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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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23 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-quatrième jour

Ce qu'une âme dévouée à Jésus et à Marie demandait à Dieu le jour de Noël

 

« Un Dieu d'une sagesse, d'une puissance et d'une grandeur infinies, disait cette âme pieuse, doit payer à Marie l'hospitalité qu'Elle lui a donnée dans Son Chaste Sein pendant neuf mois et il la doit payer comme il convient à la Souveraine Majesté d'un Dieu. Eh bien ! Voici comme je prétends que Jésus acquitte Sa dette de reconnaissance à Marie : Je veux qu'à chaque heure de ces saints jours de Noël, Il me fasse acquérir autant de mérites qu'Il est possible à l'âme qui se trouve encore de passage sur la terre. Ce n'est pas assez : je veux, à chaque heure du jour et de la nuit, la conversion de mille pécheurs et la délivrance de mille âmes du Purgatoire. Ces faveurs que je Lui demande, Jésus me les dois accorder par amour pour Sa Mère, et afin de Lui témoigner Sa reconnaissance de ce qu'Elle l'a porté neuf mois dans Son Sein. Serait-ce trop exiger d'un Dieu dont la Sagesse, la Puissance et la bonté sont infinies ? Non, je crains au contraire de trop peu demander ; aussi, je solliciterai d'autres grâces, et de plus extraordinaires ; Jésus doit me les accorder toutes, et une infinité d'autres que je ne sais, ou que je ne puis demander. Il me semble qu'en agissant ainsi, je traite mon Sauveur comme je dois le traiter, en Dieu. Mais comment .osé-je réclamer de telles faveurs, moi, le plus grand pécheur qu'il y ait au monde ? N'importe ; c'est précisément parce que je suis le plus indigne pécheur que j'ose demander les grâces les plus extraordinaires, pour faire mieux ressortir en ma faiblesse la Grandeur et la Gloire du Seigneur ».

 

Nous lisons un exemple analogue dans les Gloires de Marie de Saint Alphonse de Liguori. Un jour, une âme pieuse demanda, par l'intercession de la Sainte Vierge, la conversion de mille pécheurs. Comme elle craignait d'avoir fait une prière indiscrète, la Sainte Vierge lui apparut et lui reprocha sa vaine frayer : « Pourquoi craindre ? Lui dit-Elle ; ne suis-Je pas assez puissante pour obtenir de Mon Fils le Salut de mille pécheurs ? Les voici : J'ai obtenu leur grâce ». Aussitôt Elle la conduisit en esprit au Paradis, et lui fit voir un nombre incalculable de pécheurs qui avaient mérité l'enfer, mais qui grâce à Son intercession, s'étaient convertis et sauvés.

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Œuvre de miséricorde fort agréable à Jésus, à Marie et à Joseph

 

Le trait suivant est rapporté par Saint Vincent Ferrier et par d'autres écrivains. Un marchand de Valence, désirant honorer Jésus, Marie et Joseph, avait prit l'habitude d'inviter à sa table, le jour de Noël, un pauvre vieillard et un femme indigente ayant encore un enfant à la mamelle. En nourrissant ces trois pauvres, il s'imaginait avoir la Sainte Famille à sa table et satisfait ainsi sa dévotion. Après sa mort, ce marchand charitable apparut à quelques pieuses personnes, qui priaient pour lui : « Au moment de mon trépas, leur dit-il, Jésus, Marie et Joseph sont venus me visiter et m'ont adressé cette consolante parole : Pendant ta vie, tu nous a donné l'hospitalité dans la personne des trois pauvres ; aussi venons-nous tous les trois pour t'introduire dans notre palais ». A ce mots, ils prirent son âme et la firent entrer au banquet éternel du Paradis. Oh ! L'heureux marchand, et qu'il a bien entendu le négoce ! « Eh bien ! Dit un pieux auteur, celui qui voudra trafiquer de la sorte, obtiendra la même récompense lorsque le moment sera venu ».

 

Sachant combien est agréable à Jésus, à Marie et à Joseph, cette œuvre de miséricorde, de nourrir trois pauvres en leur honneur, les Souverains Pontifes ont accordé des Indulgences à tous ceux qui la pratiqueront : 1) Indulgence de 7 ans et 7 quarantaines, chaque fois qu'on la fait avec un cœur contrit ; 2) Indulgence plénière, si l'on se confesse, si l'on communie le même jour et que l'on prie selon les intentions du Souverain Pontife ; 3) Indulgence de 100 jours pour tous les membres de la famille et pour tous les serviteurs de celui qui fait cette Charité pourvu qu'ils y aient contribué par leurs bons soins, ou seulement par leur présence.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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Pour recevoir chaque jour la méditation du Mois de l'Immaculée Conception, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

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22 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Huitième jour

23 décembre

La Foi

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

Une foi est ferme quand naît une relation d’amitié avec le Seigneur. Une foi authentique est confirmée par les bonnes œuvres, de sorte que la religion ne soit pas seulement prières, rites et traditions. Il nous faut cultiver la foi par la Bible, par la prière et par la pratique religieuse, car la foi est notre meilleur appui lors d’une crise. Il nous faut une grande foi en nous-mêmes, en Dieu et dans les autres. Une foi sans hésitation, comme le voulait Jésus (Saint Marc 11:12-14, 20-25):

« Le lendemain, quand ils quittèrent Béthanie, il eut faim. Voyant de loin un figuier qui avait des feuilles, il alla voir s’il y trouverait quelque chose; mais, en s’approchant, il ne trouva que des feuilles, car ce n’était pas la saison des figues. Alors il dit au figuier: « Que jamais plus personne ne mange de tes fruits! » Et ses disciples écoutaient. Le lendemain matin, en passant, ils virent le figuier qui était desséché jusqu’aux racines. Pierre, se rappelant ce qui s’était passé, dit à Jésus: « Rabbi, regarde: le figuier que tu as maudit est desséché ». Alors Jésus leur déclare: « Ayez foi en Dieu. Amen, je vous le dis: tout homme qui dira à cette montagne: « Enlève-toi de là, et va te jeter dans la mer », s’il ne doute pas dans son cœur, mais croit que ce qu’il dit va arriver, cela lui sera accordé! C’est pourquoi, je vous le dis: tout ce que vous demandez dans la prière, croyez que vous l’avez déjà reçu, cela vous sera accordé. Et quand vous êtes là, en train de prier, si vous avez quelque chose contre quelqu’un, pardonnez-lui, pour que votre Père qui est aux cieux vous pardonne aussi vos fautes ».

Une foi qui illumine l’amour avec la force de la confiance, car « l’amour croit tout » (1 Corinthiens 13:7). La foi est la force de la vie. Sans elle, nous allons à la dérive: « Qui a perdu la foi n’a plus rien à perdre ». Qu’il est bon que nous prenions soin de notre foi comme d’un trésor! Qu’il est bon qu’on puisse nous saluer comme la Vierge a été saluée!: « Bienheureuse Toi qui as cru! » (Saint Luc 1: 45).

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne :« Ô Emmanuel, notre Législateur et notre Roi, espérance et salut des nations, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Implorons le Père qui nous a envoyé Son Fils pour sauver les hommes :

R. Montrez-nous, Seigneur Votre Miséricorde !

V. Père très bon, quand nous proclamons notre foi dans le Christ, faites que notre vie s'accorde à nos paroles.

V. Vous qui avez envoyé Votre Fils pour notre Salut, pacifiez la terre et le pays que nous habitons.

V. La venue de Votre Christ est une grande joie pour les peuples ; guidez-les, par Lui, jusqu'à la plénitude du bonheur.

V. Que Votre grâce nous donne de vivre avec sagesse, tendus vers la manifestation de la gloire du Christ.

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 8e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

22 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-troisième jour

Le Père Eternel devient le débiteur de l'âme que lui offre Jésus

 

Père Eternel, Vous m'avez donné Jésus-Christ pour que je puisse Vous l'offrir en paiement de mes dettes. Vous vous complaisez infiniment dans cette offrande, et je goûte un plaisir indicible à Vous la faire. Si Vous ne m'aviez pas donné Jésus, je ne pourrais rien Vous présenter. Que dis-je ? Je pourrais Vous offrir quelque chose de ce qui est à moi : misères sur misères, péchés sur péchés, ingratitudes sur ingratitudes, voilà ce que je puis trouver en moi-même. Un abîme de misères peut-il présenter autre chose que des misères ? Le néant et le péché, voilà tout mon apanage ; aussi, je serais perdu mille fois, si je n'avais Jésus-Christ.

 

Père Eternel, le don que je Vous offre en la Personne de Jésus-Christ surpasse infiniment tous ceux que Vous m'avez faits et que Vous pourriez me faire, fussent-ils aussi innombrables que les étoiles du Ciel et les sables de la mer, et aussi précieux que ceux dont la Sainte Vierge fut l'objet ; parce qu'après tout, ces dons et tous ceux qu'on peut imaginer sont finis et limités ; tandis que la donation que je Vous fais de Jésus est d'une valeur et d'un prix réellement infinis. S'il en est ainsi, ô Père Eternel, Vous êtes mon débiteur, et ce qui me fait tressaillir de joie, c'est que Vous n'avez pas de trésors suffisants pour Vous acquitter envers moi ; car tous les dons, les faveurs, les grâces et les privilèges que Vous pouvez m'accorder, ne seront jamais un digne équivalent du Présent infini que je Vous fais en Vous présentant Jésus.

 

Vous-même, ô Père Eternel, avez dit un jour à Sainte Marie-Madeleine de Pazzi que, chaque fois qu'une âme Vous offre le Sang de Jésus avec Lequel elle a été rachetée, elle Vous fais un présent dont Vous ne pouvez lui payer le prix. Vous lui avez montré que l'âme Vous constitue ainsi son débiteur. Tout cela excite en moi des transports de contentement et de joie ; car tout cela confirme ce que je disais tout à l'heure, qu'en Vous offrant Jésus, je Vous fais mon obligé.

 

Chose admirable que d'avoir pour débiteur un Dieu d'une puissance, d'une Sagesse et d'une bonté infinie ! Mais Vous savez, mon Dieu, que les créanciers de ce monde ne laissent pas en repos leur débiteurs, et qu'ils veulent à tout prix être payés. Ne soyez donc pas mécontent, si je suis parfois indiscret avec Vous et si j'exige à temps et à contretemps ce que Vous me devez. « Dieu le Père, dit le Père Daniel Bartoli, de la Compagnie de Jésus, en nous accordant ses faveurs, si grandes qu'elles soient, fait moins une donation qu'une restitution ; car nous sommes devenus ses créanciers par la valeur infinie des mérites de Son Fils, Lequel nous les a légués comme notre capital, notre héritage et notre patrimoine ».

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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Pour recevoir chaque jour la méditation du Mois de l'Immaculée Conception, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

21 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Septième jour

22 décembre

La générosité

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

La générosité est la capacité de donner avec désintéressement là où l’amour l’emporte sur l’égoïsme. C’est dans le généreux renoncement à soi-même que se manifeste la profondeur d’un amour qui ne s’épuise pas en paroles. Et c’est ce que nous célébrons à Noël : le geste sans égal d’un Dieu qui se donne lui-même. Saint Paul le souligne dans sa seconde lettre aux Corinthiens (8:7-15) quand il les invite à partager leurs biens avec les nécessiteux :

« Frères, puisque vous avez reçu largement tous les dons: la foi, la Parole et la connaissance de Dieu, cette ardeur et cet amour que vous tenez de nous, que votre geste de générosité soit large, lui aussi. Ce n’est pas un ordre que j’exprime; mais je vous parle de l’ardeur des autres Églises pour que vous me prouviez l’authenticité de votre charité. Vous connaissez en effet la générosité de notre Seigneur Jésus Christ: lui qui est riche, il est devenu pauvre à cause de vous, pour que vous deveniez riches par sa pauvreté. Pour cette collecte, je n’ai à vous donner qu’un simple avis: avec vous, il n’en faut pas plus, puisque c’est vous qui avez pris l’initiative non seulement de la réaliser, mais, dès l’an dernier, de la décider. Maintenant, allez jusqu’au bout de la réalisation; ainsi, comme vous avez mis votre cœur à décider, vous irez jusqu’au bout selon vos possibilités. Quand on y met tout son cœur, on est accepté pour ce que l’on a; peu importe ce que l’on n’a pas. Il ne s’agit pas de vous mettre dans la gêne en soulageant les autres, il s’agit d’égalité. En cette occasion, ce que vous avez en trop compensera ce qu’ils ont en moins, pour qu’un jour ce qu’ils auront en trop compense ce que vous aurez en moins, et cela fera l’égalité, comme dit l’Écriture à propos de la manne: « Celui qui en avait ramassé beaucoup n’a rien eu de plus, et celui qui en avait ramassé peu n’a manqué de rien ». (Ex. 16 : 18) ».

Nous savons aimer quand nous savons partager, nous savons aimer quand nous donnons le meilleur de nous-mêmes plutôt que de donner seulement des choses. Prenons donc la meilleure décision: donner amour, affection, tendresse et pardon; donner du temps et donner de la joie et de l’espérance. Ce sont les étrennes qui valent le plus et ne coûtent rien. Donnons l’amour, comme disait Saint Jean de la Croix: « Où il n’y a pas d’amour, sème l’amour et tu récolteras l’amour ».

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Roi de l’univers, ô Désiré des nations, pierre angulaire qui joignez ensemble l’un et l’autre mur, force de l’homme pétri de limon, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne :« Ô Roi de l’univers, ô Désiré des nations, pierre angulaire qui joignez ensemble l’un et l’autre mur, force de l’homme pétri de limon, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Verbe Eternel, dans ces temps qui sont les derniers, Vous avez pris notre nature, faites de notre vie une marche vers le Royaume des Cieux.

R. Venez, Seigneur Jésus !

V. Vraie Lumière, qui éclairez tout homme en ce monde, dissipez les ténèbres de notre ignorance.

V. Fils Unique, qui êtes dans le sein du Père, donnez-nous de comprendre combien Dieu nous aime.

V. Christ Jésus, né comme un homme parmi les hommes, conformez-nous à Votre Image pour faire de nous des enfants de Dieu.

V. Vous qui brisez les portes de nos prisons, accueillez au Festin des noces ceux qui mendient leur pain à Votre porte.

Intentions libres.


Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 7e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

21 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-deuxième jour

Comment Sainte Marie-Madeleine de Pazzi offrait les mérites et le Sang de Jésus-Christ

 

« O Verbe éternel, je Vous offre cet acte de profonde humilité que Vous avez fait en descendant du Ciel sur la terre, dans le sein de la Vierge Marie ; je Vous offre cette mansuétude avec laquelle Vous vous êtes laissé allaiter par Votre Mère, comme si Vous étiez assujetti aux mêmes nécessités que nous, simples créatures. O Verbe divin, je Vous offre toutes les œuvres que Vous avez accomplies pendant les trente-trois années que Vous avez passées parmi nous et tout ce que Vous avez souffert durant toute Votre Vie, à Votre Passion et à Votre Mort. Je Vous offre le doux et tendre Amour que Vous avez porté à Votre Sainte Mère et celui qu'Elle Vous a porté, ainsi que tous Ses Mérites et Ses Privilèges. Je Vous offre, Verbe Divin, tout le Sang que Vous avez versé à Votre Circoncision, dans Votre Agonie au Jardin des Oliviers, sur la colonne de la Flagellation et pendant Votre Passion.

 

O Père Eternel, je Vous offre tout le sang des Martyrs en union avec Celui que Votre Verbe a répandu ; je Vous offre toutes les paroles et les œuvres des Apôtres en union avec le Sang du Verbe ; je Vous offre la sagesse, le zèle, les paroles et les fatigues des Saints Docteurs en union avec le Sang du Verbe. Je Vous offre les veilles, les pénitences et les forces contre les tentations de tous les ermites en union avec le Sang du Verbe. Je Vous offre les désirs, les larmes, les prières et les dévotions des Saints Confesseurs en union avec le Sang du Verbe. Je Vous offre la pureté, la beauté et la Charité des Vierges en union avec le Sang du Verbe. En un mot, je Vous offre tous les mérites, tous les œuvres justes et saintes des Saints de toutes les créatures : l'humilité, l'obéissance, la Charité, la miséricorde et les vertus de tous les élus en union avec le Sang du Verbe ».

 

La même Sainte nous rend ainsi compte d'une vision dont elle fut favorisée : « Outre les louanges qu'ils adressent à Dieu, les Anges dans le Ciel prennent toutes les œuvres, tous les désirs, toutes les affections des créatures et les offrent au Verbe qui les prend, les lave, les purifie et les embellit de Son Sang, puis les transmet au Saint Esprit ; Celui-ci les épure de nouveau dans le Feu de Son Amour, et tous deux les présentent au Père Eternel. Celui-ci, voyant ces bonnes œuvres ainsi purifiées dans le Feu, et lavées dans le Sang, jette sur elles un regard de complaisance ; dès lors, elles acquièrent une si grande valeur, qu'elles sont dignes de la vue de Dieu et méritent le Paradis. Mais, comme elles ont été d'abord purifiées dans le Sang du Verbe, le Père les offre à ce Verbe qui jouit, à leur vue, d'un contentement infini, parce qu'Il reconnaît les fruits de Son Adorable Passion ». Tel est le récit que nous transmet Sainte Marie-Madeleine de Pazzi de la vision qui lui fut accordée.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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Pour recevoir chaque jour la méditation du Mois de l'Immaculée Conception, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

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20 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Sixième jour

21 décembre

La simplicité

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

La simplicité, si chère à saint Vincent de Paul, est la vertu des grandes âmes et des personnes nobles. La simplicité a été l’ornement de Marie de Nazareth comme elle même le proclame dans son cantique du Magnificat (Saint Luc 1:47-48): « Mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s’est penché sur son humble servante ». Noël est une bonne époque pour déraciner l’orgueil et prendre conscience de tant de maux qui occasionnent l’orgueil. Aucune vertu nous rapproche tant des autres comme la simplicité et aucun défaut nous en éloigne tant comme l’arrogance. L’amour seul règne dans les cœurs humbles, capables de reconnaître leurs limites et de pardonner les arrogances. C’est grâce à l’humilité que nous agissons avec délicatesse, sans nous croire plus que les autres, en imitant la simplicité de Jésus, vrai Dieu, comme nous l’enseigne Saint Paul dans sa lettre aux Philippiens (2:5–11):

« Frères, ayez entre vous les dispositions que l’on doit avoir dans le Christ Jésus: lui qui était dans la condition de Dieu, il n’a pas jugé bon de revendiquer son droit d’être traité à l’égal de Dieu; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s’est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu’à mourir,et à mourir sur une croix. C’est pourquoi Dieu l’a élevé au-dessus de tout; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu’au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l’abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame: « Jésus Christ est le Seigneur », pour la gloire de Dieu le Père ».

Croître en simplicité est un extraordinaire cadeau pour nos intimes. Rappelons-nous qu’en la petitesse est la véritable grandeur, et que l’orgueil est chassé par l’amour.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Soleil levant, splendeur de justice et lumière éternelle, illuminez ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne :« Ô Soleil levant, splendeur de justice et lumière éternelle, illuminez ceux qui habitent les ténèbres et l’ombre de la mort, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Dans l'humilité et la confiance, prions pour être libérés de la nuit :

R. Venez, Seigneur Jésus ! Venez, Sauveur des hommes !

V. Rassemblez votre peuple de toutes les régions de la terre, confirmez l'alliance que Vous avez conclue avec lui.

V. Agneau de Dieu, venu ôter les péchés du monde, purifiez-le de toute souillure.

V. Vous qui êtes venu sauver ce qui était perdu, ne cessez pas de pardonner.

V. Vous que nous contemplons dans la Foi, faites-nous partager la joie éternelle, à l'heure du jugement.

V. Vous qui jugerez les vivants et les morts, recevez parmi les Bienheureux les âmes de nos frères défunts.

Intentions libres

 

Notre Père...


Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 6e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

20 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingt-et-unième jour

Offrir souvent à Dieu le Père les mérites de Jésus-Christ

 

Saint Pierre d'Alcantara prit une fois cette résolution : « Chaque jour, après ma méditation, j'offrirai au Père éternel les mérites de Son Divin Fils avec toutes les peines et toutes les fatigues qu'Il a supportées en ce monde par obéissance depuis la Crèche de Bethléem jusqu'au Calvaire ; parce que c'est notre patrimoine, c'est l'héritage qu'Il nous a laissé dans le Nouveau Testament et par lequel Il nous a légué ce trésor infini. Et comme tout ce qu'on me donne gratuitement m'appartient aussi bien que ce que j'ai gagné par mon industrie et mes soins, tous les mérites que Jésus m'a communiqués sont à moi, comme si je les avais acquis par mes peines et mes travaux. C'est pour cette raison que je puis mettre sur mon compte tout ce que Jésus a fait, toutes les vertus qu'Il a pratiquées pendant Sa Vie Sainte : son obéissance, Sa patience, Son humilité, Sa fidélité, Sa Miséricorde et toutes les autres, parce que c'est la plus riche et la plus précieuse offrande que nous puissions Lui présenter. Après l'avoir faite, je demanderai sans crainte en Sa considération, toutes les grâces qui me sont nécessaires ».

 

Saint Léonard de Port-Maurice écrivait à une personne qu'il voulait affermir dans la confiance en Dieu : « Faites la mendiante devant Son tribunal ; demandez comme une pauvre créature qui a besoin de tout, même de l'air qu'elle doit respirer ; et pour l'amener à exaucer votre prière, offrez-Lui les mérites de Son Divin Fils, et dites Lui : Seigneur, je n'ai aucun mérite, je suis dans la dernière indigence ; mais les Plaies de Jésus, vous dirai-je avec Saint Bernard, voilà les mérites avec lesquels je me présente à Vous. Vulnera sua, merita mea. Si j'avais versé pour Votre amour le sang que Votre Fils a répandu, ne m'accorderiez-Vous pas cette faveur ? Et bien ! Vous devez me l'accorder à plus forte raison, dès lors que Votre cher Fils l'a versé pour moi. Rappellez-Lui Ses promesses : N'est-ce pas Vous qui m'avez promis dans Votre Evangile de m'accorder tout ce que je Vous demanderai pour le bien de mon âme : Demandez et vous recevrez ? Or, s'il en est ainsi, Vous ne pouvez retirer Votre parole, je compte sur son exécution ».

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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19 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Cinquième jour

20 décembre

Le dialogue

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

« Au commencement était le Verbe, la Parole de Dieu,et le Verbe était auprès de Dieu,et le Verbe était Dieu. Il était au commencement auprès de Dieu. Par lui, tout s’est fait,et rien de ce qui s’est fait ne s’est fait sans lui. En lui était la vie,et la vie était la lumière des hommes ; la lumière brille dans les ténèbres,et les ténèbres ne l’ont pas arrêtée. Et le Verbe s’est fait chair,il a habité parmi nous, et nous avons vu sa gloire, la gloire qu’il tient de son Père comme Fils unique, plein de grâce et de vérité ». (Jn 1:1-5, 14)

Appuyés sur la sincérité, raffermis dans le respect et enrichis par la compréhension, c’est de Dieu seul dont nous avons besoin dans toutes nos relations. Dans un dialogue dans lequel quotidiennement “nous revêtons notre coeur de tendresse et de bonté, d’humilité, de douceur, de patience.”(Colossiens 3:12).Un dialogue serein qui jaillit d’un amour sincère et d’une âme en paix est la meilleure des étrennes que nous pouvons offrir à Noël. Ainsi nous évitons que notre foyer soit un lieu vide d’affection, dans lequel nous nous trouvons dispersés comme des étrangers sous le même toit. Que Dieu nous accorde à tous le don de communiquer entre nous sans offense, sans jugement, sans arrogance; dans l’estime qui génère l’accueil et le respect mutuel !

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Clef de David, ô Sceptre d'Israël, Vous ouvrez, et nul ne fermera, Vous fermez, et nul n'ouvrira : arrachez les captifs aux ténèbres, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « Ô Clef de David, ô Sceptre d'Israël, Vous ouvrez, et nul ne fermera, Vous fermez, et nul n'ouvrira : arrachez les captifs aux ténèbres, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Avec joie, implorons le Christ, notre Rédempteur et Seigneur, qui se manifestera au dernier jour :

R. Venez, Seigneur Jésus, venez, Présence de Dieu !

V. Sauveur, né dans la chair pour prendre le joug de la Loi, obtenez-nous la liberté des enfants de Dieu.

V. Vous dont la Divinité a assumé notre nature, apportez Votre Vie à notre humanité.

V. Par Votre Présence, purifiez nos désirs, orientez-les vers Votre Amour.

V. Que nous puissions Vous servir d'une conscience pure, et nous réjouir avec Vous dans la Gloire.

V. Que la rosée de Votre Miséricorde entoure les défunts de tendresse et de joie.

Intentions libres.

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 5e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

19 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Vingtième jour

Paroles mémorables du Père Faber touchant les biens et les trésors immenses que nous possédons en Jésus-Christ

 

« Le Cœur de Jésus, dit ce pieux auteur, et tout ce qu'il renferme, voilà notre bien ; car toutes les choses sont à nous, nous sommes à Jésus-Christ, et Jésus-Christ est à Dieu. Voici les richesses qu'Il nous a données après les avoir acquises au prix de Son Sang Précieux : Son Humanité Sainte, Son Corps et Son Ame ; Son enfance, Sa vie cachée, Sa vie publique, Sa Passion ; Son Très Saint Sacrement, la Gloire dont Il jouit à la droite de Dieu Son Père ; Sa Sainte Mère avec tous Ses mérites ; ses légions d'Anges ; toutes les bonnes œuvres et les pénitences qui se font sur la terre ; toutes les Messes qui se disent ; les souffrances inouïes des âmes qui gémissent en Purgatoire ; les grâces que les damnés ont reçues et auxquelles ils n'ont pas correspondu ; la Sainteté de Saint Joseph, de Saint Jean-Baptiste, des Apôtres et de tous les autres Bienheureux ; enfin l'amour que se portent mutuellement et pendant toute l'éternité les Trois Personnes Adorables de la Sainte Trinité ». Voilà les trésors que nous possédons en Jésus-Christ. « Oh ! Qu'il est beau notre domaine, s'écrie le même auteur, qu'il est magnifique ! Il nous met ces richesses entre les mains, afin que nous puissions contenter notre amour. Quelle sainte manière d'employer notre temps ! Pour nous, le Ciel commence sur la terre. Nous pouvons user de chacun de ses biens aussi librement que s'ils étaient à nous, les offrir à Dieu et obtenir, par eux, toutes les grâces que nous désirons ». Ces paroles méritent également d'être relues avec attention.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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18 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Quatrième jour

19 décembre

La sincérité

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

La sincérité est une qualité sans laquelle l’amour ne peut subsister, car il n’y a pas d’amour où il y a le mensonge. Aimer, c’est avancer dans la vérité, sans masque, sans le poids de l’hypocrisie et avec la force de l’intégrité. C’est seulement dans la vérité que nous sommes libres, comme l’a annoncé Jésus-Christ (Saint Jean 8:31): « Si vous demeurez fidèles à ma parole, vous êtes vraiment mes disciples; alors vous connaîtrez la vérité, et la vérité vous rendra libres ». C’est seulement sur le roc solide de la vérité qu’une relation peut se maintenir dans les crises et les problèmes. Par la sincérité, nous gagnons la confiance, et par la confiance nous atteignons la compréhension et l’unité. L’amour nous enseigne à ne pas agir comme les égoïstes et les orgueilleux qui croient que leur vérité est la vérité. Si Noël nous rapproche de la vérité, c’est un bon Noël: c’est une fête dans laquelle nous accueillons Jésus comme la vraie lumière qui vient dans le monde (Saint Jean 1:9-12):

« Le Verbe était la vraie Lumière, qui éclaire tout homme en venant dans le monde. Il était dans le monde,lui par qui le monde s’était fait,mais le monde ne l’a pas reconnu. Il est venu chez les siens,et les siens ne l’ont pas reçu. Mais tous ceux qui l’ont reçu, ceux qui croient en son nom, il leur a donné de pouvoir devenir enfants de Dieu ».

Jésus est donc la Lumière véritable qui chasse nos ténèbres, qui nous incite à accepter Dieu comme le chemin, la vérité et la vie. Puisse notre amour être toujours illuminé par la vérité, de façon à être aussi augmenté par la confiance.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Rameau de Jessé, étendard dressé à la face des nations, les rois sont muets devant Vous, tandis que les peuples Vous appellent : délivrez-nous, ne tardez plus, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « Ô Rameau de Jessé, étendard dressé à la face des nations, les rois sont muets devant Vous, tandis que les peuples Vous appellent : délivrez-nous, ne tardez plus, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Frères bien-aimés, présentons nos demandes au Christ, le Juge des vivants et des morts :=

R. Venez, Seigneur Jésus ! Venez, Semence de Vie !

V. Que le monde Vous reçoive, Germe de Justice, et que Votre Gloire habite notre terre.

V. Dans Votre Bonté pour nous, Vous avez partagé notre faiblesse humaine, accordez aux hommes le secours de Votre Puissance Divine.

V. Faites resplendir Votre connaissance sur ceux que Vous voyez prisonniers des ténèbres de l'ignorance.

V. Par Votre humiliation, Vous avez pris sur Vous notre injustice, entrez maintenant dans la Gloire, donnez-nous part à Votre bénédiction.

V. Vous vous manifesterez en venant pour le Jugement ; conduisez nos frères défunts jusqu'à Votre Royaume.

Intentions libres.

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 4e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

18 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dix-neuvième jour

Jésus est tout à nous

 

Voici des réflexions bien consolantes que nous lisons dans le délicieux ouvrage du Père Ventura, intitulé « Marie, Mère de Dieu et Mère des hommes ». Du moment que Dieu le Père a été généreux au point de nous donner Son Fils, et que le Fils a été prodigue de Lui-même, Jésus-Christ est devenu tout entier notre bien, notre propriété. Par nous-mêmes, nous n'y avons aucun droit ni aucun mérite ; la donation de l'un et l'offrande de l'autre ont donc été parfaitement libres ; mais comme l'une et l'autre sont véritables et réelles, elles deviennent nécessaires et irrévocables dans leurs effets et constituent à notre profit un droit réel et véritable sur la Personne du Sauveur, tellement que nous pouvons Le regarder, rigoureusement parlant, comme étant complètement à nous.

 

En effet, Isaïe prédisait sa venue par ces tendres paroles : « Un petit enfant nous a été donné, un fils nous est né ». Et quand les Anges annoncèrent Sa naissance aux bergers, ils employèrent la même expression : « Réjouissez-vous, parce que le Sauveur vous est né aujourd'hui ». Saint Paul nous apprend également que Dieu le Père ne s'est pas contenté de nous donner Jésus-Christ, mais qu'en Lui et avec Lui Il nous a donné tout ce qui lui appartient : « Cum ipso omnia nobis donavit ».

 

Ainsi tout ce que Jésus est, tout ce qu'Il a, tout ce composé substantiel et Divin, comme s'exprime Saint Léon, que la virginité de Marie a conçu et que la rage infernale des pécheurs a cloué sur la Croix, tout cela c'est notre bien. Tous les moments précieux de Sa Vie, toutes Ses actions, toutes Ses pensées, toutes Ses affections nous sont dus ; Il ne peut disposer de rien en dehors de nous et sans nous. Nous devons nécessairement entrer en participation de tous ses desseins et de toutes Ses œuvres. C'est pour cela que nous Lui avons toujours été présents ; que Sa Vie entière, sans en excepter un seul instant, fut un sacrifice continuel, un sacrifice absolu, entier, total et parfait comme une seule pensée, une action unique, dirigée, sans interruption vers le Salut du monde. On se saurait trop lire et méditer ces pieuses réflexions.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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Pour recevoir chaque jour la méditation du Mois de l'Immaculée Conception, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

17 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Troisième jour

18 décembre

Le respect

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

Le respect est une qualité de l’amour qui nous pousse à accepter les autres tels qu’ils sont. Grâce au respect nous valorisons la grande dignité de toute personne humaine créée à l’image et à la ressemblance de Dieu, même si cette personne est dans l’erreur. Le respect est source d’harmonie parce qu’il nous encourage à valoriser les différences, comme le fait un peintre avec les couleurs ou un musicien avec les notes ou les rythmes. Un amour respectueux nous empêche de juger les autres, de les manipuler ou de vouloir les modeler à notre taille. À chaque fois que je pense au respect, je vois Jésus conversant aimablement avec la samaritaine, tout comme le raconte Saint Jean en son Évangile (4:5-26):


« 
En ce temps-là, Jésus arrive ainsi à une ville de Samarie, appelée Sykar, près du terrain que Jacob avait donné à son fils Joseph, et où se trouve le puits de Jacob. Jésus, fatigué par la route, s’était assis là, au bord du puits. Il était environ midi. Arrive une femme de Samarie, qui venait puiser de l’eau. Jésus lui dit: « Donne-moi à boire ». (En effet, ses disciples étaient partis à la ville pour acheter de quoi manger.) La Samaritaine lui dit: « Comment! Toi qui es Juif, tu me demandes à boire, à moi, une Samaritaine? » (En effet, les Juifs ne veulent rien avoir en commun avec les Samaritains.) Jésus lui répondit: « Si tu savais le don de Dieu, si tu connaissais celui qui te dit: « Donne-moi à boire », c’est toi qui lui aurais demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive ». Elle lui dit: « Seigneur, tu n’as rien pour puiser, et le puits est profond; avec quoi prendrais-tu l’eau vive? Serais-tu plus grand que notre père Jacob qui nous a donné ce puits, et qui en a bu lui-même, avec ses fils et ses bêtes? » Jésus lui répondit : « Tout homme qui boit de cette eau aura encore soif; mais celui qui boira de l’eau que moi je lui donnerai n’aura plus jamais soif; et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui source jaillissante pour la vie éternelle ». La femme lui dit: « Seigneur, donne-la-moi, cette eau: que je n’aie plus soif, et que je n’aie plus à venir ici pour puiser ». Jésus lui dit: « Va, appelle ton mari, et reviens ». La femme répliqua: « Je n’ai pas de mari ». Jésus reprit: « Tu as raison de dire que tu n’as pas de mari, car tu en as eu cinq, et celui que tu as maintenant n’est pas ton mari: là, tu dis vrai ». La femme lui dit: « Seigneur, je le vois, tu es un prophète. Alors, explique-moi: nos pères ont adoré Dieu sur la montagne qui est là, et vous, les Juifs, vous dites que le lieu où il faut l’adorer est à Jérusalem ». Jésus lui dit: « Femme, crois-moi: l’heure vient où vous n’irez plus ni sur cette montagne ni à Jérusalem pour adorer le Père. Vous adorez ce que vous ne connaissez pas; nous adorons, nous, celui que nous connaissons, car le salut vient des Juifs. Mais l’heure vient, et c’est maintenant, où les vrais adorateurs adoreront le Père en esprit et vérité: tels sont les adorateurs que recherche le Père. Dieu est esprit, et ceux qui l’adorent, c’est en esprit et vérité qu’ils doivent l’adorer ». La femme lui dit: « Je sais qu’il vient, le Messie, celui qu’on appelle Christ. Quand il viendra, c’est lui qui nous fera connaître toutes choses ». Jésus lui dit: « Moi qui te parle, je le suis. »


Jésus s’adresse à la Samaritaine dans un dialogue sans reproche, sans condamnation et où brille la lumière d’une délicate tolérance. Jésus n’approuve pas que la femme vive avec quelqu’un qui n’est pas son mari, mais au lieu de la juger, il la félicite pour sa sincérité. Il agit en bon pasteur et nous enseigne à être respectueux si vraiment nous voulons nous entendre avec les autres.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Chef de Votre peuple Israël, Vous vous révélez à Moïse dans le buisson ardent et Vous lui donnez la Loi sur la montagne, délivrez-nous par la vigueur de Votre bras, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « Ô Chef de Votre peuple Israël, Vous révélez à Moïse dans le buisson ardent et Vous lui donnes la Loi sur la montagne, délivrez-nous par la vigueur de Votre bras, venez, Seigneur, venez nous sauver ! »

 

Intercession

 

V. Frères bien-aimés, adressons notre prière confiante au Christ, venu pour sauver tous les hommes :

R. Venez, Fruit de la terre et don du Ciel !

V. Christ Seigneur, par le Mystère de Votre Incarnation, Vous avez fait connaître au monde la Gloire de Votre Divinité, que Votre venue soit notre Vie et notre Lumière.

V. Vous avez pris sur Vous notre faiblesse, revêtez-nous de Votre Force.

V. Venu d'abord dans l'humilité, Vous avez racheté le monde de sa faute, lors de Votre venue glorieuse, libérez-nous de tout ce qui témoigne contre nous.

V. Vous, le Béni, qui régnez sur toutes choses, dans Votre Bonté, donnez-nous part à l'Héritage Paternel.

V. Vous qui siégez à la droite du Père, réjouissez nos frères défunts par la Lumière de Votre Face.

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 3e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

17 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dix-huitième jour

Biens et richesses immenses que nous possédons en Jésus-Christ

 

Ils sont si nombreux et si grands, les biens que nous a procurés l'Incarnation de Jésus, que la Sainte Eglise s'écrie dans un élan d'amour : « Heureuse la faute d'Adam, puisqu'elle nous a mérité un tel Sauveur ! » Grande avait été la perte occasionnée par le péché ; mais plus grand infiniment est le bienfait apporté par la Rédemption. « Oh ! Si nous connaissions, s'écrie le Père Rodriguez, ce don de la Rédemption ! Si nous comprenions les grands biens que nous avons en Jésus-Christ ! Si le Seigneur ouvrait devant nous cette veine féconde et nous montrait cette mine et ce trésor infinis, que nous serions riches et que nous serions heureux ! » « Nous avons de la peine, dit le Père Louis Lallemant, à certaine grâces extraordinaires qu'on trouve dans la vie des Saints ; mais celui qui croit à la faveur que Dieu a procurée aux hommes en s'incarnant Lui-même, ne voit plus rien de surprenant et d'incroyable. Toutes les communications que Dieu peut faire ne sont rien au prix de celle-là ; car du moment que Dieu s'est ainsi donné aux hommes, Il ne peut rien leur refuser. C'est pour leur procurer tout le reste qu'Il s'est donné Lui-même tout entier dans l'Incarnation ». Le Père d'Avila disait également à ceux qu'il voyait émerveillés de quelques grâces qu'ils avaient reçues du Seigneur : « Ne vous étonnez pas de cela ; mais étonnez-vous que Dieu vous ait aimés au point de sa faire Homme pour vous ».

 

Tous les biens que je possède, tous les dons que j'ai reçus, me sont venus par le moyen de Jésus et grâce à Ses mérites infinis. Si Dieu me conserve, s'Il me défend, s'Il coopère avec moi, c'est par amour pour Jésus ; c'est donc à Lui que je suis redevable de la faveur et de l'amitié du Père Eternel, de la qualité d'enfants de Dieu et d'héritier du Ciel. C'est par Jésus-Christ que je reçois toutes les lumières, les inspirations, les bonnes pensées, les pieux mouvements, la correspondance à la Grâce, la protection dans les dangers, la force dans les tentations, la résignation dans les souffrances, la patience dans les maux et la persévérance dans le bien. De telle sorte que les grâces et les faveurs, émanant de Lui comme de mon chef, retombent en abondance sur moi, et que je n'en ai pas une, si ce n'est de Lui et par Lui. Enfin je trouve en Jésus-Christ tout ce que je puis désirer. Il est mon Sauveur, puisqu'Il m'a délivré du péché et de la mort éternelle. Il est mon Père, puisqu'Il m'a conçu et engendré sur la Croix dans l'excès de Sa Douleur et au milieu des ardeurs de Sa Charité. Il est mon Frère, puisqu'Il a pris une nature semblable à la mienne. Il est l'Epoux de mon âme, mais un époux de sang, puisque Ses fiançailles Lui ont coûté tout Son Sang Précieux. Il est mon Pasteur, puisque non seulement Il me conduit et me défend, mais encore me nourrit de Sa propre Chair après avoir sacrifié Sa Vie pour moi. Il est mon Médecin, car Il est descendu du Ciel pour guérir tous mes maux. Enfin, Il est mon fidèle et constant Ami, comme Lui-même l'assure en disant : « Je ne vous appellerai plus Mes serviteurs, mais Mes amis ». Voilà comment je possède tout en Jésus ; par Jésus, je dois tout acquérir et je dois attribuer à Jésus tout ce que je possède.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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16 décembre 2011

Neuvaine de Noël

Neuvaine de Noël

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Deuxième jour

17 décembre

La compréhension

 

Hymne Rorate Caeli

 

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que tu devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

V. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

R. Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation

 

La compréhension est un élément distinctif de tout véritable amour. Nous pouvons dire que l’incarnation d’un Dieu, qui se fait homme, permet de comprendre cette grande valeur appelée compréhension. C’est un Dieu qui se met à notre place, qui supprime les distances et partage nos soucis et nos joies. C’est grâce à cet amour compréhensif d’un Dieu Père que nous sommes enfants de Dieu et frères les uns des autres. Dieu nous montre la grandeur de son amour et nous appelle à vivre comme ses enfants, comme l’affirme Saint Jean; nous pouvons le lire dans sa première lettre (3:1-10) :


« 
Frères, voyez de quel amour le Père nous a gratifiés pour que nous soyons appelés enfants de Dieu! Et nous le sommes. Voici pourquoi le monde ne nous connaît pas: parce qu’il ne l’a pas connu, lui. Bien-aimés, voyez comme il est grand, l’amour dont le Père nous a comblés: il a voulu que nous soyons appelés enfants de Dieu et nous le sommes. Voilà pourquoi le monde ne peut pas nous connaître: puisqu’il n’a pas découvert Dieu. Bien-aimés, dès maintenant, nous sommes enfants de Dieu,mais ce que nous serons ne paraît pas encore clairement. Nous le savons: lorsque le Fils de Dieu paraîtra, nous serons semblables à lui parce que nous le verrons tel qu’il est. Et tout homme qui fonde sur lui une telle espérance se rend pur comme lui-même est pur. Tout homme qui commet le péché lutte contre Dieu; car le péché, c’est la lutte contre Dieu. Or, vous savez que lui, Jésus, est apparu pour enlever les péchés, et qu’il n’y a pas de péché en lui. Quand un homme demeure en lui, il ne pèche pas; quand il pèche, c’est qu’il ne l’a pas vu et ne le connaît pas. Mes petits enfants, ne vous laissez égarer par personne: celui qui vit selon la justice est juste comme lui, Jésus, est juste; celui qui commet le péché appartient au diable, car, depuis le commencement, le diable est pécheur. C’est pour détruire les œuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu. L’homme qui est né de Dieu ne commet pas le péché, car ce qui a été semé par Dieu demeure en lui: il ne peut donc pas pécher, puisqu’il est né de Dieu. Voici comment on distingue les enfants de Dieu et les enfants du diable: celui qui ne vit pas selon la justice n’appartient pas à Dieu, et pas davantage celui qui n’aime pas son frère ».


Si vraiment nous agissons comme enfants de Dieu, nous n’imitons pas Caïn mais « 
nous donnons notre vie pour nos frères » (1 Jean 3:12-14). Avec un amour compréhensif nous sommes capables de voir les raisons des autres et d’être tolérants pour leurs défauts. Si Noël nous rend compréhensifs, c’est un excellent Noël. Un joyeux Noël, c’est apprendre à nous mettre à la place des autres.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « O Sagesse, qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, qui atteignez d'une extrémité à l'autre, et disposez toutes choses avec force et douceur : venez nous apprendre les voies de la prudence. »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'Antienne : « O Sagesse, qui êtes sortie de la bouche du Très-Haut, qui atteignez d'une extrémité à l'autre, et disposez toutes choses avec force et douceur : venez nous apprendre les voies de la prudence. »

 

Intercession

 

V. Prions Dieu notre Père, qui depuis toujours a décidé de sauver les hommes.

R. Sauvez votre peuple, Seigneur.

V. Vous qui avez promis à votre peuple un Messie de Justice, faites germer la paix là où il règne la guerre.

V. Renouvelez-nous par Votre Esprit, conduisez nos pas à la rencontre de Votre Miséricorde.

V. Donnez-nous un cœur qui écoute, pour que nous soyons prêts à recevoir Votre Parole.

V. Refaites nos forces, Dieu de Bonté, jusqu'au jour où viendra le Seigneur Jésus-Christ.

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre Frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 2e jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

16 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Dix-septième jour

Actes de vertus auxquels se livrait, aux approches de Noël, une âme dévouée à Jésus et à Marie

 

Voici, entre autres, quelques actes de vertus que pratiquait un pieux serviteur de Jésus et de Marie dans les jours qui précèdent la naissance du Sauveur : « Dans ces jours, disait-il, je me présenterai continuellement à Jésus et à Marie comme la créature la plus pauvre, la plus faible et la plus misérable qui ait été, qui soit ou qui puisse être sur la terre. La pensée que j'ai affaire à un si bon Père et à une si tendre Mère, doit réveiller en moi la plus entière confiance. Je suis tout souillé par le péché ; je suis la lie du monde ; je suis pire que les démons de l'enfer ; mais c'est précisément pour cela que j'ai plus de droit aux bonté et aux sollicitudes d'un tel Père et d'une telle Mère. Le sujet de mes réflexions sera celui-ci : je suis l'enfant prodigue ; mon Père est Jésus, ma Mère est Marie. Qu'ai-je à craindre ? Je me lèverai, j'irai vers mon Père et vers ma Mère. Je me jetterai à leurs pieds ; je leur dirai que je ne suis pas digne d'être appelé leur enfant, que j'ai été un ingrat, un rebelle, mais que je ne le serai plus désormais, que je les aimerai de tout mon cœur et que je ne les abandonnerai plus. Jésus mon Père et Marie, ma Mère, me voyant à leurs pieds tout abîmé dans les larmes et le repentir, et comprenant quel besoin j'éprouve de leur protection, de leur Miséricorde et de leur secours, ne sauraient me rejeter et m'abandonner ; Ils m'accueilleront au contraire avec le plus grand amour, et m'accorderont les faveurs les plus extraordinaires ».

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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Pour recevoir chaque jour la méditation du Mois de l'Immaculée Conception, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

15 décembre 2011

Neuvaine de Noël

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Neuvaine de Noël

 

Nous préparant à l’avènement de notre Sauveur, méditons sur sa Nativité et cherchons à en comprendre la transcendance. Par une Neuvaine conséquente, préparons-nous à la Nativité du Christ. Les Lazaristes, fondés par Saint-Vincent de Paul ont commencé en 1720 cette tradition de la Neuvaine de Noël. Vous êtes invités à participer à cette préparation spirituelle, vous qui voulez être totalement consacrés à Jésus par Marie. Déposons donc entre leurs mains notre Baptême pour que s’accomplisse sans cesse en nous la volonté de Dieu, en Église nous recommandons la célébration de cette Neuvaine. Que demeure cette importante tradition, surtout en famille ! On la commence le 16 décembre. « La Neuvaine de Noël, que nous célébrons au cours de ces journées, nous invite à vivre de façon intense et profonde la préparation à la grande Fête, désormais proche, de la naissance du Sauveur. La liturgie trace un savant itinéraire pour rencontrer le Seigneur qui vient, en proposant jour après jour des thèmes de réflexion et de prière. Elle nous invite à la conversion et à l’accueil docile du mystère de Noël… » (Bienheureux Jean Paul II, Audience Générale, le mercredi 19 décembre 2001)

Premier jour

16 décembre

La réconciliation

 

Chaque jour, pour commencer, nous prendrons le bel hymne de l’Avent Rorate Caeli :

 

Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

1. Ne Vous mettez pas en colère, Seigneur, ne gardez plus souvenir de l’injustice. Voici, la Cité Sainte est devenue déserte, Sion a été désertée, Jérusalem est en désolation, la maison de Votre sanctification et de Votre gloire, où nos pères avaient dit vos louanges.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

2. Nous avons péché et sommes devenus impurs. Nous sommes tombés comme des feuilles mortes et nos iniquités nous ont balayés comme le vent. Vous avez détourné de nous Votre Face, et nous avez brisés sous le poids de nos fautes.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

3. Voyez, Seigneur, l’affliction de votre peuple, et envoyez Celui que devez envoyer: envoyez l’Agneau, le Maître de la terre, de Pétra dans le désert jusqu’à la montagne de Votre fille Sion, afin qu’il ôte le joug de notre captivité.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

4. Consolez-vous, consolez-vous, mon peuple: vite viendra votre salut, pourquoi êtes-vous consumé dans l’affliction, pourquoi la douleur se renouvelle-t-elle en vous? Je vous sauverai, n’ayez pas peur, moi, Je suis le Seigneur Dieu, le Saint d’Israël, votre Rédempteur.

 

R./ Cieux, répandez d'en haut votre rosée et que les nuées fassent descendre le juste.

 

Méditation


En ce premier jour, nous allons raffermir nos valeurs de façon que Noël soit ce qu’il doit être : une fête dédiée à la réconciliation, dédiée au pardon généreux et compréhensif que nous apprenons d’un Dieu compatissant. Avec le pardon de l’Esprit Saint, nous pouvons nous réconcilier avec Dieu et avec nos frères et avancer en une vie nouvelle. C’est la bonne nouvelle que Saint Paul proclama en ses lettres, comme nous le lisons dans la lettre de Saint Paul aux Romains (5:1–11):

« Frères, Dieu a donc fait de nous des justes par la foi; nous sommes ainsi en paix avec Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a donné, par la foi, l’accès au monde de la grâce dans lequel nous sommes établis; et notre orgueil à nous, c’est d’espérer avoir part à la gloire de Dieu. Mais ce n’est pas tout: la détresse elle-même fait notre orgueil, puisque la détresse, nous le savons, produit la persévérance; la persévérance produit la valeur éprouvée; la valeur éprouvée produit l’espérance; et l’espérance ne trompe pas, puisque l’amour de Dieu a été répandu dans nos cœurs par l’Esprit Saint qui nous a été donné. Alors que nous n’étions encore capables de rien, le Christ, au temps fixé par Dieu, est mort pour les coupables que nous étions. Accepter de mourir pour un homme juste, c’est déjà difficile; peut-être donnerait-on sa vie pour un homme de bien. Or, la preuve que Dieu nous aime, c’est que le Christ est mort pour nous alors que nous étions encore pécheurs. A plus forte raison, maintenant que le sang du Christ nous a fait devenir des justes, nous serons sauvés par lui de la colère de Dieu. En effet, si Dieu nous a réconciliés avec lui par la mort de son Fils quand nous étions encore ses ennemis, à plus forte raison, maintenant que nous sommes réconciliés, nous serons sauvés par la vie du Christ ressuscité. Bien plus, nous mettons notre orgueil en Dieu, grâce à Jésus Christ notre Seigneur, qui nous a réconciliés avec Dieu ».

Vivre Noël c’est oublier les offenses si quelqu’un nous a offensé, et c’est demander pardon si nous avons maltraité les autres. Ainsi, du pardon naît l’harmonie et nous construisons cette paix que les anges annonçaient à Bethléem: paix sur la terre aux hommes qui aiment le Seigneur et s’aiment entre eux. Nous les êtres humains pouvons nous faire du tort par la haine, ou nous pouvons être heureux en un amour qui réconcilie. Cette bonne mission est pour chacun de nous: être agents de réconciliation et non de discorde, être instruments de paix et semeurs de fraternité.

 

Cantique de Marie

 

Antienne : « Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité, viens, Seigneur. Viens nous sauver ! »

 

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

Il s'est penché sur son humble servante ; Désormais tous les âges me diront bienheureuse.

Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom !

Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent.

Déployant la force de son bras, Il disperse les superbes.

Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles.

Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides.

Il relève Israël, son serviteur, Il se souvient de son amour,

De la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

 

Gloire au Père, au Fils et au Saint Esprit, pour les siècles et les siècles. Amen.

 

Reprise de l'antienne :« Ô Sagesse de la bouche du Très-Haut, toi qui régis l’univers avec force et douceur, enseigne-nous le chemin de vérité, viens, Seigneur. Viens nous sauver ! »

 

Intercession

 

Implorons le Père qui nous a envoyé Son Fils pour sauver les hommes :

 

R. Montrez-nous, Seigneur Votre Miséricorde !

 

V. Père très bon, quand nous proclamons notre foi dans le Christ, faites que notre vie s'accorde à nos paroles.

 

V. Vous qui avez envoyé Votre Fils pour notre Salut, pacifiez la terre et le pays que nous habitons.

 

V. La venue de Votre Christ est une grande joie pour les peuples; guidez-les, par Lui, jusqu'à la plénitude du bonheur.

 

V. Que Votre grâce nous donne de vivre avec sagesse, tendus vers la manifestation de la gloire du Christ.

 

Intentions libres

 

Notre Père...

 

Prière finale pour chaque jour de la Neuvaine

 

Prière à l’Enfant Dieu

 

Seigneur, Noël est le rappel de Votre Naissance parmi nous, c’est la présence de Votre Amour en notre famille et en notre société. Noël est la confirmation que le Dieu du ciel et de la terre est notre Père, que Vous, Divin Enfant, Vous êtes notre frère. Que cette réunion autour de Votre Crèche augmente notre Foi en Votre Bonté, nous engage à vivre véritablement comme frères et sœurs, nous donne le courage de chasser la haine et de semer la justice et la paix. Ô Divin Enfant, faites-nous comprendre que là où il y a l’amour et la justice, Vous êtes là, et là aussi c’est Noël. Amen.


Gloire soit au Père…

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Téléchargez le texte de la prière du 1er jour de la Neuvaine, (pdf) en cliquant ici

15 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Seizième jour

Neuvaine et exercice préparatoire à la solennité de Noël

 

Aujourd'hui commence la grande Neuvaine de Noël ; je tâcherai de la passer avec la plus grande ferveur car c'est sur mes dispositions que le Cœur du Divin Enfant Jésus et Celui de Marie régleront en ce jour l'abondance de leurs grâces. Jésus-Christ Lui-même fit connaître un jour à Sainte Gertrude, combien Il agréait cette préparation à la grande solennité de Sa Naissance ; Il lui fit voir les actes de vertus pratiqués pendant ces jours, comme autant de pierres précieuses dont Il voulait composer une couronne de Gloire pour ceux qui honoreraient ainsi Sa Nativité. En faisant avec piété cette Neuvaine, et en m'efforçant de la sanctifier par des prières et des actes de vertus, je puis gagner chaque jour 300 jours d'Indulgence, et l'Indulgence Plénière le jour de Noël ou un jour de l'Octave, en m'approchant des Sacrements de Pénitence et de l'Eucharistie, et en priant selon l'intention du Souverain Pontife. Pie VIII a permis même de faire cette Confession et cette Communion un jour de la Neuvaine préparatoire. Voici les pratiques et les actes de vertus auxquels je pourrai m'exercer.

 

1° Chaque jour, je réciterai neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Mariez, et j'y ajouterai les belles paroles de l'Eglise à la Sainte Vierge : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

2° Tous les matins, j'unirai mon pauvre cœur aux Cœurs aimant de Marie et de Joseph, et je les conjurerai de suppléer à l'insuffisance de mon amour envers l'adorable Jésus.

3° En outre, je proposerai chaque matin de renouveler tous les actes de dévotion accomplis et tous les ardents soupirs poussés vers le Ciel, pendant des milliers d'années, par tant de Patriarches et de Prophètes impatients de voir le Messie.

4° Chaque jour, je conjurerai Jésus, mon bien-aimé, de naître spirituellement dans mon cœur et de le combler de Ses Grâces.

5° Je pratiquerai chaque jour quelque acte de mortification intérieure et extérieure, pour me rendre plus agréable au Divin Cœur de Jésus et au Cœur Immaculé de Marie.

6° Pendant cette Neuvaine, je tâcherai de vivre dans un grand recueillement, et, s'il se peut, dans une sorte de retraite, mais sans nuire à l'accomplissement de mes devoirs.

7° Par dessus tout, j'éviterai soigneusement toute faute de propos délibéré et toute infidélité volontaire à la Grâce.

 

Si je suis fidèle à ces pratiques et à ces actes de vertus, cette Neuvaine sera pour moi un temps de grâce et de Salut ; et le jour de Noël, j'aurai part aux bénédictions abondantes que Jésus et Marie répandent en cette solennité sur les âmes saintement disposées. Ainsi je l'espère. Ainsi soit-il.

 

Prière : Réciter neuf Je Vous salue Marie, pour honorer les neuf mois que Jésus a passé dans le sein de Marie, suivis de l'invocation : « Vous êtes heureuse, ô Marie, Vous qui avez porté le Créateur du monde ; sans perdre Votre Virginité, Vous avez enfanté Celui qui Vous a formée ! »

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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Pour recevoir chaque jour la méditation du Mois de l'Immaculée Conception, ainsi que des prières, et pour être tenu au courant des mises à jour, abonnez-vous à la Newsletter d'Images Saintes.

14 décembre 2011

Les Prêtres: Glorificamus Te

Les Prêtres

Glorificamus Te

 

R. Pater Omnipotens, Glorificamus te. (x3)*



On m'avait dit que le bonheur était
Un trésor à chercher.
Je suis parti loin de ma maison,
Très loin, très loin,
Au-delà des contrées.

Ici, là-bas et plus loin encore
J'ai cherché, cherché, et n'ai rien trouvé,
Car j'ignorais que le trésor est en moi
Et c'est Toi, mon Dieu, qui l'a déposé
Au fond de mon coeur.



R. Pater omnipotens, glorificamus te...


On m'avait dit que le bonheur était bien au-delà des cieux
Je l'ai trouvé, il est près de ma maison
Je sais enfin la vérité

Je sais désormais que le bonheur
C'est l'amour donné, c'est l'amour reçu
C'est le partage et c'est une main tendue
A ceux qui ont froid, à ceux qui ont faim, à ceux qui sont seuls.



R. Pater Omnipotens, Glorificamus te (X4)



Alors ne cherchez pas si loin ce qui est tout auprès de vous.
Il suffirait d'ouvrir grand, plus grand vos yeux
Et surtout d'ouvrir votre coeur.

Le sourire d'un tout petit enfant,
Celui d'un vieillard qui vous tend les bras
Ils espèrent de vous un petit peu d'amour
Là est le bonheur, ne l'oubliez pas
Et saisissez-le!



R. Pater Omnipotens, Glorificamus te...


On m'avait dit que le bonheur était bien au-delà des cieux
Je l'ai trouvé, il est près de ma maison
Je sais enfin la Vérité.



R. Pater Omnipotens Glorificamus te (x2)



(* Notre Père tout Puissant, nous te Glorifions.)

14 décembre 2011

Le Mois de l'Immaculée Conception

Le Mois de l'Immaculée Conception

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Quinzième jour

Il faut espérer fermement obtenir de Jésus toutes les grâces qu'on peut désirer

 

Une âme tendrement attachée au Sauveur lui disait parfois : « Quand je pense, ô mon Jésus, que Vous m'avez aimée jusqu'à répandre pour moi tout Votre Sang, et à mourir sur un infâme gibet au milieu des plus atroces souffrances ; que Vous êtes allé jusqu'à cet excès d'Amour, de me donner Votre Corps en nourriture et Votre Sang en breuvage ; quand je pense à tout cela, je l'avoue, il me vient un désir invincible de Vous demander toutes les grâces que Vous pouvez communiquer à une créature ; car je me dis : Qui a fait d'avantage, ne voudra-t-il pas faire moins ? Toutes les faveurs que je puis demander, si grande, si extraordinaires et si nombreuses qu'on les supposes, ne sont rien en comparaison du bienfait immense de l'Incarnation, de la Rédemption et de l'Eucharistie. Combien n'a-t-il pas dû vous en coûter, ô mon Jésus ! Maisq toutes les autres grâces, tous les autres dons, tous les autres privilèges que Vous pourriez m'accorder, tout cela n'est rien, absolument rien pour vous ».

 

D'autres fois, elle disait : « Il me vient souvent à l'esprit, mon Jésus, d'accumuler toutes les grâces accordées aux Anges et aux Saints et à toutes les créatures passées, présentes, à venir et possibles, et de me les approprier toutes. Que vous en semble, mon Jésus ? N'y ai-je pas le droit ? Votre Apôtre ne me répète-t-il pas cent fois dans ses Epîtres que toutes choses, sur la terre et au Ciel, m'appartiennent à titre de donation ? Il vous a tout donné... Tout est à vous... » Cette parole, « Tout », renferme toutes choses. Si une chose, une seule, pouvait ne pas être à moi, l'Apôtre Saint Paul n'aurait pas dit la vérité. Voyez, mon Jésus, si je n'ai pas le droit de m'approprier toutes les grâces et les faveurs, tous les privilèges qui ont été, ou qui pourront être accordés à toutes les créatures ! Toute choses sont à moi et pour que je puisse les posséder définitivement, je n'ai qu'à les demander en Votre Nom, ô mon Jésus ; si je sais m'en servir, je puis m'enrichir autant que je veux.

 

Prière : Réciter une dizaine de chapelet (1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire soit au Père), suivie de trois fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péchés, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

 

Pratique : En action de grâce à la Très Sainte Trinité pour les faveurs et les dons sublimes qu'Elle a accordés à Marie, réciter 3 Gloire soit au Père le matin, le midi et le soir.

 

D'après un texte extrait de « Deux Mois à sanctifier par la Prière », de Dom Gabriel-Marie Fulconis, aux Editions Saint Jean

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13 décembre 2011

Neuvaine à Sainte Agnès

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Sainte Agnès de Rome

Vierge et Martyre

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Fête le 21 janvier

 

Sa naissance et ses premières vertus

 

Sainte Agnès naquit à Rome de parents distingua aux yeux du monde, parce qu'ils étaient nobles et riches; mais plus illustres encore devant Dieu, parce qu'ils étaient chrétiens. Au baptême, ils donnèrent à leur enfant le nom d'Agnès. Et, dit Saint Ambroise, « son nom seul est une louange ». En grec, il signifie « chaste » et, en latin, il veut dire « brebis », Sainte Agnès, en effet, a toujours été une petite brebis chaste, qui a préféré souffrir un cruel Martyre et mourir plutôt que de perdre sa virginité. Dès le berceau elle conçut, sous la douce inspiration de sa mère, un brûlant amour pour Notre-Seigneur Jésus-Christ. Dès lors aussi elle l'appelait son Bien-Aimé, son Divin Epoux, et la méditation de ses souffrances faisait son aliment le plus ordinaire. Aussi devint-elle bientôt un modèle d'obéissance à ses parents, un ange de pureté, un chérubin d'amour divin, une petite fiancée noblement fière et jalouse de conserver son cœur uniquement à son Fiancé. A l'exemple du Divin Enfant, elle croissait en sagesse et en grâce, et la beauté de son âme, se reflétant au dehors, donnait à ses traits extérieurs une harmonie ravissante qui excitait l'admiration. La religion et la piété étaient si aimables et si gracieux en elle, qu'elle commença dès lors à attirer beaucoup de personnes à la vertu. Elle en convertit même plusieurs de son sexe à la Foi catholique. Vérifiant ainsi elle-même ce que la Sainte Ecriture à dit de la Très Sainte Vierge Marie: « D'autres vierges viendront à sa suite se donner au Roi » (Psaume 44).

 

Elle refuse la main de Procope pour se conserver à son Divin Epoux

 

Cependant le démon fut jaloux de Notre Seigneur Jésus-Christ. II aurait voulu, lui, posséder l'âme d'Agnès si fidèle à son Sauveur. Comme un lion rugissant, rôdant autour d'elle pour la dévorer, il résolut de lui ravir son innocence et sa Foi, lorsque Sainte Agnès approcha de sa treizième année, il voulut, comme pour bien d'autres jeunes personnes, se servir de la beauté de son corps, pour lui faire perdre celle de son âme. Dans ce but il alluma un violent amour pour Agnès dans le cœur de Procope, fils du gouverneur de Rome. Ce jeune seigneur, voyant qu'Agnès était noble, intelligente et belle, crut qu'il ne se mésallierait pas en la prenant pour épouse, et il mit tout en œuvre pour obtenir sa main virginale. D'abord il la demanda à ses parents, qui, connaissant les goûts de leur angélique enfant, ne se hâtèrent pas de répondre. Ensuite, il chargea plusieurs personnes de faire connaître sa passion à Agnès, qui, inspirée d'en Haut, sut confondre leur sagesse toute humaine bien que captieuse. Enfin, il fit en sorte de rencontrer lui-même Agnès pour lui ouvrir son cœur, lui découvrir son amour et lui faire personnellement sa demande. Après lui avoir dit tout ce que sa passion lui mit à la bouche et lui avoir supplié de ne pas refuser son alliance, il lui offrit les riches présents qu'il avait apportés pour achever de la convaincre. Mais Agnès, fiancée à Jésus lui répondit avec une fermeté toute chrétienne :

« Retire-toi, tison d'enfer, aiguillon de péché, pierre de scandale et appât de mort ! Ne pense pas que je sois jamais infidèle à mon Divin Epoux, à qui je me suis tellement unie, que mon âme ne vit que de son amour. Ne flatte pas non plus ta pensée qu'il y ait quelque mérite en toi qui te puisse justement faire prétendre à être son, rival; car il possède six qualités qui le rendent incomparable et uniquement digne d'amour; il est noble, il est beau, il est sage, il est riche, il est bon, il est puissant. Si tu veux avoir son extraction, il reconnaît un Dieu pour son Père, qui l'a produit sans mère, et la Mère qui l'a mis au monde n'a pas moins été Vierge pour avoir eu ce Fils. Il est si beau, que sa splendeur surpasse la clarté du soleil et de tous les astres, et que les deux mêmes sont ravis dans l'admiration de sa beauté, et disent, dans leur langage, qu'ils ne sont que ténèbres à son égard. Il est si sage et m'a tellement captivée de son amour, que je ne puis penser à d'autre qu'à lui. Et maintenant, que je parle de son excellence, je sens un si grand plaisir que, quoique je t'aie en horreur, je suis bien aise de te voir pour te le pouvoir dire. Il est si riche qu'il m'a donné un trésor qui vaut mieux que tout l'empire romain, et que personne ne le voit qui ne soit comblé de richesses. Que te dirai-je de sa bonté qui n'a point de mesure ! Pour la faire paraître avec plus d'éclat, il m'a marquée de son Sang. Il m'a donné sa foi et sa parole qu'il ne m'abandonne jamais. Il m'a prise pour son épouse, il m'a donné de belles robes et des joyaux d'un prix inestimable. Il est si puissant qu'il ne peut-être vaincu par toutes les forces du ciel et de la terre. Les malades sont guéris par le parfum céleste qui s'échappe de sa personne, et les morts reviennent en vie par l'éclat de sa voix. C'est pourquoi je suis toute à lui. Je l'aime plus que mon âme et que ma vie même, et je serais très heureuse de pouvoir mourir pour lui. Quand je l'aime, je suis chaste ; quand je m'approche de lui, je suis pure, et quand je l'embrasse, je suie vierge. Cela étant ainsi, vois si je puis l'abandonner dans l'espoir de quelques récompenses ou par la crainte de quelques peines ».

Ainsi devraient parler toutes celles qui, se sachant appelées par une vocation toute divine à un état plus parfait, sont cependant encore exposées aux dangers et aux illusions du monde.

 

Elle est condamnée au lieu infâme, mais elle met sa confiance en Dieu : ses cheveux croissent par miracle

 

En entendant la réponse d'Agnès, Procope crut qu'elle était éprise d'amour pour quelque autre grand seigneur, et que, étant enivrée de cette passion, elle parlait en frénétique, appelant celui qu'elle aimait son Dieu, son âme et sa vie. Et il devint si jaloux qu'il en tomba malade au lit. Le gouverneur de Rome, son père, fit venir Agnès pour lui persuader d'épouser son fils, l'assurant qu'il était le meilleur parti qu'elle pût souhaiter. Mais Agnès fût inébranlable. Elle lui dit même que pour tous les biens du monde elle ne changerait point l'Epoux qu'elle avait déjà pris. Alors il voulut savoir quel pouvait être celui qu'elle aimait tant, et quelqu'un lui dit : « Seigneur, cette fille est chrétienne ! Elle a été, dès le berceau nourrie en l'art magique, auquel s'appliquent fort les chrétiens, ainsi qu'on le voit par ce qu'ils font tous les jours. Soyez. assuré que cet Epoux dont elle parle, n'est autre que le Dieu des chrétiens ». Cette nouvelle Causa beaucoup de joie au gouverneur, car il y entrevit de suite un moyen de se venger d'Agnès. Le refus d'épouser Procope ne pouvait pas être fini ; car Agnès était noble ; mais elle était chrétienne, et ce nom pouvait servir à Symphrone pour la faire souffrir.

Il la fit donc comparaître de nouveau devant son tribunal, où il voulut d'abord la gagner par de belles et de douces paroles. Et, comme il vit que les promesses ne pouvaient pas détacher le cœur d'Agnès de son Divin Epoux, il prit le ton de la menace et lui dit: « Marie-toi, ô Agnès, ou, si tu veux être vierge, sacrifie à la déesse Vesta et sers-la toute ta vie comme le font toute les autres filles romaines, sinon je te châtierai comme tu le mérites et te ferai conduire en un lieu où tu souffriras toutes sortes d'indignités, sans pouvoir te retirer des mains de ceux qui te tiendront une fois ». La sainte fille lui répondit: « Ne vous échauffez pas d'avantage, ô gouverneur; car il n'y a rien au monde capable de me faire quitter l'Epoux que j'ai choisi. Je refuse le mariage de votre fils, et je ne me laisserai pas abuser jusqu'au point d'adorer des statues insensibles, qui n'ont ni oreilles, ni langue, ni vie. Vous me menacez de me faire traîner en un lieu infâme, pour y exposer ma pureté; c'est ce que je ne crains pas; parce que j'ai avec moi l'un des innombrables serviteurs de mon Epoux, un ange par qui je suis gardée et qui prendra merveilleusement ma défense. Et mon Seigneur Jésus, que vous ne connaissez pas, m'environne de toutes parts, comme un mur, que l'on ne saurait forcer ».

Cette réponse mit l'inique juge en une telle fureur qu'il ordonna qu'Agnès fût dépouillée de tous ses vêtements et traînée toute nue jusqu'au lieu infâme, auquel il l'aurait destinée. Il voulut de plus qu'une trompette allât devant elle, criant que c'était Agnès, la sorcière, la chrétienne, que le gouverneur avait condamnée aux maisons d'infâmie pour avoir blasphémé contre les dieux, afin que ceux qui en voudraient abuser puissent y aller librement. C'était ainsi que les païens vengeaient leurs dieux, faisant voir par là que ces dieux étaient impurs et malhonnêtes. Or, les filles et les femmes chrétiennes estimaient ce supplice plus horrible que les autres tourments et la mort même; car elles aimaient mieux, dans leur estime de la sainte vertu, être exposées aux griffes des lions qu'à des regards et à des mains impudiques. Dieu, cependant, souffrait cette impiété pour faire triompher les âmes pures, qui ne sont jamais abandonnées dans les tentations, si elles prient, et pour faire éclater sa Miséricorde sur elle. Des bourreaux donc se jetèrent sur Agnès et la dépouillèrent de ses vêtements; mais en un instant, ses cheveux grandirent par miracle, en si grande quantité qu'elle en eut assez pour cacher tous ses membres. De sorte que son corps ne pût être vu, ni servir de spectacle aux yeux sensuels de ses bourreaux. Lorsqu'elle fut contrainte d'entrer dans le lieu infâme, elle y trouva un ange pour la défendre et une robe plus blanche que la neige pour la couvrir, et même le lieu fut éclairé d'une brillante lumière. De quoi la sainte fille étant toute consolée et transportée de l'amour de son chaste Epoux, elle se mit en prière pour rendre grâce à celui qui avait fait tant de prodiges pour la sauver.

 

Un Ange la défend dans le lieu infâme et la venge de Procope

 

Défendue par un ange et par une clarté céleste, la chasteté d'Agnès ne fut point souillée, elle conserva intact et intègre son corps, son esprit et son cœur. De jeunes hommes lascifs entrèrent, il est vrai, dans la chambre où elle était enfermée; mais, tout étonnés de ce qu'ils voyaient, ils en sortaient chastes et convertis. Cependant Procope, plus impur et plus audacieux que les autres, voulut accomplir son abominable dessein. Il entra dans la chambre, et, sans voir ce qu'il y avait d'admirable, il voulut attaquer Agnès et lui faire violence. Mais Agnès fit une prompte et fervente prière, et l'Ange qui la gardait, frappant Procope au cœur, le renversa raide mort. Le bruit s'en répandit aussitôt dans toute la ville, et Symphrone au désespoir accourut au lieu où gisait le corps de son fils. Le voyant sans vie, il adressa la parole à Agnès avec rage et fureur. Il l'appela sorcière et enchanteresse, furie sortie des enfers, monstre né pour la désolation de ses jours, lui demandant avec imprécations pourquoi elle lui avait ravi son fils, comme si celui qui fait un tel outrage ne méritait pas la mort.

Agnès reçut ces injures avec douceur et répondit avec calme et réserve: « Je n'ai point ôté la vie à votre fils ; son effronterie et sa témérité ont seules causé sa mort. Ceux qui sont entrés ici avant lui en sont sortis librement, parce que, voyant cette chambre pleine de clarté, ils ont rendu au grand Roi du Ciel, l'honneur qui lui est dû. Ils ont su que, quand j'ai été dépouillée, il m'a revêtue; que, quand j'ai été seule et abandonnée, il m'a préservée de mes persécuteurs, et qu'il a conservé ma virginité, que je lui ai consacrée dès le berceau. Mais votre fils, transporté de fureur, sans avoir de respect pour mon Dieu, a voulu me souiller. C'est pourquoi l'Ange qui me garde la fait mourir misérablement ». Le démon le cède donc aux fidèles serviteurs de Dieu, puisqu'il a été vaincu par une jeune fille de treize ans, abandonnée de la terre et soutenue seulement par son courage et par la grâce; puisque, au milieu d'un abîme de corruption, la virginité a trouvé un asile sûr, et que ce lieu infâme est devenu un paradis de chastes plaisirs, un séjour angélique, un temple du vrai Dieu. Oui ! une église bâtie dans ce lieu perpétue encore le souvenir de l'illustre victoire remportée par une jeune vierge chrétienne.

 

Elle ressuscite Procope

 

Alors, le gouverneur lui dit d'une voix plus modérée: « Je te prie donc de rendre la vie à mon fils, afin que chacun connaisse que tu ne la lui as pas ôtée par des charmes et des magies ». La sainte lui répondit: « Sans doute que votre aveuglement vous rend indigne de cette faveur; mais, afin que la gloire de mon Epoux en soit mieux reconnue, et que toute la ville de Rome sache le bonheur de ceux qui le servent avec fidélité, sortez de cette chambre, vous et votre suite, tandis que je ferai ma prière pouf obtenir de lui ce que vous demandez ». Symphrone étant sorti, Agnès se jeta à terre, et, les joues baignées de larmes, elle pria son Bien-Aimé de rendre la vie à Procope. Pendant qu'elle priait, un Ange descendit du Ciel et ressuscita le jeune homme, qui, sortant aussitôt de la maison, se mit à crier: « Il n'est point d'autre Dieu au ciel, ni sur la terre, en la mer, ni dans les abîmes, que le Dieu adoré par les chrétiens. Lui seul doit être adoré. Les idoles ne sont que des esprits trompeurs, qui nous abusent pour nous traîner en enfer ». Mais à ses discours les pontifes idolâtres s'écrièrent: « Que la chrétienne meure! » Et le gouverneur qui avait vu de si grandes merveilles et qui tenait maintenant Agnès en haute estime, eût bien voulu la sauver. Cependant, à la manière des juges timides et lâches, qui, connaissant la vérité, n'osent pas la défendre, il céda à la fureur populaire et à la peur. Il se retira, en simulant la pitié, et chargea son lieutenant Aspase d'expédier cette cause.

 

Le feu l'épargne mais le bourreau l'immole

 

Aspase fit comparaître Agnès, puis, ayant fait allumer un grand feu, il la fit jeter dedans. Mais Dieu ne permit pas que celle qui n'avait jamais été brûlée par le feu de la concupiscence fut consumée par le feu matériel. Les flammes se divisèrent, laissant Agnès saine et sauve, et, tournant leur fureur contre les idoles, elles en réduisirent plusieurs en cendres. Pour Agnès, toute pénétrée de reconnaissance et de joie, elle se tourna vers son Divin Epoux et lui dit: « Mon Dieu! je loue et glorifie votre Saint nom de ce que, par la vertu de Jésus-Christ votre Fils unique, j'ai vaincu la violence des tyrans et passé par le chemin de l'impureté sans être souillée. Pour comble de merveilles, je vois que votre Ange adoucit l'ardeur de ce feu, et que les bourreaux, qui me tourmentent, éprouvent eux-mêmes la violence de cet élément. Béni soit votre saint nom, ô Seigneur, puisque je vois déjà ce que je désirais, je jouis de ce que j'espérais, je tiens entre mes bras ce que j'aimais. Mon cœur, ma langue, mes entrailles, mon âme vous louent vous glorifient. Je vais à vous, ô vrai Dieu éternel, qui régnez avec votre Fils unique Jésus Christ dans les siècles des siècles ».

A peine eût-elle achevé sa prière que le feu s'éteignit au point de ne pas même laisser de vestiges. Néanmoins, Aspase, pour apaiser le tumulte populaire, lui fit donner un coup d'épée dans la gorge (Que l'infidélité et le péché rendent cruel!) Il sortit de cette plaie une telle abondance de sang que le corps de la vierge en fut tout inondé. Quand le bourreau leva l'épée pour la frapper, il trembla et changea de couleur, comme s'il eût été lui-même condamné à mort, tandis qu'Agnès attendit le coup avec calme et résignation. Elle dit même au bourreau: « Que fais-tu ? Qu'attends-tu ? qui te retient ? Fais mourir ce corps qui peut être vu des yeux des hommes, dont je ne veux pas être regardée, et que mon âme aille rejoindre mon Dieu! Que ce Seigneur, qui m'a élue pour son épouse et auquel je veux plaire, me veuille, par sa bonté, recevoir entre ses bras! » C'est ainsi que, le 21 janvier 305, au sein des plus grandes tribulations, elle remporta la double couronne du martyre et de la virginité. « Avant de recevoir le coup, dit Saint Ambroise, elle s'enferme de ses vêtements. Elle est morte et sa pudeur veille encore. Elle est tombée à genoux, et sa main voile son visage ». Son âme environnée de lumière s'élança comme une colombe à travers les airs, et un groupe d'anges l'accompagna dans ce sentier lumineux. O Vierge bienheureuse, noble habitante des Cieux, Priez pour nous !

 

Sa sépulture et le martyre de Sainte Emérentienne

 

Les chrétiens déposèrent le chaste corps d'Agnès dans une terre de l'un de ses parents, au-delà de la porte de Numa, aujourd'hui sainte Agnès extra muros (Hors des Murs), non avec des pleurs et des sanglots, mais avec une grande allégresse et une grande dévotion. Les gentils en furent indignés. Ils se jetèrent sur les chrétiens, qu'ils maltraitèrent, entre autres une sœur de lait et compagne d'Agnès, Sainte Emérentienne, jeune vierge, qui, n'étant encore que catéchumène, fut martyrisée et baptisée ainsi dans son sang. Son corps fut placé auprès de celui d'Agnès, et l'église célèbre sa fête le 23 janvier, qui fut aussi le jour de son martyre. Pour permettre aux chrétiens d'aller honorer le sépulcre d'Agnès et de l'invoquer plus efficacement, Dieu épouvanta les infidèles par des tremblements de terre, par des éclairs, et par des tonnerres, qui, tombant sur eux, en firent mourir plusieurs et mirent les autres en fuite; en sorte que les fidèles demeurèrent maîtres de la place. Quant aux parents de la sainte, ils ne cessèrent, ni nuit ni jour, de faire leur dévotion en ce lieu. C'était une consolation pour eux.

 

Elle apparaît à ses parents et à Sainte Constance

 

Huit jours après le martyre d'Agnès, ses parents en prières sur son tombeau virent une grande multitude de vierges parées de robes de drap d'or recouvertes de pierres précieuses couronnées de guirlandes, de perles et de beaux diamants. Au milieu d'elles s'avançait Sainte Agnès triomphante et glorieuse, avec un agneau plus blanc que la neige sur son bras. La Sainte s'arrêta et pria ses compagnes de s'arrêter aussi ; puis, se tournant vers ses parents, elle leur dit : « Mes chers parents, ne me pleurez plus comme morte, réjouissez-vous plutôt avec moi de ce que j'ai acquis dans le Ciel la couronne de gloire en une si sainte compagnie, et ce que je possède celui, que vivant sur la terre j'aimais de tout mon cœur et de toute mon âme ». Ensuite elle se tut et passa outre avec le choeur de vierge dont elle était accompagnée. Cette révélation fut si célèbre que toute la ville en fut informée. L'Eglise en fait mémoire par une fête particulière, qui se célèbre le 28 janvier, et que l'on appelle Sainte Agnès Secundo.

Quelques années plus tard, Constance, fille de l'empereur Constantin, couverte de plaies des pieds jusqu'à la tête, ayant entendu parler de cette vision par ceux même qui l'avaient vue, voulut prier elle aussi au Sépulcre de la Sainte pour y être guérie. Et là, bien qu'elle ne fût pas encore Chrétienne, elle la pria avec beaucoup de confiance et de ferveur de lui obtenir sa guérison. Elle venait à peine de commencer à prier lorsqu'elle fut surprise par un doux sommeil. Pendant ce repos, la Bienheureuse Agnès lui apparut et lui dit : « Constance ! N'oubliez pas votre nom, embrassez immédiatement la Foi de Jésus-Christ par qui toute vos plaies seront dès ce moment parfaitement guéries. Vous ne sentirez plus la mauvaise odeur de votre corps, la douleur de vos plaies de nous tourmentera plus, et vous serez délivrée de la crainte d'autres nouvelles maladies. Souvenez-vous de ce que vous étiez et de ce que vous êtes maintenant: reconnaissez Notre Seigneur Jésus-Christ et remerciez-le de ses bienfaits ». Constance, à ces paroles, s'éveilla et se trouva parfaitement guérie. En reconnaissance de ce bienfait, elle fit faire un superbe sépulcre pour les ornemente de la Sainte, et bâtir une magnifique église, pour lui rendre les honneurs dues à ses mérites, et oh le peuple accourt toujours depuis en grand nombre. Même elle voulut suivre l'exemple de Sainte Agnès et demeurer toujours vierge. De concert avec plusieurs autres jeunes filles, elle fit profession de l'angélique vertu et reçoit aujourd'hui au Ciel la récompense de son sacrifice.

 

Bénédiction de deux agneaux le jour de la fête de Sainte Agnès, manières de la représenter

 

A l'église, où furent déposées les reliques de sainte Agnès, et qui fut bâtie par Constance, s'appelle aujourd'hui Sainte Agnès extra muros et elle est un titre de Cardinal. Chaque année il s'y fait une gracieuse et touchante cérémonie. A la fête de sainte Agnès, l'abbé de Saint Pierre-aux-Liens y bénit deux agneaux blancs à la grand'messe, après laquelle on les porte au Pape, qui leur donne aussi sa bénédiction. Ils sont ensuite portés dans un monastère de religieuses qui les élèvent avec soin. La laine de ces petits agneaux sert à tisser les Palliums, que le Pape envoie, comme signe de puissance et de juridiction, à tous les archevêques du monde catholique. Ainsi cet ornement de laine blanche que, à certaines grandes fêtes, ces prélats doivent porter sur leurs épaules à l'instar du Bon Pasteur qui porte sa brebis, et que le Pape prend sur l'autel même de Saint Pierre, va porter jusqu'aux extrémités du monde, dans une union symbolique, le sentiment de la puissance suprême de Pierre et celui de la douceur virginale d'Agnès.

On représente Sainte Agnès de différentes manières: 1° debout avec un diadème sur la tête et un livre à la main. A ses pieds sont un glaive et la flamme d'un bûcher qui indiquent les deux genres de tourmente qu'elle eut à souffrir. Vêtements riches ; 2° debout tenant une couronne; 3° A genoux et tenant un petit agneau sur un livre; 4° A genoux et près d'elle un agneau; 5° tenant une branche de lys; 6° défendue par un Ange dans le lieu publia, où elle a été exposée. L'ange frappe un jeune homme de mort; 7° recouverte de sa chevelure comme d'un manteau ; 8° brûlée vive; 9° enfin, à Notre-Dame de lourdes de Montréal, on voit une magnifique statue de la Sainte de trois pieds de hauteur. Sainte Agnès y est debout. Elle porte une robe de drap d'or recouverte d'un manteau empourpré de sang. Sur son bras gauche, dont la main est cachée dans les replis de son manteau, elle porte un petit agneau plus blanc que la neige, et, dans la main droite, la palme de son martyre. Ses longs cheveux ondulés, flottant sur ses épaules, rappellent le miracle dont nous avons parlé, et la tête élevée et radieuse de la Sainte ainsi que ses regard, perdus dans les cieux expriment un bonheur ineffable. Sur sa tête, une couronne de lys et de roses rappellent à la fois sa pureté virginale et son martyre. Enfin, on invoque Sainte Agnès contre les périls de la mer. Et son nom, étant au canon de la Sainte Messe, elle y est tous les jours invoquée par le Prêtre au nom de toute l'église.

 Sainte Agnès, priez pour nous.

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Neuvaine préparatoire à la Fête de Sainte Agnès

 

Premier jour

Vocation de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès était noble, riche et belle. Le fils du gouverneur lui demandait sa main. Elle aurait pu devenir l'une des plus grandes dames, de la ville de Rome. Maie elle méprisa tous ces avantages terrestres. Elle se sentait appelée à une vie plus parfaite. Une voix intérieure lui disait dans l'âme que le baptême est le plus grand titre de noblesse, que la grâce sanctifiante est le plus riche trésor et que Notre Seigneur Jésus-Christ chérit surtout les âmes virginales. Elle eût le courage de suivre cette inspiration, et se donna à son Dieu par le vœu de chasteté qu'elle fit au berceau. Elle dit à Procope : « Retire-toi, appât de mort, parce que je suis engagée à un autre amant ».

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.

Mère du Christ, priez pour nous.

Mère de la divine grâce, priez pour nous.

Mère très pure, priez pour nous.

Mère très chaste, priez pour nous.

Mère toujours vierge, priez pour nous.

Mère sans tache, priez pour nous.

Mère aimable, priez pour nous.

Mère admirable, priez pour nous.

Mère du bon conseil, priez pour nous.

Mère du Créateur, priez pour nous.

Mère du Sauveur, priez pour nous.

Vierge très prudente, priez pour nous.

Vierge vénérable, priez pour nous.

Vierge digne de louange, priez pour nous.

Vierge puissante, priez pour nous.

Vierge clémente, priez pour nous.

Vierge fidèle, priez pour nous.

Miroir de justice, priez pour nous.

Trône de la sagesse, priez pour nous.

Cause de notre joie, priez pour nous.

Vase spirituel, priez pour nous.

Vase d'honneur, priez pour nous.

Vase insigne de la dévotion, priez pour nous.

Rose mystique, priez pour nous.

Tour de David, priez pour nous.

Tour d'ivoire, priez pour nous.

Maison d'or, priez pour nous.

Arche d'alliance, priez pour nous.

Porte du ciel, priez pour nous.

Étoile du matin, priez pour nous.

Salut des infirmes, priez pour nous.

Refuge des pécheurs, priez pour nous.

Consolatrice des affligés, priez pour nous.

Secours des Chrétiens, priez pour nous.

Reine des Anges, priez pour nous.

Reine des Patriarches, priez pour nous.

Reine des Prophètes, priez pour nous.

Reine des Apôtres, priez pour nous.

Reine des Martyrs, priez pour nous.

Reine des Confesseurs, priez pour nous.

Reine des Vierges, priez pour nous.

Reine de tous les Saints, priez pour nous.

Reine conçue sans le péché originel, priez pour nous.

Reine élevée au ciel, priez pour nous.

Reine du Très saint Rosaire, priez pour nous.

Reine de la Paix, priez pour nous.

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

V/. Vous êtes devenue Mère, ô Vierge Sainte, vous êtes demeurée sans tâche,

R/. Mère de Dieu, intercédez pour nous.

 

Prions : O Dieu, qui en rendant féconde la Virginité de la Bienheureuse Marie, avez assuré au genre humain le salut éternel, faites-nous éprouver, s'il vous plaît, combien est puissante auprès de vous l'intercession de celle par laquelle nous avons reçu l'auteur de la vie, notre Seigneur Jésus Christ votre Fils. Ainsi soit-il.

 

Réciter ensuite 3 je Vous salue Marie, 3 fois l'invocation : « O Marie, conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous ». Et 3 fois l'invocation : « Sainte Agnès, priez pour nous ».

 

Deuxième jour

Fidélité de sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, s'étant fiancée à Notre Seigneur Jésus-Christ, eût beaucoup à combattre pour lui demeurer fidèle. Procope, ses amis, son père firent des instances pour détacher son cœur de son Divin Epoux. On lui fit promesses et menaces. Mais, se rappelant son vœu et le bonheur qu'elle en éprouvait, elle répondit: « Jésus a entouré ma main droite et mon cou de pierres précieuses, il a mis à mes oreilles des boucles d'un prix inestimable ». Lui seul possédera ma main, son joug seul reposera sur mes épaules, et mes oreilles n'aimeront que sa voix.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Troisième jour

Constance de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, s'étant fiancée à Notre Seigneur Jésus-Christ, eût beaucoup à souffrir pour lui conserver son corps, son esprit et son cœur. Elle fut citée devant les tribunaux, menacée, dépouillée, traînée en un lieu infâme, jetée dans le feu, égorgée et tuée. Mais, se rappelant son vœu, elle dit : « Il a posé un signe sur ma figure, afin que je n'aie jamais d'autre amant que Lui ». Jamais mon visage ne servira à m'attirer d'autres regards. Je n'aimerai que lui.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Quatrième jour

Pureté de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès avait fait vœu de chasteté, dès son berceau. Elle avait promis à son Divin Epoux de n'avoir jamais de pensée et désir que pour lui et de ne faire jamais que des actions capables de lui paire. Et voilà, que malgré sa modestie, des bourreaux lui enlèvent ses vêtements. Dieu, qui voit sa honte et sa peine, fait en un instant croître ses longs cheveux et lui envoie son Ange pour la garder, et sa lumière pour l'éclairer. Et elle s'écrie dans sa reconnaissance : « Le Seigneur m'a revêtue d'un manteau brodé d'or, il m'a parée de joyaux magnifiques ». Toujours je m'environnerai de son amour et n'aimerai que lui.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Cinquième jour

Piété de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, étant chrétienne et fiancée au Divin époux des âmes pures, se voit en proie à la persécution la plus brutale,et abandonnée de la terre. Un juge inique veut lui faire abandonner son Dieu, lui faire adorer les fausses divinités, mais elle pense à son Ange et s'écrie: « J'adore le Christ dont la Mère est Vierge. Car, lorsque je l'aime, je suis chaste ; lorsque je le touche, je suis pure ; lorsque je l'embrasse, je suis vierge. Il m'a donné du miel et du lait et son Sang a décoré mes joues. Rien au monde ne saurait me faire quitter l'Epoux, que j'ai choisi ». Je ne savourai jamais que miel de ses délices, le lait de ses consolations.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Sixième jour

Charité de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès défendue par un Ange, voit à ses pieds le cadavre de Procope. Elle prie baignée de larmes et il est ressuscité. Elle voit ses parents éplorés sur son tombeau ; elle descend du Ciel et les console en disant : « Ne me pleurez pas, mais réjouissez-vous plutôt, j'ai acquis une couronne de gloire, je possède Celui que j'aimais de tout mon cœur ». Constance l'invoque dans ses souffrances et elle est guérie. Agnès a gardé sa Foi a son Jésus seul, à Lui seul elle s'est donnée entièrement.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Septième jour

Courage de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, âgée de treize ans, abandonnée de la terre, mais plaçant toute sa confiance en son Divin Epoux, refuse la main d'un prince, résiste au gouverneur, confond Aspase et défie le bourreau. Jésus était sa force, son ange l'aidait, et elle, dans le transport de son allégresse, elle disait : « Quand j'ai été dépouillée, il m'a revêtue ; quand j'ai été seule et abandonnée, il m'a conservée ».

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Huitième jour

Prédication de sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, fiancée à Notre Seigneur Jésus Christ, lui amène encore Emérentienne et d'autres épouses virginales. Elle apprend à Procope qu'il est noble, qu'il est beau, qu'il est sage, qu'il est riche, qu'a est bon, qu'il est puissant Et elle dit à Constance. « N'oubliez pas votre vœu, embrassez constamment la Foi de Jésus-Christ, par qui tontes vos plaies seront à l'instant parfaitement guéries, à qui je suis fiancé et que les Anges servent, et dont la lune et le soleil admirent la beauté.

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge

 

Neuvième jour

Gloire de Sainte Agnès

 

La Bienheureuse Agnès, fiancée à Notre Seigneur Jésus-Christ, persécutée par les bourreaux, mais défendue de leurs mains impures, et gardée par les Anges, monte au Ciel escortée d'esprits glorieux. Elle revient avec un choeur de Vierges richement parées et dit: « Mon seigneur Jésus-Christ m'a gagée de son anneau, et comme une épouse il m'a couronnée. réjouissez-vous avec moi; car je vois ce que j'ai désiré: je tiens ce que j'ai espéré; je suis unie dans les Cieux à celui que sur la terre j'ai tant aimé ».

 

Et aujourd'hui heureuse avec son Divin Epoux, elle chante à Jésus l'Hymne des vierges que nous dirons avec elle:

 

O Jésus, couronne des Vierges, conçu par cette mère qui seule enfanta sans cesser d'être vierge, écoutez avec bonté nos soupirs. Vous qui marchez parmi les lys, environné des choeurs des Vierges, époux éclatant de gloire, et qui récompensez vos épouses, Les vierges vous suivent partout où vous allez; elles vous accompagnent en chantant vos louanges et en faisant entendre de mélodieux accords. Nous vous supplions humblement de donner à nos sens la vertu d'ignorer toujours ce qui peut blesser et corrompre la sainte pureté.

 

Puissance, honneur, louange, gloire à Dieu le Père, et au Fils, et au Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Parée de votre gloire et de votre beauté.

Apprêtez-vous à combattre, à vaincre et a régner.

 

Priez pour nous, sainte Agnès,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

 

Dieu tout puissant et éternel, qui vous servez, de la faiblesse des petits pour confondre la force des grands: soyez-nous propice et permettez que, célébrant la fête de la bienheureuse Agnès, votre vierge et votre martyre, nous sentions sa protection auprès de vous. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Et à Marie, Reine des vierges, nous dirons avec sainte Agnès les Litanies de la Sainte Vierge


Biographie et Neuvaine extraites de "Petite vie de Sainte Agnès, Vierge et Martyre", Abbé Moreau, Imprimerie de l'Institution des Sourds Muets, Montréal, 1886

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