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Images Saintes

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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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20 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

21 mars

« Mon Dieu, prends pitié du pécheur que je suis! » (Luc 18: 13).

A méditer

« J'invitais tous les efforts possibles pour faire face à la crise « du sens du péché » que l'on constante dans la culture contemporaine, mais plus encore j'invitais à faire redécouvrir le Christ comme mystérium pietatis (mystère de bonté), celui en qui Dieu nous montre Son Cœur compatissant et nous réconcilie avec Lui. C'est ce Visage du Christ qu'il faut faire redécouvrir aussi à travers le Sacrement de Pénitence. »

Novo Millennio Ineute, n° 37

Fioretti

Tout comme pour la prière, Jean Paul II donnait une place importante à la Confession, dans laquelle il voyait non seulement l'aveu des péchés, mais avant tout leur pardon et leur rémission, et donc la grâce qui donne la force de mener une vie honnête, vertueuse. Lui-même se confessait toutes les semaines. Il le faisait aussi avant chaque grande fête et avant certaines périodes liturgiques. Evêque, il fit toujours partie des files d'attente, parmi les autres pénitents, à l'église des Franciscains.

« Une vie avec Karol », Stanislas Dzwisz, Desclée de Brouwer/Seuil

Prière

Seigneur Jésus-Christ, l'Amour que Tu donnes à l'Église est toujours destiné à l'homme faible et exposé aux conséquences de sa faiblesse. Et pourtant, Tu ne renonces jamais à cet Amour qui relève l'homme et L'Église en imposant à l'un et à l'autre des exigences précises.

25 mars 1982

Boîte à idée

Aujourd'hui, je décide d'un moment pour faire un examen de conscience sérieux et aller me confesser.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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20 mars 2009

Neuvaine à Notre Dame de Laghet

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Notre Dame de Laghet

Diocèse de Nice, France

« Il est des lieux qui tirent l’âme de sa léthargie, des lieux enveloppés, baignés de mystère. Pour l’âme, de tels espaces sont des puissances comme la beauté ou le génie. Il y des lieux où souffle l’esprit ». Ecrivait Maurice Barrès, en évoquant la célèbre colline de Sion-Vaudémont en Lorraine, « la colline inspirée »pour reprendre le titre même de son grand livre. Ne pourrait on pas étendre cette claire vision des hauts lieux au vieux sanctuaire de Notre Dame de Laghet ? Depuis trois bons siècles maintenant, les foules ferventes du comté de Nice et des proches régions de Provence et de la Ligurie s’y pressent : elles rendent hommage à la Vierge de toutes les Miséricordes ; elles en reçoivent le soulagement attendu des misères d'une vie et de difficultés. Mais on s’y presse aussi, en remerciement des grâces reçues, ou des catastrophes et des accidents auxquels on a miraculeusement échappé.

Laghet

Notre Dame de Laghet est le nom de la Vierge Marie associé à celui d’un petit village du pays niçois, au cœur des Alpes Maritimes. Là , depuis le milieu du XVIIe siècle , la Vierge Marie attire la confiance de ses enfants proches ou lointains en leur faisant découvrir les merveilles que le Seigneur à faites pour Elle et pour les humbles qui lui ressemblent . Pour que ce simple village devienne le lieu où se révèle la présence Maternelle de Marie, il a suffi de la sollicitude d’un prêtre, Don Jacques Fighiera, pour une chapelle abandonnée ; à partir de ce geste, signe d’amour profond pour l’Eglise, Celle sur qui Dieu s’est penché, se penche à son tour sur la détresse de ses enfants. La première mention de ce village est contenue dans une charte du XI e siècle, par laquelle Raimbald, co-seigneur de Nice et Vence, donne à la célèbre abbaye bénédictine de Saint Victor, à Marseille, plusieurs biens et notamment, après sa mort, le village de Laghet avec ses dépendances. Au XIIe siècle, le terroir de Laghet fait partie du fief d’Eze auquel son histoire restera liée. Dès cette époque, il est fait mention d’une petite chapelle dédiée à la Vierge Marie. On peut supposer que l’emplacement en était celui de notre actuel sanctuaire et qu’il choisi pour signaler une halte possible aux voyageurs. Au confluent de deux torrents, c’était un point d’eau fréquenté et aussi un carrefour de sentiers unissant les villages de la côte et ceux de l’arrière pays. En tout cas, au XV e siècle, la chapelle servait de lieu de pèlerinage pour les habitants de la Turbie, distante de moins d’une lieue d’Eze et de Villefranche. Mais ce modeste oratoire construit en un lieu isolé, soumis aux intempéries, est sans cesse abîmé. Peu à peu cette chapelle de Laghet tombe en ruines tandis que le village est déserté. Les bergers qui paissent leurs troupeaux et les paysans qui labourent le vallon y abritent leurs bêtes.


Don Jacques Fighiera

C’est alors qu’au XVIIe siècle , intervient un prêtre animé d’une foi ardente, Don Jacques Fighiera, descendant de très vielles familles d’Eze. En 1625, ému par l’abandon et le délabrement de la chapelle de Laghet, décide de s’y consacrer. En 1628, muni de l’autorisation du prieur d’Eze, Don jacques fait refaire le toit, blanchir les murs, niveler le sol et mettre une porte avec une serrure dont il garde la clé. Il fait aussi réparer le sentier d’Eze qui mène à Laghet, le tout à ses frais « en l’honneur de Dieu et de la Vierge Marie ». Puis il annonce à la population voisine que la chapelle de Laghet est restaurée et qu’il en assure le service, ce qu’il fera bénévolement pendant vingt cinq ans. Les Villefranchois qui fréquentaient la chapelle, avant qu’elle ne fût profanée, reviennent. Et le Seigneur, par l’intermédiaire de Marie, répond à la confiance et à la prière des fidèles suscitées par leur pasteur. La Vierge manifeste sa bonté par des signes multiples. On vient prier la Vierge de la chapelle, du Piémont, de la lointaine Ligurie, de toute la Provence…

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La statue de la Madone

Mais la statue que l’on vénérait était gâtée par le temps et les intempéries. Don Jacques possédait une belle statue de la Vierge. Il l’avait fait sculpter dans un tronc de sorbier, par un artiste parisien et orner de peintures polychromes, par artiste niçois. C’est une Vierge à l’enfant, et le livre que tient l’Enfant Jésus dans sa main gauche est celui des Evangiles. De son index droit, il montre le texte inscrit au hait de la page : « Non pas veni solvere legem… » (Je ne suis pas venu abolir la loi…) Elle était jusque là placée sur un autel de l’église d’Eze. Voulant parfaire son œuvre et prouver sa reconnaissance à Notre Dame pour les miracles accordés, Don Fighiera décide de donner cette statue à la chapelle de Laghet. Le 24 juin 1652, les Pénitents Blancs d’Eze portent la statue en procession jusqu’à Laghet. Depuis lors, chaque année, à pareille date, la paroisse d’Eze renouvelle son geste de piété en venant en pèlerinage à Notre Dame de Laghet.

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Construction du sanctuaire

L’évêque de Nice, Mgr de Palletis, conformément à la décision du Concile de Trente, entreprend une en quête sérieuse avant d’autoriser le pèlerinage. En attendant la décision officielle. Il faut couvrir la statue et fermer la chapelle. Puis il réunit une commission de théologiens assistés d’un avocat et d’un médecin pour examiner les faits de Laghet tandis qu’il se rend lui même sur place pour vérifier la tenue et le comportement des pèlerins. Le 20 décembre 1653, cette commission conclue à l’authenticité des miracles et l’évêque autorise et encourage le culte à Notre Dame de Laghet. Le 25 avril 1654, il présida le premier pèlerinage officiel à Laghet. Il était accompagné par quatre consuls de la ville de Nice qui offrirent 100 écus d’or pour amener prés du sanctuaire l’eau d’une source éloignée et construire une fontaine. En janvier, le Consul avait déjà placé la ville de Nice sous la protection de la « Madone de Laghet ». Le peuple chrétien avait devancé la décision épiscopale. Au mois de novembre 1653, on compte de 20 000 à 30 000 pèlerins et 40 processions. Du 8 septembre au 8 décembre les génois, à eux seuls, organisent 52 pèlerinages qui se font à pied. La générosité des pèlerins permit la construction d’une nouvelle église au lieu de la chapelle primitive. Elle fut ouverte aux fidèles en 1656, autres ans après « l’année des prodiges ». En 1666, Charles Emmanuel III, Duc de Savoie, fait le vœu d’offrir une statue en or massif, si la duchesse lui donnait un fils. Il l’aura la même année : Victor Amédée, prince de Piémont. En 1674, le 20 juillet, la Sacrée Congrégation des Evêques et des Réguliers approuva le projet de confier aux Carmes Déchaux de Turin, le sanctuaire de Laghet et le 13 octobre de la même année, douze religieux s’y installèrent, Pour y demeurer jusqu’en 1905. Ils y assurèrent une présence de prière et de travail dans la pauvreté au service des pèlerins. La renommée du sanctuaire grandit, et à la fin du XVIIe siècle, il se trouve parmi les trois sanctuaires mariaux les plus visités de la province. Les guérisons nombreuses obtenues au cours des siècles ont rassemblé sous le cloître, plus de 4000 ex-votos, témoignage de la confiance et de la gratitude de ceux qui ont prié Notre Dame. 1792 fut une année mémorable, dans la vie du sanctuaire. En effet, les troupes révolutionnaires françaises passent le Pont du Var et entrent dans le Comté de Nice; nobles et religieux abandonnèrent le monastère pour Turin. La vénérable statue fut cachée par un berger. Les bâtiments furent saccagés, tous les ex-votos brûlés. Il fallu attendre 1802 pour que la chapelle soit de nouveau ouverte au culte. Elle fut alors desservie par le clergé séculier. Les Pères Carmes revinrent en 1815. La famille princière de Monaco a toujours témoigné dans le passé d’un grand attachement au sanctuaire, et de nos jours, chaque année, un pèlerinage national, conduit par l’Archevêque et son clergé, monte jusqu’à Laghet pour vénérer « la Vierge des Prodiges ». Le 19 avril 1900, la statue de Notre Dame de Laghet est couronnée solennellement par le Cardinal Archevêque de Bordeaux, devant une grande foule de liguriens, niçois et provençaux. De 1907 à 1930, le monastère fut le séminaire diocésain, tout en accueillant la foule des pèlerins. Pour le tricentenaire des premiers miracles de nombreuses foules se rassemblèrent en présence de Mgr Roncalli, le futur (Bienheureux) Jean XXIII, qui était alors nonce à Paris. Depuis 1930, le sanctuaire devint peu à peu une maison de retraites spirituelles. En 1978, les Sœurs Bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre virent se mettre au service du diocèse pour assurer l’animation spirituelle de Notre Dame de Laghet, sous la responsabilité du Père Recteur. Cette date marque donc une étape dans la vie du sanctuaire.

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La chapelle

De style baroque dérivé de la Renaissance italienne, la chapelle a été conçue selon un plan très simple. Elle comprend une nef rectangulaire, voûtée en plein cintre. Dans une niche au dessus du maître autel en marbre, est installé la statue polychrome de Notre Dame. Sur toutes les faces de la chapelle se trouvent des alvéoles desservies par des galeries donnant accès aux cellules du monastère situées à l’étage. Les alvéoles permettaient aux Pères Carmes de suivre les offices et de prier, tout en restant complètement isolés de l’ensemble des fidèles. Des dégagements donnent accès à la sacristie ainsi qu’au cloître périphérique.

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Notre Dame des grâces

Situés à l’angle sud est du cloître, l’autel et la peinture de Notre Dame des grâces datant de 1887. Un tremblement de terre ayant rendu l’église inutilisable, on construisit l’autel qui d provisoire, devint définitif. Autrefois les pèlerins amenaient beaucoup de malades avec eux. Ces derniers, pendant les processions, restaient assis ou allongés dans le cloître. Chaque fois que les groupes de prière passaient devant cet autel du cloître, on criait en niçois : « grâce, Marie ! » avec des gestes véhéments. Et souvent des malades, guéris, se levaient en brandissant leurs béquilles. De nos jours, c’est devant l’autel de Notre Dame des Grâces que nombre de pèlerins s’arrêtent pour prier. Les innombrables veilleuses qui brûlent devant son image sont le signe de l’immense confiance que l’on continue à lui vouer.


Halte spirituelle, aujourd’hui

Le sanctuaire de Laghet est un haut lieu marial où les hommes et femmes de ce temps retrouvent, près de Marie, leurs racines spirituelles. Aussi les conduit Elle à rencontrer le Christ vivant dans Son Eglise. Le Recteur et les Chapelains du Sanctuaire y exercent leur ministère sacerdotal, la Communauté du Sacré Coeur de Montmartre répond à sa vocation de prière et d’accueil, une équipe de laïcs, permanents ou bénévoles, participe à l’animation matérielle et spirituelle. En répondant à sa vocation propre, chacun d’eux invite à entrer dans l’espace ouvert par la prière qui monte ici à différentes heures du jour et à rejoindre le Christ par les chemins qu’Il a indiqués : les sacrements, la prière, la vie chrétienne partagée. Au sanctuaire de Notre Dame de Laghet, à proximité de Nice, Monaco, Menton, à 350 m d’altitude, dans un site verdoyant, les prêtres du Sanctuaire et la Communauté des Bénédictines du Sacré Cœur de Montmartre accueillent toute l’année les personnes qui désirent bénéficier d’un climat de prière et de silence pour un repos ou l’approfondissement de leur foi.

Père Joseph Simon

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Prière à Notre Dame de Laghet

Notre Dame de Laghet, Mère pleine de tendresse et de Miséricorde, notre Guide et notre soutien dans le pèlerinage de la vie, nous accourons, avec confiance, implorer Votre secours. Accordez, Mère si bonne : aux chrétiens, l’unité dans la charité. Aux justes, la persévérance. Aux âmes tristes, la consolation. Aux cœurs abattus, le courage et la confiance. Aux malades, la santé. Aux pécheurs, le repentir et le pardon. Aux âmes du Purgatoire, le soulagement et la délivrance. A chacun de nous, Mère de Toutes Grâces, Votre maternelle protection. Nous implorons aussi votre assistance à l’heure de notre mort, soyez notre Avocate auprès de Dieu. Au ciel, nous Vous dirons éternellement notre reconnaissance. Amen.


Notre Dame de Laghet, priez pour nous.


Renseignements

Sanctuaire Notre Dame de Laghet

06340 La Trinité

www.sanctuaire-laghet.cef.fr

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Neuvaine à Notre Dame de Laghet

Dite « des neufs tours »


La très ancienne tradition de cette Neuvaine remontant à un opuscule publié en 1753 et que l'on dit en souvenir des 9 voyages que fit la Sainte Vierge durant sa vie terrestre, en faisant neuf fois le tour du cloître du sanctuaire de Laghet en utilisant les prières suivantes est propre au pèlerin de ce grand sanctuaire. Ceux qui, ne pouvant venir neuf jours de suite au sanctuaire, peut faire, dans la journée, les exercices de la neuvaine. Ou les faire chez soi.

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Premier Voyage: La Présentation de Marie dans le Temple

Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne-Catherine Emmerich


« Aujourd'hui, de bon matin, Joachim alla au temple avec Zacharie et les autres hommes. Plus tard, Marie y fut conduite aussi par sa mère avec un cortège solennel. […] Lorsque le cortège arriva, je vis plusieurs serviteurs du temple occupés à ouvrir, avec de grands efforts, une porte très grande et très lourde, brillante comme de l'or, et sur laquelle étaient sculptés des têtes, des grappes de raisin et des bouquets d'épis. C'était la porte dorée. Le cortège passa par cette porte Il fallait monter cinquante marches pour y arriver. [...] On voulut conduire Marie par la main, mais elle s'y refusa. Elle monta les degrés rapidement et sans trébucher, pleine d'un joyeux enthousiasme. Tout le monde était vivement ému. […] Après le sacrifice, [...] Marie s'agenouilla sur les marches. Joachim et Anne étendirent leurs mains sur sa tête. Le prêtre lui coupa quelques cheveux qui furent brûlés sur un brasier. Les parents prononcèrent quelques paroles par lesquelles ils offraient leur enfant, et que les deux lévites écrivirent. Pendant ce temps, les jeunes filles chantaient le psaume quarante-quatre (= 45) : Eructavit cor meum vertum bonum, et les prêtres le psaume quarante-neuf (= 50) : Deus deorum Dominus locutus est, et les jeunes garçons jouaient de leurs instruments. […] Je vis alors deux prêtres prendre Marie par la main et la conduire par plusieurs marches à une place élevée du mur qui séparait le vestibule du sanctuaire d'avec ce dernier lieu. Ils placèrent l'enfant dans une espèce de niche située au milieu de ce mur et elle pouvait voir dans le temple, où se tenaient rangés en ordre plusieurs hommes qui me parurent consacrés au temple. Deux prêtres étaient à ses côtés ; il y en avait sur les marches quelques autres qui récitaient à haute voix des prières écrites sur des rouleaux. De l'autre côté du mur, un vieux prince des prêtres se tenait debout près d'un autel, à un endroit assez élevé pour qu'on pût le voir à moitié. Je le vis présenter de l'encens dont la fumée se répandit autour de Marie. Pendant cette cérémonie, je vis autour de la Sainte Vierge un tableau symbolique qui bientôt remplit le temple et l'obscurcit, pour ainsi dire. Je vis une gloire lumineuse sous le coeur de Marie, et je connus qu'elle renfermait la promesse, la très sainte bénédiction de Dieu. Je vis cette gloire se montrer comme entourée de l'arche de Noé, de façon que la tête de la Sainte Vierge s'élevait au-dessus de l'arche. Je vis ensuite cette arche de Noé prendre la forme de l'Arche d'alliance, et celle-ci à son tour comme renfermée dans le temple. Puis je vis ces formes disparaître, et le calice de la sainte cène se montrer hors de la gloire devant la poitrine de Marie, et au-dessus de lui, devant la bouche de la Vierge, un pain marqué d'une croix. A ses côtés brillaient des rayons à l'extrémité desquels se montraient, exprimés par des figures, plusieurs symboles mystiques de la Sainte Vierge, comme, par exemple, tous les noms des litanies que l'Église lui adresse. De ses deux épaules partaient, en se croisant, deux branches d'olivier et de cyprès, ou de cèdre et de cyprès au-dessus d'un beau palmier, avec un petit bouquet de feuilles que je vis apparaître derrière elle. Dans les intervalles de ces branches, je vis tous les instruments de la Passion de Jésus-Christ. Le Saint Esprit sous une forme ailée qui semblait se rapprocher plus de la forme humaine que de celle de la colombe, planait sur le tableau, au-dessus duquel je vis le ciel ouvert, et le centre de la Jérusalem céleste, la cité de Dieu avec tous ses palais, ses jardins et les places des saints futurs : tout cela était plein d'anges, de même que la gloire qui maintenant entourait la Sainte Vierge était remplie de têtes d'anges. […] Lorsque je vis tout cela, toutes les magnificences et les beautés du temple, ainsi que les murs élégamment ornés qui étaient derrière la Sainte Vierge, me parurent ternes et noircis : le temple lui-même sembla bientôt disparaître ; Marie et la gloire qui l'entourait remplissaient tout. Pendant que toutes ces visions passaient sous mes yeux, je ne vis plus la Sainte Vierge sous la forme d'une enfant ; elle m'apparut grande et planant en l'air, et je voyais pourtant les prêtres, le sacrifice de l'encens et tout le reste à travers cette image : on eût dit que le prêtre était placé derrière elle, annonçait l'avenir et invitait le peuple à remercier Dieu et à le prier, parce que de cette enfant il devait sortir quelque chose de grand. Tous ceux qui étaient présents au temple, quoiqu'ils ne vissent pas ce que je voyais, étaient graves, recueillis et profondément émus. Le tableau s'évanouit par degrés, ainsi que je l'avais vu apparaître. A la fin, je ne vis plus que la gloire sous le coeur de Marie, et la bénédiction de la promesse qui brillait au dedans ; puis cette vision aussi disparut, et je vis de nouveau la Sainte enfant avec sa parure, seule entre deux prêtres ». […]


Marie, tout enfant, accompagne ses parents et va se présenter à Dieu dans le Temple, pour le servir.


Fruit: Offrande de notre cœur à Dieu


Prions


O Sainte Vierge, obtenez-moi de Votre Divin Fils la grâce de Le reconnaître et de L'aimer, comme mon véritable Guide, sur le chemin de la Vie, afin de me présenter à Lui avec une âme pure, au terme du voyage.


Pater... Ave... Gloria... Salve Regina


Nous Vous Saluons, Reine, Mère de Miséricorde; notre vie, notre joie, notre espérance, salut. Enfants d'Eve, de cette terre d'exil, nous soupirons vers Vous, gémissant et pleurant dans cette vallée de larmes. O Vous, notre Avocate, tournez vers nous Vos regards miséricordieux, et après l'exil de cette vie, montrez-nous Jésus, le fruit béni de Votre sein, Ô clémente, ô compatissante, ô très douce Vierge Marie.

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Deuxième Voyage: La Visitation


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 1, 39-56)


En ces jours-là, Marie se mit en route rapidement vers une ville de la montagne de Judée. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, quand Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant tressaillit en elle. Alors, Élisabeth fut remplie de l'Esprit Saint, et s'écria d'une voix forte : « Tu es bénie entre toutes les femmes, et le fruit de tes entrailles est béni. Comment ai-je ce bonheur que la mère de mon Seigneur vienne jusqu'à moi ? Car, lorsque j'ai entendu tes paroles de salutation, l'enfant a tressailli d'allégresse au-dedans de moi. Heureuse celle qui a cru à l'accomplissement des paroles qui lui furent dites de la part du Seigneur. » Marie dit alors : « Mon âme exalte le Seigneur, mon esprit exulte en Dieu mon Sauveur. Il s'est penché sur son humble servante ; désormais tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles ; Saint est son nom ! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, il élève les humbles. Il comble de bien les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères,en faveur d'Abraham et de sa race à jamais.» Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle s'en retourna chez elle.


A l'annonce de l'Ange, Marie dit « oui » au Seigneur. Ce « oui » la conduit à travers les montagnes, après de sa cousine Élisabeth, pour l'aider aux soins du ménage. Jean Baptiste est sanctifié dans le sein de sa mère. Marie chante sa reconnaissance dans le Magnificat.


Fruit: La Charité envers le prochain


Prions


O Marie, obtenez-moi de Dieu la grâce de servir mon prochain avec franchise et persévérance et ainsi de toujours semer la joie et le bonheur autour de moi.


Pater ... Ave ... Gloria... Salve

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Troisième voyage Voyage: Bethléem, la nuit de Noël


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 1-19)


En ces jours-là, parut un édit de l'empereur Auguste, ordonnant de recenser toute la terre — ce premier recensement eut lieu lorsque Quirinius était gouverneur de Syrie. — Et chacun allait se faire inscrire dans sa ville d'origine. Joseph, lui aussi, quitta la ville de Nazareth en Galilée, pour monter en Judée, à la ville de David appelée Bethléem, car il était de la maison et de la descendance de David. Il venait se faire inscrire avec Marie, son épouse, qui était enceinte. Or, pendant qu'ils étaient là, arrivèrent les jours où elle devait enfanter. Et elle mit au monde son fils premier-né ; elle l'emmaillota et le coucha dans une mangeoire, car il n'y avait pas de place pour eux dans la salle commune. Dans les environs se trouvaient des bergers qui passaient la nuit dans les champs pour garder leurs troupeaux. L'ange du Seigneur s'approcha, et la gloire du Seigneur les enveloppa de sa lumière. Ils furent saisis d'une grande crainte, mais l'ange leur dit : « Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une bonne nouvelle, une grande joie pour tout le peuple : Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David. Il est le Messie, le Seigneur. Et voilà le signe qui vous est donné : vous trouverez un nouveau-né emmailloté et couché dans une mangeoire. » Et soudain, il y eut avec l'ange une troupe céleste innombrable, qui louait Dieu en disant : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime. » Lorsque les anges eurent quitté les bergers pour le ciel, ceux-ci se disaient entre eux : « Allons jusqu'à Bethléem pour voir ce qui est arrivé, et que le Seigneur nous a fait connaître. » Ils se hâtèrent d'y aller, et ils découvrirent Marie et Joseph, avec le nouveau-né couché dans la mangeoire. Après l'avoir vu, ils racontèrent ce qui leur avait été annoncé au sujet de cet enfant. Et tout le monde s'étonnait de ce que racontaient les bergers. Marie, cependant, retenait tous ces événements et les méditait dans son Cœur.


La Vierge Marie, sur le point d'enfanter se rend à Bethléem avec Saint Joseph, pour obéir à l'édit de l'Empereur. Ne trouvant pas de logement, Elle se retire dans une grotte, où Elle donne naissance à l'Enfant Dieu. Les Anges chantent la Gloire de Dieu et annoncent la Paix aux hommes de bonne volonté.


Fruit: Amour de Dieu


Prions


O Vierge pure et Immaculée, obtenez-moi de Votre Fils Jésus, la grâce de toujours préférer Dieu aux richesses et aux honneurs de ce monde, et de semer la concorde et la paix autour de moi.

Pater... Ave... Gloria ... Salve

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Quatrième Voyage: La Purification de Marie


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 22-38)


Quand arriva le jour fixé par la loi de Moïse pour la purification, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem pour le présenter au Seigneur, selon ce qui est écrit dans la Loi : Tout premier-né de sexe masculin sera consacré au Seigneur. Ils venaient aussi présenter en offrande le sacrifice prescrit par la loi du Seigneur : un couple de tourterelles ou deux petites colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Syméon. C'était un homme juste et religieux, qui attendait la Consolation d'Israël, et l'Esprit Saint était sur lui. L'Esprit lui avait révélé qu'il ne verrait pas la mort avant d'avoir vu le Messie du Seigneur. Poussé par l'Esprit, Syméon vint au Temple. Les parents y entraient avec l'enfant Jésus pour accomplir les rites de la Loi qui le concernaient. Syméon prit l'enfant dans ses bras, et il bénit Dieu en disant : « Maintenant, ô Maître, tu peux laisser ton serviteur s'en aller dans la paix, selon ta parole. Car mes yeux ont vu ton salut, que tu as préparé à la face de tous les peuples: lumière pour éclairer les nations païennes, et gloire d'Israël ton peuple. » Le père et la mère de l'enfant s'étonnaient de ce qu'on disait de lui. Syméon les bénit, puis il dit à Marie sa mère : « Vois, ton fils qui est là provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de division. Et toi-même, ton coeur sera transpercé par une épée. - Ainsi seront dévoilées les pensées secrètes d'un grand nombre. » Il y avait là une femme qui était prophète, Anne, fille de Phanuel, de la tribu d'Aser. Demeurée veuve après sept ans de mariage, elle avait atteint l'âge de quatre-vingt-quatre ans. Elle ne s'éloignait pas du Temple, servant Dieu jour et nuit dans le jeûne et la prière. S'approchant d'eux à ce moment, elle proclamait les louanges de Dieu et parlait de l'enfant à tous ceux qui attendaient la délivrance de Jérusalem.


Marie va présenter Son Fils au Temple et Se purifier, comme une simple femme. Le vieillard Syméon lui annonce qu'un glaive de douleur transpercera Son âme.


Fruit: L'humilité


Prions


Vierge sans tâche, obtenez-moi du Seigneur cette humilité et cette simplicité que Vous avez montré dans Votre Purification, et surtout cette obéissance amoureuse à Ses Divin Commandements.


Pater... Ave... Gloria... Salve

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Cinquième Voyage: La Fuite en Egypte


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 2, 13-18)


Après le départ des mages, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et fuis en Égypte. Reste là-bas jusqu'à ce que je t'avertisse, car Hérode va rechercher l'enfant pour le faire périr. » Joseph se leva ; dans la nuit, il prit l'enfant et sa mère, et se retira en Égypte, où il resta jusqu'à la mort d'Hérode. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète : D'Égypte, j'ai appelé mon fils. Alors Hérode, voyant que les mages l'avaient trompé, entra dans une violente fureur. Il envoya tuer tous les enfants de moins de deux ans à Bethléem et dans toute la région, d'après la date qu'il s'était fait préciser par les mages. Alors s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par le prophète Jérémie : Un cri s'élève dans Rama, des pleurs et une longue plainte : c'est Rachel qui pleure ses enfants et ne veut pas qu'on la console, car ils ne sont plus.


Pour soustraire Son Divin Fils à la fureur d'Hérode, Marie est obligée de fuir, de nuit, avec Saint Joseph jusqu'en Egypte.


Fruit: La fuite du péché


Prions


Sainte Vierge Marie, obtenez-moi de Jésus la grâce de savoir accepter toutes les contrariétés et les injustices qui me viendront de mon prochain, pour apprendre à y reconnaître la Volonté du Seigneur et ainsi à les supporter joyeusement pour la Gloire de Dieu et le Salut de mon âme.

Pater... Ave... Gloria... Salve

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Sixième Voyage: Le Retour à Nazareth


Evangile de Jésus-Christ selon saint Matthieu (Mt 2, 19-23)


Après la mort d'Hérode, l'ange du Seigneur apparaît en songe à Joseph en Égypte et lui dit : « Lève-toi ; prends l'enfant et sa mère, et reviens au pays d'Israël, car ils sont morts, ceux qui en voulaient à la vie de l'enfant. » Joseph se leva, prit l'enfant et sa mère, et rentra au pays d'Israël. Mais, apprenant qu'Arkélaüs régnait sur la Judée à la place de son père Hérode, il eut peur de s'y rendre. Averti en songe, il se retira dans la région de Galilée et vint habiter dans une ville appelée Nazareth. Ainsi s'accomplit ce que le Seigneur avait dit par les prophètes : Il sera appelé Nazaréen.


La Sainte Famille revient d'Egypte et va se fixer à Nazareth, pour y mener une vie toute simple de prière et de labeur.


Fruit: L'amour de mon travail


Prions


Sainte Vierge Marie, obtenez-moi de Jésus-Ouvrier l'amour de ma petite vie, des tâches humbles et obscures, afin de remplir avec exactitude tout mon devoir d'état en l'offrant au Seigneur.

Pater, ... Ave, ... Gloria, ... Salve, ...

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Septième Voyage: Le Recouvrement de Jésus au Temple


Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 2, 41-50)


Chaque année, les parents de Jésus allaient à Jérusalem pour la fête de la Pâque. Quand il eut douze ans, ils firent le pèlerinage suivant la coutume. Comme ils s'en retournaient à la fin de la semaine, le jeune Jésus resta à Jérusalem sans que ses parents s'en aperçoivent. Pensant qu'il était avec leurs compagnons de route, ils firent une journée de chemin avant de le chercher parmi leurs parents et connaissances. Ne le trouvant pas, ils revinrent à Jérusalem en continuant à le chercher. C'est au bout de trois jours qu'ils le trouvèrent dans le Temple, assis au milieu des docteurs de la Loi : il les écoutait et leur posait des questions, et tous ceux qui l'entendaient s'extasiaient sur son intelligence et sur ses réponses. En le voyant, ses parents furent stupéfaits, et sa mère lui dit : « Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela ? Vois comme nous avons souffert en te cherchant, ton père et moi ! » Il leur dit : « Comment se fait-il que vous m'ayez cherché ? Ne le saviez-vous pas ? C'est chez mon Père que je dois être. » Mais ils ne comprirent pas ce qu'il leur disait.


A l'âge de 12 ans, Jésus accompagne ses parents à Jérusalem pour les fêtes de Pâques. Il y reste trois jours, au milieu des Docteurs, les écoutant et les interrogeant, à l'insu de ses parents, qui, désolés, le cherchaient partout...


Fruit: La crainte de perdre Jésus


Prions


Obtenez-moi de Votre Divin Fils, ô Vierge affligée, de souffrir si je venais à perdre l'état de grâce, puisque par le Baptême, je suis devenu le Temple du Dieu Vivant.


Pater... Ave... Gloria... Salve


Huitième Voyage: Le portement de Croix et la Crucifixion de Jésus au calvaire

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Luc (Lc 23, 26-32)


Pendant qu'ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix pour qu'il la porte derrière Jésus. Le peuple, en grande foule, le suivait, ainsi que des femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur Jésus. Il se retourna et leur dit : « Femmes de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi ! Pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants Voici venir des jours où l'on dira : 'Heureuses les femmes stériles, celles qui n'ont pas enfanté, celles qui n'ont pas allaité !' Alors on dira aux montagnes : 'Tombez sur nous', et aux collines : 'Cachez-nous'. Car si l'on traite ainsi l'arbre vert, que deviendra l'arbre sec ? » On emmenait encore avec Jésus deux autres, des malfaiteurs, pour les exécuter.

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Evangile de Jésus-Christ selon saint Jean (Jn 19, 17-22)


Jésus, portant lui-même sa croix, sortit en direction du lieu dit : Le Crâne, ou Calvaire, en hébreu : Golgotha. Là, ils le crucifièrent, et avec lui deux autres, un de chaque côté, et Jésus au milieu. Pilate avait rédigé un écriteau qu'il fit placer sur la croix, avec cette inscription : « Jésus le Nazaréen, roi des Juifs. » Comme on avait crucifié Jésus dans un endroit proche de la ville, beaucoup de Juifs lurent cet écriteau, qui était libellé en hébreu, en latin et en grec. Alors les prêtres des Juifs dirent à Pilate : « Il ne fallait pas écrire : 'Roi des Juifs' ; il fallait écrire : 'Cet homme a dit : Je suis le roi des Juifs'. » Pilate répondit : « Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit. »


La Vierge Marie fait son voyage le plus pénible an accompagnant son Fils sur le Chemin du Calvaire. Elle souffre, debout, au pied de la Croix, en union avec Jésus, pour le rachat de tous les hommes, dont Elle devient la Mère.


Fruit: La contrition de nos péchés.


Prions


O Notre Dame des Douleurs, gravez au fond de notre cœur les Blessures du Sauveur, obtenez-moi un sincère repentir de toutes mes fautes, et rappelez-moi surtout à l'heure de la souffrance que je suis Votre enfant.


Pater... Ave... Gloria... Salve


Neuvième Voyage: L'Ascension de Jésus et l'Assomption de Marie

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Livre des Actes des Apôtres (Ac 1, 6-12)


Réunis autour de Jésus, les Apôtres lui demandaient : « Seigneur, est-ce maintenant que tu vas rétablir la royauté en Israël ? » Jésus leur répondit : « Il ne vous appartient pas de connaître les délais et les dates que le Père a fixés dans sa liberté souveraine. Mais vous allez recevoir une force, celle du Saint-Esprit, qui viendra sur vous. Alors vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. » Après ces paroles, ils le virent s'élever et disparaître à leurs yeux dans une nuée. Et comme ils fixaient encore le ciel où Jésus s'en allait, voici que deux hommes en vêtements blancs se tenaient devant eux et disaient : « Galiléens, pourquoi restez-vous là à regarder vers le ciel ? Jésus, qui a été enlevé du milieu de vous, reviendra de la même manière que vous l'avez vu s'en aller vers le ciel. » Alors, ils retournèrent du mont des Oliviers à Jérusalem, qui n'est pas loin. (La distance ne dépasse pas ce qui est permis le jour du sabbat.)

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La Mort de le sainte Vierge

Extrait des révélations de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich

Le 14 août 182l, dans l'après-midi, la soeur dit à l'écrivain : " Je veux maintenant raconter quelque chose de la mort de la sainte Vierge ; mais il ne faut pas que je sois dérangée. Dites à ma petite nièce de ne pas m'interrompre, et d'attendre un peu dans l'autre pièce ". Quand l'écrivain eut fait ce qu'elle disait et fut revenu près d'elle, il lui dit : " Racontez maintenant " ; mais, regardant fixement devant elle, elle s'écria : " Où suis-je donc, est-ce le matin ou le soir ! -Vous voulez, dit-il, parler de la mort de la sainte Vierge.-Les apôtres sont là, répondit-elle, interrogez-les ; vous êtes plus savant que moi, vous les questionnerez mieux ; ils suivent le Chemin de la Croix et travaillent au tombeau de la Mère de Dieu. Elle les vit se livrer à ce travail aussitôt après la mort de Marie, à ce qu'elle assura. Après une pause, elle continua, en marquant des nombres avec ses doigts : " Voyez ce chiffre, dit-elle, une barre comme un I, puis un V ; cela ne fait-il pas quatre ? puis encore un V et trois I, cela ne fait-il pas huit ? Ce n'est pas écrit correctement en lettres marquant les nombres ; mais je les vois ainsi, parce que je ne sais pas lire les nombres élevés écrits en lettres Cela doit signifier que l'année 48 après Jésus-Christ est celle de la mort de la sainte Vierge. Je vois ensuite un X et trois 1, puis deux fois le signe de la pleine lune, comme il est dans l'almanach : cela veut dire que la sainte Vierge mourut treize ans et deux mois après l'ascension de Notre Seigneur. Ce n'est pas à présent le mois de sa mort. Je crois qu'il est passé depuis deux mois ; car, il y a deux mois, j'ai encore vu cette scène. Ah ! sa mort fut pleine de tristesse et pleine de joie ! s, Toujours dans cet état d'absorption intérieure, elle raconta ce qui suit : Je vis hier à midi beaucoup de tristesse et d'inquiétude dans la maison de la sainte Vierge. La servante était extrêmement affligée ; elle s'agenouillait sans cesse, tantôt dans divers coins de la maison, tantôt devant la maison, et priait les bras étendus en versant des larmes. La sainte Vierge reposait tranquillement dans sa cellule ; elle semblait au moment de mourir. Elle était enveloppée tout entière, y compris les bras, dans cette espèce de vêtement de nuit que j'ai décrit en racontant sa visite chez Élisabeth. Son voile était relevé carrément sur son front, elle l'abaissait sur son visage quand elle parlait à des hommes. Ses mains elles-mêmes ne restaient découvertes que quand elle était seule. Dans les derniers jours, je ne la vis rien prendre, si ce n'est de temps en temps une cuillerée d'un breuvage que la servante exprimait de certaines baies jaunes, disposées en grappes. Vers le soir, quand la sainte Vierge connut que son heure approchait, elle voulut, conformément à la volonté de Jésus, bénir ceux qui se trouvaient présents et leur faire ses adieux. Sa chambre à coucher était ouverte de tous les côtés. Elle se mit sur son séant ; son visage était d'une blancheur éclatante et comme illuminé. Tous les assistants se tenaient dans la partie antérieure de la maison ; les apôtres entrèrent les premiers dans l'autre pièce, s'approchèrent l'un après l'autre de sa cellule ouverte, et s'agenouillèrent près de sa couche. La sainte Vierge les bénit tour à tour en croisant les mains au-dessus de leur tête et en touchant légèrement leur front. Elle parla à tous, et fit tout ce que Jésus lui avait enjoint à Béthanie. Quand Pierre vint à elle, je vis qu'il avait à la main un rouleau écrit. Elle parla à Jean des dispositions à prendre pour sa sépulture, et le chargea de donner ses vêtements à sa servante et à une autre vierge pauvre qui venait quelquefois la servir. Elle montra du doigt le réduit qui était en face de sa cellule, et je vis sa servante y aller, l'ouvrir et le refermer. Je vis alors tous les vêtements de la sainte Vierge ; j'en parlerai plus tard. Après les apôtres, les disciples présents s'approchèrent de la couche de la sainte Vierge et furent aussi bénis par elle. Les hommes se rendirent alors de nouveau dans la pièce antérieure de la maison, pendant que les femmes s'approchaient de la couche de Marie, s'agenouillaient et recevaient sa bénédiction. Je vis l'une d'entre elles se pencher sur la sainte Vierge, qui l'embrassa.

Pendant ce temps l'autel fut préparé, et les apôtres se revêtirent, pour le service divin, de leurs longs vêtements blancs, avec des ceintures sur lesquelles étaient des lettres. Cinq d'entre eux figurèrent dans la cérémonie solennelle, qui fut semblable à celle que j'avais vu célébrer pour la première fois par Pierre dans la nouvelle église voisine de la piscine de Bethesda ; ils se revêtirent de leurs beaux ornements sacerdotaux. Le manteau pontifical de Pierre, qui était le célébrant, était très long par derrière ; cependant il n'avait pas de queue. Ils étaient encore occupés à s'habiller, lorsque Jacques le Majeur arriva avec trois compagnons. Il venait d'Espagne par Rome avec le diacre Timon, et au delà de cette dernière ville il avait rencontré Erémenzéar et un troisième disciple. Les assistants, qui étaient au moment d'aller à l'autel, lui souhaitèrent la bienvenue avec une gravité solennelle, et lui dirent en peu de mots de se rendre près de la sainte Vierge. On leur lava les pieds, ils rangèrent leurs vêtements ; puis, sans quitter leurs habits de voyage, ils allèrent près de Marie et reçurent comme les autres sa bénédiction. Jacques alla seul le premier ; puis ses trois compagnons y allèrent ensemble après quoi ils revinrent pour assister au service divin. Là cérémonie était déjà assez avancée lorsque Philippe arriva d'Égypte avec un compagnon. Il se rendit aussitôt près de la Mère du Seigneur, reçut sa bénédiction et pleura abondamment.

Pierre, pendant ce temps, avait terminé le saint sacrifice, il avait consacré et reçu le corps du Sauveur, puis il l'avait donné aux apôtres et aux disciples présents. La sainte Vierge ne pouvait pas voir l'autel ; mais pendant la sainte cérémonie elle était assise sur sa couche, dans un profond recueillement. Quand Pierre eut communié et donné la communion aux autres apôtres, il porta à la sainte Vierge le saint sacrement et l'extrême onction.Tous les apôtres l'accompagnèrent en procession solennelle. Thaddée marchait en avant avec un encensoir. Pierre portait la sainte Eucharistie devant lui, dans la pyxide en forme de croix dont j'ai parlé précédemment. Jean le suivait, portant un petit plat, sur lequel était le calice avec le sang précieux et quelques boites. Le calice était petit, massif et de couleur blanche. Le pied en était si court qu'on ne pouvait le prendre qu'avec deux doigts. Il avait du reste la forme de celui de la sainte Cène. Dans l'oratoire, qui était près du lit de la sainte Vierge, un petit autel avait été dressé par les apôtres. La servante avait apporté une table avec une couverture rouge et blanche. Dessus étaient des flambeaux allumés : je crois que c'étaient des cierges et des lampes. La sainte Vierge, pâle et silencieuse, était couchée sur le des. Elle regardait fixement le ciel, ne parlait à personne, et semblait ravie en extase. Elle était comme illuminée par le désir ; je pouvais ressentir ce désir qui l'emportait hors d'elle-même. Ah ! mon coeur voulait aller à Dieu avec le sien. Pierre s'approcha d'elle et lui administra l'extrême-onction, à peu près de la même manière qu'on le fait aujourd'hui. Il l'oignit avec les saintes huiles prises dans les boites que tenait Jean, sur je visage, sur les mains' sur les pieds et sur le côté, où son vêtement avait une ouverture ; en sorte qu'on ne la découvrit pas le moins du monde. Pendant ce temps les apôtres récitaient des prières, comme on le fait au choeur. Ensuite Pierre lui présenta le saint sacrement. Elle se redressa, sans s'appuyer, pour le recevoir ; puis elle retomba. Les apôtres prièrent pendant quelque temps, et, s'étant un peu soulevée, elle reçut le calice de la main de Jean. Je vis, lors de la réception de la sainte Eucharistie, une lumière éclatante entrer dans Marie ; après elle retomba comme ravie en extase, et ne dit plus rien. Les apôtres portant les vases sacrés retournèrent en procession à l'autel où ils continuèrent le service divin, et alors Philippe reçut aussi la sainte communion. Il n'était resté que deux femmes près de la sainte Vierge.

Plus tard, je vis de nouveau les apôtres et les disciples en prière autour de la couche de la sainte Vierge. Je visage de Marie était épanoui et souriant comme dans sa jeunesse. Ses yeux, pleins d'une sainte joie, étaient tournés vers le ciel. Je vis alors un tableau merveilleusement touchant. Le toit de la cellule de Marie avait disparu ; la lampe était suspendue en plein air ; je vis à travers le ciel ouvert l'intérieur de la Jérusalem céleste. Il en descendit comme deux nuées éclatantes, où se montraient d'innombrables figures d'anges, et entre lesquelles une voie lumineuse se dirigea vers la sainte Vierge. Je vis, à partir de Marie, comme une montagne lumineuse s'élever jusque dans la Jérusalem céleste. Elle étendit les bras de ce côté avec un désir infini, et je vis son corps soulevé en l'air et planant au-dessus de sa couche, de manière qu'on pouvait voir par-dessous. Je vis son âme, comme une petite figure lumineuse infiniment pure, sortir de son corps, les bras étendus, et s'élever sur la voie lumineuse qui montait jusqu'au ciel. Les deux choeurs d'anges qui étaient dans les nuées se réunirent au-dessous de son âme et la séparèrent du corps, qui, au moment de cette séparation, retomba sur la couche, les bras croisés sur la poitrine. Mon regard, suivant l'âme de Marie, la vit entrer dans la Jérusalem céleste, et arriver jusqu'au trône de la très sainte Trinité. Je vis un grand nombre d'âmes, parmi lesquelles je reconnus plusieurs patriarches, ainsi que Joachim, Anne, Joseph, Elisabeth, Zacharie et Jean-Baptiste, aller à sa rencontre avec une joie respectueuse. Elle prit son essor à travers eux tous jusqu'au trône de Dieu et de son Fils, qui, faisant éclater au-dessus de tout le reste la lumière qui sortait de ses blessures, la reçut avec un amour tout divin, lui présenta comme un sceptre et lui montra la terre au-dessous d'elle comme s'il lui conférait un pouvoir particulier. Je la vis ainsi entrer dans la gloire, et j'oubliai tout ce qui se montrait autour d'elle sur la terre. Quelques-uns des apôtres, notamment Jean et Pierre, durent voir tout cela, car ils avaient les yeux levés au ciel. Les autres étaient pour la plupart prosternés vers la terre. Tout était plein de lumière et de splendeur. C'était comme lors de l'ascension de Jésus-Christ. Je vis, ce qui me réjouit beaucoup, un grand nombre d'âmes délivrées du purgatoire suivre l'âme de Marie quand elle entra dans le ciel. Aujourd'hui aussi, au jour de la commémoration qu'en fait l'Église, je vis entrer au ciel beaucoup de ces pauvres âmes, parmi lesquelles plusieurs que Je connaissais. Je reçus l'assurance consolante que, tous les ans, le jour anniversaire de la mort de Marie, beaucoup d'âmes de ceux qui lui ont rendu un culte particulier participent aux effets de cette grâce. Quand je regardai de nouveau sur la terre, je vis le corps de la sainte Vierge resplendissant. Il reposait sur sa couche, je visage rayonnant, les yeux fermés, les bras croisés sur la poitrine Les apôtres, les disciples et les saintes femmes étaient agenouillés autour et priaient. Pendant que je regardais tout cela, il y avait dans toute la nature un concert harmonieux et une émotion semblable à celle que j'avais aperçue pendant la nuit de Noël. Je connus que l'heure de sa mort avait été la neuvième heure, comme celle de la mort du Sauveur.


Pour son dernier voyage sur la terre, Marie accompagne sur la Montagne Son Divin Fils ressuscité depuis 40 jours. Avec une joie ineffable, Elle Le voit monter aux Ciel, Glorieux. Et c'est dans la Paix maintenant qu'Elle va attendre de l'y rejoindre, au jour de Sa glorieuse Assomption.


Fruit: Le désir du Ciel


Prions


O Vierge Glorieuse, apprenez-moi à tenir mes regards tournés vers le Ciel. Faites-moi comprendre que le pèlerinage de la vie doit me permettre de faire mon Salut; que ma longue marche sur la terre d'exil doit débaucher dans la Patrie Céleste et que le rendez-vous final est après de Vous et de la Sainte Trinité. Amen.


Pater... Ave... Gloria... Magnificat


Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! Il s'est penché sur son humble servante; désormais, tous les âges me diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles; saint est son nom! Son amour s'étend d'âge en âge sur ceux qui le craignent. Déployant la force de son bras, il disperse les superbes. Il renverse les puissants de leurs trônes, Il élève les humbles. Il comble de biens les affamés, renvoie les riches les mains vides. Il relève Israël, son serviteur, il se souvient de son amour, de la promesse faite à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais. Gloire au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours, et pour les siècles et les siècles. Amen.

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Téléchargez le tete de la Neuvaine à ND de Laghet (pdf) en cliquant ici

19 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

20 mars

« Tu aimeras le Seigneur de tout ton cœur. Tu aimeras ton prochain comme toi-même. » (Marc 12: 30-31).

A méditer

« Beaucoup de choses, même dans le nouveau siècle, seront nécessaires pour le cheminement historique de L'Église; mais si la Charité fait défaut, tout sera inutile. C'est l'Apôtre Saint Paul lui-même qui nous le rappelle dans l'Hymne à la Charité: nous aurions beau parler les langues des hommes et des anges et avoir une foi « à déplacer les montagnes », s'il nous manque la Charité, tout cela ne serait « rien » (1 Co 13: 2). La Charité est vraiment le cœur de L'Église comme l'avait pressenti Sainte Thérèse de Lisieux. »

Novo Millennio Ineute, n° 42

Fioretti

Octobre 1979, lors de son premier voyage aux Etats Unis, à la cathédrale Sainte Croix de Boston. Au moment de partir, il aperçoit le seul fauteuil roulant de l'assistance et, sans hésiter, se dirige vers la jeune malade, paralysée à la suite d'un accident. Il lui prend la main, lui murmure quelques mots à l'oreille et lui remet un chapelet. Voyant cette scène, un agent de police s'écria: « Je dois retourner à l'Église! »

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Notre Père, assiste Ton Église dans son dévouement aux pauvres, aux marginaux, à ceux qui souffrent. Garde et renforce dans tous les coeurs l'aspiration à la Foi en Toi et à la bonté envers les frères; la recherche de Ta présence et de Ton Amour, la confiance dans Ta puissance Rédemptrice et Salvatrice, l'assurance de Ton Pardon et l'abandon à Ta Providence.

25 décembre 1983

Boîte à idée

Aujourd'hui, je manifeste douceur et intérêt pour une personne que j'ai du mal à aimer.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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18 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

19 mars

« Joseph, fils de David, ne crains pas de prendre chez toi Marie, ton épouse: l'enfant qui est engendré en elle vient de l'Esprit Saint. » (Matthieu 1: 20).

A méditer

« Au cours de sa vie, qui fut un pèlerinage dans la Foi, Joseph, comme Marie, resta jusqu'au bout fidèle à l'appel de Dieu. Joseph ne proféra aucune parole lors de son « annonciation »: il « fit » simplement « ce que l'Ange du Seigneur lui avait prescrit » (Matthieu 1: 24). Et ce premier « il fit » devint le commencement du « chemin de Joseph ». »

Redemptoris Custos, n°17

Fioretti

Durant la première nuit, tandis que la foule passait lentement et en silence devant le Pape, je m'entends appeler par un homme qui s'était approché des barrières installées pour délimiter l'espace entre la foule et le cercueil. Il me dit: « Père, je dois absolument m'agenouiller devant le Pape! Aidez-moi, faites-moi passer! Je vous en prie! » Aimablement, mais avec un peu de fermeté, je lui réponds: « Essayez de comprendre! Les gens sont très nombreux. Ce n'est pas possible. Il faut que vous vous contentiez du seul passage autorisé. » L'homme insiste, me prend la main, et, presque en pleurant, me répète: « Je dois m'agenouiller devant le Pape. Je dois lui dire merci. J'avais perdu la Foi et m'était totalement éloigné de l'Église. La Foi ce cet homme – et il désigne le Pape – m'a ramené à la Foi. » Je laisse passer l'homme, qui s'agenouille et prie: je reste derrière lui et je note, en le voyant trembler, qu'il est en proie à une émotion irrésistible. Puis il se lève et s'éloigne. Je ne sais pas qui il est. Je le saurai au Ciel.

« Laissez-moi m'en aller » Stanislas Dziwisz, Parole et Silence.

Prière

« Bénis, Seigneur, l'ouvrage de nos mains! » Bénis, Seigneur des siècles et des millénaires, le travail quotidien par lequel l'homme et la femme gagnent le pain pour eux-mêmes et ceux qui leur sont chers. A Tes mains paternelles, nous offrons aussi les fatigues et les sacrifices liés au travail, en union avec Ton Fils Jésus, qui a racheté le travail humain du joug du péché et l'a ramené à sa dignité originelle.

1er mai 2000

Boîte à idée

Aujourd'hui, je domine mes mouvements de colère ou d'agressivité.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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17 mars 2009

Le Cardinal Mercier

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Prière pour obtenir la glorification du Cardinal Mercier

Dieu, qui avez fait de Votre serviteur Désiré Joseph un apôtre insigne du Christ Jésus et lui avez donné de promouvoir le culte de la Sainte Vierge Marie sous l'invocation de Médiatrice de toutes les grâces, accordez-nous de le voir bientôt placé par l'Église aux rang des Bienheureux; et faites que, inspirés par son zèle apostolique et sa pitié, nous devenions nous aussi des fidèles disciples de notre Sauveur. Ainsi soit-il.

Sainte Vierge Marie, Médiatrice de toutes les Grâces, obtenez-nous la faveur (....) que nous sollicitons par l'intermédiaire de votre serviteur Désiré-Joseph.

Imprimi Postest

Namurci 23 Aug. 1926

+ Th. Lud Ep. Namurc.

Désiré Joseph Card. Mercier

Braine-l'Alleud, le 22 11 1851. Prêtre, le 4 4 1874. Fond. Presid. Inst. Sup. Philosophie Louvain, le 8 11 1889; du Sém. Léon XIII, le 27 7 1892. Archevêques Malines, sacré le 25 3 1906. Card. Pr St. Pierre ès Lien, le 15 4 1907. + Bruxelles, clin. SS Jean et Élisabeth, le 23 1 1926. Fun. Nat. à Brux. le 28 1 1926; dioc. à Malines, le 29 1 1926. Mausolée: Chap lat. Métropole Malines.

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17 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

18 mars

« Glorifie le Seigneur, Jérusalem! Célèbre ton Dieu, ô Sion! » (Psaume 147).

A méditer

« On se tromperait si l'on pensait que les simples Chrétiens peuvent se contenter d'une prière superficielle qui serait capable de remplir leur vie. Face notamment aux nombreuses épreuves que le monde d'aujourd'hui impose à la Foi, ils seraient non seulement des Chrétiens médiocres, mais des « Chrétiens en danger ». Ils courraient en effet le risque insidieux de voir leur Foi progressivement affaiblie, et ils finiraient même par céder à la fascination de « succédanés ». »

Novo Millennio Ineute, n° 34

Fioretti

Issue d'une famille Protestante, je me suis fiancée à un jeune homme Catholique. Ensemble, nous avons décidé d'éduquer nos enfants dans la religion Catholique, car, contrairement à moi, mon fiancé pratiquait sa vie de Foi. Une fois mariée et mère, pour préserver l'harmonie familiale, je décidais de les suivre à la Messe tous les dimanches. A l'élection de Jean Paul II, j'ai été tellement touché par cet homme (sa foi, sa façon d'être, ses paroles...) que j'ai eu un élan du cœur et je me suis dit: « Je ne peux pas quitter cette terre sans rentrer dans l'Église Catholique! » Puis, aussitôt après, j'ai un peu reculé car je craignais de renier ma Foi Protestante. Un jour, la soeur de mon mari nous a témoigné de la beauté de ce qui se passait au Foyer de Charité de Chateauneuf-de-Galaure. Ayant remarqué que mon mari peinait alors un peu dans sa vie spirituelle, je lui ai proposé que nous allions faire une retraite ensemble dans ce lieu. Il a accepté. Pendant trois jours, je me suis réfugié dans la petite chapelle du Foyer. J'avais une soif très forte de l'Eucharistie. J'ai décidé d'aller voir un Prêtre. Je lui ai expliqué la situation et il m'a dit: « « Mais qu'est ce que vous attendez? » J'ai fondu en larmes. Et la démarche pour entrer dans L'Église a été très simple: j'ai signé un papier. Dès le lendemain, je communiais. Un an après, nous rencontrions la Communauté de l'Emmanuel dans laquelle nous sommes entrés.

Marie-Françoise, « Il est Vivant! » de mai 2005

Prière

Que tous les peuples Te connaissent, Toi Dieu, le Père de tous les hommes que Ton Fils, Jésus, est venu nous révéler, Toi qui nous as envoyé Ton Esprit pour nous communiquer les fruits de la Rédemption.

23 août 1997

Boîte à idée

Aujourd'hui, je prie pour mon évêque et pour le Pape.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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16 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

17 mars

« Serviteur mauvais! Je t'avais remis toute cette dette parce que tu M'avais supplié. Ne devais-tu pas, à ton retour, avoir pitié de ton compagnon, comme Moi-même J'avais eu pitié de toi? » (Matthieu 18: 32-33).

A méditer

« La communion incarne et manifeste l'essence même du mystère de l'Église. La communion est le fruit et la manifestation de l'Amour qui, jaillissant du Cœur du Père Eternel, se déverse sur en nous par l'Esprit que Jésus nous donne (Romains 5: 5), pour faire de nous tous « un seul cœur et une seule âme » (Actes 4: 32). C'est en réalisant cette communion d'amour que l'Église se manifeste comme sacrement, c'est à dire comme le « signe et l'instrument de l'union intime avec Dieu et de l'unité de tout le genre humain ». »

Novo Millennio Ineute, n° 42

Fioretti

Lors du Regina Caeli du 17 mai 1981, quelques jours après l'attentat, Jean Paul II s'adresse aux fidèles venus à la clinique Gemelli: « Je prie pour le frère qui m'a frappé, auquel j'ai sincèrement pardonné. Uni au Christ, Prêtre et Victime, j'offre mes souffrances pour L'Église et pour le monde. A toi, Marie, je répète: « Totus Tuus ego sum. »

Prière

Tu es devenu pauvre: Pauvre dans la nuit de Bethléem, pauvre dans la maison de Nazareth, dépouillé de tout à l'heure de la mort sur Ta Croix! Jésus-Christ! Toi seul as pu le dire parce que Toi seul savais de quelle pauvreté l'homme avait besoin, afin de pouvoir devenir riche de la richesse que Dieu donne au cœur humain.

25 décembre 1984

Boîte à idée

Aujourd'hui, je prends un temps de prière plus long au lieu de regarder la télévision

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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15 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

16 mars

« Amen, Je vous le dis, aucun prophète n'est bien accueilli dans son pays. » (Luc 4: 24).

A méditer

« L'Evangile parle en différents endroits de la souffrance « pour le Christ », « à cause du Christ » et cela à travers les paroles-mêmes de Jésus ou des ses Apôtres. Le Maître ne cache pas à ses disciples et à ceux qui Le suivent la perspective d'une telle souffrance. Au contraire, Il la révèle très franchement tout en annonçant les forces surnaturelles qui les accompagneront au milieu des persécutions et des tribulations subies « à cause de Son Nom ». »

Sacrifici Dolori, n°25

Fioretti

Visage paralysé, tremblements de la main, élocution pénible, Jean Paul II continue ses travaux, entraînant le monde dans la confiance à passer le seuil de l'espérance. Il va comme par miracle; et il semble ironiser là-dessus. Quand les jeunes l'acclament: « Vive le Pape! », il répond: « Oui, il vit. Il a presque 84 ans et les jeunes veulent qu'il reste jeune. Comment va-t-il faire? » Sa passion, de plus en plus douloureuse est filmée et retransmise en détail par les médias. Jean Paul II continue de monter au créneau, ne cherche pas à se dérober, à cacher sa faiblesse. Tel qu'il est, il sera jusqu'au bout ce qu'il doit être: pasteur, passeur et encore entraîneur. Et plus que jamais, il est du côté de l'homme, de l'homme qui souffre, comme écrasé pas « cette culture de mort » à laquelle il aura opposé pendant plus d'un quart de siècle la « culture de Vie », la Bonne Nouvelle de l'Evangile.

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Seigneur, avec la Foi que Tu nous as donné, nous Te confessons, Dieu Tout-Puissant, notre Créateur, notre Père et notre Providence, Dieu d'Espérance, en Jésus-Christ notre Sauveur, Dieu d'Amour, dans l'Esprit Saint, notre Consolateur! Seigneur, nous voulons que notre vie puisse être utile et servir: pour louer, remercier, réparer et intercéder, par le Christ, pour ceux qui T'adorent et pour ceux qui ne T'adorent pas dans le monde, et pour Ton Église répandue à travers toute la terre.

8 juillet 1980

Boîte à idée

Aujourd'hui, je prie pour les personnes que je connais qui traversent une période de souffrance.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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14 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

15 mars

Troisième Dimanche de Carême


« Jésus connaissait par Lui-même ce qu'il y a dans l'homme. » (Jean 2: 25).


Evangile selon Saint Jean (2: 13-25)


Comme la Pâque des Juifs approchait, Jésus monta à Jérusalem. Il trouva installés dans le Temple les marchands de boeufs, de brebis et de colombes, et les changeurs. Il fit un fouet avec des cordes, et les chassa tous du Temple ainsi que leurs brebis et leurs boeufs ; il jeta par terre la monnaie des changeurs, renversa leurs comptoirs, et dit aux marchands de colombes : « Enlevez cela d'ici. Ne faites pas de la maison de mon Père une maison de trafic. » Ses disciples se rappelèrent cette parole de l'Écriture : L'amour de ta maison fera mon tourment. Les Juifs l'interpellèrent : « Quel signe peux-tu nous donner pour justifier ce que tu fais là ? » Jésus leur répondit : « Détruisez ce Temple, et en trois jours je le relèverai. » Les Juifs lui répliquèrent : « Il a fallu quarante-six ans pour bâtir ce Temple, et toi, en trois jours tu le relèverais ! » Mais le Temple dont il parlait, c'était son corps. Aussi, quand il ressuscita d'entre les morts, ses disciples se rappelèrent qu'il avait dit cela ; ils crurent aux prophéties de l'Écriture et à la parole que Jésus avait dite. Pendant qu'il était à Jérusalem pour la fête de la Pâque, beaucoup crurent en lui, à la vue des signes qu'il accomplissait. Mais Jésus n'avait pas confiance en eux, parce qu'il les connaissait tous et n'avait besoin d'aucun témoignage sur l'homme : il connaissait par lui-même ce qu'il y a dans l'homme.


Méditation


« Le regard progressivement christifié apprend à se détacher des apparences, du tourbillon des sens, c'est à dire de tout ce qui empêche l'homme d'atteindre une légèreté apte à se laisse saisir par l'Esprit. En parcourant cette route il se laisse réconcilier avec le Christ, au cours d'un incessant processus de conversion, dans la conscience de son propre péché, et de son éloignement du Seigneur qui se fait componction du cœur, symbole de son propre baptême dans l'eau salutaire des larmes; dans le silence et dans la paix intérieure recherchée et donnée ou le cœur apprend à battre en harmonie avec le rythme de l'Esprit, éliminant toute duplicité ou toute ambiguïté. »


Orientale Lumen, n° 12

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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13 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

14 mars

« Il fallait bien se réjouir, car ton frère que voilà était mort, et il est revenu à la vie; il était perdu, et il est retrouvé. » (Luc 15: 32).

A méditer

« La parabole de l'enfant prodigue exprime d'une façon simple mais profonde la réalité de la conversion. Celle-ci est l'expression la plus concrète de l'oeuvre de l'Amour et de la présence de la Miséricorde dans le monde humain. La miséricorde se manifeste dans son aspect propre et véritable quand elle revalorise, quand elle promeut, et quand elle tire le bien de toutes les formes de mal qui existent dans le monde et dans l'homme. »

Dives in Misericordia, n° 8

Fioretti

« Je me souviens d'une audience générale, celle du mercredi. Un Prêtre avait amené un groupe de jeunes femmes qui avaient été impliquées dans la prostitution, mais qui avaient décidé de changer complètement de vie. Quand leur tour arriva, elles éclatèrent toute en sanglots. Chacune d'entre elle s'approcha du Pape, les yeux pleins de larmes, de pudeur et peut-être d'un peu de honte, et le Pape prit chacune dans ses bras et la bénit... Voilà, c'était lui: Karol Wojtila recevait chacun avec respect et amour. Chaque femme, chaque homme était également important à ses yeux, et ce n'était pas pour son rang, ni sa profession, ni sa célébrité.

« Une vie avec Karol », Stanislas Dzwisz, Desclée de Brouwer/Seuil

Prière

Seigneur de la Vie et de l'Espérance, en Toi, chaque limite humaine est rachetée et délivrée. Grâce à Toi le handicap n'est pas le dernier mot de l'existence. C'est l'Amour qui est le dernier mot, c'est Ton Amour qui donne un sens à la vie. Aide-nous à orienter notre cœur vers Toi; aide-nous à reconnaître Ton Visage qui resplendit en chaque créature humaine lorsqu'elle est éprouvée par les épreuves par les difficultés et par la souffrance.

3 décembre 2000

Boîte à idée

Par mes paroles et mes attitudes, j'encouragerai chacun à découvrir et développer son don.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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13 mars 2009

Litanies du Bienheureux John Duns Scot

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Le Bienheureux John Duns Scot

Défenseur de l'Immaculée Conception

1266 - 1308

Fête le 8 novembre

Les recherches entreprises au XXè siècle ont permis de déterrer quelques faits concernant la vie de Jean Duns Scot sur laquelle on ne savait jusque là pratiquement rien. Jean (John) naît en 1266 (peut-être fin 1265) dans la petite ville de Duns en Ecosse (d'où son surnom de Duns Scot), et commence sa scolarité à l'école de Haddington.

Franciscain, enseignant aux Universités d'Oxford et de Paris, il défend courageusement le Pape

Il entre au couvent franciscain de Dumfries comme novice puis est admis, en 1280, dans l'ordre des Frères Mineurs. Il est ordonné prêtre le 17 mars 1291 à Northampton. Les preuves manquent sur son passage à Paris de septembre 1293 à juillet 1297, pour compléter sa formation, comme sur son installation à Cambridge entre 1297 et 1300 en tant qu'enseignant. Plus probablement passe-t-il ces années, de 1288 à 1300, dans les collèges de son ordre, puis à l'Université d'Oxford où il a comme maître Guillaume de Ware. Il y enseigne en commentant les Sentences de Pierre Lombard, puis passe peut-être quelque mois à l'Université de Cambridge. En 1302 (ou 1300) il enseigne à l'Université de Paris comme bachelier. Le milieu universitaire connaît, l'année suivante, une grave crise consécutive à la querelle entre le roi Philippe le Bel et le pape Boniface VIII. Pour entretenir financièrement ses armées en conflit avec l'Angleterre, Philippe taxe les biens de l'Eglise. Boniface réplique par l'excommunication. Philippe tente alors de réunir un concile pour le déposer : 80 frères, parmi lesquels Duns Scot et son maître Gonzalves d'Espagne, refusent de signer un manifeste anti-papal et doivent prendre le chemin de l'exil.

Pour avoir défendu la doctrine de l'Immaculée Conception de Marie, il est persécuté par les siens

Après la mort de Boniface et grâce à la diplomatie de son successeur Benoit XI, le roi autorise les exilés à revenir enseigner à Paris. Duns Scot quitte donc sa retraite d'Oxford (ou de Cambridge ?) vers la fin de l'année 1304, et rentre en France. Gonzalves d'Espagne recommande au provincial de son ordre "l'excellente science, le très subtil génie" de Duns Scot, dont la réputation grandit auprès de ses pairs. Il est honoré à Pâques 1305 docteur en théologie et est promu, l'année suivante, maître régent du studium général du couvent franciscain de Paris. Il semble qu'il participe à une dispute avec le maître dominicain Guillaume Pierre Godin, à propos du rôle de la matière dans l'individuation. A la requête du chapitre général de Toulouse, il part en octobre 1307 enseigner à Cologne comme lector principalis. En fait, la raison de son départ est probablement sa propre sécurité. Sa défense de l'Immaculée Conception provoque l'indignation des Dominicains, et le maître Jean de Pouilly en appelle aux sanctions que mérite ce qu'il qualifie d'hérésie. De plus, les poursuites consécutives à la condamnation des Templiers par Philippe le Bel mettent en péril Duns Scott, qui avait fait parti des bannis au moment de la crise entre Philippe et Boniface. Jean Duns Scot meurt à Cologne le 8 novembre 1308. Il est béatifié le 20 mars 1993 par le pape Jean-Paul II à Rome.

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Litanies du Bienheureux John Duns Scot


Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ, écoutez-nous

Jésus-Christ exaucez-nous

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils de Dieu, rédempteur du monde, ayez pitié de nous

Esprit saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous


Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte MarieVierge conçue sans péché, priez pour nous

Sainte Marie, Protectrice de l'Ordre Franciscain, priez pour nous

Notre Père Saint François, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, humble fils de Saint François, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, disciple fidèle à sa mission et à la vie exemplaire,

Bienheureux John Duns Scot, profond investigateur des mystères divins, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, prédicateur du Divin Amour éternel, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, héraut du Royaume de Jésus-Christ, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, ardent témoin du Cœur Sacré de Jésus, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, dévôt constant de la Bienheureuse Mère de Jésus, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, humble confesseur de l'Immaculée Conception, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, serviteur obéissant de notre Sainte Mère l'Église, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, brave défenseur de l'autorité du Pape, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, confesseur croyant en la prospérité de tous ceux qui sont appelé en Christ, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, éloquent prédicateur de la dignité de ceux qui sont enracinés en Christ, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, adversaire distingué des fausses doctrines, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, noble Docteur de l'Église, priez pour nous

Bienheureux John Duns Scot, étoile de connaissance et de science, priez pour nous.

Bienheureux John Duns Scot, modèle des théologiens, priez pour nous


Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, Bienheureux John Duns Scot

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus Christ


Prions


Seigneur Dieu, Source de toute Sagesse, en la personne du Bienheureux John, défenseur de la Vierge Immaculée, Vous nous avez donné un maître de vie et de sagesse: faites, nous Vous en prions, qu'éclairés par son exemple et nourris de ses enseignement, nous adhérions fidèlement au Christ. Lui qui vit et règne avec Vous dans l'Unité du Saint Esprit, un seul Dieu, pour les siècles et les siècles. Amen.

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Téléchargez le texte des Litanies du Bx Duns Scot (pdf) en cliquant ici

12 mars 2009

Prier avec Saint Jean de Dieu

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Saint Jean de Dieu

Saint Patron des infirmiers, du personnel médical, des malades et des Hospitaliers

1495-1550

Fête le 8 mars

Saint Jean de Dieu naquit le 8 mars 1495 à Montemor-O-Novo, au diocèse d’Evora, dans la province portugaise d'Alemtéjo, des artisans André et Thérèse Ciudad. Ses parents l’élevèrent dans des sentiments chrétiens. Jean avait huit ans lorsque ses parents donnèrent l’hospitalité à un prêtre qui se rendait à Madrid ; ce prêtre dit tant de bien des œuvres de bienfaisances qui s’accomplissaient en Espagne, que l’enfant s’enfuit en secret de la maison paternelle pour le rejoindre. Ses parents le rechèrent sans succès puis sa mère tomba malade. Un soir, elle dit à son mari : «  André, ne le cherche plus, nous ne reverrons pas notre enfant en ce monde ; son ange gardien m’est apparu pour me dire : Ne vous désespérez pas, mais bénissez le Seigneur, je suis chargé de le garder et il est en lieu sûr. » Thérèse ajouta : «  Pour moi, je quitte ce monde sans regret ; lorsque je ne serai plus, André, pense à assurer ton salut, consacre-toi à Dieu. » Vingt jours après la disparition de son fils, Thérèse mourut et André, renonçant au monde, entra dans un couvent franciscain de Lisbonne. Cependant, Jean avait rejoint le prêtre sur la route de Madrid mais, arrivé à Oropeza (Nouvelle-Castille), il fut incapable d’aller plus loin ; le prêtre le confia au mayoral du comte dont il devint l’un des bergers. Dix ans plus tard, Jean qui avait appris à lire, à écrire et à calculer se vit confier l’administration de la ferme du mayoral qui prospéra au delà de toute attente ; son maître fut si content de lui qu’il lui proposa d’épouser sa fille. Or, comme Jean avait fait le vœu de se consacrer uniquement à Dieu et que, malgré ses refus, le mayoral revenait à la charge, il prit la fuite pour s'engager dans les armées de Charles Quint. Le comte d’Oropeza avait reçu l’ordre de lever des troupes pour débloquer Fontarabie qu’assiégeait une armée française. Pendant cette campagne, sans imiter les mauvais exemples des soudards espagnols, Jean perdit tout de même un peu des pratiques spéciale de la dévotion qu’il avait pour la Sainte Vierge. Alors qu’il était tombé de cheval et laissé sans connaissance sur le bord du chemin où les Français avaient bien des chances de le faire prisonnier, réveillé, il invoqua Marie qui lui apparut pour le ramener sain et sauf dans le camp espagnol. Après avoir été faussement accusé d’avoir volé le butin dont il avait la garde, Jean, sauvé de la pendaison par un officier supérieur, quitta l’armée espagnole. Il passa deux jours à genoux, au bord de la route, à méditer au pied d’un calvaire et se résolut à revenir dans la maison du mayoral qui l’accueillit comme un fils et lui rendit l’administration de ses biens. S’avisant que les animaux de la ferme étaient mieux traités que les hommes et que l’on n’hésitait pas à dépenser pour eux tandis que les mendiants étaient renvoyés, Jean pensa que son temps serait mieux employé à soigner les pauvres qu’à engraisser les bêtes, sans pour autant savoir comment s’y prendre. Le mayoral étant revenu à ses anciens projets de mariage, Jean s’enrôla de nouveau dans les armées. En 1522, après avoir participé à la défense victorieuse de Vienne contre Soliman II, il quitta l'armée et, après avoir fait un pèlerinage à Saint-Jacques de Compostelle, retourna au Portugal où il apprit d’un vieil oncle maternel, dernier survivant de sa famille, la mort de ses parents. Il résolut d’aller en Afrique pour soulager les chrétiens que les musulmans retenaient en esclavage. A Gibraltar, il se fit serviteur bénévole du comte Sylva que Jean III venait d’exiler à Ceuta (Afrique). Il passa en Afrique où il soigna jusqu’à la mort le comte Sylva. Jean se proposait de ramener à l’Eglise les chrétiens qui avaient apostasié, mais un franciscain de Ceuta lui ordonna de retourner en Espagne où Dieu lui communiquerait ses volontés. Jean se fit alors marchand d’images pieuses. Dans une de ses tournées, il rencontra un petit garçon misérable qu’il chargea sur ses épaules ; au repos, le petit garçon se transforma en Enfant Jésus qui lui tendit une grenade entr’ouverte d’où sortait une croix, et lui dit : « Jean de Dieu, Grenade sera ta croix ! » Jean s’en fut donc à Grenade où, le 20 janvier 1537, il entendit prêcher Jean d’Avila ; il s'imposa une telle pénitence publique qu'on l'enferma avec les fous de l'hôpital royal. Libéré sur les instances de Jean d’Avila, il resta comme infirmier, puis fit un pèlerinage à Notre-Dame de Guadalupe d’Estramadure. Tandis qu’il priait devant une image de la Vierge, Marie daigna se pencher vers lui pour déposer sur ses bras l’Enfant Jésus avec des langes et des vêtements pour le couvrir. Il alla en Andalousie, chercher les conseils de saint Jean d'Avila qui le conforta dans l’idée de se consacrer au service des miséreux et lui donna une règle de conduite. De retour à Grenade, il se fit marchand de bois pour entretenir une maison qu’il avait louée pour la transformer en hôpital (1538). Les dons lui vinrent et aussi les disciples, avec lesquels il fonda une congrégation d’hospitaliers que Pie V mettra sous la règle de saint Augustin (1572). Jean de Dieu mourut à Grenade, le 8 mars 1550 ; il fut béatifié par Urbain VIII, en 1630, et canonisé par Alexandre VIII, en 1690 ; il a été proclamé patron des hôpitaux par Léon XIII, à quoi Pie XI ajouta les infirmiers et les malades, le 28 août 1930.

Prier avec Saint Jean de Dieu

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Prière à Saint Jean de Dieu

Ô Saint Jean de Dieu, obtiens-nous une totale confiance en Dieu pour mieux comprendre que l’Amour est plus fort que tout ! Obtiens-nous un cœur humble et simple pour découvrir comme toi les richesses de l’Evangile ! Obtiens-nous un esprit attentif et ouvert pour porter comme toi, dans une prière fraternelle, les appels de tous les hommes, nos frères ! Amen.

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Neuvaine à Saint Jean de Dieu

Seigneur notre Dieu, nous te remercions de nous avoir donné Saint Jean de Dieu comme modèle de prière et de vie hospitalière. Par Lui, tu nous montres comment vivre l’hospitalité avec les pauvres, cette richesse de l’Evangile. Aujourd’hui encore, nous demandons à ton Fils, par le Cœur toujours pur de Marie et l’intercession des bienheureux et des saints de l’Ordre Hospitalier, d’inviter beaucoup de vocations à se joindre à notre famille religieuse hospitalière. Nous te prions de bénir nos projets et de veiller sur les personnes qui sont confiées à nos soins, comme sur tous ceux et celles qui collaborent à notre mission hospitalière. Nous attendons de ta miséricorde, toi notre bon Samaritain, la force pour être, tous et chacun, des témoins fidèles de ta charité, dans le souvenir renouvelé de nos engagements devant Dieu et l’Eglise. Par Jésus-Christ Notre Seigneur. Amen

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Prière des infirmiers et infirmières

Saint Jean de Dieu, céleste Patron des infirmiers et infirmières, nous nous tournons vers toi afin de chercher dans ton exemple un stimulant pour notre propre vie. Fidèles à ton appel, nous voulons continuer ta mission en marchant sur tes pas. La croix, l’amour de Dieu et du prochain furent ta force ; nous y puiserons la nôtre. S’il est triste de souffrir, il est plus triste encore de souffrir seul. Aussi voulons-nous être, jour et nuit, une présence attentive près des souffrants confiés à nos soins. Nous renouvelons notre engagement de suivre avec fidélité les prescriptions de notre profession, en conformité avec la morale chrétienne.

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Prière pour les malades

Seigneur, daigne exaucer notre prière pour tous les affligés et ceux qui les soignent ! Pour ceux qui t’aiment et t’offrent leurs souffrances: soutiens leur cœur devant les défaillances de leur nature. Pour ceux qui te cherchent : fais briller à leurs yeux la lumière de ta croix d’où descendent le pardon et la paix. Pour ceux qui te méconnaissent : fais entendre la parole de consolation : « Venez à moi, vous tous qui souffrez, et je vous soulagerai ». Pour tous ceux qui sont au service des souffrants et qui veillent sur eux : à tous Seigneur, donne le calme, le courage, la paix et la consolation. Accorde ta miséricorde Seigneur, à ceux que tu rappelleras à toi !

Ô Marie, consolatrice des affligés, priez pour nous !

Notre Père Saint Jean de Dieu, priez pour nous !

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Pour les vocations

Regarde, avec bonté, Seigneur, cette famille qui t’appartient et donne-lui de se développer encore; qu’elle entraîne ses enfants jusqu’à la sainteté qui leur est proposée et travaille efficacement au salut de tous. Par le Christ Notre-Seigneur, Amen

Par la puissance de cette communion, Seigneur, fais-nous vivre en vrais disciples de ta loi afin que, désormais, cette famille qui te sert augmente en nombre et grandisse en sainteté. Par le Christ Notre-Seigneur, Amen

O Jésus, divin pasteur des âmes, qui as appelé les apôtres pour en faire des pêcheurs d’hommes, attire à toi encore des âmes ardentes et généreuses de jeunes, pour en faire tes disciples et tes ministres ; fais-leur partager ta soif de la rédemption universelle, pour laquelle tu renouvelles ton sacrifice sur les autels. Toi, ô Seigneur, « toujours prêt à intercéder pour nous », ouvre-leur les horizons du monde intérieur, ou la supplication muette de tant de frères demande la lumière de la vérité et la chaleur de l’amour, afin que, répondant à ton appel, ils poursuivent ici-bas ta mission, édifient ton corps mystique qui est l’Eglise et soient « le sel de la terre », la « lumière du monde ». Mets au cœur de certains jeunes l’ardent désir de la perfection évangélique et le dévouement au service de l’Eglise et des frères qui ont besoin d’assistante et de charité. Amen

(Paul VI)

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Consécration à la Sainte Vierge

O Marie, Reine du ciel et de la terre, nous voici devant toi pour nous consacrer de nouveau à ton service. Protège notre communauté, nos collaborateurs et ceux qui nous sont confiés. Ne permets pas qu'aucun de nous devienne indigne de toi et de ton Fils Jésus. Souviens-toi des miséricordes que tu as témoignées à notre Père Saint Jean de Dieu. Souviens-toi de la promesse que tu lui as faite de protéger jusqu'à la fin ceux qui continueraient son œuvre. Souviens-toi encore des faveurs dont tu as usé à notre égard. Daigne conduire et perfectionner cette oeuvre entreprise sous ton patronage, pour la Gloire de ton divin Fils et le soulagement de ceux qui souffrent et sont dans le besoin. Soutiens-nous, aide-nous, montre que tu es notre Mère. Daigne bénir tous ceux qui sont confiés à nos soins; sois toujours leur salut et leur consolation. Protège-nous contre ceux qui nous veulent du mal. Que nous soyons un jour admis dans le royaume de ton Fils qui vit et règne avec le Père et le Saint-Esprit, maintenant et pour les siècles des siècles. Amen.

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Pour approfondir

Site de l'Ordre des Frères Hospitaliers de Saint Jean de Dieu

www.saintjeandedieu.com

12 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

13 mars

« Cherchez le Seigneur et Sa puissance, souvenez-vous des merveilles qu'Il a faites. » (Psaume 104)

A méditer

« L'Église a toujours trouvé dans ses martyrs une semence de vie. « Le sang des martyrs est une semence de Chrétiens »: cette loi célèbre annoncée par Tertullien s'est toujours avérée à l'épreuve de l'histoire. N'en sera-t-il pas de même pour le siècle, pour le millénaire que nous commençons? Nous étions peut-être trop habitués à penser aux martyrs d'une manière un peu lointaine, comme s'il s'agissait d'une catégorie du passé, liée surtout aux premiers siècles de l'ère Chrétienne. »

Novo Millennio Ineute, n° 41

Fioretti

Surtout pendant ses voyages, il préfère une nourriture très sobre, sans craindre de décevoir ses hôtes qui croient bien faire en lui préparant de copieux repas. Un soir, chez les Pères Marins du Sanctuaire Marial de Lichen, en Pologne, il demande pour tout dîner, « juste un thé aux roses » (très prisé par les Polonais): la seule chose qu'il n'ait pas prévue! Il en dénicheront chez le voisin. Quant aux Franciscains du Sacro Covento d'Assise, qui reçoivent le Pape au cours de ses très nombreuses visites dans cette ville, ils savent que le soir le Saint Père désire juste un bouillon léger.

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

O Marie, Mère de Miséricorde, veille sur tout, afin que la Croix du Christ ne soit pas rendue vaine, que l'homme ne s'égare pas hors du sentier du bien, qu'il ne perde pas la conscience du péché, qu'il grandisse dans l'espérance de Dieu « riche en Miséricorde » (Ephésiens 2:4), qu'il accomplisse librement les oeuvres bonnes préparées d'avance par Dieu (Ephésiens 2: 10) et qu'il soit ainsi, par toute sa vie, « à la louange de Sa Gloire ». (Ephésiens 1: 12).

6 août 1993

Boîte à idée

Aujourd'hui, je jeûne (aliments...) en accueillant la joie de Dieu qui me libère.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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11 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

12 mars

« S 'ils n'écoutent pas Moïse ni les prophètes, quelqu'un pourra bien ressusciter d'entre les morts; ils ne seront pas convaincus. » (Luc 16: 31)

A méditer

« La contemplation du Visage du Christ ne peut que nous renvoyer à ce que la Sainte Ecriture nous dit de Lui, elle qui est, du début à la fin, traversée par Son Mystère, manifesté de manière voilée dans l'Ancien Testament, révélé dans le Nouveau Testament, au point que Saint Jérôme affirme avec vigueur: « L'ignorance des Ecritures est l'ignorance du Christ Lui-même. » En restant ancrés dans l'Ecriture, nous nous ouvrons à l'action de l'Esprit (Jean 15: 26), qui est l'origine des ces écrits et au témoignage des Apôtres (Jean 15: 27), qui ont fait la vivifiante expérience du Christ, le Verbe de Vie, qui L'ont vu de leurs yeux, entendu de leurs oreilles, touché de leurs mains. » (1 Jean 1: 1).

Novo Millennio Ineute, n° 17

Fioretti

En 1995, j'ai été reçu par le Pape, dit Ralph Martin, un des pionniers du Renouveau dans l'Esprit aux Etats Unis. Je venais d'écrire un livre intitulé « L'Église Catholique et la fin d'une époque. Qu'est-ce que l'Esprit est en train de dire? » J'en ai présenté un exemplaire au Pape et, à ma grande surprise, il m'a dit: « Je l'ai déjà lu. » Et de poursuivre: « Ralph, qu'est-ce que l'Esprit est en train de dire à l'Église? » J'ai senti que l'Esprit me suggérait intérieurement ce que dire: « Saint Père, je pense que ce que l'Esprit dit à l'Église, c'est « Jésus ». » Il m'a pris la main, et il a répété: « Jésus ».

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Soutiens, ô Père, par la Force de l'Esprit l'effort de l'Église pour la nouvelle évangélisation et guide nos pas sur les chemins du monde, pour annoncer le Christ par toute notre vie en orientant notre pèlerinage terrestre vers la Cité de la Lumière! Que les disciples de Jésus brillent par leur amour envers les pauvres et les opprimés; qu'ils soient solidaires de ceux qui sont dans le besoin et généreux dans les oeuvres de miséricorde; qu'ils soient indulgents envers leurs frères pour obtenir eux-même de Toi indulgence et pardon!

Prière du Grand Jubilé de l'An 2000

Boîte à idée

Aujourd'hui, j'apprends par cœur un ou deux versets de l'Evangile que je me répèterai durant la journée.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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10 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

11 mars

« Moi, je suis sûr de Toi, Seigneur, je dis: « Tu es mon Dieu! » Mes jours sont dans Ta main. » (Psaume 30).

A méditer

« Assurément, il ne fut pas facile aux Apôtres de croire. Ce n'est qu'après un difficile cheminement spirituel que les disciples d'Emmaüs ont cru (Luc 24: 13-35). On ne parvient vraiment à Jésus que par la voie de la Foi. Le peuple arrive à percevoir la dimension religieuse vraiment exceptionnelle de ce Rabbi. En réalité, Jésus est tout autre. Ce qu'Il attend des « siens », c'est justement ce pas supplémentaire dans la connaissance qui touche au plus profond de Sa personne. »

Novo Millennio Ineute, n° 19

Fioretti

Lors de la venue du Pape à Paris en 1980, j'avais 25 ans, je finissais mes études d'ingénieur. Et j'ai suivi toute cette visite de très près! Et je peux dire aujourd'hui que la Foi de Jean Paul II a joué un rôle important pour mon engagement dans le Sacerdoce. Plus jeune, j'avais entendu cet appel mais tout ce qui se disait sur la situation de l'Église m'angoissait. Jean Paul II m'a donné un regard d'espérance et j'ai ainsi pu oser répondre à ma vocation. Par la suite, le Pape a toujours été pour moi « la référence ». Une référence qui ne déçoit pas!

Louis-Michel, Prêtre depuis 15 ans, « Il est vivant! » de mai 2005

Prière

Seigneur Jésus, empêche-nous de « contrister Ton Esprit (Ep. 4: 30) par notre peu de Foi et notre manque de disponibilité à témoigner de l'Evangile « en actes et en Vérité » (1 Jean 3: 18); par le sécularisme et le désir de nous « conformer à tout prix à la mentalité du monde présent » (Romains 12: 2); par le manque, finalement, de Charité qui est patiente et serviable, qui ne se vante pas et ne cherche pas son intérêt, qui supporte tout, fait confiance en tout, espère tout, endure tout, de la Charité qui trouve sa joie dans ce qui est vrai, et seulement dans ce qui est vrai. (1 Co 13: 4-7).

25 mars 1982

Boîte à idée

Durant la journée, je prends conscience, dans la Foi, que Jésus est avec moi.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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10 mars 2009

Pacte d’alliance avec Jésus-Christ

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Pacte d’alliance avec Jésus-Christ

"Si quelqu’un est en Christ, il est une nouvelle créature." (2 Co 5,17)


Aujourd’hui, face à la puissance des ténèbres il nous semble important de rentrer dans une radicalité du don de notre vie à Jésus-Christ, Fils de Dieu et Lumière du monde. Pour cela vous pouvez faire un pacte d’alliance avec Jésus-Christ et ainsi donner votre vie à Dieu, Père, Fils et saint-Esprit. C’est un échange d’amour entre le Ciel et la terre.


Prière par laquelle je te donne ma vie


“A qui irions-nous Seigneur Jésus, tu as les paroles de la vie éternelle ?” (Jn 6, 68)


Merci Seigneur Jésus car tu as donné ta vie pour moi, tu as versé ton sang afin de m’arracher à la mort et me donner la vie éternelle. Je regrette mes péchés, vois je suis pauvre et faible, mais aujourd’hui en retour à ton amour, de tout mon cœur je te donne ma vie, mon corps, mon âme et mon esprit. Seigneur Jésus-Christ je crois et j’ai confiance en toi ! En présence du monde visible et invisible, je déclare que je te choisis comme mon Roi et mon Maître et que je me livre à toi. Je choisis de vivre selon les motions du Saint-Esprit et je choisis d’obéir à Dieu plutôt qu’aux hommes (Ac 5,29). Ainsi, je rejette tout esprit des ténèbres et toute culture de mort. Je rejette Satan et ses légions et je te reconnais Jésus-Christ comme mon Dieu et mon Sauveur. Conduis-moi vers le Père, car tu es le chemin, la vérité et la vie !Esprit-Saint, assiste-moi chaque jour dans mon chemin de conversion, de purification, de guérison et d’union à Dieu. Aujourd’hui, Seigneur Jésus-Christ, je fais alliance avec toi, Je te donne toutes mes clefs (maison, voiture…), je te confie mon activité, mes projets et mes désirs. Viens régner sur toute ma vie Jésus-Christ, je te mets à la première place. Je te donne mon cœur, mes mains, mes yeux, mes pieds, mes pensées et ma volonté. Je suis à toi pour l’éternité, je te confie ma famille, je te confie toute mon ascendance et toute ma descendance. Jésus Roi d’amour sois le Roi dans ma famille. Je prends la ferme résolution chaque jour de te louer et de proclamer ta Victoire ! J’en appelle à l’intercession de tous mes frères en Christ du monde visible et invisible.


Seigneur Jésus-Christ, je t’adore et je te bénis pour l’éternité. Amen !


Pour signer le Pacte d'Alliance avec Jésus,

cliquer sur le lien suivant:

http://www.labonnenouvelle.fr/Pacte-d-alliance-avec-Jesus.html

10 mars 2009

Litanies de la Paix Intérieure

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Litanies de la Paix Intérieure

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Du désir d'être estimé, délivrez-nous, Jésus.

Du désir d'être aimé, délivrez-nous, Jésus.

Du désir d'être recherché, délivrez-nous, Jésus.

Du désir d'être pleuré, délivrez-nous, Jésus.

Du désir d'être loué, délivrez-nous, Jésus.

Du désir de préférence, délivrez-nous, Jésus.

Du désir d'influence, délivrez-nous, Jésus.

Du désir d'approbation, délivrez-nous, Jésus.

Du désir d'autorité, délivrez-nous, Jésus.

De la crainte d'être humilié, délivrez-nous, Jésus.

De la crainte d'être méprisé, délivrez-nous, Jésus.

De la crainte d'être rejeté, délivrez-nous, Jésus.

De la crainte d'être la calomnié, délivrez-nous, Jésus.

De la crainte d'être oublié, délivrez-nous, Jésus.

De la crainte d'être ridicule, délivrez-nous, Jésus.

De la crainte d'être blessé, délivrez-nous, Jésus.

De la crainte de la suspicion, délivrez-nous, Jésus.


Pour que nous puissions aimer notre prochain plus que nous-même, Jésus, écoutez notre prière.

Pour nous estimions toujours plus notre prochain, Jésus, écoutez ma prière.

Pour que nous aidions notre prochain à grandir et augmenter dans Votre honneur et pour qu'ensuite nous nous effacions, Jésus, écoutez ma prière.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Jésus Miséricordieux, ayez pitié de nous.

Notre Dame, priez pour nous.


Jésus, doux et humble de Cœur,

rendez mon cœur semblable au Votre.


Prions


Seigneur, accordez-nous la grâce de persévérer dans Votre Volonté, afin qu'au long des jours, le peuple dévoué à Votre Service augmente en nombre et grandisse en sainteté. Nous Vous le demandons par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

10 mars 2009

Neuvaine au Saint Prophète Élie

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Le Saint et glorieux Prophète Elie

9e siècle avant Notre Seigneur Jésus-Christ

Fête le 20 juillet


Le Saint et grand Prophète Elie, Père de l'Ordre du Carmel, cet ange dans la chair qui reçut de Dieu le pouvoir d'ouvrir et de fermer les cieux, était originaire de Thishbé en Galaad. On raconte qu'au moment de sa naissance son père vit des hommes vêtus de blanc l'envelopper de langes de feu et, en lui attribuant son nom, ils lui donnèrent à manger une flamme, symbole du zèle divin qui allait le dévorer pendant toute sa vie. Dès son enfance, il observait rigoureusement tous les commandements de la Loi et se tenait en permanence devant Dieu par une virginité impassible, un jeûne permanent et une prière ardente, qui rendirent son âme comme le feu et firent de lui le modèle de la vie monastique.


Achab ayant accédé au trône du royaume du Nord, qui avait fait schisme depuis Jéroboam, porta à son comble l'impiété et la dépravation de ses prédécesseurs. Encouragé par sa femme, l'exécrable Jézabel, il persécutait les Prophètes et tous les hommes qui restaient fidèles à Dieu, et s'adonna au culte des faux dieux: Baal et Astarté. Le Prophète Élie se rendit alors auprès du roi et lui déclara : « Il vit le Seigneur, Dieu des Armées, le Dieu d'Israël, devant lequel je me tiens aujourd'hui! Non, il n'y aura,ces années, ni rosée ni pluie, si ce n'est par une parole de ma bouche! » À la parole du Prophète une terrible sécheresse s'abattit alors, comme une fièvre, sur la terre: tout fut desséché, dévasté, brûlé; hommes, femmes, enfants, animaux domestiques et bêtes sauvages, tous mouraient faute de nourriture, les sources tarissaient, les plantes se flétrissaient, et rien n'échappait au fléau que Dieu avait permis, dans l'espoir que la famine porterait le peuple d'Israël au repentir et à la conversion.


Sur ordre de Dieu, le Prophète, qui était vêtu d'une peau de mouton et d'un pagne de cuir, quitta le royaume d'Israël et se rendit au torrent de Chorrath (Kerrith), situé au-delà du Jourdain. Il s'abreuvait de l'eau du torrent et le Seigneur lui envoyait des corbeaux - animaux considérés comme impurs par les Juifs et réputés pour leur cruauté envers leur progéniture - pour lui apporter du pain au matin et de la viande le soir, incitant ainsi son Prophète à la miséricorde envers le peuple souffrant. Quand le torrent vint à se tarir lui aussi, Dieu envoya son serviteur à Sarepta de Sidon, lui faisant observer au long de la route les effets désastreux de la sécheresse pour l'inviter, encore une fois, à la compassion. Il parvint chez une pauvre veuve païenne, qui était en train de ramasser du bois en vue de faire cuire du pain pour elle et son fils. Malgré la nécessité extrême dans laquelle elle se trouvait, elle mit avant toutes choses les devoirs de l'hospitalité, et dès que le Prophète le lui demanda, elle prépara à son intention une galette, avec la farine et l'huile qui lui restait. Elle reçut sans retard la récompense de son hospitalité: à la parole du Prophète sa jarre de farine et sa cruche d'huile ne désemplirent pas, jusqu'à ce que la pluie revint. Elie était hébergé chez cette veuve depuis quelques jours, quand son fils vint à mourir. Comme la femme, dans sa douleur, accusait l'homme de Dieu d'avoir apporté le malheur sur sa maison, Élie prit l'enfant, le monta à l'étage où il demeurait et, après avoir soufflé à trois reprises sur le corps inanimé en invoquant à grands cris le Seigneur, il rendit le jeune garçon vivant à sa mère, prophétisant ainsi la résurrection des morts.


La sécheresse affligeait la contrée depuis plus de trois ans, et une grande partie de la population avait déjà été décimée; mais Dieu, respectant le serment de son Prophète, ne voulait pas montrer sa miséricorde avant qu'Élie n'eût compris qu'Il ne désire pas la mort des pécheurs mais qu'ils se convertissent. Il envoya alors le Prophète auprès du roi Achab, pour lui annoncer que le fléau allait bientôt cesser. Élie apparut devant le roi stupéfait de voir venir à lui, librement, celui qu'il avait fait rechercher partout, et il l'invita à rassembler tout le peuple d'Israël sur le mont Carmel, afin qu'il soit témoin de sa confrontation avec les 450 prophètes de Baal et les 400 prophètes des bois sacrés entretenus par l'infâme Jézabel. Une fois cette grande assemblée réunie, Élie dit aux faux prophètes: « Jusques à quand boiterez-vous sur les deux jarrets? Si le Seigneur est Dieu, allez à sa suite! Si c'est Baal, allez à lui! » Il prescrivit d'apprêter deux taureaux pour le sacrifice et de les placer sur le bûcher, mais sans allumer de feu, et il laissa les faux prophètes sacrifier les premiers. Ceux-ci invoquèrent à grands cris le dieu Baal, en se lacérant, de l'aube jusqu'au soir, mais en vain. Élie se moquait d'eux, les encourageant à crier plus fort, de peur que leur dieu ne soit endormi ou occupé à quelque autre affaire. Le soir venu, le Prophète érigea un Autel avec douze pierres, représentant les douze tribus d'Israël, creusa un large fossé autour de l'Autel, sur lequel il avait placé le taureau dûment dépecé, et il ordonna de verser, à trois reprises, de l'eau en abondance sur la victime, de manière à ce qu'elle remplisse le fossé en débordant. Puis il poussa un grand cri vers le ciel, invoquant le Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Aussitôt un feu tomba du ciel et dévora l'holocauste, le bois et l'eau. Le peuple entier tomba alors la face contre terre en criant: « Vraiment le Seigneur est le seul Dieu! » Sur l'ordre d'Élie, on s'empara des faux prophètes, et l'homme de Dieu les égorgea de ses propres mains au torrent de Cisson. Il annonça ensuite à Achab que la sécheresse allait bientôt cesser, puis monta au sommet du Carmel et, se penchant vers la terre, la tête entre les genoux et l'intelligence rassemblée dans le cúur, il se mit en prière. À sept reprises il envoya son serviteur observer l'horizon, en direction de la mer, et la septième fois un petit nuage apparut, le ciel s'obscurcit et la pluie tomba en abondance, répandant sur la terre la bénédiction céleste.


Quand la reine Jézabel apprit le massacre de ses prophètes, elle entra dans une terrible colère et jura de se venger. Élie, qui n'avait pas craint la foule des faux prophètes, fut abandonné par la grâce de Dieu et, gagné par la pusillanimité, il s'enfuit à Bersabée dans la terre de Juda. Épuisé par sa marche dans le désert, il s'assit à l'ombre d'un arbre et demanda à Dieu de reprendre sa vie. Un Ange du Seigneur lui apparut alors, et lui présenta une galette de pain et une cruche d'eau. Revigoré par cette assistance divine, il put marcher quarante jours dans le désert, jusqu'à la montagne de Dieu, l'Horeb. Il entra dans le creux du rocher où Moïse s'était jadis caché, et Dieu lui adressa, de nuit, la parole. Élie répondit : « Je suis rempli de zèle jaloux pour le Seigneur tout-puissant, car les fils d'Israël ont abandonné Ton alliance, abattu Tes Autels et tué Tes Prophètes; et je suis resté tout seul et ils cherchent à m'enlever la vie. » Dieu lui ordonna de sortir et de se tenir sur la montagne pour le voir. Il y eut alors un violent ouragan qui fendit les montagnes et brisa les rochers, mais le Seigneur n'était pas dans l'ouragan; et après l'ouragan, un tremblement de terre, mais le Seigneur n'était pas dans le tremblement de terre; et après le tremblement de terre, un feu, mais le Seigneur n'était pas dans le feu. Après le feu, on perçut le bruit d'une brise légère.


Dès qu'il l'entendit, Élie se voila la face de son manteau et se tint sous la grotte, car Dieu était dans la brise légère Le Seigneur lui affirma que, loin d'être le seul juste, sept mille autres Israélites n'avaient pas fléchi les genoux devant Baal, et il lui ordonna de s'en retourner par le même chemin conférer l'onction royale à Hazaèl, comme roi de Syrie, et à Jéhu, comme roi d'Israël, puis d'oindre Élisée pour successeur. Ayant trouvé Élisée occupé à labourer avec douze paires de búufs, Élie jeta sur lui son manteau et fit de lui son disciple.


Le roi Achab continuait cependant à commettre des actes d'impiété et il s'était accaparé la vigne de Nabot de Yizréel, en le faisant mourir sur le conseil de Jézabel. Le Prophète Élie, qui était resté dans le silence pendant quelque temps, fut envoyé par le Seigneur à Samarie et dit au roi: « À l'endroit même où les chiens ont lapé le sang de Nabot, les chiens laperont ton sang à toi aussi, et les prostituées se vautreront dans ton sang ». Il ajouta que le malheur allait s'abattre sur toute la maison d'Achab et que les chiens dévoreraient le corps de Jézabel sur l'avant-mur d'Yizréel. A ces mots, le roi fut saisi de componction: il déchira ses vêtements, se revêtit d'un sac et observa un jeûne. Le Seigneur regarda avec faveur son repentir et annonça par son Prophète qu'Il ne donnerait libre cours à Sa colère que sous le règne de son fils.


Achab mourut peu après, et son fils Ochozias, homme superstitieux, prit le pouvoir. Étant tombé malade, il envoya des messagers en quête d'un oracle auprès de Baal Zéboud à Éqron (Akkaron). Le Prophète Élie se présenta devant les messagers, annonçant que le roi ne se relèverait pas. Quand ils transmirent ce message, en donnant la description du Prophète, le roi, comprenant qu'il s'agissait d'Élie, envoya une troupe de cinquante hommes pour l'arrêter. Mais à deux reprises, sur l'injonction du Prophète, un feu descendit du ciel et dévora les soldats. Le troisième officier, l'ayant supplié de l'épargner, Élie obtempéra et se rendit auprès du roi, lui annonçant de vive voix qu'il allait périr, parce qu'il avait eu recours aux faux dieux. Ochozias mourut effectivement peu de jours après, et son frère Joram devint roi d'Israël. Pendant les douze années de son règne, il fit supprimer le culte de Baal, mais ne mit pas fin au péché de Jéroboam, qui avait provoqué le schisme dans le peuple de Dieu et avait encouragé l'idolâtrie. C'est pourquoi Dieu fit venir le malheur sur sa maison et réalisa la prophétie prononcée par Élie au temps d'Achab : Jéhu s'empara du pouvoir, à la suite d'une conspiration contre Joram et, entrant dans la ville d'Yizréel, il fit mettre à mort Jézabel en la précipitant du haut d'une fenêtre. Son sang éclaboussa le mur et les chiens dévorèrent son corps avant qu'on n'ait pu l'ensevelir.


Au bout de quinze ans de ministère prophétique, ayant accompli la mission que Dieu lui avait confiée, Élie se rendit de Galgal à Béthel, accompagné d'Élisée qui refusait de quitter son maître. De là, ils se rendirent à Jéricho. Arrivé sur la rive du Jourdain, Élie prit son manteau de peau de mouton, le roula et frappa les eaux, qui se divisèrent pour les laisser passer à pied sec. Élisée lui ayant demandé de recevoir double part de son esprit prophétique, Élie répondit: « Si tu me vois pendant que je serai enlevé au ciel, il en sera ainsi pour toi. » Alors qu'ils marchaient ainsi dans le désert en devisant, un char de feu tiré par des chevaux flamboyants apparut entre eux. Élie monta dans le char et fut emporté "comme" au ciel, dans un tourbillon, tandis qu'Élisée criait: « Père, père, char d'Israël et son attelage! » Il saisit le manteau du Prophète, qui était tombé sur lui, et frappant les eaux à deux reprises, il put traverser le Jourdain, salué par les Fils des Prophètes qui criaient: « L'esprit d'Élie s'est reposé sur Elisée! » En étant ainsi enlevé dans les hauteurs avec son corps, le Prophète Élie préfigurait l'Ascension de Notre Seigneur Jésus-Christ, et par l'envoi de son manteau sur son disciple, il annonçait la descente du Saint-Esprit, le jour de la Pentecôte.


Représentant éminent de l'ordre prophétique et parvenu par son zèle au sommet de la vertu, Élie fut jugé digne de voir, face à face, la gloire du Dieu incarné, en compagnie de Moïse et des trois Apôtres, le jour de la Transfiguration, qui annonçait le Second Avènement de Notre Seigneur Jésus-Christ. En descendant du Thabor, les disciples demandèrent au Seigneur si Élie devait venir avant la résurrection des morts pour rétablir toutes choses, comme l'enseignent les Prophètes. Le Christ leur répondit: « Élie est déjà venu, et ils ne l'ont pas reconnu, mais l'ont traité à leur guise », en faisant allusion à Saint Jean Baptiste qui était venu préparer Sa venue, avec l'esprit et la puissance d'Élie. De même que Jean fut le Précurseur du premier avènement dans la chair du Fils de Dieu, ainsi Élie sera, croit-on, le précurseur de Son second et glorieux avènement, à la fin des temps.

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Neuvaine au Saint Prophète Élie


Prière à dire chaque jour


Dieu éternel et Tout-Puissant, Vous avez donné au Saint Prophète Elie, notre Père, de vivre en Votre présence et Vous l'avez rempli du Zèle de Votre Gloire: accordez à Vos serviteurs de rechercher sans cesse Votre Visage pour devenir ainsi les témoins de Votre Amour. Nous Vous le demandons, Père, par Jésus, le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

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Premier jour


Nous avons recours à vous avec confiance et avec toute la ferveur de notre âme, ô grand Patriarche Saint Élie notre protecteur. Par le Zèle ardent que vous aviez à servir le Dieu de nos Pères, quand vous fûtes opposé à l'idolâtre Achab et à ses faux prophètes, qui tentèrent tout, en vain, pour vous faire adorer les faux dieux, nous vous en supplions obtenez-nous du Seigneur notre Dieu que toujours, partout et en tout, nous fassions aimer, honorer et craindre son Saint Nom.


Pater, Ave et Gloria.

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Deuxième jour


Nous avons recours à vous avec confiance et avec toute la ferveur de notre âme, ô grand Patriarche Saint Élie, champion zélé de l'honneur et de la gloire de Dieu. Par la grande grâce que vous avez obtenu de Dieu pour son peuple, quand à votre prière, la pluie tomba après trois ans et demi d'une grande et terrible sécheresse, voulue par le Seigneur, pour ramener ses enfants ingrats à la vraie Foi, obtenez-nous de Dieu, que nous puissions toujours vivre et que nous mourions dans l'observation de sa Sainte Loi, et de toujours nous conformer à ses préceptes.


Pater, Ave et Gloria.

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Troisième jour


Nous avons recours à vous avec confiance et avec toute la ferveur de notre âme, ô grand Patriarche Saint Élie, prodigieux prophète du Seigneur. Par la grande confiance que vous avez eu en Dieu, quand le feu qui tomba du Ciel consuma l'offrande que aviez faite au Seigneur, discréditant ainsi les prêtres idolâtres de Baal, obtenez-nous du Seigneur la grâce de bien Le connaître, et d'être toujours assistés dans nos nécessités spirituelles et temporelles et la grâce de ne pas céder aux vaines flatteries de ce monde.


Pater, Ave et Gloria.

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Quatrième jour


Nous avons recours à vous avec confiance et toute la ferveur de notre âme, ô grand Patriarche Saint Élie, puissant thaumaturge. Par la grande Charité qui a consumé votre cœur, quand vous étiez exposé à mille souffrances et difficultés, lorsque vous avez du fuir la cruelle cour de Samarie, vous retrouvant dans la solitude en Syrie et partout dans le monde, obtenez-nous de ne jamais craindre le moindre danger, même mortel, quand nous servons notre prochain par amour du Seigneur.


Pater, Ave et Gloria.

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Cinquième jour


Nous avons recours à Vous avec confiance toute la ferveur de notre âme, ô grand patriarche Saint Élie. Vous qui fûtes reçu chez la pauvre veuve, vous offrant nourriture et abri, quand vous étiez sur les routes, veuve qui fut récompensée de son geste en voyant, par votre prière, ses provisions augmenter, nous vous supplions, obtenez-nous du Seigneur, alors que nous marchons sur les chemins épineux de cette misérable vie, de toujours recevoir ce qui nous est nécessaire.


Pater, Ave et Gloria.

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Sixième jour


Nous avons recours à vous avec confiance et toute la ferveur de notre âme, ô grand Patriarche Saint Élie. Par la grande puissance que le Seigneur vous a donné, quand vous avez ressuscité le fils de la pauvre veuve, alors que vous étiez accroupi près de lui et que vous lui aviez soufflé trois fois dessus, obtenez-nous du Seigneur, de savoir surmonter nos vices, afin de pouvoir pleinement nous soumettre à la Croix du Seigneur, source de Salut.


Pater, Ave et Gloria.

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Septième jour


Nous avons recours à vous avec confiance et toute la ferveur de notre âme, ô grand Patriarche Saint Élie, favori de l'Amour de Dieu. Par la grande humilité que vous avez montré quand vous fûtes persécuté et menacé de mort par la perverse Jézabel, et que vous vous viviez seul, mendiant le long des côtes de Carit, avec pour seul amie et soutient une corneille qui vous portait votre nourriture quotidienne, nous vous en supplions, obtenez-nous la Sainte crainte du Seigneur, la grâce de fuir toute occasion de péché et de ne pas être attentif aux tentations de l'Ennemi infernal.


Pater, Ave et Gloria.

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Huitième jour


Nous avons recours à vous avec confiance et toute la ferveur de notre âme ô grand et glorieux Patriarche Saint Élie, fidèle dépositaire des complaisances du Seigneur. Par la grâce que vous avez reçu, lorsqu'un ange du Seigneur vous apparu et vous donna à manger le pain, prémice de l'Eucharistie, quand vous étiez dans le désert de l'Horeb, nous vous en supplions, affamés de Dieu que nous sommes, et qui marchons sur les sentiers désertiques de ce monde, obtenez-nous un ardent désir de recevoir la Sainte Eucharistie, afin qu'au terme de cette vie, nous puissions entrer dignement dans le Saint Royaume.


Pater, Ave et Gloria.

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Neuvième jour


Nous avons recourons à vous avec confiance et avec toute la ferveur de notre âme, ô grand et glorieux Patriarche Saint Élie, notre puissant protecteur. Par cette grande faveur que le Dieu de nos Père vous a accordé de pouvoir vous entretenir face à Face avec le Seigneur Jésus-Christ, notre Sauveur sur le Mont Thabor, au jour de Sa glorieuse transfiguration, obtenez-nous de Dieu, la grâce de ne jamais oublier que nous vivons sous Son regard, afin que, gardant toujours à l'esprit Ses yeux très purs, nous puissions le voir face à Face dans le Saint Paradis pour l'éternité.


Pater, Ave et Gloria.

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10 mars 2009

Neuvaine à Saint Joseph

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Saint Joseph de Nazareth

Epoux de la Vierge Marie, Père nourricier du Seigneur

Fêtes le 19 mars et le 1er mai

Joseph, issu de la race royale de David, naquit à Bethléem. Il fut d'une condition modeste et gagna son pain comme simple ouvrier. Il avait sans doute déjà un certain âge quand il devint l'époux de la Mère de Dieu. Sa haute dignité se résume en ces mots : « Père nourricier de Jésus ». La Sainte Écriture ne raconte que peu de choses à son sujet. Elle nous dit seulement qu'il était « juste ». Elle indique par là qu'il s'acquitta fidèlement de son rôle sublime de gardien envers les deux plus grands trésors de Dieu sur la terre, Jésus et Marie. Les heures les plus amères de sa vie sont, sans doute, celles où il lui fallut douter de la fidélité de sa fiancée. Mais c'est justement dans le conflit entre ses droits et ses devoirs qu'il se montra grand. Il était nécessaire que cette souffrance, qui fait partie de l'oeuvre rédemptrice, fût supportée en vue d'un grand bien : Joseph est le témoin le moins suspect de la naissance virginale du Rédempteur. Ensuite, dans l'histoire de la Rédemption, Joseph passe modestement au second plan. L'Ecriture ne dit même rien de sa mort. Cependant, certaines indications nous font conclure qu'il était déjà mort au moment où commença la vie publique du Sauveur. Il eut la plus belle mort que puissent désirer les hommes : il s'endormit dans les bras de Jésus et de Marie. Sa vie fut humble et obscure. Il resta aussi humble et obscur, pendant des siècles, dans l'histoire de l'Église. Ce n'est que dans les temps modernes que l'Église l'a célébré avec solennité. Les honneurs liturgiques commencèrent à lui être rendus au XVe siècle, grâce surtout à sainte Brigitte de Suède et à saint Bernardin de Sienne. Sainte Thérèse travailla aussi beaucoup à promouvoir son culte. Il a aujourd'hui deux grandes fêtes : le 19 mars, on honore sa personne et la part qu'il prit à la Rédemption; le troisième mercredi après Pâques, on honore son rôle de protecteur de l'Église. Pie IX, en effet, le proclama patron de l'Église universelle. Il est considéré aussi comme le patron de la bonne mort.

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Quelques fiorettis sur l'intercession de Saint Joseph

Saint Joseph, fut le chef de la Sainte Famille, il sut veiller aux besoins de Jésus et de Marie. En cela, il se révèle être un saint particulièrement puissant, « qui obtient tout », dit-on souvent. Jugez-en par vous-même...

Des lunettes pour mieux percevoir l’action de saint Joseph

Il y a environ deux mois de cela, je perdais mes lunettes en effectuant de petits travaux d’extérieur. Impossible malgré mes multiples recherches de les retrouver. Je découvre il y a quelques heures une prière à st Joseph "vieille de plus de 1900 ans" (sic) que j’imprime et mets dans ma poche. Je sors ensuite de ma maison et murmure (sans trop de conviction malgré tout !) : "St Joseph, fais-moi retrouver mes lunettes..." et après quelques pas... mes lunettes bien en vue à un endroit où j’étais pourtant passé et repassé à de multiples reprises au cours de mes recherches infructueuses. Voilà qui m’encourage à prier St Joseph pour des problèmes autrement plus graves qui affectent ma famille et ma fille cadette depuis des années... Et pour lesquels de multiples neuvaines et demandes de prières n’ont hélas à ce jour pas donné de grands résultats.

Jean-Louis V., 21 juillet 2007

Donne-nous notre pain quotidien

A la veille de la première semaine de retraite de la Famille, Frédérique et une petite sœur font les courses. Nous prions Marie et Joseph de faire en sorte que nous n’oublions rien et de bien évaluer les quantités. La Sainte Famille sait très bien ce que c’est que d’accueillir et ce dont ont besoin leurs enfants. Sept caddies pleins ! Rien ne manque et pourtant… Dimanche après l’eucharistie, chaque famille au complet se dirige vers le réfectoire. I est 13 h. Tout à coup un cri venant de la cuisine : "Et le pain ?" On n’a pas commandé de pain ! On est dimanche… Il est 13 h… Va-t-il rester quelques baguettes, ne serait-ce que pour aujourd’hui ? Et si possible pour demain lundi, jour de fermeture des boulangeries ! Saint Joseph ne peut avoir manqué d’y penser. Acte de foi posé, notre petite sœur monte dans la voiture et roule vers Chasselay. Toute "innocente", notre petite sœur demande à la boulangère si par "pur hasard" (par pure providence), il lui restait du pain pour cinquante personnes pendant deux jours !… et la réponse… " ce matin, une société a annulé sa commande de huit gros pains de 1 kg pour cause de pluie !" Une raison pareille, c’est vraiment un clin d’œil de notre saint patron. Merci sait Joseph, c’est juste la quantité qu’il nous fallait. En père attentif aux besoins de ses enfants tu t’es toi-même occupé de la commande. Merci Seigneur de nous avoir choisi saint joseph pour saint patron et père si prévenant pour ses enfants. Gloire à toi Seigneur !

Mère Thérèse, 10 mars 2007

Permis poids-lourds

Nous avons vécu ce mois-ci une grâce accordée par saint Joseph. N’ayant plus de travail, j’ai décidé de passer mon permis poids lourd : 15 jours intensifs pour passer code voiture, plateau et conduite. Avant mon code les fautes étaient vraiment trop nombreuses durant les tests. Je prie donc saint Joseph de m’assister pendant l’épreuve (j’ai même eu une petite pensée à saint Joseph car la série était facile). Première étape franchie. Pour le plateau (mécanique, vérification du véhicule, slalom avec le camion…) j’ai fait 29 fautes au premier test. Le jour J : "saint joseph, tu sais que je suis étourdi, je compte sur toi !". résultat : 0 faute ! Lors de la conduite, j’étais celui qui faisait le plus de fautes d’inattention. Le jour du permis, j’ai conduit d’une manière inespérée ; le moniteur était étonné. Saint Joseph a sûrement son permis poids lourd… Merci saint Joseph !

Jean-Charles Ollivier, 10 mars 2007

Mariée grâce à saint Joseph

Je suis du groupe Saint-Joseph de ma paroisse en Côte-d’Ivoire, je viens de me marier à 47 ans par l’intercession de saint Joseph ! N’hésitez pas, venez à lui, il intercèdera pour vous sur tous les plans. Les couples sans enfants ont eu des enfants, des chômeurs on eu du travail. Sa dévotion est en train d’être développée en Côte-d’Ivoire.

Z. Marie-Noëlle, 3 juillet 2007

Saint Joseph ne manque pas de style !

Fin août 2002, je suis heureuse de retrouver un emploi de styliste, sachant qu’à la fin de ce contrat de remplacement, la société envisage de créer un nouveau poste dans le bureau de style. Un mois environ avant la fin de mon contrat, mon patron m’annonce que la conjoncture difficile du début de l’année ne lui permet pas de me garder ou du moins dans l’immédiat. J’essaye d’accueillir au mieux cette nouvelle, mais les jours suivants, je commence à devenir de plus en plus angoissée. Ayant déjà vécu plusieurs fois l’épreuve du chômage, j’ai eu très peur de revivre cette situation qui, malgré une inactivité apparente, vous épuise. Arrive à ce moment-là, la Lettre de la Famille et la neuvaine à Saint Joseph. Je remets ma situation à Saint Joseph en faisant la neuvaine et en me rendant à Mont-Luzin le 19 mars pour assister à l’Eucharistie présidée par Mgr Barbarin. Je suis repartie de cette soirée, la Paix de Dieu en moi. Vendredi 28 mars, dernier jour de mon contrat, j’organise un pot de départ. Mon patron me convoque ½ heure avant et me propose un CDD de 9 mois. Très surprise et très heureuse de cette bonne nouvelle, je me retrouve avec un beau bouquet de fleurs dans les bras, offert par mes collègues, leur annonçant mon retour. Voilà comment un pot de départ devient un pot de retour ! Merci Saint Joseph. Je rends grâce à Dieu pour cet emploi, pour mon métier de styliste qui me permets de créer dans le joie.

Sylvie, 10 mars 2007

Un emploi sur mesure

J’avais perdu mon travail un an plus tôt, après le dépôt de bilan de la papeterie où je travaillais depuis six ans. J’avais eu la chance de trouver rapidement un contrat à durée déterminée dans une grande surface très connue et je voyais mon avenir plus tranquillement. Mais pour l’ouverture de cette grande surface, le recrutement avait été beaucoup plus important que la nécessité réelle du magasin en période normale, afin de faire le tri et de conserver les meilleurs éléments. Mon contrat ne fut pas renouvelé car il y avait plus besoin de vendeuses que de vendeurs. En fait j’avais trop de temps à donner des coups de main aux autres vendeurs au détriment de mon propre chiffre d’affaire. Je retournais à l’ANPE mais cette fois sans savoir où j’allais m’embarquer. Je tournais en rond pendant un mois sans idée de recherche. Je décidais alors subitement d’aller faire une retraite à Châteauneuf de Galaure. Chez Marthe Robin, je rencontrais frère Dominique qui venait suivre la même retraite. A la fin de celle-ci, la Providence l’emmena dans ma voiture puisque le monastère était pratiquement sur ma route. Il avait donc tout le temps de me proposer, pendant le trajet, une neuvaine à saint Joseph, pour mon travail et mes autres intentions. J’acceptais avec le plaisir de réaliser comment la providence travaillait déjà vite et bien pour moi. Je donnais un petit quelque chose à la communauté en promettant plus, suivant les fruits de la neuvaine à saint Joseph, et je repartais. Arrivé chez moi, on me donnait une petite annonce trouvée "par hasard" par une tante, mais dont le contenu était si vague qu’il ne donnait pas envie d’écrire. Toutefois, j’envoyais une lettre "comme ça, pour voir" et faisais sérieusement a neuvaine. Le jeudi, un responsable de la société téléphonait pour me fixer un entretien pour le lendemain, vendredi. Cet entretien me fit bonne impression, et j’appelais le lundi pour apprendre que j’étais choisi pour le poste et que je commençais le jour même. Je connaissais très bien cette société car il s’agissait du fournisseur principal de la papeterie où j’avais travaillé six ans. Le contrat à durée indéterminée était signé dans la semaine avec un meilleur salaire, des week-ends normaux, (avant je travaillais le samedi et n’aimais pas du tout cela), et d’autres avantages. Cela correspondait à la fin de la neuvaine presque jour pour jour. Dans la foulée, je trouvais aussi un appartement pas trop cher, dans le quartier qui m’intéressait, bref, tout à fait le complément de mon nouveau travail. Je tiens donc à souligner combien je suis convaincu que mon "hasard" et ma "bonne Providence" s’appellent saint Joseph ; que je n’ai pas oublié de remercier par un autre petit quelque chose pour la communauté, et par une petite prière dans sa chapelle dès que j’en ai eu l’occasion.

François, 10 mars 2007

Fiorettis extraites du site www.saint-joseph.fr

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Neuvaine à Saint Joseph

Du 11 au 19 mars


Traditionnellement, le mois de mars est celui "de saint Joseph". Afin de vous préparer à sa fête, nous vous proposons cette neuvaine à prier chaque jour entre le 11 et le 19 mars. Une neuvaine est une prière que nous vous proposons de vivre pendant neuf jours afin de demander une grâce au Seigneur ou pour le remercier pour un exaucement. Dieu le Père a confié ce qu’il avait de plus précieux sur la terre, son fils Jésus et la Vierge Marie, à saint Joseph. Alors, avec confiance, remettons-lui tous nos soucis.

Premier jour

Saint Joseph mémoire du Père


A l’image de Joseph, puissions-nous vivre nos vies dans l’écoute et le respect de nos pères et mères de la terre afin de faire mémoire de notre créateur au-delà de nos familles humaines.

Prières quotidiennes pour la neuvaine


Je te salue Joseph, toi que la grâce divine a comblé ; le Sauveur a reposé dans tes bras et grandi sous tes yeux ; tu es béni entre tous les hommes et Jésus, l’Enfant divin de ta virginale Épouse est béni. Saint Joseph, donné pour père au Fils de Dieu, prie pour nous dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu’à nos derniers jours, et daigne nous secourir à l’heure de notre mort. Amen !


un “Je vous Salue Marie” et un “Notre Père”.


Deuxième jour

saint Joseph un guide pour l’homme d’aujourd’hui


Saint Joseph peut être appelé le saint de l’Incarnation. Demandons à saint Joseph d’être et de demeurer pour nous un modèle d’homme et de père juste et responsable dont le monde d’aujourd’hui a besoin pour sauver la famille.

Troisième jour

saint Joseph et la maison familiale


Que nos maisons puissent accueillir Marie et l’Enfant-Jésus. Ne craignons pas d’accueillir la sainte famille à notre table. Saint Joseph, protecteur de la famille, aide-nous à comprendre le sens de la paternité véritable.

Quatrième jour

saint Joseph modèle d’incarnation


Saint Joseph devant l’Annonciation s’inscrit à l’école de l’acceptation d’une solitude humaine totale pour s’unir finalement à Marie. Saint Joseph nous explique combien il est important de ne pas rompre des liens affectifs et conjugaux dans l’épreuve. Saint Joseph aide-nous dans nos familles à triompher de toute solitude, de toute révolte, de toute division.

Cinquième jour

saint Joseph lumière dans nos nuits

Saint Joseph, dans l’inquiétude folle de ne pas offrir à sa famille un lieu pour la nativité, reçoit dans l’obéissance et dans la confiance le lieu de l’oubli total : une crèche. Au-delà des nuits, saint Joseph, apprends- nous à adorer et à accueillir Jésus dans notre cœur.

Sixième jour

saint Joseph protecteur dans la maladie


Saint Joseph, aide-nous à ne pas nous replier sur nous-même dans l’épreuve ; encourage-nous à nous ouvrir à la seule volonté du Père.

Septième jour

saint Joseph protecteur de l’Église


Ainsi, saint Joseph, gardien de l’Agneau, protecteur de la sainte Famille, est devenu par la grâce du Père le gardien de l’Eglise. Saint Joseph, enseigne-nous à respecter l’Église, à lui être toujours obéissant, dans l’Eucharistie et dans la prière fidèle.

Huitième jour

saint Joseph est au cœur de la communion fraternelle


Par l’union aux Cœurs de Jésus et de Marie, nous communions au cœur doux et juste de Joseph. Saint Joseph, apprends-nous à rendre grâce pour la communion fraternelle au sein de nos familles.

Neuvième jour

saint Joseph patron de la bonne mort et des âmes du Purgatoire


Jésus, Marie, Joseph, priez pour nous au moment de la mort. Nous vous confions spécialement nos ascendants et toute notre histoire familiale.

Prière finale


“ Tu lui donneras le nom de Jésus” (Mat 1, 22)

Seigneur Dieu, notre Père, combien je te remercie de nous avoir donné ce cadeau inestimable en ton Fils Jésus, homme et Dieu. Avec les Anges, avec Marie et Joseph, avec les bergers, je te bénis, je te loue, je t’adore, je te célèbre. Envoie sur moi ton Esprit, afin de dire et de redire avec le cœur ce Nom qui est au-dessus de tout nom. Par ce nom Tout Puissant et rempli d’amour : dissipe mes ténèbres et fais de moi un enfant de lumière, lave-moi de mes fautes et donne-moi un cœur nouveau, guéris mes blessures afin d’aimer comme tu aimes, délivre-moi de mes angoisses et donne-moi ta paix. Essuie toute larme de mes yeux, que la joie de l’Esprit m’habite. Donne-moi le don suprême de la Présence du Père. Gloire et louange à toi, Seigneur Jésus ! Amen !

Imprimatur – Malines (Belgiques), 4 août 2001
Chanoine E.VAN BILLOEN vicaire.général

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Téléchargez le texte de la Neuvaine à Saint Joseph (pdf) en cliquant ici

10 mars 2009

Poème en l'honneur de Saint Joseph

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Poème en l'honneur de Saint Joseph

Joseph, votre admirable vie
Se passa dans l’humilité ;
Mais, de Jésus et de Marie,
Vous contempliez la beauté !

Joseph, ô tendre Père,
Protégez le Carmel !
Que vos enfants, sur cette terre,
Goûtent déjà la paix du ciel.

Le Fils de Dieu, dans son enfance,
Plus d’une fois, avec bonheur,
Soumis à votre obéissance,
S’est reposé sur votre cœur !

Comme vous, dans la solitude,
Nous servons Marie et Jésus ;
Leur plaire est notre seule étude ;
Nous ne désirons rien de plus.

Sainte Thérèse, notre Mère,
En vous se confiait toujours ;
Elle assure que sa prière,
Vous l’exauciez d’un prompt secours.

Quand l’épreuve sera finie,
Nous en avons le doux espoir
Près de la divine Marie,
Saint Joseph, nous irons vous voir.

Bénissez, tendre Père,
Notre petit Carmel ;
Après l’exil de cette terre
Réunissez-nous dans le ciel.

Sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus et de la Sainte Face, Docteur de l'Eglise

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