
Neuvaine à Notre Dame du Saint Sacrement
P. Florian
Racine
Introduction
L’originalité
de cette neuvaine est d’être à la fois mariale et eucharistique.
Pour ceci, chaque jour de la neuvaine présente d’abord le message
de Marie dans un des lieux d’apparition ou de révélation reconnue
par l’Église. Ce message, après être brièvement exposé, est
ensuite commenté dans une perspective eucharistique. Puisque Marie,
pendant sa vie terrestre, n’a cessé d’amener ses proches à son
Fils Jésus, nous croyons qu’elle continue aujourd’hui à faire
de même du Ciel. La mission de Marie consiste à conduire ses
enfants vers l’Eucharistie où Jésus continue et achève les
mystères de sa vie terrestre. Oui, l’Eucharistie continue
l’incarnation de Jésus pour chaque Chrétien. Le pape Jean-Paul II
disait à ce sujet: « La piété du peuple chrétien a toujours
vu un lien profond entre la dévotion à la Sainte Vierge et le culte
de l'Eucharistie : Marie conduit les fidèles à l'Eucharistie »
(Redemptoris Mater, 1987, #44). Même si nous pouvons utiliser cette
neuvaine pour obtenir une grâce personnelle, il est toutefois
recommandé d’utiliser la neuvaine à Notre Dame du Saint-Sacrement
pour demander un plus grand esprit d’adoration et répondre ainsi à
l’invitation que Jésus fait dans l’Évangile : « Mais
l'heure vient - et c'est maintenant - où les véritables adorateurs
adoreront le Père dans l'esprit et la vérité, car tels sont les
adorateurs que cherche le Père » (Jn 4, 23). Pour
cette raison, la neuvaine ne contient pas de prière propre pour ses
intentions personnelles, mais elle implore, par l’intercession de
Marie, un esprit d’adoration authentique pour adorer en « esprit
et en vérité ». Les prières suivantes d’introduction et de
conclusion de chaque journée, rédigées par saint Pierre-Julien
Eymard, permettent d’entrer plus facilement dans l’esprit de
cette Neuvaine eucharistique.
Prière
d’introduction pour chaque jour de la neuvaine
Saint
Pierre-Julien Eymard
O Vierge Immaculée, Mère de Jésus et notre tendre
Mère, nous vous invoquons sous le titre de Notre-Dame du Très
Saint-Sacrement, parce que vous êtes la Mère du Sauveur qui vit en
l'Eucharistie, et que c'est de vous qu'il tient la Chair et le Sang
dont il nous y nourrit ; parce que vous êtes la souveraine
dispensatrice de toute grâce et par conséquent des grâces que
renferme l'auguste Sacrement ; et parce que vous avez pratiqué la
première les devoirs de la vie eucharistique, nous enseignant par
votre exemple à assister comme il convient au saint sacrifice de la
Messe, à communier dignement et à visiter souvent et avec piété
le Très-Saint-Sacrement.
Prière
de conclusion pour chaque jour de la neuvaine
Saint
Pierre-Julien Eymard
Seigneur Jésus-Christ, notre Roi et notre Dieu, qui
vous étant fait homme pour nous rendre participants de votre
divinité, êtes vraiment notre Pain dans l'adorable Eucharistie :
faites, nous vous en supplions, qu'en vénérant un si grand mystère,
nous nous souvenions de la très douce Vierge Marie, de qui vous avez
voulu être conçu par l'opération du Saint-Esprit ; faites aussi
que nous imitions le culte qu'Elle-même rendit sur la terre à ce
Sacrement très auguste, en sorte que nous voyions votre règne
eucharistique se propager et fleurir par tout l'univers. Vous qui
vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.
V/ Priez pour nous, ô Vierge Immaculée, Notre-Dame du
Très-Saint-Sacrement,
R/ Afin qu'arrive en nous le règne
eucharistique de Jésus-Christ.
Notre
Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous (trois fois).

Premier jour
Notre Dame de Guadalupe, 1531
Loué
et remercié soit à tout moment le Très Saint et Très divin
Sacrement. Et bénie soit la sainte, immaculée et très pure
conception de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu.
Loué
sois-tu Jésus, car tu accomplis au Saint-Sacrement ta promesse :
« Je
ne vous laisserai pas orphelin, je reviens à vous » (Jn 14,
18), car
« là où est votre trésor, là sera votre cœur » (Mc 6, 21).
Puisque
nous sommes ton trésor, tu es réellement là, en personne, avec ton
Cœur brûlant d’amour infini pour nous au Saint-Sacrement. Jésus,
depuis que tu t’es « assis
à la droite du Père » (Ac 7, 55),
tu as deux trônes : un de gloire au ciel (cf.
Ap 4)
et un de bonté, de douceur et d’humilité au Saint-Sacrement (cf.
Ap 5).
Si les anges et les saints forment ta cour céleste, nous, tes
enfants, formons ta cour ici-bas.
« Sache-le
bien et sois sûr en ton cœur, ô toi mon dernier Fils, que je suis
la Toute Vierge à jamais, Sancta Maria, Mère de Téotl Dieu de
grande Vérité, celui qui donne Vie, du Créateur des êtres
nouveaux, de Celui qui est proche, du Seigneur de la terre et des
Cieux. Je veux donc et désire ardemment qu’en ce lieu, on érige
pour moi une maison de Dieu pour y montrer et y donner à tous mon
amour et mon aide, ma compassion, ma protection. Car je suis la
très miséricordieuse Mère, la tienne et celle de tous les hommes
de cette terre, quels qu’ils soient, qui m’aiment, me parlent, me
cherchent et se confient en moi… » (Notre-Dame de Guadalupe à
Juan Diego) Le
livre de l’Apocalypse présente la vision suivante : « Un
signe grandiose apparut au ciel : une Femme ! Le soleil
l’enveloppe, la lune sous ses pieds et douze étoiles couronnent sa
tête ; elle est enceinte et crie dans les douleurs et le travail de
l’enfantement » (Ap 12, 1-2). Sur
la tilma où la Vierge imprima son image, Marie se tient debout
devant le soleil. Elle prépare les cœurs de ses enfants à recevoir
Jésus, soleil spirituel des âmes et lumière du monde. De même que
le soleil est la source de toute chaleur et de toute lumière,
l’Eucharistie est le corps ressuscité de Jésus, source de toute
vie divine et de toute lumière spirituelle. Sur la tilma, Marie
porte aussi une ceinture noire, comme les femmes aztèques qui
étaient enceintes. Accueillir Marie, c’est recevoir Jésus, car
Marie donne Jésus au monde et particulièrement à ceux qui la
prient. « Voici
que la vierge concevra et enfantera un fils, et on l’appellera du
nom d’Emmanuel, qui se traduit Dieu avec nous » (Mt 1, 23).
À chaque Messe, Jésus renouvelle sa naissance en venant dans
l’Eucharistie. « Je
suis le pain vivant qui descend du ciel » (Jn 6, 51).
« La piété du peuple chrétien a toujours vu un lien profond
entre la dévotion à la Sainte Vierge et le culte de l'Eucharistie :
Marie conduit les fidèles à l'Eucharistie » (Redemptoris Mater,
Jean-Paul II, #44). Marie, tu réalises ta promesse de donner ‘ton
amour et ton aide’ en donnant tous les jours à tes enfants ton
Fils bien-aimé dans la Sainte Eucharistie. Viens préparer mon cœur
pour la prochaine venue de Jésus dans la sainte communion.
Très miséricordieuse Mère, nous te prions pour tous
ceux qui ne te connaissent pas, ne te ‘parlent’ pas, ne te
‘cherchent’ pas et ne se ‘confient’ pas à toi, car, dans ‘ta
compassion’ pour nous, tu ‘protèges’ notre foi en la présence
réelle de ton Fils dans l’Eucharistie. Notre Dame de Guadalupe,
nous te prions pour toutes les femmes enceintes, et surtout pour
celles qui ne reconnaissent pas que la vie qu’elles portent en
elles a le droit de naître, et que cette vie nouvelle a besoin
d’autant d’amour que Jésus présent dans la petite Hostie
sacrée. Notre-Dame du Saint-Sacrement, donnes-nous la pureté de
cœur et d’esprit pour reconnaître la valeur de toute vie, de sa
conception à son terme naturel. Fais-nous reconnaître, sous les
apparences du pain et du vin consacré, l’auteur de la Vie, Jésus
dans l’Eucharistie.
« Mon
âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur. Il
s’est penché sur son humble servante, désormais tous les âges me
diront bienheureuse. Le Puissant fit pour moi des merveilles. Saint
est son Nom » (Lc 1, 46-49).
Notre
Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous (trois fois).

Deuxième jour
Notre Dame de la Médaille miraculeuse, 1830
Loué
et remercié soit à tout moment le Très Saint et Très divin
Sacrement. Et bénie soit la sainte, immaculée et très pure
conception de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu.
Loué sois-tu, Jésus, pour le don ineffable de ton
Sacré-Cœur dans la divine Eucharistie, source de toute grâce. Au
Saint-Sacrement, tu es une fontaine débordante de richesses
spirituelles se déversant sur ceux qui viennent en ta présence. Toi
qui es riche, tu te fais pauvre par amour pour nous, te dépouillant
de ta gloire et de ta majesté au Saint-Sacrement pour nous enrichir
de ta grâce et nous revêtir de ta gloire chaque fois que nous
allons au pied de ton autel.
«
Venez au pied de cet autel. Là, les grâces seront répandues sur
toutes les personnes qui les demanderont avec confiance et ferveur ».
Les doigts de la Vierge sont remplis d'anneaux porteurs de diamants
qui projettent des rayons de tous côtés. Marie dit : « C’est
l’image des grâces que je répands sur les personnes qui me les
demandent ». Et pour expliquer les pierres qui ne projettent
pas de rayons, Marie dit : « C’est l’image des grâces que
l’on oublie de me demander ». « Ô Marie, conçue sans
péché, priez pour nous qui avons recours à vous » (Notre Dame à
Catherine Labouré).Peu après, Catherine a vu miraculeusement le
Christ présent dans l’Eucharistie, sous les apparences du pain. «
J’ai vu Notre Seigneur dans le Très-Saint-Sacrement tout le temps
de mon séminaire, excepté toutes les fois où j’ai douté ». Dès
le moment où le Verbe a pris chair sous le Cœur de Marie, une
relation d’amour continuelle commença entre ces deux Cœurs, sous
l’influence du Saint Esprit, au point qu’ils battent ensemble et
sont remplis des mêmes sentiments et des mêmes désirs. « Notre
Seigneur, Homme-Dieu, me fit voir son Cœur adorable, dans l’Hostie
sainte. Son Cœur et l’Hostie étaient parfaitement unis, tellement
l’un dans l’autre que je ne puis pas expliquer comment il m’était
possible de les distinguer l’un de l’autre. De l’Hostie émanait
une immensité de rayons de lumière. De son Cœur jaillissait une
immensité de flammes, lesquelles s’échappaient comme en torrents
pressés. La très Sainte Vierge était là, si près de Notre
Seigneur qu’elle était comme absorbée par Lui, et pourtant, je la
voyais distinctement de Lui… Toutes les lumières de l’Hostie et
toutes les flammes du Cœur de Jésus passaient par le Cœur immaculé
de la très Sainte Vierge » (Bienheureuse Dina Bélanger, Québec).
C’est du Saint-Sacrement, le trône de l’Agneau sur terre, que
Jésus déverse toutes les grâces qu’il a méritées au Calvaire.
Marie, puisque tu es la médiatrice de toute grâce, tu es aussi la
médiatrice de toutes les grâces qui proviennent du Saint-Sacrement.
Puisque Jésus t’a confié le rôle de les distribuer à ton bon
plaisir, donne-nous toujours la grâce de faire entièrement la
sainte volonté du Père plutôt que la mienne. « Que
ta volonté soit faite » (Mt 6, 10).
Imprime aussi ta médaille au plus profond de mon cœur et place-le
entre ton Cœur immaculé et le Sacré-Cœur de ton Fils pour qu’il
soit embrasé du même feu de l’Esprit.
Marie,
nous te prions pour ceux qui ne viennent pas chercher le salut au
pied de l’autel de la messe car à chaque Eucharistie, l’Agneau
de Dieu apporte la guérison de l’âme. « Le
Soleil de Justice se lèvera portant la guérison dans ses rayons »
(Ml 3, 20). « Du trône de l’Agneau jaillit le fleuve de Vie,
limpide comme du cristal guérissant les nations » (Ap 22, 1-2).
Notre Dame des grâces, Mère de l’Eucharistie, nous te prions pour
un esprit de docilité à l’œuvre de l’Esprit en nous et un
esprit d’intelligence pour discerner la volonté du Père et y
trouver notre joie.
« Le
Seigneur est mon berger, je ne manque de rien. Sur des prés d’herbe
fraîche, il me fait reposer. Il me mène vers les eaux tranquilles
et me fait revivre. Il me conduit par le juste chemin, pour l’honneur
de son nom. Si je traverse les ravins de la mort, je ne crains aucun
mal, car tu es avec moi : Ton bâton me guide et me rassure. Tu
prépares la table pour moi devant mes ennemis, Tu répands le parfum
sur ma tête, Ma coupe est débordante. Grâce et bonheur
m’accompagnent tous les jours de ma vie, j’habiterai la maison du
Seigneur pour la durée de mes jours » (Ps 23).
Notre
Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous (trois fois).

Troisième jour
Notre Dame de La Salette, notre Avocate, 1846.
Loué
et remercié soit à tout moment le Très Saint et Très divin
Sacrement. Et bénie soit la sainte, immaculée et très pure
conception de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu.
Gloire
à toi Jésus, pour le Saint Sacrifice de la Messe, par lequel
l’œuvre de la Rédemption s’accomplit dans nos vies. Aller à la
messe, c’est aller au pied de ta croix pour recevoir les torrents
de ton amour, sur nous, nos familles et le monde entier. L’adoration
découle de la messe et donne à ton saint Nom
l’honneur qui lui revient.
Marie
dit en pleurant aux enfants Mélanie et Maximin : « Si mon
peuple ne veut pas se soumettre, je suis forcée de laisser aller le
bras de mon Fils. Il est si fort et si pesant que je me puis le
maintenir. Depuis le temps que je souffre pour vous ! Si je veux que
mon Fils ne vous abandonne pas, je suis chargée de le prier sans
cesse, pour vous autres, mais vous n'en faites pas cas. Vous aurez
beau prier, beau faire, jamais vous ne pourrez récompenser la peine
que j'ai prise pour vous. Je vous ai donné six jours pour
travailler, je me suis réservé le septième, et on ne veut pas me
l'accorder ! C'est ça qui appesantit tant le bras de mon Fils. Et
aussi, ceux qui mènent les charrettes ne savent pas jurer sans
mettre le Nom de mon Fils au milieu. Ce sont les deux choses qui
appesantissent tant le bras de mon Fils. Si la récolte se gâte ce
n'est rien que pour vous autres. Si vous vous convertissez, les
pierres et les rochers deviendront des monceaux de blé. Vous serez
bénis si vous retournez à l’église… ». La plus grande
douleur jamais éprouvée fut celle de Marie à la vue de Jésus
crucifié. Quand nous pensons à la façon dont elle s’est tenue au
pied de la croix en pleurs, la plus grande joie jamais ressentie sera
celle de Marie à la vue de Jésus glorifié. Comme l’homme l’a
totalement abandonné il y a deux mille ans, maintenant dans
l’adoration perpétuelle, le Père céleste attire tous les hommes
à lui pour l’entourer, parce qu’ainsi, nous lui donnons la
louange qu’il mérite, la gloire qui revient à son Nom,
l’honneur digne d’un roi ; et par notre heure d’adoration, nous
disons avec reconnaissance : « Il
est digne est l’Agneau immolé de recevoir l’honneur, la louange
et la gloire, dans une adoration incessante pour tout qu’Il a fait
pour notre salut » (Ap 5, 12 ; 5, 9 ; 7, 15). « O roi des
nations qui oserait te refuser l’honneur que tu mérites, car toi
seul es saint et toutes les nations viendront se prosterner devant
toi » (Ap 15, 4). C’est
l’amour de Dieu pour l’homme qui a créé le monde, ce sera
l’amour de l’homme pour le Fils de Dieu au Saint-Sacrement qui
recréera le monde et fera un nouveau et plus glorieux paradis sur
terre. Car quand nous proclamons Jésus Roi en lui donnant la gloire
qui revient à son Nom,
alors il prendra possession de son royaume et établira son règne
d’amour, où il n’y aura plus de pleurs, de peines, ni de
douleurs. Dieu essuiera toutes larmes du visage de l’homme (cf.
Ap 21, 4)
parce que les larmes de Marie auront cessé de couler. Si la haine de
l’homme pour Jésus a fait couler les larmes de Marie à flots
incessants, alors seulement l’amour ininterrompu de l’homme pour
Jésus par l’adoration perpétuelle sera la cause de sa joie
éternelle. Alors, toute la création cessera de pleurer et de se
lamenter avec Marie ; mais à la place, la création se réjouira
avec Marie dans « un
ciel nouveau et une terre nouvelle » (Ap 21, 1)
recréés par Jésus quand, dans sa joie indicible d’être aimé
des hommes, il accomplira sa promesse « voici,
je fais toutes choses nouvelles » (Ap 21, 5). « Aujourd’hui,
l’exposition solennelle du Saint-Sacrement est la grâce et le
besoin de notre temps. La société sera restaurée et renouvelée
lorsque tous ses membres se grouperont autour de notre Emmanuel »
(Saint Pierre-Julien Eymard).
Notre
Dame de La Salette, notre Avocate, par ton intercession, obtiens-nous
un esprit de conseil pour n’adorer que Dieu et rejeter les idoles
du monde. Nous te prions pour tous ceux qui bafouent le Nom de Jésus
par leur parole ou leurs actes. Intercède auprès de ton divin Fils
pour que toutes les nations viennent l’adorer dans l’Eucharistie,
lui donnant ainsi la gloire que mérite son saint Nom pour le salut
de notre société. Alors « les pierres seront changées en
piles de blé » !!! Jésus, que tes demeures sont
désirables au Saint-Sacrement : « De
quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur, Dieu de
l’univers !Mon âme s’épuise à désirer les parvis du
Seigneur ; mon cœur et ma chair sont un cri vers le Dieu
vivant !Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te
chanter encore !Heureux les hommes dont tu es la force : des chemins
s’ouvrent dans leur cœur !Oui, un jour dans tes parvis en
vaut plus que mille. J’ai choisi de me tenir sur le seuil, dans la
maison de mon Dieu,plutôt que d’habiter parmi les infidèles. Le
Seigneur Dieu est un soleil, il est un bouclier ; le Seigneur donne
la grâce, il donne la gloire » (Ps 84).
Notre
Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous (trois fois).

Quatrième jour
Notre Dame de Lourdes et l’Eau Vive, 1858.
Loué
et remercié soit à tout moment le Très Saint et Très divin
Sacrement. Et bénie soit la sainte, immaculée et très pure
conception de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu.
Jésus nous te rendons grâce pour la Très Sainte
Vierge Marie, l’Immaculée Conception, qui fut préservée dès le
premier instant de sa conception de toute souillure du péché
originel. Par ta sainte Mère, tu nous conduis aux sources des eaux
vives pour nous guérir, nous purifier, nous laver et faire de nous
des autres Christ.
« Je
suis l’Immaculée Conception ». « Allez boire à la
fontaine et vous y laver ». « Allez dire aux prêtres qu'on
vienne ici en procession et qu'on y bâtisse une chapelle ».
« Pénitence ! Pénitence ! Pénitence ! Priez Dieu pour les
pécheurs ! Allez baiser la terre en pénitence pour les pécheurs
! » (Notre-Dame de Lourdes à Bernadette Soubirous). Marie
demande une église car dans chacune d’elle, Jésus nous attend
dans l’Eucharistie. Du tabernacle, il s’écrit de nouveau : ‘Si
quelqu'un a soif, qu'il
vienne à moi,
et qu'il boive, celui qui croit en moi !’ selon le mot de
l'Ecriture : ‘De son sein couleront des fleuves d'eau vive. Il
parlait de l’Esprit’ » (Jn 7, 37). En
sa présence eucharistique, le Cœur de Jésus déverse sur nous des
fleuves d’eau vive, fleuves abondants de son Esprit. Non seulement
nous buvons de cette eau vivifiante, mais plus encore nous sommes
plongés, immergés dans son « amour
qu’il répand en nos cœurs » (Rm 5, 5).
Chaque moment passé devant le Saint-Sacrement approfondit notre
union avec Jésus pour toute l’éternité. De même qu’il n’est
pas possible de se tenir sous le soleil sans être réchauffé, on ne
peut se tenir en présence du Saint-Sacrement sans être sanctifié
et guéri. Et comme dans l’Évangile, les malades allaient se faire
guérir auprès de Jésus, aujourd’hui ce même Jésus nous appelle
en sa présence eucharistique pour continuer et achever son œuvre en
nous. « Là
où je suis, je veux que vous aussi vous soyez » (Jn 14, 3).
Si nous sommes fatigués et las, Jésus nous dit « Venez
vous-mêmes à l'écart, dans un lieu désert, et reposez-vous un peu
» (Mc 6, 31).
Si nous sommes affligés et épuisés, il nous appelle tout près de
lui pour ressentir la douce paix qui provient du simple fait d’être
en présence du même Jésus qui dit dans l’Évangile : « Venez
à moi,
vous tous qui peinez et ployez sous le fardeau, et moi je vous
soulagerai » (Mt 11, 28). « C’est ma paix que je vous donne
» (Jn 14, 27). « Ils
ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau.
C'est pourquoi ils sont devant le trône de Dieu, le servant jour et
nuit dans son temple ; et Celui qui siège sur le trône étendra sur
eux sa tente. Jamais plus ils ne souffriront de la faim ni de la soif
; jamais plus ils ne seront accablés ni par le soleil, ni par aucun
vent brûlant. Car l'Agneau qui se tient au milieu du trône sera
leur pasteur et les conduira aux sources des eaux de la vie. Et Dieu
essuiera toute larme de leurs yeux » (Ap 7, 14-17). « Si
votre corps est affaibli ou malade, ne prenez-vous pas le temps de
recourir au médecin qui doit vous guérir ? Venez
donc à Celui qui peut rendre à votre âme la force et la santé, et
donnez une aumône d’amour à ce Prisonnier divin qui vous attend,
vous appelle et vous désire » (Jésus à Josefa Menendez).
Notre
Dame de Lourdes, intercède auprès de ton Fils pour aimer davantage
le sacrement de la Réconciliation qui nous lave, nous guérit et
nous permet d’approcher dignement la sainte Eucharistie.
Donne-nous la science des mystères de Dieu et la simplicité de cœur
pour aller puiser dans les sacrements de l’Église les dons que
Jésus nous a préparés : « Vous
tous qui avez soif, venez
vers
l'eau, même si vous n'avez pas d'argent, venez, achetez et mangez »
(Is 55, 1).
« Comme
un cerf altéré cherche l'eau vive , ainsi mon âme te cherche toi,
mon Dieu
(au Saint-Sacrement) Mon
âme a soif de Dieu, le Dieu vivant ; quand pourrai-je m'avancer,
paraître face à Dieu ? Je n'ai d'autre pain que mes larmes, le
jour, la nuit, moi qui chaque jour entends dire : « Où est-il ton
Dieu ? » Je me souviens, et mon âme déborde :en ce temps-là, je
franchissais les portails !Je conduisais vers la maison de mon Dieu
la multitude en fête, parmi les cris de joie et les actions de
grâce. Pourquoi te désoler, ô mon âme, et gémir sur moi ?Espère
en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce : il est mon sauveur et mon
Dieu » (Ps 42).
Notre
Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous (trois fois).

Cinquième jour
Notre Dame de l’Espérance de Pontmain, 1871.
Loué
et remercié soit à tout moment le Très Saint et Très divin
Sacrement. Et bénie soit la sainte, immaculée et très pure
conception de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu.
Comme
le blé est moulu avant de devenir du pain, Jésus, tu as accepté
d’être frappé, battu et transpercé sur la croix pour devenir
notre pain vivant dans la sainte Eucharistie. Comme l’agneau se
laisse mener à l’abattoir, tu as pris sur toi notre châtiment
pour nous donner ta paix. Dans tes blessures, nous trouvons la
guérison (cf.
Is 53, 5, 7).
En
1871, alors que l’armée prussienne était aux portes de Paris,
Notre Dame de l’Espérance dit à des enfants : « Mais priez,
mes enfants, Dieu vous exaucera dans peu de temps. Mon Fils se laisse
toucher ». Onze jour plus tard, l’armistice est signé. Les
Prussiens n’étaient pas entrés dans Laval. Des foules entières
se pressaient contre Jésus pour le toucher, car de lui sortait une
force qui les guérissait tous. La puissance de Jésus au
Saint-Sacrement est décrite dans les Écritures : « Tous
ceux qui avaient des infirmités se jetaient sur lui pour le
toucher » (Mc 3, 10). Jésus
dit
: « Quelqu'un m'a touché ; car j'ai senti qu'une force
est sortie de moi » et
il dit à la femme
« va, ta foi t’a guérie » (Lc 8, 46). Notre
foi touche le Cœur de Jésus et libère sa puissance, son amour
guérissant, sur nous, notre famille et le monde entier chaque fois
que nous allons à lui au Saint-Sacrement. Car «
la puissance qui a triomphé du monde, c’est notre foi » (1 Jn 5,
4).
Chacune de vos heures d’adoration produit un nouvel effet de la
bonté et la lumière de Dieu dans tous les cœurs du monde. Par
l’adoration, nous touchons le Cœur de Jésus qui touche le Cœur
de Dieu, et qui par conséquent, touche tous les cœurs. De chaque
chapelle d’adoration, Jésus déverse son amour et sa miséricorde
sur toute la création. Les effets positifs pour le monde provenant
de l’adoration sont plus grands que les effets destructeurs de la
bombe atomique, car si l’homme avec son esprit créé peut inventer
une arme aussi puissante que la bombe atomique, combien plus
puissante sera l’amour incréé de Jésus au Saint-Sacrement pour
établir la paix éternelle sur l’humanité. « Par
l’adoration, le Chrétien contribue mystérieusement à la
transformation radicale du monde. Toute personne qui prie le Sauveur
entraîne à sa suite le monde entier et l’élève à Dieu. Ceux
qui se tiennent devant le Seigneur remplissent donc un service
éminent ; ils présentent au Christ tous ceux qui ne le connaissent
pas ou ceux qui sont loin de lui ; ils veillent devant lui, en leur
nom » (Lettre à Mgr Houssiau, Jean-Paul II, 1996).
Marie,
toi l’espérance des découragés, des affligés et des désespérés,
viens nous donner ton réconfort maternel. Guide-nous vers ton Fils
au Saint-Sacrement, lui l’Aimant divin qui nous attire à lui et se
laisse toucher par notre foi et notre amour. Car quand nous élevons
Jésus dans l’amour, il attire le monde entier à lui. « Et
moi une fois élevé de terre, j’attirerai tous les hommes à moi
». (Jn 12, 32) Notre
Dame de l’Espérance, Mère de l’Eucharistie, obtiens-nous un
esprit de piété et de fidélité à la prière et à nos
engagements religieux.
Jésus, tu es ma force au Saint-Sacrement.
« Dieu
est pour nous refuge et force, Secours dans la détresse toujours
offert. Nous serons sans crainte si la terre est secouée, si les
montagnes s’effondrent au creux de la mer, Ses flots peuvent mugir
et s’enfler, les montagnes trembler dans la tempête : Il est avec
nous, le Seigneur de l’univers, citadelle pour nous, le Dieu de
Jacob ! » (Ps 46).
Notre
Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous (trois fois).

Sixième jour
Marie, Mère de l’Adoration – Knock, 1879.
Loué
et remercié soit à tout moment le Très Saint et Très divin
Sacrement. Et bénie soit la sainte, immaculée et très pure
conception de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu.
Ô
Jésus Eucharistie, toi l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du
monde, nous voulons t’adorer perpétuellement car tu es digne de
recevoir tout honneur, toute gloire et toute louange pour tout ce que
tu as fait pour notre salut
(cf. Ap 5, 12 ; 5, 9 ; 7, 15).
L’église
portait cette inscription : « Ma
maison sera une maison de prière pour toutes les nations. Voici la
porte du Seigneur : le juste entrera ».
Deux enfants retournaient en marchant vers leurs maisons dans la
pluie et passaient derrière l'église du village. Là près du mur
de l'église, ils virent soudain Marie, saint Joseph et saint Jean
l'Évangéliste qui se tenaient autour d’un autel avec un Agneau et
une croix dressée dessus. Ils étaient tous parfaitement silencieux,
en adoration, devant l’Agneau. Des anges entouraient l’autel.
Jean décrit dans le livre de l’Apocalypse une vision similaire (Ap
4 et 5) : il voit un trône, sur lequel se trouve un Agneau, entouré
d’une multitude d’anges et de saints en adoration incessante.
Devant le trône se trouve une mer de cristal (Ap 4, 6) symbolisant
les grâces qui proviennent de Celui qui est sur le trône. Comme
cette mer de cristal, les trombes d’eau lors de l’apparition de
Knock évoquent la pluie de grâces que Jésus, l’Agneau de Dieu,
déverse sur ceux qui viennent en sa présence au Saint-Sacrement.
L’Apocalypse décrit ensuite le grand combat eschatologique entre
d’une part la femme, Marie menant ses enfants en adoration de
l’Agneau, et d’autre part, le dragon suivi de ceux qui adorent
son image. Mais les compagnons de l’Agneau « l’ont
vaincu par le sang de l’Agneau et par la parole dont ils ont
témoigné » (Ap 12, 11).
Par la messe et l’adoration, Jésus répand son précieux sang sur
le monde entier, repoussant ainsi les ténèbres du monde et ramenant
tout sous son autorité. Jésus n’a pas sauvé le monde par ses
guérisons ou ses miracles prestigieux, mais bien par son obéissance
et sa mort sur la croix. De même, par l’adoration, qui rend
présent le sacrifice du Christ, nous sommes unis à la Passion du
Seigneur et le salut de Dieu est rendu efficace dans notre vie et
dans le monde. Saint Jean se pencha sur le côté de Jésus et
ressentit son amour personnel et intime à son égard. Voilà
pourquoi il se décrit comme le disciple bien-aimé. En allant devant
le Saint-Sacrement, Jésus nous donne de faire l’expérience de son
amour pour chacun de nous. À notre tour, nous savons que nous sommes
les disciples bien-aimés du Seigneur. Saint Joseph représente
l’Église entière qui veille en adoration devant le Seigneur
jusqu’à ce que «
tout genou fléchisse et proclame Jésus est Seigneur » (Ph 2, 10).
Lorsque
nous faisons sur terre ce qui se fait au Ciel, c’est-à-dire adorer
Dieu perpétuellement, alors le Ciel descend sur la terre et Jésus
instaure son royaume d’amour et de miséricorde ici-bas. Car
l’Eucharistie est notre Ciel sur terre. Par son incarnation, le
Fils de Dieu s’est uni à chaque personne, de sorte que « par
sa puissance de soumettre toute chose à lui-même » (Ph 3,
21),
« le monde créé est destiné à être assumé par
l’Eucharistie » (Lumen Orientale, Jean-Paul II), et tout et
chacun sera rendu parfait dans le feu de l’Amour divin. « La
proximité avec le Christ, dans le silence de la contemplation, ne
nous éloigne pas de nos contemporains, mais au contraire, elle nous
rend attentifs et ouverts aux joies et aux détresses des hommes, et
elle élargit le cœur aux dimensions du monde. Elle nous rend
solidaires de nos frères en humanité, particulièrement des plus
petits, qui sont les bien-aimés du Seigneur. Par l’adoration,
le Chrétien contribue à la transformation radicale du monde…»
(Lettre à Mgr Houssiau, Jean-Paul II, 1996).
Notre
Dame de Knock, Mère de l’Eucharistie, intercède auprès de ton
divin Fils et obtiens-nous un esprit d’adoration en esprit et en
vérité. Apprends-nous à ne pas chercher les consolations sensibles
dans l’adoration, mais le Dieu de toute consolation présent au
Saint-Sacrement. Nous te prions aussi pour ceux qui ignorent la
présence de l’Agneau de Dieu dans l’Eucharistie et refusent
ainsi d’adorer le Roi des rois et Seigneur des seigneurs présent
au Saint-Sacrement. Là il répète son éternel appel : « Ne
pouvez-vous pas veiller une heure avec Moi ? » (Mc 14,
37).
Mon
Seigneur Eucharistique, « Vers
toi j’ai les yeux levés, vers toi qui es au ciel, comme les yeux
de l’esclave vers la main de son maître, comme les yeux de la
servante vers la main de sa maîtresse, nos
yeux, levés vers le Seigneur notre Dieu, attendent sa pitié »
(Ps 123).
Notre
Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous (trois fois).

Septième jour
Notre Dame de Fatima, Mère de la Réparation, 1917.
Loué
et remercié soit à tout moment le Très Saint et Très divin
Sacrement. Et bénie soit la sainte, immaculée et très pure
conception de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu.
« Mon
Dieu, je crois, j’adore, j’espère et je Vous aime. Je Vous
demande pardon pour tous ceux qui ne croient pas, qui n’adorent
pas, qui n’espèrent pas et qui ne Vous aiment pas »
(Prière que l’ange enseigna aux enfants de Fatima).
« Prenez
et buvez le Corps et le sang de Jésus, horriblement outragé par les
hommes ingrats. Réparez leurs crimes et consolez votre Dieu ». « De
tout ce que vous pourrez, offrez à Dieu un sacrifice en acte de
réparation pour les péchés par lesquels il est offensé, et de
supplication pour la conversion des pécheurs. De cette manière,
vous attirerez la paix sur votre patrie ». « À la fin, mon
Cœur Immaculé triomphera » (Paroles de l’Ange et de Notre Dame
de Fatima aux enfants). Une pluie violente tombait sur Fatima, signe
des larmes qui coulent sur nos visages à cause de l’inhumanité de
l’homme envers l’homme. La boue avait tout recouvert, comme la
corruption sur notre monde. Puis soudain, un miracle : le soleil
commença à tourner, avec des rayons de toutes les couleurs
réchauffant la terre. Ce fait extraordinaire prédit la
manifestation de la gloire de Jésus au Saint-Sacrement. La pluie
s’est arrêtée, la boue a disparu et tout était radieux comme si
rien n’avait été mouillé ni boueux quelques secondes auparavant.
Soixante-dix mille personnes ont été témoins de cet évènement.
Nous attendons la réalisation de cette prophétie : « Je
vis un ciel nouveau et une terre nouvelle, car le premier ciel et la
première terre ont disparu... Voici la demeure de Dieu avec les
hommes... Il essuiera toute larme de leurs yeux : de mort il n’y en
aura plus, de peur, de cris, de peines, il n’y en aura plus, car
l’ancien monde s’en est allé » (Ap 21, 1-4). L’ange
de Fatima nous enseigne cette prière à réciter devant le
Saint-Sacrement : « Très
Sainte Trinité, Père, Fils et Saint-Esprit, je vous adore
profondément, et je vous offre les très précieux Corps, Sang, Ame
et Divinité de Jésus-Christ présent dans tous les tabernacles de
la terre, en réparation des outrages, sacrilèges et indifférences
par lesquels il est lui-même offensé. Par les mérites infinis de
son très Saint Cœur et du Cœur Immaculé de Marie, je vous demande
la conversion des pauvres pécheurs ».
« J’ai soif et d’une soif si ardente d’être aimé des
hommes au Saint-Sacrement que cette soif me consume. Voici ce Cœur
qui a tant aimé les hommes qu’il n’a rien épargné jusqu'à
s’épuiser et se consumer pour leur témoigner son amour. Et pour
reconnaissance, je ne reçois de la plupart que des ingratitudes dans
ce Sacrement d’amour ». « Si tu crois, tu verras la
puissance de mon Cœur dans la magnificence de mon amour » (Jésus à
sainte Marguerite-Marie). Le Saint-Sacrement n’est pas une chose
mais une Personne : Jésus vraiment présent avec son Cœur brûlant
d’amour infini pour nous. Il a soif de notre foi qui reconnaît sa
présence au Saint-Sacrement et de notre amour qui nous pousse à lui
rendre visite au tabernacle. Le Coeur de Jésus est d’une part
embrasé d'amour pour les hommes mais d’autre part offensé par
leur ingratitude. Cette double considération doit nous mouvoir d’une
part à rendre amour pour amour à l'amour du Coeur de Jésus et
aussi à lui offrir une compensation pour l'offense qui lui est faite
par les irrévérences envers sa présence eucharistique. C’est la
grâce de la réparation. Jésus explique qu’il souffre plus
aujourd’hui, du fait des ingratitudes de ses amis, les Chrétiens,
envers son Sacrement d’amour, que tout ce qu’il a souffert
pendant la passion de la part de ses ennemis. Voilà pourquoi son
Cœur est entouré d’une couronne d’épines. À chaque heure de
prière passée en sa présence, nous changeons les épines qui
entourent son Cœur en fleurs et en consolations, lui donnant une
joie indicible. « L’Église et le monde ont un grand besoin
de culte eucharistique. Jésus nous attend dans ce Sacrement d’amour.
Ne mesurons pas notre temps pour aller le rencontrer dans
l’adoration, dans la contemplation pleine de foi et prête à
réparer les grandes fautes et les grands délits du monde. Que notre
adoration ne cesse jamais » (Dominicae Cenae, Jean-Paul II, 1980).
Marie, aide nous à lutter contre le plus grand mal de
notre temps : l’indifférence envers la présence réelle de Jésus
au Saint-Sacrement. Obtiens-nous un esprit de force ; fais de nous
des adorateurs courageux, fidèles et zélés de ton Fils au
Saint-Sacrement qui adorent avec toi. Lorsque nous récitons le
rosaire en présence du Saint-Sacrement, nous aimons Jésus par ton
Cœur immaculé et nous offrons à Jésus la parfaite adoration que
tu lui as donnée en l’adorant à Bethléem. Ainsi, Jésus regarde
notre adoration comme si elle venait de ton propre Cœur.
«
Que mon nom soit gravé dans ton coeur, qu'il soit marqué sur ton
bras. Car l'amour est fort comme la mort, la passion est implacable
comme l'abîme. Ses flammes sont des flammes brûlantes, c'est un feu
divin ! Les torrents ne peuvent éteindre l'amour, les fleuves ne
l'emporteront pas. Si quelqu'un offrait toutes les richesses de sa
maison pour acheter l'amour, tout ce qu'il obtiendrait, c'est un
profond mépris » (Ct 8, 6-7).
Notre
Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous (trois fois).

Huitième jour
Notre Dame de Banneux, Vierge des Pauvres, 1933.
Loué
et remercié soit à tout moment le Très Saint et Très divin
Sacrement. Et bénie soit la sainte, immaculée et très pure
conception de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu.
Jésus,
nous te louons et te bénissons au Saint-Sacrement, car c’est le
Sacrement de Dieu allant à la recherche de l’homme « pour
porter la bonne nouvelle aux pauvres, pour annoncer aux captifs la
délivrance, aux aveugles le retour à la vue, renvoyer en liberté
les opprimés… » (Lc 4, 18).
Marie dit à Mariette « Je suis la Vierge des
pauvres. Je suis venu pour soulager les souffrances ». « Place
tes mains dans l’eau. Cette source est réservée à toutes les
nations, pour soulager les malades ». « Je voudrais une petite
chapelle ». « Aie foi en moi et je croirai en toi ». Marie
nous conduit au Sacré-Cœur de son Fils pour y placer nos mains,
notre vie et pour y boire l’eau vive qui en découle, source de
salut pour les nations. Après sa résurrection, Jésus dit à Thomas
: « Avance
ta main et mets-la dans mon côté et ne devient pas incrédule, mais
croyant. Tu crois parce que tu m’as vu. Bienheureux ceux qui
ont cru sans avoir vu » (Jn 20, 29). Jésus
nous appelle bienheureux car nous croyons en sa présence réelle
dans la sainte Eucharistie sans l’avoir vu. Si le monde est triste
et malade aujourd’hui, c’est qu’il ne connaît ni Jésus au
Saint-Sacrement ni l’intensité de son amour pour nous. Voilà
notre vraie richesse. Marie Madeleine se tenait en pleurant près du
tombeau car elle ne savait pas où était Jésus. Il lui demanda :
« Femme,
pourquoi pleures-tu ? Qui cherches-tu ? » (Jn 20,
11-15).
Jésus se tenait juste là, et pourtant elle ne le reconnaissait pas.
De même, Jésus se trouve juste là au Saint-Sacrement et pourtant
tant de Chrétiens ne savent pas qu’il est là. Ce n’est pas par
les sens que nous le percevons et que nous entrons en contact avec
lui. Sous les apparences de l’Hostie sacrée, c’est la foi et
l’amour qui nous conduisent à reconnaître le Seigneur car
« nous
cheminons dans la foi, non dans la claire vision » (2 Cor 5, 7).
Dans
l’ancien testament, Dieu a prescrit au peuple de regarder un
serpent de bronze pour être guéri (Nb 21, 8). Aujourd’hui, le
Père céleste nous interpelle par le Pape à regarder son Fils
bien-aimé exposé au Saint-Sacrement pour que le monde entier soit
guéri (Jn 6, 40). Car la valeur d’une heure d’adoration se
mesure par le degré de l’amour que Jésus a pour nous au
Saint-Sacrement qui est infini, lui qui nous dit « Comme
le Père m’a aimé, ainsi je vous ai aimé » (Jn 15, 9). Sur
la croix, Jésus a pris notre place. Nous prenons la place de celui
qui a le plus besoin de la miséricorde de Dieu lorsque nous venons
au Saint-Sacrement, faisant ainsi descendre le précieux sang de
Jésus sur cette personne, qui reçoit les grâces pour sa
conversion. Le fondement biblique où la foi d’une personne obtient
le salut d’une autre se trouve dans le passage où quatre hommes
apportèrent un paralytique à Jésus. L’écriture dit : « Voyant
leur foi, il dit : ‘Homme, tes péchés te sont remis’ »
(Lc 5, 20). Jésus
ne regarde pas la foi du paralysé, mais celle de ses amis. De même,
en venant à Jésus au Saint-Sacrement, il regarde votre foi et
déverse sa miséricorde sur celui qui en a le plus besoin à ce
moment.
Marie,
Vierge des Pauvres, nous implorons par ton intercession un esprit de
pauvreté et de sagesse pour nous laisser attirer par ce qui est
simple et humble et rechercher avant ta présence, ta lumière et ta
miséricorde. « C’est
la volonté de celui qui m’a envoyé que je ne perde rien de tout
ce qu’il m’a donné » (Jn 6, 39). « Le Fleuve, ses bras
réjouissent la ville de Dieu, la plus sainte des demeures du
Très-Haut.Dieu s'y tient : elle est inébranlable ; quand renaît le
matin, Dieu la secourt.Des peuples mugissent, des règnes
s'effondrent ; quand sa voix retentit, la terre se défait.
Il
est avec nous, le Seigneur de l’univers, Citadelle pour nous, le
Dieu de Jacob ! » (Ps 46).
Notre
Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous (trois fois).

Neuvième jour
Notre Dame, Secours des Chrétiens - Songe de Don Bosco,
1862.
Loué
et remercié soit à tout moment le Très Saint et Très divin
Sacrement. Et bénie soit la sainte, immaculée et très pure
conception de la bienheureuse Vierge Marie, Mère de Dieu.
Jésus, nous te remercions de rester parmi nous au
Saint-Sacrement et de nous envoyer à tout moment Marie pour
nous guider sur cette terre de souffrances et de persécutions.
« La
mer est recouverte par une rangée formidable de navires en formation
de bataille. Ils sont tous lourdement armés avec des canons, des
bombes incendiaires et des armes à feu de toutes sortes et se
dirigent vers un Navire imposant, plus puissant que tous les autres,
avec le Pape à la proue. Comme ils se rapprochent, ils tentent de
l’éperonner, de le mettre en feu et de l’endommager autant que
possible. Les vents et les vagues sont en faveur des ennemis. Au
milieu de cette mer sans bornes, deux solides colonnes, peu éloignées
l’une de l’autre, s’élèvent haut dans le ciel : l’une est
surmontée par une statue de la Vierge Immaculée aux pieds de
laquelle se trouve une inscription : « Secours des Chrétiens »
; l’autre beaucoup plus grosse et solide, supporte une Hostie de
grande taille et porte en dessous l’inscription de « Salut
des Croyants ». Dès que le Saint Père amarre le navire aux
deux colonnes, les ennemis sont dispersés et un grand calme recouvre
la mer ». Après
la chute originelle, Dieu promit la victoire de la nouvelle Ève,
Marie et de sa descendance, l’Église sur le serpent, le
diable : « Je
mettrai une hostilité entre toi (Satan) et la femme, entre ton
lignage et le sien. Elle t'écrasera la tête et tu l'atteindras au
talon » (Gn 3, 15).
À l’Assomption, Marie est élevée bien plus haut que Lucifer
avant sa chute. Un simple clin d’oeil suffirait à Marie pour
envoyer Satan et les puissances du mal en enfer pour toute
l’éternité. Mais Marie veut vaincre Satan sur son orgueil,
c’est-à-dire par l’humilité de ses enfants. Voici l’arme
terrible à double tranchants que Dieu met entre nos mains :
l’Eucharistie et le chapelet.
« La dévotion à la sainte Vierge, qui, après la dévotion à
Notre Seigneur au Très-Saint-Sacrement, est la plus sainte et la
plus solide » (Saint Louis Grignon de Montfort).
La première colonne soutient l’Hostie, Jésus-Eucharistie, Salut
des croyants. À chaque messe, nous offrons, au Père, Jésus
l’Agneau de Dieu immolé pour nous de sorte que le Père regarde le
monde par la Croix de son Fils. À la place de notre désobéissance,
le Père regarde l’obéissance de son Fils ; à la place de notre
orgueil, le Père regarde l’humilité de son Fils dans la Sainte
Hostie… La deuxième colonne soutient la Vierge Marie, Secours des
Chrétiens, qui nous présente le chapelet comme la chaîne avec
laquelle elle ligote Satan et ses démons pour les expulser de la
terre. « Priez le chapelet sans cesse » nous
demande-t-elle. C’est la prière des humbles et des petits, de ceux
qui forment le talon de Marie par lequel elle écrasera la tête du
serpent. Père éternel, l’Église est aujourd’hui menacée de
toute part. Tu nous montres le chemin de la paix pour l’humanité
: l’Église doit s’ancrer sur le Sacré-Cœur de Jésus dans
l’Eucharistie et sur le Cœur immaculé de Marie par le Rosaire. De
cette manière, les cœurs des hommes sont réchauffés et convertis,
ton royaume d’amour et de paix grandit sur la terre. Le triomphe du
Cœur immaculé sera le règne du Sacré-Cœur par l’adoration
perpétuelle eucharistique dans toutes les paroisses du monde. « Je
vis un ciel nouveau, une terre nouvelle - car le premier ciel et la
première terre ont disparu, il n'y en a plus - Je vis la Cité
sainte, Jérusalem nouvelle, qui descendait du ciel, de chez Dieu ;
elle s'est faite belle, comme une jeune mariée parée pour son époux
» (Ap 21, 1-2).
Prions
pour que le Cœur Immaculé de Marie et le Sacré-Cœur de Jésus
gagnent tous les cœurs. L’Église, malgré toutes les
persécutions, ne sera jamais vaincue, mais resplendira un jour avec
toute la gloire de l’Agneau qui manifestera un jour sa lumière au
monde : « Il
n’y aura plus besoin de soleil, car l’Agneau sera la lumière »
(Ap 21, 23).
Notre Dame, Mère de l’Eucharistie, nous te prions d’intercéder
pour nos paroisses pour qu’elles reposent avant tout sur la
dévotion du Sacré-Cœur et de ton Cœur Immaculé.
«
Que tes oeuvres sont grandes, Seigneur ! Combien sont profondes tes
pensées !L'homme borné ne le sait pas, l'insensé ne peut le
comprendre: les impies croissent comme l'herbe, ils fleurissent, ceux
qui font le mal,mais pour disparaître à tout jamais.Toi, qui
habites là-haut, tu es pour toujours le Seigneur. Vois tes ennemis
qui périssent, et la déroute de ceux qui font le mal. Le juste
grandira comme un palmier, il poussera comme un cèdre du Liban ;
planté dans les parvis du Seigneur, il grandira dans la maison de
notre Dieu » (Ps 92).
Notre
Dame du Saint-Sacrement, priez pour nous (trois fois).

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