
Consécration
à la Sainte Trinité par la Sainte Famille
Communion
Marie Reine des Familles
Sixième
jour
Consécration
de notre identité spirituelle
Notre
paternité se se borne pas à être des géniteurs et des éducateurs,
nous devons également, au sein de la famille, être des pères
spirituels. Cela est possible par exemple, la prière et la parole.
Thérèse, en regardant son père vivre et prier a su ce qu'était la
sainteté. Le père est le liturge de la famille: Saint Joseph
conduisait quotidiennement la prière familiale, Jésus le voyait
prier à la synagogue toutes les semaines, et au Temple au moins
trois fois par an, pour les fêtes de pèlerinage. Monsieur Martin a
enseigné par son exemple, ce qu'est la Charité Chrétienne,
l'accueil du pauvre, le sens de la justice et de la miséricorde. Ses
paroles ont été des occasions de cheminement spirituel. Il a
enseigné également ce qu'est l'oblativité, le don de soi
désintéressé en donnant ses cinq filles à l'Eglise, renonçant
ainsi à toute descendance humaine. Le père est également le
transmetteur de la Parole de Dieu. Comme ce point est oublié alors
que nous trouvons aujourd'hui des missels comme Ephata qui permettent
au père de lire la Parole en famille et d'initier un commentaire!
« Le père en tant qu'il est géniteur (la semence de l'homme
se dit zarakh, d'une racine qui signifie souvenir – mémoire, en
hébreux) mais aussi parce qu'il forme son enfant, est le
transmetteur d'un immense savoir et le cultivateur de la mémoire de
l'homme. Je suis toujours émerveillé, lorsque j'assiste au Shabbat
dans une famille juive, de ce que les enfants connaissent aussi bien
les Ecritures et les discutent. Le père de famille chante, à la
maison et à la synagogue, les prières innombrables, les psaumes,
les prophètes. Un enfant juif est frappé par la voix de son père.
Il est pour lui un modèle. Nous sommes loin du père absent de
l'Occident moderne ou l'enfant cherche en vain l'homme qui va lui
donner son identité masculine. Cette identité, elle se rencontre
dans une relation avec Dieu, au sein d'une communauté d'hommes qui
prient et s'expriment sans pudeur ». (« Joseph, un père
pour le nouveau millénaire », Frère Ephraïm).

Antienne
C'est
pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute
paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom. (Ephésiens 3:
14-15).

Parole
de Dieu
Le
Père est le gardien des commandements de Dieu, de la loi divine. Il
est invité à une pratique permanente de la présence à Dieu. Il
enseigne par l'exemple et la parole en toutes circonstances, qu'il se
lève ou qu'il se couche, qu'il reste à la maison ou qu'il voyage.
Deutéronome
6: 1-12
Voici
les commandements, les lois et les ordonnances que l'Éternel, votre
Dieu, a commandé de vous enseigner, afin que vous les mettiez en
pratique dans le pays dont vous allez prendre possession; afin que tu
craignes l'Éternel, ton Dieu, en observant, tous les jours de ta
vie, toi, ton fils, et le fils de ton fils, toutes ses lois et tous
ses commandements que je te prescris, et afin que tes jours soient
prolongés. Tu les écouteras donc, Israël, et tu auras soin de les
mettre en pratique, afin que tu sois heureux et que vous multipliiez
beaucoup, comme te l'a dit l'Éternel, le Dieu de tes pères, en te
promettant un pays où coulent le lait et le miel. Écoute, Israël!
l'Éternel, notre Dieu, est le seul Éternel. Tu aimeras l'Éternel,
ton Dieu, de tout ton coeur, de toute ton âme et de toute ta force.
Et ces commandements, que je te donne aujourd'hui, seront dans ton
coeur. Tu les inculqueras à tes enfants, et tu en parleras quand tu
seras dans ta maison, quand tu iras en voyage, quand tu te coucheras
et quand tu te lèveras. Tu les lieras comme un signe sur tes mains,
et ils seront comme des fronteaux entre tes yeux. Tu les écriras sur
les poteaux de ta maison et sur tes portes. L'Éternel, ton Dieu, te
fera entrer dans le pays qu'il a juré à tes pères, à Abraham, à
Isaac et à Jacob, de te donner. Tu posséderas de grandes et bonnes
villes que tu n'as point bâties, des maisons qui sont pleines de
toutes sortes de biens et que tu n'as point remplies, des citernes
creusées que tu n'as point creusées, des vignes et des oliviers que
tu n'as point plantés. Lorsque tu mangeras et te rassasieras,
garde-toi d'oublier l'Éternel, qui t'a fait sortir du pays d'Égypte,
de la maison de servitude.
C'est
pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute
paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom.

L'enseignement
de l'Eglise
« Si,
en donnant la vie, les parents prennent part à l'œuvre créatrice
de Dieu, par l'éducation ils prennent part à sa pédagogie à la
fois paternelle et maternelle. La paternité divine, suivant saint
Paul, constitue l'origine et le modèle de toute paternité et de
toute maternité dans le cosmos (cf. Ep 3, 14-15), en particulier de
la maternité et de la paternité humaines. Sur la pédagogie divine,
nous avons été pleinement enseignés par le Verbe éternel du Père
qui, en s'incarnant, a révélé à l'homme la dimension véritable
et intégrale de son humanité, la filiation divine. Il nous ainsi
révélé également ce qu'est le véritable sens de l'éducation de
l'homme. Par le Christ, toute éducation, dans la famille et
ailleurs, entre dans la dimension salvifique de la pédagogie divine,
destinée aux hommes et aux familles, et culminant dans le mystère
pascal de la mort et de la résurrection du Seigneur. Toute démarche
d'éducation chrétienne, qui est toujours en même temps une
éducation à la plénitude de l'humanité, part de ce « cœur » de
notre rédemption ». (Jean Paul II, « Lettre aux
Familles », § 16)
« L'éclipse
du sens de Dieu et de l'homme conduit inévitablement au matérialisme
pratique qui fait se répandre l'individualisme, l'utilitarisme et
l'hédonisme. Là encore, on constate la valeur permanente de ce
qu'écrit l'Apôtre: « Comme ils n'ont pas jugé bon de garder la
vraie connaissance de Dieu, Dieu les a livrés à leur esprit sans
jugement, pour faire ce qui ne convient pas » (Rm 1, 28). C'est
ainsi que les valeurs de l'être sont remplacées par celles de
l'avoir. La seule fin qui compte est la recherche du bien-être
matériel personnel. La prétendue « qualité de la vie » se
comprend essentiellement ou exclusivement comme l'efficacité
économique, la consommation désordonnée, la beauté et la
jouissance de la vie physique, en oubliant les dimensions les plus
profondes de l'existence, d'ordre relationnel, spirituel et
religieux ». (Jean Paul II, Evangelium Vitae, § 23).
C'est
pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute
paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom.

L'exemple
de la Famille Martin
« Quand
le prédicateur parlait de Sainte Thérèse, papa se penchait et me
disais tout bas: « écoute bien, ma petite reine, on parle de
ta sainte Patronne. « J'écoutais bien en effet, mais je
regardais papa plus souvent que le prédicateur, sa belle figure me
disais tant de choses! Parfois ses yeux se remplissaient de larmes
qu'il s'efforçait en vain de retenir, il semblait déjà ne plus
tenir à la terre, tant son âme aimait à se plonger dans les
vérités éternelles » (Manuscrit A, folio 17). « De sa
belle voix, il chantait des airs remplissant l'âme de pensées
profondes, ou bien nous berçant doucement il récitait des poésies
empreintes des vérités éternelles. Ensuite nous montions pour
faire la prière en commun et la petite reine était toute seule
auprès de son Roi, n'ayant qu'à le regarder pour savoir comment
prient les Saints ». (Manuscrit A, folio 18).
C'est
pourquoi je fléchis les genoux en présence du Père de qui toute
paternité, au Ciel et sur la terre, tire son nom.

Prière
consécratoire
Très
Sainte Vierge Marie, Vous qui avez vu prier Saint Joseph, je Vous
remets ma honte de prier en public ou en présence de ma famille.
Obtenez-moi l'esprit de force qui me donnera le courage de ne pas
rougir du Nom de Jésus devant les hommes, afin que je devienne un
modèle de piété pour mes enfants. Je Vous consacre mes lèvres
pour qu'elles chantent la louange de Dieu, mes mains pour qu'elles
s'élèvent dans la prière, ma voix pour qu'elle enseigne et
reprennent en toute circonstance. Que l'Esprit ranime en moi la grâce
de mon baptême pour que je sois pleinement prêtre, prophète et
roi.

Exercice
Méditez
les strophes d'un poème que Thérèse, enfant, a écrit à son père,
à l'occasion de sa fête, le 25 août 1885:
Je
suis une timide aurore
un
modeste bouton de fleur.
Le
rayon qui me fait éclore,
Cher
petit Papa, c'est ton cœur!
En
grandissant je vois ton âme
Toute
pleine du Dieu d'Amour,
Cet
exemple béni m'enflamme
Et
je veux te suivre à mon tour.
Je
veux devenir sur la terre
Ta
joie, ta consolation.
Je
veux t'imiter, Petit Père,
Toi,
si tendre, si doux, si bon.
Imaginez
qu'un de vos enfants vous a écrit ces vers. Quel est son attente
envers vous? Comment y correpondre?
