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Images Saintes
  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 5/7

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Les sept Mercredis de Saint Joseph


Cinquième Mercredi


L’amour que Joseph eut pour Marie et pour Jésus

« Jésus partit avec eux, et vint à Nazareth et il leur était soumis. »


Méditation


Considérez d’abord l’amour que Joseph eut pour sa sainte épouse. Elle était la plus belle femme qu’il y eût jamais eue ; elle était en même temps la plus humble, la plus douce, la plus pure, la plus obéissante, et la plus avancée dans l’amour de Dieu qu’il y ait jamais eu entre tous les hommes et entre tous les anges : ainsi elle méritait tout l’amour de Joseph qui aimait tant la vertu. Ajoutez encore à cela que Joseph voyait combien il était aimé de Marie, qui bien certainement préférait dans son Cœur son époux à toutes les créatures. Il la considérait d’ailleurs comme la bien-aimée de Dieu, choisie pour être la mère de son fils unique. Or à tous ces égards, considérez quelle devait être l’affection qu’entretenait dans son cœur le juste et reconnaissant Joseph pour une épouse si aimable. Considérez en second lieu l’amour que Joseph avait pour Jésus. Lorsque Dieu choisit ce saint pour tenir lieu de père à Jésus, il dut certainement graver dans son Cœur l’amour qui convenait à un père, au père d’un fils si aimable, au père d’un enfant Dieu. Ainsi l’amour de Joseph ne fut pas un amour purement humain, comme est l’amour des autres pères, mais un amour sur-humain, qui lui faisait trouver dans la même personne et un fils et un Dieu. Joseph savait bien par la révélation certaine et divine qu’il en avait eue de l’ange, que cet enfant dont il se voyait toujours accompagné était le Verbe divin qui, pour l’amour des hommes, et en particulier de lui s’était incarné. Il savait que lui-même l’avait choisi entre tous pour être le gardien de sa vie, et voulait être appelé son fils; Or considérez quel incendie de saint amour devait s’allumer dans le cœur de Joseph quand il songeait à tout cela, et quand il voyait son divin maître le servir comme un apprenti : tantôt ouvrir, tantôt fermer la boutique, tantôt l’aider à couper le bois, ou manier le rabot et la hache ; tantôt ramasser les copeaux et balayer la maison ; en un mot, lui obéir en tout ce qu’il ordonnait, et même ne faire aucune chose que sous la dépendance de l’autorité qu’il exerçait comme père. Quels sentimens affectueux devaient se réveiller dans son coeur, tandis qu’il le portait dans ses bras, le caressait et recevait les caresses que lui rendait cet aimable enfant ! Tandis qu’il recueillait de sa bouche les paroles de vie éternelle qui devenaient autant de flèches amoureuses dont son coeur était transpercé ; et particulièrement ensuite, lorsqu’il observait les saints exemples de toutes les vertus que lui donnait ce divin enfant ! La longue familiarité des personnes qui s’aiment refroidit quelquefois l’amour, parce que plus les hommes conversent longuement entre eux, plus ils connaissent les défauts les uns des autres. Il n’en était pas ainsi pour Joseph : plus il conversait avec Jésus, plus il connaissait sa sainteté. Jugez de là combien il aimait Jésus, ayant au rapport de plusieurs auteurs, joui de la compagnie de Jésus l’espace de vingt-cinq ans.


Prières


Mon saint patriarche, je me réjouis de votre bonheur et de votre élévation, vous qui avez été rendu digne de pouvoir commander comme père à celui auquel obéissent les cieux et la terre. Vous que j’invoque, puisque vous avez été servi par un Dieu, je veux moi aussi me mettre à votre service. Je veux vous servir dorénavant, vous honorer, et vous aimer comme mon Seigneur. Prenez-moi sous votre patronage, et ordonnez-moi ce qu’il vous plaira. Je sais que tout ce que vous me direz sera pour mon bien et pour la gloire de notre commun Rédempteur. Saint Joseph, priez Jésus pour moi. Certainement il ne vous refusera jamais rien après que sur la terre il a obéi à tous vos ordres. Dites-lui qu’il me pardonne les offenses qu’il a reçues de moi. Dites-lui qu’il me détache des créatures et de moi-même, qu’il m’enflamme de son saint amour, et puis qu’il fasse de moi tout ce qu’il lui plaira.


Et vous, ô Marie toute sainte, au nom de l’amour que vous porta Joseph, accueillez-moi sous votre manteau, et priez votre saint époux de m’agréer pour son serviteur. Et vous mon cher Jésus, qui pour expier mes désobéissances, voulûtes vous humilier et obéir à un homme, je vous en supplie par les mérites de l’obéissance que sur la terre vous critiquâtes à l’égard de Joseph, faites-moi la grâce d’obéir dorénavant à toutes vos divines volontés; et au nom de l’amour que vous eûtes pour Joseph, et qu’il eut pour vous, accordez-moi un grand amour envers votre bonté infinie, vous qui méritez qu’on vous aime de tout son cœur. Oubliez les outrages que je vous ai faits, et prenez pitié de moi.


Je vous aime, Jésus, mon amour; je vous aime, ô mon Dieu, et veux toujours vous aimer.


Résolution: Fuyons l'oisiveté et honorons notre vie par le travail; mais travaillons pour Dieu.

Bouquets Spirituels: « Marie chérissait son Époux plus que toutes les autres créatures ». (Saint Alphonse de Liguori) « A Joseph par Marie! »


Exemple

Le Bienheureux Hermann


Marie aima toujours particulièrement les amis de saint Joseph. Le bienheureux Hermann, de l'Ordre des prêcheurs, fut un des plus zélés pour notre saint Patriarche. Il s'appliqua à imiter sa vie cachée à Nazareth et ne passa aucun jour, en particulier le mercredi, sans faire quelque prière ou quelque œuvre de piété en son honneur. Aussi Marie le combla-t-elle de faveurs extraordinaires et de grâces de prédilection. Elle lui changea jusqu'à son nom et lui donna celui de Joseph en récompense de sa vive affection pour son chaste Époux. (L'abbé Deidier, Mois de saint Joseph à l'usage du clergé.)

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3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 4/7

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Les sept Mercredis de Saint Joseph


Quatrième mercredi


Le bonheur qu’eut le saint patriarche d’être continuellement en la compagnie de Jésus

« Il partit avec eux, et vint à Nazareth, et il leur était soumis. »


Méditation

 

Jésus, après avoir été retrouvé dans le temple par Marie et Joseph, retourna avec eux à Nazareth, et vécut avec Joseph jusqu’à sa mort, lui obéissant comme à son père. Considérez ici la sainte vie que mena depuis Joseph en la compagnie de Jésus et de Marie. Dans cette famille il n’y avait point d’autre affaire que la plus grande gloire de Dieu; point d’autre pensée ni d’autre désir que de plaire à Dieu, point d’autres discours si ce n’est de l’amour que les hommes doivent à Dieu, et de celui que Dieu porte aux hommes, surtout de celui qu’il leur a témoigné en envoyant dans ce monde son fils unique pour souffrir et terminer sa vie dans une mer de douleurs et d’ignominies, et par-là sauver le genre humain. Oh! avec quels torrents de larmes Marie et Joseph, parfaitement instruits dans les divines Écritures, devaient-ils parler de la cruelle passion et de la mort de Jésus-Christ en sa propre présence! Avec quel attendrissement devaient-ils se dire l’un à l’autre, suivant la prédiction d’Isaïe, que leur bien-aimé devait être l’homme des douleurs et des opprobres; que ses ennemis devaient tellement défigurer, que ce beau visage ne serait plus reconnaissable, qu’on devait tellement le déchirer à coups de fouets et lui meurtrir les chairs qu’il paraîtrait comme un lépreux couvert de plaies et de blessures; que leur fils chéri souffrirait tout avec patience, sans même ouvrir la bouche pour se plaindre de tant d’outrages, et comme un agneau se laisser conduire à la mort ; qu’enfin attaché à un bois infâme au milieu de deux larrons, il devait terminer sa vie dans l’excès des tourments. Or, considérez les sentiments de douleur et d’amour que de tels entretiens devaient éveiller dans le cœur de Joseph.


Prières


Mon saint patriarche, au nom de ces larmes que vous versiez en contemplant les souffrances futures de votre Jésus, obtenez-moi un tendre et continuel souvenir des tourments de mon Rédempteur. Mais aussi au nom de cette sainte flamme d’amour, que ces entretiens et ces pensées allumaient dans votre cœur, obtenez-en une étincelle à mon âme, qui par ses péchés a eu une si grande part dans la cause des tourments de Jésus.


Et vous, ô Marie, au nom de tout ce que vous souffrîtes dans Jérusalem à la vue des tourments et de la mort de votre cher fils, obtenez-moi un grande douleur de mes péchés. Et vous mon doux Jésus, qui pour l’amour de moi avez tant souffert et êtes mort, faites que je n’oublie jamais un si grand amour.


Mon Sauveur, votre mort est mon espérance. Je crois que vous êtes mort pour moi. J’espère mon salut par vos mérites. Je vous aime de tout mon cœur, je vous aime plus que toute autre chose, je vous aime plus que moi-même. Il n’est aucun mal qui me cause autant de déplaisir que de vous avoir contristé, ô mon souverain bien. je ne désire rien autre chose que de vous aimer et de vous être agréable. Assistez-moi, Seigneur, ne permettez pas que jamais je puisse me séparer de vous.


Bouquet Spirituel: « Joseph l'époux de Marie ». (Saint Matthieu 1 : 11)

Résolution: Dans nos doutes et nos difficultés, aimons à prendre conseil de personnes prudentes, et surtout de Dieu.


Exemple

La première église dédiée à saint Joseph


Le vénérable Père Pierre Cotton, célèbre orateur et fervent religieux, eut, dès le jour de son ordination, une grande dévotion pour saint Joseph. Il ne laissa jamais passer le plus court entretien sans parler de lui, ni la moindre occasion sans chercher à répandra son culte. C'est lui qui a eu l'honneur de faire ériger, près de la place Bellecour, à Lyon, la première église que la France ait consacrée au chaste l'époux de Marie. On y voyait de nombreux et riches ex-voto qui rappelaient les grâces signalées et les miracles obtenus par l'intercession de ce grand saint. Il eut le bonheur de mourir le jour de sa fête. Dans sa dernière maladie, Marie lui apparut et lui dit qu'elle venait l'aider à bien mourir, en reconnaissance de sa sincère dévotion pour son chaste époux. (L'abbé Deidier, Mois de Saint Joseph à l'usage du clergé.)

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3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 3/7

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Les sept Mercredis de Saint Joseph


Troisième mercredi


Sur la disparition de Jésus dans le Temple

« L’enfant Jésus demeura dans Jérusalem, et ses parents ne s’en aperçurent pas. »


Méditation


Le temps de partir d’Égypte étant arrivé, l’ange avertit de nouveau Joseph de s’en retourner en Judée avec l’enfant et sa mère. Saint Bonaventure considère que, dans ce retour, la peine de Joseph et de Marie fut plus grande que pour aller, parce que Jésus étant alors âgé de sept ans environ, il était trop grand pour le porter sur les bras, et il était d’ailleurs trop petit pour faire à pied un long voyage : ainsi bien souvent cet aimable enfant était obligé de s’arrêter et de se coucher à terre par l’excès de la fatigue. En outre, considérons la peine que ressentirent Joseph et Marie, après leur retour, lorsqu’ils perdirent de vue Jésus dans la visite qu’ils firent au temple. Joseph était accoutumé à la douce jouissance que lui procurait la vue et la compagnie de son bien-aimé Sauveur; or, quelle dut être ensuite sa douleur quand il s’en vit privé pendant ces trois jours, sans savoir s’il devait jamais le retrouver, et sans savoir le motif de cette disparition? ce qui fut sa peine la plus cruelle; car le saint patriarche dans sa grande humilité, craignait que peut-être pour quelque manquement de sa part, Jésus n’eût résolu de ne plus habiter dans sa maison, et ne l’estimait plus digne de sa compagnie et de l’honneur de l’assister, en ayant soin d’un si grand trésor. Pour une âme qui a mis en Dieu tout son amour, il n’y a pas de plus grande peine que de douter si on lui a déplu. Aussi, pendant ces trois jours, Marie et Joseph ne purent prendre un instant de repos ; ne cessant de pleurer, ils allaient de toute part cherchant leur bien-aimé, comme la Vierge elle-même le lui dit ensuite quand elle le retrouva dans le temple: « Mon fils, oh! quelle peine cruelle vous nous avez fait éprouver pendant ces trois jours que nous sommes allés pleurant sans cesse et vous cherchant sans que nous pussions avoir de vos nouvelles. » Considérons d’autre part la joie de Joseph, quand ensuite il eut retrouvé Jésus, et qu’il sut que la cause de sa disparition n’avait pas été quelque manquement de sa part, mais le zèle de la gloire de son Père céleste.


Prières


Mon saint patriarche, vous pleurez pour avoir perdu de vue Jésus; mais vous l’avez toujours aimé, il vous a tant aimé qu’il vous a choisi pour son père nourricier et pour le gardien de ses jours. Laissez-moi pleurer, moi qui, pour les créatures et pour suivre mes caprices, ai tant de fois abandonné et perdu de vue mon Dieu, au mépris de sa divine grâce. Ah! vous que j’invoque, par les mérites de la peine que vous éprouvâtes pour avoir perdu de vue Jésus, obtenez-moi des larmes pour pleurer sans cesse les outrages que j’ai faits à mon divin maître. Et au nom de la joie que vous ressentîtes quand vous le retrouvâtes dans le temple, obtenez-moi le bonheur de le retrouver moi aussi, lorsque par sa grâce je rentre en moi-même et de ne plus, le perdre jamais.


Et vous, ô Marie, ma mère, vous qui êtes le refuge des pécheurs, ne m’abandonnez pas, ayez pitié de moi. Si j’ai offensé votre fils, je m’en repens aujourd’hui de tout mon cœur, et je suis prêt à perdre mille fois la vie, avant que de perdre sa divine grâce. Priez-le qu’il me pardonne, et qu’il me donne la sainte persévérance.


Et vous, mon bien-aimé Jésus, si vous ne m’avez pas encore pardonné, pardonnez-moi dans ce jour. Je déteste et je hais tout ce que j’ai pu faire d’injurieux contre vous; j’en suis marri, je voudrais en mourir de douleur. Je vous aime, et parce que je vous aime, j’estime votre amour et votre grâce plus que tous les royaumes du monde. Seigneur, assistez-moi, afin que toujours je vous aime et ne vous offense plus jamais.


Bouquet Spirituel: « Notre cœur n'était-il pas tout en feu, pendant qu'il nous parlait? » (Saint Luc 24 32).

Résolution: Gardons-nous de perdre Jésus par le péché mortel; et, si ce malheur nous arrivait, ne nous donnons aucun repos avant de l'avoir retrouvé.


Exemple

Une douce conversation


On lit dans les légendes de l'Ordre de Saint-François que la vénérable Pudentienne Zagnoni, qui fut très dévote à saint Joseph,eut le bonheur devoir, au moment de sa mort, le saint s'approcher de son lit avec Jésus au bras. Elle se mit alors à parler tantôt avec saint Joseph, tantôt avec Jésus, les remerciant de cette grande faveur. Ce fut dans cette douce compagnie qu'elle rendit doucement son âme à Dieu. (Saint Alphonse De Liguori).

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3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 2/7

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Les sept Mercredis de Saint Joseph


Deuxième mercredi


Sur le voyage en Égypte

« L’ange du Seigneur apparut en songe à Joseph et lui dit : Levez-vous ; prenez l’enfant et sa mère, et fuyez en Égypte. »


Méditation


Les saints mages ayant informé Hérode que le roi des Juifs venait de naître, ce prince barbare ordonna de mettre à mort tous les enfants qui se trouvaient alors dans les environs de Bethléem. Ainsi, comme Dieu voulait pour le moment préserver son fils de la mort, il envoya un ange avertir Joseph qu’il eût à prendre l’enfant et la mère et à s’enfuir en Égypte. Considérez ici la prompte obéissance de Joseph, qui, quoique l’ange ne lui eût pas prescrit le temps du départ, n’éleva aucune difficulté, ni quant au temps, ni quant au mode d’un pareil voyage, ni quant au lieu où il pourrait s’établir en Égypte, mais se disposa sur-le-champ à partir. Ainsi, à l’instant même il en fit part à Marie, et la nuit même, comme le veut Gerson, recueillant les pauvres outils de sa profession qu’il pouvait porter, et qui devaient lui servir en Égypte pour alimenter sa pauvre famille, il se mit en chemin avec son épouse Marie. Les voilà seuls, sans guide, faisant route vers l’Égypte, c’est-à-dire entreprenant un voyage d’une longueur de quatre cent milles, à travers les montagnes, des chemins âpres et de vastes déserts. Or, quelle dut être la peine de Joseph dans ce voyage, quand il voyait souffrir ainsi sa chère épouse, peu faite à la marche, portant entre ses bras ce cher enfant que Marie et Joseph, tout en fuyant, se passaient l’un à l’autre, dans la continuelle appréhension de rencontrer à chaque pas les soldats d’Hérode, et cela par le temps le plus rigoureux de l’hiver, avec l’incommodité du vent et de la neige. De quoi pouvaient-ils se nourrir dans ce voyage, si ce n’est d’un morceau de pain qu’ils avaient emporté de la maison ou qu’ils avaient reçu en aumône? La nuit où pouvaient-ils reposer, si ce n’est dans quelque mauvaise halte, ou en rase campagne à découvert, ou tout au plus sous quelque arbre? Joseph était bien tout résigné à la volonté du Père Éternel, qui voulait que son fils commençât dès son enfance à souffrir pour expier les péchés des hommes; mais le cœur tendre et aimant de Joseph ne pouvait pas ne pas ressentir une peine bien vive en entendant Jésus pleurer à cause du froid et des autres incommodités qu’il éprouvait. Considérez enfin combien Joseph dut souffrir pendant un séjour de sept années en Égypte, au milieu d’une nation idolâtre, barbare et inconnue; puisqu’il n’avait là ni parents ni amis qui pussent l’assister. Aussi S. Bernard disait-il que pour nourrir son épouse et ce divin enfant qui pourvoit à la nourriture de tous les hommes et de tous les animaux de la terre, le saint patriarche était contraint de travailler jour et nuit.


Prière


Mon saint protecteur, au nom de celle prompte soumission que vous montrâtes toujours à la volonté de Dieu obtenez-moi de votre Jésus la grâce d’une soumission parfaite aux divins commandements. Obtenez-moi dans le voyage que fait mon âme vers l’éternité, au milieu de tant d’ennemis, la grâce de ne jamais perdre la compagnie de Jésus et de Marie, jusqu’à mon dernier soupir. Ainsi accompagné, toutes les peines de cette vie et la mort même me seront douces et agréables. ? Marie, mère de Dieu, au nom des souffrances qu’étant si jeune et si délicate, vous dûtes éprouver dans votre voyage en Égypte, obtenez-moi la force de supporter avec patience et résignation toutes les incommodités et toutes les choses fâcheuses qui m’arrivent. Et vous, mon bien-aimé Jésus, ayez pitié de moi.


O Dieu, vous l’innocence même, vous qui êtes mon Seigneur et mon Dieu, vous avez voulu dès votre enfance tant souffrir pour moi, et moi pécheur, qui tant de fois ai mérité l’enfer, comment ai-je pu être si peu résigné et si impatient quand il s’est agi de souffrir quelque chose pour vous? Seigneur, pardonnez-moi. Je veux à l’avenir supporter tout ce que vous voudrez, et dès ce moment je m’offre à porter toutes les croix que vous m’enverrez. Soutenez-moi donc par votre grâce, autrement je ne vous serai pas fidèle. Je vous aime, mon Jésus, mon trésor, mon tout, et je veux vous aimer toujours; je veux, pour vous être agréable, souffrir tout ce qu’il vous plaira.


Bouquet Spirituel: « Je fais toujours ce qui lui plaît ». (Saint Jean 8: 29)

Résolution: Regardons-nous comme des voyageurs et des étrangers sur cette terre d'exil; que chacun de nos oeuvres soit un pas nouveau vers le Ciel, notre Patrie.


Exemple

Les médailles de saint Joseph


M. l'abbé Plumier, saint prêtre du diocèse de Marseille, mort il y a peu d'années en odeur de sainteté, avait beaucoup désiré la construction d'un édifice destiné à abriter les orphelines. Enfin, le jour arriva et monseigneur Cruice vint répandre sur la première pierre de cette maison comme les prémices de ses bénédictions, en récitant les prières liturgiques. Tandis que, avec la truelle d'argent, le prélat allait sceller cette pierre objet de tant de désirs, on vit M. Plumier s'approcher de la pierre avec une émotion profonde et y verser ce que contenait sa main et qui produisit en tombant un bruit de monnaie... « Que mettez-vous donc là, monsieur l'aumônier? », lui demanda-t-on avec surprise... « Ce sont, dit-il, des médailles de Saint Joseph »; puis, avec bonhomie, il répéta: « Quand les rois font bâtir des palais, ils placent dans la pierre des monnaies frappées à leur effigie: or, faut-il bien mettre ici les médailles du Saint Patriarche, car c'est lui seul qui peut construire cette maison ! » Chacun sourit de cette naïve confiance, et, peu de jours après, les rieuses recevaient de lui, et en diverses fois, des sommes qui se sont élevées à plus de cinq mille francs, et qui ont prouvé, une fois de plus, combien il fait bon de s'abandonner au glorieux Joseph pour la réussite des affaires temporelles. (L'abbé Payn D'Augeray, Vie de M. l'abbé Plumier.)

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3 novembre 2010

Les 7 Mercredis de Saint Joseph 1/7

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Les sept Mercredis de Saint Joseph


Introduction


Qui est Saint Joseph?

Homélie de Monseigneur Théas,  ancien évêque de Lourdes, le 1er mai 1968


Saint Joseph est l’époux de Marie, le père de Jésus, le charpentier de Nazareth. Ces trois titres se trouvant textuellement dans l’Evangile, ils sont dès lors objet de foi.


Joseph, époux de Marie


A deux reprises au moins, l’Evangile appelle ainsi Saint Joseph. En saint Matthieu, la généalogie de Jésus se termine par ce verset: « Jacob engendra Joseph, l’époux de Marie, de laquelle naquit Jésus qu’on appelle le Christ » (Mt 1: 6). A l’heure de sa plus grande angoisse, saint Joseph est éclairer et apaisé par l’Ange qui lui dit: « Joseph, ne crains pas de prendre avec toi ton épouse; car ce qui est engendré en elle vient de l’Esprit Saint » (Mt 1: 20) Marie et Joseph sont donc unis par les liens d’un mariage authentique. Mariage singulier aussi, que Bossuet décrit ainsi: « deux virginités s’unissent pour se conserver éternellement l’une et l’autre ». La pureté étant essentiellement capacité d’amour, jamais deux époux ne s’aimèrent aussi profondément que Marie et Joseph. Ce virginal époux et cette virginale épouse s’appartiennent mutuellement avec une perfection d’amour jamais atteinte et dans laquelle s’harmonisent le respect et la tendresse, la réserve et la délicatesse. Nous sommes en face d’un mystère. Il ne s’agit pas de comprendre: contentons-nous d’adorer le plan de Dieu et d’admirer la façon dont Marie et Joseph l’ont réalisé dans une totale fidélité à leur vocation. Cette union mystérieuse entre Marie et Joseph ne réclame-t-elle pas que le culte de la virginale épouse soit complété par le culte de son virginal époux?


Joseph, père de Jésus


Quatre fois, dans l’Evangile, Jésus est appelé le « fils de Joseph ». Ici aussi, nous sommes en plein mystère: le fils de Dieu donne le nom de père à cet homme qui est seulement l’époux de sa mère. En éduquant Jésus, Marie lui apprend à traiter Joseph comme un père, à lui donner ce titre. Rappelons-nous le maternel reproche de Marie à son fils, lorsque, après trois jours de recherches, elle le trouva dans le temple de Jérusalem: « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela? Vois, ton père et moi nous te cherchions angoissés » (Luc 2: 48). De fait, Dieu a donné à Joseph le cœur, l’autorité, les responsabilités d’un vrai père vis-à-vis de Jésus: à certaines heures, cette charge paternelle fut particulièrement lourde. Mais jamais enfant n’a aimé son père comme Jésus aima Joseph! Quand on l’appelle « le fils du charpentier », Jésus n’est pas humilié. Il connaît la noblesse du travail manuel et d’un métier qu’il pratique lui-même. Il sait que ce charpentier est juste, c’est à dire qu’il est saint, et à un degré qu’aucune sainteté, celle de Notre-Dame mise à part, n’égale et n’égalera jamais.


Joseph, le charpentier de Nazareth


L’Evangile désigne encore saint Joseph par sa profession. L’époux de Marie, le père de Jésus, est un artisan du bois. Menuisier, charron, il fabrique des jougs et des charrues; il a pour clientèle les habitants de Nazareth et les petits paysans des environs. Dans son atelier, il manie les pièces de bois, il respire l’odeur des copeaux. Il gagne modestement sa vie, ce qui lui permet de vivre et de faire vivre pauvrement la Sainte Famille. Entrons dans la maison de Nazareth: « Il n’y a ici que trois pauvres gens qui s’aiment e c’est eux qui vont changer la face du monde! » écrira Paul Claudel. Enfin, sachons que saint Joseph est le plus parfait modèle de dévotion mariale. Plus que tout autre, il se donna et il appartint à Notre Dame. C’est pourquoi plus que tout autre après Marie, il fut rempli de la sainteté du Père, de Fils et du Saint-Esprit.

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Avant-propos


Au cours des sept mercredis précédant les deux solennités du Bienheureux époux de la Vierge Marie et père nourricier de Jésus, nous sommes invités à faire spécialement mémoire de Saint Joseph. Ces deux fêtes sont, le 19 mars, Fête liturgique de Saint Joseph et le 1er mai, fête de Saint Joseph Travailleur, mais cette dévotion peut également être pratiquée à tout moment de l'année. Pour donner une âme à cette dévotion, qui n'est pas une formule magique, il est conseillé d'accéder au Sacrement de la Réconciliation et de recevoir la Sainte Eucharistie, sommet de la vie chrétienne, plus spécialement les jours de Fête de Saint Joseph. La dévotion qui vous est ici proposée à été complètement revisitée, car, traditionnellement, l'on ne récite que les oraison, suivies des 7 Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père. Afin de la rendre plus profonde, nous y avons ajouté une méditation de Saint Alphonse de Liguori extraite du Mois de Saint Joseph du Chanoine Ricard, une prière commune aux sept mercredis, ainsi qu'un exercice à pratiquer durant la semaine, un bouquet spirituel, qui pourra être une base pour accompagner notre méditation et notre réflexion, un récit de grâce accordées par Saint Joseph, afin de faire grandir notre vénération pour le glorieux Patriarche, et enfin une consécration à Saint Joseph, que l'on récitera soit le dernier mercredi, soit le jour de la Fête de Saint Joseph, soit lorsque l'on a reçu la grâce que l'on a demandé. Nous espérons que cette pratique vous fera aimer Saint Joseph et vous aidera à vous rapprocher de celui qui est le glorieux père Nourricier de Jésus est l'époux chaste et virginal de la Mère de Dieu, la Vierge Marie.


F. Monvoisin


Prière à réciter au début de chaque Mercredi


Prière à Saint Joseph


Glorieux Saint Joseph, époux de Marie, accordez-nous votre votre protection paternelle, nous vous en supplions par le Cœur de Jésus et le Cœur Immaculé de Marie. O vous dont la puissance s’étend à toutes nos nécessités et qui savez rendre possibles les choses les plus impossibles, ouvrez vos yeux de père sur les intérêts de vos enfants. Dans l’embarras et la peine qui nous pressent, nous recourons à vous avec confiance. Daignez prendre sous votre charitable conduite cet intérêt important et difficile, cause de notre inquiétude. (...) Faites que son heureuse issue tourne à la Gloire de Dieu et au bien de ses dévoués serviteurs. O vous que l’on n’a jamais invoqué en vain, aimable Saint Joseph,  vous dont le crédit est si puissant auprès de Dieu, que l’on a pu dire « au Ciel Saint Joseph commande plutôt qu’il ne supplie », tendre père, priez pour nous Jésus, priez pour nous Marie. Soyez notre avocat auprès de ce Divin Fils dont vous avez été ici-bas le père nourricier si attentif, si aimant, et le protecteur fidèle. Soyez notre avocat auprès de Marie, dont vous avez été l’époux si aimant et si tendrement aimé. Ajoutez à toutes vos gloires celle de gagner la cause difficile que nous vous confions. Nous croyons, oui, nous croyons que vous pouvez exaucer nos vœux en nous délivrant des peines qui nous accablent et des amertumes dont notre âme est abreuvée. Nous avons de plus la ferme confiance que vous ne négligerez rien en faveur des affligés qui vous implorent. Humblement prosternés à vos pieds, bon Saint Joseph, nous vous en conjurons, ayez pitié de nos gémissements et de nos larmes. Couvrez-nous du manteau de vos miséricordes et bénissez-nous. Amen.


(Saint François de Sales)


7 Notre Père, 7 je Vous salue Marie et 7 Gloire au Père


Premier mercredi


Sur le voyage à Bethléem où naquit Jésus

« Joseph monta aussi de Galilée eu Judée, savoir, de la ville de Nazareth, en la cité de David,

appelée Bethléem. »


Méditation


Considérez les doux entretiens que durent avoir ensemble, durant ce voyage, Marie et Joseph, touchant la miséricorde de Dieu, qui envoyait ainsi son fils au monde pour racheter le genre humain ; et touchant l’amour de ce fils qui venait dans cette vallée de larmes pour expier, par ses souffrances et par sa mort, les péchés des hommes. Considérez ensuite la peine de Joseph quand il se vit, en cette nuit où naquit le Verbe divin, repoussé partout avec Marie dans Bethléem, en sorte qu’ils furent contraints de chercher asile dans une étable. Quelle fut la peine de Joseph en voyant sa sainte épouse, jeune personne de quinze ans, sur le point d’accoucher, tremblant de froid dans cette grotte humide et ouverte de plusieurs côtés! Mais quelle dut être ensuite sa consolation quand il entendit Marie l’appeler et lui dire: Venez, Joseph, venez adorer notre Dieu enfant, qui vient de naître dans celle étable. Admirez sa beauté; contemplez dans cette crèche, sur ce foin le roi de l’univers. Voyez comme il tremble de froid, lui qui embrase d’amour les Séraphins! Voyez comme il pleure, lui qui est la joie des cieux! Or, considérez ici quel fut l’amour, et l’attendrissement de Joseph, alors qu’il vit de ses propres yeux le fils de Dieu fait enfant; qu’il entendit en même temps les anges chanter autour du Seigneur nouveau-né, et qu’il vit la grotte remplie de lumière! Alors, Joseph à genoux et pleurant d’attendrissement: Je vous adore, dit-il; oui, je vous adore, mon Seigneur et mon Dieu. Quel n’est pas mon bonheur d’être après Marie le premier à vous voir nouveau-né! et de savoir que vous voulez dans le monde être appelé mon fils et estimé tel! Permettez donc que moi aussi je vous donne ce nom, et que, dès maintenant, je vous dise: Mon Dieu et mon fils, je me consacre tout à vous. Ma vie ne sera plus à moi, elle sera toute à vous; elle sera uniquement employée à vous servir, ô mon Seigneur. Combien plus encore s’accrut la joie de Joseph quand il vit arriver cette nuit même les bergers, invités par l’ange à venir voir leur Sauveur nouveau-né; et plus tard les saints mages venus de l’Orient pour rendre leurs devoirs au roi du ciel, au Dieu fait homme pour sauver ses créatures.


Prières


Mon saint patriarche, je vous prie, au nom des peines que vous éprouvâtes lorsque vous vîtes le Verbe divin né dans une étable, en un tel état de pauvreté, Sans feu, sans linge, et lorsque vous l’entendîtes pleurer par la souffrance que lui causait la rigueur du froid; je vous prie, dis-je, de m’obtenir une vraie douleur de mes péchés, par lesquels j’ai été cause des larmes qu’a versées Jésus. Mais, au nom de la consolation que vous éprouvâtes lorsque, pour la première fois vous vîtes Jésus enfant, né dans une crèche, si beau, si gracieux, en sorte que dès cet instant votre coeur commença de brûler d’un plus ardent amour envers cet aimable et bien-aimé enfant, obtenez-moi la grâce de l’aimer moi aussi d’un grand amour sur la terre, pour être admis un jour à le posséder dans le ciel.


Et vous, ô Marie, mère de. Dieu et ma mère, recommandez-moi à votre fils, et obtenez-moi le pardon de toutes les offenses que j’ai commises envers lui, et la grâce de ne plus l’offenser. Et vous, mon bien-aimé Jésus, pardonnez-moi pour l’amour de Marie et de Joseph, et accordez-moi la grâce de pouvoir un jour vous voir en paradis pour vous y louer, et aimer votre beauté divine, et votre bonté qui vous a fait enfant pour l’amour de moi. Je vous aime, beauté infinie.


Je vous aime, mon Jésus. Je vous aime, mon Dieu, mon amour, mon tout.


Bouquet Spirituel: « Il descendit avec Joseph à Nazareth ». (Saint Luc 2: 51)

Résolution: Acceptons avec humilité les rebuts et les mépris, et pratiquons, selon notre pouvoir, les saintes traditions de l'hospitalité Chrétienne.


Exemple

Secours dans l'oraison


Pendant longtemps, raconte une jeune religieuse, je ne pouvais méditer sans être accablée des distractions les plus extravagantes, ce qui m'affligeait beaucoup. Or, un jour qu'accablée de tristesse, je me plaignais à Dieu de cette grande misère, je me sentis poussée à implorer le secours de saint Joseph. Fidèle à cette inspiration de la grâce, je le fis avec une grande confiance, et non seulement je fus délivrée de mes distractions, mais encore j'arrivai en fort peu de temps à l'oraison de quiétude. J'ai fait une expérience qui m'étonne, c'est que je ne puis méditer sur les vertus et les perfections de saint Joseph qu'à la manière des plus sublimes mystères, c'est-à-dire, par voie d'admiration et d'anéantissement. Je ne saurais énumérer toutes les grâces signalées dont je lui suis redevable. Si je veux me lever avant l'heure ordinaire, je lui fais une prière avant de m'endormir, et je m'éveille toujours à l'heure dite. Un simple désir que je lui manifeste me délivre de mauvais songes, et j'obtiens aussi facilement de ce grand saint de n'avoir pendant le jour que de bonnes pensées. (P. De Barry, Dévotion à saint Joseph.)

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1 novembre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 13/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Quatrième jour

Consécration à Marie Epouse de Saint Joseph


La leçon que nous donne la nature est précieuse, en elle tout tend à l'union. Même les arbres les plus éloignés unissent leur pollen par l'entremise des abeilles et du vent, tout est ordonné à l'union et à la fécondité. Dans la tradition juive on répond à la question de savoir ce que Dieu fait depuis qu'Il a achevé la Création en disant: il arrange des mariages! L'humanité est faite pour le mariage, sa vocation est nuptiale dans l'ordre de la création comme dans l'ordre de l'éternité. Toute âme est appelée à l'union intime avec Dieu dans des noces éternelles selon la parole du Prophète Isaïe: « Car ton Créateur est ton époux: le Seigneur des armées est Son Nom, et ton Rédempteur est le Saint d'Israël: Il se nomme Dieu de toute la terre » (Isaïe 54: 5). Bien sûr on n'épouse pas totalement que dans la mort, mais notre vie est un chemin où nous devons découvrir notre vocation sponsale et anticiper la vie du monde à venir. La femme est médiatrice dans l'ordre de l'amour, c'est pour cela que le démon la tente et non l'homme, afin qu'elle perde ce rôle et devienne médiatrice dans l'ordre du mal et de la chute. Il est essentiel qu'elle redécouvre la nature de cette médiation d'amour dont les fruits sont doubles: humains et spirituels. La femme est naturellement adoratrice et contemplative, dans le couple, c'est elle qui doit conduire l'homme à la découverte de la vocation nuptiale et ordonne l'humain au divin. C'est seulement dans la contemplation et l'adoration que se nourrit la vocation sponsale. Marie est le parfait exemple de la femme restaurée dans sa grâce initiale, c'est pour cela qu'elle est notre source et notre modèle.

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Antienne


Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, le pâtre parmi les lys. (Cantique 2: 16).

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La Parole de Dieu


Isaïe 54: 4-15


Ne crains pas, car tu ne seras point confondue; Ne rougis pas, car tu ne seras pas déshonorée; Mais tu oublieras la honte de ta jeunesse, Et tu ne te souviendras plus de l'opprobre de ton veuvage. Car ton créateur est ton époux: L'Éternel des armées est son nom; Et ton rédempteur est le Saint d'Israël: Il se nomme Dieu de toute la terre; Car l'Éternel te rappelle comme une femme délaissée et au coeur attristé, Comme une épouse de la jeunesse qui a été répudiée, dit ton Dieu. Quelques instants je t'avais abandonnée, Mais avec une grande affection je t'accueillerai; Dans un instant de colère, je t'avais un moment dérobé ma face, Mais avec un amour éternel j'aurai compassion de toi, Dit ton rédempteur, l'Éternel. Il en sera pour moi comme des eaux de Noé: J'avais juré que les eaux de Noé ne se répandraient plus sur la terre; Je jure de même de ne plus m'irriter contre toi Et de ne plus te menacer. Quand les montagnes s'éloigneraient, Quand les collines chancelleraient, Mon amour ne s'éloignera point de toi, Et mon alliance de paix ne chancellera point, Dit l'Éternel, qui a compassion de toi. Malheureuse, battue de la tempête, et que nul ne console! Voici, je garnirai tes pierres d'antimoine, Et je te donnerai des fondements de saphir; Je ferai tes créneaux de rubis, Tes portes d'escarboucles, Et toute ton enceinte de pierres précieuses. Tous tes fils seront disciples de l'Éternel, Et grande sera la postérité de tes fils. Tu seras affermie par la justice; Bannis l'inquiétude, car tu n'as rien à craindre, Et la frayeur, car elle n'approchera pas de toi. Si l'on forme des complots, cela ne viendra pas de moi; Quiconque se liguera contre toi tombera sous ton pouvoir.


1 Pierre 3: 1-6


Femmes, soyez de mêmes soumises à vos maris, afin que, si quelques-uns n'obéissent point à la parole, ils soient gagnés sans parole par la conduite de leurs femmes, en voyant votre manière de vivre chaste et réservée. Ayez, non cette parure extérieure qui consiste dans les cheveux tressés, les ornements d'or, ou les habits qu'on revêt, mais la parure intérieure et cachée dans le coeur, la pureté incorruptible d'un esprit doux et paisible, qui est d'un grand prix devant Dieu. Ainsi se paraient autrefois les saintes femmes qui espéraient en Dieu, soumises à leurs maris, comme Sara, qui obéissait à Abraham et l'appelait son seigneur. C'est d'elle que vous êtes devenues les filles, en faisant ce qui est bien, sans vous laisser troubler par aucune crainte.


Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, le pâtre parmi les lys.

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L'enseignement de l'Eglise


Lettre de Jean Paul II aux femmes


L'Église voit en Marie la plus haute expression du « génie féminin » et trouve en elle une source d'inspiration constante. Marie s'est définie elle- même « servante du Seigneur » (Lc 1, 38). C'est par obéissance à la Parole de Dieu qu'elle a accueilli sa vocation privilégiée, mais pas du tout facile, d'épouse et de mère de la famille de Nazareth. En se mettant au service de Dieu, elle s'est mise aussi au service des hommes: service d'amour. C'est ce service qui lui a permis de réaliser dans sa vie l'expérience d'une mystérieuse mais authentique « royauté ». Elle n'est pas invoquée par hasard comme « Reine du ciel et de la terre ». Toute la communauté des croyants l'invoque ainsi; de nombreux peuples et nations l'invoquent comme « Reine ». Sa « royauté » est un service! Son service est une « royauté »! C'est ainsi que devrait être comprise l'autorité dans la famille comme dans la société et dans l'Église. La « royauté » est une révélation de la vocation fondamentale de l'être humain, en tant que créé à « l'image » de Celui qui est Seigneur du ciel et de la terre, et appelé à être son fils adoptif dans le Christ. L'homme est la seule créature sur la terre que « Dieu a voulu pour elle-même », comme l'enseigne le deuxième Concile du Vatican, qui ajoute de manière significative que l'homme « ne peut pleinement se trouver que par le don désintéressé de lui-même » (Gaudium et Spes N)° 24). En cela consiste la « royauté » maternelle de Marie. Ayant été, dans tout son être, un don pour le Fils, elle devient aussi un don pour les fils et les filles du genre humain tout entier, ravivant la confiance très profonde de celui qui se tourne vers Elle pour être conduit le long des chemins difficiles de la vie vers son terme personnel, son destin transcendant. À travers les étapes de sa vocation particulière, chacun parvient à ce but final, qui oriente l'engagement dans le temps de l'homme comme de la femme.


Catéchisme de l'Eglise Catholique, § 1624


Les diverses liturgies sont riches en prières de bénédiction et d’épiclèse demandant à Dieu sa grâce et la bénédiction sur le nouveau couple, spécialement sur l’épouse. Dans l’épiclèse de ce sacrement les époux reçoivent l’Esprit Saint comme Communion d’amour du Christ et de l’Église (cf. Ep 5, 32). C’est Lui le sceau de leur alliance, la source toujours offerte de leur amour, la force où se renouvellera leur fidélité.


Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, le pâtre parmi les lys.

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L'exemple de la Famille Martin


« Il me tarde d'être auprès de toi, mon cher Louis, je t'aime de tout mon cœur et je sens encore redoubler mon affection par la privation que j'éprouve de ta présence: il me paraît impossible de vivre éloignée de toi (…) J'essaierais de t'écrire demain, si c'est possible, mais je ne sais à quelle heure nous rentrerons de Trouville (…) Nous revenons mercredi soir à sept heures et demie. Que cela me paraît long. Je t'embrasse comme je t'aime ». (Lettre de Zélie à Louis Martin, après onze ans de mariage. Extraite de la « Correspondance Familiale, aux Ed. Du Cerf).


La vivacité naturelle de Louis lui faisait parfois refuser certaines propositions justifiées de Zélie. Celle-ci, intuitive et patience, savait lui faire accepter au bout d'un certain temps de réflexion les décisions toujours prises en commun. Ainsi, en mai 1877, Monsieur Martin, en bon gérant de ses biens, ne tenait pas à faire une dépense supplémentaire pour une retraite de Marie à la Visitation, alors qu'il finançait déjà un pèlerinage à Lourdes pour elle, Pauline, Léonie et leur mère. Mais il finit par accepter de satisfaire le désir de Marie à qui la retraite de l'année précédente avait fait beaucoup de bien. Zélie était intervenue. A ce propos, elle parle de « ruse du métier ». Ce mot paraît péjoratif, mais il s'agit bien d'un jeu psychologique qui prend pour comparaison la « ruse » de la dentellière, c'est à dire l'habileté qui lui permet d'obtenir des raccords invisibles. (Docteur Cadéot, « Zélie Martin, Ed. Oeil/ F.X. De Guibert).


Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, le pâtre parmi les lys.

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Prière consécratoire


O Marie, épouse de Joseph, je Vous consacre ma vocation d'épouse. Que par ma docilité à l'Esprit Saint, semblable à la femme parfaite des Proverbes, je m'ouvre à l'intelligence du cœur, que par mon désir de sainteté, je « séduise » et attire mon époux vers le Royaume. O Marie, que je rentre de plus en plus dans ce mystère de nuptialité où Dieu nous appelle, que par toute ma vie et par tous mes actes, je me prépare dès ici-bas avec mon époux à participer aux noces de l'Agneau. Que ma parure d'épouse, Vierge toute belle, soit la sagesse, la confiance, la force et la beauté réservées à toutes celles qui regardent vers Vous, Epouse et Reine. Donnez-moi de transformer chacune de mes tâches d'épouse en actes surnaturels et divins, cherchant toujours à Vous imiter.


Mon bien-aimé est à moi et moi je suis à lui, le pâtre parmi les lys.

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Exercice

Médiatrice dans l'ordre de l'amour


Les différentes lectures nous amènent à dégager un certain nombre de valeurs qui sont propres à la femme comme porteuse du mystère de l'union et riche d'un grand désir de s'unir, qu'elle transmet à l'homme. Le terme de soumission est une traduction dangereuse voire erronée, comme dans le Notre Père: ne nous soumets pas à la tentation. En effet, soumettre, en français, signifie mettre en dessous, ce qui voudrait dire que Dieu nous tente, nous place dans une situation où la tentation est sur nous. Il vaudrait mieux traduire: ne nous laisse pas aller dans la tentation. Quant à l'attitude de la femme envers son mari, il serait plus juste de dire: femme, montrez de la déférence envers vos maris. Ne vous révoltez pas contre leur inconduite, mais, que votre attitude de douceur et d'humilité, votre reconnaissance de leur autorité leur fasse peu à peu comprendre qu'ils se trompent, que votre sainteté les confonde et qu'ainsi, ils reviennent à Dieu. Le Livre des Proverbes nous offre un beau portrait d'épouse. Le premier verset est difficilement traduisible: eshet haïl signifie à la fois la femme parfaite (celle qui est achevée et non pas celle qui n'a pas de défaut), la femme forte (haïl veut dire aussi soldat, songeons à Marie, forte comme une armée rangée en bataille) et vertueuse (virtus en latin signifie également force). C'est le portrait d'une reine et d'une servante. Il s'agit dans cet exercice, de méditer ce texte, afin de comprendre en qui réside la grande force de la femme dans une sorte d'examen de conscience. Force dans le dévouement envers son  mari et ses enfants, force dans les choses matérielles et spirituelles. On voit que la renommée de son mari dépend d'elle, de même que le succès de ses affaires, elle montre l'exemple de la Charité, elle est rassurante, car confiante en la Providence.


« La femme forte, qui la trouvera? » Elle a bien plus de valeur que les perles. Le cœur de son mari a confiance en elle, et les produits ne lui feront pas défaut. Elle lui fait du bien, et non du mal, tous les jours de sa vie. Elle se procure de la laine et du lin, et travaille d'une main joyeuse. Elle est comme un navire marchant, elle amène son pain de loin. Elle se lève lorsqu'il est encore nuit, et elle donne la nourriture à sa maison et la tâche à ses servantes. Elle pense à un champs, et elle l'acquiert, du fruit de son travail elle plante une vigne. Elle ceint de force ses reins, elle affermit ses bras. Elle sent que ce qu'elle gagne est bon, sa lampe ne s'éteint point pendant la nuit. Elle met la main à la quenouille, et ses doigts tiennent le fuseau. Elle tend la main au malheureux, elle tend la main à l'indigent. Elle ne craint pas la neige pour sa maison, car toute sa maison est vêtue de cramoisi. Elle se fait des couvertures, elle a des vêtements de fin lin et de pourpre. Son mari est considéré aux portes, lorsqu'il siège avec les anciens du pays. Elle fait des chemises, et les vend, et elle livre des ceintures au marchand. Elle est revêtue de force et de gloire, et elle se rit de l'avenir. Elle ouvre la bouche avec sagesse, et des instructions aimables sont sur sa langue. Elle veille sur ce qui se passe dans sa maison, et elle ne mange pas le pain de paresse. Se fils se lèvent, et la disent bienheureuse, son mari se lève, et lui donne des louanges: « Plusieurs filles ont une conduite vertueuse, mais toi tu les surpasse toutes ». (Proverbes 31: 10-29).

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30 octobre 2010

Notre Dame de la Bonne Mort et de Toute Peine

30 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Trente-et-unième jour

Le Couronnement


Puissance de Marie


Plus grande est la Gloire de Marie, plus grande doit être notre confiance. La Bonté de la Reine du Ciel est égale à Sa Puissance et Sa Puissance est sans limites. Que peut, en effet, refuser Jésus à Sa Mère, après Lui avoir soumis sur la terre où Il ne laissait aucune de Ses prières sans l'exaucer? Si l'invocation des Saints est si efficace, parce qu'ils sont les amis de Dieu, combien plus efficace encore sera l'invocation de la Reine des Anges et des Saints, la plus pure des créatures, la Mère de Dieu? Aussi l'histoire de l'Église n'est-elle que l'histoire des bienfaits de Marie. Elle s'est toujours montrée son Refuge et son plus puissant Secours, sous le glaive des persécutions, contre les assauts de l'hérésie, contre les invasions des infidèles. Terrible comme une armée rangée en bataille, la Mère de Dieu assiste encore l'Église contre les attaques de l'incrédulité et des sectes sataniques? Invoquons-là avec confiance et amour sous ce beau titre de Reine du Très Saint Rosaire, qui nous rappelle Sa Puissance, en nous faisant pieusement méditer Ses Joies, Ses Douleurs et Ses Gloires. A la voix du Souverain Pontife, allons tous à Marie par le Saint Rosaire.


Exemple


La journée de Lépante sera un monument éternel du pouvoir de la Mère de Dieu. Le Saint Pape Pie V, Philippe II, Rois d'Espagne et les Vénitiens s'étaient coalisés pour repousser l'invasion Turque. Pour remporter la victoire, les Chrétiens s'appuyaient plus sur la protection de la Sainte Vierge que sur leur nombre. Toute l'Europe était en prières. Les fidèles se rendaient en foules à Notre Dame de Lorette. Dom Juan d'Autriche fit vœu d'aller visiter ce Sanctuaire. Les Chrétiens obtinrent ce qu'ils demandaient; car les deux flottes en étant venues aux mains, les ennemis perdirent dans ce combat, qui dura depuis 6 heures du matin jusqu'au soir, 40 000 hommes, 116 pièces de gros canons, 180 galères, dont 70 furent coulées au fond. Fidèle à sa promesse, Dom Juan se rendit au Sanctuaire, bien qu'on fût  alors au plus fort de l'hiver.


Prière


O Reine des Anges et des Saints, je me réjouis de Votre Gloire et j'ai confiance en Votre Bonté et en Votre Puissance. Obtenez-moi une Foi vive en Jésus, voilé sous les Saintes Espèces, afin qu'un jour je puisse aller contempler Sa Beauté ineffable dans l'éternelle Communion du Ciel!

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Méditation du Mystère du Couronnement de Marie


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère du Couronnement, descendez dans mon âme ».


Fin du Mois du Rosaire


Prochain Mois de Dévotion: le Mois de l'Enfant Jésus, Rendez-vous le 31 décembre

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Téléchargez l'intégralité des méditations du Mois du Rosaire (pdf) en cliquant ici


Je voudrais vous remercier de Votre fidélité à Images Saintes, car vous êtes de plus en plus nombreux à vous abonner à la newsletter (400!!!!) En un mois, 100 personnes se sont abonnées et la fréquentation du blog à doublée... Merci... et continuez à faire connaître le blog Images Saintes autour de vous... 


Franck Monvoisin, rédacteur du blog.

29 octobre 2010

Le Vénérable Bruno Lanteri

29 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Trentième jour

Le Couronnement


La Reine du Ciel


« Il est, dit Jésus, des demeures variées dans la Maison de Mon Père ». Quelle sera donc au Ciel, la place réservée à Marie? Au témoignage des Saints Docteurs, la créature privilégiée que Dieu à choisie pour Sa Mère, ne connaît que Dieu au-dessus d'Elle et le Trône de Son Divin Fils. Avec quel amour la Sainte Trinité tout entière n'accueille-t-Elle pas Marie pour la couronner de gloire? Le Père, le Fils et l'Esprit-Saint ne doivent-ils pas combler de bonheur et de félicité Celle qu'Ils ont comblée de grâce et en qui Ils ont mis toutes leurs complaisances? Voulez-vous mesurer la gloire de la Vierge Immaculée? Mesurez la plénitude de la grâce qu'Elle a reçue, mesurez la profondeur de Son humilité, mesurez l'étendue de Son Amour et de Ses Douleurs! Saluons avec respect la Reine des Anges et des Saints; félicitons-la avec toute la Cour Céleste; soyons heureux du bonheur de notre Mère du Ciel et, avec Son Secours, augmentons nos mérites afin d'augmenter un jour notre gloire. Consolons-nous si parfois, ici-bas, nous sommes méconnus, méprisés; traités injustement: nous avons au Ciel un Père et un Juge, qui compte nos larmes et nos sueurs, et qui nous réserve, en échange, des joies éternelles.


Exemple


Il est rapporté, dans les annales de l'Ordre de Saint Dominique, qu'un jeune religieux était fort désolé de ne pouvoir offrir chaque jour à Marie un bouquet de fleurs comme il l'avait fait dans le monde. Le Prieur qui lui en avait fait la défense, lui dit: « Consolez-vous mon fils; en récitant le Saint Rosaire, vous offrez à la Sainte Vierge des fleurs plus belles que toutes celles que vous pourriez cueillir dans les jardins ». Profitant de ces paroles le novice s'appliqua dès lors à réciter le Rosaire avec une grande piété.


Prière


Nous Vous offrons, Seigneur Jésus, cette dizaine, en l'honneur du Couronnement de Votre Sainte Mère dans le Ciel; et nous Vous demandons, par ce Mystère et par l'intercession de Notre Dame du Saint Rosaire, la persévérance dans la grâce et la couronne dans la gloire.

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Méditation du Mystère du Couronnement de Marie


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère du Couronnement, descendez dans mon âme ».


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29 octobre 2010

La Dévotion des Douze Privilèges de Marie

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La Dévotion des Douze Privilèges de Marie


Origine


La Servante de Dieu Mère Costanza Zauli (1886-1954), fondatrice des Soeurs Ancelles de l'Adoration du Saint Sacrement de Bologne, reçut l'inspiration de pratiquer et de propager la dévotion des Douze Privilèges de Marie, en 1924, au cours d'une période de souffrance physique et morale. Elle écrit à propos dans son journal, le 30 juin 1939): « Dans cette bienheureuse visite, la Sainte Vierge m'a enseigné la pratique des Douze Privilèges, m'a ordonné de la répandre et de la faire connaître, parce qu'elle est agréable à Son Cœur. il faut faire mémoire de ces privilèges, en méditant mentalement et en récitant à chaque Ave Maria, la prière suivante de louange: « A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Premier privilège

La Prédestination de Marie


« Quand les abîmes n'existaient pas encore,qu'il n'y avait pas encore les sources jaillissantes, je fus enfantée ». (Proverbes 8:24).

 

Contemplation: Notre Divin Père, après avoir créé la terre, se félicitant de la perfection de la création, après avoir créé l'homme et la femme, pensait à son grand chef-d'oeuvre, le très précieux bourgeon, la Mère qui allait donner naissance à Son Fils.


Invocation: O très glorieuse et très Sainte Trinité,  aide-moi à accueillir et à accomplir le dessin d'amour que le Père a pour moi. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Deuxième privilège

La conception immaculée de Marie


« Je mettrai une inimitié entre toi et la femme ». (Genèse 3:15)

 

Contemplation: Les premières lueurs de l'aube de la Rédemption, après la promesse faite au Jardin d'Eden, s'accomplissent, ici, dans la conception immaculée de Marie. Lors de la première apparition  de l'étoile du matin, l'humanité commença à jouir des prémices de la réconciliation avec Dieu, car le rideau de la séparation d'avec Lui s'est déchiré, par la force des premiers battements du Cœur de la Créature élue, laissant déborder la miséricorde du Très Haut.


Invocation: O Marie, pleine de grâce, soyez ma force pour vaincre le péché et pour que je grandisse en sagesse et dans la grâce. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Troisième privilège

Parfaite conformité de Marie à la Volonté de Dieu

 

« Je suis la Servante du Seigneur, qu'il soit fait pour moi selon ta parole ». (Luc 1:38) « L'échelle de Jacob qui unit la terre au ciel, peut symboliser la volonté de Marie amoureusement liée au Seigneur ».


Contemplation: L'âme de Marie est un vrai paradis de délice pour le Fils et le plus bel ornement le plus glorieux pour la Sainte Trinité. Elle a su avec foi, faire confiance au Seigneur Dieu, voyant et  adorant sa très Sainte Volonté en lui disant le « fiat » avec un dévouement entier et parfait.


Invocation: O Marie, Mère de la Foi, faites que je sois toujours prêt à accomplir joyeusement la Sainte Volonté du Père. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Quatrième privilège

L'éminente sainteté de Marie


« ... Sans tache, ni ride, mais sainte et immaculée ». (Ephésiens 5:27 b). « La maison bâtie sur le roc ». (Matthieu 7:25).

 

Contemplation: La sainteté de la Sainte Vierge est tout un tissu d'or sur la simple trame de la fidélité parfaite à ses devoirs et dans l'état de vie le plus simple et commune, ce qui est facile à  imiter.


Invocation: O Marie, modèle de sainteté,  sauvez-moi de l'hypocrisie de la vertu apparente, enseignez-moi l'humilité, l'amour,  et la prière profonde. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Cinquième privilège

L'Annonciation


« Je Vous salue, comblée de grâce, le Seigneur est avec Vous ». (Luc 1:28). « Le nuage, signe de la présence de Dieu ». (1 Rois 8.10).


Contemplation: Quand Marie eut la visite de l'Archange, était absorbé dans la prière. Son âme avait trois splendeur: le culte, l'amour et la dévotion, si parfaits et si élevés que cela attira les délices de Dieu sur cette créature merveilleuse qui deviendra le Siège de la Sagesse éternelle.


Invocation: O Marie, choisie entre toutes les femmes, donnez-moi la simplicité de Votre Cœur, Votre générosité et Votre confiance inébranlable dans la Parole du Seigneur. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Sixième privilège

La Maternité de Marie


« Voici que tu va concevoir un Fils, et tu Lui donnera le nom de de Jésus ». (Luc 1:31) « Un rameau sortira de la souche de Jessé ». (Isaïe 11:1)


Contemplation: Pendant le grand moment où le Verbe a pris chair en Marie, son âme bienheureuse  et tout son être furent couverts de l'ombre Saint Esprit, quelle extase dut être sa consécration! Le bonheur du Père la pénétrait et enrichissait sa joie maternelle.


Invocation: O Marie, Mère du Verbe, disposez-moi à accueillir les dons de l'Esprit Saint, afin que je puisse devenir semblable à Jésus et enfant obéissant de l'Église. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Septième privilège

La parfaite virginité de Marie


« Comment cela va-t-il se faire puisque je suis vierge? » (Luc 1:35). "Le lys entre les épines ». (Cantique 2:2).

 

Contemplation: La Sainte Vierge est la plus glorieuse et la plus lumineuse des créatures, car elle a extraordinairement préservé sa virginité. Les âmes qui se confient à son intercession et qui l'imitent, elle aussi, peuvent devenir des temples du Dieu vivant.


Invocation: O Marie, Vierge et Mère Vous êtes Mère, puisque rien n'est impossible à Dieu, intercédez auprès de Votre Divin Fils pour qu'il Il transfigure mon âme et mon corps et les rende pur et lumineux comme les vôtre. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Huitième privilège

Le martyre du Cœur de Marie


« Près de la Croix se tenait Marie, la Mère de Jésus » (Jean 19:25). « Et Toi-même, Ton Cœur sera transpercé par une épée » (Luc 2:35).

 

Contemplation: Marie, avec la force et la délicatesse de son amour maternel précédait les pas de Jésus, avec un dévouement parfait à toutes les dispositions qu'avait prise le Père de la Rédemption, prête à se donner avec Lui, sans réserve. Les battements de son Cœur étaient unis aux battements du  Cœur de Son Fils, de sorte qu'ils ne faisaient plus qu'une seule et même victime expiatrice.


Invocation: Dans la douleur, Vous m'avez engendré, ô Marie, Reine des martyrs. Soutenez-moi dans mon inconstance et enseignez-moi la persévérance et comment consoler ceux qui souffrent. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Neuvième privilège

La Joie de Marie au moment de la Résurrection et de l'Ascension de Jésus


« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ». (Luc 1: 46) « Un autre ange vint se placer près de l'autel ;il portait un encensoir d'or ;il reçut des parfums en abondance pour les offrir, avec les prières de tous les saints, sur l'autel d'or qui est en face du Trône de Dieu ». (Apocalypse 8: 3).

 

Contemplation: Jésus à versé avec une plénitude abondante sa joie sur Marie au moment de la résurrection. Pour une Mère comme Elle, voir de ses propres yeux l'exaltation du Fils qu'elle aimait ainsi que le bonheur et la richesse du Royaume dont il a pris possession, fut le motif d'une très grande joie.


Invocation: O Marie, Mère de Jésus, l'Agneau immolé, qui êtes avec avec Lui dans la gloire,  apprenez-moi à adorer la splendeur de la divinité de Votre Fils dans le don de l'Eucharistie. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Dixième privilège

l'Assomption de Marie au Ciel


« Aujourd'hui, l'arche sainte du Dieu vivant se trouve dans le temple du Seigneur » (1 Chroniques). « L'arche de l'Éternel, porté en triomphe au ciel est le symbole du transport de la Toute Sainte ». (1 Chronique 15:3).


Contemplation: Le Père, le Fils et l'Esprit Saint, ravis d'amour pour leur fille, le Mère et leur Epouse qui a achevé sa vie terrestre, la reçoivent corps et âme dans la gloire du Ciel, escortée par les anges, puis Elle arrive au trône de Son Dieu, dont Elle n'a cesse de proclamer la louange.


Invocation: O Marie, Femme revêtue de soleil, Vous n'êtes pas éloignée de nous, bien au contraire, Vous êtes ici es présente ici, près de nous, oeuvrant avec tendresse maternelle, pour nous conduire sur les chemins du Ciel. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Onzième privilège

Le règne de Marie


« Le Seigneur lui donnera le trône de David son père, et son règne n'aura pas de fin ». (Luc 1: 32,33). « Un signe grandiose apparut dans le ciel: une Femme, ayant le soleil pour manteau, la lune sous les pieds, et sur la tête une couronne de douze étoiles ». (Apocalypse 12:1).


Contemplation: Marie est au Paradis, avec la Sainte Trinité, en Elle, le Père, le Fils et le Saint-Esprit ont pris toutes leurs complaisances. Quel pouvoir a été attribué cette grande Reine! Et tout cela à notre avantage. Quel don inestimable de Dieu, que de nous avoir donné la Toute Douce pour mère!


Invocation: O Marie qui êtes Reine et Servante, pour Vous et pour Votre Divin Fils Jésus, le règne n'a pas d'autre sens que de servir la justice: apprenez-moi ô Mère du Divin Roi, à toujours savoir témoigner de la Vérité avec justice. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


Douzième privilège

La Méditation de Marie et la puissance de son intercession


« Celui qui me trouve a trouvé la vie,il obtiendra la faveur du Seigneur ». (Proverbes 8:35). « Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi, et qu'il boive, celui qui croit en moi! Comme dit l'Écriture: Des fleuves d'eau vive jailliront de son coeur ». (Jean 7:37-38).

 

Contemplation: La Très Sainte Vierge Marie se tient devant le Trône du Tout Puissant, ou Elle intercède pour obtenir le salut de ses enfants pécheurs. Comme Elle reçoit toutes les grâces descendantes de la Première Source, elle en devient Médiatrice, car Elle redistribue ces Richesses à ses enfants avec beaucoup de largesse.


Invocation: O Marie, La Très Sainte Trinité Vous a confié la mission de la maternité universelle, je Vous accueille, comme l'Apôtre Saint Jean, avec amour un filial et spontané, en me consacrant à Votre Cœur Douloureux et Immaculé. Je Vous salue Marie...


« A jamais soit bénie, louée et adorée la Très Sainte Trinité pour toutes les grâces qu'Elle a accordée à la Vierge Marie ».


D'après un texte traduit de l'Italien, extrait du site www.preghiereagesuemaria.it

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Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant ici

28 octobre 2010

Saint Jean Bosco

28 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-neuvième jour

L'Assomption


Le triomphe


Une tradition immémoriale, confirmée par la Fête que l'Église à instituée en l'honneur de ce Mystère, nous apprend que Marie a été transportée en Corps et Âme dans le Ciel. Le Corps virginal de la Mère de Dieu ne devait point connaître la corruption du tombeau. Si la participation au Corps et au Sang de Jésus-Christ est comme un germe et un gage de la résurrection future en chacun des fidèles, que sera-ce de l'étroite union qui a existé entre Notre Seigneur et Sa Très Sainte Mère? Le Corps de Jésus ayant été formé du Corps de Marie; le Corps de Marie ayant été le Temple de Jésus, Son Sanctuaire, Son Tabernacle, Il ne pouvait être condamné aux ignominies qui suivent la mort, et le Fils de Dieu se devait à Lui-même d'en empêcher la profanation en le ressuscitant aussitôt. Contemplons donc, des yeux de la Foi, la glorieuse Assomption de la Vierge Marie, que les Saints Anges transportent dans le Ciel en chantant les hymnes d'allégresse: « Quelle est Celle qui monte du désert appuyée sur le bras de Son Bien-aimé et comblée de délices? » Réjouissons-nous du Triomphe de notre Mère: il est la juste récompense de Sa dignité et de Ses éminentes Vertus.


Exemple


Saint Louis Marie Grignion de Montfort disait: « Je ne sais comment cela se fait, ni pourquoi; mais cela est pourtant vrai: je n'ai pas un meilleur secret pour connaître si une personne est de Dieu, que d'examiner si elle aime à dire l'Avé Maria et le Chapelet. Je dis: si elle aime à dire, car il peut arriver qu'une personne soit dans l'impuissance de le dire, mais elle l'aime toujours.... Je vous prie donc instamment par l'amour que je vous porte en Jésus et en Marie.... de réciter... le Chapelet et même, si vous en avez le temps, le Rosaire tous les jours; et vous bénirez, au moment de votre mort, le jour et l'heure ou vous m'aurez cru ».


Prière


O Marie, après avoir vécu d'Amour, Vous mourrez aussi ce ce même Amour; mais Votre chair virginale, cette nouvelle Arche d'Alliance, ce Tabernacle immaculé du Verbe Incarné, devait être transporté au Ciel par les Anges. Je veux, par Votre secours, que mon corps respecté pour la Sainte Communion, y trouve le gage de sa résurrection glorieuse.

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Méditation du Mystère de l'Assomption de Marie


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère de l'Assomption, descendez dans mon âme ».


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27 octobre 2010

Le Serviteur de Dieu Claude Poullart des Places

27 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-huitième jour

L'Assomption

La mort de la Très Sainte Vierge

En quittant cette terre, Jésus avait laissé ici-bas Sa Très Sainte Mère, comme un gage de Son Amour. Elle devait veiller sur le berceau de l'Église comme Elle avait veillé autrefois sur la Crèche où reposait Son Divin Enfant.  Ainsi Marie demeure pour la consolation des Apôtres, l'instruction des Évangélistes, l'édification des premiers fidèles. Confiée à la tendresse du Disciple bien-aimé, Elle lui parle de Son Jésus, Elle Le reçoit pieusement de ses mains dans l'extase de Ses Communions. Tandis que Son corps est sur la terre, Son Âme habite déjà dans le Ciel où Elle contemple la Gloire de Son Bien-aimé. Toutes Ses pensées, tous Ses désirs, toutes les aspirations de Son Âme, tous les battements de Son Cœur montent sans cesse vers Lui. Enfin la Vierge Sainte succombe à la vivacité de Ses désirs, les liens, qui retiennent Son Âme captive, se brisent par l'ardeur de Son Amour, et Elle prend son essor vers le Ciel où l'attend Celui qu'Elle aime. Marie ne redoutait pas la mort qui devait être si douce pour Elle; rien ne l'attachait à la terre; depuis que Son Trésor était au Ciel, là aussi était Son Cœur. Aimons et invoquons Marie et Elle nous assistera à l'heure de notre mort.

Exemple

Le fait suivant est bien propre à montrer combien la Salutation Angélique est agréable à Dieu et à Marie et à faire ressortir en même temps la vertu de cette prière. Nous lisons dans la vie de Sainte Mechtilde, qu'un jour elle demanda à la Sainte Vierge comment elle pourrait obtenir la grâce d'une bonne mort. La Sainte Vierge lui répondit: « Vous recevrez cette grande grâce, si, tous les soirs, avant de vous mettre au lit, vous récitez dévotement les trois Ave Maria, pour remercier la Sainte Trinité de toutes les grâces qu'Elle vous a faites, et Lui demander par Mon intercession celle de mourir saintement ».

Prière

Nous Vous offrons, Seigneur Jésus, cette dizaine, en l'honneur de Votre Résurrection et de l'Assomption de Votre Sainte Mère dans le Ciel; et, nous Vous demandons, par ce Mystère et par l'intercession de Notre Dame du Saint Rosaire, une tendre dévotion pour une Mère si bonne, et la grâce d'une bonne mort.

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Méditation du Mystère de l'Assomption de Marie

1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père

A la fin: « Grâces du Mystère de l'Assomption, descendez dans mon âme ».

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26 octobre 2010

Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille 12/26

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Consécration à la Sainte Trinité par la Sainte Famille

Communion Marie Reine des Familles


Troisième jour

Marie accordée en mariage

(les fiançailles bibliques)


Jésus enseigne ses disciples sur le mariage en leur disant que l'homme quitte son père et sa mère pour s'attacher à sa femme. 'Matthieu 19: 5). C'est également vrai de la femme. Le temps des fiançailles est donné pour les futurs époux accomplissent un travail de préparation qui commence par un travail de séparation et même de libération. En effet, on ne peut se donner que si on est libre, que si on s'est libéré. La véritable libération de la femme passe donc par une coupure. On parle beaucoup de couper le cordon ombilical. Cette expression symbolique traduit une réalité de souffrance, une pénible attraction en arrière. La régression vers le sein maternel est souvent vécue dans des rêves fusionnels comme en vivent les jeunes filles qui s'inventent un prince charmant avec lequel elles vivent une relation indifférenciée, dans une idéalisation de l'amour humain entretenue par la lecture des romans sentimentaux et la passion les feuilletons américains. Le lien mère-fille devra être purifié dans une solitude ontologique et spirituelle, ce n'est que dans la rencontre de notre solitude avec Dieu seul que s'abolit le sentiment de solitude. Cette solitude prépare la rencontre d'une autre solitude qui conduira à l'union dans le respect des personnes. C'est quand elle assume la séparation d'avec sa soeur, qui joua pour elle le rôle de mère, que Zélie Martin envisagea le mariage. L'Eglise et l'exemple des saints nous invitent au réalisme dans l'amour. Il nous faut nous décider à vivre nos rêves plutôt que de rêver notre vie.

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Antienne


Sortez, filles de Sion, regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur. (Cantique 3: 11).

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Parole de Dieu


Livre d'Osée 2: 16-22


En ce jour-là, dit l'Éternel, tu m'appelleras: Mon mari! et tu ne m'appelleras plus: Mon maître!  J'ôterai de sa bouche les noms des Baals, afin qu'on ne les mentionne plus par leurs noms. En ce jour-là, je traiterai pour eux une alliance avec les bêtes des champs, les oiseaux du ciel et les reptiles de la terre, je briserai dans le pays l'arc, l'épée et la guerre, et je les ferai reposer avec sécurité. Je serai ton fiancé pour toujours; je serai ton fiancé par la justice, la droiture, la grâce et la miséricorde; je serai ton fiancé par la fidélité, et tu reconnaîtras l'Éternel. En ce jour-là, j'exaucerai, dit l'Éternel, j'exaucerai les cieux, et ils exauceront la terre; la terre exaucera le blé, le moût et l'huile, et ils exauceront Jizreel.


Luc 1: 26-27


Au sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée, appelée Nazareth, auprès d'une vierge fiancée à un homme de la maison de David, nommé Joseph. Le nom de la vierge était Marie.


2 Corinthiens 11: 1-3


Oh! si vous pouviez supporter de ma part un peu de folie! Mais vous, me supportez! Car je suis jaloux de vous d'une jalousie de Dieu, parce que je vous ai fiancés à un seul époux, pour vous présenter à Christ comme une vierge pure. Toutefois, de même que le serpent séduisit Eve par sa ruse, je crains que vos pensées ne se corrompent et ne se détournent de la simplicité à l'égard de Christ.


Sortez, filles de Sion, regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur.

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L'enseignement de l'Eglise


Sermon 2, « Missus Est », Saint Bernard


La raison pour laquelle le Seigneur a voulu que Marie fût fiancée à Joseph est la même que celle pour laquelle il a permis de doute de Saint Thomas sur la résurrection. C'était la coutume chez les Juifs de confier, aussitôt après les fiançailles, la futur épouse au futur époux, jusqu'au temps des noces, pour qu'il fût le gardien de sa chasteté, et qu'ils se gardassent l'un à l'autre une fidélité plus grande. Or, de même que Saint Thomas, en doutant et en touchant, est devenu le plus généreux confesseur de la résurrection de Jésus-Christ; de même Joseph, étant fiancé à Marie et en faisant, pendant tout le temps qu'elle fut confiée à sa vigilance, l'épreuve de la sainteté de sa conduite, est devenu le témoin le plus irréprochable de sa chasteté. Rien de plus admirable que ce rapport du doute de Saint Thomas avec les fiançailles de Marie.


Discours du 14 novembre 1979, Jean Paul II


Avec la solitude biblique achemine l'homme vers la communion des personnes. Face aux animaux, face aux réalités créées, il est amené à découvrir l'aide qui lui est accordée. Donc, la solitude est préparation, attente, ouverture vers la communion des personnes. Ce qui montre, en lien avec le chapitre 1 de la Genèse, que l'image de Dieu se lit à travers cette communion que l'homme et la femme constituent à l'origine. L'homme devient image de Dieu, moins au moment de la solitude, qu'au moment de la communion des personnes. En effet, dès l'origine, il est non seulement une image qui reflète la solitude d'une personne qui régit le monde, mais aussi, et essentiellement, l'image d'une insondable communion divine de Personnes, tel est l'aspect théologique le plus profond de tout ce que l'on peut dire sur l'homme. Nous nous trouvons dans la moelle même de la réalité anthropologique dont le nom est « corps humain ».


Discours du 19 décembre 1979, Jean Paul II


La pudeur est une expérience complexe: elle implique une expérience externe et interne, qui éloigne  et qui rapproche, qui est crainte de l'autre moi-même, et de moi-même à travers lui. Elle est en vérité, la recherche de la juste valeur et donc, elle a une signification fondamentale quant à la recherche de « l'ethos » dans la communion des personnes, et, en particulier, dans les relations mutuelles entre l'homme et la femme. En même temps qu'elle m'éloigne de la nudité de l'autre, elle me rapproche de son intériorité. Ce caractère complexe de la pudeur s'exprime aussi par la crainte de l'autre moi-même et de moi-même à travers lui. Car la pudeur exprime les règles essentielles de la « communion des personnes » et est étroitement liée à la dimension de solitude originelle de l'homme. Loin d'exprimer une carence, cela indique, au contraire, une particulière plénitude de conscience et d'expérience, surtout la plénitude de compréhension de la signification du corps lié au fait « qu'ils étaient nus et n'en avaient pas honte » dans le texte de la Genèse, l'apparition de la honte  et de la pudeur est mise en liaison avec la perte de la plénitude originelle. Nous devons nous demander à quelle plénitude de compréhension, avant la honte du corps, correspond la nudité originelle qui dit: « Ils étaient nus et n'en avaient pas honte ».


Consitution Gaudium et Spes, § 49


Il faut instruire à temps les jeunes, et de manière appropriée, de préférence au sein de la famille, sur la dignité de l’amour conjugal, sa fonction, son exercice: ainsi formés à la chasteté, ils pourront le moment venu, s’engager dans le mariage après des fiançailles vécues dans la dignité.


Sortez, filles de Sion, regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur.

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L'exemple de la Famille Martin


C'est à l'heure de la séparation déchirante d'avec celle qui était vraiment l'âme de son âme, que Zélie Guérin va brusquement voir s'ouvrir devant elle la perspective du mariage. Y songeait-elle effectivement ou subissait-elle encore, à son insu, l'attirance du voile et du recueillement qu'il confère? De taille un peu en dessous de la moyenne, le visage très joli et d'une expression toute pure, les cheveux bruns solidement noués, le nez long et de ligne harmonieuse, les yeux noirs pétillants de décision, où passait par moments une ombre de mélancolie, la jeune fille avait de quoi plaire. Toute en elle était vivacité, finesse, amabilité. D'esprit sémillant et cultivé, de très haut sens pratique et de grand caractère, par dessus tout et de foi intrépide, c'était une femme supérieure qui devait attirer les regards. Un jour que Zélie Guérin passait sur le Pont Saint Léonard, elle croisa un jeune homme dont la noble physionomie, l'allure réservée, la tenue pleine de dignité l'impressionnèrent. Au même moment, une voix intérieure lui murmurait en secret: « C'est celui-là que j'ai préparé pour toi ». L'identité du passant lui fut bientôt révélée. Elle apprit à connaître Louis Martin. (…) Les deux jeunes gens ne tardèrent pas à s'apprécier et à s'aimer. Leur accord moral s'établit si promptement que les fiançailles religieuses scellèrent sans retard leur engagement mutuel et que, trois mois après leur première rencontre, ils purent s'unir devant Dieu. Le 12 juillet 1858, à 22 heures, eut lieu le mariage civil qui, à leurs yeux n'était dans les termes qu'un odieux contresens et, dans la réalité, qu'une vaine formalité. Deux heures plus tard – c'était donc le 13 – ils s'échangèrent leur serment dans la splendide église Notre Dame. L'abbé Hurel, Curé Doyen de Saint Léonard, qui avait sans doute appuyé le projet de son autorité de père spirituel, reçut le consentement des époux. La scène se passait à minuit, dans la plus stricte intimité, comme pour ne savourer de la cérémonie que le parfum chrétien, peut être aussi parce que les grandes oeuvres de Dieu s'opèrent dans le silence nocturne et qu'elle était marquée au coin de la grandeur, l'union d'où devait naître la Sainte de Lisieux. (…) Ce qu'il (Louis) entrevit de noblesse dans l'âme de sa fiancée lui fit concevoir l'espérance de nouer avec elle, à la façon de Cécile et de Valérien, des Saints Tertiaires Franciscains Elzéar de Sabran et Delphine de Glandève, une de ces unions fraternelles où, dépassant le domaine des sens, les âmes seules se fondent pour se porter vers Dieu de tout le dynamisme d'un amour divinement épuré. (…) Chaque jour, en effet, les deux époux appréciaient davantage le charme de leur tendresse spiritualisée. (…) Non, la résolution des époux Martins n'était le faux départ d'une idylle brusquée. C'était la providentielle préparation d'une race sainte entre toutes. Dieu qui fit naître Son Fils en terre virginale, voulut ne confier Thérèse de l'Enfant Jésus qu'à des parents capables, pour l'avoir pratiquée, de comprendre la splendeur de la virginité. (Père Piat, Histoire d'une Famille, Ed. Téqui).


Sortez, filles de Sion, regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur.

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Prière consécratoire


O Marie, Source de toute pureté, je Vous consacre le temps de mes fiançailles, je renonce à tous liens fusionnels, notamment avec ma mère, pour que, libre et adulte, je puisse honorer mon père et ma mère et, à mon tour, fonder une famille selon le Cœur de Dieu. Je Vous consacre ce temps afin que, libérée de tout rêve et fausses images de l'homme, je puisse vivre mes rêves au lieu de rêver ma vie. O Marie, je Vous consacre mon besoin d'amour et ma peur ontologique de la solitude. C'est dans l'union de plus en plus grande de mon être tout entier avec Dieu, mon Créateur, que je pourrai devenir une épouse véritable, à l'exemple de Marie vivant dans la Sainte Famille.


Sortez, filles de Sion, regardez le Roi Salomon, avec la couronne dont sa mère l'a couronné le jour de ses fiançailles, le jour de la joie de son cœur.

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Exercice


L'autonomie psychologique et affective se traduit pas le sentiment de plénitude que chante David lorsqu'il s'exclame: « Le Seigneur est mon berger, rien ne saurait me manquer ». L'expérience du manque est remplacée par la certitude d'être entier, accompli, parfait au sens étymologique du terme, c'est à dire « achevé ». C'est ce qu'exprime l'Apôtre quand il nous invite à atteindre la stature parfaite du Christ. Nous appellerons cet exercice: « Qui est en Dieu, rien ne lui manque » (Sainte Thérèse d'Avila). 1 – Identifier le manque en tant que sensation. Où ce manque se situe-t-il dans le corps? Je m'imagine vu de l'extérieur comme une silhouette en trois dimensions, j'évalue les manques dans cette silhouette, je les ressens et je les « ancre » en touchant les parties manquantes sur et dans mon propre corps. 2 – Je médite sur Dieu en qui il n'est pas de manque, il est plénitude. L'Esprit remplit tout, j'imagine les cieux et la terre, en qui il n'est pas de vide. Le Père, Créateur de tout, désire tout remplir, la nature comme le Cœur de l'homme, ce dernier à la liberté de refuser. Le Fils désire remplir le cœur des hommes de son amour. Je m'imagine une Pentecôte d'Amour, où tout est rempli jusqu'à l'ivresse, du monde géologique au règne animal avec l'humanité. Je précise bien quelle est la matière de ce « remplissage », j'en éprouve à la fois la constance et la fluidité, la température, la capacité d'imprégnation, je donne un nom à cette « matière » comme Amour ou Etre, ou un autre nom. Quand j'éprouve cette plénitude jusqu'à l'ivresse, « j'ancre » cet état par un chant ou une exclamation de joie. 3 – Je réactive « l'ancre » du manque en touchant les parties de mon corps ou se situe le manque et en visualisant la silhouette. J'entonne le chant ou l'exclamation de joie que je répète en voyant la silhouette se remplir de la « matière » dont j'ai éprouvé l'existence et que je nomme. Quand elle est pleine, je m'associe à elle, je la réintègre entièrement. Je note alors les changements positifs. 4 – Je m'imagine dans le futur, dans des situations bien concrètes, particulièrement celles où j'éprouvais les manque, dans la solitude ou en compagnie, dans le travail quotidien ou dans les transports en commun, etc. Je me vois dans cet état complet où rien ne me manque et j'en éprouve des sentiments nouveaux. Je peux alors me lever et célébrer cette victoire.

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26 octobre 2010

Saint Vincent de Saragosse

26 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-septième jour

La Pentecôte


La Descente du Saint Esprit


Lorsque furent accomplis les jours de la Pentecôte, étant tous ensembles dans le même lieu, soudain il se fit un bruit du Ciel, comme la venue d'un vent impétueux, et il remplit toute la maison où ils étaient assis, et ils virent apparaître comme des langues de feu, qui, se partageant, s'arrêtèrent sur chacun d'eux. Et ils furent tous remplis de l'Esprit Saint et commencèrent à parler diverses langues, selon que l'Esprit Saint leur donnait de parler. Les prodiges qui s'accomplissaient au grand jour de la Pentecôte sont l'image de l'action du Saint Esprit dans l'Église et dans nos âmes. Ces langues de feu sont le symbole de la Science merveilleuse qui éclaire les Apôtres, et de la Charité qui anime leur cœur d'un courage intrépide pour aller prêcher partout, et sans crainte de la mort, la religion de Jésus ressuscité. C'est l'Esprit Saint qui dirige et soutien l'Église et ses Pasteurs, la protège et la défend contre les attaques de l'erreur et la rage de ses ennemis; il fait éclore au sein d'un monde aveugle et corrompu des phalanges de docteurs, de vierges et de martyrs. Ouvrons nos âmes à l'action suave et forte de ce Divin Esprit et prions la Vierge Marie de nous obtenir Ses Dons précieux.


Exemple


Le fait suivant arriva dans la ville de Lombay, au Royaume de Valence, un samedi, 5 mai 1607. Les religieux du Couvent de Sainte Croix, chargés de l'administration spirituelle de Lombay, étaient sortis pour porter le Saint Viatique à un infirme appelé François Ballester. Pendant ce temps, le feu prit à une cellule du Noviciat. Il consuma la bibliothèque, les livres, les images des Saints et autres objets, mais il respecta une image de la Reine du Rosaire qui demeura intacte ainsi que le Rosaire dont elle était entourée. On célébrait la Fête du Rosaire et Marie voulut en ce jour vérifier en son honneur ces paroles de l'Esprit Saint: « Au milieu des flammes, je n'ai pas été brûlée ». Ce prodige fut certifié par le Prieur, le Frère Lambert Novella.


Prière


O Marie, Épouse et Mère du Bel, Amour, rendez-moi moins indigne de cette union divine, qui abaisse Dieu jusqu'à l'homme et élève l'homme jusqu'à Dieu. O Vous, que l'Esprit Saint a comblée de Ses Dons, faites-moi participer à la lumière et à la force que par Vous Il a communiquée aux Apôtres.

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Méditation du Mystère de la Pentecôte


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère de la Pentecôte, descendez dans mon âme ».


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25 octobre 2010

Saint Paul 3/3

25 octobre 2010

Le Mois du Saint Rosaire

Le Mois du Saint Rosaire

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Vingt-sixième jour

La Pentecôte


La Retraite


Alors, du Mont des Oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d'une journée de Shabbat, ils revinrent à Jérusalem. Et, étant rentrés dans le Cénacle, ils montèrent là où étaient rassemblés Pierre et Jean, Jacques et André, Philippe et Thomas, Barthélémy et Matthieu, Jacques, fils d'Alphée et Simon le Zélé, et Jude, fils de Jacques. Tous ceux ci, d'une seul âme, persévéraient dans la prière, avec les femmes et avec Marie, Mère de Jésus. Fidèles à la recommandation du Sauveur, les Apôtres demeurèrent à Jérusalem jusqu'à ce qu'ils fussent revêtus de la force d'en haut. Privés de la présence de Jésus, et convaincus de leur propre impuissance et de leur faiblesse pour marcher à la conquête du monde, ils reconnaissaient la nécessité du consolateur promis. Aussi passèrent-ils ces jours dans le recueillement et la prière, encouragés et soutenus par l'exemple de Marie. Défions-nous de nos lumières et de nos propres forces. Recherchons la solitude et la prière afin de nous mettre en communication avec la Force et la Lumière du Saint Esprit, qui nous sont si nécessaires pour résister à la chair, au monde et à Satan. Aimons à solliciter les grâces de Dieu par l'intercession de notre bonne Mère.


Exemple


En 1632, le Mont Vésuve vomissait des torrents de flammes qui avaient déjà brûlé plusieurs villages. Un vent violent couvrait de cendres la ville de Naples et la menaçait d'un embrasement général. Dans cette extrême affliction, les Napolitains invoquèrent la Mère de Celui qui commande au feu aussi bien qu'aux vents et à la mer. Ils firent une procession générale où ils portèrent l'image de Notre Dame du Rosaire. Le Clergé ne fut pas plutôt arrivé près des flammes que le feu s'arrêta et s'éteignit. En mémoire et en reconnaissance de cette miraculeuse délivrance, 150 personnes s'assemblèrent un jour de chaque semaine dans la Chapelle de la Sainte Vierge pour réciter le Rosaire à haute voix en deux chœurs.


Prière


Nous Vous offrons, Seigneur Jésus, cette dizaine en l'honneur du Mystère de la Pentecôte; et nous Vous demandons, par ce Mystère et par l'intercession de Notre Dame du Saint Rosaire, la descente du Saint Esprit en nos âmes.

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Méditation du Mystère de la Pentecôte


1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père


A la fin: « Grâces du Mystère de la Pentecôte, descendez dans mon âme ».


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