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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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10 mars 2009

Neuvaine à Guy de Fontgalland

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Guy de Fontgalland

le petit Ange de Jésus

1913-1925

Guy est le fils du comte Pierre Heurard de Fontgalland (1884-1972), avocat, et de Marie Renée Mathevon (1880-1956). Elle se destine au carmel, lui est militant catholique, lorsque Mgr de Gibergues, évêque de Valence et ami de la famille, les présente et finalement les unit. C'est lui qui baptise leur fils, sous les prénoms de Guy Pierre Emmanuel, le 7 décembre 1913 en l'église St-Augustin. Humainement, Guy a les qualités et les défauts d'un enfant ordinaire. Il se montre orgueilleux, capricieux avec sa mère et coléreux avec son frère Marc, né en 1916, mais également sensible et affectueux. Il est surtout franc et loyal, avouant de lui-même ses bêtises au risque d'être puni. Il mourra avec la réputation de n'avoir jamais dit un seul mensonge. Spirituellement, il témoigne d'une foi toute enfantine inspirée de Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus et de la Sainte Face. En janvier 1917 à Lisieux, il respire une délicieuse odeur sur la tombe de celle qui n'est pas encore béatifiée mais que sa mère vénère. Très jeune, il cherche à imiter Jésus en tout. Il cause avec lui dans l'intimité ou, par la suite, pendant l'eucharistie. Il lui offre chaque jour de petits sacrifices pour lui faire plaisir. Il a cinq ans à peine quand il manifeste son désir de communier et, l'année d'après, de devenir prêtre. Il apprend alors à lire et à écrire en deux mois et se fait inscrire au catéchisme. Le 22 mai 1921, il profite des dispositions du pape Saint Pie X en faveur de la communion précoce, dont il se fera bientôt un apôtre au sein de la Croisade Eucharistique. Ce jour-là, après un mois de préparation ponctué de cent dix huit sacrifices, Guy fait sa première communion en l'église St-Honoré d'Eylau. Il a alors la révélation de sa mort prochaine mais garde le secret, pour ne pas attrister ses proches. Octobre 1921, il entre au collège Saint-Louis de Gonzague. Elève médiocre, malgré son intelligence et sa curiosité, Guy est étourdi et passe pour paresseux. Il se corrige et améliore son caractère. Il ne se fait pas remarquer mais se signale par sa charité et sa camaraderie. Il protège les plus faibles sans se défendre lui-même, pardonne et ne garde pas rancune, ne boude jamais et refuse de dénoncer les autres ou d'en dire du mal. Juillet 1924, la famille est en pèlerinage à Lourdes. Guy a la confirmation devant la grotte qu'il mourra bientôt, précisément un samedi, jour de la Vierge Marie. Dans la nuit du 7 au 8 décembre de la même année, alors qu'il a tout juste onze ans, Guy tombe malade de la diphtérie. S'ensuit une période de crises et de rémissions pendant laquelle, sachant qu'il va mourir en dépit de l'optimisme des médecins, il divulgue son double secret à sa mère. Il affronte avec courage la douleur et meurt d'étouffement, effectivement un samedi, le 24 janvier 1925.

Neuvaine à Guy de Fontgalland

Prière à dire chaque jour

Prière pour obtenir la béatification du petit Guy de Fontgalland


Seigneur, qui êtes Vous-Même, la gloire et la récompense de Vos serviteurs, faites-nous la grâce de tout espérer de Votre bonté et de l’intercession efficace de celui dont Vous avez fait un de Vos Anges au Ciel, le petit Guy de Fontgalland. Accordez-nous la (grâce ou la guérison) que nous le supplions de demander pour nous, afin que nous puissions, comblés de Vos dons, Vous louer de tout notre cœur, et Vous bénir le reste de nos jours. Glorifiez-Vous, Ô Père infiniment bon, en glorifiant cet enfant afin que la Sainte Eglise puisse un jour nous donner comme modèle ce tout petit communiant de 7 ans. Nous Vous en prions par Jésus-Christ Notre Seigneur. Ainsi soit-il.

Premier jour

Guy de Fontgalland, qui avez partagé vos bonheurs avec les malheureux et ajouté la noblesse à la charité en les secourant, donnant en plus de l'argent de poche qui venait de vos parents, une poignée de main qui venait de vous, soyez mon protecteur sur cette terre. Vous qui avez plaidé pour les autres, comme votre père avocat, mais devant Dieu dont vous contemplez la face et qui avez obtenu nombre de grâces et de guérisons, soyez mon intercesseur au Ciel.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Deuxième jour

Petit lys si pur, qui avez manifesté pour vous et pour les autres une pudeur excessive qui était un appel à la véritable pureté, que vous avez conservée dans la prière, la confession et la mortification et par l'examen quotidien de votre conscience en compagnie de votre petit frère, afin que l'innocence ne se confonde pas avec l'ignorance, apprenez-moi la pénitence.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Troisième jour

Parfait croisé de l'eucharistie, qui avez ardemment prié et communié, aimé le Saint-Père et fait chaque jour de petits sacrifices pour l'amour de Jésus, comme autant de pétales jetés sur le chemin de la Sainte-Table où vous avez conduit à votre suite les plus jeunes, de même que vous avez escorté le Petit Jésus en procession du Saint-Sacrement, faites de moi un apôtre de la communion.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Quatrième jour

Ange missionnaire, qui avez souhaité, avant l'âge de raison, imiter Jésus en tout, jusqu'à retirer vos gants puisqu'Il n'en portait pas, qui avez désiré L'aimer toujours plus que tout et résolu, pour le prouver, de tout quitter pour Lui et devenir son prêtre. Vous qui avez regretté de ne pas connaître le latin pour mieux suivre la messe, qui avez imaginé fabriquer un avion pour évangéliser le monde et qui avez suscité tant de conversions et de vocations, depuis que Jésus fit de vous son Ange, donnez-moi une semblable confiance en la Sainte Eglise.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Cinquième jour

Garçon loyal et franc, qui avez refusé le moindre mensonge, au point de révéler de vous-même vos fautes et de faire la leçon aux petits et aux grands, mais qui avez refusé aussi de dénoncer les autres ou même d'en dire du mal et qui avez gardé le secret de votre fin prochaine pour ne pas attrister vos proches, donnez-moi un tel esprit de vérité qui distingue celle qui ne fait pas plaisir de celle qui fait mal.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Sixième jour

Petit serviteur de Dieu, qui avez accepté de mourir jeune pour mieux vous unir à Lui répondant à son annonciation par un simple 'oui', que vous trouvez le plus beau mot qu'on puisse dire à Dieu, et qui avez attendu l'agonie et affronté la mort avec l'espérance de joyeuses retrouvailles. Vous qui vous êtes détaché des choses de ce monde, qui vous émerveillait pourtant à l'exemple de votre savant aïeul, pour vous évader en Jésus dans le paradis, inspirez-moi un pareil abandon à sa volonté.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Septième jour

Cher petit Guy, qui aviez suivi précocement la petite voie de Thérèse sur laquelle son parfum de sainteté guida vos pas, et qui avez gravi à genoux le chemin de Croix de la grotte de Lourdes où votre Maman du Ciel promit de vous emmener là-haut tout droit. Vous qui avez détesté qu'on vous remarque pour n'être regardé que par Dieu et qui avez combattu la prétention par la simplicité et la colère par la douceur, faites-moi suivre vos traces sur le chemin de l'humilité.

Notre Père... Je vous salue Marie...


Huitième jour

Fils très aimant de Notre-Dame, qui avez eu le péché en horreur parce que c'est à cause de lui que Jésus a tant souffert pour nous et sa Mère tant pleuré, qui avez souffert volontiers par amour de Lui et qui avez promis à votre mère de lui envoyer du Ciel des croix qu'elle devrait pareillement supporter, enseignez-moi le sacrifice.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Neuvième jour

Ange de Jésus, qui avez vécu dans son intimité dès votre plus jeune âge et causé avec Lui comme à un ami, que vous avez écouté et savouré, soyez mon messager. Vous qui avez protégé les plus faibles sans vous défendre vous-même, qui avez été souvent incompris et parfois moqué et qui avez pardonné sans garder rancune, soyez mon ange-gardien.

Notre Père... Je vous salue Marie...

Téléchargez le texte de la Neuvaine à Guy de Fontgalland, en cliquant ici

Quiconque reçoit des grâces, est prié de le signaler auprès de l'Association

"Les Amis du petit Guy de Fontgalland."

3 passage de la fontaine

94800 Villejuif (France)


E-mail amisdeguy-defontgalland@neuf.fr 


Biographie plus détaillée de Guy de Fontgalland,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-881069.html


Voir aussi: http://imagessaintes.canalblog.com/archives/2008/07/15/9927043.html

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9 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

10 mars

« Vous n'avez qu'un Père, Celui qui est dans les Cieux. » (Matthieu 23:9).

A méditer

« Voici l'annonce qui a transformé le monde et continue à transformer nos coeurs: nous faisons partie du Corps du Christ, nous sommes Sa conquête, parce que le Père nous a confiés à Lui. Un dessein d'amour accompagne notre vie individuelle de la naissance à la tombe qui devient prélude d'une éternelle harmonie, accès à la Vie éternelle. Avec le Fils, pour toujours, pour contempler éternellement le Visage du Père. »

Homélie, 2 janvier 1982

Fioretti

Le 17 septembre 1987, ils sont 62 a attendre le Pape dans la Mission Dolores à San Francisco. Tous séropositifs ou malades du sida. Jean Paul II est en retard. Sa visite aux Etats Unis, la deuxième en moins de dix ans, a été triomphale. Enfin, il est là. Flanqué d'une nuée de personnalités religieuses, il parcourt lentement la nef en bénissant l'assemblée du Signe de la Croix. Tout à coup, il entend une petite voix derrière lui: « Salut, viva Papa. » Le Saint Père se retourne. Il découvre une bouille un peu effrontée et deux grands yeux bleus qui le fixent avec un sourire. Brendan a quatre ans. Jean Paul II l prend dans ses bras et l'embrasse. Téméraire, Brendan lui attrape le cou de ses petites main. On est à la fin des années Reagan, il est alors considéré comme « la lèpre des homosexuels » et certain pensent même qu'on peut l'attraper juste en touchant une personne contaminée. Le baiser du Pape surprend et interpelle. Son geste fera beaucoup pour ramener les victimes de cette maladie dans la communauté des hommes. « Le Pape voulait surtout montrer, dit la mère de Bredan, que lorsque quelqu'un souffre, il fait avant toute chose l'embrasser. »

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Béni sois-Tu Seigneur, Père qui est aux Cieux, car dans Ta Miséricorde Infinie, Tu T'es penché sur la misère de l'homme et Tu nous as donné Jésus, Ton Fils, né d'une femme, notre Sauveur et notre Ami, notre Frère et notre Rédempteur.

Prière pour l'année du Père, 1999.

Boîte à idée

Aujourd'hui, je prie pour les Prêtres qui m'ont accompagné dans ma vie Chrétienne.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

Pour recevoir chaque jour par e-mail la méditation du jour,

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9 mars 2009

Le Serviteur de Dieu Henri Vergès

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Le Serviteur de Dieu Henri Vergès

Frère Mariste martyr en Algérie

1930-1994

Un homme qui a toujours tendu vers plus de limpidité et de simplicité. Né le 15 juillet 1930 dans les Pyrénées Orientales, France, à 12 ans, il commence son itinéraire vers la vie mariste. À 22 ans, il prononce ses vœux perpétuels comme Petit Frère de Marie. De 1958 à 1966 il est sous-maître des novices en Corrèze (Notre-Dame de Lacabane). Le 6 août 1969 il arrive en Algérie. Sa vie apostolique en ce pays connaît trois étapes: 1 de 1969 à 1976 il est directeur de l’école Saint-Bonaventure, à Alger; 2 de 1976-1988 il est professeur de mathématiques à Sour-El-Ghozlane ; 3 à partir de 1988 il travaille à Alger, responsable de la bibliothèque du diocèse que fréquentent plus de mille jeunes du quartier populaire de la Casbah.

Il est assassiné dans son bureau de travail, avec sœur Paul-Hélène, le 8 mai 1994, en début d’après-midi. Lors de ses funérailles, le jeudi 12 mai, Sans s’étonner de la présence de en la fête de l’Ascension, la croix, comme dans la vie de le Cardinal Duval déclare: ;«Le cher Frère Henri a été un témoin authentique de l’amour du Christ, du désintéressement absolu de l’Eglise et de la fidélité au peuple algérien. » Henri résumait ainsi son expérience vécue dans la maison de l’Islam: « C’est mon engagement mariste qui m’a permis, malgré mes limites, de m’insérer harmonieusement en milieu musulman, et ma vie dans ce milieu, à son tour, m’a réalisé plus profondément en tant que chrétien mariste. Dieu soit loué.» En 1986, il écrivait: «Laisser la Paix du Christ m’envahir toujours plus au plus intime de mon être. Patience, douceur envers moi-même, patience, douceur envers tous, en particulier les jeunes que le Seigneur me confie. Vierge Marie, fais de moi un instrument de paix pour le monde.» «Patience, persévérance calme et tranquille. Comme le semeur qui confie son grain à la terre et laisse le temps de Dieu faire son œuvre. Attitude essentielle pour un éducateur: d’autant plus que je ne connais pas le rythme de développement de chacun de ces jeunes. Dieu m’a simplement envoyé semer la graine dans tel champ choisi par Lui: semer donc en paix et lui laisser le soin de la croissance. Comme dans la vie de Jésus lui-même.»

Prières

Dieu notre Père, Ton serviteur Henri Vergès, vrai Petit Frère de Marie, “ A été un témoin authentique de l’amour du Christ, du désintéressement absolu de l’Église et de la fidélité au peuple algérien ”. Envoie sur nous ton Esprit, afin qu’à son exemple, “ Dans nos relations quotidiennes, nous prenions ouvertement le parti de l’amour, du pardon, de la communion contre la haine, la vengeance, la violence ”. Nous te le demandons par l’intercession de Marie, A toi, Père, qui vis et règnes avec Jésus, ton Fils, dans l’unité de l’Esprit, pour les siècles des siècles. Amen

Ô Père, le frère Henri Vergès a donné sa vie, à la suite de Jésus, dans la patience du quotidien, toujours disponible à ta volonté. Au milieu des jeunes, il a été un homme de foi et de bonté, serviteur des plus pauvres et des exclus, témoin authentique de l’amour du Christ. À son exemple, fais de nous des hommes et des femmes de dialogue avec nos frères de l’Islam, dans la discrétion et le respect. Que la joie pacifiée et toute simple qu’il manifestait, fruit de sa simplicité de vie et de sa proximité avec Marie, nous habite et attire vers ton Église ceux que tu mets sur notre chemin. Nous te le demandons par Jésus, ton Fils, Notre Seigneur et notre frère. Amen.

Relations de grâces et renseignements

www.champagnat.org

9 mars 2009

Le Sacré Cœur de Jésus et la France

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Le Sacré Cœur de Jésus et la France

Claire Ferchaud

1896-1972

En 1916, le Christ apparaît à une bergère vendéenne, surnommée “la nouvelle Jeanne d’Arc” et lui confie la mission de bouter les Allemands hors de France. Mais la République laïque et anticléricale n’est pas une fille obéissante, et si le président Poincaré reçoit la bergère à l’Élysée, sa mission militaire et religieuse est bloquée par les autorités publiques.

Lettre de Claire Ferchaud au Président de la République

Le 16 janvier 1917, une lettre de Claire Ferchaud est remise à Raymond Poincaré, président de la République. Elle lui fait part d’un message qu’elle dit avoir reçu du Christ, qui contient une double demande : sa conversion, et l’apposition du Sacré-Cœur sur le drapeau national. Malgré leur rencontre du 21 mars, et un nouveau courrier envoyé le 1er mai, ses démarches resteront sans effet.

« … Jésus veut sauver la France et les Alliés, et c’est par vous, Monsieur le Président, que le Ciel veut agir, si vous êtes docile à la voix divine. Il y a des siècles déjà, le Sacré-Cœur avait dit à la Bienheureuse. Marguerite-Marie : “Je désire que mon Cœur soit peint sur le drapeau national, et je les rendrai victorieux de tous leurs ennemis”. Dieu semble avoir dit ces paroles pour nos temps actuels. L’heure est arrivée où son Cœur doit régner malgré tous les obstacles. Ce Cœur sacré, j’ai eu la grâce d’en contempler la face adorable. Jésus m’a montré son Cœur broyé par l’infidélité des hommes. Une large plaie divise son Cœur. Et de cette plaie profonde, Jésus m’a dit : “C'est la France qui me l’a faite”. Cependant, malgré les coups dont le Cœur de Jésus est martyrisé, il s’avance vers vous, M. le Président, en offrant sa miséricorde. À plusieurs reprises différentes, entre autres le 28 du mois de novembre 1916, Jésus, dans une lumière spéciale, me fit voir M. le Président, l’âme fortement travaillée par la grâce ; d’abord à demi écoutant Dieu et votre conscience. Il m’a semblé voir Dieu vous adressant ces paroles : “Raymond, Raymond, pourquoi me persécutes-tu ?” À cette voix, vous avez tressailli ; puis la grâce étant plus forte que vos passions, vous êtes tombé à genoux, l’âme angoissée et vous avez dit : “Seigneur, que voulez-vous que je fasse ?.. ” Plusieurs fois, pendant l’auguste mystère de la sainte Messe, Jésus aspergea votre personne de son sang divin, signe de la miséricorde que son Cœur vous offre. Monsieur, voici les paroles sacrées que j’ai entendues de la bouche même de Notre-Seigneur : “Va dire au chef qui gouverne la France de se rendre à la Basilique du Sacré-Cœur de Montmartre avec les rois des nations alliées. Là, solennellement, les drapeaux de chaque nation seront bénis, puis le Président devra épingler l’image de mon Cœur sur chacun des étendards présents. Ensuite, M. Poincaré et tous les rois alliés à la tête de leur pays, ordonneront officiellement que le Sacré-Cœur soit peint sur tous les drapeaux de chaque régiment français et allié. Tous les soldats devront être recouverts de cet insigne de salut”. »

Révérende Mère de Saumaise, lui révélant ensuite les paroles qu’elle entendit le 17 juin 1689 au sujet de Louis XIV : “Fais savoir au fils aîné de mon Sacré-Cœur que, comme sa naissance temporelle a été obtenue par la dévotion aux mérites de ma sainte enfance, de même il obtiendra sa naissance de grâce et de gloire éternelle par la consécration qu’il fera de lui-même à mon Cœur adorable qui veut triompher du sien, et par l'entremise, de celui des grands de la terre. ” Le 28 août 1689 dans une autre lettre, sainte Marguerite-Marie précise les demandes de Jésus-Christ à Louis XIV : “Heureux donc qu’il sera, s’il prend goût à cette dévotion qui lui établira un règne éternel d’honneur et de gloire dans ce Sacré-Cœur de Notre-Seigneur Jésus-Christ, lequel prendra soin de l’élever et de le rendre grand dans le ciel devant Dieu son Père autant que ce Monarque en prendra de relever devant les hommes les opprobres et anéantissements que ce Divin Cœur y a souffert ; qui sera en lui rendant et lui procurant les honneurs, l’amour et la gloire qu’il en attend."

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Ainsi, Louis XIV devait faire pour le Sacré-Cœur un acte de consécration du Royaume de France au Roi Jésus

Ainsi, Louis XIV devait faire pour le Sacré-Cœur ce que son père Louis XIII avait fait pour la Vierge Marie : un acte de consécration du Royaume de France au Roi Jésus. Il devait donc successivement :

- consacrer sa personne au Sacré-Cœur et à travers sa personne, le Royaume de France, en vertu du sacre de Reims qui lui en donnait la légitimité,

- faire graver l’image du Sacré-Cœur sur ses armes et ses étendards, afin d’obtenir une protection divine face à ses ennemis, car, avait réaffirmé sainte Jeanne d’Arc, “ceux qui font la guerre au Royaume de France font la guerre au Roi Jésus."

- faire construire un édifice religieux où l’image du Sacré-Cœur serait exposée, afin que ce Divin Cœur y reçoive un culte de la part de la nation toute entière,

- obtenir enfin du Saint-Siège une messe propre en l’honneur du Sacré-Cœur.

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Aucune de ces quatre demandes du Sacré-Cœur, datées du 17 juin 1689, dont il était pourtant facile de constater l’origine divine, n’a été accomplie par Louis XIV.

Aucune de ces quatre demandes du Cœur, datées du 17 juin 1689, dont il était pourtant facile de constater l’origine divine, n’a été accomplie par Louis XIV, le Père de la Chaise n’ayant pas su toucher son cœur : la chute de la monarchie de droit divin, cent ans plus tard, lors de la Révolution de 1789, en a été la conséquence directe. Désormais, l’autorité royale ne pourra s’imposer aux Français que par le règne public du Sacré-Cœur, par l’hommage officiel rendu à la Divine Miséricorde. En 1765, à la demande de Marie Leczinska, épouse de Louis XV, qui avait appuyé la demande des évêques polonais auprès du Vatican, une fête officielle du Sacré-Cœur, avec messe propre, fut obtenue. C’est la seule des quatre demandes du Sacré-Cœur à avoir été satisfaite durant le règne des Bourbons, avant la Révolution française. Louis XVI connaissait ces demandes du Sacré-Cœur, mais il ne se proposa d’y répondre qu’en 1792 alors qu’il était déjà prisonnier au Temple et que son pouvoir était perdu. Le Ciel tint compte néanmoins de son acte de consécration, si l’on en croit cette révélation faite par Jésus à Marie-Julie Jahenny, en 1877, à propos du futur Roi de France : “Il étendra davantage la dévotion de mon Sacré-Cœur et de la Croix. Il sera un des plus illustres propagateurs de mes œuvres, c’est-à-dire qu’il consacrera la France entière à mon Sacré-Cœur. Il sera comme un nouveau Louis XVI avec son crucifix dans la main, quand il étendait cette main vers le ciel, en consacrant dans sa prison du Temple la France à mon Cœur."

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Padre Pio parlait de la Royauté bénie par Dieu…

Extraits des lettres du secrétaire du Padre Pio adressées à un prêtre

"Très cher Père" (Ami du Marquis de la Franquerie.)

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Lettre du 25 février 1972

Très cher Père, le Padre Pio me disait :

Sans le soutien du pouvoir royal de David, l’Église tombe en décadence sous le pouvoir de l’esprit du serpent qui relève sa tête orgueilleuse sur le chef de l’Église”. Le Padre Pio disait que “le pouvoir Royal est un pouvoir divin qui abaisse les serpents. Les républiques par contre relèvent de terre les esprits serpents lesquels sacrifient le peuple de Dieu, l’empêchant de s’élever vers le Dieu du Ciel... C’est aujourd’hui le mal de l’Europe sous les républiques” disait le Padre Pio...”

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Lettre du 5 mai 1972

“Un jour le Padre Pio me parle d’un très important Testament caché au Vatican. Il s’agit du Testament de la Duchesse d’Angoulême. Ce Testament aurait révélé non seulement le mystère du Dauphin mais encore le sien pour le bien de la France, de l’Italie et du monde, un tel Testament ne peut rester secret.” (sur la survie de Louis XVII et de la vraie Duchesse d'Angoulême… celle vivant à côté de Louis XVIII étant un sosie.)

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Lettre du 6 novembre 1972

“Padre Pio savait que la France cache un pouvoir qui se révélera à l’heure établie (C’est-à-dire à l’heure de Dieu)... Dans le monde manque le pouvoir royal que Dieu a caché en ces temps de folie. Le pouvoir royal seulement, celui que Dieu donna à David, est capable de régir le gouvernement des peuples. Sans le pouvoir royal de David, reconnu et mis à sa juste place, me disait le Padre Pio, la religion chrétienne n’a pas le soutien indispensable sur lequel appuyer la Vérité de la Parole de Dieu. La folie des hommes a été de tenter de tuer la royauté ; le monde le paye encore aujourd’hui, car sans le véritable Roi promis par Dieu parmi les descendants de David, le pouvoir de Dieu ne réside plus dans le cœur des chefs d’État et des ministres. Mais Satan tire avantage à remplacer le pouvoir royal du David vivant. Que le malheur du monde sera grand avant que les hommes puissent comprendre cette vérité. La vérité est aujourd’hui dans le cœur de peu d’hommes élus et cachés, mais, dans ces hommes, il y a tous les pouvoirs du Dieu vivant qui veut et peut détruire tous les usurpateurs des pouvoirs véritables…”

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Lettre du 20 novembre 1972

L’amour du cœur de la France royale, patrie de la royauté sortie de la descendance de David ressort ressuscité en ses héritiers... Le pouvoir de royauté de David doit réveiller dans les cœurs des Français l’amour de la royauté de Dieu qui a en France son berceau. La vraie grandeur de la France est le pouvoir royal de David qui fut en terre de France dans le sang du Roi Louis XVI et de Marie-Antoinette. La France fut pardonnée par le grand cœur du Roi Louis XVI et de Marie-Antoinette, morts victimes pour le Christ par la brutalité de la Bête (la révolution diabolique)”. Le pardon du Roi Louis XVI a maintenu à la France le droit à la grandeur de la royauté de David qui est amour et humilité, celui de reconnaître, dans le monarque, le pouvoir de l’amour divin... Dans le silence et la prière, Dieu choisira ses élus pour le bien de la France et du monde, ... pouvoir divin et humain du grand monarque du sang royal de France.”

« Inutile de dire l’émotion intense que j’ai ressentie à la lecture de ces documents relatant la pensée inspirée, du Padre Pio ! » confie le Marquis de la Franquerie.

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9 mars 2009

Neuvaine pour la sanctification des prêtres

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Neuvaine pour la sanctification des prêtres

Prières inspirées par le Seigneur

Nous Vous en supplions, Seigneur Jésus, par les mérites de Votre Sainte Passion, faites que tous Vos Prêtres soient saints, comme Vous, afin qu'ils Vous représentant véritablement dans le monde. Amen.


Seigneur Jésus, par l'amertume que vous eu quand je traitre Judas vous a embrassé, accordez la grâce de la sanctification à tous les Prêtres qui ont été infidèles à leur vocation et qui continuent obstinément de vivre dans le péché du monde. Amen.


Nous vous le demandons par l'intercession du Cœur Douloureux et Immaculé de Maria et par le Cœur très Chaste de Saint Joseph. Amen.


Père éternel, nous Vous offrons la Très Sainte Face de Votre Fils Jésus, par les mains de Marie, avec le généreux sacrifice de nous-même en réparation des nombreux péchés qui sont commis, plus particulièrement contre les péchés commis contre le Très Saint Sacrement de l'Autel. Nous Vous l'offrons plus spécialement pour que tous Vos Prêtres révèlent au monde, par la sainteté de leur vie, la Face Adorable de Votre Divin Fils, rayonnante Votre lumière, de Votre Vérité et de Votre Amour, et enfin, nous Vous l'offrons pour le triomphe de l'Église et la propagation due Votre Royaume.


« Offrez sans cesse Ma Face au Père, cette offrande obtiendra le salut et la sanctification de beaucoup d'âmes. Quand vous offrirez Ma Face pour la sanctification des Prêtres, cela opèrera des merveilles. » (Jésus Mère Marie Pierina de Micheli)

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8 mars 2009

Jean Paul II, Pape de la Miséricorde

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Jean Paul II, Pape de la Miséricorde

" Il est important que nous recevions entièrement le message qui provient de la parole de Dieu en ce deuxième dimanche de Pâques, qui dorénavant, dans toute l'Église, prendra le nom de Dimanche de la Miséricorde Divine". C'est en ces termes que le pape Jean-Paul II transmettait le message de la Miséricorde, le 30 avril 2000, lors de la canonisation de Sœur Faustine, première canonisée de l'année jubilaire, première canonisée du troisième millénaire.


Jean Paul II, apôtre de la Miséricorde


Le dimanche de Pâques 2005, à l’Angélus, Jean Paul II est apparu à sa fenêtre sur la place Saint-Pierre. Une brève allocution était préparée. Il ne put la prononcer et demeura silencieux, la douleur figeant son visage. Les images de cet instant firent le tour du monde. Elles furent les dernières de ce pape qu’on appela vite "Jean Paul II le Grand". Jean Paul II n’avait pourtant pas fini d’adresser à l’Église et au monde une ultime parole. C’est le samedi 2 avril 2005 au soir, qu’il la prononça, "non loquendo sed moriendo" - non en parlant mais en mourant, comme le rappelle la liturgie des saints innocents. Les chrétiens ont peut-être remarqué que le pape mourait à la vigile du jour qu’il avait institué pour célébrer la Miséricorde divine. Cependant, si, grâce aux médias, le 2 avril 2005 fut remarqué dans le monde entier, peu comprirent qu’une parole fut prononcée ce jour-là sur la miséricorde. Pourtant, cette ultime parole ne demeure-t-elle pas celle du successeur de Pierre, chargé de "confirmer" ses frères dans la foi (cf. Lc 22, 32) ? Le pape qui donna une encyclique sur Dieu riche en miséricorde meurt le jour qu’il a consacré à la Divine Miséricorde. Quel est le sens de cette "parole" sur la miséricorde ?


Qui vaincra le mal ?


Jean Paul II eut une vive conscience du service universel de sa charge de successeur de Pierre. Il a confié que ses deux premières encycliques (Le Rédempteur de l’homme et Dieu riche en miséricorde) venaient de son expérience pastorale en Pologne. Quelle est cette expérience polonaise ? D’abord la Seconde Guerre mondiale. Il en a souvent parlé comme d’une expérience personnelle. Ouvrant l’année 2000, il s’adresse aux ambassadeurs accrédités près le Saint-Siège : "Celui qui vous parle a été le compagnon de route de plusieurs générations du siècle qui vient de s’achever. Il a partagé les dures épreuves de son peuple d’origine comme les heures les plus sombres vécues par l’Europe." Faut-il rappeler les dates ? Le 1er septembre 1939, le jour où les troupes du troisième Reich envahissent la Pologne, Karol Wojtyla a dix-neuf ans. Comment sa mémoire ne serait-elle pas habitée par ce drame inouï qui s’est abattu sur l’homme du vingtième siècle ? Devenu successeur de Pierre, il ne peut oublier qu’il vient de cette Pologne. Mieux, son expérience de fils de la Pologne devient par là même un bien de l’Église universelle.


Ce message a été pour moi d’un grand soutien


Jean Paul II a mûri sa réflexion en Pologne où le mal a déferlé avec une violence inouïe : comment arrêter le mal ? Qui s’opposera au mal ? La réponse est claire : la Miséricorde ! Elle lui est donnée par une humble religieuse de Pologne. L’ancien séminariste, prêtre et évêque de Cracovie appréciait particulièrement sœur Faustine. Au soir de sa vie, il fit part de sa proximité spirituelle avec elle : « Jésus, j’ai confiance en toi ! Telle est la prière simple que nous a enseignée sœur Faustine et, qu’à chaque instant de la vie, nous pouvons avoir sur les lèvres. Combien de fois, moi aussi, en tant qu’ouvrier et étudiant, puis en tant que prêtre et évêque, à des périodes difficiles de l’histoire de la Pologne, ai-je répété cette simple invocation, en constatant son efficacité et sa force." Hélène Kowalska, devenue sœur Marie-Faustine du Très Saint Sacrement, meurt à l’âge de trente-trois ans, le 5 octobre 1938. Karol Wojtyla a alors dix-huit ans. Dans son journal, elle attribue un souhait à Jésus : "a fête de la Miséricorde est issue de mes entrailles, je désire qu’elle soit fêtée solennellement le premier dimanche après Pâques." Le 18 avril 1993 et le 30 avril 2000, c’est-à-dire le premier dimanche après Pâques, Jean Paul II la béatifie puis la canonise. En 1997, il est en Pologne devant le tombeau de la bienheureuse Faustine : "C’est d’ici qu’est parti le message de la Divine Miséricorde que le Christ lui-même a voulu transmettre à notre génération par la bienheureuse Faustine. [...] Le message de la Miséricorde m’a toujours été cher et familier. C’est comme si l’histoire l’avait inscrit dans l’expérience tragique de la Seconde Guerre mondiale. En ces années difficiles, il a été mon soutien particulier et une source inépuisable d’espérance, non seulement pour les habitants de Cracovie mais pour toute la nation. Telle a été aussi mon expérience personnelle, que j’ai apportée avec moi sur le Siège de Pierre et qui, en un sens, dessine l’image de ce pontificat." Au cours de son homélie pour la canonisation de sœur Faustine, Jean Paul II dévoile son intention : "Jésus s’incline sur toutes formes de pauvretés humaines, matérielles et spirituelles. Son message de Miséricorde continue de nous atteindre à travers le geste de ses mains tendues vers l’homme qui souffre. [...] Je le transmets à tous les hommes pour qu’ils apprennent à connaître toujours mieux le vrai visage de Dieu et le vrai visage de leurs frères." Plus loin, le pape souligne qu’ "il est important que nous recevions entièrement le message qui provient de la Parole de Dieu en ce deuxième dimanche de Pâques qui, désormais, dans toute l’Église, prendra le nom de “dimanche de la Miséricorde Divine”." Que dit la Parole de Dieu ? La lecture de la Bible apporte une telle lumière sur la Miséricorde !


Chaque homme est l’enfant bien-aimé du Père


Le livre de l’Exode dans l’Ancien Testament rapporte cette découverte de Moïse : Dieu est "miséricordieux" (ch. 34). Le peuple d’Israël a ainsi prié son Dieu (psaumes 51, 86, 102, 103, 111, 145). Jésus explique mieux que personne cette Miséricorde dans la parabole de l’enfant prodigue. Mais c’est surtout par ses actes qu’il en témoigne. Sa croix révèle "totalement" la miséricorde. Jean Paul II nous a demandé de relire la Bible pour y découvrir le vrai sens de la miséricorde : elle "valorise" et "promeut" chaque personne. Elle fait passer de la mort à la vie. Le pardon de Dieu n’humilie pas mais relève avec amour. Il n’oublie jamais que chaque homme est son enfant bien-aimé ! Le pape nous invite alors à devenir miséricordieux les uns envers les autres. Loin d’humilier ou d’offenser le faible, l’attitude de miséricorde est réciproque. Elle crée des relations authentiques où chacun est valorisé et... heureux. "

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Acte d’abandon du Pape Jean Paul II à la Miséricorde Divine


« Seigneur, voilà plus de soixante-cinq ans que Tu m’as fait le don inestimable de la vie, et depuis ma naissance, Tu n’as cessé de me combler de tes grâces et de ton amour infini. Au cours de toutes ces années se sont entremêlés de grandes joies, des épreuves, des succès, des échecs, des revers de santé, des deuils, comme cela arrive à tout le monde. Avec ta grâce et ton secours, j’ai pu triompher de ces obstacles et avancer vers Toi. Aujourd’hui, je me sens riche de mon expérience et de la grande consolation d’avoir été l’objet de ton amour. Mon âme te chante sa reconnaissance. Mais je rencontre quotidiennement dans mon entourage des personnes âgées que Tu éprouves fortement : elles sont paralysées, handicapées, impotentes et souvent n’ont plus la force de Te prier, d’autres ont perdu l’usage de leurs facultés mentales et ne peuvent plus T’atteindre à travers leur monde irréel. Je vois agir ces gens et je me dis : "Si c’était moi ?" Alors, Seigneur, aujourd’hui même, tandis que je jouis de la possession de toutes mes facultés motrices et mentales, je T’offre à l’avance mon acceptation à ta sainte volonté et, dès maintenant, je veux que si l’une ou l’autre de ces épreuves m’arrivait, elle puisse servir à ta gloire et au salut des âmes. Dès maintenant aussi, je Te demande de soutenir de ta grâce les personnes qui auraient la tâche ingrate de me venir en aide. Si, un jour, la maladie devait envahir mon cerveau et anéantir ma lucidité, déjà, Seigneur, ma soumission est devant Toi et se poursuivra en une silencieuse adoration. Si, un jour, un état d’inconscience prolongée devait me terrasser, je veux que chacune de ces heures que j’aurai à vivre soit une suite ininterrompue d’actions de grâce et que mon dernier soupir soit aussi un soupir d’amour. Mon âme, guidée à cet instant par la main de Marie, se présentera devant Toi pour chanter tes louanges éternellement. Amen »

8 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

9 mars

« Soyez miséricordieux comme votre Père est Miséricordieux ». (Luc 6: 36).

A méditer

« Dans le Christ et par le Christ, Dieu devient visible dans Sa Miséricorde. Le Christ confère à toute la tradition vétéro testamentaire de la Miséricorde Divine sa signification définitive. Non seulement Il en parle et l'explique à l'aide d'images et de paraboles, mais surtout Il l'incarne et la personnifie. Il est Lui-même, en un certain sens, la Miséricorde. Pour qui la voit et la trouve en Lui, Dieu devient « visible » comme le Père « riche en Miséricorde ».

Dives in Misericordia, n°2

Fioretti

En recevant un évêque en audience privée, il ne peut s'empêcher de remarquer que depuis leur dernière rencontre son embonpoint s'est accentué (aucun détail n'échappait à sa mémoire extraordinaire). Quand l'évêque, lui parlant avec satisfaction de son diocèse, dit que « les paroisses sont en expansion », il lance: « Et l'évêque aussi! »

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Toi seul, ô Christ, possèdes la vie immortelle qui vient du Père Céleste. Et, aujourd'hui, Tu l'offres de nouveau à tous et à chacun. L'Église, dans son pèlerinage sur la terre, consciente de devoir révéler au monde, le visage de la Miséricorde de Dieu crie vers Toi, au nom de tous les hommes angoissés. En Toi, Seigneur ressuscité, le Père a aimé l'homme, Il a aimé l'humanité entière. Toi, ô Christ, notre espérance, Tu es vraiment ressuscité. Donne-nous, nous T'en prions, Roi victorieux, la Vie en plénitude qui ne finit pas. Ouvre devant nous les portes de l'espérance, de l'espérance qui ne déçoit pas.

12 avril 1993

Boite à idée

Aujourd'hui, si je juge les personnes autour de moi, je décide de le regarder comme Dieu les regarde.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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7 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

8 mars


Deuxième Dimanche de Carême

« Jésus les emmène, eux seuls, à l'écart sur une haute montagne. Et Il fut transfiguré devant eux. » (Marc 9: 2)

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Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux; ses vêtements devinrent resplendissants, et d'une telle blancheur qu'il n'est pas de foulon sur la terre qui puisse blanchir ainsi. Élie et Moïse leur apparurent, s'entretenant avec Jésus. Pierre, prenant la parole, dit à Jésus: Rabbi, il est bon que nous soyons ici; dressons trois tentes, une pour toi, une pour Moïse, et une pour Élie. Car il ne savait que dire, l'effroi les ayant saisis. Une nuée vint les couvrir, et de la nuée sortit une voix: Celui-ci est mon Fils bien-aimé: écoutez-le! Aussitôt les disciples regardèrent tout autour, et ils ne virent que Jésus seul avec eux. Comme ils descendaient de la montagne, Jésus leur recommanda de ne dire à personne ce qu'ils avaient vu, jusqu'à ce que le Fils de l'homme fût ressuscité des morts. Ils retinrent cette parole, se demandant entre eux ce que c'est que ressusciter des morts.

Méditation

« C'est Ta Face, Seigneur que je cherche » (Psaume 27: 8). L'antique aspiration du Psalmiste ne pouvait être exaucée de manière plus ample et plus surprenante dans la contemplation du Visage du Christ. En Lui, Dieu nous a véritablement bénis, et Il a fait « resplendir Son Visage » sur nous (Psaume 67: 2). En même temps, étant à la fois Dieu et homme, Il nous révèle aussi le visage authentique de l'homme, « Il manifeste pleinement l'homme à lui-même. »

 

Novo Millennio Ineute, n° 23

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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7 mars 2009

Neuvaine aux Saint Côme et Saint Damien

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Saints Côme et Damien

Frères, médecins, martyrs

+ vers 286

Fête le 26 septembre


Saint Côme et saint Damien étaient deux frères, venus d'Arabie en Cilicie. On croit qu'ils étaient frères jumeaux. Leur profession de médecin leur fournit l'occasion d'exercer un véritable apostolat; car à travers les corps ils savaient voir les âmes, les toucher, les convertir. La grâce divine vint relever leur science par le don des guérisons miraculeuses: de toutes parts, on accourait à eux pour obtenir la délivrance des maux les plus invétérés et les plus incurables. Le résultat ne trompait jamais leur foi et leur confiance, et il ne se passait pas de jour sans qu'ils eussent opéré quelque cure souvent désespérée. Auprès d'eux, les aveugles recouvraient la vue, les boiteux marchaient droit, les sourds entendaient, les estropiés étaient guéris. Leur puissance s'étendait même au-delà de ce monde visible, et, à leur voix, les démons abandonnaient leurs victimes. Tout cela, ils le faisaient par pure charité, ne recevant jamais aucune rétribution. A cette gloire devait se joindre celle du martyre. Un jour on les accusa de séduire le peuple et de faire déserter les temples des dieux. Le préfet leur infligea une si longue et si rude flagellation, que les bourreaux n'en pouvaient plus de fatigue; les deux martyrs bénissaient le Seigneur. À la vue d'une foule immense, ils furent précipités du haut d'un rocher dans les flots; mais un Ange plana au-dessus des eaux et transporta les martyrs au rivage. Les deux martyrs furent jetés dans une fournaise ardente; mais ils s'y promenèrent comme sur des fleurs. Après beaucoup d'autres supplices, le préfet leur fit trancher la tête.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950.

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Neuvaine à Saint Côme et Saint Damien


Prière à dire chaque jour


Avec toute l'humilité de notre cœur et toute notre affection nous vous honorons et vous invoquons, ô Martyrs de Jésus Christ, Saints Côme et Damien, et, avec l'Église nous vous offrons un tribut d'éloge et gloire; convaincus que le Dieu Tout-puissant vous a donnés puissance et gloire, pour protéger et intercéder en faveur de ceux qui sur cette terre vous honorent fidèlement, nous ne cesserons de vous invoquer, afin de trouver le secours et l'assistance dans toutes nos nécessités. Nous vous en supplions, ô Saints et glorieux Martyrs de Jésus Christ qui, lorsque vous viviez sur cette terre, avez exercé la médecine avec une charité admirable, en soignant gratuitement les infirmités les plus incurables et les maladies les plus contagieuses, avec pour remèdes non seulement avec les médicaments, et le glorieux Nom de Jésus Christ. Maintenant que vous êtes devenus puissants dans le Ciel, nous vous en supplions, tournez vers nous vos yeux compatissants, pauvres et misérables pécheurs que nous sommes, et regardez combien, sur cette terre, nous sommes exposés à toutes sortes de maux, tant spirituels que corporels. Nous vous en supplions, assistez-nous et aidez-nous dans nos maladies et dans toutes nos tribulations. Nous vous demandons enfin de ne pas intercéder seulement pour nous, mais aussi pour tous ceux qui nous sont proches, nos parents, nos familles, nos amis, et tous nos ennemis, afin que nous soyons tous guéris des infirmités du corps et de l'esprit, pour, qu'au terme de cette vie, avec vous, nous puissions jouir de la gloire du Ciel. Ainsi soit-il.


Réciter ensuite le Salve Regina chacun, et les litanies de Lorette.


Premier jour


Glorieux martyrs de Jésus-Christ, Saints Côme et Damien, qui, avec tant de courage et de zèle, avez confessé la foi de Jésus-Christ, face au cruel proconsul Lysias, par votre constance et vos vertu, vous en supplions, intercèdez auprès du Seigneur, pour que nous puissions toujours imiter vos saintes vertus, et pour que nous puissions fermement résister à toute tentation diabolique.


Pater, Ave, Gloria.


Deuxième jour


Glorieux martyrs de Jésus-Christ, saints Côme et Damien, par l'horreur que vous avez montré, quand le tyran vous a ordonné d'adorer les faux dieux païens, intercédez auprès du Seigneur, pour que nous puissions résister aux tentations du monde, aux suggestions du Démon, et aux tentations de la chair.


Pater, Ave, Gloria.


Troisième jour


Glorieux martyrs de Jésus-Christ, saints Côme et Damien, par la force que le Seigneur vous a donné, quand, sur ordre du cruel tyran, vous aviez les mains et les pieds liés, que vous avez été douloureusement fouettés et cruellement battus, nous vous supplions d'intercéder auprès du Seigneur, pour que nous aussi, puissions avoir cette force, afin que quand nous sommes dans des moments de tourments, nous ne doutions jamais des Vérités que la Foi nous enseigne, et enfin pour que nous ne soyons jamais trompés par les illusions de ce monde.


Pater, Ave, Gloria.

Quatrième jour


Glorieux martyrs de Jésus-Christ, Saints Côme et Damien, par la cruauté sans précédent, avec laquelle le tyran sans foi ni loi, pieds et poings liés, vous a faits jeter dans les profondeurs de la mer, et par la gloire que le Seigneur vous a donné en vous en sortant indemnes et en bonne santé, obtenez-nous du Seigneur de pourvoir, nous aussi, sortir indemnes de l'océan profond de nos péchés purs de corps et surtout d'esprit.


Pater, Ave, Gloria.


Cinquième jour


Glorieux martyrs de Jésus-Christ, saints Côme et Damien, par la patience avec laquelle vous vous êtes signalés, quand vous êtes sortis sain et saufs de la mer et par l'admirable patience que vous avez eu face aux sorciers du cruel tyran, nous vous en supplions, obtenez-nous de Dieu une semblable patience et une pareille résignation quand nous sommes confrontés aux calomnies et aux insultes qui sont faites à notre égard par nos ennemis en cette vie.


Pater, Ave, Gloria.


Sixième jour


Glorieux martyrs de Jésus-Christ, saints Côme et Damien, par la gloire que Dieu vous a donné, lorsque, jetés dans une fournaise ardente, vous en êtes sortis indemnes sans qu'un seul cheveu de votre tête n'ai brûlé, intercédez pour nous auprès du Seigneur pour que nous obtenions que notre âme soit toujours indemne face à toute flamme d'impureté, et obtenez-nous une véritable contrition de nos péchés, afin que nous ne périssions jamais dans les flammes de l'Enfer.


Pater, Ave, Gloria.


Septième jour


Glorieux martyrs de Jésus-Christ, saints Côme et Damien, par la joie et la générosité avec laquelle vous avez consumé votre glorieux martyre quand vous aviez l'épée sur la tête, obtenez-nous du Seigneur de pouvoir mourir dans sa grâce, et toujours dans la sainte foi, et, s'il le faut, le courage de donner notre vie pour la Gloire de Jésus-Christ.


Pater, Ave, Gloria.


Huitième jour


Nous nous réjouissons de tout notre cœur, ô glorieux martyrs de Jésus-Christ, quand, votre âme fut accueillie par les Anges, et les saints et saintes au Paradis, et nous rendons grâce l'immense gloire que notre Seigneur Jésus Christ vous a donné, nous vous demandons de nous obtenir du Seigneur de pouvoir mettre en placer toutes nos affections et nos aspirations en but de la vie éternelle, afin que nous puissions jouir avec vous la vision de Dieu.


Pater, Ave, Gloria.


Neuvième jour


Glorieux martyrs de Jésus-Christ, saints Côme et Damien, nous vous reconnaissons et nous vous honorons, comme des saints glorieux et très puissant dans le ciel, pour les grâces et faveurs que vous accordez à vos fidèles, nous vous en supplions, priez le Seigneur de nous accorder toujours les biens spirituels et temporels dont nous avons besoins.


Pater, Ave, Gloria.

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Téléchargez le texte de la Neuvaine aux Saints Come et Damien (pdf) en cliquant ici

6 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

7 mars

« Heureux les hommes intègres dans leurs voies qui marchent selon la Loi du Seigneur! Heureux ceux qui gardent Ses exigences, ils Le cherchent de tout leur cœur! » (Psaume 118)

A méditer

« Il ne fait pas se méprendre sur cet idéal de perfection comme s'il supposait une sorte de vie extraordinaire que seuls quelques « génies » de la sainteté pourraient pratiquer. Les voies de la sainteté sont multiples et adaptées à la vocation de chacun. »

Novo Millennio Ineute, n° 31

Fioretti

J'ai entendu et lu bien des choses sur vous pendant ces dernier temps; c'est ainsi par période depuis des années. Il y a dix ans, malgré une éducation Catholique, je tenais des propos virulents contre vous dans les discussions de bistrot; je m'indignais d'une Église si peu compréhensive, corrompue et lointaine. Et puis est survenue une conversion puissante. J'ai alors ouvert pour la première fois le Catéchisme de l'Église Catholique, les textes conciliaires et vos encycliques. Stupéfaction. Je lisais là des propos qui rejoignaient toutes les aspirations de mon cœur. Vous ne m'avez jamais menti, vous ne m'avez jamais trompée par de fausses promesses, vous n'avez jamais eu le moindre tabou, vous avez pris au sérieux mes difficultés à vivre, vous avez cru en moi, vous avez prié, écouté, pensé longuement pour apporter des réponses et vous avez donné toute votre vie.

Témoignage d'une jeune fille, La Tribune de Genève, 6 juin 2004

Prière

Esprit de Dieu, rends-nous disponibles à Ta visite, fais grandir en nous la Foi en la Parole qui sauve. Sois la Lumière qui vient remplir le cœur des hommes et leur donner le courage de Te chercher sans relâche. Toi l'Esprit de Vérité, introduis-nous dans la Vérité tout entière pour que nous proclamions avec fermeté le Mystère du Dieu Vivant qui agit dans notre histoire; éclaire-nous sur le sens ultime de cette histoire. Fais-nous découvrir que l'Amour est au plus intime de la Vie Divine et que nous sommes appelés à y participer. Apprends-nous à nous aimer les uns les autres comme le Père nous a aimés en nous donnant Son Fils.

23 août 1997

Boîte à idée

Je fais un examen de conscience approfondi et je décide d'aller me confesser.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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Prions les uns pour les autres

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Intentions de Prière de Sa Sainteté le Pape Benoît XVI, pour le mois de mars 2009

Intention reçue:

"J’ai un examen professionnel à passer ce mois et de ceci, dépend mon avenir. De même, ma future épouse passe un concours pour un recrutement le 14 mars. Nous sommes tous jeunes et envisageons nous marier dans les touts prochains mois. Il est donc évident que nos réussites respectives sont déterminantes pour la réalisation de notre projet. J’invite alors les internautes à prier pour ma future épouse et moi afin que Notre Dame des Victoires nous obtienne la REUSSITE et la réalisation de notre projet d’union. AVE MARIA. Merci à tous (Santos)."

Si vous avez des intentions de prière à confier, envoyez-les moi à franck.monvoisin@laposte.net.

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Intention générale : Pour que le rôle des femmes soit plus apprécié et mis en valeur dans chaque Nation du monde.
Intention missionnaire : Pour que les Evêques, les prêtres, les personnes consacrées et les fidèles laïcs de l’Eglise Catholique de la République Populaire de Chine, à la lumière de la Lettre que leur a envoyée le Pape Benoît XVI, s’emploient à être signe et instrument d’unité, de communion et de paix.
6 mars 2009

Litanies de sainte Anne

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Sainte Anne

Mère de Marie et grand mère du Seigneur

Fête le 26 juillet


Le récit de la naissance de Marie

Extraits du Protévangile de Jacques


Chapitre 1er


Dans les histoires des douze tribus d'Israël, on lit que Joachim était un homme comblé de richesses, mais qu'il apportait des offrandes doubles, en disant : "Ce que je donne en excédent sera pour tous ; je l'offre en expiation de mes péchés, pour que le Seigneur me soit propice." Étant arrivé le jour solennel du Seigneur où les fils d'Israël apportaient leurs offrandes, Ruben se dressa devant Joachim et lui dit : Il ne t'est pas permis d'être le premier à déposer tes offrandes, car tu n'as pas engendré en Israël." Et Joachim fut comblé de tristesse, et il alla consulter les documents des douze tribus du peuple, disant : "Je verrai dans les documents des douze tribus d'Israël si j'ai été seul à n'avoir pas engendré en Israël." Il chercha et trouva que tous les justes avaient engendré de la postérité en Israël. Mais il se souvint aussi du patriarche Abraham, et qu'en ses derniers jours Dieu lui avait donné un fils, Isaac. Alors, comblé de tristesse, Joachim ne se présenta point devant sa femme, mais il se rendit au désert ; il y planta sa tente et jeûna quarante jours et quarante nuits, se disant à lui-même : "Je ne descendrai ni manger ni boire avant que le Seigneur mon Dieu m'ait visité, et la prière sera ma nourriture et ma boisson."


Chapitre II


Cependant sa femme Anne pleurait, ayant deux raisons de gémir. "Je me désolerai sur mon veuvage, disait-elle ; je me désolerai sur ma stérilité." Étant arrivé le jour solennel du Seigneur, Judith, sa servante, lui dit : "Jusque à quand auras-tu l'âme abattue ? Voici le jour solennel du Seigneur ; tu n'as pas le droit de pleurer. Mais prends ce serre-tête que m'a donné mon ancienne maîtresse ; je ne puis m'en orner car je suis serve et il porte le signe de la race royale." Anne répondit : "Éloigne-toi ; je ne ferai rien de tel, car le Seigneur m'a comblée d'humiliations. Sans doute est-ce un méchant qui t'a donné ce bandeau et tu essaies de me faire complice de ta faute." Mais Judith répartit : "Quel mal pourrais-je te vouloir pire que celui que tu as, puisque le Seigneur a clos ton sein, afin qu'il n'engendre pas de postérité en Israël !". Alors, au comble de l'affliction, Anne ôta ses habits de deuil, elle se lava la tête, revêtit ses habits de noce, et, vers la neuvième heure, descendit se promener au jardin. Elle vit un laurier, s'assit sous ses branches et se mit à invoquer le Tout-Puissant : "Dieu de mes pères, bénis-moi, exauce ma supplication, comme tu as béni Sarah dans ses entrailles et lui as donné son fils Isaac."

Chapitre III



Et levant les yeux vers le ciel, elle vit dans le laurier un nid de passereaux, et elle se reprit à gémir, se disant pour elle-même : "Pitié de moi ! qui donc m'a engendrée, quelles entrailles m'ont enfantée, pour que je sois devenue maudite parmi les fils d'Israël, que je doive être chassée avec outrage du Temple du Seigneur ? "Pitié de moi ! à quoi donc ressemblè-je ? Pas même aux petits oiseaux du ciel, car les oiseaux du ciel sont féconds devant vous, Seigneur." "Pitié de moi ! à quoi donc ressemblè-je . Pas même aux bêtes sauvages de la terre, car les bêtes sauvages de la terre sont fécondes devant vous, Seigneur". "Pitié de moi ! à quoi donc ressemblè-je . Pas même à ces eaux que voilà, car ces eaux sont féconde devant vous, Seigneur." "Pitié de moi ! à quoi donc ressemblè-je. Pas même à cette terre que voilà, car cette terre porte des fruits en leur temps, et elle vous bénit, Seigneur !"


Chapitre IV


Or voici qu'un ange du Seigneur apparut et lui dit : "Anne, Anne, le Seigneur a entendu ta plainte. Tu concevras, tu engendreras, et l'on parlera de ta progéniture par toute la terre." Anne répondit : "Aussi vrai que vit le Seigneur mon Dieu, si j'enfante soit un fils, soit une fille, je le consacrerai au Seigneur mon Dieu pour qu'il le serve tous les jours de sa vie !" Alors deux anges arrivèrent auprès d'elle, lui disant : "Voici que Joachim, ton homme, s'en vient vers toi avec ses troupeaux, car un ange du Seigneur est descendu à lui et lui a dit : "Joachim, Joachim, le Seigneur a entendu ta plainte. Descends d'ici, car voici que ta femme Anne va concevoir dans ses entrailles." Et Joachim descendit. Il appela ses bergers et leur dit : "Apportez-moi dix agneaux sans tache et parfaits ; ils seront pour le Seigneur mon Dieu. Apportez-moi aussi douze des veaux les plus tendres ; ils seront pour les prêtres et le Conseil des Anciens. Et cent chevreaux seront pour tout le peuple." Et voici que Joachim arriva avec ses troupeaux. Anne, qui se trouvait debout sur le seuil, le vit venir, courut à lui et s'accrochant à son cou, lui dit : "Maintenant, je sais que le Seigneur Dieu m'a comblé de bénédictions, car j'étais comme veuve et je ne le suis plus ; j'étais stérile et mes entrailles vont concevoir." Et ce fut le premier soir que Joachim reposa dans sa maison.


Chapitre V


Le lendemain, il vint présenter ses offrandes, se disant en lui-même : "Si le Seigneur Dieu m'est propice, il m'accordera de voir le disque d'or du prêtre !" Il présenta donc ses offrandes, et fixa ses regards sur le disque du prêtre, lorsque celui-ci monta à l'autel, et il sut ainsi qu'il n'y avait aucune faute en lui. Et Joachim dit alors : "Maintenant, je sais que le Seigneur m'est propice et que mes péchés sont effacés !". Il descendit donc du temple du Seigneur, justifié, et il retourna dans sa maison. Or les mois d'Anne s'accomplissaient, et, au neuvième, elle enfanta. Et elle demanda à la sage-femme : "Qu'ai-je mis au monde ?" Celle-ci répondit : "Une fille." Et Annie reprit : "Elle a été glorifiée en ce jour, mon âme !" et elle coucha l'enfant. Puis les jours d'usage étant accomplis, elle se releva, se lava, donna le sein à son enfant et l'appela Marie.

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Litanies de sainte Anne


Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste qui êtes Dieu, Ayez pitié de nous.

Fils rédempteur du monde qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, Priez pour nous

Sainte Mère de Dieu, Priez pour nous

Sainte Vierge des vierges, Priez pour nous

Sainte Anne, aïeule de Jésus Christ, Priez pour nous

Sainte Anne, épouse de Joachim, Priez pour nous

Sainte Anne, mère de la sainte Mère de Dieu, Priez pour nous

Sainte Anne, belle-mère de Saint Joseph, Priez pour nous

Sainte Anne, arche de Noé, Priez pour nous

Sainte Anne, arche d'alliance du Seigneur, Priez pour nous

Sainte Anne, montagne de l'Horeb, Priez pour nous

Sainte Anne, racine de Jessé, Priez pour nous

Sainte Anne, arbre fertile, Priez pour nous

Sainte Anne, descendue de race royale, Priez pour nous

Sainte Anne, joie des Anges, Priez pour nous

Sainte Anne, enfant des Patriarches, Priez pour nous

Sainte Anne, oracle des Prophètes, Priez pour nous

Sainte Anne, gloire de tous les Saints et Saintes, Priez pour nous

Sainte Anne, nuée féconde, Priez pour nous

Sainte Anne, nuée brillante, Priez pour nous

Sainte Anne, nuée lumineuse, Priez pour nous

Sainte Anne, vaisseau rempli de grâces, Priez pour nous

Sainte Anne, miroir d'obéissance, Priez pour nous

Sainte Anne, miroir de patience, Priez pour nous

Sainte Anne, miroir de miséricorde, Priez pour nous

Sainte Anne, miroir de dévotion, Priez pour nous

Sainte Anne, forteresse de l'Eglise, Priez pour nous

Sainte Anne, refuge des pécheurs, Priez pour nous

Sainte Anne, aide des chrétiens, Priez pour nous

Sainte Anne, délivrance des prisonniers, Priez pour nous

Sainte Anne, force des mariés, Priez pour nous

Sainte Anne, mère des veuves, Priez pour nous

Sainte Anne, protectrice des vierges, Priez pour nous

Sainte Anne, port assuré des navigateurs, Priez pour nous

Sainte Anne, chemin des pèlerins, Priez pour nous

Sainte Anne, médecin des malades, Priez pour nous

Sainte Anne, santé des languissants, Priez pour nous

Sainte Anne, lumière des aveugles, Priez pour nous

Sainte Anne, langue des muets, Priez pour nous

Sainte Anne, oreille des sourds, Priez pour nous

Sainte Anne, secours de ceux qui vous invoquent, priez pour nous.


Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.


Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.


V. Priez pour nous, sainte Anne

R. Afin que nous devenions dignes des promesses du Christ.


Prions


Dieu tout-puissant et éternel, qui avez voulu choisir la bienheureuse sainte Anne pour la mère de celle qui a enfanté votre fils unique ; accordez-nous qu'en honorant sa mémoire avec piété, nous puissions parvenir, par ses mérites, à la gloire de la vie éternelle. Par Jésus-Christ notre Seigneur. Ainsi soit il.

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6 mars 2009

Prière à Sainte Anne

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Prière à Sainte Anne

Récitée devant ses reliques en la Cathédrale d'Apt

Sainte Anne, nous te prions : sois la gardienne de la foi en nos cœurs, de la grâce en nos âmes, de la solidité de nos foyers, de l’Amour de nos familles, de la réconciliation dans l’Eglise, de la paix dans le monde. Garde vivante en nous la vertu d’Espérance, comme cette flamme qui brûle, devant toi, patiente et persévérante, prolongeant notre prière. Sainte Anne, veille sur nous !

6 mars 2009

Oraison à Sainte Anne

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Oraison à Sainte Anne

Glorieuse et très Sainte Dame, que le ciel admire, que les Saints honorent, que la terre révère, Dieu le Père vous chérit comme la Mère de sa fille bien aimée et l’aïeule de son Fils ; le Verbe vous aime, pour lui avoir donné une Mère, par laquelle il est homme et Sauveur des hommes ; le Saint Esprit vous aime, pour lui avoir donné une si belle, si digne et si parfaite épouse ; les anges et les élus vous honorent comme l’arbre sacré qui leur a produit cette belle fleur qui les réjouit, et ce digne fruit qui est leur douce vie ; et les justes, les pénitents et les pécheurs, vous réclament, sur la terre,comme leur puissante avocate auprès de Dieu. Par votre intercession, les justes espèrent l’accroissement des grâces, les pénitents la justification de leurs âmes, les pécheurs la rémission de leurs crimes. Soyez-nous douce et favorable, ô miséricordieuse Mère de Marie, et pendant que nous vous honorons et que nous vous invoquons ici-bas, ménagez votre salut dans les cieux. Usez de l’autorité et du crédit que vous y avez en notre faveur, et ne permettez pas que les âmes qui vous révèrent, périssent. Montrez vous toujours le refuge des pécheurs, l’asile des coupables, la consolation des affligés et l’assurance de vos fidèles serviteurs. Entreprenez la cause de mon âme, maintenant et à l’heure de ma mort. Je vous en prie, grande Dame, afin que, appuyé de vos prières et favorisé de vos mérites, je puisse espérer un jour la jouissance de la vie éternelle. Ainsi soit-il.

6 mars 2009

Je vous salue Sainte Anne

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Je vous salue Sainte Anne

Je vous salue, ô glorieuse Sainte Anne, Mère auguste de la Mère de Dieu, objet des plus chères complaisances de la très-Sainte Trinité et la plus honorée de toutes les femmes. Vous avez été bénie par le Seigneur, et la très-Sainte vierge Marie, le fruit de vos entrailles, est aussi bénie, ainsi que Jésus-Christ, le fruit sacré de son sein virginal. O grande Sainte Anne, Mère de la Mère de miséricorde, priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l’heure de notre mort. Ainsi soit-il.

6 mars 2009

Souvenez-vous à Sainte Anne

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Souvenez-vous à Sainte Anne

Souvenez-vous, ô Bonne Sainte Anne, vous dont le nom signifie grâce et miséricorde, qu’on n’a jamais entendu dire qu’aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance ou réclamé votre secours, ait été abandonné. Animé d’une pareille confiance, ô bonne et tendre Mère, j’ai recours à vous ; je me réfugie à vos pieds, tout pécheur que je suis, et j’ose paraître devant vous, gémissant sous le poids de mes péchés. Ne méprisez pas mes prières, ô Bonne sainte Anne, Mère de l’Immaculée Vierge Marie, particulièrement celles que je fais pour obtenir….. , mais écoutez-les favorablement et daignez les exaucer. Amen.

6 mars 2009

Invocations à Sainte Anne

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Invocations à Sainte Anne

Fille d’Abraham et des filles d’Israël, Bénie êtes vous !

Descendante d’un peuple de saints, Bénie sois-tu ! Bénie êtes vous !

Fervente de la première alliance, Bénie sois-tu ! Bénie êtes vous !

Sainte Anne, Mère de Marie, conduit-nous avec Jésus. Bénie êtes vous !

Attentive à la Parole de Dieu. Bénie êtes vous !

Rayonnante de grâce et de beauté,. Bénie êtes vous !

Femme vaillante, plus précieuse que les perles. Bénie êtes vous !

Resplendissante de sagesse. Bénie êtes vous !

Disponible et docile à l’Esprit,. Bénie êtes vous !

Belle comme un lever de soleil sur les montagnes. Bénie êtes vous !

Héritière du Royaume de Dieu. Bénie êtes vous !

Douce et humble de cœur. Bénie êtes vous !

Maman des petits et des pauvres. Bénie êtes vous !

Vos doigts travaillent avec entrain. Bénie êtes vous !

Vos mains s’ouvrent en faveur de l’indigent. Bénie êtes vous !

Vous faites fais bon accueil aux malheureux. Bénie êtes vous !

Epouse fidèle et joie de Joachim. Bénie êtes vous !

Espérant contre toute espérance. Bénie êtes vous !

Premier sanctuaire de l’Immaculée Conception. Bénie êtes vous !

Mère de la vierge Marie. Bénie êtes vous !

Mère de l’épouse de Joseph. Bénie êtes vous !

Aïeule de Jésus, le Rédempteur. Bénie êtes vous !

Source de tendresse maternelle. Bénie êtes vous !

Reflet du visage de Dieu. Bénie êtes vous !

Educatrice des enseignants. Bénie êtes vous !

Vous aimez notre pays. Bénie êtes vous !

Vous êtes présente dans nos vies. Bénie êtes vous !

Vous éclairez nos routes. Bénie êtes vous !

Vous venez à notre rencontre. Bénie êtes vous !

Vous soulagez nos malades. Bénie êtes vous !

Vous apaisez nos conflits. Bénie êtes vous !

Vous réconfortez nos cœurs en peine. Bénie êtes vous !

Vous portez secours aux naufragés. Bénie êtes vous !

Vous faites sourire nos berceaux. Bénie êtes vous !

Que Dieu nous garde et nous bénisse,
 intercédez pour nous.

Que brille sur nous son visage,
 intercédez pour nous.

Qu’Il nous donne l’Esprit-Saint, intercédez pour nous.

Que Dieu affermisse la foi en nos cœurs,
 intercédez pour nous.

Qu’Il nous garde fidèles à nôtre baptême,
 intercédez pour nous.

Qu’Il fasse rayonner la grâce en nos âmes, intercédez pour nous.

Que Dieu fasse grandir l’amour en nos familles,
 intercédez pour nous.

Qu’il consolide nos foyers, 
intercédez pour nous.

Qu’Il bénisse nos enfants, 
intercédez pour nous.

Que Dieu éveille les vocations au service de l’Evangile, 
intercédez pour nous.

Qu’Il appelle à la réconciliation dans l’Eglise, 
intercédez pour nous.

Qu’Il conduise les nations au chemin de la paix, 
intercédez pour nous.

Que Dieu protège ceux qui voyages,
 intercédez pour nous.

Qu’il ramène chez eux les exilés,
 intercédez pour nous.

Qu’Il entende la plainte des captifs,
 intercédez pour nous.

Que Dieu arrache les opprimés à la main des oppresseurs,
 intercédez pour nous.

Qu’Il donne la force aux malades, 
intercédez pour nous.

Qu’Il éclaire les mourants par l’espérance du salut.
 intercédez pour nous.

Dans nos ténèbres, sois notre lumière,
 intercédez pour nous.

Dans notre nuit, sois notre étoile,
 intercédez pour nous.

Quand nous sommes pécheurs, révèle nous la tendresse de Dieu. intercédez pour nous.

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5 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

6 mars

« Si quelqu'un insulte son frère, il en répondra au grand conseil ». (Matthieu 5: 22).

A méditer

« Une spiritualité de la communion consiste avant tout en un regard du cœur porté sur le Mystère de la Trinité qui habite en nous, et dont la Lumière doit aussi être perçue sur le visage des frères qui sont à nos côtés. »

Novo Millennio Ineute, n° 43

Fioretti

J'ai connu le Pape à l'aube de mes 40 ans, après ma conversion, lorsqu'il est venu à Tours. J'ai été bouleversé par sa proximité avec les petits, les simples, les blessés de la vie. C'était pour moi la révélation d'un père qui m'aimait. Ce fut un pas de plus dans ma conversion.

Stéphane, « Il est Vivant! Mai 2005

Prière

Tu es venu « pour rassembler les fils de Dieu qui étaient dispersés » (Jean 11: 52). Tu es notre Frère et notre Paix. « Quand est venue la plénitude du temps, Dieu a envoyé dans nos coeurs l'Esprit de Son Fils qui crie « Abba! Père! » (Galates 4: 6). Ce fut Toi qui crias ainsi, Toi, le Fils. Tu as dit cela dans les moments de dépouillement. Et Toi, le Fils de la même substance que le Père, Tu nous as enseigné à dire de même; Tu nous as encouragé à dire ensemble avec Toi: « Notre Père ».

1er janvier 1987

Boîte à idée

Aujourd'hui, dans mes paroles, il n'y aura aucune remarque agressive ou médisante.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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4 mars 2009

Jésus dans le désert

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Jésus dans le désert. Son jeûne de quarante jour

Extraits des révélations de la Bienheureuse Anne Catherine Emmerich


Avant le sabbat, Jésus, accompagné de Lazare, alla à l'hôtellerie que celui ci possédait sur le chemin du désert. Il lui dit en particulier qu'il reviendrait dans quarante jours. à partir de l'hôtellerie, il continua son chemin seul et pieds nus. Il n'alla pas d'abord dans la direction de Jéricho, mais vers le midi, comme s'il eût voulu aller à Bethléhem, en passant entre la résidence des parents de sainte Anne et celle des parents de saint Joseph près de Maspha : alors il se dirigea vers le Jourdain, faisant le tour de tous les villages par des sentiers ; il passa tout contre le lieu où l'arche d'alliance s'était arrêtée, et où Jean avait célébré une fête. Il commença à gravir la montagne à une lieue environ de Jéricho ; et il entra dans une caverne spacieuse. Cette chaîne de montagne, à partir de Jéricho, court entre le levant et le midi, et, de l'autre côté du Jourdain, elle se dirige vers Madian. Jésus commença son jeûne ici, près de Jéricho ; il le continua en divers endroits situés au delà du Jourdain et revint le terminer sur cette première montagne, qui est celle où le diable le transporta. Au sommet de cette montagne, on a une vue très étendue. Elle est en partie couverte de buissons, en partie nue et sauvage. Elle ne s'élève pas jusqu'au niveau de Jérusalem, mais sa base est située beaucoup plus bas, et elle est dans une situation plus isolée. Lé point lé plus élevé des hauteurs de Jérusalem est la colline du Calvaire qui se trouve au niveau du faîte du temple. Du côté de Bethléhem, et vers le midi, Jérusalem aboutit à des escarpements coupés à pic : de ce côté aussi il n'y a pas d'entrée, et tout l'emplacement est occupé par des palais. Jésus gravit pendant la nuit la montagne escarpée et sauvage qu'on appelle aujourd'hui montagne de la Quarantaine. Il y a trois crêtes et trois grottes placées l'une au dessus de l'autre. Derrière la grotte supérieure dans laquelle entra Jésus, l'oeil plongeait dans les sombres profondeurs d'un précipice escarpé : toute la montagne était pleine de fentes effroyables et dangereuses. Cette même grotte, quatre siècles auparavant avait été habitée par un prophète dont j'ai oublié le nom. Elle aussi, à une époque, a longtemps résidé ici en secret : il élargit même l'une des grottes. Il descendit de là parmi le peuple sans que personne sût d'où il venait ; il prophétisait et pacifiait. Cent cinquante ans avant Jésus, des Esséniens, au nombre d'environ vingt cinq, y avaient fait leur demeure. Le camp des Israélites était au pied de cette montagne lorsqu'ils firent le tour de Jéricho en portant l'Arche d'alliance au son des trompettes. La fontaine dont Elisée rendit douces les eaux amères, est aussi dans les environs. Sainte Hélène fit disposer des chapelles dans ces grottes. J'ai vu sur le mur de l'une d'elles une peinture représentant la Tentation. Il y eut plus tard un couvent sur cette hauteur. Je ne puis m'imaginer comment les ouvriers pouvaient venir travailler là. Sainte Hélène a fait construire des églises dans beaucoup de lieux saints de la Palestine. Ce fut elle qui bâtit l'église placée au lieu de la naissance de sainte Anne, deux lieues avant Séphoris. Les parents d'Anne avaient aussi une maison à Séphoris même. Combien il est triste que la plupart de ces saints lieux aient été tellement dévastés, que le souvenir même s'en est perdu ! Lorsque étant jeune fille, j'allais avant le jour dans la neige à l'église de Coesfeld, je voyais distinctement tous ces lieux sanctifiés, et je vis souvent des hommes pieux qui se prosternaient à terre dans le chemin devant les guerriers qui les dévastaient, afin de les préserver de la destruction. Les paroles de l'Ecriture : " II fut conduit par l'Esprit dans le désert, "doivent s'interpréter ainsi : " Le Saint Esprit qui vint sur lui dans le baptême " , en ce sens que Jésus fit participer son humanité à tout ce qui appartient à la Divinité, le poussa à aller dans le désert, et à se préparer, en tant qu'homme, en présence de son Père céleste, aux souffrances auxquelles il était appelé.


27 et 28 octobre

Je vis Jésus à genoux et les bras étendus dans la grotte. Il demandait à son Père céleste de le fortifier et de le consoler dans toutes les souffrances qui lui étaient préparées. Il vit d'avance toutes ses souffrances, et demanda la grâce nécessaire pour chacune d'elles en particulier. Je vis cette vision depuis deux heures jusqu'à quatre heures trois quarts du matin : elle contenait tant de choses, que c'était comme si elle eut duré pour moi une année. Je vis des représentations de toutes les peines, de toutes les douleurs de Jésus jusqu'à sa mort. Je le vis implorer son Père, et recevoir pour chacune d'elles la force, la consolation et tout ce qui la rendait méritoire. Je vis s'abaisser sur lui une nuée blanche et lumineuse aussi grande qu'une église, et après chacune de ses prières, s'approcher de lui de grandes figures incorporelles, lesquelles prenaient la forme humaine quand elles étaient près de lui, lui rendaient hommage et lui apportaient chacune une consolation et une promesse. Je ne puis exprimer tout ce que je vis et comment je le vis. Je vis que Jésus conquit pour nous dans le désert tout ce qui nous est donné de consolations, d'encouragements, de secours, de victoires dans les luttes que nous avons à soutenir ; qu'il acheta pour nous tout ce qui peut rendre méritoires nos combats et nos triomphes ; qu'il prépara d'avance pour nous tout ce qui fait la valeur de nos mortifications et de nos jeûnes ; qu'enfin il offrit à Dieu le Père tous les travaux et toutes les souffrances qui l'attendaient pour donner du prix aux travaux futurs, aux luttes spirituelles, aux efforts faits dans la prière par tous ceux qui croiraient en lui. Je vis aussi le trésor que Jésus amassait par là pour l'Eglise et qu'elle ouvre dans le temps du Carême. Je vis Jésus avoir une soeur de sang pendant cette prière, et je me trouvai moi même, lors de cette vision, ha tête et la poitrine inondées de sang. En ce moment, le jour commençait à poindre. Aujourd'hui, Jésus descendit de la montagne vers le Jourdain, entre Galgala et le lieu où Jean baptisait, qui était environ une lieue plus au midi. Il s'embarqua lui même sur une poutre qui se trouvait là pour traverser le Jourdain dans cet endroit étroit et profond que je ne connaissais pas auparavant. Il passa sur la rive orientale, puis, laissant à droite Bethabara et coupant plusieurs routes qui conduisaient au Jourdain, il entra dans les montagnes par le désert, en suivant des sentiers escarpés qui se dirigeaient entre le levant et le midi il passa par une vallée qui va vers Callirrhoé, et où il traversa une petite rivière, puis il s'avança plus au nord, en suivant une arête de montagne jusqu'à un endroit où l'on a en face de soi, dans la vallée, la ville de Jachza. C'était là que les enfants d'Israël avaient battu Sehon, roi des Amorrhéens. Dans ce combat, les Israélites étaient trois contre seize : mais il y eut un miracle en leur faveur. un bruit effrayant se fit entendre au dessus des Amorrhéens et les frappa de terreur. Jésus était alors sur des montagnes extrêmement sauvages : c'était quelque chose d'encore plus âpre que la montagne voisine de Jéricho. On se trouve à peu près en face de celle ci. Le mont du désert où est Jésus est à environ neuf lieues du Jourdain. C'est ici que Jésus fera son jeûne de quarante jours. Ici aussi il a prié et vu dans toute leur étendue les souffrances qui l'attendent. Satan n'est pas encore venu près du Sauveur. La divinité et la mission de Jésus lui sont tout à fait cachées. Il n'a compris les paroles : ' C'est mon Fils bien aimé dans lequel je me complais, "que comme s'il s'agissait d'un homme, d'un prophète. Toutefois, Jésus a déjà à souffrir des luttes intérieures fréquentes et de diverse nature. La première tentation fut cette pensée : " Ce peuple est trop pervers : dois je souffrir tout cela pour eux, sans pourtant faire l'oeuvre complètement ". Mais sa charité et sa miséricorde infinies lui firent vaincre cette tentation causée par la vue de toutes ses souffrances.


29 octobre

Je vis Jésus dans une étroite grotte de montagne située dans la contrée de Jachza. Il était à genoux, priait sans relâche et parlait à son Père. Je vis tous les péchés du monde entier se présenter devant ses yeux, à partir de la chute originelle de l'homme. Tout cela vint sur lui comme de grands nuages orageux : il vit tout ce qu'il avait à souffrir pour cela, ce qui serait gagné et ce qui serait perdu. Des anges vinrent encore près de lui. Je vis Satan se glisser près de là : il s'approcha de l'entrée de la grotte et y fit du bruit. Il avait pris la figure d'un des fils des trois veuves que Jésus affectionnait particulièrement. Il pensait que Jésus se mettrait en colère en voyant que ce disciple l'avait suivi malgré sa défense. C'était ridicule et absurde à Satan. Jésus ne tourna même pas les yeux de son côté. Satan regarda dans la grotte et se mit à tenir toute espèce de propos sur Jean Baptiste, qui, disait il, en voulait beaucoup à Jésus de ce qu'il faisait baptiser en certains endroits, ce qu'il ne lui appartenait pas de faire.


Le 30 octobre, la narratrice ne communiqua aucune vision, mais le mercredi 31 octobre, elle dit : "Jusqu'à quatre heures du matin, j'ai eu la vision qui suit. Je vins près de Jésus dans la grotte. Elle me parut cette fois plus spacieuse : hier je n'en avais vu que l'entrée. Il s'y trouvait une ouverture par laquelle entrait un air pénétrant et froid. Dans cette saison de l'année, le temps ici est très froid et très nébuleux. La grotte était âpre et rocailleuse et le sol très inégal. Elle était formée d'une pierre veinée de couleurs variées, qu'on aurait prises pour de la peinture si elle eût été polie. Aux alentours du rocher, il venait quelques broussailles : on voyait là aussi des quartiers de roc qui ressemblaient presque à des buissons. La grotte était assez spacieuse pour que Jésus put s'agenouiller et se prosterner à une place où il n'avait pas l'ouverture au dessus de sa tête. Lorsque je vins près de Jésus, il était étendu la face contre terre. Je me tins longtemps près de lui, et je regardai ses pieds que sa robe laissait découverts jusqu'aux chevilles : ils étaient rouges et blessés par les rudes sentiers qu'il avait suivis, car il était allé pieds nus dans le désert. Je le vis tantôt se redresser, tantôt prier la face contre terre. Je pus tout voir, car il était environné de lumière. une fois un bruit partit du ciel, et une grande clarté se répandit dans la grotte : il vint toute une troupe d'anges qui portaient divers objets. Je me sentis tellement oppressée et accablée, qu'il me sembla entrer, pour ainsi dire, dans la paroi du rocher : j'eus l'impression que j'enfonçais, et je me mis à crier : "J'enfonce ! je vais enfoncer près de mon Jésus ! "Là dessus je m'éveillai, j'allumai ma lumière, j'entendis sonner l'heure, et je vis tout ce qui suit étant éveillée. Je vis les anges s'incliner devant Jésus, lui rendre hommage et lui demander s'ils devaient lui présenter ce qu'ils étaient chargés de lui apporter ; ils lui demandèrent aussi si c'était toujours sa volonté de souffrir comme homme pour les hommes, ainsi que ç'avait été sa volonté lorsqu'il était descendu du sein de son Père céleste et s'était incarné dans le sein de la Vierge. Jésus ayant accepté de nouveau ces souffrances, les anges érigèrent devant lui une grande croix dont ils avaient apporté séparément les différentes parties. Cette croix avait la forme que je lui ai toujours vue, mais elle se composait de quatre pièces de même que les pressoirs en forme de croix, que je vois dans mes visions. Ainsi, la partie supérieure de l'arbre de la croix, qui s'élève entre les deux bras, était séparée. Je crois avoir vu là environ vingt cinq anges. Cinq portaient la partie inférieure de la croix, trois la partie supérieure, trois le bras gauche, trois le bras droit, trois le morceau de bois où posaient les pieds, trois portaient une échelle, un autre une corbeille avec des cordes et des outils, d'autres une lance, un roseau, des verges, des fouets, une couronne d'épines, des clous et aussi les habits dont il devait être revêtu par dérision ; enfin tout ce qui figura dans sa passion se trouvait là. La croix était creuse : elle s'ouvrait comme une armoire, et elle était remplie partout d'innombrables instruments de martyre de toute espèce. Au milieu, à l'endroit où le coeur de Jésus fut percé, un assemblage des instruments de supplice les plus variés représentait toutes les tortures imaginables. La couleur de la croix était d'un rouge de sang dont la vue causait une émotion douloureuse. Toutes les parties et toutes les places de cette croix étaient teintes de couleurs différentes d'après lesquelles on pouvait reconnaître la peine qui y serait endurée ; de chacun de ces endroits partaient des rayons qui aboutissaient au coeur. Les instruments mis chacun à leur place étaient également la figure des tortures qu'ils devaient causer. Il y avait en outre dans la croix des vases avec du fiel et du vinaigre, puis aussi de l'onguent, de la myrrhe et quelque chose qui ressemblait à des aromates ; tout cela vraisemblablement avait rapport à la mort du Sauveur et à sa sépulture. Il y avait encore une quantité de longues banderoles déroulées comme des écriteaux de différentes couleurs, de la largeur de la main, sur lesquelles étaient inscrites des souffrances de divers genres. Les couleurs indiquaient avec leur différents degrés d'épaisseur les ténèbres où les souffrances du Sauveur avaient à faire pénétrer la lumière. La couleur noire désignait ce qui devait se perdre ; la couleur brune, ce qui était trouble, desséché, mélangé, souillé ; la couleur rouge, ce qui était appesanti, terrestre, sensuel ; la couleur jaune marquait la mollesse et la répugnance à souffrir. Il y avait des bandes moitié jaunes, moitié rouges, qui devaient devenir entièrement blanches ; d'autres étaient complètement blanches, d'une blancheur de lait, et l'écriture y était lumineuse ; on voyait à travers. Celles ci désignaient ce qui était gagné, ce qui était accompli. Tous ces rubans avec leurs couleurs donnaient comme le compte des douleurs et des travaux de toute espèce, que Jésus aurait à supporter dans sa carrière avec ses disciples et d'autres personnes. On lui mit aussi devant les yeux, tous les hommes par lesquels devaient lui venir le plus souvent des souffrances cachées ; ainsi les Pharisiens avec leur malignité, le traître Judas, les Juifs sans pitié pour sa mort cruelle et ignominieuse. Les anges disposèrent et firent passer tout cela sous les yeux du Sauveur avec un respect indicible et une solennité sacerdotale ; quand toute la passion fut figurée et représentée devant lui, je le vis pleurer ainsi que les anges. Ensuite les anges se retirèrent et je fus ravie dans une vision concernant les pauvres âmes du purgatoire.


2 novembre

Comme j'étais près du Seigneur, je le vis prier, la face contre terre. Le diable avait fait apparaître devant lui sept à huit de ses disciples. Ils entrèrent un à un dans la grotte et dirent qu'ils avaient appris par Eustache où il était, qu'ils l'avaient cherché pleins d'inquiétude, qu'il ne devait pas les abandonner pour se réduire à la dernière détresse sur le haut de cette montagne. On tenait tant de propos sur son compte, disaient ils ; il ne devait pourtant pas se laisser imputer telle et telle chose. Mais Jésus ne répondit rien, si ce n'est : `` Retire toi de moi, Satan, le temps n'est pas encore venu. " Alors tout disparut.


3 novembre

Je vis le Seigneur prier dans la grotte, la face contre terre. I| était tantôt agenouillé, tantôt debout ; je l'ai vu aussi une fois couché sur le côté. Je vis un homme très vieux, très faible, d'un aspect vénérable, gravir péniblement la montagne escarpée. C'était chose si difficile pour lui que j'en avais pitié. Il s'approcha de la grotte et tomba tout épuisé à l'entrée en poussant un gémissement plaintif. J'étais presque chagrine de ce que Jésus ne venait pas à son aide ; mais il ne le regarda même pas. Le vieillard se releva lui même et dit à Jésus qu'il était un Essénien du mont Carmel, qu'il avait entendu parler de lui et que, quoique mourant, il était venu à sa suite jusqu'ici. Il le priait donc de vouloir bien l'accueillir et s'entretenir avec lui de choses saintes ; lui aussi savait ce que c'était que jeûner et prier, disait il, quand deux personnes s'unissent ensemble en Dieu, l'édification est plus grand, etc. Jésus ne répondit que quelques mots, comme : " Arrière, Satan, le temps n'est pas encore venu. " Alors, je commençai à voir que c'était Satan, car lorsqu'il se retira et s'évanouit, je le vis devenir sombre et plein de rage. Alors je trouvai risible qu'il se fût jeté par terre et qu'il eût été obligé de se relever à lui tout seul. Satan ne connaissait pas la divinité du Christ. Il le prenait pour un prophète ordinaire. Il avait vu sa sainteté dès sa jeunesse et aussi la sainteté de sa mère qui ne faisait aucune attention à Satan. Elle n'était accessible à aucune tentation. Il n'y avait rien en elle à quoi il pût se prendre. Elle était la plus belle des 20 vierges et des femmes, mais elle n'avait jamais eu sciemment de prétendants, sinon lors de l'épreuve qui fut faite dans le temple avec des branches d'arbre, et à la suite de laquelle il lui fallut prendre un mari. Ce qui induisait le mauvais esprit en erreur, c'était que Jésus n'avait point vis à vis de ses disciples la même sévérité que les pharisiens, en ce qui touchait certains usages de peu d'importance. Il le croyait un homme parce que quelques irrégularités de ses disciples scandalisaient les Juifs. Comme il avait souvent vu Jésus plein de feu et d'ardeur, il chercha d'abord à l'irriter en lui montrant ses disciples le suivant malgré lui ; l'ayant vu plein de miséricorde, il voulut le toucher en se montrant sous la figure d'un pauvre vieillard tombant en défaillance, puis entrer en discussion avec lui en qualité d'Essénien.


4 et 5 novembre

Je vis près de la grotte une nuée lumineuse dans laquelle j'aperçus comme des visages. Il en sortit des anges qui avaient la forme humaine. Ils allèrent à Jésus, le fortifièrent et le consolèrent. Le dixième jour, 5 novembre, je vis Jésus prosterné dans la grotte, la face contre terre. Je le vis prier agenouillé et debout et je vis des anges entrer et sortir.


6 novembre

Je vis Jésus dans la grotte couché sur le côté et je vis apparaître l'essénien Eliud qui s'approchait de lui. C'était encore Satan, et je compris qu'il devait avoir connaissance que tout récemment la croix avait été présentée à Jésus, car il lui dit avoir appris par une révélation quels terribles combats lui avaient été montrés, combats qu'il avait bien senti être au dessus des forces de Jésus. Il n'était pas non plus, disait il, en état de jeûner quarante jours, c'est pourquoi il était venu, poussé par l'affection qu'il lui portait, pour le voir encore une fois, et pour le prier de lui permettre de lui tenir compagnie dans sa solitude, ajoutant qu'il voulait se charger d'une partie de son voeu. Jésus ne prêta aucune attention à tout cela. Il se releva, leva les mains au ciel et dit : " Mon père, retirez moi cette tentation ! " Je vis alors Satan se montrer plein de rage et disparaître. Jésus alors se mit à genoux pour prier. Au bout de quelque temps, je vis s'approcher trois jeunes gens qui l'avaient accompagné lorsqu'il était sorti pour la première fois de Nazareth et qui l'avaient quitté plus tard. Ces jeunes gens s'avancèrent d'un air timide, se prosternèrent devant Jésus et se plaignirent de ne pouvoir trouver de repos nulle part tant qu'il ne leur avait pas pardonné. Ils le prièrent de les prendre en pitié, de les admettre de nouveau et de les laisser jeûner avec lui comme pénitence. Ils voulaient, dorénavant, être les plus fidèles de ses disciples. Ils se lamentaient très haut et ils étaient entrés dans la grotte en faisant toute sorte de bruit autour de lui. Jésus se releva, étendit les mains et invoqua Dieu, et ils disparurent.


7 et 8 novembre

Comme je regardais Jésus qui priait à genoux dans la grotte, je vis Satan, vêtu d'une robe resplendissante, arriver à travers les airs et planer près de l'endroit où le rocher était coupé à pic. De ce côté, il n'y a pas d'entrée dans la grotte, mais seulement quelques fissures : c'est le côté du levant.


9 novembre

Remarque de l'écrivain le 8 novembre 1821 : La vision de ce jour sur le jeûne de Jésus fut continuellement mêlée à d'autres visions où la narratrice se livrait à ces travaux qu'elle avait coutume de faire la nuit dans son oraison : c'est du reste ce qui arrive le plus souvent et de là vient qu'elle a rarement le temps de faire des communications complètes. Toute la série de ses contemplations nocturnes a la forme d'un voyage qu'elle fait sous {a conduite de son ange gardien. Le but spirituel de ce voyage se détermine d'après les travaux en oraison qui lui sont assignés, suivant les circonstances de l'époque où elle vit ou suivant le temps de l'année ecclésiastique. Le point central de ce voyage est la Terre Promise, où elle retrouve chaque jour ses visions sur la vie de Jésus et où la tâche qu'elle a pour le moment, remplir dans son oraison s'unit aux mérites de ce jour de la vie du Rédempteur. Dans ce voyage, elle passe par les contrées où ont vécu les saints dont on fait la fête ce jour là, elle se mêle à leur vie, unit leurs mérites aux mérites de Jésus, et les applique au succès des prières qu'elle a à faire pour les pays avec lesquels ces saints ont quelque relation particulière. Il en est ainsi sur tout le chemin qu'elle parcourt soit pour aller, soit pour revenir et à cela se mêle la vue de tous les besoins et de toutes les misères du présent et de l'avenir. Or depuis le 2 novembre, jour des Morts, sa principale occupation était de prier pour l'Eglise souffrante. Elle faisait ainsi l'oeuvre d'un chrétien, qui, priant et contemplant. suit, à travers le temps, comme un fit conducteur, la série des jours de l'année ecclésiastique. La vision d'aujourd'hui sur la vie de Jésus se présenta de la manière suivante : Je vis cette nuit Jésus prier dans la grotte, tantôt couché, tantôt à genoux, tantôt debout. Pendant la plus grande partie de la nuit, j'ai été dans la grotte près de Jésus, agenouillée moi même et priant. J'ai eu une terrible nuit. Il faisait si mauvais et si froid sur cette montagne. Il y eut de l'orage et il est tombé beaucoup de pluie et de grésil. J'ai vu les misères morales du monde entier et aussi ma propre abjection. J'ai vu le triste état de l'Eglise et les chutes de tout genre des prêtres. J'ai vu les grâces et les ressources innombrables que Jésus nous a octroyées, et j'ai eu le sentiment de tout ce qu'il a déjà conduis pour nous, rien que dans ce pénible jeûne du désert. J'étais toute brisée et comme broyée : j'éprouvais en outre pour Jésus qui était près de moi, une compassion qui me déchirait le coeur, et j'avais en même temps le sentiment de ma propre méchanceté. Et pourtant au milieu de toutes ces douleurs, ma faiblesse faisait que je ne pouvais m'empêcher de me dire de temps en temps : " Pourquoi Jésus ne me dit il rien ? Pourquoi ne me dit il pas : Lève toi ! " car je me croyais hors d'état de supporter toutes ces peines. Comme j'étais prête à m'impatienter, il ne me dit rien que ce seul mot : Patience ! et je me sentis soulagée. Je restai là encore quelque temps étendue par terre et j'eus le sentiment complet du désert, avec son âpre température et celui des douleurs de Jésus. Alors à travers le froid, il m'arriva un air tiède et une sensation agréable. Trois âmes pleuraient près de moi dans la grotte et chacune avait deux anges à côté d'elles : elles remercièrent à propos de souffrances qui les avaient soulagées et disparurent. Je les connaissais alors, maintenant je ne les connais plus. Je suis encore dans un état misérable. Il m'a été aussi ordonné de prier pour prévenir des malheurs imminents que j'ai vus, mais surtout à l'occasion des mariages mixtes à propos desquels il m'a été montré que des maux innombrables en résultent pour l'Eglise.


10 et 11 novembre

Je vis Jésus comme toujours prier dans la grotte prosterné, agenouillé ou debout. Il porte son vêtement ordinaire. Seulement sa robe est lâche et n'est pas attachée : il n'a pas de ceinture et il a les pieds nus. Son manteau est posé par terre avec sa ceinture et une paire de poches comme en portent les Juifs, et il s'y appuie quelquefois il ne mange ni ne boit : il souffre souvent de la faim. Des anges le réconfortent. Alors il descend sur lui comme une nuée légère, et il coule dans sa bouche comme une espèce de rosée. Les quarante jours, dans le désert, sont un nombre mystérieux et se rapportant, comme les quarante années des Israélites dans le désert, à quelque chose que j'ai oublié. Jésus a chaque jour un nouveau travail à accomplir par sa prière ; chaque jour il conquiert pour nous de nouvelles Grâces, et ce qui a précédé ne se représente jamais. Sans ce travail auquel il s'est soumis, jamais notre résistance aux tentations n'aurait pu être méritoire. Le il j'ai vu Jésus prier comme précédemment dans différentes postures.


12 novembre

Je vis Satan sous la figure d'un vieil ermite du mont Sina venir vers Jésus dans là grotte. Il gravissait péniblement la montagne ; il était à moitié nu ; son corps était couvert comme de peaux de bêtes, et il avait une longue barbe ; il y avait dans sa physionomie quelque chose de moqueur et d'astucieux. Il lui dit qu'un Essénien du mont Carmel, qui était venu le voir, lui avait parlé du baptême de Jésus, de sa sagesse, de ses miracles et du jeûne rigoureux qu'il faisait actuellement. Là dessus, malgré son grand âge, il avait entrepris ce long voyage pour venir le trouver : il voulait s'entretenir avec lui, d'autant plus qu'il avait une longue expérience de la mortification. Il pensait que Jésus en avait assez fait et devait maintenant se reposer : il voulait, lui, se charger d'une partie de ce qu'il s'était imposé. Il dit beaucoup de choses dans ce sens. Jésus regarda de côté et dit : "Retire toi de moi, Satan ! "Alors je vis Satan tout ténébreux et, sous la forme d'un globe noir, rouler avec fracas jusqu'au bas de la montagne. Je demandai alors intérieurement comment il se faisait que la divinité de Jésus restât si parfaitement cachée pour Satan, et je reçus à ce sujet de belles et admirables instructions ; je me préoccupais vivement de savoir comment je pourrais raconter tout cela, mais je l'ai tout à fait oublié : je vis clairement l'extrême avantage qu'il y avait pour les hommes à ce que ni Satan, ni eux n'en eussent connaissance ; il leur fallait apprendre à croire. Le Seigneur me dit notamment quelque chose que j'ai retenu. "L'homme n'a pas su que le serpent qui l'a séduit était Satan, c'est pourquoi Satan, non plus, ne doit pas savoir que c'est Dieu qui rachète l'homme. c J'eus, à cette occasion, de très belles visions, et je vis que Satan ne connut la divinité du Christ que lorsqu'il délivra les âmes des limbes.

Du 14 au 16 novembre, elle fut trop malade pour pouvoir rien raconter. Le 17, elle dit : J'ai vu tous ces jours ci Jésus prier dans la grotte et jeûner. J'ai oublié les détails La grotte n'est pas tout à fait au sommet de la montagne.


18 novembre

Je vis aujourd'hui Satan entrer dans la grotte sous la figure d'un homme de distinction de Jérusalem. Il dit qu'il venait par suite du grand intérêt qu'il lui portait, car il situait que sa mission était de rendre la liberté aux Juifs. Il lui raconta en outre toutes les contestations qui avaient eu lieu à Jérusalem à son sujet et tout ce qui avait été dit. Il venait le voir pour prendre sa cause en main. Il voulait aller avec lui à Jérusalem où ils demeureraient ensemble dans le palais d'Hérode (elle croit qu'il s'agit de l'Hérode dont l'autre Hérode, qui habitait à Callirrhoé, avait enlevé la femme). Il me sembla que c'était un agent de cet Hérode. Il ajouta que Jésus pouvait faire venir là ses disciples en secret et procéder à la réalisation de ses projets. Il le pressa de venir avec lui sans retard. Il débita tout cela à Jésus très au long. Jésus ne le regarda pas, nais il pria avec ardeur, et je vis Satan se retirer ; sa figure devint hideuse, et il sortit de son nez comme du feu et de la vapeur, après quoi il disparut.


19-20 novembre

Pendant cette nuit où je fus malade à mourir, j'étais depuis la veille au soir en contemplation prés de Jésus dans la grotte, et je vis toute sa passion grandir devant lui comme un arbre qui croît. J'en vis tous les détails dans des tableaux merveilleux jusqu'à son crucifiement avec ses tortures et ses affreuses souffrances. Dans ces représentations je vis, comme toujours, la croix faite de cinq espèces de bois, avec des bras insérés dans le tronc, un coin sous chaque bras et un morceau de bois pour soutenir les pieds. La partie de l'arbre qui était au dessus de la tête et où l'écriteau était attaché était surajoutée, car d'abord l'arbre était trop court pour qu'on pût placer l'inscription au dessus de la tête. à propos de cette addition, la Soeur mentionne quelque chose comme des feuilles : elle dit aussi une fois : " C'est placé au dessus comme un couvercle sur un étui. " Je vis tout cela dans un merveilleux tableau symbolique, et je vis en outre toutes sortes de transformations mystérieuses dans le Saint Sacrement. Je crois que Jésus eut aussi ces visions, car je vis près de lui des anges qui vénéraient ces mystères. Je m'éveillai alors dans les douleurs les plus cruelles, mais je me réjouissais toujours de m'endormir de nouveau pour éprouver ces souffrances. Tous ces jours ci je vis Jésus dans la grotte riant et jeûnant, et je m'unis à lui pour prier, pour renoncer et pour surmonter toute répugnance.


Le 28 novembre, elle dit : J'ai vu aujourd'hui des anges montrer à Jésus, dans plusieurs tableaux, l'ingratitude des hommes, le doute, la raillerie, l'injure, la trahison, le reniement, tout ce que devaient faire ses amis et ses ennemis jusqu'à sa mort et après sa mort, et tout ce qui devait se perdre de ses travaux et de ses peines. Il vit tout cela, et dans son angoisse, il eut une soeur de sang. Pour le consoler, ils lui montrèrent alors tout ce qui était gagné. Ils lui montraient tout du doigt, à mesure que les tableaux se succédaient.


Le 29, elle dit : J'ai vu aujourd'hui Jésus tout épuisé de ses luttes et plongé dans la tristesse, en considérant la grandeur des pertes et l'inutilité de ses efforts pour le salut d'un bien grand nombre d'hommes.


30 novembre

J'ai vu aujourd'hui Jésus soumis à une tentation : il commençait à avoir grand faim et surtout à souffrir beaucoup de la soif. Je le vis, il est vrai réconforté quelquefois par des anges, mais jamais manger ni boire : je ne je vis jamais non plus hors de la grotte. il n'y avait pas en lui d'amaigrissement sensible, mais il était devenu très blanc et très pâle. Je vis Satan s'approcher de lui sous la figure d'un vieil ermite et lui dire : " J'ai bien faim, je vous prie de me donner des fruits qui sont là sur la montagne devant la grotte, car je ne peux pas en cueillir sans la permission du propriétaire (il feignait de prendre Jésus pour le propriétaire) ; asseyons nous donc ensemble et parlons de choses édifiantes. À, Il y avait, non pas à l'entrée, mais ailleurs, à quelque distance, près du côté opposé de la grotte qui regardait le levant, des figues et une espèce de fruit semblable à la noix, mais avec une enveloppe plus molle, comme celle des nèfles : il y avait aussi des baies. Jésus lui dit : " Retire toi de moi ! toi qui es menteur depuis le commencement des siècles, et n'endommage pas ces fruits '. Alors je vis l'ermite, transformé en une petite figure noire, fuir comme un trait par dessus la montagne et une vapeur sombre sortir de sa bouche. Je ne savais pas qu'il pût endommager ces fruits, quoique je pensas bien qu'il laissait après lui une odeur infecte.


Aujourd'hui, jour de la fête de saint André, elle parla de lui et raconta ceci entre autres choses : André est allé aujourd'hui chez un frère ou demi frère qu'il avait, indépendamment de Pierre, et qui est devenu disciple. André s'entretint avec lui : il était triste et inquiet de ce que Jésus était dans le désert depuis si longtemps : il était agité au sujet de son retour, et il avait des doutes à combattre. Il s'entretint aujourd'hui avec son frère à ce sujet.


2 décembre

Satan vint encore trouver Jésus sous la figure d'un voyageur. Il lui demanda s'il ne voulait pas manger des beaux raisins qui étaient dans le voisinage et qui étaient si bons pour apaiser la soif. Jésus ne répondit rien et ne tourna même pas les yeux de son côté. Le jour d'après, il le tenta de la même façon en lui parlant d'une source.


3 décembre

Vers midi, je vis Satan venir vers Jésus dans la grotte. Il vint en qualité de savant faiseur de tours : il lui dit qu'il venait à lui comme à un sage, et voulait lui montrer que lui aussi savait faire quelque chose, l'engageant à le regarder faire. Alors il lui fit voir, suspendue à son bras, une machine semblable à une boule, ou plutôt à une cage d'oiseau. Jésus ne le regarda pas, tourna le des et entra plus avant dans la grotte. Ce fut la première fois que je vis pareille chose. J'ai vu ce qu'il y avait à voir dans la boîte. On y avait sous les yeux un paysage ravissant, un jardin de plaisance agréable, plantureux, plein de beaux ombrages, de sources fraîches, d'arbres chargés de fruits et de raisins magnifiques. Tout cela était si rapproché, qu'on semblait le toucher, et il s'y produisait des changements à vue de plus en plus attrayants. Jésus lui tourna le des, et Satan disparut. Cette tentation avait encore pour but d'interrompre le jeûne de Jésus, qui maintenant commençait à ressentir vivement la faim et la soif. Satan ne sait pas comment s'y prendre avec lui. Il connaît les prédictions faites à son sujet, et il sent aussi que Jésus a autorité sur lui, mais ignore qu'il est Dieu, qu'il est le Messie que rien ne peut empêcher de faire son oeuvre, parce qu'il le voit jeûner, soutenir des luttes, avoir faim, en un mot, parce qu'il le voit pauvre, sujet à bien des souffrances, semblable en tout à un homme ordinaire. En cela, Satan est, à quelques égards, aussi aveugle que les pharisiens : mais il le regarde comme un saint homme que dans tous les cas il peut tenter et faire faillir.


4 décembre

Je vis Jésus agité et très combattu il souffrait de la faim et de la soif. Je le vis plusieurs fois devant la grotte. Je vis vers le soir Satan gravir la montagne sous la figure d'un homme grand et robuste ; il avait pris en bas deux pierres qui étaient de la grandeur de deux petits pains, mais anguleuses, et je vis qu'en montant il les maniait et leur donnait complètement la forme de pains. Il y avait dans son aspect quelque chose d'incroyablement farouche lorsqu'il vint vers Jésus dans la grotte. Il tenait une des pierres dans chaque main, et il lui parla à peu près en ces termes : " Tu fais bien de ne pas manger de fruits, ils ne font qu'irriter l'appétit ; mais si tu es le Fils bien aimé de Dieu sur qui l'Esprit est descendu à son baptême, vois ces pierres auxquelles j'ai fait prendre la forme de pains : change les maintenant en pain." Jésus ne regarda pas Satan : je l'entendis seulement prononcer ces paroles : " L'homme ne vit pas seulement de pain. "Je n'ai entendu distinctement ou retenu que ces paroles : dans l'Evangile il y en a d'autres encore qui vraisemblablement m'ont échappé, car alors je vis Satan au comble de la rage. Il étendit ses griffes vers Jésus, et je vis alors les deux pierres posées sur ses bras. Après cela il s'enfuit, et je ne pus m'empêcher de rire en le voyant obligé de remporter ses pierres.


Vers le soir du jour suivant, je vis Satan, sous la figure d'un ange puissant, voler vers Jésus avec grand bruit Il avait une espèce de vêtement de guerre, comme je le vois aux apparitions de saint Michel ; mais à travers son plus grand éclat on peut toujours distinguer quelque chose de sombre et de furieux. Il se vanta en présence de Jésus, et lui dit à peu près : " Je veux te faire voir qui je suis, ce que je puis, et comment les anges me portent dans leurs mains. Voilà Jérusalem ! voilà le temple ! Je te porterai sur son faite le plus élevé. Montre alors ce que tu peux faire : voyons si les anges te porteront jusqu'en bas. "Pendant qu'il parlait ainsi, il me sembla voir Jérusalem et le temple tout contre la montagne, mais je crois que c'était seulement une vision. Jésus ne lui fit aucune réponse. Alors Satan le prit par les épaules et le porta à travers les airs, à Jérusalem, mais en volant près de terre : il le posa sur la cime d'une des quatre tours qui s'élevaient aux quatre coins de l'enceinte du temple, et que jusqu'alors je n'avais pas remarquées. Cette tour était du côté occidental, vis à vis la forteresse Antonia. La montagne du temple était presque à pic en cet endroit. Ces tours étaient comme des prisons : dans une d'elles on gardait les vêtements précieux du grand prêtre. Elles étaient terminées par une plate forme autour de laquelle on pouvait marcher. Au milieu s'élevait encore une coupole creuse que surmontait une grosse boule sur laquelle il y avait place pour deux personnes. On pouvait de là voir au dessous de soi le temple tout entier. Ce fut sur ce point culminant de la tour que Satan plaça Jésus : celui ci gardait le silence. Mais Satan vola d'en haut jusqu'au sol et lui dit : "Si tu es le Fils de Dieu, montre ta puissance et descends à ton tour, car il est écrit : il ordonnera à ses anges de te porter dans leurs mains, de peur que tu ne te heurtes contre la pierre. "Mais Jésus répondit : `` il est écrit aussi : Tu ne tenteras pas ton Seigneur. "Sur quoi Satan revint à lui plein de rage, et Jésus dit : " use du pouvoir qui t'a été donné. Alors Satan, saisi d'une nouvelle fureur, le saisit de nouveau par les épaules et vola avec lui au dessus du désert, dans la direction de Jéricho. Satan, cette fois, me parut voler plus lentement. Je le vis, dans sa colère et sa rage contre Jésus, planer tantôt haut, tantôt bas, et en vacillant, comme quelqu'un qui veut décharger sa colère, et qui n'est pas maître de le faire. Il porta Jésus à sept lieues de Jérusalem, sur cette même montagne ou il avait commencé son jeûne. J'ai vu qu'en le portant il passa tout contre le grand et vieux térébinthe dont j'ai eu récemment près de moi une relique que j'ai reconnue. Ce bel et grand arbre s'élève dans l'ancien jardin d'un Essénien, de ceux qui ont autrefois habité ici : Elle aussi y séjourna. Le térébinthe était derrière la grotte, à peu de distance de l'escarpement à pic. Trois fois par an on fait des entailles aux arbres de celle espèce, et on en tire un baume d'assez médiocre qualité. Satan posa le Sauveur au point culminant de la montagne sur un rocher inaccessible qui surplombait : ce point est beaucoup plus haut que la grotte. Il faisait nuit : mais pendant que Satan montrait les divers points de l'horizon, tout était éclairé, et on voyait dans toutes les directions les plus beaux pays du monde. Le démon parla à peu près en ces termes : "Je sais que tu es un grand docteur, que lu veux rassembler des disciples autour de toi et répandre ta doctrine. Vois tous ces magnifiques pays, ces puissantes nations, et vois aussi ce qu'est en comparaison d'eux la petite Judée. C'est là qu'il faut aller : Je te donnerai tous ces pays si tu te prosternes devant moi pour m'adorer. Par cette adoration, le démon entendait une posture humble et suppliante que prenaient souvent les Juifs d'alors et en particulier les Pharisiens devant de grands personnages et des rois quand ils voulaient obtenir d'eux quelque chose. Le démon présentait ici à Jésus, sur une plus grande échelle, une tentation semblable à celle par laquelle il avait cherché à le séduire lorsqu'il était venu le trouver, sous la figure de l'agent d'un Hérode de Jérusalem, et l'avait engagé à venir dans le palais que le roi avait dans cette ville, en lui promettant de l'aider dans son entreprise. Lorsque Satan montrait ainsi les divers points de l'horizon, on voyait apparaître de grands pays avec les mers qui les baignaient, puis leurs villes, puis leurs monarques dans tout l'éclat d'une pompe triomphale, avec leur cortège et leurs armées. On voyait tout cela aussi distinctement que si l'on en eût été tout près et même encore plus distinctement ; on était réellement dans tous ces lieux, et chaque scène, chaque peuple se montrait avec la pompe et l'éclat qui lui étaient propres, avec ses moeurs et ses usages particuliers. Satan fit ressortir les prérogatives de chaque peuple et montra avec une insistance particulière un pays où l'on voyait de grands et beaux hommes magnifiquement vêtus, ressemblant presque à des géants. Je crois que c'était la Perse : il conseilla à Jésus d'aller de préférence enseigner là. Il lui montra là Palestine comme une petite contrée insignifiante. C'était un spectacle merveilleux : on voyait tant de choses et si clairement, et tout était si brillant et si magnifique ! Jésus ne dit que ces mots : "Tu adoreras le Seigneur, ton Dieu, et tu ne serviras que lui seul. Retire toi de moi, Satan. Alors je vis Satan, sous une forme incroyablement hideuse, s'élancer du haut du rocher dans le précipice, et disparaître comme si la terre l'eut englouti. Aussitôt après, je vis une troupe d'anges s'approcher de Jésus et s'incliner devant lui : ils le portèrent, je ne sais de quelle manière, comme sur leurs mains, et, planant doucement avec lui près du rocher, ils le ramenèrent dans la grotte où il avait commencé son jeûne de quarante jours. Il y avait douze anges principaux avec d'autres troupes d'assistants qui formaient aussi un nombre déterminé : je ne sais plus bien s'ils étaient soixante douze, mais je suis portée à le croire : car il y eut dans toute cette vision quelque chose qui me rappela les apôtres et les disciples. Il y eut alors dans la grotte comme une fêle d'actions de grâces pour une victoire et comme un festin solennel. Je vis la grotte tapissée intérieurement de feuilles de vigne par les anges : elle était ouverte, et une couronne triomphale de feuillage était suspendue en l'air au dessus de la tête de Jésus. Tout cela se fit avec un ordre et une solennité merveilleuse : tout y était clair, symbolique et lumineux, et ce fut promptement fait, car ce qui était planté ou apporté dans une intention répondait comme de soi même à cette intention et se développait suivant la destination qui lui était assignée. Les anges apportèrent aussi une table couverte d'aliments célestes qui, petite au commencement, s'accrut et grandit rapidement. Les mets et les vases étaient semblables à ceux que je vois toujours sur les tables du ciel : je vis Jésus, les douze anges principaux et les autres aussi en prendre leur part. On ne faisait pas passer les aliments par la bouche, et pourtant on se les assimilait ; l'essence des fruits passait jans ceux qui les prenaient, et il y avait réfection et participation. C'est quelque chose qu'il est impossible d'exprimer.

A l'extrémité de la table se trouvait seul un grand calice lumineux, entouré de petites coupes : il était de la même forme que celui qui figura à l'institution de la sainte Cène ; seulement il était plus grand et avait quelque chose de plus immatériel. il y avait aussi une assiette avec des petits pains ronds très minces. Je vis Jésus verser quelque chose du calice dans les coupes et y tremper des morceaux de pain : après quoi les anges les prirent et les emportèrent. Dans ce moment, le tableau disparut, et Jésus quitta la grotte et descendit vers le Jourdain. Les anges qui servaient Jésus parurent sous des formes différentes et suivant un ordre hiérarchique : ceux qui, en dernier lieu, disparurent avec le pain et le vin étaient en habits sacerdotaux. Je vis, dans le même instant, des consolations : merveilleuses de toute espèce arriver aux amis présents et futurs de Jésus. Je vis à Cana Jésus apparaître en vision à la sainte Vierge et la réconforter. Je vis Lazare et Marthe très émus et remplis d'un nouvel amour pour Jésus. Je vis Marie la Silencieuse recevoir réellement de la main d'un ange un aliment pris sur la table du Sauveur. Je vis l'ange près d'elle, et elle reçut ce qu'il lui apportait avec la simplicité d'un enfant. Elle avait vu constamment toutes les souffrances et les tentations de Jésus ; sa vie se passait à les contempler et à y compatir, et elle n'éprouva aucune surprise. Je vis aussi Madeleine singulièrement remuée. Elle était occupée à se parer pour une fête, lorsqu'elle fut saisie inopinément d'une vive inquiétude sur sa vie et d'un ardent désir du salut, si bien qu'elle jeta là sa parure, ce qui lui attira force moqueries de la part de son entourage. Je vis aussi plusieurs des futurs apôtres réconfortés et pleins d'ardeur. Je vis Nathanaël dans sa demeure pensant à tout ce qu'il avait entendu dire de Jésus et très ému à ce sujet, mais chassant encore ces pensées de son esprit. Je vis Pierre, André et tous les autres fortifiés et touchés. C'était une vision admirable dont je ne me rappelle que peu de chose. Au moment où Jésus commençait son jeûne, Marie résidait dans sa maison, près de Capharnaum. Il en était alors comme à présent, et la faiblesse humaine reste toujours la même. Il venait s'installer chez la sainte Vierge des voisines indiscrètes, qui, sous prétexte de la consoler, reprochaient à Jésus de s'en aller on ne savait ou, de la négliger complètement, quoi que ce fût son devoir, depuis la mort de Joseph, de prendre une profession pour soutenir sa mère, etc. En général, on tenait beaucoup de propos sur Jésus dans tout le pays, car les circonstances merveilleuses de son baptême, le témoignage de Jean, les récits de ses disciples dispersés, tout concourait à attirer l'attention sur lui. Il n'y eut autant dé bruit à son sujet que plus tard, lors de la résurrection de Lazare et avant sa passion. La sainte Vierge était très sérieuse et concentrée en elle même : lorsque Jésus était séparé d'elle, elle avait toujours des mouvements intérieurs et des pressentiments, et souffrait avec lui.


Vers la fin des quarante jours, Marie était allée à Cana, en Galilée, chez les parents de la fiancée de Cana. Ce sont des gens considérés et comme les principaux personnages de l'endroit : ils ont une belle maison presque au centre de la ville, qui est très agréable et bien bâtie. Elle est traversée par une route, je crois que c'est celle de Ptolémaïs : on voit la route descendre des hauteurs qui s'élèvent en face de la ville. Les rues sont moins tortueuses, et le terrain moins inégal que dans bien d'autres endroits. Le mariage doit se faire dans cette maison. Ils en ont une autre qu'ils donnent toute meublée avec leur fille. La sainte Vierge y habite pour le moment. Le fiancé est à peu près de l'âge de Jésus : c'est, je crois, un fils du premier lit d'une des trois veuves de Nazareth : il n'est pas de ceux qui suivirent une fois Jésus jusqu'à Hébron. Il est, chez sa mère, comme maître de la maison : il est à la tête de son ménage. Il est maintenant près d'elle : je crois que plus tard il doit assister son beau père dans son emploi. Ces bonnes gens consultent la sainte Vierge pour l'éducation de leurs enfants et ils lui confient tout : elle s'entretient aussi avec la fiancée, qui est une belle jeune fille. Je vois celle ci se rencontrer avec son fiancé en présence d'autres personnes, mais toujours voilée. Je vis Jean pendant ce temps continuer toujours à baptiser. Hérode s'efforçait d'obtenir de lui qu'il vint le voir : il lui envoyait aussi des messagers pour tâcher de savoir de lui quelque chose sur Jésus. Mais Jean le traitait toujours avec aussi peu d'égards que précédemment, et il répétait ce qu'il avait dit de Jésus. Des envoyés de Jérusalem sont encore venus près de lui pour lui faire subir un interrogatoire sur Jésus et sur lui même. Jean répondit comme toujours qu'il n'avait pas vu Jésus de ses yeux, antérieurement à son baptême, mais qu'il était envoyé pour lui préparer la voie. Je vis que Jean, depuis ce temps, enseignait toujours que l'eau avait été sanctifiée par le baptême de Jésus et par le Saint Esprit qui était venu sur lui. J'appris que la descente du Saint Esprit sur Jésus, pendant qu'on le baptisait, avait donné plus de sainteté au baptême, et qu'il était alors sorti de l'eau beaucoup de mauvais éléments. C'était pour cela que j'avais vu la noire figure de Satan et toutes ces affreuses bêtes se presser au sein du nuage qui était sur le Jourdain, au moment où le Saint Esprit descendit. C'était comme un exorcisme de l'eau. Jésus voulut recevoir le baptême, afin que l'eau tût sanctifiée par là, car il n'en avait aucun besoin. Le baptême de Jean fut dès lors plus pur et plus saint : c'est pourquoi je vis Jésus baptisé dans un bassin séparé qu'on mit en communication avec le Jourdain et avec le réservoir où l'on baptisait tout le monde : c'est aussi pour cela que Jésus et ses disciples y prirent de l'eau et l'emportèrent avec eux pour qu'elle servît dans d'autres baptêmes.

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4 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

5 mars

« Tout ce que vous voudriez que les autres fassent pour vous, faites-le pour eux, vous aussi. » (Matthieu 7: 7-12).

A méditer

« Le siècle et le millénaire qui commencent devront encore voir à quel degré de dévouement peut parvenir la Charité envers les plus pauvres. Si nous sommes vraiment repartis de la contemplation du Christ, nous devrons savoir le découvrir surtout dans les visages de ceux auxquels Il a voulu Lui-même s'identifier: « J'avais faim et vous M'avez donné à manger ». (Matthieu 25:35).

Novo Millennio Ineute, n° 49

Fioretti

Jean Paul II termine son voyage au Brésil dans le Nordeste, à la léproserie de Marituba, située à l'extrémité septentrionale du Para; la chaleur est torride. Pendant que par 40° à l'ombre, le Pape passe au milieu des malades, l'animateur crie dans le micro: « Viva o sudor do Papa (Vive la sueur du Pape) ». Les lépreux applaudissent malgré leurs infirmités... L'un d'eux s'approche et lui dit doucement: « Il fait chaud, Saint Père, mais notre amour est encore plus chaud. » Une petite fille lui tend une rose, Jean Paul II l'embrasse sur le front et garde la rose dans sa main jusqu'à la fin de la visite, même pendant le long moment de prière silencieuse à la chapelle.

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Bon Pasteur, le Père T'aime parce que Tu donnes Ta Vie; le Père T'aime comme le Fils Crucifié, parce que Tu vas vers la mort en donnant Ta Vie pour nous. Et le Père T'aime quand Tu es vainqueur de la mort par Ta Résurrection, révélant une vie indestructible; Tu es la Vie, et donc, le Chemin et la Vérité de notre vie. Apprends aux jeunes à porter Ton Message de Vie, d'Amour et de Solidarité au cœur de de métropoles modernes, au centre de tous les problèmes qui affligent la famille humaine en cette fin de 20 siècle. Apprends à ces jeunes l'usage correct de leur liberté. Apprends-nous que la liberté suprême, c'est le don plénier de soi-même. Apprends-leur la signification de ces Paroles de l'Evangile: « Celui qui perd sa vie à cause de Moi la trouvera. » (Matthieu 10: 39).

14 août 1993

Boîte à idées

Aujourd'hui, je passe du temps avec une personne isolée.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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Prions les uns pour les autres...

Voici une intention de prière qui m'a été confiée:

"Priez avec moi afin que mes péchés soient pardonnés et que je puisse concevoir et avoir un foyer paisible" (Nancy)

Si vous avez des intentions de prières, n'hésitez pas à me les envoyer à franck.monvoisin@laposte.net , elles seront portées dans ma prière et confiées aux internautes.

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3 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

4 mars

« Pitié pour moi, mon Dieu, dans Ton Amour, selon Ta grande Miséricorde efface mon péché. » (Psaume 50)

A méditer

« Il y a une tentation qui depuis toujours tend un piège à tout chemin spirituel: celle de penser que les résultats dépendent de notre capacité de faire et de programmer. Certes, Dieu nous demande une réelle collaboration à Sa Grâce et Il nous invite donc à investir toutes nos ressources d'intelligence et d'action dans notre service de la cause du Royaume. Mais prenons garde d'oublier que « sans le Christ nous ne pouvons rien faire ». (Jean 15: 5).

Novo Millennio Ineute, n° 38

Fioretti

A Monseigneur Gérard Daucourt, alors Evêque d'Orléans, lors d'un déjeuner, Jean Paul II demande: « Avez-vous un gros problème dans votre Diocèse? - Oui, Saint Père, un très gros problème que je ne sais résoudre. - Qu'est-ce donc? - C'est... la conversion de son évêque. - Eh bien, c'est exactement le même problème dans le diocèse de Rome... »

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Envoie Ton Souffle et renouvelle la face de la terre. Envoie Ton Esprit, ô Seigneur, renouvelle nos coeurs et nos esprits par les dons de Lumière et de Vérité. Renouvelle nos cités et nos pays dans la vraie Justice et la Paix qui demeure; renouvelle Ton Église sur la terre par les dons de pénitence et de Réconciliation, par l'unité dans la Foi et l'Amour. Envoie Ton Esprit, ô Seigneur, et renouvelle la face de la terre!

30 mai 1982

Boîte à idée

Je remets à Dieu, avec une grande confiance, une difficulté sur laquelle je n'ai pas prise.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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