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Images Saintes

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Images Saintes
  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
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10 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 12/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Douzième lundi

Le Saint Enfant Jésus résidant pendant neuf mois dans le sein chaste de Marie

« Voici qu'une Vierge concevra et portera dans son sein un homme parfait ».

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le Fils de Dieu remplissant de bénédictions ineffables la Très Sainte Vierge par le séjour qu'Il consent à faire dans son sein. Mais en s'abaissant jusqu'à se soumettre à cet ordre établi pour tous les autres enfants, non-seulement Il rend un grand honneur a Son Père par Son obéissance et son amour; mais Il veut nous donner une grande leçon à nous-mêmes, qui est de nous maintenir patiemment, malgré la révolte de l'orgueil et des sens, dans la voie où Sa Providence nous place. Donnons avec joie notre cœur a ce Verbe Divin, usant de Son être et rendant tous les devoirs possibles à Dieu dans un temps où nous n'avons pu le connaître; remercions-Le de Ses hommages et de Ses satisfactions, qui ont si abondamment suppléé à notre indigence; et ne nous lassons pas de considérer que plus Sa Personne demandait qu'il fût grand d'abord, plus Il a fait paraître d'humilité, durant ce long état d'anéantissement et d'obscurité où Il s'est réduit pour nous.

Adorons ce très doux Sauveur tellement uni à Sa sainte Mère pendant ces neuf mois, qu'Il n'est plus qu'une seule et même chose avec Elle, comme le fruit avec l'arbre où Il est attaché. Et cette comparaison ne saurait qu'exprimer faiblement nos pensées; car qui pourrait imaginer l'union de Jésus et de Marie pour le corps et pour l'âme. Jamais Dieu ne s'était donné de cette sorte. Pour l'être naturel que Jésus recevait de sa Mère, Il lui inférait l'être surnaturel; et Sa Vie étant celle d'un Dieu, Il la versait sur elle avec une profusion divine. La Sainte Vierge de son côté donnait d'autant plus d'amour à Son Fils qu'Elle recevait plus de grâces; et ce Fils multipliait encore pour cet amour un si grand accroissement de Ses faveurs célestes, que c'était un épanchement, un flux et reflux de dons que nous ne pouvons qu'admirer dans l'humilité de nos cœurs. Prions la sainte Vierge de produire les effets de cette union en nous. Bénissons-la d'avoir été si ennoblie et si enrichie par Jésus; et bénissons Jésus d'avoir été si excellemment honoré, loué et aimé par Marie.

Adorons le divin Enfant dans ce Temple auguste du sein de sa Mère, où Il s'est offert en sacrifice, où Il a passé neuf mois en continuelle oraison, où Il a reçu les commandements de Dieu, où Il a traité avec Lui du mystère de Sa Croix et de la rédemption des hommes, de la conduite de Son Eglise et de la distribution de toutes Ses grâces sur elle et sur ses saints. Adorons toutes les occupations inconnues de Son âme durant cette longue retraite: entrons de cœur dans ses désirs ardents pour la Gloire de Dieu et le salut de nos âmes. Mais considérons aussi que en participant à toutes les faiblesses de l'homme, Il avait devant les yeux la formation de Son Corps mystique, qui devait naître et s'accroître lentement jusqu'à sa divine perfection. En même temps, Il pensait à nous, qui faisons de si faibles progrès dans la grâce. Quelle reconnaissance ne Lui devons-nous point enfin pour le remède qu'Il a apporté aux souillures de notre conception par la Sainteté de la sienne. Offrons cette Conception très sainte au Père Eternel, et prions-Le de corriger et de réparer en Jésus les désordres que nous tenons de notre origine en Adam.

Prière

Sauveur du monde, qui avez commencé Votre vie par la prière et par la solitude, en restant caché durant neuf mois comme les autres enfants, dans le Sein de Votre Mère; qui, dans la captivité de Vos sens, n'avez pas cessé de jouir de la vue de Dieu et de vous occuper avec Lui des grands intérêts de Sa Gloire et de notre Salut: apprenez-nous à nous élever vers le Ciel par de fervents désirs et de vives aspirations, pendant que nous voyageons sur la terre, à faire-nos délices de l'oraison, et comme un moyen de ne pas nous séparer de Vous, a imiter et à aimer cette Sainte Enfance, où Vous vous teniez d'autant plus appliqué à Votre Père, que Vous conversiez moins avec les hommes, ô Dieu, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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Téléchargez l'intégralité des 12 Lundis de l'Enfant-Jésus (pdf) en cliquant ici

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10 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 11/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Onzième lundi

Le Saint Enfant Jésus conversant avec Marie et Joseph dans la maison de Nazareth

« Jésus-Christ le Fils de Dieu s'est tenu caché dans la maison d'un pauvre artisan, passant pour son Fils et l'aidant dans son travail ». (Luc 2:51; Jean 6:42)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le Saint Enfant-Jésus de qui l'Evangile a dit qu'Il était soumis à la sainte Vierge et à saint Joseph. Il n'y a jamais eu un respect si parfait ni une obéissance si accomplie, que l'obéissance et le respect de cet aimable Sauveur pour ses parents. Il honorait en Marie l'image du Père éternel même, qui l'avait comme associée à sa toute-puissance dans la génération de son Verbe sur la terre: et Il voyait aussi en saint Joseph le représentant de l'autorité divine, élevé avec Dieu à la plus étroite union qui ait jamais été communiquée à aucune créature après Marie. Il leur témoignait a tous deux une vénération proportionnée à leur dignité dont lui seul, en tant que Dieu, pouvait justement apprécier la grandeur.

Mais disons aussi, que, premièrement, le divin Enfant à Nazareth a aimé et honoré la très-sainte Vierge, selon l'étendue des vertus et des perfections qui étaient en Elle, selon l'amour que Dieu le Père lui portait, selon la plénitude du Saint-Esprit, qui résidait en Son Ame et en Son Corps: ce qui a beaucoup ajouté aux sentiments de reconnaissance et d'Amour qu'Il lui devait déjà, pour avoir pris naissance d'Elle. Il l'a aimée encore par l'effet de l'inclination la plus véhémente et la plus pure qui ait jamais existé: car plus les êtres sont nobles et parfaits, plus leurs inclinations sont puissantes. Or, cette inclination dans le Verbe fait chair était Divine. Il l'a aimée encore de toute la force et la vertu de sa grâce infuse, qui était immense. Il l'a aimée enfin, — il ne faut pas oublier ce détail, — de toute la plénitude d'un Amour qui devait être l'exemplaire et le modèle de celui qu'il voulait que ses disciples eussent pour leur père et mère, dont ils tiennent l'être, et pour tous leurs supérieurs. Deuxièmement, Jésus à Nazareth s'est soumis a saint Joseph parce qu'Il révérait en lui, comme en Sa Sainte Mère, tous les droits de l'autorité divine. Mais il l'a honoré encore et l'a aimé, comme ayant conservé l'honneur de la sainte Vierge par son très Saint et très Chaste mariage, et comme l'ayant lui-même sauvé en Egypte, et nourri si longtemps du travail de ses mains. Entrons dans tous ces devoirs de Jésus envers Joseph et Marie, et réjouissons-nous de ce qu'ils en ont été si parfaitement honorés et aimés. Qu'ils étaient heureux, ô mon Sauveur! non-seulement de vivre en Votre Sainte Société, mais d'avoir été rendus dignes des grâces que Vous leur apportiez en Vous soumettant à leur obéissance et a leur amour!

Honorons en même, temps le propre Amour que la Très Sainte Vierge et Saint Joseph rendaient au Divin Enfant, quand Il était si respectueux et si Doux pour eux, quand Il se montrait empressé à les servir avec tant de modestie, d'humilité, de diligence et de simplicité. Ne nous lassons point d'admirer cet échange mutuel de piété et de Charité dans la Sainte Famille; car ce spectacle nous est donné pour notre édification. Désirons d'aimer et de servir la Sainte Vierge et Saint Joseph avec le Divin Enfant, de servir et d'aimer le Divin Enfant avec la Sainte Vierge et son Saint Epoux.

Adorons enfin Jésus qui, bien qu'Il sût toutes choses, étant la lumière du Ciel et de la terre, a voulu néanmoins prendre Joseph pour Son maître à Nazareth dans l'humble métier qu'exerçait le Saint Patriarche. Ne pouvant rien apprendre, parce qu'Il n'ignorait rien, Il acceptait pour modèle les ouvrages de son père adoptif, et se conformait avec exactitude à tout ce qu'Il lui voyait faire. Adorable Enfant, qui avez obscurci Votre gloire, qui avez fait abnégation de Votre Science Divine pour obéir à un pauvre artisan, qui faisait des jougs et des charrues (S. Justin. Dialog. cum Tryph. 88); éloignez de nous tout orgueil de cœur et d'esprit. Nous ne saurions trop le répéter: donnez-nous part à Votre Humilité et à Vos abaissements.

Prière

Sauveur Jésus qui, Maître Souverain des Anges dans le Ciel, Vous êtes assujetti à Vos créatures dans ce monde; qui, tenant la place d'Adam pécheur, n'avez voulu Vous procurer le pain de chaque jour qu'à la sueur de Votre Visage en exerçant aux yeux des hommes l'humble profession de père nourricier; enseignez-nous à devenir humbles, laborieux, pénitents et obéissants à Votre exemple; ô Vous, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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10 juin 2010

Les sept Douleurs et les sept Allégresses de Saint Joseph

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Les sept Douleurs et les sept Allégresses de Saint Joseph

 

On doit prier Saint Joseph, d'abord: « parce qu'il est le patron de la bonne mort. Comme nous devons tous mourir, nous devons tous prier Saint-Joseph, et comme tous les jours on peut mourir, l'on doit donc, aussi, le prier tous les jours. Ensuite: Parce qu'il est le patron de l'Église Catholique. Si il y a un temps où nous devons prier pour l'Église, c'est bien quand elle est persécutée, et peut-elle être, plus persécutée qu'a présent? Le Pape est détrôné et prisonnier, on chasse les religieux et les religieuses du cloître, on arrache les crucifix des écoles; et combien d'autres abominations. On doit donc prier ce grand Saint pour l'Église. Enfin: Parce qu'il est le patron du Canada. Ah ! Prions Saint- Joseph pour qu'il détourne de notre admirable pays tous ces maux qui nous menacent. La franc-maçonnerie, avec toutes ses funestes doctrines, l'indifférence, ce grand fléau des temps modernes, peuvent-il s'introduire ici comme ailleurs. Récitons donc ces prières tous les jours à ces intentions. O vous tous qui êtes dévots à notre bonne Mère, la Sainte Vierge, voulez-vous lui être agréables? Soyez dévots aussi, à Saint Joseph. Cette tendre Mère apparaissant un jour à Sainte Thérèse d'Avila, lui dit que, par sa grande dévotion à son Chaste Époux, elle lui était très agréable. Sainte Thérèse dit qu'elle ne se rappelle pas avoir demandé quelque chose par son intercession, sans avoir été exaucée.

A présent voulez-vous connaître la dévotion qui est la plus agréable à Saint Joseph? Lisez ce qui suit. Voici un trait rapporté par des auteurs très graves et dignes de foi,qui prouve combien ce précieux exercice en l'honneur de Saint Joseph lui est agréable, et quelles grâces précieuses il procure à ceux qui le font avec piété: Deux Pères Franciscains naviguaient sur les côtes de Flandre, lorsqu'il s'éleva une affreuse tempête qui submergea le navire avec trois cents passagers qui s'y trouvaient. La divine Providence permit que ces deux Religieux s'emparassent d'une des pièces du navire, sur laquelle ils se soutinrent entre la vie et la mort pendant trois jours, ayant sans cesse sous les yeux l'abîme immense qui menaçait de les engloutir. Fidèles serviteurs de Saint Joseph, pleins de confiance en sa toute-puissante protection, ils se recommandèrent à lui comme à leur véritable planche de salut après le naufrage et à la douce Étoile qui devait les conduire au port. A peine ont-ils achevé leur prière, qu'elle fut exaucée; l'orage se dissipe, l'air devient serein, la mer s'apaise et l'espérance renaît au fond de leur cœur. Mais ce qui mit le comble à leur joie, c'est la vue d'un jeune homme plein de grâce et de majesté, qui, après les avoir salués avec bonté, s'offrit à leur servir de guide. Ils avancent déjà, ils voguent heureusement, la mer et les vents rendent obéissance à celui à qui le Dieu de la mer et des vents avait autrefois obéi. Arrivés sur le rivage, les deux religieux se jettent aux pieds de leur libérateur, qu'ils ne connaissent pas et qu'ils croient être quelque ange: après lui avoir offert les plus vives actions de grâces, ils le prient instamment de vouloir bien leur dire son nom. « Je suis Joseph, leur répondit-il, si vous voulez faire quelque chose qui me soit agréable, ne laissez passer aucun jour sans réciter dévotement sept fois l'Oraison Dominicale et la Salutation Angélique en mémoire des sept Douleurs dont mon âme fut affligée, et en considération des sept Allégresses dont mon cœur fut souverainement consolé pendant les jours que je passai sur la terre dans la compagnie de Jésus et de Marie ». A ces mots il disparut, les laissant comblés de la joie la plus vive, et pénétrés du désir le plus sincère de l'honorer et de le servir tous les jours de leur vie.

Nous trouvons dans ce trait si touchant des motifs bien puissants d'admirer la fidélité de Saint Joseph à secourir promptement ceux qui l'invoquent, et de quoi louer son ineffable bonté qui demande si peu pour un si grand bienfait, un tribut si facile à payer pour une faveur si rare, la conservation de la vie. Fidèles serviteurs de Saint Joseph, qui voulez être agréables à votre puissant protecteur, et le servir selon ses désirs, ne devez-vous pas préférer cette pratique à toutes celles qui ont été établies en son honneur, après qu'il a déclaré lui-même de la manière la plus formelle et la plus authentique combien elle lui était agréable? Figurez-vous qu'il vous dit, comme à ces pauvres religieux qu'il a sauvés du naufrage et arrachés à la mort: « Je suis Joseph, en qui vous devez mettre votre confiance, j'ai le pouvoir et la volonté de vous assister dans tous vos besoins; Jésus-Christ mon Fils, et la bienheureuse Vierge Marie mon Épouse, ne me refuseront rien de ce que je leur demanderai pour vous; honorez avec amour la mémoire de mes Douleurs et de mes Allégresses, et vous ressentirez infailliblement les salutaires effets de mon secours au milieu de la mer orageuse du monde où vous êtes continuellement assaillis par mille tentations et par des épreuves de tout genre ». Pieux serviteurs de Saint Joseph, acceptez donc cette promesse, et soyez certains que le meilleur moyen de participer aux faveurs de ce grand Saint, c'est, comme il l'a déclaré expressément lui-même, de prendre part à ses douleurs et à ses allégresses, récitant à cette intention les prières approuvées et enrichies d'indulgences par les souverains Pontifes. Les sentiments qui rempliront votre cœur en méditant ces touchants mystères seront un des plus puissants témoignages d'amour que vous puissiez rendre à Saint Joseph, et le porteront infailliblement vous protéger pendant votre vie et surtout à l'heure de la mort.

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Exercice en l'honneur des Sept Douleurs et des Sept Allégresses de Saint Joseph

 

I. O très chaste Époux de Marie, glorieux Saint Joseph, autant furent terribles la douleur et l'angoisse de votre cœur, lorsque vous croyiez devoir vous séparer de votre Épouse sans tache, autant fut vive l'allégresse que vous éprouvâtes quand l'Ange vous révéla le mystère de l'Incarnation. Nous vous supplions, par cette douleur et cette allégresse, de daigner consoler nos âmes maintenant et dans nos derniers moments, en nous obtenant la grâce de mener une vie sainte et de mourir d'une mort semblable à la vôtre, entre les bras de Jésus et de Marie.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

II. O très heureux Patriarche, glorieux Saint Joseph, qui avez été élevé à l'éminente dignité de Père putatif du Verbe fait chair, la douleur que vous éprouvâtes en voyant naître l'Enfant Jésus dans une si grande pauvreté, se changea bientôt en une joie céleste, lorsque vous entendîtes les concerts des Anges, et que vous fûtes témoin des glorieux événements de cette nuit resplendissante. Nous vous supplions, par cette douleur et cette allégresse, de nous obtenir, après le cours de cette vie, la grâce d'être admis à entendre les sacrés cantiques des Anges, et à jouir de l'éclat de la gloire céleste.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

III. O modèle parfait de soumission aux lois divines, glorieux Saint Joseph, la vue du Sang précieux que le Rédempteur Enfant répandit dans sa Circoncision perça votre cœur de douleur; mais l'imposition du nom de Jésus le ranima en vous remplissant de consolation. Obtenez-nous, par cette douleur et cette allégresse, qu'après avoir extirpé tous nos vices pendant la vie, nous puissions mourir avec joie en invoquant de cœur et de bouche le très-saint nom de Jésus.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père Pater

 

IV. O Saint très-fidèle, à qui furent communiqués les mystères de notre rédemption, glorieux Saint Joseph, si la prophétie de Syméon vous causa une douleur mortelle en vous apprenant ce que Jésus et Marie devaient souffrir, elle vous remplit en même temps d'un saint contentement en vous annonçant que ces souffrances seraient suivies du salut d'une multitude Innombrable d'âmes qui ressusciteraient à la vie. Demandez pour nous, par cette douleur et cette allégresse, que nous soyons du nombre de ceux qui, par les mérites de Jésus-Christ et l'intercession de la Vierge Marie, ressusciteront pour la gloire.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

V. O très-vigilant Gardien du Fils de Dieu fait homme, glorieux Saint Joseph, combien vous avez souffert pour servir le Fils du Très-Haut et pourvoir à sa subsistance, particulièrement pendant la fuite en Égypte; mais aussi combien vous dûtes jouir d'avoir toujours avec vous le Fils de Dieu, et de voir tomber, à son arrivée, les idoles des Égyptiens! Obtenez-nous, par cette douleur et cette allégresse, qu'en tenant toujours le tyran infernal éloigné de nous, surtout par la fuite des occasions dangereuses, nous méritions de voir tomber de nos cœurs toutes les idoles des affections terrestres, et qu'entièrement consacrés au service de Jésus et de Marie, nous ne vivions plus que pour eux, et que nous leur offrions avec joie notre dernier soupir.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père Pater.

 

VI. O Ange de la terre, glorieux St. Joseph, qui avez vu avec admiration le Roi du ciel soumis à vos ordres, la consolation que vous éprouvâtes en le ramenant d'Égypte fut troublée par la crainte d'Archélaüs: cependant, rassuré par l'Ange, vous restâtes avec joie à Nazareth, dans la compagnie de Jésus et de Marie. Obtenez-nous, par cette douleur et cette allégresse, que, dégagés de toutes les craintes qui ne pourraient que nous être nuisibles, nous jouissions de la paix de la conscience, que nous vivions en sécurité dans l'union avec Jésus et Marie, et que ce soit entre leurs mains que nous remettions nos âmes au moment de la mort.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père Pater.

 

VII. O Modèle de sainteté, glorieux Saint Joseph, qui, ayant perdu l'Enfant Jésus sans qu'il y eût de votre faute, le recherchâtes pendant trois jours avec une grande douleur, jusqu'au moment où vous éprouvâtes la plus grande joie de votre vie en le retrouvant dans le temple au milieu des docteurs. Nous vous supplions du fond du cœur, par cette douleur et cette allégresse, de daigner employer votre crédit auprès de Dieu, afin qu'il ne nous arrive jamais de perdre Jésus par le péché morte!, et que, si ce malheur extrême nous arrivait, nous le cherchions de nouveau avec la plus profonde douleur, jusqu'à ce que nous le retrouvions favorable, surtout au moment de la mort, pour pouvoir ensuite jouir de lui dans le ciel et bénir avec vous ses infinies miséricordes pendant toute l'éternité.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père Pater.

 

Ant. Jésus commençait sa trentième année lorsqu'on le prenait pour le fils de Joseph.

 

V. Priez pour nous, Saint Joseph.

R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

O Dieu, qui, par une providence ineffable, avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être l'époux de votre très-sainte Mère, faites, nous vous en supplions, qu'en le vénérant sur la terre comme notre protecteur, nous méritions de l'avoir pour intercesseur dans les cieux, vous qui, étant Dieu, vivez et régnez, etc. Ainsi soit-il.

 

Le premier mercredi de chaque mois récitez ces prières pour les âmes du Purgatoire. Plusieurs mille exemplaires de ce petit livre sont répandus dans le Canada, prions tous en union et notre prière sera puissante.

 

Imprimatur: + E-A. Arch. Quebecen.

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Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant  ici

10 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 10/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Dixième lundi

Le Saint Enfant trouvé à l'âge de douze ans parmi les Docteurs dans le Temple

« Ils le trouvèrent dans le Temple parmi les Docteurs, les écoutant et les interrogeant ». (Luc. 2, 46.)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le Saint Enfant-Jésus, qui, dès que l'âge Lui permet de montrer au dehors la divine Lumière de Sa Raison, ne tarde pas de la consacrer à la gloire de Dieu Son Père. Il le témoigne par ces parles: « Ne saviez-vous pas que Je devais vaquer aux choses qui regardent Mon Père? » (Luc, 2, 49). Je le devais, dès que je pouvais faire entendre Ma voix au milieu des hommes, et en être écouté. Apprenons de ces exemples à ne négliger aucune occasion de rendre gloire à Dieu en manifestant son saint Nom.

Adorons le Divin Enfant, qui n'a pas voulu que Son jeune âge fût privé de cette fonction importante de glorifier Dieu. Source de toute Lumière, Il n'est pas moins admirable quand Il se réduit à l'obscurité et au silence, que quand Il se produit, comme le Maître qui sait tout, au milieu des hommes. Et Il avait résolu, par une infinie justice que l'un et l'autre de ces états se rencontrasssent dans Sa Divine Enfance; mais avec une telle conduite, que son silence serait observé durant douze années, comme plus conforme à sa petitesse, et plus convenable à Sa Douceur, à Son Humilité; et que la manifestation de Sa Sagesse ineffable n'aurait lieu qu'une fois, et au terme seulement de cette Enfance qu'il subissait pour notre amour. Ainsi nous a-t-Il appris à accomplir tous nos devoirs, en faisant toutes choses sans précipitation, avec nombre, poids et mesure.

Adorons le Divin Enfant qui, pour commencer son grand ministère de prédicateur, et devenir toujours notre exemplaire et notre Modèle, se soustrait à la présence de Ses Parents, par une grande force de vertu et le dégagement complet de la chair et du sang... Mais qu'a-t-Il fait, durant ces trois jours, avant de paraître au milieu des Docteurs? Il est probable qu'Il les passa en prières et en jeûnes, pour se préparer à annoncer la divine parole. Humilions-nous en admirant la sublimité de Son oraison; unissons-nous à ses mortifications saintes... Quelques-uns disent même qu'Il ne dédaigna pas de demander l'aumône... Mettons en pratique ses leçons et son zèle pour notre salut.

Adorons le Saint Enfant Jésus parmi les Docteurs. Quoiqu'Il soit le trésor de la Science du Père, Il écoute plutôt qu'il ne parle; et agissant selon la mesure de Son âge, Il se rend le disciple de ceux dont Il anime les lèvres, et qui ne peuvent rien dire de vrai que par Sa Lumière et par Sa Raison. Après les avoir écoutés dans le rang et avec la docilité qui conviennent aux enfants, Il propose avec candeur Ses questions, comme s'Il avait besoin d'être instruit, se tenant toujours par ce moyen aussi bas que l'enfance; mais Son langage révèle de célestes inspirations, qui ravissent son auditoire. Il évoque sans doute les grandeurs de Dieu, Ses Justices, Ses Miséricordes, Son Amour, la nécessité du Messie promis, l'impuissance de la Loi sans la Grâce, l'accomplissement des prophéties qui est proche. Divin Enfant, faites-nous entendre à nous-mêmes votre voix mystérieuse et sacrée. Touchez nos cœurs; dissipez tous nos aveuglements. Que nous ne soyons pas comme les Juifs, qui fermaient les yeux aux rayons de vos saintes inspirations.

Considérons la conduite du Fils de Dieu sur la très-sainte Vierge et sur saint Joseph: Il ne leur épargne pas les épreuves et l'affliction. Il connait leur douleur pleine d'anxiété: et toutefois Il les laisse en cet état. Apprenons a ne pas nous plaindre dans nos propres délaissements, et a nous abaisser sous la main du Seigneur, s'Il lui plait de nous frapper. La joie suit bientôt la peine, quand on souffre avec résignation pour Jésus-Christ. Honorons celle que ressentirent ces saints Epoux, en retrouvant parmi les Docteurs leur Enfant bien aimé qui faisait l'admiration de tous. Animons-nous d'une parfaite confiance en ce Verbe Divin. Il ne Se cache que pour la Gloire de Son Père, et pour nous combler par Son retour de consolations plus vives et de grâces plus abondantes.

Prière

Seigneur, qui n'avez, jamais perdu l'occasion de procurer la gloire de Dieu, Votre Père, et qui, pour Ses intérêts, nous avez fait paraître, dès Cotre Enfance, que Vous vous sépariez de Vos plus chères satisfactions ici-bas; qui, parmi les Docteurs, n'avez voulu parler que comme disciple; qui ne les avez enseignés que par l'humilité de Vos interrogations et la Sagesse de Vos réponses: accordez-nous la grâce de nous livrer avec zèle toujours à votre service et de ne nous confier jamais présomptueusement en nous-mêmes; ô Vous, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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10 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 9/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Neuvième lundi

Le Saint Enfant Jésus revenant d'Egypte

« L'ange dit à Joseph: Prenez l'Enfant et sa Mère, et retournez en Israël; car ceux qui voulaient perdre l'Enfant sont morts ». (Math. 2. 20)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons avec une continuelle ferveur d'amour le saint Enfant Jésus. Il s'était enfui de la Judée aussitôt après sa Naissance, pour montrer que son règne ne serait pas de longue durée chez les Juifs. Il est resté dans le pays d'Egypte sept années qui figurent, disent les commentateurs, toute la durée des siècles pendant lesquels il régnera sur les gentils; et au bout de ces sept ans, Il revient en Judée pour représenter ainsi que la fin des temps doit être marquée, d'après la tradition la plus commune, par la conversion des Juifs. Adorons les pensées secrètes de ce Divin Sauveur dans toutes les actions de sa vie parmi les hommes. O Jésus! qui ne vous éloignez jamais du céleste Israël et qui ne voyez et ne cherchez que lui, soit en Egypte, soit en Judée, venez à nous incessamment et ne nous privez pas de votre divine présence.

Adorons la conduite toujours humble de ce Maître adorable. Quoiqu'Il soit âgé déjà de sept ans, qu'Il soit rempli de sagesse et de grâce, que sa divinité soit parfaitement connue de Joseph et de Marie, néanmoins ce n'est pas lui qui leur déclare qu'il faut retourner en Judée. Il attend le commandement du Ciel que l'Ange doit apporter à Joseph, comme chef de la famille. De sorte qu'Il ne veut pas seulement obéira l'ordre de Dieu son père, mais se. soumettre même à celui de Joseph. O saint Enfant! donnez-nous votre esprit d'exacte obéissance; que jamais nous ne nous écartions des règles que vous nous avez tracées par votre humilité si parfaite et si admirable.

Adorons le Divin Enfant qui fait ce long voyage a pied, qui se fatigue et qui souffre pour la Gloire de Son Père, pour le salut et le bien de nos âmes. Adorons les autres intentions qui l'animaient et qui nous sont inconnues. Honorons aussi celles de la sainte Vierge et de saint Joseph, pendant qu'ils cheminaient dans cette pénible route à côté du Sauveur. Mais, ô Jésus! j'aime a me figurer ce voyage d'Egypte à Jérusalem comme l'image de celui du monde au ciel, du temps à l'éternité, que nous avons tous à faire a votre suite; et encore comme le passage des vains plaisirs du monde aux consolations si pures et si délectables de la religion et de la piété. Inspirez-nous l'horreur que Vous aviez dans votre cœur des abominations de l'Egypte, des scandales du monde et de sa corruption; donnez-nous l'amour de votre sainte Eglise, qdi est vraiment la porte du ciel et la maison de Dieu.

Adorons la douce gravité, la modestie et tout l'extérieur du saint Enfant dans le chemin. Il est Lui-même la voie dans laquelle nous devons marcher, et où Joseph et Marie nous ont précédés si saintement. Promettons-nous de vivre en Jésus par Marie et Joseph, pour aller à Dieu. Honorons aussi la lassitude des trois Saints Voyageurs, le repos qu'ils prenaient de temps en temps; et admirons comme ils cheminaient en recueillement et en silence, tout occupés des plus saintes pensées. Mais le Saint Enfant vient avec une grande joie en Judée, comme au lieu de sa vocation: Il doit y faire connaître Son Père, Il doit y opérer la Rédemption des hommes, après avoir accompli tous ses mystères, et c'est de la qu'il doit envoyer ses apôtres par toute la terre, pour baptiser toutes les nations et prêcher l'Evangile de Dieu. Divin Enfant, enseignez-nous à révérer vos mystères. Rendez-nous fidèles a notre vocation, en conformant notre conduite et notre vie à tous les desseins que vous avez sur nous.

Prière

Seigneur, qui avez dit que Vous n'éteignez pas la mèche qui fume encore, que vous n'achevez pas le roseau déjà brisé; qui, par votre retour d'Egypte en Judée, après la mort d'Hérode, nous faites connaître que, après avoir puni de Votre disgrâce la nation Juive pendant le cours des siècles, vous ne l'abandonnez pas pour jamais, et que Vous êtes prêt à revenir au pécheur repentant: faites nous la grâce de découvrir, sous la sainte obscurité de Votre Enfance, les rayons de Votre Infinie Sagesse, et d'apprendre, par une, consolante expérience, que, si Vous vous éloignez de vos ennemis obstinés, Vous recevez toujours à Miséricorde ceux qui espèrent en vos promesses; ô Dieu, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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9 juin 2010

Le Chemin de Croix de Lourdes

6 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 8/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Huitième lundi

La visite que la Sainte Vierge rendis à sa cousine Elisabeth

« La sainte Vierge portant Jésus dans son sein, s'en alla en toute hâte visiter sainte Elisabeth, laquelle avait conçu un fils dans sa vieillesse ». (Luc. 1. 38.)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le Fils unique de Dieu qui, comme le plus puissant principe de vie qui soit dans sa sainte Mère, la possède plus qu'elle n'est possédée par son âme même. Aussitôt qu'il est conçu dans son sein, Il veut faire paraître le pouvoir dont Il vient la revêtir. Il la presse d'aller vers saint Jean, qu'Il a choisi pour Son précurseur, afin que ce soit Elle qui le sanctifie. Oh! que nous devons honorer cette aimable Vierge animée par l'esprit de son Fils, sainte en toutes ses démarches et en toutes ses pensées, attirant partout où elle porte ses pas sur la terre la bénédiction des cieux. Elle ne fut pas accompagnée de Saint Joseph pendant ce pèlerinage à la maison d'Elisabeth et de Zacharie, car Joseph ne devait point apprendre encore que sa sainte Epouse était la Mère de Dieu; et il ne l'eut plus ignoré, en entendant les paroles divinement inspirées d'Elisabeth, et la céleste mélodie du Magnificat qui s'échappa tout aussitôt des lèvres de Marie. Le Ciel aussi voulait perfectionner la vertu du glorieux Patriarche, qui venait à peine de contracter alliance avec la Vierge des vierges, et par elle avec le Fils de Dieu, qu'elle renfermait dans son chaste sein. Sa patiente résignation pendant les trois mois que dura l'absence de Marie, et où il fut privé non seulement des consolations de sa présence, mais de celles que lui apportait également la secrète présence de Jésus, nous apprend à nous abandonner nous-mêmes toujours à l'action de Dieu et de sa grâce dans nos cœurs. Il faut que nous sachions, à l'imitation de Joseph, nous oublier même dans les occasions qui paraissent utiles à la piété, et De voir en toutes choses que le bon plaisir divin, pour que ses desseins les plus parfaits s'accomplissent sur nous.

Mais pour revenir spécialement à la sainte Vierge dans ce mystère, considérons-la cheminant avec modestie à travers les montagnes, pour se rendre au but que Dieu lui a marqué. Comme Elle n'a de vie et d'action que par Jésus, Jésus n'a d'expression et de mouvement que par Elle. Elle le voile, en quelque sorte, à la manière des saintes espèces dans son auguste sacrement; bien plus, elle est comme une espèce vivante, qui ne contient pas seulement son Fils mais Le forme aussi et Le fait croître en elle; et réciproquement Elle est animée et remplie de sa puissance. Dans ce voyage, c'est le Fils de Dieu sans doute qui veut agir sur son Précurseur: mais Il ne veut agir que par Marie. Il veut qu'Elle coopère à cette action, qu'Elle Lui soit même attribuée; et que nous sachions par là ce que fera la Mère de Dieu dans les œuvres de la grâce, et la place qu'elle tiendra, et la société que son Fils lui donnera dans ses divines opérations. Elle salue sainte Elisabeth, et, sans doute, c'est en disant, selon l'usage des Hébreux: le Seigneur soit avec vous! Le salut vous soit donné! Ou bien avec quelque autre souhait digne de sa Charité et de la grâce qui était en elle. Mais il y eut cette différence entre les paroles de cette salutation et les nôtres, que nous ne faisons que désirer quelque bonheur à ceux que nous saluons, au lieu que la Sainte Vierge produit ici l'effet qu'elle exprime par ses paroles. Comme elle était une -image du plus grand de tous les sacrements, contenant la vérité invisible de Jésus-Christ sous l'apparence visible de son corps, Dieu voulut que ses paroles fussent alors efficaces comme celles des sacrements. Elles pénétrèrent jusque dans le sein d'Elisabeth, et portant la joie dans l'âme de saint Jean, effacèrent son péché originel, le remplirent dé grâce, lui avancèrent la raison, lui donnèrent le Saint-Esprit et la connaissance des Mystères de Dieu. Ainsi les merveilles de trois ou quatre sacrements se rencontrèrent en Marie dans cette circonstance; la réalité du Fils de Dieu, comme dans l'Eucharistie; la régénération d'un enfant d'Adam, comme au Baptême; la plénitude du Saint-Esprit, comme dans la Confirmation et dans les Ordres sacrés. Bénissons le Saint Enfant Jésus de ce qu'il lui plaît de faire de si grandes œuvres dès le commencement de sa vie, et de ce qu'il les fait par sa sainte Mère. Soumettons-nous à la douce puissance de cette Mère de Dieu, qui détruit le péché, qui engendre Jésus-Christ et le multiplie dans ses membres, qui répand dans les cœurs le Saint-Esprit, principe de toute grâce. Prions-la de produire en nous des effets semblables à ceux qu'elle produisit en saint Jean, autant que nous pouvons en être capables; et unissons-nous a la reconnaissance du saint Précurseur envers Marie, à l'amour, à la soumission et a la dépendance qu'il lui a témoignés durant sa vie, et qu'il se plaît encore à lui témoigner au ciel.

Adorons le Fils de Dieu agissant durant trois mois sur Saint Jean et sur sa famille, et toujours par l'organe et le ministère de la très-sainte Vierge. Honorons le silence et la paix de toutes ces saintes personnes, qui sont dans la maison de Zacharie; leurs oraisons, leurs contemplations. Entrons avec eux dans une profonde admiration de ces paroles: Dieu a tellement aimé le monde, qu'il lui a donné son Fils unique. (Jean, 3, 16).

Prière

Seigneur Jésus, qui, dès que Vous vous fûtes incarné dans les chastes entrailles de Marie, avez voulu faire paraître le pouvoir que sa dignité de Mère de Dieu lui avait acquis; et qui, par sa parole, avez régénéré un enfant d'Adam, lui avez avancé la raison, lui avez donné le Saint-Esprit, et l'avez sanctifié en faisant de lui le plus grand des prophètes: faites que nous soyons tellement unis avec Vous par cette très aimable Vierge que, en révérant les merveilleuses grâces de votre Sainte Enfance, nous éprouvions en même temps que cette même Sainte Enfance est la vertu de la Mère du Tout-Puissant, ô Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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6 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 7/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Septième lundi

Le séjour du Saint Enfant Jésus en Egypte

« Ils trouvèrent Dagon par terre sur sa face devant l'Arche du Seigneur, et la tête de Dagon et ses deux mains gisaient coupées sur le seuil de la porte ». (1 Reg. 5. 4.)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le saint Enfant-Jésus réduisant au silence, quand Il arrive en Egypte, les oracles de Satan qui avaient coutume de parler par la bouche des idoles, et qui, redoutant Sa souveraine Vertu, ne pouvaient plus donner de réponse à ceux qui les consultaient. Bénissons-Le également de ce que les idoles mêmes furent ébranlées et renversées sur la terre, pour annoncer qu'Il était le seul vrai Dieu, qui doit recevoir nos adorations et notre amour. Adorons aussi la Providence Divine qui veille sur le saint Enfant en ce pays d'Egypte, car Elle y a préparé toutes choses pour le logement, la vie et la tranquillité de la Sainte Famille. Joseph et Marie soutiennent l'existence du Fils du Très-Haut de leur travail parmi ces idolâtres. Jésus, de son côté, agit d'une manière très-puissante sur l'esprit des Egyptiens, sans se faire connaître à eux. Il les tient dans un admirable respect, dans la douceur et la vénération pour Sa Personne et celle de ses Parents. Humilions-nous devant les secrets jugements qu'Il a sur les âmes qui ne sont point converties, tandis qu'Il dépose, sur cette terre infidèle, une semence abondante de grâce pour la consolation d'une infinité de solitaires et d'autres justes, qui, plus tard, y pratiqueront les plus héroïques vertus. Divin Enfant, faites luire sur nous les rayons de Votre Miséricorde, et ne nous traitez pas selon la rigueur de Votre Divine Justice. Donnez-nous l'esprit de solitude et de séparation du monde.

Adorons ce très-doux Sauveur, qui passe en ce pays les sept premières années de sa vie. Adorons-Le nourri du lait virginal de Marie et comme aussi des sueurs de saint Joseph. Adorons-le comblant la sainte Vierge et son père adoptif de grâces, en retour de leurs pieuses sollicitudes. Adorons-le proférant ses premières paroles, par lesquelles il nomme Dieu son Père, sa très-sainte Mère et saint Joseph. Adorons-le faisant ses premiers pas. Adorons-le prononçant ses premières prières, que les anges venaient recueillir en les adorant, faisant ses premières actions et rendant ses premiers services et ses premières tendresses à ses parents. O Jésus! faites que nous aimions Marie et Joseph comme vous les avez aimés. Donnez-nous part aux sentiments de votre cœur: rendez-nous purs religieux et fervents.

Prière

Seigneur qui, par l'humilité de Votre Sainte-Enfance, détruisez l'empire du Superbe, qui chassez de la terre, par l'invincible vertu de Vos abaissements, celui que Vous aviez banni des cieux par la toute puissance de Votre Gloire, qui, véritable héritier de tous les biens de Dieu, dépossédez le prince du monde, et liez dans votre infirmité celui qui ne trouvait parmi les hommes presque aucune résistance: brisez dans nos cœurs, nous Vous en conjurons, les idoles du mensonge et de l'orgueil; et armez-nous de la faiblesse de Votre Sainte Enfance, qui est plus forte que tous les démons; ô Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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6 juin 2010

Neuvaine à Sainte Marguerite d'Youville

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Sainte Marguerite d'Youville

Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Montréal

1701-1771

Fête le 3 mai

Marie-Marguerite Dufrost de La Jemmerais naquit au Canada, dans la province de Québec, à Varennes, le 15 octobre 1701; elle fut baptisée le lendemain. Aînée de la famille, elle étudia deux ans au couvent des Ursulines de Québec où s'épanouirent sa belle intelligence et sa grandeur d'âme. A vingt ans, Marguerite fut mariée à François d'Youville. Elle se voit obligée de demeurer chez sa belle-mère parcimonieuse qui lui rend la vie difficile. Pour comble de malheur, elle découvre que François ne devait pas être le mari rêvé: volage, indifférent et dépensier, il gaspille rapidement sa fortune personnelle, plongeant sa famille dans les larmes et les privations. Il délaisse son foyer et passe la plus grande partie de son temps à l'Île-aux-Tourtes, troquant des fourrures contre de l'eau-de-vie. Après une courte maladie, François d'Youville meurt le 4 juillet 1730, malgré les soins attentionnés prodigués par sa jeune épouse qui veille à son chevet nuit et jour. De leurs cinq enfants, deux fils en bas âge lui survivent. Marguerite en attend un sixième qui ne vivra que quelques mois. Après le décès du père, tout comme avant, la mère aimante veille seule sur l'éducation de ses enfants. Elle les forme autant par l'exemple que par la parole. En plus du fardeau de subvenir aux besoins de sa famille, la jeune veuve doit encore liquider les nombreuses dettes contractées par son défunt mari. Elle ouvre donc un petit commerce, ce qui lui permet non seulement de s'acquitter de ses dettes, mais encore de faire instruire ses deux fils au Séminaire de Québec. Sa joie sera grande de les voir tous deux, François et Charles, accéder au sacerdoce. «Dès les premières années de son veuvage, écrit son fils Charles, on la vit, pleine de charité pour le prochain, se faire un devoir et un honneur de visiter les pauvres, les malades, les prisonniers, retranchant sur son nécessaire pour soulager les membres souffrants du Sauveur. On la vit, avec édification, allant de porte en porte, mendier de quoi faire inhumer les criminels [...], visiter les pauvres de l'Hôpital Général et raccommoder les haillons de ces indigents.» La messe quotidienne et de fréquentes visites à l'Hostie du tabernacle la soutiennent dans sa tâche ardue, toujours accomplie avec un grand amour de Dieu et du prochain. Peu à peu, des personnes dévouées se joignent à elle dans l'exercice de la charité. Une première indigente est reçue dans le logement hospitalier où le 31 décembre 1737, Mère d'Youville et ses collaboratrices se consacrent d'une seule voix à leur nouvel apostolat. En l'an 1747, la restauration de l'hôpital général des Frères Charron pour les indigents sans foyer, est confiée à Madame d'Youville pour le bénéfice des pauvres de toutes catégories: enfants abandonnés, orphelins, vieillards, infirmes, malades. Modèle de toutes les vertus, cette incomparable mère des pauvres se dévoue pour ses protégés au milieu de sa petite famille religieuse. Sa foi magnanime, son amour exceptionnel de la croix et sa confiance sans bornes en la Providence se traduisaient en chants d'actions de grâces au sein des pires épreuves. Devant les ruines fumantes de l'hôpital général de Montréal, à l'exemple du saint homme Job, Mère d'Youville trouve la force de répéter l'acte sublime de la plus héroïque résignation: «Le Seigneur nous a tout ôté; il n'est arrivé que ce que le Seigneur a voulu.» Elle ajouta d'un ton ferme: «Mes enfants, nous allons réciter le Te Deum à genoux pour remercier Dieu de la grande grâce qu'Il vient de nous accorder.» Après avoir beaucoup aimé Jésus-Christ dans Ses membres souffrants, la fondatrice des Sœurs Grises expire en faisant cet émouvant adieu à ses Filles: «Que je serais heureuse si je me voyais dans le Ciel avec toutes mes sœurs.» Lors de son pieux trépas survenu le 23 décembre 1771, Dieu immortalisa visiblement le grand amour que Sa servante avait voué à la Croix, en faisant paraître ce signe du salut, tout lumineux, au-dessus de l'hôpital général. Le bien immense que sainte Marguerite d'Youville a réalisé et perpétué par sa congrégation depuis plus de deux cents ans, témoigne encore de la prodigieuse sainteté de cette femme admirable. Béatifiée le 3 mai 1959 par le pape Jean XXIII, Mère d'Youville a été canonisée par le Vénérable Jean Paul II le 9 décembre 1990.

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Neuvaine à Sainte Marguerite d'Youville

Sainte Marguerite d'Youville, nous nous réjouissons des grâces dont la Trinité vous a comblée durant votre vie terrestre et nous la bénissons pour la gloire  dont Elle récompense maintenant vos mérites.

Sainte Marguerite d'Youville qui avez été choisie par le Père Éternel pour manifester sa Providence au monde, apprenez-nous à reconnaître sa voix divine dans les enseignements de l'Église; à découvrir en nos frères l'image de son Fils bien-aimé et à voir en tous les événements, des manifestations de son adorable volonté.

Gloire soit au Père, etc...


Sainte Marguerite d'Youville modèle d'espérance,priez pour nous.

Sainte Marguerite d'Youville que le Fils a fait participer à l'œuvre de la Rédemption en vous conviant à unir votre croix à la sienne, obtenez-nous une ferme espérance qui nous fasse accepter patiemment les épreuves et nous aide à détacher nos cœurs des biens qui passent pour les fixer dans le ciel où vous nous attendez.

Gloire soit au Père, etc...

Sainte Marguerite d'Youville modèle d'espérance,priez pour nous.

Sainte Marguerite d'Youville à qui l'Esprit-Saint a communiqué un si grand amour de Jésus-Christ et des pauvres, faites qu'à votre exemple, aimant Dieu de tout notre cœur, nous aimions aussi notre prochain comme nous-mêmes, dans nos pensées, nos paroles et nos œuvres.

Gloire soit au Père, etc...

Sainte Marguerite d'Youville modèle d'espérance, priez pour nous.

200 jours d'indulgences.

Avec la permission de l'Ordinaire de Montréal

le 6 août 1959.

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5 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 6/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Sixième lundi

La fuite du Saint Enfant Jésus en Egypte

« L'Ange dit à Joseph: Lève-toi, prends l'Enfant et la Mère et fais en Egypte ». (Matthieu 2, 13)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons notre Sauveur, qui se soumet a l'humilité de la fuite en Egypte plutôt que d'arrêter la fureur d'Hérode par Sa Puissance Divine, ou de se conserver miraculeusement au milieu du carnage des Saints Innocents. Il aime mieux ainsi garder le silence dans cette occasion et faire avertir Joseph par un ange, que de commander lui-même au saint Patriarche de se retirer en Egypte. Ainsi fera-t-Il sans cesse abnégation de Sa Gloire, de Sa Grandeur et de Sa Puissance pour vivre dans notre infirmité. Mais n'avons-nous pas à admirer comme, en s'abaissant jusqu'à vouloir mourir, Il embrasse en même temps les moyens les plus ordinaires de se garantir de la mort. Donnez-nous, ô Jésus la grâce de ne jamais présumer de nos forces, mais de céder plutôt humblement devant les épreuves et les persécutions, que de vouloir les soutenir avec témérité et avec confiance en nous-mêmes.

Honorons les dispositions de la sainte Vierge et de saint Joseph, qui, parfaitement dépendants de Dieu, obéissent aussitôt a la voix de l'ange. Pauvres et dégagés de tout, ils n'ont aucune peine à abandonner leur maison et leur pays. Remplis d'amour pour Jésus, ils partent en toute diligence au milieu d'une nuit profonde et sans prendre congé de personne. Eloignés de toute délicatesse, ils n'emportent avec eux que les pauvres langes du Divin Enfant et les choses indispensables à ce difficile et si long voyage. Leur confiance en Dieu fait qu'ils ne raisonnent ni sur la longueur de la route ni sur l'infidélité des peuples au milieu desquels ils sont envoyés, ni sur les délaissements et les incommodités qui les y attendent. Laissons-nous pénétrer de l'esprit qui les inspirait, afin d'être uniquement conduits comme eux, selon l'ordre de la Providence, avec une foi vive dans sa tutélaire protection.

Adorons le saint Enfant qui souffre le froid, la fatigue et beaucoup d'autres peines dans le chemin. Envions la part que la sainte Vierge et saint Joseph prenaient à ses douleurs, et le bonheur tout à la fois qu'ils trouvaient à le porter entre leurs bras... Puis, reportant nos yeux sur la Judée, considérons la cruauté d'Hérode envers les Saints Innocents. Ses soldats les cherchent par toutes les maisons de Bethléem et des environs; ils égorgent avec rage ces douces petites créatures malgré les larmes et les cris de leurs mères... Cependant Jésus souffre aussi de se voir persécuté dans la personne de ces anges de la terre qui meurent en sa place; Il offre leur sacrifice à Dieu comme le sien propre; Il les remplit de Sa Vie devant Son Père et d'une dignité singulière parmi Ses membres. Bienheureux Enfants, qui, par votre mort, éteignez la rage de l'ennemi du Messie, qui sauvez en mourant votre Sauveur et le nôtre, qui lui acquérez le repos de l'Egypte, par le meurtre du dernier d'entre vous; vous êtes revêtus de la grâce, de la beauté et comme de la Personne divine de Jésus Lui-même. Obtenez-nous de Lui consacrer notre vie, en nous éloignant du péché, et en nous remplissant de votre esprit de simplicité, de candeur et d'innocence.

Prière

Divin Enfant, qui avez fui les Juifs et vous êtes retiré chez les Gentils, afin de témoigner que le peuple bien-aimé allait devenir votre ennemi, et que le peuple infidèle serait reçu en grâce: faites que nous nous séparions toujours de ceux qui ne veulent pas que Votre Règne arrive et que nous nous attachions, par les entrailles de votre charité, à la sainte Eglise, notre mère, dans laquelle seule nous pouvons trouver la paix, la lumière et le Salut que Vous avez apportés au monde, ô Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il!

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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5 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 5/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Cinquième Lundi

En l'honneur de l'adoration des Mages

« Où est le Roi des juifs qui vient de naître, car nous avons vu son Etoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer ». (Math. 2. 2.)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le saint Enfant Jésus, qui témoigne en naissant qu'Il ne vient pas seulement pour les Juifs, mais pour les Gentils; et qu'étant le Dieu de tous, Il fait Miséricorde à tous. Adorons cette bonté divine, qui s'étend à toutes les nations de la terre. Ayons en elle grande confiance, et abandonnons-nous à elle de tout notre cœur. « Le peuple juif, dit saint Paul, a dû bénir Dieu de l'accomplissement de ses promesses; et nous devons le remercier de Sa pure Charité et de sa Miséricorde ». (Rom., 15, 8, 9).

Adorons la grandeur de ce Divin Enfant dans Sa petitesse; et Sa Puissance dans son infirmité. Il est dans le silence, et Il parle au cœur des sages du inonde; Il naît dans la pauvreté de la crèche, et Il fait venir les rois d'Orient pour l'adorer; Il est enveloppé de langes, et Il produit une nouvelle Etoile qui répand dans les deux un miraculeux rayon de lumière pour guider vers Lui ses pieux serviteurs. Soumettons-nous à cette Sainte puissance qui dispose de l'univers, qui pénètre les cœurs et qui les manie comme il lui plaît. O saint Enfant, faites-nous sentir Votre Force Divine, et que l'éclat de Votre Majesté soit aussi grand dans nos esprits que votre humilité est grande dans l'obscurité de l'étable.

Considérons les effets de la grâce que le Saint Enfant répand dans l'âme des Mages. Dès les premiers instants de Sa vie, Il opère en leurs personnes une des plus grandes merveilles qui se soient jamais vues. Il se fait entendre à leurs cœurs, sans avoir besoin d'user de la parole, à 300 lieues de l'étable où Il est né; Il persuade en un moment à des sages et à des savants, qui sont ordinairement aveuglés par l'orgueil, d'entreprendre ce long voyage pour voir le Messie Sauveur et Rédempteur des hommes; et ces Princes, ces savants, ces sages, éclairés d'une lumière intérieure dont l'Etoile qui brille à leurs yeux n'est qu'une grossière image, n'ont plus qu'un désir, celui de venir l'adorer. Ils sentent que ce Roi qui vient de naître, est plus grand que tous les rois de ce monde ensemble; et ils n'auront pas l'idée d'aller rendre les mêmes hommages à l'empereur Auguste qui commande à presque tout l'univers. Les Mages savent donc par une vive et mystérieuse inspiration, ce que les juifs n'ont jamais voulu comprendre, que l'Enfant Jésus est Dieu et homme tout ensemble... mais la grâce ne leur donne pas seulement la pensée d'aller le visiter; elle les fait partir soudain chargés d'or, de pierreries, de baume et d'encens, qu'ils veulent Lui offrir. Ils surmontent des difficultés inouïes avant d'arriver jusqu'à Lui; mais, ces obstacles vaincus, ils ont le bonheur de trouver l'Enfant avec Marie sa mère, et de se prosterner à ses pieds. O Jésus, je vois avec joie que ce miracle de la conversion des Mages et de la générosité qu'ils Vous ont montrée, est une grâce particulière à Votre Enfance; car, pendant Votre vie publique, Vous aviez autour de Vous d'autres gentils qu'il Vous était facile d'attirer à Votre Amour. Mais Vous n'avez pas voulu Vous occuper même du centurion  Corneille, dont il est dit dans les actes, qu'il était disposé depuis longtemps a recevoir les bienfaits de la Foi (Act. 40. 2.) Vous réserviez ce soin a Vos disciples, et Vous m'apprenez ainsi, ô mon Sauveur, l'estime que je dois faire de la dévotion si précieuse à Votre Sainte Enfance. C'est par elle surtout que Vous voulez éclairer et toucher les âmes qui ne Vous connaissent pas, ou qui ne Vous aiment point encore assez! Je m'incline sous ces douces bénédictions, sous ces illuminations saintes que Vous versez sur nous du fond de Votre Crèche: instruisez, convertissez, gagnez mon cœur. Oui, dominez sur mon esprit, qui ne cherche que sa folle et injuste liberté; découvrez-moi Votre grandeur adorable sous les ombres de Votre pauvreté; .attirez-moi à Vous, ô Jésus! et faites que je laisse toutes choses pour Vous suivre.

Considérons les vertus des Saints Mages et adorons le divin Enfant agissant en eux. Ils ne résistent pas à la lumière, comme la plupart des hommes; ils ne balancent pas d'obéir à l'avertissement du Ciel; ils n'envoient pas s'informer de cet Enfant nouveau-né, avant d'aller Le trouver eux-mêmes. Quand ils entrent sur le territoire de la Judée, ils ne songent point à prendre des renseignements sur- le prince qui y règne; ils ne s'enquièrent pas s'il a des enfants qui, d'après les lois de l'empire, doivent lui succéder un jour; ils suivent le rayon de la Grâce avec une persévérante et toujours généreuse fidélité. Lorsqu'ils voient que ni la ville de Jérusalem, ni la cour, ni les prêtres ne savent rien de la naissance de Celui qu'ils cherchent, leur foi ne chancelé point; ils se gardent bien de s'excuser auprès d'Hérode; ils sortent tranquillement pour n'écouter que le mouvement de la piété qui les anime. Quel exemple de constance et de fermeté ne nous donnent-ils pas! O divin Enfant, fortifiez-nous à leur suite dans la croyance de vos saintes vérités, et que nul obstacle humain ne l'affaiblisse jamais dans son cœurs.

Honorons l'humilité de ces Saints Mages qui, voyant l'indigence et le délaissement du Fils de Dieu dans la crèche, ne se lassent pas de l'adorer avec amour, en Lui offrant leurs présents mystérieux. Ils reconnaissent ainsi Sa Divinité et Sa Royauté, et la qualité de Victime que ce Doux Maître a prise en venant au monde, où Il doit être immolé pour le salut de tous. Reconnaissons nous-mêmes Sa Majesté Sainte sous les voiles dont Il est couvert; adorons-Le à notre tour comme notre Dieu, notre Roi, notre Rédempteur. Divin Enfant, recevez comme Dieu le sacrifice de notre vie, comme Roi notre fidélité a Vos commandements, et comme Rédempteur notre perpétuelle servitude.

Adorons le Fils de Dieu remplissant les Saints Mages de lumière, d'amour, de force, de consolation et de toutes sortes de vertus, et unissons-nous à ces heureux princes qui correspondent a tous ces dons intérieurs avec une docilité sans réserve. Réjouissons-nous des consolations que leur présence produit dans le Cœur de la Sainte Vierge et de Saint Joseph, et des illuminations que le Céleste Enfant leur donne à tous sur la conversion des Gentils et les merveilles qui doivent éclater dans l'Eglise. Puissions-nous avoir part vraiment à cette abondance de grâce et de joie !

Prière

O Jésus Enfant, qui, procédant du Sein de votre Père, n'avez pas laisser tomber la moindre parole, à Votre Naissance en ce monde, de vos lèvres divines; mais qui, dans cet admirable silence, avez su dire des choses si merveilleuses au cœur des saints Rois; qui, détruisant dans leur esprit les maximes du siècle, les avez abaissés à Vos pieds dans Votre état de douceur et d'humilité: remplissez aussi nos âmes de Votre Lumière, afin que, Vous voyant petit parmi les hommes, nous adorions avec un pur amour l'ineffable grandeur que Vous possédez en Dieu, Votre Père, avec lequel Vous vivez et régnez pour les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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3 juin 2010

Litanies de Sainte Marguerite de Cortone

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Sainte Marguerite de Cortone

Pénitente du Tiers Ordre de Saint François

1247-1297

Fête le 22 février

Marguerite est née à Laviano, Toscane, en 1247. Dès l’âge de 7 ans, elle perdit sa mère et son père se remaria avec une femme qui n’aima pas cette enfant. Abandonnée à elle-même, Marguerite qui à l’âge de 17 ans, était très belle, se laissa séduire par un jeune noble qui était, dit-on, le fils du seigneur Guillaume de Pecora, seigneur de Valiano. Son amant l’emmena chez lui en son château de Montepulciano et ils eurent un fils. Après 9 années de vie commune qui ne fut pas exempte d’autres relations, Marguerite qui n’avait pu décider son amant à l’épouser, se retrouva seule, son amant ayant été assassiné au cours d’un voyage. Elle confessa plus tard qu’elle accorda ses faveurs à des jeunes gens, attirés par sa beauté et qu’on la considérait comme une pécheresse. Cependant la vue de son amant assassiné l’avait profondément impressionnée. Elle commença à regretter sa vie tumultueuse et à redouter le jugement de Dieu. Elle se mit à méditer, à s’intéresser aux pauvres, à les secourir, et à servir les malades. Elle en vint à rechercher la solitude et à rêver d’une vie adonnée à l’amour de Dieu. Durant plusieurs années, elle mena un rude combat entre ce désir de vertu et ses attaches mondaines : relations, bijoux, propriété. Ne pouvant retourner chez son père, en raison de l’hostilité de son épouse, elle dut trouver une habitation avec son fils. Dans sa prière, elle entendit une voix qui l’invitait à recourir à la direction spirituelle des Franciscains de Cortone. Elle trouva en cette ville des personnes charitables qui acceptèrent de l’héberger et qui la recommandèrent aux frères franciscains. Elle fréquentait assidûment leur église, mais continuait à être assaillie par les tentations.

Elle dû attendre trois années d’épreuve pour enfin être admise dans le Tiers Ordre franciscain. Elle pratiqua alors une très rigoureuse pénitence en s’imposant des privations de toutes sortes, sur la nourriture, le vêtement, et en s’infligeant des mortifications corporelles. Elle finit par se consacrer définitivement à Dieu. Son confesseur s’efforçait de modérer ses désirs d’humiliation et sa tentation d’automutilation pour faire disparaître cette beauté qu’elle pensait être la cause de ses séductions. Elle parcourait la ville en avouant publiquement ses fautes passées et son désir de réparation. Vivant désormais comme une quasi recluse, elle fut favorisée de visions, d’auditions de la voix du Christ. On rapporte que le Christ lui parlait de l’état présent de l’Ordre des Frères mineurs, pour les mettre en garde contre le relâchement. Le Christ lui aurait dit un jour : « Je t’ai plantée, ma fille, dans le jardin de mon amour, car ton bienheureux Père, mon très cher François, n’a eu rien de plus à cœur que mon amour ; il m’a aimé dans une telle mesure que nul autre ne lui est comparable aujourd’hui... »

Elle ne quittait la prière que pour s’intéresser aux pauvres et aux malades en obtenant pour eux la construction d’un hôpital dans lequel elle put les servir. Elle fonda une confrérie sous le patronage de Notre-Dame de la merci, pour soutenir cette fondation. On commençait à recourir à ses prières, à ses conseils, à oublier sa vie de pécheresse pour peu à peu la considérer comme une sainte. Elle eut à intervenir dans des conflits civils, s’opposa aux exactions d’un potentat local, et n’hésita pas à interpeller l’évêque d’Arezzo qui négligeait ses tâches pastorales et se conduisait comme un prince séculier. Marguerite eut la révélation de sa mort prochaine et s’endormit le 22 février 1297. Elle fut enterrée dans l’église des Franciscains. Son corps y est conservé sans corruption et y est encore vénéré aujourd’hui. Elle fut immédiatement honorée par le peuple et son culte fut reconnu par le pape Léon X, pour la ville de Cortone, puis, en 1623 pour tout l’Ordre franciscain par Urbain VIII. Enfin, le pape Benoît XIII la canonisa le 16 mai 1728. Sa vie a inspiré de nombreux récits et de remarquables œuvres d’art, dans lesquelles elle est parfois rapprochée de sainte Marie-Madeleine.

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Litanies de Sainte Marguerite de Cortone

Pénitente du Tiers Ordre de Saint François d'Assise

(Pour l'usage privé)

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit-Saint, qui êtes. Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie Immaculée, refuge des Pécheurs, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu, secours des Chrétiens, priez pour nous.

Saint Joseph, très digne époux de Marie, priez pour nous.

Saint Michel, protecteur de l'Ordre Séraphique, priez pour nous.

Saint François, fondateur des Trois Ordres,

Sainte Marguerite, pénitente du Tiers Ordre,

Sainte Marguerite, fille bien-aimée du Père,

Sainte Marguerite, épouse chérie du Fils,

Sainte Marguerite, temple éblouissant du Saint Esprit,

Sainte Marguerite, enfant privilégiée de Marie,

Sainte Marguerite, imitatrice fidèle de Saint François,

Sainte Marguerite, chef d'œuvre de la Miséricorde Divine,

Sainte Marguerite, avocate des pécheurs,

Sainte Marguerite, qui avez converti tant d'âmes dévoyées,

Sainte Marguerite, ressource des désespérés,

Sainte Marguerite, consolatrice des affligés,

Sainte Marguerite, bienfaitrice des pauvres,

Sainte Marguerite, qui assistiez si efficacement les mères pour leur délivrance,

Sainte Marguerite, modèle de pénitence,

Sainte Marguerite, fontaine de larmes,

Sainte Marguerite, vase de compassion,

Sainte Marguerite, fleur d'humilité,

Sainte Marguerite, fournaise d'Amour Divin,

Sainte Marguerite, source de  grâces célestes,

Sainte Marguerite, amante de la Croix,

Sainte Marguerite, amie des Anges,

Sainte Marguerite, semblable aux Prophètes par votre connaissance des choses cachées,

Sainte Marguerite, semblable aux Apôtres par l'ardeur et la vivacité de votre Foi,

Sainte Marguerite, semblable aux Martyrs par votre patience dans les souffrances,

Sainte Marguerite, semblable aux Confesseurs par votre fidélité,

Sainte Marguerite, placée au rang des Vierges dans le Ciel,

Sainte Marguerite, élevée parmi les Séraphins,

Sainte Marguerite, puissante protectrice pour tous ceux qui vous invoquent,

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous Seigneur.

priez pour nous, ô Sainte Marguerite,

Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

Prions

O Dieu, qui par Votre Miséricorde, avez retiré Votre Servante Marguerite de la voie de la perdition pour la ramener dans le sentier du Salut: daignez user envers nous de la même Miséricorde et accordez-nous la grâce de mettre notre gloire à imiter avec ardeur la pénitence de celle dont nous n'avons pas rougi d'imiter ses égarements. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

+ 50 jours d'Indulgence, une fois le jour.

Hector-Raphaël, Évêque de Lille, 13 mars 1924

Sainte Marguerite de Cortone, priez pour nous

+ 50 jours d'Indulgence chaque dois qu'on récite cette invocation.

Hector-Raphaël, Évêque de Lille, 13 mars 1924

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Téléchargez le texte des Litanies de Ste Marguerite de Cortone (pdf) en cliquant ici

2 juin 2010

Béatification du Père Jerzy Popieluszko

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Le Père Jerzy Popieluszko

1947-1984

Notre Saint Père le Pape Benoît XVI va béatifier le 6 juin 2010, en cette année sacerdotale, le serviteur de Dieu, Jerzy Popieluszko, prêtre catholique polonais né le 14septembre 1947, et assassiné à l’âge de 37 ans, le 19 octobre 1984.

L’abbé Popieluszko, jeune prêtre varsovien, curé de la paroisse saint Stanislas Kostka et aumônier du syndicat Solidarité, opposé au régime communiste, célébrait chaque dimanche des « Messes pour la Patrie », au cours desquelles il prononçait de vibrants sermons condamnant courageusement le régime en place. Ses célébrations attiraient des milliers de fidèles. Ses homélies étaient diffusées dans tout le pays et il était devenu l’un des prêtres les plus populaires de Pologne. Il avait dans son ministère pastoral un penchant pour le travail avec les enfants et les jeunes. Un complôt naquit alors contre le prêtre, mené par le KGB, en vue de le faire taire définitivement. Le vendredi 19 octobre 1984, l’abbé Popieluszko est enlevé par trois officiers de la milice (Sécurité Intérieure), près de Wloclawek avec son chauffeur. Ce dernier réussira à s’échapper de la voiture dans laquelle ils étaient emmenés, et à avertir la population. Après avoir été torturé à mort, le corps de l’ecclésiastique est lesté puis jeté dans la Vistule. Il sera découvert quelques jours plus tard. En novembre 1984, plus de 500 000 personnes se déplacèrent pour les funérailles de Jerzy Popieluszko. Le martyr du jeune prêtre aura entraîné de nombreuses conversions, et même l’éclosion de vocations sacerdotales.

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Le 6 Juin 2010 un événement prophétique

La béatification d’un autre J-P  polonais:

Jerzy Popieluszko, ou le courage de la Vérité, au prix du sang

Texte du Père Daniel Ange

Orléans. Mardi 29 oct. 1984. Plusieurs centaines de jeunes veillent toute la nuit dans la cathédrale, en adorant et se confessant. Après sa confession, chaque jeune reçoit un lumignon  rouge allumé et le dépose sur une gigantesque croix toute illuminée, à la stupeur des passants. Le lendemain, 30, je leur donne un enseignement sur les martyrs contemporains dans les pays si proches du «  bloc Est » de notre Europe, que Jean-Paul II ne cessait d’évoquer. Vers la fin, on me glisse un billet : «  la radio vient d’annoncer l’assassinat du P. Popieluszko ». Disparu depuis 10 jours, nous avions offert notre veillée spécialement pour lui et je venais de le citer longuement. J’annonce donc la terrible nouvelle. Comme un seul homme, les voilà tous debout, chantant l’hymne pascale (sur la mélodie de Haendel adaptée par A. Gouzes). Spontanément, ils vont déposer leurs palmes (Nous avions comme  thème de l’entrée de Jésus à Jérusalem) au pied de la grande croix verticale sur le parvis, formant une seconde croix horizontale, sur le modèle de ces grandes croix  de fleurs piquetées de bougies, autour desquelles les Polonais se rassemblaient en chantant, veillant sur elles. Ces croix fleuries et lumineuses étaient les seuls moyens de s’exprimer de tout un peuple qui tombe à genoux quand on le frappe. Ce qu’on vient de revoir après la seconde tragédie de Katyn. De tout cela, j’avais été le témoin ému, en mai puis en nov 81 où je l’avais sans doute rencontré à la paroisse universitaire S.Anne où il était aumônier des services médicaux.

Cette béatification tant attendue, 25 ans  après son martyre, prend une actualité saisissante. Il a été, en Pologne, la dernière victime violemment assassinée par le régime totalitaire du communisme. Or, nous voilà ici, non plus simplement menacé, mais déjà terrorisé par une idéologie anti-chrétienne virant au totalitarisme : « L'époque moderne a parlé de la libération de l'homme, de sa pleine autonomie, et donc également de sa libération de l'obéissance à Dieu. L'obéissance ne devrait plus exister, l'homme est libre, il est autonome: rien d'autre. Mais cette autonomie est un mensonge: c’est un mensonge ontologique, car l'homme n'existe pas par lui-même et pour lui-même, et c'est également un mensonge politique et pratique, car la collaboration, le partage de la liberté est nécessaire. Et si Dieu n'existe pas, si Dieu n'est pas une instance accessible à l'homme, il ne reste comme instance suprême que le consensus de la majorité qui devient le dernier mot auquel nous devons obéir. Et ce consensus - nous le savons depuis l'histoire du siècle dernier - peut également être un "consensus du mal". La soi-disant autonomie ne libère pas véritablement l'homme. L'obéissance à Dieu est la liberté, car elle est la vérité, elle est l'instance qui nous place face à toutes les instances humaines. (Dans l'histoire de l'humanité, ces paroles de Pierre et de Socrate sont le véritable phare de la libération de l'homme, qui sait voir Dieu et, au nom de Dieu, peut et doit obéir non pas tant aux hommes, mais à Lui, et se libérer ainsi du positivisme de l'obéissance humaine). Les dictatures ont toujours été contre cette obéissance à Dieu. La dictature nazie, comme la dictature marxiste, ne peuvent pas accepter un Dieu qui soit au-dessus du pouvoir idéologique; et la liberté des martyrs, qui reconnaissent Dieu, précisément dans l'obéissance au pouvoir divin, est toujours l'acte de libération à travers lequel nous parvient la liberté du Christ.  Aujourd'hui, (grâce à Dieu, nous ne vivons pas sous une dictature, mais)  il existe des formes subtiles de dictatures:  un conformisme qui devient obligatoire, penser comme tout le monde, agir comme tout le monde, et les agressions subtiles contre l'Eglise, ainsi que celles plus ouvertes, démontrent que ce conformisme peut réellement être une véritable dictature. » Revenons au Père Popieluszko. Le beau courage qui va le caractériser se manifeste déjà jeunes et spécialement pendant ce service militaire – il a 19 ans- où les séminaristes doivent subir toutes sortes de brimades et punitions gratuites. Sachant les punitions risquées, il refuse d’enlever médaille et chapelet. Au dortoir, il prie à genoux – chose interdite. Le Vendredi : le chemin de croix, quoi qu’il en coûte. A Noël, il chante des cantiques en épluchant. Sanction : ramper sur le sol. Pendant les séances de lavage de cerveau il lit : l’Imitation de Jésus Christ. En août 80, il a 33 ans, les ouvriers des grandes aciéries de Huta Warszawa l’invitent pour célébrer la toute première messe jamais chantée dans ce que le pouvoir pensait être un fief du communisme. Il en est bouleversé : «  On m’a applaudit. J’ai cru un instant qu’une célébrité marchait derrière moi. Mais non ! Ces applaudissements m’étaient bien destinés, à moi, premier prêtre à avoir jamais franchi le portail de l’aciérie. Je me suis dit alors qu’on ovationnait ainsi l’Eglise qui depuis 30 ans a frappé aux portes des usines. » Par ailleurs, il lance les grands pèlerinages nationaux d’ouvriers – par centaines de milliers – à Czestochowa, chaque 3ème dimanche de septembre.

La guerre d’un Etat contre une Nation, guerre d’un gouvernement contre le peuple

Le sinistre 13 Décembre 81, quelques mois après l’attentat de Jean-Paul II, l’état de guerre  est proclamé. 6000 responsable du Syndicat Solidarnosc , de nuit, sont emprisonnés, l’armée partout déployée massivement, les réactions, comme durant les pires années où toute manifestation est violemment réprimée, noyée dans un bain de sang. Ce premier et unique syndicat dans tout l’empire est intolérable pour le régime. A la face du monde, il prouve que le christianisme est le calcium d’un peuple, et le marxisme son opium.  Révolution dans l’idée même du communisme. C’est le sous- prolétariat qui se soulève contre ces apparatchiks qui se prétendent être  sa voix. Le comble !  Intolérable ! Après avoir tenté quelques mois plus tôt d’ éliminer son premier défenseur, son avocat à la face du monde, ce Jean-Paul II qui ose le soutenir inconditionnellement – il faut l’éradiquer totalement, sous peine d’être contagieux pour tous les pays du bloc  Est, qui se met à trembler sur ses bases. C’est alors qu’une voix va retentir. Elle va oser, clamer ce que tous pensent, mais ne peuvent dire sans risquer, au minimum des années de prison. Et quelles prisons ! Voix qui brise le mur du silence. Jerzy se fait la voix de son peuple bâillonné. Il arrache le bâillon de ses lèvres, à défaut des menottes à ses mains.  Il le fait au cours des 33 messes pour la Nation qu’il va célébrer, renouant avec la tradition séculaire des « prières pour la Patrie », ,  le plus souvent clandestines, surtout durant les 3 siècles où la Pologne était dépecée par d’écrasants empires voisins : Russie, Allemagne, Autriche-Hongrie. 33 stations de son chemin montant au Calvaire. De mois en mois, les foules augmentent à tel point qu’il faudra les célébrer sur un balcon surmontant le porche d’entrée de l’église S. Stanislas Kotska, dominant la place noire de monde. Leur retentissement est incalculable. Surtout elles parviennent immédiatement aux oreilles de l’habitant n° 1 du Vatican… A cette voix de prophète et de Précurseur, qui ne crie pas dans le désert, tendons l’oreille. Dès février 82, où il choisit les textes à faire frémir certains ( Sg 6,1-9 ; Ps 58,2-8), il cite les évêques : « L’ Eglise se place toujours du côté de ceux qui sont privés de liberté, de ceux dont on brise les consciences. Notre douleur est celle de la Nation toute entière terrorisée par la force militaire… de tous ceux, internés, arrêtés, condamnés.. » En avril 82, de citer un poète : «  Plus fort que les pierres qui pleuvent sur nous, plus fort que la main arbitraire et parjure qui s’abat sur  nous, crier que notre cœur brisé dans notre poitrine ni ne se pliera, ni ne se changera. La mort est périssable, la foi… éternelle ! »

Les textes choisis sont  loin d’être neutres ( Dan 3,37-45, Ps 94, Mc 13,9 ) : «  on vous livrera aux Sanhédrins, vous serez battus, vous comparaîtrez… » Et de prier : « Aujourd’hui, il y a tant de familles d’orphelins de notre patrie, des enfants attendant le retour de leurs parents. «  Nous te prions pour ceux qui brisent les consciences humaines, ce qui est pire encore que de tuer…  Que les consciences de nos compatriotes ne soient pas asservies ! Nous te prions pour les fonctionnaires de la justice qui n’ont pas le courage de s’opposer au mensonge et qui acceptent le faux pour le vrai. Nous te confions les ouvriers qui ont donné leur sang et offert leur vie pour défendre leurs droits humains inaliénables. » Et de citer un détenu : «  Ne nous laisse pas nous figer dans la colère et la rage, pardonne à nos traîtres ! » Et encore : «  Ô Pologne, on t’a privé de tout, mais tu as tout, tant qu’il te reste le ciel et la terre sous les pieds ! Ta terre est frappée du glaive comme le visage de la Très sainte Madone de Jasna Gura ! » En Mai, citation d’un hymne des insurgés de 1830 prenant une actualité saisissante, les chars de l’URSS étant prêts à intervenir : «  Les tours de Moscou seront ébranlées. La cloche de la liberté sonne et un sang libre est répandu ! » Mère de Dieu, porte ce sang du peuple libre devant le Trône divin ! Reine au visage balafré, nous Te présentons la demi-année d’esclavage de guerre. Une seule prière demeure : donne-nous la grâce de résister ! Vois comme l’ennemi bafoue notre âme ! » En Juin encore des textes brûlants : «  La coupe déborde de sang,  d’amertume et de larmes. Toujours écrasés mais fidèles dans la foi, nos cœurs ne tremblent pas à la vue des meurtres. La droiture s’effondre, la force étrangère nous écrase, elle enfonce les tempes polonaises dans la couronne de fer ! Sois Pologne !  Et libre sera la  Pologne ! » Sept 82 : devant la foule où chacun tient une petite croix en main : «  Il n’y a pas d’Eglise sans la croix, il n’y a ni sacrifice ni sanctification sans la croix. Celui qui vainc dans une cause juste, vainc par la croix et dans la croix. L’Eglise doit dire la vérité. L’Eglise doit défendre les souffrants. Au nom de la vérité, l’Eglise ne peut jeter un regard indifférent sur le mal et sur les peines humaines. L’Eglise avance vers la Résurrection. Il n’y a pas d’autre voie. Et c’est pourquoi les croix de notre Patrie, nos croix personnelles, celles de nos familles, doivent mener à la victoire, à la Résurrection, si nous les joignons au Christ qui a vaincu la croix. » Et de s’exclamer : «  Quelle ressemblance aujourd’hui encore entre le Christ couvert de sang sur la croix et notre Patrie douloureuse ! » Oct 82 : Il ne mâche pas ses mots : «  Pour demeurer libre dans l’âme, il faut vivre dans la vérité. Vivre dans la vérité, c’est donner la vérité des témoignages, c’est la revendiquer et la reconnaître dans toute situation. La vérité est immuable. On ne peut détruire la vérité par des décisions ou des décrets. L’esclavage pour nous consiste justement en ceci : que nous nous soumettions au règne du mensonge chaque jour. Nous ne protestons pas, nous nous taisons, ou bien nous faisons semblant d’y croire. Alors, nous vivons dans le mensonge. Le témoignage courageux de la vérité est un chemin qui mène directement à la liberté. L’homme qui témoigne de la vérité est un homme libre même dans des conditions extérieures d’esclavage, même dans un camp, dans une prison. Le problème essentiel pour la libération de l’homme et de la Nation est de surmonter la peur. Car la peur naît de la menace. Nous surmontons la peur, lorsque nous acceptons la souffrance ou la perte de quelque chose au nom de valeurs supérieures. Si la vérité devient pour nous une valeur pour laquelle nous acceptons de souffrir, de prendre des risques, alors nous surmontons la peur qui est la cause directe de notre esclavage.  Et de citer le Cardinal Stephan Wyszynski, emprisonné pour avoir dit la Vérité : « la peur est le plus grand manquement de l’apôtre… Elle serre le cœur et rétrécit la gorge. Celui qui se tait face aux ennemis de la bonne cause, les enhardit… Forcer au silence par la peur, telle est la première tâche dans la stratégie impie… Le silence a son sens apostolique uniquement quand je  ne détourne pas mon visage devant ceux qui me frappent… »

En conclusion :  «  Je voudrais répondre à tous ceux qui souffrent en terre polonaise et je désire m’adresser d’ici aux autorités de la République Populaire de Pologne, pour que ces larmes cessent. La société polonaise, ma Nation ne mérite pas d’être poussée aux larmes de désespoir et d’abattement. Oui, une nation qui a tellement souffert dans son passé récent, ne mérite pas que beaucoup parmi les meilleurs de ses fils et filles séjournent dans les camps et les prisons ; elle ne mérite pas que sa jeunesse soit malmenée et battue, que le crime de Caïn soit commis. Elle ne mérite pas qu’on la prive, contre sa volonté du syndicat Solidarité. Et dans la dernière de cette sinistre année, juste avant Noël : «  On aurait envie d’ajouter : ne lutte pas par la contrainte. La contrainte n’est pas une preuve de force, mais de faiblesse. Celui qui n’arrive pas à vaincre par le cœur ou par la raison, essaye de vaincre par la contrainte. Mais chaque manifestation de la contrainte est une preuve d’infériorité morale. L’idée qui a besoin d’armes pour durer, meurt d’elle-même. L’idée qui ne peut se maintenir que par la contrainte est une idée dévoyée. L’idée capable de  vie l’emporte par elle-même. Des millions d’hommes la suivent spontanément. La Nation comprend mieux aujourd’hui les paroles de Norwid : «  Il ne faut pas s’incliner devant les circonstances et laisser les vérités derrière la porte. » Il ne faut pas s’incliner devant les circonstances…. »

1983. Année neuve. L’horizon va-t-il s’éclaircir ?

Dès Janvier : «  Une nation possédant une tradition chrétienne millénaire, aspirera toujours à la pleine liberté. Car il est impossible de combattre cette aspiration par la contrainte, puisque la contrainte est la force de celui qui ne possède pas la vérité. Il est possible de plier l’homme par la contrainte, mais non pas de le rendre esclave. Un Polonais qui aime Dieu et la Patrie se relèvera de toute humiliation, car il ne s’agenouille que devant Dieu. En février, il se fait l’écho des voix bâillonnées : «  Des femmes emprisonnées à Fordon écrivent : «  Nous voulons la liberté, mais pas à tout prix. Pas au prix du renoncement à notre idéal, pas aux prix de la trahison envers nous-mêmes et ceux qui nous font confiance… » Puis, désigne nommément l’instigateur n° 1, caché dans les coulisses : «  Satan renforce son empire sur la terre, et dans notre Patrie, le royaume du mensonge, de la haine, de la peur, si nous ne devenons pas chaque jour plus forts par la grâce de Dieu, si nous ne nous penchons pas avec douleur, avec cœur et amour sur nos frères qui souffrent innocemment dans les prisons, sur eux et sur leurs familles. » En mars, ce mot de pure splendeur : «  L’amour et la Vérité, on peut les crucifier, mais il est impossible de les tuer. Là-bas, sur la croix, la Vérité et l’Amour ont triomphé du mal, de la haine, de la mort.  La Nation veut que la concorde ne soit pas une capitulation, un renoncement aux idéaux, aux aspirations. » Et de se tourner vers les dirigeants : «  Pour vous, frères, qui éprouvez en vos cœurs une haine de mercenaire, réfléchissez : la force ne peut vaincre, même si elle peut triompher quelque temps. » Avant de prier pour eux : «  Prions pour ceux qui se vendent au service du mensonge, de l’injustice, de la contrainte : qu’ils comprennent leur humiliation ! » Des indicateurs s’infiltrent dans la foule. En avril 83, il doit donner des consignes strictes : ni cris, ni chants dehors, n’accepter ou ne donner aucun tracts. Agressés, rester de marbre. Gare aux provocateurs ! Ils veulent de la violence, pour de suite intervenir manu militari. «  Là où il y a l’injustice, là où il y a la contrainte, le mensonge, la haine, le non-respect de la dignité humaine, là font défaut l’amour, le cœur, le désintéressement, le renoncement. Or sans ces valeurs, ne l’oublions pas, il est difficile de donner au travail son vrai sens, il est difficile de sortir le pays d’une crise. Mais l’amour doit aller de pair avec le courage. Et de se faire l’écho du grand Cardinal Wyszinsky, du fond de sa résidence haute-sécurité : «  Malheur à la société dont les citoyens ne se conduisent pas avec courage ! Ils cessent alors d’être citoyens pour devenir de simples esclaves ! C’est le courage qui transforme les gens en citoyens, car l’homme courageux est conscient de ses droits dans la société et des devoirs qui lui incombent. Si le citoyen renonce au courage, il se nuit à lui-même, il nuit à sa personnalité humaine, à sa famille, à son groupe professionnel, à sa Nation, à l’état et à l’Eglise, même s’il est manipulé par peur et frayeur, pour le pain et d’autres avantages. Malheur aux gouvernants qui veulent conquérir le citoyen au prix de la peur et de la frayeur de l’esclave. Alors ce ne sont plus des hommes qu’ils gouvernent, mais, excusez le mot, des choses. » Mai 83, en plein mois de Marie, il se tourne vers Elle. : «  Tu étais là et tu as vaincu, Toi notre Reine. Mais Tu étais là aussi et Tu souffrais, Toi notre Mère. Aujourd’hui, Tu es pour nous plus Mère que Reine. Car aujourd’hui, nous avons plus que jamais besoin d’une Mère. D’une Mère qui comprend tout, qui essuie toute larme et qui console toute peine, qui nous garde de perdre espérance. Or, notre espérance est souvent menacée quand nous voyons le prince du mal revenir en force sur nos terres polonaises. Nous avons besoin de Toi, Mère qui essuie les larmes. Car nombreuses sont nos larmes ces derniers huit mois, depuis cette nuit honteuse de décembre 1981. Oui, et nombreuses sont nos larmes et nos souffrances. Et de nouveau, nomme celui que Jésus appelle «  l’ennemi » : « Satan, que Tu écrases de Ton pied, comme pris dans des convulsions de l’agonie – oh ! Que ce soit sa dernière agonie ! – nous inflige de nouvelles souffrances par ses serviteurs. Dès le premier jour, le mois de mai de cette année est devenu, à Varsovie, le temps du règne de Satan, sous la forme de la contrainte, des manifestations de force et de haine, du déferlement des mensonges et des diffamations. »En Juin : « Longtemps résonneront dans nos oreilles les paroles du Saint Père à Cracovie : «  Vous devez être forts de la force de la foi. Vous devez être forts de la force de l’espoir, vous devez être forts de la force de l’amour, de l’amour qui supporte tout… La Nation en tant que communauté humaine est appelée à la victoire, à la victoire par la force de la foi, de l’espoir, de l’amour, par la force de la vérité, de la liberté, de la justice. »

Il devient maintenant l’homme à abattre, au moins à museler coûte que coûte. En Sept.83, ouverture d’une enquête  pour « abus de la liberté de conscience au détriment de l’Etat ». En 6 mois, il subit 13 interrogatoires et plusieurs arrestations et détentions provisoires. Condamné, il est amnistié en 84, sous la pression populaire. Mais aucune menace ne le fait trembler : « Seule une Nation libre spirituellement et amoureuse de la vérité peut durer et créer pour l’avenir. Seule une nation saine d’esprit et consciente peut courageusement créer son avenir. On conquiert les gens le cœur ouvert et non les poings fermés. La vraie sagesse, la vraie connaissance, la vraie culture ne peuvent être enchaînés. Il n’est pas possible d’enchaîner les esprits humains. Garder sa dignité d’homme, c’est demeurer intérieurement libre même dans l’esclavage extérieur. Rester soi-même dans toutes les situations de la vie. C’est demeurer dans la vérité, même si cela devait nous coûter cher. Car dire la vérité coûte cher. Seule l’ivraie est de vil prix. Il faut payer pour le grain de la vérité. Toute chose, toute grande cause doit coûter et doit être difficile. Il n’y a que les choses petites et médiocres qui sont faciles. Déjà le poète Novalis disait : » L’homme s’appuie sur la vérité. S’il trahit la vérité, il se trahit. Celui qui trahit la vérité, se trahit lui-même. » Le mensonge avilit la dignité humaine et est l’apanage des esclaves, des pusillanimes » L’étau se resserre. Il est sous surveillance constante. Son appartement est «  cambriolé ». Il doit préciser à la messe suivante qu’on y a trouvé une charge explosive, des armes… En février 84 : sa dernière année, il aborde de front le domaine de l’éducation nationale, ce qui nous concerne particulièrement en France aujourd’hui et surtout au Québec : «  Nous sommes des enfants de la Nation qui, depuis plus de mille ans, chante la gloire du  Dieu Unique dans la Trinité. C’est pourquoi, dans l’éducation actuelle, on ne peut se couper de ce qui a constitué la Pologne au cours de mille années. On ne doit ni le rayer, ni le déformer. Dans son travail, l’école devrait dépendre des parents. L’école ne doit pas détruire dans les âmes enfantines les valeurs qui y ont été inculquées par la famille. Le pouvoir ne doit pas imposer sa religion, ni sa conception de la vie. Il ne doit pas dicter ce que doivent et ne doivent pas croire les citoyens. Car n’est-ce pas imposer la religion athée et manquer de tolérance que de refuser une presse catholique dans un pays catholique où prolifère une presse laïque. L’une des causes de nos malheurs contemporains, matériels et moraux, est que l’on a refusé obstinément la place au Christ, notamment à l’école et au travail, dans l’éducation des enfants et des jeunes. On a menacé de sanctions pénales les enseignants qui facilitaient aux enfants la participation au catéchisme. Car celui qui brade sa foi et ses idéaux est prêt à sacrifier un homme.  Nous devons faire tout notre possible pour ne pas laisser fermer la bouche ni aux enfants, ni aux jeunes, ni à la Nation. » Et se tournant vers les jeunes : « Mes chers jeunes amis, vous devez avoir en vous un cœur d’aigle et un regard d’aigle. Vous devez tremper votre âme et l’élever très haut, pour pouvoir tels les aigles survoler toute la volaille, en marche vers l’avenir de notre Patrie. Ce n’est qu’en ressemblant à des aigles que vous pourrez affronter les vents, les orages, et les tempêtes de l’Histoire, sans vous laisser mener à l’esclavage. Souvenez-vous-en ! Les aigles sont  des oiseaux libres car ils volent haut dans le ciel et ne se vautrent pas à terre. Puissent tous les jeunes de nos pays occidentaux, recevoir un tel message !

Mai 84 : «  La vérité est toujours liée à l’amour et l’amour est exigeant, l’amour véritable requiert des sacrifices, aussi la vérité, elle aussi, doit-elle coûter. La vérité qui ne coûte rien est un mensonge. Vivre dans la vérité, c’est être en accord avec sa conscience. La vérité unit et relie les gens. La grandeur de la vérité effraie et démasque les mensonges des médiocres et des peureux. La lutte ininterrompue pour la vérité dure depuis des siècles. La vérité est pourtant immortelle, et le mensonge périt d’une mort rapide. Ecoutons le Cardinal Wyszynski : il suffit de peu de gens parlant en vérité. Christ en a choisi un petit nombre pour proclamer sa vérité. Seuls les mots mensongers doivent être nombreux car le mot mensonge est  détaillé et se monnaie : il se débite comme la marchandise sur les rayons, il doit être constamment renouvelé, il doit avoir de multiples serviteurs, qui selon un programme, l’apprendront pour aujourd’hui, pour demain, pour un mois. Pour maîtriser la technique du mensonge ainsi programmé, il faut des hommes en quantité. Il suffit de quelques uns pour proclamer la vérité.  Il suffit d’un petit groupe de gens qui luttent pour la vérité pour rayonner. La condition essentielle de la libération de l’homme, pour lui permettre de vivre en vérité, est d’acquérir la vertu du courage. La lutte pour la vérité est le symbole du courage chrétien. La vertu de courage est une victoire sur la faiblesse humaine, victoire sur la peur et la crainte. Car la seule chose dont il convient d’avoir peur dans la vie est la trahison du Christ pour quelques deniers de calme éphémère. Ce n’est pas facile aujourd’hui, lorsque d’office durant les dernières décennies, sur le sol natal on a semé les graines du mensonge et de l’athéisme, on a semé les graines du laïcisme ; cette vue du monde est un produit caricatural du capitalisme et de la franc-maçonnerie du dix-neuvième siècle. On les a semées dans un pays, qui depuis plus de mille ans est solidement ancré dans le christianisme. On ne peut tromper la vie, tout comme on ne peut tromper la terre. «  Malheur à la société dont les citoyens ne sont pas guidés par le courage ! Ils cessent alors d’être des citoyens, pour devenir de simples esclaves. Si le citoyen renonce à la vertu du courage, il devient esclave et se cause le plus grand des torts, à lui-même, à sa personne, mais aussi à sa famille, à son groupe professionnel, à la Nation, à l’Etat et à l’Eglise, même si la peur et la crainte lui font facilement obtenir du pain et des avantages… » Et de clore : «  Prenons conscience que la Nation dépérit lorsqu’elle manque de courage, lorsqu’elle se ment à elle-même en disant que tout va bien, quand tout va mal, lorsqu’elle se contente de demi-vérités. Soyons conscients qu’en exigeant la vérité nous devons nous –mêmes vivre en vérité ; que cette conscience nous accompagne chaque jour. En exigeant la justice, soyons justes envers nos proches. En exigeant le courage, soyons chaque jour courageux. »

L’étau se resserre encore. Les menaces sont de plus en plus menaçantes. Ses amis le supplient de partir se cacher dans les forêts des Tatras, tout au Sud. Le Primat suggère de s’exiler à Rome, sous prétexte d’études. Il décline toutes ces offres. Il veut rester avec le peuple à lui confié, quelque soit les risques : «  Il me faut rester toujours disponible pour mes paroissiens, jour et nuit. » Déjà rongé par la maladie, il avoue : «  Oui, il m’arrive d’être fatigué. Le temps me manque pour servir tout le monde. Je ne suis jamais libre pour moi-même. Mais je ne ressens aucun découragement. » En Juin : «  La justice interdit de détruire dans les âmes des enfants et des jeunes, les valeurs chrétiennes apprises par les parents, valeurs qui se sont vérifiées tout au long de notre Histoire millénaire. Rendre la justice et réclamer la justice est le devoir de tous ; déjà Platon disait : «  Quand la justice se tait, les temps sont mauvais. » La justice envers soi-même oblige à filtrer honnêtement à travers sa propre raison et sa propre observation toute cette avalanche de mots propulsés par la «  machine de la propagande ». L’orage gronde. La foudre se rapproche. Plusieurs «  mystérieux » accidents de voitures ont failli lui coûter la vie. (Méthode déjà bien rôdée en URSS). Dans son avant dernière homélie,  il se jette avec son peuple dans les bras de la Reine :  «  La Nation polonaise n’a pas de haine en elle et elle est capable de beaucoup pardonner, mais uniquement au prix d’un retour à la vérité. Car la vérité, et la vérité seule est la condition première de la confiance. Prions avec les mots du Saint Père qui priait ainsi, le 4 août 82 : » Mère ! Peut-être faut-il aujourd’hui plus que jamais que Tu prennes entre Tes mains maternelles le cœur et les pensées des Polonais, que Tu prennes entre Tes mains le sort de ma Nation. » Fin sept : l’ultime cri : Il se fait une dernière fois l’avocat intrépide des parents, des enfants, et des jeunes, la prunelle de ses yeux : «  Les années qui ont suivi la deuxième guerre mondiale ne sont qu’une suite de luttes pour le monopole de l’éducation athée, de l’éducation sans Dieu, de l’extirpation de Dieu du cœur des enfants et des jeunes. Pour son travail, l’école éducatrice devrait dépendre des parents, car les enfants appartiennent aux parents. Ce n’est pas l’Etat, mais les mères qui mettent au monde les enfants. Pour cette raison, l’école ne doit pas détruire dans l’âme des enfants les valeurs que la famille leur enseigne.  L’enseignant doit être pour l’élève un ami qui dit la vérité. » Enfin, il s’érige contre le projet de déchoir de sa nationalité et d’expatrier le citoyen «  ne respectant pas les principes du système ». Et de s’écrier : « C’est un crime contre la Nation. Car il vise non les criminels ordinaires, mais les meilleurs fils de la Patrie, qui s’opposent courageusement à la destruction de l’esprit même de la Nation » (dont lui-même, Jerzy).  Et de citer pour la toute dernière fois son maître et père, Jean-Paul II : «  Tout  homme a droit à sa patrie, où il est fixé depuis des générations. Personne ne peut être condamné à l’émigration. Il ne sera pas condamné à l’émigration, mais à…. l’élimination. Pure et simple. Trop c’est trop. Il fait partie de ceux qu’Hitler classait comme «  pas digne de vivre ».

L’ultime cri : celui du sang !

Le 19 octobre, il célèbre sa toute dernière messe. Quel jour est-on ? Les martyrs du Canada. Dans quelle église ? celle des saints Frères Martyrs polonais ! Sans commentaire. Il y médite le Rosaire. Quels mystères ? Les … douloureux. Son ultime parole ? « Prions pour que nous soyons libres de toute peur, de l’effroi et surtout du désir de vengeance et de violence. » Sur  la route de Torun, la voiture du Père Jerzy est arrêtée par des fonctionnaires en uniformes de la milice. En réalité, c’était des agents de la SB ( services de sécurité de l’Etat). Le chauffeur de la voiture est obligé de remettre les clefs de l’auto aux deux hommes et de monter dans leur véhicule. On lui met les menottes. Les deux fonctionnaires l’assomment violemment et le déposent dans le coffre de leur voiture et se sauvent. Le chauffeur du Père Jerzy réussit à sauter du véhicule, se sauve, et se met à la recherche de secours. Au bout de quelques kilomètres, le véhicule s’arrête. Le prêtre est à nouveau frappé. «  Ensuite, on lui a attaché les pieds avec un sac de pierres, on lui a passé un nœud coulant autour du cou. Une des extrémités de la corde entravait les jambes repliées de la victime et à chaque mouvement, le nœud coulant étouffait le père Popieluszko » ( citation du procès). A ce moment le père est encore en vie. Les assassins décident de le noyer. Le 20 octobre, on annonce au journal télévisé du soir, l’enlèvement du Père Jerzy. Une foule s’est rassemblée à l’église Saint Stanislas Kostka pour prier. Le soir même une messe est célébrée à son intention. Jour et nuit les fidèles prient dans l’église, jusqu’au moment dramatique où la vérité éclate. Le 30 octobre : on annonce que le corps du père Popieluszko est retrouvé dans la Vistule. Sa dépouille mortelle est transportée à l’église saint Stanislas Kotska, le soir du 2 novembre. Le lendemain a lieu son enterrement, auquel participent quelques centaines de milliers de Varsoviens et des délégations venant de toute la Pologne.

Concluons : Jerzy Popieluszko est de la race des grands témoins de la Vérité. De ceux qui, au temps des idéologies totalitaires  ont fait la fierté et la gloire de l’Eglise, ont sauvé son honneur. En Pologne, il se situe dans le sillage de S. Stanislaw, de Maximilien Kolbe, de s. Karolina Kotska, jeune  martyre de la chasteté, des centaines de prêtres polonais tués à Dachau, sans parler des victimes de ce Katyn, dont le monde entier vient – enfin : enfin ! d’entendre parler – Russie comprise. Comme  Benoît XVI, il a eu le courage des humbles. Sa témérité sa source dans son humilité. Qui a un cœur d’enfant n’a pas peur des tyrans. Mais où donc puise t-il sa force ? Comme tous les martyrs, dans l’Eucharistie. Ce n’est pas un hasard si ses cris sont lancés uniquement pendant la messe. On peut lui appliquer ce mot de splendeur lâché par notre Benoît XVI, à la messe de la Fête Dieu. Sur le parvis de S. Jean de Latran, voici 2 ans. Il retentit encore à mes oreilles : «  Qui s’agenouille devant l’Eucharistie, est incapable de s’agenouiller devant une puissance de la terre, aussi puissante soit-elle. » Et le voilà glorifié à la face du monde précisément le jour où presque partout est célébré le Mystère du Corps et du Sang du Seigneur. Si le P. Jerzy Popieluszko est un entraîneur pour prêtres et évêques de ce siècle, c’est que nous sommes effectivement entrés dans les combats des temps de la fin. Jean Paul II l’affirmait déjà en 85 :  «  Impossible de nier dans la société actuelle l’existence de forces agissantes, d’une grande influence et marquées d’une certaine hostilité envers l’Eglise. Autant de manifestations de l’action dans notre temps du prince de ce monde et du «  mystère d’iniquité ». «  Je suis venu ici pour vénérer et invoquer saint Michel de bien vouloir protéger et défendre la sainte Eglise… Cette lutte contre le démon qui accompagne son image est aussi actuelle aujourd’hui qu’elle l’était alors, parce que le démon est toujours vivant et qu’il continue son action dans le monde. » Intuition confirmée par le Catéchisme de l’Eglise Catholique : «  Le temps présent est le temps de l’esprit et du témoignage, mais aussi un temps encore marqué par la «  détresse » ( 1 Co 7,26) et l’épreuve du mal qui n’épargne pas l’Eglise et inaugure les combats des derniers jours. C (‘est un temps d’attente et de veille. Avant l’avènement du Christ, l’Eglise doit passer par une épreuve finale qui ébranlera la foi de nombreux croyants. La persécution qui accompagne son pèlerinage sur la terre dévoilera le « mystère d’iniquité » sous la forme d’une imposture religieuse apportant aux hommes une solution apparente à leurs problèmes au prix de l’apostasie de la vérité. L’imposture religieuse suprême est celle de l’Anti-Christ, c’est-à-dire celle d’un pseudo- messianisme où l’homme se glorifie lui-même à la place de Dieu et de son Messie venu dans la chair. »

Daniel Ange, le 13 mai 2010

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Prière pour demander la glorification du Père Jerzy Popieluszko

Dieu Tout-Puissant, qui dans Votre Miséricorde, glorifiez ceux qui, sur la terre, suivent Votre exemple, nous Vous supplions, pour la gloire de Votre Nom, de glorifier la mémoire de Jerzy Popieluszko en nous accordant la grâce demandée par l'intercession de celui qui vécut et mourut pour Vous glorifier. (nommer la grâce désirée). Par Jésus Christ, Votre Fils, Notre Seigneur, qui vit et règne avec Vous en l'unité du Saint Esprit, dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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2 juin 2010

L'Hospitalité Franciscaine Notre Dame de Lourdes

L'Hospitalité Franciscaine Notre Dame de Lourdes


Voici une vidéo que je viens de réaliser sur l'Hospitalité Franciscaine, Fraternité qui m'est très chère, dans laquelle je suis engagé depuis bientôt 10 ans, et avec laquelle j'ai commencé à cheminer dans la voie Franciscaine.

30 mai 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 4/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Quatrième Lundi

Le Mystère de l'Incarnation accompli dans le Sein de la Très Sainte Vierge

« Pour nous donner un Dieu Enfant, Dieu nous a donné une Vierge Mère ». (M. Olier)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le Verbe éternel qui s'unit à notre humanité et qui naît dans le temps au sein de sa Mère, comme Il naît dans l'éternité au sein de son Père: en sorte que nous pouvons dire que sa génération temporelle est une image de Sa génération éternelle. Car Il naît parfait en un moment, et d'un seul principe humain, comme d'un seul principe divin; Il naît de la substance de Sa Sainte Mère, sans que la perfection et l'intégrité de celte Vierge privilégiée en éprouve nul dommage, comme le Père, qui le produit de Sa Divine Substance, n'en souffre aucune diminution. Bénissons Dieu qui laisse paraître sa suprême grandeur dans la plus extrême petitesse: qui, pour naître enfant, ne laisse pas de naître en Dieu, et qui, voulant avoir une mère, se l'est choisie d'une manière toute divine. Puis, considérons que, en cette naissance, Dieu ne donne pas seulement l'être et la vie à Son Fils comme Créateur et comme Dieu, ainsi qu'il arrive pour la production des autres hommes; mais qu'il les lui donne comme Père, première Personne de l'auguste Trinité, et principe sans fin de la Personne du Verbe. La sainte Vierge, dans cet adorable mystère, produit miraculeusement de son sang une humanité; mais c'est de Dieu le Père que vient à cette humanité l'union divine et hypostatique qui fait de l'Homme-Dieu une Personne infinie: si bien que, pendant le pèlerinage de ce monde, le Fils humilié de Marie conserve avec le Père, qui lui est égal dans les cieux, ses éternelles relations. Oh! que Dieu est bien plus admirable en cette divine production du Verbe fait chair, notre Sauveur, que nous ne sommes capables de le comprendre! Adorons toute la divinité coopérant à ce grand ouvrage de l'Incarnation. Le Père donne son Fils, lequel naît aussi de la sainte Vierge: les trois Personnes, comme un seul Dieu, unissent le Verbe avec l'humanité; le Verbe s'incarne, sort du Père, vient au monde, s'anéantit et prend la forme de serviteur; le Saint-Esprit, comme Sanctificateur et comme Amour substantiel, prépare l'âme et le corps de la sainte Vierge, la remplit de grâce et de pureté, lui communique les dons les plus merveilleux pour former en elle la chair adorable de l'Homme-Dieu, et rend sa fécondité aussi chaste et aussi sainte que celle des autres mères est profane et terrestre. Bénissons le Divin Enfant de ce qu'Il a de si augustes principes: concevons une haute et incomparable estime de sa grandeur, en considérant la majesté du Très-Haut qui couvre de Son ombre sa sainte Mère, le Fils de Dieu qui devient Fils de l'homme, le Saint-Esprit qui se répand avec sa vertu immense dans l'âme et le sein de la Vierge immaculée, et qui fait ainsi de Marie le chef-d'œuvre de la bonté de Dieu, de sa puissance et de sa sainteté. Apprenons que ce Divin Enfant veut être formé en nous par les mêmes principes. C'est la Bonté et la Miséricorde infinie du Père qui nous rend des hommes nouveaux: c'est ce même Père qui nous transfère de la racine d'Adam en celle de son Fils bien-aimé; c'est le Verbe divin qui nous entre en Lui-même et qui nous rend ses membres vivants; c'est le Saint-Esprit qui répand en nous la vie de ce Chef; et il faut que des âmes deviennent saintes et pures comme celle de Marie pour que cette divine Naissance s'accomplisse en nous.

Adorons le Verbe éternel tout formé et tout animé au moment de sa conception, se faisant non seulement homme, mais le plus petit des hommes. Adorons-le se rendant non-seulement petit, mais faible et mortel, et sujet à toutes nos douleurs: ce que l'Ecriture exprime en disant que le Verbe a été fait chair. Adorons-le privé, par conséquent, de la gloire de son corps et de la majesté de Fils de Dieu. « Adorons-Le enfin fait péché, comme dit saint Paul, et malédiction pour nous » (Galat, 3,13.), prenant sur lui, dès le premier moment de sa vie, la dette de tous les pécheurs, se rendant l'objet de la sévérité de Son Père, se destinant à la pénitence, à la persécution et au supplice. Admirons cette incompréhensible humilité et cet Amour infini; entrons par ce Divin Enfant dans la connaissance de notre bassesse; acceptons avec lui d'être traités comme nos péchés le méritent, et de vivre dans l'abjection à laquelle Il s'est résigné en acceptant notre place.

Adorons la plénitude de la Divinité qui réside en ce saint Enfant; de sorte qu'Il est aussi véritablement Dieu qu'Il est véritablement homme, et que non seulement Son Esprit, mais toute Son Humanité est unie avec Dieu plus étroitement que le corps n'est uni en nous avec l'âme. « En lui, dit saint Paul, habite la Divinité dans toute sa plénitude ». (Coloss., 2. 9). Mais, remarque l'apôtre, de cette plénitude de la Divinité découle toute autre plénitude; plénitude de gloire, de puissance, de lumière, de vertu, plénitude de toute grâce et de 'toute sanctification possible pour unir à Dieu toutes sortes de créatures: Oui, il a plu au Père, que toute plénitude habitât en lui. (Col. 1, 1 9.) Reconnaissons-le donc pour notre Dieu, notre Maître, notre Rédempteur, notre Exemplaire, notre Vie, notre Voie, notre Victime, notre Nourriture, notre Gloire, en un mot, pour notre Tout: Omnia et in omnibus Christus.

Prière

Verbe éternel, qui, dans Votre Personne adorable, avez réuni les deux extrémités de la grandeur et de la petitesse; qui non-seulement Vous êtes fait homme, mais le plus petit de tous les hommes; qui êtes immense dans le sein du Père et comme réduit au néant dans celui de votre Mère: donnez a notre cœur, où l'orgueil est infini, le sentiment de Votre petitesse et de Votre humilité; et pour nous élever à la gloire de vos grandeurs divines, faites-nous descendre avec vous jusqu'à la vraie bassesse de notre qualité de pécheurs ô Vous, qui vivez et régnez aux siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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30 mai 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 3/12

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Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Troisième Lundi

En l'honneur de l'oblation du Saint Enfant Jésus au Temple

Les parents de l'Enfant-Jésus le portèrent à Jérusalem, afin de faire pour lui selon la coutume établie par la loi. (Luc. 2. 22)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

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Considérations

Adorons le divin Enfant-Jésus qui, avec Sa très Douce Mère, obéit à une loi, de laquelle Il est exempt, non-seulement par la dignité souveraine de Sa Personne, mais encore par la Sainteté merveilleuse de Sa Naissance, qui en exempte aussi la très Sainte Vierge. Apprenons de ces exemples à obéir volontiers dans les choses d'obligation, puisque le Fils de Dieu et sa sacrée Mère n'étant qu'en apparence assujettis à cette loi, s'y soumettent néanmoins jusqu'à paraître aux yeux du peuple comme des criminels, offrant un sacrifice pour le péché, dont Ils étaient parfaitement innocents. Divin Enfant, très Pure Vierge, Vous pouviez Vous retirer sur le champ en Egypte, et ne Vous point exposer dans Jérusalem à la colère d'Hérode. Mais nulle considération humaine ne peut Vous dispenser des offices publics de religion, d'obéissance, de piété, d'humilité; et Vous exposez plutôt Votre vie que de manquer au culte de Dieu le Père. Imprimez dans nos cœurs l'amour de la loi de Dieu et de tout ce qui appartient à son service.

Considérons qu'en ce jour se célèbre le plus saint et le plus auguste sacrifice qui ait jamais été offert dans le temple. La première action du Fils de Dieu et sa première sortie sont une image de ce qu'Il doit opérer mystérieusement sur nos autels durant tous les siècles. Sa première pensée dans sa conception a été de s'offrir en sacrifice, et Sa première sortie a pour but de publier devant tout le monde, au temple de Jérusalem, ce qu'Il n'avait fait que devant Dieu dans le temple de sa Sainte Mère; et ce qu'Il fait en ce temple figuratif est une figure et un projet de ce qu'il fait continuellement dans toute l'Eglise. Car au jour de la Purification, le Saint Enfant Jésus met la réalité de son corps dans ce temple matériel, qui n'en est que l'image; et dans l'image remplie de la réalité, Il offre à Dieu le Père Son Sacrifice, comme Il l'offre tous les jours sous les signes de l'Eucharistie. Divin Enfant, plein de Grâce et de Vérité, rendez-nous de vrais serviteurs de Dieu, Votre Père, et faites que nous sachions ne pas seulement Lui offrir le sacrifice de nos cérémonies extérieures, mais que par Vous, qui êtes la Vérité, et par Votre Saint Esprit, qui est la Source du pur Amour, nous L'adorions toujours, comme Il désire d'être toujours adoré.

Considérons que dans ce premier sacrifice, qui est le modèle de tous les autres, c'est la sainte Vierge qui fait l'offrande, pour apprendre, en premier lieu surtout, aux ministres de Jésus Christ quelle doit être leur chasteté, leur humilité et leur perfection; car n'ont-ils pas besoin d'être purs comme Celle qui a produit ce Dieu-Sauveur, une fois dans son sein, quand ils ont a Le produire eux-mêmes tous les jours à l'autel par les paroles de la consécration? N'ont-ils pas besoin d'être détachés des pensées de la terre, et des grâces même, et des consolations de la piété, à l'exemple encore de cette Vierge admirable, qui, après avoir donné l'être et la vie à Notre-Seigneur, avait le droit d'en désirer, d'en demander la possession comme son bien propre, et qui consentit néanmoins a l'abandonner généreusement, pour notre salut, a toutes les volontés du Très-Haut... Vierge sacrée, parfait modèle des prêtres, aidez-les tous, par le pouvoir que vous avez sur votre Fils, à devenir des saints, et les dignes ministres d'un sacrifice, qui a tant de rapports avec votre incomparable dignité de Mère de Dieu.

Considérons avec quel anéantissement intérieur, quelle soumission à Dieu, quelle reconnaissance de ses grâces, quel amour, quel dégagement de ses intérêts, la très Sainte Vierge a offert ce divin Fils pour être immolé sur la Croix. Et disons-nous que les dispositions de Marie doivent se trouver non-seulement chez tous les prêtres, mais encore chez tous ceux qui assistent à la Sainte Messe, puisqu'ils offrent véritablement le Saint Sacrifice avec le Prêtre. Très douce Vierge, obtenez-nous la grâce de faire amoureusement l'offrande sacrée de Votre Fils, et d'assister à ses saints mystères avec une profonde révérence et avec toutes Vos Vertus.

Adorons les pensées et les sentiments du saint Enfant Jésus en cette oblation. Il honore infiniment son Père, Il se dévoue a la mort pour protester de Son Infinie Majesté et pour satisfaire a Sa Justice; Il demande Miséricorde pour les hommes, Il s'offre pour accomplir toutes les lois qui ont été portées à l'égard des victimes et tout ce qui a été prédit de Lui et figuré dans les saintes Ecritures, dans le temple et dans la constitution du peuple juif. Divin Enfant, j'adhère de tout mon cœur et je me conforme à toutes les intentions de Votre Ame: en Vous je loue, je bénis et j'aime Dieu, Votre Père et le mien: je m'offre avec Vous pour Sa Gloire, et je veux entrer, pour le temps et pour l'éternité, dans Vos Saintes et Divines Intentions, et dans celles de Votre Sainte Mère.

Adorons le Divin Enfant qui a voulu que Son premier sacrifice fût célébré par la rencontre des prophètes avec Lui, Sa Sainte Mère et Saint Joseph. Les promesses sont accomplies pour Syméon et Anne; la vérité se trouve d'accord avec les prophéties; l'Ancien Testament, représenté par Syméon, atteint sa perfection par la présence de Jésus-Christ. Honorons la joie de ces saints qui ont vu ce divin Enfant; entrons dans l'amour de Syméon et de la pieuse Prophétesse; bénissons Dieu avec eux. Tout ce qu'il y avait de plus admirable au ciel et sur la terre était là.

Prière

Seigneur Jésus, qui avez voulu, dès votre Enfance, être présenté à Dieu Votre Père en qualité de Sa Victime, afin de témoigner que, dès le commencement de Votre vie, Vous aviez dessein de souffrir la mort; et qui avez obligé la très Sainte Vierge, dans cette offrande, à se purifier Elle-même, afin que les fidèles autant que les prêtres apprissent d'Elle qu'ils doivent être purs eux-mêmes, en travaillant à orner leur vie de la pratique de toutes les vertus; faites nous la grâce de nous anéantir assez, pour que nous devenions une même hostie avec vous, et que notre sainteté nous donne part à l'esprit de Votre Sacerdoce, ô Vous, qui vivez et régnez aux siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

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30 mai 2010

Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation

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Bienheureuse Marie-Céline de la Présentation

Patronne et protectrice du blog Images Saintes

1878-1897

Fête le 30 mai

Sœur Marie-Céline de la Présentation est née à Nojals, le 23 mai 1978, près de Beaumont-en-Périgord, Jeanne Germaine Castang. Son père était issu d'une famille de propriétaires terriens et sa mère d'une famille de notaires. Cinquième de la famille, elle était très jolie, mutine, sensible et débrouillarde, ayant un fort caractère. Très vite, on la surnomma "la petite Maine". En 1882, Germaine a 4 ans. Avec quelques autres enfants du village, elle s'était aventurée dans l'eau froide du petit ruisseau proche de l'école. Après trois jours, sa jambe gauche se paralyse et peu à peu le pied se retourna complètement, très certainement sous l'effet d'une polyomélite. Elle ne put marcher que sur la cheville. Cette épreuve n'entama pas la foi et la piété de l'enfant. Les parents Castang élevaient leurs enfants dans l'amour de Dieu et du prochain. Les Sœurs de Saint-Joseph complétaient cette éducation. Germaine, malgré son jeune âge, se faisait déjà remarquer par sa dévotion à l'Eucharistie. Son père avait ouvert une épicerie-café dans le bourg de Nojals. L'affaire n'ayant pas marché, le père fut ruiné, et il dut quitter sa maison avec sa femme et ses enfants. Ils s'installèrent alors au lieu-dit Salabert, dans un abri délabré et insalubre où la santé de la famille allait se détériorer inexorablement. Leur misère était telle que Germaine dut parcourir le pays, allant d'une ferme à l'autre pour mendier de la nourriture, malgré sa plaie béante et purulente qui affectait sa jambe. Ne pouvant assurer la survie de sa famille, le père de Germaine se rendit à Bordeaux  pour  chercher du travail et loua une petite maison rue de Puységur. Au printemps 1890, toute la famille le rejoignit, quittant le logement insalubre de Salabert où trois des onze enfants avaient trouvé la mort. Deux autres mourront à Bordeaux de tuberculose et de malnutrition. En 1892, le père trouva du travail comme gardien d'un château à La Réole. Toute la famille se rendit à ce château, sauf Germaine qui resta à Bordeaux, où elle avait été hébergée par charité, dans une pension tenue par les sœurs de Marie-Joseph. C'est à Bordeaux qu'elle fut opérée du pied à l'hôpital des enfants. Elle apprit la couture et se prépara à la première Communion et à la Confirmation qu'elle reçut dans la Cathédrale de Bordeaux. Le 29 décembre 1892, sa mère mourut. Germaine vint prendre sa place auprès de son frères aîné Louis, gravement atteint par la tuberculose. Elle veilla sur lui jusqu'à sa mort le 6 février 1893, dormant sur le plancher de la chambre, où elle contracta certainement la maladie. Depuis sa jeune enfance, Germaine désirait devenir religieuse. Son premier souhait avait été d'entrer chez les Clarisses. Elle avait été refusée à cause de son handicap. Après la mort de sa mère, elle voulut rejoindre sa sœur Lucie dans la Congrégation de Saint-Joseph à Aubenas. Pour le même motif, elle ne put y entrer. De retour au pensionnat, Germaine reprit les travaux de couture tout en menant une vie de prière et de sacrifice qui édifiait son entourage. Au cours d'une promenade en compagnie d'une amie, cette dernière lui proposa de rendre visite à une Clarisse de sa connaissance. Elle reprit espoir de pouvoir devenir religieuse. La Mère supérieure et les religieuses discernèrent chez cette jeune fille, au-delà de son handicap, une âme d'exception. Elle fut admise dans la communauté de l'Ave Maria le 12 juin 1896. Elle prit l'habit le 21 novembre sous le nom de Sœur Marie-Céline de la Présentation. Malgré la tuberculose qui la minait, elle supportait la dure vie des moniales contemplatives dans un amour toujours croissant de Dieu, de ses sœurs, et de l'Eglise. Elle accueillit avec humilité et discrétion les manifestations surnaturelles qui lui furent accordées de l'amour de Dieu. Elle mourut le 30 mai 1897, à l'âge de 19 ans. Dès sa mort, elle se manifesta à de nombreuses personnes par des parfums. On la nomma "la Sainte aux parfums". La réputation de sa sainteté se répandit dans le monde entier. Elle fut déclarée vénérable le 22 janvier 1957. Sœur Marie-Céline, qui connut la misère, l'exclusion, le handicap et la souffrance jusqu'à sa mort, est un modèle pour tous ceux qui souffrent de maladie, handicap physique, pauvreté et exclusion sociale de nos jours. Elle qui écrivait avant de mourir à sa sœur: "Je meurs sans regrets et je te donne rendez-vous au ciel... Là haut, je n'oublierai personne". La cérémonie de béatification a eu lieu le dimanche 16 septembre 207 en la cathédrale Saint André de Bordeaux.

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Prière pour demander la canonisation de la Bienheureuse Soeur Marie Céline

Seigneur Jésus;, c'est au nom de Votre prédilection pour les humbles, les petits et les pauvres, que nous Vous demandons la Canonisation de la Bienheureuse Marie-Céline, en Vous priant de réaliser en cela, une fois de plus, cette parole de Votre Divine Mère, en Son admirable Cantique: "Il élève les humbles!" O Jésus, nous Vous en supplions, si cela est pour Votre plus grande Gloire et le bien de nos âmes, daignez élever dans la Gloire des Saints de Votre Eglise, la Bienheureuse Soeur Marie Céline de la Présentation, et donnez-lui de venir à notre secours en nous obtenant les faveurs que nous sollicitons par son intercession. Amen.

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Prière à la Bienheureuse Marie Céline

Bienheureuse Marie-Céline, fille de Nojals, toi qui au Ciel as promis de n'oublier personne, aide-nous à aimer Dieu plus que tout a marcher sur les chemins d'humilité, et ainsi à témoigner de la joie des coeurs qui cherchent Dieu. Amen.

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Toutes les personnes ayant reçu des grâces par l'intercession de Soeur Marie-Céline sont invitées à se faire connaître auprès du

Comité pour la Cause de Soeur Marie Céline

Monastère Sainte Claire

2, avenue de La Rochelle

F-17137 Nieul sur Mer

http://lafranclaire.free.fr

30 mai 2010

31 mai, fête de la Visitation de la Sainte Vierge à sa cousine Elisabeth

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La Visitation de la Sainte Vierge à sa cousine Elisabeth

Extrait des révélations de la Vénérable Maria d'Agreda

Fête le 31 mai


Dans la vision qu'elle eut après l'incarnation, la sainte Vierge connut que lé Seigneur avait pour agréable qu'elle visitât sainte Elisabeth, afin de sanctifier par la présence de son divin fils le précurseur qui allait naître. Elle conféra de ce voyage avec saint Joseph, qui offrit avec un grand respect de l'accompagner. Ils fixèrent le jour du départ, qui fut le quatrième après l'incarnation du verbe. Ils préparèrent les choses nécessaires, c'est-à-dire un âne que leur prêta un voisin , quelques fruits, du pain et quelques poissons et ils partirent de Nazareth, pour la maison de Zacharie, éloignée de quatre jours de marche par un chemin rude et pénible. La sainte Vierge se servait quelquefois du petit animal dans son voyage pour obéir à son époux, mais elle marchait souvent à pied. Elle pria plusieurs fois saint Joseph de se servir d~ la pauvre monture, mais le saint ne voulut jamais le faire. Ils restaient de longues heures en silence, la sainte Vierge chantait alors avec les anges visibles pour elle seule des hymnes au Très-Haut, saint Joseph s'entretenait avec Dieu dans l'oraison. ils s'occupaient ensuite à de saints entretiens dont le saint époux se sentait extraordinairement enflammé et pénétré; ne sachant d'où lui provenait cette grande ferveur, il voulut le demander à la sainte Vierge, mais il n'en eut pas le courage; la prudente Vierge ne voulut pas le lui découvrir, quoiqu'elle pénétrât son intérieur. Le voyage dura quatre jours pendant lesquels plusieurs miracles furent opérés l'un fut de rendre la santé à une fille malade. La reine de l'univers ordonna aux humeurs par le pouvoir suprême qu'elle avait sur les créatures, de se remettre dans leur état naturel. Les saints pèlerins arrivèrent enfin à Juda, c'était le nom de la ville où sainte Elisabeth habitait; elle fut détruite dans la suite, et il resta seulement cette maison qui devint un temple. Zacharie ne demeura pas toujours à Juda, mais aussi à Hébron, où il avait une maison, et il y mourut. Avant d'arriver à Juda, Joseph voulut prévenir Zacharie, mais sainte Elisabeth éclairée de l'esprit saint, était venue à la rencontre de la sainte Vierge avec quelques personnes de sa famille et la joignit aussitôt. La très-pure Vierge salua la première Elisabeth avec ces paroles : Le Seigneur soit avec vous ma cousine. Elisabeth répondit La mère du Très-Haut vient à moi! Que le Seigneur vous récompense d'être venue me donner cette consolation. Après ce salut, elles se retirèrent en particulier, et la mère de la grâce salua de nouveau, en disant : Dieu vous sauve, ma chère cousine, et sa divine lumière vous communique la grâce et la vie. A ces paroles, Elisabeth fut remplie de l'esprit saint, et éclairée intérieurement elle connut en un instant les plus hauts mystères. Lorsque Marie proférait les paroles déjà rapportées, Dieu regarda saint Jean, et lui accorda en ce moment le parfait usage de la raison, il le purifia du péché originel et le remplit de l'esprit saint. Dans le même temps saint Jean vit aussi le verbe incarné, les entrailles de Marie lui servant comme de cristal, et prosterné il adora le rédempteur du monde. Cette adoration produisit un tressaillement de joie du saint enfant dans le sein d'Elisabeth et ravie d'admiration de ces merveilles, les yeux fixés sur Marie elle dit les paroles rapportées par saint Luc: Vous êtes bénie entre toutes les femmes. Le jeune Baptiste comprit le sent de ces paroles. La sainte Vierge répondit d'une voix douce et modeste par le cantique Magnificat anima mea dominum. Elisabeth ensuite s'offrit elle-même et toute sa famille à la sainte Vierge pour la servir, et la pria d'accepter une chambre dont elle faisait usage pour prier le Seigneur. Marie accepta cette chambre avec un remerciement sincère et personne n'y entra désormais excepté sainte Elisabeth. La nuit arriva au milieu de leur doux entretien, la Vierge mère demanda en se retirant la bénédiction à Zacharie comme prêtre du Seigneur. Elle ne s'empressa pas de remédier à son état de mutisme, mais elle pria pour lui et lui porta une tendre compassion. Saint Joseph, après trois jours, demanda la permission de revenir à Nazareth, offrant de revenir au premier avis de sa sainte épouse. Après son départ, la sainte Vierge régla sa manière de vivre dans cette maison, et ce fut celle qu'elle observait à Nazareth. Elle faisait de ses mains les langes de l'enfant qui devait naître. Après une douce contestation, elle obtint de pratiquer l'obéissance, et qu'Elisabeth aurait le commandement. Elle s'occupa des ouvrages qui lui furent imposés de sa sainte cousine; tout ce que faisait la mère de sa sagesse, Elisabeth le gardait avec une grande vénération sans jamais l'employer pour aucun usage.

Dans la compagnie de la mère de Dieu, Elisabeth s'éleva à une très-haute sainteté, elle vit plusieurs fois la sainte Vierge entourée de splendeurs et soulevée de terre; en la voyant toute absorbée en Dieu, elle se prosternait devant elle pour adorer le verbe fait homme renfermé dans son chaste sein. Elle ne découvrit jamais à personne ce mystère caché excepté à Zacharie, et à son fils, et à celui-ci seulement après la naissance du divin enfant. Il y avait dans la maison d'Elisabeth, une servante d'un mauvais naturel, colère, médisante et habituée aux jurements; à cause de ces péchés, plusieurs démons la possédaient déjà depuis quatorze ans. La sainte Vierge découvrant le mauvais état de cette malheureuse femme et le motif pour lequel le démon l'avait possédée, pria le Seigneur pour cette âme; elle lui obtint la contrition et le pardon de ses péchés. Elle ordonna aux esprits infernaux de ne plus la tourmenter, mais de se tenir toujours éloignés d'elle comme ils avaient fait lorsque la Vierge entra sur le seuil de la maison. Il y avait une autre femme dans le voisinage de la maison d'Elisabeth, qui n'était pas meilleure que la précédente. Dès qu'elle eut appris qu'il était arrivé dans ce lieu une jeune étrangère, modeste, humble et retirée. Quelle est celle-ci, dit-elle, dont la vie est si singulière? Je veux voir qui elle est. Elle alla poussée par la curiosité à la maison d'Elisabeth voir l'étrangère; mais à la vue de la très-pure Marie, tous ses sentiments dépravés furent changés; elle pleura amèrement ses péchés, sans connaître encore la cause de ce changement si subit. La mère de Dieu fit aussi la conquête d'un grand nombre d'autres âmes, mais toujours en secret sans que personne remarquât que la grâce et la conversion étaient l'effet de l'efficacité de ses prières. Il y avait plus de deux mois que la Vierge habitait chez Elisabeth et sanctifiait toute cette famille par ses actions et ses exemples d'humilité. Elisabeth prévoyant le prochain départ de sa sainte cousine, commença à ressentir la perte qu'elle allait faire. Un jour elle s'efforça de lui persuader de changer son habitation de Nazareth à Juda; elle lui dit qu'on appellerait saint Joseph, et que sa maison, sa famille et sa personne seraient à leur service, L'humble Vierge écouta cette proposition, mais elle lui dit qu'elle ne pouvait rien décider sans le bon plaisir de Dieu et de son époux, qu'elle exposerait à Dieu ses désirs dans la prière et ferait connaître son invitation à saint Joseph. Sainte Elisabeth fut satisfaite elle la pria seulement de ne pas la quitter jusqu'à la naissance de l'enfant. La sainte Vierge se retira dans son oratoire, pour connaître la volonté du Seigneur. Elle fut aussitôt ravie en extase et le Seigneur lui fit comprendre qu'elle devait rester jusqu'à la naissance de l'enfant qui devait naître bientôt, et retourner à Nazareth lorsque la circoncision serait faite.

Lorsque le temps fut accompli, le Seigneur fit connaître à Jean-Baptiste l'heure où il devait venir au monde. Le saint enfant à cet avis resta en suspens sur ce qu'il devait faire: d'un côté les lois de la nature l'obligeaient de naître, la volonté du Seigneur l'ordonnait aussi, d'un autre côté il considérait sérieusement les dangers du périlleux voyage qu'il entreprenait dans cette vie si fragile. Il se tourna donc vers Dieu avec une entière obéissance et une grande confiance dans sa bonté: Seigneur dit-il, que votre divine volonté s'exécute, accordez-moi d'employer ma vie à votre service, et donnez-moi votre bénédiction pour venir à la lumière du monde. Le saint enfant mérita pal- cette prière que la divine majesté lui accordât de nouveau à sa naissance sa bénédiction et sa grâce. Dès qu'il fut né, Elisabeth en fit donner avis à la Vierge qu'elle n'avait osé inviter d'être présente. Marie lui envoya les langes préparées de ses mains pour envelopper l'enfant, et peu après elle vint elle-même par l'inspiration divine. Elisabeth était déjà assise sur son lit; la sainte Vierge prit l'enfant dans ses bras et l'offrit aussitôt au Père éternel. Il témoigna une grande joie de se voir dans les bras de la mère de Dieu, il s'inclina en signe de respect et fit d'autres gestes d'affection envers elle, mais elle conserva toujours sa dignité, et elle ne le baisa pas même une seule fois comme il est en usage de le faire à cet âge. Elle n'arrêta point sa vue sur lui, toute absorbée dans la contemplation de la beauté de sa grande âme, de sorte qu'elle ne l'aurait pas reconnu des yeux du corps.

Le huitième jour, il fut circoncis et appelé Jésus avec toutes les circonstances rapportées par saint Luc. Zacharie recouvra la parole et ce fut par le moyen de Marie qui usant du pouvoir qu'elle avait sur les créatures délia sa langue afin qu'il bénît en cette occasion le Seigneur. Il le fit à l'admiration de tous les assistants qui ne comprirent point comment s'était opéré le miracle. Après la circoncision, saint Joseph vint de Nazareth pour ramener son épouse. Elle le reçut avec une grande joie et un profond respect, se mit à genoux devant lui le priant de la bénir; et ensuite elle se prépara pour le départ. Elisabeth voulut profiter de la présence de la mère de la sagesse et la supplia de lui laisser quelques instructions pour lui servir de règlement de vie après son départ. Ses raisons et ses prières furent si vives que la Vierge en fut attendrie et ne put lui refuser une si juste consolation : « Elevez toujours, lui dit-elle, votre coeur et votre esprit à Dieu, et avec la lumière de la grâce que vous avez, ne perdez jamais de vue l'être immuable de Dieu éternel infini et sa bonté incompréhensible qui l'a porté à tirer les hommes du néant pour les élever à la gloire, et les enrichir de ses dons précieux. Vous devez apporter tous vos soins à dégager votre coeur de toutes les choses du inonde afin que libre et détaché il puisse atteindre sa fin. Pour cela, ma chère cousine, je vous recommande de le purifier de ce qui est terrestre, afin que délivrée des embarras de cette vie, vous répondiez aux desseins de Dieu, et que vous puissiez suivre sans peine et avec joie le Seigneur, lorsqu'il faudra laisser ce corps et tout ce qu'il aime. Maintenant, c'est le temps de souffrir et de mériter la couronne, sachons nous en rendre dignes et marcher avec diligence pour arriver à l'union intime avec notre véritable et souverain bien. Mettez un grand soin pendant votre vie obéir à Zacharie votre époux et votre chef, à le servir et l'aimer. Offrez votre fils à Dieu son créateur, et en lui, pour lui, vous pouvez l'aimer comme mère. Employez votre zèle afin que Dieu soit craint et honoré dans votre maison toute votre famille. Soyez attentive à soulager les pauvres ceux qui sont dans le besoin autant qu'il vous sera possible. Secourez-les des biens temporels que Dieu vous a libéralement donnés pour les distribuer généreusement à ceux qui en sont privés. Nous sommes tous enfants du même père qui est aux cieux, auquel appartiennent toutes les choses créées il n'est pas raisonnable que le père étant riche, un enfant soit dans l'abondance, et les autres soient pauvres et délaissés. Continuez ce que vous faites, et exécutez ce que vous avez dans l'esprit puisque Zacharie le remet à votre disposition; vous pouvez être libérale avec la permission de votre époux. Vous mettrez en Dieu votre espérance dans tout les peines qu'il vous enverra. Vous serez bonne, doue humble, bienveillante et très-patiente avec tout le monde quoiqu'il y en ait qui vous causent de la peine, dans la pensée que ce sont des instruments pour votre mérite. Bénissez éternellement le Seigneur pour les mystères si élevés qu vous a manifestés, et demandez toujours avec zèle et charité le salut des âmes. Priez Dieu, afin qu'il me gouverne et me dirige pour traiter dignement et selon sa volonté le mystère que sa bonté immense a confié à une si vile et si pauvre servante. » Ainsi parla la sainte Vierge à sa cousine au m ment de son départ, et se mettant à genoux elle lui demanda la bénédiction. Ensuite elle alla prendre congé de Zacharie et humblement prosternée à ses pieds, lui demanda aussi la bénédiction. Les paroles de la bénédiction du prophète furent presque toutes tirées de la sainte écriture. Que le Dieu tout-puissant vous assiste toujours et vous délivre de tout mal; qu'il vous défende par sa protection et vous remplisse de la rosée du ciel et de la graisse de la terre. Que les peuples vous servent, et les tribus vous vénèrent parce que vous êtes le tabernacle de Dieu. Vous serez la maîtresse de vos frères et les fils de votre mère fléchiront le genou devant vous. Celui qui vous exaltera et vous bénira, sera exalté et béni et celui qui ne vous louera pas, sera maudit. Que toutes les créatures connaissent Dieu en vous et que par vous le nom du Très-Haut soit glorifié. Après cette bénédiction, elle baisa la main au saint prêtre qui en fut tout attendri, Il garda toujours le secret de ces mystères. Une seule fois qu'il y avait dans le temple une assemblée de prêtres, poussé par l'esprit de Dieu il dit tout à coup ces paroles : Je crois fermement que le Très-Haut nous a visités en envoyant au monde le Messie qui doit racheter son peuple. Siméon à ces paroles fut saisi d'une grande émotion; ne permettez pas, dit-il, ô Dieu d'Israël, que votre serviteur quitte cette vallée de larmes avant d'avoir vu notre salut et le rédempteur de son peuple.

La sainte Vierge ayant pris congé des saints époux, voulut avant de partir voir encore Jean-Baptiste; elle le prit dans ses bras et lui donna plusieurs bénédictions mystérieuses. Le saint enfant parla à la sainte Vierge par la permission de Dieu, mais à voix basse, et lui demanda son intercession et sa bénédiction. Il lui baisa trois fois la main, et adora dans son sein le verbe incarné. L'enfant divin le regarda en même temps avec tendresse et bienveillance; ce que la Vierge mère vit et admira avec une grande joie.

Extrait de la Vie Divine de la Très Sainte Vierge Marie, chapitre 9

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30 mai 2010

Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

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Le Mois de Notre Dame du Sacré Cœur

Trente et unième jour

Trente et unième Considération

Fête patronale de Notre-Dame du Sacré-Cœur

« Mon Fils, donnez-moi votre Cœur » (Proverbes 23, 26)

Le Cœur de Jésus ne cesse de dévoiler au monde les prérogatives de Marie. Chaque siècle, ce Dieu aimant laisse échapper aux yeux des hommes une étoile nouvelle pour embellir la couronne de sa Mère. La Maternité divine, la Virginité perpétuelle, la Conception immaculée sont venues tour à tour agrandir dans notre cœur l'image de cette Reine du Ciel et augmenter la joie que nous avions de L'aimer. Un titre nouveau vient de se révéler à la terre : le Cœur de Jésus, honoré dans tout l'univers avec une piété si fervente, a tourné vers Marie nos regards, et nous avons salué avec enthousiasme celte Vierge si aimable, Notre-Dame du Sacré-Cœur. Ce nom inattendu a trouvé de l'écho dans les cœurs chrétiens; on l'a répété avec amour; on ira le redisant sans cesse. De nouveaux horizons s'ouvrent à l'âme pieuse lorsqu'elle pense à Notre Dame du Sacré-Cœur. Mais ici laissons parler un éminent Évêque de France: « C'est une pensée sainte et consolante, dit ce vénérable Prélat, que celle d'honorer et d'invoquer Marie sous le titre de Notre-Dame du Sacré-Cœur. En prenant la nature humaine, le Verbe divin s'est approprié tous les éléments qui le composent; dans l'état de perfection à laquelle L'éleva l'union hypostatique, debuit per omnia fratribus similari. Il a dû se rendre en tout semblable à ses frères (Hébreux 11: 17). Notre Seigneur possède dans le degré le plus éminent, le sentiment de l'amour filial, l'un des plus nobles du cœur humain, et, loin de s'en dépouiller, depuis sa Résurrection et sa glorieuse Ascension, Il l'eût dilaté, fortifié, élevé à sa plus haute puissance, s'il était permis de le dire, dans son état de transfiguration bienheureuse; où il est assis à la droite de son Père. De là, il est facile de conclure que l'auguste Vierge Marie possède sur son Cœur divin un souverain pouvoir; qu'Elle en est véritablement la Dame ou la Reine; c'est pourquoi Elle a été appelée justement, par un de ses plus dévots serviteurs, une toute puissance suppliante: omnipotentia supplex. On est donc assuré d'aller au Cœur de Jésus par le Cœur de Marie, et c'est une douce consolation pour les pauvres humains que d'invoquer, comme leur tendre Mère, Celle qui peut comme le Père céleste, dire à notre grand Médiateur: « Vous êtes mon Fils. C'est pourquoi répétons souvent avec foi, espérance et amour: « Notre Dame du Sacré Cœur, priez pour nous ».

Marie peut donc en s'adressant à son Fils lui dire: « Mon Fils, donnez-moi votre Cœur.... Praebe, Filii, Cor, tuum mihi.... Déjà comme votre Mère, je le possède, mais je le veux pour y puiser des grâces sans nombre et les distribuer aux hommes, que j'ai droit d'appeler mes enfants. Donnez-moi votre Cœur; établissez m'en la Souveraine d'une manière publique, afin qu'on s'adresse à moi pour l'aimer; que ma nouvelle mission dans le monde soit d'unir tous les cœurs à votre Cœur, ma nouvelle gloire d'être saluée par le chrétien: Notre-Dame du Sacré-Cœur.... Votre Cœur m'appartient... c'est de mon sang le plus pur qu'il a été formé; c'est moi qui lui ai témoigné le plus d'amour; je lui suis demeurée constamment unie; je ne l'ai point abandonné dans ses tristesses; je l'ai imité dans ses vertus: qu'il me soit donné de le faire maintenant régner dans toutes les âmes !... Mon Fils, donnez-moi votre Cœur, ce sera mon instrument de conquête, la lumière dont j'éclairerai le monde, le feu dont j'embraserai tous les cœurs, le moyen par lequel je Vous glorifierai et Vous témoignerai ma reconnaissance pour tous les biens dont Vous avez comblé votre servante en l'établissant Souveraine de votre Sacré-Cœur.

Si Marie s'adresse ainsi à son divin Fils, n'a-t-elle pas le droit de dire à chacun de nous: « Mon Fils, donne-moi ton cœur, consacre-le moi, abandonne-le moi tout entier; je te le demande pour lui faire aimer le Sacré-Cœur, pour l'unir à ce foyer du véritable amour, à cette source de tous les biens? Mon Fils, donne-moi ton cœur, je le purifierai, je l'ornerai de vertus, je l'animerai de ma charité, avant de l'offrir au Cœur de ton souverain Maître. Donne-moi ton cœur et je te donnerai celui de Jésus. Quel échange plus heureux pourras-tu jamais faire? Regarde, d'une main j'ai le Cœur de Jésus-Christ, de l'autre les cœurs de tous ceux qui sont fidèles à ma voix, et ma mission est de les unir pour qu'il n'y ait plus qu'un seul Cœur qui les embrasse tous, le Cœur sacré de Jésus, dont je suis la sante Souveraine pour toujours ».

Allégorie

Sur les rivages de la mer, un jeune enfant s'efforçait d'introduire dans un creux fait dans le sable toutes les eaux de l'Océan. Allant de la mer au rivage et du rivage à la mer, il ne pouvait chaque fois apporter qu'une goutte à son insuffisant bassin. Frappante image ! Marie est la mer, les grains de sable les fidèles, l'enfant l'âme pieuse qui, dans quelques paroles, voudrait raconter toutes les grandeurs de Marie. Béni soit Dieu:! jamais un rêve pareil ne se réalisera. Toujours, l'Église nous l'assure par bouche de ses Docteurs, Marie sera au-dessus de toute parole; Elle aura toujours de nouvelles grâces et de nouveaux titres;.à chaque siècle, le Cœur de Jésus découvrira une prérogative nouvelle pour honorer la mémoire de sa Mère ; les fidèles, toujours plus rassasiés à mesure qu'ils recevront davantage, s'écrieront: « De Marie jamais assez! De Maria numquam satis! Comment épuiser les richesses immenses que doit renfermer en Elle une Vierge digne d'être appelée par tous Notre Dame du Sacré Cœur?

 

Histoires

Monsieur le Supérieur, combien je suis heureuse de connaître Notre Dame du Sacré Cœur! Elle vient de me montrer que je suis son enfant privilégiée, et qu'une entière confiance en sa protection n'est pas placée en vain. Aussi m'efforcerai-je de répandre partout où je le pourrai la dévotion à Marie sous ce beau titre. Percluse des jambes, et dans le plus pitoyable état de santé, c'est à cette bonne Mère que je dois le parfait usage de mes membres. Aussitôt que je connus cette aimable dévotion, j'invoquai tout particulièrement Notre-Dame du Sacré-Cœur; je la priai avec confiance; il me semblait qu'avec un titre aussi grand j'arriverais droit au Cœur de Jésus par Marie, la Souveraine Maîtresse de son divin Cœur. J'ai fait la sainte communion en son honneur et je me suis trouvée mieux portante. Peu de jours après, j'ai pu sortir et aller d'un pas sûr, sans aucun appui, à la paroisse pour assister aux offices Jamais je n'ai joui d'une aussi bonne santé que maintenant; pas même de convalescence! Oh! qu'elle est bonne, Marie!!! Que je suis heureuse de pouvoir aller la remercier à son autel, et lui dire que nia reconnaissance sera éternelle! Faites remercier, dans votre pieuse réunion du jeudi, Notre-Dame du Sacré-Cœur, pour un si grand bienfait.

Monsieur le Supérieur, que de bien opère la dévotion à Notre-Dame du Sacré-Cœur! Vous avez trouvé le vrai trésor caché à une époque où il y a tant d'entraînement pour le sensualisme et le bien-être de la vie. II fallait une puissante médiatrice ; nous l'avions déjà, il est vrai, mais vous avez trouvé un titre près duquel rien ne résiste et qui flatte le Cœur de Marie, qui ne pourrait rester froid quand, dans un mouvement général, tant d'enfants s'unissent pour la proclamer Notre-Dame du Sacré-Cœur. On sent que ce beau nom porte les âmes à l'amour et à la confiance. Tous d'un commun accord proclament Marie la Souveraine Maîtresse du Cœur de Jésus; on dirait que chacun voit une puissance supérieure dans cette invocation. Ici, il y a un mouvement très-grand pour le bien. Des familles éloignées de Dieu, hostiles même à la religion, qu'on avait inscrites à leur insu dans l'archiconfrérie de Notre-Dame du Sacré-Cœur, changent subitement comme par miracle. Leurs idées se modifient; elles deviennent plus conciliantes et de quelques-unes nous avons obtenu ce qu'on était loin de pouvoir espérer. Oh! Marie est puissante et, avec son titre nouveau, nous pouvons tout attendre. Gloire et amour à Dame du Sacré-Cœur ! Remerciez avec nous, en union avec les associés, la sainte Vierge qui répand en ce moment dans noire ville tant de grâces. L'amour et la miséricorde de Dieu gagnent les âmes... Et c'est Notre-Dame du Sacré-Cœur qui nous obtient un si grand bien. Béni soit toujours ce divin nom, qui n'a pu prendre naissance que dans le Cœur embrasé d'amour de Jésus!

Prions les uns pour les autres

« En ce mois de marie que maman Marie intercède auprès de son fils pour le visas de mon fils en cote d'ivoire et aussi de la situation britannique de mon partenaire. Aussi qu'elle me permette d'avoir un cœur semblable a son Cœur ». (M.S.)

« Comme une mendiante, je continue à demander des prières pour un enfant de 10 ans, Andréa...(à Turin – Italie) paralysé cloué dans un lit d'hôpital, il ne parle pas, même pas pour dire combien il souffre... Notre-Dame du Sacré Cœur ayez pitié de cet enfant… Saint Joseph, berce dans tes bras cet enfant ... soulève ses souffrances muettes... » (L.C.)

« Merci à notre maman du ciel je t'aime très fort je te confie toute ma famille et tous ceux que j'aime veille sur eux, merci pour toutes les grâces que tu nous donnes ». M.J.)

« Merci maman Marie pour la maison de la famille Assemien ». (M.S.)

« Marie, je vous confie mon mari Antoine, qui est toujours bien malade, pour que mon fils Patrick puisse fonder un foyer, comme il le souhaite avec une fille croyante. Puisse aussi pour moi-même pour mes problèmes de santé que je puisse faire face aux difficultés actuelles et accompagner mon mari dans la patience et la paix. Merci à Notre Dame du Sacré Cœur ». (M. P.)

« En ce mois de marie. je demande a maman Marie de nous aider moi et mon époux qui sommes dans une situation triste en ce moment car nous avons perdu notre bébé et nous voulons que nos cœurs soient tournés vers la prière toujours. nous demandons surtout beaucoup de prière que Dieu nous donne d'autres enfants ». (K.J.)

« De tout mon cœur, Maman Marie intercède  auprès de ton fils Jésus pour que le cœur de Victor soit touché aujourd’hui et à jamais ; qu’il reçoive Dieu dans son cœur et se remette sur le bon chemin. Maman Marie qui défait les nœuds, je te confie ce nœud de la maladie de mon grand Frère .Vois Maman Marie la souffrance de sa femme et de ses enfants. Couvre  les de ton manteau maternel et intercède pour eux ». (T.Z.)

« En ce mois marial, que la vierge Marie puisse m'envelopper de sa paix. Car j'en ai besoin suite au décès de mon époux; je vous confie ma fille Ranz Pétunia dans vos prières afin qu'elle puisse réussir brillamment au baccalauréat série A1. Merci ». (M.D.)

« En ce mois consacré à la Vierge Marie, Mère de Dieu, je demande la grâce de santé de l’âme et du corps, de protection divine et les dons de l’esprit Saint sur mon foyer. Obtiens moi maman Marie auprès de ton divin fils Jésus Christ, notre seigneur, la grâce d’obtenir une caution solidaire pour mon prêt cette semaine ». (O.M.D.)

« Je veux confier à vos prières mon mari qui doit passer une biopsie dans des ganglions entre les poumons. Nous avons besoin d'aide afin de bien accepter cette épreuve. Nous espérons que les résultats ne donneront pas des tumeurs malignes. Merci de vos prières. » (L.K.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, intercède pour moi auprès de ton fils en ce mois de mai afin que je puisse m'en sortir. Car je suis seule face à d'innombrables problèmes financiers auxquels je suis confrontée depuis le décès de mon époux. Merci Maman Marie. » (M.D.)

« Vierge marie je te confie Christophe qui a eu un très grave accident de travail, impossibilité de marcher: donne lui la force de poursuivre sa rééducation, le courage pour son papa et sa maman et toute sa famille qui l'aime très fort. Sainte vierge marie nous t'aimons de tout notre Cœur ». (M.J.)

« En ce mois de Marie, je demande au Cœur Immaculé de Marie d'intercéder pour moi auprès de son Fils afin qu'il me pardonne un grave péché que j'ai commis: l'avortement. Après ce acte je me sens coupable et ca m'éloigne de son fils Jésus. Je ne vais plus recommencer Marie aide moi s'il te plait ». (B.A.)

« Bonsoir, nous sa va bien, excepté quelques problèmes financier: ca va faire un mois qu'il ne nous rentre plus d'argent moi, Rémy et Judith cela cause un peu d'insécurité financière car il faut payer le loyer, et tous les autres factures et le terme de l'auto. Mais j'ai tous fais les démarches pour recevoir mon assurance salaire maladie pour moi et pour Judith elle va porter son c.v. et le reste je le confie à Dieu. Content d'avoir eu cette belle invitation de prières, by de ton frère dans le Christ que Dieu vous bénisse tous. (J.L. R.D.)

« Notre Dame de toutes grâces, mon époux et moi te disons merci pour tous tes bienfaits. Nous nous recommandons à toi afin que tu nous obtiennes la grâce d'être papa et maman. Que par ta puissante intercession, Jésus-Christ le miséricordieux accorde à mon époux d'obtenir le travail qu'il recherche depuis longtemps ». « B.C.)

« Je confie mon fils Philippe à vos prières afin que par l'intercession de Marie, Notre Dame de Sacré Cœur, Jésus-Christ l'aide à sauver son année scolaire 2009/2010- Merci Seigneur Jésus d'écouter et d'exaucer mes prières! Amen ». (B.D.)

« Pour ma santé mentale file déprimé, cause douleur chroniques dues a de la chimio, et des  médicaments,etc... j'aimerais que le Seigneur, par l'intercession de Notre-Dame du Sacré Cœur m'envoie une personne de confiance et un Psychiatre, qui serais en Dieu, pour mes démarche, je ne fonctionnes plus normalement,et j'ai besoin d'aide, cela est du a plusieurs expériences. Je manque,de confiance, a certaines personne, qui ne me prennent pas au sérieux, même ma famille, qui est éloignée. Mon cas a été masqué depuis, 5ans, j'ai passé trop d'épreuves et la mort, de mes parents et bien d'autres. Mon physique, et mon mental, sont très épuisés, et cela m'a amené aussi, a des difficultés juridiques pas terminées, tout cela me donne du file a retordre. (…) priez, priez pour moi j'ai vraiment besoin d'aide. merci humblement ». (L.)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que ma petite sœur Jessica retrouve la guérison intérieure et extérieure (en effet, elle souffre depuis peu de prurigo). Je l'en remercie d'avance infiniment, cependant non pas comme je veux, mais comme le veux la Très Sainte Trinité ». (L.A.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, ne m'abandonnez pas priez pour moi afin que je sois forte dans ma solitude, que j'ai la persévérance et la force à pouvoir réaliser seule mes projets ». (M.D.)

« En ce mois de Mai qui est le tien Très Sainte Vierge Marie, je te supplie Maman d’intercéder auprès de Ton Fils adoré Notre Seigneur Jésus-Christ afin qu’il me pardonne tous mes péchés et surtout l’interruption Volontaire de Grossesse que j’ai commis ce 30 Avril 2010. Peu importe les raisons qui ont motivé la commission de cet acte criminel que mon cher époux ignore, je reconnais que j’ai péché. C’est pourquoi j’implore sincèrement le pardon de mes péchés. Marie, Ma tendre Maman prie pour ta fille afin que Jésus-Christ aie pitié de moi et me pardonne. J'achève une neuvaine de pénitence que j’ai commencée pour demander pardon pour ce que j’ai fait. Je ne vais plus recommencer ». (B.M)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que mon affectation que j’attends depuis plusieurs mois, soit enfin une réalité. Que ma très sainte mère soit purifiée afin que les mauvais dont les gens la soupçonnent la quitte à jamais, si effectivement ils vivent en elle » (H.A.H)

« Je profite du mois de Notre Dame du Sacré Cœur pour me joindre aux prières de toute la communauté chrétienne et présenter aussi mes intentions de prière: que Notre Mère m'obtienne la réconciliation entre mon époux et moi qui vivons séparés depuis juin 2004: que celui-ci puisse, si c'est la volonté de Dieu, regagner le foyer conjugal et assumer ses responsabilités de père et d'époux ». (N.C.N.E.)

« Seigneur Jésus, Sainte Mère faites que ma fille Marie-Hélène rencontre un conjoint et quelle trouve le bonheur merci sainte vierge marie pour toutes les grâces que nous recevons. Nous t'adorons ». (M.J.)

« Notre Mère des causes désespérées, notre Dame du Sacré Cœur, nous t'en supplions libère notre frère Joseph afin qu'il retrouve sa fille et sa famille, donne leur ta protection. Nous te prions Sainte Mère ». (L.S.)

« Je prie Notre Dame du sacré cœur, afin que ma conjointe Immaculée puisse réussir à ces deux examens le mois prochain et qu’elle trouve cette année  un boulot qui lui convient, pour le bonheur de notre couple. Je demande également la grâce du très haut afin que je perde cette envie de commettre l’adultère» (H.A.H)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur de faire tout ce qui est en son pouvoir afin que mon affectation que j’attends depuis plusieurs mois, soit enfin une réalité. Que ma maman soit purifiée des mauvais esprits dont les gens (ma femme immaculée y comprise) la soupçonnent et qu’ils la quittent à jamais, si effectivement ils agissent en elle » (H.A.H)

« Je viens confier a votre prière des amis et des membres ma famille souffrent et mal dans leur peau que votre prière leur donne force et courage. » (G.P.)

« Je souhaiterai si possible d'être aider en prières auprès de la Vierge Marie, pour la réussite pour mon petit fils qui à un examen au mois de juin cette année pour le BEP ; car c'est un enfant qui vient de subir un divorce et qui ne travaille pas beaucoup à l'école, nous sommes très perturbés et avons nous même besoin d'aide car la santé de mon mari n'est pas brillante et moi je suis de plus en plus fatiguée par tous ces problèmes, c'est pourquoi je demande que vous m'aidiez. D'avance Merci à vous tous et d'être exaucé par ses prières, étant nous même fort croyants et faisant le bien et apportés secours énormément à toutes les personnes qui en ont besoin ». (M.)

« Je suis entrain de faire la prière du mois de marie je me sens mieux mais j'ai mon fils Rony qui a des problèmes sentimentaux et je n'arrive pas a le raisonner. Je suis entrain de vendre des terrain j'ai les acheteurs les promesses de vente sont signé et cela tarde avec les banques et le notaire je voudrai de l'aide. j'ai une fille qui se marie: une prière pour les aider a faire un bon mariage ». (M.B.)

« Merci Maman Marie pour le miracle que tu es entrain d'opérer dans mon Cœur. En effet, depuis quelques temps, je sens une paix en moi alors qu'au départ je n'avais plus gout à rien. Notre Dame du Sacré Cœur continue à intercéder pour moi et ma famille pour que l'année 2010 qui a mal commencé pour nous en la perte de mon époux puisse s'achever dans la joie et l'allégresse pour la réussite aux examens de mes enfants. Que toute la gloire soit rendue à notre Seigneur Jésus. Amen ». (M.D.)

« Maman Marie, Mère de toute grâce et du perpétuel secours, viens à mon aide, viens guérir Victor. Rends mon cœur doux et aimable face à ma situation. Éloigne moi Maman Marie des pensées négatives qui me rendent malade. Merci ». (T.Z.)

« En ce mois de mais qui est consacré à Marie, notre Maman, je lui confie tous mes enfants pour les concours et celle qui doit soutenir en juin pour l'obtention de son diplôme d'État en soins infirmiers et pour tous les enfants qui composent cette année en commençant par le diplôme de base le CEP, BEPC, Probatoire BAC, etc.... enfin pour ma famille afin que nous soyons protégés des mauvaises choses qui sont dehors ». (V.A.)

« Notre Dame du Sacré Cœur, je te confie mon fils Willy. Il lui faut une moyenne de 11.57 pour qu'il passe en classe supérieure. Aie pitié de moi intercèdes pour moi auprès de ton fils pour cela puisse se réaliser. Amen ». (M.D.)

« Je supplie humblement Notre Dame du Sacré Cœur d'intercéder afin que tous ceux auxquels je m'intéresse spirituellement, en l'occurrence tous les membres de ma famille, mes proches, les personnes que j'aime et toute l'humanité entière, connaissent la grâce d'une bonne et sainte mort en compagnie de Jésus, Marie et Joseph. Merci Maman chérie, toi qui règne sur le Sacré Cœur de Ton Divin Fils ». (L.A.)

« Je viens par ton intercession Maman Marie te confier l'affectation de Nyarko Nelson, le concours de police que présente Essia Ghislain et enfin la recherche de travail de Danho Jocelyn ». (N.D.)

« Merci Maman Marie Notre Dame du Sacré Cœur d'agir sur le cœur de mon mari G.M durant cette neuvaine de Pentecôte 2010 afin qu'il reçoive une effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte. Merci d'intercéder pour ma famille afin qu'elle ressemble à la Sainte Famille de Nazareth ». (A.N.)

« Notre Dame du Sacré Cœur je te remercie pour tes bienfaits. Je te supplie Notre Dame, jette un regard favorable sur Fabiola Baleekdar, elle a 33 ans et a adopte une petite fille il y a 4 ans. Après beaucoup d'ennuis de sante, les médecins ont découvert qu'elle avait une tumeur sous les cotes a coté du cœur. Elle a fait de la chimio pendant plusieurs mois mais malheureusement la tumeur a encore grossi. Il ne lui reste pratiquement aucune chance de s'en sortir. Il n'y que la prière pour la sauver. Ici a l'Ile Maurice les médecins ne peuvent rien pour elle. Elle s'envolera vendredi pour Singapour pour une dernière opération, mais malheureusement il n'y a pas trop d'espoir. Notre Dame sois avec elle, que l'Esprit Saint éclaire ses médecins. Marie tiens sa main, ne la laisse pas seule. Elle voudrait tant voir sa fille adoptive Elisa, grandir. Aie pitié d'elle. Notre Dame du Sacré Cœur, demain a lieu le procès le Guillaume, victime d'un accident le 17 novembre 2002. Lui et sa famille ont énormément souffert de cela. Il est reste 15 jours dans le coma entre la vie et la mort et ce fut un miracle qu'il s'en sorte. Le procès, qui traine depuis 7 ans, sera très très dur et c'est terrible pour la famille et pour lui de revivre a chaque fois ce même cauchemar. Notre Dame du Sacré Cœur, sois avec Guillaume et ses parents demain. Que l'Esprit Saint soit avec eux lors des interrogatoires. Sois avec eux afin qu'ils ne craquent pas. Merci Notre Dame. Notre Dame du Sacré Cœur, je te confie Cédric qui est en étude loin de chez lui en Australie et qui a eu des moments très durs récemment. Bientôt, il aura ses ses examens de fin de terme. Que l'Esprit Saint l'éclaire et qu'il passe ses examens. Il ne pourra supporter un échec. Marie, comme il est loin de sa maman, sois avec lui, poses ta main rassurante sur son épaule. Notre Dame du Sacré Cœur jette un regard sur Ariane Dalais, une mère de 4 enfants. Elle a subit une opération et se retrouve maintenant dans un état très très critique. Elle est entre la vie et la mort. Les médecins ne lui donnent pas beaucoup de chance. Marie Maman, sois avec elle. Que l'Esprit Saint éclaire ses médecins et qu'elle soit sauvée. Marie je sais que ma demande est grande mais je sais aussi que je peux compter sur toi. Merci Maman ». (N.M.)

« Veuillez prier pour le retour et la conversion de ma meilleure amie K. Sous la protection de Notre Dame du Sacré Cœur et Notre Dame des Miracles. Merci de tout cœur. » (L. O.)

« Notre Mère du ciel, en mois béni, nous te demandons par le Cœur Sacré de Jésus de venir en aide à Joseph pour le libérer et assurer sa protection divine ainsi que celle de sa famille en Italie. Qu'ils vivent toujours unis et acceptés par les siens. Prions notre Dame du Sacré Cœur ». (L.S.)

« Je veux remercier du fond de tout mon être la Très Sainte Vierge Marie pour tout ce qu'elle a fait, fait en ce moment même et continuera de faire dans ma vie et celle de tous mes proches. Qu'elle en soit bénie pour toute l'éternité, qu'elle me pardonne toutes mes ingratitudes et qu'elle m'inspire à toujours dire merci au Seigneur notre Dieu d'Amour quelque soit les circonstances ». (L.A.)

« Je prie pour la paix dans mon paix et ma rencontre avec le Seigneur afin qu'il puisse discerner l'appel qu'il me montre la communauté qu'il veut ». (R.B.S.)

« Marie, notre maman chérie. Je te confie Dominique, afin qu'il puisse mener a bien son projet. Soit son guide et aide le a prendre les bonnes décisions qui s'imposent. Notre Dame du Sacré Cœur, prends sous ton aile protectrice Christian qui a des ennuis de santé. Aide le a conserver son emploi et a être heureux. Sois avec lui Marie. Toi qui n'abandonne jamais tes enfants, sois a ses cotés. En ce mois de Marie, je te confie Nadine, son mari et leurs 2 filles. Ce n'est pas facile d'élever 2 adolescentes. Sois le guide des parents et donne leur de toujours faire ce qu'il y a de mieux pour leurs enfants. Que la paix règne dans leur maison et au sein de leur foyer. Je te remercie car je sais que tu entends et exauce mes prières ». (N.M.)

« En ce mois dédié à la Vierge, notre Dame du Sacré Cœur intercède pour notre Joseph et sa famille. Qu'il soit libéré des liens de détention et retrouve sa fille et sa femme. Prions... » (L.S.)

« En ce temps du sacré Cœur je demande à maman marie première charismatique et épouse du saint esprit m'aider par son intercession d'obtenir les grâces de l'esprit saint et aussi de me me montrer les signes qu'il veut montrer et aussi les signe se son amour ». (R.B.S.)

Marie Maman, en ce beau mois de Mai, je te confie Mervin afin qu'il puisse décrocher des contrats de photographies et qu'il puisse gagner sa vie. Prends sous ton aile protectrice Julien afin qu'il trouve du travail et qu'il ne soit pas découragé. Marie je te remercie pour Guillaume qui avait son procès dans la semaine. Cela s'est bien passe et nous attendons un heureux dénouement dans les jours a venir. Merci Marie, je savais pouvoir compter sur toi. Merci Marie pour mon amie A. D. Elle est sauvée. Sa foi l'a sauvée. C'est un vrai miracle. Elle a commence a manger, et n'est plus sous respiration artificielle. Merci Marie, je sais que tu n'abandonne jamais tes enfants. Marie, toi a qui ton fils ne refuse rien, viens en aide au Père Jocelyn Grégoire qui sera opère cet après midi en Amérique et aussi a Fabiola qui s'envole vers Singapore ce soir pour tenter l'opération de la tumeur. Sois avec eux Marie je t'en supplie. Merci. (N.M.)

Notre Dame du Sacré Cœur, je te présente Kassira la fille unique de ma copine qui est très malade. Prie pour elle afin qu'elle retrouve la santé. Nous savons que ton fils notre Seigneur ne te refuse rien. Sa mère est très malheureuse de voir son seul enfant dans cet état. Amen. (M.D.)

« Humblement je demande ceci à ma Très Sainte Mère: «Vierge Marie, Mère de toute grâce et Perpétuel Secours, viens à mon aide. Intercède auprès de ton divin Fils qui ne peut rien te refuser pour que mon fils E. n'ait plus de pensées négatives qui le rendent malade, déprimé suite à une rupture avec son amie. Soutiens-le afin qu'il soit fort dans la solitude; ce n'est pas facile de raisonner avec lui. Que mon fils D. soit vite guéri; il souffre de douleurs au genou droit et ne peut travailler. Il est stressé car il a des factures à payer. Cela est survenu tout d'un coup; assez bizarre. Que ma fille, son époux et leurs enfants vivent en paix et en harmonie. Je soupçonne depuis deja quelque temps que quelque une nous veut du mal. Bien de choses nous arrivent. Sainte Vierge Marie, délivre mes enfants, leur famille et moi du Mal, de cette personne qui nous fait du Mal. Enveloppe-nous de ton manteau et protège-nous de ces mauvaises choses.  Je demande la grâce de santé de l'âme et du corps, et que Notre Sainte Mère nous protège.» (M.C.L.)

« J'implore avec grande confiance, Ma maman chérie Notre Dame du Sacré Cœur afin que , grâce à sa puissante intercession, ma petite soeur Jessica et mon petit oncle Hermann aient le goût des études en vue de leur réussite à leur examen de BEPC à la fin d'année. Traversant une situation financière difficile, il nous serait pénible de supporter un échec à cet examen. Honneur et gloire à la Très Sainte Vierge Marie, Notre Dame du Sacré Cœur ». (L. A.)

« Je me confie à la Miséricorde Divine et à Notre Dame du Sacré Cœur afin que la mission pour laquelle le bon Dieu m'a créée puisse, par son intercession, se réaliser ce mois de mai. Mère bienheureuse je demande une totale conversion, une protection divine pour moi, ma famille, ma fille Ursulla et la grâce du mariage. Merci ma Mère de m'accorder toujours tout ce que je te demande. merci Maman de m'exaucer ». (T.B.)

« Maman Marie Notre Dame du Sacré Cœur d'agir sur le cœur de mon mari Serge D.H. durant cette neuvaine de Pentecôte 2010 afin qu'il reçoive une effusion de l'Esprit Saint à la Pentecôte et durant toute sa vie. Merci d'intercéder pour ma famille afin qu'elle ressemble à la Sainte Famille de Nazareth. Amen ». (S.F.)

« En ce mois dédié à la Vierge, notre Dame du Sacré Cœur intercède pour moi auprès de ton Fils Jésus Christ pour que j'ai la paix dans mon service, dans mon foyer et que mon mari revient à sa famille car il ne nous considère plus. O Cœur Sacré de Marie je te prie pour ton intercession unissez ma famille. Prions ». (F.S.)

« Sainte Vierge Marie, ma Mère, toi qui m'a tant de fois secourue, je viens encore une fois me jeter à tes pieds, pour te supplier de faire cesser la discorde qui règne entre Christine , ma fille, et moi. tu vois mon cœur, Sainte Mère de Dieu, tu vois ma peine, viens je t'en supplie à mon aide, viens à mon secours, viens aussi au secours de ma fille, Elle doit se marier le 5 juin, je t'en conjure, fait que nous réconcilions d'ici là et vous chers frères et soeurs en Jésus Christ priez le Seigneur afin que ma prière soit exaucée. Merci. » (P.C.)

En ce mois du sacré Cœur de Jésus je demande à la vierge d'intercéder pour moi afin que le seigneur puisse intensifier les grâces, les dons de l'esprit saint, me consacrer à l'esprit saint, qu'il intensifie le don de vision qu'il a commencé à me donner, qu'il me situe sur ma vocation et aussi me situe sur la communauté qu'il veut que je soit. (R.B.S.)

Téléchargez l'intégralité du Mois de Notre Dame du Sacré Cœur (pdf) en cliquant ici

Je vous remercie pour votre fidélité, pour votre participation et pour toutes vos prières. Je vous donne rendez-vous, si tout va bien, le 31 juillet, pour le Mois du Cœur de Marie.

Fraternellement,

Franck Monvoisin,

rédacteur du blog.

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29 mai 2010

Saint Pie

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Saint Pie

L'Enfant Martyr d'Ere (Belgique)

 

Une rencontre avec l'enfant martyr d'Ere ne laisse personne indifférent. Tant ce «petit bout» de cire semble réel. Si vous poussez la porte de la chapelle des Passionistes, à Ere, vous découvrirez non seulement d'extraordinaires décors à l'italienne mais aussi un curieux personnage de cire qui semble dormir sous le maître-autel. En l'observant de plus près, on ne peut s'empêcher de ressentir un profond malaise. L'enfant, âgé de 5 ans à peine, porte les stigmates des souffrances infligées il y a bien des siècles. Son nom s'inscrit en lettres d'or sur fond rouge: St Pie, enfant martyr. L'histoire nous apprend que cet enfant a été persécuté, avec ses parents, durant les trois premiers siècles du christianisme. Ses restes, préservés dans les catacombes de Rome, sont enfermés dans un petit corps de cire criant de vérité. Symbole de toutes les infamies dont peuvent être victimes nos enfants. Les reliques sont confiées aux pères Passionistes qui installent un noviciat dans le château de la baronne de Croeser, à Ere, en 1841. Trois ans plus tard, ils entament, de leurs propres mains, la construction de la chapelle actuelle bénie en 1845. C'est le pape Pie IX qui leur confie l'enfant martyr. Lequel est, à l'époque, transféré en train depuis les catacombes de Rome jusqu'à la gare de Tournai. Porté en triomphe, le corps de cire est amené en cortège à Ere par des chrétiens, des représentants du clergé et les pères. Le petit martyr est couché sous le maître hôtel où il repose toujours aujourd'hui malgré le départ, en 1995, des derniers pères vers leur maison courtraisienne. La tête, portant une couronne dorée, repose sur un oreiller brodé d'étoiles, dorées elles aussi. L'enfant, qui porte une robe bleue et des sandales de cuir, présente des traces de sang sur le cou et sur le visage. Il tient les yeux légèrement entrouverts et semble vous fixer lorsque vous le regardez. Il se passe rarement une journée sans que l'un ou l'autre fidèle vienne lui rendre hommage. Si l'on en croit le texte repris au dos d'une photo souvenir jadis disponible sur le site: «selon maints témoignages, bien des grâces et des guérisons ont toujours récompensé la prière confiante des chrétiens de partout». Que l'on soit ou non croyant, une confrontation avec cet enfant de cire ne peut laisser indifférent. Et quelle que soit la divinité à laquelle s'adresserait votre prière, face à une telle expression de souffrance, elle ne pourrait sans doute se conclure que par ces termes: «plus jamais cela!».


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