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  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 11/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

26

Onzième jeudi

Le Jubilé Romain


L'institution du Jubilé existe depuis l'an 1300. C'était l'occasion autrefois tous les demis siècles, ensuite tous les 25 ans, d'un pèlerinage de pénitence à Rome. Celui-ci se terminait par la grande joie d'une indulgence plénière, la plus solennelle et la plus large de toutes. Le Jubilé de 1540 fut particulièrement important. L'Église n'avait retrouvé son unité et sa paix intérieure que depuis 3 ans seulement, après les désordres causés par le Concile de Bâle, puis par le Duc Amédée VIII, qui avait accepté de devenir l'antipape Félix V. Rome apparaissait comme le centre de l'unité retrouvée. On y venait de partout. Ces pèlerinages d'autrefois demandaient beaucoup de générosité et de courage. Il fallait voyager à pied, chercher les gués des rivières, subir les intempéries, coucher à la belle étoile. Et pourtant, la foule des « romieux et des romées » (on appelait ainsi les pèlerins, hommes et femmes, telle la mère de Jeanne d'Arc) était très dense. Les couvents ouvraient même leurs portes pour laisser partir leur religieux et religieuses qui voulaient gagner leur Jubilé. Rita éprouva, elle aussi, le désir d'aller à Rome; mais avec sa plaie suppurante et malodorante, il ne pouvait en être question. La Mère Abbesse de Cascia ne prenait guère de risque en lui disant qu'elle pourrait partir dès qu'elle serait guérie. Elle ignorait que cette religieuse de son couvent deviendrait un jour la « Sainte des impossibles ». Rita se mit à prier et la plaie sécha. Elle put partir et fut même nommée chef du groupe de ses compagnes, qui se mirent en route à travers les Apennins, par Riéti et la Via Flaminia. Le chemin était pittoresque, mais long et difficile. Les Sœurs se demandaient, à mesure qu'elles avançaient, si elles auraient assez d'argent pour les imprévus du voyage. Cette préoccupation parut à notre Sainte contraire à l'esprit évangélique. Et comme c'était elle qui portait la bourse, ne voilà-t-il pas qu'elle la jette avec insouciance dans le torrent que la petite troupe traversait: « Pensez mes Sœurs, à ce que l'on dirait en nous voyant munies d'argent! Si au contraire, on nous voit rester fidèles à la Pauvreté, dédaignant les richesses du monde, tout le monde saura que nous sommes de vraies religieuses dans l'esprit du Christ ». Ce geste peut, en ces circonstances, nous paraître bien imprudent. Mais c'est la réaction d'une religieuse tout à fait libre de cet argent pour lesquels d'autres se rendent esclaves. Les voilà arrivées à Rome. La Basilique Saint Pierre, telle que nous la connaissons, n'existait pas encore. Les pèlerins vont vénérer les restes des Apôtres dans la vieille église de Constantin. Elles vont au Colisée, où tant de martyrs furent la proie des bêtes. A Sainte Croix de Jérusalem, elles prient devant les reliques de la Passion. Quelle émotion pour elle qui reçut le stigmate de l'Epine d' voir pieusement conservées, deux des épines de la couronne de douleur! Elles voient surtout le Pape, le « doux Christ sur la terre », comme avait dit peu avant Sainte Catherine de Sienne. C'est en lui que s'incarne le mystère de l'Église, toujours une et toujours Sainte, malgré la faiblesse des hommes qui la composent. Ce pèlerinage Romain fut certainement un des sommets de la vie de Rita. Mais qui aurait pu penser, en côtoyant cette humble religieuse de Cascia, qu'elle serait une des plus actives ouvrières de ce renouveau de l'Église Romaine? Surtout, qui aurait pu penser que cette femme, vieillie avant l'âge, serait 450 ans plus tard canonisée solennellement dans la Basilique Saint Pierre de Rome?


Méditation

Le pèlerinage


Au cours de son histoire, l'institution du Jubilé s'est enrichie de signes qui attestent la foi et qui aident la piété du peuple chrétien. Parmi eux, il faut rappeler avant tout le pèlerinage. Celui-ci ramène à la condition de l'homme qui aime décrire sa propre existence comme un cheminement. De sa naissance à sa mort, chacun est dans la condition, toute particulière, d'homo viator. La Sainte Écriture, pour sa part, atteste à maintes reprises la valeur du fait de se mettre en route pour arriver aux lieux saints; c'était une tradition que l'Israélite se rende en pèlerinage à la ville où était conservée l'arche de l'alliance, ou qu'il visite le sanctuaire de Béthel (cf. Jg 20, 18), ou celui de Silo, où Anne, mère de Samuel, vit sa prière exaucée (cf. 1 S 1, 3). En se soumettant volontairement à la Loi, Jésus, lui aussi, avec Marie et Joseph, se fit pèlerin vers la ville sainte de Jérusalem (cf. Lc 2, 41). L'histoire de l'Église est le journal vivant d'un pèlerinage jamais terminé. En route vers la ville des saints Pierre et Paul, vers la Terre sainte ou vers les anciens ou nouveaux sanctuaires consacrés à la Vierge Marie et aux Saints: tel est le but d'innombrables fidèles qui alimentent ainsi leur piété. Le pèlerinage a toujours été un moment significatif dans la vie des croyants, tout en revêtant selon les époques des expressions culturelles différentes. Il évoque le cheminement personnel du croyant sur les pas du Rédempteur: c'est un exercice d'ascèse salutaire, de repentance pour les faiblesses humaines, de vigilance constante sur sa propre fragilité, de préparation intérieure à la réforme du cœur. Par la veille, par le jeûne, par la prière, le pèlerin avance sur la voie de la perfection chrétienne, s'efforçant d'atteindre, avec le soutien de la grâce de Dieu, « l'état d'Homme parfait, la plénitude de la stature du Christ » (Ep 4, 13).


(Jean Paul II, Bulle d'Indiction au Grand Jubilé de l'An 2000 « Incarnationis Mysterium », §7)


Prière

Prière du pèlerin


Seigneur mon Dieu je ne sais pas où je vais, je ne vois pas la route devant moi, je ne peux pas prévoir cette certitude où elle aboutira. Je ne me connais pas vraiment moi-même et, si je croix sincèrement suivre Votre Volonté, cela ne veut pas dire en fait que je n'y conforme. Je crois cependant que mon désir de Vous plaire, vous plaît. J'espère avoir ce désir au cœur en tout ce que je fais, et ne jamais rien faire à l'avenir sans ce désir. En agissant ainsi je sais que Vous me conduirez sur la bonne route, même si je ne la connais pas moi-même. Je Vous ferai donc toujours confiance, même quand j'aurai l'impression que je me suis perdu et que je marche à l'ombre de la mort. Je n'aura aucune crainte car Vous serez toujours avec moi et que Vous ne me laisserez jamais seul dans le péril. Amen.


(Thomas Merton)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 11/15

863_001

Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

Onzième jeudi

Le Jubilé Romain


L'institution du Jubilé existe depuis l'an 1300. C'était l'occasion autrefois tous les demis siècles, ensuite tous les 25 ans, d'un pèlerinage de pénitence à Rome. Celui-ci se terminait par la grande joie d'une indulgence plénière, la plus solennelle et la plus large de toutes. Le Jubilé de 1540 fut particulièrement important. L'Église n'avait retrouvé son unité et sa paix intérieure que depuis 3 ans seulement, après les désordres causés par le Concile de Bâle, puis par le Duc Amédée VIII, qui avait accepté de devenir l'antipape Félix V. Rome apparaissait comme le centre de l'unité retrouvée. On y venait de partout. Ces pèlerinages d'autrefois demandaient beaucoup de générosité et de courage. Il fallait voyager à pied, chercher les gués des rivières, subir les intempéries, coucher à la belle étoile. Et pourtant, la foule des « romieux et des romées » (on appelait ainsi les pèlerins, hommes et femmes, telle la mère de Jeanne d'Arc) était très dense. Les couvents ouvraient même leurs portes pour laisser partir leur religieux et religieuses qui voulaient gagner leur Jubilé. Rita éprouva, elle aussi, le désir d'aller à Rome; mais avec sa plaie suppurante et malodorante, il ne pouvait en être question. La Mère Abbesse de Cascia ne prenait guère de risque en lui disant qu'elle pourrait partir dès qu'elle serait guérie. Elle ignorait que cette religieuse de son couvent deviendrait un jour la « Sainte des impossibles ». Rita se mit à prier et la plaie sécha. Elle put partir et fut même nommée chef du groupe de ses compagnes, qui se mirent en route à travers les Apennins, par Riéti et la Via Flaminia. Le chemin était pittoresque, mais long et difficile. Les Sœurs se demandaient, à mesure qu'elles avançaient, si elles auraient assez d'argent pour les imprévus du voyage. Cette préoccupation parut à notre Sainte contraire à l'esprit évangélique. Et comme c'était elle qui portait la bourse, ne voilà-t-il pas qu'elle la jette avec insouciance dans le torrent que la petite troupe traversait: « Pensez mes Sœurs, à ce que l'on dirait en nous voyant munies d'argent! Si au contraire, on nous voit rester fidèles à la Pauvreté, dédaignant les richesses du monde, tout le monde saura que nous sommes de vraies religieuses dans l'esprit du Christ ». Ce geste peut, en ces circonstances, nous paraître bien imprudent. Mais c'est la réaction d'une religieuse tout à fait libre de cet argent pour lesquels d'autres se rendent esclaves. Les voilà arrivées à Rome. La Basilique Saint Pierre, telle que nous la connaissons, n'existait pas encore. Les pèlerins vont vénérer les restes des Apôtres dans la vieille église de Constantin. Elles vont au Colisée, où tant de martyrs furent la proie des bêtes. A Sainte Croix de Jérusalem, elles prient devant les reliques de la Passion. Quelle émotion pour elle qui reçut le stigmate de l'Epine d' voir pieusement conservées, deux des épines de la couronne de douleur! Elles voient surtout le Pape, le « doux Christ sur la terre », comme avait dit peu avant Sainte Catherine de Sienne. C'est en lui que s'incarne le mystère de l'Église, toujours une et toujours Sainte, malgré la faiblesse des hommes qui la composent. Ce pèlerinage Romain fut certainement un des sommets de la vie de Rita. Mais qui aurait pu penser, en côtoyant cette humble religieuse de Cascia, qu'elle serait une des plus actives ouvrières de ce renouveau de l'Église Romaine? Surtout, qui aurait pu penser que cette femme, vieillie avant l'âge, serait 450 ans plus tard canonisée solennellement dans la Basilique Saint Pierre de Rome?


Méditation

Le pèlerinage


Au cours de son histoire, l'institution du Jubilé s'est enrichie de signes qui attestent la foi et qui aident la piété du peuple chrétien. Parmi eux, il faut rappeler avant tout le pèlerinage. Celui-ci ramène à la condition de l'homme qui aime décrire sa propre existence comme un cheminement. De sa naissance à sa mort, chacun est dans la condition, toute particulière, d'homo viator. La Sainte Écriture, pour sa part, atteste à maintes reprises la valeur du fait de se mettre en route pour arriver aux lieux saints; c'était une tradition que l'Israélite se rende en pèlerinage à la ville où était conservée l'arche de l'alliance, ou qu'il visite le sanctuaire de Béthel (cf. Jg 20, 18), ou celui de Silo, où Anne, mère de Samuel, vit sa prière exaucée (cf. 1 S 1, 3). En se soumettant volontairement à la Loi, Jésus, lui aussi, avec Marie et Joseph, se fit pèlerin vers la ville sainte de Jérusalem (cf. Lc 2, 41). L'histoire de l'Église est le journal vivant d'un pèlerinage jamais terminé. En route vers la ville des saints Pierre et Paul, vers la Terre sainte ou vers les anciens ou nouveaux sanctuaires consacrés à la Vierge Marie et aux Saints: tel est le but d'innombrables fidèles qui alimentent ainsi leur piété. Le pèlerinage a toujours été un moment significatif dans la vie des croyants, tout en revêtant selon les époques des expressions culturelles différentes. Il évoque le cheminement personnel du croyant sur les pas du Rédempteur: c'est un exercice d'ascèse salutaire, de repentance pour les faiblesses humaines, de vigilance constante sur sa propre fragilité, de préparation intérieure à la réforme du cœur. Par la veille, par le jeûne, par la prière, le pèlerin avance sur la voie de la perfection chrétienne, s'efforçant d'atteindre, avec le soutien de la grâce de Dieu, « l'état d'Homme parfait, la plénitude de la stature du Christ » (Ep 4, 13).


(Jean Paul II, Bulle d'Indiction au Grand Jubilé de l'An 2000 « Incarnationis Mysterium », §7)


Prière

Prière du pèlerin


Seigneur mon Dieu je ne sais pas où je vais, je ne vois pas la route devant moi, je ne peux pas prévoir cette certitude où elle aboutira. Je ne me connais pas vraiment moi-même et, si je croix sincèrement suivre Votre Volonté, cela ne veut pas dire en fait que je n'y conforme. Je crois cependant que mon désir de Vous plaire, vous plaît. J'espère avoir ce désir au cœur en tout ce que je fais, et ne jamais rien faire à l'avenir sans ce désir. En agissant ainsi je sais que Vous me conduirez sur la bonne route, même si je ne la connais pas moi-même. Je Vous ferai donc toujours confiance, même quand j'aurai l'impression que je me suis perdu et que je marche à l'ombre de la mort. Je n'aura aucune crainte car Vous serez toujours avec moi et que Vous ne me laisserez jamais seul dans le péril. Amen.


(Thomas Merton)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 10/15

26

Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Dixième jeudi

Le stigmate de l'épine


Le Moyen Age a eu, à un point difficile à imaginer de nos jours, le culte de la Passion de Jésus. Dès le 13e siècle, cette dévotion était si vive chez un Saint comme François d'Assise, qu'il mérita d'en recevoir les stigmates sur son propre corps. Cela se passait à La Verna, non loin de Cascia. Au siècle suivant la même chose advint à une Dominicaine, la grande Catherine de Sienne; elle obtint de sentir la douleur des stigmates sans marques visibles pour autrui. Quand à Rita, elle fut aussi favorisée d'un phénomène mystique, environ 15 ans avant sa mort. Le Vendredi Saint de l'an 1442, elle s'était rendue comme de coutume avec ses Sœurs à la paroisse, pour l'office de la Passion de Notre Seigneur. La prédication vibrante du religieux chargé des exercices du Carême, frappa si vivment Soeur Rita qu'elle en revint toute bouleversée. Revenue en hâte au couvent, elle courut se prosterner devant le Christ faisant partie d'une fresque du 14e siècle, située dans le vieil oratoire attenant à la chapelle. Cette image existe toujours; elle représente le Crucifix. Le biographe Cavalluci raconte ainsi la scène: « Alors elle se mit à demander avec la plus extrême ardeur que le Christ lui fasse sentir au moins une de ces épines... dont son front avait été percé... Elle l'obtint. Elle sentit non seulement la blessure désirée, mais son front fut désormais affecté d'une plaie incurable qui devait lui rester jusqu'à la mort. C'était là un véritable stigmate et non pas seulement une cicatrice, mais une plaie ouverte et profonde qui la faisait atrocement souffrir. La blessure résista à tous les soins; elle ne se ferma jamais durant les 15 années que Rita vécut, excepté durant son pèlerinage à Rome ». Les pèlerins de Cascia sont émus en visitant la chapelle du Christ miraculeux, appelée aussi « Ermitage de l'Epine », ainsi que la cellule de Rita. Ce sont des lieux historiques où l'on sent passer la Foi. Rita avait créé dans cet ermitage ce qu'elle appelait ses « stations » de la Passion de Notre Seigneur. Un coin de la cellule représentait pour elle le Calvaire, un autre le Sépulcre, et ainsi de suite. Sur ce parcours spirituel elle était en prière continuelle, au point d'en ressentir souvent physiquement une souffrance qui allait jusqu'à des évanouissements.


Méditation

Jésus en Croix


Jésus est condamné à subir la mort en croix, supplice des esclaves et des criminels de droit commun. Supplice infamant, en même temps qu'atroce. Sur la croix, il prononce quelques paroles, rapportées par l'un ou l'autre des récits évangéliques, mais dont il faut tenir ensemble le sens. Ainsi les paroles de détresse, en particulier le « mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné? » (Mt 27,46; Mc 15,34). Ce grand cri, que la tradition juive applique au Juste souffrant, est l'expression de l'abîme où peut descendre l'homme qui se sent abandonné de Dieu, mais il est aussi une prière confiante, dans la mesure où Jésus reprend ici la première phrase du psaume 21, dont la seconde partie est une proclamation d'espérance au fond même du malheur, un abandon filial. La parole de Jésus en croix a été, à travers toute la Tradition de l'Église, la consolation de ceux qui souffrent de toutes les formes humaines de détresse et d'injustice, aux limites d'une espérance possible. Il n'y a pas de détresse, ni d'abandon humain que Jésus ne soit venu rejoindre sur la croix. En lui, Dieu est vraiment avec nous, partageant chacune des souffrances humaines. En lui, l'incessant cri de détresse de l'humanité monte vers Dieu. Cependant, la souffrance de Jésus est un abîme dont aucun être humain n'a sondé toute la profondeur: il est « l'Agneau de Dieu qui porte le péché du monde » (Jn 1,29). Le dernier souffle de Jésus s'accompagne à nouveau d'un grand cri, manifestant qu'il donne librement sa vie, qu'on ne la lui arrache pas (cf. Jn 10,18) et le centurion romain, qui sait comment meurent d'épuisement et d'étouffement les crucifiés, comprend et peut s'écrier: « Vraiment, cet homme était le Fils de Dieu! » (Mc 15,39).


(Catéchisme pour adultes des Évêques de France, § 197)


Prière

Reconnaître la Croix


Seigneur, je Vous demande ce qui le plus difficile: la grâce de reconnaître la Croix de Votre Fils dans toutes les peines de ma vie et de le suivre le long de son chemin de Croix aussi longtemps qu'il Vous plaira. Ne me laissez pas devenir amer dans la souffrance, mais que je mûrisse au contraire, avec patience, générosité, bonté et l'ardent désir d'être un jour là où la peine n'existe plus: alors vous essuierez toute larmes des yeux de ceux qui Vous auront aimé, et qui, dans leur douleur, auront cru à Votre Amour et, dans leur nuit, à Votre Lumière. Amen.


(Père Rahner)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 9/15

26

Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Neuvième jeudi

Le miracle de la vigne


Rita est donc entrée grâce à Dieu au Monastère de Sainte Marie Madeleine de Cascia. Elle a quarante ans et déjà, derrière elle, tout un passé d'épouse et de mère. Il lui faut cependant faire son noviciat. C'est surtout un temps d'épreuve, surtout pour les âmes ayant un peu de personnalité. Les Supérieures – surtout autrefois – avaient tendance à vouloir éprouver, surtout pour les former aux vertus d'humilité et d'obéissance. C'est ce qui se produisit pour Rita, et qui donna lieu à ce que l'on appelle le miracle de la vigne. Il s'inspire d'une vieille histoire que nous trouvons dans un ancien livre de Saint Jean Cassien, fondateur du Monastère de Saint Victor à Marseille, au début du 5e siècle, mille ans avant Sainte Rita. Un Supérieur, pour mettre à l'épreuve l'obéissance de l'un de ses moines, l'obligea à arroser chaque jour une branche morte et fichée en terre. Dans l'histoire de Cassien, la branche ne fleurit jamais, et le Supérieur finit par la jeter. La Mère Abbesse de Cascia, elle aussi ordonna à Rita d'arroser tous les jours, pendant longtemps, un pique de bois sec qu'elle lui avait fait ramasser dans la cour et planter contre le mur. Rita, obéissante, accomplit scrupuleusement cette mission, même les jours de pluie, pendant tout le temps qui lui avait été imposé. La tradition veut qu'un beau jour ce piquet se soit mis à bourgeonner, puis à fleurir miraculeusement, devenant une vigne qui donnait des raisins plus beaux et savoureux que partout ailleurs. Bientôt à Cascia, on prit l'habitude d'en offrir au Saint Père, aux Cardinaux et aux bienfaiteurs de l'Ordre. De nos jours encore, on bénit ce raison produit par la « vigne du miracle », et on le distribue aux bienfaiteurs du Couvent. Même si le fait n'est pas historique, la tradition est belle et plein d'enseignements. Ce que nous devons en retenir, c'est son caractère symbolique: l'obéissance absolue par amour de Dieu, quelles que soient les circonstances, ne restera jamais sans récompense, elle saura nous élever.


Méditation

obéissance


« Ayez entre vous les dispositions que l'on doit avoir dans le Christ Jésus: lui qui était dans la condition de Dieu,il n'a pas jugé bon de revendiquer son droit d'être traité à l'égal de Dieu; mais au contraire, il se dépouilla lui-même en prenant la condition de serviteur. Devenu semblable aux hommes et reconnu comme un homme à son comportement, il s'est abaissé lui-même en devenant obéissant jusqu'à mourir,et à mourir sur une croix. C'est pourquoi Dieu l'a élevé au-dessus de tout ; il lui a conféré le Nom qui surpasse tous les noms, afin qu'au Nom de Jésus, aux cieux, sur terre et dans l'abîme, tout être vivant tombe à genoux, et que toute langue proclame : « Jésus Christ est le Seigneur »,pour la gloire de Dieu le Père ». (Philippiens 2: 5-11)


C'est ainsi que l'hymne liturgique de l'épître aux Philippiens décrit, en une longue séquence, l'abaissement de celui qui était « de condition divine » et qui prit « la condition de serviteur ». S'étant « dépouillé lui-même » jusqu'à l'obéissance de la mort en croix, le Christ Jésus a été « élevé » par Dieu « au-dessus de tout » (cf Ph 2,6-11). Son itinéraire prend place entre une origine et une fin qui sont en Dieu. L'hymne de l'épître aux Colossiens, elle, chante le Fils, qui est « l'image du Dieu invisible, le premier-né par rapport à toute créature, car c'est en lui que tout a été créé (...) et tout subsiste en lui car Dieu a voulu que dans le Christ toute chose ait son accomplissement total. Il a voulu tout réconcilier par lui et pour lui, sur la terre et dans les cieux, en faisant la paix par le sang de sa croix » (Col 1,15-20; cf. aussi He 1,2-3). La longue prière de bénédiction qui ouvre l'épître aux Éphésiens (1,3-14) élargit encore le rôle du Christ en nous faisant pénétrer dans le mystérieux domaine de ce qui précède toute la Création. Le dessein de Dieu est de tout réunir « sous un seul chef, le Christ » (Ep 1,10). Il s'agit d'une élection de tous les hommes dans la grâce de Dieu, accomplie dans le Christ "avant la création du monde" (Ep 1,4). Ainsi, dès avant la création du monde, Dieu est le Père de Jésus Christ, puisque celui-ci est le Verbe éternel descendu jusqu'à nous. Paul anticipe dans l'éternité de Dieu l'appellation de Jésus comme Christ et Seigneur.


(Catéchisme pour adultes des Évêques de France, § 148)


Le sacrifice de Jésus


Jésus parle de sa mort comme d'un sacrifice, et en fait une Alliance nouvelle par rapport à la première Alliance. Sa mort sera un sacrifice d'obéissance et d'amour. Ce sacrifice, c'est l'accueil total par Jésus de l'amour du Père: au cœur même de ce qui peut, le plus, éloigner l'homme de Dieu (la souffrance et l'approche de la mort), Jésus sait que le Père l'aime et il reçoit cet amour comme l'appui d'une confiance que rien n'ébranlera. Ce sacrifice, c'est le don total de lui-même au Père, pour ses frères, dans l'accomplissement jusqu'au bout du double commandement qui résume la Loi et les Prophètes: aimer Dieu et son prochain. Toute la vie de Jésus a été une existence pour le Père et pour ses frères. De même, sa mort est une mort « pour la multitude » (Mc 14,24) selon ce qui avait été annoncé (cf. Is 53,11-12), c'est-à-dire pour tous, « pour nous ». Ce « pour nous » est inscrit dans toute l'attitude de Jésus: il deviendra la base de la réflexion de l'Écriture et de l'Église sur la Rédemption.


(Catéchisme pour adultes des Évêques de France, § 192)


Prière

Exister pour le Père et pour nos frères


Donnez-nous de participer à Votre Amour. Mettez en nous un amour qui sache être patience et passion, qui sache être à l'écoute de toute détresse et de toute tendresse, qui sache rejoindre surtout les petits et les pauvres, pour découvrir leurs richesses, entendre leurs appels et servir leur cause. Sur les terres égorgées de richesses et de plaisirs où nous risquons de nous enliser, ne nous laissez pas pas sombrer dans l'inconscience. Maintenez en nous, vivantes et brûlantes, la faim et la soif de la justice. Amen.


(Monseigneur Roziers)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

Rita_von_Cascia3

2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 8/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Huitième jeudi

Entrée au Monastère


1417! C'est l'année terrible pour Sainte Rita, qui a perdu son mari et ses fils. C'est l'année de l'espérance pour l'Église qui sort enfin du grand schisme. Rita a près de quarante ans; Sainte Jeanne d'Arc en a cinq. Rita paraît seule au monde, mais en réalité elle n'est pas isolée. Elle vit avec ceux qui sont retournés vers le Père, ceux qui sont devenus ses « Saints » personnels. Elle leur parle; elle les prie; elle leur demande conseil. Elle avait gardé son désir de vie religieuse, depuis toujours elle aimait se recueillir en prière. Dans sa vie de femme mariée, elle avait essayé de pratiquer de son mieux les trois vertus: obéissance, pauvreté, chasteté, qui sont les trois piliers de la vie monastique. L'obéissance, elle l'avait exercée envers ses parents vieillissants. Et plus tard auprès d'un mari au caractère pénible à supporter. La pauvreté, elle la connaissait aussi, de sa propre volonté, puisqu'elle se privait non par peur de manquer, mais pour donner d'avantage aux malheureux. La chasteté, elle l'avait aussi respectée autant que cela se peut dans le mariage, de cette façon discrète, plus difficile que l'autre. Mais Rita voulait se donner entièrement au Seigneur. Elle se sentait attirée vers le Monastère des Augustines de Cascia: Sainte Marie-Madeleine. Mais on s'y refusait à la recevoir. Non à cause de son veuvage (les veuves ont toujours été bien accueillies dans l'Église); simplement parce que, parmi les moniales, plusieurs appartenaient au clan opposé à celui de sa famille. Rita devait donc obtenir une réconciliation entre les deux partis avant d'être admise au Monastère, sous peine d'y apporter la division par sa seule présence. C'était une entreprise qui semblait bien vouée à l'échec, un « cas impossible ». Pourtant une solution devait bien exister, avec l'aide du Ciel! Rita implora ses « Avocats », Saint Jean-Baptiste, Saint Augustin et Saint Nicolas de Tolentino (lui qui avaient déjà inspiré sa vocation), et surmonta l'obstacle au premier abord infranchissable: la haine qui séparait plusieurs des familles de Cascia, et qui avait déjà causé la mort de son mari. Il fallait arrêter la spirale de la « vendetta ». Alors, pour que ces sentiments de rancune et ces actes de vengeance disparaissent, la veuve se fit messagère de paix. Avec humilité et courage, elle allait de maison en maison, demandant à toutes les familles ennemies de se réconcilier. Elle priait en même temps le Seigneur, par l'intermédiaire de ses « Saints Protecteurs ». Et Dieu lui accorda ce miracle de paix, pour elle-même et pour la ville. Elle voulut que cette réconciliation soit signée devant notaire, selon l'usage. Et, ce papier à la main, elle put finalement franchir le seuil jusque là inaccessible du couvent Sainte Marie Madeleine. Tel est le fait historique. L'imagination populaire a transformé cette réussite extraordinaire en un « envol » de Rita, accompagnée de Saint Jean Baptiste, de Saint Augustin et de Saint Nicolas de Tolentino, depuis le rocher de Roccaporena jusqu'à la clôture du Monastère. Ses « Protecteurs » l'y auraient fait entrer, toutes portes closes, et la communauté religieuse n'aurait pas pu lui refuser son accord.


Méditation

Vocation religieuse


Parmi les baptisés, hommes et femmes, quelques-uns sont appelés, non pas à une sainteté plus grande que les autres, mais à choisir un état de vie qui est précisément, dans l'Église, signe de la sainteté à laquelle, sous des modalités diverses, tous les disciples du Christ sont appelés (cf. LG 44). Ils décident de professer publiquement les conseils évangéliques proposés à tous: ils s'engagent par vœux à pratiquer la chasteté, la pauvreté et l'obéissance, qu'ils vivent en communauté (cf PC 12-15; CIC 607). La vie religieuse revêt des formes diverses: vie contemplative, vie apostolique. Chaque forme possède son histoire. Don de Dieu à l'Église, solidaire de la condition humaine, exposée aux défis du monde, la vie religieuse est pour tous les membres de l'Église un rappel de leur vocation à une sainteté toujours plus grande (cf LG 44). Elle témoigne au milieu des hommes, par les choix et les ruptures qu'elle implique, d'une vie évangélique dans l'esprit des béatitudes. A côté des instituts de vie religieuse qui ont chacun leur charisme particulier, les instituts séculiers sont également des instituts de vie consacrée dont les membres gardent les conditions de vie communes à ceux qui les entourent.


(Catéchisme pour adultes des Évêques de France, § 314)


Prière

Prière d'une religieuse


Acceptez, Seigneur, que vous Vous cherchions, tout au long de notre vie, au long de nos péchés, au long de nos misères. Acceptez, Seigneur, que nous Vous cherchions, Vous et Vous seul quand même, malgré tout, malgré tous, et que Vous soyez notre unique orientation, car Vous êtes Celui qu'il faut rechercher sans cesse. Amen.


(Mère Marie-Yvonne)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 7/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Septième jeudi

Une mère chrétienne


Rita eût deux enfants, deux fils, très proches par l'âge. Ils étaient peut être jumeaux. Ils ont du naître à la fin de la première année de mariage car ils étaient presque adultes à la mort de leur père. La tradition n'est pas tout à fait précise sur leur noms. Il semble que l'un d'eux s'appelait Jean-Jacques et l'autre Paul-Marie. En choisissant un nom, les parents pensent surtout à donner à l'enfant un Saint Patron qui lui servira d'exemple sur la terre et de protecteur au Ciel. Nous savons seulement que Rita emmenait ses enfants avec elle au « Lazaret » dès leur plus tendre enfance, afin de visiter les pauvres et les infirmes. C'étaient de véritables exercices de Charité en action, plus efficaces que toutes les recommandations qu'elle aurait pu leur faire en paroles. Le père approuvait cette méthode d'éducation et il secondait sa femme de son mieux. Mais après l'assassinat de leur père, Rita ne put hélas enseigner à ses fils une des plus grandes vertus Chrétiennes: le pardon et l'oubli des injures. Elle avait elle-même pardonné de tout son cœur. Mais elle ne put transmettre à ses enfants les mêmes sentiments de miséricorde. Ils avaient des caractères qui les portaient à la violence et, ce qui ne les aidaient pas, ils ne voyait dans la contrée que des manifestation de haine entre clans, la « vendetta » régnait, autour d'eux, avec ses faux sentiments d'honneur à venger. Rita n'était donc ni comprise ni suivie quand elle leur rappelait l'enseignement du Seigneur: « Priez pour ceux qui vous persécutent... aimez vos ennemis ». Elle redoutait que ces fils perdent leurs âmes en croyant honorer la mémoire de leur père par la vengeance. Alors dans un élan d'héroïsme, elle formula une prière logique pour ses sentiments Chrétiens, mais crucifiante pour son cœur maternel. Oui, elle prononça ces paroles stupéfiantes: « Prenez-les, Seigneur, plutôt qu'ils ne vous offensent! » Sa prière fut entendue, puisque l'on rapporte que « ses fils furent appelés à une vie meilleure ».


Méditation

« Comme nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés »


Ce « comme » n’est pas unique dans l’enseignement de Jésus: « Vous serez parfaits ‘comme’ votre Père céleste est parfait » (Mt 5, 48); « Montrez-vous miséricordieux comme votre Père est miséricordieux » (Lc 6, 36); « Je vous donne un commandement nouveau: aimez-vous les uns les autres comme je vous ai aimés » (Jn 13, 34). Observer le commandement du Seigneur est impossible s’il s’agit d’imiter de l’extérieur le modèle divin. Il s’agit d’une participation vitale et venant « du fond du cœur », à la Sainteté, à la Miséricorde, à l’Amour de notre Dieu. Seul l’Esprit qui est « notre Vie » (Ga 5, 25) peut faire « nôtres » les mêmes sentiments qui furent dans le Christ Jésus (cf. Ph 2, 1. 5). Alors l’unité du pardon devient possible, « nous pardonnant mutuellement comme Dieu nous a pardonné dans le Christ » (Ep 4, 32). Ainsi prennent vie les paroles du Seigneur sur le pardon, cet Amour qui aime jusqu’à l’extrême de l’amour (cf. Jn 13, 1). La parabole du serviteur impitoyable, qui couronne l’enseignement du Seigneur sur la communion ecclésiale (cf. Mt 18, 23-35), s’achève sur cette parole: « C’est ainsi que vous traitera mon Père céleste, si chacun de vous ne pardonne pas à son frère du fond du cœur ». C’est là, en effet, « au fond du cœur » que tout se noue et se dénoue. Il n’est pas en notre pouvoir de ne plus sentir et d’oublier l’offense; mais le cœur qui s’offre à l’Esprit Saint retourne la blessure en compassion et purifie la mémoire en transformant l’offense en intercession.


(Catéchisme de l'Église Catholique, § 2842 et 2843)


Prière

Pardon Seigneur


Seigneur, l'homme créé à Votre Image, est défiguré par l'homme. En contemplant le Visage du Fils de l'Homme, Votre Fils Crucifié et vivant parmi nous, nous voulons Vous demander pardon. Pardon pour toutes nos attitudes de mépris, pardon pour toutes nos paroles de violence, pardon pour toutes nos lâchetés, pardon pour tout ce qui retarde la Venue de Votre Esprit d'Amour parmi les hommes; pardon pour tous les péchés du monde. Retournez le cœur de ceux qui persécutent et qui torturent. Pardon, Seigneur et restez toujours avec nous jusqu'à la fin des temps. Amen.


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 6/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Sixième jeudi

Deuils cruels: parents, mari


Rita connut, comme nous tous, les épreuves de ce monde et en particulier les deuils. Ses parents étaient déjà en âge lors de sa naissance et ils eurent très tôt besoin de son soutien. C'est pour les tranquilliser qu'elle accepta de se marier. On pense que les deux ménages ont vécu ensemble à la « Casa Mancini ». Une telle cohabitation comporte toujours des inconvénients. Le tempérament difficile du mari rendait les choses plus délicates encore. Il fallait que Rita soit un modèle de douceur et qu'elle leur cache bien des incompréhensions, pour que ses parents ne souffrent pas trop en partageant la vie de son foyer. Elle est considérée dans son voisinage comme « l'épouse patiente ». Antonio et Aimée Lotti sont morts, croit-on, à quelques jours d'intervalle. Il est beau de voir deux époux qui se sont mutuellement soutenus jusqu'à la vieillesse, pour le meilleur et pour le pire, et qui obtiennent de se suivre de près dans la tombe. Rita put sentir qu'ils ne l'abandonnaient pas, puisque c'est de là que date la conversion de son mari. Et le ménage connut alors quinze ans de bonheur conjugal, jusqu'à la soirée tragique où arriva la terrible nouvelle: en revenant de Cascia, Paul avait été assassiné! Ce drame resta inexpliqué. Depuis des années, cet homme, autrefois violent et entouré d'ennemis, nez donnait plus de raisons à personne de le haïr. Sans doute a-t-il été victime de quelque « vendetta » de clan? Rita voyait s'effondrer son bonheur. C'était probablement en l'an 1417.


Méditation

Mort Chrétienne


Grâce au Christ, la mort chrétienne a un sens positif. « Pour moi, la vie c’est le Christ et mourir un gain » (Ph 1, 21). « C’est là une parole certaine: si nous mourons avec lui, nous vivrons avec lui » (2 Tm 2, 11). La nouveauté essentielle de la mort chrétienne est là: par le Baptême, le chrétien est déjà sacramentellement « mort avec le Christ », pour vivre d’une vie nouvelle; et si nous mourons dans la grâce du Christ, la mort physique consomme ce « mourir avec le Christ » et achève ainsi notre incorporation à Lui dans son acte rédempteur: Il est bon pour moi de mourir dans (eis) le Christ Jésus, plus que de régner sur les extrémités de la terre. C’est lui que je cherche, qui est mort pour nous; lui que je veux, qui est ressuscité pour nous. Mon enfantement approche (...). Laissez-moi recevoir la pure lumière; quand je serai arrivé là, je serai un homme (S. Ignace d’Antioche, Rom. 6, 1-2). Dans la mort, Dieu appelle l’homme vers Lui. C’est pourquoi le chrétien peut éprouver envers la mort un désir semblable à celui de S. Paul: « J’ai le désir de m’en aller et d’être avec le Christ » (Ph 1, 23); et il peut transformer sa propre mort en un acte d’obéissance et d’amour envers le Père, à l’exemple du Christ (cf. Lc 23, 46): Mon désir terrestre a été crucifié; (...) il y a en moi une eau vive qui murmure et qui dit au dedans de moi « Viens vers le Père » (S. Ignace d’Antioche, Rom. 7, 2). Je veux voir Dieu, et pour le voir il faut mourir (Ste. Thérèse de Jésus, vida 1). Je ne meurs pas, j’entre dans la vie (Ste. Thérèse de l’Enfant-Jésus, verba). La vision chrétienne de la mort (cf. 1 Th 4, 13-14) est exprimée de façon privilégiée dans la liturgie de l’Église: Pour tous ceux qui croient en toi, Seigneur, la vie n’est pas détruite, elle est transformée; et lorsque prend fin leur séjour sur la terre, ils ont déjà une demeure éternelle dans les cieux (MR, Préface des défunts).


(Catéchisme de l'Église Catholique § 1010, 1011, 1012)


Prière

Bonheur sans fin


Seigneur Dieu, nous ne pouvons rien espérer de mieux pour les autres que le bonheur espéré pour nous-mêmes. C'est pourquoi je Vous en supplie, ne me séparez pas après la mort de ceux que j'ai tendrement aimés sur la terre. Je Vous en supplie, Seigneur, permettez que là ou je suis les autres se trouvent avec moi, et que là-haut, j'aie la joie de leur présence dont je fus trop tôt privé sur la terre. Je Vous implore, Seigneur Dieu accueillez sans retard dans le sein de la Vie Vos enfants bien-aimés. A la place de leur courte vie terrestre, donnez-leur le Bonheur éternel. Amen.


(Saint Ambroise)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 5/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Cinquième jeudi

Vie familiale et service du prochain


A Roccaporena, on voit encore l'humble église de Saint Montant ou Rita s'est mariée. On y trouve aussi la « Maison Mancini », où elle a vécu avec son mari, après la mort de ses parents. Il est possible aussi que les deux ménages y aient cohabité. Cette « Maison Mancini » est maintenant convertie en chapelle et c'est là que les fiancés aiment faire bénir leurs promesses. On y conserve une précieuse relique de Sainte Rita: sa pelisse ensanglantée. Tandis qu'au couvent de Cascia, on a gardé son alliance et son pauvre chapelet de paysanne. Cette alliance, nous le savons, fut d'abord pour elle le symbole d'un sacrifice, qui devrait ensuite se changer en joie, et bénédictions, lorsque Paul se convertit. Le chapelet et la pelisse ensanglantée nous révèlent le secret de cette conversion. Notre Seigneur ne dit-il pas que certains démons ne peuvent être chassés que par la prière et la pénitence? Rita a toujours été une femme de prière. Elle avait une grande dévotion envers le Christ souffrant. Et son chapelet est le témoignage de sa piété mariale. Au XV e siècle, la pratique du Rosaire était déjà bien répandue. On ne récitait pas seulement les Ave Maria, on méditait aussi les Mystères, ce qui est le principal. Nous pouvons facilement imaginer notre sainte évoquant les joies, les douleurs et les gloires de Jésus et de Marie, les rapprochant des évènements de sa propre vie, y puisant courage et espoir. Elle ne se contentait pas de prier. Dans son temps, les pénitences corporelles étaient très en honneur, parfois même avec un peu d'excès, comme dans les Confréries des Flagellants. Rita portait un cilice, elle se donnait la discipline, et c'est pourquoi sa pelisse était tout ensanglantée. Près de la « Casa Mancini », il y avait à Roccaporena une sorte de petit dispensaire appelé « Lazaret », où les pauvres étaient soignés par des femmes bénévoles. Rita était évidemment du nombre. Ses historiens parlent de sa générosité envers les malheureux, et ils ajoutent que « son mari l'approuvait ».


Méditation

Prière et vie


La prière est la respiration de l'âme. Elle consiste à se rendre attentif à Dieu, Père, Fils et Saint-Esprit, à écouter sa Parole, à lui parler: passer du « il » au « tu ». Elle se nourrit de la Parole de Dieu, des psaumes en particulier, des grandes prières de l'Église, des écrits des saints et des cantiques populaires. La prière s'achève dans le silence du don et de l'accueil du Christ. Mais prier, c'est aussi placer toute sa vie devant Dieu. Cela n'est possible que si certains moments sont donnés gratuitement à Dieu. La prière est avant tout affaire du cœur. Mais elle prend normalement forme dans la prière vocale, parlée et chantée, dans les attitudes et gestes du corps qui expriment l'adoration, l'action de grâce, le repentir, la demande et l'abandon à Dieu. Une redécouverte de la prière dans toutes ses dimensions se manifeste aujourd'hui. Des écoles de prière fleurissent un peu partout. Et de plus en plus de chrétiens éprouvent le besoin de faire des retraites et des récollections. C'est un signe de vitalité. La redécouverte de l'intériorité ne risque-t-elle pas de détourner les fidèles de la construction du monde? L'expérience démontre le contraire: on ne peut pas prier en vérité sans s'attacher à réaliser la volonté de Dieu, à aider ses frères et à travailler à changer le monde. Inversement, le chrétien engagé dans le monde trouvera force et lumière dans la prière. La prière a aussi une composante communautaire. Le Christ ressuscité se rend présent à la prière de ceux qu'il rassemble dans la foi: « Quand deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis là, au milieu d'eux » (Mt 18,20).


(Catéchisme pour adultes des Évêques de France § 551 et 552)


Prière

Devenir sanctuaire de l'amour


O Dieu, de qui vient toute Paternité au Ciel et sur la terre, Vous, Père, qui êtes l'Amour et la Vie, faites que sur cette terre, par Votre Fils, Jésus Christ, né d'une Femme, et par l'Esprit Saint, Source de Charité Divine, chaque famille humaine devienne un vrai sanctuaire de la Vie et de l'Amour pour les génération qui se renouvellent sans cesse. Amen.


(Jean Paul II)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 4/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Quatrième jeudi

Mariage redouté, puis réussi


Rita voulait devenir religieuse. Elle voyait là sa vocation, ayant toujours aimé la solitude et la prière. Mais ses parents âgés désiraient la marier, peut être parce qu'ils avaient besoin d'elle et souhaitaient la garder au village. Rita, toujours respectueuse, accepta par déférence ce que ses parents appelaient « un bon parti ». Certes, le fiancé, Paul Mancini, n'était pas l'époux idéal. Mais la douceur de Rita améliorait peut être son caractère. Un garçon qui a connu une jeunesse tourmentée peut devenir un bon père de famille. Il était important que la jeune fille ait un foyer. A cette époque, les mariages se faisaient sans consulter les jeunes, selon l'intérêt des parents. Elle épousa donc Paul à l'âge de 18 ans. Les premières années furent très dures pour elle: son mari était violent, criait très fort et l'injuriait souvent. On a dit qu'il était coléreux, vulgaire, débauché. Certaines recherches plus récentes tendent à le réhabiliter. Il n'avait pas tous ces vices, dit-on maintenant. Mais il n'en est pas moins vrai que les caractères des deux époux ne s'accordaient pas, et que l'autorité maritale se manifestait un peu trop rudement. Rita essaya de compenser par sa patience et ses délicatesses. Peu à peu les deux époux se rapprochèrent. Paul fit des efforts pour la paix du ménage, et ils vécurent heureux pendant dix-huit ans. Sous l'influence de son épouse, il devint un bon Chrétien. La croix, acceptée avec confiance par la jeune femme, lui valut le bonheur conjugal. C'est donc avec raison que les Chrétiens ont pris l'habitude de confier à Sainte Rita les situations matrimoniales difficiles. Elle en avait eu l'expérience, et elle avait réussi à les surmonter par la seule vraie victoire: celle de l'amour qui finit par être partagé.


Méditation

Créés pour aimer


Dieu qui a créé l’homme par amour, l’a aussi appelé à l’amour, vocation fondamentale et innée de tout être humain. Car l’homme est créé à l’image et à la ressemblance du Dieu (cf. Gn 1, 27) qui est lui-même Amour (cf. 1 Jn 4, 8. 16). Dieu l’ayant créé homme et femme, leur amour mutuel devient une image de l’amour absolu et indéfectible dont Dieu aime l’homme. Il est bon, très bon, aux yeux du Créateur (cf. Gn 1, 31). Et cet amour que Dieu bénit est destiné à être fécond et à se réaliser dans l’œuvre commune de la garde de la création: « Et Dieu les bénit et il leur dit: Soyez féconds, multipliez-vous, remplissez la terre et soumettez-la » (Gn 1, 28). Que l’homme et la femme soient créés l’un pour l’autre, l’Écriture Sainte l’affirme: « Il n’est pas bon que l’homme soit seul » (Gn 2, 18). La femme, « chair de sa chair » (cf. Gn 2, 23), son égale, toute proche de lui, lui est donnée par Dieu comme un « secours » (cf. Gn 2, 18), représentant ainsi le « Dieu en qui est notre secours » (cf. Ps 121, 2). « C’est pour cela que l’homme quittera son père et sa mère et s’attachera à sa femme, et les deux deviennent une seule chair » (Gn 2, 24). Que cela signifie une unité indéfectible de leur deux vies, le Seigneur lui-même le montre en rappelant quel a été, « à l’origine », le dessein du Créateur (cf. Mt 19, 4): « Ainsi, ils ne sont plus deux, mais une seule chair » (Mt 19, 6).


(Catéchisme de l'Église Catholique, § 1604 et 1605)


Prière

Parlez, Seigneur, votre serviteur écoute


Seigneur, nous vous prions avec Samuel qui apprit tout jeune à répondre à l'appel de son nom. Nous vous prions avec Marie qui était prête à répondre « oui ». Nous vous prions avec Pierre et les autres qui ont répondu à l'invitation de Jésus. Seigneur, nous vous prions avec les couples qui sont appelés à témoigner de leur amour au milieu de jeunes cherchant à vivre et à vous aimer. Nous vous prions avec les Sœurs qui ont voulu partager la vie et la prière au nom de l'Évangile. Nous vous prions avec les Prêtres qui portent le soucis de tous les Chrétiens des communautés dont ils sont les Pasteurs. Seigneur, nous vous prions avec tous ceux qui découvrent en eux le Don de l'Esprit Saint. Nous vous prions avec ceux qui cherchent comment se mettre au service de votre peuple d'aujourd'hui. Nous vous prions avec tous ceux qui se préparent au service qui leur sera confié pour réveiller, réconcilier, rassembler et réconforter leurs frères et sœurs dans la Foi. Amen.


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 3/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Troisième jeudi

Éducation


Certaines biographies n'ont su éviter le piège de présenter la jeunesse de Rita dans un cadre auréolé qui apparaît bien hermétique. On n'y parle que de la piété de ses parents, de l'éducation à la prière et aux bonnes manières, des vertus acquises peu à peu et du regard admiratif des voisins. Bref, toutes choses vraies (que l'on pourrait dire du reste de la plupart des Saints!), mais nous sommes loin des faits historiques qui doivent intéresser en tout premier lieu les hagiographes. Il faut savoir que Rita, alors qu'elle étaient enfant, reçut une éducation qui ne se limitait certainement pas à l'apprentissage du Catéchisme et des prières qu'elle récitait sûrement avec beaucoup de ferveur. La fille d'Antoine Lotti reçut une éducation supérieure à la majorité des femmes de son époque. Elle savait lire et écrire et connaissait le Latin. Cette précision nous vient d'un tableau que l'on retrouve dans l'église de Saint Augustin, où notre Sainte est représentée avec un bréviaire à la main, ouvert sur une page où l'on peut lire « Visitatio Beatae Mariae Virginis » (Visitation de la Bienheureuse Vierge Marie). Le livre n'étant certainement pas là pour agrémenter la toile, et on ne voit pas pourquoi, si Sainte Rita avait été analphabète, on l'aurait représentée avec un tel volume entre les mains. Petite, Rita s'instruisait sur un grand « livre d'image »: les tableaux, vitraux, statues contenus dans l'église du village. Tout contribuait à éveiller son intelligence et son Cœur. On trouvait dans cette région d'Ombrie beaucoup de peintres naïfs, qui allaient ouvrir la voie aux grands artistes comme Pérugino et Raphaël. La petite Rita n'avait pas assez d'yeux pour contempler tant de merveilles, que lui expliquait sa maman: la Bible, et spécialement les scènes évangéliques; la belle « Légende Dorée » des Saints d'autrefois et de ceux qui étaient les plus récents, comme Saint François, le Poverello d'Assise. La petite Rita se passionnait pour ces récits. Un sujet cependant dominait les autres: le Crucifix. Ce Crucifix si impressionnant de tant d'églises italiennes, son meilleur « livre », qui lui apprenait l'amour de Jésus pour tous les hommes.


Méditation

Famille de Dieu


Le Christ a voulu naître et grandir au sein de la Sainte Famille de Joseph et Marie. L'Église n'est autre que la « Famille de Dieu ». Dès ses origines, le noyau de l'Église était souvent constitué par ceux qui, « avec toute leur maison », étaient devenus croyants. Lorsqu'ils se convertissaient, ils désiraient aussi que « toute leur maison » soit sauvée. Ces familles devenues croyantes étaient des îlots de vie chrétienne dans un monde incroyant. De nos jour, dans un monde souvent étranger et même hostile à la Foi, les familles croyantes sont de première importance, comme foyers de Foi vivante et rayonnante. C'est pour cela que le deuxième Concile du Vatican appelle la famille, avec une vieille expression, Ecclesia domestica (Église Domestique). C'est au sein de la famille que les parents sont « par la parole et par l'exemple (...) pour leurs enfants les premiers hérauts de la Foi, au service de la vocation propre de chacun et tout spécialement de la vocation sacrée ». C'est ici que s'exerce de façon privilégiée le sacerdoce baptismal du père de famille, de la mère, des enfants, de tous les membres de la famille, « par la réception des sacrements, la prière et l'action de grâce, le témoignage d'une vie sainte, et par leur renoncement et leur Charité effective ». Le foyer est ainsi la première école de vie chrétienne et « une école d'enrichissement humain ». C'est ici que l'on apprend l'endurance et la joie du travail, l'amour fraternel, le pardon généreux, même réitéré, et surtout le culte divin par la prière et l'offrande de sa vie.


(Catéchisme de l'Église Catholique, § 1655 et 1655)


Prière

Marie, veille sur nos enfants


O Marie, nous Vous présentons nos enfants, nous les confions à Votre tendresse. Donnez-leur la santé; gardez-les du péché. Et, s'ils venaient à s'égarer, soutenez-les en Votre Amour pour qu'ils obtiennent le pardon et renaissent à la Vie. Et nous, parents, aidez-nous dans notre tâche auprès d'eux. Donnez-nous Votre lumière et Votre Amour, apprenez-nous à ouvrir leurs yeux à tout ce qui est beau, leur esprit à tout ce qui est vrai, leur cœur à tout ce qui est bien. Et quand nous ne serons plus là pour les entourer de notre affection, soyez près d'eux pour les couvrir de Votre regard maternel, pour les garder à travers la vie, afin qu'un jour nous soyons tous réunis dans la Maison du Père. Amen.


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 2/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

26

Deuxième jeudi

Le miracle des abeilles


Le père de Rita se nommait Antoine Lotti, et son épouse Aimée Ferri. Nous ne savons pas grand chose d'eux, sinon qu'ils étaient réputés pour leur bonté; vertu d'autant plus appréciable qu'à leur époque les petits villages étaient cruellement divisés. La politique opposant les Guelfes et les Gibelin n'intéressait pas les Lotti. Ils cherchaient, au contraire, à calmer les esprits et les rivalités. Si bien qu'on les avait surnommés les « pacificateurs » ou les « porte-paix » de Jésus. Leur fille aurait de qui tenir. Mais durant des années une douleur secrète troubla leur joie tranquille: ils n'avaient pas d'enfant. Dans leur demeure, nuls cris joyeux ne retentissaient. Ils avaient bien des fois adressés à Dieu leurs prières les plus ardentes à ce sujet. On aurait cru que le Seigneur leur demandait le sacrifice de ce légitime désir. Mais voici qu'au moment où ils n'y croyaient plus, l'inattendu se produisit, rappelant ce qui avait suscité tant de joie à l'annonce de la naissance de Jean-Baptiste, le précurseur de Jésus. Dieu envoya un enfant à ces époux. Avancés en âge: une petite fille. C'était probablement en l'an 1381. Elle reçut à son baptême en l'église Santa Maria de la Plèbe, à Cascia, le nom de « Margarita ». Mais elle fut connue sous le nom de « Rita », diminutif familier qu'on lui donna toute sa vie. Même au Couvent, elle était « Sœur Rita ». La tradition rapporte qu'un jour, le bébé fut déposé à l'ombre d'un arbre dans une corbeille d'osier, tandis que ses parents travaillent aux champs. Et voici que tout un essaim d'abeilles l'entoure; elles entrent dans sa bouche sans la piquer. Un moissonneur passait par là. Il venait de s'entailler la main et rentrait au village pour se faire soigner. Il voit l'essaim, et fait un geste pour l'écarter avec sa main blessée. Du coup celle-ci est instantanément guérie. Cette scène a beaucoup frappé les gens de Roccaporena, et son souvenir est rappelé par une fresque dans la petite chapelle érigée sur place. L'Église elle-même en parlait dans l'ancien Bréviaire. Quant aux abeilles, elles ont suivi Rita. Plus de 600 ans plus tard, elles peuplent toujours le Monastère de Cascia. Au 18e siècle, le Pape Urbain VIII demanda qu'on lui en apporte quelques unes à Rome. Il en prit une, l'entoura d'un fil de soie et la laissa s'échapper. Elle serait, dit-on, retournée à Cascia! Nous devons considérer cette tradition comme un symbole de ce que serait cette enfant: douce comme le miel et travailleuse comme une abeille...


Méditation

Devenir pacificateurs


La paix terrestre qui naît de l'amour du prochain est elle même image et effet de la Paix du Christ qui vient de Dieu le Père. Car le Fils incarné, Prince de la Paix, a réconcilié tous les hommes avec Dieu par Sa Croix, rétablissant l'unité de tous en un seul peuple et un seul corps. Il a tué la haine dans sa propre chair et, après le triomphe de Sa Résurrection, Il a répandu l'Esprit de Charité dans le cœur des hommes. Dans la mesure où les hommes sont pécheurs, le danger de guerre menace, et il en sera ainsi jusqu'au retour du Christ. Mais dans la mesure où, unis dans l'amour, les hommes surmontent le péché, ils surmontent aussi la violence, jusqu'à l'accomplissement de cette parole: « De leurs épées ils forgeront des socs de charrue et de leur lances des faucilles. Les nations ne tireront plus l'épée l'une contre l'autre et ne s'exerceront plus au combat. » (Isaïe 2, 4).


(Concile Œcuménique Vatican II, n. 78, § 3 et 6)


Prière

La paix avec vous


O Vous notre Rédempteur, nous Vous demandons instamment dans nos prières la paix que Vous nous avez laissée: « Je vous laisse la Paix, Je vous donne Ma Paix ». Éloignez de nous ce qui peut mettre la paix en danger, et transformez tous les hommes en témoins de la Vérité, de la Justice et de l'amour fraternel. Éclairez ceux qui président aux destinées des peuples, afin que, tout en se préoccupant du bien être légitime de leurs compatriotes, ils maintiennent l'inestimable bienfait de la paix. Amen.


(Bienheureux Jean XXIII)


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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2 décembre 2009

Les 15 jeudis de Sainte Rita 1/15

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Les 15 jeudis de Sainte Rita

Origine et sens des 15 jeudis de Sainte Rita


Avant de commencer la série d'exercices spirituels dite « Les Quinze Jeudis de Sainte Rita », nous voulons d'abord en expliquer brièvement l'origine et le sens. Cela nous aidera à connaître cette Sainte, de façon à pouvoir l'imiter. Chaque saint étant dans l'Église un modèle de sanctification. Le don de l'épine que Jésus Crucifié offrir à Sa bien-aimée servante, fut assurément une grâce très insolite. Rita la reçut comme la marque visible de l'Amour et de la Passion de son Sauveur. Elle la porta durant les 15 dernières années de sa vie terrestre. C'est en l'honneur de ces années que fut institué la pratique des Quinze Jeudis, observés au cours des 15 semaines qui précèdent le 22 mai, Fête de Sainte Rita. Cette dévotion se pratique notamment à Cascia dans son sanctuaire, à Nice dans l'église de l'Annonciation, où Sainte Rita est particulièrement honorée, et aussi en la Chapelle Sainte Rita de Fontenay aux Roses. Elle se propage de plus en plus, et doit inciter chaque fidèle à recevoir les sacrements de la Réconciliation et de l'Eucharistie, à vivre en Chrétien, à méditer, prier, servir Dieu et son prochain; mais surtout à approfondir le Mystère du Christ Crucifié et de Sa Passion, dont Sainte Rita fut marquée de façon surnaturelle.


Prière préparatoire


Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Amen.


O Seigneur, dont la puissance remplit le Ciel et la terre, je crois que Vous êtes près de moi, en moi; et reconnaissant combien je suis petit devant vous, je Vous adore profondément et je Vous aime. Je Vous remercie des nombreuses grâces que Vous m'avez accordées, et de toutes celles que Vous préparez pour secourir ma faiblesse. Pardonnez les nombreuses faites que j'ai commises jusqu'ici. J'implore le secours de Votre Grâce pour rester fidèle aux promesses de mon Baptême que je renouvelle aujourd'hui. Vierge Marie, Saint du Ciel et spécialement vous, Sainte Rita, aidez-moi à accomplir cette démarche dans la Foi, afin d'obtenir Lumière et force pour atteindre mon Salut éternel. Amen.

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Premier jeudi

Rita...ou la précieuse « perle » dans un monde aride


Rita! Ce joli nom vient du latin « Margarita », qui veut dire perle. C'est un nom providentiel, car Rita a bien été au 15e siècle un des plus précieux joyaux de l'Église. Elle vivait au temps de Sainte Jeanne d'Arc. Quand celle-ci fut brulée à Rouen, notre Sainte avait probablement une cinquantaine d'années. En France, c'était la Guerre de Cent Ans, la rivalité sans pitié entre Armagnacs et Bourguignons. En Italie cela n'allait pas mieux: Guelfes contre Gibelins, ces derniers, partisans de l'empereur et les autres, du Pape. Au moment de la naissance de Rita, l'Église elle-même était terriblement divisée. Depuis trois ans, c'était le « Grand Schisme ». Pendant 40 ans, il y eût deux Papes opposés l'un à l'autre, et même trois pour finir. Les Musulmans en avaient profité. Quatre ans avant la mort de Rita, ils devaient s'emparer de Constantinople; et ils devaient proclamer tout haut leur prétention de faire venir manger leurs chevaux dans la Basilique Saint Pierre de Rome. La débauche régnait partout effrontément. Le Clergé lui-même était bien relâché; le procès de Sainte Jeanne d'Arc en est la preuve. Cascia était l'une des plus petites communes de l'Italie, en pleine montagne des Apennins. Un de ses hameaux s'appelait Roccaporena. Il ressemblait à nos vieux villages de Provence, dans une vallée obscure et étroite, au pied d'un éperon rocheux appelé l'Escopette. On peut y voir encore aujourd'hui la maison natale de Rita, au milieu d'une contrée bien pauvre aux yeux des hommes, mais très riche sur le plan spirituel! Cascia appartient en effet au Diocèse de Nurcia, patrie de Saint Benoît. La bourgade est à peu près à mi-chemin entre Rome et Lorette, non lin d'Assise, tous « lieux où souffle l'Esprit ». C'était un berceau prédestiné pour la grande Sainte que deviendrait Rita.


Méditation

Appelés à la Sainteté


« Dans l'Église, tous sont appelés à la Sainteté. Le Concile Vatican II, dans la Constitution sur l'Église, consacre un chapitre entier à « l'appel universel à la sainteté » (L.G. 39-42). Le Baptême implique cette vocation, commune à tous les membres du Peuple de Dieu, qu'ils soient laïcs ou ministres ordonnés, qu'ils vivent dans le monde ou dans une communauté religieuse, qu'ils soient mariés ou célibataires. Quelle que soit sa condition physique, culturelle, intellectuelle ou sociale, qu'il soit homme ou femme, enfant ou vieillard, tout(e) baptisé(e) travaille à faire rayonner le Royaume de Dieu par la sainteté de sa vie. C'est par la fidélité à leur Baptême que les Croyants répondent à cet appel, « en persévérant dans la prière et la louange de Dieu » (Actes 2, 42-47), en offrant leur personne et leur vie « en sacrifice saint, capable de plaire à Dieu » (Romains 12, 1) par le Christ, avec Lui et en Lui, dans l'unité du Saint Esprit, pour la Gloire de Dieu le Père. Cette sainteté se déploie en Charité, don de Dieu qui est Amour. Charité à l'égard des frères, mais aussi de chacun des hommes, aimés de l'Amour que Dieu leur porte Lui-même. « Vous donc, les élus de Dieu, ses Saints et ses bien-aimés, revêtez des sentiments de tendre compassion, de bienveillance, d'humilité, de douceur, de patience; supportez-vous les uns les autres et pardonnez-vous mutuellement. Si l'un a contre l'autre quelque sujet de plainte, le Seigneur vous a pardonné, faites de même à votre tout. Et puis, par-dessus tout la Charité, en laquelle se noue la perfection. » (Colossiens 3, 12-14). »


(Catéchisme pour Adultes des Évêques de France § 310 et 311)


Prière

Saints et Saintes de tous les temps


Saints et Saintes de nos familles.... époux, épouses, conjoints bien-aimés...père, mères, parents, grands parents très chers... fils et filles, petits fils et petites filles.... frères, sœurs, oncles, tantes, cousins, cousines... amis sincères, voisins, voisines bienveillants... compagnes et compagnons de jeux, d'étude et de travail... saints et saintes de l'Histoire Biblique... apôtres, disciples et témoins du Christ.... saints et saintes Musulmans, Bouddhistes, Juifs et Hindous... saint et saintes de toutes races, de toutes religion, de tout âge et de toute condition, foule immense que nul homme ne peut dénombrer... Amen.


Prière finale


Accablé sous le poids de la douleur et de l'angoisse, je viens à vous, ô glorieuse sainte Rita. On vous appelle la Sainte des causes impossibles ou désespérées. C'est pourquoi je vous supplie de me délivrer des maux et des peines qui m'accablent et de me rendre le calme et la joie. J'ai pleine confiance en votre puissante intercession auprès de Dieu. Si mes péchés sont un obstacle à l'accomplissement de mes désirs, obtenez-moi de Dieu la miséricorde et le pardon ainsi que les grâces nécessaires afin de ne plus retomber dans le mal. Daignez, ô Sainte très bonne et très compatissante, répondre à la confiance que j'ai en votre pouvoir et je ferai connaître partout votre bonté envers les affligés qui vous invoquent. Ô glorieuse sainte Rita, admirable épouse de Jésus crucifié, priez pour moi et venez à mon secours dans toutes mes nécessités. Amen.

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1 décembre 2009

Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception 2009

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Grande Neuvaine de l'Immaculée Conception

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape

Du 30 novembre au 8 décembre 2009


1) Chaque jour une dizaine de chapelet, suivie de trois fois l'invocation "Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous."

2) Une communion le jour du 8 décembre ou entre le 30 nov. et le 8 déc. Sacrement de la réconciliation recommandé.

Prière de la Neuvaine


Ô Vierge Immaculée, qui obtenez de Dieu tout ce que vous voulez », en cette année sacerdotale voulue par notre pape Benoît XVI, nous vous supplions de demander à votre divin Fils pour son Eglise des prêtres qui soient saints. Qu’à l’image de leur saint patron, le Curé d’Ars, ils soient des hommes de prière, de vrais apôtres de la Réconciliation et de l’Eucharistie, célébrée et adorée, des témoins de l’Evangile, tout donnés dans la Charité. Obtenez-nous de nombreuses vocations sacerdotales : que les jeunes appelés à devenir prêtres répondent « oui » généreusement, confiants que sur ce chemin ils seront heureux, en faisant la volonté de Dieu qui « n’enlève rien, mais qui donne tout » à ceux qui se consacrent à Lui pour sauver le monde. Amen.


Imprimatur du Vicaire Episcopal de Paris, 8 mai 2009

1 décembre 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation du 25 novembre 2009

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Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation du 25 novembre 2009

Chers enfants, en ce temps de grâce, je vous invite tous à renouveler la prière dans vos familles. Préparez-vous avec joie à la venue de Jésus. Petits enfants, que vos cœurs soient purs et agréables pour que l'amour et la chaleur commencent à couler à travers vous en chaque cœur qui est loin de Son amour. Petits enfants, soyez mes mains tendues, des mains d'amour pour tous ceux qui se sont perdus, qui n'ont plus ni la foi ni l'espérance. Merci d’avoir répondu à mon appel.

Mot d'ordre

Dieu est famille, la Trinité est une famille aux relations parfaites puisque chaque personne se donne dans un don d’amour parfait à l’autre personne, à chacune des deux autres personnes dans une circulation d’amour qui jamais ne s’arrête. A Nazareth Dieu est venu dans une famille humaine où chacun se donnait à l’autre dans une circulation de tendresse, de force, de dévouement, de dévotion reproduisant sur la terre le modèle de la Trinité. L’Eglise est une famille, l’humanité elle-même est une famille. Malheureusement il nous faut constater qu’au début de ce nouveau millénaire les liens familiaux sombrent dans un hiver affectif et dans la nuit de l’égoïsme matérialiste. Nuit de la foi sans espérance dans un avenir qui serait meilleur. Entendons cet appel de la Vierge à être ses mains tendues, mains douces et chaleureuses, mains fermes et secourables. Essayons de considérer tout homme comme membre de notre famille, de lui manifester un amour qui nous vient de notre famille divine. Faisons dans ce temps qui nous conduit à Noël des efforts d’humanité, d’accueil et de bonté pour donner un peu d’espoir et de foi.

Frère Ephraïm, Diacre Permanent, Fondateur de la Communauté des Béatitudes

30 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 8/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

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Huitième samedi

Troisième Mystère Douloureux

Jésus couronné d'épines

(Mt 27, Mc 15, Jn 19)


Considère, ô mon âme, comment les bourreaux, las de flageller le Sauveur, le détachèrent de la colonne tout baigné de sang. Contemple ton Jésus férocement lacéré dont tout le corps n'est qu'une plaie, obligé d'aller à la recherche de ses vêtements que les soldats, par fureur et par malice, avaient dispersés de-ci et de-là quand ils l'avaient dépouillé, et contraint de parcourir tout le prétoire sous les moqueries et les sarcasmes de ces gens indignes qui ajoutaient l'insulte à la cruauté. Il supporta leurs outrages comme il avait supporté leurs coups, avec une douceur, une modestie et une patience invincibles, et, ayant finalement retrouvé ses vêtements, il s'habilla. Et bien que ce spectacle eût dû remplir de compassion les cœurs les plus endurcis, ses bourreaux n'en furent pas plus émus que les loups sans pitié; ils inventèrent même, pour le faire souffrir de nouveau, un supplice jusqu'alors inconnu et qui jamais n'a été répété dans les martyrs les plus barbares. Voilà l'effet que produit le péché dans l'âme, et cette dernière commet le péché avec imprudence et plaisir. Un péché commis laisse toujours après lui le désir de commettre d'autres. Même si un homme est fatigué de pécher, il n'en est pas pour autant assouvi, et bien qu'il ait perdu le pouvoir, il conserve la volonté du pécher. Une des plus grandes illusions du pécheur est de croire qu'il se libère de la tentation en la satisfaisant. Le fait de commettre le péché ne fait qu'augmenter en nous l'inclination qui nous porte à le faire, parce que selon l'observation de Saint-Grégoire (XXV Mora. 12), le péché qui n'est pas détruit par la pénitence, se laisse aller de tout son poids à un autre péché. L'âme qui, en péchant perd la grâce de Dieu, perd encore plus la force de résister aux occasions qui se présentent pour pécher; et le corps est encore moins capable d'être freiné dans ses appétits, vu qu'il a goûté le plaisir de les satisfaire. Ces gredins sont donc arrivé »s jusqu'à perdre tout sentiment de l'humanité. Les Juifs avaient accusé Jésus Christ d'avoir voulu se faire et même dire être roi de Judée. Maintenant battu, et recouvert d'infamies, ils l'exposent comme un roi dérisoire aux sarcasmes du peuple. O mon âme, entre donc dans cette cour du prétoire: unis-toi à Marie, fidèle compagne des douleurs et des ignominies de Jésus, qui se trouve là, au milieu de cette foule démoniaque et entend les cris et les blasphèmes. Demande-lui la grâce de comprendre ce profond mystère pour en profiter et adoucis-lui sa douleur. Ils enlèvent de nouveau à Jésus ses habits déjà attachés aux récentes plaies dues à la flagellation; son sang commence de nouveau à s'écouler de toutes parts. Ils le couvrent d'un manteau de pourpre, tressent une couronne de longues épines armées de pointes dures et acérées et la lui mettent sur la tête: et afin qu'elle ne tombe pas, ils la lui enfoncent, avec fureur, à coups de bâtons. Les épines pénètrent de toutes parts, dans le front, dans les tempes, et le sang se répand sur le visage, sur le cou, surtout son corps et lui occasionnent des douleurs si vives qu'elles lui auraient donné la mort si la vertu divine ne l'avait soutenu jusqu'à sa mort sur la croix. Donc, ces douleurs dureront jusqu'à ce qu'il meurt. Quelle souffrance! Et si seulement une seule épine s'enfonçait dans la tête de quelqu'un d'autre, comment aurait-il réagi? Et certainement, comme l'affirme saint Anselme, le vénérable tête du Christ, la plus belle et la plus délicate de tous les hommes, fut blessée par mille pointes. Lui, vraiment il nous aima, « or ce sont nos souffrances qu'il portait et nous douleurs dont il était chargé » (Is 53,4).


Pour peu que tu aies souffert de violents de maux de tête, tu peux imaginer combien fut terrible la souffrance de ton Sauveur parmi toutes les autres qu'il endurait déjà. Cette seule pensée fait frémir. Et ce qui aurait pu émouvoir, ce qui n'aurait jamais du être vu sans horreur même chez les animaux les plus vils, ne servit à rien d'autre qu'à exciter les rires insolents et les insultes cruelles de ces cœurs barbares. E Jésus se laisse conduire, dépouiller, couronner, comme ils le voulaient, sans dire une parole, sans faire la moindre résistance, faisant preuve d'une patience surhumaines. Tous en fermant les yeux à cause de la violente douleur; il offre son martyre au Père éternel. C'est ici également que s'accomplissent les paroles du prophète Isaïe: «J'ai tendu le dos à ceux qui me frappaient, et les joues à ceux qui m'arrachaient la barbe; je n'ai pas soustrait ma face aux outrages et aux crachats » (Is 50, 6). Jésus n'avait pas les yeux bandés, comme dans la maison de Caïphe: il voyait les salutations insultantes qu'on lui rendait, il voyait les coups qu'on lui préparait. Il souffrait dans un profond silence, avec une patience inébranlable. « L'ayant dévêtu, ils lui remirent une chlamyde écarlate, puis ayant tressé une couronne avec des épines, ils la placèrent sur sa tête, avec un roseau dans sa main droite; et, s'agenouillant devant lui, ils se moquaient de lui en disant: « Salut, roi des Juifs! » et crachant sur lui, ils prenaient le roseau et frappaient sa tête » (Mt 27, 28-30). Et parce que le Christ supportait tout cela avec une très grande patience, il étaient pris d'une grande fureur. O mon âme pécheresse, orgueilleuse et vile, rends-toi compte de la monstruosité de tes péchés qui, pour être expiés, ont eu besoin d'une si sévère correction et d'un tel châtiment de la part du Père éternel! Jésus mêlait ses larmes avec son sang, qu'il répandait pour toi. Il expiait ainsi les raffinités de ton corps, les plaisirs de ta chair coupable, le luxe de tes habits, la vanité que tu en tires et l'orgueil qu'il t'en inspirent. Il expiait ainsi ce désir de dominer qui se trouve dans tous les cœurs. Il expiait ainsi tous les péchés qui naissent et qui restent dans nos têtes, dans notre mémoire, dans notre imagination, dans notre esprit. C'est ainsi que ton bien-aimé Sauveur expiait les soins idolâtre que tant de gens prennent pour orner leur tête orgueilleuse et pécheresse afin de l'exposer aux regards de tous dans le but de s'attirer des adorateurs, alors que tout ceci n'est que poussière sale et putréfiée. Il méritait la grâce de la patience et de la mortification, la grâce du mépris du monde, de ses vanités et de toute sa gloire. Il méritait la grâce de l'humilité, de la douceur et de la patience. O mon âme, que ce soit dans les tentations, dans les projets de fortune, d'ambition, de vengeance, dans les pensées impures ou dans les imaginations impures, pense à Jésus couronné d'épines. Et quand tu souffres de maux de tête, pense aux péchés qu'elle ta fais commettre; et pour les expier, unis le peu que tu souffres aux grandes souffrances que Jésus a dû endurer pour toi. O mon Sauveur, quelle part n'ai-je pas prise moi-même à cette souffrance que vous avez endurée dans le Prétoire! C'est moi qui, par mes péchés, vous ai couronné d'épines, qui vous ai salué avec dérision, qui vous ai craché au visage, qui ai frappé votre tête, qui ai fait couler votre sang et qui vous ai causé de si cruelles douleurs. Et quelle gratitude pourrai-je avoir envers vous? « Jésus sortit donc dehors, portant la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Et Pilate leur dit: Voici l'homme! Lorsqu'ils le virent, les grands prêtres et les gardes vociféraient: crucifie-le! Crucifie-le! » (Jn 19, 5-6). O mon Jésus Divin, je ne veux plus vous crucifier. Je vous adore comme mon vrai roi, je vous reconnais comme pour mon Seigneur, même couvert de plaies et d'opprobres, car vous avez voulu en être couvert pour me revêtir de gloire. Le sang qui s'écoulait de tout votre corps tout ne suffisait-il pas, ô mon Sauveur, sans avoir besoin de répandre aussi celui de votre tête? La tête est la partie qui distingue les hommes, où se réunissent tous les sens et les organes de la vie, où se révèlent la beauté et la laideur, où apparaissent la joie et mélancolie, la santé et la maladie et en un mot, tous les sentiments de l'âme. C'est précisément cette partie, ô Seigneur, que vous avez laissé perforer par les épines et baigner par le sang. Avec de telles preuves, je vous reconnaîtrai, ô doux Epoux de mon âme, « le plus beau des enfants des hommes » (Psaume 44, 3). Est-ce le visage pour lequel les anges soupirent, et qui était la joie de Joseph et de Marie, votre Mère, devenue maintenant la plus affligée des Mères? Je vous adore, ô Dieu de mon cœur, j'adore l'amour infini qui vous a rendu dans cet état et que des grâces infinies vous récompense de tant de miséricordes! Misérable que je suis! Cela ne me suffit-il pas encore pour aimer la Croix, les injures, les opprobres, et tout ce qui me rendrait semblable à vous, ô Dieu de mon âme? Quand il m'arrive des souffrances, je suis atterré; quand elles durent, j'en reste abattu, quand je m'en vois délivré, j'éprouve une grande joie. Ne détruirez-vous jamais, ô mon Dieu, la faiblesse de ma chair avec la force de votre amour? Toutes mes pensées vont toujours dans le sens de la commodité de mon corps, de la douceur de cette vie, de l'illusion que j'ai de moi-même, du plaisir que je prends aux éloges des hommes et j'oublie alors combien je suis misérable et méprisable à vos yeux. Quand donc apprendrai-je à me mépriser comme je le mérite? Vous êtes couronné d'épines et moi je fuis tout ce qui me fait souffrir! O Très Sainte Mère de Dieu, parfaite imitatrice du Sauveur, comme vous êtes submergée par le chagrin! Si votre Fils innocent est couronné d'épines, qu'adviendra-t-il de moi qui ne suis qu'orgueil et sensualité? Assistez-moi, ô refuge des pécheurs, pour que j'imite son exemple, donnez-moi la volonté et la force de supporter toutes les souffrances qu'il plaira à Dieu de m'envoyer, parce que je sais que je ne peux me mettre à sa place sans croix et sans épines. O mon Ange gardien, et vous Anges vous de la paix, qui avez vu mon Sauveur défiguré et sanguinolent, et qui avez vu nettement les épines de mon Seigneur, ayez pitié d'une âme pécheresse et misérable qui, avant d'être couronnée avec vous de gloire au Ciel doit nécessairement être couronnée d'épines sur la terre. Ainsi soit-il.


Vertu: La patience.


Pratique: Supportez avec douceur le caractère souvent difficile des personnes de votre entourage car ces tempéraments sont nécessaires pour l'exercice de la vertu. Souffrez les aridités et les ennuis de l'esprit, aussi bien que les tristesses et les tentations et aussi les infirmités sans vous lamenter et sans aller les raconter partout ou chercher de l'apitoiement. Supportez également les calomnies et les autres formes de mépris sans vous plaindre et ainsi vous aurez trouvé la paix.


Oraison jaculatoire: O Marie, ma vie et mon espérance, que deviendrai-je si vous m'abandonnez?


Prières avant la Communion du Huitième Samedi


Quand tu verras, ô mon âme, la sainte hostie entre les mains du Prêtre, et qu'il te diras: «Voici l'Agneau de Dieu, celui qui efface les péchés du monde, ravive ta la foi et pense, sous les formes sacramentelles, tu vois ton Jésus couvert de plaies, couronné d'épines, revêtu d'un manteau de pourpre et présenté au peuple juif par Pilate: Voici l'homme (Ecce homo). Entends ces paroles que te répéter en ce moment, le Père éternel: mon enfant, voici l'homme qui est mon Fils, qui est semblable à moi, et maintenant il a été fait et il est semblable à toi, et il t'aime d'un amour infini. C'est mon Fils bien-aimé; je te le donne dans l'état dans lequel tu le contemples. Que puis-je faire pour toi? Reçois-le, écoute-le, aime-le, et essaye de l'imiter. En lui je te donne les biens que je possède, en lui tu trouveras un remède à tous tes maux, un soulagement à toutes tes peines, une consolation dans tes tristesses, le médiateur pour toutes tes demandes. Que vous rendrai-je, ô Père éternel, pour cette Charité infinie? Je sais qu'en échange de tous ces biens, vous ne demandez que moi. Qui donc suis-je, Seigneur, pour mériter vos regards après tant d'ingratitudes? C'est pour cela que je vous offre votre Fils, cet Homme de douleur: Voici l'Homme, je vous l'offre avec tout son Sang, avec tous ses tourments, avec tous ses mérites, et je me consacre pour toujours à vous avec Lui et en Lui. Et vous, ô mon Jésus, ainsi réduit, que dites-vous à mon âme misérable qui est maintenant affligée de vous avoir outragé? Je sens que vous me répondez par cette Hostie: âme pécheresse, voici l'Homme. Voilà je suis cet homme que tu, le médiateur entre Dieu et toi, ton Sauveur, l'amant éternel de ton âme: où vas-tu quand tu me fuis? Qui cherches-tu quand tu ne me recherche pas? Qui aimes-tu quand tu n'aimes pas? Quel père, frère comme moi trouveras tu? Voici l'homme: admire-moi et demande-moi ce que tu désires. Donne même à tes désirs toute l'extension que tu voudras parce que c'est pour toi que je suis couvert de plaies et baigné de larmes. Tous ces tourments c'est pour toi que je les endure: mon Sang, mon Corps, ma Vie, mes mérites, tout est à toi. « Venez à moi, vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous soulagerai » (Mt 11, 28). Entrez dans mon Cœur par ces plaies, gardez les biens que vous y trouverez; venez à moi, et je vous réconforterai, vous aimerai, et vous calmerai avec tous les délices de mon amour. Et moi, ô Seigneur, que puis-je vous répondre? Je ne puis que me jeter à vos pieds, vous adorer, vous remercier, vous louer, vous confesser toutes mes misères et répéter cent fois: Voici l'Homme. Voici cette âme malheureuse qui se trouve devant vous, et qui vous a tant de fois frappé et craché au visage. Mes mains, ô Seigneur, en pratiquant l'iniquité, vous ont enfoncé ces épines. Mais toutes ces misères ne peuvent m'ôter la confiance que j'ai en votre miséricorde. Comment pourrai-je me défier de votre Charité? Puis-je manquer d'espérance en vous, ô mon Dieu, en voyant ce que vous avez enduré pour moi? Voici l'homme pour lequel vous vous êtes fait homme. Je vous en prie, ô Dieu de mon cœur, au nom de cet amour, de me pardonner mes fautes passées, de me changer, de me transformer entièrement en vous. Si vous cherchez de l'humiliation en moi, vous en trouverez en quantité; si vous voulez sauver les pécheurs, venez dans cette âme et sauvez-là. Je viens à vous, Mère de miséricorde, pour que vous me présentiez à votre Fils, que de vos mains je veux recevoir ce matin, afin que son Cœur déçu soit consolé par votre amour et par ma douleur. Saint Joseph, mon Père, assistez-moi. Anges du Seigneur, priez pour moi.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


Je vous adore dans mon cœur, beauté céleste, ô vrai Dieu du ciel et la terre. Je vous aime et vous embrasse. Je ne dirai pas comme Jacob: Je ne vous laisserai point aller sans que vous m'ayez béni; Mais je répéterai plutôt: je serre dans mes bras mon Epoux et je ne l'abandonnerai plus jamais. Quand donc verrai-je votre visage, lumière de mes yeux, mon amour, ma joie? Que de misères ne trouvez-vous pas à détruire en moi, ô miséricorde infinies! O mon Dieu et mon Roi, vous vous êtes exposé à la vue de vos amis et de vos ennemis les mains liées, couvert d'ignominies et de plaies et couronné d'épines et ceci dans le but d'allumer votre amour dans les âmes. Exécutez donc sur moi vos desseins, ô mon Espérance et ma Vie, prenez mon âme. Plus elle est misérable et attachée aux biens de ce monde et plus vous ferez ressortir en elle la force de votre amour. Au grand jour du jugement, ô Seigneur, votre couronne sera changée en une couronne de majesté et de gloire. De quelle frayeur ne seront pas saisis vos ennemis! Que diront-ils alors? Que diront ceux qui vous ont outragé quotidiennement? Comme ils seront terrifiés! Serai-je du nombre des réprouvés?... Aurai-je à craindre votre présence et mon sort sera-t-il de vous blasphémer éternellement? ... Oh! non, mon Sauveur et mon Dieu: c'est maintenant que vous devez me juger et non à ce moment là, maintenant que je vous tiens bien serré contre mon cœur, vous; mon unique bien, mon amour, ma vie. Jugez-moi à présente que je vous adore couronné d'épines. Brûlez-moi maintenant, éprouvez-moi maintenant, ne me pardonnez pas maintenant, afin que vous me pardonniez dans l'éternité, dirai-je comme Saint Augustin. O Jésus affligé, méprisé, martyrisé, je me jette à vos pieds et je veux être à vous. Ouvrez sur moi les yeux de votre miséricorde; achevez votre oeuvre, ô Cœur de Jésus couronné d'épines; transpercez mon cœur de vos épines sanglantes et ardentes d'amour, perforez-le avec ces pointes pour l'allumer de leur feu: piquez son amour propre et faites fuir de lui toute sensualité. Je vous offre mon âme, mon corps, mes forces, mon honneur, ma vie et tout ce que j'ai reçu de vous! Je vous offre aussi mes péchés, ma misère et mes nécessités. Faites sur moi ce que vous font les plaies dont vous êtes couvert, parce que je suis si misérable et si aveugle que j'ignore même ce qui me convient et ce que je dois vous demander. Dites-le donc vous-même, à mon âme, doux Jésus, combien vous m'aimez, ce que vous avez fait et ce que vous avez dû subir pour moi. La seule chose que je puisse faire est de m'offrir à vous, de m'abandonner en toi, ô mon Dieu, mon Sauveur, ô ma vie! O Marie, la plus bénie entre toutes les femmes, vous êtes maintenant la plus désolé de toutes les mères, car vous avez vu de vos propres yeux votre Fils unique lacéré de plaies, couronné d'épines, défiguré par le sang. Qui peut mesurer l'intensité d'une telle douleur? Comment pouvez-vous retrouver sur ce visage la beauté de votre Jésus qui faisait votre consolation dans les épreuves de votre vie? Ce Jésus, fruit de vos chastes entrailles, que vous avez nourri de votre lait virginal et sur les lèvres duquel, quand vous l'embrassiez, vous trouviez les douceurs du Paradis; lui que vous aviez soustrait aux embûches du cruel Hérode et qui, devenu adulte, avait partagé vios fatigues et vos peines; et qui maintenant n'es plus l'aspect d'un homme, mais qui n'est plus qu'une plaie de la tête aux pieds et comme un lépreux, il est devenu l'opprobre du peuple. O ma Mère affligée par mes péchés, je veux participer à votre grande douleur ce matin, partager votre peine; je vous prie de la graver dans mon cœur en m'unissant par un plus fort amour à votre Fils bien-aimé que j'ai reçu dans cette communion. Offrez-lui en même temps que votre cœur mon cœur attristé et dites-lui ces paroles ineffable d'amour que moi je ne suis pas capable de prononcer. Faites de moi de devenir un autre homme et mettez-moi au nombre de vos véritables enfants et de vos dévots. Mon ange gardien, glorieux Saint Joseph, mes Saints Patrons, Saint Michel, éminent prince du Paradis, ô Saints Elus Esprit Célestes, vous qui adorez continuellement Jésus dans le Sacrement de l'autel, et vous toutes, Bienheureuses Ames du Ciel qui devez au sang et aux Epines de Jésus la gloire dont vous bénéficiez là haut, ayez pitié de moi. Priez pour mon âme misérable qui est exilée de la Patrie et dépouillée de tout bien: obtenez-lui le véritable amour de Dieu, la patience dans toutes les peines et la persévérance finale. Ainsi soit-il.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâce de la Très Sainte Vierge de Pompéi


À Naples, dans la maison des Sœurs du Bon Pasteur, à Posillipo


Nous sommes le 10 avril 1890, et un mal cruel me prend aux jambes, si bien que deux jours après, je perds l'usage de mes jambes, en ce sens que je ne peux plus marcher. Quand on me soulève, je reste toute courbée et je ne sens plus la plante de mes pieds. Je ne peux ni rester debout, ni rester au lit. Deux personnes me prennent par les aisselles et je m'abandonne sans force à leur soutien. Le médecin craignait la paralysie, et après de nombreuses cures, internes et externes, il n'arrivent à rien. Le mal augmente très vite et je me sens mourir. Il n'y a plus de remède! Une sclérose de la moelle épinière me porte inévitablement à la tombe. De nombreuses prières ont été faites et à plusieurs saints. Nous nous adressons à Saint Joseph, à notre Mère Supérieure, la vénérable Pelletier, à Rosa Maria Carafa, et enfin au Très Saint Cœur de Jésus. C'est alors que Mère vicaire mère, Sœur Marie de Sainte-Germaine, me suggère de m'adresser à la Vierge du Rosaire de Pompéi. Avec une douce espérance, je me recommande à la Madone, et commence la dévotion des Quinze samedis du Très Saint Rosaire. Et je renouvelle les trois neuvaines à la Vierge de Pompéi. Lorsque arrive le Huitième Samedi, au cours duquel on commémore le huitième Mystère qui es le troisième Douloureux, nous étions le 24 Juillet. Je souffrais encore plus que les autres jours. Ce soir-là, pour me faire respirer un peu d'air pur, on me transporta sur la terrasse et je faisait vraiment peine à voir. La Bonne Mère Vicaire, prise de compassion, me dit: J'ai confiance en la Madone de Pompéi: la Madone de Pompéi, nous accordera certainement grâce, et nous faisons la promesse d'écrire et de publier cette grâce. Cette nuit je dormis. De temps en temps, je m'éveillais et alors je priais la Madone de Pompéi. Puissance de Marie! A peine réveillée le lendemain matin, je sens en moi une nouvelle force qui me donne envie de me jeter hors du lit. C'est l'heure de la prière, les nonnes vont au Choeur. Je me sens fortement poussée. Je descends toute seule du lit et commence à m'habiller. J'étais instantanément et miraculeusement guérie!... Prise d'une force surnaturelle qui me meut, qui me pousse, qui m'agite, je sors de la cellule, et folle de joie de me voir complètement remise, je me mets à courir dans le couloir tout en me mettant à crier: La Madone de Pompéi m'a accordé la grâce!... Je suis guérie grâce à un miracle, je peux marcher et courir!... Jusqu'à ce moment-là, une de mes consoeurs, Sœur Gertrude sortit et en me voyant ainsi, effrayée, elle poussa un cri. En entendant ce cri, la Supérieure et toutes les nonnes, près de 23 personnes, quittèrent le chœur en courant suivies par les 60 filles qui se trouvaient dans l'autre choeur. Au milieu des pleurs et de l'allégresse, je sautais, battis les pieds à terre et pour montrer que j'étais vraiment guérie, je montais deux paliers d'escalier. Enfin, de retour à l'église, toute la communauté en larmes entonna le Te Deum dans une commotion générale. Après le Te Deum, tout le monde cria, en choeur: Vive Marie! Vive Marie! La Supérieur fit prendre un portrait de la Vierge de Pompéi, et le fit exposer sur l'autel à l'église; et toute la journée il y eut a un va et vient continuel de visites à cette image dont Dieu s'était servi pour visiter et égayer, par sa grâce, l'humble maison des Sœurs du Bon Pasteur à Villanova di Posillipo. Je vous ai consacré mon cœur, ô Madone de Pompéi, vous m'avez secourue dans cette vie, ayez pitié de moi! Naples Institut du Bon Pasteur de Villanova di Posillipo, le 16 août 1890. La grâciée: Soeur Madeleine de Saint Jean de la Croix Grossi. Vu pour la vérité des faits: Soeur Marie de Sainte Germaine, Vicaire de l'Institut du Bon Pasteur. Son témoins des faits quatre-vingts trois personnes.


Attestation médicale


Je soussigné Guillaume Romanelli, Docteur en Médecine, certifie que Madeleine de Saint Jean Grossi, atteinte de sclérose de la moelle épinière, rebelle aux cures pharmaceutiques rebelles, a été guérie miraculeusement, après cinq mois de maladie, d'une manière instantanée, grâce à la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi. Naples, le 17 août 1890, Docteur Guillaume Romanelli. Cette grâce a été publié dans le Périodique «  Le Rosaire et la nouvelle Pompéi », en août 1891.

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27 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 7/15

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Les Quinze samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

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Septième samedi

Deuxième Mystère Douloureux

La Flagellation de Notre Seigneur

(Mt 22, Mc 15, Luc 22)


Jésus dans les tribunaux. Parcours, ô mon âme, la voie douloureuse que suivit ton Père Jésus, durant les longues et cruelles heures de ses souffrances. Souffleté dans la maison d'Anne, il passa dans celle de Caïphe où il fut bafoué, déclaré blasphémateur et condamné à mort. Puis enfermé dans une prison, il fut abandonné jusqu'à l'aube aux coups, aux railleries et aux insultes d'une soldatesque insolente. Quand il fait jour, on le traine dans les rues et on le fait comparaître devant les deux tribunaux païens de Pilate et Hérode. Par ce dernier, il est considéré comme fou, et comme tel, on le revêt de la robe blanche de la folie et on l'expose ainsi à la risée d'une populace séduite. Admire, ô mon âme, ton Jésus, toujours humble, toujours patient. Il se laisse conduire comme un agneau paisible là où la des hommes et la fureur de Satan le tourmenteront. En présence des cris, des calomnies et des mépris, il garde le plus profond silence. Et Jésus se taisait pour te montrer que quand tu es accusée ou calomniée, tu dois, ô mon âme, t'abandonner à Dieu, et ne chercher que pour son amour d'autre justification que le silence. « Maltraité, il s'humiliait, il n'ouvrait pas la bouche comme l'agneau qui se laisse mener à l'abattoir comme devant les tondeurs une brebis muette, il n'ouvrait pas la bouche » (Is 53,7). C'est ainsi qu'en suivant ce divin exemple, tu acquerras la paix du cœur. Que de saints, de solitaires et que d'hommes aux cœurs pacifiques ce silence de Jésus n'a-t-il pas engendrés! Miséricorde, Seigneur, miséricorde! Je suis rempli de péchés et vous, vous êtes l'innocence même. Vous aimez vos persécuteurs jusqu'à mourir pour eux et moi, je nourris de la vengeance et de la haine pour ceux qui m'ont fait même les plus légères injures. Vous permettez à tous de vous juger et moi, je ne consens à être jugé par personne. O Bonté infinie, quand donc mon mon cœur sera-t-il changé? O Dieu, mon sauveur, mon Maître, je vous confesse mon ingratitude, mon orgueil, ma présomption et je désire, avec votre grâce, imiter votre résignation et souffrir en silence dans toutes les peines et injustices qui me seront faites. Je pardonne de tout mon cœur à tous ceux qui m'ont offensé et qui m'offenseront dans l'avenir. Par votre amour, je les dispense de me rendre l'honneur qu'il m'auront enlevé par leur calomnies car je ne veux d'autre honneur que celui de vous servir et de vous aimer. Détruisez en moi tout sentiment d'aigreur et de vengeance, dilatez mon cœur par votre charité, afin que je vous aime sans réserve, et qu'en tous ceux qui me persécutent, afin que « je devienne tout joyeux d'avoir été digne de subir des outrages pour le Nom de Jésus ». (Ac 5, 41).


Jésus dans la prison. Retiré de prison, Jésus est trainé avec ignominie à travers les rues de Jérusalem afin de le rendre odieuse et méprisable aux yeux du peuple. Celui-ci en effet, qui ne juge que sur les apparences, le traite de maudit, de séducteur, d'insensé. Il est remis entre les mains de ses bourreaux qui le conduisent devant Pilate. Dans les rues on lui fait subir mille outrages et mille violences. Il n'entend autour de lui que blasphèmes. On le tire par des cordes, on le pousse avec le fer des lances, on le force d'avancer sans lui laisser le temps de se reposer, lui qui est exténué de fatigue et accablé par les souffrances d'une nuit entière. Quand il tombe, on le recouvre de coups et d'injures comme le plus méprisable des hommes. C'est ainsi que le vit le Prophète Royal: « Et moi, ver et non pas un homme, risée des gens, mépris du peuple » (Ps. 22, 7). C'est ainsi que du jardin de Gethsémani au Calvaire, en moins de douze heures, on lui fit accomplir six voyages durant lesquels il ne cessa de montrer la plus inaltérable patience inaltérable, la plus profonde humilité, la plus infinie charité, la plus incroyable pénitence. Réveille-toi, ô mon âme, sors de l'assoupissement et de la léthargie dans laquelle tu es plongée et considère les femmes qui, avec Marie, parcourent les rues de Jérusalem en les baignant de leurs larmes et en remplissant l'air de leurs gémissements. Reconnais que parmi elles la plus belle des créatures, la plus sainte des femmes, la plus désolée des mères, reconnais Marie, mère de Jésus, ta mère, qui va à la recherche du bien-aimé de son âme, et qui demande partout si quelqu'un l'a vu. O très douce Marie, après avoir passé de longues heures en oraison, vous avez appris que votre fils était entre les de ses ennemis. Mais quand il fut pris et mis en prison à la merci des injures et des humiliations des soldats, et que Jean vint vous faire le récit de ses tourments et vous annonça sa condamnation à mort par le Sanhédrin, qui peut exprimer la douleur de votre cœur? Mais toujours soumise à la volonté de Dieu, vous ne vous êtes pas laissée aller à des transports de désespoir auxquels se donnent habituellement les femmes affligées Et bien que crucifiée par une douleur incroyable, vous n'avez montré qu'une parfaite soumission. Et vous avez répété: « Voici la Servante du Seigneur, qu'il me soit fait selon votre Parole ». Le soleil n'est pas encore levé et vous quittez votre demeure pour retrouver Jésus et l'accompagner jusqu'au pied de la croix. Mais voici qu'au détour de la rue qui conduit au palais de Pilate, un peuple agité surgit comme une marée. C'est une foule immense qui traîne, au milieu des cris moqueurs et de hurlements de blasphèmes, un homme chargé de chaînes, les mains liées derrière le dos, le visage défais, les cheveux en désordre, les traits défigurés par les crachats et le sang qui le rendent méconnaissable. Aux battements de votre cœur, ô Marie, vous avez reconnu au milieu de cette foule féroce, votre Fils innocent. Sous les malédictions de la populace et le triomphe de ses ennemis, revêtu d'une robe d'ignominie, le Fils de Dieu, doux sous les outrages, tranquille sous les coups, ne proféra ni le moindre murmure, ni la moindre lamentation. Ce Divin Agneau, se trouvant au milieu des loups, désirait revoir sa sainte Mère, parce que ceux qui aiment, quand ils sont dans le malheur, ressentent plus vivement l'absence de leurs amis et ils en désirent ardemment la présence même si cela doit être pour eux une plus grande douleur. Mais vous, Vierge bénie, vous n'avez pas pu voir votre fils, et Lui n'a pu avoir cette satisfaction. Permettez que je vous accompagne jusqu'à ce vous puissiez le revoir et vous consoler en lui.


La flagellation. Considère, ô mon âme, que Pilate, bien qu'ayant reconnu l'innocence de Jésus, le condamna à être flagellé en public pour satisfaire la cruauté du peuple juif, espérant par là le soustraire à la mort. Quelle justice, grand Dieu! Condamner un innocent juste à la seule fin de donner raison à la haine de ses accusateurs! On fait entrer Jésus dans le prétoire et on le dépouille de ses vêtements, sans qu'il oppose la moindre résistance et sans qu'il profère le moindre murmure. Il offre à son Père Éternel, avec un cœur plein d'amour, sa chair innocente qui va être lacérée et son sang précieux qu'il désirait depuis si longtemps répandre pour nous. Il est donc lié à une colonne et sans égard pour la loi des juifs qui défendait de donner plus de quarante coups, les soldats, pour contenter leur instincts sanguinaires, appliquent à Jésus la loi des romaine qui permettait la flagellation illimitée. Une entière cohorte de soldats entoure la place, formant un cercle de fer et deux bourreaux musclés arrivent, suivis par d'autres encore plus robuste et plus fiers, se saisissent d'une masse de verges et de fouets en cuir et de cordes pleine de nœuds. Vois, ô mon âme, ton Jésus, tranquille, comme s'il était convaincu de tous les délits qu'on lui imputait, débout, lié à une colonne. Qui pourrait dire combien il a souffert de désolation et de douleur? Dès les premiers coups, sa chair virginale est battue, brisée, labourée et toute recouverte de sillons sanglants. Les fouets lui enlèvent des lambeaux entiers de chair et les coups retombent sur les plaies vivre créant de nouvelles blessures sur les anciennes. Quel spectacle atroce et sanguinaire! Qui peut se le représenter sans en frémir! Ils le battent sans interruption et Lui n'émet aucune plainte: ils le lacèrent si cruellement que son corps n'est plus qu'une plaie. O divin Jésus, est-ce le tourment si cruel et si honteux que vous vouliez souffrir pour nous, et auquel vous avez voulu être soumis pour expier nos péchés? Et comment puis-je encore vous offenser? O mon Dieu, a quel titre, je mérite que vous souffriez autant pour moi? Vous aviez prédit tout ceci à travers les prophètes. « Sur mon dos ont labourés les laboureurs, allongeant leurs sillons... » (Ps. 129, 3) « Oui, Dieu m'a livré à des injustes... Il ouvre en moi une brèche » (Jb 16,11.14). « De la plante des pieds à la tête, il ne reste rien de sain. Ce n'est que blessures, contusions, plaies ouvertes, qui ne sont pas pansées, ni bandes, ni soignées avec de l'huile » (Is 1,6). « Mais lui, il a été transpercé à cause de nos crimes, écrasé à cause de nos fautes » (Is 53, 5). O mon Dieu, tout ceci pour nos péchés! Comment? Pour des criminels comme moi, vous avez subi un tel supplice? Pour moi, coupable de tant de péchés, vous avez enduré des douleurs aussi excessives? Que ne ferai-je pas, ô mon Sauveur, pour vous et pour expier mes fautes! Voici, mon âme, le modèle de la pénitence, d'après lequel tous les Saints ont appris à traiter leur propre corps pour le soumettre à l'esprit. Car pendant notre vie mortelle, notre âme n'a pas de plus grand ennemi que notre chair qui, toujours rebelle, n'accepte ni frein, ni joug, suis sans retenue ses inclinations terrestres favorisée par les sens, va au-devant de ses désirs avec une telle violence que l'esprit en est souvent opprimé et cette chair lui donne, à elle seule, plus de difficultés que tous ses autres ennemis réunis. Voilà donc pourquoi les chrétiens, après la venue de Jésus-Christ, ont commencé à pratiquer de grandes austérités, autrefois inconnues, telles que l'usage des cilices, des chaînes de fer, les disciplines, et la volonté continuelle de la mortification des sens; et tout ceci par peur de voir, d'entendre, de dire ou d'apprécier quelque chose qui pourrait contaminer la pureté de leurs cœurs. Car il faut, par la mortification du corps, prévenir la tentation et la chute. L'apôtre Saint Paul disait: « Je meurtris mon corps au contraire et le traine en esclavage » (1 Cor 9, 27). En effet, si toute la sainteté de David et la sagesse de Salomon n'ont pu les empêcher de tomber, quel sera le sort de ceux qui, durant toute leur vie, le cherchent qu'à contenter leur propre corps? C'est donc pour expier et mettre des barrières à ce dérèglement si commun chez les hommes, que le Sauveur a voulu que sa chair innocente soit si cruellement lacérée.


Prière à Jésus flagellé


O mon Dieu, ô mon amour, ô vie de mon âme, me voici devant vous, touché et pénétré de douleur et d'émerveillement, à tel point que je ne puis trouver aucune parole pour l'exprimer; mais je me prosterne à vos pieds sacrés, je baise cette terre baignée de votre sang sacré et je pleure mes péchés, cause de vos si grands tourments et ici, je confesse mes fautes, et ici, j'attends votre miséricorde. Je ne m'en irai pas de ce lieu: je veux rester ici immobile pour contempler ce spectacle. O sang très précieux et très saint de mon Seigneur flagellé, je vous adore. Je ne m'éloignerai jamais de vous, ô mon Dieu, et je resterai enlacé à vos pieds, jusqu'à ce que vous m'avez lavé et purifié avec ce précieux baume, qui seul peut guérir mes plaies. Ainsi soit-il.


Vertu: La pénitence.


Pratique: Mortifiez vos sens, instrument de péché et cause des douleurs de Jésus, en vous privant d'un mets qui vous plaît, en vous levant plus tôt que d'habitude, ou en passant une heure dans le silence. Privez-vous aussi de quelque plaisirs permis. Pratiquez surtout la modestie et tenez les yeux baissés. Ne satisfaites point la curiosité que vous avez en vous de vous intéresser aux affaires d'autrui. Récitez le Rosaire à genoux.


Oraison jaculatoire: O Marie, refuge des pécheurs, je place en vous toute mon espérance.


Prières avant la communion du Septième Samedi


Et voici le moment, ô mon Jésus, où votre chair si pure et si innocente a été lacérée pour moi. Vos veines ont été ouvertes et déchirées et votre sang est apparu pour me sauver. C'est le moment où votre très saint Corps a été labouré par des coups cruels. Comment puis-je, sans frémir, vous contempler ainsi lacéré et battu? O mon Jésus, par votre flagellation, vous avez voulu que votre corps soit plein de plaies et d'ouvertures afin que vos fils puissent y entrer, y établir leur demeure et y trouver leur douce nourriture. Soyez toujours loué, ô mon Seigneur! Que les anges, le ciel, la terre ainsi que tous les hommes vous bénissent éternellement! Je n'ai pas, ô mon Dieu, le courage nécessaire d'imiter la pénitence de vos serviteurs, mais de cet Autel vous me procurez un remède plus doux: celui du Sacrement de votre Corps et de votre Sang qui me donnera la force de vaincre les tentations de péché de la chair et de me préserver des rechutes. Par la Sainte Communion et la méditation de vos Mystères vous me donnez la haine du péché et vous me conduisez à avoir une grande confiance en vous, vous qui avez voulu si fièrement être persécuté pour moi. Vous m'inspirez une haute idée de la sainteté Dieu et de la la sévérité de ses jugements car il fit tomber sur votre tête innocente la rigueur de sa justice, uniquement parce que vous aviez pris l'apparence du pécheur. Vous ravivez mon espérance en vous recevant, c'est pour moi le meilleur moyen de payer toutes mes fautes et de ne pas tomber dans le désespoir. Ô Marie, Mère très affligée, vous avez entendu le coups de la cruelle flagellation: Vous étiez dans le prétoire quand la tempête des péchés de les hommes s'est déchaînée sur le le dos innocent de Jésus. Vous avez vu surgir ce sang que vous lui aviez donné: ayez pitié de moi, qui, par les plaisirs coupables de mon corps, ai été la cause de la Flagellation de Jésus Obtenez-moi la grâce d'éprouver les mêmes douleurs que votre Fils, de haïr mes péchés et d'être en ce moment lavés par le sang très de « l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde » (Jn 1, 29). J'ai lacéré votre Cœur et je voudrais le guérir en m'unissant à celui de votre fils dans une union d'amour inséparable. O Jérusalem céleste, continuellement baignée par les sources du Sauveur, et qui retire de ses plaies toute sa beauté, faites tomber sur cette terre stérile quelques gouttes de ces eaux bienfaisantes dont vous possédez la source. Aimez, bénissez pour moi ce Dieu de Miséricorde. Remplacez-le ô bienheureuses âmes, avec votre amour et la lumière dont vous êtes remplies; dissipez les ténèbres qui embrument mon intelligence; faites fonde par une étincelle de votre flamme sacrée la glace de mon mon cœur, afin que je brûle avec vous du même feu qui vous a consumées. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière après la Communion


Le Prophète David a dit: « Le passereau même a trouvé une maison, et l'hirondelle un nid pour elle, où elle pose ses petits » (Ps 84, 4). Et Vous, Seigneur Jésus, vous avez ajouté que « Les renards ont des tanières et les oiseaux du ciel ont des nids » (Lc 9: 58). La maison que vous avez préparé pour mon âme, ô mon doux Sauveur, est dans vos plaies. Et c'est dans elles que mon âme trouvera l'aliment pour se nourrir, le refuge contre la fureur de la justice divine, l'abri contre la violence des tentations, des tristesses de la vie. O Cœur de mon cœur, ô vie de mon âme! Pilate vous a reconnu innocent, mais parce qu'il était cruel et injuste, il vous a fait flageller pour satisfaire vos ennemis, mais il vous a également satisfait vous qui, durant toute votre vie, avez désiré vous voir couvert de sang et comblé d'opprobres. Ce feu sacré qui brûle dans votre cœur est insatiable: il veut tout consommer, et vous, vous vous êtes consumé en entier au nom de l'amour que vous me portez. Aujourd'hui le sacrifice est complet. Pendant trente-trois ans, vous vous êtes épuisé en privations, en prières pour moi, en jeûne et même en tentation; maintenant vous avez fait le sacrifice de votre honneur, de votre doctrine, de votre Sainteté, de vos amis, et non content de me donner tout votre sang, vous avez voulu aussi vous dépouiller de votre chair dont les lambeaux parsèment le Prétoire! Que puis-je faire? Il est juste que je me sacrifie pour vous, ô mon trésor, ô mon amour, ô vie de mon âme. Me voici: je m'offre tout à vous, ô mon Jésus. Permettez que je sois attaché à cette colonne à votre place et que je partage les coups que vous recevez. Uni à vous par la Sainte Communion durant le sacrifice de la Messe, je vous offre mon amour avec toutes ses puissances et mon corps avec tous ses sens. Je ne me plaindrai plus, à l'avenir, de tous les malheurs qui m'arriveront, mais je les accepterai parce qu'ils viennent de votre main. Faites de moi ce qu'il vous plaira. Battez, corrigez et purifiez ma misérable pécheresse: mais serrez-moi toujours contre votre Cœur paternel, contre vos plaies dignes d'amour. Faites que je n'aime et n'apprécie que la croix. Et si ma chair se rebelle, redoublez, afin qu'elle soit entièrement soumise à votre esprit. Par votre Apôtre Saint Paul, vous m'avez dit que « le sans du Christ purifiera-t-il notre conscience des oeuvres mortes pour que nous rendions un culte au Dieu vivant » (He 9, 14). O Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, jetez un regard sur ce lépreux rempli d'ulcères, blessé des pieds à la tête et plein de péchés et d'imperfections. Lavez-moi avec ce le sang qui s'écoule de tout votre Corps. Vous qui avez dit à Saint-Pierre: « Si je ne te lave pas, tu n'as pas de part avec moi » (Jn 13, 8). O Seigneur, voici ma tête, mes mains, mes désirs, ma volonté, mon intelligence, mes oeuvres, mes pensées, mes affections, tous mes sens: lavez-moi complètement car tout est contaminé; guérissez tout, car tout est malade. Changez-moi par la vertu de votre sang précieux, afin que je puisse m'unir à vous, ô pureté infinie, et que je puisse entièrement vous servir, ô Agneau si pur! Car vous êtes en même temps mon berger, mon guide, ma nourriture. Enflammez mon cœur de votre amour divin, but de votre flagellation, le condensé et la perfection de la loi, le centre de tout le paradis et le terme de mes soupirs, de mes pleurs, de mes préoccupations de la vie et de la mort. Amen.


Invocations à Jésus après la Communion


Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.


Prière pour demander la grâce dont on a besoin


O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.


Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi


Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).


Prière à Saint Joseph


O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.


Prière à Jésus Crucifié


Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).


Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.


(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).


Prière


Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.


Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort


O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.


Memorare à la Vierge de Pompéi


Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.


Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.


Grâces de la Très Sainte Vierge de Pompéi


A Lecce, une retentissante conversion


Le premier jour de l'an 1890, jour au cours duquel la Vierge de Pompéi devait recevoir du Pape du Rosaire, Sa Sainteté Léon XIII, la plus grande exaltation, puisqu'il rendait son culte universel dans le monde, dans la belle et pieuse ville de Lecce survenait un acte de miséricorde dont on ne lit de semblable que dans les premières pages de l'histoire du christianisme. Ce fait fut publié dans le Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », Cahier VI, 1890. Dans la vaste église du Rosaire de Lecce, en présence d'une foule de seigneurs, d'avocats, d'étudiants et d'artistes, dont est composée la population de cette ville très cultivée, se présente à l'Autel, pour le Sacrifice Divin, un prêtre qui, après trente années d'un ignoble son divorce de sa Vierge épouse, l'Église de Jésus-Christ, venait, entre les larmes de repentir sincère et une confession publique de ses fautes, offrir à Dieu, pour la première fois après un si long intervalle, la victime de l'expiation et du pardon. La foule mêla ses larmes à celles du repenti, lequel, nouveau Saül, de persécuteur du Christ était devenu, par un grand miracle de la Vierge de Pompéi, un vase d'élection. Le nom de ce prêtre, qui donnait au monde un nouveau témoignage de la puissance de la Mère de Dieu, invoquée sous le titre du Rosaire de Pompéi, était connu pour son désaveu public et de la confession publique. Il s'agissait du Révérend Pasquale Bortone. Ce fait extraordinaire est relaté par le vénérable Père de ce diocèse, Son Excellence Monseigneur Luigi Zola, Evêque de Lecce lequel à cause d'un sentiment de tendre affection qu'il portait à notre reine de la vallée du Vésuve, se déclare fortuné de pouvoir témoigner au monde un si important prodige octroyé par la Vierge à sa ville si aimée de Lecce dans laquelle revenait au bercail une brebis perdue. C'était en 1860 que Don Pasquale Bortone, prêtre de la ville de Lecce, pris par la nouveauté des temps, et par des passions de jeunes, voulut ébranler le doux joug du Seigneur. Oubliant l'excellente dignité où l'avait porter Dieu et n'attachant aucune considération aux liens indissolubles qui le liaient à Dieu et à l'Église, il voulut d'une manière misérable, apostasier. Le voilà, ce nouveau fils prodigue, qui va, errant de-ci de-là, loin de la maison paternelle, et portant toujours vifs dans l'âme, le remords cruel qui, jour et nuit, le torture à la pensée de la trahison faite à son Dieu. Il disait dans sa confession publique: en vain je cherchais à me par des distraire par des passe temps et des divertissements; en vain je cherchais la paix, même si ma nouvelle situation était flatteuse et distrayante. Les remords étaient toujours à à me déchirer l'âme et à m'empêcher de fermer les yeux pour dormir. Il est Inutile de dire qu'une fois le premier pas fait, il s'enfonça de plus en plus dans l'abîme. Et pourtant Bortone, une fois brisée la foi en Dieu jurée a cours de l'ordination, ajouta dépravation sur dépravation. Il passa trente années dans cette vie de péché. Une chose lui resta de sa jeunesse: tout au long de la vie misérable qu'il menait, il n'oublia jamais Marie. Que ceux qui liront cette relation notent bien la miséricorde de cette éminente Dame! Je priais toujours la Madone, bien que sans confiance, écrivait-il lui-même. En 1888 Bortone retourna dans sa ville natale, Lecce, mais en si mauvaise santé qu'il faisait pitié. Dans le certificat médical qui fut publié dans le dit Périodique, on constate que le malheureux, par des erreurs de diététiques, souffrait de problèmes graves du système nerveux, de paralysie incomplète des sens et du des nerfs moteurs de presque tout son corps qui lui occasionnaient des tremblements continuels aux membres inférieurs et supérieurs avec un affaiblissement considérable de ses forces. Il avait aussi des problèmes mentaux; en effet, il croyait que tout le monde lui en voulait et pour cela il se méfiait presque toujours aussi bien des personnes que des choses. Sans la santé et sans la grâce de Dieu qui insuffle la patience et la résignation dans la maladie, Don Pasquale Bortone se laissa aller au désespoir et par deux fois il tenta de se suicider. C'est dans cet état qu'il fut trouvé par le Docteur Luigi Sellitto de Lecce, lequel, appelé pour le soigner et constatant la gravité de l'état du malheureux, déclara franchement qu'il n'avait aucun espoir en sa guérison. Je le soignais pendant près de quatre mois, sans obtenir aucun bon résultat, écrivait le médecin dans son attestation. Qui plus est, la paralysie qui avait atteint les bras et les mains le réduisit à un point tel qu'il ne pouvait plus apposer sa signature sur son brevet de pension qu'il devait percevoir chaque mois. L'infortuné eût la chance d'être accueillie dans la famille de son neveu, Maître Nicolas Bortone, avocat au Barreau de Lecce. Celui-ci, qui avait une profonde piété, ajoutée à un zèle apostolique pour le Sanctuaire de Pompéi et à une tendre dévotion pour la Très Sainte Vierge invoquée sous ce titre prodigieux, s'était depuis peu, adressé à ce Sanctuaire pour obtenir des prières de la part de toute la Confrérie et surtout des Orphelins de la Madone de Pompéi. La fête solennelle du Rosaire de 1889 arriva et ils se mirent à prier la Vierge du Rosaire de Pompéi, avec la Neuvaine, pour obtenir les grâces dans les cas les plus désespérés. Et pour avoir plus de force sur le cœur de notre Reine clémente, Nicolas Bortone unit les prières qui étaient dites chez lui à celles récitées par les orphelins dans le sanctuaire. Tant de foi et tant de prières firent que la Vierge n'abandonna jamais cette âme, même si elle était dépravée. Pasquale Bortone, torturé par le remords, essaya même quelques fois de se réconcilier avec Dieu, mais quand on lui intimait de faire un désaveu public en réparation des scandales publics, il se montrait réticent et se mettait même en colère ou entrait dans une fureur noire. Il était inscrit à la Franc-Maçonnerie. Les choses durèrent ainsi jusqu'en fin Novembre 1889. C'était le 29 de ce mois-là au cours duquel tous les fidèles adressent leur âme affectueuse à la Vierge Immaculée, en commençant la Neuvaine préparatoire à la fête du 8 Décembre. La famille de l'avocat Bortone eût le courage de proposer au malade de commencer avec eux, tous ensemble, une neuvaine à la prodigieuse Vierge de Pompéi pour obtenir au moins un soulagement à tant de souffrances corporelles en accordant le bénéfice du sommeil. Le malade consentit et ils commencèrent tous ensemble la Neuvaine à la Vierge de Pompéi, selon la méthode du livre en usage dans ce sanctuaire. Le premier triduum était accompli. C'était durant la nuit du dimanche 1er décembre, quand Bortone vit en rêve, mais distinctement, la bienheureuse Vierge, exactement celle qu'on vénérait à Pompéi, qui lui dit: « confesse-toi et réconcilie-toi avec Dieu, il est encore temps de le faire ». Cela lui procura une grande émotion qui lui donna tout d'abord à penser; puis il finit par ne plus attacher d'importance à la Vision, qui ne pouvait plus être que la conséquence d'un rêve, et il n'en parla donc à personne. La nuit suivante, la Bienheureuse Vierge lui apparut de nouveau et, avec des paroles plus pressantes, le poussa à la plus totale réconciliation avec Dieu, et lui assura qu'il triomphera. « Fais vite, lui répéta la Madone, appelle le Prêtre et confesse-toi et tu auras le triomphe. Le jour de ma fête, tu devras communiquer ». A ces paroles, Bortone devint un autre homme. Et la Reine bénie, qui est généreuse non seulement en grâces spirituelles mais aussi prodigieuse en bénéfices temporels jusqu'à rappeler au Cœur de son Fils, les âmes perdues, lui redonna, avec la santé de l'âme celle aussi du corps. La paralysie de cette personne exténuée et fatigué disparut soudain. Ce malade, qui ne pouvait même plus se supporter à tel point qu'il était prêt à se suicider, se leva du lit, guéri. Il lui tardait d'être au lendemain. Le jour à peine levé, il fit appeler le curé de Sainte Marie del la Porte, le Révérend Don Giuseppe Caprioli. En pleurant, il lui raconta ce que la Vierge avait fait pour lui et lui demanda une feuille de papier et ce même Bortone qui, comme le certifie l'acte notarié, ne pouvait signer ni même apposer sa propre signature, écrivit d'une main ferme son désaveu et le remit à son évêque. Voici sa déclaration textuelle: «Je soussigné, Don Pasquale Bortone, Prêtre, par la grâce de Dieu et sous la protection de la Très Sainte Marie de Pompéi, désavoue tout ce que j'ai pu dire ou faire contre Dieu, l'Eglise et les obligations dues à ma charge. Je prie Dieu et la Très Sainte Marie de toujours m'aider si tant est qu'avec une vie de bonté je puisse réparer le scandale donné et mourir dans sein de l'Eglise catholique. Lecce, le 3 Décembre 1889. Bortone Pasquale, Prêtre. » Cette nuit là, il dormit paisiblement. C'était la première fois, après trente années de remords, qu'il goûtait la douceur du repos d'une conscience réhabilitée dans la grâce divine. Peu de jours après, de sa propre main, il écrivit une relation sur la grâce miraculeuse qu'il reçut de la Vierge. La conversion fut complète, et lui qui, d'abord par un sentiment respect humain, non seulement ne voulait pas faire une rétractation publique, mais qui, de plus, recommandait au Curé de Caprioli de ne pas se faire remarquer lorsqu'il venait lui rendre visite, une fois publiée la rétractation, acheta plusieurs copies du périodique de Lecce « le Vexille de la vérité » qui la publiait, pour l'envoyer aux divers endroits ou il avait fait scandale, en vivant comme séculier alors qu'il était prêtre. Accomplissant finalement tout ce prescrit l'Eglise en de semblables circonstances, l'Evêque de Lecce, Monseigneur Zola, put le réhabiliter au ministère sacerdotal. Il lui fit faire d'abord une retraites de quelques jours pour un cours d'exercices spirituels. Puis il l'admis à la célébration du Divin Sacrifice. Pour cela, il fut décidé que ce jour solennel serait le 1er de l'An 1890. L'église choisie pour cette belle fonction fut la grande église du Très Saint Rosaire de Lecce. L'annonce de ce fait et de l'évènement tout nouveau qui devait s'accomplir, attira à l'église une foule immense, composée non seulement d'artistes et d'ouvriers qui formaient la population de Lecce, mais également de l'aristocratie et de la jeunesse studieuse ainsi que des célébrités les plus nobles du Barreau. Et en ce jour solennel, le Père Don Pasquale Bortone, réconcilié avec Dieu et l'Eglise, célébra le Saint Sacrifice, après presque trente années d'interruption. En ce matin du mardi 3 Décembre, sous l'empire de la ferveur de sa récente conversion, il avait manifesté sa détermination de vouloir se confesser sur la place publique afin de réparer le scandale notoire. Le prudent Evêque approuva le désir ce cette volonté mue par une main très puissante, mais au lieu de la place, il préféra assigner l'église. Et le révérend Bortone, une fois accompli le Saint Mystère, voulut raconter lui-même, de sa propre bouche, au très nombreux auditoire les prodiges de Marie du Rosaire de Pompéi, qui l'avait converti et guérit et il demanda à tous pardon des scandales qu'il avait commis. Tous ceux qui étaient dans l'église ne surent pas retenir leurs ses larmes, tant était leur commotion car tous reconnaissaient en cet homme un prodige digne de la Miséricorde de Marie. Et c'est ainsi qu'ils sortirent de l'église tout en louant et bénissant la puissance de cette Dame qui, en ce jour, a ouvert, de son Trône de Pompéi, une nouvelle source de grâces en faveur des pécheurs. Le converti se retira du monde, s'enferma dans le Sanctuaire de Lecce, et voulut réparer les scandales commis en menant une vie vraiment pénitente. Aujourd'hui, par ce fait merveilleux et extraordinaire, s'ouvre à l'esprit des hommes un pan de l'énigmatique rideau qui recouvre le Mystère Divin enveloppant le Sanctuaire de Pompéi. Aujourd'hui, les desseins de Dieu sur cette nouvelle Arche du Salut commencent à se manifester aux hommes de bonne volonté avec une clarté lumineuse qui n'est presque plus la foi. Pour quelle raison donc Dieu a-t-il privilégié d'un aussi particulier amour les séculiers et les pécheurs à Pompéi? A présent, mes frères, après avoir lu le nouveau triomphe de la Reine des Victoires, vous répondrez vous-mêmes: Que Dieu choisissait, dans son Temple de Pompéi, des séculiers et des pécheurs pour les convertir et les sauver par l'entremise de sa Mère, et après ceux-ci, une longue liste de pécheurs serait convertie en de nouveaux esclaves fidèles à la Reine du Ciel, et en de nouveaux propagateurs de ses miséricordes inouïes. Voici donc écarté un peu du mystère: le Temple de Pompéi, fait par des pécheurs, est destiné par Dieu, à la confession des pécheurs.


Palerme, Soeur Silvia Manzella est prodigieusement libérée de la phtisie grâce à la dévotion des Quinze Samedis


« Le 3 Janvier 1906, je fus prise de fièvre accompagnée de sueurs, de toux et de douleurs au dos et à la poitrine qui me donnèrent à présager quelque chose de grave, surtout pour une constitution aussi fragile que la mienne. J'ai voulu faire analyser mes crachats et de l'analyse il résultat qu'il étaient plein de bacilles de Koch. Entre temps, la maladie poursuivait son cours, et les sœurs du Couvent m'exhortaient à prier la Vierge de Pompéi pour obtenir la guérison. Je commençais alors les Quinze samedis: mes élèves priaient elles aussi avec une une foi très vive et une grande ferveur. C'était là demander une grâce extraordinaire, un vrai prodige: mais la puissance miséricordieuse de Marie a des limites? A ce moment-là, la fièvre commença à cesser, la toux a diminué petit à petit, l'expectoration disparut complètement. A la fin des Quinze Samedis, on envoya de nouveau au laboratoire l'expectoration et le résultat fut meilleur vu qu'on y trouva très peu de bacilles. On recommença les Quinze samedis et à son terme la bonne Mère Supérieure voulut que fût analysé, pour la troisième fois, mon crachat. Et consolante stupeur! Le, cette fois fut complètement négatif. Pour plus de sûreté, il fut également demandé au laboratoire de l'hôpital d'en faire l'esamen d'où l'on obtint la même réponse: complément négatif. Le premier dimanche d'octobre, Fête du Très Saint Rosaire, complètement rétablie, je pus me joindre aux autres sœurs et aux élèves, pour remercier, dans la chapelle, la Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi. Et maintenant je ne souffre plus rien, j'ai passé un hiver très rigoureux en pleine forme et je suis si bien remise que tous ceux qui me voient en restent surpris. Il faut en remercier infiniment la glorieuse Mère de Miséricorde et Reine des victoires! Palerme, le 23 Janvier 1909. Soeur Silvia Manzella, Soeur des Pauvres » (Du Périodique Le Rosaire et la nouvelle Pompéi », XXVII année).


À Sienne, Soeur Marie Catherine Prunetti, bénédictine, obtient la guérison grâce à la dévotion des Quinze Samedis et à la récitation du Rosaire


« Pour la plus grande gloire de Dieu, j'envoie la narration de la prodigieuse guérison obtenue, y incluant le certificat médical où on relèvera la grave maladie dont j'étais atteinte. Ayant perdu tout espoir de guérison, abandonnée par les médecins et résignée à la volonté divine, j'avais, à l'âge de vingt-huit ans, déjà fait le sacrifice de ma vie. Il n'en demeurait pas moins que je commençai les Quinze samedis à la Très Sainte Vierge du Rosaire de Pompéi. Le 6 août, je me senti poussée, avec une plus grande foi à m'adresser à la puissante reine puissante: « Chère maman, je dis-je, Saint Stanislas, à l'occasion de votre glorieuse Ascension au Ciel, vous supplia de venir au Paradis pour célébrer cette fête, et il fut, par vous, exaucé. Je n'ose point, à cause de mon indignité, vous demander autant, mais si c'est conforme à votre sainte volonté et à celle de Jésus, je vous demande la grâce de la santé pour pouvoir servir la Communauté Religieuse dont je fais partie. Au même moment, je ne saurais décrire ce qui se passa en moi. Une voix céleste parla à mon pauvre cœur et je me sentis dire: « Je veux te guérir! Et tu es digne de la grâce ». Le miracle s'était déjà réalisé! Mes yeux versèrent des larmes de joie... Le même jour, je pus assister aux Heures Canoniales et prendre part au repas en commun; quelques jours après, je repris les exercices habituels, abandonés pendant cinq années. En un mot, grâce à la Bienfaitrice céleste, je suis complètement guérie. Toutes les autres soeurs ne cessent d'applaudir à ce miracle. Quand à moi, il ne me reste qu'à être digne de la grâce reçue. Sienne, Monastère de la Madonne près le Reguge, le 4 Décembre 1904, Soeur Marie Catherine Prunetti, Bénédictine. »


A Laureana, grâce obtenue par l'Avocat Francesco Carlizzi, au cours du dernier des Quinze samedis précédant la Fête du 8 Mai


«  C'est avec l'âme pleine de joie et une profonde émotion que je fais connaître une importante grâce que la Très Sainte Vierge de Pompéi a accordé à ma fille Marie en Mai de cette même année 1903. Ma fille Marie, âgée de six ans, était depuis longtemps pâle et maigrissait de jour en jour. Nous, ses parents, tout comme le médecin, nous ne pouvions nous expliquer son dépérissement. Un mal latent la rongeait... mais lequel? Nous ne réussissions pas à le savoir. Jusqu'à ce qu'un jour, ma fille ressentit une douleur au genou gauche, qui l'empêchait de marcher. Tout de suite, elle fut examinée par le médecin et la nouvelle que celui-ci nous annonça fut une très douloureuse et poignante surprise: il s'agissait d'une tumeur froide et maligne!... Nous avons commencé aussitôt à faire à notre fille toutes sortes de cures, mais en vain. La grosseur, à notre grande frayeur, augmentait et notre fille, ne pouvait plus bouger!... Alors nous nous sommes adressés à notre Très Sainte Mère de Pompéi... C'était le soir du vendredi qui précédait le dernier des Quinze samedis, en préparation à la fête de la Vierge de Pompéi du 8 Mai. Ayant perdu toute espérance dans la science, je ne voyais briller en mon âme que le nom très saint de la Sainte Vierge de Pompéi, et dans un élan de foi, après avoir fait la dernière méditation de la journée à la petite, je mis sur le genou, de la malade un petit billet ou j'avais écrit: « V.R. Pompéi o. p. ». Puis je refis le pansement du genou, et, me recommander à puissante la reine pour obtenir la grâce désirée le jour suivant qui était le dernier de ses Samedis, je m'écriai avec une foi vive: « Vous seul, ô Mère, pouvez guérir ma créature, ma petite, ma malheureuse créature! » Exalté par ma foi et par un pressentiment intérieur de la grâce, le matin du samedi, j'attendis avec impatience le moment de donner les soins à ma fille. O prodige! En lui enlevant les pansements, je m'aperçus tout de suite que l'enflure n'existait plus. Je commençai à crier: Miracle! Miracle! Toute ma famille accourit et peu après le médecin traitant arriva et ce dernier constata qu'il n'y avait plus ni grosseur, ni durcissement, ni aucu,e trace du mal dont souffrait ma fille. Du fait, celle qui, pendant près de deux mois, gisait dans le lit sans pouvoir poser son pied a terre, se leva et put marcher, courir et sauter avec ses sœurs, sans la moindre souffrance. Laureana, le 14 août 1904. L'avocat Francesco Carlizi » (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », XXIIIe Année).

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23 novembre 2009

Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi 6/15

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Les Quinze Samedis de la Reine du Rosaire de Pompéi

Bienheureux Bartolo Longo

6

Sixième Samedi

Premier Mystère Douloureux

La prière de Jésus au jardin des Oliviers

(Mt 26, Mc 14; Lc 22, Jean, 18)

Oraison préparatoire

O mon âme, avant de plonger dans l'océan douloureux de la Passion de ton salut, demande-lui sa grâce et son amour afin qu'il fasse tomber sur toi son sang divin. O Cœur très saint de mon Sauveur, par l'excès de votre amour qui vous a porté à endurer pour nous une si grande désolation, donnez-moi le recueillement intérieur et la componction du cœur, afin que je puisse comprendre l'étendue de vos angoisses lorsque, privé de tous secours humains, vous vous êtes contraint à souffrir, ce qui faisait horreur à la nature elle-même! Ouvrez mes oreilles pour qu'elles entendent votre voix; illuminez mes yeux pour qu'ils voient vos divins propres exemples, amollissez mon cœur afin qu'il devienne sensibles à vos douleurs et craigne désormais tout ce qui pourrait les renouveler. Et vous, ô très sainte Mère de Dieu qui, dans la solitude de votre demeure avez senti pendant les longues heures de cette nuit cruelle, les tortures préparées pour faire souffrir cruellement votre Fils bien-aimé, faites-moi participer aux tourments de votre cœur maternel afin que je déteste en moi-même les causes de ses douleur. Ainsi soit-il.

Considère, ô mon âme, comment le Divin Sauveur, après avoir lavé les pieds de ses disciples, institué en leur présence le Sacrement de son Corps et son Sang, et après avoir pris congé d'eaux en des termes émus et sublime, s'est rendu suivant son habitude dans le jardin de Gethsémani, afin d'être découvert par ses ennemis plus aisément. Et leur à dit: « Restez ici, tandis que je m'en irai prier là-bas.... Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation » (Mt 26, 36 et 41). Il s'était offert spontanément aux ordres de Dieu son Père, parce que lui l'avait voulu, mais il suivit cet ordre de manière à ce que sa douloureuse Passion puisse satisfaire sa justice et dans le même temps nous amener à l'aimer; car le but final de ses souffrances était l'amour. Et Jésus « commença à ressentir tristesse et angoissse » (Mt 26, 37). Son Père aimant voulait qu'il sacrifiât non seulement son corps mais aussi son âme avec toutes ses puissances; et ce fût de la partie la plus noble de son Humanité qu'il voulu commencer le sacrifice de la rédemption. Aussi, avant l'arrivée de ses ennemis, il priva sa sainte humanité du soutien qu'elle recevait de la Divinité, et, découvrant, dans le même temps, toutes les souffrances qu'il aurait à endurer, cette nouvelle l'emmena à une agonie mortelle. Son âme vit se dérouler devant elle toutes les souffrances, tous les tourments dont pâtirait son corps; la flagellation, les épines, les clous, la croix, le fiel, le vinaigre, les souffrances de son âme: la trahison de Judas, la fuite honteuse de ses disciples, le reniement de Saint Pierre, les calomnies des prêtres, les injustices des juges, les affronts des soldats, les ignominies faites à sa personne divine, le mépris fait à sa doctrine et à ses miracles, le triomphe de ses ennemis, les blasphèmes de la populace, l'abandon dans lequel le laisserait son Père quand il serait sur la croix et la douleur vue de sa mère désespérée. C'est alors que la peur et l'ennui, le dégoût et l'amertume, l'abattement et la tristesse s'emparèrent de son âme au point de l'en faire mourir. C'est pourquoi il a dit à ses disciples: « Mon âme est triste à en mourir » (Mt 26,38). O Cœur affamé de mon aimable Rédempteur, comment êtes-vous arrivé à tant de désolation? Qui donc vous a poussé à endurer les angoisses et les horreurs de la mort? Ce tourment, qui fut le premier de votre passion, fut aussi, sans aucun doute le plus violent, puisqu'il réussit à vous arracher cette prière à votre Père: « Etant allé un peu plus loin, il tomba face contre terre en faisant cette prière: Mon Père, s'il est possible que cette coupe passe loin de moi! A laquelle vous avez aussitôt ajouté: Cependant, non pas comme je veux, mais comme vous voulez » (Mt 26:39). Vois, ô mon âme, ton Jésus, ton Père aimant qui s'adresse aux disciples pour chercher une consolation et qui les trouve abattus par sa propre faiblesse. S'adressant de nouveau à son Père, il le trouva ferme et inflexible. « Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir. Et il dit à Pierre: Ainsi, vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi! Veillez et priez pour ne pas entrer en tentation: l'esprit est ardent, mais la chair est faible. A nouveau, pour la deuxième fois, il s'en alla prier: Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que votre volonté soit faite! (Mt 26, 40-42). Cette prière, il la refit une troisième fois et sa tristesse s'était tellement accrue qu'elle semblait plus dans l'agonie d'un moribond que la douleur normale d'un homme qui souffre. « Entré en agonie, il priait de façon plus instante » (Luc 22, 44). La lutte qui s'ensuivit alors entre la partie inférieure de l'âme pleine de répugnance et la partie supérieure pleine de soumission fut la cause d'un bain de sueur de sang si abondant qu'après avoir mouillé ses vêtements, il baigna également la terre où il priait. C'est ainsi que s'abandonna Celui qui était le défenseur de tous les hommes. Et c'est ainsi que s'avérèrent les paroles du Prophète Royal: « J'espérai la compassion, mais en vain, des consolateurs, et je n'en ai pas trouvé » (Ps. 68, 21). O très affligé Jésus, c'est donc ainsi que vous voulez gagner mon amour? En assumant la même infirmité et la même misère compagnon des affligés ? O que de merveilleux enseignements vous me donnez par ce Mystère!

O Mon âme, les raisons de cette tristesse mortelle de ton Jésus, comme Il le révéla à la Bienheureuse Battista Varani, furent au nombre de quatre: La première: la damnation d'une quantité innombrables d'âmes, malgré sa très cruelle mort. « Considère, ô ma chère, disait Jésus à la Bienheureuse, quels furent mon martyre et ma douleur de voir que pour tant de membres qui avaient séparés de moi, tant d'âmes seraient damnés! Et chaque membre se séparait autant de fois qu'une âme péchait mortellement ». La grandeur et la multitude infinie des péchés du monde étaient donc distinctement présent à son esprit avec une claire vision de la Majesté Divine offensée par tant de délits rendus plus grave par le mépris de son amour. En outre, bien peu d'hommes auraient pu profiter de son amour pour tous. Par conséquent, il ne trouverait d'autre consolation que dans la parfaite soumission aux décrets de son père qui voulait qu'il souffrît pour ceux-la mêmes qui ne profiteraient point de sa Passion. La deuxième: Les péchés et les peines de tous les élus. « Tous les membres des élus, qui étaient sur le point de pécher mortellement, disait le bon Jésus, m'affligèrent et me crucifièrent lorsqu'ils s'éloignèrent de moi. Puis, je sentis et j'éprouvais alors toutes leurs amertumes, les martyres, les pénitence, les tentations, les infamies de leur vie et aussi les peines de leur purgatoire, comme tant de membres de mon corps ». La troisième: la Sainte Vierge, sa Mère, qu'il aimait d'un amour infini, ses chèrs et bien-aimés disciples et apôtres pour lesquels son amour avait été plus grand que celui d'un père pour ses fils; et Marie-Madeleine, en même temps disciple et pénitente qui, bien que le connaissant peu, souffrit plus que tout, de sa Passion et de sa Mort. La quatrième: L'ingratitude du peuple juif, que Dieu avait fait son peuple élu et qu'il avait comblé de bienfaits et de prodiges, tout comme celle de son aimé Judas le traitre. Jésus, agenouillé devant ce traître, lui avait lavé ses pieds, l'avait embrassé avec la plus grande tendresse, et lui avait parlé en toute sincérité de son amour infini, l'ingratitude de toutes les créatures, qui, pire que Judas, l'auraient trahi pour de vils plaisirs ou pour de vils intérêts. O Seigneur, quelle part aurais-je pris à votre tristesse! Quelles impressions devraient faire votre cœur très pur et innocent mes péchés, mes rechutes, mes infidélités, mes lâchetés? Que suis-je malheureux! Ne serai-je donc jamais pour vous un sujet de joie et de consolation? Oh combien est différend l'objet de mes peines et celui qui occasionna votre tristesse mortelle! O cœur chagriné de mon Dieu, vous vouliez par cette tristesse et cette sueur de sang expier la folle attitude des impies et la tranquillité insensée avec laquelle les pécheurs sont endormis sur leur péché sans avoir peur d'être surpris par la mort temporelle et éternelle. Vous vouliez expier pour ces joies, ces goûts, ces plaisirs, ces désirs de la vie, ces espérances pour lesquelles j'abandonne mon coeur même si votre Loi ne le permets pas. Vous vouliez réparer pour ces fausses contradictions de mon cœur et pour mes conversions sans douleur intérieure. Vous vouliez sanctifier en moi et en tous les hommes ces mêmes passions de la tristesse, de la peur, de l'ennui, du dégoût et de la peine que j'éprouve sur la voie de la vie spirituelle, et vous vouliez me consoler quand j'en souffre et ne mériter la grâce de les supporter avec patience, avec résignation, avec joie. Vous vouliez me fortifier comme vous aviez fortifié tant de martyrs à défier joyeusement la mort et à me préparer à la pénitence comme vous aviez inspiré tant d'autres fidèles à s'exercer dans les plus dures pénitences. O comme votre amour est doux, bon et plein de pitié! O Cœur très doux de Jésus, combien je vous remercie d'avoir tant souffert! Le sauveur voulut souffrir cette agonie pour te faire comprendre, ô mon âme, la valeur de la pénitence des sens, de l'humiliation et de la contradiction de l'amour propre. Pour t'enseigner que personne ne sera jamais jugé pour la faiblesse de sa chair, mais pour l'obéissance à la volonté de Dieu, il éprouva une tristesses mortelle, proportionnée à sa vertu; et il le fit aussi pour te convaincre que Dieu, qui distribue comme il lui plaît, les misères de la vie, ne permettra jamais que celles-ci soient supérieurs à tes forces. Il voulut te faire connaître qu'il y avait deux volontés en lui: celle de la faiblesse humaine, qui se refuse de souffrir et cherche le plaisir, et celle de la conformité à la volonté de Dieu. Le chrétien ne doit pas se croire ennemi de Dieu, parce que sa chair se révolte contre l'esprit et aime ses plaisirs; mais il doit tenter de soumettre sa chair et il doit se persuader que celle-ci ne peut nuire à l'esprit tant que celui-ci se soumet pleinement à la volonté et aux lois de Dieu. Un Ange descendit du ciel pour consoler Jésus non pas parce qu'il lui manquait du courage nécessaire pour combattre la faiblesse humaine, mais pour montrer à tous ceux qui souffrent que leurs consolations et leur forces doivent venir du ciel; car Dieu n'oublie personne dans l'adversité. Là ou est la souffrance, Dieu est toujours présent. Finalement, Jésus prie son Père. Il savait bien qu'il ne pouvait se soustraire à la Passion, mais il voulait te démontrer, ô mon âme, cette vérité si nécessaire: que le secours divin ne consiste pas toujours à te délivrer des peines que Dieu t'a envoyées, mais à te les faire supporter avec une humble soumission et en pleine et entière conformité, en restant toujours unie à Lui, dans son amour.

Acte de Réparation au Cœur Agonisant de Jésus

O Cœur paisible et agonisant de mon Sauveur, acceptez, je vous en prie, en échange des trois heures d'agonie durant lesquelles vous avez été plongé dans les ondes profondes d'une mer de désolation, cette heure de prière et cette journée que je consacre à la mémoire de votre cœur attristé. Acceptez cette sainte Messe à laquelle je vais assister et à la Communion que je faire réparation de toute la douleur que vous a causé la vue de mes péchés. Acceptez aussi toutes mes douleurs, mes peines, mes contrariétés, non seulement jour, mais de toute ma vie. O Cœur aimant de mon Père, de mon Frère, de mon Epoux, Cœur plein de douceur et de patience, à quel excès de souffrances vous a poussé votre amour! Et que devez-vous faire de mon amour? Ah Seigneur! dans l'amertume de mon âme, je vous dirai: J'éprouve de la douleur de vous avoir déçu et je veux à l'avenir vous aimer plus que je ne l'ai fait jusqu'à présent! » Quand donc vous connaîtrai-je, ô mon Dieu? Quand donc vous rechercherai-je sans entraves? Quand donc vous obéirai-je sans inconstance? Quand vous dirai-je avec un cœur sincère: « Que votre Volonté soit faite »? Prenez mon cœur, ô Jésus, et mettez-le dans le vôtre afin que je vous comprennent et vous aime. O Cœur enflammé de la très grande charité, enflammez mon cœur par votre amour afin que je puisse vous recevoir dignement, que je sois tout à vous aujourd'hui, toute ma vie et pendant toute l'éternité. Ainsi soit-il.

Prière au Saint Cœur de Marie pour obtenir la conformité à la Volonté de Dieu

O Bienheureuse Mère de Dieu, ô Vierge Immaculée, que vous fut cruelle la croix de votre ton cœur, en cette douloureuse nuit où Jésus, abandonné de ses disciples, fut plongé dans une mortelle agonie! Vos yeux ne purent se fermer au sommeil et vous avez passé ces longues heures de l'agonie dans les larmes et les soupirs, unie en esprit à votre très doux Jésus.  O très douce Mère, vous l'aviez-vu, ce divin Fils, avant qu'il aille à sa Passion, pâle mais généreux, venir vous faire ses derniers adieux et vous demander votre bénédiction; vous aviez vu son âme blessée et dans ses yeux mouillés, vous aviez vu la Volonté du Père éternel qui le condamnait à mort, lui son propre Fils, votre Fils, pour racheter mon âme au prix de tout son Sang et vous aviez été condamné en même temps à avoir votre Cœur très pur crucifié au pied de la Croix sur le Calvaire. Un océan d'angoisse submergea alors votre doux Cœur déjà blessé par l'acuité du couteau de Siméon. Douloureuse nuit s'il en fut jamais pour le cœur d'une Mère comme vous, ô Marie! Quelle âme humaine pourra comprendre les prières que vous avez adressées à Dieu ce matin-là et les paroles dictées par votre Cœur enflammé ? « O Jésus, mon Fils, disiez-vous, ô mon Fils, mon très doux Jésus, qui vous a enlevé à moi? Qui vous a séparé de votre tendre Mère? Pourquoi ne vous vois-je plus, ô lumière de mes yeux? Qui me permettra, ô Jésus, mon Fils, de souffrir et mourir pour vous ? » Pourquoi pas mon âme ne se fond-elle pas à la vue de votre douleur? O pieuse Mère et la plus affligée entre toutes les mères, vous pliez la tête sous les ordres divins, vous buvez le calice jusqu'à la lie avec une parfaite soumission à la volonté de Dieu; et je veux vous suivre, et je compatis à vos douleurs. O Marie, vous le reverrez votre fils, mais sur le Golgotha, sur les monts de la douleur, crucifié, moribond, sans réconfort. Obtenez-moi, par les angoisses que vous avez endurées, par votre parfaite conformité à la volonté de Dieu, que mon cœur devienne semblable au vôtre et sois toujours soumis à la sainte Volonté de Dieu. Ainsi soit-il.

Vertu: La conformité à la Volonté de Dieu

Pratique: Dès le lever du soleil, préparez-vous à unir votre volonté à celle de Dieu en toutes choses, qu'elles soient favorables ou défavorables. Répétez souvent dans la journée cette prière de l'Imitation de Jésus-Christ: « Faites de moi, ô Seigneur, ce qu'il vous plaira, car votre serviteur est prêt à vous obéir ». La pratique de cette oraison jaculatoire est un moyen très efficace pour arriver à la plus haute la perfection.

Oraison jaculatoire: O Marie, miroir de patience, soyez mon secours dans les tentations.

Prières avant la Communion du Sixième Samedi

Mon très aimé Sauveur, vous n'avez point eu horreur de poser vos lèvres saintes et pleines de vérité sur le visage livide et menteur du traître Judas. Vous l'avez même appelé du doux nom d'ami: « Ami, fais ta besogne » (Mt 26 50) et vous voulu encore, par un baiser, gagner le cœur de ce malheureux. Hélas mon âme est encore plus traitresse que celle de Judas est mon âme: car souvent je vous ai reçu,ô mon Dieu et ensuite j'ai blessé cruellement votre cœur si humble et bon! Mais votre patience augmente ma confiance en vous. Vous attendiez de Judas une parole de repentir qui l'aurait sauvé. Cette parole je veux, moi, vous la dire et vous la répéter cent fois: ô Jésus plein de clémence, mon âme est pleine de remords de vous avoir offensé. Pardonnez-moi mon Dieu, pardonnez-moi! Je sens maintenant dans mon âme ces paroles que vous avez adressées à Judas: « Ami, fais ta besogne » (Mt 26 50). Seigneur, je suis venu pour rendre à votre Cœur Divin la consolation que le lui ai enlevée par mes péchés. Comme je désirerai que la terre m'engloutisse quand je vous vois pleurer des larmes de sang pour les péchés que j'ai commis et expier dans une douleur amère tous les instants de plaisir dans lesquels je me suis abandonné! Pourquoi donc suis-je né si je dois être pour vous un sujet de tant d'afflictions! Ayez pitié de moi, ô miséricorde infinie: je vous en supplie, par la tristesse mortelle que vous avez ressentie lors de votre agonie, par le sang versé, par l'amour que vous me portez, faites qu'après vous avoir offensé je sois digne de souffrir pour vous. O Ange qui avez réconforté Jésus, aidez-moi maintenant à aimer Jésus dans le Sacrement de l'Autel; et vous, mon Ange Gardien, et vous, Esprits Saints bienheureux qui entourez le trône de Dieu, Michel, Gabriel, Raphaël, assistez-moi en cet acte de sacrifice et d'amour. Et vous, Mère pleine de douleurs pour mes péchés, faites-moi participer à votre amour et à votre douleur. O Cœur déchiré de douleur de Jésus, je vous offre le Cœur très aimant et très affligé de votre très Sainte Mère, afin d'obtenir la grâce de bien vous recevoir ce matin, en réparation de mes péchés et de ceux de tous les hommes. Donnez-moi une étincelle de l'amour que vous me portez, ô Cœur aimant de Jésus, afin que je puisse bien me connaître, me haïr et me rendre moins indigne de vous recevoir. Levez-vous et allons, avez-vous dit à vos disciples dans le jardin de Gethsémani. Lève-toi et va, ô mon âme, voici ton Jésus qui vient au-devant de toi; jette-toi dans ses bras et tu y trouveras la paix.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je vous offre la Communion que je vais faire. Je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prières après la Communion

Que votre amour pour nous est immense, ô mon Jésus, mon ami, mon frère et l'époux de mon âme! Plus perfide que Judas, je vous ai trahi mille fois et pourtant vous m'avez non donné maintenant le baiser de paix, mais vous avez voulu encore vous donner à moi comme nourriture, vous unir à moi et me transformer en vous, moi qui ne suis qu'une vile et indigne créature et vous qui êtes un Dieu infiniment grand et infiniment bon! Qui suis-je, ô amour divin, pour mériter tant de bienfaits? Vous avez voulu commencer ma rédemption avec l'agonie très douloureuse de votre âme bénie et moi, en réparation des outrages de tous les hommes et des miens en particuliers, je vous consacre mon âme. Faites de moi, ô Seigneur, tout ce qu'il vous plaira: je m'abandonne à vous sans réserve. Je vous consacre ma volonté: rendrez-la conforme à la vôtre. Je vous consacre mon imagination: guidez-là, préservez-la des ténèbres impures dont le démon voudrait l'entourer. Je vous consacre ma mémoire afin qu'elle ne s'attache qu'à vous; mon intelligence afin qu'elle ne pense qu'à vous. Mais vous le savez, ô mon Dieu, je ne suis qu'une pauvre et faible créature; c'est à vous qu'il appartient de me changer. O cœur très Doux de mon Jésus, je ne puis vous aimer comme je le dois si vous n'enflammez pas mon amour, ni venir à vous si vous ne m'attirez pas à vous, ni même m'appuyer sur vous si vous ne me soutenez pas. Et comme tout doit être vôtre, prenez-moi donc, ô Seigneur, possédez-moi, afin qu'étant entre vos mains, je ne sois plus à moi. Je m'abandonne à votre amour: guidez-moi, transformez-moi, liez-moi, purifiez-moi, faites de moi tout ce qu'il vous plaira, mais ne permettez pas que je me sépare de vous. Les pertes, les tentations, les adversités qui m'arriveront désormais deviendront par vos mains divines la source de grâces que vous me destinez pour me conduire à la vie éternelle. O Cœur Divin et prévoyant de mon Jésus, ô vrai Père de mon âme, ne prêtez pas attention à cette volonté rebelle, faible, inconstante et ennemie de mon propre bien. O ma Mère, unissez mon cœur à celui de votre Jésus: changez mon cœur avec le vôtre, si humble, si patient, si doux, si pur et conforme à la volonté de Dieu. O Anges du Paradis, et vous Cour céleste fondée sur le sang et les souffrances du Divin Sauveur, obtenez-moi l'amour et les grâces qui viennent du sang de cet Agneau de Dieu afin qu'avec vous je jouisse des plaisirs de ce très doux Amant. Ainsi soit-il.

Invocations à Jésus après la Communion

Âme du Christ, sanctifiez-moi; Corps du Christ, sauvez-moi; Sang du Christ, enivrez-moi; Eau du côté du Christ, lavez-moi; Passion du Christ, fortifiez-moi; ô bon Jésus, exaucez-moi; dans vos blessures, cachez-moi; ne permettez pas que je sois séparé de vous; de l'ennemi, défendez-moi; à ma mort, appelez-moi; ordonnez-moi de venir à vous, pour qu'avec les saints je vous loue dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Prière pour demander la grâce dont on a besoin

O mon Sauveur et mon Dieu, pour votre Naissance, par votre Passion, par votre Mort, et par votre Résurrection glorieuse, faites-moi cette grâce (ici on expose la grâce que l'on désire). Je vous la demande au nom du Mystère de votre Incarnation en l'honneur duquel je viens de recevoir Votre Corps Sacro-Saint et Sang Divin, je vous la demande encore au nom de Marie Immaculée, au nom de votre Très doux cœur, par Votre très Saint Nom, ô mon Jésus, par lequel vous avez promis d'accorder toute grâce. Ainsi soit-il.

Prière de demande à la Bienheureuse Vierge de Pompéi

Reine très glorieuse du Saint Rosaire, qui avez choisi Valle de Pompéi pour un nouveau Trône de votre puissance, Fille de de Dieu le Père, Mère de Dieu le Fils et Epouse de Dieu le Saint Esprit, je vous en conjure, par Vos joies, par vos douleurs, par vos gloires, par le Mystère de l'Incarnation en l'honneur duquel je me suis approché de la Sainte Table, daigner m'accorder cette grâce. (ici on demande la grâce).

Prière à Saint Joseph

O Saint Joseph, auguste Père de Jésus et notre Père glorieux à qui Dieu a confié son Fils bien-aimé, le Saint Esprit, son Epouse très chaste époux, et la Vierge Marie, la garde de sa virginité, vous qui pouvez tant auprès de Jésus et de Marie, demandez-leur et obtenez-moi cette grâce (on expose ici la grâce désirée). Jésus, Marie, Joseph, faites que pour vous je vive, pour vous je souffre et que pour vous je meure: que tout soit vôtre, que rien ne soit mien. Ainsi soit-il.

Prière à Jésus Crucifié

Me voici, ô bon et très doux Jésus, prosterné en votre présence. Je vous prie et je vous conjure avec toute l'ardeur de mon âme d'imprimer dans mon cœur de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, un vrai repentir de mes fautes et une volonté très ferme de m'en corriger ; tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : « Ils ont percé mes mains et mes pieds, ils ont compté tous mes os » (Ps. 21).

Réciter le Notre Père, Je vous salue Marie et Gloire au Père, les intentions du Souverain Pontife.

(Indulgence plénière, les vendredis de Carême, après la communion, devant la représentation de Jésus-Christ crucifié ; indulgence partielle, en action de grâce après la communion).

Prière

Par vos Plaies Divines, ô Seigneur, je demande le triomphe et l'exaltation de la Sainte Église, votre épouse, dont le Souverain Pontife en est le chef visible; l'extirpation de l'hérésie et de l'idolâtrie, la paix entre les nations, le conversion des pécheurs, je vous recommande tous mes parents, amis, ennemis, mes bienfaiteurs spirituels et temporels, tous ceux qui prient pour moi, et qui me demandent de ne pas les oublier dans mes prières, particulièrement tous les associés et les bienfaiteurs du Sanctuaire et des oeuvres de Pompéi et tous les membres de la Pieuse Union pour Agonisants créé en Sanctuaire de Pompéi. J'offre cette indulgence aux âmes du Purgatoire.

Prière à la Vierge du Saint Rosaire de Pompéi pour implorer son amour et sa protection durant la vie et la mort

O Marie, Mère Immaculée de Jésus, ma tendre Mère, Reine du Très Saint Rosaire, vous qui avez daigné choisir pour demeure la vallée désolée de Pompéi, pour illuminer le monde de la lumière de vos grâces et de vos miséricordes, daignez poser sur de moi vos yeux remplis de compassion et acceptez-moi comme votre serviteur et comme votre enfant qui vous aime et qui vous dit à haute voix: « Mère de Miséricorde! » Ecoutez mes gémissements: que vos pas immaculés m'ouvrent le chemin de la pureté et de la paix. Que sonne à mes oreilles la douceur de votre voix, ô ma douce Dame, car vos paroles sont celles de la vie. Ouvrez vos mains pleines de grâce, et secourez votre indigne serviteur indigne, qui vous appelle, délivrez-le des pièges de ses ennemis. Etendez jusqu'à moi les douces chaînes de votre couronne, avec lesquelles vous attirez à vous les cœurs les plus rebelles et rendez mon cœur captif afin qu'il ne s'éloigne plus jamais de vous. O Rose de toute pureté, que l'odeur de vos parfums me porte à l'amour du Paradis. O chère Rose du Seigneur, je soupire d'amour et de douleur. Attendrissez mon cœur par vos larmes; touchez-le par votre compassion; rendez-le sensible à vos douleurs et fortifiez-le par votre grâce. O Marie, Mère pleine de grâces, priez pour moi. Prenez-moi comme votre serviteur. Faites que je me confie toujours à vous, que je pense toujours à vous, que je fasse toujours appel à vous, que je vous serve toujours vous, que je vous aime toujours. Que pour vous, je vive, j'agisse, je souffre et je meure. Et à l'heure de la mort, délivrez-moi du démon, et conduisez-moi à Jésus, votre Fils et mon juge. O Cœur Immaculé de la Mère de Dieu, source inépuisable de la bonté, de douceur, d'amour et de miséricorde, prenez mon cœur, rendez-le au vous. Purifiez-le, sanctifiez-le, détachez-le de l'amour des créatures et que le feu divin qui vous consuma puisse consumer mon cœur dans le temps et dans l'éternité. Ainsi soit-il.

Memorare à la Vierge de Pompéi

Souvenez-vous, ô très miséricordieuse Vierge du Rosaire de Pompéi, qu'on a jamais entendu dire que qu'un de vos dévots qui ait, par le Rosaire, demandé votre aide ou imploré votre secours, ait été abandonnée. Animé d'une telle confiance, je viens à vous, ô Mère de Miséricorde, Vierge des vierges, puissante Reine des Victoires. Gémissant sous le poids de mes péchés, je me prosterne à vos pieds en implorant la miséricorde, en demandant grâce. Ne rejetez pas ma prière, ô Mère du Verbe, par votre Sacro Saint Rosaire, par la prédilection que vous avez montré pour le sanctuaire de Pompéi, écoutez-moi et exaucez-moi. Ainsi soit-il.

Dire trois fois: Reine du Très Saint Rosaire, priez pour nous. Réciter ensuite les Litanies de la Sainte Vierge. Une prière pour la glorification du bienheureux Bartolo Longo. Un Ave pour tous les associés du Sanctuaire de Pompéi dispersés à travers à travers le monde et qui se recommandent à nos prières, un Ave au Cœur Immaculé de Marie pour la conversion des pécheurs, avec les invocations suivantes: Doux cœur de Marie, soyez mon salut. Refuge des pécheurs, priez pour nous, O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à vous. Notre-Dame du Rosaire de Pompéi, priez pour nous. Bénie soit la Sainte et Immaculée Conception de la Bienheureuse Vierge Marie Mère de Dieu. Enfin, on demande la bénédiction à Jésus, Marie et Joseph.

Grâces de la Très Sainte Vierge de Pompéi

À Capri, grâce obtenue par la dévotion des Quinze Samedis

Le récit suivant, convalidé par l'attestation du médecin, fut publiée dans « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi », cahier de Septembre 1887, page 556. Madame Cherubina Licorio, de Capri, après de nombreuses souffrances, sut, en Juillet 1886, qu'elle avait un cancer à l'abdomen. Les médecins, Messieurs Masotina, Rispoli et Fischetti, déclarèrent nécessaire une opération chirurgicale assez difficile et osée, pour lui éviter une mort fatale. Quand elle apprit la nouvelle, la pauvre femme tomba dans un état de dépression terrible et avec sa soeur, qu'elle aimait tendrement, elle ne fit que pleurer et prier du matin au soir. Entre temps Madame Annunziata Fischetti, ayant appris le cas malheureux de son amie Licorio, s'empressa de lui apporter le livre des Quinze samedis du Rosaire, publié à Valle de Pompéi et expédiés par le dit Sanctuaire. Madame Licorio, réanimée et réconfortée dans la foi à la lecture du livre, se dédia tout de suite à commencer le pieux exercice qui devait se terminer en Novembre. Elle Priait avec foi et espérance, mais s'estimant indigne de recevoir un miracle, elle ne voulut point renoncer à tous les moyens humains et a l'efficacité de Dieu, auteur de la Science, a donné à la science humaine. Aussi, ayant entendu dire qu'à Florence, il y avait un médecin spécialiste en une telle maladies, elle partit pour se faire opérer par celui-ci. Mais elle voulut que cette opération se fasse un samedi, afin que la Vierge de Pompéi pût l'aider dans la difficile opération et obtenir pour elle une heureuse réussite. Mais la clémente reine de Pompéi, qui ne laisse jamais dépasser en générosité par ses fils, et récompense largement les personnes qui l'honorent avec le saint exercice des Quinze samedis de son Rosaire, voulut marquer cette journée par un prodige stupéfiant. Le matin du 22 Novembre 1886, Madame Cherubina accomplissait le dernier des Quinze samedis, à Florence, et au cours de ce même matin, elle se présenta chez le docteur pour être opérée. O grâce prodigieuse!... La tumeur avait complètement disparu!... Madame Licorio voulut que cette grâce fut publiée pour la plus grande gloire et le plus grand honneur de la Sainte Vierge de Pompéi. Le docteur Fischetti accepta d'écrire une attestation dans laquelle il décrivait la nature du mal dont souffrait sa patiente et la guérison survenue sans l'opération projetée.

À Pérouse, Madame Esther Boccioli

Madame Esther Boccioli, de Pérouse, à la suite d'une chute douloureuse, se trouva avec le bras disloqué et comme les médecins ne le remirent pas tout de suite en place, l'os resta en dehors de son articulation et son mal fut déclaré inguérissable. Après six mois de souffrances qui l'empêchèrent de faire un quelconque travail, elle s'adressa à la Vierge de Pompéi par la dévotion des Quinze samedis. Elle commença cette pieuse pratique le 24 août 1889, et quatre jours après, sans savoir comment, elle trouva son bras remis en place et complètement libre dans ses mouvements. Mesdames Aldina Brugnali, Teresa Boccioli, Anne Bagnolini, Luigia Bagnolini sont les témoins de ce miracle. (Du Périodique « Le Rosaire et la Nouvelle Pompéi, 5e année).

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21 novembre 2009

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 13/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Treizième mardi

Saint Antoine de Padoue dans la gloire


Notre Bienheureux Père saint Antoine a donc quitté cette terre, le lieu de son exil, et il est entré dans le lieu de son repos, au séjour de la gloire, dans le beau Paradis! O le Paradis, le beau Paradis! Ah! chaque fois que nous essayons de parler de la beauté du ciel et du bonheur des élus, notre entendement se confond et notre langue reste muette. Le grand docteur de l'Eglise, saint Augustin, voulut un jour, à la prière de Sévère, son ami, faire un Traité sur la beauté du ciel. Se disposant à écrire à saint Jérôme pour le consulter sur une matière si difficile, tout-à-coup, c'est lui-même qui le raconte, une lumière insolite et que rien ne peut dépeindre, éclaire sa cellule et la remplit de parfums dune suavité inconnue. Etonné et comme hors de lui-même, il entend alors clairement une voix qui lui dit: Que veux-tu donc faire, Augustin? Crois-tu pouvoir enfermer dans une petite coupe la mer tout entière; embrasser la terre avec ta main? Veux-tu voir ce que l'œil n'a point vu, comprendre ce qui est incompréhensible?... C'était la voix de saint Jérôme, mort ce jour-là même à Bethléem, et qui, au moment de son entrée en Paradis, veut faire sentir à Augustin qu'un tel bonheur est indescriptible. Va, en effet, l'Apôtre saint Paul, rappelant les paroles du prophète Isaïe, dans sa première épître aux Corinthiens, leur dit: L'œil n'a point vu, l'oreille n'a point entendu, et le cœur de l'homme n'a jamais compris ce que Dieu a préparé à ceux qui l'aiment. Un peu plus tard, dans sa dernière lettre aux Corinthiens, il parle de son grand ravissement jusqu'au troisième ciel; et là il entendit et vit des choses si merveilleuses et si souverainement belles que sa langue demeure radicalement incapable de les redire! Lucifer lui-même qui avant sa chute a joui de l'ineffable beauté de Dieu, est incapable d'en donner une peinture, bien qu'il en ail conservé le souvenir, comme il l'a confessé plusieurs fois dans des exorcismes. Un Religieux de l'Ordre de saint Dominique faisant un jour un exorcisme, adressa au démon cette question: Dieu est-il beau ? Le démon lui répondit par la bouche du possédé: Je l'ai vu un peu plus d'un moment; mais si je pouvais le voir encore une fois de même, je souffrirais volontiers jusqu'au jour du jugement toutes les peines des damnés dans l'enfer! Une autre fois, c'était en 1634, aux célèbres exorcismes de Loudun. Là, on exorcisait plusieurs possédés. L'exorciste interrogea aussi le démon et lui dit: Que ferais-tu pour voir le bon Dieu? Je consentirais à grimper le long d'une colonne qui irait du fond des enfers jusqu'au sommet du ciel, toute hérissée de pointes aigües, de lames tranchantes, d'épines déchirantes; je consentirais en outre à souffrir dix mille ans, uniquement pour avoir le bonheur de contempler Dieu dans le ciel, durant une seule minute! Ah! si les hommes lavaient ce qu'ils perdent, en perdant la grâce de Dieu! Pour nous, âmes pieuses, ne nous exposons jamais à perdre la grâce du bon Dieu ; mettons-nous sous la protection des Saints, nous qui sommes les enfants! des Saints et qui attendons comme eux une vie meilleure dans le beau Paradis. Car, dit saint Augustin, si nous ne pouvons décrire la beauté du ciel, nous pouvons, si nous le voulons, acquérir le ciel les Saints, les amis du bon Dieu! déjà, dès ici-bas, ils avaient comme un avant-goût du Paradis, lorsque le bon Dieu les favorisant de ses grâces de choix, ils étaient ravis hors d'eux-mêmes dans de douces et célestes extases. Notre Père saint François entendit un jour un Ange jouant d'un instrument de musique, et il faillit en mourir de plaisir. Le bienheureux Bernard de Quintavalle, son premier disciple, étant triste, un jour fut consolé par l'apparition d'une simple main qu'il vit dans les airs : cette main tenait un archet, et en donna un seul coup du ciel vers la terre, et il s'en dégagea une harmonie si grande, une douceur si excessive, que si la main, dit-il lui-même, avait ramené l'archet de la terre vers le ciel, son âme se serait séparée de son corps, tant la mélodie qu'il entendait était suave. Est-ce que saint Joseph de Copertino, à la seule vue d'une image de Marie, n'a pas été plusieurs fois soulevé de terre dans de grands ravissements? Nous avons connu nous-même un jeune Religieux que la simple pensée de la beauté de la sainte Vierge faisait tomber en extase! Tâchons donc de devenir nous-mêmes des saints en imitant leurs vertus. Nous oublions trop tout ce que, en vivant saintement, nous pourrions faire de bien sur la terre. Que d'âmes dans le Purgatoire seraient délivrées de leurs peines! que de pauvres âmes pécheresses obtiendraient la grâce de leur conversion! et quelle belle couronne nous nous préparerions aussi nous-mêmes, pour le beau Paradis! Voici un exemple choisi entre mille de ce qu'une âme pieuse peut obtenir de Dieu, par l'intercession des Saints, et surtout par l'invocation de la Reine des Saints, Marie notre tendre Mère. Une servante de Dieu, la sœur Séraphine de Capri priant un jour la sainte Vierge dans la Neuvaine de son Assomption, lui demanda la conversion de mille pécheurs et elle craignit ensuite d'en avoir demandé trop; mais la Mère du Sauveur lui apparut et la reprit de sa vaine appréhension, en lui disant: Pourquoi crains-tu? ne suis-je pas assez puissante pour obtenir de mon Fils le salut de mille pécheurs. Cela est déjà fait, les voilà. Alors, elle la conduisit en esprit dans le Paradis, et elle montra des âme sans nombre, qui avaient mérité l'enfer, et qui, sauvée par son intercession, jouissaient de la béatitude éternelle! Si nous voulons donc faire beaucoup de bien si la terre et obtenir par là un jour nous-mêmes la grâce du Paradis, pratiquons dès ce moment, tout ce que les saints ont pratiqué, soyons nous-mêmes des saints et surtout ayons, comme eux, à l'exemple de saint Antoine, une dévotion vraie, sincère, toute filiale envers la Très sainte Vierge Marie! Car nous le rappelons en terminant: Un vrai serviteur, une vraie servante de Marie ne saurait périr. Louée soit donc à jamais la bonté infinie de notre Dieu qui a daigné nous donner dans le ciel une avocate telle que Marie, laquelle comme Mère de notre Juge et comme Mère de miséricorde, peut intercéder efficacement pour nous dans la grande affaire de notre salut, et nous introduire, après cet exil, dans le beau Paradis !


Exemple


Un homme résidant près de Padoue, voulant connaître par les démons certaines choses secrètes, se plaça une nuit dans un cercle magique avec un certain clerc qui par l'art de la magie savait invoquer les démons. Lors donc que cet homme fut placé dans le cercle et que le susdit clerc eut invoqué les démons, ceux-ci accoururent avec grand fracas et de grands rugissements. Et comme cet homme épouvanté ne savait quoi dire aux démons, les esprits infernaux, séance tenante, lui arrachèrent la langue de son palais et les yeux de sa tête. Après ce terrible traitement, salaire de sa coupable imprudence, cet homme, brisé extérieurement par la douleur de ses yeux arraché» et de sa langue détruite, et extérieurement par l'énormité de sa faute et l'impossibilité de la confesser à un prêtre, eut recours à l'intercession de saint Antoine et mit toute sa confiance en lui. Il se rendit donc au couvent des Franciscains et là passa de longs jours et de longues nuits à prier et conjurer le Seigneur de lui venir en aide par la puissante intercession du grand Thaumaturge saint Antoine. Or, un jour tandis que les Religieux chantaient à la messe le Benedictus qui venit in nomine Domini et que le prêtre élevait la sainte Hostie à la consécration, de nouveaux yeux revinrent à cet homme, à la place des premiers. Un tel miracle groupa immédiatement autour de lui tous les assistants, et ils s'unirent à lui d'un seul cœur et d'une seule âme pour conjurer le Seigneur qu'il daignât, dans sa grande bonté et par les mérites du Thaumaturge, compléter cette œuvre sainte pour cet infortuné, en lui rendant aussi sa langue. Lorsque le chœur eut entonné l'Agnus Dei, et qu'il eut terminé le chant par les mots: dona nobis pacem Dieu, dans sa bonté rendit à cet homme la langue et la parole, et celui-ci s'en servit sur le champ avec une indicible joie pour remercier le Seigneur et chanter les louanges du grand Thaumaturge saint Antoine.


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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21 novembre 2009

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 12/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Douzième mardi

La mort de Saint Antoine


Pieux lecteurs, nous allons voir aujourd'hui combien est douce la mort de ceux qui toute leur vie ont bien servi le bon Dieu et qui ont beaucoup aimé la Sainte Vierge. La mort des justes est précieuse aux yeux du Seigneur. La mort de notre Bienheureux fut bien la mort du juste. Toute sa vie n'avait été qu'un long acte d'amour pour Dieu, une glorification non interrompue de Marie Mère de Dieu ! Aussi celle qu'il aimait tant à invoquer sous le beau titre: O Gloriosa Domina, comme une bonne et tendre Mère, vint le consoler à l'heure suprême. Notre saint malade, avant de rendre sa belle âme à Dieu, voulut une dernière fois saluer sa Mère, et il chanta, d'une voix presque éteinte, son hymne favorite: O Gloriosa Domina, et tandis qu'il la chantait, il vit la glorieuse Reine du ciel se présenter à lui, avec son divin Fils Jésus. Comme son visage, à ce spectacle rayonnait d'une splendeur toute céleste, et comme il tenait les yeux fixés en haut, un de ses Frères lui dit : " Que voyez-vous donc, vénéré Père? Je vois, répondit le Saint, je vois Jésus et sa très sainte Mère qui m'invitent à les suivre en Paradis! Quelques moments après, son âme se détacha doucement de son corps, et les suivit en Paradis! La mort qui effraie tant les âmes négligentes, et qui est horrible pour les pécheurs, la mort, elle est pleine de douceur pour les âmes justes! Car tel que mourut saint Antoine, notre aimable Père, ainsi meurent tous ceux qui, comme lui, ont beaucoup aimé Jésus et Marie sur la terre. Mais qui donc peut nous dépeindre mieux combien est précieuse aux yeux de Dieu la mort des Saints que les Saints eux-mêmes? Nous laisserons donc parler les Saints, et nous tâcherons, âmes pieuses, de bien comprendre tout leur céleste langage. Saint Jean de la Croix, dans ses Cantiques intitulés: Vive Flamme d'Amour parle ainsi de la mort des justes: La mort des âmes qui ont brûlé de l'amour de Dieu est souverainement suave et douce. La douceur de mourir surpasse tout ce qu'elles ont jamais ressenti de plus doux dans le cours de leur vie spirituelle. La cause de cet inénarrable plaisir qu'elles goûtent en mourant, c'est qu'elles succombent à la force même de l'amour divin. Près de s'unir à Dieu, elles commencent à entrevoir sa beauté qui va se donner à elles et les transformer en soi, et l'impression de béatitude divine, causée par cette vue, est si puissante qu'elles succombent. Ainsi leur mort commence par un élan extatique d'amour qui brise leurs liens et se termine par la claire vision et la pleine possession de Dieu. C'est pour cela que les Saints, au lieu de craindre la mort, soupiraient après elle, trouvant trop long leur exil sur la terre, et la désiraient avec une ardeur irrésistible. Le grand Apôtre avait ce désir, lorsque, écrivant aux Philippiens, il leur disait: Ma vie c'est Jésus-Christ et la mort m'est un gain. Que si cependant je demeure plus longtemps dans ce corps mortel, je tirerai du fruit de mon travail: aussi je ne sais que choisir; je me trouve pressé des deux côtés: car, d'une part, je désire être dégagé des liens du corps et être avec Jésus-Christ, ce qui est sans comparaison le meilleur ; et de l'autre, il est plus utile pour vous que je demeure encore en cette vie! Ecoutons maintenant saint Alphonse parlant de la séraphique Thérèse de Jésus: La mort, objet de la plus grande frayeur des mondains, est ce que désirent le plus les amis de Dieu. Les uns appellent cette vie une prison: saint Paul l'appelle une véritable mort! Mais qui pourrait exprimer la tristesse et les angoisses extrêmes que le désir de mourir faisait éprouver à notre Sainte, surtout depuis le temps où Notre Seigneur l'appela à son parfait amour. Elle écrit, dans sa vie, que le désir qu'elle avait de mourir pour aller voir Dieu était si grand, qu'il ne lui laissait pas même le loisir de penser à ses péchés... La Sainte pensant d'ailleurs au danger où elle était durant sa vie d'offenser Dieu et de le perdre, disait qu'un seul jour et même une seule heure lui paraissait un temps trop long. C'est pourquoi elle s'écriait; Hélas! Seigneur, tant que nous sommes en cette misérable vie, la vie éternelle est toujours en danger. O vie, ennemie de mon bien, qui pourra te finir! Je te supporte parce que Dieu te supporte; je te conserve, parce que tu lui appartiens: ne me sois ni perfide, ni ingrate. Oh! quand viendra le bienheureux jour, où je me verrai abîmée dans l'océan immense de la souveraine vérité, où tu n'auras plus la liberté de pécher... Oh! Jésus, que la vie de l'homme est longue! Elle est courte, considérée comme moyen d'acquérir la vraie vie, mais elle est longue pour l'âme qui désire se voir en la présence de son Dieu! En un mot tout son soulagement et toute sa consolation, en cette vie, était de penser à sa mort. Et saint Alphonse parlant lui-même de ce désir de la mort, dans son précieux Livre de La préparation à la mort, dit: Comprenons bien que celui qui offre à Dieu sa mort, fait envers Dieu rade d'amour le plus parfait possible.... Celui qui aime Dieu doit soupirer après la mort. O est un signe de peu d'amour pour Dieu que de n'avoir pas le désir d'aller bientôt jouir de sa vie, avec l'assurance de ne pouvoir plus le perdre Aimons donc le bon Dieu le plus possible, dans cette vie: le degré d'amour que la mort trouvera en nous sera la mesure de l'amour dont nous aimerons Dieu dans le ciel, pour toute l'éternité! Les Pères du désert, les Solitaires de la Thébaïde comprenaient bien cette consolante doctrine, et l'un! d'eux, saint Jean Climaque, nous a laissé sur le désir de la mort, cette parole mémorable: Il est digne de louange, celui qui attend la mort, comme devant arriver chaque jour; mais celui-là est un Saint, qui la désire à chaque heure!


Exemple


Au royaume de Portugal, un homme appelé Pierre de Pierre, riche et puissant, était fort attaché à l'Ordre des Frères-Mineurs: c'est pourquoi il leur concéda dans ses propres terres tout l'emplacement nécessaire pour le couvent et de nombreux matériaux pour le construire. Cependant cet insigne bienfaiteur des Frères tomba gravement malade: or une nuit, le malade étant déjà à l'agonie, quatre Religieux étaient là avec beaucoup d'amis, veillant, priant et attendant son dernier soupir. Le moribond avait près de lui, par dévotion, le grand habit de l'Ordre, avec lequel il désirait être enseveli. Mais voici que deux Frères-Mineurs viennent se placer à son chevet, l'un à sa droite et l'autre à sa gauche; et l'un des deux lui dit: Pierre, nous connaissez-vous ? Le moribond retrouvant assez de voix pour répondre: Je vous reconnais, dit-il pour des Frères-Mineurs, mais je ne sais pas qui vous êtes. Je suis saint François et celui-ci est saint Antoine: à cause delà dévotion que vous avez toujours eue pour nous et à cause de toutes vos largesses envers nos Religieux qui habitent ce couvent. Dieu nous a envoyés pour vous consoler et vous guérir de cette maladie. Alors le malade adorant le Très-Haut, pria saint François de daigner bénir l'habit qu'il avait avec lui. Le saint accéda à sa prière et tous les deux disparurent. Quant au moribond il recouvra la santé avec tant de célérité que tous les assistants en restèrent comme frappés de stupeur. Pierre vécut encore douze ans, ne gardant la clef d'aucun trésor si ce n'est celle de l'écrin où il renferma le précieux habit qui avait reçu la bénédiction du séraphique Père saint François avec lequel il fut enseveli!


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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21 novembre 2009

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 11/13

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Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Onzième mardi

Dévotion de Saint Antoine envers la Sainte Vierge


Tous les Saints ont eu une dévotion spéciale envers la sainte Vierge, Mère de Jésus et notre Mère. Donc, la dévotion à Marie est un signe de prédestination. Mais saint Antoine, dit le pieux Auteur que nous continuons à citer, brille au premier rang parmi les dévots serviteurs de la sainte Vierge. Il était né le jour de l'Assomption de Marie, et il avait reçu le baptême dans l'église cathédrale de Lisbonne, consacrée aussi à l'Assomption de Marie. Tout petit enfant, il ne pouvait être consolé que par la vue de la sainte demeure de Marie. Par les soins de sa pieuse mère, il grandit dans l'amour de Marie. Dans ses nombreuses pérégrinations, dans sa solitude, dans ses études, il aimait à redire l'hymne de son enfance O Gloriosa Domina! Dans ses tentations, dans les dangers qui menaçaient son corps ou son âme, il appelait à son secours sa bonne Mère, sa Glorieuse Reine. Il chercha à communiquer aux peuples l'ardent amour dont il était embrasé pour Marie. Il a laissé de nombreux et doctes sermons sur les grandeurs et les bontés de sa Glorieuse Reine. Enfin, avant de rendre le dernier soupir, il voulut adresser un dernier et solennel hommage à celle qu'il avait tant de fois appelée la Porte brillante de l'éternelle lumière; et de sa voix mourante il chanta son hymne favorite: O Gloriosa Domina. Ames pieuses, vous qui aimez Marie, et qui voulez à tout prix, par l'intermédiaire de Marie, aller rejoindre un jour saint Antoine et tous les Saints en Paradis, vous qui aimez à répéter, avec t jus ces mêmes Saints, qu'un vrai serviteur, une vraie servante de Marie ne saurait périr, permettez-nous donc de vous expliquer, dans la méditation si douce de ce Onzième Mardi comment il faut entendre cette consolante proposition: Un serviteur de Marie ne peut périr. Mais ce n'est pas nous qui parlerons, c'est un grand docteur et un très aimable Saint, saint Alphonse de Liguori, qui, dans tous ses écrits, mais spécialement dans son beau Livre, son livre d'or Les gloires de Marie a admirablement parlé de notre Glorieuse Reine, la douce Reine du ciel, notre Mère, la très sainte Vierge Marie! Il est impossible, dit saint Alphonse, qu'un serviteur de Marie se perde, pourvu qu'il la serve fidèlement et qu'il se recommande à elle... quand nous disons qu'il est impossible qu'un serviteur de la Sainte Vierge se damne, cela ne s'entend point de ceux qui se prévalent de leur dévotion pour pécher avec plus de sécurité. Il semble donc que, lorsque nous exaltons la miséricorde de Marie envers les pécheurs, on a tort de nous blâmer, sous prétexte que ces malheureux s'en autorisent pour pécher plus librement; car nous disons que de tels présomptueux, parleur téméraire confiance se rendent dignes de châtiment, et non de miséricorde. Ainsi, les pécheurs dont il est ici question, sont ceux qui, au désir de s'amender, joignent la fidélité à servir et à invoquer la mère de Dieu. Pour ceux-ci, je soutiens, il est moralement impossible qu'ils se perdent. Saint Alphonse étudie ensuite les docteurs et les Saints qui l'ont précédé et qui concluent unanimement avec lui, qu'un vrai serviteur de Marie ne saurait périr et il continue: En effet, il est certain, comme l'affirme saint Bernard, que la Bienheureuse Vierge ne peut manquer ni de puissance ni de bonne volonté pour nous sauver. La puissance ne lui manque pas, puisqu'il est impossible que ses prières ne soient pas exaucées, ainsi que l'assure saint Antonin. Saint Bernard dit pareillement que ses demandes ne peuvent jamais être vaines, et qu'elle obtient tout ce qu'elle veut. La volonté de nous sauver ne lui manque pas non plus», puisqu'elle est notre Mère, et qu'elle désire plus notre salut que nous le désirons nous-mêmes. Si donc tout cela est vrai comment un serviteur de Marie pourrait-il se perdre? C'est un pécheur, dira-t-on; mais, si avec fidélité et désir de s'amender, il se recommande à cette bonne Mère, elle se chargera de lui procurer les lumières nécessaires pour sortir de son mauvais état, le repentir de ses fautes, la persévérance dans le bien et enfin une bonne mort. Et quelle est la mère qui, ayant toute facilité d'arracher son fils à la mort, demandant seulement sa grâce au juge, ne le ferait pas ? Comment donc penser que Marie, la Mère la plus tendre pour ceux qui s'attachent à son culte, pouvant délivrer un de ses enfants de la mort éternelle, et le pouvant si facilement, n'en ferait rien? Ah! pieux Lecteurs! remercions le Seigneur, si nous voyons qu'il nous a donné la confiance et l'affection que nous devons avoir envers la Reine du ciel, puisque Dieu, selon saint Jean Damascène, n'accorde cette grâce qu'à ceux qu'il a résolu de sauver. Voici les paroles remarquables par lesquelles ce grand Saint anime son espérance et la nôtre: O Mère de Dieu ! je mets ma confiance en vous, je serai sauvé; si je suis sous votre protection, je n'ai rien à craindre; car, vous être dévoué, c'est avoir des armes qui assurent la victoire, armes que Dieu n'accorde qu'à ceux qu'il veut sauver. Marie est notre Mère, elle nous a adoptés pour ses enfants, au pied de la croix, sur le Calvaire! Oh! heureux ceux qui vivent sous la protection d'une Mère si aimante et si puissante! Le prophète David, bien que Marie ne fût pas encore née alors, demandait à Dieu son salut, en se déclarant fils de Marie, et faisait cette prière: Sauvez-moi, Seigneur! moi qui suis le fils de votre servante. De quelle servante parlait-il, demande saint Augustin, sinon de celle qui a dit: Je suis la servante du Seigneur? Eh ! qui osera jamais, dit le Cardinal Bellarmin, venir arracher du sein de Marie ceux de ses enfants qui s'y réfugient pour échapper à leurs ennemis? O Mère pleine de tendresse! Mère pleine de bonté! soyez à jamais bénie! et béni soit à jamais le Dieu qui vous a donnée à nous pour Mère, et pour Refuge assuré dans tous les dangers de la vie! Ayez donc toujours bon courage, ô vous qui êtes les enfants de Marie et nous savons qu'elle reçoit pour ses enfants tous ceux qui désirent l'être. Courage et confiance! quelle crainte auriez-vous de périr, quand une telle mère vous défend et vous protège ? Voici ce que doit se dire, avec saint Bonaventure, quiconque aime cette bonne Mère et se met sous sa protection: O mon âme! que crains tu? la cause de ton salut éternel ne peut se perdre, puisque la sentence est laissée à la décision de Jésus, qui est ton Père, et de Marie qui est ta Mère! La même pensée rassurait saint Anselme et le remplissait de joie: O heureuse confiance! s'écriait-il, ô refuge assuré ! la Mère de Dieu est ma Mère; avec quelle certitude ne dois-je pas espérer, quand je vois l'affaire de mon salut entre les mains d'un Père si bon et d'une Mère si compatissante! Ecoutons donc la voix de notre Mère qui nous engage à devenir comme de petits enfants, à nous tenir près d'elle et à l'invoquer dans tous nos besoins. Les enfants ont toujours à la bouche le nom de leur mère; et dans tous les dangers qui les menacent, dès que la moindre crainte les saisit, on les entend aussitôt s'écrier: Ma mère, ma mère! Ah ! douce Marie, ma tendre Mère! c'est là précisément ce que vous désirez de nous: vous désirez que, comme vos enfants, nous vous appelions à notre secours dans tous les périls, parce que vous voulez nous protéger et nous sauver, ainsi que vous avez toujours fait, quand vos enfants ont eu recours à vous.


Exemple


L'an 1683, Nicolas Grassi, président de la chambre royale, fut envoyé en mission dans l'Etrurie par le vice-roi de Naples. A son retour, il s'arrêta à Rome, avec toute sa suite, pour vénérer les sanctuaires de cette ville. On était à la fin du carnaval, quand son fils unique tomba malade. Il fut bientôt réduit à la dernière extrémité ; si bien que les médecins l'abandonnèrent. Sa mère était au désespoir; mais parce qu'elle était très dévote à saint Antoine, elle lui adressa de ferventes prières. Le mardi avant les cendres, environ vers trois heures du matin, elle entendit son jeune enfant, qui s'appelait Philippe, prononcer doucement le nom de saint Antoine: elle courut aussitôt vers le lit du pauvre agonisant, et lui demanda ce qu'il voulait. L'enfant se contenta de remuer sa petite main: il semblait lui dire de s'écarter, comme si elle était un obstacle au soulagement qu'il attendait. La mère s'éloigna en effet; mais elle l'entendit répéter avec plus de joie encore, le nom de saint Antoine. Comme elle lui demanda ce que signifiait cette appellation réitérée du Saint, l'enfant lui répondit: J'ai vu un petit Frère, qui portait une robe grise: ce Frère c'était saint Antoine. Il tenait à la main quelques fleurs blanches et rouges, avec un livre sur lequel était assis un petit enfant qui brillait comme s'il était tout en argent. Il ne sut pas en dire davantage; cependant il donna à entendre par ses signes qu'il avait vu autre chose. Bientôt après il entra en convalescence; et le quatrième jour du mois de mars suivant, il était complètement guéri. Quelque temps après, on le porta dans une église où l'on vénérait l'image de saint Antoine. En l'apercevant, il se tourna, vers sa mère et dit: Voilà, Maman, comment était le petit Frère qui m'a guéri. Chaque fois qu'il rencontrait un Franciscain, il répétait: L'habit que portait le petit Frère ressemblait à celui-là. Quand le président fut rentré à Naples avec sa femme et ses enfants, il alla rendre grâce à l'église Saint Laurent: depuis il ne cessait de publier partout la grâce insigne dont il avait été l'objet.


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

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