Canalblog Tous les blogs Top blogs Religions & Croyances
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Images Saintes
Publicité
Archives
Newsletter
Derniers commentaires
Images Saintes
  • La beauté élève l'âme... Par ces images volontairement sélectionnées, ainsi que par la récitation de ces prières, puissiez-vous avoir le désir de parvenir à Jésus et à la sainteté, but ultime de toute vie...
  • Accueil du blog
  • Créer un blog avec CanalBlog
17 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

Dix-huitième jour

Le Cœur de Marie devient le Trésor des paroles et des actions de son divin Fils

Considérez le précieux trésor que Marie amasse dans son Cœur, pour son profit et pour le nôtre, en observant les saintes actions de son Fils, en écoutant ses divines paroles, surtout pendant le cours de ses prédications évangéliques. Le saint Evangile, à plusieurs reprises, fait d'elle cet éloge particulier : qu'elle conservait dans son Cœur et méditait toutes les actions et les paroles de son Fils. Lorsque, assistant à une des prédications de Jésus, une femme s'écria du milieu de la foule:  « Heureux les flancs qui vous ont porté; heureuses les mamelles que vous avez sucées »; Jésus lui-même, à haute voix et publiquement, déclara que sa Mère était plus heureuse de garder dans son Cœur les paroles qu'il proférait; et dans cette occasion il la proposa à tout le monde comme un exemple à imiter, en disant: « Dites plutôt: Bienheureux ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent ». Bienheureux encore ceux qui à son exemple écoutent la parole de Dieu, et qui la gardent. C'est l'explication que les Pères et les Interprètes donnent de ces paroles de Jésus-Christ.

Et nous, quel profit avons-nous tiré de cette exhortation du Sauveur? Avons-nous été assidus à entendre la divine parole, attentifs à l'écouter? Comment l'avons-nous gardée? Heureux, bienheureux celui qui, comme Marie, l'écoute avec avidité, la garde avec vigilance, et la médite continuellement dans son cœur. Cette parole le purifie, l'éclaire, et le sanctifie. O mon Jésus, mon divin Maître, jusqu'à présent j'ai fermé l'oreille à vos inspirations. Au lieu de méditer, comme Marie, vos divines paroles, j'ai été sourd à votre voix. Ah! parlez-moi de nouveau; que j'entende encore ces divines paroles, et je les recueillerai, et je les conserverai dans mon cœur: « Parlez, Seigneur, parce que votre serviteur vous écoute ».

Fleur: Aller entendre quelque sermon, ou faire une Lecture spirituelle d'une demi-heure.

Fruit: Ecouter la parole de Dieu, la conserver dans son cœur, la mettre en pratique.

567_001

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

Publicité
1 août 2010

Le Mois du Cœur de Marie

16

Le Mois du Cœur de Marie

 

Deuxième jour

Premiers mouvements du Cœur de Marie

 

Considérez les premiers mouvements, les premières affections du Cœur de Marie, au moment même de sa formation. La Lune ne fut pas plutôt créée et placée dans le ciel, qu'à l'instant même elle commença son cours, et sans s'arrêter le continua autour de l'astre brillant dont elle reflétait les rayons. De même, le Cœur de Marie ne fut pas plutôt formé, qu'au même instant ce Cœur se porta rapidement vers le divin Soleil de Justice, et s'en approcha au point d'être entièrement plongé dans cette ineffable Lumière. C'est ce que disent saint Bernard, et saint Bernardin de Sienne: « Marie pénétra, au-delà de tout ce qu'on peut croire, dans les abîmes les plus profonds de la Sagesse de Dieu; de sorte qu'elle semble plongée dans cette Lumière inaccessible autant que peut le comporter la condition de la créature ». Et cela peut bien s'entendre du premier moment de la formation de ce divin Cœur. Comme Cœur de Fille, il s'humilia et se consacra totalement à l'obéissance envers le Père Éternel: comme Cœur de Mère, il fut tout brûlant d'amour pour Celui qui devait être un jour son Fils, et qu'elle ne connut pour lors que comme son Créateur: comme Cœur d'Épouse, ce fut avec le transport le plus vif et le plus véhément qu'il s'élança pour s'unir intimement d'un nœud indissoluble avec son divin Époux, l'Amour incréé. Car, dit encore saint Bernardin de Sienne, « dès le premier instant, la Vierge eût constamment ses regards fixés sur le bon plaisir de Dieu, et mit toujours le plus fervent empressement a s'y conformer ».

 

Que de moments de notre vie ne sont-ils pas déjà écoulés? mais comment les avons-nous employés? Que de lumières, que d'avis intérieurs, que de saintes inspirations, que de touches de la grâce n'avons-nous pas reçus? mais comment y avons-nous répondu? Comment avons-nous coopéré à cette grâce qui nous excite à travailler à notre conversion ou à notre perfection? Mon Dieu, par les mérites de votre divine Mère, ayez pitié de moi. Dès à présentée ne vous résiste plus, je suis à vous, et je forme la résolution d'être toujours tout à vous.

 

Fleur: Réciter trois Pater et Ave, pour remercier la Très Sainte Trinité des grâces quelle a accordées à Marie.

Fruit: Correspondre fidèlement à la grâce.

calendar17

Si Vous souhaitez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes


22 juillet 2010

Message de Marie Reine de la Paix à Medjugorje du 25 juin 2010

madonna_20di_20medjugorje_1

Message de Marie Reine de la Paix à Medjugorje du 25 juin 2010

Prière avant de lire le message

Vierge Marie, Nous te demandons la grâce de ne pas recevoir ton message mensuel d'une manière superficielle. Fais au contraire que nous l'écoutions avec un cœur grand ouvert et avec un amour très intense pour toi et pour Jésus. Fais aussi et surtout que nous le mettions en pratique, de telle sorte que le grain que tu as semé tombe dans une bonne terre et qu'il puisse porter beaucoup de fruit. Amen 

« Chers enfants, avec joie Je vous invite tous à vivre joyeusement Mes Messages; seulement ainsi, petits enfants, pourrez-vous être plus près de Mon Fils. Et Moi, Je désire vous conduire tous uniquement à Lui et, en Lui, vous trouverez la vraie paix et la joie de votre cœur. Je vous bénis tous et Je vous aime d'un amour incommensurable. Merci d'avoir répondu à Mon appel. »


Mot d'ordre


Quelle beauté et quelle bonté dans ces quelques paroles… et encore nous n’entendons pas la voix claire et douce de la sainte Vierge mais nous pouvons l’imaginer comme un tintement de clochette, comme le son d’un cristal pure, comme des gouttelettes d’eau fraîche. Et elle nous dit que son amour pour nous est incommensurable, sans limite, infini. Comment lui résister ? Bien sûr nous ferons ce qu’elle nous demande avec la joie des enfants qui préparent une surprise pour leur maman. Quel bonheur d’avoir la Sainte Vierge!


Frère Ephraïm, Diacre Permanent

Fondateur de la Communauté des Béatitudes

OUR_LADY

Trois des six voyants de Medjugorje (Vicka, Marija et Ivan) ont encore des apparitions quotidiennes. Il arrive parfois, mais c'est assez rare, que les messages soient rendus publiques. Voici les derniers que nous connaissons. 

 

Messages reçus par Miriana

La voyante Mirjana, qui a cessé d'avoir des apparitions quotidiennes le 25 décembre 82 et voit désormais la Vierge le 18 mars de chaque année, est régulièrement gratifiée d'apparitions le "2" du mois. Avec Marie, elle prie alors pour les non-croyants. Ces messages ne sont pas toujours rendus publiques, mais voici les derniers que nous connaissons (traductions officielles) :

Le 2 mai 2010

« Chers enfants, aujourd'hui, à travers Moi, votre Bon Père vous invite, afin qu'avec l'âme remplie d'amour, vous vous engagiez dans un cheminement spirituel. Chers enfants, remplissez-vous de grâce, repentez-vous sincèrement de vos péchés et désirez ardemment le bien. Désirez-le aussi ardemment au nom de ceux qui n'ont pas connu la perfection du bien. Vous serez plus chers à Dieu. Je vous remercie ».

Le 2 juin

« Chers enfants, aujourd'hui, à travers le jeûne et la prière, Je vous invite à percer le chemin par lequel Mon Fils entrera dans vos coeurs. Accueillez-Moi comme Mère et comme Messagère de l'Amour de Dieu et de Son Désir de votre salut. Libérez-vous de tout ce qui, de votre passé, vous pèse, de ce qui vous donne un sentiment de culpabilité, de tout ce qui, de votre vie passée, vous a amenés dans l'erreur-les ténèbres. Accueillez la Lumière! Renaissez dans la justice de Mon Fils. Je vous remercie ».


Le 2 juillet

« Chers enfants, l'appel maternel que Je vous adresse aujourd'hui est un appel de vérité et de vie. Mon Fils, qui est la vie, vous aime et vous connaît dans la vérité. Pour vous connaître et vous aimer vous-mêmes, vous devez connaître Mon Fils, et pour connaître et aimer les autres, vous devez voir Mon Fils en eux. C'est pourquoi, mes enfants, priez! Priez, afin de comprendre et, avec un esprit libre, de vous abandonner et de vous transformer pleinement, et d'avoir ainsi le Royaume des cieux dans vos coeurs sur la terre. Je vous remercie ».

z_mduoje

Messages reçus par Ivan

Le 22 janvier 2010

« Mes chers enfants, aujourd'hui votre Mère est joyeuse! En ces temps difficiles, Je demande de renouveler la prière dans les familles. Mes chers enfants, Je veux que Mon Fils naisse à nouveau à travers la prière. Merci de m'accepter ainsi que Mes Messages ».

Le 11 février 2010

« Mes chers enfants, aujourd'hui Je vous demande, en ce temps de grâce, de vous décider à prier plus, d'abandonner quelque chose à quoi vous tenez vraiment et de Me le donner. Mes chers enfants, priez en famille afin que le Saint Esprit puisse se répandre sur vos familles. Priez, mes chers enfants, priez. Merci, mes chers enfants, d'avoir répondu à Mon appel ».

Le 7 mars 2010

« Mes chers enfants, Je veux que vous vous mettiez à genoux devant la Sainte Croix durant ces jours, vous et votre famille, ensemble, et Je veux que vous priiez. Priez devant la Sainte Croix. Je veux que vous méditiez le supplice de Mon Fils. Lisez la Sainte Bible, surtout ces passages qui se rapportent à ces jours. Merci, chers enfants, d'avoir répondu à mon appel ».

Le 14 mai 2010

« Chers enfants, aujourd'hui encore Je suis avec vous dans la joie. Apportez cet amour aux autres. Pardonnez. Chers enfants, priez ensemble avec la Mère. Priez pour les familles et pour la sainteté de la famille. Votre Mère prie avec vous. Votre Mère vous recommande à Son Fils. Merci de vivre les messages ».

Le 15 mai 2010

« Chers enfants, aujourd'hui encore Je suis avec vous dans la joie. Priez pour Mes plans que Je souhaite voir se réaliser. Sacrifiez-vous vous-mêmes. Priez, chers enfants. Merci d'avoir répondu à Mon appel. Allez en paix, mes chers enfants ».

Le 25 juin 2010

« Chers enfants, aujourd'hui encore votre Mère se réjouit et vous appelle à être les porteurs de sa paix. Croyez à mes messages, en ce monde. Chers enfants, Je voudrais que vous soyez mon signe. Prenez mon message, que je vous ai donné aujourd'hui, et vivez-le. Mes chers enfants, votre Mère prie toujours avec vous et Elle vous recommande à Son Fils. Merci d'accepter Mes messages et de les vivre ».

195_001

Apparitions annuelles

Trois des six voyants de Medjugorje n'ont plus d'apparition quotidienne. Toutefois, ils continuent à voir la Vierge une fois par an.

 

Ivanka

Dernière apparition quotidienne : le 7 mai 1985

L’apparition, qui a duré 6 minutes, a eu lieu dans la maison familiale d’Ivanka. Seule sa famille était présente. Après l’apparition, la voyante a dit que la Vierge lui avait parlé du 5ème secret. « Chers enfants, recevez ma bénédiction maternelle ». 

 

Mirjana

Dernière apparition quotidienne : le 25 décembre 1982

Message reçu le 18 mars 2010 : Plusieurs milliers de personnes se sont rassemblées pour la prière à la Croix Bleue. L’apparition a commencée à 13:50 et a duré jusqu’à 13:54. »

« Chers enfants! Aujourd’hui, Je vous invite à aimer de tout votre coeur et de toute votre âme. Priez pour le don de l’amour, car, quand l’âme aime, elle appelle Mon Fils à elle. Mon Fils ne rejette pas ceux qui l’appellent et qui désirent vivre selon Lui. Priez pour ceux qui ne comprennent pas l’Amour, qui ne saisissent pas ce que signifie aimer. Priez pour que Dieu soit pour eux un Père et non un juge. Mes enfants, vous, soyez mes apôtres, soyez mon fleuve d’amour. J’ai besoin de vous. Je vous remercie. »


Jakov

Dernière apparition quotidienne : le 12 septembre 98


Message reçu le 25 décembre 2009 : La Vierge est venue portant l’Enfant Jésus dans ses bras. L’apparition a commencé à 14h35 et a duré 12 minutes. 

« Chers enfants. Pendant tout ce temps où Dieu Me permet de manière spéciale d’être avec vous, Je désire vous guider sur le chemin qui mène à Jésus et à votre salut. Mes petits enfants, ce n’est qu’en Dieu que vous pouvez trouver le salut, et c’est pourquoi, spécialement en ce jour de grâce, avec le petit Jésus dans les bras, je vous invite: permettez à Jésus de naître en vos coeurs! Seulement avec Jésus dans le coeur, vous pouvez vous mettre en marche sur le chemin du salut et de la vie éternelle. Merci d’avoir répondu à Mon appel. »

737_001

Réponses brèves données par les voyants de Medjugorje

aux questions courantes qui leurs sont posées



Dites-moi d'abord: de quelle taille pourrait être la Gospa, telle que vous la voyez?
« Environ 1m 65. - Comme moi ». (Vicka)

Est-ce qu'Elle est plutôt mince, ou...?

Elle est plutôt mince.

On pourrait lui donner combien de kilos?

Approximativement 60 kg.

Quel pourrait être son âge?

Entre 18 et 20 ans.


Quand Elle est avec l'Enfant Jésus, est-ce qu'Elle paraît plus âgée?

Elle paraît comme toujours, identique.

Quand la Gospa est avec vous, est-ce qu'Elle se tient toujours debout ou...
Elle se tient toujours debout!


Elle se tient sur quoi?

Sur un petit nuage.


Quelle est la couleur de ce petit nuage?

Le petit nuage est blanchâtre.


Est-ce que vous l'avez jamais vu à genoux?

Jamais! (Vicka, Ivan, Ivanka)


Votre Gospa a certainement aussi un visage. Comment est-il: rond, ou plutôt oblong, ovale?
Plutôt oblong, ovale, normal.


Quelle est la couleur de son visage?

Normale, plutôt blanche, rougeâtre sur les pommettes.


Quelle est la couleur de son front?

Normale, généralement blanche comme le visage.


Comment sont les lèvres de la Gospa ? Plutôt épaisses ou fines?
Normales, belles, plutôt fines.


De quelle couleur?

Rougeâtre, couleur naturelle.


Est-ce que la Gospa a des petits creux sur les joues (des faussettes), comme cela peut arriver chez nous, les hommes ?

Ordinairement pas, peut-être un peu si elle sourit. (Mirjana)

Est-ce qu'on peut ordinairement remarquer un certain sourire doux sur son visage?

Peut-être, plutôt quelque chose comme une douceur indescriptible, un sourire est visible  comme sous la peau. (Vicka)


Quelle est la couleur des yeux de la Gospa?

Ses yeux sont magnifiques! Explicitement bleus. (tous)


Plutôt grands ou?

Normaux, peut-être un peu plus grands. (Marija)


Comment sont les cils?

Tendres, normaux.

Quelle est la couleur de ses cils?

Normale, pas de couleur particulière.


Plus fins ou?

Ordinaires, normaux.


La Gospa a certainement un nez. Comment est-il: pointu ou…?

Un beau, un petit nez. (Mirjana) Normal, harmonieux par rapport au visage. (Marija)


Et les sourcils de la Gospa?

Les sourcils sont fins, normaux, plutôt noirs.


Votre Gospa, comment est-elle habillée?

Elle porte une robe simple de femme.


Quelle est la couleur de sa robe?

La robe est grise, peut-être un peu bleu-gris. (Mirjana)


Est-ce que la robe est serrée autour du corps ou bien elle tombe librement?

Elle tombe librement.


Quelle est la longueur de la robe en bas?

En bas jusqu'au petit nuage sur lequel elle se tient, elle se perd dans le nuage.


Et autour du cou?

Normale, jusqu'au début du cou.


Est-ce qu'on voit une partie du cou de la Gospa?

On voit le cou, mais on ne voit rien de la poitrine.


Quelle est la longueur des manches?

Jusqu'aux poignets.


Est-ce que la robe de la Gospa a une bordure?

Aucune.


Est-ce que la Gospa est serrée autour de la taille par une ceinture?

Non. Par rien.


Le corps de la Gospa que vous voyez, est-ce qu'il laisse entrevoir la féminité du corps?

Bien sûr que oui! Mais rien de particulier. (Vicka)


Est-ce que la Gospa a encore quelque chose en plus que cette robe que vous avez décrite?

Elle a un voile sur la tête.


Quelle est la couleur de ce voile?

Le voile est de couleur blanche.


Entièrement blanc ou…?

Entièrement blanc.


Qu'est-ce que recouvre le voile?

Il recouvre la tête, les épaules et tout le corps du dos et sur les côtés.


En bas, il descend jusqu'où?

Il descend jusqu'au petit nuage, comme la robe.


Devant, il la recouvre jusqu'où?

Il la recouvre du dos et sur les côtés.

Est-ce que le voile semble plus ferme, plus épais que la robe de la Gospa?

Non, il ressemble à la robe.


Est-ce qu'il y a des ornements sur le voile?

Aucun ornement.


Est-ce que le voile a des bordures?

Aucune bordure.

Est-ce que la Gospa a des bijoux?

Aucun bijou.


Par exemple, sur la tête ou autour de la tête?

Oui, elle a une couronne d'étoiles sur la tête.

Est-ce qu'elle a toujours les étoiles autour de la tête?

Ordinairement oui, oui toujours. (Vicka)


Par exemple, quand elle apparaît avec Jésus?

Pareil.


Combien d'étoiles y a-t-il?

Douze.


Elles sont de quelle couleur?

Dorées.


Est-ce qu'elles sont liées entre elles?

Elles doivent être liées, comment pourraient-elles tenir? (Vicka)


Est-ce qu'on voit si peu que ce soit des cheveux de la Gospa?

On voit un peu des cheveux.


Où est-ce qu'on les voit?

Un peu au-dessus du front, sous le voile, du côté gauche.


De quelle couleur?

Couleur noire.


Est-ce qu'on voit jamais même une oreille de la Gospa?

Non, on n’en voit jamais.


Comment est-ce possible?

Mais, les oreilles sont recouvertes par le voile!


Qu'est-ce que la Gospa regarde ordinairement pendant l'apparition?

Ordinairement, c’est nous qu’elle regarde, parfois autre chose, ce qu'elle montre.


Comment la Gospa tient-elle alors ses bras?

Les bras sont libres, ouverts d'une manière détendue.


Quand est-ce qu'elle tient ses mains jointes?

Presque jamais, peut-être parfois pendant le « Gloire au Père ».


Est-ce qu'elle bouge, est-ce qu'elle fait des gestes avec ses mains pendant l'apparition?

Elle ne fait aucun geste, sauf si elle montre quelque chose.


Quand elle tient ses bras ouverts, dans quel sens sont tournées les paumes de ses mains?
Les paumes de ses mains sont ordinairement tournées vers le haut d'une manière détendue, ses doigts aussi sont détendus.


Est-ce qu'on voit alors ses ongles?

On les voit partiellement.


Ils sont comment, de quelle couleur?

Couleur naturelle, les ongles sont propres, blancs comme la neige.


Est-ce que vous avez jamais vu les pieds de la Gospa?

Non, jamais - ils sont toujours couverts par la robe.


Enfin, est-ce que la Gospa est vraiment belle comme vous l'avez dit?

Mais en fait, nous ne t'avons rien dit là-dessus, sa beauté ne se laisse pas décrire, ce n'est pas cette beauté qui est la nôtre, c'est quelque chose de paradisiaque, quelque chose de céleste, quelque chose que nous ne verrons qu'au Ciel, et seulement dans une certaine mesure.

129_001

Retrouvez l'intégralité des Messages de Marie Reine de la Paix à Medjugorje en cliquant sur le lien suivant:
http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-cat-83937-273707-marie_reine_de_la_paix_et_de_la_reconciliation.html

17 juin 2010

Les Six Dimanches de Saint Louis de Gonzague 1/3

262_001

Saint Louis de Gonzague

« Patron céleste de toute la jeunesse chrétienne »

1568-1591

Fête le 21 juin

Louis de Gonzague était le fils de Ferrante de Gonzague et de Marta de Tana Santena, issus de familles illustres où l’on compte nombre d’évêques et de cardinaux. Ferrante, en catholique fidèle, avait refusé une haute dignité offerte par Henri VIII d'Angleterre ; Marta s'adonnait aux œuvres de charité et aux lectures spirituelles. Louis, le premier de leur huit enfants, naquit au château de Castiglione, près de Mantoue, le 9 mars 1568 ; la naissance s'était présentée dans des conditions si difficiles qu’il fut ondoyé immédiatement ; le baptême solennel eut lieu le 20 avril 1568.

Louis fut, dès le berceau, le modèle du calme le plus aimable. Il lui arriva plus tard de disparaître : on le retrouvait dans quelque coin, à genoux et les mains jointes. Sa mère avait le désir qu’il se consacrât à Dieu, mais son père le destinait à la carrière militaire ; il lui avait fait faire un costume de soldat et des armes adaptées à ses quatre ans. Un jour, il l'emmena à la forteresse de Casale où Louis, fort réjoui, chargea lui-même, à l'insu de tous, une petite pièce de campagne ; quand le coup partit, on crut à une révolte, et Louis faillit être tué par le recul de la pièce. Bien mieux, il se mit à employer le langage des soldats.

Quand son père embarqua ses troupes pour Tunis. Louis retourna dans sa famille ; c'était la fin de ce qu'il appela plus tard sa vie de péché, dont il eut toujours une honte extrême. Ferrante, revenu de son expédition en 1577, envoya Louis et son frère Rodolphe à Florence, à la cour du grand-duc ; Louis étudiait le latin et le toscan, cet attique de l'italien, et on le citait en exemple aux princesses Eléonore et Marie de Médicis. Il entreprenait une lutte acharnée contre les défauts qu'il s'était découverts : la colère, l'impatience, le mécontentement intérieur ; il ne connaissait pas encore la prière mentale, mais la lecture d'un petit livre sur les mystères du Rosaire, développait sa dévotion envers la mère de Dieu. C'est à l'église des Servites, devant la Vierge de l'Annonciation, qu'il fit, à cette époque, son vœu de chasteté perpétuelle, et bien qu'il ne subît jamais la moindre tentation, il se livra, dès lors, à une vigilance et à une mortification sévères.

A l'automne 1579, son père l'appela à Mantoue où il fut atteint des premiers symptômes de la pierre ; mis au régime, on obtint une guérison parfaite, mais sa santé générale en fut ébranlée. Quelques mois plus tard, à Castiglione il décidait de continuer les jeûnes où il avait trouvé le bien de son âme. Il passait en contemplation des heures entières pendant lesquelles il fondait en larmes ; un opuscule de méditations quotidiennes, par saint Pierre Casinius, et des lettres de l'Inde, qui tombèrent entre ses mains, lui firent connaître la Compagnie de Jésus. Pendant une absence de son père, il reçut le saint cardinal Charles Borromée qui lui donna, pour la première fois, la communion, le 22 juillet.

Revenu à Casale, il fit de grands progrès dans les langues anciennes, lisant surtout Sénèque, Plutarque et les auteurs spirituels ; il fréquentait le couvent des Capucins et celui des Barnabites, dont il admirait la concorde, la douce gaieté, l'ordre de vie et le mépris des choses d'ici-bas. En 1581, de retour à Castiglione, il ne prenait par jour qu'une once de nourriture ; ses instruments de pénitence étaient des chaînes à chien et des molettes d'éperon ; il passait une partie des nuits en oraison et commençait à souffrir de douleurs de tête qui ne le quittèrent plus. Sans guide spirituel, il aurait pu aboutir à un faux mysticisme, si sa prière continuelle n'avait été : Dirigez-moi, mon Dieu !

Quand, en 1581, Ferrante étant grand-chambellan du roi d'Espagne, Louis fut, à la cour de Madrid, page du prince héritier ; il s’adonnat aux études scientifiques, mais le discours latin dont il salua Philippe II après la soumission du Portugal, montre que sa formation littéraire était solide. Aux heures des leçons de danse et d'escrime, il s'esquivait malgré les remontrances de son père ; il ne semble pas que l'obéissance ait alors été sa vertu dominante. Il lisait Louis de Grenade et réussissait à méditer une heure sans distraction, après avoir lutté parfois pendant trois ou quatre heures. La mort de l’Infant le fortifia dans son mépris du monde qu’il songeait d'ailleurs à quitter depuis Mantoue.

Après avoir pensé aux capucins et à un ordre ancien à réformer, il se décida pour la Compagnie de Jésus qui était dans l'élan de sa première ferveur ; il y était attiré par son goût pour l'éducation de la jeunesse et la conversion des païens ; de plus, il était sûr que, dans cet ordre seul, il ne serait chargé plus tard d'aucun honneur ecclésiastique.

Son père, pour gagner du temps, lui fit visiter les cours de Mantoue, Ferrare, Parme et Turin. Plusieurs évêques essayèrent de le persuader qu'il travaillerait plus à la gloire de Dieu en gouvernant sa principauté, mais en vain. Son père finit par donner son consentement, après l'avoir aperçu, par une fente de la porte, se donner la discipline jusqu'au sang et avoir assisté à un interrogatoire sur sa vocation poursuivit pendant une heure.

Avant de partir, Louis séjourna pendant quelques mois à Milan pour les affaires de son père, tout en poursuivant ses études philosophiques. En juillet 1585, il fit à Mantoue les Exercices de saint Ignace, signa le 2 novembre, en faveur de Rodolphe, son acte d'abdication relativement à sa principauté, et prit, le 4, le chemin de Rome ; il passa par Lorette pour accomplir un vœu de sa mère au moment de sa naissance. Le 25, il arrivait au noviciat Saint-André sur le Quirinal, où son postulat fut abrégé : il avait donné auparavant assez de preuves de la solidité de sa vocation.

Trois mois après, son père mourait dans des sentiments de piété remarquables, regrettant de s'être opposé si longtemps à la volonté de Dieu sur son fils. Louis, bien qu’il éprouvât une grande peine, se réjouissait de cette fin ; depuis qu'il avait quitté Castiglione, il ne pensait à sa famille qu’en priant pour elle. Il ne voulait plus entendre parler de son origine et fréquentait de préférence les frères coadjuteurs ; il sortait avec des vêtements râpés, un sac sur le dos pour recueillir les aumônes. Il écrivit alors la méditation connue sous le nom de Traité des Anges.

Le 27 octobre 1586, il partit pour Naples avec le maître des novices, mais un érysipèle et de la fièvre étant survenus, on le renvoya à Rome, dès le mois de mai, au collège romain où il prononça ses premiers vœux (25 novembre 1587). Il soutint publiquement des thèses de philosophie, puis passa à la théologie. Il discutait toujours avec vigueur, mais avec modération, n'interrompant jamais personne. En février et mars 1588, il recevait les ordres mineurs et s'appliquait de plus en plus à l'obéissance : il avait toujours une tendance marquée à résister lorsqu'on contrariait son zèle pour les pénitences extérieures.

En septembre 1589, le Père général lui ordonna d’aller à Castiglione, pour régler une querelle entre son frère Rodolphe et le duc de Mantoue au sujet du château de Solférino. Louis fit appel à la générosité du duc et le pria pour l'amour de Jésus de se réconcilier avec Rodolphe. Il réussit aussi à faire accepter le mariage secret de son frère qui avait fait scandale. Reçu à la maison des jésuites de Milan, il y eut la révélation de sa mort prochaine ; il aurait voulu revoir Rome où avait débuté sa vie religieuse ; le Père général l'y rappela précisément. A Sienne, invité à adresser une allocution aux élèves du collège, il parla sur le texte : Extote factores verbi et non auditores tantum.

De retour à Rome, il fit encore un discours sur les obligations de l'épiscopat, en présence de plusieurs évêques et sur leur demande. Pour fortifier son amour de Dieu, il lisait les soliloques de saint Augustin, l'explication du Cantique des cantiques par saint Bernard, la Vie de sainte Catherine de Gênes. Quant à son amour pour le prochain, il le manifesta surtout pendant la famine et la peste des années 1590-1591 ; il se dévoua à l'hôpital Saint-Sixte, puis à Santa Maria della Consolazione ; en chemin il rencontra un pestiféré, le porta sur ses épaules, et rentra malade (3 mars). Il resta languissant pendant plusieurs mois. Dans une sorte de ravissement qui dura toute une nuit, il apprit qu'il mourrait le jour de l'Octave du Saint-Sacrement, le 20 juin : ce jour-là il parut justement mieux et dut insister à plusieurs reprises pour obtenir la viatique ; on le trouvait si bien que le Père Bellarmin lui-même, son confesseur, ne fut pas admis à rester auprès de lui le soir ; il n'y avait que deux autres Pères et l'infirmier quand il rendit le dernier soupir entre dix et onze heures.

Son corps fut enseveli dans la crypte de l'Annonciade ; sept ans plus tard, à cause d'une inondation du Tibre, on enleva le cercueil et on fit une distribution de reliques ; les autres furent mises dans une chapelle de la même église, déplacées plusieurs fois, puis déposées dans la nouvelle église de Saint-Ignace, construite à la place de l'Annonciade. La béatification eut lieu sous le Pontificat de Paul V, verbalement le 21 mai 1605, avec confirmation écrite le 19 octobre de la même année. La canonisation fut décrétée par Benoît XIII, le 26 avril 1726, et proclamée solennellement le 31 décembre suivant. Le 21 juin 1925, saint Louis de Gonzague a été déclaré par Pie XI « Patron céleste de toute la Jeunesse chrétienne. »

345_001

Les Six Dimanches de Saint Louis de Gonzague

Avertissement

Louis de Gonzague fut canonisé par le Pape Benoît XIII, dans la vue de donner, principalement à la jeunesse, un modèle d'innocence et de sainteté; c'est ce que porte le décret de sa canonisation, daté du 22 novembre 1729. Mais si les exemples de ce jeune homme si recommandable par la pureté de sa vie n'ont pas fait les mêmes impressions sur tous les cœurs , plusieurs en ont été touchés; l'on a vu des écoles et des universités célèbres le choisir pour leur patron, et ce choix a été confirmé par le Saint Siège apostolique, qui leur a permis de célébrer un Office et une Messe propre du Saint. Clément XII, par un décret du 21 novembre 1767, accorde une indulgence plénière à celui qui visitera son autel le jour de sa fête, ou tel autre autel où cette même fête serait célébrée: et pour exciter de plus en plus les Fidèles à recourir à l'intercession de ce grand Saint, le même Pontife a cru devoir autoriser, par des privilèges particuliers, la pieuse coutume d'employer six Dimanches de suite à implorer le crédit de saint Louis de Gonzague auprès de Dieu, en mémoire des six années qu'il a passées dans l'état religieux, où, se voyant éloigné des dangers du siècle, il regardait sa solitude comme un paradis terrestre. C'est dans cette vue que ce Pontife, d'heureuse mémoire, a accordé une indulgence plénière, pendant les six Dimanches qui précèdent la fête de saint Louis de Gonzague, que l'on célèbre le 21 juin, ou pendant les six Dimanches qui précèdent tel autre jour que Ton voudra choisir dans l'année, chacun selon sa dévotion, à ceux qui, étant vraiment pénitents et après avoir communié, sanctifieront ces jours de salut par de pieuses méditations, par des prières ferventes, et par d'autres exercices de la piété chrétienne, en l'honneur de ce Saint et pour la gloire dit Seigneur. Et comme le Saint Père n'a point spécifié dans son décret les méditations,les prières et les œuvres de piété que l'on peut mettre en usage pendant les six Dimanches qui doivent être consacrés sans interruption au culte et à la gloire de saint Louis de Gonzague, plusieurs personnes ont souhaité d'avoir là-dessus une instruction plus ample et plus détaillée, propre à les conduire dans la pratique. Parmi ces exercices, il y en a cinq auxquels on a cru qu'il serait plus avantageux de se fixer:

1° En recevant les sacrements de Pénitence et de l'Eucharistie avec toutes les dispositions qu'ils exigent, on se mettra spécialement sous la protection de S. Louis de Gonzague.

2° On assistera a quelques prédications ou à quelques Messes de plus, en l'honneur de ce Saint.

3° On récitera, dans l'église qui-lui est dédiée, ou devant son image, six Notre Père, six je Vous salue Marie et six Gloire au Père, avec l'antienne , l'oraison propre, et la prière adressée au même Saint.

4° On emploiera un certain temps à méditer ou à lire posément et avec attention une des considérations suivantes, que l'on terminera par une oraison particulière adressée à S. Louis de Gonzague.

5° On pratiquera dans la journée quelque œuvre de charité, comme aumône, visite d'hôpitaux, ou autre, selon la dévotion de chacun. On a choisi pour sujet des six considérations, les six vertus que Saint Bonaventure appelle les six ailes des Séraphins que le prophète Isaïe aperçut devant le trône de Dieu. Saint Louis de Gonzague les a possédées dans un degré si éminent que l'on peut justement le comparer à un Séraphin ; il en était l'image par la pureté de son cœur et par l'ardeur et la vivacité de ses sentiments. Ces six vertus, que l'on doit regarder comme le précis et l'abrégé de toute la perfection chrétienne sont:

premièrement, la componction du cœur;

deuxièmement, la mortification des sens;

troisièmement, la pureté du corps;

quatrièmement, la pureté de l'âme;

cinquièmement, l'amour du prochain;

et sixièmement, l'amour de Dieu.

Dans toutes ces considérations, Saint Louis de Gonzague sera proposé pour modèle, puisque nous devons employer les mêmes moyens, et nous servir des mêmes ailes qui l'ont élevé jusqu'à Dieu. On joindra à chaque considération quelques pratiques, qui seront d'autant plus agréables au Saint qu'elles sont fondées sur les maximes qui faisaient la règle de ses sentiments et de sa conduite; mais comme nous sommes trop faibles pour arriver sans secours à une si haute perfection, on ajoutera une oraison pour implorer l'intercession du Saint, afin qu'il soit non-seulement notre modèle, mais encore notre protecteur et notre appui dans les efforts que nous sommes obligés de faire pour acquérir ses vertus. On tâchera ensuite d'animer la confiance, en rapportant l'exemple de ceux qui ont ressenti, dans l'exercice de chaque vertu, les effets salutaires de son pouvoir. Heureux si vous pouvez obtenir la protection d'un Saint si charitable et si zélé pour le salut de ceux qui ont recours à lui! c'est le moyen d'engager le Seigneur à répandre sur vous une abondance de grâces, et principalement celle de la prière, qui fait la force et la nourriture de l'âme. Puissiez-vous éprouver, tous les jours de votre vie, qu'il est l'appui de votre faiblesse et le soutien de votre vertu!

Prière commune à dire chaque dimanche

Prière à saint Louis de Gonzague

Que l'on récite après avoir récité les six Notre Père, je Vous salue Marie et Gloire au Père

Je reconnais, grand Saint, votre crédit auprès de Dieu: et, plein de confiance en votre bonté, je me prosterne humblement devant le trône de votre gloire; je vous honore, je vous admire, et je rends grâces à la bonté divine qui vous a comblé de ses dons, et qui vous a donné dans le ciel une de ces places sublimes que le Seigneur destine à ses plus chers favoris; vous l'avez méritée par ces vertus héroïques qui reçoivent un nouveau lustre des différents prodiges que le Dieu tout puissant accorde à vos prières , pour rendre de jour en jour votre nom plus illustre et plus révéré sur la terre. Je bénis mille fois l'auguste et adorable Trinité qui a orné votre âme d'une innocence si parfaite, et qui l'a enrichie de l'assemblage de toutes les vertus. Je rends grâces au Père céleste qui vous a mis au rang de ses enfants bien-aimés. Je remercie le Fils de Dieu qui a reconnu en vous les fruits les plus exquis de son sang précieux. Je rends grâces au Saint-Esprit, qui a embrasé votre cœur des flammes de l'amour divin; je vous conjure par tous les dons de la grâce que le Seigneur a répandus sur vous avec profusion; par cette innocence, cette pénitence, cette charité ardente, qui vous a rendu si agréable à ses yeux; par cette joie céleste et ineffable que vous goûtez présentement dans le temple de sa gloire, de m'obtenir la grâce d'une contrition vive et profonde de mes péchés passés, et une pureté de cœur qui redoute les moindres fautes, et qui m'éloigne de tout ce qui peut déplaire à mon Dieu. Daignez me conduire et me diriger vous-même dans toutes mes actions, pendant ma vie et à l'heure de ma mort, qui est le temps où je compterai le plus sur votre secours. Je vous demande en particulier telle et telle grâce, que j'espère obtenir par votre intercession et par vos mérites (On exposera ici la grâce que l'on veut demander). Et vous, Reine du ciel, glorieuse Mère de Jésus-Christ, qui avez tant aimé et favorisé saint Louis de Gonzague lorsqu'il vivait sur la terre, interposez aussi le pouvoir spécial que vous avez auprès du Seigneur, pour donner du poids et de l'efficacité à mon humble prière, non en vue de mes mérites, mais par égard pour ceux de ce Saint qui vous fut si cher, et pour lequel vous eûtes toujours une tendresse de Mère. Faites connaître à tout l'univers que vous voulez le glorifier, et que vous protégez singulièrement ceux qui ont recours à lui, afin qu'ils croissent de plus en plus en grâce et en sagesse, en chantant ses louanges et les vôtres, pour le temps présent sur la terre, et dans le ciel pour une éternité. Ainsi soit-il.

888_001

Premier Dimanche

Saint Louis de Gonzague, modèle de la componction du cœur

 

Considérez quel fut l'objet de sa douleur. C'étaient des fautes légères que les mondains regardent à peine comme des fautes. A l'âge de quatre ou cinq ans, lorsqu'il était dans la maison de son père, il prit à des soldats un peu de poudre à canon, et en leur parlant il prononça des paroles grossières qu'il leur avait entendu dire, et qu'il ne comprenait pas. Cependant il pleura ces deux fautes pendant le reste de sa vie. Il se croyait le plus grand des pécheurs; il appelait ces années les années de ses désordres et de sa méchanceté. Que n'a donc pas à craindre de la colère de Dieu celui qui ne sait pas se repentir de tant de fautes graves! Nos péchés nous paraissent légers, et nous ne nous en repentons que faiblement, parce que nous ne faisons aucune attention à la grandeur du Dieu que nous avons offensé , des récompenses du ciel que nous avons perdues, des peines de l'enfer que nous avons méritées. Regardons le péché comme ces poisons mortels, comme ces mets amers et dégoûtants que nous rejetons avec horreur. Il n'y a que la louche des impies qui dévore l'iniquité. Rentrez dans vous-même; pesez avec une attention sérieuse la gravité de vos péchés, et il ne vous sera pas difficile de ressentir toute l'amertume de la componction.


La vivacité de sa douleur

Quoique saint Louis de Gonzague n'eût commis que des fautes légères, il en eut un extrême repentir. Sa douleur fut si vive que, la première fois qu'il s'en accusa dans une confession générale qu'il lit à Florence, la tristesse et les larmes , précédées d'une sueur froide, le firent tomber aux pieds de son confesseur dans une espèce d'évanouissement qui ne lui permit pas de continuer sa confession ce jour-là; et dans la suite de sa vie il ne pouvait se rappeler le souvenir de ses péchés sans verser des torrents de larmes. Et vous, Chrétien, chargé de tant de crimes, vous êtes si peu touché des sentiments de la componction, qu'à peine pouvez-vous former un acte de contrition quand vous vous présentez au tribunal de la pénitence. Ah! malgré toute la dureté de votre cœur, la seule vue de vos péchés ne devrait-elle pas suffire pour vous arracher des larmes? Comptez-vous pour rien le malheur d'avoir offensé Dieu? regardez-vous le péché comme une bagatelle? Celui qui ne pleure pas amèrement sur un si grand mal, en a bien peu de connaissance; il ignore que c'est proprement le souverain mal et le seul qui soit véritablement à craindre. Tâchez donc de vous exciter à la componction, et d'en être pénétré le plus vivement qu'il vous sera possible. Humiliez votre esprit profondément, c'est le seul moyen d'éviter la peine que méritent vos péchés.

La continuité et la persévérance de sa douleur

Saint Louis de Gonzague ne cessa jamais de pleurer ses péchés. Souvent il s'écriait, les larmes aux yeux et le cœur pénétré de la plus vive douleur: « Mon Dieu! vos jugement sont un abîme impénétrable. Qui sait si le Seigneur m'aura pardonné les fautes que j'ai commises dans le siècle? » Il craignait sans cesse d'être du nombre de ceux que Dieu abandonne en punition de leurs péchés. Réfléchissez sur les avantages de cette crainte qui est d'autant mieux fondée, que nul ne sait s'il est digne d'amour ou de haine. Moins on pleure ses péchés, moins on est assuré de sa réconciliation avec Dieu. Il n'y a qu'une componction amère et continuelle qui puisse vous en donner quelque assurance; le Seigneur ne manque jamais de guérir ceux qui ont le cœur contrit. Cette componction est également avantageuse pour le présent et pour l'avenir: dans le présent, elle donne des forces et de la vigueur à notre âme, elle l'anime, elle la soutient, elle lui sert en quelque sorte de nourriture, selon cette parole : Nous serons nourris du, pain de nos larmes, et nous boirons l'eau de nos pleurs. Dans l'avenir elle nous attire l'assistance la plus favorable de la grâce divine: Sur qui jetterais-je des regards propices, dit le Seigneur, si ce n'est sur le pauvre qui a le cœur contrit? Accoutumez-vous donc à remplir votre cœur de cette douleur salutaire. Si la douceur du péché corrompt le goût et détruit les forces de l'âme, elle ne peut être guérie que par l'amertume des larmes, qui lui rend la vie et la santé.

Prière

 

Grand Saint, mon puissant protecteur auprès de Dieu, qui avez pleuré si longtemps et si amèrement des fautes très légères , vous voyez devant vous une âme criminelle qui a mille péchés griefs à se reprocher, et qui a de la peine à en ressentir la moindre douleur; obtenez-moi, je vous en conjure, quelques degrés de cette contrition vive et profonde dont vous fûtes pénétré, et qui peut seule amollir mon cœur insensible; si je ne mérite pas cette grâce, un Dieu Sauveur l'a méritée pour moi, puisqu'il exige de moi cette componction pour la satisfaction de mes péchés: faites que l'énormité de mes crimes soit toujours présente à mon esprit, et que j'en conserve au fond de mon cœur un repentir sincère et véritable, afin que je puisse vivre dans une douce espérance de ce pardon favorable qui ne s'accorde qu'à la pénitence et à la componction. Vous ne mépriserez pas, Seigneur, disait le Prophète, un cœur contrit et humilié. Ainsi soit-il.

Maximes de saint Louis de Gonzague et pratiques de vertus

Plus la vie est longue, et plus on a lieu de craindre pour son salut. C'est pourquoi ne vous persuadez jamais que vous êtes assuré de votre salut, mais travaillez-y avec crainte et tremblement. N'imitez pas ceux à qui le Saint-Esprit fait un reproche de ce qu'ils vivent dans une fausse sécurité, comme s'ils avaient acquis les mérites et pratiqué les vertus des justes.

Il est a craindre que les Anges, qui sont présentement nos guides, ne deviennent nos accusateurs au jour du jugement. Vivez donc dans la crainte; faites tous les soirs, à l'exemple du Saint, un examen sérieux de votre conscience; et pour rendre cet examen plus exact, adressez-vous à votre Ange gardien, qui a été témoin de toutes les fautes que vous avez commises, en œuvres, en paroles ou en pensées, et concevez une nouvelle douleur de vos péchés; demandez-en pardon à Dieu, en lui disant, comme le Roi-Prophète: « Purifiez-moi de plus en plus, Seigneur, de mon iniquité ».

« Celui qui tombe dans une faute, quoique légère, doit aussitôt se relever, s'adressera Dieu, lui en demander pardon, et la grâce de ne plus la commettre ».

Commencez donc par mettre cette maxime en pratique. Imitez celui qui, ayant eu le malheur de tomber dans la boue, se relève promptement pour se nettoyer, et marche ensuite avec plus de précaution. Car si le juste tombe sept fois, il se relève, mais les impies se précipitent dans l'abîme du mal, et ils ne font aucun effort pour en sortir.

Exemple

Il y avait dans le siècle passé une personne nommée Arsilia, qui eut toujours une dévotion particulière à saint Louis de Gonzague et qui obtint du Ciel plusieurs grâces singulières par son intercession. Ce Saint opéra tant de merveilles en sa faveur qu'il faudrait un volume pour les rapporter toutes. Un jour, étant à Tivoli, où elle demeurait, elle crut l'apercevoir, dans le ciel, tout éclatant de lumière, qui offrait au Dieu tout-puissant les prières de ceux qui avaient eu recours à lui, et il lui sembla que le Seigneur agréa plus d'une fois ses prières en prononçant ces paroles: « Vos demandes sont accordées ». Une des principales faveurs qu'elle obtint pour elle-même, fut la vraie componction du cœur. Etant un jour au pied de l'autel du Saint, prête à recevoir la communion, elle se ressouvint des larmes qu'il versait en abondance toutes les fois qu'il participait à ce divin mystère, et elle fit sa prière pour obtenir la même contrition qu'il avait eue lorsqu'il communia pour la première fois. A peine eut-elle commencé cette prière, qu'elle se sentit saisie d'une telle horreur de ses péchés que, succombant sous le poids de sa douleur qui lui faisait répandre un torrent de larmes, elle s'écria: « C'est assez, grand Saint, c'est assez ». Mais elle entendit aussitôt une voix intérieure qui lui répondit que cette douleur n'était pas encore suffisante pour expier ses péchés. Un autre jour, Arsilia étant attaquée d'une fièvre violente, implora le secours de de saint Louis de Gonzague, qui lui fit voir une image sensible des souffrances auxquelles les âmes du purgatoire sont condamnées, et des horribles châtiments que souffrent les damnés dans l'enfer. « Vois, lui dit-il, combien ces âmes souffrent pour l'expiation de leurs péchés; et toi, que souffres-tu? Quelles sont tes peines en comparaison de celles-ci? » Arsilia, fortifiée par ces paroles, cessa de désirer la fin de ses maux; elle pria même le Seigneur de les augmenter, afin qu'ils servissent, en quelque sorte, de contre-poids aux péchés qu'elle avait commis.

saint_aloysius_gonzaga_01

Deuxième Dimanche

Saint Louis de Gonzague modèle de mortification et d'austérité

Mortification de Saint Louis de Gonzague lorsqu'il vivait dans le monde

Tout Chrétien doit marcher dans la voie étroite qui conduit à la vie éternelle. Et par conséquent l'esprit du christianisme est un esprit de mortification et d'austérité. Saint Louis de Gonzague comprit cette vérité dès sa plus tendre enfance. Le Saint-Esprit la lui fit connaître au milieu de la Cour. Quoique enfant, quoique séculier, quoique prince, il se mortifiait par des jeûnes assidus; il retranchait tous les jours de sa nourriture jusqu'à la réduire au poids d'une once; il déchirait sa chair par de dures disciplines; il inventait tous les jours de nouvelles mortifications pour la tourmenter; il mettait sous ses habits des pointes de fer pour suppléer au cilice. Que dites-vous, Chrétien, d'une pénitence si rigide? Comment pourrez-vous excuser votre délicatesse? Etes-vous plus jeune, plus faible, et plus délicat que lui? Oserez-vous dire qu'il vous est impossible de l'imiter? Mais que ne souffrez-vous pas tous les jours pour votre intérêt, pour satisfaire votre caprice, ou pour vous procurer du plaisir! Ne renouvelez-vous pas pour ainsi dire les prodiges de la manne, qui résistait au feu le plus violent, et qui se fondait au premier rayon du soleil? Cependant il sera toujours vrai de dire que la mortification des sens est la marque d'une âme choisie et agréable à Dieu. Ceux qui sont à Jésus-Christ, dit l'Apôtre, ont crucifié leur chair avec tous ses vices et tous ses désirs.

Sa mortification dans l'état religieux

Il pratiqua les mêmes austérités dans l'état religieux, autant que ses Supérieurs voulurent le lui permettre. Aucune action ne lui plaisait, si elle n'était accompagnée de quelque mortification: outre les jeûnes, les chaînes de fer et les disciplines, soit qu'il marchât, soit qu'il fût assis ou qu'il se tint debout, il était toujours dans un état de souffrance. Il disait à ceux qui s'étonnaient de ses austérités, que l'affaire du salut ne réussit que par la pénitence; que le vrai moyen de la rendre douce et facile est de la mettre continuellement en pratique, et qu'elle ne paraît difficile que par le-peu d'usage qu'on en fait. Le corps est destiné, par sa nature, à être l'esclave de l'âme; si on lui laisse trop de liberté, il en abuse. Or, la vraie manière de l'assujettir est d'imiter les Saints qui le traitaient durement, et travaillaient sans cesse à le dompter. Je châtie mon corps, disait Saint Paul, et je le réduis en servitude. Il ne suffit donc pas de l'avoir châtié quelquefois, comme quelques-uns le disent, castigabo; il ne suffit pas non plus d'avoir la pensée de le châtier à l'avenir, comme d'autres s'en flattent, en disant castigabo, je le châtierai: il faut le châtier continuellement comme un esclave toujours rebelle, et ne pas être un moment sans pouvoir dire comme Saint Paul: Je châtie mon corps, et, le réduis en servitude.

Sa mortification au lit de la mort

 

A la vue des étonnantes austérités de saint Louis de Gonzague, plusieurs disaient qu'il aurait du scrupule à l'heure de la mort, d'avoir abrégé ses jours par les excès de sa pénitence : mais qu'arriva-t-il? Ce Saint, après avoir reçu les derniers sacrements de l'Eglise, protesta que non-seulement il n'avait aucun scrupule des pénitences qu'il avait faites, mais plutôt d'avoir omis beaucoup d'autres mortifications qu'il aurait eu peut-être la force de supporter. Il pria ensuite son supérieur de lui permettre de se faire déchirer de coups depuis les. pieds jusqu'à la tête; et n'ayant pu l'obtenir, il demanda au moins d'être jeté sur la terre nue, afin d'expirer en vrai pénitent. Vous vous récriez peut-être contre cette rigueur; et vous demandez si c'est là le véritable esprit du christianisme? mais réfléchissez sur tous les remords que votre excessive délicatesse vous causera infailliblement à l'heure de la mort. Songez combien voua vous croiriez heureux, à ce dernier moment, d'avoir mortifié par la pénitence une chair qui sera sur le point d'être abandonnée aux vers et à la pourriture. « Malheur à vous qui riez présentement, dit le Seigneur; malheur à vous qui avez votre consolation en ce monde! »

Prière

O vous qui avez eu le courage de joindre pendant votre vie une si grande austérité a une si parfaite innocence, combien ne dois-je pas être confus, et humilié, quand je considère les extrêmes rigueurs que vous avez exercées sur vous-même! Qu'il s'en faut, grand Saint! que j'imite votre pénitence, moi qui ai bien plus de raison que vous de la pratiquer! Quoi! vous étiez continuellement occupé à mortifier votre chair, et moi, coupable de tant de péchés, je ne cherche qu'à flatter la mienne et à satisfaire ses goûts par une molle et indigne complaisance! Ah! inspirez-moi plutôt une sainte haine de moi même, afin que je marche dans cette voie étroite qui conduit au ciel. Ne permettez pas qu'en me livrant aux délicatesses de la chair, je m'engage malheureusement dans ce chemin plus large qui est la voie de perdition. Faites-moi comprendre que je n'ai point d'ennemis plus dangereux que moi-même , et que je dois me regarder et me traiter comme tel, en domptant continuellement mes inclinations naturelles et ma volonté propre, aidé de votre protection, animé par vos exemples. Ainsi soit-il.

Maximes de Saint Louis de Gonzague, et pratiques de vertus

 

« On n'a jamais vu personne s'élèvera une haute perfection, sans avoir traité son corps comme un animal indocile que l'on dompte à force de coups. Ayez donc soin de pratiquer toujours quelque pénitence corporelle , comme de porter le cilice, la haire, la chaîne de fer ou autre semblable, et persuadez-vous, à l'exemple des Saints, que la grâce de Dieu ne se conserve pas longtemps au milieu des satisfactions de la mollesse; elle ne se trouve point dans le séjour de ceux qui coulent les délices de la vie ».

« La pénitence volontaire du corps ne doit point se différer jusqu'à la vieillesse, temps où il ne reste plus assez de force pour la soutenir. Il est surtout nécessaire de la pratiquer dans l'âge où la chair ne peut être ménagée que l'esprit n'en souffre. Ne cherchez donc jamais de prétexte pour omettre ou pour adoucir cette pénitence; songez plutôt à la rendre plus pénible et plus rigoureuse dans le temps de la tentation. Résistez au démon avec force, disait l'apôtre saint Jacques, et il s'éloignera de vous ».

« Quand quelqu'un vous exhorte à traiter plus doucement votre corps, il faut répondre que Dieu vous l'a donné en garde, comme un esclave rebelle qui ne cesse de se révolter contre son maître. Animez-vous de plus en plus à la pénitence par le désir de plaire à Dieu: Un esprit abattu et humilié est pour lui un sacrifice agréable ».

Exemple

Le seul récit des pénitences et des mortifications de saint Louis de Gonzague a souvent fait, sur les âmes, les plus vives impressions, et leur a inspiré le courage de les imiter. Un jeune homme, entre autres, ayant lu la vie du Saint le jour qu'on célèbre sa fête, en fut tellement frappé qu'il conçut d'abord un extrême désir de quitter le monde et de s'ensevelir pour toujours dans un cloître; mais de justes motifs l'ayant empêché d'exécuter ce dessein, il prit une ferme résolution de mener dans le monde une vie austère et pénitente: dès lors, il ne mit plus de bornes à ses mortifications. Retiré dans sa maison, il priait sans cesse avec une extrême ferveur, et il traitait son corps avec tant de rigueur que son Confesseur fut souvent obligé d'arrêter les transports de son zèle, et de modérer, par une sage discrétion, le désir qu'il avait d'égaler, et peut-être de surpasser son modèle.

St__Aloy_

31 juillet 2010

Le Mois du Cœur de Marie

sorrowful_mother

Le Mois du Cœur de Marie

Abrégé historique et pratique sur la Dévotion au Sacré Cœur de Marie

La Dévotion au Cœur de Marie est une suite naturelle et une conséquence naturelle de la Dévotion au Cœur de Jésus. Comme Marie est intimement unie à Jésus, soit dans l'ordre de la grâce soit dans l'ordre de la nature, les fidèles qui sont dévots au Cœur de Jésus doivent l'être aussi au Cœur de Marie. C'est ce qui semble nous être insinué et recommandé par la conduite merveilleuse de la Providence envers Marie, et par l'ordre que suit l'Église dans le culte qu'elle lui rend. Sans entrer dans le détail de ce que Dieu a fait pour Marie, de toute éternité, remarquons l'union très-intime de Marie avec Jésus, dans les Mystères de la Vie, de la Mort et de la Résurrection de son divin Fils. Dans l'Incarnation, le Verbe éternel, renfermé pendant neuf mois dans lé sein de Marie, ne fut-il pas comme une seule et même chose avec elle? A sa naissance il fut reçu dans ses bras; et pendant son enfance, reposant sur son sein virginal, il en suça le lait, de sorte que la substance de la Mère devint la substance même du Fils. C'est avec elle qu'il vécut, jusqu'à l'âge de trente ans, dans la même maison, à la même table. Tout leur fut commun, les biens, la fortune, les occupations, les inclinations, les sentiments. Quelle union plus intime et plus continue! Les Bergers et les Mages vont à la crèche, ils y trouvent Jésus avec Marie. Jésus est présenté au Temple, et les cérémonies de la Loi se rapportent à Marie comme à Jésus. L'ordre que reçoit Joseph, pour la fuite en Égypte concerne Jésus et Marie. Et ce n'est pas seulement dans la vie privée que Marie et Jésus furent unis; dans la vie publique ils ne furent pas séparés. Marie fut avec lui aux noces de Cana; elle fut avec lui à Capharnaüm; et il résulte du texte de l'Évangile, que Marie suivait Jésus partout où il exerçait son ministère apostolique. Elle fut enfin sa compagne inséparable dans tout le cours de sa vie; elle participa à toutes ses fatigues, à toutes ses douleurs, à tous ses travaux, à tous ses opprobres. Elle fut à Jérusalem dans le temps de sa Passion, et ne se sépara pas de lui sur le Calvaire; au contraire, au pied de la Croix, elle y souffrit avec son Fils d'immenses douleurs, dans le même esprit et pour la même fin qu'il souffrait lui-même. La sainte Église, que l'Esprit-Saint assiste et instruit, donne à Marie les titres qui sont propres de son divin Fils. Jésus est notre Roi, Marie est notre Reine. Jésus  est notre Avocat et notre Médiateur, Marie est aussi notre Avocate et notre Médiatrice. Jésus est notre Espérance, notre Secours , notre Refuge, notre Consolation; il en est de même de Marie. Jésus  est la Voie pour aller au Ciel, Marie est la Porte du Ciel. Dans cette Voie, Jésus est notre Guide et notre Lumière, et Marie est l'Étoile qui nous guide et nous dirige au port du salut. Jésus est l'Auteur de la grâce, Marie est la Mère de la grâce. En un mot, Marie participe par grâce à tous ces titres glorieux que Jésus possède par nature. Mais ce qui est encore plus décisif, l'Église unit Jésus et Marie dans les honneurs qu'elle leur rend aux jours de leurs solennités. Lorsqu'il s'est introduit une Fête, une cérémonie, une pratique de dévotion à la gloire de Jésus-Christ, aussitôt il s'en est établi une semblable à l'honneur de Marie; et l'Église, qui célèbre par des fêtes particulières les Mystères du Fils depuis l'Incarnation jusqu'à l'Ascension, solennise également les Mystères de la Mère depuis sa Conception jusqu'à son Assomption dans le Ciel. La Dévotion au Cœur de Marie est donc naturellement liée à la Dévotion au Cœur de Jésus, Cette dévotion au Cœur de Jésus étant établie dans l'Église, celle au Cœur de Marie ne pouvait manquer de s'y établir. Et de fait, les dévots à ces divins Cœurs ont la douce satisfaction de voir maintenant introduits dans l'Église la Fête, l'Office, la Dévotion, les Congrégations du Cœur de Marie, comme du Cœur de Jésus. Mais ce qui est bien remarquable, la divine Providence a voulu que la première Église dédiée au Cœur de Jésus (celle du Séminaire de Coutances en Normandie), fût aussi et en même temps consacrée au Cœur de Marie. En 1688, on y célébra la Fête des sacrés Cœurs solennellement et avec Octave; et on y érigea sous leurs titres une Confrérie à laquelle le Pape Clément X accorda un Bref d'indulgence, en 167, l'an 5 de son Pontificat. Le Souverain Pontife Pie VII daigna accorder la grâce de l'extension de la Fête, de l'Office, et de la Messe, par le Décret ci-dessous indiqué, émané de la sacrée Congrégation des Rites. Le même Souverain Pontife, par son Bref du 5 Septembre 1807, a accordé un grand nombre d'Indulgences aux fidèles Associés à la Pieuse Union du Sacré Cœur de Marie canoniquement érigée à Rome dans l'insigne Église collégiale et paroissiale de Saint-Eustache. Cette Congrégation a le pouvoir de recevoir dans la Dévotion du très-saint Cœur de Marie, de s'agréger toutes les autres Congrégations canoniquement érigées, et de les rendre participantes des indulgences qui lui ont été accordées. On se fait recevoir dans cette Pieuse Union, et l'on y agrège les autres Congrégations, comme dans celle du Sacré Cœur de Jésus; on s'adresse pour cela au Secrétaire de l'Union du Sacré Cœur de Marie, à l'Église de Saint-Eustache, à Rome. Il y a plusieurs manières de mettre. en pratique la Dévotion au Sacré Cœur de Marie: 1° Se faire recevoir de la Pieuse Union du Sacré Cœur de Marie, et tâcher de gagner les Indulgences qui ont été accordées par le Souverain Pontife, aux fidèles Associés à cette Pieuse Union. Le Précis de ces Indulgences se trouve à la fin de ce Volume. 2° Prier sans cesse la très-sainte Vierge de charger son Cœur si chaste et si pur de nous diriger et nous animer dans la sincère imitation des vertus de son divin Fils. 3° Invoquer fréquemment cette divine Mère, la saluer, la visiter dans ses Images, la glorifier dans ses Fêtes , prendre part à ses douleurs, et réciter l'Oraison: O Cœur de Marie, Mère de Dieu, etc. que l'on trouvera à la suite de cette Introduction, avec l'indication des Indulgences que le Souverain Pontife Pie VII a accordées, à ceux qui réciteront cette Oraison. 4° Faire des Neuvaines ferventes aux approches des Fêtes de la Sainte Vierge. 5° Enfin, et conformément à ce qui se pratique dans l'Église de Saint Eustache, à Rome, consacrer tout le mois d'Août au Sacré Cœur de Marie, en faisant chaque jour une Méditation à son honneur, afin de se préparer à célébrer dignement sa Fête, qui est fixée au dernier jour de ce mois. On pourrait faire en même temps la Neuvaine pour la Fête de l'Assomption , laquelle Neuvaine commence le 6 Août. En conséquence on a réuni dans ce livre, et les Méditations pour tous les jours du mois d'Août, en l'honneur du Sacré Cœur de Marie; et les Méditations pour la Neuvaine de la Fête de l'Assomption. Ces dernières Méditations, qui peuvent servir pour toutes les Neuvaines des principales Fêtes de Marie, sont de Saint Alphonse de Liguori. Il en a tiré le sujet des Litanies de la Sainte Vierge, qu'il a paraphrasées dans le cours des neuf Méditations.

Oraison au Très Saint Cœur de Marie

O Cœur de Marie, Mère de Dieu, et notre Mère; Cœur très-aimable, objet des complaisances de l'adorable Trinité, digne de toute la vénération et de l'amour des Anges et des hommes; Cœur le plus ressemblant à celui de Jésus, dont vous êtes la plus parfaite image; Cœur plein de bonté, et si compatissant à nos misères, ah! daignez fondre la glace de nos cœurs, et faites qu'ils se convertissent entièrement à celui de notre divin Sauveur. Remplissez-les de l'amour de vos vertus, enflammez-les de ce feu céleste dont vous brûlez sans cesse. O divin Cœur, prenez la sainte Église sous votre protection; ou plutôt recevez-la, renfermez-la en vous-même; soyez ainsi toujours son doux asile, et sa forteresse inexpugnable à toutes les tentations, à tous les assauts de ses ennemis. Soyez notre voie pour aller à Jésus, et le canal qui nous transmette toutes les grâces nécessaires à notre salut. Soyez notre aide dans nos besoins, notre soulagement dans nos afflictions, notre force dans les tentations, notre refuge dans les persécutions, notre secours dans tous les périls, mais surtout dans les derniers combats que nous aurons à soutenir à la fin de la vie, aux approches de la mort. quand tout l'enfer se déchaînera contre nous pour ravir nos âmes, dans ce moment formidable, dans cet instant terrible dont notre éternité dépend. Ah! Vierge tendre, miséricordieuse et secourable, c'est alors qu'il faut nous faire goûter la douceur de votre Cœur maternel, et nous faire connaître combien il est grand le pouvoir que vous avez sur le Cœur de votre divin Fils, en nous ouvrant à la source même de la miséricorde un refuge assuré d'où nous puissions parvenir à le bénir avec vous dans le Paradis, pendant tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Louange aux Sacrés Cœur de Jésus et de Marie

Que le très-divin Cœur de Jésus et le très-immaculé Cœur de Marie soient connus, loués et bénis, aimés, servis et glorifiés, toujours et en tout lieu. Ainsi soit-il.

Indulgences accordées a ceux qui réciteront l'Oraison et la Louange précédentes

A la sollicitation de plusieurs Évêques et Prêtres dévots au saint Cœur de Marie, Sa Sainteté Pie VII, par son Rescrit du 18 Août 1807, a accordé l.° a quiconque récitera dévotement chaque jour l'Oraison et la Louange précédentes, une Indulgence de soixante jours; à ceux qui la réciteront journellement et pendant le cours d'une année entière, une Indulgence plénière aux trois Fêtes de la Nativité, de l'Assomption, et du Très Saint Cœur de Marie, pourvu qu'outre les conditions ordinaires des Sacrements de Pénitence et de la Sainte Eucharistie, ils visitent une Église quelconque dédiée à la Bienheureuse Vierge Marie, et qu'ils y prient suivant les intentions de Sa Sainteté; 3.° à qui n'aura pas manqué de pratiquer ce pieux exercice tous les jours de sa vie, Indulgence Plénière au moment de la mort. Toutes ces Indulgences sont applicables par voie du suffrage aux saintes Âmes du Purgatoire.

16

Premier jour

Création du Cœur de Marie

Considérez l'Œuvre du Très haut, cette Œuvre sublime, ce Vase admirable, créé pour recevoir le dépôt des trésors célestes qui devaient être ensuite répandus sur l'univers; considérez le Cœur de la Vierge Marie, élue de toute éternité pour être un jour Mère de Dieu. Cette Œuvre surpassa toutes les autres œuvres du Tout-Puissant. Les cieux et ses astres brillants, la mer et ses innombrables habitants, la terre et toutes ses productions et tout ce qu'elle renferme sont appelés, dans les saintes Écritures, « les Œuvres des doigts de Dieu »; mais la formation du Cœur de Marie fut l'œuvre de ses mains et de son bras, ainsi qu'elle le dira elle-même un jour: « Dieu a manifeste la puissance de son bras; c'est en moi que le Tout Puissant a fait de grandes choses ». Dans la formation de ce grand Cœur, la très-sainte Trinité employa toute sa vertu. Le Père éternel y concourut, par sa Puissance: il y forma un Cœur de Fille, qui devait être à jamais rempli de l'amour filial envers son Créateur, à l'exclusion de tout autre amour contraire, et qui devait toujours surpasser en docilité, en soumission, en obéissance, tous les cœurs des plus pures créatures. Le Fils y concourut, par sa divine Sagesse ; il s'y forma un Cœur de Mère, auquel il serait soumis, et par lequel il serait dirigé dans les actions de son Humanité. Le Saint-Esprit y concourut, par ses ineffables Ardeurs: il s'y forma un Cœur d'Épouse si enflammé d'amour et si fécond, que d'un seul Fiat émané de ce Cœur, serait produite une Œuvre infiniment plus étonnante que la Création de l'univers opérée immédiatement par un Fiat de cette même très-auguste Trinité. Quelle Œuvre admirable! Quelle Œuvre sublime! Et qui peut la comprendre ?

Répétons nous-mêmes, d'après cette Fille, Épouse et Mère de Dieu, et disons-lui: « C'est en Vous que le Tout Puissant a fait de grandes choses, et qu'il a manifesté la puissance de son bras ». Voilà l'œuvre préparée pour remporter la victoire sur les ennemis de Dieu, et pour disperser les superbes.  Gardons-nous bien d'être de ce nombre, et tâchons, pendant ce mois, de réformer notre propre cœur, en le faisant ressembler autant que nous pourrons au divin Cœur de Marie.

Fleur: Réciter le Cantique Magnificat et le Salve Regina.

Fruit: S'humilier à la vue des souillures de notre propre cœur, et s'empresser de le purifier par une confession exacte et un sincère repentir.

calendar43

Si Vous souhatez recevoir chaque jour la méditation du Mois du Cœur de Marie,

abonnez-vous à la newsletter d'Images Saintes

Publicité
30 mai 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 3/12

649_001

Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Troisième Lundi

En l'honneur de l'oblation du Saint Enfant Jésus au Temple

Les parents de l'Enfant-Jésus le portèrent à Jérusalem, afin de faire pour lui selon la coutume établie par la loi. (Luc. 2. 22)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

Obrezaniye

Considérations

Adorons le divin Enfant-Jésus qui, avec Sa très Douce Mère, obéit à une loi, de laquelle Il est exempt, non-seulement par la dignité souveraine de Sa Personne, mais encore par la Sainteté merveilleuse de Sa Naissance, qui en exempte aussi la très Sainte Vierge. Apprenons de ces exemples à obéir volontiers dans les choses d'obligation, puisque le Fils de Dieu et sa sacrée Mère n'étant qu'en apparence assujettis à cette loi, s'y soumettent néanmoins jusqu'à paraître aux yeux du peuple comme des criminels, offrant un sacrifice pour le péché, dont Ils étaient parfaitement innocents. Divin Enfant, très Pure Vierge, Vous pouviez Vous retirer sur le champ en Egypte, et ne Vous point exposer dans Jérusalem à la colère d'Hérode. Mais nulle considération humaine ne peut Vous dispenser des offices publics de religion, d'obéissance, de piété, d'humilité; et Vous exposez plutôt Votre vie que de manquer au culte de Dieu le Père. Imprimez dans nos cœurs l'amour de la loi de Dieu et de tout ce qui appartient à son service.

Considérons qu'en ce jour se célèbre le plus saint et le plus auguste sacrifice qui ait jamais été offert dans le temple. La première action du Fils de Dieu et sa première sortie sont une image de ce qu'Il doit opérer mystérieusement sur nos autels durant tous les siècles. Sa première pensée dans sa conception a été de s'offrir en sacrifice, et Sa première sortie a pour but de publier devant tout le monde, au temple de Jérusalem, ce qu'Il n'avait fait que devant Dieu dans le temple de sa Sainte Mère; et ce qu'Il fait en ce temple figuratif est une figure et un projet de ce qu'il fait continuellement dans toute l'Eglise. Car au jour de la Purification, le Saint Enfant Jésus met la réalité de son corps dans ce temple matériel, qui n'en est que l'image; et dans l'image remplie de la réalité, Il offre à Dieu le Père Son Sacrifice, comme Il l'offre tous les jours sous les signes de l'Eucharistie. Divin Enfant, plein de Grâce et de Vérité, rendez-nous de vrais serviteurs de Dieu, Votre Père, et faites que nous sachions ne pas seulement Lui offrir le sacrifice de nos cérémonies extérieures, mais que par Vous, qui êtes la Vérité, et par Votre Saint Esprit, qui est la Source du pur Amour, nous L'adorions toujours, comme Il désire d'être toujours adoré.

Considérons que dans ce premier sacrifice, qui est le modèle de tous les autres, c'est la sainte Vierge qui fait l'offrande, pour apprendre, en premier lieu surtout, aux ministres de Jésus Christ quelle doit être leur chasteté, leur humilité et leur perfection; car n'ont-ils pas besoin d'être purs comme Celle qui a produit ce Dieu-Sauveur, une fois dans son sein, quand ils ont a Le produire eux-mêmes tous les jours à l'autel par les paroles de la consécration? N'ont-ils pas besoin d'être détachés des pensées de la terre, et des grâces même, et des consolations de la piété, à l'exemple encore de cette Vierge admirable, qui, après avoir donné l'être et la vie à Notre-Seigneur, avait le droit d'en désirer, d'en demander la possession comme son bien propre, et qui consentit néanmoins a l'abandonner généreusement, pour notre salut, a toutes les volontés du Très-Haut... Vierge sacrée, parfait modèle des prêtres, aidez-les tous, par le pouvoir que vous avez sur votre Fils, à devenir des saints, et les dignes ministres d'un sacrifice, qui a tant de rapports avec votre incomparable dignité de Mère de Dieu.

Considérons avec quel anéantissement intérieur, quelle soumission à Dieu, quelle reconnaissance de ses grâces, quel amour, quel dégagement de ses intérêts, la très Sainte Vierge a offert ce divin Fils pour être immolé sur la Croix. Et disons-nous que les dispositions de Marie doivent se trouver non-seulement chez tous les prêtres, mais encore chez tous ceux qui assistent à la Sainte Messe, puisqu'ils offrent véritablement le Saint Sacrifice avec le Prêtre. Très douce Vierge, obtenez-nous la grâce de faire amoureusement l'offrande sacrée de Votre Fils, et d'assister à ses saints mystères avec une profonde révérence et avec toutes Vos Vertus.

Adorons les pensées et les sentiments du saint Enfant Jésus en cette oblation. Il honore infiniment son Père, Il se dévoue a la mort pour protester de Son Infinie Majesté et pour satisfaire a Sa Justice; Il demande Miséricorde pour les hommes, Il s'offre pour accomplir toutes les lois qui ont été portées à l'égard des victimes et tout ce qui a été prédit de Lui et figuré dans les saintes Ecritures, dans le temple et dans la constitution du peuple juif. Divin Enfant, j'adhère de tout mon cœur et je me conforme à toutes les intentions de Votre Ame: en Vous je loue, je bénis et j'aime Dieu, Votre Père et le mien: je m'offre avec Vous pour Sa Gloire, et je veux entrer, pour le temps et pour l'éternité, dans Vos Saintes et Divines Intentions, et dans celles de Votre Sainte Mère.

Adorons le Divin Enfant qui a voulu que Son premier sacrifice fût célébré par la rencontre des prophètes avec Lui, Sa Sainte Mère et Saint Joseph. Les promesses sont accomplies pour Syméon et Anne; la vérité se trouve d'accord avec les prophéties; l'Ancien Testament, représenté par Syméon, atteint sa perfection par la présence de Jésus-Christ. Honorons la joie de ces saints qui ont vu ce divin Enfant; entrons dans l'amour de Syméon et de la pieuse Prophétesse; bénissons Dieu avec eux. Tout ce qu'il y avait de plus admirable au ciel et sur la terre était là.

Prière

Seigneur Jésus, qui avez voulu, dès votre Enfance, être présenté à Dieu Votre Père en qualité de Sa Victime, afin de témoigner que, dès le commencement de Votre vie, Vous aviez dessein de souffrir la mort; et qui avez obligé la très Sainte Vierge, dans cette offrande, à se purifier Elle-même, afin que les fidèles autant que les prêtres apprissent d'Elle qu'ils doivent être purs eux-mêmes, en travaillant à orner leur vie de la pratique de toutes les vertus; faites nous la grâce de nous anéantir assez, pour que nous devenions une même hostie avec vous, et que notre sainteté nous donne part à l'esprit de Votre Sacerdoce, ô Vous, qui vivez et régnez aux siècles des siècles. Ainsi soit-il.

374_German_Christ_the_King

Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

644_001

10 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 11/12

649_001

Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Onzième lundi

Le Saint Enfant Jésus conversant avec Marie et Joseph dans la maison de Nazareth

« Jésus-Christ le Fils de Dieu s'est tenu caché dans la maison d'un pauvre artisan, passant pour son Fils et l'aidant dans son travail ». (Luc 2:51; Jean 6:42)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

3368143598_d020ac3fc4_b_793949

Considérations

Adorons le Saint Enfant-Jésus de qui l'Evangile a dit qu'Il était soumis à la sainte Vierge et à saint Joseph. Il n'y a jamais eu un respect si parfait ni une obéissance si accomplie, que l'obéissance et le respect de cet aimable Sauveur pour ses parents. Il honorait en Marie l'image du Père éternel même, qui l'avait comme associée à sa toute-puissance dans la génération de son Verbe sur la terre: et Il voyait aussi en saint Joseph le représentant de l'autorité divine, élevé avec Dieu à la plus étroite union qui ait jamais été communiquée à aucune créature après Marie. Il leur témoignait a tous deux une vénération proportionnée à leur dignité dont lui seul, en tant que Dieu, pouvait justement apprécier la grandeur.

Mais disons aussi, que, premièrement, le divin Enfant à Nazareth a aimé et honoré la très-sainte Vierge, selon l'étendue des vertus et des perfections qui étaient en Elle, selon l'amour que Dieu le Père lui portait, selon la plénitude du Saint-Esprit, qui résidait en Son Ame et en Son Corps: ce qui a beaucoup ajouté aux sentiments de reconnaissance et d'Amour qu'Il lui devait déjà, pour avoir pris naissance d'Elle. Il l'a aimée encore par l'effet de l'inclination la plus véhémente et la plus pure qui ait jamais existé: car plus les êtres sont nobles et parfaits, plus leurs inclinations sont puissantes. Or, cette inclination dans le Verbe fait chair était Divine. Il l'a aimée encore de toute la force et la vertu de sa grâce infuse, qui était immense. Il l'a aimée enfin, — il ne faut pas oublier ce détail, — de toute la plénitude d'un Amour qui devait être l'exemplaire et le modèle de celui qu'il voulait que ses disciples eussent pour leur père et mère, dont ils tiennent l'être, et pour tous leurs supérieurs. Deuxièmement, Jésus à Nazareth s'est soumis a saint Joseph parce qu'Il révérait en lui, comme en Sa Sainte Mère, tous les droits de l'autorité divine. Mais il l'a honoré encore et l'a aimé, comme ayant conservé l'honneur de la sainte Vierge par son très Saint et très Chaste mariage, et comme l'ayant lui-même sauvé en Egypte, et nourri si longtemps du travail de ses mains. Entrons dans tous ces devoirs de Jésus envers Joseph et Marie, et réjouissons-nous de ce qu'ils en ont été si parfaitement honorés et aimés. Qu'ils étaient heureux, ô mon Sauveur! non-seulement de vivre en Votre Sainte Société, mais d'avoir été rendus dignes des grâces que Vous leur apportiez en Vous soumettant à leur obéissance et a leur amour!

Honorons en même, temps le propre Amour que la Très Sainte Vierge et Saint Joseph rendaient au Divin Enfant, quand Il était si respectueux et si Doux pour eux, quand Il se montrait empressé à les servir avec tant de modestie, d'humilité, de diligence et de simplicité. Ne nous lassons point d'admirer cet échange mutuel de piété et de Charité dans la Sainte Famille; car ce spectacle nous est donné pour notre édification. Désirons d'aimer et de servir la Sainte Vierge et Saint Joseph avec le Divin Enfant, de servir et d'aimer le Divin Enfant avec la Sainte Vierge et son Saint Epoux.

Adorons enfin Jésus qui, bien qu'Il sût toutes choses, étant la lumière du Ciel et de la terre, a voulu néanmoins prendre Joseph pour Son maître à Nazareth dans l'humble métier qu'exerçait le Saint Patriarche. Ne pouvant rien apprendre, parce qu'Il n'ignorait rien, Il acceptait pour modèle les ouvrages de son père adoptif, et se conformait avec exactitude à tout ce qu'Il lui voyait faire. Adorable Enfant, qui avez obscurci Votre gloire, qui avez fait abnégation de Votre Science Divine pour obéir à un pauvre artisan, qui faisait des jougs et des charrues (S. Justin. Dialog. cum Tryph. 88); éloignez de nous tout orgueil de cœur et d'esprit. Nous ne saurions trop le répéter: donnez-nous part à Votre Humilité et à Vos abaissements.

Prière

Sauveur Jésus qui, Maître Souverain des Anges dans le Ciel, Vous êtes assujetti à Vos créatures dans ce monde; qui, tenant la place d'Adam pécheur, n'avez voulu Vous procurer le pain de chaque jour qu'à la sueur de Votre Visage en exerçant aux yeux des hommes l'humble profession de père nourricier; enseignez-nous à devenir humbles, laborieux, pénitents et obéissants à Votre exemple; ô Vous, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

passion_g1

Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

261_001

10 juin 2010

Les sept Douleurs et les sept Allégresses de Saint Joseph

GreatPatriarchStJoseph

Les sept Douleurs et les sept Allégresses de Saint Joseph

 

On doit prier Saint Joseph, d'abord: « parce qu'il est le patron de la bonne mort. Comme nous devons tous mourir, nous devons tous prier Saint-Joseph, et comme tous les jours on peut mourir, l'on doit donc, aussi, le prier tous les jours. Ensuite: Parce qu'il est le patron de l'Église Catholique. Si il y a un temps où nous devons prier pour l'Église, c'est bien quand elle est persécutée, et peut-elle être, plus persécutée qu'a présent? Le Pape est détrôné et prisonnier, on chasse les religieux et les religieuses du cloître, on arrache les crucifix des écoles; et combien d'autres abominations. On doit donc prier ce grand Saint pour l'Église. Enfin: Parce qu'il est le patron du Canada. Ah ! Prions Saint- Joseph pour qu'il détourne de notre admirable pays tous ces maux qui nous menacent. La franc-maçonnerie, avec toutes ses funestes doctrines, l'indifférence, ce grand fléau des temps modernes, peuvent-il s'introduire ici comme ailleurs. Récitons donc ces prières tous les jours à ces intentions. O vous tous qui êtes dévots à notre bonne Mère, la Sainte Vierge, voulez-vous lui être agréables? Soyez dévots aussi, à Saint Joseph. Cette tendre Mère apparaissant un jour à Sainte Thérèse d'Avila, lui dit que, par sa grande dévotion à son Chaste Époux, elle lui était très agréable. Sainte Thérèse dit qu'elle ne se rappelle pas avoir demandé quelque chose par son intercession, sans avoir été exaucée.

A présent voulez-vous connaître la dévotion qui est la plus agréable à Saint Joseph? Lisez ce qui suit. Voici un trait rapporté par des auteurs très graves et dignes de foi,qui prouve combien ce précieux exercice en l'honneur de Saint Joseph lui est agréable, et quelles grâces précieuses il procure à ceux qui le font avec piété: Deux Pères Franciscains naviguaient sur les côtes de Flandre, lorsqu'il s'éleva une affreuse tempête qui submergea le navire avec trois cents passagers qui s'y trouvaient. La divine Providence permit que ces deux Religieux s'emparassent d'une des pièces du navire, sur laquelle ils se soutinrent entre la vie et la mort pendant trois jours, ayant sans cesse sous les yeux l'abîme immense qui menaçait de les engloutir. Fidèles serviteurs de Saint Joseph, pleins de confiance en sa toute-puissante protection, ils se recommandèrent à lui comme à leur véritable planche de salut après le naufrage et à la douce Étoile qui devait les conduire au port. A peine ont-ils achevé leur prière, qu'elle fut exaucée; l'orage se dissipe, l'air devient serein, la mer s'apaise et l'espérance renaît au fond de leur cœur. Mais ce qui mit le comble à leur joie, c'est la vue d'un jeune homme plein de grâce et de majesté, qui, après les avoir salués avec bonté, s'offrit à leur servir de guide. Ils avancent déjà, ils voguent heureusement, la mer et les vents rendent obéissance à celui à qui le Dieu de la mer et des vents avait autrefois obéi. Arrivés sur le rivage, les deux religieux se jettent aux pieds de leur libérateur, qu'ils ne connaissent pas et qu'ils croient être quelque ange: après lui avoir offert les plus vives actions de grâces, ils le prient instamment de vouloir bien leur dire son nom. « Je suis Joseph, leur répondit-il, si vous voulez faire quelque chose qui me soit agréable, ne laissez passer aucun jour sans réciter dévotement sept fois l'Oraison Dominicale et la Salutation Angélique en mémoire des sept Douleurs dont mon âme fut affligée, et en considération des sept Allégresses dont mon cœur fut souverainement consolé pendant les jours que je passai sur la terre dans la compagnie de Jésus et de Marie ». A ces mots il disparut, les laissant comblés de la joie la plus vive, et pénétrés du désir le plus sincère de l'honorer et de le servir tous les jours de leur vie.

Nous trouvons dans ce trait si touchant des motifs bien puissants d'admirer la fidélité de Saint Joseph à secourir promptement ceux qui l'invoquent, et de quoi louer son ineffable bonté qui demande si peu pour un si grand bienfait, un tribut si facile à payer pour une faveur si rare, la conservation de la vie. Fidèles serviteurs de Saint Joseph, qui voulez être agréables à votre puissant protecteur, et le servir selon ses désirs, ne devez-vous pas préférer cette pratique à toutes celles qui ont été établies en son honneur, après qu'il a déclaré lui-même de la manière la plus formelle et la plus authentique combien elle lui était agréable? Figurez-vous qu'il vous dit, comme à ces pauvres religieux qu'il a sauvés du naufrage et arrachés à la mort: « Je suis Joseph, en qui vous devez mettre votre confiance, j'ai le pouvoir et la volonté de vous assister dans tous vos besoins; Jésus-Christ mon Fils, et la bienheureuse Vierge Marie mon Épouse, ne me refuseront rien de ce que je leur demanderai pour vous; honorez avec amour la mémoire de mes Douleurs et de mes Allégresses, et vous ressentirez infailliblement les salutaires effets de mon secours au milieu de la mer orageuse du monde où vous êtes continuellement assaillis par mille tentations et par des épreuves de tout genre ». Pieux serviteurs de Saint Joseph, acceptez donc cette promesse, et soyez certains que le meilleur moyen de participer aux faveurs de ce grand Saint, c'est, comme il l'a déclaré expressément lui-même, de prendre part à ses douleurs et à ses allégresses, récitant à cette intention les prières approuvées et enrichies d'indulgences par les souverains Pontifes. Les sentiments qui rempliront votre cœur en méditant ces touchants mystères seront un des plus puissants témoignages d'amour que vous puissiez rendre à Saint Joseph, et le porteront infailliblement vous protéger pendant votre vie et surtout à l'heure de la mort.

7_Douleurs_et_7_all_gresses_de_St_Joseph

Exercice en l'honneur des Sept Douleurs et des Sept Allégresses de Saint Joseph

 

I. O très chaste Époux de Marie, glorieux Saint Joseph, autant furent terribles la douleur et l'angoisse de votre cœur, lorsque vous croyiez devoir vous séparer de votre Épouse sans tache, autant fut vive l'allégresse que vous éprouvâtes quand l'Ange vous révéla le mystère de l'Incarnation. Nous vous supplions, par cette douleur et cette allégresse, de daigner consoler nos âmes maintenant et dans nos derniers moments, en nous obtenant la grâce de mener une vie sainte et de mourir d'une mort semblable à la vôtre, entre les bras de Jésus et de Marie.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

II. O très heureux Patriarche, glorieux Saint Joseph, qui avez été élevé à l'éminente dignité de Père putatif du Verbe fait chair, la douleur que vous éprouvâtes en voyant naître l'Enfant Jésus dans une si grande pauvreté, se changea bientôt en une joie céleste, lorsque vous entendîtes les concerts des Anges, et que vous fûtes témoin des glorieux événements de cette nuit resplendissante. Nous vous supplions, par cette douleur et cette allégresse, de nous obtenir, après le cours de cette vie, la grâce d'être admis à entendre les sacrés cantiques des Anges, et à jouir de l'éclat de la gloire céleste.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

III. O modèle parfait de soumission aux lois divines, glorieux Saint Joseph, la vue du Sang précieux que le Rédempteur Enfant répandit dans sa Circoncision perça votre cœur de douleur; mais l'imposition du nom de Jésus le ranima en vous remplissant de consolation. Obtenez-nous, par cette douleur et cette allégresse, qu'après avoir extirpé tous nos vices pendant la vie, nous puissions mourir avec joie en invoquant de cœur et de bouche le très-saint nom de Jésus.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père Pater

 

IV. O Saint très-fidèle, à qui furent communiqués les mystères de notre rédemption, glorieux Saint Joseph, si la prophétie de Syméon vous causa une douleur mortelle en vous apprenant ce que Jésus et Marie devaient souffrir, elle vous remplit en même temps d'un saint contentement en vous annonçant que ces souffrances seraient suivies du salut d'une multitude Innombrable d'âmes qui ressusciteraient à la vie. Demandez pour nous, par cette douleur et cette allégresse, que nous soyons du nombre de ceux qui, par les mérites de Jésus-Christ et l'intercession de la Vierge Marie, ressusciteront pour la gloire.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

V. O très-vigilant Gardien du Fils de Dieu fait homme, glorieux Saint Joseph, combien vous avez souffert pour servir le Fils du Très-Haut et pourvoir à sa subsistance, particulièrement pendant la fuite en Égypte; mais aussi combien vous dûtes jouir d'avoir toujours avec vous le Fils de Dieu, et de voir tomber, à son arrivée, les idoles des Égyptiens! Obtenez-nous, par cette douleur et cette allégresse, qu'en tenant toujours le tyran infernal éloigné de nous, surtout par la fuite des occasions dangereuses, nous méritions de voir tomber de nos cœurs toutes les idoles des affections terrestres, et qu'entièrement consacrés au service de Jésus et de Marie, nous ne vivions plus que pour eux, et que nous leur offrions avec joie notre dernier soupir.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père Pater.

 

VI. O Ange de la terre, glorieux St. Joseph, qui avez vu avec admiration le Roi du ciel soumis à vos ordres, la consolation que vous éprouvâtes en le ramenant d'Égypte fut troublée par la crainte d'Archélaüs: cependant, rassuré par l'Ange, vous restâtes avec joie à Nazareth, dans la compagnie de Jésus et de Marie. Obtenez-nous, par cette douleur et cette allégresse, que, dégagés de toutes les craintes qui ne pourraient que nous être nuisibles, nous jouissions de la paix de la conscience, que nous vivions en sécurité dans l'union avec Jésus et Marie, et que ce soit entre leurs mains que nous remettions nos âmes au moment de la mort.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père Pater.

 

VII. O Modèle de sainteté, glorieux Saint Joseph, qui, ayant perdu l'Enfant Jésus sans qu'il y eût de votre faute, le recherchâtes pendant trois jours avec une grande douleur, jusqu'au moment où vous éprouvâtes la plus grande joie de votre vie en le retrouvant dans le temple au milieu des docteurs. Nous vous supplions du fond du cœur, par cette douleur et cette allégresse, de daigner employer votre crédit auprès de Dieu, afin qu'il ne nous arrive jamais de perdre Jésus par le péché morte!, et que, si ce malheur extrême nous arrivait, nous le cherchions de nouveau avec la plus profonde douleur, jusqu'à ce que nous le retrouvions favorable, surtout au moment de la mort, pour pouvoir ensuite jouir de lui dans le ciel et bénir avec vous ses infinies miséricordes pendant toute l'éternité.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père Pater.

 

Ant. Jésus commençait sa trentième année lorsqu'on le prenait pour le fils de Joseph.

 

V. Priez pour nous, Saint Joseph.

R. Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

O Dieu, qui, par une providence ineffable, avez daigné choisir le bienheureux Joseph pour être l'époux de votre très-sainte Mère, faites, nous vous en supplions, qu'en le vénérant sur la terre comme notre protecteur, nous méritions de l'avoir pour intercesseur dans les cieux, vous qui, étant Dieu, vivez et régnez, etc. Ainsi soit-il.

 

Le premier mercredi de chaque mois récitez ces prières pour les âmes du Purgatoire. Plusieurs mille exemplaires de ce petit livre sont répandus dans le Canada, prions tous en union et notre prière sera puissante.

 

Imprimatur: + E-A. Arch. Quebecen.

263_001

Téléchargez le texte de cette prière (pdf) en cliquant  ici

10 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 10/12

649_001

Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Dixième lundi

Le Saint Enfant trouvé à l'âge de douze ans parmi les Docteurs dans le Temple

« Ils le trouvèrent dans le Temple parmi les Docteurs, les écoutant et les interrogeant ». (Luc. 2, 46.)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

calendar87

Considérations

Adorons le Saint Enfant-Jésus, qui, dès que l'âge Lui permet de montrer au dehors la divine Lumière de Sa Raison, ne tarde pas de la consacrer à la gloire de Dieu Son Père. Il le témoigne par ces parles: « Ne saviez-vous pas que Je devais vaquer aux choses qui regardent Mon Père? » (Luc, 2, 49). Je le devais, dès que je pouvais faire entendre Ma voix au milieu des hommes, et en être écouté. Apprenons de ces exemples à ne négliger aucune occasion de rendre gloire à Dieu en manifestant son saint Nom.

Adorons le Divin Enfant, qui n'a pas voulu que Son jeune âge fût privé de cette fonction importante de glorifier Dieu. Source de toute Lumière, Il n'est pas moins admirable quand Il se réduit à l'obscurité et au silence, que quand Il se produit, comme le Maître qui sait tout, au milieu des hommes. Et Il avait résolu, par une infinie justice que l'un et l'autre de ces états se rencontrasssent dans Sa Divine Enfance; mais avec une telle conduite, que son silence serait observé durant douze années, comme plus conforme à sa petitesse, et plus convenable à Sa Douceur, à Son Humilité; et que la manifestation de Sa Sagesse ineffable n'aurait lieu qu'une fois, et au terme seulement de cette Enfance qu'il subissait pour notre amour. Ainsi nous a-t-Il appris à accomplir tous nos devoirs, en faisant toutes choses sans précipitation, avec nombre, poids et mesure.

Adorons le Divin Enfant qui, pour commencer son grand ministère de prédicateur, et devenir toujours notre exemplaire et notre Modèle, se soustrait à la présence de Ses Parents, par une grande force de vertu et le dégagement complet de la chair et du sang... Mais qu'a-t-Il fait, durant ces trois jours, avant de paraître au milieu des Docteurs? Il est probable qu'Il les passa en prières et en jeûnes, pour se préparer à annoncer la divine parole. Humilions-nous en admirant la sublimité de Son oraison; unissons-nous à ses mortifications saintes... Quelques-uns disent même qu'Il ne dédaigna pas de demander l'aumône... Mettons en pratique ses leçons et son zèle pour notre salut.

Adorons le Saint Enfant Jésus parmi les Docteurs. Quoiqu'Il soit le trésor de la Science du Père, Il écoute plutôt qu'il ne parle; et agissant selon la mesure de Son âge, Il se rend le disciple de ceux dont Il anime les lèvres, et qui ne peuvent rien dire de vrai que par Sa Lumière et par Sa Raison. Après les avoir écoutés dans le rang et avec la docilité qui conviennent aux enfants, Il propose avec candeur Ses questions, comme s'Il avait besoin d'être instruit, se tenant toujours par ce moyen aussi bas que l'enfance; mais Son langage révèle de célestes inspirations, qui ravissent son auditoire. Il évoque sans doute les grandeurs de Dieu, Ses Justices, Ses Miséricordes, Son Amour, la nécessité du Messie promis, l'impuissance de la Loi sans la Grâce, l'accomplissement des prophéties qui est proche. Divin Enfant, faites-nous entendre à nous-mêmes votre voix mystérieuse et sacrée. Touchez nos cœurs; dissipez tous nos aveuglements. Que nous ne soyons pas comme les Juifs, qui fermaient les yeux aux rayons de vos saintes inspirations.

Considérons la conduite du Fils de Dieu sur la très-sainte Vierge et sur saint Joseph: Il ne leur épargne pas les épreuves et l'affliction. Il connait leur douleur pleine d'anxiété: et toutefois Il les laisse en cet état. Apprenons a ne pas nous plaindre dans nos propres délaissements, et a nous abaisser sous la main du Seigneur, s'Il lui plait de nous frapper. La joie suit bientôt la peine, quand on souffre avec résignation pour Jésus-Christ. Honorons celle que ressentirent ces saints Epoux, en retrouvant parmi les Docteurs leur Enfant bien aimé qui faisait l'admiration de tous. Animons-nous d'une parfaite confiance en ce Verbe Divin. Il ne Se cache que pour la Gloire de Son Père, et pour nous combler par Son retour de consolations plus vives et de grâces plus abondantes.

Prière

Seigneur, qui n'avez, jamais perdu l'occasion de procurer la gloire de Dieu, Votre Père, et qui, pour Ses intérêts, nous avez fait paraître, dès Cotre Enfance, que Vous vous sépariez de Vos plus chères satisfactions ici-bas; qui, parmi les Docteurs, n'avez voulu parler que comme disciple; qui ne les avez enseignés que par l'humilité de Vos interrogations et la Sagesse de Vos réponses: accordez-nous la grâce de nous livrer avec zèle toujours à votre service et de ne nous confier jamais présomptueusement en nous-mêmes; ô Vous, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

Jesus_with_Lantern

Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

spanishcover

6 juin 2010

Neuvaine à Sainte Marguerite d'Youville

youville

Sainte Marguerite d'Youville

Fondatrice de la Congrégation des Sœurs de la Charité de Montréal

1701-1771

Fête le 3 mai

Marie-Marguerite Dufrost de La Jemmerais naquit au Canada, dans la province de Québec, à Varennes, le 15 octobre 1701; elle fut baptisée le lendemain. Aînée de la famille, elle étudia deux ans au couvent des Ursulines de Québec où s'épanouirent sa belle intelligence et sa grandeur d'âme. A vingt ans, Marguerite fut mariée à François d'Youville. Elle se voit obligée de demeurer chez sa belle-mère parcimonieuse qui lui rend la vie difficile. Pour comble de malheur, elle découvre que François ne devait pas être le mari rêvé: volage, indifférent et dépensier, il gaspille rapidement sa fortune personnelle, plongeant sa famille dans les larmes et les privations. Il délaisse son foyer et passe la plus grande partie de son temps à l'Île-aux-Tourtes, troquant des fourrures contre de l'eau-de-vie. Après une courte maladie, François d'Youville meurt le 4 juillet 1730, malgré les soins attentionnés prodigués par sa jeune épouse qui veille à son chevet nuit et jour. De leurs cinq enfants, deux fils en bas âge lui survivent. Marguerite en attend un sixième qui ne vivra que quelques mois. Après le décès du père, tout comme avant, la mère aimante veille seule sur l'éducation de ses enfants. Elle les forme autant par l'exemple que par la parole. En plus du fardeau de subvenir aux besoins de sa famille, la jeune veuve doit encore liquider les nombreuses dettes contractées par son défunt mari. Elle ouvre donc un petit commerce, ce qui lui permet non seulement de s'acquitter de ses dettes, mais encore de faire instruire ses deux fils au Séminaire de Québec. Sa joie sera grande de les voir tous deux, François et Charles, accéder au sacerdoce. «Dès les premières années de son veuvage, écrit son fils Charles, on la vit, pleine de charité pour le prochain, se faire un devoir et un honneur de visiter les pauvres, les malades, les prisonniers, retranchant sur son nécessaire pour soulager les membres souffrants du Sauveur. On la vit, avec édification, allant de porte en porte, mendier de quoi faire inhumer les criminels [...], visiter les pauvres de l'Hôpital Général et raccommoder les haillons de ces indigents.» La messe quotidienne et de fréquentes visites à l'Hostie du tabernacle la soutiennent dans sa tâche ardue, toujours accomplie avec un grand amour de Dieu et du prochain. Peu à peu, des personnes dévouées se joignent à elle dans l'exercice de la charité. Une première indigente est reçue dans le logement hospitalier où le 31 décembre 1737, Mère d'Youville et ses collaboratrices se consacrent d'une seule voix à leur nouvel apostolat. En l'an 1747, la restauration de l'hôpital général des Frères Charron pour les indigents sans foyer, est confiée à Madame d'Youville pour le bénéfice des pauvres de toutes catégories: enfants abandonnés, orphelins, vieillards, infirmes, malades. Modèle de toutes les vertus, cette incomparable mère des pauvres se dévoue pour ses protégés au milieu de sa petite famille religieuse. Sa foi magnanime, son amour exceptionnel de la croix et sa confiance sans bornes en la Providence se traduisaient en chants d'actions de grâces au sein des pires épreuves. Devant les ruines fumantes de l'hôpital général de Montréal, à l'exemple du saint homme Job, Mère d'Youville trouve la force de répéter l'acte sublime de la plus héroïque résignation: «Le Seigneur nous a tout ôté; il n'est arrivé que ce que le Seigneur a voulu.» Elle ajouta d'un ton ferme: «Mes enfants, nous allons réciter le Te Deum à genoux pour remercier Dieu de la grande grâce qu'Il vient de nous accorder.» Après avoir beaucoup aimé Jésus-Christ dans Ses membres souffrants, la fondatrice des Sœurs Grises expire en faisant cet émouvant adieu à ses Filles: «Que je serais heureuse si je me voyais dans le Ciel avec toutes mes sœurs.» Lors de son pieux trépas survenu le 23 décembre 1771, Dieu immortalisa visiblement le grand amour que Sa servante avait voué à la Croix, en faisant paraître ce signe du salut, tout lumineux, au-dessus de l'hôpital général. Le bien immense que sainte Marguerite d'Youville a réalisé et perpétué par sa congrégation depuis plus de deux cents ans, témoigne encore de la prodigieuse sainteté de cette femme admirable. Béatifiée le 3 mai 1959 par le pape Jean XXIII, Mère d'Youville a été canonisée par le Vénérable Jean Paul II le 9 décembre 1990.

marguerite_youville

Neuvaine à Sainte Marguerite d'Youville

Sainte Marguerite d'Youville, nous nous réjouissons des grâces dont la Trinité vous a comblée durant votre vie terrestre et nous la bénissons pour la gloire  dont Elle récompense maintenant vos mérites.

Sainte Marguerite d'Youville qui avez été choisie par le Père Éternel pour manifester sa Providence au monde, apprenez-nous à reconnaître sa voix divine dans les enseignements de l'Église; à découvrir en nos frères l'image de son Fils bien-aimé et à voir en tous les événements, des manifestations de son adorable volonté.

Gloire soit au Père, etc...


Sainte Marguerite d'Youville modèle d'espérance,priez pour nous.

Sainte Marguerite d'Youville que le Fils a fait participer à l'œuvre de la Rédemption en vous conviant à unir votre croix à la sienne, obtenez-nous une ferme espérance qui nous fasse accepter patiemment les épreuves et nous aide à détacher nos cœurs des biens qui passent pour les fixer dans le ciel où vous nous attendez.

Gloire soit au Père, etc...

Sainte Marguerite d'Youville modèle d'espérance,priez pour nous.

Sainte Marguerite d'Youville à qui l'Esprit-Saint a communiqué un si grand amour de Jésus-Christ et des pauvres, faites qu'à votre exemple, aimant Dieu de tout notre cœur, nous aimions aussi notre prochain comme nous-mêmes, dans nos pensées, nos paroles et nos œuvres.

Gloire soit au Père, etc...

Sainte Marguerite d'Youville modèle d'espérance, priez pour nous.

200 jours d'indulgences.

Avec la permission de l'Ordinaire de Montréal

le 6 août 1959.

BookReaderImage

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

10 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 9/12

649_001

Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Neuvième lundi

Le Saint Enfant Jésus revenant d'Egypte

« L'ange dit à Joseph: Prenez l'Enfant et sa Mère, et retournez en Israël; car ceux qui voulaient perdre l'Enfant sont morts ». (Math. 2. 20)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

Loretta_Hoffman_Christ_Emmanuel_2_

Considérations

Adorons avec une continuelle ferveur d'amour le saint Enfant Jésus. Il s'était enfui de la Judée aussitôt après sa Naissance, pour montrer que son règne ne serait pas de longue durée chez les Juifs. Il est resté dans le pays d'Egypte sept années qui figurent, disent les commentateurs, toute la durée des siècles pendant lesquels il régnera sur les gentils; et au bout de ces sept ans, Il revient en Judée pour représenter ainsi que la fin des temps doit être marquée, d'après la tradition la plus commune, par la conversion des Juifs. Adorons les pensées secrètes de ce Divin Sauveur dans toutes les actions de sa vie parmi les hommes. O Jésus! qui ne vous éloignez jamais du céleste Israël et qui ne voyez et ne cherchez que lui, soit en Egypte, soit en Judée, venez à nous incessamment et ne nous privez pas de votre divine présence.

Adorons la conduite toujours humble de ce Maître adorable. Quoiqu'Il soit âgé déjà de sept ans, qu'Il soit rempli de sagesse et de grâce, que sa divinité soit parfaitement connue de Joseph et de Marie, néanmoins ce n'est pas lui qui leur déclare qu'il faut retourner en Judée. Il attend le commandement du Ciel que l'Ange doit apporter à Joseph, comme chef de la famille. De sorte qu'Il ne veut pas seulement obéira l'ordre de Dieu son père, mais se. soumettre même à celui de Joseph. O saint Enfant! donnez-nous votre esprit d'exacte obéissance; que jamais nous ne nous écartions des règles que vous nous avez tracées par votre humilité si parfaite et si admirable.

Adorons le Divin Enfant qui fait ce long voyage a pied, qui se fatigue et qui souffre pour la Gloire de Son Père, pour le salut et le bien de nos âmes. Adorons les autres intentions qui l'animaient et qui nous sont inconnues. Honorons aussi celles de la sainte Vierge et de saint Joseph, pendant qu'ils cheminaient dans cette pénible route à côté du Sauveur. Mais, ô Jésus! j'aime a me figurer ce voyage d'Egypte à Jérusalem comme l'image de celui du monde au ciel, du temps à l'éternité, que nous avons tous à faire a votre suite; et encore comme le passage des vains plaisirs du monde aux consolations si pures et si délectables de la religion et de la piété. Inspirez-nous l'horreur que Vous aviez dans votre cœur des abominations de l'Egypte, des scandales du monde et de sa corruption; donnez-nous l'amour de votre sainte Eglise, qdi est vraiment la porte du ciel et la maison de Dieu.

Adorons la douce gravité, la modestie et tout l'extérieur du saint Enfant dans le chemin. Il est Lui-même la voie dans laquelle nous devons marcher, et où Joseph et Marie nous ont précédés si saintement. Promettons-nous de vivre en Jésus par Marie et Joseph, pour aller à Dieu. Honorons aussi la lassitude des trois Saints Voyageurs, le repos qu'ils prenaient de temps en temps; et admirons comme ils cheminaient en recueillement et en silence, tout occupés des plus saintes pensées. Mais le Saint Enfant vient avec une grande joie en Judée, comme au lieu de sa vocation: Il doit y faire connaître Son Père, Il doit y opérer la Rédemption des hommes, après avoir accompli tous ses mystères, et c'est de la qu'il doit envoyer ses apôtres par toute la terre, pour baptiser toutes les nations et prêcher l'Evangile de Dieu. Divin Enfant, enseignez-nous à révérer vos mystères. Rendez-nous fidèles a notre vocation, en conformant notre conduite et notre vie à tous les desseins que vous avez sur nous.

Prière

Seigneur, qui avez dit que Vous n'éteignez pas la mèche qui fume encore, que vous n'achevez pas le roseau déjà brisé; qui, par votre retour d'Egypte en Judée, après la mort d'Hérode, nous faites connaître que, après avoir puni de Votre disgrâce la nation Juive pendant le cours des siècles, vous ne l'abandonnez pas pour jamais, et que Vous êtes prêt à revenir au pécheur repentant: faites nous la grâce de découvrir, sous la sainte obscurité de Votre Enfance, les rayons de Votre Infinie Sagesse, et d'apprendre, par une, consolante expérience, que, si Vous vous éloignez de vos ennemis obstinés, Vous recevez toujours à Miséricorde ceux qui espèrent en vos promesses; ô Dieu, qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

4273226703_220c896924_o

Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

Jesus5

6 juin 2010

Les 12 Lundis de l'Enfant Jésus 7/12

649_001

Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Septième lundi

Le séjour du Saint Enfant Jésus en Egypte

« Ils trouvèrent Dagon par terre sur sa face devant l'Arche du Seigneur, et la tête de Dagon et ses deux mains gisaient coupées sur le seuil de la porte ». (1 Reg. 5. 4.)

Prière d'ouverture

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloire au Père

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloire au Père

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloire au Père

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloire au Père

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloire au Père

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

42

Considérations

Adorons le saint Enfant-Jésus réduisant au silence, quand Il arrive en Egypte, les oracles de Satan qui avaient coutume de parler par la bouche des idoles, et qui, redoutant Sa souveraine Vertu, ne pouvaient plus donner de réponse à ceux qui les consultaient. Bénissons-Le également de ce que les idoles mêmes furent ébranlées et renversées sur la terre, pour annoncer qu'Il était le seul vrai Dieu, qui doit recevoir nos adorations et notre amour. Adorons aussi la Providence Divine qui veille sur le saint Enfant en ce pays d'Egypte, car Elle y a préparé toutes choses pour le logement, la vie et la tranquillité de la Sainte Famille. Joseph et Marie soutiennent l'existence du Fils du Très-Haut de leur travail parmi ces idolâtres. Jésus, de son côté, agit d'une manière très-puissante sur l'esprit des Egyptiens, sans se faire connaître à eux. Il les tient dans un admirable respect, dans la douceur et la vénération pour Sa Personne et celle de ses Parents. Humilions-nous devant les secrets jugements qu'Il a sur les âmes qui ne sont point converties, tandis qu'Il dépose, sur cette terre infidèle, une semence abondante de grâce pour la consolation d'une infinité de solitaires et d'autres justes, qui, plus tard, y pratiqueront les plus héroïques vertus. Divin Enfant, faites luire sur nous les rayons de Votre Miséricorde, et ne nous traitez pas selon la rigueur de Votre Divine Justice. Donnez-nous l'esprit de solitude et de séparation du monde.

Adorons ce très-doux Sauveur, qui passe en ce pays les sept premières années de sa vie. Adorons-Le nourri du lait virginal de Marie et comme aussi des sueurs de saint Joseph. Adorons-le comblant la sainte Vierge et son père adoptif de grâces, en retour de leurs pieuses sollicitudes. Adorons-le proférant ses premières paroles, par lesquelles il nomme Dieu son Père, sa très-sainte Mère et saint Joseph. Adorons-le faisant ses premiers pas. Adorons-le prononçant ses premières prières, que les anges venaient recueillir en les adorant, faisant ses premières actions et rendant ses premiers services et ses premières tendresses à ses parents. O Jésus! faites que nous aimions Marie et Joseph comme vous les avez aimés. Donnez-nous part aux sentiments de votre cœur: rendez-nous purs religieux et fervents.

Prière

Seigneur qui, par l'humilité de Votre Sainte-Enfance, détruisez l'empire du Superbe, qui chassez de la terre, par l'invincible vertu de Vos abaissements, celui que Vous aviez banni des cieux par la toute puissance de Votre Gloire, qui, véritable héritier de tous les biens de Dieu, dépossédez le prince du monde, et liez dans votre infirmité celui qui ne trouvait parmi les hommes presque aucune résistance: brisez dans nos cœurs, nous Vous en conjurons, les idoles du mensonge et de l'orgueil; et armez-nous de la faiblesse de Votre Sainte Enfance, qui est plus forte que tous les démons; ô Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

3163817893_456d4ba187_o

Chapelet de l'Enfant Jésus

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

024d

23 octobre 2009

Fils spirituel de Saint Pio de Pietrelcina

Padre_Pio_A

Fils spirituel de Saint Pio de Pietrelcina

Témoignage de Pierre Quantin

Chères Soeurs, Chers Frères, Bonjour !

Nous ne nous connaissons pas en effet au sens strict du terme mais nous nous connaissons au titre de la Fraternité, Soeurs et Frères en Jésus Christ. Vous êtes bien destinataires, dans le témoignage et dans la gratuité des choses. Nous devons être attachés à toutes nos soeurs et à tous nos frères ainsi qu'aux religieuses et religieux qui veillent sur nos parcours, comme un dernier bastion face à l'innommable, le cosaque comme le nommait notre Père Spirituel Saint Padre PIO. Il serait fastidieux de raconter ici mon histoire par le détail mais je peux cependant vous faire un résumé succinct là où la vie des autres relève plus de mon intérêt, pour aujourd'hui et pour demain. Nous sommes Français par notre Père (originaires de la région de Blois en France) et malgache par notre mère. Je suis né à Madagascar (à Mananara Nord, côte Est) où j'ai vécu les 10 premières années de notre existence. Je suis allé au collège de lescat (frères Canadiens du Sacré Coeur à Antananarivo chez lesquels aux dires de mes pairs les choses étaient déjà en préparation sur l'enfant que j'étais. Il aura fallu attendre l'année 2000 pour que les choses se révèlent pleinement). Nous avons grandi avec les pères missionnaires à Madagascar et avec Monseigneur Jean WOLFF (voir sa vie sur internet) Archevêque de Diego qui était un ami de notre famille et qui a bercé notre enfance jusqu'à l'âge adulte. Nous avons continué à rendre visite à Monseigneur jusqu'au Dorat où il est décédé plusieurs années après son retour définitif en France, entouré des religieuses qui s'étaient très bien occupées de lui. J'ai été saisi d'un ''sentiment'' très fort à Notre Dame de la Trinité à Blois (année 2000) ainsi que devant la relique du Précieux Sang à Neuvy-St-Sépulcre, petit village de l'Indre situé à côté de Chateauroux. Un Père Jésuite à l'Ile de la Réunion (responsable du MEJ) a été le premier à me faire prendre conscience des choses. Il est devenu mon ami et mon accompagnateur. Le Père Jean DEROBERT (autre fils spirituel de St Padre PIO qui a vécu 7 ans avec le Grand Saint et qui vit à Marseille où il est l'aumônier de la maison des religieuses âgées. Il est connu pour tous ses ouvrages sur Saint Padre PIO) à l'occasion d'une visite à La Réunion m'a confirmé aussi ma filiation avec Francesco FORGIONE d'une manière surprenante : en me donnant un franc coup de poing à la mâchoire de la part du Padre PIO. Je l'avais rencontré à Saint Benoit (Ile de La Réunion) dans l'église où il était venu durant trois heures nous parler de la vie du Padre. Notre Padre que je nomme " Familièrement " et affectueusement ''Mon Petit Vieux''. Le Révérend Père Jean DEROBERT est mon référent dans tout ce que j'entreprends, notre grand frère à tous. Ensuite tout s'est enchaîné avec différentes communautés de religieuses, Donato CALABRESE (autre fils spirituel de Saint Padre PIO vivant en Italie. Voir ses sites sur internet), les Capucins de San Giovanni ROTONDO, différents prêtres, congrégations, laïques, les ''indéfectibles'' Frères de la Basilique de Saint Antoine de Padoue (qui nous soutiennent dans toutes nos actions) etc ... dans des liens fraternels sans cesse renouvelés. Ah ! la belle famille que voilà. Sans la prière communautaire il n'y aurait aucun essor. Depuis l'année 2000 les anecdotes n'ont jamais cessées de fleurir sur notre chemin, '' Loué ! soit notre Seigneur ! '' : les petits tours fraternels à mon encontre de Sainte Thérèse de Lisieux, la bienveillance de Sainte Rita, l'accueil de la Bienheureuse Victoire Rasoamanarivo (protectrice de nos missions humanitaires sur Madagascar, dont les lépreux qu'elle aimait tant), le visage sans cesse porté à même sol avec Saint Thomas d'Acquin, l'arrachage à soi-même avec Saint Augustin, le Coeur Brisé partagé avec Bernadette, à la lumière de Saint Jean-Joseph de La Croix à chacune de nos missions humanitaires, le petit frère fidèle à Lucie/Jacynthe et Francesco, le visage rayonnant de grâce de Claire d'Assise dans mes moments de solitude, la sérénité apportée par Sainte Gemma Galgani, la dévotion à la Sainte Vierge Marie et les invocations à l'Esprit Saint avec la Bienheureuse Mariam BAOUARDI, la Providence avec Sainte Maravillas de Jésus, la direction montrée par Jean-Marie Vianney, à la lumière de la Foi avec Sainte Imelda LAMBERTINI, la passion du Christ avec Sainte Véronique GIULIANI et Sainte Catherine de RICCI, la rencontre avec Saint Jean-Baptiste de la Salle, l'adoration Eucharistique avec Saint Pierre Julien EYMARD, la consolidation avec la ''Grande'' Sainte Thérèse d'Avila, sur le chemin de la Providence, au service des pauvres avec Saint Luigi ORIONE (stratège de la Charité disait Jean-Paul II) et encore et encore ... De la poussière d'étoiles dont je ne me suis jamais secoué. Il y a quelques années à l'occasion d'un déplacement en métropole avec ma famille, nous étions passés à la Basilique de Fourvières à Lyon puis au village d'Ars. Là contre toute attente j'ai reçu ma feuille de route, dans ces deux lieux. Nous vivons dans la Providence, essayant de demeurer au service des plus démunis. Poussé par un ''sentiment'' ... j'ai écrit, en qualité de responsable du pôle humanitaire, à Monseigneur LE GALL Archevêque de Toulouse pour lui demander de bien vouloir être le parrain de notre Association Humanitaire. Il a été touché semble-t-il par notre histoire et il a accepté le parrainage dans des termes qui ont été de nature à nous donner à tous les ailes de l'espoir. Un Frère aimant. Le nom de l'Association MIARA-DIA (nom malgache qui signifie marcher ensemble) a été trouvé par l'une de nos Soeurs religieuses Guadaloupaines de la salle sur la Paroisse Notre Dame de l'Assomption à l'Ile de La Réunion. Le site de notre Association Humanitaire pour Madagascar : http://prevact.canalblog.com Je témoigne depuis sept ans à l'Ile de la Réunion outre les missions humanitaires à Madagascar. J'essaye entre autre de faire connaître la vie du Padre PIO dans la petite comme dans la grande île ainsi que certaines Saintes comme Gemma GALGANI qui est très peu connue. Montages divers en couleur, distributions gratuites là où je dis que nos nuits, même écourtées, sont aussi belles que nos jours. Nous essayons de demeurer dans la rue à l'image de Saint François d'Assise. Je suis très attaché à la Paroisse de Notre Dame du Mont Carmel à la Réunion où j'ai rencontré un prêtre qui chemine avec nous, au service des plus démunis. Cet ami avant tout a été touché par la compassion. Mes missions actuelles : témoigner dans l'apostolat, oeuvrer dans la rue, essayer de réparer voire construire ou reconstruire les chapelles en brousse à Madagascar, aider les pauvres et les lépreux, soutenir avec les petits moyens qui sont les nôtres les religieuses et les prêtres malgaches (avec la Bénédiction de Monseigneur Michel MALO, Archevêque de Diego Suarez, qui est le second parrain de notre Association Humanitaire et Caritative avec Monseigneur LE GALL), construire des maisons pour les malgaches qui n'ont plus de toit etc ... Pour le reste et au fil du temps je laisse à vos Coeurs le soin de prendre connaissance de nos témoignages et photos tant spirituels qu'associatifs. Nous nous en remettons à vous, en union de prières, là où une religieuse ''Charismatique'' Franciscaine, rencontrée dans la Providence, m'avait demandé si je voulais savoir quelle était la nature de cette amitié que je portais à tous. Dans un moment de faiblesse j'ai bien voulu l'écouter et apprendre ... Je ne relève d'aucune académie, d'aucun parcours dit ''Officiel''. Il y a des femmes et des hommes qui ne sont ni sur une autoroute, ni sur une départementale, ni sur une communale, même par sur une vicinale, encore moins sur un chemin de terre, voire absent du sentier des muletiers. Ils sont plein champ !. Il n'y a aucune déperdition lorsque c'est notre ''Rabbinou'' qui veille à tout. Outre le Père Jean DEROBERT je remercie la supérieure des Franciscaines à l'Ile de La Réunion (depuis elle est rentrée à l'Ile Maurice) pour m'avoir fait mettre à genoux. J'ai reçu de sa part la bénédiction de Saint François d'Assise à Frère Léon, dans un instant solennel. Sur le chemin de l'Apostolat je ne cesse de faire l'expérience de la phrase de Saint Paul : la connaissance gonfle d'orgueil tandis que l'Amour fait oeuvre constructive. J'aime Saint François aussi pour cela, il relevait plus de la rue que des bibliothèques. Chaque jour et avant tout mouvement, j'inscris dans le creux de ma main le numéro de cellule de notre Père Spirituel Saint Padre PIO, la ''Reconnaissance'' rivée au Coeur. Il y a une citation de Saint François d'Assise qui m'anime sans cesse. Celle-ci a été prononcée par François avant qu'il ne monte vers le Père : '' Et il m'a donné des Frères ! ''. Ah ! Ce sentiment secret éprouvé par Saint François d'Assise tandis qu'il confiait la direction de l'Ordre à Pierre de CATANE. De cet instant, mon Coeur se nourrira à '' Jamais ! ''. C’est merveilleux, Jésus répartit ses vertus sur plusieurs. Aussi, il ne faut pas se contenter de lire l’Evangile pour apprendre le secret de la sainteté ; il faut encore savoir lire les Evangiles vivants que Dieu a placé autour de nous et que sont nos frères ! (Frère Rédemptoriste Marcel VAN) Chères Soeurs, Chers Frères, nous vivons tous là une belle aventure humaine avec l'Aimé, le Désiré.

Fraternellement à vous.

Pierre QUANTIN

pio

L'Association Prevact-Miara-Dia

Humanitaire à Madagascar

Le pôle humanitaire de l’Association PREV’ACT a été mis en place en 2007 suite à une rencontre providentielle entre le Président de l’Association Mr Jean-Daniel ARACKSING et Monsieur Pierre QUANTIN d’origine malgache. L’Association basée à l’Ile de la Réunion a pour objet de susciter, de participer, dans la mesure de ses possibilités, à des projets humanitaires, préventifs, de solidarité et/ou culturels dans les villages de la côte Nord-Est de Madagascar. L’accent a été mis sur la construction en bois, plus résistante, de maisons pour les villageois qui ont été touchés successivement par les cyclones, très fréquents dans la région. Situé en bord de mer et proche du grand parc naturel de Masoala, le village de SANTAHA, qui signifie ’’Ruisseau’’ en langue malgache, a été choisi pour mener les premières actions humanitaires, dont la construction de maisons pour des familles sans abri qui habitaient initialement dans des cases en paille. Pour bâtir une case en bois sur pilotis de 20 m2, 750 euros sont nécessaires. Une quinzaine de maisons doivent être construites dans l’urgence dans le village qui compte un millier d’habitants. Un vrai projet de développement est en cours d’étude dont, pour ne citer que quelques exemples, la mise en construction de barques et l’achat de filets pour développer la pêche locale, la mise en place d’un élevage de poulets et de canards avec un suivi assuré par une coopérative, la construction d’une école, la recherche d’énergies renouvelables (électricité solaire) etc... Le bilan au bout de six mois d’activité : cinq maisons construites, des aides financières mises en place pour l’hospitalisation des villageois, des prêts sans intérêt aux paysans malgaches, l’achat de trois boeufs, des investissements dans le matériel nécessaire à la construction dont un groupe électrogène, achats de fournitures scolaires pour les enfants, achats de graines diverses pour les plantations. Dans les semaines à venir nous allons mettre en place des pompes, 100 Euros la pompe malgache, pour pouvoir puiser de l’eau propre dans le village. Nous voulons amener dans ce village des médecins, animateurs, enseignants et bénévoles qui seraient prêts, outre l’écotourisme, à vivre à la malgache au milieu d’un peuple accueillant. Nous n’avons pas la prétention de vouloir changer le Monde mais celle au moins d’essayer d’aider une partie de la population à un endroit déterminé de l’île, sans chercher à nous éparpiller. Pour cela nous avons besoin de votre confiance renouvelée et de vos soutiens.

Pour plus d'informations

http://prevact.canalblog.com

pio16b

21 novembre 2009

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue 6/13

tonio

Les Treize mardis de Saint Antoine de Padoue

Bienheureux Frédéric Jansoone


Sixième mardi

L'amour de Saint Antoine envers Dieu


Jésus dans son discours à la dernière Cène, adresse à Dieu cette sublime prière: Mon Père, elle est venue l'heure; glorifiez votre Fils, afin que votre Fils vous glorifie. Puisque vous lui avez donné puissance sur toute chair, afin que, quant à tous ceux que vous lui avez donnés, il lui donne la vie éternelle. Or, la vie éternelle, c'est qu'ils vous connaissent, vous, seul vrai Dieu, et celui que vous avez envoyé, Jésus-Christ. Toute la perfection d'une âme, disent les saints, consiste à connaître et à aimer Dieu et son divin Fils Jésus, notre adorable Maître. Aimons le bon Dieu, nous dit l'apôtre de l'amour, parce qu'il le mérite à tous les titres, c'est lui qui nous a aimés le premier. Il nous a aimés de toute éternité, et nous a attirés à lui ayant pitié de nous. Dieu, dont le cœur est si bon, voyant que les hommes se laissent captiver par des bienfaits, voulut que des bienfaits les enchaînassent à son amour, C'est l'amour qui a présidé à tous les dons que Dieu nous a faits. Il nous a créés à son image: c'est peur nous qu'il a créé toutes les merveilles que nous admirons dans l'univers et il nous a établis Rois sur toute la création. Dieu nous a tellement aimés, que lorsque fut arrivée la plénitude des temps, il nous donna même son propre Fils, son Fils unique, engendré de lui de toute éternité. Que dirons-nous donc après cela ? Si Dieu est ainsi pour nous, qui sera contre nous? Lui qui n'a pas même épargné son propre Fils, mais qui l'a livré pour nous tous, pouvait-il, en agissant ainsi, faire pour nous plus qu'il n'a fait? Je vis, et ce n'est plus moi qui vis, c'est Jésus-Christ qui vit en moi. Car si réellement je vis maintenant dans la chair, j'y vis en la Foi du Fils de Dieu, qui m'a aimé et s'est lui-même livré pour moi. Et il l'a fait librement, par pur amour pour moi. Il s'est offert lui-même victime pour moi parce qu'il l'a voulu. O que Jésus notre divin Maître nous a donc aimés ! Qui pourra jamais comprendre la grandeur de son amour pour les hommes, eux qui en tout temps s'en sont montrés si peu dignes? Qui pourra jamais sonder la profondeur des abaissements du Fils dans le Mystère de l'Incarnation, où il s'est anéanti lui-même, prenant la forme d'un esclave, par pur amour pour nous? Toute sa vie il s'est humilié pour nous, et il s'est rendu obéissant jusqu'à la mort, et la mort la plus ignominieuse, la mort de la croix, tout cela par amour pour nous. L'amour que Jésus-Christ portait aux hommes était si grand qu'il lui faisait désirer l'heure de sa mort, pour leur prouver tout l'excès de sa tendresse pour eux. C'est dans ce sens qu'il parlait lorsqu'il dit à ses Apôtres: Je dois être baptisé d'un baptême (le baptême dans son propre sang !) et je n'ai pas de repos jusqu'à ce qu'il s'accomplisse. Et lorsque l'heure fut enfin venue, de retourner de ce monde vers Dieu son Père, comme il avait aimé les siens qui étaient dans le monde, il les aima jusqu'à la fin. La veille de sa mort, toujours dans l'excès de son amour pour nous, il voulut nous laisser de cet amour la plus grande marque qu'il lui fût possible de donner... et il institua le sacrement de l'amour, l'adorable Eucharistie, et le lendemain il termina son divin Sacrifice, sur le sommet du Calvaire, en déclarant que tout était consommé pour nous, pour la Rédemption de nos âmes ! O que les âmes ingrates qui n'aiment pas Jésus qui les a tant aimées; qui cherchent même des prétextes et des prétextes pleins d'hypocrisie pour ne pas le recevoir dans leur cœur, par la sainte communion; qui sont d'une indifférence absolument révoltante pour l'assistance au plus auguste des sacrifices, celui que Jésus a offert sur la Croix, l'adorable sacrifice de la Messe; ô que ces ingrats auront à rendre, à la mort, un compte terrible, devant le tribunal du souverain Juge! Vous du moins, âmes pieuses, qui accomplissez cette dévotion des Treize Mardis, ne soyez pas du nombre de ces âmes ingrates, mais aimez le bon Jésus qui nous a tant aimés, qui nous aime toujours, et qui restera dans le sacrement de son amour jusqu'à la consommation des siècles, toujours par amour pour nous. Consolez son divin Cœur abreuvé de tant d'amertumes, dans ce siècle de froide indifférence, où l'esprit de ténèbres emploie tous les raffinements de sa perfidie satanique pour éloigner les âmes de l'amour de Jésus en les éloignant de l'église et de la sainte Table, afin de les entraîner ainsi sûrement avec lui dans les brûlants abîmes... Aimez donc Jésus-Christ, notre divin Sauveur, comme l'a aimé saint Antoine de Padoue que nous honorons en ce moment car, pour dire combien notre Saint a aimé Notre Seigneur, il faudrait reprendre toute l'histoire de sa vie ; toute sa vie n'a été qu'un acte d'amour de Dieu et une amende honorable à Jésus, à qui il voulait gagner le plus d'âmes possible, tant sa soif du salut des âmes était grande, ainsi, qu'à sa manière, le trait suivant nous le montrera avec évidence.


Exemple


Le bienheureux Père se trouvait au Puy en Velay. Une Dame, à la veille de devenir mère, vint se recommander à ses prières. Le Saint ayant prié avec ferveur, lui dit: Ayez bonne espérance et soyez dans l'allégresse, car le Seigneur vous donnera un fils; il sera grand dans l'Eglise de Dieu ; il entrera dans l'Ordre des Frères-Mineurs; il sera martyr et, par ses prédications, il obtiendra à beaucoup d'autres la palme du martyre. L'heureuse mère mit, en effet, au monde un fils, qui reçut au baptéme le beau nom de Philippe. Devenu grand, il entra dans l'ordre Franciscain, fut un zélé prédicateur dans sa patrie et passa enfin au-delà des mers, pour exercer sur un nouveau théâtre, son fructueux apostolat. Il aborda en Palestine. La ville d'Azot venait d'être livrée par trahison aux fanatiques Sarrasins et tous les chrétiens au nombre d'environ deux mille abandonnés aux mains de leurs cruels ennemis, et condamnés à la peine capitale. Le frère Philippe se trouva parmi eux, et il obtint, comme une grande faveur, d'être décapité le dernier, ayant ainsi l'occasion d'exhorter les autres captifs pour les conserver tous au Seigneur. Son ardente parole produisit, en effet, les plus consolants résultats. On fit subir un interrogatoire à tous ces infortunés, et on leur demanda s'ils voulaient conserver leur vie, en niant leur Foi, ou bien, persistant dans leur Religion, se soumettre au dernier supplice. Ils répondirent tous d'une voix unanime: Nous suivrons la voie que le frère Philippe, se sera choisie pour lui-même Alors l'intrépide Apôtre ayant réuni tous ces admirables confesseurs de la Foi, leur adressa une très fervente allocution qu'il termina en disant: Frères bien-aimés, demeurez fermes dans votre Foi, car cette nuit même Dieu m'a révélé que j'entrerai au ciel avec un grand nombre d'âmes qui m'accompagneront dans la voie du martyre. Après cette exhortation, le zélé missionnaire entendit la confession des captifs qui répondirent aux Sarrasins qu'ils acceptaient tous la mort pour garder intacte leur Foi en N. S. Jésus-Christ. L'horrible boucherie commence, et durant l'exécution, Philippe, intrépide, prêche aux martyrs la constance dans leur Foi. Le Soudan, ivre de colère, et plus cruel que le tigre et le léopard, fait couper au prédicateur toutes les articulations des doigts et les jointures des mains! Et comme l'invincible apôtre, malgré cet acte d'atroce barbarie, continue à prêcher aux chrétiens, il ordonne qu'on l'écorche vif jusqu'à la ceinture. L'Apôtre du Christ, demeurant comme insensible à cet horrible traitement, poursuit ses exhortations victorieuses. Alors le tyran donne un nouvel ordre qu'on lui arrache la langue, et le confesseur de la Foi, embrasé d'une irrésistible ardeur, continue du geste à fortifier la constance des chrétiens jusqu'à ce qu'il voie tomber à ses pieds la tête du dernier martyr. Alors, avec une indicible jubilation, il écarte de son mieux et avec un grand respect le capuce pour offrir sa tête libre au tranchant du glaive et cueille le dernier la palme du martyre ! Les corps des deux mille martyrs restèrent là quatre jours, sans sépulture. Le Soudan vint lui-même visiter le lieu de l'exécution et resta grandement surpris en voyant que malgré les grandes chaleurs de ces contrées orientales, cet énorme monceau de cadavres n'exhalait pas la moindre odeur de corruption. Les corps des martyrs se conservaient intacts. Ainsi se vérifia la prophétie du grand Thaumaturge saint Antoine de Padoue.


Répons Miraculeux (voir au premier mardi)

190_001

29 octobre 2009

Messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje

261_001

Messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje

 

Message a Mirjana du 2 octobre 2009

«Chers enfants! Tandis que je vous regarde, mon cœur se serre de douleur. Où allez-vous mes enfants? Etes-vous tellement rongés par le péché que vous ne savez pas vous arrêter? Vous vous justifiez par le péché et vous vivez selon le péché. Agenouillez-vous au pied de la Croix et regardez mon Fils. Il a vaincu le péché et Il est mort afin que vous, mes enfants, viviez. Permettez-moi de vous aider afin que vous ne mourriez pas mais que vous viviez avec mon Fils pour toujours. Merci!»

Message du 25 octobre 2009

«Chers enfants, aujourd’hui encore je vous apporte ma bénédiction et je vous bénis tous; je vous invite à croître sur ce chemin que Dieu a commencé à travers moi pour votre salut. Priez, jeûnez et témoignez joyeusement de votre foi, petits enfants,et que votre cœur soit toujours rempli par la prière. Merci d’avoir répondu à mon appel. »

Retrouvez l'intégralité des Messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation,

en cliquant sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-cat-83937-273707-marie_reine_de_la_paix_et_de_la_reconciliation.html

25 avril 2009

Litanies de Sainte Lutgarde du Sacré Cœur

Lutgarde_5

Sainte Lutgarde du Sacré Cœur

1182-1246

Fête le 16 juin


Sa mère la place, à l'âge de douze ans, dans un monastère de l'Ordre de Saint-Benoît, le couvent Sainte-Catherine de Milen, près de Saint-Trond et de Liège. Mais Lutgarde n'a pas encore choisi d'être religieuse. A l'âge de dix-sept ans, alors qu'elle s'est résolue à se vouer au Seigneur, et qu'elle est poursuivie par les avances d'un gentilhomme qui désire l'épouser, le Christ lui apparaît, et lui découvrant la plaie de son côté teintée de sang, lui dit : "ne recherche plus les flatteries d'un vain amour. Regarde ici et contemple désormais ce que tu dois aimer et pourquoi tu dois l'aimer. C'est ici que je promets de te faire goûter des délices de toute pureté". Cette apparition est considérée comme la première apparition médiévale du Sacré-Cœur qui nous ait été transmise par la Tradition. Lutgarde devient moniale Bénédictine. Elle est favorisée de nombreux dons, comme celui de guérir les malades ou de comprendre les psaumes en latin. Elle vit dans ce couvent l'échange des cœurs avec Notre-Seigneur, qui répond favorablement à sa demande : "« Ce que je veux, dit-elle, c'est votre Cœur » Et le Seigneur : « Bien plutôt, c'est moi qui veut ton cœur ». Elle lui répondit : « Qu'il en soit ainsi, Seigneur, de telle façon cependant que vous accordiez à mon cœur l'amour de votre Cœur et qu'en vous je possède mon cœur, bien à l'abri et pour toujours sous votre garde. » Alors eut lieu l'échange des cœurs" écrira son biographe, le Dominicain Thomas de Cantimpré. Cet échange des cœurs est le premier connu de l'histoire religieuse. Le Seigneur l'attire à Lui à plusieurs reprises, l'invitant une nuit à boire à la blessure de son côté : "… de la croix il détache un bras, il l'enlace, la serre contre son côté droit et applique sa bouche à la blessure. Elle y but une douceur si puissante qu'elle fut depuis lors et jusqu'à la fin toujours plus forte et plus alerte au service de Dieu". En 1206, pour échapper à une nomination au poste d'abbesse en l'abbaye Sainte-Catherine, elle change de couvent pour entrer chez les Cisterciennes d'Aywières, près de Couture-Saint-Germain, en Brabant. Ne comprenant pas la langue romane employée par ses sœurs, elle y vit isolée, et c'est dans ce contexte qu'elle entreprendra à la demande du Seigneur trois jeûnes de sept ans, à des intentions qui lui seront à chaque fois précisées. En 1210, Thomas rapporte qu'alors qu'elle aspire à subir le martyre comme la bienheureuse Agnès, "une veine se rompit à son côté, à hauteur du cœur ; il en sortit tant de sang que ses tuniques et son manteau en étaient abondamment aspergés…". Lutgarde gardera cette cicatrice jusqu'à la mort. Devenue aveugle en 1235, elle commence peu d'années après son troisième jeûne de sept ans, répondant à une invitation divine pour écarter de l'Eglise un ennemi très redoutable. Ce jeûne ne s'achèvera qu'avec sa mort, le 16 juin 1246. Sainte Lutgarde est généralement invoquée contre les douleurs de l'accouchement.

Lutgarde_3

Litanies de Sainte Lutgarde du Sacré Cœur


Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, priez pour nous.

Sainte Mère de Dieu,

Sainte Vierge des vierges,

Sainte Lutgarde, vierge douce et aimable,

Sainte Lutgarde, vierge simple et humble,

Sainte Lutgarde, illustre par un grand nombre de miracles,

Sainte Lutgarde, favorisée du don de prophétie,

Sainte Lutgarde, miroir de piété,

Sainte Lutgarde, lys de chasteté,

Sainte Lutgarde, fleur de sainteté,

Sainte Lutgarde, refuge des malheureux,

Sainte Lutgarde, modèle des âmes généreuses,

Sainte Lutgarde, gloire de la vie religieuse,

Sainte Lutgarde, victime pour les péchés du monde,

Sainte Lutgarde, consolatrice des âmes du Purgatoire,

Sainte Lutgarde, enfant privilégiée de Marie,

Sainte Lutgarde, épouse choisie de Jésus,

Sainte Lutgarde, adoratrice du Sacré Cœur,

Sainte Lutgarde, première zélatrice du Sacré Cœur,

Soyez-nous propice, Sainte Lutgarde, assistez-nous.

Par le Très Doux Nom de Jésus,

Par l'ineffable Bonté du Cœur de Jésus,

Par l'Amour avec lequel Il vous a cherchée,

Par les grâces inouïes qu'Il vous a accordées,

Par la Paix dont Il a remplis votre âme,

Par la Gloire dont Il vous couronne dans le Ciel,

Pauvres pécheurs, nous vous en prions,

Dans la triste situation où nous nous trouvons,

Afin que la Sainte Église sorte victorieuse de toutes ses épreuves,

Afin que ses enfants persécutés persévèrent jusqu'à la fin,

Afin que les puissants de la terre comprennent et accomplissent leurs devoirs,

Afin que les ennemis de l'Église soient humiliés,

Afin que la dévotion au Sacré Cœur de Jésus se propage de plus en plus,

Afin que s'établisse par toute la terre le règne de Jésus-Christ,


Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.


Priez pour nous, Sainte Lutgarde,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.


Prions


Faites, Seigneur, que Sainte Lutgarde, qui Vous a toujours été agréable par le mérite de sa chasteté et la pratique des vertus, nous obtienne Votre Indulgence. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

Lutgarde

Téléchargez le texte des Litanies de Sainte Lutgarde (pdf) en cliquant ici

22 avril 2009

Hymne Acathiste au Très Doux Jésus

Gesu_e_la_Parola

Hymne Acathiste au Très Doux Jésus

Kondakion 1


Puissant chef d'armée et Seigneur, conquérant de l'enfer, moi, Ta créature et Ton serviteur, je T'offre des hymnes de louange, car je suis délivré de la mort éternelle. Toi qui possèdes une ineffable miséricorde, délivre moi de tout péril, tandis que je crie vers Toi: Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi !


Ikos 1


Créateur des anges et Seigneur de puissances, ouvre mon esprit perplexe et mes lèvres pour louer Ton Nom très pur, comme Tu libéras autrefois l'ouie et la langue d'un sourd-muet, qui se mit alors à proférer des paroles semblables:

Jésus très merveilleux, étonnement des anges.

Jésus très puissant, délivrance des Ancêtres.

Jésus très doux, exaltation des Patriarches.

Jésus très glorieux, affermissement des Rois.

Jésus très aimé, accomplissement des prophètes.

Jésus très admirable, courage des martyrs.

Jésus très tranquille, joie des moines.

Jésus très miséricordieux, douceur des prêtres.

Jésus très clément, abstinence de ceux qui jeûnent.

Jésus très doux, joie de ceux qui sont pieux.

Jésus très honorable, chasteté des vierges.

Jésus éternellement présent, salut des pécheurs.

Jésus, Fils de Dieu aie pitié de moi !



Kondakion 2


En voyant pleurer amèrement la veuve, Tu fus ému jusques à la pitié ô Seigneur, et Tu ressuscitas son fils que l'on allait ensevelir; de même aie pitié de moi et ressuscite mon âme qui est mortellement touchée par les péchés tandis que je crie vers Toi l'Ami de l'homme: Alléluia!


Ikos 2


Cherchant à comprendre cette connaissance qui ne peut être comprise, Philippe demanda, " Seigneur, montre-nous le Père." Mais Tu lui répondis: " Il y a si longtemps que tu es avec Moi et pourtant tu ne sais pas que Je suis dans le Père et que le Père est en Moi?" C'est pourquoi, je crie vers Toi l'Insondable avec crainte:

Jésus, Dieu qui existes éternellement.

Jésus Roi très puissant.

Jésus, Maître patient.

Jésus, Sauveur très miséricordieux.

Jésus, mon gardien très bienveillant.

Jésus, purifie-moi de mes péchés.

Jésus, efface mes iniquités.

Jésus, pardonne mes injustices.

Jésus, mon espoir, ne m'abandonne pas.

Jésus, mon aide, ne me rejette pas.

Jésus, mon créateur, ne m'oublie pas.

Jésus, mon pasteur, ne me laisse pas me perdre.

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi !


Kondakion 3


O Jésus, Tu as revêtu du pouvoir d'en haut, Tes apôtres qui attendaient à Jérusalem; avec l'ardeur de Ton Saint Esprit, revêts-moi aussi, qui suis nu de toute bonne action, et fais qu'avec amour je puisse Te chanter: Alléluia!


Ikos 3


Dans l'abondance de Ta miséricorde, O Jésus, Tu as appelé les publicains, les pécheurs et les incroyants. Ne me dédaigne pas maintenant, moi qui suis comme eux, mais accepte comme une très précieuse myrrhe cette hymne:

Jésus, Pouvoir invincible.

Jésus, Miséricorde infinie.

Jésus, Beauté radieuse.

Jésus, Amour ineffable.

Jésus, Fils du Dieu Vivant.

Jésus, aie pitié de moi pécheur.

Jésus, écoute-moi, moi qui fus conçu dans l'iniquité.

Jésus, purifie-moi qui suis né dans le péché.

Jésus, enseigne-moi, qui suis inutile.

Jésus, illumine-moi qui suis dans les ténèbres.

Jésus, purifie-moi qui suis souillé.

Jésus, rétablis-moi le prodigue.

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi !


Kondakion 4


Etant agité par une tempête de pensées incrédules, Pierre sombrait. Mais quand il Te vit dans la chair, marchant sur l'eau, ô Jésus, il sut que Tu étais le vrai Dieu et prenant la main du salut, il dit: Alléluia !


Ikos 4


ô Seigneur, quand l'aveugle T'entendit, passer sur le chemin, il s'écria: " Jésus, Fils de David, aie pitié de moi." Et Tu l'as fait venir et lui as ouvert les yeux. Dans Ta miséricorde, illumine aussi les yeux spirituels de mon cœur, tandis que je m'écrie vers Toi :

Jésus, Créateur de ceux qui vivent au ciel.

Jésus, Rédempteur de ceux qui sont sur terre.

Jésus, Destructeur des pouvoirs de l'enfer.

Jésus, qui ornas toute la création.

Jésus, Consolateur de mon âme.

Jésus, Illuminateur de mon esprit.

Jésus, Joie de mon cœur.

Jésus, Santé de mon corps.

Jésus, mon sauveur, sauve-moi.

Jésus, ma lumière. éclaire-moi.

Jésus, délivre-moi de tous les tourments.

Jésus, sauve-moi en dépit de mon indignité.

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi !


Kondakion 5


Comme autrefois Tu nous rachetas de la malédiction de la Loi, par Ton Sang divinement versé, ô Jésus, délivre-moi des pièges dans lesquels le Serpent nous as enfermés, par les passions de la chair, les suggestions luxurieuses et l'acédie pécheresse, tandis que nous crions vers Toi: Alléluia !


Ikos 5


Quand les enfants hébreux virent sous une forme humaine, Celui qui de Ses mains façonna l'homme, ils comprirent qu'Il était le Maître et avec des palmes, ils se hâtèrent de Lui être agréable, criant: " Hosanna!" Mais nous T'offrons une hymne disant:

Jésus, Dieu véritable.

Jésus, Fils de David.

Jésus, Roi prééminent.

Jésus, Agneau sans tache.

Jésus, Berger très merveilleux.

Jésus, mon gardien dans l'enfance.

Jésus, mon guide dans la jeunesse.

Jésus, ma louange dans la vieillesse.

Jésus, mon espoir dans la vie.

Jésus, ma vie après la mort.

Jésus, ma consolation à Ton jugement.

Jésus, mon désir, que je n'aie pas honte ce jour-là.

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi !


Kondakion 6


Accomplissant les paroles prophétiques des hérauts théophores, ô Jésus, Tu es apparu sur terre et bien que rien ne puisse Te contenir, Tu as habité parmi les hommes et Tu as partagé nos peines. Nous fumes guéris par Tes plaies et apprîmes à Te chanter: Alléluia !


Ikos 6


La lumière de Ta vérité a brillé sur le monde et la supercherie démoniaque fut abolie. Car les idoles s'écroulèrent incapables de supporter Ta puissance, ô notre Sauveur. Mais nous qui avons reçu le salut, nous crions vers Toi:

Jésus, Vérité qui fait disparaître l'illusion.

Jésus, Lumière qui surpasse toute clarté.

Jésus, Roi qui excelle en puissance.

Jésus, Dieu fidèle en miséricorde.

Jésus, Pain de Vie, rassasie-moi qui suis affamé.

Jésus, Fontaine de connaissance, étanche ma soif.

Jésus, Vêtement d'allégresse, revêts ma corruption.

Jésus, Voile de joie, couvre mon indignité.

Jésus, qui donne à ceux qui demandent, donne-moi des larmes de lamentation pour mes péchés.

Jésus, Découvreur de ceux qui cherchent, trouve mon âme.

Jésus, Rédemption des pécheurs, purifie-moi de mes iniquités.

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi.


Kondakion 7


Désirant révéler le mystère caché de toute éternité, ô Jésus, Tu fus conduit comme un agneau à l'abattoir et comme un agneau devant le tondeur, Tu fus muet. Mais comme Dieu, Tu ressuscitas des morts, et Tu montas aux cieux en gloire, avec Toi, Tu nous ressuscites, nous qui Te crions: Alléluia !


Ikos 7


Le Créateur nous révéla une création merveilleuse quand Il nous apparut: sans semence, Il s'incarna de la Vierge; Il ressuscita du tombeau sans en briser les scellés, et, dans la chair, il entra dans la pièce toutes portes fermées, où se tenaient les apôtres. C'est pourquoi, nous nous émerveillons et chantons:

Jésus, Verbe incirconscrit.

Jésus, Logos insondable.

Jésus, Puissance incompréhensible.

Jésus, Déité indescriptible.

Jésus, Empire incommensurable.

Jésus, invincible royaume.

Jésus, infinie souveraineté.

Jésus, suprême force.

Jésus, éternelle autorité.

Jésus, mon créateur, sois-moi compatissant.

Jésus, mon sauveur, sauve-moi.

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi !


Kondakion 8


Voyant Dieu étrangement devenu homme, devenons étrangers à ce vain monde, et élevons nos esprits vers les choses divines. C'est à ces fins que Dieu descendit sur terre, pour nous élever au ciel, nous qui crions vers Lui: Alléluia !


Ikos 8


L'Infini fut tout entier présent ici-bas, sans pour autant être absent du Royaume d'En Haut, quand Il souffrit volontairement pour nous et par Sa mort mit à mort notre mort, par Sa résurrection conférant la vie à ceux qui chantent:

Jésus, Douceur du cœur.

Jésus, Force du corps.

Jésus, Splendeur de l'âme.

Jésus, Acuité de l'esprit.

Jésus, Joie de la conscience.

Jésus, sûre espérance.

Jésus, éternelle mémoire.

Jésus, haute louange.

Jésus, ma gloire très exaltée.

Jésus, mon désir, ne me rejette pas.

Jésus, mon pasteur, retrouve-moi.

Jésus, mon sauveur, sauve-moi.

Jésus, Fils de Dieu aie pitié de moi !


Kondakion 9


Le monde angélique glorifie sans cesse Ton Très Saint Nom, ô Jésus, criant aux cieux: "Saint, Saint, Saint". Et nous, pécheurs sur terre, avec des lèvres d'argile, nous exclamons: Alléluia !


Ikos 9


Nous voyons les rhéteurs muets comme des poissons à Ton sujet, ô Jésus, notre sauveur. Car ils ne peuvent expliquer comment Tu restes à la fois Dieu parfait et homme parfait. Mais nous, nous émerveillant de ce mystère, Te crions avec foi:

Jésus, Dieu éternel.

Jésus, Roi des Rois.

Jésus, Seigneur des Seigneurs.

Jésus, Juge des vivants et des morts.

Jésus, Espoir des sans espoirs.

Jésus, Consolation de ceux qui sont affligés.

Jésus, Gloire des pauvres.

Jésus, ne me juge pas selon mes actes.

Jésus, purifie-moi selon Ta miséricorde.

Jésus, éloigne de moi l'acédie.

Jésus, illumine les pensées de mon cœur.

Jésus, donne-moi la mémoire de la mort.

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi !


Kondakion 10


Désirant sauver le monde, ô Soleil levant, Tu es venu vers l'Ouest ténébreux de notre nature et Tu T'es humilié jusques à la mort. C'est pourquoi Ton Nom est exalté au-dessus de tout autre nom et de tous les horizons du ciel et de la terre, Tu entends vers Toi: Alléluia !


Ikos 10


Roi éternel, Consolateur, Christ véritable, libère-nous de toute impureté comme Tu as purifié les dix lépreux, et guéris nous comme Tu le fis pour l'âme avare de Zachée le Publicain, afin que nous puissions nous écrier vers Toi avec componction:

Jésus, Trésor incorruptible.

Jésus, Richesse inépuisable.

Jésus, Nourriture puissante.

Jésus, Boisson inépuisable.

Jésus, Vêture des pauvres.

Jésus, Défense des veuves.

Jésus, Protecteur des orphelins.

Jésus, Secours de ceux qui travaillent.

Jésus, Guide des pèlerins.

Jésus, Pilote de ceux qui voyagent.

Jésus, Calme de ceux qui sont secoués par la tempête.

Jésus, mon Dieu, relève-moi qui suis tombé.

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi !


Kondakion 11


Je T'offre, moi l'indigne, les hymnes les plus tendres. Comme la femme de Canaan, je crie vers Toi: Jésus, aie pitié de moi. Ce n'est point ma fille, mais ma chair qui est cruellement la proie des passions et qui arde avec fureur. Accorde moi la guérison, moi qui Te crie: Alléluia !


Ikos 11


Paul Te persécuta autrefois, luminaire illuminant ceux qui sont dans les ténèbres de l'ignorance. Cependant il écouta la puissance de la voix de la connaissance divine et fut illuminé par la vision spirituelle. Verse aussi sur les yeux enténébrés de mon âme cette lumière tandis que je crie:

Jésus, mon très puissant monarque.

Jésus, mon Dieu très fort.

Jésus, mon Seigneur tout immortel.

Jésus, mon très glorieux créateur.

Jésus, mon guide très bon.

Jésus, mon berger très compatissant.

Jésus, mon maître très miséricordieux.

Jésus, mon sauveur très clément.

Jésus, illumine mes sens qui sont dans les ténèbres des passions.

Jésus, guéris mon corps blessé par les péchés.

Jésus, purifie mon esprit des vaines pensées.

Jésus, garde mon cœur des désirs diaboliques.

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi !


Kondakion 12


Accorde-moi la grâce, ô Jésus qui remets toutes les dettes, et accepte-moi, pénitent, comme Tu acceptas Pierre qui Te renia et appelle-moi , moi qui suis abattu, comme autrefois Tu appelas Paul qui Te persécutait. Ecoute-moi qui Te crie: Alléluia !


Ikos 12


Tandis que nous chantons Ton incarnation, nous Te louons tous et avec Thomas, nous croyons que Tu es Seigneur et Dieu, qui est assis à la droite du Père et qui reviendra juger les vivants et les morts. En ce jour, fais que je me tienne à Ta droite car je Te crie:

Jésus, Roi pré éternel, aie pitié de moi.

Jésus, Fleur fragrante, emplis-moi de Ta fragrance.

Jésus, Ferveur bien-aimée, enflamme-moi.

Jésus, Temple éternel, abrite-moi.

Jésus, Vêtement de lumière, orne-moi.

Jésus, Joyau sans prix, luit sur moi.

Jésus, Précieuse perle, brille sur moi.

Jésus, Soleil de Justice, donne-moi la lumière.

Jésus, sainte lumière, rends-moi radieux.

Jésus, sauve-moi de la maladie de l'âme et du corps.

Jésus, délivre-moi des mains de l'adversaire.

Jésus, libère-moi du feu inextinguible et des autres tourments éternels.

Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi.



Kondakion 13


O Jésus très doux et très compatissant, accepte de nous à présent cette supplique modeste, comme Tu acceptas les deux deniers de la veuve et garde Ton héritage des ennemis visibles et invisibles, des invasions étrangères, des maladies et de la famine, de toutes tribulations et blessures mortelles et du châtiment à venir délivre tous ceux qui crient vers Toi: Alléluia !


Ikos 1


Créateur des anges et Seigneur de puissances, ouvre mon esprit perplexe et mes lèvres pour louer Ton nom très pur, comme Tu libéras autrefois l'ouie et la langue d'un sourd-muet, qui se mit alors à proférer des paroles semblables:

Jésus très merveilleux, étonnement des anges.

Jésus très puissant, délivrance des Ancêtres.

Jésus très doux, exaltation des Patriarches.

Jésus très glorieux, affermissement des Rois.

Jésus très aimé, accomplissement des prophètes.

Jésus très admirable, courage des martyrs.

Jésus très tranquille, joie des moines.

Jésus très miséricordieux, douceur des prêtres.

Jésus très clément, abstinence de ceux qui jeûnent.

Jésus très doux, joie de ceux qui sont pieux.

Jésus très honorable, chasteté des vierges.

Jésus éternellement présent, salut des pécheurs.

Jésus, Fils de Dieu aie pitié de moi !


TON 8 /Kondakion 1


Puissant chef d'armée et Seigneur , conquérant de l'enfer, moi, Ta créature et Ton serviteur, je T'offre des hymnes de louange, car je suis délivré de la mort éternelle. Toi qui possèdes une ineffable miséricorde, délivre moi de tout péril, tandis que je crie vers Toi: Jésus, Fils de Dieu, aie pitié de moi !


Version Française de Claude Lopez-Ginisty d'après les éditions imprimées entre 1642 et 1652 du Molitviénik/Livre de Prières, en usage dans l'Eglise Orthodoxe Russe sous le Patriarche Joseph et d’après le Molitvennik/Old Orthodox Prayer Book publié par la paroisse de la Nativité du Christ à Erie, Pennsyvanie, USA en 1986

 

Texte extrait du blog http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com

ICON

Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste au Très Doux Jésus (pdf) en cliquant ici

20 avril 2009

Saint Dismas

Goodthief

Saint Dismas

Le Bon Larron

Fête le 25 mars

Il confessa le Christ sur la croix et, pour cela, il est le premier saint canonisé, "Tu seras avec moi dans le paradis", lui dit le Christ avant de mourir. S'ajoute à ce passage de l'Evangile, une belle légende qui mérite d'être contée. Elle date des tout-premiers temps de l'Eglise. Lors de la fuite en Egypte, deux brigands dévalisèrent la Sainte Famille de son argent et de son âne, mais Dismas intervint et les leur fit restituer, parce que c'étaient des pauvres gens sur la route de l'exil. L'Enfant-Jésus l'en remercia lui promettant qu'il lui revaudrait çà à l'occasion. Dismas continua à être un larron, mais Jésus ne l'oublia pas à la dernière minute.


«  Après que le Seigneur qui n'était plus qu'une plaie eut été crucifié, afin que les clous ne se détachassent point et que le corps divin ne tombât à terre, ces monstres de cruauté jugèrent bon de les river par derrière. Ils commencèrent donc par élever la croix pour la renverser sens dessus-dessous, et appuyer ainsi contre la terre Jésus crucifié. Cette nouvelle cruauté fit frémir tous les assistants, et il s'éleva un grand bruit dans la foule touchée de compassion. La mère affligée recourut au Père éternel pour cette inconcevable cruauté, afin qu'il ne permît qu'elle se fit selon l'intention des bourreaux, et elle commanda aux anges de venir au secours de leur créateur. Dès qu'ils eurent fini, ils élevèrent la croix et la firent tomber dans le trou creusé à cet effet, mais ces monstres soutinrent le corps avec leurs lances et lui firent de profondes blessures sous les bras, en enfonçant le fer dans la chair pour aider à dresser la croix. A ce spectacle si cruel, le peuple redoubla ses cris et le bruit et la confusion augmentèrent, de sorte que le coeur de la pauvre mère était entièrement accablé de douleur. Les juifs le blasphémaient, les dévots le pleuraient, les étrangers étaient confondus d'étonnement, et quelques uns n'osaient pas le regarder par l'horreur qu'ils en éprouvaient,, et le corps sacré répandait son sang en abondance par les blessures qui avaient été faites et les plaies qui avaient été renouvelées. Ils crucifièrent également les deux voleurs, et ils dressèrent leurs croix l'une à droite l'autre à gauche, ils le placèrent au milieu, afin qu'il fut considéré comme le chef et le plus grand des scélérats. Les pontifes et les pharisiens branlaient la tête avec des gestes de mépris, ils l'insultaient et lui jetaient de la poussière et des pierres , en disant; toi qui détruis le temple de Dieu et le rebâtis en trois jours, sauve- toi toi-même. Les deux voleurs l'injuriaient aussi et lui disaient; si tu es le fils de Dieu, sauve-toi toi-même et nous aussi. Cependant la sainte Vierge à genoux adorait son divin fils, elle pria le Père éternel de faire éclater l'innocence de Jésus-Christ. Sa prière fut exaucée la terre trembla, le soleil s'éclipsa, la lune s'obscurcit et les éléments furent dans la confusion, les montagnes se, fendirent ainsi que le voile du temple, les tombeaux s'ouvrirent ‘et les bourreaux se retirèrent contrits, gémissants et convertis, parce que Jésus en agonie, proféra ces paroles qui renferment l'excès de la charité : Mon père, pardonnez leur, car ils ne savent ce qu'ils font.


L'un des voleurs appelé Dismas, entendant ces paroles, et la sainte Vierge près de laquelle il était intercédant en même temps pour lui, il fut éclairé intérieurement et par cette divine lumière, il fut touché de contrition pour ses péchés, il reprit son compagnon et défendit l'honneur de Jésus-Christ, il se recommanda au Sauveur et le paradis lui fut promis. Le bon larron ayant été justifié, Jésus jeta un regard plein de tendresse sur sa mère, et proféra la troisième parole : femme voilà votre fils, en lui montrant saint Jean, et il dit à celui-ci : voilà votre mère. Il était près de trois heures et il adressa à son père la quatrième parole: Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'avez vous abandonné, s'affligeant de ce que la divinité avait suspendu les divines influences à sa sainte humanité, et aussi parce qu'il voyait un grand nombre de méchants, qui quoique devenus ses membres, et malgré son sang versé avec une si surabondante profusion, devaient se séparer de son corps divin et se damner. C'est pourquoi il proféra la cinquième parole : j'ai soif. Il avait soif de voir tous les hommes correspondre au salut par la foi et la charité qu'ils lui devaient. Mais les méchants lui présentèrent à l'extrémité d'un roseau une éponge trempée de fiel et de vinaigre. A la prière de la sainte Vierge, il refusa pour ne pas martyriser sa sainte bouche. Il prononça la sixième parole : Consummatum est, pour annoncer que la grande oeuvre de la rédemption du monde était accomplie. Enfin il ajouta; mon père, je remets mon. âme entre vos mains, il prononça ces divines paroles d'une voix forte èt sonore, en élevant au ciel ses yeux pleins de sang, et inclinant sa tête divine, il expira. Si la divine mère n'expira pas aussi ce fut par un miracle de la toute-puissance de Dieu. Lucifer et tous les siens par la vertu de ces dernières paroles fut vaincu et précipité dans l'enfer, et son empire fut détruit. La sainte Vierge demeura au pied de la croix jusqu'à la fin du jour, où l'on ensevelit le corps du rédempteur. Et en récompense de cette dernière douleur la très-pure mère fut toute spiritualisée dans le peu de l'être terrestre, que son corps virginal avait encore. Chaque père de famille fait son testament avant de mourir, ainsi Jésus-Christ avant de prononcer les sept paroles fit son testament sur la croix concerté avec le Père éternel, il resta scellé et caché pour les hommes, il ne fut ouvert qu'à la divine mère comme coadjutrice de la rédemption. il la déclara héritière, et exécutrice testamentaire pour accomplir sa divine volonté, et tout fut remis dans ses mains par le divin maître, comme le Père avait tout remis dans celles du fils. Ainsi notre grande reine dut distribuer les trésors dus à son fils parce qu'il est Dieu, et acquis par ses mérites infinis. Elle fut déclarée donc la dépositaire de toutes les richesses, dont son fils, notre rédempteur nous cède les droits auprès du Père éternel, afin que les secours, les grâces, et les faveurs soient accordés par la sainte Vierge et qu'elle les distribue de ses mains miséricordieuses et libérales.


Extrait de la Vie Divine de la Sainte Vierge, Maria d'Agreda, chapîitre 24

bonlaron

Prière au Bon Larron

Saint Bon Larron, toi qui, malgré tes péchés passés fus assuré d’une entrée immédiate au Ciel, par la gratuité de l’Amour de Dieu, qui en un instant t’a transformé en un saint, demande, je t’en supplie, à Jésus mon Sauveur, de faire tomber sur moi ce même regard de miséricorde, qui fera plonger mes yeux dans les siens, pour en recevoir le pardon et la sainteté. Ainsi, envahi par le feu de l’Amour Divin consumant et transformant, je pourrai entendre à mon tour la promesse que Jésus t’a faite : « Aujourd’hui même tu seras avec moi dans le Paradis. » Amen.

Approuvé par Mgr François Lapierre, 24 février 2004

2296597325_477376c2dd_b

18 avril 2009

Hymne Acathiste pour un Défunt

298_001

Hymne Acathiste pour un Défunt

Kondakion 1


Intercesseur Elu et Premier des Grands Prêtres, Toi Qui as donné Ta vie pour le salut du inonde pécheur et le pouvoir de devenir enfants de Dieu et d'habiter le jour sans crépuscule de Ton Royaume, accorde au défunt le pardon et la joie éternelle. Nous T'implorons pour lui par cette prière: Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Ikos 1


Saint Ange Gardien, envoyé du Seigneur, viens prier pour Ton serviteur, que Tu as accompagné sur tous les chemins de la vie, que Tu as sauvegardé et guidé, clame avec nous au Sauveur Tout-Généreux. Jésus, détruis la cédule des péchés de Ton serviteur (Nom)

Jésus, guéris les plaies de son âme.

Que sur terre ne restent pas de lui des souvenirs amers.

Jésus, fais grâce pour lui à ceux qui l'ont peiné et ceux qu'il a chagrinés.

Jésus, couvre ses imperfections du lumineux vêtement de Ta Rédemption.

Jésus, donne lui la joie par Ta Miséricorde.

Jésus, ineffable, grand et merveilleux apparais-lui Toi-même.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Kondakion 2


Telle une inconsolable tourterelle, l'âme explore la vallée terrestre, contemplant, du haut de l'intelligence divine, les péchés et tentations du chemin parcouru, et elle se chagrine amèrement pour chaque jour irréversible, perdu sans profit ; mais prends pitié de Ton serviteur, ô Maître, afin qu'il entre dans Ton repos en s'écriant : alléluia !


Ikos 2


Si Tu as souffert pour le monde entier, si Tu as versé des larmes, et transpiré en gouttes de sang pour les vivants et les morts, qui peut donc empêcher notre prière pour le défunt. En T'imitant, Toi qui es descendu jusqu'en enfer, nous prions pour le salut de Ton serviteur.

Jésus, Donateur de vie, illumine-le de Ta lumière.

Jésus, qu'il soit un avec Toi et le Père.

Jésus, Toi qui appelle tout le monde dans Ta vigne, ne manque pas de l'éclairer de Ta lumière.

Jésus, Dispensateur généreux des récompenses éternelles, fais-le fils de Ton Palais nuptial.

Jésus, rends à son âme les forces pleines de grâce de sa pureté première.

Jésus, qu'en son nom se multiplient les œuvres bonnes.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Kondakion 3


A ceux qui recherchaient l'aide de Ta Droite pour Tes serviteurs défunts, Tu T'es clairement manifesté dans des visions mystiques, leur inspirant dp prier afin qu'en mémoire des disparus, ils accomplissent pour eux des œuvres bonnes et des ascèses en témoignage de leur foi, clamant : alléluia !


Ikos 3


Pour sauver Adam déchu et tout le genre humain de la perte éternelle, Tu as envoyé, ô Bonté, dans le monde Ton Fils, resplendissant par Sa Croix et Sa Résurrection, et immortalisant notre vie.

Espérant dans Sa miséricorde incommensurable, nous attendons le Royaume incorruptible de Sa gloire, Lui demandant de l'accorder au défunt et priant

Jésus, ranime l'âme noyée dans les tempêtes de l'existence, afin de livrer à l'oubli les afflictions et les tourments terrestres.

Jésus, écoute-le sur Ton sein, telle la mère son enfant et dis-lui : tes péchés te sont remis.

Jésus, reçois-le dans le havre bienheureux et tranquille, afin qu'il se réjouisse de Ta Gloire divine.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Kondakion 4


Les tempêtes de la vie sont passées, les souffrances terrestres terminées, les ennemis et leur méchanceté, sans force ; mais fort est l'amour qui délivre de la ténèbre éternelle et sauve tous ceux par qui s'élève vers Toi ce chant hardi : alléluia !


Ikos 4


Tu es pour nous miséricordieux sans compter. Tu es l'Unique Libérateur, ce que nous ajouterons à l'exploit de Ton amour salvateur; mais Simon de Cyrène Ta aidé à porter la croix, Toi, le Tout-Puissant; de même, maintenant, il est agréable à Ta bonté que s'accomplisse le salut de nos proches avec notre participation.

Jésus, Tu as commandé à chacun de porter le fardeau de l'autre.

Jésus, par l'intercession de nos proches, Tu nous pardonnes après la mort.

Jésus, qui as établi un lien d'amour entre les défunts et les vivants.

Jésus, que les exploits ascétiques de ceux qui l'aiment, servent au salut de Ton serviteur (NOM)

Jésus, entends les cris de son cœur s'élevant par nos bouches.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Kondakion 5


O Dieu, reçois son dernier râle de contrition avant la mort, comme la prière du bon larron. Il s'est éteint sur la croix de la vie, fais-le héritier de Ta promesse, comme celui qui entendit : En vérité, Je te le dis, tu seras avec Moi au paradis, là où la multitude des pécheurs repentis chante dans la joie : alléluia !


Ikos 5


Pour nous crucifié, pour nous torturé, étends Ta main de Ta croix, par les gouttes de Ton Sang, lave sans laisser de trace tous ses péchés écoulés. Par Ta respectable nudité, réchauffe son âme dénudée, devenue orpheline.

Jésus, Tu connaissais sa vie dès avant sa naissance, et Tu l'as aimé.

Jésus, Tu le voyais de loin, du haut de Ta croix.

Jésus, Tu tendais vers lui, qui allait au loin,Tes bras couverts de plaies.

Jésus, Tu implorais son pardon sur le sanglant Golgotha.

Jésus, pour lui, Tu mourais avec douceur dans de cruelles souffrances.

Jésus, Qui as enduré la mise au tombeau, sanctifie son repos dans la tombe.

Jésus ressuscité, emporte vers le Père son âme dégradée par le monde et par Toi sauvée.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.

Kondakion 6


Il dort du sommeil de la tombe: mais son âme ne sommeille pas, elle T'espère Seigneur, elle a soif de Toi, Fiancé Eternel. Que s'accomplissent sur le défunt Tes Paroles : Celui qui mange Ma Chair et boit Mon Sang, aura la vie éternelle. Donne-lui à manger de la manne mystique et de chanter auprès de Ton autel : alléluia !


Ikos 6


La mort l'a séparé de tous les proches, l'âme s'est éloignée, ceux qui le connaissaient se désolent, Toi seul est resté intime. Les barrières do la chair sont détruites, et Tu T'es découvert, dans l'inaccessible grandeur de la Divinité, avec l'attente d'une réponse.

Jésus, Amour au-dessus de toute compréhension, prends pitié de Ton serviteur.

Jésus, s'éloignant de Toi, il souffrait lourdement.

Jésus, pardonne l'infidélité de son cœur.

Jésus, les espérances trompées ont fait naître la nostalgie de Toi.

Jésus, souviens-Toi de ces heures où son âme frémissait de Ton enthousiasme.

Jésus, accorde au défunt la joie non terrestre et le repos.

Jésus, Unique, fidèle, sans changement, accueille-le.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Kondakion 7


Nous croyons à la durée limitée de notre séparation. Nous t'ensevelissons, comme la graine dans le champ, tu repousseras dans un autre pays. Que périsse dans la tombe l'ivraie de tes péchés, et les œuvres bonnes resplendiront là-bas, en un lieu où les semences du bien apportent des fruits impérissables et où les âmes saintes chantent: alléluia !


Ikos 7


Lorsque le sort du défunt deviendra oubli, lorsque son image s'assombrira dans les cœurs, et que le temps effacera avec la tombe l'ardeur de la prière pour lui, alors, Toi, ne l'abandonne pas, donne la joie à l'âme solitaire.

Jésus, Ton Amour ne se refroidit pas.

Jésus, Ta bonne volonté est inépuisable.

Jésus, dans les prières sans relâche de l'Eglise, que ses péchés soient lavés par l'Offrande du Sacrifice non-sanglant.

Jésus, par l'intercession de tous les saints, accorde-lui la grâce de prier pour les vivants.

Jésus, aux jours de nos épreuves, reçois son intercession pour nous.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Kondakion 8


Prions avec des larmes, tant qu'est douloureusement frais le souvenir du défunt, faisons mémoire de son nom, nuit et jour, par des aumônes nourrissant ceux qui ont faim, appelant du fond de l'âme : alléluia !


Ikos 8


Le visionnaire Jean le Théologien, a vu auprès du Trône de l'Agneau de Dieu, une immense foule, tout de blanc vêtue : c'étaient ceux qui venaient de la grande tribulation. Ils servent Dieu nuit et jour dans la joie, et Dieu habite avec eux et le tourment ne les effleurera pas.

Jésus, fais se joindre à eux Ton serviteur (NOM).

Jésus, il a beaucoup souffert et peiné.

Jésus, Tu connais toutes ses heures amères, et ses pénibles minutes.

Jésus, sur terre il a eu afflictions et angoisses, donne-lui au ciel, la joie.

Jésus, accorde-lui les délices des sources d'eau vive.

Jésus, sèche toute larme de ses yeux.

Jésus, fais-le entrer là où le soleil de Ta Vérité ne brûle pas, mais vivifie.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur ta douceur du paradis.


Kondakion 9


Terminé le voyage sur terre, quel bienheureux passage dans le monde de l'Esprit, quelle contemplation de choses nouvelles et de beautés célestes, inconnues du monde terrestre, l'âme revient dans sa patrie, où le clair soleil de la Vérité Divine, illumine ceux qui chantent: alléluia !


Ikos 9


Si Ton reflet et Ta trace rayonnent sur le visage des mortels comment es-Tu alors Toi-même ! Si les fruits de Tes mains sont tellement merveilleux, et que la terre reflète seulement Ton ombre, pleine d'une majesté indescriptible, comment doit être alors Ta Face visible ! Révèle Ta Gloire à Ton serviteur (Nom).

Jésus, ajuste son oreille à la perception de Ta Divinité.

Jésus, ajuste son oreille à la compréhension de ce qui est céleste.

Jésus, que sa joie soit complète.

Jésus, raffermis son espérance de la rencontre dans les demeures des bienheureux.

Jésus, accorde-nous de ressentir la force bienfaisante de la prière pour les défunts.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Kondakion 10


Notre Père, reçois dans Ton Royaume celui qui s'est éteint, là où il n'y a ni péché, ni mal, là où la Sainte Volonté est indestructible, où, dans l'Assemblée des âmes les plus pures et des Anges immaculés, brille Ton Nom bienfaisant et où règne le parfum de la louange : alléluia 1


Ikos 10


En ce jour-là, les Anges établiront Ton Trône, ô Juge, et Tu resplendiras de la gloire de Ton Père, quand tu décerneras à chacun sa rémunération. Jette alors un regard compatissant sur Ton humble serviteur (Nom), dis lui : "Viens à ma droite !".

Jésus, en tant que Dieu, Tu as le pouvoir de remettre les péchés.

Jésus, pardonne ses péchés oubliés, ou par honte, cachés.

Jésus, libère-le des iniquités dues à la faiblesse ou l'ignorance.

Délivre-le des profondeurs sans lumière du désespoir infernal.

Jésus, qu'il hérite de Tes demeures vivifiantes.

Jésus, ajoute-le aux bénis de Ton Père.

Jésus, accorde-lui la béatitude pour les siècles.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Kondakion 11


Maître de Toute Bonté, que s'ouvrent au défunt les portes ensoleillées du Paradis, que viennent à sa rencontre dans l'allégresse les assemblées des justes et des saints, la foule de ses proches et de ceux qui l'aiment, que se réjouissent pour lui Tes Anges porteurs de lumière, qu'il voit aussi Ta Mère, Bienheureuse à jamais, là où résonne victorieusement : alléluia !


Ikos 11


Par Ton souffle revivent les fleurs, la nature ressuscite, des foules de minuscules créatures s'éveillent. Ton regard est plus clair que les cieux printaniers, Ton Amour, ô Jésus, plus chaud que les rayons du soleil. De la poussière terrestre Tu as ressuscité la chair périssable de l'homme, pour l'épanouissement à la vie éternelle incorruptible du printemps, alors éclaire aussi Ton serviteur (Nom) de la lumière de Tes bontés.

Jésus, les bienfaits de la vie sont en Ta main.

Jésus, en Ton regard la Lumière et l'Amour.

Jésus, libère de l'éternelle mort spirituelle le défunt.

Jésus, il s'est endormi dans l'espérance, ainsi que le fleuve-Nil, avant la froidure de l'hiver.

Jésus, éveille-le, lorsque les ronces de la terre se revêtiront des fleurs de l'éternité.

Jésus, que rien n'assombrisse son dernier sommeil terrestre.

Jésus, Bonheur inaltérable et but de notre existence.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Kondakion 12


Ô Christ ! Tu es Royaume Céleste, Tu es la terre des humbles. Tu es la demeure d'un petit nombre. Tu es le breuvage parfaitement nouveau. Tu es le vêtement et la couronne des bienheureux. Tu es la couche du repos des saints, Tu es le Très Doux Jésus ! A Toi convient la louange : alléluia !


Ikos 12


Par l'image des paisibles parcs d'une beauté non terrestre, et des demeures aussi claires que le soleil, et dans la perfection des chants célestes, Tu nous a découvert la félicité de ceux qui T'aiment.

Jésus, que Ton serviteur entre dans Ta joie.

Jésus, revêts-le de la splendeur de la Gloire du Père.

Jésus, qu'il entende le chant ineffable des chérubins.

Jésus, qu'il s'élève de gloire en gloire.

Jésus, qu'il Te voit face à face.

Jésus, Juge Tout-Compatissant, accorde à Ton serviteur la douceur du paradis.


Kondakion 13


Ô Fiancé Immortel, qui viendra du ciel avec les Anges, au milieu de la nuit du péché et de l'incrédulité, pour juger le monde entier, ouvre les portes de Ton palais glorieux à Ton serviteur (NOM), qu'avec les foules innombrables des saints, il chante dans les siècles : alléluia, alléluia, alléluia !

 

Texte extrait du blog http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com

295_001

Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste pour un Défunt (pdf) en cliquant ici

26 avril 2009

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 avril 2009

195_001

Message de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation à Medjugorje du 25 avril 2009

Chers enfants, aujourd'hui Je vous appelle tous à prier pour la Paix et à en témoigner dans vos familles, afin que la paix devienne le plus grand trésor sur cette terre sans paix. Je suis votre Reine de la Paix et votre Mère. Je désire vous emmener sur le chemin de la Paix qui vient uniquement de Dieu. C'est pourquoi, priez, priez, priez. Merci d'avoir répondu à Mon appel."


Commentaire

La prière juive que l'on appelle "Kadish", sanctification du nom et qui est l'ancêtre du "Notre Père" dit : Toi qui fait régner la paix dans le Ciel fait aussi régner la paix sur nous et sur tout Israël. En effet la paix vient d'En-Haut et nos prières peuvent la faire descendre sur la terre. La Paix totale viendra avec la réconciliation finale de la terre et du Ciel et seulement lors de la venue du Christ dans la Gloire. En attendant nous avons à être des artisans de paix, et ce travail ne s'opère que dans la prière. Quand comprendrons-nous que Dieu ne peut rien faire sans nous, ne veut rien faire en dépit de nous ? C'est ce que signifie la salutation des anges à Noël : paix sur terre aux hommes de bonne volonté, c'est-à-dire aux hommes qui le veulent bien, qui le désirent. La Reine de la Paix est venue pour nous aider à demander comme il faut et pour le demander au bon moment, au moment où la terre est dans un grand danger d'embrasement général. Ecoutons la voix de notre Mère et ne serait-ce que pour lui faire plaisir, si nous ne comprenons pas vraiment que c'est notre intérêt; supplions pour la Paix, à cause d'elle, à cause de ses venues.

Frère Ephraïm, Diacre permanent, fondateur de la Communauté des Béatitudes

Retrouvez les anciens Messages de Marie Reine de la Paix et de la Réconciliation,

en cliquant sur le lien suivant:

http://spiritualitechretienne.blog4ever.com/blog/articles-83937-273707.html

25 avril 2009

Sanctification de la semaine avec Sainte Philomène

2006_st_philomena

Sanctification de la semaine avec Sainte Philomène

phillomina

Dimanche

Jour consacré à la Très Sainte Trinité

Remerciez l'Auguste Trinité des faveurs dont Elle a comblé Sainte Philomène. Demandez par l'intercession de cette glorieuse Vierge toutes les grâces dont vous avez besoin, en particulier celle de persévérer jusqu'à la mort dans la croyance de ce Mystère, afin de pouvoir le contempler éternellement dans le Ciel.

3 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

philomena4

Lundi

Jour consacré au Saint Esprit

Remerciez le Saint Esprit de la pureté dont Il a orné Sainte Philomène; de la force et du courage qu'Il lui a accordé dans son martyre. Demandez-Lui, par son intercession, un secours, dans l'affliction, une protection dans l'adversité, un soutient dans les tentations. Remerciez-Le du bienfait de la Confirmation.

3 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

philomena3

Mardi

Jour consacré aux Saints Anges

Offrez vos remerciements aux Anges qui secoururent Sainte Philomène dans sa prison et la retirèrent du Tibre au moment où elle y était jetée avec une ancre au coup par ordre de Dioclétien. Louez surtout l'Archange Gabriel qui fut le bienheureux gardien de cette chaste Vierge, implorez son secours dans vos tentations; invoquez votre Saint Ange Gardien.

3 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

65825AN

Mercredi

Jour consacré à la Sainte Famille, Jésus, Marie, Joseph

Demandez à Sainte Philomène d'intercéder pour vous auprès de la Très Sainte Famille. Priez pour que toutes les familles chrétiennes retracent les vertus de cette auguste Trinité sur la terre. Répétez dans la journée cette oraison jaculatoire: « Vivent dans tous les cœur la Sainte Famille, Jésus, Marie et Joseph, par Sainte Philomène. »

3 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

HC_20Arrows_20Philomena

Jeudi

Jour consacré au Très Saint Sacrement

Adorez Jésus-Hostie en union avec Sainte Philomène; offrez par elle vos actions de grâces au Divin Sauveur pour l'institution de la Divine Eucharistie. Transportez-vous en esprit avec elle au pied du Tabernacle pour rendre hommage au Prisonnier d'Amour.

3 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

65825AM

Vendredi

Jour consacré à la Passion de Notre Seigneur Jésus-Christ

Sainte Philomène est mort, comme son Divin Epoux, un vendredi à trois heures de l'après-midi. Unissez vos peines aux souffrance de cette glorieuse Vierge pour remercier Notre Seigneur des tourments qu'Il a enduré pour nous sauver. Offrez-vous à Jésus avec Sainte Philomène, en union de sacrifice; soyez heureux de souffrir sur la terre pour régner avec Lui dans le Ciel.

3 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

65825AL

Samedi

Jour consacré à la Bienheureuse Vierge Marie

Sainte Philomène fut la fille chérie de la Mère de Dieu. Offrez vos hommages à la Vierge Immaculée par les mains de votre puissante protectrice: elle obtiendra de Son Cœur Maternel toutes les grâces dont vous avez besoin. Remerciez Marie d'avoir bien voulu visiter Sainte Philomène dans sa prison pour la consoler et la soutenir.

  3 Notre Père, 3 je Vous salue Marie, 3 Gloire au Père

11_Philomena

Téléchargez le texte de la Semaine avec Ste Philomène (pdf) en cliquant ici

24 avril 2009

Hymne Acathiste à Saint Alexis d'Ugine

2178203744_bd6dbe5057_b

Saint Alexis d'Ugine

1867-1934

Fête le 22 août


Alexis Medvedkovn né dans le nord de la Russie en 1867, prêtre en 1895, martyrisé par les communistes en 1917, réfugié en Estonie où il subit les vexations du clergé local. Il obtint la paroisse de saint-Nicolas d'Ugine, en Savoie, en 1930. Il vécut pauvre, calomnié. Mais il savait s'abîmer dans la prière, l'étude des Saintes Ecritures et des Pères de l'Eglise. Malade, il fut transféré à l'hôpital d'Annecy après avoir demandé pardon à ses détracteurs, comme s'il était leur débiteur. La chambre du Père Alexis était un véritable oratoire. Le 21 août 1934, il se confesse, reçoit l'onction des malades et la sainte communion. Le 22, à l'aube, il rend son âme à Dieu, laissant le souvenir d'un saint prêtre, d'un homme de paix et d'une profonde vie intérieure. Ses saintes reliques sont gardées au monastère des moniales du Bussy-en-Othe, dans l'Yonne qui ont édité un petit fascicule sur la vie de saint Alexis. Canonisé le 16 janvier 2004 par Bartholomée 1er, patriarche œcuménique, on célébra une divine liturgie d’action de grâces, le 2 mai 2004 en présence du cardinal Lustiger, et de plusieurs évêques orthodoxes de diverses obédiences.

18860977

Hymne Acathiste à Saint Alexis d'Ugine


Kondakion 1


Toi qui fus révélé sur le sol de la France, tu naquis en terre lointaine de Russie et ton père Jean prêtre de la Sainte Eglise mourut peu après ta naissance te laissant à la miséricorde du Père Céleste, Tu grandis en fils de Dieu et nous te disons: réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Ikos 1


Dès ton jeune âge avec ta mère Léonille tu connus les difficultés de l’existence, or jamais la misère ni les privations ne t’éloignèrent des commandements de Dieu, vers Qui ton âme simple se tournait sans cesse, Tu cheminas vers le Ciel et nous te chantons:

Réjouis-toi qui as gardé de ton enfance l’innocence

Réjouis-toi qui eus pour Père Celui de tous les humains

Réjouis-toi Semailles précoces de la Sainte Russie

Réjouis-toi Graine qui germa sous le Soleil de Justice

Réjouis-toi Bourgeon frêle qui grandit au sein de l’Eglise

Réjouis-toi Rameau dont la croissance se fit dans la foi

Réjouis-toi Arbre chargé de tous les dons du Saint Esprit

Réjouis-toi Fleur qui s’épanouit dans le jardin d’Eden

Réjouis-toi Champs fertile où fleurissent les vertus chrétiennes

Réjouis-toi Florilège éclatant de la faveur du Maître

Réjouis-toi Moisson miraculeuse de la Vie en Christ

Réjouis-toi Couronne précieuse des miracles de Dieu

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 2


Enfant de prêtre destiné à la prêtrise, tu fus éduqué par l’Eglise du Seigneur, te consacrant très tôt au service de Dieu, tu fis office de lecteur mais dans ton cœur le Dieu Bon t’appelait déjà au sacerdoce, en ton âme résonnait fort l’Alléluia !


Ikos 2


La sainteté comme aimant attire le saint, tu rencontras le saint père Jean de Cronstadt, tu le vis souvent célébrer la Liturgie, il était alors en Russie comme un soleil qui illuminait les ténèbres de l’époque, et nous à présent sur terre nous te clamons:

Réjouis-toi qui connus le luminaire de la Russie

Réjouis-toi qui reçus de lui l’assurance de ta voie

Réjouis-toi qui eus l’insigne honneur de fréquenter un saint

Réjouis-toi qui eus la protection par sa bénédiction

Réjouis-toi qui vis son exemple sacré et le suivis

Réjouis-toi Athlète vigoureux de la seule douceur

Réjouis-toi Soldat impeccable des milices célestes

Réjouis-toi Imitateur zélé des prêtres d’autrefois

Réjouis-toi car Tu as simplement incarné la prêtrise

Réjouis-toi qui suivis le Christ sans jamais te retourner

Réjouis-toi qui dépasses l’entendement du temps profane

Réjouis-toi Père aimant pour les enfants malheureux du siècle

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 3


Saint Jean de Cronstadt fut une borne du Ciel, un jour tu confessas au thaumaturge saint, et ta vocation et ta grande indignité, il vit ta belle droiture et t’encouragea a demander l’ordination sacerdotale afin que tu chantes vers Dieu: Alléluia !


Ikos 3


Suivant la voie tracée par le saint thaumaturge, la veille de la Nativité tu fus diacre et tu devins prêtre de l’Eglise du Christ au jour de la synaxe de la Toute Pure, tu rejoignis avec ton épouse le lieu où tu œuvras pour le Seigneur et nous disons:

Réjouis-toi Chandelier qui porte la Lumière de Dieu

Réjouis-toi Ambon où la Sainte Ecriture est proclamée

Réjouis-toi Chœur harmonieux des dons sacrés du Saint Esprit

Réjouis-toi Lampade qui déborde des trésors de Grâce

Réjouis-toi Sermon vivant qui catéchise par l’exemple

Réjouis-toi Lutrin où l’on voit la Parole mise en œuvre

Réjouis-toi Stalle de chair dressée face à l’Eternité

Réjouis-toi Parvis qui trace la frontière avec le Ciel

Réjouis-toi Oratoire débordant de sainte oraison

Réjouis-toi Sanctuaire modeste de l’humilité

Réjouis-toi Bienveillance de Dieu descendue vers les hommes

Réjouis-toi Assurance des mortels dans l’intercession

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 4


Ainsi tu fus pour tes brebis spirituelles le Bon Berger dont parle la Sainte Ecriture et servant dans l’Eglise de la Dormition, tu œuvras avec conscience pour le Salut des âmes qui t’avaient été confiées par Dieu, que nous acclamons en disant: Alléluia!


Ikos 4


Pasteur admirable du troupeau des fidèles, tu assuras ta charge avec beaucoup d’amour et ta paroisse étant trop pauvre tu devais travailler comme paysan pour assurer la subsistance de ta mère et ta famille, devant ton zèle et ta ferveur nous te chantons:

Réjouis-toi Berger paisible des brebis spirituelles

Réjouis-toi Pasteur aimant des fidèles du Dieu Très Haut

Réjouis-toi Rempart de prières contre les ennemis

Réjouis-toi Clef de la parfaite spiritualité

Réjouis-toi qui montres sur la terre la splendeur des Cieux

Réjouis-toi qui donnes des Cieux une image sur la terre

Réjouis-toi Voix de la prêtrise qui annonce la Voie

Réjouis-toi Courage des humbles lors de l’adversité

Réjouis-toi Soutien inébranlable de ceux qui vacillent

Réjouis-toi Signe ineffable de la Grâce du Seigneur

Réjouis-toi par qui nous voyons que s’accomplit l’Evangile

Réjouis-toi par qui nous comprenons la ferveur et le zèle

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 5


Tu vécus en Dieu les prémices du Royaume, ta vie était rude mais comblée de la Grâce, tu vivais pour le Royaume et par ton labeur, tu thésaurisais des richesses dans le Ciel, les autorités de l’Eglise et tes fidèles, tous remerciaient Dieu en disant: Alléluia!


Ikos 5


Quand survint la tourmente révolutionnaire, tu sus confesser ta foi devant les athées, tu fus condamné à mort mais la Providence ne permit pas que le Malin puisse te vaincre et priver notre monde de ton sacerdoce, tu t’enfuis avec ta famille et nous chantons:

Réjouis-toi Martyr qui témoignas devant l’iniquité

Réjouis-toi Fermeté de la foi dans les persécutions

Réjouis-toi qui ne t’inclinas jamais devant le Malin

Réjouis-toi qui fus prêt à sacrifier ta vie pour l’Eglise

Réjouis-toi qui ne cillas pas sous le regard des tyrans

Réjouis-toi qui leur montras le Christ Seigneur Ami des hommes

Réjouis-toi qui fus délivré de l’oppression des athées

Réjouis-toi qui fus libéré des prisons d’iniquités

Réjouis-toi qui pus reprendre le Grand Œuvre de prêtrise

Réjouis-toi qui as vaincu par la force du Christ vainqueur

Réjouis-toi Guide des fidèles dans un siècle troublé

Réjouis-toi Joie des pieux fidèles de Russie et de France

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 6


Tu connus avec les tiens le premier exil en terre d’Estonie où tu devins mineur, tu continuas à exercer ta prêtrise et l’enseignement des vérités de l’Eglise, t’épuisant jour et nuit pour le Ciel et la terre, mais chantant sans cesse vers Dieu: Alléluia!


Ikos 6


Or ton épouse tomba malade et mourut, tu repris l’exil et tu t’en vins à Paris, servir le Christ à Saint Alexandre Nevsky, mais tu n’y restas point et partis en Savoie, car tu fus nommé à la paroisse d’Ugine, où ta sainteté révélée nous te disons:

Réjouis-toi Ouvrier fidèle des moissons du Seigneur

Réjouis-toi Artisan zélé dans les vignes du Royaume

Réjouis-toi Pèlerin infatigable qui va vers Dieu

Réjouis-toi qui aimas grandement le service d’Eglise

Réjouis-toi Liturge incessant devant le trône céleste

Réjouis-toi Amant passionné des offices liturgiques

Réjouis-toi Pilier élevé dans la prière incessante

Réjouis-toi qui te fis un abri au Royaume ici bas

Réjouis-toi qui te nourris abondamment de la Parole

Réjouis-toi dont l’oraison était comme respiration

Réjouis-toi Terre fertile où les talents se multiplient

Réjouis-toi Accomplissement des promesses du baptême

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 7


Dans le village de ta nouvelle paroisse, ta vie matérielle devint facilitée, mais tu n’étais préoccupé que par le Ciel, et au lieu de te reposer de tes labeurs, tu continuas à tendre tous tes efforts pour ton troupeau qui s'écria: Alléluia!


Ikos 7


Comme tu le fis toujours au long de ta vie, tu vaquais aux tâches de ta charge avec zèle, manifestant par ta ferveur et ta bonté la présence du Christ qui s’abaissa pour nous jusqu'au sacrifice insigne de la Croix, c’est pourquoi avec amour nous te proclamons:

Réjouis-toi Fleur très odorante du jardin du Seigneur

Réjouis-toi Couronne immarcescible des prêtres très saints

Réjouis-toi qui fais resplendir la ressemblance du Christ

Réjouis-toi qui dévoile la grandeur de l’humilité

Réjouis-toi Enseignement dont se nourrissent les fidèles

Réjouis-toi Ombre de la splendeur divine du Très Haut

Réjouis-toi dont la vie est porteuse de bénédictions

Réjouis-toi qui dans le siècle a su guider les égarés

Réjouis-toi Sacrifice vital agréable au Seigneur

Réjouis-toi Vertu cachée dans l’indifférence du monde

Réjouis-toi Plaidoyer pour ceux qui sont brisés par le siècle

Réjouis-toi Amour qui a dépassé la nature humaine

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 8


L’ennemi du genre humain voyant ton progrès parmi tes paroissiens semant la zizanie, suscita contre toi de nouvelles épreuves, mais tu poursuivis ton chemin vers le Royaume, armé de la seule force de la prière, chantant sans cesse vers ton Dieu: Alléluia!


Ikos 8


L’ennemi ne supportait pas ta sainteté, ombre du Maître sur la terre des vivants, tu partageais avec les pauvres ton salaire, tu consacrais tout ton temps à Dieu dans l’Eglise et tu célébrais avec zèle les offices, c’est pourquoi avec les anges nous te clamons:

Réjouis-toi Cierge clair qui se consume devant l’Autel

Réjouis-toi Porte ouverte sur les mystères de la foi

Réjouis-toi Icône qui réintègre la ressemblance

Réjouis-toi Gloire incontestable des saints prêtres du Christ

Réjouis-toi Manifestation remarquable de l’ascèse

Réjouis-toi Modestie insigne agréable au Dieu de Gloire

Réjouis-toi qui dans l’époque troublée montras l’éternel

Réjouis-toi qui réunis la douceur et la fermeté

Réjouis-toi qui as manifesté tangiblement la Grâce

Réjouis-toi Encens d’agréable odeur qui monte vers Dieu

Réjouis-toi Vision sur la terre du Royaume du Christ

Réjouis-toi Espérance tangible des lieux éternels

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis d’Ugine qui prie pour nous !


Kondakion 9


Par la malignité de l’Ennemi pervers, tu fus la proie des calomnies et médisances, mais par la pure grâce de la Providence, il ne fut pas permis que le Malin triomphe, bientôt les méchants eurent la bouche fermée et les fidèles chantèrent Alléluia!


Ikos 9


Et jamais tu ne fis acception de personnes, priant pour tous tes paroissiens bons ou hostiles et louant la pureté des petits enfants en qui tu voyais la relève de l’Eglise, au temps où le Malin divisait les fidèles, devant ton ineffable bonté nous disons:

Réjouis-toi Tabernacle de la sagesse de l’Eglise

Réjouis-toi Trésor amassé dans les demeures célestes

Réjouis-toi Douceur suave de la vie spirituelle

Réjouis-toi Simplicité de la liberté des croyants

Réjouis-toi Placidité de ceux qui n’espèrent qu’en Christ

Réjouis-toi Silence prégnant de ceux qui écoutent Dieu

Réjouis-toi qui as vécu sur la voie droite de la Foi

Réjouis-toi Athlète quiet qui a mené le bon combat

Réjouis-toi Lumière qui luit dans les ténèbres du monde

Réjouis-toi qui illumines notre chemin par ta vie

Réjouis-toi Exemple pour ceux qui veulent être sauvés

Réjouis-toi Recours sûr dans les tempêtes de cette vie

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 10


Tu combattis toujours le bon combat du Christ, ton corps usé par les épreuves de ce monde se vit alors miné par un mal incurable et tu fus affiné au creuset de souffrance, t’abîmant plus profondément dans la prière, t’épanchant en Dieu en disant: Alléluia!


Ikos 10


La veille de ta naissance au Ciel tu chantas les hymnes de l’Eglise qui mènent au Christ, et au matin dans la paix et dans le silence, tu rendis à Dieu ton âme de pureté et lorsque tu fus enseveli tous les russes étaient auprès de toi c’est pourquoi nous disons :

Réjouis-toi Colonne de prières au sein de l’Eglise

Réjouis-toi Porte ouverte sur les mystères du salut

Réjouis-toi Initiation sûre à la vie spirituelle

Réjouis-toi Instructeur des ignorants par ton exemple

Réjouis-toi qui incarnas les Béatitudes du Christ

Réjouis-toi qui fus un miroir reflétant la Vie Divine

Réjouis-toi qui n’eus recours qu’à la prière dans l’épreuve

Réjouis-toi qui manifestas en abondance la Grâce

Réjouis-toi Chambre secrète où le Ciel descend sur la terre

Réjouis-toi Union subtile de la force et la douceur

Réjouis-toi Disciple parfait qui nous guide vers le Maître

Réjouis-toi Escorte orante de ceux qui cherchent la Voie

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 11


Toute hymne humaine est impuissante à célébrer la gloire des confesseurs de notre grand Dieu et la beauté paisible de leur fin de vie, pardonnant à tous et demandant leur pardon, tu mourus en bénissant tous tes paroissiens et ils s’exclamèrent vers Dieu Alléluia !


Ikos 11


Tu reposas en terre de longues années, mais lors de la désaffection du cimetière, ton corps très pur fut retrouvé incorrompu, revêtu de ses ornements sacerdotaux et le mystère insigne de ta sainteté fit monter vers ta gloire ces acclamations:

Réjouis-toi Rayon du Soleil de Justice dans le monde

Réjouis-toi Eclat lumineux de la radiance du Christ

Réjouis-toi Echo très clair de la lumière du Seigneur

Réjouis-toi Averse féconde dans le désert des cœurs

Réjouis-toi Onde pure qui lave les regards blasés

Réjouis-toi Source irriguant la fournaise de l’incroyance

Réjouis-toi Eau vive qui étanche la soif d’absolu

Réjouis-toi Aspersion qui revivifie notre intellect

Réjouis-toi Mer étale au milieu des tempêtes du siècle

Réjouis-toi Coupe de l’ascèse qui répand l'allégresse

Réjouis-toi Parfum d’ineffable beauté de la vie sainte

Réjouis-toi Vie qui réveille les consciences endormies

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 12


Dans un premier temps Dieu dans Son Amour des hommes ne permit pas que Son saint voie la corruption, afin que ton corps entier témoigne de la Grâce, puis, comme à un nouveau Nectaire il t’accorda que tes os sacrés puissent être partagés, Pour que retentisse partout l’Alléluia !


Ikos 12


Ta dépouille sacrée fut plus tard transférée* A Sainte Geneviève des Bois en l’Eglise* Mais la Providence te fit faire une halte* Au couvent de la Protection de la Très Pure* A Bussy en Othe où maintenant tu reposes* Tandis que nous clamons avec les saints vers toi :

Réjouis-toi Réceptacle parfait des fruits du Saint Esprit

Réjouis-toi Sainteté éclatante aux yeux du monde vain

Réjouis-toi Ornement précieux de l’Eglise du Seigneur

Réjouis-toi Trésor de la pieuse oraison et des vertus

Réjouis-toi Incarnation obvie de la sainte prêtrise

Réjouis-toi Exemple très sûr du sacerdoce parfait

Réjouis-toi Phare étincelant dans la nuit de l’incroyance

Réjouis-toi Rempart de prières contre l’adversité

Réjouis-toi Artisan de paix dans la Maison du Sauveur

Réjouis-toi Pasteur admirable pour le troupeau du Christ

Réjouis-toi Intercession efficace devant le Trône

Réjouis-toi Borne lumineuse sur le chemin de Dieu

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 13


Saint Alexis d’Ugine notre père saint, toi qui deux fois vécus l’exil sur cette terre, accorde-nous de suivre ton très pieux exemple, et après l’exil de cette vie passagère, par ton intercession auprès du Dieu d’Amour, permets qu’avec toi nous chantions d’un même cœur: Alléluia! Alléluia! Alléluia! ( Ce kondakion est dit trois fois)


Ikos 1


Dès ton jeune âge avec ta mère Léonille, tu connus les difficultés de l’existence, or jamais la misère ni les privations ne t’éloignèrent des commandements de Dieu, vers Qui ton âme simple se tournait sans cesse, tu cheminas vers le Ciel et nous te chantons:

Réjouis-toi qui as gardé de ton enfance l’innocence

Réjouis-toi qui eus pour Père Celui de tous les humains

Réjouis-toi Semailles précoces de la Sainte Russie

Réjouis-toi Graine qui germa sous le Soleil de Justice

Réjouis-toi Bourgeon frêle qui grandit au sein de l’Eglise

Réjouis-toi Rameau dont la croissance se fit dans la foi

Réjouis-toi Arbre chargé de tous les dons du Saint Esprit

Réjouis-toi Fleur qui s’épanouit dans le jardin d’Eden

Réjouis-toi Champs fertile où fleurissent les vertus chrétiennes

Réjouis-toi Florilège éclatant de la faveur du Maître

Réjouis-toi Moisson miraculeuse de la Vie en Christ

Réjouis-toi Couronne précieuse des miracles de Dieu

Réjouis-toi Saint Prêtre Alexis qui intercède pour nous!


Kondakion 1


Toi qui fus révélé sur le sol de la France, tu naquis en terre lointaine de Russie, et ton père Jean prêtre de la Sainte Église, mourut peu après ta naissance te laissant à la miséricorde du Père Céleste, tu grandis en fils de Dieu et nous te disons : Réjouis-toi ô Saint Prêtre Alexis d’Ugine !

Prière à Saint Alexis d'Ugine


O saint père Alexis d’Ugine, à l’instar de ton saint patron Alexis, l’Homme de Dieu, tu vécus dans le monde ignoré, tu fus la modestie et le zèle incarnés, tu acceptas avec patience l’exil et les épreuves de la vie et même les persécutions ne purent te faire perdre le fil de la prière. Tu fus le Bon Pasteur qui donne son temps et sa vie pour ses brebis, tu ne fis jamais acception de personne ou de clan et tu réconcilias autour de tes reliques saintes, les fils de la Russie dispersés sur la terre de Savoie; C’est pourquoi Dieu a manifesté par ton incorruptibilité la faveur dont tu jouissais auprès de Lui: Donne-nous à présent par tes saintes prières, de mettre nos pas dans tes empreintes sacrées. Intercède pour nous auprès du Dieu de miséricorde afin qu’il nous accorde d’être dignes de la grande faveur qu’il nous fit en bénissant la terre de France par la présence de ton corps incorrompu. Que par tes saintes prières nous cheminions avec confiance ainsi que tu le fis vers le Royaume éternel du Père du Fils et du Saint Esprit, à Qui nous rendons tout honneur et toute gloire dans les siècles des siècles. Amen !


Acathiste composé pour la Gloire du Dieu Un dans la Trinité et de son Saint Archiprêtre Alexis d’Ugine par Claude Lopez-Ginisty

 

Texte extrait du blog http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com

158060627_da5ab42f5d_b

Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste à Saint Alexis d'Ugine (pdf) en cliquant ici

stalexis

22 avril 2009

Hymne Acathiste à Saint Sigismond

51500A

Saint Sigismond

Roi des Burgondes

† 524

Fête le 1er Mai


Rien n’est plus admirable que ce choix de moyens dont se sert la Providence pour opérer la sanctification des élus. Nous l’allons voir dans la vie de Saint Sigismond. Saint Sigismond était fils de Gondebaud, roi des burgondes qui était arien. Converti de l’arianisme à la foi orthodoxe grâce à l’influence de Saint Avit de Vienne ( Fêté le 5 Février), Saint Sigismond montra dès son élévation au trône de Bourgogne ( 516) un grand souci pour la vie de l’Eglise Orthodoxe. Dès 513, le roi Gondebaud son père l’avait associé au trône et l’avait fait couronner à Genève. Il fut alors nommé Patrice de l’Empire dans les Gaules, dignité que conféraient aux princes burgondes les empereurs d’Orient dont ils se glorifiaient d’être les mandataires. Il réunit des conciles contre les ariens et restaura le monastère de Saint Maurice d’Agaune. En fait, il y fonda véritablement l’abbaye actuelle qui n’était jusqu’alors ( 516) qu’un lieu où vivaient de saints ermites dans des cellules séparées. En 517, il fit convoquer par son zèle le Concile d’Epaone présidé par Saint Avit. Il tenta de purger son royaume des poisons du vice et de l’hérésie. Malgré sa piété, Saint Sigismond gardait néanmoins la grossièreté et l’impulsivité des mœurs barbares. Après le mort de sa première épouse, il s’était remarié. L’inimitié était grande entre son fils Sigeric et sa nouvelle épouse. Un jour de fête, le fils reprocha à sa marâtre de porter les vêtements de sa mère défunte. Celle-ci fut transportée de fureur et se mit à exciter Sigismond par des paroles insidieuses. Elle prétendit que Sigeric voulait tuer son père et s’emparer du royaume. A cause de cette accusation calomnieuse de complot, le roi fit étrangler son fils en sa présence. Il tomba dans le piège de son épouse manœuvrée par le Malin. Mais à peine le crime fut-il commis, qu’il se précipita en pleurs sur le cadavre et alla se retirer à Agaune ( actuellement Monastère de Saint Maurice) pour tenter d’expier son péché par une sévère pénitence. La tradition rapporte qu’un vieillard lui dit alors: “C’est sur toi que tu dois pleurer maintenant, toi qui par suite d’un perfide conseil, est devenu un cruel parricide; celui que tu as fait périr innocent n’a pas besoin qu’on le pleure. “ Le roi passa de longs jours dans les larmes et les jeûnes pour implorer de Dieu son pardon. Il demanda au Seigneur que Celui-ci lui envoie son châtiment dans cette vie terrestre. C’est pendant ce séjour au monastère d’Agaune qu’il y fit instituer la Laus perennis, louange perpétuelle inspirée de la tradition des Acémètes de Saint Marcel de Constantinople. Profitant de l’affaiblissement du royaume burgonde, les princes francs du nord lui déclarèrent la guerre. Vaincu, le roi Sigismond s’enfuit et resta en un lieu alors appelé Verrosa ( actuel Verrosaz) où il vêcut en ermite dans une grotte. Il s’était fait couper les cheveux et portait l’habit de moine. Quelques burgondes vinrent le trouver et lui conseillèrent de se retirer au monastère d’Agaune, mais c’était un piège par lequel on le livrait à ses ennemis. Il fut capturé alors qu’il cherchait à atteindre Saint-Maurice et il fut conduit en Gaule et jeté dans un puits près d’Orléans ( France), avec sa femme et ses enfants qui étaient déjà prisonniers de Clodomir, un de ses plus farouches ennemis ( 1er Mai 524). Dieu, à la demande suppliante du saint, punit son crime par la révolte de ses sujets, mais il glorifia son repentir en illustrant son tombeau par des miracles et il reçut le titre de saint comme le saint roi et prophète David pénitent. Le corps du saint séjourna trois ans dans ce puits. Souventes fois, on y vit une lampe miraculeusement allumée. Le peuple accourut à ce lieu pour vénérer le saint roi. On y bâtit peu à peu une chapelle, et des maisons s’élevèrent autour de ce sanctuaire, formant un village que l’on appela le Puits de Saint Sigismond ou simplement Saint Sigismond. Ce village existe encore dans l'Orléanais. Le puits du saint s'y trouve et l'on vient encore y puiser de l'eau pour la guérison du corps et de l'âme. Une relique du saint est aussi présente dans ce lieu, chose rare à notre époque... Mais c’est à Saint Maurice en Valais que le saint devint célèbre. Son corps ayant été transféré à Agaune ( actuel Saint-Maurice en Valais), puis en partie à Prague ( son chef), il fut vénéré comme un martyr et des miracles nombreux s’accomplirent auprès de son tombeau. Saint Grégoire de Tours qui est mort en 595, donc 71 ans après Saint Sigismond, rapporte déjà dans son livre des martyrs et des confesseurs que les fidèles étaient guéris de la fièvre par l’intercession de Saint Sigismond. Il faut noter qu'en ces temps reculés, on appelait fièvres toutes sortes de maladies. Il guérissait également les hernies par son intercession. Une antique prière éditée avec les œuvres de Saint Grégoire de Tours témoigne de la puissance de son intercession pour les pieux fidèles atteints de fièvres...


Prière à Saint Sigismond


C’est par un pur don Seigneur, qu’au nom de Ton élu Sigismond, par la communion au corps et au sang de Jésus-Christ Ton fils, Tu chasseras de Ton serviteur N... que voici, les frissons et l’ardeur des fièvres et que Tu daigneras lui rendre sa santé première. Amen!

Num_riser0010

Hymne Acathiste à Saint Sigismond


Kondakion 1


Roi pénitent, reçois nos hymnes de louanges ô Saint Sigismond par l’exemple de ta vie, le Seigneur nous apprend sa grande compassion, car en te retirant de l’abîme du mal il t’éleva jusques au ciel où l’on te chante: Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Ikos 1


Tu étais l’illustre fils du Roi Gondebaud, élevé au sein de l’hérésie des ariens, mai,s par l’influence de Saint Avit de Vienne tu retrouvas la foi des Pères orthodoxes dans l’Eglise où l’on célèbre ainsi ta mémoire:

Réjouis-toi, Qui retrouvas le chemin de l’Orthodoxie

Réjouis-toi Souverain pieux sujet du monarque des Cieux

Réjouis-toi, Qui fus guidé dès ton jeune âge par un saint,

Réjouis-toi, Qui fus nourri du miel de la saine doctrine;

Réjouis-toi, Qui marchas sur la voie royale de l’Eglise,

Réjouis-toi Prince qui jamais ne méconnut le Christ-Roi

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 2


Ton père t’avait fait couronner à Genève et tu étais devenu patrice des Gaules, titre donné par les empereurs d’Orient, garants de l’orthodoxie de la Sainte Église où sans cesse monte vers Dieu l’Alléluia!


Ikos 2


Lorsque tu montras sur le trône des Burgondes, tu voulus devenir bouclier de l’Eglise, tu lui fit de ton autorité un rempart, tu veillas à ce qu’elle possède la paix pour ce les Saints Pères te louent dans les hauteurs:

Réjouis-toi Défenseur attentif de l’Eglise du Christ

Réjouis-toi Protection invincible contre les félons

Réjouis-toi Abri sûr contre les fourberies du Malin

Réjouis-toi Forteresse imprenable de la Paix céleste

Réjouis-toi Armure sans failles des serviteurs dévots

Réjouis-toi Escorte sur les chemins tortueux du monde

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 3


Portant Dieu dans ton cœur tu cheminas sur terre comme un subordonné du monarque des cieux, tu fus la sentinelle de la tradition et la forteresse de Dieu contre l’erreur, toujours psalmodiant vers son trône: Alléluia!


Ikos 3


Ton royaume fut toujours lié à l’Eglise, tu étais investi de la mission sacrée de garder l’héritage qui te fut transmis par la grâce du Saint évêque Avit de Vienne qui te chante avec les élus du haut des cieux:

Réjouis-toi Gardien consacré de la Sainte Orthodoxie

Réjouis-toi Champion sur la terre de la cause céleste

Réjouis-toiAthlète victorieux du saint combat

Réjouis-toi Prince garant des richesses spirituelles

Réjouis-toi Sauvegarde du dépôt de la Tradition

Réjouis-toi Bouclier ferme des saints canons de la foi

Réjouis-toi Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 4


Tu entrepris de débarrasser ton royaume de l’ivraie des ronces et des filets mortels, que le malin avait jetés sur le terreau des vices ignominieux et de l’hérésie, couvrant la voix de ceux qui chantaient: Alléluia!


Ikos 4


Les pasteurs de l’Eglise vinrent au Concile* Par lequel tu les convoquais à Epaone* Où sous la présidence du hiérarque Avit* Tu rétablis l’orthodoxie et la foi droite* Pour les fidèles qui te chantèrent alors :

Réjouis-toi Juge très droit des querelles ecclésiastiques

Réjouis-toi Qui rétablis les bornes de l’Orthodoxie

Réjouis-toi Qui préservas les fidèles de l’hérésie

Réjouis-toi Arbitre terrestre inspiré par le Très Haut

Réjouis-toi Souverain soucieux des brebis spirituelles

Réjouis-toi Voix de l’Eglise qui ne saurait défaillir

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 5


Dirigés par la grâce de Dieu en Avit, les pasteurs suivirent la clarté doctrinale qui mena sans coup férir vers le Christ Dieu, affermis dans leur foi pour mener leur troupeau dans la nef de l’Eglise comme l’Arche sûre, Où retentit au long des jours l’Alléluia!


Ikos 5


Les saints évêques reconnaissants de ton appui, et louant la fermeté de ta confession, te virent comme le protecteur de la foi et au plus haut des cieux t’honorant de leurs chants, les anges clamèrent ces hymnes de louanges :

Réjouis-toi Parangon du gouvernement selon la foi

Réjouis-toi Illustration de la symphonie des pouvoirs

Réjouis-toi Accomplissement pur des principes chrétiens

Réjouis-toi Nef de l’état mené par le souffle de l’Esprit

Réjouis-toi Paradigme du souverain guidé par Dieu

Réjouis-toi Autorité qui s’incarne dans l’Evangile

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 6


Ayant établi la paix religieuse en Gaule, tu allas vers ce qui devint un jour Agaune, tu y organisas la vie en communion établissant véritablement l’Abbaye* Des martyrs qui chantent vers Dieu: Alléluia!


Ikos 6


Ayant dissipé les ténèbres de l’erreur, tu fis organiser la vie cénobitique, tu contribuas par ta générosité à la dotation des biens pour le Monastère et les saints martyrs d’Agaune du ciel te clamèrent:

Réjouis-toi Ami des hommes consacrés à Jésus-Christ

Réjouis-toi Soutien impeccable de la vie monastique

Réjouis-toi Aide généreuse des consacrés à Dieu

Réjouis-toi Manne terrestre sur le dur chemin du Ciel

Réjouis-toi Pierre qui soutient l’édifice de prières

Réjouis-toi Protection assurée de la Maison du Christ

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 7


Le saint martyr Maurice avec ses compagnons, Théories de témoins dont le sang a rougi la terre d’Helvétie pour la rendre féconde, clamèrent vers Dieu devant l’autel de l’Agneau, avec toi un immarcescible: Alléluia!


Ikos 7


L’Abbaye devint phare de l’Orthodoxie pour les voyageurs égarés de notre monde, les voix s’élevèrent en puissant unisson, apportant au Seigneur le sacrifice pur, des fidèles qui te louèrent en te chantant:

Réjouis-toi Qui fournis un havre sûr aux pèlerins d’Agaune

Réjouis-toi Membre terrestre de la céleste milice

Réjouis-toi Qui embellis le sanctuaire des saints martyrs

Réjouis-toi Qui changeas tes richesses mondaines en prières

Réjouis-toi Compagnon orant des soldats de Saint Maurice

Réjouis-toi Qui accumulas un trésor dans les Hauteurs

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 8


Ta deuxième épouse par le fait du Malin t’arracha violemment au Royaume des Cieux, excitant ta fureur contre ton propre fils, elle te poussa à le faire assassiner, t’empêchant de chanter vers Dieu: Alléluia!


Ikos 8


Aussitôt cette abomination accomplie, tu t’aperçus que tu te livrais au Malin, tu te repentis de ton forfait, et par tes larmes comme rivières coulant, tu voulus te purifier et nous te disons:

Réjouis-toi Qui chus dans le piège mais qui se relevas

Réjouis-toi Qui t’éloignas du Diable pour aller au Christ

Réjouis-toi Eclair de clarté après la noirceur du crime

Réjouis-toi Conscience de l’abomination du péché

Réjouis-toi Espoir dans l’abandon au Seigneur Tout Puissant

Réjouis-toi Reddition totale aux lois de la Providence

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 9


Tu t’enfuis au monastère de Saint Maurice, Cherchant refuge dans le jeûne et dans l’ascèse, tu y créas la louange perpétuelle, où à l’instar des acémètes de Byzance, les moines psalmodiaient sans cesse: Alléluia!


Ikos 9


Tu demandas à Dieu ton châtiment sur terre, désirant recouvrer le chemin du salut comme un ermite tu vécus dans une grotte où tes gens vinrent par trahison pour te perdre, tu allas calme vers la mort et nous chantons:

Réjouis-toi Repentir prompt et ferme après le manquement

Réjouis-toi Conscience aiguë de la gravité du péché

Réjouis-toi Eloignement du monde pour retrouver Dieu

Réjouis-toi Face à face permanent avec Ton Seigneur

Réjouis-toi Baptême des larmes amères du remords

Réjouis-toi Purification ultime par le martyre

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 10


Lors tu fus dépouillé de ta gloire terrestre, jeté en un puits avec toute ta famille, la prière que tu fis à Dieu s’accomplit, ce châtiment que ton oraison demandait remit dans ton cœur le chant de l’Alléluia!


Ikos 10


Maintes fois dans ce séjour de trois années une lumière jaillit au sein des ténèbres et des fidèles par ta sainte intercession parvinrent jusques à Dieu et furent guéris, chantant clamant et disant pour te remercier:

Réjouis-toi Dieu t’appela des ténèbres par la Lumière

Réjouis-toi Dont le pardon fut manifesté par le Ciel

Réjouis-toi Ecrin magnifique de la grâce du Christ

Réjouis-toi Dont le corps martyrisé fut source de Vie

Réjouis-toi Fontaine pure d’où jaillit la guérison

Réjouis-toi Dont les os clamèrent le pardon accordé

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 11


Toute hymne est impuissante qui tente de dire* Le mystère si profond de ce repentir* Même si nous avions le langage de anges* Jamais nous ne pourrions louer en suffisance* Notre Dieu qui agréa ton Alléluia!


Ikos 11


Car ton corps livré aux abîmes de la mort dans le puits reçut comme un baptême de larmes, Sûr témoignage de ton repentir extrême effaçant ton péché aux yeux de notre Dieu, c’est pourquoi admiratifs nous disons vers toi :

Réjouis-toi Guide vers la miséricorde du Seigneur

Réjouis-toi Icône de la magnanimité de Dieu

Réjouis-toi Espérance affirmée du pardon des péchés

Réjouis-toi Présentoir de l’abandon complet au Seigneur

Réjouis-toi Foi qui déplace les montagnes du malheur

Réjouis-toi Capitulation féconde devant l’Amour

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 12


Notre Dieu nous fait grâce des dettes anciennes, Il déchire la créance de nos péchés, ton exemple ô Saint Sigismond Roi de Burgondie, nous apprend que Sa Miséricorde insigne sauve ceux qui pleurent vers Lui: Alléluia!


Ikos 12


Le Christ par ta vie nous enseigne désormais que nul péché jamais n’excède son pardon et que par sa seule grâce nous relevant, Il oublie notre chute et nous élève aux cieux où résonne la louange de ton martyr:

Réjouis-toi Preuve obvie de la grande pitié du Seigneur

Réjouis-toi Exemple sûr pour les pécheurs qui se repentent

Réjouis-toi Témoignage évident de la bonté divine

Réjouis-toi Image vive et pieuse de la componction

Réjouis-toi Manifestation de la grâce salvifique

Réjouis-toi Incarnation subtile du retour vers Dieu

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 13


O Saint Roi Sigismond digne de nos louanges, au repentir semblable à celui de David, intercède pour nous auprès du Dieu de Miséricorde, afin qu’il nous enseigne aussi la componction, pour qu’imitant l’exemple de ta repentance, nous clamions vers lui dans nos pleurs: Alléluia! ( ce Kondakion est répété trois fois)


Ikos 1


Tu étais l’illustre fils du Roi Gondebaud, élevé au sein de l’hérésie des ariens, mais par l’influence de Saint Avit de Vienne, tu retrouvas la foi des Pères orthodoxes, d ans l’Eglise où l’on célèbre ainsi ta mémoire:

Réjouis-toi, Qui retrouvas le chemin de l’Orthodoxie

Réjouis-toi Souverain pieux sujet du monarque des Cieux

Réjouis-toi, Qui fus guidé dès ton jeune âge par un saint,

Réjouis-toi, Qui fus nourri du miel de la saine doctrine;

Réjouis-toi, Qui marchas sur la voie royale de l’Eglise,

Réjouis-toi Prince qui jamais ne méconnut le Christ Roi

Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!


Kondakion 1


Roi pénitent, reçois nos hymnes de louanges ô Saint Sigismond par l’exemple de ta vie, Le Seigneur nous apprend sa grande compassion, car en te retirant de l’abîme du mal, Il t’éleva jusques au ciel où l’on te chante: Réjouis-toi, Saint Sigismond Roi de Burgondie!

Prière à Saint Sigismond


O Saint Roi Sigismond modèle des chrétiens et gloire des pécheurs qui se sont repentis, toi qui supportas avec vaillance pour Christ les peines et les tourments du saint martyre, modèle de la repentance véritable, Fais que par ton intercession auprès du Maître, nous puissions imiter ta grande pénitence, purifiant nos âmes et nos corps du péché, en posant nos pas dans tes empreintes sacrées. Et lorsque viendra l’heure de l’ultime combat, que par la grâce de tes prières pour nous, le Seigneur nous accueille au sein de Son Royaume. Amen!



Tropaire


O Saint Roi Martyr Sigismond par ton exemple, tu nous guides sur le chemin du repentir en nous montrant la miséricorde du Christ, tu ouvres pour nous les portes du Paradis et nous ramènes dans les bras du Père aimant, intercède auprès du Seigneur de compassion afin qu’Il accorde à nos âmes le salut!


Kondakion ton 2


A l’instar du Saint Roi et Prophète David , tu souillas ton âme par un ignoble meurtre, mais ayant perdu la grâce de notre Dieu, dans le jeûne et la pénitence tu partis pour retrouver la voie du Royaume céleste, ton sacrifice au Christ miséricordieux te réintégras dans l’amour de notre Dieu, Prie-Le pour qu’Il daigne accorder à nous pécheurs Sa miséricorde et le salut de nos âmes!


Acathiste composé pour la gloire de Dieu et de Son saint martyr Sigismond, Roi des Burgondes, par Claude Lopez-Ginisty

 

Texte extrait du blog http://acathistes-et-offices-orthodoxes.blogspot.com

51500F

Téléchargez le texte de l'Hymne Acathiste à Saint Sigismond (pdf) en cliquant ici

51500H

20 avril 2009

Litanies de Saint Stanislas Kostka

356_001__2_

Saint Stanislas Kostka

Novice Jésuite

1550-1568

Fête le 13 novembre


Parmi les admirables Saints qui ont mérité de servir de patrons à la jeunesse chrétienne, saint Stanislas Kostka occupe une place de choix. Sa vie fut courte, mais mieux remplie que beaucoup de longues carrières, selon la parole de nos saints Livres. Il naquit d'une famille très illustre de Pologne, dont il devint, par sa sainteté, la principale gloire. Son enfance se distingua par une extraordinaire piété, et sa modestie était si remarquable, qu'une seule parole malséante suffisait pour le faire s'évanouir. Son plaisir était d'être vêtu simplement et de s'entretenir avec les pauvres. Il fit ses études à Vienne, avec son frère, Paul, au collège des Jésuites, mais en qualité d'externe. Sa vertu ne fit que s'accroître, malgré les exemples et les persécutions de son frère. A mille épreuves de chaque instant, il joignait encore des mortifications volontaires et se donnait de fortes disciplines; deux oraisons journalières ne lui suffisant pas, il se levait la nuit, quelque temps qu'il fit, pour élever son âme vers Dieu. Le démon furieux vint l'assaillir dans son lit, où il gisait, malade, et se jeta sur lui sous la forme d'un horrible chien noir; mais l'enfant le chassa honteusement par le signe de la Croix. Par l'assistance de sainte Barbe, qu'il avait invoquée, il reçut la visite de deux Anges, qui lui apportèrent la Sainte Communion. Quelques jours après, la Sainte Vierge lui apparut tenant l'Enfant Jésus dans Ses bras; Stanislas put caresser le Sauveur et obtint de Lui l'assurance qu'il entrerait dans la Compagnie de Jésus. Après sa guérison, il s'habilla en pèlerin et se dirigea vers Augsbourg, ville fort éloignée de Vienne. En route, il échappa miraculeusement aux poursuites de son frère et reçut la Communion des mains d'un Ange. D'Augsbourg, l'obéissance le conduisit à Rome, à travers deux cent soixante lieues de chemin; mais rien n'épouvantait cette grande âme, qui animait un si faible corps. Saint François de Borgia reçut avec joie un pareil trésor; mais la joie de Stanislas fut plus profonde encore, et il en versa un torrent de larmes. Hélas! Cette fleur allait bientôt être cueillie pour le Ciel; dix mois devaient suffire pour le porter à une rare perfection. Son humilité était si admirable, qu'il se regardait comme un grand pécheur et le dernier de ses frères. L'amour de Dieu consumait son coeur au point qu'il fallait, avec des linges mouillés, en tempérer les ardeurs. Cet ange incomparable de vertu s'éteignit presque sans maladie, assisté par sa Mère céleste, un jour de l'Assomption.


Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950.

419_001

Litanies de Saint Stanislas Kostka

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.


Sainte Marie, priez pour nous

Sainte Mère de Dieu, priez pour nous

Sainte Marie, conçue sans péché, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, désigné miraculeusement pour servir Dieu dès votre conception, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, sincère imitateur de Jésus-Christ, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, enfant bien-aimé de Marie, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, appelé par Elle dans la Compagnie de Jésus, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, fidèle à la Vocation et à la Grâce de Dieu, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, très digne fils de Saint Ignace, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, l'un des plus beaux ornement de la Compagnie de Jésus, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, modèle et Patron des novices, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, ennemi du monde et de ses richesses, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, triomphateur de la gloire humaine, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, châtiant très sévèrement votre chaire innocente, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, admirable par votre insigne pureté, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, vainqueur de tout penchant dépravé, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, observateur exact de la discipline religieuse, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, très dévot au Saint Sacrement de l'Autel, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, trésor des Grâces célestes, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, miroir d'obéissance, d'humilité et de patience, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, modèle de candeur, de modestie et de piété, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, zélateur de la pauvreté évangélique, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, prudent au-dessus de votre âge, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, amateur de la Charité fraternelle, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, pénétré de mépris pour vous-même, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, victime de l'Amour Divin, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, exemple de la jeunesse Chrétienne, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, honoré de la présence sensible de Jésus Enfant, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, nourri du Pain Céleste par les Anges, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, ange par votre vie et vos moeurs, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, apôtre par votre zèle et vos mérites, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, martyr par votre Foi et vos désirs, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, confesseur par votre piété constante, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, entrant au Ciel au milieu du Chœur des Anges, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, consommé dans toutes les vertus malgré votre courte vie, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, l'ornement et la gloire de vos aïeux, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, l'appui et le soutien des trônes, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, le refuge et le salut de ceux qui vous invoquent, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, le secours et le modèle de ceux qui souffrent, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, illustre par les miracles que vous avez opérés avant et après votre mort, priez pour nous

Saint Stanislas Kostka, très heureux citoyen de la Jérusalem Céleste, priez pour nous

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

Saint Stanislas, Priez pour nous,

Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.


Prions


O Dieu, qui, entre les miracles de Votre Sagesse, avez accordé à l'âge le plus tendre la grâce d'une Sainteté accomplie à Saint Stanislas Kostka, nous Vous en supplions, faites qu'à son exemple, nous nous empressions, en rachetant le temps, par de continuelles bonnes oeuvres, d'arriver au Repos éternel. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur.


On peut faire une Neuvaine à Saint Stanislas Kostka en récitant les Litanies et en y ajoutant tous les jours 5 Pater et Ave

Téléchargez le texte des Litanies de Saint Stanislas (pdf) en cliquant ici

077_001

Pour approfondir

http://abbaye-saint-benoit.ch/saints/stanislas/index.htm

29 mai 2010

Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Num_riser0054

Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus

Les Douze Lundis de l'Enfant Jésus est une dévotion qui consiste à honorer le Saint Enfant-Jésus durant une série de douze semaines, en mémoire des douze années de son enfance

Origine

Le Lundi est consacré à l’Enfant-Jésus: c’était la pratique de la Bienheureuse Anne de Saint Barthélemy, compagne de Sainte Thérèse d'Avila: "Chaque lundi, j’honore les saints Mystères de l’Incarnation, de la Naissance et de la Divine Enfance de mon Sauveur; je l’accompagne également en esprit dans la fuite en Egypte, enfin je le prie de soulager les âmes du Purgatoire qui soupirent après la Céleste Patrie". N'oublions pas les paroles de l'Enfant Jésus à la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement, "Recours à mon cœur et chaque fois que tu voudras obtenir une grâce, ne manque jamais de la demander par mes mérites de ma sainte enfance, car je ne te la refuserai point". "Plus vous M’honorerez, plus Je vous favoriserai." disait l'Enfant Jésus au Vénérable Cyrille de la Mère de Dieu, religieux Carme.

Prager_Jesulein_1

Prière

Prière à faire chaque lundi et chaque jour aussi de la neuvaine préparatoire du 25. (Pour la neuvaine un an d’indulgence chaque jour. A commencer le 16).

Au Nom du Père, et du Fils, et du Saint-Esprit (faire le signe de la Croix)

I. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire. Pour mon salut et pour celui de tout le monde, le mystère de la naissance de notre Divin Rédempteur.

Gloria Patri, etc.

II. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, les souffrances de la très Sainte Vierge Marie et de saint Joseph, dans le long et pénible voyage de Nazareth à Bethléem, et l’angoisse de leur Cœur de ne pas trouver où se mettre à couvert, alors qu’était sur le point de naître le Sauveur du monde.

Gloria Patri, etc.

III. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la crèche où naquit Jésus, le foin qui lui servit de lit, le froid qu’il souffrit, les langes qui l’enveloppèrent, les larmes qu’Il versa et ses tendres vagissements.

Gloria Patri, etc.

IV. — Père Eternel, je Vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, la douleur que ressentit le Divin Enfant dans son tendre Corps, quand Il le soumit au cruel couteau de la circoncision: je Vous offre le Sang Précieux qu’Il répandit alors une première fois pour le salut de tout le genre humain.

Gloria Patri, etc.

V. — Père Eternel, je vous offre pour Votre honneur, pour Votre gloire et pour mon salut éternel, l’humilité, la mortification, la patience, la charité, toutes les vertus de l’Enfant Jésus, et je Vous remercie, je Vous aime et je Vous bénis infiniment pour cet ineffable Mystère de l’Incarnation du Verbe.

Gloria Patri, etc.

V. Le Verbe s’est fait chair.

R. Et Il a habité parmi nous.

Prions

Ô Dieu, dont le Fils unique a paru en ce monde dans la substance de notre chair, faites, nous Vous en supplions, que L’ayant reconnu extérieurement semblable à nous, nous méritions d'être intérieurement réformés par Lui, qui vit et règne avec Vous dans les siècles des Siècles. Ainsi Soit Il.

Num_riser0010__3_

Chapelet de l'Enfant Jésus

Origine

On doit la dévotion du chapelet de l'Enfant Jésus à la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement, carmélite à Beaune, qui se rendit célèbre par une grande dévotion envers l'Enfant Jésus, et par son zèle à la propager. Inspirée par le Seigneur, elle fit un chapelet composé de trois Pater pour honorer la Sainte Famille et de douze Ave Maria en l'honneur des 12 premières années de l'Enfant-Dieu. Jésus lui exprima combien cette pratique était agréable à son Coeur et lui fit voir, dans une révélation, ces petits chapelets brillants d'une lumière surnaturelle. Il promit à la Vénérable que ceux qui le porteraient et le réciteraient avec ferveur conserveraient la pureté et l'innocence. Réciter surtout ce chapelet le 25 de chaque mois car ce jour est précieux par les grandes grâces que le Divin Enfant daigne répandre (Vénérable Marguerite du Saint Sacrement). Elle dit également: On porte et récite le petit chapelet de l'Enfant Jésus comme un mémorial de la grandeur et de l'innocence de Jésus dans la crèche et comme un lien qui nous unit à Lui. Ce chapelet fut approuvé par le Bienheureux Pie IX.

Prier le chapelet

On baise la médaille en disant: "Saint Enfant Jésus, bénissez-nous!" (50 jour d'indulgence, Pie X, 1909). On récite ensuite le Pater sur chacun des trois gros grains et l'Ave Maria sur chacun des douze petits grains en faisant précéder chaque Pater et chaque Ave de ces paroles: "Et le Verbe s'est fait chair, et Il a habité parmi nous."

On peut énoncer les mystères avant chaque Ave Maria.

1. L'Annonciation

2. La Visitation.

3. La Naissance.

4. L'Adoration des Bergers.

5. La Circoncision.

6. L'Adoration des Mages.

7. La Présentation au Temple.

8. La Fuite en Égypte.

9. Le Séjour en Égypte.

10. Le Retour de l'Égypte.

11. La Vie cachée à Nazareth.

12. Jésus au milieu des Docteurs.

Emmanuel_2002_A

Publicité
Publicité
Publicité