Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Images Saintes

Publicité
Archives
Newsletter
Derniers commentaires
Images Saintes
  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
27 janvier 2009

Litanies de Notre Dame de Czestochowa

p9068_BIG

Notre Dame de Czestochowa

La Reine de la Pologne


Czestochowa est la capitale spirituelle de la Pologne. Le monument le plus important de la ville est le couvent des pères Paulins. C'est un ensemble d'architecture religieuse construit au XIVe siècle au sommet de la colline de la Montagne Lumineuse (Jasna Gora), et qui renferme le tableau de la Vierge Noire, connu pour ses multiples miracles. En 2004 trois millions et demie de pèlerins du monde entier sont venus y prier. C’est le plus célèbre sanctuaire polonais dédié à la Vierge. Le plus grand trésor de Jasna Góra est la peinture miraculeuse de la Vierge. A cause de cette peinture, Jasna Góra est devenu le sanctuaire le plus célèbre des nombreux sanctuaires dédiés à la Vierge dans tout le pays. La légende veut que l'image de la Vierge Noire de Czestochowa ait été peinte par saint Luc l'Evangéliste sur une planche venant de la table appartenant à la Sainte Famille. Les cicatrices sur la joue de la Vierge serait la trace d'un coup d'épée qu'elle aurait reçu pendant l'attaque que le couvent a subi en 1430. La présence de l’image miraculeuse, installée dans une petite chapelle du XV siècle derrière un rideau fait d'une feuille d'argent ( datant de 1673 ) et que l'on relève 2 fois par jour, attire les pèlerins de toute la Pologne mais aussi du monde entier comme en témoignent les nombreux ex-voto.

2405

Litanies de Notre Dame de Czestochowa

D'après un texte composé par le serviteur de Dieu Jerzy Popieluszko, Prêtre martyr


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous

Dieu, le Père du Ciel, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de Dieu et notre Mère, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui s'abandonnent à la Providence Divine, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui sont trompés, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui sont trahis, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui sont arrêtés dans la nuit, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui sont emprisonnés, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui souffrent du froid, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui ont peur, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux que l'on a soumis à des interrogatoires, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère des innocents que l'on a condamnés, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui disent la vérité, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux que l'on ne peut corrompre, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui résistent au mal et à la tyrannie, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère des orphelins, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui ont été attaqués ou insultés parce qu'ils portaient votre image, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de ceux qui sont obligés de signer des déclarations contraires à leur conscience, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère des mamans qui pleurent, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de papas qui ont étés profondément attristés, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de la Pologne souffrante, priez pour nous.

Notre Dame de Czestochowa, Mère de la Pologne fidèle, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, Notre Dame de Czestochowa,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.


Prions


Nous vous supplions, O Mère, en qui réside l'espoir de millions de personnes, accordez-nous de vivre dans la liberté et dans la vérité, ainsi que dans la fidélité envers Vous et envers Votre Fils, notre Seigneur Jésus Christ, qui vit et règne prions les siècles des siècles. Amen.

Num_riser0001

Le Père Popieluszko

Martyr de la Liberté

+ en 1984

Fête le 19 octobre


Le 8 février 1997, s’est ouvert à Varsovie, le procès en béatification du Père Jerzy Popieluszko, actif défenseur du Syndicat Solidarité, mort martyrisé le 19 octobre 1984, à l’âge de 37 ans, sous les coups de la police politique polonaise. Jeune prêtre de Varsovie nommé aumônier des aciéries de Huta Warszawa par le Cardinal Wyszynski, le Père Popieluszko a été assassiné à l’âge de 37 ans sur ordre du KGB, présent dans les locaux du ministère de l’intérieur de Pologne. Il était alors un des jeunes prêtres polonais les plus populaires. Après le coup d’Etat du 13 décembre 1981, il avait pris la défense du syndicat Solidarité, mis brutalement hors-la-loi. Tous les mois, depuis cette date fatidique, le Père Popieluszko célébrait une « messe pour la patrie » dans sa paroisse St Stanislas-Kotska, dans la banlieue de Varsovie. Il y prononçait de vibrantes de vibrantes homélies pour la justice sociale et le respect de la liberté de l’homme. Le texte de ses allocutions courageuses était enregistré par de nombreux militants sociaux chrétiens de Solidarité, et diffusé par cassettes à travers toute la Pologne. Autant dire que le jeune prêtre était considéré comme un dangeureux agitateur par les séides du régime communiste polonais, eux-mêmes couvés d’un regard pesant par le KGB soviétique sur ses gardes… Les hommes de la police polonaise ont cherché à enlever secrètement le Père Poieluszko, afin de le faire disparaître mystérieusement. Ils espéraient pouvoir continuer leur macabre besogne sur d’autres prêtres défenseurs de Solidarité, afin de le créer un climat de terreur en Pologne, dans la tradition des meilleures heures du stalinisme. Leur but était de faire plier à la fois l’Eglise et le peuple polonais, dans un contexte mêlé d’incertitude et d’angoisse. Mais en échappant à leurs mains, un homme à réussi à casser la machine infernale des agents du terrorisme d’Etat. Cet homme là était Waldemar Chrotowski, le chauffeur et l’ami du Père Popieluszko. Enlevé en même temps que le Prêtre, il est parvenu à sauter en marche de la voiture des policiers et à donner l’alerte à la population.

Fils de petits agriculteurs du nord-ouest de la Pologne, Jerzy Ppieluszko a décidé d’entrer au séminaire à l’âge de 18 ans. Ordonné Prêtre à 25 ans, après une période d’études complémentaires à Rome, il est devenu vicaire à Varsovie, dans une paroisse de la banlieue ouvrière de Zoliborz. C’est en août 1980 que le Cardinal Wyszynski, l’ « Evêque de fer », lui a demandé d’être l’aumônier des aciéries de la capitale. C’est ainsi que le jeune abbé Popieluszko est devenu un ardent défenseur de l’idéal du syndicat de Solidaité, né à la même époque, lors des « accords de Gdansk » et de la victoire de Lech Walesa. A l’automne 1983, une liste de 69 « prêtres extémistes » a été établie par le gouvernement du Général Jaruzelski et remise au Cardinal Glemp, successeur de l’intrépide Mgr Wyszynski. Prière était faite au nouveau Primat de Pologne de faire taire ces gêneurs en soutane. Le Père Popielszko figurait en bonne place sur cette liste, en compagnie , il est vrai, de deux évêques, Mgr Tokarczuk et Mgr Kraszewsski, auxiliaire de Varsovie, et du confesseur de Lech Walesa, l’ineffable Père Jankowski. Dès les 12 et 13 décembre 1983, l’Abbé Popielszko a été placé en garde à vue pendant deux jours. La police prétendait avoir découvert chez lui des armes et des explosifs, ainsi que des tracts de Solidarité. Au cours de la nuit suivante , il échappa de justesse à un attentat, une grenade ayant explosé dans son vestibule après qu’un inconnu eut sonné à sa porte. Accusé d’ « abus de sacerdoce », le jeune prêtre fut convoqué treize fois par la milice, dans les quatre premiers mois de l’année 1984. Le porte-parole du gouvernement communiste, Jerzy Urban, aujourd’hui recoverti dans la presse pornographique et anticléricale, qualifiait Jerzy Popieluszjo de « fanatique politique et Savonarole de l’anticommunisme ». Le vendredi 19 octobre à 22 heures, trois officiers de police arrêtèrent la voiture du Père Popieluszko en rase campagne, sous prétexte d’un contrôle l’acootest. Alors que son chauffeur parvint à s’enfuir, le prêtre martyr resta entre leurs mains. Son cadavre mutilé fur retrouvé le 31 octobre, dans une retenue d’eau de la Vistule. Le Martyre du Père Popieluszko a entraîné de nombreuses conversions, et même l’éclosion de vocations sacerdotales. Et il a soudé davantage encore l’Eglise de Pologne et les militants de Solidarités. Aux yeux de l’Eglise Universelle, il revêt la valeur d’un témoignage suprême contre l’oppression du totalitarisme athée.


Prière pour demander la glorification du serviteur de Dieu Jerzy Popieluszko


Dieu Tout-Puissant, qui dans Ta Miséricorde, glorifie ceux qui, sur la terre, suivent Ton Exemple, nous Te supplions, pour la gloire de Ton Noms, de glorifier la mémoire de Jerzy Popieluszko en nous accordant la grâce demandée par l'intercession de celui qui vécut et mourut pour Te glorifier. (Nommer la grâce désirée). Par Jésus, le Christ, Ton Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

viergenoire

Téléchargez le texte des Litanies de Notre Dame de Czestochowa (pdf) en cliquant ici

Publicité
26 janvier 2009

Neuvaine Notre Dame de Lourdes

Vision_Lourdes_700px

Notre Dame de Lourdes

Apparition en 1858

Fête le 11 février


La Vierge Marie est apparue 18 fois à Bernadette Soubirous, entre le 11 février et le 16 juillet 1858, à la grotte de Massabielle, près de Lourdes. Elle demande à Bernadette de devenir sa messagère et de travailler, à sa manière, à la conversion des pécheurs. Elle lui demande d'établir un lieu de prière et de pèlerinage. Elle lui confirme le dogme proclamé trois ans plus tôt par le Pape Pie IX : "Je suis l'Immaculée Conception". Bernadette sera une humble servante qui s'efface quand l'Eglise accepte le message de la Vierge Marie. Aujourd'hui plusieurs millions de visiteurs, de pèlerins et de malades viennent chaque année, du monde entier, prier Notre-Dame de Lourdes, afin d'obtenir la grâce de la conversion et le soulagement de leurs épreuves.


Méditation


Et pour toujours prier, pour que nos activités les plus charitables, pour que nos œuvres de zèle restent toujours prière et ne dévient pas en satisfactions personnelles, en quête de vaine gloire ou de popularité, voire même en simple altruisme naturel, il est nécessaire de faire souvent retour à Dieu par la prière bien comprise : élévation de notre âme vers Dieu pour reconnaître que tout vient de lui et doit aller à lui, qu'il est tout et que nous ne sommes rien. Telle est la leçon que nous donne l'Immaculée aux mains jointes et jusque dans le concret, en tenant le chapelet qui est la prière des humbles. Sur chacun des pieds nus de Notre-Dame de Lourdes, on voit une rose jaune qui brillait comme de l'or. Ses pieds disparaissaient, pour ainsi dire, sous le pan de la robe et les deux roses lui faisaient comme une chaussure. Comment ne pas se rappeler ici l'enthousiasme du prophète : « Qu'ils sont beaux les pieds de ceux qui annoncent la paix ! » Il exalte les pieds des missionnaires parce qu'ils sont le signe de leur activité et de leur zèle. Ces deux roses, sur les pieds de l'Immaculée, sont, comme toujours, symbole d'amour, de l'amour de Dieu et du prochain, du double amour qui se résoud en un seul, la charité, vertu théologale. Mais symbole de son amour agissant puisqu'elles fleurissent sur ses pieds. Amour qui s'active, qui se dépense, qui s'épuise pour Dieu et pour les âmes. Ainsi son union à Dieu indiquée par son regard, formée par la prière, s'achève dans l'amour véritable, non celui des mots mais celui des actes. Parfait modèle de la pleine justice, de la totale religion, de la dédicace sans réserve à Dieu et, à cause de Dieu, aux autres. Le montre-t-elle assez, Notre-Dame de Lourdes, qu'elle est venue secourir ceux qui souffrent, par les innombrables miracles qui se répètent depuis un siècle ! Le montre-t-elle assez, Notre-Dame de Lourdes, qu'elle est venue purifier les âmes aux piscines de la pénitence non moins miraculeuses que celles de la Grotte ! Mais, déjà, sa seule attitude le révèle à tous ceux qui la regardent. Si deux roses d'or ornent ses pieds, c'est qu'elle unit la contemplation de Marie à l'activité de Marthe. Et, à son exemple, l'âme chrétienne qui tend à la perfection ne doit pas s'isoler dans une sorte de recherche de Dieu qui ne serait plus qu'une recherche de soi-même, de sa tranquillité ou de sa paix. Si on aime Dieu, peut-on supporter de le voir méconnu et ignoré par tant et tant d'âmes ? Si, pour Dieu, on aime le prochain, peut-on ne pas s’efforcer de lui procurer ce qui peut l’aider à trouver les biens célestes ? Qu’elle est petite, cette pauvre charité des biens matériels nécessaires qui ne vise pas à communiquer le bien suprême de la sanctification ! Certes, qui peut le plus doit le moins, mais le moins n’a jamais remplacé le plus. Faisons du bien quand nous le pouvons, secourons les pauvres, adonnons-nous aux œuvres de misécorde, mais que nos actions n’aient pour but et pour mobile que la plus grande gloire de Dieu, en dehors de quoi il n'y a qu'agitation humaine, activité naturelle de solidarité et don passager de soi. Ne méritons pas ce reproche du prophète qui disait : « Ils ont des yeux et ne verront pas » ; agenouillons devant la statue de Notre-Dame de Lourdes pour recevoir la leçon de sa religieuse et charitable attitude. Son image est une prédication vivante : elle nous enseigne la primauté de Dieu, vers qui nous avons à tourner notre visage et à fixer nos yeux ; elle nous enseigne la prière par laquelle on se relie à Dieu ; elle nous enseigne la charité effective, entreprenante, active qui en a fini avec le prétexte égoïste. Daigne, l'Immaculée, prendre notre cœur avec le sien pour lui communiquer l’amour de Jésus Dieu, afin que nous soyons fondus avec elle dans le cœur de Jésus, pour aimer avec lui. Amen.


Abbé Chr.Ph Chanut


Neuvaine Notre Dame de Lourdes
Du 3 au 11 février 2009

Chaque jour


Une dizaine de chapelet et avec les invocations: "Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous", "Sainte Bernadette, priez pour nous". Aller à la Messe et communier de préférence le 11 février, jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes et se confesser si possible.


Premier jour


N.-D. de Lourdes, me voici à vos pieds pour solliciter la grâce (nommer ce que l'on désire) ma confiance en votre pouvoir est inébranlable, vous pouvez tout obtenir de votre divin Fils. Vous qui avez daigné descendre sur la terre pour nous apporter les grâces de ce même Fils, obtenez-nous la grâce de les mériter. Nous vous saluons, ô Merveille du Très-Haut, nous vous félicitons pour votre glorieux privilège, et nous répétons mille fois avec bonheur : Elle est Immaculée, la Vierge de Massabielle ! Elle est Immaculée, N.-D. de Lourdes, qui a daigné nous visiter !

Deuxième jour

N.-D. de Lourdes, vous qui avez voulu vous servir d’une enfant ignorante des choses de ce monde pour vous révéler à nous, et malgré toutes les faveurs dont vous avez comblé Bernadette, cette enfant est restée innocente et humble, parce que vous lui avez promis le bonheur, pas en ce monde, mais en l’autre. Obtenez-nous d’être humbles de cœur et simples d’esprit, afin d’obtenir à notre tour vos faveurs.

Troisième jour


N.-D. de Lourdes, qui avez voulu apparaître dans la grotte de Massabielle pour nous recommander la prière et la pénitence, vous qui avez voulu nous visiter pour nous témoigner de votre bonté maternelle, écoutez aujourd’hui nos vœux suppliants, exaucez-les s’ils doivent, en se réalisant, procurer la gloire de votre divin Fils et le salut de nos âmes.

Quatrième jour

N.-D. de Lourdes, usez en notre faveur de la puissance que vous avez sur le Cœur de votre Fils. Commandez, ô divine Reine, et vous serez écoutée. Voyez notre pauvreté, nos misères et ayez pitié de nous, ô Mère de bonté ! Puisez à pleines mains dans les trésors célestes et répandez-les sur ceux qui prient aux pieds de votre autel.

Cinquième jour

N.-D. de Lourdes, Marie Immaculée, il ne sera pas dit que nous vous avons invoquée en vain. Les affligés, les malheureux, tous ceux qui souffrent : les cœurs brisés, les âmes blessées, les corps malades sont là, tous ils attendent vos bienfaits, ô Vierge secourable ! Si vous le voulez, aucun de tous ceux qui sont là ne s’en ira sans avoir éprouvé l’effet de votre puissante intervention, cette intervention, nous l’obtiendrons si nous imitons vos vertus.

Sixième jour

N.-D. de Lourdes, santé des infirmes, vous qui guérissez les corps afin de mieux guérir les âmes, montrez-vous encore favorable à nos désirs ardents. Soyez l’espoir pour nos chers malades, que leur confiance en vous soit couronnée de succès. Vierge miséricordieuse, dont le nom seul évoque de merveilleuses guérisons, montrez-nous encore votre pouvoir. Intercédez pour nous et pour les êtres qui nous sont chers, ô N.-D. de Lourdes.

Septième jour

N.-D. de Lourdes, qui avez versé des larmes sur nos péchés, donnez-nous un vrai repentir de nos fautes. Aidez-nous à détester tout ce qui peut blesser le cœur de votre divin Fils. Rendez notre contrition parfaite par une volonté sincère de ne plus l’offenser. Donnez-nous cette énergie chrétienne qui ne recule devant aucun sacrifice afin de mériter le pardon des péchés commis et la grâce de ne plus y retomber.

Huitième jour

N.-D. de Lourdes, soutien de l’Eglise, protégez notre Saint Père le Pape N…, remplissez-le toujours des lumières du Saint-Esprit, conservez-le à notre amour filial. Que nous soyons toujours fidèles à sa voix, que ceux qui sont égarés reviennent au sein de l’Eglise pour consoler le cœur de notre Pape bien-aimé.

Neuvième jour

N.-D. de Lourdes, après les enfants de l’Eglise militante, n’oubliez pas ceux de l’Eglise souffrante. Donnez-leur « le repos, la lumière et la paix. » L’Eglise, notre Mère, le demande chaque jour au Saint Sacrifice de la Messe. Ecoutez leurs demandes et exaucez les prières que nous vous adressons pour eux. Ames de père, de mère, d’époux, d’amie, Jésus a payé pour elles. Pour ces morts bien-aimés, grâce et miséricorde, ô N.-D. de Lourdes, afin qu’elle puissent chanter vos louanges dans le Ciel.

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Notre Dame de Lourdes (pdf) en cliquant ici

26 janvier 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 janvier 2009

Num_riser0033__2_

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje

du 25 janvier 2009

« Chers enfants, aujourd’hui encore, Je vous invite à la prière. Que la prière soit pour vous comme une semence que vous déposerez dans Mon Cœur et que Je remettrai pour vous à Mon Fils Jésus pour le salut de vos âmes. Je désire, petits enfants, que chacun de vous tombe amoureux de la vie éternelle qui est votre avenir, et que toutes les choses terrestres vous soient une aide pour que vous vous rapprochiez de Dieu, le Créateur. Je suis avec vous depuis tant de temps parce que vous êtes sur la mauvaise voie. Uniquement avec Mon aide, petits enfants, vous ouvrirez les yeux. Nombreux sont ceux qui, en vivant mes messages, comprennent qu’ils sont sur le chemin de la sainteté vers l’éternité. Merci d’avoir répondu à Mon appel. »

Retrouvez ce Message de Marie Reine de la Paix et les précédents,

en cliquant sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-273707.html

26 janvier 2009

Litanies de Notre Dame des Victoires

ND_des_Victoires

Litanies de Notre Dame des Victoires

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Notre-Dame des Victoires, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphante Fille du Père, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphante Mère du Fils, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphante Épouse de l'Esprit Saint, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, choix triomphant de la Très Sainte Trinité, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre Immaculée Conception, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant en écrasant la tête du serpent, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant sur tous les enfants d'Adam; priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant sur tous nos ennemis, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans l'ambassade de l'Ange Gabriel, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre mariage avec saint Joseph, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la Crèche de Bethléem, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre fuite en Égypte, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre exil, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre humble logement de Nazareth, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans le recouvrement de l'Enfant divin au le Temple, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la vie terrestre de Notre Seigneur, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans sa passion et sa mort, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la Résurrection, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans l'Ascension, riez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la descente de l'Esprit Saint, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Vos Douleurs, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans votre joie, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans Votre entrée dans la Jérusalem céleste, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans les anges qui sont restés fidèles, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la sainte Félicité, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans les Grâces des Justes, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans l'annonce des Prophètes, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans le désir des Patriarches, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans le zèle des Apôtres, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant par la lumière des évangélistes, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant par la sagesse des Docteurs, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la Couronnes des Confesseurs, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant par la pureté des Vierges, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans la gloire des martyrs, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant dans votre intercession toute-puissante, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant par vos nombreux titres, priez pour nous.

Notre-Dame des Victoires, triomphant à l'heure de notre mort, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, ô Notre Dame des Victoires,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.

Prions


Dieu Éternel et Tous-Puissant, par la Maternité Virginale de la Bienheureuse Vierge Marie, Vous avez offert au genre humain les Trésors du Salut éternel; accordez-nous de sentir qu'intervient en notre faveur Celle qui nous permit d'accueillir l'Auteur de la Vie, Jésus-Christ, Lui qui vit et règne avec Vous, dans l'Unité du Saint Esprit, un seul Dieu pour les siècles et les siècles. Amen.

Image1

Téléchargez le texte des Litanies de Notre Dame des Victoires (pdf) en cliquant ici

409820316_c52ec6e8e1_o

Site de la Basilique Notre Dame des Victoires à Paris

www.notredamedesvictoires.com

26 janvier 2009

Litanies de Saint Pie X

stpie10

Saint Pie X

"Tout restaurer dans le Christ"

1835-1914

Fête le 21 août


Le père de saint Pie X, Jean-Baptiste Sarto, exerçait le métier de facteur rural. Il avait épousé Margherita Sanson, un nom bien digne d’être honoré. L’aîné de ses dix enfants, Joseph, devenu saint Pie X, a proclamé bien haut tout ce qu’il devait à sa sainte mère. Cet enfant grandit dans l’humble village de Riese. Le jour de sa première communion, il promit à Dieu de rester chaste et de se préparer à la prêtrise. Malgré l’obstacle de la pauvreté qui sévissait au foyer, l’enfant était prêt à tous les sacrifices pour réaliser cet idéal. Ses études terminées au grand Séminaire de Padoue, la prêtrise lui fut conférée et il fut envoyé comme vicaire à Tombolo, puis curé à Salzano, en Vénétie. Là, le choléra ayant éclaté, l’abbé Sarto soigne ses paroissiens jour et nuit, les administre, les ensevelit. Nommé évêque de Mantoue en 1884, il s’objecte d’abord à cette élévation à l’épiscopat, mais devant l’insistance des supérieurs, il se soumet à la décision des autorités ecclésiastiques. Mgr Sarto se propose d’être tout à tous : « Mon peuple me trouvera toujours ferme à mon poste, toujours doux et plein de charité. » Né pauvre, Mgr Sarto resta toujours pauvre et au service des pauvres. Vivant modèle du troupeau, il donne l’exemple d’une vie sainte et sacrifiée sans se démentir jamais.

Les degrés hiérarchiques qu’il ne cessa de gravir sont marqués par son entière soumission à la volonté de Dieu et une rare facilité d’adaptation. Il ne s’occupait pas du passé, de ses aspirations personnelles, de sa liberté, mais abandonnait tout à la divine Providence. En 1903, le souverain pontife Léon XIII expire et le cardinal Sarto est choisi pour le remplacer. Devant ce choix inattendu, celui qui avait toujours désiré demeurer simple curé de campagne, ne sut que balbutier la prière de l’agonie : « Que ce calice s’éloigne de moi... Que la volonté de Dieu soit faite... » Il dut prononcer à haute voix : « J’accepte. » Il termina plus bas : « In crucem, » c’est-à-dire : « jusqu’à la croix. » La confusion régnait au sein de l’Eglise et de la société, la franc-maçonnerie lançait ses attaques, les hérésies modernes élevaient prétentieusement la tête. On accusa saint Pie X d’opposer une barrière désuète au progrès. Mais rien n’ébranla le courage et les convictions du chef de la chrétienté qui condamna fermement toutes les erreurs qui tentaient de détruire subtilement la foi : « Nous réprouvons ces doctrines qui n’ont de la vraie philosophie que le nom et conduisent au scepticisme universel et à l’irréligion. » Possédant à un haut degré le don du discernement des esprits, saint Pie X s’est constamment signalé comme défenseur de l’intégrité de la foi en condamnant entre autres l’hérésie moderniste qu’il a qualifiée de « carrefour de toutes les hérésies. » En 1914, ce saint pape écrivit à l’empereur d’Autriche pour le conjurer d’empêcher la déclaration de la guerre. Devant l’inutilité de ses efforts, il s’offre généreusement à Dieu en victime d’expiation pour le peuple chrétien et l’humanité toute entière. Le soir du 19 août 1914, le bourdon de St-Pierre sonnait le glas... « Un Saint est mort » proclamait le peuple. En 1954, Pie XII canonisait celui dont on avait dit : « L’histoire en fera un grand pape, l’Eglise en fera un grand Saint. » Saint Pie X a été surnommé le pape de l’Eucharistie, car c’est sous son heureux pontificat que les petits enfants furent appelés à communier dès l’âge de raison.


Texte extrait du site http://viechretienne.catholique.org

litany54_piusx

Saint Pie X, Tertiaire Franciscain

Le village de Riese (Treviso) a eu, de temps immémorial, une fraternité Franciscaine, dont la mère de Giuseppe Sarto était membre. Celui-ci, est né en 1835 et fut ordonné Prêtre en 1858. Il s'adonna au ministère pastoral, d'abord Vicaire à Tombolo, puis Curé à Salzano. C'est là qu'en 1870 il devint Tertiaire et établit une double fraternité dans sa paroisse; il ne cessa dans la suite d'encourager le Tiers Ordre: à Mantoue, à Venise et dans toute l'Église, le recommandant tout particulièrement aux Prêtres. Il devint Evêque de Mantoue en 1884, Patriarche de Venise en 1893 et en 1903 fut élu Pape sous le nom de Pie X. Sa devise « Instaurare omnia in Christo », il la mit en pratique avec fermeté et fouceur à la fois. Il avait le soucis de vivre simplement et il se plaisait auprès des humbles, pratiquant envers tous, petits et grands, une grande délicatesse de sentiments. Il est entré dans la Vie le 20 août 1914 et fut canonisé en 1954.


Texte extrait du Sanctoral Franciscain, aux Editions Franciscaines

StPiusX_Mass_700px

Litanies de Saint Pie X


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous.

Saint Joseph, Patron de l'Eglise universelle, priez pour nous.

Saint Pie X, modèle pour les prêtres, priez pour nous.

Saint Pie X, évêque sage, priez pour nous.

Saint-Pie-X, humble cardinal-patriarche, priez pour nous.

Saint Pie X, pape de paix, priez pour nous.

Saint Pie X, modèle de zèle pour les enseignants, priez pour nous.

Saint-Pie-X, consacré aux pauvres, priez pour nous.

Saint-Pie-X, consolateur des malades, priez pour nous.

Saint-Pie-X, amant de la pauvreté, priez pour nous.

Saint-Pie-X, humble de cœur, priez pour nous.

Saint-Pie-X, fidèle au devoir, priez pour nous.

Saint Pie X, héroïque dans la pratique des vertus, priez pour nous.

Saint-Pie-X, rempli de l'esprit de sacrifice de soi, priez pour nous.

Saint Pie X, qui désiriez restaurer toutes choses dans le Christ, priez pour nous.

Saint Pie X, qui a amené des petits enfants à la table du Seigneur, priez pour nous.

Saint Pie X, qui a conseillé à tous la communion fréquente et quotidienne, priez pour nous.

Saint Pie X, qui nous a demandé de connaître et d'aimer la sainte liturgie, priez pour nous.

Saint Pie X, qui a cherché partout la diffusion de la doctrine chrétienne, priez pour nous.

Saint Pie X, qui a réformé la musique de l'Eglise, priez pour nous.

Saint Pie X, qui nous a enseigné la valeur de l'action Catholique, priez pour nous.

Saint Pie X, qui a consacré les fidèles à l'apostolat des laïcs, priez pour nous.

Saint Pie X, qui teniez à être connu comme un pasteur des pauvres âmes, priez pour nous.

Saint Pie X, qui répondez aux prières de ceux qui crient à toi, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, saint Pie X

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.


Prions


Seigneur, pour défendre la Foi Catholique, et fonder toutes choses dans le Christ, Vous avez comblé le Pape Saint Pie X de Sagesse Divine et de courage apostolique; permettez que, dociles à ses instructions et à ses exemples, nous obtenions l'éternelle récompense. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

pie010

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Pie X (pdf) en cliquant ici

Publicité
26 janvier 2009

Litanies de Saint Thomas More

tmore

Saint Thomas More

1478 - 1535

Fête le 22 juin

Saint Thomas More naquit à Londres, le 7 février 1478. Son père remplissait la fonction de juge, dans la capitale. Thomas passa quelques-unes de ses premières années en qualité de page, au service du cardinal Morton, alors archevêque de Cantorbéry et chancelier d’Angleterre. A l’âge de quatorze ans, il alla étudier à Oxford où il fit de sérieuses études juridiques et suivit les conférences sur la Cité de Dieu, de saint Augustin. En 1501, Thomas More était reçu avocat et élu membre du Parlement trois ans plus tard. Après quelques années de mariage, il perdit sa femme et demeura seul avec ses quatre enfants : trois filles et un fils. Il ne se remariera que beaucoup plus tard, avec une veuve. En père vigilant, il veillait à ce que Dieu restât le centre de la vie de ses enfants. Le soir, il récitait la prière avec eux ; aux repas, une de ses filles lisait un passage de l’Ecriture Sainte et on discutait ensuite sur le texte en conversant gaiement. Jamais la science, ni la vertu, ne prirent un visage austère dans sa demeure ; sa piété n’en était cependant pas moins profonde. Saint Thomas More entendait la messe tous les jours ; en plus de ses prières du matin et du soir, il récitait les psaumes quotidiennement. Sa valeur le fit nommer Maître des Requêtes et conseiller privé du roi. En 1529, Thomas More remplaça le défunt cardinal Wolsey dans la charge de Lord chancelier. Celui qui n’avait jamais recherché les honneurs ni désiré une haute situation se trouvait placé au sommet des dignités humaines. Les succès, pas plus que les afflictions, n’eurent de prise sur sa force de caractère. Lorsque Henri VIII voulut divorcer pour épouser Anne Boleyn, et qu’il prétendit devant l’opposition formelle du pape, se proclamer chef de l’Eglise d’Angleterre, saint Thomas More blâma la conduite de son suzerain. Dès lors, les bonnes grâces du roi se changèrent en hostilité ouverte contre lui. Le roi le renvoya sans aucune ressource, car saint Thomas versait au fur à mesure tous ses revenus dans le sein des pauvres. Le jour où il apprit que ses granges avaient été incendiées, il écrivit à sa femme de rendre grâces à Dieu pour cette épreuve. Le 12 avril 1554, l’ex-chancelier fut invité à prononcer le serment qui reconnaissait Anne Boleyn comme épouse légitime et rejetait l’autorité du pape. Saint Thomas rejeta noblement toute espèce de compromis avec sa conscience et refusa de donner son appui à l’adultère et au schisme. Après un second refus réitéré le 17 avril, on l’emprisonna à la Tour de Londres. Il vécut dans le recueillement et la prière durant les quatorze mois de son injuste incarcération. Comme il avait fait de toute sa vie une préparation à l’éternité, la sérénité ne le quittait jamais. Il avoua bonnement : « Il me semble que Dieu fait de moi Son jouet et qu’Il me berce. » L’épreuve de la maladie s’ajouta bientôt à celle de la réclusion. Devenu semblable à un squelette, il ne cessa cependant de travailler en écrivant des traités moraux, un traité sur la Passion, et même de joyeuses satires. L’intensité de sa prière conservait sa force d’âme : « Donne-moi Ta grâce, Dieu bon, pour que je compte pour rien le monde et fixe mon esprit sur Toi. » Il disait à sa chère fille Marguerite : « Si je sens la frayeur sur le point de me vaincre, je me rappellerai comment un souffle de vent faillit faire faire naufrage à Pierre parce que sa foi avait faibli. Je ferai donc comme lui, j’appellerai le Christ à mon secours. » On accusa saint Thomas More de haute trahison parce qu’il niait la suprématie spirituelle du roi. Lorsque le simulacre de jugement qui le condamnait à être décapité fut terminé, le courageux confesseur de la foi n’eut que des paroles de réconfort pour tous ceux qui pleuraient sa mort imminente et injuste. A la foule des spectateurs, il demanda de prier pour lui et de porter témoignage qu’il mourait dans la foi et pour la foi de la Sainte Église catholique. Sir Kingston, connu pour son coeur impitoyable, lui fit ses adieux en sanglotant. Il récita pieusement le Miserere au pied de l’échafaud. Il demanda de l’aide pour monter sur l’échafaud : « Pour la descente, ajouta-t-il avec humour, je m’en tirerai bien tout seul. » Il embrassa son bourreau : « Courage, mon brave, n’aie pas peur, mais comme j’ai le cou très court, attention ! il y va de ton honneur. » Il se banda les yeux et se plaça lui-même sur la planche. Béatifié par Léon XIII le 29 décembre 1886, sa canonisation eut lieu le 19 mai 1935.

moresketch

Saint Thomas More, Saint Patron des hommes politiques


Lettre Apostolique de Jean Paul II du 31 octobre 2000 pour la proclamation de Saint Thomas More comme Patron des responsables de gouvernements et des hommes politiques

1. De la vie et du martyre de saint Thomas More se dégage un message qui traverse les siècles et qui parle aux hommes de tous temps de la dignité inaliénable de la conscience, dans laquelle, comme le rappelle le Concile Vatican II, réside «le centre le plus secret de l’homme et le sanctuaire où il est seul avec Dieu dont la voix se fait entendre dans ce lieu le plus intime» (Gaudium et spes, n. 16). Quand l’homme et la femme écoutent le rappel de la vérité, la conscience oriente avec sûreté leurs actes vers le bien. C’est précisément pour son témoignage de la primauté de la vérité sur le pouvoir, rendu jusqu’à l’effusion du sang, que saint Thomas More est vénéré comme exemple permanent de cohérence morale. Même en dehors de l’Église, particulièrement parmi ceux qui sont appelés à guider les destinées des peuples, sa figure est reconnue comme source d’inspiration pour une politique qui se donne comme fin suprême le service de la personne humaine.

Certains Chefs d’État et de gouvernement, de nombreux responsables politiques, quelques Conférences épiscopales et des évêques individuellement m’ont récemment adressé des pétitions en faveur de la proclamation de saint Thomas More comme Patron des Responsables de gouvernement et des hommes politiques. Parmi les signataires de la demande, on trouve des personnalités de diverses provenances politiques, culturelles et religieuses, ce qui témoigne d’un intérêt à la fois vif et très répandu pour la pensée et le comportement de cet insigne homme de gouvernement.

2. Thomas More a connu une carrière politique extraordinaire dans son pays. Né à Londres en 1478 dans une famille respectable, il fut placé dès sa jeunesse au service de l’Archevêque de Cantorbéry, John Morton, Chancelier du Royaume. Il étudia ensuite le droit à Oxford et à Londres, élargissant ses centres d’intérêts à de vastes secteurs de la culture, de la théologie et de la littérature classique. Il apprit à fond le grec et il établit des rapports d’échanges et d’amitié avec d’importants protagonistes de la culture de la Renaissance, notamment Didier Érasme de Rotterdam.

Sa sensibilité religieuse le conduisit à rechercher la vie vertueuse à travers une pratique ascétique assidue: il cultiva l’amitié avec les Frères mineurs de la stricte observance du couvent de Greenwich, et pendant un certain temps il logea à la Chartreuse de Londres, deux des principaux centres de ferveur religieuse dans le Royaume. Se sentant appelé au mariage, à la vie familiale et à l’engagement laïc, il épousa en 1505 Jane Colt, dont il eut quatre enfants. Jane mourut en 1511 et Thomas épousa en secondes noces Alice Middleton, qui était veuve et avait une fille. Durant toute sa vie, il fut un mari et un père affectueux et fidèle, veillant avec soin à l’éducation religieuse, morale et intellectuelle de ses enfants. Dans sa maison, il accueillait ses gendres, ses belles-filles et ses petits-enfants, et sa porte était ouverte à beaucoup de jeunes amis à la recherche de la vérité ou de leur vocation. D’autre part, la vie familiale faisait une large place à la prière commune et à la lectio divina, comme aussi à de saines formes de récréation. Thomas participait chaque jour à la messe dans l’église paroissiale, mais les pénitences austères auxquelles il se livrait n’étaient connues que de ses proches les plus intimes.

3. En 1504, sous le roi Henri VII, il accéda pour la première fois au parlement. Henri VIII renouvela son mandat en 1510 et il l’établit également représentant de la Couronne dans la capitale, lui ouvrant une carrière remarquable dans l’administration publique. Dans la décennie qui suivit, le roi l’envoya à diverses reprises, pour des missions diplomatiques et commerciales, dans les Flandres et dans le territoire de la France actuelle. Nommé membre du Conseil de la Couronne, juge président d’un tribunal important, vice-trésorier et chevalier, il devint en 1523 porte-parole, c’est-à-dire président, de la Chambre des Communes.

Universellement estimé pour son indéfectible intégrité morale, pour la finesse de son intelligence, pour son caractère ouvert et enjoué, pour son érudition extraordinaire, en 1529, à une époque de crise politique et économique dans le pays, il fut nommé par le roi Chancelier du Royaume. Premier laïc à occuper cette charge, Thomas fit face à une période extrêmement difficile, s’efforçant de servir le roi et le pays. Fidèle à ses principes, il s’employa à promouvoir la justice et à endiguer l’influence délétère de ceux qui poursuivaient leur propre intérêt au détriment des plus faibles. En 1532, ne voulant pas donner son appui au projet d’Henri VIII qui voulait prendre le contrôle de l’Église en Angleterre, il présenta sa démission. Il se retira de la vie publique, acceptant de supporter avec sa famille la pauvreté et l’abandon de beaucoup de personnes qui, dans l’épreuve, se révélèrent de faux amis.

Constatant la fermeté inébranlable avec laquelle il refusait tout compromis avec sa conscience, le roi le fit emprisonner en 1534 dans la Tour de Londres, où il fut soumis à diverses formes de pression psychologique. Thomas More ne se laissa pas impressionner et refusa de prêter le serment qu’on lui demandait parce qu’il comportait l’acceptation d’une plate-forme politique et ecclésiastique qui préparait le terrain à un despotisme sans contrôle. Au cours du procès intenté contre lui, il prononça une apologie passionnée de ses convictions sur l’indissolubilité du mariage, le respect du patrimoine juridique inspiré par les valeurs chrétiennes, la liberté de l’Église face à l’État. Condamné par le Tribunal, il fut décapité.

Au cours des siècles qui suivirent, la discrimination à l’égard de l’Église s’atténua. En 1850, la hiérarchie catholique fut rétablie en Angleterre. Il fut alors possible d’engager les causes de canonisation de nombreux martyrs. Thomas More fut béatifié par le Pape Léon XIII en 1886, en même temps que cinquante-trois autres martyrs, dont l’évêque John Fischer. Avec ce dernier, il fut canonisé par Pie XI en 1935, à l’occasion du quatrième centenaire de son martyre.

4. De nombreuses raisons militent en faveur de la proclamation de saint Thomas More comme Patron des Responsables de gouvernement et des hommes politiques. Entre autres, le besoin ressenti par le monde politique et administratif d’avoir des modèles crédibles qui indiquent le chemin de la vérité en une période historique où se multiplient de lourds défis et de graves responsabilités. Aujourd’hui, en effet, des phénomènes économiques fortement innovateurs sont en train de modifier les structures sociales; d’autre part, les conquêtes scientifiques dans le secteur des biotechnologies renforcent la nécessité de défendre la vie humaine sous toutes ses formes, tandis que les promesses d’une société nouvelle, proposées avec succès à une opinion publique déconcertée, requièrent d’urgence des choix politiques clairs en faveur de la famille, des jeunes, des personnes âgées et des marginaux.

Dans ce contexte, il est bon de revenir à l’exemple de saint Thomas More, qui se distingua par sa constante fidélité à l’autorité et aux institutions légitimes, précisément parce qu’il entendait servir en elles non le pouvoir mais l’idéal suprême de la justice. Sa vie nous enseigne que le gouvernement est avant tout un exercice de vertus. Fort de cette rigoureuse assise morale, cet homme d’État anglais mit son activité publique au service de la personne, surtout quand elle est faible ou pauvre; il géra les controverses sociales avec un grand sens de l’équité; il protégea la famille et la défendit avec une détermination inlassable; il promut l’éducation intégrale de la jeunesse. Son profond détachement des honneurs et des richesses, son humilité sereine et joviale, sa connaissance équilibrée de la nature humaine et de la vanité du succès, sa sûreté de jugement enracinée dans la foi, lui donnèrent la force intérieure pleine de confiance qui le soutint dans l’adversité et face à la mort. Sa sainteté resplendit dans le martyre, mais elle fut préparée par une vie entière de travail dans le dévouement à Dieu et au prochain.

Mentionnant des exemples semblables de parfaite harmonie entre la foi et les œuvres, j’ai écrit dans l’exhortation apostolique post-synodale Christifideles laici que «l’unité de la vie des fidèles laïcs est d’une importance extrême : ils doivent en effet se sanctifier dans la vie ordinaire, professionnelle et sociale. Afin qu’ils puissent répondre à leur vocation, les fidèles laïcs doivent donc considérer les activités de la vie quotidienne comme une occasion d’union à Dieu et d’accomplissement de sa volonté, comme aussi de service envers les autres hommes» (n. 17).

Cette harmonie entre le naturel et le surnaturel est l’élément qui décrit peut-être plus que tout autre la personnalité du grand homme d’État anglais : il vécut son intense vie publique avec une humilité toute simple, marquée par son humour bien connu, même aux portes de la mort.


Tel est le but où le conduisit sa passion pour la vérité. On ne peut séparer l’homme de Dieu, ni la politique de la morale; telle est la lumière qui éclaira sa conscience. Comme j’ai déjà eu l’occasion de le dire, «l’homme est une créature de Dieu, et c’est pourquoi les droits de l’homme ont en Dieu leur origine, ils reposent dans le dessein de la création et ils entrent dans le plan de la rédemption. On pourrait presque dire, d’une façon audacieuse, que les droits de l’homme sont aussi les droits de Dieu» (Discours du 7 avril 1998 aux participants à la Rencontre universitaire internationale UNIV’98).

Et c’est précisément dans la défense des droits de la conscience que l’exemple de Thomas More brilla d’une lumière intense. On peut dire qu’il vécut d’une manière singulière la valeur d’une conscience morale qui est «témoignage de Dieu lui-même, dont la voix et le jugement pénètrent l'intime de l'homme jusqu'aux racines de son âme» (Encyclique Veritatis splendor, n. 58), même si, en ce qui concerne l’action contre les hérétiques, il fut tributaire des limites de la culture de son temps.

Le Concile œcuménique Vatican II, dans la constitution Gaudium et spes, remarque que, dans le monde contemporain, grandit «la conscience de l’éminente dignité qui revient à la personne humaine, du fait qu’elle l’emporte sur toute chose et que ses droits et devoirs sont universels et inviolables» (n. 26). L’histoire de saint Thomas More illustre clairement une vérité fondamentale de l’éthique politique. En effet, la défense de la liberté de l’Église contre des ingérences indues de l’État est en même temps défense, au nom de la primauté de la conscience, de la liberté de la personne par rapport au pouvoir politique. C’est là le principe fondamental de tout ordre civil, conforme à la nature de l’homme.

5 Je suis donc certain que l’élévation de l’éminente figure de saint Thomas More au rang de Patron des Responsables de gouvernement et des hommes politiques pourvoira au bien de la société. C’est là d’ailleurs une initiative qui est en pleine syntonie avec l’esprit du grand Jubilé, qui conduit au troisième millénaire chrétien.

En conséquence, après mûre considération, accueillant volontiers les demandes qui m’ont été adressées, j’établis et je déclare Patron céleste des Responsables de gouvernement et des hommes politiques saint Thomas More, et je décide que doivent lui être attribués tous les honneurs et les privilèges liturgiques qui reviennent, selon le droit, aux Patrons de catégories de personnes.

Béni et glorifié soit Jésus Christ, Rédempteur de l’homme, hier, aujourd’hui, à jamais.

Donné à Rome, près de Saint-Pierre, le 31 octobre 2000, en la vingt-troisième année de mon Pontificat.

Ioannes Paulus PP. II

Texte extrait du site du Vatican

stthomasmore

Litanies de Saint Thomas More


Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, écoutez-nous

Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous


Sainte Marie, Reine des Martyrs, priez pour nous.

Saint Thomas More, priez pour nous.

Saint Thomas More, fervent adorateur de la Passion du Christ, priez pour nous.

Saint Thomas More, qui avez mis la prière avant toute chose, priez pour nous.

Saint Thomas More, époux et père de famille dévoué, priez pour nous.

Saint Thomas More, défenseur de l'Eglise, priez pour nous.

Saint Thomas More, modèle de l'amitié parfaite, priez pour nous.

Saint Thomas More, imperméable à tout acte de corruption, priez pour nous.

Saint Thomas More, engagé pour le bien de tous commun, priez pour nous.

Saint Thomas More, qui avez fidèlement servi les lois civiles et la loi divine, priez pour nous.

Saint Thomas More, qui aviez toujours les yeux devant la mort, priez pour nous.

Saint Thomas More, qui aviez une conscience aiguë de la brièveté de la vie, priez pour nous.

Saint Thomas More, toujours méfiant face à la prospérité, priez pour nous.

Saint Thomas More, étranger à la vanité de ce monde, priez pour nous.

Saint Thomas More, fervent dévot des Pères de l'Eglise, priez pour nous.

Saint Thomas More, qui détestiez l'oisiveté, priez pour nous.

Saint Thomas More, toujours joyeux et plein d'humour, priez pour nous.

Saint Thomas More, généreux envers tous, priez pour nous.

Saint Thomas More, ami des handicapés mentaux, priez pour nous.

Saint Thomas More, amoureux de la nature et défenseur des animaux, priez pour nous.

Saint Thomas More, Homme de paix renommé, priez pour nous.

Saint Thomas More, étranger à la cupidité, priez pour nous.

Saint Thomas More, juge à l'intégrité irréprochable, priez pour nous.

Saint Thomas More, Protecteur universel des pauvres, priez pour nous.

Saint Thomas More, libérateur des opprimés, Priez pour nous.

Saint Thomas More, martyr courageux qui a donné sa vie par fidélité au Christ et à son Eglise, priez pour nous.

Saint Thomas More, bon serviteur du roi, mais de Dieu en premier lieu, priez pour nous.

Saint Thomas More, Saint Patron des hommes politiques, priez pour nous.


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur


Priez pour nous, saint Thomas More,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ


Prions


O Seigneur notre Dieu, Vous avez donné à Saint Thomas More le courage de rester fidèle à sa conscience, formée par l'enseignement de Votre sainte Église catholique; nous Vous demandons de nous donner le courage de suivre ses traces, en plaçant la prière avant toutes chose, et le courage de rester fidèle au Christ et à son Église jusqu'à la fin, pour que nous puissions obtenir la récompense éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

morefarewell

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Thomas More (pdf) en cliquant ici

26 janvier 2009

Litanies de la Vénérable Pauline Jaricot

Pauline_2

La Vénérable Pauline Jaricot

Une femme aux grandes intuitions

1799-1862

Fête le 9 janvier

Pauline Jaricot est née à Lyon (France), le 22 juillet 1799, dans une famille de riches industriels. Dès son enfance, elle reçut une bonne éducation chrétienne. A la suite d’une grave maladie et de la mort de sa mère en 1816, dont elle sortit guérie de corps et d’âme, Pauline décida de servir Dieu uniquement, prête à se consacrer à tout ce qui concernait la cause de la foi. A la fin de 1816, elle fit, en privé, le vœu de chasteté et adopta le mode de vie et la manière de s’habiller des pauvres ouvrières. Grâce à son frère, Philéas, étudiant au séminaire de St Sulpice à Paris, où il se préparait à partir comme missionnaire en Chine, Pauline était informée sur la situation critique des missions.

Pauline, tout en s’efforçant de faire connaître les nécessités des missions, cherchait donc quelque chose de plus organique, capable de susciter l’enthousiasme et de se développer de l’intérieur; quelque chose, de plus, qui puisse embrasser la totalité des catholiques et devenir une aide réelle pour toutes les missions indistinctement.

C’était bien son idée, mais il fallait la réaliser par une formule appropriée. Pauline, comme elle le dit elle-même, trouva cette formule un soir d’hiver de l’année 1819, dans une inspiration subite. Il s’agissait d’une formule très simple: constituer des groupes de dix personnes dont chacune s’engagerait à former un nouveau groupe de dix – organiser ainsi les décuries en centuries, et ces dernières en groupes de mille – chacun présidé par un chef de groupe; à tous les échelons, chaque membre avait l’obligation de réciter une prière quotidienne et de faire une offrande hebdomadaire pour les missions.

Fondation de la Propagation de la Foi: 3 mai 1822

C’est ainsi que la Propagation de la Foi vit le jour. Les premiers inscrits furent des ouvriers d’une usine dirigée par la sœur et le beau-frère de Pauline. Les premières zélatrices furent choisies parmi ces mêmes ouvrières, organisées en association par Pauline, sous le nom de "Réparatrices du Sacré Cœur de Jésus". L’initiative eut un succès immédiat et Pauline se trouva rapidement à la tête du premier groupe de mille. Son frère Philéas l’encourageait : « continue – lui écrivait-il en 1818 – à propager cette œuvre que Dieu a voulu commencer par tes mains et qui sera peut-être un jour le grain destiné à devenir un grand arbre, dont les branches couvrirons toute la terre de leur ombre ».

L’association adopta aussitôt le nom de Propagation de la Foi. L’œuvre s’organisait rapidement : en 1821, elle comptait déjà environ 2.000 membres. Les offrandes recueillies de juin 1821 à mai 1822 s’élevaient à 2.000 francs qui furent remis à la Société des Missions Etrangères de Paris. En décembre 1822, la somme totale recueillie depuis le début était de 8.050,30 F. Mais à ce moment-là, Pauline avait déjà laissé la direction de la Propagation de la Foi.

Le 3 mai 1822, un groupe de prêtres et de laïcs s’étaient réunis à Lyon pour étudier une forme de coopération missionnaire qui ne fut pas limitée aux missions françaises, mais étendue au monde entier et aux missionnaires de tous les pays. Et après quelques hésitations, on décida d’adopter l’œuvre même de Pauline Jaricot. Le président de l’assemblée, Benoît Coste, déclara à cette occasion : "Nous sommes catholiques, en conséquence, nous ne devons pas soutenir telle ou telle mission particulière, mais toutes les missions du monde " : "Ubiquer per orbem". Victor Girodon, un des plus ardents défenseurs de Pauline Jaricot et membre de son œuvre, intervient dans la discussion, pour expliquer la nature et les finalités de l’œuvre de la Propagation de la Foi ainsi que les méthodes de Pauline pour la collecte des offrandes. Le groupe se constitua en conseil provisoire de l’œuvre et décida la création d’un bureau central. St François Xavier fut choisi comme patron.

Pendant ce temps, Pauline s’en tenait au seul rôle de chef de centurie. Mais elle entrevit dans la nouvelle direction et organisation le moyen de donner à la Propagation de la Foi ce caractère d’universalité dont elle avait sans cesse rêvé : recueillir les prières et les offrandes des fidèles du monde entier et les envoyer directement au Saint-Siège, afin qu’elles soient distribuées vraiment à tous. Son rêve deviendra réalité un siècle plus tard, avec les Œuvres Pontificales Missionnaires : l’Œuvre de la Propagation de la Foi a donc son origine dans l’initiative de Pauline Jaricot. Il faut reconnaître cependant que les origines de l’œuvre sont également le résultat d’une prise de conscience, de la part de larges couches de la communauté catholique du temps, des exigences universelles de la foi aussi bien que de la mission universelle de l’Eglise en tant que communauté catholique vivante. Ces exigences et cette prise de conscience trouvèrent une application pratique immédiate dans l’apostolat de la coopération missionnaire, et en Pauline Jaricot une géniale organisatrice. Aujourd’hui l’œuvre de la Propagation de la Foi (O.P.M.) est présente dans plus de 150 pays au monde.

Texte extrait du site www.mission.catholique.fr

Litanies en l'honneur de la Vénérable Pauline Jaricot

Pour usage privé

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, écoutez-nous

Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fidèle imitatrice de Jésus-Christ, priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fidèle aux tâches familiales et domestiques, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fidèle adoratrice du Très Saint Sacrement, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, persécutée comme les martyrs, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, entièrement détaché de biens temporels, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, épouse virginale de Jésus Christ ardente dans la louange de l'amour infini de Jésus-Christ présent dans la Sainte Eucharistie, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, consacrée à l'extension du Royaume de Jésus-Christ dans le monde entier, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, imperturbable dans votre offrande en sacrifice pour le salut des âmes, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, guidée par la devise «Dieu Seul et Sa gloire, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont le travail a été béni par miraculeux succès, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la vie a réjoui les Cœurs de Jésus et de Marie, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la vie a été une prière continuelle, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui a été l'étincelle allumant dans le monde le feu de la foi universelle, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui ne connaît pas de compromis, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, pour qui aucune tâche n'était trop grande, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez subi la furie de l'Enfer, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez souffert le martyre par les contradictions, calomnies et de mépris, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez été abandonnée de tous, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, que Dieu a chargée d'une grande croix et grandes grâces, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la charité était inépuisable, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez été guérie miraculeusement par l'intercession de Sainte-Philomène, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez subi la perte de toute consolation humaine, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui était obéissante et mortifiée, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la confiance en Dieu, n'a jamais faibli, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez pardonné, aimé et prié pour ceux qui ont causé votre ruine, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez uni la vie contemplative à une vie remplie de bonnes œuvres, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la sainteté est ancrée dans une entière soumission à la volonté et au bon plaisir de votre divin Maître, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont le trésor sur cette terre était la Croix, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez vécu vos problèmes de santé dans une parfaite résignation, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont la dernière Agonie a été longue et cruelle, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez donné votre cœur au Divin Cœur de Jésus, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, qui avez consacré votre âme à la Mère de Dieu, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, dont le cœur était une Fournaise de la charité, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, guide des âmes, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, consolatrice des affligés, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, constante dans la prière pour la sanctification des Prêtres, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, purifiée comme l'or pur dans le creuset de la souffrance, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, enflammée sans cesse pour le salut des âme, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, mère de la Propagation de la Foi, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, mère du Rosaire Vivant, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, héroïque dans vos vertus, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, héroïque dans votre souffrance, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, héroïque dans votre amour, Priez pour nous.

Vénérable Pauline Marie Jaricot, fille fidèle et docile de la Sainte Église catholique romaine, Priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

Cœur de Jésus, écoutez-nous.

Cœur de Jésus, exaucez-nous.

Priez pour nous, ô vénérable Pauline Marie Jaricot,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.

Prions

Dieu Tout-Puissant et miséricordieux, qui avez choisi l'humble et pauvre vierge Pauline Jaricot, pour qu'elle fonde l'œuvre pour la Propagation de la Foi et le Rosaire Vivant, et qui avez voulu purifier ses œuvres par les humiliations, les procès et les persécutions qu'elle a subies; nous Vous en supplions, daignez hâter le jour où l'Eglise reconnaîtra publiquement la Sainteté de sa vie, pour que par son exemple de patience, d'amour de la Croix, et de vie de prière soit réalisée dans sa plénitude la Propagation de la Foi dans le monde. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Téléchargez le texte des Litanies de Pauline Jaricot (pdf) en cliquant ici

 

23 janvier 2009

Neuvaine enseignée par le Christ à Dozulé

gesuioconfidointe

Neuvaine de Noël

A Dozulé, le 25 Décembre 1975, le Seigneur a dit à Mme Madeleine Aumont, avant la Neuvaine destinée à prolonger l’Année Sainte : “ L’humanité ne trouvera pas la paix, tant qu’elle ne connaîtra pas Mon Message et ne le mettra pas en pratique. Mon Père, dont la Bonté est infinie, veut faire connaître au monde Son Message, pour éviter la catastrophe. Plus que jamais, Je veux verser dans les cœurs Ma Grâce à toutes ces âmes en détresse. Et voici ce que Je promets à chacune de ces âmes, quand elles connaîtront Mon Message et le mettront en pratique. ”

Jésus: « Je désire qu’ils disent chaque jour la prière, suivie d’une dizaine de Chapelet. Chaque foyer qui la dira avec une grande Confiance sera protégé de tout cataclysme, puis Je verserai dans les cœurs Ma Miséricorde. » Promesse faite par Jésus Lui-même à Mme Madeleine Aumont le 28 Mars 1975 à Dozulé (Normandie).

Prière Quotidienne

Jésus de Nazareth a Triomphé de la Mort, Son Règne est Eternel, Il vient Vaincre le monde et le temps. Pitié mon Dieu pour ceux qui Te blasphèment, pardonne-leur, ils ne savent ce qu’ils font, pitié, mon Dieu pour le scandale du Monde, délivre-les de l’esprit de Satan, pitié mon Dieu pour ceux qui Te fuient, donne-leur le goût de la Sainte Eucharistie, pitié mon Dieu pour ceux qui viendront se repentir au Pied de la Croix Glorieuse, qu’ils y trouvent la Paix et la Joie en Dieu notre Sauveur, pitié mon Dieu pour que Ton Règne arrive, mais sauve-les, il en est encore temps, car le temps est proche et voici que Je Viens. Amen !

Viens Seigneur Jésus !

1 Notre Père, 10 je Vous salue Marie

Seigneur, répands sur le Monde Entier les trésors de Ton Infinie Miséricorde.

Après la Prière Quotidienne, dire pendant 9 jours les prières suivantes :

Premier jour

“ J’adoucirai l’amertume où se plonge l’âme des pécheurs. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Deuxième jour

“ Je multiplierai de grâces l’âme des prêtres et des religieuses, car c’est par elles que Je veux faire connaître Mon Message. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Troisième jour

“ Je garderai près de Mon Cœur les âmes pieuses et fidèles, elles M’ont réconforté sur le Chemin du Calvaire. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Quatrième jour

“ Je verserai les Rayons de Ma Grâce au moment où ils connaîtront Mon Message, aux païens et à tous ceux qui ne Me connaissent pas encore. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Cinquième jour

“ J’attirerai à l’unité de l’Eglise l’âme des hérétiques et des apostats. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Sixième jour

“ Je recevrai dans la Demeure de Mon Cœur les enfants et les âmes humbles, afin qu’elles gardent une affection spéciale à notre Père des Cieux. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Septième jour

“ J’accorderai des grâces de tout ordre à ceux qui connaissant Mon Message persévéreront jusqu’à la fin. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Huitième jour

“ Je soulagerai les âmes du Purgatoire, Mon Sang éteindra leurs brûlures. ”

1 Notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix

Neuvième jour

“ Je réchaufferai les cœurs les plus durs, les âmes glacées, celles qui blessent le plus profondément Mon Cœur. ”

1 notre Père, 3 je Vous salue Marie

Par Ta douloureuse Passion, Seigneur, prends pitié de nous et du monde entier.

Gloire à Dieu au plus Haut des Cieux, Paix et Joie sur la Terre aux hommes qu’Il aime

Terminer par le Signe de la Croix.

Téléchargez le texte de la Neuvaine de Noël (pdf) en cliquant ici

15412454

Consultez les Messages de Jésus à Dozulé,

en cliquant sur le lien suivant:

http://mercy.e-monsite.com/rubrique,messages-de-jesus-a-dozule-1,227686.html

23 janvier 2009

A propos des contre vérité propagées sur le Père Marie Antoine

PMA_alaVierge2

A propos des contre vérité

propagées dans certains milieux sur le Père Marie Antoine

« Si je n’ai plus de dents, c’est que je les ai toutes laissées dans la peau du diable » dit le P. Marie-Antoine dans son Satan maitre d’école . Il n’est pas surprenant que depuis plus d’un demi-siècle, le diable veuille se venger. En particulier à propos des Protestants. Et il vient de m’être répété qu’il « était si dur avec les Protestants qu’il ne marchait pas sur le même trottoir qu’eux ! ». Cette réflexion venant d’un religieux de la famille franciscaine. Tout journaliste, et telle a été ma profession, sait que, pour glaner des informations, si possible croustillantes, sur un homme politique, la meilleure voie est auprès des amis du dit homme politique. Et, bien sûr, dans notre cas, et comme toute calomnie, on ne sait jamais ni qui l’a répandue, ni sur quelle source on s’appuie. On se contente d’un « cela se dit », « il paraît que ». Deux faits pour montrer en quelle vénération ses confrères capucins et franciscains, en autres, tenaient le Père Marie-Antoine.

-Les mots improvisés de son Provincial en larmes venu exprès d’Espagne où la communauté est en exil (nous sommes en 1907), lors de sa mise en terre: «Vous avez été la lumière pour nous, fils de saint François, et un exemple pour nos frères de cette province. Soyez béni, mon Père. Nous marcherons sur vos traces. Nous travaillerons à vous imiter en parcourant le chemin que vous avez parcouru. Vous nous aiderez du haut du ciel, de vos prières, et Dieu vous écoutera. Nous ferons aimer la vérité, la vertu et la charité. Le peuple immense qui vous entoure en cet instant a fait à vos pieds le serment d’aimer tout ce que vous avez aimé. Il saura être fidèle aux engagements qu’il a pris en ce suprême coeur à coeur. Priez pour nous. Vous prierez pour nous, n’est-ce pas ? »

Lors de ses noces d’or, le P. Marie-Antoine va de surprise en surprise, et celles de sa hiérarchie ne sont pas les moindres, tant à Rome : « Le P. Bernard, général, ayant appris qu’il doit célébrer dans quelques jours ses noces d’or, veut que cette solennité ait à Rome sa préface, il lui fait la surprise d’une fête en son honneur. Un magnifique bouquet l’attend au réfectoire, devant son couvert. Le P. Bernard d’Adermatt interrompt la lecture de l’Ecriture sainte pour lui adresser quelques mots émus et dispenser en son honneur les convives, grands dignitaires de l’Ordre, du silence habituel. Le P. Paul de la Pieve, prédicateur attitré du Vatican, élève un toast en son honneur et le P. Pacifique de Seggiano, futur général de l’Ordre, a composé une ode latine pour celui que chacun considère comme un saint et une gloire de l’Ordre. »

… qu’à Toulouse : « Les noces d’or sacerdotales du P. Marie-Antoine, commencées à Rome, sont célébrées de façon très solennelle au couvent de la Côte-Pavée, en présence des quatre curés doyens de Toulouse, des délégations de tous les couvents, des représentants de la Compagnie de Jésus, de l’Ordre de saint Dominique, et de nombreux amis venus montrer leur attachement aux Capucins en ces temps menaçants. Et en particulier, les trente-deux élèves de l’Ecole séraphique de Millau, qui ont fait le déplacement. Le Père y répond par une litanie de « Je vous aime ô mon Dieu, avec le cœur de… », énumérant chacun des présents ou le groupe qu’ils représentent. Le P. Jean-Chrysostome lui fait écho avec des alexandrins de sa composition. Le Père gardien, lui, rappelle comment, tout petit enfant à Cahors, sa ville natale, porté dans les bras de sa mère, il a été présenté au P. Marie-Antoine pour en être béni. Cette bénédiction n’est sans doute pas étrangère à la vocation dont la Providence m’a favorisé. Le lendemain matin, le Père, qui doit prêcher dans le Dauphiné, est à la gare pour le premier train. Sa surprise est grande le 7 décembre, de recevoir de Rome le titre d’ex-provincial, qui lui donne le droit d’assister à tous les chapitres et d’user de tous les privilèges concédés à ceux qui ont réellement exercé cette charge. Le secret autour de lui a été bien gardé ! »

A propos des Protestants et du sentiment du P. Marie-Antoine a leur égard

Il serait peut-être bon de se remémorer les actes et les écrits des grands missionnaires de l’Eglise, par exemple, pris au hasard, saint Louis Grignon de Montfort ou saint Antoine de Padoue… Le Père Marie-Antoine, comme eux, mettra tout son cœur pour combattre et convertir les Protestants, ou plutôt pour combattre leur erreur et les convertir. Et quand il en rencontrait un sur le trottoir ou ailleurs, en serviteur de Dieu très avisé, il tentait bien davantage d’opérer un rapprochement qu’une fuite vers l’autre trottoir. Il cultiva, patiemment, une correspondance importante, parfois qui dura plus d’une décennie avec tel ou tel protestant qu’il espérait convertir… et il y parvint souvent. Avant que la Grotte de Lourdes connaisse l’aspect qu’elle a aujourd’hui, au temps où les béquilles et autres trophées des miraculés de l’Immaculée étaient suspendus à ses parois, il y avait au sol deux plaques : deux conversions de protestantes, deux conversions célèbres du P. Marie-

Antoine nommément désigné. Le cœur déchiré du P. Marie-Antoine est tout entier dans cette phrase, extraite d’une lettre à un pasteur protestant de Vabre (Tarn) qu’on trouve dans l’éditions de 1879 de son Protestantisme confondu par le principe d’autorité, sa mission de Vabre ayant eu lieu en janvier 1879 : « Oui, toujours il y aura un ami qui lèvera pour vous au ciel ses mains suppliantes et qui vous attendra sur le Cœur de Jésus pour vous y donner le baiser de l’éternel amour ».

Nous sommes prêts à fournir à la communauté des Franciscains de Toulouse, toutefois s’ils le souhaitent, une copie reliée des cinq ouvrages que le Père a publiés sur les Protestants. Dotés de nombreuses annexes, on peut dire que tout y est. Ce sont :

- Le Protestantisme confondu par le seul argument d'autorité, ou conférence et controverse entre un ministre protestant et un missionnaire catholique (Paris 1865, 313 pages: Bref élogieux du Pape).

- Le Protestantisme confondu ou le protestantisme et la révolution en face du principe d'autorité - controverse de Gabre, controverse de Vabre (Marseille 1879, 317 pages).

- Le protestantisme en face de l'histoire de la Bible et de la logique (Notre-Dame de Lérins 1893, 8l pages).

- Souvenirs de la mission de Saint-Antoine de Breuil 1894 : la débâche du Protestantisme - le retour au bercail (Bergerac 1895, 168 pages).

- Souvenirs de la mission de Saint-Antoine de Breuil 1894 : Un missionnaire catholique et un pasteur protestant (Bergerac 1895, 70 pages)

Troisième point : Les Capucins ne sont pas très chauds à le faire béatifier. Conclusion hâtive à partir d’une réalité : les Capucins d’aujourd’hui, de tous âges, ne connaissaient plus, à part de rares exceptions, qui était le P. Marie-Antoine, même si à peu près chacun connaissait son existence. Les plus instruits en la matière parlaient du miracle du chou ou de la conversion de l’ivrogne chantant –air connu- « Père Capucin, confessez ma femme ! Père Capucin, confessez-là bien ! », qui les faisaient la risée, pensaient-ils, de tous les couvents de France et de Navarre depuis cent ans. Je peux, pour ma part, affirmer ceci : C’est le gardien des Capucins de Toulouse qui a presque complètement rédigé les statuts de l’APMA à l’automne 2005, le Provincial est membre de droit de son conseil d’administration (avec la paroisse de Lavaur et le prieur des Carmes de Toulouse). Et si, en ce mois de janvier 2009, tribunal et experts s’activent pour faire avancer le procès de béatification à Toulouse, et ce, avec l’avale actif de Mgr Le Gall, cela est possible grâce au rôle déterminant du Postulateur général des Capucins à Rome.


Jacqueline Baylé

A.P.M.A.

Association du Père Marie-Antoine, le Saint de Toulouse

25 rue de la Concorde

31000 Toulouse

Tél. 05 61 62 65 81

Fax : 05 61 62 16 99

E.mail : a.p.m.a@free.fr

www.marieantoine.com

PMA_Millet2

Je publie une notice envoyée par Jacqueline Baylé, car, l'on entend encore souvent des choses sur le Père Marie Antoine, qui sont fausses. Dans le but d'apporter des éléments de réponses à ces fausses "rumeurs", voici donc cette notice reçue. Merci à Madame Baylé. F.M.

23 janvier 2009

Saint André

andrew Saint André

Apôtre du Seigneur

Fête le 30 novembre

Encore que cité par Hérodote, André est un prénom grec assez rare qui, selon le Breviarum Apostolorum, signifie viril, beau ou courageux. Frère de Simon-Pierre, saint André né à Bethsaïde, au nord du lac de Tibériade, habitait avec saint Pierre à Capharnaüm, et fut d'abord, comme saint Jean, un disciple de saint Jean-Baptiste : Jean se tenait là avec deux de ses disciples ; et regardant Jésus qui passait, il dit : " Voici l'Agneau de Dieu. " ; et les deux disciples l'entendirent parler, et ils suivirent Jésus. Mais, se retournant et voyant qu'ils le suivaient, Jésus leur dit : " Que cherchez-vous ? " Ils lui dirent : " Maître, où demeures-tu ? " Il leur dit : " Venez et vous verrez. " Ils vinrent donc et virent où il demeurait, et ils demeurèrent chez lui ce jour-là ; c'était environ la dixième heure. André, le frère de Simon-Pierre était l'un des deux qui avaient entendu Jean et suivi Jésus. Il trouve d'abord son frère Simon et lui dit : " Nous avons trouvé le Messie. " Il l'amena à Jésus. L'évangile selon saint Matthieu raconte que, plus tard, Simon et André étaient en train de pêcher dans la mer de Galilée lorsque Jésus leur dit : Venez à ma suite et je vous ferai pêcheurs d'hommes.La tradition grecque appelle André le Protoclet, c'est-à-dire le premier appelé des douze apôtres. Dans la hiérarchie des apôtres, il est classé le quatrième par les Actes des Apôtres (I 13) comme par l'évangile selon saint Marc (III 18), tandis que l’évangile selon saint Matthieu (X 2) et que l’évangile selon saint Luc (VI 14), le mettent à la deuxième place. Lors de la multiplication des pains et des poissons, c'est André qui repère le jeune garçon avec ses cinq pains et ses deux poissons. C'est aussi André qui, avec l'apôtre Philippe, introduit auprès de Jésus les païens de langue grecque. André est encore avec Pierre, Jacques et Jean, lorsqu'ils interrogent Jésus sur la destruction du Temple. Les traditions nous disent que, lors du partage du monde, André reçut la Scythie, immense contrée entre le bas du Danube et le bassin inférieur du Don. Ces mêmes traditions, dans la composition du Symbole des apôtres, lui attribuent la rédaction de l'article Et en Jésus Christ, son Fils unique, notre Seigneur.DB_f201r_d1l

Ayant rejoint les territoires qui lui furent échus, affirment les traditions, saint André, apôtre de la pénitence, fit de nombreuses conversions et fonda de nouvelles églises qu'il pourvut d'évêques : l'Achaïe, l'Epire, la Thrace et la Grèce considèrent André comme leur évangélisateur, au même titre que Byzance qui en fait l'installateur de son premier patriarche ;  d'autres ajoutent à son crédit la Cappadoce, la Galatie, la Bithynie, les pays des Sogdiens et des Secces. De retour dans la ville de Patras, capitale d'Achaïe, fit tant et si bien qu'on envoya contre lui le proconsul Egée qui le fit emprisonner. Or, l'emprisonnement de l'apôtre André provoqua une émeute populaire qu'il dut lui-même calmer en disant : Le chrétien ne devient pas victorieux en se défendant mais en mourant. Les supplices qui sont à craindre ne sont pas ceux que l'on endure en cette vie, mais ceux qui sont préparés aux impies dans les enfers. Vous devez avoir plutôt de la compassion du malheur d'Egée qui se rend digne de ces tourments éternels, que de l'indignation pour sa fureur contre nous. Il viendra bientôt un temps où nous serons récompensés de nos peines, et où Egée sera rigoureusement puni pour sa cruauté. Le lendemain, Egée convoquait saint André à son tribunal et après l'avoir condamné à être fouetté sur un chevalet, le fit attacher sur une croix en forme de X. Comme Egée s'approchait de la croix d'André, celui-ci lui dit : Que viens-tu faire ici, Egée ? Si c'est pour croire en Jésus-Christ, à la bonne heure, je t'assure qu'il te fera miséricorde ; mais si c'est pour me faire descendre de la croix, sache que tu n'en viendra pas à bout et que j'aurai la consolation d'y mourir pour mon cher maître. Je le vois déjà, je l'adore et sa présence me comble de joie. Je n'ai point d'autre regret que celui de ta damnation qui est inévitable si tu ne te converstis pas maintenant que tu le peux, car peut-être ne le pourras-tu pas lorsque tu le voudras. Egée ordonna de détacher André, mais les bourreaux étaient mystérieusement affaiblis lorsqu'ils en approchaient, tandis que l'Apôtre priait d'une voix forte : Ne permettez pas, mon Seigneur, que votre serviteur qui est attaché à cette croix pour la confession de votre Nom, en soit délié ; ne souffrez pas que je reçoive cette humiliation de la part d'Egée qui est un homme corruptible ; mais recevez-moi, s'il vous plaît , entre vos mains, tout plein de connaissance de vos grandeurs que ce supplice m'a données. Vous êtes mon cher maître que j'ai connu, que j'ai aimé et que je désire uniquement contempler. C'est en vous que je suis ce que je suis et il est temps que je me réunisse à vous, comme au centre de tous mes désirs et à l'objet de toutes mes affections. C'était, croit-on, le 30 novembre 62. A la grande fureur d'Egée, Maximille, femme d'un sénateur, recueillit le corps de saint André, l'embauma et l'enterra. Lorsqu'Egée voulut envoyer une députation dénoncer Maximille à l'Empereur, un démon se jeta sur lui, le traîna sur la place publique et l'étrangla. Après saint Pierre et saint Paul, saint André est l'apôtre qui a le plus d'églises en France où il est le patron d’Agde, d’Avranches, de Bordeaux, d’Orange et de la Bourgogne dont le duc Philippe III le Bon mit sous sa protection l’ordre de la Toison d’Or. A l’étranger, saint André est le patron d’Amalfi, de Baeza (Andalousie) qui fut arrachée aux Maures le 30 novembre 1227, du Brabant, de Brescia (Italie), du Brunswick, de l’Ecosse, du Holstein, de Lunebourg (Hanovre), de la Hongrie, de Mantoue, de Minden (Westphalie), de Pesaro (Italie), de Ravenne, de Rochester (comté de Kent), de la Russie, de Santander (Espagne), du Sleswig, de Verceil (Italie) et de Wells (comté de Somerset). Saint André qui est le patron des pêcheurs de poissons d’eau douce, des poissonniers et des cordiers, est aussi invoqué par les femmes qui cherchent un mari et celles veulent devenir mères.

andre__2_

Visions de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich sur la vie de Saint André

pierre_et_andr_J'ai vu la vie de l'apôtre saint André et reconnu une relique provenant de lui. J'ai vu aussi une fête de l'Église en son honneur, à laquelle assistaient tous les apôtres, ainsi que la Mère de Dieu et Madeleine : Marthe n'y était pas. Je le vis après la mort de Jésus parcourir la Grèce et l'Asie et aller continuellement d'un lieu à l'autre en opérant partout des miracles. Il était plus âgé et moins grand que Pierre : sa taille était ramassée : ses manières simples, franches et ouvertes : ses qualités dominantes étaient la sincérité et la libéralité. Il avait la tête chauve, sauf quelques mèches de cheveux blancs comme la neige sur les côtés : son menton aussi était garni de deux mèches blanches assez courtes. Il avait une femme et quatre enfants, deux garçons et deux filles. mais à dater du moment où Jésus l'appela à sa suite il vécut dans la continence la plus absolue. Il fut le premier des apôtres qui renonça à tout ce qu'il possédait et aucun d'eux n'a si promptement et si scrupuleusement donné et distribué tout son bien au profit de la communauté : cela eut lieu lorsque Jésus congédia ses apôtres pour quelque temps, lors du voyage qu'il fit avant sa mort en Arabie et en Egypte.andreas7s

Lorsqu'André partit pour ses voyages apostoliques, sa femme habita d'abord à Béthanie : ensuite elle alla dans les environs d'Ephèse. mais cependant à une certaine distance de l'habitation de la sainte Vierge. Plus tard j'ai vu presque toujours les enfants des apôtres parmi les disciples et en général assistant les apôtres. André n'était pas proprement un pécheur comme son frère, il était plutôt l'administrateur d'une pêcherie qu'il tenait à ferme et sa maison était au centre de Bethsaïde, tandis que celle de Pierre était à l'extrémité de la ville tout au bord de l'eau.

Je vis André et un autre encore (Saturnin), avec Jean-Baptiste : je vis Jean parler de Jésus qui passait à une certaine distance, sur quoi André et l'autre disciple s'étant entretenus quelques moments avec Jean, le quittèrent pour aller à Jésus qui venait vers eux de l'autre côté du chemin. Il leur demanda qui ils cherchaient et leur permit de le suivre.

Quant aux divers événements de la vie de saint André et des miracles opérés par lui, Anne-Catherine ne raconta que le peu qui suit : Je vis André en Achaie, en même temps que Matthieu était prisonnier dans une ville éloignée avec des disciples et une soixantaine d'autres personnes. On avait mis du poison dans les yeux de Matthieu, ce qui le faisait beaucoup souffrir : ses yeux étaient très rouges et très enflés et il n'y voyait plus : cependant on ne les avait pas crevés. Cette ville était au sud-est de Jérusalem, de l'autre côté de la mer Rouge, en Éthiopie : elle était située au bord d'une rivière qui était fort grande pour un pays de montagnes. Les habitants de cette contrée sont tout noirs : mais il y a pourtant une partie du pays ou ils sont blancs : cette partie est comme une enclave. André reçut dans une vision l'ordre de se rendre auprès de Matthieu. Il monta sans être connu sur un navire où se trouvaient beaucoup de passagers et dont la marche fut très rapide : ensuite il voyagea par terre et je les vis suivre alternativement les deux bords de la rivière près de laquelle la ville était située. Quand il y fut arrivé, il guérit Matthieu, fit tomber ses chaînes et celles de ses compagnons de captivité et prêcha l'Evangile. Au commencement tout alla bien, mais ensuite les habitants excités par une méchante femme se saisirent d'André et le traînèrent à travers la ville, après lui avoir lié les pieds André pria pour ses bourreaux : ils furent touchés, lui demandèrent pardon et se convertirent : il revînt ensuite en Achaïe. Je le vis guérir un possédé aveugle et ressusciter un enfant égyptien. Un jeune homme que sa mère dénaturée excitait à commettre un inceste avec elle et qu'elle avait accusé devant le proconsul à cause de son refus de consentir a ce crime, se réfugia auprès de lui André et le jeune homme prièrent : l'apôtre fit faire à celui-ci le voeu le jeûner un certain temps et ils allèrent ensemble au tribunal. La mère fut frappée de la foudre et le jeune homme, mis en liberté, jeûna pendant plusieurs jours.

pb244André alla aussi à Nicée où il chassa des sépultures de la ville sept esprits impurs qui aboyaient comme des chiens. Il établit là un évêque qui était des environs de Cédar. Il ressuscita un enfant mort à Nicomédie : il apaisa une tempête sur l'Hellespont : les sauvages habitants de la Thrace voulurent le faire périr, mais effrayes par une éclatante lumière céleste qui l'environna, ils se prosternèrent la face contre terre. Je vis encore l'histoire d'une pécheresse convertie appelée Trophima, contre laquelle aucune force humaine ne pouvait rien lorsqu'elle portait sur sa poitrine le livre des Evangiles. Je vis aussi une fois André exposé aux bêtes, puis rendu à la liberté.

Quant au martyre qui termina sa vie, je me souviens seulement que son juge s'appelait Egéas. La croix à laquelle il fut attaché avait cette forme >I< . cependant ses pieds n'étaient pas écartés l'un de l'autre, mais attachés au poteau du milieu : l'usage de cette espèce de croix s'était répandu parce qu'elle était plus commode et plus prompte à dresser à l'aide de trois pièces de bois. André resta ainsi suspendu pendant deux jours et deux nuits et il prêcha du haut de sa croix : " la fin, le peuple qui l'avait pris en grande affection se souleva et demanda sa délivrance. Un envoyé d'Egéas étant venu, la foule se pressa si nombreuse autour de la colline que plusieurs personnes furent étouffées. Mais André pria pour obtenir la grâce de mourir : ils ne purent pas le détacher de la croix parce que leurs mains furent frappées de paralysie. Ce fut ainsi qu'il mourut.

HCW_20Fishes_20Andrew

Prière

Seigneur, Maître du monde, nous Te supplions humblement: permets que l'Apôtre Saint André, après avoir intercédé et guidé Ton Église, ne cesse d'intercéder pour nous. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

andre

23 janvier 2009

Saint Philippe

Philippe

Saint Philippe

Apôtre du Seigneur

Fête le 3 mai

Pendant des siècles, Saint Philippe et Saint Jacques le Mineur ont été fêtés au 1er mai, jour où leurs reliques furent transférées dans la basilique romaine des douze apôtres. Récemment, ils ont laissé leur place à l'humble Saint Joseph pour réconforter les travailleurs. Pas seulement ceux de notre Europe, mais tous les travailleurs obscurs, exploités et écrasés dans les ateliers d'Asie ou d'Amérique latine. Philippe était de Bethsaïde, sur la rive nord du lac de Tibériade, comme André et son frère Pierre. Jean le Baptiste, qui se tenait à Béthanie au delà du Jourdain avec deux de ses disciples, leur dit en voyant Jésus: "Voici l'agneau de Dieu." Les deux disciples suivirent Jésus, l'un d'eux était André, le second sans doute Philippe. Jésus leur dit "Viens, suis-moi." Tout de suite Philippe évangélise Nathanaël : "Nous avons trouvé le Messie... viens et vois." (Jean 1. 45-46) On retrouve Philippe au moment de la multiplication des pains: "Jésus dit à Philippe: Où achèterons-nous des pains pour que tous ces gens puissent manger?" (Jean 6. 5) Peu avant la Passion, des Grecs qui veulent voir Jésus, s'adressent à lui: "Nous voulons voir Jésus." (Jean 12. 20) Au soir de la dernière Cène, Philippe lui, veut voir Dieu: "Montre-nous le Père et cela nous suffit. - Philippe qui me voit, voit le Père." (Jean 14. 8) Philippe, le disciple qui veut voir et fait voir... Jacques est moins connu. Les exégètes distinguent plusieurs Jacques autour du Seigneur. Jacques le Majeur, fils de Zébédée et frère de Jean. Jacques fils d'Alphée dont on sait seulement qu'il fut apôtre, et celui-ci, Jacques, frère du Seigneur, de sa parenté et originaire de Nazareth. Il aurait dirigé l'Eglise de Jérusalem et serait mort martyr vers 62.

20950A

Dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine

Philippe signifie bouche de lampe, ou bouche des mains ou bien il vient de philos, amour, et uper, au-dessus, qui aime les choses supérieures. Par bouche de lampe, on entend sa prédication brillante; par bouche des mains, ses bonnes oeuvres continuelles ; par amour des choses supérieures; sa contemplation céleste.

Saint Philippe, apôtre, après avoir prêché vingt ans en Scythie, fut pris par les païens qui voulurent le forcer à sacrifier devant une statue de Mars. Mais aussitôt, il s'élança de dessous le piédestal un dragon. qui tua le fils du pontife employé à porter le feu pour le sacrifice, deux tribuns dont les soldats tenaient Philippe dans les chaînes : et son souffle empoisonna les autres à tel point qu'ils tombèrent tous malades. Et Philippe dit : « Croyez-moi, brisez cette statue, et à sa place adorez la croix du Seigneur, afin que vos malades soient guéris et que les morts ressuscitent. » Mais ceux qui étaient souffrants criaient : « Faites-nous seulement guérir, et de suite nous briserons ce Mars. » (34) Philippe commanda alors au dragon de descendre au désert, pour qu'il ne nuisit à qui que ce fût. Le monstre se retira aussitôt, et disparut. Ensuite Philippe les guérit tous et il obtint la vie pour les trois morts. Ce fut ainsi que tout le monde crut. Pendant une année entière il les prêcha, et après leur avoir ordonné des prêtres et des diacres, il vint en Asie dans la ville de Hiérapolis, où il éteignit l’hérésie des Ebionites qui enseignaient que J.-C. avait pris une chair fantastique. Il avait là avec lui deux de ses filles, vierges très saintes, par le moyen desquelles le Seigneur convertit beaucoup de monde à la foi. Pour Philippe, sept jours avant sa mort, il convoqua les évêques et les prêtres, et leur dit : « Le Seigneur  m’a accordé ces sept jours pour vous donner des avis. » Il avait alors 87 ans. Après quoi les infidèles se saisirent de lui, et l’attachèrent à la croix, comme le maître qu'il prêchait. Il trépassa de cette manière heureusement au Seigneur. A ses côtés furent ensevelies ses deux filles, l’une à sa droite, et l’autre à sa gauche. Voici ce que dit Isidore de ce Philippe dans le Livre de la Vie, de la naissance et de la mort des saints : « Philippe prêche J.-C. aux Gaulois; les nations barbares voisines, qui habitaient dans les ténèbres, sur les bords de l’océan furieux, il les conduit à la lumière de la science et au port de la foi; enfin, crucifié à Hiérapolis, ville de la province de Phrygie, et lapidé, il y mourut, et y repose avec ses filles. » Quant à Philippe qui fut un des sept diacres, saint Jérôme dit, dans son martyrologe, que le 8e des ides de juillet, il mourut à Césarée, illustre par ses miracles et ses prodiges ; à côté de lui furent enterrées trois de ses filles, car la quatrième repose à Ephèse. Le premier Philippe est différent de celui-ci, en ce que le premier fut apôtre, le second diacre; l’apôtre repose à Hiérapolis, le diacre à Césarée. Le premier eut deux filles prophétesses, le second en eut quatre, bien que dans l’Histoire ecclésiastique on paraisse dire que ce fut saint Philippe, apôtre, qui eut quatre filles prophétesses : mais il vaut mieux s'en rapporter à saint Jérôme.

StPhillip_700px

Prière

Tu nous réjouis chaque année, Seigneur, par la fête des apôtres Philippe et Jacques; accorde-nous, à leur prière, d'être associé à la Passion et à la résurrection de Ton Fils afin de parvenir à la contemplation de Ta Gloire. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

20950C

22 janvier 2009

Un conte pour les enfants par le Père Marie-Antoine de Lavaur

Num_riser0012__3_

Un conte pour enfants du Père Marie-Antoine de Lavaur

Dans toutes les missions que le Père Marie Antoine de Lavaur a prêché, le jeudi était consacré aux enfants. Pour eux, il a inventé de délicieux contes de fées, comme celui de la petite voiture en or qui mène Henri au Paradis... chute aussi émouvante qu'inattendue. Voici donc le texte de ce conte...


La petite voiture d’or


Le petit Henri est un enfant sage. Chaque matin, quand il se lève, il se met à genoux au pied de son lit, il joint les mains, il ferme les yeux et aussitôt voici qu'une petite voiture d'or est devant lui, et un ange pour lui ouvrir la portière, puis la refermer. La voiture part, elle quitte la chambre, traverse les rues où de petits enfants courent déjà pour jouer, pour aller à l'école. Ils regardent émerveillés et disent: « Mais qu'y a-t-il dans cette petite voiture d'or?» La voiture monte, monte, et les oiseaux qui chantent et les fleurs des champs se disent en la voyant: «Qu'y a-t-il dans cette voiture d'or?» EIle traverse les nuages qui se posent la même question. Mais les stores sont baissés. On ne sait qui est dedans. Puis ce sont les étoiles du ciel, au milieu desquelles passe la voiture plus brillante que la plus brillante d’entre elles. Elles voudraient bien savoir qui se trouve dans cette belle voiture. La voiture arrive au paradis. Les anges s'écartent: “Place à la petite voiture d'or !” La Vierge Marie la recoit, ouvre la portière, et les anges, les étoiles, les nuages, les fleurs voient sortir.... l'âme du petit Henri. La voilà maintenant aux pieds du bon Dieu qui l'embrasse et la bénit. Le petit Henri est toujours agenouillé au pied de son lit; mais il n'y a que son corps. Son âme est là haut, au ciel. Dieu la comble de caresses et de cadeaux, dont la voiture d'or est toute remplie. L'âme y rentre de nouveau et revient sur la terre. Henri se relève. Il a fini sa prière.

Texte extrait du site de l'Association pour la mémoire du P. M. Antoine

PMA_65ans

Site de l'Association pour la Mémoire du Père Marie Antoine de Lavaur

http://a.p.m.a.free.fr

21 janvier 2009

Litanies de Saint Jacques le Majeur

Jacques_Majeur

Saint Jacques le Majeur

Disciple du Seigneur

+ en 44

Fête le 25 juillet


Saint Jacques le majeur était fils de Zébédée et frère de Saint Jean. Ils étaient pêcheurs sur le lac de Tibériade, compagnons de Simon et d'André. Ils étaient dans la barque de leur père et réparaient les filets quand Jésus, passant sur le rivage, leur dit :"Suivez-moi." Ils le suivirent. Avec Pierre, Jacques et Jean seront les plus proches des apôtres de Jésus. Ils sont à la Transfiguration, ils entrent auprès de la petite fille de Jaïre. Ils seront au jardin des Oliviers. Jacques, comme Jean, désire la première place auprès du Maître (Marc 10. 37). Il y gagnera l'annonce de son martyre: "Ma coupe, vous la boirez." De même quand il veut faire tomber le feu du ciel sur un village inhospitalier, ce fils du tonnerre s'attire une réprimande. Jésus ne ménage pas ceux à qui il accorde sa confiance privilégiée. Jacques but la coupe du Seigneur en l'an 43, lors de la persécution d'Hérode. Etienne avait eu la place de premier martyr. Jacques le suivit de peu. A la fin du 7ème siècle, une tradition fit de Jacques l'évangélisateur de l'Espagne, avant sa mort ou par ses reliques. Son corps aurait été découvert dans un champ grâce à une étoile : le campus stellae, devenu Compostelle. Après Jérusalem et Rome, ce fut le lieu d'un des plus célèbres pèlerinages de la chrétienté au Moyen Age et de nos jours encore.

jacques_lemajeur

Visions de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich sur la vie de Saint Jacques

Jacques était grand, il avait les épaules larges sans être trapu, ses cheveux étaient noirs et sa barbe brune. Il avait le teint blanc, la physionomie grave et pourtant pleine de sérénité. Il était marié et vivait à Capharnaum, mais il n'avait pas d'enfants. Sa femme était une soeur de la veuve de Naïm et se réunit plus tard aux saintes femmes.

La mère de Jacques s'appelait Marie Salomé, elle était fille d'une soeur de sainte Anne, dont le mari s'appelait Salomo : elle avait demeuré d'abord près de Bethléhem, puis sur les biens de sainte Anne. Marie Salomé épousa Zébédée dont elle eut Jacques le Majeur et Jean. Elle était du même âge que la fille aînée d'Anne, Marie d'Héli, née dix-huit à vingt ans avant la sainte Vierge, et qui épousa Cléophas, dont elle eut Marie de Cléophas : celle-ci épousa Alphée qui avait eu d'un premier mariage le publicain Matthieu et qui eut d'elle Simon, Jacques le Mineur et Thaddée. D'un second mariage avec Sabas, Marie de Cléophas eut José Barsabas et d'un troisième mariage Siméon évêque de Jérusalem, Marie Salomé était donc nièce de sainte Anne et cousine germaine de Marie, la mère de Dieu.

Lorsque Etienne fut lapidé, un an environ après le crucifiement de Jésus-Christ, sa mort ne fut pas suivie d'une persécution en règle contre les apôtres ; seulement, la plupart des chrétiens qui s'étaient établis dans des cabanes autour de Jérusalem, et qui étaient en partie sous la direction d'Etienne, furent chassés de leurs demeures il n'y eut pas d'autre persécution dirigée contre les apôtres et les disciples proprement dits, si ce n'est quelques meurtres isolés. Les Juifs éprouvaient un certain effroi : de temps en temps il y avait un tumulte populaire, puis le calme renaissait. Jacques fut l'un des premiers apôtres qui quittèrent Jérusalem lorsqu'ils se furent partagé les contrées à évangéliser, et il se rendit en Espagne. Il resta un peu plus de quatre ans dans ce pays, fit pendant ce temps plusieurs voyages, rencontra infiniment d'obstacles, et éprouva des tribulations de toute espèce : il eut souvent à soutenir de rudes luttes, et disputa beaucoup avec les savants. Je vis plus d'une fois Marie lui venir miraculeusement en aide lorsqu'il l'invoqua dans ses tribulations. En allant de Jérusalem en Espagne, il passa par les îles grecques et par la Sicile, puis il longea longtemps par mer la côte d'Espagne jusqu'à un étroit passage assez semblable à celui qui est entre la France et l'Angleterre, et enfin, il débarqua à Gadès. Il y a là une presqu'île avec un promontoire de rochers. Sa prédication fut mal accueillie dans cette contrée, et si quelques chrétiens réfugiés là n'avaient pas rendu témoignage de la vérité de ses paroles, on l'aurait mis en prison. Il alla alors dans une autre ville où il ne trouva pas un meilleur accueil, il fut arrêté et on voulait le mettre à mort, mais il fut délivré miraculeusement. Je le vis en prison, rêvant qu'un ange venait à lui et le délivrait en le faisant passer par-dessus une haute muraille. Je vis la chose arriver réellement pendant que Jacques croyait rêver : je le vis au haut du mur se réveiller et regarder derrière lui : il y avait devant le mur une grande étendue d'eau. Je vis un ange descendre du ciel et le transporter de l'autre côté de l'eau. Il se rendit ensuite à Rome, accompagné de deux disciples. Il en laissait derrière lui six ou sept qu'il avait chargés de continuer son oeuvre, leur promettant de revenir en Espagne. Dans son voyage, il passa à Marseille mais il ne vit pas Lazare ni les autres qui étaient plus avant dans l'intérieur du pays. Il continua son voyage par terre, suivant toujours les côtes dans la direction du midi, prêcha en divers endroits et fut mis en prison où il y resta six jours. Il fut ensuite emmené à Rome par des soldats, traduit devant un tribunal, puis remis en liberté. Ce voyage avait bien duré six mois.

Après cela Jacques revint en Espagne ; il retourna à Gadès où le nombre des chrétiens s'était notablement accru par suite des émigrations là, il remonta dans l'intérieur du pays ; il navigua d'abord sur un radeau avec quelques disciples, puis il fit plusieurs journées de voyage à travers des montagnes désertes, évitant les villes avec soin. Il passa devant Tolède et ne s'arrêta nulle part jusqu'à ce qu'il fût arrivé à Cæsar-Augusta (Saragosse). Il y eut dans cette ville un très grand nombre de conversions, des rues entières reconnurent le Seigneur, et on en chassa ceux qui restaient attachés au paganisme. Là aussi je vis Jacques courir de grands dangers ; on lâcha sur moi des serpents qu'il prit dans sa main sans s'émouvoir ; ils ne lui firent aucun mal et se précipitèrent sur les paiens qui se pressaient autour de lui, et que ce prodige frappa de terreur. Je vis aussi des magiciens faire assaillir Jacques par des démons sous toutes les formes. Je vis encore qu'ayant commencé à prêcher à Grenade, il y fut mis en prison avec tous ceux qui étaient devenus ses disciples. Il implora mentalement l'assistance de Marie qui alors était encore à Jérusalem, et un ange envoyé par elle vint le délivrer miraculeusement ainsi que tous ses disciples. Ce fut alors que Marie lui transmit par les anges l'ordre d'aller en Galice, d'y annoncer l'Evangile et de revenir ensuite à Jérusalem.

Le miracle de Saragosse

Je vis Jacques, après son retour à Saragosse, en proie a de vives inquiétudes à cause d'une persécution qui commençait et qui menaçait l'existence de la communauté chrétienne. C'était pendant la nuit : il priait avec quelques disciples au bord du fleuve, devant les murailles de la ville. Les disciples étaient dispersés et couchés par terre et je me disais : " C'est ainsi qu'était Jésus-Christ sur la montagne des Oliviers ".

Jacques était couché sur le dos les bras étendus en croix : il priait Dieu de lui faire connaître s'il devait fuir ou rester. Il pensa à la sainte Vierge et la supplia de prier avec lui pour demander conseil et assistance à son fils qui ne refuserait pas d'exaucer sa mère. Je vis alors une lumière éclatante briller tout a coup dans le ciel au-dessus de lui, et apparaître des anges qui faisaient entendre des chants admirables : ils portaient entre eux une colonne de lumière du pied de laquelle partait un rayon délié qui venait toucher la terre à deux pas en avant des pieds de l'apôtre comme pour marquer une place. La colonne était de couleur rougeâtre, avec un mélange d'autres couleurs qui y formaient comme des veines : elle était très hauts et très mince et se terminait comme un lis par des pétales lumineux qui s'épanouissaient pour former une corolle : l'un d'eux s'allongeait et s'agitait du côté de l'ouest, dans la direction de Compostelle. Dans cette fleur resplendissante, je vis la figure de la sainte Vierge : elle était d'une blancheur diaphane, avec des reflets plus doux et plus beaux que ceux de la soie brute, et se tenait dans l'attitude qui lui était ordinaire lorsqu'elle priait debout. Elle avait les mains jointes : son long voile relevé sur sa tête tombait par derrière sur ses épaules et l'enveloppait jusqu'aux pieds : elle s'élevait ainsi gracieuse et svelte, au milieu des cinq pétales qui formaient la fleur lumineuse. C'était quelque chose de merveilleusement beau Je vis que Jacques se releva sur ses genoux en priant et qu'il reçut de Marie l'avertissement intérieur qu'il devait sans tarder ériger une église dans cet endroit, car l'intercession de Marie devait y prendre racine et s'y implanter comme une colonne. En même temps Marie lui annonça qu'après avoir bâti la maison de Dieu il devrait se rendre à Jérusalem. Jacques se leva et appela les disciples qui déjà accouraient près de lui, car ils avaient entendu les chants et vu la lumière ; il leur fit part des merveilles qu'il avait vues et tous suivirent des yeux la lumière qui s'évanouissait.

Dans la cinquième année qui suivit la mort du Christ, un nouvel orage s'était élevé contre la communauté chrétienne. Marie reçut un avertissement et Jean la conduisit avec d'autres personnes dans les environs d'Éphèse où déjà quelques chrétiens s'étaient établis. Lorsque Jacques eut fait à Saragosse ce qui lui avait été prescrit par Marie, il forma comme un collège de douze disciples parmi lesquels il y en avait de fort instruits et les chargea de continuer l'oeuvre fondée par lui au milieu de tant de difficultés.

Le martyre de Saint Jacques

Lui-même quitta l'Espagne pour se rendre à Jérusalem comme Marie le lui avait ordonné. Dans ce voyage il visita Marie à Éphèse. Elle lui annonça qu'il ne tarderait pas à être mis à mort à Jérusalem, elle l'encouragea et le consola. Jacques prit congé de la sainte Vierge et de Jean son frère et se rendit à Jérusalem. Ce fut à cette époque qu'il se mit en relation avec le magicien Hermogène et un autre qui devint son disciple, et qu'il les convertit l'un et l'autre par un miracle. Il fut plusieurs fois arrêté et traduit devant la synagogue. Je vis qu'on se saisit de lui à Jérusalem peu de temps avant la fête de Pâques, comme il prêchait en plein air sur une colline : c'était bien au temps de Pâques, car je vis les étrangers campés autour de la ville comme à l'ordinaire. Jacques ne resta pas longtemps en prison. Il fut condamné dans le lieu même où Jésus avait été jugé, mais la maison était tout autrement disposée. Tout avait été changé aux endroits où Jésus avait porté ses pas : j'ai toujours pensé que nul autre ne devait y paraître après lui. Je vis qu'on le conduisit du côté du Calvaire : sur le chemin il ne cessa de prêcher et convertit plusieurs personnes.

Note : Ici comme ailleurs Anne-Catherine a dit si formellement que Jacques le Majeur était mort avant la sainte Vierge, et qu'il n'était pas présent lorsqu'elle mourut beaucoup plus tard à Éphèse, qu'il est nécessaire de rectifier ce qu'on lit dans " la Vie de la sainte Vierge ". Si elle fait mention de Jacques en racontant la mort de Marie, elle entend parler de José Barsabas qui y parut comme son représentant, ou peut-être de sa présence en esprit.

Lorsqu'on lui lia les mains, il dit : " Vous pouvez enchaîner ces mains, mais non la bénédiction de Dieu ni ma langue " ! Un boiteux qui était assis sur le chemin, s'adressa à lui, le priant de lui donner la main et de le guérir. Jacques répondit : " Viens à moi et donne-moi la main ". Sur quoi le boiteux se leva, prit les mains lices de l'apôtre et fut guéri. Je vis aussi son dénonciateur, nomme Josias, courir vers lui tout ému de repentir et lui demander pardon. Jacques lui demanda s'il ; désirait le baptême, et l'autre lui ayant répondu qu'il le désirait, l'apôtre l'embrassa en disant : "  Tu seras baptisé dans ton sang ". Je vis encore une femme tenant à la main un enfant aveugle courir vers Jacques à l'endroit même où il devait être supplicié et obtenir la guérison de, cet enfant.

Jacques fut d'abord placé avec Josias sur une petite éminence : on proclama les crimes qui lui étaient imputés, et le jugement rendu contre lui. Ensuite il s'assit sur une pierre à laquelle ses mains étaient enchaînées des deux côtés ; on lui banda les yeux, et enfin on lui trancha la tête. Pendant ce temps, on avait renfermé Jacques le Mineur dans sa propre maison. Matthieu, Nathanaël Khased et Nathanaël le fiancé étaient alors à Jérusalem. Matthieu résidait à Béthanie. La maison de Lazare, ainsi que toutes ses autres propriétés en Judée, était depuis longtemps affectée à l'usage de la communauté chrétienne, mais les Juifs s'étaient emparés du château qui était dans la ville. Lors de l'exécution de Jacques, il y eut un soulèvement populaire, et beaucoup de gens se convertirent. Les disciples de Jacques voulaient avoir son corps, mais les Juifs se hâtèrent de le faire emporter par les soldats. Hérode mourut bientôt après à Césarée. Son ventre creva pendant une fête, comme il était sur un théâtre, en présence de tout le peuple ; on l'emporta dans une grande salle où était son trône, et qui pouvait contenir facilement cinq cents personnes. La rage et la douleur l'avaient jeté dans un accès de frénésie ; on ne peut dire à quel point il était dégoûtant à voir. On cacha sa mort pendant un certain temps. Je crois que Pierre ne revint à Jérusalem que plusieurs semaines après, et qu'il fut mis en prison. Plus tard, lorsque les disciples de Jacques réclamèrent son corps, les Juifs ne voulurent pas dire où il était, mais on le sut par un miracle, parce que deux malfaiteurs qu'ils avaient chargés de le porter dans un autre endroit a9n que ses disciples ne pussent pas découvrir où il se trouvait, se trouvèrent dans l'impossibilité de s'éloigner de là. Les disciples lui donnèrent la sépulture dans le voisinage de Jérusalem, mais pendant une persécution postérieure, ils l'enlevèrent secrètement et le transportèrent sur un navire qui les conduisit en Espagne. Parmi eux se trouvaient Ctésiphon, Joseph d'Arimathie et Saturnin. Celui-ci était déjà allé en Espagne précédemment, et il y avait prêché l'Evangile ; il portait toujours des vêtements de lin. J'ai vu aussi dans quel endroit ces disciples se séparèrent, mais je l'ai oublié. J'ai eu touchant Saturnin une vision des plus claires. Il était né à Patras, en Grèce, de parents d'un rang distingué. Avant entendu parler de Jean Baptiste, il quitta ses parents, alla le trouver et devint son disciple zélé. Je le vis au baptême de Jésus-Christ, et lorsque Jean lui dit que le Christ était au-dessus de lui, il suivit le Seigneur dont il ne se sépara plus. Je vis qu'il travailla extraordinairement : il fit de longs voyages après la mort de Jésus, et baptisa un grand nombre de personnes. Je ne puis pas comprendre pourquoi il n'est pas question de lui dans les Evangiles. Je me souviens encore qu'il fut mis à mort dans une ville appelée Tolosa. Les idoles tombèrent là en sa présence, on le maltraita cruellement, et on l'attacha à des taureaux qui le traînèrent jusqu'à ce qu'il eût rendu l'âme. Je me souviens aussi d'un disciple du nom de Nicolas avec lequel il était en relation, et d'un autre nommé Andronic. J'ai vu tant de personnages et j'ai eu tant de visions qui les concernaient, que mon misérable état me rend absolument impossible de me reconnaître au milieu de tout cela. Saturnin fut évêque et il fit immensément de choses. Il prêcha d'abord en Orient et alla jusqu'aux frontières de la Perse. Dans le pays ou il fut martyrisé, il travailla considérablement et fonda plusieurs églises.

Lorsqu'avec Ctésiphon et Joseph d'Arimathie, il porta en Espagne le corps de saint Jacques, j'eus une vision touchant la méchante reine Lupa qui avait persécuté saint Jacques pendant qu'il évangélisait l'Espagne. Elle ne voulait pas permettre qu'on lui donnât la sépulture, mais les disciples l'avaient déposé sur une pierre qui se creusa sous le corps en forme de sépulcre. Il arriva en outre que la terre rejeta d'elle-même à plusieurs reprises d'autres corps qu'on avait enterrés près de lui. Lupa ayant porté des accusations contre les disciples, ils furent mis en prison, mais ils s'en échappèrent miraculeusement, et comme le roi les poursuivait, accompagné de quelques cavaliers, un pont sur lequel il passait s'écroula, en sorte que ses gens et lui périrent. Lupa fut saisie d'un tel effroi qu'elle dit aux disciples d'aller prendre dans un désert des taureaux sauvages et de les atteler ensemble : elle leur permettait de bâtir une église dans l'endroit où ils conduiraient le corps. Elle croyait que ces animaux farouches briseraient tout dans leur fureur. Les disciples, en entrant dans le désert, rencontrèrent un dragon qui tomba mort lorsqu'ils firent sur lui le signe de la croix Les taureaux se laissèrent atteler et conduisirent le corps de Jacques au château de Lupa. Ce fut là qu'on l'enterra, et le château devint une église, car Lupa se convertit et devint chrétienne ainsi que son peuple. J'eus ensuite une vision touchant une femme païenne de Rome : elle était vieille et toute contrefaite, et une impulsion intérieure l'excitait à se convertir. Elle s'adressa en esprit au tombeau de saint Jacques Et ; Espagne : alors Jacques lui apparut décapité et lui dit qu'il voulait lui montrer Jésus pour qu'elle le reçût en elle, et qu'elle irait ensuite visiter le tombeau de l'apôtre. Je vis qu'elle recouvra la santé et qu'elle alla en effet en Espagne au tombeau de saint Jacques. Il s'y opéra beaucoup de miracles, et le corps fut transféré dans un endroit dont le nom ressemble à celui de Constantinople (Compostelle).

Jacques le Mineur fut martyrisé plusieurs années après Jacques le Majeur. Je le vis sept jours de suite traîné devant le tribunal et chaque fois on l'accabla de mauvais traitements pendant une heure. Après avoir été précipité du haut du temple, il fut encore lapidé et achevé à coups de bâton. Il était évêque de Jérusalem. Je vis aussi un disciple du nom de Jacques à Babylone avec Abdias. Tout son désir était de mourir de la même mort que le Seigneur et il fut en effet crucifié plus tard dans un autre endroit.

Spain_Santiago_de_Compostela_Catedral_Portico_01_001

Litanies de Saint Jacques le Majeur

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu,ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.

Sainte Marie, Reine des Apôtres, priez pour nous.

Saint Jacques, priez pour nous.

Saint Jacques, qui fûtes un des premiers Apôtres que Jésus appela à Sa suite, priez pour nous.

Saint Jacques, qui fûtes un des trois Apôtres que Jésus aima spécialement, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez mérité de voir la Gloire de Jésus sur le Mont Thabor, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez mérité d'être un des témoins de l'Agonie de Jésus au Jardin des Oliviers, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez prêché avec un zèle intrépide la divinité de Jésus dans la Judée et la Samarie, priez pour nous.

Saint Jacques, qui avez annoncé aux païens de l'Espagne l'Evangile de Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, qui devant Hérode avec confessé Jésus comme Dieu vivant, priez pour nous.

Saint Jacques, qui le premier de tous les Apôtres, avez versé votre sang pour Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, qui le premier de tous les apôtres, avez donné par votre martyre un glorieux témoignage à Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, colonne inébranlable et appui de l'Église de Jésus, priez pour nous.

Saint Jacques, qui êtes un avocat spéciale et un protecteur particulier dans toutes les nécessités,


Soyez-nous propice, pardonnez-nous, Seigneur.

Soyez-nous propice, exaucez-nous, Seigneur.

Soyez-nous propice, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, ô Saint Jacques,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


Dieu Tout-Puissant, puisque Saint Jacques fut le premier de Tes Apôtres à offrir sa vie pour l'Evangile, accorde à Ton Église de trouver dans son témoignage une force, et dans sa protection un appui. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

5

Prière du pèlerin à Saint Jacques

Saint Jacques, Donne-nous bonne route et beau temps. Fais qu’en compagnie de ton saint ange, nous puissions parvenir heureusement au lieu que nous voulons atteindre et, à la fin au port du salut éternel… Fais que parmi toutes les vicissitudes de ce voyage qu’est cette vie, nous soyons toujours sous ta protection et ton assistance.

james

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Jacques (pdf) en cliquant ici

21 janvier 2009

Litanies de sainte Thècle

71600B

Sainte Thècle

Vierge et Martyre

Fête le 24 septembre


Sainte Thècle était originaire de la ville d'Iconium (Asie-Mineure). Elle était la fille d'une riche païenne nommée Théoclie. Agée de dix-huit ans, elle était fiancée à un jeune homme nommé Thamyris, qui l'aimait d'un amour ardent. C'est à cette époque que, descendant d'Antioche, Saint Paul fut accueilli à Iconium dans la maison d'Onésiphore, un voisin de Thècle, et y enseignait nuit et jour la parole de Dieu.

A tous ceux qui l'écoutaient dans une grande joie, il disait: «Heureux ceux dont le coeur est pur, parce qu'ils verront Dieu. Heureux ceux qui gardent la chasteté de leur chair, parce qu'ils seront le temple de Dieu. Heureux ceux qui ont renoncé à ce monde, car ils seront agréables à Dieu. Heureux ceux qui craignent les paroles de Dieu, parce qu'ils seront consolés. Heureux ceux qui embrassent la sagesse de Jésus-Christ, parcequ'ils seront appelés les fils du Très-Haut. Heureux ceux qui ont gardé le Baptême, car ils trouveront le repos auprès du Père et du Fils. Heureux ceux qui ont compris la science de Jésus-Christ, parce qu'il seront dans la lumière. Heureux ceux qui ont rejeté l'extérieur du monde par amour de Dieu, car ils jugeront les Anges et seront glorifiés à la droite du Père. Heureux les corps des vierges, parce que la parole du Père sera pour eux oeuvre de salut au Jour de son Fils, et ils goûteront le repos dans l'éternité de l'éternité».

Au comble de la joie et comme fascinée par ces paroles célestes, Thècle fut amenée à la foi en écoutant Paul cachée derrière une fenêtre qu'elle ne quitta pas pendant trois jours. Or Théoclie et Thamyris étaient dans une grande émotion en voyant ainsi Thècle oublier ce qui est terrestre pour s'attacher aux paroles de cet étranger qui enseignait à se détourner du mariage. Toute la ville était également en émoi, c'est pourquoi on se saisit de Paul et on l'amena devant le gouverneur. Celui-ci ordonna de l'enchaîner et de le conduire en prison. Après avoir donné ses bracelets au gardien, Thècle vint de nuit retrouver Paul dans sa prison, afin d'apprendre les grandeurs de Dieu, assise à ses pieds et baisant ses chaînes.

Lorsqu'on découvrit Thècle ainsi enchaînée par l'amour divin auprès de Paul, on les fit comparaître tous deux devant le gouverneur. Comme elle ne répondait pas aux questions du gouverneur, sa mère elle-même s'écria: «Brûle cette ennemie du mariage au milieu de l'amphithéâtre, afin que toutes les femmes instruites par cet exemple soient épouvantées!» Le gouverneur, contre son gré et sous la pression de la foule, fit flageller Paul, le chassa hors de la ville, et condamna Thècle à être brûlée vive. Alors qu'on l'emmenait nue au lieu du supplice et que dans une grande fébrilité les jeunes gens et jeunes filles rassemblaient les bois pour le bûcher, Thècle vit le Seigneur sous les traits de Paul, qui l'emplit d'une force divine en la regardant. S'armant du signe de la Croix, elle monta. sur le bûcher. Mais, bien que la flamme brillât haute, le feu ne la toucha pas et, ému par son amour, Dieu envoya une forte pluie qui éteignit le feu et inonda l'amphithéâtre. Conduite par Dieu, Thècle retrouva Paul, qui se cachait dans un tombeau à proximité de la ville avec Onésiphore et les siens. Ils partirent ensemble pour Antioche. A peine étaient-ils entrés dans la ville qu'un notable nommé Alexandre, frappé par la beauté de Thècle s'éprit furieusement de la jeune fille et se précipita pour l'étreindre en pleine place publique. Elle se défendit, déchira sa chlamyde, arracha la couronne de sa tête et le rendit ridicule. Pour se venger, celui-ci la livra au gouverneur qui la condamna aux bêtes. On l'attacha à une lionne farouche, mais celle-ci lécha les pieds de Thècle, comme pour rendre hommage à sa virginité. Le lendemain, on lâcha contre elle de nombreuses bêtes fauves, mais elles ne purent la toucher, car la jeune fille était protégée par une lionne. Voyant une grande fosse pleine d'eau, préparée pour un nouveau supplice, Thècle s'écria: «C'est maintenant le moment de recevoir le bain de la régénération!» Elle s'y jeta en disant: «Au nom de Jésus-Christ, je me baptise à mon dernier jour». Toute la foule sursauta d'émotion, pensant que les phoques allaient dévorer tant de beauté.

Au moment où elle plongeait dans l'eau, la flamme d'un éclair frappa les bêtes qui surnagèrent mortes, et un nuage de feu voila la nudité de l'épouse du Christ. On la livra alors à d'autres bêtes plus redoutables, mais les femmes de la ville, scandalisées par l'injustice de la condamnation de leur congénère, poussèrent de grands cris et les unes jetèrent des aromates, d'autres du nard, d'autres de la casse, d'autres de l'amone, en sorte que le théâtre fut rempli de parfums et les animaux, comme accablés de sommeil, ne touchèrent même pas la Sainte. On attacha ensuite Thècle entre les pattes de deux taureaux, auxquels on appliqua des fers brûlants afin de les rendre plus furieux. Ils bondirent, mais la flamme, s'étendant en cercle, brûla les cordes et laissa la Sainte comme si elle n'avait pas été liée. Constatant qu'aucune de leurs machinations ne pouvait quoique ce soit contre la servante de Dieu, le gouverneur et Alexandre lui rendirent la liberté.

Après s'être reposée quelques jours chez Triphaine, une riche femme de la ville qui l'avait prise comme fille adoptive dès le début de ses tribulations, Thècle, n'aspirant qu'à retrouver Paul, partit pour Myre. De là, elle retourna avec lui à Iconium pour y proclamer les merveilles de Dieu. Elle y trouva Thamyris mort et sa mère obstinée à rester sourde au message du salut. C'est pourquoi elle partit pour Séleucie, où elle demeura près de soixante-douze ans, à pratiquer l'ascèse dans une grotte située aux environs de la ville, dans la montagne de Calamon. Elle endura de violents combats contre les démons et se fit connaître de tous par les nombreux miracles qu'elle accomplissait. Jaloux de ses succès, les médecins païens de la ville envoyèrent des jeunes gens débauchés pour la perdre. Mais, par la providence de Dieu, elle entra vivante dans le rocher et s'enfonça sous la terre. (On raconte qu'elle serait allée à Rome pour retrouver Paul; mais qu'elle l'aurait trouvé mort. Elle serait restée là quelque temps, et se serait endormie d'un beau sommeil. Elle serait ensevelie à deux ou trois stades environ du tombeau de son maître).

1354926726_504e1ee4f2

Visions de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich sur la vie de Sainte Thècle

22-23 septembre 1820 et 23 septembre 1821

Lorsque je reçus hier la relique de Sainte Thècle, je vis la sainte descendre d'en haut vers moi : elle était comme revêtue de lumière et portait à la main une branche couverte de fleurs d'un blanc jaunâtre qui étaient fermées. Elle me dit en montrant la relique : " C'est une parcelle de mes ossements ". Je vis après cela jusqu'au soir diverses scènes de sa vie, et ce matin tout son martyre me fut montré dans une vision qui dura à peu près une heure.

Je vis d'abord Thècle dans la maison de ses parents à Iconium : elle était de taille moyenne, ses cheveux étaient bruns. Son visage était grave et beau : elle n'avait pas le teint fleuri, mais brun. Son front et son nez formaient presque une ligne droite. Elle avait dans toute sa personne quelque chose de pieux et de grave et portait une longue robe de laine blanche avec une large ceinture dont les extrémités étaient courtes par devant : cette robe était relevée par endroits et formait des plis nombreux. Ses manches étaient larges et attachées avec des rubans cannelés au milieu et garnis de perles sur les bords. Ses cheveux partagés en trois parties et entremêlés d'une étoffe transparente qui brillait comme de l'argent, étaient masses à droite, a gauche et sur le derrière de la tête.

Je la vis d'abord dans la maison de ses parents avec son père, sa mère et son fiance qui était un grand homme de très bonnes manières. Elle avait avec lui les façons les plus amicales. La maison était comme celles de l'ancien temps, bâtie autour d'une cour avec des galeries soutenues par des colonnes. Devant la maison il y avait encore une autre cour entourée d'un mur au haut duquel était une terrasse avec une balustrade à hauteur d'appui. Au-dessus de cette terrasse étaient tendues des tapisseries pour préserver du soleil.

Paul était à Iconium avec un disciple : ce n'était pas Barnabé, autant que je m'en souviens. Il y avait dans la ville une synagogue : mais Paul enseignait aussi publiquement dans des maisons où il avait des amis et même au dehors. Ce fut ainsi qu'il prêcha sur une extrade à l'entrée d'une maison qui faisait face à celle de Thècle. Il avait un nombreux auditoire parmi lequel se trouvaient des jeunes filles. Il enseigna sur le mariage et dit entre autres choses : " Celui qui se marie ne pèche pas, mais celui qui ne se marie pas, fait mieux ; etc ". Thècle était assise sur la terrasse et elle entendit ces paroles de l'autre côté de la rue. Les jeunes filles de la ville venaient souvent s'asseoir ainsi sur leurs terrasses, parées de toute espèce d'atours, innocemment ou à mauvaise intention. Thècle fut très émue des paroles de l'apôtre. Après ce discours, Paul fut mis en prison.

Je vis qu'on préparait les présents de noces de Thècle, qu'un envoyé de son fiance la visita et qu'elle renonça à lui. Je la vis une fois seule dans sa chambre : elle avait un rouleau d'écritures de l'épaisseur du doigt dans lequel elle lisait : c'était un écrit de Paul dans lequel il était question du mariage et de la virginité. Cette lecture l'émut beaucoup. Elle joignit les mains et pria, prit sur sa poitrine un bijou qu'elle avait reçu de son fiancé, puis en prit un autre sur son épaule droite ou à son oreille c'était comme une pierre blanche avec un petit orne ment dessus. Elle mit tout cela dans une cassette où étaient renfermés plusieurs autres joyaux. Vers le soir je la vis, ayant sur le bras un voile de couleur sombre, quitter la maison et aller dans la ville à la recherche de quelqu'un. Elle rencontra un homme qu'elle connaissait, auquel elle remit ses bijoux. Lorsqu'elle fut de retour chez elle, cet homme vint lui apporter de petites plaques de métal carrées. Je la vis, accompagnée d'un serviteur, se glisser dans l'obscurité jusqu'à la prison de Paul. Elle avait la tête enveloppée d'un voile brun ; elle longea des murs épais et passa sous des arcades. Il y avait là des gardes auxquels elle ne parla pas : mais elle rencontra un homme qui semblait être le geôlier en chef et auquel elle donna de l'argent. Je vis celui-ci prendre une lampe et conduire Thècle dans la prison : il resta sur le seuil de la porte pour l'éclairer. Saint Paul n'était pas enchaîné : il était enveloppé dans un grand manteau. La prison était spacieuse : Paul avait près de lui des rouleaux d'écritures. Thècle s'entretint avec lui, lui exposa sa situation et les pensées qui l'agitaient. L'apôtre lui donna plusieurs explications : puis elle s'agenouilla et il la baptisa avec l'eau d'un flacon qu'il portait dans les plis de sa robe. Alors une lumière descendit d'en haut et les environna tous les deux. Le geôlier vit cela, et plus tard lui aussi se fit chrétien. Je vis Thècle quitter la prison et rentrer chez elle : j'eus alors des visions où je la vis renoncer à toute espèce de parure, se voiler entièrement et déclarer à ses parents et à son fiancé qu'elle était chrétienne et voulait rester vierge. Je vis là-dessus sa mère hors d'elle-même : Thècle fut conduite dans la maison d'une femme qui devait, à ce qu'on espérait, la faire changer de sentiment, mais elle n'y réussit pas Cette femme s'appelait Tryphène Je vis ensuite Thècle traduite devant le tribunal comme chrétienne sur l'accusation de sa Propre mère, puis interrogée, condamnée, jetée en prison et enfin conduite au lieu du supplice. On l'avait dépouillée de tous ses vêtements. mais un nuage vint l'entourer et lui servir de voile : on la fit passer au milieu d'un cercle de valets de bourreaux qui la frappèrent à coups de verges jusqu'à ce qu'elle tombât par terre. Je la vis plus tard attachée à un poteau et déchirée avec des ongles de fer : ses longs cheveux pendaient autour de son corps ensanglanté. On alluma un bûcher : quand on l'eût détachée du poteau, elle y sauta d'elle-même et resta les bras étendus au milieu des flammes qui l'environnaient sans lui faire de mal et qui bientôt s'éloignèrent d'elle. Puis la pluie se mit à tomber si abondamment que tout le monde s'enfuit du lieu du supplice et que le feu s'éteignit. Thècle pouvait s'enfuir : elle n'en fit rien et se laissa ramener en prison. Beaucoup de gens se convertirent. Je la vis priant la nuit dans son cachot : je Vis aussi saint Paul lui apparaître, la consoler et guérir toutes ses blessures. Paul alors n'était plus prisonnier : on avait écrit à Rome, je crois, à son sujet et il avait été mis en liberté.

Je vis de nouveau conduire Thècle de la prison au tribunal et de là dans une enceinte circulaire où elle devait combattre contre les bêtes féroces. On la dépouilla encore de ses vêtements et sa pudeur fut encore protégée miraculeusement. On attacha à ses côtés avec des chaînes un ours et une lionne. Elle avait une chaîne de chaque côté du corps et une à chaque bras, et ces quatre chaînes retenaient près d'elle les deux bêtes féroces. Une secousse violente qu'elles lui donnèrent la fit tomber a la renverse. Alors la lionne brisa les chaînes sans faire aucun mal à la sainte : elle marcha dessus et passa sa tête au-dessous en sorte qu'elles se rompirent. L'ours était assis à quelque distance, plein de rage, mais intimidé : la lionne se jeta sur lui et l'étrangla, puis, comme un chien caressant, elle revint à Thècle qui s'était débarrassée de ses chaînes et se mit à lui lécher les pieds, pendant que la sainte la dressait et lui passait la main sur la tête et même dans la gueule. Tout le peuple cria au miracle, le juge déclara qu'il ne ferait plus rien contre elle et se convertit.

Mais d'autres conduisirent Thècle couverte d'une souquenille brune dans le voisinage d'un cours d'eau. Il y avait là une profonde citerne revêtue en maçonnerie au fond de laquelle il y avait de la vase toute remplie d'affreux serpents. Les valets du bourreau s'étant saisis de la sainte pour l'y précipiter la tête la première, elle s'échappa de leurs mains, fit le signe de la croix sur la citerne et sauta dedans : mais les serpents se retirèrent devant elle et se serrèrent contre les parois. Alors les bourreaux ouvrirent une écluse et la citerne se remplit de l'eau de la rivière voisine ; mais Thècle s'éleva avec l'eau sans quitter la position verticale et n'en ayant que jusqu'à mi-corps. Les serpents de leur côté grimpèrent contre les parois sans se rapprocher d'elle et l'on fut obligé d'arrêter l'eau, car autrement ils seraient sortis et se seraient jetés sur le peuple. La pieuse vierge qui n'avait eu aucun mal rendit grâce à Dieu : on la retira de là et il y eut beaucoup de conversions. Elle fut alors ramenée chez Tryphène qui se convertit, elle aussi.

Comme après tout cela beaucoup de personnes et surtout de jeunes filles venaient se joindre à Thècle, on la bannit de la ville et je la vis parmi des rochers dans une grotte couverte de gazon. Plusieurs femmes et jeunes filles l'avaient suivie. Elle était tout enveloppée dans un vêtement de couleur brune : elle avait sur la tête un capuchon qui lui couvrait le cou et la poitrine et qui faisait des plis quand elle tournait la tête. La grotte était dans un lieu très retiré. Je la vis errer dans les environs et mendier sa subsistance. Elle instruisait les gens du voisinage sans faire d'éclat, priait auprès des malades et les guérissait par l'imposition des mains. Elle faisait tout cela très simplement et sans s'attribuer aucune autorité, mais comme une personne pieuse favorisée de grands dons sur naturels. Plus tard je la vis à Séleucie chez cette même Tryphène dont il a déjà été parlé. Elle partit de la pour aller rejoindre saint Paul et elle fit des prédications ; mais il la renvoya, disant que cela n'était pas convenable. Une fois pourtant il lui fit une visite.

23-24 septembre

Je vis cette nuit sainte Thècle avec environ sept autres femmes et jeunes filles établie près de Séleucie dans un ermitage très bien arrangé. Plusieurs cellules très propres avaient été pratiquées dans des rochers formant une enceinte semi-circulaire. Au milieu de cette enceinte était une colonne hexagone ou octogone soutenant un toit qui abritait tout l'espace compris entre la colonne et les cellules : il était couvert de gazon et de verdure. La partie antérieure était fermée par des arbres et des rochers : il y avait des deux côtés une entrée étroite. Le toit s'appuyait sur ces arbres et s'engageait dans leurs branches. La lumière arrivait dans l'enceinte couverte et dans les cellules par des ouvertures pratiquées dans le haut du toit. Tout cet ensemble avait beaucoup de grâce, d'élégance et de distinction. Les cellules étaient taillées dans des roches veinées de diverses couleurs : il y avait dans chacune un banc recouvert de mousse sur lequel ces femmes dormaient : on y avait aussi pratiqué des niches où se trouvaient des croix de bois ayant cette forme : quelques-unes portaient une image du Christ qui semblait découpée dans du parchemin ; sur d'autres c'était une image faite à l'aiguille ressemblant un peu à une poupée. Ces niches se fermaient au moyen de trappes, qui en s'abaissant, présentaient une petite table devant l'image. Je vis en outre chez les habitantes de l'ermitage des verges et des cordes de crin dont elles se servaient pour se mortifier. Je vis des petits plats bruns qui semblaient façonnes avec de la terre, mais pas de foyers pour faire du feu : je crois qu'elles ne mangeaient que des fruits et des aliments crus. Les portes des cellules étaient en clayonnage. Il y avait une source devant l'ermitage. Autour de la colonne centrale régnait un ressaut formant une espèce d'autel : elle était entièrement revêtue de tapis sur lesquels étaient brodées à l'aiguille des figures d'un travail fort simple, représentant entre autres certains apôtres et la sainte Vierge. Il me parut aussi qu'il y avait à l'intérieur de cette colonne comme une espèce d'armoire : je ne me rappelle plus ce qu'on y renfermait. Thècle et ses compagnes priaient ensemble autour de cette colonne. Une de leurs occupations était de tresser des couvertures.

Je vis Thècle, qui n'avait que dix-sept ans à l'époque de son martyre, couchée ici sur son lit de mort à l'âge de quarante. Ses compagnes étaient agenouillées autour d'elle et un prêtre, qui me parut aussi être un anachorète, lui donna la communion. Il portait la sainte Eucharistie dans une boîte oblongue de forme quadrangulaire, laquelle s'ouvrait à moitié. C'était un morceau de pain de forme ovale enveloppé dans un linge. Le prêtre avait une longue barbe et le corps ceint d'une corde. Thècle ne mourut pas tout de suite ; avant d'expirer elle resta longtemps encore étendue sur sa couche, silencieuse et immobile comme la sainte Vierge Marie au moment de sa mort. Plus tard j'eus une vision touchant ses funérailles. Ses compagnes l'enveloppèrent entièrement avec des bandelettes, comme on le faisait pour les morts dans ce pays. On la coucha sur une planche et celle-ci fut placée sur une autre qui était garnie de poignées pour l'aider à la porter. On déposa ensuite le corps dans une grotte sépulcrale où plusieurs autres reposaient déjà. Je crois que par la suite on bâtit là une chapelle.

Je me souviens encore que, me trouvant dans une chapelle près de son tombeau, la sainte m'apparut, me revêtit d'un vêtement blanc et me mit notamment sur la tête une coiffe blanche, très belle quoique fort simple et semblable à un capuchon qui recouvrait aussi la poitrine : elle était élégamment plissée et cachait presque entièrement je visage. J'ai oublié pourquoi Thècle m'habillait ainsi, mais je crois qu'il s'agissait d'une mission que je devais remplir quelque part dans ce costume pour n'être pas reconnue. La pieuse Anne Catherine avait vu toute la vie de sainte Thècle, mais elle ne put communiquer que ce qui précède. Il lui fut dit encore que sainte Thècle, en qualité de première martyre, avait été comparée à la sainte Vierge par des Pères de l'Eglise.

71600D

Litanies de sainte Thècle

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, ayez pitié de nous

Seigneur, ayez pitié de nous

Christ, écoutez-nous

Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, Priez pour nous

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Thècle, priez pour nous

Sainte Thècle, qui êtes restée pure au milieu des païens, priez pour nous

Sainte Thècle, convertie par le Saint Apôtre Paul et qui êtes devenue sa première disciple, priez pour nous

Sainte Thècle, ardente élève de la Parole de Dieu, priez pour nous

Sainte Thècle, fidèle servante du Saint Apôtre Paul, priez pour nous

Sainte Thècle, qui l'avez nourri en prison, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez quitté, par amour pour le Christ, votre fiancé terrestre, priez pour nous

Sainte Thècle, dont la mère païenne vous a en vain et de façons multiples, forcée d'abandonner le Christ, priez pour nous

Sainte Thècle, dont les parents vous ont battue à cause de votre attachement à la Foi Chrétienne, priez pour nous

Sainte Thècle, dont le fiancé vous a dénoncé auprès de l'empereur à cause de votre Foi, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez été condamnée à brûler sur le bucher, priez pour nous

Sainte Thècle, qui, par le Signe de la Croix, avez provoqué une pluie pour éteindre le feu, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez été jetée en pâture aux animaux sauvages dans la fosse aux lions, priez pour nous

Sainte Thècle, qui, par la Force de Dieu, avez été préservée de toute les tortures, priez pour nous

Sainte Thècle, première martyre parmi les femmes, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez converti la pieuse Triphémia et toute sa maisonnée, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez servi Dieu jusqu'à un âge très avancé, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez été visitée par votre Epoux Jésus-Christ pendant votre prière, priez pour nous

Sainte Thècle, qui avez, par votre parole et votre exemple, gagné de nombreuses âmes pour le Christ, priez pour nous

Sainte Thècle, qui dans toutes les tribulations, êtes pour nous un refuge sûr, priez pour nous

Sainte Thècle, qui êtes les mère des veuves, des orphelins et des pècheurs repentis, priez pour nous

Sainte Thècle, qui intercèdez pour nous au trône de Dieu, priez pour nous

Sainte Thècle, acclamée par les patriarches, priez pour nous

Sainte Thècle, dont la tombe est visitée par d'innombrables et pieux pèlerins, priez pour nous

Sainte Thècle, qui obtenez pour tous ceux qui vous invoquent consolation et protection, priez pour nous

Sainte Thècle, miroir et modèle des vierges, priez pour nous

Sainte Thècle, servante du Père Eternel, priez pour nous

Sainte Thècle, délice de Dieu le Fils, votre Epoux choisi, priez pour nous

Sainte Thècle, temple magnifique de l'Esprit Saint, priez pour nous

Sainte Thècle, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

Priez pour nous, sainte vierge et Martyre Thècle,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ

Prions

O Dieu, qui avez tiré de l'obscurité du paganisme la Sainte Vierge et Martyre Thècle, et qui l'avez choisie comme épouse pour Votre Fils et l'avez revêtue de Grâces particulières pour la consolation de Vos fidèles; veuillez nous accorder par ses mérites et son intercession, d'être illuminés et réconfortés par sa grâce, de parvenir à la vraie conversion de notre vie et de partager avec elle, Votre Béatitude au Ciel. Par Jésus le Christ, notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous, dans l'Unité du Saint Esprit pour les siècles et les siècles. Amen.

greco_tecla_etc

Téléchargez le texte des Litanies de Sainte Thècle (pdf) en cliquant ici

21 janvier 2009

Les épousailles de Marie et de Saint Joseph

Life_St_Joseph_Saint_Austremoine_Issoire_n1

Les épousailles de Marie et de Saint Joseph

Texte extrait de la Vie Divine de la Très Sainte Vierge Marie, de Maria d'Agreda


La divine enfant fut rapportée par les anges dans le temple. Elle leur fit de douces plaintes et d'amoureuses instances, afin qu'il lui découvrissent la faute qui la privait de la présence de son divin époux. Le Seigneur entendit enfin ses plaintes et se manifesta à son épouse par une vision abstractive de sa divinité. Il dissipa ses ténèbres et remplit son âme de célestes consolations et des joies les plus pures. A l'âge de treize ans et demi il lui arriva ce que l'Écriture nous dit être arrivé à Abraham lorsqu'il lui fut commandé de sacrifier son fils Isaac. Elle avait fait voeu de virginité perpétuelle en présence de Dieu et des saints anges, et elle n'avait rien de plus à coeur que de conserver toujours ce beau lys de pureté. Mais le Seigneur lui commanda de prendre l'état du mariage, sans lui découvrir encore qu'elle fut choisie pour être la mère de Dieu. A cet ordre inattendu elle resta très affligée, mais elle suspendit son jugement, et croyant plus fermement qu'Abraham lui-même, elle espéra contre l'espérance, et se résigna à la divine volonté. Dieu dit en songe à Siméon de chercher un époux pour la fille de Joachim et de rassembler tous les prêtres et les docteurs pour leur exposer que cette enfant était orpheline et qu'elle n'avait aucune volonté de s'engager dans le mariage; mais que la coutume étant qu'aucune fille ne sortit du temple sans s'établir, il était convenable de lui trouver un mari. Le saint vieillard obéit aux ordres divins. Il exposa la chose aux prêtres, qui furent d'avis qu'il fallait prier le Seigneur de leur faire connaître quel était celui qu'il avait choisi pour son époux à cette enfant. Ils fixèrent donc un jour auquel tous les jeunes hommes de la famille de David, qui étaient présents à Jérusalem devaient se rassembler dans le temple; ils choisirent celui où Marie achevait, la quatorzième année de son âge. Simon voulut alors donner connaissance à la sainte enfant de leur résolution et l'engager à recommander cette affaire au seigneur. A cette nouvelle elle ressentit une si vive affliction qu'elle serai morte si Dieu ne l'eut fortifiée de sa divine vertu. Il lui donna cet avis neuf jours avant celui qui avait été fixé; en ce temps là, tandis que la sainte vierge redoublait ses prières afin que la divine volonté s'accomplit sur elle, le seigneur lui apparut et lui dit: Mon épouse et ma colombe, apaisez votre coeur affligé; je suis attentif à vos désirs et à vos prières, le prêtre sera conduit par ma lumière; je vous donnerai un époux qui ne s'opposera pas à vos désirs, et je vous viendrai en aide avec ma grâce. Je chercherai un homme parfait et selon mon coeur et je le choisirai parmi mes serviteurs; non pouvoir est infini et il sera toujours avec vous pour votre protection. Ces paroles du seigneur apaisèrent le coeur de la pure vierge et elle pria de nouveau le Très-Haut de lui conserver la pureté. Elle s'adressa aussi à ses anges qui la .consolèrent par les raisons tirées de la puissance de Dieu et de son amour infini envers elle. Le jour fixé arriva, tous les jeunes hommes de la famille de David s'assemblèrent et Joseph originaire de Nazareth, mais alors habitant à Jérusalem se trouva avec eux. Il était âgé de trente-trois ans, était bien fait de corps, d'un visage agréable et d'une modestie et d'une grâce incomparable. Dès sa douzième année il avait fait voeu de chasteté. Il était parent au troisième degré de la sainte vierge. Les prêtres se mirent- en prières afin de régler avec l'assistance divine ce qu'il fallait faire. Le seigneur inspira à Simon de faire prendre une baguette sèche à chaque prétendant et il leur dit que chacun demandât à Dieu de manifester sa divine volonté. Lorsqu'ils étaient tous en prière, on vit fleurir la baguette que tenait saint Joseph et voler au-dessus de sa tête une blanche colombe entourée d'une splendeur admirable. En outre saint Joseph entendit une voix qui lui dit intérieurement : Joseph mon serviteur, Marie doit être votre épouse, recevez-la avec soin et respect, car elle est agréable à mes yeux, juste, très-pure de corps et d'esprit et vous ferez ce qu'elle vous dira. Sur la déclaration du ciel les prêtres donnèrent la très-sainte Vierge pour épouse à saint Joseph, comme choisi de Dieu. Marie baisa la main à Siméon et à Anne sa maîtresse et sortit du temple avec son époux et quelques serviteurs du saint lieu et ils allèrent ensemble à Nazareth. Arrivés là, les saints époux visitèrent leurs parents et leurs amis ainsi qu'on la pratique dans ces sortes d'occasions et ils se retirèrent enfin à leur maison. Alors la très-pure Vierge pria les anges de l'assister dans ce premier entretien qu'elle devait avoir seule à seule avec un homme. Ils furent tous présents en forme visible; ils donnèrent une grande force à ses paroles et enflammèrent de charité le coeur de saint Joseph. Elle fit alors connaître à son époux le voeu de perpétuelle chasteté qu'elle avait fait, le suppliant de l'aider à l'accomplir; saint Joseph lui découvrit de son côté celui qu'il avait fait à l'âge de douze ans. Le coeur des deux chastes époux fut rempli de consolation en voyant l'oeuvre du seigneur dans la conformité de leurs sentiments; ils renouvelèrent leurs voeux, promirent d'y être fidèles et de s'entraider pour leur perfection. Après ces promesses, ils partagèrent, l'héritage que saint Joachim et sainte Anne leur avait laissé, ils en offrirent une part au temple, l'autre fut réservée pour les pauvres; ils gardèrent la troisième pour leur entretien Saint Joseph avait appris dans sa jeunesse le métier de charpentier comme un emploi honnête, dans le dessein de gagner sa vie. Il demanda à la sainte Vierge son épouse, s'il lui serait agréable qu'il exerçât ce métier. La sainte Vierge y Consentit, en l'avertissant que le Seigneur voulait qu'ils fussent pauvres et qu'ils secourussent les pauvres. Elle lui demanda la permission de distribuer des aumônes, ce que le saint époux lui accorda volontiers. Dieu pour augmenter dans saint Joseph le respect et la vénération qu'il devait à son épouse, voulut qu'elle répandît dans son époux par sa vue et sa présence une crainte respectueuse qui ne peut s'exprimer en paroles. Ces effets résultaient d'une rayonnante splendeur de la divine lumière, unie à une majesté ineffable dont saint Joseph était pénétré. Le saint mariage fut célébré le huit septembre, Marie ayant quatorze ans accomplis et saint Joseph trente-trois.

21 janvier 2009

Temps de prière de la famille Franciscaine

06

Chers amis,

Comme vous le savez peut-être, j'organise, tous les 4 mois, pour l'Hospitalité Franciscaine Notre Dame de Lourdes du Sud Ouest, un temps de prière. Vous trouverez ci après les textes de notre temps de prières. Pour tous ceux qui peuvent venir, cette prière à lieu de 19 à 20 heures, chez les Franciscaines Missionnaires de Marie, rue Kyrié à Bordeaux. Pour tous ceux qui ne peuvent se déplacer, je vous invite à prendre ce temps de prière en communion avec nous, de 19 à 20 heures ce soir, en lisant les textes. Nous prierons pour toutes vos intentions.

Bien fraternellement. Franck Monvoisin, rédacteur du blog

Temps de Prière de la Famille Franciscaine

Mercredi 21 janvier 2009

C’est notre première rencontre, en cette année où nous célébrons le 8ème centenaire de la naissance du charisme franciscain. Avant d’entrer dans la prière, vénérons François et Claire et demandons-leur de nous affermir dans notre vocation franciscaine.

Cloches de Lourdes

« Pour moi, vivre, c’est le Christ » « Suivre les traces de mon Seigneur Jésus-Christ » Paul, comme François se sont laissés saisir totalement par le Christ. En cette semaine de l’unité des chrétiens, alors que nous allons célébrer dimanche la fête de la conversion de St Paul, nous avons souhaité centrer notre prière sur cette conversion nécessaire pour chacun, afin qu’advienne l’unité des chrétiens.

Chant : «  C’est Jésus qui nous rassemble  » cf : Feuille A 22-99, couplets 1,2,4,5

HC_20S_20Peter_20Paul_01

Lecture du Livre des Actes des Apôtres (22, 3-16)

La conversion de Paul devant la porte de Damas

Paul, menacé de mort par les Juifs de Jérusalem, leur parla ainsi: « je suis Juif, né à Tarse en Cilicie; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui. J'ai persécuté à mort cette doctrine, liant et mettant en prison hommes et femmes. Le souverain sacrificateur et tout le collège des anciens m'en sont témoins. J'ai même reçu d'eux des lettres pour les frères de Damas, où je me rendis afin d'amener liés à Jérusalem ceux qui se trouvaient là et de les faire punir. Comme j'étais en chemin, et que j'approchais de Damas, tout à coup, vers midi, une grande lumière venant du ciel resplendit autour de moi. Je tombai par terre, et j'entendis une voix qui me disait: Saul, Saul, pourquoi me persécutes-tu? Je répondis: Qui es-tu, Seigneur? Et il me dit: Je suis Jésus de Nazareth, que tu persécutes. Ceux qui étaient avec moi virent bien la lumière, mais ils n'entendirent pas la voix de celui qui parlait. Alors je dis: Que ferai-je, Seigneur? Et le Seigneur me dit: Lève-toi, va à Damas, et là on te dira tout ce que tu dois faire. Comme je ne voyais rien, à cause de l'éclat de cette lumière, ceux qui étaient avec moi me prirent par la main, et j'arrivai à Damas. Or, un nommé Ananias, homme pieux selon la loi, et de qui tous les Juifs demeurant à Damas rendaient un bon témoignage, vint se présenter à moi, et me dit: Saul, mon frère, recouvre la vue. Au même instant, je recouvrai la vue et je le regardai. Il dit: Le Dieu de nos pères t'a destiné à connaître sa volonté, à voir le Juste, et à entendre les paroles de sa bouche; car tu lui serviras de témoin, auprès de tous les hommes, des choses que tu as vues et entendues. Et maintenant, que tardes-tu? Lève-toi, sois baptisé, et lavé de tes péchés, en invoquant le nom du Seigneur. »

Parole du Seigneur! nous rendons grâce à Dieu!

Chant de méditation : Apôtre des nations - Messager de la Nouvelle, (sur CD) Le monde est ta maison - Par ta voix, Dieu se révèle

1 – Pour toi, vivre, c’est le Christ 2 – Pour toi, vivre, c’est le Christ Et l’annoncer nourrit ta joie Sagesse offerte à qui te croit Antioche te reçoit Athènes où Dieu t’envoie Et les chrétiens se multiplient Entend le nom de l’inconnu Heureuse Eglise Heureuse ville Où l’Esprit souffle à tous les vents ! Où sur les places on dit Jésus !

3 – Pour toi, vivre, c’est le Christ 4 – Pour toi, vivre, c’est le Christ Et tu le portes aux gens sans droits Et la rencontre avec sa croix Corinthe s’ouvre à toi, Combien de durs combats Tu vois les pauvres se lever Jusque dans Rome tu mèneras Heureuse Eglise Heureuse Eglise Où des frontières sont tombées ! Où les prophètes gardent foi !

Num_riser0047

Lecture de la Légende des Trois Compagnons (5, 13-14)

François à Saint Damien

Comme François passait près de l'église Saint Damien, une voix intérieure lui dit d'entrer pour y faire oraison. Il entra. Il commençait à prier avec ferveur devant une image du Christ en Croix, lorsqu'il entendit une voix lui dire avec douceur et bienveillance: « François, ne vois-tu pas que Ma Maison tombe en ruine? Va donc et répare-là par amour pour Moi. » Tremblant et frappé de stupeur, il répondit : »Je vais m'y mettre de toute mon âme Seigneur. » Il comprit qu'il s'agissait de l'église Saint Damien, que sa grande vétusté menaçait d'une chute prochaine. Les paroles Divine le remplirent de joie, et son âme s'éclaira d'une vive lumière: il eût l'intime conviction que c'était Jésus crucifié qui lui adressait cet appel. A la sortie de l'église, il trouva un prêtre assis tout près de la porte. Mettant la main à la bourse, il lui offrit de l'argent et lui dit: « Je t'en conjure, messire, achète de l'huile pour faire brûler sans interruption une lampe devant ce crucifix: et quand tu auras dépensé cette somme, je te donnerai de nouveau autant qu'il le faudra. » A partir ce ce jour, son cœur fut si frappé et si profondément meurtri au souvenir de la Passion du Seigneur que, tout le reste de sa vie, il garda en son âme la mémoire des stigmates du Seigneur Jésus. La chose fut bien connue plus tard, lorsque les stigmates du Sauveur se reproduisirent sur le corps de François par un miracle dont il y eût les preuves d'une évidente Charité.

Ref : Que ton règne vienne – Comme l’aube sur la nuit

Que ton règne vienne – Qu’il éclaire et change notre vie !

1 - Là où il y a la haine que surgisse ton amour – Là où il y a le doute, que s’élève un chant de foi !

2 - Là où règnent les ténèbres, que paraisse ta clarté – Là ou cesse l’espérance, que s’élève un chant d’espoir !

3 – Là où naissent les discordes, que s’installe l’unité – Là où il y a la guerre, que s’élève un chant de paix !

4 – Là où il y a l’offense, que s’éveille le pardon – Là où règne la tristesse, que s’élève un chant de joie !

5 – Là où germe le mensonge, Fais fleurir la vérité – Là où siège l’injustice, que s’élève un chant d’amour !

Baroque_20Monstrance_20cropped

Exposition du Très Saint Sacrement

« Aimer, c’est tout donner, et se donner soi-même … »

Intercession

1 – L’apôtre Paul a recherché la vérité et l’a trouvée dans le Christ. François a cherché Dame pauvreté et l’a trouvée dans le Christ. Pour tous ceux qui découvrent avec bonheur la présence de Dieu sur leur route, et pour ceux qui poursuivent leur quête de vérité, prions le Père

2 – L’apôtre Paul a été un grand missionnaire. François a envoyé ses frères aux quatre points de l’horizon; Prions pour ceux qui quittent leur confort, leurs projets et leurs peurs pour annoncer l’Evangile autour d’eux et jusqu’au bout du monde, prions le Père.

3 – L’apôtre Paul a vécu sur une terre à évangéliser. François n’a pas hésité à aller à la rencontre du sultan. Pour les pays où les chrétiens sont une faible minorité et sont persécutés, prions le Père.

4 – Les écrits de l’apôtre Paul témoignent d’innombrables rencontres. Les écrits de François et de Claire sont notre richesse. Pour nos amis, nos familles, nos proches, et pour ceux à qui nous avons promis notre prière, prions le Père

Intentions libres

Maestro_del_san_francesco_Bardi_2C_la_predica_agli_uccelli

Antienne: « Celui qui plante n'est rien, celui qui arrose n'est rien. Dieu seul compte, qui donne la croissance ».

Très haut, tout puissant, bon Seigneur, à toi sont les louanges, la gloire et l’honneur, et toute bénédiction.
A toi seul, Très-Haut, ils conviennent ; et nul homme n’est digne de prononcer ton nom.

Loué sois-tu, mon Seigneur, avec toutes tes créatures : spécialement Messire frère soleil qui donne le jour, et par qui tu nous éclaires ;

il est beau et rayonnant avec une grande splendeur : de toi, Très-Haut, il est le symbole.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur lune et pour les étoiles :

dans le ciel tu les as créées, claires, précieuses et belles.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère vent, pour l’air et les nuages, et le ciel pur, et tous les temps,
par lesquels à tes créatures tu donnes soutien.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur eau,

qui est très utile et humble, précieuse et chaste.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour frère feu, par qui tu éclaires la nuit ;

il est beau et joyeux, robuste et fort.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour soeur notre mère la terre, qui nous soutient et nous nourrit,
et produit divers fruits avec les fleurs aux mille couleurs et l’herbe.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour ceux qui pardonnent pour l’amour de toi, et supportent douleur et tribulation ;
bienheureux ceux qui persévèreront dans la paix, car par toi, Très-Haut, ils seront couronnés.

Loué sois-tu, mon Seigneur, pour notre soeur la mort corporelle, à qui nul homme vivant ne peut échapper. Malheur à ceux qui meurent en état de péché mortel !

Bienheureux ceux qu’elle trouvera conforme à tes très saintes volontés, car la seconde mort ne leur fera point de mal.

Louez et bénissez mon Seigneur et rendez-lui grâces,

et servez-le avec grande humilité.

Antienne: « Celui qui plante n'est rien, celui qui arrose n'est rien. Dieu seul compte, qui donne la croissance ».

Comme Jésus nous l’a appris, avec confiance nous osons dire : Notre Père….

Dieu qui as instruit le monde entier par la Parole de l'Apôtre Saint Paul dont nous célébrons aujourd'hui la conversion, accorde-nous d'aller vers Toi en cherchant à lui ressembler, et d'être, dans le monde, les témoins de Ton Évangile. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Que le Seigneur nous bénisse et nous garde ! Que le Seigneur fasse briller sur nous son visage, qu’il se penche vers nous ! Que le Seigneur tourne vers nous son visage, qu’il nous apporte la paix ! Et que Dieu nous bénisse, lui qui est Père, Fils et saint Esprit

147776927_2c54af1d09_b

Reposition du St Sacrement et Chant final - Il dansera pour toi

Refrain : Il dansera pour Toi avec des cris de joie, Ton Dieu est en toi , Alléluia, alléluia, alléluia !

1- Pousse des cris de joie, Fille de Sion ! Éclate en ovations Israël !

2- Trésaille d’allégresse, réjouis-toi, Fille de Jérusalem !

3- Le Roi d’Israël , Adonaï est en toi , Tu n’as plus à craindre le malheur !

4- Ce jour-là on dira à Jérusalem, ne crains pas Sion ne faiblis pas !

5- En Toi , il y aura , sa joie et sa danse, Il te recréée par son Amour !

Prochaines rencontres :

Mercredi 18 février : Fraternité Ste Claire

Mercredi 18 mars : Marie Alexandrine et Christophe

Mercredi 15 avril : Fraternité St Michel

100_4764_1_

Prière pour l'année jubilaire des 150 ans de la mort du Saint Curé d'Ars

Saint François d'Assise joua un très grand rôle dans la vie du Saint Curé d'Ars; à un moment donné de sa vie, il pensa à entrer chez les Frères Mineurs Capucins de Lyon, mais le Père Léonard de Port Maurice lui conseilla de rester dans sa Paroisse et d'entrer dans le Tiers Ordre Franciscain, ce qu'il fit en 1847; l'année suivante une Fraternité fut établie à Ars et il recommandait aux Curés voisins d'en faire autant. Totalement purifié et uni à Jésus, il entre dans la Vie le 4 août 1859 et fut canonisé en 1925. Il a été proclamé Saint Patron de tous les curés de l'univers. Le 8 décembre 2008, s'est ouverte à Ars l'année jubilaire des 150 ans de sa mort.

Saint Jean-Marie Vianney, vous qui avez indiqué le “chemin du Ciel” à tant de fidèles, montrez-nous le chemin de l’amitié et de la vie avec le Père. Aidez-nous à goûter le bonheur qu’il y a à connaître Jésus-Christ, à L’aimer et à Le faire aimer. Comme vous, que nous découvrions la joie de vivre dans la grâce de l’Esprit-Saint, afin de le suivre avec confiance dans la foi. Apprenez-nous à aimer et à vivre toujours plus des sacrements de la Réconciliation et de l’Eucharistie. C’est là que nous rencontrons le Seigneur en vérité pour grandir dans la vraie liberté et nous laisser sanctifier. Que Sa présence dans le Saint-Sacrement nous attire, nous comble et soit pour chacun source de consolation. Aidez-nous à découvrir que la Parole de Dieu est une lumière pour aujourd’hui et un guide pour aimer et servir nos frères avec joie, spécialement les plus pauvres et les plus petits. Vous êtes le “patron de tous les curés de l’univers” et un modèle plein de charité pour chaque prêtre. Nous venons vous les confier et prier pour eux ; gardez-les dans la paix et la fidélité à l’Église. Saint Curé d’Ars, aidez-nous à être toujours plus des témoins de la miséricorde ; faites grandir en nous le désir d’être des saints. Amen.

St_Fran_ois_fresque_Subiaco

Téléchargez la feuille du temps de prière (pdf) en cliquant ici

21 janvier 2009

La Messe avec Marie

90912AF

La Messe avec Marie

Méditation du Père Marie Antoine de Lavaur


« Un jour sans messe, dit saint François de Sales, est un jour sans soleil ». Une Messe bien entendue, « oh ! le trésor des trésors » ! Faites tous les sacrifices pour l’entendre chaque jour. Vouloir, c’est pouvoir. Ne vous privez jamais de ce bonheur : c’est une demi-heure de Paradis passée sur la terre. Voici une méthode admirable. En vous en servant, vous serez tout le temps avec Jésus. Vous le verrez, avec les sentiments du Cœur Immaculé de Marie, vivre sous vos yeux. Et être avec Jésus, n’est-ce pas être au Paradis ? Lui-même veut que nous fassions ainsi : « Faites ceci en vous souvenant de moi ». Suivez avec attention chacun des gestes du prêtre : vous y verrez parfaitement reproduite la vie tout entière de Jésus-Christ.

Pictures_of_John_Paul_II_that_someone_painted_and_are_now_in_the_Cathedral_at_Assisi

Première partie de la messe: Adorer Dieu


Voyez le prêtre sortir de la sacristie : il porte la croix sur ses épaules et le calice dans ses mains : ceci rappelle que l’homme, qui a été perdu par l’arbre et le fruit du péché, est sauvé par l’arbre de la croix et le fruit de vie. Au pied de l’autel, le prêtre, en souvenir d’Adam pécheur, commence, avec tous les assistants, à confesser et à pleurer les péchés. "Seigneur, Dieu Tout-Puissant, me voici prosterné en votre présence, pour apaiser et honorer votre Majesté divine au nom de toutes les créatures. Mais comment le pourrai-je faire, étant moi-même pécheur? Pardon, Seigneur! Vous qui vous glorifiez d'être appelé le Père des miséricordes, mille fois pardon". Il monte ensuite à l’autel en tremblant et demandant miséricorde, par les mérites des Saints dont les reliques sont dans l’autel, et il baise l’autel. La prière d’ouverture: Au côté droit, il dit l’Introït avec les prophètes, qui annoncent le Rédempteur, et il revient au milieu de l’autel pour dire le Kyrie Eleison, qui rappelle les grandes prières faites pendant quatre mille ans pour demander ce Rédempteur. Adam les avait commencées, et Marie les disait encore quand l’Ange la salua. Le prêtre chante ensuite le Gloria, rappelant les joies de la crèche. "Mon enfant, le prêtre t'invite en disant "Dominus vobiscum", à venir à la crèche. Dis avec lui les Oraisons, unissant tes prières à celle des bergers et des rois mages". Les Oraisons qui suivent rappellent les adorations des bergers et des rois. L’Epître qui est l’enseignement des Docteurs apostoliques, rappelle la présence de Jésus au milieu des Docteurs. Le Graduel rappelle sa croissance jusqu’à trente ans. Voici la prédication de l’Evangile. "L'Evangile te rappelle la prédication divine de mon Fils. Lève-toi pour l'écouter, baise avec respect le livre qui la continue, et, avec les martyrs et les confesseurs de la foi, fais retentir les cieux et la terre de ce chant de victoire: Credo! Credo! Je crois! Je crois!" Le Credo en est la solennelle affirmation.

roman_mass1

Deuxième partie de la messe: Remercier Dieu


Voici la Passion qui commence. "Mon enfant, ici commence le grand sacrifice". Préparation des dons et Prière sur les Offrandes. L’Offertoire ou Oblation est la première partie de sacrifice. Le prêtre offrant l’hostie, c’est Jésus s’offrant au jardin des Oliviers. Le vin mis dans le calice rappelle la divinité de Jésus et le sang qu’il répand, et les gouttes d’eau qu’y mêle le prêtre rappellent son humanité et aussi les larmes que nous devrions mêler à son sang. "Verse quelques larmes brûlantes d'amour pour les unir au sang de mon Jésus". vIl faut s’offrir et s’immoler avec Jésus. Le Lavabo nous rappelle combien il faut être pur pour faire cette offrande et cette immolation. "Le prêtre se purifie encore en lavant l'extrémité des doigts qui doivent toucher l'hostie sainte, puis il revient au milieu de l'autel où, profondément incliné, il s'offre à Dieu pour le salut du peuple. En ce moment, il faut prier pour le prêtre. Il doit être si saint, si pur!" L’Orate fratres invite les fidèles à s’offrir avec le prêtre. "Le prêtre t'invite à venir t'immoler à ton tour avec Jésus et lui-même, et à offrir au Seigneur ta volonté, tes biens, ta famille et ta vie. Mais ce que Jésus te demande avant toute chose, mon enfant, c'est ton cœur, offre-le lui sans partage afin qu'il s'élève de la terre jusqu'au trône de Dieu, pour y chanter avec les anges: Sanctus! Sanctus! Sanctus!" La Préface chante la gloire que Dieu en retire. Le Sanctus et l’Hosanna transportent nos cœurs dans les cieux pour y tressaillir d’amour et y chanter avec les anges. Plusieurs Saint entendaient alors, dans l’extase, les célestes concerts.

Troisième partie de la messe: Pleurer ses péchés

Le prêtre met les bras en croix, baise l’autel et fait trois signes de croix sur le calice, rappelant ainsi le baiser de judas et les trois juges de Jésus. Quand il s’arrête au Memento, se souvenir de Pilate interrompant les supplices pour dire : Ecce Homo. "O Père, regardez sa face adorable! A cause de lui, accordez-nous telle... telle grâce pour telle... telle personne". Les prières qui suivent rappellent Jésus montant au Calvaire. "Mon enfant, viens avec moi à la suite de mon Fils". Le prêtre met alors ses deux mains juxtaposées sur le calice, pour placer tous les péchés sur la tête de la Victime. "Ne laisse pas pas perdre une goutte de ce sang adorable! Au pied de la croix de mon Jésus prie pour les justes, pour les morts, pour les pécheurs". Il prononce les paroles de la Consécration pour l’immoler, il l’élève pour la montrer au ciel et à la terre. Ensuite il fait, les bras en croix, les grandes prières que fit Jésus sur la croix et que rappelle le Pater. Puis il partage l’Hostie en deux, pour rappeler la mort de Jésus, par la séparation du corps et de l’âme. Il la brise encore pour rappeler le coup de lance. Il fait trois signes de croix pour rappeler les trois jours du sépulcre, et, laissant tomber une parcelle d’Hostie dans le calice, il rappelle la réunion de l’âme et du corps de Jésus dans le sépulcre et sa résurrection. "Les trois jours de ma grande douleur et la consolation que j'avais dans mon martyre de garder toujours dans mon cœur l'hostie que j'avais reçue la première au Cénacle".

mass_4

Quatrième partie de la messe: Demander les grâces

Le prêtre dit l’Agnus Dei et donne la Paix et la Communion pour rappeler que l’Agneau de Dieu ressuscité donna la paix aux Apôtres, les visita et s’assit à la même table. "Participe toi aussi au sacrifice par une communion fervente. Ne manque jamais au moins de faire la communion spirituelle en t'unissant à la joie qu'éprouvait mon cœur quand tous les jours je recevais mon divin Fils des mains de Jean, mon fils adoptif". Puis, de même que Jésus annonça à ses Apôtres que sa vie terrestre était finie et qu’il les bénit avant de monter au ciel, le prêtre dit : Ite Missa est, et bénit les assistants. "Incline la tête pour recevoir sa bénédiction, comme firent les apôtres au moment où mon Jésus monta au ciel". Après cette bénédiction, tous les fidèles debout pendant le Dernier Evangile, semblent, comme les Apôtres contempler Jésus montant au ciel et entendre les Anges leur annoncer que Jésus en descendra pour juger le monde. Ainsi, la Messe renferme tous les évènements accomplis dans tous les siècles, depuis la chute jusqu’au jugement dernier. Voilà les merveilles d’amour, qu’il faut contempler et méditer tout le temps de la Messe. Alors, quel trésor de grâces ! Quel avant-goût du Paradis !

Pour approfondir

Site de l'Association pour la mémoire du Père Marie Antoine

http://a.p.m.a.free.fr

Téléchargez le texte de la Messe avec Marie (pdf) en cliquant ici

Eucharist__2_

anime_del_purgatorio

20 janvier 2009

Chapelet de saint Joseph

calendar64

Saint Joseph de Nazareth

Père nourricier du Seigneur

Fête le 19 mars et le 1er mai

Méditation sur Saint Joseph par Saint Alphonse de Liguori

Considérons quels sentiments de tendresse et de vénération Saint Joseph avait pour la bienheureuse Vierge Marie. A la bonté la plus accomplie elle joignait la plus profonde humilité, la plus aimable douceur, la plus complète pureté, la plus parfaite obéissance, le plus généreux amour de Dieu; élevée de la sorte par ses incomparables qualités au-dessus de tous les hommes et de tous les anges, Marie méritait l’affection de Saint Joseph, et Saint Joseph, pour qui la vertu avait tant de charmes, aimait Marie de tout son coeur. D’autant plus qu’il recevait incessamment les marques de l’affection dont sa sainte épouse était animée pour lui; nul doute, en effet, qu’elle n’aimât son chaste époux plus que n’importe quelle autre créature. Enfin, il voyait dans Marie la bien-aimée de Dieu, celle que le Seigneur avait choisie pour mère de son Fils unique. Combien donc le coeur si juste et si reconnaissant de Joseph devait aimer sa pure et admirable épouse ! Considérons ensuite l’amour que Joseph portait à Jésus. Dieu ne pouvait charger Joseph de tenir lieu de père à Jésus sans lui mettre au coeur l’amour dont il fallait qu’un père fût animé pour un tel Fils, un Fils si digne d’amour, un Fils qui était en même temps son Dieu. Aussi l’amour de Joseph, fort différent de celui que les pères ont d’ordinaire pour leurs enfants, ne fut pas seulement naturel, mais encore surnaturel, Jésus étant tout à la fois et le fils de Joseph et son Dieu. En effet, grâce à la révélation apportée du ciel par l’ange, Saint Joseph savait de science certaine que cet enfant, dont la vie s’écoulait près de lui, était le Verbe divin fait homme par amour pour les hommes, et en particulier pour lui, son père nourricier. Il se voyait choisi entre tous pour lui servir de gardien et de protecteur, en même temps qu’il l’entendait lui dire : mon père. Quel incendie d’amour ne devait pas allumer dans l’âme du saint patriarche la considération de ces merveilles! De quelles flammes d’amour il se sentait brûler lorsqu’il voyait son Dieu faire l’office d’un simple ouvrier, ouvrir et fermer l’atelier, aider à scier le bois, manier le rabot et la hache, ramasser les copeaux, balayer la maison, en un mot accomplir exactement tous ses ordres et n’agir jamais que par obéissance. Quels sentiments de tendresse inondaient son âme quand il portait l’Enfant Jésus dans ses bras et que tous deux se témoignaient leur amour par les plus douces caresses, quand il l’entendait proférer ces paroles de vie éternelle dont chacune était comme une flèche d’amour qui lui perçait le coeur, mais surtout quand il voyait donner l’exemple de toutes les plus sublimes vertus! Parmi les hommes, à force de vivre ensemble, on finit d’ordinaire par n’avoir plus l’un pour l’autre qu’un amour fort médiocre, parce que, au fur et à mesure que les relations durent, on découvre davantage les défauts l’un de l’autre. Saint Joseph, au contraire, ne cessait, en continuant de vivre avec Jésus, d’admirer davantage sa sainteté. Comprenons par là de quel amour il parvint à brûler pour lui, cette vie d’ineffable intimité n’ayant pas duré, selon le sentiment commun, moins de vingt-cinq ans. Grand saint Joseph, je me réjouis que Dieu vous ait jugé digne d’occuper ce poste éminent où, constitué le père de Jésus, vous avez vu se soumettre à votre autorité celui dont le ciel et la terre exécutent les ordres. Puisqu’un Dieu voulut vous obéir, moi je veux me mettre à votre service. Oui, je veux désormais vous servir, vous honorer et vous aimer, comme mon Seigneur et Maître. Daignez m’accepter au nombre de vos clients ; ensuite commandez-moi tout ce que vous voulez. Quoi que vous m’ordonniez, ce sera, je le sais, pour mon plus grand bien et pour la gloire de Jésus, mon Rédempteur et le vôtre. Mon bien-aimé Saint Joseph, soyez mon intercesseur auprès de Jésus. Il vous a si fidèlement obéi sur la terre; certainement il ne rejettera jamais aucune de vos prières. Dites-lui donc qu’il me pardonne toutes les offenses dont je me suis rendu coupable contre lui. Dites-lui qu’il me détache des créatures et de moi-même et qu’il m’enflamme de son amour; puis qu’il fasse de moi tout ce qui lui plaît.

Saint Alphonse-Marie de Liguori, Docteur de l'Église

Puis-je voir, ô divin Jésus, la fidélité admirable avec laquelle vous avez accompli toutes vos promesses, et avec laquelle vous ne manquez jamais d’être sur nos autels pour nous combler de grâces, sans me reprocher le peu de fidélité que j’ai pour vous servir ? Et puis-je voir cette vertu si éminente dans mon glorieux protecteur saint Joseph, sans rougir de l'infériorité où je suis devant tous mes devoirs ? Mais aujourd'hui, mon adorable Maître, je veux profiter de ces belles leçons et je commence à observer une fidélité si inviolable que non seulement je ne manquerai à aucune de mes obligations, mais encore avec une sainte opiniâtreté je me plierai aux plus petites pratiques que j'ai entreprises. Enfin je m’encourage à la fidélité en honorant saint Joseph et en adorant Jésus-Christ dans le Très Saint-Sacrement de l'autel.

Saint Jean Eudes

joseph

Chapelet de saint Joseph

Le Chapelet de saint Joseph se récite sur un chapelet spécial composé de 3 dizaines séparées d'un grain. Il y 60 grains en l'honneur des 60 ans passés près de Jésus et de la Sainte Vierge. Il est possible de méditer les mystères des 7 Douleurs et allégresses de Saint Joseph.

Sur les 3 grains violet:  on récite le je vous salue Joseph, ces grains sont violets pour exprimer la piété de saint Joseph. Les grains qui les séparent sont blancs pour exprimer sa pureté.

 

Je vous salue, Joseph

Je vous salue Joseph, vous que la grâce divine a comblé, le Sauveur a reposé dans vos bras et grandi sous vos yeux. Vous êtes béni entre tous les hommes et Jésus, l'Enfant divin de votre virginale Epouse est béni. Saint Joseph, donné pour Père au Fil de Dieu, priez pour nous, dans nos soucis de famille, de santé et de travail, jusqu'à nos derniers jours, et daignez nous secourir à l'heure de notre mort. Amen.

Sur les grains blanc:  Loué et béni soit Jésus, Marie et Joseph !

Sur la médaille

V. Priez pour nous, ô saint Saint-Joseph.:

R. Afin que nous soyons dignes des promesses du Christ

Prions

O Dieu, Qui a prédestiné saint Joseph de toute éternité pour le service de ton Fils éternel et de sa Très Sainte Mère, et l'a fait digne d'être le conjoint de cette sainte Vierge et le père de ton fils. Par tous les services qu'il a rendus à Jésus et de Marie sur terre, que Tu veuilles nous rendre dignes de son intercession et accorde-nous de jouir du bonheur dans les cieux. Par le Christ notre Seigneur. Amen.

Life_St_Joseph_Saint_Austremoine_Issoire_n1

Prière

Béni soyez-vous, ô très aimable cœur de Marie, pour toutes les affections que vous avez pour ce grand saint ! Béni soit à jamais votre noble cœur, ô saint Joseph, pour tout l'amour qu'il a porté et portera éternellement à Jésus et à Marie, pour tous les soins qu'il a eu pour pourvoir aux besoins du Fils et de la Mère et pour toutes les douleurs et angoisses qu'il a souffertes en vue de leurs souffrances et des mépris et mauvais traitements qu'il leur a vu porter de la part des hommes ingrats ! O grand saint, nous vous offrons nos cœurs ; unissez-les avec le vôtre et avec celui de Jésus et de Marie, les priant de faire en sorte que cette union soit inviolable et éternelle.

Pour se procurer le Chapelet de Saint Joseph,

cliquer sur le lien suivant

www.le-chapelet.com

calendar70

Téléchargez le texte du Chapelet de Saint Joseph (pdf) en cliquant ici

20 janvier 2009

Chapelet d'éloge à Marie

calendar19

Chapelet d'éloge à Marie

Le Chapelet d'éloge à Marie se récite sur un Chapelet classique. Il se récite particulièrement en réparation des blasphèmes commis contre la Mère de Dieu.

Sur la croix, on dit : Marie, ma Mère Immaculée, Je désire vous offrir réparation pour les offenses que votre Cœur Immaculé reçois des horribles blasphèmes qui sont proférés contre vous. Je vous offre ces prières, pour vous consoler de tant d’enfants ingrats, qui ne vous aiment pas, et pour consoler le Cœur de Votre Divin Fils, qui est si profondément offensé par les insultes qui vous sont réservées. Recevez, la plus pure de mes Mères, ce modeste acte d’hommage. Faites que je vous aime de plus en plus chaque jour, et regardez avec pitié sur ces blasphémateurs qu’ils ne retardent pas l’occasion de se réfugier dans vos bras maternels. Amen.

On laisse de côté les cinq grains près de la croix.

Sur les gros grains, dire : Accordez moi la grâce de pouvoir vous prier, O Sainte Vierge et donnez moi la force de faire face à vos ennemis.

Sur les petits grains, on dit :

1er grain. Bénie soit la Grande Mère de Dieu, Marie la plus Sainte.

2ème grain. Bénis soit sa sainte et immaculée conception.

3ème grain. Bénie soit sa Glorieuse Assomption.

4ème grain. Bénie soit le nom de Marie, vierge et mère.

5ème grain. Béni soit son cœur immaculé.

6ème grain. Bénie soit sa virginale pureté.

7ème grain. Bénie soit sa maternité divine.

8ème grain. Bénie soit sa médiation universelle.

9ème grain. Bénies soient ses douleurs et ses pleurs.

10ème grain. Bénies soient les grâces par lesquelles le Seigneur l’a couronnée reine du ciel et de la terre.

A la fin de chaque dizaine, dire : Bénie soit Marie, Mère du Père. Bénie soit Marie, Mère du Fils. Bénie soit Marie, épouse du Saint Esprit.

On termine par les 5 grains laissés de côté au début, on dit la prière 5 fois:  Ma Mère, je vous aime pour ceux qui ne vous aiment pas, je vous prie pour ceux qui blasphèment contre vous, je m’abandonne à vous, pour ceux qui ne vous reconnaissent pas comme leur Mère. Amen.

ND_de_la_Trinit_

Téléchargez le texte du Chapelet d'éloges à Marie (pdf) en cliquant ici

20 janvier 2009

Chapelet de Protection

calendar_main4b

Chapelet de Protection

Le Chapelet de protection se récite sur un Chapelet classique.

Sur la croix, on récite le Credo.

Sur le gros grain suivant, réciter le Notre Père.

Sur les trois petits grains suivants, réciter le je Vous salue Marie: le 1er est récité en l'honneur de Dieu. Le 2ème est récité pour notre demande, Le 3ème en remerciement de la grâce.

Puis réciter le Gloire au Père

Ensuite, sur les gros grains, on dit : Dieu Saint, Dieu Fort, sauvez nous qui résidons sur cette terre.

Sur les petits grains, on dit : Jésus Sauveur, Miséricordieux Sauveur, épargne ton peuple.

A la fin du chapelet, on dit 3 fois : Fils de Dieu, Fils Eternel, merci pour toutes les choses que vous avez accomplies.

egallery5_13

Téléchargez le texte du Chapelet de protection (pdf) en cliquant ici

Publicité
Publicité
Publicité