les ornements noirs car le Pape venait de mourir. Le nouveau pape, Alexandre VII Chigi le fit libérer et conduire au couvent d’Osimo, dans la Marche d’Ancône, où il mourut, un peu avant minuit, le mardi 18 septembre 1663. Il fut béatifié par Benoît XIV, en 1753, et canonisé par Clément XIII, le 16 juillet 1767.

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Prière pour les examens

O bienheureux Joseph de Cupertino, qui aimez à vous montrer favorable envers vos dévoués serviteurs, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail, ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement. Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que par l’obéissance et la puissante protection de votre père spirituel vous en êtes sorti heureusement. Faites de même à mon égard. Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité. Je vous le demande pour l’amour de Jésus, de Marie et de saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous je me confie, très saint Patron des examens, et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé.

Prière

Je suis mort au monde et ma vie est cachée en Dieu avec le Christ.

Le Seigneur a conduit le juste par les voies droites

- Et lui a montré le royaume de Dieu.

O Dieu, qui avez voulu attirer toute chose à votre Fils unique, Jésus-Christ, faites que, par les mérites et à l’exemple de votre séraphique confesseur Joseph de Cupertino, nous élevant au-dessus de toutes les cupidités terrestres, nous mérition d’arriver à celui qui, avec vous et le Saint-Esprit, vit et règne dans les siècles des siècles. - Amen.

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Prière à Saint Joseph de Copertino pour les examens

Ô Bienheureux Joseph de Copertino, qui aimez à vous montrer favorable envers vos dévoués serviteurs, je viens implorer votre aide pour cet examen que je dois subir. Malgré mon travail, ma bonne volonté, je crains de me laisser troubler et de ne pouvoir répondre convenablement. Rappelez-vous que vous vous êtes trouvé dans la même difficulté et que par l’obéissance et la puissante protection de votre père spirituel vous en êtes sorti heureusement. Faites de même à mon égard. Accordez-moi l’assurance dans mes réponses, donnez à mon intelligence la promptitude et la vivacité. Je vous le demande pour l’amour de Jésus, de Marie et de saint François dont vous fûtes l’enfant et le serviteur fidèle. En vous je me confie, très saint Patron des examens, et je suis convaincu que mon espoir ne sera pas trompé.

Téléchargez le texte des Prières à Saint Joseph de Copertino (pdf) en cliquant ici

14 novembre 2008

Le Serviteur de Dieu Philibert Vrau

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Le Serviteur de Dieu Philibert Vrau

1829-1905

« Je remercie Dieu de m'avoir permis de le connaître et de l'aimer. Je Lui rends grâce de tous ses bienfaits. Je meurs dans son amour et j'espère le bénir et le louer éternellement. »

« Je le prie pour tous les hommes qui sont sur terre et pour tous ceux qui y paraîtront jusqu'à la fin des siècles. Que la Sainte Église s'étende par tous l'univers et que le règne du Christ arrive. Amen. Amen. » (Mon testament).

Philibert Vrau, grand industriel lillois, très soucieux du sort matériel, moral et spirituel de son personnel fut très ouvert à tous. Il mit son énergie au service de Dieu et de l'Eglise. Très engagé dans les oeuvres eucharistiques, il organisa à Lille le premier congrès eucharistique international. Il joua un rôle important dans la construction des nouvelles églises de Lille. Conscient de l'importance de l'instruction, il développa l'enseignement Catholique par la fondation d'écoles primaires, de patronages, de l'ICAM et de l'université Catholique de Lille. Il fut le très actif président régional des Conférences de Saint Vincent de Paul. A la fin de sa vie, il fonda et développa dans toute la France une oeuvre pionnière d'Action Catholique. Célibataire par choix, il distribua ses grands revenus au service du bien et vécu comme un pauvre. Autour de son cercueil, une voix s'élevait déjà: c'est un saint.

Prière pour demander la glorification de Philibert Vrau

Très Sainte Trinité, pour l'Amour que Vous a prodigué Philibert Vrau, en particulier dans la Sainte Eucharistie, et pour le zèle qu'il a dépensé à Votre service, accordez-nous la grâce que nous demandons par son intercession.

Ceux qui obtiennent des grâces sont priés d'informer

Mr Xavier Théry

1030 rue d'Ypres

59118 Wanbrechies

Tel 03 20 78 83 49

www.philibert-vrau.com

Téléchargez la prière pour la glorification de Philibert Vrau (pdf) en cliquant ici

Biographie de Philibert Vrau,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1042900.html

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