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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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2 mars 2009

Heure Sainte pour l'adoration nocturne au foyer

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Heure Sainte pour l'adoration nocturne au foyer

par le Père Mateo Crawley, des Sacrés Coeurs de Picpus

Considérations et prières

Un matin, à la méditation, sainte Marguerite-Marie entend un appel pressant, angoissé, déchirant... C'est Jésus qui pleure et frappe à coups redoublés, lui demandant d'ouvrir la porte de son cœur, de Lui donner sans retard un abri, parce qu'on vient de L'outrager, de Le profaner... Couvert de sang. Il la presse. Il demande un réconfort... Il veut se reposer dans un cœur fidèle, s'épancher dans celui de sa servante... et quand la Sainte, tout émue et pleine d'exquise tendresse, Lui offre à la Table Sainte son amour en réparation, elle sent que Jésus se précipite en son Cœur compatissant. Oh ! céleste bonheur ! Elle L'entend exhaler un soupir de soulagement et S'abandonner, reconnaissant, comme le blessé à qui on a retiré le glaive et qui s'endort d'un doux sommeil réparateur. Âme adoratrice, tu es ce soir à la place de l'heureuse confidente de Paray-le-Monial... la gloire du Roi a grandi depuis lors, oh, oui ! mais, voici la revanche furieuse de Satan qui ne Lui pardonne pas la victoire de Son règne Social !... L'ennemi a déchainé le monde contre Jésus... il a même réussi à pénétrer bien avant dans les lignes chrétiennes et il soufflette avec fureur, et il flagelle cruellement, depuis quelques années surtout, le Maître adorable... De la tête aux pieds, le Sauveur n'est qu'une plaie saignante. Le voici à la porte de ton âme, heureuse Adoratrice... Il a froid, Il a faim, Il a les yeux pleins de larmes, la tunique en lambeaux, et la blessure du Cœur rouverte, par des amis ingrats !... II frappe, demandant pitié, réparation pour les coupables, II mendie pour Lui un immense amour qu'il n'a pas trouvé ailleurs. Il devrait, en toute justice, châtier, ensevelir sous les flammes vengeresses l'immense caravane de ses fils dénaturés qui profanent leur baptême, brisent sa Loi et piétinent son sang. Mais Il est Jésus ! Il est surtout Sauveur... Son Cœur veut régner et triompher en pardonnant... Mais ce pardon suppose une justice divine satisfaite par la Réparation... Et c'est cette Réparation qu'Il vient réclamer, cette nuit, pour pouvoir ensuite épargner à des milliers de coupables un terrible châtiment, et leur offrir son infinie miséricorde... Quel bonheur pour toi, âme adoratrice, car tu peux, en achevant la réparation du Calvaire et de l'Autel, tu peux et tu dois sauver des âmes qui, si elles mouraient avant ton hommage réparateur, seraient peut-être éternellement maudites !... Quelle merveilleuse couronne pour Jésus ! Tu lui donnes ces âmes en échange du diadème d'épines... et tu les Lui donnes pour l'éternité ! Et cette couronne immortelle sera aussi la tienne, âme fidèle, soeur, par vocation, de sainte Marguerite-Marie...

(Et maintenant, dans un instant de recueillement demandez à l'Esprit-Saint en récitant le Veni Sancte, la grâce d'écouter et de saisir la Voix du Maître agonisant.)

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Jésus suppliant. — «Âme bien-aimée, merci de cette heure prise à ton repos et offerte à mon amour délaissé ! Je te bénis ! merci, merci ! Mon Cœur est plein d'amertume, jusqu'aux bords ; mais ta présence me soulage et sentant la loyauté de ton Cœur, Je veux te payer en épanchant le mien dans une confidence intime... Rappelle-toi que c'est un Dieu qui te parle : adore-Moi !Mais Je suis le Dieu Sauveur, le Fils de Marie, Je m'appelle Jésus... Écoute, âme fidèle... tu viens surtout, je le sais, pour réparer un péché, le plus cruel... le péché de mes amis ingrats qui sont les plus coupables, parce que les plus conscients..., et parce qu'ils sont les comblés de mon amour ! Mais dis-Moi avant tout un mot en faveur de ceux qui, en apparence au moins, sont les grands criminels... les impies qui Me blasphèment..., les renégats qui Me vendent... Pense un instant à ces grands malheureux, les seuls malheureux, sans foi, sans espérance, sans amour... Il me tarde de te parler d'une autre douleur bien plus cuisante, d'une autre agonie bien plus poignante..., mais J'attends d'abord une courte prière réparatrice pour ceux qui, déjà au fond d'un abîme, n'ont presque personne qui leur tende la main... Fais cet acte de charité envers eux et envers Moi... Mon Cœur t'écoute... »

L' Âme Adoratrice. — « Coeur de Jésus, moi, Te consoler et Te faire sourire à travers Tes larmes ?... Moi, adoucir, seule, Ton immense amertume, mettre du baume dans Tes blessures... et... arrachant Tes épines, les remplacer par des âmes ?... Oh ! quelle délicieuse vocation, que je n'ai jamais méritée !... Merci, Roi d'Amour et de Miséricorde ! Merci ! Et voici, enrichie de Ton sang et des larmes de Marie, en faveur des bourreaux de Ton calvaire et de Ton Église, la prière que Tu daignes solliciter... Cœur de Jésus, triste jusqu'à la mort en recevant le baiser de Judas le perfide, pitié et miséricorde pour tant d'autres misérables qui, de nouveau, T'ont renié, trahi, vendu pour une créature, pour une situation, pour une vile monnaie !... Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d'Amour ramène les, repentants, au bercail !... Parce Domine !

Cœur de Jésus, triste jusqu'à la mort et couvert d'opprobres devant la Cour d'Hérode, et trainé avec ignominie devant des tribunaux iniques, pitié pour tant de savants orgueilleux de la terre qui s'attribuent encore, de nos jours, le droit de Te juger et de Te condamner pour défendre leurs licences et justifier leur superbe !... Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d'Amour, ramène-les, repentants, au bercail !... Parce Domine !

Cœur de Jésus triste jusqu'à la mort, cloué sur un gibet infâme entre deux criminels, mourant abandonné des bons et maudit de ceux-là mêmes que Tu rachetais, pitié pour tant de grands scélérats qui, comblés des honneurs de ce monde, ne sont que des scandaleux trafiquant avec le péché... eux, dont la puissance et la gloire sont souvent le prix de Ton Sang !... Par les larmes et les tendresses de Marie, ô Roi d'Amour, ramène-les, repentants, au bercail !... Parce Domine !

Jésus, bon Jésus, je prie, en union avec Ton Auguste Vicaire, pour tous ceux qui ne T'ont jamais connu... ou qui T'ont si peu et si mal connu, et qui, malgré cette ignorance volontaire, sont devenus Tes ennemis acharnés ! Miserere !

Jésus, bon Jésus, je prie pour tant de peuples pervertis, prévenus contre Ta Personne Adorable, en révolte contre Ta Sainte Église qu'ils voudraient détruire pour T'ensevelir sous ses ruines !... Miserere !

Jésus, bon Jésus, je prie pour tant de sectaires conscients, interessés, ambitieux, qui vivent de haine, maudissent Ta Croix, maudissent aussi Ta Loi qui les condamne, et complotent cyniquement pour Te détrôner des consciences et de l'autel... Miserere !

Jésus, bon Jésus, je prie pour tous ceux que Tes yeux, voilés de larmes, ont vus du Calvaire ; pour tous ceux auxquels Tu as offert une infinie miséricorde et le pardon, quand Tu as dit en mourant : « Père, pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu'ils font. » Jésus, bon Jésus, j'ajoute ici, devinant un desir de Ton coeur compatissant, une prière spéciale, ardente, pleine de confiance, pour ma famille si chère... pour tous ceux que Tu m'as donnés et que je dois aimer en Toi et pour Toi... Oui, pour Toi, Roi et ami de Béthanie ! Tu les connais tous. Tu lis au fond des coeurs et Tu sais qu'il y a dans mon foyer de grandes misères et de grandes douleurs... Pitié pour eux, Ami divin de Béthanie !... Cette adoration doit être, oh ! oui, une réparation pour eux et pour moi... Je confie à Ton Coeur tout ce qui est triste, tout ce qui est pauvre, tout ce qui est souillé, tout ce qui est amer dans ma famille. Les miens ne sont pas encore, oh ! non, tout à fait Tiens, comme Tu le désires, comme Tu as le droit de l'exiger... Pitié pour eux, Ami divin de Béthanie !... Convertis, guéris... ressuscite même, Coeur de Jesus, tous ceux qui languissent autour de moi, et que je Te consacre de toute mon âme !... Illumine, fortifie, guide, Toi, la Lumière, Toi, la Force, Toi, l'Amour ! Sauve et sanctifie la famille où Tu as choisi cette lampe adoratrice, bien pauvre, certes, mais qui désire tant Te voir connu, adoré et aimé dans ce Foyer ! Pitié pour nous tous, Ami divin de Béthanie !... Que Ton Règne arrtive dans cette maison !... »

( En toute confiance, exposez un instant les besoins du foyer : conversions à obtenir, grâces de ferveur, de lumière, de consolation chrétienne dans les souffrances, en un mot le veritable Règne du Coeur de Jésus dans la famille. Et puis, récitez, les bras en croix, 5 Pater, Ave et Gloria en réparation de tous les péchés de votre famille, et demandez pour elle toutes les grâces promises par le Sacré Coeur aux Foyers qui L'honorent et qui L'aiment d'un amour vécu.)

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Jésus suppliant. — « Tu as bien fait de devancer mon Coeur en me parlant de ceux que j'aime tant, parce que toi, ma consolatrice, tu les aimes ; ta famille est aussi la mienne, malgré ses misères et ses lacunes... Je la bénis, Je veillerai sur elle, Je la comblerai parce que cette veillée d'amour pénitent provoquera mes miracles de miséricorde... Tu sauras un jour ce que tu as préparé, pour l'éternité, aux êtres chéris du foyer en veillant avec Moi, la nuit, aux heures de solitude, de ténèbres et de péché... Confie-Moi tes soucis de famille, et reste en paix, en grande paix !... Mais n'oublie pas aussi d'offrir cette veillée réparatrice pour les crimes de tant de foyers d'où Je suis banni par le péché... Quel crime que celui du foyer !... Quel crime que la profanation du premier de mes tabernacles, dont l'autel est le Cœur de ma Mère Immaculée, et que J'ai sanctifié à Nazareth !... Oh ! les ravages, la désolation, la ruine morale de tant de familles qui ne méritent pas ce nom sacré... Au nom du progrès et de la civilisation, on a sapé les fondements du sanctuaire familial..., on a profané et même brisé sacrilègement les liens du mariage chrétien... on a rabaissé ses charmes et ses grandeurs, on a « humanisé » affreusement ce que, Moi, J'avais rendu divin : l'amour et la fécondite !... Et comme si tant de ruines ne suffisaient pas, voici que la renaissance païenne de cette époque..., la dissolution des moeurs..., la licence des jeunes..., la frivolité inouïe des chrétiennes..., le manque absolu de pudeur, menacent d'engloutir, sous une avalanche d'ignominie, les vestiges de noblesse chrétienne qui persistaient encore. Répare, afin que ma Justice miséricordieuse continue d'épargner les familles, en considération des âmes qui aiment, qui prient et qui s'immolent comme toi. Âme bien-aimée, à cette heure noire de péché, appelle au secours la Reine de Nazareth qui partage mes immenses douleurs qu'Elle t'aide, en arrêtant le flot d'immoralité croissante, à désarmer mon bras et la foudre de ma juste colère... Appelle, en faveur du foyer, la grande Réparatrice, la divine Nazaréenne... »

L' Âme Adoratrice. - « Marie, Étoile de la mer, venez à notre secours, sauvez l'oeuvre et l'héritage de votre Jésus, car Nazareth, la famille, est en grand danger !... Mère divine, sauvez-nous ! Il s'agit, Mère et Reine, du trône même du Sauveur... Hélas ! les mères à l'âme chrétienne trempée font grand défaut: le foyer est menacé de mort... Mère divine, sauvez-nous ! Le foyer, bientôt, ne sera plus une source de vie humaine, ni divine, car nombreuses sont les épouses qui dédaignent l'honneur de la fécondité... Mère divine, sauvez-nous ! Hélas ! et les jeunes qui devraient être un avenir en fleurs... ne sont presque plus des fleurs : la sève de vertu, de pureté, semble s'épuiser... Mère divine, sauvez-nous ! Et ces petits qui s'épanouissent à la chaleur de tant de passions, ce ne sont plus — oh ! douleur ! — des enfants !... Mère divine, sauvez-nous! Reine des Martyrs et Mère des Douleurs, vous connaissez encore des profondeurs cachées de ce mal que, seuls, Jésus et Vous pouvez mesurer... Par vos larmes, par les Sept glaives qui transpercèrent votre âme au Calvaire, par les baisers et les soupirs de Jésus..., par Son agonie et la vôtre, venez vite, Médiatrice de Miséricorde, sauvez la famille, pierre angulaire du Règne du divin Roi !... Redevenez la Reine des foyers ; pénétrez-les du parfum de vos vertus ; embaumez-les, Vous, Lis du Paradis, du parfum de chasteté ; refaites Nazareth et Béthanie ; soyez encore une fois, ô Marie Réparatrice, « vita, dulcedo, spes nostra », notre vie, notre douceur, notre éspérance. Marie, sauvez la famille pour Jésus !... Jésus, sauvez le foyer par Marie !...

(Un Salve Regina demandant le Règne du Coeur de Jésus dans les Familles.)

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Jésus suppliant. — « Âme réparatrice, écoute-Moi avec toute la foi de ton âme, car J'ai quelque chose de grand à te confier, et que les chrétiens superficiels ne saisissent pas... Invoque, avant tout, ma Mère ; dis avec ferveur un Ave pour que mes paroles pénètrent ton ésprit. (Ave Maria.) Dis-moi, âme adoratrice, est-ce que tu aimes et vénères d'une très grande dévotion mon Auguste Vicaire de Rome, le Pape?... As-tu pensé que, après Marie, le Pape, c'est le don de ma Tendresse et de mon coeur?... Par ma Mère Immaculée, Je me suis donné au monde ; par le Pape, Je dicte au monde mes volontés... Il est un argument miraculeux de mon amour ! Il est ma voix, mon oracle... Il est mon bras, ma puissance sur terre « jusqu'à la consommation des siecles ». Il garde en depôt dans son Coeur, Mon Coeur... Il est Père et Pontife. L'Esprit de Dieu plane sur Lui et, comme au Cénacle, ma divine Mère a une mission toute spéciale à remplir près de mon Premier Ministre. Et si je me tais au Tabernacle, Je parle au Vatican: c'est toujours Moi, Seigneur et Roi ! Oh ! douleur ! nombreux sont les enfants de mon Église qui, hélas ! M'offensent en l'offensant... C'est Moi qu'on touche, par la critique insensée et audacieuse... Davantage encore : c'est Moi qu'on outrage, quand on se permet de désobéir à ses directives ; car s'il est la langue, Je suis la Voix !... Hélas ! il y a plus : il y a l'outrage sacrilège, l'attaque à sa personne qui est la Mienne. Mon coeur saigne, quand Je vois l'enfant devenir un valet souffletant ma Face qui est le Pontife !...Oh ! que d'âmes à la dérive ! d'hommes et femmes, tourbillon nombreux qu'emporte l'ouragan d'enfer et qui se damnent... oui, pour l'éternité... parce qu'elles désobéissent à Celui que J'ai mis pour lier et délier ; pour guider et gouverner ; pour prescrire et défendre. Tout pouvoir lui a été donné ; et personne ne franchit le seuil de l'éternite bienheureuse s'il ne porte au front l'empreinte de ses bénédictions... Âme adoratrice, que d'âmes sont sur le chemin de l'abîme parce qu'elles désobéissent à Pierre! Les voilà, ces femmes, dont la mise fut maintes fois condamnée par mon Vicaire, et qui, s'appelant catholiques, pèchent par leur impudicité scandaleuse en même temps que par leur révolte... Faudra-t-il les maudire? Les voilà, ces hommes pleins d'eux-mêmes, érigés en maîtres, grisés d'un orgueil insensé, et qui s'attribuent un pouvoir que Je n'ai jamais donné, jamais, qu'au Pontife suprême... Faudra-t-il les maudire? Et tant de croyants qui, sans aller si loin, ne prennent, des paroles du Pape, que ce qui leur plait... qui interprètent à leur guise une direction d'ailleurs forte et nette... qui échappent tant qu'ils le peuvent à l'esprit d'obéissance... Comme toute cette attitude peu filiale et point catholique Me navre et Me blesse !... Ah ! si tu savais, Âme adoratrice, que de coups et que d'amertumes Me viennent de ce côté !... Âme bien-aimée, arrête les âmes en péril sur cette pente, la plus dangereuse de toutes ; donne-Moi, par ta réparation pleine d'amour, la joie et la gloire de voir mon Auguste Vicaire aimé, profondément aimé et respecté, filialement obéi et vénéré. Qui l'honore et qui l'aime, M'honore, Moi, et ravit Mon coeur ! »

L'Âme Adoratrice. — « Merci, Seigneur, de la grave et belle leçon que Tu viens de me donner... Merci de la confidence précieuse que Tu me fais au Sujet de Celui qui te représente sur terre!... Laisse-moi d'abord Te dire, ô Roi d'Amour, que, si je T'ai blessé en quoi que ce soit, en n'aimant pas assez, en ne vénérant pas assez Ton Auguste Vicaire, en ne lui obéissant pas aussi parfaitement que je l'aurais dû, je T'en demande, à genoux, mille fois pardon !...Et, afin de mettre un baume exquis sur cette blessure... afin d'essuyer Tes larmes et la fange jetée contre Ta Sainte Face qu'est le Pontife, je veux, Jésus, du fond du coeur, être une parcelle d'hostie, offerte toute à Ta gloire, pour la personne auguste de Ton Vicaire! Reine Immaculée de l'Eglise et du Cenacle, à travers votre coeur maternel, J'offre au coeur de Jésus toutes mes souffrances de l'esprit, du coeur et du corps, en réparation de la désobéissauce formelle du péché de revolte contre Notre Saint-Père le Pape, Pardon pour cette faute..., et pour les coupables, lumière et divine miséricorde ! Reine Immaculée de l'Église et du Cénacle, à travers votre coeur maternel, j'offre mes Messes, le Sacrifice de l'Autel, en reparation de tout le manque d'attachement filial au Vicaire de Jésus-Christ... Pardon pour cette faute... et pour les coupables, lumière et divine miséricorde ! Reine Immaculée de l' Église et du Cenacle, à travers votre coeur maternel, j'offre mes Communions, que je désire très ferventes, en réparation des critiques et des méfiances à l'égard du souverain Pontife... Pardon pour ces fautes..., et pour les coupables, lumière et divine miséricorde ! Merci, coeur de Jesus, du don qu'est pour nous Notre Saint-Père le Pape, dans lequel mieux encore que dans les reliques du Saint-Suaire, Vous nous avez laissé l'empreinte vivante de votre Personne adorable... Au nom des âmes qui Vous sont fidèles, au nom aussi de taut d'autres qui ignorent ou méconnaissent cet incomparable bienfait, je Vous bénis, je Vous rends grâces, je Vous loue avec tous les Martyrs de la foi catholique..., avec tous les Confesseurs et Apôtres qui luttèrent et vainquirent à l'ombre de la Croix, sous l'obéissance du Pontife Romain. Et tres spécialement vous, Sainte petite Thérèse qui, avez tant aimé l'église et le Pape, vous qui vous êtes offerte comme victime d'amour pour l'exaltation de Notre Mère l'Église, et dont la Mission apostolique a été confirmée par le Vicaire de Jésus-Christ, ramenez-Lui tant d'égarés ; il est leur Père et leur Pasteur ; il est le « doux Christ visible sur terre «... Sainte petite Thérèse, hâtez le triomphe de la Sainte Église, et deversez sur le Souverain Pontife votre pluie de roses... »

(Un Salve Regina pour le Saint-Père. Promettez de prier toujours pour lui, de l'aimer et de lui obéir filialement, car le coeur du Pape est bien le Coeur du Christ.) Lisez très lentement, en savourant les paroles, comme si vous les entendiez sortir, entre des sanglots, de la bouche même de Jésus.

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Jesus suppliant. — « Âme bien-aimée, ce n'est pas seulement Pilate et le Sanhedrin qui M'ont crucifié. C'est encore le monde aussi coupable qu'eux et souvent davantage... Voilà pourquoi J'ai dit : « Je ne prie pas pour le monde. » Oh ! oui, Je l'ai maudit !... Ah ! si tu savais comme Je souffre de voir une foule innombrable de mes enfants, gâtés et comblés, hélas ! aujourd'hui « mondanisés ». Je te le dis : plus cruel que l'insulte de l'impie, Je sens au Coeur l'outrage sanglant de ceux que J'ai tant aimés, qui me ravissent leur coeur en voulant le partager, et pactisant avec un monde coupable... Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de Jesus, miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! »

Jésus. — « Âme réparatrice, entends mes gémissements, laisse-moi te confier Mon épouvantable agonie... J'ai besoin de soulager mon coeur, en l'épanchant dans le tien...Vois-tu, à distance, le tourbillon des frivoles?... Entends-tu leurs rires et leurs chants de fausse allégresse ?... C'est encore le banquet de Balthasar, l'ivresse folie d'une heure de vertige qui précède, souvent de près une éternité de malheurs...Oh, toi du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare ! Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, coeur de Jésus! miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive ! »

Jésus. — « Regarde, l'armée des mondains qui se disent chrétiens, cherchant, fiévreux, eux mes prétendus amis, les divertissements coupables... lls ont profané leurs sens après que leurs corps furent consacrés par le Baptême et l'Eucharistie... Vois avec quelle cruauté ils rouvrent toutes mes plaies... Toi du moins, âme réparatrice, pleure avec Moi leur folie, et répare ! Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! »

Jésus. — « Regarde, mais de loin, à travers le voile de tes larmes, pour ne pas te souiller, ces théâtres et ces salles modernes... Rome païenne M'avait déjà, abreuvé de fiel, mais ceux et celles que tu vois, qui paient ces spéctacles, et qui disent que c'est une nécessité de l'époque, ont communié peut-être souvent, ce sont des Miens !... Quelles scènes maudites où le péché impur est étalé avec un luxe et un raffinement qui fouette ma Face et déchire mon Coeur... Toi, du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare. Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de Jesus, miséricorde !... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et, en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! »

Jésus. — « Ma douleur est à son comble ! Regarde ces femmes baptisées que ma Mère Immaculée avait tirées de l'abime d'esclavage et de fange, qu'Elle avait adoptées pour les rendre plus belles étant chastes, riches de pureté et de vertu chrétienne... Elles ont oublié et piétiné toutes les lois de la pudeur, toute delicatesse féminine ; elles ont défiguré et souillé la beauté de leur sexe...Ferme les yeux, âme adoratrice, pour ne pas les voir, elles, ces semeuses de péchés, dans les rues et même dans les églises..., semeuses de scandales, par une mode impudique, infâme, qui Me flagelle jusqu'au sang... C'est Vénus qui triomphe et Moi qui suis bafoué, outragé parce que des « chrétiennes » ont préféré un chiffon et une vanité à ma Personne et à ma Loi... Pitié, pitié pour Moi, car, au théâtre comme sur les plages et dans les rues, mon Sang ruisselle sous les coups redoublés de ces « chrétiennes » aux mains délicates, qui sourient, pendant que, par leur impudicité, ma chair vole en lambeaux... Toi, âme consolatrice, éloigne de Moi ce calice plus amer que la mort ; toi du moins, pleure avec Moi leur folie, et répare ! Je suis triste, d'une tristesse qui est une agonie, plus cruelle que les tourments de ma Passion. Baise, âme adoratrice, avec émotion et grande componction les Cinq Plaies de ton Crucifix et dis : « Miséricorde, Coeur de Jesus, miséricorde!... Je T'aime, Seigneur et Roi, à la place de ces ingrats ; et en réparation, je jure fidélité à Ta Loi... Que ton Règne arrive! Pauvre Jésus, flagellé et conspué sans pitié par le libertinage parfumé, élégant, d'un paganisme qui triomphe, grâce aux chrétiens et chrétiennes à la moderne !... La jeunesse grandit, languissante, sur un tombeau. Et la femme baptisée et « dévote » mais pas chrétienne du tout, se fâne et s'étiole au son d'une valse qui, pour son âme, est un glas funebre... Hélas! la famille, le foyer de chaleur, de fécondité et de paix qu'elle devait former menace de disparaître... Pauvre Jésus ! et Il a bâti Nazareth ; et Il a réhabilité et ennobli la femme en Marie ; et Il a versé Son Sang pour nous civiliser en nous christianisant... Pauvre Jésus, ses combles, mille fois ingrats, mondanisés, ruinent toute son Oeuvre, et L'abreuvent de fiel et de vinaigre... et cependant, malgré tous ces forfaits, Son Coeur patiente et nous attend encore !

L'Ame Adoratrice. — « Mon Dieu et mon Tout Jésus, vie de ma vie, Mon Dieu, mon Sauveur et mon Roi, je baise avec tendresse et tristesse les fouets des bourreaux pour réparer la flagellation que Te font subir les impures et les vaniteuses de nos jours. Je T'aime à la Folie, Jésus, parce que Tu es Jésus! Je baise avec tendresse et tristesse les clous qui transpercèrent Tes pieds et Tes mains, déchirant Ta chair divine, pour réparer tant de scandales payés, fomentés et applaudis par des catholiques sans amour, séduits par un monde révolté et emporté dans un paroxysme sensuel. Je T'aime à la folie, Jésus, parce que Tu es Jésus! Je baise avec tendresse et tristesse la Croix, Ton trône sanglant, d'où tu as vu, en pleine agonie, ce qui se passe de nos jours sous le couvert de la civilisation et du progrès, et qui n'est que dégradation et avilissement de la femme vaniteuse et frivole, et revolte de l'homme orgueilleux... De cette Croix, Tu jugeras et Tu maudiras un jour les « mondains », et Tu leur feras justice rigoureuse parce qu'ils n'acceptent pas Ta loi de salut et de miséricorde. Pitié, Législateur et Roi ! pardon, Seigneur divin ! Je T'aime à la folie, Jésus, parce que Tu es Jésus !... »

( Cinq fois de grand coeur : Je T'aime, etc.)

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Réflexion. — Faites un bref examen de conscience... N'avez-vous pas cédé parfois aux exigences outrées, illegitimes, dangereuses du monde?... En fait de divertissements et de lectures, en fait de spectacles et de danses..., de modes et de plages mondaines..., n'avez-vous rien à vous reprocher?... Pensez-y devant le tribunal du Juge qui vous offre pitié et pardon, mais à la condition de redresser ces torts graves, tout de suite... Autrement, un jour, trop tard, vous subirez sa justice implacable. S'il a maudit le monde et ses maximes, et si le monde L'a crucifié, les chrétiens de coeur et d'esprit ne peuvent pas, ne doivent pas aimer ce monde d'orgueil, de vanité et de luxure, négation de l'Évangile et de la Loi chrétienne. Faites un acte de contrition, comme à l'heure de l'agonie. Et en esprit, posez maintenant votre tête comme saint Jean, sur le Coeur de Jésus, pour écouter et recueillir avec attendrissement Ses suprêmes confidences de douleur..., et aussi Ses demandes d'amour.

Jesus suppliant. — « Âme réparatrice, ta vocation c'est l'Amour !...Aime-Moi de tout ton coeur, de toute ton âme, de tout ton esprit, aime-Moi de toutes tes forces, car Je t'ai créée pour M'aimer pour vivre d'amour dans le temps et dans l'éternité. Sitio !... J'ai une soif brûlante de l'Amour des Miens, et les Miens m'ont refusé leurs coeurs... Ils aiment tout ce qui est noble : famille..., amis..., bienfaiteurs..., patrie..., mais dans cette distribution d'amour ils M'ont oublié, Moi, le Dieu d'Amour...Que dois-Je faire encore pour les gagner et les attirer à Mon coeur qui s'est épuise en se donnant Lui-même? Un Dieu qui se donne, peut-on donner davantage, même au ciel?... Et en retour, que recoit-Il? froideur, indifférence, oubli, et souvent ingratitude et perfidie. Sitio !... Sitio !... J'ai soif d'être des Miens !...Si, après tout ce que Je t'ai confié, âme consolatrice, sur les crimes des chrétiens mondains qui renouvellent ma Passion..., si, après les fouets des scandales..., les outrages des spectacles, des modes et des plages..., si, après tout cet étalage de vanité, d'impureté et d'orgueil qui renouvelle tous les jours pour Moi la Voie Douloureuse, Je trouvais du moins compensation et réparation dans une multitude de coeurs, comme le tien ! Hélas, il n'en est rien, trop souvent... Des Coeurs devoués, se donnant tout à Moi, et protestant de leur fidelité... J'en trouve si peu ! Sans une véritable méchanceté, combien gardent au fond de leur âme une glace, un manque d'amour qui Me blesse... Ils ne sont pas sincèrement à Moi... Ils ne M'aiment pas! Adoucis ma peine en mettant tes levres et ton coeur dans la plaie de Mon Côté et dis-moi que, toi du moins, tu M'aimes... »

Baisez la blessure du Côté de votre Crucifix, d'un baiser qui donne a Notre-Seigneur toute votre âme, et dites-Lui cinq fois : J'aime l'Amour qui n'est pas aimé! Embrase, consume mon coeur, ô Jésus!

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Jesus. — « Merci, tu soulages Mon coeur. Merci, tu apaises Ma soif... Que ta vie, comme ce baiser, sois toute d'amour. Parlant avec tristesse à sainte Marguerite-Marie, Je lui ai demandé l'amour eucharistique comme hommage d'amour réparateur... Et depuis lors, une phalange d'âmes choisies a bien saisi le don de Mon coeur dans le Saint-Sacrement... Mais cette phalange est encore trop restreinte... Qu'elles sont peu nombreuses, les âmes, même consacrées, qui, après avoir entrevu mes merveilles de charité et de miséricorde dans le don prodigieux de la Messe..., dans la folie de la Communion..., comprennent qu'elles gâtent en partie ces richesses par leur manque d'amour vrai. Car, entendre la Messe sans un grand amour, c'est méconnaitre de fait l'amour qui vous donne le miracle quotidien qu'est la Messe... Et communier sans un veritable amour, c'est gaspiller le banquet eucharistique, faute de cette faim divine et brillante qui le rend efficace pour vous, et fecond pour les âmes. De même que Mon amour préluda au mystère de l'autel et le réalisa, ainsi l'amour du chrétien rend ce mystère transformant et rayonnant, pour son bien et pour Ma gloire...Tu comprends, à cette heure d'intimité, ces choses divines que tant d'autres ne saisissent pas, parce qu'ils n'aiment pas... Ce manque d'amour explique l'abandon, la solitude de mes Tabernacles... On trouve la foule partout, même là où l'on vend et où l'on paie le péché... et Moi, Je reste solitaire, délaissé dans le Sacrement de mon amour... par manque d'amour...Que d'amis dont l'attitude est toute de formalité et d'étiquette, amis cérémonieux dont le coeur est loin de Moi !... Amis que J'ai cherchés..., mais qui ne Me cherchent point... Amis auxquels Je me suis livré, mais... qui ne se livrent point... Amis souvent tres dévoués pour leurs amis, mais non pour leur Sauveur et Roi... Amis qui ont l'imprudence de se fier et de se donner avec une confiance aveugle à des créatures..., et qui n'ont pour Moi que crainte et méfiance... Amis qui savent se prodiguer et même s'oublier pour une créature, dans un geste de noblesse tout humaine..., mais qui ne trouvent jamais le courage ni l'occasion de se devouer à mon service... Ils craignent toujours d'exagerer quand il s'agit de Moi... Amis sans zele pour ma gloire... Amis quand ils ont besoin de mes miracles, jamais quand j'ai besoin de leur temps et de leurs sacrifices. Et que dire de l'aberration inouie de ces amis et de ces pieuses et la moderne qui s'approchent matériellement de l'autel, oui, mais dont la tenue immodeste, revoltante même, la vanité manifeste, le coeur frivole et plein du monde, creusent un immense abîme entre elles et Moi !... Oh ! douleur, la dévotion facile, un mélange de crainte et de routine ne manque pas ; mais cette dévotion mondaine, cette piété d'épiderme et de rituel, ces pratiques et formules accommodatrices, en alliance avec tant de péchés intimes que Je connais, ne sont pas — mille fois non ! — l'adoration et l'amour que Je reclame... Je les rejette !.. J'ai faim de coeurs aimants, et non pas de protestations vaines, ni de cantiques ou de fleurs... J'ai soif d'amour confiant, d'amour zélé. J'ai soif de sacrifice... J'ai soif de vrais amis, et non de ce mélange hybride de ciel et de fange, de neuvaines et de mondanité qui m'outrage...Âme consolatrice, donne-Moi à boire. J'ai soif..., désaltere ton Sauveur descendu des cieux, qui veut boire à grands traits l'amour de sa créature... Hélas ! celle-ci est devenue souvent une citerne desséchée ! Toi, au moins, dis-Moi que tu M'aimes vraiment et aime-Moi de tout ton être... Sitio !... J'ai soif... »

(Lentement... et parlez avec tout votre coeur.)

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L' Âme Adoratrice. — « Si, au Calvaire, ce cri déchirant du Sitio eut, comme réponse, du fiel et du vinaigre pour Tes lèvres divines..., cher Roi agonisant, Tu auras le miel et le nectar que mon pauvre coeur peut T'offrir... Écoute-moi, Jésus ! » Amour infini qui n'es pas aimé, je T'aime, et je veux Te faire aimer en réparation pour tous ceux, si nombreux, qui méconnaissent pratiquement le prodige d'amour qu'est Ton Incarnation merveilleuse... Jésus Enfant, Jésus Adolescent, Jésus Ouvrier, je T'adore de l'adoration du coeur, mais embrase-le, ce coeur, des flammes de Ta charité... Oh! je veux T'aimer comme Tu ne l'as jamais été. Oui, donne-moi Ton coeur et Ton Amour ; car, moi aussi, j'ai soif... soif de Toi... Sitio ! Amour infini qui n'es pas aimé, je T'aime, et je veux Te faire aimer en réparation pour tous ceux qui méconnaissent, dans leur vie, l'exces d'amour qu'est Ta Rédemption par la Croix... Jésus Crucifié, Jésus mourant, Jésus enseveli au tombeau, je T'adore de l'adoration du coeur, mais embrase-le, ce coeur, des flammes de Ta charité... Oh! je veux T'aimer comme Tu ne l'as jamais été. Oui, donne-moi Ton coeur et Ton Amour ; car, moi aussi, j'ai soif... soif de Toi... Sitio !Amour infini qui n'es pas aimé, je T'aime, et je veux T'aimer en réparation pour tous ceux, si nombreux, qui méconnaissent dans leur vie l'amour de divine folie qu'est le don incompréhensible du Saint-Sacrement de l'autel !... Jésus-Prêtre, Jésus-Hostie, Jésus-Eucharistie, je t'adore de l'adoration du coeur, mais embrase-le, ce coeur, des flammes de Ta charité... Oh! je veux T'aimer comme Tu ne l'as jamais été. Oui, donne-moi Ton coeur et Ton Amour; car, moi aussi, j'ai soif... soif de Toi... Sitio! Que je T'aime, Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans ma vie personnelle, intime, par la fidélité à la grâce !... Que je me sanctifie par amour! Que je T'aime Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans ma vie de famille, par l'accomplissement des devoirs quotidiens, par l'acceptation des croix providentielles !... Que je me sanctifie par amour! Que je T'aime, Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans les âmes qui m'entourent, dans celles des égarés et des pécheurs, par l'apostolat pour Ta gloire... Et pour être fécond, que je me sanctifie par amour! Que je T'aime, Jésus, Amour qui n'es pas aimé, dans le don ineffable qu'est le coeur de Marie! Qu'à son école je sois simple, bien humble et très chaste !... que, guidée par Elle je me sanctifie par amour! Oh ! que je voudrais, coeur, de Jésus, que ma vie fût une perpétuelle louange à Ton Amour méconnu..., une amende honorable ininterrompue à Ton Amour offensé..., un holocauste constant à Ton Amour profané !... Mais Toi, qui lis au fond des coeurs, Toi qui me connais dans mes immenses désirs, Toi qui sondes les consciences et qui sais tout, Tu sais que, nonobstant ma très grande misère, je veux vivre et mourir en Te disant et Te prouvant que je T'aime au-dessus de tous les trésors du ciel et de la terre ! »

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Acte de réparation au Sacré Coeur de Jésus

De Pie XI

(Texte des A. A. Sedis de juin 1928)

Très doux Jésus, Vous avez répandu sur les hommes les bienfaits de votre charité, et leur ingratitude n'y repond que par l'oubli, le délaissement, le mépris. Nous voici donc prosternés devant votre autel, animés du desir de réparer, par un hommage spécial, leur coupable indifférence et les outrages dont, de toutes parts, ils accablent votre Coeur très aimant. Cependant, nous souvenant que nous-mêmes, nous nous sommes, dans le passé, rendus coupables d'une si indigne conduite, et pénétrés d'une profonde douleur, nous implorons d'abord pour nous-mêmes votre miséricorde. Nous sommes prêts à réparer, par une expiation volontaire, les fautes que nous avons commises, tout prêts aussi à expier pour ceux qui, égarés hors de la voie du salut, s'obstinent dans leur infidélité, refusant de Vous suivre, Vous, leur Pasteur et leur Chef, ou secouant le joug si doux de votre Loi, foulent aux pieds les promesses de leur baptême. Nous voudrions expier pour tant de fautes lamentables, réparer pour chacune d'elles : désordre de la conduite, indécence des modes, scandales corrupteurs des âmes innocentes, profanation des dimanches et des fêtes, blasphèmes exécrables contre Vous et contre vos Saints, insultes à votre Vicaire et à vos prêtres, abandon et violations odieusement sacrilèges du divin Sacrement de votre amour, péchés publics enfin des nations qui se révoltent contre les droits et l'autorité de votre Église. Que ne pouvons-nous effacer de notre propre sang tant d'offenses ! Au moins, pour réparer votre honneur outragé, nous Vous présentons cette même satisfaction que Vous avez offerte à votre Père sur la Croix et dont Vous renouvelez l'offrande, chaque jour, sur l'autel ; nous Vous la présentons, accompagnée de toutes les satisfactions de la Très Sainte Vierge votre Mère, des Saints, des chrétiens fidèles. Nous vous promettons, de tout notre coeur, autant qu'il dépend de nous et avec le secours de votre grâce, de réparer nos fautes passées, celles de notre prochain, l'indifférence à l'égard d'un si grand amour, par la fermeté de notre foi, la pureté de notre vie, la docilité parfaite aux préceptes de l'Évangile, à celui surtout de la charité. Nous Vous promettons aussi de faire tous nos efforts pour Vous épargner de nouvelles offenses et pour entrainer à votre suite le plus d'âmes possible. Agréez, nous Vous en supplions, ô très bon Jésus, par l'intercession de la Bienheureuse Vierge Marie Réparatrice, cet hommage spontané d'expiation ; gardez-nous, jusqu'à la mort, inébranlablement fidèles à notre devoir et à votre service, accordez-nous ce don précieux de la persévérance qui nous conduise tous enfin à la patrie où, avec le Père et le Saint-Esprit, Vous régnez, Dieu, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prenez, âme adoratrice, votre Crucifix, et, avant de terminer votre Adoration, baisez les saintes Plaies en disant a chacune, de tonte l'ardeur de votre âme : Je T'aime, Jésus, parce que tu es Jésus : que Ton Règne arrive !

Baisez le Côté Sacré de Jésus aux intentions du Pape, et dites : Je T'aime, Jésus, parce que tu es Jésus : que Ton Règne arrive !

Baisez la Main droite du Divin Crucifié aux intentions des Évêques, pour les Prêtres et les Séminaires, et dites : Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que Ton Règne arrive !

Baisez la Main gauche du Divin Crucifié, priant pour vos intentions personnelles et pour celles de votre famille, et dites :Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que ton Règne arrive !

Baisez le Pied droit du Divin Crucifié dans une pensée d'apostolat pour hâter le Règne du Coeur de Jésus, pour procurer Sa gloire, et dites :Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que ton Règne arrive !

Baisez le Pied gauche du Divin Crucifié, priant pour la conversion des égarés et des pécheurs, et dites :Je T'aime, Jésus, parce que Tu es Jésus : que ton Règne arrive !

L' Âme Adoratrice. — « Et, comme adieu, Roi d'Amour, coeur de mon Dieu et Dieu de mon coeur, je pénètre avec confiance par la blessure que mes péchés ont ouverte, j'entre dans l'Arche bénie des tendresses divines qu'est Ton Coeur..., et j'y demeure, en Te disant, dans le temps, que je T'aime et que je veux Te faire aimer ; en demandant Ton Règne d'Amour, et en me préparant ainsi à chanter éternellement Tes infinies miséricordes. »

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Acte de Consécration du genre humain au Sacré Coeur de Jésus

(Texte des A. A. S. du 5 novembre 1925)

Très doux Jésus, Rédempteur du genre humain, jetez un regard sur nous, qui sommes humblement prosternés devant votre autel. Nous sommes à Vous, nous voulons être à Vous, et, afin de Vous être plus étroitement unis, voici que, en ce jour, chacun de nous se consacre spontanément à Votre Sacré-Coeur. Beaucoup ne Vous ont jamais connu ; beaucoup ont méprisé vos commandements et Vous ont renié, Miséricordieux Jésus, ayez pitié des uns et des autres, et ramenez-les tous à votre Sacré-Coeur. Seigneur, soyez le Roi non seulement des fidèles qui ne se sont jamais éloignés de Vous, mais aussi des enfants prodigues qui Vous ont abandonné ; faites qu'ils rentrent bientôt dans la maison paternelle pour qu'ils ne périssent pas de misère et de faim. Soyez le Roi de ceux qui vivent dans l'erreur ou que la discorde a séparés de Vous ; ramenez-les au port de la vérité et à l'unité de la foi, afin que bientôt il n'y ait plus qu'un seul troupeau et un seul pasteur. Soyez le Roi de tous ceux qui sont encore égarés dans les ténèbres de l'idolâtrie ou de l'islamisme, et ne refusez pas de les attirer tous à la lumière de votre royaume. Regardez enfin avec miséricorde les enfants de ce peuple qui fut jadis votre préféré ; que sur eux aussi descende, mais aujourd'hui en baptême de vie et de rédemption, le sang qu'autrefois ils appelaient sur leurs têtes. Accordez, Seigneur, à votre Église une liberté sûre et sans entraves ; accordez à tous les peuples l'ordre et la paix ; faites que, d'un pôle du monde à l'autre, une seule voix retentisse : Loué soit le Divin Coeur qui nous a acquis le salut, à Lui honneur et gloire dans tous les siècles ! Ainsi soit-il.

Dites cinq fois, en union de pensée avec Notre Saint-Père le Pape : « Coeur sacré de Jésus, que Votre Règne arrive! »

Milan 1929.

Indications pratiques pour l'Organisation de l'Adoration Nocturne au Foyer

I. Nous nous trouvons en face de deux catégories d'adorateurs :

1° Les familles suffisamment nombreuses (parents, enfants, serviteurs) pour assurer une nuit mensuelle d'adoration, se relevant les uns après les autres d'heure en heure, de 10 heures du soir à 5 heures du matin. Par conséquent une famille d'au moins 7 personnes. (Pour les personnes malades ou fatiguées, et pour les enfants, on admet aussi l'heure de 9 à 10 le soir,
et de 5 à 6 le matin ; mais pas au-delà de ces limites.)

2° Les personnes isolées, soit parce que vivant seules, ou vivant isolées par leur croyance au milieu d'une famille moins fervente, et qui veulent faire leur heure d'Adoration mensuelle, justement pour réparer le manque de foi ou l'indifférence d'êtres chers. Cette catégorie est bien nombreuse. Combien de coeurs fervents sont ainsi dans des foyers indifférents ou hostiles !

II. Pour assurer avec ordre la perpétuité de l'Adoration Nocturne au Foyer, il est très à conseiller que la date et l'heure d'adoration soient fixées par le R. P. Directeur de l'CEuvre. Et quand, pour des raisons spéciales qui seront volontiers respectées, la personne qui s'inscrit désire choisir son heure et la date, que sa lettre le dise de façon précise.

III. Cette promesse n'engage pas sous peine de péché. Elle est un contrat d'amour généreux et n'entraine aucune obligation de conscience. Nous ne doutons pas cependant qu'un amour fort comme la mort donnera la force de la fidélité aux milliers de ces heureux adorateurs.

IV. Les adhésions peuvent être adressées au Secrétariat international de l'Intronisation, 35, rue de Picpus, Paris (XIIe) ; une Image signée du R. P. Mateo sera adressée à chaque personne pour lui rappeler la date et l'heure de sa veillée de nuit près du Roi Jésus méconnu et outragé.

Indulgence

La Confraternité de la Réparation Nocturne qui existait en Italie, dirigée par les RR. PP. Franciscains, avait obtenu des avantages spirituels. L'OEuvre de l'Adoration Nocturne au Foyer y a été affiliée, ce qui donne à ses Membres la faculté de gagner les indulgences suivantes :

1° Une indulgence plénière, aux conditions ordinaires (confessions, communion, visite d'une église ou d'un oratoire public, prières aux intentions du Pape),
a) Le jour de l'inscription dans l'Oeuvre de l'Adoration Nocturne au Foyer ;
b) Chaque fois que ses membres font l'heure de garde nocturne qui leur a été assignée.

2° Une indulgence plénière à l'article de la mort, si, après s'être confessés et avoir communié, ses membres invoquent le T. S. Nom de Jésus, de bouche, ou du moins d'un coeur contrit, et acceptent patiemment la mort de la main du Seigneur comme la Solde du péché.
3° Une indulgence partielle de 7 ans et 7 quarantaines, pour chaque heure d'adoration
supplémentaire que les membres feront d'un Coeur contrit et compatissant.
4° Les membres jouissent en outre de la participation aux mérites de l'Ordre franciscain.

V. C. J. S.

Secrétariat international de l'Intronisation du Sacré Coeur de Jésus dans les foyers

35, Rue de Picpus

75012 Paris

Nihil obstat: Flavien Prat, ss.cc. Supr. G. -

Imprimatur: Parisiis, 28 Aprilis 1929 + Emmanuel, Ep. Isiondensis vic. gén.

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Téléchargez le texte de cette Heure Sainte (pdf) en cliquant ici

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2 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

 

3 mars

« Lorsque vous priez, ne rabâchez pas... Votre Père sait de quoi vous avez besoin. » (Matthieu 6: 7-8)

A méditer

« La grande tradition mystique de L'Église montre comment la prière peut progresser, comme un véritable dialogue d'amour, au point de rendre la personne humaine totalement possédée par le Bien-Aimé Divin, vibrant au contact de l'Esprit, filialement abandonné dans le Cœur du Père. On fait alors l'expérience vivant de la promesse du Christ: « Celui qui M'aime sera aimé de Mon Père; Moi aussi Je l'aimerai, et Je me manifesterai à Lui. » (Jean 14: 21).

Novo Millennio Ineute, n° 33

Fioretti

Déjà, plus d'une demi-heure avant la Messe, il est en oraison profonde devant le Saint Sacrement. Il est à genoux sur son prie-Dieu. Dans ce prie-Dieu, il met toute les lettres qu'il reçoit lui confiant des intentions, et pour lesquelles il prie. Tous les trois jours, le Père Stanislaw les remplace et met les nouveaux messages. Le Saint Père aime dire: « Le Seigneur Jésus connaît toutes ces prières, car Il se trouve entre ces notes sur le prie-Dieu et mon cœur. » Quand il travaille à son bureau, tant qu'il peut marcher, il se lève toute les heures pour aller faire une ou deux minutes de prières, à genoux, devant le Saint Sacrement, même et surtout s'il a beaucoup d'urgences.

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Nous Te rendons grâce, ô notre Père, pour l'héritage de Ta Grâce que Tu n'as pas soustrait au cœur de l'homme mais que Tu as renouvelé par la naissance sur la terre de Ton Fils, afin que, grâce à Sa Croix et Sa Résurrection, nous retrouvions de génération en génération, la dignité de fils de Dieu perdue à cause du péché, la dignité de frère d'adoption de Ton Fils éternel. Nous Te rendons grâce, Père Saint, pour Ton Saint Nom auquel Tu as donné de fleurir à nouveau dans nos coeurs grâce à la Rédemption du monde.

25 décembre 1983

Boîte à idée

Aujourd'hui, je décide de regarder Dieu, plutôt que de ramener tout à moi.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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2 mars 2009

La Servante de Dieu Caroline Chisholm

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La Servante de Dieu Caroline Chisholm

"L'amie des immigrés"

1808-1877

Caroline Chisholm (1808 - 25 mars 1877) était une anglaise du 19ème siècle, connue pour avoir aidé et a entre autres veillé au bien-être des femmes immigrées en Australie. Elle est commémorée dans le calendrier des saints de l'Église Anglicane d'Angleterre. L'Église Catholique a ouvert sa cause de Béatification.

Prière pour demander la glorification de Caroline Chisholm


Dieu d'Amour et de Miséricorde, nous Vous remercions et Vous rendons grâce pour la vie admirable de Caroline Chisholm, qui a entendu votre appel dès ses plus jeunes années et y a répondu avec une foi patiente et énergique. Avec le soutien de son mari Archibald et de ses enfants, elle a aidé les gens dans le besoin, quel que soit leur pays ou leur conviction, par des réformes sociales et caritatives, en particulier par la ré-unification des familles, en protégeant les filles les plus vulnérables, en luttant contre la mise au chômage dans le travail rémunéré et dans l'action en faveurs pauvres émigrants.Accordez nous les faveurs que nous Vous demandons par son intercession, pour que soit reconnue son héroïque vertu et que son exemple soit suivi dans le monde entier, et, si cela est Votre Volonté, qu'elle soit un jour inscrite au catalogue des Saints de Votre Église. Amen.

Biographie de Caroline Chisholm,

cliquer sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/lirarticle-83937-1185274.html

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Relations de grâces et renseignements

webmaster@mrschisholm.com

Pour approfondir

www.mrschisholm.com

2 mars 2009

Prière pour honorer les 33 années que Jésus vécut sur la terre

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Prière pour honorer les 33 années que Jésus vécut sur la terre

Texte du Bienheureux Jean Martin Moye


Nous allons réciter ces trente-trois Oraisons Dominicales en mémoire des trente-trois ans que Jésus-Christ a vécu sur la terre et pour honorer tout ce qu'il a dit, fait et souffert pendant le temps de sa vie mortelle ; nous nous rappellerons sa doctrine pour la méditer et la pratiquer, ses actions et ses exemples pour les imiter, ses souffrances et ses mérites pour y participer.

Seigneur, faites-nous la grâce de prier avec attention, avec respect et avec dévotion, éloignez de notre esprit toutes les pensées vaines et inutiles qui pourraient nous distraire, et ôtez toute affection déréglée de notre cœur.

Cette Prière sera divisée en trois parties:

La première sera pour honorer le Mystère de l'Incarnation et la sainte Enfance de Jésus.

La seconde pour honorer sa vie cachée et publique.

La troisième pour honorer sa Passion et sa Mort.

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Première partie

Pour honorer le Mystère de l'Incarnation et la sainte Enfance de Jésus-Christ.


1° Considérez que Dieu se connaît et s'aime de toute éternité, et en se connaissant et s'aimant il jouit d'une félicité et d'un bonheur parfait, et il possède une gloire intérieure qui consiste dans la plénitude de ses perfections, et cette gloire intérieure ne peut ni augmenter ni diminuer, parce que les perfections divines étant infinies, elles ne peuvent prendre ni accroissement ni diminution. Le Père éternel en se connaissant et en contemplant sa nature et ses divines perfections engendre son Fils, son Verbe, sa Parole, son Image vivante ; et le Père et le Fils en s'aimant produisent le Saint-Esprit qui est l'amour du Père et du Fils. Voilà ce qui s'est fait dans Dieu de toute éternité, voilà ce qui s'y fait et s'y fera pendant tous les siècles, sans aucun changement ni ombre de vicissitude, puisque Dieu est immuable, toujours le même, invariable en lui-même et changeant tout hors de lui-même. Mais outre cette grâce intérieure qui est essentielle à Dieu et qui lui vient de la jouissance de ses perfections, il convenait qu'il eut encore une autre gloire, une gloire extérieure qui consiste dans la manifestation de ses perfections. Ce fut pour se procurer cette gloire extérieure en manifestant ses perfections qu'il créa le monde pour faire éclater partout sa puissance, sa bonté et sa providence. Il créa les Anges et les hommes pour reconnaître, bénir et aimer les attributs divins et augmenter par là sa gloire extérieure. Mais une partie des Anges et le premier des hommes, au lieu de glorifier leur Créateur, se révoltèrent contre lui. Que fit Dieu pour manifester d'autres perfections qui n'avaient pas paru dans la création, sa justice, sa miséricorde, et une sagesse plus admirable que celle qu'il avait fait paraître dans la création du monde ? Il forma le décret de l'Incarnation de son Fils et de la Rédemption du genre humain ; il veut bien envoyer son Fils pour sauver l'homme pécheur.


Admirons, bénissons, et aimons une bonté et une charité si grande ; remercions le Père éternel de nous avoir donné son Fils pour être notre Sauveur ; remercions le Fils d'avoir bien voulu s'incarner pour nous ; remercions le Saint-Esprit par l'opération duquel le Verbe s'est fait chair. Et disons à cette intention : Notre Père...


2° Considérez que le Fils de Dieu voulant se faire homme choisit la plus pure, la plus humble et la plus sainte de toutes les Vierges pour être sa Mère ; les trois Personnes de la Trinité créent dans un même instant la plus parfaite et la plus éminente de toutes les âmes et un corps parfaitement organisé ; cette âme fut tirée du néant, et ce corps fut produit de la substance de Marie. Dès l'instant de leur existence, la seconde Personne de la sainte Trinité l'unit à elle-même et se l'appropria, de sorte que Jésus-Christ a deux natures réunies dans sa Personne divine : la nature divine qu'il tient du Père, et la nature humaine qu'il a reçue de sa Mère. Et ces deux natures subsistent en lui sans mélange et sans confusion, conservant chacune leurs propriétés et leurs opérations différentes.


Croyons, admirons, bénissons et aimons Jésus-Christ notre Sauveur, vrai Dieu et vrai homme. Disons pour l'honorer : Notre Père...


3° Considérez que Jésus-Christ a deux naissances comme il a deux natures, une naissance éternelle dans le sein du Père, une naissance temporelle dans le sein de sa Mère ; dans l'étable de Bethléem Marie adore Jésus comme son Dieu, et Jésus honore Marie comme sa Mère.


Prions ce divin Sauveur de naître et régner dans nos cœurs par sa grâce : Notre Père...


4° Considérez qu'aussitôt que Jésus fut né à Bethléem Dieu le Père ordonna à tous ses Anges de venir adorer ce saint Enfant nouvellement né, comme étant le vrai Dieu, le Créateur et le Souverain Maître du Ciel et de la terre.


Unissons-nous à la sainte Vierge et aux Anges pour adorer l'Enfant Jésus dans la crèche; reconnaissons sa grandeur dans la petitesse et sa divinité cachée sous les voiles de son humanité ; imitons son humilité, sa douceur, sa patience, sa simplicité, son silence et son obéissance, et toutes les vertus de sa sainte enfance : Notre Père...


5° Considérez que les Anges annoncent la naissance du Sauveur aux bergers, bénissant le Seigneur et disant : " Gloire à Dieu au plus haut des Cieux, et paix sur la terre aux hommes de bonne volonté ". Ainsi ce sont les pauvres et les humbles que Jésus appelle d'abord à lui ; ce sont eux à qui il donne la préférence.


Imitons la simplicité et la promptitude des bergers, courons à la crèche, allons voir et adorer le Verbe fait chair, allons nous dévouer et nous offrir à lui sans partage : Notre Père...


6° Jésus après avoir paru aux bergers se manifeste aux Mages ; après avoir appelé les juifs il invita les gentils parce qu'il vient sauver les uns et les autres : il est descendu du Ciel pour le salut de tous les hommes, les Mages conduits par une étoile viennent adorer le nouveau Roi, le Messie, le désiré des Nations ; ils se prosternent à ses pieds, lui offrent trois sortes de présents, de l'or comme au Roi des Rois, de l'encens comme au vrai Dieu, de la myrrhe comme à un homme mortel dont le corps doit être enseveli après sa mort.


Prions le Sauveur du monde de se manifester aux gentils en appelant les païens à la foi ; unissons-nous aux Mages, offrons à l'Enfant Jésus notre corps avec tous ses organes, notre entendement, notre mémoire et notre volonté ; demandons et pratiquons les trois vertus représentées par les présents des Mages, la Religion figurée par l'encens, la charité représentée par l'or, et la mortification désignée par la myrrhe : Notre Père...


7° Considérez que Jésus-Christ, huit jours après sa naissance, fut circoncis et qu'on lui donna le saint Nom de Jésus, nom adorable qui est au-dessus de tout nom.


Offrons à Dieu le sang que le saint Enfant Jésus répandit dans sa circoncision, pour obtenir la grâce du baptême aux enfants qui naîtront jusqu'à la fin du monde ; adorons, louons, bénissons et invoquons sans cesse le saint nom de Jésus ; et faisons toutes nos actions au nom de Jésus pour la gloire de Dieu. Apprenons de la circoncision de Jésus à circoncire et à purifier nos cœurs par la mortification de nos passions et de nos inclinations déréglées, et notre corps par la mortification de nos sens : Notre Père...


8° Considérez que Jésus-Christ, quarante ans après sa naissance, fut présenté au Temple par les mains de sa très sainte Mère, pour nous apprendre à nous consacrer à Dieu dès notre enfance, et à lui offrir tout ce que nous ferons pendant notre vie : Pères et Mères, mettez vos enfants entre les bras de Marie, pour qu'elle les présente à Dieu avec son saint Enfant Jésus ; apprenez-leur de bonne heure à la connaître, à l'aimer, et à se consacrer à lui.


Offrons aussi nous-mêmes à Dieu par les mains de la très sainte Vierge, avec tous nos parents, nos amis, et tout ce qui nous appartient ; dévouons-nous pour nos amis à son culte et à son service : Notre Père...


9° Considérez que Jésus, Marie, Joseph, pour éviter la persécution d'Hérode, qui voulait faire mourir le Sauveur, se retirèrent en Égypte, où ils demeurèrent comme en exil pendant plusieurs années au milieu des idolâtres, sans asile, éloignées de leur patrie, privés de la société de leurs parents et de leurs amis.


Imitons la Sainte Famille, apprenons par son exemple à nous détacher au moins de cœur et d'esprit, de nos proches et de nos amis, disposés à tout quitter et à aller partout où la Providence nous enverra pour nous conformer à la volonté de Dieu, pour les intérêts de sa gloire, le salut des âmes et notre propre perfection, à laquelle nous ne pouvons parvenir que par un détachement total de toutes choses et de nous-mêmes, et un abandon entier à la Providence : Notre Père...


10° Considérez que l'Enfant Jésus, ayant atteint l'âge de douze ans, alla à Jérusalem avec la sainte Vierge et saint Joseph pour y célébrer la fête de Pâques ; ayant quitté sa divine Mère pour les intérêts de son Père, il fut trouvé au Temple au milieu des Docteurs, les écoutant et les interrogeant.

Apprenons de cet exemple à préférer la gloire de Dieu à l'affection des parents et aux inclinations de la nature ; si nous sommes tombés dans un péché mortel, nous avons perdu Jésus-Christ.


Cherchons-le par la pénitence, allons le trouver dans nos églises, dans le Saint-Sacrement, célébrons les fêtes avec piété. Jésus croissait en sagesse et en grâces devant Dieu et devant les hommes : augmentons tous les jours en vertus et piété à mesure que nous avançons en âge : Notre Père...


Offrande de la première dizaine


Recevez, Seigneur, ce premier dizain que nous venons de réciter à l'honneur de la Sainte Enfance de Jésus que nous vous offrons spécialement pour tous les enfants qui existent et qui existeront dans le monde, pour obtenir la grâce du baptême à ceux qui ne l'ont pas encore reçue, et pour ceux qui l'ont reçue la grâce de la conserver, et pour ceux qui l'ont perdue la grâce de la recouvrer, et pour tous une sainte éducation. Nous vous offrons la Sainte Enfance de Jésus avec tous ses mérites et toutes ses vertus pour réparer les défauts de notre enfance et les péchés de notre jeunesse ; nous vous offrons l'humilité de Jésus pour expier notre orgueil, sa simplicité pour expier nos duplicités, sa douceur et sa patience pour expier nos colères et nos impatiences, nos vivacités et nos emportements, son silence pour expier nos paroles inutiles, nos plaintes et nos murmures, sa pauvreté pour expier notre cupidité, sa mortification pour expier notre sensualité, son obéissance pour expier nos désobéissances, sa pureté pour expier nos impuretés ; en un mot nous offrons toutes ses vertus pour expier tous nos vices, et tous ses mérites pour suppléer à nos défauts et à nos démérites.


Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit, comme il était au commencement, qu'il est maintenant, et qu'il sera dans les siècles des siècles.

Seconde partie

Pour honorer la vie cachée et la vie publique de Jésus-Christ


Nous allons réciter cette seconde partie pour honorer la vie cachée que Jésus-Christ a menée avec Marie et Joseph jusqu'à l'âge de trente ans, et la vie publique qu'il a menée pendant les trois ans qu'il employa à prêcher son évangile.


1° Considérez la vie admirable que Jésus, Marie et Joseph ont menée à Nazareth après leur retour d'Égypte jusqu'à la trentième année de Notre-Seigneur. Cette vie était inconnue et paraissait méprisable aux hommes ; mais elle était connue de Dieu et faisait l'objet de l'admiration des Anges. Jésus, Marie, Joseph vivaient dans la plus parfaite union, ils ne faisaient qu'un cœur et qu'une âme, ils priaient et travaillaient ensemble ; ils étaient sur la terre une image de la Trinité qui est dans le Ciel ; Jésus, tout Dieu qu'il était, était soumis à la sainte Vierge et à saint Joseph.


Honorons, bénissons cette vie sainte que Jésus, Marie, Joseph ont menée sur la terre ; offrons-la à Dieu pour expier la vie criminelle que nous avons menée jusqu'ici ; offrons-la pour les maris, les épouses et les enfants chrétiens, afin qu'ils se forment sur ces beaux modèles de Jésus, Marie, Joseph. Demandons à Dieu que la paix, la concorde, la piété règnent dans les familles chrétiennes, comme elles ont régné dans la Sainte Famille. Offrons les travaux de Jésus et de Joseph pour tous les artisans, les ouvriers et les personnes qui vivent dans les travaux, afin qu'ils les unissent à ceux de Jésus et de Joseph et qu'ils apprennent à les sanctifier par la patience, la prière et la droiture d'intention. Unissons-nous de cœur et d'esprit, d'intention et d'affection à Jésus, Marie, Joseph : prions, travaillons, souffrons, agissons, vivons et mourons avec Jésus, Marie et Joseph : Notre Père...


2° Considérez que Jésus à l'âge de trente ans est baptisé par saint Jean dans le fleuve Jourdain ; il sanctifie les eaux pour en faire la matière du baptême. Le Père éternel fait entendre sa voix du Ciel, et dit : Voilà mon Fils bien-aimé ; le Saint-Esprit descend sur Jésus en forme de Colombe. Voilà le mystère de la sainte Trinité distinctement révélé, et c'est une image de ce qui se fait dans le baptême. On y nomme les trois Personnes divines, dont l'expression constitue la forme de ce sacrement : " Je te baptise au Nom du Père, et du Fils et du Saint-Esprit " ; on verse de l'eau : voilà la matière. Et le Père adopte le baptisé pour son Fils, le Fils le reconnaît pour son Frère et son Cohéritier, le Saint-Esprit habite en lui comme dans son Temple.


Remercions Dieu de la grâce du baptême, conservons-la ou recouvrons-la par la pénitence si nous l'avons perdue par le péché, renouvelons les vœux de notre baptême, soyons fidèles à les observer, et demandons pour les néophytes les dispositions convenables pour bien recevoir ce sacrement : Notre Père...


3° Considérez que Jésus, après son baptême, se retire dans le désert, où il jeûne quarante jours et quarante nuits pour se préparer à la tentation et à la prédication de l'évangile. Il nous apprend par son exemple à fuir le monde, à aimer la retraite et à nous préparer par le recueillement à l'exécution des bonnes œuvres que Dieu demande de nous.


Honorons la mortification de Jésus-Christ et l'austérité de la vie qu'il a menée dans le désert pour expier notre sensualité, nos intempérances, notre délicatesse et nos dissipations ; fuyons le monde ; aimons la solitude et le silence pour nous entretenir avec Dieu ; jeûnons exactement le Carême à l'imitation de Notre-Seigneur ; et observons de même tous les jeûnes et les abstinences prescrites par l'Église, et ceux que l'esprit de mortification et de pénitence nous inspirera : Notre Père...


4° Considérez que Jésus, après avoir jeûné quarante jours, veut bien, par un effet de sa bonté, être tenté par le démon pour nous mériter la grâce de le vaincre, et nous apprendre par son exemple la manière de le combattre.


Demandons à Dieu la force de surmonter les attaques du démon, les aiguillons de la chair et la corruption du monde ; préparons-nous à la tentation par la prière, le jeûne, ma mortification et la participation des sacrements ; évitons les occasions du péché ; dans la tentation humilions-nous, recourons à Dieu, faisons des efforts pour la surmonter en renonçant à l'attrait du plaisir et en pratiquant des actes et des vertus contraires ; après la tentation, remercions Dieu de nous en avoir délivrés ; si nous avons eu le malheur d'y succomber, relevons-nous promptement de notre chute ; soyons plus vigilants, plus fermes contre les tentations à venir ; prions pour les personnes tentées : Notre Père...


5° Considérez que Jésus commence la prédication de son évangile en exhortant les hommes à se convertir, à faire pénitence, à mépriser le monde, à chercher le Ciel, à préférer le salut à tout le reste.


Méditons bien ces grandes vérités ; convainquons-nous de l'importance et de la nécessité du salut ; mettons cette première affaire avant toutes les autres ; travaillons-y sans délai et sans relâche ; tendons à notre fin ; nous sommes créés pour Dieu ; rapportons tout à sa gloire et à notre sanctification. Que sert à l'homme de gagner tout l'univers, s'il vient à perdre son âme, Ainsi prenons une ferme résolution de la sauver à quel prix que ce soit, et demandons-en la grâce au Seigneur : Notre Père...


6° Considérez que Jésus-Christ, voulant établir son Église, choisit saint Pierre pour en être le chef, et les autres apôtres pour en être les colonnes ; il choisit pour ses disciples de pauvres pécheurs pour nous faire voir qu'il préfère la pauvreté aux richesses, pour condamner la préférence que nous faisons en mille occasions des riches aux pauvres, et pour faire éclater la force de sa grâce dans le changement admirable qu'il va opérer dans ces hommes faibles, ignorants et grossiers en leur donnant une science sublime, une sagesse et une force surnaturelle qui confondra les savants, les sages et les puissances du monde, et qui convertira l'univers entier.


Bénissons Jésus-Christ dans le choix qu'il a fait des Apôtres, prions-le de donner à son Église des Pasteurs selon son cœur ; prions pour le Chef et les Pasteurs de l'Église, pour tous les Ordres et les États qui la composent; supplions Notre-Seigneur de nous mettre au rang de ses Disciples et au nombre de ses Élus : Notre Père...


7° Considérez que Jésus-Christ prouvait la Divinité de sa Mission et la vérité de sa Doctrine par le témoignage des Prophéties qui s'accomplissaient en lui et par les miracles éclatants qu'il opérait en chassant les démons, en guérissant les malades, en rendant la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds, et la vie aux morts.


Croyons fermement les Mystères de notre Religion, que Jésus nous a enseignés et qu'il nous enseigne par son Église, à qui il a promis l'infaillibilité ; remercions-le de nous avoir révélé des Mystères si sublimes et une doctrine si sainte ; conformons-y notre conduite ; prions Notre-Seigneur, qui est notre véritable Médecin, d'opérer sur nos âmes d'une manière invisible des miracles et des prodiges comme il en opérait sur les corps dans le temps de sa vie mortelle ; demandons qu'il chasse le démon de notre cœur s'il y habite par le péché ; demandons qu'il ressuscite nos âmes à la grâce, qu'il guérisse toutes nos maladies spirituelles, qu'il change nos vices en vertus, notre orgueil en humilité, notre amour-propre en haine de nous-mêmes, notre avarice en libéralité, notre gourmandise en sobriété, notre colère en patience et en douceur, notre paresse en diligence et en ferveur : Notre Père...


8° Considérez que Jésus-Christ dans sa conduite nous a donné l'exemple de toutes les vertus et un parfait modèle d'une vie chrétienne. Il prêchait le jour, il passait les nuits en prières, il employait ainsi utilement tout le temps de sa vie à faire la volonté de Dieu son Père, à procurer sa gloire et le salut des hommes.


Offrons à Dieu la sainteté de la vie de Jésus pour expier notre vie criminelle ; offrons les vertus, les prières et les bonnes œuvres de Jésus-Christ pour réparer ns vices, nos omissions et nos distractions ; offrons la droiture des intentions et la pureté des affections de Jésus pour réparer la perversité de nos intentions et la corruption de nos affections ; offrons le saint usage que Jésus-Christ a fait du temps pour réparer le mauvais usage et la perte que nous en avons faits, car tout le temps que nous n'avons pas employé pour Dieu et pour notre salut est un temps perdu ; demandons à Dieu la grâce d'imiter Jésus-Christ notre divin modèle, d'employer saintement le reste de notre vie en remplissant tous les devoirs de notre état, priant sans cesse, faisant en tout la volonté de Dieu, pratiquant toutes sortes de bonnes œuvres, n'ayant en tout ce que nous faisons d'autres vues ni d'autres intentions que la plus grande gloire de Dieu, notre sanctification, l'édification du prochain et le salut de nos âmes : Notre Père...


9° Considérez que Jésus-Christ, malgré une vie si sainte et une conduite si irréprochable fut néanmoins toujours en but à l'envie et à la contradiction des méchants, ainsi que le bienheureux vieillard Siméon l'avait prédit à la sainte Vierge quand elle le présentait au Temple. Jésus-Christ ne reçut de la part des hommes que de l'ingratitude pour ses bienfaits, la haine des méchants pour l'amour qu'il leur portait, des censures et des reproches pour sa doctrine, des blasphèmes pour ses miracles, des injures et des malédictions pour les faveurs et les bénédictions qu'il répandait partout où il passait, et enfin la mort pour la vie éternelle qu'il venait nous mériter et nous procurer. Cependant, malgré tant de contradictions et de persécutions, il continua à prêcher son évangile, à soulager et guérir les pauvres et les malades, à convertir les pécheurs et à combler ses ennemis mêmes et ses persécuteurs de toutes sortes de bienfaits.


Imitons le Sauveur, ne nous lassons pas de faire le bien malgré les discours du monde, malgré les contradictions des méchants, malgré les difficultés que nous rencontrons dans nos petites entreprises ; n'attendons pas notre récompense en cette vie mais dans l'autre. Demandons à Dieu cette confiance et cette persévérance dans le bien jusqu'au dernier soupir de notre vie : Notre Père...


10° Considérez que Jésus-Christ ayant fait la Cène lava les pieds à ses Apôtres et institua l'eucharistie comme sacrifice et comme sacrement : comme Sacrifice pour s'offrir tous les jours et à chaque heure du jour [Quand il est midi ici, il est minuit ailleurs ; ainsi on dit la Messe à chaque heure du jour. Note de l'auteur] à Dieu son Père jusqu'à la fin du monde, et lui procurer une gloire infinie dans la célébration de la Messe, et comme Sacrement pour se donner à nous et nourrir nos âmes de sa chair adorable et les abreuver de son sang précieux dans la sainte Communion.


Remercions Jésus-Christ de son immense charité ; demandons-lui la grâce d'avoir un profond respect, une tendre dévotion pour le Saint-Sacrement ; allons souvent le visiter ; entendons tous les jours la Messe ; offrons à Dieu toutes les Messes qui se sont dites, et qui se diront jusqu'à la fin du monde ; demandons de recevoir avec le Sacrement les fruits et les effets merveilleux qu'il contient. Rendons grâces à Dieu de toutes les bonnes communions, et faisons-lui amende honorable de toutes communions indignes qui se sont faites depuis celle de Judas, et de toutes les irrévérences qui se sont commises dans les Églises ; récitons à cette intention la plus excellente de toutes les prières : Notre Père...


Offrande de la seconde dizaine


Recevez, Seigneur, ce second dizain que nous venons de réciter à l'honneur de la vie cachée et publique du Sauveur. Nous vous offrons particulièrement la vie cachée et laborieuse que Jésus a menée en travaillant avec saint Joseph du métier de charpentier, pour tous les laboureurs, les artisans ; les personnes du travail. Et nous vous offrons la vie publique de Jésus-Christ pour tous ceux qui sont engagés par état dans les offices publics, surtout pour les Pasteurs, les Prédicateurs, les Confesseurs et les Ministres de l'Église, et ensuite pour le Roi, les Magistrats et les Juges, afin que, suivant les exemples du Sauveur, tous concourent à procurer la gloire de Dieu et le salut des âmes en remplissant fidèlement les devoirs de leur état, en faisant le bien, en empêchant le mal, en servant Dieu, en édifiant le prochain, en se sanctifiant eux-mêmes.


Offrons la vie toute sainte, toute divine, toute surnaturelle que Jésus a menée sur la terre pour expier la vie inutile, toute humaine, charnelle, sensuelle, animale, que nous avons menée jusqu'ici. Offrons la vie intérieure de Jésus pour expier notre vie dissipée, et demandons la grâce d'en mener désormais une intérieure pour honorer l'intérieur de Jésus. Offrons la vie extérieure de Jésus pour réparer notre vie criminelle et scandaleuse ; demandons la grâce de mener une vie réglée et édifiante pour imiter la vie extérieure de Jésus. En un mot offrons à Dieu tout ce que Jésus-Christ a fait, dit et pensé pendant les trente-trois ans qu'il a été sur la terre pour expier tout le mal que nous avons fait, et suppléer à tout le bien que nous avons commis depuis que nous sommes au monde : Notre Père...

Troisième partie

Pour honorer la mort et la passion de Jésus-Christ et demander que Dieu nous applique le mérite de ses souffrances, qu'il nous fasse la grâce de compatir à ses douleurs, de détester nos péchés, qui en sont la cause, de porter la Croix, de nous y attacher avec lui, de souffrir et mourir pour lui.


1° Considérez que Jésus après la Cène va au Jardin des Olives où il prie pendant trous heures ; il est saisi de crainte, accablé de tristesse et d'ennui à la vue de nos péchés qui se présentent à ses yeux, et qui, comme un torrent impétueux, inondent son âme. Son cœur en est si pénétré de douleur qu'il tombe en défaillance et dans une agonie mortelle dans laquelle il sue le sang.


Offrons à Dieu ces trois peines intérieures que Jésus-Christ a voulu souffrir pour expier les péchés intérieurs que nous faisons par les trois facultés de notre âme, l'entendement, la mémoire, et la volonté, et pour sanctifier nos peines intérieures, purifier notre intérieur, et nous mériter une contrition intérieure, une vie intérieure, des vertus intérieures. Acceptons donc l'ennui, la tristesse, la crainte, les chagrins, les désolations, et toutes les peines extérieures à l'honneur de celles de Jésus-Christ. Unissons-les à celles de Jésus-Christ, détestons nos péchés jusqu'à en avoir le cœur brisé de douleur, acceptons et buvons avec Jésus-Christ le Calice de sa Passion ; disons comme lui : " Mon Dieu, si ce Calice ne peut passer sans que je le boive, que votre volonté soit faite et non la mienne " (Mt 26, 39) : Notre Père...


2° Considérez que, le moment des souffrances extérieures de Jésus étant arrivé, il se lève, il va au-devant de ses ennemis, il se livre à eux pour nous apprendre qu'il est permis de sentir sa faiblesse dans le temps où l'on prend ses résolutions, mais qu'il fait s'armer de force dans le temps où il s'agit de les mettre en exécution et que, quand le moment fixé dans les décrets de Dieu est arrivé pour faire ou souffrir quelque chose pour sa gloire et le salut des âmes, il faut vaincre et surmonter nos craintes et nos répugnances, aller courageusement au combat, ne pas fuir le Croix, mais aller au-devant et l'accepter de la main de Dieu qui nous la présente. Demandons-en la grâce au Seigneur.

Une troupe de gens armés conduite par Judas s'approche de Jésus ; il les terrasse d'une seule parole en leur demandant, " Qui cherchez-vous ? ". " C'est ", répondent-ils, " Jésus de Nazareth ". " C'est moi ", leur dit le Sauveur, " me voilà,... mais laissez mes Disciples " (Jn 18, 4-5, 8).


Admirons la puissance et la sagesse de Dieu, qui met des bornes à la malice des hommes et qui dirige tous les événements à l'accomplissement de ses desseins. Jésus se livre à ses ennemis parce que c'était son heure. Sa mission était finie ; mais il ne permet pas qu'ils prennent ses disciples, parcequ'ils avaient encore du monde à convertir ; ils abandonnent donc le Sauveur et le laissent seul entre les mains de ses ennemis. Demandons la grâce de demeurer fidèles à Dieu dans les épreuves et de ne le quitter jamais par le péché : Notre Père...


3° Considérez que Judas, possédé par le démon de l'avarice, vend son Maître et son Dieu pour trente deniers ; il le trahit par un baiser. Voilà où aboutit une passion ménagée. Elle conduit aux plus affreux désordres. Ainsi, étouffons nos passions naissantes, détestons l'avarice, ayons horreur d'une Confession et d'une Communion sacrilèges, dont la trahison de Judas est l'image, car celui qui communie indignement trahit Jésus-Christ par un perfide baiser, et il le livre, non plus aux juifs comme Judas mais au démon qui habite dans son cœur. Jésus reçoit avec bonté le baiser de Judas ; il l'appelle son ami pour nous apprendre à regarder et à traiter nos ennemis comme nos meilleurs amis. Les juifs mettent leurs mains profanes sur Jésus-Christ ; ils le lient, et par ses liens il nous délivre de l'esclavage et de la captivité du démon et du péché. On conduit le Sauveur comme un criminel devant quatre tribunaux ; il reçoit partout des insultes, des outrages et des mauvais traitements.


Suivons Jésus dans sa Passion, baisons ses pas, adorons le Sang qu'il répand partout, prenons part à ses ignominies et à ses souffrances. Disons à cette intention : Notre Père...


4° Considérez que Jésus, livré à la fureur de ses ennemis, passa la plus triste nuit ; il fut accusé par de faux témoins, jugé et condamné à mort ; puis une troupe effrénée de soldats et de domestiques l'environne de toutes parts comme un essaim d'abeilles - c'est l'expression de l'écriture : sicut apes (Ps 117, 12) - ; chacun l'outrage et l'insulte ; on lui crache au visage, on lui met un bandeau sur les yeux, il est rassasié d'opprobres, mais on ajoute la cruauté et la barbarie à l'insulte : on lui donne des soufflets et des coups de poing ; on le jette par terre ;  on le foule aux pieds ; et au milieu de tous ces indignes traitements le Sauveur est comme un agneau ; il n'ouvre pas la bouche pour se plaindre, il souffre tout avec une douceur, une patience inaliénable, et il est prêt à en souffrir mille fois davantage pour nous et pour ses ennemis eux-mêmes.


Offrons à Dieu tout ce que Jésus-Christ a souffert pendant cette cruelle nuit pour expier tous les crimes, les débauches, les impuretés qu'on commet dans les ténèbres de la nuit ; apprenons de l'exemple du Sauveur à souffrir les opprobres et les tourments avec patience et résignation, et à garder le silence dans les croix. Disons pour obtenir cette grâce : Notre Père...


5° Considérez que Jésus-Christ, après avoir ainsi passé la nuit dans les tourments, est conduit, toujours enchaîné comme un criminel, au prétoire de Pilate. On l'accuse, on le calomnie de nouveau. Pilate le renvoie à Hérode ; il reçoit de la populace de nouveaux outrages en passant dans les rues de Jérusalem. Il parait devant Hérode ; il y est traité comme un insensé, et il nous mérite par cette folie apparente la vraie sagesse. Il retourne à Pilate. On lui ôte ses vêtements ; on l'attache à un poteau ; on lui fait souffrir la plus cruelle et la plus sanglante flagellation pour expier les plaisirs charnels que les impudiques prennent dans une chair impure : la chair virginale du Sauveur est déchirée de coups et mise en lambeaux ; après un supplice si barbare on en ajoute un plus ignominieux et aussi cruel : les soldats s'assemblent autour du Sauveur, et pour tourner sa Royauté en dérision, ils en font un Roi de théâtre, ils lui mettent une couronne d'épines à la place du diadème, un roseau à la main pour sceptre, et un manteau d'écarlate pour son manteau royal ; puis ils se prosternent devant lui, le saluent, lui donnent des soufflets ; et, frappant sa tête du roseau qu'il tenait en main, ils lui enfoncent la couronne d'épines dans le crâne.


Offrons à Dieu la flagellation du Sauveur pour satisfaire à sa justice et pour détourner de dessus nos têtes les fléaux de sa colère. Adorons toutes les plaies dont le corps de Jésus a été couvert ; demandons qu'il guérisse par ces plaies sacrées toutes les plaies que le péché a faites à notre âme ; adorons aussi le chef de Jésus couronné d'épines et portons avec lui la couronne d'épines sur la terre pour mériter la couronne de gloire dans le Ciel. Récitons dans ces intentions la prière du Seigneur : Notre Père...


6° Ce fut donc par une providence divine que Notre-Seigneur dans sa Passion même fut reconnu Roi, couronné Roi, salué Roi et proclamé Roi, car Pilate, montrant notre divin Sauveur dans l'état pitoyable où la flagellation l'avait réduit et portant la couronne d'épines qui était si profondément enfoncée qu'on ne put plus l'ôter de dessus sa tête, Pilate dit aux juifs : " Voilà votre Roi. Lequel des deux voulez-vous que je délivre, Barabbas ou Jésus ? " (Jn 18, 39). Ô cœurs, soyez dans l'étonnement ! Le Dieu du Ciel, le Saint des Saints est mis en parallèle avec un infâme voleur ; et on préfère même ce voleur, cet homicide, au Souverain Maître de l'univers. Oui, le Sauveur a voulu souffrir cette humiliation pour nous faire sentir l'injure infinie que nous faisons à Dieu lorsque nous lui préférons la créature. Oui, toutes les fois que nous commettons un péché mortel nous préférons la créature au Créateur, le néant à l'Être suprême, un vil intérêt, un plaisir d'un moment, une infâme passion, à un Dieu infini en toutes les perfections ; et c'est pour réparer cette injure que Jésus-Christ a voulu recevoir l'humiliation infinie de se voir postposé à Barabbas.


Humilions-nous à cette vue jusqu'à la profondeur de notre néant, pour honorer Jésus si profondément abaissé ; mettons-nous au-dessous de toutes les créatures ; réjouissons-nous de voir que Jésus-Christ ; qui a été ainsi profondément humilié dans sa Passion, est maintenant élevé au-dessus des Anges et des Archanges, assis sur le trône de Dieu même, recevant les honneurs divins : Dignus est Agnus... accipere divinitatem (Ap 5,12). Demandons la grâce d'avoir pour lui un amour de préférence dans notre estime et notre attachement, qui nous fasse plutôt renoncer à tout, sacrifier tout que de l'offenser et que de perdre sa grâce et son amour. Récitons pour cela l'oraison qu'il nous a lui-même enseignée : Notre Père...


7° Considérez que Pilate, reconnaissant l'innocence de Jésus et l'envie des juifs, cède à leurs instances par faiblesse et par crainte de l'Empereur et de perdre sa charge ; il se lave les mains devant tout le peuple et proteste qu'il est innocent du sang de ce juste. Pilate en tout cela a sacrifié la justice au respect humain, à la crainte, et c'est en cela qu'il a péché ; et quoique son crime soit moins grand que celui des juifs, il est cependant mortel : ainsi les péchés de faiblesse, en matière considérable, suffisent pour nous damner. Pilate trahit la justice pour conserver ses intérêts temporels ; mais par un juste châtiment de Dieu il a perdu tout à la fois, et le temporel et le spirituel. C'est ainsi que bien des chrétiens se damnent par faiblesse, par respect humain ; pour ménager la faveur des hommes et leurs intérêts temporels ils sacrifient les intérêts de Dieu et de ceux de leur conscience ; cependant ils veulent se justifier aux yeux des hommes comme Pilate ; mais ils seront condamnés au Tribunal de Dieu.


Prémunissons-nous contre ces dangers, ne faisons jamais rien contre notre conscience et notre devoir. Pilate livre donc Jésus aux juifs pour être crucifié ; on le conduit à la Croix ; il l'envisage avec joie comme l'instrument de son triomphe et de notre salut ; il l'embrasse et la charge sur ses épaules, et par là il sanctifie toutes nos croix ; il se charge en même temps d'un fardeau encore plus pesant, qui est celui de nos péchés ; il succombe sous ce double fardeau. On engage Simon à porter la Croix avec lui et après lui, et ainsi qu'il l'avait dit dans son évangile : " Si quelqu'un veut être mon Disciple, qu'il porte sa croix tous les jours de sa vie et qu'il me suive ". La sainte Vierge et une troupe de peuple qui se lamentaient sur le sort du Sauveur l'accompagnent dans ce triste voyage. Joignons-nous à eux, suivons Jésus-Christ, portons sa Croix, portons la nôtre avec lui. C'est la Croix qui nous conduira au Ciel ; acceptons donc de la main de Dieu toutes les croix et les tribulations que sa providence nous envoiera ; unissons-les à la Croix de Jésus ; demandons de faire un saint usage des croix : Notre Père...


8° Considérez que Jésus, étant arrivé à la montagne du Calvaire, est dépouillé de ses vêtements qu'on divise en quatre parts, et on jette un sort sur sa robe, figure de l'Église qui est toujours une, indivisible, quoiqu'elle soit répandue dans les quatre parties du monde. On attache Jésus à la croix au milieu de deux voleurs ; on lui perce les pieds et les mains avec des clous meurtriers ; il prie pour ses bourreaux. Prions pour nos ennemis ; attachons-nous à la Croix, et mourons sur la Croix avec Jésus ; rendons-lui amour pour amour, et vie pour vie, et sang pour sang. Jésus est élevé en croix et il attire tout à lui par la force et la vertu de sa croix ; on renouvelle ses plaies et ses tourments par les secousses qu'on lui donne en plantant et en fixant la croix. Prions-le de renouveler tout en nous, et renouvelons souvent nos intentions et nos résolutions. Jésus élevé en croix se voit abandonné de Dieu et des hommes ; son Père le livre pour l'amour de nous à ses ennemis, à la mort et aux tourments ; et les hommes, loin de l'assister dans ses peines, insultent à son malheur. Apprenons à souffrir un abandon total et une désolation universelle ; attendons-nous à être abandonnés des hommes, de nos amis et même de nos parents ; mais qu'importe que tout le monde nous abandonne, pourvu que Jésus soit toujours avec nous. Prions Marie, qui n'a pas abandonné Jésus, de nous assister dans nos tribulations et nos tentations. Jésus ainsi élevé en croix entre le Ciel et la Terre faite l'office de médiateur entre Dieu et les hommes ; il réconcilie le Ciel avec la Terre ; il souffre pendant trois heures mes tourments les plus horribles ; il verse tout son sang pour effacer nos péchés ; il s'offre à Dieu son Père comme une victime d'expiation pour le salut du genre humain ; il prie sans cesse pour nous ; il souffre d'une soif horrible, et on ne lui donne que du fiel et du vinaigre, qu'il prend pour expier notre sensualité ; mais il est brûlé d'une autre soif encore plus ardente. C'est le désir de notre salut qui le consume.


Offrons à Dieu tous les tourments que Jésus a soufferts pendant les trois heures qu'il est demeuré attaché à la Croix pour obtenir les grâces du salut pour nous et pour tout l'univers, car il a souffert et il est mort pour tous les hommes. Comprenons quelle est l'excellence d'une âme rachetée au prix du sang d'un Dieu. Faisons donc tous nos efforts pour sauver notre âme à quelque prix que ce soit ; quoi qu'il nous en coûte il faut la sauver ; et puisque Jésus-Christ nous a rachetés à un si haut prix, nous ne sommes plus à nous ; nous lui appartenons ; il s'est acquis un nouveau droit sur nous. Nous ne devons donc plus vivre pour nous, mais uniquement pour lui ; soit que nous vivions, soit que nous mourions, nous sommes à Jésus-Christ et nous devons vivre et mourir pour lui. Prions le Seigneur de nous accorder toutes ces grâces qu'il nous a méritées par tant de souffrances ; adorons Jésus éleva en croix versant son sang et souffrant les plus cruels tourments : Notre Père...


9° Considérez que Jésus-Christ, au milieu de si horribles tourments, pensait à chacun de nous ; il offrait ses souffrances pour nous, nous aimant en quelque sorte plus que lui-même, puisqu'il se sacrifie pour nous ; il souffre pour nous délivrer des supplices éternels, pour nous rendre heureux ; il subit la mort pour nous donner la vie. Les spectateurs de son supplice l'insultent et le chargent de malédiction : " Il a sauvé les autres ", disent-ils en branlant la tête, " et il ne peut se sauver lui-même ". Mais Jésus, en se chargeant de la malédiction de nos péchés, nous a mérité les bénédictions célestes, et il a changé la malédiction des juifs en bénédictions pour les chrétiens. Le Sauveur voit sa sainte Mère et son Disciple bien-aimé aux pieds de la croix ; il lui adresse la parole en lui montrant son Disciple, et lui dit, " Femme, voilà votre Fils ". Puis, adressant la parole à Jean, il lui dit, " Voilà votre Mère " (Jn 19, 26-27). Jésus-Christ nous engendre sur la croix ; il nous donne son Père pour être notre Père, et sa Mère pour être notre Mère. Nous voilà donc enfants de Dieu et de Marie, frères de Jésus-Christ et ses cohéritiers : quelle faveur ! Lorsque Jésus fut crucifié le soleil s'obscurcit, la terre trembla, les pierres se fendirent, les tombeaux s'ouvrirent, les morts ressuscitèrent ; mais ce ne fut qu'après la Résurrection du Sauveur. Ainsi toute la nature dans sa consternation était sensible à la mort de son Créateur. Si nous n'en sommes pas touchés, notre cœur est plus dur que les rochers qui s'entrouvrirent. Tous ces prodiges attestaient la divinité de Jésus-Christ, la sainteté de sa vie et le triomphe de sa mort. Car c'est en mourant qu'il a vaincu les démons, le monde et la chair. Mais voici un miracle plus grand que tous ceux-là, c'est que les pécheurs et les plus grands pécheurs se convertissent à la mort de Jésus-Christ. Un voleur attaché à la croix est changé à l'instant ; il se repent de ses crimes ; il les expie par son supplice ; il attend le Royaume à venir ; dans cette espérance il s'adresse au Sauveur du monde : " Seigneur ", lui dit-il avec confiance, " souvenez-vous de moi quand vous serez dans votre Royaume " (Lc 23, 42). Le Centurion et plusieurs autres témoins de toutes ces merveilles se frappent la poitrine, se convertissent, et deviennent des saints. Ainsi Jésus en mourant ébranle les Cieux et fait trembler la terre. Et, ce qui est plus admirable encore, il convertit les plus grands pécheurs et ses ennemis mêmes. N'est-ce pas là mourir en Dieu ? Jésus avant d'expirer jette un grand cri en disant : " Tout est consommé. Mon Père, je remets mon âme entre vos mains " (Lc 23, 46).


Adorons Jésus mourant, mettons toute notre confiance en ses mérites, unissons-nous à la sainte Vierge et aux Saints qui ont assisté à sa mort pour compatir à ses souffrances, acceptons l'agonie et la mort pour honorer celles de Jésus-Christ, et demandons la plus importante de toutes les grâces, qui est celle d'une bonne mort. Récitons à cette intention la plus parfaite de toutes les prières : Notre Père...


10° Considérez que la mort de Jésus-Christ s'est consommée dans la nature humaine, l'âme séparée de son corps ; et ce fut Jésus-Christ lui-même qui sépara son âme d'avec son corps ; et c'est dans la séparation des trois parties de la nature humaine que consiste la mort du Sauveur ; et c'est dans la réunion de ces trois parties que consiste sa Résurrection. Mais dans le temps de la mort de Jésus-Christ la Personne et la nature divines demeurèrent toujours unies à l'âme qui était descendue dans les Limbes, et au corps qui était dans le Tombeau, et au sang répandu aux pieds de la croix. Pour que la mort du Sauveur fut incontestable et sa Résurrection indubitable, Dieu permit qu'un soldat lui perça le côté d'une lance, et il en sortit du sang et de l'eau, Mystère figuré par Adam et Ève. Adam dans son sommeil est l'image de Jésus mort sur la croix ; le côté d'Adam ouvert et Ève formée d'une de ses côtes figurent le côté de Jésus percé et l'Église son épouse formée par la vertu du sang et de l'eau qui en sont sortis. Mettons nos péchés au pied de la croix et demandons qu'une goutte de son sang les efface, nous lave et nous purifie de toutes nos iniquités. Le cœur de Jésus ouvert nous invite à y entrer pour puiser comme dans un trésor inépuisable toutes les grâces du salut. L'âme de Jésus qui descend dans ces cachots où étaient détenues les âmes de l'ancien testament qui soupiraient après la venue du Rédempteur, nous apprend à descendre en esprit en Purgatoire pour soulager et délivrer par nos suffrages et nos bonnes oeuvres les âmes fidèles qui y sont détenues. Le Corps de Jésus dans le Tombeau nous montre comme nous devons mourir au péché, au monde et à nous-mêmes par un entier détachement de tout, de sorte que nous soyons comme un mort, indifférents pour tout ce qui n'est pas Dieu ou ne conduit pas à Dieu, insensibles à toutes les choses du monde. Le sang de Jésus répandu nous exhorte à verser le nôtre pour l'amour de celui qui a versé le sien pour nous, et crie bien plus efficacement que celui d'Abel, et ses cris s'élèvent jusqu'au Ciel pour demander vengeance contre les juifs qui l'ont versé, et contre les chrétiens qui le profanent tous les jours et le foulent aux pieds par leurs crimes et leurs sacrilèges, et il demande grâce et miséricorde pour les pécheurs pénitents.


Offrons sans cesse le sang de Jésus-Christ, surtout à la Messe, à l'élévation du Calice pour effacer nos péchés, pour satisfaire à la justice divine et obtenir ses miséricordes. Ô mon Sauveur, je vous adore et vous aime dans le Tombeau ; je m'y renferme avec vous ; je ne veux plus que le monde me voit ; je ne veux plus me voir moi-même ; je descends dans les ténèbres et la poussière du Tombeau ; je ne suis plus du monde des vivants ; je veux mourir et m'ensevelir avec Jésus-Christ. Ô hommes, oubliez-moi ; foulez-moi aux pieds. Je suis mort au monde, et ma vie est cachée avec Jésus-Christ en Dieu : Notre Père...


Offrande de la troisième Dizaine


Recevez, Seigneur, par les mains de la sainte Vierge qui est demeurée debout aux pieds de votre croix avec une force intrépide, recevez ce troisième dizain que nous venons de réciter à l'honneur de votre Mort et Passion. Accordez-nous la grâce d'avoir toute notre vie une dévotion sincère, tendre et affectueuse envers votre sainte Mort et Passion et envers vos cinq plaies et votre précieux sang, et de l'inspirer aux autres. Faites-nous la grâce de méditer souvent votre douloureuse Passion, de la graver profondément dans notre esprit et dans notre cœur, d'y mettre toute notre confiance et de souffrir patiemment toutes sortes de peines pour l'honorer ? Pour suppléer à la dureté de notre cœur nous vous offrons les sept douleurs de votre sainte Mère, et nous y joignons toutes les pieuses affections que saint Jean, sainte Madeleine ont ressenties aux pieds de la croix lorsqu'ils furent témoins de vos douleurs. Nous y ajoutons encore toues les sentiments de dévotion, de reconnaissance et de compassion que tous les Saints et toutes les Saintes qui ont été le plus touchés de vos souffrances ont éprouvés en les méditant ; Père éternel, nous vous offrons votre cher Fils agonisant dans le jardin des Olives, accusé par des faux témoins, condamné par des juges iniques, livré à la fureur d'une troupe de soldats, couvert d'ignominie et d'opprobres, dépouillé de ses vêtements, attaché à un poteau, cruellement flagellé, couronné d'épines, postposé à Barabbas, montant sur le Calvaire chargé de sa croix, étendu, attaché, élevé et suspendu sur la croix, rassasié de fiel et de vinaigre, versant son sang pour le salut du genre humain, enfin mourant et expirant dans les plus affreux tourments ! Jetez les yeux sur votre cher Fils et ne permettez pas que tant de souffrances qu'il a endurées pour notre salut deviennent inutiles par notre faute. Accordez-nous toutes les grâces qu'il nous a méritées pour cette vie et la félicité éternelle pour l'autre.


Gloire au Père, au Fils et au Saint-Esprit...

Nous allons réciter les trois dernières Oraisons Dominicales à l'honneur de la Résurrection, de l'Ascension de Jésus-Christ, et de la Descente du Saint-Esprit sur les Apôtres.


1° Considérez que Notre-Seigneur avait prédit non seulement sa mort, mais sa Résurrection le troisième jour. Cela était si public que les juifs et Pilate le savaient. Ce fut pour éviter toute surprise qu'on mit une garde sur son tombeau, qu'on scella le sépulcre, qu'on y roula une grosse pierre pour en empêcher l'entrée. La Providence permit tout cela pour qu'on ne pût soupçonner aucune entreprise pour enlever le Corps de Jésus. Et quelle apparence que les Disciples, consternés par la mort de leur Maître, fussent venus affronter des soldats armés, eux qui l'avaient abandonné de son vivant, s'étaient éloignés à la vue d'une troupe de domestiques, et qui l'avaient renié par la crainte d'une servante ? Ce fut donc par un effet de la divine Providence que les juifs prirent tant de précautions ; et ces précautions devinrent autant de preuves contre leur perfidie. Et comme la Résurrection du Sauveur est la base de notre Religion, Dieu voulut qu'elle fût mise dans une évidence qui la rendit incontestable. Trois jours après sa mort, le Sauveur ressuscite comme il l'avait prédit ; il sort glorieux du tombeau ; il paraît pendant quarante jours à ses Disciples. Il mange avec eux pour ne leur laisser aucun doute ; il leur montre ses plaies adorables imprimées dans son corps. Saint Thomas s'écrie en le voyant, " Mon Seigneur et mon Dieu " ; Dominus meus et Deus meus (Jn 20, 28). Un fait assuré par deux ou trois témoins dignes de foi dit être cru sur leur témoignage, et Jésus-Christ apparut dans une seule fois à cinq cents témoins dont la plupart ont versé leur sang pour confirmer la vérité de leur témoignage : quoi de plus raisonnable que de s'en rapporter à des témoins si dignes de foi ! Jésus pendant ces quarante jours confirme la foi de ses Disciples ; il leur donne l'intelligence des écritures ; il leur communique le Saint-Esprit avec le pouvoir de remettre les péchés ; il établit saint Pierre chef de l'Église pour tenir sa place et gouverner le troupeau.


Honorons ces quarante jours que Jésus est demeuré sur la terre après sa Résurrection en menant une vie ressuscitée, une vie sainte, surnaturelle, détachée, stable et persévérante dans le bien. Demandons de mourir au péché, de ressusciter à la grâce. Demandons que Jésus-Christ par la vertu de sa Résurrection renouvelle tout en noue, qu'il crée en nous un cœur nouveau, un esprit nouveau, des sentiments nouveaux, une vie nouvelle. Récitons à cette intention la prière qui lui est le plus agréable : Notre Père...


2° Considérez que Jésus-Christ ayant passé quarante jours avec ses Disciples sur la terre et les avoir convaincus de la vérité de sa Résurrection par des preuves indubitables, in multis argumentis (Ac 1, 3), il les conduit sur le mont des Olives ; il leur donne la mission pour aller prêcher l'évangile à toutes les nations ; il leur promet le Saint-Esprit, les bénit, et monte au Ciel en leur présence. Transportons-nous en esprit sur la montagne des Oliviers, adorons Jésus montant au Ciel, demandons-lui sa bénédiction, contemplons-le des yeux de l'esprit, et suivons-le des affections du cœur. Gravons dans notre souvenir ces consolantes paroles qu'il adressa à ses Apôtres en les quittant, " Voilà que je suis avec vous jusqu'à la consommation des siècles " (Mt 28, 20). Jésus est avec nous dans le Saint-Sacrement ; il est avec nous par sa grâce ; il est avec son Église par une assistance continuelle. Ainsi, loin de nous affliger de l'absence corporelle de Jésus-Christ, réjouissons-nous de sa présence invisible ; applaudissons à son triomphe. Il va nous ouvrir les portes du Ciel ; il va prendre possession de son Royaume ; il va s'asseoir à la droite de son Père et nous y préparer une place.


Joignons nos faibles voix à celles des Esprits bienheureux pour chanter son entrée triomphante dans la Jérusalem céleste ; soupirons après le Ciel ; ne regardons plus la terre que comme un exil ; habitons déjà dans le Ciel d'esprit et de cœur ; n'ayons plus de goût pour les choses de la terre ; tournons nos pensées, nos désirs, nos regards, nos affections vers le Ciel. Ô bienheureuse et éternelle Sion où Jésus-Christ règne avec ses Saints, je soupire après vous ! Qui me donnera des ailes comme à la Colombe pour voler te me reposer dans le sein de mon Dieu ? A lui seul soit l'empire, la majesté, la force, la toute-puissance dans les siècles des siècles ! Jésus en quittant ses Apôtres leur dit encore ces paroles d'une tendresse paternelle : " Je ne vous laisserai pas comme des orphelins, je viendrai vous visiter, je vous enverrai l'Esprit consolateur " (Jn 14, 18). Souvenez-vous donc de cette consolante promesse. Venez, ô mon adorable Sauveur, ne nous oubliez pas, ne nous abandonnez pas comme des orphelins, sans consolation dans cet exil et cette vallée de misères ; nous avons par nos crimes mérité une place en enfer, mais par votre pure miséricorde nous espérons au Ciel la place que vous allez nous préparer. Faites-nous la grâce de la mériter : Notre Père...


3° Considérez que Jésus-Christ, voyant la faiblesse des Apôtres, ne voulut pas encore les exposer au combat avant de les avoir fortifiés par les dons du Saint-Esprit. Ils se préparèrent à le recevoir par la retraite et la prière, unis de cœur et d'esprit avec la sainte Vierge que Notre-Seigneur avait laissée pour les consoler de son absence. Le Saint-Esprit, qui est la troisième Personne de la Sainte Trinité, qui procède du Père et du Fils de toute éternité, et qui en procède toujours sans interruption et en procédera pendant tous les siècles, puisqu'il n'y a point de changement en Dieu, cet Esprit divin qui est l'Esprit du Père et du Fils, qui est l'amour du Père et du Fils, Dieu comme le Père et le Fils, et que nous adorons avec le Père et le Fils, et qui est produit par la volonté, au lieu que le Fils l'est par la voie de l'entendement, cet Esprit de vérité descendit du Ciel le jour de la Pentecôte sous le symbole d'un vent impétueux, pour nous faire comprendre que comme l'air et la respiration sont essentiels pour la vie du corps, le Saint-Esprit ne l'est pas moins pour la vie spirituelle et surnaturelle de l'âme. C'est le Saint-Esprit qui nous vivifie dans l'ordre surnaturel de la grâce : vivificantem (1 Co 15, 45). Le vent souffle où il veut ; on le sent sans le voir ; ainsi l'Esprit de Dieu agit invisiblement en nous. Il faut être bien attentif pour discerner ses mouvements, ses inspirations et ses opérations dans les âmes d'avec ceux de la nature et de la passion. Le Saint-Esprit parut encore sous un autre emblème, sous la figure de langues de feu, parce qu'ainsi que le feu éclaire, échauffe et purifie, le Saint-Esprit éclaire les ténèbres de notre esprit de ses lumières, il embrase notre cœur de ses ardeurs, et il purifie notre âme de sa corruption.


Offrons pour obtenir ce divin Esprit, offrons à Dieu les prières de la sainte Vierge et des Disciples renfermés dans le Cénacle. Soupirons après sa venue ; offrons surtout à cette intention les mérites de Jésus-Christ, car c'est Jésus-Christ qui nous l'a mérité par sa Passion ; las Apôtres en ont reçu les prémices; demandons-en les précieux restes. Envoyez donc, ô mon Dieu, ce Consolateur promis qui, nous remplissant des dons de sagesse, d'intelligence, de force, de science, de conseil, de piété, et d'une crainte salutaire, produise en nous ses divins fruits, une charité ardente, une joie toute pure, toute sainte, toute spirituelle et surnaturelle, une paix, une patience et une douceur inaltérable, une bonté véritable et sincère, une courageuse persévérance, une foi ferme et inébranlable envers Dieu, et une probité, une fidélité à toute épreuve à l'égard du prochain, une modestie édifiante, une continence et une sobriété constante, enfin une chasteté et une pureté angélique. Que ce divin dispensateur des grâces joigne par surcroît à toutes celles-ci, toutes les autres qu'il sait nous être nécessaire pour procurer sa gloire et notre salut et celui du prochain : Notre Père...


Offrande des trois dernières oraisons


Recevez, Seigneur, ces dernières et chétives prières que nous venons de réciter à l'honneur de la Résurrection, de l'Ascension de Jésus-Christ, et de la descente du Saint-Esprit. Nous vous les offrons par les mains de la très sainte Vierge, qui a été comblée de joie à votre Résurrection, ravie d'admiration lorsqu'elle fut témoin de votre Ascension, et remplie des dons les plus sublimes du Saint-Esprit au jour de la Pentecôte. Et nous vous prions de nous accorder par son intercession toutes les grâces que nous y avons demandées.


Gloire au Père...


Ceux qui trouveront ceci trop long pourront le diviser selon les temps et les circonstances, par exemple, le premier dizain au temps de l'Avent et de Noël, le second pendant l'année, le troisième vers le temps de la Passion.


Approuvé par Monseigneur Pottier, Évêque d'Agathopolis et Vicaire Apostolique du Sichuan, Province de Chine. Et traduit du Chinois en Français par l'Auteur.

Texte extrait du site http://moye.chez-alice.fr

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2 mars 2009

Prière pour honorer les cinq Plaies du Sauveur

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Prière pour honorer les cinq Plaies du Sauveur

Texte du Bienheureux Jean Martin Moyë


Pénétrés d’amour et de reconnaissance, touchés de douleur et de componction nous adorons, nous baisons avec respect, et nous invoquons avec confiance vos plaies sacrées, ô divin Sauveur. Nous vous conjurons par ces plaies adorables de guérir toutes les blessures de notre âme. Gravez, Seigneur, gravez profondément dans nos cœurs ces divines plaies avec le souvenir continuel de votre douloureuse passion.

Nous adorons la plaie de votre main droite, désirant et demandant que votre main droite nous bénisse, nous et nos intentions, nos paroles et nos actions, qu’elle nous aide à faire le bien et à empêcher le mal. Je remets, Seigneur, avec confiance mon corps et mon âme, ma vie et ma mort, mon sort éternel et temporel, mes desseins et mes entreprises entre vos mains. Je mets dans votre main droite mes parents, mes amis, mes bienfaiteurs, et tous vos élus, afin que ni le démon ni le monde ni la chair ne puissent les ravir de votre main.

Seigneur, ayez pitié de nous, nous vous en conjurons par la plaie de votre main droite.

Notre Père...

Nous adorons la plaie de votre main gauche, et nous vous prions de bénir notre silence, notre repos, et nos affections. Nous recommandons à la même plaie de votre main gauche les pécheurs et nos ennemis, que nous aimons parce que Jésus-Christ a aimé les siens. Nous vous recommandons les méchants, les impies, les libertins de nos jours. Nous vous conjurons d’étendre votre main toute-puissante contre tous les ennemis de l’Église, pour réprimer leur méchanceté et tous leurs mauvais desseins. Tournez, Seigneur, par votre sagesse et votre grâce triomphante leur haine en charité, leur malice en bonté, leurs malédictions en bénédictions, leur guerre en paix, leur terreur en sécurité, leurs obstacles en moyens. Arrachez-les d’entre les mains du démon, faites qu’ils retournent à vous par une sincère conversion.

Seigneur, ayez pitié de nous, etc.

Nous adorons la plaie de votre pied droit. Nous vous prions par la vertu de cette plaie de diriger nos pas et nos démarches dans la voie du salut, et nous vous conjurons par la douleur que vous avez soufferte dans cette plaie d’avoir pitié des âmes souffrantes, des pauvres et des malades, des agonisants, des captifs et des prisonniers, des voyageurs et des âmes du Purgatoire. Seigneur, ayez pitié de nous, nous vous en conjurons.

Nous adorons la plaie de votre sacré côté, et nous vous prions de répandre sur nous par l’ouverture de cette plaie les entrailles de votre miséricorde. Nous vous supplions de guérir nos cœurs par la plaie de votre Sacré-Cœur, et de laver les souillures de nos âmes dans le sang et l’eau qui sont sortis de votre sacré côté, et comme c’est par la vertu de cette eau et de ce sang que l’Église a été formée ainsi qu’Ève de la côte d’Adam, nous vous conjurons par les amertumes que vous avez ressenties dans votre Sacré-Cœur et par votre côté percé d’une lance d’avoir pitié de votre Église, que vous vous êtes acquise au prix de votre Sang. Purifiez-la, santifiez-la, unissez-la, gouvernez-la, conservez-la pure et sainte et sans tache, exaltez-la et faites-la triompher de toutes les erreurs et des ennemis qui l’attaquent, et faites régner dans votre Église l’union, la charité, la concorde, l’humilité, la chasteté, et toutes les vertus chrétiennes.

Seigneur ayez pitié de nous, nous vous en conjurons par la plaie de votre sacré côté.

Enfin, mon Dieu, nous recourons à vos cinq plaies comme à un refuge et un asile assuré dans tous nos maux et nos tentations et comme à une source intarissable de bénédictions. Montrez-nous vos plaies comme vous les avez fait voir à vos disciples après votre Résurrection. Faites qu’elles soient toujours ouvertes pour nous, qu’il en découle continuellement sur nous et sur tous les peuples de l’univers un fleuve de paix et de justice, un torrent de lumière, de grâce, et de vertu. Nous adorons enfin toutes les autres plaies dont votre Cœur adorable et vos membres sacrés ont été meurtris dans votre sanglante flagellation et dans tout le cours de votre Passion ; et nous vous supplions de nous en appliquer tous les mérites. Ainsi soit-il.

Texte extrait du site http://moye.chez-alice.fr

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2 mars 2009

Chapelet pour honorer les cinq Plaies de Notre Seigneur

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Chapelet pour honorer les cinq Plaies de Notre Seigneur

à la vue du crucifix et pour prier pour toute l'Église

Texte du Bienheureux Jean Martin Moye


Nous allons réciter ce chapelet pour honorer les cinq plaies de Notre-Seigneur et pour demander des grâces pour les différents états qui composent l'Eglise.


Commencement du chapelet


Nous honorerons en premier lieu le chef de Jésus-Christ couronné d'épines, et nous prierons pour le chef et les pasteurs de l'Église, qui sont le pape, les évêques, et les prêtres, afin que Dieu leur donne toutes les grâces nécessaires pour remplir dignement toutes les fonctions de leur ministère.


Je crois en Dieu... Notre Père... Je vous salue, Marie... (3 fois)

Première Dizaine


Nous allons réciter ce premier dizain pour honorer la plaie du côté de Notre-Seigneur et prier pour toute l'Église, qui est son épouse, qui a été formée par la vertu du sang et de l'eau qui sont sortis de son côté ouvert par une lance. Nous aurons intention de demander des grâces pour tous les âges et les états qui composent le corps de l'Église ; et d'abord pour les enfants qui viennent au monde, afin qu'ils reçoivent le baptême et qu'ils conservent l'innocence baptismale ; pour ceux qui commencent à avoir l'usage de la raison, afin qu'ils se consacrent à Dieu ; pour ceux qui se disposent à la première communion, afin qu'ils entrent dans les sentiments de dévotion qu'un si grand sacrement exige ; pour ceux qui l'ont déjà faite, afin qu'ils en conservent le fruit en passant leur jeunesse dans la piété, et que Dieu les préserve des dangers de cet âge ; pour ceux qui veulent embrasser un état, afin qu'ils connaissent leur vocation et qu'ils la suivent ; enfin, pour tous les états qui composent l'Église, afin que tous en remplissent fidèlement les devoirs par un esprit de religion.


Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 gloire au Père.

Deuxième Dizaine


Nous allons réciter ce second dizain à l'honneur de la plaie de la main droite de Notre-Seigneur Jésus-Christ, et prier pour nos parents, nos amis, nos bienfaiteurs, pour tous les justes et tous les élus, que nul ne pourra ravir de sa main, afin qu'ils persévèrent et qu'ils augmentent dans sa grâce et son amour.


Notre Père, 10 je Vous salue Maeie, 1 Gloire au Père.

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Troisième Dizaine


Nous allons réciter ce troisième dizain à l'honneur de la plaie de la main gauche du Sauveur, et nous prierons pour nos ennemis et pour tous les pécheurs, afin que Dieu les arrache d'entre les mains du démon et leur accorde la grâce de se convertir et de retourner sincèrement à lui.


Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père.

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Quatrième Dizaine


Nous allons réciter ce quatrième dizain à l'honneur de la plaie du pied droit de Notre-Seigneur, et nous prierons pour les âmes du purgatoire, afin qu'il les délivre des flammes qui les tourmentent et qu'il les fasse entrer dans le lieu de repos, de lumière et de rafraîchissement qui est le ciel ; pour les agonisants, les malades, les infirmes, et toutes les personnes qui sont dans l'affliction, les travaux, et la tentation, afin que Dieu leur donne les secours nécessaires pour supporter leurs peines avec patience, surmonter les tentations avec force, et remporter la couronne qu'il prépare dans le ciel à ceux qui auront combattu et vaincu sur la terre.


Notre Père; 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père.

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Cinquième Dizaine


Nous allons réciter ce cinquième dizain à l'honneur de la plaie du pied gauche de Notre-Seigneur et dans l'intention de prier pour la conversion des hérétiques, des schismatiques, des juifs, et des infidèles, afin que Dieu leur fasse la grâce de reconnaître et de quitter leur erreur pour entrer dans le sein de l'Eglise catholique, hors laquelle il n'y a point de salut.

Notre Père, 10 je Vous salue Marie, 1 Gloire au Père.

Texte extrait du site http://moye.chez-alice.fr

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2 mars 2009

Chapelet en l'honneur du Saint Sacrement

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Chapelet en l'honneur du Saint Sacrement

Texte du Bienheureux Jean Martin Moye


Nous allons réciter le chapelet pour honorer le Très-Saint-Sacrement, qui est l'abrégé de tous les mystères de la religion qui y sont renfermés, et de ceux de la vie, de la mort, et de la passion de Notre-Seigneur Jésus-Christ qui y sont représentés et renouvelés, pour honorer les trois Personnes de la très sainte Trinité, qui, étant inséparables, y sont par concomitance, pour honorer l'incarnation du Sauveur qui descend du ciel sur l'autel, s'incarnant pour ainsi dire de nouveau entre les mains du prêtre, prenant une nouvelle naissance plus admirable en quelque sorte que la première puisqu'il est produit sans père ni mère par les paroles de la consécration, et renouvelant les exemples de pauvreté, d'humilité, d'obéissance, de charité, de patience qu'il nous a donnés en sa naissance, sa vie, et sa passion. Exemple de pauvreté : il est sous l'apparence d'un peu de pain, et souvent dans des églises et des tabernacles aussi pauvres que l'étable de Bethléem. Exemple d'humilité : il s'est anéanti en descendant du sein de son Père dans le sein d'une Vierge, mais ici il s'abaisse encore bien plus profondément en daignant venir loger dans des cœurs aussi corrompus que les nôtres ; il a caché l'éclat de sa divinité sous les voiles de son humanité, et dans ce sacrement il couvre l'une et l'autre sous les faibles espèces de pain et de vin. Exemple d'obéissance : il obéit, non plus à Dieu, mais à un homme ; il se rend à la voix du prêtre. Exemple de charité : il s'est donné au monde en général en venant sur la terre, et il se donne à chacun en particulier dans l'eucharistie. Exemple de patience : il souffre en silence les irrévérences, les blasphèmes, les sacrilèges ; il est trahi de nouveau par les pécheurs qui communient indignement ; il fait aussi dans le saint-sacrement ce qu'il a fait sur la terre : il habite avec les hommes par sa présence ; il converse avec eux dans les visites qu'on lui rend ; il guérit et console les malades et les infirmes ; il nourrit les âmes ; il nous donne la vie ; et il meurt sacramentalement quand les espèces sont consommées, ressuscite quand on en consacre de nouveau. Nous aurons donc intention d'honorer tous ces mystères, tous ces miracles, et ces prodiges de puissance et de bonté que Dieu opère en notre faveur dans le très Saint Sacrement.


Je crois en Dieu... Notre Père... Je vous salue...


1. qui est le pain vivant qui est descendu du ciel.

2. qui fait ses délices d'être avec les enfants des hommes.

3. dont la chair est vraiment une nourriture et le sang un breuvage.


Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit, qui sont réellement présents par concomitance dans le Très-Saint-Sacrement.

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Première Dizaine


Pour honorer l'institution de l'eucharistie, pour remercier Notre-Seigneur Jésus-Christ de la bonté infinie et de la charité immense qui l'a porté à établir ce divin sacrement malgré l'abus et les profanations qu'il prévoyait qu'on en ferait, pour reconnaître sa présence réelle dans le Saint-Sacrement, pour l'y adorer avec les anges et les hommes, et pour offrir à Dieu toute la gloire et l'honneur, tous les hommages et les adorations qu'il lui rend par la profondeur de ses abaissements et ses humiliations, et tous les sentiments d'amour dont le Sacré-Cœur de Jésus, qui est réellement présent sur nos autels, est embrasé pour son Père.


Notre Père... Je vous salue...


1. qui avait promis de nous donner sa chair à manger et son sang à boire en disant : " Le pain que je donnerai, c'est ma chair pour la vie du monde ".

2. qui avait un désir extrême de faire la Cène avec ses disciples pour instituer le Saint-Sacrement.

3. qui lava les pieds à ses apôtres pour marquer la pureté avec laquelle il faut s'approcher du Très-Saint-Sacrement.

4. qui après avoir mangé l'agneau pascal, qui était la figure de l'eucharistie, a établi la réalité, prenant du pain et, levant les yeux au ciel, le bénit, le rompit, le distribua à ces disciples en disant : " Prenez et mangez ; ceci est mon corps qui sera livré pour vous ".

5. qui prit le calice en disant : " Ceci est mon sang qui sera répandu pour vous ".

6. qui a établi ses apôtres prêtres et leur a donné le pouvoir de consacrer, d'offrir, et de distribuer son corps et son sang, en leur disant : " Faites ceci en mémoire de moi ".

7. qui a institué l'eucharistie pour nous faire souvenir de sa mort et de sa passion et nous en appliquer les mérites, en disant : " Toutes les fois que vous mangerez de ce pain et que vous boirez de ce calice, vous annoncerez la mort du Seigneur jusqu'à ce qu'il vienne ".

8. qui par la force de sa divine parole change le pain en son Corps et le vin en son Sang sans en changer les espèces.

9. qui est véritablement présent en personne avec ses deux natures partout où est le Très-Saint-Sacrement.

10. qui descend du ciel sur nos autels, où il adore sans cesse la Majesté divine par les anéantissements de son humanité unie à la divinité.


Gloire au Père, et au Fils, et au Saint-Esprit, qui sont réellement présents par concomitance dans le Très-Saint-Sacrement.

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Deuxième Dizaine


Pour honorer l'eucharistie comme sacrifice où Jésus-Christ s'offre à Dieu d'un bout du monde à l'autre dans tous les lieux comme hostie pure et sans tache, vraiment sainte, capable d'honorer la Majesté suprême, de satisfaire à sa justice pour nos péchés, de nous obtenir avec le pardon toutes les grâces du salut, afin qu'assistant désormais à la sainte Messe avec foi, respect, dévotion, et contrition et dans un esprit de sacrifice pour nous offrir tous avec Jésus-Christ en mémoire de sa mort, nous participions à tous les fruits de notre rédemption.


Notre Père... Je vous salue...


1. qui est prêtre selon l'ordre de Melchisédech, offrant dans la sainte Messe son humanité à Dieu sous les espèces du pain et du vin.

2. qui est prêtre et victime, sacrifice et sacrificateur, offrant et offrande, hostie pure et sans tache d'un prix infini, seule capable de rendre à la Majesté divine une gloire proportionnelle à sa grandeur.

3. qui dans une seule Messe rend à Dieu plus d'amour que tous les péchés ne lui ont fait d'outrage.

4. qui par une seule Messe rend à Dieu plus de gloire que les hommes et les anges et que tout l'univers réuni ne peuvent lui en procurer.

5. qui est vrai holocauste qui s'offre sans partage et sans réserve pour la gloire de son Père.

6. qui est la victime de propitiation qui s'offre pour apaiser la colère de Dieu et nous le rendre propice.

7. qui est le sacrifice eucharistique que nous offrons en actions de grâces des bienfaits que Dieu nous a accordés, et pour en obtenir de nouveaux pour nous et pour toute l'Église.

8. que l'Église offre à Dieu comme unique victime digne de sa grandeur, et qui s'offre elle-même avec lui comme étant le corps et l'âme réunis à son Chef.

9. qui a amassé le trésor des grâces par le sacrifice de la Croix et qui les distribue dans le sacrifice de la Messe.

10. qui présente sans cesse à Dieu les souffrances de sa mort et de sa passion, et qui nous en applique le mérite.


Gloire au Père...

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Troisième Dizaine


Pour honorer l'eucharistie comme sacrement et pour demander la grâce de nous disposer à la recevoir saintement, afin qu'il produise en nous tous les effets admirables qu'il opère dans ceux qui s'en approchent dignement.


Notre Père... Je vous salue...


1. qui nous invite à aller le recevoir dans son auguste sacrement en nous adressant ces paroles pleines de tendresse : " Venez à moi, vous tous qui êtes chargés, et je vous soulagerai ".

2. qui nous fait un commandement exprès de nous approcher de la sainte table par ces paroles : " Si vous ne mangez la chair du Fils de l'Homme et si vous ne buvez son sang vous n'aurez pas la vie en vous ".

3. qui nous ordonne de nous préparer avec soin à recevoir ce divin sacrement par ces paroles de l'apôtre saint Paul : " Que l'homme s'éprouve lui-même et qu'il mange ensuite de ce pain, car si quelqu'un mange de ce pain ou boit le calice du Seigneur indignement, il boit et mange sa condamnation, ne discernant pas le Corps du Seigneur ".

4. qui est le Bon Pasteur qui nourrit ses brebis de sa propre Chair et les abreuve de son Sang.

5. qui s'unit à nous afin que nous demeurions en lui et lui en nous.

6. qui se donne à nous afin que nous vivions pour lui, ainsi qu'il l'a dit lui-même : " Celui qui me mangera vivra en moi ".

7. qui est la vraie nourriture de nos âmes, qui conserve, augmente, affermit la vie spirituelle de la grâce habituelle, et donne toutes sortes de grâces actuelles.

8. qui nous communique avec abondance les dons de son Esprit et les affections de son sacré cœur et les qualités divines et surnaturelles de son âme, les lumières, les grâces et les vertus de sa divinité même, afin que nous soyons transformés en lui, étant tout remplis de Dieu et ne vivant que pour Dieu.

9. qui est le remède des faibles, le pain des forts, et les délices des parfaits.

10. qui communique à nos corps un germe d'immortalité pour la résurrection glorieuse.


Gloire au Père...

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Quatrième Dizaine


Pour honorer les mystères de la naissance et de la vie cachée et publique de Notre-Seigneur, qui sont renouvelés dans l'eucharistie, et pour demander que Dieu nous en applique les mérites dans la participation de ce divin sacrement.


Notre Père... Je vous salue...


1. qui descend du trône de sa gloire sur l'autel à la voix du prêtre, comme il est descendu dans le sein de la Vierge selon la parole de l'ange.

2. qui prend sur nos autels une nouvelle naissance sans père ni mère.

3. que la multitude des anges adorent prosternés devant nos tabernacles.

4. qui est exposé à l'adoration de tous les hommes, des grands et des petits, des pauvres et des riches, comme il a été adoré par les bergers et les mages.

5. que l'Église présente à Dieu à la Messe comme vous l'avez présenté au Temple.

6. que les prêtres donnent aux fidèles comme vous l'avez donné au saint vieillard Siméon et à Anne la prophétesse.

7. qui rassasie la multitude du peuple chrétien du pain céleste qui se multiplie tous les jours par la consécration comme il a rassasié la multitude des Juifs dans le désert.

8. qui éclaire les aveugles, visite et guérit les malades, chasse les démons, et opère sur nos âmes d'une manière invisible dans l'eucharistie des prodiges plus merveilleux qu'il n'en a opéré dans sa vie mortelle sur les corps.

9. qui converse avec les hommes en les écoutant et en leur parlant par un langage secret dans les visites qu'ils vont lui faire au Saint-Sacrement.

10. qui conserve le monde entier par sa divine présence au Saint-Sacrement, où il renouvelle sa vie pauvre et cachée lorsqu'il est renfermé dans nos tabernacles, et sa vie publique lorsqu'on l'expose à l'adoration ou qu'on le porte en triomphe aux processions ou en viatique aux malades.


Gloire au Père...

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Cinquième Dizaine


Pour réparer tous les outrages faits à Jésus-Christ de la part des Juifs et des païens au temps de sa passion, et qui sont maintenant renouvelés dans l'eucharistie par les hérétiques et les mauvais chrétiens ; pour lui faire amende honorable de toutes les communions indignes qui se sont faites depuis celle de Judas jusqu'aujourd'hui, et de toutes celles que l'on fera jusqu'à la fin du monde, et toutes les irrévérences et impiétés qui se sont commises et qui se commettront dans nos églises et ailleurs contre cet auguste sacrement.


Notre Père... Je vous salue...


1. qui est maintenant oublié, abandonné, délaissé seul dans le Saint-Sacrement dans la plupart des églises, comme il a été abandonné de ses disciples au temps de sa passion.

2. qui est tant de fois trahi par le baiser perfide des impies qui s'approchent de la sainte table en état de péché mortel, comme il l'a été par Judas.

3. qui est livré, non plus aux Juifs comme autrefois, mais au démon qui habite dans le cœur du pécheur qui le reçoit indignement dans la communion.

4. qui est devenu un sujet de mépris, d'opprobres, et de risées pour les libertins de nos jours, qui l'insultent jusqu'au pied des autels, comme les Juifs l'ont insulté sur la Croix.

5. qui entend toutes les impiétés et les blasphèmes des libertins et des hérétiques, comme il entendit ceux des Juifs.

6. devant qui les mondains fléchissent les genoux d'une manière presque aussi outrageante que les soldats qui le couronnèrent d'épines dans le prétoire de Pilate.

7. qui voit du fond de nos autels nos irrévérences, nos distractions, et nos froideurs, et avec une patience aussi admirable que celle avec laquelle il souffrit tous les mauvais traitements des Juifs.

8. qui prie son Père pour nous dans le temps que nous l'offensons, comme il pria pour les bourreaux qui le crucifiaient.

9. que nous crucifions de nouveau par nos péchés, non plus sur le bois de la Croix, mais dans un cœur corrompu et une conscience chargée de crimes.

10. qui s'immole de nouveau sur nos autels mystiquement, représentant sa mort par l'état de mort où il paraît et par la séparation des deux espèces.


Gloire au Père...

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Offrande du chapelet


Nous vous offrons, ô mon Dieu, par les mains de la très sainte Vierge, ce chapelet que nous venons de réciter à l'honneur du Très-Saint-Sacrement, et nous vous prions de nous accorder par son intercession toutes les grâces que nous vous avons demandées.

Texte extrait du site http://moye.chez-alice.fr

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1 mars 2009

Chapelet en l'honneur des Sacrés Coeurs de Jésus et de Marie

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Chapelet en l'honneur des Sacrés Coeurs de Jésus et de MarieTexte du Bienheureux Jean Martin Moye


Par le Sacré-Cœur de Jésus on n'entend pas seulement son cœur de chair qui est vraiment adorable puisqu'il est uni hypostatiquement à la divinité et qu'il est le cœur de Dieu qu'on adore, mais on entend aussi l'âme de Jésus et toutes ses puissances, son intérieur, toutes ses affections et ses sentiments.


Sacré-Cœur de Jésus, inspirez, animez, et réglez mon cœur.


Nous allons réciter le commencement du chapelet à l'honneur des Trois Personnes de la Sainte Trinité qui habitent dans le Sacré-Cœur de Jésus avec toute la plénitude de la Divinité.


Je crois en Dieu... Notre Père... Je vous salue, Marie... et Jésus,


1° dont le Sacré-Cœur est l'objet des complaisances du Père.

2° dont le Sacré-Cœur est hypostatiquement uni à la Personne du Fils.

3° dont le Sacré-Cœur est le Temple vivant du Saint-Esprit.


Gloire au Père...

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Première Dizaine


Nous allons réciter ce dizain pour honorer toutes les saintes affections dont le Sacré-Cœur de Jésus était rempli à l'égard de Dieu son Père, présentant à la Majesté divine tous les sentiments d'amour, d'adoration, de dévotion, de reconnaissance, qui étaient dans ce divin Cœur, demandant qu'il les communique aux nôtres.


Notre Père... Je vous salue...


1° dont le Sacré-Cœur est une fournaise brûlante du feu divin qu'il est venu répandre sur la terre et qu'il veut allumer dans nos cœurs.

2° du Sacré-Cœur duquel tous les soupirs et tous les mouvements sont autant d'actes de la plus parfaite charité.

3° dont le Sacré-Cœur brûlait d'un zèle divin pour la gloire de Dieu son Père et le salut des hommes.

4° dont le Sacré-Cœur contemple et adore sans cesse l'essence et les perfections de Dieu.

5° dont le Sacré-Cœur honore par sa parfaite obéissance les grandeurs de la Divinité.

6° qui multiplie la présence de son Sacré-Cœur au Saint-Sacrement, pour multiplier son sacrifice, ses adorations, et les traits enflammés de l'amour sacré qu'il lance du fond de nos autels vers le trône de la Majesté divine.

7° dont le Sacré-Cœur répare par ses hommages nos offenses et nos outrages.

8° dont le Sacré-Cœur apaise par les charmes de sa douceur la colère de Dieu, dont nos crimes allument la fureur.

9° qui obtient par la force et la vertu de son Sacré-Cœur la miséricorde de Dieu pour les pécheurs.

10° dont le Sacré-Cœur fait descendre sur la terre toutes les bénédictions du Ciel.


Gloire au Père, au Fils, au Saint-Esprit, comme elle sera dans le Sacré-Cœur de Jésus, maintenant et toujours et dans la suite des siècles. Ainsi soit-il.

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Deuxième Dizaine


Pour honorer le Sacré-Cœur de Jésus comme la source de tous les dons célestes, le priant de purifier et de sanctifier nos cœurs en ôtant tout ce qui lui déplaît pour y mettre sa grâce et ses vertus.


Notre Père... Je vous salue...


1° dont le Sacré-Cœur est plein de grâce et de vérité, de la plénitude duquel nous avons tous reçu.

2° dans le Sacré-Cœur duquel sont renfermés tous les trésors de sagesse et de science qu'il nous donne pour éclairer notre folie et notre ignorance.

3° dont le Sacré-Cœur est de tous les biens le trésor inépuisable puisqu'il les puise dans la Divinité même comme dans une source intarissable.

4° dont le Sacré-Cœur est la demeure du Saint-Esprit qui y habite avec ses sept dons et ses douze fruits.

5° dont le Sacré-Cœur est le roi des cœurs, l'âme de nos âmes, le principe de la vie spirituelle, comme le cœur humain est le principe de la vie naturelle.

6° dont le Sacré-Cœur est le centre de l'union et de la charité, ne faisant qu'un cœur et qu'une âme de toute la chrétienté.

7° dont le Sacré-Cœur inspire et anime les membres de son corps mystique, qui sont les fidèles, en leur communiquant de son esprit les influences continuelles.

8° dans le Sacré-Cœur duquel tous les saints ont puisé leurs lumières, leurs vertus et leur sainteté.

9° dont le Sacré-Cœur est le trésor caché où doivent continuellement se porter nos cœurs, nos esprits et nos pensées.

10° dont le Sacré-Cœur est la mort des vices et la vie des vertus.


Gloire au Père...

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Troisième Dizaine


Pour honorer tous les sentiments de bonté et de charité du Sacré-Cœur de Jésus envers les hommes et de lui en témoigner notre reconnaissance.


Notre Père... Je vous salue...


1° dont le Sacré-Cœur brûle de zèle et d'ardeur pour le salut des hommes faibles, misérables et pécheurs.

2° dont le Sacré-Cœur est plein d'entrailles de bonté, de miséricorde sur nos besoins, nos misères, et nos désordres.

3° dont le Sacré-Cœur est pour les justes pénétré de tendresse et d'affections, et pour les pécheurs touchés de douleur et de compassion.

4° dont le Sacré-Cœur connaît tous nos besoins et nos désirs, toujours prêt à nous tendre la main pour nous secourir.

5° dont le Sacré-Cœur ne veut pas notre mort et notre condamnation, mais notre salut et notre sanctification.

6° dont le Sacré-Cœur amollit par sa tendresse la dureté de nos âmes pécheresses.

7° dont le Sacré-Cœur nous aime jusqu'à l'excès, s'offrant pour nous sur l'autel après s'être immolé sur la Croix.

8° qui nous donne son Sacré-Cœur dans la communion pour nous communiquer ses sentiments, ses vertus, et ses dons.

9° dont nous ne payons les bienfaits et la tendresse que par l'ingratitude et la sécheresse.

10° dont nous outrageons les soins et les sollicitudes paternelles par des défiances et des inquiétudes continuelles.


Gloire au Père...

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Quatrième Dizaine


Pour honorer dans ce dizain toutes les amertumes du Sacré-Cœur de Jésus, compatissant à sa douleur, tâchant de réparer par la tendresse de notre compassion l'outrage et la peine que nous lui avons causés par la malice et la dureté de nos cœurs, et par le nombre et l'énormité de nos péchés.

Notre Père... Je vous salue...

1° dont le Sacré-Cœur séchait de douleur et tombait en défaillance à la vue des péchés qui se sont commis, qui se commettent et se commettront jusqu'à la fin du monde.

2° dont le Sacré-Cœur a bu tous les jours et tous les moments de sa vie le Calice d'amertume et d'affliction jusqu'à la lie.

3° à qui la tendresse de son Sacré-Cœur a fait verser des larmes et pousser des gémissements sur nos malheurs, nos peines, et nos égarements.

4° dont le Sacré-Cœur, victime de son amour, s'est offert pour nous : souffrons et mourons donc pour lui à notre tour.

5° dont le Sacré-Cœur fut livré à l'ennui, à la crainte, et à une tristesse mortelle pour expier nos pensées vaines et criminelles.

6° dont le Sacré-Cœur se vit inondé par le torrent de nos crimes et de nos iniquités.

7° qui dans la douleur extrême dont son Sacré-Cœur était saisi sua le sang dans sa triste agonie.

8° dont le Sacré-Cœur a été rassasié d'amertumes et d'ignominies pour vaincre la concupiscence et l'orgueil de la vie.

9° dont le Sacré-Cœur a été ouvert par une lance pour répandre sur nous ses grâces avec abondance.

10° dont les humiliations, les peines et les croix sont maintenant changés en gloire, en délices et en joie.


Gloire au Père...

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Cinquième Dizaine


Pour honorer le Sacré-Cœur de Marie, l'union intime qu'il avait avec celui de Jésus, l'amour réciproque et les communications du Cœur de Jésus et de Marie, offrant l'amour du Sacré-Cœur de Jésus au Sacré-Cœur de Marie, et présentant au Sacré-Cœur de Jésus la tendresse du cœur de Marie avec toutes les saintes affections qui ont été, qui sont, et qui seront, dans les neuf chœurs des anges et dans les cœurs de tous les saints, et qui pourraient et devraient être dans tous les cœurs créés et possibles.

Notre Père... Je vous salue...

1. dont le Sacré-Cœur, par la divine puissance, a pris dans vous et de vous son être et sa substance.

2. dont vous avez porté le cœur divin neuf mois dans votre chaste sein.

3. dont le Sacré-Cœur a pris de votre sang le plus pur son accroissement et sa nourriture.

4. dans le Sacré-Cœur duquel vous habitez comme dans votre centre, et lui en vous comme dans son Temple.

5. qui verse dans votre cœur ses bénédictions et ses grâces, et qui vous donne dans son cœur, après Dieu, la première place.

6. dont le Sacré-Cœur communique à votre cœur l'amour divin, et le zèle qu'il a pour le salut des humains.

7. dont le Sacré-Cœur vous inspire la tendresse et la compassion qu'il a pour nous et pour toutes les nations.

8. au Sacré-Cœur duquel vous avez été intimement unie, vivant, aimant, souffrant et faisant tout en lui et avec lui.

9. dont vous avez vu percer le Sacré-Cœur par une lance qui vous pénétra de la plus vive douleur.

10. dont vous contemplez les charmes et les beautés dans la gloire après en avoir médité les mystères, les repassant dans votre cœur lorsque vous viviez encore sur la terre.


Gloire au Père...

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Offrande du chapelet


Recevez, ô Père éternel, ce chapelet que nous venons de réciter à l'honneur du Sacré-Cœur de Jésus votre Fils et de Marie sa sainte Mère, auxquels nous serons à jamais nos cœurs, nos corps et nos âmes avec intention de bénir, de louer, d'aimer, de rechercher, de vous présenter et de vous offrir le Sacré-Cœur de Jésus, celui de sa Mère et de tous les saints, avec les sentiments d'amour, de respect, de reconnaissance, de dévotion dont ils étaient pénétrés, à chaque instant de notre vie, de notre respiration, et à chaque mouvement de notre cœur, désirant avec ardeur d'entrer, de vivre, d'agir, de souffrir, de mourir dans le Sacré-Cœur de Jésus et de Marie, afin qu'après leur avoir été unis dans le temps nous leur soyons réunis à jamais dans l'éternité. Ainsi soit-il.

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Le Bienheureux Jean-Martin Moyë

1730-1793

Fête le 4 mai


Jean-Martin Moyë naît à Cutting (Diocèse de Metz) le 27 janvier 1730. Ordonné prêtre, il est frappé par la misère matérielle et spirituelle des villages. Il fonde une congrégation de religieuses pour l’éducation des enfants des campagnes ; c’est la naissance des Sœurs de la Providence : pauvreté, charité, simplicité, confiance totale en la Divine Providence. Le 30 décembre 1771, il quitte la France pour la Chine et y reste 12 années. Il revient malade en France ; la Révolution l’oblige à s’exiler à Trèves. Totalement épuisé, il y meurt le 4 mai 1793. Pie XII le béatifie le 21 novembre 1954. Aujourd’hui encore se poursuit son œuvre dans le monde.

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1 mars 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

2 mars

« Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces petits qui sont mes frères, c'est à Moi que vous l'avez fait. » (Matthieu 25:40)

A méditer

« Cette page n'est pas une simple invitation à la Charité; c'est une page de Christologie qui projette un rayon de lumière sur le Mystère du Christ. On ne doit certes pas oublier que personne ne peut être exclu de notre amour, à partir du moment où « par son incarnation », le Fils de Dieu s'est en quelque sorte uni à tout homme ». Mais en restant aux paroles non équivoques de l'Evangile, dans la personne des pauvres, il y a une présence spéciale du Fils de Dieu qui impose à L'Église une option préférentielle pour eux. »

Novo Millennio Ineute, n° 49

Fioretti

En février 1986, pendant un voyage en Inde, il rencontre Mère Teresa qui lui fit visiter son hospice de Calcutta. Ils passent au milieu des lits des mourants, dont beaucoup sont lépreux. Une femme prend la main du Pape et la serre contre son visage en s'écriant: « Je suis si seule, ne me quitte pas! » Le Pape, pendant un long moment serre sa tête contre sa poitrine. Puis la visite se poursuit dans la salle où gisent les morts de ce jour. Jean Paul II s'approche de chaque dépouille pour la caresser doucement. De retour à Rome, il chercha une maison au Vatican même pour en faire un hospice pour les pauvres de la ville, confiée aux soeurs de Mère Teresa.

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Toi qui vas à la recherche de ceux qui sont perdus, toi qui ramènes au bercail ceux qui sont égarés, toi qui panses les plaies de ceux qui sont blessés et prends soin de ceux qui sont faibles ou malades, ne permets pas que l'homme s'égare sur des chemins dans les impasses, en ne regardant que lui-même, ses propres possibilités et ses conquêtes! Fais que l'homme comprenne que Tu es le Pasteur, le Bon Pasteur, qui a offert Sa Vie pour chacun de nous! Fais que l'homme cherche Ta main qui le guide; qu'il trouve en Toi le Chemin, la Vérité et la Vie!

10 octobre 1988

Boîte à idée

Aujourd'hui, je me prive de quelque chose pour en faire bénéficier quelqu'un dans le besoin.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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1 mars 2009

Litanies de demande de pardon en l'honneur du Saint Sacrement

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« J'ai besoin d'âmes réparatrices... »

Allons en esprit au Jardin de Gethsémani; faisons silence, âmes réparatrices; plongeons notre coeur dans un ardent désir de réparation et de crainte; Allons, recueillant la voix angoissée et douloureuse de Jésus, qui se débat dans la plus épouvantable des agonies. Solitude immense, jusqu'à l'abandon du Père Céleste! Son humanité abattue vers le sol. Est-il possible qu'un Dieu en soit arrivé à ce point? Et cela pour tous les péchés de l'humanité, pour les nôtres, en particulier. Contemplons comme sa douleur arrive à la plus grande intensité, moins par la proximité de sa Passion que pour tant d'ingratitudes et manque de compréhension. Il pense que sa Passion sera infructueuse pour beaucoup d'âmes; une douleur aiguë le fait frémir. Ses douleurs se transforment en agonie torturante. Il va vers ses disciples préférés et les trouve endormis! ... ses meilleurs, ses plus intimes amis ne peuvent veiller une heure avec le Maître! Il appelle son Père lui demandant que passe ce calice et il ne trouve seulement que solitude et abandon! ... Les cieux se fermeraient-ils aussi? ... Mais non, un ange descend le réconforter dans sa défaillance. Une sueur de sang l'enveloppe avec tant d'abondance qu'elle se répand sur la terre - "Mon Père! s'il est possible que ce calice s'éloigne de moi! Mais que s'accomplisse non pas ma volonté, mais la Tienne!" Quelle leçon! la plus sublime! celle que Jésus nous enseigne à Gethsémani, pour que nous fassions notre prière de tous les jours avec cet esprit! Si nous demandons dans la douleur et la souffrance que s'éloigne de nous le calice, en même temps sachons demander et accepter avec générosité que s'accomplisse la Volonté de Dieu.


Recueillons et amassons au plus intime de nos âmes les paroles de Jésus qui agonise: "Ecoutez-moi, âmes réparatrices, je suis Moi, Votre Jésus, mais brisé, agonisant dans un cruel tourment, abandonné de tous, affamé de la gloire de mon Père, assoiffé de toutes les âmes, brisé dans tout mon corps par le plus épouvantable de tous les supplices! ... Cet état dans lequel je me trouve, ne vous émeut-il pas de compassion? ... Ne voulez-vous pas m'ouvrir les portes de votre coeur, pour qu'au moins, j'y rencontre repos et consolation? Si vous pouviez comprendre mon grand amour pour toutes les âmes! Et comment ma Miséricorde les recherche! Vous n'hésiteriez-pas un seul instant à me donner tout votre coeur et non seulement cela, mais votre vie serait une fidèle reproduction de ma vie, mes douleurs seraient les vôtres, sentant en votre propre chair les ingratitudes et les péchés dont les hommes m'accablent. Je désire ardemment, j'ai besoin d'âmes réparatrice à travers tous les siècles et en tous les coins de la terre; elles sont les paratonnerres de la Justice divine; les prières et larmes de ces âmes ont un pouvoir infini devant le Père, puisque elles sont unies à mes intentions. Ne craignez pas, petit troupeau, de me ressembler, vous avez à embrasser la croix de la douleur, de la persécution, de la calomnie, de la pauvreté. Ma Grâce ne vous manquera pas; sans moi, vous ne pouvez rien faire avec Moi, vous pouvez tout, mais les âmes détachées me plaisent. J'instituai la Sainte Eucharistie, je souffris l'agonie de Gethsémani, la trahison de Judas, le reniement de Pierrre, un inique procès, me voyant placé après Barrabas, la flagellation et le couronnement d'épines, les mépris et les moqueries, la voie de l'amertume, la douleur de ma Mère, ce coeur très pur, transpercé et affligé par toutes les peines et tourments de la terre. La crucifixion, ma mort ignominieuse et la lance du soldat Longin, ouvrant mon côté, pour laisser passer les torrents de mes grâces, de mes miséricordes, de mon amour. L'amour immense d'un Dieu décida mon Incarnation et à l'étonnement du Ciel et de la Terre, je voulus descendre sur celle-ci, je pris la nature humaine dans le sein très pur d'une Vierge, je naquis dans une pauvre étable, venant à la recherche des hommes de bonne volonté qui me rencontreront toujours, en me revêtant de leur chair, de leur coeur, de leurs sentiments. Je fus sujet au froid, aux privations, au travail. Bien que je sois Dieu, j'obéis à mes parents et restai assujetti à eux, jusqu'à la mort. Pourquoi ai-je fait cela? Par amour, mon grand amour pour les âmes. Je pouvais opérer la Rédemption sans verser une seule goutte de mon sang, mon pouvoir seulement suffisait pour sauver toutes les âmes. Mais il était nécessaire de vous faire comprendre comment Dieu aime ses créatures et jusqu'à quel point me conduisit cet amour. Depuis le moment où fut consommé le sacrifice du Calvaire, je laissai l'humanité rachetée par mon propre sang. Au pied de la croix, ce sacrifice se consomma et se marqua en ma Mère. Elle m'arracha toutes les grâces et faveurs, elle est la Médiatrice de toutes les grâces, elle intercède et tous ceux qui, en leurs nécessités recourent à elle avec foi et confiance obtiendront tout ce qu'ils demandent pour difficile et impossible que cela paraisse. Dans les ombres de la nuit surviennt les plus horribles crimes, péchés d'apostasie, débridement de toutes les passions; le pouvoir des ténèbres comme un jour à Gethsémani, revient à l'heure actuelle avec plus d'intensité et virulence que jamais. Les gens veulent se divertir, en usant de tous les moyens et passant par-dessus les lois morales et divines. Pauvre humanité corrompue et submergée par tous les péchés capitaux! Et que puis-je dire de tant de sacrilèges, de profanations? Et ce qui est plus terrible, apostasie des miens, de ceux qui ont été oints dans les ordres sacrés par Pierre. Tout cela n'est-ce pas assez pour renouveler et continuer l'agonie de Gethsémani, le Prétoire, la flagellation ou me clouer sur la croix, disloquant mes membres et ouvrant mes plaies à nouveau? Et mon cri déchirant de: "J'ai soif"? soif brûlante des miens! je mets mes délices à être avec les fils des hommes et ils me laissent seul, dans le plus cruel des abandons, niant ma présence en la Sainte Eucharistie, perdant la Foi, parce qu'ils ont cessé de prier; il n'y a pas de temps pour la prière, pour parler avec Moi, pour écouter Ma voix ni recueillir mes plaintes. Les hommes ne s'entendent pas entre eux, à cause de tout le bruit qu'ils font, bruit assourdissant des chansons, musiques, salles de fêtes, techniques et science moderne, beaucoup de programmes et d'idéologies fausses! Toujours l'orgueil, cause de toues les ruines de l'humanité dans tous les temps!


Âmes réparatrices, votre mission sur la terre est d'aimer, de m'aimer de toutes vos forces, sans repos, et d'aimer tous les hommes pour moi, cela est votre mission, votre fin. Je vous regarde là, tout près de mon Coeur et de celui de ma Mère bénie, dans le silence de la nuit, unis les uns aux autres, pour tirer consolation de votre amour, réparation, pénitence, générosité pour calmer la soif immense qui me consume d'être connu et aimé de tous. Oui, j'ai soif d'amour, de sacrifice, d'amour caché dans l'humilité et le silence des petites choses de chaque jour, acceptées avec amour et esprit de foi, d'amour pur qui se donne entièrement, mourant aux plaisirs des sens pour vivre de l'esprit. Ainsi, vous apaiserez la soif d'un Dieu qui laisse les Cieux pour aller à la recherche des pécheurs. L'amour implique douleur et sacrifice, n'ayez crainte, ma grâce ne vous manquera pas, avec elle vous obtiendrez tout. Demandez-moi beaucoup; n'hésitez pas à me demander; pour les âmes confiantes et généreuses, il y a d'abondantes grâces, mes mains en étant toujours remplies pour les répandre. Priez beaucoup pour les pécheurs, pour mes Prêtres, âmes consacrées, pour ce chaos et confusion, pour cette vague de matérialisme et d'orgueil qui envahit tout. Assez de péchés! La Justice divine est comblée! mais malgré tout, mon amour continue, appelant, invitant sans cesse; et déjà il y a des guerres sanglantes, des tremblements de terre, la faim, les épidémies... Mon Coeur brûle de Miséricorde plus que de Justice, mais l'iniquité des hommes est si grande qu'ils méprisent ma Miséricorde et se rient de mon Ciel. Il y en a certains qui ne veulent pas entendre ma Voix, ni accomplir mes commandements! Peut-être est-il très proche le jour terrible où les hommes resteront paralysés d'épouvante! Priez, priez et persévérez dans la prière, unisssez-vous à mes intentions et à celles des saints et justes de la terre par les mains de ma Mère, pour faire violence au Père.


D'après une méditation du Père Mateo Crawley, des Sacrés Coeurs de Picpus

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Litanies de demande de pardon en l'honneur du Saint Sacrement

Litanies de demande de pardon pour tous les outrages et les sacrilèges commis envers le Saint Sacrement.

Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus-Christ ayez pitié de nous

Jésus, écoutez-nous.

Jésus, exaucez-nous.

Dieu, Père de Miséricorde, ayez pitié de nous

Dieu Fils, Médiateur entre Dieu et l'homme, ayez pitié de nous

Dieu Esprit Saint, lumière des Cœurs, Sainte et indivisible Trinité, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, un Seul Dieu, ayez pitié de nous

Ô Hostie Sacrée! Victime d'expiation pour les péchés du monde, ayez pitié de nous, sauvez-nous, ô Seigneur.

Ô Hostie Sacrée! Sacrifié sur l'autel par nous et pour nous, ayez pitié de nous, sauvez-nous, ô Seigneur.

Ô Hostie Sacrée ! Méprisée et négligée, ayez pitié de nous, sauvez-nous, ô Seigneur.

Ô Hostie Sacrée! Outragée par les blasphème des hommes, ayez pitié de nous, sauvez-nous, ô Seigneur.

Ô Hostie Sacrée! Négligée et abandonnée dans nos églises, ayez pitié de nous, sauvez-nous, ô Seigneur.

Pour tant d'indignes communions, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour le manque de respect des chrétiens, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour les incessants blasphèmes des impies, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour les paroles indignes prononcées dans les églises, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour les crimes des pécheurs, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour les sacrilèges qui profanent votre Sacrement d'Amour, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour la froideur de la plupart de vos enfants, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour leurs outrages envers vos invitations à aimer, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour l'infidélité de ceux qui se disent vos amis, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour les abus de votre grâce, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour notre infidélité, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour notre lenteur à vous aimer, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour notre tiédeur envers votre Sainte Messe, Nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour votre amère tristesse à cause des âmes qui se perdent, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour votre longue attente à la porte de nos cœurs, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour vos soupirs par amour, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour vos larmes par amour, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour vos emprisonnements par amour, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour votre mort par amour, nous vous demandons humblement pardon, ô Seigneur.

Pour que vous nous sauviez, pour que vous nous écoutiez, nous vous supplions d'écouter les pécheurs que nous sommes.

Pour que vous nous appreniez à connaitre votre Amour pour nous dans le très Saint Sacrement, nous vous supplions d'écouter les pécheurs que nous sommes.

Pour que vous acceptiez notre repentir fait dans un esprit d'humilité, nous vous supplions d'écouter les pécheurs que nous sommes.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Vous leur avez donné le pain du ciel,

Qui renferme toutes sortes de délices.

Prions

Seigneur Jésus, vous qui avez choisi de vous exposer à tous les outrages des impies plutôt que de retirer votre Corps de nos églises, accordez-nous la grâce de déplorer sincèrement et de tout cœur, toutes les injures et tous les sacrilèges commis contre vous et de réparer autant qu'il est possible et d'un amour sincère, les nombreuses ignominies et les outrages que vous avez subis et que vous subissez encore continuellement en cette ineffable mystère qui vit et règne avec Dieu, dans l'unité du Saint-Esprit, pour les siècles des siècles. Amen.

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Téléchargez le texte des Litanies de demande de Pardon au St Sacement, (pdf) en cliquant ici

28 février 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

1er mars

1er Dimanche de Carême

« Dans le désert; Il resta quarante jours, tenté par Satan. » (Marc 1: 13).

Évangile

Saint Marc 1: 12-15

« L'Esprit poussa Jésus dans le désert, où il passa quarante jours, tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages, et les anges le servaient. Après que Jean eut été livré, Jésus alla dans la Galilée, prêchant l'Évangile de Dieu. Il disait: Le temps est accompli, et le royaume de Dieu est proche. Repentez-vous, et croyez à la bonne nouvelle. »

Méditation

« Aujourd'hui, premier Dimanche de Carême, la liturgie nous, propose l'impressionnante page évangélique des tentations de Jésus: « Alors Jésus fut emmené au désert par l'Esprit pour être tenté par le Diable » (Matthieu 4: 1). La mission du Rédempteur commence précisément par Sa Victoire sur le triple piège du Prince du Mal. « Retire-toi Satan ». Le comportement décidé du Messie constitue pour nous un exemple et une invitation à Le suivre avec une détermination courageuse. Le Démon, « le Prince de ce monde » (Jean 12: 31), poursuit aujourd'hui encore son action insidieuse. Chaque homme, est non seulement tenté par sa propre concupiscence et par le mauvais exemple des autres, mais également par le Démon et il l'est encore plus lorsqu'il s'en rend le moins compte. Combien de fois cède-t-il avec légèreté aux fausses promesses de la chair et du malin, et connaît-il ensuite d'amère déceptions! Il faut rester vigilant pour réagir avec promptitude à tous les assauts de la tentation. L'Église, maîtresse et experte en humanité et en sainteté, nous indique des moyens anciens et toujours nouveaux pour le combat quotidien contre les incitations du mal: ce sont la prière, les sacrements, la pénitence, l'écoute attentive de la Parole de Dieu, la vigilance et le jeûne. »

Angélus du 17 février 2002

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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28 février 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

28 février

Samedi après les Cendres

« Ce ne sont pas les gens en bonne santé qui ont besoin du médecin, mais les malades. Je suis venu appeler non pas les Justes, mais les pécheurs. » (Luc 5: 31-32)

A méditer

« Parce que le péché existe dans ce monde que « Dieu a tant aimé qu'Il a donné Son Fils Unique » (Jean 3: 16), Dieu qui « est Amour » (1 Jean 4: 8) ne peut se révéler autrement que comme Miséricorde. Cela correspond non seulement à la Vérité la plus profonde de cet Amour qu'est Dieu, mais aussi à la Vérité intérieure de l'homme et du monde qui est sa patrie temporaire. »

Dives in Misericordia, N° 15

Fioretti

Lors de son voyage en Slovaquie au moment de quitter la cathédrale de Trnava, le Pape remarque dans la foule un groupe de personnes handicapées. Assis lui-même sur un petit trône mobile, il fait dévier son parcours pour s'approcher d'elles. De sa main tendue, il cherche à effleurer les visages et les mains de ces personnes souffrantes; à leur tour, elles tendent leurs bras vers lui. Ils ne se disent rien, ce silence, ces gestes, ces regards, cette souffrance partagées sont plus éloquents que tout.

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

O Christ, le Père a aimé l'homme, Il a aimé le monde. Et Toi, le Père donne la vie à ceux qui sont dans le monde. Et Toi-même le veux ô Christ, notre Rédempteur. Tu veux « qu'ils aient la vie et qu'ils l'aient en abondance » (Jean 10: 10). En Toi l'homme qui vit dans le monde, est devenu capable de briser le pouvoir du Malin pour être transformé selon le pouvoir de Dieu et atteindre la perfection.

12 avril 1993

Boite à idée

Je remets à la Miséricorde de Dieu, une bonne fois pour toutes, une blessure reçue par telle personne, je me situe dans une nouvelle relation vis-à-vis d'elle.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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28 février 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

27 février

Vendredi après les Cendres

« Quel est donc le jeûne qui le plaît? Ne pas te dérober à ton semblable. » (Isaïe 58: 6-7).

A méditer

« Une spiritualité de la communion est la capacité de voir ce qu'il y a de positif dans l'autre pour l'accueillir et le valoriser comme un don de Dieu: un « don pour moi » et pas seulement pour le frère qui l'a reçu. Une spiritualité de la communion, c'est « donner une place » à son frère, en « portant les fardeaux les uns des autres » (Galates 6: 2) et en repoussant les tentations égoïstes qui continuellement nous tendent des pièges et provoquent compétitions, carriérisme, défiance, jalousies. »

Novo Millennio Ineute, n°43

Fioretti

Lors de son ultime hospitalisation, fin février 2005, le chirurgien lui annonce une trachéotomie: « Ce n'est qu'une petite opération... »; « Ca dépend pour qui! » L'humour jusqu'au bout.

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Nous nous tournons vers Toi, ô Christ, Fils du Dieu vivant, sois avec nous, intercède pour nous. Prie avec nous pécheurs afin que les ténèbres ne l'emportent pas. Pardonne nos fautes, nos terribles fautes d'hommes dominés par la haine, comme nous pardonnons, en cherchant à vaincre la spirale du mal. Détruis Toi-même la haine qui divise les Nations. Là où abonde le péché, fais que surabondent la Justice et l'Amour auxquels est appelé tout homme, tout peuple et toute Nations, en Toi, Prince de la Paix.

10 janvier 1993

Boite à idée

Je prends du temps pour être à l'écoute d'un de mes proches et l'accueillir dans la gratuité de mon Cœur.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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28 février 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

26 février

Jeudi après les Cendres

« Choisis donc la Vie, pour que vous viviez, toi et ta descendance, en aimant le Seigneur ton Dieu, en écoutant Sa Voix. » (Deutéronome 30: 19-20)

A méditer

« Il importe que ce que nous proposons, avec l'aide de la grâce de Dieu, soit profondément enraciné dans la contemplation et dans la prière. Notre époque est une époque de mouvement continuel qui va souvent jusqu'à l'activisme, risquant facilement de « faire pour faire ». Il nous faut résister à cette tentation, en cherchant à « être » avant de « faire ». Rappelons-nous à ce sujet le reproche de Jésus à Marthe: « Tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule est nécéssaire ». (Luc 10: 41-42). »

Novo Millennio Ineute, n°15

Fioretti

Le 2 juin 1979, au cours de son premier voyage sur sa terre natale, à l'église Sainte Anne de Cracovie: « Depuis hier, je me demande ce que signifient tous ces applaudissements. Je crois que c'est le Saint Esprit qui m'a dit: « Ce qui est important, ce n'est pas qu'ils applaudissent, mais quand ils applaudissent. »

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

A l'heure de l'envoi en mission, Pierre a entendu la question fondamentale: « M'aimes-tu? » Il lui a fallu répondre, avant que d'aller paître les brebis. Aujourd'hui Ton Église perçoit le même appel, adressé à chacun de nous: « M'aimes-tu? » Appel qui viens de Ton Cœur, Seigneur Jésus, et qui veut atteindre chacun de nos coeurs. Donne-nous la force d'y répondre sans crainte et sans réticence puisque Tu nous choisis, tous, et chacun, pour être à l'aube du XXIe siècle, témoins et bâtisseurs d'une civilisation de l'amour.

5 octobre 1986

Boite à idée

Si je tombe dans l'agitation, je pense à Dieu qui habite mon cœur, et fais avec calme et paix ce que j'ai à faire.

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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28 février 2009

Le Carême avec Jean Paul II

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Le Carême avec Jean Paul II

25 février

Mercredi des Cendres

« Quand tu pries, retire-toi au fond de ta maison, ferme la porte, et prie ton Père qui est présent dans le secret. » (Matthieu 6: 6)

A méditer

« Il est nécessaire d'apprendre à prier, recevant pour ainsi dire de nouveau cet art des lèvres du Divin Maître, comme les premiers disciples « Seigneur, apprends-nous à prier! » (Luc 11: 1). Dans la prière se développe ce dialogue avec le Christ qui a fait de nous ses intimes: « Demeurez en Moi, comme Moi en vous ». (Jean 15: 4). Réalisée en nous par l'Esprit Saint, la prière nous ouvre, par le Christ et dans le Christ, à la contemplation du Visage du Père. Apprendre cette logique Trinitaire de la prière Chrétienne, tel est le secret d'un Christianisme vraiment vital, qui n'a pas de motif de raindre l'avenir parce qu'il revient continuellement aux sources et qu'il s'y régénère. »

« Novo Millenio Ineunte », n°32

Fioretti

« Il ne pourrait être Paul, le missionnaire du monde entier, s'il n'était pas d'abord et avant tout Jean, le contemplatif. Aux Évêques d'Autriche, le 13 septembre 1983, il dit: « Le Prêtre doit avoir la personnalité d'un homme qui, comme le Christ et les grands apôtres et prophètes, vit tout seul au sommet d'une montagne, en pénétrant, par ses yeux d'aigles, jusque dans les profondeurs du mystère de Dieu, et qui descend ensuite, lumineux et ardent, pour transmettre le message et la Grâce Divine jusqu'aux frontières extrêmes de l'activité. » N'est-ce pas un portrait de lui-même? Il est vraiment contemplatif. Quand dans les dernières années, je voyais sa pauvre tête qui tombait, je la voyais penchée sur le Cœur de Jésus. A la fin, il n'était plus que prière, un homme devenu prière, y consacrant sept heures par jour. »

« Rire et pleurer avec Jean Paul II », Daniel Ange, Ed. Sarment/Jubilé

Prière

Dieu, Père Miséricordieux, qui as révélé Ton Amour dans Ton Fils Jésus-Christ et l'as répandu sur nous dans l'Esprit Saint Consolateur, nous Te confions aujourd'hui le destin du monde et de chaque homme. Penche-Toi sur nos péchés, guéris nos faiblesses, vaincs tout mal, fais que touts les habitants de la terre fassent l'expérience de Ta Miséricorde, afin qu'en Toi, Dieu Un et Trine, ils trouvent toujours la source de l'Espérance. Amen.

17 août 2002

Boite à idée

Aujourd'hui, je relis un passage de l'Evangile qui me montre la présence du Christ dans ma vie.

 

Texte extrait du hors série de Carême 2009, du magazine « Il est Vivant! »

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28 février 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 Février 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje

du 25 Février 2009

« Chers enfants, en ce temps de renoncement, de prière et de pénitence, Je vous appelle à nouveau : allez, confessez vos péchés afin que la grâce ouvre vos cœurs et permettez-lui de vous changer. Convertissez-vous, petits enfants, ouvrez-vous à Dieu et à Son Plan pour chacun de vous. Merci d’avoir répondu à Mon appel. »


Mot d'ordre


Dieu n'est jamais loin de nous, il est le tout proche, plus intime à nous-mêmes que nous le sommes comme le dit saint Augustin, mais c'est nous qui sommes loin de nous-mêmes et donc loin de Dieu. Nous faisons tout pour nous distraire de l'éternité qui nous habite parce que nous avons peur ou parce que nous fuyons en avant. Revenir vers soi-même c'est retourner à Dieu ! Marie en ce mercredi des Cendres nous indique une porte vers notre profondeur, celle de la confession des péchés. Il ne s'agit pas de se mettre en règle ou de "pratiquer" un sacrement, il s'agit de le vivre, de se laisser toucher en profondeur et de demander à l'Esprit de nous donner le don des larmes, la grâce du véritable retour. Découvrant notre abîme, notre néant nous nous précipiterons dans Celui qui est, nous découvrirons alors que notre vie à un sens et que Dieu a un plan bien spécifique pour chacun de nous.

Frère Ephraïm, Diacre, Fondateur de la Communauté des Béatitudes

Retrouvez les Messages précédents de Marie Reine de la Paix

en cliquant sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-273707.html

25 février 2009

Neuvaine à la Divine Providence

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Neuvaine à la Divine Providence

Cette prière dite dans la foi ne peut être sans résultats. Le ciel se met en marche, les anges bougent en notre faveur comme au matin de la résurrection de Jésus. Pourquoi neuf jours? Simplement parce qu’elle s’enracine dans notre cœur et dans nos pensées au fil des jours, des nuits. Notre groupe d’intercession s’ajoute à votre démarche.

Seigneur, je te remercie pour ce que je vis actuellement, tel que c’est. (Changez le « je» par le prénom d’une autre personne.) Je te loue, car cette situation permet à la Toute Puissance de ta résurrection de se manifester concrètement. Seigneur tout-puissant, je veux te dire maintenant avec la pauvre foi qui est mienne : Je reconnais ta Gloire Pascale, ta puissance, ton amour totalement gratuit, ta lumière céleste à l’intérieur de tous soucis, tracas, attentes déçues, angoisses nombreuses, tensions, peur de demain, manque de foi, détresse, émotivité perturbée, insécurités, faiblesses, nombreux péchés, maladies physiques et spirituelles, dépendances multiples.

Oui, Seigneur! Je me réjouis maintenant de tout ce qui me perturbe, car toutes ces blessures, erreurs, maladies, dépendances sont des lieux d’où jaillit la puissance de Ta Résurrection. Quelle joie, Seigneur! Car des ténèbres jaillit Ta Lumière, de la faiblesse apparaît ta force surnaturelle, des pauvretés s’active ton Royaume d’amour éternel. Seigneur Dieu, je suis dans l’allégresse, car se prolonge en moi (lui, elle) la joie réelle, l’éclatement de ta victoire sur la mort au matin de Pâques. Tu es infiniment vivant et agissant, Seigneur d’amour! Gloire à toi! Amen!

Nous attendons dans votre petit témoignage. Partager notre expérience spirituelle est toujours récompensé par Dieu. « Celui qui témoigne de moi auprès des hommes , je le ferai pour lui auprès du Père» . (Luc, 12, 8) Envoyez vos témoignages à franck.monvoisin@laposte.net

Téléchargez la Neuvaine à la Divine Providence (pdf) en cliquant ici

22 février 2009

Neuvaine à Notre Dame de Bon Espoir

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Notre Dame de Bon Espoir

La très vénérée statue de Notre Dame de Bon Espoir, bien connue des amis, des membres et des visiteurs de l'Oratoire de la Sainte Face de Tours placée dans le jardin au retour d'un pèlerinage qu'il effectua à Notre Dame de la Salette, en juillet 1847, par Monsieur Dupont, plus connu sous l'appelation populaire du « Saint Homme de Tours », qui fut l'apôtre de la Sainte Face, en placant l'image du Voile de Véronique en son salon, qui devint rapidement un lieu de pèlerinage , et restaurateur du culte de Saint Martin à Tours, en retrouvant le tombeau de l'Apôtre des Gaules et en y édifiant l'actuelle Basilique au dessus. Cette statue est toujours vénérée dans la maison de Léon Papin-Dupont, devenue le Centre Spirituel de la Sainte Face de Tours, siège de l'Archiconfrérie de la Sainte Face.

Neuvaine à Notre Dame de Bon Espoir

Pour bien accomplir cette Neuvaine

Cette Neuvaine est inspirée des invocations puisées dans l'Office Divin, qui est la prière de l'Eglise. Chaque jour, nous réciterons une invocation au Saint Esprit, et, après avoir énoncé les prières ci-dessous, nous prendrons un instant de Cœur à Cœur avec Marie. Une neuvaine n'étant pas un acte magique, nous prendrons aussi un temps pour lire l'Evangile du jour, et surtout, recevoir les Sacrements de la Confession et de l'Eucharistie.

Premier jour

Seigneur, nous Vous rendons grâce de nous avoir donné pour Mère, Marie, Notre Dame de Bon Espoir. Nous Vous en supplions, accordez par son intercession un soulagement aux malades, une consolation à ceux qui sont dans la peine, Votre Pardon Miséricordieux à tous les pécheurs et donnez-nous à tous Votre Salut et Votre Paix. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous.

Deuxième jour

Seigneur notre Dieu qui, dès le premier instant de Votre Conception, avez comblé de grâces la Bienheureuse Vierge Marie, Notre Dame de Bon Espoir, Votre Mère et la nôtre. Nous Vous en supplions daignez réjouir nos cœurs, en nous accordant à tous une large effusion de Votre Grâce. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Troisième jour

Seigneur, Vous avez accordé à Marie, Notre Dame de Bon Espoir, la Grâce d'être toujours attentive à Votre Parole et de Vous servir avec une docilité sans réserve; nous Vous en supplions, accordez-nous les Dons de Votre Esprit de Sainteté pour que nous puissions chaque jour un peu plus, nous rapprocher de Sa Fidélité. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Quatrième jour

Seigneur, Vous qui avez réconforté Marie, Notre Dame de Bon Espoir, quand Elle se tenait debout au pied de la Croix, et qui avez rempli Son Cœur de joie et d'espérance dans l'attente de la Résurrection de Jésus. Faites cette même Foi et cette même Espérance allègent nos craintes et soulagent nos peines. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Cinquième jour

Seigneur, qui après les épreuves de la Passion, avez rassemblé Vos Apôtres et Vos Amis dans une même prière, autour de la Vierge Votre Mère, Notre Dame de Bon Espoir dans l'attente de la venue de Votre Esprit de Sainteté, nous Vous en supplions gardez-nous toujours fraternellement unis, dans un même amour et une même confiance en Marie et ce, malgré nos peines et nos différences, Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Sixième jour

Seigneur, qui avez uni Marie, Notre Dame de Bon Espoir, à la Joie Céleste de Son Fils ressuscité et qui voulez, par Elle, nous faire entrer nous aussi dans cette joie faites que nous aussi, nous ayons part à la Joie de contempler Votre Divin Fils Ressuscité. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Septième jour

Seigneur notre Dieu, qui avez couronné Reine du Ciel et de la Terre, Marie, Notre Dame de Bon Espoir, donnez à tous ceux qui souffrent la Lumière Céleste qui leur permettra de savoir et de comprendre qu'ainsi, ils se rapprochent de Vous. Donnez aussi à tous ceux qui se sont endormis dans le sommeil de mort, la grâce de vivre en Votre Royaume et de participer à Votre Triomphe. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Huitième jour

Seigneur notre Dieu, nous Vous rendons grâce d'avoir placé Marie, Notre Dame de Bon Espoir, au-dessus de toutes Vos créatures de la terre et du Ciel, pour la Gloire de Votre Fils, nous Vous en supplions, à Sa prière, accordez-nous que rien, « ni la mort, ni la vie, ni le présent, ni l'avenir, ni une créature quelconque, ne puisse nous séparer de l'Amour de Jésus » (Rom. 8:38).

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Neuvième jour

Seigneur notre Dieu, qui avez fait de Marie, Notre Dame de Bon Espoir, la Mère adoptive de tous ceux que Votre Fils a sauvé, nous Vous en supplions, apprenez-nous à, toujours plus La connaître, à toujours plus savoir L'imiter et à mieux La prier. Ecoutez Sa prière, exaucez-nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Notre Dame de Bon Espoir, priez et intercédez pour nous

Renseignements

Centre Spirituel de la Sainte Face

8, rue Bernard Palissy

37 000 Tours (France)

Téléchargez la Neuvaine à ND de Bon Espoir (pdf) en cliquant ici

22 février 2009

Le Vieux Bon Dieu de Tancrémont

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Le Vieux Bon Dieu de Tancrémont

Banneux, Belgique

Son origine

Au bord de la route allant de Pepinster à Banneux Notre-Dame, au lieu-dit Tancrémont, se trouve une petite chapelle contenant une croix remarquable: c’est la croix, connue dans la région comme le “Vieux Bon Dieu”. L’origine de cette croix est assez obscure. Les archives de la paroisse de Theux toute proche, mentionnent plusieurs fois la présence d’une vieille croix dans l’église des saints Alexandre et Hermes dont l’édification remonte au IXe siècle. Les marques décelables au dos et au pied de la croix de Tancrémont laissent supposer qu’elle est bien la croix glorieuse qui a surplombé le chœur de cette église pendant de nombreux siècles. Les archives attestent que, ne correspondant plus au goût de l’époque, elle fut reléguée dans une chapelle latérale au XVIIIe siècle. C’est probablement à la Révolution française qu’elle a été enterrée dans un champ et protégée par une grosse pierre. Ce que l’on sait avec certitude, c’est qu’un paysan l’a découverte au XIXe siècle dans un bon état de conservation dû à un environnement sec. La chapelle de Tancrémont a été construite en 1895 pour contenir et honorer cette croix. Celle-ci a été restaurée en 1932, puis en 1986.

Mensurations et datation

La croix est en chêne. Elle avait, à l’origine, la forme d’un tau (T). Plus tard, on y a ajouté la partie supérieure pour former une croix latine. Elle mesure 2,04 m. de haut et 1,80 m. de large. Quant au Christ, il mesure 1,5 m. de haut et 1,4 m. de large. Il est en bois de tilleul qui, d’après la méthode du carbone 14, date d’une période allant de l’an 810 à l’an 965.

Valeur esthétique, symbolique et religieuse

Par respect, on a revêtu le Christ d’une tunique droite et plissée appelée colobium. La tunique porte des traces de polychromie. A l’origine, celle-ci imitait probablement un tissu byzantin vert à motifs ovales rouges. L’analyse microscopique effectuée lors de la deuxième restauration montre qu’elle a été repeinte huit fois, d’abord en bleu, ensuite en doré, puis à nouveau en bleu avec des étoiles dorées. Plus tard, on l’a peinte en brun et même en gris.

Prière

Seigneur Jésus, dont la Face s'est inclinée si Miséricordieusement sur l'Arbre de la Croix au jour de la Passion pour le Salut du monde! Nous Vous en supplions, aujourd'hui encore, par Pitié, inclinez-Vous vers nous, pauvres pécheurs que nous sommes; laissez tomber sur nous un regard de Miséricorde et de compassion et recevez-nous enfin au baiser de la Paix. Ainsi soit-il.

D'après une prière de Monsieur Dupont, le Saint Homme de Tours

Pour approfondir

Site du sanctuaire de Tancrémont

www.tancremont.be

21 février 2009

Notre Dame de la Confiance

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Notre Dame de la Confiance

Vénérée au Grand Séminaire Pontifical de Rome

Notre-Dame de la Confiance est la patronne et la protectrice du grand séminaire pontifical de Rome. Son image (peinture dans un petit cadre ovale en cuivre) est vénérée dans la chapelle située dans le sanctuaire de l'ancien séminaire, autrefois chapelle dédiée à Saint-Nicolas, était le lieu de prière des confesseurs de la basilique du Latran. La dévotion du Séminaire pour cette image, dont l'originale était vénérée par la Vénérable Sœur Chiara Isabella Ferrari (clarisse à Todi, † 1744), apparaît dans les documents dès 1837, année ou le séminaire fut ouvert, à l'occasion d'un voeu fait au cours d'une épidémie de choléra. Le document certifie qu'à cette date, la dévotion était très forte et il semble que cela devait durer depuis plusieurs années ( l'on suppose que cela remonterait au Collège Romain de 1773, quand le séminaire a été installé dans ce local, qui avait été déserté par les Jésuites, lors de la suppression de la Société de Jésus). Jalousement gardée par la classe des Théologiens, lorsque le Séminaire a été transféré du Latran à Saint-Apollinaire, il consacré à la Chapelle à Notre Dame de la Confiance. C'est à cette période qu'est née le la prière "Mater mea, Fiducia mea", laquelle a été indulgenciée par le Pape Benoît XV, l'hymne de la confiance, mis en musique par Casimiri, sur un texte de Ottavini. La fête de Notre Dame de la Confiance est célébrée chaque année, le samedi précédant le début du Carême. Les couronnes de Marie et Jésus ont été offertes par le Pape Paul VI.

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Acte de confiance à Notre Dame de la Confiance

O Marie, Mère de Dieu et Mère de l'Eglise, vous, nous Vous confions notre vie, nous sommes vos enfants et dans vos mains nous mettons notre vocation.

Je Vous salue Marie

Vierge de Nazareth, nous Vous confions humblement notre désir de suivre Jésus sur le chemin de l'amour dans la fidélité et la persévérance, afin que nous puissions Le servir avec un cœur sans partage et de générosité.

Je Vous salue Marie

Conduisez-nous toujours avec votre amour Maternel, soutenez-nous dans nos moment de faiblesse, confirmez-nous dans l'espérance, augmentez en nous la confiance envers Dieu, l'amour pour le Christ et la fidélité envers l'Église. O Marie, Mère la confiance. Amen.

Salve Regina

D'après un texte italien extrait du site www.seminarioromano.it

MaterMeaFiduciaMea

téléchargez la prière à Notre Dame de la Confiance (pdf) en cliquant ici

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