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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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7 février 2009

Neuvaine aux Bienheureux François et Jacinthe et à la Servante de Dieu Lucie de Fatima

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Neuvaine aux Bienheureux François et Jacinthe et à la Servante de Dieu Lucie, voyants de Notre Dame de Fatima

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Le Bienheureux Francisco Marto

1908-1919

Le petit François Marto était, à l'exemple de ses parents, un enfant doux et humble, au caractère aimable et discipliné. Dès le lever du soleil, la maman de François et Jacinthe allait les réveiller. Leurs yeux à peine ouverts, ils récitaient cette prière, si populaire jadis au Portugal : « Béni et loué soit le Très Saint Sacrement de l'Eucharistie, Fruit béni et sacré de la Vierge très pure, Sainte Marie ! ». Il aimait parfois jouer des tours à ses frères et sœurs, mais les parents n'eurent jamais à se plaindre sur le comportement de leur fils. Son obéissance était exemplaire. Avec ses camarades, il se montrait très pacifique et condescendant. Un jour, Teresa, sa marraine, lui offrit un petit mouchoir où était représenté l'image de Notre Dame de Nazaré. Tout heureux, il alla le montrer à ses petits camarades ; mais un matin ce petit mouchoir disparut. Hors, il y tenait beaucoup ; sans cesse il en parlait pour savoir qui aurait pu le trouver. Quand il sut qu'il se trouvait entre les mains d'un autre enfant, il alla le voir, mais comme il ne voulait pas lui rendre son mouchoir, il dit : « Et bien, garde-le ! »

Toutefois, n'allons pas croire que François manquait de caractère où était un garçon de volonté faible, bien au contraire ; mais il ne cherchait nullement la bagarre. Le petit pastoureau était aussi quelque peu poète. Il aimait particulièrement la musique à un point tel que, un jour, il vola un tostão à son père (cela faisait une petite somme !) pour s'acheter un harmonica. Ce fut la seule faute grave de sa très courte vie. Il passait des heures et des heures à jouer des airs sur son petit fifre de roseau, assis sur une pierre, la plupart du temps accompagné de Lucie et de Jacinthe, qui chantaient et dansaient au son de la musique. Il aimait beaucoup les petits oiseaux, et ne pouvait supporter que quelqu'un vole leurs nids. Il gardait toujours pour eux quelques miettes du pain qu'il emportait pour son repas et les déposaient au dessus des pierres afin que les moineaux puissent eux aussi manger. Un jour, il vit un de ses compagnons avec un petit oiseau dans la main. Emu de pitié, il demanda à celui-ci de le lâcher. Comme l'autre refusait, il lui offrit un vintém (env. 2 centimes d'euro) pour le décider à lui donner l'oiseau. Lorsqu'il l'eût entre les mains, il le laissa s'envoler, en disant : « Prends garde une autre fois de ne pas te laisser attraper ! ». Ce n'est pas seulement pour les animaux que le petit garçon avait bon cœur : il y avait dans le hameau une vieille dame qui avait toujours du mal à regrouper son troupeau de chèvres et de brebis. François n'hésitait jamais à venir à son aide pour rassembler les bêtes. Pour lui, la nature était une merveille. Il ne se lassait pas d'admirer le ciel immense, les étoiles. Les rayons du soleil à travers les vitres l'enchantaient. Les gouttes de rosée, irisées par le soleil, étaient pour lui aussi précieuses que des joyaux, aussi belles que les étoiles du ciel.


« Laissez venir à moi les petits enfants »


Lors de l'Apparition du 13 mai 1917, la Très Sainte Vierge dit que François irait au Ciel, mais pour qu'il en soit ainsi il faudra qu'il récite beaucoup de chapelets. En effet, le petit garçon avait pour habitude d'abréger la récitation des chapelets pour aller jouer plus rapidement. Depuis ce jour, le petit garçon porta une attention toute particulière à dire ses chapelets. « J'ai beaucoup aimé voir l'Ange, disait-il, mais ce que j'ai le plus aimé, c'est de voir la lumière de Notre Dame ». Quelques semaines après la dernière apparition, Lucie demanda à son cousin : « Qu'est-ce qui te plaît le plus, consoler Notre-Seigneur ou convertir les pécheurs pour que les âmes n'aillent plus en enfer ? » « A choisir, j'aimerais mieux consoler Notre-Seigneur. N'as-tu pas remarqué comment la Sainte Vierge, encore le mois dernier, devint si triste lorsqu'elle demanda que l'on n'offense plus Notre-Seigneur qui est tant offensé ? Je voudrais aussi ensuite convertir les pécheurs pour que les âmes n'aillent pas en enfer. ».Dès lors, François se sentait poussé par la grâce et recherchait toujours la solitude pour prier et offrir ses sacrifices, lui qui savait qu'il aura beaucoup à souffrir pour réparer tant de péchés qui offensent Notre Seigneur et Son Cœur Immaculé. Il était triste, non pas de souffrir pour le Bon Dieu, mais parce qu'il savait Notre Seigneur bien triste à cause des offenses des hommes.

La nouvelle au village de la première Apparition de Notre-Dame fut par la suite assez éprouvante pour le petit enfant. A l'école, qui à cette époque n'était pas obligatoire, le professeur profitait du peu d'intérêt que portait François pour les études pour le traiter de "faux voyant", faisant montrer à tous les autres élèves ses défauts et négligences. Bien entendu, ses compagnons d'école ne manquaient pas de rire et de se moquer des ces humiliations. A la récréation, le petit François passait son temps appuyé à un mur pour essayer de se défendre des mauvais traitements que des élèves plus robustes n'hésitaient pas à lui infliger... sans que le professeur intervienne pour le défendre. Loin de se plaindre, toujours humble, doux et patient, il supportait tous les affronts sans rien dire, au point que ses parents n'en surent jamais rien.

« Vous aurez beaucoup à souffrir, mais la grâce de Dieu sera votre réconfort »


Tels furent les Paroles de Notre Dame ; et de fait, non seulement François, mais également sa sœur Jacinthe et sa cousine Lucie, acceptaient de bon cœur toutes les souffrances par amour du Bon Dieu. En méditant les leçons des apparitions de Notre-Dame, à Fatima, le chrétien doit s'arracher aux horizons étroits de la terre et se replacer dans les perspectives de l'éternité comme les petits modèles que la Vierge nous propose. Hélas !, en effet, de plus en plus, les hommes bornent leurs ambitions aux intérêts d'ici-bas. C'est là la fallacieuse promesse que les plus redoutables ennemis de la religion ont fondée sur un système de doctrine qui ramène tout à la matière visible et périssable. Jésus disait aux apôtres : « Si vous ne devenez semblables à ces petits enfants, vous n'entrerez pas dans le Royaume des Cieux ». Nous pouvons entendre la Sainte Vierge nous donner le même avertissement en nous présentant François, mais aussi Jacinthe : pour eux, les choses de ce monde n'existaient pas. Ils jugeaient tout d'après la perspective de l'éternité qu'ils attendaient avec impatience et il semble, qu'ils aient plongé — Jacinte en particulier — leurs regards jusque dans l'au-delà qui approchait. C'est l'impression qui résulte très nettement des souvenirs conservés par des personnes qui furent les témoins de leurs derniers jours. Un jour, deux dames s'entretenaient avec lui, et l'interrogeaient au sujet de la carrière qu'il voudrait suivre quand il serait grand: « Tu veux être charpentier ?, dit l'une d'elles ; Non, madame, répondait l'enfant. Tu veux être militaire ?, dit l'autre dame ; Non, madame. Tu ne désirerais pas être médecin ? ; Non plus. Moi je sais bien ce que tu voudrais être... Être prêtre !, dire la Messe, confesser, prêcher... N'est-ce pas vrai ? ; Non madame, je ne veux pas être prêtre. Alors que veux-tu être ? ; Je ne veux rien !. Je veux mourir, et aller au Ciel !. C'était là, confia le père de François, présent à cette conversation, une vraie décision !. Le désir du Ciel, la contemplation des choses divines, remplissaient le coeur du petit garçon. Ce désir d'aller au Ciel était surtout inspiré par la volonté de consoler Notre Seigneur : « Jésus est si triste à cause de tant de péchés, et je veux le réconforter par la prière et la pénitence. Nous ne devons pas faire le moindre péché ! », disait-il.

En 1918, le petit François fut atteint d'une très forte grippe. L'épidémie causa la mort de nombreuses personnes en Europe, mais surtout en Espagne et au Portugal. Chez la famille Marto, tout le monde tomba malade presque en même temps, excepté Antonio, le père, et son fils Jean ; mais en décembre la famille allait mieux. Pour François et Jacinthe, ce rétablissement fut de courte durée car fin décembre ils chutèrent gravement dans la maladie. C'est pendant cette ultime épreuve que la Vierge Immaculée apparut aux deux petits enfants pour leur renouveler Sa promesse du 13 juin 1917. En janvier 1919, le petit garçon allait de nouveau un peu mieux. Il put aller une dernière fois à la Cova da iria pour prier là où il avait vu la sainte Apparition ; mais, vers la mi-février, il rechuta. Cette fois, il ne se releva pas. Sa santé s'empirait de jour en jour. Une fièvre intense continue minait peu à peu son organisme. Sur son lit de mort, il offrit souvent ses souffrances pour « consoler Nôtre-Seigneur et convertir les pécheurs ». « D'ici peu, disait-il, Jésus va venir me chercher pour aller au Ciel avec Lui, et alors je resterai toujours à le voir et à le consoler. Quel bonheur ! ».

Pour mieux préparer sa dernière confession, il demanda à Jacinthe et à Lucie de l'aider à se remémorer ses peccadilles. Après les avoir entendues, il leur dit : « Ces péchés, je les ai confessés ; je les confesserai de nouveau. Qui sait si par mes péchés, je ne suis pas cause que Notre-Seigneur est si triste ? Même si je ne devais pas mourir, je ne les ferais plus. Maintenant, je suis bien repentant ». Lorsque le prêtre entra dans sa chambre pour lui apporter la sainte communion, il sollicita la faveur de ne pas rester couché ; il aurait au moins voulu s'asseoir sur son lit ; on ne le lui permit pas. Il reçut les derniers sacrements le jeudi 3 avril et, le lendemain, après avoir vu une belle lumière près de la porte de sa chambre, son visage s'illumina d'un sourire angélique. Sans aucune marque de souffrance, sans agonie, ni gémissement, il expira doucement à 22 heures. Le samedi 5 avril, un modeste cortège conduisit son corps au cimetière de Fatima. Le 13 mars 1952, ses restes mortels furent transférés dans la basilique de Fatima.

Le procès en vu de la béatification de François Marto a été ouvert à Leira le 21 décembre 1949 en même temps que celui de sa sœur Jacinthe. Il a été transmis au Saint-Siège le 3 août 1979, et c'est le 13 mai 1989 qu'ils ont été déclarés Vénérables. Le 16 avril 1999, la Congrégation pour la Cause des Saints a approuvé un miracle attribué à leur intercession. L'assemblée plénière de la Congrégation a entériner cette décision le 24 juin 1999. C'est alors que le Pape a publié, le 28, le décret de béatification. François et Jacinthe sont désormais les plus jeunes Bienheureux de l'Église (respectivement, 11 et 9 ans).

Téléchargez la biographie du Bx Francisco Marto (pdf) en cliquant ici

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La Bienheureuse Jacintha Marto

1910-1920

Jacinthe avait deux ans de moins que son frère François. C'était une petite fille gaie et vive, au grand cœur, mais capricieuse par moment ; à tel point que Lucie disait d'elle : « Ma cousine était susceptible, parce que la moindre contrariété suffisait pour la faire bouder dans un coin à attacher le bourricot !. Il fallait alors la laisser choisir le jeu et le partenaire avec qui elle voulait jouer ». Cependant, c'était une petite fille aimable, attirante et d'une nature extraordinairement sensible. Son maintien toujours sérieux, modeste et affable, paraissait traduire la présence de Dieu dans toutes ses actions, maintien qu'on ne trouve d'ordinaire que chez des personnes déjà avancées en âge et de grande vertu. Une de ses qualités particulières était l'amour de la vérité, au point d'être capable de reprendre une personne qui aurait dit un mensonge. A cinq ans environ, en entendant parler des souffrances de notre divin Rédempteur, elle s'attendrissait et pleurait. « Pauvre Notre Seigneur !, répétait-elle. Je ne veux faire aucun péché, pour que Jésus ne souffre pas davantage. » Les vilaines paroles étaient un péché, et faisaient souffrir le Petit Jésus. Aussi Jacinthe évitera-t-elle tout le long de sa courte vie la compagnie de ceux parmi lesquels il y avait danger de prendre cette mauvaise habitude. Elle avait une attirance particulière pour sa cousine Lucie, avec qui elle aimait jouer. Lorsque la famille Marto allait prendre un repas chez les dos Santos, la plus heureuse était Jacinthe qui aimait se placer à table tout près de Lucie. Le soir, elle faisait tout pour rester avec sa cousine, si bien que sa tante proposait de la laisser dormir à la maison.

Plus tard, et après de nombreuses insistances, Jacinthe (et François) purent obtenir de leurs parents la garde des brebis afin de pouvoir aller avec Lucie à la Cova da Iria pour être en sa compagnie. Elle aimait courir derrière les papillons, mais elle aimait encore mieux cueillir les fleurs pour en faire des guirlandes. La danse était sa distraction favorite. Comme son frère François, elle aimait la musique et durant les longues heures qu'elle passait à faire paître le troupeau, elle faisait retentir de sa jolie voix la solitude de la campagne. Assise sur le sommet d'une colline, ou sur un rocher, elle ne se lassait pas d'entendre l'écho de sa voix se répercuter au fond des vallées. Le nom qui résonnait le mieux était le nom de « Marie », et Jacinthe récitait quelquefois l'Ave Maria tout entier, en prononçant seulement la parole suivante lorsque celle qui précédait avait cessé d'être répercutée par l'écho. La communion de Lucie exalta chez Jacinthe et son frère le désir de recevoir comme elle la sainte Hostie. Au printemps 1918, Olimpia les présenta à l'abbé Ferreira afin qu'ils remplissent le devoir pascal s'il les trouvait assez instruits. Jacinthe fut acceptée ; elle n'avait pas huit ans : grande dérogation aux principes pour M. le Curé ! Hélas ! son frère trébucha, paraît-il, dans la récitation d'une question importante et fut refusé ; ce qui faisait accuser le bon prêtre de partialité par Ti Manel, le papa, lequel eût été bien content que son frère put l'accompagner également à la Sainte Table.

En décembre 1918, elle tomba gravement malade, presque au même moment que François. Au cours de cette année là, la très sainte Vierge apparut trois fois à la fillette, mais sans lui apporter de messages. Elle lui apprit seulement à bien réciter le chapelet. Après le départ du François pour le Ciel, les parents installèrent la petite fille dans la chambre de son saint frère, car plus proche de la porte d'entrée. En effet, Jacinthe était très affaiblie par la maladie. La présence de sa cousine Lucie était pour elle un soutient indispensable car depuis le départ de François elle ne cessait de penser à lui en pleurant. Sa consolation était de souffrir pour Notre Seigneur afin de réparer les péchés du monde. Les souffrances des damnés et l'éternité de leur peine la préoccupaient sans cesse et l'encourageaient à supporter sans plainte et même avec joie les souffrances de la maladie. Elle avait demandé à François mourant, de dire, au Ciel, à Notre-Seigneur et à sa Mère qu'elle souffrirait « tout ce qu'ils voudraient » pour la conversion des pécheurs. La vision de l'enfer l'avait tant impressionnée, qu'elle ne pouvait chasser de son esprit cette pensée. Parfois, pensive, elle répétait tout haut : « Coïtadinhos !... » (Pauvres malheureux !). « Dis, Lucie, ces flammes ne s'éteignent jamais ? Et ces gens ne se consument pas comme le bois qui devient de la cendre ? » Et, après les explications de sa cousine, elle reprenait : « L'enfer !... l'enfer !... Quelle peine me font les âmes qui y tombent !... nous prierons beaucoup et nous ferons des sacrifices pour que les pécheurs se convertissent. »

La maladie la faisait souffrir beaucoup. Après une broncho-pneumonie se déclara pleurésie purulente. Elle s'efforçait toutefois de ne jamais se plaindre malgré les douleurs, mais elle trouvait encore la force de se lever pour réciter la prière de l'Ange. Au cours du mois de juin 1919, le médecin conseilla aux parents de l'envoyer à l'hôpital saint Augustin, à quinze kilomètres de la maison. Là, la petite fille fut soumise à un traitement rigoureux, mais qui ne donna aucun résultat. Alors, à la fin du mois d'août, il fut décidé que la petite revienne à la maison, d'autant plus que ses parents n'avaient pas les moyens de payer plus longtemps le prix de la pension à l'hôpital. Sa santé s'affaiblissait de jour en jour. La maladie minait son pauvre petit corps. Atteinte de tuberculose, il lui était tout à fait impossible de quitter son lit. Lorsqu'elle eut appris, par Notre-Dame elle-même la visitant dans sa chambre d'Aljustrel, qu'elle irait à Lisbonne dans un hôpital pour y mourir seule, son cœur fut bouleversé par cette perspective de mourir loin de ses parents et de sa cousine bien-aimée ; mais, elle l'acceptait avec amour pour Jésus et Marie, ainsi que pour les pécheurs, en disant dans sa prière : « O mon Jésus ! ce sacrifice est si grand ! vous pouvez sauver beaucoup de pécheurs ! ».

A la mi-janvier 1920, arriva à Aljustrel un prêtre, ami de la famille, avec un médecin renommé à Lisbonne pour voir la petite malade, le Dr.  Eurico Lisboa. Ce médecin décida de l'hospitaliser d'urgence à Lisbonne. La petite fille se gardait bien de soutenir l'opinion de ses parents qui voulaient la garder à la maison, car elle savait qu'à Aljustrel, elle ne pourrait pas offrir le « si grand sacrifice » de mourir « toute seule » que la Vierge lui avait proposé, sacrifice qui pouvait préserver des flammes quelques âmes pécheresses. Ce départ pour la capitale effrayait beaucoup la petite Jacinthe car elle savait de la très sainte Vierge même, que ce voyage serait le dernier avant d'aller au Ciel ; et l'idée de ne plus revoir ceux qu'elle aimait tant lui fendait le cœur. Le 21 janvier 1920, la malade fut reçu avec sa mère à l'orphelinat Notre-Dame des Miracles, à Lisbonne, en attendant que le médecin puisse faire les démarches administratives d'admission à l'hôpital ; mais il rencontra un obstacle imprévu : la mère de Jacinthe refusait que sa fille soit opérée, sans doute par peur de la perdre... mais face à l'insistance et aux bons conseils du médecin, elle accepta.

Le 2 février, Jacinthe entra à l'hôpital Doña Estefania. Elle y recevait la visite quotidienne de soeur Purification, sa « marraine », comme elle appelait sa bienfaitrice. Le diagnostic du chirurgien révéla une pleurésie purulente de la grande cavité gauche, avec fistule, et ostéite des septième et huitième côtes du même coté. Ce jour là la maman de Jacinthe reçut des nouvelles d'Aljustrel : elle devait absolument rentrer chez elle car d'autres enfants de la famille étaient malades et avaient besoin de sa présence. L'opération chirurgicale ayant été retardée de quelques jours, elle décida de prendre le train pour Fatima, le 5 février. Ce fut un grand déchirement pour elle comme pour sa petite fille qui tout au long de sa maladie, ne cessa de souffrir héroïquement pour la conversion des pécheurs. Sur son lit d'hôpital, on l'entendra dire : « Il se commet beaucoup et de trop grands péchés dans le monde. Si les hommes savaient ce que c'est que l'éternité, ils feraient tout pour changer de vie... Les hommes se perdent parce qu'ils ne pensent pas assez à la mort de Notre-Seigneur et qu'ils ne font pas pénitence ». (Voir forum n° 31). Le 10 février, Jacinthe fut opérée par le docteur Freire. A cette époque, les anesthésies étaient très imparfaites, ce qui causait beaucoup de souffrance aux malades. Le chirurgien lui ouvrit une fissure pour le drainage du pus et on lui retira deux côtes du coté gauche.

Quelques jours après, la Vierge Marie vint au pied du lit d'hôpital consoler la petite fille, lui annonçant que bientôt Elle viendrait la chercher pour aller au Ciel ; mais dès cet instant Jacinthe ne manifesta plus aucune souffrance. Sœur Lucie rapporte dans ses « Mémoires » que sa cousine lui confia que Notre-Dame lui avait dit lors de cette Apparition la date et l'heure de son entrée dans la vie éternelle. Le 20 février 1920, vers 18 heures, la petite malade dit qu'elle se sentait mal et qu'elle désirait recevoir les derniers sacrements. On appela donc le curé de la paroisse des Anges, M. l'abbé Pereira dos Reis, qui l'entendit en confession vers 20 heures. La voyant apparemment bien, il ne voulut pas lui donner les derniers sacrements et lui promit seulement de lui apporter Notre Seigneur le jour suivant. De nouveau la petite insista pour recevoir la communion disant qu'elle allait bientôt mourir. De fait, vers 22h30, la petite Jacinthe s'éteignit tranquillement, toute seule, en odeur de sainteté, mais sans avoir pu communier, à l'hôpital Doña Estefânia. Sœur Godinho, directrice de l'orphelinat Notre-Dame des Miracles, la revêtit d'une belle robe blanche avec ceinture bleu céleste, puis, le 24 février, à 11 heures, le corps fut placé dans un cercueil afin de procéder à l'office funèbre, en l'église des Saints-Anges. L'après-midi, le corps fut accompagné à pied jusqu'à la gare, sous la pluie, par beaucoup de monde, et déposé à Vila Nova de Ourem, dans le caveau de la famille du baron de Alvaiazere.

Le 12 septembre 1935, Mgr. da Silva fit transférer le corps de la petite Jacinthe dans le cimetière de Fatima. Lorsqu'on ouvrit le cercueil, l'assistance put constater que le visage de la voyante était resté intact. Ce fut le cas également, lors de l'exhumation définitive dans la basilique, le 1er mai 1951. Lors de la première exhumation, on photographia le visage de la petite bergère et l'Evêque de Leiria envoya cette photo à Lucie. Dans la lettre où elle remerciait le Prélat et lui disait toute sa joie, la religieuse écrivait entre autres choses : « J'espère que Notre-Seigneur voudra lui donner l'auréole des saints, pour la plus grande gloire de la Sainte Vierge. Quant à son âge, elle n'était qu'une enfant ; elle excella néanmoins dans la pratique de la vertu et sut prouver son amour de Dieu et de la la Sainte Vierge, par la mortification. Pour ma part, je dois à son amitié d'avoir conservé mon innocence. Elle avait admirablement compris cet esprit de prière et de sacrifice que la Sainte Vierge nous avait recommandé ». Le procès en vu de la béatification de Jacinta Marto a été ouvert à Leira le 21 décembre 1949 en même temps que celui de son frère François. Il a été transmis au Saint-Siège le 2 juillet 1979, et c'est le 13 mai 1989 qu'ils ont été déclarés Vénérables. Le 16 avril 1999, la Congrégation pour la Cause des Saints a approuvé un miracle attribué à leur intercession. L'assemblée plénière de la Congrégation a entériner cette décision le 24 juin 1999. C'est alors que le Pape Jean-Paul II a publié, le 28, le décret de béatification. François et Jacinthe sont désormais les plus jeunes Bienheureux de l'Église (respectivement, 11 et 9 ans).

Téléchargez la biographie de la Bse Jacintha Marto (pdf) en cliquant ici

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La Servante de Dieu Lucia Dos Santos

1907-2005

Dès le plus tendre âge, Lucie dos Santos fut bercé par la récitation de l'Ave Maria que sa mère enseignait à sa sœur Caroline. Née le 22 mars 1907, Lucie est la dernière d'une famille qui comptait déjà cinq enfants, elle fut toujours très choyée par tous. C'était une petite fille très expansive, affectueuse et franche. Bien que son petit visage bruni donnait parfois l'impression d'un caractère renfrogné, obstiné et même difficile, cette apparence était trompeuse. Elle était honnête et franche, obéissante et serviable ; sous l'influence d'une émotion quelconque, les yeux châtain clair de la petite fille brillaient, ses paupières battaient et les fossettes qui se creusaient dans ses joues donnaient à son sourire une expression charmante. Entourée de tendresse et d'affection, elle grandissait avec une passion particulière pour la danse.

Son père, Antonio dos Santos, cultivait lui-même des lopins de terre qu'il possédait en divers endroits de la Serra de Aire et il élevait des brebis. Sa femme, Maria Rosa, était une catholique fervente, sachant lire l'écriture imprimée mais pas écrire ; ce qui n'était pas courant à Aljustrel. Elle ne possédait guère que des ouvrages de piété. A l'heure de la sieste, en été et pendant les après-midi d'hiver, elle aimait enseigner le catéchisme, non seulement à Lucie, mais aux enfants du voisinage. À cette époque, on faisait faire la première communion des enfants à l'âge de neuf ou dix ans. Lucie avait trois ans, en 1910, quand le pape Pie X rappela aux fidèles le commandement du Christ : « Laissez venir à moi les petits enfants... », et il est possible que Maria-Rosa avait eu connaissance de cette exhortation du Saint-Père ; aussi, quand sa dernière fille eut six ans, il lui sembla que le moment était venu de la préparer à recevoir le Dieu caché dans l'hostie. Aidée par Carolina, qui avait onze ans et s'était déjà approchée de la sainte table, elle apprit à Lucie le catéchisme et l'exerça à bien répondre aux questions. Quand elle jugea suffisamment préparée à l'examen d'instruction religieuse, elle l'amena à l'église. Le curé les reçut avec bienveillance et interrogea l'enfant, passant en revue tout ce que doivent savoir les petits catholiques. Maria Rosa avait l'impression que sa fille avait bien répondu. Cependant, après un moment de réflexion, le prêtre décida que Lucie était décidément trop jeune et qu'il valait mieux attendre encore un an. On était à la veille de la première communion et ni l'une ni l'autre n'avait escompté une telle déception. Elles quittèrent la sacristie, s'assirent sur un banc de l'église et, baissant la tète, se laissèrent aller à leurs triste pensées. Lucie sanglotait.

Le Père Cruz vint à passer près d'elles. C'était un prêtre, futur jésuite, arrivé quelques jours auparavant de Lisbonne pour prècher le triduum préparatoire à la première communion et aider le curé, le Père Pena, à entendre les nombreuses confessions. Le chagrin de la petite fille l'émut et il s'arrêta pour lui demander la cause. Ayant écouté son histoire, il lui posa plusieurs questions et la ramena à la sacristie. « Cette enfant sait le catéchisme mieux que beaucoup d'autres qui communieront demain », dit-il. « Mais, elle n'a que six ans », objectait le Père Pena. Le Père Cruz insista. Bien que doux et humble, il était énergique et le curé finit par céder, à la grande joie de la petite. Elle devait donc se confesser pour recevoir, avec un coeur pur, Jésus-Hostie. Le Père Cruz entendit donc la première confession de Lucie. Ce prêtre, très renommé comme prédicateur, avait aussi, dans tout le Portugal, une réputation de sainteté. Agé d'une cinquantaine d'années, sa haute taille était courbée par l'étude et les austérités. Quand Lucie eut terminé l'accusation de ses peccadilles, elle l'entendit qui disait à voix basse : « Ma fille, ton âme est le temple du Saint-Esprit. Garde-la toujours pure pour qu'Il puisse exercer sur toi son action divine ». Elle le promit et récita l'acte de contriction ; puis elle pria Marie de l'aider à recevoir dignement le Corps et le Sang du Seigneur.

Sa soeur Carolina, emmenait tous les jours les chèvres et les brebis paître dans la Serra. Elle avait maintenant treize ans et Maria Rosa la jugeait capable de gagner quelque argent en tissant et en brodant. Lucie pouvait fort bien, pensait-elle, se charger du troupeau, car, à sept ans, elle était forte et développée. Lucie était ravie à l'idée d'être bergère, mais François et Jacinthe, désemparés, n'avaient plus personne pour les faire jouer et leur raconter des histoires. En vain, ils suppliaient leur mère de les laisser suivre leur cousine, mais ils étaient bien trop jeunes ; mais plus tard, Olimpia avait fini par céder et, tous les matins, de bonne heure, on vit aussi les deux enfants sortir en conduisant leur troupeau, François une baguette à la main, Jacinthe courant pour rejoindre Lucie près de la Lagoa où les bêtes trempaient leur museau dans l'eau saumâtre. En 1917, alors âgée de 10 ans, elle devint la messagère du Cœur Immaculé de Marie lors des Apparitions de Notre Dame. Dès lors, sa vie sera un vrai chemin de Croix qu'elle supporta par amour de Notre Seigneur Jésus-Christ, en réparation pour les péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie, pour le Pape et pour la conversion des pécheurs.

« Je ne t'abandonnerai jamais ! »


Le 22 mars 1907, naît à Aljustrel, près de Fatima, Lúcia de Jesus dos Santos.

Le 3 avril 1919, veille de la mort de son petit cousin François, elle lui rendit visite une dernière fois. « Adieu François...! Au Ciel ! », lui dit-elle. « Adieu...! Au Ciel ! » répondit le petit garçon.

Le 1 juillet 1919, sa cousine Jacinthe quitta Aljustrel pour l'hôpital, laissant toute seule la petite Lucie comme la Très Sainte Vierge l'avait dit.

Le 31 juillet, Antonio, son père, tomba malade. Hélas, les médicaments furent sans effet sur sa santé. Voyant la fin proche, il fit appeler le prêtre afin de recevoir les derniers sacrements, mais quand il arriva, le pauvre homme avait déjà rendu l'âme au Seigneur en récitant cette prière : « Jésus, Marie, Joseph, Sauvez mon âme qui vous appartient; Seigneur Jésus, Ayez pitié de moi
par les mérites de Votre vie, de Votre Passion, et de Votre mort sur la Croix. Père, entre Vos mains je remets mon esprit » Lui, qui fut le seul à lui monter de l'affection et à être à ses côtés quand on se moquait d'elle, ne sera plus là pour la soutenir.

Décembre 1919, Sa mère tombe gravement malade, au point que la famille crut la perdre. Lucie courut à la Cova da Iria demander à Notre Dame de guérir sa maman, lui promettant d'aller 9 jours de suite, accompagnée de ses sœurs, réciter le Rosaire au pied du chêne ; et le dernier jour, de prendre avec eux 9 enfants pauvres et de leur offrir un repas. Voilà pourquoi ce geste de pénitence est devenu si familier aux pèlerins de Fatima que l'ont voit s'avancer sur leurs genoux, traversant toute l'esplanade jusqu'à la Chapelle des Apparitions.

20 février 1920, comme l'avait annoncé Notre-Dame, sa petite cousine partit pour le Ciel. Nouveau déchirement dans le cœur de Lucie exposée à la foule chaque jour plus nombreuse à la Cova da Iria. Plus que jamais, elle était adulée et considérée comme une sainte ; ce qui l'exposait à de graves dangers pour son âme.

Juillet 1920, la mère de Lucie, qui allait mieux de sa maladie grâce à l'intercession divine de Notre Dame, accepta de placer sa fille dans un pensionnat à Lisbonne afin de lui donner une instruction et de la protéger des nombreux pèlerins ; mais au dernier moment on dut la cacher chez le Docteur Formigâo car le gouvernement la cherchait.

17 Juin 1921, Mgr. da Silva obtint son entrée au collège des sœurs Dorothées, à Vilar, près de Porto. Lucie ne reviendra plus au village de Fatima !. Consciente de ce départ pour toujours, elle alla faire ses adieux à tous les lieux qui lui étaient si chers, non sans en avoir le cœur serré et plein de tristesse.

16 juin 1921, ce fut le départ. L'accueil au collège fut peu chaleureux mais l'adolescente se résigna à accepter l'attitude incrédule de la supérieure qui ne croyait pas aux apparitions. Avec ses compagnes, par contre, c'était la bonne entente.

26 août 1923, elle entre à la Congrégation des filles de Marie, à Barthas, en Espagne.

Le 24 octobre 1925 marqua son entrée dans la vie religieuse : elle prend le train pour Tuy, petite ville située en Galicia espagnole proche de la frontière nord du Portugal, et passe la nuit au noviciat chez les sœurs Dorothées. Le lendemain, elle part pour Pontevedra, situé à 60 km. au nord de Tuy où elle sera de nouveau témoin d'apparitions merveilleuses.

10 décembre 1925 : Notre-Dame et l’Enfant-Jésus lui apparaissent à Pontévédra ; il lui est demandé de faire connaître la dévotion réparatrice des cinq premiers Samedis du mois.

15 février 1926 : En revenant comme d'habitude, [pour vider une poubelle en dehors du jardin], l’Enfant Jésus lui apparaît.

16 juillet 1926, Lucie est transférée au noviciat des sœurs Dorothées à Tuy.

2 octobre 1926, elle prend le voile dans l'Ordre des sœurs Dorothées.

17 décembre 1927 : Reçoit de Notre Seigneur la permission de révéler le Secret. Elle le rédige pour son confesseur, qui le lui fait brûler.

3 octobre 1928, lors de sa prise d'habit, elle prononce ses premiers vœux comme sœur converse chez les Sœurs Dorothées, à Tuy.

13 juin 1929 : Apparition trinitaire à Tuy. Consécration de la Russie demandée.

Nuit du 29 / 30 mai 1930 : Les cinq espèces d’offenses et de blasphèmes contre le Coeur Immaculée de Marie.

Août 1931 : à Rianjo Notre Seigneur dit à Lucie : « Ils n’ont pas voulu écouter ma demande... »

3 octobre 1934, Lucie prononce ses vœux perpétuels et prend comme nom de religieuse sœur Marie des Douleurs.

9 octobre 1934, elle retourne à Pontevedra.

21 janvier 1935 : Miséricorde envers la pauvre Russie. Tout doit se faire comme Notre Seigneur l’a demandé.

17 novembre 1935 : Elle remercie l’évêque qui lui a envoyé la photo de Jacinta.

25 décembre 1935 : Elle termine le 1er MÉMOIRE (sur Jacinta). Revient à Tuy.

18 mai 1936 : Lettre au Père Gonçalves sur la consécration de la Russie.

28 avril 1937, Sœur Marie des Douleurs retourne à Tuy.

Entre le 7-21 novembre 1937 : Elle rédige le 2ème MÉMOIRE.

24 octobre 1940 : Elle écrit à Pie XII pour lui exposer la demande de Notre-Dame sur la consécration du monde et de la Russie à Son Coeur Immaculée.

En juillet-août 1941 elle rédige son 3ème MÉMOIRES et précise qu’elle ne dévoilera pas la 3ème partie du Secret.

7 octobre 1941 : Au chanoine Galamba lui demandant de rédiger le Secret, soeur Lucie répond qu’elle n’en a pas encore reçu la permission du Ciel.

En octobre-décembre 1941 : elle écrit dans son 4ème MÉMOIRE la dernière phrase du Secret : « Em Portugal se conservará sempre o dogma da fé, » qu’elle fait suivre d’un « etc. »

Juin 1943 : Une pleurésie la frappe qui fait craindre au chanoine Galamba et à Mgr. da Silva de la voir disparaître avant qu’elle n’ait révélé l’ultime Secret.

Été 1943 : Une entrevue mémorable à Valença do Minho avec le Chanoine Galamba où l'idée est lancée de rédiger le Troisième Secret sur un papier, enfermé dans une enveloppe cachetée.

15 septembre 1943 : À Tuy, Mgr da Silva lui demande de rédiger le Secret.

Mi-octobre 1943 : Mgr da Silva lui ordonne d’écrire le Secret. Un mystérieux empêchement la force à temporiser.

2 janvier 1944 : Notre-Dame lui apparaît à l’infirmerie de Tuy.

Entre le 2 et le 9 janvier 1944 : elle rédige le 3ème Secret dans la chapelle de Tuy.

Mai 1946, au Portugal, le troisième centenaire de la Consécration du pays à la Vierge Immaculée, par le roi Jean IV, fut solennisé par le couronnement de la statue de Notre-Dame de Fatima. Sœur Marie des Douleurs y fit pèlerinage les 21 et 22 mai, où, avec une très grande joie, elle retrouva les lieux bénis des Apparitions. Le lendemain, 23 mai 1946, elle est transférée de Tuy à Porto, au Portugal.

23 mai 1946 : Elle est envoyée à la maison de Sardaô à Vila Nova de Gaia, près Porto.

25 mars 1948, son vœu le plus cher s'accomplit en ce jeudi saint, jour de l'Annonciation: elle entre au Carmel Sainte Thérèse de Coïbra où elle y vit toujours en recluse selon la règle du Carmel.

13 mai 1948, Sœur Marie des Douleurs prend l'habit de carmélite sous le nom de sœur Lucie du Cœur Immaculé.

31 mai 1949, en la fête de Marie Médiatrice, elle prononce ses vœux perpétuels comme carmélite déchaussée.

15 novembre 1966 : Le nouveau Droit canonique permet à quiconque de parler publiquement des apparitions, mais soeur Lucie doit avoir la permission du Vatican !

13 mai 1967 : lors d'un voyage de Paul VI à Fatima, Lucie demande à parler seule à seul au Saint-Père, mais ce dernier repousse catégoriquement ce souhait. (Pour mémoire : le troisième secret aurait dû être révélé depuis déjà sept ans).

13 mai 1991 : cette fois, c'est Jean Paul II qui se rend à Fatima et accorde une entrevue privée à sœur Lucie. Personne ne sait ce qui s'est dit lors de cette conversation. La seule constatation est que le Saint-Père est resté complètement sourd aux demandes de Notre-Dame.

19 avril 2000 : Jean-Paul II lui écrit une lettre pour lui faire part de son intention de béatifier Francisco et Jacinta, le 13 mai prochain.

27 avril 2000 : entrevue avec Monseigneur Tarcisio Bertone, Secrétaire de la Congrégation pour la Doctrine de la Foi, envoyé du Saint-Père, et de Monseigneur Serafim de Sousa Ferreira e Silva, Évêque de Leiria-Fatima, dans le Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra.

13 mai 2000 : elle se rend à Fatima, à l'occasion de la beatification de ses deux petits cousins.

13 février 2005 : Décès de soeur Lucie au Carmel de Sainte-Thérèse à Coimbra.

2008: Ouverture de la cause de Béatification de Soeur Lucie.

Téléchargez la biographie de Lucie (pdf) en cliquant ici 

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Neuvaine aux Bienheureux François et Jacinthe et à la Servante de Dieu Lucie,

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Prières à dire chaque jour

Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer, et conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de votre Miséricorde.

Mon Dieu, je crois, j'adore, j'espère et je Vous aime et je Vous demande pardon pour ceux qui ne croient pas, qui n'adorent pas qui n'espèrent pas, qui ne Vous aiment pas.

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint Esprit je Vous adore profondément et je Vous offre les très Précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présent dans tous les tabernacles de la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis de son Très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous demande la conversion des pauvres pécheurs. Amen.

Suivi d'un Notre Père, d'un je Vous salue Marie et d'un Gloire au Père.

Prière pour demander la Béatification de Soeur Lucie

Très Sainte Trinité, Père, Fils et Esprit Saint, je Vous adore profondément et je Vous rends grâce pour les apparitions de la Très Sainte Vierge à Fatima, qui ont manifesté au monde les richesses de Son Coeur Immaculé. Par les mérites infinis du Très Saint Coeur de Jésus et ceux du Coeur Immaculé de Marie, je Vous demande, pour Votre plus grande Gloire et le bien de nos âmes, de daigner glorifier devant la Sainte Eglise Soeur Lucie, petite bergère de Fatima, en nous accordant, par son intercession, la grâce que nous implorons (...) Amen.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Premier jour

François et Jacinthe, vous qui avez tant prié les Anges et qui avez eu la joie de recevoir la visite de l’Ange de la Paix, obtenez-nous de les prier comme vous l’avez fait. Montrez-nous comment vivre en leur compagnie. Aidez-nous à voir en eux des adorateurs du Très-Haut et des serviteurs de Notre-Dame, des protecteurs fidèles et des messagers de paix.

Deuxième jour

Petits bergers, vous qui avez vu la si belle Dame, plus brillante que le soleil, et qui avez aussitôt accepté de vous offrir totalement à Dieu, apprenez-nous à nous offrir généreusement à notre tour. Encouragez-nous en nous rappelant qu’à tous les instants de notre vie, même les plus éprouvants, la grâce de Dieu est notre réconfort, et faites-nous découvrir en Notre-Dame celle qui est la Toute Belle, la Toute Sainte, la Toute Immaculée.

Troisième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a promis de vous emmener avec elle dans le Ciel et à qui elle a montré son Cœur entouré d’épines, rendez-nous sensibles aux douleurs que lui causent les blasphèmes et les ingratitudes des hommes. Donnez-nous de la réconforter par nos prières et nos sacrifices, et augmentez en nous le désir du Ciel, là où nous pourrons encore mieux la consoler ensemble par notre amour.

Quatrième jour

Chers Pastoureaux qui avez été horrifiés par la vision de l’enfer et tellement marqués par les souffrances des âmes damnées, apprenez-nous à mettre en œuvre les deux grands moyens que Notre-Dame vous a indiqués pour sauver les âmes : la consécration à son Cœur Immaculé et la communion réparatrice des premiers samedis. Priez avec nous pour la paix du monde, pour le Saint-Père et pour l’Église. Avec nous, demandez à Dieu de nous préserver de l’enfer et d’attirer toutes les âmes au Ciel.

Cinquième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a demandé de prier et de faire des sacrifices pour les pécheurs qui sont abandonnés à leur solitude parce qu’il n’y a personne qui se sacrifie et prie pour eux, faites que nous ressentions le même attrait que vous pour toutes ces âmes en détresse. Aidez-nous à intercéder pour la consécration de la Russie d'où découlera la conversion du monde. Donnez-nous votre confiance inébranlable en la bonté de Notre Dame qui déborde d’amour pour tous ses enfants et en la Miséricorde de Dieu qui veut que tous les hommes soient sauvés.

Sixième jour

Petits bergers qui avez vu Notre-Dame dans son éblouissante et incomparable beauté et qui savez que nous ne l’avons pas vue nous-mêmes, montrez-nous comment nous pouvons la contempler dès maintenant avec les yeux de notre cœur. Faites-nous comprendre le merveilleux message qu’elle vous a confié. Aidez-nous à le vivre pleinement et à le faire connaître partout autour de nous et à travers le monde.

Septième jour

François et Jacinthe, vous à qui Notre-Dame a dit qu’elle voulait une chapelle et à qui elle a révélé qu’elle était « Notre Dame du Rosaire », enseignez-nous à réciter le chapelet en méditant les mystères de la vie de son Fils Jésus. Enflammez-nous de votre amour pour qu’avec vous nous puissions aimer Notre-Dame du Rosaire et adorer Dieu caché mais réellement présent dans nos chapelles et nos églises

Huitième jour

Petits enfants si chers à Notre-Dame, qui avez connu de grandes souffrances pendant votre maladie et qui les avez sereinement acceptées en les intégrant dans l’offrande définitive de votre vie, apprenez-nous à offrir nos propres épreuves. Montrez-nous que la souffrance nous configure au Christ, Lui qui a voulu racheter le monde par la croix. et faites-nous découvrir que la souffrance n’est jamais vaine, qu’elle est au contraire source de purification pour nous-mêmes, de salut pour les autres et d’amour pour Dieu.

Neuvième jour

François et Jacinthe, vous que la mort n’a pas effrayés, vous que Notre-Dame est venue chercher pour vous emmener dans le Ciel, apprenez-nous à ne pas regarder la mort comme un échec ou un non-sens, mais comme l’unique chemin pour passer de ce monde à Dieu, pour entrer dans la lumière éternelle où nous retrouverons ceux que nous avons aimés, et donnez-nous l’assurance que ce passage n’a rien de redoutable, puisque nous ne le faisons pas seuls, mais avec vous et avec Notre Dame.

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7 février 2009

Neuvaine à Sainte Jeanne d'Arc

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Sainte Jeanne d'Arc

1412-1431

Fête le 30 mai


Sainte Jeanne d'Arc montre une fois de plus, et d'une manière particulièrement éclatante, deux choses: combien Dieu aime la France et comme il est vrai qu'Il Se plaît à choisir les plus faibles instruments pour l'accomplissement des plus grandes choses. Jeanne d'Arc naquit à Domrémy, dans la Lorraine actuelle, le 6 janvier 1412; ses parents, Jacques d'Arc et Isabelle Romée, étaient des cultivateurs faisant valoir leur petit bien. La première parole que lui apprit sa mère fut le nom de Jésus; toute sa science se résuma dans le Pater, l'Ave, le Credo et les éléments essentiels de la religion. Elle approchait souvent du tribunal de la pénitence et de la Sainte Communion; tous les témoignages contemporains s'accordent à dire qu'elle était "une bonne fille, aimant et craignant Dieu", priant beaucoup Jésus et Marie. Son curé put dire d'elle: "Je n'ai jamais vu de meilleure chrétienne, et il n'y a pas sa pareille dans toute la paroisse." La France était alors à la merci des Anglais et des Bourguignons, leurs alliés; la situation du roi Charles VII était désespérée. Mais Dieu Se souvint de Son peuple, et afin que l'on vît d'une manière évidente que le salut venait de Lui seul, Il Se servit d'une humble fille des champs. Jeanne avait treize ans quand l'Archange saint Michel lui apparut une première fois, vers midi, dans le jardin de son père, lui donna des conseils pour sa conduite et lui déclara que Dieu voulait sauver la France par elle. Les visions se multiplièrent; l'Archange protecteur de la France était accompagné de sainte Catherine et de sainte Marguerite, que Dieu donnait à Jeanne comme conseillères et comme soutien. Jusqu'ici la vie de Jeanne est l'idylle d'une pieuse bergère; elle va devenir l'épopée d'une guerrière vaillante et inspirée; elle avait seize ans quand le roi Charles VII, convaincu de sa mission par des signes miraculeux, lui remit la conduite de ses armées. Bientôt Orléans est délivrée, les Anglais tremblent et fuient devant une jeune fille. Quelques mois plus tard, le roi était sacré à Reims. Dans les vues divines, la vie de Jeanne devait être couronnée par l'apothéose du martyre: elle fut trahie à Compiègne, vendue aux Anglais, et après un long emprisonnement, où elle subit tous les outrages, condamnée et brûlée à Rouen (30 mai 1431). Son âme s'échappa de son corps sous la forme d'une colombe, et son coeur ne fut pas touché par les flammes. L'Église a réhabilité sa mémoire et l'a élevée au rang des Saintes. Jeanne d'Arc demeure la gloire de la France, sa Protectrice puissante et bien-aimée. Elle a été déclarée sa Patronne secondaire par un Bref du Pape Pie XI, le 2 mars 1922.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950.

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Neuvaine à Sainte Jeanne d'Arc

Réciter après la prière de chaque jour


Sainte Jeanne d’Arc, votre martyre est la grande victoire de Dieu sur nos ennemis. Intercédez, du Royaume des Cieux, pour que nous soyons préservés des guerres contre notre pays et des assauts contre notre foi. Que la France se souvienne qu’elle est la Fille Aînée de l’Eglise.


Prions


Seigneur, nous Vous rendons grâce car Vous avez béni notre pays en nous donnant Sainte Jeanne d'Arc: Suscitez encore de nombreuses vocations pour garder intacte la mission apostolique de la France. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.


Réciter ensuite Un Notre Père, un je Vous Salue Marie et un Gloire au Père.


Premier jour


Jeanne, le Seigneur a chargé l’Archange saint Michel de vous apparaître et de vous annoncer votre mission de sauver le royaume de France. Jeanne, votre grand désir de servir Dieu et de tout faire pour lui plaire, vous font prononcer le « fiat » malgré vos craintes de ne pas être digne et capable d’accomplir cette mission. Le ciel vous a donné une épée pour combattre, et les voix de sainte Catherine et de Sainte Marguerite pour vous guider. Intercédez pour que nous puissions toujours répondre à notre vocation. Amen.


Deuxième jour


Jeanne, vous rendez visite au Dauphin de France. Vous lui révélez qu’il est le véritable héritier de France, et fils de roi, qu’il sera couronné à Reims et que vous êtes venue pour l’aider à accomplir ce désir du Ciel. vous livrez ensuite de nombreuses batailles contre les Anglais, et vous en sortez toujours victorieuse. Vous livrez également bataille au péché dans ton propre camp et vous demandez à vos soldats de retrouver l’état de grâce. Intercédez maintenant pour que notre pays se souvienne de son baptême et retrouve le chemin des sacrements. Amen.


Troisième jour


La semaine de Pâques de cette année 1430, alors que vous vous trouvez dans un fossé de Melun, les voix de saintes Catherine et Marguerite vous annoncent que vous serez faite prisonnière avant la fête de la saint Jean et que Dieu vous viendra en aide durant cette épreuve. Vous êtes alors envahie d’angoisse et tentée de ne pas vous soumettre à la Volonté du Seigneur afin de sauver ta vie. Priez pour nous, afin que nous fassions toujours la volonté de Dieu, et non la nôtre. Amen.


Quatrième jour


C’est le 26 Mai, après une rude bataille, que vous êtes prise par un archer du camp adverse. Vous êtes ainsi arrêtée et accusée par l’Inquisition d’hérésie et d’idolâtrie. Malgré vos craintes et vos peurs, vous vous laissez emprisonner. Vous gardez confiance en vos voix, et vous demandez leur intercession afin de répondre aux questions qui vous sont posées. Demandez à Dieu, pour nous, le courage et l’audace d’affirmer notre foi. Amen.


Cinquième jour


Vous êtes torturée moralement, assaillie par de nombreux et interminables interrogatoires, abandonnée et trahie de tous, y compris du Roi, traitée comme une prisonnière de guerre, menacée corporellement par les gardiens de ta cellule, accusée de nombreuses fautes que vous n'avez pas commises, sans avocat. Toujours docile aux conseils de vos voix, vous répondez sans crainte à tout ce que l’on vous demande. Intercédez pour que nous ayons toujours recours à la prière dans nos difficultés. Amen.


Sixième jour


Tous vos accusateurs s’acharnent pour vous faire faillir, pour vous faire contredire les faits que vous relatez ; ils vous accusent, vous menacent de tortures physiques, vous harcèlent sans cesse durant des heures ; en vain, vous avez toujours réponse à toutes les questions, jusqu’au jour, où, n’en pouvant plus, effrayée par la mort, vous reniez tout. Puis, par la grâce de Dieu, vous acceptez avec courage le martyre et revenez sur vos reniements. Malgré la reconnaissance de certains de vos juges de l’intervention divine dans votre conduite, vous êtes condamnée à mort par le supplice du feu. Priez pour que la France relève la face et se souvienne de ses promesses faites à Dieu. Amen.


Septième jour


Jeanne, vous êtes surnaturellement soutenue par le Ciel, mais vous n’échappez pas aux angoisses provoquées par la sentence. Vous auriez préféré « être décapitée sept fois plutôt que brûlée et réduite en cendres. » Sur le bûcher, une fois liée, vous demandez pardon aux anglais et à tous vos ennemis, pour les batailles livrées contre eux, et, d’une voix haute et claire, vous pardonnez à tous ceux qui vous ont condamnée. « Mes saintes ne m’ont pas trompée, ma mission était de Dieu. Saint Michel, sainte Marguerite et sainte Catherine, vous tous, mes frères et sœurs du Paradis, venez à mon aide… » Au milieu des flammes, vous regardez la croix qui vous est présentée, et vous prononcez le Nom de Jésus avant de mourir. Soyez notre modèle dans l’obéissance, dans la confiance en Dieu, et la persévérance dans notre mission. Amen.


Huitième jour


Alors que le bourreau éteint le brasier afin que tous voient le cadavre défiguré de celle qui les a fait trembler, il écarte les cendres et le miracle apparaît devant leurs yeux effrayés: votre cœur est là, rempli d’un sang vermeil et semblant vivre encore! Du soufre et de l'huile sont alors répandus dessus, le feu reprend puis s’éteint à nouveau, le laissant toujours intact. Inquiet de ce miracle et craignant l’émotion du peuple, le cardinal d’Angleterre ordonne que vos os, vos cendres et surtout votre cœur soient jetés immédiatement dans la Seine. Le bourreau dit alors : « J’ai grand peur d’être damné pour avoir brûlé une sainte » Des cris s’élèvent dans la foule : « Nous sommes tous perdus car une sainte a été brûlée ! » Aidez-nous à servir Dieu et à ne chercher que la gloire du Ciel. Amen.


Neuvième Jour

Après votre mort, mourut la prospérité des anglais en France. Depuis le bûcher de Rouen, ils ne connurent que déceptions et défaites. A leur grande honte et confusion, ils furent rejetés de tous les pays qu’ils avaient conquis. Tous ceux qui avaient jugé avec mauvaise foi la Pucelle trouvèrent la mort peu de temps après la sienne. L’évêque Cauchon, enrichi par le Roi d’Angleterre, mourut subitement; il fut excommunié par le Pape et ses os furent jetés aux bêtes féroces. Ainsi s’accomplit la prédiction faite à Jeanne, en sa prison, par ses voix : « Vous aurez secours. Vous serez délivrée par une grande victoire. Prenez tout en gré. Ne vous souciez pas de votre martyre. Vous viendrez enfin au Royaume du Paradis. » Que la résurrection soit le seul but de notre vie. Soyez présente à nos côtés et contribue encore à la sanctification de notre pays. Amen.

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6 février 2009

Litanies de Sainte Clotilde

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Sainte Clothilde

465-545

Fête le 4 juin

Clotilde, fille du roi Burgonde Chilpéric et de la chrétienne Carétène, naquit vers 474, probablement à Lyon ; elle fut élevée dans la pratique de la vertu et dans la vénération des martyrs lyonnais, spécialement de sainte Blandine. Lorsque, vers 490, Chilpéric mourut elle eut pour tuteur son oncle Godégisil, roi de Genève. Demandée en mariage par le roi des Francs, Clovis, encore païen, qui voulait trouver dans les Burgondes des alliés contre les Visigoths, elle accepta sous cette condition que les enfants à naître de leur union seraient élevés dans la foi catholique. Le mariage fut célébré à Soissons avec la pompe des coutumes barbares : la grande préoccupation de Clotilde, à partir de ce moment, fut la conversion de son époux. L’œuvre devait être lente; on pouvait craindre sérieusement que, si Clovis se faisait chrétien, il ne tombât aussitôt dans l’arianisme. L’auxiliaire envoyé par la Providence fut Rémi, évêque de Reims, qui avait gagné les bonnes grâces du roi barbare, en le félicitant de son avènement au trône. La naissance de son premier enfant fut pour Clotilde une source de douleurs : elle avait obtenu de le faire baptiser, mais ce fut pour le voir mourir aussitôt après; d’où le reproche du monarque : « C’est votre Dieu, dit-il à Clotilde, qui est la cause de la mort de l’enfant; si je l’avais consacré aux miens, il vivrait encore. » La digne épouse, sans se laisser abattre, accepta cette épreuve avec résignation, et ses prières, humbles, ardentes obtinrent la guérison de son second fils tombé malade après avoir été baptisé. En 496, la victoire de Clovis sur les Alamans à Tolbiac, après qu’il eut fait la promesse de recevoir le baptême et d’adorer le Dieu de Clotilde, vint remplir de joie le cœur de la reine : sans perdre de temps, elle fit prévenir l’évêque Rémi, qui se hâta de venir instruire le prince, pour le baptiser ensuite à Reims, le 25 décembre 496. Cette mission providentielle accomplie, Clotilde rentra dans l’ombre durant le règne de Clovis. La reine s’occupa principalement de l’éducation de ses quatre enfants; elle vit se terminer d’une façon relativement satisfaisante la lutte de Clovis contre les Burgondes; elle se concerta avec son époux pour la construction de l’église qui devait leur servir de tombeau sur le mont de Lutèce (plus tard la montagne Sainte-Geneviève). Devenue veuve après vingt ans de mariage, elle connut des années de mortelles angoisses. Elle dut se séparer de sa fille Clotilde et la donner en mariage au roi des Visigoths, Amalaric; Clodomir perdit la vie dans une bataille contre les Burgondes, Childebert et Clotaire traitèrent en prisonniers les enfants de Clodomir et finalement assassinèrent les deux premiers tandis que le troisième ne leur échappait que pour être recueilli dans un cloître. Maltraitée par Amalaric, la jeune princesse Clotilde ne fut arrachée aux mains de ce tyran que pour expirer au moment où elle rentrait en France. Finalement Childebert et Clotaire entrèrent en lutte l’un contre l’autre et il fallut un miracle, dû aux prières de leur mère, pour empêcher que cette lutte fratricide eût de funestes résultats. Résignée et pénitente sous le coup de tant d’épreuves, Clotilde multiplia ses pieuses fondations : elle éleva à Chelles près Paris un monastère de femmes en l’honneur de saint Georges, reconstruisit et orna la basilique qui abritait les restes mortels de saint Germain d’Auxerre, fonda aux Andelys un monastère qui fut l’émule de celui de Chelles, passa ses dernières années à Tours où l’avait attirée son culte de prédilection pour saint Martin et se fit la gardienne du tombeau de ce grand évêque thaumaturge. C’est là qu’elle mourut à soixante-dix ans, le 3 Juin 545. Son corps fut transporté de Tours à Paris; l’église du mont Lutèce, que le peuple commençait à appeler du nom de Sainte-Geneviève, reçut dans sa crypte le corps de la reine qui l’avait fondée. Là, Clotilde fut associée aux honneurs dont Geneviève était l’objet. Cependant au neuvième siècle, les invasions normandes obligèrent les Parisiens à transporter la châsse de saint Clotilde au château de Vivières (Aisne). Quand les reliques furent rendues aux génovéfains de Paris, ceux-ci laissèrent à Vivières la tête et un bras, et ce furent là les origines d’un culte de sainte Clotilde resté populaire dans cette localité. En 1656, une côte de la sainte fut concédée à l’église de Notre-Dame des Andelys, demeurée toujours fidèle au culte de sa fondatrice. En 1793, la rage des révolutionnaires s’acharna contre le sanctuaire de sainte Geneviève ; on parvint à grand’peine à sauver les ossements de Clotilde et à les mettre en lieu sûr ; ces ossements sont conservés dans la petite église paroissiale de Saint-Leu.

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Litanies de Sainte Clotilde

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez nous.

Jésus-Christ, exaucez nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous

Sainte Marie, priez pour nous

Sainte Clotilde, humble, patiente et douce, priez pour nous

Sainte Clotilde, inébranlable dans la foi, priez pour nous

Sainte Clotilde, indéfectible dans l’espérance, priez pour nous

Sainte Clotilde, ardente dans la charité, priez pour nous

Sainte Clotilde, persévérante dans la prière, priez pour nous

Sainte Clotilde, missionnaire inspirée auprès de votre époux, priez pour nous

Sainte Clotilde, qui avez obtenu par votre prière et votre exemple la conversion du roi Clovis, priez pour nous
Sainte Clotilde, recours dans les conversions, priez pour nous

Sainte Clotilde, modèle des épouses, priez pour nous

Sainte Clotilde, exemple des mères, priez pour nous

Sainte Clotilde, refuge et consolatrice des veuves, priez pour nous

Sainte Clotilde, qui avez béni le Seigneur dans toutes vos épreuves, priez pour nous

Sainte Clotilde, dont le cœur de mère a été broyé, priez pour nous, priez pour nous

Sainte Clotilde, d’une force d’âme héroïque, priez pour nous

Sainte Clotilde, toujours confiante dans la Vierge Marie, priez pour nous

Sainte Clotilde, dévote de Saint Martin et de saint Germain, priez pour nous

Sainte Clotilde, amie et collaboratrice de l’évêque saint Rémi, priez pour nous

Sainte Clotilde, âme sœur de Sainte Geneviève, priez pour nous

Sainte Clotilde, qui avez distribué vos biens à l’Eglise et aux pauvres, priez pour nous

Sainte Clotilde, qui avez fondé des monastères, priez pour nous

Sainte Clotilde, qui avez édifié des églises, priez pour nous

Sainte Clotilde, qui avez été au berceau de la France chrétienne, priez pour nous

Sainte Clotilde, mère de la foi dans notre patrie, priez pour nous

Sainte Clotilde, Reine de France, priez pour nous

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur

Par les mérites et les prières de la bienheureuse Clotilde,

Soyez favorable, Seigneur, à votre peuple.

Prions

Abaissez Vos regards bienveillants, Seigneur, sur le peuple de France, et après lui avoir accordé, sur les fidèles instances de Sainte Clotilde, le don de la Foi, inspirez-lui, par son intercession, un attachement sincère à la religion chrétienne. Par Jésus notre Seigneur. Amen.

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6 février 2009

Le Chapelet de Fatima

MADONNAFATIMA

Le Chapelet de Fatima

Commencer par un Signe de la Croix


En tenant la Croix, réciter la Prière du Sacrifice


Ô Jésus, c'est par amour pour Vous, pour la conversion des pécheurs, et en réparation des péchés commis contre le Cœur Immaculé de Marie que je prie.


Sur les gros grains, réciter la Prière du Pardon


Mon Dieu, je crois, J’adore, j’espère et je Vous aime! Je Vous demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’espèrent pas, et qui ne Vous aiment pas.


Sur le premier petit grain, réciter la Prière Eucharistique


Ô Très Sainte Trinité, je Vous adore! Mon Dieu, mon Dieu, je Vous aime dans le Très Saint Sacrement.


Sur le second petit grain, réciter la Prière de Conversion


Par Votre Pure et Immaculée Conception, Ô Marie, obtenez la conversion de la Russie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Europe, et du monde entier!


Sur le troisième petit grain, réciter la Prière du Salut


Cœur doux de Marie, soyez le Salut de la Russie, de l’Espagne, du Portugal, de l’Europe, et du monde entier! 


Sur chacun des petits grains des dizaines, réciter la Prière Eucharistique


Très Sainte Trinité, je Vous adore! Mon Dieu, mon Dieu, je Vous aime dans le Très Saint Sacrement.


A la fin de chaque dizaine


Ô mon Jésus, pardonnez-nous nos péchés, préservez-nous du feu de l’enfer. Conduisez au Ciel toutes les âmes, spécialement celles qui ont le plus besoin de Votre miséricorde.


A la fin du Chapelet, réciter la Prière de l’Ange


Très Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je Vous adore profondément et Je Vous offre les très précieux Corps, Sang, Âme et Divinité de Jésus-Christ, présents dans tous les tabernacles du monde, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences par lesquels Il est Lui-même offensé. Par les mérites infinis du Très Saint Cœur de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, je Vous implore d’accorder la conversion aux pauvres pécheurs.


Conclure par le Signe de la Croix.

Texte extrait du site www.fatimaprayers.com

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6 février 2009

Litanies de Saint Philippe Néri

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Saint Philippe Neri

Fondateur de l’Oratoire

1515-1595

Fête le 26 mai


Philippe naquit à Florence le 22 juillet 1515. Dès son enfance, on l’appelait le bon petit Philippe, tant il était bon, doux et aimable. Vers l’âge de dix-huit ans, il renonça à la fortune d’un de ses oncles pour aller à Rome étudier les sciences ecclésiastiques. Rien de plus édifiant que sa vie d’étudiant : pauvreté, mortification, prière, travail, silence, vie cachée, habitaient sa modeste cellule. Après plusieurs années d’étude opiniâtre dans les universités, il travailla seul, quelques années encore, dans le silence et la solitude, et quand, devenu prêtre par obéissance, il commença à se livrer au ministère des âmes, son esprit facile et profond avait acquis une science fort remarquable. Son angélique pureté eut à subir les plus rudes assauts ; mais il sortit toujours vainqueur de tous les pièges, et reçut comme récompense la grâce de ne jamais ressentir, le reste de sa vie, aucun mouvement, même involontaire, de la concupiscence charnelle. Un jour, Philippe fut tellement embrasé de l’amour de Dieu, que deux de ses côtes se rompirent pour donner plus de liberté à ses élans séraphiques. Souvent ses entretiens avec Notre-Seigneur étaient si suaves, qu’il n’y pouvait tenir et se mourait de joie, ce qui lui faisait pousser ce cri : "Assez, Seigneur, assez !" Philippe visitait les hôpitaux, soignait les malades, assistait et instruisait les pauvres, passait de longues nuits dans la prière, aux catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Partout et à toute occasion, il cherchait à gagner des âmes à Dieu. Il aimait surtout les jeunes gens ; il les attendait à la sortie des écoles, se mêlait à leurs rangs et conversait avec eux ; il les abordait sur les places publiques, les cherchait jusque dans les ateliers et les magasins, en confessait une multitude, en retirait un grand nombre du vice. "Amusez-vous bien, leur disait-il souvent ; mais n’offensez pas le bon Dieu !" Aussi Philippe exerçait-il sur l’enfance et la jeunesse un ascendant irrésistible, et nul mieux que lui ne mérite d’être regardé comme le Patron des Oeuvres de jeunesse. Le Saint fonda la Société des Prêtres de l’Oratoire. Philippe jouait pour ainsi dire avec les miracles, et les résurrections de morts ne coûtaient rien à cet homme extraordinaire. Il se regardait, malgré tout, comme le plus grand des pécheurs, et disait souvent à Dieu : "Seigneur, défiez-Vous de moi, car j’ai peur de Vous trahir !" Philippe mourut à l’âge de quatre-vingt ans, le 26 mai 1595.

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Litanies de Saint Philippe Néri


Seigneur, ayez pitié de nous.

O Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous. Seigneur, ayez pitié de nous.

Père du Ciel qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge des vierge, priez pour nous.

Saint Philippe, priez pour nous.

Tabernacle de l'Esprit Saint, priez pour nous.

Apôtre de Rome, priez pour nous.

Conseiller des papes, priez pour nous.

Voix prophétique, priez pour nous.

Homme des premiers âges, priez pour nous.

Saint aimable, priez pour nous.

Contemplatif héroïque, priez pour nous.

Père très doux, priez pour nous.

Fleur de pureté, priez pour nous.

Martyr de la charité, priez pour nous.

Cœur enflammé, priez pour nous.

Vous qui avez reçu le don de discerner les esprits, priez pour nous.

Perle du sacerdoce, priez pour nous.

Miroir de la vie divine, priez pour nous.

Modèle d'humilité, priez pour nous.

Exemple de simplicité, priez pour nous.

Lumière de la sainte allégresse, priez pour nous.

Image de l'enfance, priez pour nous.

Modèle des vieillards, priez pour nous.

Pasteur des âmes, priez pour nous.

Qui avez repêché un naufragé, priez pour nous.

Guide des orphelins, priez pour nous.

Hôte des anges, priez pour nous.

Vous qui dès l'adolescence avez cultivé la chasteté, priez pour nous.

Vous qui vous êtes rendu à Rome sous l'inspiration divine, priez pour nous.

Vous qui avez aimé à vous retirer dans les Catacombes, priez pour nous.

Vous qui avez reçu l'Esprit Saint transperçant votre cœur, priez pour nous.

Vous qui avez porté d'admirables extases, priez pour nous.

Vous qui avez servi avec amour les petits, priez pour nous.

Vous qui avez eu soif du martyre, ardemment, priez pour nous.

Vous qui avez distribué chaque jour la parole de Dieu, priez pour nous.

Vous qui avez attiré tant de cœurs à Dieu, priez pour nous.

Vous qui avez entretenu de doux colloques avec Marie, priez pour nous.

Vous qui avez fait revivre un mourant pour le sauver de l'enfer, priez pour nous.

Vous qui avez établi vos maisons en tout pays, priez pour nous.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Saint Philippe Néri, priez pour nous,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.



Prions


Dieu qui, par la gloire accordée à vos saints, avez élevé très haut le confesseur Saint Philippe Néri, accordez-nous dans votre bonté de progresser vers vous par l'exemple des vertus de ce saint dont nous célébrons la mémoire avec bonheur. Daigne le Saint-Esprit nous enflammer de ce feu dont il pénétra miraculeusement le cœur de Saint Philippe. Par le Christ Notre Seigneur. Amen.

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6 février 2009

Litanies Celtes de Confession des Péchés

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Litanies Celtes de Confession des Péchés

En toutes choses,j'ai commis le mal devant Votre Face, je reconnais mes fautes. pardonnez-moi.

Roi du Ciel, contre Vous, j'ai péché par des actes mauvais. pardonnez-moi.

J'essaye de faire ce que je peux, je confesse mes erreurs, pardonnez-moi.

Je dis, pardonnez-moi, Ô Dieu, tout ce dont je suis coupable, pardonnez-moi.

Permettez que je t'invoque d'abord pour qu'ensuite, je confesse mes méchancetés, pardonnez-moi.

Ô Père, Ô Fils, Ô Esprit Saint, pardonnez-moi mes péchés, pardonnez-moi.

Ô Unique Engendré du Père Céleste, pardonnez-moi.

Ô Dieu Un, pardonnez-moi.

Ô Dieu Véritable, pardonnez-moi.

Ô Dieu Souverain, pardonnez-moi.

Ô Dieu Consubstantiel, pardonnez-moi.

Ô Seul Tout-Puissant en trois Personnes, pardonnez-moi.

Ô Vous qui êtes vraiment rempli de compassion, pardonnez-moi.

Ô Vous qui récompensez, pardonnez-moi.

Ô Vous qui êtes le Pardon, pardonnez-moi.

Ô Vous qui êtes l'Amour, pardonnez-moi.

Ô Vénérable, pardonnez-moi.

Ô Vous l'Immense, pardonnez-moi.

Ô Vous le Redoutable, pardonnez-moi.

Ô Vous Dieu Mystérieux, pardonnez-moi.

Ô Monde au-dessus de tous les mondes, pardonnez-moi.

Ô Pouvoir au-dessus de tous pouvoirs, pardonnez-moi.

Ô Amour au-dessus de tout amour, pardonnez-moi.

Ô Cause au-dessus de toutes causes, pardonnez-moi.

Ô Forteresse au-dessus de toutes forteresses, pardonnez-moi.

Ô Ange par-dessus tous les anges, pardonnez-moi.

Ô Archidiacre du Ciel et de la terre, pardonnez-moi.

Ô Grand Prêtre de toute la création, pardonnez-moi.

Ô Premier parmi les Prêtres, pardonnez-moi.

Ô Chef des prêtres, pardonnez-moi.

Ô Prêtre Véritable, pardonnez-moi.

Ô Médecin Véritable, pardonnez-moi.

Ô Prophète Véritable, pardonnez-moi.

Ô Ami Véritable, pardonnez-moi.

Ô Unique Fondation de la Maison Trinitaire, pardonnez-moi.

Ô Unique Vie de toutes les choses créées, pardonnez-moi.

Ô Unique Lumière des sept Cieux, pardonnez-moi.

Ô Unique Thème que l'Ecriture médite, pardonnez-moi.

Ô Unique que les Prophètes cherchaient, pardonnez-moi.

Ô Fond de la vraie sagesse, pardonnez-moi.

Ô Père de la Vraie Vie, pardonnez-moi.

Ô Voix de l'Eglise, pardonnez-moi.

Ô Abel, premier martyr, pardonnez-moi.

Ô Noé de l'Arche Sainte, pardonnez-moi.

Ô fidèle Abraham, pardonnez-moi.

Ô doux et aimable Moïse, pardonnez-moi.

Ô Aaron, premier prêtre, pardonnez-moi.

Ô noble David, pardonnez-moi.

Ô mystique Salomon, pardonnez-moi.

Ô Pierre d'angle de l'Ancienne Alliance, pardonnez-moi.

Ô Cœur Miséricordieux, pardonnez-moi.

Ô Vénérable Père adoptif, pardonnez-moi.

Ô Lampe ardente, pardonnez-moi.

Ô Jésus de Nazareth, pardonnez-moi.

Ô Frère Juste, pardonnez-moi.

Venez et aidez-moi car une multitude de péchés a endurci mon cœur coupable, pardonnez-moi.

Mes péchés me ligotent, me corrompent, m'aveuglent, m'étranglent et me réduisent, pardonnez-moi.

Ils se sont collés à moi, me torturent, me poursuivent, m'imprègnent, pardonnez-moi.

Ils m'ont humilié, m'ont épuisé, me soumettent, me possèdent, m'écrasent, pardonnez-moi.

Ils me rendent fous, me noient, me trompent, me confondent, pardonnez-moi.

Ils m'ont détourné du chemin et me poursuivent, pardonnez-moi.

Ils m'ont enchaîné, m'assomment, me crucifient, m'insultent, m'ont vendu et ont fait de moi un objet de dérision, pardonnez-moi.

Ils m'ont fait perdre le bon sens, ils m'ont ensorcelé, ils m'ont trahi, si, ils m'ont assassiné, pardonnez-moi.

Selon la multitude de Vos Miséricordes efface mon injustice, pardonnez-moi.

Ô Soleil des étoiles, Ô Lumière qui guide, Ô Maison des planètes, pardonnez-moi.

Ô Comète ardente et prodigieuse, Ô Mer fertile, ardente et ondoyante, pardonnez-moi.

Ô Splendeur ardente, Ô Flamme ardente, pardonnez-moi.

Ô Narrateur Saint, Ô Maître Saint, Ô Rempli de grâce sainte et de saint pouvoir, pardonnez-moi.

Ô Donateur plein d'abondance, Amant, Silencieux, pardonnez-moi.

Ô Donateur généreux et puissant comme la tempête, pardonnez-moi.

Ô Guerrier aux cents esprits, solide comme la roche, Ô Couronné de splendeur, pardonnez-moi.

Ô Vainqueur expérimenté au combat, pardonnez-moi.

A cause de Votre Nom, pardonnez-moi.

Nombreux et innombrables sont mes péchés et ils sont dans mon cœur et tout autour de moi comme un filet et une cuirasse, pardonnez-moi.

Ô Roi, il est impossible de les compter, pardonnez-moi.

Tirez-les de moi, pardonnez-moi.

Ô Dieu, ôtez-les de mon chemin, brisez-les, détruisez-les, combattez-les, pardonnez-moi.

Annihilez-les, émiettez-les, faites-les disparaître, pardonnez-moi.

Rejetez-les, lancez-les au loin, exterminez-les, pardonnez-moi.

Levez-Vous et réduisez-les en poussière et soyez leur vainqueur, pardonnez-moi.

Voyez et brûlez-les, Réduisez-les à rien, pardonnez-moi.

Déchirez-les en morceaux et affamez-les; Piétinez-les, pardonnez-moi.

Transformez-les en cendres et dispersez-les comme poussière, pardonnez-moi.

Dévastez-les. Tuez-les, bastonnez-les et dévastez-les, pardonnez-moi.

Torturez-les, divisez-les, purifiez-les, pardonnez-moi.

Déchirez-les, expulsez-les et méprise-les, pardonnez-moi.

Domestique-les, épuise-les et jette-les à terre, pardonnez-moi.

Durs et amères sont les assujettissements et les déchirements, les chaînes, la confusion, la stupéfaction, la perturbation et la furie que les péchés m'apportent, pardonnez-moi.

À cause de chaque infirmité que Vous avez guéris, pardonnez-moi.

À cause de chaque bras que Vous avez fortifié, pardonnez mes péchés.

À cause de Votre conception dans le sein de la Vierge Marie, pardonnez-moi.

À cause de Votre naissance à Bethléem, pardonnez-moi.

À cause de Votre mains transpercées, pardonnez-moi.

À cause de l'étoile royale, pardonne-moi. pardonnez-moi.

A cause du sein qui Vous a porté, pardonnez-moi.

À cause du lait que Vous avez tété, pardonnez-moi.

A cause du sein qui Vous a nourri, pardonnez-moi.

À cause des lèvres qui Vous ont embrassé, pardonnez-moi.

À cause de chaque main qui Vous a touché, pardonnez-moi.

À cause de chaque pied qui Vous a porté, pardonnez-moi.

À cause de chaque oreille qui Vous a écouté, pardonnez-moi.

À cause de chaque oeil qui Vous a regardé, pardonnez-moi.

À cause de chaque cœur qui a cru en Vous, pardonnez-moi.

A cause de Vos Sept Dons, pardonnez-moi.

À cause des Sept Hiérarchies, pardonnez-moi.

À cause de Vos sept Cieux, pardonnez-moi.

À cause de Votre Venue sur la terre dans le sein de la Vierge Marie, pardonnez-moi.

À cause des sept périodes de l'histoire humaine, pardonnez-moi.

Avec Vos Saints, pardonnez-moi.

A cause de Votre patience, pardonnez-moi.

À cause de Votre Humilité, pardonnez-moi.

À cause de Votre soumission, pardonnez-moi.

À cause de Votre Majesté, pardonnez-moi.

À cause de Votre Amabilité, pardonnez-moi.

À cause de Votre Dignité, pardonnez-moi.

À cause de Votre Consécration, pardonnez-moi.

À cause de Votre Amour de la Paix, pardonnez-moi.

À cause de Votre Noblesse, pardonnez-moi.

À cause de Votre Unicité, pardonnez-moi.

À cause de Votre Sainteté, pardonnez-moi.

A cause de Votre Détention et des mauvais traitements, pardonnez-moi.

A cause de la flagellation et des moqueries, pardonnez-moi.

A cause de Votre Ame qui prit d'assaut l'enfer et remplit le Ciel, pardonnez-moi.

A cause de la trahison, pardonnez-moi. pardonnez-moi.

À cause de la crucifixion et de la mutilation, pardonnez-moi.

A cause de chaque âme qu'alors Vous cherchiez, pardonnez-moi.

A cause de Votre Résurrection d'entre les morts, pardonnez-moi.

A cause de Votre Esprit Saint qui descendit des Cieux sur les Apôtres, pardonnez-moi.

A cause de chaque cœur, pardonnez-moi.

À cause de chaque corps, pardonnez-moi.

À cause de chaque chair, pardonnez-moi.

À cause de chaque lèvre, pardonnez-moi.

À cause de chaque oeil, pardonnez-moi.

À cause de chaque créature sur laquelle descendit le Saint Esprit, depuis le commencement jusqu'à la fin du monde, pardonnez-moi.

À cause de Votre retour au jour de la colère, pardonnez-moi.

Accordez-moi d'être juste et parfait de sorte que Vous ne soyez pas dégoûté et aigri à cause de moi, pardonnez-moi.

Ô Dieu, mes péchés me brûlent en dedans, autour de moi, contre-moi, au-dessus de moi et sous moi. pardonnez-moi.

Hélas, hélas, hélas, pardonnez-moi, Ô Dieu.

Pardonnez chaque péché que j'ai commis, pardonnez-moi.

Pardonnez chaque péché qui m'a plu, pardonnez-moi.

Pardonnez chaque péché que j'ai commis, forcé ou non. pardonnez-moi.

Pardonnez-moi chaque péché que j'ai cherché ou non. pardonnez-moi.

Pardonnez-moi chaque mal que j'ai causé à quelqu'un. pardonnez-moi.

Pardonnez chaque mal que quelqu'un m'a causé. pardonnez-moi.

Pardonnez-moi chaque mal auquel j'ai collaboré. pardonnez-moi.

Pardonnez chaque chose que j'ai cherché ou non, que j'ai trouvé ou non.

Pardonnez-moi chaque bienfait que j'ai méprisé de faire. pardonnez-moi.

Pardonnez-moi chaque méfait que je n'ai pas réparé. pardonnez-moi.

Pardonnez-moi chaque ennui que j'ai causé à Dieu et aux hommes. pardonnez-moi.

Pardonnez-moi chaque fois que je me suis assis, pardonnez-moi.

Chaque fois que je suis resté debout, pardonnez-moi.

Chaque mouvement ou silence, pardonnez-moi.

Chaque sommeil ou insomnie, pardonnez-moi.

Chaque oubli, chaque souvenir, chaque insouciance ou chaque préoccupation exagérée, pardonnez-moi.

Chaque désir, pardonnez-moi.

Chaque passion, pardonnez-moi.

Chaque gain, pardonnez-moi.

Chaque pensée, pardonnez-moi.

Chaque amour, pardonnez-moi.

Chaque haine qui sont miens et qui seront miens jusqu'à la fin de ma vie. pardonnez-moi.

Pardonnez-moi ma mauvaise volonté et dégoût que j'ai causé à Dieu et aux hommes. pardonnez-moi.

Pardonnez-moi chaque acte mauvais que j'ai fait ; pardonnez-moi.

Chaque acte bon que je n'ai pas fait, pardonnez-moi.

Chaque péché dans le péché, pardonnez-moi.

Chaque méchanceté dans le bien, pardonnez-moi.

Chaque bien dans le mal que j'ai fait. pardonnez-moi.

Pardonnez-moi, Ô Dieu, chaque péché commis par les oreilles, les mains, les lèvres, les yeux, le coeur, les sens, les membres, les articulations, les entrailles. pardonnez-moi.

Par intention, par désir, dans le secret, en cachette ou publiquement. pardonnez-moi.

De façon consciente ou par ignorance, pardonnez-moi.

Avec enthousiasme ou sans enthousiasme, pardonnez-moi.

Par séduction ou sans séduction, pardonnez-moi.

D'en haut ou d'en bas, pardonnez-moi.

Par amitié ou inimitié. pardonnez-moi.

Du petit au grand, pardonnez-moi.

De presque rien au rien, pardonnez-moi.

Depuis ma jeunesse jusqu'à ma vieillesse, pardonnez-moi.

De mon baptême à ma mort. pardonnez-moi.

Ô Père, Fils et Saint Esprit, malgré mes péchés, pardonnez-moi.

Ô Dieu vrai, car seul contre Toi j'ai péché, pardonnez-moi.

pardonnez-moi, pardonnez-moi, pardonnez-moi. Amen.

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5 février 2009

Le Serviteur de Dieu Marie-Joseph Lagrange

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Le Serviteur de Dieu Marie-Joseph Lagrange

Fondateur de l'Ecole Biblique de Jérusalem

1855-1838


Albert Lagrange, né le 7 mars 1855, après avoir passé un doctorat à la faculté de droit de Paris et fréquenté le séminaire d’Issy, entra au noviciat des frères dominicains à Saint-Maximin (Var) et prit le nom de frère Marie-Joseph. Il sera ordonné prêtre à Zamora le 22 décembre 1883. Professeur d’histoire ecclésiastique et d’Écriture Sainte, il fut envoyé à l’Université de Vienne (Autriche) pour y perfectionner ses études de langues orientales. C’est là qu’il reçoit, le 5 février 1889, I’ordre de partir à Jérusalem. Il esquisse aussitôt un programme et, le 15 novembre 1890, dans un ancien abattoir turc où pendaient encore les anneaux destinés aux animaux, il ouvre ce qu’il tient à appeler l’École Pratique d’Études Bibliques. Le Père Lagrange avait adhéré à l’encyclique Providentissimus Deus du Pape Léon XIII invitant à chercher la solution des difficultés soulevées par l’analyse rationaliste de la Bible par une exégèse à la fois traditionnelle et progressive. Mais sa méthode scientifique répugnait à certains et, alors qu’il travaillait d’arrachepied pour réfuter ceux qui mettaient en question les données essentielles de la foi chrétienne, il fut censuré et dut s’éloigner de Jérusalem pendant une année, en 1912. Jamais formellement condamné, mais jamais non plus réhabilité, le dominicain demeura malgré tout héroïquement fidèle à l’Église. Par le travail et la prière, à la lumière de la foi et avec une grande rigueur scientifique, il mit son intelligence au service de la Parole de Dieu et de la vérité. Âgé de 83 ans, Marie-Joseph Lagrange mourait, le 10 mars 1938, à Saint-Maximin où une santé déficiente l’avait obligé à revenir en 1935. Sa dépouille y fut ensevelie dans le cimetière conventuel, puis transportée à Jérusalem et inhumée (novembre 1967) dans la Basilique de Saint-Étienne, où elle repose aujourd’hui. Le procés en vue de la béatification du fondateur de l’École Biblique a été ouvert en 1988, cinquante ans après sa mort.


Prière pour demander la glorification du Père Marie Joseph Lagrange


Père Saint, Tu as accordé à ton Serviteur le frère Marie-Joseph Lagrange le désir de la vérité. Il a voué son existence à l’étude scientifique de la Bible et son cœur est devenu brûlant en contemplant le mystère de Jésus-Christ à la lumière de la Loi de Moïse, des Prophètes et des Psaumes. Avec la Vierge Marie, Notre Dame du Rosaire, il a médité l’Évangile. Il a témoigné de sa foi en la Résurrection du Seigneur par l’exemple de son obéissance et par la ferveur de sa prédication. Nous te prions, Père, de hâter le jour où l’Église reconnaîtra publiquement la sainteté de sa vie, afin que son exemple bienfaisant entraîne nos frères à croire en la Parole de Dieu. Que l’intercession du frère Marie-Joseph nous obtienne toutes les grâces dont nous avons besoin, et en particulier… (préciser laquelle). Nous te le demandons, Père, au nom de ton Fils Jésus-Christ, dans la communion du Saint Esprit, un seul Dieu Vivant pour les siècles des siècles.

Prière 


Dieu de lumière, tu as inspiré à ton serviteur Marie-Joseph Lagrange une passion. inlassable pour L’Écriture, un respect profond de toute culture, un amour sans regrets de ton Église; donne nous, nous t’en supplions, d’avoir la même soif de vérité, la même constance dans le travail et d’anticiper, par nos forces, notre intelligence, notre santé et tous nos moyens, la venue de ton Règne. Par Jésus Christ Notre Seigneur. Amen.

Pour approfondir

Site de l'Ecole Biblique de Jérusalem

http://ebaf.edu/index.php

Archives de la Revue du Rosaire (très nombreux articles)

http://www.rosaire.org/Liste.php?critere=revros

Biographies du Père Lagrange

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-492501.html

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1151723.html

2 février 2009

Chemin de Croix avec Sainte Edith Stein

Chemin de Croix avec Sainte Edith Stein

Méditations essentiellement extraites de « Science de la Croix » et de « L'Expiation Mystique »

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Avant propos

« La Croix et le corps sont représentés en un puissant raccourci et comme vus de profils; le corps en grand mouvement, détaché loin de la Croix est suspendu par les mains, celles-ci transpercées par de puissants et surprenants clous en saillie, sont particulièrement expressives. La tête inclinée en avant ne permet pas de distinguer les traits du Visage. Par contre on voit le cou et la partie supérieure du dos couvert de blessures... Nous ne savons pas si le Sauveur a parlé à Son ami quand il s'est penché si profondément en avant de la Croix. Qu'il y ait eut échange de Cœur à cœur, c'est certain !... »

« Nous disons: « Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit », lorsque nous faisons le Signe de la Croix. Cela signifie que ce que nous faisons, obéit au commandement et a lieu par la Force de la Très Sainte Trinité. D'où prenons-nous le droit inouï d'utiliser cette langue audacieuse? De la force de la Sainte Croix. Nous pouvons ainsi parler parce que nous sommes rachetés par la Sainte Croix. La Sainte Trinité l'a choisie de tout éternité comme instrument de Rédemption. En faisant le Signe de la Croix au Nom de la Trinité, nous rendons hommage à la Justice Divine et avec Elle, nous prononçons la condamnation à mort de notre nature pécheresse. »


« Quand le Seigneur disait: « Celui qui ne prend pas sa crois et ne Me suit pas n'est pas digne de Moi » ou « Si quelqu'un veut venir à Ma suite qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix et Me suive », la Croix était alors le symbole de tout ce qui est lourd, difficile et contraire à la nature. S'en charger, c'était marcher à la mort. C'est pourtant de ce fardeau que tous les jours devait se charger le disciple de Jésus. L'annonce de la mort mettait sous les yeux des disciples l'Image du Crucifié. Elle la met encore aujourd'hui sous les yeux de quiconque lit ou entend l'Evangile. Il y a là une sollicitation silencieuse qui attend une réponse. Les appels intérieurs à L'imiter sur ce chemin de croix qu'est la vie, nous aident à donner la réponse conforme et nous ouvrent en même temps une vue sur le sens de la mort et sur la Croix. »


A chaque station


Après l'énoncé de la station: « Nous T'adorons, ô Christ, et nous Te bénissons, parce que Tu as racheté le monde par Ta Sainte Croix.


A la fin de la méditation, un Notre Père, un je Vous salue Marie et un Gloire au Père, suivi de l'invocation: « O Marie, daignez graver profondément en nos coeurs les Plaies de Jésus Crucifié ».

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Première station

Jésus est condamné à mort


« Pilate, reprenant la parole, leur dit: Que voulez-vous donc que je fasse de celui que vous appelez le roi des Juifs? Ils crièrent de nouveau: Crucifie-le! Pilate leur dit: Quel mal a-t-il fait? Et ils crièrent encore plus fort: Crucifie-le! Pilate, voulant satisfaire la foule, leur relâcha Barabbas; et, après avoir fait battre de verges Jésus, il le livra pour être crucifié. » (Évangile selon Saint Marc 15: 12-15).


« La Passion et la Mort du Christ constituent la conséquence la plus atroce du péché et nous le montre dans toute son horreur. Ce fut le péché sous toutes ses formes qui crucifia Jésus. Toute l'histoire du monde est comme l'immense toile de fond du drame du Golgotha. Les Messie qui, par obéissance envers Son Père, vient pour reconquérir « son épouse », se charge de son joug afin de l'en délivrer et ne recule même pas devant la Mort, afin de lui mériter la Vie. C'est pour cela qu'Il provoque contre Lui la rage de l'Enfer, la haine provenant de la méchanceté et de la faiblesse humaine, jusqu'à ce que les hommes et démons se déchaînent contre Lui et Lui préparent la Mort sur la Croix. »

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Deuxième station

Le portement de Croix


« Ils prirent donc Jésus, et l'emmenèrent. Jésus, il portait Lui-même sa croix. » (Évangile selon Saint Jean, 19: 16-17)


« Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage, Nous l'avons dédaigné, nous n'avons fait de lui aucun cas. Cependant, ce sont nos souffrances qu'il a portées, C'est de nos douleurs qu'il s'est chargé. » (Isaïe 53: 3-4)


« Le poids de la Croix dont le Christ s'est chargé n'est rien d'autre que la déchéance de la nature humaine, avec le cortège des péchés et des souffrances dont est frappée l'humanité. Le sens du Chemin de Croix est de libérer le monde de ce fardeau. Le retour en Dieu de l'humanité délivrée est un pur don de la Grâce et de la Miséricorde mais non aux dépens de la Sainteté et de la Justice Divine. La somme totale des fautes humaines, du péché originel au Jugement dernier, doit être compensé par une mesure correspondante d'actes expiatoires. La « Via Crucis » de Notre Sauveur est cette expiation. »

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Troisième station

Jésus tombe pour la première fois


« Il m'a fermé toute issue, et je ne puis passer; Il a répandu des ténèbres sur mes sentiers. Il m'a dépouillé de ma gloire, Il a enlevé la couronne de ma tête. Il m'a brisé de toutes parts, et je m'en vais; Il a arraché mon espérance comme un arbre.  ». (Job 19: 8-10)


« Garde-moi, mon Dieu comme la prunelle de l'oeil. » (Psaume 31 (30) 12-14)


« Dans les plus extrêmes douleurs du corps et de l'esprit, surtout dans la nuit de l'abandon Divin, Notre Seigneur nous dit quelle est la rançon pour la masse des péchés accumulés dans tous les temps contre la Sainteté de Dieu... Ainsi, Il ouvre les écluses de la Miséricorde Paternelle pour tous ceux qui ont le courage d'embrasser la Croix et le Crucifié. Le retour de l'humanité délivrée se jetant dans le Cœur du Père est un don gratuit de l'Amour qui est tout Miséricorde. »

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Quatrième station

Jésus rencontre Sa Mère


« Les larmes coulent de mes yeux nuit et jour, Et elles ne s'arrêtent pas; Car la vierge, fille de mon peuple, a été frappée d'un grand coup, D'une plaie très douloureuse. » (Jérémie 14: 17).


« Une femme oublie-t-elle l'enfant qu'elle allaite? N'a-t-elle pas pitié du fruit de ses entrailles? » (Isaïe 49: 15).


« Sur ce Chemin de la Croix, le Sauveur n'est pas seul... et il n'est pas entouré que d'ennemis qui Le harcèlent... Il y a aussi la présence des êtres qui Le soutiennent... La présence d'abord de la Mère de Dieu, Modèle de ceux qui en tous temps suivent l'exemple de la Croix. L'Amour du Christ les pousse à descendre dans la nuit la plus noire... et aucune joie maternelle sur terre n'est comparable à la félicité de l'âme qui peut faire jaillir de la nuit du péché la Lumière de la Grâce; la Croix est le Chemin qui y conduit: la Vierge des vierges y est devenue la Mère de la Grâce. »

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Cinquième station

Jésus est aidé par Simon de Cyrène


« Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène, qui revenait des champs, et ils le chargèrent de la croix, pour qu'il la porte derrière Jésus. » (Évangile selon Saint Luc 23: 26).


« Celui qui marche dans la voie des parfaits sera mon serviteur. » (Psaume 101)


« Quand je dis: mon pied chancelle Ton Amour, Eternel, me soutient; sans l'exces des soucis qui m'envahissent, Tes consolations délectent mon âme. » (Psaume 94)


« Sur ce chemin, Simon figure ceux qui acceptent une souffrance imposée et qui dans cette acceptation sont bénis. Chaque homme qui, dans la suite des temps, a porté un lourd destin en se souvenant de la souffrance du Sauveur, ou qui librement fait oeuvre de pénitence, a racheté un peu de l'énorme dette de l'humanité et a aidé le Seigneur à porter son fardeau. Bien plus, le Christ Tête accomplit l'expiation dans les membres de Son Corps Mystique qui se mettent corps et âme à Sa disposition en vue de Son oeuvre de Rédemption. »

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Sixième station

Véronique essuie le Visage de Jésus


« Jésus leur dit: Pourquoi faites-vous de la peine à cette femme? Elle a fait une bonne action à mon égard; car vous avez toujours des pauvres avec vous, mais vous ne m'avez pas toujours. En répandant ce parfum sur mon corps, elle l'a fait pour ma sépulture. » (Évangile selon Saint Matthieu 26: 10-12).


« Il s'est élevé devant lui comme une faible plante, Comme un rejeton qui sort d'une terre desséchée; Il n'avait ni beauté, ni éclat pour attirer nos regards, Et son aspect n'avait rien pour nous plaire. Méprisé et abandonné des hommes, Homme de douleur et habitué à la souffrance, Semblable à celui dont on détourne le visage. » (Isaïe 53: 2-3).


« De Toi mon Cœur à dit: « Cherche Sa Face ». C'est Ta Face, Eternel, que je cherche, ne me cache pas Ta Face. » (Psaume 27: 7-8).


« Véronique est l'image de ceux que l'amour porte à servir le Seigneur....


Et maintenant en ces derniers temps, alors que la Foi, l'Espérance et l'amour ont disparu, Tu as découvert Ta Sainte Face, la Face de Celui qui souffrit sur la Croix et ferma les yeux dans le sommeil de la Mort. Comme derrière un voile, nous voyons la souffrances sans ces traits Saints, sublimes....


O Mère Très Haute, Tu leur (les Tiens) apprends à élever le regard vers la Face de l'Eternel et les désaltères avec cette boisson de l'Esprit qui est à la fois rafraîchissante et ardente et qui rend sobre – enivre.

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Septième station

Jésus tombe pour la seconde fois


« C'est lui qui, dans les jours de sa chair, ayant présenté avec de grands cris et avec larmes des prières et des supplications à celui qui pouvait le sauver de la mort, et ayant été exaucé à cause de sa piété, a appris, bien qu'il fût Fils, l'obéissance par les choses qu'il a souffertes, et qui, après avoir été élevé à la perfection, est devenu pour tous ceux qui lui obéissent l'auteur d'un salut éternel. » (Lettre aux Hébreux 5: 7-10).


« Il a été maltraité et opprimé, Et il n'a point ouvert la bouche, Semblable à un agneau qu'on mène à la boucherie, A une brebis muette devant ceux qui la tondent; Il n'a point ouvert la bouche. » (Isaïe 53: 7).


Le Chemin de Croix est une expiation. L'écroulement, par trois fois, sous le poids de la Croix correspond à la triple chute de l'humanité: la chute originelle, le rejet du Rédempteur par son peuple d'élection, l'apostasie de ceux qui portent le nom de Chrétiens. Mais l'appui des porteurs de croix Lui est un secours à chacune de Ses chutes. Ce sont les Justes de l'Ancienne Alliance qui l'accompagnent entre la première et la deuxième chute. Les disciples, hommes et femmes, qui se rallièrent à Lui pendant Sa Vie terrestre, sont ceux qui L'aident entre la deuxième et la troisième. Les amants de la Croix, qu'Il a éveillés et qu'Il éveillera encore tout au long des vicissitudes de l'Église combattante, sont ses alliés jusqu'à la fin des temps. C'est à cela que, nous aussi, nous sommes appelés...

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Huitième station

Jésus rencontre les femmes de Jérusalem


« Il était suivi d'une grande multitude des gens du peuple, et de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Jésus se tourna vers elles, et dit: Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi; mais pleurez sur vous et sur vos enfants. » (Évangile selon Saint Luc 23: 27-28).


« Par la Croix je compris le destin du peuple de Dieu... Je pensais que ceux qui comprennent qu'il s'agit de la Croix du Christ, devraient au nom de tous s'en charger... Je vous en prie, permettez-moi de m'offrir en expiation au Cœur de Jésus pour la vraie Paix... Je prie le Seigneur qu'Il accepte, pour Sa Gloire et glorification et ma vie et ma mort... et ainsi qu'Il soit accueillit chez les Siens et que Son Royaume advienne en toute gloire.


La souffrance expiatoire est ce qui en vérité unit le plus profondément au Seigneur. Elle prend sa source dans une union déjà établie avec le Christ... Seul peut désirer la souffrance expiatrice celui dont les yeux spirituels se sont ouverts sur les interactions surnaturelles des évènements de l'histoire du monde... Cette oeuvre d'expiation unit plus étroitement au Christ de même que toute communauté s'approfondit par l'accomplissement d'un oeuvre commune.

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Neuvième station

Jésus tombe pour la troisième fois


« Il tomba la Face contre terre et priait de façon plus instante. » (Évangile selon Saint Matthieu 26: 39).


« Tu m'as mis au tréfonds de la fosse dans les ténèbres, dans les abîmes. Sur moi pèse Ta Colère. Tu déverses toutes Tes vagues, Eternel, Dieu de mon Salut. Lorsque je crie vers Toi la nuit, que jusqu'à Toi s'élève le cri de ma prière. Prête l'oreille à mes lamentations. » (Psaume 87).


Jamais Cœur d'homme n'a pénétré dans une nuit aussi obscure que celle de l'Homme Dieu à Gethsémani et sur le Golgotha. Aucune puissance humaine n'aurait pu le séparer d'avec son Dieu, mais Dieu Lui-même pouvait se retirer de lui. Il n'est pas donné à l'esprit investigateur des hommes de pouvoir sonder le mystère impénétrable du Divin abandon de l'Homme Dieu. Mais à certaines âmes de Son choix, Jésus peut donner à goûter quelque chose de cette extrême amertume. Etre pur et ressenti néanmoins la souffrance n'est-ce pas là ne plus faire qu'un avec l'Agneau sans tâches qui s'est chargé de tous les péchés du monde? N'est-ce pas à la fois Gethsémani et le Golgotha?

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Dixième station

Le dépouillement de Jésus


Les soldats, après avoir crucifié Jésus, prirent ses vêtements, et ils en firent quatre parts, une part pour chaque soldat. Ils prirent aussi sa tunique, qui était sans couture, d'un seul tissu depuis le haut jusqu'en bas. Et ils dirent entre eux: Ne la déchirons pas, mais tirons au sort à qui elle sera. Cela arriva afin que s'accomplît cette parole de l'Écriture: Ils se sont partagé mes vêtements, Et ils ont tiré au sort ma tunique. (Évangile selon Saint Jean 19: 23).


Durant toute Sa vie, le Christ fut sans cesse en possession de la vision Béatifique jusqu'à Son Agonie. Alors par un acte de Sa libre Volonté, Il s'enleva cette jouissance. Quelle souffrance humaine pourrait être comparée avec le tourment que dût ressentir l'Homme Dieu? Tout comme l'esprit et le cœur humains sont impuissants à concevoir et à goûter ce qu'est l'éternelle béatitude, aussi sont-ils incapables de pénétrer l'insondable mystère d'une pareille privation. Mais, Lui, Jésus, se dépouille Lui-même: « Lui, de Condition Divine, ne retint pas le rang qui l'égalait à Dieu, mais Il s'anéantit , prenant la condition d'esclave. Il s'humilia plus encore, obéissant jusqu'à la mort, et à la mort sur une Croix. » (Philippiens 2: 6-8).

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Onzième station

Jésus est cloué sur la Croix


« Ils conduisirent Jésus au lieu nommé Golgotha, ce qui signifie lieu du crâne. Ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de myrrhe, mais il ne le prit pas. Ils le crucifièrent, et se partagèrent ses vêtements, en tirant au sort pour savoir ce que chacun aurait. C'était la troisième heure, quand ils le crucifièrent. L'inscription indiquant le sujet de sa condamnation portait ces mots: Le roi des Juifs. Ils crucifièrent avec lui deux brigands, l'un à sa droite, et l'autre à sa gauche. » (Évangile selon Saint Marc 15: 22-27).


« Voici que la douce Lumière semblait éteinte, Dieu Le laissant tout seul. C'était la douleur la plus profonde et pourtant elle était aussi la preuve que Dieu L'aimait d'un Amour de choix. Cet abandon de Dieu dans toute sa rigueur était son partage exclusif et ne pouvait être subit que par Lui, parce qu'Il était à la fois Dieu et Homme: Comme Dieu – en effet – Il ne pouvait souffrir, comme Homme pur, Il ne pouvait comprendre le Bien dont Il se dépouillait. L'Incarnation est donc la condition de Sa souffrance: la nature humaine, en tant que capable de souffrir et ayant réellement souffert est l'instrument de la Rédemption. La nature humaine a perdu, dans le premier homme sa dignité, sa perfection originelle et l'élévation qu'elle devait à la Grâce. Cette élévation est rendue à chaque âme qui renaît à la vie d'enfant de Dieu; elle est couronnée dans les âmes qui arrivent à l'union nuptiale avec le Sauveur. Cette union s'accomplit « sous l'arbre de la Croix » parce qu'elle est le fruit de la Mort du Christ et se réalise par la participation à Ses souffrances.

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Douzième station

La Mort de Jésus


« Recueillons-nous dans le silence de l'adoration , de l'amour, du repentir, de la gratitude... Le Testament de Jésus, les sept Paroles du Verbum Crucis, du Verbe de la Croix. Cette Parole de la Croix deviendra en nous puissance vivifiante, « Science de la Croix ».


En Croix, Jésus disait: «Père, pardonne-leur , car ils ne savent ce qu’ils font» (Luc 23:34).


Au Larron crucifié avec Lui et rependant: «En vérité, je te dis : Aujourd’hui tu seras avec moi dans le paradis» (Luc 23:43).


Il voit Sa Mère et, près d'Elle le disciple qu'Il aimait: «Femme, voilà ton fils» et «Voilà ta mère» (Jean 19:26 et 27).


Après quoi, ayant tout accompli, il dit: «J’ai soif» (Jean 19:28).


Et cria d'une voix forte: « Eloï, Eloï, lama sabactani » «Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » (Matthieu 27:46 et Marc 15:34).


Le voile du Sanctuaire se déchira par le milieu et jetant un grand cri, Jésus dit: «Père ! entre tes mains je remets mon esprit» (Luc 23:46).


«C’est accompli» , ayant dit cela, Il expira. (Jean 19:30)


Au soir les soldats vinrent... et l'un de sa lance Lui perça le côté, il en sortit du Sang et de l'Eau.


« Vérité et Miséricorde se sont rencontrées dans l'oeuvre de la Rédemption. Elle sont « un » en Dieu. L'horreur du péché et de la puissance des ténèbres sont devenues manifestes dans la Souffrance et la Mort de Jésus. Que nous ne périssions pas mais que par Ses blessures nous soyons guéris, par Son abandon conduits au Père, par Sa Mort que nous gagnons la Vie, telle est la Miséricorde. Ainsi la Vérité est Miséricordieuse et la Miséricorde vraie.


Dans ton Cœur également, Bienheureuse Vierge, Tu n'as pas fermé les yeux devant la vue terrible de la Souffrance, mais Tu as eu pitié de nous et Tu as dit avec le Seigneur: « Père, pardonne-leur ».

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Treizième station

Jésus est descendu de la Croix


« Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient de loin; qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée, pour le servir. Le soir étant venu, arriva un homme riche d'Arimathée, nommé Joseph, lequel était aussi disciple de Jésus. Il se rendit vers Pilate, et demanda le corps de Jésus. Et Pilate ordonna de le remettre. Joseph prit le corps, l'enveloppa d'un linceul blanc. » (Évangile selon Saint Matthieu 27: 55, 57-59).


« Le soir du Vendredi Saint, au pied de la Croix, la Douleur de la Mère de Dieu est grande comme la mer, Elle y est plongée... Mais c'est une douleur contenue, dominée, Elle retient fermement Son Cœur de la main afin qu'il ne puisse pas se briser. La mort véritable apparaît de façon presque effrayante à la bouche entrouverte du Sauveur... Mais Sa tête est tournée vers Sa Mère comme pour la consoler... et la Croix est toute Lumière, le bois de la Croix est devenu Lumière du Christ: « Lignum Crucis... Lumen Christi! »

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Quatorzième station

Le Corps de Jésus est mis au Tombeau

« Il y avait un jardin dans le lieu où Jésus avait été crucifié, et dans le jardin un sépulcre neuf, où personne encore n'avait été mis. Ce fut là qu'ils déposèrent Jésus. » (Évangile selon Saint Jean 19: 41-42).


« Dans la Paix, je me couche et je dors, car Tu me donnes d'habiter, seul, dans la confiance. Tu ne peux laisser Ton ami voir la corruption. » (Psaume 4 et 15).


La Croix du Christ et la nuit sont le chemin qui conduit à la Lumière du Ciel. Tel est le Message de la Croix, de la Mort, de l'ensevelissement de Jésus. La Croix est l'arme puissante du Christ; la houlette de berger avec laquelle le divin David sortit à la rencontre du Goliath infernal, celle dont Il frappe avec force à la porte du Ciel, tellement Il nous l'ouvre. Alors les flots de la Lumière Divine jaillissent au-dehors et enveloppent tous ceux qui montent à la suite du Crucifié. En effet ceux qui ont été baptisés dans le Christ, c'est en Sa Mort qu'ils ont été baptisés. Ils se plongent dans Sa Vie pour devenir des membres de Son Corps, afin, comme tels, de souffrir et de mourir avec Lui, mais aussi de ressusciter avec Lui à la Vie éternelle, à la Vie Divine. Cette Vie n'atteindra sa plénitude qu'au jour du Seigneur. Cependant nous y participons dès maintenant pour autant que nous ayons la Foi.

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Sainte Édith Stein

Sainte Patronne de l'Europe

1891-1942

Fête le 9 août


Edith naît à Breslau le 12 octobre 1891, dans une famille juive très pratiquante. Mais ce qui de ce milieu a laissé de fortes racines en Edith ce n'est pas la foi dans le Dieu d'Israël, mais une grande rigueur morale dérivant de la Loi. Elle-même, sur le point de quitter Breslau pour aller à l'université de Göttingen (1911), se reconnaît non-croyante, remplie d'un fort idéalisme éthique. À la rigueur morale correspond en Edith, dans son intelligence vive et profonde, la recherche et la soif de la vérité. Elle ne pouvait se sentir satisfaite du courant psychologiste de type positiviste, prédominant à l'université de Breslau, et pour cela elle s'orienta, dès qu'elle la connût, vers la phénoménologie d'Edmund Husserl, professeur titulaire à Göttingen, dont elle devint par la suite l'assistante. C'est un fait historique remarquable : dans le groupe des élèves et des collaborateurs de Husserl, plusieurs conversions ont eu lieu. Même Husserl et sa femme étaient passés du judaïsme au protestantisme. Le professeur Hedwig Conrad-Martius et son mari, qui s'étaient convertis à la foi évangélique, seront de chers amis d'Edith. C'est chez eux qu'Édith aura le grand foudroiement après la lecture, d'une seule haleine, de l'autobiographie de sainte Thérèse d'Avila : Voilà la Vérité! . Dans ces années de Göttingen, la soif de la vérité, qu'Edith disait être sa seule prière, se transformait inconsciemment en soif de Dieu.


Edith reçoit le baptême le 1er janvier 1922. Son amie Hedwig, protestante, sera la marraine au baptême catholique d'Édith. Recevoir le baptême, affirme Jean-Paul II dans son homélie pour sa béatification, ne signifia nullement, pour Édith Stein, rompre avec le monde hébraïque. Elle soutient plutôt : Quand j'étais une jeune fille de quatorze ans je cessai de pratiquer la religion hébraïque et, après mon retour à Dieu, moi, je me suis, avant tout, sentie juive. Au début des années trente, l'Allemagne était en pleine crise économique et dans une grave instabilité politique, pendant que, lentement mais inexorablement, le parti national-socialiste de Hitler montait au pouvoir. Edith n'a pas de mal à comprendre immédiatement l'avenir : le nazisme, incarnation du Malin, ennemi de la Croix, combat Dieu lui-même et son plan salvateur; pour cela, il voudra détruire le judaïsme, comme fondement de la religion chrétienne, et éliminer la peste hébraïque-chrétienne , afin d'instaurer le règne de la race aryenne.


Le 14 octobre 1933, Edith entre au Carmel de Cologne; le 15 avril 1934, elle prend l'habit du Carmel et le nom de Thérèse-Bénédicte de la Croix, comme elle l'avait demandé; le dimanche de Pâques elle est appelée à la profession simple; le 30 mai 1938, elle fait la profession solennelle qui l'unit définitivement au Christ. Dès l'époque de son baptême elle s'était sentie fortement attirée par la vie carmélite, dont le trait fondamental - comme elle-même le décrit- consiste à souffrir avec le Christ… le Christ continue de souffrir en elles… [les Carmélites] à intercéder pour les pécheurs à travers une souffrance librement acceptée et joyeuse pour participer ainsi à la rédemption de l'humanité. Elle y continue par ailleurs ses travaux de philosophie et termine Être fini et Être éternel. Le 30 janvier 1939, Hitler décrète l'anéantissement de la race juive . Le 31 décembre 1938, Edith s'était réfugiée au Carmel d'Echt en Hollande, où au mois d'août 1940 la rejoindra sa sœur Rose, qui s'était convertie. Elle y demande à sa prieure de Cologne (qui est restée sa supérieure) l'autorisation à m'offrir au Cœur de Jésus comme victime expiatoire pour la paix véritable, espérant que le règne de l'Antéchrist s'écroule, si possible, sans une nouvelle guerre mondiale et que l'ordre soit renouvelé.


Elle écrit plus tard un testament spirituel : Dès à présent j'accepte la mort que Dieu m'a destinée, par une soumission totale à sa volonté très sainte. Je prie le Seigneur de bien vouloir accepter ma vie et ma mort pour sa gloire, pour les intentions du saint Cœur de Jésus, du saint Cœur de Marie et pour les intentions de l'Église. Spécialement… en expiation du refus de la foi de la part du peuple juif, afin que le Seigneur soit accueilli des siens et que son règne vienne dans la gloire; pour le salut de l'Allemagne et pour la paix dans le monde. L'année 1942 marque le début de la déportation en masse des Juifs vers l'Est : camps de travail, mines de sel, chambres à gaz. Devant ces événements d'une férocité incroyable, les évêques de l'Église de Hollande envoient au commissaire du Reich un long télégramme de protestation (11 juillet 1942). À la suite de cette démarche, le chef nazi se dit disposé à épargner les chrétiens d'origine juive qui peuvent démontrer leur appartenance à une communauté chrétienne avant janvier 1941. Les évêques jugent complètement insuffisante cette réponse et font lire dans toutes les églises du pays (26 juillet) une lettre pastorale, dans laquelle on rapportait la protestation du télégramme.


Le matin du 2 août 1942, le commissaire du Reich, ayant décidé de poursuivre les catholiques juifs comme leurs pires ennemis , ordonne que tous les religieux et toutes les religieuses non aryens présents dans les couvents hollandais soient emmenés. Et l'après-midi de ce même jour, la Gestapo vient arrêter les deux sœurs Stein. Les dernières paroles de sœur Bénédicte, en quittant le Carmel, sont adressées à sa sœur : Viens, allons pour notre peuple. À Auschwitz-Birkenau, à l'arrivée du convoi, le 9 août 1942, les sœurs Stein sont introduites, avec les autres déportées, dans la chambre à gaz. Dans la dernière lettre qu'elle a pu faire parvenir au Carmel d'Echt, elle avait écrit : On ne peut acquérir une Science de la Croix [c'était le titre de son dernier livre, resté inachevé] que si l'on commence à souffrir vraiment du poids de la Croix. Du plus profond de mon cœur j'ai dit : Je te salue, ô Croix, mon unique espérance!

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Téléchargez le texte du Chemin de Croix avec Edith Stein (pdf) en cliquant ici

2 février 2009

La Présentation de Jésus au Temple

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La Présentation de Jésus au Temple

Extrait des révélations de la Vénérable Maria d'Agreda

La très-sainte Vierge et saint Joseph restèrent avec le divin enfant dans la pauvre maison de Bethléem, jusqu'au temps prescrit par la loi de le présenter au temple, qui étaIt de quarante jours. Le temps étant accompli, ils résolurent d'aller à Jérusalem, et d'offrir suivant la loi le fils unique du père éternel, connaissant le désir qu'il avait d'être soumis à la loi et d'être offert à son divin Père. Ayant fixé le jour du départ, il prirent congé de la pieuse femme qu'ils laissèrent comblée de célestes bénédictions. Ils allèrent d'abord visiter la sainte grotte, et prosternés à terre, ils vénérèrent ce lieu sacré avec de tendres émotions. Après avoir accompli cette dévotion, la sainte Vierge demanda pour satisfaire sa profonde humilité la permission à son époux de faire le voyage à pied nu, et de porter dans ses bras le saint enfant. Saint Joseph lui accorda sa dernière demande, mais non la première dans la crainte qu'elle éprouvât une trop grande souffrance. L'humble Vierge ne répliqua rien, elle demanda avec saint Joseph la bénédiction à son fils, qui la leur donna d'une manière visible et ils se mirent en voyage; elle fut accompagnée non-seulement des dix mille anges qui l'assistaient depuis l'incarnation mais de plusieurs autres légions. Il faisait un froid très-vif qui n'épargnait pas son créateur ,et plusieurs fois le saint enfant en pleura dans les bras de sa mère, comme homme véritable. Touchée de ces souffrances elle se servit de son autorité sur les créatures, et changea ces rigueurs à un temps très-doux pour son fils, mais elle n'usa jamais pour elle de ce pouvoir.

Les trois saintes personnes s'approchaient déjà de Jérusalem, lorsque Dieu par des lumières intérieures prévint saint Siméon et Amie la prophétesse que le Messie venait pour être présenté au temple, mais dans un état pauvre et humble Siméon et Anne s'étant communiqués leurs saintes inspirations résolurent d'envoyer un des serviteurs à la rencontre sur le chemin de Bethléem pour les conduire dans sa maison, sans lui découvrir la qualité des personnes au-devant des quelles il allait. Le serviteur exécuta avec soin ce qu'on lui avait ordonné, il rencontra les trois pauvres pèlerins, les conduisit dans sa maison et vint en donner avis au saint prêtre. Pendant ce temps la sainte Vierge et saint Joseph recherchèrent ce qu'ils devaient faire, ils arrêtèrent que le soir même Joseph irait offrir au temple les présents des rois mages, afin que l'offrande restât plus secrète, et au retour il achèterait les tourterelles qu'il fallait offrir le jour suivant en public. Il exécuta ponctuellement tout cela, et le matin la Vierge mère ayant enveloppé l'enfant divin dans ses langes et préparé toutes choses, se dirigea vers le temple accompagnée de saint Joseph et de milliers d'anges en forme humaine, visibles à ses yeux. Étant arrivée, elle se prosterna à terre, et adora le Très-Haut, en ce moment la très-sainte Trinité se manifesta à elle par une vision intellectuelle et elle entendit une voix qui dit : Hic est filius meus dilectus, in quo mihi benè complacui. En même temps Siméon conduit par l'esprit de Dieu vint au temple, et s'approchant du lieu où était Marie avec Jésus, il les vit tous rayonnants d'une vive lumière. Anne vint aussi au temple conduite par l'esprit de Dieu et vit la même chose. Siméon prit l'enfant dans ses bras, l'offrit au père éternel et entonna le célèbre cantique : Nunc dimittis servum tuum, domine, secundum verbum tuum in pace. Il annonça ensuite la passion cruelle qu'elle devait souffrir dans son coeur à la vue des souffrances de Jésus. Lorsque le saint prêtre prophétisa la passion, l'enfant inclina humblement la tête pour témoigner qu'il acceptait la prophétie et voulait l'accomplir. Après cela la sainte Vierge prit congé du prêtre à qui elle demanda la bénédiction et baisa la main, elle se tourna ensuite vers sainte Anne sa maîtresse et la pria de la bénir. Étant sortis du temple, ils retournèrent à la maison que leur avait fait préparer Siméon où ils restèrent encore plusieurs jours. Ils allaient chaque jour au temple renouveler leur offrande, et ils restaient en prières, depuis l'heure de tierce jusqu'au soir, dans le lieu le plus humble et le plus retiré du temple.

Texte extrait de la Vie Divine de la Très Sainte Vierge

2 février 2009

La Présentation de Jésus au Temple

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La Fête de la Présentation de Jésus au Temple et de la Purification de Marie

Fête le 2 février

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Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (2: 22-32)


Quand vint le jour, selon la Loi de Moïse, les parents de Jésus le portèrent à Jérusalem, pour le présenter au Seigneur, comme il est écrit dans la Loi du Seigneur : Tout mâle premier-né sera consacré au Seigneur ; et pour offrir en sacrifice, comme l'ordonne la Loi du Seigneur, deux tourterelles, ou deux petits de colombes. Or, il y avait à Jérusalem un homme appelé Siméon;et cet homme juste et craignant Dieu attendait la consolation d'Israël ; et le Saint-Esprit était en lui. Et il lui avait été révélé par le Saint-Esprit qu'il ne verrait point la mort sans voir auparavant le Christ du Seigneur. Et par un mouvement de l'Esprit, il vint au Temple. Et comme les parents de Jésus l'y apportaient, afin d'accomplir pour l’Enfant ce qui était en usage selon la Loi, Siméon le prit dans ses bras, et il bénit Dieu, et il dit : « C'est maintenant, Seigneur,que vous laisserez aller en paix votre serviteur, selon votre parole ; parce que mes yeux ont vu le Sauveur que vous avez destiné à être exposé aux regards de tous les peuples, pour être la Lumière qui éclairera les nations, et la gloire de votre peuple d'Israël. »

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La fête de ce jour a un double objet, célébrer la Purification de Marie et la Présentation de Jésus au Temple selon la loi de Moïse. Cette loi fixait le temps où les mères devaient se présenter avec leurs nouveau-nés devant les autels, et elle exigeait une offrande pour le rachat des enfants mâles. Ni Marie, toute pure dans sa maternité, ni Jésus, Fils de Dieu, n'étaient obligés à cette cérémonie; cependant par humilité, et pour donner aux hommes un éclatant exemple d'obéissance aux lois divines, Marie, accompagnée de Joseph et portant Jésus en Ses bras, Se rendit au Temple de Jérusalem. La fête chrétienne qui nous conserve le souvenir de cette cérémonie porte, dans le langage populaire, le nom de la Chandeleur, à cause de la procession qui se fait ce jour-là dans nos églises avec des cierges allumés. Les cierges symbolisent Notre-Seigneur Jésus-Christ, Lumière du monde; la procession représente le passage de la sainte Famille dans le Temple et la rencontre des deux vieillards Siméon et Anne. Saint Anselme, développant ce mystère, nous dit qu'il y a trois choses à considérer dans le cierge: la cire, la mèche et la flamme. La cire, ouvrage de l'abeille virginale, est la Chair du Christ; la mèche, qui est intérieure, est Son Âme; la flamme, qui brille en la partie supérieure est Sa Divinité. La procession de la Chandeleur nous apparaît comme la marche du peuple chrétien à la lumière du Christ, figuré par les cierges que porte le clergé, la portion choisie de l'Église, comme Jésus même était porté entre les bras de Marie, entre ceux du saint vieillard Siméon et du pontife qui L'offrit au Seigneur. Les cierges de la Chandeleur sont bénits avec une solennité toute particulière et avec l'emploi des prières les plus touchantes. Conservés dans la maison des chrétiens, ils sont un gage de la protection divine. Il est dans l'esprit de l'Église d'allumer les cierges de la Chandeleur pour repousser les esprits de ténèbres, dans les dangers corporels et spirituels, au lit des mourants, pour éloigner d'eux l'ennemi des hommes, qui fait alors son suprême effort afin d'arracher les âmes à Dieu. C'est bien alors surtout, en effet, que l'homme a besoin du recours du Rédempteur, vraie lumière des âmes, pour illuminer les derniers instants de sa vie.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950


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La Présentation de Jésus au Temple

Extrait des révélations de la Vénérable Maria d'Agreda


La très-sainte Vierge et saint Joseph restèrent avec le divin enfant dans la pauvre maison de Bethléem, jusqu'au temps prescrit par la loi de le présenter au temple, qui étaIt de quarante jours. Le temps étant accompli, ils résolurent d'aller à Jérusalem, et d'offrir suivant la loi le fils unique du père éternel, connaissant le désir qu'il avait d'être soumis à la loi et d'être offert à son divin Père. Ayant fixé le jour du départ, il prirent congé de la pieuse femme qu'ils laissèrent comblée de célestes bénédictions. Ils allèrent d'abord visiter la sainte grotte, et prosternés à terre, ils vénérèrent ce lieu sacré avec de tendres émotions. Après avoir accompli cette dévotion, la sainte Vierge demanda pour satisfaire sa profonde humilité la permission à son époux de faire le voyage à pied nu, et de porter dans ses bras le saint enfant. Saint Joseph lui accorda sa dernière demande, mais non la première dans la crainte qu'elle éprouvât une trop grande souffrance. L'humble Vierge ne répliqua rien, elle demanda avec saint Joseph la bénédiction à son fils, qui la leur donna d'une manière visible et ils se mirent en voyage; elle fut accompagnée non-seulement des dix mille anges qui l'assistaient depuis l'incarnation mais de plusieurs autres légions. Il faisait un froid très-vif qui n'épargnait pas son créateur ,et plusieurs fois le saint enfant en pleura dans les bras de sa mère, comme homme véritable. Touchée de ces souffrances elle se servit de son autorité sur les créatures, et changea ces rigueurs à un temps très-doux pour son fils, mais elle n'usa jamais pour elle de ce pouvoir.

Les trois saintes personnes s'approchaient déjà de Jérusalem, lorsque Dieu par des lumières intérieures prévint saint Siméon et Amie la prophétesse que le Messie venait pour être présenté au temple, mais dans un état pauvre et humble Siméon et Anne s'étant communiqués leurs saintes inspirations résolurent d'envoyer un des serviteurs à la rencontre sur le chemin de Bethléem pour les conduire dans sa maison, sans lui découvrir la qualité des personnes au-devant des quelles il allait. Le serviteur exécuta avec soin ce qu'on lui avait ordonné, il rencontra les trois pauvres pèlerins, les conduisit dans sa maison et vint en donner avis au saint prêtre. Pendant ce temps la sainte Vierge et saint Joseph recherchèrent ce qu'ils devaient faire, ils arrêtèrent que le soir même Joseph irait offrir au temple les présents des rois mages, afin que l'offrande restât plus secrète, et au retour il achèterait les tourterelles qu'il fallait offrir le jour suivant en public. Il exécuta ponctuellement tout cela, et le matin la Vierge mère ayant enveloppé l'enfant divin dans ses langes et préparé toutes choses, se dirigea vers le temple accompagnée de saint Joseph et de milliers d'anges en forme humaine, visibles à ses yeux. Étant arrivée, elle se prosterna à terre, et adora le Très-Haut, en ce moment la très-sainte Trinité se manifesta à elle par une vision intellectuelle et elle entendit une voix qui dit : Hic est filius meus dilectus, in quo mihi benè complacui. En même temps Siméon conduit par l'esprit de Dieu vint au temple, et s'approchant du lieu où était Marie avec Jésus, il les vit tous rayonnants d'une vive lumière. Anne vint aussi au temple conduite par l'esprit de Dieu et vit la même chose. Siméon prit l'enfant dans ses bras, l'offrit au père éternel et entonna le célèbre cantique : Nunc dimittis servum tuum, domine, secundum verbum tuum in pace. Il annonça ensuite la passion cruelle qu'elle devait souffrir dans son coeur à la vue des souffrances de Jésus. Lorsque le saint prêtre prophétisa la passion, l'enfant inclina humblement la tête pour témoigner qu'il acceptait la prophétie et voulait l'accomplir. Après cela la sainte Vierge prit congé du prêtre à qui elle demanda la bénédiction et baisa la main, elle se tourna ensuite vers sainte Anne sa maîtresse et la pria de la bénir. Étant sortis du temple, ils retournèrent à la maison que leur avait fait préparer Siméon où ils restèrent encore plusieurs jours. Ils allaient chaque jour au temple renouveler leur offrande, et ils restaient en prières, depuis l'heure de tierce jusqu'au soir, dans le lieu le plus humble et le plus retiré du temple.

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La Purification de la Bienheureuse Vierge Marie


La Purification de la Vierge Marie eut lieu quarante jours après la Nativité du Seigneur. Cette fêté a été nommée ordinairement de trois manières, la Purification, Hypopante ou rencontre, et la Chandeleur. On la nomme Purification parce que, quarante jours après la naissance du Seigneur, la Vierge vint au Temple se purifier, selon la coutume introduite par la loi, quoique cette loi ne l’obligeât point. En effet au Lévitique (XII), la loi ordonnait que là femme qui, ayant usé du mariage, enfanterait un fils, serait impure pendant sept jours, impure au point de s'abstenir de toute espèce de commerce avec les hommes, et de l’entrée du temple:

Mais après les sept jours; elle redevenait pure ; en sorte qu'elle pouvait se trouver avec les hommes mais elle avait encore trente trois jours a passer avant de pouvoir entrer' dans le temple à raison de son impureté. Enfin après quarante jours, elle entrait dans le temple et offrait son enfant avec des présents. Que si elle avait enfanté une femme, les jours étaient doublés pour ses rapports avec les hommes et pour l’entrée du temple. Pourquoi donc le Seigneur a-t-il ordonné que, au 40e jour, l’enfant fût offert dans le temple ? on peut en donner trois raisons. La première afin que l’on,comprenne par là que comme l’enfant est introduit au 40e jour dans le temple matériel, de même 40 jours après sa conception, pour le plus souvent, son âme est infuse dans le corps comme dans son temple. Ceci est rapporté dans l’Histoire scholastique , quoique les physiciens (médecins) disent que le corps est perfectionné en 46 jours. La seconde, que comme l’âme infuse au 40e jour dans le corps, est souillée par le corps lui-même, de même au 40e jour, en entrant dans le temple, l’âme est désormais lavée de cette tache par les offrandes. La troisième, pour donner à comprendre que; ceux-là mériteront d'entrer dans le temple céleste qui auront voulu observer les dix commandements avec la, foi aux quatre Evangiles. Pour celle qui enfantait une femme, ces jours sont doubles, quant à l’entrée dans le temple, comme ils sont doublés pour la formation de son corps : car ainsi que le corps d'un homme est organisé et rendu parfait en 40 jours. et que pour le plus souvent, l’âme est infuse au 40e jour, ainsi le corps d'une femme est achevé en 80 jours et au 80e jour, pour le plus souvent, l’âme anime son corps. Pourquoi donc le corps d'une femme met-il plus de temps à se parfaire et l’âme à l’animer que le corps d'un homme ? Sans parler des raisons prises de la nature, on peut en assigner trois autres. La première, c'est que J.-C.; devant prendre chair dans le sexe viril, afin d'honorer, ce sexe et lui octroyer une plus grande grâce, il voulut que l’enfant fût formé plus tôt et que la femme fût purifiée plus vite. La seconde, que la femme ayant plus péché que l’homme, ses infirmités fussent doubles des infirmités de l’homme extérieurement en ce mondé, de même alors, elles ont dû être doublées intérieurement dans le sein. La troisième, pour donner à comprendre par là que la femme a été d'une certaine manière plus à charge à Dieu que l’homme, puisqu'elle a failli davantage. En effet Dieu est en quelque sorte fatigué par nos actions mauvaises, ce qui lui fait dire dans Isaïe (XLIII) : «Vous  m’avez rendu comme votre esclave par vos péchés. » Et ailleurs il dit encore par Jérémie (VI) : « J'ai travaillé avec grand effort. » La bienheureuse Vierge n'était donc pas tenue à cette loi de la purification, puisqu'elle n'a pas conçu en usant du mariage, mais par un souffle mystique. Aussi Moïse a ajouté : « en usant du mariage, » ce qui n'était pas nécessaire par rapport aux autres femmes qui conçoivent toutes , de cette manière, mais Moïse a ajouté ces mots, dit saint Bernard, parce qu'il venait de faire injure à la mère du Seigneur. Cependant elle voulut se soumettre à la loi pour quatre raisons. La première, pour donner l’exemple de l’humilité. Ce qui fait dire à saint Bernard : «O Vierge vraiment bienheureuse, vous n'aviez aucun motif ni aucun besoin de vous purifier ; mais est-ce que votre Fils avait besoin de la circoncision? Soyez au milieu des femmes comme l’une d'elles, car vôtre fils aussi se rend semblable aux autres enfants. » Or, cette humilité ne vint pas seulement de la mère, mais encore du Fils, qui voulut ici, comme elle, se soumettre à la loi. En effet, dans sa naissance, il se posa en homme pauvre, dans sa circoncision en homme pauvre et pécheur, mais aujourd'hui il se traite en homme pauvre, et pécheur et esclave; en pauvre, puisqu'il choisit l’offrande des pauvres; en pécheur, puisqu'il veut être purifié avec sa mère; en esclave, puisqu'il a voulu être racheté, et même peu après il voulut être baptisé, non pour effacer en sondes fautes, mais pour offrir au monde l’exemple de la plus grande humilité, et pour donner des preuves que ces remèdes ont été bons au temps où on les employait.. Car cinq remèdes furent institués, dans une certaine succession de temps, contre le péché originel. Trois d'entre eux, selon Hugues de Saint-Victor, ont été institués sous la' loi ancienne les oblations, les dîmes et les immolations des sacrifices, qui signifiaient merveilleusement l’œuvre de notre rédemption. Car le mode de rachat était exprimé par l’oblation; le prix lui-même de l’oblation, par le sacrifice, où il y avait effusion de sang; celui-là même, qui était racheté, par la dîme, parce que l’homme est figuré par la dixième dragme: Le premier remède fut l’offrande : ainsi l’on voit Caïn offrir à Dieu des présents de ses fruits, et Abel, de ses troupeaux. Le second fut la dîme, comme dans Abraham qui offre la dîme au prêtre. Melchisédech : car selon saint Augustin, on dîmait sur tout ce dont on prenait soin. Le troisième fut l’immolation des sacrifices : car, d'après saint Grégoire, les sacrifices étaient établis contre le péché originel. Mais parce qu'il était de rigueur, eût au moins l’un ou l’autre des parents eût la foi et qu'il pouvait se faire quelquefois que tous les deux fussent infidèles, alors vint le quatrième remède, savoir: la circoncision qui avait sa valeur, soit que les parents fussent fidèles, soit qu'ils ne le fussent point. Mais ce remède ne pouvant convenir seulement qu'aux mâles, et ne pouvant pas ouvrir les portes du paradis, alors à la circoncision succéda comme cinquième remède le baptême qui est commun à tous et qui ouvre la porte du ciel. J.-C. donc paraît avoir reçu, en quelque manière, le premier remède quand il fut offert dans le temple par ses parents; le second, quand il jeûna 40 jours et 40 nuits, parce que n'ayant point de biens avec quoi il pût payer la dîme, il offrit du moins à Dieu la dîme de ses jours. J.-C., s'est appliqué le troisième remède, quand sa mère offrit pour lui une paire de tourterelles, ou deux petits de colombes pour en faire un sacrifice, ou bien encore, quand il s'offrit lui-même en sacrifice sur la croix. Le quatrième, quand il se laissa circoncire, et le cinquième en recevant le baptême de saint Jean. — La seconde raison était d'accomplir la loi. Le Seigneur en effet n'était pas venu pour détruire la loi mais pour l’accomplir : car si en cela il se fût exempté de la loi, les Juifs auraient pu apporter cette excuse : « Nous ne recevons pas votre doctrine puisque vous n'êtes pas semblable à nos pères et que vous n'observez pas les traditions de la loi. » Mais aujourd'hui J.-C. et la Vierge se soumettent à une triple loi : 1° à la loi de la;purification comme des modèles de vertu, afin que nous,disions, après, avoir fait le bien, en tout, que nous sommes dès serviteurs inutiles ; 2° à la loi de la rédemption, pour donner un exemple d'humilité ; 3° à la loi de l’offrande, pour servir de modèle de pauvreté. —  La troisième raison est pour mettre fin à la loi de la purification ; car comme au premier rayon de la lumière, les ténèbres disparaissent et que, au lever du soleil, l’ombre s'enfuit; de même, après la véritable purification, a cessé la purification figurative. Or, ici a en lieu la véritable purification dans J.-C. qui est réellement appelé la purification par excellence, puisqu'il nous purifie par la foi, selon qu'il est dit (Act., XV) : « Dieu purifie nos coeurs par la foi. » De là encore il sait que désormais les pères ne sont pas tenus à l’accomplissement de cette loi, ni les mères à la purification ou à l’entrée du temple, ni les enfants à ce rachat. — La quatrième raison, c'est pour nous apprendre à nous purifier. Selon le droit, il y a cinq manières de se purger dès l’enfance, quoiqu'il n'y en ait que trois de prescrites; et nous devons les employer savoir, par le jurement, qui marque le renoncement au péché; par l’eau qui indique l’ablution baptismale; par le feu, qui désigne l’infusion de la' grâce spirituelle; parles témoins, qui montrent la multitude des bonnes oeuvres; parla guerre, qui signifie la tentation. Or, la sainte Vierge, en venant au temple a offert son fils et l’a racheté avec cinq sicles. Il faut aussi remarquer que certains premiers-nés étaient rachetés comme les premiers-nés des onze tribus moyennant cinq sicles; quelques autres ne pouvaient être rachetés, par exemple, les premiers-nés des lévites, qui jamais n'étaient rachetables;- mais, parvenus à l’âge des adultes; ils servaient constamment le Seigneur dans le temple; de même encore les premiers-nés des animaux purs ils pouvaient être rachetés; mais ils étaient offerts au Seigneur. Quelques autres devaient être échangés, comme le premier-né de l’âne qui était remplacé par une brebis; d'autres étaient tués, par exemple, le premier-né du chien. Or, puisque J.-C. était de la tribu de Juda, l’une des douze, il est clair qu'il a dû être racheté. « Et ils offrirent pour lui au Seigneur une paire de tourterelles ou deux petits de colombes. » C'était l’offrande des pauvres, tandis que l’agneau était celle des riches. L'Ecriture ne dit pas des petits de tourterelles, mais des petits de colombes, parce qu'on trouve toujours des petits de colombes, mais qu'on ne trouve pas toujours des petits de tourterelles, bien que l’on trouve toujours des tourterelles ; on ne dit pas non plus une paire de colombes, comme on dit une paire de tourterelles, parce que la colombe est un oiseau voluptueux, et pour cela Dieu n'a pas voulu qu'il lui en fût offert en sacrifice, mais la tourterelle est un oiseau pudique. — Cependant la Sainte Vierge Marie n'avait-elle pas, peu auparavant, reçu des mages une grosse somme d'or ? il est évident donc qu'elle a bien pu acheter un agneau. A cela on répond, qu'il n'est pas douteux, comme le dit saint Bernard, que les mages aient offert une grosse somme d'or, parce qu'il n'est pas vraisemblable, que des rois de cette importance aient offert à un tel Enfant de maigres présents; toutefois, d'après une opinion, elle ne garda pas cet or pour soi, mais elle le distribua de suite aux pauvres, ou bien peut-être, elle le garda pour pourvoir aux frais de son voyage de sept ans en Egypte ; ou encore, les mages n'offrirent pas une grande quantité d'or, car leur offrande avait une signification mystique. — On distingue trois offrandes touchant le Seigneur : La première quand ses parents l’offrirent; la seconde quand on offrit pour lui des oiseaux; il fit lui-même la troisième pour les hommes sur la croix. La première montre son humilité, puisque le maître de la loi se soumet à la foi; la seconde, sa pauvreté, puisqu'il a choisi l’offrande des pauvres ; la troisième, sa charité, puisqu'il s'est livré pour les pécheurs. Voici les propriétés de la tourterelle : son vol est élevé ; ses chants sont dés gémissements; elle annonce le printemps; elle vit chastement; elle reste isolée; la nuit elle réchauffe ses petits elle s'éloigne des cadavres. Voici les propriétés de la colombe :

Elle ramasse le grain ; elle vole en troupe ; elle évite les cadavres ; elle n'a pas de fiel ; elle gémit elle caresse son compagnon de ses baisers ; la pierre lui fournit un nid; elle fuit son ennemi qu'elle a vu sur le fleuve ; elle ne blesse pas avec son bec; elle nourrit ses deux petits avec soin.

Secondement; cette fête a reçu le nom d'Hypapante, ce qui est la même chose que Présentation, parce que J.-C. a été présenté au temple: Hypapante veut encore dire rencontre, parce que Siméon et Anne se rencontrèrent avec le Seigneur, qu'on offrait dans le temple. Alors donc Siméon le prit dans ses bras. Notons ici trois sortes d'ombres, trois anéantissements de notre Sauveur: 1° l’anéantissement de la vérité : car celui qui est. la vérité, par laquelle l’homme est conduit, qui est aussi la voie, laquelle conduit l’homme à Dieu qui est la vie, a permis que d'autres,le conduisissent aujourd'hui : « Alors, dit-il, qu'ils introduisaient Jésus enfant. » 2° L'anéantissement de la bonté, puisque lui qui est le seul bon, le seul saint, a voulu être purifié avec sa mère, comme un homme immonde. 3° C'est l’anéantissement de sa majesté, puisque celui qui porte tout par la parole de sa force; s'est laissé prendre et porter entre lés bras d'un vieillard, qui cependant portait celui qui le portait lui-même;, d'après cette parole de la liturgie : « Le vieillard portait l’enfant, mais l’enfant dirigeait le vieillard. » Alors Siméon le bénit en disant : « Vous laisserez maintenant, Seigneur, aller votre serviteur en paix, etc. » Et Siméon lui donne trois noms, savoir : le salut, la lumière et la gloire du peuple d'Israël. On peut entendre ces trois noms de quatre manières : 1° comme notre justification; et il est appelé sauveur, en remettant la faute, parce que Jésus veut dire sauveur, par cela qu'il sauvera le peuple de ses péchés; lumière, en donnant sa grâce.; gloire, il la donne à son peuple; 2° comme notre régénération, car 1° l’enfant est exorcisé et baptisé, et il est ainsi purifié du péché; 2° on lui donne un cierge allumé ; 3° il est présenté à l’autel; 4° la procession qui se fait en ce jour, car 1° les cierges sont bénits et exorcisés ; 2° ils sont allumés et distribués entre lés mains des fidèles; 3° on entre à l’église, en chantant, des cantiques ; 4° à cause du triple nom de la fête : on 1'appelle.Purifrcation, et c'est parce que la faute est purifiée, que Siméon appelle Jésus le salut. On l’appelle chandeleur, pour l’illumination de la grâce ; de là le nom de lumière. On l’appelle Hypapante, pour la collation de la gloire: de là le nom de gloire du peuple d'Israël. « Alors en effet nous viendrons au-devant de J.-C. dans les airs » (saint Paul). On petit dire encore que par ce cantique de Siméon, J.-C. est loué comme paix, comme salut, comme lumière, comme gloire. Comme paix, car il est médiateur; comme salut, car il est rédempteur; comme lumière, car il est docteur; comme gloire, car il est récompense.

Troisièmement cette fête a reçu le nom de Chandeleur, parce qu'on porte à la main des chandelles allumées. Pourquoi l’Eglise a-t-elle établi qu'on porterait à la main des chandelles allumées ? On en peut assigner quatre raisons : 1° pour détruire une coutume mauvaise. En effet, autrefois, aux calendes de février, en l’honneur de Februa, mère de Mars; dieu de la guerre, les Romains illuminaient la ville de cinq en cinq ans avec des cierges et des flambeaux pendant toute la nuit, afin que Mars leur accordât la victoire sur leurs ennemis, en raison des honneurs qu'ils rendaient à sa mère ; et cet espace de temps était un lustre. Au mois de février encore les Romains offraient des sacrifices à Febvrius c'est-à-dire à Pluton et aux autres dieux infernaux, pour les âmes de leurs ancêtres : afin donc qu'ils eussent pitié d'eux, ils leur offraient des victimes solennelles, et toute la nuit. ils veillaient en chantant leurs louanges et tenaient des cierges et des torches allumées. Le pape Innocent dit encore que les femmes romaines célébraient en ce jour la fête des lumières, dont l’origine est tirée des fables des poètes. Ceux-ci rapportent que Proserpine était si belle que Pluton, dieu des enfers, en devint épris, qu'il l’enleva et en fit une déesse. Ses parents la cherchèrent longtemps dans les forêts, et les bois avec des torches et des flambeaux, et c'est ce souvenir que rappelaient les femmes de Rome. Or, parce qu'il est difficile d'abandonner une coutume, les chrétiens nouvellement convertis a la foi ne savaient pas s'y résoudre alors le pape Sergius lui donna un but meilleur, en ordonnant aux chrétiens de célébrer, chaque année, à pareil jour, par tout, l’univers, une fête en l’honneur de la sainte Mère du Seigneur, avec cierges allumes et chandelles bénites. De cette manière la solennité restait, mais la fin était toute autre. 2° Pour montrer la pureté de la Vierge. En entendant que la Vierge s'était purifiée, quelques personnes pourraient penser qu'elle avait besoin de purification : afin donc de montrer que toute sa personne fut très pure et toute brillante, l’Eglise nous a ordonné de porter des flambeaux allumés, comme si. par le fait elle disait : « O bienheureuse Vierge, vous n'avez pas besoin de purification, mais vous êtes toute brillante, toute resplendissante. » De vrai, elle n'avait pas besoin de purification, elle qui avait conçu, sans user du mariage, elle qui avait été purifiée d'une manière très parfaite, et qui avait été sanctifiée dans le sein de sa mère. Or, elle avait tellement été glorifiée et purifiée dans le sein de sa mère et dans la venue du Saint-Esprit que, nom seulement il ne resta en elle aucune inclination au péché; mais l’effet de sa sainteté se communiquait et s'épanchait dans les autres, en sorte qu'elle éteignait tous les mouvements de charnelle concupiscence en tous. Ce qui fait dire aux Juifs que quoique Marie ait été d'une extrême beauté, elle ne put cependant jamais être convoitée par personne; et la raison en est que la vertu de sa chasteté pénétrait tous ceux qui la regardaient et écartait d'eux toute concupiscence. Ce qui l’a fait comparer au cidre dont l’odeur fait mourir les serpents ; sa sainteté projetait comme des rayons sur les autres, de manière à étouffer tous les mouvements qui se glissaient en la chair. On la compare encore à la myrrhe; car de même que la myrrhe fait périr les vers, de même aussi sa sainteté détruisait toute concupiscence charnelle ; et elle jouit de cette prérogative dans un degré plus éminent que ceux qui ont été sanctifiés dès le sein de leur mère, ou qui sont restés vierges; dont la sainteté et la chasteté ne se transmettaient pas aux autres, ni n'éteignait en eux les mouvements de la chair, tandis que la force de la chasteté de la Vierge pénétrait jusqu'au fond même du coeur des impudiques et qu'elle les rendait tout aussitôt chastes à son égard. 3° A cause de la procession qui eut lieu à pareil jour : car Marie, Joseph, Siméon et Anne firent aujourd'hui une procession digne d'honneur, et présentèrent l’enfant Jésus au temple. De même encore, nous faisons la procession et portons à la main un cierge allumé, figure de Jésus-Christ, et nous le tenons jusque dans les églises. Il y a trois choses dans le cierge, savoir, la cire, la mèche et le feu, qui sont la figure des trois substances qui existèrent en J.-C. : la cire est la figure de sa chair qui est née de la Vierge Marie sans la corruption de la chair, comme les abeilles composent la cire sans mélange ; la mèche cachée dans le cierge est la figure de son âme très candide cachée dans sa chair; et le feu ou la lumière est la figure de la divinité, parce que notre Dieu est un feu qui consume. Ce qui a fait dire à un poète : « Cette chandelle, je la porte en l’honneur de la pieuse Marie. Par la cire voyez une chair véritable née d'une Vierge ; par la lumière, la divinité et l’excellence de la majesté ; la mèche, c'est somme infiniment riche se cachant dans la chair. » 4° Pour notre instruction. Tout nous instruit : que si nous voulons être purs et nets, nous devons avoir en nous trois dispositions, savoir : une foi véritable, une conduite sainte, et une intention droite. La chandelle allumée à la main, c'est la foi avec les bonnes œuvres; et de même que la chandelle sans lumière est réputée morte, et que la lumière par elle-même ne brille pas sans chandelle, mais paraît être morte, de même les œuvres sans la foi et la foi sans les bonnes œuvres sont appelées mortes. Quant à la mèche enfermée dans la cire, c'est l’intention droite; ce qui fait dire à saint Grégoire : « L'action se fait devant le publie, mais l’intention reste cachée dans le secret. »

Une noble dame avait une très' grande dévotion envers la sainte Vierge. Ayant fait construire une chapelle auprès de sa maison, elle y entretenait un chapelain, et voulait entendre chaque jour une messe de la Bienheureuse Vierge. Alors que la fête de la Purification de la Sainte Vierge était proche, le prêtre fit un voyage au loin pour une affaire particulière, et la dame ne put avoir une messe ce jour-là; ou bien, comme on le lit autre part, elle avait donné tout ce qu'elle avait jusqu'à ses vêtements pour l’amour de la Vierge; or, comme elle avait donné sa robe et qu'elle ne pouvait aller à l’église il lui fallait rester sans messe en ce jour. Sous l’impression d'une vive douleur elle entra dans son oratoire ou sa chambre et se prosterna devant un autel de la Sainte Vierge. Tout à coup elle fut transportée hors d'elle-même, et il lui semblait être dans une église magnifique et toute resplendissante ; alors elle vit, entrer une foule extraordinaire de vierges, que, précédait une Vierge d'une admirable beauté, dont la tête était couronnée d'un diadème. Après que toutes se furent assises, voici venir une autre foule de jeunes gens qui prirent place chacun selon son rang. Alors quelqu'un qui portait une grande quantité de cierges, en donna d'abord un à la vierge qui avait le pas sur les autres; il en distribua ensuite aux autres vierges ut aux jeunes gens, enfin il vint auprès de la dame et lui offrit un cierge qu'elle accepta volontiers. Elle tourna alors les yeux vers le chœur et vit deux céroféraires, un sous-diacre, un diacre et un prêtre revêtus de leurs ornements sacrés s'avancer vers l’autel comme pour célébrer une messe solennelle. Il lui semblait que les acolytes étaient saint Vincent et saint Laurent; que le diacre. et le sous-diacre étaient deux anges; quant au prêtre, c'était J.-C. Après la confession, deux jeunes gens d'une rare beauté allèrent au milieu du chœur, commencèrent à haute voix et fort dévotement l’office de la, messe, que poursuivirent ceux qui étaient dans le tuteur. Quand on fut à l’offrande, la reine dés Vierges et toutes les vierges avec ceux qui étaient dans le chœur, vinrent offrir, comme de coutume, leurs cierges au prêtre en fléchissant les genoux. Or, comme le prêtre attendait que la dame vînt lui offrir son cierge, et que celle-ci ne le voulait pas faire, la. reine des vierges lui envoya dire par un exprès qu'elle manquait de savoir-vivre, en faisant attendre le prêtre si longtemps. Elle répondit que le prêtre continuât sa messe parce qu'elle -ne lui offrirait pas son cierge. Alors la reine lui envoya encore un autre exprès à qui la dame répondit qu'elle ne donnerait à personne. le cierge qu'elle avait reçu, mais qu'elle le garderait par dévotion. Toutefois la reine des vierges donna cet ordre à l’exprès.: « Allez la prier de nouveau d'offrir son cierge, sinon vous le lui enlèverez par force, de ses mains. » Le messager étant venu et la dame refusant d'accéder à sa prière, il dit qu'il avait ordre de le lui arracher de force. Alors il saisit le cierge avec une grande violence et s'efforça de l’enlever. La dame le tenait plus fortement. encore et se défendait comme un homme. Le débat traînait en longueur, le cierge était tiré avec force deçà, de-là, quand tout à coup le cierge se cassa, une moitié restant entre les mains du messager, l’autre moitié danses mains de la dame. Au moment où le cierge se brisa avec bruit, elle revint tout aussitôt à elle et se trouva devant l’autel, où elle s'était placée, avec le cierge brisé à la main. Elle en fut dans l’admiration et rendit d'immenses actions de grâces à la Sainte Vierge qui n'avait pas permis qu'elle restât sans messe en ce jour, mais qui l’avait fait assister à un tel office. Elle eut grand soin de son cierge et le garda comme les plus précieuses reliques. On dit que tous ceux qui en étaient touchés étaient aussitôt guéris des infirmités qui ses tourmentaient. — Une autre dame enceinte vit en songe qu'elle portait un étendard teint de couleur sanguine. En s'éveillant elle perdit de suite les sens : le démon se jouait tellement d'elle qu'il lui semblait qu'elle portait entre ses mamelles la foi chrétienne à laquelle elle avait été jusque-là fort attachée, et qu'elle la perdait à chaque instant. Rien ne la pouvant guérir, elle passa dans une église de la Sainte Vierge la nuit de la Purification et fut guérie parfaitement.

Extrait de la Légende Dorée de Jacques de Voragine

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Enfin les quarante jours de la Purification de Marie sont écoulés, et le moment est venu où elle doit monter au Temple du Seigneur pour y présenter Jésus. Avant de suivre le Fils et la Mère dans ce voyage mystérieux à Jérusalem, arrêtons-nous encore un instant à Bethléhem, et pénétrons avec amour et docilité les mystères qui vont s'accomplir. La Loi du Seigneur ordonnait aux femmes d'Israël, après leur enfantement, de demeurer quarante jours sans approcher du tabernacle ; après l'expiration de ce terme, elles devaient, pour être purifiées, offrir un sacrifice. Ce sacrifice consistait en un agneau, pour être consumé en holocauste; on devait y joindre une tourterelle ou une colombe, destinées à être offertes selon le rite du sacrifice pour le péché. Que si la mère était trop pauvre pour fournir l'agneau, le Seigneur avait permis de le remplacer par une autre tourterelle, ou une autre colombe. Un second commandement divin déclarait tous les premiers-nés propriété du Seigneur, et prescrivait la manière de les racheter. Le prix de ce rachat était de cinq sicles, qui, au poids du sanctuaire, représentaient chacun vingt oboles. Marie, fille d'Israël, avait enfanté; Jésus était son premier-né. Le respect dû à un tel enfantement, à un tel premier-né, permettait-il l'accomplissement de la loi ?

Si Marie considérait les raisons qui avaient porté le Seigneur à obliger les mères à la purification, elle voyait clairement que cette loi n'avait point été faite pour elle. Quel rapport pouvait avoir avec les épouses des hommes, celle qui était le très pur sanctuaire de l'Esprit-Saint, Vierge dans la conception de son Fils, Vierge dans son ineffable enfantement; toujours chaste, mais plus chaste encore après avoir porté dans son sein et mis au monde le Dieu de toute sainteté? Si elle considérait la qualité sublime de son Fils, cette majesté du Créateur et du souverain Seigneur de toutes choses, qui avait daigné prendre naissance en elle, comment aurait-elle pu penser qu'un tel Fils était soumis à l'humiliation du rachat, comme un esclave qui ne s'appartient pas à lui-même ?

Cependant, l'Esprit qui résidait en Marie lui révèle qu'elle doit accomplir cette double loi. Malgré son auguste qualité de Mère de Dieu, il faut qu'elle se mêle à la foule des mères des hommes, qui se rendent de toutes parts au Temple, pour y recouvrer, par un sacrifice, la pureté qu'elles ont perdue. En outre, ce Fils de Dieu et Fils de l'Homme doit être considéré en toutes choses comme un serviteur ; il faut qu'il soit racheté en cette humble qualité comme le dernier des enfants d'Israël. Marie adore profondément cette volonté suprême, et s'y soumet de toute la plénitude de son cœur.

Les conseils du Très-Haut avaient arrêté que le Fils de Dieu ne serait déclaré à son peuple que par degrés. Après trente années de vie cachée à Nazareth, où, comme le dit l'Evangéliste, il était réputé le fils de Joseph, un grand Prophète devait l'annoncer mystérieusement aux Juifs accourus au Jourdain, pour y recevoir le baptême de la pénitence. Bientôt ses propres œuvres, ses éclatants miracles, rendraient témoignage de lui. Après les ignominies de sa Passion, il ressusciterait glorieux, confirmant ainsi la vérité de ses prophéties, l'efficacité de son Sacrifice, enfin sa divinité. Jusque-là presque tous les hommes ignoreraient que la terre possédait son Sauveur et son Dieu. Les bergers de Bethléhem n'avaient point reçu l'ordre, comme plus tard les pêcheurs de Génésareth, d'aller porter la Parole jusqu'aux extrémités du monde ; les Mages, qui avaient paru tout à coup au milieu de Jérusalem, étaient retournés dans l'Orient, sans revoir cette ville qui s'était émue un instant de leur arrivée. Ces prodiges, d'une si sublime portée aux yeux de l'Eglise, depuis l'accomplissement de la mission de son divin Roi, n'avaient trouvé d'écho et de mémoire fidèle que dans le cœur de quelques vrais Israélites qui attendaient le salut d'un Messie humble et pauvre; la naissance même de Jésus à Bethléhem devait demeurer ignorée du plus grand nombre des Juifs; car les Prophètes avaient prédit qu'il serait appelé Nazaréen.

Le même plan divin qui avait exigé que Marie fût l'épouse de Joseph, pour protéger, aux yeux du peuple, sa virginité féconde, demandait donc que cette très chaste Mère vînt comme les autres femmes d'Israël offrir le sacrifice de purification, pour la naissance du Fils qu'elle avait conçu par l'opération de l'Esprit-Saint, mais qui devait être présenté au temple comme le fils de Marie, épouse de Joseph. Ainsi, la souveraine Sagesse aime à montrer que ses pensées ne sont point nos pensées, à déconcerter nos faibles conceptions, en attendant le jour où elle déchire les voiles et se montre à découvert à nos yeux éblouis.

La volonté divine fut chère à Marie, en cette circonstance comme en toutes les autres. La Vierge ne pensa point agir contre l'honneur de son fils, ni contre le mérite glorieux de sa propre intégrité, en venant chercher une purification extérieure dont elle n'avait nul besoin. Elle fut, au Temple, la servante du Seigneur, comme elle l'avait été dans la maison de Nazareth, lors de la visite de l'Ange. Elle obéit à la loi, parce que les apparences la déclaraient sujette à la loi. Son Dieu et son Fils se soumettait au rachat comme le dernier des hommes ; il avait obéi à l'édit d'Auguste pour le dénombrement universel ; il devait « être obéissant jusqu'à la mort, et à la mort de la croix » : la Mère et l'Enfant s'humilièrent ensemble ; et l'orgueil de l'homme reçut en ce jour une des plus grandes leçons qui lui aient jamais été données.

Quel admirable voyage que celui de Marie et de Joseph allant de Bethléhem à Jérusalem ! L'Enfant divin est dans les bras de sa mère ; elle le tient sur son cœur durant tout le cours de cette route fortunée. Le ciel, la terre, la nature tout entière, sont sanctifiés par la douce présence de leur miséricordieux créateur. Les hommes au milieu desquels passe cette mère chargée de son tendre fruit la considèrent, les uns avec indifférence, les autres avec intérêt ; mais nul d'entre eux ne pénètre encore le mystère qui doit les sauver tous.

Joseph est porteur de l'humble offrande que la mère doit présenter au prêtre. Leur pauvreté ne leur permet pas d'acheter un agneau; et d'ailleurs n'est-il pas l'Agneau de Dieu qui efface les péchés du monde, ce céleste Enfant que Marie tient dans ses bras ? La loi a désigné la tourterelle ou la colombe pour suppléer l'offrande qu'une mère indigente ne pourrait présenter : innocents oiseaux, dont le premier figure la chasteté et la fidélité, et dont le second est le symbole de la simplicité et de l'innocence. Joseph porte aussi les cinq sicles, prix du rachat du premier-né; car il est vraiment le Premier-né, cet unique fils de Marie, qui a daigné faire de nous ses frères, et nous rendre participants de la nature divine, en adoptant la nôtre.

Enfin, cette sainte et sublime famille est entrée dans Jérusalem. Le nom de cette ville sacrée signifie vision de paix ; et le Sauveur vient par sa présence lui offrir la paix. Admirons une magnifique progression dans les noms des trois villes auxquelles se rattache la vie mortelle du Rédempteur. Il est conçu à Nazareth, qui signifie la fleur; car il est, comme il le dit au Cantique, la fleur des champs et le lis des vallons ; et sa divine odeur nous réjouit. Il naît à Bethléhem, la maison du pain, afin d'être la nourriture de nos âmes. Il est offert en sacrifice sur la croix à Jérusalem, et par son sang, il rétablit la paix entre le ciel et la terre, la paix entre les hommes, la paix dans nos âmes. Dans cette journée, comme nous le verrons bientôt, il va donner les arrhes de cette paix.

Pendant que Marie portant son divin fardeau monte, Arche vivante, les degrés du Temple, soyons attentifs ; car une des plus fameuses prophéties s'accomplit, un des principaux caractères du Messie se déclare. Conçu d'une Vierge, né en Bethléhem, ainsi qu'il était prédit, Jésus, en franchissant le seuil du Temple, acquiert un nouveau titre à nos adorations.

Cet édifice n'est plus le célèbre Temple de Salomon, qui devint la proie des flammes aux jours de la captivité de Juda. C'est le second Temple bâti au retour de Babylone, et dont la splendeur n'a point atteint la magnificence de l'ancien. Avant la fin du siècle, il doit être renversé pour la seconde fois ; et la parole du Seigneur sera engagée à ce qu'il n'y demeure pas pierre sur pierre. Or, le Prophète Aggée, pour consoler les Juifs revenus de l'exil, qui se lamentaient sur leur impuissance à élever au Seigneur une maison comparable à celle qu'avait édifiée Salomon, leur a dit ces paroles, et elles doivent servir à fixer l'époque de la venue du Messie: « Prends courage, Zorobabel, dit le Seigneur; prends courage, Jésus, fils de Josedec, souverain Prêtre; prends courage, peuple de cette contrée; car voici ce que dit le Seigneur : Encore un peu de temps et j'ébranlerai le ciel et la terre, et j’ébranlerai toutes les nations ; et le Désiré de toutes les nations viendra ; et je remplirai de gloire cette maison. La gloire de cette seconde maison sera plus grande que ne le fut celle de la première; et dans ce lieu je donnerai la paix, dit le Seigneur des armées. »

L'heure est arrivée de l'accomplissement de cet oracle. L'Emmanuel est sorti de son repos de Bethléem, il s'est produit au grand jour, il est venu prendre possession de sa maison terrestre ; et par sa seule présence dans l'enceinte du second Temple, il en élève tout d'un coup la gloire au-dessus de la gloire dont avait paru environné celui de Salomon. Il doit le visiter plusieurs fois encore ; mais cette entrée qu'il y fait aujourd'hui, porté sur les bras de sa mère, suffit à accomplir la prophétie; dès maintenant, les ombres et les figures que renfermait ce Temple commencent à s'évanouir aux rayons du Soleil de la vérité et de la justice. Le sang des victimes teindra encore, quelques années, les cornes de l'autel; mais au milieu de toutes ces victimes égorgées, hosties impuissantes, s'avance déjà l'Enfant qui porte dans ses veines le sang de la Rédemption du monde. Parmi ce concours de sacrificateurs, au sein de cette foule d'enfants d'Israël qui se presse dans les diverses enceintes du Temple, plusieurs attendent le Libérateur, et savent que l'heure de sa manifestation approche; mais aucun d'eux ne sait encore qu'en ce moment même le Messie attendu vient d'entrer dans la maison de Dieu.

Cependant un si grand événement ne devait pas s'accomplir sans que l'Eternel opérât une nouvelle merveille. Les bergers avaient été appelés par l'Ange, l'étoile avait attiré les Mages d'Orient en Bethléhem ; l'Esprit-Saint suscite lui-même à l'Enfant divin un témoignage nouveau et inattendu.

Un vieillard vivait à Jérusalem, et sa vie touchait au dernier terme ; mais cet homme de désirs, nommé Siméon, n'avait point laissé languir dans son cœur l'attente du Messie. Il sentait que les temps étaient accomplis ; et pour prix de son espérance, l'Esprit-Saint lui avait fait connaître que ses yeux ne se fermeraient pas avant qu'ils eussent vu la Lumière divine se lever sur le monde. Au moment où Marie et Joseph montaient les degrés du Temple, portant vers l'autel l'Enfant de la promesse, Siméon se sent poussé intérieurement par la force irrésistible de l'Esprit divin ; il sort de sa maison, il dirige vers la demeure sacrée ses pas chancelants, mais soutenus par l'ardeur de ses désirs. Sur le seuil de la maison de Dieu, parmi les mères qui s'y pressent chargées de leurs enfants, ses yeux inspirés ont bientôt reconnu la Vierge féconde prophétisée par Isaïe ; et son cœur vole vers l'Enfant qu'elle tient dans ses bras.

Marie, instruite par le même Esprit, laisse approcher le vieillard ; elle dépose dans ses bras tremblants le cher objet de son amour, l'espoir du salut de la terre. Heureux Siméon, figure de l'ancien monde vieilli dans l'attente et près de succomber ! A peine a-t-il reçu le doux fruit de la vie, que sa jeunesse se renouvelle comme celle de l'aigle ; en lui s'accomplit la transformation qui doit se réaliser dans la race humaine. Sa bouche s'ouvre, sa voix retentit, il rend témoignage comme les bergers dans la région de Bethléhem, comme les Mages au sein de l'Orient. « O Dieu ! dit-il, mes yeux ont donc vu le Sauveur que vous prépariez ! Elle luit enfin, cette Lumière qui doit éclairer les Gentils, et faire la gloire de votre peuple d'Israël. »

Tout à coup survient, attirée aussi par le mouvement du divin Esprit, la pieuse Anne, fille de Phanuel, illustre par sa piété et vénérable à tout le peuple par son grand âge. Les deux vieillards, représentants de la société antique, unissent leurs voix, et célèbrent l'avènement fortuné de l'Enfant qui vient renouveler la face de la terre, et la miséricorde de Jéhovah qui, selon la prophétie d'Aggée, dans ce lieu, au sein même du second Temple, donne enfin la paix au monde.

C'est dans cette paix tant désirée que va s'endormir Siméon. Vous laisserez donc partir dans la paix votre serviteur, selon votre parole, Seigneur ! dit le vieillard ; et bientôt son âme, dégagée des liens du corps, va porter aux élus qui reposent dans le sein d'Abraham la nouvelle de la paix qui apparaît sur la terre, et leur ouvrira bientôt les cieux. Anne survivra quelques jours encore à cette grande scène ; elle doit, comme nous l'apprend î'Evangéliste, annoncer l'accomplissement des promesses aux Juifs spirituels qui attendaient la Rédemption d'Israël. Une semence devait être confiée à la terre ; les bergers, les Mages, Siméon, Anne, l'ont jetée ; elle lèvera en son temps : et quand les années d'obscurité que le Messie doit passer dans Nazareth seront écoulées, quand il viendra pour la moisson, il dira à ses disciples : Voyez comme le froment blanchit à maturité sur les guérets : priez donc le maître de la moisson d'envoyer des ouvriers pour la récolte.

Le fortuné vieillard rend donc aux bras de la très pure Mère le Fils qu'elle va offrir au Seigneur. Les oiseaux mystérieux sont présentés au prêtre qui les sacrifie sur l'autel, le prix du rachat est versé, l'obéissance parfaite est accomplie ; et après avoir rendu ses hommages au Seigneur dans cet asile sacré à l'ombre duquel s'écoulèrent ses premières années, Marie toujours Vierge, pressant sur son cœur le divin Emmanuel, et accompagnée de son fidèle époux, descend les degrés du Temple.

Tel est le mystère du quarantième jour, qui ferme la série des jours du Temps de Noël, par cette admirable fête de la Purification de la très sainte Vierge. De savants hommes, au nombre desquels on compte le docte Henschenius, dont Benoît XIV partage le sentiment, inclinent à donner une origine apostolique à cette solennité ; il est certain du moins qu'elle était déjà ancienne au cinquième siècle.

L'Eglise Grecque et l'Eglise de Milan mettent cette fête au nombre des solennités de Notre-Seigneur; mais l'Eglise Romaine Fa toujours comptée entre les fêtes de la sainte Vierge. Sans doute, l'Enfant Jésus est offert aujourd'hui dans le Temple et racheté ; mais c'est à l'occasion de la Purification de Marie, dont cette offrande et ce rachat sont comme la conséquence. Les plus anciens Martyrologes et Calendriers de l'Occident donnent cette fête sous le titre qu'elle conserve aujourd'hui ; et la gloire du Fils, loin d'être obscurcie par les honneurs que l'Eglise rend à la Mère, en reçoit un nouvel accroissement, puisque lui seul est le principe de toutes les grandeurs que nous révérons en elle.

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La bénédiction des cierges


Après l'Office de Tierce, l'Eglise pratique, en ce jour, la bénédiction solennelle des Cierges, que l'on compte pour une des trois principales qui ont lieu dans le cours de l'année : les deux autres sont celle des Cendres et celle des Rameaux. L'intention de cette cérémonie se rapporte au jour même de la Purification de la sainte Vierge; en sorte que si l'un des Dimanches de Septuagésime, de Sexagésime, ou de Quinquagésime, tombe le deux février, la fête est remise au lendemain ; mais la bénédiction des Cierges, et la Procession qui en est le complément, demeurent fixes au deux février.

Afin de réunir sous un même rite les trois grandes Bénédictions dont nous parlons, l'Eglise a ordonné, pour celle des Cierges, l'usage de la même couleur violette qu'elle emploie dans la bénédiction des Cendres et dans celle des Rameaux ; en sorte que cette solennelle fonction, qui sert à marquer d'une manière inviolable le jour auquel s'est accomplie la Purification de Marie, doit s'exécuter tous les ans, le deux février, sans qu'il soit dérogé à la couleur prescrite pour les trois Dimanches dont nous venons de parler.

L'origine de cette cérémonie est assez difficile à assigner d'une manière précise. Selon Baronius, Thomassin, Baillet, etc., elle aurait été instituée, vers la fin du V° siècle, par le Pape saint Gélase, pour donner un sens chrétien aux restes de l'antique fête des Lupercales, dont le peuple de Rome avait encore retenu quelques usages superstitieux. Il est du moins certain que saint Gélase abolit, à cette époque, les derniers vestiges de la fête des Lupercales qui, comme l'on sait, était célébrée au mois de février, dans les siècles du paganisme. Innocent III, dans un de ses Sermons sur la fête de la Purification, enseigne que l'attribution de la cérémonie des Cierges au deux février est due à la sagesse des Pontifes romains, lesquels auraient appliqué au culte de la sainte Vierge les restes d'un usage religieux des anciens Romains, qui allumaient des flambeaux en mémoire des torches à la lueur desquelles Cérès avait, selon la fable, parcouru les sommets de l'Etna, cherchant sa fille Proserpine enlevée par Pluton ; mais on ne trouve pas de fête en l'honneur de Cérès, au mois de février, sur le Calendrier des anciens Romains. Il nous semble donc plus exact d'adopter le sentiment de D. Hugues Ménard, Rocca, Henschenius et Benoît XIV, qui tiennent que la fête antique connue en février sous le nom d'Amburbalia, et dans laquelle les païens parcouraient la ville en portant des flambeaux, a donné occasion aux Souverains Pontifes de lui substituer un rite chrétien qu'ils ont uni à la célébration de la fête dans laquelle le Christ, Lumière du monde, est présenté au Temple par la Vierge-mère.

Le mystère de cette cérémonie a été fréquemment expliqué par les liturgistes depuis le VII° siècle. Selon saint Ives de Chartres , dans son deuxième Sermon sur la fête d'aujourd'hui, la cire des cierges, formée du suc des fleurs par les abeilles, que l'antiquité a toujours considérées comme un type de la virginité, signifie la chair virginale du divin Enfant, lequel n'a point altéré, dans sa conception ni dans sa naissance, l'intégrité de Marie. Dans la flamme du cierge, le saint Evêque nous apprend à voir le symbole du Christ qui est venu illuminer nos ténèbres. Saint Anselme, dans ses Enarrations sur saint Luc, développant le même mystère, nous dit qu'il y a trois choses à considérer dans le Cierge : la cire, la mèche et la flamme. La cire, dit-il, ouvrage de l'abeille virginale, est la chair du Christ ; la mèche, qui est intérieure, est l'âme ; la flamme, qui brille en la partie supérieure, est la divinité.

Autrefois, les fidèles s'empressaient d'apporter eux-mêmes des cierges à l'Eglise, le jour de la Purification, afin qu'ils fussent bénis avec ceux que les prêtres et les ministres portent à la Procession ; cet usage est encore observé en beaucoup de lieux. Il est à désirer que les Pasteurs des âmes recommandent fortement cette coutume, et qu'ils la rétablissent ou la soutiennent partout où il est besoin. Tant d'efforts que l'on a faits pour ruiner, ou du moins pour appauvrir le culte extérieur, ont amené insensiblement le plus triste affaiblissement du sentiment religieux, dont l'Eglise possède seule la source dans la Liturgie. Il est nécessaire aussi que les fidèles sachent que les cierges bénis au jour de la Chandeleur, car tel est le nom populaire de la fête de la Purification, emprunté à la cérémonie même dont nous parlons ; que ces cierges, disons-nous, sont bénis, non seulement pour servir à la Procession, mais encore pour l'usage des chrétiens qui, en les gardant avec respect dans leurs maisons, en les portant avec eux, tant sur la terre que sur les eaux, comme dit l'Eglise, attirent des bénédictions particulières du ciel. On doit allumer aussi ces cierges de la Chandeleur auprès du lit des mourants, comme un souvenir de l'immortalité que le Christ nous a méritée, et comme un signe de la protection de Marie.


Extrait de l'Année Liturgique de Dom Guéranger

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Séquence de la Fête de la Présentation de Jésus au Temple


Ornons le temple intérieur ; dans un cœur nouveau, renouvelons la joie nouvelle du saint vieillard, qui, prenant sur ses bras l'Enfant divin, satisfait enfin les désirs qui le firent soupirer tant d'années.

Il est l'étendard qui ralliera les peuples, cet Enfant dont la présence illumine le Temple, inspire de si beaux cantiques, émeut les cœurs d'un si noble transport; aujourd'hui c'est un enfant que l'on présente ; plus tard, sur la croix , ce sera un homme offert comme hostie du péché.

Là le Sauveur, ici Marie : saint Enfant, sainte Mère, quels objets d'allégresse mais portons en nous avec amour l'œuvre de lumière que représentent nos cierges allumés.

Le Verbe du Père est la lumière, la chair formée par la Vierge est la cire ; le cierge étincelant est le Christ lui-même ; c'est lui qui éclaire nos cœurs de la vraie sagesse ; par sa grâce, celui qui était le jouet de l'erreur et du vice s'élance dans le chemin de la vertu.

Celui qui par l'amour tient le Christ dans ses bras, porte vraiment le flambeau de cire allumé, et remplit pleinement le rite de la fête ; de même que le vieillard dont le cœur portait déjà le Verbe du Père, serra dans ses bras ce même Verbe fait chair que lui confiait l'auguste Mère.

Mère d'un tel Fils, réjouis-toi; pure au dedans, chaste au dehors, sans tache ni ride ; femme que son Bien-Aimé a choisie d'avance, que l'amour d'un Dieu a chérie avant les siècles.

A qui contemple ta beauté, toute autre beauté n'est que ténèbres et difformité qui repousse ; à qui goûte ta saveur délicieuse, toute autre saveur n'est qu'amertume et objet de dégoût.

A qui respire tes parfums, toute autre senteur est nulle ou désagréable ; en celui qui cultive ton amour, tout autre amour s'efface, ou n'obtient plus que le second rang.

De la mer brillante Etoile, honneur éternel de toutes les mères, ô Mère véritable de la Vérité, de la Voie, de la Vie, de l'Amour, remède de ce monde languissant, canal de ce vin délicieux qui est la source de vie dont tous doivent éprouver la soif; dont le breuvage est doux à celui qui est sain comme à celui qui est malade : rends la force et la santé à celui qui défaille.

Fontaine scellée, verse tes ruisseaux de sainteté ; fontaine des jardins spirituels, arrose de tes eaux nos âmes desséchées.

Fontaine abondante, inonde-nous, lave nos cœurs coupables. Fontaine limpide, source toujours pure, daigne purifier des souillures du monde, par ta pureté, le cœur de ton peuple. Amen.

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1 février 2009

Neuvaine à Notre Dame de Lourdes

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Neuvaine à Notre Dame de Lourdes

Du 3 au 11 février 2009

O Marie, ô Vierge de Lourdes, encore tout entiers à la grâce du Jubilé, nous suivons avec humilité le chemin de Bernadette. Nous nous laissons guider par elle dans la contemplation du Mystère de Dieu qui rayonnait en elle quand elle Vous contemplait.

Suivant les pas de Bernadette, tant de pauvres viennent à la Source que dans la Foi elle creusa, tant de pécheurs y boivent et retrouvent la fraîcheur, tant de malades y recueillent espérance et douceur, tant de pèlerins y déposent leur soucis pour goûter à la plénitude de la Joie de Dieu. Comme eux, nous nous tournons vers Vous. Accueillez nos prières et guidez-nous en chemin.

Pratique de la Neuvaine

Chaque jour: une dizaine de Chapelet et trois fois les invocations

Notre Dame de Lourdes, priez pour nous

Sainte Bernadette, priez pour nous

ensuite la prière ci dessus.

Messe et communion de préférence le 11 février, fête de Notre Dame de Lourdes.

Association Notre Dame de Salut

10, rue François 1er

75008 Paris

http://pelerinage-national.org

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1 février 2009

Litanies de Notre Dame du Perpétuel Secours

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Litanies de Notre Dame du Perpétuel Secours

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Dieu le Père, des Cieux où Vous êtes assis, ayez pitié de nous.

Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous.

Dieu le Saint-Esprit, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous.

Sainte Vierge des vierges, priez pour nous.

Mère du Christ, priez pour nous.

Reine conçue sans péchés, priez pour nous.

Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous.

Notre-Dame du Perpétuel Secours, priez pour nous.


O Mère du Perpétuel Secours, dont le nom inspire la confiance, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous puissions aimer Dieu de tout notre cœur, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous nous conformions en toute choses à la Volonté de Dieu et à Celle de Votre Divin Fils,venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous puissions déjouer les pièges du Malin, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous nous souvenions toujours de nos derniers moments, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous nous approchions toujours des Sacrements avec ferveur, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous évitions toutes occasion de pécher, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous ne négligions jamais la prière, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous n'oublions jamais de Vous invoquer dans les moments de tentations, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous soyons toujours victorieux des tentations du Malin, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous pardonnions généreusement à tous nos ennemis, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous ne puissions jamais commettre de péchés mortels, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous évitions toutes mauvaises fréquentations, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous puissions être fortifié dans notre inconstance, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous ne puissions jamais remettre notre conversion quotidienne, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous combattions nos mauvaises habitudes avec zèle, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous Vous aimions toujours plus, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous portions notre prochain à Vous aimer, Vous servir et à Vous invoquer, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous vivions et que je mourions dans l'amitié de Dieu, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Dans tous les besoins de l'âme et du corps, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Dans notre pauvreté et dans notre détresse, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Dans les persécutions et les moments d'abandon, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Dans les moments ou notre esprit souffrira, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Dans les périodes de guerre, de famines et d'épidémies, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Dans toutes les occasions de pêcher, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Quand nous sommes assaillis par les forces du Mal, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Quand nous succombons aux tentations de ce monde, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Quand nous luttons contre les mauvais penchants de notre nature corrompue, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Quand nous sommes tentés contre la sainte vertu de la pureté, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Quand la mort sera proche, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Quand nous perdrons nos sens, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Au moment de notre départ de ce monde, pour que nous ne soyons pas remplis de crainte et de terreur, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Au moment de la mort, quand le mauvais essaiera de plonger mon esprit dans le désespoir, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Au moment ou le Prêtre nous donnera la dernière absolution et la dernière bénédiction, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Quand nos amis et nos relations, entourant notre lit avec compassion, pour qu'ils invoquent sur nous la Clémence de Votre Nom, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Quand ce monde disparaîtra de notre vue et que notre cœur cessera de battre pour toujours, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Pour que nous remettions notre âme entre les mains du Créateur, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Quand notre âme paraîtra devant le Souverain Juge, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Lorsque la sentence irrévocable sera prononcé, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Quand nous serons Purgatoire et que nous soupirerons de la vision de Dieu, venez à notre secours ô Charitable Mère.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.


Priez pour nous, ô Mère du Perpétuel Secours,

afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Jésus-Christ.


Prions


O Dieu tout-puissant et miséricordieux, qui, en vue de secourir la race humaine, avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marie devienne la Mère de Votre Fils unique, accordez-nous par Son intercession, nous Vous en supplions, de toujours nous éviter la contagion du péché pour que nous Vous servions toujours avec un cœur pur. Nous Vous le demandons, par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

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Téléchargez le texte des Litanies de ND du Perpétuel Secours (pdf) en cliquant ici

1 février 2009

Un petit tour par le Purgatoire

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Un petit tour par le Purgatoire

Durant sept jours en compagnie du Sacré-Cœur de Jésus

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Origine de cette pieuse pratique

Notre Seigneur à Sainte Marguerite-Marie: « Vous ferez un petit tour par le Purgatoire en la compagnie du Sacré-Cœur, en lui consacrant tout ce que vous aurez fait, pour le prier d’appliquer ses mérites à ces saintes âmes souffrantes... Et vous Le prierez, en même temps, d’employer leur pouvoir pour vous obtenir la grâce de vivre et de mourir dans l’amour et la fidélité au Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en répondant à ses désirs sur nous, sans résistance...Et si vous pouviez remettre en liberté quelques-unes de ces pauvres âmes prisonnières, vous serez bien heureux d’avoir dans le Ciel une avocate qui plaiderait votre salut ».

Prières quotidiennes

Actes préparatoires

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Prière à Sainte Marguerite Marie

Sainte Marguerite-Marie, que Notre-Seigneur a choisie pour établir et répandre de toutes parts, comme une source intarissable de grâces, la dévotion à son divin Cœur; vous qui avez entendu les âmes du Purgatoire vous demander ce remède nouveau, si souverain à leurs souffrances, et qui avez délivré, par ce moyen, une multitude de ces pauvres âmes prisonnières, obtenez-nous la grâce d’accomplir saintement cette pieuse pratique d’un « petit tour par le Purgatoire », en compagnie du Sacré-Cœur de Jésus. Amen.

Consécration de la journée

Ô divin Cœur de Jésus, en faisant, en votre compagnie, ce « petit tour par le Purgatoire », nous Vous consacrons tout ce que nous avons fait et ferons encore de bien, avec le secours de votre Grâce, durant cette journée. Nous Vous prions aussi d’appliquer tous vos mérites à ces saintes âmes souffrantes. Et vous, saintes âmes du Purgatoire, employez en même temps tout votre pouvoir, pour nous obtenir la grâce de vivre et de mourir dans l’amour et la fidélité au Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, en répondant sans résistance à ses désirs sur nous. Amen.

Offrande

Père éternel, nous Vous offrons le Sang, la Passion et la mort de Jésus-Christ, les douleurs de la très Sainte Vierge et celles de Saint Joseph, pour la rémission de nos péchés, la délivrance des âmes du Purgatoire et la conversion des pécheurs.

Invocations


Aimé soit partout le Sacré-Cœur de Jésus !

Ô Marie, Mère de Dieu et Mère de Miséricorde, priez pour nous et pour les trépassés.

Ô Saint Joseph, modèle et patron des amis du Sacré-Cœur de Jésus, priez pour nous.

Prélude

Descendons un instant en pensée, avec l’Amour du Cœur de Jésus et l’abondance de ses Grâces, dans les flammes dévorantes du Purgatoire !

1) Que d’âmes y viennent, en ce moment, commencer leur douloureuse captivité..! Heureuses d’avoir évité l’enfer à tout jamais... Elles sont sauvées... Mais aussi, tristement chargées de mille imperfections... Exilées, pour un temps, de leur céleste Patrie dans un feu expiatoire.

2) Quelle sainte légion, presque entièrement purifiée s’apprête aujourd’hui même à s’envoler pour le Ciel..! Donnons à ces âmes le dernier suffrage qui hâtera de quelques instants leur joyeux départ et demandons-leur de se souvenir de nous dans l’éternel Royaume.

3) Quelle multitude s’y trouve renfermée depuis longtemps déjà, pour y demeurer longtemps encore..! Il y a là des âmes séculières, religieuses, sacerdotales, des âmes qui nous sont chères. Contemplons-les, écoutons leurs gémissements, adressons-leur une parole d’amitié et de compassion, prêtons-leur assistance.

Miserere (Psaume 51)

Pitié pour moi, ô Dieu, en ta bonté, en ta grande tendresse efface mon péché, lave-moi tout entier de mon mal et de ma faute purifie-moi. Car mon péché, moi, je le connais, ma faute est devant moi sans relâche ; contre toi, toi seul, j’ai péché, ce qui est mal à tes yeux, je l’ai fait. Pour que tu montres ta justice quand tu parles et que paraisse ta victoire quand tu juges. Vois : mauvais je suis né, pécheur ma mère m’a conçu. Mais tu aimes la vérité au fond de l’être, dans le secret tu m’enseignes la sagesse. Ôte mes taches avec l’hysope, je serai pur ; lave-moi, je serai blanc plus que neige. Rends-moi le son de la joie et de la fête : qu’ils dansent, les os que tu broyas ! Détourne ta Face de mes fautes, et tout mon mal, efface-le. Dieu, crée pour moi un cœur pur, restaure en ma poitrine un esprit ferme ; ne me repousse pas loin de ta face, ne m’enlève pas ton esprit de sainteté. Rends-moi la joie de ton salut, assure en moi un esprit magnanime. Aux rebelles j’enseignerai tes voies, vers toi reviendront les pécheurs. Affranchis-moi du sang, Dieu, Dieu de mon salut, et ma langue acclamera ta justice ; Seigneur, ouvre mes lèvres, et ma bouche publiera ta louange. Car tu ne prends aucun plaisir au sacrifice ; un holocauste, tu n’en veux pas. Le sacrifice à Dieu, c’est un esprit brisé ; d’un cœur brisé, broyé, tu n’as point de mépris. En ton bon vouloir, fais du bien à Sion : rebâtis les remparts de Jérusalem ! Alors, tu te plairas aux sacrifices de justice – holocauste et totale oblation – alors on offrira de jeunes taureaux sur ton autel.

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Dimanche

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette le temps perdu... Je ne le croyais ni si précieux, ni si rapide, ni si irréparable... Si j’avais su... Si je pouvais encore..! Temps précieux..! Aujourd’hui, je t’apprécie comme tu le mérites. Tu m’avais été donné pour être employé tout entier à l’amour de Dieu, à ma sanctification, au soulagement et à l’édification du prochain ; je t’ai employé au péché, au plaisir, à des œuvres qui, maintenant, me causent de si amers regrets ! Ô temps perdu, te voilà passé sans espoir de retour! Ô vous qui vivez encore sur la terre, consacrez pour nous, au Cœur de Jésus, quelques-unes de ces heures où la grâce vous est offerte en si grande abondance et avec tant de facilité !  À l’avance, merci. »

Bouquet spirituel

« Les souffrances des âmes du Purgatoire sont si grandes qu’un jour leur semble mille ans. » (Saint Vincent Ferrier)

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu au Jardin des Oliviers, pour l’âme la plus abandonnée du Purgatoire : conduisez-la dans le séjour de la gloire afin qu’elle Vous loue et Vous bénisse pendant toute l’éternité. Amen.

Doux Cœur de Jésus, faites que je Vous aime toujours de plus en plus.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Lundi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette les biens dissipés... Ma fortune, ma santé, mes talents, ma position dans le monde : tout cela eût été pour moi un puissant moyen de salut, si j’avais voulu m’en servir à la gloire de Dieu. Tous ces biens se sont évanouis à mes yeux au moment de la mort ! Ah ! si j’étais riche aujourd’hui de ces biens périssables, que ne donnerais-je pas pour faire avancer d’un degré la gloire que Dieu me réserve au Ciel et pour faire connaître, ici-bas, la dévotion à son Sacré-Cœur. Ô vous qui, sur la terre, disposez encore de quelque fortune, il vous en sera demandé compte... Songez-y... Usez-en selon la justice, la piété et la charité. Acquittez-vous de vos dettes envers les vivants et envers les défunts. À l’avance, merci. »

Bouquet spirituel

« À l’aumône sont ouvertes toutes grandes les portes du Paradis. » (Saint Jean Chrysostome)

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu durant sa cruelle flagellation, de délivrer les âmes du Purgatoire, et surtout celles qui doivent le plus tôt entrer dans votre Gloire, afin qu’elles commencent dès maintenant à Vous bénir pendant toute l’éternité et intercéder inlassablement pour nous. Amen.

Doux Cœur de Marie, soyez mon salut.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Mardi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette la grâce méprisée... Elle m’a été offerte en si grande abondance, à chaque instant de ma vie : régénération chrétienne, vocation, sacrements, Parole de Dieu, inspirations saintes, bons exemples, faveurs insignes de pardon après la chute. Que de grâces ! J’ai refusé les unes, accepté froidement les autres, abusé de la plupart d’entre elles. Ah ! si j’avais seulement, durant un seul instant, la liberté d’étancher ma soif à ces sources de la Miséricorde qui jaillissent du Cœur Sacré de Jésus, et que les pécheurs et les indifférents dédaignent ! Ô vous sur la terre ! Écoutez sainte Marguerite-Marie vous dire du haut du Ciel: ‘Il n’est personne au monde qui ne puisse ressentir toutes sortes de secours, s’il avait réellement, pour Jésus-Christ, un amour reconnaissant, tel que celui qu’on Lui témoigne par la dévotion à son Sacré-Cœur.’ »

Bouquet spirituel

« Le bien d’une seule grâce est supérieur au bien naturel de l’univers entier. » (Saint Thomas)

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu durant son douloureux couronnement d’épines, de délivrer les âmes du Purgatoire, et surtout celles qui devraient être les dernières à sortir de ce lieu de tourments, afin qu’elles ne tardent pas à Vous louer dans votre gloire et à Vous bénir éternellement. Amen.

Père éternel, je Vous offre le Sang très précieux de Jésus-Christ, en expiation de mes péchés et pour les besoins de la sainte Église.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Mercredi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette le mal commis. Il me paraissait autrefois si léger et si agréable. J’en étouffais les remords au milieu des plaisirs. Maintenant, son poids m’accable, son amertume fait mon tourment, son souvenir me poursuit et me déchire. Péchés mortels pardonnés, mais non expiés ; fautes vénielles et imperfections légères, il est trop tard pour comprendre toute votre malice ! Ah ! si je pouvais retourner à la vie. Nulle promesse, nul plaisir, nulle richesse, nulle parole séduisante ne serait capable de m’engager à commettre le plus petit péché. Ô vous qui avez encore la liberté de choisir entre Dieu et le monde, regardez les épines, la Croix, les flammes qui ont torturé le Cœur de Jésus ; elles vous diront ce que nos péchés Lui ont coûté de souffrances. Pensez aux regrets tardifs et douloureux que vous aurez de vos fautes au Purgatoire. Rien ne devrait vous coûter maintenant, aujourd’hui, de confesser, dans le sacrement de Pénitence, tous vos péchés passés et les éviter à l’avenir. »

Bouquet spirituel

« Que sert à l’homme de gagner l’univers, s’il vient à perdre son âme ? » 

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Sang très précieux de Jésus, répandu sur la Voie douloureuse, en portant une si pesante Croix sur ses épaules sacrées, de délivrer les âmes du Purgatoire, et tout particulièrement celles qui sont les plus riches en mérites devant Vous, afin qu’élevées au rang sublime qu’elles attendent, elles Vous louent hautement et Vous bénissent à jamais. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, je Vous donne mon cœur, mon esprit et ma vie ; assistez-moi dans ma dernière agonie ; faites que je meure en paix en votre sainte compagnie.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Jeudi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette les scandales donnés. Si, au moins, je n’avais que mes fautes à regretter ! Si, en mourant, j’avais pu arrêter les tristes conséquences de mes scandales! Si je pouvais d’ici, retenir sur la pente de l’abîme, tant de pauvres âmes qui suivent mes tristes exemples et ma perverse doctrine ! Mais non, à cause de moi, il se commettra encore longtemps du mal. Il m’est demandé compte de la part qui me revient de tous ces péchés. Ô vous qui venez me visiter en compagnie du Sacré-Cœur et qui faites briller à mes yeux un rayon de sa Lumière, vous avez en Lui le moyen le plus sûr et le plus facile, en coopérant à sa grâce et vous animant de son zèle, de convertir plus d’âmes que j’en ai scandalisées sur terre. »

Bouquet spirituel

« À chacun selon ses œuvres. »

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le Corps adorable et le Sang très précieux de Jésus, qui, la veille de sa Passion, se donna Lui-même en un Sacrifice perpétuel, de délivrer les âmes du Purgatoire, et tout spécialement les plus dévotes à ce mystère d’un Amour infini. Qu’elles Vous louent enfin et à jamais par les mérites de votre divin Fils Jésus-Christ. Amen.

Ô mon Jésus, pardon et miséricorde !

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Vendredi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette la pénitence omise. Qu’elle eût été facile, hier dans le monde ! Qu’elle est rude, aujourd’hui, dans le Purgatoire ! Ici, la plus petite de mes souffrances est au-dessus des plus grandes douleurs de la terre. Je pouvais alors accepter avec résignation toutes les contrariétés et souffrances; me priver de quelques biens ou nourriture; accomplir des œuvres réparatrices. Ô vous qui souffrez dans cette vallée d’exil, réjouissez-vous que les plus légères peines, chrétiennement supportées pour satisfaire à la Justice de Dieu et offertes au Sacré-Cœur en esprit de réparation, peuvent abréger, ou mieux encore, vous épargner un long et pénible Purgatoire. »

Bouquet spirituel

« Faites donc de dignes fruits de pénitence. »

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le très précieux Sang que Jésus, votre divin Fils, a répandu sur l’Arbre de la Croix, surtout par les Plaies de ses mains et de ses pieds sacrés, de délivrer les âmes du Purgatoire, et en particulier celles pour lesquelles je suis le plus obligé de prier, afin que ce ne soit pas par ma faute que vous ne les introduisiez aussitôt dans le Paradis, pour Vous louer éternellement. Amen.

Jésus, doux et humble de Cœur, rendez mon cœur semblable au vôtre !

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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Samedi

Que regrettez-vous, saintes âmes du Purgatoire, de la terre que vous avez quittée ?

« Je regrette le peu de charité que j’ai eu sur la terre pour les âmes du Purgatoire. J’aurais pu leur être si utile durant ma vie ! Prières, pénitences, aumônes, bonnes œuvres, Communions, saintes Messes, dévotion au Sacré-Cœur; que de moyens n’avais-je pas pour consoler ces pauvres âmes, retenues prisonnières dans ce séjour de feu, de ténèbres et de souffrances. Si j’avais agi de la sorte, je me serais acquis des grâces puissantes pour éviter le péché et ainsi, éviter un long et douloureux séjour de purification. Ah ! si je pouvais retourner sur la terre, que de saintes Messes n’entendrais-je pas ! Combien n’en ferais-je pas célébrer pour toutes ces âmes oubliées ! Quelles prières n’adresserais-je pas au Ciel à leur intention ! Vous, vous le pouvez encore. »

Bouquet spirituel

« C’est justement que nous souffrons. »

Prière

Ô Seigneur, Dieu tout-puissant, je Vous supplie, par le très précieux Sang qui jaillit du Cœur de Jésus et par sa Mère, témoin silencieuse de ce drame salvifique, de délivrer les âmes du Purgatoire, et en particulier celles qui ont été les plus grandes dévotes à cette grande Reine, afin qu’elles soient admises au plus tôt dans votre Gloire et puissent Vous louer en Elle pour les siècles des siècles. Amen.

Ô Marie, qui êtes entrée sans tache dans le monde, obtenez-moi de Dieu que je puisse en sortir sans péché.

Notre Père, je Vous salue Marie, Miserere

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30 janvier 2009

Neuvaine à la Bienheureuse Marguerite de Castello

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Bienheureuse Marguerite de Castello

1287-1320

Fête le 13 avril


Marguerite de Castello, née 1287, au Château de Metola, était fortement handicapée de naissance, car elle naquit, aveugle, naine et difforme. Ses parents, des nobles, tentèrent de la guérir par tous les moyens de l'époque (cures, prières, bénédictions). En désespoir de cause, gênés par sa laideur et son handicap, ils finirent par l'enfermer. Libérée après quatorze ans d'emprisonnement elle fut recueillie par des vagabonds, puis par l'assistance publique. Elle passa de famille en famille et finit par être acceptée par pure pitié dans un couvent, mais ce n'était pas suffisant pour elle qui voulait aller de l'avant. Finalement elle entra dans le Tiers Ordre de Saint Dominique, où elle soigna les malades, enseigna aux enfants,visita les prisonniers et évangélisa la ville de Citta di Castello en Ombrie où elle vécut pendant 33 ans. Sa mauvaise fortune ne la détourna jamais de la foi profonde qu'elle vouait à Jésus. Marguerite de Metola à été sœur de Pénitence de Saint-Dominique. Elle à été Béatifiée en 1609 par le Pape Paul V. Son corps, incorrompu, repose dans l'église Saint Dominique de Citta di Castello.

Neuvaine à la Bienheureuse Marguerite de Castello


Premier jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, par votre vie, vous nous avez donné un exemple de soumission à la Volonté de Dieu. En l'acceptant la Volonté de Dieu, vous avez compris que vous grandiriez dans la vertu, que vous Glorifieriez Dieu, que vous sauveriez votre âme et que vous aideriez les âmes de votre prochain. Obtenez pour moi la grâce, de toujours reconnaître la Volonté de Dieu, dans tout ce qui peut arriver dans ma vie, et de m'y résigner. Obtenez-moi aussi la faveur spéciale, que je demande au Seigneur par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Deuxième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, c'est en méditant sur les souffrances et la mort de notre Seigneur crucifié, que Vous avez trouvé le courage et que vous avez reçu la grâce de supporter les épreuves avec une sainte résignation. Je vous en supplie, accordez-moi la grâce pouvoir accepter toutes les souffrances et toutes les épreuves et de les vivre en union avec le Seigneur crucifié, enfin obtenez-moi du Seigneur la faveur que je sollicite par votre puissante intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Troisième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, votre adoration de Jésus présent dans le Saint-Sacrement a été intense et vous y avez passé de longues heures. C'est là, dans l'intimité de contemplation du Seigneur présent dans l'hostie, que vous avez trouvé la force d'accepter toutes vos souffrances, et que vous avez trouvé la joie, la patience et votre amour pour le prochain. Je vous en supplie obtenez-moi la grâce toujours savoir puiser dans le Saint Sacrement, les grâces d'une grande patience, de la joie des enfants de Dieu et surtout d'avoir beaucoup d'amour pour mon prochain. Obtenez-moi enfin, par votre puissante intercession sur le Cœur de Jésus la grâce que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Quatrième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, vous étiez sans cesse tournée vers Dieu dans la prière et vous aviez confiance en Son amour paternel. Ce n'est que par la prière continuelle Que vous avez pu accepter vos malheurs, être sereine, patiente, et remplie de paix. Obtenez pour moi la grâce de persévérer dans ma prière, confiant que Dieu me donnera l'aide pour porter ma croix chaque jour de ma vie. Obtenez pour moi aussi la faveur spéciale que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Cinquième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, À l'imitation de l'Enfant-Jésus, qui étais a l'autorité de Marie et Joseph, vous avez obéi à votre père et votre mère, pardonnant leur leur dureté et leur rudesse toutes humaines. Obtenez-moi cette même attitude d'obéissance à l'égard de mes supérieurs et tous ceux qui sont en dessus de moi de et plus particulièrement pour la Sainte Église Catholique Romaine. Obtenez-moi aussi du Seigneur la grâce que je sollicite pat votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Sixième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, la misère dans laquelle vous avez vécu, vous a enseigné mieux qu'à n'importe qui la faiblesse et la fragilité de la nature humaine. Obtenez-moi la grâce de savoir admettre, reconnaître et accepter mes limites humaines et de reconnaître ma totale dépendance à Dieu. Enseignez-moi l'abandon total à la Miséricorde Divine, pour que le Seigneur puisse disposer de moi selon son bon plaisir, et obtenez-moi enfin la grâce que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Septième jour

O bienheureuse Marguerite de Castello, vous auriez pu aussi si facilement tomber dans le découragement et dans l'amertume; mais bien au contraire, vous aviez les yeux fixés les yeux sur le Christ souffrant, ainsi vous avez appris de Lui la valeur rédemptrice de la souffrance, comment offrir vos douleurs et vos douloureuses courbatures, et tous vos maux en réparation pour les péchés et pour le salut des âmes. Obtenez-moi la grâce d'apprendre à endurer mes souffrances avec patience. Et obtenez-moi aussi la grâce que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Huitième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, combien vous avez du souffrir lorsque vous fûtes abandonnée par vos parents! Malgré cela, vous avez compris, que tout amour terrestre, même pour ceux dont vous étiez proches, doit être sanctifié. Malgré cet abandon de vos parents, vous avez continué à les aimer sur cette terre, et maintenant, que vous êtes au Ciel, vous les aimez encore plus en Dieu. Obtenez-moi la grâce de pouvoir voir toutes mes affections humaines dans leur perspectives première: en Dieu et pour Dieu. Obtenez-moi enfin la grâce que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Neuvième jour

O Bienheureuse Marguerite de Castello, par vos souffrances et vos malheurs, vous êtes devenue sensibles aux souffrances des autres. votre cœur était touché par tous les problèmes: les malades, les affamés, les prisonniers, les mourants. Obtenez-moi la grâce de reconnaître Jésus chacune des personnes avec qui je suis en contact, ceux vers qui je n'ose pas aller et plus particulièrement dans les pauvres, les malheureux, les indésirables et les exclus. Obtenez-moi enfin du Seigneur, la grâce que je sollicite par votre intercession.

Prions

O Dieu qui avez voulu que la Bienheureuse Vierge Marguerite de Castello, soit aveugle de naissance et que les yeux de son esprit soient éclairés intérieurement, de sorte qu'elle ne puisse sans cesse ne penser qu'à Vous seul nous Vous en supplions, soyez la lumière de nos yeux, pour que nous puissions être capables de fuir les ténèbres de ce monde, afin atteindre la Lumière éternelle. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Jésus, Marie, Joseph, glorifiez Votre servante, la Bienheureuse Marguerite de Castello, en nous accordant la faveur que nous demandons dans une humble soumission à la Volonté de Dieu, pour Son Honneur, Sa Gloire et le Salut des âmes.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Prière

O mon Dieu, je vous remercie de nous avoir donné la Bienheureuse Marguerite de Castello comme exemple de sainteté. Cet exemple peut être suivi par toute personne qui Vous aime vraiment, indépendamment des anomalies physiques. Avec la terrible culture de mort de notre temps, Marguerite ne serait probablement jamais née, mais aurait été avortée, préférée à la mort plutôt qu'à la vie dans un corps tordu, déformé, laid, mais, Seigneur, Vos voies ne sont pas les nôtres... Ainsi, c'est par Votre Volonté que Marguerite est venue ainsi dans notre monde avec un corps mal formé, pour nous rappeller que c'est par notre faiblesse que vous manifestez Votre Puissance; Marguerite est née aveugle, afin de Vous voir plus clairement par les yeux de son âme; elle est née infirme, pour qu'elle puisse entièrement s'appuyer sur Vous seul, de toute petite taille, afin de devenir une géante de la Sainteté. Elle est née bossue, afin de plus parfaitement ressembler au Corps tordu et crucifié de Votre Divin Fils. La vie toute entière de Marguerite la rivalise, elle est une promulgation des mots de l'Apôtre Saint Paul: « C'est pourquoi je me plais dans les faiblesses, dans les outrages, dans les calamités, dans les persécutions, dans les détresses, pour Christ; car, quand je suis faible, c'est alors que je suis fort. » (2 Cor 12,10). Je vous en prie, ô Dieu, Pour accorder, par l'intercession de la Bienheureuse Marguerite de Castello, que tous les handicapés – qui d'entre nous ne l'est pas ? – tous les exclus, tous les indésirables de ce monde acceptent leur faiblesse, pour que par Votre Puissance et Votre Miséricorde Infinie restent sur eux, maintenant et pour toujours. Amen.

Bienheureuse Marguerite de Castello, priez pour nous.

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29 janvier 2009

Le Serviteur de Dieu Fra Nazareno de Pula

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Le Serviteur de Dieu Fra Nazareno de Pula

1911-1992

Giovanni Zucca est né à Pula, (Cagliari) fils de Joseph et de Faustine Pibiri 21 Janvier 1911. Il a été baptisé dans la paroisse de Pula le 6 Février suivant et a reçu le sacrement de confirmation le 23 Février 1922. Sixième d'une fratrie de neuf enfants composée de six garçons et de trois filles, il ira seulement à l'école primaire, car devra aider son père aux travaux aux champs, et il s'occupera en particulier l'exploitation des bovins destinés à la vente. A l'âge de 25 ans, il partit en Afrique Orientale où s'occupa d'un restaurant qui devint très rapidement prospère, ce qui attira aussi très vite l'attention de population locale, qui était en grande partie composée de soldats italiens. L'activité s'arrêta avec le début de la guerre, car il fut enrôlé dans l'artillerie, dans laquelle il obtint le grade de sergent.

Pendant la guerre de 1940-1941, il fut fait prisonnier en Afrique de l'Est par les Anglais, qui le conduisirent au Kenya, où il est restera jusqu'en 1946, année où il rentrera en Italie. Pendant la période où il fut emprisonné il a expérimenté la dureté de la vie et les tristes conditions des prisonniers de guerre, constamment humiliés par la brutalité et le cynisme des ennemis. C'est précisément à cette période, qu'il sut se démarquer et se faire apprécier par les autres soldats, même par les anglais, par ses vertus et son fort sentiment de patriotisme. Il ne s'abaissa jamais à la flatterie et la servilité à l'égard des Britanniques, comme le firent nombre de ses camarades. De retour en Sardaigne, il retrouva son village et ses amis et eût une liaison une fille du pays avec qui il envisagea de former une famille.

Mais cela ne devait pas durer, car, il entendit l'appel du Seigneur, et désira se consacrer à Dieu dans la vie religieuse. Il alla demander conseil au Padre Pio de Pietrelcina, qu'il alla rencontrer à San Giovanni Rotondo. Le Padre Pio, l'accueillit aussi et lui dit: « Tu est finalement arrivé! Voici longtemps que je t'attendais! » Et il le renvoya sèchement mais le lendemain, il l'accueillit avec bonté et l'écouta avec bienveillance. A partir de ce jour leur relation devint de plus en plus intense et le Padre Pio, recevant beaucoup de pèlerins venant de Sardaigne, dit un jour à l'un d'entre eux : «Pourquoi venez-vous ici? En Sardaigne, vous avez Fra Nazareno.... " La rencontre avec le Padre Pio fut déterminante dans la vie du jeune Zucca. Il le réconforta et lui assura que sa place était parmi les fils de Saint François, non pas à San Giovanni Rotondo, ce que Nazareno désirait, mais en Sardaigne dans sa région: "Tu seras capucin en Sardaigne - lui dit un jour le Padre Pio – et tu feras beaucoup de bien à la population de ta région. Je ne te laisserai jamais seul. " Les événements qui se dérouleront plus tard confirmeront cette promesse.

Le 23 Décembre 1950 Giovanni Zucca demande, au Père Provincial des Capucins de Sardaigne, d'être admis dans l'Ordre des Frères Mineurs Capucins en qualité de frère laïc, "ayant un grand désir d'embrasser la spiritualité de Saint François, à l'école du Bienheureux Père Ignace de Laconi, rempli de vie et de bonne volonté " malgré ses 39 ans. A Sanluri, Le 23 Septembre 1951, le postulant reçu le saint habit des capucins, des mains du Père Innocent Demontis de Neoneli, et prit le nom en religion de Fra Nazareno. Le 24 Septembre 1952, il émet ses vœux temporaires, toujours dans les mains du Père Innocent et le 29 Novembre 1955, dans les mains du Père Filippo Pili de Cagliari, commissaire provincial, il émet ses vœux perpétuels, toujours à Sanluri, où il restera jusqu'en 1955, y occupant le poste de cuisinier, faisant le plus grand plaisir et apportant beaucoup de satisfaction aux membres de la communauté, car il était un excellent cuisinier! Ensuite, il a été envoyé à Sassari et à Iglesias et deux ans, il quêtera. Dans cette fonction, il rencontra des gens qui se rendirent rapidement compte de ses grandes vertus, ainsi, rapidement se répand parmi la population de Sulcis-Iglesiente la réputation de la sainteté de sa vie et a il se dit aussi qu'il possède des dons reçus de Dieu.

Ainsi, en 1958, à Cagliari, Fra Nazareno occupe le poste de quêteur qui, jusqu'au mois de juin de même année était tenu par le Bienheureux Nicolas de Gesturi; Fra Nazareno, s'y employa de tout son cœur, à l'exemple et à la suite de Fra Nicolas, et cet apostolat connut rapidement un très grand succès. Cela lui valut le respect et la vénération des gens qui voyaient el lui celui qui prenait la suite de la mission de Fra Nicolas. Les habitants de la région étaient de plus en plus nombreux à demander ses services et à venir le trouver, ce qui le contraint à beaucoup réduire le temps de quête, pour pouvoir écouter et aider les gens et faisaient appel à lui et pour visiter les malades, car il était continuellement appelé, soit à l'hôpital soit chez les gens.

À la fin de l'année 1972, il revient à Sanluri pendant quelques mois et ensuite il est envoyé de nouveau à Cagliari, où il restera jusqu'en 1977, année de son transfert à Sorso, où il est reste jusqu'en 1986. Le transfert à Sorso, voulu par les supérieurs pour que le couvent de Cagliari puisse respirer et retrouver son calme, car il était constamment pris d'assaut à toute heure par une multitude de pèlerins désirant voir et parler à Fra Nazareno, sera providentiel. La renommée de Fra Nazareno est assez rare, même dans le nord de la Sardaigne, où Saint Ignace de Laconi et le Bienheureux Nicolas de Gesturi sont assez connus peu connus à cette époque. Son séjour à Sorso était considéré une bénédiction par les gens du coin, mais, cela ne découragea pas les gens de Cagliari et du sud de la Sardaigne, car beaucoup venaient à Sorso le rencontrer, soit en voiture, en bus ou en train pour rencontrer le Frère.

De 1986 jusqu'à sa mort, survenue a Cagliari le 29 février 1992, il faisait partie de la Fraternité du couvent de Cagliari, même si de temps en temps d'abord, puis continuellement, il vécu dans une maison de Pula, afin de pouvoir être plus disponible pour la réception et l'écoute de personnes, qui, de plus en plus nombreux, faisaient appel à lui et qui venaient de toutes les régions de la Sardaigne et du continent. Sa disparition en 1992, a profondément affligé un grand nombre de personnes qui se sentirent alors privés d'un ami, d'un bienfaiteur et d'un intercesseur, quelqu'un sur qui ils pouvaient s'appuyer afin d'obtenir d'appui et espoir. Lors de ses funérailles, présidées par l'archevêque de Cagliari, Mgr Pietro Ottorino Alberti, étaient présentes plusieurs dizaines de milliers de personnes (les journaux locaux parlent d'au moins 30 à 40 mille personnes) et la ville entière s'est arrêtée de vivre pendant quelques heures pour accompagner et rendre hommage au pauvre Frère Mineur Capucin, rentrant à la Maison du Père. Sa cause de Béatification a été ouverte et est en bonne voie.

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Prière à la Sainte Trinité pour demander la glorification du Serviteur de Dieu Fra Nazareno da Pula

Très Sainte Trinité, Vous nous avez donné en Fra Nazareno, un bel exemple de vie et de Charité Chrétienne, de disponibilité envers les plus pauvres. Daignez le glorifier sur la terre et accordez-nous les grâces que nous Vous demandons, par son intercession, avec confiance. Amen.


Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père


Relations de grâces et renseignements

Padre Jean Marcel Rossini



Chiesa Madonna della Consolazione
Complesso fra Nazareno
Bivio Is Molas - Pula (CA)


Viale Sant'Ignazio da Laconi, 94
09123 Cagliari

www.franazareno.tk

http://users.libero.it/cappuccini.cagliari/nazarenohome.htmMail: vicepostulazione.franazareno@gmail.com

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28 janvier 2009

L'icône de l'Apparition du Seigneur à Saint Paul

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L'icône de l'Apparition du Seigneur ressuscité à Saint Paul dans le Temple

Cette icône a été réalisée dans les ateliers de l'Abbaye de Mount Angel, et, à l'occasion de l'année jubilaire commémorant le deuxième millénaire de la naissance de Saint Paul, que l'on appelle aussi Saül de Tarse, cette icône est visible dans l'église-abbatiale de cette même abbaye pendant l'année.

L'image illustre un événement qui est décrit dans les Actes des Apôtres, chapitre 22, versets 17-21: « De retour à Jérusalem, comme je priais dans le temple, je fus ravi en extase, et je vis le Seigneur qui me disait: Hâte-toi, et sors promptement de Jérusalem, parce qu'ils ne recevront pas ton témoignage sur moi. Et je dis: Seigneur, ils savent eux-mêmes que je faisais mettre en prison et battre de verges dans les synagogues ceux qui croyaient en toi, et que, lorsqu'on répandit le sang d'Étienne, ton témoin, j'étais moi-même présent, joignant mon approbation à celle des autres, et gardant les vêtements de ceux qui le faisaient mourir. Alors il me dit: Va, je t'enverrai au loin vers les nations... »

Cette vision est importante pour plusieurs raisons. Tout d'abord, alors que Saint Paul a entendu la voix du Seigneur sur le chemin de Damas, ce qui a conduit à sa conversion, il est important que Paul voie le Seigneur avec ses propres yeux, afin de disposer d'une expérience de la sainte humanité du Christ, ainsi, il voit les blessures que le Seigneur portait pour nous en sa chair. Paul comprit comment le Seigneur et nous, avons en commun ces blessures dans nos corps avec le Seigneur. Deuxièmement, le Seigneur lui-même, donne l'ordre à Saint Paul d'aller dans les pays lointains porter l'Évangile aux Païens.

Deuxièmement, Saint Paul est pour le moment donné à la Commission, directement de la bouche du Seigneur Jésus Christ lui-même, pour aller loin sur les terres des Gentils, et porter l'Evangile à eux, la prédication dans la saison et à l'extérieur.

Troisièmement, en bon et pieux juif, Saint Paul allait prier dans le Temple, à chaque fois qu'il monte à Jérusalem. Mais quand le Seigneur lui apparut, Paul a réalisé que c'est le corps du Seigneur lui-même que se trouve le nouveau temple, qui, comme il l'a prophétisé, a été détruite et a été relevé en trois jours. À partir de ce jour, Paul n'ira plus prier dans le Temple de Jérusalem, mais rendra un culte à Dieu en esprit et en vérité dans le temple mystique du corps du Seigneur Jésus-Christ.

D'après un texte traduit de l'anglais provenant du site www.mountangelabbey.org

28 janvier 2009

Litanies de Sainte Gertrude la Grande

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Sainte Gertrude la Grande

Religieuse Bénédictine d'Eisleben

1256-1302

Fête le 17 novembre


Sainte Gertrude d'Eisleben est la plus célèbre de plusieurs Saintes qui portent le même nom, et c'est pour cela que d'anciens auteurs l'ont appelée Gertrude la Grande. On la mit, dès l'âge de cinq ans, chez les Bénédictines d'Helfa. Elle y vint comme simple religieuse, sous la direction d'une abbesse du même nom qu'elle, dont la sœur était sainte Mechtilde d'Hackeborn, qui fut la maîtresse et l'amie de notre sainte Gertrude. Gertrude apprit le latin dans sa jeunesse, ce que faisaient alors des personnes de son sexe qui se consacraient à Dieu dans la retraite. Elle avait aussi une connaissance peu commune de l'Écriture et de toutes les sciences qui ont la religion pour objet; mais la prière et la contemplation furent toujours son principal exercice, et elle y consacrait la plus grande partie de son temps. Elle aimait particulièrement à méditer sur la Passion et sur l'Eucharistie, et elle ne pouvait alors retenir les larmes qui, malgré elle, coulaient de ses yeux en abondance. Lorsqu'elle parlait de Jésus-Christ et de Ses mystères, elle ravissait ceux qui l'entendaient. Un jour qu'on chantait à l'Église ces paroles: "J'ai vu le Seigneur face à face," elle vit une face divine d'une éclatante beauté, dont les yeux perçaient son cœur et remplirent son âme et son corps de délices inexprimables. L'amour divin était l'unique principe de ses affections et de ses actions. De là ce crucifiement entier au monde et à toutes ses vanités. Elle fut l'objet d'un grand nombre de grâces extraordinaires; Jésus-Christ grava Ses plaies dans le cœur de Sa sainte épouse, lui mit des anneaux au doigt, Se présenta devant elle en compagnie de Sa Mère et agit en elle comme s'Il avait changé de cœur avec elle. Toutes ces grâces étonnantes ne firent que développer son amour de la souffrance. Il lui était impossible de vivre sans ressentir quelque douleur; le temps qu'elle passait sans souffrir lui paraissait perdu. Le zèle pour le salut des âmes était ardeur au cœur de Gertrude. Pensant aux âmes des pécheurs, elle répandait pour elles des torrents de larmes au pied de la Croix et devant le Saint-Sacrement. Pendant la longue maladie de cinq mois dont elle devait mourir, elle ne donna pas le moindre signe d'impatience ou de tristesse; sa joie, au contraire augmentait avec ses douleurs. Le jour de sa mort étant venu, elle vit la Très Sainte Vierge descendre du Ciel pour l'assister; une de ses sœurs aperçut son âme allant droit au Cœur de Jésus, qui S'ouvrit pour la recevoir. Sainte Gertrude est une des grandes mystiques de l'Église. Le livre de ses Révélations est demeuré célèbre.


Vie des Saints, Abbé L. Jaud, Mame, 1950.

Gertrude

Litanies de Sainte Gertrude la Grande


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde qui êtes Dieu,ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, priez pour nous.

Tous les Saints chœurs des anges, priez pour nous.

Tous les Saints et les élus de Dieu, priez pour nous.

Sainte Gertrude, priez pour nous.

Sainte Gertrude, Vierge pure, priez pour nous.

Sainte Gertrude, fille du Père céleste, priez pour nous.

Sainte Gertrude, épouse choisie du Christ, priez pour nous.

Sainte Gertrude, temple du Saint-Esprit, priez pour nous.

Sainte Gertrude, joie de la Sainte Trinité, priez pour nous.

Sainte Gertrude, fleur suave du Christ, priez pour nous.

Fleur printanière, priez pour nous.

Sainte Gertrude, rose sans épines, priez pour nous.

Sainte Gertrude, colombe chaste, priez pour nous.

Sainte Gertrude, ange terrestre, priez pour nous.

Sainte Gertrude, sanctuaire vivant, priez pour nous.

Sainte Gertrude, refuge solide de tous ceux vous prient, priez pour nous.


Jésus Christ, Époux de Sainte-Gertrude, ayez pitié de nous.

par son humilité, ayez pitié de nous.

Par sa chasteté, ayez pitié de nous.

par son ardente sa charité, ayez pitié de nous.

Par son cœur admirable, ayez pitié de nous.

Par l'amour que Vous lui portez, ayez pitié de nous.

Par Votre Amour qui l'a choisie pour l'éternité, ayez pitié de nous.

Par Votre amour qui l'a doucement attirée vers Vous, ayez pitié de nous.

Par Votre Amour toujours présent dans son cœur, ayez pitié de nous.

Par Votre Amour qui a mis fin à sa vie, par une mort bienheureuse, ayez pitié de nous.

Par Votre Amour qui lui montre maintenant les joies éternelles, ayez pitié de nous.

Par Votre Amour qui chérit et fait la joie de tous les Saints, ayez pitié de nous.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.


Priez pour nous, ô douce Sainte-Gertrude,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.


Prions


Je m'en remets à votre intercession et à vos mérites, Sainte Gertrude, et vous prie de considérer mon fidèle amour et ma ferme confiance que mon cœur vous porte; veuillez inscrire dans votre cœur mon nom et faites que je compte parmi ceux que vous aimez et protégez de façon toute particulière, afin que ma vie soit agréable à Dieu. Ainsi soit-il.

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28 janvier 2009

Sanctification de la semaine

Sanctification de la semaine

Prières pour chaque jour

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Le dimanche

Aux trois adorables Personnes de la Sainte Trinité

O Père saint, grand et puissant, dont la miséricorde surpasse toutes les oeuvres, jetez sur moi un regard d'amour qui pénètre jusqu'au plus intime de mon âme, pour rétablir en elle tout ce que le péché y a gâté. Créez en moi un cœur nouveau qui me rende agréable à vos yeux et me fasse faire des oeuvres de sainteté.

O Verbe divin, qui avez daigné vous faire homme pour me racheter, ô Jésus mon Sauveur, regardez-moi, mais de ce regard qui a produit tant de merveilles pendant le cours de votre vie. Accordez-moi un de vos soupirs et une de vos larmes, et que leur vertu produise en moi une douleur infinie de vous avoir offensé. Versez sur mon âme une goutte de votre précieux sang, afin que lavée de tous mes péchés, je puisse entrer avec confiance dans votre divin Cœur, et y faire ma demeure pendant les siècles des siècles.

O Esprit Saint, qui êtes tout amour, abaissez sur moi un regard de miséricorde; rendez-moi participant(e) des grâces que vous répandez continuellement sur les hommes avec abondance et profusion. Si quelqu'un les refuse, tournez-les Seigneur, de mon côté, car j'en ai une grande faim et une grande soif et les désire ardemment. Dilatez mon cœur pour en recevoir la plénitude. Ainsi soit-il.

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Le lundi

Au Père éternel

Dieu tout-puissant, Père des miséricordes, jetez un regard de compassion sur votre Église. Seigneur, humiliez, confondez et dispersez ses ennemis, qui sont les ennemis de votre gloire et de votre nom, et qui causent tant de douleur à vos véritables enfants. Père saint, conservez-nous tous dans la pureté de la foi; assistez de vos grâces spéciales les rois et les princes de la terre, afin qu'ils gouvernent selon votre sainte volonté, les peuples que vous leur avez donnés à régir; qu'ils protègent votre Église, et luis assurent sa liberté. Éclairez de vos divines lumières ceux qui sont dans l'aveuglement, afin qu'obéissant à votre Église, nous arrivions tous ensemble à l'éternelle félicité. Ainsi soit-il.

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Le mardi

A l'Ange Gardien

Ange de Dieu, qui vous êtes chargé de ma conduite, depuis le premier moment de ma naissance jusqu'à celui de ma mort, je vous salue et vous honore comme mon protecteur et mon conducteur. Je vous remercie de tous les soins charitables que j'ai reçus de vous; je me propose fermement de vous honorer toute ma vie, en suivant plus fidèlement désormais vos conseils et ne obéissant à tous les commandements que Dieu me fera par votre ministère. Je vous conjure, ô mon très fidèle gardien, de me continuer votre protection, de me délivrer des pièges de Satan mon ennemi, et d'éclairer mon esprit lorsqu'il courra risque de s'égarer. Offrez, Prince du ciel, mes oraisons à Dieu; consolez-moi dans toutes mes peines et dans toutes mes afflictions. Empêchez-moi de tomber dans le péché; si j'y tombe, relevez-moi aussitôt; et surtout ne m'abandonnez pas à l'heure de ma mort; mais fortifiez mon âme en ce dernier passage, et portez-la dans le ciel, pour y louer Dieu avec vous, et dans la compagnie de tous les Saints, durant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Le mercredi

A Saint Joseph

Glorieux Saint Joseph, chaste époux de Marie, notre bonne Mère, et père nourricier de Jésus, notre aimable Sauveur, humblement prosternées à vos pieds, nous vous choisissons de nouveau pour notre bon père et nous vous supplions de nous recevoir au nombre de vos enfants privilégiés. Nous vous remercions de tout notre cœur, de nous avoir donné place dans cette famille bénie, dont vous êtes le protecteur et le Père. Brûlant du désir de répondre dignement à notre sainte vocation, nous vous conjurons avec la confiance la plus filiale, de nous en obtenir l'esprit et les vertus. Oui, grand Saint, faites qu'à votre exemple, nous fassions chaque jour de nouveaux progrès dans l'humilité, l'obéissance, le recueillement, l'esprit de pauvreté et pardessus tout dans l'amour de Jésus et de Marie. Puissions-nous comme vous, trouver nos délices à servir dans la personne de ses membres souffrants, cet aimable Jésus que vous avez eu le bonheur de servir en sa propre personne. Daignez mettre le comble à toutes vos faveurs, en nous obtenant la grâce de mourir comme vous entre les bras de Jésus et de Marie, afin d'aller partager votre bonheur dans la compagnie de nos bien-aimées frères et soeurs qui nous ont précédées, et qui nous attendent auprès de vous dans la céleste patrie. Ainsi soit-il.

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Le jeudi

Amende honorable au Sacré Cœur

Cœur adorable de Jésus, permettez que, prosternée et anéantie devant vous, je vous fasse aujourd'hui l'amende honorable pour toutes les injures dont les hommes ne cessent de vous accabler surtout au Sacrement de votre amour. Je voudrais arroser de mes larmes et laver de mon sang, tous les lieux où l'on vous outrage, et réparer par mes humiliations l'indigne mépris que l'on fait de vos grâces. Je voudrais surtout disposer de tous les coeurs pour vous les offrir en sacrifice, et vous consoler par cet hommage de l'insensibilité de ceux qui ne veulent pas vous connaître ou qui, vous connaissant, ne veulent pas vous aimer. Du moins, Seigneur, je m'offrirai moi-même. Immolez-moi, consumez-moi comme votre victime; mais avant tout, purifiez-moi, faites que je commence à n'aimer que vous, que je n'aie de vie que pour vous, et que faisant de votre Sacré Cœur mon asile en tout temps, j'y trouve la paix à l'heure de la mort, et ma béatitude dans l'éternité. Ainsi soit-il.

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Le vendredi

Consécration à la Sainte-Croix

Croix adorable de mon Sauveur, je viens en ce moment me consacrer à vous. Pénétrée de respect pour vous, de douleur pour mes péchés, de reconnaissance et d'amour pour mon divin Rédempteur, je viens, prosternée devant vous, vous conjurer de me recevoir entre vos bras. Je vous consacre mes pensées, mes paroles, mes sentiments et mes actions, car je désire que tout en moi soit marqué du sceau de la croix. Mais je désire surtout, ô Croix adorable, que vous soyez gravée bien avant dans mon cœur. Non, ce n'est pas assez de vous avoir sou mes yeux, de vous porter sur moi; c'est dans mon cœur que je désire vous placer; c'est là où je veux que vous régniez pour y faire régner Jésus-Christ avec vous et par vous.

O Jésus, mon divin Rédempteur, qui par amour pour moi avez été attaché à la croix et y avez rendu votre dernier soupir, imprimez en mon esprit le souvenir de votre douloureuse passion et de votre sainte mort. Gravez dans mon cœur vos plaies sacrées, afin que je puisse porter avec patience et amour toutes les croix qu'il vous plaira de m'envoyer. Soyez vous-même ma force et ma consolation dans mes souffrances et dans mes peines; faites par votre grâce, qu'après avoir porté votre croix tous les jours de ma vie, je puisse aussi, rendre mon dernier soupir entre ses bras. Ainsi soit-il.

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Le samedi

A la Sainte Vierge

Vierge Sainte, qui avez reçu de Dieu toute puissance au ciel et en la terre, Trésorières des grâces, Reine des anges et des hommes, Refuge des pécheurs, Protectrice de la sainte Église, renouvelez dans toute l'étendue de la terre, surtout dans ce pays, l'esprit de religion et la pureté de la foi. Obtenez-nous, notre bonne Mère, la grâce de vivre et de mourir dans la pratique des maximes évangéliques, pour arriver un jour au bonheur éternel. Ainsi soit-il.

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27 janvier 2009

Neuvaine à Saint Paul de Tarse

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Saint Paul de Tarse

L'apôtre des Nations

Fête le 29 juin

L’environnement de saint Paul

Si l'action divine sur la volonté et l'intelligence n'était qu’une impulsion mécanique, si l'homme inspiré n’était qu’un objet dans les mains de Dieu, il serait inutile de rechercher quelles furent la physionomie et l'ambiance de l’auteur sacré. Mais celui-ci n'est ni une matière inerte ni un instrument inanimé. Il sent, il veut, il pense; et ses pensées et ses sentiments ne peuvent manquer de colorer la révélation qui pénètre ces pensées et ces sentiments comme un liquide colore le rayon lumineux qui le traverse. Isaïe et Ézéchiel ne délivrent pas du même ton le même message divin. Ce n'est point une seule affaire de vocabulaire. Quelle que soit la traduction utilisée, on ne sera pas exposé à prendre un chapitre de saint Marc pour une page de saint Jean. Aussi tous les exégètes affirment-ils avec raison la nécessité d'étudier le caractère individuel des écrivains sacrés, avec leurs habitudes d'esprit, le tour ordinaire de leurs pensées, leur éducation et leur situation sociale, les circonstances extérieures de leur vie et de leur action. On n'a d'un homme, surtout d'un écrivain, qu'une connaissance bien imparfaite, tant qu'on ignore le milieu intellectuel et moral où il a grandi. Par sa naissance comme par son éducation, Saul nous fait prévoir une nature complexe où s'uniront tous les contrastes. « Juif de race, originaire de Tarse, citoyen romain », tel est l'état civil fourni par lui-même au magistrat chargé d'instruire sa cause. Au dire de saint Jérôme, Giscala en Galilée fut le berceau de sa famille.

Alors comme aujourd'hui, les Juifs étaient les plus cosmopolites des hommes, ils avaient semé de leurs colonies tous les points de l'empire romain. A cette époque, Tarse était une des villes les plus florissantes de l'Asie Mineure assez proche du nord de la Palestine. Située dans une plaine fertile donnant sur la Mer Méditerranée et adossée au Mont du Taurus. Le fleuve Cydnus qui la traversait, servait alors à l’irrigation de la plaine et au transport fluvial. Comblée de faveurs par Rome, Tarse devait à son site superbe d'être un entrepôt de premier ordre et un marché des plus actifs. Pourtant le panorama riant et grandiose que saint Paul avait eu sous les yeux, semble n'avoir laissé aucune trace dans son imagination. Plus tard il traversera les sites les plus merveilleux par les faveurs de la nature sans trahir le moindre tressaillement d’admiration, sans enrichir son style d'une comparaison d’une couleur quelconque. A ce point de vue, il est l'antipode des prophètes et des évangélistes. On a voulu expliquer ce phénomène, soit par une faiblesse congénitale de la vue, soit par le manque du don d'observation. En réalité, la nature morte ne dit rien à cet esprit replié sur lui-même. Il est beaucoup plus absorbé par le spectacle de la lutte intérieure et douloureuse dont son âme est le théâtre et le prix. Il ne voit la nature inanimée que dans ses rapports avec l'homme. Son domaine est la psychologie. On a remarqué depuis longtemps que ses métaphores sont tirées presque toutes, non du spectacle et des activités de la nature, mais des manifestations extérieures de la vie humaine. Il observe avec intérêt et décrit avec finesse les jeux du stade, les soldats romains souples et agiles sous le poids des armes, les marchés orientaux grouillants d'esclaves, et même les grands édifices, temples et palais, où se révèlent la puissance et le génie de l'homme.

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L’enfance et l’éducation

Vers l'âge de six ans, l'enfant juif fréquentait l'école. Les écoles célèbres abondaient à Tarse. On s'y appliquait à toutes les sciences, surtout à la philosophie. Les Tarsiens rivalisaient sur ce point avec les philosophes d'Alexandrie et d’Athènes et passaient même pour l'emporter sur eux. Leur spécialité était de fournir des instituteurs aux gouvernants du monde. Le précepteur d'Auguste, Athénodore le Stoïcien, était de Tarse; celui de Tibère aussi. Tous deux revinrent d’ailleurs mourir dans leur ville natale, comblés d'or et d’honneurs. Ce n'est pas pourtant de ces maîtres que saint Paul apprit les éléments des lettres. Son grec n'est pas le grec des écoles : c'est une langue attrapée par l'usage, au hasard de la conversation, vive, imagée, pittoresque, remarquable d'expression, d'originalité et de mouvement, mais étrangère aux préceptes des grammairiens officiels. En effet, partout où ils étaient en nombre, les Juifs avaient leurs écoles à part. Les livres païens en étaient sévèrement bannis; l'étude principale, sinon unique, y était la Bible; seulement, dans la Diaspora, on la lisait en grec. C'est là que Saul dut être envoyé par son père qui était un pharisien rigide. Somme toute, la première jeunesse de saint Paul passée à Tarse n'a pas fait sur son intelligence une empreinte profonde. Sa famille ne s'est point laissé pénétrer par l'atmosphère ambiante. Son père, Juif de vieille souche, parait avoir médiocrement goûté la culture hellénique et les habitudes sociales du monde gréco-romain. Plus tard, Paul pourra se dire un « Hébreu fils d'Hébreux, pharisien, fils de pharisien », tant le milieu helléniste l'a peu effleuré. Cela est important à souligner, car on a accusé mal intentionnellement saint Paul d’avoir introduit la culture grecque dans la doctrine évangélique, ce qui est scientifiquement infondé.

Saint Paul connaît la Bible dans les deux langues grecque et hébraïque ; mais il la cite presque toujours en grec, soit que la version des Septante lui fût réellement plus familière, soit plutôt qu'écrivant en grec, le texte des Septante lui revint plus naturellement à la mémoire. D'après un calcul toujours sujet à révision, mais dont la donnée générale est juste, sur quatre-vingt-quatre citations, trente-quatre s'accordent exactement avec les Septante, deux seulement sont faites d'après l'hébreu, non sans supposer le texte des Septante présent à l'esprit de l'auteur. Bref, l'Apôtre n'aime pas à se départir de la version de la Septante généralement reçue et il y reste fidèle même en des cas où il semble qu'il y avait profit à l'abandonner. Au reste l'érudition de Paul n'est pas livresque : il ne possède à fond qu'une seule science, la religion révélée ; et qu'un seul livre, la Bible. En effet, l’école juive n’était qu’une annexe de la synagogue. L’instruction y était exclusivement religieuse. Mathématiques, géographie, histoire profane (et non religieuse), philosophie, tout cela n’existait pas pour le juif orthodoxe ; il n’y avait que la morale, le droit positif et l’histoire sainte : et tout cela, c’était la Bible. C’est en l’épelant qu’on apprenait à lire ; beaucoup de scribes la savaient par cœur, comme la savent peut-être, aujourd'hui encore quelques Israélites. Nous voyons Paul la citer constamment de mémoire. Même quand il ne la cite pas, son langage est un tissu de réminiscences, inconscientes ou voulues. Son style, comme celui de saint Bernard et de Bossuet, est tout imprégné d'expressions bibliques, qui jaillissent spontanément de son souvenir. Cela suppose une connaissance détaillée et minutieuse, fruit de longues années d'étude.

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Aux pieds de Gamaliel

Saul était âgé d'environ treize ans quand il s'achemina vers Jérusalem pour y achever son éducation. Nous ignorons si ses parents l'y accompagnèrent. Une quarantaine d'années plus tard, le fils d'une de ses sœurs, établie dans la Ville sainte, lui sauvera la vie. Nous connaissons déjà les mœurs voyageuses des Juifs à cette époque; il faut nous habituer de plus en plus à ces déplacements continuels, que l'histoire du siècle apostolique enregistre à chaque page. On destinait l’enfant au métier de scribe, profession ambiguë qui préparait à toutes les carrières et ouvrait la porte à tous les honneurs, le scribe étant à la fois, ou tour à tour, avocat et avoué, magistrat et jurisconsulte, conseiller et prédicateur, homme de loi et homme d’église, lettré, rhéteur et grammairien.Les étudiants de Jérusalem se partageaient alors entre deux écoles rivales dont les fondateurs, Hillel et Shammaï de légendaire mémoire, personnifient aux yeux de la postérité, l’un les vues étroites et la petitesse d'esprit, l'autre les idées larges d'un libéralisme éclairé ; l'école d'Hillel penchait en général vers l'interprétation la moins rigoriste. Le successeur d'Hillel, héritier de ses principes sinon de son sang, était alors Gamaliel l'Ancien. Vénérable aux yeux des chrétiens pour avoir défendu les apôtres, sa réputation posthume n'en a pas souffert auprès de ses coreligionnaires. Gamaliel est resté le type du pharisien idéal : « Depuis sa mort, dit la Mishna, le respect de la Loi n'est plus ; la pureté du pharisaïsme est morte avec lui. »

C'est donc aux pieds de Rabban Gamaliel, comme on le surnommait par honneur, que le jeune Saul vint s'asseoir. Il allait s'initier laborieusement à la science sacrée, au centre même de la vie nationale, au moment où Jésus, son aîné de sept ou huit ans, progressait en grâce et en sagesse dans un coin obscur de la Galilée. Nous avons pu nous demander si et dans quelle mesure le sol natal avait influé sur la pensée de Paul. Pour Jérusalem, le doute n'est pas possible. Tarse est sa patrie civile où il reçoit, avec le titre envié de citoyen romain, cette langue hellénique qui le fait, en quelque sorte, citoyen de l'univers; mais Jérusalem est la patrie de son âme, la patrie de son intelligence autant ou plus que celle de son cœur. C'est vers Jérusalem qu'il gravitera toujours au cours de son pèlerinage terrestre et il a pleinement conscience d'avoir reçu là l'empreinte indélébile de sa formation religieuse et morale. C'est là proprement qu'il a été instruit, élevé, aux pieds de Gamaliel. Il était à bonne école. Malgré certaines subtilités futiles et des inconséquences pratiques que Jésus relèvera, les pharisiens restaient les vrais dépositaires de la science sacrée et les interprètes les plus autorisés de la loi divine. Jésus devait leur rendre ce témoignage que s’il fallait éviter d’imiter leur conduite, il fallait cependant suivre leurs leçons. Et nous avons dans les écrits de l'Apôtre, les traces de son éducation rabbinique, à l'école de Jérusalem. C'est à la tradition juive, par exemple, qu'il doit le sens typique de l'Écriture et l'usage fréquent de l'allégorie. L'Ancien Testament portant les assises du Nouveau, il est naturel que le Saint-Esprit, auteur de toute la Bible, lui ait donné un sens prophétique ou figuratif, qui résulte soit des récits eux-mêmes soit de la manière de les raconter. Ce sens superposé à la lettre de l'Écriture s'appelle sens spirituel ; en le nommant typique, nous avons le double avantage d’écarter une équivoque et de nous conformer à la terminologie de Paul.

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Saul, le pharisien persécuteur

A cette époque, il se distinguait par la rigueur de son pharisaïsme : « J'étais, dit-il, plein de zèle pour [la Loi de] Dieu. J’ai vécu en pharisien, selon la secte la plus stricte de notre religion ». Quand ses adversaires se targueront de leur fidélité scrupuleuse à la Loi, il leur répondra : « Moi aussi, j’étais pharisien, persécuteur de l'Église par zèle irréprochable au point de vue de la justice selon la Loi. » L’histoire ne nous dit pas s’il a rencontré Jésus avant Pâques. Mais sans nul doute, a-t-il entendu parler de Lui dont la renommée était répandue dans toute la Palestine. Mais comme un ennemi de la Loi de Moïse, un réformateur qui vient changer les coutumes pharisiennes. Si sa présence est absente des évangiles, il semble peu probable qu’il ait ignoré son existence. Disciple de Gamaliel qui ne paraît pas dans l’Évangile, mais dans les Actes où il se montre bienveillant à l’égard des Apôtres, on peut penser qu’à l’instar de son maître, il restait plutôt indifférent aux agitations qui entouraient Jésus. Ni disciple, ni ennemi. Par contre, après la pentecôte, son hostilité allait croître de jour en jour jusqu’à l’apparition du Christ sur la route de Damas.

Il gardait les habits des témoins qui lapidaient St Etienne sans participer lui-même à la lapidation, peut-être parce qu’il n’était pas qualifié pour être le juge et le bourreau du martyr. Mais, en son for intérieur, il sanctionnait tout, il approuvait tout. Le martyre d'Étienne ne fera qu'aiguiser sa soif de sang chrétien. Non content d'assister au supplice des victimes, il pénétrait dans les maisons, en arrachait les habitants, hommes et femmes, pour les traîner dans les cachots. Bientôt, faute d'aliment, la persécution s'éteignit à Jérusalem et Saul dut porter ailleurs sa rage inassouvie. Il supplia le grand prêtre de l'investir d'une mission officielle pour rechercher, dans les synagogues de Damas, les disciples secrets de Jésus et les amener, chargés de chaînes, devant le sanhédrin. C'est là que le doigt de Dieu l'attendait. Ce que saint Paul dit de son passé de persécuteur de l’Église est de la plus haute importance pour juger de son état psychologique au moment de sa conversion : « Je persécutais sans mesure et je ravageais l'Église de Dieu, dépassant par [l'exaltation de] mon judaïsme la plupart de mes contemporains. — Je suis le dernier des apôtres et je ne suis pas digne du nom d’apôtre, parce que j'ai persécuté l'Église du Christ — Je fus jadis un blasphémateur et un persécuteur, un insulteur; mais j’ai obtenu miséricorde parce que j'agissais par ignorance dans l'infidélité. — Pharisien selon la Loi, persécuteur de l'Église par zèle, irréprochable au point de vue de la justice qui vient de la Loi. »

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La conversion

La conversion de saint Paul est, après la résurrection du Sauveur, le miracle le mieux attesté et le plus rebelle à toute explication naturelle, et par suite le plus gênant pour la libre pensée. Il n’est pas d’efforts désespérés que la critique rationaliste n’ait faits pour en atténuer la force probante. Comme pour la résurrection de Jésus-Christ, on a essayé, en vain, de mettre les témoignages en désaccord. Il existe en effet, au Livre des Actes, trois récits de la vision de Damas, l’un fait par saint Luc pour son propre compte les deux autres mis dans la bouche de saint Paul. De l'aveu de tous, les trois récits concordent sur tous les points de quelque importance : l'occasion, le lieu, l'heure de l'événement, la clarté éblouissante dont fut enveloppée soudain la caravane, le dialogue entre Saul prosterné à terre et la voix mystérieuse, sa cécité temporaire, son baptême, sa guérison, l'orientation toute nouvelle qui, subitement, d'un persécuteur fit de lui un apôtre. On a beau scruter ces textes avec la dernière rigueur pour y chercher des contradictions, on n’y relève que des détails les plus insignifiants, des minuties qu’on rougirait de relever dans un historien profane, et des circonstances extérieures au fait lui-même.

Au reste, en niant le miracle de l'apparition de Jésus, on ne se met pas en peine pour autant d'expliquer cet autre miracle d'ordre moral, plus inexplicable encore si l'on supprime le premier, la conversion de saint Paul. La vie entière de l’Apôtre, le sérieux de son pharisaïsme, la fermeté inébranlable de sa foi chrétienne, protestent contre tout système qui fait de lui un halluciné, un détraqué. De même ses écrits : ses déclarations sont formelles : « il a vu le Seigneur ; le Christ lui est apparu. » Pas d'étape dans sa conversion; pas d'acheminement graduel vers la foi. Jésus-Christ l’a saisi à l'improviste au milieu de sa course. Le coup qui le renversa fut foudroyant, irrésistible. Rien ne le présageait, rien ne le préparait : c'est un pur effet de la grâce toute-puissante. Vous lui supposez des rapports antérieurs avec les chrétiens. Il ne les connaissait que comme le bourreau connaît ses victimes. Il ne savait rien de leur doctrine si ce n'est qu'elle était incompatible avec la Loi de Moïse, inconciliable avec le judaïsme, et partant haïssable et digne d'extermination : cela lui suffisait et il ne désirait pas en savoir davantage. Vous lui prêtez des hésitations, des anxiétés, des remords. Il vous répond qu'il n'éprouvait aucun trouble, aucune inquiétude, qu'il croyait sincèrement servir Dieu, qu'il était de bonne foi et qu'il doit à son ignorance d'avoir obtenu miséricorde. C’est pourquoi, pour supprimer un miracle, on en forge autre, un miracle psychologique encore plus merveilleux. Mieux vaut donc renoncer à expliquer l'inexplicable. Certes, la grâce rencontrait dans la riche nature de Paul un terrain propice et même des germes précieux. Les convictions fortes au service de la passion sont plus faciles à tourner au bien qu'un scepticisme armé d'indifférence. Dieu entre plus aisément dans les cœurs et dans les esprits qui n'ont pas péché contre la lumière. D’autre part, le besoin inné de justice et le sentiment profond de son impuissance inclinaient spontanément l’âme de saint Paul vers la doctrine chrétienne, où ces deux tendances devaient trouver satisfaction et repos.

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Conséquences théologiques

L'apparition de Damas a exercé sur la théologie de saint Paul une influence multiple dont il convient de signaler ici quelques traits : Une des théories les plus hardies et les plus originales de l'Apôtre est bien l'incorporation au Christ, en vertu de laquelle le Christ est tout en tous et tous sont un en lui. Cette théorie n'est-elle pas contenue en germe dans cette question de Jésus : « Saul, pourquoi me persécutes-tu ? » Paul ne s'attaquait pas directement à la personne du Christ : il y a donc entre Jésus et les siens une identité mystérieuse, pour qu'en frappant les disciples, on atteigne le Maître. Dans la conversion de Paul, l'œuvre de la grâce est tangible. Le revirement est instantané : c'est un éclair, un éblouissement, l'adhésion rapide à l’appel divin d'une volonté qui n'a presque pas conscience d'avoir consenti. Qui a connu pareille crise a le sentiment plus net, l'intuition plus vive que tout l'honneur du changement revient à Dieu ; il aime à se représenter l'opération de la grâce comme foudroyante, la foi comme un acte d'obéissance, libre sans doute, mais qui, une fois posé, vous jette tout d'un coup en un monde nouveau de droits et de devoirs, d'obligations et de privilèges. Voilà bien la foi de l'Épître aux Galates et de l’Épître aux Romains, cette foi agissante, où le cœur a autant de part que l’esprit, cette foi qui révolutionne tout l'être, envahit toutes les puissances de l'âme et oriente en un instant la vie tout entière. Enfin le Christ entrevu laisse dans la mémoire de Paul un inoubliable idéal. Dès lors, son regard reste éperdument fixé sur l'incomparable modèle. Il aspire et il veut qu'on aspire à la mesure, à la plénitude du Christ. On n'en approchera jamais; qu'importe! Il faut y tendre toujours. La morale paulinienne est tout imprégnée de ce souvenir vivant; et au lieu de nous proposer l’exemple de Jésus dans sa vie mortelle, elle nous invite à l'imitation du Christ ressuscité et glorieux. Il est toutefois excessif de dériver toute la théologie de saint Paul du fait de sa conversion. La vision de Damas est la plus claire et la plus intime des révélations, mais ce n'est que la première; et l'expérience religieuse ne peut tirer d'un fait que ce qu'il contient réellement. La foi chrétienne ne se réduit pas à une impression subjective et les dogmes ne sont pas les produits arbitraires et relatifs de la conscience individuelle.

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Baptême de Paul

L'imagination populaire aime à rapprocher la conversion de Paul de son apostolat effectif. Le matin, c'est le loup dévorant qui ravage le bercail du Christ; le soir, c'est le conquérant qui traîne au pied de la croix, vaincus et captifs, les ennemis de l'Évangile. En réalité, ni la nature ni la grâce ne procèdent par bonds; six ou sept ans, au minimum, s'écoulent dans l'intervalle : période de gestation féconde où sa pensée se mûrit et s'achève dans la solitude, le silence et la prière; période obscure aussi, où l'histoire perd souvent sa trace et n'a pour guide que le récit plein de vie et de mouvement, mais intermittent et fragmentaire, des Actes des Apôtres. Après son baptême et sa guérison, le néophyte Saul ne resta à Damas que très peu de jours, mais suffisamment pour être instruit des premiers rudiments de la foi. L'éducation religieuse de Paul, pas plus que celle des autres apôtres, ne pouvait se faire en un jour. Après qu'une crise subite en a marqué les débuts, le développement ultérieur prend un cours normal et progressif. Si la vision de Damas fut l’amorce d'une synthèse théologique, la synthèse elle-même sera le fruit d'une révélation lente et continue, et pas forcément par apparition. En effet il ne faudrait pas aller jusqu’à rapporter à la même source divine tout ce que l'Apôtre a jamais prêché, même ce qu'il pouvait facilement apprendre par intermédiaire, comme la vie, les miracles, les discours de Jésus ? En ce cas, Paul aurait été beaucoup plus favorisé que ses collègues dans l'apostolat qui étaient réduits à apprendre par le récit des autres beaucoup de faits dont ils n'avaient pas été témoins oculaires ; il n’y a pas de raison à penser qu’il en fut autrement pour saint Paul. La providence, qui ne fait rien d’inutile, observe, jusque dans le miracle, une certaine économie de moyens. Sans doute, selon la sage remarque d'Estius, il n’en coûtait pas plus au Seigneur de lui apprendre en un instant toutes les vérités de la foi chrétienne que de le convertir miraculeusement; mais Dieu a voulu se servir du ministère d’Ananie, afin que personne ne dédaigne le magistère humain, en voyant le Docteur des nations catéchisé par un homme. Il n'y a là rien de contraire aux prétentions de Paul. « Il a reçu les éléments de la foi, comme les autres catéchumènes, au moment de son baptême; mais le Christ se réserve de lui enseigner lui-même les mystères les plus profonds du christianisme. » C’est par révélation qu'il va plaider auprès des apôtres la cause des Gentils. L'Esprit de Dieu l’empêche de prêcher en Asie, lui ferme les frontières de la Bithynie et le pousse irrésistiblement en Macédoine; il l’encourage et le console à Corinthe après l'échec d'Athènes; il le ramène de force à Jérusalem malgré la perspective d'une longue captivité; puis, quand tout espoir de voir Rome semblait perdu, il lui en renouvelle l'assurance. Bref, la providence le conduira à toute heure comme par la main.

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Paul en Arabie

Mais, pour l’heure, après son baptême, Saul avait hâte de fuir le tumulte des villes. Après l'ébranlement moral qu'il venait d'éprouver, il sentait le besoin de se trouver en face de lui-même et en tête à tête avec Dieu. Il partit donc pour l'Arabie. On peut douter qu'il y fût attiré par une pensée d'apostolat; quoique destiné à porter le nom de Jésus jusqu'aux extrémités de la terre, il attendait sans impatience ni inquiétude l'heure de Dieu. Il voulait sonder son âme, méditer les Écritures, se recueillir sous l'œil du Seigneur, prêter l'oreille à cette voix intérieure qu'on perçoit d'autant plus distinctement que les échos du monde sont plus lointains et plus affaiblis. Il y passa un an, deux ans peut-être. Rien ne nous aide à percer le mystère de cette retraite. Saint Luc ne dit pas un mot de ce séjour en Arabie, bien qu'il semble indiquer un double séjour à Damas entre lequel s'intercale assez naturellement le voyage en Arabie. A son retour à Damas, Saul était armé pour la controverse. Sa prédication se fortifiait de preuves scripturaires irrésistibles. Ce n'était plus seulement, comme la première fois, la déposition du témoin oculaire, c'était l'enseignement raisonné du docteur et le message inspiré du prophète. Incapables de lui répondre, ses adversaires prirent le parti de lui fermer la bouche! L'ethnarque du roi Arétas, soudoyé par les ennemis de saint Paul, se chargea de leur vengeance. Pour déjouer la vigilance des mercenaires du gouverneur qui, nuit et jour, faisaient bonne garde aux portes de Damas, il fallut cacher l'Apôtre dans une manne et le descendre le long des murs par une poterne. Après sa pittoresque évasion, il se rendit en hâte à Jérusalem pour y voir Pierre. De nouvelles embûches l'y attendaient, cette fois de la part des Juifs hellénistes. Au bout de quinze jours, les frères alarmés l'emmenèrent à Césarée et le mirent sur le chemin de Tarse, qu'il gagna par la voie de terre. Pendant trois ou quatre ans au moins, nous le perdons de vue. Puis il reparaît à Antioche où Barnabé l’avait ramené de Tarse, pour l’aider dans l’évangélisation de la communauté chrétienne de cette grande ville impériale. En effet, les conversions y étaient nombreuses, et c’est à Antioche que commença l’évangélisation officielle des païens.

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Début de l'évangélisation officielle des Gentils

Après la mort d'Étienne, quelques fugitifs de la persécution étaient venus à Antioche, et y avaient prêché le Christ Jésus aux païens eux-mêmes¹. Pour cimenter les nombreuses conversions, l'église mère de Jérusalem envoya dans la capitale de la Syrie un de ses meilleurs missionnaires, Barnabé. Barnabé avait peut-être connu Paul à l'école de Gamaliel et l'avait revu chrétien à Jérusalem ; aussi s’était-il empressé d'aller le chercher à Tarse. Une année entière, ils cultivèrent ensemble le champ que la providence avait semé pour eux. Cependant l'influence de Paul grandissait tous les jours. Quand il fallut porter à Jérusalem les aumônes de l'église d'Antioche, en prévision de la famine prédite par Agabus, Barnabé et lui furent délégués. Ils n'y trouvèrent point les apôtres. C'était au fort de la persécution d'Hérode Agrippa ; Jacques le Majeur venait de rendre à Jésus le témoignage du sang ; Pierre, miraculeusement délivré, avait quitté la ville ; les autres s'étaient dispersés. Aussi leur mission remplie, les deux envoyés rentrèrent à Antioche. C’est vers le même temps que le roi persécuteur Hérode mourut (44 ap. JC) Comme l'église d'Antioche pouvait alors se suffire, il fut décidé sous l’inspiration de l'Esprit de Dieu, d’envoyer Barnabé et Saul pour l'apostolat en grand des Gentils. Saul paraît d’abord occuper une position subordonnée. C’est par l'île de Chypre, d'où Barnabé est originaire que les deux apôtres commencent leur tournée. Le proconsul de l’île Sergius Paulus embrasse la foi, et dès lors, les rôles sont intervertis. Saul, devenu subitement Paul, prend la conduite de l'expédition évangélique, et Barnabé, avec une simplicité égale à sa modestie, s'efface derrière celui dont il reconnaît la vocation providentielle. Au changement de nom qui s’est fait à Chypre pendant cette première mission auprès des Gentils, il ne faut pas chercher de mystère. Les papyrus contemporains nous apprennent qu'un grand nombre de personnages portaient alors deux noms, l'un indigène, l'autre romain. Saul, citoyen de Rome, prend son nom latin, Paul, au moment où il entre en rapports avec les Romains. Plus remarquable est le changement de rôles : la caravane apostolique s'appellera désormais « la suite de Paul ». Tandis qu'autrefois Barnabé avait la primauté, c'est maintenant le contraire. Il y a cependant quelques exceptions ; mais celles-ci sont seulement apparentes et s'expliquent aisément : à Lystres par l'opinion des Lycaoniens frappés de la prestance de Barnabé; à Jérusalem par le fait que Barnabé est nommé le premier dans la lettre du concile et prend le premier la parole. En ce cas, Luc n'est que rapporteur des évènements ; mais, quand saint Luc exprime sa propre pensée, il renverse les rôles et attribue toujours à Paul la place d'honneur.

Après Chypre, les missionnaires, repassant sur le continent asiatique, évangélisent tour à tour Antioche de Pisidie, Iconium, Lystres, Derbé. Leur méthode de prédication est toujours la même. Ils s'installent dans la synagogue tant que les Juifs et les prosélytes veulent leur prêter audience. Quand on leur en ferme les portes ou que l'émeute les en bannit, ils s'adressent aux Gentils. Les intrigues et les complots des Juifs les chassent d'Antioche et d'Iconium ; à Lystres, Paul est lapidé et laissé pour mort ; à Derbé on leur barre sans doute le chemin, car au lieu de rentrer en Syrie par la voie directe de Cilicie, ils font à rebours la même route, et évangélisent Pergé qu'ils n'avaient fait d'abord que traverser et s'embarquent finalement à Attalie pour Antioche¹. Ainsi, dans un laps de temps qui ne doit pas avoir dépassé quatre ou cinq années, ils ont fondé au moins sept chrétientés : deux à Chypre, Salamine et Paphos, deux dans la Pisidie phrygienne, Antioche et Iconium, deux en Lycaonie, Lystres et Derbé, une en Pamphylie, Pergé. Rentrés à Antioche qui les avait « livrés à la grâce de Dieu », ils racontent aux frères, convoqués en Assemblée plénière, ce que Dieu a fait avec eux et par eux et comment ils ont ouvert aux Gentils la porte de la foi. C'était là un événement dont il est impossible d'exagérer la portée, car c’était la conquête du monde qui commençait à se réaliser. Mais en même temps une terrible épreuve faillit l’anéantir dès sa naissance si la thèse de Paul n'avait pas finalement triomphé.

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L’Église et la synagogue

Il s'agissait de savoir à quelles conditions les Gentils seraient admis dans l'Église et quelle place ils y occuperaient. L'église mère de Jérusalem se rattachait encore si étroitement à la synagogue qu'elle aurait pu passer pour une secte juive. Distinction des aliments purs et impurs, visites au Temple, sacrifices, purifications légales: tout cela confondait presque, au dehors, les nouveaux disciples du Christ avec les Israélites dévots. Les chrétiens de Jérusalem cherchaient visiblement à ménager leurs compatriotes juifs et anciens coreligionnaires ; au reste, une rupture violente, en coupant court à tout espoir de prosélytisme, eût atrophié l'Église au berceau. Confiné d'abord dans les cercles judaïques, l'Évangile ne s'en dégagea qu'insensiblement. Il avait fallu un ordre exprès du ciel pour décider saint Pierre à baptiser le centurion Corneille ; et malgré l'éclatant miracle qui la sanctionna, cette exception n'alla pas sans quelque étonnement de la part des fidèles. L'admission des Samaritains, circoncis et à moitié Juifs en dépit de leur hérésie et de leurs haines héréditaires ne souleva pas de difficulté sérieuse : à la première annonce de leur conversion, Pierre et Jean leur furent dépêchés. La première église mixte fut Antioche. Des chrétiens dispersés par la bourrasque qui suivit la mort d'Étienne, y avaient prêché le Christ même aux Grecs. C'était un fait sans précédent mais que les apôtres s'empressèrent de ratifier en déléguant Barnabé à Antioche. Là, Juifs et Grecs convertis, désignés maintenant sous le nom de chrétiens, qui les distingue comme association religieuse spéciale, semblent avoir bien frayé ensemble. Peut-être les Juifs d'Antioche étaient-ils moins intransigeants que leurs frères de Palestine; ou les fidèles venus du paganisme plus accommodants; peut-être aussi se fit-on des concessions mutuelles.

Mais la question de savoir à quelles conditions les Gentils devaient être admis dans l'Église, se dressa soudainement quand Paul et Barnabé annoncèrent qu'ils avaient ouvert toutes grandes les portes de la foi et que les païens s'y précipitaient en masse, que se fondaient des chrétientés d'où l'élément juif était à peu près absent et qui prétendaient vivre sur le pied d'égalité avec les autres. Sur ces entrefaites, vinrent de Jérusalem à Antioche des personnages qui devaient jouir d'un certain crédit. Ils prêchaient hautement que la circoncision était une condition essentielle pour être admis dans l'Église et pour espérer le salut. Grande fut l'émotion. Paul et Barnabé s'élevèrent avec force contre ces prétentions nouvelles. Le moment était solennel. Maintenir la circoncision, avec l'observation intégrale de la Loi qu'elle implique, c'était renoncer à l'espoir de conquérir le monde. Jamais le monde ne se serait fait juif. Mais la question de principe était plus grave encore. Faire d'une pratique mosaïque la condition essentielle du salut, c'était nier virtuellement le caractère transitoire de l'ancienne économie, nier la suffisance de la rédemption et la valeur du sang et des mérites du Christ; c'était renverser le dogme fondamental du christianisme. Il fut donc décidé que la question serait soumise à l'église mère de Jérusalem. Paul et Barnabé furent choisis pour représenter l’église d'Antioche. Sans doute Paul, tout désigné d'ailleurs par sa situation prépondérante et par le rôle capital qu'il venait de jouer dans l'évangélisation des Gentils, s'offrit-il spontanément, car une révélation lui enjoignait d'aller plaider lui-même sa cause comme il l’écrit dans sa lettre aux Galates.

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Le concile de Jérusalem

Presque tous les critiques et tous les exégètes, estiment que le récit de saint Paul dans sa lettre aux Galates et celui de saint Luc au chapitre 15 des Actes relatif au concile de Jérusalem, se rapportent au même événement. En effet, les acteurs sont les mêmes, Paul et Barnabé d'un côté, Pierre et Jacques de l'autre. Les lieux sont les mêmes : Antioche et Jérusalem. Le débat est le même : on veut obliger les Gentils à la circoncision, malgré les protestations de Paul et de Barnabé. La date est la même. Enfin le dénouement est le même : les idées de Paul triomphent. On ne trouve rien à reprendre dans sa prédication et les colonnes de l'église sanctionnent pleinement son évangile. Cette première victoire de Paul fut éclatante. Après ce coup d'autorité, il était facile à saint Paul de faire prévaloir sa thèse. Il réclamait pour les Gentils le privilège d'être exonérés des observances légales. Saint Pierre abonda dans son sens, en rappelant que la liberté des Gentils avait été proclamée également par le Saint-Esprit lui-même. Mais ce fut Jacques qui eut l'honneur de proposer une solution vraiment pratique, à laquelle tout le monde se rallia. Il fut d'avis de déclarer les Gentils exempts de la Loi mosaïque, sauf quatre restrictions, destinées à faciliter leurs rapports avec les judéo-chrétiens. On devait leur interdire les viandes immolées aux idoles, la fornication — c'est-à-dire, selon toute apparence, les mariages entre consanguins défendus par la Loi mosaïque — les chairs étouffées et le sang. Ces quatre points étaient jadis prescrits sous peine de mort à tous les étrangers fixés en Israël. Mais ces quatre prohibitions — idolothytes, fornication, sang et chairs sanglantes — leur sont imposées, non de par la Loi de Moïse, mais en vertu de l'autorité des apôtres. On choisit les observances qui devaient rendre possibles les rapports de table et de société entre les deux fractions de la communauté chrétienne; car on ne pouvait pas espérer voir les fidèles issus du judaïsme dépouiller de sitôt leur horreur instinctive pour les idolothytes et les viandes non saignées. Enfin le décret apostolique concernait seulement l'église mixte d'Antioche, où la controverse s'était élevée, et les églises de Syrie et de Cilicie, qui se trouvaient dans des conditions analogues, et non pas l’église de Jérusalem et celles de Palestine. En somme, c'était le triomphe complet des idées de Paul. La liberté des Gentils reconnue en principe, leur évangélisation approuvée explicitement, les églises pauliniennes maintenues dans leur statu quo. Saint Paul peut dire en toute rigueur de vérité que les grands apôtres n'ont rien changé ni rien ajouté à son évangile.

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Altercation entre Paul et Pierre

Cependant le décret de Jérusalem ne levait pas tous les doutes. Les Gentils, officiellement dispensés de la Loi, ne restaient-ils pas libres de l'observer dans toute sa teneur ? N'y avait-il pas pour eux mérite et perfection à le faire ? Les quatre articles qu'on leur imposait par nécessité, sans spécifier la nature de cette nécessité, semblaient les assimiler aux prosélytes juifs de second rang. N'étaient-ils pas ainsi placés, par rapport aux fidèles issus du Judaïsme, dans un état d'humiliante infériorité, qu'ils feraient cesser en assumant l'observation intégrale de la Loi ? Bien que formellement déchargées du fardeau de la Loi, les recrues de la gentilité ne se trouvent-elles pas de ce fait placées dans un état d'infériorité, par rapport aux recrues du judaïsme ? D'autre part, si la mesure prise par les apôtres donnait satisfaction aux judéo-chrétiens modérés, elle ne supprimait pas les objections des judaïsants stricts qui prétendaient que la tolérance du concile concernait les seuls Gentils et que tout le fardeau de la Loi continuait à peser sur les Juifs de race. De là cet incident qui suivit l’assemblée de Jérusalem et que saint Paul raconte : « quand je vis qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Képhas devant tout le monde : "Si toi, qui es Juif, tu vis comme les Gentils et non comme les Juifs, pourquoi forces-tu les Gentils à judaïser ?" ».

Sur la question de principe, les deux apôtres Pierre et Paul étaient pleinement d'accord. En effet, dans l'église d'Antioche, où les Juifs n'étaient qu'une minorité, Pierre avait coutume de manger avec les Gentils. Son changement d'attitude fut provoqué par l'arrivée des judaïsants de Jérusalem. Pierre eut peur de ces croyants intransigeants de l’entourage de saint Jacques et jugea bon de les ménager. Aussi, à partir de ce jour, il prit l'habitude de décliner les invitations des fidèles issus de la gentilité et d'éviter même leur commerce. L'esprit de conciliation le poussait trop loin. Sa conduite était une dissimulation véritable, comme saint Paul le lui reprocha, puisqu'il agissait au rebours de ses convictions intimes; de plus, elle eut deux fâcheux résultats qu'il n'avait pas prévus: Les autres Juifs d'Antioche et Barnabé lui-même, qui auparavant ne se faisaient pas scrupule de manquer aux prescriptions légales, crurent nécessaire de l'imiter, tant son exemple avait de poids; Par contre, les païens convertis, dont la liberté venait d'être reconnue, se virent menacés d'isolement s'ils ne vivaient pas à la juive : placés dans l'alternative de renoncer à leurs privilèges ou de n'être plus les convives des apôtres et de leurs frères Hébreux, ils étaient moralement contraints de judaïser. Saint Paul sonda d'un coup d'œil les conséquences plus ou moins lointaines, mais fatales, de cette fausse situation. Il comprit que la « dissimulation » de Pierre et de ses imitateurs, bien que s'inspirant de motifs avouables, lésait, sous couleur de charité, les droits d'une portion de l'Église; elle pouvait amener une scission dans la communauté chrétienne. Paul connaissait la loyauté, l'humilité, la grandeur d'âme du chef des apôtres. Il ne craignit pas de lui reprocher publiquement, non pas une faute mais un exemple dangereux, non pas une erreur mais une inconséquence. Pierre se rendit certainement aux raisons de Paul.

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La prédication de saint Paul

Les premiers sermons des apôtres durent être coulés dans un moule uniforme. Il comprenait deux points essentiels : la conversion sincère et la foi en Jésus-Christ Sauveur. A son tour, la conversion supposait :1) un acte de l'esprit et 2) un mouvement du cœur : l'adoration exclusive du vrai Dieu et le repentir du passé, inspiré par la perspective des jugements divins. Devant un auditoire juif, déjà imbu de monothéisme, la prédication se résumait donc en ces deux mots : pénitence et foi. Mais la foi au Christ prenait un caractère spécial ; ce n'était plus seulement la foi en Jésus mort pour nos péchés, dont Dieu avait sanctionné par le miracle de la résurrection la mission rédemptrice; c'était la foi au Messie prédit par les prophètes, espérance d'Israël et couronnement des promesses. Rupture complète avec le passé, profession du monothéisme, attente du salut par la médiation du Fils: tels étaient les actes de volonté et d'intelligence que saint Paul cherche à inculquer à ses auditeurs et qui les constitueraient chrétiens. A l'origine, l'article relatif au jugement de Dieu prenait volontiers la forme dramatique de la parousie : consolation des croyants, épouvante des infidèles. Dès qu'un auditeur touché de la grâce avait dit : Je crois, commençait pour lui la catéchèse proprement dite. Le dogme primordial était celui de la résurrection du Christ, qui appartient plutôt aux préliminaires de la foi, parce qu'il renferme la preuve la plus solide, comme la plus accessible, de la divinité du christianisme. Paul y appuyait avec une insistance particulière, car c'était pour lui la clef de la valeur sacramentelle du baptême et l'un des fondements de sa morale. C'est aux Gentils que Paul a reçu mission spéciale de prêcher. Son éducation helléniste et sa vive sympathie pour les Grecs l'y préparaient mieux que les autres. Il savait que la conscience veille toujours au cœur de l’homme et il percevait, au fond du sentiment religieux le plus dégradé, une sorte de monothéisme latent qu’il s’agissait de dégager. Dieu est le Dieu des Gentils aussi bien que des Juifs et il n'y a qu'à le montrer à la raison bien disposée pour le lui faire reconnaître. Ce problème de l’universalisation de l’évangile est donc un thème important de la théologie de saint Paul. Elle est souvent présente dans ses lettres.

Bien que les nouveaux croyants vinssent en majeure partie de la gentilité, les premières instructions religieuses leur avaient été d’abord données dans la synagogue. Cela explique pourquoi le dogme chrétien fondamental leur est présenté comme la réalisation des prophéties : le Nouveau Testament faisant suite à l'Ancien. L'auteur de l'Épître aux Hébreux range parmi les vérités élémentaires qu'aucun chrétien n'est censé ignorer, et qui devaient donc constituer le premier objet de la catéchèse, les articles suivants : 1 pénitence des œuvres mortes, 2 foi en Dieu, 3 doctrine du baptême, 4 imposition des mains, 5 résurrection des morts et 6 jugement éternel. En réalité, les deux premiers articles et les deux derniers entraient toujours dans les sermons adressés aux infidèles pour les amener à croire; seule, l'explication relative au baptême et à l'imposition des mains pouvait être réservée aux catéchumènes. Les Actes des apôtres nous donnent un intéressant spécimen de la prédication de saint Paul devant un auditoire où l'élément juif prédominait. Arrivés à Antioche de Pisidie, les missionnaires allèrent s'asseoir, dès le premier sabbat, au milieu des Juifs et des prosélytes qui remplissaient la synagogue. Après la lecture de la Loi et des prophètes, on invita saint Paul à prendre la parole. C'était une politesse qu'on ne manquait pas de faire aux étrangers de distinction. Paul y comptait. Aussi quand on lui proposa de prendre la parole, il se leva aussitôt et, d'un geste réclama l’attention et le silence. Que son exorde lui ait été suggéré ou non par la lecture du jour, il se mit à développer une des idées favorites de l'Écriture: la vocation divine d'Israël et la providence spéciale dont il fut l’objet, au temps des patriarches, en Égypte, dans le désert, sous les Juges, lors de l'institution de la royauté. Jusqu'ici rien ne pouvait exciter la défiance des auditeurs et le pharisien le plus orthodoxe n’aurait point parlé autrement. Mais, parvenu à David, l'orateur imprime insensiblement à son discours une autre direction, sans sortir toutefois du terrain prophétique. C'est de la race de David que doit naître, selon la promesse, le Sauveur d'Israël; et ce Sauveur est apparu il s’appelle Jésus, il a eu pour précurseur et pour garant un homme dont ils ne sauraient récuser le témoignage, puisqu’il leur appartient, puisqu'ils l'ont vénéré comme un thaumaturge et comme un prophète, saint Jean-Baptiste.

Ici commence proprement le corps du sermon, dont saint Luc ne nous donne sans doute qu'un bien court résumé. Saint Paul suit exactement la marche qu'il nous dit avoir adoptée dans l'évangélisation de Corinthe, tactique d'ailleurs si naturelle et si conforme à sa doctrine qu'on pouvait la soupçonner a priori. Il prouve par l’Écriture que la mort, la sépulture et la résurrection du Christ étaient prédites depuis longtemps, que les bourreaux de Jésus ont contribué, sans le savoir et sans le vouloir, à remplir les prophéties, que Dieu y a mis le sceau en ressuscitant son Fils. Le fait même de la résurrection se démontre comme toujours par la déposition de témoins oculaires encore vivants dont tout le monde peut contrôler l'attestation. La démonstration achevée, l'Apôtre conclut en ces termes : « Sachez donc, frères, que par lui la rémission des péchés vous est annoncée. La justification que vous n'avez pas pu obtenir par la Loi de Moïse, tout croyant la trouve en lui. » Il est impossible de ne pas sentir ici la touche de saint Paul. Pas une idée, presque pas un mot qui ne soit de son style et de sa langue. Tout y est caractéristique: l'opposition entre la foi et la Loi, l'impuissance de cette dernière, la rémission des péchés par la médiation du Christ, la justification par la foi en la personne du Rédempteur.

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Portrait de l’Apôtre

De tous les personnages de l'âge apostolique, saint Paul est, sans contredit, celui que nous connaissons le mieux. Saint Luc, dans les Actes, et plus encore lui-même dans ses Épîtres ont dépeint sa personne et son caractère. Il était de taille médiocre. « Il avait trois coudées, dit saint Chrysostome, et pourtant il touchait le ciel. » Sa physionomie avait plus de finesse que de majesté, aussi les Lycaoniens le prirent-ils pour Mercure, tandis qu'ils regardaient saint Barnabé comme Jupiter, à cause de sa prestance extérieure. Ses ennemis de Corinthe reconnaissaient la force et l'énergie de son âme dans ses lettres; mais ils étaient étonnés de la faiblesse de son corps et de son apparence chétive. Aux yeux de quelques gens d'un goût raffiné et difficile, son élocution paraissait quelquefois embarrassée, quoiqu'elle fût ordinairement abondante et suffisamment ornée. Absorbé par des pensées sérieuses, il ne faisait pas beaucoup de cas de l'éloquence; mais sa diction était empreinte d'une certaine fierté, et, à l'occasion, son langage devenait entraînant, persuasif, noble et sublime. Ce qui donnait plus de force à son discours, c'est qu'il avait la conviction de posséder l'esprit de Dieu et que Jésus-Christ parlait par sa bouche : de là la confiance qui l'anime, sans jamais lui faire défaut. Mais, sous cette frêle enveloppe est cachée une âme forte, un esprit généreux, un cœur que rien ne saurait abattre, que le danger n'étonne et n’épouvante jamais. Si son corps est débile, si la souffrance l'accable, il se glorifie de ses infirmités. Il sent sa propre faiblesse, mais il est fort de la force de Dieu. Il montre comme des souvenirs glorieux les cicatrices des coups et des blessures qu'il a reçus dans l'exercice de l'apostolat et dont son corps est couvert. Ce sont les stigmates auxquels on reconnaît qu'il est serviteur de Jésus-Christ. Quatre fois, comme il nous l'apprend lui-même, saint Paul fut consolé et fortifié par des visions célestes; il eut même une extase où il fut transporté en présence de la majesté divine, et entendit des paroles mystérieuses qui ne pouvaient être répétées. Dix ans environ avant sa mort, il avait déjà été flagellé cinq fois par les Juifs. En violation de ses droits de citoyen romain, trois fois il fut battu de verges. A Lystre, après avoir voulu lui rendre les honneurs divins, le peuple, par suite d'un changement inconcevable, le lapida et le laissa pour mort. Dans ses voyages sur mer, trois fois il fit naufrage; une fois il passa un jour et une nuit à la merci des flots, soutenu sur un débris de navire. Durant ses pérégrinations apostoliques, il fut enchaîné et jeté sept fois en prison. Dans les tribulations qu'il endure, au milieu des douleurs qui l'accablent, il voit la continuation et le complément des souffrances de Jésus-Christ dans sa Passion. Peu lui importe la vie ou la mort, pourvu que sa vie ou sa mort contribue à la glorification de Jésus. Il eût préféré mourir pour être uni au Christ, mais il accepte de grand cœur la nécessité du travail pour remplir sa mission. Vrai modèle de l'Apôtre et du pasteur des âmes, saint Paul se fait tout à tous, se plie aux circonstances, s'identifie avec les sentiments et les besoins de ceux qu'il a convertis à la foi. Il garde toujours la dignité de l'Apôtre, il est ferme dans le maintien de la foi et les pratiques importantes; mais pour le reste il est indulgent, facile, miséricordieux. Pour ses néophytes il a des entrailles de mère. Il pense, il sent, il souffre, il se réjouit avec eux. Au lieu de leur imposer sèchement des lois, il s'efforce, en usant de toute la condescendance possible, de les amener à ne pas avoir d'autre volonté que la sienne. Rarement il use du commandement. Il semble toujours calculer d'avance l'effet de ses paroles, guidé par son expérience des hommes, et par son amour pour les nouveaux chrétiens. Nous pouvons le suivre prêchant depuis Jérusalem jusqu'en Illyrie et dans les régions environnantes, avant même d'avoir mis les pieds en Italie, comme il l'écrivait lui-même aux Romains. L'Arabie, la Séleucie, le pays de Damas, la région d'Antioche, les villes de l'île de Chypre, de la Pamphylie, de la Pisidie, de la Lycaonie, de la Syrie, de la Cilicie, de la Phrygie, de la Galatie, de la Mysie, de l'Achaïe, de l'Épire et des autres contrées situées entre Jérusalem et l'Illyrie, ont entendu sa parole apostolique ; ces régions l'ont vu créant des Églises en courant, et faisant surgir du sein de l'idolâtrie le peuple fidèle, destiné à adorer Dieu en esprit et en vérité.

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Le martyre

Averti par une révélation divine, que le temps de sortir de ce monde approchait, saint Paul acheva ses itinéraires apostoliques. Il reprit le chemin de Rome en compagnie de Luc, de Tite, et d'autres coopérateurs. Saint Astère pense que saint Paul retrouva saint Pierre à Rome, et s'appliqua, de concert avec lui, à instruire les Juifs dans les synagogues, et à convertir les païens. Surtout ils réconfortèrent les chrétiens qui avaient échappé jusqu'alors à la persécution de Néron. Arrêté et mis en prison à son tour, saint Paul comparut devant l’empereur. Il fut alors abandonné de ses amis qui le considéraient comme perdu à leurs yeux et qui craignirent, en lui prêtant leur appui, d'être entraînés dans sa perte. Mais si tout secours humain fit défaut à l'Apôtre, Dieu lui donna un courage surhumain, et le rendit invincible. Il échappa momentanément à la mort, mais il demeura vraisemblablement en prison. La prison, malgré ses murs épais, ne mit aucun obstacle sérieux à sa prédication apostolique. Que Jésus-Christ fût glorifié, le reste le préoccupait peu. Saint Paul écrivait plus fréquemment ; il multipliait ses Épîtres, ses avis, son enseignement ; vrai testament de son inépuisable charité, dernière expression de sa foi ferme et constante, c'était comme la dernière étincelle du désir ardent qu'il avait de voir achevée son œuvre de l'établissement de la foi parmi les Païens. Le martyre de saint Pierre et de saint Paul mit le comble à la persécution de Néron. Saint Paul suivit la voie d'Ostie jusqu'à un lieu nommé les Eaux salviennes. Là il eut la tête tranchée par le glaive ; en qualité de citoyen romain il devait périr ainsi et non par la croix, supplice réservé par Rome aux personnes de basse condition. D’après la Tradition, le martyre de saint Paul arriva le 29 juin de l'an 66. Toujours d’après une tradition respectable, à peine tranchée, la tête de saint Paul rebondit trois fois, et à chaque fois elle fit jaillir de terre une source d'eau vive. Ces trois sources ont donné leur nom à ce lieu du martyre qu’on appelle les Trois-Fontaines. Les reproductions anciennes placent souvent derrière l’image de saint Paul un phénix sur un palmier, double emblème de la résurrection qui a, en grec, le même nom. On peut en voir de nombreux exemples dans des mosaïques. Cette particularité avait sans doute pour but d'honorer le principal prédicateur de la résurrection future. Saint Paul porte quelquefois comme attribut le livre de ses Épîtres. Ainsi le voit-on dans une mosaïque du VI° siècle, de Sainte-Marie in Cosmedin, de Ravenne, paraissant offrir deux volumes roulés au trône de l'Agneau, tandis que saint Pierre, de l'autre côté, a ses clefs dans les mains. L'attribut du glaive, qui fut l'instrument de sa mort, est postérieur aux premiers siècles de l'Église.

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Neuvaine à Saint Paul de Tarse

Neuvaine écrite par Florence Saillen

Chaque jour

Faire le signe de croix

Réciter le Credo

Credo

Je crois en Dieu, Le Père Tout-Puissant, Créateur du Ciel et de la Terre et en Jésus-Christ, Son Fils unique, notre Seigneur, qui a été conçu du Saint Esprit, est né de la Vierge Marie, a souffert sous Ponce Pilate, a été crucifié, est mort, a été enseveli, est descendu aux enfers. Le troisième jour est ressuscité des morts, est monté aux Cieux, est assis à la Droite de Dieu, le Père tout puissant, d’où il viendra juger les vivants et les morts. Je crois en l’Esprit Saint, à la Sainte Église Catholique, à la communion des saints, à la rémission des péchés, à la Résurrection de la chair, à la Vie Éternelle. Amen

Prière à Saint Paul

Apôtre de Jésus Christ, Dieu t'a appelé alors que tu étais encore un persécuteur.... Infatigable missionnaire, tu as parcouru villes et pays pour annoncer à tous la Bonne Nouvelle. Puissent nos vies être disposées à une conversion profonde du cœur et de l’esprit. Apprends-nous la persévérance et la joie simple qui vient de la certitude d’être aimés et sauvés par le Seigneur. Donne-nous de ne jamais perdre de vue Celui auprès duquel nos cœurs aspirent. Saint Paul, toi qui fus dans les larmes et dans les drames un guide et un pasteur, aide-nous à cheminer chaque jour, avec une foi et une espérance inébranlables, conduits par Jésus le Christ, Notre Seigneur.

Premier jour

Fruit demandé : La paix du Christ dans nos vies

«Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ, qui nous a bénis par toutes sortes de bénédictions spirituelles, aux cieux, dans le Christ. C’est ainsi qu’Il nous a élus en lui, dès avant la fondation du monde, pour être saints et immaculés en sa présence, dans l’amour, déterminant d’avance que nous serions pour Lui des fils adoptifs par Jésus Christ. Tel fut le bon plaisir de sa volonté, à la louange de gloire de sa grâce, dont Il nous a gratifiés dans le Bien-aimé. En lui nous trouvons la rédemption, par son sang, la rémission des fautes, selon la richesse de sa grâce, qu’Il nous a prodiguée, en toute sagesse et intelligence : Il nous a fait connaître le mystère de sa volonté, ce dessein bienveillant qu’Il avait formé en lui par avance, pour le réaliser quand les temps seraient accomplis : ramener toutes choses sous un seul Chef, le Christ, les êtres célestes comme les terrestres. (Ep 1, 3-10) Car c’est lui qui est notre paix, lui qui de deux réalités n’a fait qu’une, détruisant la barrière qui les séparait, supprimant en sa chair la haine, cette Loi des préceptes avec ses ordonnances, pour créer en sa personne les deux en un seul Homme Nouveau, faire la paix et les réconcilier avec Dieu, tous deux en un seul Corps, par la croix : en sa personne il a tué la Haine. Alors il est venu proclamer la paix, paix pour vous qui étiez loin et paix pour ceux qui étaient proches : par lui nous avons en effet, tous deux en un seul Esprit, libre accès auprès du Père.»
(Ep 2, 14-18)

Temps de silence et de réflexion

Paul, par ton intercession, obtiens-nous la grâce d’être toujours plus à l’écoute de la Parole de Dieu afin que nos vies lui rendent gloire et louanges éternelles. Que la Paix de Dieu rayonne pleinement sur nos visages, dans nos existences et aussi dans nos relations avec notre prochain, par Jésus le Christ, Notre Seigneur.

Un Notre Père, un je Vous salue Marie, un Gloire au Père et la Prière à Saint Paul

Notre Père

Notre Père qui es aux cieux, que Ton Nom soit sanctifié, que Ton Règne vienne, que Ta Volonté soit faite sur la terre comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain de ce jour. Pardonne-nous nos offenses, comme nous pardonnons aussi à ceux qui nous ont offensés. Et ne nous soumets pas à la tentation, mais délivre-nous du Mal. Amen.

Je vous salue Marie

Je vous salue, Marie pleine de grâces; le Seigneur est avec vous. Vous êtes bénie entre toutes les femmes et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni. Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.

Gloire au Père

Gloire au Père et au Fils et au Fils et au Saint Esprit comme il était au commencement, maintenant et toujours, et dans les siècles des siècles. Amen.

Deuxième jour

Fruit demandé : Se laisser guider par l’Esprit Saint

«Vous en effet, mes frères, vous avez été appelés à la liberté ; seulement, que cette liberté ne se tourne pas en prétexte pour la chair, mais par la charité mettez-vous au service les uns des autres. Car une formule contient toute la Loi dans sa plénitude : Tu aimeras ton prochain comme toi-même. Mais si vous vous mordez et vous dévorez les uns des autres, prenez garde que vous allez vous entre-détruire. Or je vous dis : laissez-vous mener par l’Esprit et vous ne risquerez pas de satisfaire la convoitise charnelle. Car la chair convoite contre l’esprit et l’esprit contre la chair ; il y a entre eux antagonisme, si bien que vous ne faites pas ce que vous voudriez.» (Ga 5,13-17)

Temps de silence et de réflexion

Paul, toi qui t’es laissé mener par l’Esprit, aide-nous aussi à nous abandonner entièrement en la Providence, sans doute ni crainte et dans la certitude absolue de marcher main dans la main avec le Père, quoi qu’il nous arrive, dans les bons comme les mauvais moments, par Jésus le Christ, Notre Seigneur.

Un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père et la Prière à Saint Paul

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Troisième jour

Fruits demandés : Charité et don de soi

«Songez-y : qui sème chichement moissonnera aussi chichement ; qui sème largement moissonnera aussi largement. Que chacun donne selon ce qu’il a décidé dans son cœur, non d’une manière chagrine ou contrainte ; car Dieu aime celui qui donne avec joie. Dieu d’ailleurs est assez puissant pour vous combler de toutes sortes de libéralités afin que, possédant toujours et en toute chose tout ce qu’il vous faut, il vous reste du superflu pour toute bonne œuvre, selon ce qu’il est écrit : Il a fait des largesses, il a donné aux pauvres ; sa justice demeure à jamais. Celui qui fournit au laboureur la semence et le pain qui le nourrit vous fournira la semence à vous aussi, et en abondance, et il fera croître les fruits de votre justice. Enrichis de toutes manières, vous pourrez pratiquer toutes les générosités, lesquelles par notre entremise, feront monter vers Dieu l’action de grâces. Car le service de cette offrande ne pourvoit pas seulement aux besoins des saints ; il est encore une source abondante de nombreuses actions de grâces envers Dieu.» (2 Co 9, 6-11)

Temps de silence et de réflexion

Paul, par ton intercession, obtiens-nous la grâce de pouvoir semer avec la même générosité que Dieu exerce envers nous. Que nos récoltes soient riches d’amour, de partage et de solidarité, à l’exemple même de ta vie, par Jésus le Christ, Notre Seigneur.

Un Notre Père, un je Vous salue Marie, un Gloire au Père et la Prière à Saint Paul

Quatrième jour

Fruit demandé : L’humilité

«Bénissez ceux qui vous persécutent ; bénissez, ne maudissez pas. Réjouissez-vous avec qui est dans la joie, pleurez avec qui pleure. Pleins d’une égale complaisance pour tous, sans vous complaire dans l’orgueil, attirés par ce qui est humble, ne vous complaisez pas dans votre propre sagesse. Sans rendre à personne le mal par le mal, ayant à cœur ce qui est bien devant tous les hommes, en paix avec tous si possible, autant qu’il dépend de vous, sans vous faire justice à vous-mêmes, mes bien-aimés, laissez agir la colère ; car il est écrit : C’est moi qui ferai justice, moi qui rétribuerai, dit le Seigneur.» (Rm 12, 14-19) «Ne te laisse pas vaincre par le mal, sois vainqueur du mal par le bien.» (Rm 12, 21)

Temps de silence et de réflexion

Paul, toi qui as cheminé pour annoncer l’Évangile, parfois au péril de ta propre vie, obtiens-nous la grâce de l’humilité. Que nous ne cherchions pas à nous justifier nous-mêmes, mais que nous comptions sans cesse sur l’océan de miséricorde de Dieu pour nous relever de nos tombeaux, par Jésus le Christ, Notre Seigneur.

Un Notre Père, un je vous salue Marie, un Gloire au Père et la Prière à Saint Paul

Paul

Cinquième jour

Fruit demandé : Le respect de nos corps

«Pour moi, frères, je n’ai pas pu vous parler comme à des hommes spirituels, mais comme à des êtres de chair, comme à des petits enfants dans le Christ. C’est du lait que je vous ai donné à boire, non une nourriture solide ; vous ne pouviez pas encore la supporter. Mais vous ne le pouvez pas davantage maintenant, car vous êtes encore charnels. Du moment qu’il y a parmi vous jalousie et dispute, n’êtes-vous pas charnels et votre conduite n’est-elle pas tout humaine ?» (1 Co 3, 1-3) «Ne savez-vous pas que vous êtes un temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous ? Si quelqu’un détruit le temple de Dieu, celui-là, Dieu le détruira. Car le temple de Dieu est sacré, et ce temple, c’est vous.» (1 Co 3, 16-17)

Temps de silence et de réflexion

Paul, aide-nous à prendre conscience du respect que nous devons à nos propres corps. Et qu’à travers la multitude des gestes quotidiens, nous sachions percevoir ce qui nous grandit, ou au contraire, ce qui nous avilit et nous rend indignes du Temple de Dieu au milieu de nous, par Jésus le Christ, Notre Seigneur.

Un Notre Père, un je vous salue Marie, un Gloire au Père et la Prière à Saint Paul

Sixième jour

Fruit demandé : Le courage de porter nos croix

«Toi donc, mon enfant, fortifie-toi dans la grâce du Christ Jésus. Ce que tu as appris de moi sur l’attestation de nombreux témoins, confie-le à des hommes sûrs, capables à leur tour d’en instruire d’autres. Prends ta part de souffrances, en bon soldat du Christ Jésus. Dans le métier des armes, personne ne s’encombre des affaires de la vie civile, s’il veut donner satisfaction à qui l’a engagé. De même l’athlète ne reçoit la couronne que s’il a lutté selon les règles. C’est au cultivateur qui travaille dur, que doivent revenir, en premier lieu, les fruits de la récolte. Comprends ce que je veux dire. D’ailleurs le Seigneur te fera tout comprendre. Souviens-toi de Jésus Christ, ressuscité d’entre les morts, issu de la race de David, selon mon Evangile. Pour lui je souffre jusqu’à porter des chaînes comme un malfaiteur. Mais la parole de Dieu n’est pas enchaînée. C’est pourquoi j’endure tout pour les élus, afin qu’eux aussi obtiennent le salut qui est dans le Christ Jésus avec la gloire éternelle. Elle est sûre cette parole : si nous sommes morts avec lui, avec lui nous vivrons. Si nous tenons ferme, avec lui nous régnerons. Si nous le renions, lui aussi nous reniera. Si nous sommes infidèles, lui reste fidèle, car il ne peut se renier lui-même.» (2 Tm 2, 1-13)

Temps de silence et de réflexion

Paul, toi l’apôtre des nations, aide-nous à rendre témoignage de l’espérance qui est en nous, et qu’en toutes circonstances nous ne dévions pas. Puissions-nous, à la suite du Christ, prendre nos croix courageusement, afin de le suivre, lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.

Un Notre Père, un Je vous salue Marie, un Gloire au Père et la Prière à Saint Paul

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Septième jour

Fruits demandés : Confiance et abandon

«Que dire après cela ? Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous ? Lui qui n’a pas épargné son propre Fils mais l’a livré pour nous tous, comment avec lui ne nous accordera-t-il pas toute faveur ? Qui se fera l’accusateur de ceux que Dieu a élus ? C’est Dieu qui justifie. Qui donc condamnera ?» (Rm 8, 31-33) «Qui nous séparera de l’amour du Christ ? La tribulation, l’angoisse, la persécution, la faim, la nudité, les périls, le glaive ?» (Rm 8, 35) «Oui, j’en ai l’assurance, ni mort ni vie, ni anges ni principautés, ni présent ni avenir, ni puissances, ni auteur ni profondeur, ni aucune créature ne pourra nous séparer de l’amour de Dieu manifesté dans le Christ Jésus notre Seigneur.» (Rm 8, 38-39)

Temps de silence et de réflexion

Paul, obtiens-nous la grâce de la confiance et de l’abandon. Et que rien ne puisse jamais nous éloigner du feu d’amour que Dieu a pour l’humanité tout entière. Choisissons d’être «pour Dieu» comme Lui, qui est fidèlement et depuis la nuit des temps «pour nous», au point de livrer son propre Fils, pour la rémission de tous nos péchés, Lui qui vit et règne pour les siècles des siècles.

Un Notre Père, un je Vous salue Marie, un Gloire au Père et la Prière à Saint Paul

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Huitième jour

Fruit demandé : Un esprit de prière tout au long du jour

«Je vous exhorte donc, frères, par la miséricorde de Dieu, à vous offrir vous-mêmes en sacrifice vivant, saint, agréable à Dieu : c’est là le culte spirituel que vous avez à rendre. Et ne vous modelez pas sur le monde présent, mais que le renouvellement de votre jugement vous transforme et vous fasse discerner quelle est la volonté de Dieu, ce qui est bon, ce qui lui plaît, ce qui est parfait. Au nom de la grâce qui m’a été donnée, je le dis à tous et à chacun : ne vous surestimez pas plus qu’il ne faut vous estimer, mais gardez de vous une sage estime, chacun selon le degré de foi que le Seigneur lui a départi.» (Rm 12,1-4)

Temps de silence et de réflexion

Paul, par ton intercession, obtiens-nous de distinguer la volonté de Dieu à travers tout ce qui nous arrive chaque jour. Pour cela, aide-nous à persévérer dans la prière, moment privilégié avec Dieu, où tout notre être est en communion intime avec Lui, par Jésus le Christ, Notre Seigneur.

Un Notre Père, un je Vous salue Marie, un Gloire au Père et la Prière à Saint Paul

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Neuvième jour

Fruit demandé : L’amour, comme moteur de vie

«Quand je parlerais les langues des hommes et des anges, si je n'ai pas la charité, je ne suis plus qu'airain qui sonne ou cymbale qui retentit. Quand j'aurais le don de prophétie et que je connaîtrais tous les mystères et toute la science, quand j'aurais la plénitude de la foi, une foi à transporter des montagnes, si je n'ai pas la charité, je ne suis rien. Quand je distribuerais tous mes biens en aumônes, quand je livrerais mon corps aux flammes, si je n'ai pas la charité, cela ne me sert de rien. La charité est longanime ; la charité est serviable ; elle n'est pas envieuse ; la charité ne fanfaronne pas, ne se gonfle pas ; elle ne fait rien d'inconvenant, ne cherche pas son intérêt, ne s'irrite pas, ne tient pas compte du mal ; elle ne se réjouit pas de l'injustice, mais elle met sa joie dans la vérité. Elle excuse tout, croit tout, espère tout, supporte tout. Les prophéties ? Elles disparaîtront. Les langues ? Elles se tairont. La science ? Elle disparaîtra. Car partielle est notre science, partielle aussi notre prophétie. Mais quand viendra ce qui est parfait, ce qui est partiel disparaîtra. Lorsque j’étais enfant, je parlais en enfant, je pensais en enfant, je raisonnais en enfant ; une fois devenu homme, j’ai fait disparaître ce qui était de l’enfant.» (1 Co 13, 1-11) «Maintenant donc demeurent foi, espérance, charité, ces trois choses, mais la plus grande d’entre elles, c’est la charité.» (1 Co 13, 13) «J’ai eu grande joie dans le Seigneur à voir enfin refleurir votre intérêt pour moi ; il était bien toujours vivant, mais vous ne trouviez pas d’occasion. Ce n’est pas mon dénuement qui m’inspire ces paroles ; j’ai appris en effet à me suffire en toute occasion. Je sais me priver comme je sais être à l’aise. En tout temps et en toutes manières, je me suis initié à la satiété comme à la faim, à l’abondance comme au dénuement. Je puis tout en Celui qui me rend fort. Cependant, vous avez bien fait de prendre part à mon épreuve.» (Ph 4, 10-14) «La grâce du Seigneur soit avec votre esprit !»

Temps de silence et de réflexion

Paul, par ton intercession, aide-nous à imprégner d’amour notre quotidien. Que rien ne soit fait de manière automatique ou machinale, mais qu’au contraire, un esprit de charité nous anime sans cesse, quelque soit nos humeurs ou les circonstances de nos vies. Et qu’à la dernière heure, nous puissions sans honte aucune, nous dire que le moteur de nos vies fut l’amour, qui nous est donné par Jésus le Christ, Notre Seigneur.

Un Notre Père, un je Vous salue Marie, un Gloire au Père et la Prière à Saint Paul

Imprimatur de Mgr Norbert Brunner le 30 octobre 2008

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27 janvier 2009

Le Serviteur de Dieu Jerzy Popieluszko

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Le Serviteur de Dieu Jerzy Popieluszko

Martyr de la Liberté

+ en 1984

Fête le 19 octobre


Le 8 février 1997, s’est ouvert à Varsovie, le procès en béatification du Père Jerzy Popieluszko, actif défenseur du Syndicat Solidarité, mort martyrisé le 19 octobre 1984, à l’âge de 37 ans, sous les coups de la police politique polonaise. Jeune prêtre de Varsovie nommé aumônier des aciéries de Huta Warszawa par le Cardinal Wyszynski, le Père Popieluszko a été assassiné à l’âge de 37 ans sur ordre du KGB, présent dans les locaux du ministère de l’intérieur de Pologne. Il était alors un des jeunes prêtres polonais les plus populaires. Après le coup d’Etat du 13 décembre 1981, il avait pris la défense du syndicat Solidarité, mis brutalement hors-la-loi. Tous les mois, depuis cette date fatidique, le Père Popieluszko célébrait une « messe pour la patrie » dans sa paroisse St Stanislas-Kotska, dans la banlieue de Varsovie. Il y prononçait de vibrantes de vibrantes homélies pour la justice sociale et le respect de la liberté de l’homme. Le texte de ses allocutions courageuses était enregistré par de nombreux militants sociaux chrétiens de Solidarité, et diffusé par cassettes à travers toute la Pologne. Autant dire que le jeune prêtre était considéré comme un dangeureux agitateur par les séides du régime communiste polonais, eux-mêmes couvés d’un regard pesant par le KGB soviétique sur ses gardes… Les hommes de la police polonaise ont cherché à enlever secrètement le Père Poieluszko, afin de le faire disparaître mystérieusement. Ils espéraient pouvoir continuer leur macabre besogne sur d’autres prêtres défenseurs de Solidarité, afin de le créer un climat de terreur en Pologne, dans la tradition des meilleures heures du stalinisme. Leur but était de faire plier à la fois l’Eglise et le peuple polonais, dans un contexte mêlé d’incertitude et d’angoisse. Mais en échappant à leurs mains, un homme à réussi à casser la machine infernale des agents du terrorisme d’Etat. Cet homme là était Waldemar Chrotowski, le chauffeur et l’ami du Père Popieluszko. Enlevé en même temps que le Prêtre, il est parvenu à sauter en marche de la voiture des policiers et à donner l’alerte à la population.


Fils de petits agriculteurs du nord-ouest de la Pologne, Jerzy Pppieluszko a décidé d’entrer au séminaire à l’âge de 18 ans. Ordonné Prêtre à 25 ans, après une période d’études complémentaires à Rome, il est devenu vicaire à Varsovie, dans une paroisse de la banlieue ouvrière de Zoliborz. C’est en août 1980 que le Cardinal Wyszynski, l’ « Evêque de fer », lui a demandé d’être l’aumônier des aciéries de la capitale. C’est ainsi que le jeune abbé Popieluszko est devenu un ardent défenseur de l’idéal du syndicat de Solidaité, né à la même époque, lors des « accords de Gdansk » et de la victoire de Lech Walesa. A l’automne 1983, une liste de 69 « prêtres extémistes » a été établie par le gouvernement du Général Jaruzelski et remise au Cardinal Glemp, successeur de l’intrépide Mgr Wyszynski. Prière était faite au nouveau Primat de Pologne de faire taire ces gêneurs en soutane. Le Père Popielszko figurait en bonne place sur cette liste, en compagnie, il est vrai, de deux évêques, Mgr Tokarczuk et Mgr Kraszewsski, auxiliaire de Varsovie, et du confesseur de Lech Walesa, l’ineffable Père Jankowski. Dès les 12 et 13 décembre 1983, l’Abbé Popielszko a été placé en garde à vue pendant deux jours. La police prétendait avoir découvert chez lui des armes et des explosifs, ainsi que des tracts de Solidarité. Au cours de la nuit suivante, il échappa de justesse à un attentat, une grenade ayant explosé dans son vestibule après qu’un inconnu eut sonné à sa porte. Accusé d’ « abus de sacerdoce », le jeune prêtre fut convoqué treize fois par la milice, dans les quatre premiers mois de l’année 1984. Le porte-parole du gouvernement communiste, Jerzy Urban, aujourd’hui recoverti dans la presse pornographique et anticléricale, qualifiait Jerzy Popieluszjo de « fanatique politique et Savonarole de l’anticommunisme ». Le vendredi 19 octobre à 22 heures, trois officiers de police arrêtèrent la voiture du Père Popieluszko en rase campagne, sous prétexte d’un contrôle l’acootest. Alors que son chauffeur parvint à s’enfuir, le prêtre martyr resta entre leurs mains. Son cadavre mutilé fur retrouvé le 31 octobre, dans une retenue d’eau de la Vistule. Le Martyre du Père Popieluszko a entraîné de nombreuses conversions, et même l’éclosion de vocations sacerdotales. Et il a soudé davantage encore l’Eglise de Pologne et les militants de Solidarités. Aux yeux de l’Eglise Universelle, il revêt la valeur d’un témoignage suprême contre l’oppression du totalitarisme athée.

Prière pour demander la glorification du serviteur de Dieu Jerzy Popieluszko


Dieu Tout-Puissant, qui dans Ta Miséricorde, glorifie ceux qui, sur la terre, suivent Ton Exemple, nous Te supplions, pour la gloire de Ton Noms, de glorifier la mémoire de Jerzy Popieluszko en nous accordant la grâce demandée par l'intercession de celui qui vécut et mourut pour Te glorifier. (Nommer la grâce désirée). Par Jésus, le Christ, Ton Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Toi dans l'unité du Saint Esprit, dans tous les siècles des siècles. Amen.

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Téléchargez le texte de la Prière pour Jerzy Popieluzsko (pdf) en cliquant ici

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