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22 juin 2016

Neuvaine au Précieux Sang

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Neuvaine au Précieux Sang

Du 23 juin au 1er juillet

 

Introduction

 

Tout le mois de juillet est dédié au Précieux Sang. Le jour du Vendredi Saint, la terre et les cieux contemplèrent tous les crimes noyés dans le fleuve de salut dont les digues éternelles s'étaient enfin rompues, sous l'effort combiné de la violence des hommes et de l'amour du divin Cœur. La fête du Très Saint-Sacrement (60 jours après Pâques) ou Solennité du Corps et du Sang du Christ, nous a vus prosternés devant les autels où se perpétue l'immolation du Calvaire, et l'effusion du Sang précieux devenu le breuvage des humbles. Puis, Jean-Baptiste (24 juin) a montré l'Agneau, Pierre (29 juin) affermi son trône, Paul (29 juin) préparé l'Epouse. L'alliance étant donc maintenant assurée, tous trois rentrent dans l'ombre ; et seule, sur les sommets où ils l'ont établie, l'Epouse (l’Eglise) apparaît, tenant en mains la coupe sacrée du festin des noces. Tel est le secret de la fête du Précieux Sang.

L'Eglise a révélé aux fils de la nouvelle Alliance le prix du Sang dont ils furent rachetés, sa vertu nourrissante et les honneurs de l'adoration qu'il mérite. L'Histoire de l'Eglise, c'est l'histoire du Précieux Sang de Jésus Christ. « C'est par Lui, et non par le sang des taureaux et des boucs, que nous avons été rachetés; c'est par Son propre Sang que le Christ est entré une fois pour toutes dans le Saint des Saints, après avoir acquis une rédemption éternelle », déclare saint Paul, le premier docteur du Précieux Sang. Aussi est-ce à bon droit que la liturgie sacrée célèbre le Précieux Sang durant tout le cours de l'année. Par le sacrifice des autels, Notre Seigneur Jésus-Christ ne cesse de répandre Sa vertu purificatrice sur le monde, criant non vengeance, mais miséricorde. Il étouffe la voix des crimes des pécheurs et change les foudres vengeresses en pluie de grâces. Incomparable Victime préparée par l'Eternel, l'Enfant-Dieu commence Sa mission de Rédempteur au jour de la Circoncision. Au jardin des oliviers, la terre est arrosée de la sueur de Son sang adorable. Au prétoire, ce ne sont plus des gouttes, mais des ruisseaux de sang qui coulent de tout Son corps, sous les coups redoublés de la flagellation. Sa tête n'est pas épargnée, les épines qui y sont enfoncées l'inondent et l'empourprent de Son Sang. Dans les sentiers du Calvaire, tous les pas du Rédempteur sont marqués par des traces de sang. Ce Précieux Sang jaillit encore avec effusion au moment où les soldats Lui arrachent violemment Ses habits collés à Ses plaies. Lorsque Ses pieds et Ses mains sont percés par de gros clous qui fixent Son Saint Corps à la croix, quatre fleuves de sang fécondent la terre desséchée et maudite par le péché. Avec le coup de lance, une nouvelle plaie s'ouvre encore et laisse sortir la dernière goutte de sang des veines de notre très doux Sauveur.

Rachetés à un si haut prix, ne nous rendons plus esclaves des créatures, n'effaçons pas les marques d'une si glorieuse servitude. Puisqu'Il a racheté notre vie si chèrement, consacrons-la toute entière au service de ce Dieu d'amour et ne rompons pas un marché qui nous est si avantageux. Lorsque le prêtre offre ce Précieux Sang sur l'autel, entourons-le de nos plus respectueux hommages. Chaque jour, à chaque messe, le prêtre prononce ces paroles de la consécration du calice : « Ceci est le calice de Mon Sang qui sera versé pour vous et pour beaucoup en rémission des péchés ». Par ces paroles, le prêtre rappelle la valeur expiatoire du Sang de Jésus et il suggère la triste réalité du refus de la grâce du très précieux Sang de Notre Seigneur. En effet, le Sang de Jésus a une valeur universelle pour effacer les péchés de tous les hommes de tous les temps : c'est le rachat de tous les hommes par le Sang de Jésus. En droit, Notre Seigneur a payé la dette qui découle des péchés de tous les hommes et c'est dans ce sens que nous pouvons affirmer qu'Il a versé son Sang pour tous les hommes. Mais ce rachat doit être ensuite accepté par chaque homme en particulier, et c'est toute la doctrine de l'application à chaque âme de la valeur expiatoire universelle du Sang de Jésus. Cette application nécessite une adhésion volontaire pour recevoir toute l'efficacité du très précieux Sang. Saint Augustin le résume de façon admirable en disant:  « Dieu qui t'a racheté sans toi, ne te sauvera pas sans toi ».

Le rachat par le Sang du Christ est universel et indépendant de notre volonté tandis que le salut par ce même Sang n'est pas universel et il dépend de notre bonne volonté. En effet, il y a eu des hommes, il y a des hommes et il y aura encore des hommes qui ne veulent pas du salut offert par le Sang de Notre Seigneur. Rachetés par le Sang du Christ, ils refusent d'être aussi sauvés par ce Sang. Et c'est pourquoi dans les paroles de la consécration du calice, le prêtre ne dit pas que le Sang du Christ est versé pour tous, mais seulement pour beaucoup. L'application de la vertu universelle du Sang de Jésus à chaque âme se fait tout spécialement par la fréquentation des sacrements et en particulier par la réception du baptême et de la pénitence. Celui qui refuse le Sacrement de Baptême refuse que la vertu du très Précieux Sang lui soit appliquée : racheté par le Sang du Christ, il ne pourra pas être sauvé contre son gré par le Sang du Christ. Le Sang du Christ doit couler sur chaque âme afin qu'elle soit sauvée.

Le Sacrement de Réconciliation a été institué pour ôter le principal obstacle au salut : le péché mortel. Or c'est le Sang de Jésus qui efface le péché. Donc celui qui refuse le Sang de Jésus ne pourra pas être délivré du péché mortel ; il ne pourra pas être sauvé. Et c'est pourquoi, le Sacrement de Réconciliation est appelé la seconde planche de salut, la première étant le Sacrement de Baptême. Chaque fois qu'une âme reçoit l'absolution sacramentelle, elle se plonge dans le Sang de Jésus. Aimons donc le Saint Sacrifice de la Messe qui met à notre disposition le Sang de Jésus, sans lequel il n'y a de salut pour personne ! Et à chacune de nos confessions, pensons à ce Sang qui nous purifie de nos péchés et nous délivre du Mal. Amen !

Cette Neuvaine au Précieux Sang est puissante ! Que le Sang Précieux de Jésus-Christ nous garde et nous protège tous, aujourd’hui et à jamais ! Amen !

 

Prières pour chaque jour de la neuvaine

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Début des prières de chaque jour

 

Au Nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, amen ! Appel à l’Esprit-Saint, invocation ou chant à l’Esprit-Saint. Credo, Notre Père, Je Vous salue Marie, Gloire au Père.

Actions de grâces et Louanges avec cette prière : O Sang Très Précieux de Notre Seigneur Jésus-Christ, source de la vie éternelle, prix et rançon de l’univers, bain sacré de nos âmes, qui défendez sans cesse la cause des hommes près du Trône de la Suprême Miséricorde, je vous adore profondément.

Prière donnée par Jésus à Maria Valtorta : Très Saint Sang qui jaillit pour nous des veines du Dieu fait homme, descends sur le monde, comme une rosée rédemptrice sur la Terre contaminée et sur les âmes que le péché rend semblables à des lépreux. Voilà : je t’accueille, Sang de mon Jésus, et je te répands sur l’Eglise, sur le monde, sur les pécheurs, sur le purgatoire. Aide, réconforte, purifie, allume, pénètre et féconde, O ! Très divin Suc de Vie. Et que pour le petit nombre de ceux qui t’aiment, pour le nombre infini de ceux qui meurent sans toi, accélère et répands sur tous cette très divine pluie afin qu’on vienne à toi confiant en la vie, que par toi on soit pardonné dans la mort, qu’avec toi on entre dans la gloire de ton royaume. Ainsi soit-il.

 

Fin des prières quotidiennes

 

Chapelet du Précieux Sang

 

Le Chapelet du Précieux Sang est composé de 33 grains, en mémoire des 33 années de la vie terrestre de Jésus. La prière du Notre Père est ainsi récitée 33 fois en cet honneur. Durant ce chapelet on médite sur les 7 circonstances principales où par amour pour nous et pour notre salut, le Seigneur Jésus-Christ donna son sang. Les sept mystères médités sont dans l’ordre : 1. La circoncision, 2. L'agonie à Gethsémani, 3. La flagellation, 4. Le couronnement d'épines, 5. La montée au Calvaire, 6. Le crucifiement, 7. Le coup de lance.

Voici comment réciter ce chapelet:

On commence par les 6 groupes de 5 grains. Chaque groupe permet de méditer sur un des six premiers mystères :

On énonce le mystère que l’on médite, puis on récite 5 Notre Père sur les 5 grains, suivis de l’invocation : « O Dieu, viens à mon aide. O Seigneur, viens vite à notre secours! »

On récite ensuite un Gloire au Père suivi de la prière suivante : « Nous vous supplions, Seigneur, aidez Vos servants que Vous avez rachetés par Votre Précieux Sang »

Ensuite, après les 6 groupes, on médite le septième et dernier mystère sur le groupe de 3 grains.

On énonce le mystère que l’on médite, puis on récite 3 Notre Père sur les 3 grains, suivit de l’invocation : « O Dieu, viens à mon aide. O Seigneur, viens vite à notre secours! »

On récite ensuite un Gloire au Père suivi de la prière suivante :

« Nous vous supplions, Seigneur, aidez Vos servants que Vous avez rachetés par Votre Précieux Sang »

On conclut le chapelet par la prière suivante : « Père Eternel, je Vous offre le plus Précieux Sang de Jésus-Christ en réparation de mes péchés, pour les besoins de la sainte Eglise et pour le soulagement des âmes du purgatoire »

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Premier jour de la neuvaine

 

Début des prières quotidiennes

 

Abraham, le Père des croyants fait une révélation prophétique à son fils : « Dieu se pourvoira lui-même de l’Agneau pour l’holocauste » (Gn 22, 6-14 ). Abraham prophétisait déjà le sacrifice de Jésus, qui est l’Agneau pour l’holocauste véritable. Le sacrifice d’Isaac préfigure celui de Jésus-Christ, qui sont tous les deux, fils bien-aimés de leur père, fils de l’Ancienne Alliance avec les Juifs et de la Nouvelle Alliance avec l’humanité. Les deux fils seront tous deux chargés du bois de l’holocauste et conduits sur une montagne.

Extrait du Chapelet du Très Précieux Sang : Prions en l’honneur de la première effusion du Sang de Jésus : La Circoncision : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les premières plaies, les premières douleurs et la première effusion de sang versé par Jésus pour expier les péchés de l'homme, de la jeunesse, les miens, et pour le renoncement aux premiers péchés mortels, surtout dans ma parenté.Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Deuxième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Les lectures : (Exode 12, 1-14 et 21-27), relatent les consignes que donne le Seigneur à son serviteur Moïse pour l’immolation de l’agneau de la Pâque des Juifs. « Ce sera un agneau mâle, sans défaut et sans tâche…immolé entre deux soirs…on la mangera avec des pains sans levain et des feuilles amères…le sang vous servira de signe…vous prendrez un bouquet d’hysope…vous conserverez le souvenir de ce jour et vous le célébrerez pour une fête en l’honneur de l’Eternel, comme une loi perpétuelle pour vos descendants. » Jésus est l’Agneau pascal, sans défaut et sans tâche, car sans péché…c’est l’Agneau immolé à quelques heures du Sabbat des juifs qui était tout proche (entre deux soirs)… La communion (l’Hostie) est du pain sans levain, et les feuilles amères rappellent l’acidité du vinaigre donné à Jésus sur une branche d’hysope…Il y a aussi la même consigne donnée par le Seigneur à ces disciples comme celle donnée à Moïse : « Ceci est le Sang de l’Alliance nouvelle et éternelle, vous ferez cela en mémoire de Moi » (Jn 6, 47-58).

Prions en l’honneur de la deuxième effusion du Sang de Jésus : L’Agonie au jardin de Gethsémani : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les douleurs horribles du Cœur de Jésus au jardin des Oliviers, et chaque goutte de sa sueur de sang pour expier tous les péchés de cœur, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l'accroissement de l'amour de Dieu et du prochain.

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Troisième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Moïse (Exode 24, 1-11) dresse « l’autel et immole les taureaux en sacrifice d’action de grâces, fait la lecture du Livre de l’Alliance, et présente le sang comme celui de l’alliance avec l’Eternel ». Cette scène préfigure l’Eucharistie qui signifie « action de grâces » où se déroulent à la fois la Liturgie de la Parole et l’Eucharistie, et où Jésus présente son Sang comme celui de l’Alliance nouvelle et éternelle.

Prions en l’honneur de la troisième effusion du Sang de Jésus : La Flagellation : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les milliers de plaies, les douleurs cruelles et le précieux Sang de Jésus lors de sa flagellation, pour tous les péchés de la chair, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour la conservation de l'innocence, surtout dans ma parenté. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Quatrième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Jésus parle de son Corps et de son Sang (Jn 6, 47-58), sources de salut éternel. Aux Juifs, en Egypte, le sang a servi de signe sur les maisons pour leur salut, devant le passage de l’ange destructeur envoyé par l’Eternel pour frapper. Jésus, quant à lui, est « le signe qu’il donne pour cette génération qui lui demandait un signe, comme Jonas a été un signe de conversion pour les habitants de Ninive ». (Lc 11, 29-32). Comme Jonas, également, demeuré pendant trois jours dans le ventre de la baleine, le Christ englouti dans le ventre de la terre, après avoir versé son Sang, demeure pour nous un signe de conversion et de salut.

Prions en l’honneur de la quatrième effusion du Sang de Jésus : Le Couronnement d’épines : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les plaies, les douleurs et le précieux Sang de la tête sainte de Jésus lors de son couronnement d'épines, pour expier tous les péchés d'esprit de l'homme, les miens, pour le renoncement à de tels péchés et pour l'extension du règne du Christ sur la terre.

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Cinquième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Matthieu (26, 26-36), présente l’institution de la Sainte Cène, où Jésus inaugure l’Eucharistie : après avoir rendu grâces, il présente son Sang qui est le « Sang de l’Alliance répandu pour beaucoup, pour la rémission des péchés».

Prions en l’honneur de la cinquième effusion du Sang de Jésus : Le Portement de la Croix : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre les douleurs de Jésus sur le chemin de Croix, surtout sa sainte plaie de l'épaule, le Précieux Sang pour alléger le poids de la Croix, mes murmures contre les saintes ordonnances, tous les péchés commis, pour le renoncement à de tels péchés et pour un véritable amour à la Sainte Croix. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Sixième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Jean (19, 17-36) nous présente la Passion du Christ, avec Jésus qui est chargé de sa Croix. C’est l’accomplissement de la Parole proclamée depuis des millénaires par les Patriarches et les prophètes, quand Jésus dit : « Tout est accompli et il rendit l’esprit ». Cependant il restait un dernier grand acte pour que le rachat se fasse totalement, il manquait l’élément le plus important : il fallait que le Sang Précieux de l’Agneau Pascal coule. Sans le savoir, ce soldat, par son geste, a fait couler ce Sang Précieux sur notre terre maudite après le péché d’Adam, assurant ainsi notre salut véritable. « Il sortit alors du sang et de l’eau. Ces choses sont arrivées afin que l’Ecriture fût accomplie ».

Prions en l’honneur de la sixième effusion du Sang de Jésus : le Crucifiement : Père Eternel, par les mains immaculées de Marie et le Divin Cœur de Jésus, je t'offre ton Divin Fils, cloué et élevé sur la Croix, ses plaies aux mains et aux pieds et tout Son Précieux Sang versé pour nous, son extrême pauvreté, son obéissance parfaite, toutes les affres de son Corps et de son Ame, sa précieuse mort et son mémorial non sanglant dans toutes les Saintes Messes de la terre ; pour expier toutes les atteintes aux vœux et aux saintes institutions, en satisfaction de mes péchés et ceux du monde entier, pour les malades et les mourants, pour obtenir de saints prêtres et laïcs, aux intentions du Saint Père, pour la restauration de la famille chrétienne, pour fortifier et encourager la foi, pour notre pays, pour l'unité des peuples dans le Christ et Son Eglise, ainsi que dans tous les pays où les Chrétiens sont en minorité. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Septième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Isaïe (53), prophétise sur la Passion du Christ, un Christ défiguré : « méconnaissable, portant nos souffrances… l’Eternel fait tomber sur Lui nos iniquités… semblable à un agneau qu’on mène à la boucherie… qui a livré sa vie en sacrifice pour le péché, acte qui nous a apporté le salut » Dans (1 Pi 1, 17-21), l’Apôtre confirme que « nous avons été rachetés par le Sang Précieux de Jésus-Christ, agneau sans défaut et sans tâche ».

Prions en l’honneur de la septième effusion du Sang de Jésus : Le Percement du Cœur par la lance du soldat : Père Eternel, accepte, pour le besoin de la Sainte Eglise et en expiation des péchés des hommes, ces précieux dons, Eau et Sang, jaillis de la plaie du Divin Cœur de Jésus : Sang du Christ, dernier contenu de Ton Sacré Cœur, lave-moi et purifie-moi de tous mes péchés coupables... Eau du côté du Christ, lave-moi et purifie-moi de mes premiers péchés et sauve-moi, ainsi que toutes les pauvres âmes, des flammes du purgatoire. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Huitième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

La lecture (He 9, 1-28), rappelle toute l’historique des deux Alliances (ancienne et nouvelle) et les ordonnances liées au culte : il fallait un sacrificateur et une victime expiatoire, et le sang de cette victime (un agneau sans tâche, un agneau sans défaut). « C'est par le Sang de Jésus, et non par le sang des taureaux et des boucs, que nous avons été rachetés ; c'est par Son propre Sang que le Christ est entré une fois pour toutes dans le Saint des Saints, après avoir acquis une rédemption éternelle. Il est impossible que le sang des taureaux et des boucs ôte les péchés, et tandis que « tout sacrificateur fait chaque jour le service et offre souvent les mêmes sacrifices, qui ne peuvent jamais ôter les péchés, Lui, après avoir offert un seul sacrifice pour les péchés, s'est assis pour toujours à la droite de Dieu » (He 10, 11-12).

Jésus est à la fois le sacrificateur et la victime. Il est le seul Sacrificateur saint qui peut entrer dans le Saint des Saints, car Il est Homme et Dieu, c’est lui seul qui pouvait être l’Agneau sans tâche, car aucun sang d’animal ne pouvait ôter le péché, et aucun homme (simple) ne pouvait tout autant ôter le péché ; il fallait que cet homme soit pur, sans péché… Il n’existe aucun homme sur terre sans péché (ou saint). L’unique solution ne pouvait venir que de Jésus, le seul homme saint, car il est Dieu. Et il est Homme. C’est Lui, l’unique Agneau sans tâche et sans défaut, qui pouvait enlever le péché du monde. Et par amour pour nous et par obéissance à Son Père, il se livre en sacrifice.

La Parole dit : « C'est pourquoi Christ, entrant dans le monde, dit : Tu n'as voulu ni sacrifice ni offrande, Mais tu m'as formé un corps; Tu n'as agréé ni holocaustes ni sacrifices pour le péché. Alors j'ai dit : Voici, je viens (Dans le rouleau du livre il est question de moi) pour faire, ô Dieu, ta volonté. Après avoir dit d'abord: Tu n'as voulu et tu n'as agréé ni sacrifices ni offrandes, ni holocaustes ni sacrifices pour le péché (ce qu'on offre selon la loi), il dit ensuite: Voici, je viens pour faire ta volonté. Il abolit ainsi la première chose pour établir la seconde. » (He 10, 5-9 ; Ps 40, 7-9).

O Sang très précieux, source de la vie éternelle, prix et rançon de l'univers, bain sacré de nos âmes, qui défendez sans cesse la cause des hommes près du trône de la suprême miséricorde, je vous adore profondément. Je voudrais, s'il était possible, compenser les injures et les outrages que vous recevez continuellement de la part des hommes, et surtout de la part de ceux qui osent blasphémer. Qui pourrait ne pas bénir ce Sang d'une valeur infinie, ne pas être enflammé d'amour pour Jésus qui l'a répandu ? Que serais-je devenu, si je n'avais été racheté par ce Sang Divin, que l'amour a fait sortir jusqu'à la dernière goutte des veines de mon Sauveur ? O amour immense, qui nous avez donné ce baume salutaire ! O baume inestimable, qui provenez de la source d'un amour infini ! Je vous en conjure, que tous les cœurs et toutes les langues vous louent, vous bénissent et vous rendent grâce, maintenant, toujours. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

 

Neuvième jour de la neuvaine

 

Début des prières de chaque jour.

 

Les lectures (Ap 5, 1-10 et Ap 7, 9-17) proclament l’Agneau Immolé, Jésus-Christ, comme le « Seul digne de prendre le Livre et d’en ouvrir les sceaux, car il a racheté les hommes par son Sang versé. Et pour cela, Dieu l’a élevé en gloire et toutes les créatures qui sont dans le ciel, sur la terre, sous la terre, sur la mer, et tout ce qui s'y trouve, disent : A celui qui est assis sur le trône, et à l'Agneau, soient la louange, l'honneur, la gloire, et la force, aux siècles des siècles! » Et avec eux, établis dans cette gloire, se trouve « la foule des saints, revêtus de robes blanches… Ils ont lavé leurs robes, et ils les ont blanchies dans le Sang de l'Agneau… Ils n’auront plus faim, ils n’auront plus soif » ( Jn 6,54). C’est la promesse que notre Seigneur et notre Dieu fait aussi à chacun de nous. Que son Sang précieux (qui est le Sang de Dieu fait Homme) nous garde et nous protège ! Que Son Sang Précieux nous délivre du Mal ! Amen !

 

Prière de Consécration au Précieux Sang de Jésus-Christ

 

Jésus, mon Seigneur et mon Dieu, je me consacre à la toute puissance de Votre Précieux Sang. Je viens me réfugier dans Vos Saintes Plaies afin que, par Votre Passion et par Votre Croix, je vienne épouser tout de Vous et m'offrir sans retenue à Votre Sainte Volonté, afin que mes blessures se noient en Vos plaies, et que Vos souffrances, Jésus, trouvent apaisement et reconnaissance en mon cœur. Que chaque instant de mon existence et celle de mes proches soit sous la protection de Votre Sang Précieux. Que mes pas s'harmonisent à Vos pas afin que Votre Amour jaillisse de mon cœur comme il a été offert au monde du haut de la Croix. Seigneur Jésus, je Vous aime, je crois en Vous, j'ai confiance en Vous. Amen !

 

Fin des prières de chaque jour de la neuvaine.

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Prières finales

Prières au Très Précieux sang

 

Litanies du Précieux Sang de Jésus Christ

 

(Cette Litanie fut rédigée sur l'ordre du Saint-Père Jean XXIII par la Congrégation des Rites. Elle est particulièrement recommandée à l'usage de tous les fidèles).

 

Seigneur, ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus Christ, ayez pitié de nous, Jésus Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous, Seigneur, ayez pitié de nous

Jésus Christ, écoutez-nous, Jésus Christ, écoutez-nous

Jésus Christ, exaucez-nous, Jésus Christ, exaucez-nous

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous,

Sang du Christ, Verbe de Dieu fait homme, ayez pitié de nous

Sang du Christ, alliance nouvelle et éternelle, ayez pitié de nous

Sang du Christ, qui coula au Jardin des Oliviers, ayez pitié de nous

Sang du Christ, qui fut versé à la Flagellation, ayez pitié de nous

Sang du Christ, qui jaillit au Couronnement d'épines, ayez pitié de nous

Sang du Christ, qui fut versé sur la Croix, ayez pitié de nous

Sang du Christ, rançon de notre salut, ayez pitié de nous

Sang du Christ, sans lequel il n'est point de pardon, ayez pitié de nous

Sang du Christ, breuvage eucharistique, ayez pitié de nous

Sang du Christ, fleuve de Miséricorde, ayez pitié de nous

Sang du Christ, victoire sur les démons, ayez pitié de nous

Sang du Christ, force des martyrs, ayez pitié de nous

Sang du Christ, soutien des confesseurs, ayez pitié de nous

Sang du Christ, source vivifiante de pureté, ayez pitié de nous

Sang du Christ, soutien de ceux qui sont en péril, ayez pitié de nous

Sang du Christ, secours de ceux qui pleurent, ayez pitié de nous

Sang du Christ, espérance des pénitents, ayez pitié de nous

Sang du Christ, réconfort des agonisants, ayez pitié de nous

Sang du Christ, paix et joie des cœurs, ayez pitié de nous

Sang du Christ, gage de la vie future, ayez pitié de nous

Sang du Christ, délivrance des âmes du purgatoire, ayez pitié de nous

Sang du Christ, digne de toute gloire et de toute louange, ayez pitié de nous,

 

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, exaucez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, délivrez-nous Seigneur

Agneau de Dieu, qui enlevez le péché du monde, ayez pitié de nous Seigneur,

 

Vous nous avez rachetés, Seigneur par Votre Précieux Sang,

Vous nous avez rendus héritiers du Royaume de Dieu.

 

Prions

 

Dieu Tout Puissant et Eternel, qui avez envoyé Votre Fils unique pour sauver le monde, et nous avez réconciliés avec Vous par l'Offrande de Son Précieux Sang, nous Vous prions de nous accorder la Grâce de vénérer dignement ce qui fut le prix de notre salut et d'être protégés, par les Mérites de ce Précieux Sang, des adversités de cette vie, afin que nous puissions jouir éternellement de Vos Bienfaits dans le Ciel. Par Jésus Christ notre Seigneur. Amen.

 

Prière au Précieux Sang

 

Recevez l’Esprit de soumission car Moi-même J’ai été soumis. Recevez l’Esprit d’humilité car Moi-même J’ai été humble. Recevez Mon Esprit et gardez-le. Le sang d’Abel a crié, mais Mon Sang que J’ai versé est plus fort que le sang d’Abel. Il parle plus fort. Il est puissant. Il brise le joug de l’ennemi. Il renverse les superbes. Et Il donne de la puissance aux humbles et aux petits. Mon Sang vous délivre de tout ce qui est mauvais. Recevez Mon Sang maintenant ! Le Sang du Christ vous ramène à Lui ; le Sang du Christ vous restaure ; le Sang du Christ vous attache au Christ ; le Sang du Christ vous donne la résurrection ; Le Sang du Christ vous apporte la grâce de vivre en Son Nom ; le Sang du Christ vous apporte la grâce de vivre au Nom de Dieu, le Père Tout-Puissant ;le Sang du Christ vous accompagne ; Le Sang du Christ vous protège ; le Sang du Christ anéantit, casse et brise vos chaînes ; le Sang du Christ déterre vos vies : Le Sang du Christ restaure vos vies.

 

Prière quotidienne au Précieux Sang

 

C'est par la voix de votre Sang, ô Seigneur Jésus que je viens vous presser, vous solliciter, vous importuner. Trop de grâces, trop de miséricordes ont jailli de vos plaies pour que je n'espère pas jusqu'à la fin en l'efficacité du Sang qui en découle ! O Jésus, par votre Sang sept fois répandu, par chacune des gouttes du prix sacré de ma rédemption, par les larmes de votre Mère Immaculée, je vous en conjure, je vous en supplie, exaucez mon instante prière (dire maintenant vos intentions de prière au Seigneur Jésus, en invoquant la puissance de son Précieux Sang…) O vous qui, aux jours de votre vie mortelle, avez consolé tant de souffrances, guéri tant  d'infirmités, relevé tant de courages, ayez pitié de moi ! O Jésus, hâtez le moment où vous changerez mes pleurs en allégresse, mes gémissements en actions de grâce. O Marie, Source du Sang divin, je vous en conjure, ne laissez pas perdre cette occasion de faire glorifier le Sang qui vous a faite Immaculée. Amen.

Nous vous en supplions, Seigneur, secourez vos serviteurs que vous avez rachetés par votre Sang Précieux.

 

Consécration au Précieux Sang de Jésus Christ

 

Miséricordieux Jésus, conscient de mon néant et de la Grandeur Divine, je me jette à Vos Pieds pour Vous remercier des nombreuses Grâces que Vous m'avez accordées, particulièrement celles de m'avoir délivré, par la Vertu de Votre Précieux Sang, du pouvoir néfaste de Satan. En présence de la Vierge Marie, ma Mère, de mon saint Ange Gardien, de mes saints Patrons et de toute la Cour Céleste, je me consacre librement et d'un cœur sincère à Votre Sang Précieux, ô Jésus, au moyen duquel Vous avez sauvé le monde du péché, de la mort et de l'enfer. Je Vous promets, avec le secours de Votre Sainte Grâce, de susciter et de répandre de toutes mes forces et selon mes moyens, la dévotion à Votre Précieux Sang, gage de notre salut, afin que Votre Sang Adorable soit honoré et glorifié. Je voudrais, par ce moyen, réparer mes infidélités envers Votre Précieux Sang, signe de Votre Amour, et faire amende honorable pour les nombreuses profanations des hommes à l'égard de Votre Sang Rédempteur. Ne Vous souvenez plus de mes propres péchés, de mes froideurs et de mes ingratitudes. C'est pourquoi je Vous offre, ô Jésus, l'Amour, la Vénération et l'Adoration de votre très Sainte Mère, de Vos disciples fidèles et de tous les saints à l'égard de Votre Précieux Sang.
Je Vous supplie de ne plus Vous souvenir de mes infidélités et froideurs passées et de pardonner à tous ceux qui Vous ont offensé. Aspergez-moi, ô mon Divin Sauveur, ainsi que tous les hommes, de Votre Précieux Sang, afin que désormais, nous Vous aimions de tout notre cœur, ô Amour Crucifié, et vénérions en tout temps dignement le prix de notre salut. Amen.

 

Texte extrait du site de L'Etoile Notre-Dame

 

Cette neuvaine est disponible en CD auprès de la librairie de l’Etoile Notre Dame

 

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28 novembre 2015

L'Avent avec Saint François d'Assise

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L'Avent avec Saint François

 

Premier Dimanche de l'Avent

 

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Un cœur ambitieux et inquiet

François naît à Assise en 1181 ou 1182. Fils d'un marchand, dans une ville en plein essor économique, il rêve de devenir chevalier. Il est fait prisonnier suite à une guerre locale entre Assise et Pérouse. Il tombe malade et réfléchit à sa vie passée. À ses amis, de façon voilée, il a annonce son désir de conversion : « J'épouserai une femme plus noble et plus belle que vous n'en n'avez jamais vu, telle qu'elle dépasse toutes les autres en beauté et l'emporte sur toutes en sagesse » (Thomas de Celano, Vita Prima, 8). Il se montre fidèle à l'idéal chevaleresque pour mettre tout en œuvre afin de gagner le cœur de « celle » qu'il aime.

 

À l'école de Saint François

« Ô Dieu très-haut et glorieux, illumine les ténèbres de mon cœur. Et donne-moi la Foi droite, l'espérance certaine et la Charité parfaite, le sens et la connaissance, Seigneur, pour que moi, je fasse Ton Saint et véridique commandement. Amen. » (Prière devant le Crucifié).

Parole de Dieu : « Un jeune homme interrogea Jésus : « Bon Maître, que me faut-il faire pour avoir en héritage la vie éternelle ? » (Saint Luc 18, 18).

 

Dans ma vie

L'Avent, que nous commençons avec ce premier dimanche, doit être pour nous l'occasion d'un renouvellement spirituel. Puisqu'il est d'usage de débuter une nouvelle année par quelques bonnes résolutions, travaillons donc à fixer notre regard sur le Petit Pauvre d'Assise. Parfaite icône de son Maître et de son Seigneur, il nous apprend à préparer notre cœur à la venue du Messie. Déjà nous voulons offrir à l'Enfant de la crèche toute notre vie, reconnaissant en Lui celui-là seul qui peut nous sauver. Pour cela nous Lui offrons notre intelligence et notre volonté, afin qu'Il nous fasse le don d'un accroissement de Foi, d'espérance et de Charité.

Résolution : En ce début d'Avent, je prends la résolution de consacrer quelques instants par jour à la prière et à la méditation. Au besoin, j'inscris sur mon agenda quotidien, pour chaque jour de la semaine, le temps que je désire consacrer à Dieu.

 

Méditation

Le temps liturgique de l'Avent nous prépare à l'avènement du Sauveur. Mais les lectures bibliques nous permettent de faire le lien avec la fin de l'année liturgique parce que le baptisé est tout tendu vers le second avènement du Christ, qui « reviendra dans la gloire pour juger les vivants et les morts ». La mémoire de l'entrée dans notre humanité de Jésus nous dispose à la grande rencontre, face à face, avec Celui qui est le Chemin vers le Père, la Vérité qui nous rend libre, la Vie qui nous sauve. Chaque fois que nous participons à la Messe, le Christ vient à notre rencontre, Il veut se faire le Compagnon de notre existence. Il nous enseigne par Son Évangile, Il nous relève par Son Pardon, Il nous communique Sa propre Vie par les Sacrements. Mais nous pouvons aussi nous appuyer sur le témoignage de tous les Saints. C'est leur attachement au Christ que nous retrouvons comme point commun dans la vie de tous les témoins de l’Évangile. Saint François d'Assise a été parfaitement identifié au Christ, jusque dans Sa Passion. Toute sa vie est comme une déclaration d'amour faite au Dieu qui se fait Homme. Par son intercession, demandons la grâce de grandir durant ce temps de l'Avent et durant toute l'année liturgique dans la connaissance véritable du Christ, qui, par amour pour nous, s'est fait petit enfant.

 

Première Semaine de l'Avent

 

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Lundi

Le nouveau chevalier du Christ

 

Dans l'enthousiasme de la conversion, François ne perçoit pas encore très bien quelle est sa vocation. Mais il sait clairement ce qu'il ne veut pas : poursuivre la tradition familiale en devenant marchand de draps, à une époque où les villes s'organisent et deviennent des puissances économiques capables de rivaliser avec les prétentions des maîtres de l'ordre féodal. Un beau jour, François rassemble des étoffes précieuses dans le magasin de son père et va les vendre. Puis il dépose l'argent aux pieds d'un pauvre prêtre, desservant une église en ruine dédiée à Saint Damien. Celui-ci accepte d'héberger ce jeune homme en rupture de ban, mais il refuse l'argent, par crainte de la réaction du riche marchand lésé.

 

À l'école de Saint François

« Se dérobant aux yeux des railleurs, il allait souvent, presque chaque jour, prier en secret. Il y était, en quelque sorte, pressé par l'avant-goût de cette douceur qui, le visitant très souvent, le poussait de la place ou des autres lieux vers la prière » . (Légende des Trois Compagnons 8).

Parole de Dieu : « Prends ta part de souffrances, en bon soldat du Christ Jésus. Dans le métier des armes, personne ne s'encombre des affaires de la vie civile, s'il veut donner satisfaction à qui l'a engagé ». (2 Timothée 2, 3-4).

 

Dans ma vie

 

La première étape de la conversion ne consiste pas à multiplier les exploits vertueux mais bien à accueillir la lumière du Salut. Toute la pédagogie de la liturgie de l'Avent dispose nos cœurs à cet accueil. Il fait donc regarder d'abord au don qui nous est fait avant d'envisager le combat spirituel qui doit être le nôtre. Ce que Dieu attend de moi, c'est d'abord cette disponibilité du cœur, cette bonne volonté, cette ferme décision de ne pas mettre d'obstacle volontaire à sa grâce. Le reste est son affaire, comme mon salut est d'abord son affaire.

Résolution : Saint François m'invite à me laisser dépouiller à la suite du Christ. Je réfléchis sérieusement à ce qui constitue, d'après moi ou d'après ce que me disent mes proches, le principal obstacle en moi pour accueillir vraiment la Miséricorde de Dieu.

 

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Mardi

« Reconstruit Mon Église »

Alors qu'il s'est établi ermite dans la petite église de Saint Damien, François passe de longues heures en prière. Il se prosterne au pied d'un crucifix et il en ressent une grande joie spirituelle. C'est alors qu'il entend le Crucifié s'adresser à lui : « François, va, et répare ma maison, qui, comme tu le vois, est toute détruite ». Dans sa simplicité, le jeune converti imagine qu'il doit engager tous ses efforts pour la réparation de l'édifice de pierre. Mais la fidélité qu'il mettra à répondre à sa vocation fera de lui un rénovateur de la force de l’Évangile pour son temps et pour tous les temps.

 

À l'école de Saint François

« Revenu enfin à lui, il se prépare à obéir, se reprend complètement en vie du mandat de réparer une église matérielle, bien que la signification essentielle du mot s'appliquât à celle que le Christ à acquise par Son Sang, comme l'Esprit Saint le lui apprit et comme lui-même le révéla aux Frères ». (Saint Bonaventure, Légende Majeure 2,1).

Parole de Dieu : « Soyez attentifs... à tout le troupeau dont l'Esprit Saint vous a établis gardiens pour paître l’Église de Dieu, qu'il s'est acquise par le Sang de Son propre Fils ». (Ac 20, 28).

 

Dans ma vie

Depuis le jour de mon baptême et de ma confirmation, je suis le Temple du Saint Esprit. Avec tous mes frères chrétiens, vivants et morts, nous constituons le Corps du Christ. C'est pour établir cette communion entre nous tous que le Verbe s'est fait chair, qu'Il a assumé une nature humaine en tout semblable à la mienne. Mais chaque chrétien travaille d'autant mieux pour l'ensemble du Corps qu'il cherche lui-même à être fidèle au quotidien à la grâce qui est la sienne. Se préparer à Noël, c'est accueillir Celui qui vient reconstruire l’Église de notre cœur et de notre vie puisqu'Il veut que notre personne soit le lieu de la rencontre de la créature avec son Créateur.

Résolution : En cette journée, je prie d'une manière tout particulière pour l’Église du Christ répandue à travers le monde. Je demande au Saint Esprit de me faire découvrir et aimer ma place dans ce corps immense.

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Mercredi

Se dépouiller pour suivre le Christ

 

En devenant ermite à Saint Damien, François se met en quelque sorte sous la protection de l’Église et il se consacre au service de Dieu et de Dame Pauvreté. Il rencontre l'opposition forcenée de son père qui faisait de grands projets pour lui et qui ne supporte pas les humiliations que son fils doit assumer en mendiant, alors qu'il était peu de mois auparavant à la tête de la jeunesse dorée d'Assise. Mais François préfère renoncer à l'héritage familial pour ne plus rien devoir à son père et pour vivre totalement les exigences de sa vocation qui sera bientôt confirmée par l’Église.

 

À l'école de Saint François

« L'Homme de Dieu résigne à son père l'argent qu'il avait voulu dépenser pour l'ouvrage de la dite église (de Saint Damien), persuadé d'agir ainsi par l'évêque de la Cité... car il n'est pas permis de dépenser pour des usages sacrés ce qui a été mal acquis... il dit : « De ce jour, je dirai librement notre Père qui es aux cieux » et non « mon père Pierre de Bernadone » ; à ce dernier, voici que non seulement je rends cet argent, mais je lui résigne intégralement mes vêtements. C'est donc nu que j'irai vers le Seigneur ». (Thomas de Celano, Mémorial 12).

Parole de Dieu : « Si quelqu’un vient à moi sans me préférer à son père, sa mère, sa femme, ses enfants, ses frères et sœurs, et même à sa propre vie, il ne peut pas être mon disciple ». (Saint Luc 14, 26).

 

Dans ma vie

Noël est par excellence la fête de la famille. De fait la plupart d'entre nous, nous devons le don précieux de la Foi à nos parents et à notre famille qui nous l'ont transmis. Le Fils de Dieu Lui-même à voulu naître et vivre au sein d'une famille humaine, mais nous savons aussi que la lumière de la Rédemption vient éclairer les ténèbres de la condition humaine, et la famille, comme toute réalité créée, a été marquée aussi par le péché et sa loi de mort. De nombreux Saints ont eu à souffrir incompréhensions et parfois même persécutions au sein de leur propre famille. Pour être à son tour évangélisatrice, la famille doit être d'abord évangélisée.

Résolution : Je prie pour ma famille, pour ceux qui m'ont transmis la Foi. Je confie aussi tous les chrétiens qui souffrent de l'incompréhension de leurs proches. Que la grâce de Noël donne à chacun d'accueillir le Salut.

A la léproserie

Jeudi

Le baiser au lépreux

Depuis la conversion de Saint François interviennent plusieurs rencontres providentielles. Suite à la captivité qu'il dut subir, il prit la résolution de ne se détourner d'aucun pauvre ni d'aucune personne dans la détresse. À l'image de Saint Martin, il fit don de ses propres vêtements à un chevalier dans la misère. Il aime à se mêler, de façon anonyme, à la foule des pauvres et des miséreux. Il arrive à vaincre son dégoût et sa peur en échangeant le baiser de paix avec un lépreux, à qui il fait aumône. Il ressort bouleversé d'une pareille expérience et son cœur est à jamais transformé.

 

À l'école de Saint François

« Le Seigneur me donna ainsi à moi, Frère François, de commencer à faire pénitence : comme j'étais dans les péchés, il me semblait extrêmement amer de voir les lépreux. Et le Seigneur lui-même me conduisit parmi eux et je fis miséricorde avec eux. Et m'en allant de chez eux, ce qui me fut amer fut changé pour moi en douceur de l'esprit et du corps ; et après cela, je ne restais que peu de temps et je sortis du siècle ». (Testament de Saint François 1-3).

Parole de Dieu : « Pris de pitié, Jésus étendit la main, le toucha. Il lui dit : « Je le veux, sois purifié ». » (Saint Marc 1, 41).

 

Dans ma vie

Le mystère de la Nativité nous révèle la Miséricorde de Dieu qui s'est ému de compassion pour notre malheur et qui a tout mis en œuvre pour notre Salut. Le Verbe a voulu éprouver en tout notre misère et Il a assumé l'intégralité des conséquences de notre péché. La compassion du Christ face à toutes les misères nous révèle l'Amour de Dieu et la solidarité qu'Il a voulu établir avec nous. Mais c'est toute l’œuvre de l'Incarnation rédemptrice qui peut se comprendre comme un baiser au lépreux. Or Dieu fait communier aux sentiments de son cœur ses amis les Saints. Émus de compassion ceux-ci veulent à leur tour se dépenser dans compter pour le Salut de leurs frères.

Résolution : Durant cette journée, dans toute personne rencontrée ou croisée, je verrai un envoyé de Dieu. Je ne me détournerai d'aucune misère, mais j'accueillerai chacun avec un grand esprit de Foi et une volonté ferme d'offrir mes services, ma prière, ma présence comme une réponse à l'Amour de Dieu.

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Vendredi

Le missionnaire de la paix

 

François aime à passer de longues heures en prière. Pourtant il ne rejoint pas un monastère de vie contemplative. Envoyé par Dieu, il prêche à tous le Saint Évangile, dans sa simplicité et toute ses exigences. Dans une société marquée par ma division et les tensions (entre ville rivales, entre le système féodal et l'émergence des villes libres, entre familles nobles et bourgeoisie émergente, entre pauvres et riches), il annonce la paix que Dieu veut établir entre tous les hommes par le sacrifice de son propre Fils sur la Croix. C'est d'ailleurs le premier souhait que s'échangent ses fils Franciscain lorsqu'ils se rencontrent ou qu'ils rencontrent ceux vers qui ils sont envoyés en mission.

 

À l'école de Saint François

 

« Comme salutation, le Seigneur m'a révéla que nous devions dire : « Que le Seigneur te donne la paix ! ». » (Testament de Saint François 23).

« Aux hommes et aux femmes, aux passants et à ceux qui le croisaient, c'était toujours elle qu'il annonçait avec la plus grande dévotion. C'est pourquoi beaucoup, qui haïssaient la paix autant que le Salut, embrassèrent la paix de tout leur cœur grâce à la coopération du Seigneur et devinrent eux aussi des fils de la paix et des zélateurs du Salut éternel » (Thomas de Celano, Vita Prima 23)

Parole de Dieu : En quelque maison que vous entriez, dites d’abord : « Paix à cette maison ! ». » (Saint Luc 10, 5)

 

Dans ma vie

 

Celui que nous attendons est annoncé comme le Prince de la paix parce que sa mission est de réconcilier les hommes avec Dieu et de vaincre le mal. La paix est donc le fuit d'une victoire et d'une amitié. Le chrétien est artisan de paix parce qu'il a reçu en héritage cette paix, fruit de la victoire du Christ et de médiation de réconciliation. Mais « être artisan » signifie aussi que la paix est le fruit de notre propre action, c'est à dire de notre vie livrée au prince de la paix.

Résolution : Je réfléchis aux moyens très concrets d'être artisan de paix, que ce soit dans ma famille, dans mon milieu professionnel, dans mon quartier ou dans mon village. À la suite de Saint François, je cherche à témoigner de cette paix que l'Enfant de la Crèche vient donner au monde entier.

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Samedi

Les premiers disciples

Il n'y a chez François aucun plan préétabli ni volonté de paraître ou de rayonner. Il avait cependant naturellement un grand ascendant sur ses contemporains ; son enthousiasme, sa joie, sa prodigalité lui avaient déjà valu une certaine popularité avant sa conversion, sur ses propres camarades qui l'avaient placé à la tête de la bande turbulente qu'ils constituaient au sein de la jeunesse fortunée d'Assise. Quelques uns sont frappés et touchés par le témoignage que le jeune converti donne : ayant renoncé à tout, son exemple de prière et de mortification vécues au cœur de la cité les bouleverse et bientôt quelques disciples se joignent à lui. Une génération après, ils constitueront une des premières familles religieuses de la Chrétienté.

 

À l'école de Saint François

 

« Et ceux qui venaient pour recevoir cette vie, tout ce qu'ils pouvaient avoir, ils le donnaient aux pauvres ; et ils se contentaient d'une seule tunique, rapiécée au dedans et au dehors... et nous étions illettrés et soumis à tous. » (Testament de Saint François 16-19)

Parole de Dieu : « Tout ce que tu as, vends-le et distribue-le aux pauvres, et tu auras un trésor dans les cieux ». (Saint Luc 18, 22).

 

Dans ma vie

 

Se préparer à Noël, c'est accueillir Celui qui bouleverse notre vie et nos valeurs parce que Jésus vient au monde pour nous apprendre à vivre déjà des mœurs du Royaume. Les religieux vivent de cette réalité en renonçant radicalement à la possession des biens terrestres et ils sont pour le peuple de Dieu les témoins et le rappel de la vocation surnaturelle de tout homme. Mais tout baptisé doit apprendre la liberté du cœur par rapport aux biens matériels, témoignant pour ainsi d'une juste hiérarchie des réalités créées qui sont à notre disposition pour en user selon l’Évangile.

Résolution : Puisque dans l’Évangile, Jésus rappelle à ses disciples qu'ils sont dans le monde sans être du monde, j'examine sincèrement quel est mon degré d'attachement aux biens terrestres. Je demande à Saint François la grâce de la liberté spirituelle.

 

Extrait du Hors série de Parole et prière « Mon Avent avec Saint François » sorti en 2013

Téléchargez les meditations de cette Semaine (PDF) en cliquant ici

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23 novembre 2015

Neuvaine de l’Immaculée Conception Du 30 novembre

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Neuvaine de l’Immaculée Conception

Du 30 novembre au 8 décembre 2015

 

Bénie et encouragée par Sa Sainteté le Pape François.

 

1°) Chaque jour une dizaine de chapelet, suivie de 3 fois l’invocation : « O Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous. » (« Et pour ceux qui n'ont pas recours à Vous, spécialement les ennemis de la Sainte Eglise et pour toutes les personnes qui Vous sont recommandées ».

2°) Une communion le jour du 8 décembre ou un jour de l’octave – confession recommandée.

 

Prière

 

Ô Marie, Vierge Immaculée, par la Volonté du Père et par la Grâce de l’Esprit Saint, Vous avez donné au monde le Sauveur, le Fils du Dieu vivant. Mère de l’Église et première des consacrés, nous Vous les confions tous. Que l’Esprit Saint les façonne à votre image pour qu’ils redisent chaque jour avec Vous, le « oui » d’un don joyeux et irrévocable. Que ce don gratuit d’eux-mêmes au service de l’Eglise et de leurs frères, soit lumière pour les jeunes et leur donne d’entendre avec joie l’appel du Christ, « Lui qui n’enlève rien mais qui donne tout » ! En ce Jubilé de la Miséricorde, notre monde assoiffé et désorienté a plus que jamais besoin de consacrés priants et saints qui manifestent auprès des pauvres et des plus fragiles l’amour infini du Père. Mère de Miséricorde et de l’Espérance, nous vous prions, avec le Pape François, de faire de nous tous des témoins de Jésus victorieux du mal par la Croix, pour annoncer au monde « la joie de l’Évangile » ! Amen.

 

Comme chaque année, l’Église Catholique nous demande de nous tourner vers l’Immaculée Conception en ces premiers jours de l’Avent. C'est avec confiance, face à la gravité de la situation des temps actuels, que nous sommes donc invités à ouvrir notre cœur pour déposer tout ce que nous portons : nos joies et nos peines, nos luttes et nos échecs, nos désirs, dans le cœur de Marie, notre très Sainte Vierge, au cours de cette Neuvaine Mariale mondiale de Prière. Cette année le 8 décembre 2015 débute l’année de la Miséricorde.

 

Le Chapelet des Enfants

5 rue de l’université

75007 PARIS (France)

Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

24 mai 2014

Litanies du Bienheureux Idesbald des Dunes

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Le Bienheureux Idesbald Van der Gracht

vers 1090-1167

Fête le 18 avril

 

Le Bienheureux Idesbald Van der Gracht naquit en Belgique, aux environs de l'an 1090 à Eggewaartskapelle. Descendant d'une excellente famille de la région de Furnes dans les Flandres, il était le fils d'Eggewaart, un gentleman-farmer de la noblesse terrienne, qui érigea une chapelle et l'offrit à l'abbaye Saint Bertin, de Saint Omer. Ainsi se perdait le nom original du domaine « Ter gracht », et le village était appelé Eggewaarstkapelle (chapelle d'Eggewaart), selon le nom du donateur. Quand Idesbald offrit en 1121, pour continuer l'oeuvre pieuse de son père, à l'abbaye Saint Bertin de Saint Omer, une donation d'une partie de son domaine, sa femme et quelques uns de ses enfants étaient morts. Durant 30 ans, Idesbald joue un rôle important dans la région du "Veurne-ambacht". Il reste lié à la cour des Comtes de Flandres, sous le règne du bienheureux Charles-le-bon, Guillaume de Normandie et Thierry d'Alsace. En 1149 il est devenu échevin régional à Veurne (Furnes). A cette époque son nom disparaît des actes comtaux. Le sexagénaire gentleman-farmer et veuf est devenu moine de l'Abbaye-aux-dunes de Koksijde. Cette abbaye a adopté en 1130 la règle des Cisterciens. Saint Bernard y a installé comme abbé son ami le Bienheureux Robert de Bruges. Sous l'autorité de Robert, Idesbald fait son entrée. Il est ordonné prêtre probablement par l'évêque Milon de Thérouanne et devient chantre de l'abbaye. Après la mort de Saint Bernard en 1153, Robert de Bruges lui succède à Citeaux. Son successeur à Ter Duinen, Albero, démissionne en 1155 comme abbé. Les moines élisent, convaincus de sa sainteté, Idesbald, qui compte à peine 6 années de vie monacale, comme successeur d'Albero. Les 12 années de direction d'Idesbald sont une bénédiction pour l'abbaye, au spirituel et au temporel. Il ne marche pas seulement devant ses moines par une vie édifiante et parvient à gagner de nouveaux moines pour l'abbaye, mais il obtient plusieurs héritages pour son abbaye, qui devient le centre économique de la région. Il tint cette charge jusqu'à sa mort survenue en 1167.

Les moines l'avaient en si haute vénération, que contrairement à tous les usages de la communauté, ils déposèrent le corps de leur abbé dans un cercueil en plomb. En 1239, lors de la reconstruction de l'Abbaye des Dunes, la tombe fut mise à jour et au grand étonnement des religieux le corps fut retrouvé flexible incorrompu, répandant un suave parfum. Le nouveau monastère fut saccagé et détruit en 1566 par les gueux et les restes du Bienheureux Idesbald disparurent sous les ruines. Une étrange clarté surnaturelle attira l'attention des marins sur le trésor enfoui en ces lieux. En 1623 les moines nivelèrent l'emplacement ou s'éleva jadis l'abbaye, découvrirent le cercueil en plomb dans lequel le corps du Bienheureux fut retrouvé toujours dans le même état de conservation. En 1894, Idesbald fut officiellement béatifié par le pape Léon XIII et, depuis le 6 avril 1831, son corps repose actuellement en l’église Notre-Dame de la Poterie à Bruges. Le Bienheureux Idesbald est le saint patron des marins, des cultivateurs des polders et de la noblesse flamande. Il est représenté portant sur la main une barque à voile. Les habitants du littoral ont pour lui une dévotion particulière. Il est spécialement invoqué contre la fièvre, les rhumatismes, la goutte.

 

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Litanies du Bienheureux Idesbald des Dunes

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie, patronne du Bienheureux Idesbald, priez pour nous.

Bienheureux Idesbald, fidèle serviteur de Marie, priez pour nous.

Bienheureux Idesbald, exemple de toutes les vertus,

Bienheureux Idesbald, miroir d'obéissance,

Bienheureux Idesbald, ange de dévotion,

Bienheureux Idesbald, lys de chasteté,

Bienheureux Idesbald, amant de la pauvreté,

Bienheureux Idesbald, ami de la pénitence,

Bienheureux Idesbald, contempteur des vanités du monde,

Bienheureux Idesbald, zélé au service divin,

Bienheureux Idesbald, prêtre selon le Cœur de Dieu,

Bienheureux Idesbald, père des pauvres,

Bienheureux Idesbald, consolateur des affligés,

Bienheureux Idesbald, protecteur des marins,

Bienheureux Idesbald, patron des malades,

Bienheureux Idesbald, à cause de votre Charité, agréable à Dieu et aux hommes,

Bienheureux Idesbald, parfait religieux,

Bienheureux Idesbald, charitable envers vos frères,

Bienheureux Idesbald, élu Abbé à cause de vos vertus,

Bienheureux Idesbald, humble et doux envers vos sujets,

Bienheureux Idesbald, très attaché à Saint Bernard, votre Père spirituel,

Bienheureux Idesbald, éprouvé par Dieu,

Bienheureux Idesbald, plein de soumission à la Volonté de Dieu,

Bienheureux Idesbald, mourant au milieu de vos frères en larmes,

Bienheureux Idesbald, regretté par les nécessiteux,

Bienheureux Idesbald, vénéré par les foules,

Bienheureux Idesbald, élevé dans la gloire divine,

Bienheureux Idesbald, invoqué avec confiance par les croyants,

Bienheureux Idesbald, très puissant auprès de Dieu,

Bienheureux Idesbald, refuge en nos besoins,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Priez pour nous, Bienheureux Idesbald,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.

 

Prions

 

Seigneur notre Dieu, qui par votre bonté ineffable, avez retiré du monde le Bienheureux Idesbald, pour qu'il brillât par sa perfection religieuse, nous vous en supplions, faites que par ses mérites et suivant son exemple, nous progressions constamment dans la vertu. Vous qui vivez et régnez en tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

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28 avril 2014

Neuvaine à la Très Sainte Trinité pour obtenir des grâces par l'intercession du Saint Enfant Jésus Miraculeux de Prague

Neuvaine à la Très Sainte Trinité

pour obtenir des grâces par l'intercession du Saint Enfant Jésus Miraculeux de Prague

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« Tout ce que tu Me demanderas par les mérites de Ma Sainte Enfance te sera accordé ! » (L'Enfant Jésus à la Vénérable Marguerite du Saint Sacrement).

 

Au Nom du Père, du Fils et du Saint Esprit. Ainsi soit-il !

 

Ô Dieu, venez à mon aide,
Seigneur, hâtez-vous de me secourir !
Gloire au Père...

 

Ô Père éternel, laissez-moi Vous rappeler les joies que Jésus Enfant causa à Votre Cœur de Père par Son existence ici-bas, et surtout par cette parfaite soumission à tous Vos ordres. Jésus Enfant ne négligea, en effet, absolument rien, pour Vous faire plaisir, et mérita d'être le Fils de complaisance, de tendresse, de sollicitude, de bénédiction et d'amour. Au nom de toutes les satisfactions que Jésus Enfant Vous procura, au nom de Ses mérites infinis, au nom de Ses sublimes Vertus, au nom de Sa parfaite Enfance, accordez-moi généreusement la grâce que je Vous demande pour la gloire de Son Enfance Sacrée.

 

Et le Verbe s'est fait Chair,
Et Il a habité parmi nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire soit au Père.

 

Ô Fils Eternel du Père, Vous n'avez pas craint en Vous incarnant de passer par l'état d'enfance, d'y vivre et de donner à tous les hommes l'exemple des vraies vertus ; Vous vous en glorifiez même, et Vous dites bien haut et à tous : « Plus vous honorerez Mon Enfance, et plus Je vous favoriserai », c'est à dire que Vous comblerez de faveurs ceux qui s'occuperont de Votre Enfance Sacrée, aussi nous voulons l'honorer, nous voulons l'imiter, et nous obtiendrons de Vous la grâce que nous Vous demandons instamment, et plus encore, pour Votre Gloire à Vous, et pour la Gloire de Votre Père.

 

Et le Verbe s'est fait Chair,
Et Il a habité parmi nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire soit au Père.

 

Ô Esprit Saint Eternel, qui Vous êtes manifesté par la perfection de Jésus Enfant quand Il résidait à Bethléem et à Nazareth, au milieu de Marie et de Joseph, et qui, dans le cours des siècles, avez continué cette manifestation dans la dévotion de l'Eglise et des Saints, en l'honneur de cette Enfance Sacrée, ô Vous qui avez surtout béni ceux qui ont honoré la forme de statue de l'Enfant Jésus qu'on appelle « Miraculeux de Prague », regardez, je Vous en supplie, d'un œil favorable la demande que j'adresse à Jésus Enfant, et pour Sa plus grande Gloire, exaucez-moi !

 

Et le Verbe s'est fait Chair,
Et Il a habité parmi nous.

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire soit au Père.

 

Prions

Ô Jésus Enfant, Béni du Père, Privilège du Saint Esprit, Désiré des Nations, ô Jésus Enfant, Vous êtes notre Roi ! Prosterné devant Votre Sainte Image, jetez un regard de clémence sur mon cœur suppliant et plein d'angoisses. Que Votre Cœur si Bon, si incliné à la pitié se tourne vers moi et m'accorde la grâce que je Lui demande avec instance. Délivrez-moi de la tristesse et du découragement, de tous les maux et difficultés qui m'accablent. Par les mérites de Votre Sainte Enfance, daignez m'exaucer et m'accorder la consolation et le secours dont j'ai besoin, afin que je Vous loue avec le Père et le Saint Esprit, dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Imprimatur
Forojulii, die octava ascensionis 1928
H. Arene, V.G.

 

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Dernière mise à jour de la page, le 22 octobre 2019

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4 septembre 2013

Un appel du Pape François pour la paix

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Un appel du Pape François pour la paix

 

Chers frères et sœurs, bonjour !


Chers frères et sœurs, je voudrais me faire aujourd'hui l'interprète du cri qui monte de toutes les parties de la terre, de tous les peuples, du cœur de chacun, de l'unique grande famille qu'est l'humanité, avec une angoisse croissante : c'est le cri de la paix ! Et le cri qui dit avec force : nous voulons un monde de paix, nous voulons être des hommes et des femmes de paix, nous voulons que dans notre société déchirée par les divisions et les conflits, explose la paix ; plus jamais la guerre ! Plus jamais la guerre ! La paix est un don éminemment précieux, qui doit être promu et préservé.

Je vis avec une particulière souffrance et préoccupation les nombreuses situations de conflit qu'il y a sur notre terre ; mais, ces jours-ci, mon cœur est profondément blessé par ce qui se passe en Syrie et angoissé par les développements dramatiques qui s'annoncent.

J'adresse un appel fort pour la paix, un appel qui naît du plus profond de moi-même ! Que de souffrance, que de destruction, que de douleur a provoqué et provoque l'usage des armes dans ce pays affligé, particulièrement parmi les populations civiles et sans défense ! Pensons : que d'enfants ne pourront pas voir la lumière de l'avenir !

Avec une fermeté particulière je condamne l'usage des armes chimiques ! Je vous dis que j'ai encore fixées dans mon esprit et dans mon cœur les terribles images de ces derniers jours ! Sur nos actions il y a un jugement de Dieu et aussi un jugement de l'histoire, auxquels on ne peut pas échapper ! Ce n'est jamais l'usage de la violence qui conduit à la paix. La guerre appelle la guerre, la violence appelle la violence !

De toutes mes forces, je demande aux parties en conflit d'écouter la voix de leur conscience, de ne pas s'enfermer dans leurs propres intérêts, mais de regarder l'autre comme un frère et d'entreprendre courageusement et résolument le chemin de la rencontre et de la négociation, en dépassant les oppositions aveugles. Avec la même fermeté, j'exhorte aussi la Communauté internationale à fournir tout effort pour promouvoir, sans délai ultérieur, des initiatives claires fondées sur le dialogue et la négociation pour la paix dans cette Nation, pour le bien de tout le peuple syrien.

Qu'aucun effort ne soit épargné pour garantir une assistance humanitaire à ceux qui sont touchés par ce terrible conflit, particulièrement aux réfugiés dans ce pays et aux nombreux réfugiés dans les pays voisins. Que soit garantie aux agents humanitaires engagés à alléger les souffrances de la population, la possibilité de prêter l'aide nécessaire.

Que pouvons-nous faire pour la paix dans le monde ?

Comme le disait le Pape Jean XXIII : « à tous incombe la tâche de rétablir les rapports de la vie en société sur les bases de la justice et de l'amour » (cf. Pacem in terris [11 avril 1963] : AAS (1963], pp. 301-302].

Qu'une chaîne d'engagement pour la paix unisse tous les hommes et toutes les femmes de bonne volonté ! C'est une forte et pressante invitation que j'adresse à toute l'Église catholique, mais que j'étends à tous les chrétiens d'autres Confessions, aux hommes et aux femmes de chaque Religion, ainsi qu'à ces frères et sœurs qui ne croient pas : la paix est un bien qui dépasse toute barrière, parce qu'elle est un bien de toute l'humanité.

Je le répète à haute voix : ce n'est pas la culture de l'affrontement, la culture du conflit qui construit la vie collective dans un peuple et entre les peuples, mais celle-ci : la culture de la rencontre, la culture du dialogue : c'est l'unique voie pour la paix.

Que le cri de la paix s'élève pour arriver au cœur de tous et que tous déposent les armes et se laissent guider par le souffle de la paix.

Voilà pourquoi, frères et sœurs, j'ai décidé d'organiser pour toute l'Église, le samedi 7 septembre 2013, veille de la célébration de la Nativité de Marie, Reine de la Paix, une journée de jeûne et de prière pour la paix en Syrie, au Moyen-Orient, et dans le monde entier, et j'invite aussi à s'unir à cette initiative, par la manière qu'ils retiendront la plus opportune, les frères chrétiens non catholiques, les adeptes des autres religions, ainsi que les hommes de bonne volonté.

Le 7 septembre prochain, sur la place Saint-Pierre - ici - de 19h à 24h, nous nous réunirons en prière et dans un esprit de pénitence pour invoquer de Dieu ce grand don pour la bien-aimée nation syrienne et pour toutes les situations de conflit et de violence dans le monde. L'humanité a besoin de voir des gestes de paix et d'entendre des paroles d'espérance et de paix ! Je demande à toutes les Églises particulières qui, outre le fait de vivre cette journée de jeûne, d'organiser des actions liturgiques à cette intention.

À Marie, nous demandons de nous aider à répondre à la violence, au conflit et à la guerre, par la force du dialogue, de la réconciliation et de l'amour. Elle est mère : qu'elle nous aide à retrouver la paix ; nous sommes tous ses enfants !


Aide-nous, Marie, à dépasser ce moment difficile et à nous engager à construire chaque jour et dans tous les domaines une culture authentique de la rencontre et de la paix.


Marie, Reine de la paix, prie pour nous !

 

Pape François, le 1er septembre 2013.

 

18 septembre 2013

Neuvaine en l'honneur de Saint Michel Archange et des 9 Choeurs des Anges

Neuvaine en l'honneur de Saint Michel Archange et des 9 Choeurs des Anges

Du 21 au 29 septembre

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Existence des Anges

 

Dire qu'il y a des Anges, c'est exprimer une vérité qui fait plaisir à tout le monde ; mais ce n'est rien apprendre à personne, pas même aux petits enfants à qui les mères, dont le cœur est toujours si bien inspiré, font, en quelque sorte, sucer avec leur lait cette croyance salutaire, et à qui elles ne manquent point de délier la langue en leur faisant balbutier le plus tôt possible les admirables paroles de la Salutation angélique, disant : « Ainsi parlait un Ange ». L'Église, cette autre mère, si soucieuse du bien de ses enfants et si sévère à l'endroit de tout ce qui pourrait offrir la plus légère ombre d'erreur, autorise et permet que l'on mette des images et des représentations d'Anges sous les yeux du premier âge, qui reconnaît sans peine, à leurs blanches ailes, les amis et les gardiens de son berceau. On ne se croirait pas chrétien si l'on ne mettait son repos du soir sous la protection des saints Anges, et si, le matin, on négligeait de réclamer leur assistance et leur secours pour la journée qui commence.

Tout nous ramène aux saints Anges. Le catéchisme, ce petit livre qui n'est certainement pas sans autorité, a son chapitre spécial des Anges, qu'un homme de beaucoup d'intelligence et de vertu appelait le chapitre de ses meilleurs amis. A côté du catéchisme vient tout naturellement se placer un autre petit livre dont l'importance surpasse encore la simplicité, c'est l'abrégé de l'histoire sainte, qui montre, pour ainsi dire, à son frontispice un Ange placé à la porte du paradis terrestre, pour ôter à nos premiers parents, chassés par leur désobéissance de ces lieux de délices, l'espérance d'y pouvoir jamais rentrer ; qui indique et fait voir dans le sacrifice d'Abraham l'Ange protecteur et sauveur du jeune Isaac ; qui transporte subitement dans la capitale des Pharaons, et permet d'en parcourir les rues, successivement éclairées, au milieu de la plus profonde nuit, par le glaive étincelant de l'Ange exterminateur; qui rappelle et rend présents plusieurs autres faits non moins authentiques, après lesquels l'existence des Anges n'est pas même une question.

L'Ancien et le Nouveau Testament sont pleins d'Anges. Vous qui aimez cette lecture sublime et grave, dites : « n'est-il pas vrai que vous ne pouvez presque ni jeter les yeux sur une de ces pages, ni tourner une de ces feuilles, sans y rencontrer des Anges, sans les voir, en quelque sorte, voltiger sous vos regards; tant il y est souvent question de ces intelligences célestes, tant il y en a ! » Nous avons déjà fait des citations, et nous ne pensons pas qu'il soit nécessaire de les multiplier davantage. On ne peut pas, d'ailleurs, tout citer ; mais Moïse, Josué, David, Salomon, Daniel et Tobie en ont rempli leurs récits et leurs chants. Jésus-Christ, comme nous le voyons dans son saint Évangile, en parlait très souvent. Les Actes des Apôtres les nomment plusieurs fois, et l'Apocalypse, cette admirable vision de l'île de Patmos, n'est pas autre chose qu'un long et merveilleux entretien entre le Disciple bien-aimé et les Anges de Dieu. Pourquoi les hommes ne se mettraient-ils pas, eux aussi, en rapport avec ces charitables et bienveillants esprits ?

La croyance aux Saints Anges est universelle, et je ne sais pas si, sans tenir compte des rationalistes et des philosophes modernes, elle rencontra jamais d'autres contradicteurs insensés que les Sadducéens. Pauvres aveugles ! Ils niaient ce qu'admettaient généralement tous les peuples anciens, malgré les profondes ténèbres du paganisme, à l'ombre desquelles ils étaient tristement assis. Il y a des Anges, disaient-ils tous. Ils le disaient autrement que nous ; mais il est aisé de voir que ce n'est entre eux et nous qu'une différence de nom. Les uns, et c'était le plus grand nombre, les appelaient génies, les autres les désignaient sous la qualification vague d'esprits ; mais tous avaient la même idée que nous quant à leur existence, qui seule nous préoccupe dans ce chapitre ; tous voulaient dire et disaient réellement que l'existence des Anges était pour eux comme pour nous chose indubitable et certaine. Rien de plus facile que de s'en convaincre.

Hésiode, ce poète historien d'une date si reculée, ne se contente pas d'affirmer qu'il y a des génies ou des Anges ; mais il se fait un devoir d'ajouter que c'est là une tradition universellement reconnue et professée. Quels que soient les divers systèmes sur le génie familier de Socrate, le grand Tertullien nous rapporte que Platon, se faisant l'écho de son maître, admet solennellement l'existence des Anges. Saint Cyprien nous assure que ce dogme entrait dans la profession de foi obligée de tous les auteurs païens, et il rapporte ces paroles du célèbre Hostanes : On ne peut pas voir Dieu tel qu'il est ; mais il est certain que des esprits ou des Anges entourent son trône. Ammonius, dans son commentaire sur les catégories d'Aristote, met en scène Socrate et Timée. Socrate demande : « Qu'est-ce que Dieu ? » Timée répond : « Je sais ce qu'il n'est pas, mais je ne sais pas ce qu'il est ; car il n'a ni corps ni couleur, et il n'est pas non plus un génie ou Ange ».

Regrettons maintenant que les bornes resserrées et sévères d'une lecture qui doit être abrégée et courte, ne nous permettent pas de placer ici des citations de quelques Pères de l'Église. Ils ont beaucoup écrit sur les Saints Anges ; mais c'était évidemment moins pour prouver leur existence, dont personne ne doutait, que pour engager les hommes, en vue de leurs intérêts les plus chers, à établir de fréquents et intimes rapports avec ces puissants ministres du Ciel et ces généreux amis de la terre. Cependant, si vous tenez à interroger vos pères dans la Foi, donnez-vous cette douce et innocente satisfaction ; ils vous diront non-seulement qu'il y a des Anges, mais encore que, dociles et prompts sous la main de Dieu qui les dirige, ils ne cessent point de vous faire du bien, et qu'ils méritent toute votre reconnaissance et tout votre amour.

Il est doux de croire à ce qui est bon, aimable et généreux ; et les Anges sont si généreux, si aimables et si bons ! Il est facile de croire aux Saints Anges, quand, après des autorités nombreuses et puissantes, on entend Jésus-Christ, leur roi et leur maître, proclamer hautement leur existence; quand tous les peuples qui couvrent la surface du globe, tous, ou peu s'en faut, s'accordent sur ce point ; quand toutes les générations passées, se redressant dans leurs tombeaux, nous crient énergiquement : « Nous avons cru aux saints Anges ». Nous y croyons tous ; mais ce n'est pas assez de croire et de dire qu'il y a des Anges, laissons-nous heureusement influencer par eux ; et, sous leurs auspices salutaires, épurons notre foi, sanctifions nos âmes et élevons nos cœurs jusqu'au plus haut des cieux, où pour la première fois il fut dit : « Il y a des Anges ».

 

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Hiérarchies des Anges

 

Le nombre des Anges est considérable. David s'écrie à la vue de l'arche sainte : « Elle est comme le char de Dieu, plus forte que dix mille chariots de guerre, parce que des milliers d'Anges, l'oeil toujours ouvert, veillent à sa conservation ». Daniel déclare qu'il aperçut un million d'Anges qui servaient l'Éternel, et mille millions qui se tenaient respectueusement debout devant lui. Saint Jean dit qu'il avait déjà vu beaucoup d'Anges, mais que, regardant encore, il en vit des milliers de millions autour du trône de Dieu. Dieu seul a le secret de leur nombre. Ils sont tous saints ; mais, selon la pensée de Saint Thomas, ils ne le sont pas tous au même degré ; et c'est cette variété de perfections qui a donné lieu au classement que les Pères de l'Église et les auteurs ascétiques en ont fait, s'appuyant tous soigneusement sur l'infaillible autorité de l'Écriture Sainte.

La Genèse parle de Chérubins ; Isaïe, de Séraphins. Daniel et Tobie, d'Anges et d'Archanges. Saint Paul, de Trônes, de Principautés, de Puissances, de Vertus et de Dominations : c'est de là qu'est venue la locution si connue des neuf Chœurs des Anges, desquels on a formé encore trois catégories ou classes qui se composent, d'après le sentiment commun, la première : des Trônes, des Chérubins, et des Séraphins ; la seconde, des Principautés, des Puissances et des Dominations ; la troisième, des Vertus, des Archanges et des Anges. Il y a donc trois hiérarchies distinctes, avec des attributs et des fonctions également bien distincts. Cependant tout s'explique et tout édifie. Reprenons.

Les Trônes, dont le nom signifie paix inaltérable et repos parfait, élévation et sublimité, se pressent tellement autour de Dieu qu'ils paraissent le porter ; ou, comme dit saint Bernard, ils forment le siège sur lequel Dieu brille de tout l'éclat de sa gloire. Cassien, Isidore de Péluse, Hugues de Saint-Victor et Pierre Lombard ont rendu la même idée avec des expressions toutes semblables de force et d'énergie.

Le nom de Chérubin exprime profusion de sagesse et de science ; et la chose est si parfaitement d'accord avec le nom, que les Chérubins, semblables à des réservoirs trop pleins, répandent continuellement autour d'eux une prodigieuse abondance de science et de sagesse. Ils en ont la plénitude, dit Saint Grégoire.

Les Séraphins doivent leur nom au feu qui les embrase et qu'ils communiquent aux autres. Saint Grégoire les nomme ardents ou brûlants, et saint Bernard, cherchant à se rendre compte d'une merveille si étonnante, nous livre ces réflexions : ils sont tellement unis à Dieu qu'il n'y a point d'espace entre eux et lui : l'amour de Dieu les brûle d'autant plus ardemment qu'ils sont plus près de son foyer, qu'ils s'y alimentent et s'y nourrissent.

Dieu a imprimé très spécialement dans les Principautés le cachet de sa majesté suprême. Cette distinction les fait respecter de tous les autres esprits, et leur vaut le privilège de présider dans tous leurs conseils. Heureuse serait la terre si elle imitait le ciel, si les Principautés présidaient aussi dans les conseils des hommes !

Que dire des Puissances ? Dieu les chargea d'une façon toute particulière de résister aux esprits mauvais, de les combattre et de les vaincre pour les empêcher de nous faire du mal et de ruiner notre salut. Est-il rien de plus propre à toucher le cœur des hommes ? Cependant, il faut bien en convenir, il y a des hommes qui n'y pensent pas, il y a des hommes qui vivent et meurent sans seulement songer à tant de bonté et d'amour. Veillons à ne pas être de ce nombre.

Les Dominations jouissent d'un pouvoir surprenant, et Saint Bernard, dans son livre de la Considération, nous les représente exerçant le commandement et distribuant au nom de Dieu les ordres et les emplois. Jamais elles ne rencontrent ni opposition ni résistance. Il est vrai que dans ces admirables hiérarchies des cieux, ceux qui dominent et commandent sont plus doux et plus humbles, plus prévenants et plus simples que les autres. Bel exemple pour la terre.

Les Vertus sont douées de force, de courage et d'énergie. Ce sont les Vertus qui forment les armées du Seigneur, ces redoutables Sabaoth de l'Ecriture. Saint Bernard leur attribue, toujours sous les ordres et la volonté de Dieu, les miracles et les prodiges, tous les événements et tous les faits qui ne peuvent trouver leur explication que dans une raison supérieure et surnaturelle. C'est surtout dans les cœurs que les Vertus aimeraient à faire des miracles. Il n'y aurait qu'à les en prier ou seulement qu'à leur permettre d'agir.

Les Archanges tiennent le milieu entre les Vertus et les Anges. Dieu leur confia toujours les missions les plus importantes et les plus sublimes. C'est Michel qui découvre au prophète Daniel les secrets les plus impénétrables et les plus cachés. Et, quand les temps marqués pour la rédemption des hommes sont accomplis, Gabriel reçoit de Dieu l'ordre d'en apporter la nouvelle à l'heureuse Vierge destinée à y concourir.

Viennent enfin les Anges, qui terminent glorieusement cette longue et brillante série d'esprits bienheureux. Anges ou envoyés, c'est la même chose, nous dit saint Paul. Dieu envoie les Anges sur la terre dans des vues toutes pleines de miséricorde et d'amour, et ils y viennent, eux, avec le dévouement le plus généreux et le plus complet, véritablement heureux et assez payés de leur zèle, si, nous trouvant dociles à leurs inspirations et franchement disposés à les seconder, ils peuvent nous faire pratiquer toutes les vertus, gagner beaucoup de mérites et conquérir glorieusement le ciel. Désirons-le comme ils le désirent, et prions. Prions les Anges en tout temps et à toute heure, si à toute heure et en tout temps nous sentons le besoin de leur protection et de leur assistance.

La société à laquelle nous appartenons est elle atteinte ou seulement menacée d'une calamité ou de quelque fléau, appelons sur elle la faveur des Archanges. Éprouvons-nous quelque faiblesse, allons aussitôt nous refaire et nous fortifier auprès des Vertus. Pour rompre avec les habitudes nuisibles et redresser les penchants vicieux, défions-nous de nous-mêmes, mais ayons pleine et entière confiance dans les Dominations. Que les mauvais esprits trouvent toujours notre cœur gardé et défendu par les Puissances, devant lesquelles ils tremblent et fuient. Dans nos perplexités et dans nos doutes, consultons les Principautés, dont le plaisir, comme le privilège, est d'éclairer la lampe du bon conseil. Si nous désirons posséder la plus précieuse des sciences, celle qui vient d'en haut et constitue la véritable sagesse, demandons-la aux Chérubins. Si nous aspirons, comme cela doit être, à nous élever jusqu'à l'amour parfait, empruntons leurs puissantes ailes aux Séraphins. Si, las des agitations de cette pauvre et triste vie, nous soupirons après le calme et la paix, reposons-nous en esprit sur les Trônes, et nous aurons infailliblement le bonheur de régner avec tous les saints Anges dans le séjour même de Dieu.

(Extrait du « Mois ds Saints Anges, ou les Anges plus connus et mieux honorés », M. Lassalle, Librairie Catholique de Périsse Frères, Paris, 1849)

 

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Neuvaine en l'honneur de Saint Michel Archange et des 9 Choeurs des Anges

 

Chaque jour

 

Réciter le Confiteor ou « Je confesse à Dieu :

 

Je confesse à Dieu tout-puissant, je reconnais devant mes frères que j'ai péché, en pensée, en paroles, par action et par omission. Oui, j'ai vraiment péché. C'est pourquoi je supplie la Vierge Marie, les Anges et tous les Saints, et vous aussi, mes frères, de prier pour moi le Seigneur notre Dieu.

 

Puis dire cette prière et la prière du jour :

 

Saint Michel Archange, rempli de la Sagesse de Dieu, fort dans le combat, venez à mon aide, soutenez-moi dans les difficultés, les épreuves, quand je souffre, quand je doute, quand je pleure. Obtenez-moi le courage, la force, la volonté, pour ne pas me laisser abattre. Saint Michel Archange, soyez mon défenseur et mon protecteur contre les forces du Mal. Me confiant en l'intercession du Bienheureux Archange Saint Michel, je Vous supplie, Seigneur, Père, Fils et Saint Esprit, de m'accorder la grâce...

 

Finir chaque jour en récitant un Notre Père, un je Vous salue Marie, suivis de l'invocation : « Saint Michel Archange, priez pour nous et défendez-nous ».

 

Premier Jour

En l’honneur des Séraphins

 

Prince très Glorieux de la Milice Céleste, Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat contre les princes et les puissances, contre les dominateurs de ce monde de ténèbres, contre les esprits méchants répandus dans l'air. Venez au secours des hommes que Dieu a faits à l'image de Sa propre Nature, et rachetés à grand prix de la tyrannie du démon. Ainsi soit-il.

 

Deuxième Jour

En l’honneur des Chérubins

 

Saint Michel, Prince de la Milice des Anges, je vous invoque, exaucez-moi. Je vous supplie de prendre mon âme, au dernier jour, sous votre très sainte garde et de la conduire au lieu de rafraîchissement, de la paix et du repos, où les âmes des saints attendent dans la joie ineffable le jugement à venir et la gloire de la résurrection glorieuse. Que je parle ou me taise, que je veille, que je marche ou me repose, gardez-moi dans l'accomplissement de toutes mes œuvres, dans tous les actes de ma vie. Préservez-moi des tentations des démons et des peines de l'enfer. Ainsi soit-il.

 

Troisième Jour

En l’honneur des Trônes

 

Grand défenseur du peuple chrétien, Saint Michel Archange, pour remplir dignement la mission qui vous a été confiée de défendre l'Église, terrassez l'hérésie, exterminez les schismes et confondez l'incrédulité. Multipliez vos victoires sur les monstres infernaux qui veulent détruire notre Foi. Que l'Église de Jésus-Christ accueille de nouveaux fidèles et s'agrège des royaumes entiers afin qu'elle puisse peupler le Ciel d'âmes élues, pour la plus grande Gloire du Divin Rédempteur, à qui vous-même devez vos triomphes, vos mérites et votre éternelle félicité. Ainsi soit-il.

 

Quatrième Jour

En l’honneur des Dominations

 

Ô vous, qui êtes le prince et le Porte-Étendard des bons Anges, assistez-moi toujours dans votre bonté et sauvez-moi. Des légions de l'ange des ténèbres préservez-moi, afin que, sous votre conduite, je partage la lumière des bons Anges. Devant le trône du Juge Suprême, soyez mon défenseur, plaidez ma cause et conjurez la colère du Juste Vengeur. Que, par vous, à mes travaux, à mon repos, à mes jours et à mes nuits soit donnée la prospérité; que ma pensée soit toujours prête pour les œuvres de Dieu. Ainsi soit-il.

 

Cinquième Jour

En l’honneur des Puissances

 

Saint Michel Archange, vous que la sainte Église vénère comme son gardien et protecteur, à vous le Seigneur a confié la mission d'introduire dans la Céleste Félicité les âmes rachetées. Priez donc le Dieu de paix d'écraser Satan sous nos pieds afin qu'il ne puisse plus retenir les hommes dans ses chaînes et nuire à l'Église. présentez au Très-Haut nos prières, afin que, sans tarder, le Seigneur nous fasse Miséricorde. Vous-même, saisissez le dragon, l'antique serpent, qui est le diable et Satan, et jetez-le enchaîné dans l'abîme, pour qu'il ne séduise plus les nations. Ainsi soit-il.

 

Sixième Jour

En l’honneur des Vertus

 

Saint Michel Archange, défendez-nous dans le combat, afin que nous ne périssions pas au jour du redoutable jugement. prince très glorieux, souvenez-vous de nous, partout et toujours. Quand vous combattiez le dragon, on entendit dans le ciel la voix de ceux qui disaient : « Salut, honneur et gloire au Dieu Tout-Puissant ! » La mer se souleva, la terre trembla, quand vous descendîtes du Ciel, venez au secours du peuple de Dieu. Ainsi soit-il.

 

Septième Jour

En l’honneur des Principautés

 

Ô Saint Michel, Prince trois fois saint de la Milice sacrée, chargé par Dieu d'organiser et conduire les phalanges angéliques, très digne de tout culte, de toute louange et de tout éloge : éclairez mes sens intérieurs, fortifiez mon pauvre cœur agité par les tempêtes de cette vie, élevez vers les hauteurs de la céleste sagesse mon esprit incliné vers les choses de la terre; affermissez mes pas chancelants et ne permettez pas que j'abandonne le sentier qui conduit aux Cieux; guérissez les plaies de mon âme ; faites disparaître la trace de toutes les souffrances qu'engendrent en moi mes misères et mes malheurs. Ainsi soit-il.

 

Huitième Jour

En l’honneur des Archanges

 

Archange Saint Michel, qui avez pour mission de recueillir nos prières, de diriger nos combats et de peser nos âmes, je rends hommage à votre beauté, – si semblable à celle de Dieu, qu'après son Verbe éternel aucun autre esprit céleste ne vous est comparable, – à votre pouvoir sans limites en faveur de ceux qui vous sont dévots; à votre volonté, harmonieusement unie à celle du Cœur Sacré de Jésus et du Cœur Immaculé de Marie, pour le bien de l'homme. Défendez-moi contre les ennemis de mon âme et de mon corps. rendez-moi sensible au réconfort de votre assistance invisible et les effets de votre vigilante tendresse. Ainsi soit-il.

 

Neuvième Jour

En l’honneur des Anges

 

Glorieux Archange Saint Michel, grand zélateur de la gloire de Dieu et protecteur de l'Église universelle, vous à qui le Tout-Puissant a confié la mission de recevoir les âmes à la sortie du corps pour les présenter au très juste Juge; daignez me secourir dans mon dernier combat. Accompagné de mon bon Ange gardien, venez à mon aide et chassez loin de moi tous les esprits infernaux. Ne permettez pas qu'ils m'épouvantent alors. Fortifiez-moi dans la Foi, l'Espérance et la Charité, afin que mon âme, portée par vous à son juge, soit introduite aussitôt au lieu du repos, pour y régner éternellement avec son Rédempteur, dans la société des Esprits bienheureux. Ainsi soit-il.

 

Vous pouvez retrouver cette Neuvaine dans l'excellent livre « Priez avec les Archanges », de Thierry Fourchaud, Editions la Bonne Nouvelle, 2013 (Pour se le procurer cliquer ici)

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Téléchargez le texte de cette Neuvaine (pdf) en cliquant ici

31 juillet 2013

Litanies de Marie Enfant

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Litanies de Marie Enfant

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Jésus-Christ, écoutez-nous.

Jésus-Christ, exaucez-nous.

Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils, rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Saint-Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

 

Sainte Marie Enfant, Fille de Dieu le Père, priez pour nous.

Sainte Marie Enfant, Siège de la Sagesse éternelle, priez pour nous.

Sainte Marie Enfant, Epouse du Saint Esprit,

Sainte Marie Enfant, en qui le Verbe incarné voit Sa Mère,

Sainte Marie Enfant, créée dans la Pensée Divine avant les siècles,

Sainte Marie Enfant, qui avez été conçue sans péchés,

Sainte Marie Enfant, fille bénie d'Anne et de Joachim,

Sainte Marie Enfant, honneur et jubilation de votre mère,

Sainte Marie Enfant, plus belle qu'Adam et Eve au premier jour de l'innocence,

Sainte Marie Enfant, plus gracieuse que les Anges,

Sainte Marie Enfant, dont les Choeurs célestes ont célébré la naissance,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom a du être apporté du Ciel,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom est plein de douceur et d'harmonie,

Sainte Marie Enfant, dont les mères apprennent le Nom à leurs enfants,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom signifie Etoile de la mer,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom calme les flots des passions,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom relève le courage abattu,

Sainte Marie Enfant, dont le Nom est la terreur de l'Enfer,

Sainte Marie Enfant, noble descendante des Patriarches,

Sainte Marie Enfant, qu'on chantée les Prophètes,

Sainte Marie Enfant, tige miraculeuse de Jessé,

Sainte Marie Enfant, magnifique lys des vallons,

Sainte Marie Enfant, blanche colombe des cantiques,

Sainte Marie Enfant, myrrhe aux suaves parfums,

Sainte Marie Enfant, vigne odorante du printemps,

Sainte Marie Enfant, porte mystérieuse réservée au passage du Libérateur,

Sainte Marie Enfant, plus brillante que l'aurore,

Sainte Marie Enfant, aurore même du Soleil de Justice,

Sainte Marie Enfant, plus pure que l'étoile du matin,

Sainte Marie Enfant, rosée qui rafraîchit la terre,

Sainte Marie Enfant, qui conversiez avec Dieu avant même d'avoir l'usage de la parole,

Sainte Marie Enfant, qui Vous êtes présentée au Temple à l'âge de trois ans,

Sainte Marie Enfant, modèle de la vie intérieure,

Sainte Marie Enfant, modèle de silence,

Sainte Marie Enfant, modèle d'humilité,

Sainte Marie Enfant, modèle de simplicité,

Sainte Marie Enfant, modèle d'obéissance,

Sainte Marie Enfant, modèle d'application au travail,

Sainte Marie Enfant, modèle de l'enfance,

Sainte Marie Enfant, qui, la première, fîtes le vœu de virginité,

Sainte Marie Enfant, qui soupiriez après la venue du Messie,

Sainte Marie Enfant, qui demandiez à Dieu de servir la vierge qui concevrait l'Emmanuel,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Marie Enfant, priez pour nous,

Afin que nous soyons dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prions

 

O Dieu qui avez enrichi de tous les trésors de Votre Grâce la Saint Enfance de la glorieuse Vierge Marie, que nous honorons avec une piété toute filiale, accordez-nous de devenir nous-mêmes semblables aux petits enfants, afin d'entrer un jour dans le Royaume des Cieux qui leur a été promis. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

Nous approuvons les Litanies ci-dessus. Nous en permettons l'usage en dehors des fonctions liturgiques, et nous accordons 40 jours d'Indulgences aux fidèles qui les réciteront avec piété.

 

7 avril 1908,

+ René François,

Archevêque de Tours.

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Téléchargez le texte de ces Litanies (pdf) en cliquant ici

23 juillet 2013

Triduum de prières à Saint Michel Archange

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Triduum de prières à Saint Michel Archange

 

Premier jour

 

O glorieux Saint Michel Archange, Prince de la Milice Angélique, vous qui déployez un si grand zèle dans la défense des droits de Dieu contre Lucifer, son ennemi, je vous honore, je vous invoque, je vous salue ! A vous Puissant Archange, élevé si haut dans la gloire céleste, et à tous les esprits bienheureux dont vous êtes le chef, louange, honneur et bénédiction ! Jetez un regard sur nous et voyez : les droits de Dieu sont attaqués avec une fureur presque sans exemple ; Satan, l'ennemi du Très-Haut et des hommes, profère avec une nouvelle rage, par la bouche de ses nombreux suppôts, le cri de son orgueil révolté : « Non serviam, je ne servirai pas ! » Grand Archange, montrez-vous, et que votre voix éclatante, comme un tonnerre, affirme les droits de Dieu avec plus de force que Satan et tous les siens ne le nient : « Qui ut Deus ! Qui est comme Dieu ! » Qu'à ce cri puissant, les démons soient refoulés dans l'abîme, les complots des méchants arrêtés, l'orgueil et l'esprit de rébellion étouffés dans les âmes, les sentiments d'humilité et d'obéissance à jamais gravés dans le cœurs !

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Deuxième jour

 

O Glorieux Saint Michel, adorateur excellent du Verbe Incarné, vous qui, à la tête des Anges fidèles, fléchissez le genou devant le Seigneur Jésus, faites éclater, avec une nouvelle puissance, vos hommages et vos adorations, en échange des outrages et des blasphèmes dont ce Divin Sauveur est l'objet ; prenez en main sa cause, obtenez-nous la grâce de mieux le servir, et prosternez aux pieds de Sa Majesté trois fois Sainte tous ses ennemis contrits et humiliés.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Troisième jour

 

O Glorieux Saint Michel, protecteur du Peuple de Dieu, gardien et défenseur de l'Eglise de Jésus-Christ, je vous supplie de venir au secours de cette Eglise contre laquelle l'Enfer est déchaîné ; soutenez-la, vivifiez-la, défendez-la, par votre puissante intercession ! Michaël Archangele, veni in adjutorium populo Dei. Gardez aussi avec un soin tout particulier, son auguste chef, et faites bientôt luire pour lui et pour nous le jour du triomphe. Faites, par vos prières, que notre bien-aimée Patrie se montre toujours et partout fidèle à sa providentielle mission. Enfin, ô glorieux Saint Michel, vous qui êtes chargé de recevoir les âmes au sortir de ce monde et de les conduire au Ciel, veillez sur nous durant cette vie présente, défendez-nous contre les assauts du démon, assistez-nous spécialement à l'heure de notre mort ; daignez enfin, par vos prières, nous obtenir une sentence favorable au jour du jugement, et le bonheur de voir Dieu Face à face dans les siècles des siècles.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

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24 août 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 2/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Deuxième Dimanche

 

Considération

 

Plusieurs fois déjà François avait fait de l'Alverne le théâtre de ses pénitences autant que de son repos spirituel. Orlando son ami y avait fait construire une cabane de branches et, dès la première fois que François y avait paru, les oiseaux en grand nombres y étaient venus le saluer par leurs chants joyeux, leurs gazouillements et leur familiarité.

Au mois d'août 1224, François, déjà exténué par ses macérations, ses jeûnes et ses veilles, se sentit inspiré d'aller faire sur l'Alverne le jeûne de Saint Michel. Prenant avec lui deux compagnons, les Frères Léon et Ruffin, il gravit de nouveau les petites escarpes de la montagne. Il faisait sans le savoir l'ascension de son calvaire. Il se fixa dans la grotte la plus solitaire et la plus sauvage qu'il put découvrir, résolu d'y passer les quarante jours de son jeûne, dans la plus entière séparation du monde, uniquement occupé du Dieu de son amour. C'est de là que connaissant par révélation divine la tentation de son cher Frère Léon, qu'il se plaisait à appeler la « Petite Brebis du Bon Dieu », il lui envoya, écrite de sa main, une bénédiction qui le délivra d'une obsession diabolique. C'est là qu'un ange descendant du Ciel, vint s'asseoir sur la pierre qui lui servait de table et converser familièrement avec ce nouveau Séraphin de la terre.

L'Ange, entre autres secrets divins, fit à François ces trois promesses : « L'ordre subsistera jusqu'à la fin des temps, dégagé des scories des scandaleux qui n'y pourront persévérer. Les persécuteurs de l'Ordre ne vivront pas longtemps. De ceux qui l'aimeront sincèrement aucun ne sera damné ».

Là encore, Léon vit son Père s'entretenant avec un Etre mystérieux, lui répétant de temps à autre : « Qui êtes-Vous, Seigneur, et qui suis-je ? » Puis, il le vit mettre la main dans son sein, à trois reprises différentes, et l'étendre à chaque fois vers une flamme mystique, offrant ainsi au Seigneur qui lui apparaissait, trois pièces d'or miraculeusement formées dans son sein, figure des trois Ordres religieux éclos dans son âme brûlante, et qu'il offrait de bon cœur à Celui qui en est le seul véritable Auteur et Maître. Cependant François, dans les méditations de sa solitude se sentait de plus en plus porté vers la souffrance et vers la Croix. Un Ange l'avertit de rechercher dans l'Evangile ce que Dieu voulait de lui ; il ouvrit par trois fois le Livre Saint et tomba chaque fois sur la Passion du Sauveur. Il comprit alors que la Croix devait être sa vie. Il s'écria aussitôt : « Mon cœur est prêt Seigneur, mon cœur est prêt ! »

Jésus avait mis la dernière main à la préparation immédiate de son serviteur. Il n'avait plus qu'a imprimer Ses Stigmates sacrés dans ce corps virginal, le cœur de François était prêt !

 

Evélation

 

Comme les pieds du Divin Pasteur, les vôtres, ô mon Séraphique Père, ont couru après la brebis perdue, ils se sont meurtris aux pierres aiguës du chemin, mais heureux d'avoir trouvé la pauvre égarée, vous l'avez porté sur vos épaules jusque dans le bercail. Pieds bénis qui avez tant de fois marchés sur les traces du Sauveur des hommes, le suivant pas à pas, dans les conseils évangéliques, vous posant exactement dans cette empreinte visible que garde toujours le Saint Evangile ! Pieds bénis de notre Père, qui nous avez frayé à tous le sentier du devoir, de la vertu, du bonheur et du Ciel, nous vous suivons, non seulement au parfum de vos aromates, mais encore à a chaude trace de votre sang. Vos pieds stigmatisés, ô Père bien-aimé, ont laissé derrière vous un sillon sanglant pour nous dire que si nous voulons marcher après vous, nous devons porter notre croix, souffrir et mourir pour sauver nos âmes, et vous suivre ainsi jusqu'au Calvaire. Ô mon Père, puisque le sang de vos Stigmates nous marque le chemin du Ciel, faites que nous le suivions toujours sans jamais dévier vers des sentiers qui nous perdraient.


Pratique : Ayons un grand désir du Salut des âmes : prions pour les missionnaires, aidons à l'œuvre des missions selon notre pouvoir.

 

Prière

 

Antienne : Ô martyr de désir, François, avec quel zèle, plein de compassion ne suiviez-vous pas celui que, en ouvrant les Saints Livres, vous trouviez toujours dans Sa Passion ! Contemplant dans les airs le Séraphin crucifié, dès lors vous portiez dans vos pieds, dans vos mains et dans votre coté les manques visibles des plaies du Christ. Ah ! Veillez sur votre troupeau, vous dont la chair tout à l'heure encore amaigrie et livide, s'est trouvée après votre bienheureux trépas revêtue de toutes les apparences dune chair déjà glorifiée.

 

V. L'humble et pauvre François entre au Ciel chargé de richesses.

R. Il est célébré par les hymnes célestes.

 

Oraison

(Extraite de l'Office de la Translation)

 

O Dieu qui avez orné le corps de notre Bienheureux Père Saint François dans Stigmates de la Passion de Votre Fils et qui avez admirablement élevé son âme dans le Ciel, accordez-nous, nous Vous en prions, qu'en célébrant sa mémoire, nous puissions crucifier notre chair et ses vices et parvenir à la Céleste Patrie. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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9 juin 2013

La relique du Sang de Saint François du Couvent des Frères Mineurs de Québec

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La relique du Sang de Saint François du Couvent des Frères Mineurs de Québec

 

Notre Divin Rédempteur, pour manifester son tendre amour envers Saint François, autant que pour récompenser la grande dévotion de son serviteur envers sa très douloureuse Passion, imprima dans le corps du Séraphique Patriarche les plaies sacrées de son crucifiement. Pendant plus de deux ans, François fut un vivant crucifix. Après sa mort, ces stigmates purent être contemplées par ses nombreux disciples et par la foule immense qui accourut à Assise. À plusieurs reprises le sang coula des miraculeuses plaies, on put le recueillir et le transmettre à la vénération des siècles à venir. (Note : Au Sanctuaire de l'Alverne, ce sang ainsi conservé a repris plusieurs fois sa couleur et sa liquidité).

Une relique considérable de ce sang béni, sorti des Stigmates de Saint François, fait le plus précieux trésor des Frères Mineurs du Couvent de Québec. Elle a été donnée en 1902 par Monseigneur Potrou, évêque de Jéricho, de l'Ordre des Frères Mineurs, qui la reçut lui-même de notre couvent de l'Alverne. Elle est renfermée dans un reliquaire de vermeil, exécuté à Paris par les soins du T.R.P. Léonard Hennion, Provincial des Frères Mineurs et Commissaire Général de Terre Sainte.

Le couvent des Franciscains de Québec avait été dédié par un vœu spécial, aux Sacrés Stigmates du Séraphique Père. Par le don magnifique du sang de ses célestes blessures, Saint François est venu mettre le comble à toutes les faveurs dont il a entouré la fondation de ce Monastère ; en même temps il lui donnait un gage des nouveaux bienfaits qu'il lui prépare.

La Sainte Relique est portée tous les mois en procession à travers la chapelle et les cloîtres et offerte à la vénération des fidèles ; elle reste exposée tous les jours de fêtes de Saint François.

Au jour marqué par la Providence, la piété des enfants de Saint François espère pouvoir lever une modeste chapelle dédiée aux Sacrés Stigmates, où la précieuse Relique sera particulièrement honorée. La Charité toujours féconde des enfants et des amis de notre Séraphique Père ne manquera pas, nous l'espérons à cette œuvre de piété filiale.

 

Extrait des « Cinq Dimanches en l'honneur de Saint François », le Couvent des Sacrés Stigmates, Québec, 1904

16 septembre 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 6/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

19 Stigmatisation de François sur l'Alverne

Fête des Stigmates de Saint François

17 septembre

 

Considération

 

La mort du Séraphique Patriarche n'arrêta pas l'action bienfaisante de ses Stigmates. Un rayonnement de grâces continue à se projeter de ces plaies, sur les dévote serviteurs de François, qui l'invoquent avec confiance. Ce sentiment de filiale confiance naît, tout naturellement, du pouvoir que Dieu a donné au ciel à son fidèle serviteur. Ce crédit, le Christ lui-même l'assura comme un héritage au Patriarche des Pauvres, le jour de la stigmatisation ; et c'est là un secret que François ne révéla qu'après sa mort.

Un saint Frère, lisant dans la vie de St François le chapitre des Stigmates, se demanda quelles pouvaient bien être les paroles et les choses secrètes dites par le Séraphin, dans sa glorieuse apparition. Il se disait donc à lui-même : « Ces paroles, Saint François ne voulait les redire à personne pendant sa vie, mais maintenant, après sa mort, peut-être les dirait-il, s'il en était dévotement prié ». Dès lors il pria Dieu et Saint François de lui faire cette révélation, pour la consolation de ses enfants. Le Frère persévéra huit ans dans sa prière.

Un jour, qu'il priait plus dévotement qu'à l'ordinaire, il fut appelé par un Frère qui lui demanda de sortir en ville avec lui. Comme il sortait avec le mérite de l'obéissance, il rencontra à la porte deux Frères Mineurs, paraissant venir d'un long voyage. Avec la permission du Supérieur, il s'offrit aussitôt pour laver les pieds des voyageurs. Pendant qu'à genoux, le saint Frère lavait les pieds du plus âgé, sous la boue qui les couvrait, il vit les Sacrés Stigmates, il s'écria dans sa joie : « Ou vous êtes le Christ, ou vous êtes Saint François ! ». Alors le Séraphique Patriarche lui révéla ce qu'il désirait savoir depuis si longtemps :

« Sache, mon très cher Frère, qu'étant sur la montagne de l'Alverne, tout absorbé dans le souvenir de la Passion du Christ, je fus, par le Christ Lui-même, ainsi stigmatisé sur mon corps, dans cette apparition séraphique. Et alors le Christ me dit : « Sais-tu ce que Je viens de te faire ? Je t'ai donné les marques de Ma Passion, pour que tu sois Mon gonfalouier. Au jour de Ma mort Je suis descendu dans les limbes, et toutes les âmes que J'y ai trouvées, Je les ai, en vertu de Mes stigmates, retirées et conduites en Paradis ; de même Je t'accorde dès maintenant pour que tu sois semblable à Moi dans la mort, comme tu l'as été dans la vie, que tous les ans, après que tu auras passé de cette vie, tu ailles en Purgatoire le jour de ta mort. Là, toutes les âmes que tu trouveras de ceux qui auront fait partie de tes trois Ordres, Frères Mineurs, Sœurs et Pénitents, et en outre, les âmes de tous ceux qui auront eu de la dévotion pour toi, tu pourras les tirer du Purgatoire en vertu des Stigmates que je t'ai donnés et les conduire au Paradis ». Ces paroles je ne les ai jamais répétées tant que j'ai vécu dans le monde ».

Huit Frères entouraient alors le religieux qui lavait les pieds à son Séraphique Père, ils entendirent la révélation et en rendirent témoignage.

 

Élévation

 

O mon Père,qu'elle est grande votre puissance au Ciel ! Je vous vois sur le trône de gloire que dut un jour déserter Lucifer l'orgueilleux, ce trône fut réservé à votre humilité. Je vois la ravissante clarté qui vous environne ; dans cette éblouissante lumière brillent surtout vos Stigmates sacrés, joyaux dont le Christ orna votre chair virginale, que de fois, prosterné devant le trône de la Divine Majesté, n'avez-vous pas arrêté la colère divine justement irritée contre les hommes. Pour les pécheurs vous demandez le pardon, pour les religieux tièdes vous demandez la ferveur, pour les fervents vous demandez un redoublement de générosité, vous offrant à être leur guide dans les voies de l'Amour Divin. Le Cœur de Jésus lui-même vous donne à ses élus comme le plus parfait modèle de l'amour qui lui est dû.

Et n'ai-je pas moi-même éprouvé bien souvent les effets de votre puissante intercession ? Ô mon Séraphique Père, Christ de l'Ombrie, Stigmatisé de l'Alverne, je viens encore à vous, implorant votre assistance, vous recommandant mes pressantes nécessités. Je suis votre enfant. Présentez-vous de nouveau devant le Trône de la grâce et par les mérites de vos Stigmates, demandez pour moi le pardon, la ferveur et l'amour. A mon heure dernière, venez éclairer les ténèbres de la mort du rayonnement de vos bienheureuses plaies et introduisez-moi près de vous dans la Céleste Patrie.

 

Pratique : Soyons fidèles dans les plus petites choses afin d'éviter le Purgatoire et de ne point contrister le Cœur de Notre Seigneur Jésus-Christ.

 

Prière

 

Antienne : La splendeur des cieux s'est illuminée, un nouvel astre a brillé, Saint François a paru, lui à qui un Séraphin s'est montré, le marquant de divines blessures aux mains et aux pieds et au côté, pendant qu'il veut porter l'image de la Croix dans son cœur, sur ses lèvres et dans ses œuvres.

 

V. Seigneur, vous avez marqué votre serviteur François,

R. Du sceau de notre Rédemption

 

Oraison

(De la Fête)

 

O Seigneur Jésus-Christ, qui, lorsque le monde sa refroidissait, avez renouvelé les Stigmates de votre Passion dans la chair de notre très bienheureux Père Saint François afin d'embraser nos cœurs du feu de votre amour, daignez nous accorder en vertu de ses mérites et de ses prières, de porter la croix avec persévérance et de produire de dignes fruits de pénitence. Vous qui vivez et régnez dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

Fin des 5 dimanches des Stigmates des Saint François

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Téléchargez l'intégralité des méditations des 5 dimanches (pdf) en cliquant ici

14 septembre 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 5/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Cinquième Dimanche

 

Considération

 

Saint François mourut le 3 octobre 1226. Toujours fidèle au Dieu qui m'avait stigmatisé, toujours amant passionné de la croix, il avait voulu qu'on l'étendit à terre dans la cendre et qu'on l'y laissât, les bras en croix, pour ressembler au Divin Sauveur mort sur le Calvaire pour le salut du monde. Dans ce corps inanimé, que l'âme venait de quitter en chantant l'hymne de la délivrance, étaient restées les marques indubitables de la prédestination.

Rien désormais n'empêchait de contempler ces plaies miraculeuses, que sur l'Alverne Jésus avait imprimées dans le corps de son serviteur. Dans les mains et dans les pieds de François on voyait les clous divinement formés de sa chair et tellement adhérentes, que poussée d'un côté, ils ressortaient de l'autre. Rien surtout, n'empêchait de contempler cette plaie du côté que son humilité avait tenue cachée avec tant de soin durant sa vie. Sur l'albâtre de sa chair virginale, rendue plus blanche par la mort, cette plaie se détachait comme une rose fraîchement éclose sous les gouttelettes de la rosée du matin. Les clous étaient d'une couleur grisâtre de fer. comme Jésus, François eût son incrédule Thomas. Le chevalier Jérôme voulut examiner de plus près : il toucha les clous, mit son doigt dans la blessure sanglante du côté ; il put rendre plus tard un témoignage incontestable sur la réalité du miracle.

Le 4 octobre, jour des funérailles, le cortège triomphal s'avança au monastère des Clarisses et ces admirables Vierges, qui avaient tout laissé à la voix de François, purent contempler à leur tour, pour la dernière fois, leur Père stigmatisé. Claire, à la tête de ses tilles, le cœur plein de douleur d'avoir perdu le père de son âme, vient avec les plus douloureuses effusions, baiser les plaies miraculeuses. qui disaient assez par elle, mêmes la sainteté de François. Elle essaya, mais en vain, d'arracher des mains du Père bien-aimé un des clous sacrés, afin de le conserver comme une relique ; toutefois sa filiale piété ne fut pas entièrement déçue, elle put tremper des linges dans le sang qui découlait de ses blessures.

L'authenticité des Stigmates, de Saint François a été constatée non feulement sur le témoignage de témoin, oculaire., mais encore par la sanction de l'Eglise elle-même. Grégoire IX et après lui Alexandre IV ont promulgué des bulles, où après mûre délibération et après des examens défiant toute critique, ils ont affirmé la vérité de ce miracle. Benoît XI ordonna à toutes les maisons de l'Ordre de Saint François de célébrer la Fête des Stigmates le 17 septembre, et Paul V étendit cette fête à l'Eglise universelle.

 

Élévation

 

Ô mon Père, si j'ai pu me prosterner à vos pieds et les baiser amoureusement, si j'ai pu recevoir de vos mains stigmatisées cette féconde bénédiction apportant avec elle la lumière et la grâce, ah ! laissez-moi surtout vénérer votre cœur, percé comme celui de Jésus ; laissez-moi, ô mon Père, appliquer mes lèvres sur cette plaie bénie qui me conduit au sanctuaire de vos affections. Vous avez tant aimé la nature créée qui loue et chante Dieu, vous avez tant aimé les âmes rachetées par le sang rédempteur du Christ Jésus, vous avez tant aimé Marie, Mère de Dieu et la nôtre, surtout vous avez tant aimé Jésus ! Père Séraphique, c'est le nom une vous a mérité l'amour, faites que j'aime tout ce que vous avez aimé : Donnez-moi ces flammes brûlantes qui s'échappent de votre cœur embrasé, de la divine charité, dans ces chants où vous allez au combat contre l'Amour même qui vous terrasse et vous blesse, vous fait son prisonnier et sa victime. L'amour divin vous condamne à vous consumer dans ses flammes ; et sous son fer qui torture votre cœur, il ne vous permet plus de vivre que de cette amoureuse torture. Communiquez à tous vos enfants le feu inextinguible de cet amour de séraphin, afin qu'ils imitent vos séraphiques ardeurs.

 

Pratique : Détachons notre cœur de tout amour terrestre pour ne plus aimer que Jésus notre bien suprême. Notre cœur n'est fait que pour Dieu.

 

Prière

 

Antienne : Saint, Bienheureux Père, gloire de votre Patrie, modèle des Frères Mineurs, miroir de la vertu, voie de la Justice, règle des mœurs ; de cet exil charnel conduisez-nous au Royaume des Cieux.

 

V. Ma chair et mon cœur,

R. Se sont réjouis dans le Dieu vivant.

 

Oraison

(Extraite de l'Office du Transitus)

 

O Dieu qui avez donné à l'âme de notre Bienheureux Père François les récompenses de la Béatitude éternelle, accordez à nos prières, qu'en célébrant dans les sentiments de notre piété filiale la mémoire de son trépas, nous méritions, nous aussi, d'arriver heureusement aux récompenses de la même béatitude. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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7 septembre 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 4/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Quatrième Dimanche

 

Considération

 

Au départ du Séraphin, François s'était trouvé portant dans son corps le signe du Dieu vivant. Il appréhendait de publier le secret de son Roi, et pourtant, ces marques visibles, il ne pouvait les dérober aux regards de ses compagnons. Il consulta le Frère Illuminé, un de ses disciples, comme s'il se fût agi d'un autre ; mais son émotion le trahissait. Frère Illuminé lui répondit donc : « Frère, sachez que ce n'est pas pou vous seul, mais aussi pour le prochain, que les mystères du Ciel vous sont dévoilés. Si vous les gardez exclusivement pour vous, vous aurez tout lieu de craindre, ce me semble, que Dieu vous demande compte du talent enfoui ». Touché de cette raison, François raconta la merveilleuse vision, mais il retint pour lui seul les secrets que l'Ange du Seigneur lui axait révélés.

Son carême était fini, il devait descendre de la montagne et retourner vers ses frères, pour reprendre ses travaux apostoliques. Nouveau Moïse, il descendait de ce face a Face avec Dieu, non plus seulement avec les splendeurs de la lumière divine, mais portant en son corps les plaies du Crucifié. Deux ans encore il devait vivre dans martyre perpétuel, endurant d'indicibles souffrances en union avec Celui qui était mort pour lui. Comme le grand A Apôtre et avec plus de raison que lui, il pouvait dire : « Avec le Christ je suis attaché à la Croix. Je porte dans mon corps les Stigmates de Notre-Seigneur Jésus-Christ ». (Gal. 2, 19 ; 6, 17).

François avait beau tenir ses mains toujours couvertes et marcher avec des chaussures, il ne pouvait parvenir à celer entièrement les trésors du Ciel. Un grand nombre de Frères, plusieurs cardinaux et le pape Alexandre IV lui-même ont affirmés sous la foi du serment, avoir vu de leurs propres yeux les vénérables Stigmates du saint, pendant qu'il vivait encore. A sa mort, plus de cinquante Frères, l'illustre vierge Claire et ses Sœurs, et d'innombrables séculiers les ont touchés de leurs mains et ils y ont pieusement collé leurs lèvres, afin que rien ne manquât a la force de leur témoignage. « Quant à la blessure du côté, François la cacha si bien que de son vivant, nul ne put la voir qu'a la dérobée ». (Saint Bonaventure ch. 13).

Pendant ces deux dernières années de sa vie vivant crucifix, il continua, tant que ses forces le lui permirent, à parcourir les villages de l'Ombrie. Chacun voulut voir et honorer cet homme merveilleux, portant ainsi en sa chair l'image vivante du divin Crucifié ; on eût voulu baiser ses mains, mais il les tenait enveloppées avec soin, son humilité les mettait a l'abri de ces pieuses démonstrations. Cependant des ruses innocentes trompaient parfois sa vigilance et permettaient aux heureux qui l'approchaient et le servaient d'entrevoir un instant ces Stigmates sacrés.

 

Élévation

 

Aveugle et mourant, Jacob étendit sur ses enfants ses mains défaillantes, pour attirer sur eux les bénédictions du Ciel. Ô Père Séraphique, vous aussi, sur le point de rendre votre âme a son Créateur, vous avez étendu vos mains stigmatisées sur ceux qui vous entouraient, d'avance vous les avez étendues sur ceux qui devaient les suivre de génération en génération et perpétuer votre famille et votre genre de vie, vous les avez donc étendues sur nous. Ô mon Père, croisez entre vos mains perforées des clous du calvaire, croisez-les sur nos têtes !

Que des rayons lumineux sortent de ces plaies pour éclairer les œuvres de nos mains, qu'une chaleur bienfaisante s'en échappe, pour leur donner une vie plus active et plus sainte. Bénissez-nous de ces mains qui se sont levées souvent vers Dieu dans la supplication de la prière, et du haut du Ciel levez-vous toujours vers Dieu, le conjurant pour vos pauvres enfants encore exilés. Plus puissantes que les mains de Moïse, elles nous donneront la victoire, à nous qui combattons dans la plaine. Le Seigneur qui vous a stigmatisé se laissera toucher à la vue de vos plaies si semblables aux siennes !

 

Pratique : Souvenons-nous que le travail nous est ordonné par Dieu ; il est à la fois une punition et une gloire ; que nos mains ne s'y refusent pas, que notre travail suit toujours digne d'être offert à Dieu.

 

Prière

 

Antienne : O homme admirable en merveilles et en prodiges, qui chassez toutes sortes de langueurs, devant qui les démons s'enfuient, qui faites entendre la parole de votre prédication même aux oreilles des oiseaux champêtres. Ô vie recommandable, qui a tant exalte notre foi ! Vous qui même après votre trépas rendez les morts à la vie : faites, François, que nous entrions dans la société des citoyens de l'éternelle Patrie auxquels vous êtes réuni.

 

V. Vous m'avez transpercé de vos flèches.

R. Et votre main s'est affermie sur moi.

 

Oraison

(Extraite de la Liturgie Franciscaine)

 

O Dieu d'ineffable puissance, dont la Providence gouverne chacun des instants de notre vie, soyez propice aux prières de vos serviteurs, et accordez-leur qu'en vénérant la mémoire de votre très glorieux confesseur, notre Père Saint François, ils obtiennent par ces grands mérites de contempler avec bonheur l'éclatante Majesté de votre Fils unique qui vit avec Vous dans tous les siècles des siècles. Ainsi soit-il.

 

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31 août 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 3/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Troisième Dimanche

 

Considération

 

A l'aube du jour, vers la Fête de de l'Exaltation de la Sainte Croix, l'angélique François était en prière sur le penchant de la montagne. Tout à coup il vit descendre des hauteurs du Ciel un Séraphin aux six ailes de feu, éblouissantes de clarté. L'Ange vola d'un vol rapide tout près de lui et demeura suspendu dans les airs, et alors apparut entre ses ailes, l'image de Jésus Crucifié. A cette vue, l'âme de François fut saisie d'une stupeur indicible. La joie et la douleur le remplissaient tour à tour : la joie, parce qu'il avait en face de lui le Dieu de son amour, le Dieu d'amour sous la forme d'un Séraphin ; la douleur, parce que c'était Jésus souffrant, les mains et les pieds attachés à la croix et le Cœur percé de la lance. Il avait sous les yeux un mystère insondable et on étonnement était extrême, car, comment concilier les humiliations du Calvaire avec les gloires de la vision béatifique ? Enfin il découvrit à la lumière céleste, le sens caché de cette vision et il comprit que ce n'était point par le martyre du corps, mais bien par le feu de l'amour qu'il devait se transformer entièrement à la ressemblance de son Bien-aimé.

La vision disparut, mais elle laissa dans son cœur une ardeur merveilleuse et dans sa chair, la trace, non moins merveilleuse, de l'empreinte divine. Tout aussitôt en effet, apparurent les cinq plaies qu'il venait d'adorer dans la céleste vision. Ses mains et ses pieds étaient transpercés par de gros clous, dont la tête noire et ronde était très visible, et dont la pointe longue et comme rabattue dépassait le dessus des mains et de la plante des pieds. La blessure du côté, marge et béante, laissait voir une plaie de couleur Vermeille, d'où fréquemment le sang découlait sur les vêtements du Saint. Il portait donc les Sacrés Stigmates visiblement imprimés dans sa chair.

Quelle ne fut pas la surprise, la reconnaissance, l'humilité profonde de François en se voyant ainsi orné de ces douloureux Stigmates ! Qui pourrait nous décrire le combat qui se livra dans cette âme où l'humilité imposait le silence, tandis que la reconnaissance demandait impérieusement la publication du bienfait ? Dieu qui voulait donner à son Eglise une nouvelle preuve de la fécondité et de la diversité de ses opérations dans les Saints, se chargera lui-même de publier dans l'univers entier la merveille qu'il vient d'opérer dans le corps de François son très humble et très aimant serviteur. Un jour viendra on l'Eglise entière connaîtra et vénérera les Stigmates de Saint François.

 

Elévation

 

O mon Séraphique Père, c'est bien en effet ce que je viens faire aujourd'hui devant vous : vénérer vos Stigmates sacrés. Ne vous opposez point A la volonté de notre divin Maître, et laissez-moi en toute liberté vénérer vos mains bénies. Ces mains qui ont si largement distribué l'aumône aux pauvres qui venaient frapper a la porte de Pica votre mère ; ces mains qui ont rebâti trois églises pour obéir à la voix du Crucifix miraculeux, ces mains qui, après avoir dépensé l'argent avec prodigalité, présentèrent humblement l'écuelle, de porte en porte, dans la Cité Ombrienne qui avait admiré vos talents, ces mains, qui avec tant d'amour, ont soigné les pauvres lépreux et les ont guéris. Ah ! laissez-moi vénérer ces mains bienfaisantes ! Elles ont revêtu de bure les premiers compagnons de votre vie évangélique ; elle, ont coupé les cheveux à la Bienheureuse Claire et à sa sœur Agnès ; elles ont imposé le voile de la Virginité sur leur tête et ceint leur, reins de la corde symbolique. Ô merveilleuses mains, vous avez aussi distillé dans l'Eglise la myrrhe de la plus pure mortification. mon Père, permettez-moi de les baiser, maintenant surtout qu'elles sont ornées des Stigmates du Christ.

 

Pratique : ne refusons pas l'aumône au pauvre qui nous la demande ; la main qu'il tend vers nous, c'est le Christ Lui-même.

 

Prière

 

Antienne : Ô stupeur, ô joie ! Ô homme juge des esprits, vous le char et le conducteur de notre milice, vos frères vous ont vu transfiguré en leur présence et transporté sur un char de feu comme un Soleil. Sur vous s'est reposé le double esprit des prophètes éclairant le monde par des prodiges et l'étonnant par la prédiction des événements futurs.

 

Ô François, notre Père, assistez vos pauvres enfants, car les gémissements de vos ouailles augmentent de plus en plus.

 

V. Mes mains ont distillé la myrrhe

R. Et mes doigts sont remplis de cette myrrhe très pure.

 

Oraison

(De la fête, 4 octobre)

 

O Dieu qui par les mérites de notre Bienheureux Père Saint François avez enrichi votre Eglise d'une nouvelle famille religieuse, accordez-nous de mépriser comme lui les biens de la terre et de nous réjouir éternellement dans la participation des dons célestes. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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17 août 2013

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise 1/6

Les Cinq Dimanches des Sacrés Stigmates de Saint François d'Assise

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Premier Dimanche

 

Considération

 

Jésus-Christ à voulu rendre Saint François d'Assise son imitateur parfait. Abandonnant tous les biens de la terre, pour suivre de plus près Jésus-Christ, son Divin Maître, François avait marché rapidement dans les sentiers de la perfection évangélique. Dans l'Evangile il avait trouvé sa forme de vie ; dans les exemples du Sauveur il avait trouvé le plus parfait modèle à suivre, et marchant avec intrépidité dans les voies ouvertes devant lui, ce géant de la sainteté était parvenu bientôt aux plus sublimes sommets de la perfection. Profonde était son humilité, rigoureuse était sa pénitence stricte était sa pauvreté, aveugle son obéissance, intacte sa pureté, brûlant son amour de Dieu et des âmes.

Cette vie tout évangélique avait trouvé des imitateurs. Les foules accouraient à François, les hommes épris de la pauvreté demandaient à lui être associés ; les femmes demandaient à être enfermées avec Claire d'Assise, pour vivre comme elle dans la solitude et la prière ; ceux que les liens de la famille retenaient dans le monde demandaient à se mettre sous la Règle du Tiers Ordre que François avait composé pour eux. Le Pauvre d'Assise avait fondé trois Ordres et son œuvre, basée uniquement sur l'Evangile devait traverser les siècles et donner à l'Eglise de Dieu d'innombrables phalanges de Saints.

Dieu pourtant voulu montrer à la terre, en la personne du Bienheureux François, une merveille de son amour. Il voulait l'honorer des Sacrés Stigmate de sa Passion. L'Alverne allait devenir le Calvaire franciscain.

Entre Arezzo et Florence, dans les Apennins, s'élève une roche abrupte baignée à sa base par le Tibre et l'Arno. C'est la montagne de l'Alverne. Elle appartenait au comte Orlando, ami de Saint François, qui la donna au Séraphique Patriarche pour en faire son lieu de retraite. François l'aimait, car dans sa sauvage solitude, elle lui offrait un asile tranquille et sûr pour s'élever à Dieu dans la contemplation de cette nature qui le ravissait.

Il y fit plusieurs séjours et y reçu du Ciel des grâces signalées. Dieu plusieurs fois s'y manifesta a son serviteur et lui fit les plus magnifiques promesses, mais la plus grande de ces faveurs fut sans contredit la stigmatisation.

 

Élévation

 

« Qu'ils sont beaux, sur les montagnes, les pieds de celui qui annonce et qui prêche la paix, qui annonce et qui prêche le Salut, de celui qui dit à Sion : « Ton Dieu régnera » (Isaïe,52, 7).

O François, mon Séraphique Père, qu'ils sont beaux vos pieds d'apôtre, qu'ils sont beaux encore vos, pieds stigmatisés !

Eclairé du ciel, inspiré par Dieu même, un noble vieillard étendait sous vos pas, dans les rues d'Assise, le manteau qui couvrait ses épaules, il semblait prévoir déjà la gloire de ces pieds, qui alors foulaient pourtant les sentiers fleuris de la gloire mondaine ; il prévoyait qu'un jour, suivant le précepte évangélique le fils de Pierre Bernardone, rejetant toute chaussure, irait pieds nus à travers le monde prêchant comme son divin Sauveur la pénitence et l'amour. Je vous vois, ô mon Père, parcourant les villes et les bourgades de l'Ombrie, de l'Italie tout entière, je vous vois passer les Alpes, aller même jusqu'en Egypte, toujours pieds nus, pour porter aux barbares comme aux peuples fidèles la lumière de l'Evangile et de la foi ; à tous vous annoncez la paix et le salut. Oh ! Qu'ils sont beaux vos pieds !

Ah ! Laissez-moi me prosterner devant vous, permettez-moi de baiser avec amour ces pieds augustes qui ont porté aux Nations la Bonne Nouvelle de l'Evangile ! Et puisque Dieu les a honorés de ses Stigmates, permettez-moi, ô mon Père, d'honorer vos Stigmates de mes baisers et de mes larmes.

 

Pratique : Marchons résolument dans la voie de l'humilité et du renoncement ; le chemin royal de la Croix, c'est le chemin du Ciel.

 

Prière

 

Antienne : La voix de la Croix lui parle, lui disant par trois fois : « Prépare-toi : va, François, et répare ma maison qui tome en ruine ».

 

V. Priez pour nous, Bienheureux Père Saint François.

R. Afin que nous devenions dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Oraison

(Extraite de la Liturgie Franciscaine)

 

Dieu qui avez de maintes façons fait éclater les admirables mystères de votre Croix en votre très dévot confesseur le Bienheureux François ; accordez à vos serviteurs de suivre toujours ses exemples et de se fortifier par la méditation assidue de la Croix. Par Notre Seigneur Jésus-Christ. Ainsi soit-il.

 

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31 mars 2013

Méditation sur la Résurrection du Seigneur

Méditation sur la Résurrection du Seigneur

Par Saint Bernard de Clairvaux, Docteur de l'Eglise

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De la garde des soldats autour du sépulcre de Jésus-Christ

 

Ils vous gardent mieux que la vigilance trompeuse des impies, parce qu'ils sont très-habiles dans le combat, et qu'ils savent repousser non-seulement les attraits de la chair, mais encore les puissances de l'air et les craintes de la nuit. Ces soldats qui, semblables à des hommes ivres, entourent votre sépulcre, furent saisis de terreur là où il n'y avait pas à craindre, parce que la puissance des ténèbres ne supportant pas la lumière à l'annonce de la vie, ils devinrent comme morts. Ce ne sont donc point les enfants de la nuit qui vous gardent, ce sont les enfants du jour. Aux uns, l'éclat dont vous brillez inspire une terreur qui les fait fuir loin de vous ; aux autres, une joie qui les attire vers vous. « Quand nous dormions, disent-ils, ses disciples sont venus et ont volé son corps » (Matthieu 28, 13). O menteurs ! Vous avez dit la vérité, mais l'iniquité s'est mentie à elle-même. Des hommes qui dorment ne peuvent pas garder le Christ : ceux qui dès le matin veilleront pour moi me trouveront. En dormant, que voyez-vous, sinon des rêves ? Voici que vous avez dans les mains des sommes considérables si cela vous est possible, gardez-les, dans la crainte que les voleurs ne viennent vous les enlever. Car les disciples de Jésus-Christ garderont leurs trésors. Chacun s'applique à conserver ce qu'il aime. Certainement, Michol, aimait David plus que Saül son père, aussi elle le fit descendre par une fenêtre et lui sauva la vie. Qu'est-ce que cela veut dire ? Michol, fille de Saül, autrefois fille de l'orgueil, après avoir été unie à David, si plein de grâces, se met à haïr son père. Ame généreuse à qui s'appliquent ces paroles du Psaume : « Écoute, ma fille, et vois, prête l'oreille, et oublie la maison de ton père, et le roi désirera ta beauté » (Psaume 44, 11). Aussi, elle fit échapper David par une fenêtre. Par cette fenêtre, entendez celle où passe la main du bien-aimé. Par cette ouverture il est sauvé par son amie, et va vers son amie, c'est-à-dire vers l'âme elle-même ; elle est cachée dans l'homme intérieur, où elle vit en sûreté et est ignorée des méchants. Car elle s'est cachée et est sortie du temple de la perfidie. Parce que, tandis que David joue de la harpe devant Saül, pour faire éloigner de lui l'esprit mauvais envoyé par le Seigneur, cet impie s'efforce de le percer et de le fixer à la muraille. Mais David évite le coup : que veut dire ce détail que le javelot est fiché dans le mur, sinon que la grâce de Jésus-Christ se retirant, l'esprit endurci est percé du trait de sa malice ? Et le roi des ténèbres, Saül, qui déteste-t-il davantage encore aujourd'hui que David son gendre ? C'est pourquoi, en l'absence de ce dernier, il prend sa fille qu'il lui avait donnée en mariage, et la donne à un autre mari sans noblesse : mais quand ce guerrier reviendra, et occupera le trône, il la réclamera parce qu il l'avait obtenue au prix de la chair de deux cents Philistins, retranchant d'elle les souillures de l'esprit aussi bien que celles de la chair.

Malheur aux pécheurs qui entourent votre sépulcre, Seigneur, parce que vous vous éloignez d'eux et ils ne vous trouvent pas dans votre lit agréable et fleuri, mais plutôt ils trébuchent contre une statue entourée des ténèbres de leur cœur, ils ont à leur tête une peau de chèvre, et un souvenir infect de leurs péchés. Bienheureux celui qui veille à côté de votre monument, afin de vous garder, et qui lutte à l'aurore avec l'ange de la résurrection, ne le lâchant que lorsqu'il a appris quelque chose de son nom qui est admirable, afin de changer le titre de Jacob en celui d'Israël, et de faire lever le soleil de justice sur l’âme, de suite après qu'elle a reçu le coup du glaive de douleur.

 

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L'enlèvement de la pierre, l'apparition des anges et la résurrection de Jésus-Christ

 

« Qui nous écartera la pierre qui ferme l'entrée du sépulcre », (Marc. 16, 3). L'ouverture de mon esprit est fermée, Seigneur, la pierre de cette vie mortelle pèse lourdement sur mon intelligence, je suis surchargé du poids de mes iniquités, les forces humaines ne peuvent en aucune manière l'écarter, si votre parole toute-puissante, si l'ange du conseil ne viennent détruire cette muraille d'iniquité, et nous ouvrir le sens, afin que nous comprenions les Écritures et que nous voyons, placés devant nous, les linges, témoignages très-assurés de votre résurrection et du corps humain que nous avez pris. Qui pourra, muni de votre secours, en sentir les réalités divines, goûtera par avance quelque chose de la gloire et de la résurrection que vous avez préparée pour ceux qui vous aiment et dont vous avez ramassé les prémices en votre sein, l'offrant sans relâche à votre Père, après l'avoir consumée par le feu du Saint Esprit. Et l'ange qui annonçait une joie si considérable, qui fit rouler la pierre, et effraya les méchants, défendit avec beaucoup de douceur aux saintes âmes de craindre ; cet ange, dis-je, rendit témoignage à la bienheureuse résurrection, non point seulement, par ses paroles, mais encore par son aspect, son habit et ses actes. Car il enleva la pierre et s'assit dessus, cette pierre qui est encore roulée sur nous, et écrase notre visage. Ce qui a lieu aussi, sans nul doute, dans la première résurrection qui est celle de l'âme, en sorte que, par un heureux retour, l’esprit s'assujettit ce fardeau d'iniquité, et prend en main, comme juge et maître, la conduite de son inférieur.

Que voir dans cette blancheur de neige, dans cette beauté des habits, sinon la chasteté froide et très-pure de notre corps, qui rend hommage et soumission à la chasteté angélique qui règne en elle Or, son aspect intérieur, là où a été imprimée la lumière de votre visage, est terrible et brillant comme l'éclair : terrible, pour terrasser et effrayer les ennemis de l'âme, brillant, afin de se montrer toujours entouré de justice à vos yeux, ô vous qui êtes la véritable lumière. Telle était la face de Moïse lorsqu'il venait de converser avec vous, elle était lumineuse et redoutable, munie de cornes pour combattre les adversaires, et entourée d'une splendeur que ne pouvaient supporter les yeux charnels. Et maintenant, Seigneur, nous savons, et nous nous en réjouissons, que vous êtes vraiment ressuscité d'entre les morts, et vous êtes grandement éloigné de nous autres, vivant encore dans cette région de mort, parce que vous êtes monté au ciel, sur vos chevaux de feu et sur votre char de flammes, multiple comme dix mille. Cependant votre manteau est tombé vers nous, et est resté parmi nous jusqu'à ce jour, c'est-à-dire les linges de votre corps, qui nous font éprouver, dans le temps opportun, le secours de votre puissance, et produisent en nous votre double esprit qui est vous, et nous font aimer Dieu et le prochain, Les douleurs de la mort nous ont assaillis, et les torrents de l'iniquité nous ont ébranlés, le vêtement de notre mortalité nous a entourés, vêtement plein de vers qui me rongent constamment et ne dorment jamais, tourments avant-coureurs de cette extrême douleur qui vient sur nous, comme un guerrier armé, et qui s'efforce de nous anéantir, si nous ne sommes pas sur nos gardes. Et même, quel est l'homme assez vigilant pour en soutenir la terreur ? Cependant,que nous le voulions, que nous ne le voulions pas, il faut certainement la soutenir, il faut la traverser. Mais n'oubliez pas le manteau d'Élie : sans lui les eaux du torrent ne se partageront pas. Car il est d'autres torrents, torrents d'iniquités, l'océan de mes péchés, qui m'entraînent, et plût au ciel qu'il me troublassent de telle sorte, que je crierais avec douleur : « Mon père, mon père, ô char d'Israël et son conducteur » (4Rois 13, 14). Mais ils me troublent et me privent de la lumière de mes yeux, en sorte que je ne puis voir le très-bon Élie, lorsqu'il est ravi à mon amour. Si je le voyais, assurément son double esprit viendrait sur moi et je crierais : « Mon Père, mon Père ! Dieu a envoyé, dit l'Apôtre, l'esprit de son Fils dans nos cœurs, esprit criant, Père » (Gal. IV. 6). Le double esprit crie deux fois : « Mon Père! mon Père ». O Père qui m'avez créé, ô Père qui m'avez recréé, ô mon Père, ô mon Père, ô cri plein d'affection ! Char d'Israël et son conducteur, qui portez et régissez, soutenez et gouvernez. Qui ? Israël qui croit en vous, qui soupire après vous. Voici que vous avez disparu, et votre Élisée ne vous verra plus. Il a gardé cependant en souvenir de votre manteau, afin que sa vue adoucisse en l'augmentant la douleur de votre absence, et l'augmente en l'adoucissant.

« Prenez ceci en mémoire de moi », dit le Sauveur (Luc. 22, 19). C'est le sacrement de votre corps que nous prenons en souvenir de vous, jusqu'à ce que vous veniez. Votre manteau, c'est votre chair, dont vous vous êtes revêtu pour venir vers nous, en laquelle vous vous êtes caché aux méchants et vous vous êtes montré à vos amis fidèles jusqu'à ce jour. Sous ce manteau, se voile votre force, force prodigieuse, ô redoutable Samson; vous n'en avez pas dérobé en dernier lieu le secret, même à celle que vous aimiez sans qu'elle vous aimât, afin de la changer d'ennemie qu'elle était en amie. Cette femme qui ne vous aimait pas et qui vous poursuivait, vous l'avez chérie à un tel point que, pour son amour, votre sagesse devenait folie et votre force, faiblesse. « Mais ce qui est insensé, selon Dieu, est plus sage, et ce qui est faible est plus fort que tous les hommes ». (1 Corinthiens 1, 25). Parce qu'en vous sacrifiant vous-même aux yeux de votre Père, et en mourant par un effet de votre puissance, vous avez ébranlé les princes des ténèbres et brisé leur pouvoir, et votre croix est devenue un scandale pour les Juifs, une folie pour les gentils, mais, pour ceux qui croient, la force et la sagesse de Dieu.

 

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La dévotion de Marie Madeleine pour aller à la recherche de Jésus-Christ, et la vision qu'elle eût

 

« En ce jour-là le Seigneur sifflera à la mouche qui est à l'extrémité des fleuves d'Egypte, et à l'abeille qui se trouve en la terre d'Assur » (Isaïe 7, 18). Sifflez aussi, Seigneur, à mon âme pécheresse, à cette mouche impure : que votre esprit bon la conduise par une voie droite, afin que j'aille à la terre promise, montueuse et élevée, qui est arrosée des eaux qui découlent de ses cimes et qui attend la pluie du ciel, à la différence de la terre d'Egypte qu'un fleuve, débordant de la terre, couvre dans toute son étendue. Car il n'y a pas de montagne, il n'y a pas d'obstacle qui arrête les concupiscences de l'Egypte ; mais telles qu'elles bouillonnent d'un esprit terrestre, elles se répandent sans retard sur la surface abaissée de l'âme, pour l'inonder.

Le fleuve de l'Egypte a sept branches à son embouchure, qui viennent toutes d'une seule source, c'est-à-dire de l'orgueil. La dernière représente la luxure de la chair qui produit les mouches, toujours amies de ce qui est immonde: la grâce surabondante ne méprise pas ce petit animal, mais elle siffle et l'appelle de l'extrémité des fleuves et le réunit à l'abeille qui était dans la terre d'Assur, afin qu'ensemble, elles se reposent au bord des torrents qui coulent dans les vallées, dans les trous des pierres, dans tous les taillis et dans toutes les gorges. L'abeille est vierge, mais tant qu'elle reste dans la terre d'Assur, c'est-à-dire de l'orgueil, elle ne peut produire le miel : dans la terre promise seule, coulent le lait et le miel. Donc, au souffle de la grâce, la mouche et l'abeille accourent, et se reposent ensemble dans les torrents des vallées. Au bord de ces torrents, ces animaux sont purifiés, l'abeille de la tache de l'orgueil, et la mouche de celle de la luxure. Les torrents des vallées sont la règle de l'humilité. Pourquoi, les torrents ? Parce que si pour corriger les vices, on éprouve quelque tristesse et quelque fatigue, tout cela passe vite. Aussi « lorsque la femme enfante, elle ressent de la tristesse » (Jean. 16, 21). Le travail, en effet, se change en amour, l'ennui en désir, et l'amertume en douceur, et ainsi des torrents des vallées on va aux cavernes des rochers. Les pierres très-fermes et très solides dans la foi sont les Pères en leurs souffrances, comme dans leurs modèles la mouche et l'abeille se reposent, semblables à des colombes qui y bâtissent leurs nids. Aussi, leur main ne s'arrête pas, leur pied ne connaît pas le repos, mais constamment en fonction dans ce taillis de toutes sortes de biens, elles arrivent enfin aux ouvertures de la contemplation.

Ce sont là vos œuvres, ô Seigneur Jésus, parce qu'elles sont extrêmement bonnes. C'est ainsi que vous avez sifflé en appelant Marie Madeleine, de qui vous avez chassé non pas un, mais sept fleuves. Voyez comment elle se reposa dans les torrents des vallées ; elle entra dans la salle où l'on mangeait, elle courut aux pieds de Jésus, et les arrosa d'un torrent de larmes : pour laver les pieds de son maître elle ne porte d'autre eau que celte que renferment ses yeux, pour linges. elle emploie ses cheveux. Et alors, quand son affection s'enflamme davantage, et, qu'inondée de larmes, ce sentiment, semblable à un charbon, s'échauffe plus fortement, vous verriez cette généreuse créature imprimer des baisers sans nombre et insatiables sur ces pieds sacrés ; et vous sentiriez toute la maison embaumée de l'odeur du parfum répandu. Que faisait-elle sinon se reposer dans les torrents des vallées, d'où sortaient des fleuves de grâces si nombreux et si abondants ? Aussi, après que beaucoup de péchés lui furent remis parce qu'elle avait beaucoup aimé, elle demeurait auprès de Jésus le long de ces rives débordantes; tandis que Marthe sa sœur se livrait à de occupations multipliées. Pourquoi faire mention de ce devoir d'ensevelissement du Seigneur qu'elle remplissait par avance, des pieds montant vers la tête pour l'oindre, lorsque le disciple, sépulcre fétide d'avarice, frémissait à sa vue, ne pouvant supporter le parfum qu'exhalait cette piété ? Le Christ mourant, un amour si ardent ne peut mourir avec lui: les hommes, c'est-à-dire les apôtres fuyaient et se cachaient, et cette femme intrépide se tenait auprès du tombeau et pleurait ; elle n'avait plus en vie celui qu'elle aimait, et mort, elle brûlait d'affection pour lui. Le corps avait disparu, elle ne pouvait se retirer du sépulcre. Plus il était dérobé à ses yeux et à ses mains, plus son âme volait à sa recherche ; si cela avait été possible, par racheter ce corps sacré, elle aurait rempli le monument de ses larmes. « Elle se tenait debout et pleurait », dit l’Ecriture, c'est tout ce qui lui restait de vous. Le corps avait disparu, mais qui lui enlèvera le bonheur de pleurer ? Ne vous retenez pas, ô âme noble, pleurez sans vous reposer, jusqu'à ce que vous trouviez le Seigneur qui vous est ravi et qui est ressuscité. Courbez-vous encore et encore, regardez bien souvent la place vide où avait été placé votre bien-aimé. Cet endroit vous excite toujours davantage à pleurer, en vous rappelant l'absence de celui que vous cherchez.

Elle vit, dit le texte sacré, « deux anges habillés de blanc et assis l'un à la tête, l'autre aux pieds, à l'endroit où avait été déposé le corps de Jésus. « Femme, pourquoi pleurez-vous, lui disent-ils, Qui cherchez-vous ? » (Jean 20, 11). Vous saviez parfaitement, ô saints anges, pourquoi elle pleurait, et qui elle cherchait. Pourquoi, en lui rappelant ce souvenir, provoquez-vous encore ses larmes ? Mais la joie d'une consolation inattendue était sur le point de se faire sentir, ainsi que toute la force de la douleur et de la tristesse se déploie. « En se retournant elle vit Jésus debout, et elle ne savait point que c'était Jésus ». O doux et délicieux spectacle de piété ! Celui que l'on cherche et que l'on désire, se cache et se montre. Il se cache pour être cherché avec plus d'ardeur, pour être trouvé avec plus de joie, pour être gardé avec plus de sollicitude, pour être retenu avec plus de force, jusqu'à ce qu'il soit introduit pour y rester dans la demeure de l'amour. C'est ainsi que la sagesse joue dans l'univers, et ses délices sont de se trouver parmi les enfants des hommes. « Femme, pourquoi pleurez-vous ? Qui cherchez-vous ? » Vous tenez celui que vous cherchez, et vous ne le savez pas ? Vous avez ici la joie véritable et éternelle, et vous pleurez ? Vous possédez au dedans celui après qui vous courez au dehors. Véritablement, vous êtes au tombeau pleurant au dehors : votre esprit est mon sépulcre. Je n'y suis pas mort, vivant je me repose à jamais : votre esprit est mon jardin. Vous avez eu raison de le penser, je suis jardinier. Je suis le second Adam, je travaille et je garde mon paradis. Vos fleurs sont votre piété, votre désir est mon travail vous m'avez au dedans de vous et vous ne le savez pas, Voilà pourquoi vous me cherchez au dehors. Voici que je me montrerai à l'extérieur pour vous ramener à l'intérieur et pour vous faire rencontrer au dedans ce que vous poursuivez au dehors. « Marie ». je vous connais par votre nom, apprenez à me connaître par la foi. « Rabboni », c'est-à-dire maître, ce qui veut dire : apprenez-nous à vous chercher, enseignez-moi à vous toucher et à vous oindre. « Ne me touchez pas » comme un homme, comme jadis vous m'avez touché et oint comme mortel. « Je ne suis pas encore monté vers mon Père », encore vous ne m'avez pas cru égal, coéternel et consubstantiel à lui. Croyez cette vérité et vous m'avez touché. Vous voyez un homme, ainsi vous ne croyez pas, attendu qu'on ne croit pas, ce que l'on voit. Vous ne voyez pas la divinité, Croyez et vous la verrez. En croyant, vous me toucherez, comme cette femme qui toucha la frange de mon vêtement et fut guérie de suite. Pourquoi ? Parce que par sa foi elle me toucha. Touchez-moi de cette façon, cherchez-moi de ces regards, courant de ces pieds rapides vers moi ; je ne suis pas éloigné de vous. Je suis un Dieu qui se rapproche, je suis la parole dans votre bouche et dans votre cœur. Quoi de plus proche pour l'homme que son cœur ? C'est là que me rencontrent tous ceux qui me trouvent, car tout ce qui se voit est du dehors. Ce sont mes œuvres, mais œuvres passagères, mais œuvres caduques c'est polir moi qui leur ai donné l'être, qui habite dans les cœurs très retirés et très pieux.

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Le Christ est ressuscité !!!

 

12 mars 2013

Si Quaeris

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« Si Quaeris »

ou répons miraculeux composé par le Docteur Séraphique Saint Bonaventure

en l'honneur de Saint Antoine de Padoue


Au nom du Père et du Fils et du Saint-Esprit. Ainsi soit-il.

Si vous voulez des miracles:

la mort, l'hérésie, les calamités,

le démon, la lèpre sont mis en fuite,

les malades se lèvent guéris.

 

La mer s'apaise:

les chaînes tombent des mains des captifs;

les jeunes gens et les vieillards demandent et obtiennent l'usage de leurs membre

et le recouvrement des choses perdues.

 

Les dangers cessent;

les nécessités n'existent plus;

que ceux qui ont éprouvé ses bienfaits, les racontent:

que les habitants de Padoue les redisent.

 

- La mer s'apaise...

Gloire soit au Père et au Fils et au Saint-Esprit.

- La mer s'apaise...

Saint Antoine, priez pour nous.

Afin que nous soyons dignes des promesses de Jésus-Christ.

 

Prions

 

Faites, Seigneur, que, par l'intercession du bienheureux Antoine, votre Confesseur, les enfants de votre sainte Église soient dans la joie, que votre secours ne leur manque jamais dans leurs besoins spirituels, et qu'ils méritent de jouir de la félicité éternelle. Par notre Seigneur Jésus-Christ, qui vit et règne avec Vous dans l'Unité du Saint Esprit, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen.

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29 janvier 2013

La Vénérable Elisabeth Sanna

Sanna

La Vénérable Elisabeth Sanna

1788-1857

 

La Vénérable Elisabeth Sanna est née à Codrongianos (Sassari) le 23 Avril 1788. Trois mois après sa naissance, elle perdit la capacité de lever les bras. Mariée elle éleva ses cinq enfants. Devenue veuve en 1825, elle fit vœu de chasteté. Elle devint la mère spirituelle des jeunes filles et des femmes de son pays. En 1831, elle part faire un pèlerinage en Terre Sainte, et à son retour à Rome, à la suite de graves événements, elle décide d'ouvrir les portes de son domicile aux plus pauvres. Elle se consacre entièrement à la prière et au service des malades et des plus pauvres. Elle a été parmi les premiers membres de l'Union pour l'Apostolat Catholique fondée par Saint Vincent Palloti, qui était son directeur spirituel. Sa maison est devenue un sanctuaire de foi vivante et de Charité ardente. Elle mourut à Rome le 17 Février 1857 et a été inhumée en l'église San Salvatore i Onda.

 

Prière

 

O très Sainte Trinité, qui si avez si admirablement enrichi le notre sœur Elisabeth des dons de Sagesse, de conseil et de force, permettez à la Sainte Église, de pouvoir l'honorer parmi les Bienheureux, et par son intercession, daignez-nous accorder les grâces que nous vous demandons... Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Notre Père, je Vous salue Marie, Gloire au Père

 

Approbation ecclésiastique

 

Relations de grâces et informations

Postulatore

204, Piazza S.V. Pallotti

00186 Roma (Italia)

 

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20 janvier 2013

Litanies de Saint Véron

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Saint Véron de Lembeek et sa soeur Sainte Vérone

+ 9e siècle

Fêtes le 31 janvier et le 30 mars

 

La légende de Saint Véron, situant sa vie au IXe siècle, a rapportée pour la première fois par Obert, abbé de Gembloux, dans un document daté de 1020. Il y est dit que en 1004, le curé de Lembeek eut des apparitions d'un saint inconnu qui lui demandait que son tombeau soit vénéré, lui en indiquant l'emplacement. Convaincu du caractère surnaturel des apparitions, le prêtre fait effectuer une excavation et y trouva le corps d'un homme avec un écriteau portant son nom et la date du 18 janvier. Le nouveau saint reçut rapidement les honneurs solennels et bientôt une légende est vit le jour. Ce confesseur de la Foi aurait été le fils de Louis le Germanique, petit-fils de Louis le pieux et donc arrière petit-fils de Charlemagne. Dès l'âge de 16 ans, il quitta la cour pour venir se réfugier à Lembeek, près de Hal, où il travailla comme valet de ferme, dans la plus humble condition, imitant en cela Jésus qui travailla de ses mains à Nazareth. Il y acquit une grande réputation de sainteté. Il fit un jour jaillir une source en plantant son bâton en terre, et cette source existe toujours sous le nom de « puits saint Véron ». Il connut les invasions normandes et mourut en 863. Son tombeau devint bien vite un lieu de pélerinage. On l'invoque contre le typhus, les fièvres malignes, les migraines, les névralgies, les rhumatismes et les maux de tête. Ses reliques ont été transportées à Mons, en l'église Sainte-Waudru, mais il s'en trouve toujours à Lembeek, où une marche dédiée à Saint Véron est organisée le lundi de Pâques, à Ragnies, dans le Hainaut, un pèlerinage est organisé le même jour. Saint Véron est honoré dans le diocèse de Malines et fêté le 31 janvier et le 30 mars en Hainaut. Quant à sa soeur, nous ne connaissons rien de sa vie. Elle mourut à Leefdael, dans le Brabant, et un premier oratoire en bois fut immédiatement construit sur son tombeau. Il fut remplacé par une église en pierres au 11ème siècle. Une source située à proximité a la réputation de guérir les fièvres. Elle est fêtée le même jour que son frère. (D'après un texte extrait du site : http://home.scarlet.be)

 

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Litanies de Saint Véron

 

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, ayez pitié de nous.

Seigneur, ayez pitié de nous.

Christ, écoutez-nous.

Christ, exaucez-nous.

Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Fils Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.

Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.

Sainte Marie, conçue sans péchés, priez pour nous.

 

Saint Véron, modèle d'innocence et de piété dès votre enfance, priez pour nous.

Saint Véron, contempteur du monde et de sa vanité, priez pour nous.

Saint Véron, fidèle disciple de Jésus-Christ,

Saint Véron, ami de la chasteté,

Saint Véron, miroir d'humilité,

Saint Véron, modèle de ferveur et d'assiduité dans la prière,

Saint Véron, riche par la pauvreté chrétienne,

Saint Véron, patient dans les afflictions,

Saint Véron, charitable envers les pauvres,

Saint Véron, brûlant d'amour pour Jésus-Christ,

Saint Véron, pénétré de compassion en méditant la Passion du Sauveur,

Saint Véron, dévoué serviteur de la Sainte Vierge,

Saint Véron, doux au milieu des contradictions,

Saint Véron, consolateur de ceux qui sont affligés des maux de têtes et des migraines,

Saint Véron, refuge des infirmes et de ceux qui souffrent des névralgies,

Saint Véron, modèle des maîtres par votre douceur et votre fermeté,

Saint Véron, exemple des serviteurs par votre obéissance et votre fidélité,

Saint Véron, ange par votre vie toute céleste,

Saint Véron, martyr par votre austère pénitence,

Saint Véron, confesseur par vos œuvres saintes,

Saint Véron, vierge par la pureté du corps et de l'esprit,

Saint Véron, pèlerin sur la terre,

Saint Véron, citoyen de la cité céleste,

 

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.

 

Seigneur, écoutez-nous

Seigneur, exaucez-nous.

 

Priez pour nous, ô Saint Véron,

Afin que nous devenions dignes des promesses du Seigneur.

 

Prions

 

Nous Vous en supplions, Dieu Tout-Puissant, de nous accorder que par les mérites glorieux de notre Confesseur Saint Véron et par sa pieuse intercession, nous soyons préservés de toute adversité. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Ainsi soit-il.

 

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20 janvier 2013

Neuvaine à Notre Dame de Lourdes 2013

Neuvaine à Notre Dame de Lourdes 2013

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Neuvaine à Notre Dame de Lourdes

Du 2 au 10 février 2013


O Marie, Vous qui êtes apparue à Sainte Bernadette dans le creux du rocher, dans le froid et l’ombre de l’hiver, Vous apportiez la chaleur d’une présence, l’amitié d’un sourire, la lumière et la beauté de la grâce. Dans le creux de nos vies souvent obscures, dans le creux de ce monde où le Mal est puissant, apportez l’espérance, redonnez la confiance. Vous qui avez dit à Sainte Bernadette : « Je suis l’Immaculée Conception » : venez en aide aux pécheurs que nous sommes. Donnez-nous le courage de la conversion, l’humilité de la pénitence et la persévérance de la prière. Nous Vous confions tous ceux que nous portons dans notre cœur et, particulièrement, les malades et les désespérés, Vous qui êtes «Notre-Dame du Bon Secours». Vous qui avez guidé Bernadette à la découverte de la source, guidez-nous vers Celui qui est la source de la vie éternelle, Celui qui nous a donné l’Esprit Saint pour que nous osions dire : Notre Père qui êtes aux cieux...


Chaque jour de la Neuvaine

 

1- la prière de neuvaine,

2- Une dizaine de chapelet, suivie de ces trois invocation :

« Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous ! »,

« Sainte Bernadette, priez pour nous ! »,

« Ô Marie conçue sans péché, priez pour nous qui avons recours à Vous ».

3- Une communion le jour du 11 février ou un jour de l’octave.

4- Confession recommandée.

 

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19 janvier 2013

Les Bienheureuses Martyres Visitandines de Madrid

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Les Bienheureuses Martyres Visitandines de Madrid

« Quel bonheur de mourir pour le Christ ! »

+ le 18 novembre 1936

Fête le 18 novembre

 

Le premier monastère de la Visitation en Espagne fut établi à Madrid en 1748. C’est à cette communauté qu’appartiennent les sept martyres que l’on célèbre le 18 novembre. Lorsque éclate la guerre civile, les  moniales Visitandines se rendent rapidement compte qu’il est dangereux de rester en ville et décident de se retirer dans un petit village de Navarre, Oronoz. Toutefois un groupe de sept religieuses va rester sur place parce que l’église du couvent est encore ouverte au culte. Avant de partir, la Mère Supérieure leur prépare – en cas de danger – un appartement où elle pourront trouver refuge, à proximité du monastère. Sœur Marie du Refuge est désignée pour diriger cette petite communauté : en vraie Visitandine, elle anime le courage, la confiance et la foi des autres sœurs. Toutes sont conscientes d’être exposées à des sévices et à la mort violente mais, dans la prière et le silence, elles intensifient le don généreux d’elles-mêmes qu’elles ont déjà fait à Dieu par leur profession monastique, et elles s’offrent pour que la grâce de la paix soit rendue à l’Eglise d’Espagne. Le 18 juillet 1936, le monastère est attaqué, pillé, incendié… Les Visitandines ont eu le temps de fuir, mais elles ne peuvent plus quitter l’appartement en sous-sol où elles sont réfugiées : il est devenu un minuscule couvent où l’on prie constamment pour l’Espagne. Quelques prêtres, lorsque cela est possible, leur rendent visite et célèbrent pour elles la Sainte Messe. Lorsque le risque est plus important ils s’abstiennent de venir, mais la sœur d’une des religieuses leur apporte la sainte communion. Leur présence est connue de leurs voisins, qui les aiment… à l’exception de deux personnes qui habitent l’immeuble et qui vont les dénoncer par haine de la religion. Une période d’incertitude et d’angoisse commence alors : les sœurs subissent plusieurs fouilles au cours desquelles elles sont insultées et dépouillées de leurs biens. Lors de la fouille du 17 novembre, les miliciens annoncent qu’ils reviendront le lendemain. Sœur Marie du Refuge propose à ses soeurs de les conduire dans des consulats où elles seront hors d’atteinte. Mais la ferveur des Filles de Saint François de Sales est plus forte que la crainte de la mort et elles s’écrient : « Quelle joie, le martyre va arriver bientôt! (…) Si l’Espagne doit être sauvée en versant notre sang, que ce soit le plus tôt possible! » Elles passent la nuit à prier.

Le 18 novembre 1936, vers 19h, une patrouille de la F.A.I (Fédération Anarchiste Ibérique) fait irruption dans l’appartement. On oblige toutes les religieuses à sortir, même Sœur Maria-Inès malade, atteinte d’une forte fièvre. Dans la rue on entend les cris de la populace. En voyant les Sœurs faire le signe de croix, une voix s’élève : « C’est ici qu’il faut les tuer, car se signer est une provocation! » La sérénité des moniales contraste avec ce vacarme. Elles sont fusillées quelques minutes plus tard, se tenant toutes par la main. Cependant la plus jeune des religieuses – Soeur Maria-Cecilia, âgée de 26 ans – ne fut pas  atteinte par les balles et, prise de panique, lâchant la main de la soeur morte à côté d’elle, elle partit en courant dans la nuit. Un peu plus loin, croisant des policiers et reprenant courage, elle leur cria : « Je suis l’une des religieuses… » Elle fut à nouveau arrêtée et on la conduisit dans l’une des innombrables prisons improvisées de la ville, dans lesquelles siégeaient des « tribunaux populaires ». Interrogée, elle témoigna sans faiblir de son identité et de sa foi et fut condamnée à mort. On la fusilla au matin du 23 novembre, avec une autre femme et une dizaine de jeunes gens, contre un mur du cimetière. On peut donc dire qu’elle a subi le martyre à deux reprises. Son corps, jeté dans une fosse commune, put être identifié, après la guerre, grâce à sa croix de Visitandine, tordue par les balles (vous pouvez en voir une photographie au commencement de cet article).

Ces 7 Bienheureuses Visitandines sont : 1) Sœur Marie du Refuge (Maria-Gabriela) de Hinojasa y Naveros, qui était née le 24 juillet 1872 à Alhama (Grenade) et était la responsable du groupe ; 2) Sœur Josefa-Maria (Maria del Carmen) Barrera y Izaguirre, née le 23 mai 1881 à El Ferrol (La Coruna) ; 3) Sœur Teresia-Maria (Laura) Cavestany y Anduaga, née le 30 juillet 1888 à Puerto Real (Cadix) ; 4) Sœur Maria-Angela (Martina) Olaizola y Garagarça, née le 12 novembre 1893 à Azpeitia (Guipuzcoa) ; 5) Sœur Maria-Engracia (Josepha-Joachima) Lecuona y Aramburu, née le 02 juillet 1897 à Oyarzun (Guipuzcoa) ; 6) Sœur Maria-Inès (Agnès) Zudaire y Galdeano, née le 28 janvier 1900 à Echavarri (Navarre) ; 7) Sœur Maria-Cecilia (Maria-Félicité) Cendoya y Araquistain, née le 10 janvier 1910 à Azpeitia (Guipuzcoa), celle qui fut exécutée le 23 novembre. Elles ont été béatifiées, à Rome, le 10 mai 1998.

 

Texte extrait du site : http://leblogdumesnil.unblog.fr

 

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Prière pour demander des grâces et leur prompte canonisation

 

Jésus, doux et humble de Cœur, Vous qui avez couronné par la palme du martyre la Bienheureuse Maria Gabriella et ses compagnes, par leur intercession, accordez-nous d'imiter leur vie de don total et de fidélité à Votre Amour, et la grâce de... si c'est pour Votre plus grande Gloire et le bien de nos âmes. Amen.

Gloire soit au Père et au Fils et au Saint Esprit, comme il était au commencement, maintenant et toujours et pour les siècles et les siècles. Amen (X3)

 

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Oraison

D'après une prière traduite de l'espagnol

 

Ô Dieu, qui avez concédé aux Bienheureuses Marie-Gabrielle et ses compagnes martyres, la Grâce de souffrir pour le Nom de Votre Fils, accordez-nous favorablement, par leurs exemples, de nous associer fidèlement au Christ afin de montrer avec les œuvres la Foi que nous professons. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

 

Pour la diffusion et la communication de grâces ou pour tout don, s'adresser au

Premier Monastère de la Visitation (Salesas)

C Santa Engracia, 20

28010 Madrid (Espagne)

 

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19 janvier 2013

Documentaire: "Zita, la princesse servante"

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La Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme

1916-1989

 

 La princesse Zita de Bourbon-Parme est née le 9 mai 1892, près de Lucques, en Italie. Le 21 octobre 1911, elle épouse l’archiduc Charles d’Autriche, petit-neveu de François-Joseph, qui devient l’empereur Charles Ier d’Autriche et le roi Charles IV de Hongrie en 1916. Impératrice d’Autriche et reine de Hongrie, Zita assiste son mari, au cours de leurs deux années de règne, dans ses efforts pour la paix et la justice sociale. Ce couple uni, soudé par une profonde foi chrétienne, a huit enfants. Exilée en Suisse à la fin de la Première Guerre mondiale, la famille impériale est reléguée à Madère, où Charles meurt le 1er avril 1922. Veuve, sans ressources, se dévouant aux siens et à tous, l’impératrice Zita vit en Espagne, en Belgique, au Québec et aux Etats-Unis, puis revient en Europe après la Seconde Guerre. Elle rend son âme à Dieu le 14 mars 1989, et est enterrée à Vienne le 1er avril suivant. Charles d’Autriche a été béatifié par Jean-Paul II en 2004. En 2008, la Congrégation des Causes des Saints a autorisé l’ouverture du procès de béatification de la Servante de Dieu Zita de Bourbon-Parme dans le diocèse du Mans.

 

Zita, la princesse servante

Un film de Carine Poidatz. Une coproduction Perles d'Histoire / Les Bons Clients / Association pour la béatification de l'Impératrice Zita / KTO - octobre 2012.

Elle aurait pu connaître la gloire comme la belle et romantique Sissi. Mais Zita de Habsbourg, dernière Impératrice d'Autriche, eut un destin à l'opposé de celle qui l'avait précédée sur le trône : après seulement deux ans de règne en pleine guerre mondiale, elle subit la calomnie, l'exil et la pauvreté. En prise directe avec l'Histoire, l'Impératrice Zita a su faire face aux difficultés, gardant le cap sans se plaindre et surtout sans en vouloir à ceux qui avaient causé sa chute. Femme politique intelligente et courageuse, mère de famille soucieuse de donner la meilleure éducation possible à ses enfants, tant intellectuelle que spirituelle, elle a toujours puisé sa force dans sa foi jusqu'à sa mort en 1989 à l'âge de 97 ans. Modèle d'humilité, de fidélité, de confiance en Dieu, qu'a-t-elle à dire aujourd'hui aux hommes et aux femmes du XXIe siècle ? Un très beau documentaire...

Site internet de l'association pour la Béatification de l'Impératrice Zita

http://www.beatification-imperatrice-zita.org/pages/intro.php

 

6 janvier 2013

Le Bienheureux Frère Arnould

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Le Bienheureux Frère Arnould

1838-1890

 

Frère Arnould, dans le monde Jules Rèche naquit à Landroff, dans la Moselle, le 2 septembre 1838. Il était le fils aîné d'une famille qui comptait neuf enfants. À l'âge de 21 ans, il participa à la construction de l'église Notre-Dame de Charleville, dans les Ardennes. C'est à cette occasion qu'il connut les Frères des Écoles chrétiennes et suivit leurs leçons. Il souhaita ensuite partager leur vie. Âgé de 24 ans, il entre chez les Frères des Écoles chrétiennes à Thionville, où il devient Frère Arnould, suite à sa prise d'habit le 23 décembre 1862. Il est ensuite envoyé à Reims, ville où il restera jusqu'à la fin de ses jours. Comme étudiant, tout d'abord et, ensuite comme surveillant, professeur et directeur de Noviciat. Il avait 39 ans, lorsqu'en 1877, il fut nommé directeur du Noviciat de Reims. Vivant d'une façon austère, se privant souvent des choses essentielles, frappé de congestion cérébrale au matin du 23 décembre 1890, il se traîna encore jusqu'à la chapelle, d'où, après une rapide et suprême visite à son Bien-Aimé Seigneur, il fut conduit à sa cellule. Le soir du même jour, fête du très Saint Rédempteur, il quitta le monde et s'en alla vers le Père miséricordieux. Il était alors âgé de 52 ans. Inhumé à Reims, au Cimetière du Nord, dans la concession des Frères des Écoles chrétiennes, sa tombe est continuellement visitée et le nombre des ex-voto ne cesse d'augmenter d'année en année. Tous ceux qui connurent le frère Arnould: prêtres, religieux, séculiers l'ont vénéré comme saint. Depuis sa mort, cette réputation de sainteté a persisté jusqu'à nos jours. Bien des personnes l'invoquent avec confiance et plusieurs affirment avoir reçu des faveurs remarquables par son intercession. En 1938, le Cardinal Suhard, archevêque de Reims, constitua un Tribunal ecclésiastique chargé de préparer la glorification du Frère Arnould. Il fut béatifié par le pape Jean-Paul II le 1er novembre 1987.

 

« Les saints se forment, non par des œuvres extraordinaires, mais par leur fidélité à bien faire ce que Dieu veut. (Bienheureux Frère Arnould)

Biographie extraite du site: http://clergedereims.free.fr

 

12 décembre 2013

Prière à Notre Dame de l'Avent

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Prière à Notre Dame de l'Avent

 

Notre Dame de l'Avent, Mère de toutes nos attentes, vous qui avez senti prendre chair en votre sein l'Espérance de votre Peuple, le Salut de Dieu, soutenez nos maternités et nos paternités, charnelles et spirituelles.

Mère de toutes nos espérances, Vous qui avez accueilli la Puissance de l'Esprit pour donner chair aux promesses de Dieu, accordez-nous d'incarner l'Amour, signe du Royaume de Dieu, dans tous les gentes de notre vie.

Notre Dame de l'Avent, Mère de toutes nos vigilances, Vous qui avez donné un visage à notre avenir, fortifiez ceux qui enfantent dans la douleur un monde nouveau de Justice et de Paix.

Vous qui avez contemplé l'Enfant de Bethléem, rendez-nous attentifs aux signes imprévisibles de la tendresse de Dieu.

Notre Dame de l'Avent, Mère du Crucifié, tendez la main à tous ceux qui meurent et accompagnez leur nouvelle naissance dans les bras du Père.

Notre Dame de l'Avent, icône pascale, accordez-nous cette joyeuse vigilance qui discerne, dans la trame du quotidien, les passages et la venue du Christ Seigneur. Amen.

 

(D'après une prière de Michel Hubaut, O.F.M., extraite du Magnificat n°241 de décembre 2012)

 

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